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Centrafrique: la Présidente Catherine Samba- Panza ne dort plus dans sa résidence de Ngaragba

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Corbeau News Centrafrique: 03-12-2014.

Catherine Samba-Panza de Centrafrique
©CNC.  Catherine Samba-Panza

Samba-Panza s’échoue contre l’écueil sécuritaire

Bunkérisée à Bangui depuis sa désignation, Catherine Samba- Panza ne parvient pas à endiguer la violence dans le pays, ni même dans la capitale. La preuve. Un optimisme de façade. Alors que le dernier rapport daté du 28 octobre du Conseil de sécurité́ des nations unies évoquait une “amélioration partielle de la situation sécuritaire à Bangui”, cette analyse est régulièrement contredite sur le terrain par des violences qui sont tout sauf résiduelles. Selon nos sources, les expatriés représentent désormais des cibles d’enlèvement privilégiées pour les groupes armés qui essaiment dans le pays, tandis que le banditisme sauvage prolifère. Ce dernier s’illustre en particulier par des vols de motos ou de véhicules dont les conducteurs sont, en général, abattus sur le champ. Ce contexte s’est tendu le 25 novembre, suite à de violentes échauffourées entre les prisonniers de la prison de Ngaragba et les militaires rwandais de la MINUSCA chargés de sécuriser le site. La violence des affrontements – certains
prisonniers étaient équipés d’armements (lance-grenades, grenades…) acheminés via des tunnels souterrains – a poussé la force Sangaris à prendre le relais des soldats rwandais, notamment en dépêchant des hélicoptères.
Ce sérieux incident a été́ quasiment passé sous silence par les autorités centrafricaines, mais aussi par la force française déployée dans le pays. Parmi les mutins figurait notamment le mercenaire belge François Toussaint, alias “General Ngoy”, cofondateur avec Armel Ningatoloum Sayo du mouvement de rébellion armée révolution et justice. Condamné le 23 janvier à la prison à perpétuité́ pour homicide par la justice belge, François Toussaint, qui se targue d’avoir été cham- pion du monde de kung-fu et l’ex-garde du corps du chanteur français Patrick Bruel, attend toujours son extradition vers la Belgique, où il doit purger sa peine.
Par ailleurs, cette violente mutinerie a poussé́ la Présidente Catherine Samba- Panza à ne plus dormir dans sa résidence située à quelques encablures de la prison de Ngaragba.

©Lettre de continent n*695 du 03 décembre 2014.

Centrafrique: Martin Ziguélé poussé par des vents favorables pour 2015

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Corbeau News Centrafrique: 03-12-2014.

Martin Ziguelé candidat à la prochaine élection présidentielle de 2015
Martin Ziguelé candidat à la prochaine élection présidentielle de 2015

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a mis fin à un faux suspense en désignant, le 23 novembre, son Président Martin Ziguélé, 57 ans, comme son candidat à la présidentielle de juin/juillet 2015. Le dernier Premier Ministre d’Ange-Félix Patassé, renversé par François Bozizé en 2003, se lance dans sa troisième campagne, après celles de 2005 et 2011. Ce diplômé́ en anglais et expert en assurances – il est administrateur de Sonar-IARD et Sonar-Vie au Burkina Faso, ainsi que de Star-Vie au Tchad – pilote un parti, membre de l’Internationale socialiste (IS), parmi les mieux structurés de Centrafrique. Martin Ziguélé dispose par ailleurs de nombreux relais en Afrique comme à l’étranger. Outre ses rapports amicaux avec le premier                     secrétaire du Parti socialiste (PS) français, Jean-Christophe Cam- badélis, il est proche de chefs d’État affiliés à l’IS, tels que Mahamadou Issoufou, Alpha Condé et Ibrahim Boubacar Keïta. Il souffre toutefois de la présence d’ex-caciques de l’ère Patassé au sein du bureau politique du MLPC, dont l’inspecteur général d’État Gabriel Jean Édouard Koyambounou ou Jacquesson Mazette. Ces personnalités sont perçues négativement par les Centrafricains car associées aux dérives du régime Patassé.

La Lettre du continent n*695 du 03/12/2014

Centrafrique: Christelle Sappot brille dans l’ombre de sa mère CSP

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Corbeau News Centrafrique (CNC) : 03-12-2014.

 

Christelle SAMBA-PANZA née SAPPOT
Christelle SAMBA-PANZA née SAPPOT

Christelle Sappot brille dans l’ombre de sa mère CSP

 

 

Inconnue avant de fréquenter les ors de la République Centrafricaine, Christelle Sappot, la fille ainée de Catherine Samba-Panza “CSP”, s’épanouit totalement dans l’ombre de sa mère. Outre la fonction de chef de cabinet de la présidente par intérim depuis la nomination de cette dernière en janvier, cette trentenaire gère les affaires financières de la présidence. A ce titre, elle dispose d’un droit de regard sur les fonds souverains et l’argent du palais. Ce n’est d’ailleurs pas une coïncidence si Christelle Sappot a été́ de toutes les missions sensibles destinées à lever des fonds à l’étranger. Ce fut le cas en mars à Luanda, lorsque CSP a reçu une aide – aujourd’hui très controversée – de 10 millions $ de la part de José Éduardo Dos Santos. Rien ne prédestinait cette jeune femme à de telles responsabilités. Née d’une liaison entre CSP et Jean-Claude Sappot, aujourd’hui retraité de l’Agence pour la sécurité́ de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) à Bangui, Christelle Sappot s’est surtout illustrée par le passé comme salariée au sein de la Société́ centrafricaine de cigarette (Socacig).

 

La lettre de continent n*695 du 03 Décembre 2014.

Les félicitations de la Minusca au peuple centrafricain à l’occasion du 56ème anniversaire de la RCA

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Myriam DESSABLES, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la Minusca. ©2014CNC

Les félicitations de la Minusca au peuple centrafricain à l’occasion du 56ème anniversaire de la RCA

Bangui -Corbeau News Centrafrique: 02-12-2014. 1er décembre 1958 – 1er décembre 2014 cela fait 56 ans aujourd’hui que l’Oubangui Chari est devenu République centrafricaine sous l’impulsion du président fondateur, Feu Barthelemy Boganda. Cependant, la commémoration de ce 56ème anniversaire intervient à une période particulière, laquelle est marquée d’emblée par le chaos dans lequel se trouve le pays, puis par les efforts tous azimuts de relèvement et de sortie de crise. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a tenu à saluer tout particulièrement les efforts consentis par les autorités de la transition pour trouver une porte de sortie de crise. C’est dans un communiqué de presse signé, mardi 2 décembre 2014 que la force de maintien de la paix de l’Onu a présenté ses félicitations aux autorités de la transition, ainsi qu’au peuple centrafricain tout entier. « La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) salue la célébration de la fête nationale du 1erdécembre 2014 » peut-on lire entre les lignes de ce communiqué de presse.

Toujours selon le document, « la présente édition de la fête nationale, célébrée sous le signe de l’engagement des autorités de la transition à restaurer l’autorité de l’Etat à travers tout le pays, a été l’occasion pour la Minusca d’apporter un soutien logistique et sécuritaire, les 29 et 30 novembre, aux Ministres Résidents, afin d’assurer leur déplacement vers les différentes préfectures du pays.  Ces visites ont permis aux Ministres Résidents de rencontrer les populations locales et de lancer des appels à l’Unité nationale et à la réconciliation. »

Pour finir, la Minusca s’est sentie domptée d’une nouvelle énergie de voir que les autorités de la transition elles-mêmes et le peuple centrafricain ont résolument pris la mesure de la situation dans le pays et sont décidés à trouver des solutions durables. Fort de cela, la force de maintien de la paix n’entend guère laisser seuls l’Etat et le peuple centrafricain se démerder. « La Minusca réaffirme sa détermination à mettre en œuvre son mandat de protection des civils, d’accompagnement de la Transition et d’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire. » comme il est mentionné dans le même document.

La complicité entre peuple et Etat centrafricains avec l’appui de la communauté internationale, notamment la Minusca reste la voie incontournable pour la sortie de crise en Centrafrique.

Bangui / Fred Krock / ©Corbeau ews Centrafrique

Lu chez les voisins / RCA : Vers un renouveau politique

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Corbeau News Centrafrique (CNC): 02-11-2014.

Les Chefs Anti-Balaka annoncent la fin de lutte arnée en Centrafrique
©corbeaunews-centrafrique.org(CNC)

Vers un renouveau politique

En République centrafricaine (RCA), les différents acteurs de la scène politique affûtent leurs armes. En ligne de mire, l’élection présidentielle de 2015. Dans cette perspective, les Anti-balaka du nom de  cette milice armée qui a endeuillé des dizaines de familles centrafricaines, à travers notamment le massacre des musulmans, ont décidé de tourner la page de la rébellion et de se muer en parti politique. On se rappelle que leurs ennemis jurés, les Séléka, étaient parvenus à la même idée, en décidant  de transformer leur milice armée en parti politique. En décidant ainsi de tourner la page sombre de leur histoire et de se présenter désormais comme une entité politique fréquentable, les leaders de l’ex-milice armée opèrent un véritable changement, une avancée dans la bonne direction, celle souhaitée depuis longtemps par les autorités centrafricaines et la communauté internationale.

Toutefois, quelques inquiétudes subsistent, qui appellent en même temps à modérer les espoirs nés de cette annonce. En effet, en même temps que le coordonnateur de ce nouveau mouvement annonce qu’ « aucune personne  ne doit faire usage de ses armes pour quoi que ce soit »,  le porte-parole du même mouvement, Emotion Namsio, affirme le contraire. « Personne ne deposera les armes tant que notre acte de bravoure ne sera pas reconnu » a-t-il lancé. En termes clairs, les anti-balaka attendent des autorités centrafricaines, que les membres de leur milice soient reversés dans l’armée nationale centrafricaine. Des contradictions entre les objectifs déclarés du mouvement et la volonté affichée de ses leaders. Des contradictions qui, malheureusement, laissent planer un doute sur la possibilité réelle pour cette milice de se transformer en parti politique.

Si cette mue est opérée sous les conseils de Bozizé, le nouveau parti ne fera pas de vieux os

Par ailleurs, il est notoire que conquérir le pouvoir d’Etat, demande une mobilisation de moyens financiers énormes. Chose qui ne semble pas être garantie pour les ex-combattants, les anti-balaka, qui pourraient être tentés de faire un appel du pied à leur mentor Bozizé, afin qu’il mette la main à la poche. Pourtant, pour réussir cette mue et être vraiment crédibles, les  désormais ex-anti-balaka devraient tout faire pour s’affranchir de la tutelle de ce monsieur. Mais en ont-ils seulement les moyens ? Pas si sûr. Or, si cette nouvelle mue est opérée sous les conseils de Bozizé, il est certain que le nouveau parti ne fera pas de vieux os. Pourtant, s’il ne bénéficie pas d’un  appui financier solide, il ne fera que battre de l’aile pendant un temps, avant de mourir de sa belle mort.

Mais il y a des signes qui ne trompent point. Le fait que le coordonnateur de ce mouvement, Patrice Ngaïssona soit un ancien ministre de Bozizé en dit long sur le rôle que ce dernier est en train de jouer en coulisses. Comment pouvait-il en être autrement d’ailleurs? A partir du moment où Michel Djotodia prépare son retour sur la scène politique derrière une Séléka muée en parti politique, il fallait bien attendre la réplique de son ennemi intime François Bazizé. Quand l’un est quelque part, l’autre n’est jamais loin.

Dieudonne MAKIENI

©lepays.bf

Centrafrique : un ex-FACA tué, un autre blessé par la Séléka

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Corbeau News Centrafrique: 02-12-2014.

les miliciens de la Séléka à Bangui
©AFP

Centrafrique : un ex-FACA tué, un autre blessé par la Séléka

 

Un sergent présumé des ex- Forces armées centrafricaines a été tué et un autre blessé lors d’ un incident avec les ex-rebelles de la Séléka mardi à Bambari ( centre), la veille d’une visite dans cette ville du président du Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire), Alexandre Ferdinand Nguendet, ont rapporté ces individus armés eux- mêmes à Xinhua.

Pour la première fois depuis le début de la crise centrafricaine et sa désignation en 2013, le président du CNT a prévu de se rendre mercredi à Bambari, a fait savoir dans un entretien téléphonique mardi soir à Xinhua le général Joseph Zoundéko, commandant de la branche militaire du Rassemblement patriotique pour le renouveau en Centrafrique (FPRC), nouvellement créé sous sa houlette.

En prévision de cette visite inscrite dans le cadre du processus de normalisation et de réconciliation nationale en cours dans le pays, un groupe présumé des ex-FACA à bord de cinq à six véhicules pick-up ont débarqué dans cette ville qui figure parmi de nombreuses autres sous contrôle de l’ex-rébellion, à en croire l’ex-dirigeant rebelle.

Lors d’une rencontre avec les ex-Séléka dont la plupart sont issus de l’ex-armée nationale non encore opérationnelle depuis le début de la crise à cause de la désertion de beaucoup de soldats, un combattant de l’ex-alliance rebelle s’est saisi de l’arme d’un ex-FACA qu’il a utilisée par la suite pour abattre un autre ancien militaire, selon le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole des ex- Séléka.

L’incident se serait produit mardi après-midi aux environs de 16h00 (locales, 15h00 GMT). En plus de cette victime, le bilan provisoire fait état d’un autre blessé dans les circonstances non élucidées et transporté à l’hôpital, a précisé à son tour le général Zoundéko qui s’est dit “étonné” de la visite d’ex-FACA à Bambari, alors que pour l’heure la République centrafricaine (RCA) ne possède pas une armée.

“J’ai appelé le ministre d’Etat chargé de la Défense (Aristide Sokambi) qui m’a répondu que des ex-FACA n’ont pas été envoyées à Bambari”, a-t-il dit, ajoutant que la sécurité dans cette ville est assurée par la police et la gendarmerie nationales, sous l’ encadrement des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (Minusca) appuyés par la force française Sangaris et la force européenne Eufor.

“C’est une provocation du gouvernement, mais nous déplorons tout de même cet acte, comme il y a eu mort d’homme”, a de son côté souligné le colonel Narkoyo.

L’incident déclaré n’a toutefois pas provoqué de tension à Bambari,restée dans un calme apparent, laissent entendre les deux ex-dirigeants rebelles. F

 

254 véhicules des USA pour les forces onusiennes (MINUSCA) en RCA

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Corbeau News Centrafrique: 02-12-2014.

 

Aéroport de Bangui fermé provisoirement

254 véhicules des USA pour les forces onusiennes en RCA

 

Le gouvernement américain a remis mardi à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République centrafricaine (Minusca) 254 véhicules militaires d’un montant de plus de 28 milliards de FCFA.
Ce don, selon l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, s’inscrit dans le cadre des relations bilatérales entre le gouvernement américain et les pays contributeurs des troupes de la MINUSCA : le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon et le Rwanda.
Symboliquement quinze véhicules de différentes marques, faisant partie du lot, ont été remis lors de la cérémonie qui s’est déroulée au Camp Mpoko à Bangui en présence du ministre d’Etat centrafricain de la Défense nationale, Aristide Sokambi, du chef d’état-major de la MINUSCA, le général Martin Tumenta Chomu et du corps diplomatique.
‘’Au terme de leur mandat ici en République Centrafricaine, ces pays peuvent disposer de ces véhicules”, a déclaré le chargé d’affaires près l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Centrafrique, David Brown.
Toutefois, a-t-il indiqué, ‘’une formation en conduite et en MAINTENANCE de ces véhicules sera assurée par les techniciens américains”.
‘’Ces véhicules pourront faciliter l’importante mission des contingents de la Minusca et aider à ramener d’une manière durable et définitivement la paix en Centrafrique”, a-t-il estimé.
Pour le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Toussaint Kongo Doudou, ces véhicules constituent un geste fort du gouvernement américain en appui à la MINUSCA.

‘’Ce geste, a-t-il dit, démontre la détermination des USA d’accompagner le processus de la stabilisation et de la quête de la paix et de la réconciliation nationale en Centrafrique”.

Par: APANews

RCA: communiqué du PRP sur la célébration du 1er décembre, jour de proclamation de la République Centrafricaine.

