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BANGUI: SYNERGIE DES MEDIAS : 3ème EDITION SPECIALE SUR LES ELECTIONS DU 30 DECEMBRE FAIR-PLAY ET GRANDEUR D’ESPRIT

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(Corbeau News Centrafrique)

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SYNERGIE DES MEDIAS : 3ème EDITION SPECIALE SUR LES ELECTIONS

DU 30 DECEMBRE FAIR-PLAY ET GRANDEUR D’ESPRIT

Bangui, (C.N.C), 11-01-2015

 

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire ». Cette phrase de Voltaire peut faire recette en cette période électorale en République Centrafricaine. L’acceptation du résultat n’est pas une faiblesse.

EDITORIAL

On a remarqué qu’au fur et à mesure que les résultats partiels et provisoires tombent au compte-goutte, certains candidats, pourtant signataires du Code de bonne conduite, s’emploient à violer le texte qu’ils ont eux-mêmes signé. Les élections, comme dans toutes les compétitions au monde, sont régies par des lois et principes. Hélas, le fairplay en tant que respect de l’autre, respect du résultat, pardon et tolérance, souffre en ce moment névralgique du processus électoral en cours.
Pour rappel, ce sont les élections qui ont conduit le pays de Boganda au plus profond de l’abime. Le passé récent de 2011 avec la victoire contestée au premier tour de l’ancien Président François Bozize est encore présent dans les esprits. Les conséquences continuent de se faire sentir. Trente candidats pour un seul fauteuil, ce n’est pas sûr de ne pas avoir de contestation. Comme un homme fatigué après la traversée à pied d’un long désert, le peuple centrafricain ne veut plus d’une sempiternelle crise qui serait synonyme de l’enterrement de toute la nation déjà aux abois.L’arrêt du processus électoral demandé par certains candidats n’est pas de nature à assurer un lendemain apaisé à une République Centrafricaine déjà grabataire. Madame et messieurs, les textes et paroles ont valeur d’acte posé. A la fin de ces scrutins, une marque historique et indélébile restera. Soit on est des acteurs d’une sortie honorable de crise, soit on est des continuateurs d’une histoire interminable de crises. Nous sommes tous à la baguette, l’histoire jugera.

Juvénal Koherepede

1er tour des élections
Fidèle Gouandjika : « Je reconnais ma défaite et je respecte la volonté des électeurs »

Si l’on devait décerner un prix du fairplay à l’issue du processus électoral en cours, il reviendrait sans aucun doute à Fidèle Gouandjika. L’ancien ministre des Télécommunications a reconnu sa défaite seulement vingt-quatre heures après l’élection présidentielle du 30 décembre 2015 et donné rendez-vous aux électeurs pour 2021.

En bon démocrate

« Je reconnais ma défaite et je respecte la volonté des électeurs et électrices qui se sont valablement et massivement exprimés le 30 décembre 2015 pour un véritable changement dans notre pays.», écrit notamment ce ministre atypique qui se qualifie lui-même d’inoxydable et qui se présentait pour la deuxième fois à une élection présidentielle. Intervenant au moment où ses compatriotes avaient plutôt la tête à préparer le premier réveillon tranquille depuis 3 ans, le message de Fidèle Gouandjika a dû passer inaperçu. Mais la fronde engagée contre l’Autorité nationale des élections (ANE) par une vingtaine de candidats réclamant l’interruption du processus n’en souligne que mieux l’élégance. Dans une déclaration commune en date du 3 janvier, ces candidats affirment « remettre fondamentalement en cause la sincérité, la transparence et la crédibilité du scrutin ».

Ils relèvent également de « sérieux manquements qui entachent les opérations électorales en cours”, lesquelles conduiront, selon eux, “au rejet des résultats par la population entraînant un nouvel embrasement du pays ». A la veille du scrutin, ces personnalités avaient pourtant signé un code de bonne conduite aux termes duquel ils s’engageaient à « Accepter les résultats des urnes, nous féliciter mutuellement et féliciter le gagnant ». Si le message du candidat Gouandjika ne comporte pas de félicitations adressées au gagnant, c’est simplement parce que, à la date du 31 janvier, le gagnant n’était pas encore connu, l’ANE n’ayant pas encore entamé l’examen des procès-verbaux. Il est donc loin, le temps où “l’inoxydable” Gouandjika se faisait sanctionner par le Haut Conseil de la Communication pour ses écarts de langage lors des campagnes électorales. Simon Pierre Ndouba

Scrutin du 30 Décembre: Synthèse des rapports des observateurs internationaux et nationaux
Plusieurs missions ont été dépêchées en Centrafrique pour l’observation des opérations de vote du 30 décembre 2015. Parmi elles, nous notons de la mission de l’Union Africaine, de l’Electoral Institute for Democracy in Africa, de la CEEAC ainsi que l’appui non négligeable de l’Observatoire Nationale des Elections. Le résultat de leur analyse se présente …comme suit.
Union Africaine
La mission de l’Union Africaine commence par des constats préliminaires faits au terme de l’observation des opérations de vote et de dépouillement des voix. Elle a évalué la régularité, l’équité et la crédibilité des élections du 30 décembre, en rappelant l’histoire politique du pays, laquelle est jalonnée de crises militaro-politiques. Elle relève l’insuffisance de formation des agents recenseurs de l’ANE et déplore par la même occasion quelques comportements négatifs affichés par certains compatriotes pendant la campagne électorale à l’endroit de certains candidats. Elle se félicite de la participation massive des populations au vote, en dénonçant également les irrégularités relatives à l’ouverture tardive des bureaux de vote. Elle se félicite aussi de l’appui sécuritaire des forces onusiennes, de la SANGARIS ainsi que des forces nationales de sécurité. Elle salue la transparence, la crédibilité, et la sérénité des opérations de vote et appelle à

l’acceptation des résultats des urnes par les candidats ainsi que la sauvegarde de la paix et de la cohésion sociale.

CEEAC

La mission d’observation de la CEEAC dépêchée en Centrafrique voudrait se rassurer si les opérations de vote se sont déroulées conformément aux standards internationaux. Elle s’est félicitée de l’atmosphère calme, sereine et transparente qui a prévalu durant le déroulement du vote. Elle s’est également félicitée de l’implication des forces internationales dans le processus. Elle rappelle aux parties prenantes le respect des traités auxquels ils ont souscrit, ainsi que l’acceptation des résultats des urnes. Elle insiste sur l’importance de trancher juridiquement les contentieux qui naîtront des opérations, et d’éviter d’afficher des comportements de nature à perturber le processus de stabilisation du pays. Elle déplore également la livraison tardive des matériels et documents de vote dans les bureaux de vote ainsi que quelques irrégularités notifiés.

EISA

Electoral Institute for Democracy in Africa a également observé les opérations de vote du 30 décembre 2015. Il s’est félicité de l’engagement et de la détermination des Centrafricains à tourner la page de transition pour un nouvel élan démocratique basé sur un nouvel ordre constitutionnel. Le réseau reconnaît que le scrutin s’est déroulé sans incident majeur. Le scrutin a eu lieu dans une atmosphère apaisée, dans la transparence et la sérénité. Il affirme que la procédure du vote s’est faite en conformité avec la loi électorale.

Il recommande par la même occasion :
– D’accepter le résultat des urnes, de privilégier les voies légales de recours, de renforcer la formation de leurs délégués et d’accroître leur nombre dans les bureaux de vote ;
– Au gouvernement, de renforcer la sécurisation des scrutins dans l’arrière-pays pour le tour ;
– A l’ANE de corriger les imperfections constatées pour les scrutins à venir ;
– Aux partenaires d’appuyer l’ANE afin d’intensifier la campagne de sensibilisation et d’éducation civique.

O.N.E

L’Observatoire National des Elections a déployé plus de deux cent soixante-cinq (265) observateurs électoraux sur l’emble du territoire national, ainsi qu’à Douala, au Cameroun. Il félicite les Centrafricains pour leur forte mobilisation au vote du 30 décembre, lequel scrutin s’est déroulé dans le calme, la transparence et la sérénité. L’O.N.E loue également la bonne collaboration de l’ANE lors de tout le processus électoral. Mais, l’ONE aimerait que les irrégularités enregistrées pendant le scrutin soient corrigées, pour permettre une nouvelle relance organisationnelle afin de garantir l’avenir politique du pays. Max-Landry Kassaï

Des présumés fraudeurs Interpellés lors du scrutin

La fraude électorale inclut toute action ou inaction entreprise hors des normes légales ayant pour objet d’influer sur le résultat des élections de façon à garantir ou favoriser un résultat voulu. Quelques formes de fraude ont été décelés lors des élections groupées du 30 décembre 2015 dont le dépouillement et la proclamation des résultats provisoires sont en cours.
A titre d’exemple, au centre de vote du lycée de Bimbo, Paterne Djeukam a été surpris le jour du scrutin avec des urnes bourrées de bulletins en faveur d’un candidat à la présidentielle, a rapporté le commandant de la brigade de gendarmerie de PK 9 où ce dernier à été conduit pour nécessité d’enquête. Au centre de l’école Gobongo, c’est Joachim, un jeune homme de 21 ans qui a été surpris avec un lot de cartes d’électeur le jour du vote. Le présumé fraudeur a été remis à la police pour nécessité d’enquête. Dans le 2ème arrondissement de Bangui, plusieurs partisans d’un candidat à la présidentielle ont été aperçus monnayant des voix. Conformément aux règles de procédure définies par le Code de procédure pénale, ces présumés fraudeurs seront jugés par les juridictions de droit commun, notamment les Tribunaux de Grande Instance. Les peines varient selon le degré des infractions. Il peut s’agir d’une amende allant de 50 à 500 000 F CFA ou d’un emprisonnement variant de 2 à 5 ans. A.M Ngoumbassa-Komy (Le Messager) et Marcellin Zoumadou (l’Harmattan.)

Visite guidée au centre de Traitement des données du vote par l’ANE
Traiter et diffuser dans un délai de 6 jours francs les résultats issus des quelque 5600 bureaux de vote ouverts lors du vote du 30 décembre dernier. Tel est l’exploit que s’efforcent de réaliser les opérateurs du centre de traitement des données (CTD) de l’Autorité nationale des élections. Nos reporters leur ont rendu visite le mardi 5 janvier. Voici leur reportage.
Situé en face de l’hôtel Somba au centre-ville de Bangui, l’ancienne direction générale des Transports devenue le siège du CTD est devenu un véritable camp retranché. Des véhicules et policiers de la force de la Minusca en assurent la protection, tandis que des blocs de béton en cours de construction en complique désormais l’accès. Dans la guérite qui sert d’entrée, tout ce qui entre est passé au peigne fin et au détecteur de métaux.
Dans la cour, le visiteur peut voir des véhicules, des urnes empilées, plusieurs jeunes gens vêtus d’un gilet aux couleurs de l’ANE déchargeant ou rangeant d’autres urnes. Sous un hangar au toit de tôle, des hommes et femmes à la mine défaite examinent le contenu d’ enveloppes sorties des urnes empilées. Au fond du hangar, un homme seul devant sa table. “Notre problème, c’est le sous-effectif et la charge de travail qui nous contraignent à travailler jour et nuit. Depuis hier, je ne suis pas rentré chez moi. Matin et soir, je suis ici”, indique aux visiteurs Bernard Kpongaba le vice-président de l’ANE. Mais il accepte de servir de guide pour la visite des salles de travail.

Traitement des résultats
Selon lui, les opérations se font dans la plus grande transparence, en présence des représentants des candidats qui le désirent ainsi que des observateurs de l’Union Européenne et des Nations Unies. “On ouvre les plis en présence de tout e monde pour voir combien de voix chaque candidat a obtenu. La jeune femme là-bas qui a un cahier dit de transmission enregistre dedans puis elle se rend dans la salle là-bas appelée salle de saisie”. Dans cette seconde salle, une première équipe enregistre toutes les feuilles des résultats sur 7 ordinateurs pour les sauvegarder. Après quoi, les documents sont transmis aux opérateurs travaillant sur les ordinateurs de ces 2 rangées qui les saisissent et sortent un procès-verbal. Mais pour s’assurer de la conformité des données saisies, on affecte les mêmes documents aux opérateurs de l’autre rangée qui les saisissent à leur tour. S’il y a un écart, c’est qu’il y a un problème. Peut-être que l’opérateur a mal entré les données. Dans ce cas, on envoie les documents à la 3ème rangée d’ordinateurs. C’est là que l’erreur est corrigée. A la fin, tout est rangé dans les malles que vous voyez là-bas et qui sont fermées à clé…
Et Bernard Kpongaba de conclure : «Nous ne travaillons ni sous la pression, ni dans la peur. Je demande aux compatriotes de rester calmes. Si, comme candidat, vous êtes capable de gagner, vous gagnerez”. Frédéric Mbomba

« Les règles des Nations-Unies font que nous n’avons pas mandat de manipuler les imprimés », Aurélien Agbénonci, Représentant spécial adjoint du SG des Nations Unies en RCA
Après le 1er tour, le n°2 des N.U livre ses impressions sur l’appui logistiques apporté à l’ANE.

Est-ce que la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) est satisfaite du déroulement des élections du 30 octobre dernier ?

La MINUSCA est satisfaite, mais ce qu’il faut dire c’est que cet appui aux élections est fait dans une composante plus complexe. Nous appelons cela l’assistance intégrée des Nations-Unies au processus électoral et cette configuration c’est à la fois la MINUSCA et le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD).

Quelle a été votre degré d’implication dans la collecte du matériel électoral (procès-verbaux et urnes) après le scrutin?

Les Nations-Unies, comme vous le savez, étaient représentées sur le terrain à travers leurs bureaux régionaux, mais aussi les bureaux régionaux de la MINUSCA et les agents électoraux de l’assistance électorale intégrée. Les règles des Nations-Unies font que nous n’avons pas mandat de manipuler les imprimés, mais nous avons apporté à l’Autorité Nationale des Elections (ANE) une assistance irremplaçable, c’est-à-dire de convoyer sur Bangui toutes les enveloppes des procès-verbaux et aussi tout le matériel nécessaire : les urnes dans lesquelles se trouvent les bulletins de vote pour permettre au Centre de Traitement des Données de faire son travail. Notre implication a été une implication par air et par la route. Nous avons loué des centaines de véhicules qui ont pu porter assistance à l’ANE et aux autorités nationales.

Dans quelles conditions ces matériels ont été acheminés de l’arrière-pays) depuis les bureaux de vote jusqu’à Bangui ?

Dans des conditions assez difficiles parce que les hameaux les plus reculés ont eu la possibilité de faire remonter d’abord au niveau des communes ces matériaux, ensuite du niveau des communes vers les sous-préfectures parfois par moto, parfois par voiture, et maintenant des sous-préfectures au niveau des préfectures et les préfectures correspondent généralement à des sites où nous avons des aérodromes et ces aérodromes ont permis aux avions de la MINUSCA d’atterrir et récupérer ces matériels pour pouvoir les convoyer sur Bangui dans des délais qui sont quand même particulièrement raisonnables – on ne serait jamais arrivés à remplir cette mission là si on n’avait pas l’appui aérien dont la MINUSCA dispose et qu’elle a mis à la disposition de la République Centrafricaine.

Quelles dispositions avez-vous prises pour éviter tout risque de tripatouillage pendant le trajet ?
De deux ordres. D’abord notre personnel civil a reçu des consignes très fermes pour être attentif et pour signaler tous les dysfonctionnements, c’est le premier cas. La seconde chose est la force de la MINUSCA. Nous savons que cette force est présente à travers notamment les casques bleus, le personnel militaire ou les observateurs et aussi la police des Nations Unies. Alors toutes ces forces ont été combinées pour appuyer les structures locales qui s’occupent des élections et de signaler le moindre incident.

Un exemple : dans une préfecture que je ne voudrais pas préciser ici, mais bien connue, un préfet, un moment donné, s’était emparé de l’ensemble du matériel alors que ce matériel devait être convoyé directement à l’aéroport, mais il a été arraisonné et le matériel a été récupéré et transféré à l’aéroport. Dans un autre endroit, un sous-préfet qui peut-être était encore dans le mode opérationnel du passé a pensé qu’il devait récupérer l’ensemble du matériel et le garder dans sa sous-préfecture au lieu de le convoyer directement, alors que le temps lui permet de le faire. Là aussi, nos agents étaient vigilants à la demande du démembrement de l’ANE et ce matériel a été ramené. Donc, il n’y a pas eu de manipulation. Nous avons veillé strictement à cela que dès que le vote était terminé, le compte a été fait. Le convoyage s’est fait des bureaux aux centres de vote vers les communes, des communes vers les sous-préfectures et vers les préfectures. Nous avons été des acteurs très attentifs et nous avons fait en sorte qu’il n’y ait pas de manipulation afin que le vote des Centrafricains puisse s’exprimer dans de bonnes conditions.

Propos recueillis par Sébastien Lamba

René Sakanga Morouba : « il n’y a pas de tripatouillage »
Commissaire en charge de la logistique et du matériel à l’ANE
Le scrutin du 30 décembre dernier a accusé un important retard (jusqu’à 24 heures pour certains centres ou bureaux). Comment expliquez-vous ces retards dus pour 38%, selon certains observateurs, à la non disponibilité des documents ?

René Sakanga Morouba : Vous savez, les documents que nous avons utilisés pour ces scrutins présidentiel et législatifs ont été tous commandés à l’extérieur du pays et donc on a eu, hélas, des difficultés en ce qui concerne l’arrivée à temps de ces formulaires à Bangui. Des avions qui ne sont pas disponibles pour certains et aussi, les fournisseurs n’ont pas été actionnés à temps pour pouvoir produire ces documents et de les mettre à disposition de l’ANE.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que ces retards ont été occasionnés à dessein pour soit saboter le scrutin, soit favoriser la fraude ?
En réalité, il faudrait que ces personnes s’approchent de l’ANE pour savoir réellement ce qui se passe à l’intérieur. Donc, je mets çà sur le compte de ce qui se dit dans la rue.

Les matériels acheminés (pour l’arrière-pays) depuis les bureaux de vote jusqu’à Bangui en passant par les chefs-lieux des préfectures n’ont-ils pas fait l’objet de tripatouillage en cours de route ?
Nos démembrements au niveau de l’intérieur sont également des personnalités qui sont assermentées aussi bien que nous aussi, nous sommes au niveau central. S’il y a eu tripatouillage, que les gens nous apportent les preuves de tripatouillage à tel niveau et à tel autre. Nous pensons très sincèrement que depuis le démembrement, le bureau de vote, en passant par nos démembrements ainsi que dans les différentes étapes du rapatriement de matériels à l’intérieur du pays jusqu’à Bangui, nous disons jusqu’à preuve du contraire qu’il n’y a pas tripatouillage.

Quelles dispositions avez-vous prises pour éviter tout risque de tripatouillage pendant le trajet ?
Nous travaillons en collaboration étroite avec les agences du système des Nations unies que ce soit la Minusca dans toute sa composante, soit le HCR et autres… Toutes ces Organisations internationales nous ont aidés et nous aident encore dans le travail que nous faisons notamment en ce qui concerne le rapatriement des résultats des élections depuis les bureaux de vote. Il y a des convoyages sous escorte de la Minusca jusqu’au niveau des autorités sous-préfectorales et préfectorales. Propos recueillis par Sébastien Lamba

Vox Pop : Paroles aux citoyens sur les résultats provisoires et partiels des élections présentées par l’ANE

—Annie Kelefio : « Les élections se sont déroulées dans la paix et la sérénité, dans notre localité à Bégoua. Nous saluons les efforts de l’ANE dans la publication des résultats provisoires. C’est ce qui nous a permis d’avoir des informations fiables sur chaque candidat ».
— Dieudonné Sylvestre Bangbe : « Quand le peuple décide, personne ne peut contredire. Le candidat qui serait élu c’est Dieu qui l’a élevé.».
— Joseph Yanam : « Nous allons soutenir le candidat qui sera proclamé par l’ANE et la Cour constitutionnelle de transition, même si ce ne n’était pas notre candidat. Nous avons beaucoup souffert et nous espérons la paix dans notre pays. »
— Marlène Azougo : « C’est le choix que nous avions fait qui est en train d’être diffusé provisoirement par l’ANE. Moi par exemple, ce n’est pas le candidat que j’ai choisi qui est en tête. Mais, comme c’est un choix national, dont je ne constitue qu’un maillon, que vais-je faire ? L’ANE est en train de faire son travail. Mais, il faudrait qu’elle communique aussi des chiffres et des pourcentages.
— Vanessa Ngawen : « Je suis en train de suivre ça avec tous les Centrafricains. Je n’ai rien à reprocher à l’ANE qui n’a fait que faire son travail régalien ».
— Florent Mbianika : « C’est un moment très remarquable pour tout le peuple centrafricain. Je pense que ces élections se sont bien déroulées. Les résultats partiels et provisoires en cours selon moi, reflètent le choix du peuple centrafricain ».
— Narcisse Baguene : « Les résultats provisoires qui sont en train d’être donnés par l’ANE ne doivent pas faire l’objet de questionnement. Ce qui devait être fait est fait. Je demanderai aux uns et aux autres de respecter le peuple centrafricain en acceptant le verdict des urnes ».

Propos recueillis par la rédaction

L’heure est au respect du Code de bonne conduite

Après la publication par l’ANE des résultats partiels et

provisoires de l’élection présidentielle, certains candidats estiment que les chiffres publiés ne sont pas conformes aux procès verbaux en leur possession.
A travers un point de presse organisé par une vingtaine de candidats à la récente élection présidentielle du 30 décembre, les frondeurs ont exprimé leur volonté de demander à l’ANE de surseoir à la publication des résultats partiels. Pour le candidat indépendant Abdou Karim Meckassoua : «Depuis la date du 30 décembre, jour du scrutin, j’ai recueilli une bonne dose de témoignages, des documents et des preuves d’un détournement du vote tant à Bangui que dans l’arrière-pays. Les suffrages qui me sont attribués en divers endroits du pays s’avèrent souvent ridiculement inférieurs au nombre des citoyens mobilisés dans mes comités de soutien. Des procès-verbaux ont disparu. Des urnes apparaissent étonnement vides alors que d’autres sont remplis».
Face à cette revendication, même si elle est justifiée à travers des preuves de fraude, le citoyen lambda pense que quels que soient les résultats publiés par l’ANE, l’heure est grave et souhaite le respect scrupuleux du Code de bonne conduite auquel les candidats ont souscrit. L’une des dispositions de ce Code de bonne conduite stipule en son Article 28 : “Régler nos différends par la médiation, la conciliation et le dialogue avant de recourir à la justice”. En d’autres termes, il est fortement conseillé aux candidats de se concerter, de réunir les preuves d’éventuelles tentatives de fraude et de définir une ligne de conduite commune avant de mener une action en justice. Ceci garantirait la légitimité des nouvelles autorités du pays issues des urnes après des élections transparentes. Interrogée, l’ANE indique qu’il existe des dispositions légales mentionnées dans le Code électoral qui prévoient des sanctions pour les contrevenants. Ces sanctions sont définies à l’Article 200 du Code de bonne conduite qui stipule : ” Toute personne qui sera rendue coupable de modification ou d’altération des documents ou résultats des élections ou du référendum, lors de leur transmission, sera punie d’un emprisonnement ferme d’un (1) à cinq (5) ans et d’une amende de cent (100) à cinq cent (500) mille FCFA et de l’interdiction de droit de vote et d’être éligible pendant 5 ans au moins et de 10 ans au plus”. Telles sont les sanctions qui pourraient frapper les agents de l’ANE à qui revient la responsabilité de conduire dans la transparence tout le processus électoral.

Ces contestations pour des tentatives de fraude ne sont pas une nouveauté en Centrafrique. Et la République Centrafricaine n’est pas le seul pays au monde à vivre ce phénomène lors des scrutins. Toutefois, il s’avère impérieux en ce moment sensible pour un pays qui sort d’une période de crise de privilégier l’intérêt général des Centrafricains. Le patriotisme devrait être le leitmotiv de tous les leaders politiques engagés dans cette course au pouvoir. Que l’on se souvienne que le fair-play honore et grandit le perdant et occulte souvent l’éclat de la victoire du vainqueur. Fridolin Mamoko

Elections Siriri : Tél: 72 70 09 04/ 75 32 4078 Courriel: spndouba@yahoo.fr
Un projet de la MPJ, réalisé avec l’appui technique de : OMCA, ARC, RJDH et financier de la MINUSCA et du PNUD

Rédacteur en chef: Simon Pierre Ndouba, Red. adjoint : Simplice Doayouane, Relecture : Marcel Mboula et M.DGazikolguet, Secrétaire de rédaction : Armel Paul Ouakola (MPJ), Ont collaboré à ce numéro : Sébastien Lamba (ACAP), Gilbert Mbakop (Sango Ti Afrika), Marcel Mboula (Janus), M. L Kassaï (L’Agora), Ngoumbassa-Komy (Le Messager), etc. Montage graphique Gilbert Mbakop, Consultance particulière : Prospert Yaka Maïde

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

CENTRAFRIQUE : MASCARADE ELECTORALE, LES CANDIDATS DE L’ AFDT SAISIRONT LA COUR CONSTITUTIONNELLE

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : MASCARADE ELECTORALE, LES CANDIDATS DE L’ AFDT

SAISIRONT LA COUR CONSTITUTIONNELLE

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

DECLARATION N° 20 RELATIVE AUX ELECTIONS DU 30 DECEMBRE 2015

 

Bangui, (C.N.C), 01-10-2015

Le 30 décembre 2015, le peuple Centrafricain a été appelé à aller choisir par la voie des urnes, son prochain Président de la République ainsi que ses représentants à l’Assemblée Nationale.

L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) félicite l’ensemble des électeurs Centrafricains qui s’était massivement mobilisé à cette occasion et salue son engouement qui traduit sa ferme volonté d’aller résolument vers le retour du pays à l’ordre constitutionnel.

Cependant, de l’avis général, l’organisation de ces élections par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) a été entachée de nombreux dysfonctionnements et irrégularités qui sont de nature à jeter du discrédit sur les résultats de ces scrutins.

Ces irrégularités sont caractérisées par :

– Les ouvertures tardives des bureaux de vote ;
– L’insuffisance des bulletins de vote dans plusieurs bureaux de vote ;
– Les intimidations et les menaces à main armée enregistrées dans des zones sous contrôle des groupes armés ;
– La non concordance des numéros des candidats inscrits sur les bulletins de vote avec les numéros sur les Procès Verbaux des dépouillements.
– l’absence de garantie de transparence dans le ramassage et l’acheminement des résultats électoraux au Centre de Traitement des Données(CTD) de l’ANE privant les candidats de la sincérité et de la fiabilité des résultats ;
– La transcription des résultats sur des feuilles vierges par les Agents de l’ANE au niveau du Centre de Traitement des Données sans les signatures des Représentants des candidats ;
– Le refus catégorique par l’ANE du test de fiabilité exigé par certains représentants des candidats à l’élection présidentielle, alors qu’elle l’a accordé à l’URCA sans la moindre justification de cette discrimination ;

– La violation de l’article 124 nouveau du code électoral qui exige la publication des résultats circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote.
Aussi, les statistiques publiées par l’ANE en dates des 06 et 07 janvier 2016 pour le 1er tour de l’élection présidentielle se présentent – elles selon le tableau ci-dessous :

Dates Electeurs Inscrits Nombre des Votants ou Electeurs Inscrits PV consolidés Votes Blancs Votes Nuls Suffrages
Valablement exprimés Taux de participation
06.01.2016 1. 954. 433 1. 509. 565 Inconnu Inconnu 1. 107. 438 73%
07.01.2016 1. 954. 433 1. 281. 053 42. 790 57. 148 1. 181. 115 79%

De l’examen des données chiffrées fournies par l’ANE elle- même, il ressort que :
 le taux de participation publié par l’ANE est de 79% le 07.01.2016. Ce taux est erroné. Au regard des données de l’ANE du 07.01.2016, avec un total d’électeurs inscrits (1. 954. 433) et le nombre des votants (1. 281. 053), le taux de participation réel est finalement de 65,546%, au lieu de 79%.

 les statistiques sur les votes blancs et nuls n’étaient pas communiquées jusqu’au 6.1.2016, alors que 402. 127 bulletins non traités le 06.01.2016 représentant la différence entre les Electeurs Inscrits PV consolidés et les suffrages valablement exprimés soit (1. 509. 565 – 1. 107. 438 = 402.127) devrait être traitée le 07.01.2016. Ce chiffre correspond à la somme du total des suffrages des 30 candidats valablement exprimés plus le nombre de votes blancs et nuls. Au regard des statistiques du 07.01. 2016 de l’ANE, le total des suffrages des 30 candidats valablement exprimés est de 73. 677, le nombre des votes blancs est de 42. 790 et celui des votes nuls 57. 748. Or, le total de ces trois rubriques selon l’ANE ne fait que 173. 615, nombre très inférieur à 402. 127.

 la différence entre 402.127 et 173. 615 est de 228. 512 représentant des voix volatilisées.

 cette différence correspond curieusement à 15% des Electeurs Inscrits PV déjà consolidés le 06.01.2016, soit 228. 512 :1. 509. 565 x 100=15%, un taux élevé de nature à remettre en cause la sincérité du scrutin.

 Une chute brutale et non justifiée du nombre des Electeurs Inscrits PV consolidés de 1. 509. 565 le 6.1.2016 à 1. 281. 053 le 07.1.2016 soit une différence de 228.512 représentant les voix volatilisées.
De tout ce qui précède, l’AFDT émet de sérieuses réserves sur la sincérité et la crédibilité de ces opérations électorales qui ne reflètent nullement la volonté du peuple Centrafricain de choisir librement ses dirigeants et qui ne respectent pas les standards universellement admis d’une élection libre, transparente, démocratique et équitable.

L’AFDT tient pour responsables d’une éventuelle crise post-électorale, les commanditaires de cette mascarade électorale.

Pour rétablir la vérité des urnes, l’AFDT exige :

– L’audit du système informatique de l’ANE ;
– Le décompte manuel des résultats du scrutin.

Les candidats de l’AFDT à l’élection présidentielle saisiront la Cour Constitutionnelle de Transition, juge de la régularité des élections en vue de faire de faire valoir leurs droits.

L’AFDT entend tirer toutes les conséquences d’un hold-up électoral opéré contre la volonté du peuple centrafricain.

Fait à Bangui, le 08 janvier 2016

Le Président de la Conférence des Présidents

Christophe BREMAÏDOU

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: FORAC: Forum pour le Rassemblement Centrafricain « Wa Songo é – Espoir et Avenir »

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(Corbeau News Centrafrique)

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FORAC: Forum pour le Rassemblement Centrafricain

« Wa Songo é – Espoir et Avenir »

 

 

Bangui,(C.N.C), 09-01-2016

La Présidence

Déclaration n°2016/01/001

Chers Sœurs et Frères Centrafricains,

Mes Chers compatriotes,

Vous vous êtes rendus massivement le 30 décembre dernier aux urnes voter pour le changement, la paix, la sécurité, la reconstruction de notre armée et pour l’ordre constitutionnel.
Nos populations ont tant souffert. Les candidats ont sûrement compris votre espérance et vos aspirations profondes à travers la ferveur qui a animé ces votes déroulés sans incidents, dans la paix, la sécurité et la dignité.

Vous avez choisi deux personnalités pour le 2ème tour de ces élections. Ces deux personnalités ne sont pas des ennemis. Ce sont des fils du pays. Chacun d’eux incarne une vision sociétale de notre nation. Nous attendons qu’ils nous convainquent.

Forac et moi-même acceptons votre choix : « la voix du peuple est la voix de Dieu », dit-on, et vous remercions.

Forac salue tous les électeurs qui ont effectué le geste républicain du vote permettant d’avoir un taux de participation très honorable, donnant ainsi une véritable légitimité à cette élection.

Forac remercie particulièrement tous les électeurs qui lui ont fait confiance et ont apporté leur voix à son candidat.

Forac adresse sa profonde gratitude à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien depuis que son candidat a décidé de soumettre son projet de société au vote des centrafricains.
Par conséquent,

Forac n’acceptera aucune manipulation, aucune malversation visant à installer l’anarchie et à perturber les élections du 2ème tour.
Les éternels instigateurs de troubles et les contestataires anti-démocrates doivent prendre conscience de la souffrance de nos vaillantes populations innocentes et se plier aux seules lois des urnes.

Forac reste vigilant pour la suite des élections.

Forac, pour sa part, apportera son soutien à l’un des deux candidats élus pour le deuxième tour. Par la même, il appellera, le moment venu, ses électeurs, amis et sympathisants à voter pour celui qu’il désignera.

Forac entend rester une force de proposition et du vrai changement dans le paysage politique de la nation et dans la gestion de la chose publique pour la Justice Sociale et la Solidarité Nationale.

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Fait à Bangui, le 08 janvier 2016

Le Président

Joseph YAKÉTÉ

CENTRAFRIQUE: LES THIMO POUR CONSOLIDER LA PAIX ET POUR ERADIQUER LA PAUVRETE

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LES THIMO POUR CONSOLIDER LA PAIX ET POUR ERADIQUER LA PAUVRETE

 

Bangui, (C.N.C), 01-08-2016

 

Les Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (THIMO) deviennent, tout d’un coup, un moyen de combattre le chômage au milieu jeune en République centrafricaine. Ce programme qui exécuté depuis plus de dix mois d’action dans la capitale Bangui, a créé 61 milles emplois qui bénéficient aux jeunes et aux femmes désœuvrés. Ce projet d’assistance post-conflit destiné à l’utilisation optimale de la main d’œuvre pour réduire au maximum la pauvreté, atteint sa première phase d’action sociale à Bangui.

Lancé officiellement le 22 janvier 2015 à Bangui par la présidente de la transition, les THIMO sont financés par la Banque mondiale sur le fonds du projet de Facilitation des Transports et de Transit en zone-CEMAC, à hauteur 4 milliards de Franc CFA. Les THIMO consistent à travailler au curage des canaux de drainage, à la salubrité du cadre de vie, à la construction de canaux maçonnés et autres travaux de voirie urbaine. Le programme THIMO permet la réduction de la vulnérabilité des jeunes démunis en période post-conflit. Il est dédié à un large éventail de jeunes désœuvrés quels que soient leurs qualifications et leurs niveaux d’instruction. Il s’agit de créer un grand nombre d’emplois dans le but de résorber le chômage des jeunes en proie à la hantise de violence en période de conflit.

Le programme THIMO a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays africains jadis frappés par la crise militaro-politique. C’est le cas de la Cote d’Ivoire, du Burundi où le projet THIMO a été expérimenté par la Banque mondiale et certaines institutions internationales. « L’expérience de notre institution, dans d’autres situations similaires y compris en Côte d’Ivoire, a montré que les activités THIMO constituent une stratégie efficace pour atténuer la vulnérabilité des jeunes en proie à la violence et au conflit. Ces travaux contribuent à la réinsertion économique et sociale dans ce pays » a déclaré Ibrahim Bidou, Représentant résidant de la Banque mondiale à Bangui, qui a précisé que les autorités centrafricaines de la transition et la Banque mondiale ont décidé de conjuguer leurs efforts pour mettre en œuvre les activités THIMO, avec des approches, à la fois, économiques et sociales et donc, avec un impact direct sur la population.

Le Gouvernement centrafricain s’est inspiré de cette approche, c’est pourquoi, il a initié le programme THIMO-Bangui financé par la Banque Mondiale. Dix mois après son lancement officiel, ce programme a eu des impacts socio-économiques indéniables à plusieurs niveaux. Au niveau des entreprises nationales, les THIMO sont exclusivement mis en œuvre par des entreprises nationales. Cela permet de contribuer à la survie de ces structures économiques vis-à-vis des effets collatéraux de la crise enfin de leur permettre de protéger les emplois.

Les impacts des THIMO sur la population

Au niveau des ex combattants dans le 4ème arrondissement par exemple, beaucoup des ex-combattants ont abandonné la rapine, grâce aux emplois. Ils préfèrent désormais renouer avec des activités qui leur permettre de gagner dignement leur vie avec les salaires perçus. Au niveau des jeunes désœuvrés. Chaque bénéficiaire perçoit en termes de revenu financier 2500 FCFA par jour, cela pour deux (2) semaines minimum de contrat et deux (2) mois maximum. Les résultats montrent que le projet a effectivement contribué à réduire la pauvreté et à ramener la cohésion sociale au sein des communautés. Car il a favorisé la réinsertion des jeunes, des femmes démunis et des ex-combattants dans le tissu professionnel. Comme le témoigne Justin Nganamokoé « mon salaire me permet de payer le loyer, d’assurer les frais de scolarité de mes enfants et de prendre soin de ma famille ». Outre au niveau des jeunes désœuvrés, beaucoup de jeunes naguère démunis ont dorénavant droit à un emploi rémunéré à la faveur duquel ils peuvent s’organiser.
Par ailleurs au niveau des femmes, les THIMO donnent également d’opportunités aux femmes dépossédées de leur patrimoine de relancer leurs activités génératrices de revenus (AGR). Certaines d’entre elles, ont accru leur capital grâce aux travaux THIMO. « Avec un bénéfice journalier de 2500 FCFA obtenu grâce à la vente de spaghetti, je constitue des provisions qui nous permettent de survivre, moi et ma petite famille. Une partie du bénéfice me permet d’assurer la scolarité de mes deux enfants » a confié Carine Ngoussa, l’un des bénéficiaires des activités THIMO. Au niveau communautaire, le cadre de vie s’est amélioré dans les arrondissements bénéficiaires, par le truchement des travaux THIMO. Grace à ce projet, la jeunesse naguère encline au pillage, au vandalisme et à la violence, s’est reconvertie en acteurs de développement curant les canaux de drainage et des fossés maçonnés, participant ainsi à la salubrité du milieu et aux travaux de voirie.

Les armes de guerre ne sont qu’un souvenir

Les THIMO ont changé le mode de vie des ex combattants. Comme de nombreux jeunes du 4ème arrondissement de la ville de Bangui, Justin Nganamokoé a décidé d’abandonner les armes de guerre au profit des THIMO dont il tire l’essentiel de ses revenus. Il a troqué son arme de guerre contre la pioche, jadis élément des Antibalaka. Il est aujourd’hui manœuvre de l’entrprise DDN-Construction chargée d’exécuter les Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (THIMO) dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui. Comme de nombreux manœuvres qui travaillent sur le site de Boy-Rabe, Justin s’adonne beaucoup aux activités des THIMO qu’il considère comme un moyen d’amener les jeunes à disposer de revenus afin d’assurer leur prise en charge et d’abandonner les mauvaises pratiques préjudiciables au développement de la République centrafricaine. Il se réjouit de ce que le gouvernement de la transition et les partenaires aient pris la décision de donner des emplois aux jeunes du 4ème arrondissement à travers les THIMO. Le projet est divisé en deux phases. Mais la première phase a eu quelques difficultés au cours de sa mise en œuvre. « Cette première phase qui a démarré en janvier 2015 devait durer normalement 6 mois. Malheureusement les récents évènements ont perturbé le déroulement des activités THIMO. C’est pourquoi les travaux de cette première phase continuent encore dans certains Arrondissements de la ville de Bangui », a expliqué dans une conférence presse relative au bilan à mi-parcours des THIMO, Jules YANGANDA, Expert en communication de ce projet.
La 2ème phase des THIMO a été lancée le 4 décembre dernier dans le 2ème Arrondissement de la ville de Bangui. Les travaux seront axés sur la réhabilitation de route et la création des fossés maçonnés. L’avènement des THIMO dans le 2ème arrondissement de Bangui a suscité le satisfecit des autorités locales. Elles se réjouissent de l’avènement de ce projet qui va permettre, selon elles, aux jeunes et femmes de la localité d’accéder aux sources de revenus afin d’améliorer leurs conditions de vie. Les résultats montrent que le projet THIMO a effectivement contribué à réduire la pauvreté et à ramener la cohésion sociale au sein des communautés. Car il a favorisé la réinsertion des jeunes, des femmes démunis et des ex-combattants dans le tissu professionnel.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

entrafrique: Fraude électorale, le parti RDC accuse le camp du candidat en tête du peloton

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(Corbeau News Centrafrique)

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Fraude électorale, le parti RDC accuse le camp du candidat en tête du peloton

Bangui, (C.N.C), 08-01-2016

« Le système informatique des élections a été verrouillé par un candidat aux législatives au profit d’un candidat à la présidentielle qui est en bonne position », c’est la substance de la déclaration du Directeur national de campagne du candidat du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) Désiré Nzanga Bilal Kolingba. Une déclaration faite, le 07 janvier 2016, lors d’une conférence de presse tenue dans la salle de conférence du Centre SOS santé à Bangui.

Le DNC du candidat du RDC, Anatole Ndemagouba-Gbogot n’y était pas allé sur l dos de la cuillère pour dénoncer les manœuvres organisées par l’Autorité nationale des Elections pour favoriser un des 30 candidats à la présidentielle de 30 décembre 2015 en Centrafrique. Le DNT a voulu à travers la rencontre avec les journalistes de démontrer et informer, selon lui, l’opinion nationale et internationale. Pour lui, une vaste manœuvre de détournement de certaines urnes et procès-verbaux a été organisée. Ces procès-verbaux, selon lui, ont été installés au siège même de l’ANE en vue de détourner l’expression du peuple.

« Quand on observe de près ce qui se passe au niveau de l’ANE, on peut déjà voir à l’œil nu les multiples cas de fraudes qui ont émaillé le scrutin du 30 décembre 2015. Déjà, le système informatique des élections au niveau de l’ANE a été installé par un candidat aux élections législatives qui appartient à un parti politique qui est en bonne position », Anatole Ndemagouba-Gbogot, Directeur national de Campagne de Désiré Zanga Kolingba, candidat du RDC à la présidentielle.

Pour aller dans la démonstration de preuves de ce qu’il qualifie de fraude électorale, Anatole Ndemagouba-Gbogot a évoqué l’inaccessibilité des représentants des candidats aux certains bureaux de vote dès le début des opérations électorales. Etant empêchés, « ils ont eu accès dans les bureaux de vote qu’à partir de 12 heures. Donc, ce qui prouve que pendant tout ce temps où les représentants ont été empêchés de rentrer dans les bureaux de vote, des multiples fraudes ont été émaillés », a-t-il martelé.

Le DNC prend à témoin les militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique Centrafricain(RDC), les acteurs nationaux et internationaux dans le processus électoral en  RCA, de ce qui peut advenir. Pour lui, le peuple centrafricain doit rester serein et vigilant en s’employant et en se battant  de son énergie pour barrer la route au complot contre son choix. Il convient de rappeler que la République centrafricaine vient de traverser une crise qui l’a conduite dans le pétrin que chacun des Centrafricains doit prendre conscience afin d’éviter le pire à la population éprise de paix et justice.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE n° 004 « NON A UNE MASCARDE ELECTORALE DE TROP ! »

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(Corbeau News Centrafrique)
 
 
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COMMUNIQUE DE PRESSE n° 004 « NON A UNE MASCARDE

ELECTORALE DE TROP ! »

 
 
 
Bangui, (C.N.C), 01-07-2016
 
 
 
En allant voter massivement le 30/12/2015 la population centrafricaine avait montré sa détermination à clore définitivement cette sinistre page de son histoire et doter les institutions de la République de personnalités légitimement élues afin de relever les grands défis qui attendent notre pays à l’issue de ces élections. Le peuple centrafricain a prouvé son sens de la responsabilité et le désir d’en finir une fois pour toutes avec les multiples crises qu’il a connues afin de retrouver la Paix, l’Unité et la Reconstruction de la RCA.
Malheureusement c’était sans compter avec la malhonnêteté, le mercantilisme et l’irresponsabilité de personnes bassement égoïstes aux méthodes mafieuses qui ont volontairement biaisé les résultats de ces élections de la dernière chance. Par cette démarche les auteurs et les commanditaires de cette mascarade électorale marquent clairement leur net refus de respecter non seulement les suffrages valablement exprimés des centrafricaines et centrafricains mais aussi la mémoire de nos innombrables compatriotes disparus depuis l’éclatement de la crise que traverse le Centrafrique de Barthélémy BOGANDA, crise dont on sait que les racines se trouvent justement dans la mascarade électorale de 2011.
Forte de ce qui précède la Fédération EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE (EAAMOO) du MLPC :
–       Salue la mobilisation du peuple centrafricain pour le double du 30/12/2015 et s’en félicite car elle avait appelé plusieurs fois à cette mobilisation ;
–       Dénonce avec la dernière énergie les manœuvres machiavéliques des groupes obscurs qui ont tenté par l’organisation et la réalisation de ces fraudes massives afin de voler aux Centrafricains leurs votes ;
–       Appelle la Cour Constitutionnelle de Transition à dire le droit et rétablir ainsi la vérité sur cette mascarade électorale afin d’éviter à notre pays de plonger dans une autre crise dont il ne se relèvera pas ;
–       Demande aux autorités judiciaires compétentes de se saisir des dossiers des fraudeurs et leurs commanditaires aux fins de rendre justice au peuple centrafricain.
Enfin la Fédération « EAAMOO » du MLPC  appelle tous les militants, militantes et sympathisants à se lever comme un seul homme, et à se mobiliser massivement au côté du candidat Martin ZIGUELE afin de barrer la route, le moment venu, aux fossoyeurs de la Démocratie, de la Paix du Vivre-ensemble.
 
Fait à Paris, le 6 janvier 2016
 
Antoine Jérémie NAM-OUARA
 
Membre du Bureau Politique, Chargé de communication extérieure
 
 

Bangui: Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé et Touadéra en tête au 1er tour, 07-01-2016

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(Corbeau News Centrafrique)

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Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé et Touadéra

en tête au 1er tour, 07-01-2016

 

Bangui, (C.N.C), 07-01-2016

 

L’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé jeudi les résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle centrafricaine du 30 décembre. Respectivement en première et deuxième position, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra s’affronteront au second tour prévu le 31 janvier.

Les résultats provisoires annoncés jeudi 7 janvier par l’Autorité nationale des élections (ANE) doivent maintenant être validés par la Cour constitutionnelle. Cette institution devra étudier les nombreuses requêtes déposées par les autres candidats à la présidentielle du 30 décembre.

Avec 23,78 % des suffrages, Anicet Georges Dologuélé devance Faustin Archange Touadéra ( 19,42 %), selon les chiffres de l’ANE. Grande surprise de ce scrutin, le dernier Premier ministre de François Bozizé affrontera donc au de ce scrutin, le dernier Premier ministre de François Bozizé affrontera donc au second tour celui dont le parti, l’Urca (Union pour le renouveau centrafricain), a signé un accord politique avec le KNK, le formation de l’ancien président centrafricain.

Désiré Kolingba arrive quant à lui en troisième position avec 12,60 % des suffrages exprimés devant l’un des grands favoris de cette élection, Martin Ziguélé, crédité de seulement de 10,82 % des voix. Suivent derrière eux Jean-Serge Bokassa, Charles Armel Doubane et Karim Meckassoua.

Selon l’ANE, le taux de participation s’élève à 79 %. Le second tour de la présidentielle est prévu le 31 janvier.

Jeune Afrique

 

BANGUI: ABUS SEXUELS, LE CHEF DE LA MINUSCA SOMME LES CASQUES BLEUS DE RESPECTER LES VALEURS DE L’ONU

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(Corbeau News Centrafrique)

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ABUS SEXUELS, LE CHEF DE LA Minusca SOMME LES CASQUES BLEUS

DE RESPECTER LES VALEURS DE L’ONU

 

 

Bangui, (C.N.C), 01-07-2015

Une fois de plus, les casques bleus véreux de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) violent les personnes démunies en Centrafrique. Les éléments de la MINUSCA de trois différents pays membres de la mission sont accusés d’exploitation et d’abus sexuels sur quatre filles centrafricaines en situation de vulnérabilité à Bangui la capitale. Ces dernières sont violées en échange de fournitures scolaires. Une révélation faite mardi dernier par l’UNICEF qui a enquêté sur ces nouveaux cas.
«Le béret bleu ou le casque bleus que vous portez est un signe d’espoir pour la population vulnérable de la RCA » a dit le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga qui s’est adressé aux des militaires et des policiers de la MINUSCA mardi dernier dans la capitale centrafricaine pour tirer leurs oreilles concernant les cas d’abus sexuels commis dans le pays.
Dans un communiqué publié le 4 janvier 2016, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a annoncé avoir pris contact avec la jeune fille qui aurait été violée par un Casque bleu en République centrafricaine pour lui apporter une assistance médicale et psychologique. « Nos collègues de l’UNICEF en République centrafricaine ont rencontré la jeune fille qui aurait été violée par un policier des Nations Unies. Tout en respectant l’intégrité de l’enquête sur cet incident, il est clair que cet enfant a subi une épreuve très brutale », a fait savoir Anthony Lake, Directeur exécutif de l’UNICEF, dans le même communiqué tout en ajoutant : «Nous lui offrons, à elle et à sa famille, toute l’aide possible, y compris une assistance médicale, un soutien pour faire face à l’impact psychologique de l’agression, et des conseils juridiques».

L’exploitation et abus sexuels (SEA) ainsi que la mauvaise conduite par des Casques bleus et des forces internationales en République centrafricain ont terni l’image de la mission de l’ONU dans ce pays. Le Représentant spécial a réitéré son engagement indéfectible à la politique de «Tolérance Zero » du Secrétaire général. Il leur a rappelé qu’il n’y aura aucune complaisance pour les auteurs ou complices de ces crimes qui traumatisent la vie des personnes vulnérables et ternissent à la fois l’identité des soldats de la paix, l’honneur de leur pays et le drapeau de l’ONU.
Le Représentant spécial a également annoncé que des discussions sont en cours avec le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme afin de mener des actions communes dans le cadre du renforcement de la capacité de MINUSCA pour lutter contre les abus et exploitations sexuels. Les mesures à prendre prévoient se trouve la création d’une brigade conjointe de la police et de la Force chargée d’identifier les auteurs d’abus et exploitations sexuels et prévenir l’apparition de nouveaux cas. Il a également renouvelé son engagement à protéger les donneurs d’alerte. Selon lui, la Mission continue d’enquêter sur chaque allégation de mauvais conduit et une enquête est actuellement en cours à cet égard.
Les autorités nationales ont été informées à Bangui et les pays contributeurs de troupe concernés ont été informés officiellement à New York. Le Représentant spécial les invite à mener immédiatement leurs propres enquêtes nationales. Le Bureau des services de contrôle interne de l’ONU sera également associé le cas échéant, à en croire le Chef de la MINUSCA.
Un communiqué signé le 5 janvier 2016 par Onanga-Anyanga a souligné que l’ensemble de la famille des Nations Unies est entrain de collaborer dans la lutte contre les abus et exploitations sexuels dans un cadre plus large destiné à promouvoir les valeurs de conduite et de discipline au sein de l’organisation. Au cours de la semaine écoulée, le personnel de l’UNICEF du bureau à Bangui a effectué quatre visites pour rencontrer les quatre enfants victimes. Sur ce cas, l’UNICEF travaille avec un partenaire local pour aider les filles à recevoir des soins médicaux et évalue leurs besoins psychosociaux. Les filles ont également reçu des vêtements, des chaussures et des kits d’hygiène.
Le Représentant spécial rappelle que l’ensemble du personnel international et toutes les unités seront tenus responsables conformément aux normes de comportement et de conduite. “Dans une mission de maintien de la paix, il n’y a pas de place pour ceux qui trahissent la confiance des gens don’t nous avons pour mission de protéger “, a-t-il dit.
Moins 26 cas d’abus sexuel commis par les forces internationales sont aujourd’hui enregistrés. Mais depuis lors, aucune justice n’est rendue aux victimes qui, parfois, perdent l’espoir. Malgré la chanson de tolérance zéro que entonne le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, la MINUSCA continue de briller dans les violations des droits de l’homme dont les exploitations et abus sexuels sur des mineurs en République centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : ELECTIONS DEMOCRATIQUES OU COUP D’ETAT INSTITUTIONNEL PREMEDITE ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : ELECTIONS DEMOCRATIQUES OU COUP D’ETAT

INSTITUTIONNEL PREMEDITE ?

Bangui, (C.N.C), 07-01-2016

 

Véritable chronique d’une désillusion, le coup d’état institutionnel, ou mieux encore, le holdup électoral savamment ourdi contre le peuple centrafricain est éventé.
Tel est pris qui croyait prendre diront les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine. N’en déplaise aux tricheurs de tous bords, aux « Nairobistes » indécrottables et autres « stratèges des pouvoirs publics » tapis dans les ténèbres qui œuvrent pour porter atteinte aux suffrages du peuple centrafricain meurtri et valablement exprimés dans les urnes le 30 Décembre 2015.
A coup de manigances, de billets de banques et de magouille à grande échelle, les ennemis du peuple, les nostalgiques d’un passé récent peu flatteur et encore vivace dans les esprits, veulent berner le peuple à coup d’intimidations diverses, de bourrages d’urnes, même par certaines autorités habilitées, de tripatouillages de procès-verbaux etc. Pas du tout dupes et extrêmement choqués, les langues des centrafricains se délient et les témoins parlent en pointant des doigts accusateurs à l’endroit des auteurs…
Tous ces stratagèmes savamment orchestrés ont pour objectif final d’installer, à défaut de candidature de François BOZIZE , sieur Faustin-Archange Touadera , un proche « OUVRIER » issu de la nébuleuse « Convergence K.N.K », sorti de nul part par coup de baguette magique, afin de faire un passage en force comme Président élu et faciliter à terme le retour de l’ancien Général-Président au pays ,préservant ainsi les intérêts du régime putschiste de 2003 déchu, qui n’a pas encore rendu compte de sa calamiteuse et sanguinaire gestion de la Centrafrique.
Dorénavant, la peur a changé de camp et les fossoyeurs de la République déjà démasqués redoutent la fatidique délibération de la Cour Constitutionnelle appelée à dire le droit, rien que le droit, à rétablir la vérité et la réalité des urnes dans le seul et unique intérêt du peuple centrafricain.

ALBERT SERENAM

Centrafrique: FORAC Forum pour le Rassemblement Centrafricain « Wa Songo é – Espoir et Avenir »

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(Corbeau News Centrafrique)

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FORAC
Forum pour le Rassemblement Centrafricain
« Wa Songo é – Espoir et Avenir »

 

La Présidence

Communiqué de presse n° 2016/01/001

Le FORAC condamne avec fermeté les instigations visant à annuler
les élections en Centrafrique

Bangui,(CNC), 01-07-2016

Alors que les élections se sont déroulées dans la paix et dans la ferveur malgré les manquements observés dans certains bureaux de vote ;
Alors que les populations enthousiastes ont massivement voté pour mettre fin aux conflits et remettre leur pays sur les marches de la paix, de la réconciliation, de la sécurité et ainsi redonner au pays l’ordre constitutionnel ;

Alors que les centrafricains espèrent à l’issue de ces élections une présidence démocratiquement élue et un gouvernement d’Union Nationale solide pour rebâtir une nouvelle armée et instaurer l’autorité de l’État sur tout le territoire ;
Certains leaders politiques, mécontents de leur score provisoire exigent l’annulation de ces élections, synonyme d’anéantissement des efforts consentis par les compatriotes et la communauté internationale, synonyme du retour aux divisions, aux crépitements des armes, aux règnes des prédateurs, à l’anarchie et au chaos.

La communauté internationale observe la Centrafrique.
Les ex-selekas, silencieux, observent ces leaders politiques aux objectifs inavoués.
La République Centrafricaine ne veut plus du désordre.

A ce titre :

Le FORAC condamne fermement cette initiative anti-démocrate et anti-républicaine.

Le Forac appuie de toutes ses forces le processus électoral engagé, depuis le 13 décembre 2015, jusqu’à son terme et ne cèdera à aucune malversation politique destructrice.

Le FORAC lance un appel aux autorités de Transition de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour maintenir les élections.

Le FORAC appelle les compatriotes épris de paix, de l’unité du pays à ne pas céder aux tentations déstabilisatrices et aux manipulations subversives et sournoises qui risquent de nous replonger dans la pétaudière.
Le FORAC appelle la communauté internationale et la sous-région à une vigilance accrue des résultats des élections

En tant que républicain, démocrate et défenseur de la Justice Sociale, je m’inclinerai devant la loi des urnes tout en restant une force de proposition pour la bonne gouvernance et le développement de Centrafrique.

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Bangui, le 05 janvier 2016

Président du Forac
Candidat aux élections présidentielles de 2015-2016

Joseph YAKÉTÉ

Mail : forac2015changement@gmail.com

 

 

 

CENTRAFRIQUE : Martin ZIGUELE une fois de plus victime d’une mascarade électorale de plus ! Une trahison de la transition de trop !

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : Martin ZIGUELE une fois de plus victime d’une mascarade

électorale de plus ! Une trahison de la transition de trop !

 

Bangui, (C.N.C), 07-01-2016

Les élections du 30 décembre 2015, censées mettre un terme au chaos centrafricain qui dure depuis des décennies, sont en train d’être détournées au profit d’un groupuscule de dirigeants centrafricains temporairement aux affaires et leurs alliés de l’ombre d’antan.
Il n’y a pas si longtemps, la Direction Nationale de Campagne du candidat Martin ZIGUELE, par la voix de son porte-parole le camarade SEKODE NDEUGBAYI Chancel, mettait déjà en garde l’ANE et les Autorités de la Transition contre toute mascarade électorale. Et depuis le mois de novembre dernier, le MLPC, surveillant ce fameux personnel de l’ANE et le gouvernement complice comme le lait sur le feu, dénonçait déjà le trafic des centaines de milliers de fiches jaunes avec des noms fictifs, vendues depuis de jour en jour tant à Bangui que dans l’arrière-pays, avec la bénédiction des gros requins de cette même ANE. Malheureusement, ceux-là même qui ont comme charge l’organisation de ces élections du retour à l’ordre constitutionnel persistent et signent, malgré la présentation de ces preuves à convictions au représentants de la Minusca à l’hôtel Ledger à Bangui et la mise en garde des observateurs.
Un processus électoral diablement influencé de l’intérieur en amont.
La démission de MOKAMAEDE suivie de celle de KOMBO YATA n’étaient que la partie visible de l’iceberg.
Contraintes par les preuves sur la médiocrité et l’incapacité des autorités de la transition à gérer le pays par la stricte application de la feuille de route et des recommandations issues du Forum de Bangui, obligées par l’opinion nationale et internationale à organiser coûte que coûte les élections avant le 31 décembre 2015, celles-ci auraient, d’après les informations de sources concordantes et fiables, délibérément choisi de torpiller le processus électoral en cours par le bourrage des urnes parallèles, la falsification des résultats, le tripatouillage des procès-verbaux afin de provoquer inévitablement une grave crise post-électorale pouvant se solder par l’annulation pure et simple de l’élection : seul moyen d’espérer bénéficier encore une fois d’une énième prolongation de la transition. Leur seule grande ambition.
Cette mascarade électorale que les autorités tentent de légitimer risque de replonger le pays dans une terrible aux conséquences désastreuses.
Aucun pouvoir de transition au monde n’a droit à la partialité. Cette trahison est de trop. Nous sommes bel et bien là dans un stratagème politicien savamment orchestré par le Autorités de la transition et l’ANE en vue de mettre à nouveau la Centrafrique à feux et à sang. Car il est hors de question et inconcevable qu’un candidat comme TOUADERA qui n’a même pas mis pieds en province, qui n’est même pas connu par les populations rurales de toutes les régions que j’ai pu battre campagne en compagnie de ZIGUELE puisse obtenir des scores dignes d’un dictateur. A tort, beaucoup sont ces hommes politiques qui ont jalousé Martin ZIGUELE, le traitant de candidat de la France et ne supportant pas de voir le MLPC revenir au pouvoir par méfiance ou défiance.
Avant toute chose, les juges doivent se mettre en robe et dire le droit.
Le peuple Centrafricain doit savoir et comprendre que le MLPC dispose des preuves et pièces à convictions qui démontrent à suffisance la volonté délibérée et machiavélique de certaines personnalités aux affaires, pourtant bien identifiées, celle ou ceux que le MLPC a soutenue et aidée au nom de l’intérêt suprême de la nation, d’empêcher frauduleusement le candidat Martin ZIGUELE d’accéder au pouvoir. Mais le MLPC quoique parti républicain et démocrate ne se laissera pas faire. C’est pourquoi, nous exigeons de l’ANE et du gouvernement le strict respect de la volonté du peuple, car les nombreuses irrégularités constatées sont de nature à compromettre dangereusement les issues de ces consultations électorales et par voie de conséquence, engendrer une éventuelle crise postélectorale.
Nous estimons que la Cour Constitutionnelle doit prendre ses responsabilités, en corrigeant toutes les imperfections relevées et en tout mettant en œuvre pour parvenir à la prise en compte des résultats véritables, justes et réels afin d’éviter à notre pays un nouveau chaos.

Il est évident ! Nous savons que le bal des hypocrites qui avait commencé bien longtemps était loin de se terminer. Mais seulement, ceux qui prennent notre silence pour idiot se trompe lourdement. Le MLPC ne se laissera jamais voler sa victoire ! Que celui qui a des oreilles entendent !
Vive la Victoire de la Démocratie ! Vive le MLPC ! Vive la Centrafrique !
Tous unis, nous vaincrons !

Fait à Paris, le 7 janvier 2016

Le Porte-parole de la DNC/MLPC

SEKODE NDEUGBAYI

 

CENTRAFRIQUE: LE RESEAU ARC-EN-CIEL APPELLE LES CANDIDATS A PRIVILEGER LES VOIES LEGALES DE RECOURS

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE RESEAU ARC-EN-CIEL APPELLE LES CANDIDATS A PRIVILEGER

LES VOIES LEGALES DE RECOURS

 

Bangui, (C.N.C), 05-01-2016

 

Les opérations électorales enclenchées depuis le 30 décembre 2015 en République centrafricaine attirent l’attention de nombreux observateurs qui ont suivi de bout en bout le déroulement du processus. Ainsi, le réseau Arc-en-ciel regroupant 15 organisations de la société civile, a présenté son rapport sur les opérations électorales du 30 décembre dernier, lors d’une conférence tenue le 4 janvier 2016 à Bangui. Il a exhorté les candidats à privilégier les voies légales de recours.
Devant une dizaine des professionnels des médias et de ses observateurs, le Réseau Arc-en-ciel coordonné par l’Abbé Fréderic Nakombo et Ali Ousman, a présenté son rapport au regard des observations faites par les ses équipes déployées dans la ville de Bangui et dans les préfectures de la République centrafricaine. Dans son rapport de 11 pages, le Réseau Arc-en-ciel a relevé plusieurs points le jour du scrutin. Il a noté qu’en dépit du contexte de sécurité fragile, les élections du 30 décembre 2015 se sont déroulées sans incidents majeurs. Le réseau a constaté l’absence totale des agents de sécurité dans certaines préfectures du pays comme celle de la Kémo, de la Ouaka, de la Basse-kotto, et du Mbomou. Néanmoins, le déploiement des forces internationales et nationales, a permis aux Centrafricains de voter en toute sérénité.
De l’ouverture des bureaux de vote
Dans son rapport à la page 7, le Réseau Arc-en-ciel a noté qu’à Bangui et à l’Ombella M’poko, 74,33% des bureaux de vote visités ont ouvert en retard. 57,55% ont ouvert avec plus d’une heure de retard. Dans 47,48% de cas le matériel électoral est arrivé en retard, dans 31,65% de cas, les agents électoraux n’ont pas aménagé le bureau à l’heure, dans 8,63% les agents électoraux sont arrivés en retard, et 12,23% regroupent le cas d’autres raisons, d’après le rapport.
Du matériel électoral
Dans la quasi-totalité des bureaux de vote visités par le réseau Arc-en-ciel, le matériel était en quantité insuffisante. Dans 1,10% de cas, le matériel manquant a été pourvu au courant de la journée et permis aux scrutins de se dérouler sans interruption.
De la procédure du vote
Le Réseau Arc-en-ciel a noté avec satisfaction les efforts menés par les agents électoraux pour respecter la procédure des opérations du vote en conformité à la loi électorale. Cependant, il a été constaté que les agents électoraux accusaient des lacunes notamment en oubliant, selon le rapport du réseau, de vérifier l’encore indélébile sur le doigt avant le vote et dans le scellage des urnes.
De la clôture et dépouillement
A la page 8 du rapport, le réseau a constaté que plusieurs bureaux de vote n’ont pu fermer à l’heure à cause des problèmes logistiques ayant prévalu à l’ouverture. Plusieurs bureaux ont donc fermé très tard et le dépouillement a pu se poursuivre jusque tard dans la nuit. Dans tous les bureaux de vote visités par les observateurs du réseau, le président du bureau de vote a annoncé les résultats à l’assistance. Les procès-verbaux ont été signés et remis aux délégués des candidats présents conformément à la loi. Dans 70% de bureau de vote visité, le procès-verbal a été affiché.
Du personnel électoral
Dans les bureaux de vote visités, il a été constaté la présence de 3 agents électoraux comme l’exige la loi. Les observateurs du Réseau Arc-en-ciel ont constaté que les femmes ne sont pas suffisamment représentées.
De la participation des femmes
La participation des femmes au processus électoral a été effective au niveau de l’enrôlement, d’après le rapport à la page 9, soit un taux de 46,36% du nombre total des électeurs inscrits. A Bangui, la présence des femmes dans les bureaux de vote avoisinait 25% des agents électoraux tandis que dans les provinces, elles représentent moins de 2%, selon le rapport. Ce faible taux des femmes s’explique par son analphabétisme en milieu rural, à en croire l’Abbé Fréderic Nakombo, le coordonnateur du réseau.
Malgré de nombreux dysfonctionnements qui ont émaillé l’organisation des scrutins du 30 décembre 2015, le Réseau Arc-en-ciel note que le déroulement du vote s’est globalement passé dans la sérénité et en conformité avec les procédures et législations nationales du pays rien n’a pu empêcher les Centrafricains à exprimer leur choix massivement. Toutefois au regard de tout ce qui précède, le Réseau Arc-en-ciel fait une série des recommandations au gouvernement, à l’Autorité Nationale des Elections (ANE), aux candidats et partis politiques, aux médias, aux organisations de la société civile, et à la Communauté Internationale.
Il recommande au gouvernement de renforcer la sécurisation des scrutins dans l’arrière-pays dans la perspective du deuxième tour. A l’ANE, le réseau recommande de rendre public dans le délai requis par les textes en vigueur, les résultats provisoires des élections. Il recommande aussi de corriger les imperfections constatées pour les scrutins à venir. Aux partenaires, le réseau recommande d’appuyer l’ANE afin d’intensifier la campagne de sensibilisation et d’éducation civique électorale, de renforcer le dispositif de la sécurisation des élections dans l’arrière-pays. Aux partis politiques et candidats, le réseau les exhorte de privilégier des voies légales de recours, de renforcer la formation de leurs délégués et accroitre leur nombre dans les bureaux de vote. Aux médias, le réseau demande aux professionnels des médias d’observer le code de bonne conduite. Aux organisations de la société civile, le Réseaux Arc-en-ciel les invite à se mobiliser davantage pour mener la campagne de sensibilisation et d’éducation civique.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

RCA: APPEL AUX CANDIDATS SIGNATAIRES DU DOCUMENT DE LEDGER

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(Corbeau News Centrafrique)

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 APPEL AUX CANDIDATS SIGNATAIRES DU DOCUMENT DE LEDGER

 

Bangui, (CNC), 05-01-2016

C’est avec consternation que j’apprends par Jeune Afrique et RFI que des compatriotes candidats aux élections présidentielles centrafricaines se sont réunis le dimanche à l’hôtel Ledger pour dénoncer le processus électoral en cours et réclamer viva voce l’arrêt pure et simple du processus. Selon eux, des insuffisances d’organisations, des multiples irrégularités et des intimidations qui auraient entachées l’organisation du scrutin sont de nature `à compromettre la véracité du verdict des urnes, et partant, à entrainer un nouvel embrasement du pays.

Nous comprenons que les compatriotes candidats à ces élections soient frustrés par les manquements qui ont accompagné le processus électoral ; surtout si cela aboutit à leur écartement ipso facto d’une possible participation au deuxième tour. Mais de-là à ouvrir la porte à une crise politique de trop qui pourrait compromettre la bonne marche du pays vers son relèvement de la pire des crises politiques et militaires de son histoire qui l’a frappé ces dernières années, il faut réfléchir par deux fois.

Les conditions dans lesquelles ces élections ont été organisées sont à ne point en douter loin d’être les meilleures. L’on ne peut pas nier qu’il y ait eu des irrégularités et des insuffisances dans l’organisation. La situation, dès le départ, était telle que ces élections ne pouvaient être organisées que dans des conditions a minima. Les fraudes en faveur des uns ou des autres étaient inévitables. Tous étaient conscients de cela. Tous avaient choisi d’aller malgré tout aux élections parce qu’il faut que le pays sorte assez rapidement de ce bourbier dans lequel il traine depuis trois ans au moins, forçant nos peuples à ployer sous le poids du fardeau de cette trop longue crise.

Je lance donc un appel vibrant et pressant à tous les candidats à surseoir à leurs intérêts politiques personnels et à accorder la préséance aux intérêts de la République de Boganda qui doit se relever sans plus tarder et dans la concorde. Je vous invite de tout cœur à un sursaut patriotique en évitant à la Centrafrique une crise politique inutile et de trop. L’heure est à la reconstruction nationale. Sans vouloir souscrire à une quelconque manipulation que ce soit, je me dois de reconnaitre que les deux candidats en tête ne sont pas des moindres, mais comme bon nombre d’entre vous, sont des fils du pays avec des capacités et des profils valables et intéressants pour l’accomplissement de la lourde tâche de la reconstruction nationale. Et il faudra pour cela un seul des candidats pour être le prochain Président centrafricain.

Il faut épargner à tout prix à la Centrafrique une autre crise politique post-électorale. Il faut arrêter d’enfreindre à la dignité centrafricaine en étalant un spectacle désolant et inutile aux yeux du monde ; le monde qui nous regarde avec espoir de nous voir prendre enfin notre destin en main avec patriotisme et un sens de responsabilité. Le peuple a donné le ton et l’exemple en sortant massivement voter, même dans des conditions sécuritaires des plus déplorables. Comme prétendant au fauteuil présidentiel, vous devez être à la hauteur du défi sous peine de se disqualifier à jamais devant le peuple. Ce peuple qui, en dépit de la paupérisation économique et anthropologique quand lui a imposé au fil des années pour mieux le manipuler, sait tout, voit tout et qui continue de faire preuve de résilience et de clairvoyance.

Je crois savoir qu’un des problèmes majeurs, c’est la discordance entre le numéro des candidats sur le bulletin de vote et sur les procès-verbaux. La question que l’on peut se poser dans ce cas de figure, c’est celle de savoir si : primo, est-ce que cette confusion a contribué de toute évidence à améliorer le score de ceux qui sont en tête de course, notamment des deux premiers ? Secundo, est-ce que cette confusion a contribué à réduire drastiquement le score d’un candidat qui aurait pu être parmi les deux premiers ou même gagner les élections au premier tour ?

Tels sont les seuls deux scenarii qui peuvent compromettre sérieusement la véracité du verdict des urnes. Il appartient à chacun des candidats de faire son examen et de voir s’il entre dans l’un ou l’autre de ce cas de figure. Et s’il est avéré qu’un candidat aurait pu gagner mais que ses voix ont été attribuées à un autre candidat, il se doit de documenter les faits et faire suivre ses plaintes par la voie légale. Agissant ainsi, il préservera la paix et la cohésion sociales dont nous avons cruellement à cette étape de notre histoire. Il fera preuve de maturité politique.

En humble compatriote, soucieux du relèvement centrafricain, déterminé à voir le peuple centrafricain être rétabli assez rapidement dans ses droits à la paix, à la sécurité, à l’éducation, à la santé et au développement de sa nation,

Au  nom de Barthelemy Boganda qui a donné sa vie pour le bien de son peuple,

Au nom des nombreux martyrs de nos intérêts politiques égoïstes et des crises politiques sans fin qui en sont découlées,

Au nom du peuple centrafricain qui a longtemps souffert de nos mauvaises gouvernances, nos manipulations politico-politiciennes et nos mépris de la loi fondamentale sensée régir notre vie comme nation,

Au nom du bien commun et de l’intérêt suprême de la nation centrafricaine,

J’invite chacun des candidats aux élections présidentielles de notre pays et signataires du fameux document de Ledger:

  1. A faire preuve de fidélité au code de bonne conduite qu’ils ont signé et aux dispositions légales du code électoral ;
  2. A privilégier les moyens pacifiques et légaux mis en place pour gérer les litiges électoraux ;
  3. A apporter leur soutien à l’amélioration du processus électoral malgré ses limites et défaillances ;
  4. A envoyer vos représentants surveiller le dépouillement dans le centre de traitement de l’ANE, comme cela est requis ;
  5. A ne pas mobiliser leurs sympathisants dans la rue, mais à les encourager à la patience, au fairplay et au patriotisme ;
  6. A consentir à des sacrifices et compromis, sans compromission, pour donner à la Centrafrique et au peuple centrafricain une chance de renouer avec un futur serein et stable.

La Centrafrique a trop souffert des crises politiques ou militaires qui n’ont fait qu’accroitre la souffrance du peuple centrafricain. Il faut à tout prix lui éviter une crise post-électorale en suivant strictement la voie légale.

Je vous remercie de votre patriotisme et de votre bonne foi.

Vive la République Centrafricaine et que Dieu nous bénisse.

Nairobi, le 5 Janvier 2016

Paterne A. MOMBE, SJ

BANGUI: RELATIVE AUX SCRUTINS PRESIDENIEL ET LEGISLATIFS COUPLES DU 30 DECEMBRE 2015 EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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(Corbeau News Centrafrique)

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DECLARATION PRELIMINAIRE

RELATIVE AUX SCRUTINS PRESIDENIEL ET LEGISLATIFS COUPLES

DU 30 DECEMBRE 2015 EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, (S.S.S), 2016-01-05

Dans le cadre de son accompagnement du processus électoral et de la gouvernance démocratique en République Centrafricaine, l’Observatoire National des Elections (ONE) a déployé deux cent soixante cinq (265) observateurs électoraux de court terme sur toute l’étendue du territoire national de la République Centrafricaine ainsi qu’à Douala au Cameroun. Il est déployé soixante (60) observateurs électoraux de court terme repartis dans les huit Arrondissements de la Ville de Bangui, dont un pool de 8 observateurs électoraux déployés par Arrondissement et dans les six (6) Arrondissement, notamment les 1er,2ème, 5ème, 6ème, 7ème et 8èmeArrondissement. Puis particulièrement 10 observateurs électoraux dans le 3ème et le 4ème Arrondissement qui tient compte de la sensibilité de ces deux Arrondissements. Dans chaque Chef lieu des Régions de la République Centrafricaine, il est déployé trente (30) observateurs électoraux de court terme et cinq (5) observateurs électoraux à Douala.
L’Observatoire National des Elections (ONE) est un réseau des réseaux d’organisations de la société civile Centrafricaine. Il est constitué de plus de quatre-vingt (80) organisations de la société civile Centrafricaine, reparties dans les réseaux que sont :
• Réseau des ONG de promotion et défense des Droits de l’Homme (RONGDH) ;
• Réseau des organisations de confessions religieuses (catholiques, musulmans, protestants) ;
• Réseau des organisations syndicales (CNTC, ANECA, USTC) ;
• Réseau des organisations de minorités (Pygmée, Peulhs, Albinos).
Dans le cadre du processus électoral 2015-2016 en République Centrafricaine, l’Observatoire National des Elections (ONE) bénéficie d’un accompagnement technique du National Democratic Institute (NDI) et de l’appui financier du National Endowment for Democracy (NED) pour observer le premier tour des scrutins présidentiel et législatifs couplés du 27 décembre 2015. Ce qui lui a permis de déployer des observateurs électoraux de court terme qui ont relevé des aspects positifs et des aspects négatifs lors du déroulement de ces scrutins.

I. DES ASPECTS POSITIFS

L’Observatoire National des Elections (ONE) tient à féliciter la population Centrafricaine qui s’est fortement mobilisée le 30 décembre 2015 pour accomplir son droit ou son devoir civique. L’Observatoire National des Elections (ONE) salue l’effort déployé par les différentes forces vives de la Nation Centrafricaine et la Communauté Internationale pour que les élections du 30 décembre 2015 se déroulent dans le calme et la sérénité.
L’ONE loue la bonne collaboration qui a prévalu entre lui et l’ANE lors du déroulement de tout le processus électoral.
L’ONE encourage l’ANE à poursuivre les efforts déjà consentis dans la préparation et l’organisation des élections ayant contribué à:
• l’accessibilité aisée des Centres de vote
• l’atmosphère calme et sereine des Centres ou Bureau de Vote,
• la présence discrète des forces de défense et de sécurité;
• la présence effective des membres des Bureaux de Vote;
• la présence quasi effective du matériel électoral;
• la prorogation du délai des opérations au-delà de 16 heures pour permettre une durée de 10 heures des opérations de votes.

II. DES ASPECTS NEGATIFS

Nonobstant les aspects positifs observés le jour des scrutins couplés, l’Observatoire National des Elections (ONE) a relevé plusieurs aspects négatifs, que sont les dysfonctionnements et les irrégularités.

II.1- DYSFONCTIONNEMENTS

L’Observatoire National des Elections a relevé des dysfonctionnements qui ont paralysé les opérations électorales de sortie de crise en République Centrafricaine. Les opérations électorales censées se tenir le dimanche 27 décembre 2015 selon la prévision du chronogramme de l’élection publié par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) sont reportées à moins 72 heures des échéances au mercredi 30 décembre 2015.
L’Autorité Nationale des Elections a déployé très tardivement les matériels électoraux dans l’arrière pays et n’a pu former certains agents électoraux qu’à un jour des scrutins. Ce qui a offert très peu de chance à la maîtrise des opérations électorales par ceux-ci. A cela s’ajoute la non maitrise par certains électeurs non lettré du procédé de vote constaté le jour des scrutins.
De plus la mobilité incessante des agents des forces de sécurité aux alentours des Bureaux de Vote dans les axes Centre (Sibut-Grimari), Centre Est ( Ippy- Bria) et Sud Est (Alindao– Kongbo- Gambo etc.) affectés par les conflits armés confirme-t-elle l’impréparation de ces scrutins et présente un risque d’insécurité grandissant pour les électeurs de l’arrière pays.
En outre, l’Observatoire National des Elections a relevé, dans certains cas :
• le transport des matériels électoraux avant l’ouverture des Bureaux de Vote par les agents électoraux eux-mêmes retardant l’organisation des Bureaux de vote ;
• le transport des urnes après le dépouillement par des moyens rudimentaires (taxi-moto, vélo, poussepousse etc.) posant un problème de logistique insuffisante pour le déploiement du matériel électoral;
• La maîtrise insuffisante des règles et procédures par les membres de certains bureaux de vote de Bangui et de l’arrière-pays.

II.2- DES IRREGULARITES

Plusieurs irrégularités sont relevées lors des scrutins couplés du 30 décembre 2015, entre autres :
• L’ouverture tardive des Bureaux de vote sur presque toute l’étendue du territoire national ;
• les votes massifs par dérogation atteignant par endroit le 1/3 des suffrages exprimés ;
• le vote des militaires le jour des scrutins et non 72 heures avant le scrutin comme prescrit par la loi ;
• l’insuffisance des matériels électoraux, notamment les bulletins de vote à Bangui ainsi que dans l’arrière-pays.

II.3- DES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME

Lors des scrutins couplés du 30 décembre 2015, l’Observatoire National des Elections a constaté plusieurs cas de violations des droits humains fondamentaux, en l’occurrence le secret de vote. Dans certains Bureaux de Vote de l’arrière pays comme par exemple sur l’axe Est (Sibut- Grimari), le vote s’est déroulé sous des manguiers ou sous une paillotte du domicile des chefs de quartier. Là, on a pu relever que certains électeurs qui ont demandé d’être assistés ont été interrogés par les membres des Bureaux de vote pour présenter en public le candidat qu’ils aimeraient choisir, ce comportement remet en cause le secret de vote. De plus, l’omission par l’ANE des noms de certains électeurs sur les listes électorales les ont privés du droit de vote.

III. RECOMMANDATIONS

Afin de remédier aux dysfonctionnements et irrégularités constatées sur le terrain et permettre une amélioration significative dans l’organisation des scrutins du deuxième tour, l’Observatoire National des Elections (ONE) recommande :

A l’Autorité Nationale des Elections (ANE) :

• De poursuivre le renforcement des capacités des agents électoraux ;
• D’intensifier la sensibilisation et l’éducation des électeurs sur les techniques de vote ;
• De prendre des dispositions nécessaires pour favoriser l’ouverture des Bureaux de vote selon le délai légal afin d’éviter des prorogations qui épuisent les agents électoraux, les délégués et les observateurs dans la phase fatidique de dépouillement ;
• De mettre à la disposition des Bureaux de Vote des matériels électoraux en nombre suffisant ;
Aux Candidats :
D’accroitre leur représentativité dans les Bureaux de Vote ;
• D’accroitre la formation de leurs représentants dans les Bureaux de vote ;
• D’exiger de leurs représentants dans les Bureaux de Vote le retrait du procès verbal de vote et de dépouillement;

Aux partenaires :

• De renforcer le dispositif de sécurité des Bureaux de Vote dans l’arrière pays ;
• D’appuyer l’ANE dans la sensibilisation et l’éducation des électeurs sur les techniques de vote ;
• D’appuyer l’ONE pour l’observation du second tour des élections.
Dans l’ensemble, l’ONE estime que les élections se sont déroulées sur l’ensemble du territoire national dans le calme et la sérénité, malgré les dysfonctionnements et les irrégularités constatés. Pour respecter le Code de bonne conduite, l’ONE se réserve de donner des pronostics ou résultats provisoires qu’il publiera dans le rapport final.

Dans la perspective du second tour des échéances électorales, l’ONE exhorte toutes les parties prenantes à prendre, dès à présent, des mesures idoines pour faire face aux disfonctionnements et irrégularités relevées durant le premier tour du scrutin de façon à garantir la crédibilité des élections.
L’ONE lance un appel à l’ANE au respect scrupuleux des procédures de centralisation, de traitement et de publication des résultats électoraux dans la transparence et la sincérité.
Fort de ce qui précède, l’ONE continue sa veille et son observation citoyennes. Elle s’engage à accompagner l’ANE, dans la correction des dysfonctionnements et l’amélioration du processus dans son ensemble.
L’ONE exhorte la population à maintenir cet engouement observé jusqu’ au second tour pour des élections apaisées en République Centrafricaine.

Fait à Bangui le, 01 janvier 2015

Le Coordonnateur National

Me. Serges Soleil SERAMALE

 

LU POUR VOUS PAR : André MORNADJI BOBAL

1er Vice-Coordonnateur de l’ONE

Tél. 75501490

CENTRAFRIQUE: MASCARADE ELECTORALE, DES CANDIDATS A LA PRSIDENTIELLE REJETTENT LES RESULTATS PROVISOIRES

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(Corbeau News Centrafrique)

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MASCARADE ELECTORALE, DES CANDIDATS A LA PRSIDENTIELLE

REJETTENT LES RESULTATS PROVISOIRES

 

 

Bangui, (C.N.C), 05-01-2016

 

Un nouveau rebondissement dans le processus électoral en République centrafricaine. Les candidats à l’élection présidentielle du 30 décembre dernier se disent lésés du processus électoral sur la proclamation des résultats partiels et provisoires par l’Autorité nationale des Elections (ANE). Au moins, 21 d’entre eux ont signé une déclaration demandant l’arrêt du processus électoral en cour au profit d’un processus concerté. Ils ont en unanimité déclaré les opérations électorales en cour non crédibles, et rejeté les résultats provisoires.
Dans une conférence de presse organisée en fin de cet après-midi du 04 janvier que les 21 des 30 candidats à la présidentielle ont fait leur déclaration relative à la proclamation des résultats provisoires. En dépit des obstacles de toutes sortes, en toute responsabilité, ils ont souligné que la classe politique a accepté d’aller à ces élections. La classe politique centrafricaine a ainsi offert, d’après les candidats lésés, l’opportunité au gouvernement, à l’ANE et à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour un meilleur aboutissement de la transition politique telle que définie dans la feuille de route, les différents textes légaux ainsi que les résolutions du
En unanimité, ils contestent les résultats en cours et parlent d’une mascarade électorale qu’ils refusent d’en être des complices. Cependant, ils exigent purement et simplement l’arrêt des opérations électorales au profit d’un processus concerté. Par la même occasion, ils déclarent non crédibles ces opérations.
Selon eux, les opérations électorales démarrées depuis 30 décembre 2015 ont révélé de graves insuffisances d’organisation, de multiples irrégularités et intimidations dans le déroulement du scrutin, et des manipulations de nature à remettre fondamentalement en cause la sincérité, la transparence et la crédibilité du scrutin. En exemple, ils ont souligné des cas d’irrégularités sur les numéros attribués aux candidats. D’après les 21 candidats signataires, les numéros affectés à chaque candidat sur les procès-verbaux (PV) ne correspondent pas à ceux des bulletins de vote. Sur le bulletin de vote du candidat Sonny Colé a le numéro 23 alors qu’il a le numéro 12 sur les procès-verbaux. « Les résultats qui lui ont été accordés sur les procès-verbaux sont-ils bons ? », s’interroge le candidat Sonny Colé en question.
Il en est de même pour tous les candidats, à en croire les candidats signataires de la déclaration. Ainsi Martin Ziguelé a le numéro 7 sur les bulletins de vote et le numéro 4 sur les PV ; Karim Meckassoua a le numéro 14 sur les bulletins et le n° 22 sur les PV ; Jean Serge Bokassa a le numéro 28 sur le bulletin de vote et le n°29 sur les PV, Gouyongbia Zezé a le numéro 17 sur les bulletins et le n°9 sur les PV ; Cyriaque Gonda a le n°9 sur les bulletins de vote et 5 sur les PV etc…
« Nous arrêtons que sur la forme ainsi décrire, nous nous posons la question de la sincérité, de la crédibilité et de la transparence dans les résultats provisoires annoncés par l’ANE. La précipitation avec laquelle l’ANE a organisée ce scrutin se poursuit dans l’annonce fantaisiste des résultats provisoires », a fait savoir Théophile Sony COLE, candidat indépendant à la présidentielle qui a animé la conférence de presse.
En outres, les candidats à l’élection présidentielle signataires de la déclaration relative aux opérations électorales, invitent tous les acteurs impliqués à se mettre autour de la table pour définir les modalités pour, selon eux, la sauvegarde de la nation. Ainsi, ils invitent la population centrafricaine à la retenue et au calme. Par ailleurs, ils en prennent à témoin, l’opinion internationale.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: ‘’Action pour la Centrafrique ’’ secourt des hôpitaux à Bangui en équipements médicaux

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(Corbeau News Centrafrique)

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‘’Action pour la Centrafrique ’’ secourt des hôpitaux à Bangui en équipements médicaux

 

Bangui, (C.N.C), 01-04-2016

 

Samedi 2 janvier 2016, l’Ong centrafricaine de la diaspora française, ‘’Action pour la Centrafrique ’’ (APCA) a remis, un pactole de matériel médical à l’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga au profit des hôpitaux de la place. M. Elysée Roche Tombidan, représentant de l’Ong APCA a remis symboliquement sept cartons don au Dr Germais Piamale Directeur de l’hôpital de l’Amitié, à l’archevêché de Bangui.
C’est un imposant pactole de 241 cartons contenant des médicaments, d’équipements et matériels médicaux qui a été offert aux hôpitaux de la place, par l’entremise de l’Archevêque de Bangui. Il s’agit d’une contribution de la diaspora centrafricaine de France, incarnée par l’Ong APCA pour le renforcement de la capacité de résilience de la population centrafricaine, ainsi que de l’assistance tant attendue par les personnes rendues vulnérables par les trois années de crise militaro-politique dans le pays.
« En ma qualité de représentant du fonds de dotation ‘’APCA’’ – cette organisation basée en France et qui œuvre depuis 2013, je suis venu assister nos frères et sœurs qui traversent des périodes difficiles ici au pays. Il s’agit pour nous de venir assister les populations avec ces matériels médicaux et consommables pour équiper les différents hôpitaux », a déclaré M. Elysée Roche Tombidan représentant de l’Ong APCA qui a remis officiellement le don.
En effet, depuis sa création en 2013, APCA n’a cessé de porter assistance aux centrafricains en détresse, notamment les déplacés internes qui sont dans les ‘’ledger’’ et les personnes malades, ainsi que les réfugiés centrafricains, se trouvant dans les pays voisins. En 2014 par exemple, non seulement des médicaments ont été collectés et envoyés d’urgence en RCA, au plus fort de la crise, mais aussi des médecins centrafricains de la diaspora française – membres de ladite Ong sont descendus à Bangui pour secourir leurs frères et sœurs en difficulté.
Mgr Dieudonné Nzapalainga qui, au nom de la CARITAS-Bangui, a réceptionné le don, a témoigné de sa vive reconnaissance à l’Ong APCA. « C’est l’occasion de dire merci à tous ces partenaires qui pensent à la République centrafricaine et qui ont décidé de venir au chevet des Centrafricains en difficulté. Nous espérons que les biens matériels que nous avons reçus aujourd’hui et qui seront distribués, vont servir aux bénéficiaires directes, c’est-à-dire les malades et les personnes en détresse », s’est-il réjoui.
Même satisfaction pour Dr Germais Piamale : « Je saisis cette opportunité qui m’ait offerte pour dire merci à Action pour la Centrafrique et à Son Excellence Mgr Dieudonné Nzapalainga qui a bien voulu nous donner des médicaments envoyés par nos frères qui sont en France qui, déjà l’année dernière, sont venus ici et travaillé au niveau de l’hôpital de l’Amitié, afin d’apporter leur appui et leur expérience pour la prise en charge de beaucoup de patients ici à Bangui. Certes, à leur retour en France, ils nous avaient fait la promesse de nous aider à travers des équipements et matériels médicaux. Aujourd’hui, je pense que c’est une promesse tenue. C’est une véritable aubaine et un véritable soulagement pour les malades. Donc, au nom des malades, ainsi que de Madame le Ministre de la santé publique, je voudrais dire merci à Action pour la Centrafrique tout en espérant que cela ne sera pas la fois pour le bien du peuple centrafricain ».
Somme toute, point n’est besoin de rappeler que la dernière crise actuelle en RCA a rongé son peuple dans son ensemble, au point même de le réduire à l’invivable comme en est le cas des déplacés internes… D’où tout le mérite des actions de solidarité en tout genre qui ne pourra qu’assouplir la souffrance des plus démunis.

Remise don APCA

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Interview exclusive de la Miss-Centrafrique France, Sabrina Sabé, en visite à Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

Miss Sabrina Sabé

 

Interview exclusive de la Miss-Centrafrique France, Sabrina Sabé, en visite à Bangui

 

Bangui, (C.N.C), 01-04-2016

L’Ambassadrice de la beauté centrafricaine pour l’Hexagone Sabrina Sabé, élue en octobre dernier en France est venue dans son pays pour, non seulement palper la réalité après pratiquement près de trois années consécutives de crise militaro-politique avec son corolaire de crise humanitaire et sociale, mais aussi de porter assistance aux enfants démunis. Après avoir rencontré les autorités de la transition, la Miss-Centrafrique Bangui, Flora Habiba Ngahally et visité les orphelins de la ville de Bouar et remis ensuite des dons de médicaments au Centre de santé des Sœurs de PK 10 à Bangui, Sabrina Sabé a trouvé toujours très beau son pays plein d’espoir, malgré tout.

Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : Mlle Sabrina Sabé, bonjour !

Sabrina Sabé (SS) : Bonjour !

CNC : Qui est Sabrina Sabé ?

SS : Je suis Sabrina Sabé, née en République centrafricaine, j’ai 19 ans aujourd’hui et réside avec mes parents en France. J’ai eu la chance d’être élue, en octobre dernier, Miss-Centrafrique-France, c’est-à-dire que je représente mon pays auprès de la République française.

CNC : Comment est-ce que vous avez été élue Miss Centrafrique-France ?

SS : Il a été organisé un casting qui s’est effectué au mois de janvier 2015. Dans la période de janvier à octobre, nous avons eu plusieurs séances de répétitions, à raison d’une fois par mois. On se rencontrait pour répéter les chorégraphies, et le défilé. Nous étions au nombre de neuf (9) sur la liste au départ. Au concours, et à ma grande surprise, j’ai été élue Miss-Centrafrique-France pour l’année 2016.

CNC : C’est certainement une fierté de représenter votre pays à ce niveau de responsabilité. Mais, peut-on savoir sur les idées fortes sur lesquelles vous placez votre mandat et votre lutte ?

SS : Il était très important pour moi de participer au concours de Miss-Centrafrique-France de cette année. Particulièrement parce que je savais que notre cher pays, la République centrafricaine traverse une période difficile de crise. Donc, il était important pour moi de montrer qu’il y a quand même un espoir, que nous en France, pensons à notre pays, la Centrafrique. Mais, surtout de montrer qu’on veut aider et qu’on veut se mobiliser. Avec tout ce qui s’est passé, tous les centrafricains dans le monde ont été atteints d’une manière ou d’une autre par les événements.

CNC : Trois mois après votre élection, vous avez décidé de prendre votre bâton de pèlerin pour venir dans votre pays, à la rencontre de vos frères, sœurs et parents. Qu’en est-il de l’agenda de cette première mission en Centrafrique ?

SS : Je me réjouis d’abord du fait que j’ai pu, à travers cette visite, me rendre dans mon pays pour palper de mes doigts, la réalité de la situation difficile que traversent mes frères et sœurs. Je suis venue dans le cadre de la mise en œuvre de mes premiers projets humanitaires en faveur des personnes affectées par la crise. C’est l’association ‘’Counda’’ basée en Champagne Ardenne en France qui porte mes projets humanitaires. Cette association, si je dois le préciser, œuvre dans le domaine d’amélioration de la santé et l’éducation des enfants, ainsi que l’appui aux femmes enceintes.

Je suis venue d’abord avec des médicaments pour doter un centre de santé du pays, notamment le Centre de santé des Sœurs de PK 10 (à la sortie nord de Bangui). J’ai déjà procédé à la remise de cet important don qui s’inscrit dans le cadre de mes actions en faveur justement de la santé des enfants et des femmes enceintes.
Aussi, en collaboration avec l’association ARAN, j’ai organisé un arbre de Noël dans la ville de Bouar où un nombre de jouets ont été offerts aux enfants de la localité. Depuis le France, nous avons organisé des collectes de dons en médicaments et en jouets que nous avons pu distribuer aux bénéficiaires ici en Centrafrique. A
Bouar, j’ai eu l’heureuse opportunité de rencontrer l’Imam de la Mosquée de la ville et le Curé de la Cathédrale de Bouar. Du coup, j’ai appris que la ville de Bouar est celle marquée par la cohésion sociale. J’ai vu à quel point la ville préservait le vivre ensemble entre les communautés.
Globalement, c’est une fierté pour moi de voir que ma personne ait pu servir à améliorer les conditions de vie des enfants dans mon pays. En principe, je devrais rentrer en France le 29 décembre, mais je prolonge mon départ parce que Bangui me plait beaucoup.

CNC : Bientôt, vous aller retourner en France. Alors qu’est-ce qui reste de vos projets, en ce qui vous tient à cœur pour votre pays ?

SS : Je tiens à vous dire que pendant ma visite à Bouar, j’ai pu visiter un orphelinat. J’ai été marquée par le fait que beaucoup manquaient dans cette structure qui a pas mal d’enfants orphelins à sa charge. Entre autres, il y a une bibliothèquevide, des balançoires hors d’usage depuis très longtemps… Déjà, en plus de ce que je vais mettre en place avec l’association ‘’Counda’’ pour mon pays, je pense que cet orphelinat peut faire l’objet de mes prochaines actions pour les enfants en Centrafrique.

CNC : Y-a-t-il une relation entre Miss-Centrafrique-France et Miss-Centrafrique Bangui ?

SS : Ma réponse à cette question est oui ! Que ce soit Miss-Centrafrique ou Miss-Centrafrique-France, on représente toutes les deux la Centrafrique. On est toutes les deux des sœurs qui montrent le bel exemple à notre génération et aux prochaines générations. On incarne les valeurs centrafricaines, et plus particulièrement les valeurs de la femme centrafricaine aux yeux du monde. Donc, je pense que c’est une obligation pour nous de rester unie dans cette tâche.
D’ailleurs, je suis heureuse de vous annoncer qu’à mon arrivée à l’aéroport, c’est la Miss Flora Ngahally Habiba (Miss-Centrafrique 2015) qui est venue m’accueillir. Je profite de votre colonne pour la remercier pour sa présence qui me réconforte sincèrement.

CNC : Miss Sabrina, vous venez de visiter votre pays après pratiquement trois années de soubresauts. Et clopin-clopant, le pays est en train d’organiser des élections dans des conditions toujours difficiles. Quelles en sont vos impressions en tant que fille de ce pays ?

SS : Cela me fait quand même plaisir qu’il ait des élections malgré tout. Parce qu’il est temps qu’on puisse passer à autres choses. Donc, la crise est désormais derrière nous et qu’on essaie de passer à d’autres choses, notamment de reconstruire notre pays.

Toutefois, je dois vous dire que j’ai le cœur serré à mon arrivée à l’aéroport à quel point, il y avait un site des déplacés juste à côté de l’aéroport. Ça fait quand même mal de voir son pays comme ça. Mais, en allant sur la route de Bouar, j’ai découvert le beau paysage de la Centrafrique, c’est un beau et merveilleux pays qui ne demande qu’à être exploité par nous-mêmes.
Je dis donc bonne chance au nouveau président de la République parce que je sais qu’il y a beaucoup à faire. Je suis optimiste que cela se fera. J’y crois parce qu’on a énormément de potentiel. Je pense que beaucoup de personnes y croient également comme moi.

CNC : Miss Sabrina Sabé, je vous remercie.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: A près de 30% de proclamation des résultats des élections , Faustin Archange Touadéra toujours en tête

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(Corbeau News Centrafrique)

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A près de 30% de proclamation des résultats des élections ,

Faustin Archange Touadéra toujours en tête

 

Bangui, (CNC), 01-04-2016

 

L’Autorité national des élections (ANE) est, ce dimanche 3 janvier, à son deuxième jour de proclamation des résultats partiels provisoires de l’élection présidentielle du 30 décembre dernier. En fin de journée, Julius Ruffin Ngouadé Baba, Porte-parole de l’ANE table sur un pourcentage de 73% de résultats traité uniquement pour Bangui et 15% pour l’étranger. Les résultats des villes de province n’ont pas encore été traités. De tout, Faustin Archange Touadéra est toujours en tête de liste avec 120 838 voix, suivi tout comme la première journée de Anicet Georges Dologuélé à 68 547. Martin Ziguélé, l’un des candidats favoris garde sa place de 5ème avec 27 381 voix, ce après Désiré Zanga Kolingba Bilal et Jean Serge Bokassa.
Derniers chiffres
Anicet Georges DOLOGUELE : 68 547
Faustin Archange TOUADERA : 120 838
Jean Michel MANDABA : 14 317
Martin ZIGUELE : 27 381
Charles Armel DOUBANE : 5 349
Fidel NGOUANDJIKA : 4 738
Désiré ZANGA-KOLINGBA : 39 952
Sylvain NGAKOUTOU-PATASSE : 4 197
Cyriaque GONDA : 1 568
Guy MOSKIT : 2 611
Timoléon MBAÏKOUA : 2 239
Abdou Karim MECKASSOUA : 8 371
Régina KONZI MONGOT : 1 974
Gaston NGUEREKATA : 3 629
Jean Barkes GOMBE KETTE : 8 669
Laurent GOMINA PAMPALI : 1 011
Constant GOUYOMGBIA KONGBA ZEZE : 1 624
Barthélémy Mathias MOROUBA : 1 586
Jean WILIBIRO SAKO : 1 750
Théodore KAPOU : 7 006
Emile Gros NAKOMBO : 896
Xavier Sylvestre YANGONGO : 2 501
Théophile SONY COLE : 2 201
Max KAZAGUI : 973
Olivier GABIRAULT : 478
Stanislas MOUSSA KEMBE : 887
Jean Baptiste KOBA : 606
Jean Serge BOKASSA : 33 958
Marcel DJIMASSE : 1 552

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE: DIRECTION FEDERALE DE CAMPAGNE 2015

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(Corbeau News Centrafrique)

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   COMMUNIQUE DE PRESSE: DIRECTION FEDERALE DE CAMPAGNE   2015

Bangui, (M.L.P.C), 04-02016

Le 30 décembre 2015 le peuple centrafricain s’est rendu massivement aux urnes afin d’élire le président de la république et ses représentants à la future assemblée nationale. La Direction Fédérale de Campagne « France-Europe » du MLPC et du candidat Martin ZIGUELE félicite et remercie tous les Centrafricains pour cet engouement qui témoigne de la volonté de la population centrafricaine de tourner définitivement cette page sombre de son histoire générée par la crise qu’elle a connue.
En attendant la publication des résultats définitifs des suffrages réellement exprimés dans les urnes, validés par la Cour Constitutionnelle de Transition, certains organes médiatiques ou des réseaux sociaux publient des chiffres fantaisistes en totale violence du code électoral ainsi que du code de bonne conduite qui devraient être scrupuleusement observés par tous en cette période sensible. Ces fallacieux résultats sont publiés à dessein par des personnes mal intentionnées dans l’unique but de semer le trouble dans l’esprit des Centrafricains et préparer l’opinion publique à des manœuvres malsaines dont elles seules connaissent le secret. Ces pratiques ne sauraient être acceptables par la population tant meurtrie par les affres de la crise que connaît notre pays et dont l’une des voies prioritaires de sortie passe par ces élections.
En conséquence de ce qui précède la Direction Fédérale de Campagne « France-Europe » du MLPC et du candidat Martin ZIGUELE appelle tous les compatriotes à la réserve et les exhorte à demeurer sereins car la vérité sur ces fameux chiffres sera connue ; la réalité des urnes s’exprimera autrement que celle que les ennemis de la paix voudraient nous imposer par des méthodes dignes de brigands politiques d’un temps révolu.
Enfin en cette nouvelle année qui commence la Direction Fédérale de Campagne « France-Europe » du MLPC souhaite à chacun et chacune d’entre vous une année 2016 pleine de paix, de joie, de bonheur et d’unité.
Bonne et heureuse 2016 à tous et à toutes !

Fait à Paris, le 3 janvier 2016

Pour la Direction Fédérale de Campagne,

Arsène ANGOURE

Porte-parole

 

BANGUI: LE RAPPORT DE LA MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE L’UA SUR LES ELECTIONS EN RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE RAPPORT DE LA MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE

L’UA SUR LES ELECTIONS EN RCA

 

Bangui,(C.N.C), 03-01-2016

 

Dans la perspective des consultations électorales en République centrafricaine, la présidente de la commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma a dépêché une mission de 40 observateurs en vue d’observer les élections présidentielle et législative du 30 décembre 2015. La Mission d’Observation Electorale de l’Union Africaine (MOEUA) a présenté, le 02 janvier 2016 à Bangui, son rapport sur le déroulement de ce scrutin, au regard des observations faites par les ses 19 équipes déployées dans la ville de Bangui et dans toutes les préfectures du pays.
Dans une conférence organisée le samedi dernière à Bangui, la Mission d’Observation Electorale de l’Union Africaine (MOEUA), dirigé par l’ancien premier ministre du Senegal Soulemane Ndéné NDIAYE, a donné ses avis sur le processus électoral en République centrafricaine. La MOEUA a noté que les Centrafricains sont allés aux urnes le 30 décembre dernier dans une atmosphère calme et conviviale. De l’ouverture des bureaux de vote, la mission a observé que 61,5% des bureaux de vote visités ses observateurs n’ont pas ouvert à l’heure prévue. Dans 38% des cas, les bureaux ont ouvert avec plus de 30 minutes de retard voire 1 heure et même au-delà à cause de l’arrivée tardive du matériel et dans 50% des cas suite à l’aménagement tardif des bureaux de vote.
L’accessibilité des bureaux de vote
L’accessibilité d’un bureau de vote le jour du scrutin est l’un des facteurs déterminants de la participation des électeurs. La Mission a noté que dans 77,7% des cas, les bureaux de vote étaient accessibles le jour de vote. La plupart des bureaux de vote étaient dans des écoles à proximité des lieux de résidence des électeurs.
La participation électorale
Le jour du scrutin, la Mission a noté une forte participation des Centrafricains surtout à l’ouverture des bureaux de vote visités par les observateurs. Bien que cette affluence se soit réduite vers la fin de la journée, un certain nombre de bureau de vote avaient encore des files d’attente à l’heure officielle de la fermeture du scrutin, selon la Mission. D’après les informations obtenues auprès de l’Autorité nationale des Elections (ANE) au deuxième jour du dépouillement, le taux de participation à ce double scrutin est estimé à 78,18%.
Le déroulement du scrutin
La Mission a observé que le déroulement du scrutin s’est passé dans le calme et en toute sérénité et que le vote n’a pas été perturbé. Ce bon déroulement du scrutin est un indicateur de l’intérêt de la population centrafricaine pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel en République centrafricaine. la Mission a noté que dans 78,3% des cas, une assistance a été apportée aux électeurs qui en avaient besoin, que le vote n’a été interrompu que momentanément dans quelque bureaux de vote visités. Pendant ce temps, la Mission a relevé que des consignes de campagne n’ont pas été observées à l’intérieur des bureaux de vote visités, mais que la tentative d’influencer les électeurs était régulière aux alentours de plusieurs centre de vote visités. Dans 98% des cas, les observateurs de l’Union africaine ont constaté que les électeurs n’étaient pas autorisés à voter sans avoir présenté leur carte d’électeur et une pièce d’identité valable. Dans certains cas, les récépissés étaient acceptés si l’électeur était muni d’une pièce d’identité avec son nom figurant sur les listes électorales. La vérification de l’encre sur le doigt de l’électeur dans 100% des cas. Le secret de vote a été garanti dans 97% des bureaux de vote.
Le matériel électoral
La Mission a constaté que dans la grande majorité des cas, les listes électorales n’étaient pas affichées à l’entrée des bureaux de vote. La MOEUA a noté que certains bureaux de vote n’avaient pas de bulletins pour les législatives, mais dans la préfecture de Mbomou, tous les bureaux de voté visités n’avaient pas suffisamment des bulletins pour la présidentielle. La Mission a constaté que les urnes n’étaient pas scellées dans plusieurs bureaux de vote visités. Certains bureaux de vote n’avaient pratiquement pas reçu des urnes scellés et étaient contraints de commencer le scrutin avec des urnes non scellés.
La participation des femmes
La mission a noté la présence d’une seule femme candidate à la présidentielle et de 174 candidates aux législatives parmi les 1639 candidatures en dépit du fait que les femmes représentent 48,36% de l’électoral. La Mission a observé que même si les femmes sont minoritaires comme candidates et ne représentent que 26,8% du personnel électoral rencontré le jour du vote et 12,3 de délégué, elles ont été très présentes pendant la campagne électorale et elles ont participé massivement au double scrutin du 30 décembre dernier.
La sécurité électorale
En dépit de la situation sécuritaire volatile qui prévaut en Centrafrique, la Mission a observé la présence des forces de sécurité plus en milieu urbain que rural. Certains bureaux de vote, dans le milieu rural, étaient sans sécurité tout au long du scrutin. Des forces présentes étaient essentiellement composées des forces onusiennes et des forces de défense et de sécurité centrafricaine. La Mission a noté que ces forces étaient discrètes t aucun incident majeur n’a perturbé le déroulement du double scrutin.
Fermeture et dépouillement
La MOEUA a noté que la majorité des bureaux de vote visités par ses équipes ont fermé à l’heure légale de clôture. Elle a observé que les opérations de vote ont été prolongées dans les bureaux de vote qui avaient ouvert en retard au regard de l’article 78 du code électoral. Bien que la Mission ait noté dans certains cas que le personnel des bureaux de vote visités ne maitrisait pas les procédures de dépouillement, cela n’a pas affecté le bon déroulement des opérations de clôture. Elle a également noté que dans tous les bureaux de vote visités, le président du bureau de vote a annoncé les résultats à l’assistance. Les procès-verbaux ont été signés par les délégués des candidats présents dans les bureaux d vote visités.
En dépit de nombreux défis observés dans le cadre de l’organisation des élections présidentielle et législatives du 30 décembre en RCA, la MOEUA considère que ce double scrutin s’est déroulé dans le calme, la sérénité et la transparence. « les Centrafricains se sont rendus massivement aux urnes et ont voté en toute liberté pour choisir leur président de la République et leurs députés. Les nombreux dysfonctionnements constatés n’ont pas été de nature à entacher la crédibilité de ces deux scrutins », a souligné l’ancien premier ministre du Sénégal Soulemane Ndéné NDIAYE, le président de la Mission avant d’exhorter les partis politiques et les candidats à respecter le verdict des urnes et à sauvegarder le climat de paix qui a prévalu tout au long du processus électoral.
En concluant, la Mission une série de recommandations, au gouvernement, à l’Autorité Nationale des Elections, aux candidats et partis politiques et à la Communauté Internationale. Il est par exemple recommandé aux politiques de respecter le verdict des urnes et privilégier le recours aux moyens légaux en cas de contentieux en vue de préserver la paix et la stabilité. La Mission invité le gouvernement à réinviter, dans le cadre d’un dialogue permanant avec l’ensemble des acteurs politiques en vue de renforcer la cohésion nationale au sein de la classe politique et de restaurer un climat de confiance pour la préservation de la paix et de la cohésion sociale. A l’AN, la Mission appelle à renforcer la capacité du personnel électoral en vue d’une appropriation des procédures et des outils de travail. A la Communauté internationale, la Mission recommande de continuer d’appuyer la République centrafricaine afin de lui permettre de faire face à ses nombreux défis.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Résultats partiels des élections en Centrafrique : Sylvain Sami appel les candidats

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(Corbeau News Centrafrique)

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Résultats partiels des élections en Centrafrique : Sylvain Sami appel les candidats

à s’imprégner de l’Unité, Dignité et Travail

Bangui,(C.N.C), 2016-03-01

 

L’Autorité Nationale des élections vient de publier les résultats partiels de l’élection présidentielle pour la ville de Bangui. A cet effet, le président de l’Union et Réconciliation, Sylvain Sami appel les candidats à la présidentielle de faire preuve de sagesse en respectant les trois mots d’ordre unité, dignité et travail, inscrits dans la constitution centrafricaine.

« J’appelle tous les candidats à s’imprégner de ces trois mots d’ordre « Unité – Dignité – Travail » inscrits dans notre constitution », déclare-t-il.
Sylvain SAMI, Président d’Union et Réconciliation, rappel aux candidats la devise nationale « Unité – Dignité -Travail » du père fondateur Barthélemy Boganda. L’espoir du peuple centrafricain pour la Paix sonne comme un leitmotiv, mais la classe politique Centrafricaine apparaît toujours plus divisée. Cette situation ne permettra à aucun candidat élu de mener son programme, et ses objectifs dans des conditions favorables pour le changement.
« Je les invite à faire preuve de sagesse, et d’agir avec un grand sens de responsabilité. Dans un contexte où la République Centrafricaine fait face à des crises multiples, notre classe politique doit se remettre en question, se souder pour l’intérêt national », a-t-il dit, avant d’ajouter que « pourtant, celle-ci se livre dans le même temps toujours aux mêmes querelles politiciennes qui sont celui de prendre le pouvoir coûte que coûte et user de tous les moyens (corruption, fraude…) c’est bien une triste illustration pour ses échéances électorales qui m’avaient amené à ne pas y participer ».
À la suite des résultats qui seront validés par la cour constitutionnelle, Sylvain Sami invite le futur locataire du palais à se réunir avec les partis politiques autour d’idées communes « LA PAIX » et de travailler ensemble, afin d’apporter le vrai changement.
« Être chef ne consiste pas à faire preuve de vigueur, d’éloquence, d’audace ou d’habileté. Être chef ne consiste pas non plus à rassembler autour de soi des adhésions sentimentales ou des intérêts. Être chef consiste essentiellement à savoir faire travailler les hommes en commun, à reconnaître et à utiliser au mieux les capacités de chacun, à indiquer la place la plus efficace pour l’un comme pour l’autre, à donner à tout le sens de leur solidarité et de leur égalité devant la tâche dont ils sont responsables aux postes différents d’une même équipe », explique-t-il.
D’après lui, ce rappel s’inscrit dans un esprit d’Union et Réconciliation pour la paix et la construction de notre nation. En effet nous devons faire preuve d’honnêteté intellectuelle. Notons que dans l’histoire de la République centrafricain, qu’aucun président de la République n’a été élu sans avoir connu une cohabitation. Cela explique ces différentes signatures d’accords entre partis.

 

Martial Kochékpa

BANGUI: LES RESULTATS PARTIELS ET PROVISOIRES DE LA PRESIDENTIELLE DU 30 DECEMBRE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES RESULTATS PARTIELS ET PROVISOIRES DE LA PRESIDENTIELLE

DU 30 DECEMBRE

 

Bangui, (C.N.C), 03-01-2016

L’Autorité nationale des élections, ANE en sigle, a proclamé les résultats provisoires et partiels de la présidentielle du 30 décembre 2015 en République centrafricaine. Ces résultats qui ne concernent que les 66% des procès verbaux des 8 arrondissements de Bangui, ont placé provisoirement Faustin Archange Touadera à la tête du classement des voix obtenus. Il est secondé par Anicet George Dologuele suivi par Désiré Zanga Bilal Kolingba. Les résultats publiés comptent 66% des procès-verbaux de la capitale dont l’ANE a eu à traiter.
Donc, voici les candidats avec les voix obtenus par ordre de numérotation établie par l’ANE
1 Anicet George Dologuele 28629
2 Faustin Archange Touadera. 31864
3 Jean Michel Mandaba. 2122
4 Martin Ziguele 10219
5 Armel Doubane. 1902
6 Fidel Gouandjika 758
7 Désiré Zanga Bilal Kolingba 25320
8 Sylvain Patassé 1106
9 Cyriaque Gonda. 488
10 Guy Moskit 640
11 Timoléon Baikoua 617
12 Regina Konzi 796
13 Mandata Nguerekata 1131
14 Karim Meckassoua 3729
15 Jean Barkes Gombe kette. 2810
16 Laurent Gomina Pampali. 257
17 Kongba Gouyomgbia. 587
18 Mathias Morouba. 516
19 Jean Wilibiro Sako. 685
20 Téodore Kapou. 3157
21 Emile Gros Raymond Nakombo 309
22 Sylvestre Yangongo. 1173
23 Sony Cole 1196
24 Ange Max Kazagui 293
25 Olivier Gabirault. 149
26 Moussa Kembe. 249
27 Jean Baptiste Koba. 112
28 Jean Serge Bokassa 10697
29 Marcel Djimasse 575
30 Joseph Yakete. 378

 

Bangui Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: COMMUNIQUE DE PRESSE: MLPC POUR ELECTIONS

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE: MLPC POUR ELECTIONS

Bangui, (CNC), 01-02-2016

En dépit des difficultés de tous ordres, l’Autorité Nationale des Elections (ANE), avec l’appui déterminant de la communauté internationale et de la Minusca a pu créer les conditions pour que le peuple centrafricain choisisse ses dirigeants ce mercredi 30 décembre 2015. Cet effort doit être apprécié à sa juste valeur.

 

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Bangui CNC

CENTRAFRIQUE: SYNERGIE DES MEDIAS: 2ème EDITION SPECIALE DU JOURNAL ELECTIONS SIRIRI

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(Corbeau News Centafrique)

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SYNERGIE DES MEDIAS: 2ème EDITION SPECIALE DU

JOURNAL ELECTIONS SIRIRI

Bangui, (CNC)02-01-2016

Les électeurs se sont rendus en masse dans les bureaux de vote

Sur quatre cents électeurs inscrits au bureau de vote n° 12 de l’école Missionnaire de Gobongo (8ème arrondissement de Bangui), trois cent trente et un, soit plus de 75%, ont pris part au double scrutin du mercredi 30 décembre. Pour mémoire, lors du premier tour des élections présidentielle et législatives du 23 janvier 2011, seuls 28% des électeurs du 8ème arrondissement s’étaient rendus aux urnes, selon les chiffres officiels. En réalité, de nombreux électeurs n’avaient pas pu retrouver leur sur les listes électorales, affichés dans certains cas après l’ouverture des bureaux de vote. Lassés et résignés, ils n’avaient eu d’autres ressources que de regagner leur domicile.

Editorial : Participation et Sécurité : les vrais gagnants du premier tour

La participation et la sécurité sont les deux principaux gagnants des élections présidentielle et législatives organisées mercredi 30 décembre 2015 à Bangui, la capitale, et dans les villes et villages de l’arrière-pays ainsi que dans les consulats de la République Centrafricaine à l’étranger.
Dès les premières heures de ce jour mémorable pour la RCA, les électeurs ont pris d’assaut les différents bureaux de vote, déterminés à choisir leur candidat à la présidence et leur député à envoyer à l’Assemblée Nationale.
Certes, quelques cafouillages ont été enregistrés à l’ouverture des bureaux et des carences signalées, mais rien n’a pu empêcher tous les électeurs réguliers d’accomplir leur devoir civique.
Des dispositions sécuritaires drastiques appuyées par des déclarations de mise en garde envers les fauteurs de troubles et les fraudeurs par les plus hautes autorités militaires centrafricaines ne sont pas étrangères à ce succès dans les bureaux de vote de la Capitale.
Le climat apaisé du scrutin peut également être mis à l’actif des candidats, qui ont fait montre de fair-play lors de la campagne électorale, exception faite de quelques-uns d’entre eux vite mis au pas par le Haut Conseil de la Communication de Transition (HCCT).
On peut d’ores et déjà dire bravo aux électeurs centrafricains, qui ont, par le vote de mercredi dernier, montré leur attachement à la démocratie et au suffrage universel comme mode d’accession au pouvoir.
Un vote responsable pour une sortie définitive de la crise

Comme dans l’ensemble de la République Centrafricaine, Les élections groupées du mercredi 30 décembre se sont déroulées dans le calme et la sérénité dans le 5ème arrondissement, sans tenir compte des considérations ethniques, régionales, claniques et religieuses qui étaient à l’origine des dissensions.

A l’Ecole Malot, l’ambiance était conviviale. Très tôt le matin, hommes, femmes et jeunes en âge de voter se sont donné rendez-vous. La sécurité des lieux était assurée par les éléments des forces internationales et des forces de défense nationales. C’était un motif d’assurance et de confiance pour les électeurs. Tous les matériels étaient mobilisés notamment les urnes, les isoloirs, les cartes d’électeur et l’encre indélébile étaient disponibles pour la fiabilité de ces élections.
Dans ce centre de vote, les matériels sont déployés dans le délai requis et les opérations ont commencé selon les dispositions indiquées par l’Autorité Nationale des Elections (ANE). outre les représentants de cet organe chargé de préparer, d’organiser et de superviser les élections en Centrafrique, il y a eu dans les bureaux de vote ceux des candidats aux législatives et à la présidentielle. Il n’y a pas eu d’incidents majeurs dans ce centre mais toutefois, au début, il y a eu quelques perturbations parce que certains électeurs n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste. Après quelques vérifications, il y a eu plus de peur que de mal.

En plus de la sécurité assurée par la Minusca, les observateurs nationaux et internationaux sont déployés sur les lieux. Il convient de signaler la présence du Pasteur Nicolas Guérékoyamé, président de l’Alliance des évangéliques en Centrafrique, membre de la plateforme religieuse qui a œuvré pour la paix et la réconciliation entre les communautés chrétienne et musulmane.

En définitive, il n’y a eu ni incidents majeurs ni bousculades jusqu’à la clôture du scrutin. les habitants du 5ème arrondissement ont prouvé que le temps des violences est révolu et qu’il va falloir tourner la page sombre de l’histoire de la Centrafrique.
Marcel Dexter Gazikolguet

Distribution des cartes d’électeur : fortunes diverses
Certains incidents enregistrés lors du scrutin de mercredi dernier trouvent leur origine dans la distribution des cartes d’électeur qui s’est poursuivie jusqu’au jour du vote. Notre reporter s’est rendu la veille dans quelques centres de vote de Bangui. Voici son reportage.
Ecole Missionnaire de
Gobongo 1 : atmosphère morose
A l’Ecole Missionnaire, Située dans le 8è arrondissement, les électeurs n’ont pas manifesté beaucoup d’intérêt pour le retrait de leur carte. Nombreux “craignent d’aller trainer dans les queues ou de voir se reproduire le scénario de jet de grenades dont ce centre a été victime lors du référendum constitutionnel”, a indiqué un citoyen rencontré sur place.

Trois tables-bancs servent de bureaux aux agents recenseurs pour la distribution des cartes. Ils procèdent à l’appel des noms selon l’ordre alphabétique, à charge pour l’électeur de donner le prénom. Il est à noter qu’il y a eu des doublons dans la confection des cartes.

Ecole Gobongo fille 2 : Les forces de l’ordre sécurisent

Dans ce bureau de vote, les agents de l’A.N.E ont disposé horizontalement trois tables bancs. Les électeurs font la queue et répondent à l’appel pour le retrait de leur carte. Là, trois militaires centrafricains en faction suivent les faits et gestes des agents électoraux.

Ecole Assana – très peu d’engouement
Située dans le 1er arrondissement de Bangui, la concession de ce centre de vote était quasi-déserte en mi-journée. Les agents de l’A.N.E attendaient désespérément le passage des électeurs pour le retrait de leurs cartes.

Ecole Lakouanga – un cas d’agression
La sentinelle a été agressée physiquement par trois hommes armés qui lui ont exigé les urnes et les cartes d’électeur. “Menacé de mort, la sentinelle a dû ruser en faisant croire à ses agresseurs que les urnes étaient récupérées par un agent de l’ANE et de ce fait, il n’est pas en possession de ces matériels électoraux.”, a indiqué la présidente du centre de vote.

Max-Landry Kassaï
Les élections générales se sont déroulées sans incidents majeurs dans le 4e Arrondissement, en général, et le quartier Boy-Rabe, en particulier. Beaucoup de citoyens en âge de voter se sont mobilisés dans les centres de vote, notamment des établissements scolaires comme Ndrès 1 et 2 ainsi que Mandaba pour choisir leurs futurs dirigeants. offrant l’espoir d’une stabilisation politique en République Centrafricaine.
A l’Ecole Ndrès 2, les files d’attente se sont étendues devant l’entrée des huit bureaux de vote. Cet engouement citoyen tranche nettement avec le référendum, fortement perturbé par des violences ayant provoqué des cas de blessures dans certains secteurs.
“Aujourd’hui ça se passe vraiment bien : je suis venu voter avec mes amis et on est à l’aise. Nous attendons seulement que le meilleur gagne”, déclare Franco Koulmédé, un habitant de Boy Rabe.
Observatrice nationale et représentante de la Coalition des Femmes pour la Paix et la Reconstruction en Centrafrique (CFPRC), Marie Claude Mboliji a, quant à elle, salué le déroulement des scrutins en ces termes : “pour le moment, y a pas d’incident majeur. Je viens du premier centre qui se trouve au niveau de l’Ecole Mandaba. C’est depuis 5h 45 mn que les premiers électeurs étaient arrivés. Ils étaient venus avant l’ouverture des bureaux de vote. Mais le petit problème que nous avons relevé est que le matériel est arrivé un peu en retard, à 6h 45 mn. Vraiment on sent une volonté véritable, voire un engagement de la population.’
Sur le plan sécuritaire, les forces égyptiennes de la Minusca et les forces de l’ordre nationales en faction aux abords et à l’intérieur de ces grands centres de vote avaient le sourire et ont géré sans difficultés l’affluence des électeurs.

Par Gael Ngouka Langandi (Pacifique RCA)

Elections présidentielle et législatives : le grand rendez-vous avec les candidats
Après une campagne électorale bien accomplie, Les 30 candidats à l’élection présidentielle ont accepté de marquer la journée de trêve du mardi par une rencontre d’échanges avec l’ensemble des partenaires au processus électoral, sur l’initiative de l’assistance électorale internationale des Nations Unies. Cette rencontre, présidée par Parfait Onanga-Anyanga, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations en RCA, s’est tenue dans la matinée du mardi 29 décembre, veille de l’élection, au Ledger Plazza Hotel de Bangui et a été marquée par la présence de 29 candidats sur les 30.

Après avoir fait partager le message d’encouragement du Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki Moon au peuple centrafricain avec les candidats, Parfait Onanga a tenu à les féliciter pour avoir mené « une campagne électorale civilisée et professionnelle ».
Il a surtout félicité les candidats pour avoir respecté les engagements pris lors de la signature du code de conduite des candidats et des partis politiques pour des élections apaisées en RCA. « Vous vous y êtes engagés par conviction dans l’objectif de promouvoir une éthique politique mais aussi et surtout de sauvegarder la cohésion sociale et l’unité nationale », a dit Parfait Onanga. Le vrai test reste à venir, c’est celui d’accepter de se soumettre au verdict implacable des urnes. Dans tous les cas, c’est la République Centrafricaine qui en sortira gagnante et grandie, a-t-il souligné. Et pour qu’il en soit ainsi, il faut clarifier les règles de transparence et les garanties de crédibilité qu’offre ce scrutin. A cet effet, Aurélien Agbénonci, le Représentant Spécial Adjoint a fait un exposé suivi de débats aux candidats sur le dispositif de gestion des élections 2015 en RCA.

Le Général Babacar Keita, le Force Commander de la MINUSCA a présenté le plan de sécurisation des élections. Il a rassuré que tirant leçon du scrutin référendaire, le nouveau dispositif de sécurisation actuelle à l’intérieur du pays permet de contrôler les positions des groupes armées hostiles aux élections.« Vous avez pu constater depuis quelques jours qu’il y a dans tout le pays une liberté de mouvement et donc qu’il y aura une liberté de voter », a rassuré Babacar Keita. Le dispositif sécuritaire a été certes renforcé mais le Général Keita a demandé aux candidats de contribuer à désarmer les mentalités de leurs militants pour mieux sécuriser l’après élection. Tout en appréciant de façon unanime l’initiative de réunir les 30 candidats dans une sorte de conclave des gentlemen, le Candidat Maxime Kazagui a demandé que l’ANE communique suffisamment sur le dispositif de répression de la fraude électorale pour mieux la prévenir. Madame Régina Konzi Mongot, la seule femme candidate, a dénoncé le traitement inéquitable d’une certaine presse internationale qui semble trouver des favoris parmi les candidats. Le candidat Martin Ziguele a, quant à lui, soulevé des défauts de fabrication sur les bulletins de vote des législatives dans certaines localités à la veille du scrutin. Toutes choses qui ne rassurent guère, si ce n’est cette séance d’explication et de discussion qui vient clarifier quelque peu les doutes générés par des erreurs techniques dans la fabrication des bulletins de vote.
Répondant au nom de l’ANE aux questions soulevées par les candidats, le Vice-Président, Bernard Kpongaba, a souligné que quelles que soient les difficultés d’organisation émanant de l’ANE, le peuple centrafricain ira voter massivement ce mercredi. Parce qu’il veut de ces élections pour tourner la page de plusieurs années de souffrance. Là où il y aura des difficultés, des élections partielles pourraient être organisées pour corriger. Mais dans l’ensemble, rassure t-il, tous les efforts ont convergé vers la crédibilité du processus électoral, et donc des résultats.

La séance s’est terminée par une visite au centre de traitement des données de l’ANE où les candidats ont pu suivre le cheminement du traitement des résultats du vote, une fois acheminés sur Bangui.
Correspondance particulière

« L’engagement observé démontre bien la volonté des Centrafricains de passer à l’ordre constitutionnel » Souleymane Ndéné Ndiaye
C’est bien l’ex-PM sénégalais, Souleymane Ndéné Ndiaye, qui est à la tête de la mission d’observation électorale de l’Union africaine (UA). Il nous a accordé un bref entretien.

Vous êtes le chef de la délégation des observateurs de l’Union africaine, après toute une journée à observer le scrutin des législatives et de la présidentielle en République centrafricaine, quels sont vos premiers constats ?
Je voudrais juste vous dire que c’est depuis six heures du matin que nous sommes à pied d’œuvre. Parce que le scrutin était censé démarrer à 6 heures. Nous avons pu parcourir tous les bureaux de vote, tous les centres de vote, du 8e arrondissement à Fatima en passant par le PK 5. Nous avons pu nous rendre compte, d’une part, de la mobilisation des Centrafricains, et d’autre part, de quelques couacs organisationnels. Par exemple, le scrutin qui était censé démarrer à 6h, a débuté, par endroit, à 8 heures. Donc, accusant un retard de deux heures, ce qui n’est pas méchant du reste. Et, par endroit, à l’heure pile. Au centre de vote de l’école Notre Dame, j’ai visité beaucoup de bureaux où le scrutin a démarré entre 6 heures et 6h10 du matin. Ce qui dénote l’engagement du peuple centrafricain, de sa volonté de passer à un ordre constitutionnel normal.
Alors, le seul endroit où nous avions rencontré des difficultés majeures, c’était au centre Koudoukou où le matin, les électeurs se sont entendu dire que le bureau de vote numéro 9 était fermé, sans autre forme de procès, et qu’ils devraient aller quelque part, dans le voisinage voter. Quand l’incident m’a été signalé, j’ai moi-même appelé la président de l’ANE pour l’en informer. Dans l’après-midi, lorsque je suis retourné là-bas, j’ai remarqué que l’ANE avait recréé non seulement le bureau numéro 9, mais aussi créé les bureaux numéro 10 et 11. Au moment où je vous parle, les Centrafricains sont entrain de voter dans ces bureaux là. Cela traduit la volonté des autorités de passer à des élections, non pas parfaites, mais normales. Parce que les élections parfaites n’existent dans aucun pays du monde. Si je dois tirer une conclusion, c’est que les élections, pour l’essentiel, se sont bien passées. Parce que le matériel électoral, même s‘il était arrivé dans certains bureaux en retard, était là. L’encre indélébile était là, les registres aussi. Le personnel scrutateur était dans les bureaux, les représentants des candidats aussi.

Vous venez d’évoquer le cas de Bangui, mais pour l’intérieur du pays ?
Nous avons des observateurs dans les 16 préfectures de la République Centrafricaine. Le compte rendu qui nous a été fait évoque le même constat qu’à Bangui, à savoir l’arrivée tardive du matériel, mais le scrutin s’est déroulé sans incident sécuritaire. A partir de ce que j’ai vécu, de ce que j’ai vu, de ce que j’ai entendu, de ce qu’on m’a rapporté, le vote s’est globalement bien passé. Il n’y a pas eu de couac sur le plan militaire, j’ai vu de mes propres yeux les militaires de la Minusca, les militaires de la force Sangaris et les militaires des Forces armées centrafricaines assurer la patrouille pour que personne n’aie peur d’aller voter. Toutefois, un de vos confrères m’a appelé pour me dire que quelque part dans le nord, des représentants des candidats se sont tiré dessus. Ce cas-là ne relève pas de la compétence des autorités en charge du processus électoral. C’est un autre problème.

Il n’empêche qu’on a eu écho des irrégularités enregistrées dans certains centres de vote, notamment ici à Bangui. Alors, sur ce que vous avez observé, n’y a t-il pas eu d’irrégularités susceptibles d’avoir un impact négatif sur le processus électoral ?
Non, franchement non. On a parlé, quelques jours avant le scrutin, des cartes d’électeur qui seraient vendus. Mais franchement, je n’ai pas rencontré une seule carte d’une personne ou un électeur détenteur d’une carte, alors que son nom n’était pas sur la liste et qu’on a laissé voter. Ça, je dois le dire avec force. J’ai parcouru tous les bureaux de vote de Bangui, je n’en ai pas vu, je n’en ai pas entendu parler.

Un message à l’adresse de la population centrafricaine ?
C’est la première fois que je visite la République Centrafricaine, j’ai été agréablement surpris par la paix qui a prévalu ici, en ce jour extrêmement important de l’histoire de la République Centrafricaine. Ce ne sont pas les premières élections qui se passent ici, mais ce sont les élections les plus suivies de la République Centrafricaine.
Je voudrais transmettre aux Centrafricains, qui sont mes frères, un message d’amitié, un message de fraternité. Le Centrafrique et le Sénégal, c’est deux Etats, mais c’est une même Nation. Vous avez le soutien du peuple sénégalais.

Propos recueillis par SP Ndouba

Les femmes du 4ème arrondissement de Bangui s’intéressent de plus en plus à la vie politique
Le 4è arrondissement de la capitale n’est pas seulement connu pour être le fief des porteurs illégaux d’armes communément appelés anti balaka. Cet arrondissement n’en demeure pas moins un endroit habité par des paisibles citoyens connaissant très bien leurs devoirs civiques. Des femmes du 4è font bien partie de cette catégorie.

Hier mercredi, elles étaient assez nombreuses à se rendre en masse vers les bureaux de vote pour remplir leurs devoirs de citoyennes responsables. «Ce double scrutin est l’occasion pour nous de prouver que le nombre des femmes prenant part au processus politique est en hausse dans notre pays», nous confie « très fière », Mireille MALEYO, suppléante d’un candidat à la députation.

«Glisser un bulletin de vote dans l’urne signifie pour moi, contribuer au processus de la paix, affirmer la dignité féminine, voire même jouir de notre devoir de citoyenne qui se préoccupe de la gestion de la chose publique du pays », affirme-t-elle, l’air serein.
Hier, les électeurs et les électrices de cet arrondissement, qui a toujours brillé d’une manière ou d’une autre, était de concert avec l’ensemble des populations nationales.« Même aveugle, je ne suis pas privée de ce droit. Voter, c’est m’associer à ceux et celles qui ne veulent plus courir de gauche à droite dans le 4ème arrondissement de Bangui. Car, c’est un pas vers la justice pour que les auteurs des crimes soient punis », insiste une autre électrice répondant au nom de Marinette BAMBA. Après avoir voté, celle-ci a eu le privilège d’être retenue par le président de son bureau de vote pour remplir le rôle de scrutateur, fonction qu’elle a pris plaisir à remplir. C’est aux côtés d’une connaissance femme, membre du bureau de vote de l’école publique de Mandaba qu’elle a aidé en tant que scrutateur. En tant que tel, c’est à elle qu’est revenu le rôle de déplier les bulletins de l’urne. Une expérience riche qu’elle ne va pas oublier de sitôt. La date du 30 décembre 2015 reste pour Marinette un grand jour. A la fin du dépouillement, Marinette est témoin du nombre considérable des femmes ayant voté à l’école publique de Madamba.
Prudence Yamété et Gilbert Mbakop
MAISON DE LA PRESSE ET DES JOURNALISTES (MPJ)

Structure dédiée au renforcement de la solidarité entre les professionnels des médias centrafricains pour plus de professionnalisme et de promotion de la liberté de presse ! Depuis deux semaines, elle a mis sur pied une synergie des médias (radio, télé, presse écrite et presse en ligne) pour accompagner le processus politique. Ce projet temporaire est réalisé en partenariat avec OMCA, ARC, RJDH et l’appui financier de la MINUSCA et du PNUD.

 

Bangui, Eric NGAGA Pour CNC

BANGUI: E MLPC APPELLE LES CENTRAFRICAINS A LA VIGILANCE JUSQU’À LA PUBLICATION DES RESULTAS FINAUX

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE MLPC APPELLE LES CENTRAFRICAINS A LA VIGILANCE JUSQU’À

LA PUBLICATION DES RESULTAS FINAUX

 

Bangui, (C.N.C),12-31-2015

Dans l’attente des résultats partiels et définitifs des scrutins du 30 décembre 2015 en République centrafricaine, les oreilles et yeux de tous sont rivés vers l’Autorité nationale des Elections (ANE) et la Cour constitutionnelle de Transition pour connaitre la vérité. Ainsi, la Direction Nationale de Campagne (DNC) du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) au nom de son candidat Martin Ziguelé, réitère la consigne de vigilance.
Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, la Direction nationale de campagne de Martin Ziguelé tient tout particulièrement à féliciter l’ensemble des électeurs pour la détermination dont ils ont fait montre pour exercer dans la dignité leur devoir citoyen. La DNC du candidat du MLPC note qu’en dépit des difficultés de tous ordres, l’ANE, avec l’appui déterminant de la communauté internationale et de la Minusca, a pu créer les conditions pour que le peuple centrafricain choisisse ses dirigeants. « Cet effort doit être apprécié à sa juste valeur », lit-on dans le communiqué.
Par la même occasion : « la DNC réitère la consigne de vigilance dont les uns et les autres doivent continuer à faire montre jusqu’à la publication des résultats finaux de ces consultations et présente ses sincères remerciements à tous les acteurs du processus dont l’action a rendu possible ces élections »
En outre, à la l’aube de cette année nouvelle, la Direction nationale de campagne présente-elle, à tous les Centrafricains ainsi qu’aux amis de la République centrafricaine tous ces vœux les meilleurs de paix, d’unité et de bonheur dans l’intérêt supérieur de la nation centrafricaine, conclue le communiqué.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

 

 

BANGUI: LES CENTRAFRICAINS ONT DECIDE DE CHOISIR LES NOUVEAUX DIRIGEANTS LEGITIMES

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES CENTRAFRICAINS ONT DECIDE DE CHOISIR LES NOUVEAUX

DIRIGEANTS LEGITIMES

 

Bangui,(CNC), 31-12-2015

 

Les Centrafricains sont massivement allés aux urnes, le 30 décembre 2015 pour tourner la page sombre de l’histoire. Ils ont décidé de choisir les nouveaux dirigeants légitimes pour le relèvement de la République centrafricaine. C’est dans un climat apaisé sous les dispositifs sécuritaires des forces internationales et nationales que les scrutins se sont passés en dépit de quelques difficultés enregistrées au cours des opérations.

Ils étaient environs 2 millions des Centrafricains appelés à choisir parmi les 30 candidats, le futur président(e) de la République, et aussi les 140 futurs députés parmi les 1400 environ des candidats à la législative. Malgré les multiples difficultés enregistrées au cours des opérations, le vote s’est passé dans la sérénité. Sous les dispositifs sécuritaires des casques bleus de la Minusca, et des forces de défense et de sécurité nationales, les opérations de vote n’ont pas connu des incidents majeurs.

Comme prévus à 16h par le code électoral, certains bureaux de vote dans la capitale sont déjà fermés à temps pour procéder aux opérations de dépouillement. Pendant que dans d’autres centres de vote, les opérations ont pris du retard. En présence des observateurs nationaux et internationaux, ainsi que des représentants des candidats aux élections, les opérations de dépouillement ont bouclé les scrutins qui ont été repoussés à plusieurs reprises.

Par ailleurs dans certains bureaux de vote, plusieurs difficultés sont enregistrées au cours des opérations de ces scrutins. Le retard dans l’ouverture des bureaux de vote le matin, la délocalisation de certains bureaux de vote, l’insuffisance de bulletins de vote, les cas de fraude dans certains centres constituent les irrégularités durant ces scrutins. Dans un communiqué publié le jour du vote, l’Autorité nationale des Elections (ANE), a reconnu ces dérapages et a appelé à plus de retenu pour que ces scrutins soient apaisés.

La population qui s’est massivement mobilisée pour voter, a estimé que seules les élections permettent de retrouver le chemin de la paix. Ces élections vont permettent à la République centrafricaine de se doter de nouvelles autorités légitimes pouvant conduire la destinée du pays. A l’école Colombe où la présidente de la transition a votée, l’engouement de la population démontre combien le peuple centrafricain décide de renouer avec la paix après plusieurs années de crise accumulées. La République centrafricaine a traversé un dur moment de son histoire après la prise du pouvoir par l’ex coalition seleka.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

BANGUI: COMMUNIQUE DE PRESSE: COORDINATION NATIONALE

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE: COORDINATION NATIONALE

 

Bangui, (C.N.C),12-31-2015

 

Le 30 Décembre 2015, le peuple centrafricain est appelé à choisir son président et ses représentants à l’Assemblée Nationale par l’organisation des scrutins afin d’élire les représentants devant conduire la destinée de la République centrafricaine.
L’ONE qui est une plateforme d’organisation de la société civile regroupant les minorités, les syndicats, les confessions religieuses, les ONG de Droits de l’Homme, a déployé 250 observateurs sur toute l’étendue du territoire Centrafricain.
L’ONE salut la forte mobilisation des citoyens à accomplir leurs devoirs de vote et se félicite des efforts consentis par l’ANE et de toutes les parties prenantes pour la tenue effective de ces élections.

En effet, les contats partiels a mi-journée montrent que sur les 250 bureaux de votes observés, les matériels électoraux sont quasi-effectifs, les 03 membres du bureau de vote sont présents, les délégués des candidats, ainsi que la présence des forces de sécurité constatée aux alentours des centres de vote rassure les électeurs.
L’ONE malheureusement à la mi-journée constate ce qui suit :
1- Le Démarrage tardif dans la quasi-totalité des bureaux de vote des activités électorales sur l’ensemble du territoire du au non déploiement dans le délai du matériels ;
2- La délocalisation des bureaux de vote vers d’autres circonscriptions;
3- L’insuffisance des bulletins de certains candidats aux législatives et aux présentielles constatée dans certains bureaux de vote occasionnant l’arrêt des opérations ;
4- L’arrivée tardive dans les bureaux de vote de certains agents électoraux et des forces de sécurités ;
5- La présence visible de certains délégués dans les bureaux de vote arborant les messages de leurs candidats,
6- La présence de certains électeurs possédant plusieurs cartes électorales dans les bureaux de vote (Désinformation faisant état des omissions sur la liste électorale) ;
7- L’absence d’aménagement facilitant l’accès des handicapés aux bureaux de vote;
8- Le refus de voter aux électeurs ayant voté au referendum en raison de leurs omissions sur la liste électorale.
9- Contrairement aux dispositions de l’article 76 du Code Electoral qui stipule que : les éléments de force de défense et de sécurité sont autorisées à voter 72h avant l’organisation des scrutins dans les casernes ou lieux appropriés, ceux –ci ont plutôt voté le jour du scrutin ;
10- La présence d’un seul délégué de candidat à Betou ;
11- L’augmentation du nombre des bureaux de vote à Douala au Cameroun.

L’ONE estime que ces actes sont de nature à compromettre dangereusement les issues des consultations électorales et de facto, engendrer une éventuelle crise postélectorale.

Fort de ce constat, l’ONE :

1- Interpelle une fois de plus le peuple centrafricain à doubler de vigilance sur l’organisation de la présente consultation ;
2- Demande aux autorités en charge de la conduite des élections (Gouvernement et ANE) de tout mettre en œuvre pour parvenir à une élection équitable, juste et transparente afin d’éviter à notre pays une nouvelle crise post-électorale;
3- Prend à témoin la communauté nationale et internationale des irrégularités ci-dessus mentionnées ;
4- Exhorte les acteurs de mise en œuvre du processus électoral de tout mettre en œuvre afin de corriger les imperfections constatées ;
5- L’ONE recommande à l’ANE de prendre les mesures diligentes pour prolonger la durée du scrutin conformément aux dispositions de l’article 78 du Code Electoral afin de permettre aux citoyens d’accomplir leurs devoirs civiques.

L’ONE continue sa veille et son observation citoyenne. Elle fera une déclaration préliminaire sur le déroulement de l’ensemble des opérations de de vote le jeudi 31 Décembre 2015 à 12 h.
L’ONE remercie le NDI pour son appui technique et financier ayant contribué à la mobilisation des observateurs pour la veille au bon déroulement du scrutin.

Fait à Bangui le 30 Décembre 2015

Le Coordonnateur

Me. Serges Soleil SERAMALE

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE OFFICIEL DE L`ANE

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE OFFICIEL DE L`ANE

 

 

Bangui,(C.N.C), 12-30-2015

 

L`ANE Autorise Nationle des Election a ete informee d`actes d`incivisme de la part de certains agens d`enregistrement membres de Bureaux de vote ou de demembrements. Ces actes actes consisteraient entre autres a sequestre le materie documents electoraux aux seules fins de saboter le processus electoral en alleguant de pretendues revendications financieres

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Le G8-RCA invite les acteurs centrafricains à préserver le climat de paix pour les élections

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(Corbrau News Centrafrique)

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Le G8-RCA invite les acteurs centrafricains à préserver le climat

de paix pour les élections

 

Bangui, (C.N.C),12-30-2015

C’est dans un Communiqué, signé ce mardi 29 décembre, que le Groupe de huit (G8-RCA) a invité les centrafricains, toute couche socio-politique confondue à préserver le climat de paix qui règne depuis quelques temps, pour garantir la sérénité du déroulement du premier tour des élections groupes de ce mercredi, 30 décembre 2015.

Les membres du G8: Union africaine (UA), Nations Unies (UN), Union Européenne (UE), Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), Etats Unis, France, Banque Mondiale et Médiation, se sont réunis à Bangui, capitale de la République Centrafricaine dans le cadre des élections présidentielle et législatives prévues le 30 décembre 2015.

A cette occasion, les membres du G8 se félicitent du climat de paix qui prévaut dans le pays et de l’esprit consensuel qui anime les différents acteurs impliqués dans le processus. Ils saluent l’engouement du peuple centrafricain qui s’est inscrit massivement sur les listes électorales, témoignage s’il en était besoin, de sa détermination à exercer ses droits civiques et politiques afin de tourner définitivement la page de la transition.

Ils invitent les autorités de la transition, tous les leaders politiques et leurs représentants, ainsi que le peuple centrafricain à préserver ce climat de paix et de cohésion sociale pendant et après le processus électoral en cours afin de promouvoir le développement économique et social des fils et filles de la Centrafrique.

Ils exhortent les citoyens centrafricains à bannir toute forme de violence qui nuirait gravement à la dynamique de paix constatée. Enfin, les membres du G8 réaffirment leur engagement aux côtés du peuple centrafricain en vue d’élections libres, transparentes et crédibles et pour l’accompagner dans sa marche vers le retour à un ordre constitutionnel normal.

Fait à Bangui, le 28 décembre 2015

Souleymane N’déné N’diaye

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DU G8 EN RCA SUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET LEGISLATIVES

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DU G8 EN RCA SUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLE

ET LEGISLATIVES

 

Bangui, (C.N.C), 30-12-2015

 

Les membres du G8: Union africaine (UA), Nations Unies (UN), Union Européenne (UE), Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), Etats Unis, France, Banque Mondiale et Médiation, se sont réunis à Bangui, capitale de la République Centrafricaine dans le cadre des élections présidentielle et législatives prévues le 30 décembre 2015

 

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 Souleymane N’déné N’diaye

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

Centrafrique: Elections 2015 : Sévère mise en garde du Directeur de l’OCRB, Colonel Robert Yékoua-Kette

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(CNC)

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Elections 2015 : Sévère mise en garde du Directeur de l’OCRB, Colonel Robert Yékoua-Kette

Bangui, (C.N.C), 12-30-2015

Le Directeur de l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB), colonel Robert Yekoua-Kette a lancé une mise en garde sans équivoque à l’égard des fauteurs de troubles, lors du déroulement du premier tour des élections groupées de mercredi 30 décembre 2015. L’officier a fait une déclaration y relative, ce mardi 29 décembre à la Direction générale de l’OCRB.

« Le vote du 30 décembre est très capital, je dirais très déterminant pour l’avenir de notre pays, la République centrafricaine. Il intervient à un moment où, je dois dire à toutes les centrafricaines et à tous les centrafricains, la guerre est terminée. Il se tient à un moment où la hache de la guerre est définitivement enterrée. Ce vote représente un nouveau départ pour le peuple centrafricain tout entier qui veut, à travers les urnes, reprendre sa destinée en main. C’est pourquoi, il ce vote doit se dérouler dans la plus grande tranquillité possible » a tenu à souligner, Robert Yekoua-Ketté avant de lancer sa mise en garde.

En effet, la déclaration de Yekoua-Kette qui correspond à s’y méprendre à un ultimatum aux fauteurs de troubles au moment des scrutins groupés de mercredi, prend plutôt la forme d’un conseil ferme pour interpeler et les agitateurs de l’insécurité, ainsi que les fraudeurs des élections à s’abstenir de tout acte de sabordage des opérations de vote. « Je conseille à tous les centrafricains, que vous soyez sur le territoire national, que vous soyez à l’étranger, vous ne devriez pas être menacés par qui que ce soit. Vous devez aller voter en toute sérénité et dans la quiétude et vous rentrer chez vous dans la quiétude. C’est votre droit absolu », a-t-il précisé.

« Je voudrais, de mon côté, en tant que Directeur de la répression du banditisme, et sur les déclarations des Ministres de l’Administration du territoire et de la Sécurité publique appelant à la paix durant ce vote, je mets sévèrement en garde, tous les détenteurs de fausses cartes d’électeurs ou de documents électoraux falsifiés, tous les détenteurs d’armes de toute sorte… afin de perturber le déroulement du vote de mercredi, que je condamnerai avec toute mon énergie et avec la dernière rigueur ces actes. Ainsi, je prends à témoin l’opinion nationale et internationale de tout ce qui adviendra, si jamais des mauvais gens seront tentés de causer quoi que ce soit », a martelé le Directeur de l’OCRB.

Toutefois, Yekoua-Kette a profité de l’occasion pour demander les centrafricains à être reconnaissants envers le Chef de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza qui a su conduire avec magnanimité et dextérité, la transition complexe actuelle jusqu’à son terme.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: COMMUNIQUE DE PRESSE : La Sous-fédération du MLPC au Sénégal par la voix de son bureau invite

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE : La Sous-fédération du MLPC au Sénégal par la voix de son bureau invite

 

 

Bangui, (MLPC), 12-29-2015

 

les camarades-militants, sympathisants et l’ensemble des concitoyens résident sur le territoire national ou à l’étranger, de se rendre le Mercredi 30 Décembre 2015 dans les centres de vote et d’user de leurs voix lors des élections présidentielles et législatives prévues à cette date afin de permettre à notre pays de retrouver sa souveraineté au travers d’un régime légitime.

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Le Secrétaire Général
Gérard Nga BOUKANGA GONOGUELE

CENTRAFRIQUE: VIRGINIE BAIKOUA RASSURE LA POPULATION DE BIMBO 4 A TRAVERS SON PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT LOCAL

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(Corbeau News Centrafrique)

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VIRGINIE BAIKOUA RASSURE LA POPULATION DE BIMBO 4 A TRAVERS

SON PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT LOCAL

Bangui, ,(C.N.C) 12-29-2015

En République centrafricaine, les campagnes électorales vont résolument en bon train pour atteindre l’apogée des élections groupées dans le pays. La candidate indépendante à l’élection législative dans la circonscription de Bimbo 4, Virgine Baikoua a terminé sa tournée politique par un grand meeting d’assurance à la population de sa circonscription. Le 25 décembre 2015, elle a fait son meeting de grande envergure sur le terrain de football de dans Bosco vers le 8ème arrondissement de Bangui.
C’était devant environ un millier de personne, dont femmes, jeunes et hommes que la candidate Virginie Baikoua fait son meeting de derniers jours de la tenue des scrutins. Après avoir procédé à une consultation à la base, une méthode d’être plus proche de la population en faisant porte par porte, elle a terminé sa tournée politique par ce meeting. L’occasion pour la candidate de Bimbo 4 de présenter en détail la primeur de son programme politique à la population. Dans son projet, elle a mis l’action sur le développement local et intégré pour la circonscription de Bégoua et villages. A travers ce projet de société, Virginie Baikoua compte aider la population de Bimbo 4 à sortir de la misère.
Dans son adresse à la foule, la candidate indépendante a rassuré les femmes, jeunes et les hommes venus massivement à son meeting. Elle les a appelé à se mettre en groupement permettant de mettre en œuvre les initiatives et projets du développement local. Sur ces différents points évoqués, elle a affirmé son vif engagement à venir en aide à cette population en détresse, comme elle a toujours fait dans ses actions humanitaires.
« Je connais les réels problèmes de la population de cette circonscription, parce que j’habite dans la localité. Le problème d’accès à l’eau, de l’éducation, de chômage des jeunes, de la santé, sont entre autres le quotidien de cette population qui continue de vivre dans la précarité. Une fois que je serais élue, c’est en ensemble avec la population que nous allons mener des actions pour le développement local et intégré de notre circonscription. J’ ai des partenaires qui m’aident dans le cadre de mes activités associatives. Aujourd’hui, j’ai besoin de pouvoir politique permettant de frapper à toutes les portes afin de faire sortir la population de cet état de vulnérabilité », a martelé Virginie Baikoua, candidate indépendante aux élections législatives à Bimbo 4.
Elle a par ailleurs justifié son engagement dans la vie politique au-delà de l’action humanitaire qu’elle mène au côté de la population. Pour elle, le pouvoir politique permet d’aller loin dans les démarches afin de mettre en œuvre les initiatives du développement de la localité où elle est candidate. Après de longues années d’engagement de terrain dans la vie associative, et au vu de la situation de chaos dans laquelle se trouve la République centrafricaine depuis trois ans, Virginie Baikoua souhaite élargir ses champs d’action afin de contribuer d’une nouvelle manière au relèvement et à la reconstruction du pays. Elle estime que cette étape va lui donner des attributions et pouvoirs politiques pour participer aux prises de décisions, mais aussi mener des grands projets de société ensemble avec la population des quartiers et Villages de Begoua afin de concourir au programme du développement de la localité.
Pour mettre en œuvre ce programme ambitieux, la Candidate pour le développement local intégré de Begoua et Villages a tracé plusieurs axes d’intervention. Il s’agit, à cet effet, d’accompagner le développement local Intégré des quartiers BEGOUA et Villages vers une ouverture à l’internationale par des partenariats dans le cadre de la coopération décentralisées autour des priorités dont l’accès à l’eau, aux soins, à l’éducation. Il s’agit également de la lutte contre l’insalubrité, du parrainage des villages, du centre de réinsertion, de l’amélioration des conditions de vie des femmes et enfants, de la promotion de la cohésion sociale, de la démocratie participative, de la jeunesse, ainsi que de l’entreprenariat au féminin et genre. A cela s’ajoutent, des plaidoyers à l’international pour mobiliser les partenaires, les outils et moyens financiers en vue d’accompagner la réalisation de ces différents projets. Virginie Baikoua sollicite l’adhésion de toute la population de Bimbo 4 pour les élections législatives 2015 afin de commencer le réel développement local.
Par ailleurs, elle a commencé ses actions jadis dans le domaine social et humanitaire. En 2003, elle a créé une ONG dénommé « SOLISIDAC» pour aider les personnes touchées par l’infection à VIH/SIDA. Convaincu de sa victoire qui s’est traduite par l’engouement de la population au tour de sa candidature, Virginie Baikoua appelle la population de Bimbo 4 à faire un choix utile

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Communiqué de Presse N°0050/2015

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(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

Communiqué de Presse N°0050/2015

Bangui,(C.N.C), 12-29-2015

Le collectif «Touche pas à ma Constitution » en appelle les compatriotes à participer massivement aux élections du 30 décembre 2015 et les candidats d’introduire leurs représentants dans les bureaux de vote pour bien surveiller le déroulement des scrutins du 30 décembre 2015.
La période de la compagne électorale qui prendra fin ce lundi 28 décembre 2015 doit ouvrir sa porte dans les 48 heures aux compatriotes qui sont inscrits régulièrement sur la liste électorale de se rendent aux urnes afin d’aller élire de manière transparente et démocratique les futurs dirigeants de notre pays qui auront la responsabilité de diriger nos institutions républicaines dans les cinq années à venir.
Fort de ce qui précède afin de lutter contre toute forme d’irrégularité liée à ces scrutins et qui pourrait servir comme prétexte aux détracteurs de la république ainsi qu’aux ennemis de la paix pour infliger encore une nouvelle souffrance au peuple centrafricain qui reste très déterminer d’aller aux urnes au-delà de la situation qu’elle connait.
Vu les multiples enjeux qui découleront de ces scrutins, le Collectif« Touche pas à ma Constitution », Organisation de la Société Civile en appelle les compatriotes à participer massivement aux élections du 30 décembre 2015 et aux candidats d’introduire leurs représentants respectifs dans les différents bureaux de vote pour bien surveiller le déroulement de ces strutins en vue de réduire le risque d’invalidation des bureaux de vote et lutter efficacement contre toute tentative des fraudes.

Fait à Paris, le 28 décembre 2015.

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

 

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE: BERTIN BEA A VENDU LE KNK EN FAISANT ALLEGEANCE A L’URCA D’ANICET GEORGE DOLEGUELE,

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(Corbeau News Centrafrique)

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BERTIN BEA A VENDU LE KNK EN FAISANT ALLEGEANCE A L’URCA D’ANICET GEORGE DOLEGUELE,

D’APRES CERTAINS CADRES DU KNK

 

Bangui,(C.N.C), 29-12-2015

 

La signature du protocole d’accord électoral entre Bertin Béa au nom du parti KNK et Anicet George Dologuelé au nom de l’Union pour le Renouveau de Centrafrique (URCA) ne fait pas l’unanimité au sein des militants et sympathisants du KNK de l’ex président François Bozizé. Deux réactions se font enregistrer quelques jours après la signature cet accord. La dernière en date est celle de Blaise Didatien Kossimatchi avec Guy Francis Baya qui ont conjointement remis en cause le ralliement du parti KNK à Anicet Géorge Dologuelé et ont décidé d’orienter le soutien du KNK plutôt vers Faustin Archange Touadéra.

Rien ne va plus au sein du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK) de François Bozizé, si bien que le torchon continue de bruler entre les militants et sympathisants de cette formation politique. En cause, la signature de protocole d’accord politique par Bertin Béa, Secrétaire général par intérim du parti KNK et Anicet George Dooguelé candidat de l’URCA. Les avis sont différemment partagés au sein du parti travailliste le KNK.

Après la réaction d’Alain Mbaya, président du KNK conseil pays France qui a déclaré que cet accord n’engage que les signataires, une autre réaction s’est faite enregistrée pour remettre en cause ledit. Le 25 décembre 2015, Blaise Didatien Kossimatchi et Guy Francis Baya, respectueusement, Membre influent du KNK et Grand mobilisateur dudit parti, ont unanimement fait une déclaration relative à cette allégeance. Dans leur appel à la mobilisation général, ils ont interpelé les militants et sympathisants du parti travailliste de ne pas se laisser entrainer.

« Nous appelons à la mobilisation générale de tous les organises de base du parti Kwa Na Kwa pour le soutien aux candidats Faustin Archange Touadera aux élections présidentielles de 2015, et Clide Privat Aimé LEPPA de Boali pour les législatives dans la circonscription de Boali », lit-on dans la déclaration. Se réclamant de la jeunesse, des femmes, des membres des Conseils d’arrondissement, des membres des conseils préfectoraux tous du KNK, considèrent cette signature d’accord de haute trahison par le Secrétaire général par intérim Bertin Béa. Selon eux, cette signature de soutien au candidat de l’URCA est fantaisiste.

« Considérant le rejet de cette mascarade d’accord, tous les organes de base du parti KNK, considérons du soutien total de tous les organes de base du parti KNK aux candidatures de Clide Privat Aimé LEPPA pour les législatives à Boali et de Faustin Archange Touadera aux élections présidentielles du 30 décembre 2015 », ont souligné les signataires de déclaration.

Ils appellent par ailleurs, « tous les ouvrières et ouvriers à se mobiliser pour une large victoire des candidats Faustin Archange Touadera aux élections présidentielles de 2015, et Clide Priv LEPPA de Boali pour les législatives dans la circonscription de Boali ».
En outre, le président du KNK France, Alain Mbaya a annoncé que le choix de l’ex vice-président du KNK Faustin Archange Touadera a été validé par les ouvriers dès l’annonce de l’invalidation du président BOZIZE. « Le choix du vice-président est un choix digne et responsable » a déclaré Alain Mbaya.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA DIRECTION FEDERALE DE CAMPAGNE DU MLPC EUROPE

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA DIRECTION FEDERALE DE CAMPAGNE DU MLPC EUROPE

 

Bangui, (C.N.C),12-29-2015

Les élections législatives et présidentielle prévues le 27/12/2015 et reportées au 30/12/2015 auront été l’occasion de voir les masques tombés, permettant ainsi de découvrir les vrais visages de ceux qui prétendent diriger la RCA.

Sans cesse, encore et encore, l’ex candidat à la candidature F.BOZIZE revient,  par tous les moyens, se remettre en selle comme une sangsue, s’accrocher aux pieds de la Centrafrique, effrayé par l’engouement des électeurs pour le candidat du MLPC, cherchant par tous les moyens à nuire au candidat de la « Réconciliation, du Rassemblement et de la Reconstruction » de la République Centrafricaine.
C’est ainsi qu’il a conclu,  en dehors de son parti et malgré les oppositions des membres du bureau politique du KNK, et contre le candidat issu des rangs du KNK, une alliance de circonstance, dans le seul but de revenir par la petite porte dans le processus électoral, dans le funeste dessein d’influer de manière plus que  nuisible sur la normalisation de la vie politique et des élections pour lesquelles sa candidature n’a pas été retenue, non seulement pour « le défaut d’inscription » et « non-respect du code électoral », mais aussi et surtout en raison des procédures pendantes devant les juridictions tant nationale qu’internationale ainsi que des sanctions internationales prononcées à son endroit, pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et autres délits graves.

Qu’à cela ne tienne, on ne saurait s’étonner de la soif du pouvoir légendaire de sieur François BOZIZE. En revanche, on ne pourrait s’empêcher de s’émerveiller qu’un digne fils du pays ayant servi son Etat  dans les plus hautes fonctions s’allier non seulement à François BOZIZE qui a commandité les « les boucheries de Paoua » et dont la réputation tristement célèbre a dépassé les frontières de la RCA, et même du continent africain, mais aussi avec « la bande des Naïrobistes », dans une sorte de coalition du mal, regroupant ainsi des milices qui ont ensanglanté le Centrafrique jusqu’à ce jour. Pire, ledit accord engagerait le candidat de l’URCA, s’il venait à être élu, à absoudre ceux qui sont à l’origine de l’introduction des mercenaires étrangers de leurs crimes contre le peuple centrafricain perpétuant ainsi la tradition de l’impunité bien connue de tous sous le régime du dictateur François BOZIZE.

Forte de ce qui précède la Direction Fédérale de Campagne « EAAMOO » du MLPC exprime sa vive préoccupation concernant l’avenir sécuritaire de la République, eu égard à cet attelage des ennemis de la paix, ayant la mort et la désolation sur leur chemin dans l’unique but cynique d’arriver au pouvoir par des voix non démocratiques et pour lesquels le candidat de l’URCA réserve une place de choix dans les futurs institutions en cas de victoire auxdites élections.

Direction Fédérale de Campagne « EAAMOO » du MLPC attire l’attention du candidat de l’URCA sur les risques d’isolement de la République Centrafricaine, ainsi que  ses conséquences sur les relations de notre pays avec les institutions internationales et  nos partenaires au développement,  tout en l’appelant instamment à reconsidérer ces alliances qui sonnent comme un mépris vis-à-vis des souffrances endurées par le peuple centrafricain, et lui demande de faire acte d’humilité en demandant pardon au peuple meurtri dans sa chair par cette alliance plus que douteuse.
Enfin elle appelle les centrafricaines et centrafricains à rejeter en bloc cet attelage suicidaire.
Tous unis, nous vaincrons dans le « Rassemblement, la Réconciliation et la Réconciliation » !

Fait à Paris, le 28 décembre 2015

Pour la Direction Fédérale de Campagne,

Porte-parole

Arsène ANGOURE

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE: MEETING DE VERITE DU CANDIDAT DU MLPC MARTIN ZIGUELE AU STADE 20.000 PLACES

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(Corbeau News Centrafrique)

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MEETING DE VERITE DU CANDIDAT DU MLPC MARTIN ZIGUELE

AU STADE 20.000 PLACES

 

Bangui, (C.N.C),12-29-2015

Le tambour électoral bat son plein en République centrafricaine après son lancement officiel au 12 décembre dernier. En prélude à la tenue des scrutins ce 30 décembre 2015, les candidats aux élections groupées en Centrafrique mettent en marche, de part et d’autres, leur dernière énergie pour convaincre le peuple centrafricain à travers leur programme politique. Ainsi, le candidat du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguelé a fait son géant meeting dit meeting de vérité au stade 20.000 places à Bangui.
Après avoir multiplié ses tournées politiques, en termes de campagne électorale, dans les grandes villes de la République centrafricaine, le candidat du MLPC a fait un tour dans quelques arrondissements de la capitale, ce 25 décembre 2015. Ce jour-là, il a sonné le pk5 dans le 3ème arrondissement, et le quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui lui permettant de d’organiser son meeting de vérité au stade 20.000 places. L’occasion pour Martin Ziguelé de dévoiler au grand public son programme politique bâti au tour de 3 R : Réconciliation, Rassemblement et la Reconstruction. Rassuré d’une probable victoire au premier tour des élections, le candidat du MLPC, a sorti un livre intitulé « Des crises à l’expérience Ma vision pour la Centrafrique » où il a décliné son programme politique.

Ce meeting a réuni les militants et sympathisants du MLPC ainsi que ceux des formations politiques signataires au soutien à la candidature de Martin Ziguelé à la présidentielle. Il s’agit entre autre de la formation politique Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) de Nicolas Tiangaye, le MDES, le MPC, l’UDCA, et de la plateforme des anciens députés de la troisième législature ayant signé les accords politiques avec le MLPC. Un meeting de vérité pour lancer publiquement un défi avec ses adversaires politiques sur la sempiternelle question de connivence avec l’ex rébellion seleka qui a renversé François Bozizé de pouvoir le 24 mars 2013. Martin Ziguelé a qualifiée ses allégations comme de l’intoxication visant ternir son image. Sur cette question, le candidat du MLPC exige des preuves.
Il a promis désormais une poursuite judiciaire contre tous ceux continuent de mener des campagnes de dénigrement et d’intoxications sur sa personne. D’ores et déjà, le candidat du MLPC a annoncé une plainte qu’il déposée avec Maitre Nicolas Tiangaye à la justice centrafricaine contre une Journal centrafricain qui aurait fait une campagne d’intoxication à son encontre.
Martin Ziguelé s’est montré convaincu de remporter les élections dès le premier tour. Avec le soutien de plusieurs partis politiques ayant fait allégeance avec le MLPC, Il a rassuré ses militants et sympathisants sur sa probable victoire au premier tour des scrutins du 30 décembre 2015. Certes, la victoire c’est dans les urnes, et l’histoire le dira dans quelques jours.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: les candidats profitent du dernier jour de campagne électorale

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(Corbeau News Centrafrique)

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RCA: les candidats profitent du dernier jour de campagne électorale

 

Bangui,(CNC),12-28-2015

 

La campagne des élections présidentielle et législatives en Centrafrique prend fin ce lundi soir après que le scrutin a été repoussé de trois jours en raison de contraintes logistiques. Ce report au 30 décembre, qui signifie également prolongation de la campagne électorale, fait plutôt les affaires des candidats.

Certains candidats à l’élection présidentielle réclamaient sept jours de report au lieu des trois finalement annoncés pour, d’une part, satisfaire les contraintes logistiques et, d’autre part, pouvoir poursuivre la campagne électorale qui a été très courte. Dans les faits, elle aura duré moins de deux semaines après le référendum du 13 décembre.

Sitôt le report du premier tour au 30 décembre annoncé, les candidats les plus fortunés ont repris l’avion direction les provinces pour battre campagne dans le reste de la Centrafrique. Anicet Dologuélé, Désiré Kolingba, mais aussi Karim Meckassoua ont aussi prolongé leurs programmes dans l’arrière-pays. Ce dernier confiait d’ailleurs que ce report « l’arrangeait ».

Du côté des petits candidats, c’est l’occasion de visiter d’autres arrondissements de la capitale et de continuer les opérations de porte-à-porte. Les caravanes musicales qui sillonnent Bangui pour inciter les gens à voter pour tel ou tel candidat doivent s’arrêter ce lundi soir à minuit, clôture officielle des campagnes présidentielles et législatives.

 ■ Probité des autorités : la présidence répond aux critiques

En Centrafrique, la campagne en vue des élections de mercredi 30 décembre touche à sa fin. Au cours de cette campagne, des allégations et des commentaires ont été émis mettant en doute la probité de personnalités de la transition. La présidence répond par la voix de son porte-parole, Anicet Clément Guiyama Massogo.

 

Paris RFI

CENTRAFRIQUE: «LES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE NE SONT QU’UNE PREMIERE ETAPE» DIXIT JEFFREY HAWKINS

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(Corbeau News Centrafrique)

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«LES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE NE SONT QU’UNE PREMIERE ETAPE»

DIXIT JEFFREY HAWKINS

Bangui,(C.N.C), 12-28-2015

 

Les défis que fait face la République centrafricaine avec la tenue des scrutins restent énormes. La population estime qu’avec les élections groupées du 27 décembre 2015, le pays pourra sortir de ses cendres. A l’occasion de la soirée de sa réception organisée le 23 décembre 2015 à sa résistance, l’Ambassadeur des Etats unis à Bangui, Jeffrey HAWKINS a souligné que la RCA doit faire face au quatre points cruciaux pour son relèvement. Il s’agit d’abord des élections, en suite de la réconciliation, le DDR, en fin de la relance de l’économie.
La soirée de la réception a permis au diplomate américain de s’adresser aux Centrafricains sur les grandes étapes que le pays doit franchir. Pour cette soirée, de nombreuses personnalités dont les membres du gouvernement, le président du Haut conseil de communication de la transition à la desquels le premier ministre Mahamat Kamoun, le corps diplomatique, les forces internationales et quelques membres de la société civile centrafricaine et leaders religieux qui ont honoré de leur présence. Dans son adresse de circonstance à ses invités, Jeffrey HAWKINS a relevé les quatre étapes majeures que la République centrafricaine doive faire. Pour le diplomate américain, il n’y a pas que des élections pour que la République centrafricaine puisse se relever mais au-delà, beaucoup reste à faire. Les élections, la réconciliation, le Désarmement Démobilisation et la Réinsertion, et l’économie sont entre autres les défis à relever.
«Nous ne pouvons pas oublier que ces élections ne sont qu’une première étape. Il reste beaucoup de travail à faire. Il y a la réconciliation qui est aussi importante. Je suis très content de voir les responsables de confession religieuse qui sont là. Car ce travail de réconciliation c’est très important, et c’est surtout pour vous à le faire avec l’appui du gouvernement et des amis de la Centrafrique. Il y a le désarment qui est dextrement important en ce qui concerne la réforme des FACA », a souligné Jeffrey HAWKINS, l’Ambassadeur des Etats unis accrédité à Bangui, qui a également mis l’accent sur l’économie du pays qu’il a estimé importante et qu’on en parle peu dans cette période de crise. Selon lui, sans économie et sans développement, les jeunes qui sont restés désœuvrés, les problèmes recommencent, finalement on ne peut pas faire avancer les choses.
Sur cette question de l’économie, le diplomate américain a rappelle l’engagement des Etats unis au côté de la République centrafricaine durant la crise. L’aide financière et logistique que son pays fournie pour la stabilisation de la RCA à travers la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (Minusca), et l’appareil judiciaire centrafricain. Les Etats unis sont financièrement très impliqués dans la gestion de la crise en Centrafrique. En tout, 839 millions de Dollars soit environ 393.281.241.088 FCFA de l’aide américaine ces dernières années, pour le travail de la MINUSCA, d’après Jeffrey HAWKINS. Cette aide, selon lui, est faite également dans le domaine de la réconciliation avec 20 millions de dollars, soit environ 9.374.999.552 de FCFA, et 25 millions de dollars, soit environ 11.718.750.208 de FCFA dans le domaine de la justice.
« C’est pour vous dire que nous sommes là pour travailler ensemble avec vous. L’engagement des Etats unis est sans faille. Et j’espère que vous allez me trouver comme un partenaire fidèle et bien veillant ; et je vais œuvrer à vos côtés pour que tous ces défis marchent résolument bien », a martelé le diplomate. Il a par ailleurs souligné l’engagement de son pays dans le domaine sécuritaire dont les troupes américaines sont déployées à l’Est de la République centrafricaine au côté des forces de l’Union africaine dans la traque de Seigneur de guerre, Joseph Kony avec sa bonde de rébellion ougandaise qui écument une partie de territoire centrafricain.
En outre, Jeffrey HAWKINS n’a pas manqué de féliciter le travail abattu par les autorités de la transition centrafricaine pour le redressement du pays à travers le processus politique et électoral avec l’appui des forces internationales qui sont travaillent au côté des Centrafricains. L’Ambassadeur des Etats unis en Centrafrique, , Jeffrey HAWKINS, est nommé à son poste à Bangui au mois de novembre dernier. Il a succédé a son compatriote David Brown.

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Eric NGABA

Bangui: Les médias centrafricains se mettent en synergie pour mieux couvrir les élections

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les médias centrafricains se mettent en synergie pour mieux couvrir les élections

 

 

Bangui, (C.N.C), 27-12-2015

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC