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Dakar / Niacourab: Une classe en hutte et deux magasins accueillent 55O élèves désemparés

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Corbeau news Centrafrique:

Une classe en hutte et deux magasins accueillent 55O élèves désemparés

une classe en hutte et un magasin accueil 550 élves à Dakar
Image d’illustration

A l’orée de ce nouveau millénaire, personne n’aurait imaginé qu’à quelques encablures de Dakar, l’ex : capitale de l’Afrique occidentale française (Aof), creuset des élites intellectuelles et carrefour des institutions académiques, on y retrouve encore toujours des salles de classe en…huttes. Le collège d’enseignement moyen (Cem) de Niacourab situé à Keur Massar dans la banlieue dakaroise en est la parfaite triste illustration. De l’école nouvelle à l’école ancienne ou misérable pour ne pas dire « Ubbi-tey, torokh tey.»

Jusqu’à une époque récente, les abris provisoires n’existaient que dans les écoles primaires en milieu rural. Plus 50 ans après l’indépendance, on en retrouve en plein cœur de la banlieue dakaroise, à quelques encablures de Dakar. Le collége d’enseignement moyen (Cem) de Niacourab en est une triste illustration. Crée en Octobre 2011, l’établissement implanté à Keur Massar, en banlieue dakaroise. Qui dit Cem, dit infrastructure scolaire de l’Etat puisqu’elle dépend de l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Sangalkam. Et ce, compte tenu de sa position géographique ou la commune de Jaxaay II.

Depuis sa création, le Cem de Niacoubab ne dispose que de deux ( 02) salles de classe, plus celle mise à sa disposition par l’école élémentaire du village. Aujourd’hui, il est passé de trois classes pédagogiques à neuf (09) classes mais toujours avec ces trois salles de classe. Pour fonctionner comme un collège, la direction est obligée de mettre sur pied des abris provisoires (huttes). C’était le cas l’année passée (voir photo) et celle d’avant. Face à cette situation, les responsables du Cem démontent à chaque fin d’année les huttes pour les mettre à l’abri des intempéries et contre les termites rongeurs. Et surtout… des voleurs. Outre les salles en huttes, le principal du Cem est dans l’obligation de louer des magasins parce qu’avec neuf classes pédagogiques, il aurait du mal à reconstruire de nouvelles salles en paille.  M Ndiaye, un professeur de français au Cem Niacourab nous confie qu’ après neuf ans d’enseignement dans les coins les plus reculés de la Casamance, il n’a jamais enseigné dans un abris provisoire. Et voilà qu’à Dakar, la mythique capitale du Sénégal, M. Ndiaye dispense des cours dans des classes en paille. Malgré ces conditions de travail difficiles, le Cem a fait plus de 50% au BFEM 2013/2014 au  moment ou les résultats étaient catastrophiques partout au Sénégal. Comme quoi, « Ubbi-tey, jang tey » s’avére chimérique  au sein de cette école où les braves et brillants éléves en provenance des quartiers Jaxaay vivent dans des conditions très déplorables. Quand la misère sociale s’invite dans la précarité pédagogique, il y a de quoi s’emporter sous l’enseigne «  Ubbi-tey, torokh tey ! »

Certes, l’Etat du Sénégal a déjà fait des efforts pour améliorer les conditions de travail du personnel enseignants. Il en est ainsi de la mairie de Jaxaay qui a attribué un site à l’école pour construire un collège digne de ce nom, grâce au concours de coopération française. Une construction qui entre dans le cadre du projet ADEM-Dakar ( Projet d’Appui au Développement de l’Enseignement dans la région de Dakar). Seulement, la coopération française tarde toujours à poser la première pierre de l’établissement. Et comme nous ne sommes pas encore arrivés là, les responsables du Cem de Niacourab doivent d’abord trouver des toilettes et sanitaires décents à un établissement dont la population scolaire fait 550 élèves.  Même préoccupation   pour  l’équipement en tables bancs, nous prenons à témoin le principal du Cem Serigne Diop. Il a fait le tour des écoles environnantes précisément chez ses collègues de Niagha et de Sangalkam pour  y ramasser des carcasses de tables afin de les réparer. D’autres donateurs à l’image de la Fondation Anne Marie Dione viennent font des contributions fort appréciables :   Des centaines de lots de fournitures scolaires et des dizaines de cartons de Gel antiseptique ont été mis à la disposition du Cem de Niacourab.  Cette dotation élargie à l’ensemble des établissements de Niacourab, allant de la maternelle à l’élémentaire en passant par les écoles franco-arabes. Un geste que la communauté éducative dans son ensemble a beaucoup salué.

Dakar des écoles en…huttes  et des magasins transformés en salle de classe ! Tous les moyens sont bons pour caser des centaines d’ouailles qui seraient aujourd’hui en déshérence n’eussent été ces solution de fortune. Nous sommes convaincus que le président Macky Sall fera un tour au Cem Niacourab pour voler au secours de ces centaines d’élèves et d’ enseignants qui fondent beaucoup dans le Plan Sénégal Emergent ( Pse).  Qu’il fasse vite, sinon les nobles et chefs de quartier de Niacourab attendront le sommet de la Francophonie pour inviter les élites du monde dans les magasins et masures faisant offices de salles de classe à Dakar dans le pays de Senghor et Cheikh Anta Diop .

PAPE NDIAYE

« Le Témoin » quotidien sénégalais (Octobre 2014)

 

Centrafrique: Vive interpellation à l´égard d’une prise conscience de chaque Centrafricain !

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Corbeau News Centrafrique:

Les femmes de Centrafrique veulent la Paix
Les femmes de Centrafrique veulent la Paix

Vive interpellation à l´égard d’une prise conscience de chaque Centrafricain ! 

Nous Mamans, jeunes filles de Centrafrique, interpellons tous les Centrafricains à une prise de conscience nationale œuvrons ensemble pour le retour de la paix en Centrafrique. Arrêtons de savoir qui est fautif à travers tout ce qui nous est arrivé comme peine et souffrance. En ce sens, repenser cette situation historique dramatique signifie seulement se mettre à «relire notre histoire nationale mal orientée à partir d´un moment et chercher à corriger ces quelques pages mal écrites» sur lesquelles les ambitions des uns et des uns autres ne s´accordent pas. Repenser son histoire nationale mal orientée à dessein, c´est devenir au même moment «sujet et objet de son histoire». Chercher à être au même moment à la place du «patient de sa consultation» et du «médecin qui doit prescrire des remèdes pour la guérison». Pouvoir se placer à la place du patient et du médecin doit nous conduire à l´acquisition d´une paix durable avec des attitudes correctes, loyales, objectives, justes, sincères, droites. Il nous faut bref, un autre esprit patriotique sans lequel nos efforts risqueraient d´être sans résultat durable. Comment serions-nous capables un jour de raconter à nos enfants et à toutes les générations qui viendront après nous les riches séquences de notre histoire politique, si nous-mêmes n´y accordons aucune attention à cet instant décisif où elle s´écrit? Comment repenser l´avenir de notre cher Etat là où nous sommes devenus nous-mêmes aveugles idéologiquement suite à notre égoïsme visible caractérisé par des antivaleurs de tout genre?
Bref comment repenser l´avenir de notre Etat «là où nous nous montrons nous-mêmes irresponsables» devant des situations pourtant faciles à discerner.

La paix en Centrafrique tous unis pour la paix

     Femmes Debout pour la Paix en Centrafrique

RCA: un autre communiqué de NOUREDINE ADAM, cette fois pour une AG à Kaga-Bandoro

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Corbeau News Centrafrique:

 Généra; Nouredine Adam de l'Ex-coalition Séléka de la Centrafrique

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

UNITÉ-DIGNITÉ-TRAVAIL

Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (Ex-Coalition Séléka)

…………………………………………

Assemblée Générale du Bureau Militaire du 21 au 25

Le Bureau Politique du FRONT POPULAİRE POUR LA RENAİSSANCE DE CENTRAFRİQUE (FPRC)  et son état major ont  le plaisir de porter à la connaissance de ces responsables  et sympathisants, tant sur le plan national qu’international ce qui suit :

Réuni en séance extraordinaire le 29 Septembre 2014.

 Le Bureau Politique a décidé de convoquer une Assemblée générale le 25 octobre 2014  à Kaga-Bandoro. La présence de tout le monde est vivement souhaitée.

Les membres sont libres d’exprimer sans crainte le fond de leur pensée, puisque lorsque l’émulation positive est favorisée, le potentiel de chacun croit et facilite un plus grand RCA.

NB: La présence de tous est vivement souhaitée le 25 octobre 2014 à KAGA-BANDORO.

Fait à N’Délé, le 20 octobre 2014

Pour Le Président,

Le 1er Vice-président

Général NOUREDINE ADAM

Ancien Ministre D’État

Centrafrique: Catherine Samba-Panza deplus en plus isolée

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www.la-croix.com  /  www.corbeaunews-Centrafrique.com

Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas

Catherine Samba-Panza, Présidente de Transition en Centrafrique
©corbeaunews-centrafrique.com

 Bangui en proie à une nouvelle flambée de violence.

La capitale centrafricaine est à nouveau le théâtre d’affrontements et d’attaques meurtrières. Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas.

Depuis deux semaines, Bangui est en proie à un regain de violence comme on ne l’avait pas vu depuis le mois d’août. Plus d’une quinzaine de personnes ont été tuées dans différents affrontements engageant la responsabilité de groupes armés liés aux anti-balaka (1).

Les casques bleus, chargés d’assurer la sécurité dans ce pays depuis le 15 septembre, n’ont pas été épargnés : ils comptent un tué et une vingtaine de blessés depuis le 9 octobre. Les militaires français ont essuyé une vingtaine d’attaques dans les rues de Bangui, ripostant et tuant une dizaine d’assaillants.

 « Ce sont de petits groupes, organisés, maîtrisant le terrain, qui nous tirent dessus. Ils semblent poursuivre un but politique », explique le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major de l’armée française. Cette violence est aussi le fait de nombreux délinquants et de bandes armées qui profitent du désordre et du climat d’impunité pour piller, rançonner et voler les habitants sans défense.

CATHERINE SAMBAT-PANZA DE PLUS EN PLUS ISOLÉE

Dans ce contexte dégradé, le crédit de Catherine Samba-Panza, neuf mois après sa nomination comme présidente de la transition, est au plus bas. En premier lieu dans son pays, où elle n’a pas su trouver les moyens de restaurer la paix et la sécurité. Elle est en plus empêtrée dans un scandale financier : 2,5 millions des 10 millions de dollars que l’Angola a offerts à la Centrafrique à la fin septembre se sont envolés sans qu’elle puisse le justifier. Elle est, enfin, soupçonnée de ne pas œuvrer véritablement à la transition démocratique en montrant peu de volonté dans l’organisation de l’élection présidentielle prévue au premier semestre 2015.

Ses adversaires déclarés sont aujourd’hui légion. On les trouve parmi les leaders de la Séléka (2) – après des mois de silence, leur chef Michel Djotodia, en exil au Bénin, a évoqué son éventuel retour en politique en Centrafrique dans un entretien publié le 4 octobre au quotidien L’Est républicain. On les trouve aussi parmi les chefs des anti-balaka, parmi les fidèles de l’ancien président François Bozizé, renversé en mars 2013 par les rebelles de la Séléka.

De plus en plus isolée dans son pays, la présidente est aussi de moins en moins soutenue par ses alliés régionaux, en particulier par le président congolais Sassou Nguesso, le médiateur dans la crise centrafricaine. Les 18 et 19 octobre, il a envoyé une mission à Bangui pour exhorter les différents partis à un retour au calme et rappeler que la future élection présidentielle devait bien se tenir en février 2015. La déception est aussi vive en France, pourtant son principal allié.

La Croix

(1) Les anti-balaka sont au départ des milices d’autodéfense apparues en septembre 2013 en réaction aux exactions de la Séléka.

(2) La Séléka est une alliance de mouvements rebelles issus du nord-est du pays, zone à majorité musulmane et marginalisée par Bangui.

Avant, la République centrafricaine était une nation paisible. Mais ça, c’était avant !

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Slate Afrique  /  Corbeau News Centrafrique

 

Calme relatif à bangui ce vendredi
Photo: Diaspora

 

Même pour Bangui, capitale de la République centrafricaine et l’une des villes les plus pauvres du monde, Saïdou est misérable. Contrairement aux quartiers environnants, avec leurs immeubles et leurs lotissements bien rangés derrière des murs et des clôtures, Saïdou, qui s’étend sur un bout de terre oblong à quelques encablures du centre, tient davantage des bidonvilles que l’on retrouve dans d’autres villes africaines moins structurées, comme Kinshasa ou Lagos.

En d’autres termes, on dirait un village. Il n’y a pas de murs, pas de portails. Des maisons basses en parpaings se font face les unes aux autres selon des angles bizarres. Les rues sont ici des chemins de terre, des broussailles, des ruisseaux d’eau grise. Pour arriver à Saïdou, il vous faut couper par l’Avenue des Martyrs et vous engouffrer entre deux gratte-ciels. Les immeubles tombent en ruine et leurs habitants sont eux aussi très pauvres, mais ils peuvent regarder Saïdou de haut et remercier Dieu (et les martyrs) de leur avoir donné une telle chance.

C’est dans l’une de ces maisons en parpaings que Lamove et Serge Kamouss sont nés. Ils y ont grandi avant de fonder leur famille un peu plus loin dans Saïdou. Et, au début de l’année, c’est dans leur maison natale, où leur mère vit désormais seule, qu’ils sont tous les deux revenus un après-midi. Sous un épais brouillard de haine et de honte, ils ne savaient pas qu’ils allaient se retrouver.

En 2013, la République centrafricaine tombe entre les mains de la Séléka, une milice insurrectionnelle d’obédience musulmane. Bangui est mise à sac, ses habitants tués et brutalisés. Lamove, l’aîné des deux frères, a la Séléka en horreur, mais il n’a pas de travail –il n’en a jamais eu de toute sa vie d’adulte– et le nouveau régime a besoin d’hommes. Alors, quand la Séléka lui offre un poste de soldat, il l’accepte. Serge n’a pas eu autant de chance. La Séléka a coulé son entreprise, l’a jeté en prison et passé à tabac. Lamove, qui craignait pour son nouvel emploi et pour sa vie, n’a pas voulu venir en aide à son frère. Ce jour-là, à Saïdou, cela faisait des mois qu’ils ne s’étaient pas vus.

Lamove est arrivé en premier pour trouver sa mère en train de faire la lessive. Il sait qu’elle réprouve son engagement dans la Séléka et il fait tout son possible pour ne pas en parler avec elle. Mais, inévitablement, le sujet arrive sur la table. Lamove lui rappelle combien il était désespéré, lui parle de ses enfants qu’il n’avait pas les moyens de nourrir. Pour Madame Kamouss, cela n’a aucune importance. Elle lui dit que la Séléka a ruiné leur pays. Ses mercenaires ont tué et violé des membres de leur famille.

A un moment, ils entendent la voix de Serge venant du dehors. Madame Kamouss, qui n’attendait pas de visite de son plus jeune fils, prend peur. Elle n’a pas vu Serge depuis des semaines et craint qu’à sa sortie de prison, il ait rejoint les Anti-Balaka, une milice d’obédience chrétienne créée pour lutter contre la Séléka. Leurs combats ont entraîné la République centrafricaine dans une guerre civile et religieuse faisant encore rage ce jour-là.

Même s’il est le cadet, Serge a toujours été plus fort que Lamove et, durant sa jeunesse, tout Saïdou le connaissait pour son sang chaud et son goût pour la bagarre. Madame Kamouss sait qu’il en veut à mort à Lamove qui ne l’a pas aidé contre les Séléka et elle redoute sa réaction s’il vient à le trouver dans la maison. Elle décide alors de cacher Lamove dans la chambre à coucher.

Serge est venu accompagné d’amis que sa mère n’a jamais vus, mais il ne les fait pas entrer dans la maison. Il passe la porte seul et, après les embrassades, sa mère lui demande de ses nouvelles. Il admet avoir rejoint les combattants des anti-balaka. Les angoisses de Madame Kamouss étaient justifiées: Serge et Lamove font désormais partie de deux factions ennemies.

«Elle s’est énervée», me dira plus tard Serge.

«Elle m’a dit: “Ils sont dangereux. Les anti-balaka sont dans le camp du mal, ils tuent des gens”. Elle était vraiment en colère.»

Serge lui répond que les anti-balaka cherchent à défendre leur pays contre la Séléka, contre les musulmans et les envahisseurs étrangers qui ont usurpé le pouvoir. Que la Séléka entend réduire les Centrafricains en esclavage et qu’il veut les en empêcher. Qu’en tant que chrétienne, elle devrait comprendre. «Notre but est de reprendre notre pays», lui dit-il.

Slate Afrique

Ouaka : Antibalaka et ex-Séléka sèment la terreur

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Radio Ndeke Luka  /  Corbeau News Centrafrique:

Les Anti-Balaka et les séléka sement la terreur dans la Ouaka

Des hommes armés assimilés à des Antibalaka et ex-Séléka auraient investi plusieurs villages et fait des victimes.

Ce samedi dans la sous-préfecture de Kouango, des hommes armés assimilés à des miliciens Antibalaka ont brûlé des champs de café et tué des civils au village Bangao à 45 Km de Kouango. Selon les témoignages, les assaillants accusent les habitants de ce village d’avoir accepté la collaboration avec les ex-rebelles Séléka.

« Depuis trois jours, une délégation des Antibalaka en provenance de Bambari est arrivée au village Bangoa à 45 Km de Kouango. Ils ont tué beaucoup de personnes, fait fuir toute la population et brûlé des champs de café », a indiqué un habitant de Kouango qui a requis l’anonymat.

Prise de peur, la majeure partie de la population est obligée de traverser le fleuve pour se réfugier au Congo démocratique voisin.

La même source ajoute que les Antibalaka envisagent de s’attaquer à la population de la ville de Kouango. « Ils promettent de s’en prendre à la population de Kouango sous prétexte qu’elle héberge des Séléka. Informés les Séléka de Kouango ont tué publiquement deux jeunes les accusant à tord d’être des Antibalaka », précise la même source.

Ce climat de terreur s’est aussi répandu dans la sous-préfecture de Bambari chef lieu de la Ouaka.

Le week-end dernier, des ex-Séléka présentés comme des éléments du général peuhl Ali Ndaras, ont fait incursion dans les villages Matchika (20 Km) et Botobadja (30 Km) de Bambari sur l’axe Alindao.

Ils auraient tué plusieurs personnes et incendié des maisons. Aucun bilan n’est disponible, la population s’étant refugiée en brousse. Des enfants sont portés disparus selon un témoin joint depuis Bambari par RNL.