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Un Dieu-Un But-Une Destinée

 

Communiqué du PRP sur la célébration du 1er décembre, jour de proclamation de la République Centrafricaine.

Centrafricaines,

Centrafricains,

Chers compatriotes,

Ce 1er Décembre 2014 marque le 56ème anniversaire de la fondation de la République Centrafricaine par le défunt président-fondateur Barthélémy Boganda. Près de 60 ans après cette fondation étatique sous le régime de la République, force est de constater que cette construction est un échec cuisant qui ne peut en aucun donner le sourire, la joie, ou la gaieté au peuple centrafricain.

Les fonctionnaires ne perçoivent ni convenablement, ni régulièrement leur paie et enregistrent des arriérés de salaire astronomiques, les paysans dans le désarroi ne peuvent plus cultiver leurs champs sans se faire agresser pour ceux qui ont encore la chance de disposer de réserves de semences et de matériels rudimentaires, les femmes chevilles ouvrières du commerce et de la transformation agro-alimentaire sont démunies face à l’assèchement des sources de financement, les élèves et étudiants sont englués dans les perturbations systémiques du calendrier scolaire et universitaire, les jeunes gens se sont installés quasi-définitivement dans une endémie de chômage qui leurs ouvre que la porte du banditisme et de la prostitution, les forces de sécurité et de défense sont humiliés par leur mis à l’écart et leur traitement indigne et la communauté internationale perd tout espoir face au marasme centrafricain.

Non vraiment, chers compatriotes, en ce 56ème anniversaire de la République centrafricaine, il n’y a pas de quoi pavoiser car il n’y a malheureusement rien à fêter, ni rien à célébrer, mais seulement du sang et des larmes.

Nous aurions voulu avoir tort, mais force est de constater que le régime de la « république » est une impasse voire un danger mortel pour la Centrafrique. Faudra-t-il attendra la dissolution complète de notre pays pour enfin commencer à réfléchir très sérieusement sur ce modèle politique qui est intrinsèquement incompatible à notre habitus, à nos coutumes, à notre culture, à notre Histoire ?

Par la force des choses nous ne fêteront pas le 56ème anniversaire de la République centrafricaine, mais faisons en sorte de ne pas avoir à espérer à fêter le 57ème anniversaire qui ne sera pas plus heureux que celui-là.

En tant qu’hommes et femmes politiques, il nous appartient d’apporter des impulsions à la vie politique et de soutenir ces dernières par des initiatives audacieuses pour le bien commun. Cette audace intellectuelle, culturelle, technique, économique ne pourra jamais fleurir en Centrafrique sous le parapluie de la République. Ce n’est pas le Président du PRP Tahéruka Shabazz qui l’affirme, mais les 56 dernières années de notre cher pays sous l’égide de ce régime politique qui plaident pour cette conclusion irréfutable.

Ce pays a connu et connait encore aujourd’hui un réservoir quasi inépuisable d’hommes et de femmes travailleurs, vaillants, intelligents et patriotes, mais jamais cette richesse humaine n’a permis à la République centrafricaine de décoller dans un quelconque domaine que ce soit. Bien au contraire, nous nous enfonçons méthodiquement dans le pire qui soit année après année. Battant par là les plus tristes et sordides records de criminalité, d’atrocité, de misère et de barbarie que l’Afrique n’ait jamais enregistrée. Cela suffit !

C’est qu’il faut croire que ce régime politique incite au gouvernement des médiocres et à la passivité du peuple face à cette médiocrité. L’échec de la Transition est un bel exemple de ce que les lourdeurs de ce régime politique peuvent provoquer chez nous gouvernants. En effet, nous avons entendu le discours de Mme Catherine Samba-Panza, Présidente de la Transition, dont la faiblesse est patente en matière d’autorité. C’est que mécaniquement, cet appareillage de la République, dont elle reconnait elle-même qu’elle ne peut pas fêter les 56 ans avec le faste qui convient, ne conduit qu’au chaos, qu’à la désolation, qu’aux désillusions.

S’il est vrai que Barthélémy Boganda était un visionnaire, il faut reconnaitre que comme les grands hommes de sont époques il fut un temps accessoirement épris de certaines « fausses valeurs » ou « contre-valeurs » diffusées par « République » coloniale française, ce qui l’a conduit a pêché politiquement en proposant à la Centrafrique ce régime politique (la République) qui est carrément un « cadeau empoisonné » de Jacques Foccart, le Monsieur Afrique du Général De Gaulle, qui sont pour nous autres patriotes centrafricains et panafricains des fossoyeurs de la liberté et des droits inaliénables des populations africaines.

Aussi puisse ce 56ème anniversaire faire date comme le premier jour de la remise en cause totale de cette « République » qui n’a jamais apporté la paix, le bonheur, la prospérité et la stabilité à nos compatriotes. En tant que Président du PRP, je suis bien conscient que cette réflexion va à contre-courant de ce que la classe politique centrafricaine dans sa globalité pense, et même de ce pourrait penser la majorité des Centrafricains. Mais il faut que quelqu’un ait le courage d’identifier et de mettre le doigt sur le mal profond qui frappe notre pays en dehors des questions d’incompétences. Nous devons nous demander comment se fait-il que ce régime politique qu’est la république permet aux plus nuls d’entre nous de nous diriger ? Comment se fait-il que se soit toujours ce même profil qui soit promu ? Pourquoi n’existe-t-il pas de filtre pour empêcher cela ?

Demain nous irons au « Dialogue National », et si cette question n’est pas mis sur la table, il est à parier que nous nous retrouverons dans un an encore plus démunis qu’aujourd’hui pour « fêter » un anniversaire qui nous rappellera inlassablement comme nous sommes miséreux face au reste du monde qui progresse. Il est temps de se doter d’Institutions solides, plus en conformité avec notre éthos, capables d’empêcher des « aventuriers » et autres dictateurs analphabètes et sanguinaires d’accéder, par les armes pou non, à des postes de responsabilités dans l’appareil d’Etat.

Aussi pas plus que les autres années je ne fêterai la « République », en revanche avec l’aide de Dieu et de tous les Centrafricains de tout horizon, de toute condition, de toute confession, de toute corporation, je travaillerai à améliorer l’écosystème politique, économique, culturel et social de la Centrafrique.

Que Dieu bénisse l’Afrique, qu’Il bénisse la Centrafrique.

Le: 1er Décembre 2014

Taheruka Shabazz,

Président du Parti du Renouveau Panafricain

RCA: COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MOUVEMENT DE LIBÉRATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (M.L.P.C.)

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MOUVEMENT DE LIBÉRATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU M.L.P.C.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.) s’est réuni en congrès extraordinaire le samedi 22 novembre 2014 à Bangui pour organiser des élections primaires internes en vue de désigner son candidat à la future élection présidentielle en République Centrafricaine.

À l’issue de ces assises, le Camarade Martin ZIGUELÉ, le Président du Bureau Politique National a été élu par acclamation et investi pour représenter le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.) à la prochaine élection présidentielle en République Centrafricaine.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.) tient à féliciter et encourager ses vaillants militants venus nombreux des Fédérations de Bangui, de provinces, et de l’extérieur pour participer à ce congrès extraordinaire qui marque le début de la grande mobilisation pour les échéances électorales de 2015.

 

 

Fait à Bangui, le 24 novembre 2014

 

Le Sécretaire Général du parti

Secrétaire du Bureau du Congrès Extraordinaire

Étienne MALEKOUDOU

 

Communiqué de presse du MLPC
Communiqué de presse du MLPC

Centrafrique: autour du ballon rond, chrétiens et musulmans du Km5 célèbrent le 1er Décembre

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Match à KM5 entre Chrétiens et Musulmans

Autour du ballon rond, chrétiens et musulmans du Km5 célèbrent le 1er Décembre

Corbeau News Centrafrique (CNC) – Bangui (RRCA): 02-12-2014. Alors que les manifestations habituelles inscrites dans le cadre de la célébration de la fête du 1er Décembre, commémorant la proclamation en 1958 de la République centrafricaine sont purement et simplement annulées à cause de l’insécurité, les musulmans et chrétiens du 3ème arrondissement de Bangui festoient sous le signe de la cohésion sociale. Il s’agit d’une initiative de l’Association ‘’Les Frères Centrafricains’’ fondée par l’honorable Anatole Koue.

C’est au tour du ballon rond qu’Anti-balaka, Séléka, musulmans et chrétiens ont manifesté sur le terrain du Lycée de Fatima. « Si le sport unit le peuple, il est ainsi d’une grande valeuret vecteur de la paix et de la cohésion sociale qui manquent cruellement aujourd’hui aux Centrafricains. C’est pour cela que nous avons initié cette rencontre qui regroupe chrétiens et musulmans confondus avec nos amis des forces internationales pour sensibiliser sur la nécessité de faire la paix entre nous. » a indiqué l’honorable Koue pour expliquer le but de la manifestation. Il ajoute, « Nous allons poursuivre ces genres d’activités jusqu’à ce qu’il y ait libre circulation dans tous les milieux jugés inaccessibles aujourd’hui. », allusion faite ainsi aux quartiers Boy-Rabe, Km5, Gobongo…

Match KM5  entre Chrétiens et Musulmans
Match KM5 entre Chrétiens et Musulmans

En ce qui concerne le match, les deux équipes A et B sont constituées de chrétiens et musulmans confondus, ainsi que quelques éléments de Sangaris et Minusca. Le score final est de 3-2 en faveur de l’équipe A. Faut-il le rappeler que le match s’est déroulé sans incident. L’ambiance a été à la fête. Spontanément, un désir de sillonner ensemble les rues désertes de Km5 s’est emparé de la foule en liesse qui s’est promptement ébranlé sur l’avenue Koudoukou jusqu’à la limite du 5ème arrondissement pour poursuivre sa marche jusqu’à la hauteur du Complexe sportif Barthelemy Boganda où se trouve le cabaret du président de l’association ‘’Les Frères Centrafricains’’ Anatole Koue.

Le président de la jeunesse musulmane, Amed Youssouf a fait part de sa satisfaction : « cette démonstration d’amour et du vivre ensemble peut démentir les arguments qui diabolisent le Km5 et inciter, sinon convaincre les chrétiens à se rendre librement au Km5. Quant à nous, musulmans de Km5, la rencontre de ce soir est la preuve de la volonté des uns et des autres de voir la paix s’instaurer à nouveau entre chrétien et musulman existe bel et bien mais reste qu’à être capitaliser au maximum. »

En somme, le geste de l’association ‘’Les Frères Centrafricains’’ démontre que seule l’action gouvernementale ne saurait remettre la RCA sur les rails en ce qui concerne la cohésion sociale. C’est pourquoi, les Ongs et autres associations sont attendues sur ce terrain pour faire du revivre ensemble une réalité en Centrafrique.

Bangui / Fred KROCK / CNC

Marseille: L’association, A Séwa ti Bé-Africa, organise, une soirée de réflexion et festive à l’occasion de la fête de l’indépendance de la RCA

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©CNC

 

COMMUNIQUÉ DE L’ASSOCIATION “A SÉWA TI BÉ-AFRICA”

L’association, A Séwa ti Bé-Africa (Les Familles centrafricaines) organise,

 

Le samedi 6 décembre 2014 à partir de 19:00

Dans le salon Mandela au restaurant Téranga

15 rue Mazagran, la rue qui passe devant le lycée Thiers,

13001 Marseille

Une soirée de réflexion et festive à l’occasion du 56ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine.

Entrée : libre participation pour couvrir les frais de location la salle

Tenue correcte exigée

Métro Noailles.

Vision de la « République » selon Barthélémy BOGANDA, père fondateur de la RCA

« Le territoire de l’Oubangui-Chari a été proclamé le 1er décembre 1958, « République », dénommée « République Centrafricaine »

« ce jour là nous sommes sortis de l’anarchie où nous vivions ;

Nous sommes sortis du tribalisme ;

Nous sommes sortis du clanisme.

« Nous sommes sortis des petites familles, des petits clans, des petites tribus.

« Nous sommes désormais, depuis le 1er décembre 1958, un « Etat », c’est-à-dire « un Peuple organisé ».

Et en tant que Peuple organisé, nous devons avoir des « Lois ».

 

Barthélémy BOGANDA, proclamation de la République Centrafricaine devant l’Assemblée, le 1er décembre 1958

Célébration stratégique du 56ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine

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Ministre d’Etat Aristide Sokambi. Photo; CNC

Célébration stratégique du 56ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine

Tant bien que mal, le peuple centrafricain a célébré le 1er Décembre, date anniversaire de la proclamation de la République. 1er Décembre 1958 – 1er Décembre 2014, voilà 56 ans que l’Oubangui-Chari est devenu la République centrafricaine. Fête nationale et occasion de jouissance populaire, où le peuple centrafricain d’Obo à Nola, de Ndélé à Mongoumba célèbre toujours ensemble le fruit de ses efforts, le 1er décembre 2014 n’a pas tenu le pari habituel. Le gigantesque défilé traditionnel a été retiré des manifestations. A Bangui, seuls les officies religieux la veille et une cérémonie de remise des décorations sur l’Avenue des Martyrs ont marqué la célébration.

Toutefois, la célébration de cette année reste stratégique à deux niveaux, à savoir au niveau politique et au niveau de l’approche de la résolution de la crise en cours. Sur le plan politique, le gouvernement de transition, malgré les conditions sécuritaires et humanitaires hostiles, a bien voulu maintenir cette fête afin de donner à espérer au peuple que l’Etat peut toutefois renaitre de ses cendres. Evidemment, tous les offices religieux se sont très bien déroulé et ont connu une forte mobilisation des fidèles, que ce soit à la Mosquée centrale, à la Cathédrale Notre dame de l’Immaculé conception, à l’église Baptiste de Grémboutou. Sur l’avenu des Martyrs, des milliers de centrafricains se sont déplacé pour congratuler leurs proches heureux récipiendaires ayant arboré des mains des membres du gouvernement dont Bounadélé Koumba des Finances, Aristide Sokambi de la Défense et Eugénie Yarafa des Affaires sociales, des distinctions honorifiques décernés à cette occasion.

Décoration Bangui fête de l'indépendance 2014
©2014CNC

Sur le plan de l’approche de la réconciliation nationale, la présidente de la transition, Catherine Samba Panza a déployé tous les ministres résidents à l’intérieur du pays où ils ont la triple mission d’abord, de célébrer le 1er Décembre avec les centrafricains de leurs préfectures de juridiction, ensuite de livrer un message fort à ces derniers et enfin, engager in-situ, le dialogue à la base. S’agissant de ce dernier aspect, le ministère de la Réconciliation nationale a initié un séminaire gouvernemental en amant, à l’occasion duquel, Mme Jeannette Déthoua ministre en charge de la réconciliation a déclaré : «  D’ici début janvier, se tiendra le forum national de Bangui où toutes les entités sont conviées à y participer. En prélude à ce forum, le Chef de l’Etat de transition a pris l’initiative d’envoyer les ministres résidents dans leurs préfectures pour passer la fête du 1er Décembre. Cette descente sera l’occasion pour passer un message fort à la population à la base sur ce forum national pour permettre aux délégués qui viendront à ce forum de Bangui d’émettre déjà leurs préoccupations à prendre en compte dans ce forum. Quant à ce séminaire, il doit permettre aux membres du gouvernement de s’approprier effectivement du processus de réconciliation nationale avant de descendre dans l’arrière-pays. Dans tous les pays au monde, lorsqu’il y a la crise, il est indispensable d’écouter les uns et les autres et à tous les niveaux. »

Somme toute, même si l’aspect festif n’est pas au rendez-vous, la sollicitude stratégique du gouvernement l’est à plus d’un titre, car le déploiement de certains ministres à l’intérieur du pays a obligé certains directeurs des services décentralisés de l’Etat confinés à Bangui pour cause d’insécurité à repartir dans leurs zones de juridiction, afin de redonner vie à l’autorité de l’Etat sur l’étendue du territoire national. Autrement dit, ce 1er décembre 2014 aura eu le mérite d’avoir impulsé le redéploiement de l’administration. Il suffit qu’avec le concours des forces étrangères, cet acquis soit maintenu et sauvegardé pour que la vie renaisse progressivement en province.

Bangui / Jacob LEREST / Corbeau News Centrafrique

Centrafrique: Jean Barkes Ngombe-Kette annonce sa candidature pour la présidentielle 2015

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Jean Barkes Ngombe-Kette. ©2014CNC

Jean Barkes Ngombe-Kette annonce sa candidature pour la présidentielle 2015

Corbeau News Centrafrique (Bangui): 01-12-2014.   A sa résidence privée sise, au Centre-ville, en face du lycée Charles De Gaule, l’ancien Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui et malheureux candidat à la présidence de la transition en cours, M. Jean Barkes Ngombe-Kette a annoncé, dimanche 30 novembre 2014, en fin de soirée, sa candidature à la présidentielle de 2015.

Cette annonce intervient à une période très délicate en République centrafricaine où les centrafricains recherchent le chemin du retour à la légalité constitutionnelle. A cet effet, le décor est déjà planté comme quoi, les élections seront organisées très bientôt, notamment en juin ou juillet prochain. Et les déclarations de candidatures fusent de toute part et sans cesse. Mais comment justifier la motivation de Jean Barkes Ngombé-Kette d’entrer dans le jeu ? « Les compatriotes épris de paix et de développement ne cessent de m’interpeller autour de la même question, à savoir : ‘’Monsieur le Maire, seriez-vous candidat à l’élection présidentielle ou pas ?’’ Et selon ma réponse, certains ont cherché à me convaincre en disant, ‘’Monsieur le Maire, il faut oublier ce qui s’est passé au CNT, en janvier 2014’’. Et comme si, pour me consoler davantage, en me rappelant ceci : ‘’Monsieur le Maire, il faut savoir que le CNT n’était pas la voix du peuple. Mon Dieu, que c’est rassurant ! Mes chers compatriotes, vous qui avez placé en moi, vous qui m’avez vu donner un minimum de moi hier, vous qui témoignez souvent mes exploits et mes prouesses : ‘’On a vu tout ce que Barkes a fait hier avec un tout petit mandat de Maire, si demain on lui donne un mandat présidentiel, il en fera beaucoup plus pour notre pays’’ » a expliqué le candidat avant d’annoncé « Devant une telle sollicitation, comment pourrais-je continuer à rester indifférent ? C’est une grande responsabilité hautement nationale et vous me le demandez avec si grande importance c’est parce que vous avez trouvé en moi, et compris aussi que je dispose des qualités et des capacités requises pour conduire la prochaine destinée de la République. Sur ce, je déclare officiellement et solennellement ce jour, 30 novembre 2014, ma candidature à la prochaine élection présidentielle en Centrafrique. »

les invités de Monsieur Ngombé-Ketté
©2014CNC

Il convient de rappeler qu’avec une équipe dynamique, Ngombe-Kette avait fait de Bangui la Coquette, à un moment donné, une ville attrayante où il faisait beau vivre. D’aucuns en parlaient avec une certaine fierté à l’époque. « Je vous voudrais encore vous faire rêver à nouveau et en plus grand cette fois-ci. J’aime les défis et faire de la République centrafricaine, notre pays, la petite Suisse de l’Afrique centrale demain. C’est un défi que je m’impose d’entrée, si vous me donnez l’occasion de le relever. » a-t-il indiqué.

Enfin, cette offensive en politique de l’ancien Maire de Bangui sera accompagnée par la Fondation pour la reconstruction de Centrafrique (FRC), créée novembre 2013 et s’étant déjà implantée dans les arrondissements de Bangui et quelques villes de province, ainsi qu’en Europe, notamment dans les villes de Bordeau, Toulouse, Paris et autres. « Plusieurs d’entre vous se posent déjà la question, à savoir une association pour l’accompagner et pourquoi pas un parti politique ? Je vous répondrais tous simplement : je ne suis pas un politique, mais un technocrate. Mais attention, un vrai technocrate, mais aussi un visionnaire, un pragmatique et un patriote qui veut faire du social et du développement pour le bien-être de ses compatriotes, afin que chacun ait un minimum vital dans un pays où il régnera désormais la paix et la stabilité durable. » a relevé M. Ngombé-Kette.

Pourvu que les élections se tiennent le plutôt possible, afin que la RCA retourne à la légalité constitutionnelle.

©2014 Corbeau News Centrafrique / Bangui / Fred Krock

Centrafrique: le “Collectif Touche pas à ma Constitution” réorganise son bureau d’Europe ( deux nominations)

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Corbeau News Centrafrique: 01-12-2014.

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

Décision de désignation

Vu la loi du 1er Juillet 1901,

Vu le statut et le règlement intérieur,

Vu le fonctionnement et l’organisation de la Représentation du Collectif«  Touche pas à ma Constitution  » en Europe,

Vu la Décision d’enregistrement dudit Collectif au Journal officiel en date de Juin 2012,

Vu la proposition de désignation au poste de Conseiller Porte- Parole adoptée en unanimité,

La représentation du Collectif «  Touche pas à ma Constitution  » décide ce qui suit :

Article1er: Monsieur SEKODE  NDEUGBAYI Chancel est désigné en qualité de Conseiller Porte- Parole pour l’Europe.

Article 2 : L aprésente décision prend effet à compter de la date de sa signature et sera publiée partout où besoin sera.

Fait à Paris, 01. 12. 2O14

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

Décision de désignation

 

Vu la loi du 1er Juillet 1901,

Vu le statut et le règlement intérieur,

Vu le fonctionnement et l’organisation de la Représentation du Collectif«  Touche pas à ma Constitution  » en Europe,

Vu la Décision d’enregistrement dudit Collectif au Journal officiel en date de Juin 2012,

Vu la proposition de désignation au poste de Conseiller Spécial Chargé de la Communication  adoptée en unanimité,

La représentation du Collectif «  Touche pas à ma Constitution  » décide ce qui suit :

Article 1er: Monsieur YANNICK -Olivier NAMBELE est désigné en qualité de Conseiller Spécial en matière de Communication pour l’Europe.

Article 2 : La présente décision prend effet à compter de la date de sa signature et sera publiée partout où besoin sera.

 

Fait à Paris, 01. 12. 2O14

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

 

Ampliations :

-Le Bureau Exécutif,

-L’intéressé,

-La Presse

 

Centrafrique: ”Le Pire peut encore arriver, mais le Meilleur est possible et préférable!”, selon un rapport de l’IIGC

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Corbeau News Centrafrique: 01-12-2014.

 

Institut International de gestion de Conflit
Institut International de gestion des Conflits

”Le Pire peut encore arriver, mais le Meilleur est possible et préférable!”, selon un rapport de l’IIGC

RAPPEL DU CADRE ET DU CONTEXTE DE LA MISSION

 

L’Institut International de Gestion des Conflits oeuvre depuis le début de l’année pour la Paix en République Centrafricaine. A travers ses travaux et analyses des raisons profondes de la crise centrafricaine, il a acquis la certitude que la période de la transition doit être le moment idoine pour chercher les solutions aux crises que connaît la RCA depuis plusieurs décennies. Il sensibilise sur la crise centrafricaine, développe des formations pouvant aider les acteurs à mieux conduire les processus de réconciliation en tenant bien compte des enjeux visibles et invisibles du conflit, effectue des suggestions sur la base de ses analyses aux différents acteurs impliqués dans la gestion de la crise. Conscient de l’influence potentielle des acteurs de la diaspora sur les populations dans leurs pays d’origine (un acteur de la diaspora est en lien avec, en moyenne une trentaine de personnes dans son pays d’origine), l’IIGC milite pour une meilleure prise en compte de la diaspora dans les mécanismes de résolutions de conflits. Ainsi donc, un de ses axes d’intervention dans la gestion de la crise centrafricaine est tourné vers la diaspora centrafricaine qui peut jouer un rôle majeur dans les processus de retour à la Paix et plus généralement du développement de la RCA. Mais le constat est manifeste : le rôle de la diaspora demeure quasi insignifiant et cela s’explique par plusieurs facteurs.

L’IIGC a alors entrepris, en tant qu’outil technique et méthodologique, une nouvelle approche pour soutenir et accompagner la concrétisation d’une contribution efficace et positive de la diaspora centrafricaine :

– Sensibilisation des acteurs pour une meilleure prise en compte du conflit en RCA.

– Conférence-débat sur le rôle des diasporas dans la résolution des crises et conflits dans les pays d’origine, Lille, le 15 février 2014.

– Séminaire des experts de l’Institut, portant sur la contribution de la diaspora centrafricaine dans la résolution de la crise, Paris, le 11 juillet 2014.

– Conversations centrafricaines de la diaspora, au Château Blanc de Thuméries, les 19 et 20 septembre 2014. Ces conversations ont rassemblé durant deux jours des Centrafricaines et Centrafricains tels que des représentants de la Séléka, des Anti- Balaka, des Centrafricaines et Centrafricains sans appartenances déclarées, des représentants des autorités de la transition ainsi que d’autres diasporas. Elles ont permis aux uns et aux autres, après un moment de formation sur les outils en médiation, négociation et gestion de conflits, d’échanger librement sur les raisons de la crise que vit leur pays et de tenter d’y trouver des solutions. Par ailleurs, a été mis en place un comité AD HOC de la diaspora pour la Paix en RCA. Le comité AD HOC n’est pas une association, ne dispose pas de bureau avec une hiérarchie, mais est un regroupement de filles et fils de la RCA travaillant dans la collégialité et bénéficiant de l’appui technique de l’IIGC.

Sa mission principale est d’asseoir un fonctionnement collégial avec les différents mouvements de la diaspora afin de conjuguer positivement toutes les dynamiques de paix, et ainsi les rendre plus lisibles et plus efficaces. Pour l’Institut, il était important d’innover par cette démarche expérimentale qui sans être exclusive, peut aider à fonctionner autrement et à mieux faire entendre la voix de la diaspora. Un processus d’évaluation est actuellement en cours pour évaluer sa pertinence, son fonctionnement et envisager au besoin les réorientations nécessaires.

– La conférence de presse avec le Comité AD HOC, le 18 octobre à Paris, sur la situation en RCA et le rôle de la diaspora.

 

– La production d’analyse et la sensibilisation des acteurs. Outre les raisons habituellement évoquées pour expliquer la crise centrafricaine, certains points de détails ont attiré l’attention de l’Institut. D’un côté, nous avons des Centrafricains de confession musulmane qui mettent en avant des discriminations systémiques et permanentes dont ils seraient victimes ; apportant ainsi d’autres éléments de lecture pour expliquer la prise des armes par la Séléka ou encore, l’attitude de certains Centrafricains de confession musulmane à l’arrivée de la Séléka.

D’un autre côté, des Centrafricains qui estiment que les populations ont toujours bien vécu ensemble et que cette distinction entre les musulmans et les chrétiens ne serait qu’une invention destinée à justifier l’injustifiable. La prise d’armes de la Séléka serait motivée par d’autres raisons que les considérations religieuses qui, elles, serviraient de prétexte.

Même si les Conversations Centrafricaines de la Diaspora des 18 et 19 septembre 2014 ont donné l’opportunité à chaque acteur de s’exprimer et de confronter les points de vue et les enjeux, il était important pour l’Institut d’aller directement sur le terrain pour mieux percevoir les réalités et ainsi permettre de calibrer ses analyses et son apport dans la gestion de la crise.

La mission du 31 octobre au 5 novembre 2014 a donc ainsi été décidée.

 

TÉLÉCHARGER L’INTÉGRALITÉ DU RAPPORT ICI: Rapport de mission de l’Institut International de Gestion des Conflits

 

Centrafrique: ” l’instabilité chronique nous a conduit au fond d’un gouffre” dixit Catherine Samba-Panza

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Catherine-Samba-Panza-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza de Centrafrique
Catherine Samba-Panza

 l’instabilité chronique nous a conduit au fond d’un gouffre” dixit Catherine Samba-Panza

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 01-12-2014.  1er décembre 1958, 1er décembre 2014, la République centrafricaine a 56 ans déjà. A l’occasion de la célébration de ce 1er décembre 2014, jour anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine, Catherine Samba-panza, Chef de l’État de transition, en profite pour s’adresser au peuple centrafricain. Une traditionnelle célébration de la proclamation de la République centrafricaine organisée tous les 1er décembre de chaque année. 

Malheureusement cette fois-ci, les années ne se ressemblent pas. Vu le contexte dans lequel la République centrafricaine se trouve, la commémoration de cette journée exceptionnelle dans l’histoire du pays n’est, hélas, pas la même. Au regard à cet aspect, la présidente de la transition veut changer le tempo. S’adressant à la nation, Catherine Samba-panza appelle le peuple centrafricain à la prise de conscience. Elle l’a fait savoir dans son discours aujourd’hui devant la presse nationale.

Ce 1er décembre 2014, nous célébrons le 56è anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine. 56 ans dans la vie d’une nation et d’une République digne de ce nom, c’est l’âge de toute une génération qui arrive à son apogée. Une génération qui a muri. Dans le contexte national actuel caractérisé par la persistance de la crise politico-militaire sur tout le territoire national, j’ai tenu à donner un caractère particulier à cette célébration en invitant chaque centrafricain, ou qu’il se trouve, à méditer sérieusement sur le bilan de ces 56 années et sur l’avenir de notre pays“, a interpellé Catherine Samba-Panza, présidente de la transition.

Donnant un caractère particulier à cet anniversaire de la République centrafricaine, Madame Samba-Panza n’a pas voulu, dit-elle, organiser des manifestations fastueuses au regard de la misère dans laquelle croupit la majorité des Centrafricains dont certains se trouvent encore en exil forcé tandis que d’autres ne peuvent regagner leur domicile.

“J’ai pris la mesure de cette situation en décidant que la fête de cette année se fasse de la manière la plus sobre possible, en solidarité avec tous ceux qui souffrent dans ce pays et dont certains n’auront pas un repas digne en ce jour mémorable“, a-t-elle souligné.

La présidente de la transition centrafricaine a vite compris le sentiment de centrafricain lambda pouvant se jouir d’une manifestation de grande envergure sur fond de la douleur et la misère en dépit de la crise qui persiste dans le pays. Elle a enfin constaté la situation chronique du pays 56 ans après la constitution et 54 ans après l’indépendance caractérisée par une léthargie, 56 ans de maturité, la République centrafricaine n’arrive toujours pas retrouver la stabilité considérée par la présidente, comme “havre de paix”. Un échec qui repose, selon madame Samba-Panza, sur la responsabilité collective de tous les Centrafricains. La responsabilité est, à cet effet, partagée puisque tout le monde a d’une manière à une autre contribué à la destruction du pays.

“Oui, l’instabilité chronique nous a conduit au fond d’un gouffre d’où nous éprouvons aujourd’hui d’énormes difficultés pour sortir. De BOGANDA à SAMBA-PANZA, en passant par DACKO, BOKASSA, DACKO, KOLINGBA, PATASSE, BOZIZÉ et DJOTODIA, l’histoire de la République centrafricaine a été celle d’une succession de tumultes, de désordres, de coups d’État, de mutineries et de rébellions armées, avec de très courtes périodes d’accalmie qui n’ont pas permis d’asseoir les bases d’un développement durable. Aussi bien du côté des gouvernants que des gouvernés, cette mentalité s’est manifestée par notre incapacitéà mettre en avant les intérêts supérieurs de notre pays “, a-t-elle ajouté.

L’alternative pour la République centrafricaine aujourd’hui demeure un changement radical de comportement de ses filles et fils afin de quitter l’état d’une République de l’immobilisme. La célébration de 56è anniversaire de cette année change de l’angle. Elle sera marquée par le déplacement des Ministres résidents dans les 16 préfectures de la République centrafricaine à l’initiative de la présidente de transition.

” Les ministres résidents auront ainsi l’occasion de plaider pour le dialogue comme dernier recours et de manifester la présence de l’autorité de l’Etat dans nos préfectures. La célébration m’offre aussi l’occasion d’appeler les partis politiques, la société civile, les communautés religieuses, les groupes armés, les femmes et les jeunes à se mobiliser pour les préparatifs du Forum national de Bangui du début du mois de janvier 2015 sur problèmes de la RCA, en vue de la réconciliation et de la reconstruction nationale”, a fait savoir Catherine Samba-Panza.

Dans son discours à la nation, la présidente de transition interpelle le peuple centrafricain au rassemblement pour, dit-elle, barrer la route définitivement au spectre du chao irrémédiable et surtout de la partition du pays agitée par, selon elle, les ennemis de la paix et de la réconciliation nationale. Elle a montré par la même occasion les piliers de son action axés sur la sécurité, les consultations populaires dans les 16 préfectures du pays pour, dit-elle, une véritable réconciliation à la base, le forum national de Bangui pour la refondation du pays sur de nouvelles bases et l’organisation des élections crédibles pour le retour apaiséà l’ordre constitutionnel.

Bangui/ Eric NGABA / Corbeau News Centrafrique.

Foot-Balla / Coupe CEMAC : la Centrafrique s’incline face à la Guinée équatoriale (0-4)

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Coupe CEMAC : la Centrafrique s’incline face à la Guinée équatoriale (0-4)

La 9ème édition de la Coupe de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEMAC) s’est ouverte officiellement aujourd’hui vers 16h, au stade de Nkoantoma, à Bata, avec la rencontre, dans la poule A, entre la Centrafrique et la Guinée équatoriale.

Les Fauves du Bas Oubangui ont été terrassés par le Nzalang Nacional qui l’a emporté sur le score de 4 à 0, avec des buts de : Viera Ellong Doualla (Camerounais naturalisé), Juvenal Edjogo-Owono Montalbán, Franklin Bama Yangoua (Camerounais naturalisé, jouant sous le nom de « Francisco Obama Ondo ») et Rubén Darío. Pour atteindre cet objectif, le Nzalang national s’est préparé au Brésil pendant un mois.

Cette large victoire est donc un bon présage qui redonne confiance du côté des supporters équato-guinéens, habillés aux couleurs nationales, tandis que le drapeau du pays flotte partout dans la ville. On pourrait y voir aussi d’ici peu quelques porcs-épics, la mascotte choisie par la Guinée équatoriale pour la CAN 2015.

Le tournoi de la sous-région qui met en rivalité six équipes nationales doit se poursuivre à Bata et à Malabo du 30 novembre au 14 décembre 2014. Les différentes sélections s’entraineront sur différents sites : Le Nzalang nacional de Guinée équatoriale à Mbini ; les Camerounais à Alep ; les Centrafricains près du stade de Bata ; les Gabonais au stade La Paz ; les Congolais près du stade de Malabo ; et les Tchadiens à Luba.

Par:  ©Marcos Edjo

RCA: COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU GÉNÉRAL ABDOULAYE MISKINE APRÈS SA LIBÉRATION

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Le Chef rebelle Abdoulaye Miskine et ses éléments en Centrafrique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU GÉNÉRAL ABDOULAYE MISKINE

À qui la faute? À qui la vérité? À qui la raison? Il appartient à chaque centrafricain de répondre à travers cette historique susmentionnée.

Le Général Miskine a été arrêté le 16 septembre 2013 pendant qu’il se rendait à Bertoua (Cameroun) pour des raisons sanitaires. Cette arrestation a été le fruit de la pure traitrise de certains compatriotes centrafricains qui ont de très bonne relation avec le Cameroun, puisque cette arrestation n’a pas de preuves. Les ennemis du FDPC ont de cette occasion pour en faire un règlement de compte. C’est pour cette raison que les éléments du FDPC ont utilisé les moyens qui sont en leur possession pour obtenir la libération de leur chef détenu injustement.

Le Général Abdoulaye Miskine n’a aucune raison d’accuser ou de condamner le Cameroun pour les moments durs connus pendant sa détention. Par contre il tient à remercier les autorités camerounaises pour leur bonne volonté politique et leur considération à l’égard du FDPC. Par ailleurs, le Général Miskine demande la compréhension des autorités camerounaises relative aux actes d’enlèvement commis par les éléments du FDPC sur les citoyens camerounais, ces actes ne sont autres que des manipulations politiciennes mettant tout en œuvre pour enfoncer le Général Miskine à croupir définitivement en prison. Encore, le Général Miskine demande pardon à tous les otages et à toute leur famille respective.

Le FRONT DÉMOCRATIQUE du PEUPLE CENTRAFRICAIN par la voix de son président le Général Abdoulaye Miskine félicite chaleureusement et encourage vivement le dynamisme, la vivacité, la fidélité et la détermination du Vice-président du FDPC, Monsieur Ferdinand Mbokotomandji et toute son équipe à tenir le mouvement jusqu’à la libération de leur Président et Coordonnateur.

Vive le FDPC pour que vive la Paix en Centrafrique.

Que Dieu bénisse la RCA.

Le Président Coordonnateur Général

Communiqué de presse du Général Abdoulaye Miskine

Général de Division Martin KOUMTAMADJI dit Abdoulaye Miskine

Fait à Brazzaville le 28 novembre 2014.

 Lire le Communiqué au format PDF:  Communiqué de presse du Général Abdoulaye Miskine

Communiqué CICR sur le transfert de personnes libérées par le FDPC

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Corbeau News Centrafrique: 30-11-2014.

Logo CICR
©CICR

 

CICR – Communiqué de presse n° 14 / 230

29 novembre 2014

 

République centrafricaine : le CICR facilite le transfert de personnes libérées

Bangui / Genève (CICR) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a facilité aujourd’hui le transfert vers Bouar, à l’Ouest du pays, de dix personnes libérées par le Front

Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC).

« Nous sommes intervenus en notre qualité d’intermédiaire humanitaire neutre, impartial et

Indépendant, et avons ramené ces personnes à Bouar », a expliqué Caroline Martinod, cheffe adjointe de la délégation du CICR en RCA. Le CICR a dépêché une équipe sur place d’où elle a réceptionné les personnes libérées et organisé leur transport avec l’appui de la mission catholique locale. Les personnes libérées sont toutes de nationalité centrafricaine. « Contactés par le FDPC, nous avons apporté nos bons offices dans un but exclusivement humanitaire et n’avons pas été impliqués dans les négociations qui ont permis cette libération. Nous nous réjouissons que ces personnes puissent retrouver leurs familles et leurs proches», a déclaré Caroline Martinod.

 

Avant cela, le 21 octobre dernier, le CICR avait également facilité la remise à sa famille d’un membre des forces armées centrafricaines qui avait été libéré par un autre groupe armé.

 

 

Informations complémentaires :

Germain Mwehu, CICR Bangui, tél. : +236 75 64 30 07

Thomas Glass, CICR Genève, tél. : +41 79 244 64 05

ou sur notre site : www.cicr.org

Pour visualiser les dernières vidéos du CICR et les télécharger en qualité professionnelle, veuillez

consulter le site : www.icrcvideonewsroom.org

 

Version PDF:  Communiqué CICR sur le transfert de 10 personnes libérées(1)

La face honteuse de l’ Organisation Internationale de la Francophonie.

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Sommet de la Francophonie 2014 à Dakar. Photo senego

La face honteuse de l’ Organisation Internationale de la Francophonie.

CNC – Dakar (Sénégal): 30-11-2014.  Disqualifiée au XVème sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) tenu à Dakar au Sénégal, la république centrafricaine a montré le visage hideux de l’espace francophone à travers l’injustice sociale qui prédomine dans ce pays de paradoxe et sa barbarie non égalée qui marque le 21è siècle et freine l’élan pris par l’organisation pour faire de l’espace une francophonie de l’économie. Comme a dit le Secrétaire Général sortant, Abdou DIOUF dont la salle de conférence internationale de Dakar a été baptisée en son nom lors de la cérémonie d’ouverture du sommet, en plus EBOLA qui est un danger permanent pour l’humanité a-t-il dit, l’autre danger grave est la quête des intérêts égoïstes et personnels, l’individualisme des autorités des Etats de l’espace francophone qui ne se soucient pas de l’avenir des jeunes et des générations futures.

Alors que tombée dans une situation chaotique de crise politico-militaire qui mine le pays depuis presque trois décennies et d’une situation sécuritaire et humanitaire très dégradante qui en est suivie, provoquée par le comportement irresponsable de ses autorités politiques, la république centrafricaine devait être l’un des pays participants de ce XVème sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement, représentée par sa Cheffe d’Etat de Transition, Mme Catherine Samba-Panza qui a brillé par son absence. Elle serait honorée parmi les 28 chefs d’Etat et de gouvernement conviés car elle est la seule femme francophone à la tête d’un pays qui a perdu sa place dans le concert des nations. Si la gestion de la transition n’était pas boiteuse et relevant de l’autre époque, la présidente de la transition Catherine Samba-Panza serait bien honorée au premier plan entre ses homologues francophones. Cela concrétiserait bel et bien la
grandeur et l’importance que l’organisation porte pour la femme puisque le thème de ce XVème sommet très bien organisé par le gouvernement sénégalais est « Femmes et Jeunes en francophonie, vecteur de la paix et acteurs de développement ». Dommage que les autorités de la transition centrafricaine qui se contentaient de piller les miettes de la population meurtrie ne regardaient que le bourrage de leurs poches contrairement aux enjeux de l’espace francophone dont les défis ne se limitent plus aux diversités culturelles dont le socle est la langue française mais au de-là. L’OIF s’engage aujourd’hui pour des grands chantiers en faisant de l’espace la francophonie de l’économie évoquée par certains chefs d’Etat qui ont été honorablement cités pour dire leur discours lors de la cérémonie d’ouverture du sommet présidé par le président sénégalais Macky Sall.
Ecartée pour son manque de vision et son illégitimité, le gouvernement centrafricain qui n’est représenté que par le porte-parole de la présidence, Mme Montaigne, n’est venu qu’en tourisme pour ne pas dire en aventure politique, moins encore en observateur puisque sa présence est quasiment inexistante. Aucun drapeau centrafricain n’a flotté lors de ce grand rendez-vous francophone alors que la république centrafricaine était auparavant citée en première place quand il s’agit de la rencontre des francophones. Le président Abdou DIOUF, Secrétaire Général sortant a plusieurs fois foulé le sol centrafricain pour trouver des solutions aux différentes crises centrafricaines en perpétuité et exhorter les autorités centrafricaines à l’apaisement et à la solidarité mais ces personnalités politiques centrafricaines sont caractérisées par leur têtutesse et leur barbarie politique qui ne les grandissent pas et les rendent
toujours naines et immature comparativement à leurs collègues du continent. A cause de la crise centrafricaine et la mauvaise gestion de ses ressources du sous-sol par les autorités qui se sont succédées ces dernières années, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) accuse un grand retard économique et ne réalise plus assez un taux de croissance considérable. Sur le plan individuel dénoncé par le patron sortant de la francophonie Abdou DIOUF, la république centrafricaine est le pays de la sous-région qui a battu le record en matière de faible taux de croissance. La république centrafricaine est deux fois disqualifiée parce qu’elle ne fournit pas d’emplois depuis plusieurs décennies aux jeunes qui constituent la majorité de la population. Si oui, c’est à travers la prise d’arme. Une pratique qui fausse la bonne marche de la démocratie et le multipartisme dont les acquis sont chèrement acquis après
une longue lutte des pionniers de la démocratie, du multipartisme et du pluralisme des médias.

La république centrafricaine, un pays francophone comme tant d’autre dans l’espace francophone a nécessairement besoin de nouvelles autorités élues démocratiquement au suffrage universel dont l’intégrité n’est pas à contester pour pouvoir reconquérir sa place dans le concert des nations. Solidarité francophone oblige comme l’avaient souligné bon nombre des quinze (15) chefs d’Etat respectueusement conviés pour dire leur discours devant l’illustre assemblée du XVème sommet des chefs d’Etat. Notamment les présidents, Alassane OUATTARA de la Côte d’Ivoire, Paul BIYA du Cameroun et le Secrétaire Général sortant lui-même, Abdou DIOUF, pour ne citer que ceux-là.
Les autorités politiques centrafricaines ont beaucoup à faire pour se rattraper en abandonnant leur habitude rétrograde et la mal gouvernance qui leur collent à la peau en se souciant un peu à l’avenir des jeunes centrafricains qui sont utilisés, manipulés et pressés comme du citron puis la peau jetée à la poubelle.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

RCA: Un pont tchèque sera installé à Bangui pour favoriser l’acheminement de l’aide humanitaire

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Corbeau News Centrafrique: 29-11-2014.

Drapeau de la République Tchèque
Drapeau de la République Tchèque

Un pont tchèque sera installé à Bangui pour favoriser l’acheminement de l’aide humanitaire en République centrafricaine

La République tchèque devrait faire un don humanitaire à la République centrafricaine sous la forme d’un pont qui portera le nom de sainte Agnès de Bohême. Le projet sera débattu par le gouvernement lundi. Les différentes parties du pont seront ensuite transportées en Afrique vers la mi-décembre. L’information a été communiquée par la porte-parole de l’état-major général. Le montant de l’ouvrage n’a pas été précisé. Ce pont provisoire long de 24 mètres sera installé à Bangui. Il permettra le déplacement de la population et le transport des marchandises entre les différents quartiers de la capitale centrafricaine. La traversée de la rivière Oubangui est essentielle pour l’acheminement de l’aide humanitaire. L’ancien pont a été détruit durant le conflit qui a éclaté dans le pays suite au coup d’Etat de mars 2013.

©Radio Prague.

Les Centrafricains déjà en Guinée Equatoriale pour la coupe CEMAC

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Corbeau News Centrafrique: 29-11-2014.

Fauves de Bas-Oubangui
©Ndéké-Luka

Les 22 Fauves de Bas Oubangui retenus pour représenter le pays à la 9ème édition de la coupe de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), sont arrivés vendredi 28 novembre en Guinée Equatoriale. Ils ouvrent officiellement dimanche 30 novembre le tournoi sous-régional face au Nzalang National guinéen à Bata dans la poule A. La seconde rencontre de la formation centrafricaine sera contre les Lions Indomptables du Cameroun.

Le staff technique a retenu 22 joueurs issus du championnat de la Ligue de Bangui. Trois gardiens de buts sont maintenus : Levant Gbawito de l’Olympic Réal de Bangui (ORB), Evrard Gondjé du Diplomate Football Club du 8ème arrondissement (DFC 8) et Elvis Samolah, de l’Espérance Football club du 5ème arrondissement (EFC 5).  Gardien de buts titulaire de la 8ème édition de la coupe CEMAC au Gabon en décembre 2013, Samolah avait arrêté deux tirs au but lors de la demi-finale contre le Cameroun. Le brassard du capitaine est arboré par le milieu défensif de l’Association sportive Tempête Mocaf, Normand Bokanda. L’équipe évolue sous le coaching de Etienne Momokoamas Kopo, assisté de l’entraîneur national Michel Yagba. En 2013, Etienne Momokoamas Kopo avait conduit les Fauves de Bas Oubangui à la 8ème édition de cette coupe.

Sur les trois dernières éditions, les Centrafricains ont remporté le trophée à domicile en 2009 lors de la 6èmeédition. Ils ont occupé la 3ème place en 2010 à Brazzaville et la 2ème en 2013 au Gabon.

Voici la liste des 22 retenus pour le tournoi de la 9ème édition sous-régional de la coupe CEMAC.

Trois (3) gardiens de but :

Prince Samolah en D1 (Espérance Football Club du 5ème arrondissement)
Evrad Gondjé en D1 (Diplomate Football Club du 8ème arrondissement)
Levant Gbawito en D1 (Olympic Réal de Bangui)

Six (6) défenseurs :
Odin Boutou, Acquis Mangou et Brice Azou en D1 (Diplomate Football Club du 8ème arrondissement)
Junior Bédo, Térence Kétévoima en D1 (Stade Centrafricain)
Parfait Tamboula en D1 (Olympic Réal de Bangui)

Neuf (9) milieux de terrain :
Normand Bokanda, capitaine des Fauves et Jefferson Gbafio en D1 (Association sportive Tempête Mocaf)
Symphor Djimokoyen en D1 (Anges de Fatima)
Wilson Sanfeï en D1 (Union sportive centrafricaine)
Christian Ngaindanguéré en D2 (Football club des forces de défense et de sécurité)
Stève Békian, Dolon Gofite en D1 (Réal Comboni)
Trésor Toropité en D1 (Diplomate Football Club du 8ème arrondissement)
Ulrich Gueze en D1 (Olympic Réal de Bangui)

Quatre (4) attaquants :
David Bida et Boris Sanjo en D1 (Diplomate Football du 8ème arrondissement)
Cyrus Gréngou en D1 (Stade Centrafricain)
Gaël Guétoua en D1 (Espérance Football Club du 8ème arrondissement)

©Ndéké-Luka

Centrafrique: Anti-Balaka C’est désormais le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD)

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/NGAISSONA-coordonnateur-des-Anti-Balaka.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>NGAISSONA, coordonnateur des Anti-Balaka
©2014CNC

Anti-Balaka C’est désormais le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD)

 

CNC – Bangui (Centrafrique): 29-11-2014.  Hier c’est le mouvement armé mais désormais c’est une organisation politique. Le mouvement Anti-balaka se veut un parti politique. Le mouvement a annoncé officiellement son engagement à abandonner la lutte armée dans l’optique de se transformer en parti politique . Un engagement exprimé à l’issue d’une Assemblée générale extraordinaire convoquée, ce 29 novembre 2014 au complexe sportif Barthélémy Boganda à Bangui, par la coordination générale dudit mouvement. Le mouvement est transformé en parti politique dénommé Parti centrafricain pour l’Unité et le Développement, en abrégé PCUD.

C’est en présence de nombreuses personnalités, à savoir les Représentants des autorités de la transition, des corps diplomatiques, des Forces internationales dont MINUSCA et Sangaris, des partis politiques, de la plate forme religieuse et des représentants de la société civile que cette assemblée générale extraordinaire du mouvement Anti-balaka s’est tenue dans une ambiance apaisée.

Dans son discours devant des centaines de participants, le Coordonnateur général des Anti-balaka, Édouard Patrice NGAÏSSONA a d’abord montré les raisons de l’existence du mouvement Anti-balaka avant de présenter la nouvelle donne du parti PCUD.

“Pendant neuf mois, la seleka au pouvoir a passé tout son temps à massacrer les populations civiles sur toute l’étendue du territoire national, à piller, à violer, à détruire les édifices publics et les bétails, à incendier les villages, champs et greniers, à profané des tombes et lieux de cultes. Les exactions ne pouvaient plus se compter ; pourtant, une force Multinationale de l’Afrique centrale, à savoir la FOMAC, avait été déployée sur le terrain pour assurer la protection des populations. Pire, une frange de cette force Multinationale, en occurrence le contingent tchadien, soutenait la seleka dans ses exactions. C’est dans ce contexte qu’à partir du mois de septembre 2013, les jeunes des villages et villes des provinces du Nord-Ouest et Sud de la RCA, exaspérés, se sont mobilisés pour résister en bravant les envahisseurs avec des armes de fabrication artisanale, des machettes et des gourdins. Ainsi né le phénomène Anti-balaka”, a fait savoir Patrice Edouard Ngaïssona, le Coordinateur général des Anti-balaka.

Le Parti centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD) a vu le jour à l’initiative, selon le coordinateur général, des patriotes Anti-balaka qui ont une vision politique en vue de ramener la paix en Centrafrique. La transformation du mouvement armé en lutte politique s’exprime par le sentiment de tourner la page sombre de l’histoire que le peuple centrafricain a connue. Le PCUD a pour devise : “Unité-Amour-Travail” avec un slogan patriote” I lingbi” en langue centrafricaine Sangö littéralement dit “Nous pouvons” en français. Le coordonnateur général explique cette initiative par la détermination, dit-il, du peuple centrafricain à pouvoir développer la République centrafricaine à travers la vision du père fondateur Barthélémy Boganda.

“Désormais, nous nous engageons à regarder droit devant nous, en hommes responsables et soucieux d’un devenir meilleur pour la République centrafricaine et son peuple. Pour concrétiser cette prise de position, avec détermination, je vous annonce très solennellement au nom des patriotes Antibalaka et en mon nom propre, qu’à compter de ce jour, le mouvement des patriotes Antibalaka prend l’étiquette d’un parti politique“, a déclaréÉdouard Patrice Ngaïssona.

Est-ce la fin définitive des opérations d’Anti-balaka sur les théâtres d’opérations ?

Le mouvement a décidé à l’issue de ce rassemblement général des combattants Anti-balaka de prouver son engagement devant l’opinion nationale et internationale d’abandonner les armes. Le mouvement désormais parti politique sollicite le soutien de la communauté nationale et internationale d’appuyer fortement ses actions afin que l’engagement pris par le PCUD ne souffre d’aucune faille.

“Aujourd’hui, à cet instant-même, aucun élément Anti-balaka ne doit utiliser les armes, quel qu’en soit le motif. Les armes doivent être toutes enterrées”, a déclaré le Coordonnateur général dudit mouvement.

Selon lui, certains mauvais grains infiltrés par malheur dans le parti enfreindre les règles établies à compter du jour même de la prise d’engagement, ceux-ci répondront de leurs actes devant la loi. Par la même occasion, le coordonnateur général a balayé du revers de la main les accusations portées sur les Anti-balaka qui, selon lui, devraient plutôt être récompensés. Dans son discours, il a relevé la provocation de l’exécutif centrafricain à l’égard des ceux qu’ils appellent les patriotes Anti-balaka.

“L’on peut comprendre aisément comprendre la logique agressive de la Présidente de transition Madame Catherine Samba-Panza qui, lors de la visite à Mbaïki en compagnie du ministre français DD la défense, son excellence Jean Yves LEDRIAN, a aussi déclaré la guerre aux Anti-balaka. C,est cette prise de position que nous ne cessons de vivre jusqu’aujourd’hui”, a souligné Édouard Ngaïssona.

Il a par ailleurs interpellé les autorités de transition à avoir un regard particulier sur les éléments Anti-balaka en vue d’un cantonnement approprié.

Pour mémoire, le mouvement avait publié un communiqué annonçant la transformation du groupe armé en parti politique. Reste à savoir si tous les 75 000 combattants Anti-balaka s’y adhérèrent en toute conviction pour que la paix revienne en terre centrafricaine.

Bangui / Eric NGABA /Corbeau News Centrafrique.

 

 

CENTRAFRIQUE: GASTON NGUÉRÉKATA, CANDIDAT INDEPENDANT À LA PRESIDENTIELLE DE 2015

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©CNC

GASTON NGUEREKATA, CANDIDAT INDÉPENDANT À LA PRÉSIDENTIELLE DE 2015

 

CNC-Bangui (Centrafrique): 28-11-2014. Gaston Mandata NGUÉRÉKATA, homme politique centrafricain s’est déclaré candidat indépendantà la future élection présidentielle prévue le mois de juin 2015 en République centrafricaine. Il a confirmé sa candidature, lors d’une conférence de presse tenue, ce 28 novembre 2014 à l’hôtel Ledger Plaza de Bangui. Étant leader d’un parti politique, Parti pour la Renaissance centrafricaine, en abrégé PARC, il s’est dit candidat indépendant aux futures élections présidentielles.

Une déclaration faite suite à un déplacement qu’il a effectué à l’intérieure du pays principalement dans la ville de Sibut où il a signé sa candidature en vue des élections à venir. Devant les journalistes de la presse nationale et certaines personnalités politiques conviées le leader du PARC a évoqué les raisons qui l’ont motivé à se présenter comme candidat indépendant à la future élection avant de porter un regard critique sur le dialogue national en mois de janvier prochain à Bangui, le code électoral et la tenue des élections en mois de juin 2015. Le choix de la ville de Sibut pour annoncer sa candidature, monsieur NGUÉRÉKATA a voulu mettre en relief l’importance que représente cette ville pour la République centrafricaine et que, selon lui, n’est pas à faire seulement dans la capitale Bangui.

“Le système politique et social centrafricain est effondré créant des inégalités. Je prends mon engament d’y remédier. La question de sécurité est un droit, une priorité de ma mission. Je suis candidat indépendant du peuple centrafricain. J’ai un projet politique de l’évolution du bien être de centrafricain. La justice équitable pour tous et la fin de l’impunité. Et je compte poursuivre l’œuvre de Barthélémy Boganda dans l’esprit de fédération“, à souligné Gaston Mandata NGUÉRÉKATA, Président du PARC.

Pour se justifier de sa représentativité à l’élection comme candidat indépendant, il a fait savoir que l’importance pour lui n’est pas son parti politique car dit-il les partis politiques en Centrafrique ont tous échoué.

“Les démons des partis politiques nous ont jamais laissés. Une fois élu, le président et ses partisans occupent les administrations du pays laissant les autres de côté. Pour mettre ses militants à l’aise, le parti procède à la chasse aux sorcières”, à-il justifié.

En abordant la question du forum de Bangui en vu d’un dialogue national prévu pour le mois de janvier prochain, Gaston NGUÉRÉKATA n’a pas passé par quatre chemins pour qualifier ce forum de fiasco que veulent faire les autorités de transition. Il y a eu, d’après lui, tant de dialogues dans le pays d’une période de quinze année mais qui n’ont rien apporté de bon. De son point de vue, les autorités de la transition centrafricaine n’ont pas la capacité de conduire le processus de la réconciliation en bon port.

Gastion nguérékata lors d'une conférence de presse annoncant sa candidature à l'élection présidentielle
©2014CNC

“Si c’est pour un dialogue de la réconciliation nationale, laissez-moi vous dire que c’est un échec. Où sont les résultats de multiples dialogues dans le pays? Comment ce dialogue va se passer? Le bourreau sera de côte à côte avec la victime? Il faut laisser la question de réconciliation nationale aux dirigeants légitimes qui viendront. Car la réconciliation est un long processus et ça demande beaucoup de moyens pour le réussir“, a-t-il poursuivi.

A la question des Journalistes de la presse nationale sur le code électoral qui a déjà pris un mauvais départ, Gaston Nguérékation pense pour sa part que c’est une machination organisée par ceux qui sont à la charge de transition afin de monter de toute pièce une mascarade électorale. Il a donc proposé la relecture du code électoral par des intègres en la matière permettant un vote pour tous les Centrafricains aux pays et à l’extérieur.

Le candidat indépendant s’est montré confiant en sa candidature, des projets élaborés pour convaincre les Centrafricains afin de le soutenir dans sa vision politique. Une politique qui, dit-il, va engager tous les Centrafricains. Touchant au point de la tenue des élections en mois de juin prochain, il n’a pas maché les mots indexant toujours les responsables de la transition de n’avoir pas montré leur volonté manifeste d’organiser ces élections dans un bref délais.

” Il faut montrer à la communauté internationale que nous avons la volonté d’aller aux élections. Les autorités de ce pays savent bien depuis janvier 2013 que nous devons aller aux élections en janvier 2015. Les Nations unies ont les moyens techniques et financiers d’organiser ces élections. Donc je pense qu’il n’y a pas une raison de décaler la date de juin 2015. Les élections doivent se tenir bel et bien en cette date“, a martelé Gaston Mandata Nguérékata.

Faisant allusion à la vielle politique, l’homme politique centrafricain, après une absence prolongée aux États-Unis d’Amérique, il sollicite le soutien notamment de la jeunesse centrafricaine pour, selon lui, mettre en place un projet de développement, la voie qui sortira la République centrafricaine du KO.

Bangui/ Eric NGABA /Corbeau News Centrafrique

Centrafrique: François Grosjean, annonce la réouverture de l’Alliance française de Bangui

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Annonce de la réouverture de l’Alliance Française de Bangui. ©2014CNC

François Grosjean, annonce la réouverture de l’Alliance française de Bangui

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 28-11-2014.  Après près d’un an de fermeture, suite à la dégradation de la situation sécuritaire en République centrafricaine, l’Alliance française de Bangui va très bientôt, notamment le 6 décembre prochain, rouvrir ses portes. L’annonce a été faite par le nouveau Directeur de l’alliance, François Grosjean, lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce vendredi 28 novembre 2014, à la pâtisserie Grand Café d’Alain Diab à Bangui, en présence du promoteur de la culture centrafricaine, Alex Ballu.

Véritable soulagement pour les amoureux culturels centrafricains de voir le lieu par excellence d’expression culturelle, à savoir l’Alliance française de Bangui appelée affectueusement ‘’AFB’’ par les Banguissois, rouvrir ses portes. « Nous avons assez souffert avec la crise, je pense qu’il est maintenant temps que Bangui retrouve ses jours de gloire, que la RCA retrouve la paix. Nous espérons que le 6 décembre soit l’occasion pour les centrafricains d’oublier le 5 décembre passé où le pays a sombré dans le chaos. » s’est réjoui Alain Diab, patron de la pâtisserie Grand café qui a servi de cadre à la Conférence de presse.

Annonce de la réouverture  de l’Alliance Française de Bangui
Annonce de la réouverture de l’Alliance Française de Bangui. ©2014CNC

L’ouverture sera non seulement pathétique avec le concert de Bibi Tanga, le célèbre artiste centrafricain de la diaspora, mais ce sera un moment de tenter de redonner vie à la capitale centrafricaine, comme l’a souligné François Grosjean : « Je pense que s’il y a une ville qui arrête de vivre à 18 heures, ce n’est pas une ville. Malheureusement, c’est la situation de Bangui. C’est pour cela que nous allons organiser l’ouverture de l’Alliance française de Bangui expressément à partir de 18 heures. Le grand concert du l’artiste centrafricain de la diaspora Bibi Tanga qui marquera cette ouverture va être lancé à cette heure-là, parce que la nuit apporte de la magie au spectacle. Mais, l’idée derrière, c’est que les centrafricains prennent le courage de faire cesser la crise, en faisant vivre leurs villes au-delà de 18 heures. »

Déjà au programme du nouveau directeur de l’Alliance française de Bangui, plusieurs chantiers pour réactiver le monde culturel centrafricain. En effet, la réouverture sera suivie immédiatement de la manifestation de la Journée mondiale des Droits de l’homme et violences faites aux femmes. Le 13 décembre, il y aura le Forum des Ong qui verra la présentation des activités de plusieurs Ong invitées, des présentations des sketchs et projections des films ; entre temps du 12 au 14 décembre, il sera organisé un « marché de Noël » en partenariat avec la structure artistique ‘’Beafrik’Art’’ suivi de séries de conférences-débats en partenariat avec l’Université de Bangui.

Un grand invité sera accueilli en terre centrafricaine, le 10 janvier, à savoir Yvan Amar, l’animateur de l’émission ‘’La danse des mots’’ sur RFI qui, dix jours durant, réalisera son émission en public, avec des acteurs centrafricains et le peuple centrafricain sur divers thèmes liés à l’actualité de la crise centrafricaine.

Le mois d’avril sera marqué par une visite remplie d’aventures en terre centrafricaine d’une délégation des artistes maliens. Le thème central de leurs séries de réalisation au cours cette visite est la « Résidence Blonda » qui sera dominé par le projet « Thérapie de rue » en lien avec la création du Département de psychologie à l’Université de Bangui qui va être animé par le célèbre malien, Adama Bakayoko.

En juin, des échanges poétiques en musique seront animés par Romain Sokpe Bally-Kenguet et Marc Delouze. Il sera question de mettre en valeur tout le potentiel musical centrafricain. Alors que l’ « autosuffisance alimentaire » sera inscrite dans le cadre d’une de campagne agricole qui verra la participation des centrafricains, mais aussi des étrangers.

Annonce de la réouverture  de l’Alliance Française de Bangui
©2014CNC

Selon François Grosjean, le programme qu’il projette n’a qu’un seul but : « Nous volons, à travers ce squelette de programmation, enrichir la scène artistique, de créer de nouvelles collaborations artistiques et culturelles à travers le monde. » Quant à Alex Ballu, « sous d’autres cieux, quand le pays est en crise, les artistes sont en premier plan. La situation de Centrafrique ne pouvait laisser indifférents les artistes centrafricains, d’où toute notre satisfaction de voir l’Alliance française – ce grand centre culturel rouvrir pour l’animation de la vie après tout ce que les gens ont connu. »

Rendez-vous est donc donné pour le 6 décembre prochain, à cette réouverture.

©2014Corbeau News Centrafrique / Bangui / Fred Krock.

SENEGAL / COMMENTAIRE: A quoi sert encore la Francophonie ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Francophonie1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Francophonie
Francophonie

A quoi sert encore la Francophonie ?

