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Centrafrique: la France appelle à une bonne gouvernance financière (À Samba-Panza)

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 AFP  /  CNC

Centrafrique: la France appelle à une bonne gouvernance financière (À Samba-Panza)

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La conseillère Afrique du président français François Hollande, Hélène Le Gal, en visite à Bangui, a estimé mardi que la gouvernance financière était un chantier important pour les autorités de transition en Centrafrique, après la disparition présumée de fonds donnés par l’Angola.

Lors de cette visite éclair de 24 heures, Hélène Le Gal a rencontré la présidente de transition Catherine Samba Panza, mais aussi des responsables politiques et religieux et les partenaires internationaux de la Centrafrique.

L’un des chantiers (…) important pour les autorités de la Centrafrique, c’est celui de la gouvernance financière. Comme (…) l’Etat centrafricain n’a pas beaucoup de recettes propres, ni importantes, il y a beaucoup d’argent qui vient des bailleurs de fonds, a déclaré Mme Le Gal à l’issue d’une conférence de presse à l’ambassade de France à Bangui.

Il y a une exigence de ces bailleurs de fonds à propos de l’utilisation de ces fonds. Il faut qu’il y ait une attention grande qui soit portée à toutes ces questions là, afin de garder l’intérêt des bailleurs sur la durée, a-t-elle prévenu.

Il va y avoir prochainement une mission du FMI (Fonds monétaire international) en Centrafrique. Ce sera l’occasion d’examiner la gouvernance financière, pour que les critères bien définis soient respectés, a ajouté Mme Le Gal.

Le magazine Jeune Afrique avait affirmé fin septembre qu’une partie des 10 millions de dollars en liquide donnés par l’Angola avaient disparu dans la nature, suscitant notamment l’inquiétude des bailleurs de fonds internationaux.

La présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a appelé mardi à ne pas lancer d’accusations hâtives, ajoutant qu’elle apporterait des détails le moment venu sur la destination de ces fonds.

La crise en cours en Centrafrique est née du renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays majoritairement chrétien, qui ont pillé et placé le pays en coupe réglée jusqu’à leur départ, en janvier 2014. S’en est suivi un cycle infernal de représailles et de contre-représailles entre combattants Séléka et miliciens Anti-Balaka.

– Préparer les élections de 2015

Les troubles inter-communautaires se sont poursuivis depuis, même si les tueries de masse ont cessé depuis l’arrivée au pouvoir d’un régime de transition et le déploiement de troupes françaises et africaines fin 2013.

Le pays, dont l’économie est à genoux, vit depuis sous perfusion de l’aide internationale, notamment des pays de la région comme le Congo Brazzaville et l’Angola.

La conseillère Afrique de l’Elysée a également souhaité que l’agenda de la transition soit respecté, des élections devant être organisées début 2015 pour mettre un terme à la crise.

Il faut préparer les élections et il faut que ces élections se tiennent (…) Il y a un recensement qu’il va falloir faire sur des listes qui restent des dernières élections et voir en profondeur les personnes qu’il faut inscrire et tenir compte aussi des personnes réfugiées à l’étranger, a-t-elle poursuivi.

Pour cela, a souligné Mme Le Gal, il faut permettre le retour des autorités là où la sécurité le permet, notamment les préfets, sous-préfets, magistrats et gendarmes, pour manifester le fait que les autorités reprennent pied à l’intérieur du pays.

A propos de la situation sécuritaire à Bangui, il y a des progrès qui ont été faits (…) Je vois bien que la ville a changé, qu’aujourd’hui la vie reprend, a noté Mme Le Gal, dont la dernière visite remontait au mois de février.

Mais il y a encore beaucoup d’enjeux de sécurité ailleurs, en province. Il y a des endroits où il y a des tensions qui sont très vives, a-t-elle souligné.

AFP

Michel Djotodia : un assassin courageux qui demande pardon aux centrafricains en voulant revenir au pouvoir

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Corbeau News Centrafrique:

L'Ancien Président centrafricain Michel Djotodia au Bénin
Ce n’est qu’en Centrafrique ce pays de paradoxe où le ridicule ne tue pas et le courage du diable se manifeste en soit qu’on peut tenir un tel propos après avoir quitté le pouvoir surtout quand on sait que la justice n’existe plus dans ce pays et que la justice internationale en fait une exception pour les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et viols commis en Centrafrique de Barthélemy BOGANDA le fondateur de ce pays situé au cœur de l’Afrique, très riche en ressources naturelles.
Après avoir bien bu le sang des centrafricains tués par sa bande Séléka et essuyer bonnement ses lèvres, Michel Djotodia en exil au Bénin, a bel et bien eu le courage diabolique de déclarer à haute et intelligible voix lors d’une interview accordée au quotidien régional français « l’Est Républicain », « j’ai le droit de revenir au pouvoir ». Cela sonne bon à l’oreille quand je l’écoute comme si c’est le chouchou des centrafricains qui n’a pas les mains mouillées de sang et qui veut revenir après ses exploits en bon bâtisseur non égalé du pays dont ses œuvres dépassent même celles de Bokassa 1er, un développeur hors-pair qui a donné à manger aux centrafricains durant ses 9 mois au pouvoir macabre, construire des écoles, des hôpitaux, des infrastructures routières et agro-pastorales pour que les centrafricains qui n’ont pas souffert dans leur chair intérieure réclament son retour au palais de la Renaissance qu’il a encore laissé dans un état délabré. J’examine sa déclaration et je me pose la question si ce n’est pas sa femme béninoise, l’ex première dame qui pousse monsieur à chercher à revenir à la mangeoire ?…Puisque rappelons-nous, Chantal était très choquée quand Michel Djotodia démissionnait. L’ancien couple présidentiel serait en train de tirer le diable par la queue, certes.
D’ailleurs, c’est quelqu’un qui a pris le pouvoir le 24 mars 2013 et il a piétiné la mémoire du président fondateur de la République Barthélemy BOGANDA qui s’est sacrifié pour libérer son peuple sous le joug colonial, disparu précocement le 29 mars dans un accident d’avion. Cinq jours après sa prise de pouvoir, cette date mémorable était passée sans que le pouvoir djotodiste fasse allusion à la mort de BOGANDA, qui doit être notre héros national.
D’un, sa prise de pouvoir n’était pas légitime mais Djotodia ose revendiquer son retour à la tête du pays en terme de droit absolu et de deux, il a si vite oublié le sang des centrafricains qu’il a abondamment coulé en 9 mois de règne. En comptabilisant ses tueries, au moins 1000 personnes sont tuées sauvagement par moi, victimes d’assassinat extrajudiciaire et de barbarisme depuis le 10 décembre 2012 jusqu’à la prise du pouvoir par l’ex-séléka le 24 mars 2013, une ex-coalition qu’il veut déguiser en parti politique des extrémistes. L’opinion nationale et internationale n’est-elle pas témoin des corps des centrafricains que la Croix-Rouge ramassait autour du périmètre du palais de la Renaissance où il officiait en signant nuit et jour des décrets à caractère salafiste? Et les corps en putréfaction des centrafricains tués et jetés par les éléments de séléka dans une cours d’eau sur la route de Yaloké, vont-ils restés impunis? Où en sommes-nous pour que Michel Djotodia qui n’a pas pu répondre aux questions des évêques centrafricains relatives à sa fameuse lettre envoyée à l’Organisation Islamique Musulmane visant la transformation de la République centrafricaine en Etat islamique jusqu’à ce qu’il quitte le pouvoir sous pression? De quel droit revendique-t-il pour prétendre revenir gouverner la RCA ? S’il était un leader charismatique aimé par les centrafricaines et les centrafricains, et qui a l’amour de son pays, pourquoi n’est-il pas resté en Centrafrique après sa démission au lieu de fuir aller construire une somptueuse villa à Cotonou avec l’argent du sang des centrafricains? A-t-il oublié la journée noire du 20 août 2013 qui a replongé les banguissois dans le deuil du 24 mars qui n’était qu’un carnage sans précédent que l’Archevêque de Centrafrique, Dieudonné Nzapalainga qualifiait d’une opération démesurée?
Excellence, Monsieur le président démissionnaire, si vous avez oublié tout ce que vous et votre coalition rebelle séléka avaient commis comme dégâts et crimes contre les centrafricains que vous prétendiez sauver, pour vous rafraîchir la mémoire, voici un extrait de la lettre des évêques de Centrafrique qui vous a été envoyée à la présidence de la République en date du 23 avril 2013, suivi des recommandations de réparation.
Excellence Monsieur le Président,
Nous, Evêques, dans la proximité avec le peuple en souffrance et portés par le souci pastoral, sommes préoccupés par les événements de ces derniers temps qui ont meurtri notre pays. Après avoir relevé certaines exactions à l’endroit de la population, dans l’humilité, nous vous faisons quelques propositions quant à la sortie de la crise et à la reconstruction de notre pays.
(…)
1. Menaces, terreur et tortures psychologiques ;
2. Viols de jeunes filles et femmes, dont certaines se sont suicidées ;
3. Enrôlement d’enfants soldats ;
4. Humiliation publique de quelques militaires des FACA, gendarmes et policiers, s’ils ne sont pas froidement abattus comme des chiens galeux ;
5. Déplacement de personnes pour se réfugier en brousse ou en forêt ;
6. Elévation du taux de mortalité infantile et néo-natale à cause du non fonctionnement des services hospitaliers ;
7. Rupture d’approvisionnement de beaucoup de villes en médicaments et produits médicaux de première nécessité, surtout pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA ;
8. Evacuation du personnel des Médecins Sans Frontière de Bantagafo et de Kabo à cause des exactions commises par les éléments de SELEKA ;
La République centrafricaine est ainsi devenue un pays fantôme dont les valeurs éthiques ont été remplacées par le gain du pouvoir, l’injustice, la loi du plus fort, les règlements de compte et la chasse aux sorcières. La Centrafricaine et le Centrafricain sont désormais considérés comme des bêtes de somme qu’il faut traquer et abattre impunément. Que faisons-nous donc de la dignité qui constitue pourtant un des mots clés de notre devise nationale (‘Unité – Dignité- Travail’)?
9. Pénurie et inflation ;
10. Rupture de réseaux de communication avec certaines villes en dehors de Bangui ;
11. Pillage et saccage des édifices publics, des hôpitaux, des écoles ;
12. Vols et confiscation de véhicules d’Etat et de particuliers.
13. Anéantissement de l’administration ;
14. Foulage au sol de l’autorité de l’Etat ;
15. Saccage des unités de production économique.

Nous exigeons de votre part réparation pour tous les biens de l’Eglise volés, pillés, saccagés ou vandalisés. A cet effet, nous vous annonçons d’ores et déjà que la Commission Episcopale Justice et Paix vous remettra en temps opportun un dossier complet. Tout en reconnaissant les défis auxquels est confronté notre pays, nous vous exhortons à tout mettre en œuvre pour : (…).

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Centrafrique: et Sangaris continue, dans l’indifférence générale

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Corbeau News Centrafrique:

C’est une opération extérieure qu’on avait laissé un peu de côté. Alors que les objectifs des caméras sont braqués sur l’Irak et la Syrie la France continue son intervention armée en Centrafrique, avec notamment des éléments de l’Armée de l’Air et de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre. L’opération Sangaris se poursuit, aux côtés des forces des Nations Unies et de plusieurs pays africains.

Ici point d’avion de combat ultra-moderne et de bombe à guidage laser, tout se fait de manière rustique. Certains diront « à l’africaine ». Sangaris est une opération aéroterrestre où les éléments aériens font du bruit, du vent, et peuvent voler en rase-motte. Et oui c’est là le règne des hélicoptères.

Pour l’Armée de l’Air le bon vieil Eurocopter AS-555 Fennec. Inusable, de plus en plus polyvalent, rapide, maniable, bien adapté à ce théâtre contraignant le petit biturbine semble plus que jamais avoir le vent en poupe. À ses côtés il y a du lourd, et ce lourd provient de l’ALAT : Gazelle et Puma sont ici dans leur élément naturel.

Car la Centrafrique c’est pratiquement l’antithèse de l’Irak. Certes il y fait également chaud, mais avec un taux d’humidité parfois insolent. Et que dire de la végétation ? Confondue entre une savane de carte postale et une forêt luxuriante celle ci est omniprésente. Il faut dire qu’on n’est qu’à quelques centaines de kilomètres seulement de l’Équateur. Alors les hommes et les femmes engagés souffrent, le matériel aussi. C’est pourquoi il faut du solide, du « qui a fait ses preuves ».

Les soldats français  de la force sangaris en Centrafrique

Les 2000 militaires français engagés continuent donc leur dur travail sans que ni les grands journaux ni les chaînes d’information en continue ne s’intéressent à eux. En même temps ça ne les empêche pas de bien bosser, bien au contraire.

Il n’est pour l’instant pas encore question d’une sortie du conflit, notamment parce que les forces internationales ne sont pas encore pleinement opérationnelles. En outre toutes les forces rebelles n’ont pas encore déposées les armes. Et certains d’entre eux disposent d’armes particulièrement lourdes comme des pièces d’artilleries ou des chars de combat.

Alors certes un Puma survolant la forêt centrafricaine c’est moins sexy qu’un Rafale larguant une bombe à GBU-12 sur un hangar djihadiste. Pourtant cela n’empêche pas que c’est aussi une vision de l’interventionnisme français actuel et de la place de nos aviateurs dans le monde.
Chapeau bas à toutes celles et tous ceux qui là-bas combattent aussi pour une certaine idée du droit international et de la liberté.

Photos © Ministère de la Défense.

Centrafrique: Déclaration de l’ AFDT relative à la gestion d’une partie du don angolais

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Corbeau News Centrafrique:

 

ALLIANCE DES FORCES DÉMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

 

Déclaration relative à la gestion de don angolais

 

 

Centrafrique: Déclaration de l' AFDT relative à la gestion d'une partie du don angolais

 

Déclaration de l' AFDT relative à la gestion d'une partie du don angolais-2

Suite des préparatifs du forum de la diaspora centrafricaine: compte rendu de séjour à Bangui.

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Corbeau News Centrafrique

FORUM DE LA DISPORA CENTRAFRICAINE

compte rendu de séjour à Bangui.

Chers compatriotes et amis de la Centrafrique

Nous nous excusons du retard pris pour vous informer de la suite du processus des préparatifs du forum de la diaspora centrafricaine qui ont fait l’objet de trois communications à ce jour dont nous vous rappelons les thèmes développés pour mémoire dans la première partie de notre communication actuelle et dans la seconde partie le compte rendu de notre séjour à Bangui.

I Résumés des trois communications sur les préparatifs du forum de la diaspora

 

1-   La première communication faite en juin 2014 portait à la connaissance du public la perspective de la réalisation d’un forum de la diaspora centrafricaine pour la paix et la bonne gouvernance à travers des actions ciblées en 11 commissions thématiques qui se déclinaient comme suit :

       1 Commission politique et réconciliation

       2 Commission désarmement

       3 Commission recherche de financement

4 Commission relations avec les institutions politiques et organisations           internationales.

       5 Commission cité et réseau des élus

       6 Commission entreprises

       7 Commission santé

         8 Commission sociale

         9 Commission éducation

        10 Culture et sport,

       11 Organisation de la diaspora

Cette première communication précisait le cadre du forum sur la base des thématiques dontl’enrichissement à travers des échanges tenant compte des expériences et compétences de chacun donnerait notre point de vue et recherche de solutions à la crise que traverse notre pays et aussi apporter notre contribution et savoir faire à sa reconstruction.

Même si la diaspora en tant qu’entité a souvent été absente et ne s’est jamais impliquée dans les processus de règlement des crises à répétition qu’a connues le pays, il n’en demeure pas moins qu’issue des différentes couches sociopolitiques et ethniques du pays, elle se sent aussi concernée par les souffrances et les affres de la guerre comme tout citoyen lambda résidant au pays.

La passivité et le « désintérêt » de la diaspora à s’impliquer par des actions au pays s’expliquent aussi par le peu d’empressement des différents régimes qui se sont succédés à la considérer comme un acteur de premier plan comme cela se fait dans d’autres pays en mettant en place une politique ciblée envers la communauté expatriée à travers des incitations à l’investissement, la garantie d’accès aux marchés publics, à l’administration etc.

L’on constate malheureusement aujourd’hui que tout centrafricain qui veut « réussir » au pays arrivera difficilement par ses propres compétences s’il n’est pas membre d’un parti politique au pouvoir ou n’entretient pas un réseau d’amis.

Pratiquement tous les acteurs politiques au pays qu’ils soient de l’opposition ou au pouvoir sont issus de la diaspora. Ils sont donc bien placés pour connaitre à la fois les talents dont elle regorge et aussi les difficultés que nos compatriotes même hyper formés rencontrent dans les pays d’accueil en termes d’emploi ou d’entame de projets structurants d’entreprise.

2 La deuxième communication faite en juillet 2014 portait sur le résumé des commissions thématiques afin de situer le public sur les objectifs visés dans ces commissions et les critères de désignation à leur tête de chacun des rapporteurs.

