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Charlie Hebdo: un Étudiant écrit au Premier Ministre Mahamat Kamoun

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Justinien NDOMODAKPA                                                                                                               République Centrafricaine

Etudiant Centrafricain                                                                                                                                   Unité-Dignité-Travail


 

A

Le Premier ministre centrafricain

Mahamat Kamoun

 

 

 

Objet : Lettre ouverte.

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

 

Permettez moi vous n’êtes pas Naturalisé français, donc ce n’est pas vous qui été Charlie. Vous êtes Mahamat Kamoun et pourquoi dans la parution du journal Jeune Afrique du 08/01/2015 vous vous permettez a condamné “l’attaque ignoble de Charlie Hebdo”. En ajoutant que c’est un acte de barbarie qui déshumanise leurs auteurs”, Mahamat Kamoun.
S’il vous plait, vous avez présenté vos condoléances au peuple français ne pensez vous pas aux victimes de la Centrafrique ? C’est trop surtout que lorsque nous sommes touchés par les actes barbarie des SELEKA qui son des musulmans des pays voisins (Tchadiens, Soudanais) le président français prend pas la peine d’envoyer un mot de consolation ni de condoléance.

Si vous faire rien, ou bien vous voulez montre aux occidentaux que vous faite votre travail vas plutôt dans les centre des déplacer, voir comment les gens souffrent, vas en province. Ce ne sont pas les lieux de discours qui manquent.

Mais si vous cherchez à rendre hommage qui puisse satisfaire ce besoin compulsif (excusez-moi pour le terme), allez à Dekoa, Bambari, Bria. La France est un pays qui nous fait souffrir, mais la France a rendu hommage à ces 12 disparus, aidons notre frère africain à rendre hommage à ces 1.000.000 de personnes décédé à cause d’EBOLA au LIBERIA. Soyons un peu logique.

Vous prétendez vous battre pour la liberté d’expression, mais la presse Centrafricaine souffre de cela il y a de cela un mois votre gouvernement a du arrêté un photo-journaliste Hervé Serefio. Vous vous indignez pour la mort d’adultes et des familles privées d’un père désormais ? Indignez-vous davantage pour des familles entières décimées, des enfants et des femmes morts calcinés en Centrafrique, sans aucune raison valable. Vous vous insurgez contre le terrorisme ? Insurgez vous pour celui qui tue 12 personnes mais insurgez vous davantage pour les SELEKA qui en tuent 1.002.125 des centrafricains !!!

Un conseil, Monsieur le Premier Ministre, reste tranquille et remplissez votre poche à la fin de la transition rentrez simplement aux Etat Unies, pour unité, dignité, travail.

 

signature du delirien

Justinien NDOMODAKPA

 

CARITAS-BANGUI sur un chantier de reconstruction de 40 maisons aux sinistrés de Ngoukomba

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Mgr-Nzapalainga-à-la-Pédiatrie.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mgr Nzapalainga à la Pédiatrie
Mgr Nzapalainga à la Pédiatrie

CARITAS-BANGUI sur un chantier de reconstruction de 40 maisons aux sinistrés de Ngoukomba

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 11-01-2015.  Le gigantesque projet mis en chantier par CARITAS-BANGUI sous la coordination de la Sœur Flora, vise à reconstruire les villages incendiés par les groupes armés dans le pays. Ce seront quelques centaines de maisons qui seront construites dans les villages longeant l’axe Damara, Bogangolo et l’axe Boali jusqu’au village Gaga. Non seulement le projet vise l’amélioration immédiate des conditions de vie des habitants, mais il participe également du développement communautaire et favorise la cohésion sociale.

Point n’est besoin de rappeler que la crise actuelle en Centrafrique est marquée par la destruction des maisons à Bangui et l’incendie des villages entiers dans les provinces. Le Ministère de l’habitat a dû réévaluer le défi des logements de 500 mille à un million aujourd’hui dans le pays. C’est à cette priorité gouvernementale que CARITAS-BANGUI s’attaque. Maxim Manda de CARITAS-BANGUI ayant conduit une mission éclaire de visite sur le chantier de Ngoukomba, présente la vision de cette Ong catholique en la matière : « Dans cette crise que notre pays a traversé, plus d’une quarantaine de maisons ont été incendiées avec les biens de leurs occupants par les Anti-Balaka au village Ngoukomba. Les habitants sont dans la grande souffrance, puisque jusque-là, elles n’arrivent pas à se reconstruire des maisons et dorment dans des petites tentes de fortune et dans des conditions précaires. Mais, nous ne pouvons pas rester insensibles à cette situation dramatique. C’est ainsi qu’avec l’appui de certains compatriotes en France, nous avons monté ce projet, afin de secourir ces habitants en détresse en leur construisant des maisons. » a-t-il affirmé. Et d’ajouter : « Ce projet ne concerne pas seulement les habitants de Ngoukomba, ce n’est que le début. Nous avons initié ce projet pour reconstruire des maisons aux habitants des villages sur l’Axe Damara, jusqu’à Libie, puis sur l’Axe Bogangolo. Ensuite nous allons mettre le cap sur l’Axe Boali jusqu’à Gaga. »

A Ngoukomba, ce sont au total 40 ménages qui ont bénéficié de ce projet qui s’inscrit dans une approche de participation communautaire. C’est-à-dire que les habitants vont eux-mêmes fournir les matériels locaux de construction, notamment les pailles, les baguettes, les fourches, etc. qui sont achetés par CARITAS et remis de nouveau aux habitants.

Jean Célestin Kpoé est notable au village Ngoukomba qui assure l’intérim du chef du village froidement abattu par des Anti-Balaka, lors de l’attaque : « C’est avec grande joie que nous réceptionnons cette aide de l’Ong Caritas. On reconnait les vrais amis dans les moments difficiles dit-on et cette assistance nous va droit au cœur. Il y a eu beaucoup de grandes Ongs qui nous ont promis mais n’ont rien fait jusque-là. Non seulement nous allons avoir des maisons très bientôt des maisons, mais aujourd’hui, nos enfants, les femmes, les jeunes ont tous du travail de paille, de charpente et autres matériaux locaux de construction. » Même soulagement pour Yvonne Yakoulé, bénéficiaire de ce projet : « Quand les Anti-balaka sont arrivés, c’est la désolation totale. On a fui rien qu’avec les enfants sans rien prendre. Ils sont venus tout emporter et brûler toutes les maisons du village. Moi, j’ai dormi pendant des mois avec les enfants sous le hangar du Sanctuaire marial et quand je regarde les enfants trembler de paludisme sous la pluie, j’ai pleuré. C’est pourquoi je témoigne de mes sincères remerciements à Caritas. Aussi, je lance un appel aux autres personnes de bonne foi et aux autorités de notre pas de penser à notre sort. » A Modeste Ténguéré de témoigner de sa reconnaissance : « Je remercie Caritas pour son aide. Nous pensons que nous étions oubliés. Pour moi, j’ai commencé à rassembler les matériaux de construction de ma maison, mais Caritas est venue nous payer ces matériaux pour nous permettre de nous acheter du sucre et du savon, car depuis le forfait des Anti-balaka dans le village, nous manquons de tout. » a-t-il dit.

Somme toute, la problématique du logement est cruciale en RCA. La réconciliation entre chrétiens et musulmans doit passer par là, étant donné la destruction systématique des maisons au nom du conflit inter-communautaire. Aujourd’hui, les personnes déplacées ont vu leurs maisons détruites et donc, leur retour est conditionné à un problème de logement.

CNC / Bangui / Fred Krock.

RCA: LES CENTRAFRICAINS SONT AUSSI “CHARLIE HEBDO”

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Manifestations-à-Bangui-pour-soutenir-la-France.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestations à Bangui pour soutenir la France

LES CENTRAFRICAINS SONT AUSSI “CHARLIE HEBDO”

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 11-01-2015.  Les Centrafricains ne sont pas restés insensibles au malheur qui a frappé les Français en ce début d’année 2015. Par de différentes manières, ils se sont mobilisés pour manifester leur vif soutien au côté des français. Les professionnels des médias centrafricains, en particulier, regroupés au sein de leurs organisations ont condamné l’attaque terroriste contre le siège du journal satirique “Charlie Hebdo” à Paris, le 7 janvier 2015, qu’ils ont qualifié d’une atteinte à la liberté de presse.

Cette attaque terroriste qui a causé la mort de 19 personnes en France a endeuillé la presse à travers le monde. En Centrafrique, l’Association des Radios communautaires (ARC), le Groupement des Éditeurs de la Presse privée et indépendante en Centrafrique (GEPIC), et l’Union des Journalistes centrafricains (UJCA) ont unanimement dénoncé cette fusillade terroriste dont le Journal satirique Charlie Habdo” est victime.

Par ailleurs, les manifestations sont aussi organisées à Bangui la capitale centrafricaine à cet effet. Un jour après la manifestation de la Communauté musulmane de Centrafrique en soutien a la France, des centaines de personnes se sont mobilisées, ce 10 janvier 2015, pour compatir avec la France. Elles ont marché depuis le centre ville pour comme point d’arrivée l’ambassade de France à Bangui.

Cette marche a vu la présence de monsieur Aristide Sokambi et monsieur Victor Wake respectivement ministre à la Défense et ministre à la Communication qui ont exprimé la solidarité du peuple centrafricain au peuple français en ce triste moment de malheur.

Des membres de la délégation de l’Union Européenne et de l’ambassade de France à Bangui ont également honoré leur présence à la mobilisation.

Cette mobilisation vient suite à l’appel de l’Ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas qui a lancé un message aux ressortissants français vivant en Centrafrique et aux Centrafricains qui ont montré leur solidarité à ne pas tomber dans des amalgames qui risquent, dit-il, dans des oppositions qui n’existent pas.

 CNC / Bangui / Éric Ngaba

Centrafrique: manifestations de Bria, la Sangaris dément

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BBC Afrique / Corbeau News Centrafrique: 11-01-2015.

 

Commdant Laurent Bastide de l'Eufor-RCA. Photo: Fred Krock / CNC
Commdant Laurent Bastide de l’Eufor-RCA. Photo: Fred Krock / CNC

Manifestations de Bria, la Sangaris dément

Selon leur porte-parole, Laurent Bastide, les soldats de cette opération militaire française basés à quelque 600 kilomètres de Bangui n’ont pas tiré en direction de la foule venue protester samedi près de leur base.

“Dans la matinée (samedi), une foule s’est approchée de la base où sont stationnés les éléments français présents à Bria”, a dit Bastide lorsque BBC Afrique l’a joint par téléphone.

“Nous avons compté des jets de pierre et un jet de grenade venus de cette foule. Il n’y a eu aucun tir venu de Sangaris. (…) Aucun tir”, a-t-il soutenu.

Des “remous depuis quelque temps”

Interrogé sur les raisons des manifestations hostiles aux soldats français, Laurent Bastide a répondu : “Nous n’avons pas de réponse à donner. Il faudrait demander cela aux manifestants.”

Bastide signale qu’”il y a des remous depuis quelque temps, à Bria”.

Plusieurs sources contactées par BBC Afrique ont fait état samedi de la mort d’une personne, lors d’une manifestation hostile aux soldats français, à Bria.

Les manifestants voulaient se rendre en masse sur le site de Sangaris, à l’aérodrome de la ville, mais ils ont été repoussés par des tirs des soldats de l’opération militaire française, selon des habitants de Bria.

 

BBC Afrique

Centrafrique: un mort lors d’une manifestation

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BBC Afrique / Corbeau News Centrafrique: 10-01-2015.

Hotel de ville de Bria en Centrafrique

Un mort lors d’une manifestation

Une personne a été tuée lors d’une manifestation contre les forces françaises de l’opération Sangaris, à Bria, une localité située à quelque 600 kilomètres de Bangui, la capitale de la RCA.

Les manifestants voulaient se rendre en masse sur le site de la Sangaris, à l’aérodrome de la ville. Mais ils ont été repoussés par des tirs des soldats français, selon des habitants de Bria.

Il est difficile d’avoir une idée précise du bilan des échauffourées, même si des sources concordantes annoncent la mort d’une personne et font état de plusieurs blessés.

Selon des sources locales, le climat est tendu depuis qu’un homme en arme a ouvert le feu sur l’un des deux hélicoptères de reconnaissance de la Sangaris, qui survolaient la ville.

Un civil a été tué et trois autres blessés dans les représailles des soldats de l’opération Sangaris, dans la nuit de vendredi à samedi, a appris la BBC.

En colère, des habitants de Bria sont descendus dans la rue, samedi matin.

Une autre source, indépendante celle-là, parle d’un mort et d’une dizaine de blessés.

Les activités commerciales étaient suspendues samedi, et les administrations paralysées.

Les manifestants maintiennent leur position sur la piste de l’aérodrome, conditionnant leur retrait au départ des soldats de Sangaris de la ville. La force militaire de l’ONU, la Minusca, tentait de mener une médiation.

BBC Afrique

Charlie hebdo: manifestations à Bangui en solidarité avec la France

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20minutes.fr / Corbeau News Centrafrique: 10-01-2015.

Je suis charlie

Sur les banderoles déployées par les manifestants et sur les murs de la capitale centrafricaine, on pouvait lire: «Nous compatissons avec la France». «Non au terrorisme», «Non à la barbarie», ou encore «Je suis Charlie».

Deux ministres centrafricains – Aristide Sokambi à la Défense et Victor Wake à la Communication – ont participé à cette marche qui s’est déroulée dans le calme. Des membres de la délégation de l’Union Européenne et de l’ambassade de France à Bangui étaient également présents.

France

Le rassemblement le plus important a été enregistré à Toulouse (sud-ouest) où plus de 80’000 personnes ont défilé en un cortège silencieux, ponctué de salves d’applaudissements et constellé d’affichettes, notamment «Je suis Charlie» en hommage au journal Charlie Hebdo dont la rédaction a été décimée par un attentat mercredi.

«Je suis contre le racisme» « Je suis pour la laïcité», proclamaient également des affichettes des manifestants dans la ville meurtrie il y a près de trois ans par les sept meurtres commis en une semaine par l’islamiste radical Mohamed Merah.

A Nantes (ouest), ils étaient au moins 30’000, défilant derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire «Vivre ensemble, libres, égaux et solidaires».

A Pau (sud-ouest), au moins 30’000 personnes – près de 40’000 selon la mairie organisatrice du rassemblement – se sont retrouvées pour une marche silencieuse.

«C’est un formidable mouvement populaire (…) C’est beau et significatif, infiniment précieux», a déclaré à l’AFP le maire centriste François Bayrou. La marche s’est déroulée à travers le centre-ville, derrière une large banderole proclamant «Nous sommes tous Charlie», tenue par des lycéens.

A Besançon (est), ils étaient plus de 20’000, à Orléans (centre) plus de 22’000.

A Nice, dans le sud-est, au moins 23.000 manifestants étaient comptabilisés, une manifestation d’ampleur au regard de cette ville de 350’000 habitants.

En silence, sans discours, la marche s’est étirée sur environ un kilomètre, sur la Promenade des Anglais en bord de mer, pour s’achever devant le monument aux morts où une gerbe a été déposée, en présence des représentants religieux de toutes les confessions, a constaté un correspondant de l’AFP.

Ils étaient au moins 22’000 à Lille (nord) et encore des milliers dans plusieurs villes à travers la France.

20minutes.fr

Centrafrique: la Séléka réclame la récompense promise pour un chef de la LRA

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Reuters / Corbeau News Centrafrique:

les milices de la rebellion ougandais LRA
les milices de la rebellion ougandais LRA

La Séléka réclame la récompense promise pour un chef de la LRA

Les ex-rebelles centrafricains de la Séléka, qui disent avoir capturé Dominic Ongwen, commandant de l’Armée de résistance du seigneur, réclament la récompense de cinq millions de dollars offerte par les États-Unis.

Les forces spéciales américaines qui apportent depuis 2011 un soutien à la force d’intervention créée par l’Union africaine (UA) pour démanteler le mouvement ougandais particulièrement violent avaient annoncé dans la semaine l’arrestation de ce suspect recherché par la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité.

Les autorités ougandaises ont depuis confirmé son identité. Les États-Unis avaient promis “jusqu’à cinq millions de dollars” de récompense pour toute information menant à son arrestation.

 “C’est nous qui l’avons ramené à notre base. Les Américains sont venus à bord de deux hélicoptères, dont l’un s’est posé et a emmené le prisonnier”, a déclaré Mounir Ahmat, commandant de la Séléka à Sam Ouandja, dans le nord de la République centrafricaine, interrogé par Reuters.

“Nous n’avons toujours pas reçu la récompense promise pour la capture de Dominic Ongwen. J’ai appelé les Américains ce matin et ils ont promis de revenir dans deux jours”, a-t-il ajouté.

La Séléka, mouvement rebelle à majorité musulmane, s’est emparée du pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant de le quitter en janvier 2014 sous la pression de la communauté internationale.

 

Crispin Dembassa-Kette, Jean-Philippe Lefief

Reuters

 

Centrafrique: “Nous fuyons pour échapper à la mort”

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Corbeau News Centrafrique: 10-01-2015.

“Nous fuyons pour échapper à la mort”

 

Avec la crise qui perdure en centrafrique, de nombreuses personnes continuent de prendre le chemin de l’exil pour fuir les violences. Le Cameroun notamment accueille des milliers de réfugiés centrafricains.

 

Entre 8000 et 10 000 réfugiés arrivent au Cameroun chaque semaine depuis le mois d’août 2014, selon les chiffres du HCR. Mais une fois arrivés dans le camp camerounais, les Centrafricains ne sont pas tirés d’affaire. Il est difficile de s’en sortir dans un pays où l’on repart de zéro. Par ailleurs, les besoins humanitaires et les réactions hostiles des communautés locales se multiplient.

 

Cliquez sur le lien ci-dessus (sur la photo en haut) pour écouter le reportage.

 

 

Par: Moki Kindzeka / Sandrine Blanchard

        avec DW

Centrafrique: les ressortissants de la Ouaka plaident pour le retour de la sécurité à Bambari

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Mr. Alphonse Komoko Blacka, président Arasdo. Photo: Fred Krock pour CNC

Les ressortissants de la Ouaka plaident pour le retour de la sécurité à Bambari

 

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 10-01-2015.

Ils sont près d’un demi-millier les ressortissants de la Ouaka venus des différentes localités de ladite préfecture, notamment des cinq sous-préfectures, Bakala, Ippy, Grimari, Kouango et Bambari chef-lieu de la Ouaka à répondre à l’appel de Alphonse Komoko Blacka, président d’ARASDO (Association de ressortissants amis et sympathisants de la Ouaka) pour débattre de la situation qui prévaut dans leur localité. Ces échanges se tiennent dans le cadre de la première Assemblée générale ordinaire d’ARASDO qui s’est ouvert ce 9 janvier 2014, dans la FATEB à Bangui.

Le Président du Conseil national de transition Alexandre Ferdinand Nguendet, lui-même Représentant la Ouaka au sein de cette institution, Isabelle Gaudeuille Ministre des Eaux et forêts et ministre-résident de la Ouaka et Aristide Sokambi Ministre d’Etat à la défense nationale et ressortissant de la Ouaka, représentant personnelle de la Présidente de transition Catherine Samba Panza, elle-aussi ressortissante de la Ouaka ont rehaussé de leur présences cette rencontre historique des ressortissants de la Ouaka, la toute première du genre.

AGO Arasdo
AGO Arasdo

C’était une circonstance de retrouvailles pour les filles et fils de la Ouaka, mais beaucoup plus une période difficile en partage du fait de la prévalence de l’insécurité dans la localité qui a rendu la vie particulièrement difficile pour les populations de la Ouaka. D’ailleurs, c’est avec un cœur serré que le Président du Bureau Exécutif d’ARASDO, Komoko Blacka a passé en revue la situation du désastre humanitaire aujourd’hui dans la préfecture de la Ouaka. Après avoir demandé une minute de silence en la mémoire des victimes tombées sous les affres des groupes armés qui ont pris en otage la paisible population, il déclare : « La Ouaka a payé le plus lourd tribut de la crise que connait la République centrafricaine depuis deux ans. » a-t-il indiqué avant de détailler « Depuis l’installation du noyau dur de la rébellion [Séléka] à Bambari, la ville et ses environs ont été victimes de l’exécution d’un véritable plan d’épuration ethnique. Les assassinats, les viols, les spoliations des biens et des meubles sont légion. Des villages entiers sont rayés de la carte de la Ouaka. »

Ce tableau désolant corrobore bien le témoignage accablant de Marie Brigitte Tagba, une des participants venue de Bambari. « Si jamais rien est fait, Ouaka disparaitra de la carte de la RCA. D’ailleurs, je peux même dire ici que Ouaka n’existe pas pour le moment. La population civile ne sait plus à quel saint se vouer, les hommes de Ali Darras [le tristement célèbre général Séléka, patron de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC)] font la loi, massacrent la population de Bambari. Il ne se passe pas un seul jour que des corps soient repêchés dans la rivière Ouaka ou ramassés dans des fausses communes par la Croix-Rouge local. » a-t-elle relaté en sanglot avant d’interpeler personnellement la présidente de la transition, Catherine Samba Panza, en sa double qualité de Présidente de la République et Fille de la Ouaka à intervenir le plus rapidement possible pour sauver ce qui reste de cette préfecture.

Par ailleurs, les participants à ces assises ont dénoncé et condamné les atrocités de tout genre qui ont enlevé aux populations de la Ouaka, leur dignité humaine, bloquant ainsi toute initiative d’une quelconque action de développement. Ils interpellent par la même occasion, les forces internationales à l’application stricte du mandant qui leur a été donné par le Conseil de sécurité des Nations unies. Quant aux autorités de la transition, ARASDO les invite « à mettre en œuvre les pouvoirs régaliens qui leur sont reconnus par la Charte constitutionnelle de transition pour le rétablissement de la paix et de la sécurité en République centrafricaine en général et dans la Ouaka en particulier. » De même, les Ongs sont invitées à Bambari pour soutenir les populations en détresse.

Faut-il rappeler que ARASDO est née le 26 octobre 2013 à Bangui par la seule volonté des filles et fils de la Ouaka. Association enregistrée au ministère de l’Administration du territoire sous la Décision n° 011/14/MATDR du 20 janvier 2014, elle a s’est donnée comme mission de contribuer à la définition des objectifs stratégiques et à la mise en œuvre des actions gouvernementales en matière de développement environnemental, socioéconomique, culturel et du capital humain de la Ouaka ; appuyer les populations des cinq sous-préfectures dans le domaine de l’identification, de la conception et de la mise en œuvre des projets de développement communautaires ; promouvoir l’esprit et la pratique de la solidarité, de l’unité, du vivre-ensemble et de la paix en République centrafricaine en général et dans la préfecture de la Ouaka en particulier.

CNC / Bangui / Fred Krock

LA RELANCE DES ACTIVITÉS FORESTIÈRES ET DE LA FAUNE EN CENTRAFRIQUE

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Photo: Éric Ngaba pour CNC

LA RELANCE DES ACTIVITÉS FORESTIÈRES ET DE LA FAUNE EN CENTRAFRIQUE

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 10-01-2015. Bientôt les activités forestières et de la faune vont être relancé dans les préfectures de la République centrafricaine. Ceci après trois années d’inactivité suite à là récente crise survenue dans le pays. Les directions et inspections régionales et forestières ainsi que tous les postes de cantonnement et des brigades spécialisées seront déployés d’ici peu dans sur le territoire du pays.

La relance des activités a été évoquée lors des travaux de la conférence annuelle des cadres, directeurs régionaux et inspecteurs préfectoraux du ministère des eaux et forêts, chasse et pêche qui ont démarré , ce 07 janvier 2015 à Bangui. L’objectif est de faire le bilan général de ces trois années d’inactivité écoulées et de ressortir des recommandations permettant le redéploiement des services forestiers à l’intérieur de Centrafrique.

Le travail du département n’est pas de rester à Bangui. C’est à travers les structures déconcentrées, en fait, nous couvrons toute la République centrafricaine. Que ça soit les eaux et forêts, que ça soit la faune. Cette conférence marque le retour des activités du terrain. Lorsque l’intérieur a été déserté par le service, il s’est trouvé que il y a un laisser libre occasionnant beaucoup d’actions dévastatrices de forêt de la faune parce qu’il n’y a pas de contrôle et de surveillance sur le terrain“, a affirmé Isabel Godé, ministre des eaux et forêts, chasse et pêche.

Les agents et cadres du ministère des eaux et forêts, chasse et pêche ayant pris part à cette conférence vont passer trois jours de partage et d’échange sur les questions liées aux activités qu’ils auront menées. Ils seront automatiquement redéployés dans les préfectures du pays dans les meilleurs délais, d’après madame la ministre Isabel Godé.

Les travaux de cette conférence sont placés sous le haut patronage du premier ministre, Chef du gouvernement Mahmat Kamoun qui a ouvert la séance. Selon monsieur Kamoun, ce séminaire est une opportunité pour les participants de bien favoriser le travail sur le terrain où ils vont exercer.

CNC / Bangui / Éric Ngaba

Sénégal: en attendant que la Cour suprême statue sur son cas Sidya Bayo sera en résidence surveillée

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Corbeau News Centrafrique: 10-01-2015.

 

bayo
Sidya Bayo

 

En attendant que la Cour suprême statue sur son cas

Sidya Bayo sera en résidence surveillée

 

On ne sait si c’est le recours qui a retardé l’expulsion de l’opposant gambien Cheikh Sidya Bayo du Sénégal ou alors c’est la « lenteur »de la Cour suprême qui aurait cloué l’avion au sol. Toujours est-il que Sidya Bayo verra son séjour prolongé au Sénégal en attendant la décision de la Cour suprême. Entre temps, les avocats et le directeur de la Police de l’Air et des Frontières (Dpaf) cherchent des voies et moyens administratifs et sécuritaires pour que le Gambien soit en résidence surveillée.

 

La Cour suprême qui avait huit jours pour statuer sur le recours aux fins d’annulation a certainement retardé le départ de l’opposant Sidya Bayo. Car certains membres qui devraient composer cette haute juridiction bénéficient d’un repos médical. Ce qui justifie que la Cour suprême ne s’est pas encore prononcée sur le recours déposé par les avocats de l’activiste gambien Sidya Bayo frappé par une mesure d’expulsion du territoire national. Face à cette double situation, Sidya Bayo est devenu un gardé-à-vue encombrant pour la police. Et ce, au grand bonheur de ses avocats qui, sous la bannière des droits de l’homme, réclament l’abandon des poursuites. Sans doute pour un pacte gagnant-gagnant , les deux parties à savoir le directeur de la Police de l’Air et des Frontières ( Dpaf) et le collectif des avocats cherchent des modalités pour que Sidya Bayo soit mis en résidence surveillée. Comme quoi, il sera consigné à domicile et privé de sa liberté dans l’intérêt de l’ordre public et même dans son propre intérêt. Il est clair que son sort dépendra de l’arbitrage de la Cour suprême. Seulement, on voit mal une telle juridiction prendre une décision contraire à la volonté politique et administrative du ministère de l’Intérieur, c’est-à-dire expulser le Gambien du Sénégal.

Car dans cette affaire, le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, a eu à condamner les activités politiques de Cheikh Sidya Bayo dont le tort était de revendiquer une part active dans le coup d’état manqué en Gambie. «Le Sénégal ne peut pas se permettre de garder sur son territoire un opposant qui fomente un coup d’Etat contre un autre pays à l’intérieur de son territoire », avait déclaré le ministre avant de déplorer le fait que Sidya Bayo ait transgressé l’accord d’hospitalité. Un manquement qui lui a couté une mesure d’expulsion vers la France, compte tenu de sa double nationalité.

 

 

Pape NDIAYE

Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais ( Janvier 2015 )

 

 

Interview de Mr. NGUINDA Joseph, président du bureau sous-fédéral de l’ URCA (Sénégal)

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Joseph NGUINDA

Interview de Mr. NGUINDA Joseph, président du bureau sous-fédéral de l’ URCA (Sénégal)

Monsieur le président, c’est avec fierté que vous êtes élus à la tête de la sous-fédération de Dakar du parti URCA que préside l’ancien premier ministre Anicet-Georges DOLOGUELE. Quelles sont vos impressions après ce succès incontestable puisque vous n’aviez pas eu de concurrent ?

Joseph NGUINDAT : Il est tout à fait naturel de tirer une certaine satisfaction de l’atteinte d’un objectif individuel. Mais ce qu’il faut retenir c’est que cette élection a permis d’implanter le bureau sous-fédéral de l’URCA à Dakar. L’urgence en RCA aujourd’hui est d’apaiser les tensions pour sortir du cycle de violences multiformes et entrer dans une logique de débats responsables et civilisés afin de tirer l’Etat centrafricain de son effondrement. Cette élection est donc l’acte fondateur qui est venu consacrer l’émergence, sur la scène politique, de ressortissants centrafricains basés au Sénégal, ayant pris la décision de participer à l’œuvre de reconstruction nationale dans les colonnes de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), créé le 23 octobre 2013 par Assemblée Générale Constitutive à Bangui (République Centrafricaine) et officiellement reconnu le 13 janvier 2014.

Quelles étaient vos motivations ?

Ma motivation tire son essence de la situation sociale extrêmement grave que connait la RCA depuis l’accès au pouvoir de la coalition armée « Séléka », malgré le rejet de la prise de pouvoir par la force telle que exprimé par la Francophonie dans la déclaration de Bamako adoptée le 3 novembre 2000. Cette situation n’a pas manqué de susciter la réaction de la communauté internationale qui a bien voulu accompagner le pays dans le cadre d’un processus de sortie de crise, de transition démocratique et de consolidation de la paix et ce, conformément aux objectifs stratégiques arrêtés dans la déclaration de Saint Boniface – adopté le 14 mai 2006 – par les Etats ayant le français en partage. Il y a lieu de noter que dans l’intérêt supérieur de la RCA, les centrafricains eux-mêmes doivent apporter leur réponse politique à une telle situation. Pour ma part, j’ai décidé de suivre la démarche proposée par l’URCA, qui doit être perçue comme une démarche de solidarité et de participation à la rénovation du pays.

Vous êtes entourés pour la plupart par des jeunes centrafricains qui sont élus au sein du Bureau Politique de Dakar. Y aura-t-il une bonne collaboration entre vous avant les prochaines échéances électorales d’août 2015 ?

La présence des jeunes au sein du bureau politique de l’ URCA à Dakar est une très bonne chose dans la mesure où, justement, ça correspond à l’un des objectifs majeurs retenus par les pays francophones, qui consiste à renforcer le rôle des femmes et celui des jeunes en tant que vecteurs de paix et acteurs de développement. Avec mon sens de large ouverture, il est possible d’instaurer un bon climat de collaboration afin de relever ensemble les défis de notre engagement en mutualisant nos expériences et nos motivations pour assurer la plus large mobilisation et l’implication citoyenne de nos jeunes.

Le secrétaire général de l’ URCA en mettant en place le Bureau politique de Dakar a évoqué la question de la mise en place des sections des provinces du Sénégal qui urge telles que Thiès, Casamance et bien d’autres villes. A quand le démarrage du processus de la mise en place des sections du Sénégal?

A mon avis, la mise en place de la sous-fédération de l’ URCA au Sénégal constitue une donnée d’entrée du processus qui permettra de déployer rapidement des sections d’abord à Dakar puis dans les autres régions ciblées à l’intérieur du Sénégal.

Selon le programme de l’ URCA, vous avez le rôle de soutenir la gouvernance du président Anicet-Georges DOLOGUELE. Avez-vous peur d’autres candidats en face de votre candidat pour la prochaine présidentielle ?

Il ne s’agit pas d’avoir peur d’autres acteurs ou protagonistes du processus démocratique qui seraient en face de celui de l’ URCA. Dans le cas de la RCA, il est plutôt question pour les centrafricains eux-mêmes de traduire les conflits ouverts en termes politiques afin de trouver une solution durable qui permettra de sortir le pays de son cycle de grave instabilité et d’incurie. Donc, en tant que Président du bureau sous-fédéral de l’ URCA au Sénégal, je ne saurai que faire preuve de courage et de solidité morale dans mon engagement politique pour soutenir, en prévision du prochain scrutin, le candidat de mon parti dans la libre compétition d’accès au pouvoir.

Comment vous voyez le président Anicet-Georges DOLOGUELE qui ne cesse de communiquer avec la population centrafricaine meurtrie ?

Parmi la multitude de types de dirigeants qui peuvent gouverner notre pays, il se trouve qu’Anicet-Georges DOLOGUELE se distingue particulièrement. Selon ma perception, c’est un homme politique visionnaire, compétent, rassembleur, ayant la capacité à planifier à l’avance et à rallier les hommes, les femmes et les jeunes centrafricains autour d’un projet de société structurant auquel ces derniers adhèrent. En effet, la RCA a besoin aujourd’hui d’une nouvelle génération d’hommes politiques qui peuvent gouverner le pays et faire le bonheur des peuples en créant des richesses dans l’intérêt à long terme des populations présentes et pour les générations futures, le tout dans un contexte de paix et de sécurité propice au développement durable.

Avez-vous un message à l’endroit du président DOLOGUELE ?

Je n’ai aucun message particulier à l’endroit du président Anicet-Georges DOLOGUELE. Mais je dirai tout simplement que j’ai confiance en lui et c’est la raison de mon adhésion à ses idéaux. Toutefois, en dehors de cela est-il que globalement, je reste convaincu que si rien n’est fait de manière urgente et objective par l’ensemble des dirigeants centrafricains pour soutenir les efforts de la communauté internationale, la RCA restera dans une crise récurrente dont personne ne peut aujourd’hui mesurer l’ampleur et les développements futurs. J’en appelle donc à une large mobilisation de la classe dirigeante pour une élimination définitive des facteurs d’instabilité sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

Par ailleurs, je réaffirme la prise en compte des recommandations ci-dessous par nos dirigeants :

  • Rétablir une véritable harmonie entre les communautés musulmanes et chrétiennes ;
  • Mettre en place et équiper l’armée nationale pour assurer la défense opérationnelle du territoire dont les frontières ne sont que très poreuses ;
  • Créer un dispositif de veille intégrant toutes les régions de la RCA pour anticiper tout ce qui pourrait impacter négativement la paix et la sécurité sur le territoire centrafricain ;
  • Assurer le développement harmonieux des différentes régions de la RCA pour éviter des frustrations qui pourraient susciter la haine viscérale entre centrafricains ;
  • Promouvoir les droits des femmes et des jeunes et assurer le renforcement de leurs capacités afin de bien combattre la pauvreté ;

Que direz-vous aux centrafricains de la diaspora sénégalaise ?

J’invite les centrafricains de la diaspora sénégalaise à s’engager politiquement dans les colonnes de l’ URCA, formation politique de challenge, afin de contribuer à relever le défi de reconstruction nationale.

 

Propos recueillis par Pierre INZA

Email : globevisionnaire@yahoo.fr

 

Centrafrique : l’ONU dénonce des crimes contre l’Humanité

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RTL / Corbeau News Centrafrique: 09-01-2014

 

Forces françaises à l'entrée de Sibut en Centrafrique le 01 février 2014. Crédit : AFP / JEAN-PIERRE CAMPAGNE
Forces françaises à l’entrée de Sibut en Centrafrique le 01 février 2014. Crédit : AFP / JEAN-PIERRE CAMPAGNE

Centrafrique : l’ONU dénonce des crimes contre l’Humanité

 

Une enquête des Nations unies révèle que des crimes contre l’humanité avaient été commis en Centrafrique par les 2 camps.

Une commission des Nations unies enquêtant sur les violences qui ravagent la République centrafricaine depuis deux ans a conclu que les deux camps avaient commis des crimes contre l’humanité, y compris un “nettoyage ethnique”, mais que l’intervention internationale avait évité un génocide.

Cette commission créée par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon en janvier 2014 estime que le conflit a fait “des milliers de morts”, sans doute plus de 6.000, et fixe comme priorité de “mettre fin à l’impunité”.

Des violations des droits de l’homme ont été commises par toutes les parties a conclu  la commission d’enquête de l’ONU

Elle avait commencé son travail en avril et remis son premier rapport en juin au Conseil de sécurité. Son rapport final, de 127 pages, transmis au Conseil en décembre, confirme en grande partie ses conclusions initiales.

“Des violations des droits de l’homme ont été commises par toutes les parties”, conclut la commission. “La coalition Séléka et les (milices) anti-balaka sont aussi responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité”. Le rapport détaille une longue série d’exactions: viols, meurtres, recrutement d’enfants-soldats, torture, incendies d’habitations.

“Nettoyage ethnique”, “crime contre l’humanité”

“Bien que la commission ne puisse conclure qu’il y a eu génocide, le nettoyage ethnique de la population musulmane par les anti-balaka constitue un crime contre l’humanité“, soulignent les enquêteurs.

L’action “opportune de la France”

L’absence de preuves d’un génocide, évoqué comme un risque par des responsables de l’ONU, “ne diminue en rien la gravité des crimes commis” et il n’est pas certain qu’un génocide pourra être évité à l’avenir. Les enquêteurs rendent à cet égard hommage à “l’action opportune menée par les forces de l’Union africaine et les forces françaises ainsi que la Minusca” (Mission de l’ONU en RCA).

De 3.000 à 6.000 morts dans les violences

La commission n’est pas en mesure de donner un bilan précis des deux années sur lesquelles elle a enquêté: “Les diverses estimations disponibles vont de 3.000 à 6.000 tués mais la commission considère qu’elles ne rendent pas pleinement compte de l’ampleur des tueries”.

Le Conseil de sécurité avait voté en avril 2014 l’envoi de 12.000 Casques bleus en RCA, déchirée par des violences entre l’ex-rebellion Séléka à majorité musulmane, qui avait pris le pouvoir en mars 2013 avant d’être évincée en janvier 2014, et les milices anti-balaka en majorité chrétiennes.

Par par La rédaction numérique de RTL , Avec AFP

Nettoyage ethnique en République centrafricaine, dit l’ONU

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Corbeau News Centrafrique: 08-01-2015.

Le climat d'impunité qui règne dans le pays alimente de nouvelles violences. Des enquêtes indépendantes sont urgentes. | © Amnesty International
Le climat d’impunité qui règne dans le pays alimente de nouvelles violences. Des enquêtes indépendantes sont urgentes. | © Amnesty International

Nettoyage ethnique en République centrafricaine, dit l’ONU

Une commission d’enquête des Nations unies fait état de nettoyage ethnique à l’endroit des musulmans en République centrafricaine, mais dit n’avoir décelé aucune preuve de génocide.

Le pays a récemment été déchiré par plusieurs mois de violences sectaires qui ont fait des milliers de morts.

Le rapport dévoilé jeudi prévient de plus que le bilan officiel — qui va de 3000 à 6000 morts — sous-estime gravement le nombre réel de gens tués lors des affrontements entre chrétiens et musulmans.

Les trois membres de la commission d’enquête accusent les deux camps de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, mais reprochent aux milices chrétiennes des actes de nettoyage ethnique.

Des milliers de musulmans ont fui la République centrafricaine, où un fragile gouvernement transitoire espère organiser des élections d’ici au mois d’août.

NEW YORK, États-Unis 

Journal Metro

Centrafrique: À Bambari, Michel Guerengou, chef de quartier Madjouaka a été tué par des Anti-balaka

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© Andoni Lubaki, Archives AFP | Des membres des milices anti-Balaka, à Bambari, en juillet 2014.

A Bambari, Michel Guerengou, chef de quartier Madjouaka a été tué par des Anti-balaka

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 08-01-2015.  Tout naturellement dans la situation actuelle de non-Etat que traverse la RCA, ce sont les hommes en armes qui dictent le fonctionnement de la société, ceci en fonction de leur humeur propre. Le malheur des populations de la préfecture de la Ouaka et celles de Bambari le chef-lieu en particulier est qu’elles sont prises en étau par autant de groupes armés non-conventionnelles qui bénéficient de la clémence des forces internationales présentes dans la ville. Michel Guerengou est chef de quartier Madjouaka vers la rive droite de la rivière Ouaka – partie contrôlée par des Anti-balaka. Il a été froidement abattu dans l’après-midi du mercredi 7 janvier dernier par un groupe Anti-balaka.

Le péché du chef de quartier Madjouaka est qu’un groupe rival des Anti-balaka qui vient de gagner la ville de Bambari, il y a cinq jours l’a accusé d’être de connivence avec le groupe rival qui sévissait dans la ville avant. La victime a été abattue d’une balle dans la poitrine et une autre dans la nuque par un des groupes rivaux des Anti-balaka qui défraient la chronique ces derniers temps à Bambari.

Selon un témoin contacté sur place,  le chef du quartier a bel et bien été tué par les Anti-balaka. « Ils lui ont reproché d’être l’homme du Comzone  Vivien Bissekoa (le leader du premier groupe anti-balaka actif dans la localité depuis l’entrée de la Séléka à Bambari). Ils ont incendié sa maison et menacé de mort sa famille en leur interdisant d’organiser des obsèques. Le corps du chef est inhumé aussitôt dans sa concession. » a relaté ce témoin, habitant le quartier Madjouaka.

Un autre témoin ajoute : « les Anti-balaka sont visibles dans le quartier et terrorisent la famille au moment de l’inhumation. Les parents de Bangui ont peur, ils ne peuvent pas venir à la place mortuaire. Il y a quatre jours que ce groupe des Anti-balaka a fait irruption à Bambari pour chasser les premiers qui étaient là. La raison évoquée est que les premiers commettaient des exactions sur la population. Malheureusement, il y a beaucoup de suspicions et de stigmatisation qui risquent de faire des victimes innocentes parmi la population.  D’où la peur qui sévit ici. »

C’est justement là que la question au tour des « mesures de confiance » devra être posée, tant on sait que ces mesures de confiance donnent plein pouvoir aux détenteurs d’armes de terroriser dans leurs quartiers ou villages, voire même de commettre des bavures comme en a été le cas pour le pauvre Guerengou. Alors que n’eût été les mesures de confiance, l’application stricte des résolutions 2127 et 2149 du Conseil de Sécurité des Nations unies aurait permis de neutraliser tous les chefs de guerre et responsables des groupes armés, afin de laisser la population civile libre.

Malheureusement, les autorités de transition qui entendent redéployer l’autorité dans les villes de province n’ont que leurs yeux remplis de larme pour pleurer la mort de leurs autorités locales qui tombent sous le canon et la machette des bandits de grand chemin qui font leurs lois. Cela à juste titre, parce que la même communauté internationale qui refuse d’appliquer les Résolutions 2721 et 2149, en vue du désarmement et de la traque des leaders des groupes armés au profit des « mesures de confiance », refuse par la même occasion de laisser le gouvernement réhabiliter les FACA, afin d’asseoir son autorité sur l’ensemble du territoire.

CNC / Bangui / Fred Krock.

Centrafrique: le Général Jean Marc Bacquet d’Eufror-RCA annonce la construction d’un pont métallique à Bangui

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Général Jean Marc Bacquet de l’EUFOR-RCA. Photo: Fred Krock /CNC

Gl Jean Marc Bacquet d’Eufror-Rca annonce la construction d’un pont métallique à Bangui

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 08-01-2015.  Le général Jean Marc Bacquet, commandant de la force européenne en Centrafrique, Eufro-Rca a animé jeudi 8 janvier 2015, conjointement avec le Commandant Laurent Bastide de la force française de l’Opération Sangaris, une conférence de presse à la base militaire d’Eufro-Rca à Bangui. A cette occasion, deux grandes annonces ont été faites, à savoir la construction d’un pont métallique provisoire en alternative au pont passé de Sica-Castor un projet de l’Union européenne et le début de la réhabilitation des FACA (Forces armées centrafricaines) par l’ensemble des forces internationales en Centrafrique.

 « Je suis fier aujourd’hui de vous annoncer qu’un grand projet de construction d’un pont provisoire sur l’Avenue de France qui desservira les 3ème, 5ème et 2ème arrondissements de de Bangui est déjà là. D’ailleurs, le pont commandant de l’extérieur est déjà arrivé, il est présentement à UCATEX et n’attend que son montage sur place prévu pour les 12 et 13 janvier prochains. Nous allons tous réfléchir pour choisir le nom de baptême de ce pont, si on peut l’appeler le ‘’Pont de l’Europe’’ ou le ‘’Pont de la réconciliation’’. Ce qui importe est que ce joyau doit briser non seulement la barrière physique entre le 3ème et le 5ème arrondissement, mais briser aussi la barrière entre les communautés. » a annoncé Gl Jean Marc Bacquet.

Il s’agit selon le général d’un véritable fruit de la solidarité entre l’Europe et la RCA, parce que ce pont est un projet de l’Union européenne qui est de construction polonaise et appartenant à la République Tchèque. Ce joyau  a été transporté vers Bangui par les Allemands et sera montés sur place par les Italiens et des experts Tchèques sous le commandement d’un officier Français. Un pont métallique démontable de 24 mètres, pesant 32 tonnes.

Commdant Laurent Bastide de l'Eufor-RCA. Photo: Fred Krock / CNC
Commdant Laurent Bastide de l’Eufor-RCA. Photo: Fred Krock / CNC

Par ailleurs, cet appui à la reconstruction des infrastructures publiques à Bangui s’accompagne tout naturellement par des actions de sécurisation – mission première d’Eufor-Rca dans le 3ème et le 5ème arrondissement de Bangui. « On est passé d’une situation de guerre à une situation de normalisation dans les 3ème et 5ème arrondissements. » a avoué Gl Bacquet tout en reconnaissant par contre qu’ « il y a des actes de violences qui sont entre autres des vols à main armée de motos, de téléphones qui existent dans la capitale. Ce qui donne l’impression de l’insécurité dans la ville mais qui, en réalité, n’est qu’un sentiment d’insécurité par rapport à la réalité sécuritaire. Je pense que dans l’ensemble, la sécurité est quand même revenue […] Nous sommes tous conscients de la montée du grand banditisme et de la criminalité dans la capitale. Mais, nous y travaillons sérieusement avec les éléments de la Police et de la Gendarmerie d’Eufor et les forces de sécurité intérieure centrafricaines. Et je puis vous dire qu’avec les efforts de sécurisation que nous déployons tous les jours, nous avons pu juguler ce niveau de violences. »

Entre temps, il a appelé  les habitants de ces deux arrondissements considérés aujourd’hui comme les zones rouges à s’engager véritablement et personnellement dans le processus de la réconciliation : « Je demande à tous les habitants du 3ème et du 5ème arrondissement de porter chacun, un ruban bleu, de le mettre sur l’antenne de leurs voitures, sur la poignée de leurs motos, sur leurs tenues, à la porte de leurs maisons qui symbolisera la marche vers la réconciliation. Cela permettra de nous reconnaitre, nous les amis de la paix, du dialogue et de la réconciliation. » a-t-il exprimé.

Ce sont des gestes comme celui-là, à en croire Gl Bacquet, qui pourront justement stimuler les personnes déplacés de ces arrondissements dont la plupart s’est réfugiée sur site de l’aéroport de rentrer chez eux. D’ailleurs, à propos de ces déplacés, Gl Bacquet relève quelques conditionnalités qu’il estime incontournables qui sont en train de trouver leurs solutions : « la première condition, c’est la sécurité qu’Eufor ne fera pas toute seule, mais également avec l’apport de la population ; la deuxième condition, c’est la reconstruction des maisons, et là, il y a des projets qui sont mis en place et il y a des budgets qui vont être dégagés très rapidement et les autres conditions sociales et globales ne sont pas à exclure dans cette approche globale. » comme l’a souligné le commandant d’Eufor-Rca.

Les journalistes. Photo: Fred Krock pour CNC
Les journalistes. Photo: Fred Krock pour CNC

De son côté, le Commandant Laurent Bastide de Sangaris a indiqué que la force française travaille toujours en appui à la Minusca et à Eufor-Rca, mais aujourd’hui dans l’Est du pays en particulier. Mais, les centrafricains auraient aimé qu’on parle de la réhabilitation de leur armée. Le Commandant Bastide a donné un élément de réponse : « Le problème qui se pose avec la réhabilitation des Forces armées centrafricaines est qu’il ne faut pas aller trop vite. » a-t-il déclaré avant d’expliquer : «  Nous sommes persuadés que les populations centrafricaines sont impatientes de voir leurs armées nationales à leurs côtés, mais ce n’est pas le plus souvent facile.  Les FACA ont eu beaucoup de problèmes par le passé la preuve c’est qu’on trouve les FACA dans divers groupes armés. C’est finalement l’expérience que personne ne veut reproduire. Mais, je rassure que nous avons déjà amorcé un processus de vérification pour la reconstruction des FACA, seulement c’est un processus qui est long. Aujourd’hui, on a pu déjà reconstituer un bataillon qui aura, dans un premier temps une mission de garde statique, c’est-à-dire pour garder les différents Ronds-points dans Bangui. Nous avons pris cette avance sur le processus de RSS [Réforme du secteur de sécurité] qui vise justement la restructuration des Forces de défense et de sécurité de la RCA. »

CNC / Bangui / Fred Krock.

POURQUOI WASHINGTON A MENTI SUR LA CAPTURE DE CHEF REBELLE DOMINIC ONGWEN DE LA LRA EN CENTRAFRIQUE ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/les-milices-de-la-rebellion-ougandais-LRA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les milices de la rebellion ougandais LRA

 

POURQUOI WASHINGTON A MENTI SUR LA CAPTURE DE CHEF REBELLE DOMINIC ONGWEN DE LA LRA EN CENTRAFRIQUE ?

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 08-01-2015. Dominic Ongwen a été bel et bien capturé à Sam-ouandja, région Est de la République centrafricaine, par les éléments de l’ex coalition seleka qui l’ont échangé contre une importante somme d’argent aux soldats américains basés dans la région. Alors que la porte-parole du Département d’État américain Jennifer Sacki, a annoncé que l’homme s’affirmant comme Dominic Ongwen s’était rendu personnellement, ce 05 janvier, aux soldats américains basés en Centrafrique pour la traque de Joseph Kony, chef de l’Armée de la Résistance du Seigneur en abrégé LRA.

Pour quel intérêt le Département d’État américain a menti publiquement sur la prétendue reddition de Dominic Ongwen, un chef de commandement de la rébellion ougandaise LRA aux soldats américains sur le sol centrafricain?

Un chef rebelle de l’ex coalition seleka, dit Général Ahmat Alenta dément cette reddition de Dominic Ongwen chef de LRA comme l’a fait savoir le Département d’État américain. A en croire le Général Alenta, ce gros poisson dont les Américains sont à la recherche a été capturé lors d’un affrontement meurtrier opposant ses hommes et une branche de la LRA que commande Dominic Ongwen. L’affrontement a eu lieu, le 03 janvier 2015, dans le village Kotto 3 à environ 30km de Sam-Wandja où l’homme avec sa troupe sont tombés dans l’embuscade tendue par les hommes du Général Alenta. Ce chef rebelle de l’ex Seleka a affirmé l’homme capturé a été donné aux soldats américains en échange d’argent le 03 janvier 2015.

“On m’a informé que LRA voulait attaquer le village Kotto 3 à 30km de Sam-wandja. J’ai pris mes éléments et je les ai envoyé en patrouille dans cette zone. Dans cette patrouille, mes éléments les ont rencontré et ils l’ont capturé. Leur responsable était habillé en civile. Ils voulaient prendre fuite mais malheureusement, pour lui, il est tombé entre les mains de mes éléments qui se trouvaient au poste reculé. On l’a arrêté depuis le 03 janvier et on l’a emmené à notre base à Sam-wandja. Et quand je lui ai demandé il m’a dit qu’il s’appelait Moussa. J’étais en contact avec les projets américains, ils m’ont appelé puis ils m’ont proposé de l’argent en échange. Quand ils sont arrivés pour le prendre, j’ai fait un rapport avant de les remettre Dominic. Mais je ne savais pas que c’était Dominic. Arrivé à Bangui, j’ai suivi sur Rfi que c’était Dominic. Après, ils m’ont appelé pour me dire qu’ils viendront me donner de l’argent“, a précisé Général Alenta.

Dominic Ongwen fait parti des 5 chefs de la LRA dont Joseph Kony tous recherchés par la CPI. Les soldats américains sont présents en Centrafrique depuis 2008 pour traquer ces seigneurs de l’Armée de Résistance du seigneur LRA mais rien ne rassure depuis lors.

Par ailleurs, les Etats unis ont fait une récompense de 5 millions de dollard pour toute information permettant la capture d’Ongwen. Ce chef rebelle de LRA est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Pour l’heure, il se trouve entre les mains des soldats américains basés a Obbo, à l’Est de la République centrafricaine pour l’identification précise.

D’après un rapport de l’Organisation des Nations unies, la rébellion ougandaise de l’Armée de Résistance du Seigneur LRA a déjà fait plus de 10000 victimes et plus 60000 personnes enlevées de force depuis 1987 en Afrique centrale.

CNC / Bangui / Éric Ngaba

Minusca : Les révélations de Mamert Sinarizi sur le processus DDR en RCA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Mamert-Sinarinzi.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Mamert Sinarinzi. Photo: Fred Krock / CNC
Monsieur Mamert Sinarinzi. Photo: Fred Krock / CNC

Minusca : Les révélations de Mamert Sinarizi sur le processus DDR en RCA

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 08-01-2015.  Il y a grincement des dents  dans les sites de cantonnement des ex-Séléka, alors que la population elle, attend de voir ces Séléka démobilisés et réinsérés dans la vie active pour ce nom qui symbolise la terreur et de le danger de mort disparaisse. Seulement, tout se passe comme si le DDR unique porte de sortie dans cette situation traîne à venir. L’impatience gagne tous les milieux et le gouvernement est pointé du doigt. De quoi est-il réellement question, si la communauté internationale est là pour aider l’action gouvernementale dans ce sens. La Minusca, par la voix de  son Officier en charge du DDR Mamert Sinarizi situe l’opinion lors de la traditionnelle conférence de presse initiée par la force onusienne, le mercredi 7 janvier 2015.

Si jusque-là, le processus DDR n’a commencé, à qui la faute? Cette question mérite bien d’être posée  puisque que tout le monde en parle sans s’en faire une idée claire. Alors que l’on est d’accord que c’est la communauté internationale qui se charge de financer ce programme. Cependant, aujourd’hui, il y a grincement de dents dans les milieux concernés, notamment au sein des groupes armés qui se plaignent de la lenteur dans le processus.

En effet, rien n’a commencé.  Contrairement aux attentes des uns et des autres vis-à-vis du Programme DDR (le Désarmement démobilisation et réinsertion des ex-combattants), la Minusca est plutôt appelée à intervenir en appui aux autorités de la transition dans le cadre d’un Accord politique qui, malheureusement, reste à déterminer. « Plusieurs programmes DDR ont eu lieu dans ce pays, mais qui sont basés sur un processus individuel. Or, le DDR n’est pas une caisse de distribution d’argent ; mais une stratégie de stabilisation. L’approche du DDR a changé. La nouvelle approche est communautaire et prend en compte le processus du relèvement global du pays. » a déclaré Mamert Sinarizi, Officier chargé du DDR de la Munisca lors de la conférence de presse qu’il a co-animé avec Mme Ikavi de la communication, les Lieutenant-colonel Franck Gnapié et Adolphe Munirakiza respectivement Porte-parole de la Police et Force militaire de la Minusca. Par conséquent, Mamert Sinarizi a précisé  qu’« aujourd’hui, il n’y a pas un cadre politique légal pour le DDR en Centrafrique. A Brazzaville, il devrait avoir un Accord politique sur le désarmement, mais qui malheureusement n’a pu être signé pour des raisons propres aux parties-prenantes. Si cet accord avait été signé, ce serait dans ce cadre politique que la Minusca devrait intervenir sur la question du DDR. Aujourd’hui, la Minusca ne peut pas se levé de tue-tête pour aller désarmer des gens qui ont leurs leaders politiques. Non ! Peut-être que les négociations de Forum de Bangui déboucheront sur un cadre politique sur le désarmement pouvons permettre à la Minusca d’appuyer le gouvernement dans ce sens. »

Mamert Sinarizi a saisi cette occasion pour faire un éclairage sur la question des éléments de la Séléka cantonnés sur les sites des camps Beal, Rdot et Bss à Bangui. Selon lui, ce chapitre n’a rien à voir avec la mission de la Minusca : « Le regroupement des ex-Séléka au Camp Beal, Bss et Rdot n’a rien à voir avec le cantonnement qui a ses normes. Il s’agissait d’une décision de l’ancienne MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) prise en commun accord avec les autorités de l’époque du temps du président Djotodia. Ce regroupement avait pour but de trouver un endroit pour caser les combattants de l’ex-Séléka qui n’ont pas d’endroit où habiter à Bangui et qui errent partout. Aussi, il a été question de les faire regrouper et permettre un niveau de sécurité dans la capitale. Donc, ce regroupement n’avait aucune vision de l’avenir. » a-t-il affirmé.

Toutefois, au titre d’assistance, la Minusca ne saurait lésiner sur sa disponibilité à œuvrer à la recherche d’une solution apaisée à ce problème.  « La Minusca n’est pas indifférente du sort des combattants regroupes dans des sites. Nous avons fait une offre d’assistance à ces gens-là. Seulement, pour être efficace, nous avons demandé à ce qu’ils acceptent de quitter les casernes et qu’ils soient relocalisés ailleurs pour une meilleure assistance. Malheureusement, ils ont accepté dans un premier temps, mais ont fini par rejeter l’offre, exigeant plutôt au gouvernement de leur payer une compensation au titre des mois de cantonnement. A ce niveau, nous savons que le gouvernement est en discussion avec eux et on attend la suite de ces négociations pour voir comment accompagner le gouvernement. » a-t-il conclu.

Cette version de la Minusca laisse cependant croire qu’il y aurait certains responsables des groupes armés qui n’ont pas intérêt à aller véritablement vers le DDR pour s’enrichir sur le dos des bénéficiaires cantonnés dans les sites comme les ex-Séléka  ou regroupés ailleurs comme les Anti-balaka. Le temps est venu pour ceux-là, avec l’appui du gouvernement de créer le cadre politique, à travers un Accord de désarmement, afin que la Minusca déroule le programme DDR et que la paix revienne durablement en RCA.

CNC / Bangui / Fred Krock.

Centrafrique: grande caravane des musulmans et chrétiens pour rouvrir l’Avenue Koudoukou

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Caravane de paix à km5 sur avenue Koudoukou

Grande caravane des musulmans et chrétiens pour rouvrir l’Avenue Koudoukou

 

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 07-01-2015.  La ville de Bangui a enregistré une grande manifestation dans la matinée de ce mercredi 7 janvier 2015. Il s’agit de la grande caravane initiée par les musulmans de Km5 en vue de la réouverture de l’Avenue Koudoukou qui relie le 3ème 4ème arrondissement de Bangui en passant par le 5ème arrondissement. Des klaxons et de cri de joie que des Pick-up, taxis, bus, véhicules de particuliers et motos ont fait l’événement. Le carnaval qui a regroupé des milliers de manifestants est parti du Rond-point Koudoukou en aller et retour jusqu’à la Place de la réconciliation dans le 4ème arrondissement, puis sur l’Avenue Boganda en aller et retour jusqu’au Centre-ville.

Gl Kahlil et Mme le Maire Brigitte Andara
Gl Kahlil et Mme le Maire Brigitte Andara

Selon l’initiateur de cette manifestation général Abdel Kader Khalil de l’ex-coalition Séléka « il est temps pour le peuple centrafricain, chrétien et musulman de prendre conscience de là où ils se sont laissé conduire par la haine et la stigmatisation. En initiant cette activité, on avait confiance, car la crise qui a divisé les filles et fils de ce pays est une crise artificielle et que le temps est à jamais venu pour que nous manifestons le sentiment d’appartenance à un seul peuple et à une seule patrie : la RCA. »  Junior Balayé est l’un des manifestants non-musulman : « C’est une journée historique. Chacun rêvait longtemps de se retrouver un jour, côte-à-côte, chrétien et musulman. C’est aujourd’hui devenu une réalité. » a-t-il avoué.

Faut-il rappeler que depuis le 5 décembre 2013, plusieurs tentatives en vue de sa réouverture par les forces internationales (Sangaris, Misca, Eufor-Rca) n’ont pu rien faire. Les taximen sont et les usagers non-musulmans sont restés réticents. Là encore, la grande inconnue demeure la décision des conducteurs des taxis et bus s’ils reprendront ou pas. En effet, depuis la fête chrétienne de Noël en passant par le Nouvel an, le retour de la cohésion sociale s’est accéléré. Des rencontres de football, des soirées de Gala, voire des cultes d’action de grâce ont réuni chrétiens et musulmans dans une ambiance conviviale. Les activités économiques ont totalement repris au Km5. Les chrétiens fréquentent désormais l’enclave musulmane, même si dans le sens inverse la réalité n’est pas encore la même. La paroisse Saint Mathias abandonnée par ses fidèles depuis le 5 décembre 2013 a finalement célébré sa première messe le 25 décembre dernier avec le soutien de la communauté musulmane.

CNC / Bangui / Fred Krock.

Décret présidentiel entérinant la désignation des membres de la Commission Préparatoire du Forum de Bangui.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Catherine-Samba-Panza-de-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza de la Centrafrique

Décret n° 15.004 du 07 Janvier 2015 Entérinant la désignation des membres de la Commission Préparatoire du Forum de Bangui.

 

Les personnalités dont les noms suivent sont nommées Représentants de leurs institutions ou Entités pour siéger à la Commission Préparatoire du Forum National de Bangui.
ll s’agit de :

Présidence de la République :
– Mme Antoinette MONTAIGNE née MOUSSA ;

Conseil National de Transition
– M. ldriss SALAO

Gouvernement:
– Mme Jeannette DETHOUA, Ministre de la Réconciliation Nationale, du

Dialogue Politique et de la Promotion de la Culture Civique:
– M. Victor WACKE, Ministre de la Communication ;

 

Associations et Partis Politiques :
– M. Etienne MALEKOUDOU
– M. Rigobert VONDO
– M. Raymond ADOUMA
– M. Daniel NZEWE

Groupes armés :
– M. Régis NGBENZI
– M. Dieu Béni Christian KIKOBE
– M. Hamat MALMAL
– M.MOKPEM BIONLI Jacob

Réfugiés:
– M. Mamadou BELLO Abdoul Nassir

Société Civile :
– M. Jean-Jacques MATAMALET

 

Plateforme des Confessions Religieuses:
– Pasteur GREKOYAMET GBANGOU
Organisations de la Jeunesse :
– M. Jean Félix RIVA

Organisations des femmes :
– Mme Cécile GUERET-SEREGUET
– Mme Hadja Asta MOUSSA

Diaspora Centrafricaine :
– M. Guy Simplice KODEGUE

 

Personnalité Indépendante :
– Mme Emilie Béatrice EPAYE

 

FaciIitateurs Internationaux
– M. Michel BONDOMA ;
– M. Aurélien MBOUBI-KOULOUBI

 

Appui technique :
– Centre pour le Dialogue Humanitaire

 

Art.2: Le Bureau de la Commission Préparatoire du Forum de Bangui sera composé conformément à I’Art 07 du Décret n” 14.391 portant création de la Commission Préparatoire du Forum de Bangui.

 

France: Attentat contre “Charlie Hebdo” : qui sont les victimes ?

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Corbeau News Centrafrique: 07-01-2015.

Attentat contre le journal Charlie Hebdo

Attentat contre “Charlie Hebdo” : qui sont les victimes ?

 

Parmi les 12 personnes, dont deux policiers, tuées mercredi 7 janvier lors de l’attentat contre “Charlie Hebdo”, figurent notamment : le directeur de la rédaction et dessinateur Charb, le directeur artistique et dessinateur Cabu, les dessinateurs Tignous et Wolinsky et le journaliste Bernard Maris.

Les identités des autres victimes sont encore inconnues.

 

Charb

De son vrai nom Stéphane Charbonnier, Charb était protégé par le service de protection des personnalités depuis l’affaire des caricatures de Mahomet. Celui qui le protégeait a également été tué dans les locaux. Selon une de ses confrères, interrogée par le “Monde”, qui n’était pas dans le journal, Charb “se déplaçait parfois sans ses policiers, ce qui est un signe qu’il n’était pas inquiet à chaque instant.”

Il a pris la suite de Philippe Val en mai 2009. Dans le journal, sa place était notamment dans la rubrique “Charb n’aime pas les gens”. Il dessinait régulièrement pour “Fluide Glacial” dans lequel il avait sa chronique : “La fatwa de l’Ayatollah Charb”, ainsi que “L’Echo des Savanes”, “Télérama”, “L’Humanité”. Il a longtemps soutenu le Parti communiste, puis le Front de gauche.

Cabu

De son vrai nom Jean Cabut, avec ses lunettes cerclées et son éternelle coupe au bol, Cabu, 76 ans, était un pilier du journal. Il avait en ligne de mire les politiques, l’armée, toutes les religions… Et bien sûr, les “beaufs”, ces caricatures de Français râleurs, chauvins… Ses caricatures de Mahomet publiées en 2006 ont valu à l’équipe de “Charlie” des menaces de morts. Ecologiste convaincu, il avait soixante ans de carrière et plus de 35.000 dessins à son actif.

Son coup de maître est le “beauf”, apparu en 1973 dans “Charlie Hebdo”. Une caricature de Français gueulard, alcoolique, raciste, inspiré d’un patron de bistrot, dont il fait une vedette. Au point de le faire entrer dans le dictionnaire: “Beauf. Beauf-frère (d’après une B.D. de Cabu). Français moyen aux idées étroites, conservateur, grossier et phallocrate” (Le Robert).

Georges Wolinski

Le père du célèbre “Roi des cons” était aussi un pilier de la bande de “Hara-Kiri” dans les années 60 puis de “Charlie Hebdo”. C’est lui aussi qui caricaturera Michel Debré, alors ministre de la Défense, avec un entonnoir sur la tête.

Il participe également à l’aventure de “Charlie Mensuel”, dont il est le rédacteur en chef de 1970 à 1981. A partir des années 80, il travaille pour différents quotidiens ou magazines comme “L’Humanité”, “Libération”, “Le Nouvel Observateur”. Dans “Charlie”, chaque semaine, Wolinski met en scène deux personnages, un maigre timide et un gros, dominateur et péremptoire, qui enchaîne les propos de comptoir :

Monsieur, je suis pour la liberté de la presse, à condition que la presse n’en profite pas pour dire n’importe quoi !”

Le dessinateur, qui était âgé de 80 ans, avait quelque 80 albums à son actif, des compilations de dessins d’actu et de vraies BD, comme les célèbres aventures érotico-farfelues de Paulette. En 2005, il a été couronné par le Grand Prix du 32ème Festival d’Angoulême et en 2012 la très digne BNF lui avait consacré une rétrospective pour ses 50 ans de dessins. Il acceptait ces honneurs avec le sourire, comme il avait accepté la Légion d’honneur épinglée par le président Jacques Chirac. Outre son autobiographie (“Mes aveux”), il a aussi écrit pour le théâtre (“Je ne pense qu’à ça”, “Le Roi des cons”…) et la télé (“Scoopette, la nympho de l’info”, pour Canal+), en privilégiant son sujet favori : les relations hommes-femmes et bien sûr le sexe.

Notre journaliste-chroniqueur Delfeil de Ton, qui l’a bien connu à “Hara-Kiri” lui a rendu cet hommage :

Pauvre Wolin. J’écris ton nom et je pleure. Et l’esprit de Cavanna me rejoint qui avait tellement d’affection pour son Wolinski. Cabu tué en même temps que toi, il ne reste donc plus personne des pionniers de ‘Hara Kiri, journal bête  et méchant’. Il fallait bien que ça arrive un jour, mais pas comme ça. Pauvre Wolin, pauvre Maryse. On me demande des phrases, pas envie de faire des phrases.”

Tignous

De son vrai nom Bernard Verlhac, il était un collaborateur régulier de “Charlie Hebdo”. Il écrit pour la presse depuis 1980 et a collaboré régulièrement à “Marianne”, “Fluide Glacial”, “L’Express”… Il a couvert différents procès pour le journal satirique. Ses croquis du procès Colonna ont donné lieu à la publication d’un album qui a reçu le prix France-Info 2009.

Bernard Maris

Journaliste et économiste de gauche, Bernard Maris était un habitué des plateaux télé. Il signait sous le nom de “Oncle Bernard” dans “Charlie”. Il a également écrit pour “Marianne”, “Le Figaro Magazine”, “Le Monde” et “L’Obs”. Il tenait aussi une chronique sur France Inter, intitulé “J’ai tout compris à l’économie”.

 

Parmi les autres victimes, deux policiers : l’un d’eux, gardien de la paix, avait 42 ans selon BFM-TV. Le second était un officier du SPHP (Service de protection des hautes personnalités) et était chargé de la protection de Charb.

Selon BFM-TV, le gardien de la paix s’appelait Ahmed et avait une compagne.

La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont été chargées de l’enquête.

Celle-ci est ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris des chefs d’”assassinats en lien avec une entreprise terroriste”, “tentatives d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste”, “association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste”, “vol avec arme en relation avec une entreprise terroriste”, a précisé le parquet.

 

Par le Nouvel Observateur.

Centrafrique: les parents des victimes de Baba Laddé en colère contre le gouvernement

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Corbeau News Centrafrique: 06-01-2015. 

 Baba Laddé du extrad. vers le Tchad

Communiqué de Presse

Extradition de Baba Laddé au Tchad : Une indignation pour le peuple Centrafricain

Des milliers de Centrafricains s’étaient réjouit suite  à l’arrestation du chef rebelle tchadien Mahamat Abdelkader alias Baba Laddé, un sentiment émis par les parents des victimes et les victimes de torture de Baba Laddé. Ce sieur a commis beaucoup d’exactions sur le sol centrafricain. La période de Baba Laddé était bien pire que le fléau Ebola, la population du Nord de la RCA (Kabo, Kaga-Bandoro, Paoua et Batangafo) le surnomme « Grand Chef d’escadron de la Mort. ».

            Baba Laddé,  emprisonné depuis quelques semaines à Bangui a été extradé dans la nuit de vendredi à samedi à Ndjamena. Pourtant ce dernier était poursuivi par la justice centrafricaine pour plusieurs crimes qui datent de l’époque où il était rebelle en RCA. Nonobstant la procédure de la justice du Tchad visant le même individu, il convient de rappeler que la compétence des juridictions centrafricaines en la matière avait prédominance sur celle du Tchad vue que les crimes étaient commis sur le sol centrafricain.

Les Centrafricains s’indignent, car  nous avons vu partir en fumé l’espoir qu’enfin la justice sera rendue au sujet des crimes commis par ce Monsieur. L’occasion partit en fumé, l’autre fois, il a été extradé dans son pays mais il était relâché, malgré les crimes commis en RCA? Pour  Nous Centrafricains ce criminel doit être jugé pour les crimes commis en RCA ou il doit être traduit à la Cour Pénale Internationale.

            Admettons que  l’extradition de ce vendredi est la conséquence d’un mandat d’arrêt international de la justice tchadienne. Il reste à savoir, que reproche à la justice tchadienne à Baba Laddé pour obtenir son extradition au détriment de la procédure centrafricaine ?

Pour les Parents des Victimes

Mr. Justin Yambissi

Centrafrique : affrontement entre les Anti-balaka fait cinq morts à Bambari

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Un affrontement intra Anti-balaka fait cinq morts à Bambari

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 06-01-2015.  La population de Bambari, chef-lieu de la Ouaka à 385 km à l’Est de Bangui est proie aux groupes armés. D’un côté, les Séléka de Joseph Zoundeiko, ceux de Ali Darras et des musulmans armés et de l’autre côté les Anti-balaka qui dictent leur loi dans la ville. Soit il s’agit d’une attaque orientée directement sur des civils, soit ces des affrontements entre groupes armés qui font des victimes parmi les civils.

Dans la nuit du lundi au quartier Kidjigra ce sont les éléments d’un chef anti-balaka du nom Vivien Bissékoa qui ont été attaqués par un autre groupe d’Anti-balaka rival. Selon les témoignages recueillis depuis Bambari l’affrontement a été marqué par des combats intenses ayant occasionné mort d’hommes. « Certains Anti-balaka dont on ne sait d’où ils sont venus ont attaqué dans la nuit de lundi, le quartier général contrôlé par un de leurs grands chefs Vivien Bissékoa. Cinq personnes ont trouvé la mort au sein de la population civile et plusieurs autres sont blessées. » a déclaré Carmel Ndjo.

D’autres sources indiquent que ce chef Anti-balaka a été attaqué parce que la population se plaignait sans cesse de ses exactions sur les civils. En plus, il ne jure que par l’extermination des musulmans de Bambari, ce que la population n’a pas visé au profit de la réconciliation et la cohésion sociale.

Rappelons que cette nouvelle tension intervient à un moment où L’ultimatum lancé par la Mission intégrée multidimensionnelle des nations-unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) à l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), la faction peulh de la Séléka dirigée par le général Ali Darras aux fins d’enlever les barrières qu’elle contrôle  a expiré. L’UPC y a opposé une fin de non-recevoir. Au contraire, au lieu d’obtempérer, cette faction de la Séléka a préféré se livrer à un jeu puéril, notamment la manipulation de la pauvre communauté musulmane de Bambari. D’ailleurs, une si abjecte manifestation, suivie  de la remise d’un mémorandum tendancieux par  une poignée d’activistes musulmans au bureau local de la MINUSCA a été enregistrée à quelques heures de l’expiration du fameux mémorandum.

CNC / Bangui / Fred Krock

RCA : nouvelle stratégie pour une sortie de crise

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Le Monde.fr  /  Corbeau News Centrafrique: 06-01-2015.
 
 
Bangui, Centrafrique

Nouvelle stratégie pour une sortie de crise en RCA

 
Agir à court terme en pensant à long terme : un véritable changement de paradigme est à l’œuvre en République centrafricaine pour les acteurs du développement. Un moment charnière, impliquant de concilier l’urgence et la stabilité des actions à déployer. Victime de vingt ans de mauvaise gouvernance structurelle, embourbé dans une crise majeure depuis mars 2013, le pays affiche des indicateurs particulièrement dégradés.

 

Paradoxalement, « n’étant pas considéré en crise par la communauté internationale, il bénéficie de peu de financements », souligne Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale d’International Crisis Group, intervenant lors d’une conférence organisée au siège de l’Agence française de développement (AFD), le 9 décembre.

La situation en RCA a ceci de particulier qu’elle s’apparente à de l’urgence sans en relever, d’où un manque de moyens compliquant le travail des ONG déployées sur le terrain (Croix-Rouge, MSF, ACF, Première Urgence…)

« Indicateurs au vert »

« En 2012-2013, la RCA a souffert d’une absence de financements, d’où la difficulté pour les ONG de répondre aux besoins de base comme la santé, constate ainsi Fanny Martin-Blondel, responsable régionale pour Première Urgence. Si on note une amélioration depuis février, le pays est loin d’être sorti d’une situation d’urgence : il est trop tôt pour que les ONG se retirent. En même temps, il ne faut pas attendre que tous les indicateurs soient au vert pour commencer à envisager des solutions durables. »

Un état de fait qui a conduit l’AFD à « bouger ses lignes sur une approche globale. On sent bien qu’on est obligés de réfléchir à notre mandat, concède Philippe Chedanne, directeur adjoint du département Afrique de l’Agence. C’est pourquoi nous avons eu le sentiment qu’il y avait une réponse européenne innovante à monter, permettant de conjuguer actions d’urgence traditionnelles et actions de développement rapides. Face à des défis où nous n’avons aucune marge de manœuvre, nous avons instauré un dialogue de proximité avec des partenaires qui n’étaient pas les nôtres, traditionnellement. »

Alors que la communauté internationale affiche un bilan mitigé en matière de stabilisation et de reconstruction post-crise, la perspective d’un outil innovant permettant de mutualiser expertises et financements a fait son chemin. Officialisé en juillet pour cinq ans par la Commission européenne, le fonds Bêkou (« espoir », en langue sango) vise à combiner des projets simples, flexibles et à décaissement rapide et des projets de moyen terme afin d’accompagner la restructuration des secteurs prioritaires.

Des objectifs plus ambitieux

Abondé à hauteur de 74 millions d’euros grâce aux contributions de la Commission européenne et des agences de développement française, allemande et néerlandaise, il est ouvert aux autres Etats européens, aux bailleurs internationaux et aux fondations. « Tous les Etats-membres sont les bienvenus, mais ils ne sont pas tous aussi sensibles à la situation de la Centrafrique », relève Irchad Razaaly, le gestionnaire de la Commission. Ce dispositif permet de sortir d’un schéma d’intervention traditionnel inadapté. « À l’AFD, en temps normal, l’instruction d’un projet prend un an, neuf mois au mieux, précise Philippe Chedanne. Nous avons besoin d’un outil flexible, de solutions qui puissent être mises en œuvre dans les trois mois. »

L’idée est d’avancer progressivement, avec des objectifs de plus en plus ambitieux, reposant sur des priorités définies avec les autorités de transition du pays, représentées dans le comité d’administration et le comité de gestion du fonds. C’est ainsi qu’une première salve de projets a été approuvée le 29 septembre 2014, à hauteur de 21,5 millions d’euros. Un projet d’appui à la santé comprendra la réhabilitation des centres de soins, la formation du personnel, la mise à disposition de stocks de médicaments et de capacités de stockage, ainsi qu’un soutien au ministère de la Santé, de quoi améliorer l’accès à la santé pour 760 000 personnes.

Un deuxième programme vise la remise en état des infrastructures publiques à Bangui via l’emploi de la population locale, conjugué à une formation. Le troisième ambitionne d’aider les femmes à sortir de la pauvreté grâce à des « maisons de femmes », où elles pourront bénéficier de conseils et de formations mais aussi accéder à des services financiers pour créer leurs propres activités économiques.

« Premiers coups de pioche »

« Le fait de passer par des ONG internationales constitue un gain de temps, car elles ont déjà satisfait, lors de procédures antérieures, au crible de l’évaluation. De plus, elles sont déjà sur le terrain, explique Irchad Razaaly. Nous leur demandons de développer des projets de développement, tout en répondant à des besoins immédiats. » Pour les trois projets adoptés, elles sont en cours de sélection et il est acquis qu’elles travailleront avec des ONG et des acteurs locaux. « Les premiers coups de pioche seront donnés avant la fin de l’année », assure-t-il.

Deux autres projets en phase d’élaboration ont vocation à être adoptés dans l’intervalle, cette fois dans le champ de la sécurité alimentaire (10 millions d’euros) mais aussi en soutien aux réfugiés centrafricains dans l’est du Cameroun (4,5 millions d’euros), en répondant à leurs besoins immédiats.

Une certitude à ce stade, « l’aide internationale ne va pas régler la crise en RCA : c’est un outil d’un ensemble qu’il va falloir articuler », relativise Thierry Vircoulon. D’où la nécessité d’assurer un continuum humanitaire-sécuritaire-développement. Malgré le déploiement de trois unités militaires distinctes (Sangaris depuis décembre 2013, dont les effectifs vont être divisés par trois l’an prochain, Eufor-RCA depuis fin avril et la Minusca depuis la mi-septembre), les groupes armés contrôlent toujours une bonne partie du pays et les violences visant la communauté musulmane n’ont pas été endiguées. Faute d’issue politique en 2015, la perspective d’une partition du pays et de la récupération du conflit par d’autres groupes armés, Boko Haram en tête, demeure bien réelle.

Fanny Rey

Quelques indicateurs :

420 000 Centrafricains (près d’un dixième de la population totale) sont réfugiés dans les pays voisins

430 000 déplacés internes, dont 40 000 à Bangui

Le Monde.fr

Le président congolais appelle au renforcement de la coopération dans la lutte contre le terrorisme

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Corbeau News Centrafrique: 06-01-2015.

Denis Sassou Nguesso

Le président congolais appelle au renforcement de la coopération dans la lutte contre le terrorisme

 

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a appelé lundi la communauté internationale à renforcer davantage la coopération dans la lutte contre le terrorisme qui menace gravement la paix et la sécurité dans le monde.

Il a lancé cet appel au cours de la traditionnelle cérémonie de présentation des voeux de nouvel an 2015 par le corps diplomatique et consulaire accrédité en République du Congo.

“La montée du terrorisme constitue une menace directe à la paix, à la sécurité individuelle et collective. Les actes de violence perpétrés par les groupes terroristes à travers le monde déstabilisent nos Etats et hypothèquent les efforts de développement”, a-t-il déclaré.

“C’est ici le lieu de renouveler notre ferme condamnation des activités terroristes du groupe islamiste Boko Haram au Nigéria, au Cameroun et au Tchad, des Shebabs en Somalie et au Kenya”, a-t- il ajouté.

Le président congolais a aussi plaidé pour l’élaboration de nouvelles stratégies pour mettre fin aux conflits armés en Afrique et dans le reste du monde.

“La perpétuation des conflits en Irak, en Syrie, en Libye, pour ne citer que les plus patents, indique que nous devons, en toute objectivité et en toute responsabilité, nous interroger sur l’ efficacité de notre manière de vouloir résoudre ces conflits”, a relevé le président Sassou, tout en proposant quelques pistes de solution.

“Au Mali, il nous faut encourager les protagonistes des pourparlers en cours sous la médiation dirigée par l’Algérie, de parvenir dans de brefs délais, à un accord qui installe ce pays dans une paix durable qui préserve son unité, dans la diversité de ses populations. S’agissant de la situation au Soudan du Sud, il s’ agit d’obtenir la mise en oeuvre effective des accords signés, en vue d’abréger les souffrances des populations qui continuent à payer le lourd tribut de cette guerre fratricide”, a-t-il proposé.

Prenant l’exemple du conflit libyen, le chef de l’Etat congolais a indiqué que la Libye est en train de s’orienter irrésistiblement et dangereusement vers sa disparition en tant qu’ Etat et constitue une grave menace pour les pays voisins.

Ainsi, une action énergique et urgente de la Communauté internationale est nécessaire pour conjurer la fatalité en Libye tandis qu’en République démocratique du Congo, le parachèvement du processus de réintégration des éléments de l’ex-rébellion du M23 et du désarmement des FDLR pourra contribuer à la consolidation de la paix dans ce pays, a préconisé Sassou Nguesso.

Il s’est par ailleurs félicité de l’évolution encourageante du processus de pacification en République Centrafricaine et a invité les partenaires de la Centrafrique à continuer de mobiliser les ressources nécessaires au financement des activités liées à l’ ensemble de ce processus.

“L’évolution encourageante du processus en cours en République Centrafricaine mérite d’être appuyée, en cette phase décisive devant conduire au dialogue inclusif et, à terme, aux élections en juin-juillet 2015, qui devront consacrer la fin de la Transition”, a-t-il indiqué.

“J’en appelle à la détermination et à la lucidité du peuple centrafricain afin qu’il s’approprie ce processus dont l’ aboutissement dépend, d’abord et avant tout, de l’engagement total de tous les Centrafricains”, a-t-il dit, avant de renouveler, en sa qualité de médiateur international, son engagement à soutenir, aux côtés des autres partenaires, ce processus jusqu’à son terme.

CRI Online

L’EXTRADITION DU CHEF REBELLE BABA LADDÉ VERS LE TCHAD DEFRAIE LA CHRONIQUE EN RCA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Baba-Ladé-du-Tchad.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Baba Ladé du Tchad

L’EXTRADITION DU CHEF REBELLE BABA LADDE VERS LE TCHAD DEFRAIE LA CHRONIQUE EN RCA

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 06-01-2015.  Les réactions se font enregistrer en Centrafrique après l’extradition du Chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé. La première est celle de La League centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH) qui condamne avec fermeté l’extradition de ce seigneur de guerre tchadien dans son pays d’origine.

Le Chef rebelle tchadien connu sous le nom de Abdel Kader Baba Laddé a été extradé, le 1er janvier 2015, au Tchad dans son pays où il est recherché par le pouvoir central de Ndjaména. Il a été arrêté par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (Minusca) dans le nord de Centrafrique. Remis aux autorités centrafricaines, il a été placé en détention au Service de Recherche et d’Investigation (SRI), à Bangui, avant d’être extradé au Tchad à la demande des autorités tchadiennes.

La nouvelle de l’extradition de ce seigneur de guerre défraie la Chronique tant au niveau de la Société civile centrafricaine qu’au sein de la classe politiques qui exigent, de part et d’autres, des explications claires au gouvernement centrafricain.

“Nous pensons que même s’il y avait l’extradition de Baba Laddé de notre territoire en raison d’autres crimes qu’il a commis dans son pays, il était nécessaire que la souveraineté nationale examine les crimes commis par Baba Laddé sur le sol centrafricain. Non seulement nous condamnons mais nous voulons que le pouvoir public nous dise comment ça s’est passé de cette manière. Nous avons notre souveraineté ici. Et nous pensons que Baba Laddé qui a été présenté au parquet de la République devrait être jugé avant d’être extradé dans un autre pays”, a déclaré Joseph Bindoumi, le président de la League centrafricaine des Droits de l’Homme LCDH.

Même son de cloche du côté des partis politiques qui s’indignent contre les autorités de la transition. Le parti de Rassemblement pour la République (RPR) du président du CNT, Ferdinand Nguendé, par la voix de son porte-parole Jean Christophe Nguiza estime pour sa part que le chef rebelle tchadien devait être jugé en terre centrafricain avant son transfèrement au Tchad.

” Nous sommes totalement déçu puisque Baba Laddé a commis des crimes. Il a tué des paisibles centrafricains sur leur propre territoire, il a commis des actes d’atrocités, des vols, de pillage. Nous étions heureux d’apprendre qu’il a été arrêté et mis à la disposition de la justice centrafricaine. Malheureusement, nous avons appris comme tout le monde qu’il est extradé au Tchad. Nous disons tout simplement que la justice centrafricaine devait s’affirmer. Quelle que soit la convention qui nous lie mais les morts centrafricaines ne sont pas inférieures aux Tchadiens», Jean Christoph Nguinza.

La même réaction est partagé par le président du Parti national pour un Centrafrique nouveau PNCN Cyriaque Gonda qui se dit choqué par cette affaire, et pense que cette extradition représente un nouveau danger pour la République centrafricaine car, dit-il, c’est la quatrième fois que Baba Laddé vient d’être extradé. Il a par ailleurs demandé que Baba Laddé soit transféré à la Cour pénale internationale (CPI).

Cette extradition a été effectuée par  les autorités centrafricaines qui, jusqu’alors, ne se sont pas encore prononcées. Notons que l’extradition d’Abder Kader Baba Laddé est la deuxième des criminels étrangers sur le sol centrafricain sans s’être jugé par la justice de ce pays. La première est celle de mercenaire belge François Toussaint du mouvement Révolution justice (RJ) d’Armel Sayo, ministre de la jeunesse des sports et de la culture.

 

CNC / Bangui / Éric Ngaba

Centrafrique: Tensions dans les sites de cantonnement Séléka à Bangui

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Tensions dans les sites de cantonnement Séléka à Bangui

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 06-01-2015.  Cela fait onze mois et bientôt 12 mois que les combattants de l’ex-rébellion Séléka sont cantonnés dans trois sites à Bangui, à savoir Camp Beal, Camp BSS et Camp RDOT. Ils devraient bénéficier ainsi des frais de cantonnement selon le compromis convenu avec le gouvernement. Evidemment, à l’issu des négociations, un comité avait été mis en place chargé de poursuivre les négociations.

Force est de constater que ces derniers broient le noir quant au décaissement de ces fonds. Ils ont déjà manifesté plusieurs fois à cet effet, paralysant la capitale. Ils ont même brandi la menace de se constituer en « martyrs » pour mettre le feu à la poudrière du camp Beal.

A la dernière rencontre du comité, le 3 janvier 2015, les combattants ont, non seulement récusé l’interlocuteur envoyé par la Présidence de la République, en l’occurrence Jean Jaques Demafouth ministre-conseiller à la Présidence de la République chargé du DDR et des relations avec la Minusca, mais aussi ils exigent le paiement de leurs frais de cantonnement sans quoi ils boycotteraient le Forum de Bangui.

Selon leur porte-parole le Lieutenant Dieu-Beni Nguetemalé, le principal problème est que « Jean Jaque Demafouth est en train de manipuler le gouvernement contre nous. Pourquoi n’a-t-il proposé que douze (12) millions F. Cfa pour les frais de dépollution des sites, à raison de 6 500 F Cfa par personne, alors que le gouvernement nous a promis le paiement des frais de cantonnement ? Nous l’avons déjà vu et connu dans le cadre de la gestion du DDR et nous ne voulons plus qu’il se mêle à notre problème. Il doit savoir que la Séléka n’est pas son APRD. » a-t-il déclaré.

Notons qu’en attendant le paiement de ces frais de cantonnement, le gouvernement donne 3 000 F Cfa, à chaque trois jours pour le repas des 1372 ex-combattants cantonnés dont 836  au Camp Beal, 240 au Camp RDOT et 296 au Camp BSS. « Mais notre vœu aujourd’hui est qu’il nous paye nos onze mois de frais de cantonnement. Si jamais cela n’est pas fait, nous allons boycotter le Forum de Bangui. Nous voulons la paix rien que la paix. Si le gouvernement veut vraiment aller à la paix, il ne doit pas suivre Demafouth et de nous payer nos frais de cantonnement. » a-t-il poursuivi.

Le Sergent-Chef Junior Lipounendji affirme que les officiers du campa Beal ont déjoué une tentative de sortie dans la rue de leurs éléments : « Les enfants veulent sortir encore dans la rue, mais nous avons estimé que nous ne pouvons pas continuer à paralyser la ville. Nous en appelons seulement à la responsabilité du gouvernement. »

CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique: une enquête pour corruption d’agent public pourrait viser le maire UMP Patrick Balkany

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BFMTV / Corbeau News Centrafrique: 06-01-2015.

 

Bozizé et Balkany

Une enquête pour corruption d’agent public pourrait viser Patrick Balkany

 

Le maire UMP de Levallois-Perret est visé par une plainte déposée par la République centrafricaine, qui l’accuse d’avoir touché 30 millions d’euros de commissions dans le règlement d’un litige.

INFO BFMTV – Le parquet financier a ouvert une enquête pour corruption d’agent public étranger contre le maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany à la suite d’une plainte déposée par la République centrafricaine à la mi-novembre.

La Centrafrique accuse Patrick Balkany d’avoir joué les intermédiaires pour régler le litige entre le groupe Areva et le précédent gouvernement centrafricain, à propos du rachat de la société minière Uramin, ce qui aurait donné lieu au versement de plus de 30 millions d’euros de commissions.

C’est la troisième affaire qui vise le maire de Levallois, déjà mis en examen pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale notamment.

L’ancien président Bozizé visé aussi

Cette plainte visait également l’ancien président centrafricain François Bozizé, le pays l’accusant de s’être constitué un riche patrimoine au préjudice de la nation. Le parquet national financier avait déjà ouverte une enquête contre lui le 15 décembre dernier, pour détournements de fonds publics, corruptions d’agents publics étrangers, et blanchiment de ces délits.

Arrivé au pouvoir en 2003 après avoir renversé Ange-Félix Patassé, François Bozizé avait été lui-même chassé en mars 2013 par l’ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays très majoritairement chrétien. Après des mois de violences communautaires et interreligieuses, qui ont vu la France intervenir sous mandat de l’Onu, le chef des rebelles Michel Djotodia avait démissionné en janvier 2014, remplacé par une présidente de transition, la maire de Bangui Catherine Samba Panza.

 

A. G. avec Sarah-Lou Cohen Bacri

Le CICR présente un budget record pour 2015 face à des besoins en forte augmentation

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Corbeau News Centrafrique: 06 janvier 2015.

Présente un budget record pour 2015 face à des besoins en forte augmentation

CICR – Comité International de la Croix-Rouge.


Pour 2015, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lance un appel à ses donateurs en vue de recueillir 1,6 milliard de francs suisses (1,26 milliard d’euros ou 1,68 milliard de dollars US) pour venir en aide aux millions de personnes dont la vie est bouleversée par un conflit armé ou d’autres situations de violence. Ce montant, le plus important jamais demandé par le CICR, s’inscrit en hausse de 25 % par rapport à l’appel initial lancé l’année dernière par l’institution.

« Ce budget record est nécessaire pour répondre aux besoins et ajuster notre action à la nature changeante des conflits armés », a déclaré Peter Maurer, président du CICR, lors d’une conférence de presse tenue à Genève à l’occasion du lancement des appels d’urgence de l’institution. « Nous voyons apparaître de nouveaux types de crises, qui se manifestent dans des combinaisons inédites et présentent souvent une dimension régionale. Il ne s’agit plus simplement de faire face à des conflits armés traditionnels, qu’ils soient internes ou internationaux. Un de nos défis essentiels consiste à réussir à accéder à un nombre toujours plus grand de personnes ayant besoin d’aide et à pouvoir oeuvrer à leurs côtés dans des conditions de sécurité qui ne cessent de se détériorer. » Le budget 2015 du CICR comprend le montant initial de 1,38 milliard de francs pour les opérations sur le terrain et de 194,4 millions de francs pour le soutien apporté par le siège de l’institution à Genève.

Une des caractéristiques communes aux nombreuses situations de conflit armé – aussi diverses, complexes qu’imprévisibles – dans lesquelles le CICR est amené à travailler partout dans le monde, est l’écart qui se creuse entre des besoins humanitaires importants et la capacité à apporter une réponse adéquate. Aujourd’hui plus que jamais, des millions de personnes ont besoin de protection et d’assistance dans des contextes d’instabilité croissante. Les crises en Syrie, à Gaza, en Irak, au Soudan du Sud, en Ukraine et ailleurs ont des conséquences dramatiques pour la population civile. En Afrique de l’Ouest, une région déjà éprouvée par des années de conflit, l’épidémie d’Ebola a mis à rude épreuve les capacités de systèmes de santé affaiblis et a exacerbé les problèmes d’insécurité économique et alimentaire.

La Syrie, enlisée dans une impasse sanglante qui a de graves répercussions sur les pays voisins, restera la principale opération du CICR en 2015 en termes de dépenses, avec un budget de plus de 164 millions de francs. Parmi les autres opérations importantes figurent celles conduites au Soudan du Sud, en Afghanistan, en Irak, en Somalie, en République démocratique du Congo, en Israël et dans les territoires occupés, au Mali, en République centrafricaine et en Ukraine.

Si certains conflits, comme ceux au Moyen-Orient, en Ukraine et au Soudan du Sud, font la une des médias et attirent l’attention de la communauté internationale, d’autres ont tendance à être négligés, voire oubliés. Dans des pays tels que l’Afghanistan, la République démocratique du Congo ou la Somalie, pour ne citer que ces exemples, la violence et les atrocités commises à l’encontre des civils n’ont pas baissé en intensité et viennent aggraver une situation humanitaire déjà dégradée par des décennies de conflit.

Une des priorités du CICR dans les années à venir sera de renforcer encore sa réponse aux besoins en matière de santé, en particulier dans le domaine des soins chirurgicaux aux blessés, des soins de santé aux détenus et de la réadaptation physique des personnes handicapées. « Une autre priorité sera de consolider et de renforcer notre approche pour répondre aux besoins humanitaires des détenus, des déplacés internes, des réfugiés et des migrants vulnérables », a ajouté M. Maurer.

Une troisième priorité sera de renforcer l’action du CICR face à la violence sexuelle dans des pays et régions tels que la République centrafricaine, l’Amérique centrale, la Colombie, la République démocratique du Congo, le Liban, le Mali et le Soudan du Sud. « Nous nous efforcerons d’agir tant sur les causes que sur les effets de la violence sexuelle, en traitant le problème dans sa dimension globale, à travers les soins de santé et le soutien psychosocial, mais aussi les soins préventifs et les efforts de sensibilisation », a déclaré M. Maurer.

« Un défi majeur consiste actuellement à trouver et à mettre en oeuvre des moyens novateurs de répondre aux besoins, permettant de fournir une assistance plus rapidement et plus efficacement à ceux qui en ont besoin et de tenir compte de l’avis des bénéficiaires quant à leurs besoins », a-t-il ajouté. M. Maurer a en outre relevé que le CICR vient souvent en aide à des personnes qui vivent dans des régions reculées, comme le nord du Mali et certaines régions du Nigéria, auxquelles peu d’autres organisations humanitaires ont accès, et qu’il continuera à oeuvrer dans ces régions.

L’année 2014 a été particulièrement difficile du point de vue de la sécurité : trois collaborateurs du CICR ont perdu la vie, en République centrafricaine, en Libye et en Ukraine, respectivement. En Syrie, où trois membres du personnel du CICR sont toujours retenus en otage, 40 volontaires du Croissant-Rouge arabe syrien ont été tués depuis le début du conflit il y a presque quatre ans. Aujourd’hui plus que jamais, le CICR s’efforce de gérer le délicat équilibre entre apporter une assistance humanitaire là où elle est nécessaire et veiller à ne pas exposer son personnel à des risques inconsidérés.

Le CICR poursuivra ses efforts afin de rendre plus sûre la fourniture des soins de santé dans les conflits armés et autres situations d’urgence. « Dans de nombreux pays, le personnel médical, les structures de santé et les véhicules sanitaires sont pris pour cible par des groupes armés, a déclaré M. Maurer. Ces actes de violence non seulement entravent l’accès aux soins de santé, mais affaiblissent aussi les systèmes de santé eux-mêmes. Nous ne relâcherons pas nos efforts en vue de mettre un terme à ces pratiques inacceptables. »

Le CICR renforcera son partenariat avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde, notamment en prévision de situations d’urgence de grande ampleur. Il développera également ses contacts avec d’autres organisations et groupes d’influence. « Dans les environnements de plus en plus complexes et dangereux dans lesquels nous sommes amenés à travailler, il est crucial que nous coopérions plus étroitement avec les autres – tout en veillant à préserver notre approche neutre, impartiale et indépendante – afin de conserver ou d’obtenir l’accès aux personnes qui ont besoin de notre aide et de mieux répondre à leurs besoins croissants », a conclu le président du CICR.

News Press.

 

COMMUNIQUE AFRINEX

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Corbeau News Centrafrique: 06 janvier 2015.

Société AFRINEX

COMMUNIQUE  SOCIÉTÉ AFRINEX

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RCA: APPEL D’UN COMZONE DES ANTIBALAKA DE YALOKE SUR LA SITUATION DES PEULES

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Peuls de Yaloké en RCA

 

“PERSONNE NE DOIT S’EN PRENDRE À UNE MINORITÉ PEULE POUR

PRÉSERVER LA COHÉSION SOCIALE” APPEL D’UN COMZONE DES ANTIBALAKA DE YALOKE

 

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 06-01-2015.  Séverin Ndogué alias Colonel le Bleu, un Comzone de la ville de Yaloke lance un appel à ses pairs de l’ancien mouvement Anti-Balaka à faciliter la libre circulation des Centrafricains de la minorité peule dans la région. Ils sont environ 500 peuls concentrés dans un camps dans la ville de Yaloké, une ville située à 225 km à l’ouest du pays sur l’axe Bangui Garoua-Mboulaye.

Le message délivré est clair. “Personne ne doit s’en prendre à une minorité peule pour préserver la cohésion sociale“, c’est le slogan d’une mission de sensibilisation sur la culture de vivre ensemble dans la région.

C’était au cours de cette mission de sensibilisation effectuée dans les villes de Yaloke, Gaga, Guézélé, Sasselé et Gueng, le mois de décembre dernier, que le Com zone des élements de l’ancien mouvement Anti-balaka a lancé cet appel. L’objectif de la mission consistait à sensibiliser les populations sur la paix et la cohésion sociale entre la communauté chrétienne et la communauté peule de la région.

En plus de tout ce qu’ils ont perdu durant les récents évènements malheureux en Centrafrique, ces 500 peuhls sont privés de tous leurs droits depuis plus de neuf mois dans cette ville. Un appel de mise en garde est lancé à tous ceux qui tenteront de menacer la vie de cette minorité peule vivant à Yaloké dans des conditions déplorables.

Cette vaste campagne de sensibilisation a mobilisé également les autorités locales dont les maires, les chefs de groupes ainsi que les populations des villes citées.

 

La dernière dernière, une délégation de trois membres du gouvernement en mission dans la région a tenté de s’enquérir de la situation de ces peuls dont l’assistance humanitaire est une urgence.

 

CNC / Bangui / Éric Ngaba

Centrafrique: Denis Sassou Nguesso proroge officiellement la transition en Centrafrique jusqu’à août 2015

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Samba-Panza-et-Denis-Sassou-Nguesso-à-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza et Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

Denis Sassou Nguesso proroge officiellement la transition en Centrafrique jusqu’à août 2015

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 06-01-2015.  La prolongation de la transition en République centrafricaine a formellement été annoncée par le Médiateur international, Denis Sassous Nguesso. C’est dans une lettre signée le 22 décembre dernier que le président Congolais a rendue publique la notification de cette prolongation aux trois têtes de la transition, à savoir à la Présidente de transition Catherine Samba Panza, au Premier ministre Mahamat Kamoun et au Président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendet. Dans la lettre de Sassou, pouvait-on lire : « Je tiens particulièrement à vous remercier pour cette nouvelle dynamique. Je suis convaincu que c’est cet excellent climat de travail, ces efforts conjugués qui ont permis aux principales institutions de transition de parvenir à formuler une demande conjointe en vue de la prorogation de la transition. Il m’a été donné légitimement de recevoir cette demande conjointe, en ma qualité de Médiateur lors d’une audience que j’ai accordée à son Excellence Monsieur Mahamat Kamoun Premier ministre Chef du gouvernement de transition. »

En effet, la deuxième version de transition dirigée par Catherine Samba Panza devrait plier bagages en février 2015, à l’issue de l’organisation des élections générales. Le calendrier initial de la transition n’étant plus tenable à cause des séquences de violences et autres crises politiques enchevêtrées, le vide juridique pour la suite de la transition au-delà de février prochain est perceptible. Les inquiétudes sont déjà exprimées par des observateurs avisés de la crise. C’est le cas de M. Cyriaque Gonda, président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) qui, dans son discours d’investiture comme candidat de son parti à la prochaine présidentielle le 3 janvier dernier, a demandé que Sassou Nguesso puisse s’exprimer le plus rapidement possible sur la prolongation de la transition, afin d’éviter des interprétations et des troubles après février 2015.

Ainsi, selon la lettre de Sassou, la transition est prorogée pour six mois, c’est-à-dire jusqu’au mois d’août prochain, conformément à la Charte constitutionnelle de transition. Le Médiateur encourage par ailleurs les autorités centrafricaines de transition à parachever le processus du Forum de Bangui, puis à s’atteler à l’organisation des élections dans les six mois de prolongation obtenus.

Signalons que la réaction de la Présidence de la République n’a pas tardé. Dans un communiqué de presse signé le 5 janvier de Mme Antoinette Montaigne, Ministre conseillère Porte-parole de la Présidence, la première institution de la République a relayé l’information pour que le peuple centrafricain tout entier puisse être informé.

CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique: le chef anti-balaka Andjilo siffle la fin des ‘’couskettes’’ sur la population

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A Bambari, le vendredi 23 mai 2014. REUTERS/Goran Tomasevic

Le chef anti-balaka Andjilo siffle la fin des ‘’couskettes’’ sur la population

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 05-01-2015. « Je viens de rentrer d’un congé à la frontière. Il y a eu beaucoup de choses qui se sont dites et faites en mon nom ici. Je me demande si Andjilo s’est multiplié pour commettre des exactions partout à Bangui. Mais, je suis de retour. Je demande à tous ceux qui pratiquent les ‘’couskettes’’ d’arrêter immédiatement, puisque ce sont ceux-là qui ternissent notre image. Je demande aux parents des jeunes qui sont dans ces pratiquent de conseiller leurs enfants d’arrêter pour ne pas qu’on pleure en mon nom demain. » Telle a été la quintessence de l’ultimatum du célèbre chef Anti-balaka, Andjilo aux Anti-balaka braqueurs du 4ème arrondissement. Cet appel ferme de Andjilo qui correspond à s’y méprendre à un ultimatum a été lancé lors d’une réunion initiée par lui-même, dimanche 4 janvier 2015 dans le quartier Boy-Rabe où prenaient part les autorités politico-administratives et religieuses de la localité.

Pour mémoire, les ‘’Couskettes’’ ou ‘’piège’’, c’est le nouveau mode opératoire des Anti-balaka véreux qui sévissent dans le 4ème arrondissement de Bangui, précisément dans le quartier de Boy-Rabe – quartier réputé bastion des miliciens Anti-balaka. Autrement, tous les biens publics et privés pris de force par les Anti-balaka en direction de Boy-Rabe sont irrécupérables.

Par la même occasion, Andjilo a ordonné la libre-circulation dans la localité du quartier Boy-Rabe et ses environs. « Je demande à tous les conducteurs de taxis, bus et motos, à la Croix-Rouge, aux Médecins sans frontières, au DRC, aux ambulances etc. de reprendre normalement leurs activités dans le quartier Boy-Rabe. » a-t-il déclaré à l’issue de la réunion à la satisfaction des leaders politico-administratives et religieux, ainsi qu’aux habitants de Boy-Rabe ayant répondu à son invitation.

Tout naturellement, là où l’absence de l’Etat est marquée, ceux qui se croient les plus forts dictent leurs lois. Au quartier Boy-Rabe, en plein 4ème arrondissement, Andjilo, un redoutable chef Anti-balaka gouverne. Dans toute sa zone de juridiction qui s’étend à toute la partie Est de la capitale Bangui, jusque dans les environs de la ville de Damara, le nom de Andjilo symbolise le danger de mort, étant donné qu’il peut décider du droit de vivre ou de mourir d’une personne où ou quand qu’il se trouve. L’incendie général du village Gbangou, localité située à quelques 210 km à l’Est de Bangui dans la Sous-préfecture de Bouca avec ordre aux habitants de rester dix ans en brousse est, entre autres la signature de Andjilo.

Indiquons à ce sujet que l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, de retour à une mission humanitaire au village Gbangou, du 27 au 31 décembre dernier, n’a pu contenir ses sentiments face à la souffrance infligée par Andjilo aux habitants de ce village : « Je demande à Andjilo d’arrêter et de venir demander pardon à Dieu. Je lui indiquerai ce qu’il doit faire pour revenir à Dieu. » a martelé le prélat.

Malheureusement, aucune force ne tient debout devant cet homme. Faut-il le rappeler que Andjilo a défié les soldats français de l’opération Sangaris à plusieurs reprises dans le quartier Boy-Rabe où le redoutable chef Anti-balaka a eu à échapper au bouclage de Boy-Rabe à sa recherche. De même, des tentatives d’opérations de la Minusca pour capturer cet homme ont toujours voué à l’échec. On le soupçonne d’être très mystique.

Puisque Andjilo détient encore ce pouvoir d’influencer sur les populations du 4ème arrondissement, le grand souhait est de voir ses décisions alléger véritablement la souffrance de ses compatriotes.

CNC / Bangui / Fred Krock

RCA: LE REDOUTABLE CHEF ANTI-BALAKA DIT GENERAL ANDILO SONNE LA FIN DE RECREATION DANS LE 4è ARRDT DE BANGUI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Les-antibalaka-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les antibalaka de Centrafrique

LE REDOUTABLE CHEF ANTIBALAKA DIT GENERAL ANDILO SONNE LA FIN DE RECREATION DANS LE 4è ARRDT DE BANGUI

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 05 janvier 2015.  Le redoutable chef Anti-Balaka, connu sous le nom du Général Andulo sonne la fin de règne de semeurs de troubles qui menacent la libre circulation de biens et de personnes du 4è arrondissement de la ville de Bangui.

Cet ultimatum est lancé, ce 04 janvier 2015, à l’issue d’une réunion de sensibilisation regroupant madame le Maire du 4è arrondissement de Bangui, les notables et les éléments  de l’ancien mouvement Anti-balaka. La rencontre a eu lieu au quartier Boy-Rabe dans le 4è arrondissement de Bangui. C’était une initiative des autorités locales dudit arrondissement à prendre des mesures rigoureuses contre le phénomène de braquages dans cette partie nord de la capitale considérée comme étant un fief des combattants de l’ancien mouvement Anti-balaka.

La mise en garde du Général Andulo vise principalement les braqueurs, les voleurs et bien d’autres malfrats se reclamant des Anti-balaka contre toute tentative de troubles et de forfaits dans ledit arrondissement et ses environs.

Moi je suis un partisan de la paix. Le 4è arrondissement où j’habite est devenu un lieu de banditisme de tout genre. Mais il faut que ça cesse. Je voudrais par là alerter les autorités locales à se mettre au travail. J’interpelle les parents à mettre eux-mêmes leurs enfants en garde, ceux qui s’adonnent aux actes de braquages des motos, des véhicules appartenant aux particuliers et aux humanitaires. Car il n’y aura pas de grâce pour ceux qui touchent à des biens mobiliers et immobiliers de la population et des humanitaires dans le 4è arrondissement. Aujourd’hui je vous assure que le 4è arrondissement est sous l’ordre afin de garantir la libre circulation de biens et de personnes“, a martelé le Général Andilo de l’ancien mouvement Anti-balaka qui a, par ailleurs, demander pardon à la population pour certains actes de troubles dans le secteur dont son nom est souvent cité.

Même son de cloche du côté des autorités locales de cette partie nord de la capitale qui entendent sensibiliser leur population à la prise de conscience afin de contribuer au retour à la normale dans le pays.

Le 4è arrondissement de Bangui, s’il faut le noter, est une partie de la capitale où les braquages à main armée sur des motos et véhicules sont fréquents ces derniers temps.

CNC / Bangui / Éric Ngaba

Somalie: Le mouvement al-Shabab revendique l’explosion d’une voiture piégée à Mogadiscio

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Corbeau News Centrafrique: 05-01-2015.

Attentat en Somalie

L’explosion a fait cinq morts et sept blessés, selon une source sécuritaire somalienne.

Le mouvement al-Shabab a revendiqué, dimanche, l’explosion de la voiture piégée au Sud de la capitale somalienne Mogadiscio, selon un site web proche du mouvement.

Le site électronique « Andalous », citant pour source un responsable du mouvement al-Shabab (sans le nommer), a indiqué que l’attentat-suicide perpétré, dimanche, à Mogadiscio, est un acte « ordonné et planifié » et a atteint son objectif, faisant état de plusieurs morts parmi les unités spéciales entrainées par les forces américaines.

Dans la foulée des déclarations, une source sécuritaire somalienne a indiqué que cinq personnes ont été tuées et sept autres blessées, dimanche, dans l’explosion d’une voiture piégée au quartier Wabri, dans le sud de la capitale Mogadiscio.

Selon la même source, l’explosion a eu lieu au passage des forces gouvernementales sans pour autant révéler s’il y avait des pertes parmi les forces ciblées.

Des témoins oculaires ont déclaré à Anadolu qu’une forte explosion due à une voiture piégée stationnée en bordure de route a visé des forces gouvernementales qui étaient sur l’avenue sauf que la voiture piégée a explosé peu après leur passage sur les lieux.

L’attaque survient suite aux menaces proférées par le mouvement al-Shabab d’intensifier ses opérations, en représailles à la mort de son chef, Mokhtar Abou Zarir, tué, en septembre dernier, lors d’un raid américain.

Créé en 2004, le groupe al-Shabab combat ces dernières années le gouvernement somalien dans l’objectif notamment d’acquérir et de contrôler un important territoire du pays.

La Somalie semblait récemment s’approcher d’une certaine stabilité avec la mise en place d’un nouveau gouvernement et l’intervention des troupes de l’Union Africaine.

Le pays reste cependant toujours en proie aux violences politiques depuis le déclenchement de la guerre civile, en 1991.

Avec AA/ Mogadiscio/ Abdekader Foudi

Centrafrique: Monsieur Luther GONDJE- DJANAYANG, répond à nos questions sur la situation politique actuelle de notre pays

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Corbeau News Centrafrique: 05-01-2015.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif «Touche pas à ma Constitution »
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif «Touche pas à ma Constitution »

les principaux responsables de la descente aux enfers de notre pays ne sont pas autres que nous les Centrafricains

 

 

Gisèle MOLOMA (GM) : Bonjour Monsieur Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

 

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG (GLGD): Bonjour Madame

 

GM : Monsieur Luther GONDJE- DJANAYANG, vous êtes un grand militant des droits de l’homme et Coordonnateur Général du Collectif centrafricain « Touche Pas à Ma Constitution » que bon nombre des centrafricains connaissent et forcement votre regard, vote opinion intéresse aussi les centrafricains surtout sur les enjeux actuels de la réconciliation dans notre pays. Alors, j’ai une seule question à vous poser! Ne pensez-vous pas qu’il est très précoce de tenir un forum national au moment où l’autorité de l’État piétine dans la majeure partie du territoire et que les négociations à la base n’ont pas été faites ?

GLGD : Au préalable je voudrais vous remercier Madame la Journaliste de cette opportunité qui m’est offerte par votre journal de me prononcer sur l’organisation du Forum National recommandé par la Communauté Internationale et approuvé par les Forces Vives de la Nation dont les préparatifs font l’actualité brulante à ce jour. Avant de rebondir sur votre question, je constate en amont que la substance de votre interrogation relève d’un état des lieux politiques et géopolitiques très profond.

Dans l’optique d’apporter une démarche structurante à votre interrogation, je dirais que la tragédie que vit le peuple centrafricain est le fructus de la bêtise humaine dont la responsabilité incombe factuellement à nos politiques qui ont entretenu ce chaos pour échapper à la justice des Hommes et non la justice de Dieu.

En revanche, pour ne pas rendre un jugement avant de dire le droit, vous allez me permettre d’affirmer que les principaux responsables de la descente aux enfers de notre pays ne sont pas autres que nous les Centrafricains avec la complicité des sujets non centrafricains. La maladie de la conquête du pouvoir public par tous les moyens et sa gestion désastreuse ont fait de la sorte que nous sommes devenus manipulables et mêmes disponibles à vendre notre patrie afin soit d’accéder au pouvoir par des pratiques anti-démocratiques, soit de s’y maintenir par le procédé de tripatouillage de la Constitution. Par ailleurs, je martèle que la population est prise en otage depuis longtemps par la classe politique centrafricaine qui veut absolument détruire notre cité sans avoir une pensée responsable à l’égard de la génération future.

Voilà en quelques lignes les différentes raisons et l’agenda cachée de cette crise. Quant à la question de l’organisation du Forum National prévu initialement dans les premiers trimestres de 2015 à Bangui la capitale politique de la République Centrafricaine. Il faudrait se rappeler que la République Centrafricaine a été deux fois championne d’Afrique de Basket Ball ce qui positivement et hautement respectable. Mais négativement les Centrafricains sont aussi champions des coups d’État et des multiples dialogues politiques. Nos deux dernières spécialités qui sont les coups d’État et les multiples dialogues politiques sont des stratégies qui sont généralement utilisées par les pouvoiristes pour interdire le Juge de se mettre en robe afin de dire le droit chaque fois qu’ils commettent des crimes atroces.

Sans doute l’idée de dialoguer est salutaire même dans l’état actuel des choses où notre pays n’existe que de nom. Car la recherche des solutions efficaces liées à cette crise s’appelle« Made in Centrafricano». Mais en ma qualité de défenseur des Droits de l’Homme et des valeurs Constitutionnelles, et au nom du Collectif dont je suis le Coordonnateur Général, mon cheval de bataille qui est le respect des droits humains et des lois en vigueur m’invite à me poser la question de savoir si d’une part la République se souviendra toujours des martyres qui sont tombés? Des enfants orphelins ? Des femmes violées ? Pour me pas omettre les multiples dégâts collatéraux ? D’autre part à l’issue de ce Forum les différentes recommandations seront respectées Bref ! je veux dire par là non à l’impunité, oui au Forum inclusif avec la participation de tous les protagonistes y compris l’implication effective des représentants préfectoraux, oui à la paix, oui la cohésion sociale, oui à l’unité nationale, oui à la nouvelle histoire de la République. Si vous me permettez je vais saisir cette occasion pour saluer sincèrement les multiples efforts déployés par la Communauté Internationale à l’égard du peuple centrafricain durant cette période de crise même si ya encore des efforts à faire.

Alors au regard de l’histoire sombre de l’année 2014, je déclare l’année 2015 une année de succès du peuple Centrafricain et surtout vive la République centrafricaine. Et que Dieu bénisse la République centrafricaine !

GM : Merci Monsieur Gondjé pour cette brillante analyse.

GLGD: Je vous remercie une fois de plus Madame la journaliste.

Propos recueillis par Gisèle Moloma pour Corbeau News

Centrafrique: messe de minuit à Nairobi, Bozizé et Dotodjia la main dans la main !

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Corbeau News Centrafrique: 05-01-2015.

Guerre de Nairobi entre Djotodia et Bozizé. Photo: CNC
Guerre de Nairobi entre Djotodia et Bozizé. Photo: CNC

Messe de minuit à Nairobi : Bozizé & Dotodjia la main dans la main !

Les faits sont têtus, a –t-on coutume de dire, et cela est vrai aujourd’hui concernant ce qui se passe à Nairobi au Kenya. En effet depuis quelques jours et peut être quelques semaines qui sait, des individus se prenant pour l’Alpha et l’Omega de la RCA et des puissances externes ont décidés de non seulement de se substituer au peuple centrafricain mais de l’ignorer totalement en organisant dans le plus grand secret des pourparlers sensés ramener la paix aux Centrafricains sans les y associer. Cette initiative bien qu’envelopper l’obscurité à l’heureux avantage d’éclairer les centrafricains sur un point important qui est la nature véritable de ceux, qui depuis deux ans déjà, découpent des êtres humains, se livrent à des actes de cannibalisme et menacent de diviser le pays si leurs revendications ne sont pas prises en compte.

L’histoire se répètera-t-elle ? Djotodia le consul de François Bozizé au Soudan, mandaté par lui pour ses basses besognes et avec lequel il procéda à la création de la seleka qui a fini par se retourner contre lui, finira-t-il par retrouver son vieil amour ? C’est la question que beaucoup d’observateurs se posent vu que l’étau de la justice internationale se renferme lentement mais inexorablement sur eux.

Pendant près de deux ans déjà, une infime minorité des centrafricains avide de sang et de pouvoir ont concocté toutes sortes de mensonge et de vraies-fausses preuves afin d’inculper les leaders des partis politiques traditionnels comme étant les véritables créateurs et pourvoyeurs de fond de la Seleka. Pendant deux ans ces leaders ont dénié à corps et cris ces accusions que beaucoup de centrafricains maintenant commencent à voir comme étant de la simple poudre aux yeux. Jamais aucun individu en deux ans n’a réussi à apporter la moindre preuve sur cette affaire. Et là, les négociations de la honte en cours à Nairobi au Kenya ont fini par nous offrir involontairement quelques éléments de réponse à cet épineux problème.

Ces négociations secrètes dites de « Nairobi » sont, en toute vraisemblance, vouées à l’échec selon plusieurs observateurs politiques nationaux. Alors, beaucoup des centrafricains se demandent si Me Tiangaye, M. Renaldi Sioke et M. Martin Ziguelé sont des véritables maitres de la Selaka pourquoi Bozizé François négocie-t-il avec Michel Djotodia ? La réponse est d’une déconcertante simplicité ; François Bozizé sait tout au fond de lui qu’aucun de ces leaders n’a de lien avec la Seleka et ses véritables objectifs et soucis c’est de retourner au pays sans que sa sécurité ne soit mise en cause. Il sait aussi qu’il ne peut le faire sans l’accord préalable de son compagnon de sang, celui qui a la possibilité de rendre ce retour difficile, le véritable et unique chef de la seleka Michel Djotodia.

Voilà la triste et vénérable vérité, Bozizé a accepté de discuter et éventuellement pactiser avec Djiotodia parce qu’il sait pertinemment qu’il a menti en pointant inutilement du doigt Tiangaye, Ziguelé et Siloé. Comme la vérité finit toujours par rattraper le mensonge, voilà que Bozizé se fait rattraper par son propre mensonge et sa propre bêtise. Le voici encore obligé à Nairobi de discuter avec les vrais seleka, ceux-là même qui lui ont arraché le pouvoir et lui ont mis sur le dos une sortie honteuse sans sous-vêtements ni brosse à dent.

La situation a bien changée pour l’ancien maitre de Bangui François Bozizé. Le temps joue en sa défaveur. En plus, lui qui est Centrafricain devrait savoir l’adage qui dit que « Bangui joue toujours en deuxième mi-temps », il n’a pas le choix que d’aller à l’encontre de ses propres contre-vérités, il ne peut plus s’en prendre à de « simple civiles » comme ses opposants politiques d’alors , il a intérêt maintenant à jouer avec Djotodia qui l’a déjà roulé une fois dans la farine. Pour ce fait, il sera obligé de le reconnaitre devant tout le monde : Tiangaye et Ziguele, Sioké ne seront plus cette fois ci la pour lui servir de bouc émissaires. Le véritable patron et géniteur de la seleka sera devant lui …quel mensonge inventera-t-il cette fois ? La réponse dans quelques jours !

Éric Madjotoloum

Artiste / Penseur

CENTRAFRIQUE / ELECTION PRESIDENTIELLE 2015 : La course des chevaux (Plus de 100 candidats déclarés)

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Corbeau News Centrafrique: 05-01-2015.

Présidence de la République Centrafricaine. ©CNC
Présidence de la République Centrafricaine. ©CNC

CENTRAFRIQUE : ELECTION PRESIDENTIELLE 2015 : La course des chevaux (Plus de 100 candidats déclarés)

La République centrafricaine est l’un des pays le plus pauvre au monde. Un fidèle abonné des coups d’états, des rébellions et des différentes mutineries depuis l’indépendance. Un pays vachement riche en ressource naturelle, en minerai, aux faunes et flores. La population de ce pays est estimée à 4 millions d’habitants avant la crise de 2013 mais on doit revoir à la baisse cette population compte tenu des exactions perpétrés sur elle par les rebelles Seleka et les anti balaka depuis Aout 2012. Ce pays est à la recherche perpétuelle d’une vraie démocratie, d’une vraie politique socio-économique afin de bannir les vieilles coutumes citées ci-dessus : coups d’états, rébellions, mutineries. La recherche de cette démocratie est jonchée des pièges développés par les fils même de ce pays avec la bénédiction et la complicité de certaines puissances occidentales du fait de leurs intérêts dans ce petit pays meurtri. Les soi-disant hommes politiques centrafricains ne peuvent jamais agir comme leurs homologues de l’Afrique de l’Ouest ou comme ceux des anciennes colonies anglophones qui agissent toujours avec détermination pour l’intérêt général de leur nation souveraine. Les hommes politiques Centrafricaines ne le feront jamais car l’intérêt personnel et familial prime toujours sur l’intérêt de la nation. Il est aussi vrai que le patriotisme et le nationalisme manquent cruellement à ces hommes politiques Centrafricains alors que ce sont les bases même d’une nation unie et d’une véritable démocratie à la fin de ce 21ème siècle.

L’annonce de la date de l’élection présidentielle dans les mois à venir à déclencher l’alarme auprès de ces hommes politiques. Il y a à l’heure actuelle et à ma connaissance plus de 100 candidats déclarés pour aller à cette élection présidentielle de 2015. Il est vraiment insensé et absurde dans un pays qui n’existe pas et qui s’efforce à sortir de cette gouffre puisse du jour au lendemain attiré les vautours et charognards de tous les coins du monde pour venir tirer profit sur la souffrance de la population civile centrafricaine martyrisée depuis l’indépendance. Qu’est-ce que tous ces candidats peuvent apporter à ce pays et au peuple centrafricain ? Quels sont leurs niveaux d’études et leurs projets concrets pour remédier à tous ces maux que souffre notre pays ? N’y a-t-il pas la possibilité d’aller à cette élection avec moins de 10 candidats ? Quels sont donc leurs états de patrimoines à l’heure actuelle? Quels sont donc leurs passés politiques et leurs antécédents judiciaires ? Sont-ils tous capables et intègres pour mener à bien ce pays au bon port ? Pourquoi de telle motivation pour une seule place ? Qu’est ce qu’ils comptent apporter au peuple centrafricain durant les années à venir ? Pourquoi un tel intérêt pour accéder à tout prix la magistrature suprême ? des tas de question.

Toutes ces questions restent en suspens du fait qu’aucun des candidats déclarés pour cette élection ne connait l’importance de son rôle et le travail qui l’attend après sa victoire à l’élection présidentielle. Il est important de souligner ici quelques personnalités avec une bonne moralité parmi les candidats déclarés. Les ¾ de ces candidats sont des chercher à manger comme disent les centrafricains. Ils n’auront jamais la chance d’aller au second car leur passée politique était entachée d’irrégularité et ne pourront pas atteindre 1% de voix. L’heure n’est plus à ce genre des candidats car leur place doit être à la maison d’arrêt de Ngaragba pour les faits qui leur ont été reprochés et laisser la place à des candidats intègres, nationalistes et patriotiques avec une bonne vision de la situation de cette crise. Cette élection présidentielle n’est pas comme un jeu c’est une élection de dernière chance pour l’unité, la paix, la vraie réconciliation nationale et le développement de ce pays. Ainsi, je prie à tous les candidats déclarés de bien jauger leur capacité physique, morale et leur bilan spirituel et politique pour aller à cette élection présidentielle de dernière chance pour l’unité et le développement de ce pays. Si vous jugez que vous ne faites pas partie des critères que je viens de souligner ci-dessus, je vous conseille simplement de s’abstenir définitivement et de s’aligner derrière un candidat intègre que vous appréciez ou partagez les mêmes points de vue, son projet et ses idéaux. Il ne sera plus question de répartition des postes entre certains candidats malins qui, à la veille de toutes élections présidentielles vont créer un micro parti politique dans l’objectif d’intégrer le gouvernement en cas d’échec. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut, la récompense des amis, des parents et collègues est finie. Les postes politiques se méritent, soit par compétence ou par ancienneté. La gratuité des postes est finie ainsi que la gestion familiale, clanique et régionale ne sera plus à l’ordre du jour. Il ne faut plus jouer à la vie et l’avenir de la population civile centrafricaine martyrisée comme dans le passé car tout est à reconstruire dans ce pays. Il n’y a pas d’armées, pas de routes, pas d’hôpitaux, pas d’édifices publics, pas d’écoles, pas d’électricités, pas d’eaux potables. La liste est assez longue et je m’arrête là car en un mot tout n’existe plus sur cet immense territoire de 624000 km ². Organisez-vous, hommes politiques centrafricains en se regroupant derrière 5 bons candidats comme des vrais intellectuels et patriotes pour ne pas qu’on soit ridicule devant le monde entier. Notre dignité et sens de responsabilité sont en danger si vous vous continuez dans cette mauvaise direction et cette mauvaise vision d’aller à cette élection présidentielle à plus de 100 candidats. Concertez-vous, faites des analyses entre vous, des propositions concrètes et soutenez seulement 5 candidats potentiels à cette élection car souvent la qualité vaut mieux que la quantité et c’est vérifiée.

Je vous ai à l’œil et malheur à vous car « Qui aime bien châtie bien » C’est un simple conseil mes grands frères ou Papa. Pensez à l’avenir de tous ces centrafricains martyrisés et à la mémoire de tous ces innocents qui ont perdu la vie dans cette crise. Que le Dieu tout puissant bénisse la République Centrafricaine et les Centrafricains.

Bsp Bruno-Serge PIOZZA
Bsp Bruno-Serge PIOZZA

 

Mali: Six blessés dans une attaque aux explosifs contre la MINUSMA au nord

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 AA / Corbeau News Centrafrique: 04 janvier 2015

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La MINUSMA a condamné cette attaque contre le contingent du Niger dans la région de Gao.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a condamné “dans les termes les plus forts” une attaque à l’engin explosif survenue dans la matinée de dimanche, qui a fait six blessés dont trois graves, a déclaré la mission onusienne dans un communiqué.

L’engin a explosé, vers 09:45 GMT, lors du passage d’un véhicule transportant des troupes du contingent du Niger sur la route entre Asongo et Menaka dans la région de Gao (Nord-Est) et a fait six blessés, dont trois grièvement, selon la même source.

“Leur évacuation à Asongo est en cours et ils seront transportés dans la journée à Gao pour un traitement médical plus approprié.” poursuit la MINUSMA en saluant “les sacrifices que les casques bleus continuent à faire dans l’exercice de leur noble mission en soutien au Mali, à son gouvernement et à son peuple.”

Cette “lâche attaque terroriste contre les soldats de la paix” est la troisième, en l’espace de trois semaines contre la MINUSMA. Le 29 décembre dernier, une base militaire de la MINUSMA située à Tessalit, dans le Nord de Kidal (Nord-Est), et partagée avec les Forces armées maliennes et les forces françaises de l’opération Barkhane, a été la cible d’une attaque à la roquette qui n’a pas fait de victimes. Le 18 décembre, trois casques bleus du contingent tchadien ont été légèrement blessés dans l’explosion d’un engin aux alentours d’Aguelhok (Nord de Kidal).

AA/ Bamako/ Fatouma Harber

URCA : Mise en place du Bureau Politique de Dakar

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Monsieur-Dologuelé-Anicet.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Dologuelé Anicet

URCA : Mise en place du Bureau Politique de Dakar

 
Situation socio-politique
 
Le Dr Gaétan Roch MOLOTO-A-KENGUEMBA, Secrétaire général du parti, a d’abord présenté brièvement la situation socio-politique depuis la prise de pouvoir par la rébellion sélékatransformée en parti politique que préside le président de la transition démissionnaire, Michel Djotodia. Il a rappelé aux participants adhérents de Dakar,le contexte des accords de Libreville signés par les forces vives de la nation, ainsi que la décision de la réunion des Chefs d’Etat de la CEEAC à Ndjamena au mois de janvier 2014 qui actait la démission du président Michel Djotodia et son premier ministre Me Nicolas Tiangaye.
Selon l’envoyé spécial du président Anicet Georges Dologuélé, depuis l’élection de la présidente de transition Catherine Samba Panza, les séléka et les antibalaka continuent de commettre des exactions contre la population. Le territoire national est partagé entre les deux groupes armés qui terrorisent la population meurtrie. Il a évoqué entre autres le forum politique en préparation qui se tiendra en mis janvier 2015. Sur avis du Médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis SassouNguesso et le groupe de contact, les prochaines consultations populaires sont prévues pour le mois d’août prochain, a-t-il indiqué. Ce dernier a dénoncé le comportement nuisible et sanguinaire des groupes armés dans la nuit de Saint Sylvestre. Les groupes armés ont fait des tirs nourris pour empêcher les populations banguissoises qui s’apprêtaient à fêter le passage de 2014 à 2015. Ce qui inquiète les leaders politiques qui s’interrogent sur la tenue des futures élections dans la paix et la quiétude. Du moment où l’insécurité persiste, il serait difficile d’organiser les élections dans la tranquillité sans incidents majeurs. C’est pourquoi les partis politiques ont sommé la communauté internationale d’utiliser tous les moyens pour ramener la paix avant la tenue des opérations électorales.
Présentation de l’ URCA
 
L’ URCA créé le 23 octobre 2013 par l’Assemblée Générale constitutive à Bangui en République centrafricaine, l’Union pour le Renouveau Centrafricain est le cinquante-sixième parti au sein de la famille politique centrafricaine constituée aujourd’hui de soixante-dix partis politiques. Son Bureau politique provisoire est composé de douze membres qui a pour rôle de soutenir la gouvernance du président Anicet-Georges  Dologuélé dit AGD (Cadre de la BEAC, Ancien Ministre des Finances, Ancien Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ancien Président de la BDEAC, actuellement Consultant international.
Selon l’émissaire du président Anicet-Georges Dologuélé, l’ URCA qui s’étend progressivement dans les seize (16) préfectures pour s’implanter sur toute l’étendue du territoire et se faire un nom parmi les ténors a été créé par cinquante-sept (57) membres fondateurs représentants. Cette jeune formation politique qui gagne du terrain a déjà mis en place de nombreuses fédérations et sous-fédérations. Hors de nos frontières l’ URCA s’est implanté au Cameroun avec la mise en place des sous-fédérations de Yaoundé, Garoua et Maroua, ainsi que celles des villes de Libreville au Gabon, de Brazzaville au Congo, du Maroc, du Bénin, du Togo et du Sénégal, avec éventuellement la mise en place des sections à Dakar et dansles provinces du Sénégal telles que Thiès, Casamance et autres.
Pour le moins qu’on puisse dire, le candidat Anicet-Georges Dologuélé est l’un des candidats les plus favoris, qui a la capacité non égalée de relever les défis de l’unification des centrafricains et rétablir l’harmonie entre les communautés musulmanes et chrétiennes, et surtout mouiller le maillot pour donner du travail aux centrafricains afin de bien combattre la pauvreté qui gangrène la société centrafricaine. La jeunesse du Sénégal pour la plupart adhère à la démarche politique de l’ancien premier ministre de l’ancien président de la République, feu Ange-Félix qu’il considère comme son père qui l’a politiquement formé.
Aux termes de l’élection démocratique des membres qui a eu lieu dans la salle de réunion d’un centre culturel de Dakar à Liberté 6, le Bureau Politique de la sous-fédération de Dakar se compose comme suit :
Président : NGUINDA Joseph
Vice-président : MBETIBANGA Gaïce
Secrétaire général : WILIKPON Junior
Secrétaire général adjoint : MARMLER Jodelle
Trésorier général : GALANGA Francis
Président de l’organisation de la jeunesse : DONGA MBONGO Aloïs Gilchrist
Délégué à la mobilisation et à la propagande : YAMBALA Sylvain
Délégué pour l’organisation des femmes :
Délégué à l’Education et au Développement : ALANDALA Gyslain
Délégué aux résolutions des conflits : CISSE Yann
Délégué à l’organisation de la jeunesse : KENGUEMBAS Yann
Contrôleur Financier : YACKOISSET Thierry Flavien
Par: Pierre INZA depuis Dakar