On ne sait pas ce que le XVème sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui se tient dans notre capitale ce weekend, rapportera au Sénégal comme gains et retombées économiques, mais le coût pour nos finances publiques anémiées de ce grand rassemblement de chefs d’Etat et de gouvernements de pays ayant la langue française en partage est, lui, à peu près connu. Alors que le déficit de ces finances est abyssal, on sait que, rien que pour la construction du joyau qu’est le centre international de conférences de Diamnadio, la facture s’est élevée à plus de 50 milliards de francs cfa, les chiffres donnés par le président de la République, le Délégué général à l’organisation du sommet et le ministre de l’Economie et des Finances étant différents mais tournant tous autour du chiffre donné ci-dessus.

Quant aux dépenses d’organisation proprement dites, elles peuvent être raisonnablement estimées à dix milliards de francs au bas mot, rien que les véhicules — de marque Peugeot, francophonie oblige ! — devant convoyer nos illustres hôtes ayant coûté deux milliards de nos francs. Et quand on sait qu’il a fallu commander une centaine de motos flambant neuves, équiper nos forces de défense et de sécurité en matériels dernier cri, déguerpir tous les mendiants, loqueteux et autres « encombrements humains » (comme on disait si joliment du temps du poète-président Léopold Sédar Senghor !), rénover les principales artères, donner un coup de neuf à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, casquer pour la mobilisation des militants du parti au pouvoir pour servir de haies humaines mais aussi pour faire la claque aux mêmes hôtes, l’addition risque d’être plus que salée pour le Trésor public. Dans ces conditions, inutile de dire qu’après les flonflons de la fête, les lendemains risquent d’être particulièrement difficiles. Gueules de bois garanties !

C’est qu’on a beau chercher, on ne voit guère ce qui peut justifier une telle débauche de moyens et d’énergie car la Francophonie, franchement, notre peuple n’en espère pas beaucoup. C’est si vrai que les Sénégalais dans leur grande majorité, préoccupés par la gestion d’un quotidien obsédant, ne s’intéressent guère à cette manifestation à laquelle plus de 40 chefs d’Etat et de gouvernements sont attendus. Alors que la langue anglaise a fini d’étendre son hégémonie sur le monde, le français ne sert plus encore qu’à donner à la France l’illusion de sa grandeur perdue même si elle dispose encore du droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU. De ce point de vue, son pré carré de l’Afrique noire reste encore, dans le monde, le dernier salon où l’on cause français. Pour notre plus grand malheur du reste ! En effet, aucun des pays émergents d’Afrique au Sud du Sahara n’est majoritairement francophone même s’il peut arriver, par ailleurs, d’y rencontrer quelques individus qui parlent la langue de Molière. Du Nigeria à l’Afrique du Sud en passant par le Botswana, le Ghana, l’Ethiopie et on en passe, aucun pays qui ait été colonisé par la France dans ce palmarès des bons élèves économiques du continent. Il est vrai que Marianne elle-même n’a plus grand-chose à nous offrir sur le plan économique. A preuve, pour l’organisation du XVème sommet de la Francophonie, elle n’a donné à notre pays que 20 motos… d’occasion plus quelques babioles à la Police et à la Gendarmerie. Toutes les autres dépenses ont été supportées par le contribuable sénégalais !

Comme dit plus haut, le plus grand réservoir de locuteurs francophones qui subsiste encore, c’est l’Afrique noire, laquelle constitue aussi la plus grande zone d’expansion de l’Eglise catholique romaine. Mais de même que l’avènement d’un Pape noir n’est pas encore à l’ordre du jour, de même, pour la France, qui considère qu’elle ne peut pas accueillir toute la misère du monde — ce que personne ne lui demande du reste ! —, la Francophonie, c’est bien beau tant que les Africains resteront chez eux et consommeront des programmes de RFI, de TV 5 monde, de France 24 et s’abrutiront de ses téléfilms et navets. Car si elle peut s’accommoder de la libre circulation de ses idées à l’intérieur de l’espace francophone, il n’est surtout pas question de libre circulation des personnes. Il ne faut pas demander au bon Dieu sa barbe, voyons ! De ce point de vue, l’exemple le plus emblématique de la fermeture des frontières françaises aux élites africaines qui ont pourtant fait leurs humanités dans sa langue, c’est bien celui de notre compatriote Oumar Sankharé. Sans doute le seul double agrégé de grammaire et de latin dans tout l’espace francophone africain, ce brillant universitaire s’était vu refuser un visa d’entrée dans l’Hexagone il y a quelques années. Pis, il n’a même pas été coopté dans le comité scientifique chargé de préparer le sommet de ce week-end, alors que des hurluberlus que l’on peut raisonnablement qualifier de crétins intégraux ont été admis dans ledit comité.

Mais à défaut d’apporter la prospérité économique aux Africains se trouvant dans sa zone d’influence, la France déploie généreusement au-dessus de leurs têtes son parapluie militaire. Au vrai, c’est d’ailleurs tout ce qu’elle peut nous offrir actuellement, ce qui fait d’elle la championne du monde des interventions militaires en Afrique. Chacun de ses chefs d’Etat met son point d’honneur à avoir sa petite guerre africaine. Giscard était intervenu au Zaïre lorsque la Légion avait sauté sur Kolwezi, Mitterrand au Tchad, Hollande a fait la guerre aux djihadistes d’Aqmi ainsi qu’aux islamistes du Mujao au Nord Mali… Mais le plus va-t-en-guerre a sans doute été le président Nicolas Sarkozy qui a détourné une résolution de l’ONU instaurant une zone d’exclusion aérienne en Libye pour détruire les infrastructures de ce pays et en profiter pour faire tuer le Guide Mouammar Kadhafi. Non content, son dispositif militaire « Epervier » en Côte d’Ivoire avait bombardé la résidence de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo avant de le capturer pour le livrer aux « Forces nouvelles », la milice du président Alassane Ouattara, l’homme de la France sur les bords de la lagune Ebrié. Pour avoir eu l’outrecuidance de tenir tête à M. Sarkozy, le président Laurent Gbagbo s’est retrouvé emprisonné dans les geôles de la Cour Pénale internationale (CPI), à Scheveningen, en Hollande, en même temps que Charles Blé Goudé, l’ancien leader des « Jeunes patriotes », le mouvement de jeunesse qui le soutenait. Et alors que la Côte d’Ivoire a connu une guerre civile qui a duré de 2002 à 2010, au cours de laquelle des massacres à grande échelle ont été commis par les deux camps, seuls des partisans du régime renversé avec le soutien de l’armée française ont été traduits devant la CPI ! Merci la France. Une honte que cette CPI, un tribunal qui n’a jamais inculpé, encore moins emprisonné, depuis qu’il existe, des personnes provenant d’ailleurs que d’Afrique noire. Avec l’aval de la France au Conseil de sécurité de l’ONU. Mais que voulez-vous, du moment qu’avec son armée et la CPI, cette puissance moyenne européenne tient à sa merci les chefs d’Etat africains ! Du moins ceux parmi eux qui sont des Nègres… De même, quand des Ong françaises parlent de « biens mal acquis » ou de démocratie, cela ne peut concerner que l’Afrique noire, guère l’Arabie Saoudite, le Qatar ou le Koweït, par exemple, où la France signe des contrats d’armements mirobolants ! Et dire que dans certaines de ces charmantes contrées, les femmes n’ont même pas le droit de conduire des voitures…

Tout cela pour dire que ce pays — qui avait dévalué le franc cfa en 1994 en annonçant à l’époque, sous le Premier ministre, M. Balladur, qu’elle se désengageait de l’Afrique (« un continent sans espoir » pour aller investir en Europe de l’Est avant de revenir ventre à terre sur le continent une vingtaine d’années plus tard !) —, tout cela donc pour dire que cette France-là ne peut pas être attractive aux yeux des jeunes Africains. A l’époque, elle avait fait convoquer 16 chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest, de l’Est et des Comores par un obscur ministre de la Coopération à Dakar pour leur annoncer sa décision de diviser la valeur de notre monnaie en deux !

Le sommet de la Francophonie ? Une grande récréation avant un douloureux réveil. Car si l’Afrique veut entrer dans une ère de prospérité comme les autres continents, elle doit regarder ailleurs que vers la France qui est assurément en état de paupérisation avancée !

Mamadou Oumar NDIAYE

Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais ( Novembre 2014)

 

Création de la première école privée pour la formation des jeunes arbitres de football en Centrafrique.

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Corbeau News Centrafrique: 28-11-2014.

création d'une école des arbitres à Bangui
création d’une école des arbitres à Bangui

ANNONCE – SPORT

Une première fois en Centrafrique. C’est de la première École privée chargée de la formation des jeunes arbitres de football dans notre pays, dénommée “Académie des Arbitres d’Élite de Football en Centrafrique” (A.A.E.F).
Ce centre de formation privé est sous la tutelle de la Fédération Centrafricaine de Football. Il a pour objectifs la formation, le suivi et la promotion de ces jeunes arbitres de football qui seront formés dans cette académie afin de défendre valablement les couleurs et l’honneur de notre Fédération puis de notre pays la République Centrafricaine.
En plus, cette formation sera assurée par des Instructeurs Techniques et Physiques FIFA / CAF de notre pays.

Le Président-Fondateur

Barthélemy NGANA
Tél: 72 20 14 79; 75 04 14 79; 70 98 00 25 et 77 09 17 15
Mail: b_ngana1@yahoo.fr; barthelemyngana@Gmail.com

Sénégal : Le contre-sommet de la francophonie

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Francophonie.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Francophonie

Le contre-sommet de la francophonie

  Dakar(Corbeau News Centrafrique): 28-11-2014.  Dakar, la capitale des francophones est en pleine ébullition sur le plan politico-culturel et à la fois l’inverse. Car les anti-francophones d’Afrique ont un autre son de cloche. Ces derniers ne dorment pas comme lancent ordinairement les sénégalais, « Dakar qui ne dort pas ». Les choses bougent positivement  dans la capitale de la francophonie qui abrite le XVème sommet et à la fois négativement pour ne pas dire dangereusement. Vu l’annonce de l’anti-loge qui a un programme très musclé défiant les pro-francophones, il en relève un grand fossé qui se creuse entre la génération de la vielle classe et celle de la jeunesse africaine révolutionnaire qui, pour cette masse de développeurs de demain, « La Francophonie, c’est le Colonialisme », lit-on sur leur affiche et dépliant distribués à tour de bras par les initiateurs dont la plupart ne sont que des jeunes (étudiants et élèves). Le grand rendez-vous était donné pour
une marche qui prendra son départ devant le siège de la Radio Télévision Sénégalaise (RTS) pour la place de la nation (ex-Obélisque). Tout porte à croire que depuis l’insurrection populaire burkinabé, le printemps africain est en train de souffler sur tout le continent pour mettre un terme à la dictature et le néo-colonialisme qu’impose la France aux pays africains colonisés.

Avec l’arrivée de François Hollande au pouvoir, tout au contraire, les africains ne croient pas à la fin de France-Afrique. Les choses semblent passer à une vitesse supérieure que la jeune africaine ne voit pas de bon œil en réprimandant leurs chefs d’Etat qui sont arrivés au pouvoir par les armes, ceux qui sont passés par les urnes et qui veulent procéder à la modification ou la révision de la Constitution. Pourtant, le thème de ce XVème sommet de la francophonie est : « Femmes, Jeunes et Enfants, vecteur de la paix et acteurs de développement ». Les principaux acteurs estiment pour eux que c’est de la pure démagogie des dirigeants des pays africains de connivence avec leurs homologues français et occidentaux pour maintenir la majorité dans l’esclavagisme politico-socio-culturel. La tension monte d’un cran à Dakar sur ce ton : « Du 29 au 30 novembre 2014 se déroulera à Dakar, l’infâme sommet de la Francophonie.

Il n’appartient pas aux administrations françaises, la gauche étant pire que la droite, de nous rassembler autour d’un concept aussi nébuleux que la Francophonie à des fins soi-disant humanistes. C’est elles qui balkanisent, effectuent en Afrique des ajustements structurels par l’assassinat politique et le coup d’Etat militaire, commandite les génocides, divisent pour mieux régner, en contrôlant nos banques centrales et notre monnaie et en supervisant les organes de presse chargés de nous désinformer. Elles ont dissolu les anciennes fédérations  d’AOF et d’AEF, créé des micros Etats, soutenu les dictateurs qui leur étaient favorables, fait de l’Afrique une chasse gardée exclusivement réservé à leurs grandes entreprises, elles nous ont réduit avec la complicité de notre élite politique à la mendicité absolue ! Et comme dans toute entreprise coloniale, dont le but ultime est toujours d’asservir pour mieux
s’implanter, d’abrutir pour mieux exploiter, elles ont besoin de complices, de collaborateurs, d’africains qui jouent le jeu en se cantonnant au rôle qu’on leur assigne, et en respectant la bienséance édictée par leurs maîtres, pour mieux recevoir les Prix qu’on leur paye. C’est pour l’ensemble des raisons évoquées que nous vous convions à venir participer au contre-sommet de la Francophonie ».

Programme du contre-sommet de la Francophonie

27 Novembre – 10 H 00, au Relais Exposition Art Africain, concours Poésie/Slam
28 Novembre – 15 H 00, Conférence publique du groupe Refondation sur les « Martyrs de 1944 » à la salle de soutenance de la FLSH / Université Anta Diop
29 Novembre – 9 H 00, Colloque à l’Université Cheik Anta Diop (UCAD II), Thème : Francité Francophonie et Identités Nationales
29 Novembre – 15 H 00, Marche Départ RTS, Arrivée Place de l’Obélisque
29 Novembre – 17 H 00, Concert Place de l’Obélisque avec en groupe phare : KEURGUI, MAXICREW, MAXCRAZY, TAKEIFA

Pas moins de 57 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à Dakar pour ce XVème sommet de la francophonie dont le président français François Hollande. La réunion des ministres des pays francophones a ouvert officiellement ses portes mercredi 26 novembre 2014 avec quiétude mais nous craignons le pire avec l’arrivée de François Hollande qui n’est pas au cœur des anti-francophones pour la politique des socialistes menée en Afrique.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel
Pierre INZA

RCA: 1er Décembre : musulmans et chrétiens du 3ème arrondissement s’activent à fêter ensemble

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les Musulmans et Chrétiens du Quartier KM5 de Bangui. ©2014CNC

1er Décembre : musulmans et chrétiens du 3ème arrondissement s’activent à fêter ensemble

Bangui (CNC): 27-11-2014.  En première ligne, l’Association Les Frères Centrafricains, fondée par l’honorable Anatole Koué qui entent faire de la 56ème commémoration de la fête de proclamation de la République centrafricaine, une occasion par excellence où chrétiens et musulmans du 3ème arrondissement puissent se mettre ensemble. A cet effet, après qu’une réunion préparatoire de ces festivités ait eu lieu le mardi 25 novembre dans le quartier Fatima, une deuxième réunion tenue jeudi 27 novembre 2014 à l’école Gbaya-Dombia, au centre du fief musulmans de Km5.

L’honorable Anatole Koue, initiateur de ces rencontres préparatoires est revenu sur la nécessité d’organiser la fête du 1er Décembre prochain sous le signe de la cohésion sociale : « Nous allons attendre aussi longtemps que possible du côté des autorités politiques, la cohésion sociale tant souhaitée ne viendra pas vite. C’est pourquoi, au niveau de notre organisation ‘’Les Frères Centrafricains’’, nous avons cru qu’il fallait commencer avec les petites chances de cohésion sociale entre les communautés musulmane et non-musulmane. Notre organisation a le privilège dans ce domaine, en ce sens qu’elle regroupe et musulmans et chrétiens que nous appelons des ‘’ambassadeurs de la paix’’ qui sont suffisamment et régulièrement sensibilisés sur la nécessité de la paix et la cohésion sociale. » a-t-il déclaré avant d’ajouter, « Nous voulons profiter de la fête de la fête nationale du 1er décembre qui rappelle la proclamation de la république centrafricaine une et indivisible, pour donner la chance aux deux communautés enfermées dans des préjugés de conflit intercommunautaire de manifester ensemble. Pour cela, nous projetons déjà une grande marche, en lieu et place du défilé traditionnel du 1er Décembre à travers le Km5 jusqu’à Fatima, sur l’avenue Koudoukou et dans toutes les localités environnantes du Km5. »

les Musulans et Chrétiens de KM5
les Musulmans et Chrétiens de KM5. ©CNC

L’initiative a beaucoup plu à Anour Sakine, Président de la Fédération nationale des ‘’Wali et Koli Gara’’ (Commerçantes et commerçants en langue nationale, le Sango) : « Nous voulons dès maintenant faire une grande mobilisation pour que le 1er décembre de cette année soit exceptionnelle au nom de la paix et la cohésion sociale. » a-t-il indiqué. Par ailleurs, il lance cet appel : « En ma qualité du Président de la fédération des ‘’Wali et Koli Gara’’, j’appelle tous les commerçants, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, pour que nous soyons plus que jamais ensemble lors de cette fête nationale. Pour ceux qui hésitent en dehors du Km5, je leur dis qu’ici, chrétiens et musulmans vivent en parfaite cohésion sociale, qu’ils viennent découvrir d’eux-mêmes que d’écouter le mensonge qui circulent sur le Km5 comme quoi, ici, aucun chrétien n’est admis. Cet appel va à l’endroit des Anti-Balaka et les Séléka de cesser leur violences, d’abandonner les armes, afin que nous puissions reconstruire la paix et la cohésion sociale dans notre beau pays, la RCA. »

Même son de cloche chez Ornella Damanda, habitante non musulmane de Km5 : « Je pense que c’est une bonne chose pour que nos frères et sœurs chrétiens qui n’habitent pas le Km5 viennent jusqu’ici et que nous commençons petit à petit à faire la paix entre nous. A l’occasion du 1er décembre prochain, j’espère que nous allons aussi sortir librement pour manifester et profiter d’aller rencontrer nos parents avec qui nous sommes séparés depuis décembre dernier. »

Quant à Bertrand Dodobé , l’initiative de l’association Les Frères Centrafricaine va au-delà d’une simple intention de cohésion sociale. Pour lui, la véritable cohésion sociale tant souhaitée ne passera que par des actions concrètes comme celles de réunir autour des activités, musulmans et chrétiens pour qu’ils réapprennent à vivre ensemble. « Je crois que les gens parlent trop. Le Km5 que je suis venu voir n’est pas ce que les gens dramatisent à l’extérieur de ce quartier. Il y a des gens, musulmans et chrétiens qui vivent en harmonie ici. Moi-même qui suis-là, j’ai quitté depuis le quartier Cattin pour venir à pied jusqu’ici ; mais je n’ai pas été agressé. Et si nous sommes invités pour manifester le 1er décembre à travers les quartiers environnants de Km5 et dans le Km5, je crois que ce sera un grand moment pour enlever la peur dans les gens. »

Indiquons néanmoins qu’un match de football joué par des enfants, musulmans et chrétiens confondus et diverses animations et présentations artistiques ont agrémenté cette deuxième rencontre.

©Corbeau News Centrafrique / Bangui / Fred Krock.

CENTRAFRIQUE: SANGARIS ET EUFOR-RCA DANS LES ACTIONS CIVILO-MILITAIRES MENEES EN FAVEUR DE LA POPULATION

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Conférence de Presse de Sangaris et Eufor-RCA à Bangui. ©CNC

CENTRAFRIQUE: SANGARIS ET EUFOR-RCA DANS LES ACTIONS CIVILO-MILITAIRES MENEES EN FAVEUR DE LA POPULATION

 

Bangui (CNC): 27-11-2014. La force française de l’opération Sangaris et la force européenne Eufor-RCA se proposent de mener les actions dans le domaine social et militaire en faveur de la population centrafricaine. Au cours d’un point de presse tenu, ce 27 novembre 2014 à la base militaire Camp de M’poko, elles ont présenté à la presse nationale quelques activités dites civilo-militaires menées au cours de ce mois dans la capitale centrafricaine.

Des patrouilles motorisées en appui avec les forces de la Minusca et la force de sécurité nationale pour la sécurisation de la population sous la coupe des bandits armés , l’escorte du troisième convoi de relocalisation d’ex éléments seleka cantonnés au camp RDOT à Bangui ayant accepté de regagner leur région d’origine constituent les principales activités militaires réalisées par la force française de l’opération Sangaris dans la capitale ainsi qu’à l’intérieur de Centrafrique. Au cours de ces activités, la Sangaris a dit avoir saisie, par “mesure de confiance”, beaucoup d’armes dont la destruction sera faite dans les prochains jours. Le don de 10 kits de matériels de voirie à la mairie de Bambari, le don des livres à la maison des jeunes de Bimbo, et les   travaux de rétablissement de l’administration de l’État centrafricain font l’objet de ce qu’a réalisé la force Bangaris dans les semaines écoulées.

Du côté de la force Eufor, plusieurs activités sociales ont été réalisées dans les 3è et 5è arrondissements de Bangui en faveur de la population. Elle a établi d’un poste poste avancé de l’Eufor auprès du Commissariat du 5è arrondissement de Bangui, en soutien de la police centrafricaine. Ce poste avancé permet à la force européenne de rétablir la sécurité dans lesdits arrondissements sont sous son contrôle. Par ailleurs, l’Eufor-RCA, par sa troupe de génie, a également mené les travaux de réparation des fuites d’eau du réseau hydraulique à Kokoro dans le 3è arrondissement de la capitale.

En dépit des activités réalisées par ces forces internationales dont l’Eufor-RCA et la Sangaris dans le domaine social, la préoccupation de la population centrafricaine reste la question du désarmement des groupes armés qui règnent en maître dans le pays.

Bangui/Eric NGABA/CorbeauNews Centrafrique.

RCA: La Radio et la Télévision Centrafrique passent sur Canal Plus.

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Télévision centrafricaine

La Radio et la Télévision Centrafrique passent sur Canal Plus.

C’est désormais officiel et réel, la population centrafricaine du monde entier peut désormais regarder la Télévision Centrafricaine sur le Canal 157 du bouquet Canal Plus, et écouter la radio Centrafrique sur le Canal 247 du même bouquet.

Bangui (CNC): 27-11-2014.  Le Ministère de la Communication n’a ménagé aucun effort depuis le début de la Transition pour briser le silence radio et soigner « l’aveuglement télé » occasionné suite aux différentes crises que le pays a connu. Le trou noir de l’information se comble de plus en plus. Les différentes missions et négociations avec des partenaires et Institutions étrangères comme Canal France International, France Médias Monde, Radio France International ont permis de signer des conventions et des accords pour la diffusion sur le bouquet de Canal Plus la radio et la télévision centrafricaines.

Pour la fête de la Proclamation de la République Centrafricaine du 1er Décembre, les activités et manifestations, mais surtout le déploiement dans les 16 Préfectures des Ministres Résidents le monde entier suivra en direct sur Canal Plus clés actions du Gouvernement de Transition.

Le Conseiller en Communication du Ministère de la Communication, Didier Martial PABANDJI a même confié à notre rédaction, que d’autres grands chantiers sont en cours pour redynamiser le secteur des Médias en Centrafrique, et l’importante question de la Carte Nationale de Presse est au centre des préoccupations de Monsieur Victor WAKE, Ministre de la Communication.

Les efforts consentis par les Membres du Cabinet du Ministère de la Communication avec un esprit dynamique et rigoureux commencent à porter ses fruits. En plus de toutes ces avancées notoires, soulignons la mise en place d’un site internet professionnel du département (www.communication-gouv-cf.org) vitrine des activités de communication gouvernementale et portail des textes officiels. A court terme, la Radio Centrafrique sera écoutée en direct sur internet (live streaming).

Le Ministère de la Communication tire, en outre, son épingle du jeu au niveau de la gestion des ressources humaines avec le paiement des arriérés de salaire des Pigistes, même si beaucoup déplorent une grande vacance de postes de responsabilités. La majorité des services et directions sont assurées par des Intérimaires qui assurent les fonctions depuis des mois, voire des années, sans jamais être confirmés.

Le Gouvernement de Transition devra se prononcer impérativement sur la question de la convention avec un Partenaire Privé Italien TELECONSULT dans le cadre de la construction et réhabilitation de bâtiments de la Télévision ainsi que d’assurer la couverture nationale de la radio diffusion. Selon nos sources, ce dossier présenté en Conseil des Ministres plusieurs fois par les Trois derniers Ministres qui ont dirigé le département, serait renvoyé à chaque fois sans jamais de décision prise.

La Rédaction.

Centrafrique: regains de tensions à Zémio et Ngaragba, la Minusca s’en explique

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Myriam DESSABLES, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la Minusca. ©2014CNC

Regains de tensions à Zémio et Ngaragba, la Minusca s’en explique

CNC-Bangui (Centrafrique): 28-11-2014.  Myriam DESSABLES, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la Minusca a animé ce mercredi 26 novembre 2014, au siège de cette institution, une conférence de presse. Occasion par excellence pour Myriam DESSABLES de faire le point de la situation des regains de tensions de ces dernier temps, à Bangui, puis à Zémio, ainsi que d’autres chantiers de la force de maintien de la paix en Centrafrique.

Depuis le 18 novembre dernier, la ville de Zémio dans le Haut Mbomou a connu un regain de tension ponctué par la marche historique des femmes « seins nus » pour protester contre l’acte barbare des groupes armés ayant tué trois personnes et causant d’importants dégâts matériels. Selon Myriam DESSABLES, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique, après qu’une mission précurseur de la Minusca ait fait le déplacement de Zémio pour s’enquérir de la situation sur place, « le 22 novembre, une importante opération hélicoptée a été effectuée en direction de Zémio pour un rétablissement de l’ordre par le Bataillon du Gabon. Cette opération hélicoptée était composée de cinq (05) hélicoptères chargés de déployer en urgence cent (100) soldats pour la protection des populations à Zémio. » Ces hommes, a-t-elle précisé, devront rester aussi longtemps que possible à Zémio, jusqu’à ce que la situation se stabilise d’abord. L’on pourrait peut-être saluer ces efforts de stabilisation de la ville de Zemio, puisqu’aujourd’hui, un calme relatif semble s’emparer progressivement de la localité.

Quant à la recrudescence de la violence à Bangui, précisément à la prison centrale de Ngaragba, où une personne a finalement perdu la vie et de nombreuses autres blessées, c’est finalement le 20 novembre qu’une séance de travail a réuni personnel carcéral conduit par le Directeur de la Maison d’arrêt et une mission de la Minusca. A l’issue des échanges, « il a été demandé au Régisseur de la prison de soumettre un rapport détaillé sur cette question à l’attention des autorités judiciaires concernées en insistant sur les risques sécuritaires que cette situation peut engendrer. Il lui a été également recommandé d’en parler au Directeur général des Services pénitentiaires pour que ce dernier puisse être mis à jour par rapport à la réunion sur cette affaire le 25 novembre. »

A l’occasion de cette conférence de presse, Myriam DESSABLES, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique a fait le tour de quelques actions menées par les forces de maintien de la paix, à travers le pays. Elle a annoncé, entre autres que la Minusca a enregistré depuis le 7 novembre jusque-là, 25 cas de violations de violation des droits humains, entre autres des arrestations arbitraires, des atteintes au droit à l’intégrité physique, des violences sexuelles et sexistes, ainsi que des violations du droit à la vie.

Elle a, par ailleurs indiqué que d’importants efforts sont en train d’être faits pour faciliter au gouvernement la tenue à Bangui, d’ici début janvier du Forum national. Aussi, le processus de des préparatifs des élections prochaines a connu l’appui efficace de la Minusca, notamment la signature d’un accord entre le PNUD et le Projet d’appui aux élections en RCA (PRODOC), le 25 novembre qui permettra la mise en place d’un Fonds pour financer les matériels des élections. Entre temps, l’Ambassade de France et le PNUD ont déjà signé une Convention de 100 000 Euros qui vient s’ajouter à une première de 200 000 Euro pour le financement du processus électoral. L’Autorité nationale des élections (ANE) a aussi, de son côté bénéficié des appuis multiformes pour accélérer le processus, surtout dans les préparatifs de l’enregistrement des électeurs.

©2014Corbeau News Centrafrique / Bangui / Fred Krock.

RCA: faux départ pour la réforme du code électoral

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Corbeau News Centrafrique: 27-11-2014, 03h22.

tUn assesseur dépouille un bulletin de vote lors de l'élection, par l'Assemblée de transion, du président par intérim de la RCA, en janvier 2014, à Bangui.
tUn assesseur dépouille un bulletin de vote lors de l’élection, par l’Assemblée de transion, du président par intérim de la RCA, en janvier 2014, à Bangui.

 

En Centrafrique, l’Assemblée de transition (le CNT) travaille depuis une semaine sur la réforme du code électoral. Ses membres devront se prononcer sur la biométrie et le découplage des élections présidentielles et législatives – deux innovations voulues en 2013, mais jugées complexes et coûteuses aujourd’hui. Mais mercredi, le CNT a renvoyé sa copie au gouvernement en demandant plus de concertation sur le sujet.

Quand, en 2013, les membres de l’Assemblée de transition avaient rédigé le code électoral centrafricain, ils avaient veillé à introduire dans la loi un certain nombre de garanties de crédibilité pour les scrutins à venir. Parmi elles : la nécessité du recours à la biométrie et l’obligation de découpler les élections législatives et présidentielles, avec entre les deux scrutins un délai d’au moins trente jours.

Un an plus tard, la donne a changé. Le processus électoral a pris du retard. La biométrie apparaît de plus en plus comme longue à mettre en place et coûteuse : elle demandera 37 milliards de francs CFA, selon les évaluations de la communauté internationale. Le découplage des élections lui, conduira à organiser cinq jours de scrutins différents : un référendum constitutionnel, deux tours de présidentielle, deux autres de législatives. Des coûts que les partenaires de la Centrafrique se refusent à prendre en charge.

Eviter d’autres crises

Le gouvernement de transition a déposé sur le bureau du CNT un projet de toilettage du code électoral – toilettage qui permettrait donc de réduire le coût du scrutin et faire en sorte que les élections puissent avoir lieu dans les délais prescrits. Les membres du Parlement de transition ne se prononcent pas pour l’instant sur le fond. Ils ont décidé mercredi de renvoyer au gouvernement sa copie en rappelant que, selon les textes, un tel projet doit faire l’objet d’une plus large concertation avant de leur être soumis. « Il faut faire le travail comme il se doit pour que ce qui va être décidé ne crée pas d’autres crises », a ainsi expliqué à RFI le président de la Commission des lois, Blaise Fleury Hotto.

 

©RFI

RDC: des Casques Bleus arrêtés à Goma

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©Ligne de defense

Des Casques Bleus arrêtés à Goma

Quatre Casques Bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) ainsi qu’un présumé complice appartenant à la garde républicaine ont été appréhendés mercredi à Goma.

Un porte-parole du gouverneur de la province du Nord Kivu a confirmé qu’ils étaient en possession illégale d’uniformes militaires de l’armée congolaise et de la garde républicaine, une unité d’élite chargée de protéger le président Joseph Kabila.

Plusieurs sources à Goma dont des journalistes rapportent que trois militaires ukrainiens et un congolais ont été arrêtées au moment où ils s’apprêtaient à embarquer pour une destination inconnue.

Le motif exact de leur arrestation n’a pas été précisée.

Les quatre hommes auraient été conduits à l’auditorat militaire de Goma pour y être interrogés.

Ces informations n’ont jusque-là pas encore été vérifiées de source indépendante.

La Monusco n’a pas fait de commentaire.

Une enquête a été ouverte.

©BBC Afrique

CENTRAFRIQUE: LIBÉRATION DES 26 OTAGES DE FDPC DU CHEF REBELLE ABDOULAYE MISKINE

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LIBÉRATION DES 26 OTAGES DE FDPC DU CHEF REBELLE ABDOULAYE MISKINE

 

CNC-Bangui  (Centrafrique) – 26-11-2014.  Les 26 personnes dont 10 Centrafricains, 15 Camerounais et un prêtre polonais qui ont été prises en otage par le Front démocratique du Peuple centrafricain (FDPC) sont désormais libres. Elles ont été enlevées sur le corridor Bouar, Garoua-Boulaye, à l’ouest de Centrafrique, par ce mouvement du chef rebelle centrafricain Martin Kountamadi alias Abdoulaye Miskine. Les otages ont retrouvé la liberté seulement après trois mois de détention pour certains et deux mois pour d’autres.

Les Centrafricains se sont réveillés ce matin avec la nouvelle de libération des otages détenus par les combattants de FDPC. La libération a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi aux environs de 3 heures du matin de ce 26 novembre 2014 dans la région ouest de Centrafrique. Bien que la libération ait faite, aucune rançon aurait été versée, d’après Leonard Kamdika, le lieutenant du FDPC qui a annoncé la nouvelle de cette libération.

La libération de ces otages s’inscrit dans le processus de la recherche de la paix en Centrafrique“, a justifiéLeonard Kamdika.

Pusieurs jours de discution avec l’appui de l’ex ministre centrafricain Karime Mekassoua ont été entamé pour que l’on arrive à la libération des 26 otages , selon Leonard Kamdika.

Mais le leader du FDPC, Abdoulaye Miskine, reste encore détenu en dépit des négociations avec les autorités centrafricaines, camerounaises et de l’appui du président congolais Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine.

Le chef de FDPC, le général Abdoulaye Miskine, a été arrêté et détenu par les autorités camerounaises depuis le mois de novembre 2013.

 

Bangui/Eric NGABA pour Corbeau News Centrafrique.

 

FAO: le Cameroun et le Gabon parmi les champions de la lutte contre la faim

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Corbeau News Centrafrique: 26-11-2014.

 

FAO

FAO: le Cameroun et le Gabon parmi les champions de la lutte contre la faim

Le Cameroun et le Gabon représenteront l’Afrique subsaharienne, lors du décernement des Prix d’hoenneur récompensant la lutte contre la faim par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le 30 novembre à Rome.

Les deux pays seront aux côtés du Brésil, de l’Ethiopie, de la Gambie, de l’Iran, du Kiribati, de la Malaisie, de l’Ile Maurice, de la Mauritanie, du Mexique, des Philippines et de l’Uruguay, comme étant les nouveaux venus sur la liste des pays qui ont le mieux réussi la lutte contre la sous-nutrition, selon un communiqué publié mercredi sur le site officiel de la FAO.

Parmi ces pays, certains ont atteint le premier des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à savoir réduire de moitié la proportion des sous-alimentés à l’horizon 2015, alors que d’autres ont atteint l’objectif encore plus difficile du Sommet mondial de l’alimentation de 1996 (SMA) consistant à réduire de moitié le nombre absolu des affamés avant 2015, d’après la même source.

En guise de reconnaissance des progrès accomplis par ces treize pays, M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO décernera à leurs représentants des Prix d’honneur au cours d’une cérémonie qui se tiendra le 30 novembre 2014 au siège de la FAO, à Rome, selon le même communiqué.

Au début de cette année, la FAO avait reconnu les réalisations de trois pays alors qu’en 2013, 38 pays s’étaient illustrés pour avoir réduit de moitié, avant 2015, soit le nombre absolu, soit la proportion de sous-alimentés, au sein de leurs populations respectives.

Selon les estimations de la FAO, l’Ethiopie, le Gabon, la Gambie, l’Iran, Kiribati, la Malaisie, Maurice, la Mauritanie, le Mexique et les Philippines ont déjà atteint le premier des OMD (l’éradication de la faim) alors que le Brésil, le Cameroun et l’Uruguay sont allés plus loin en atteignant l’objectif plus ambitieux du SMA qui consiste à réduire de moitié le nombre absolu d’affamés avant 2015.

AA/ Yaoundé

Douze milliards du PNUD pour l’appui aux élections en Centrafrique

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Douze milliards du PNUD pour l’appui aux élections en RCA

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a octroyé 12 milliards de FCFA au gouvernement centrafricain pour la mise en œuvre du Projet d’appui au cycle électoral (PACEC), aux termes d’une convention signée à Bangui.

L’accord dans ce sens a été signé mardi par la ministre du Plan, Florence Limbio, le ministre de l’Administration du territoire, Modibo Bachir Walidou, et le représentant résident du PNUD en Centrafrique, Aurélien Agbonency.

‘’La signature des documents du projet d’appui au cycle électoral 2014-2016 est une étape importante pour le retour de ce pays à une vie constitutionnelle normale. C’est un acte significatif pour la consolidation de la démocratie et le retour de la paix”, a indiqué le représentant résident du PNUD, Aurélien Agbonency.

Pour sa part, la ministre du Plan a déclaré que ‘’La cérémonie qui nous réunit constitue ce jour donc un signal fort à tous ceux qui, de bonne foi ou non, pensaient, voire continuent de croire à une transition sans fin. Cet acte donne la preuve de la volonté d’un retour à, l’ordre constitutionnel”.

Selon Florence Limbio, le respect du calendrier proposé par l’autorité nationale des élections (ANE) dépend des ressources que ‘’nous y mettrons ensemble”.

Par: ©APANews

Forum de Bangui : Les leaders religieux plaident encore pour le dialogue à la base

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les trois leaders religieux centrafricains. ©CNC

Forum de Bangui : Les leaders religieux plaident encore pour le dialogue à la base

Bangui (CNC): 26-11-2014.  Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’Imam Omar Kobine Layama et Pasteur Nicolas Grékoyamé ont animé ce mercredi 26 novembre 2014, une conférence de presse à Bangui, lors de laquelle, ils ont présenté leur prix décerné par l’Ong américaine Search for Common ground ; mais ils se sont également prononcé sur le forum de Bangui, annoncé pour janvier prochain.

Le trio des leaders religieux a été visiblement très déçu de voir la première étape du Forum de Bangui escamoté sur ordre des partenaires internationaux, notamment la médiation internationale qu’incarne le président Congolais Dénis Sassous Nguesso. « Depuis très longtemps, nous avons crié haut et fort, à travers nos inlassables plaidoyers au sujet du désarmement. On ne peut pas dialoguer arme à la main. Les centrafricains n’étant pas si rancuniers comme beaucoup le pensent, si un bourreaux s’assoit devant ses victimes et reconnait ses actes, la communauté saura le pardonné et ce sera un soulagement pour les victimes. C’est pourquoi, nous pensons que la plateforme des religieux n’a pas pleinement sa place dans le dialogue de Bangui, puisque les victimes que nous plaidons la cause seront écartés de ces assises. La plateforme des religieux ne sera pas en premier plan au Forum de Bangui » a déclaré Mgr Dieudonné Nzaplainga pour cracher le sentiment de mépris de la place des victimes dans la crise en République centrafricaine.

Le Pasteur Nicolas Grékoyamé a fait savoir pour sa part que l’organisation d’un dialogue politique à Bangui est une volonté manifeste de négation des souffrances des centrafricains de l’arrière-pays : « Nous pensons que lorsque quelqu’un est lésé dans ses intérêts, il est normal et juste qu’on puisse l’écouté. Et la meilleure manière de cette écoute, c’est d’aller vers ces personnes. Or, les centrafricains ne se résument pas seulement à Bangui. D’ailleurs, ceux qui ont subi le plus ces exactions, qui ont perdu leurs biens, qui ont perdu en vies humaines, se trouvent en province. » a-t-il dit.

Même sentiment chez l’Imam Omar Kobine Layama qui a laissé entendre : « Nous avons fait la proposition du dialogue à la base au gouvernement parce qu’après avoir fait l’exégèse des dialogues en Centrafrique, on s’est rendu compte que les dialogues politiques sont toujours organisés au sommet de l’Etat. Et ce sont les mêmes personnes qui se retrouvent pour des amnisties et pour se partager des postes. Malheureusement, les victimes sont là en train de les observer. C’est, à notre point de vue, ce système qui nourrit la haine au milieu de la population. »

Bref, les leaders religieux en se retirant du premier plan dans ces assises annoncées pour janvier prochain ont ainsi rejoint la présidente de la transition Catherine Samba Panza qui avait projeté ce dialogue selon des étapes dont la toute première devrait être un diadoque à la base, c’est-à-dire à travers les seize préfectures de la RCA.

A propos du prix pour la paix décerné par l’Ong américaine Search for common ground, les trois leaders n’ont pas caché leur satisfaction. Chacun d’eux a, devant lui, le prix qui leur a été remis depuis le 16 novembre dernier aux Etats unis. En effet, la conférence de presse de mercredi dernier, se voulait l’occasion par excellence pour le trio de présenter au peuple centrafricain cette reconnaissance internationale. « C’est un moment émotionnel pour nous. Beaucoup de gens nous suivent dans ce que nous faisons, il est normal que nous ayons cette reconnaissance en retour. C’est depuis le début de la crise que nous nous sommes mis à l’œuvre pour déployer tous nos efforts pour dire non à la violence, non à l’instrumentalisation de la religion. » a noté Imam Kobine

Mais, cela n’a pas été facile du tout. C’est un vrai sacrifice, voire au prix de leur vie comme l’a relevé Pasteur Nicols Grékoyamé : « Nous sommes des pasteurs et lorsque nous voyons que la vie de nos brebis est en danger, il est de notre devoir de nous lever, de nous mettre au premier plan, quel que soit le prix à payer. Moi par exemple, j’ai dû abandonné ma fille agonisante pour aller avec mes frères à la lutte pour cette cause, alors qu’après moi, elle était décédée; ce qui ne m’avait pas empêché de continuer. La vie de l’Imam est menacée. Une fois, avec l’Evêque nous avons été menacés au quartier Kpéténé. » Le pasteur ajoute qu’à travers ce prix, Search For Common Ground est un message d’encouragement et un appel à la persévérance pour le trio.

Quant au Mgr Nzapalainga, il a dédié le prix aux populations victimes du conflit en RCA.

©Corbeau News Centrafrique / Bangui / Fred Krock.

centrafrique: Communiqué de la Coordination nationale des Anti-balaka suite à la mutinérie dans la prison de Ngaragba

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©corbeaunews-centrafrique.org(CNC)

COORDINATION NATIONALE

SECRETARIAT GENERAL

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PORTE PAROLE

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N°____030___ /CN/SG/PP/

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA COORDINATION NATIONALE

DU GROUPE D’AUTO-DEFENSE ET DE RESISTANCE POPULAIRE RELATIVE A LA

SITUATION DES DETENUS DE LA PRISON CENTRALE DE NGARAGBA.

Nous déplorons ces incidents malheureux qui ont conduit à la mort de plusieurs détenus et des soldas frère africains.
Nous regrettons la lenteur de l’appareil judiciaire qui aujourd’hui retient en détention sans jugement plus de 600 Centrafricains en violation des règles  élémentaires des Droit de L’Homme, malgré la présence et l’assistance technique des Nations Unies.
Nous condamnons l’attitude des autorités pénitentiaires et du gouvernement, qui portent l’entière responsabilité de cet incident avec la complicité des Nations Unies.
Nous lançons un appel au ministre de la justice et à la Minusca, pour une meilleure prise en charge des Centrafricains en détention préventive, pour que  ce genre d’incident ne se reproduise.
Par ailleurs nous tenons à informer  la FIDH et Human Rights Watch sur la situation très précaire de sante des détenus de NGARAGBA, notamment le cas de FEISSONA Olivier, BAMBETI Guy, NGANAFEI Honoré et autres.
La coordination des ANTI BALAKA exprime ici ses vives inquiétudes à l’endroit du  gouvernement de la transition sur la question de la santé, de ces braves Centrafricains arrêté  illégalement à NGARAGBA, et le met en garde contre tout ce qui leur adviendra.
Ampliation :
–       Médiateur ; Présidente de transition; CNT ; Primature ; Minusca ; UE ; UA ; Ambassade de France ; Ambassade des USA ; Presse Nationale et Internationale ; OCDH ; LCDH

Fait à Bangui, le 26 Novembre 2014

La Coordination Nationale

Le Porte Parole
Bérenger Ludovic Igor LAMAKA

LU CHEZ LE VOISIN / RCA : Bozizé et Djotodia, deux pyromanes prédateurs

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Corbeau News Centrafrique: 25-11-2014: 18h17.

François Bozizé et Michel Djotodia tous deux anciens Président centrafricains
François Bozizé et Michel Djotodia.

Il a plusieurs fois été accusé d’alimenter la crise centrafricaine depuis son   exil, au Bénin. Accusations qu’il  avait toujours balayées du revers de la main, clamant à qui voulait l’entendre son innocence et  évoquant au besoin un complot visant à l’empêcher de revenir au pouvoir en Centrafrique. Mais Michel Djotodia, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a beau se défendre, les faits sont têtus et parlent contre lui. Cette fois-ci, c’est de l’ONU que s’est élevée la voix accusatrice. Une voix qui, cette fois, ne laisse pas à l’ex-chef des rebelles de la Séléka, la moindre issue de sortie. En effet, le Conseil de sécurité des Nations unies vient de publier une liste de personnes qu’elle s’apprête à sanctionner, en raison de leur implication dans des conflits nationaux ou encore de leur « implication dans des trafics de ressources naturelles de leur pays. » Une liste dans laquelle l’ex-chef des Séléka, par ailleurs ancien président de la RCA, Michel Djotodia, figure, comme on s’en doutait, en bonne place. Le groupe d’experts des Nations unies, à l’origine de ladite liste, est formel : « Michel Djotodia continue d’agiter ses partisans contre le gouvernement de la transition ». Si comme beaucoup de personnes le pensent, cette accusation est avérée, Michel Djotodia « verra ses avoirs gelés et lui-même sera interdit de voyager. » On se rappelle que François Bozizé, le prédécesseur de Djotodia, avait écopé de la part de l’organisation onusienne de la même sanction, pour les mêmes motifs. François Bozizé, accusé d’être le bras financier des anti-Balaka, s’était retiré avec ses proches en France d’où il utilisait son immense fortune malhonnêtement acquise, pour fournir armes et salaires aux leaders des Anti-Balaka. Un soutien qui leur avait permis de commettre des massacres à grande échelle sur d’autres Centrafricains de confession musulmane. On est alors tenté de se demander si Michel Djotodia tout comme François Bozizé ont jamais eu un quelconque amour pour ce peuple pour qui ils ont toujours juré vouloir travailler. Comment après avoir servi ce pays, ces mêmes dirigeants s’entêtent-ils à le mettre à feu et à sang, parce qu’ils  ont perdu le pouvoir ?

La volonté de leurs compatriotes,  c’est que ni Bozizé, ni Djotodia ne reviennent au pouvoir à Bangui.

Le communiqué du Conseil de sécurité des Nations unies évoque un éventuel gel des avoirs de Djotodia. Or, parler de gel des avoirs de quelqu’un qui n’a passé qu’une seule année à la tête d’un pays africain, c’est reconnaître implicitement l’étendue du pillage que ce pyromane a fait dans le budget de son pays. Et que dire alors de François Bozizé qui, lui, aura passé plus d’une décennie aux affaires ?

De ce point de vue, on est tenté de dire que la décision du Conseil de sécurité des Nations unies n’est qu’une  demi-solution. Les Nations unies devraient plutôt obliger ces deux ex-hommes forts à rendre gorge ; le peuple centrafricain doit obtenir réparation d’un préjudice que même une peine à la perpétuité ne suffirait pas à faire oublier.

Il faut dire que ces deux anciens  chefs d’Etat ont une idée bien cynique de la gestion du pouvoir ; on arrive par les armes, on s’impose  par la corruption et les assassinats politiques, on pille les ressources du pays et après on se sert de ce même butin pour reconquérir le fauteuil présidentiel perdu, en suscitant des rébellions. Pour ces deux anciens dirigeants, rien ne vaut leur fauteuil présidentiel. Pas même la vie de leurs compatriotes. Michel Djotodia et François Bozizé, c’est connu, se préparent pour être candidats aux élections de 2015 ; cela explique sans doute pourquoi après les Séléka, les Anti-Balaka ont décidé, à leur tour, de se muer en parti politique et de conquérir le pouvoir par les urnes et non plus par les armes.

Selon  François Bozizé, il reviendra au pouvoir en Centrafrique « si Dieu le veut ». On est tenté de lui répondre que, pour une fois, la volonté de Dieu et celle de ses compatriotes c’est que ni lui, ni Djotodia ne reviennent au pouvoir à Bangui.

Dieudonné MAKIENI

lepays.bf

Burkina-Faso