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Centrafrique: l’Aéroport international de Bangui M’Poko passe aux mains de la Minusca

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©CNC

l’Aéroport international de Bangui M’Poko passe aux mains de la Minusca

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 17-11-2014.  La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a officiellement pris, ce lundi, la relève de la sécurisation de l’aéroport international de Bangui M’poko. C’était lors d’une cérémonie solennelle en présence de nombreux officiels parmi lesquels des représentants du Gouvernement centrafricain dont le ministre d’État à la présidence chargé de la défense, Jean Jacques Demafouth, des compagnies aériennes opérant en RCA et de la communauté des forces internationales y compris la MINUSCA, EUFOR-RCA, et Sangaris que ce passage de témoin a eu lieu.

Le transfert de responsabilité entre l’Unité d’Infanterie de l’EUFOR et les casques bleus de la MINUSCA s’est étalé sur plusieurs semaine durant lesquelles les deux forces ont mené des opérations conjointes dans le but de maintenir un engagement sécuritaire identique au bénéfice des opérations aériennes et de la population. Pour la mission européenne qui continuera à fournir son soutien aux Casques bleus déployés sur l’aéroport M’poko, la cérémonie de passage de consignes constitue l’une des réalisations de sa fonction de “pont” vers la MINUSCA, dans le cadre de la transition progressive entre les deux forces qui devra s’achever en mars 2015.

la Minusca à l'aéroport de Bangui M'Poko3
©CNC

La sécurisation de l’aéroport et ses environs demeure la ppriorité des deux forces internationales, Eufor-RCA et la MINUSCA. C’est dans cette optique que l’Unité de génie de l’EUFOR a procédé récemment à la restauration de la voie d’accès à l’escale, ainsi que les structures de contrôle de l’aéroport de Bangui.

La MINUSCA s’engage, pour sa part, à garantir le même niveau de sécurité dans la zone aéroportuaire, et à soutenir le développement économique du pays, dont l’aéroport constitue une pièce charnière, et le seul point d’accès international du pays. Elle réitère également sa détermination à assurer la protection des civils, conformément à son mandat, en collaboration avec les forces sécuritaires nationales et internationales.

Un bilan statistique de l’EUFOR-RCA
Les militaires de l’EUFOR déployés sur l’aéroport M’poko ont effectué, en six mois, plus de 200 patrouilles dans la zone de l’aéroport, 3.500 Opérations de sécurisation des pistes lors du décollage et de l’atterrissage d’aéronefs. Ils ont également effectué une moyenne de 800 contrôles de véhicules par jour et une moyenne de 400 contrôles d’identité par jour.

Bangui/Eric NGABA/©CNC

RCA: L’Organisation « Puissance spirituelle du verbe » réclame l’indépendance spirituelle de l’Afrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Conférence-de-presse-de-lorganisation-spirituelle-de-lAfrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conférence de presse de l'organisation spirituelle de l'Afrique
©corbeaunews-centrafrique.org(CNC)

L’Organisation « Puissance spirituelle du verbe » réclame l’indépendance spirituelle de l’Afrique

 

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 17-11-2014.   La filiale centrafricaine de l’organisation « Puissance spirituelle du verbe » a célébré, le 16 novembre 2014, son 5ème anniversaire à son siège social sis au quartier Gobongo. La célébration de ce 5ème anniversaire est placée sous le signe de la lutte pour l’ « indépendance spirituelle » du continent noir. Les centrafricains sont également invités à prendre place dans cette révolution qui correspond à s’y méprendre à une philosophie, pour que prospère un jour, l’homme noir.

Qu’est-ce qui explique le fait que la race noire n’a connu de plein épanouissement sur cette terre au même titre que les autres races de la planète ? Pourquoi l’Afrique n’a pu jouir véritablement de ses potentialités ? Ces genres de question justifient le fondement de l’organisation Puissance spirituelle du verbe (PSV) qui a été « révélée par Dieu » à Bavua Ntinu, un fils du Congo Démocratique, depuis février 1980. « Nous sommes partis du constat que sur les cinq continents que compte la planète terre, les quatre ont évolué, tant spirituellement que sur tout autre plan, mais le continent africain lui, reste arriéré sans développement spirituel puisque nous ne pratiquons que les religions des autres qu’ils nous ont importées. Fort de cela, les Instances supérieures ont entendu positivement la lamentation de l’homme noir qui s’interrogeait sur les causes de son arriération. Ainsi, Elles sont envoyé un Messager qui s’appelle Bavua Ntinu, un fils du Congo Démocratique qui a reçu le pouvoir de mettre en place l’organisation ‘’Puissance spirituelle du verbe’’ – une organisation qui est née pour le réveil de l’homme noir.  » a déclaré André Bernard Gnola, Vice-président du PSV Centrafrique à l’occasion de cette célébration de leur 5ème anniversaire.

L'organisation puissance spirituelle duverbe à Bangui 3
©CNC

Fort de ce postulat, PSV entend lutter pour que l’homme noir puisse prendre conscience de ce que les religions qu’il pratique ne l’appartiennent guère et qu’il va falloir se replonger dans ses racines pour retrouver la voie du salut. Entretemps, il se pose la difficile équation de l’anticipation des religions que PSV qualifie d’ « étrangères » qui se sont profondément enracinées dans la culture des africains, notamment le catholicisme, le protestantisme, etc. Face à cela, André Bernard Gnola fait part de son ressentiment : « C’est là où le bât blesse, c’est là où se trouve le gros problème. Maintenant que la PSV arrive, alors que ces églises se sont déjà implantées profondément, même les enseignements que nous sommes en train de donner ici, beaucoup de gens, y compris nos imminents intellectuels noirs, n’arrivent pas à écouter, moins encore à entendre. Or, cette organisation est uniquement venue pour la race noire, et que nous sommes les seuls à faire en sorte que nous accédons à notre émancipation, et de notre libération de l’esclavage spirituel. » a-t-il martelé avant d’ajouter, « il s’agit d’un retour vers nos ancêtres divinisés – pas ceux-là qualifient de ‘’démons’’ et autres. Car, nos ancêtres aussi, dans notre canal spirituel ont atteint un niveau de spiritualité très élevé qu’on peut les appeler aussi des dieux. Et ça, c’est la vérité. Autrement dit, c’est à eux que nous devons nous adresser pour répondre à toutes nos préoccupations, à tous nos problèmes. »

Dans la conférence-débat animée par Askin Bamako Chef spirituel de la PSV Centrafrique, dans la cadre de la célébration de ce 5ème anniversaire, l’homme de Dieu a spécifié que la mission que s’est donnée PSV se résume en la purification, la résolution des problèmes, la guérison, sauver les âmes visibles et les âmes invisibles par la transmission de la lumière divine, la formation des purificateurs et les guérisseurs, le réveil spirituel des peuples de la race noire de la planète terre.

L'organisation puissance spirituelle duverbe à Bangui
©CNC

Pour la République centrafricaine, Bernard Gnola révèle que l’enjeu de la PSV dans le pays est très capital. Puisque, dit-il, il s’agit de sauver les centrafricains, malgré que cette organisation n’ait pas véritablement développé ses potentialités en RCA. « Nous ne pouvons pas nous voiler la face. Depuis 2005 que la PSV est arrivée en Centrafrique sur la forme officielle, c’est-à-dire reconnue officiellement, nous existons en minorité. Mais, la PSV attend les Centrafricains pour venir développer leur organisation spirituelle qui est arrivée. Notre vœu, c’est de voir les Centrafricains jadis dénaturés, qui appartiennent aux religions des étrangers de revenir vers leur source spirituelle, leurs ancêtres divinisés, afin de se libérer de l’asservissement spirituel et de redorer leur blason au même titre que les autres races du monde que nous admirons sans cesse. » a fait savoir le Vice-président.

A la fin, Joseph Yamedo, Président de la PSV-Centrafrique a souligné qu’un grand travail de « purification » devra être fait dans tout le pays, notamment sur tous les objets matériels et les institutions et sociétés du pays.

Le débat reste lancé.

 

©corbeaunews-centrafrique.org/ Bangui / Fred Krock.

Centrafrique: Manifestation des étudiants de l’École Nationale des Arts

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©corbeaunews-centrafrique.com

Ras-le-bol des étudiants de l’Ecole nationale des arts

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 17-11-2017. Les étudiants de l’ENA (Ecole nationale des arts) sont en colère. Ce lundi 17 novembre 2014 matin, quelques trois cent étudiants ont manifesté devant leur établissement sur l’avenue de France où ils ont barricadé la voie et brûlé des pneus pour prouver leur mécontentement. A l’origine, le non –paiement des neuf mois d’arriérés, soit trois trimestres de bourses d’étude.

Fleury Guiama Massogo est étudiant en 3ème année de Licence en Management de développement culturel, option Entreprenariat et Management culturel. Joint pendant la manifestation, il explique les raisons de cette manifestation : « Aujourd’hui, nous sommes presqu’à la fin de notre formation, les examens sont en train d’être finalisés. Nous allons bientôt soutenir nos mémoires, pendant que nos bourses ne sont pas payées. Depuis la rentrée jusque-là, nous n’avons même pas perçu un centime de Franc. Mais comment nous allons faire ? Nous ne revendiquons rien d’autre que le versement de nos trois trimestres de bourses pour nous permettre de préparer et soutenir nos mémoires. »

Manifestation des Étudiants à Bangui
©corbeaunews-centrafrique.com

Il faut savoir que cette grève est l’aboutissement de veines démarches menées par ces étudiants auprès des autorités compétentes pour obtenir gain de cause. C’est simplement que les autorités centrafricaines ne marchent qu’avec la bousculade, car à en croire Fleury Guiama, « étant une école sous tutelle du ministère des Arts et de la culture et donc directement rattachée au ministère du tourisme, notre dossier devrait être traité par le ministère de tutelle. Seulement, la Direction de notre école a constitué tout le dossier qu’elle a fait remontée jusqu’au département. Et de là, on nous dit que le dossier est bloqué au niveau de la Direction générale du trésor. »

Indiquons néanmoins qu’in situ, Romaric Vomitiadé ministre du tourisme est descendu sur les lieux de la manifestation pour s’enquérir de la situation. En compagnie de quelques délégués des étudiants, le ministre est monté à la Présidence de la République où les manifestants ont reçu la promesse de mercredi prochain pour voir leur situation décomptée.

Cela n’est que partie-remise, puisque selon Fleury Guiama, « Si mercredi on vient et qu’il n’y a pas de solution, nous allons passer à une vitesse supérieure. » a-t-il promis.

©corbeaunews-centrafrique.org/ Bangui / Fred Krock.

Centrafrique: Bangui sous tension au lendemain de la mort d’un civil tué par les Anti-Balaka

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AA/Bangui/Sylvestre Krock/Constantin Ngoutendji/Corbeau News Centrafrique: 17-11-2014.

Réfugiés centrafricains à Zongo

Un jeune médecin d’une trentaine d’années qui fuyait un accrochage entre Anti-Balaka et Seleka a été abattu par la milice chrétienne.

La situation est toujours vive, lundi matin, à Bangui, la capitale centrafricaine, notamment dans les camps militaires Beal et BSS, où sont cantonnés près de 850 ex-combattants Seleka,  ancienne milice au pouvoir,au lendemain d’un accrochage entre Seleka et anti-Balaka qui a fait un mort, selon des témoignages recueillis par Anadolu.

Les activités sont restées paralysé, lundi, au niveau du Bureau d’Affrètement Routier (BARC) où deux Séléka ont été enlevés, dimanche, par la milice chrétienne anti-Balaka, alors qu’ils tentaient d’y monnayer de l’argent, a indiqué à Anadolu le Lieutenant Dieu Béni Nguétémalé, Comzone, un ex-Séléka du Camp Beal.

« Après ce kidnapping la base s’est soulevée », a-t-il affirmé, justifiant le fait que les Seleka ont ouvert le feu à l’arme légère et l’arme lourde provoquant la panique et un déplacement massif des populations du quartier Benz-vi vers le quartier Miskin, dans la capitale centrafricaine, selon des témoins oculaires.

Un jeune médecin d’une trentaine d’années qui fuyait les violences en moto a été abattu par des Anti-Balaka qui contrôlent le quartier Benz-vi et qui s’illustrent fréquemment par des braquages et des vols de motos, selon une source hospitalière jointe dimanche par Anadolu.

La Mission internationale des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), s’est alors déployée pour contenir les assauts des Séléka en colère.

A la tombée de la nuit, des mouvements des Anti-balaka ont été observés dans les quartiers du 5ème arrondissement vers l’avenue des Martyrs mais aucun mort ni blessé n’a alors été déploré, selon des sources sécuritaires.

Alors que des anti-Balaka accusent les Séléka d’avoir ouvert les violences, la milice à majorité musulmane assure pour sa part s’être simplement défendu après avoir été victime d’agression.

Dans les camps de cantonnement de la capitale, la tension est monnaie courante, ces dernières semaines que ce soit entre les milices ou au sein même de la Seleka forcée de rester dans la capitale.

La semaine passée, des dizaines d’ex-Seleka, cantonnés au camp BEAL, avaient d’ailleurs manifesté, en réclamant leurs “droits de démobilisation” sous peine de mettre le feu au camp.

Depuis le départ de l’ex- président Michel Djotodia en janvier 2014, 2 000 ex-combattants Séléka ont été cantonnés sur trois sites à Bangui, (Beal, BSS et RDOT), en prévision d’un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). La mise en place de ce programme a été retardée par le chaos politique et sécuritaire dans lequel a sombré le pays.

Les 200 millions de Francs CFA (400 milles Usd) affectés par les présidents de la CEEAC (Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale) pour la prise en charge de ces combattants volontairement cantonnés sont, ainsi, épuisés depuis le 5 juin dernier.

AA/Bangui/Sylvestre Krock/Constantin Ngoutendji

Centrafrique: la coordination générale des Anti-balaka annonce la fin de la lutte armée

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Anti-Balaka-annoncent-la-fin-de-lutte-arnée-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Chefs Anti-Balaka annoncent la fin de lutte arnée en Centrafrique
©corbeaunews-centrafrique.org(CNC)

La coordination générale des Anti-balaka annonce la fin de la lutte armée

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 16-11-2017.  Samedi 15 novembre 2014, la coordination générale des Anti-balaka, par la voie de son porte-parole, Igor Lamaka a rendu publique un communiqué, dans lequel le mouvement a déclaré qu’il ne continuera plus la lutte armée. Par contre, le mouvement va bientôt se transformer en un parti politique pour pouvoir apporter des contributions politiques pour solutionner la crise en République centrafricaine. D’ailleurs, le premier congrès ordinaire de cette formation politique, à en croire le porte-parole, sera convoqué très prochainement. « Nous avions pris les armes pour sauver le peuple centrafricain. Maintenant, il est temps de nous orienter vers la paix, l’unité et le développement de notre pays. Dorénavant, notre lutte sera politique. Très prochainement, une assemblée générale sera convoquée pour ériger la mouvance Anti-Balaka en parti politique. La balle est désormais dans le camp du gouvernement qui doit prendre ses responsabilités pour créer les conditions du cantonnement de nos 75 000 combattants en attendant le programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). » a déclaré Igor Lamaka.

Notons que le 29 août dernier, le Coordonnateur adjoint des Anti-balaka, Sébastien Wénézoui, visé entretemps par une sanction de sa hiérarchie, avait déjà créé un parti politique, la «  Mouvance patriotique pour l’avenir » (MPA). Selon Wébézoui, « Cette plateforme qui regroupera en son sein, musulmans et chrétiens a pour objectif principal la cohésion sociale et la réconciliation nationale mises à mal par la crise actuelle en Centrafrique et ceci, à travers des grands projets de développement pour la jeunesse. » Mais jusqu’alors, cette formation politique n’a plus parlé de lui. Ce qui présage déjà du sérieux du deuxième parti politique des Anti-balaka en projection. D’aucuns se demandent si les 4,5 millions de F. Cfa octroyés par Samba Panza aux éléments Séléka cantonnés à Bangui, suite à leur mécontentement qui font réagir les Anti-balaka, histoire de se faire cantonner eux-aussi pour bénéficier des frais de cantonnement et de la prise en charge.

En tout cas, la tâche pour les autorités de la transition s’annonce très délicate avec ce défi lancé par les Anti-balaka.

©CNC / Bangui / Fred Krock.

ALERTE-INFO CENTRAFRIQUE: LES EX-SELEKA CANTONNÉS AU CAMP BEAL SEMENT LA PANIQUE DANS LE PARAGE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Les-forces-internationales-en-position-face-aux-ex-séléka-qui-manifestaent-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les forces internationales en position face aux ex-séléka qui manifestent à Bangui
Les forces internationales en position face aux ex-séléka qui manifestent à Bangui. ©2014CNC

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC): 16-11-2014, 19h03.  Les ex combattants de la coalition seleka cantonnés au Camp BEAL, à Bangui, sortent de leur Camp de cantonnement et sèment la panique dans le parage en fin de cet après midi. Ils ont bloqué la grande avenue des Martyrs et les ruelles menant aux quartiers des 200 Villas et 36 Villas.

A en croire les habitants du secteur 200 Villas, les ex seleka armés de différents calibres de guerre ont fait irruption dans les locaux du Bureau d’Affrètement routier centrafricain (BARC) ainsi que du ministère de transport pour commettre les actes de pillage. Une importante quantité de matériels emportés par ces ex rebelles a été enregistrée lors de cette opération de pillage, selon ces mêmes habitants. Une personne la moto en circulation sur l’avenue de la CEMAC a été froidement abattue dans la mêmeoccasion, selon les témoins oculaires.

