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Centrafrique: L’Ong ‘’Sauvons le Centrafrique’’ dans La dynamique d’un pré-forum économique

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L’Ong ‘’Sauvons le Centrafrique’’ dans La dynamique d’un pré-forum économique

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-04-2015

 

Dans la perspective du Forum national de Bangui qui se prépare, l’Ong ‘’Sauvons le Centrafrique’’ soulève un enjeu majeur des récurrentes crises en RCA que semblent être la pauvreté. S’il y a eu plusieurs pré-fora avant le 27 avril prochain, le Coordonnateur de cette Ong, l’Honorable Serge Singha Bengba ne comprend pas que cette cause indéniable des crises militaro-politiques centrafricaine n’ai pu faire l’objet d’une moindre initiative dans ce sens.
Pour cela, des concertations préalables ont été organisées, notamment le pré-forum des femmes, celui des enfants et des groupes armés, mais pas un pré-forum économique censé infléchir le cours de l’histoire d’un pas caractéristique par ce qu’il convient d’appeler « le paradoxe des ressources naturelles », autrement dit, un pays qui couche sur un matelas de ressources naturelles dont 470 indices minéraux, des ressources halieutiques, cynégétiques et sylvicoles inégalables ; 15 millions d’hectares de terre arable, du pâturage et de la pluviométrie convoitée… mais qui occupe paradoxalement le 174ème rang mondial sur le plan de l’IDH.
Il y a donc une fuite en avant qui risque de constituer potentiellement les causes d’une regrettable rechute de la maladie. Néanmoins, une organisation de la société civile, à savoir le Collectif ‘’Sauvons le Centrafrique’’ de Serge Singha Bengba, Ong nationale à vocation développementaliste s’est employée à un travail remarquable susceptible de tenir lieu de forum économique du genre de « Gabon Emergent » et de ce qui se fait au Cameroun, en Guinée-Equatoriale, etc.
Dans un élan visionnaire, ‘’Sauvons le Centrafrique’’ a organisé le forum économique dont les recommandations liées à la thématique économique sont résumées en des points suivants :
Généralisation des associations villageoises d’épargne et de crédit et création d’une banque du Crédit agricole; Création d’une banque Centrafricaine de développement ; Création d’un fonds centrafricain de garantie ; Création d’un centre de gestion et d’assistance aux petites et moyennes entreprises ; Renforcement du code général des marchés publics notamment en son article 64 qui institue la discrimination positive au profit des entreprises locales ; Paiement de l’intégralité de la dette intérieure prioritairement aux entreprises locales ; Création d’une Agence nationale de Coopération décentralisée chargée de : promouvoir la bonne gouvernance publique et privée ; contrôler et coordonner les activités de toutes les ONGs intervenant dans le pays ; coordonner la mise en œuvre des politiques de la décentralisation et de renforcement des capacités des autorités locales ; documenter, mutualiser et partager toutes les initiatives endogènes de développement local ; assurer le suivi des activités des ONGs internationales et des ONGs nationales.
Création de la Haute autorité de la lutte contre la corruption ; Restauration des forces de défense et de sécurité nationales, autour d’une armée de 200 000 hommes/femmes minimum afin de permettre le rétablissement de la libre circulation des biens et personnes qui sont les conditions nécessaires à la relance économique du pays ; Création des centres de production mécanisée et de formation agropastorale dans chaque préfecture ; Renforcement des coopératives agricoles.
Renforcement de l’office centrafricain du tourisme et création des offices régionaux de tourisme et de promotion des initiatives locales dans chaque chef-lieu de préfecture ; Création d’un centre artisanal Centrafricain. Organisation sous l’égide du Forum économique mondial de Davos d’une conférence des donateurs privés non étatiques pour la reconstruction de la Centrafrique ; Reconstruction des infrastructures routières, éducatives, sanitaires et énergétiques ; Implication du service des marchés aux procédures d’appel d’offres des organisations internationales et des nations unies en Centrafrique.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: RESPECT ET PROMOTION DE LA LIBERTE DE CULTE, UN PROGRAMME APPUYÉ PAR LA MINUSCA

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(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

 

RESPECT ET PROMOTION DE LA LIBERTE DE CULTE, UN PROGRAMME APPUYÉ PAR LA MINUSCA

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-04-2015

 

La Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), a financé une vaste campagne de sensibilisation des populations sur la culture de la paix, la cohésion sociale et les droits de l’homme entre les communautés urbaines et périurbaines de Bangui.

Dans ce cadre, en partenariat avec le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’homme (RJDH), une série d’animations aura lieu le samedi 18 avril 2015 sur le thème «Droit à la liberté de pratiquer la religion de son choix» à l’école Koudoukou dans le 3è arrondissement de Bangui à partir de 9h00.

La MINUSCA appuie cette initiative du RJDH afin de promouvoir la liberté de chacun de pratiquer la religion de son choix tout en respectant l’unité et la diversité nationale qui sont une source de cohésion.

En rappel, l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme qui s’applique à tous, stipule que «toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement,

les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites ».

Un match de football opposera les jeunes du 3ème arrondissement à ceux du 7ème. Un spectacle de danse traditionnelle clôturera cette journée. Les jeunes des 4eme et 5eme arrondissements de Bangui s’étaient affrontés lors d’un match de football amical le samedi le 11 avril 2015 lors du lancement de la campagne.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: Musulmans et chrétiens marchent pour la réouverture de l’avenue Koudoukou

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(Corbeau News Centrafrique)

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Musulmans et chrétiens marchent pour la réouverture de l’avenue Koudoukou

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 19-04-2015

Malgré les avancées enregistrées dans le domaine de la sécurité à Bangui, l’avenue Koudoukou qui relie le 5ème arrondissement à l’enclave musulmane de Km 5 n’est toujours pas fréquenter par les véhicules de transport en commun. C’est pourquoi, ce samedi 18 avril 2015, à l’initiative de l’Ong américaine ‘’Search for common ground’’ des centaines de chrétiens et musulmans ont organisé une marche pacifique pour demander la réouverture de cette avenue. « La marche d’aujourd’hui est beaucoup plus l’initiative des familles avec qui notre Ong ‘’Search for common ground’’ travaille depuis des mois. Elle compose des transporteurs des taxis et bus, des motos taxis, les familles, l’association des professionnels des médias, les comités de paix et de médiation, les jeunes volontaires de la paix et les étudiants, et ce, de toutes les communautés musulmane et chrétiennes. Ces familles ont décidé d’aller à la rencontre des familles de la communauté musulmane qui se trouvent au niveau de Km5. Il s’agit pour elles de poser un acte stimulant de haut niveau, en vue de montrer aux yeux du monde leur volonté à aller résolument à la paix et à la cohésion sociale. C’est pour cela qu’elles ont choisi comme activité marquante de cette grande rencontre, une marche pour demander l’ouverture véritable de l’Avenue Koudoukou. » a déclaré Arlette José Wangou, Coordonnatrice cohésion sociale à Search for common ground.
Cette marche est la résultante d’un véritable chantier de sensibilisation à la cohésion sociale entreprise en amont en direction des familles par Search for common ground, étant donné que la cohésion sociale n’est pas un problème individuelle, comme l’a affirmé Arlette José wangou « Depuis quelques mois déjà, nous avons mis en place une stratégie de cohésion sociale impliquant des familles. Puisque nous estimons que le problème de la cohésion sociale n’est pas au niveau individuel, étant donné que la responsabilité des parents sur leurs enfants est engagée pour les éduquer sur les questions de la paix. Alors que malheureusement, ce sont les jeunes qui sont aussi membres des familles qui sont le plus impliqués en tant qu’acteurs et victimes de cette crise. Aujourd’hui, notre Ong ‘’Search for common ground’’ travaille avec plus de six cent (600) familles à travers la capitale Bangui. »
Ce n’est pas la première fois qu’une tentative est faite pour l’ouverture de cet axe. Une première et une deuxième tentative ont été faites à l’initiative de Sangaris et Misca. Mais selon Belfort Gobou, Responsable de la communication à Search for common ground, ce fiasco ne saurait justifie une quelconque résignation des acteurs de la cohésion sociale : « Ce n’est pas parce que nous avons essayé que la voie n’est pas ouverte que nous devons croiser les bras. Nous continuerons à initier des actions concrètes comme cette marche jusqu’à ce que cet axe important soit effectivement fréquenté par les populations et sans crainte. »
Côte à côté, chrétiens et musulmans ont marché dans un même esprit à l’instar de Mamadou Alain Saïdou, quartier Gobongo qui justifie sa participation à la manifestation : « Je suis musulman centrafricain, mais je me suis rendu compte que par rapport à ce qui est arrivé dans notre pays, tous les regards ont changé sur les musulmans. Nous ne sommes pas considérés par nos frères chrétiens comme auparavant. On nous traite de tout, parfois nous sommes méprisés, traqués, agressés tout simplement parce que nous sommes musulmans. C’est pour cela, et avec les conseils de l’Ong ‘’Search for common ground’’, j’ai décidé moi-aussi d’être volontaire pour la paix et de contribuer pour le retour de la paix et le vivre ensemble dans notre pays. Le même sentiment est partagé avec Charlie Komboyo, habitant du 5ème arrondissement qui a insisté sur la nécessité de la réouverture de l’axe Koudoukou : « Je viens marcher avec les autres parce que cela plusieurs fois qu’on essaie d’ouvrir l’Avenue Koudoukou, mais rien n’avance. Mais cette fois, je crois qu’avec les campagnes préalables de sensibilisation qui ont précédé cette marche aujourd’hui, l’ouverture de notre avenue ne sera plus une fiction. Je profite pour demander aux chauffeurs de taxis et bus et ceux des motos taxis qui marchent avec nous aujourd’hui de respecter leur engagement et de ne plus se stationner qu’à mi-chemin entre le 4ème arrondissement et le 3ème arrondissement. »
Les enfant musulmans ont été de la partie et ont lancé des cris de cœur émouvants. C’est le cas de Nisseye Hubert du Km 5, élève au Groupe élite de formation : « Je veux que l’Avenue Koudoukou s’ouvre pour permettre aux enfants d’aller à l’école. Je veux aussi dire aux parents que l’avenir du pays, c’est les enfants ; donc, ils doivent cessent la guerre entre les chrétiens et les musulmans pour permettre aux enfants de bien aller à l’école. » et de Fatimata Ermala habitante Km5 : « Nous les enfants musulmans avons le droit de circuler aussi, d’aller rendre visite à nos parents. Mais aujourd’hui, c’est difficile de passer par l’axe Koudoukou. Je marche pour interpeler les autorités du pays et nos parents d’assurer la protection des enfants, parce que c’est notre droit d’être protégés. »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: En avant pour le forum de Bangui, tournant le dos aux années de tumulte et de chaos

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(Corbeau News Centrafrique)

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En avant pour le forum de Bangui, tournant le dos aux années de tumulte et de chaos

Bangui, (B.K), 18-04-2015

Tournant le dos aux années de tumulte et de chaos, la Centrafrique se lance dans un véritable processus de reconstruction. Les consultations populaires ont donné la parole aux centrafricains des 16 provinces du pays. A la suite de ce succès, c’est l’étape cruciale du Forum de Bangui qui se profile. Le forum sera une grande réunion inter-centrafricaine qui permettra à tous les acteurs du pays de s’exprimer par la voix de leurs représentants.

Ce centre de gravité de la reconstruction centrafricaine suscite l’espoir de la population qui a compris l’enjeu qu’il représente. L’échéance qui suivra sera en effet le processus électoral à l’été 2015, qui achèvera le retour à la normale pour le pays. Même si certains pourraient être tentés de s’y opposer, guidés par la recherche de leur intérêt personnel et la préservation d’un statut favorable, le forum de Bangui reste une étape incontournable. L’intérêt national passera avant tout ! Personne n’est dupe sur les raisons qui poussent certains à prétendre que les conditions ne sont pas réunies pour la tenue du forum ou ceux qui veulent une troisième transition. Chacun prêche pour sa paroisse comme le dit l’adage, et les querelles de leadership sont légion. Ils cherchent à mettre des bâtons dans les roues du processus de paix pour s’assurer une place de choix et gagner un peu de pouvoir.

Mais le peuple centrafricain ne se laissera pas berner par les tentatives de déstabilisation du forum de Bangui. Qu’elles viennent de politiciens frustrés de ne pas être éligibles ou de l’étranger où les manigances vont bon train, les menaces sur le Forum de Bangui seront mises à mal. Les citoyens sont confiants dans l’avenir de leur pays et soutiennent ce forum qui est une étape essentielle dans le processus de reconstruction et de retour à la paix. Fort du soutien de la population centrafricaine le Forum de Bangui s’annonce comme un succès qui permettra de préparer la voie qui mènera aux élections cet été.

Bangui, Blanche KERE

Bangui: Unicef / gouvernement : Dix motos Yamaha remises aux chefs secteurs de Bangui

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Unicef / gouvernement : Dix motos Yamaha remises aux chefs secteurs de Bangui

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 17-04-2015

La liquidation de l’Etat en Centrafrique par la récente crise politico-militaire a rongé l’administration étatique jusqu’au mur. Aujourd’hui à l’heure de relèvement, l’État manque de tout et doit tout reconstruire. L’Unicef vient de poser une pierre à l’édifice en remettant des moyens roulants, notamment des motos aux cadres du ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire.
Mme Eugénie Yarafa, ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire a réceptionné, pour le compte de chefs secteurs des huit arrondissements de Bangui, puis les communes de Bégoua et Bimbo, dix motos de marque Yamaha, ce jeudi 16 avril 2015. C’est le Représentant résident de l’UNICEF, Souleymane Diabaté qui a remis ces moyens roulants dans une cérémonie qui s’est déroulée au Ministère de Affaires sociale.
Pour se rendre à l’évidence du grand besoin que représente le manque de moyens de déplacement pour les Chefs secteurs des affaires sociales, il suffit de se référer aux témoignages des dix bénéficiaires de ces motos. Jean Prosper Guerengbo est chef secteur du 2ème arrondissement et coordonnateur des chefs secteurs de Bangui/Bimbo. « C’est une grande satisfaction d’avoir ses moyens roulants aujourd’hui. C’est même là, le sens nos sincères remerciement à notre Ministre qui a su remonter le plaidoyer et aussi à nos partenaires de l’Unicef qui ont été attentifs à nos doléances. Nous étions toujours mobiles à pieds, mais avec la moto, nous gagnons en rapidité. » s’est-il réjoui. Et à Mme Tatiana Dimanche Wessethon, chef secteur intérimaire du 6ème arrondissement d’ajouter que « ces motos sont un grand soulagement pour nous, car il ne faut pas se voiler la face, marcher à pied, sous le soleil, c’est n’est pas du tout aisé. En plus de l’efficacité et de la rapidité, cela va dorénavant, nous éviter les fatigues excessives et les maladies, à commencer par les maux de tête du fait de marcher sous le soleil ardent. »
En effet, ce sont dix motos de marque Yamaha entièrement fournies par UNICEF pour un montant de 48 millions de F Cfa, toutes flambant-neuves qui ont été remises hier par Souleymane Diabaté. Et selon ce dernier, « Ce geste consiste d’abord à renforcer les capacités des chefs secteurs, ensuite à accroitre leurs moyens de mobilité et à faire le travail de collecte de données pour le bien du travail que nous faisons ici. Nous avons constaté que la crise que le pays a traversée a réduit de manière significative la capacité de mobilité de ces chefs secteurs, c’est pourquoi nous avons jugé indispensable d’apporter cet appui. » a fait savoir le Représentant de l’organisation onusienne.
Ce à quoi, le Ministre des Affaires sociales Mme Eugénie Yarafa n’entend pas restée insensible. « Je tiens à exprimer toute ma gratitude au Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) pour son appui constante pour améliorer les conditions de vie des plus démunis. » a-t-elle exprimé avant de rappeler que « … Le Fonds des Nations unies pour l’enfance est l’un des partenaires traditionnels du ministère des Affaires sociales. Ce partenariat agissant et fructueux a beaucoup contribué à l’amélioration des conditions de vie du couple mère/enfant en Centrafrique. La dotation, ce jour, en motos des chefs secteurs vient appuyer la mise en œuvre du plan de coopération UNICEF-RCA et du plan de travail annuel 2015-2016.»
Quant aux heureux récipiendaires de ces motos, Mme Yarafa tire les oreilles, en des termes familiers mais sévères : « Mes chers collaborateurs, je me réjouis du fait que parmi tous ces bénéficiaires, la majorité sont des femmes ; je me réjouis également de de cet appui qui vient renforcer nos capacités dans cette noble mission que nous menons et qui consiste à nous occuper des personnes vulnérables et les plus démunies. Je vous exhorte à une utilisation rationnelle et responsable de ces outils de travail. » a-t-elle martelé.
Toutefois, les besoins sont toujours énormes au ministère des Affaires sociales, étant donnés les défis des personnes déplacées, les réfugiés y compris les autres personnes vulnérables à prendre en charge.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Fin de crise autour du Forum de Bangui : Samba Maliavo remplace Démafouth

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Fin de crise autour du Forum de Bangui : Samba Maliavo remplace Démafouth

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 17-04-2015

En réalité, la concertation entre les forces vives de la nation et l’Exécutif centrafricain qui a lieu mercredi 15 avril dernier au Palais de la Renaissance est la forme souhaitée par le peuple pour prendre des grandes décisions qui engagent son destin. Finalement, le bureau du comité technique d’organisation du forum de Bangui et le présidium de ces assisses mis en place unilatéralement par Catherine Samba Panza le 4 avril dernier ont été purement et simplement remplacés par ceux décidés par la réunion de concertation. Sage réflexe de Samba Panza ou pas, ce qui est sûr, le peuple a remporté la manche.
Et à la Présidente de transition de prendre, ce soir du jeudi 16 avril, quatre nouveaux textes pour entériner ce qui a été décidé lors de la concertation. Entre autres décrets, le décret 15. 130 portant désignation des membres du comité technique d’organisation du forum. Ainsi Dr Marguerite Samba Maliavo, ministre de la santé publique est désignée Coordonnatrice générale à la place de très controversé Jean Jacques Démafouth. Elle est secondée par Davy Yama et le Révérend pasteur Nicolas Grekoyamé avec comme rapporteurs Daniel Nzewe, Thierry Vackat et Annick Service. Le comité est ensuite composé de huit membres et cinq facilitateurs (communauté internationale).
Quant au décret 15 . 131, il porte désignation des membres du présidium du forum national de Bangui. En substance, M. Abdoulaye Bathily est le président assisté du Ministre d’Etat à la défense nationale Marie Noëlle Koyara, Mme Boua née Léa Doumta, Béatrice Epaye, l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, Laurent Ngon Baba, Ali Djida Ali ; avec comme Rapporteur général Anicet Guiyama assisté de l’honorable Serge Singha, Jean Félix Riva et Asquain Nzengue Landa.
Ce virage à 180% de la présidente de la transition sur sa décision unilatérale initiale a été très saluée par l’ensemble des forces vives de la nation. Reste qu’à déroulement le processus du forum dont l’ouverture est attendue pour le 27 avril prochain.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: L’artiste musicien Johnson Madame , une victime des Anti-balaka court toujours un danger de mort

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L’artiste musicien Johnson Madame, une victime des Anti-balaka court toujours un danger de mort

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 17-04-2015

 

Le jeune Johnson Madamoe de la trentaine et artiste musicien-rapper habite le quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement. Le 3 avril dernier, un groupe d’hommes armés tous le visage masqué, se réclamant des Anti-balaka ont fait irruption à son domicile. Après une affreuse menace de mort devant ses enfants et sa femme, ils ont demandé de l’argent ; mais comme la victime n’a pas les 100 000 F Cfa, ses bourreaux lui ont promis le pire une fois qu’il sera aperçu.
Depuis lors, notamment le soir même du 3 avril, Johnson a abandonné sa maison. « J’ai d’abord fui avec toute ma famille pour me réfugier sur le ‘’ledger’’ (nom communément donné aux sites des déplacés en RCA) de l’aéroport dans la même nuit. Ensuite, le lendemain, je ne pouvais plus supporter l’état des enfants dans cet endroit invivable, j’ai ramené ma femme et les enfants chez la belle famille. » a témoigné Johnson.
En effet, comme l’on pouvait apercevoir sur la photo filmée par les bourreaux eux-mêmes, c’est Dieu seul qui a présidé à la survie de cet artiste. Ses bourreaux l’ont ligoté, pointé avec une kalachnikov, avec couteau à la gorge en train de lui administrer des coups de machettes dans le dos. C’est bien horrible ! Premièrement, ces hommes armés ont fait savoir à l’artiste que « pourquoi tu as pris des positions sévères contre le président Bozizé dans album ? Es-tu un partisan des Séléka et les musulmans ? Et pourtant, ce sont les Anti-balaka qui ont fait que tu sois libre aujourd’hui. » Ce premier motif va être secondé, toujours dans la menace par une demande d’argent d’une somme de cent mille (100 000 F. Cfa) Sur place, Johnson a répondu qu’il n’avait pas d’argent et les bourreaux ont fini par se retiré en promettant qu’ils reviendraient le lendemain soir pour récupérer l’argent que Johnson devrait déposer sur la poubelle, derrière la maison. L’artiste a profité, la même nuit pour quitter sa maison et de vivre en cavale dans son propre pays.
La Minusca qu’il aurait contacté aurait fait savoir qu’ « ils vont continuer à patrouiller dans le quartier pour enquêter sur les malfrats » comme l’a relaté la victime.
Le SOS reste lancer pour cet homme et sa famille toujours en danger de mort, étant donné la fragilité de la sécurité à dans le pays.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le gouvernement centrafricain rejette l’accord de Nairobi

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Le gouvernement centrafricain rejette l’accord de Nairobi

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 17-04-2015

 

Mardi 14 avril dernier, les anciens présidents Bozizé et Djotodia ont signé à Nairobi au Kenya, un accord qui consacre leur adhésion l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville singé le 23 juillet 2014 entre les protagonistes de la crise centrafricaine. Les deux anciens chefs d’État s’engagent par la même occasion à reconnaitre les autorités actuelles de la transition.
A Bangui, les réactions divergent à ce sujet : Le gouvernement centrafricain, une fois de plus, rejette l’accord. Modibo Bachir Walidou, ministre de l’Administration du territoire et porte-parole du gouvernement ne fait pas de distinction entre cet accord et celui de janvier rejeté en son temps par le gouvernement et la communauté internationale : « Premièrement, le gouvernement de la République centrafricaine n’est pas été associé à toutes ces tractations depuis le début, ni au niveau de l’accord qui a été passé au mois de janvier, ni au niveau du deuxième accord qui n’est pas en fait, différent du premier, ni à la déclaration qui a été faite dernièrement par les dirigeants. Le gouvernement centrafricain, les différentes forces vives de la nation, n’ont pas pris part aux différentes démarches qui ont abouti à ce que vous appelez l’accord de Nairobi. Pour le gouvernement, dès lors, il n’est pas pour lui de se sentir concerné, il l’a dit une fois, il le répète encore, il ne se sent pas concerné par les accords de Nairobi.
D’ailleurs, à y regarder de près, on trouve beaucoup de contradictions dans ces accords. On nous a fait croire à un moment que dans le deuxième accord, certains articles qui paraissaient comme particulièrement critiquables avaient été retirés ; mais il s’est trouvé que dans ce deuxième accord, les mêmes articles qui étaient considérés comme particulièrement condamnables étaient revenus : l’article 3, l’article 20 »
Même son de cloche côté Séléka, notamment de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), une des branches dissidentes de cette ancienne coalition rebelle où l’accord de Nairobi n’est pas reconnu : « Nous n’avons pas été invités à Nairobi. Par conséquent, l’UPC ne se sent, ni de près ni de loin, concernée par cet accord. Nous demeurons focaliser sur le Forum de Bangui. » a déclaré Amat Nedjad porte-parole de l’UPC.
Par contre, Igor Lamaka, porte-parole des Anti-Balaka ne voit pas d’inconvénient à l’invitation des anciens chefs d’Etat. « Bozizé et Djotodia n’ont pas été à Brazzaville. Mais s’ils s’engagent aujourd’hui à rejoindre le processus, c’est une bonne chose. Le gouvernement doit mettre de l’eau dans son vin et saluer cet accord. Bozizé et Djotodia ont géré ce pays. Il faudra qu’ils prennent part au forum, afin de rendre compte de leur gestion. Les centrafricains ont également des questions à leur poser. »

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE RAPPORT SUR LA MINUSCA PRESENTÉ AU CONSEIL DE SECURITE PAR LE GENERAL BABACAR GAYE

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LE RAPPORT SUR LA MINUSCA PRESENTÉ AU CONSEIL DE SECURITE PAR LE GENERAL BABACAR GAYE

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 16-04-2015

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la République centrafricaine et Chef de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Babacar Gaye, a présenté au Conseil de sécurité un rapport sur l’évolution de la situation dans le pays. Une annonce faite, ce 15 avril 2015, par le Porte-parole de la MINUSCA, Hamadoun Touré.

Lors du point de presse hebdomadaire de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) Monsieur Toure a ajouté que le Chef de la MINUSCA a mis en exergue les défis humanitaires dans le pays «avec 50 000 personnes nouvellement déplacées depuis janvier 2015 ».

Pour le Chef de la MINUSCA, la transition avait atteint un stade critique avec les exigences financières du processus électoral. Le panier de fonds de 44 millions de dollars géré par le PNUD a toujours un gap financier de 49%.

Dans le Rapport du Secrétaire Général de l’ONU sur la MINUSCA, le Représentant Spécial Gaye a lancé un appel aux bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux.

«La Communauté internationale a l’obligation morale d’aider la République centrafricaine et ses populations à rester dans la voie de la paix et de la réconciliation. C’est notre responsabilité collective » a-t-il dit au Conseil de Sécurité.

Avant de partir pour New York, Babacar Gaye avait pris part à la cérémonie d’ouverture des consultations préliminaires avec les groupes armés. Cette manifestation était une invitation à s’écouter, à dialoguer et à s’engager que les groupes ont honorée. Il a décrit l’évènement comme un pas positif destiné à faire du Forum de Bangui une étape essentielle de la reconstruction: «il n’y a qu’un seul chemin qui vaille, c’est celui du désarmement et de la paix ».

Babacar Gaye a réitéré l’engagement des Nations Unies à appuyer la République centrafricaine dans sa «volonté de privilégier la voie du dialogue et d’œuvrer à la création d’un climat de confiance et de communion qui est celui qui avait présidé à la conclusion du Forum de Brazzaville».

Soutien à l’Autorité Nationale des Élections (ANE)

Par ailleurs, le Porte-parole a précisé concernant les élections, le Porte-parole a souligné la nécessité d’accélérer les préparatifs électoraux et de sensibiliser le public sur le processus. A cet effet, a-t-il indiqué, la Mission a apporté un soutien logistique et sécuritaire à deux missions de l’ANE qui se sont rendues à Bambari en Ouaka et Mobaye en Basse-Kotto pour l’ouverture de démembrements. Deux autres missions de l’ANE sont prévues cette semaine, pour Ndele en Bamingui-Bangoran et Kaga-Bandoro en Nana-Gribizi. Il ne restera qu’à visiter la préfecture de Vakaga (Birao) pour avoir accompli l’ouverture de démembrements dans toutes les 16 préfectures du pays.

Appui à l’instauration de l’État

Conformément à son mandat et afin d’appuyer les autorités centrafricaines dans la restauration de l’autorité de l’État, la Mission a organisé plusieurs formations dont une médiation et cohésion sociale pour les fonctionnaires du ministère de l’Administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation (MATDR) et une session de renforcement des capacités pour les 45 membres du Comité de sensibilisation et du Conseil des sages à Bria. La MINUSCA a également organisé en collaboration avec le Ministère de la Justice et le PNUD, un atelier d’échanges sur «Les Droits de l’Homme et la Sécurité Pénitentiaire».

Au chapitre des projets à impact rapide, la MINUSCA a annoncé que la réhabilitation de la salle mortuaire de PK5 était effectuée à 95%, y compris l’installation de l’unité de climatisation. La livraison de l’équipement restant, le groupe électrogène mobile et une morgue mobile est toujours en cours. La mise en œuvre de six (6) projets sur la restauration de l’autorité de l’État – trois (3) à Bouar et trois (3) à Bambari; trois (3) projets sur la cohésion sociale; un (1) à Bangui, un (1) à Bria et un (1) à Bossangoa pour un montant total de 254,173.00 $, sont en cours.

Droits de l’Homme

Sur la promotion et la protection des droits de l’Homme, à l’invitation du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’homme,

la MINUSCA a pris part au lancement de la campagne de sensibilisation des populations intitulée Droit à la vie, le droit de ne pas être arrêté ou détenu arbitrairement et le rôle de la police judiciaire. Cette activité, qui a eu lieu au Lycée Miskine, a été financée par la MINUSCA à hauteur de 3 453 594 FCA. Elle s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de sensibilisation des populations des 2eme, 3eme , 4eme, 5eme, 6eme, 7eme et 8eme arrondissements de Bangui sur la culture de la paix, la cohésion sociale et les droits de l’homme entre les communautés urbaines et périurbaines de Bangui.

En marge de cette activité, l’occasion a été donnée à la MINUSCA d’échanger avec les participants sur les notions de droit de l’Homme, droit à la vie et les instruments internationaux de promotion et de protection des droits de l’homme.

La Sécurité

Sur le plan de la sécurité, la semaine écoulée a été marquée par de nouvelles remises volontaires de grenade dans le 3ème arrondissement par des ex-Séléka. La Police de la MINUSCA se félicite de cette initiative et réitère son appel à tous ceux qui détiennent des armes ou ont connaissance de caches d’armes à approcher les spécialistes de la Police afin que ces armes puissent être récupérées. Cette avancée a été ternie par deux cas de meurtres de deux personnes âgées à Bangui et à Bazangueres car accusées de pratique de sorcellerie. Elles ont toutes les deux été battues à mort.

Toutefois, à Bria, de deux individus qui avaient battu à mort une

octogénaire qu’ils accusaient de pratiques de sorcellerie ont été arrêtés. Au cours de la semaine écoulée, la Police de la MINUSCA a poursuivi son appui dans la lutte contre le banditisme et la criminalité. Les patrouilles de visibilité et de surveillance des unités de police constituées de la MINUSCA continuent dans tous les arrondissements de Bangui. Le nombre des patrouilles est toujours maintenu à 460, selon Hamadoun Touré. continue ses visites dans les camps de déplacés internes pour assurer un suivi de la situation sécuritaire et des droits de l’homme dans ces sites.

Cette semaine, la Police de la MINUSCA, en coordination avec les autorités de la transition, continue les vérifications des militaires des forces armées centrafricaines qui seront bientôt déployés sur le terrain. La Police a, dans le cadre de son programme de renforcement des capacités, assuré une formation pour les acteurs sécuritaires et judiciaires sur l’audition des victimes d’abus sexuels à l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) de Bangui.

Quant à la Force, elle a procédé à un renforcement de la sécurité des axes logistiques à travers le redéploiement des unités surtout au secteur centre et ouest. La situation sécuritaire reste relativement calme à Bangui. Toutefois, la MINUSCA déplore la persistance de la violence due à la transhumance saisonnière ainsi que augmentation des incidents provoqués par des groupes armés dans le Nord-Ouest du pays. Dans l’Est, en particulier au Nord de Bria, la Force déplore la collecte illégale de taxes par deux fractions des ex-Séléka.

D’autre part, dans le cadre de la coordination militaro-civile, au cours de la semaine écoulée, la Force a effectué des patrouilles sur l’axe Kaga-Bandoro – Dékoa. A cette occasion des vêtements et des effets de sport ont été distribués sur des enfants des localités parcourues. Une campagne médicale au profit la population pauvre de Bossembele a également été menée.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MSF ENTAME UNE INTERVENTION D’URGENCE DANS UN CLIMAT DE VIOLENCE A KOUANGO

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(Corveau News Centrafrique)

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MSF ENTAME UNE INTERVENTION D’URGENCE DANS UN CLIMAT DE VIOLENCE A KOUANGO

 

 Bangui, Corveau News Centrafrique, 16-04-2015

 

Fin 2014, des milliers d’habitants de la zone de Kouango, dans le sud de la République Centrafricaine, ont commencé à traverser la rivière Oubangui en cherchant de la sécurité en République démocratique du Congo (RDC) voisine après des mois d’affrontements armés entre des milices rivales, Seleka et Antibalaka dans la région. Plus de 20 000 personnes ont fui en RDC et des milliers se sont rendues aux communes proches de Bambari et de Grimari, au nord de Kouango. Toutes cherchaient à se protéger après des mois de morts, de vols, de pillages et d’incendies de leurs logements.

Tandis que des équipes de MSF de la RDC ont apporté leur aide aux réfugiés qui arrivaient, l’équipe d’urgence en RCA a entamé une intervention centrée sur les enfants, les femmes et les victimes de violence dans la zone de Kouango. Là-bas, l’accès aux soins de santé de base est très limité ou totalement inexistant, et les habitants de la zone ont de sérieux manques en termes de repas et d’assainissement. De plus, beaucoup d’entre eux, n’ont pas de maison ou l’ont abandonnée par peur, et sont allés habiter dans la forêt par crainte des abus perpétrés par les milices.

« Il y a encore des affrontements armés, mais parfois une simple rumeur est suffisante pour terroriser les gens et les faire fuir », affirme Jana Brandt, coordinatrice de l’équipe d’urgences de MSF avant d’ajouté « nous avons trouvé des zones dans lesquelles tout ce que nous voyons sont des maisons brûlées. Les gens se cachent dans la forêt par peur de la présence des groupes armés »,

Elle souligne, par ailleurs, qu’il n’y a pas de forces de sécurité ni d’acteurs pour apporter des soins de santé. Les gens vivent dans des conditions très dures qui peuvent même s’aggraver à tout moment si l’insécurité est maintenue. Et en plus de cela, la saison des pluies est sur le point de commencer et les gens qui vivent sans toit sont totalement exposés aux averses. Davantage de maisons peuvent même être inutilisables si les voisins ne peuvent pas les préparer à nouveau pour les pluies que commenceront à tomber.

« Ce que nous voyons ici est un exemple de la situation que subissent des centaines de milliers de personnes en RCA chaque jour : un terrible mélange de violence, de déplacement et de manque d’accès aux soins de santé les plus élémentaiaire ” a déploré Brandt.

Durant la première semaine d’activité, les cliniques mobiles mises en œuvre par MSF ont traité plus de 400 consultations, la plupart d’elles pour la malaria. Les déplacements dans la zone sont très difficiles en raison de l’absence d’un réseau de routes un tant soit peu aménagées, et cette même absence de liaisons est une difficulté supplémentaire pour le commerce et l’arrivée de fournitures dans la région. Même les transports fluviaux doivent faire face aux barrières installées par les groupes armés pour extorquer les commerçants.

Un autre problème supplémentaire se présente par le fait que les groupes de bergers nomades qui se rendent traditionnellement dans la zone pour nourrir leurs troupeaux doivent fuir maintenant de l’action de certaines milices. C’est pourquoi ils se rapprochent plus des villages que d’habitude et que leurs bovins paissent sur les terres de culture, aggravant encore davantage le manque de nourriture.

« Il est très difficile pour les agriculteurs de travailler dans leurs champs, et les bergers se heurtent à tout type d’obstacles. Avec cette configuration, une situation d’insécurité alimentaire est prévisible à moyen terme », a affirmé la coordinatrice de MSF.

Les cliniques mobiles de MSF offrent actuellement des soins ambulatoires primaires à plusieurs points de la zone en prêtant particulièrement attention aux cas de malaria, aux diarrhées et aux infections. Une unité d’urgence de 24 heures sera mise en place à Kouango et un bloc chirurgical pour les cas urgents qui ne peuvent pas être évacués pour des questions d’ordre médical ou de sécurité.

MSF travaille en République Centrafricaine depuis 1997 et compte actuellement plus de 300 travailleurs internationaux et plus de 2 000 travailleurs centrafricains dans le pays. Depuis décembre 2013, MSF y a doublé son niveau d’assistance médicale

comme réponse à la crise. L’association développe actuellement une vingtaine de projets, notamment plusieurs destinés à répondre aux réfugiés centrafricains dans les pays voisins du Tchad, du Cameroun et de la République Démocratique du Congo.

Dans la province d’Equateur (DRC), les équipes de MSF centrent leur attention sur les réfugiés centrafricains en soins de santé primaires et santé mentale. Dans l’hôpital de la commune de Bili, elle apporte son aide aux services de pédiatrie et de maternité. En mars, près 7 500 consultations ont été traitées, dont la moitié d’entre elles pour des réfugiés. Une vaccination contre la rougeole a été réalisée sur 43 000 enfants et une autre contre la polio pour atteindre 20 000 enfants supplémentaires.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LE VEHICULE VOLE DE LA GENDARMERIE RETROUVE DANS UN CONVOI DE LA MINUSCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE VEHICULE VOLE DE LA GENDARMERIE RETROUVE DANS UN CONVOI DE LA Minusca

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 16-04-2015

 

Volé le 17 février, ironie du sort, le véhicule a été retrouvé le 8 avril aux mêmes endroits du vol dans un cortège de la MINUSCA au quartier Fouh à la hauteur de la cité Makpayen. Le véhicule 4×4 connu sous le nom de BG75 se trouve en ce moment à la gendarmerie repeint en blanc.
« Nous avons repéré le véhicule vers le ministère des transports, nous l’avons suivi jusqu’au quartier FOUH, nous sommes venus nous arrêter devant le véhicule en question, ces rwandais de la Minusca ont pensé que c’était faux ce que nous avons dit ». Nous a expliqué un gendarme qui a participé à la récupération du véhicule. Le cortège allait à Mambere Kadei à l’ouest de la RCA. La récupération n’a pas été aisée, les prises de position ont fait fuir la population. Les enfants de l’école Saint François non-loin des lieux étaient pris de panique.
« C’était de force que nous sommes partis arracher le véhicule dans leur cortège », a martelé le jeune gendarme. A signaler l’intervention des hauts responsables de la gendarmerie pour désamorcer la situation. Le badaud venu nombreux au dénouement a applaudi les éléments de la gendarmerie nationale.
« L’oiseau qui va se baigner au fleuve, y laisse toujours la plume », dit un adage africain. Sur le véhicule, quelques signes flagrants montrent que c’est un véhicule de la gendarmerie. En le grattant, on voit la couleur bleue apparaitre au-dessous de la couleur blanche. Sur le pare-brise, on retrouve les traces de radio de transmission qui se trouve souvent devant entre le chauffeur et le passager devant. Les traces mêmes des banquettes de transports de troupes y est sont encore présentes. La carte grise falsifiée de ce véhicule ne reprend pas la vraie marque du véhicule. Par le passé, à la recherche du même véhicule volé, il y’a quelques semaines, les gendarmes avaient arrêté un véhicule par confusion avant de le libérer.
Les gendarmes demandent la collaboration de la population en les aidant en leur donnant des informations fiables. Ils sollicitent aussi l’appui des autorités de la transition. Rappelant qu’en quelques semaines de reprise de leurs activités, la gendarmerie nationale a réalisé des prouesses remarquables. Ils ont contribué aux arrestations des leaders tant anti-balaka que séléka. En nous rapprochant de ces gendarmes, ils se disent déterminés à accomplir leurs taches, en ramenant l’ordre dans le pays.
On nous signe des réseaux de vols et ventes de véhicules à Bangui. Le 4e et le 3e arrondissement en sont les centres de deal. Il y aurait une

connexion entre ces deux arrondissements. Ainsi beaucoup de véhicules volés sont souvent rapidement modifiés et mis en location aux ONG internationales. Il existe encore à Bangui et en provinces des centaines de propriétaires illicites des véhicules. Quatre et vingt dix-neuf jours pour le voleur, un jour pour le propriétaire.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: La crise autour des derniers décrets de Catherine Samba Panza au cœur d’une concertation à la Présidence

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(Corbeau News Centrafrique)

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La crise autour des derniers décrets de  Catherine Samba Panza au cœur d’une concertation à la Présidence

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 16-04-2015

La seule le l’abrogation des trois décrets unilatéraux de Catherine Samba Panza nommant des personnalités très contestées de la République à la tête de l’organisation du comité technique devant conduire la délicate mission de forum national de Bangui, ne suffit pas pour le peuple. La présidente s’est vue obligée d’organiser en toute urgence la concertation élargie avec les forces vives de la nation mercredi 15 avril dans la salle de cinéma du Palais de la Renaissance. Une fois de trop, Samba Panza laisse Kamoun seul, justifier les erreurs qu’elle a commises devant le peuple.
Le 4 avril dernier, sans concertation préalable, Catherine Samba Panza a signé trois décrets dont ceux relatifs à la mise en place du comité technique d’organisation du forum national de Bangui et du présidium de ces assises. Cette décision unilatérale contraire à l’article 103 de la Charte constitutionnelle de transition qui exige le consensus dans la gestion de la transition, a soulevé une véritable levée de boucliers au sein des acteurs de la transition au point d’amener la Présidente à rapporter, mardi 14 avril dernier, les trois décrets querellés. Aussitôt, une large concertation des forces vives de la nation est convoquée ce mercredi 15 avril au Palais de la Renaissance, afin de rechercher le consensus autour des organes et les personnalités devant animer le forum.
Ce revirement, selon le Premier ministre Mahamat Kamoun qui a présidé la concertation de ce mercredi, n’est pas une faiblesse. « Au-delà des interprétations intrigues qui peuvent être données à ce geste, je pense pour ma part qu’il s’agit d’un acte de grande humilité qui grandit notre chef de l’État et notre pays qui est sur la voie de la reconstruction. En effet, c’est la preuve qu’il en était encore besoin que Madame la Présidente de la République est à l’écoute de son peuple et qu’elle veille à ce que les ennemies de la paix dans notre pays ne trouvent pas de prétextes faciles pour remettre en cause, les difficiles acquis de la transition. Par-dessus tout, elle tient à ce que la voix du peuple qui a été écoutée dans le passé s’exprime toujours sur les sujets sensibles engageant la vie de la nation. » a-t-il déclaré.
Le but de cet exercice est de corriger l’erreur qui a suscité l’indignation des uns et des autres. Cependant, l’essentiel est que le gouvernement et les partenaires attendent beaucoup des propositions concrètes qui seront issues de cette concertation. « Les décrets ayant été rapportés pour permettre de désigner des personnalités plus consensuelles pouvant conduire cette étape du processus. Le comité de pilotage que j’ai la tâche de présidé, souhaite avoir séance tenante, vos propositions concrètes sur les structures d’organisation et sur les personnalités mieux placées pour conduire ce forum. Ces propositions seront immédiatement portées à Mme la Présidente qui les attend pour prendre d’autres textes dans les meilleurs délais. » a précisé Mahamat Kamoun qui formule, en même temps, le vœu que « cette occasion d’échanges idoine soit mise à profit pour taire nos querelles intestines en mettant l’accent sur tout ce qui nous permettre d’avancer résolument vers l’organisation effective du forum que tout le peuple centrafricain attend avec impatience. »
Ainsi, les participants à la réunion de concertation de mercredi ont mis en place des nouvelles structures pour l’organisation du Forum de Bangui. Il ne reste qu’à Samba Panza de rectifier symboliquement ses tirs perdus en prenant d’autres textes officiels pour entériner le travail consensuel assorti de la concertation de mercredi.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: BOZIZE ET DJOTODIA ONT SIGNÉ UN ACCORD DE PAIX À NAIROBI

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(Corbeau News Centrafrique)

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BOZIZE ET DJOTODIA ONT SIGNÉ UN ACCORD DE PAIX À NAIROBI

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-04-2015

 

Les deux ex présidents centrafricains, Michel Djotodia et Francois Bozize ont signé, ce 14 avril 2015, un accord de paix à Nairobi, la capitale kenyane.
C’est le fruit d’une médiation menée par le président kényan, Uhuru Kenyatta et son vice William Ruto.

La signature de cet accord a vu la présence de nombreuses personnalités différentes. Il s’agit du Président kényan et son Vice-président, d’envoyés du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur international pour la Centrafrique, et du Président Ougandais Yoweri MUSEVENI.

Les deux anciens présidents centrafricains, reconnus comme éléments clés dans la crise centrafricaine ont manifesté leur engagement pour le retour effectif de la paix en République centrafricaine. Le président déchu Francois Bozize et son tombeur du pouvoir Michel Djotodia ont prouvé ce désir de tourner la page sombre de l’histoire par la signature dudit accord de paix à Nairobi.

Ils souhaitent, par ailleurs participer au forum national de Bangui du 27 avril au 4 mai 2015 alors les autorités de la transition rejettent leur participation. Or on parle de l’inclusion de tous les Centrafricains. Entre temps, un accord a été signé entre les représentants des ex Séléka

et anti-balaka considérés comme les deux forces rivales en République centrafricaine.

En rappel, l’accord de Nairobi depuis le début de processus défraie la chronique en République centrafricaine aussi dans le milieu politique que dans la rue. Un accord que les autorités de transition en Centrafrique ne voient pas de bon œil.

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique: Trois morts suite à un incendie sur un site des déplacés à Bambari

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(Corbeau News Centrafrique)

Deux hommes marchant dans une rue à Bangui. Photo Reuters

Trois morts suite à un incendie sur un site des déplacés à Bambari

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-04-2015

 

Un incendie dont l’origine n’est pas encore déterminée s’est déclenché, ce mardi 14 avril, sur le site des déplacés du Camp de la gendarmerie de Bambari. Le bilan fait état de deux morts, une fille et un garçon âgés respectivement de 3 et 4 ans ; de plusieurs tentes et autres dégâts matériels importants. Dans la foulée, un sujet musulman qui se trouvait dans les parages a été rattrapé par les Anti-balaka, puis mortellement éventré, ce qui porte à trois le nombre des victimes. Plusieurs blessés ont également été enregistrés.
Christine Towa, infirmière à l’hôpital régional de Bambari et habitante du site de la gendarmerie, jointe au téléphone, décrit l’ampleur des dégâts : « Le drame s’est produit cet après-midi. Le feu a surpris tout le monde au point qu’il n’a pas été facile de sauver les vies qui ont péri. Deux enfants ont été brûlés et enterrés sur place sur le site. Les gens ont été également perdu beaucoup de biens. On ignore encore l’origine de cet incendie. D’aucuns soupçonnent les musulmans d’avoir été à l’origine de cet incendie criminel parce qu’au même moment, les Anti-balaka ont débusqué deux musulmans errants dans la zone. Les musulmans ont été agressés, l’un a été tué et l’autre se trouve encore à l’hôpital. »
Interrogé sur cette situation, le capitaine Amat Nedjad, Porte-parole de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), l’une des factions dissidentes Séléka basées à Bambari confirme l’assassinat du sujet musulman. « Le musulman était de passage, il n’a rien à voir avec l’incendie. Mais, les Anti-balaka l’ont pris et l’ont décapité devant les éléments de la gendarmerie censés protéger les personnes et leurs biens. Le corps se trouve présentement à la mosquée. La tension est en train de montée au sein de la communauté musulmane. Nous tentons actuellement de calmer les gens. Ce soir, nous avons interpelé le leader de la jeunesse musulmane pour lui demander de contenir sa base. Souhaitons que l’appel puisse être entendu, afin qu’il n’y ait pas de débordements dans les prochaines heures. » a-t-il déclaré.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Michel Amine en liberté provisoire

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(Corbeau News Centrafrique)

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Michel Amine en liberté provisoire

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-04-2015.

En fin d’après-midi de mardi 14 avril, le Président du parti Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), Michel Amine est passé devant le parquet de Bangui. A l’issue de la brève audience, il a été libéré provisoirement avec restriction de sortie du territoire centrafricain.
Alors que cela fait sept jours que Michel Amine a passés en garde à vue au commissariat du Port Amont à Bangui. Son conseil dont des avocats expatriés a fait une mise au point sur la situation, lundi 13 avril en fin d’après-midi, sur les constats depuis l’arrestation de son client le 7 avril dernier à l’aéroport international de Bangui M’Poko, alors que ce dernier allait embarquer à bord d’Air France pour Paris. Le conseil de Michel Amine a été sévère envers le Ministre centrafricain de la Sécurité publique, Nicaise Karnou, dénoncé comme étant le machinateur principal d’un complot contre leur client.
« On ne lui a pasretiré ses passeports à l’aéroport, on l’a vraisemblablement arrêté arbitrairement avant de chercher à lui coller des infractions. Parce que c’est lui-même qui a spontanément remis ses passeports au Ministre de la sécurité qui en demandera qu’un seul. Spontanément, il lui a remis son passeport centrafricain, mais en tant qu’un bon citoyen, il lui a également remis son passeport camerounais. C’est le Ministre de la Sécurité publique qui le recevra et va l’auditionner- se substituant au Procureur, garant des libertés – et se substituant à l’enquêteur qui va l’audidionner à l’aide de la lampe torche d’un téléphone. Dans quel État de droit ? Et encore, c’est cette autorité administrative qui ordonnera verbalement sa mise à garde à vue. Nul n’est censé ignorer la loi. » a déclaré Me Daniel Désiré Andgue Onana, l’un des avocats de Michel Amine, au sortir d’une conférence de presse, lundi 13 avril dernier. Ce sont autant d’irrégularités et controverses relevées par le conseil des avocats du président de l’UNDP sur l’arrestation dont a fait l’objet ce dernier, il y a déjà une semaine.
Evidemment, aux premières heures de cette arrestation à problème, les infractions de détention de passeports multiples dont un Centrafricain, un Camerounais et un Afghan ont répandues sur les réseaux sociaux, puis dans la presse. Puis, l’infraction de faux passeports étrangers a été évoquée pour justifier cette arrestation. Là encore, les centrafricains étaient restés prudents, puisque le doute planait encore les motifs d’arrestation énoncés. Des soupçons de complots et de croc-en-jambe adoubé de coups-bas pesaient de plus en plus. Et, surtout que cette arrestation est intervenue une semaine après le discours torride de la victime au Complexe 20 000 Places contre les autorités de la transition ; et trois jours après la destitution de tous les cadres de son parti l’UNDP. A ce moment, Michel Amine s’était fait beaucoup d’ennemies.
Etant lui-même juriste camerounais, Me Daniel Désiré Andgue Onana apporte un éclairage quant à l’accusation concernant exclusivement le ‘’faux passeport camerounais’’. Selon l’avocat : « Permettez que je revienne sur ce fameux passeport camerounais sans entrer dans la procédure… S’il faille qu’il (le ministre de la sécurité) examiner cette situation ce sera exclusivement au regard de la loi camerounaise, en vertu du principe de la territorialité des règles de droit. Parce que c’est la loi du lieu où le document a été délivré qui a vocation à s’appliquer. Et restant dans la légalité, l’Article 205 du Code pénal camerounais dispose qu’un document est faux que s’il a été contrefait ou falsifié. »
Rappelons que Michel Amine a été arrêté le 7 avril dernier à l’aéroport international Bangui M’Poko, alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour Paris. Lors de la dissolution du bureau politique de son parti, il avait annoncé qu’il allait se faire soigner avant de venir convoquer un congrès, en vue de mettre en place les nouveaux organes du parti. Et cette arrestation vient tout bousiller.
Malgré tout, Michel Amine est finalement libéré.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: L` ONU appelle à mieux financier les élections et l`aide humanitaire

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(Corbeau News Centrafrique), 15-04-2015

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L` ONU appelle à mieux financier les élections et l`aide humanitaire

 

Bangui, (A.F.P), 14-04-2015 

 

Le chef de la Mission de l’ ONU en République centrafricaine (Minusca), le général Babacar Gaye, a appelé mardi les Etats membres à mieux financer la préparation des prochaines élections en RCA et les secours humanitaires dans le pays.

Le pays est “à un tournant dans sa transition” et se prépare avec l’aide de la Minusca à des élections cruciales en juillet et août, mais il manque encore la moitié des 44 millions de dollars nécessaires pour la logistique du scrutin, a-t-il souligné devant le Conseil de sécurité.

“La réussite du processus électoral dépend du versement à temps des fonds et nous incitons les Etats membres à répondre rapidement à cet appel”, a-t-il lancé en référence aux prochaines élections présidentielle et législatives.

De même, a souligné le général Gaye, “la situation humanitaire reste grave dans le pays” avec 50.000 nouveaux déplacés depuis janvier 2015 et une “fragmentation des groupes armés” qui limite encore l’accès humanitaire.

Il a appelé “tous les partenaires internationaux afin qu’ils maintiennent leur engagement à soutenir les opérations humanitaires dont ce pays a tant besoin”.

“A ce jour, a-t-il déploré, le soutien consolidé par les Nations Unies (…) couvre seulement 13% des fonds nécessaires.”

Le Conseil tenait des consultations en vue du renouvellement du mandat de la Minusca qui arrive à échéance fin avril.

Il a décidé fin mars d’augmenter le nombre des Casques bleus opérant en RCA en prévision des élections, autorisant le déploiement de 750 soldats et 280 policiers supplémentaires et portant leur nombre à 10.750 soldats et plus de 2.000 policiers.

La Centrafrique a plongé dans la violence depuis que la Séléka, conduite par Michel Djotodia, a renversé en mars 2013 le président François Bozizé

L’ex-rébellion a été évincée du pouvoir en janvier 2014 après une intervention de l’armée française, consécutive à un cycle sanglant de violences et de représailles entre combattants de la Séléka et milices anti-balaka.

MM. Bozizé et Djotodia, longtemps accusés de saper la transition, ont signé mardi à Nairobi une déclaration dans laquelle ils s’engagent à rejoindre le processus de réconciliation, à la suite de pourparlers entre les ex-rebelles majoritairement musulmans de la Séléka et les miliciens majoritairement chrétien anti-balaka.