Nous avons prévu initialement commencer les rencontres en septembre afin de préparer une première réunion à Paris en octobre. Vu l’ampleur de l’organisation à mettre en place et qui nécessite à cet effet des moyens conséquents, ces dates ne pourront être tenues, les objectifs fixés demeurent cependant; un nouveau calendrier vous sera communiqué.

Les résumés des 11 commissions pour rappel étaient ceci :

1 Commission politique et réconciliation :

Il s’agissait d’apporter des contributions de la diaspora au projet de nouvelle constitution en cours d’élaboration par le C.N.T., les échanges de la diaspora tenant compte de ce que le pays a vécu, permettent de proposer le système politique le mieux adapté pour garantir la stabilité de nos institutions, et mettre le pays à l’abri des soubresauts politiques par une bonne gouvernance et la politique de réconciliation qu’on devra mener à travers des actions ciblées.

2 Commission désarmement :

L’on peut constater qu’aucune action de désarmement n’a abouti à ce jour, Les raisons sont nombreuses, chaque camp voudrait qu’on commence d’abord par l’autre et craint d’être démuni et ne plus avoir de moyens de défense face à ce qu’il considère comme son « ennemi ».

L’application de la résolution 2127 des nations unies qui préconise un désarmement coercitif global est restée lettre morte.

A l’heure actuelle, les actions de désarmement n’ont pas encore abouti, ce qui   démontre la difficulté pour remplir cette mission,   la diaspora est prête à faire des propositions qui seront examinées avec ceux qui œuvrent sur le terrain.

3 Commission recherche de financement

Toutes les actions qui peuvent concourir à trouver des financements pour les projets de la diaspora et au-delà, de l’économie centrafricaine toute entière sont sollicitées dans cette commission. L’aide internationale mobilisée pour la reconstruction du pays doit être utilisée de la meilleure façon possible afin de ne pas laisser aux générations futures, le remboursement des dettes découlant de nos propres turpitudes (conflit armé, mauvaise gestion du pays etc.)

4 Commission relations avec les institutions politiques et organisations internationales.

Le rapporteur de cette commission doit être le véritable porte parole de la Diaspora de l’Emergence.

Il doit communiquer et savoir traduire nos actions et projets auprès des institutions politiques et des organisations internationales. Il devra entre autre animer le site que la diaspora est en train de mettre en place pour communiquer sur ses actions.

           5 Commission cité et réseau des élus

Cette commission s’adresse à la diaspora centrafricaine aux quatre coins du monde dont les membres se doivent d’être les portes drapeaux, les porte-paroles pour le relais de nos doléances et actions auprès de leurs notables. La médiatisation du calvaire que notre pays a vécu, fait que le problème centrafricain est connu partout sur la planète aujourd’hui.

Le réseau des élus concerne nos compatriotes binationaux qui exercent comme conseillers dans des municipalités françaises et peut être aussi ailleurs.

Certains œuvrent déjà dans des actions concrètes en faveur du pays. Ainsi la commission « cité et réseau des élus » se doit d’être notre porte parole auprès des notables français ou autres.

        6 Commission entreprise

Cette commission comme les cinq autres qui suivent, est issue des préparatifs du forum de la diaspora de 2010. Elle regroupait six thèmes qui avaient fait l’objet de propositions après débats dans les domaines suivants :

–       Problèmes liés aux importations via le guichet unique de Douala,

–       Proposition d’un nouveau code des PME avec recadrage de celui existant dans le domaine des marchés publics, pour offrir des possibilités de soumissionnement à la diaspora au même titre que les autres postulants,

–       Création d’un Fonds d’investissement et d’un Centre de Gestion Agréé pour un soutien institutionnel de l’économie centrafricaine,

–       Création des pôles d’activités ou pôles de développement dans certaines zones du pays,

–       Promotion de l’économie centrafricaine à travers l’édition des Guides économiques,

–       Création d’un site web et d’un périodique de communication au sein de la diaspora.

Cette liste non exhaustive, constituait le volet de la commission entreprise. Nous allons la réactualiser dans le contexte actuel de sortie de crise pour des actions de reconstruction du pays à travers des projets d’entreprise.

La commission entreprise est une des commissions phares des projets de la diaspora, qui lui permettra à travers un code de PME incitatif, de mieux s’impliquer dans les actions de créations d’entreprises au pays.

Une collaboration avec le FAGACE qui mène actuellement plusieurs actions au pays que nous n’excluons pas peut être source de créativité et de richesse au profit de nos entreprises.

Nous avions produit lors du forum de la diaspora de 2010 à la demande du Ministère des petites et moyennes entreprises, un projet de code des PME très volontariste qui mettait l’accent sur toutes les difficultés que rencontre l’économie centrafricaine en termes de :

–       création et développement des entreprises en les classant par catégories (micro, petites, moyennes et grandes entreprises) permettant des politiques ciblées en termes d’incitation à mettre en place,

–       création de Fonds d’investissement pour pallier les insuffisances des capitaux propres, du fait des difficultés d’obtention des prêts bancaires,

–       création de bourses de sous-traitance pour favoriser l’expertise locale, vu que les systèmes actuellement en vigueur ne favorisent que les bureaux d’études étrangers pour les grandes missions,

–       révision du code des marchés publics permettant à la diaspora de faire valoir son expertise en cas d’appels d’offre publics,

–       création de Centre de Gestion Agréé, de Centre d’affaires etc.

Toutes ces propositions sont toujours d’actualité. Leurs mises en œuvre dépendront des pouvoirs publics et des acteurs du secteur privé.

       7 Commission santé

Dans le contexte actuel de la crise au pays, cette commission devrait principalement réactualiser les actions suivantes :

–       Contrôle des filières d’approvisionnement des médicaments

–       Proposition de jumelage avec les hôpitaux occidentaux

–       Développement de la télémédecine

–       Promotion des assurances santé permettant des évacuations sanitaires à l’étranger.

–       Aide à apporter par les médecins de la diaspora sous diverses formes à notre système de santé actuel.

       8 Commission sociale : solidarité et humanitaire

–       Proposition des mesures devant faciliter les procédures d’agréments des associations,

–       Proposition de création d’une maison des associations.

–       Financement des projets solidaires.

       9 Commission éducation

–       Renforcement et développement des établissements publics et privés de formation professionnelle,

–       Mobilisation des cadres qualifiés de la diaspora pour pallier le problème d’effectif dans l’enseignement

    

   10 Culture et sport,

–       Instauration d’une semaine culturelle et sportive à l’initiative de la diaspora. Doter de prix et de coupes les différents sports,

–       Identification et sélection des talents dans la diaspora à travers les conseils régionaux,

–       Recensement des sportifs de hauts niveaux dans les différentes disciplines sportives pour alimenter nos équipes nationales,

–       Relations avec les différentes fédérations sportives nationales.

11 Organisation de la diaspora

–       Problème de statut juridique et de règlement intérieur

–       Développements des conseils régionaux

–       Lien organique avec les pouvoirs publics

–       Création et mise en place d’un département de tutelle ou toute autre institution au pays devant gérer les intérêts de la diaspora.

Nous attendons les propositions des personnes désirant intégrer un groupe de travail afin de préparer la réunion plénière pour le lancement de nos actions et   l’adoption d’un calendrier de travail.

La troisième communication faite en août intitulée Appel à la construction d’un site d’échanges de la diaspora centrafricaine

Il a été surtout fait part dans cette troisième communication des échanges et réactions suscités par les deux premières publications venant des compatriotes vivant dans de horizons divers tel Cuba, la Chine, la Cote d’Ivoire, la France, la Centrafrique etc.

Nous remercions nos compatriotes et amis qui nous ont permis de communiquer à travers leurs sites tels Centrafrique-Presse, Sozoala, Zokwezo etc. sur les préparatifs de notre forum. Mais le fonctionnement de ces sites ne permet pas de garder en permanence nos publications en relief dans le cadre des préparatifs du forum à venir.

Les échanges sur le contenu des commissions ont besoins d’un cadre spécifique, donc un site bien adapté pour cela. D’où notre souhait de création d’un site d’échanges de la diaspora en rapport avec le forum où les thèmes et échanges sont visibles à tout instant.

Notre compatriote Esther WALIFETE nous a proposé ses services pour la création du site du forum. Nous souhaitons que d’autres compatriotes qui le peuvent échangent avec elle pour parfaire le projet qu’elle est en train de mener.

C’est aussi l’une des raisons du report de nos actions, car il est souhaitable de communiquer suffisamment sur les thèmes des commissions afin de recueillir des contributions dont la synthèse sera envoyée aux diverses institutions de la République et aux acteurs de la communauté internationale qui œuvrent pour la paix chez nous.

Nous devons nous montrer à la hauteur des attentes que le pays a de sa diaspora et qui fait l’objet de la deuxième partie de notre communication en forme de compte rendu de notre séjour à Bangui.

II Compte rendu de séjour à Bangui.

Il s’agit en fait de deux comptes rendus qui vont dans le même sens des actions qu’entend mener la diaspora au pays. Le premier nous concerne personnellement à travers nos contacts, le second est relatif aux actions menées par notre compatriote Martin NGBODA qui suivra dans une autre publication.

A Libreville où nous menons deux projets parallèles, la rédaction du Guide économique du Gabon et la création d’un Centre de Gestion Agréé, nous avons eu des échanges avec certains hommes politiques de notre pays. Ils ont marqué leurs intérêts pour le forum de la diaspora sur la base des thématiques que nous avons publiés. Ils nous ont adressé leurs félicitations et souhaité que la diaspora mène le projet jusqu’au bout car à certains moments, discuter avec des compatriotes, des acteurs en apparence neutres, n’étant pas dans le microcosme politique du pays donne un autre regard de la situation socioéconomique et politique.

Arrivé à Bangui, il était de notre intention d’organiser une rencontre avec la classe politique, la société civile et les acteurs économiques pour annoncer les actions que la diaspora entend mener pour apporter sa contribution à la résolution de la crise dans notre pays et au-delà proposer un cadre permanent de réflexion pour une bonne gouvernance un genre d’observatoire de la vie socio politique du pays.

C’est à cet effet que la diaspora souhaite organiser un forum au pays avant les élections permettant d’interpeler les candidats à travers une charte de bonne gouvernance sur des critères qui seront établis à travers les échanges de notre communauté et devant faire l’objet d’évaluation périodique comme les sondages dans les pays démocratiques afin d’accompagner nos dirigeants dans leurs gestions du pays.

La plupart des interlocuteurs que nous avons rencontrés pendant notre séjour reproche à la diaspora centrafricaine de n’être intéressée que par des postes politiques, rarement d’apport de projets structurants dans le domaine de création des entreprises par exemple. Ce qui n’est pas faux.

Cependant la prise de conscience de la diaspora pour apporter son concours dans la résolution de la crise au pays peut s’expliquer comme suit, ailleurs les diasporas qui veulent capitaliser leurs expériences et réussites au profit de leurs pays énumèrent un catalogue d’actions relatif à la facilitation des investissements et à la libre circulation de leurs communautés expatriées.

Dans le cas de la Centrafrique un pays en crise, les objectifs de la diaspora ne consistent pas seulement à investir, mais à réfléchir sur les causes profondes qui créent d’instabilité au pays et de ce fait ne favorisent pas des conditions propices aux investissements qu’elle peut réaliser elle-même ou susciter par son réseau.

La diaspora doit donc de ce fait s’intéresser à une bonne gestion politique et économique du pays, même si en tant qu’entité, elle ne doit pas se substituer aux institutions en place.

Les diverses rencontres.

La première a eu lieu avec le Directeur Général de la MOCAF où nous devons effectuer une mission de commissariat aux comptes, une rencontre riche en enseignements.

Mr Fréderic FERAILLE qui était initialement au Gabon a été affecté en Centrafrique il y a un an. Nous avons eu une discussion à bâtons rompus sur les projets de la diaspora tels que développés dans nos thématiques.

Il pense que c’est une bonne initiative mais, demander systématiquement des exonérations pour les créations d’entreprises par la diaspora peut être contre productif selon lui car le secteur formel qui paie d’impôts n’est constitué que 20 entreprises qui assurent 80% des recettes fiscales.

Il est prêt à recruter des cadres de la diaspora une fois la diaspora organisée et disposant de banques de données avec des CV dans différents domaines.

De façon anecdotique, étant un passionné de l’eau, il montre des photos de la ville de Bangui des années 70 où les gens pouvaient s’offrir du plaisir en faisant du sky nautique au Rock Club. Il nous a convié le lendemain à une réunion du GICA pour continuer la discussion sur la diaspora.

La Ministre du Commerce que nous avons rencontrée par la suite a marqué son intérêt pour une rapide étude faisabilité sur la création d’un Centre de Gestion pour accompagner le mouvement de reprise actuelle des activités.

Que ça soit pour les investissements de la diaspora à travers des incitations, l’accompagnement des combattants revenant à la vie civile dans le cadre du DDR ou encore pour booster l’économie dans son ensemble, la mise en place des instruments de garantie et de gestion tels le Centre de Gestion, le Fonds de garantie, le Fonds d’investissement etc. sont plus que nécessaires pour accompagner les opérateurs dans leurs quête de financement dans un cadre de suivi institutionnel.

La rencontre le lendemain avec le GICA après une réunion périodique avec le SANGARIS n’a pas été sans intérêt. Le GICA reproche à la diaspora comme l’ont fait d’autres avant cette rencontre de ne s’intéresser qu’à la politique et dans le meilleur des cas, une pléthore d’ONG se rivalisant souvent dans les actions est créée sans qu’on ne voie leurs apports palpables au pays.

Certains pensent qu’à défaut d’expertise en Centrafrique, ils sont obligés la plupart de temps de faire venir des cadres étrangers pour les besoins de leurs entreprises. Le problème des exonérations en faveur de la diaspora est revenu sur la table à nouveau.

Lorsque nous avons pris la parole, nous avons déploré cette absence de concertation entre la diaspora d’une part, la classe politique et le secteur privé de l’autre. Il est vrai que les actions menées de manière isolée n’ont que peu de portée. Et de citer en exemple la conférence que nous avons organisée à Bangui il y a quelques années pour la présentation du Guide des affaires en Centrafrique ainsi que le projet de création des Centres de Gestion. Aucune organisation patronale n’y avait pris part, ni le GICA tout comme l’UNPC.

Mieux encore, à l’initiative du Ministre du Commerce, nous avons saisi directement le GICA d’un projet d’étude sur le dialogue secteur privé secteur public qui est d’une nécessité en ces temps de crise afin de chercher de solutions à chaque cycle de vie de l’entreprise (création, développement, difficultés et dissolutions). Malheureusement aucune suite n’y a été donnée.

Pour ce qui concerne le manque d’expertise sur le marché national, nous avions proposé un code de PME qui palliait en partie cette situation. A savoir en cas d’appel d’offre publique, faute d’expertise locale, il fallait consulter la diaspora pour chercher d’expertise en son sein pour la mission préconisée.

A défaut d’expertise centrafricaine, tout marché gagné par un prestataire étranger doit subir une retenue de 10 % pour financer la promotion de la PME centrafricaine. Partout ailleurs les pays protègent leurs marchés par ce principe. Pourquoi ne l’adopterions-nous dans l’intérêt de nos entreprises ?

Ce code de PME qui n’a pas eu l’accueil espéré reste toujours d’actualité notamment aux regards des incitations à l’investissement et accès au financement de la PME qu’il contenait.

Le gouvernement de transition est bien placé pour poser les meilleurs actes de la gestion future du pays. La diaspora peut aider dans ce sens.

Concernant les exonérations qui font craindre à certains une concurrence déloyale, les investissements de la diaspora constitués que des petites unités ne peuvent concurrencer le secteur formel à savoir celui des grandes entreprises.

Pour rattraper le temps perdu et montrer à quel point le dialogue est nécessaire entre des entités qui s’ignorent alors qu’elles ont des objectifs communs, le GICA promet d’apporter son concours à l’organisation de la plénière de Paris sur la préparation du forum. Le président nous a demandé de prendre contact avec leur représentante pour l’Europe Madame Guilaine PYSMIS pour les informer et voir quel concours le GICA pourra apporter à l’organisation. D’avance nous les remercions.

La rencontre que nous avons eue par la suite avec le Premier Ministre qui a promis s’en référer à la Présidente de transition pour étudier le cadre juridique des facilités à accorder à la diaspora peut permettre une rencontre tripartite à l’effet d’étudier au cas par cas les contours des exonérations à accorder et les conditionnalités qui en découlent. Il promet nous aider dans la mesure des moyens du gouvernement pour garantir nos initiatives de succès pour ce qui est des actions relevant des décisions politiques à prendre.

La Présidente qui se montre intéressée par les initiatives de la diaspora étant absente du pays, nous n’avons pu la rencontrer pendant notre séjour.

De même que pour le Président du CNT dont le calendrier n’a pu permettre une rencontre pendant notre court séjour. D’autant que certaines propositions de la diaspora que ce soit sur le plan de l’économie ou sur le plan politique peuvent être amenées à faire l’objet d’examen par le parlement de transition à un moment donné.

Nous sommes conscients des difficultés de notre pays, aucun pays ne peut exister sans impôts à contrario trop d’impôts tuent l’impôt. C’est un juste milieu qu’il faut trouver dans le cas des investissements à réaliser dans des secteurs prioritaires où la concurrence est moindre où dans des secteurs à fortes intensités de mains d’œuvre pour accompagner les politiques en faveur des ex combattants par exemple.

Il appartient aux acteurs politiques et économiques d’intégrer, de faire toute sa place aux talents de la diaspora dans les stratégies de reconstruction et reprise économique du pays, comme cela se fait ailleurs.

La Chambre de commerce du Cameroun a organisé une rencontre avec ses adhérents pour étudier le marché centrafricain qui va bénéficier d’un apport de 136 milliards de FCFA de la communauté internationale pour financer la mission des casques bleus. Les camerounais vont fournir le marché en divers produits et services dont ne sommes pas capables de bénéficier ne fût ce du quart.

Financement des projets.

Nous avons proposé la création d’un fonds d’investissement à l’initiative de la diaspora, complété par des dons, subvention ou prêt pour soutenir nos actions. Cette démarche vise à faire face aux difficultés de financement qu’on rencontre généralement auprès des banques de la place quand les garanties ne sont pas jugées suffisantes.

Le Ministre des postes et télécommunications que nous avons rencontré juste avant notre départ, a annoncé un projet de création d’une banque postale avec capital de 10 000 000 000 de F CFA qui va utiliser le réseau des Chèques postaux abandonné depuis.

Cette banque qui verra la participation de la Banque postale française à son capital s’implantera dans au moins 10 grandes villes du pays, ce qui n’est pas sans intérêt pour la diaspora permettant d’avoir un relais de proximité avec la famille au pays pour des projets ou toute autre chose.

L’union européenne que nous avons approchée également pendant notre séjour afin de solliciter son éventuel appui au renforcement de notre fonds d’investissement s’il est créé n’exclut rien. Elle attend une demande formelle le moment venu pour se prononcer.

Une compatriote travaillant à la représentation de Bangui s’est montrée beaucoup rassurante quant à la possibilité d’aide de la diaspora d’autant selon elle, une expatriée travaillant jadis à Bangui qui exerce désormais au siège de l’Union européenne à Bruxelles n’a de cesse de penser à notre pays qu’elle a tant aimé et est peinée par la situation actuelle. Elle promet de faire tout ce qui en son pouvoir pour favoriser l’aboutissement des demandes d’aide venant de la communauté centrafricaine.

Conclusion

Chers compatriotes et amis, comme vous pouvez le constater, le chantier de la reconstruction est vaste. Cela a besoin du concours de nous tous.

En ces moments difficiles de recherche de cohésion sociale surtout que le paix ne s’est pas encore durablement établie dans le pays, évitons les querelles inutiles aussi bien entre nous qu’avec les autorités par des initiatives qui peuvent nous détourner de notre objectif principal qui est la recherche de la paix et le redécollage économique.

Plus nous serons organisés sur la base de projets concrets plus il sera difficile à n’importe quel gouvernement de nous ignorer.

Faisons mentir ceux qui croient que la diaspora ne brille que par la parole ou la politique, joignons à nos critiques des propositions constructives pour une bonne gouvernance.

Nous pouvons conjuguer nos forces ensemble et nous montrer unis pour la réalisation d’un grand dessein pour notre pays. Cela peut se faire tout en gardant notre différence chacun dans son entité initiale mais avec un cadre commun de discussion pour la réalisation du forum à venir. Des thèmes seront développés sur un site d’échange à cet effet.

La création d’une représentation de la diaspora au pays est plus qu’urgente et fait partie de nos priorités. Elle devra accompagner les initiatives de notre communauté expatriée et en être l’interlocutrice ou le relais suivant des modalités à définir auprès des services tant publics que privés pour suivre les projets de la diaspora au pays.

En ce moment où le pays est en voie se doter de nombreux moyens le pays pour relancer l’économie, la diaspora se doit d’avoir sa place et éviter des conflits avec ceux qui seront à notre écoute afin d’aller à l’essentiel à savoir la reconstruction grâce à nos apports. Faute de quoi nous passerons notre temps à jalouser d’autres communautés qui viendront d’ailleurs prendre des marchés vacants.

Cordialement.

Bertrand KEMBA

Tel 06 62 37 44 06

N.B. Une concertation est en cours pour fixer la date et lieu de démarrage de nos premières rencontres qui se feront sous peu.

Urgence Centrafrique : une manifestation à km5 suite à l’assassinat d’un musulman taximan à Gobongo

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CL  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Un-musulman-assassiné-et-brulé-à-Gobongo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un musulman assassiné et brulé à Gobongo
Corps d’un musulman calciné à Gobongo. Photo Diaspora

Les chauffeurs de taxi ont déclenché ce matin un mouvement sur l’avenue Boganda. Cette manifestation est organisée en réaction à l’assassinat d’un taximan par des hommes armés au Km5. Le mouvement des taximen est en cours au moment où cet article est mis sous presse.Selon les informations en notre possession, un chauffeur de taxi a été poignardé à mort par des jeunes que les taximen prennent pour des sujets musulmans du Km5. A l’issue de cet assassinat, les autres taximen ont décidé de bloquer la circulation sur l’avenue Boganda. « Nous sommes dans la rue parce qu’un de nous a été tué ce matin par des musulmans du Km5. Ils lui ont mis un couteau dans le ventre à l’issue de quoi, il a rendu l’âme. Nous disons non à ces pratiques là. Il faut que les autorités prennent leur responsabilité » a confié un taximan joint par Centrafrique Libre lors de cette manifestation. Un autre taximan manifestant a expliqué que la voiture de la victime a été brulée « ils l’ont tué et brulé sa voiture. Nous sommes déterminés à agir par tous les moyens. On a assez tué les chauffeurs de taxi dans cette crise ».

Un responsable de la coordination des organisations musulmanes de Km5 a défendu cet assassinat « vous nous appelez aujourd’hui ignorant qu’un musulman a été tué hier dans la partie nord de Bangui. Que dites vous de cet assassinat ? C’est pour venger ce musulman que le taximan a été tué, voilà ce que les gens veulent ». Les quelques casques bleus qui étaient sur place ont plié bagage pour laisser les manifestants faire ce qu’ils veulent. Il faut rappeler que dans la journée de mardi, un sujet musulman a lancé une grenade sur un groupe d’individus dans le quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement. L’explosion a fait quatre morts et plusieurs blessés. Le sujet musulman a été pris à partie par la foule qui l’a tué et brulé. Au moment où nous mettons sous presse, les magasins et boutiques à proximité du siège de la Minusca subissent des pillages

Diane LINGANGUE

Centrafrique: en colère, les retraités demandent le déblocage de leurs pensions

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AA/CNC
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-retaitrés-rassemblés-devant-le-Tresor-Public-centrafricain.-Photo-profil-facebook-Chris-CAN.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les retaitrés rassemblés devant le Tresor Public centrafricain. Photo profil facebook Chris CAN
les retaitrés rassemblés devant le Tresor Public centrafricain. Photo profil facebook Chris CAN
Les manifestants réclament le paiement de trois trimestres de pensions sur quinze d’arriérés.

Environs deux cents retraités ont barricadé, lundi, à Bangui, la capitale centrafricaine, les voies devant la Direction générale du trésor public, obstruant totalement la circulation devant le Palais de la renaissance et l’hôtel de ville, a constaté le correspondant de Anadolu.

Les manifestants réclament le paiement de trois trimestres de pensions sur quinze d’arriérés, après avoir épuisé toutes les voies autorisées.

«Il y a un peu plus de deux mois que nous plaidons auprès du gouvernement pour payer le reste des pensions. Une lettre a été adressée au ministre des finances à ce sujet et la présidente de la République est au courant. Seulement, cette lettre est restée sans suite jusque-là. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés, c’est pourquoi nous sommes sortis dans la rue pour manifester notre colère. », a expliqué à Anadolu,  Tomson Ngakola, Délégué des retraités centrafricains.

A l’approche de la rentrée scolaire prévue pour le 3 novembre prochain, les problèmes d’intendance se posent généralement aux parents et a fortiori aux retraités.

«C’est notre argent. Nous demandons à la présidente de la République de nous le donner. La rentrée scolaire est annoncée. Comment vais-je faire pour que les enfants aillent à l’école ? », s’est interrogé Bernadette Nambobona qui a participé à la manifestation.

Un ras-le-bol partagé par Hubert Naïnangué : «  Nous voulons seulement qu’on nous paye nos quinze (15) trimestres de pension. Chaque fois, ils ne font que nous tourner en rond, mais cette fois, on est déterminé. Il faut qu’ils nous trouvent une solution aujourd’hui. » a-t-il martelé.

Les 8 mois de chaos politique et sécuritaire dans lequel a sombré la Centrafrique  ont eu raison des capacités de l’Etat à honorer ses engagements vis-à-vis de ses fonctionnaires et d’autres catégories sociales à l’instar des retraités.

En faillite et sous perfusion financière de la part de la communauté internationale, l’Etat centrafricain tente de se relever de plus d’une année de chaos politique et sécuritaire engendré par un conflit intercommunautaire entre musulmans et chrétiens du pays.

La signature en juillet dernier d’un accord de cessation des hostilités entre les acteurs de la crise centrafricaine et la formation d’un nouveau gouvernement avec à sa tête, pour la première fois dans l’histoire du pays, un premier ministre musulman ont permis au pays de reprendre avec la stabilité. Des services de l’Etat, comme la police ou la justice, demeurent, toutesfois, en faillite.

Par: Sylvestre Krock

Don angolais: la présidente Samba-Panza promet de balancer des noms le moment venu

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AFP / CNC

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-avec-sa-fille-Sappot-et-le-PM-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza avec sa fille Sappot et le PM Kamoun

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a appelé mardi à ne pas lancer d’accusations hâtives après la disparition présumée de fonds donnés par l’Angola, ajoutant qu’elle apporterait des détails le moment venu.

Les populations ne doivent pas se fier aux rumeurs non fondées, notamment de détournement du don angolais et du supposé retour des Tchadiens dans ma garde rapprochée. Il y a des agitations purement dues à des problèmes de conquête du pouvoir et du partage des postes, a déclaré la présidente Catherine Samba Panza.

Le magazine Jeune Afrique avait affirmé fin septembre qu’une partie des 10 millions de dollars en liquide donnés par l’Angola avaient disparu dans la nature, suscitant notamment l’inquiétude des bailleurs de fonds internationaux.

Cet argent, a expliqué Mme Samba Panza dans une déclaration au palais du Conseil national de transition (CNT), a été utilisé pour assurer la sécurité du pays et la défense de la politique du chef de l’Etat, comme dans tous les pays du monde.

Le moment venu, je donnerai les éléments de réponse. Beaucoup seront surpris de la longue liste des bénéficiaires, dont ceux qui crient aujourd’hui au voleur, a assuré mardi la présidente, qui a déjà nié toute malversation dans cette affaire.

La coordination Anti-Balaka –des milices à dominante chrétienne qui avaient chassé les rebelles majoritairement musulmans de la Séléka du pouvoir en 2013, avant de s’en prendre aux civils musulmans– a donné dimanche 48 heures à la présidente pour quitter ses fonctions, mettant en cause le détournement du don angolais et le retour des Tchadiens pour assurer sa sécurité.

Elle a aussi demandé le départ de ses deux représentants au gouvernement.

Il nous est tous difficile de comprendre (…) (qu’)il me soit demandé de démissionner pour satisfaire aux caprices des gens ayant pourtant eu une grande part de responsabilité dans la situation catastrophique actuelle de notre pays, a répondu Mme Samba Panza mardi.

La Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium a plongé dans un chaos sans précédent début 2013 avec l’arrivée au pouvoir des Séléka, qui ont pillé et placé le pays en coupe réglée jusqu’à leur départ, en janvier 2014.

Mais les troubles inter-communautaires se sont poursuivis depuis, même si la situation s’est nettement calmée avec l’arrivée au pouvoir d’un régime de transition et le déploiement de troupes françaises et africaines.

Le pays, dont l’économie est à genoux, vit depuis sous perfusion de l’aide internationale, notamment des pays de la région comme le Congo Brazzaville et l’Angola.

(©) AFP

Centrafrique: Catherine Samba Panza, le pouvoir perturbé

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Figaro France  /  Corbeau News Centrafrique:

Samba-Panza discours

Les miliciens chrétiens anti-balaka de République centrafricaine réclament la démission de la présidente Catherine Samba Panza et du premier ministre Mahamat Kamoun et ont demandé à leurs deux ministres de quitter le gouvernement.

“Face à la situation chaotique en République centrafricaine, (…) la coalition décide (…) de demander le départ de Catherine Samba Panza et de son Premier ministre”, a déclaré hier soir Edouard-Patrice Ngaissona, qui dirige la coalition anti-balaka. Dans un communiqué, il reproche à la présidente par intérim de n’avoir pas libéré plusieurs membres de la milice chrétienne arrêtés à Bangui et d’avoir détourné, selon lui, de l’aide financière fournie par des pays voisins.

Il accuse aussi Catherine Samba Panza de vouloir faire revenir en Centrafrique les soldats tchadiens qui se sont retirés en avril dernier de la force de paix africaine après avoir été accusés de violer les droits de l’homme et de favoriser les miliciens musulmans de l’ex-Séléka.

Dans un autre communiqué publié également hier, les anti-balaka donnent 72 heures à leurs deux ministres pour démissionner du gouvernement, faute de quoi “ils seront considérés comme des ennemis du peuple et traités en conséquence”.

Le porte-parole du gouvernement, Modibo Walidiou Bachir, dans une interview à la radio, a rejeté les accusations de corruption lancées par Edouard-Patrice Ngaissona. Des élections sont prévues en février prochain mais elles pourraient être repoussées en raison de la poursuite des violences.

Figaro.fr

Centrafrique: reconstruire et consolider l’ identité nationale centrafricaine menacée !

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Corbeau News Centrafrique:

Carte de la République  Centrafricaine

La République Centrafricaine a toujours été constituée de plusieurs régions, de nombreux groupes ethniques et de plusieurs langues locales. Au sein de cette disparité, chaque individu et chaque groupe dispose d’une « identité ». « L’identité nationale centrafricaine repose donc sur plusieurs identités : individuelle, familiale, ethnique, régionale, religieuse (musulmane, chrétienne, païenne) et politique (partis politiques). De ce point de vue, l’identité nationale apparaît comme quelque chose de construite par tous les Centrafricains. C’est en ce sens que nous évoquons l’idée d’une identité nationale centrafricaine comme une prise de conscience commune de tous les centrafricains autour des pratiques, des concepts, des pensées, des croyances, des arts, et la détermination de tout un chacun à défendre la culture de la paix acquise au prix du sang par nos nombreux martyrs nationaux. Elle repose ainsi aujourd’hui sur l’histoire du pays, aux valeurs, aux traditions, et sur tout ce que chaque centrafricain partage avec les autres et qui sont le vaste territoire national, la langue nationale (le sango), l’emblème (bleu-blanc-vert-jaune-barré de rouge), la devise (unité-dignité-travail), l’hymne national (La Renaissance), sans oublier les droits fondamentaux de vivre en paix, de circuler, de s’exprimer, de se nourrir, de se loger, de pratiquer une religion. Dans le sillage de la construction identitaire, on dénombre plusieurs confessions religieuses, notamment le christianisme, majoritairement représenté, l’islam et l’animisme. Tous les pratiquants ont toujours cohabité sans difficulté dans le respect de leurs valeurs mutuelles. Toutes ces valeurs précitées sont acceptées et reconnues par le peuple centrafricain, la disparition d’un des éléments ne pouvant qu’entrainer la remise en question de l’identité nationale.

L’identité nationale en danger !

Depuis deux décennies, la République Centrafricaine vit cependant au rythme de crises à répétition ayant abouti à sa désintégration sur tous les plans. Parmi toutes ces crises, celles politico-militaires ont été les plus meurtrières et dévastatrices, et ont profondément impacté sur des vies humaines ainsi que sur le faible tissu économique. A partir de mars 2013, avec l’avènement au pouvoir de la coalition Séléka, la cohésion sociale, qui ne tenait déjà qu’à un fil, n’existe plus, ou du moins celle-ci n’existe que de nom. L’identité nationale est en danger ! En effet, en tant que substance humaine de l’Etat centrafricain, la population, censée vivre paisiblement en « groupe d’individus sédentaires et solidaires », ne doit aujourd’hui sa survie qu’à la présence des pays étrangers et des organisations internationales. Les liens, à la fois matériels et spirituels qui unissent les uns aux autres, et résumés dans ses devises (unité-dignité-travail) se sont effrités.

Aujourd’hui, force est de constater que toutes les valeurs constituant l’identité nationale sont en turbulence :

–          La culture de la paix a laissé place à la culture de la haine et de la division. L’instrumentalisation de la religion par certains responsables politiques comme moyen de parvenir au pouvoir s’est dégénérée en conflit interconfessionnel. L’intolérance religieuse s’est ainsi installée entre musulmans et chrétiens, contribuant ainsi à la déconstruction de l’identité nationale acquise au fil de longues années de sensibilisation et de conscientisation.

–          Le sango est menacé de survie par les divisions liées aux nombreux conflits à répétition. Pire, ce trésor est concurrencé par l’arabe, unique langue de communication des rebelles de la coalition Séléka à l’origine de la grave situation actuelle que traverse le pays.

–          Le territoire est menacé de partition à l’initiative des rebelles venant du nord-est, et qui sont majoritairement appuyés par des soudanais et des tchadiens. L’Etat est en totale décomposition. La loi de la jungle s’est imposée au profit de ceux qui détiennent les armes et qui contrôlent les ressources minières du pays. Face au laxisme des autorités en place, chaque groupe armé œuvre pour le prolongement du chaos, ou bien cherche à s’imposer dans toutes les décisions cruciales à l’occasion des nombreuses tentatives de médiation pour un retour à la paix.

–          Le drapeau centrafricain ne flotte pas dans les zones sous contrôle de la rébellion Séléka. Ceux-ci, selon la déclaration de certains d’entre eux, auraient même déjà confectionné les drapeaux de la nouvelle république qu’il compte créer.

–          La devise du pays (unité-dignité-travail) est simplement ignorée ou altérée. L’unité a ainsi laissé place à la division. En pratique, la RCA est gangrenée par plusieurs divisions intestines, notamment entre chrétiens et musulmans, entre les gens du nord et les gens du sud, entre divers groupes ethniques… Les récentes sanglantes violences intercommunautaires, alimentées par les innombrables exactions des groupes armés (Séléka et Anti-Balaka) ont non seulement fait des milliers de morts mais ont opéré également des divisions entre les familles, les voisins et les paisibles populations contraintes au déplacement et à l’errance avec tous les risques que cela contient. Beaucoup de crimes de sang ont été commis. La dignité nationale a été remplacée par l’indignité entraînant de facto la dégradation civique. Aux yeux du monde, les centrafricains apparaissent désormais comme des anthropophages, ce qui vient corroborer le soupçon qui avait déjà plané sur l’ex-empereur Bokassa et qui avait été relayé dans le monde entier par les média. De nombreux actes de barbarie (pillage, viols, vandalisme, sabotage) sont commis sur toute l’étendue du territoire et présentés au monde par les média comme étant le quotidien en Centrafrique. Tout ce qui précède fait que le travail est relégué au second plan, la rébellion armée, le détournement, la corruption… étant devenus des moyens plus faciles pour s’enrichir. L’argent public, sensé améliorer les conditions de vie de tous les centrafricains, est ainsi redistribué aux bourreaux du peuple, ceux-là mêmes qui ont mis le pays à feu et à sang. Les régimes qui se sont succédé à la direction du pays ont par ailleurs érigé le tribalisme, le régionalisme, le népotisme et le clientélisme en systèmes de gouvernement. L’impunité chronique a finalement contribué à faire disparaitre l’Etat de droit.

–          Les droits fondamentaux de se nourrir, se loger, de se vêtir, de circuler, bref de s’émanciper sont bafouillés car les populations sont prises au piège par la barbarie de ceux qui ne souhaitent que le prolongement du chaos pour réaliser leur forfait. La destruction des biens d’autrui est devenue monnaie courante et un moyen privilégié d’expression de la jalousie, constituant ainsi un frein pour le développement durable.

Reconstruire et consolider l’identité nationale menacée

Parmi les tentatives de résolutions préconisées, il faut le souligner, les solutions militaires et politiques, même si elles s’avèrent nécessaires, semblent insuffisantes.

Faire taire les armes, désarmer tous les belligérants et toutes les populations civiles en détention d’armes de guerre, restent une priorité, car cela permettra non seulement de ramener la paix en RCA mais aussi de garantir la paix dans la sous-région. Accompagner ces mesures par une justice forte devrait mettre fin à l’impunité chronique qui sévit en RCA. Toutefois, il est important de retourner à la base. C’est pour cette raison que l’éducation est fondamentale.

 

Faire de l’éducation et de la formation une priorité

L’éducation et la formation devraient être une priorité à tous les niveaux. Loin de se limiter à l’instruction, l’éducation consistera à transmettre à la future génération un ensemble de connaissances consistant en des savoirs et des savoirs faire, et de valeurs qui font partie d’une culture commune. Elle devrait assurer à chaque individu le développement de toutes ses capacités (physiques, intellectuelles et morales). C’est l’unique chemin pour transformer la culture de la haine et de la division en culture de la paix. Toutes les couches sociales sont concernées à cet effet. Elle devra permettre à un enfant ou un adulte de voir en face sa vie personnelle et de la gérer en tant que citoyen responsable au sein de la société. Le ministère de l’éducation, au lieu de jouer simplement un rôle de ministère de l’instruction et d’être classé parmi les départements non prioritaires, devrait devenir prioritaire tout comme celui de la défense et des finances.

Il s’agit d’appliquer dans son intégralité, en l’étendant aux adultes, les objectifs fixés dans l’article 29 de la convention des droits de l’enfant, et auxquels la RCA a adhéré et qui consistent à : favoriser l’épanouissement de la personnalité de l’enfant et le développement de ses dons et des ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités ; inculquer à l’enfant le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies ; inculquer à l’enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne ; préparer l’enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d’égalité entre les sexes et d’amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d’origine autochtone ; inculquer à l’enfant le respect du milieu naturel. Pour atteindre de tels objectifs l’Etat devrait investir suffisamment dans la création de structures adéquates et dans la formation du personnel capable d’aider aux réalisations des objectifs. Chaque quartier et chaque village devraient être concernés. C’est par ce biais que l’identité nationale pourra être consolidée, et l’intégration de chaque citoyen garantie.

Il conviendrait également d’instaurer un dialogue social permanent entre les divers partenaires sociaux afin de surmonter les blocages de tous genres et privilégier le consensus.

 

Par ailleurs, il faudrait impérativement rétablir la valeur du travail à travers de nombreux projets de développement communautaire car le travail unit, libère, crée de la richesse, crée et maintien le lien social et l’unité nationale. Il est également source d’émancipation et de réalisation de soi.

Pour l’équilibre et le bon fonctionnement d’une nouvelle société centrafricaine, il faudrait aussi privilégier la cohésion sociale notamment en impliquant tous les hommes et femmes des différentes couches sociales dans la gestion du pays. Chaque citoyen devra, à cet effet participer activement à la vie sociale s’y reconnaitre sans complexe. Les nominations aux divers postes de responsabilité ainsi que la distribution des fruits de la richesse nationale devraient toujours se faire en tenant compte de la géopolitique. La transparence dans la gestion de la chose publique ainsi que la lutte contre la corruption doivent être au centre du programme gouvernemental afin de garantir la justice et l’équité.

Enfin, la consolidation de l’identité nationale centrafricaine requiert la stabilité et la constance dans les engagements politiques des citoyens car le vagabondage politique a été souvent une cause de déstabilisation de l’unité nationale. Et si cette mauvaise pratique persiste, tous les efforts accomplis pour préserver la paix et la démocratie auraient été inutiles.

 Servais BAMBELE

Dr BABELET Blaise Servais,

Anthropologue et chercheur

Cameroun / Centrafrique: au moins 5 morts dans des affrontements entre l’armée camerounaise et les milices centrafricaines anti-Balaka

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Xinhua  / Corbeau news

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/5-morts-dans-le-rang-des-milices-Anti-Balaka-de-centrafrique-dans-un-combat-les-opposant-avec-les-soldats-camerounais.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>5 morts dans le rang des milices Anti-Balaka de centrafrique  dans un combat les opposant avec les soldats camerounais

Au moins cinq combattants des milices centrafricaines anti-Balakas ont été tués dans des affrontements avec l’armée camerounaise survenus depuis dimanche à Garoua-Boulaï, localité de l’Est du Cameroun, près de la frontière avec la République centrafricaine (RCA), selon un bilan provisoire communiqué lundi soir à Xinhua de source sécuritaire.

“Les combats sont intenses entre nos forces et les anti-Balakas, suite à une altercation entre un de nos soldats et un combattant de ces milices ayant traversé la frontière. De notre côté, il n’y a pas de victime, mais dans le camp adversaire on dénombrait cinq morts dimanche. C’est un bilan qui va probablement s’alourdir, car je n’ai pas encore une évaluation de la journée d’aujourd’hui”, a rapporté cette source.

L’armée camerounaise affirme avoir réussi, après deux jours de combats à l’arme lourde, à repousser les assaillants, “des jeunes désoeuvrés qui dictent leur loi avec Kalachnikov et grenades à Cantonnier, un quartier de la localité de Beloko en RCA située à 7 km de la frontière avec le Cameroun, sur l’axe menant à Bangui”, selon la source sécuritaire.

Ce n’est pas le premier événement du genre auquel les forces de défense et de sécurité camerounaises sont confrontées dans l’Est du pays.

Depuis l’actuelle crise politico-militaire ayant conduit à la prise du pouvoir de Michel Djotodia, leader des l’ex-coalition rebelle de la Séléka, le 24 mars 2013 à Bangui, cette région est en proie à des attaques sporadiques d’hommes armés venus de l’ autre côté de la frontière.

En dehors des milices anti-Balakas, les rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, en détention depuis un an à Yaoundé, y mènent aussi des incursions parfois sanglantes et marquées par des enlèvements de personnes, à l’instar de celui de neuf villageois camerounais il y a une dizaine de jours.

Quatre mois auparavant, une vingtaine d’autres habitants de Garoua-Boulaï avaient été faits prisonniers début mai par ce groupe originellement membre de l’ex-alliance Séléka avant de s’en désolidariser pour des raisons encore floues lors de l’assaut final contre le pouvoir de l’ex-président centrafricain François Bozizé.

© Par : Xinhua

Centrafrique: les Leaders religieux lancent une plateforme interconfessionnelle pour la paix

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CR  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-Leaders-réligieux-centrafricains.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les Leaders réligieux centrafricains
ABR 2014

Conciliation Resources a apporté un soutien à des leaders religieux en République centrafricaine (RCA) pour appuyer des « comités pour la paix » locaux interconfessionnels.

Pour marquer le début officiel de cette Plateforme interconfessionnelle pour la paix, Conciliation Resources a signé un accord à Bangui qui présente le soutien que nous apporterons aux leaders religieux des trois confessions (catholique, évangélique et musulmane) afin de promouvoir le dialogue intercommunautaire. L’ambassadeur de la mission de l’UE en République centrafricaine, Jean-Pierre Reymondet-Commoy, ainsi que le premier conseiller de la mission de l’UE, Henri Got, étaient présents pour l’occasion.

La signature de l’accord a été une occasion simple. Un panier d’œufs symbolisant la fragilité de la paix a été présenté aux leaders religieux et un groupe de théâtre universitaire a joué une pièce évoquant le fait que le conflit n’est pas religieux. L’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, a déclaré :

Le groupe de théâtre a réussi à exprimer en 15 minutes ce que nous avons expliqué en bien des mots.

La Plateforme interconfessionnelle pour la paix a pour objectif d’établir et de soutenir des infrastructures pour la paix au niveau national par l’intermédiaire du secrétariat national. Au niveau local, elle est en train de mettre en place plus de 20 comités communautaires pour la paix à Bangui et à l’extérieur de la capitale, dans les préfectures Haut-Mbomou, Mbomou, Haute-Kotto et Vakaga, afin de promouvoir le dialogue entre les communautés fracturées et les initiatives de réconciliation, ainsi que le dialogue avec les autorités.

Conciliation Resources aide actuellement les comités pour la paix locaux à mettre au point leurs plans d’action et à trouver des manières de nouer des liens avec les activités d’échelle nationale entreprises par les leaders religieux. Les comités pour la paix commencent par ailleurs à documenter les incidents violents afin d’identifier les tendances et les facteurs qui entraînent des conflits au niveau micro. Au moins un comité prévoit de contribuer à la reconstruction d’une mosquée locale avec la participation active de l’archevêque Dieudonné Nzapalainga et de l’imam Omar Kabine Layama.

Nous avons par ailleurs commencé à travailler avec le groupe de femmes Plateforme des femmes croyantes pour conférer aux femmes l’occasion d’en apprendre plus sur la résolution des conflits.

L’établissement de la Plateforme interconfessionnelle pour la paix s’inscrit dans un projet de 18 mois appelé Soutien au dialogue communautaire et à la paix, lancé dans la République centrafricaine et financé par l’Union européenne.

Par: Conciliation Resource

RCA: APPEL A LA DÉMISSION DE MADAME CATHERINE SAMBA PANZA PAR LES FRD

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Corbeau News Centrafrique

appel à la démission de la Présidente par les FRD

      Madame la Cheffe de l’état de transition,

C’est avec une grande consternation que la Coordination des Forces Révolutionnaire pour la Démocratie en Centrafrique (FRD), observe les actes que vous aviez posés depuis votre élection à la magistrature suprême pour diriger la transition en Centrafricaine. vos actes confirment suffisamment votre volonté de prolonger la souffrance du peuple centrafricain qui croyait à tort que vous étiez la personnalité la mieux placée pour lui procurer la paix et de faciliter la réconciliation entre toutes les composantes de notre nation.

En effet, depuis votre prestation de serment sur la base de la Charte de Transition, vous faites preuves de parjure en violant systématiquement les dispositions de ladite charte censée être votre lanterne et vous alimentez la division et encouragez la partition du pays de par vos décisions irresponsables, les détournements des Fonds, et dons des Organismes et pays amis à destination du peuple centrafricain.

Le dernier acte en date qui confirme votre immaturité politique ainsi que votre volonté de voir le pays s’installer durablement dans l’insécurité, le conflit inter communautaire, la pauvreté et la confusion et la nomination contre toute attente de Monsieur Mahamat Kamoun au poste de Premier Ministre en violation de l’esprit de consensus et de concertation dictée par la Charte de Transition ainsi que l’esprit qui a prévalu lors du forum de Brazzaville pour vous permettre de couvrir vos malversations financière.

Comme vous pouvez le constater, cette décision qui est une défiance au peuple centrafricain et aux différentes parties à la crise centrafricaine confirme votre mauvaise foi et votre incapacité à conduire en tant qu’une bonne mère cette transition à son terme.

De même, lorsque vous organisez malgré vous une concertation avec la classe politique et les forces vives de la nation, une fois de retour dans votre arène entourée de vos conseillers, vous décidez le contraire de ce qui a été convenu. Toutes vos décisions ne sont guidées que par la satisfaction de vos intérêts personnels ainsi que ceux de vos proches. Vous faites preuve d’une prédation sans précédent. Or, c’est ce que vous reprochez à vos prédécesseurs au Palais de la Renaissance. Comme si cela ne suffit pas, vous manipulez le peuple tout en faisant croire à la communauté internationale que vous êtes capable de rétablir la cohésion nationale sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

C’est pourquoi au nom des Forces Révolutionnaire pour la Démocratie en Centrafrique (FRD) qui s’est fixé pour seul objectif la libération du peuple centrafricain des souffrances qu’il subit depuis des décennies, nous vous demandons solennellement d’avoir la sagesse de remettre votre démission sans délai au président du Conseil National de Transition (CNT) afin de permettre au peuple centrafricain souverain de choisir, à l’issue d’une concertation véritablement inclusive et par consensus, une Centrafricaine ou un Centrafricain pour diriger la transition dans un esprit de consensus. avec trois vice Présidents et un Premier Ministre issus de la société civile.

Nous appelons le Conseil National de Transition de prendre ses responsabilités pour organiser dans le plus bref délais des élections car la présidente est démissionnaire.

Nous mettons nos éléments en alerte et le peuple centrafricain à Bangui et dans toute l’Étendu du territoire de prendre leur responsabilité au cas ou Madame CATHERINE SAMBA PANZA ne décidera pas.

Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale et nous vous prévenons des conséquences regrettables de votre entêtement à ne pas écoutez la voix de la raison et de quitter ce fauteuil de Cheffe d’Etat de transition qui n’est pas un grenier familial.

Fait à Lidjombo, le 06/10/2014

Thierry Cyprien M’PONDO

Coordonnateur des Forces Révolutionnaire pour la Démocratie en Centrafrique

Attention alerte: Christelle SAPPOT a été aperçue à Yaoundé au Cameroun

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Centrafrique libre  /  Corbeau News Centrafrique

Christelle SAMBA-PANZA  née SAPPOT

D’après des sources bien informées, la controversée cheffe de cabinet particulier à la présidence  et fille de Mme Cathérine Samba-Panza, présidente de la transition centrafricaine est arrivée ce matin à Douala avant de mettre un cap sur Yaoundé sa destination finale.

Arrivée dans la capitale économique camerounaise par un vol régulier de la compagnie Karinou, Christelle Sappot alias « coffre fort ambulant », a continué son voyage par la route dans une berline de luxe qui l’attendait à l’aéroport international de Douala. Alors qu’ il règne à Bangui une atmosphère de fin de règne de ce régime bénit du Dieu Ngakola, l’on s’interroge sur cet énième déplacement de cette dame qui est considérée comme le cerveau numéro deux après le premier ministre Mahamat Kamoun dans l’affaire dite « du  détournement du don de 10 milliards angolais ».

Est ce pour mettre à l’abri une partie de la manne financière détournée aux  nombreuses victimes centrafricaines que l’argentière de CSP se trouve à Yaoundé? Est elle allée superviser les travaux de l’immeuble acquis par la présidente dans un quartier de la capitale politique camerounaise d’après plusieurs sources? affaire à suivre.

Wilfried Maurice SEBIRO

République Centrafricaine: la Communauté internationale suspend ses aides budgetaires au gouvernement

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CENTRAFRIQUE LIBRE

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Près-de-2-milliards-senvolent-dans-la-caisse-de-lÉtat-centrafricain.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Près de 2 milliards s'envolent dans la caisse de l'État centrafricain

 

Impulsée à un moment par le régime défunt de François Bozizé dans le seul souci de lutter contre la fraude fiscale, la corruption, la bancarisation est loin de devenir une réalité pendant la transition de Catherine Samba Panza. Les partenaires  traditionnels de la République centrafricaine sont mécontents contre cette mauvaise pratique qui revient au galop dans la gestion des fonds de l’Etat.

L’annonce a été faite hier, lorsqu’un partenaire au développement de la République Centrafricaine s’est insurgé sur la non traçabilité des recettes provenant de la régie financière , en particulier des douanes et des droits indirects. Selon lui [depuis que la présidente Catherine Samba Panza a été élue à la tête de l’État Centrafricain, son gouvernement n’a jamais ou une seule fois payé les salaires, pensions et bourses sauf le cas des Forces des Armées Centrafricaines [FACA].

Pour l’instant tous les indicateurs de la non traçabilité ou de la transparence dans la gestion de la chose publique sont au rouge.  Pourtant, la communauté internationale a supplanté au gouvernement centrafricain dans le paiement de salaires aux fonctionnaires et agents de l’État, étudiants et retraités, dans l’optique de favoriser à ce gouvernement la relance de son économie à travers des recettes provenant de ses régies financières. Là ou le bas blesse on constate malheureusement que la bancarisation des recettes qui devrait permettre au gouvernement de transition de se préparer par conséquent, soit dans le but de s’affirmer dans un laps de temps à travers ses obligations régaliennes, a  été supprimé, ce qui met en noir tous les efforts des bailleurs de la RCA.

Pis encore, la communauté internationale ne saurait apprécier la politique générale de Catherine Samba Panza qui est arrivée depuis le mois de janvier 2014  avec plus de 9 mois au pouvoir sans tacher à se mettre résolument dans cette optique. A l’heure où nous sommes sous presse, un mois de salaires est payé aux fonctionnaires et agents de l’État, La Communauté Internationale se prononce Cependant, la communauté internationale en général et les partenaires au développement en particulier annonce la suspension de leurs aides budgétaires  à l’endroit du gouvernement centrafricain en ce qui concerne le paiement de salaires, bourses et pensions d’ici fin novembre.

Pour cela, il y a lieu de croire que la souffrance sociale revient au galop en Centrafrique. D’après des sources concordantes, le gouvernement Kamoun que la présidente de transition Centrafricaine, Mme Catherine Samba Panza, a unilatéralement désigné contrairement  à ce que prévoit la règle de la transition, n’est pas en mesure de changer la politique de gestion transitoire car l’inefficacité prend le déçu. Face a cette annonce de suspension, il convient de souligner que le choix de Catherine Samba Panza sur son ancien conseiller politique spécial serait la cause de tous les maux que les centrafricains verront sur leurs trajectoires de la transition.

Pour l’observateur de la vie publique Centrafricaine, rien ne l’étonne car Catherine Samba Panza qui ne voulait pas écouter la classe politique [aurait voulu que la situation soit ainsi]. Chaque fois que la presse apporte sa modeste contribution à travers ses analyses, les gouvernants ne se fient de cela, mais lorsque  la situation devient critique, c’est cette presse qui devient et joue le rôle du sapeur-pompier.

Une maladresse

Dans l’une de ses livraisons, le journal Les Dernières Nouvelles avait fait ses analyses qu’il ne sert à rien d’éjecter le premier ministre André Nzapayeke de son fauteuil de la primature. Aujourd’hui, la prise de position de Catherine Samba Panza qui disait dans son discours quelques heures avant le Décret portant nomination de monsieur Mahamat Kamoun à  la primature [je ne cèderais a aucune pression extérieure. Pour l’instant, le glas de la vérité de a sonné…] Catherine  samba Panza a intérêt à sauver la RCA et remettant en place le système de la bancarisation des recettes au niveau des douanes et droits indirects pour permettre une fluidité dans la gestion, c’est-à-dire ce que l’État reçoit et ce qu’il dépense.

 

 

Par: Jésus Yves

Centrafrique: deux jeunes hommes ont trouvé la mort dans un accident de circulation à Bangui

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/accident-de-circulation-impliquant-les-motos-fait-deux-mortsà-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>accident de circulation impliquant les motos fait deux mortsà Bangui

Deux jeunes hommes  ont trouvé la mort, ce lundi 6 octobre, après avoir été heurtés par un véhicule sur l’avenue Barthélemy Boganda. Les victimes étaient sur une moto en provenance du KM5.

D’après les faits relatés par les témoins de cet accident,   les jeunes hommes ont été heurtés par un bus du ministère de Tourisme. Renversées, les deux victimes se sont retrouvées en face d’un char de la Sangaris  en patrouille qui les a propulsés.

Un des témoins a ajouté que « le véhicule qui a renversé ces jeunes ne s’est «  même pas arrêté pour voir dans quel état étaient ces jeunes. On a pu retrouver quelques contacts, ce qui nous a permis d’appeler les parents des victimes. La gendarmerie aussi est sur place pour le constat et pour emmener les corps au niveau de la morgue ».

La moto se trouve dans un état irrécupérable. Après le constat de la gendarmerie, les corps ont été récupérés par la gendarmerie. /Annette Maélaine Malébingui

Centrafrique : deux journaux suspendus par le Haut Conseil de la Communication de Transition (HCCT) pour ‘’incitation à la haine’’

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/deux-quotidiens-centrafricains-suspendus-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>deux quotidiens centrafricains suspendus  en RCA

Le Haut Conseil de la Communication de Transition (HCCT) a suspendu le 03 octobre dernier la parution de deux journaux. Il s’agit des quotidiens TRANSPARENCY et LIBRE OPINION, accusés d’incitation à la haine et à la révolte.

Le Haut Conseil de la Communication de Transition a donné les motifs de cette suspension en affirmant que les deux journaux sanctionnés « ont arraché la vedette des injures et incitations à la révolte » a relevé le document. A cet effet, ils sont sanctionnés par le Haut Conseil de la Communication de Transition ».

Le document a par ailleurs relevé que ces deux journaux ont été sanctionnés pour avoir tenu des propos désobligeants à l’endroit des autorités de la transition à savoir, la présidente de la transition, Catherine Samba Panza, le président du Conseil National de Transition, Ferdinand Alexandre Nguendet et le chef du gouvernement, Mahamat Kamoun.

A propos du  journal TRANSPARENCY, le communiqué note que sa parution du 03 octobre est « remplie d’irrégularités » a cet effet, « il est suspendu de parution jusqu’à l’obtention de son autorisation de publication conformément à l’Ordonnance en vigueur ».

S’agissant du quotidien LIBRE OPINION, le HCCT  a suspendu sa parution pour un mois motif, «incitation à la haine et à la révolte populaire susceptible d’entraîner une guerre », a indiqué le document.

Le communiqué a rappelé que  « l’inobservation de cette décision par les organes susmentionnés entrainera d’abord la saisine des exemplaires des journaux dans les kiosques puis leur suspension définitive », a précisé José Richard Pouambi, dans le communiqué.

Ce sont les premiers journaux sanctionnés par le Haut Conseil de Communication de Transition depuis sa mise en place il y a un mois. /RJDH

Les « Fauves de Bas-oubangui ».se préparnt pour la 9è édition de la coupe CEMAC de football

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APA  /  CNC

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-joueurs-de-léquipe-nationale-de-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les joueurs de l'équipe nationale de centrafrique

 

La 9è édition de la coupe de football de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) va se dérouler du 30 novembre au 14 décembre prochain à Malabo, en Guinée Equatoriale.
Six pays à savoir, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et le Tchad vont disputer pendant un mois le trophée, remporté par le Gabon, lors de la 8è édition.

La RCA se prépare déjà depuis trois mois à mettre en place une présélection de l’équipe nationale dénommée les « Fauves de Bas-oubangui ».

« Nous ne pouvons qu’accélérer la préparation d’autant plus que le championnat de la Ligue de Bangui vient de s’achever, les joueurs auront le temps matériel de se préparer » a déclaré à la presse le vice-président de la fédération, M Célestin Yanindji.

En lever de rideau du tournoi, la RCA affrontera la Guinée Equatoriale, pays hôte.

« C’est toujours difficile d’entrer en compétition avec le pays organisateur, qui met énormément de moyens à la disposition de sport et du football en particulier » a-t-il affirmé.

« Nous avons foi en nos athlètes qui sont très compétitifs. Ils l’ont d’abord prouvé l’année dernière. Bien que partis dans des conditions difficiles ils ont pu accéder à la finale qu’ils ont malheureusement perdue devant le Gabon » a rassuré M Yanindji.

Pour éviter les erreurs du passé, la fédération a conseillé au ministère de soumettre un budget prévisionnel au gouvernement pour que les Fauves de Bas-oubangui puissent bien se préparer pour affronter cette unique compétition communautaire organisée par la CEMAC.

La coupe de l’Union Douanière et Economique de l’Afrique Centrale (UDEAC) transformée en Coupe de la CEMAC, a été disputée pour la première fois en 1995.

 

APA

RCA: la milice Anti-balaka suspend sa participation au gouvernement de transition

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AA/ CNC
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-avec-sa-fille-Sappot-et-le-PM-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza avec sa fille Sappot et le PM Kamoun
Les Anti-Balaka ont également demandé la démission de Samba Panza dans 48 heures.

La milice à majorité chrétienne Anti-Balaka a décidé la suspension de sa participation au Gouvernement de transition centrafricaine en sommant ses deux ministres de démissionner dans un délai de 72 heures, a déclaré la milice dans un communiqué rendu public lundi.

« Devant la gravité d’une telle situation, la Coordination nationale des opérations du groupe d’auto-défense et de résistance populaire donne 72 heures aux ministres Anti-Balaka de se retirer immédiatement du Gouvernement» précise le communiqué, suite à une réunion extraordinaire tenue dimanche soir.

«Passé ce délai de 72 Heures, le ministre qui se réclamerait d’une quelconque solidarité gouvernementale, ou de devoir de service, sera considéré non seulement comme l’ennemi du peuple, mais traité comme tel» a poursuivi la coordinaton des Anti-Balaka.

Selon le communiqué, cette décision a été motivée par «les violations répétées des accords de Brazzaville par le gouvernement ; faisant état de nombreuses tueries, des séquestrations et  arrestations arbitraires opérées par les soldats Français, Burundais, Camerounais, Congolais et Rwandais, dans les rangs des présumés Anti-Balaka» selon le communiqué qui cite différents rapports émanant, notamment, d’ONG des droits de l’homme.

En outre, “les traitements infligés aux leaders Anti-balaka arrêtés par Sangaris le mois dernier et détenu à la prison centrale de Ngaragba” à Bangui justifierait également cette décision extrême.

« Il ressort de ses mêmes sources, que des traitements inhumains, des empoisonnements aux substances toxiques ont été pratiqués par les soldats Français et Burundais aux Anti-Balaka, actuellement détenus à la maison d’arrêt de Bangui sur instruction des autorités de la transition et des autorités Françaises.» poursuit le communiqué.

Aucune réaction n’a été enregistrée auprès du Gouvernement centrafricain, de Sangaris ni de la Minusca (force onusienne), jusqu’à 14H00 GMT.

Le groupe d’auto-défense à dominante chrétienne est représenté, au sein du gouvernement de Mahamat Kamoun, par deux ministres à savoir; Romaric Vomitiadé, ministre du tourisme, des Arts et de la culture de l’artisanat et Robert Namseneï de l’Environnement, de l’écologie et du développement durable, ainsi que du capitaine Joachim Kokaké, conseiller à la Primature.

« Nous suspendons notre participation à la gestion de la transition. Les deux ministres ainsi que moi-même ici à la Primature, devons cesser nos activités. Nous demandons aussi la démission du Chef de l’Etat. Toutefois, nous confions cette affaire à la sagesse du Médiateur international dans la crise centrafricaine, le Président Dénis Sassou Nguesso du Congo. » a déclaré Joachim Kokaté à Anadolu. La réaction de deux ministres n’a pu être directement obtenue jusqu’à 14H00 GMT.

Le coordinateur général des anti-balaka Edouard Patrice Ngaïssona a également sommé, lundi matin, dans un point de presse la présidente de transition, Catherine Samba Panza de démissionner, en invoquant son “échec” à ramener la stabilité en Centrafrique.

«Les autorités de la transition n’ont pas l’intention de ramener la paix malgré le concours des patriotes Anti-balaka qu’ils balaient toujours d’un revers de la main. C’est pourquoi, nous donnons 48 heures à la Présidente pour démissionner.» a déclaré Ngaïssona.

La RCA traverse depuis décembre 2013 une grave crise sécuritaire, politique et humanitaire occasionnée par un conflit intercommunautaire opposant Séléka et Anti-balaka. L’accord de cessez-le-feu, signé le 23 juillet dernier à Brazzaville, est toutefois toujours fragilisé par des actes de violences qui compromettent la paix entre les protagonistes de la crise centrafricaine.

Par: Sylvestre Krock

Cameroun : Une dizaine de rebelles centrafricains de la Séléka tués par l’armée camerounaise

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APA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-soldats-de-la-milice-séléka-à-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats de la milice séléka à Bangui

Au moins dix éléments de la rébellion centrafricaine de la Séléka, ont été tués au cours des combats les ayant opposés ce week-end dans la frontière à l’armée camerounaise, alors que des assaillants tentaient une incursion au Cameroun à partir de la localité de Garoua-Boulai (Est), a appris APA de sources sécuritaires.

L’armée camerounaise qui aurait également fait de nombreux otages parmi des assaillants, a déclaré avoir repoussé des rebelles, le gouverneur de la région de l’Est Samuel Divaha Diboua ayant notamment indiqué que « la situation est sous contrôle ».

Cette attaque des rebelles centrafricains intervient dans un contexte marqué par le renforcement du dispositif sécuritaire à la frontière avec ce pays voisin en proie depuis quelques années à une instabilité politique et institutionnelle ayant amené la communauté internationale à y installer un pouvoir de transition qui devrait en principe prendre fin en février 2015 avec l’organisation de sélections générales.

Il y a deux semaines, des bandes armées se présentant comme proches d’Abdoulaye Miskine, un chef de guerre centrafricain qui serait détenu au Cameroun, ont kidnappé huit ressortissants camerounais, qui y sont toujours détenus.
La semaine dernière, ces rebelles donnaient d’ailleurs un « ultimatum » de soixante-douze aux autorités camerounaises de libérer leur « leader » sous peine de représailles.

Visiblement, les rebelles ont mis leurs menaces à exécution.

© Source : APA

Centrafrique: la Coordination nationale des Anti-Balaka demande à leurs Ministres de quitter immédiatement le gouvernement de Mahamat Kamoun

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Corbeau News Centrafrique:

COORDINATION NATIONALE  DES OPERATIONS
*******

SECRETARIAT GENERAL
********

N°____001___ /CNO/SG

DECLARATION DE LA COORDINATION NATIONALE DES OPERATIONS

DU GROUPE D’AUTO-DEFENSE ET DE RESISTANCE POPULAIRE

La Coordination Nationale des Operations,
Vu les violations répétées des accords de Brazzaville par le gouvernement ;
Vu les différents rapports émanant des sources indépendantes et concordantes, notamment des ONG des droits Humains et des autres sources dignes de foi , faisant état de nombreuses tueries, des séquestrations et arrestations arbitraires opérées par les soldats Français, Burundais, Camerounais, Congolais et Rwandais, dans les rangs des présumés Anti-Balaka.
Il ressort de ses mêmes sources, que des traitements inhumains, des empoisonnements aux substances toxiques ont été pratiqués par les soldats Français et Burundais aux Anti-Balaka, actuellement détenus à la maison d’arrêt de Bangui sur instruction des autorités de la transition et des autorités Françaises.
Devant la gravité d’une telle situation ; la Coordination nationale des opérations du groupe d’auto-défense et de résistance populaire donne 72 heures aux Ministres Anti-Balaka de se retirer immédiatement du gouvernement, car, ils ne pourront siéger au sein d’un gouvernement pendant que les soldats Français et Burundais traquent, tuent et empoisonnent les Anti-Balaka au motif qu’en l’absence des FACA, les Anti-Balaka seraient les seuls obstacles à la partition du pays voulue par la France.
Passé ce délai de 72 Heures, le Ministre qui se réclamerait d’une quelconque solidarité gouvernementale, ou de devoir de service, sera considéré non seulement comme l’ennemi du peuple, mais traité comme tel.

Ampliation :
– Médiateur
– Présidente de transition
– CNT
– Primature
– Minusca
– UE
– UA
– Ambassade de France
– Ambassade des USA
– Presse Nationale et Internationale
– OCDH
– LCDH

Fait à Bangui, le 05 Octobre 2014
________

La Coordination Nationale des Opérations

Le Porte Parole

Bérenger Ludovic Igor Lamaka

Centrafrique: défense et sécurité, une nouvelle et dramatique erreur des Nations unies

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AIAC  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Debut-de-laction-militaire-et-policiere-de-la-Misca.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Debut de l'action militaire et policiere de la Minusca
Un véhicule blindé marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) (ONU)

Ne nous voilons pas la face : l’intervention militaire que conduit la communauté internationale en Centrafrique risque de déboucher sur un fiasco et de générer au final des violences pires que celles vécues ces derniers mois par la population de ce pays. Ceci pour les trois raisons que voici :

  1. La France, qui était jusqu’à présent le pivot de cette intervention, n’a plus les moyens de poursuivre son action. Surendettée et engagée sur divers fronts, en Afrique comme au Moyen-Orient, elle n’est pas en mesure de  donner à ses troupes les matériels et les fonds nécessaires pour mener durablement leur action. À terme plus ou moins rapproché, elle sera contrainte de lever le pied, ce qui, soit dit en passant, soulève de profondes inquiétudes dans les milieux de la défense en France même.
  2. L’Union européenne pourrait se substituer plus ou moins directement à la France dans l’appui apporté aux unités africaines, notamment celles engagées par le Congo, mais aucun des États qui la composent n’est réellement prêt à le faire. Ce qui se passe en Ukraine et en Irak est, en effet, infiniment plus important pour ces derniers que la déstabilisation de l’Afrique. Une erreur historique que le vieux continent paiera sans doute très cher à bref délai, mais dont on ne voit pas comment l’empêcher.
  3. L’Organisation des Nations unies, qui est désormais aux commandes de la force d’intervention en Centrafrique, réédite la même erreur que celle commise depuis vingt ans en République démocratique du Congo. Elle envoie sur le terrain des unités qui ne connaissent rien aux réalités de cette partie du continent, ne contrôle pas vraiment depuis New York le commandement de ses forces, s’avère incapable d’analyser la situation et, donc, se condamne une nouvelle fois à l’impuissance.

Il va de soi qu’aucun chef d’État, aucun diplomate, aucun militaire de haut rang n’osera dire ou écrire ce qui précède. Aussi revient-il aux observateurs de la scène internationale de le faire, quitte à être accusés de légèreté, voire même d’incompétence, dans l’analyse des évènements en cours. Car le diagnostic posé plus haut pourrait rapidement se traduire par une explosion de violences contre laquelle, comme c’est le cas en Libye, en Irak ou en Syrie, les grandes puissances s’avèreront incapables de lutter.

Dire haut et fort ces évidences apparaît d’autant plus nécessaire que la solution du problème posé est évidente. Elle passe d’abord par la mise en place d’un dispositif de prévention et de gestion des crises, adapté aux réalités de l’Afrique, ensuite par la mise en œuvre de ce dispositif sous-région par sous-région, non par des puissances extérieures mais par les pays africains eux-mêmes. Enfin par la mise à disposition de ces mêmes pays des connaissances et des moyens matériels nécessaires pour construire ce mécanisme.

À plusieurs reprises, nous avons dénoncé, ici même, le scandale que constitue le déploiement dans différents pays d’Afrique de forces internationales non motivées qui sont incapables de mener les actions que la communauté internationale leur confie et qui abusent volontiers sur les populations civiles de la position de force qui est la leur. Admettre de telles dérives en Centrafrique ne ferait qu’aggraver la crise au lieu de la résoudre.

Nous sommes désolés de tenir des propos aussi brutaux, mais si personne ne le fait et ne tente de porter remède aux problèmes présents, la situation deviendra vite intenable sur toute l’étendue du Bassin du Congo.

 

 

 

Jean-Paul Pigasse
Pour Agence d’Information d’Afrique Centrale.

Centrafrique: appel de l’Ex-séléka pour une nouvelle Assemblée Générale

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Corbeau News Centrafrique:

 COMMUNIQUE DE PRESSE No 001/ 03/2014/ (BRI)

 

Assemblée Générale pour la refondation d’un Mouvement et de la désignation de sa Coordination Politique et Militaire.

Chers compatriotes, nous, officiers, sous-officiers, militaires de rang de l’ex coalition Séléka, tenons à informer la Communauté nationale et internationale de la tenue d’une Assemblée Générale Constitutive qui se tiendra du 09 au 10 octobre 2014 à Bambari (Ouaka). Cette assemblée a pour objectif de se pencher sur les maux qui avaient gangrené le précédent mouvement d’en tirer les conséquences et de mettre en place une nouvelle coordination Politique et Militaire.

 Les organes, une fois constitués, seront les représentants légaux du mouvement.

Par contre, toute personne ayant participée à la gestion chaotique de la précédente Coordination politique, est indéfiniment et solidairement responsable de la situation de détresse que nous traversons. Par conséquent, elle ne peut prétendre à la candidature pour un poste donné dans cette nouvelle Direction.

 En outre, nous lançons un appel solennel à nos frères d’armes pour qu’ils se désolidarisent de ces opportunistes et de se joindre à nous afin de rebâtir ensemble « la nouvelle Centrafrique, réconciliée avec elle-même, unie et prospère ».

 

 

 Fait à Bambari, le 03 Octobre 2014

 Le Bureau Provisoire

Capitaine AHMAT NAJAT IBRAHIM

Ampliation: – Presse

 – Archive

Communiqué de presse de la Séléka

Football / Coupe Cemac Guinée équatoriale 2014 : la Centrafrique dans le groupe du Cameroun

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Corbeau News Sports:

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Tirage-au-sort-de-la-coupe-CEMAC-2014-en-guinée-équatoriale.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Tirage au sort de la coupe CEMAC 2014 en guinée équatoriale

Tandis que la prochaine Coupe Cemac – qui aura lieu en Guinée équatoriale – doit débuter le 30 novembre prochain, une cérémonie de tirage au sort s’est déroulé aujourd’hui à Malabo pour former les deux groupes de cette compétition.

L’événement a été présidée par Ruslan Obiang Nsue, le Secrétaire d’État à la Jeunesse et des Sports, accompagné du Secrétaire du Parlement de la Cemac et des ambassadeurs du Cameroun, du Congo, du Tchad et du Gabon. Seule la Centrafrique n’était pas représentée pour l’occasion.

Ce tirage au sort, effectués par des personnalités sportives comme les anciens joueurs Ignacio Bita et Makoli, a déterminé les groupes suivants :

Groupe A :  Guinée équatoriale, Cameroun et République centrafricaine, dont les matchs se joueront  à Bata.

Groupe B : Gabon, Tchad, République du Congo,qui joueront au stade de Malabo.

Les différentes équipes nationales s’entraineront sur différents sites : Le Nzalang nacional de Guinée équatoriale à Mbini ; les Camerounais à Alep ; les Centrafricains près du stade de Bata ; les Gabonais au stade La Paz ; les Congolais près du stade de Malabo ; et les Tchadiens à Luba.

 

 

Source :  Oficina de Información y Prensa de Guinea Ecuatorial

Centrafrique: ambition macabre de Catherine Samba-Panza

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Corbeau News Centrafrique:
Samba-Panza contre attaque. Image Ngiya tu centrafrique et journal Afrique soir
Samba-Panza contre-attaque les centrafricains. Image de Ngiya ti Centrafrique et le Journal Afrique Soir
Quelle mouche diabolique qui continue de piquer nos dirigeants depuis plus de 20 décennies en tournant leur regard vers le Tchad pour solliciter auprès d’Idriss Deby l’assurance de leur protection par l’armée tchadienne alors que déclarée non grata par la population centrafricaine sur le territoire national pour sa barbarie et crimes crapuleux commis contre les civils ? En suivant ce qui ressort de l’audience bilatérale Deby-Samba-Panza à New York en marge du dernier sommet de l’ONU, tout porte à croire que les locataires du palais de la Renaissance qui se sont succédé en occupant le fauteuil présidentiel ne tirent pas les leçons du passé, et sont manque de maturité politique. Pis encore, pour ceux ou celle parachutés accidentellement à la tête de l’Etat sous la bénédiction de certains comploteurs spécialistes en destitution et magouille se contentent d’assouvir leur soif et appétit telle que Catherine Samba-Panza qui ne voit pas l’intérêt général. Depuis l’histoire de l’armée centrafricaine, nous n’avions pas vu un jour Jean-Bedel Bokassa, ni David Dacko et André Kolingba aller vers les autorités tchadiennes pour solliciter la formation et l’encadrement des éléments des forces armées centrafricaines (FACA), qui était l’une des armées la plus dynamique et redoutable de l’Afrique centrale. Son mythe a été brisé depuis l’alliance de nos forces avec les différentes formations rebelles tchadiennes.
Puisqu’étant à la mangeoire et confortablement assise à la première place de la République sur mon fauteuil présidentiel, « j’examine une situation et je me pose des questions… ». Comment faire pour ne pas quitter si tôt le poste de la présidence par intérim de la transition de la République, comme l’avait fait Yangouvonda ? C’est dans cette optique que Dame Catherine Samba-Panza, après avoir détourné une partie du don angolais (10 millions de dollars) envisage renforcer sa sécurité au niveau du palais de la Renaissance avec des éléments des forces armées tchadiennes qui seront nourris sur le chétif budget de l’Etat centrafricain. Native du Tchad, la présidente par intérim bénéficie d’une triple nationalité (camerounaise, tchadienne et centrafricaine) et le président tchadien qui ne cesse de chercher à avoir la mainmise sur le pétrole centrafricain dont les travaux entrepris par les chinois sont bloqués à cause de la crise ne peut lui refuser l’offre.
Et si Deby Itno dans sa déclaration affirme lors de la réunion de haut niveau sur la République centrafricaine qu’il est disposé à apporter sa contribution d’une nouvelle armée centrafricaine dans le domaine de la formation et de l’encadrement, allez y comprendre pourquoi la Dame du palais de la Renaissance s’est entourée d’un clan Gbanziri, spécialiste de la magouille, de la prédation voire même de la haute trahison. Ceux-là ont été bien identifiés par Catherine Samba-Panza pour leur sale boulot. Qu’on ne soit pas surpris que bientôt, il y aura une convergence à la bozizéiste qui va préparer le terrain pour que Catherine Samba-Panza se présente à la future élection présidentielle. C’était le rôle que Michel Koyt et d’autres prédateurs de la Convergence KNK ont joué aux côtés de François Bozizé Yangouvonda, pour qu’enfin de compte ce dernier roule tout le monde dans la farine. N’avait-il pas respecté sa parole d’honneur ? Captivé par leur charme et technique subtile de la prédation, François Bozizé Yangouvonda a fini par leur distribuer des postes juteux. A travers une gestion peu orthodoxe et opaque, ces requins aux dents longues ont mis en faillite les sociétés d’Etat telles que la Sonatu (société de transport urbain) créée par les fonds alloués par le richissime homme d’affaire indien, l’ART et la cimenterie de Nzila dont une bonne partie des milliards ont été détournés sans que les principaux auteurs de cette malversation financière soient jugés selon les dispositions du code pénal centrafricain. Du moment où on entend dire encore que le dialogue politique en préparation à Bangui est inclusif et que Bozizé et Djotodia seraient l’un et l’autre des participants alors que la justice nationale et internationale les attende pour leurs crimes commis, on ne dira pas non plus que ce n’est pas le même scénario sous le régime dictatorial de Bozizé qui va se reproduire avec la participation de tous les leaders politiques et chefs rebelles au DPI sauf Djotodia à l’époque, dans son exil béninois qui, a juré de finir avec Bozizé. La suite, c’est le coup d’Etat du 24 mars 2013 qui a renversé François Bozizé Yangouvonda. Une manière samba-panziste d’amnistier les assassins du peuple centrafricain sans les juger et préparer sa propre candidature à la future présidentielle.
En rappel, après sa deuxième réélection en 1999 à la tête de l’Etat centrafricain, feu président Ange-Félix Patassé a tendu la main à tous les éléments du chef rebelle tchadien Moïse Ketté tué par l’armée tchadienne, pour les héberger en terre centrafricaine et bénéficier de leur expertise et soutien en matière de la sécurité présidentielle. Son ancien chef d’Etat-major, François Bozizé Yangouvonda devenu président de la République le 15 mars 2003 en le renversant suite à une rébellion qui a pris de l’envol à partir du Tchad a eu à travailler avec ces rebelles tchadiens de Moïse Ketté et les a utilisé contre Patassé puisqu’ils avaient fait défection.
Arrivé au pouvoir, le général Bozizé a drainé toute une horde des rebelles tchadiens qui menaçaient Idriss Deby dans ses rangs. Ce mouvement a été fait par accord de Deby Itno qui voulait se débarrasser de ses ennemis sur le territoire tchadien en leur donnant du boulot en Centrafrique. La RCA était devenu le bastion des mercenaires tchadiens entretenus par François Bozizé Yangouvonda qui les pouponnait sans frein. Ces derniers vivaient plus que des princes au palais de la Renaissance avec doigt facile et rapide comme Lucky Luck sur la gâchette. Ils intervenaient souvent au quartier populaire des musulmans au Km5 pour venger leurs compatriotes parfois agressés en tuant des centrafricains sans que Bozizé Yangouvonda ouvre la bouche pour les punir ou leur infliger des sanctions, de peur que ceux-ci se retournent contre lui. Aujourd’hui, il nous est difficile de dénombrer les centrafricains tués par ces baroudeurs tchadiens puisque Michel Djotodia l’autre chef de guerre et les siens en ont aussi exagérément fait à telle enseigne qu’on peut facilement oublier la comptabilité des tueries commises par les éléments tchadiens que Bozizé a amené en Centrafrique. L’un de ses protégés était le redoutable chef rebelle Baba Ladé qui s’est fait parler de lui en terre centrafricaine durant son régime alors qu’il n’était qu’une question de transition mais l’appétit vient en mangeant. Bozizé Yangouvonda avait appuyé sur l’accélérateur. Baba Ladé était la star des guerriers qui faisait la Une de la presse nationale centrafricaine voire même internationale, parallèlement au Seigneur de guerre l’ougandais Joseph Kony qui lui ravissait la vedette de temps en temps. Le bilan des dégâts et tueries commis par Baba Ladé et ses hommes en Centrafrique est si bien lourd. Par contre, Joseph Kony et ses hommes qui régnaient dans l’Est du pays étaient spécialistes de prise en otage des centrafricains qui sont chargés de transport des bagages sur la tête et ces centrafricains en mourraient en cours des kilométrages, tantôt tués à balle réelle parce que physiquement épuisés pour continuer le trajet. Sur ce point, les rebelles ougandais sont sans pitié. Puisque Joseph kony et ses hommes armés avaient une stratégie spéciale. Cette rébellion ougandaise n’utilisait pas des moyens roulants comme Baba Ladé et sa bande. Qu’on ne perd pas de vue que Baba Ladé est l’un des ennemis de Deby Itno qui était entretenu comme un roi sur le territoire centrafricain par François Bozizé Yangouvonda dans la région de Nana-Gribizi. Source de discorde entre Bozizé et Deby puisque le chef de guerre ne lâche pas prise contre Deby dans ses ambitions qui visent à renverser le pouvoir de Ndjamena. Baba Ladé régnait dans cette région jusqu’à une partie de l’Ouham du pays et faisait sa loi. Les personnalités administratives qui sont les préfets et sous-préfets n’avaient plus de pouvoir. Ils n’étaient que rien devant Baba Ladé. Ce chef de guerre dominait en maître sur un territoire conquis. Le président Idriss Deby craignait qu’il soit renversé à partir de la RCA. Dépassé par ses bavures, il fallait que Bangui fasse un clin d’œil de réconciliation à Ndjamena. Bozizé fait appel à l’armée tchadienne pour soutenir les opérations des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dirigées par le général Jean-Pierre DOLOWAYE (à l’époque il fut colonel), pour se débarrasser de Baba Ladé qui était un lourd colis encombrant pour son régime.
Déstabiliser le régime de Bangui était l’une des ambitions du chef de guerre tchadien, Abdelkader Baba Ladé qui se dit défenseur des peulhs. Il vous souviendra que 50 éléments de la garde rapprochée de François Bozizé Yangouvonda l’avaient abandonné et étaient partis de la présidence sur la pointe des pieds avec armes et caissettes de munitions sur instruction de Baba Ladé disait-on.
Chose promise et réalisée, par l’appui militaire et logistique du président tchadien, en mars 2013, Michel Djotodia, président de la coalition de Séléka qui comportait 6 groupes de rébellion centrafricaine y compris mercenaires tchadiens et soudanais lourdement armés mettaient le cap sur Bangui pour destituer le régime de Bozizé Yangouvonda après avoir commis des exactions dans plusieurs villes des provinces du pays. On parlait de 5000 personnes tuées depuis leur coup d’Etat du 24 mars 2013 jusqu’à la démission de Djotodia du pouvoir le 10 janvier 2014 à Ndjamena mais à mon avis si l’on comptabilise bien les morts laissées à l’actif de ce groupe des barbares, ce chiffre est largement dépassé. On avoisine 10000 morts voire au-delàs. D’ailleurs, sur le terrain, quand bien même que la MINUSCA est déjà présente et opérationnelle, les séléka et antibalaka continuent de tuer des centrafricains. Les militaires tchadiens de l’armée régulière déployés dans le cadre de la MISAB affichaient un comportement indésirable. Complices des opérations de pillages de séléka, ces éléments envoyés par Deby Itno ont également commis plusieurs tueries sur le sol centrafricain. D’autres ont été sanctionnés et rapatriés par le Comchef de la MISAB. Aucun observateur de la vie politique centrafricaine ne l’ignore. Beaucoup ne peuvent oublier les crimes et exactions des militaires tchadiens sur le territoire centrafricain. Mais Catherine Samba-Panza qui examine la situation et se pose encore des questions a déjà oublié ces tueries et exactions des militaires tchadiens contre les centrafricains qu’elle prétende bien gérer alors que très roublarde et démagogue en l’écoutant dans ses propos qui révoltent tout le monde. La dimension de sa démagogie risquerait fort bien de dépasser celle de Yangouvonda et la barbarie de Djotodia qui faisait dresser les cheveux. Puisque étant prise la main dans le sac, Dame Catherine Samba-Panza nie tout. Elle a en plus oublié qu’elle a été interpellée par Dos Santos et Sassou Nguesso à propos de ce don angolais très mal géré. Cette rocambolesque histoire de détournement de fonds par Catherine Samba-Panza et son premier ministre Mahamat Kamoun a fait le tour du monde. C’est pour cette raison, que le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, dans son dernier message concernant la Centrafrique exhorte les leaders politiques à conclure rapidement un accord sur la gouvernance et l’Etat de droit.  

Je crois, à mon avis, il serait temps que les partis politiques centrafricains emboîtent le pas au PARC qui, dans son dernier communiqué de presse demande la démission de Catherine Samba-Panza et son gouvernement corrompu s’ils ne veulent pas être encore perdants dans ce nouveau processus du retour à l’ordre constitutionnel. Il faut donc vite arrêter l’hémorragie en mettant le verrou avant qu’il ne soit tard. S’agissant de la formation d’une nouvelle armée ou soit la reformation et l’encadrement des FACA, il revient au futur président élu au suffrage universel à la présidentielle de 2015 de prendre l’engagement et la nouvelle législature. A cet effet, l’armée centrafricaine créée par Jean Bedel Bokassa a besoin aujourd’hui des formateurs qualifiés de bonne moralité et de haut niveau d’étude pour son encadrement afin d’éviter l’amateurisme et la formation à la va vite d’une armée fabriquée à la tchadienne qui ne maîtriserait rien en matière des statuts juridiques du corps militaire et sa mission noble qui est celle de protéger le peuple et le territoire national. La population centrafricaine a trop souffert sous des régimes qui ont pactisé avec le diable. Que l’esprit du père fondateur de la République, Barthélemy BOGANDA et celui du fondateur de l’armée nationale, Jean Bedel BOKASSA puissent barrer la route à cette ambition macabre de Catherine Samba-Panza qui nous amènera droit à l’enfer si les forces vives de la nation croisent les bras et la laissent passer à la vitesse supérieure.

 

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Par: Pierre INZA

 

RCA: le phénomène de la corruption au baccalauréat communément appelé « CHAPEAU » persiste à Bangui

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CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Debut-des-examens-du-baccalauréat-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Debut des examens du baccalauréat en centrafrique

Après plusieurs jours d’hésitation, j’ai finalement pris le courage d’écrire ce billet qui parle du déroulement tant bien que mal de l’examen du baccalauréat en Centrafrique précisément à Bangui la capitale (pour ceux qui ne le savent pas encore).

 Voici le récit d’un élève avec qui j’ai échangé juste à la fin de l’examen  dont je tairais le nom.

« C’était le 16 Septembre dernier au petit matin que je me suis rendu au Lycée Marie Jeanne Carron pour composer le bac. J’étais tout stressé, car ce diplôme compte beaucoup pour moi, il permet de m’ouvrir la porte d’entrer à l’université en cas de succès.

Tout a commencé vers 8h30 quand les surveillants nous ont distribué les sujets de philosophie. Quelques minutes plus tard, l’un des plus anciens de nous (candidats) en termes d’âge, s’est levé gaillardement pour aller échanger avec les surveillants qui nous lançaient des regards mélancoliques au début de l’épreuve. Bizarrement, à la suite de cette conversation avec les profs, il s’est retourné vers nous en disant : CHAPEAU. Etant novice en la matière, je me suis tourné à mon tour vers ma voisine pour lui demander la signification de « chapeau ». La fille un peu surprise me fait comprendre qu’il fallait contribuer pour les profs afin d’avoir l’autorisation de tricher en toute quiétude.

Le coup d’envoi de la triche est lancé selon ses termes émanant des instigateurs « surveillants » : « vous êtes libres, prenez le nécessaire, on va surveiller les membres du jury». Ils devaient nous surveiller, mais pas les membres du jury qui sont leurs chefs hiérarchiques. Les élèves font de vas et vient sans se gêner. comme si on était dans un marché.

Certains élèves en ont profité pour se servir de leurs téléphones High Tech pour bien tricher en surfant soit en envoyant les sujets à leurs proches afin qu’ils leur soient traités et renvoyés. Et pourtant, les sujets étaient très abordables dans l’ensemble.

La ministre de l’éducation s’est déplacé en personne pour faire le tour des centres d’examen. Malgré son effort d’assurer le bon fonctionnement du bac, elle a pu confisquer des téléphones haut de gamme à la suite d’une incursion dans un centre. Et ce, en présence de ces surveillants malintentionnés, corrompus et dépourvus de toute pédagogie qui ne méritent rien d’autre qu’une sanction de dernière rigueur (s’ils avaient étés dénoncés).

Tout porte à croire que les sujets du bac de cette année n’étaient pas si difficiles comme c’était il y’a trois ans par exemple. Cela peut s’expliquer par les conditions dans lesquelles les élèves avaient étudié (cours à dents de scie, manque ou longue absence des profs…).

 

Ce qui m’intrigue dans ce témoignage est le fait que beaucoup d’élèves encouragés par des soient disant professeurs, ne prennent pas du tout leur avenir au sérieux. Ils n’ont pas jugé mieux de bien étudier avant d’affronter le bac. Ils ne savent tout de même pas que la crédibilté des diplômes découle entre autres du bon déroulement des épreuves…Honte à eux car ils déshonorent leurs parents, établissement et même toute la nation.

Le bac de cette année est en phase de correction. J’interpelle donc, les autorités de transition, plus particulière le ministère de l’éducation nationale à rectifier cette bavure ignobles en durcissant le ton pour ne pas discréditer ce diplôme en Centrafrique…

 

Autre média (Mondo blog)

Michel Djotodia et la RCA: «J’ai le droit de revenir au pouvoir»

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RFI /CNC

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/LAncien-Président-centrafricain-Michel-Djotodia-au-Bénin.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'Ancien Président centrafricain Michel Djotodia au Bénin

L’ancien président centrafricain Michel Djotodia a donné une interview au quotidien régional français l’Est Républicain. Paru ce samedi 4 octobre, l’entretien est titré « J’ai le droit de revenir au pouvoir ». Michel Djotodia s’est exprimé par téléphone depuis le Bénin où il vit en exil depuis neuf mois, pour la première fois depuis son départ de Centrafrique.

Dans cet entretien, il semble clair que Michel Djotodia cherche à s’adresser à des interlocuteurs français plutôt qu’à ses compatriotes. Sébastien Michaux, journaliste à l’Est Républicain, a obtenu cette interview après des mois de demandes et via un intermédiaire parisien.

Michel Djotodia insiste pour réitérer qu’il juge légitime son éventuel retour en politique en Centrafrique, après sa réélection en juillet dernier à la tête du mouvement Seleka, terme qu’il récuse d’ailleurs désormais. « Il ne faut plus parler de Seleka, affirme-t-il, dans la mesure où cette alliance composée de plusieurs tendances politico-militaires n’est plus (…). On parle désormais de Front patriotique pour la renaissance de Centrafrique ».

Abandonné par la France

Il affirme surtout avoir été chassé du pouvoir « injustement » et demande même « réparation » car il a été « le seul à respecter tous les engagements politiques lors de la transition ». Il estime avoir été abandonné par la France notamment. Or, il pense qu’après son départ, seul « le chaos s’est installé ».

S’il juge la date de février 2015 « techniquement impossible » pour les prochaines élections centrafricaines, il annonce que son « retour se fera » et ce « par des moyens pacifiques, au moment opportun, en accord avec la communauté internationale ».

Son but, écrit-il, reste de « favoriser la paix » et de « rassembler le peuple centrafricain ».

Par RFI

RCA / RDC : La “galère” des soldats congolais de la RDC ( FARDC ) en Centrafrique continue

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Afrikarabia  /  Corbeau News Centrafrique

Manifestation des Musulmans de Km de Bangui

Les ennuis continuent pour les FARDC de la Minusca (Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine). En mai dernier, nous avions relayé le désarroi des soldats congolais « oubliés » par Kinshasa, sans solde à Bangui.

Aujourd’hui, malgré la promesse d’une prime mensuelle de 200$ des autorités congolaises, la situation n’a guère évolué sur le terrain. Selon nos informations, les FARDC n’ont toujours pas touché la fameuse la prime de Kinshasa et les conditions matérielles ne se sont pas améliorées. Une situation qui inquiète les officiers congolais alors qu’ils viennent d’intégrer la force de l’ONU (la Minusca) le 15 septembre dernier.

« Il y a urgence »

Contacté par téléphone, un officier congolais se dit très préoccupé par le manque de moyens de ses troupes. « Nous avons besoin d’une grande quantité de matériels pour remplir notre mission en Centrafrique, précise cet officier, nous attendons toujours des véhicules blindés, des jeeps, des 4×4, des ambulances, mais aussi du matériel de communication, de vision nocturne et des groupes électrogènes ». Selon ce militaire congolais, « il y a urgence ». « Nous n’avons pas de matériel au standard des Nations-unies et sans ces équipements, notre mission sera très réduite ». A Bangui, on assure pourtant que le commandant du bataillon de la RDC a bien envoyé plusieurs mails aux autorités congolaises, Ministère  des affaires étrangères, Ministère de la Défense, bureau du Premier ministre… sans résultat. Le 15 septembre dernier, quatre généraux de l’armée congolaise se sont même rendus à Bangui. Interpellés sur le terrain sur les conditions précaires des soldats congolais, ces généraux n’ont pas pu apporter de réponse aux FARDC.

Casque bleu : une première pour la RDC

Depuis bientôt un mois, les Nations-unies ont pris le relai de la Misca en Centrafrique. Pour l’instant, les casques bleus ne sont pas plus nombreux sur le terrain : environ 7.600. A terme, la Minusca devrait déployer 12.000 sur place. On peut donc espérer que l’ONU prenne rapidement des mesures pour aider le contingent congolais, même si ce sont les Etats qui équipent leurs propres soldats. Mais attention : la RD Congo est également dans le collimateur des Nations-unies en Centrafrique. L’ONU pourrait être tentée de « faire le ménage » dans les troupes africaines. Selon le journal Le Monde, « 17 policiers de RDC impliqués dans de graves violations des droits de l’homme ont été sortis in extremis du dispositif ». En attendant, les soldats congolais doivent être déployés le 8 octobre prochain en dehors de la capitale, à Bambari, plus à l’Est. Mais pour notre officier congolais contacté à Bangui, « sans moyen, il sera difficile de faire face aux événements ». « Pour la première participation de la République démocratique du Congo à une mission de l’ONU, ce serait dommage de ne pas être à la hauteur » conclut l’officier congolais.

Par: Christophe RIGAUD

La Centrafrique fête l’Aïd dans un contexte de réconciliation

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CNC  /  RFI

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Photo-Diapora.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo Diapora
Photo Diaspora

En Centrafrique, les musulmans ont célébré la Tabaski, également appelée Aïd el-Kebir, dans un contexte rassurant de réconciliation. Malgré les difficultés persistantes pour les déplacés du quartier du PK5, autour de la mosquée centrale de Bangui, les quelque 8 000 musulmans y résidant ont pu se rendre dans leur lieu de culte et partager un repas en famille. Ils ont également reçu la visite surprise de la Présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Le premier Ministre s’est quant à lui rendu dans le 7e arrondissement aux côtés de l’imam Kobine Layama, ainsi que de membres des anti-balaka. L’heure était aux messages de paix et de réconciliation.

Au PK5, cette journée de Tabaski a été marquée dans une ambiance de fête autour de la mosquée centrale. Une atmosphère rare dans ce quartier musulman de la capitale.

Pour l’occasion, la Présidente de transition, Catherine Samba-Panza, est venue saluer ses concitoyens musulmans. Ce geste a été apprécié comme le confirme Mahmoud Issène, le représentant de la jeunesse musulmane du PK5 : « C’est la première fois qu’elle nous a assistés dans une fête très importante. Les musulmans sont très contents, affirme-t-il. Elle est la maman de tous et elle doit aimer tous ses enfants ensemble comme elle l’a fait aujourd’hui. On a prié ce matin et après on est revenu. Certains qui ont des béliers, ils ont égorgé leur bétail et on a partagé le repas ensemble. Et on a même invité certains chrétiens avec nous. »

De son côté, le premier Ministre Mahamat Kamoun s’est rendu dans le 7e arrondissement de Bangui, entouré de la ministre de la Réconciliation, de l’imam Oumar Kobine Layama, et de représentants des communautés chrétiennes, tous invités pour l’occasion, dont des membres des groupes anti-balaka.

Pour Adrien Poussou, conseiller du Premier ministre, une telle rencontre est aujourd’hui possible parce que la réconciliation est effectivement en marche en Centrafrique : « Nos compatriotes ont compris que la religion n’a rien à voir avec la politique. Nos frères musulmans peuvent vivre avec nous parce qu’ils sont centrafricains. »

L’imam a demandé l’aide du gouvernement pour la reconstruction de la mosquée du 7e arrondissement. De leur côté, les anti-balaka ont assuré de leur détermination à consolider le vivre ensemble.

 

RFI

La Russie exhorte à aider à établir la paix en Centrafrique

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La Voix de la Russie / Corbeau news Centrafrique

La Russie demande à aider la Centrafrique

La Russie rejoint les efforts de la communauté mondiale en vue de régler la situation en Centrafrique, a déclaré le représentant spécial du président de Russie pour le Proche-Orient Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des AE à la réunion présidée par le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon engagée dans le cadre de la 69ème Assemblée générale de l’ONU consacrée aux moyens de régler la crise en Centrafrique.

La chef de la période de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza, les présidents du Gabon, de la République du Congo et du Tchad, les représentants haut placés d’autres pays et institutions internationales ont pris part à la réunion. «La Russie a mis en exergue la nécessité de coordonner d’une façon efficace les activités de toutes les forces de la paix dans ce pays avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine. Les interlocuteurs ont souligné l’importance du lancement du dialogue politique inclusif et du processus de la concorde nationale, ainsi que de la sauvegarde de l’intégrité territoriale de la Centrafrique, a dit, en particulier, le diplomate russe. Pour la Centrafrique qui endure une crise humanitaire sérieuse la Russie a envoyé un convoi de KAMAZ pour transporter du port camerounais Douala à Bangui, capitale centrafricaine, les aides humanitaires et les vivres, a dit aux délégués à la réunion Mikhaïl Bogdanov. Selon l’ONU, 1,2 million de personnes soit un quart des habitants du pays ont besoin d’une telle assistance …

Notre observateur Igor Yazon a demandé par téléphone à François Passema, Président du Comité d’Action pour la Conquête de la Démocratie en Centrafrique, de faire part de son opinion sur les initiatives de la Russie et d’apprécier la situation qui s’est créée dans son pays ….

VDLR

Centrafrique: des commerçants du marché KM5 appellent les marchants hésitants à regagner le marché vite

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Marché-km5-de-Bangui-dans-le-quartier-musulman.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marché km5 de Bangui dans le quartier musulman

Les commerçants du Km5 interpellent les autres vendeurs à reprendre leurs activités. Le retour de l’unité nationale ne dépend que des centrafricains eux-mêmes, selon ces derniers.

Les activités commerciales au KM5 reprennent progressivement. Plusieurs vendeurs ont étalé divers articles destinés à la ventetout le long de l’avenue Koudoukou. Des musulmans et non musulmans se côtoient pour discuter ensemble des prix des marchandises.

Djido Abakar, un commerçant du KM5, fait savoir que les persistantes rumeurs d’agressions et d’enlèvements isolés rendent  les non-musulmans réticents à reprendre leurs activités commerciales. « Eloignons de nous la peur et la crainte par rapport aux fausses informations. Venez constater la réalité sur le marché », a-t-il dit.

Il a part ailleurs déploré le mensonge, l’esprit de vengeance et la non vérification des messages émis par certaines personnes. C’est ce qui  empêche le retour massif sur la place du marché de KM5. « Des réunions avec des leaders religieux ont été organisées par une plateforme des congrégations afin d’échanger», a-t-il expliqué.

Une musulmane qui a requis l’anonymat,  a quant à elle dit que des rumeurs et des détonations d’armes sont à l’origine de la réticence de certains commerçants, qui hésitent encore à regagner le marché. « La circulation des armes et des rumeurs d’intimidation rendent ce retour difficile », a-t-elle ajouté.

Plusieurs activités de cohésion sociale ont été organisées dans le 3ème  arrondissement de la ville de Bangui par des ONG nationales et internationales, entre autres, l’Organisation internationale des migrations (OIM). Mais les activités commerciales sur la place du marché de Kokoro du KM5 n’ont pas encore repris.

Par: Auguste Bati-Kalamet.

Centrafrique: des Anti-Balaka invités à la fête de Tabaski dans 7ème arrondissement de Bangui

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CNC  /  RJDH

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Des-NAti-Balaka-invités-à-la-fête-de-Tabaski-dans-le-7è-arrondissement-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des Anti-Balaka invités à la fête de Tabaski dans le 7è arrondissement de Bangui

Des Anti-Balaka ont participé ce matin à la célébration de la fête de Tabaski organisée par la Communauté Islamique Centrafricaine (CICA) dans le septième arrondissement. Le premier ministre Mahamat Kamoun a également  assisté à cette célébration.

C’est une centaine de musulmans et plusieurs Anti-Balaka qui ont pris part à cette célébration. Pour le commandant des Anti-Balaka du 7ème arrondissement, Hervé Yombo, l’implication des Anti-Balaka dans cet événement est la preuve que les éléments du 7ème arrondissement sont prêts à faire la paix et à construire le vivre ensemble avec leurs frères musulmans.

Il a déclaré que les Anti-Balaka sont prêts à reconstruire la mosquée qui a été détruite. « Nous sommes disposés à reconstruire la mosquée que nous avons détruite. Il faut seulement que le gouvernement nous aide un peu à relever ce défi pour montrer notre bonne volonté à revivre ensemble dans cet arrondissement ».

L’imam Kobine Layama, président du Comité Islamique Centrafricain (CICA) s’est dit réconforté par la présence des Anti-Balakas aux côtés de sa communauté. Pour lui, les Anti-Balakas ont prouvé que la cohésion sociale est encore possible en République Centrafricaine. Kobine Layama a expliqué que la dynamique d’ensemble visible dans le 7ème arrondissement est le résultat du travail fait par la plateforme religieuse.

« Ce que vous voyez aujourd’hui est le résultat du travail que nous avons fait dans le silence. Il est temps que cela se fasse dans les autres arrondissements, voire dans l’arrière pays, pour que la République Centrafricaine retrouve le chemin de la tranquillité, car seuls les Centrafricains peuvent apporter les solutions qu’il faut ».

La ministre de la réconciliation nationale a demandé aux habitants du 7ème  arrondissement de persévérer et d’intensifier les efforts. « Le 7ème  arrondissement est en train de devenir un modèle de la cohésion sociale à Bangui. Je demande à la population de maintenir le cap et d’intensifier les efforts en faveur de la cohésion sociale. »

« Le message du gouvernement est celui de la paix entre les communautés. Cette paix qui commence déjà à s’enraciner dans cet arrondissement. Ce qui reste, c’est que ce que nous voyons ici, musulman à coté de chrétien, puisse devenir possible dans les autres secteurs », a lancé la ministre.

La fête de Tabaski est célébrée en deux endroits à Bangui. La communauté musulmane du Km5 s’est réunie à la mosquée centrale, où la cheffe de l’Etat s’est rendue, et dans le 7ème arrondissement, où la Communauté Islamique Centrafricaine a réunie une centaine de fidèles assistés par des Anti-Balaka du secteur.

Tabaski la fête musulmane qui commémore le sacrifice d’Ibrahim (Abraham) et à l’occasion de laquelle les fidèles sacrifient un mouton.

Par: Sylvestre Sokambi

Centrafrique / Cameroun: Communiqué de presse de la Minusca relatif à la prise d’otage au Cameroun par le FDPC

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Minusca  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Minusca-en-République-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Minusca en République Centrafricaine

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

CP#015/2014

 

Bangui, le 2 octobre 2014: Depuis le 14 septembre 2014, le Front Démocratique Du Peuple Centrafricain ( FDPC ) a effectué deux (2) prises d’otages de civils dont une (1) de douze (12) personnes à hauteur du village de Zokombo à 135 km de Bouar. Au moment où il se rend à Bouar pour évaluer la montée en puissance progressive de la MINUSCA, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, le Général Babacar Gaye, en appelle, à la suite de la Commission de suivi de l’Accord de Cessation des Hostilités en République Centrafricaine, à la libération immédiate et sans condition de ces otages.

Le Représentant spécial tient à rappeler au FDPC que la prise en otage de civils est une violation grave des droits de l’homme punie par le code pénal de la République Centrafricaine ainsi que par les conventions internationales relatives aux droits de l’homme. En outre, selon le Statut de la Cour Pénale Internationale, les commandants à peuvent être tenus comme pénalement responsables pour les crimes commis par leurs subordonnés.

Par ailleurs, le FDPC, signataire de l’Accord de Cessation des Hostilités en République Centrafricaine le 23 juillet 2014 à Brazzaville, se doit de respecter ses engagements et à cet égard d’instruire ses éléments de s’abstenir de tels actes contraires aux droits de l’homme et au droit international humanitaire.

Enfin, le Représentant spécial appuie les efforts déployés par les autorités nationales et locales pour obtenir la libération des otages détenus par le FDPC.

 

Contact Information publique / MINUSCA

 

RCA: le CICR souligne l’importance de faire connaître les règles de base du droit international humanitaire en Centrafrique

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Xinhua  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Logo-Croix-Rouge-Internationale.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo Croix Rouge Internationale

“Faire connaître les règles de base du droit international humanitaire, comme celles qui interdisent d’attaquer des blessés ou de prendre pour cible un véhicule sanitaire, est une des priorités du CICR en République centrafricaine”, a déclaré Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR à Bangui, cité par un communiqué de presse publié vendredi par cette organisation humanitaire basée à Genève.

“Les parties au conflit ont une influence directe sur le sort des victimes. Elles doivent donc connaître ces règles, les respecter et les faire respecter”, a-t-il indiqué.

Selon le CICR, le défi est immense en Centrafrique : comment préserver un peu d’humanité quand la haine est si forte, quand le désir de vengeance semble tout justifier ? Comment former aux règles de base du droit international humanitaire les groupes armés et les civils qui prennent les armes pour combattre à leurs côtés alors que le chaos, l’insécurité et l’impunité règnent dans le pays ? C’est à ces difficultés que le CICR cherche à faire face en République centrafricaine, en menant une action humanitaire neutre et impartiale et entretenant un dialogue nourri et régulier avec les parties au conflit et tous ceux qui participent à la violence armée.

Depuis le début de l’année, des centaines d’éléments issus des groupes armés Anti-Balaka et ex-Séléka ont participé, à Bangui et dans les provinces, à des séances d’information sur les principes essentiels du droit international humanitaire, comme l’interdiction d’attaquer la population civile ou l’obligation de respecter la dignité humaine ainsi que la mission médicale, ajoute le communiqué. Fin

 
Par: Xinhua

Centrafrique: appel au calme après les nouvelles violences à Bambari (jeunes musulmans)

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RFI / CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Blindé-français-dans-une-rue-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Blindé français dans une rue de Bangui

La ville de Bambari en Centrafrique se remet d’une journée de combats qui a fait une dizaine de morts et une quizaine de blessés le 1er octobre. La tension est toujours palpable dans la troisième ville du pays après la tentative d’attaque par de jeunes musulmans sur un camp de déplacés. Un représentant de la communauté musulmane condamne ces nouvelles violences et lance un appel au calme.

« On sent toujours beaucoup de rage et de frustration ici ». C’est ainsi qu’une humanitaire décrit la situation à Bambari suite aux affrontements meurtriers qui ont secoué la ville mercredi. Cette nouvelle flambée de violences serait la conséquence directe d’une attaque commise sur des civils musulmans au petit matin.

Selon Moussa Zoubirou, un des représentants de cette communauté à Bambari, trois personnes auraient perdu la vie ce jour-là et une aurait été blessée. « Leurs corps ont été déposés dans l’enceinte de la mosquée centrale et c’est là que la foule s’est rassemblée pour crier son indignation », explique-t-il, décrivant des jeunes alors « très fâchés ». Ce sont ces derniers qui attaqueront en milieu de matinée le camp de déplacés situé sur le site de la Minusca. Ils pensent trouver dans ce camp où se massent plus de 2000 personnes les meurtriers des musulmans, des anti-balaka selon eux.

« Nous condamnons cette attaque. Les jeunes qui ont attaqué ce camp sont des brigands », insiste Moussa Zoubirou. Par ailleurs, les locaux de l’association américaine Mercy Corps ont été entièrement saccagés et un des membres de leur personnel blessé. Les forces militaires françaises et celles de la Minusca s’interposeront à plusieurs reprises face à différents groupes armés.

Centrafrique: c’est coup de chaud à Bambari mercredi dernier (Porte Parole EMA Français)

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EMA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/235-ex-séléka-quittent-Bangui-pour-leur-region-dorigine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>235 ex-séléka quittent Bangui pour leur region d'origine

Le Porte Parole de l’EMA a donné ce matin, lors du point presse, quelques précisions sur les heurts de mercredi dans la ville centrafricaine de Bambari actuellement tenue par le GTIA Magenta (qui sera remplacé par le GTIA Korrigan dans les semaines qui viennent).

Mercredi vers 14h, des éléments appartenant probablement à l’ex-Séléka ont pris à partie des soldats français à la Kalash et au RPG 7. Les accrochages ont eu lieu autour du pont qui franchit la rivière et près des emprises tenues par les casques bleus de la Minusca.

Peu après, de nouveaux tirs ont visé les positions françaises, venant cette fois de la zone tenue par des anti-balaka (c’est le désagrément d’être au milieu des O’hara et des O’Timmins!).

La riposte français a coûté la vie à 5 ou 7 assaillants dont les camarades s’en sont aussi pris aux  locaux de la Croix-Rouge (mais la Croix-Rouge française indique que ses installations n’ont pas été attaquée) et du Mercy Corps, l’ONG US.

Hier soir, le calme était revenu et la nuit a été paisible.

Cameroun: l’ambassadeur de RCA est chez Marcel Niat Njifenji

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Mboa.in  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Martial-Beti-Marace-Ambassadeur-de-Centrafrique-au-Cameroun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Martial Beti-Marace, Ambassadeur de Centrafrique au Cameroun

 

Le nouvel ambassadeur de la République centrafricaine (RCA) au Cameroun, Martial Beti-Marace, a été reçu en audience ce jeudi 02 Octobre 2014 en mi-journée par le président du Sénat, Marcel Niat Njifenji à Yaoundé, la capitale camerounaise.

Les problèmes de sécurité liés à la crise qui secoue la Centrafrique, étaient au menu des discussions entre les deux autorités pendant l’audience qui a durée une quarantaine minutes. « Il va de soi que je vienne m’abreuver à la source de la sagesse qu’incarne le Sénat camerounais et aussi, recevoir les bénédictions de ces sages du pays », a déclaré Martial Beti-Marace à la presse au sortir de son audience.

L’ambassadeur de la RCA au Cameroun par ailleurs, a souligné que les autorités camerounaises et centrafricaines doivent se mettre ensemble pour définir des stratégies et les tactiques permettant d’endiguer la crise endémique qui secoue son pays.

 

Mboa

Centrafrique: Le match amical contre le Maroc annulé faute d’argent ?

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Afrique Top Sport  /   Corbeau news Centrafrique

Allez les fauves. Photo de Arbre de paix
© Arbre de Paix

La Centrafrique pourra-t-elle faire le déplacement du Maroc pour affronter les Lions de l’Atlas en match amical le 9 octobre ? Pour le moment, rien n’est sûr. Et pour cause, la sélection centrafricaine est confrontée à un sérieux problème d’argent. C’est ce qu’a confié Mahamat Adiallo, président de la commission sélection à la Fédération centrafricaine de football.

« Nous attendons les autorités du pays parce qu’elles sont nos principaux bailleurs dans cette affaire », a-t-il confié à APA. « Les quatre de jours de stage à Marrakech, c’est au frais de l’Etat centrafricain », a ajouté M. Adiallo.

D’après le président de la commission sélection, le Maroc ne prendra pas en charge le stage que prévoit organiser la Centrafrique à l’endroit des Fauves de l’Oubangui.

« Le stage que nous allons organiser pour les fauves afin de refaire l’équipe nationale, ce stage qui va se dérouler à Marrakech et dans un centre, nous devons le payer nous-mêmes », a-t-il indiqué avant d’ajouter que le reste du séjour sera à la charge du Royaume chérifien.

« Nous avons les billets aller-retour pour la délégation », a toutefois rassuré Mahamat Adiallo.

21 joueurs dont cinq locaux et seize internationaux sont attendus pour ce match amical contre les Lions de l’Atlas. Confrontée à une grave crise socio-politique depuis quelques mois, la Centrafrique n’a véritablement pas les moyens de financer l’équipe nationale de football.

Par: Rodolph TOMEGAH

 

 

Congo RDC / RCA: les Etats-Unis annoncent des projets en faveur des réfugiés centrafricains

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Radio Okapi  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/les-routes-de-Bangui-se-degradent.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les routes de Bangui se degradent

Les Etats-Unis vont financer des projets du HCR pour la prise en charge des rapatriés congolais qui avaient fui l’insurrection du MLIA et des réfugiés centrafricains au Nord-Equateur. L’ambassadeur des Etats-Unis en RDC, James Swan, en mission à Mbandaka, l’a annoncé mardi 30 septembre.

Sans en préciser la nature, il a affirmé que cet appui avait pour but d’aider les autorités congolaises à prendre en charge les réfugiés centrafricains.

« Nous avons des projets pour aider les réfugiés qui sont arrivés depuis la RCA afin qu’ils ne deviennent pas un fardeau pour les autorités provinciales et nationales », a fait savoir James Swan.

Le diplomate américain a estimé que la porosité des frontières dans cette région pose des problèmes notamment sur le trafic des biens, l’arrivée des réfugiés ainsi que les mouvements des groupes armés.

700 000 euros pour les réfugiés centrafricains

Le gouvernement français annonce par ailleurs une enveloppe de 900 000 euros pour appuyer deux projets du Programme alimentaire mondial (PAM) à l’Équateur.

L’un des projets concerne l’assistance alimentaire à apporter à environ 5 250 réfugiés centrafricains. Sept cents mille euros sont mobilisés pour ce projet.

Sébastien Daure, attaché de Coopération à l’ambassade de France en RDC, affirme que les deux cents mille autres euros sont destinés à un projet mis en œuvre dans le territoire de Bikoro dans la même province de l’Équateur.

Centrafrique: Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » demande des explications à la Présidente

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Corbeau News Centrafrique:

Le Collectif Touche pas à ma Constitution en Centrafrique

A

L’attention de son Excellence Madame

SAMBA-PANZA Cheffe de l’Etat de la Transition.

 

Objet : Interpellation sur la gestion des aides octroyées par l’Angola.

 

 

Excellence Madame la Présidente,

 

Suite à l’information publiée par le journal hebdomadaire Jeune Afrique n°2803 concernant la gestion des aides allouées par un pays ami qui est la République de l’ANGOLA, dont la gestion transparente pose un problème d’après la révélation faite de cette presse écrite.

Le collectif « Touche pas à ma Constitution », membre actif de la société civile défenseur des règles de la bonne gouvernance vous interpelle ainsi que le gouvernement que dirige Monsieur Mahamat Kamoun en vue d’obtenir des explications sur la traçabilité et la gestion publique de ces fonds de manière tangible.

Le collectif précise que l’absence de toutes justifications crédibles sur la gestion transparente de ces fonds sera un motif valable pour introduire une demande auprès de la justice allant dans le sens de l’ouverture d’une information judicaire.

Compte tenu de l’importance que présente de notre requête, nous sommes convaincus que cette lettre ne restera pas sans suite.

 

 

Recevez Excellence Madame la Présidente, l’expression de notre déférente considération.

 

Fait à Paris, 02. 10. 2014

 

Le Coordonnateur Général du Collectif,

 Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG. 

 

 

Ampliations :

-A son Excellence le Président du Conseil National à Bangui (RCA),

-A son Monsieur l’ambassadeur de l’Union Européenne à Bangui (RCA),

-A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France à Bangui(RCA),

-A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur des USA à Bangui (RCA).

-La presse pour la large diffusion.