Une situation qui a créé une panique générale au sein de la population dans le parage. L’on constate, par ailleurs, une paralysie de la circulation sur les axes occoupées par les ex seleka. Pour l’heure, les forces internationales, Eufor-RCA et Minusca, tentent de patrouiller la zone. Mais on ignore pour l’instant de savoir avec exactitude ce qui a poussé ces éléments armés de l’ex seleka à semer le trouble dans cette partie de la capitale.

Rappelons que le jeudi dernier, les combattants d’ex seleka cantonnés dans les trois sites à Bangui, ont manifesté  pour revendiquer du gouvernement centrafricain le paiement des frais de leur cantonnement depuis 5 decembre dernier. Une revendication ayant pousser le gouvernement à leur vercer une somme d’environ 4 000 000 de franc CFA.

Bangui/Eric NGABA/©CNC

Centrafrique / France: le mystérieux magot de Balkany l’Africain

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Nouvel  Observateur / Corbeau News Centrafrique: 17-11-2014.

La République centrafricaine soupçonne le député-maire de Levallois d’avoir empoché plusieurs millions de commissions occultes dans l’affaire Uramin. Révélations sur celui qui fut l’émissaire officieux de Sarkozy sur le continent

Patrick Balkany, le 26 juillet 2007 à l'université Cheikh Anta Diop à Dakar, Sénégal, où Nicolas Sarkozy prononça une célèbre allocution. (LUDOVIC/REA) Patrick Balkany, le 26 juillet 2007 à l’université Cheikh Anta Diop à Dakar, Sénégal, où Nicolas Sarkozy prononça une célèbre allocution. (LUDOVIC/REA)

C’est le dernier mystère des Balkany. On croit presque tout savoir du maire de Levallois, cigare au bec et sourire en coin, et de sa première adjointe, coiffure masculine et manières de soudard. Ils habitent un domaine de 4 hectares dans le village normand de Giverny. Ils passent leurs vacances d’été dans leur merveilleuse villa Pamplemousse des Terres-Basses de l’île de Saint-Martin. Pour les courts séjours, ils lui préfèrent le riad Dar Gyucy, un palais de 1.600 mètres carrés blotti dans la Palmeraie de Marrakech.

D’où vient l’argent ?

Tous leurs amis louent la générosité d’un couple qui offre billets d’avion et séjours exotiques. Reste une question : d’où vient l’argent ? Comment le modeste député-maire des Hauts-de-Seine, qui a déclaré 143.000 euros de revenus en 2012 avec son épouse et n’est pas assujetti à l’ISF, peut-il s’offrir ce train de vie de millionnaires ?

Deux ans que la justice enquête. Déjà condamnés en 1996 pour l’utilisation d’employés municipaux comme domestiques, Patrick et Isabelle Balkany sont soupçonnés par la justice de posséder des comptes cachés dans des paradis fiscaux. Ils ont été mis en examen cette année pour “blanchiment de fraude fiscale”, avec une caution hors norme de 1 million d’euros fixée pour Isabelle qui est interdite de sortie du territoire.

Les juges Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon cherchent maintenant à identifier l’origine de leur fortune. Le 21 octobre, ils ont mis en examen Patrick pour “corruption”, le suspectant d’avoir touché une commission de 3 millions d’euros du cheikh saoudien Mohamed Bin Issa Al-Jaber, pour un fumeux projet de tours jumelles à Levallois. Les immeubles, qui devaient culminer à 164 mètres de haut en bordure de Seine, n’ont jamais vu le jour. Mais le maire de Levallois aurait gardé sa petite gratification.

Mercredi 12 novembre, l’enquête a connu un nouveau rebondissement. Selon nos informations, le parquet national financier a été saisi d’une demande d’information judiciaire visant Patrick Balkany – ce serait la quatrième si elle est ouverte ! – et émanant de… La République de centrafrique.

Ses représentants en France sont en effet persuadés que le règlement du litige entre le groupe Areva et le précédent gouvernement de Bangui, suite au rachat en 2007 de la société Uramin et de ses mines d’uranium de Bakouma, a entraîné le versement de 40 millions de dollars de commissions. Patrick Balkany en aurait été l’un des bénéficiaires, avec l’ancien président François Bozizé, dont les avoirs viennent d’être gelés par l’ONU.

J’ai de bonnes raisons de penser qu’une information judiciaire sera ouverte, estime l’avocat de la Centrafrique, William Bourdon, compte tenu des engagements forts pris par la France envers la Centrafrique et des enquêtes connexes à caractère international déjà ouvertes sur Uramin et Balkany.”

L’Afrique des bonnes affaires

Et si le gros du pactole du maître de Levallois venait d’Afrique ? Disciple de Charles Pasqua dans les Hauts-de-Seine, l’édile avait déjà noué des liens avec les puissants de Centrafrique et du Tchad avant sa traversée du désert à la fin des années 1990. C’est à partir de son retour triomphal, en 2001, qu’il a confié à son “conseiller au commerce extérieur”, Renaud Guillot-Corail, aujourd’hui à la retraite, le soin de le représenter sur le continent africain.

“Je suis allé en Centrafrique, au Congo, en Côte d’Ivoire, et au Gabon notamment, car Libreville est jumelée avec Levallois”, explique ce dernier, dont le bureau est alors mitoyen de celui de Balkany, au rez-de-chaussée de la mairie. Les allers-retours incessants de Guillot-Corail vers l’Afrique, qui lui valent le surnom de “marquis de Bangui” dans la capitale centrafricaine, ne sont pas passés inaperçus à Levallois.

Renaud me disait souvent : ‘Tiens, on revient d’Afrique avec Patrick, on n’arrête pas, on a vu tel président…’”, se souvient Loïc Leprince-Ringuet, un opposant divers droite.

Pour en savoir plus sur ces intrigants voyages, Renaud Van Ruymbeke a auditionné en début d’année, dans le plus grand secret, un homme qui a beaucoup fréquenté Guillot-Corail entre 2006 et 2008, Jean-Paul Chirouze. Baroudeur aujourd’hui installé à Genève, ancien proche de feu le général Jeannou Lacaze, chef d’état-major des armées françaises entre 1981 et 1985, ce personnage haut en couleur a raconté au juge comment il a joué les intermédiaires pour Guillot-Corail.

Il voulait que je lui présente des Africains, a confié Chirouze. Il me demandait sans cesse : ‘Quelles sont les bonnes affaires à faire en Afrique en ce moment ?’ J’étais là le jour où il a téléphoné à l’ambassadeur du Tchad pour lui proposer de venir s’installer à la mairie le temps des travaux dans son ambassade.”

C’est une filiale immobilière de la mairie qui se chargera plus tard de réaliser lesdits travaux. Un chantier “sans lien avec le champ de compétence de la ville”, dénoncé par la suite par la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France. Jean-Paul Chirouze a précisé :

Tous les Africains se précipitaient à Levallois, pensant que Balkany serait le Monsieur Afrique de Sarkozy.”

Acette époque, on peut croiser à la mairie le Rwandais Fabien Singaye, conseiller du président Bozizé, et le Tchadien Abakar Manany proche des services secrets français.

Diplomatie parallèle

L’accession à la présidence de l’ami de trente ans n’offre pas à Patrick Balkany, trop sulfureux, le maroquin espéré. Qu’à cela ne tienne, le député-maire, que Nicolas Sarkozy emmène quand même dans ses bagages pour son premier voyage officiel en Afrique, en Libye, au Sénégal et au Gabon, en juillet 2007, décide de tirer parti de la situation.

(Patrick Balkany, lors du premier voyage officiel du président Sarkozy au Gabon en juillet 2007. Crédit : Ludovic / REA)

La scène n’a jamais été racontée. Trois mois après cette virée africaine, Balkany organise un fastueux cocktail au restaurant gastronomique Apicius, à quelques encablures de l’Elysée, pour une vingtaine de représentants de l’Afrique francophone.

Là, entre deux bouffées de cigare et une gorgée d’armagnac, il a fait comprendre qu’il était désormais l’envoyé spécial du président et que l’Afrique, c’était lui !”, rapporte un fin connaisseur du continent africain.

Ces déclarations intempestives créent un fort malaise au sein de la cellule diplomatique de l’Elysée. Ancien conseiller du Palais, Dominique Paillé se souvient bien de la gêne de la cellule Afrique et de son chef, André Parant.

Il était atterré. Il avait le sentiment que Patrick Balkany menait une diplomatie parallèle, quand il n’entretenait pas des réseaux personnels.”

De fait, “Patrick faisait passer des messages de Nicolas Sarkozy aux présidents africains qu’il connaissait bien”, témoigne Guillot-Corail.

Pour voyager plus facilement en Afrique, le nouveau Foccart demande, dès les premières semaines du quinquennat, une faveur au nouveau chef de l’Etat, la délivrance d’un passeport diplomatique, destiné, selon les spécifications officielles, “à des ressortissants qui doivent se rendre à l’étranger pour l’accomplissement d’une mission ou pour y exercer des fonctions pour le compte du gouvernement français”.

Quelle est cette mission ? Quelles sont ces fonctions ? L’appartenance de Patrick Balkany à la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, où il ne se montre guère, ne justifie pas l’octroi de ce sauf-conduit. Durant tout le quinquennat, son existence reste un secret bien gardé.

On a découvert qu’il avait un passeport diplomatique quand il en a réclamé le renouvellement, raconte un conseiller d’Alain Juppé, nommé ministre des Affaires étrangères en 2011. On a demandé des instructions à l’Elysée qui nous a dit de le reconduire.”

Au Palais, le dossier semble être suivi personnellement par Sarkozy. Même Claude Guéant, le secrétaire général par qui tout passait, affirme aujourd’hui avec force qu’il n’était au courant de rien !

George Forrest et les 5 millions de dollars

Le juge Renaud Van Ryumbeke se demande aujourd’hui si le député français n’a pas profité de ses nombreux déplacements en Afrique pour endosser un costume d’affairiste. Il s’intéresse de près aux relations entre Patrick Balkany et le Belge George Forrest, à la tête d’un empire minier au Congo-Kinshasa. Les deux hommes se sont rencontrés au milieu des années 2000 et ont aussitôt sympathisé.

Forrest était tout le temps fourré dans la salle à manger de la mairie de Levallois en train de faire des courbettes à Balkany”, se souvient un proche de l’élu.

En 2007 et en 2008, c’est dans le Falcon 900 du roi belge des mines que Balkany se rend à Bangui pour négocier au nom d’Areva le déblocage du délicat dossier des mines d’uranium. George Forrest est aussi désigné comme l’un des bénéficiaires des millions de dollars de pots-de-vin de l’affaire Uramin par la République de Centrafrique, dans la plainte déposée par maître Bourdon.

Entendu par le juge Renaud Van Ruymbecke le 18 septembre dernier, Forrest a reconnu avoir versé 5 millions de dollars en 2009 à Balkany qui lui a donné les coordonnées d’un compte à la Commerzbank de Singapour. Il s’agirait d’une commission reçue en tant qu’”apporteur d’affaires” dans le rachat, finalement avorté, d’une société minière présente en Namibie, Forsys. Mais cette explication ne convainc pas la Centrafrique, qui estime que les millions de Singapour viendraient plutôt d’Uramin.

Dans tous les cas, l’accusation est grave. Patrick Balkany n’est pas avocat d’affaires ni consultant. Aucune société à son nom n’est enregistrée aux greffes des tribunaux français. En juillet 2014, il n’a déclaré à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie publique aucune activité professionnelle pour les cinq dernières années, en dehors de ses mandats électifs. Alors, qui ment, Balkany ou Forrest ?

Paterfamilias

Selon nos informations, Patrick Balkany n’aurait pas seulement joué les go-between pour George Forrest, mais aussi pour son jeune demi-frère, Julien Balkany. Trente-trois ans séparent les deux hommes qui n’ont pas la même mère. Ils sont restés longtemps sans se voir jusqu’au mariage de Vanessa Balkany, la fille de Patrick, en avril 2008. A partir de ce jour, le grand frère a joué le paterfamilias protecteur et s’est employé à aider son cadet, qui a fait ses premières armes avec le controversé Pierre Falcone et s’est ensuite spécialisé dans les fusions-acquisitions pour le secteur pétrolier.

Patrick était fier de ma réussite professionnelle et a pu me présenter des gens”, concède par téléphone Julien Balkany qui vit à New York.

Le jeune Balkany collabore depuis plusieurs années avec le troisième trader mondial en produits pétroliers, Trafigura. Cette société a mauvaise réputation en Afrique depuis qu’elle a été accusée d’avoir déversé des déchets toxiques en Côte d’Ivoire, ce qui a valu à son fondateur, Claude Dauphin, cinq mois d’emprisonnement dans les geôles ivoiriennes. Elle est aussi réputée faire travailler l’intermédiaire Alexandre Djouhri. Tout cela n’a pas empêché Patrick Balkany de recommander le tandem au président mauritanien, le général Abdel Aziz, à qui il a rendu une visite politique en juin 2009.

Ce rôle d’intermédiaire nous a été confirmé par la société Trafigura, installée à Singapour. “Patrick Balkany nous a été présenté par Julien Balkany et a facilité certains contacts en Afrique. Il est notamment intervenu auprès du gouvernement mauritanien et une délégation s’est rendue sur place [en octobre 2010, NDLR] pour évoquer d’éventuels investissements. Mais nous n’avons jamais fait de business avec lui ou grâce à lui”, nous a-t-il été répondu par mail.

(Julien Balkany, à droite, membre de la délégation reçue par le ministre mauritanien de l’Energie et du Pétrole en octobre 2010, à Nouakchott. Crédit : collection privée)

Le scénario s’est reproduit au Tchad entre 2009 et 2011, mais sans Trafigura. Julien Balkany a été reçu par l’entourage du président tchadien Idriss Déby que son frère connaît depuis vingt ans.

J’ai prospecté des investissements dans le secteur pétrolier mais cela n’a pas marché. Au final, je pense que mon nom de famille m’a plus desservi qu’autre chose”, assure Julien Balkany.

Dans les allées du pouvoir au Congo-Brazzaville, on prête aussi aux Balkany d’avoir aidé le consortium de télécommunications Agilis à s’implanter dans le pays, ainsi que la société pétrolière Lynx Energy, détenue par les frères Cyrille et Cédric Costes, des “amis” de Julien. Sollicité par nos soins sur tous ces points, par mail et par texto, Patrick Balkany n’a pas donné suite.

Isabelle est “lasse de tout ce bazar”

A 66 ans, le vétéran de la Sarkozie est aujourd’hui bien seul. Au meeting de son ami Nicolas, le 7 novembre à la porte de Versailles à Paris, il n’était pas au premier rang mais relégué derrière, à côté de Claude Guéant, l’autre paria de l’UMP.

L’ancien aspirant acteur, qui joua en 1967 dans “J’ai tué Raspoutine” réalisé par Robert Hossein, continue de donner le change, avec toujours la même verve provocatrice.

Quand on a rien à se reprocher, on se sent bien”, répond-il quand on l’interroge sur son moral.

En vrai, “c’est dur à vivre”, confesse une amie proche. “Patrick est solide, il veut continuer à s’occuper de sa mairie. Mais Isabelle n’a pas bien vécu sa garde à vue. Elle est lasse de tout ce bazar.”

Retranché dans son fief de Levallois, Patrick Balkany reçoit toujours les intermédiaires qui demandent à le voir. A l’un d’eux, il a lancé récemment : “Alors, y’a des affaires en ce moment en Afrique ?”

Julien Martin et Caroline Michel

Centrafrique: Mort de Lévy Yakité, le KNK parle d’un “assassinat politique”

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Corbeau News Centrafrique: 16-11-2014.

knk

Centrafrique: Mort de Lévy Yakité, le KNK parle d’un “assassinat politique”

Communiqué de Presse

Placée encore sous le choc suite à la brutale disparition du Général de Division Jules-Bernard OUANDE, Membre du Bureau Politique du KNK, la grande famille politique du KNK vient de perdre l’un de ses valeureux Militants en la personne de l’Ouvrier Levi YAKETE suite à un accident de circulation qui s’est produit sur l’Autoroute Saint-Malo – Rennes en FRANCE dans la nuit du 15 Novembre 2014.

L’Ouvrier Levi YAKETE, qui poussait la voiture conduite par son épouse avec à son bord leurs enfants de bas âges et un autre passager, a été percuté à l’arrière par une voiture.
Replié dans la ville de Nantes depuis le renversement du régime BOZIZE par la Coalition SELEKA, l’Ouvrier Levi YAKETE avait vu son nom être inscrit sur la liste établie par le Comité de Sanctions des Nations Unies avec gel des avoirs et interdiction de voyager.

Cette tragique disparition de l’Ouvrier YAKETE prend toutes les allures d’un assassinat politique eu égard à ses récurrente et courageuse prises de position sur la crise centrafricaine.
C’est pourquoi, le Bureau Politique du KNK exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet accident qui a coûté la vie à ce patriote engagé.

Fait à Bangui le 16 Novembre 2014,

Pour le Bureau Politique

Bertin BEA

Centrafrique : la mort de Monsieur Lévy Yakité interprétée différemment à Bangui.

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Monsieur Lévy Yakité

La mort de Monsieur Lévy Yakité interprétée différemment à Bangui.

Corbeau News Centrafrique: 16-11-2014, 06h60.  Bangui se réveille ce dimanche 16 novembre 2014 à la nouvelle de la mort du bras droit de l’ancien Président François Bozizé Monsieur Lévy Yakité en France. Chaque Banguisois essaie d’interpréter à sa manière l’annonce de la nouvelle dès la publication tôt ce matin par Corbeau News Centrafrique (CNC) grâce à nos antennes partout au monde. Pour comprendre, nous avons décidé de nous rendre dans différents quartiers de Bangui afin de recueillir les témoignages de certains compatriotes.

Quartier Km5 ce matin, tout est calme et les commerçants, musulman comme chrétiens, commencent petit à petit à ouvrir leurs magasins au public. Nous avons retrouvé sur l’avenue Koudoukou Monsieur Ahmat, un jeune de 25 ans que nous l’avons demandé s’il a appris la nouvelle de la mort de Monsieur Yakité, celui-ci nous a répondu non. Sans attendre, le Monsieur nous a dit qu’il s’attendait à ça car tous ceux qui ont tué les pauvres civils sauvagement vont tous partir et immédiatement. Pour lui, c’est l’acte de Dieu. Cinq cent (500) mettre plus loin toujours au Km5, une Dame nous a exactement rejetés la même chose. Elle va même loin en disant que Yakité et Ngaissona sont des enfants du diable.

Nous voilà à Galabadja, le temps est calme car beaucoup se préparent à aller à l’église. Nous avons retrouvé beaucoup des gens que tentons de recueillir leurs témoignages. À Galabadja, les versions divergent. Certains parlent de l’assassinat pur et simple par le service de renseignement français. D’autres par contre nous laissent entendre que c’est un banal accident. Une troisième voix parle des musulmans qui l’ont assassiné.

À Boy-Rabe, à notre arrivée, tout le monde est au courant de la mort de Monsieur Yakité. Un compatriote que nous avons rencontré juste derrière le Commissariat du 4è arrondissement nous a dit qu’il a été informé de ça cette nuit par téléphone de France. Pour lui, sans doute on l’a assassiné. Il ne peut pas mourir simplement comme ça. Dans ce secteur, 95% des gens qu’on a interviewés nous confirment que c’est un assassinat.

À Lakouanga, le quartier est déjà en mouvement comme si les gens n’ont pas dormi cette nuit ici. Nous avons retrouvé un Monsieur âgé de plus de cinquante (50) ans appelé Lego. En lui annonçant la nouvelle, il nous a dit qu’il est au courant de cet accident. Pour lui, c’est un accident, rien d’autres. Il nous a même confié qu’il a failli mourir sur une voie rapide en France comme ça. Donc ce n’est pas étonnant pour lui. Il a même appelé ses compatriotes à ne pas tomber dans des histoires qui risquent de fatiguer leurs cerveaux pour rien. Ici, la nouvelle de la mort de Monsieur Yakité ne les intere pas vraiment. Tout le monde ou presque croit à un accident naturel.

Rappelons au passage que Monsieur Lévy Yakité a trouvé la mort dans un accident de circulation près de Nantes en France à la première minute du passage de samedi à dimanche cette nuit. Dans le véhicule se trouve sa femme et l’un de ses enfants qui sont actuellement hospitalisé mais leur état de santé se stabilise selon nos correspondants sur place.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour Corbeau News Centrafrique (CNC)

ALERTE INFO CENTRAFRIQUE: LÉVY YAKETÉ SERAIT MORT À PARIS

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Levy Yakité

 

Alerte Corbeau News Centrafrique: 16-11-2014, 04h04.  Nous venons d’apprendre d’une source qui a requis l’anonymat près de Nantes en France que Monsieur Lévy Yaketé serait mort dans un accident de circulation en France il y’a quelques heures.  Nous attendons de connaitre un peu plus sur les circonstances de sa mort. Notons aussi que Monsieur Lévy Yaketé faisait partie des dix personnalités centrafricaines interdites de voyager par les Nations Unies il y’a un an. Les Nations Unies l’accusent avec l’ancien Président François Bozizé de distribuer des armes aux miliciens Anti-Balaka qui ont massacré les musulmans centrafricains.

Les circonstance de la mort de Monsieur Lévy Yeketé ne sont pas encore connues mais nous reviendrons d’ici quelques heures pour un détail.

 

À Paris, Jules Simon TREGAOLI pour Corbeau News

Bangui: Visite inopinée du général français Eric Bellot de Minière chez “Les Frères Centrafricains”

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©2014CNC

Visite inopinée du général français Eric Bellot de Minière chez “Les Frères Centrafricains”

 

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC): 15-11-2014.  Vendredi 14 novembre 2014, le commandant de la force française de l’opération Sangaris, général Eric Bellot De Minière a effectué une visite inopinée au sein de l’association « Les Frères Centrafricains » de l’honorable Anatole Koue. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’approche holistique de l’opération Sangaris auprès de tous les acteurs mobilisés autour de la crise centrafricaine. Les Frères centrafricains n’étant pas des moindres des acteurs ayant facilité l’apaisement aujourd’hui constaté au niveau de Bangui surtout dans les 3ème et 5ème arrondissements.

Certes, il y a des acteurs résolument impliqués dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale en République centrafricaine qui ne font pas du bruit. Véritable levier de réconciliation et de cohésion sociale, le mouvement « Les Frères Centrafricains » (LFC) fort de ses 1 000 adhérents actifs et immatriculés à travers les communautés musulmanes et chrétiennes de Bangui a contribué silencieusement, mais sérieusement à la stabilisation de la situation de cohésion sociale en RCA, particulièrement au niveau de Bangui.

General Bellot et Monsieur Koué
©2014CNC

La puissance de ce mouvement a suscité l’admiration des forces françaises de l’opération Sangaris depuis les premières heures du déploiement de cette force en décembre dernier, car Sangaris s’appuyait parfois et souvent sur le réseau multiconfessionnel du LFC, afin de pénétrer les milieux résistants comme le Km 5, jugé à tort ou à raison, comme les « couloirs de la mort ». « C’est une association crédible sur le plan de capacité été de l’influence en matière de réconciliation et de cohésion sociale » a reconnu général français Eric Bellot De Minière lors de sa visite au sein de cette association. C’est cette « crédibilité » qui justifie en quelque sorte la visite du commandant de Sangaris qui a indiqué qu’il est venu « encourager Les Frères Centrafricains et leur témoigner un soutien moral pour le travail qu’ils ont fait pour la paix et la cohésion sociale auprès des communautés à Bangui. Nous leur demandons de poursuivre sur ce même élan. »

Se réjouissant de la confiance faite par la force française de Sangaris à son mouvement, l’honorable Anatole Koue a affirmé : « c’est le résultat et le fruit d’un travail sincère et sérieux. Nous avons, avec toute notre force, œuvré pour démontrer à tout le monde que la crise en République centrafricaine n’est pas une guerre entre musulmans et chrétiens. Et les gens nous regardent avec ce qu’on fait, d’où la reconnaissance de Sangaris qui est venue nous féliciter aujourd’hui. Ce sont des bons témoignages qui nous réconfortent et nous galvanisent encore plus, pour continuer à œuvrer pour la paix dans notre pays. »

Rappelons que les LFC est une organisation à but non lucratif et apolitique qui s’est fixée comme objectifs de : préparer la jeunesse centrafricaine à assurer progressivement ses responsabilités pour le développement national en accordant une haute priorité à sa formation intellectuelle, civique, technique et en l’associant à des actions d’entreprenariat et de travail d’utilité collective ; développer l’esprit d’initiative communautaire afin d’améliorer le bien-être social ; mener des actions de consolidation de la paix dans les différentes communautés ; assister des personnes vulnérables sur le plan social et humanitaire ; lutter contre la pauvreté par l’autopromotion des initiatives ; lutter contre les agressions, braquages, assassinats et le banditisme envers les populations. La poursuite de ces objectifs s’inscrit en droite ligne dans la promotion des actions de la paix et de la sécurité ; la promotion de l’éducation et le civisme, de la laïcité et le respect de la diversité socioculturelle ; et la promotion des activités socioéconomiques  et de la formation des jeunes en métiers spécialisés.

Réunion de la Sangaris  avec l'association Freres centrafricains
©2014CNC

Selon Anatole Kouet, « notre association a déjà franchi la première étape : celle de réussir à fédérer tous les centrafricains non violents et épris de paix. Le nombre d’adhésion des compatriotes démontre bien que la majorité des centrafricains est contre cette logique de violence, c’est-à-dire rendre la justice par la vengeance. Nous continuons notre campagne de sensibilisation et d’adhésion avec succès. Mille (1000) Ambassadeurs de la paix, en l’occurrence, ‘’Les Frères Centrafricains’’ d’obédience musulmane et chrétienne travaillent tous les jours, auprès des personnes déplacées, des Antibalaka et des musulmans pour les convaincre et les faire adhérer au bien-fondé et aux valeurs de paix. »

Notons également que la stratégie de sensibilisation des Frères Centrafricains est marquée par 1000 banderoles déployées dans les huit arrondissements de Bangui, Begoua et Bimbo, avec des messages de paix. Des dépliants et prospectus sont distribués pour sensibiliser la population sur la nécessité de vivre ensemble dans la cohésion sociale. Des ateliers et des réunions de réflexions sur la crise en Centrafrique sont organisés dans tous les arrondissements de Bangui et en province.

©2014corbeaunews-centrafrique.org/ Bangui / Fred Korck

Bangui : les Étudiants en colère contre les travaux sur l’avenue des martyrs.

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Travaux sur l’avenue des Martyrs. ©2014CNC

Bangui : les Étudiants en colère contre les travaux sur l’avenue des martyrs.

 

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 15-11-2014. Depuis déjà plusieurs mois, la Mairie de Bangui et le Gouvernement centrafricain de la transition ont lancé des grands travaux de pavages et de bitumage des avenues et rues de la Capitale centrafricaine, Bangui, autrefois appelée «  BANGUI LA COQUETE » en son temps. Ainsi, les rues de centre-ville et la plus grande avenue de la capitale appelée avenue des Martyrs n’échappent pas à ces travaux. Pour le bien de leur pays, les Banguisois ont accepté de subir les conséquences qu’engendrent ces travaux dans leur Capitale : les déviations, l’inondation, la poussière, maladie et bien d’autres.

travaux sur les rue de Bangui
©Chris CAN

Or, depuis une semaine, les choses commencent à changer. La population Banguisoise commence de plus en plus à s’inquiéter pour leur santé. La grogne monte de plus en plus au niveau de l’Université de Bangui. Pour les Étudiants de cette Université, c’est insupportable d’accepter quelques mois de plus pour la poursuite des travaux sur l’avenue des Martyrs. Ces derniers nous font comprendre que la poussière sur l’avenue des martyrs est devenue insupportable. Même dans l’enceinte des amphithéâtres, ils sont obligés de couvrir leurs nez afin de ne pas attraper la grippe. Toutes les tables bancs sont couvertes des poussières. Plusieurs Étudiants tombent malades à cause des poussières des travaux sur l’avenue des martyrs. Ils demandent à la Mairie et au Gouvernement de terminer dans un délai de moins d’un mois les travaux sur cette avenue. Sinon ils vont sortir sur la route pour faire entendre leur voix.

Du côté du Ministère de transport, personne ne veut s’aventurer à fixer un délai pour la fin de tous les travaux dans Bangui. Par contre, pour l’avenue des martyrs, la Ministre d’État des Transports se veut rassurante et nous confirme même que bientôt ceux-ci vont terminer. De ce fait, elle engage le service comptent de son Ministère à arroser et nettoyer de temps en temps le secteur pour éviter qu’il y’ait trop de poussières qui menacent la vie des usagers qui y passent.

 

©2014Corbeauews.ca / Bangui / Gisèle Moloma

 

 

La Centrafrique porte plainte contre François Bozizé à Paris

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AFP / Jeune Afrique / Corbeau News Centrafrique: 15-11-2014.

François Bozizé Yangouvouda

Biens mal acquis: la Centrafrique porte plainte à Paris contre Bozizé

La Centrafrique a porté plainte cette semaine à Paris contre François Bozizé, pour obtenir une enquête sur les biens qui auraient été acquis par l’ex-président et son entourage, ont indiqué vendredi à l’AFP des sources concordantes qui confirmaient une information de L’Obs.

Une source judiciaire a indiqué que cette plainte était à l’étude au parquet national financier (PNF), qui peut décider d’ouvrir une éventuelle enquête préliminaire ou de classer.

Elle vise des propriétés immobilières appartenant à François Bozizé, à son entourage ou à d’anciens alliés politiques, ainsi que des véhicules de luxe et des avoirs bancaires, a précisé une source proche du dossier.

“Cette plainte est inédite car elle vise à la fois des faits de corruption et de biens mal acquis, les deux principaux outils d’appauvrissement d’un pays quand il est sous la coupe d’un clan”, a commenté l’avocat de la Centrafrique, Me William Bourdon.

François Bozizé avait été renversé en mars 2013 par l’ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays très majoritairement chrétien. Elle avait été chassée à son tour du pouvoir en janvier 2014. François Bozizé avait pris le pouvoir en 2003 après avoir renversé Ange-Félix Patassé.

Selon la source proche du dossier, les autorités centrafricaines jugent, dans leur plainte, “fort probable (. . . ) que ce patrimoine a été financé par des moyens illicites” et que les comptes bancaires “aient été alimentés par des revenus frauduleux” tout comme les véhicules.

Selon cette source, la plainte évoque notamment des pots de vin qui auraient pu être versés dans le cadre de contrats miniers et de cession de droits d’exploitation. L’un d’eux, qui concerne la société Areva, est notamment en cause.

La plainte de la Centrafrique évoque une commission qui aurait été versée sur un compte de Singapour dont l’ayant-droit serait le député-maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany. Un paiement intervenu en rétribution d’une médiation pour trouver une issue à un conflit entre Areva et les autorités centrafricaines, explique la source. Sollicités par l’AFP, Patrick Balkany et son avocat, Me Grégoire Lafarge, n’ont pas donné suite.

Autres faits dénoncés dans la plainte, la délivrance de passeports de complaisance contre rémunération, ainsi que des commissions sur des contrats commerciaux.

La plainte vise notamment des faits présumés de recel de détournement de fonds publics, d’abus de bien sociaux, d’abus de confiance, de corruption.

©AFP / Jeune Afrique.

Centrafrique: La coordination politique de la Séléka réagit au soulèvement de leurs éléments de camp Beal

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Conférence de presse des leaders de l’Ex-coalition Séléka à Bangui. ©2014CNC

La coordination politique de la Séléka réagit au soulèvement de leurs éléments de camp Beal

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique.  C’est à son domicile, sis aux 200 Villas à Bangui que Moustapha Saboun, nouveau Coordonnateur du bureau politique de la Séléka a animé une conférence de presse, ce vendredi 14 novembre 2014 pour clarifier la position de la coordination suite au soulèvement de leurs éléments cantonnés dans les trois sites de Bangui, depuis mardi dernier. Cette conférence de presse a été conjointement animée par le Vice-président du Front populaire de Centrafrique (FPRC), Mahamat Ousman et le Secrétaire général, Aroun Gaye.

Moustapha Saboun Coordonnateur politique de la Séléka
Moustapha Saboun Coordonnateur politique de la Séléka. ©CNC

Se prononçant directement sur le soulèvement des éléments de l’ex-coalition Séléka cantonnés au camp Beal ayant brandi la menace d’exploser leur camp si jamais leurs revendications n’arrivaient pas à être solutionnées par le gouvernement, le Secrétaire général de la Coordination politique du FPRC, Aroun Gaye a déclaré : « Le gouvernement actuel est un gouvernement de transition, avec une marge de manœuvre très limitée, nous comprenons cela. Et nous saluons qu’il ait pris la juste mesure des préoccupations toutes légitimes de nos éléments qui sont cantonnés à Bangui dans les sites du Camp Beal, du camp BSS et du camp RDOT. Aussi, nous nous réjouissons de ce que ce gouvernement de transition ait accepté de discuter sincèrement avec ces enfants. En commun accord avec le gouvernement, un comité a été mis en place et est à pied d’œuvre pour trouver des solutions durables à l’ensemble des préoccupations formulées par ces éléments pour que la paix revienne dans notre pays. »

Aroun Gaye de l'Ex-séléka
Aroun Gaye de l’Ex-séléka. ©2014CNC

Le Coordonnateur politique, Moustapha Saboun de son côté, est revenu sur la division qui ternit l’image de la Coalition Séléka aujourd’hui, notamment les trois Assemblées générales tenues au nom de la même Séléka, à savoir l’AG du 25 octobre 2014 tenue à Bambari sur initiative du général Ali Darassa, celle du 2 novembre 2014 à Kaga Bandoro organisée par Nourredine et celle projetée par général Joseph Zoundeiko à Bria. Selon Moustapha Saboun, la Séléka n’est que victime d’une politique de « mieux diviser pour régner » concoctée par les autorités certaines personnes mal intentionnée : « Toutes ces agitations, sont l’œuvre des opportunistes et c’est de la bonne guerre qui existe en démocratie. Ces simulacres de division que les gens ont essayé de coller sur le dos de la coalition Séléka est un faux débat. Ces opportunistes veulent seulement nous amener à perdre de vue nos objectifs de départ. Le vrai congrès de la Séléka, c’est celui qui a eu lieu à Kaga Bandoro, puisque la communauté internationale était représentée au plus haut niveau où prenaient part l’ambassadeur de la France, le chargé de mission des Etats unis, l’Ambassadeur de l’Union européenne, le Représentant de la CEEAC, bref tous les représentants des acteurs impliqués dans la crise centrafricaine avaient pris part à ce congrès. »

Moustapha Saboun a mis à profit cette occasion pour renouveler la confiance et le soutien de la coordination de l’ex-Coalition Séléka aux autorités actuelles de la transition ainsi que son attachement à la vision de la communauté internationale pour la sortie de crise en Centrafrique. Il a indiqué par ailleurs que le congrès de Ndélé qui l’a promu coordonnateur politique respecte l’esprit de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville. « Il faut savoir que le congrès de Ndélé, s’inscrit pleinement dans le cadre de la rencontre de Brazzaville, donc de la recherche et de la consolidation de la paix et de l’unité nationale. L’objectif, et le plus important, c’est que nous voulons restructurer et renforcer notre parti politique le FPRC, afin que nous puissions véritablement apporter du soutien au processus de la transition. » a-t-il affirmé.

Mahamat Ousman de l'Ex coalistion Séléka
Mahamat Ousman de l’Ex coalition Séléka. Bangui ©2014CNC

Quant à Mamahat Ouamsan, Vice-président du FPRC, tout est en train d’être mis en œuvre, afin que la Séléka retrouve le chemin de lutte pour le retour à la paix en RCA : «  Après que nous ayons rencontré les autorités de la transition et qu’elles aient cru en notre vision de travail, il reste le chantier d’aller sensibiliser nos éléments sur le terrain, afin qu’ils laissent circuler librement les personnes dans les zones sous notre contrôle. » a déclaré le général avant d’annoncer qu’une mission de la coordination sillonnera tout l’arrière-pays en vue de cette campagne de sensibilisation des éléments dur le terrains.

©2014Corbeau news / Bangui / Fred-Bruno Krock

Centrafrique: “l’étique et la déontologie du journaliste en période de crise’. C’est le thème d’un séminaire organisé par le GEPPIC à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Seminaire-du-GEPPIC-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Seminaire du GEPPIC à Bangui
©2014CNC

 

“l’étique et la déontologie du journaliste en période de crise”

 

Bangui (Corbeau News Centrafrique):  14-11-2014. Dans le but d’assurer un meilleur suivi de processus transitionnel en cours et de participer activement à son accompagnement médiatique, le Groupement des Editeurs de la Presse privée et Indépendante de Centrafrique, en abrégé GEPPIC organise un Séminaire-atelier d’échanges, d’information et de formation sur l’éthique et la déonthologie du Journalisme en période de crise, sinon en cette période de transition en quête de perfection. Il est question de rappeller et d’expliquer aux Journalistes et aux professionnels des médias centrafricains leurs droits et leurs devoirs corrélatifs, en mettant un accent particulier sur les règles d’éthique et déonthologie applicables dans les reportages sur les problématiques de couvertude médiatique, les analyses et commentaires en période de transition. Le seminaire a pluisieurs objectifs.

Objectifs généraux

Familiariser les participants avec les règles éthiques et déontologiques de la presse en générale et le presse écrite en particulier. C’est aussi de favoriser une meilleure appropriation des textes normatifs de la profession.

Objectifs spécifiques

Il s’agit là de renforcer la bonne compréhension et la coopération des médias avec les acteurs nationaux et internationaux de la transition. Metrre à la disposition des participants, des outils et des messages pour renforcer la promotion de l’Etat de droit, la consolidation de la paix, la prévention des conflits. Objectif de ce seminaire est aussi de mettre à la disposition des participants la Charte constitutionnelle de transition, l’Ordonnance relative à la liberté de la communication en République centrafricaine, la Loi organique du Haut conseil de Communication de Transition ( HCCT), les Chartes intenationales et nationales sur l’éthique et la déontologie du Journalisme.

Le séminaire se justifie donc par la nécessité d’améliorer la collaboration entre les médias, les consomateurs des produits médiatiques, les institutions publiques, les partenaires au développement de la République centrafricaine, les auteurs des exactions ainsi que les victimes ( autant que les témoins), et la population en générale, en trouvant un équilibre acceptable entre la nécessité de consolider la paix et le droit d’informer.

Ce seminaire de formation s’est déroulé ce matin à Bangui, en présence Mark Mokopete du Ministre chargé du secretariat du gouvernement en realtion avec les institutions, du Président du Haut conseil de Communication de Transition (HCCT) ainsi que de Chargé de Communication au Ministère de la Communication. Environ 60 Journalistes et professionnels de média ont pris part à cet atelier de formation. Ils sont encadrés par sept (7) experts tous du domaine de l’information et la communication. Le seminaire est pour deux jours à compter de ce 14 novembre 2014.

Bangui/ ERIC NGABA/©Corbeau News

Centrafrique: François Bozizé toujours à la tête du KNK?

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Corbeau News Centrafrique: 14-11-2014.

secrétaire general du KNK par interim Bertin BEA
©CNC

Dans un communiqué publié par le Secrétaire Général par intérim du KNK  Bertin BEA que CNC a reçu la copie, ce dernier a rendu public une liste des Membres du Bureau politique provisoire de la jeunesse de ce parti. Mais ce qui a retenu notre attention c’est la formule de cette décision qui, à la cinquième ligne du premier paragraphe, stipule:

Vu les Instructions Spéciales du Président Fondateur du KNK autorisant le Secrétaire Général par Intérim du  KNK à restructurer les organes connexes et de base du Parti en date du 22 Mai 2014″. Cette formule explique clairement que l’Ancien président François Bozizé est toujours à la manœuvre sur son parti le KNK malgré les sanction de la Communauté internationale mais aussi une probable poursuite judiciaire à son encontre par la CPI.

Voici la décision du Secrétaire Général Adjoint du KNK:

 

LE SECRETAIRE GENERAL PAR INTERIM DU PARTI KNK

Vu les Statuts du KNK ;
Vu le Règlement Intérieur du KNK ;
Vu la décision n°356/MATD.DIRCAB.DGAT.DAPA.SASE du 25 Aout 2009 portant reconnaissance du Parti Politique dénommée Kwa Na Kwa (KNK);
Vu la décision N°13/001 portant nomination du Secrétaire Général par Intérim ;
Vu les Instructions Spéciales du Président Fondateur du KNK autorisant le Secrétaire Général par Intérim du  KNK à restructurer les organes connexes et de base du Parti en date du 22 Mai 2014 ;

DECIDE


Article 1er : Sont nommés Membres du Bureau Provisoire de l’Organisation Nationale de la Jeunesse du Parti KNK, les Ouvrières et Ouvriers dont les noms suivent :

Président : Arsène Daniel NGREPAYO

1er Vice – Président : Louis Marie GUIANGOU
2e Vice – Président : Kevin Sosthène KPEFIO
Rapporteur Général : Ganelin Boris DANBOY
Rapporteur Général Adjoint : Méthode LEGUE
Trésorier Général : Kevin FANAMBI
Trésorier Général Adjoint : Crépin DAMBALE
Commissaire aux Comptes : Laurent OUENFIO
Commissaire aux Comptes Adjoint : Nadia BAZELE
Chargée des Affaires Féminines : Sylvie YAMETE
Conseiller Chargé des relations extérieures : Blanchard KANGO
Conseiller en matière de Sécurité : Elie TAGBA
Conseiller à la mobilisation : Guy BAYA
Conseiller Délégué : Jeannot NDAMIKO
Conseiller Délégué : Sébastien LETAMBA
Conseiller Délégué : Eddy BANDEKO
Conseiller Délégué : Sylva Cultura KPANGBA
Membres : Saint Luc BAGAZA

Article 2 : La présente décision qui prend effet, à compter de la date de sa signature, sera enregistrée et communiquée partout où besoin sera.

Fait à Bangui, le 10 Novembre

Bertin BEA

Faits divers / Grande Bretagne: Il avait découpé son père et fait un meuble télé avec son corps

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Il avait découpé son père et fait un meuble télé avec son corps

Un Anglais de 28 ans comparaît actuellement devant la justice anglaise pour avoir tué et découpé son père dans des circonstances effroyables. Nathan Robinson, qui fait face aux juges de la Cour de la Couronne (Ndlr : la juridiction britannique qui traite des affaires criminelles les plus graves), reconnaît avoir commis un homicide involontaire, non le meurtre intentionnel pour lequel il est jugé, selon le Telegraph, qui raconte l’histoire.

Le 16 mai 2013, après une dispute sur de l’argent dans l’appartement familial de Bournemouth (Dorset), Nathan Robinson a tué son père, William Spiller, chauffeur de taxi de 48 ans, avec qui il vivait. Puis avec un couteau de bricolage de la marque Stanley et deux petites scies, dont une à métaux, il a «soigneusement» découpé son cadavre malgré une corpulence hors norme : 1,83 m et 158 kilos. Il a ensuite rangé les morceaux dans de grosses boîtes en plastique d’archivage, qu’il a ensuite empilées pour dessiner un meuble-télé.

C’est le voisin du dessous qui, dans l’après-midi, a remarqué qu’un «liquide rose» tombait en gouttes du plafond de sa salle de bains. Selon le procureur, il s’agissait de sang mélangé à un produit nettoyant, que Robinson était allé acheter après son crime. Quelques heures avant de voir le sang goutter, ce même voisin assure avoir entendu William Spiller crier chez lui : «Tu crois vraiment que je vais te subventionner toute ma vie ?» Frappant à la porte de l’appartement pour évoquer cette curieuse fuite, il décrit un Robinson «très calme, tout à fait normal» après son geste fatal. Le jeune homme lui aurait simplement confié s’être disputé avec son père.

Après son effroyable ouvrage, Nathan Robinson a dressé la liste des choses qu’il devait faire, ce qui démontre, sinon la préméditation, du moins une conscience aiguë de son geste : «Payer le loyer, louer du matériel de nettoyage», avait-il noté, de même qu’envoyer des messages avec le téléphone portable de son père pour le faire passer pour vivant. Il avait ensuite quitté les lieux, prenant la direction de Glasgow (Ecosse) où, avec l’argent dérobé à son père, il avait «passé du bon temps» à «manger, boire et rencontrer des gens». Puis, de retour, il avait vécu dans l’appartement avant de retourner en Ecosse puis d’accompagner sa mère lors d’un «weekend végétarien» à Bristol.

La dépouille de Spiller n’a été retrouvée qu’un mois plus tard, le 17 juin 2013, après qu’un collègue s’est inquiété de ne plus le voir et de ne pas recevoir de réponse à ses messages. La police du Dorset, en arrivant dans l’appartement, a été assaillie par l’odeur et par le nombre de mouches qui pullulaient, mortes et vivantes, dans le couloir. Les boîtes qui supportaient la télévision étaient pleines, de même qu’un casier dans la chambre à coucher, dans lequel Nathan Robinson avait rangé la tête de son père.

Lorsque la police s’est présentée au domicile de sa mère, à Birmingham, le jeune homme l’a accueillie avec étonnement, demandant s’il s’agissait «d’une blague». Il ne nie pas avoir tué son père à qui il devait un prêt de 36 000 livres sterling mais, devant la Cour de la Couronne, assure qu’il ne jouissait pas de toutes ses capacités mentales au moment des faits, ce qui réduirait sa responsabilité. Les experts sont partagés.

Parisien.fr avec Corbeau News Centrafrique.

France – Centrafrique : Bozizé fils, Jean-Francis Bozizé, toujours sur la brèche

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Jeune Afrique  /  Corbeau News Centrafrique: 14-11-2014.

Jean-Francis Bozizé
Jean – Francis Bozizé

France – Centrafrique : Bozizé fils toujours sur la brèche

Le fils de François Bozizé, Jean-Francis Bozizé, est dans le collimateur du ministère français des Finances et des Comptes publics. Explications.

Si le ministère français des Finances et des Comptes publics a décidé dans un arrêté du 29 octobre de geler pour six mois les comptes de Jean-Francis Bozizé, c’est que les services de renseignements avaient récolté des informations laissant à penser qu’il projetait d’organiser un coup d’État en Centrafrique.

Le fils de l’ancien président François Bozizé avait notamment été interpellé au mois de septembre en France, au retour d’un séjour à Brazzaville, avec une liste impressionnante d’armes qu’il aurait eu l’intention d’acheter. Quatre autres personnes, toutes liées à ce projet présumé de coup d’État, ont vu leurs comptes gelés. Parmi eux, deux fils de Jean-Roger Oueifio, le demi-frère de Bozizé père, et Éric Banboy, l’ancien directeur de sa garde rapprochée.

Jeune Afrique.

Bangui: La Sangaris et l’Eufor-RCA présentent leurs activités menées ces dernières semaines à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Les-soldats-de-la-force-Sangaris-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats de la force Sangaris en Centrafrique

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 14-11-2014. La force française de l’opération Sangaris avec les forces européennes de l’Eufor en République centrafricaine ont mené plusieurs activités permettant au rétablissement des institutions de l’Etat centrafricain ainsi qu’à l’assainissement de la ville de Bangui, la capitale. Lors d’un point de presse organisé ce jeudi à la base militaire du Camp M’poko à Bangui, Sangaris et Eufor-RCA ont présenté devant les Journalistes de la presse centrafricaine, les actions menées durant les deux dernières semaines en faveur de la population banguissoise dans le domaine social et militaire.

Actions militaires

Le 31 octobre dernier, la Sangaris  avec les forces internationales de la Minusca en appui aux forces de sécurité intérieure (FSI) ont conduit une opération d’investigation dans le quartier Boy-Rabe situé dans le 4è arrondissement de Bangui considéré comme fief des miliciens Antibalaka. Cette opération a permis non seulement de récupérer une importante quantité d’armes de guerre et de munitions mais également d’arreter des criminels qui vivent sur le dos de la population, selon la Sangaris. Une personne a également perdu la vie   dans la même opération et les parents de la victime ont accusé les forces Sangaris d’être à l’origine de cette tragédie. Or, pour le  Lieutenant-colonel Pierre SARZAUD, Commandant de la Force Sangaris à Bangui, ses éléments n’ont rien à voir dans la mort de cette personne. Il a nié catégoriquement l’implication des soldats français dans cette tragédie. Il a profité également de cette occasion pour souligner l’importance de  cette opération menée dans ce secteur qui, selon les conférenciers, permet de garantir un minimum de sécurité à cette population.

Actions sociales

La force Sangaris, après avoir réhabilité la maison des jeunes de Bimbo, a fait un don des livres de littérature, des boules de Basket, des ballons de foot ainsi que des Tee-shirt aux associations juvéniles issues de ce Centre culturel, le 3 novembre 2014. Par ailleurs, elle a réhabilité la Mairie de 8è arrondissement de Bangui dont la cérémonie de la remise s’était passée le 7 novembre dernière.

De son côté, l’Eufor-RCA a procédé, le mardi passé, aux travaux du canal entre les 3è et 5è arrondissements de Bangui avec les jeunes du programme de l’Organisation internationale des Migrations (OIM) soutenu par l’Union européenne. Ces jeunes ont bénéficié, selon Eufor-RCA,  d’une formation sur le danger des explosifs avant d’exercer les travaux d’assainissement du canal entre ces arrondissements.

Bangui, Eric NGABA/ Corbeau News(CNC).

Centrafrique: l’ Etat centrafricain à la recherche des profiteurs du système Bozizé

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RFI / Corbeau News Centrafrique: 14-11-2014.

Bozizé et Balkany

L’avocat français William Bourdon a déposé, mercredi 12 novembre, une plainte au nom de l’Etat centrafricain devant le parquet national financier, à Paris. Cette plainte vise François Bozizé, son clan et ceux qui ont pu profiter de son système. Cette démarche des autorités centrafricaines relance l’affaire Uramin dans laquelle le député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, est cité.

La plainte qui vient d’être déposée devant le parquet national financier, au nom de l’Etat centrafricain, vise le clan Bozizé ainsi que ceux qui ont pu profiter de son système.

« Le sens de cette plainte c’est, premièrement, l’inventaire du patrimoine immobilier et mobilier qui aurait été acquis dans des conditions frauduleuses par le clan Bozizé, certains de leurs complices et certains de leurs proches, et c’est aussi un certain nombre d’opérations “commerciales” à l’occasion desquelles les commissions auraient été versées de façon illicite et auraient participé de l’enrichissement d’un certain nombre de citoyens français et, parmi ceux-là, monsieur Balkany », a expliqué maître William Boudon, l’avocat mandaté par les autorités centrafricaines.

L’affaire commence en juin 2007 quand le géant nucléaire français Areva annonce avoir conclu un accord avec la société Uramin pour une offre publique d’achat (OPA) amicale.

La junior, qui est immatriculée à Tortola aux îles Vierges britanniques, est valorisée aux prix fort, à savoir 2,5 milliards de dollars. Pour justifier son achat, Areva explique qu’Uramin est parvenue à « identifier d’importants gisements en uranium sur le continent africain » parmi lesquels le gisement de Bakouma, en Centrafrique. Mais l’opération déplaît au président centrafricain François Bozizé, qui multiplie les obstacles sur la route du nouvel acheteur.

Pour tenter de débloquer la situation, les responsables d’Areva font donc appel à des intermédiaires qui pourront ramener le chef d’Etat centrafricain à de meilleures dispositions, comme le député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, décrit comme un « ami personnel du président Bozizé » ou encore l’homme d’affaires belge, Georges Forrest, qui était, à l’époque, consul de France à Lubumbashi, en République démocratique du Congo.

Le vendredi 1er août 2008, un accord est signé avec le gouvernement centrafricain. Il est censé solder le contentieux. Les dirigeants d’Areva assurent dans un mail interne publié par le site bakchich.info que ceux qui ont permis sa conclusion n’ont pas été rémunérés.

Les actuels responsables de l’Etat centrafricain n’en sont apparemment pas convaincus. « Pour la première fois, un Etat demande à la justice d’un autre Etat d’enquêter sur des ressources publiques qui auraient été versées dans des conditions frauduleuses à des acteurs étrangers », a précisé maître William Bourdon, l’avocat mandaté par les autorités de Bangui.

RFI.

Centrafrique: conférence de presse conjointe Sangaris – Eufor-Rca à Bangui

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Conférence de presse conjointe Sangaris et Eufor-Rca. ©2014CNC

Sangaris et Eufor-Rca face à la presse

Les Lieutenant-colonels Yves Sarzeau et Mario Rena respectivement Conseiller en Communication de Sangaris et d’Eufor-Rca ont conjointement animé une conférence de presse, jeudi 13 novembre 2014 au Camp M’Poko. Au cœur de cette rencontre avec les professionnels de médias, le point de la situation des opérations menées ces derniers temps par ces forces respectives.

Il s’agit d’une traditionnelle rencontre avec la presse instituée par les forces internationales, notamment Sangris et Eufor-Rca, en vue de rendre compte régulièrement des actions qu’elles mènent dans le pays. Grosso modo, la situation de ces derniers temps, à en croire Lc Yves Sarzaud reste dominée par le regain de tension entre les 31 octobre et le 1er novembre derniers où la situation sécuritaire à Bangui s’est sérieusement dégradée en fin de semaine avec des affrontements suite à une opération d’arrestation d’un chef des Anti-Balaka, en la personne de Endjiro dans le quartier de Boy-Rabe. Selon l’officier, « les forces Sangaris ont été prises à parti par des tirs et des jets de pierre, ainsi que des grenades. Mais, la neutralisation des malfrats armés a permis de mettre fin à ces tensions ».

De son côté, Mario Renna d’Eufor-Rca qui a salué la décision du prolongement du mandat d’Eufor-Rca, a fait savoir qu’au cours de ce mois, notamment dans la soirée du 5 novembre la force européenne a enregistré une perte en vie humaine. Il s’agit du Caporal-chef Heiarii. Ce sous-officier servait au sein d’Eufor Rca et œuvrait dans le 126e régiment d’infanterie stationné à Brive la Gaillarde. Il a succombé à la suite d’une infection grave de paludisme dans un hôpital militaire parisien.

Les grandes actions sont enregistré dans le cadre des actions civilo-militaires, où Yves Sarzaud a révélé qu’après avoir pris part à la réhabilitation de la maison des jeunes de Bimbo, la force Sangaris a participé à la création d’une bibliothèque au profit des jeunes de cette localité. Quant au Lc Mario Renna d’Eufor, il a souligné que des travaux d’assainissement des canaux qui se trouvent dans les 3e et 5e arrondissements de la ville de Bangui par la force européenne « ont permis à l’Eufor de faire le nettoyage de ses agglomérations pour laisser un environnement sain à la population et d’éviter les inondations dans les quartiers. » a-t-il expliqué.

Pour finir, les deux conseillers en communication ont réitéré le ferme engagement de leurs forces respectives quant à la restauration de la sécurité en RCA.

Centrafrique: Face-à-face de honte entre forces internationales et ex-Séléka de Camp Beal

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Les forces internationales en position face aux ex-séléka qui manifestent à Bangui. ©2014CNC

Face-à-face de honte entre forces internationales et ex-Séléka de Camp Beal

A l’approche de l’expiration de leur ultimatum de trois jours au gouvernement d’exploser le Camp Beal, les Séléka cantonnés dans ce camp ont manifesté ce jeudi matin, paralysant ainsi une bonne partie de la capitale. Les principales artères qui côtoient le Camp Beal, notamment l’Avenue des Martyrs et celle de l’Indépendance sont hors d’usage, car occupées par ces Séléka en colère. Aussi, les divers établissements qui entourent ce camp, notamment la Télévision centrafricaine (TVCA) et l’Hôpital communautaire de Bangui sont fermés.

Ce qui est aberrant, c’est que les quelques dizaines d’éléments Séléka sortis du camp ont pu plier les forces internationales déployées sur place, contraintes à se mettre en position défensive. A la place du défilé, sur l’Avenue des Martyrs par exemple, ces éléments Séléka ont défié les forces internationales en sortant de leur site de cantonnement jusque sur la grande route où ils sont assis sur des table-bancs confortablement installés sur la voie. Aucune volonté des forces internationales à les faire rentrer dans le camp, en dépit de ce que la population qu’elles sont sensées protéger à la lumière de la résolution 2127 du Conseil de sécurité est terrorisée et paniquée. C’est le lieu par excellence de se poser la question de savoir à quel jeu jouent ces forces internationales en RCA, puisqu’on les a vus se décharger sur le quartier Boy-Rabe à la traque des Anti-Balaka. Pourquoi, cette stratégie de deux poids deux mesures ? Pourquoi cette allégeance vis-à-vis des Séléka, et pourtant eux-aussi ont terrorisé la population ?

Les forces internationales en position face aux ex-séléka qui manifestent à Bangui
Les forces internationales en position face aux ex-séléka qui manifestent à Bangui. ©2014CNC

Rappelons que les Séléka du Camp Beal ont donné un ultimatum de trois jours, depuis mardi dernier au gouvernement de payer leur démobilisation et si jamais rien n’arrivait à être fait jusqu’à expiration de cet ultimatum, ils allaient mettre le feu à la poudrière qui se trouve au sein du camp. Alors qu’un extrait d’un rapport d’inspection des experts français de l’opération Sangaris Spécialistes en explosifs et en déminage daté du 8 novembre 14 met en exergue le danger réel de faire exploser cette poudrière :   « Trois alvéoles contiennent en tout plus de quatre tonnes de matières actives (obus, TNT, grenades, dynamite…) Elles sont en très mauvais état (toitures dégradées, friches) et l’environnement est loin de s’approcher des normes, voire du bon sens : un fil de fortune, dénudé passe au-dessus du dépôt. Surtout, l’une des alvéoles contient un explosif qui exsude et qui est donc potentiellement instable et dangereux, car désormais plus sensible à la chaleur, aux chocs, au feu. La présence d’un explosif « dégradé » rend le dépôt très dangereux. En effet, il pourrait faire tout exploser s’il détonnait de manière intempestive. Dans ce cas, un cratère de 30 m de diamètre « remplacerait » le dépôt et tout serait rasé 330 m autour. En quelques mots : Camp BEAL serait rasé de la carte. »

©2014CNC / Bangui / Fred Krock

ALERTE INFO: LES EX-SÉLÉKA BLOQUENT LES GRANDS AXES ROUTIERS À BANGUI

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Bangui (RCA), CNC: 13-11-2014. Depuis plus de deux heures, les Ex-Séléka cantonnés aux Camps RDOT et BEAL ont décidé d’accélérer leur pression sur le gouvernement centrafricains de la transition. En sortant manifester leur mécontentement sur les différentes grandes routes de la capitale centrafricaine Bangui, les Ex-séléka basés dans ces deux camps ont totalement paralysé la ville de Bangui ce matin. Notons que l’accès et sortie sur la route de Boali barricadé au niveau de camp RDOT ainsi que ceux de l’avenue des martyrs niveau Hôpital communautaire ainsi que la route de l’indépendance, niveau Camp Fidéle OBROU.

 

Les Banguisois se réveillent dans une ville totalement sous la coupe des Ex-séléka ce matin. Les circulations des Bus et Taxis bloquées sur les axes barricadés et les fonctionnaires n’ont plus accès à leur travail.

 

Suives-nous en direct pour suivre l’évolution de la situation.

 

 

Gisèle MOLOMA pour CNC

Rentrée académique à l’ Université de Bangui : Samba Panza sollicite l’expertise des universitaires pour la sortie de crise en RCA

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Rentrée universitaire 2014. ©Novembre2014CNC

Rentrée académique à l’Université de Bangui : Samba Panza sollicite l’expertise des universitaires pour la sortie de crise en RCA

Bangui, Corbeau News Centrafrique (CNC): 12-11-2014.  La crise sécuritaire qui a cloué toutes les institutions de la République n’a pu empêcher indéfiniment l’ Université nationale à ouvrir ses portes pour l’année académique 2014-2015. C’est la présidente de la transition, Mme Catherine Samba Panza qui a personnellement présidé ce 12 novembre 2014, la cérémonie marquant cette rentrée académique à l’Université de Bangui, en présence de Pr Bernard Simiti, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr Gustave Bobossi Serengbe, Recteur de l’université de Bangui et Kevin Yabada, Président de l’ANECA (Association nationale des étudiants centrafricains).

« En ma qualité de Chef de l’Etat et de mère de la Nation, il était temps que je visite ce haut lieu de savoir de notre pays après avoir eu bonne lecture des activités qui y sont menées, mais surtout des difficultés auxquelles sont confrontés aussi bien les étudiants, les enseignants que l’administration universitaire. » a déclaré la présidente de la transition Catherine Samba Panza pour justifier son tout premier déplacement de l’Université de Bangui en tant que chef de l’Etat. Elle a ajouté que sa présence répond « à la fois à la sollicitation des membres du bureau de l’ANECA et du bureau du SYNAES (Syndicat nationale autonome des enseignants du supérieur) que j’avais reçu successivement en mois d’avril et en mois de juillet, mais aussi à l’aimable invitation du chancelier de l’université de Bangui. C’est avec un grand plaisir que je foule aujourd’hui le sol du Campus universitaire à l’occasion de la double célébration de la rentrée académique 2014-2015 et de la Journée de l’Université africaine. »

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Rentrée universitaire. ©2014CNC

Kevin Yabada, Président de l’ANECA a passé au scanner les multiples défis auxquels l’université fait face sont immenses et qui justifient les dysfonctionnements qui paralysent l’unique université nationale : « Il est important que nous portons à votre connaissance qu’aujourd’hui, l’université est dans l’abîme. On est dans l’abîme pour la simple raison que tout est à refaire. Aujourd’hui, le calendrier universitaire n’est pas respecté. Le paiement des vacations des enseignants n’est pas respecté ; les volumes des cours horaires TP et TD ne sont pas contrôlés ; les documents que contient la bibliothèque portent encore les cachets impériaux – des documents datant de 410 à 415 avant Jésus Christ ; les quotas de bouses demeurent les mêmes, alors que l’effectif des étudiants ne fait qu’augmenter ; le budget alloué au restaurant universitaire lorsque l’université comporte 3 000 étudiants reste le même au moment où cette dernière compte 25 000 étudiants – la capacité d’accueil e répond plus aux besoins de l’heure ; la vétusté des matériels dans les laboratoires ; l’inexistence des outils informatiques ; l’état délabré des cités universitaires… » a-t-il énuméré.

Par ailleurs, le Recteur de l’université de Bangui Pr Gustave Bobossi Serengbe trouve les fondements de tous ces maux qui minent l’Université dans les récurrentes crises sécuritaires et politiques dans lesquelles patauge toute la République centrafricaine depuis la prise de pouvoir de la rébellion de Séléka en mars 2013, sans oublier la destruction du pays qui a commencé dans les villes de provinces depuis le 12 décembre 2012 – date de la naissance de cette rébellion. « La crise militaro-politique qui a frappé notre pays en 2013 couplée avec des grèves récurrentes des enseignants ont eu un impact négatif sur l’année académique 2012-2013. Notre institution a enregistré six mois d’inactivités qui a conduit à l’invalidation de l’année académique 2013-2014 par la ministre de l’Education nationale, Chancelière de l’Université dans quatre établissements sur les neuf que compte l’université de Bangui, à savoir la faculté des Lettres et sciences humaines, la faculté des Sciences politiques et juridiques, la faculté des Sciences de la santé et la faculté des Sciences. » a noté Pr Gustave Bobossi Seregngbe.

Eu égard à l’état des lieux présenté par les habitants de la maison de l’Université de Bangui, Samba Panza n’a pas voulu rester insensible. « Je ressens donc légitime fierté d’être parmi vous et je puis vous rassurer que j’ai pris bonne note des différents messages que vous avez bien voulu porter à ma connaissance […] Non seulement j’ai pris bonne note, mais je ferai en sorte que les idées fortes que vous avez développées et qui sont susceptibles d’apporter une amélioration dans la situation dramatique de notre pays soient capitalisées, mais surtout opérationnalisées. » a rassuré la présidente.

Le Chef de l’Etat a profité du moment pour rappeler aux universitaires leurs rôles et places, lorsque le pays est en crise. « Dans l’urgence des questions cruciales de notre vivre ensemble harmonieux, menacé par les conflits sociaux et interreligieux par exemple, je crois que les universitaires ne devraient pas rester les bras croisés puisqu’ils ont là, une fenêtre d’opportunités pour mettre en pratique tout le savoir qu’ils ont accumulé en Anthropologie, en Histoire de société, en Sociologie, en Economie, en Philosophie, en Science politique et en Psychologie, que sais-je encore… Je formule le vœu ardent que notre université qui a participé au forum de Brazzaville s’implique concrètement dans le processus actuel de préparation et d’organisation, non seulement de la réconciliation intercommunautaire à la base, mais aussi du dialogue politique au sommet en apportant toute son expertise. »

Entre temps, la rentrée universitaire 2014-2015 intervient dans un contexte particulièrement tendu du fait que le SYNAES a déjà, depuis lundi 10 novembre dernier, déclenché une grève pour revendiquer l’apurement des arriérés des heures supplémentaires, des vacations et l’incorporation des nouveaux enseignants dans la fonction publique. Aussi, les étudiants musulmans du Km 5 pleurent encore leur sort pour pouvoir accéder à l’Université à cause de la méfiance encore pesante entre musulmans et chrétiens à Bangui.

©2014CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique: Le Général Joseph ZOUNDEIKO des Forces Républicaines (Ex-Séléka) convoque une nouvelle Assemblée Générale à Bria

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Chef d’État Major des Forces Républicaines, Joseph ZOUNDEIKO. ©2014CNC

 

ETAT MAJOR DES FORCES RÉPUBLICAINES

République Centrafricaine

Unité- Dignité –Travail

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 17

du 12 Novembre 2014 relatif à  la convocation une Assemblée Générale Ordinaire  du 16 au 17 Novembre 2014 à Bria

L’Etat Major des Forces Républicaines informe l’opinion publique nationale et internationale que l’Assemblée Générale Ordinaire  prévue initialement du 28 au 30 Octobre 2014 et reportée pour  des raisons techniques aura lieu du 16 au 17 Novembre 2014 à Bria, chef lieu de la préfecture de la Haute-Kotto.
L’Ordre du jour portera sur quatre (4) points :
1-      Bilan des activités du bureau de l’Etat Major
2-      Grand débat des leaders communautaires et cadres sur les préparatifs du forum de réconciliation nationale
3-      Renouvellement du bureau de l’Etat Major mis en place le 11mai 2014 à N’Délé et dont le mandat de six (6) mois est arrivé à son terme
4-      Mise en place d’une nouvelle direction politique et élection des personnalités devant prendre part aux prochaines discussions nationales et avec la communauté internationale.
Aussi, l’Etat Major des Forces Républicaines tient à préciser à la communauté internationale et au Gouvernement Centrafricain qu’il n’est en rien concerné par la mise en place du nouveau bureau de l’Etat Major dénommé Conseil Supérieur du Commandement Militaire et de la coordination politique du 02 Novembre 2014 à Kaga-Bandoro sous l’impulsion du premier vice-président du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC).
A cet effet, tous les représentants des communautés civiles et militaires sont invités à y prendre part.
Fait à Bambari le, 12 Novembre 2014

 

Le Général de Brigade, Chef d’Etat Major

Joseph ZOUNDEIKO

Centrafrique: célébration de la journée de l’Université africaine à Bangui

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Rentrée universitaire 2014-2015 à Bangui. ©2014CNC

“COMMENT LES UNIVERSITÉS AFRICAINES PEUVENT-ELLES CONTRIBUER À L’AMÉLIORATION DE LA CAPACITÉ DE CRÉATION D’EMPLOI? “

 

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 12-11-2014.  C’est le thème retenu pour la journée de l’Université africaine célébrée ce 12 novembre 2014, en coïncidence avec la rentrée solennelle 2014-2015, à l’Université de Bangui. C’est sous le haut patronage de Madame la Présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, que s’est déroulée aujourd’hui cette rentrée universitaire 2014-2015 à Bangui, également sous le thème: ” Université de Bangui pour un Centrafrique émergent d’ici 2025.”

Rentrée universitaire 2014-2015 à Bangui 2
©2014CNC

La cérémonie a mobilisé plusieurs personnalités centrafricaines notamment la présidente de Transition, le président du Conseil national de Transition, le Premier Ministre de transition, le Ministre de l’enseignement supérieur ainsi que les corps des Corps universitaires et  diplomatiques.

Dans son discours à la communauté universitaire de Bangui, la Cheffe de l’État de transition, Catherine SAMBA-PANZA, a interpellé les étudiants et professeurs à faire de l’Université de Bangui, une université de Développement et de la cohésion sociale.

“En ma qualité de Cheffe de l’État et la mère de la nation, il était temps que je visite ce beau lieu du savoir de notre pays afin d’avoir une bonne lecture des activités qui y sont menées mais surtout des difficultés auxquelles sont confrontées aussi bien les étudiants, les enseignants que les administrations universitaires. J’ai pris une bonne note de toutes les suggestions de président de l’ANECA et du Recteur. Tout se passe comme si à l’Université de Bangui, il n’y a que des revendications. C’est pour cela que je saisie le temps de mon passage ici aux Campus universitaire de Bangui pour vous exhorter à vous ressaisir et à vous mobiliser pour apporter votre contribution au relèvement et au nombreux défis qui se posent toujours à notre pays. Le temps de l’université de critique est révolu, nous sommes à l’air de l’université de développement. Jeunesse de Centrafrique en générale et jeunesse estudiantine en particulier, vous qui êtes le fer de lance, du véritable changement d’un avenir meilleur, vous devez avoir une vision différente, une vision d’une Centrafrique dynamique. En tant que mère de la nation, je ferrais tout ce qui est à mon pouvoir pour que le gouvernement puisse soutenir l’Université de Bangui dans ses ambitions “, a exhorté Catherine SAMBA-PANZA.

De son côté, Kevin YABADA, Président de l’Association nationale des Étudiants centrafricains ( ANECA), a interpellé le gouvernement de la transition à tout mettre en œuvre pour la sécurisation des Étudiants centrafricains de la communauté musulmane afin de permettre à ces derniers de reprendre les études sur les Campus universitaires. Il a évoqué aussi dans son discours les cas des étudiants centrafricains à l’étranger.

L’Université de Bangui est l’unique université publique pour toute la République centrafricaine, créée le 12 novembre 1969 par l’ex président et Empereur Jean Bedel BOKASSA. Elle totalise de nos jours 25000 étudiants

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©2014CNC / Bangui / Eric NGABA

France / RCA: la Sangaris et les Anciens combattants centrafricains rendent hommage aux héros de la 2ème guerre mondiale

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Célébration de l’Armistice à Bangui. ©2014CNC

La force française de l’opération Sangaris et les ex-combattants centrafricains rendent hommage aux héros de la 2ème guerre mondiale

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC). Les forces françaises de l’opération Sangaris et les Français de Centrafrique à l’instar de tous les français du monde ont célébré ce mardi 11 novembre 2014, l’armistice au Camp Mpoko. Le général Eric Bellot De Minières, commandant de Sangaris et Charles Malinas, ainsi que les autorités centrafricaine dont Aristide Sokambi, ministre d’Etat à la Défense ont rehaussé de leur présence cette cérémonie. Les ex-combattants centrafricains étaient également invités.

L’armistice du 11 novembre 1918 marque la capitulation de l’Allemagne et la fin de la première guerre mondiale. Cette date commémorative est célébrée chaque année pour la mémoire de millions de vaillants combattants tombés lors de ce désastre humain.

Armistice Sangaris 2014 bangui 2
©2014CNC

A Bangui, l’armée française a rendu hommage à ces soldats qui hier sont morts au champ d’honneur et honore la mémoire de ceux tombés en opérations extérieures. Les commémorations donnent ainsi un sens à l’engagement de l’armée française autour de valeurs intemporelles : le courage et la volonté, la fraternité d’armes, le sens du sacrifice et du bien commun.

A cette occasion, Eric Bellot de Minière, commandant de la force Sangaris a rappelé qu’aujourd’hui, ce sont 645 soldats français qui sont tombés sur de nombreux théâtres d’opérations de par le monde. Entre autres, il a cité les pays comme le Liban, le Tchad, l’ex-Yogosalvie, la Cote d’Ivoire, l’Afghanistan, le Gabon, la RCA, le Mali, l’Egypt., le Zaïre, le Congo, la Somalie, le Rwanda, le Djibouti. « Par leur mémoire, nous nous sommes recueillis ce matin honorant à ces soldats leur sacrifice, plutôt qu’en pleurant leur mort. » a déclaré Bellot de Minière à l’assistance rassemblée sur la place aéronautique du camp Mpoko.

Imbeka Bernard est ancien combattant centrafricain qui a combattu aux côtés des soldats français dans la guerre Algérie. « Nous avons fait la guerre en Algérie. Ce n’est pas facile. Ce n’est pas aussi de la guérilla que nous voyons en Centrafrique aujourd’hui. Je me réjouis de ce que les français sont reconnaissants, ils nous invitent chaque année pour honorer la mémoire des compatriotes qui sont morts dans cette guerre au champ de bataille. » a-t-il avoué.

Notons qu’à l’issue de la cérémonie, cinq officiers français de l’opération Sangaris ont reçu des distinctions au nom de la République française.

©2014CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique / CPI : Bemba doit être reconnu coupable de la “barbarie” de ses miliciens selon le procureur

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VOA  /  Corbeau News Centrafrique: 12-11-2014.

jean-Pierre Bemba
jean-Pierre Bemba, 2010

Les hommes de l’ancien vice-président congolais sont intervenus en Centrafrique entre 2002 et 2003.

Quelque 1.500 hommes en armes de l’ancien chef rebelle, s’étaient rendus en Centrafrique en octobre 2002 pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d’une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.

Là, ils avaient violé “tout ce qui se trouvait sur leur chemin”, tué et pillé la population entre octobre 2002 et mars 2003, assure l’accusation, rappelant notamment le témoignage d’une victime, violée par trois hommes aux petites heures du matin.

“Nous venons devant vous aujourd’hui pour demander que justice soit rendue, que l’accusé Jean-Pierre Bemba soit reconnu responsable et coupable des souffrances des victimes”, a déclaré aux juges le représentant du bureau du procureur, Jean-Jacques Badibanga, au début de son réquisitoire contre l’ancien chef rebelle devenu vice-président de la République démocratique du Congo (RDC).

Jean-Pierre Bemba, 52 ans, est détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye depuis juillet 2008. Son procès s’était ouvert en novembre 2010.

Jean-Pierre Bemba est accusé de trois crimes de guerre et de deux crimes contre l’humanité.

“La preuve est au dossier que la population civile de Centrafrique a subi de la pire manière la barbarie des soldats de Jean-Pierre Bemba”, a affirmé M. Badibanga.

“La preuve a été apportée que les soldats qui ont commis ces atrocités étaient sous l’autorité et le contrôle effectif de Jean-Pierre Bemba. La preuve a été apportée que Jean-Pierre Bemba savait dès le premier jour qu’il avait le pouvoir de les empêcher ou au moins de les sanctionner”, a-t-il ajouté.

Jean-Pierre Bemba est poursuivi, non en tant qu’auteur ou co-auteur mais en tant que “chef militaire”, en vertu du principe de la “responsabilité du commandant”, ce que conteste catégoriquement la défense, affirmant que ses hommes étaient à l’époque sous le contrôle des autorités centrafricaines.

Présent dans la salle d’audience, Jean-Pierre Bemba, qui plaide non coupable, a écouté le début du réquisitoire du procureur de manière attentive, prenant régulièrement des notes.

La CPI a autorisé près de 3.000 victimes à participer à la procédure, un chiffre record.

EXCLUSIF / affaire Uramin: La Centrafrique vise Balkany, un proche de Nicolas sarkozy, dans une plainte

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Nouvel Observateur  /  Corbeau News Centrafrique: 12-11-2014.

 

Patrick Balkany dans son bureau, à la mairie de Levallois-Perret (Léa Crespi/ Pasco
Patrick Balkany dans son bureau, à la mairie de Levallois-Perret (Léa Crespi/ Pasco

 

La République centrafricaine soupçonne le député-maire de Levallois d’avoir été l’un des bénéficiaires du versement de commissions occultes dans l’affaire Uramin.

C’est le dernier mystère des Balkany. On croit presque tout savoir du maire de Levallois, cigare au bec et sourire en coin, et de sa première adjointe, coiffure masculine et manières de soudard. Ils habitent un domaine de 4 hectares dans le village normand de Giverny. Ils passent leurs vacances d’été dans leur merveilleuse villa Pamplemousse des Terres-Basses de l’île de Saint-Martin. Pour les courts séjours, ils lui préfèrent le riad Dar Gyucy, un palais de 1.600 mètres carrés blotti dans la Palmeraie de Marrakech.

Tous leurs amis louent la générosité d’un couple qui offre billets d’avion et séjours exotiques. Reste une question : d’où vient l’argent ? Comment le modeste député-maire des Hauts-de-Seine, qui a déclaré 143.000 euros de revenus en 2012 avec son épouse et n’est pas assujetti à l’ISF, peut-il s’offrir ce train de vie de millionnaires ? (…)

Deux ans que la justice cherche des réponses à ces questions. Ce mercredi 12 novembre, l’enquête connaît un nouveau rebondissement. Selon nos informations, le parquet national financier a été saisi d’une demande d’information judiciaire visant Patrick Balkany – ce serait la quatrième si elle est ouverte ! – et émanant de… la République de Centrafrique.

Une manne africaine ?

Ses représentants en France sont en effet persuadés que le règlement du litige entre le groupe Areva et le précédent gouverne de Bangui, à la suite du rachat en 2007 de la société Uramin et de ses mines d’uranium de Bakouma, a entraîné le versement de 40 millions de dollars de commissions. Patrick Balkany en aurait été l’un des bénéficiaires, avec l’ancien président François Bozizé, dont les avoirs viennent d’être gelés par l’ONU.

J’ai de bonnes raisons de penser qu’une information judiciaire sera ouverte, estime l’avocat de la Centrafrique, William Bourdon, compte tenu des engagements forts pris par la France envers la Centrafrique et des enquêtes connexes à caractère international déjà ouvertes sur Uramin et Balkany.”

Et si le gros du pactole du maître de Levallois venait d’Afrique ? Disciple de Charles Pasqua dans les Hauts-de-Seine, l’édile avait déjà noué des liens avec les puissants de Centrafrique et du Tchad avant sa traversée du désert à la fin des années 1990. C’est à partir de son retour triomphal, en 2001, qu’il a confié à son “conseiller au commerce extérieur”, Renaud Guillot-Corail, aujourd’hui à la retraite, le soin de le représenter sur le continent africain.

“Je suis allé en Centrafrique, au Congo, en Côte d’Ivoire, et au Gabon notamment, car Libreville est jumelée avec Levallois”, explique ce dernier, dont le bureau est alors mitoyen de celui de Balkany, au rez-de-chaussée de la mairie. Les allers-retours incessants de Guillot-Corail vers l’Afrique, qui lui valent le surnom de “marquis de Bangui” dans la capitale centrafricaine, ne sont pas passés inaperçus à Levallois.

Renaud me disait souvent : ‘Tiens, on revient d’Afrique avec Patrick, on n’arrête pas, on a vu tel président…’”, se souvient Loïc Leprince-Ringuet, un opposant divers droite. (…)

Julien Martin et Caroline Michel

Nouvel Observateur

Déclaration de l’Association “A SEWA TI BE-AFRICA” sur la situation politique en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/ASSOCIATION-A-SEWA-TI-BE-AFRICA-MARSEILLE-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ASSOCIATION A SEWA TI BE-AFRICA, MARSEILLE
©CNC

 

DECLARATION DE L’ASSOCIATION A SEWA TI BE-AFRICA, MARSEILLE (France)

 

Le long chemin vers la paix et la réconciliation

 

L’Association ” A Séwa ti Bé-Africa “, à travers ses militants, constate que, par rapport aux objectifs définis au départ par la transition actuelle :

1/réussir les prochaines élections post-transition,

2/apaiser le climat social

3/préparer la reprise économique.

Rien n’a été fait concrètement. Certes, des réalisations timides sont faites mais qui n’ont pas d’impacts significatifs pour inverser la situation tragique et insupportable subie par les femmes, les enfants et les hommes dans ce pays à la dérive.

Un calme relatif s’est installé en Centrafrique ces derniers temps. Certains pensent que les Centrafricains se sont calmés parce qu’ils se rendent compte qu’il y a eu beaucoup de sang coulé.

Mais cela est insuffisant pour expliquer cette situation. Il faut ajouter d’autres facteurs non négligeables qui ont contribué au retour de ce calme relatif.

Les principaux belligérants, ex-séléka, anti-balaka et autres, comprennent qu’ils risquent de perdre les intérêts et, les enjeux de ceux qui se cachent derrière eux ( ressources minières, forestières et agro-pastorales ), s’ils poursuivent leur stratégie de terreur extrême.

Les Centrafricains dénoncent de plus en plus l’attitude de la France et des pays africains de la sous-région qui s’opposent systématiquement à la reconstruction d’un système de défense nationale à la hauteur de la géopolitique sous-régionale et internationale : police nationale, gendarmerie nationale et armée nationale en Centrafrique, exposant ainsi ce pays à la merci de ses voisins et autres prédateurs. Cette revendication légitime du peuple contribue à relâcher un peu la pression qui pèse sur la Centrafrique.

L’arrivée de la nouvelle force de l’ONU, la MINUSCA, le gel des avoirs des Bozizé et autres tortionnaires des Centrafricains, le « printemps noir » qui souffle aujourd’hui en Tunisie, en Libye, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, inquiète Mr Idriss Déby Itno, président tchadien, fortement impliqué dans la crise centrafricaine. La planète françafrique de l’Afrique centrale est inquiète également.

Des élections libres et transparentes, un défi.

Maintenant, il est nécessaire d’aller vers les élections libres et transparentes pour élire une nouvelle personne à la présidence de la République et un Parlement. L’Afghanistan qui a connu une terrible guerre, a fini par élire ses représentants. Pourquoi pas la République Centrafricaine ?

Il faut au préalable définir clairement le mécanisme et les règles qui conduisent à l’élection de ses autorités « légitimes » : par exemple, écarter tous les repris de justice, leschefs de guerre, les condamnés, les auteurs de crimes économiques et de sang,

Pour obtenir des élections réussies, il faut deux choses : des électeurs présents et des services administratifs opérationnels sur toute l’étendue du territoire.

Pour cela, adopter la stratégie suivante : assurer la sécurité sur toute l’étendue du territoire , lancer les services administratifs de recensement, dresser les listes électorales, remettre les services de santé et d’éducation en état de marche, inciter la population déplacée à revenir dans les lieux d’habitation en aidant à la reconstruction des logements et à la reprise d’une activité économique ou éducative. Ces conditions ne sont pas réunies pour le moment.

Nous lançons un appel aux Instances internationales pour aider la République Centrafricaine à réunir ces conditions pour organiser dans les délais annoncés ( 15 février 2015 prolongé en juin 2015) des élections libres, crédibles et transparentes.

Le système de la bancarisation mis en place antérieurement doit être maintenu pour éviter les fraudes éventuelles lors de ces élections.

Développer une économie saine

A terme, se doter d’un outil de contrôle et d’analyse sur le modèle Tracfin en France. Ce service de renseignement est rattaché aux ministères financiers. Il concourt au développement d’une économie saine en luttant contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ce service est chargé de recueillir, d’analyser et d’enrichir les déclarations de soupçons que les professionnels assujettis par la loi sont tenus de lui déclarer.

Refondre le système politique.

L’actuelle Constitution en République Centrafricaine est présidentielle. Nous souhaiterions que le Conseil National de Transition ( CNT )accélère les choses pour aller vers la mise en place d’une Constitution de type parlementaire dans notre pays. Nous voulons des autorités légitimes élues lors des élections libres et transparentes. Aussi, nous exigeons que le projet de l’élaboration de la nouvelle Constitution soit mis en ligne afin que nous puissions éventuellement y apporter notre contribution. C’est une mission qui revient aux trois représentants de la diaspora au sein du CNT qui ne sont présents dans les sites où vivent des Centrafricains de l’extérieur.

Besoin de justice pour envisager positivement l’avenir

Parlons un peu de justice. C’est l’impunité qui est en grande partie responsable de la crise centrafricaine. Depuis que Madame Catherine Samba-Panza est présidente de la transition en Centrafrique, aucun mandat d’arrêt international n’est lancé contre les commanditaires de crimes dans ce pays. Le peuple a besoin de cette justice pour envisager positivement l’avenir. Tous ceux qui ont tué ou qui ont détourné à leur profit les biens de la nation doivent être poursuivis et condamnés. Il faut remonter trente ans en arrière. Les auteurs de crimes contre l’humanité seront traduits devant la Cour pénale internationale et les autres devant les juridictions nationales. La Communauté internationale aidera à reconstruire toute la chaîne judiciaire pour que les détenus purgent effectivement leur peine.

Le système éducatif, repartir de la base

A propos de l’éducation, tout est à refaire. Le système éducatif n’est plus adapté à la situation linguistique et culturelle de la République Centrafricaine d’aujourd’hui. Il faut repartir de la base pour inculquer aux jeunes Centrafricains de bonnes valeurs, à travers la morale, l’éducation civique, l’Histoire, le sens du travail… C’est à partir de ces actions qu’émergera la nouvelle génération consciente de la richesse de son pays.

Le président

Antoine PANGUERE-POUCRA

RCA: Association Main Solidaire, un seul geste sauve la vie de 10 enfants. Aidez-nous

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/ASSOCIATION-MAIN-SOLIDAIRE-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ASSOCIATION MAIN SOLIDAIRE
ASSOCIATION MAIN SOLIDAIRE

ASSOCIATION MAIN SOLIDAIRE : Un seul geste sauve la vie de 10 enfants. AIDEZ NOUS en leur donnant un avenir meilleur.

Unissons nous main dans la main pour l’avenir de ces enfants. En faisant un geste, ces enfants auront un toit, un livre et des médicaments pour se soigner. Donnant leur une seconde chance car être réfugié n’est pas une fatalité mais une étape ou circonstance de la vie. Le regard, le sourire et les mains tendues de tous ces petits sont des signes qui redonnent l’espoir. Certes, la vie est parfois difficile, compliquée et cruelle avec ces enfants innocents qui ne demandent rien que d’aller à l’école, se loger, se nourrir et s’habiller comme tous enfants du monde. Mais des situations font que ces enfants sont abandonnés mal traités à cause des circonstances politiques qui les réduisent à un objet abandonné. En leur tendant la main tendue par n’importe quels moyens, cela peut les aider à avoir un sourire, un regard d’amour, car c’est en donnant qu’on reçoit et c’est en pardonnant qu’on est pardonné. Alors si vous ne donnez pas par amour et fraternité alors ne donnez rien car l’amour d’un enfant abandonné est plus fort que l’amour naturel entre mère et fils. Ces enfants ont droit à l’éducation, ils ont droit à l’eau potable, droit de se chausser et de rêver à nouveau.Donnons leur cette occasion pour qu’ils revivent car ces enfants n’ont pas perdu sourire et espoir dans cette situation draconienne. Ils sont épaulés et soutenues par les bénévoles de l’association « Main solidaire » qui les entourent. Pour certains de ces enfants, rien de plus important que de se sentir aimer, écouter et respecter comme les enfants tous les enfants du monde qui ont droit à une attention particulière. Dans ce cas de figure, nous devrons les aimer, écouter, les aider en leur tendant la main dans toutes les conditions et sur tous les plans pour qu’on puisse leur donner une nouvelle vie, nouvelle famille, nouveau espoir et nouvelle éducation. Aidez nous, l’association « Main solidaire » dans cette situation en vue de redonner espoir à ces enfants.C’est seulement avec Main solidaire qu’’ils reçoivent ce réconfort et seront heureux.Ils n’ont pas perdu sourire et espoir dans cette situation, condition draconienne et anarchique car ils ont toujours espoir. L’association « Main Solidaire » est là et sera toujours là pour ces enfants car l’union fait la force. Aimer, donner, aider, partager et pardonner sont les plus beaux verbes de la langue française. On compte sur vous.

Par Association « Main Solidaire »

La Présidente

S L

Mail : bellosafa@yahoo.fr

Tel : 0023776043121

Le FMI en Centrafrique pour boucler le budget

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RFI  /  Corbeau News Centrafrique: 11-11-2014.

 

Bureau Fonds monetaire internationale
©FMI

Une semaine cruciale commence aujourd’hui pour la Centrafrique, avec l’arrivée à Bangui d’une mission du FMI accompagnée des autres bailleurs internationaux. Principal enjeu : boucler le budget de l’Etat pour cette année et la suivante.

Dans cette Centrafrique où la paix est encore précaire, le budget 2014 n’a été voté qu’au mois de juin. Et pour 2015, on en est encore au stade du projet. Son montant, son contenu, seront discutés cette semaine avec les bailleurs, car sans l’aide internationale pas de salut. En début d’année, les pays voisins – le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Cameroun et bien sûr l’Angola – ont paré au plus pressé pour colmater les brèches.

L’Etat a commencé à respirer en juin quand ont été versés les 13 millions de dollars du FMI. Une première tranche dite de facilité de crédit rapide essentielle parce qu’elle déclenche l’assistance des autres bailleurs. En septembre, la Banque africaine de développement et l’Union européenne ont versé leur part (respectivement 11 et 16 milliards de francs CFA). La Banque mondiale est intervenue dès avril pour payer les salaires des fonctionnaires, au même moment la France a effacé les arriérés de paiement de la Centrafrique auprès du FMI, c’était un préalable impératif pour que le fonds puisse débloquer sa fameuse facilité.

Quelle est la priorité pour 2015 ?

2015 c’est l’année de tous les dangers, selon l’un des participants. Dans ce pays fragile où doivent être organisées des élections, il faut à tout prix limiter les risques d’explosion sociale. Le premier poste à couvrir c’est donc celui des salaires des fonctionnaires. De source centrafricaine, les aides déjà reçues couvrent les traitements de janvier et une partie de février, mais il faut trouver de l’argent frais pour la suite.

Les bailleurs réunis cette semaine vont déterminer les besoins les plus urgents et se répartir les différents postes en fonction de leur savoir-faire et de leurs moyens. Les voisins africains pourraient être à nouveau sollicités directement par Bangui, mais ce n’est pas du ressort des bailleurs internationaux qui ont d’ailleurs moyennement apprécié la rocambolesque aide angolaise fournie en espèces. De source diplomatique, une partie des 10 millions de dollars fournis par l’Angola a été dûment inscrite dans les comptes et utilisée pour payer du matériel informatique, une autre partie aurait servi à « acheter la paix », une dépense au résultat peu probant à ce jour. Pour 2015, le FMI estime à 80 milliards de francs CFA les besoins de financement de l’Etat.

Quelles sont les ressources propres de la République centrafricaine ?

Pour cette année, l’Etat avait misé sur des recettes internes de 62 milliards de francs CFA. Mais en septembre, seulement 24 milliards étaient rentrés dans les caisses, essentiellement des taxes douanières. Le pays est considéré comme le plus pauvre au monde dans le dernier classement du FMI.

En 2013, avec la guerre civile, son Produit intérieur brut a reculé de 25 à 30 %. Il croît à nouveau, mais la machine économique a besoin d’un coup de pouce. Une partie de l’aide de la France a permis d’effacer l’ardoise de l’Etat auprès des entreprises privées. Les comptes maintenant apurés, d’autres programmes ont été lancés pour irriguer l’activité.

Ce sont par exemple les chantiers à haute intensité de main d’oeuvre, comme les travaux de modernisation de l’aéroport de Bangui lancés il y a quelques jours avec l’Agence française de développement ou encore la reconstruction des quartiers dévastés de Bangui financés cette fois par le fonds Bekou, un fonds qui draine les aides européennes. Bekou qui veut dire espoir en langue sango.

 

RFI

Centrafrique: les Ex-séléka cantonnés à Bangui ont menacé d’attaquer les Institutions de l’État.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/les-Combattant-de-lEx-séléka.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les Combattant de l'Ex-séléka

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC): 12-11-2014. Agacés, abandonnés à leur triste sort et forcés de déguerpir, ils se disent prêts à mourir en martyr si le gouvernement de la transition centrafricaine continue de les rapatrier par la force dans les arrières pays, à leurs régions d’origine. Ils, ce sont les éléments rebelles de l’ex coalition seleka cantonnés dans les trois camps de cantonnement à Bangui qui ont menacé, ce 11 novembre 2014, de s’attaquer à toutes les institutions de l’État les entourant.
Armés de Mitrailleuses, de Kalachnikov et de grenades, les ex combattants séléka basés au camps de Régiment de Défense opérationnelle du Territoire (RDOT), au Camp Beal et ceux basés au Bataillon de Soutien et de Service (BSS) tous réunis au Camp BEAL veulent faire entendre leur voix. Ces ex séléka se disent qu’ils ont en marre de leur calvaire oublié par les autorités de la transition et la Communauté internationale. Prêts à mourir en martyr, ils ont revendiqué un cantonnement digne de nom, un traitement approprié et le Désarmement, Démobilisation, Rapatriement et la Réinsertion ( DDRR).
Selon les informations dont nous disposons, l’Organisation internationale  pour les Migrations (OIM) veut coûet que coûte procéder au rapatriement forcé des éléments rebelles de l’ex séléka dans leurs localités respectives. Chose que ces derniers ne voient pas de bon oeil. Ils ont estimé que cette politique est de nature à les livrer à leurs ennemis. Les insurgés n’ont pas caché leur amertume vis-à-vis de gouvernement de transition et de la force française de l’Opération Sangaris accusés de n’avoir pas respecté le processus de DDRR.
Une situation qui a mis en danger la vie de la population civile dans le parage du Camp BEAL, au Centre- nord de Bangui. Le personnel soignant de l’Hôpital communautaire de Bangui, proche du Camp Beal, se disent inquiets de la grogne de ces hommes armés qui ont menacé d’attaquer les institutions étatiques aux alentours.
©CNC /  Bangui /  Eric NGABA.

Centrafrique: des élections présidentielle et législatives pour juin 2015

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RFI  /  Corbeau News Centrafrique: 12-11-2014.

Des soldats de l'ex-Seleka dans un pick-up, au nord de Bangui le 27 janvier 2014. ©Reuters
Des soldats de l’ex-Seleka dans un pick-up, au nord de Bangui le 27 janvier 2014. ©Reuters

 

Les élections présidentielle et législatives en RCA initialement prévues en février prochain sont repoussées. Le groupe de contact international qui s’est réuni, mardi 11 novembre, à Bangui a entériné le nouveau calendrier proposé par l’Autorité nationale des élections qui prévoit la tenue des scrutins présidentiel et législatifs couplés en juin 2015 pour le premier tour et en juillet 2015 pour le second. Le groupe a par ailleurs entériné la tenue d’un forum de réconciliation nationale à Bangui au plus tard en janvier prochain. Le GIC appelle toutes les parties prenantes à la crise en RCA à participer à ce forum.

Au vu du retard accumulé dans la préparation des scrutins de 2015, cette décision était plus qu’attendue. Le groupe de contact international a donc entériné le report des législatives et de la présidentielle comme le demandait la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. Le GIC exige seulement que les scrutins soient terminés avant la fin août, c’est-à-dire avant que les pluies ne rendent quasi impossibles les déplacements dans le pays.

Le GIC a accepté le calendrier révisé présenté par l’Autorité nationale des élections qui fixe au mois de juin le premier tour des deux scrutins et à juillet le second. Mais avant cela le GIC attend que les Centrafricains se retrouvent au plus tard avant janvier à Bangui pour le grand forum politique proposé par les autorités de transition. Ce forum sera consacré à la réconciliation, mais aussi à la question des futures institutions politiques du pays.

La communauté internationale appelle d’ailleurs toutes les parties à participer à ce forum, y compris les différentes composantes de l’ex-Seleka. Enfin, alors qu’une délégation du Fonds monétaire international est arrivée à Bangui, le GIC soutient le redressement des finances publiques centrafricaines. La question d’une levée de l’embargo sur les diamants centrafricains a été évoquée, mais le GIC n’a pris aucun décision ou engagement sur ce point. La question est encore jugée prématurée par certains, selon un diplomate.

RFI

Bangui: Le GIC réuni pour la 6ème fois, en vue d’une sortie de crise en Centrafrique

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6e réunion du groupe international de contact à Bangui. ©Corbeau News

Le GIC réuni pour la 6ème fois, en vue d’une sortie de crise en Centrafrique

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique: 11-11-2014. Le groupe international de contact sur la Centrafrique (GIC) s’est réuni pour la 6ème fois, ce mardi 11 novembre 2014, à l’hôtel Ledger à Bangui. La présidente de la transition, Mme Catherine Samba Panza a personnellement ouvert les travaux, alors qu’elle a été entourée de Basile Ikouebe, ministre congolais des Affaires étrangères et Envoyer spécial du Médiateur international, de Babakar Gaye, Représentant du Secrétaire général des Nations unies et chef de la Munisca, de Smail Chergui, commissaire à la paix et sécurité de l’Union africaine, de Adolph Nahayo, Ambassadeur de la CEEAC et de Moussa Faki, ministre tchadien des Affaires étrangères, représentant le président en exercice de la CEEAC.

6e reunion du groupe international de contact à Bangui 2
©Corbeau News

D’entrée de jeu, le Commissaire à la paix et sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui a replacé l’enjeu de cette 6ème réunion du GIC qui intervient après celle tenue à Addis-Abeba, le 7 juillet dernier : « Comme lors de nos précédentes réunions, la présente rencontre doit nous permettre de faire le point de l’évolution de la Situation en République centrafricaine. Il s’agira en particulier d’évaluer la mise en œuvre de la transition, ainsi de s’accorder sur les actions prioritaires à entreprendre dans les mois qui viennent et sur les modalités de la poursuite de l’accompagnement international. » Toutefois, il a tenu à encourager les autorités centrafricains de la transition, pour les efforts consentis en dépit de la situation plus tendue : « Les transitions ne sont jamais faciles. En République centrafricaine, elle le sera encore plus qu’ailleurs tant la crise est profonde, les capacités nationales limitées. Mais nous savons pouvoir compter sur sa détermination [de la présidente Catherine Samba Panza] et son engagement […] Alors que le Secrétaire général des Nations unies vient de mettre en place un groupe de haut niveau chargé de réfléchir sur l’avenir du maintien de la paix, je suis sûr que l’expérience de la Misca et de sa transformation en une opération Onusienne offrira un intéressant cas d’école. L’Union africaine accorde une plus grande importance à cet exercice tant il est vrai qu’il s’agit en définitive de permettre à la communauté internationale de mieux relever le défi de la sécurité collective. »

Le même message d’encouragement a été prononcé par le général Babakar Gaye à l’endoit des autorités de la transition tout en estimant qu’elles doivent multiplier les efforts pour être à la hauteur des attentes de la communauté internationale, ainsi que celles de leur peuple. « Lors que le Secrétaire général, Ban Ki Moon a soumis au Conseil de sécurité le rapport sur la base duquel le déploiement a été autorisé, il se fit le devoir de souligner avec force, qu’aux côtés des forces des Nations unies, les acteurs centrafricains et les partenaires internationaux devaient chacun, remplir leur part du contrat qui les lie pour tirer définitivement la République centrafricaine des graves difficultés qui sont celles du moment. » a-t-il déclaré avant de préciser « aux acteurs centrafricains de saisir cette main-tendue, de tenir pleinement avantage de l’attention suscitée par les souffrances inadmissible de leur peuple. Les Nations unies seraient à leurs côtés pour être à la hauteur des enjeux de l’heure et des responsabilités que la conjoncture internationale nous impose tous. »

Parlant de la Minusca, Babakar gaye a indiqué par ailleurs que « depuis son déploiement le 15 septembre, la Munisca s’emploie à poursuivre et amplifier l’action engagée par la Misca et avant elle par la Micopax avec l’appui de l’opération Sangaris et Eufor-Rca. La montée en puissance de la Minusca se fait de façon satisfaisante, tous les efforts sont faits pour que ce déploiement soit achevé dans les meilleurs délais face au défi important qui reste à surmonter. »

6e reunion du groupe international de contact à Bangui 3
©Corbeau News

Quant à Adolph Nahayo, Ambassadeur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), les centrafricains doivent s’atteler à l’essentiel pour sortir leur pays du gouffre. « Concrètement, le processus de réconciliation engagé devrait prendre en compte des préoccupations politiques, sécuritaires, économiques, sociales et culturelles des forces vives de la Nation certes, mais aussi, de toutes les couches de la Nation, à travers tout le pays. » a relevé le diplomate.

Pour sa part, la présidente de la transition, Catherine Samba Panza, n’a pas sous-estimé l’ampleur de la tâche qui lui incombe, ainsi qu’aux organes de la transition. Tout en souhaitant la bienvenue à aux nombreuses personnalités ayant fait le déplacement de Bangui pour cette 6ème réunion et avant de déclaré ouverts les travaux de la réunion, Samba Panza a tenu à remercier sincèrement la communauté internationale qui n’a lâché d’un iota, la RCA dans cette période difficile qu’elle traverse. « Votre présence ici démontre, encore s’il en était besoin, la solidarité envers le peuple centrafricain en situation de crise et surtout, l’engagement ferme et soutenu de la communauté internationale à accompagner les autorités de la transition dans leurs œuvres difficiles, mais exaltantes de réussir le pari de la sortie de crise. » a-t-elle déclaré.

Cependant, à en croire la présidente, la transition était bien partie depuis la dernière réunion du GIC d’Addis-Abeba, mais elle a déraillée faute de l’irresponsabilité des signataires de l’accord de cessation des hostilités du 23 juillet dernier à Brazzaville. « Depuis la tenue de la 5ème réunion du Groupe international de contacts, le 7 juillet 2014, à Addis-Abeba, au siège de l’Union Africaine, le paysage politico-sécuritaire de la République centrafricaine a connu une certaine évolution […] La signature de cet Accord (accord de cessez-le-feu) par tous les acteurs de la crise et notamment par les mouvements politico-militaires belligérants avait représenté l’espoir de tout un peuple à revenir à une vie normal en termes de réconciliation, de vivre ensemble harmonier, de développement durable à travers la relance de l’économie en vue de l’éradication de la pauvreté qui est un déterminant de la crise […] La reprise inattendue des violences en début octobre et la violation de l’Accord de cessation des hostilités par certains signataires sont venus annihiler tous les efforts consentis. » a fait savoir Catherine Samba Panza.

Toutefois, la présidente de la transition entend mettre les bouchées doubles pour qu’avec l’appui de la communauté internationale, la RCA puisse retrouver la paix et la stabilité, bien évidement à travers l’organisation très prochaine d’un forum national à Bangui pour la réconciliation, puis l’organisation rapide des élections, en vue du retour à l’ordre constitutionnel.

Les travaux de la 6ème réunion u GIC qui se déroulent à huis-clos sont prévus pour prendre fin dans en fin de soirée.

©2014CNC / Bangui / Fred Krock

RDC / Equateur: les réfugiés centrafricains de Mole souhaitent le retour de la paix dans leur pays

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Radio Okapi  /  Corbeau News Centrafrique: 11-11-2014.

Les réfugiés centrafricains de Mole en République Démocratique du Congo dans la région d'équateur

Les réfugiés de la République centrafricaine (RCA) installés dans le camp de Mole (Equateur) appellent les autorités politiques de leur pays à mettre fin à l’insécurité qui y sévit depuis la chute de François Bozizé  en mars 2013. Selon le président de ces réfugiés, Crépin Patrick N’gocko, les belligérants centrafricains doivent cesser de sacrifier la vie de leurs compatriotes au nom des intérêts politiques.

« Aux dirigeants centrafricains, c’est avec les larmes aux yeux que je parle. Les hommes politiques se battent et nous les innocents, on paie les pots-cassés. Voilà un camp qui regorge d’au moins  15 000 innocents dans tout ce qui se passe là-bas. Et le problème était politique et non religieux », a affirmé Crépin Patrick N’gocko.
Il s’est dit étonné que « les hommes politiques veulent se décharger et disent que le problème est entre les musulmans et les chrétiens C’est ça que nous ne voulons pas entendre».
« Et aux populations qui restent encore au pays de faire tout de manière que la paix revienne pour que cette population rentre au chez-elle», a ajouté Crépin Patrick N’gocko.
Les réfugiés centrafricains avaient protesté contre des crises internes dans leur pays qui ne leur garantissent pas une vie de sécurité. A l’heure actuelle, une accalmie s’observe à la frontière RDC-RCA, particulièrement entre Zongo et la capitale centrafricaine Bangui.
Actuellement le nombre total de réfugiés centrafricains en RDC est estimé, selon le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), à plus de 68 000, une partie à l’Equateur et une autre dans la Province Orientale.
Même si ces réfugiés ne vivent pas dans les conditions favorables, le gouvernement congolais et le HCR font ce qu’ils peuvent pour leur assurer la sécurité, a reconnu Crépin Patrick N’gocko.
«La raison qui m’a poussé à traverser, je cherchais la protection et la sécurité. Oui, j’ai la protection et la sécurité ici à travers le gouvernement congolais appuyé par les Nations unies par son agence le HCR », a-t-il soutenu.
Radio Okapi

Processus de Kimberley : incapables d’assurer la transition, les autorités veulent la levée d’embargo

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Processus-de-Kimberlay-summit-en-Chine-2014.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Processus de Kimberlay summit en Chine 2014

Processus de Kimberley : incapables d’assurer la transition, les autorités veulent la levée d’embargo

Corbeau News Centrafrique (CNC): 11-11-2014. Si la République centrafricaine est condamnée à subir la sanction du processus de Kimberley auquel elle est adhérée et membre permanent, c’est parce que le gouvernement centrafricain a perdu sa crédibilité de l’existence des rébellions dans le pays. En évidence, des zones de chantiers miniers dans les régions du nord-est du pays relèvent de manque d’efficience, de sureté et de sécurité. Ce qui a donné une opportunité aux différentes formations rebelles centrafricaines d’émerger et de sévir en terrorisant les populations environnantes, et d’envisager la prise de pouvoir par les armes.
 
En 2002, l’ancien président déchu en2013 par un autre chef rebelle en la personne de Michel Djotodia, le général François Bozizé a constitué sa rébellion dans l’extrême-nord du pays au sud du Tchad pour mettre le cap sur Bangui afin de destituer Ange-Félix Patassé, un président démocratiquement élu. Ce dernier aurait certes fait une proposition juteuse en termes de compensation des diamants qui font partie des meilleurs diamants du monde pour pouvoir bénéficier des armements lourds des mains de ses partenaires cyniques, ennemis de la République centrafricaine, et surtout quand on sait que la rébellion de Bozizé à un moment donné voulait faire de la reculade à cause de la pénurie de ration alimentaire au sein de la meute.
Ayant le pouvoir en 2003, François Bozizé était plus affairiste avec l’ensemble de son clan qu’un homme d’Etat qui, compte tenu de sa prérogative devait s’occuper du développement du pays et du bien-être de son peuple que de courir aveuglement derrière l’enrichissement illicite dont il et la bande en est victimes aujourd’hui après avoir perdu le pouvoir.
En 2012, l’autre chef rebelle sanguinaire qui s’est emparé du pouvoir en 2013 en faisant fuir honteusement le général d’armée François Bozizé s’est bel et bien frotté les mains sur le terrain du nerf de la guerre. Les zones minières revenaient aux différents groupes rebelles dont Michel Djotodia qui n’est qu’un civil aguerri à la charge. C’est à cette époque-là que la République centrafricaine, membre du processus de Kimberley a perdu sa place au sein de l’institution puisque les diamants centrafricains ne sont exploités que par des bandits de grand chemin qui sont les chefs de guerre et vendus en Arabie Saoudite, à Qatar, au Koweït et bien d’autres pays islamique de l’Orient, principaux bailleurs de la coalition séléka de Michel Djotodia en armes pour paralyser le système démocratique et fragiliser l’économie du pays alors que le taux de croissance en 2008 était apprécié par les institutions internationales de Bretton Woods quand bien même qu’il y a eu la crise internationale qui a frappé l’Europe de plein fouet et que les pays du sud n’étaient pas du tout épargnés. Conséquences : il y a eu baisse du taux de croissance et le mondial numéro 1 d’énergie, AREVA, a fermé les chantiers d’Uranium de Bakouma. Le fruit d’exploitation d’uranium centrafricain n’a pas profité au peuple qui tire le diable par la queue et ne sait plus à quel saint se vouer. Seul François Bozizé et les siens s’en aient bourré la poche avec les 18 milliards Fcfa d’AREVA, somme déclarée officiellement par le DG de la firme à Bangui lors d’une conférence de presse. Selon certaines informations, François Bozizé et son puissant ministre d’Etat des mines à l’époque, Sylvain Ndoutingaï, auraient perçu 24 milliards de Fcfa.
Après la fuite de François Bozizé et des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans la nature, les zones riches en diamant et or ne sont exploitées que par les éléments rebelles de la coalition séléka et leur chef au pouvoir Michel Djotodia durant les neuf (9) mois de règne au pouvoir. Les diamants centrafricains sont déclarés diamants de guerre et la RCA suspendue du processus de Kimberley. Beaucoup des bureaux de diamant ont mis la clé sous paillasson et les artisans miniers sont tombés dans un système esclavagiste. Les tenants du régime illégitime et illégal de transition que présidait Djotodia s’enrichissent sauvagement et c’était aussi l’occasion pour eux de rembourser progressivement les fonds crédités par les pays islamiques de l’Orient pour entretenir la rébellion jusqu’à la chute du général François Bozizé.
Le ministre d’Etat des mines de l’époque qui est le cousin de Michel Djotodia, Herbert Gontran Jonon-Ahaba, sur instruction de ce dernier, prenait des contacts avec les forces vivent de la nation et la société civile, notamment la presse nationale pour défendre leurs intérêts et celui de leur gouvernement corrompu auprès du processus de Kimberley. Des réunions se tenaient dans l’une des salles de conférence de l’hôtel Ledger Plazza. J’en ai pris part. Le secrétaire technique permanent était chargé de corrompre la presse nationale et surtout privée à travers une liste circulaire pour que les médias se passent pour le défenseur du diable. Je m’en ai opposé puisque je n’ai pas signé cette fameuse pétition. D’ailleurs je ne suis pas le seul puisque j’ai saisi la présidence de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) et celle du GEPPIC (Groupement des Editeurs de la Presse Privée de Centrafrique). Une assemblée générale extraordinaire conjointe a été convoqué et on en a débattu. Il en ressort la non-participation des médias à ce calcul politicien pour des intérêts égoïstes et personnels des membres du gouvernement. On s’en est opposé catégoriquement puisque ce n’était pas le rôle de la presse.
 

Le gouvernement actuel de cette transition dirigée par Catherine Samba-Panza qui n’est pas à la hauteur de sa tâche est en train de vouloir emprunter le plus mauvais chemin pour exterminer le peuple centrafricain qui a déjà trop souffert en demandant la levée d’embargo alors que sa mission première est de sécuriser le peuple centrafricain, ramener la paix et organiser les élections pour le retour à l’ordre constitutionnel. Lever l’embargo alors que les séléka et les antibalaka ont bel et bien occupé chacun des zones minières au nord-est et au sud-ouest du pays, c’est préparer les obsèques officielles des populations centrafricaines pour qu’on ne parle plus de la République centrafricaine puisque ces groupes armés non conventionnels jusque-là non désarmés seront plus puissants et vont repartir à la conquête du pouvoir par les armes. ça serait le véritable génocide. Si Kimberley qui ne contrôle plus le marché des diamants centrafricains veut bien aider le peuple centrafricain à retrouver sa paix d’antan et la sécurité, il serait mieux de ne pas répondre aux vœux d’un gouvernement corrompu et tueur.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Burkina-Faso: « Le spectre de l’assassinat de Sankara a eu raison de Compaoré » dixit le Colonel ( Er) Ousmane Ndoye

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Corbeau News Centrafrique: 11-11-2014.

Commandant Ousman ndoyé du Bataillon Sénégalais au Zaire 1978

Colonel ( Er) Ousmane Ndoye, commandant du Bataillon Sénégalais au Zaire ( 1978 )

« Le spectre de l’assassinat de Sankara a eu raison de Compaoré »

Colonel à la retraite Ousmane Ndoye alias « Ndoye Mbao » est un vrai chef de guerre. Il avait commandé et déployé le bataillon des parachutistes sénégalais au Zaire (actuelle Rd Congo), précisément au Kolwezi en 1978. Dans sa retraite, le colonel Ousmane Ndoye qui suit de prés l’actualité africaine, nous donne son point de vue sur la situation au Burkina Faso et livre son expertise sur les Armées africaines face à la démocratie. Entretien…

Mon colonel, comment analysez vous la situation au Burkina Faso provoquant la fuite du président Blaise Compaoré ?

Ousmane Ndoye : C’était prévisible ! Au contraire, ce soulèvement populaire provoquant la chute du régime de Blaise Compaoré est venu tard. Car durant les vingt sept ans de règne du président Blaise Compaoré, le spectre de l’assassinat de Thomas Sankara a toujours hanté le peuple Burkinabe sur fond de vengeance. De même que certains soldats, sous-officiers et officiers à pour qui Thomas Sankara était un modèle, une référence et un exemple. En un seul mot, les jeunes burkinabés et autres «sans-voix» avaient fait de Thomas Sankara leur idole. D’ailleurs, c’est ce qui justifiait les nombreuses tentatives de renversement ou de vengeance contre le régime de Blaise Compaoré. Aujourd’hui, force est de constater que le peuple a réussi à le faire à la place de l’Armée. Seulement, Blaise Compaoré doit remercier le Ciel d’avoir couvert sa fuite, car si c’était un coup d’Etat militaire digne de ce nom, je voyais mal un Blaise s’en sortir indemne !

La façon dont les peuples africains se révolte contre leur régime, n’est-elle pas un signe marquant la fin des dictatures ou des règnes sans partage…

Ah oui ! Rien n’est plus comme avant en Afrique où les présidents s’accrochent longtemps au pouvoir. C’est fini ça ! Les peuples africains sont devenus murs et intelligents, ils ont un niveau d’instruction enraciné dans la démocratie. Cette prise de conscience leur permet de prendre leur propre destinée en main. Et par tous les voies et moyens, quitte à se faire écraser par des chars de combats. La Tunisie, la Libye, la Cote d’Ivoire etc. sont des exemples récents qui illustrent ces aspirations démocratiques. Vous voyez ! Les peuples ne sont plus domestiqués par la dictature ou le système d’un règne sans partage. C’est fini ça !

Mon colonel, partout dans le continent africain, les régimes sont confrontés à des rebellions et autres conflits armés au point que l’Union africaine fait recours aux armées françaises ou étrangères. Quelle Armée faut-il pour l’Afrique ?

Il y a quelques années, j’avais fait une sortie exclusive dans les colonnes du « Témoin Hebdo ». Je le répète, d’abord quand on parle d’armée, on pense aussitôt à la sécurité qui est une notion difficile à appréhender. Dans sa définition littéraire, c’est une situation où l’on n’a aucun danger à craindre, alors qu’ici, il s’agit bien d’une traduction d’un principe de la guerre développé par Clausewitz et qui concerne la liberté d’actions. Donc avec l’Armée, on a une liberté et d’agir. Donc l’Afrique doit se doter d’une armée africaine ou des armées sous-régionales. Une armée forte et dissuasive pour freiner ou empêcher toute velléité. J’ai toujours soutenu que toute composition d’une Armée africaine doit tenir compte de la nature des troupes qui doivent être socialement et culturellement adaptables au milieu, sous peine de survenance de problèmes importants sur le terrain. Fort d’une grande expérience au Shaba, j’ai vécu la réalité sur le terrain de Kolwezi. Il est maintenant certain qu’il n’est pas simple de réunir une force homogène composée de troupes d’Afrique blanche et d’Afrique noire. Mieux, à Kolwezi, la durée du séjour a été plus supportable pour les contingents ayant réussi à intégrer les populations zaïroises que pour les soldats marocains ou français ou belges. Vous voyez, les différences culturelles entre les deux communautés sont telles que l’équité et tolérance y sont difficilement réalisables. D’où, la difficulté de créer et de commander une Armée africaine qui se veut homogène et efficace. Surtout avec une Armée dont le commandement est unifié. Donc votre question avait trouvé sa réponse en 1964 lors d’un sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) où le président Kwame Nkrumah du Ghana demandait avec insistance la création d’une Armée panafricaine et d’un gouvernement supranational africain. Le président Senghor et d’autres de ses pairs lui répondaient que la création d’une Armée panafricaine était un rêve fou. Aujourd’hui, cette Armée africaine est plus que d’actualité. Car aucune Armée régulière et républicaine d’un pays africain ne peut faire face à une rébellion interne ou à un soulèvement populaire. Et tant qu’il n’y a pas une Armée africaine forte et équipée, les rebelles et les terroristes défieront toujours les régimes en place.

Propos recueillis par Pape NDIAYE

Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais ( Novembre 2014)

Réunion du Groupe International de Contact s’ouvre aujourd’hui à Bangui

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DW / CNC: 11-11-2014.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Conférence-de-Presse-de-lAFDT-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conférence de Presse de l'AFDT centrafrique

Réunion du Groupe International de Contact s’ouvre aujourd’hui à Bangui

Une réunion du Groupe international de contact sur la République centrafricaine s’ouvre ce mardi à Bangui. Le pays est toujours à la recherche d’une porte de sortie après un conflit qui a causé des centaines de morts.

Cette rencontre qui survient après celle organisée en juillet dernier à Addis Abeba en Ethiopie verra la participation des représentants de la communauté internationale et régionale. A cette occasion, le Directeur du bureau français de Human Right Watch interpelle les autorités de transition centrafricaines pour lutter contre l’impunité.

Pour écouter Jean-Marie Fardeau, cliquez sur l’image ci-dessous !

DW

Coopération Centrafricano-Turque : 20 ordinateurs offerts par une agence turque à la mairie de Bangui

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Don d’une Agence Turque à la Mairie de Bangui. ©CNC

Coopération Centrafricano-Turque : 20 ordinateurs offerts par une agence turque à la mairie de Bangui

 

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC): 11-11-2014. Mme Léontine Yagba Weïbona, première Vice-présidente de la Délégation spéciale de la ville de Bangui a réceptionné, le 9 novembre 2014, à la mairie de Bangui, un don de l’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA) – don constitué de vingt ordinateurs tout équipé d’imprimante, onduleur, scanners et photocopieuse. M. Bekir Uysal, Ambassadeur de la Turquie en République centrafricaine, avec résidence en RD. Congo, accompagné de Mehmet Yazgan, Représentant de TIKA a personnellement remis le don. Ce geste n’est que l’aboutissement d’un vieux projet de la mairie de Bangui qui date de du 29 avril 2014, alors que Bekir Uysal effectuait ce jour, une visite de travail en Centrafrique. Le diplomate a rencontré la maire de Bangui, Hyacinthe Wodobodé qui lui a soumis le projet de fournitures de bureau informatiques, aux fins de la modernisation de ses services.

Don d'une Agence Turque à la Mairie de Bangui 2
Matériels informatiques remis à la Mairie de Bangui. ©CNC

Dans la demande Wodobodé, il n’y avait pas que d’ordinateurs, car selon le Représentant de TIKA, Mehmet Yazgan : « il s’agit de votre sollicitation des ordinateurs avec leurs équipements, deux bennes, deux vidangeuses et la connexion Internet pour la mairie. Pour les dispositions budgétaires pour l’année 2014, la présidence de la TIKA a décidé de fournir des matériels cités dans la liste. Ces matériels seront envoyés à l’aéroport de Bangui le plus tôt possible. Nous vous souhaitons de vous occuper du dédouanement des équipements, leurs transports et les procédures d’installation pour les unités concernées. » Histoire de dire que la remise d’ordinateurs du 9 novembre dernier est la toute première phase de cette aide de la Turquie à la mairie de Bangui.

La satisfaction de la première Vice-présidente de la mairie, Mme Léontine Weïbona est bel et bien à la hauteur du geste de la coopération turque. Selon elle, « Ces dons viennent à point nommé et permettront à la mairie de Bangui de doter ses services d’outils modernes et performants pour pouvoir fournir en temps réel, les informations dont elle a besoin pour la mise en œuvre de son plan d’action communal. » a relevé la numéro 2 de la mairie de Bangui qui a témoigné de la reconnaissance de son institution vis-à-vis de la Turquie et du peuple turc.

De son côté, Bekir Uysal a tenu à souligner l’importance de la coopération centrafricano-turque, mais et surtout, le diplomate a formulé le vœu de voir les centrafricains prendre leur destin en main et de comprendre que la situation que la RCA traverse n’est pas une fatalité : « Les communautés intelligentes ont su toujours surmonter tous les problèmes avec bon sens. Je souhaite que la République centrafricaine résolve tous ses problèmes internes avec la capacité, le potentiel et la volonté dont elle dispose déjà et qu’elle émerge avec ses richesses humaines, intellectuelles, économiques et qu’elle prenne la place qu’elle mérite dans le monde moderne » a conclu le diplomate turc.

Remise symbolique ordinateurs
Remise symbolique d’ordinateurs. ©CNC

Rappelons que ces dons seront répartis entre le cabinet du maire de Bangui, le Secrétariat général de la mairie centrale, les Directions des services financiers, des ressources humaines, des affaires communales, les huit arrondissements de la capitale et le Secrétariat permanent de l’Amicale des maires de Centrafrique (AMCA).

Toutefois, d’importants chantiers ont été annoncés par l’ambassadeur, à l’image de la construction des ponts cassés qui perturbent la circulation urbaine dans la capitale.

maine. »

©CNC / Bangui / Fred Krock