Bangui, (A.F.P), 14-04-2015 

Centrafrique: Interpellé par le CNT, Mahamat Kamoun annonce une concertation des forces vives avant le forum de Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

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Interpellé par le CNT, Mahamat Kamoun annonce une concertation des forces vives avant le forum de Bangui

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 14-04-2015

 

Alors que le premier ministre est attendu par les conseillers nationaux, ce lundi 13 avril 2015 pour se prononcer l’annulation pure et simple des décrets très contestés portant création d’un comité technique d’organisation du forum de Bangui, Mahamat Kamoun a plutôt annoncé une concertation de Catherine Samba Panza avec les forces vives de la nation. Une occasion, selon lui, pour colmater les brèches suite à la polémique autour de la personnalité de Jean Jacques Démafouth, à la tête de ce comité technique.
« Son Excellence, Madame le Chef de l’Etat de la transition, mon gouvernement et moi-même, nous sommes profondément touchés pour le dialogue et la concertation, afin de préserver la paix, la cohésion sociale et l’unité de notre peuple. Comme nous l’avons fait pour les pourparlers inter-centrafricains de Brazzaville, la Présidente de la République a décidé de réunir dans les tous prochains jours, l’ensemble des forces vives de la nation, en vue d’une large concertation sur tous les aspects du forum national de Bangui, en particulier, la vision que les fils et les filles de ce pays ont de ce forum et les objectifs que nous voulons lui attribuer. » a déclaré Mahamat Kamoun, le Premier ministre centrafricain, à l’occasion de son interpellation.
S’agissant de l’interpellation, le Rapporteur général du CNT, Thierry Akoloza rappelle sur le contexte de l’impasse politique qui a conduit le CNT à vouloir demander des explications à l’exécutif. Trois décret signé en date du 4 avril dernier sont à l’origine : « Les décrets signés en date du 04 avril 2015 par le Chef de l’Etat de la transition appellent de la part de la représentation nationale des observations suivantes : Absence de la concertation préalable entre les principales autorités de la transition et les forces vives de la nation avant la prise de cette décision ; Eviction du bureau de la commission préparatoire du forum de Bangui avant la date de la remise de son rapport au gouvernement ; Similitude des missions du comité technique d’organisation et celle du bureau préparatoire du forum ; Désignation non consensuelle de certaines personnalités au sein du comité technique d’organisation ; Exclusion du Conseil national de transition. »

Fort de ce qui précède, le Premier ministre va devoir répondre à un certain nombre de questions énumérées par Akoloza : « Pourquoi le comité de pilotage n’a-t-il pas attendu la remise officielle du rapport de la Commission préparatoire pour proposer la publication de ces décrets qui ne font pas l’unanimité ? Le temps imparti pour la tenue de ce forum vous semble-t-il suffisant pour les préoccupations exprimées lors de consultations populaires à la base ? Qu’envisagerai votre gouvernement pour le loger dans un délai raisonnable ? »
Cependant, l’exécutif n’a pas daigné rapporter les trois décrets querellés tel qu’exigé par le CNT. Il propose plutôt, une modification du premier décret : « La Présidente de la République, Chef de l’Etat, après avoir écouté l’opinion des uns et des autres sur la question, a décidé d’une série de mesures d’apaisement, à savoir le Décret n° 15.123 du 11 avril 2015, modifiant la composition du bureau du présidium du forum national de Bangui. » a annoncé Mahamat Kamoun.
Mais, les alternatives proposées par le gouvernement ne satisfont pas les conseillers nationaux. Pour Laurent Ngone Baba, « la Présidente de la transition est seule responsable de cette crise. C’est elle qui doit la dénouer en rapportant purement et simplement les trois décrets. »
Notons qu’au fond, c’est la désignation de Jean Jacques Démafouth comme coordonnateur du comité technique d’organisation du forum qui fait polémique. Gina Sanzé, conseillère nationale n’est pas passée par le dos de la cuillère pour crever l’abcès : « « Parlant de Jean Jacques Démafouth, du moins pour ceux qui connaissent ce Monsieur ou ceux qui ont été à Brazzaville, Jean Jacques Démafouth était avec la Séléka, on le chasse, il tente de rallier les groupes politico-militaires non combattants, on le chasse… Dernièrement à Ndjamena, Démafouth est parti parler au nom des Séléka … Pour moi, la personnalité d’une telle personne en quête d’identité ne devrait pas faire débat, de surcroit, pour parler de la cohésion sociale et de l’unité pour une personne qui divise déjà. Vous n’allez pas me dire qu’ici il s’agit d’un débat de personne, non ! La question c’est de savoir, est-ce qu’on vraiment la paix et la réconciliation dans ce pays? Si c’est cela que nous voulons, de toutes les décisions que nous allons prendre, nous devons voir que, Monsieur Démafouth, rien que son nom déjà divise actuellement. »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: RCA : LA MALADIE INVISIBLE : L’ HYPOCRISIE DES HOMMES POLTIQUES CENTRAFRICAINS ENVERS LE PEUPLE.

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(Corbeau News Centrafrique)

Simon Koitoua

 

RCA : LA MALADIE INVISIBLE : L’ HYPOCRISIE DES HOMMES POLTIQUES CENTRAFRICAINS ENVERS LE PEUPLE.

Bangui, (S.K), 14-04-2015

 

L’ Hypocrisie est par définition le faite de dissimuler sa véritable personnalité et affecter par intérêt des opinions, des sentiments ou des qualités qu’on ne possède. Le cas de Monsieur AMINE MICHEL est un exemple typique.
Le comportement des hommes politiques Centrafricains, seraient la plus part des Hypocrites les uns envers les autres si nos hommes politiques ne se réconcilient pas avec eux mêmes la paix serait loin d’être revenue définitivement en Centrafrique. Les idées qu’ils expriment ces politiciens Centrafricains sont toujours le tribalisme, la haine, la démagogie, l’exclusion sociale et sans oublier l’ hypocrisie ces hommes et femmes politiques Centrafricains n’ont rien compris du vrai sens du mot politique dans les salons privés sont différentes de celles qu’ils prônent en public. Les adversaires politiques ne sont pas des ennemis politiques mais plus tôt des frères et sœurs si nos Hommes politiques arrivent à cette conclusion la paix reviendra définitivement et nous allons amorcer le développement de la Centrafrique.
Les politiciens Centrafricains font volte faces pour rendre hommage aux aspirations du peuple, alors qu’ils se moquent de lui et de ses sentiments en privé. Cette hypocrisie ne fait pas plonger la Centrafrique dans la crise perpétuelle, mais elle est plus grave. Quiconque à l’une de ces caractéristiques doit se réformer au plus vite. La variété des idées qui existent à notre époque est sans précédent dans l’histoire. Les principes changent constamment selon le rythme du changement des intérêts. Quand la première couche de la société se sera habituée à l’ hypocrisie, les autres ne tarderont pas à suivre, car les couches inférieures, prennent toujours exemple sur la classe dirigeante. La célébrité s’acquiert, ces temps- ci, non pas par les bonnes qualités mais par l’extravagance du comportement.
Les caractéristiques d’un Hypocrite
1 – S’il parle il ment.
2 – S’il promet, il ne tient pas sa promesse.
3 – Si on lui fait confiance il trahit.

SIMON KOITOUA

CENTRAFRIQUE: LES POLICIERS EN GREVE: « SI D’ICI LÀ RIEN N’EST FAIT, NOUS ALLONS LIBERER TOUS LES PRISONNIERS »

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(Corbeau News Centrafrique)

POLICIE

 

LES POLICIERS EN GREVE: « SI D’ICI LÀ RIEN N’EST FAIT, NOUS ALLONS LIBERER TOUS LES PRISONNIERS »

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 14-04-2015

 

Les policiers centrafricains ont déclenché une grève illimitée demandant la révision de leur statut et l’amélioration de leur condition sociale. Ce samedi 12 avril 2015, l’intervalle de l’Office Central de Répression du Banditisme, ORCB en allant au commissariat du 1er arrondissement a été barricadée par ceux-là même qui ont l’habitude de les enlever de force.
« Lundi, c’est la date fatidique, nous allons passer à la vitesse supérieure jusqu’à satisfaction de nos revendications», nous a lancé l’un des leaders des grévistes sous la calebasse de l’anonymat. Dans les coups de sifflets tous azimuts, ce cadre de la police n’a pas tari de quolibet envers le ministre conseiller de Jean Jacques DEMAFOUTH. Selon les grévistes, c’est le ministre Jean Jacques DEMAFOUTH qui est le principal obstacle à la révision de leur statut qu’il qualifie de « désuet et injuste ».
Régime après régime, d’après leur explication, les propositions de révision de leur statut a toujours fait fiasco. Dans leurs revendications, ils ont demandé qu’on leur accorde des indemnités de logements, des prises en charges de leurs équipements tels les tenues et les ranges. Ils ont dressé un tableau sombre de leur situation sociale en demandant une indemnité de risque.
Ils ont promis de libérer tous les prisonniers de l’ORCB et autres commissariats si leurs revendications ne seront pas prises en compte. A la question de savoir s’ils ont lancé un préavis de grève, l’un de leur responsable nous a répondu qu’il « n’en a pas besoin». Cette grève se fait

outre que le syndicat des policiers. Le SYNAPOC, entendez le Syndicat National de la Police Centrafricaine, dans leurs explications est torpillé par les politics. Ils comptent paralyser les activités de la police. Dans leur chapelet de revendications, ces policiers ont déclaré à Centrafrique Ressources qu’ils passent deux ans de formations et sont constamment exposés aux bandits mais sont moins payés que les militaires.
Toujours le sous couvert de l’anonymat, ces policiers demandent l’augmentation de leur effectif. Ils ont déclaré qu’ils ont le plus faible effectif de toutes les forces de défense et de sécurité de l’Etat. D’après eux, la police a un effectif de 1600 Hommes. Les FACA sont à 10000 Hommes. Les gendarmes sont au nombre de 2680. Toujours d’après les explications de ces grévistes, les séléka et les Anti-Balaka sont au nombre de 6000 par entité.
Les responsables de ce mouvement de grève n’entendent pas baisser les bras. « Le lundi est le jour franc », ils l’ont presque chanté à l’unisson et poursuivant qu’ils attendent la réponse du ministre en charge de la sécurité publique, Nicaise SAMEDI KARINOU avec la réponse positive. Les véhicules étaient systématiquement déviés. Une patrouille des rwandais qui s’est positionnée un instant à l’endroit de cette grève a failli tourner en vinaigre. La sagesse a heureusement prévalu sur le surchauffèrent de l’esprit. Le chef gréviste qui requit l’anonymat, nous a fait savoir qu’en Centrafrique dans beaucoup de corporations, pour se faire entendre, il faut grever. C’est un dossier à suivre.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: AMINE Michel victime d’une escroquerie « made in camer » et d’un croc jambe « made in central african republic»

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(Corbeau News Centrafrique)

amine

AMINE Michel victime d’une escroquerie « made in camer » et d’un croc jambe « made in central african republic»

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 13-04 2015

Arrêté le 07 avril 2015 et gardé à vue dans les locaux du commissariat du port puis transféré au service des Recherches et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie nationale pour enquêtes, le président de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), AMINE Michel serait victime d’escroquerie, selon les informations à notre possession, d’une structure camerounaise de communication qui, n’ayant pas respecté les clauses du contrat qui lie le leader de l’UNDP et elle, revendique le versement d’une somme supplémentaire de 100 millions de fcfa au président dudit parti politique centrafricain après que l’entreprise ait perçu déjà 50 millions de fca sans rien exécuter, depuis la date de signature du contrat par les deux parties. L’abracadabrante affaire de communication qui est sortie à la surface de l’eau défraie la chronique quand le représentant légal du cabinet OLOKO & Partners Inc, le Professeur Manassé ABOYA ENDONG, en guise de « droit de réponse » réagit à travers des sites camerounais, contre le refus de Michel Amine de faire le versement du montant supplémentaire demandé et procède à la résiliation du contrat. Ce qui explique clairement que l’affaire a explosé depuis le Cameroun en date de publication de l’article du journal « Repères »  du Cameroun le 19 novembre 2014 qui a titré à la Une « Présidentielle Centrafricaine : la police camerounaise fait chanter un candidat ». Selon les termes du conseil de Michel AMINE,  le camerounais Me ANDEGUE ONANA Daniel Désiré, qui remonte  les bretelles à ce professeur qu’il qualifie de tous les noms, l’article a suscité la réaction d’une rare atrocité de sa part. Très énervé et dévergondé puisqu’il n’a pas réussi cette fois-ci à la deuxième escroquerie, il se permet de diaboliser celui à qui il rendait tous les honneurs royaux en l’appelant « Très haute personnalité», voire « Très cher Président ». « Le candidat à la Présidentielle Centrafricaine a été surpris de recevoir le 22 octobre 2014 à 22 h 15 mn, alors qu’il jouissait d’un repos paisible à sa résidence en France, une convocation téléphonique de la police, notamment du chef de secteur de la Direction de la Surveillance du territoire (DST) du Littoral, par laquelle on le conviait à venir répondre au Cameroun, sur hautes instructions du DGSN, des faits relatifs à l’exécution et la rupture du contrat de prestation de services d’avec le cabinet OLOKO &Partners Inc, dont il aurait été saisi ». L’article 3 du contrat qui lie les deux parties traite de la clause de confidentialité. Or, le professeur Manassé ABOYA ENDONG, en réagissant de telle sorte pour le cabinet OLOKO & Partners Inc, le sacro-saint principe est bel et violé.

Ce litige de marketing de communication politique nous amène aux interrogations relatives à l’effectivité de l’engagement du cabinet OLOKO & Partners Inc qui ne s’est pas assumé depuis la date de signature du contrat. Le cabinet que représente légalement le professeur Manassé ABOYA ENDONG, a-t-il encaissé ou pas le montant du premier versement (50.000.000 Fcfa) ? Si tel est le cas pour la seconde hypothèse, c’est le représentant du cabinet le professeur Manassé ABOYA ENDONG qui doit rembourser le président de l’UNDP, Michel AMINE puisqu’il a floué le cabinet. Et juridiquement, c’est au cabinet de poursuivre son représentant légal dans le cas où ce cabinet composé des experts cités qui sont messieurs Achille MBOG PIBASSO (journaliste), Ebénezer KENGUEP (expert judiciaire), Thierry NJIFEN (stratège politique), Joseph Désiré SOM II (stratège politique), Christophe NGASSU (Infographe et Chef d’Entreprise), Christian TCHAMEN (Webmaster et Chef d’entreprise) dans le droit de réponse du conseil du président candidat de l’UNDP à la présidentielle centrafricaine de 2015 n’a pas eu les 50.000.000 Fcfa. A moins que ce soit un groupe de fée-men qui a profité de la naïveté du président de l’UNDP nouvellement entré en politique pour l’escroquer. On s’interroge aussi sur le silence absolu du président de l’UNDP qui s’est fait rouler dans la farine depuis qu’il y a un non-respect des clauses du contrat de la part de l’autre partie. L’article 3 dudit contrat parle de la clause de confidentialité mais en matière d’argent, on ne peut accepter de se faire escroquer jusqu’à un tel montant et se taire. A moins qu’on est mafieux comme ses partenaires avec qui on traite des affaires qui engagent la vie d’un parti politique pour ne pas dire une nation qu’on est appelé à gérer d’ici demain si l’on a la chance de gagner les élections.

 S’agissant du coup-fourré centrafricain, c’est purement et simplement de la mauvaise foi des détracteurs du président de l’UNDP qui venait de démettre en bloc les membres de son bureau politique lors de sa dernière conférence de presse pour détournements de fonds, mensonges et comportements peu orthodoxe contraire à la bonne marche de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès. Selon les informations relatives aux pièces officielles du président Michel AMINE publiées sur le réseau facebook par qui ou quels sites qui n’ont pas déclinés honnêtement leur identité, le président Michel AMINE qui ne reconnaît avoir que deux passeports, notamment de la Centrafrique et du Cameroun, avec lesquels il voyage régulièrement en passant par le service policier des aéroports, est victime d’un coup bas à caractère politique qui est un virus qui contamine le paysage politique centrafricain et difficile de quitter le corps des leaders politiques va-t-en-guerristes qui ne veulent pas voir de bon œil le succès ou la victoire d’un challenger. Alors qu’en politique, il faut aussi compétir avec l‘esprit de fair-play comme au football ou d’autres disciplines sportives.  Puisque ce sont les règles de la démocratie. Il faut savoir gagner ou perdre et accepter la défaite. Mais en Centrafrique pour ne pas dire en Afrique, on ne veut pas reconnaître sa défaite parce que la jalousie déborde les bornes…

Pour connaître la vérité sur cette affaire qui arrache les cheveux, on est tenté de nous poser la question d’où sort ce passeport de nationalité afghane. Il ne manquera pas certes, d’autres hommes politiques centrafricains en lice pour la présidentielle de l’année en cours derrière cette nuisance. Surtout que le président de l’UNDP, Michel AMINE gagne en popularité et ferme la bouche des autres candidats avec ses billets de banque qu’il distribue et dont l’origine, nulle ne connait. Un autre faux passeport irakien a été publié sur facebook pour confirmer l’originalité du document falsifié.

Il y a lieu de dire ici que ces spécialistes de montage de faux documents méritent d’être poursuivis par la justice des deux pays ; c’est-à-dire l’Afghanistan et l’Irak même voire de la RCA. Car, ils ont la capacité de falsifier le passeport biométrique centrafricain.  Et d’où sort ce passeport irakien qui porte le nom d’un certain Joseph M. NHLANHLA avec la photo d’un jeune homme ayant la morphologie d’un centrafricain si l’on fait bien l’analyse?

Il y a lieu aussi de s’interroger dans cette affaire juridico-politique, à qui la faute ?  Pourquoi les candidats à la présidentielle qui sollicitent les voix de leurs compatriotes pour le futur scrutin leur tournent-ils le dos ? Comment est-ce que nous allons gérer le pays d’ici demain si nous ne pensons pas déjà à préoccuper les centrafricaines et les centrafricains qui souffrent d’une extrême pauvreté? Loin d’être chauvin ou xénophobe ! D’ailleurs, je suis panafricaniste. Je me souviens, pour réfectionner l’ex primature centrafricaine, un candidat à la présidentielle en préparation avait préféré faire appel à une entreprise d’un pays voisin que je me taise de citer la nationalité, comme s’il n’existait pas d’entreprise en Centrafrique qui pourrait faire le travail de réfection de la peinture et de carrelage. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Je considère cela comme de l’argent jeté à la fenêtre. C’était à l’époque du régime président Patassé. Et aussi, faut-il le relever, durant dix ans de règne du président Bozizé, beaucoup des marchés publics étaient au profit des hommes d’affaires tchadiens qui le prenaient en otage à la présidence de la République. A quand alors, les leaders politiques centrafricains prendront-ils conscience de ces réalités malheureuses et vont se démarquer pour se mettre résolument au service de leurs compatriotes pour améliorer leurs conditions de vie et faire avancer le pays dans la même vision du président fondateur de la République Barthélemy BOGANDA qui a voulu le faire, à travers les cinq verbes du MESAN qui sont : nourrir, soigner, loger, vêtir et instruire?…

En tout cas, concernant les futures élections présidentielles, il serait mieux de laisser les candidats libres dans l’exercice de leur programme de candidat à la présidentielle que de leur mettre les bâtons dans les roues pour nuire alors que le véritable problème se trouve ailleurs. La détermination sera faite lors des campagnes électorales de l’année en cours. Les centrafricains auront le dernier mot et la dernière décision de choisir leur futur président. En attendant, la justice doit faire son travail et dire rien que le droit dans cette affaire de roublardise dont la source est bel et bien hors de notre territoire national.

Bangui, Pierre INZA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE GENERAL AROUN MAHAMAT DE L’EX SELEKA SOUS LES VERROUX DE LA JU DEPUIS LE 8 AVRIL

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(Corbeau News Centrafrique)

SELEKA

 

LE GENERAL AROUN MAHAMAT DE L’EX SELEKA SOUS LES VERROUX DE LA JU DEPUIS LE 8 AVRIL

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 13-04-2015

 

En fuite pour Bambari, cet officier auto-proclamé général de l’ex séléka Aroun MAhamat a été arrêté le matin du 8 avril au BARC. Il était en compagnie de six autres personnes. Un fusil d’assaut de marque AK47 et beaucoup d’autres effets militaires ont été retrouvés sur eux.
« Quelque soit la durée de la nuit le soleil finit toujours par apparaitre ». Cet adage est très connu des centrafricain. C’est ce qui arrive au compte-goutte, semaine après semaine aux seigneurs de guerre en Centrafrique. Un véhicule L200 de couleur verte chargé avec beaucoup de bagages bâchés où l’on peut voir trainer des matelas. C’est dans cette embarcation que le général séléka Aroum Mahamat a été appréhendé le matin du 8 avril. Celui que beaucoup de gendarmes identifient comme le pyromane de la ville de Bouca, est tombé dans leurs filets. Ils l’ont surtout reconnu grâce à sa célébrité au temps de gloire des éléments sans foi, ni loi des séléka, étant celui qui a mis le feu à la gendarmerie de cette ville. Malgré la fausse identité collée sur le véhicule au nom de CONVOI SECURISE DE LA Minusca, les dieux de l’esquive n’étaient pas avec lui.
Selon les sources proches de la gendarmerie nationale, le fameux général a été arrêté avec six de ses complices. Une AK 47 avec des munitions, des jumelles, des tenus combats, deux bérets, des rangers, des téléphones portables dont un turaya, deux ordinateurs portables et une clef USB sont les effets qui ont été retrouvés dans le véhicule. Les sept hommes dont un certain Babanani, suspecté d’être l’un des auteurs de l’attentat à l’Eglise Notre dame de Fatima, le 28 mai 2014, fait partie des appréhendés. Ils sont tous maintenus à la Section de Recherche et d’Investigation, SRI, pour des enquêtes. L’officier en charge du dossier, leur colle déjà le chef d’accusation de l’association de malfaiteurs et détention illégale d’arme de guerre et effets militaires.

« Le dossier est entrain de suivre son cours », nous a confié un officier de la gendarmerie. Après les arrestations du Tout puissant général auto-proclamé des anti-balaka, Chocolat des anti-balaka ou Ousmane Mahamat Ousmane de séléka, la liste est loin de finir. Il existe encore des faiseurs du beau temps et de la pluie qui déambulent dans les quartiers et villes. Sans justice, il n’y aura pas de pardon et réconciliation véritable en Centrafrique. Beaucoup de villages ont été brulés sans que leurs auteurs poursuivis. Il en est de même pour les pertes en vie humaine et en bien meuble et immeuble.
Les ex Séléka aussi bien que les Antibalaka ont une pluralité de violations de droit de l’homme sur les paisibles populations civiles. Thémis, la dame justice a les yeux enturbannés, elle ne fait pas de discrimination, elle dit la justice, sans parti pris. « Ces arrestations ne font que commencer », dit l’homme de la rue. De l’opinion nationale, on remarque une soif inimaginable de la justice et de la réparation des préjudices commis.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique : La corruption, un mal du Ministère des Affaires Etrangères

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(Corbeau News Centrafrique), 13-04-2015

MINISTER

 

Centrafrique : La corruption, un mal du Ministère des Affaires Etrangères

Bangui, (E.B ), 12-04-2015

Le haut niveau de corruption dans l’administration Centrafricaine dans son ensemble reste une spécificité pour le Ministère des Affaires Etrangères malgré les pressions internationales et de nombreux plans ou lois de lutte contre la corruption, la pratique reste une constante dans la vie de tous les jours.
Depuis 2008, le Gouvernement Centrafricain a mis en place le comité national de lutte contre la corruption, organe chargé d’élaborer la politique nationale de lutte contre la corruption. Cet organe travaille sous la tutelle de la primature tarde à être opérationnel.
Plusieurs diplomates ont reconnu avoir versé au moins un pot-de-vin avant d’être nommé et qu’ils doivent partager leur salaire avec le Ministre et certains Membres de son cabinet.
Les manœuvres par-ci par-là, les cadeaux et dons reçu par le Ministre des Affaires Etrangères et certains membres de son cabinet témoigne à suffisance de cette mauvaise pratique qui n’honore guère notre Pays. Le Ministre Kongo Doudou Toussaint tient absolument à faire un mouvement dans toutes les Ambassades alors que les diplomates qui ont été relevés sous les régimes, Bozizé et Djotodia n’ont pas encore reçu leurs titres de rapatriement.
La priorité du Gouvernement, selon ce dernier, c’est seulement de faire le mouvement du personnel dans les Ambassades, mais avec quels moyens ?
On se souvient que certaines Ambassades ont été fermées pour impayés de loyers et d’autres diplomates ont trouvé la mort par faute de soins appropriés et manque de prise en charge médicale.
Selon un cadre des Affaires Etrangères, plusieurs proches du Ministre Kongo Doudou Toussaint font partie du Mouvement en cours, qui ignore complètement que le diplomate est l’image de la République Centrafricaine et que si l’on doit nommer quelqu’un parce qu’il est parent au Ministre ou parce qu’il a donné une enveloppe, la crise Centrafricaine ne finira jamais.
Les qualités à présenter pour faire carrière en tant que diplomate sont nombreuses : sens de la conciliation, langues, connaissances politiques, juridiques et économiques sont indispensables.
Il est grand temps que le Ministre des Affaires Etrangères pense à améliorer les conditions de vie des Diplomates et Cadres du Ministère au lieu de chercher à placer ses proches ou clients.

Bangui, Eric BEMCOM 

 

 

Centrafrique: Election Miss-Cemac : La centrafricaine Flora Ngahally, élue 2ème Dauphine

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(Corbeau News Centrafrique)

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Election Miss-Cemac : La centrafricaine Flora Ngahally, élue 2ème Dauphine

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 13 -04-2015

 

Le 11 avril dernier, la Miss-Centrafrique pour la paix 2015, Flora Habiba Ngahally a participé au concours Miss-Cemac à Ndjamena au Tchad où l’ambassadrice centrafricaine a été élue deuxième Dauphine après la Gabonaise et la Tchadienne Elise Dekosse, respectivement Miss et 1ère Dauphine. Cette fois, la République centrafricaine a fait parler d’elle en positive au-delà des frontières, mais non pas de sa guerre ou de sa crise.
« J’aime mon pays la RCA, c’est pour cela que j’ai postulé pour être élue Miss-Centrafrique aujourd’hui. Je vais, de par ma beauté extérieure et intérieure, présenter un autre visage de la République centrafricaine, pas celui que l’on connait avec les guerres, de la haine, de la division ; mais plutôt, une République centrafricaine forte en espérance vers la paix durable et le développement. » a-t-elle a déclaré mercredi 25 mars dernier, Flora Habiba, lors de sa toute première conférence de presse avant son départ pour Ndjamena. « Pour cela, […] j’irai défendre les couleurs de notre pays à Ndjamena au Tchad lors d’un concours de Miss-CEMAC […] et je reste confiante de remporter un prix. » avait-elle promis à cette même occasion.
Joignant parole à l’acte, l’ambassadrice de la beauté centrafricaine a tout donné pour honorer son pays en hissant haut le drapeau de la RCA et faisant entonner l’hymne nationale ‘’La Renaissance’’ du haut de la tribune de la beauté sous-régionale à Ndjamena. La centrafricaine a donc, remporté le troisième prix de ce concours Miss-Cemac parmi ses sœurs du Congo, de la Guinée Equatoriale, du Tchad, du Cameroun et du Gabon.
Rappelons que depuis sa nomination le 21 mars dernier, Flora Habiba ne cesse de ménager aucun effort, pour faire briller l’esprit de la paix et de la cohésion sociale en RCA. C’est pour cela que le jour du ‘’Jeudi saint’’ dernier, elle a accompagné l’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga à la prison centrale de Ngaragba où 31 prisonniers ont été baptisés, histoire de soutenir moralement les locataires de l’ ‘’université de Ngaragba’’ dans l’optique justement de la paix.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Décision de désignation N° 021/2015

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(Corbeau News Centrafrique), 13-04-2015

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

 

Décision de désignation N° 021/2015

Vu la loi du 1er Juillet 1901,

Vu le statut et le règlement intérieur,

Vu la Décision d’enregistrement dudit Collectif au Journal officiel en date de Juin 2012,

Vu la proposition de désignation d’un Conseiller Juridique et Conseil du Collectif adoptée en unanimité,

Le Bureau Exécutif du collectif « Touche pas à ma Constitution » décide ce qui suit :

Article1er: Maître Symphorien BALEMBY est désigné en qualité de conseiller Juridique et Conseil du Collectif.

Article 2 : La présente décision prend effet à compter de la date de sa signature et sera publiée partout où besoin sera.

Fait à Paris, 07. 04. 2O15

Le Coordonnateur Général du Bureau Exécutif.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

Ampliations :

-Le Bureau Exécutif,

-L’intéressé,

-La Presse.

Centrafrique: Caporal Nazrul Islam, un casque bleu Bangladais, mort dans un accident de circulation à Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

MUNISCA

 

 

Caporal Nazrul Islam, un casque bleu Bangladais, mort dans un accident de circulation à Bangui

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 12-04-2014

 

Le Caporal Nazrul Islam du contingent Bangladais de la Minusca, âgé de 32 ans a péri le jeudi 9 avril 2015, dans un accident de circulation survenue à Boali, à 90 km au nord de Bangui. La confirmation de l’accident a été faite vendredi 10 avril, soir par la Minusca. « Un Casque bleu du contingent bangladais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), le Caporal Nazrul Islam, est décédé le jeudi 9 avril 2015, suite à un accident de la circulation survenu à Boali, Préfecture d’Ombella-M’Poko, à 90 km de Bangui. » peut-on lire dans le communiqué.
Outre le décès du caporal Nazrul, l’accident a également fait douze blessés dont trois autres se trouvant dans un état critique.
Le caporal Nazrul devient ainsi que sixième casque bleu à avoir trouvé la mort en RCA depuis le déploiement de la Minusca, le 15 septembre 2014.
La confirmation de la mort du caporal bangladais est intervenue le même jour où plus au Centre du pays, à Kaga Bandoro, des centaines de manifestants civils ont tenté d’investir la base de la Minusca de la localité. La tentative des Casques bleus de disperser les manifestants a fait un mort parmi la population. Les manifestants entendent ainsi protester contre l’inaction des Casques bleus face aux attaques des

peulhs musulmans armés sur la population chrétienne de la localité. Le porte-parole de la Minusca, Hamadoun Touré qui s’est prononcé sur cet incident sur ‘’Guira FM’’ la radio de la Minusca balaie du revers de la main, toute accusation de partialité et informe de l’ouverture d’une enquête en vue de déterminer les circonstances de la mort de ce manifestant.

Bangui, Fred KROCK P CNC

Centrafrique: Mahamat Kamoun ouvre des consultations à la base pour les groupes armés

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( Corbeau News Centrafrique )

Le Nouveau Premier Ministre Centrafricain Mahamat Kamoun

 

Mahamat Kamoun ouvre des consultations à la base pour les groupes armés

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 12-04-2015

Le Premier ministre Mahamat Kamoun, en présence du Général Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la Minusca, a procédé, ce vendredi 10 avril 2015, au Stade du Complexe Barthélemy Boganda à Bangui, à l’ouverture d’une concertation des groupes armés signataires de l’accord de cessation des hostilités. Les discussions proprement dites qui auront lieu du lundi à samedi prochain, visent à recueillir les propositions des groupes armés relatives au programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants), lesquelles propositions seront soumises au forum de Bangui prévu du 27 avril au 4 mai prochain.
Il s’agit d’une suite logique des engagements pris par ces groupes, le 23 juillet 2014, à Brazzaville comme l’a rappelé le Premier ministre, Chef du gouvernement : « Les centrafricains ont fait le choix de poursuivre les discussions à Bangui, afin de sortir définitivement notre pays de cette crise. Pour vous permettre d’appréhender la quintessence de ces documents, il convient de faire référence aux différentes résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui demandent aux autorités centrafricaines de la transition de faire accepter l’esprit d’une approche commune et de nature fondatrice, afin de permettre de mettre sur pied les Forces de défense et de sécurité intérieures professionnelles, représentatives et équilibrées. »
Au total, cent leaders politico-militaires ont répondu à l’appel des autorités de la transition et de la communauté internationale. C’est pourquoi, le Premier ministre a qualifié de cette rencontre de ‘’rendez-vous de la maturité’’ où les groupes armés doivent faire preuve de volonté de tourner la page sombre de l’histoire de la RCA : « En réalité, nous devons profiter de cette discussion pour aplanir nos divergences. Non seulement un véritable engagement entre le gouvernement de transition et les groupes armés, mais aussi un rendez-vous de plus de cent leaders avec la communauté internationale. L’occasion nous est donné de montrer notre maturité et l’image d’un pays résolument engagé dans le processus de consolidation de la paix. »
Gl Babacar Gaye, pour sa part, a rappelé aux groupes armés que le désarmement et la paix demeurent le passage obligé clairement identifié par le peuple centrafricain tout entier, à l’occasion des consultations populaires à la base : « Aux groupes armés, je crois que lors des consultations populaires à la base, le peuple vous a parlés, il attend de vous qu’une simple chose : le désarmement et la paix. Pour ceux des groupes armés qui n’ont pas encore répondu à l’appel et qui ont quelques inquiétudes et questionnements, je leur dis qu’il n’y a qu’un seul chemin pour sortir de cette situation, c’est le désarmement et la paix. »
Le Colonel Laurent Djim-Wei de l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) a affirmé que cette concertation est l’occasion tant souhaitée. « Il y a un certain nombre de choses que nous ne pouvons pas déballer au forum. C’est pourquoi ces discussions nous permettront de débattre au fond des raisons qui ont poussé les uns et les autres à recourir aux armes. Nous sommes condamnés à nous entendre autour de l’essentiel, même si certaines entités ont des agendas cachés, c’est l’occasion à jamais de les soumettre au débat, car il n’y a rien de non-négociable en matière de la recherche de la paix. La communauté internationale sera présente, les officiers généraux des FACA (Forces armées centrafricaines) également seront là pour écouter tout le monde, entité par entité. »
Rappelons que les sept groupes armés concernés sont, la Séléka, les Anti-balaka, l’APRD, le R-J (Révolution justice), le FDPC (Front démocratique du peuple centrafricaine), le MLCJ (Mouvement de libération centrafricain et la justice), UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement).

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Bangui: Communique de Presse d Mouvement Révolutionnaire de Patriote Musulmans Centrafricains (MRPMC)

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 12-04-2015

FORUME 1

 

 

Communique de Presse d Mouvement Révolutionnaire de Patriote Musulmans Centrafricains (MRPMC)

Communiquer: N 003/15/CN/MRPMC

 

Coordination  de Mouvement Révolutionnaire de Patriote Musulmans Centrafricains (MRPMC) conteste fermement la désignation des Membres du Comité Technique d’Organisation du Forum National de Bangui, de la Création du Comité Technique d’organisation et du Présidium du Forum National de Bangui prévu du 24 avril au 4 Mai 2015.
Alors,le problème est ? Pourquoi est-il si difficile aujourd’hui de parler de forum à Bangui, sujet devenu tabou ? Pourquoi certains de nos patriotes ne se sentent-ils plus chez eux ? Pourquoi est-on dorénavant abreuvé sans cesse de termes comme laïcité ou vivre-ensemble qui n’avaient jusqu’à récemment pas besoin d’être évoqués tant ces principes étaient vécus par les patriotes presque sans le savoir, comme la Présidente faisait de la discrimination prose sans le savoir ? Leur usage répétitif et intempestif ne constitue-t-il pas, en fait, un aveu de reconnaissance d’un véritable problème qui se pose aujourd’hui pour l’unité de la nation ?
Cela conduit inévitablement à des situations non seulement insupportables et mal vécues par nos patriotes mais qui deviennent dangereuses pour l’avenir.
Nos gouvernements n’ont, depuis, toujours rien changé, fermant les yeux sur un sujet pourtant capital pour l’avenir de la nation. Il n’est tout de même pas difficile de comprendre  que sous les coups de boutoir d’une radicalisation des esprits d’une partie de cette discrimination nous courrons au devant de lendemains douloureux car nos culture n’est pas celle de notre conception de la liberté, de la dignité d’égalité et du respect de la personne humaine et de la distinction des pouvoirs. Des valeurs universelles léguées par notre civilisation, celles de nos racines. Cela permet ainsi de mettre en évidence le fossé qui existe entre les valeurs que porte et promeut la RCA et celles revendiquées par une partie de plus en plus importante de ceux qui se réclament nos patriotes et de mieux comprendre leurs réactions de nos droit que vous considérez à tort comme un repli sur soi, un rejet de l’autre qui serait marqué par  un sentiment de dépossession , entretenu avec malignité . Nos patriotes sont simplement marginalisés  et consternés devant un tel acte.
Car il faut également écouter certains responsables de nos patriotes, religieux musulmans, sur notre droit de liberté, qui ne sont d’ailleurs nullement inquiétés par les pouvoirs publics : mais celle de communauté est très importante, car reconnaître une communauté, c’est reconnaître tout sont discrimination. Nous travaillons à ce que notre communauté soit reconnue par la République Centrafricains. Alors, nous pourrons constituer une communauté, appuyée sur  lois que nous avons en commun en République Centrafricains, et ensuite appliquer nos droit à notre communauté , L’assimilation suppose que nos patriotes  se fondent à terme dans la population.
Le Coordination de (MRPMC)  affirme que  MRPMC  consiste à rendre possible ce qui est nécessaire. Et ce qui est nécessaire aujourd’hui c’est la refondation urgente de nos patriotes  sur la discrimination au sein de gouvernement  et l’application ferme de notre droit.
Il faut bien que vous compreniez que l’instauration d’un tel droit mènerait à l’émergence d’une société culturelle qui ne pourra que se déchirer car conduisant vers le droit chemin de notre pays et non, à terme, vers la guerre civile.
Car en adoptant une telle mesure, à un moment où l’intégration ne fonctionne plus sous l’effet du nombre, il n’est pas difficile de comprendre que des groupes de pression se mettront inévitablement en place pour chercher à imposer encore plus leurs revendications. Comment ne pas comprendre que nos valeurs, nos principes de vie, nos relations seront profondément affectées si nos patriotes non pas  leur mot à dire sur leur droit quotidienne? Il semble que le bon sens ne soit pas une qualité répandue chez nos responsables politiques. Pourtant, l’une des tâches nobles du politique est de maintenir et entretenir l’unité de la Nation laquelle ne peut exister qu’à la condition que nos patriotes possèdent un minimum de cohérence interne. Il serait donc temps non seulement de cesser d’accepter mais de revenir sur cette multitude  sans fin imposés en fait à la société centrafricains alors que c’est à celui qui est accueilli de s’adapter à sa nouvelle vie et non pas à celui qui le reçoit. Car en acceptant ces dérives, nos responsables politiques encouragent la surenchère avec des revendications inacceptables et insupportables qui ont conduit, entre autres  c’est tout de même condition  à introduire des méthodes de guerre civile, insécurité, braquage etc… contraires à nos patriotes et aux principes d’une société civilisée, ou à ce que nos droit ne soient pas appliquées partout car non acceptées par certains qui vise leur intérêt personnel .
C’est ainsi qu’une crise identitaire, nationaliste  est imposée à nos patriotes, car c’est bien de cela dont il s’agit. Elle n’aurait jamais dû se produire si nos responsables politiques avaient œuvré, depuis des années, pour le bien commun et dans l’intérêt de la Nation. Et le bon sens voudrait que l’on rappelle ou que l’on apprenne à cette discrimination dans laquelle elle vivait notre pays est en grande partie la conséquence de sa culture fermée à la connaissance et au progrès. La suite logique est que le gouvernement  doit en prendre conscience et décider de s’intégrer nos patriotes, qui l’a accueillie et qui lui offre des conditions de vie de leur droit enfin décentes. Elle doit se fondre dans la masse, comme d’autres l’ont fait, pour réussir leur droit, leur liberté et nouvelle vie pour donner à nos enfants des nouvelles  vie perspectives de réussite dans une nouvelle culture qu’elle doit progressivement adopter pour y inscrire sa descendance.

Et celui qui refuse ce pacte, n’a pas sa place chez nous. Le problème que pose cette discrimination n’est pas tant le pays d’origine que la culture qui la réunit. Cette dernière est modelée pour les centrafricains qui est, il faut bien l’admettre, incompatible avec nos patriotes démocratiquement. D’ailleurs, cette discrimination et même nos enfants nés en RCA  et appelés  étrangers, restent viscéralement très attachés à la nationalité du pays et à leur religion à laquelle ils font allégeance pour la plupart. Et les premiers résultats d’une telle politique  menée par l’Éducation nationale se sont concrétisés avec les émeutes que le pays a connues cette crise. Elles se reproduiront. Une dizaine d’années plus tard, si les choses ne sont pas arranger que s’aggravées Cela ne doit-il pas interpeller nos responsables politiques et nos gouvernement pour  les amener à  tirer les conséquences en révisant leur vision idy
llique et angélique de cette pays  qui risque de tourner au cauchemar ? Gouvernement, n’est-ce pas prévoir ?
Il est vrai que dans notre pays, depuis plusieurs années, la bienpensante et le politiquement correct règnent dans la tête de la plupart de nos responsables politiques ainsi qu’au sein d’une grande partie de nos médias incapables de traiter les faits avec objectivité mais en revanche  à se comporter en Conseille à la présidence qui  se prend comme chef de cette Transition  , procureurs et en juges à l’égard de ceux qui tentent d’alerter sur les dangers qui guettent notre pays en sonnant d’urgence. Le cas de nos patriotes arrestations arbitraires et nos accès de circulation de nos patriotes à l’intérieur du pays ?
Dans un décret signé et diffusé à la radio nationale, la Cheffe de l’État de Transition, Catherine SAMBA PANZA et le Chef du Gouvernement de Transition MAHAMAT  KAMOUN ont mis en place les organes techniques et administratifs de l’organisation du prochain Forum National de Bangui.
– Que nos patriotes  se sont sentis exclus à la Gestion de la RCA et aux organes techniques et administratifs de l’organisation du prochain Forum National de Bangui, malgré l’existence d’un premier ministère du gouvernement de Transition qui n’a pas pue faire sont travail de l’ordre.
Coordination  de (MRPMC) imposes au gouvernement que ces patriotes doit participer à la gestion de la RCA, et nous disons non à la discrimination.
Coordination  de (MRPMC)  lance un appelle à la communauté national et internationale, et au médiateur  messages claire, que la question de sécurité, la liberté et l’égalité reste tabou en RCA et que nous demandons la protection de  certaines des associations nos patriotes  qui doivent circuler à Bangui et en province pour comprendre vœux et désire de nos patriote qui sont en urgence  à Boda, Bouar, Carnot, Berberati  à Bangui et au Nord Ouest de Centrafrique: que leur  vœux n’ont pas été exaucés. Malgré la réticence d’une partie de la population.
Coordination de (MRPMC) félicite mémorandum des Conseillers Nationaux des Musulmans Centrafricains
Coordination  de (MRPMC) lance un appelle à la jeunesse,homme,femme que  le moment est venu pour ceux patriote de faire leur devoir  de communauté pour défendre leur dignité, et leur honneur, avec dit-on, la bénédiction des nos patriotes  centrafricains intérieur et extérieur.
MRPMC défend tout ces patriotes et les soutenir pour leur droit de la liberté, l’égalité, paix, et la justice.

Vive la RCA, Vive la Paix, Vive nos Patriotes et Vive MRPMC

Fait le 11 Avril 2015

Par le Coordonnateur par Intérim de MRPMC

           DJAZIM MAHAMAT

 

 

CENTRAFRIQUE: MSF SUSPEND UNE PARTIE DE SES ACTIVITÉS À KABO SUITE AU BRAQUAGE SUR SON BUREAU LOCAL

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MSF SUSPEND UNE PARTIE DE SES ACTIVITÉS À KABO SUITE AU BRAQUAGE SUR SON BUREAU LOCAL

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 11-04-2015.

 

L’organisation humanitaire internationale d’aide médicale , MSF, suspend une partie de ses activités à Kabo après un assaut contre ses installations par des individus armés assimilés aux éléments ex seleka présents dans la ville. Le Médecins Sans Frontières (MSF) a retiré une partie de son équipe tout en suspendant partiellement ses activités menées au sein de l’hôpital de Kabo, une localité située dans le nord de la République centrafricaine, à environ 350 km de Bangui la capitale.

Dans un communiqué de presse envoyé à Corbeau News, MSF déclare qu’elle réduit considérablement son service dans la ville de Kabo. La suspension partielle de ses activités vient après le violent assaut subi, ce 01 avril 2015, dans les installations qui servent de bureau et de logement à son équipe internationale dans la ville.

Cette agression contre la communauté humanitaire implique, selon le communiqué, un sérieux obstacle pour l’activité de MSF en faveur de la population de la zone, où près de 50 000 personnes vivent sans aucun autre agent pour leur apporter une assistance sanitaire. En tant qu’organisation médicale internationale indépendante, MSF a pour unique objectif de répondre, lit-on dans le communiqué, aux besoins médicaux et humanitaires des

populations à qui elle propose son aide.

« Ce type d’incidents est un symptôme de plus, révélateur du climat de violence dont souffre la RCA. Sans sécurité, nous ne pouvons assurer nos activités et cela met en péril l’assistance sanitaire dont dépendent des milliers de personnes dans le pays », a expliqué la coordinatrice de MSF dans le pays, Laurence de Barros.

Lors de l’épisode de mercredi, deux éléments armés assimilés aux ex seleka actifs dans la ville ont profité de la forte pluie qui tombait en fin de journée pour assaillir violemment le complexe de MSF, prenant ensuite la fuite avec divers objets de valeur. Plusieurs membres étrangers de la mission ont été évacués vers la capitale et il a fallu restreindre certaines activités médicales de l’hôpital jusqu’à ce que la situation soit rétablie et que MSF ait des garanties quant à la sécurité de ses installations, patients et équipes de travail. Les soins pédiatriques et les urgences de l’hôpital et des centres de santé de la périphérie de Kabo ont été maintenus.

MSF lance un appel à toutes les parties prenant part au conflit en RCA afin qu’elles respectent les civils et le personnel sanitaire et humanitaire tant centrafricain qu’international. Après l’incident, les membres de l’organisation se sont mis en contact avec des représentants des acteurs armés et des autorités civiles de la ville pour réitérer le besoin de la communauté humanitaire d’être respectée afin de protéger la population et de préserver de

son accès aux soins médicaux de base, indique le communiqué.

En réponse à l’assaut, les dirigeants communautaires ont organisé, mardi dernier, une manifestation contre l’agression à l’encontre de MSF ainsi qu’une journée de fermeture des commerces. Plus de 500 personnes originaires de Kabo et de ses environs sont sorties dans les rues de la ville, avec en tête de cortège le maire et plusieurs délégués de la communauté.

L’attaque de la semaine dernière fait suite à l’assaut armé survenu quelques jours auparavant contre un véhicule de MSF aux alentours de Kabo, alors qu’il rentrait d’une visite à un centre de santé.

« Des attaques comme celle-ci se répercutent sur une population qui vit déjà dans une situation très précaire et qui est victime de la violence depuis de nombreuses années », a ajouté la Coordinatrice.

Le nord de la RCA réunit toutes les maladies fréquemment constatées en RCA, comme la malaria, les infections respiratoires et les conjonctivites, et des milliers de patients de la région dépendent de l’intervention de MSF pour pouvoir obtenir un diagnostic et un traitement de leurs pathologies.

MSF travaille en République centrafricaine depuis 1997 et compte plus de 300 travailleurs internationaux et plus

de 2 000 travailleurs centrafricains sur place. Depuis décembre 2013, MSF a doublé son niveau d’assistance médicale en réponse à la crise et développe actuellement près de 20 projets, dont certains se destinent aux réfugiés centrafricains présents dans les pays voisins comme le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo.

MSF développe des activités à Kabo depuis 2006 et, l’année dernière, elle a prêté assistance à 46 000 personnes dans cette ville, souvent pour des consultations liées à la malaria.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: UN MORT ET UNE DIZAINE DE BLESSÉS DANS UNE VIOLENTE MANIFESTATION CONTRE LA MINUSCA À KAGA-BANDORO

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(Corbeau News Centrafrique)

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UN MORT ET UNE DIZAINE DE BLESSÉS DANS UNE VIOLENTE MANIFESTATION CONTRE LA Minusca À KAGA-BANDORO

Bangui, Corbeau  News Centrafrique, 11-04-2015.

La ville de Kaga-Bandoro, une localité située à 342 km de Bangui la capitale, a été ce matin, le théâtre d’une violente manifestation contre le Camp des Casques bleus de la MINUSCA dans la localité. Une manifestation au cours de laquelle, on déplore la mort d’au moins une personne et d’une dizaine de blessées selon les autorités locales.

Dans la matinée du vendredi 10 avril 2015, des manifestants estimés entre 300 et 400 personnes, se sont attaqués au camp de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à Kaga-Bandoro, Nana-Gribizi, à 342 km de Bangui.

Le préfet, de Kaga-Bandoro, Gaston Yendemo joint au téléphone parle d’ « un mort et d’une dizaine de blessés dont un casque bleu pakistanais». ll précise qu’il s’agit de la mort d’un civile et que les blessés ont été déposés à l’hôpital de la ville pour des soins appropriés.

Selon plusieurs témoins de l’évènement contactés ce matin, les habitations de Kaga-bandoro ont manifesté ce matin dans la ville pour dénoncer l’inaction des casques bleus face aux exactions commises régulièrement par les éleveurs peuhls.

« Les manifestants ont pris d’assaut l’aérodrome de la ville. Pour les déloger, les casques bleus pakistanais ont fait usage de gaz lacrymogènes et d’armes à feu » a dit le préfet.

Dans une communiqué en réaction à cet évènement, la MINUSCA a fait savoir que les Casques bleus ont tenté de contenir la foule qui voulait forcer la barrière de l’entrée du camp en y mettant le feu. Au cours de ces incidents, des manifestants, munis d’armes blanches, ont jeté des projectiles sur les soldats de la MINUSCA, blessant plusieurs d’entre eux dont certains grièvement. Face à l’ampleur de l’attaque, les Casques bleus ont dû réagir par des tirs de sommation. On déplore un mort et plusieurs blessés du côté des assaillants, selon le communiqué.

La MINUSCA, par ce communiqué, déplore vivement ces incidents et a décidé d’ouvrir immédiatement une enquête pour déterminer les circonstances exactes dans lesquelles un Centrafricain a trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessés. Elle présente ses condoléances à la famille du défunt et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

En cette période de transhumance marquée par des tensions communautaires dans la préfecture de la Nana-Gribizi, la MINUSCA tient à réaffirmer son engagement au service des populations en vue de contribuer à calmer

la situation, lit-on dans ce même communiqué.

Par ailleurs, un autre communiqué de la minusca publié dans la journée révèle la mort d’un casque bleu bangladais dans un accident de circulation qui s’est produit sur la route de Boali (95 km de Bangui) et qui a fait aussi 12 blessés dont « trois dans un état critique ».

C’est la seconde attaque contre la MINUSCA en une semaine dans une ville où les relations ont toujours été cordiales avec les populations.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC.

Centrafrique: J’attire l’attention des forces vives de la nation

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(Corbeau News Centrafrique)

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J’attire l’attention des forces vives de la nation

Corbeau News Centrafrique 04-10-2015.

L’incident politico-culturel qui fait actuellement la une des médias centrafricains et fait couler la salive me révolte et interpelle la conscience de tous les acteurs de la vie politique socioéconomique et culturelle. Donc, personne n’est exclu de cette interpellation de conscience, de morale et d’éthique et voire professionnelle puisque cela vise tous les corps professionnels et la masse populaire centrafricaine sollicitée pour accomplir le devoir citoyen par l’opération du prochain scrutin. Les politiques ou les non politiques qui jouent au sourd quand j’évoque la problématique BOGANDA me donnent raison sur ce point. Nul ne me contredira parce que le pays a besoin d’un homme modèle et exemplaire pour mobiliser la masse populaire à se remettre résolument au travail et rien que par le travail, sans moralité douteuse et avec une bonne dose de conscience patriotique et professionnelle.
Le président fondateur de la République, Barthélemy BOGANDA, a été un homme modèle et restera pour nous les centrafricains et les africains un personnage modèle du moment où les autres africains du continent, particulièrement des intellectuels qui voudraient bien écrire sur lui mais qui sont encore dans des recherches pour savoir la vérité sur sa disparition. Je citerai le sénégalais Cheikh Abdou Abass DIOP, philosophe et mathématicien qui m’a fait l’honneur d’offrir un de ses ouvrages intitulé « DE LA TERANGA POUR MODOU » lors de la présentation de son livre au Centre Culturel Daniel BROITTIER de l’Université Catholique qui accueille de grandes conférences à Dakar, le 08 avril 2015. Car, pour ces compatriotes du continent noir, c’est un révolutionnaire hors pair à suivre comme le savant Cheikh ANTA DIOP pour construire des États africains forts, sur la base de nos cultures. Vous conviendrez avec moi que notre héros national a naturellement toutes les qualités d’un Chef d’État qu’il nous faut. C’est pourquoi j’interpelle les centrafricaines et les centrafricains et j’attire leur attention sur la qualité du candidat qu’il faut adhérer à ses idéaux et aller voter le moment venu.
L’incident politico-culturel de l’UNDP du président candidat Michel AMINE à la présidentielle de juin 2015, arrêté pour faux et usage de faux et détenu dans les locaux du commissariat pour enquêtes donne à réfléchir et interpelle bien entendu les membres des institutions telles que la Cour Constitutionnelle et ceux de l’A.N.E. Sur ce, je me permet de rappeler aux uns et aux autres la rocambolesque aventure politico-économique de 300 milliards de fcfa que nous avions vécu en Centrafrique, relative à l’île de singe rebaptisée cité « LUMIERE KNK» que l’ancien président François Bozizé et le député Aoudou Paco ont mené avec les soi-disant les richissimes hommes d’affaires koweitiens ou saoudiens je ne sais, pour rouler le peuple centrafricain dans la farine. C’est là que je me demande, quel type d’homme politique est Monsieur Michel AMINE et pourquoi avoir un passeport afghan ? Être détenteur d’un troisième passeport de la nationalité camerounaise dit peu. Puisque nous sommes tous de la sous-région d’Afrique centrale et plus tard, à ce que je crois, nous arriverons à réaliser les États-Unis d’Afrique avec le Cameroun et bien d’autres pays voisins et du continent. Mais la question est de savoir, quelle mouche a piqué Michel AMINE, un candidat dit de taille, pour se permettre d’être détenteur d’un passeport de nationalité afghane ? Est-il membre d’un réseau d’Al-Qaïda en Centrafrique ou est-il en train de procéder aux opérations du blanchiment d’argent sale ? A–t-il pactisé aux extrémistes ? Autant de questions qui remettent en doute la candidature de ce compatriote que d’aucuns croient être l’homme qui doit faire partie de la nouvelle classe politique centrafricaine.
Comme disait l’ancien président de la République, feu Ange-Félix Patassé, le mensonge court très vite et la vérité finit par l’attraper. D’autres questionnements se posent sur le sort des militantes et militants de l’UNDP si Michel AMINE n’arrive pas à sortir de cet imbroglio. Seront-ils capables de prendre la direction du navire jusqu’au bon port ? Auront-ils accès à la caisse du parti que Michel AMINE seul détenait ? Y’a-t-il dans ce parti politique nouvellement créé un homme de sa carrure ? Voilà un faux démarrage qui remet en cause l’avenir d’une formation politique en Centrafrique et de ses militants.
(affaire à suivre…)
Bangui, Pierre INZA Pour CNC

Centrafrique: Attention ! L’épidémie de rougeole ravage à Nzacko (Mbomou)

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(Corbeau News Centrafrique)

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Attention ! L’épidémie de rougeole ravage à Nzacko (Mbomou)

Corbeau News Centrafrique 10-04-2015.

 

La confirmation de la déclaration de l’épidémie de rougeole dans la ville de Nzacko a été faite par Dr Jean Paul Fongbia, Directeur de l’hôpital régional de Bangassous dans une interview accordée à Corbeaunew.Centrafrique le 2 avril dernier depuis Bangassou. Au-delà de cette confirmation, Dr Jean Paul a dressé le tableau de la situation sanitaire, non seulement au sein de l’hôpital régional, mais aussi il a relevé les défis majeurs de la santé dans tout le Mbomou.
Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : Dr Jean Paul, Bonjour ! Pouvons-nous dire que l’hôpital régional de Bangassou se porte bien à ce jour ?

Dr Jean Paul Fongbia (JPF) : A mon arrivée, j’ai trouvé un hôpital déjà fonctionnel, puisque appuyé par nos partenaires de MSF-Espagne (Médecins sans frontières). L’hôpital fonctionne bien. Seulement, quelques soucis exprimés concernent le manque criant du personnel qualifiés. Et ce problème, à mon avis tient seulement du d’intégration, puisqu’il y a beaucoup de personnel de santé qualifié qui sont là et n’attendent qu’à être intégrés. Vous ne pouvez pas imaginer que pour cet hôpital qui est une grande structure, il n’y a qu’un seul médecin.

CNC : Vous vous plaignez pour le manque de personnel de santé qualifié, alors que vous avez affirmé que l’hôpital fonctionne bien…
JPF : Je dois vous signifier que pour le moment, l’hôpital est appuyé par Médecins sans frontières qui a signé des contrats à beaucoup de personnels de santé qui travaillent ici. C’est pourquoi, le personnel de l’hôpital régional de Bangassou se compte à quelques 116 aujourd’hui, parmi lesquels, les généralistes, le personnel d’appui et autres. Il y a seulement deux médecins, un du public en ma personne et un autre du MFS. Tout le reste, c’est du personnel non qualifié dont une sage-femme du public et trois autres qui sont des contractuelles de COGES (Comité de gestion de l’hôpital) et MSF. Quant aux Infirmiers diplômés d’Etat, nous en avons seulement deux qui sont des contractuels de MSF.