« Les populations paysannes du Pk 20 jusqu’au Pk 30 sont poursuivies dans les champs et en brousse comme des animaux pour être tuées de manière cruelle et criminelle. Beaucoup de personnes ont rejoint Bambari ne sachant où trouver les femmes et les enfants », a expliqué un habitant consterné.

Le 16 octobre dernier au village Botobadjia, un groupe armé dénommé ‘‘Antipopulation’’ a tué 14 personnes et incendié 32 habitations.

Pendant ce temps dans la Nana Gribizi (nord), un religieux a été enlevé dimanche 19 octobre par des Antibalaka au village Fafara à 22 Km de la ville sur l’axe Bangui. Le Père Luc Delphes de nationalité belge, est le responsable de l’ONG internationale Caritas à Kaga-Bandoro. Il a été relaxé après quelques heures passées en brousse avec tous les autres passagers se trouvant à bord de son véhicule.

Selon certaines autorités ecclésiastiques du diocèse de Kaga-Bandoro et de l’archidiocèse de Bangui, le prélat a été transféré dans la capitale. Son véhicule et les bagages des passagers sont confisqués par les ravisseurs.

Cet enlèvement est survenu dix jours après celui du prêtre polonais Mathieu Dziedzic. Des sources religieuses expliquent que le Père Mathieu Dziedzic, jusqu’à ce jour, est toujours entre les mains des hommes du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du chef rebelle Martin Koumta-Madji alias Abdoulaye Miskine.

Radio Ndeke Luka

La prolongation de l’opération EUFOR Rca approuvée par les ministres. Nécessaire

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B2 / CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-forces-militaires-de-lEufor-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les forces militaires de l'Eufor en Centrafrique

 

La prolongation de l’opération EUFOR Rca approuvée par les ministres. Nécessaire

(BRUXELLES2) Les ministres de l’Union européenne vont, approuver, ce lundi (20 octobre) à Luxembourg, la prolongation de trois mois de l’opération militaire de stabilisation en Centrafrique (EUFOR Rca), jusqu’à la mi mars 2015.

Une nécessité face à la situation qui est loin d’être stabilisée comme le prouve l’incident de mercredi dernier (lire :A Bangui. Un incident qui change la donne ?). Mais aussi car la passation n’est pas encore vraiment assurée avec les forces de l’ONU. La Minusca assure pour l’instant sa montée en puissance, tout d’abord avec les troupes de la Misca (la force africaine) qui ont changé de béret mais aussi avec les contributions, plus traditionnelles, des Nations-Unies comme les Pakistanais (qui ont déjà déploré un des leurs tués dans des incidents).

Ainsi que détaillé sur le Club (lire : Carnet (17.10.2014)), il n’y aura pas de décision formelle de prolongation, juste un accord politique. L’approbation formelle des documents de prolongation sera faite ultérieurement. Mais c’est l’essentiel. Car cet impetus politique permet de commencer la préparation de l’extension de la mission. Avec une préoccupation principale pour les responsables de l’EUFOR : avoir suffisamment de forces pour assurer une présence continuelle sur le terrain. Une conférence de génération de forces devrait se tenir le 30 octobre prochain.

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : QUELLE OMBRE SE CACHE DERRIERE NGAISSONA ?

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CAR News / Corbeau News:

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Patrick-Edouard-Ngaissona.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrick Edouard Ngaissona

L’ex-ministre de François Bozizé et coordinateur politique autoproclamé des anti-balaka vient de lancer un appel aux jeunes patriotes de cesser les hostilités et de respecter les accords de Brazzaville.
1-Qui est Patrice Edouard Ngaissona ?
Qui est donc Edouard Patrice Ngaissona ? D’où sort-t-il ? Pourquoi parle-t-on de lui ?
Originaire du Nord du pays, il travaillait comme agent des eaux et forêts après sa formation au centre agricole de Ngoulinga près de Grimari et croupissait avec d’autres complices à la prison de Ngaragba pour diverses malversations et escroquerie en bande organisée ayant gravement saigné le trésor public et occasionné un manque à gagner pour l’état d’une bagatelle de plusieurs milliards de F CFA.
Patrice Edouard Ngaissona est connu pour sa méthode de sangsue et son mode de vie parasitaire consistant à pomper le trésor public avec de faux ordres de paiement ne correspondant à aucune prestation portant coûteusement facturée à l’état. Le coup d’état du 15 mars 2003 de Francois BOZIZE lui a permis d’être remis en liberté.
Il continua ses activités en livrant des ramettes de papier et autres fournitures de bureau aux administrations publiques souvent sans acquitter la moindre taxe douanière et stocke chez lui. Il est aussi fournisseur de l’état de motocyclettes qu’il importe également du Cameroun et revend à des prix exorbitants.

Il complètera cette activité en se constituant également comme l’incontournable intermédiaire par qui tout bénéficiaire de titre de paiement sur le trésor doit passer pour avoir quelque chance de toucher son magot, évidemment moyennant son pourcentage de commissions.
Sans oublier les fameuses affaires des constructions du siège de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) au sein de la concession de l’immeuble Bangui-Sica de SOCATEL, des clotures des Lycées Boganda, Miskine et Gobongo qu’il a déjà empoché des millions de F CFA au titre d’avance sur la facture des travaux, sans réalisations jusqu’à ce jour .
Nommé Ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture sous Bozizé, il s’excila apres la prise de Bangui par la Seleka. Voilà l’origine de la fortune de ce nouveau riche qui possède entre autre, un pied à terre en région parisienne.

Le vrai problème est que comment un homme aussi médiocre, proche de l’illettrisme a-t-il pu prendre la tete d’un mouvement rebelle et demander la demission de Catherine Samba Panza ?
– Pour la coordination des milices Anti balaka, cela ne doit guere surprendre car Patrice Edouard Ngaissona est un gangster économique et un criminel dangereux qui éprouve du plaisir à voir les autres souffrir alors, lui et son clan sont dans l’opulence.
– Il est parmi les plus grands prédateurs de Centrafrique.A ce titre, c’est irresponsable de sa part de vouloir obtenir le départ de la présidente Samba Panza, lui reprochant de n’avoir pas su répondre aux attentes des Centrafricains et évoquant le détournement présumé de 2,5 millions de dollars donnés en liquide par le gouvernement angolais.
Beaucoup d’observateurs de la vie politique pensent que cette stratégie est maladroite n’a pas été payante hormis la destruction de biens et habitations des autres centrafricains.
Des sources proches de Ngaissona s’étonnent de ce brusque revirement dans son comportement.selon l’un de ses fideles partisans,’ »Edouard est devenu méconnaissable ».Des mauvaises langues rapportent qu’il serait d’une timidité legendaire , par consequent incapable de decider de lui-même des actions de telle envergure.
Alors la question est de savoir, quelle ombre se cacherait derriere Patrice Edouard Ngaissona ?

2-L’ombre de François Bozizé.
Des sources sécuritairesres et diplomatiques africaines , disent « que se serait l’ancien Président François Bozizé, qui est derrière cette milice ».Manipulés par François Bozizé, les Anti-Balaka, qui sont un conglomérat disparate où l’on trouve d’anciens militaires, des militants KNK (parti de Bozizé), des désœuvrés mobilisés pour les besoins de la cause, sont politiquement coordonnés par un boziziste pur jus, Patrice-Edouard Ngaïssona, l’homme de Bozizé, qui avait rêvé, un temps, d’être son candidat à la présidence de la République, la constitution ne lui permettant pas de briguer un troisième mandat successif.
A travers cet homme bien entouré, c’est Bozizé, en fait, qui contrôle le mouvement.
Il lui rend compte et recoit des ordres de lui. C’est meme sur un coup de fil de François Bozizé, le 16 Octobre 2014 que NGAISSONA aurait finalement décidé d’appeler les Anti Balaka à un retour au calme.

3-L’Ombre de la Sous Région
Les actes de Ngaissona sont aussi dictés par des parrains sous regionaux . Selon nos informations, le president Congolais Denis Sassou Nguesso serait le principal financier et soutien de Patrice Edouard Ngaissona.
Des indiscretions révèlent que le pouvoir de Sassou Nguesso aurait fait venir des Anti-Balaka centrafricains à Brazzaville et parqués à Poto Poto, un quartier de Brazzaville où ils étaientt grassement entretenus avant l’attaque du 05 Decembre 2013.Une autre vague,
d’autres anti-balaka auraient fait leur entrée sur le territoire centrafricain à partir de Bétou dans la région de la likouala avant la chute de Michel Djotodia.
Récemment encore avant les derniers subressauts des anti balaka, des dotations en armes lourdes et legeres leurs seraient parvenues de Brazzaville.
Le président Sassou Nguesso s’efforce de paraître utile dans les conflits sous régionaux et régionaux mais n’a jamais apporté une seule petite solution au moindre problème du Continent a affirmé le president du Parti Liberal Congolais(PLC). Il est l’agent principal de certains conflits, comme dans la crise Centrafricaine où il a simultanément soutenu François Bozizé contre Ange Félix Patassé, les mercenaires salafistes de la Séléka contre François Bozizé, le renversement de Djotodia et favoriser Mme Catherine Samba-Panza Présidente par intérim contre le fils du président Kolingba.
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Son histoire est aussi cocasse. Après avoir ravi la médiation centrafricaine, au président du Gabon (de tout temps, le président du Gabon était celui qui gérait le dossier centrafricain. C’est d’ailleurs pour cela que les Accords dits de Libreville du 11 janvier 2013 furent signés dans la capitale gabonaise, et pas ailleurs), Denis Sassou Nguesso, n’avait qu’un seul objectif en tête : se servir de cette crise meurtrière et ruineuse pour le Centrafrique, pour se tailler un costard de grand réconciliateur, et par la suite, se faire ouvrir les portes qui lui sont fermées, dans les pays du Nord.

Jugé peu fréquentable par certaines capitales occidentales, il s’active, en Centrafrique, pour s’acheter une conduite qui changerait sa piteuse image de serial killer et de détourneur patenté de fonds publics (Affaires des Biens mal acquis que suit la justice française).
Son plan secret, c’est de modifier la constitution pour pouvoir se représenter en 2016. L’actuelle constitution qu’il a lui-même conçue, en 2002, le lui interdit formellement. Mais avant de la modifier, il veut, préalablement, s’assurer que les Occidentaux, une fois, amadoués par ses œuvres en Centrafrique, ne lèveront pas le petit doigt pour lui crier après. Sassou est en train de passer un moment très délicat de sa vie. Il ne dort plus. Voilà pourquoi il se démène sans compter pour recueillir le maximum de soutiens auprès des chefs d’Etat africain.
Denis Sassou Nguesso a selon Bood Hedik, ancien chef de service des renseignements sud africain admis à la retraite, une responsabilité (directe) dans les événements qui arrivent en Centrafrique.
Quand Omar Bongo Ondimba, à l’époque médiateur, avait demandé, au putschiste, François Bozizé, en 2004, d’organiser les élections et de quitter le pouvoir, pour laisser la place à une équipe démocratiquement élue, la première réserve vint de Sassou Nguesso. Ce dernier soutint une position contraire, qui permettait, aussi, à François Bozizé, de faire acte de candidature à la présidentielle qu’il était chargé de préparer. En devenant juge et partie, Bozizé faussa la solution que voulait proposer le président gabonais de l’époque. Comme on sait, Bozizé n’organisa pas cette élection pour la perdre. Sa victoire accentua la crise car il frauda, outrageusement, pour gagner, alors qu’il ne disposait d’aucune base politique réelle.
Et pour mieux le contrôler, Denis Sassou Nguesso qui ne fait rien pour rien, l’enrôla dans la branche congolaise de la GLNF dont il est le très grand maître. C’est dire que de son lieu de fuite, à Entebbe, en Ouganda, François Bozizé reste le filleul maçonnique de Sassou.

On le voit, il s’agit de sordides calculs machiavéliques sur le dos des Centrafricains de la part de Sassou qui apporte ainsi clairement la preuve de son choix de soutenir Bozizé dont la candidature aux prochaines élections présidentielles est désormais un secret de polichinelle
C’est pourquoi, François Bozizé est toujours aux manettes à travers Patrice Edourd Ngaissona.Le vendredi avant son ultimatum du lundi à Catherine Samba Panza, Ngaissona sortait d’une reunion avec Alexandre Nguendet chez Babacar Gaye, à laquelle assistait,le général Essongo.
Conséquences, les Anti-Balaka, manœuvrés par Bozizé ont failli renverser le regime de la transition, n’eut été la pression du president Angolais Dos Santos l’autre allié de Sassou.

Le problème, maintenant, est de savoir, pendant combien de temps, encore, la France, l’Union africaine et le Conseil de sécurité, vont laisser François Bozizé, continuer à semer les troubles en Centrafrique ? C’est comme si la liberté de manœuvre qu’on lui octroie participe d’une stratégie bien mise en place ?

Tant que Ngaissona et Sassou seront là, Bozizé reprendra t-il le pouvoir ?

QUI VIVRA ENCORE VERRA

Par Joseph LARABO

 

Centrafrique : Des policiers maliens en route pour Bangui

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Corbeau News Centrafrique:

 

Une vingtaine de policiers maliens s’apprêtent à rejoindre Bangui, où ils prendront part à la mission des Nations-Unies déployée en Centrafrique (Minusca). Ces fonctionnaires de la police ont été désignés à la suite d’une sélection rigoureuse.

police nationale agents service securite

A Bangui, ces policiers maliens retrouveront des forces de sécurité d’autres pays de la sous-région, notamment le Burkina Faso et le Sénégal. Eux sont déjà sur place.

 

Maliactu.info

Centrafrique: Alfred Le Grand Ngaya se retire du mouvement Anti-Balaka

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Corbeau News Centrafrique:

Alfred Ngaya quitte le mouvement Aniti-Balaka
les miliciens Anti-Balaka à Bangui

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 20 Janvier 2014, j’avais pris formellement, en âme et conscience, et même en engageant ma réputation, la décision d’intégrer le Mouvement des Anti-Balaka, parce que convaincu qu’il fallait des gens de bonne volonté pour encadrer ces jeunes compatriotes qui se sont levés pour combattre les hordes de l’ex-coalition Séléka, à un moment où le peuple centrafricain était abandonné à son triste sort. Ma contribution au sein dudit mouvement a consisté à prodiguer aux leaders et éléments Anti-Balaka des conseils et orientations dans le sens d’un retour à la normale, à la paix et à la sécurité dans notre pays, la République Centrafricaine, bref, des conseils et orientations concernant l’amour du prochain, le respect de la vie humaine et des institutions. En outre, j’étais la cheville ouvrière des actions de plaidoyer auprès des instances nationales et internationales quant à la reconnaissance nationale à accorder à ces jeunes compatriotes pour leur œuvre salvatrice, ainsi que la mise en œuvre des programmes en vue de leur réintégration socio-professionnelle au sein de notre communauté.

Pourtant, durant tout ce processus, j’ai toujours fait l’objet d’attaques sans fondement de l’aile dure du mouvement, qui n’a jamais été favorable au processus de dialogue, en me reprochant constamment d’être à la solde des Français. Le dimanche 12 Octobre 2014, j’ai vécu l’irréparable. Je rends grâce à Dieu qui m’a accordé la vie sauve. Ma maison a été pillée, ma moto et un véhicule de fonction ont été emportés. Et j’en passe… Tout ceci, parce que j’aurais reçu des fonds de la Présidente de la Transition (Dieu seul m’en est témoin) pour pouvoir retirer de la liste des revendications des Anti-Balaka, celle concernant la démission de Madame Catherine SAMBA PANZA, alors que ces revendications ont été discutées et arrêtées par le staff de la Coordination nationale du Mouvement. En outre, la délégation qui a rencontré la Présidente, conduite par Monsieur Joachim KOKATE, a été composée de quatre membres, à savoir, Joachim KOKATE, Paléon NZILABO, Jacob BIONLI MOKPEM, et moi-même. Le paradoxe, c’est que les trois autres membres de la délégation ne sont pas inquiétés, puis que c’est moi qui, en commentant sur la Radio France Internationale le climat qui a prévalu durant cette audience, j’ai laissé tomber la question de la démission de la Présidente de la Transition. Cette situation devait conduire à une reprise des actes barbares d’assassinats, d’incendie des maisons d’habitation, de braquages de véhicules, de vols de motos et de téléphones, etc… dans toute la ville de Bangui, et même dans les villes de provinces.

Des gens qui sont venus pour la cause du peuple se retournent contre le peuple et l’empêche de jouir de la quiétude, C’est inadmissible ! L’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville, le 23 Juillet 2014 a été ainsi violé, sans que les voies de dialogue n’aient été épuisées. L’intensité des violences enregistrées ces derniers jours n’est pas du tout justifiée.

Face à ce dernier développement, je ne me retrouve plus par rapport à l’idéal qui justifiait mon engagement au sein de ce Mouvement et ne me reconnais pas du tout à travers ces actes barbares. Je pense avoir contribué drastiquement à la réalisation des objectifs initialement fixés. Mais, ’’il y a un temps pour tout’’, a dit l’Ecclésiaste. Par conséquent, je tire définitivement mon épingle du jeu, et ne peut plus être compté parmi les Anti-Balaka.

 

Fait à Bangui, le 20 Octobre 2014

Alfred Legrand NGAYA

 

 

Ampliations :
• Large diffusion dans les instances nationales
Et internationales, et les médias.

Centrafrique: Une mission de médiation dépêchée à Bangui recommande d’accélérer le processus de transition

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AA  /  CNC

Elle recommande aussi de consacrer 2015 à l’organisation des élections.

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Jardin-public-à-bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jardin public à bangui en Centrafrique

La mission éclair, dépêchée à Bangui par Denis Sassou Nguesso, Médiateur international dans la crise centrafricaine a pris fin samedi, après avoir rencontré  la présidente de la transition, le président du Conseil national de transition (CNT) et le premier ministre  centrafricains et recommandé notamment d’accélérer le processus de transition.

 « De la réponse que nous avons eue, nous pensons qu’elles sont à la hauteur de ce que nous attendions. » a déclaré en substance, Basile Ikouebe, ministre congolais des affaires étrangère, envoyé spécial de Denis Sassou Nguesso,Président du Congo Brazzaville et médiateur international dans la crise centrafricaine.

Cette mission d’urgence intervient une semaine après la flambée de violence qui a marqué les deux dernières semaines à Bangui, la capitale de la Centrafrique et qui a fait plusieurs morts dont un Casque Bleu.

 « Nous avons demandé aux autorités de la transition de travailler de manière apaisée, inclusive et consensuelle au tour de l’essentiel. », a déclaré  Ikouebe.

Il a par ailleurs reconnu que depuis la signature, le 23 juillet dernier à Brazzaville de l’accord de cessation des hostilités entre les principaux acteurs de la crise centrafricaine, la transition  avance à reculons.

Selon Ikouebe, la mission a transmis à la présidente Catherine Samba Panza , au président du Conseil  National de transition, Alexandre N’Guendet et au premier ministre Mahamat Kammoun les  recommandations de Nguesso qui mettent en exergue  la nécessité de sécuriser Bangui, accélérer le processus de transition, ouvrir le dialogue politique  et consacrer l’année 2015 aux élections.

La capitale centrafricaine Bangui a renoué depuis le 7 octobre avec les violences intercommunautaires qui opposent chrétiens et musulmans du pays par milices interposées.Ces violences ont mis fin à quelques mois de stabilité relative durant lesquels un cessez-le-feu a été signé entre les milices belligérantes  et un nouveau gouvernement a été formé avec à sa tête, pour la première fois dans l’histoire du pays, un premier ministre musulman.


Par: Sylvestre Krock

A Bangui. des incidents qui changent la donne ?

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Bruxelles2 (B2)  /  Corbeau News Centrafrique (CNC):

Les soldats de l'ONU devant la Présidence centrafricaine

Mercredi dernier (15 octobre), des incidents ont opposé les forces européennes ont été prises à partie par « un groupe armé ». Ce n’est pas la première fois. Mais cet incident a une certaine singularité qui mérite qu’on s’y arrête 5 mns. Les « accrochages » se sont poursuivis durant plusieurs heures, « trois heures » environ, entre le 8e et le 5e arrondissements, sur l’avenue des Martyrs, une des principales artères de Bangui qui relie notamment l’aéroport au reste de la ville, à proximité du camp Ucatex où est basé EUFOR.

Une série d’incidents

Tout semble parti de groupes armés, notamment de AK47. Ce qui est contraire aux « mesures de confiance » convenues entre les différentes parties (qui prévoit notamment l’absence d’armes dans la rue). Les Européens (Espagnols, Français) descendent alors de leurs véhicules. C’est à ce moment-là que l’échange de tirs commence.  Les forces européennes répliquent. Un peu plus loin, nouvel incident. Cette fois, c’est la Minusca (la force des Nations-Unies) qui semble être pris pour cible dans une zone où circulent les anti-balakas. Ce n’est pas la première fois que les forces des Nations-Unies sont pris pour cible (*). Des véhicules européens (géorgiens, lettons) se trouvent aussi présent. Ordre est donné de ne pas répliquer. Car il fait sombre. Et il y a des enfants, des femmes sur le bord de la route. Le risque d’avoir des « dégâts collatéraux » est trop fort. « C’est ce que savent les anti-Balakas. Bien souvent ils envoient des jeunes ou des enfants en avant » constate un militaire.

Heurts mortels

Bilan général : « Au moins 5 personnes mises hors de combat » précise EUFOR le communiqué officiel, . Une grenade a été lancée côté assaillant. Et un soldat (espagnol) a été blessé par un éclat de grenade. Blessure sans gravité. Après quelques soins, le soldat a été rapatrié en Espagne samedi (18 octobre). Certains des agitateurs ont été arrêtés, des  jeunes confiés à la gendarmerie locale puis au procureur. Mais les meneurs sont toujours en liberté. Parmi les victimes, on l’apprendra plus tard, figure un des chefs de bande, un dénommé « Franco ». Ce qui, au dire d’habitants dont B2 a pu recueillir le témoignage, a largement calmé certains de ses hommes. Le grigri qu’il portait ne l’a pas protégé. Et ses hommes sans chef sont un peu désemparés.

Les meneurs en liberté… pour l’instant

Les meneurs sont repérés et surveillés « Nous avons repéré trois gars très dangereux. On sait qui ils sont : on a les photos, des vidéos, …» explique un gradé à B2. Ce sont « eux qui manipulent des jeunes, souvent paumés, drogués ou alcoolisés » et les envoient un peu au feu. Des conversations téléphoniques ont été repérées. L’action de les arrêter en soi n’est pas difficile. Mais il faut prévoir le coup d’après. « Il faut donc comprendre ce qu’ils représentent parmi les communautés, avoir suffisamment de légitimité pour les arrêter. Et, aussi (surtout), éviter que les gars, une fois arrêtés, ne soient libérés le lendemain. Ce qui ne serait pas bon du tout ». Les gendarmes européens  attendent donc le moment… adéquat. « On travaille un maximum, pour comprendre la situation. Quand on aura cerné leur réelle influence, et qu’on aura assez de biscuits pour les mener chez le juge. on passera à l’action ». En même temps, chacun sait qu’il ne faut pas traîner. « Le temps tourne. La population souffre. »

Un incident révélateur

Cet incident, qui ressemble un peu à un « coup de force », selon les termes d’un militaire, est analysé de près par les responsables d’Eufor.

La question de savoir qui est derrière cet incident hante un peu les esprits. La manipulation politique ne semble pas tout à fait absente. Des observateurs attentifs pointent ainsi le curieux silence du président de la transition Alexandre-Ferdinand Nguendet sur ces incidents.

Autre élément de réflexion. Malgré les efforts des meneurs, la population n’a pas suivi, semble-t-il. L’incident n’a pas produit la déflagration attendue entre les deux communautés. Cela pourrait révéler une certaine coupure entre les groupes armés et la population. Parler d’ambiance pacifique entre les communautés serait sans doute très anticipé et hasardeux. Les rancoeurs entre « chrétiens » et « musulmans » semblent toujours bien présentes. Quand on discute avec l’un ou l’autre, très vite, viennent des propos sur les « autres » qui les menacent.

Mais il semble y avoir dans la population une lente fatigue devant ces bandes armées, des « anti-balakas » qui sont de moins en moins des « milices d’auto-défense » et de plus en plus des groupes criminels qui cherchent à profiter de leurs armes pour gagner de l’argent. Jeudi dernier, ainsi, trois hommes armés se sont présentés à un dispensaire situé dans le pâté d’habitations près d’Ucatex, la caserne d’EUFOR, « pour faire soigner l’un des leurs sous la menace des armes… mais surtout obtenir de l’argent » selon ce que m’a raconté une des infirmières présentes à ce moment-là. Faute de monnaie, après négociation, ils sont repartis…

Par: Nicolas Gros-Verheyde

(*) C’est même devenu un « sport » banguissois depuis quelques jours. Le 8 octobre, un soldat (pakistanais) est décédé et 8 autres ont été blessés (dont un grave) près du PK 11 et du camp de transit militaire. Le jour suivant, 6 policiers de la MINUSCA ont été blessés par balles dans le quartier des Combattants, du 8e arrondissement (tenus par les anti-balakas).

Centrafrique : La médiation internationale s’oppose à l’idée de la 3e transition

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Basile-Ikouébé-chef-de-la-diplomatie-congolaise-envoyé-spécial-du-médiateur-Denis-Sassou-Nguesso.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Basile Ikouébé, chef de la diplomatie congolaise, envoyé spécial du médiateur Denis Sassou Nguesso
Basile Ikouébé, chef de la diplomatie congolaise, envoyé spécial du médiateur Denis Sassou Nguesso

La médiation internationale s’oppose à l’idée d’une 3e transition en Centrafrique qui, selon elle n’avancera pas la situation du pays. Une autre transition équivaudrait à un retour à la case du départ, a déclaré samedi 18 octobre, Basile Ikouébé, chef de la diplomatie congolaise, envoyé spécial du médiateur Denis Sassou Nguesso.

« Il faut que les centrafricains sachent que la communauté internationale n’est pas favorable à une autre transition. Le dialogue politique doit se tenir avant la fin de cette année, peu importe la situation sur le terrain et que dès le début de l’an prochain, les élections doivent commencer à être organisées », a dit avec fermeté Basile Ikouébé.

Le plénipotentiaire congolais a rappelé que « seules les élections mettront fin à cette transition ». Outre les autorités politiques centrafricaines, Basile Ikouébé n’a pas loupé les fauteurs de trouble en parlant de manipulation politique.

« Il y a de manipulation politique derrière tout ce qui se passe en Centrafrique. Je sais ce que je dis. Ce sont des forces politiques qui mettent à mal le pays », a dit le patron de la diplomatie congolaise avant d’indiquer que « d’ici peu, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, sur notre demande, activera le mécanisme des sanctions individuelles à l’égard des déstabilisateurs ».

Basile Ikouébé est dépêché à Bangui par Denis Sassou Nguesso, médiateur à la crise centrafricaine, suite aux dernières violences survenues dans la capitale. Sa mission s’est achevée la fin de l’après midi du samedi 18 octobre par une conférence de presse à l’hôtel Ledger.

Par: Naïm Kaélin Zamane

Des musulmans armés en colère ont ouvert le feu et lancé des grenades, vendredi, à Bangui, tuant un jeune homme et blessant deux autres

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AA   /   CNC
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-musulman-centrafricains-de-km5-en-grève-contre-les-autorités-du-pays.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les musulman centrafricains de km5 en grève contre les autorités du pays

Des musulmans armés en colère ont ouvert le feu et lancé des grenades, vendredi, à Bangui, tuant un jeune homme et blessant deux autres, selon des témoins.

A l’origine de leur colère  l’asphyxie de l’enclave musulmane de Km5, le principal quartier musulman de  la capitale centrafricaine, depuis le 7 octobre dernier, date de la résurgence de la violence à Bangui.

 Les Anti-balaka empêchent, depuis,  la sortie des musulmans vers le Centre-ville. Les marchands de légume et autres denrées qui approvisionnent à minima le Km5, sont chassés par les membres de cette milice chrétienne.

Un musulman qui tentait de sortir, vendredi,  de ce quartier  a été grièvement agressé. Un autre musulman a également subi le même sort, jeudi; ce qui a déclenché la colère des musulmans qui ont tenté vainement d’organiser une marche  vers le siège de la Minusca (La mission onusienne de  maintien de la paix en Centrafrique) en guise de protestation.

Empêchés par la Minusca,  les musulmans en colère ont grimpé dans des arbres  pour larguer des grenades et tirer en direction des quartiers riverains, principalement chrétiens, faisant un mort et deux blessés.

Selon Félix Koléga, journaliste à la radio Centrafrique et témoin de l’événement il s’agit « d’un jeune homme habitant le quartier Pétévo qui vendait dans un kiosque au bord de l’avenue. Compte tenu de la tension qui prévalait, il s’empressait d’arranger ses articles pour quitter les lieux. C’est alors qu’il a été mortellement atteint par balle. Ça tirait dans tous les sens. Deux autres compatriotes ont été blessés, puis transportés à l’hôpital. »

Interrogé sur ce regain de tension, Ousman Abakar, porte-parole des musulmans du Km5 a déclaré : « Depuis le 7 octobre, on veut nous faire mourir à petit feu. Il n’y a rien à manger. Les gens qui viennent nous vendre de la nourriture sont menacés par les Anti-balaka. On souffre ici au Km5 » s’est-il époumoné.

La capitale centrafricaine, Bangui, a renoué,  depuis   le 7 octobre dernier  avec les violences intercommunautaires  qui opposent chrétiens et musulmans mettant fin à quelques mois de stabilité relative durant lesquels un accord de cessez-le-feu a été signé entre les principaux acteurs de la crise et un gouvernement a été formé avec à sa tête, pour la première fois dans l’histoire du pays, un premier ministre musulman. Une nouvelle mission de paix onusienne, la Minusca vient aussi de se déployer le 15 septembre dernier avec une capacité de 7500 hommes.

Par: Sylvestre krock

Communiqué de Presse du Médiateur international dans la crise en Centrafrique

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AIAC  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Le-Président-Denis-Sassou-Nguesso-plaide-pour-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Denis Sassou Nguesso plaide pour la Centrafrique

Communiqué de Presse du Médiateur international dans la crise en Centrafrique

Le Médiateur international dans la crise en République centrafricaine SEM Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo, suit avec une profonde préoccupation les récents développements de la situation à Bangui, marqués par la recrudescence des violences.

Le médiateur condamne ces actes contraires à l’esprit et à la lettre de l’Accord de Brazzaville sur la cessation des hostilités.

C’est dans ce cadre qu’il a reçu, lundi 13 octobre 2014, le Général Babacar Gaye, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, chef de la MINUSCA, pour évaluer avec lui la situation en vue de relancer le processus de transition dans un esprit consensuel, inclusif et pacifique.

Le président de la Denis Sassou Nguesso a encouragé à cet effet, le chef d’État de transition, Madame Catherine Samba-Panza à poursuivre le dialogue avec toutes les forces vives de la nation centrafricaine.

Le médiateur a décidé de dépêcher à Bangui, le samedi 18 octobre 2014, une mission conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Monsieur Basile Ikouebe, et comprenant les deux co-médiateurs, Messieurs Abdoulaye Bathily, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Afrique centrale et Soumailou Boubey Maïga, pour l’Union Africaine.

 

Fait à Brazzaville, le 15 octobre 2014

R.C.A: COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITÉ LOCAL DE LA JEUNESSE DU 5e ARRONDISSEMENT DE BANGUI

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Corbeau News Centrafrique

Ghislain GNIKPINGO
Ghislain GNIKPINGO

COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITÉ LOCAL DE LA JEUNESSE DU 5e ARRONDISSEMENT DE BANGUI

Depuis le retour de Brazzaville, l’accord de cessation des hostilités a toujours fait l’objet de violation” Force est de constater que les violences et les exactions persistent aussi bien à Bangui que dans les arrières pays. Le Comité local de la jeunesse du 5earrondissement(CLJ5e) de Bangui condamne avec la dernière rigueur les évènements malheureux survenus dans la ville de Bangui. Il lance un appel au calme et a la retenue a l’endroit de la population en générale et de la jeunesse du 5e arrondissement en particulier. Le Comité local de la jeunesse du 5e arrondissement exhorte la jeunesse a faire preuve de maturité, et d’apporter son soutien aux forces internationales, aussi qu’aux forces de défense et de sécurité pour l’accomplissement de leurs missions afin de rétablir la sécurité dans notre pays. Le Comité local de la jeunesse du 5e arrondissement profite de cette opportunité pour solliciter auprès des ONG humanitaires une assistance a la population du 5e arrondissement en détresse.

Pour le bureau du CLJ5e,

le Président Ghislain GNIKPINGO.

de notre correspondant à Bangui, Eric NGABA.

La santé, l’une des priorités de l’émergence

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Corbeau News Centrafrique (CNC):

les malades dans l'hopital Communautaire de Bangui

La santé est l’une des premières priorités dans le programme de développement de tous les Etats du monde. Elle doit nécessairement occuper la première place puisque c’est d’abord une question de vie humaine. Et puisque l’homme, en tant que principal moteur de développement est sacré, il faut lui fournir de bonnes conditions de travail, prendre soins de lui pour qu’il consente des efforts pour le développement de sa famille, de sa communauté, de sa nation et de son continent, ainsi que celui du monde qui nous concerne tous. Parce que l’homme, créature de l’être suprême qui est Dieu doit avoir une vision universelle en sa qualité d’acteur principal des civilisations. Donc, étant sur la planète terre, on travaille pour soit mais pour l’humanité toute entière. Sur ce point de vue, on a besoin de vivre dans un environnement sain et en parfaite santé pour pouvoir faire le maximum de son travail en contribuant au développement de son pays respectif et du monde entier.
Dommage que dans les pays du sud, la problématique de la santé se pose avec beaucoup d’acuité et d’inquiétude. Les gouvernements africains pour la plupart ne prévoient pas assez du budget pour les services de santé dans les hôpitaux et on ne cesse de décrier le manque de prise en charge des malades par l’Etat au niveau des infrastructures sanitaires tant publiques que privées puisque le premier responsable qui est l’Etat subventionne rarement des structures privées. Non seulement que le personnel soignant est très mal rémunéré et non payé à terme échu par l’Etat mais les frais des médicaments sont excessifs que le pauvre patient ne peut pas y faire face. Désespéré d’être soigné par le service sanitaire de son pays, il voit le dernier compagnon de sa vie qui n’est que la mort. Dans cet état d’abandon si les parents ne réagissent pas pour acheter des médicaments dans la pharmacie externe pour lui sauver la vie, il ne peut que commencer de compter les dernières secondes de sa vie.
En jetant un regard rétrospectif, les temps ont changé en Afrique et dans le monde. Les années sont écoulées, plusieurs générations ont vu le jour et vieillissent. Nous ne sommes plus encore dans les années du lendemain des indépendances où les populations bénéficient des soins gratuits grâce aux accords de coopération signés entre nos Etats africains et la patrie mère qui est la France pour les pays francophones, l’Angleterre et le Portugal pour les anglophones et les lusophones d’Afrique. A titre de rappel, de milliers des patients sont morts sur le continent à cause de la propagation de maladies d’origine hydrique, notamment la diarrhée, la fièvre typhoïde, le choléra, le paludisme et la fièvre hémorragique Ebola découverte tantôt dans un cours d’eau du RD Congo en 1976 selon certains chercheurs et qui ressurgit en 2014 pour tuer déjà en Afrique de l’Ouest plus de 4000 personnes, notamment en Guinée Conakry, en Sierra-Léone, au Nigéria et au Libéria, les pays les touchés. L’expérience a prouvé que la plupart de ces maladies d’origine hydrique ne se font pas découvrir dans des pays développés à cause des traitements d’eau par des systèmes sophistiqués et bien filtrée. Mais malheureusement, Ebola se propage rapidement en grand voyageur et des occidentaux qui viennent en Afrique pour sauver les victimes sont atteints de la maudite fièvre qui ne cesse de semer la terreur dans le monde. Plusieurs cas de victimes sont déjà signalés en Espagne ces derniers jours. L’Europe toute entière est paniquée. Ebola est devenu la bête noire de l’humanité. Les scientifiques se mobilisent pour une thérapie rapide et efficace.
Des experts ont démontré après moult recherches que les sources d’eau non traitées contiennent souvent des petits porteurs de la maladie vers et les bactéries. Alors que ces maladies d’origine hydrique sont traitables et évitables mais faute de négligence et non d’en faire de la santé la priorité des priorités. Sans être en bonne santé, on ne peut rien faire dans la vie. Au niveau mondial, « 2,2 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées à la diarrhée et à un moment donné cinquante pour cent de tous les lits d’hôpitaux dans le monde sont occupés par des patients souffrant de maladies d’origine hydrique. Les nourrissons et les enfants sont particulièrement sensibles à ces maladies à cause de leurs inexpérimentés systèmes immunitaires, qui se prêtent à des taux élevés de mortalité infantile dans de nombreuses régions d’Afrique. ». Le cas de la République centrafricaine dont tous les secteurs clé de développement sont au rouge à cause de l’inefficacité de son gouvernement et la crise interminable qui rend chaos le pays est bien édifiant.
Depuis l’indépendance de la république centrafricaine, l’Etat n’a pas formé assez des médecins pour prévoir comment faire face aux difficultés qui proviendront du fort taux démographique en cas d’épidémie. La majorité de la population centrafricaine est jeune et malgré la crise avec tout son lot de wagons des maux qui gangrènent la société et émiette davantage le capital social, des jeunes foyers se multiplient dans les foyers parentaux et vivant sous dépendance, à telle enseigne qu’en cas de maladie, c’est la catastrophe familiale. Beaucoup de personnes sont mortes en Centrafrique à cause d’une vie de précarité au niveau familial. Selon les statistiques depuis 2009, il y a seulement 0,05 médecins pour 1000 et les décès occasionnés par le VIH/SIDA atteints 11000 cas en 2007.
En 2014, l’année d’enfer qui s’achève alors que la République centrafricaine continue de compter ses morts tués par les groupes armés Séléka et Antibala, les experts de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont relevé 35,45% de taux de natalité et un taux de mortalité de 14,11% causé par les maladies. La part de la mortalité infantile est de 5,4%. Ce qui est trop fort et pitoyable pour un pays d’Afrique qui traverse une période de catastrophe sécuritaire et humanitaire. Son taux d’accroissement a grandement chuté en dessous de 2% depuis le début du drame humain qui défraie la chronique.
Le dernier obstacle qui s’ajoute à la situation sanitaire de la République centrafricaine est la fièvre hémorragique Ebola évoqué ci-haut, découverte en 1976 à l’ex-Zaïre voisin du sud (RD Congo) de la RCA qui partage plus de 1000 km avec le pays et dont les risques de contamination sont graves. Dieu merci, le premier cas avéré n’est pas encore détecté sur le territoire national avec ses frontières poreuses. Avec une république bananière et gouvernement moribond de Catherine Samba-Panza, nous doutons fort bien que des mesures sont prises au niveau de nos frontières.
D’abord sur le plan national, le gouvernement ne contrôle pas l’ensemble du territoire scindé en trois parties, lesquelles sont gérées par les séléka au nord-est, les antibalaka au sud-ouest et à Bangui la capitale par Dame samba-Panza et son clan dont la portion est réduite du jour au jour pour son incompétence, son amateurisme et sa nullité. On ne sait qui contrôle le sud-est qui regarde nos voisins du RD Congo dont bon nombre d’habitants de l’autre rive font du trafic sur le fleuve Oubangui en joignant quotidiennement les zones centrafricaines pour écouler leurs marchandises. Aux frontières sous surveillance séléka ou antibalaka, on s’interroge si nos médecins et aides-soignants sont dotés des appareils adéquats pour la cause. Même si cela est possible puisque les Etats unis et les autres pays de l’occident s’engagent à aider les pays touchés, on s’interroge qui oserait s’installer à la frontière sous le contrôle des bandits de grand chemin pour soigner les victimes de la fièvre Ebola en cas de victime?
Les dernières nouvelles qui font couler d’encre et salive sont l’affaire Angolate. La présidente et son clan auraient dû utiliser l’argent volé pour équiper le personnel soignant si l’équipe de la présidence était intelligente et consciente du problème sanitaire qui se pose avec acuité dans le pays. Mais dommage que la bande de mafieux à la présidence agissent comme si la RCA trop fragile qu’elle soit est capable de maîtriser l’épidémie. On espère que le nouveau président de la République qui sera élu en Centrafrique fera de la santé la priorité des priorités puisque l’homme est le moteur du développement. Et tant qu’il n’est pas en bonne santé pour réfléchir et fonctionner, c’est tout le pays qui est malade.
journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel
Pierre INZA

Centrafrique: l’Ex-coalition Séléka adresse ses sincères condoléances aux familles éprouvées et aux victimes des violences perpétrées par les Anti-balaka

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Corbeau news Centrafrique:

 

 

Habylah  AWAL
Habylah AWAL

FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE

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LE BUREAU POLITIQUE

COMMUNIQUE  N°____0019 ___FPRC/BP2014

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) adresse ses sincères condoléances aux familles éprouvées et aux victimes des violences perpétrées ces derniers jours à Bangui et en provinces par la milice Anti-balaka aux ordres de ceux qui durant une décennie n’ont pas pu asseoir les bases d’un véritable Etat.

Le FPRC prend à temoin l’opinion nationale et la  communauté internationale sur l’incapacité de Madame Catherine Samba-Panza, Présidente de la Transition, et de son Gouvernement à assumer leurs missions plus particulièrement, celle relative à la protection des populations civiles et de leurs biens.

Une fois de plus, le FPRC, exhorte toutes les parties impliquées dans la résolution de la crise de ne pas céder aux attaques de la milice Anti-balaka, qui n’a pour seul objectif que de semer la haine et la division entre les populations, et de poursuivre leurs efforts pour un retour au dialogue afin de restaurer une paix durable en RCA.

Le FPRC ne se reconnait pas dans toute initiative émanant des personnes non mandatées par lui et ne serait en aucun cas concerné par les actes posés par ces dernières.

Aussi, le FPRC réitéré son entière disponibilité à participer activement pour un retour de la paix en RCA.

Bambari, le 17 Octobre 2014

Habylah  AWAL

Porte-parole

 

Centrafrique : la présidente fixe la fin de la transition politique au 15 février 2015

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AFP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Mahamat-kamoun-et-Catherine-Samba-Panza-au-CNT.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat kamoun et Catherine Samba-Panza au CNT

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a fixé au 15 février prochain “la fin de la transition” censée déboucher sur l’organisation d’élections dans ce pays qui vit une crise sans précédent depuis un an et demi.

Cette annonce intervient au terme de consultations avec “les forces vives de la nation” visant à apaiser le climat après la flambée de violences qui a secoué Bangui pendant dix jours, faisant plus de vingt morts.

“La présidente voudrait rappeler aux partis politiques (…) sa volonté d’ouverture et sa détermination à préparer le pays vers la fin de la transition, qui pour elle se termine le 15 février 2015”, a déclaré à la radio d’Etat la porte-parole de la présidence, Antoinette Montaigne.

“Elle demande à ce que la communauté internationale prenne acte (…) et propose dès aujourd’hui toutes les possibilités d’action pour que le dialogue qui était prévu (entre les groupes armés) se fasse rapidement et que les activités pré-électorales se fassent”, a affirmé Mme Montaigne.

Pendant trois jours, la présidente a notamment rencontré des groupes politiques, l’ex-coalition Séléka – majoritairement musulmane, qui avait pris le pouvoir en 2013 -, et les miliciens anti-balaka – qui avaient mené une impitoyable chasse aux musulmans après la chute de la Séléka au début de l’année, et ont été en pointe dans les violences de ces derniers jours.

Il s’agissait, selon le Premier ministre Mahamat Kamoun “de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé, et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l’histoire politique de notre pays par l’organisation d’élections”.

Si le calendrier de la transition prévoyait bien des élections générales en février, aucune date précise n’avait encore été évoquée jusque-là.

Mais de nombreux observateurs estiment que les conditions sont loin d’être réunies, avec des flambées de violences qui secouent encore régulièrement Bangui et une économie ravagée par des mois de conflit, le pays vivant sous perfusion de l’aide internationale.

La présidente Samba Panza, au pouvoir depuis janvier et de plus en plus critiquée pour sa gestion des deniers publics -suite à la disparition présumée de plusieurs millions de dollars de dons-, a déjà affirmé à plusieurs reprises qu’elle ne serait pas candidate à la présidentielle, conformément aux dispositions de la Charte constitutionnelle de transition.

AFP

Centrafrique: deux écoles coraniques à Bouar seraient actives grâce au financement de Boko Haram (Figaro France)

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RFI  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Le-Chef-de-la-secte-islamiste-Boko-haram-au-Nigéria.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Chef de la secte islamiste Boko haram au Nigéria

C’est Le Figaro qui l’affirme. D’intercommunautaire, la violence « se fait de plus en plus politique » en République centrafricaine.

Cette semaine, on l’a vu, la présidence à Bangui a, dans un communiqué, sonné l’alarme sur ce thème, dénonçant une tentative de « coup d’Etat ». Et, ce matin, le quotidien français reprend cette thèse à son compte.

Selon le journal, les miliciens de différentes factions « ont reçu ces dernières semaines des armes légères et des munitions » provenant des stocks de l’armée centrafricaine « mais aussi de l’étranger ».

Dans un article consacré au désengagement de la force française « Sangaris », Le Figaro répète qu’en RCA, dans la capitale notamment, il n’est pas rare que des violences « politiques », sous la forme de provocations destinées à instrumentaliser la population, « prennent le pas » sur les affrontements communautaires.

Le journal évoque ainsi la récente attaque accompagnée de pillages du quartier de Ouango, au sud de Bangui, qui fut une première. Cette zone, qui était récemment encore épargnée, abrite des résidences « chics », souligne Le Figaro, dont celle de Catherine Samba-Panza.

Centrafrique : Samba Panza, le désaveu

Laquelle présidente de transition est dans la tourmente. La population centrafricaine, « qui ne voit guère la vie s’arranger » depuis son accession au pouvoir en février dernier, « se détourne peu à peu d’une femme qui ne descend jamais dans les rues », remarque le confrère.

Pour ne rien arranger, la révélation par Jeune Afrique et sur nos antennes, de la « disparition » de 2,5 millions de dollars sur un don de 10 millions offerts à la Centrafrique par l’Angola a « achevé de ternir son image », énonce Le Figaro, qui note qu’à Paris, « on s’agace ».

Violence de plus en plus politique, donc. Mais alors, si c’est le cas, qui tire les ficelles ? Telle est la question, pour l’instant sans réponse avérée. Le Figaro affirme que, côté français, on écarte la présence d’un mouvement djihadiste dans le pays, « tout en restant vigilant ». Le journal affirme qu’à Bouar, dans l’est de la RCA, deux madrasas (écoles coraniques) seraient actives depuis cinq ans « grâce à des financements de Boko Haram ».

Voilà pourquoi, croit savoir le confrère, ce qu’il appelle cette « nouvelle menace », pourrait conduire à une évolution du dispositif antidjihadiste en Afrique. Pour lutter contre Boko Haram, le flanc gauche de l’opération « Barkhane » (soit 3 200 hommes) déployée au Sahel « pourrait être renforcé ». Une partie des effectifs de « Sangaris » pourrait être « redéployée » dans cette perspective.

RFI

Le Forum des Ambassadeurs Africains en Centrafrique condamne les actes ignobles dans la ville de Bangui

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ACAP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Le-Forum-des-diplomates-africains-à-bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Forum des diplomates africains à bangui en Centrafrique
©corbeaunews-centrafrique.com

 

Le Forum des Ambassadeurs Africains en République Centrafricaine a condamné avec fermeté les auteurs et commanditaires des actes ignobles de violence perpétrés dans la ville de Bangui et présente par la même occasion ses condoléances les plus attristées à l’Organisation des Nations-Unies et à toutes les familles centrafricaines et étrangères ayant perdu les leurs au cours de ces malheureux événements, selon un communiqué de presse rendu public, vendredi 17 octobre 2014 à Bangui.

L’objectif de ce communiqué de presse est de dénoncer les actes de violence commis en République Centrafricaine, de compatir aux douleurs des familles touchées par ces violences et le soutien du processus de la transition qui tire à sa fin.

En déplorant la persistante tension observée dans les rapports entre les animateurs des institutions de la transition, le Forum des Ambassadeurs Africains a recommandé aux uns et aux autres, le respect sans faille de l’esprit du consensus, tel que prescrit dans la Charte Nationale de Transition.

Le Forum des diplomates Africains a estimé que le recours à la force pour toute sorte de revendication de la part des signataires de l’Accord de cessation des hostilités signé le 23 juillet 2014 à Brazzaville est une négation de leurs engagements. Il désapprouve pareil comportement irresponsable et les appelle instamment à la stricte application de cet Accord avec l’appui de la Communauté internationale

Le Forum des Ambassadeurs Africains a fait observer d’urgence aux autorités de la transition et aux Forces vives de la Nation que la période de transition touche à sa fin alors que la mise en pratique de la feuille de route révisée de la transition est encore à ses débuts.

Par conséquent, il interpelle les Institutions de la Transition et les Forces Vives de la Nations, à travailler dans la logique de concertation afin de faire avancer le processus de pacification et de reconstruction du pays selon le schéma tracé par la feuille de route de la transition  et aboutir sans tergiversations à l’organisation des élections libres et transparentes devant doter la République Centrafricaine des institutions légitimes et souveraines.

Par-ailleurs, le Forum des Ambassadeurs Africains a réitéré son soutien à toutes les institutions de la Transition dans leur lourde mission de sortir la République Centrafricaine du bourbier, de réconcilier les centrafricains et de reconstruire le pays.

Enfin, il a lancé un vibrant appel à la communauté internationale pour qu’une aide humanitaire subséquente soit apportée au peuple centrafricain, victime des crimes multiformes.

Il convient de rappeler que plusieurs arrondissements de la ville de Bangui ont été secoués par des attaques répétées des milices armées ayant entrainé le pillage des biens, l’incendie ou la destruction des maisons, des morts d’hommes sans compter des centaines de blessés graves dans les hôpitaux, l’érections des barricades et la paralysie des activités socioéconomiques.

Le Forum des Ambassadeurs Africains est représenté par les diplomates suivants : Gaspard Mugaruka Bin-Mubibi, Ambassadeur de la République démocratique du Congo (RDC), Président ; Gabriel Entcha-Ebia, Ambassadeur du Congo Brazzaville, Vice-président, et Nicolas Nzouyoum, Ambassadeur du Cameroun, secrétaire permanent.

Par: Sébastien Lamba

Bangui : Exaspérés, les déplacés du site de l’UEEF des Castors déplorent le comportement des Anti-Balaka

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RJDH  /  CNC

Anti-Balaka-toujours-hyper-armés-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les Anti-Balaka toujours hyper armés en Centrafrique

 

Des  déplacés de l’église des Frères du Camp des Castors, se disent « agacés » par le comportement des Anti-Balaka. Ces derniers ont transformé le site en un lieu de refuge. Des témoins signalent des cas d’agression sur le site. D’après le témoignage des déplacés, ces hommes en arme rentrent dans le site pour se cacher une fois qu’ils ont agressé quelqu’un. Et les déplacés qui se trouvent sur place ne peuvent pas les dénoncer par peur de leurs représailles.

La victime d’une de ces agressions a en relaté les circonstances au RJDH. « Ma femme a accouché à l’hôpital des Castors le jeudi 16 octobre. J’étais parti à la maison pour prendre les habits du bébé et c’est ainsi qu’un groupe d’Anti-Balaka m’a suivi. Ils étaient armés des machettes. Ils m’ont encerclé et ont pris les layettes, mon téléphone et une somme de 12.000F CFA que j’avais prévue pour payer les frais de l’hôpital », a relaté avec amertume la victime.

« Nous  ne comprenons plus rien. Aujourd’hui, le site des déplacés de l’église des Frères du Camp des Castors est devenu un lieu d’agression et de refuge pour les Anti- Balaka. Nous ne pouvons rien faire pour les dénoncer. Car, ils n’hésitent pas à faire usage des armes qu’ils détiennent. Ils vendent même des  produits stupéfiants et les consomment en public dans le site », a relaté un autre déplacé.

Le Pasteur David Bédjima, responsable du site de l’église des Frères du Camp de Castors, confirme les exactions perpétrées contre les civils qui sont dans les quartiers du 3ème et dans le site des déplacés. « Nous sommes encerclés en ce moment par des Anti-Balaka. Dans l’église même, ils rentrent avec des armes pour agresser les déplacés qui sont déjà abattus moralement. Jour comme nuit, ils tirent un peu partout. A l’heure où je vous parle, nous sommes tous à l’intérieur de l’église avec les enfants. Ce n’est pas du tout normal. Les responsables de ce groupe ont l’obligation de les arrêter dans leurs actes et de veiller sur eux pour le bien de tous », s’est exprimé le Pasteurs David Bédjima, responsable de ce site.

Ces violences ont repris depuis le 6 octobre, dans les quartiers Castors, Yakité, Sara, Gbakoudja et une partie de Sica III. « Les habitants des quartiers devraient rentrer chez-eux à 15 heures ou au plus tard à 16 heures. Au-delà de ces heures, ces hommes en armes n’hésitent pas à les agresser», a témoigné un habitant du Camp des Castors.

Le RJDH a tenté sans succès d’entrer en contact avec les responsables des  Anti-Balaka, afin d’obtenir leurs réactions quant au comportement de leurs éléments, que la population qualifie d’ « insupportable ».

RJDH

Centrafrique: les FACA reprennent les patrouilles sous surveillance de la Minusca

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CNC  /  BBC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Bangui-sans-circulation.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui sans circulation
Photo AFP

Les forces armées centrafricaines (FACA) ont repris vendredi matin du service et commencé de patrouiller aux côtés des forces internationales. C’est la première fois depuis la chute de l’ex-président François Bozizé en mars 2013.

Notre correspondant à Bangui a constaté ce matin le passage d’une patrouille d’une dizaine de soldats à bord d’un véhicule, avenue de l’Indépendance, dans le centre ville.

Dans un communiqué à la radio le lieutenant-colonel Bonaventure Désiré Bakossa, sous-chef d’état-major, a demandé à “tous les militaires de reprendre le chemin des casernes ceci, sans délai, d’observer la discipline et … de ne pas se mêler au désordre en cours” dans le pays.

Un grand nombre de soldats s’étaient dispersés dans la nature après la déroute catastrophique qui avait permis aux anciens rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, de prendre le pouvoir à Bangui par la force en mars 2013.

Une partie des soldats, privée de solde depuis des mois, était retournée dans leurs villages, tandis que d’autres avaient intégré les milices à dominante chrétienne Anti-Balaka.

Ces dernières se sont livrées à une chasse impitoyable aux musulmans après le départ des Séléka du pouvoir au début de l’année.

Jusqu’à présent seules la gendarmerie et la police ont été associées aux opérations menées par les forces internationales pour mettre fin aux violences et au banditisme à Bangui.

La situation s’est nettement calmée avec l’arrivée au pouvoir du régime de transition et le déploiement de troupes françaises, européennes et onusiennes, mais à Bangui, un regain de violences a encore fait une vingtaine de morts ces derniers jours et une cinquantaine de blessés.

Par ailleurs l’Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA), Marie-Thérèse Keita-Bocoum, s’indigne contre les violences enregistrées depuis le 8 octobre en RCA.

Elle condamne avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées contre des officiers de maintien de la paix, le personnel des Nations Unies et la population civile à Bangui.

Ces crimes ne doivent pas rester impunis, a-t-elle souligné au siège des Nations unies à Genève.

En Centrafrique, la violence se fait de plus en plus politique

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Corbeau news  /  Figaro.fr

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Catherine-Samba-Panza-Présidente-de-Transition-en-Centrafrique1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza, Présidente de Transition en Centrafrique
©corbeaunews-centrafrique.com

Les troubles qui agitent Bangui, la capitale du pays, visent la présidente, Catherine Samba-Panza.

Bangui n’est plus au bord du soulèvement mais quelque chose y a changé. À l’issue d’une semaine de heurts, la capitale de Centrafrique a retrouvé une vie un rien plus calme. Mais la situation reste très volatile. Vendredi matin, des coups de feu étaient entendus dans le quartier de Combattant, interdisant l’accès à l’aéroport, et des barrages étaient érigés au nord, à Gobongo, entretenant une certaine inquiétude. D’autant que la colère semble avoir changé de nature. «Il est évident que les derniers affrontements sont différents de ceux des mois passés. Il y a des visées très politiques cette fois», souligne une source française.

Les premières tensions, le 9 octobre dernier, sont pourtant nées du clivage religieux qui ronge la Centrafrique depuis deux ans. Le lynchage d’un homme soupçonné d’appartenir à la Séléka, une coalition à majorité musulmane, a déclenché une réaction de cette communauté. Les rixes ont fait une dizaine de morts et plus de 6 500 réfugiés. Dès le lendemain, les miliciens chrétiens Anti-Balaka, qui se muent de plus en plus en bandits armés, avaient changé de cibles. Descendus du quartier de Boy-Rabe ou de Boeing, les hommes s’en prenaient aux habitants, sans grande considération de religion, mais aussi aux troupes internationales. Plusieurs patrouilles de la Minusca, les soldats de l’ONU, mais aussi de l’Eufor, la force européenne, ont été accrochées.

Selon plusieurs sources, les miliciens de différentes factions ont reçu ces dernières semaines des armes légères et des munitions provenant des stocks de l’armée centrafricaine (Faca) mais aussi de l’étranger. En réaction, la Minusca a renforcé son dispositif sécuritaire. Dans les jours suivants, plusieurs quartiers ont été pris par cette fièvre. À Ouango, au sud de Bangui, les clashs accompagnés de pillages sont devenus plus «ethniques». Pour circonscrire l’incendie, les contingents pakistanais et rwandais de la Minusca ont ouvert le feu, tout comme l’Eufor. Au total, une quinzaine d’Anti-Balaka ont été abattus en six jours d’affrontements. «Ils voulaient tester notre réponse. Elle a été forte et je pense qu’ils ont compris que la solution au problème ne passe pas par la violence», assure un militaire.

L’attaque de Ouango est une première. Cette zone, qui était récemment encore épargnée, abrite des résidences chics, dont celle de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Cette dernière y a vu une tentative de «déstabilisation» des institutions. Non sans raison. Pour un responsable africain, c’est bel et bien la chef de l’État qui est la cible de cette agitation. «Elle a créé beaucoup de frustrations en consultant beaucoup de gens mais sans jamais prendre en compte leur avis», souligne-t-il. La formation d’un nouveau gouvernement en août, dirigé par l’un de ses proches, Mahamat Kamoun, a été très mal prise. La population, qui ne voit guère la vie s’arranger depuis l’accession au pouvoir de la présidente en février, se détourne peu à peu d’une femme qui ne descend jamais dans les rues et a un entourage pléthorique. Sans pour autant soutenir les Anti-Balaka.

La révélation parJeune Afriquede la disparition de 2,5 millions de dollars sur les 10 millions offerts à la Centrafrique par l’Angola a achevé de ternir son image. La présidence a assuré que le magot avait été directement donné au ministère, sans passer par les caisses de l’État, pour pouvoir agir plus vite. Sans vraiment convaincre. Sentant une opportunité, Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président du Conseil de transition, a ordonné une enquête parlementaire.

«On assiste à une coalition assez improbable entre Séléka, Anti-Balaka et politiques, tous unis dans leur rejet de la présidente», résume un diplomate. La communauté internationale, à commencer par la France, continue de soutenir officiellement Catherine Samba-Panza, faute de choix. En coulisses, Paris s’agace. L’organisation du futur scrutin présidentiel, comme tous les dossiers gérés par le gouvernement actuel, est au point mort. Or, pour la France, l’élection d’un président légitime est le seul espoir de se dégager du coûteux bourbier centrafricain.

« Sangaris » prépare son désengagement de Centrafrique

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Figaro/Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Les-soldats-français-de-la-force-sangaris-en-Centrafrique-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats français de la force sangaris en Centrafrique

L’opération « Sangaris », déclenchée le 5 décembre 2013, va s’engager sur la voie d’un retrait progressif avec la montée en puissance de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA (Minusca). Un désengagement qui s’articulera avec la réponse que Paris entend aussi apporter à une autre menace, le mouvement Boko Haram, dont les actions débordent au sud du Niger, du Cameroun et du Tchad, trois partenaires majeurs pour la France. Déployée depuis près d’un an dans un pays menacé de chaos, en proie aux violences entre chrétiens et musulmans, la force «Sangaris» – 2000 militaires – a été «réarticulée» au mois de septembre en deux «groupements tactiques», axés sur Bangui et sur le centre-est du pays (le triangle Sibut-Dékoa-Bambari), où subsistent de sérieux pics de violence. Dans les zones où la sécurité a été rétablie, comme à Bossangoa, à 300 kilomètres de la capitale, les responsabilités sécuritaires ont été transférées à la Minusca. Celle-ci comptera 12.000 hommes à effectif plein, en avril prochain, contre 6700 actuellement. «Nous allons être pragmatiques, là où la Minusca est prête, nous passerons le relais», souligne-t-on dans l’entourage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Mais de toute façon, explique-t-on, «nous ne disparaîtrons pas». Les Français resteront à Bangui notamment pour sécuriser l’aéroport.

Extrait d’un article sur abonnement du Figaro.fr

Bangui – Centrafrique: trois civils tués à Bangui

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CNC  /  AFP

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Trois-civils-tués-dans-de-nouveaus-heurts-à-Bandui-dans-km5.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Trois civils tués dans de nouveaus heurts à Bandui dans km5

Trois civils ont été tués et un grièvement blessé dans de nouveaux heurts intercommunautaires qui ont éclaté à Bangui vendredi, a déclaré une source au sein de la force onusienne Minusca. Selon cette source, “il y a eu des heurts aujourd’hui au PK5 – quartier musulman de Bangui – qui ont entrainé trois morts et un blessé grave parmi la population”. A l’origine de ces violences, “des individus se réclamant des Anti-Balaka – milices à dominante chrétienne – ont attaqué un sujet musulman qui circulait à moto et l’ont blessé grièvement”, a affirmé la source. L’homme a ensuite “succombé à ses blessures, entrainant des représailles des musulmans qui ont ouvert le feu sur des habitants du quartier voisin de Béarex (majoritairement chrétien), faisant deux morts et un blessé grave”, a expliqué cette source.

Ces tirs ont fait fuir des dizaines d’habitants des quartiers environnants, même si l’intervention de la force européenne Eufor-RCA a permis de ramener le calme, selon la même source.
La capitale centrafricaine a été le théâtre de nouvelles violences qui ont fait une vingtaine de morts, dont un casque bleu pakistanais et plusieurs dizaines de blessés depuis le 8 octobre. Six éléments anti-balaka –milices majoritairement chrétiennes– qui refusaient d’être désarmés ont été tués mercredi à Bangui lors d’échanges de tirs avec les forces internationales. Ce sont ces milices qui ont paralysé la ville la semaine dernière, érigeant des barricades sur les grandes avenues, pillant et tuant des civils. L’ancienne colonie française riche en diamants et en uranium a plongé dans un chaos sans précédent début 2013 avec l’arrivée au pouvoir des rebelles Séléka –majoritairement musulmans–, qui ont pillé le pays et l’ont placé en coupe réglée jusqu’à leur départ, en janvier 2014.

Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis, avec notamment une impitoyable chasse aux musulmans menée au début de l’année par les milices anti-balaka. Bangui, ravagée depuis un an et demi par de terribles affrontements, exactions et pillages, et vidée de la plupart de ses habitants musulmans, retrouvait un semblant de normalité depuis plusieurs semaines, avant que n’éclatent à nouveau ces violences. Les commerçants musulmans contraints à l’exil forcé au Cameroun et au Tchad voisins, avaient même commencé à revenir s’installer par petites vagues au PK5, la dernière enclave musulmane de la ville, où ils vivent souvent retranchés, sous la protection des forces internationales.

URGENCE RCA: 3 civils tués et plusieurs blessés dans de nouveau heurts aujourd’hui à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/les-forces-de-sécurité-des-nations-unies-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les forces de sécurité des nations unies en Centrafrique

 

BANGUI, Centrafrique, 17-10-2014 Corbeau news Centrafrique (CNC): selon un Officier de la force des Nations-Unies Minusca (la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine), trois civils et plusieurs blessés dans de nouveau heurts inter-communautaires aujourd’hui à Bangui.

Les affrontements se sont déroulés à Km5, le dernier quartier de musulmans dans le cinquième arrondissement de Bangui. Pour l’heure, le calme est revenu selon cet Officier.

Par ailleurs, les jeunes du quartier Gobongo ont chassé les Anti-Balaka qui ont bloqué la circulation sur axe Pk 12 Centre ville. Pour le moment, la circulation commence à reprendre petit à petit dans le secteur.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA pour Corbeau News

 

Centrafrique: Stéphane SAPPOT aurait decroché un gros contrat (marché) à l’ANE (Agence Nationale des Elections)

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CL / CNC

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Stéphane-SAPPOT-le-fils-de-la-présidente-de-transition-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Stéphane SAPPOT, le fils de la présidente de transition en Centrafrique

 

L’ Agence Nationale des Elections de la République centrafricaine va t-elle jouer à la transparence dans l’attribution des nombreux marchés qu’elle dispose à l’approche des grandes échéances électorales? Cette question est sur toutes les lèvres des dirigeants des entreprises centrafricaines et des opérateurs souvent véreux qui profitent des opportunités de ce genre pour devenir riches en si peu de temps.

Selon des informations dignes qui circulent actuellement au sein des milieux politiques, l’ANE aurait attribué de gré à gré le marché de la fabrication des cartes électeurs biométriques à Stéphane Sappot, fils aîné de la présidente Mme Samba- Panza qui vient de rejoindre Bangui après avoir obtenu une mise en disponibilité de la banque  française, la Société générale qui l’employait.

A ce jour nous ne sommes pas encore en mesure de vous informer si les marchés liés aux prochaines élections qui vont se chiffrer en milliard de FCFA seront attribués aux entrepreneurs opportunistes ou aux entreprises implantées dans le pays depuis des années en fonction d’une réglémentation.

Néanmoins cette pratique est courante depuis des années en Centrafrique. Par exemple sous le magistère de Bozizé  le prince benzambéen déchu Socrate et quelques membres de sa famille, s’étaient accaparés de l’essentiel des marchés liés aux fournitures des mascarades de 2011 dont les conséquences sont encore pendantes aujourd’hui.

En effet une opacité avait régné dans l’attribution des marchés pour la fabrication des urnes et autres gadgets électoraux.

Centrafrique Libre a tenté en vain de joindre l’ANE pour confirmer ou infirmer ces informations. Selon le microcosme centrafricain, l’ANE qui est pour la première dirigée par un spécialiste des élections l’ancien ministre Kombo Yaya, doit faire preuve de transparence et d’équité dans l’attribution des contrats liés aux fabrications des matériels électoraux, et que ce souci de visibilité n’était pas négociable.

Après avoir benoîtement considéré la parole du roi forcé des centrafricains, le président le plus impopulaire de la France, François Hollande comme une parole d’évangile, l’Agence nationale des élections de la RCA a  récemment déclaré que les élections étaient techniquement impossible à organiser au mois de février 2015.

Cette déclaration sur l’éventualité d’un report a même alimenté la joie de dame Cathy plus que déterminée à jouer les prolongations afin de s’accrocher à ce pouvoir que Dieu lui a donné gratuitement. En effet  le chef d’Etat le plus impopulaire de l’histoire de la République centrafricaine s’est précipité de reprendre la déclaration de l’ANE qui était apparue comme un pain bénit pour lui permettre encore  de conserver les délices léguées par la déesse Ngakola.

CSP depuis son arrivée au pouvoir ne s’est déplacée que deux fois en provinces. Elle, ses conseillers dont Jean Jacques Démafouth le plus influent et surtout un panel de politiciens bien choyés depuis le prolongement de l’ère Séléka en cours, ont toujours affiché des fortes velléités au retour des Forces Armées centrafricaines.

Les conséquences sont palpables aujourd’hui: Insécurité généralisée, adoption par les Anti balaka des méthodes de la Séléka qui consistent à se payer sur la bête qui n’est autre que la population, absence du retour de l’administration en provinces. Tous ces maux ont contribué à la situation chaotique du pays rendant impossible l’organisation des élections à la date qui avait été retenue.

Wilfried Maurice SEBIRO

République centrafricaine : Seuls ceux qui trouvent un intérêt à la souffrance du peuple centrafricain sont derrière les dernières violences – Mme. Keita-Bocoum, l’Experte de l’ONU

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APO / CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Droits-de-lhomme.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Droits de l'homme

L’Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA), Marie-Thérèse Keita-Bocoum, s’indigne contre les violences enregistrées depuis le 8 octobre en RCA et condamne avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées contre des officiers de maintien de la paix, le personnel des Nations Unies et la population civile à Bangui.

« Rien ne justifie ces actes odieux et les violences actuelles en RCA au moment même où la communauté internationale a pris des dispositions pour venir au secours du peuple centrafricain à travers la Minusca devenue effective depuis le 15 Septembre », a-t-elle souligné.

« De telles violences à l’encontre de ceux qui sont venus aider le gouvernement et le peuple centrafricains ne peuvent être orchestrées et perpétrées que par ceux-là qui tirent et qui ont toujours tiré profit de la souffrance de ce peuple depuis des décennies », a déclaré l’Experte indépendante.

« Les attaques contre les officiers de maintien de la paix, le personnel des Nations Unies et la population civile constituent un manquement grave au droit international humanitaire dont les auteurs et les instigateurs, ne doivent pas rester impunis », a-t-elle poursuivi.

Mme Keita-Bocoum encourage le gouvernement, les populations et toutes les parties-prenantes à poursuivre leurs efforts de coopération avec les instances nationales et/ou internationales d’enquêtes compétentes afin d’identifier, de poursuivre et de sanctionner les auteurs et instigateurs de ces actes ignobles constitutifs de crime grave contre les droits des gens.

« J’en appelle à ceux qui se livrent à ce genre d’attaques pour leur rappeler qu’ils ont l’obligation de respecter les droits de l’homme en général et le droit international humanitaire en particulier, et de cesser immédiatement toute violence à l’égard des forces de maintien de la paix, du personnel des Nations Unies, des acteurs humanitaires et de la population civile en RCA », a-t-elle dit.

J’exhorte donc le gouvernement en collaboration avec la MINUSCA à ouvrir des enquêtes afin d’identifier les coupables, de les arrêter et de les traduire devant la justice», a encore déclaré Mme Keita-Bocoum.

La déclaration de l’Experte indépendante intervient alors que les Nations Unies ont subi au total 14 attaques perpétrées par des homme armés entre les 8, 9, 10 et 15 Octobre à Bangui –dont trois contre trois convois des Nations Unies et ayant couté la mort à deux soldats du maintien de la paix et fait 13 blessés parmi ces soldats. Le nombre des victimes civiles de ces attaques s’élève à plus de 10 morts, 55 blessés et 6500 nouveaux déplacés. Des violences et attaques de cette nature, soit contre les humanitaires, contre les civils ou contre les forces internationales sont aussi rapportées dans les régions de l’intérieur telles que : Dekoa, Bouar, Bambari, Bossangoa.

Centrafrique: Gouvernance économique et financière – Catherine Samba-Panza comme ses prédécesseurs

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LePays.bf  /  CorbeauNews.ca

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Mahamat-kamoun-et-Catherine-Samba-Panza-au-CNT.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat kamoun et Catherine Samba-Panza au CNT

 

« Y a-t-il eu délit ? », doit se demander le contribuable centrafricain, témoin des faits et gestes de la première Dame dans un Etat centrafricain en déliquescence. Difficile sans doute d’absoudre Catherine Samba-Panza, tout comme on ne peut passer sous silence la forfaiture de ceux qui détournent l’argent que la communauté internationale a envoyé en Sierra Leone pour aider à lutter contre le virus Ebola. Mais, devant ce paysage de cadavres, de troubles et de violence, Catherine donne la triste impression d’avoir cherché à s’en mettre plein les poches.

Son image de première dirigeante d’un pouvoir en transition, et de femme africaine battante, en sort quelque peu ternie. La faute commise est grave, car elle n’est pas que politique ; c’est aussi une faute morale. C’est en effet sur elle, premier personnage de l’Etat, que repose la réhabilitation de l’administration centrafricaine. On retiendra qu’il y a des situations où l’argent n’apporte pas de solutions véritables. Bien au contraire, il engendre des problèmes. La RCA végète aujourd’hui justement à cause de cette faillite politique et morale dont a toujours fait preuve sa classe politique.

Catherine de Bangui n’avait sans doute pas cru un seul instant que le ciel lui tomberait sur la tête, lorsqu’on lui confiait le gouvernail du bateau centrafricain. Aujourd’hui, c’est tout comme, avec les quolibets dont elle est victime.

Le drame avec Dame Catherine, c’est l’amateurisme et la naïveté avec lesquels son entourage a géré la manne angolaise. Car, il faut le reconnaître, si elle est la principale utilisatrice de ces fonds, sans doute ne doit-elle pas être totalement au fait de toutes ces procédures technico-administratives dans lesquelles un honnête citoyen peut se voir embarqué à son corps défendant.

Une vraie honte dans cette Afrique où les autorités ne cessent de clamer la pauvreté de nos populations pour justifier leur demande d’aide auprès de pays nantis. Elle aurait dû s’expliquer plus tôt, ce qui aurait eu l’avantage de limiter les critiques. Or, elle attendra que les critiques fusent de toutes parts pour enfin réagir.

L’existence des fonds spéciaux est pourtant une réalité dans nos pays. Leur utilisation au sommet de l’Etat est aussi bien connue de ceux qui ont un minimum de connaissance du fonctionnement de notre administration publique, tributaire de certaines pratiques héritées de la colonisation. Toutefois, il faut en convenir, à Bangui, on a fait preuve de légèreté. Les agissements du pouvoir central à Bangui traduisent le mépris et le détachement dont font montre les élites politiques africaines, face aux souffrances qui perdurent au niveau du citoyen lambda. C’est le fruit de cette culture de l’impunité qu’on ne voudrait pas voir se généraliser à l’ensemble du continent.

Catherine Samba-Panza aura prêté le flanc

Jeter la pierre à la première dame de Centrafrique, n’est-ce pas aussi indexer la mal gouvernance à l’échelle du continent ? Dans la plupart de nos républiques bananières, il y a en effet manque de rigueur et de transparence dans l’utilisation des deniers publics. Parmi les gouvernants et ceux qui ont en charge la gestion des ressources nationales, rares sont ceux qui se préoccupent de l’existence ou non de délits d’initié ou d’abus de biens sociaux. Péché originel donc, que celui qui vient d’être commis à Bangui, si les présomptions de culpabilité sont fondées. Catherine Samba-Panza risquerait alors d’être disqualifiée pour conduire la réhabilitation de l’Etat centrafricain. Pour avoir mordu indûment à l’appât du gain, elle a contribué à fragiliser le peu de crédibilité que son équipe avait réussi, non sans peine, à concocter au fil du temps. Dans le contexte de non droit qui est celui de la RCA d’aujourd’hui, elle aura finalement prêté le flanc à tous ceux qui s’opposent à son avènement à la tête du pays. Comme les anti-balakas qui ont beau jeu aujourd’hui de se faire passer pour des gens soucieux d’un minimum de transparence.

Des faits enregistrés à Bangui, il faut tirer leçon car de telles pratiques ont cours presque partout dans nos républiques bananières. Il y a toujours de l’argent mais pas pour tout le monde. Ceux qui en disposent, parce qu’ils sont aux avant-postes, doivent tout de même veiller à l’utiliser à bon escient. Les divers rongeurs du bien public agissent en parfaite connaissance de cause. Très affairés, ils disposent d’un vaste réseau de complices qui ont tout aussi intérêt à entretenir et à transmettre le rituel « ça a toujours été comme ça », « même votre prédécesseur agissait ainsi ! ».

Oser les affronter seul, signifie parfois prendre des risques bien inutiles, des gens insoupçonnés pouvant se trouver dans l’échafaudage. Le labyrinthe est bien entretenu, et le système fonctionne et se perpétue tant qu’il ne vient à l’esprit de personne de briser l’omerta qui règne dans le milieu. Ainsi, se perpétue la race des prédateurs des économies nationales. L’Afrique d’aujourd’hui qui fait de la transparence un credo, devrait absolument revoir la gestion des fonds spéciaux et autres caisses noires attribués aux principaux dirigeants.

La vie de l’Etat est ainsi faite en Afrique où les charançons sont parfois là où on s’attend le moins. En tout cas, l’occasion aura ainsi été donnée aux Anti-balakas, ces groupes armés sans scrupules et dont les mains sont tâchées de sang, de s’ériger en donneurs de leçons de morale et de se faire les porte-voix de la bonne gouvernance. Catherine Samba-Panza qui se bat pour chercher des subsides au profit de l’Etat centrafricain, devrait faire beaucoup attention. Etant donné justement le dépérissement de l’Etat et l”existence d’ogres en son sein, elle devrait agir de manière à éviter le chapeau qu’on voudrait lui faire porter. La double faute qu’elle vient de commettre pourrait bien compromettre le pouvoir angolais. Par ces temps de scrutin, l’opposition pourrait inviter le président Dos Santos à s’expliquer, ce qui inciterait d’autres gouvernements amis à plus de réserve.

Finalement, la première Dame de Centrafrique se sera comportée comme les autres, dans une Afrique où nombre de dirigeants font de l’Etat et du bien public leur propriété personnelle. Dans son cas en particulier, son entourage aura fait preuve d’un amateurisme vulgaire et d’une négligence coupable. Le mérite d’une telle déconvenue, ce serait au moins d’en profiter pour faire observer encore plus de rigueur et de transparence dans la gestion des fonds publics dans nos pays.

En République Centrafricaine la guerre civile et religieuse aura déchiré une nation autrefois paisible

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Slate Afrique  /  Corbeau news Centrafrique

Les Combattants de la milice Ex-Séléka en juin 2014 en Centrafrique
Les Combattants de la milice Ex-Séléka en juin 2014 en Centrafrique

Et monté deux frères l’un contre l’autre.

1.Les frères

Même pour Bangui, capitale de la République Centrafricaine et l’une des villes les plus pauvres du monde, Saïdou est misérable. Contrairement aux quartiers environnants, avec leurs immeubles et leurs lotissements bien rangés derrière des murs et des clôtures, Saïdou, qui s’étend sur un bout de terre oblong à quelques encablures du centre, tient davantage des bidonvilles que l’on retrouve dans d’autres villes africaines moins structurées, comme Kinshasa ou Lagos.

En d’autres termes, on dirait un village. Il n’y a pas de murs, pas de portails. Des maisons basses en parpaings se font face les unes aux autres selon des angles bizarres. Les rues sont ici des chemins de terre, des broussailles, des ruisseaux d’eau grise. Pour arriver à Saïdou, il vous faut couper par l’Avenue des Martyrs et vous engouffrer entre deux gratte-ciels. Les immeubles tombent en ruine et leurs habitants sont eux aussi très pauvres, mais ils peuvent regarder Saïdou de haut et remercier Dieu (et les martyrs) de leur avoir donné une telle chance.

C’est dans l’une de ces maisons en parpaings que Lamove et Serge Kamouss sont nés. Ils y ont grandi avant de fonder leur famille un peu plus loin dans Saïdou. Et, au début de l’année, c’est dans leur maison natale, où leur mère vit désormais seule, qu’ils sont tous les deux revenus un après-midi. Sous un épais brouillard de haine et de honte, ils ne savaient pas qu’ils allaient se retrouver.

En 2013, la République centrafricaine tombe entre les mains de la Séléka, une milice insurrectionnelle d’obédience musulmane. Bangui est mise à sac, ses habitants tués et brutalisés. Lamove, l’aîné des deux frères, a la Séléka en horreur, mais il n’a pas de travail –il n’en a jamais eu de toute sa vie d’adulte– et le nouveau régime a besoin d’hommes. Alors, quand la Séléka lui offre un poste de soldat, il l’accepte. Serge n’a pas eu autant de chance. La Séléka a coulé son entreprise, l’a jeté en prison et passé à tabac. Lamove, qui craignait pour son nouvel emploi et pour sa vie, n’a pas voulu venir en aide à son frère. Ce jour-là, à Saïdou, cela faisait des mois qu’ils ne s’étaient pas vus.

Lamove est arrivé en premier pour trouver sa mère en train de faire la lessive. Il sait qu’elle réprouve son engagement dans la Séléka et il fait tout son possible pour ne pas en parler avec elle. Mais, inévitablement, le sujet arrive sur la table. Lamove lui rappelle combien il était désespéré, lui parle de ses enfants qu’il n’avait pas les moyens de nourrir. Pour Madame Kamouss, cela n’a aucune importance. Elle lui dit que la Séléka a ruiné leur pays. Ses mercenaires ont tué et violé des membres de leur famille.

A un moment, ils entendent la voix de Serge venant du dehors. Madame Kamouss, qui n’attendait pas de visite de son plus jeune fils, prend peur. Elle n’a pas vu Serge depuis des semaines et craint qu’à sa sortie de prison, il ait rejoint les anti-balaka, une milice d’obédience chrétienne créée pour lutter contre la Séléka. Leurs combats ont entraîné la République centrafricaine dans une guerre civile et religieuse faisant encore rage ce jour-là.

Et ton frère, tu veux lui faire du mal?

Même s’il est le cadet, Serge a toujours été plus fort que Lamove et, durant sa jeunesse, tout Saïdou le connaissait pour son sang chaud et son goût pour la bagarre. Madame Kamouss sait qu’il en veut à mort à Lamove qui ne l’a pas aidé contre les Séléka et elle redoute sa réaction s’il vient à le trouver dans la maison. Elle décide alors de cacher Lamove dans la chambre à coucher.

Serge est venu accompagné d’amis que sa mère n’a jamais vus, mais il ne les fait pas entrer dans la maison. Il passe la porte seul et, après les embrassades, sa mère lui demande de ses nouvelles. Il admet avoir rejoint les combattants des anti-balaka. Les angoisses de Madame Kamouss étaient justifiées: Serge et Lamove font désormais partie de deux factions ennemies.

«Elle s’est énervée», me dira plus tard Serge.

«Elle m’a dit: “Ils sont dangereux. Les anti-balaka sont dans le camp du mal, ils tuent des gens”. Elle était vraiment en colère.»

Serge lui répond que les anti-balaka cherchent à défendre leur pays contre la Séléka, contre les musulmans et les envahisseurs étrangers qui ont usurpé le pouvoir. Que la Séléka entend réduire les Centrafricains en esclavage et qu’il veut les en empêcher. Qu’en tant que chrétienne, elle devrait comprendre. «Notre but est de reprendre notre pays», lui dit-il.

Madame Kamouss a élevé ses fils dans le respect de tous les croyants de toutes les religions et, avant de rejoindre les anti-balaka, Serge avait des collègues et des amis musulmans. Plus maintenant. Aujourd’hui, il veut que tous les musulmans meurent ou quittent la Centrafrique. «Ce sont des traîtres», ajoute-il.

De la chambre, Lamove entend les mots de son frère. Il entend les pleurs de sa mère. Et il entend qu’on parle de lui.

«Et ton frère, tu veux lui faire du mal?», demande Madame Kamouss.

Serge répond que non.

A ces mots, Lamove décide de sortir de sa cachette.

2.Une histoire paisible

Avant l’an dernier, la Centrafrique n’avait jamais connu de conflits religieux –contrairement à d’autres pays plus ou moins lointains, comme le Nigeria ou le Mali, où des insurrections djihadistes ont fait éclater des tensions religieuses qui couvaient depuis longtemps, voire au Soudan voisin, où l’opposition entre musulmans et chrétiens était très ancienne. En Centrafrique, les croyants de religions différentes vivaient en paix depuis des siècles.

Si sa population fut dévastée par l’esclavagisme arabe, à l’inverse de nombreux pays subsahariens, la rancune des Centrafricains ne se faisait pas sentir.

Carte de la République Centrafricaine

Quand en 1976, après une visite en Libye, le président centrafricain Jean-Bedel Bokassa prêta allégeance au Coran et changea de nom pour Salah Eddine Ahmed, ses compatriotes majoritairement chrétiens (à 85%, contre environ 15% de musulmans) ne lui en tinrent pas grief. Ils savaient que sa conversion visait à attirer les largesses de Mouammar Kadhafi et ils avaient bien conscience que Bokassa, avec son harem de femmes étrangères qu’il n’appelait pas par leur nom, mais par leur nationalité, n’avait rien d’un saint. Et ils ne furent pas surpris et encore moins scandalisés quand, peu de temps après, il regagna le giron de l’Eglise catholique.

Le passif de la Centrafrique en matière de conflit est d’ailleurs étonnamment modeste, même si le pays remplit à coup sûr toutes les conditions pour connaître des turbulences: ses habitants ne vivent en moyenne que 49 ans, un temps pendant lequel ils passent moins de quatre ans à l’école et gagnent à peine plus de 550 euros par an, quand ils ont la chance de trouver un emploi. En matière de mortalité infantile, ils sont dans le top 4 des pires pays du monde. Et le pays est encerclé par le chaos –en plus du Soudan, la Centrafrique partage des frontières avec la République Démocratique du Congo, le Sud-Soudan et le Tchad– et toutes les armes qui peuvent y transiter. Et pourtant, avant l’an dernier, la République centrafricaine n’avait jamais connu de véritable guerre civile. Elle était uniquement célèbre, et encore, pour avoir hébergé sans le vouloir Joseph Kony et son Armée de Résistance du Seigneur.

Après avoir obtenu de la France son indépendance, le pays allait connaître cinq coups d’Etat et jouir d’une seule véritable élection, en 1993, mais aucun de ses présidents n’est mort dans l’exercice de ses fonctions. Les vaincus ne cherchent pas querelle s’ils ploient sous les adieux du peuple et les usurpateurs, en quantités généralement familières, restent sur leurs gardes quand les accueils sont pacifiques.

Ne fais rien, ne réagis pas, ne dis rien, attends juste que ça passe

De fait, il est rare d’entendre un Centrafricain débiner réellement un ancien dirigeant. Bokassa, l’un des despotes les plus indéfendables du siècle dernier et du monde entier –il s’autoproclama «Empereur de la Centrafrique» lors d’une cérémonie de couronnement coûtant le quart du budget du pays, puis institua le démembrement comme châtiment pour des délits mineurs– est évoqué avec une tendresse quasi unanime.

Les Centrafricains sont plus enclins à la compassion. Notre pays a été saigné à blanc et il est ingouvernable, disent-ils, et toute personne ayant tenté de le diriger mérite un minimum de respect. Une attitude qui dérive en partie d’une bienveillance endémique et en partie d’un mépris généralisé pour toute forme de gouvernement: l’historien Pierre Kalck fait ainsi remarquer qu’avant la période coloniale, les tribus de la région «étaient toutes opposées à la notion même d’Etat». L’une de leurs divinités était Ngakola, un chef vénéré du temps jadis –et même si vénéré, qu’il fut mis à mort par ses sujets, qui le respectaient trop pour vivre sous son joug.

«C’est la mentalité centrafricaine. Nous avons toujours besoin de souffrir», m’explique un fonctionnaire de Bangui. «Et, à mon avis, quand nous souffrons, c’est là que nous nous sentons le mieux.»

En sango, la langue nationale, il y a même une formule consacrée: kanga bé. Soit, en gros, «ferme ton cœur». Face à une pauvreté abyssale, une faillite politique chronique et une corruption caricaturale, les Centrafricains disent kanga bé. «Ne fais rien, ne réagis pas, ne dis rien, attends juste que ça passe», c’est ainsi qu’un ami centrafricain me résume ce que veut dire l’expression.

«C’est la réponse à n’importe quel malheur.»

Cette unité dans la douleur aura finalement été rompue avec l’apparition de la Séléka, qui allait infliger aux Centrafricains bien plus de souffrances qu’ils étaient prêts à endurer. La Séléka, qui signifie «alliance» en sango, rassemble plusieurs groupes rebelles dont les exactions furent un temps circonscrites au nord du pays, une région à majorité musulmane. A la fin 2012, sans tambours ni trompettes, le groupe s’unifia sous l’égide de Michel Djotodia, ancien haut fonctionnaire des impôts de Bangui et familier des petites magouilles, avant de commencer sa marche dévastatrice vers le sud et la capitale.

Djotodia enrôle des mercenaires tchadiens et soudanais, en leur promettant emplois et richesse dès qu’il aura pris le contrôle de la République centrafricaine. Selon des employés du gouvernement et des soldats avec lesquels je me suis entretenu, Djotodia, un musulman, a réussi à convaincre des ministres, des membres du parlement et de l’état-major militaire de Bangui de le rejoindre, et ce sans trop d’efforts: le président qu’il voulait désister, François Bozizé, avait, après 10 ans d’exercice, perdu la mince popularité sur laquelle il avait pu compter au moment de prendre ses fonctions. Bozizé était d’ailleurs lui-même arrivé au pouvoir en 2003 grâce à un coup d’Etat, là aussi avec l’aide de mercenaires tchadiens.

Un soutien qui fut de de courte durée. Les combattants de Djotodia échappèrent rapidement à son contrôle et même à tout contrôle en général. Et le chaos qu’ils allaient semer n’a toujours pas cessé. Selon l’ONU, 120.000 Centrafricains ont quitté leur pays ces deux dernières années et 400.000 ont été déplacés à l’intérieur de ses frontières. Les estimations du Armed Conflict Location and Event Data Project font état de 3.062 Centrafricains tués depuis 2013.

3.Unité, dignité, travail

Jeune, Lamove Kamouss était un garçon obéissant, un bon élève et un paroissien zélé. S’il était faible et maigrelet, il insistait toujours pour aider ses voisins à faire leur marché et porter leurs commissions. Tout Saïdou l’appréciait. Son frère, Serge, était par contre une forte tête, un gamin agressif et cherchant continuellement la bagarre. S’il avait quasiment toujours le dessus –le garçon était vif et musculeux– il affligeait sa mère, une fervente catholique qui avait élevé ses fils dans la non-violence.

Les frères ont d’ailleurs beaucoup appris de Madame Kamouss,  qui aime appeler Bangui par son vieux surnom, vestige de temps plus heureux: «Bangui la Coquette». Une épithète ambitieuse, quoique pertinente.

Bangui donne le sentiment d’être un endroit où l’avenir s’est mis à l’ombre, pour se reposer.  

Dans les années 1960 et 1970, Bokassa avait voulu faire de la ville une capitale africaine de premier plan et les résultats allaient être, à son image, aussi grotesques que charmants. Bangui est un mélange hétéroclite de styles architecturaux –futurisme, brutalisme, méditerranéen en toc, kitsch néoclassique tiers-mondiste– ni parfaits ni pires. Ses façades blanches ont épongé le rouge de la terre, ce qui donne à la ville une teinte argileuse plutôt chaleureuse, et on y retrouve souvent le slogan national: «Unité, Dignité, Travail».

Une formule qui, là encore, possède un semblant de vérité. S’il est difficile de trouver du travail à Bangui, ses rues sont toutefois animées d’une fantastique vivacité commerciale. Des vendeurs proposent des baguettes qu’ils portent sur leur tête dans des paniers métalliques. Les pains sont rangés en gerbes verticales pointant vers le ciel, ce qui donne à leurs porteurs des airs de prêtres fous. Par équipes de deux, des hommes se précipitent sur les manguiers, un arbre omniprésent ici. Un comparse escalade le tronc pour cueillir les fruits, qu’il lance à celui resté au sol qui les dispose au fur et à mesure sur d’anciens sacs de céréales ou sur de vieux draps, leur étal de fortune. Contrairement à d’autres capitales africaines, l’impression générale n’est pas celle d’un développement anarchique et raté, mais plutôt d’un développement en pause; Bangui ne donne pas le sentiment d’être un endroit aux sombres perspectives d’avenir, mais plutôt d’un endroit où l’avenir s’est mis à l’ombre, pour se reposer.

Mais le charme de la ville peut aussi prendre des atours sinistres. Quand les hommes de Centrafrique se saluent, ils se penchent l’un vers l’autre et se cognent le front à trois reprises, une fois au centre, puis des deux côtés. Une tradition sympathique qui fait toutefois inévitablement penser à des béliers qui se battent. L’un des bâtiments les plus jolis de Bangui est celui de la prison centrale, peinte aux couleurs du drapeau national et qui lui donne un air de pâtisserie vénitienne, géante et bigarrée.

Quand Lamove et Serge étaient petits, leur père était le chef d’un restaurant, mais il ne gagnait pas suffisamment d’argent pour les nourrir, eux et les trois autres enfants de la fratrie. La famille mangeait les restes qu’il ramenait à la maison. Et quand il n’y avait pas de restes, leur mère récupérait des dons alimentaires de l’église. Parfois, ils ne mangeaient pas du tout. A la fermeture du restaurant, tenu par un Belge, leur père ne retrouva plus de travail. Leur mère se mit à vendre des fruits et des gâteaux dans Saïdou, pour une obole misérable. «Quand notre père a perdu son travail, me dit Lamove, via un interprète sango, nous nous sommes soumis aux aléas de la vie.» Tous leurs frères et sœurs sont morts avant d’atteindre l’adolescence. «Nous n’avions pas assez d’argent pour leur acheter des médicaments.»

Serge et Lamove savaient que leur situation n’avait rien d’exceptionnel. Ils savaient dans quel état déplorable se trouvait leur pays, estomaqués par le piédestal sur lequel leur père et leur mère mettaient les Français. Les frères n’ont eu de cesse d’entendre combien la vie était meilleure sous l’administration coloniale. Mais ils en ont appris suffisamment à l’école pour savoir que ce n’était pas vrai.

Tournée vers l’Atlantique et ses possessions africaines bien plus lucratives, Paris attribua la gestion d’Oubangui-Chari à la lie de ses fonctionnaires coloniaux.

«En tant qu’échantillon de notre race, déplorait ainsi un administrateur français, le choix de nos agents n’aurait pu être pire.»

Des agents qui jetaient des femmes et des enfants en prison tant que les hommes des villages n’avaient pas atteint leurs objectifs de production en matière de bois, de coton, de café et autres biens de consommation. Entre 1890 et 1940, on estime que la moitié de la population d’Oubangui-Chari est morte à cause des travaux forcés ou de maladies importées.

En 1947, André Gide fut tellement horrifié du spectacle qui s’offrait à lui qu’il écrivit:

«Je ne peux exprimer le chagrin et l’impuissance que je ressens.»

Et quand les Français s’en allèrent enfin, treize ans plus tard, ils laissèrent un néant: dans un pays de près de 625.000 km² (soit plus grand que la France métropolitaine), il n’y avait quasiment aucune route goudronnée, aucune infrastructure, pas le moindre secteur tertiaire. La République centrafricaine était «morte-née», pour reprendre les mots d’un historien. «Elle n’obtint qu’une indépendance de papier.»

Ce qui s’explique, en partie, par le fait que la France ne l’a en réalité jamais quittée. De Paris, elle a continué à contrôler le pays, en avalisant ses dirigeants, en gérant son économie, en formant son armée, chaperonnée par ses forces nationales déployées dans la région. Pour beaucoup de Centrafricains, c’est une évidence que les grandes décisions concernant leur pays se prennent toujours à Paris. Que cela soit vrai ou non, Paris n’a rien fait pour dissiper cette impression. Depuis 1979, l’armée française est intervenue à cinq reprises en Centrafrique.

Pour beaucoup de Centrafricains, c’est une évidence que les grandes décisions concernant leur pays se prennent toujours à Paris

Pour progresser dans la vie, Serge savait qu’il ne pouvait compter sur les Français, pas plus qu’il ne pouvait compter sur ses parents. Il a ainsi très vite quitté l’école. Au départ, pour devenir pêcheur sur la rivière Oubangui, qui sépare la République Centrafricaine du Congo, et pendre ses poissons sur un piquet avant de les vendre dans la rue. Ensuite, il est arrivé sur le marché noir de l’essence. Une fois accumulé un petit capital, il investit dans les pains de savon, qu’il vend à pieds à travers la ville. Avec l’argent, il s’achète des stocks d’huile, de sucre, de farine, d’oignons et d’autres produits alimentaires. Au début des années 2000, il ouvre une petite boutique. Elle faisait partie du marché de l’Avenue Koudouku, dans le Kilomètre 5, un quartier hétérogène où vivaient la majorité des musulmans de Bangui, mais aussi pas mal de chrétiens. Ses affaires décollent –il peut même embaucher des coursiers qui vont lui chercher des marchandises au Cameroun. Un jour, une jolie vendeuse de beignets entre dans sa boutique pour lui acheter de la farine de maïs et du sucre. Ils se marient et ont deux enfants. «C’était la belle vie», dit Serge, qui a aujourd’hui 28 ans, en parlant de l’époque pré-Séléka.

Lamove, 40 ans, n’a pas été aussi débrouillard. Un temps, il empile les petits boulots misérables sans jamais rien trouver de stable. C’est Serge qui subvient à ses besoins, comme à ceux du reste de la famille. Quand Lamove a des enfants, l’argent pour les élever provient aussi de Serge.

«C’était très difficile de s’occuper de tout le monde en même temps, dit-il, mais c’était une obligation.»

4. L’essor de la Séléka

La Séléka débarque à Bangui au matin du 24 mars 2013, dans un vacarme de camions, de voitures, de motos et de «techniques» –des pick-ups surmontés de mitrailleuses. Saïdou connaît des violences, mais le quartier était trop pauvre pour être pillé. (Comme le dit Serge: «Nous n’avons pas des masses de VIP»). Mais rares furent les quartiers à être épargnés.

Craignant le pire, des habitants amassent des provisions et se claquemurent chez eux. Ceux restés dans les rues n’ont pas autant de chances. La Séléka a beau ne rencontrer aucune résistance, ou presque, ses soldats entrent dans la ville en tirant sur tout ce qui bouge. A la fin de la journée, les rues sont jonchées de cadavres. Les maisons, les commerces, les boutiques, les bâtiments officiels et les véhicules, tout fut pillé et incendié.

Une femme d’affaires centrafricaine que j’appellerais Anne (elle ne veut pas être citée sous son vrai nom, par peur des représailles) était chez elle au moment de l’invasion, dans une rue calme non loin de Saïdou, dans le Kilomètre 1. Elle raconte comment un groupe de combattants de la Séléka réussit à forcer la porte de sa maison. Ils portaient des uniformes hétéroclites, étaient lourdement armés et avaient l’air «bourrés, drogués», dit-elle, et «hyper excités». Parce qu’ils ne parlaient qu’en arabe ou en anglais, elle en conclut qu’ils devaient être tchadiens ou soudanais. «Ils m’ont mis un pistolet sur la tempe» et «ils ont dit “on veut de l’argent, on veut tout ce que t’as, ou on te tue”. Je leur ai dit de prendre tout ce qu’ils voulaient». Et après une heure à entrer et à sortir les bras chargés de tout ce qu’ils pouvaient, ils sont partis. Mais très vite, une autre troupe est arrivée. Ceux-là voulaient ses voitures. Anne l’avait anticipé et avait demandé à ses employés de maison de les démonter pour les rendre impossibles à voler. Imperturbables, les rebelles s’installèrent pour les remonter. Puis un troisième groupe fit irruption et prétendit que les voitures leur appartenaient. Ils se disputèrent, avant de se tirer dessus.

Un juge, Romaric Kpangra, décrit ce qui s’est passé dans son quartier, à quelques kilomètres de là. Quelques jours après le début du coup d’Etat, un groupe d’hommes est arrivé chez lui. Ils sont entrés dans sa maison, où il se cachait avec sa femme et ses jeunes fils. Il fait tout son possible pour les raisonner, mais ils ne comprennent ni le sango ni le français. «J’ai serré mes fils contre moi et j’ai regardé les Séléka détruire ma maison et s’emparer de tous mes biens», explique Kpangra. Ensuite, ils sont passés à la maison des voisins, où vivaient deux petits garçons qu’ils abattent sous les yeux du juge.

«J’étais tellement terrifié, je ne sais pas pourquoi ils ont tué ces enfants.»

Bangui se met alors à ressembler à une morgue à ciel ouvert, couplée à une gigantesque brocante, avec des cadavres et des objets volés dispersés un peu partout. «J’ai vu littéralement toute ma maison» dans une rue du Kilomètre 5, dit Anne (selon certains témoignages, les dégâts ont été moindres dans les quartiers musulmans, par rapport aux chrétiens).

L’Etat, déjà anémique, ne peut donc que s’effondrer. Il n’y avait plus d’eau, plus d’électricité, plus de services. Le président François Bozizé avait fui le pays par avion. Michel Djotodia décide de suspendre la constitution et s’autoproclame président, tout en laissant les différentes factions qui l’avaient mené au pouvoir libres de leurs agissements. Des responsables politiques, des soldats, des agents de police, des membres du clergé ou de la vie associative furent assassinés ou forcés à l’exil et à la clandestinité, à mesure que les «généraux» rivaux de la Séléka se disputaient leurs territoires. Par exemple, ils installaient des barrages routiers où les passants devaient s’acquitter d’une taxe, quand ils n’étaient pas simplement dévalisés et passés à tabac.

Bangui se met alors à ressembler à une morgue à ciel ouvert

Un jour, en rentrant chez elle, Anne doit s’arrêter à un de ces barrages, tenu par un groupe de garçons. De l’autre côté de la barrière, un couple arrive. Les garçons leur font signe d’attendre, puis les abattent, avant de s’approcher des cadavres pour les égorger. Anne était pétrifiée de peur. Mais les garçons se sont retournés vers elle et, avec un grand sourire, lui ont fait signe de passer.

Comme beaucoup de Centrafricains avec qui j’ai pu m’entretenir, Anne et Kpangra étaient au départ favorables à la cause de la Séléka. «Je pensais que la Séléka avait raison sur certains points», dit Kpangra, au diapason avec ses critiques de la corruption de Bozizé. «Les gens étaient tellement fatigués du gouvernement de [Bozizé], ils en avaient tellement marre, que n’importe qui aurait pu faire un coup d’Etat», m’explique Anne.

«Si la Séléka n’avait fait que des dégâts normaux dans ce genre de circonstances, les gens auraient pu les aimer, qu’importe qu’ils aient été musulmans.»

La tante de Serge et de Lamove a été tuée par des combattants de la Séléka. Et deux de leurs cousines ont été violées. Peu avant l’arrivée des Séléka, la santé de leur père s’est détériorée. Comme elle n’avait pas les moyens d’acheter des médicaments, leur mère allait dans la forêt pour cueillir des plantes et des racines et confectionner des remèdes traditionnels, qui semblaient avoir un certain effet. Puis la Séléka a interdit l’accès de la forêt. En avril 2013, quelques semaines après l’invasion, leur père est mort.

Lamove fut dévasté. Mais il était aussi plus désespéré que jamais. Honteux de lui-même et de sa situation, il n’était plus le gentil garçon qui faisait la fierté de ses parents. Il avait désormais trois enfants et battait leur mère, qu’il n’avait pas les moyens d’épouser. «Il est devenu de plus en plus teigneux», dit Madame Kamouss. Il n’allait plus à la messe.

«Quand mon père était vivant, la religion m’intéressait, m’explique-t-il. Mais quand il est mort, j’ai perdu le désir de prier.»

Séléka ne s’est pas contentée de recruter des musulmans, elle a aussi embauché des chômeurs et des gamins des rues. Et beaucoup ont rejoint ses rangs, chrétiens comme musulmans, en espérant gagner un peu d’argent. Quand un ami de Lamove, un musulman, l&#8217

Centrafrique: Le point de dégringolade globale

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Signature-des-Accords-de-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Signature des Accords de Brazzaville
Signature des Accords de Brazzaville

Centrafrique: Le point de dégringolade globale

Bangui 17-10-2014 (Corbeau News Centrafrique): Nous avons fonctionné dans les ténèbres et sommes arrivés à la croisée des chemins où nous nous sommes mis à nus au vu et au su de la communauté internationale qui nous observe malgré son intervention pour nous sauver du chaos. Le mot manque aujourd’hui pour qualifier le degré de la barbarie en Centrafrique et le niveau de notre spécialité en matière de prédation, de gabegie, du népotisme, du clanisme et du clientélisme. En bref, les pouvoiristes qui se dévorent ont transformé notre territoire national en boucherie humaine et c’est la désolation.

Permettez-moi de paraphraser le sage Flaubert le 26 juin1870 qui disait à George Sand, « je suis écœuré, navré par la bêtise de mes compatriotes.
Notre crise qui persiste comme une pandémie qui impose la mobilisation du monde entier contre, je dirai qu’on est encore très loin d’atteindre l’objectif recherché puisqu’on continue de ramer à contre-sens des vertus de la société, du bien-être social pour ne pas dire de l’humanité. Le monde entier qui nous regarde persévérer dans l’animosité est aussi dépassé de cette barbarie qui nous colle à la peau. Je dis bien nous, parce que les séléka et les antibalaka sont nos frères hormis les mercenaires tchadiens et soudanais, mais les actes odieux que continuent de poser ces groupés armés non conventionnels assoiffés démesurément du pouvoir sèment une désolation généralisée, à telle enseigne que ceux-là méritent qu’on leur ôte la nationalité centrafricaine. Ils ont perdu les repères des hommes dignes, civilisés, vivant ensemble harmonieusement dans une nation, dans un pays laïc, dans une république en respectant les lois, fondée par un vaillant fils du pays, en la personne de son fondateur, Barthélemy BOGANDA qui, nous regarde faire. Puisque les morts ne sont pas morts. Après la mort, il y a la vie de notre âme qui nous fait respirer sur la planète terre.
Les mutineries, les coups d’Etat, les rébellions et la guérilla urbaine qu’on a opté depuis plus de vingt décennies comme bonne procédure de résolution politique pour atteindre son objectif en soient nous ont conduit aujourd’hui dans l’enfer puisqu’on n’agit plus en tant qu’humain mais en tant qu’animal. Du moment où la crise fait qu’on ne respecte plus la valeur humaine, on est dans un monde purement de l’animosité qui ne se décrie pas. C’est les véritables ténèbres dans lesquelles nous-nous sommes plongés en ce début du 21è siècle.
En écoutant certains députés de la transition lors de la première interpellation du premier ministre défaillant Mahamat Kamoun qui a fait un aveu le 14 octobre 2014 et les arguments non convaincants des inconditionnels de Catherine Samba-Panza lors de la conférence de presse du gouvernement relative au détournement de 2,5 milliards du don angolais, je me dis que la République de Barthélemy BOGANDA qui prônait l’unité, la dignité et le travail est très mal partie. Tout porte à croire qu’on manque cruellement des filles et fils du pays qui ont une vision pour un Etat de droit, pour une république. En effet, les principaux acteurs de la crise qui enterrent la République centrafricaine et paralyse le bon fonctionnement sous régional (CEMAC) ne marchent plus sur leurs deux pieds mais sur leur tête à cause de leur boulimie et intérêt purement égoïste qui leur font perdre tous les sens humains et le raisonnement correct d’un homme d’Etat.
L’affaire du détournement du quart du don angolais finira, je crois,  de jaser Bangui en ébullition que quand les autorités actuelles de la transition seront conséquentes envers elles-mêmes pour prendre une décision honorable en sortant par la grande porte.  Du moment où la présidente de transition, Catherine Samba-Panza déclare que le moment venu elle va citer les noms de ceux qui ont perçu l’argent de ses propres mains et que le premier ministre Mahamat Kamoun de son côté face aux parlementaires reconnaît la mauvaise procédure entamée pour descendre avec la mallette angolaise sur Bangui, il n’y a pas à tergiverser ou mener un débat qui fait perdre le temps sur le détournement. La présidente Catherine Samba-Panza et son premier ministre ne doivent qu’emboîter le pas à Michel Djotodia et son premier ministre Me Nicolas Tiangaye qui ont aussi très mal géré le pays pendant neuf (9) mois. Il va sans rappeler que le régime démissionnaire de Séléka a bel et bien brillé par les assassinats, les pillages, les viols, les détournements de fonds publics et d’autres exactions de tout genre sans que la sommité hausse le ton et prenne des mesures pour condamner les auteurs des crimes contre les populations. Idem pour le régime Samba-Panza qui a démarré à une vitesse vertigineuse en détournant sans vergogne la poignée de 10 milliards de fcfa offerte par le président angolais Dos Santos pour soutenir la bonne marche et la réussite de la transition, en sacrifiant la population qui meurt du jour au jour depuis son élection par la criminalité des antibalaka et ex-séléka retranchés en provinces dont les représentants siègent au parlement et au gouvernement. Indiscutablement, le régime actuel de la transition est caractérisé par l’amateurisme, l’inefficacité et le favoritisme clanique pour ne pas mener à bon port le processus du retour à l’ordre constitutionnel. Son équipage frileux mène une politique de ventre en lieu et place d’une politique d’intérêt général. On ne dira pas que Catherine Samba-Panza n’a pas fait si tôt noyer le navire et perdre la confiance placée en elle par les pays amis et les institutions financières internationales qui auraient ralenti leur intention d’apporter l’aide budgétaire à la République centrafricaine. Quand bien même que cette dernière fait appel à une commission d’enquête du FMI-BM pour un éclairage, elle est en train de se serrer la corde au cou en reconnaissant dans sa déclaration que des gens ont perçu l’argent angolais distribué.

Cependant, le peuple souffre et meurt sous le feu des antibalaka, des maisons sont incendiés par ces barbares et son ancien premier ministre, André Nzapayéké a laissé des arriérés de trois mois des salaires. Les fonctionnaires, les agents de l’Etat et les pensionnaires continuent de tirer le diable par la queue. Ce qui prouve à suffisance que les autorités de la transition sont des mauvais élèves et de surcroît de bons voleurs qu’on attrape la main dans le sac.
Sous d’autres cieux, une telle affaire honteuse comme celle d’Angolate qui défraie la chronique, des personnalités d’une intégrité morale démissionnent de leur poste de responsabilité. Au Mali, un pays africain qui vit la même crise que la République centrafricaine, même s’il est encore loin de voir le bout du tunnel avec la position inflexible des jihadistes au nord, il y a eu du progrès dans le processus de la sortie de crise. Les gens prennent des décisions responsables. L’affaire des contrats d’armement surfacturés a fait démissionner des personnalités maliennes mais pourquoi pas chez nous ? Pourquoi il nous manque souvent le courage politique et on se cramponne au pouvoir ?

Nous avons écoutez un ministre en fonction lors de la conférence de presse en cascade du gouvernement déclarer qu’il faut quitter le chantier des mutineries, qu’il faut quitter le chantier des coups d’Etat, qu’il faut quitter le chantier de la rébellion. Une très belle et bonne déclaration du membre du gouvernement de transition qui croit mieux faire que les autres alors qu’il s’enfonce indéniablement. Je ne dirai pas le contraire de ses propos puisque appliquer les principes de la démocratie c’est d’éviter tout cela. Le ministre Gaston Mackouzangba a oublié de déclarer aussi ou soit il a voulu cacher l’un des péchés du gouvernement de transition que pour quitter tous ces chantiers d’enfer et reconstruire un Etat de droit digne de ce nom, il faut quitter également le chantier de la mal gouvernance qui nous pique et pénètre le corps comme une sangsue. C’est à ce niveau le point de dégringolade globale. Il va sans dire que le plus souvent, ce sont les fossoyeurs de la démocratie qui entretiennent la mal gouvernance qui débouche à une crise incurable comme la nôtre. C’est pour cela, chers compatriotes, les mêmes causes produisent les mêmes effets…

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

RCA: le Premier ministre Mahamat Kamoun ne convainc pas le Parlement

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CNC  /  RFI

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Caricature-de-Monsieur-mahamat-Kamouyn-le-PM-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Caricature de Monsieur mahamat Kamouyn le PM de Centrafrique

En Centrafrique, pour la deuxième journée consécutive, le Premier ministre était jeudi 16 octobre devant les membres du CNT, le Parlement de transition. Après avoir été interpellé mercredi sur la situation sécuritaire du pays et sur l’utilisation de 2,5 millions des 10 millions de dollars du don angolais, Mahamat Kamoun est donc revenu ce jeudi sur cette affaire de corruption. Mais il n’a pas convaincu.

Sommé de s’expliquer sur la gestion d’une partie du don angolais, Mahamat Kamoun a suivi la ligne déjà initiée par la présidence. Sur les 2,5 millions de dollars utilisés par les autorités de transitions, sans qu’ils passent par la case Trésor public, il affirme à la tribune : « Ce sont des institutions de la République qui ont bénéficié de ces fonds. Il n’y a pas eu détournement, il n’y a pas de malversation financière ».

Le chef du gouvernement, qui a d’emblée mis en doute l’impartialité d’une éventuelle commission d’enquête, a recommandé la saisine de la Cour des comptes. Interpellé également sur la situation sécuritaire qui prévaut actuellement à Bangui, Mahamat Kamoun a indiqué que le gouvernement prenait des mesures et qu’il reviendrait devant le CNT pour en parler.

Sur ces deux questions, le Premier ministre n’aura pas convaincu. Dans sa conclusion, le président du CNT, Alexandre-Ferdinand Nguendet, a donc annoncé la création d’une commission d’enquête sur les fonds angolais litigieux. Commission qui doit encore faire l’objet de débats la semaine prochaine. Sur la situation à Bangui, il a estimé que le manque d’informations fournies par le Premier ministre ne pouvait « qu’agrandir l’inquiétude des populations ».

Un point positif : le CNT a salué l’annonce gouvernementale de mettre tout en œuvre pour payer deux mois de salaire d’ici le 25 octobre.

RCA: les anti-Balaka boycottent la rencontre avec la Présidente Samba Panza

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AA/CNC

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Un-FACA-à-Bangui-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un FACA à Bangui, Centrafrique

La présidente de transition a prévu “une série de rencontres avec l’ensemble des forces vives de la Nation afin de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé ” (PM)

Les anti-Balaka ont boycotté, mercredi, la rencontre avec la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, qui avait pour objectif d’aboutir à un climat de paix, après les affrontements qui ont secoué la capitale, Bangui, pendant plusieurs jours la semaine passée, a appris Anadolu, auprès de la milice chrétienne.

« Nous n’arrivons pas à comprendre la logique de la présidente de la transition. Elle ne peut pas, à la fois, nous inviter à dialoguer et en même temps armer et envoyer des forces à notre encontre pour nous combattre », a déclaré à Anadolu, le porte-parole des Anti-Balaka, Igor Lamaka.

« Déjà hier (mardi), nous avons perdu deux de nos hommes dans une attaque du 7ème arrondissement de Bangui, et encore aujourd’hui (mercredi), un de nos éléments a été tué dans le quartier de Galabadja [8ème arrondissement] », a ajouté le porte-parole, pour justifier le boycott.

Igor Lamaka a ainsi confirmé les heurts entre Anti-Balaka et population civile survenus dans le 7ème arrondissement qui ont fait au moins 4 morts, selon des témoignages recueillis par Anadolu.

Le porte-parole a également confirmé que la milice a eu un accrochage, mercredi, avec une patrouille de la Mission intégrée des Nations Unies pour les stabilisation en Centrafrique (Minusca) dans le 8ème arrondissement, au cours duquel les anti-balaka ont perdu un des leurs, un surnommé « Franco », toujours selon la même source.

Dimanche soir, le premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun, avait annoncé dans un message diffusé à la radio d’Etat que Samba Panza devait “engager une série de rencontres avec l’ensemble des forces vives de la Nation afin de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l’histoire politique de notre pays par l’organisation d’élections”.

Les anti-balaka constituent la deuxième entité à avoir décliné la proposition de rencontre, les premiers étant la plateforme des partis politiques travaillistes dont le « Kwa na kwa » de l’ancien président François Bozizé, selon des sources gouvernementales.

 

Par: Sylvestre Krock

 

 

Bangui : L’Etat-major des armées lance le début de l’opérationnalisation des FACA

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CNC  /  RJDH

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Forces-armées-centrafricaines.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Forces armées centrafricaines

L’Etat-major des  Forces Armées Centrafricaines (FACA) a lancé dans un communiqué lu jeudi à la Radio Nationale à 17heure (GMT) que les FACA vont être déployées dans les heures qui suivent dans les lieux stratégiques de la capitale pour assurer la sécurité de la population. L’annonce a été faite par le sous chef d’Etat-major des opérations, le colonel Désiré Bakossa.

Selon le sous chef d’Etat-major chargé des opérations, les FACA sont obligées de sortir du silence. « Au vue de tout ce qui se passe, nous sommes obligés de sortir de ce silence. Nous assistons à l’assassinat de la population, à la destruction des maisons, le sang a été suffisamment répandu. Aujourd’hui, je suis venu passé un message solennel. A partir de maintenant, les FACA vont se déployer », a lancé le colonel Désiré Bakossa.

« Les FACA vont être placées dans des endroits stratégiques, ils vont patrouiller pour permettre la sécurisation de la population qui a tant souffert des exactions de certaines personnes malintentionnées. Nous allons sortir aux côtés des forces internationales », a –t-il précisé.

Pour le sous chef d’état major chargé des opérations, l‘armée a été pendant longtemps passive face aux violences dans le pays. « Nous étions des téléspectateurs mais aujourd’hui, nous devenons des acteurs. J’invite par cette occasion tous les soldats à regagner les casernes et à se mettre sous commandement hiérarchique. Ceux qui sont dans d’autres groupes armés, je leur dit que l’armée est Une, qu’ils se ressaisissent et qu’ils cessent les désordres », a-t-il lancé.

La déclaration de l’Etat-major intervient au moment où la capitale connait une flambée de violences, perpétrées par des miliciens Anti-Balaka. A l’intérieur du pays, les ex-rebelles de la Séléka sont régulièrement accusés d’être à l’origine de multiples exactions sur la population.

Depuis la chute du régime de François Bozizé le 24 mars 2013, le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait mis de l’embargo sur les armes en Centrafrique. C’est ainsi que les FACA ne pouvaient pas être opérationnelles, laissant la place aux multiples groupes armés qui commettent des exactions sur la population.

Par: Fridolin Ngoulou

RCA: Le général Pontiès annonce une probable extension du mandat d’Eufor-Rca

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AA / CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/un-Gendarme-français-de-lEufo-RCA-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>un Gendarme français de l'Eufo-RCA à Bangui
Une extension de trois mois qui amènera la force européenne à rester déployée jusqu’à la mi-mars 2015.
Le mandat de la force de l’Union européenne en RCA sera probablement prolongé de trois mois a annoncé, jeudi, le général Philippe Pontiès, chef d’état-major de l’Eufor-Rca.

« Nous sommes à peu près à mi-mandat  du mandat initial qui prend fin le 15 décembre. Donc, il fallait informer la présidente [centrafricaine] que la décision de l’extension du mandat pourrait être prise d’ici la fin du mois, une extension de trois mois qui amènera la force jusqu’à la mi-mars 2015 », a déclaré le général Pontiès à la presse au sortir d’une audience avec la présidente centrafricaine de la transition, Catherine Samba Panza.

« Nous sommes dans l’attente d’une décision politique[européenne] qui devrait normalement intervenir d’ici la fin du mois », a-t-il ajouté.

Le général Pontiès a tenu à donner, par ailleurs, sa lecture de la récente flambée de violences intercommunautaires entre musulmans et chrétiens à Bangui et qui a fait plusieurs morts dont un Casque Bleu.

« Il faudrait bien faire la distinction entre  ce qu’attendent les populations qui expriment une aspiration à la paix et l’action d’un certain nombre de groupes plus ou moins incontrôlés qui, soit pour des activités criminelles, soit  pour des raisons politiques ont intérêt à saper le processus de la transition, de dialogue et de réconciliation nationale. », a affirmé le chef de l’Eufor-RCA.

Déployée depuis le 1er avril 2014, Eufor-RCA a atteint sa pleine capacité de 700 soldats et gendarmes le 15 juin dernier. Sa mission principale a été de sécuriser l’aéroport international Bangui, ainsi le 3ème et le 5ème arrondissement de la capitale. Elle opère actuellement en soutien à Minusca (Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine),la nouvelle force onusienne déployée dans le pays depuis le 15 septembre dernier.

Par: Sylvestre Krock

CENTRAFRIQUE : LE CALVAIRE DES HABITANTS DU 7è ARRONDISSEMENT DE BANGUI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Maison-brulée-et-détruire-par-la-milice-Anti-Balaka-à-Ouango-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Maison brulée et détruire par la milice Anti-Balaka à Ouango Bangui

 

Corbeau News Centrafrique: Bangui 16/10/2014. Le 7è arrondissement de la ville de Bangui a connu  dans la nuit de mardi à mercredi un regain de violence meurtrière semant la psychose au sein de la population. Cette nuit a été un calvaire pour les habitants de quartier Ouango dans le dit arrondissement, les obligeant à regagner les lieux de refuge à l’église catholique locale et aux certains secteurs paisibles de la capitale. La nuit a été marquée par des violents affrontements ayant opposé les Antibalaka et les jeunes de cet arrondissement appuyés par les Forces gouvernementales. Des affrontements qui ont fait état d’une dizaine de morts et d’une vingtaine de maisons incendiée, selon les sources locales. « La situation dans notre quartier est invivable si bien que nous ne pouvons y rester. Car c’est impossible de résister aux crépitements d’armes qui terrorisent toute la population. Les Antibalaka ont commencé à bruler des maisons appartenant aux certains habitants du secteur qui se sont soulevé contre eux pour leur mauvais comportement. Je suis en train de fuir ces violences pour  trouver refuge quelque part », a expliqué un habitant de quartier Ouango, contacté hier par Corbeau News.

les maisons brulée par les Anti-Balaka dans le 7e arrondissement de BaguiComment peut-on imaginer que la violence peut se déclencher dans cette partie de la capitale du moment où les éléments de l’ex coalition séléka ne sont pas opérationnels mais cantonnés. Comment peut-on imaginer qu’aujourd’hui de violents affrontements peuvent opposer éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) et les éléments Antibalaka souvent considérés comme des frères d’armes?

En cause, les éléments antibalaka ont érigé des barricades sur les voies menant aux quartiers Ouango et Kassaî situés dans le 7è arrondissement de Bangui. Ces Antibalaka ont commencé à poser les actes de raquette  illégalement les motos et taxi en circulation sur les voies. L’acte qui a suscité le mécontentement des jeunes habitants de la localité ayant reçu l’aide des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) pour affronter ces Antibalaka dans le secteur. Le 7è arrondissement est vidé de ses habitants.

Une situation que la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a qualifiée d’une tentative de déstabiliser les institutions de l’Etat. Car c’est dans cet arrondissement que réside la Cheffe d’Etat de la transition centrafricaine. L’on peut dire qu’un calme précaire y règne après les 48 heures de violence. Les habitants ont commencé à vaquer petit à petit à leurs occupations quotidiennes.

 

De notre correspondant à Bangui, Eric NGABA.

©Corbeaunews.ca

France: préoccupation au sujet de la situation en Centrafrique (Ambassadeur de France au Congo Brazza)

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Corbeau News Centrafrique  /  Pana

Sassou Nguesso, président congolais et l’ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon
Sassou Nguesso, président congolais et l’ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon

L’ ambassadeur de France au Congo, Jean Pierre Vidon, s’est déclaré, mercredi à Brazzaville, préoccupé par les derniers développements de la situation sécuritaire en République Centrafricaine (RCA) au terme d’un entretien avec le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, médiateur de la crise centrafricaine, annonce la radio publique.

‘’L’essentiel de notre conversation a porté sur la situation en RCA. Depuis le début de la crise en Centrafrique, le Congo et la France agissent de concert dans ce domaine. Nous sommes préoccupés par les derniers débordements qui ont lieu dans la ville de Bangui. Des Banguichois ont dû à nouveau quitter leurs foyers pour se réfugier dans des lieux plus sûrs’’, a indiqué M. Vidon.

‘’Sans doute, il faudra plus de temps pour parvenir aux élections, mais, il faut aussi que cette période de temps soit aussi contenue que possible. Il y aura encore beaucoup de négociations sur ce sujet, l’essentiel étant que l’on poursuive dans la transition, une transition qui ne doit pas perdurer au-delà des limites qui ont été fixées. Ce que l’on peut souhaiter pour la RCA, c’est que le plus vite possible la transition soit faite pour que les élections puissent se tenir à une échéance aussi proche que possible’’, a-t-il ajouté.

Les troupes françaises sont engagées en RCA aux côtés de celles de l’Union européenne (UE) et des Nations Unies, en vue de permettre à ce pays, en proie à des violences depuis un certain temps, de retrouver la voie de la paix, de la sécurité et de la stabilité.

Pour M. Vidon, la voie a été déjà tracée à travers la résolution des Nations Unies et les différents accords signés par les différents protagonistes afin de ramener un climat de quiétude en RCA.

‘’Il y a une stratégie globale, adoptée par les Nations Unies qui a été suivie par tous les partenaires. Je parlais de la France et du Congo qui ont des consultations régulières, qui travaillent ensemble sur ce sujet, évidemment tous les autres partenaires. C’est ensemble qu’on peut trouver une voie pour poursuivre dans la logique des accords qui ont été passés, les accords de Libreville, la charte de transition. Donc, on ne peut pas s’écarter de ces textes’’, a-t-il expliqué.

Par: Pana

Centrafrique: « le MSF et les autres ONG sont presque devenus le ministère de la santé» dixit un ancien bénévole français du MSF

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Corbeau news Centrafrique / ladepeche.fr

Les anciens bénévoles de l'ONG MSF en Centrafrique

Les bénévoles de Médecins sans frontières Midi-Pyrénées ont partagé cette semaine ce qu’ils ont vécu lors de leurs missions en Centrafrique depuis 2013. Ils ont été marqués par la violence du pays.

«Sur le tableau du bloc opératoire où j’étais, il était inscrit “La meilleure vengeance, c’est le pardon”. Le dernier mot a été remplacé par “mort”. Je me suis rendu compte que la violence en Centrafrique était puissante». Comme les quatre autres bénévoles de Médecins sans frontières (MSF) de la région, Jean-Louis Mary, infirmier anesthésiste à la retraite de Cahors, a été profondément affecté par sa mission dans le pays africain entre 2013 et 2014, qu’il décrit comme «une aventure humaine et médicale». Au cinéma Utopia, ils se sont livrés à la salle, lors de la présentation du documentaire «La valise ou le cercueil» de la réalisatrice Armelle Loiseau. La présentation des missions de MSF en Centrafrique se poursuivra avec une exposition photo à l’Espace des diversités en décembre.

«Nous avons soigné deux jeunes de 18 ans. Doracio, qui fuyait les zones de combat et qu’on a dû amputer d’un bras. Il voulait devenir écrivain. Barbara a été amputée d’une jambe. L’avenir de ce pays sera difficile», s’émeut Bernard Leménager, chirurgien de MSF. Dans un pays où l’état a disparu et les hôpitaux ne fonctionnent plus, «MSF et les autres ONG sont presque devenus le ministère de la santé», rit jaune le chirurgien. D’autant plus qu’un conflit politique agite la Centrafrique depuis 2013. «Tous les trois jours, il y avait un afflux de 15 à 50 blessés», se souvient Jean-Louis Mary. Et parfois, l’impression amère d’être impuissant : «Nous devions quitter le centre de santé à 18 heures pour le couvre-feu, en laissant les patients sans soins ni surveillance. éthiquement, c’est difficile», se désole Chrystel Poux, infirmière anesthésiste au Samu de Toulouse quand elle n’est pas à l’autre bout du monde.

Même si l’équipe de MSF a travaillé avec le minimum, «nous ne faisons pas n’importe quoi, nous revenons à l’essentiel et à la relation avec le patient», précise Bernard Leménager. Malgré des cas tragiques à gérer, ces «humanistes» de la région sont prêts pour d’autres fronts sanitaires. Et notamment celui qui agite l’Afrique de l’Ouest, le virus Ebola. «ça ne concerne pas la République centrafricaine, mais c’est un fléau tout aussi catastrophique», juge Eugène Planet, médecin.

 

A. Guérin

Centrafrique: six miliciens Anti-Balaka tués hier à Bangui

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Corbeau news / Figaro

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/un-homme-a-été-abattu-à-bangui-dans-le-quartier-yakité-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>un homme a été abattu à bangui dans le quartier yakité

 

Six miliciens Anti-Balaka qui refusaient d’être désarmés ont été tués hier à Bangui lors d’échanges de tirs avec les forces internationales, a-t-on appris aujourd’hui auprès de la force de l’ONU en Centrafrique (Minusca).

“Six victimes ont été dénombrées à la suite d’échanges de tirs mercredi dans les 5e et 8e arrondissements de Bangui entre les forces internationales (européenne et onusienne) et les Anti-Balaka qui refusaient d’être désarmés”, a déclaré d’anonymat un responsable de la Minusca.