CNC : En termes de prévalence de maladies, quelles est la situation dans votre hôpital ?
JPF : A Bangassou, parmi nos services, la Pédiatrie bat le record en termes d’admission de malades présentant des pathologies telles que le gastro-entérique, le paludisme qui sont en tête ; suivi de la médecine dominée par des cas de tuberculose qu’on reçoit régulièrement. Je peux, par exemple vous indiquer qu’au mois de février 2015, nous avons enregistré 162 accouchements, c’est-à-dire relativement en hausse.
Je voudrais préciser que la montée du paludisme au niveau de la pédiatrie s’explique tout d’abord par le fait que nous soyons dans la

zone endémique. Ensuite, lorsque nous sommes dans la zone endémique, il faut que les conditions d’hygiène soient réunies, alors que force est de constater que les enfants ne sont pas protégés, ils sont exposés aux piqures de moustiques. Un petit tour dans la ville de Bangassou, par exemple, vous permet de relever que la ville est vraiment envahie par des hautes herbes, les espaces urbains sont devenus les lieux d’entreposage de déchets de toute sorte, ce qui constitue inévitablement un facteur important de contamination au paludisme.
Quant à la pneumonie marquée par la tuberculose, nous pouvons dire simplement qu’elle serait liée à la saison sèche qui vient de s’achever où les gens ont été exposés à la poussière et autres pollutions de l’air.
CNC : La situation à la périphérie de Bangassou parait tout autre ?
JPF : Je voudrais attirer l’attention de nos autorités sur l’épidémie de rougeole qui s’est déclarée dans localité de Nzacko. Les habitants de cette localité sont frappés de plein fouet par cette épidémie. Quelques rares qui ont les moyens ont pu être transférés sur Bangassou ici, afin de recevoir des soins appropriés. Heureusement, les partenaires et le District sanitaire du Mbomou sont à pied d’œuvre pour apporter une solution à ce problème. Eventuellement, il sera question de mettre en place un programme de vaccination en direction de ces personnes.
C’est l’occasion pour moi de saluer la contribution de MSF qui a déjà envoyé une équipe médicale sur place à Nzacko pour prendre en charge des cas déclarés et suspects. Donc, il est urgent que le gouvernement, à travers le District du Mbomou puisse agir vite en faveur de la population de Nzacko aujourd’hui attaquée par cette terrible épidémie.

CNC : Quelle stratégie avez-vous mise en place en vue de pallier les défis relevés ?
JPF : Je puis vous dire qu’à commencer par nous qui sommes sur le terrain, nous nous battons toujours, nous ne croisons pas les bras. On se multiplie pour pallier le manque criant de personnel qualifié. Nous poursuivons également les plaidoyers auprès de l’administration centrale, parce qu’il y a beaucoup de cadres formés qui ne sont pas intégrés. Donc, nous demandons que la Région numéro 6 ne soit pas oubliée et que l’administration centrale puisse envoyer très rapidement de personnels qualifiés pour nous soutenir.

CNC : Avez-vous un message particulier ?
JPF : Mon dernier mot va d’abord à l’endroit de la population de Bangassou de mettre de la salubrité dans leurs concessions envahies pour la plupart par des hautes herbes. Une salubrité primaire à la maison permet de garantir un minimum de santé.
Aux autorités de notre pays, il y a une nécessité de recrutement du personnel qualifié et les envoyer sur le terrain. Je sais qu’il y a beaucoup de gens non intégrés qui sont partis dans les systèmes des organisations internationales. Parce ces partenaires qui nous aident aujourd’hui interviennent dans un contexte bien particulier et dans un temps limité. C’est même pour cela que nous sommes en train dediscuter avec MSF pour nous installer des systèmes d’énergie renouvelable, notamment les panneaux solaires qui pourront nous servir après leur départ.
Aussi, nous plaidons pour qu’une fois la sécurité revenue, que le gouvernement pense à nous rapprocher des banques, afin de nous permettre d’entrer facilement en possession de nos salaires, si paie il y a.

CNC : Docteur Jean Paul Fongbia, je vous remercie.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

 

 

 

cCENTRAFRIQUE: SON EXCELLENCE DENIS SASSOU-NGUESSO, MÉDIATEUR DE LA CRISE CENTRAFRIQUE.

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(Corbeau News Centrafrique), 04-10-2015.

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SON EXCELLENCE DENIS SASSOU-NGUESSO, MÉDIATEUR DE LA CRISE CENTRAFRIQUE.

 

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Objet : Désignation du Présidium du forum de réconciliation.

Excellence Monsieur le Médiateur,

Considérant la nécessité de déterminer et fixer les règles de fonctionnement de l’État pour la période de Transition ; les autorités de la transition doivent être conscientes que seuls la tolérance et le dialogue constituent le socle de la paix et de l’unité nationale ; suite à la publication des décrets instituant la mise en place du présidium chargé de piloter la tenue du forum de réconciliation prévue du 27 avril au 04 mai 2015 à Bangui ( République Centrafricaine), le Conseil National de Transition, parlement provisoire vient d’exiger dans l’une de ses déclarations rendues publiques en du date 07 avril 2015 l’abrogation des dits décrets.

Considérant que la Charte constitutionnelle de la Transition dispose en son article 103 :
« Le Chef de l’État de la Transition, le Premier Ministre, les membres du Gouvernement de Transition et les membres du Conseil National de Transition s’engagent de bonne foi à tout mettre en œuvre pour faire aboutir et préserver la réconciliation nationale.

En cas de litige ou de désaccord entre les institutions de la transition, celles-ci s’obligent à s’abstenir de tout recours à la force. Les institutions de la transition s’engagent à privilégier le dialogue et le consensus comme mode de fonctionnement normal et de règlement des conflits. En cas de désaccord persistant, elles s’obligent à recourir, à l’initiative de la partie la plus diligente, au Comité de Suivi mis en place par l’Accord de Libreville et, si nécessaire, au Médiateur de la Crise Centrafricaine voire, au besoin, à la Conférence des Chefs d’État de la Communauté Economique des États d’Afrique Centrale (CEEAC) ».

Malgré le caractère non-consensuel sur la désignation des membres du présidium,aucune institution n’a introduit une requête en vue de solliciter de manière officielle l’intelligence des organes sus mentionnés.

Afin d’éviter une nouvelle crise qui viendra infliger davantage de souffrance au peuple Centrafricain, le Collectif «Touche pas à ma

Constitution » membre actif de la société civile et défenseur de la charte constitutionnelle sollicite en urgence l’arbitrage du Médiateur de la crise Centrafricaine.

Veuillez agréer,Excellence Monsieur le Médiateur, l’expression de notre déférente considération.

Ampliations :
-A son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,

-A Son Excellence Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine,

-A Son Excellence Monsieur le Président en exercice de la CEEAC,

-A Son Excellence Monsieur le Président de la République Française,

-A Son Excellence Monsieur le Président des USA,

-A Son Excellence Madame la Présidente, Cheffe de l’Etat de la Transition,

-A Son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Transition,

-Pour large diffusion la presse.

Fait à Paris, 09.04. 2015

Le Coordonnateur Général du Bureau Exécutif.
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

Centrafrique: Quelle surprise ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Quelle surprise ?

Bangui, Corbeau News Centrafrique 04-10-2015.
Le 29 mars 1959 qui est une date inoubliable pour nous les centrafricaines et les centrafricains, je suis surprise, hormis la commémoration officielle présidée par la présidente de transition, Madame Catherine Samba-Panza, aucun candidat à la future présidentielle de l’année en cours n’a tenu un discours ou fait une déclaration en faisant allusion ou rappeler cette date historique qui marque la disparition du président fondateur de la République et ses idéaux qui ont été bafoués depuis la proclamation de l’indépendance le 13 août 1958. Je suis même surpris d’apprendre que pour certains, il serait mieux de changer le nom de la République centrafricaine. Ce qui démontre à suffisance que ces leaders politiques qui prétendent nous gouverner marchent toujours dans la même logique que leurs aînés, c’est-à-dire, dans le but de fouler aux pieds l’idéologie du président Barthélemy BOGANDA. Sont-ils alors complices aujourd’hui de cette trahison, de cette mort tragique du président fondateur de la République ? Comment comptent-ils poursuivre son idéologie panafricaniste ou sont-ils alors fatigués d’en parler et n’ont-ils pas de stratégies pour revendiquer des droits liés à la personne de l’héros national ?
C’est en effet, dans ce contexte de la reconstruction d’un État démocratique, État de droit puisque les droits des centrafricains ont été bafoués depuis longtemps que je me pose ces questions pour savoir si les candidats à la future présidentielle sont conscients de leur engagement et de leur responsabilité vis-à-vis du peuple meurtri. Après avoir soufflé 55 bougies de la République, pourrons-nous aller une fois de plus au forum politique sans évoquer et débattre sur la mort de celui qui s’est battu pour le bien-être du peuple centrafricain et fonder la République centrafricaine après que ses propres frères ont rejeté son projet des États-Unis d’ Afrique centrale et latine ? Comment le futur président au profil de Barthélemy BOGANDA recherché par les centrafricains après ce drame humain vécu pourrait-il rebâtir la république centrafricaine en lui assurant un modèle de croissance ? Autant de questionnements et de réflexions sur les priorités que le futur président de la République devra s’y pencher pour se mettre résolument au travail et faire préoccuper la base désœuvrée et démunie.
Élu au suffrage universel, le futur (e) locataire du palais de la Renaissance doit gérer le plutôt possible le dossier sécurité avec l’appui des forces onusiennes afin de restaurer la confiance entre les centrafricains et organiser le secteur informel pour créer une classe dynamique des commerçants centrafricains en améliorant le climat d’affaires. Des secteurs  tels que le tourisme et la culture doivent faire partie des priorités du gouvernement pour faciliter l’entrée des devises en donnant gratuitement les visas, investir pour financer la construction d’infrastructures hôtelières et culturelles, routières en tenant compte de la réalité du pays, envisager des grands chantiers comme celui des chemins de fer qui, par son manque, a enclavé davantage la République centrafricaine alors que presque tous les pays de la sous-région d’Afrique centrale en disposent à part le Centrafrique et le Tchad qui venait d’être compté parmi les pays producteurs de pétrole d’Afrique.
Comme je l’ai suggéré pour l’intérêt de la nation d’abord, le futur locataire du palais de la Renaissance ne doit que être un rassembleur comme Barthélemy BOGANDA, penser centrafricain comme BOGANDA le président fondateur de la République et le faire étudier au peuple centrafricain comme on étudie les autres présidents fondateurs des autres pays africains dans leurs pays respectifs. C’est l’histoire du pays et nul ne peut aller à l’encontre. Le chanceux futur locataire du palais de la Renaissance doit s’engager à travailler convenablement pour la nation et non pour son ethnie ou son clan comme on a connu, ni pour sa famille politique ou partisane. Le nouveau président de la République doit bannir la vieille méthode politique et associer les cadres des autres partis politiques qui ont perdu les élections afin de reconstruire un Centrafrique fort et démocratique, un Etat de droit digne de ce nom et exemplaire au centre de l’Afrique, avant d’envisager, avec ses pairs du continent, baliser le chemin pour une Afrique forte et compétitive sur les plans économique et culturel, puisqu’en Europe, le continent noir est encore perçu sous l’angle des stéréotypes et des préjugés. Accepter alors la démocratie, c’est faire montre d’un exemple de démocrate à suivre par les jeunes générations.
Bangui, Pierre INZA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA REITERE SON APPUI POUR LA REUSSITE DU FORUM DE BANGUI

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LA Minusca REITERE SON APPUI POUR LA REUSSITE DU FORUM DE BANGUI

Bangui, Corbeau News Centrafrique 09-04-2015.

La Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) réitère son appui pour la réussite du Forum de Bangui. Une déclaration faite par le Porte-parole de la MINUSCA, Hamadoun Touré, lors du point de presse hebdomadaire de la Mission, ce mercredi 8 avril 2015. Prenant acte de la fixation de la date du Forum, le Porte-parole a qualifié l’évènement à venir d’étape-clé du processus de Brazzaville.

Le Forum national de Bangui sera, selon monsieur Touré, un moment important dans les efforts de sortie de crise et la Mission réaffirme son soutien aux autorités de la transition pour qu’elles mènent à bien cet événement dans le sens de l’inclusivité et de l’intérêt général. C’est dans le même esprit, que la MINUSCA avait apporté son appui multiforme pour la réussite des consultations populaires qui se sont déroulées dans toutes les 16 préfectures du pays et ont permis de recueillir les préoccupations des populations qui, a dit le Porte-parole, constitueront une bonne moisson pour le travail du Forum de Bangui.

Dans le cadre de ce soutien et en appui aux efforts à la restauration de l’autorité de l’Etat et au redéploiement des fonctionnaires, la Mission a lancé, depuis le 7 avril, une série de formations en médiation et cohésion sociale à l’attention des préfets, sous-préfets et acteurs de la société civile. Ce cycle de formations doit contribuer, d’après Amadoun Touré, à la baisse des tensions et violences intracommunautaires en renforçant les capacités de médiation et de

facilitation de dialogue neutre et impartial de 125 fonctionnaires et autorités du ministère de l’Administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation (MATDR), du Ministère de la Cohésion Sociale et de la Réconciliation, de l’administration publique et d’acteurs de la société civile impliqués dans la cohésion sociale et la résolution des conflits. Au cours du mois d’avril et de mai 2015, une série de cinq (5) ateliers seront organisés à Bangui, Bambari, Bouar et Bria.

” La restauration de l’autorité de l’État ne saurait être complète sans un système judicaire performant. Ainsi, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la MINUSCA a effectué une visite à Bossangoa pour évaluer le fonctionnement des infrastructures judiciaires (maison d’arrêt, prison, tribunal). A la suite de cette visite, le PNUD équipera le Tribunal de Grande Instance de Bossangoa qui vient d’être réhabilité par la Force françaises Sangaris. La MINUSCA a également identifié et préparé des projets à impact rapide pour les prisons de Bossangoa, de Berberati et de Bouar pour un coût estimatif global de 250 000 dollars américain “, a fait savoir le Porte-parole qui, par ailleurs, a ajouté ” qu’un centre de détention temporaire a également été identifié pour la ville de Bambari. Ces projets qui devront débuter dans les semaines à venir visent à renforcer l’état de droit dans ces juridictions tout en donnant un cadre de vie conforme aux normes internationales aux pensionnaires des prisons de ces localités”.

Dans le cadre de la sortie de crise, la Mission suit de près l’évolution des préparatifs du processus électoral ainsi que leur financement. A

cet égard, une réunion entre Aurélien Agbénonci, Représentant spécial adjoint de la MINUSCA, le Premier Ministre Kamoun, le Président de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), le Président du Cadre de Concertation et cinq ministres du gouvernement a permis d’identifier les obstacles au processus électoral et de s’accorder sur des solutions afin que les délais de la Transition puissent être respectés.

Par ailleurs, le Premier Ministre Kamoun a souligné que l’ANE devait terminer la mise en place de ses démembrements avant le 20 avril. A ce jour, l’ANE a établi 97 des 142 démembrements à l’intérieur et extérieur de la RCA. La MINUSCA apporte un soutien logistique dans la mise en place des démembrements. A la suite de cette rencontre, la MINUSCA a organisé une réunion le même jour avec l’ANE, la Force Sangaris, l’Assistance Electorale Intégrée et la Force afin de développer une approche stratégique intégrée pour soutenir l’ANE dans la mise en place de ses démembrements dans les nouveaux délais fixés par le Premier ministre. La MINUSCA fournira aussi son soutien sécuritaire et logistique pour les opérations de cartographie des sites d’enrôlement et l’enrôlement des électeurs.

Eu égard à la promotion et au respect des droits de l’Homme, la Mission a lancé en date du 3 avril 2015, la Politique de diligence voulue des Nations Unies en matière de droits de l’Homme (Human Rights Due Diligence Policy) qui fixe les conditions d’appui des missions de maintien de paix aux forces armées non onusiennes en cas de demande d’assistance. La politique définit les mesures que toutes les entités des Nations Unies doivent prendre pour veiller à ce que cet appui soit conforme aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et avec l’obligation qui leur incombe

de respecter, promouvoir et encourager le respect du droit international humanitaire, du droit des droits de l’homme et du droit des réfugiés.

Quant à la sécurité à Bangui, la Police de la MINUSCA a renforcé son dispositif particulièrement pendant la période pascale. Ce qui a permis d’améliorer sensiblement la situation sécuritaire et a permis aux Banguissois de passer les fêtes de Pâques dans la tranquillité. Par ailleurs, depuis la réouverture du commissariat du 3ème arrondissement, chaque semaine des cas de remises volontaires de grenades sont enregistrés. La Police de la MINUSCA se réjouit de cette tendance positive et exhorte tous ceux qui détiennent des armes ou ont connaissance de caches d’armes à se rapprocher des spécialistes de la Police.

Quant à la Force de la MINUSCA, le 1er avril 2015, elle a favorisé le retour des six (6) ressortissants centrafricains retenus au Tchad. Ils étaient retenus depuis environ deux semaines. D’autre part, la Force a assuré la protection de 78 personnes du camp de déplacés de Yaloke qui avaient demandé volontairement à regagner le Cameroun. Les déplacés qui restent dans ce site sont aussi sous la protection permanente de la force de la MINUSCA.

Soutien aux FACA

A l’occasion du 54ème anniversaire des Forces Armées Centrafricaines, le 4 avril 2015, la force de la MINUSCA a sécurisé les manifestations. En signe de soutien et d’encouragement aux FACA la Police et la Force ont participé au défilé militaire marquant l’occasion. Dans le même esprit de fraternité, le 5 Avril 2015, un

match de football a opposé une équipe de la MINUSCA à celle des FACA. Cette dernière l’a remporté sur un score de 5 à 1.

La Force a également fait le point sur l’état d’avancement des travaux du Génie. La réhabilitation des axes Bambari –Bria et Bouar- Baoro continue. La construction du terrain de football de Bria est achevée. Enfin, la Force poursuit son rôle de protection des populations à travers patrouilles aussi bien terrestres qu’aériennes.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: UNE MANIFESTATION À KABO SUITE AU BRAQUAGE SUR LE SOUS BUREAU DE MSF

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UNE MANIFESTATION À KABO SUITE AU BRAQUAGE SUR LE SOUS BUREAU DE MSF

Corbeau News Centrafrique 09-04-2015

Corbeau News Centrafrique)

La ville de Kabo a été déclarée une ville morte dans la journée de mardi 7 avril 2015. Le commerce, la circulation et toutes activités ont été suspendus dans la journée d’hier, à en croire certains habitants de la ville de Kabo contactés par Corbeau News. Cela suite à la marche pacifique organisée par la population en présence de monsieur le Maire de la ville de Kabo et ses environs pour non seulement dénoncer l’insécurité chronique qui s’installe dans la région mais surtout pour s’opposer, d’après une source locale, à un éventuel départ de MSF qui, selon la même source, envisage de se retirer de la ville de Kabo. Une marche à l’issue de laquelle un mémorandum à été remis aux responsables du MSF local.

” C’était une marche pacifique que nous avons organisée pour dire aux ONG internationales de rester à Kabo

afin de continuer à venir en aide à la population. Car en ce moment, il n’y a pas de médicament, de la nourriture. C’est la souffrance ici, ce sont ces ONG qui nous aident “, a expliqué Nicolas Bonguinza , Président de l’association des commerçants de Kabo contacté ce matin qui a, par ailleurs, constaté que ” les activités ont repris dans la ville, le marché est ouvert après la ville morte d’hier”.

La semaine dernière, un groupe d’hommes bien armés de l’ex-séléka présents dans la ville a fait irruption sur le sous bureau de MSF Espagne de Kabo ainsi que le local qui habite le personnel. Le bilan provisoire faisait état du coffre-fort contenant d’importante somme d’argent à l’approche de paie, des ordinateurs ainsi que des biens matériels et argent du personnel emportés par les malfrats.

Cette situation pourrait engendrer, certes, une fermeture provisoire du sous-bureau après le choc encaissé. Ce qui pourrait aussi aggraver la souffrance de la population locale qui, en l’absence du service sanitaire de l’État, bénéficie de soin gratuit de la part de MSF. Alors que dans cette ville, la population bénéficie de l’aide gratuite des ONG internationales dont Solidarité et MSF qui s’y sont installées. Contactée par Corbeau News, la Cheffe Laurence de Barros Auchêne de mission MSF de Kabo balaye de revers de la main les allégations selon lesquelles le sous bureau de MSF veut se retirer de la ville. Elle parle plutôt elle de la réduction des activités de ces deux organismes humanitaires dans ladite ville.

“Nous avons réduit considérablement notre service. Nous avons évacué une partie de notre équipe. Personne ne s’est retirée de Kabo.Mais nous continuons à travailler au près de cette population qui a besoin de nous. Nous n’avons pas quand même abandonner cette population. Donc MSF continue à donner le soin sur une base réduite. Mais avant de retrouver un fonctionnement normal, on attend aussi un certains nombres de garantie. Notre activité est réduite en raison d’insécurité travaille sur les cas d’urgence “, a fait savoir Laurence Huame, Cheffe Laurence de Barros Auchêne de mission MSF Espagne de Kabo, contactée ce matin par Corbeau News.

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca tenue, ce 8 avril 2015 à son siège à Bangui, le Porte-parole de la police MINUSCA Franck Gnapé a répondu à Corbeau News que la force onusienne fera tout possible pour mettre la main sur les malfrats. La collaboration de la population en matière d’information aidera, selon lui, la MINUSCA à contenir les malfrats qui continuent de semer le trouble dans cette localité.

Selon les informations dont nous disposons, certains d’entre les éléments ex seleka ayant organisé ce coup sur le sous bureau de MSF à Kabo ont été appréhendés par leurs pairs. D’après les sources indépendantes, les éléments de l’ex seleka sont toujours actifs dans la ville de Kabo malgré la présence de force de la MINUSCA dans la région.

Bangui, Eric  NGABA Pour CNC

Centrafrique: L’ argentier centrafricain, Michel Amine arrêté à Bangui

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L’ argentier centrafricain, Michel Amine arrêté à Bangui

Corbeau News Centrafrique 08-04-2015

Selon plusieurs sources, l’ argentier président fondateur du parti Union nationale pour le développement et le progrès (UNDP), Monsieur Michel Amine serait arrêté ce soir du mardi 7 avril 2015, à l’aéroport international de Bangui Mpoko, puis conduit directement au commissariat du port où il devra passer une nuit dans le froid. Il serait reproché au président de l’UNDP, “faux et usage de faux” du fait de se présenter à l’aéroport avec un passeport camerounais.
Signalons que ce matin du mardi, l’ex bureau politique du parti de Amine lui a promis tous les malheurs du fait d’avoir le dissoudre après une humiliation en conférence de presse, le dimanche 5 avril dernier.
Aussi, ce grand argentier centrafricain de référence, candidat à l’élection présidentielle de 2015 a été l’objet de beaucoup de suspicions et d’interrogations quant aux milliards qu’il distribue, à chaque fois qu’il fait le déplacement de Bangui. D’ailleurs à son arrivée, l’hôtel Ledger dans lequel il est logé est pris en otage par les personnes venues de toute part s’abreuver des milliards de ce candidat unique en son genre.
Même s’il n’y a pas grande information pour le moment autour de cette arrestation, en plus de motif d’usage de passeport camerounais, Amine pourrait être victime de son argent.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Claire Bourgois annonce une crise humanitaire à Kouango avec le retour des réfugiés centrafricains de la RDC

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Claire Bourgois annonce une crise humanitaire à Kouango avec le retour des réfugiés centrafricains de la RDC

Bangui, Corbeau News Centrafrique 08-04-2015.

De retour d’une mission d’évaluation dans la ville de Kouango (préfecture de la Ouaka), la Coordinatrice humanitaire en RCA Claire Bourgeois a animé, ce mardi 7 avril 2015, une conférence de presse au bureau d’OCHA à Bangui, lors de laquelle elle annoncé une crise humanitaire en perspective dans la localité, du fait de l’afflux des réfugiés centrafricains de retour de la RDC.
La situation aujourd’hui à Kouango est calme. Les communautés, que ce soient chrétienne ou musulmane vivent en parfaite cohésion et en harmonie. Les gens vaquent librement à leurs activités et partout, il n’y a pas de restriction en ce qui concerne la liberté de mouvement, comme l’on déplore dans certaines localités comme Yaloké ou Boda, ou encore à Nola. Ce qui pose problème plutôt, c’est qu’il y a un certain nombre important de réfugiés centrafricains de la République démocratique du Congo qui ont traversé pour retourner dans leur pays. Mais, il se trouve que ces personnes retournées n’ont pu regagner leurs villages respectifs du fait de l’insécurité ou d’autres raisons.
Malgré tout, des problèmes connexes subsistent avec le retour des réfugiés centrafricains de la R.D Congo qui ont choisi cette bourgade située le long de la rivière Oubangui, en amant de la capitale comme chemin du retour en terre centrafricaine. Cette situation est décrite par Claire Bourgeois, Coordinatrice humanitaire (OCHA) à Bangui, ce mardi 7 avril 2015, au cours d’une conférence de presse. « Il y a déjà quatre cent (400) réfugiés qui ont regagné Kouango par tous les moyens. Ils sont heureusement héberges dans des familles d’accueil pour la plupart. Mais, aussi, un nombre aussi important de ces personnes se trouvent sur cinq sites de déplacés dans le périmètre de 5 km de la ville de Kouango. Ces personnes, vivant dans des camps de fortune éprouvent, tout naturellement, quelques difficultés d’ordre logistique. » Pour ce faire, une mission conjointe Gouvernement-Ocha-Hcr-Unicef-Pam-OMS est attendue dans les prochains jours à Kouango. En prélude à cette visite, une mission précurseur de sensibilisation est conduite du 26 au 28 avril dans cette ville par la Coordinatrice humanitaire pour sensibiliser Anti-balaka et Séléka au respect du principe humanitaire. « Je suis allée à Kouango pour sensibiliser les groupes armés, notamment les Ex-Anti-balaka de Kouango et les Ex-Séléka de Bambari sur le principe humanitaire. C’est que nous sommes neutres et que les groupes armés doivent être conscients de cela pour laisser passer tranquillement les convois humanitaires, en vue d’apporter de l’aide aux personnes victimes qui sont dans le besoin. Cette mission de sensibilisation est très capitale, parce qu’il y a juste une semaine, trois convois des humanitaires ont été pris pour cible par les groupes armés sur la route de Kaga Bandoro et pillés systématiquement. Nous pensons que cela résulterait de la mauvaise compréhension de la mission humanitaire dans le pays, et cela risque d’avoir des conséquences sur l’aide humanitaire auprès des personnes rendues vulnérables par les conflits. » a déclaré Claire Bourgeois.

Bangui, Fred KROCK CNC

Centrafeique: Forum de Bangui : Les cinq ratés du comité technique relevés et rejetés par le CNT

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(Corbeau News Centrafrique)

Palais de la renaissance de centrafrique

 

Forum de Bangui : Les cinq ratés du comité technique relevés et rejetés par le CNT

Bangui, Corbeau News Centrafrique, -08-04-2015.

La date du Forum de Bangui est fixée par décret depuis le 3 avril 2015. Les assises se tiendront du 27 avril au 4 mai prochain. Dans la perspective de ses pourparlers inter-centrafricains, des séries d’autres décrets ont été signées le 4 avril par la présidente de la transition. 72 heures plus tard, ces textes font polémiques. Le conseil national de transition (CNT) a rendu public, ce mardi 7 avril, une déclaration relative à l’organisation de ce forum. « Les Conseillers Nationaux, réunis en concertation le mardi 07 Avril 2015, suite à la publication des décrets n° 15.112, 15.113 et 15.114 du O4 Avril 2015, portant respectivement : Création du Comité Technique d’Organisation du Forum National de Bangui ; Désignation des Membres du Comité Technique d’Organisation du Forum National de Bangui ; et, Création du Présidium du Forum National de Bangui, portent à la connaissance de la Communauté Nationale et Internationale ce qui suit :
La profonde crise à laquelle la République Centrafricaine est confrontée depuis ces dernières décennies, appelle de la part des Autorités de la Transition une gestion consensuelle pour le retour de la cohésion sociale, de l’unité, de la paix et de la réconciliation nationale. Ce principe est consacré dans la Charte Constitutionnelle de Transition en son Préambule (alinéa 4) et en son article 103. L’observation de cette règle a permis l’amorce du Forum National de Bangui qui a commencé par celui tenu à Brazzaville en Juillet 2014.
Pendant que le Peuple tout entier et la Communauté Internationale qui suit de très près le processus politique en cours, attendent le dénouement heureux souhaité par tous, les dernières décisions prises dans le cadre de l’organisation du Forum National de Bangui par le Chef d’État de la Transition s’écartent de la logique prescrite par la Loi fondamentale de la Transition » peut-on lire dans la déclaration du CNT. » peut-on lire dans la déclaration du CNT.
Les cinq ratés du comité d’organisation
Entre temps, les griefs du CNT sont de cinq ordres : L’absence de concertation préalable entre les principales Autorités de la Transition et les forces vives de la Nation avant la prise des décisions du 04 Avril dernier ; L’éviction de la Commission Préparatoire du Forum National de Bangui avant la remise officielle de son rapport au gouvernement et la tenue du Forum ; La similitude des missions du Comité Technique d’Organisation et celles de la Commission Préparatoire du Forum ; La désignation au sein du Comité Technique d’Organisation de certaines personnalités nommément mises en cause par la population lors des Consultations Populaires à la base organisées courant Février-Mars 2015 ; L’exclusion du Conseil National de Transition du processus des assises du Forum.
Par conséquent, les conseillers nationaux de transition invitent l’exécutif à bien vouloir « Rapporter les décrets sus-rappelés ; Procéder à une large consultation des Forces Vives de la Nation pour la mise en place des structures chargées d’organiser le Forum en tenant compte des conclusions des travaux de la Commission Préparatoire. »
En tout état de cause, le CNT se réserve le droit d’interpeler le Premier ministre Mahamat Kamoun dans les tous prochains jours.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE PROCHAIN FORUM NATIONAL DE BANGUI A DU PLOMB DANS L’AILE

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LE PROCHAIN FORUM NATIONAL DE BANGUI A DU PLOMB DANS L’AILE

Bangui, Corbeau News Centrafrique 08-04-2015.

 

Le Conseil National de Transition (CNT) s’oppose et conteste la désignation des Membres du Comité Technique d’Organisation du Forum National de Bangui, de la Création du Comité Technique d’organisation et du Présidium du Forum National de Bangui prévu du 24 avril au 4 Mai 2015.

Dans un décret signé et diffusé à la radio nationale le 04 Avril 2015, la Cheffe de l’Etat de Transition, Catherine SAMBA PANZA et le Chef du Gouvernement de Transition Mahamat Kamoun ont mis en place les organes techniques et administratifs de l’organisation du prochain Forum National de Bangui.

Si les questions liées aux participations ou non des deux anciens chefs d’Etat Bozizé et Djotodia n’ont pas retenu l’attention des Conseiller Nationaux, les procédés et dédisions prises par les deux Chefs de l’Exécutif « s’écartent de la logique prescrite par la Loi Fondamentale de la Transition », ont affirmé ces Conseillers réunis ce mardi au Parlement de Transition.

Pour les « Représentants du Peuple », il y a eu, non seulement une absence totale de concertation avec le Parlement, et de ce fait son exclusion du processus des Assises du Forum, mais surtout, l’éviction de la Commission Préparatoire du Forum avant même la remise officielle de son rapport au Gouvernement, la similitude des missions et attributions du Présidium avec celles du Comité de Pilotage, ainsi que la désignation des personnalités critiquées et citées lors des consultations à la base par la population au Comité de Pilotage.

Le CNT prévient d’un risque de l’échec programmé du Forum National de Bangui et appelle le Pouvoir exécutif à rapporter purement et simplement les décrets susmentionnés et « procéder à une large consultation des forces vives de la nation pour la mise en place des structures chargées d’organiser le Forum National de Bangui en tenant compte des conclusions des travaux de la Commission Préparatoire », insistent les Conseillers.

Le Forum National de Bangui prévu du 27 avril au 4 Mai 2015 constitue le carrefour avant l’embranchement pour les élections législatives et présidentielles prévues en Juillet –Août 2015 pour finir le processus politique de Transition en Centrafrique.

Didier Martial PABANDJI

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Amine a décidé de mettre un comité restreint en place qui sera chargé d’organiser le congrès du parti dans un bref délai.

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LES CONTRE-VERITES DE MICHEL AMINE LIVRÉS PAR LES MEMBRRS DE SON BUREAU POLITIQUE DISSOUT

Corbeau News Centrafrique, 07-04-2015.

 

Rien ne va plus au sein de l’UNDP de Michel Amine si bien que, dans ce jeune Parti, le linge sale se lave en public. L’Union nationale pour la Démocratie et le progrès en abrégé UNDP, connaît un cataclysme naturel ces derniers temps, à son sein. Après la dissolution du bureau politique de l’UNDP par son président fondateur, les membres de ce bureau dissout dénoncent le comportement dictatorial de Michel Amine tout en balayant de revers de la main les accusations dont ils font l’objet.

Les contre-vérités de Michel Amine, sont tombés lors d’une conférence de presse tenue, ce 7 avril 2015 au complexe sportif 20.000 places à Bangui, par les membres du Bureau sortant de l’UNDP qui, dans son fontionnement, a successivement enregistré quatre dissolutions du Bureau politique depuis sa création il y a un an. Or le Bureau politique de l’UNDP n’est en réalité que figuratif car ne disposant pas de pouvoir pour assoir de pouvoir réels son autorité sur les organes du Parti. C’était l’occasion pour ces membres sortant d’enlever la voile sur l’arbre qui cache la forêt. Durant cette conférence de presse, les choses allaient être non seulement un contre-vérité mais surtout une révélation sur le président de l’UNDP que les gens ne cessent de se poser des questions sur son parcours, sa source de financement et ses relations avec l’extérieur.

“Amine Michel a mis en place un réseau des espions à la trousse des mêmes du Bureau politique qui inventent et interprètent faussement tous les faits et gestes qu’il prend sans discernement pour argent comptant. Comment croire à ce messager qui, après avoir prêché la réconciliation au stade puisse humilier sans aucun égard ses plus proches collaborateurs? Même dans les Partis politiques les plus médiocres, pareille comédie n’est jamais produite. Et la tragédie est à venir. Elle est déjà là, car Monsieur Amine est à la fois, le problème et la solution “, a fait savoir Roger Stève Tenguela, membre du Bureau politique de l’UNDP avant d’ajouter que “l’UNDP n’est aujourd’hui qu’une coquille vide et ce, au grand dam de tous les militants qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour ce Parti “.

Ces membres du Bureau politique, vomis par le président Amine, ont été accusés de la malversation financière, faux et usage de faux et d’un groupe des profiteurs. La décision de la dissolution de ce bureau politique de l’UNDP a été prise ce dimanche, 6 avril 2015, en début d’après-midi dans une déclaration à la presse par Amine, à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui. Un an après sa création, le président de l’ UNDP a dépeint la mauvaise gouvernance qui mine son parti. Fausseté, détournement, mensonge, caractérise le bureau politique de l’UNDP , à en croire son président. Étant le plus souvent à l’extérieur pour préparer des élections dans son pays, Michel

Amine a fait confiance à son bureau politique, constitué avec, pas des moindres personnalités du pays qui, malheureusement ont brillé par leur cupidité. Selon Michel Amine, ce sont 3 675 000 000 F CFA qu’il a mobilisés depuis 2014 pour son parti, mais les fruits ne suivent pas.

Or ceux dont il accuse parlent eux de 50.000.000 de fcfa utilisés pour la fête du 1er décembre 2014, fête de la proclamation de la République centrafricaine, et pour les validations des cellules de base. La goute d’eau qui a débordé le vase est la convocation verbale de la fameuse Assemblée générale de l’UNDP, en violation des textes de base, selon le Bureau vomis, sans l’avis du ce Bureau politique. L’occasion pour Amine d’injurier, d’humilier et de jeter en pâture le Bureau politique, la Coordination des experts ainsi que les anciens députés qui sont pourtant liés à l’UNDP par un engagement politique après leur démission de leur Parti d’origine.

” Poussant loin de son arrogance et son orgueil, monsieur le Milliardaire de la République déclare avoir dépensé déjà plus de Trois milliards. L’on se demande à qui ont profité ces milliards ? Au peuple centrafricain où à ses nombreux invités étrangers pour soigner son image qui l’inquiète. Quel impact ses milliards ont eu sur la vie des Centrafricains? Sinon une injure et un mépris pour le peuple centrafricain”, a révélé Roger Stève Tenguela.

Toute fois, les accusés ont consciemment pris acte de la

dissolution du bureau mais, d’autre part, ont rejeté les allégations qualifiées des injures et les demi-vérités truffés de mensonge conçues à file blanc par Michel Amine. Fort de ce qui précède, ne pouvant plus contenir le trop plein de ce démarcheur politique, le Bureau politique prend acte de sa dissolution et saisit cette aubaine pour démissionner collectivement du Parti pour les raisons ci-après: mépris et violation répétée des textes fondateurs du Parti; Outrage aux autorités de la transition ; Pilotage à vue et improvisation; Mensonge ; Promesse non tenues; et diffamation.

Par ailleurs, le Bureau politique vomis par son président fondateur Michel Amine, exhorte les militants de l’UNDP à vider les rangs pendant qu’il est encore temps. Alors que Amine a décidé de mettre un comité restreint en place qui sera chargé d’organiser le congrès du parti dans un bref délai.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC