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CENTRAFRIQUE: LE PARTI USD-COMODES COMMUNICATION DE TRÈS HAUTE IMPORTANCE

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( Corbeau News Centrafrique )

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

 

 

 

LE PARTI USD-COMODES COMMUNICATION DE TRÈS HAUTE IMPORTANCE

Bangui, Corbeau News Centrafrique 16-07-2015

Nous sommes déjà rentrés dans la turbulence de la campagne pré-électorale. Les prétendus candidats favoris de la France, les uns jubilent d’autres s’agitent, mais le sésame français pour l’obtenir, ce serait une erreur funeste de croire qu’il est si simple.

Est ce qu’ils le savent, comment les dinosaures ont disparus de notre planète ?
Savent-ils comment le petit David, courageux, ingénieux et intraitable a pu terrasser le monstre de Goliath ?
Savent-ils que la torpille est un engin redoutable qui fait couler les gros engins de guerre sous-marins dans des eaux profondes de la mer ?
Mais, cette fois, ils vont couler pour toujours et leurs épaves ne seront jamais remontées à la surface.

Le Parti USD-COMODES, force totalement acquise pour le changement, vient d’être rejoint par 14 autres partis politiques et plusieurs personnalités éminentes.
Les 15 partis politiques forment ainsi une unité d’action politique appelée « UNION DE LA GAUCHE PRÉSIDENTIELLE » en abrégé UGP.

Bientôt, c’est au sein de cette grande famille politique de changement que le candidat aux élections présidentielles, candidat du changement sera investi de toute la confiance inébranlable de ses membres.

Pendant ce temps, l’UNION DE LA GAUCHE PRÉSIDENTIELLE, n’est pas fermée, elle est ouverte aux partis, aux associations des jeunes et aux particuliers ayant de fortes potentialités personnelles.

La liste complète de ses partis membres sera publiée après l’assemblée générale de la mise en place du bureau de coordination national.

Attention, l’UNION DE LA GAUCHE PRÉSIDENTIELLE est propre et acquise pour le changement ; l’UNION DE LA GAUCHE PRÉSIDENTIELLE, c’est aspirer à une nouvelle existence.

Que vous êtes en Afrique, Europe, USA, Canada, Chine, Japon, réagissez par le lien-ci : usd.comodes@yahoo.fr et rejoignez-nous.

Fait à Bangui le 14 juillet 15

BANGUI: SAMBA-PANZA ET CHARLES MALINAS ONT CELEBRE LE 14 JUILLET SOUS LE SIGNE DE L’UNITE

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( Corbeau News Centrafrique )

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SAMBA-PANZA ET CHARLES MALINAS ONT CELEBRE LE 14 JUILLET SOUS LE SIGNE DE L’UNITE

Bangui, Corbeau News Centrafrique,  16-07-2015

« Vive la France, et vive la paix en RCA», c’était sous le signe de l’unité que la Cheffe de l’Etat de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza et l’Ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas ont célébré la fête de 14 juillet. La célébration de cette fête française a eu lieu, ce mardi 14 juillet 2015, à la résidence de l’Ambassadeur à Bangui dans le 7ème arrondissement.

C’était dans une ambiance particulièrement festive que les Français et Centrafricains ont amicalement célébré le 14 juillet dans la soirée. Placée sous le signe de l’unité entre le peuple centrafricain, entre le peuple français, et entre les peuples centrafricain et français, la célébration a vu la présence de nombreuses personnalités centrafricaines, françaises, du corps diplomatique, des représentants de la communauté internationale, des forces internationales, ainsi que des hommes de média.

Dans son discourt devant des centaines de participants à la célébration, le Haut représentant de la République française a d’abord évoqué le chemin parcouru et les obstacles franchis au moment chaud de la crise en Centrafrique avant de souligner les défis à relever pour un retour définitif de la paix dans le pays. Charles Malinas n’a pas aussi oublié d’exprimer une pensée particulière aux milliers des victimes de la crise en Centrafrique. Il en a également

rendu hommage aux forces internationales en Centrafrique, grâce à l’engagement desquelles, la paix a tenté de revenir.

Cette situation de la paix revenant en Centrafrique est aussi, selon lui, le produit de la volonté des Centrafricains de reprendre une vie normale dans un Etat normal. C’est aussi le produit des consultations populaires à la base voulues par Catherine Samba-Panza, Cheffe de l’Etat de la transition. Mais sur tout c’est le produit du Forum de Bangui qui est, a-t-il estimé, un immense succès par la possibilité qu’il a donnée et qui a débouché par la claire volonté de faire avancer et aboutir la transition.

« Je voudrais placer ce 14 juillet 2015 à Bangui sous le signe de l’Unité. L’unité que le peuple centrafricain retrouve peu à peu. L’Unité qui, dès le premier mot de votre belle devise : Unité Dignité Travail, s’impose à l’esprit. L’Unité aussi qui se trouvait être à l’origine du 14 juillet. Car la source de cette célébration n’est pas directement la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. Mais bien, la fête de la fédération le 14 juillet 1790 qui ont célébré le premier anniversaire », a déclaré Charles Malinas, Ambassadeur de France à Bangui.

Concernant les élections qui s’annoncent déjà en Centrafrique, le Haut représentant de la République française à Bangui a interpelé les Centrafricains sur ces scrutins qui sont à la portée de main. Il a salué les efforts consentis par

les autorités de transition, notamment les membres de l’Autorité nationale des Elections (ANE), sur l’organisation de ces scrutins. Sur ce chemin difficile, monsieur Malinas a rappelé le soutien indéfectible de son pays et de la communauté internationale au côté des autorités de la transition pour la réussite de la transition qui va terminer avec la tenue des élections avant fin 2015. Toutes fois, les difficultés de l’enrôlement des électeurs sur la liste électorale ont été également évoquées par Charles Malinas qui demeure optimiste à la réussite de ces opérations.

« Les élections vont se tenir, j’en suis persuadé et elles seront un succès. Car c’est votre volonté et surtout la volonté du peuple centrafricain. La France accompagne la République centrafricaine sur ce chemin long et difficile. Mais qui est aussi un chemin de l’espoir et de possible », a-t-il souligné.

Les questions de réconciliation impliquant la sécurité et justice, la relance de l’économie impliquant la santé et l’éducation, la reconstruction de l’Etat impliquant la gouvernance et vivre ensemble, et le désarment impliquant le DDR, la réforme du secteur de sécurité impliquant la réforme des Forces armées centrafricains (FACA) sont des sujets essentiels ressortis dans le discours du Représentant de la France à Bangui. Pour lui, ces sujets sont liés non seulement pour la sécurité mais aussi et surtout pour la cohésion sociale dans le pays.

La signature d’une convention d’aide budgétaire

L’Ambassadeur a rappelé aussi la signature, le 13 juillet passé avec le gouvernement de transition, une convention d’aide budgétaire de 8 millions d’Euro, soit environ 5 milliards et demi de franc CFA. Ces fonds incluent une aide supplémentaire de 2 millions d’Euro, soit environ 1,3 milliards de Franc CFA pour les élections. Cette convention, a rappelé mon Malinas, est une nouvelle traduction de l’engagement de la France qui s’est déjà concrétisée par la force Sangaris et par de nombreuses actions de l’Agence française de développement (AFD).

« La France est là, elle reste là à votre côté, au côté du peuple centrafricain. Elle est là avec les autres membres de la communauté internationale d’une manière exemplaire de l’unité et de l’engagement. Nous sommes rassemblés pour célébrer le 14 juillet, symbole dans le monde entier de liberté, fraternité, et de droit de l’Homme » a-t-il ajouté avant de conclure par un souhait de plein succès à l’équipe centrafricaine de Basket-ball, en stage à Gravelines en France, pour préparer l’Afro-basket 2015 en Tunisie.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: HAROUN GAYE, ANGE MALEFIQUE ou DEMON TYRANNIQUE

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( Corbeau News Centrafrique)

 

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HAROUN GAYE, ANGE MALEFIQUE ou DEMON TYRANNIQUE

Bangui, Corbeau News Centrafrique 16-07-2015

Haroun GAYE, le défenseur autoproclamé des Musulmans du 3eme arrondissement et de Bangui a tendance a oublié quelques principes de l’Islam. Après les crimes de sang ou la distribution de drogue aux jeunes seleka, le ” petit sultan” de KM5 a provoqué le 26 juin 2015 un scandale à l’école Koudoukou où se tenait la première réunion publique d’organisation des opérations de recensement. Il a causé un grand trouble en présence des autorités locales, nationales et internationales. A cause de lui L’image de la RCA et le processus de paix sont encore écornés.
Comme chacun le sait maintenant, les opérations de recensement sont en cours ces jours-ci jusqu’au 18 juillet à Bangui. Cette première étape devait symboliquement se tenir au cours d’une cérémonie dans une école du 3eme arrondissement. Cérémonie à laquelle votre serviteur a assisté afin de rendre témoignage. En effet, juste après le discours du Commissaire des Opérations Electorales, Victor Kpongaba, des jeunes gens agités ont surgi en hurlant, « non à la France ! Les élections sont des élections centrafricaines ; elles doivent donc être organisées par les Centrafricains ». Dans cette cohue indescriptible, un sinistre personnage du non de Haroun GAYE et son comparse TIDJANI a pris la parole pour insulter les autorités qui nous avaient fait  l’indicible l’honneur de leur présence (conseillers du maire, diplomates, responsable de l’ONU …).
Tous les participants ont été extrêmement attristées par cet incident grave intervenu au moment même où nous fondions nos espoirs dans un avenir meilleur. Aujourd’hui, nous avons tous un sentiment de gachi et de malaise comme le serait un impetrant après une déception amoureuse.
Mais en y réfléchissant de plus près, cet evenment n’est pas du au hasard quand on connait l’abominable Haroun GAYE. Il ya le personnage public que certains admire et qui règne sur la mosquée du 3eme arrondissement et qui se présente toujours comme “le défenseur” de ses frères musulmans…mais il y a surtout l’autre face de “Haroun la terreur”. En insultant les officiels il a révélé à nos frères une nouvelle fois  son vrai visage. En effet, saviez-vous que cet individu s’est rendu coupable de nombreux actes à l’opposé des paroles de notre bien-aimé prophète Muhamed (saws)? Il est un honte pour notre communauté qu’il prétend représenter, et surtout une honte pour notre pays qui n’a plus besoin de ce genre de bandit violent et manipulateur.
L’année dernière, c’est lui avec Tidjiani et sa bande de vauriens qui attaquaient l’église notre dame de Fatima qui engendra la mort de plusieurs personnes dont le prêtre Paul Nazé et c’est toujours lui qui osa s’en prendre à notre bienaimé imam Kobine en le menaçant devant de nombreux témoins terrorisés. C’est lui qui essaye de faire régner la terreur à KM5, qui fait le bandit dans nos rues, qui est la marionnette de Nouredine ADAM et qui aménera demain des terroristes comme Boko Aram frapper nos commerces et nos enfants.
Chers lecteurs, quelques jours après ce grave incident survenu à l’école Koudoukou, il me paraissait de mon devoir de porter à notre connaissance ces informations. Je crois néanmoins que nous ne sommes qu’au début de nos désillusions et découvertes. Je commence à travailler sur ces bandits et je souhaite porter à la connaissance de tous les méfaits de ces petites terreurs. Je suis musulman et je ne me sens pas représenté par des voyous comme eux.
Pour finir je livre à vos sagacité cette belle citation trouver au gré de mes divagations littéraires: “Il est primordial de rester modeste dans la recherche de la vérité, ne pas croire que l’on va rapidement la saisir et la livrer toute vibrante au jugement des tribunaux et des hommes en général. S’interroger sans cesse, peser scrupuleusement le pour et le contre. Etre honnête tout simplement. Que l’on soit juge, avocat, journaliste ou écrivain”.
Au service de la Vérité… et comme dit le proverbe des anciens: “Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits.”

Abdoulaye NGAMENDE, jeune pousse et journaliste en herbe

Bangui, Journaliste Stagiaire Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE PARTI USD-COMODES : Pendant que les autorités de la Transition se monétisent,

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( Corbeau News Centrafrique)

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

 

LE PARTI USD-COMODES : Pendant que les autorités de la Transition se monétisent,

la transition, elle, se démonétise. L’odeur de l’argent infeste tout.

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 15-07-2015

Le feu est là dans la transition. Il a encerclé toute la transition et il consume de l’intérieur. La transition est carbonisée. Il est urgent de maitriser la situation pour avoir la chance d’ici là de continuer la transition jusqu’aux élections. Les flammes gagnent du terrain sur leur passage par la perte de confiance totale des centrafricains qui ne croient plus et n’attendent plus rien de cette transition.

La transition s’est décomposée en 3 têtes. Du coup, la transition a trois (3) présidents : le Président du Conseil national de transition, la Présidente de transition et le Président de la primature de transition. Le Premier ministre lui-même est Président dans toutes les commissions structurelles de gestion, il vaut mieux de l’appeler Président que Premier ministre, il est donc Président au même titre que les deux (2) autres. C’est ce qu’on appelle le monopole du pouvoir.

Ils ont donc chacun un gouvernement, voilà qui divise et qui sépare. Cette situation met en jeu les intérêts politiques propres nourris par les 3 têtes. Chacun d’eux campe sur son département et pour être plus nombreux pour la bataille, le Premier ministre vient d’augmenter l’effectif de son département.

Il y a un torchon d’incompétence qui brule entre NGUENDET, SAMBA PANZA et KAMOUN. Ils se partagent plus grand-chose. Ces derniers jours, ils ont simulé un coup d’état comme pour exciter les centrafricains. On n’a appris que le chef d’état major des FACA a démissionné et n’est plus joignable. Il n’y a aucune application des recommandations du forum de Bangui comme quoi le Forum avait un autre objectif, celui de prolonger la transition. Le gouvernement et le CNT ne font rien pour changer les roues totalement crevées de la transition. Cette transition

n’est plus à la hauteur de la mission de redressement et de restauration de l’État pour une sortie réelle de crise, avec des conditions correctes de sécurité pour des élections sans ambiguïtés.

Et cette fin de transition, qui inquiète SAMBA PANZA et ceux qui profitent qui voient la fin arriver. Les états d’âme craignent pour leurs intérêts.
Madame SAMBA PANZA est très embêtée qu’elle veut à tout prix repousser l’échéance aussi loin qu’elle le pourra. Elle se refuse que les centrafricains se prononcent sur l’éventualité d’un arrêt qui risquerait de mettre fin à ses rêves. Elle veut tenir le cap de la prolongation de la transition, elle ne veut pas bouger, elle ne veut pas se plier face au désamour, aux trafics et aux affaires qui plombent le gouvernement et les critiques. Elle y croit dur comme fer. Vous imaginez le cauchemar, Madame SAMBA PANZA Présidente de l’État de transition jusqu’à 2017. Le plus dur à supporter et à admettre, c’est que, pendant que les autorités de la transition se monétisent, la transition, elle, se démonétise.

Preuves, de piètres campagnes de sensibilisation et de mobilisation pour le recensement électoral, la grève des agents recenseurs pour leur salaire et leur nombre insignifiant dans les bureaux de recensement, la non-couverture du territoire par les élections, la non-couverture des provinces par les services centraux marquant le retour et l’autorité de l’État, le manque de soutien de la transition aux déplacés pour faciliter le retour chez eux, etc. Et tout ça par manque d’argent alors que les autorités brillent de business.

Quelque soit la manière qui mettra fin à cette transition, toute la transition sera jugée pour des questions des affaires et de gestion; une gestion malapprise.

Au-delà de la carbonisation, il y a l’illégitimité de l’autorité de la transition. Il faut inscrire à l’esprit que toute autorité qui n’émane pas de la volonté générale, est incontestablement illégitime.

L’autorité qui n’émane pas de la volonté générale est illégitime que par cela quelque soit son étendue et quelques soient les objets sur lesquels, elle s’exerce.
Sans légitimité, l’autorité de la transition est la justification du despotisme.

Cette transition fait perdre à l’État centrafricain le temps nécessaire pour lui de se redresser de cette crise; notre transition est rampante et insignifiante. Il nous faut passer aux élections pour permettre à notre pays de se doter d’une identité et d’une souveraineté.

La transition centrafricaine, nous le répétons, n’est pas comparable à celle du Burkina Faso qui est l’œuvre de sa population. Notre transition, c’est languissant, vexant et végétant. Il est urgent de l’arrêter. Cette forme de transition nous conduit droit dans un état d’abroutissement et désétatisation.
La transition burkinabé porte toute la griffe identitaire d’un État et exprime toute la volonté de son peuple. Le despotisme a été vaincu par la volonté générale. Là-bas les casques bleus n’y sont pas.

L’universalité des citoyens est le souverain, c’est-à-dire nulle association ou groupe d’individus ne peut s’arroger la souveraineté.
Le peuple centrafricain a été écarté de ses droits d’existence. Ce faisant la transition a franchi la ligne de la juridiction de la souveraineté ; la transition s’est rendue coupable d’illégitimité, son autorité est donc sans objet et sans source.

Même si l’acceptation de la majorité exprimée n’est pas toujours suffisante dans toutes circonstances pour donner aux actes le caractère de loi, elle mérite d’être exprimée pour traduire l’expression de la volonté générale, base de la démocratie.

La transition, elle ne saurait être un État entier car elle vexe le citoyen dans son identité et ne peut être légitime quoiqu’elle fasse. Elle arrive à son terme le 17 Août 2015, date tragique. Au-delà, c’est la volonté générale du peuple qui doit se manifester.

 

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

CENTRAFRIQUE: MSF SONNE LA FIN DE SON INTERVENTION D’URGENCE A KOUANGO

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( Corbeau News Centrafrique)

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MSF SONNE LA FIN DE SON INTERVENTION D’URGENCE A KOUANGO

Bangui Corbeau News Centrafrique 15-07-2015

Après 3 mois de présence à Kouango, au sud du pays, Médecins Sans Frontières (MSF) est parvenue au terme de son intervention d’urgence auprès des populations déplacées de la zone. Durant cette période, l’équipe d’urgence de MSF a dispensé plus de 1100 consultations médicales dans ses cliniques mobiles et pris en charge 362 patients à l’Hôpital de Kouango. A travers un communiqué de presse publié la semaine dernière, MSF a annoncé la fin de son intervention d’urgence dans la localité.

Après 3 mois d’intervention, bien que les besoins restent importants et que l’accès aux soins médicaux reste préoccupant, MSF observe la présence et la mobilisation d’autres acteurs humanitaires dans la zone de Kouango. L’équipe d’urgence Eureca destinée à intervenir sur de courtes durées et dans le cadre d’actions ponctuelles, a ainsi pu se replier afin de répondre à d’autres situations de crise ailleurs dans le pays. Les acteurs locaux et la population ont été informés au préalable du caractère ponctuel de cette action. Les indicateurs médicaux récoltés par MSF au cours d’une enquête nutritionnelle et de mortalité montrent en outre qu’une intervention d’urgence de l’ampleur de celle qu’a menée Eureca n’est pas justifiée à l’heure actuelle.

« Les indicateurs ne révèlent pas une crise médicale aigue et n’atteignent de loin pas les seuils d’urgence », a estimé Isaac Alcalde, Responsable de l’équipe d’urgence de MSF.

Par ailleurs, le retour de certains habitants ayant fui dans la brousse est un signe encourageant pour Kouango. Les équipes MSF vont toutefois rester vigilantes afin de suivre l’évolution de la situation. Fin 2014, des milliers d’habitants de la zone de Kouango, dans le sud de la République Centrafricaine, ont commencé à traverser la rivière Ubangui pour trouver refuge en République démocratique du Congo (RDC) voisine après des mois d’affrontements armés entre des milices rivales dans la région. Des milliers de personnes ont fui en RDC, des milliers d’autres se sont rendues dans les communes proches de Bambari et de Grimari, au nord de Kouango. Toutes cherchaient à se protéger après des mois de morts, de vols, de pillages et d’incendies de leurs maisons.

L’équipe d’urgence de Médecins Sans Frontières en RCA (Eureca) a alors lancé une intervention centrée sur les enfants, les femmes et les victimes de violence dans la zone de Kouango. L’accès aux soins de santé étant extrêmement limité voire inexistant dans la zone, MSF a lancé des cliniques mobiles sur les axes de Bianga, Grimari, Ndoro, Pende et Zouhougou afin de fournir des soins médicaux de base. L’équipe MSF a également soutenu le service d’urgence et d’hospitalisation de l’Hôpital de Kouango afin d’assurer la prise en charge des cas graves.

En 3 mois, l’équipe MSF a dispensé plus de 1100 consultations médicales dans le cadre de ses cliniques mobiles. 81% des patients étaient des enfants de moins de 5 ans. Les femmes ont également bénéficié d’un suivi prénatal et de consultations en santé sexuelle et reproductive.

A l’Hôpital de Kouango, MSF a hospitalisé 362 patients principalement au service de pédiatrie (55%) et de santé maternelle (26%). Les équipes MSF ont assisté 47 femmes lors de leur accouchement et ont procédé à 5 césariennes d’urgence. Un support logistique a également été apporté à l’Hôpital de Kouango notamment pour l’installation de points d’eau. Finalement, MSF a effectué une donation en médicaments et matériel et a fourni une prime au personnel du centre de santé dans le but d’assurer la gratuité des soins pendant un mois.

MSF travaille en République Centrafricaine depuis 1997 et compte actuellement plus de 300 travailleurs internationaux et plus de 2 000 travailleurs centrafricains dans le pays. Depuis décembre 2013, MSF y a doublé son niveau d’assistance médicale pour répondre à la crise. L’organisation gère actuellement une vingtaine de projets, dont plusieurs sont destinés à répondre aux besoins des réfugiés centrafricains dans les pays voisins du Tchad, du Cameroun et de la République Démocratique du Congo.

Dans la Préfecture de Ouaka où se trouve Kouango, les équipes MSF sont présentes également à Bambari depuis 2014. Elles gèrent des cliniques mobiles et soutiennent un centre de santé dans la ville de Bambari.

 

Bangui Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique: ‘’AMGA’’ vole au secours des enfants hospitalisés à la pédiatrie de Bangui

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‘’AMGA’’ vole au secours des enfants hospitalisés à la pédiatrie de Bangui

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 15-07-2015

 

Huit sacs de sucre de 50 kg, 14 cartons de savon, huit bidons d’huile de 20 litres, 12 cartons de sardine, cinq sacs d’haricot, quatre sacs de sel, trente grandes et petites bassines, trois cuvettes de colalu, 200 nattes, 50 gobelets, une balle de couvertures, 200 pains, d’une valeur de 6 400 750 F. Cfa, tel a été le contenu du pactole qui a été remis lundi aux enfants malades du Complexe pédiatrique de Bangui.
En effet, lundi 13 juillet 2015, l’Ong ‘’Association missionnaire et gagneurs d’âmes (AMGA-Centrafrique)’’ a effectué une visite humanitaire auprès des enfants malades hospitalisés au Complexe sportif de Bangui. Le Coordonnateur de ladite Ong, Arnold Teddy Wedane a officiellement remis un pactole de vivres et non-vivres au Directeur par intérim du Complexe pédiatrique de Bangui.
Arnold Teddy Wedane, Coordonnateur de l’Ong AMGA situe l’enjeu de la visite humanitaire de son institution au chevet des enfants malades de la pédiatrie : « Nous sommes venus ici à la pédiatrie pour aider les enfants malades, parce que premièrement, nous sommes tous des centrafricains, l’Ong AMGA est centrafricaine. A ce titre justement, nous en tant que Ong nationale, devons soutenir la population dans les périodes difficiles. Nous pensons que les personnes véritablement en difficulté se trouvent dans les hôpitaux, dans les prisons, et par rapport à la récente crise dans notre pays, certaines de ces personnes vulnérables sont dans les sites des déplacés. Voilà ce qui justifie la compassion et la solidarité qu’on essaie d’apporter à ses personnes, d’où notre présence ici au Complexe pédiatrique de Bangui. »
Le Directeur par intérim du Complexe pédiatrique de Bangui a témoigné de sa vive reconnaissance à l’Ong AMGA pour son geste qualifié de « salutaire », avant de lancer le plaidoyer quant aux matériels médicaux et médicaments : « Aujourd’hui, ce n’est pas le moment de beaucoup de parole ; je voudrais tout simplement, au nom des malades qui bénéficierons directement de cette aide et au nom du personnel du Complexe pédiatrique de Bangui, dire merci pour le geste de l’Ong AMGA. D’aucuns ne pensent aujourd’hui qu’une Ong nationale ne peut poser de tels actes et que l’assistance aux personnes en difficulté est exclusivement l’œuvre des organisations internationales. Je salue également à sa juste valeur, cette aide. Nous profitons de cette heureuse occasion pour demander à d’autres personnes de bonne foi et des institutions qui veulent nous aider d’apporter également des matériels médicaux et des médicaments pour aider les malades. »
Faut-il rappeler que AMGA est une association créée en République centrafricaine depuis 1999. A ce jour, plusieurs acquis sont en actif de cette association. L’on se souviendra par exemple que jusqu’en 2006, AMGA s’était positionné dans le domaine agropastoral à l’intérieur du pays où les populations des villes de Mbaïki, Berberati, Boali, Bouar, etc. ont reçu régulièrement des semences et des petits animaux pour l’élevage.Il y a juste deux semaines, cette Ong a remis des matelas aux déplacés internes de Bangui, notamment ceux du site des Castors, de la Mosquée centrale, de l’aéroport. On l’a vu également à l’œuvre au chevet des détenus de la prison centrale de Ngaragba où des nattes, ustensiles de cuisine et matelas ont été remis.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Bangui: L’OCI au chevet de la communauté musulmane de Centrafrique en ce temps de Ramadan

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L’OCI au chevet de la communauté musulmane de Centrafrique en ce temps de Ramadan

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-07-2015

Docteur Cheikh Tidiane Gadio, Envoyé Spécial de l’Organisation de coopération islamique (OCI) est arrivé lundi 13 juillet 2015 à Bangui. Il s’agit d’une visite humanitaire qui s’inscrit dans le cadre d’appui à la communauté musulmane de Centrafrique en cette période du Ramadan. L’Envoyé Spécial n’a pas seulement amené un message d’espoir pour la communauté musulmane, mais aussi des vivres et non-vivres en vue de soutenir cette communauté qui observe le Ramadan.
Selon Gadio, « Maintenant, ce dont la Centrafrique a besoin par des gestes symboliques comme ce geste que l’OCI fait aujourd’hui vers la communauté musulmane, mais nous allons également prendre symboliquement un camion de vivres et non-vivres pour aller remettre à l’Archevêque de Bangui pour aider les autres centrafricains démunis. ». Evidemment, la crise qu’a connue la RCA a rendu plus vulnérable le peuple de ce pays, plus pire le triste sort des déplacés internes qui manquent de tout.
Faut-il rappeler que l’année dernière, l’OCI était venue en Centrafrique pour faire une opération appelée ‘’Opération Ramadan’’ qui se fait dans toutes les communautés musulmanes du monde. « C’est qu’on va dans un endroit où des musulmans démunis qui ont besoin d’aide et d’appui pour leur apporter cet appui. Dans le cadre de la Centrafrique, c’est encore plus symbolique, car on a eu une crise assez grave, heureusement Dieu nous a aidé, on est en train d’aller au-delà de cette crise. On vit maintenant une situation post-conflit. Il est important de raffermir les relations entre toutes les communautés. » a renchéri l’Envoyé Spécial de l’OCI.
A la mosquée centrale de Bangui, Gadio a remis à l’imam de ladite mosquée, Moussa Tidiani Naibi, un pactole de vivres et non-vivres constitué entre autres de sel, savon, sucre, huile, riz…
Occasion pour l’Envoyé Spécial de réitérer la lecture de l’OCI sur la crise centrafricaine, car de l’avis de Gadio « l’OCI a été très claire au départ quand nous sommes arrivés ici, que ce qui s’est passé en Centrafrique n’était pas une guerre de religion, moins encore une guerre entre musulmans et chrétiens ; c’était plutôt une crise politique très grave qui s’habillent parfois des oripeaux d’une crise religieuse. Mais, le peuple centrafricain est fondamentalement uni et il l’a été pendant des siècles ; donc il n’y a pas de raison que cela change aujourd’hui à cause des questions politiques. » a-t-il dit avant d’ajouter « Nous avons dit que cette crise politique doit trouver des solutions politiques. Il faut aller à la réconciliation nationale, il faut trouver des moyens d’un arrêt total des hostilités, des violences et des tueries. C’est pourquoi de notre côté, nous avons sincèrement travaillé. Nous avons rencontré quasiment toutes les autorités politiques centrafricaines, nous avons voyagé en Ethiopie pour rencontrer le président François Bozizé, puis au Benin pour rencontre le présidente Djotodia. L’OCI s’est déployée partout pour prêcher, et la réconciliation nationale, et le dialogue politique national et aussi le respect des autorités de la transition. Nous avons également appuyé le Forum national de Bangui. »
A la réception des vivres et non-vivres à distribuer aux déplacés et aux musulmans de Km5 de manière générale, Imam Omar Goni, Assistant de l’Imam de la Mosquée centrale a, au nom de la communauté musulmane de Centrafrique, témoigné de toute sa gratitude envers l’OCI pour son intarissable assistance : « Nous ne pouvons que témoigner notre pleine gratitude à nos frères de l’OCI qui sont venus nous aider aujourd’hui avec quelques aides symboliques, en ce temps de Ramadan. Notre joie est double, parce qu’en se déplaçant jusqu’ici à la mosquée centrale, le Ministre Gadio a témoigné la solidarité internationale qui se mobilise pour la cause des musulmans de Centrafrique. »
En fin de soirée du lundi, l’Envoyé Spécial s’est longuement entretenu avec le Ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo-Doudou au sujet de la coopération OCI/RCA. Les deux hommes, au sortir de ce tête-à-tête, se sont félicités de leur bonne coopération qui doit se raffermir en période électorale qui s’amorce en RCA.
La journée du mardi 14 juillet 2015 a été marquée par la remise des vivres et non-vivres aux Séléka du Camp BSS et Camp Beal ; puis aux musulmans de Lakouanga. Le soir même, l’Envoyé Spécial a eu un tête-à-tête avec le Premier ministre Mahamat Kamoun. Une mission humanitaire au chevet des musulmans de Yaloké est également prévue pour jeudi prochain.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: LAURENT GOMINA PAMPALI DANS SA TOURNEE POLITIQUE

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LAURENT GOMINA PAMPALI DANS SA TOURNEE POLITIQUE

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 14-07-2015

 

« Un nouvel élan patriotique et panafricaniste », tel est le mode de la tournée politique du président de l’Union nationale des Démocrates républicains, UNADER, Laurent Gomina Pampali qui poursuit ses rencontres avec les populations des huit (8) arrondissements de Bangui, la capitale centrafricaine et ses environs. Il était, ce 11 juillet 2015, à Bimbo chef-lieu de la préfecture de l’Ombela-Mpoko à la sortie sud de Bangui pour échanger avec les militants et sympathisants de son parti. Une tournée qui s’inscrit dans une logique d’inculquer aux citoyens de tous les horizons les idéaux de l’UNADER, en quelques mois de la tenue des élections en Centrafrique, et de les sensibiliser sur le recensement en cours dans le pays.

Après les rencontres avec les populations des quelques arrondissements de Bangui, le président de l’UNADER poursuit sa tournée dans les périphériques de la capitale. Il entend montrer à la population de Bimbo la primeur des valeurs morales et politiques que défend son parti. L’adhésion des citoyens à une formation politique, la mobilisation de la population de s’inscrire sur la liste électorale, le choix des candidats devant les urnes ont été au centre d’échange qui a duré plus de deux (2) heures du temps. Une centaine de militants et sympathisants ont rehaussé de leur présence à la rencontre. Car, selon le président de l’UNADER, le parti de l’Union nationale des démocrates se veut un parti de gouvernance fondée sur l’éthique et morale de principe de la démocratie républicaine.

« Je suis venus leur faire savoir ce que c’est que adhérer à un parti comme l’UNADER. Nous voulons que le peuple centrafricain revienne, et bien, au principe de la démocratie pour élire ses dirigeants et ses représentants. Et j’ai rappelé la population de Bimbo, surtout les militants de l’UNADER, à se préparer aux élections. Qu’ils choisissent des dirigeants crédibles dont la RCA a besoin », a intimé Laurent Gomina Pampali, président de l’UNADER.

Concernant l’enrôlement des électeurs, il a sensibilisé les militants en général et toute la population de Bimbo à se mobiliser massivement pour s’inscrire sur la liste électorale. Pour que l’UNADER parvienne à remporter les élections, il faut, a-t-il souligné, que les militants remplissent les critères définis par l’Autorité nationale des Elections (ANE) à savoir l’enrôlement des électeurs sur la liste pour pouvoir voter. Il leur a montré également l’importance de la carte d’adhésion que chaque militant doit avoir à sa possession. Il a par ailleurs appelé la jeunesse de Bimbo à la vigilance au moment des compagnes électorales où les candidats aux élections sortiront des billets de banques pour acheter leur conscience. Car, d’après lui, l’avenir est aux jeunes qui doivent consciencieusement prendre en main leur destinée.

« Le peuple centrafricain est profondément traumatisé par la guerre qu’on lui a faite. Comment vous pouvez attendre que spontanément il se lève pour s’inscrire. Il faut aller vers lui le sensibiliser, lui faire voir l’avantage pour lui d’aller s’inscrire sur la liste électorale. Il est bien maintenant que le peuple fasse guerre non pas par les armes mais par le bulletin. Car son Kalachnikov c’est la carte d’électeur. Il faut faire comprendre cela au peuple centrafricain pour un nouveau combat démocratique afin de choisir les dirigeants qui peuvent le faire sortir de la misère», a-t-il ajouté.

Abordant la question des valeurs morales et démocratiques, le président de l‘UNADER a interpelé les Centrafricains sur les bases de gouvernance instaurées depuis la fondation de la République centrafricaine. Pour lui, les Centrafricains doivent abandonner les vielles mentalités qui sont de nature à freiner le processus du développement du pays. Le vol, le détournement, l’ethnisme, et le clanisme doivent quitter l’esprit des Centrafricains afin de cultiver l’unité nationale, d’après Laurent Pampali. Ils doivent, selon lui, faire la révolution démocratique et républicaine au lieu de faire la politique de recours aux armes et à la violence.

Laurent Gomina Pampali a mis sa machine politique en marche tout en multipliant des rencontres avec les militants et sympathisants de l’UNADER dans la capitale centrafricaine avant d’atteindre tout le territoire national. L’homme politique centrafricain et député au parlement de la Communauté économique et monétaire en Afrique centrale (CEMAC) représentant la RCA, de surcroit Conseiller au Conseil national de transition (CNT) entend montrer aux Centrafricains de tous les horizons les valeurs politiques de Barthélémy Boganda sur la base desquelles son parti va évoluer.

politique

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: ANICET GEORGE DOLOGUELET INVESTI CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE 2015

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( Corbeau News Centrafrique)

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ANICET GEORGE DOLOGUELET INVESTI CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE 2015

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 14-07-2014

Les investitures et les déclarations les candidatures relatives à l’élection en Centrafrique ne cessent d’être enregistrées dans le pays. La dernière en date, c’est celle d’Anicet George Dologuélé investi candidat à l’élection présidentielle par son parti dénommé l’Union pour le Renouveau centrafricain, URCA en sigle. Une investiture faite, ce 11 juillet 2015, à l’issue du premier congrès ordinaire tenu du 09 au 11 du même mois.

Tout a commencé par des travaux par commission les trois jours du premier congrès ayant conduit à l’investiture d’Anicet Géorge Dologuélé dit AGD aux échéances électorales en Centrafrique. Ce premier congrès a dû faire face aux défis de la mobilisation des militants et sympathisants de l’URCA par une orientation précise. Pour fédérer les différentes énergies dont regorge le pays, il faut, d’après le président de l’URCA, énoncer clairement les défis à relever ensemble. Le premier de ces défis, a-t-il précisé, c’est la survie de la République centrafricaine comme nation où ses filles et ses fils au-delà de leur particularisme socio-culturel et ou religieux partagent le sentiment de faire un. Ce vivre ensemble multiconfessionnel, pour lui, n’a jamais été source de division entre les Centrafricains jusqu’aux derniers évènements où certains cherchaient à instrumentaliser des clivages religieux pour faire le lit d’une politique d’exclusion avec le risque de cessation d’une frange de la nation.

« L’URCA rappelle ici son engagement patriotique et sa détermination à préserver l’unité nationale à œuvrer sans repris pour la réconciliation de tous nos concitoyens et à maintenir intangible les frontières de notre territoire national. La reconstruction nationale passe dès lors par la restauration de l’autorité de l’Etat et la mise en œuvre d’une administration encadrée par le droit et une gestion de décentralisation de territoire », a déclaré Anicet George Dologuélé, candidat de l’URCA avant d’ajouter en ces termes : « la création de richesse à travers une mise en valeur organisée et efficace des immenses ressources naturelles dont regorge le pays permettra à l’Etat de disposer de moyens nécessaires au développement des services sociaux de base à même de porter le développement notamment dans le domaine de la santé, de l’éducation et de l’habitat. Elle permettra également la construction des infrastructures ambitieuses dont notre pays a besoin pour son économie »

En conformité avec sa philosophie politique sociale et démocratique, le président de l’URCA a estimé que seule un secteur privé dynamique s’appuyant sur un Etat fort, organisé et juste pourrait créer les conditions favorables à cette création de richesses. C’est à ce prix, selon l’Economiste centrafricain, que les fruits d’une croissance forte et soutenue permettront une distribution équitable au profit des couches sociales laborieuses qui ont été toujours les victimes endémiques de la misère. C’est avec l’ambition de mobiliser les Centrafricains pour la refondation de la nation centrafricaine meurtrie que l’URCA s’est réunie à son premier congrès.

Ce congrès était l’occasion pour l’URCA de faire le bilan de ses activités depuis sa naissance le 25 octobre 2013 sous l’impulsion d’un bureau politique provisoire chargé de mettre en œuvre les priorités de ce jeune parti. Sa première priorité, c’est d’implanter les organes de base du parti que sont les cellules et les sections, sous fédérations et fédérations sur toute l’étendue du territoire national et hors des frontières centrafricaines. En suite d’organiser le premier congrès ordinaire du parti afin de doter l’URCA d’une structure définitive pour la vitalité de son action. Et enfin la priorité, c’est aussi de participer à la l’animation politique de la République centrafricaine.

Concernant l’implantation des organes de base du parti dans le pays, les sous fédérations ainsi que les organisations sous fédérales des jeunes et des femmes d’abord dans la capitale et les sous-préfectures du pays, dans certains pays où réside une importante diaspora centrafricaine. A ce jour, le parti a déjà implanté dans le pays 52 sous fédérations sur 79 dont 503 sections et 2680 cellules dans la capitale et à l’intérieur du pays. Hors des frontières centrafricaines, l’URCA est représentée par des sous fédérations créées au Cameroun, au Gabon, en Congo, au Togo, au Sénégal, au Maroc, au Benin et en Côte d’Ivoire. En Europe, le parti a établi sa fédération en France qui compte déjà huit sous fédération sur le territoire français.

« Depuis sa création, l’URCA s’est résolument impliquée dans l’animation de la vie politique nationale, guidée par les valeurs qui ont présidées à sa naissance. Un parti républicain porté par les valeurs de la république compte tenu dans notre devise nationale. Un parti qui prône et défend la laïcité, la tolérance, le recours au débat démocratique, transparent et le patriotisme. Et un parti qui promeut une justice indépendante, impartiale et équitable pour tous devant la loi », a-t-il indiqué.

Ce premier congrès ordinaire est intervenu dans un contexte particulier où l’Autorité nationale des Elections (ANE) a dévoilé le chronogramme de la tenue des élections couplées en Centrafrique en 18 novembre 2015. Depuis 18 mois de sa création en octobre 2013, l’Union pour le Renouveau Centrafricain compte aujourd’hui environ 200.000 militants. Le parti est constitué d’un bureau politique composé de 19 membres sans compter son candidat. L’Economiste et ancien ministre centrafricain s’est montré confiant de la mobilisation et de la capacité des militants et sympathisants de son parti ainsi que des autres Centrafricains pour changer la page de l’histoire de la République centrafricaine qu’il a estimée sombre au vu du monde.

« La RCA est aujourd’hui à la croisée des chemins. Les militants de l’URCA ont fait leur choix, celui de me permettre de porter leur couleur lors de la prochaine élection présidentielle. Je vous demande de croire à ma volonté, à notre capacité à changer le cours de l’histoire de ce pays. Le combat pour l’URCA ne sera pas facile car nous le savons bien que des forces négatives chercheront

à se dresser sur notre chemin. Mais je vous le garantie rien ne nous dissuadera. Ensemble nous allons sortir ce pays de l’ornière car telle est la volonté de notre peuple qui mérite de vivre le lendemain meilleur. Nous le ferons avec les frères et les sœurs des autres partis politiques qui partagent les mêmes aspirations que nous », a-t-il conclu.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Samba Panza inaugure le Port Sao, réhabilité sur fonds de l’Union européenne

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( Corbeau News Centrafrique)

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Samba Panza inaugure le Port Sao, réhabilité sur fonds de l’Union européenne

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 11-07-2015

 

Le Port de ‘’Ouango-Sao’’ dans le 7ème arrondissement de Bangui, construit par une entreprise centrafricaine sur financement de l’Union européenne à travers le 10ème FED, a été inauguré ce vendredi 10 juillet 2015, par la Présidente de la transition, Catherine Samba Panza. La coupure du ruban symbolique a été faite en présence de Jean-Pierre Reymondet-Commoy, Ambassadeur de l’Union européenne en République centrafricaine, de Marie Noëlle Koyara Ministre d’État à la défense représentant le Premier ministre ; Arnaud Djoubaye Abazene et Florence Limbio respectivement ministre des Transports et de l’aviation civile et ministre du Plan et de la Coopération internationale, ainsi que Mme Léontine Weibona, Vice-présidente de la Mairie de Bangui.
Une nouvelle infrastructure, à caractère économique vient d’embellir la capitale centrafricaine. Il s’agit du nouveau port ‘’Ouango-Sao’’ construit sur financement de l’Union européenne, évalué à environ 26 millions de Francs C. Fca. Mme Léontine Weibona 2ème Vice-présidente de la Mairie de Bangui est la toute première à savourer ce joyau : « La population de la ville de Bangui en général et celle du 7ème arrondissement en particulier, accueille ce jour, avec satisfaction, cet important projet qui aboutit sur la construction du port ‘’Ouango-Sao’’ dans le 7ème arrondissement, qui vient en appui au port du ‘’Ngou-Etat’’ dans le 2ème arrondissement et de ‘’Kolongo’’ dans le 6ème arrondissement. »
Jean-Pierre Reymondet-Commoy Ambassadeur de l’Union européenne lui-aussi, mesure bien la contribution que revêt cette infrastructure dans le quotidien des centrafricains, car selon le diplomate, « Au-delà du potentiel récréatif et touristique que revêt ce projet de Port Sao pour le peuple centrafricain, il y a l’autre potentiel qui est celui de relier les pays de l’Afrique centrale et de relier Bangui la capitale et son arrière-pays de la Centrafrique. C’est pour cela que nous faisons en parallèle ce genre de travaux. »
Même baromètre du côté du gouvernement centrafricain, puisque le Ministre des Transports et de l’aviation civile, Arnaud Djoubaye Abazene a relevé d’autres avantages liés cette immense réalisation. « La construction du débarcadère de ‘’Ouango-Sao’’ vise à aménager les barges de l’Oubangui (fleuve) et d’en faire une véritable plateforme marchande dans le 7ème arrondissement de Bangui. Elle contribuera à la réduction de la pauvreté endémique et améliorera les conditions de vie et d’approvisionnement de la population urbaine et péri-urbaine de la capitale. Les avantages de la construction de cette infrastructure pour les transports seront multiformes. Entre autres, j’aimerais mentionner la création d’une berge marchande aménagée, la stabilisation de la gare du port, la facilitation d’accès des personnes et de marchandises au moment du chargement et de déchargement. » a renchéri le membre du gouvernement.
Mme Florence Limbio, Ministre du Plan et de la coopération internationale quant à elle, replace le cadre de financement de ce projet qui a arraché la satisfaction des Banguissois en particulier, mais des centrafricains tous entiers en général, étant donné qu’il s’agit d’une contribution à une portée nationale sur le désenclavement intérieur et extérieur de la RCA. « Un projet d’appui au transport par voie d’eau a été initié en complément de celui du renouvellement des équipements productifs sur le tronçon fluvial financé par l’Union européenne sur le 9ème FED (Fonds européen de développement). C’est ainsi qu’une Convention de financement Union européenne/RCA fut signé en 2012 relative à l’entretien routier avec un volet ‘’Transport par voie d’eau’’. D’autres projets sont en cours de mise en œuvre dans le cadre du Programme indicatif régional du 10ème FED. Il s’agit notamment du projet de dragage du Port de Bangui, de la navigabilité de l’Axe Congo-Oubangui, du barrage de Salambo et la sécurité de la navigation sur la voie d’eau et du renforcement des capacités d’entretien des voies navigables. La convention de financement a prévu un appui institutionnel à la cellule du suivi du développement du secteur fluvial, comprenant la fourniture d’équipements, la prise en charge des dépenses de fonctionnement, des consommables et la collectes des données. » a précisé Mme Limbio.
Comme indiqué, le port Ouango-Sao devient ainsi le troisième grand Port de Bangui.

Inauguration port sao

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le bon citoyen

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(Corbeau News Centrafrique)

THEO BIEN

 

 

                Le bon citoyen

Bangui, ( I.Z) 11-07-2015
Le bon citoyen éh éh éh éh civilisé
Dounia mobimba a kè kou ti ba mbi na mo
Wala lè ti é a zi awè wala é ngba gui a wa ziba
Wala é kè zo ti inga ngo ndo wala é ngba gui a ngbara
Dounia mobimba a kè kou ti ba mbi na mo wala é kè a zo ti ndara
So a yé kodro na bè oko
Le bon citoyen.
Molengue ti Bèafrica
Gui mo oko la mo lingbi
Ti fa na lè ti guigui mombimba
Que mo kè nzioni citoyen civilisé
Sur qui le pays peut compter
Kpé a nziya ti kodro, respecté
mba ti mo zo
Koungbi da na séssé na mbana apè
Pillé a bien publique na privé a pĺè
Fa na lè ti dounia mobimba que mo kè civilisé
Centro zo ti inga ngo ndo
Yo li na ndouzou ba ndo a Yo na devant.
Refrain !
Fadé so é kè na tango ti démocratie
Tango ti moyen âge a hon awè
A kè mou ngombé si a kè gui na pouvoir a pè
Tongana gui ngo a bakoya na ya ti gbazabangui na likongo
La raison du peuple est toujours la meilleure
Le peuple est souverain
Za na li ti mo bon citoyen
Que le pouvoir appartient au peuple
À César ce qui est à César
À Dieu ce qui est à Dieu.
Refrain !
Le bon citoyen doit avoir du respect
Pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions, sa loi, et le respect de la chose publique tous les jours
Le bon citoyen doit connaître ses droits comme ses devoirs vis-à-vis de la société
Centro n’oublie jamais
Refrain !
Ga ngo gbia, wala Maire, wala député
A kè gui sengue mandako na popo ti molengue ti kodro oko
A kè tene ti tiri a pè, papa a pè, bira a pè na popo ti a wato
Bon citoyen mou pécko ti zo tene ti mara a pè
Voté zo tene ti nguinza a pè
Voté zo ndali ti gozo a pè
Tene ti tee-shirt a pè
rempli ton devoir civique sans intérêt bon citoyen.
Refrain !
Fadé so dounia mobimba a civilisé a wè
Ga ngo gbia légué ni a kè gui oko
Vérité kwè a kè passé na ya ti a urnes
Mou ngo pouvoir na coup d’état a kè ngbéré yé, c’est démodé
Tout change tout évolue
Seul les stupides ne changent pas
Selon le grand frère Alpha Blondy
Tout change tout évolue
Seul les imbéciles ne changent pas ah ah ah ah.
Refrain !
Tout change tout évolue
Tout change tout évolue
Tout change tout évolue
Tout change tout évolue.
Auteur, compositeur ( Théo Mobanza )
                Le bon citoyen
Le bon citoyen éh éh éh éh civilisé
Dounia mobimba a kè kou ti ba mbi na mo
Wala lè ti é a zi awè wala é ngba gui a wa ziba
Wala é kè zo ti inga ngo ndo wala é ngba gui a ngbara
Dounia mobimba a kè kou ti ba mbi na mo wala é kè a zo ti ndara
So a yé kodro na bè oko
Le bon citoyen.
Molengue ti Bèafrica
Gui mo oko la mo lingbi
Ti fa na lè ti guigui mombimba
Que mo kè nzioni citoyen civilisé
Sur qui le pays peut compter
Kpé a nziya ti kodro, respecté
mba ti mo zo
Koungbi da na séssé na mbana apè
Pillé a bien publique na privé a pĺè
Fa na lè ti dounia mobimba que mo kè civilisé
Centro zo ti inga ngo ndo
Yo li na ndouzou ba ndo a Yo na devant.
Refrain !
Fadé so é kè na tango ti démocratie
Tango ti moyen âge a hon awè
A kè mou ngombé si a kè gui na pouvoir a pè
Tongana gui ngo a bakoya na ya ti gbazabangui na likongo
La raison du peuple est toujours la meilleure
Le peuple est souverain
Za na li ti mo bon citoyen
Que le pouvoir appartient au peuple
À César ce qui est à César
À Dieu ce qui est à Dieu.
Refrain !
Le bon citoyen doit avoir du respect
Pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions, sa loi, et le respect de la chose publique tous les jours
Le bon citoyen doit connaître ses droits comme ses devoirs vis-à-vis de la société
Centro n’oublie jamais
Refrain !
Ga ngo gbia, wala Maire, wala député
A kè gui sengue mandako na popo ti molengue ti kodro oko
A kè tene ti tiri a pè, papa a pè, bira a pè na popo ti a wato
Bon citoyen mou pécko ti zo tene ti mara a pè
Voté zo tene ti nguinza a pè
Voté zo ndali ti gozo a pè
Tene ti tee-shirt a pè
rempli ton devoir civique sans intérêt bon citoyen.
Refrain !
Fadé so dounia mobimba a civilisé a wè
Ga ngo gbia légué ni a kè gui oko
Vérité kwè a kè passé na ya ti a urnes
Mou ngo pouvoir na coup d’état a kè ngbéré yé, c’est démodé
Tout change tout évolue
Seul les stupides ne changent pas
Selon le grand frère Alpha Blondy
Tout change tout évolue
Seul les imbéciles ne changent pas ah ah ah ah.
Refrain !
Tout change tout évolue
Tout change tout évolue
Tout change tout évolue
Tout change tout évolue.
Auteur, compositeur ( Théo Mobanza )
 
La chute d’Idriss Deby risquerait de déstabiliser l’Afrique centrale
 
Le président tchadien Idriss Deby qui s’éternise progressivement au pouvoir depuis qu’il a destitué Hissen Habré en exil à Dakar, en 1996, est de plus en plus dans de beau drap. Son engagement militaire d’anéantir la secte Boko Haram qui sévit au Nigéria le pays voisin, premier pays producteur du pétrole du continent africain, est salutaire et constitue incontestablement une stratégie pour le Tchad de conserver sa puissance militaire dans les deux régions d’Afrique centrale et de l’ouest. De surcroît une occasion, pour les pays concernés et qui sont menacés, de réformer leurs forces armées affaiblies depuis une décennie et de revoir leur politique en matière de défense et de sécurité. Il va sans dire qu’aujourd’hui que les forces armées tchadiennes sont en tête de peloton militaire et prompts à intervenir pour éteindre le feu mais aussi, joue le jeu de caméléon dans certains pays pour les affaiblir et de rester incontournable. Le rôle positif et à la fois négatif que les forces armées tchadiennes ont joué dans la crise centrafricaine depuis 1997 jusqu’en 2015 en dit plus et a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre et salive.
Son intervention aux côtés des forces armées maliennes pour mettre hors d’état de nuire les djihadistes d’Aqmi qui revendiquaient la partition du Mali en 2013 dans l’Opération Serval est une démonstration de force militaire reconnue par l’opinion nationale et internationale. La menace de la secte islamique Boko Haram qui terrorise ce grand pays d’Afrique prend de l’ampleur et s’étend sur le continent au Cameroun qui s’est d’abord battu seul contre les attaques meurtrières de Boko Haram sur son territoire, et au Niger où de nombreux cas ont causé des morts. L’ampleur est inquiétante et pourrait réveiller les vieux démons contre le régime de Deby qui a d’abord souffert dans le passé avec plusieurs rébellions tchadiennes dans le nord à la frontière Tchado-Soudanaise. Quand bien même qu’il n’existe plus de nuage au ciel qui remet au beau fixe la relation diplomatique soudano-tchadienne, Ndjamena n’oubliera jamais les coups fourrés de Khartoum. En 2005, les rebelles tchadiens ont mis le cap sur Ndjamena jusqu’au portillon du palais présidentiel.
Le chef de l’Etat tchadien qui a gagné les élections deux fois lors des opérations électorales avait fait une déclaration aux médias européens en ces termes concernant la secte Boko Haram: « Elle a aussi des liens très étroits avec Daech et avec AQMI. Boko Haram a décidé d’asphyxier le Tchad en coupant l’axe unique qui nous rattachait au port de Douala, au Cameroun, menaçant ainsi nos intérêts vitaux. C’est un danger potentiel pour toute la sous-région » 
  
L’un des chefs rebelles tchadiens, Baba Ladé, amicalement lié à l’ancien président centrafricain déchu, François Bozizé, avait déclaré sur le territoire national, où il avait fait son état-major à Kaga-Bandoro pendant plusieurs années, avant de quitter les lieux, qu’il défend la cause de tous les peuhls africains. Il s’avère que les peuls centrafricains, selon les informations non négligeables, qui avaient pris l’arme pour intégrer les rangs de l’ex-rébellion séléka de l’ancien président de transition Michel Djotodia en exil à Cotonou, seraient désormais dans les rangs du groupe islamique Boko Haram et basés dans la région septentrionale du pays. cette situation qui prévaut constitue un véritable danger pour le déroulement des futures élections d’octobre 2015, la relance socioéconomique de la république centrafricaine après les élections, la multiplicité et la complexité des attaques Boko Haram contre le régime du nouveau président qui sera élu et contre éventuellement le régime du président Idriss Deby. Les fauteuils des présidents Idriss Deby du Tchad et Paul Biya du Cameroun sont bel et bien menacés. Les dernières nouvelles font état d’un coup d’Etat déjoué par l’armée camerounaise contre le camerounais Paul Biya. Les deux sous-régions menacées doivent renforcer davantage leurs liens militaires et éviter que le Tchad et la Cameroun deviennent des pays islamiques.
Le nouveau président centrafricain qui sera élu en fin des opérations électorales de 2015 et qui prêtera serment aura du pain sur la planche en matière de sécurité et de défense du territoire national. Des stratégies politiques, diplomatiques et militaires doivent être mises en place dès maintenant par les candidats à la présidentielle de d’octobre 2015 pour les contre-attaques de la secte Boko Haram du Nigéria qui serait déjà infiltrée au Tchad et en Centrafrique dont les forces armées nationales sont en état embryonnaire de reconstruction. Pour preuve de faiblesse, des hommes armés non identifiés venaient d’attaquer la radio nationale centrafricaine qui est une institution stratégique de l’Etat. Tentative de coup d’Etat ou banditisme à haute échelle ? les résultats d’enquête ouverte nous le diront.
Alors, pourrons-nous compter aujourd’hui avec les forces onusiennes pour combattre efficacement la secte Boko Haram s’il arrive à ce que le président Deby perde le pouvoir ou le président Biya au Cameroun, du moment où le désarmement des ex-séléka et groupes armés non conventionnels en Centrafrique n’est que volontaire ?
Wait ‘nd see…
Pierre INZA
Les fauves à la 28è Coupe d’Afrique des Nations sans l’appui des candidats à la présidentielle 2015 ?
 
Les fauves nationales centrafricains (version basketball masculine) ont la chance d’être souvent qualifiées parmi les équipes africaines pour participer à l’AFRO BASKET. Je ne reviendrai pas sur la série des débâcles de notre chère équipe nationale de basketball ces dernières éditions puisqu’il faut tourner la page du passé et regarder l’avenir de manière positive et concrète dans les actes. D’ailleurs, en triant sur le tas les bons slogans et paroles mielleuses et flatteuses des candidats à la présidentielle d’octobre 2015, j’ai retenu, selon un parmi eux, « les hommes politiques pataugent dans des idées inadaptées et irascibles tenant compte des réalités d’un autre temps ».
 
En effet, j’ai paraphrasé l’auteur qui m’inspire et qui peut-être, n’étant pas entouré des gens qu’il faut pour des stratégies politiques et de développement rate le coche comme bon nombre de ces candidats qui, au regard des analyses ne méritent pas de faire la compétition pour la conquête du pouvoir. Pour la simple raison qu’ils ont les mains visiblement sales après leur passage à la tête des ministères et de certaines institutions de l’Etat, d’autres restés plus que muets comme des aveugles et sourds quand le peuple est massacré par les tenants des précédents régimes. Je mettrai le point en concluant que beaucoup de ces prétendants candidats manquent cruellement de notion d’Etat. On juge le maçon au pied du mur dit-on ; et on a si bien vu ceux-là quand ils furent membres du gouvernement de leur régime. Le bilan respectif de leur département était catastrophique. D’autres sont mêmes déjà poursuivis officieusement par la justice.
Concernant l’AFRO BASKET qui se tiendra bientôt à Tunis où notre équipe nationale avait gagné pour la deuxième fois le trophée continental en 1987, l’engagement des fauves sans le soutien moral et financier des candidats à la présidentielle d’octobre prochain me donne la chair de poule parce que je ne comprends pas que les candidats à la présidentielle d’octobre prochain ferment leur poignet comme celui de singe à ne pas mettre la main à la poche pour faire un don, ne fut-ce que de 5.000.000 fcfa chacun aux fauves pour les encourager afin de se battre comme des véritables fauves lors de la compétition pour ramener « YASSINTOUNGOU » au pays, une coupe qui nous a tourné le dos depuis plus de 20 ans.
Comment comprendre que c’est seule la présidente de la transition, Mme Catherine Samba-Panza qui donne une cagnotte de 35 millions de fcfa pour les préparatifs alors qu’une campagne est bel et bien lancée en faveur des fauves. A moins que c’est une méconnaissance de ma part, mais cette indifférence des candidats à la présidentielle de 2015 démontre à suffisance que la plupart de ces candidats manque de notion d’Etat et du patriotisme. Il faut retenir que les fauves n’iront pas à Tunis pour représenter la présidente de la transition qui a décaissé certes les fonds du trésor public, ni une ethnie, ni un clan, ni une communauté, ni une région mais toute la nation centrafricaine qu’eux, ils prétendent diriger. Donc, nos basketteurs participeront à ladite compétition au nom de l’Etat centrafricain. Je crois, c’est le moment de tester aussi la capacité des candidats et l’amour qu’ils ont pour le pays. Puisqu’il n’est tard d’agir, donnons encore du temps à nos candidats de réfléchir et d’agir positivement en faveur des fauves…
Pierre INZA

Centrafrique: Abdoulaye Miskine communique et propose son plan de sécurisation

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( Corbeau News Centrafrique )
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Bangui, Corbeau News Centrafrique 10-07-2015

Ndlr : Dans un communiqué reçu à notre rédaction et que nous publions ci-dessous, le Chef rebelle de Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), le général Martin Koumta-Madji alias Abdoulaye Miskine condamne les actions similaires aux siennes de ses confrères de boko haram. Il en a profité pour fustiger les actions de la Minusca et transformer son mouvement en une institution légale de défense et de sécurité en demandant que ses hommes participent à la mission de sécurisation de l’axe Bouar-Garoua Boulaï.  Ce qui est à noter comme cas d’école c’est que TOUT est permis dans ce pays de paradoxe et d’anomalie. Apres le mouvement Antibalaka transformé en parti politique c’est au tour de FDPC de devenir une armée préfectorale.

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Centrafrique: DRC décroche 1 milliard FCFA du fonds ‘’Bé Kou’’ pour la sécurité alimentaire dans l’Ouham Pendé

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( Corbeau News Centrafrique )

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DRC décroche 1 milliard FCFA du fonds ‘’Bé Kou’’ pour la sécurité alimentaire dans l’Ouham Pendé

Bangui, Corbeau News Centrafrique 10-07-2015

Le Projet intitulé ‘’Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et au relèvement socioéconomique des communautés paysannes de l’Ouham – Pende par le renforcement de leurs capacités de résilience’’ a été officiellement lancé, jeudi 9 juillet 2015, au cours d’un atelier à l’hôtel J-M Résidence à Bangui par Mahamat Taib Yacoub, Ministre en charge du développement du monde rural. C’était en présence de Mme Gertrude Zouta, Ministre du Commerce et de l’industrie ; de Jean Alexandre Scaglia du FAO et ; Philippe Conraud, Directeur-pays du Conseil danois pour les réfugiés (DRC) – Ong chargée d’exécuter ce projet.
Si l’on s’accorde à dire que la République centrafricaine est actuellement dans une période post-conflit, cela devrait se traduire dans les faits, notamment à travers des activités de relèvement, de relance sociopolitique et socioéconomique, et ce, sur tous les plans. C’est justement dans cette dynamique que se classe le gigantesque projet de sécurité alimentaire que le Ministre Délégué à l’Élevage, Mahamat Taib Yacoub a lancé jeudi dernier. « Nous sommes réunis ce matin pour lancer les premières activités du premier programme du Fonds ‘’Bé-Kou’’ dans le domaine agricole. Ce programme de sécurité alimentaire, de résilience et de développement rural en République centrafricaine comprend trois volets, à savoir le renforcement des capacités et la résilience rurale ; l’appui à l’élevage et ; le renforcement des capacités en maraichage et petits bétails à Bangui et ses environs. » déclaré le Ministre au lancement officiel avant d’ajouter « Je voudrais réaffirmer l’importance que le ministère chargé du développement du monde rural accorde au partenariat qu’il faut déployer avec l’ACDA, l’ANDE, l’ICRA, car c’est à travers ce genre d’appui que nous pourrons progressivement reconstituer les capacités opérationnelles de nos structures d’intervention sur le terrain. Nous sommes encore dans une phase de résilience certes, mais nous devons en même temps jeter les bases du développement durable. »
Indiquons au passage que le projet ‘’Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et au relèvement socioéconomique des communautés paysannes de l’Ouham-Pende par le renforcement de leurs capacités de résilience’’ vise uniquement la région de l’Ouham-Péndé, du moins dans sa phase pilote. Il prend, en fait, dix-huit (18) mois de durée d’exécution entièrement à réaliser par l’Ong DRC. D’ailleurs selon Philippe Conraud, Directeur-pays de ladite Ong, c’est depuis 2007 que DRC œuvre dans l’Ouham-Pende qui lui a permis d’avoir une meilleure connaissance du terrain et des communautés. Et, le projet lancé devra permettre la relance des activités agropastorales après la crise politico-militaire avec son lot de corolaire de crise humanitaire et alimentaire. « Avec ce projet, nous allons continuer à contribuer au développement, au relèvement précoce et aux questions de résilience de la population, à travers les activités pastorales et agro-pastorales. Après la crise que le pays a traversée depuis 2012 jusqu’alors, a fait que nous avons orienté nos actions dans les urgences humanitaires. Maintenant, avec la stabilisation et la normalisation de la situation politique et sécuritaire du pays, nous pouvons enfin relancer les programmes de relance économique, de développement agricole et de la résilience. C’est une occasion qui nous est donnée au DRC de pouvoir reprendre nos activités, de reprendre notre approche de développement. » a déclaré Philippe Conraud, Directeur-pays de DRC.
Le Ministre Taib lui-aussi, n’a pas minimisé la portée des conséquences de la récente crise sur les populations de l’intérieur d’où tout le mérite du projet qu’il a lancé jeudi. « La dernière crise intervenue dans notre pays a causé des dégâts très importants, surtout sur le secteur agricole et pastoral. Ce qui a rendu plus vulnérables les communautés paysannes et pastorales qui ont perdu l’essentiel de leur capital productif, ayant ainsi du mal à gérer leur sécurité alimentaire […] La volonté des partenaires pour aider le gouvernement dans sa mission s’est concrétisée à nouveau à travers l’organisation à Bruxelles d’une conférence des bailleurs des fonds qui a permis d’enregistrer des engagements à l’ordre de 360 millions d’Euros soit environ 236 milliards de F. Cfa en faveur de notre pays pour l’année 2015. »

Bangui Fred Krock Pour CNC

Centrafrique: 55 nouveaux médecins des 28ème et 29ème promotions de l’Université de Bangui ont reçu leur diplôme des mains de Samba Panza

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(Corbeau News Centrafrique),

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   55 nouveaux médecins des 28ème et 29ème promotions de l’Université de Bangui ont reçu leur

diplôme des mains de Samba Panza

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 09-07-2015

L’ambiance était à la fête, avec un hémicycle plein à craquer des parents, amis et connaissances des heureux récipiendaires. La 28ème et 29ème promotion des étudiants médecins soit un total de 55 Docteurs ont reçu leur diplôme des mains de Samba Panza.

La mise sur le marché centrafricain de médecins, à travers la remise de diplôme d’hier est d’une grande valeur ajoutée, étant donné le criard besoin exprimé sur dans les hôpitaux centrafricains. Le défi est relevé par Dr Samba Maliavo, Ministre centrafricaine de la santé publique en ces termes : « En effet, la République centrafricaine compte à ce jour, 275 médecins pour une population estimée à 4,6 millions d’habitants soit un ratio d’un médecin pour 17 000 habitants. Cet indicateur est loin de répondre à la norme acceptée par l’Organisation mondiale de la santé qui recommande un médecin pour 10 000 habitants. Il y a donc un gap de 185 médecins à combler pour notre pays. »

En effet, Catherine Samba Panza, Présidente de la transition a personnellement présidé, lundi 6 juillet 2015, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, la cérémonie de remise de diplôme à 55 médecins ayant soutenu leur Thèse de Doctorat à l’Université de Bangui. Un panel de professeurs internationaux et nationaux ont constitué les Jurys présidés par Pr Jean Rosaire Ibara, Doyen de la Faculté des Sciences de la santé à l’Université Marien Ngouabi en République démocratique du Congo.

Le membre du gouvernement se réjouit de ce que malgré que 55 médecins ne résorbent pas le besoin, mais c’est un début de solution. « Les 55 jeunes qui ont reçu en cette circonstance leur diplôme de Docteur en médecine viendront s’ajouter aux 66 autres issus des promotions précédentes et porteront ainsi le nombre additionnel des médecins disponibles à déployer dans nos formations sanitaires à 121. Leur intégration permettra à la République centrafricaine de disposer de 396 médecins soit un ratio d’un médecin pour 12 000 habitants. »

Dr Christelle Gina Niamathé est la deuxième de sa promotion. «  Je suis vraiment émue par cette remise de diplôme aujourd’hui, mais aussi je me sens honorée et récompensée, et à travers moi toutes les femmes centrafricaines, avec le dur labeur que j’ai eu à endurer durant les études qui ont payé aujourd’hui. Je ne sais comment exprimer ma joie, mais dis que le travail bien fait finit toujours par payer. Je profite pour demander à mes sœurs qui sont encore sur les bancs, mas aussi les garçons, de se donner à fond dans leurs études, ils seront récompensés tout comme moi aujourd’hui. » s’est-elle exaltée.

 

Bangui, Sylvestre KROCK pour CNC

 

Centrafrique: « La situation globale des musulmans centrafricains est plus importante que la vie dans le KM5 » dixit Imam Tidiani Moussa Naibi

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(Corbeau News Centrafrique)

Imam Mosquée centrale

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 09-07-2015

 

« La situation globale des musulmans centrafricains est plus importante que la vie dans le KM5 » dixit Imam Tidiani Moussa Naibi

 Les conditions d’approvisionnement et de prière des musulmans de KM5 en période du Ramadan 2015 n’inquiète pas Tidiani Moussa Naibi, Imam de la Mosquée centrale de Bangui. Par contre, le débat que l’homme de Dieu souhaite voir à l’ordre du jour est celui relatif à la condition de vie du musulman centrafricain prise dans sa dimension inaliénable d’Etre humain et de citoyen centrafricain à part entière. D’où son insatisfaction pour le forum de Bangui qui, à en croire l’Imam, n’a abordé que des questions périphériques sans crever l’abcès.

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Présentement, comment s’organise le culte avec la présence massive des déplacés musulmans dans l’enceinte de la mosquée ?

Imam Tidiani Moussa Naibi (TMN) : Avant de me prononcer sur la mosquée centrale, j’aimerais plutôt que ce genre de débats puisse porter sur les conditions de vie du musulman centrafricain en général aujourd’hui. Comment vit-il ? Où se trouve-t-il  en ce moment ? Comment prie-t-il ? Que fait-il pour manger, se soigner, s’occuper de sa famille ? Quel avenir va-t-il préparer à ses enfants ? Voilà le genre de questions qui devraient, à mon avis, être intéressantes. Puisque, parler de la mosquée centrale sans évoquer la situation globale du musulman centrafricain, c’est appréhender le vrai problème par le mauvais bout.

Quant à votre question sur la mosquée centrale, je crois que nous ne voulons pas dire aux gens que nous vivons toujours dans des problèmes ici. La crise survenue dans notre pays est grave certes et a affecté tout le monde, et ça, tout le monde le sait déjà, on s’arrête là.

La fréquentation de la mosquée, depuis l’éclatement des hostilités à Bangui, n’a cessé d’accroitre. Au pic de la crise jusqu’à ce jour, nous avons plus d’adeptes au point même que la mosquée n’arrive plus à nous contenir tous. D’autres personnes prient dehors. Cette situation s’explique par le fait que d’abord au niveau de Bangui, les musulmans habitant les sept autres quartiers que le 3ème arrondissement étaient traqués, et ce, en commençant par leurs propres besoins. Ils ont ainsi vu leurs biens pillés, leurs maisons détruites, certains ont été lynchés d’autres tués… Bref, ils étaient en insécurité totale. Tout naturellement, ils se sont rabattus sur le 3ème arrondissement, et plus particulièrement au km 5 pour y trouver refuge. Du coup, le nombre de la population a augmenté brusquement dans le 3ème et cette même augmentation a été ressentie au niveau de la mosquée centrale. Aussi, du fait de la persistance de l’insécurité à l’intérieur du pays, notamment à Boali, eu Pk 12, à Yaloké, à Boda, etc. la plupart des musulmans de ces localités, à la recherche d’un lieu de refuge n’ont pas choisi de quitter directement le pays, alors c’est au Km 5 qu’ils vont se rabattre. Pire encore avec ce début de normalisation, les musulmans qui ont quitté le pays sont rentrés massivement et sont toujours regroupés ici au Km 5.

CNC : Parlant justement de la présence de ces déplacés dans l’enceinte de la mosquée, comment s’organise la prière avec cet afflux ?

Imam TMN : Oui, comme je vous le disais tantôt, c’est depuis décembre 2013 que nous avons reçu l’afflux des musulmans de tous les arrondissements de Bangui, suivi quelques jours après, des musulmans de l’intérieur du pays. Précisément au niveau de la mosquée, plus de dix milles personnes étaient accueillies ici. Mais, la présence de ces personnes n’a pas changé quoi que ce soit dans la vie de la mosquée. Au moment des prières, on se rassemble, on prie, et après, chacun vaque à ses occupations habituelles. Puisqu’ici, les gens ne croisent pas les bras, les déplacés exercent quelques activités, notamment le petit commerce, en vue de leur survie. Je dirais au contraire que chacun, selon sa capacité, peut faire quelque chose pour la mosquée, soit en changeant une ampoule grillée ; prendre son argent pour changer une natte usée dans la moquée ou autres contributions pour le bien de la mosquée. Et ça, c’est individuel et volontaire. C’est ainsi que nous avons toujours un environnement bien entretenu et notre mosquée également.

 CNC : Qu’en est-il de la prise en charge de ces déplacés ?

Imam TMN : Notre système ne fonctionne pas comme chez les autres où les structures religieuses disposent d’un budget de fonctionnement. Ceci, de sorte que la mosquée puisse garder sa toute indépendance vis-à-vis des autres instances de l’Islam. Car, dit-on que la main qui donne commande, c’est le cas ailleurs où le choix de la lecture de la parole de Dieu pour les journées de prière est dicté par les instances supérieures, parce que ce sont ces instances supérieures justement qui fournissent le budget. Alors que chaque mosquée n’a pas de contraintes pour choisir sa parole de Dieu du jour, cela se fait en fonction bien évidemment de la réalité du jour et du pays.

C’est pour vous dire tout simplement que la mosquée n’a pas d’argent pour prendre qui que ce soit en charge ici. Chacun des déplacés qui arrivent au sein de la mosquée pour se sentir en sécurité, fait ses petites activités génératrices de revenus soient-elles de petit commerce, de l’artisanat ou autre chose, afin de se prendre en charge. Moi par exemple, je n’ai donné aucun centime à un déplacé, au nom de la mosquée. Par contre, la solidarité entre les musulmans étant d’une grande valeur ici, ce qui permet de nous entraider, afin de soutenir les plus démunis.

CNC : A l’approche du Ramadan, qu’est ce qui pourrait constituer une entrave au bon déroulement du mois Saint de cette année, en termes de conditions de prière ou d’alimentation ?

Imam TMN : Je tiens d’abord à préciser que le Ramadan n’est pas une période extraordinaire où l’on doit faire des choses extraordinaires pour le prouver. C’est un moment de prière que l’Islam donne à chaque musulman pour prier. Cette période doit être sanctionnée par un changement dans le comportement à l’issue du Ramadan. On reconnait un bon musulman qui a bien observé son jeûne à travers le changement qui s’opère dans sa vie après le Ramadan.

Ceci dit, nous ne pouvons pas être trop alarmistes quant aux conditions de notre approvisionnement en nourriture comme pensent les gens. Au contraire, le Ramadan veut dire jeûne. Il s’agit de réduire et de se priver de certains besoins soit-il la quantité du repas journalier. Il est demandé ainsi à chaque musulman de sentir la faim, afin de savoir que le pauvre qui vient vers lui pour demander quelque chose, a réellement faim où a véritablement un besoin exprimé. Mais, comme cela s’est passé l’année dernière, malgré que la situation fût moins favorable que celle-ci ? Nous avions pu bien passer le Ramadan, nous pensons que cette année aussi, tout se passera bien par la grâce de Dieu, voire même mieux.

C’est pourquoi, j’invite tous les musulmans centrafricains, qu’ils soient à Bangui, sur le territoire centrafricain ou à l’étranger, de cultiver la solidarité et l’entraide au profit des plus démunis dans cette période de Ramadan qui va avoir lieu dans un contexte différent marqué par la vie dans les sites des déplacés et dans la position de réfugiés.

 

CNC : Quelle lecture faite vous du Forum de Bangui – cette occasion historique donnée aux centrafricains de tous bords de se parler entre eux, afin d’aller résolument vers la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble ?

Imam TMN : A mon avis, c’est le forum des autorités de la transition qui ont tout taillé selon ce qu’elles veulent obtenir de cette rencontre. J’apprécie l’idée qu’elles ont lancée pour que les centrafricains, musulmans et chrétiens puissent se retrouver pour se parler, c’est une bonne initiative. Même quand les participants se sont réunis dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le matin, j’ai toujours apprécié. Mais, tout ce qui s’est dit ou ce qui s’est fait, je n’ai pas d’appréciation là-dessus, y compris la clôture du forum qui a été marquée par des violences où certains demandaient la démission de certaines personnalités.

Aujourd’hui, je prends le cas des musulmans centrafricains par exemple qui ont tout perdu, les peulhs ont perdu tous leurs bétails, les commerçants ont perdu toutes leurs marchandises et magasins ou boutiques, leurs maisons d’habitation détruites… Je croyais que ce sont ces genres de débats qui devraient se tenir à cette occasion pour qu’on y trouve une solution durable, afin de permettre le retour véritable à la paix et au vivre ensemble. Malheureusement, les vrais problèmes ont été considérés comme des questions taboues. Les gens ont refusé d’être sincères et de dire la vérité, prétextant qu’il s’agit d’enflammer la situation en disant la vérité. Tous ces camouflés m’ont amené à ne pas porter de jugement sur le déroulement et le contenu de ce forum.

CNC : Imam Tidini, merci.

 

Interviews réalisées par Fred KROCK , Bangui pour CNC

Centrafrique: Bangui, faible engouement pour l’enrôlement des électeurs : ANE et les partis politiques s’accusent réciproquement

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(Corbeau News Centrafrique)

Partis politiques

              Faible engouement pour l’enrôlement des électeurs : ANE et les partis politiques s’accusent réciproquement

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 09-07-2015

Officiellement lancée le 29 juin dernier par la présidente de transition Catherine Samba Panza, l’opération d’enregistrement des électeurs sur la liste électorale se poursuit et ce, jusqu’au 27 juillet prochain sur toute l’étendue du territoire et jusqu’au 11 juillet, en ce qui concerne Bangui. Cependant, on note une faible mobilisation des centrafricains pour ce processus. Par conséquent, l’Autorité nationale des élections (ANE) s’est vue obligée de réunir ce mercredi 8 juillet 2015, les partis politiques qu’elle accuse d’avoir failli à leur rôle. « Nous avons convoqué cette réunion parce que nous avons constaté qu’il y a un faible engouement pour l’enregistrement sur la liste électorale, alors qu’il s’agit d’une étape importante puisque sans l’enregistrement, l’électeur ne peut pas avoir de carte d’électeur et donc, ne pourra pas voter. » a déclaré Modibo Bachir Walidou, ministre de l’Administration du territoire, Porte-parole du gouvernement présent à cette réunion.

Dieudonné Kombo-Yaya, Président de l’ANE revient sur le mobile de la réunion : « Le processus électoral a connu quelques difficultés d’ordre logistique, il y a quelques ratés, mais ce n’est pas une réunion pour parler de l’échec du processus. Parce que certains commentaires qui nous parviennent conduit dans le désespoir en tirant des conclusions hâtives. » a-t-il dit avant d’accuser les partis politiques «  Les partis politiques que vous représentez ici, ont également pour fonction de mobiliser les électeurs. Aujourd’hui, il s’agit de la sensibilisation et de la mobilisation de vos militants et sympathisants à aller massivement se faire enregistrer. Vous êtes les premiers à savoir que plus vos militants se font enregistrés, plus vous aurez de voix aux prochaines élections présidentielle et législatives. »

La réponse du berger à la bergère ne s’est pas faite attendre. Joseph B Mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC) accuse le gouvernement d’avoir transigé à la règle de la concertation, maître-mot dans la gestion d’une transition : « A mon humble avis, avant d’aller au Forum, vous devez rencontrer les partis politiques ; avant de lancer le processus électoral, vous devez rencontrer les partis politiques et ; avant le lancement officiel des opérations de l’enregistrement des électeurs, vous devez rencontrer les partis politiques, histoire de préparer le chemin. Malheureusement, nous vous avions vu créer un Coté stratégique de suivi des élections placé sous la présidence du Premier ministre, aucun parti politique n’y figure, bref. Je n’arrive pas à comprendre que vous nous étonnez aujourd’hui, en nous faisant des remontrances, ce n’est pas normal. »

Jean Christophe Nguinza, Secrétaire général du parti Rassemblement pour la République (RPR) n’a pas fait mieux que d’emboîter les pas à son successeurs : « Nous ne comprenons pas que les partis politiques qui ont été mis à l’écart du processus électoral puissent aujourd’hui être taxés par le Ministère de l’administration du territoire et l’ANE d’être à la base du faible engouement des centrafricains pour les opérations d’enrôlement. L’essentiel, c’est qu’on puisse échanger et on s’est mis tous d’accord sur le seul point, à savoir qu’il y ait consensus autour du processus électoral. »

Outre le déficit de concertation évoqué, Maxime Kazangui du parti l’ANC (Alliance pour la nouvelle Centrafrique) souligne d’autres imperfections du processus liées au manque de transparence, à l’imprécision et au découpage électoral. « Ce que tous les partis politiques ont reproché, c’est un manque de transparence et surtout de précision par rapport à un certain nombre de points de ce processus. Par exemple, lorsqu’on dit que les partis politiques ne contribuent pas au processus, c’est faux. Mon parti l’ANC par exemple a fait des communiqués pour pousser ses militants à aller s’inscrire sur la liste électorale. Par contre, nous avons exprimé quelques soucis, entre autres, là où nous sommes, je ne connais pas le profil du découpage électoral. Du coup, je ne sais pas combien de candidat je devrais soutenir pour aller aux élections législatives. Cela à d’effet important, et sur le budget de campagne de mon parti, et sur l’assurance que nous avons afin d’atteindre nos objectifs. Il y a également d’autres questions qui ne sont pas encore clarifié qui porte un doute dans l’esprit de certains partis politiques. »

A quelque chose, malheur est bon. Maxime Kazagui souhaite simplement que la leçon soit tirée par les uns et les autres : « Je crois que chacun, à la conclusion de cette réunion s’est entendu pour dire qu’à présent, il est important qu’il y ait plus encore de concertation et de con entre l’ANE, le Ministère de l’administration du territoire et les partis politiques, afin que les informations soient véhiculées en temps réels pour que les partis politiques puissent informer utilement leur militants sur le processus électoral. »

Notons que compte tenu du manque d’engouement de la population, l’ANE a décidé de prolonger la fin des opérations à Bangui du 11 au 18 juillet prochain.

 

Bangui, Sylvestre KROCK Pour CNC

Le gouvernement chinois fait don de moyens roulants et ordinateurs à la RCA

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(Corbeau News Centrafrique),

don remise

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 06-07-2015

Le don du Gouvernement chinois est constitué de matériels bureautiques composés de trois cent (300) ordinateurs fixes et deux cent (200) ordinateurs portables y compris les accessoires, ainsi que vingt (20) motocyclettes et vingt (20) bicyclettes, a été remis vendredi 3 juillet 2015 à Mme Florence Limbio, Ministre centrafricaine du Plan et de la coopération internationale. L’Ambassadeur Ma Fulin qu’accompagnaient Bao Zhanhao et He Xiang respectivement Conseiller économique et commercial, et Attaché culturel à l’ambassade de Chine à Bangui, a remis le don.

« Les conséquences néfastes de la dernière crise militaro-politique qui a secoué notre pays ont laissé des traces profondes dans tous les secteurs socioéconomiques ayant amoindri la capacité du pays, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public. L’administration centrafricaine qui a été victime de pillage, de vol et de destruction peine actuellement à répondre à ses obligations dans tous les domaines. » a déclaré Mme Florence Limbio, ministre centrafricaine du Plan et de la coopération internationale.

Pour sa part, l’Ambassadeur Ma Fulin, a indiqué que le geste posé par le gouvernement Chinois et qui s’évalue à quelques 500 millions de F. Cfa, « manifeste, une fois de plus, le sentiment d’amitié entre le peuple Chinois et le peuple Centrafricain. En les remettant aujourd’hui officiellement à la disposition du gouvernement de transition de la République centrafricaine, nous espérons que les matériels en question seront pleinement mis en valeur dans le renforcement des capacités des différentes autorités, ainsi que dans l’avancement en cours du processus de sortie de crise. » a noté le diplomate qui ajoute : « Je voudrais profiter de cette occasion pour réitérer que le gouvernement Chinois continuera de travailler avec l’Etat centrafricain pour consolider davantage, les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays dans l’intérêt de nos deux peuples. »

Même témoignage de la sincérité de la coopération sino-centrafricaine par la Ministre du Plan : « J’apprécie tout particulièrement la promptitude de cette livraison […] ce dynamisme augure d’une coopération fructueuse entre nos deux pays comme l’atteste la réactivation de certains projets de développement. » Il s’agit des projets de la construction du Pont Sapéké dans le 2ème arrondissement – cet important pont qui relie toute la partie Sud-ouest de la capitale au Centre-ville ; la mise en service de la Centrale hydro-électrique de Boali 3 ; la construction de l’école technique professionnelle ; le forage des puits à travers le pays et ; la construction du Centre de démonstration agricole de Mpoko. Toutefois, les deux premiers projets sont classés comme projets d’urgence. Le financement de ces projets initialement évalué à quelques quatre (4) milliards de Francs Cfa pourra augmenter sensiblement du fait des actes de vandalisme qu’ont subis les débuts des travaux, notamment le sabotage qui a eu lieu sur les installations surtout ceux de Boali 3.

 

chine ordinateurs

 

chine moyens roulants

 

 

 

Bangui, Fred Bruno KROCK Pour CNC

 

 

 

 

 

Prestation de serment des Juges consulaires

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(Corbeau News Centrafrique),

les juges

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 06-07-2015

Le Tribunal de Commerce dans son audience du vendredi 03 juillet 2015, a accueilli la Prestation de serment des Juges consulaires qui vont désormais siéger en qualité de juges dans cette juridiction. Il s’agit de MM Frédéric Feraille, Directeur Général de la Brasserie MOCAF, Mathurin Massikini Directeur Gérant de L’INTERCO, président de la Commission Artisanat à la Chambre de Commerce, de l’Industrie des Mines et de l’Artisanat (CCIMA), Mathurin Sabengué Zézé président des Collectifs de Petites et Moyennes Industries (PMI) et des Petites et Moyennes Entreprises (PME),Eric Thiam Sabatés Directeur Général de la SOCACIG et de Mme Joséphine Dejean présidente de l’Association des Femmes d’Affaires de Centrafrique (AFAC).

En effet, par arrêté interministériel du 30 avril 2015 signé conjointement par le Ministre de la Justice Garde des Sceaux, chargé de la Réforme judiciaire et des droits de l’Homme et le Ministre du Commerce, de l’industrie et des petites et moyennes entreprises que, huit personnalités ont été désignées comme Juges Consulaires devant siéger aux côtés des juges professionnels du tribunal de commerce. Mais, conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi N° 06.003 du 10 Mai 2006, portant organisation et fonctionnement des tribunaux de commerce, les juges consulaires doivent avant leur entrée en fonction, prêter serment devant le Tribunal de Commerce.

Ghislain Grésenguet, Procureur de la République, dans son réquisitoire a rappelé aux heureux récipiendaires que le serment est généralement requis par la loi de l’Etat, ou les règlements de l’institution avant que la personne ne puisse exercer les pouvoirs de sa charge. Aux termes de l’article 8 de la loi de 2006, les Tribunaux de commerce connaissent des contestations relatives aux engagements et transactions entre négociants, marchands et banquiers, des contestations entre associés pour raison d’une société de commerce, des contestations également relatives aux actes de commerces entre toutes personnes.

S’adressant de manière directe aux nouveau juges consulaires, Ghislain Gresenguet déclare : «  Vous êtes les garants de l’équilibre entre les justiciables qui solliciteront le concours du Tribunal de Commerce aux fins de procéder à la résolution de leurs différends. A partir d’aujourd’hui, vous êtes les personnes sur lesquelles, les justiciables comptent désormais pour être rétablis dans leurs droits bafoués. Par conséquent, vous devriez œuvrer en âme et conscience tout ayant la loi comme bouclier. Vous devez vous abstenir de prendre des positions partisanes, vous ne devrez plus agir dans le but de favoriser l’intérêt du corps d’où vous provenez, cela a été maintes fois décrié par les justiciables qui ne se reconnaissent plus dans la position de certains juges consulaires qui défendaient mordicus les causes des entités qu’ils représentent ».

 

Bangui, Fred Bruno KROCK Pour CNC

L’avant-proposition de la Constitution passé au scanner des forces vives de la Nation

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 06-07-2015

 

Depuis vendredi 3 juillet 2015, les forces vives de la nation sont penchées à l’hémicycle de l’assemblée nationale, sur les articles de l’avant-proposition de la nouvelle constitution centrafricaine. La nouvelle loi fondamentale a été élaborée par le CNT (Conseil national de transition) et soumise à la validation juridique et politique, respectivement par la Cour constitutionnelle de transition et le gouvernement de transition, avant de passer au crible des forces vives de la nation.

« L’ouverture des travaux de cet atelier s’inscrit dans une démarche participative qui a pour plus-value, le recueil et la prise en compte des contributions légitimes des différentes couches sociales de notre pays. Elle obéit également aux impératifs du chronogramme validé par les hautes autorités de la transition devant conduire aux prochaines échéances électorales. L’atelier d’aujourd’hui constitution une phase importante du processus d’élaboration et d’adoption de la nouvelle constitution au cours de laquelle les forces vives de la nation ont un rôle à jouer. » a indiqué Mme Léonie Banga-Bothy ministre conseillère à la présidence et présidente du Comité préparatoire et d’organisation des assises.

De son côté, le Premier ministre Mahamat Kamoun qui a ouvert les travaux a situé l’enjeu d’une nouvelle constitution pour la République centrafricaine : « C’est depuis trois décennies que notre pays, la République centrafricaine est en proie à l’instabilité politique liée au problème de gouvernance. Ce problème a conduit aux événements de ces trois dernières années qui nous ont plongés dans une spirale de violences inédite avec pour conséquence, une régression sociale et humanitaire jamais vécue, l’absence quasi-totale de l’Etat, la destruction systématique des biens et du tissu économique, mettant ainsi le pays toujours sous la perfusion de la communauté internationale. » a déclaré le chef du gouvernement de transition avant d’ajouter : « Pour permettre le retour à la stabilité, les différents accords, surtout le dialogue au niveau tant national qu’international appuyés par la communauté internationale qui ont débouché sur la mise en place des structures de la transition qui ont pour mission, entre autres de restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national ; doter le pays d’une nouvelle constitution ; organiser des élections transparentes libres et crédibles et ; assurer la relance économique. »

La spécificité de cette nouvelle loi fondamentale de la République centrafricaine a été également relevée par Mahamat Kamou. Selon le PM, depuis l’indépendance, l’élaboration des constitutions centrafricaines a toujours été confiée à une poignée de l’élite politique. Les forces vives de la nation ne sont pas pleinement associées au processus. Les institutions de la transition voudraient rompre avec cette pratique. Le présent projet de constitution a pris en considération certains aspects souvent occultés dans les constitutions antérieures. Il s’agit entre autres de la reconnaissance des autorités coutumières et des valeurs traditionnelles conformes aux principes démocratiques des droits de l’homme et à la vie ; l’érection des droits régaliens des forces de défense et de sécurité au niveau constitutionnel ; la création d’une chambre bicamérale haut niveau du parlement composée de l’assemblée nationale et du sénat ; l’intérim du président de la République par le président de l’assemblée nationale suivi éventuellement de celui du sénat en cas de vacance ; la prise en compte de la décentralisation par rapport aux dispositions relatives aux collectivités territoriales ; la création de la haute autorité chargée de la bonne gouvernance ; l’exclusion de la décision suprême constitutionnelle de la forme républicaine de l’Etat et de la laïcité ; le nombre du mandat du président de la République, ses critères d’éligibilité et de compatibilité ; les droits fondamentaux du citoyen ; les dispositions exceptionnelles relatives à l’inéligibilité des autorités de la transition pour les élections en cours ; la représentation équitable des différentes régions dans les institutions publiques ; le respect de la parité homme/femmes dans toutes les institutions publiques.

A la deuxième journée des travaux, la Conseillère nationale Gina Sanzé, Coordonnatrice générale de la Coordination générale des partis politiques, rencontrée en pleins travaux a fait vivre l’ambiance qui prévaut dans la salle et l’intérêt que les participants portent au travail qui leur a été confié, à savoir l’enrichissement et l’amélioration de l’avant-projet de la nouvelle constitution centrafricaine. « Nous sommes entrés dans le vif du sujet. Article par article, nous analysons l’avant-proposition de la constitution de notre pays. D’emblée, je puis vous dire que toutes les forces vives, je veux dire les juristes, les femmes, les jeunes, les anthropologues bref, ont énormément contribué. Il y a eu beaucoup d’apports et cela prouve bien que nous sommes tous intéressés par cette loi fondamentale, parce que c’est cela qui va régir à partir de la prochaine élection, notre pays. Le débat par exemple autour du Titre 1 qui concerne l’Etat et l’homme, a été intense sur la question de l’unité du peuple centrafricain. La République centrafricaine est une et indivisible. »

 

Bangui, Fred Bruno KROCK Pour CNC

LAURENT GOMINA PAMPALI FACE A LA POPULATION DU 7ème ARRDT DE BANGUI

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LAURENT GOMINA PAMPALI FACE A LA POPULATION DU 7ème ARRDT DE BANGUI

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique) 05-07-2015

 

Le président de l’Union nationale des Démocrates républicains, UNADER, Laurent Gomina Pampali poursuit la série de ses multiples rencontres avec les populations des huit (8) arrondissements de Bangui, la capitale centrafricaine. Il était, ce 04 juillet 2015, dans le 7ème arrondissement face aux militants et sympathisants de son parti en vue de réaliser l’une des étapes de sa tournée dans la capitale afin de leur inculquer les idéaux défendus par le parti. A quelques mois des électorales qui s’annoncent déjà avant la fin de l’année 2015, il entend montrer à la population la primeur des valeurs politiques que défend l’UNADER.

 Après les rencontres avec les militants et sympathisants des 1er, 2ème et 5ème arrondissements de Bangui, le président de l’UNADER a organisé une rencontre du genre avec ceux du 7ème arrondissement afin d’échanger avec eux. Une centaine de militants et sympathisants ont rehaussé de leur présence à la rencontre. Les questions de carte d’adhésion des militants, les valeurs morales et politiques de l’UNADER ainsi que des échéances électorales ont été au centre des échanges interactifs avec le président dudit parti. Car, selon le président de l’UNADER5, le parti de l’Union nationale des démocrates se veut un parti de gouvernance fondée sur l’éthique et morale de principe de la démocratie républicaine.

« Je suis venus rencontrer mes compatriotes du 7ème pour m’assurer s’ils sont convaincu qu’au sein de l’UNADER il y a des idéaux démocratiques. Il y en a effectivement. La démocratique c’est le principe politique universel que tout peuple qui se veut libre et qui veut cultiver la liberté d’expression, la liberté de choix des dirigeants passe par la démocratie. Et je suis venu leur dire que leur parti l’UNADER est fondé sur le principe démocratique. Boganda a créé la république et non la monarchie et nous à l’UNADER nous nous battons pour que ce principe reste éternellement. Même si nous ne serons pas là mais nos petits fils continuent à vivre dans un Etat démocratique », a fait savoir Laurent Gomina Pampali, président de l’UNADER.

De la question pratique sur les élections, il a sensibilisé les militants en général et toute la population du 7ème en particulier à se mobiliser massivement pour s’inscrire sur la liste électorale. Pour que l’UNADER parvienne à remporter les élections, il faut, a-t-il souligné, que les militants remplissent les critères définis par l’Autorité nationale des Elections (ANE) à savoir l’enrôlement des électeurs sur la liste pour pouvoir voter. Mais avant d’en arriver là, il leur a montré l’importance de la carte d’adhésion que chaque militant doit en avoir à sa possession.

« Nous allons bien sûr aux élections. Il est bien que les militants de l’UNADER s’inscrivent sur la liste électorale pour avoir les cartes de vote permettant à l’UNADER d’arriver au pouvoir. Parce que s’ils ne votent pas, l’UNADER n’accèdera pas au pouvoir. Qu’ils se mobilisent et mobilisent également d’autres Centrafricains pour que les idéaux du parti l’emportent et qu’on puisse gouverner ce pays selon les principes de la démocratie avec la justice », a-t-il ajouté.

 Abordant la question des valeurs morales et démocratiques, le président de ‘UNADER a interpelé les Centrafricains sur les bases de gouvernance instaurées depuis la fondation de la République centrafricaine. Pour lui, les Centrafricains doivent abandonner les vielles mentalités qui sont de nature à freiner le processus du développement du pays. Le vol, le détournement, l’ethnisme, et le clanisme doivent quitter l’esprit des Centrafricains afin de cultiver l’unité nationale, d’après Laurent Pampali. Ils doivent, selon lui, faire la révolution démocratique et républicaine au lieu de faire la politique de recours aux armes et à la violence.

Laurent Gomina Pampali met sa machine politique en marche tout en multipliant des rencontres avec les militants et sympathisants de l’UNADER dans la capitale centrafricaine avant d’atteindre tout le territoire national. L’homme politique centrafricain et député au parlement de la Communauté économique et monétaire en Afrique centrale (CEMAC) représentant la RCA, de surcroit Conseiller au Conseil national de transition (CNT) entend montrer aux Centrafricains de tous les horizons les valeurs politiques de Barthélémy Boganda lesquelles son parti va évoluer. Les prochaines, signalons-le, rencontres seront avec les militants de l’UNADER dans les 3ème, 4ème et enfin 8ème arrondissements de la ville de Bangui.

 

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Des propos recueillis par Eric NGABA, 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

DECLARATION DES CHEFS TRADITIONNELS PEULHS DE CENTRAFRIQUE

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Bangui, (Corbeau News Centrafrique) 02-07-2015

Déclaration numéro 03 du 02 Juillet 2015 des Chefs traditionnels peulhs de Centrafrique.

Nous chefs traditionnels peulhs de Centrafrique, Prenons acte du chronogramme des élections générales, publié par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) en République Centrafricaine ; Félicitons l’Autorité Nationale des Elections et le Gouvernement centrafricain pour le démarrage effectif des opérations d’enrôlement des électeurs.

Toutefois, nous encourageons l’ANE à poursuivre ces opérations dans toutes les provinces de la République centrafricaine sans exclusive afin de permettre au peuple tout entier de voter la Constitution et le Président de la République ainsi que les députés de la Nation.

Ainsi, les Chefs traditionnels peulhs lancent un appel patriotique à tous les musulmans de Centrafrique en général et à la communauté peulh en particulier de s’inscrire massivement sur les listes électorales et de participer massivement aux futures élections référendaires, présidentielles et législatives pour permettre à la République Centrafricaine de retrouver sa place parmi les grandes nations démocratiques du Monde et de tourner définitivement la page sombre de la transition.

Par ailleurs, nous, chefs traditionnels peulhs de Centrafrique, demandons au Gouvernement et à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour que les centrafricains refugiés dans les pays voisins notamment le CAMEROUN, le TCHAD, le CONGO et la RDC puissent prendre part aux prochaines élections référendaire et présidentielles.

Selon les statistiques de l’UNHCR, le nombre des centrafricains réfugiés dans ces quatre pays voisins de la RCA est estimé à 460.542. Plus de 50% de ces effectifs sont constitués des musulmans centrafricains et en majorité des peulhs centrafricains exilés contre leur volonté pour sauver leurs vies.

Ce nombre est significatif et représente un électorat considérable susceptible d’inverser les tendances. Ce nombre représente plus de 40% des suffrages valablement exprimes aux élections contestées de 2013.

Par conséquent, l’exclusion de ces réfugiés dans ce processus électoral au mépris des résolutions des Nations Unies, de l’avis favorable de la Cour Constitutionnelle de transition et des recommandations pertinentes du Forum National de Bangui, sera considérée comme une volonté d’exclure la minorité musulmane en général et les peulhs en particulier contraints à l’exil pour des raisons que nous connaissons tous.

Si l’organisation des votes des réfugiés dans les pays voisins n’est pas possible pour des raisons techniques, financières ou juridiques, nous demandons au Gouvernement de prendre toutes ses responsabilités pour créer des conditions favorables au retour rapide dans la dignité de nos compatriotes centrafricains qui souhaitent revenir dans leur pays pour participer aux futures élections.

En conséquence, nous prenons à témoins le peuple centrafricain et la communauté internationale dont nous attirons l’attention sur les conséquences qu’une telle exclusion pourrait engendrer sur la crédibilité et le caractère inclusif des prochaines élections que nous souhaitons tous, inclusives, transparentes et incontestables.

Je vous remercie.

Pour les Chefs traditionnels Peulh de Centrafrique,

Le porte-parole.

 

Lamido ISSA BI AMADOU

Maire de la Commune d’Elevage de Niem-Yelewa.

Email : issabia@yahoo.fr

Tel : +236 75 94 14 14

Centrafrique: L’association AMGA fait dont 5000 matelas et moustiquaires imprégnés aux déplacés internes

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L’association AMGA fait dont 5000 matelas et moustiquaires imprégnés aux déplacés internes

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique) 02-07-2015

Association missionnaire et gagneurs d’âmes (AMGA-Centrafrique) a remis, mardi 30 juin 2015, à des déplacés internes, des centaines de matelas et moustiquaires imprégnés aux déplacés des différents sites de Bangui – une première phase de distribution de cinq mille matelas à travers le pays. Teddy Arnold Wedane, Coordonnateur national de AMGA place le geste salutaire de son organisation dans la dynamique d’accompagnement des déplacés de Bangui, dans un premier temps, à regagner leurs domiciles respectifs.
Evidemment, le besoin est pressant, à en croire les témoignages des bénéficiaires. Mme Hortense Dobi, l’une d’entre elles : « Je remercie Dieu et je remercie AMGA pour cette aide. Depuis les derniers événements qui se sont passés dans notre pays, on nous a tout pris nos matelas, ustensiles de cuisine, et autres… Vraiment, ce geste nous va droit au cœur et va sensiblement améliorer notre condition de vie, même si nous sommes encore sur le site. » a-t-elle avoué et de se faire compléter par Ursule Bemondrouloko lui aussi, un déplacé : « Même si l’insécurité dans notre quartier ne nous permet pas de rentrer pour le moment, en tout cas, les matelas que nous avons reçus aujourd’hui, ainsi que la promesse de réhabilitation des toitures de nos maisons, faite par AMGA sont déterminants pour nous pousser à retourner. »
En effet, la dégradation humanitaire et sociale qui a prévalue lors de la dernière crise en République centrafricaine a été ponctuée par la vie dans les ‘’ledgers’’ (sites des déplacés internes), ainsi qu’à la situation des réfugiés. Alors qu’aujourd’hui, et à la faveur de l’accalmie qui s’installe peu à peu dans le pays, et de manière plus avancée à Bangui, il est temps du retour au quartier pour les personnes déplacées. Cependant, un problème fondamental subsiste, celui des conditions de ce retour. Certains déplacés posent le problème de leur habitation détruite, mais la plupart se plaignent plutôt des produits de première nécessité. Entre autres, le besoin de matelas et des moustiquaires ont été exprimés avec acuité. A cette brûlante préoccupation, l’Ong AMGA propose son aide : 5000 matelas et moustiquaires ont été fournis par cette association au profit des personnes déplacées sur le territoire national dont une première phase de remise de 304 matelas a eu lieu mardi dernier.
Le Coordonnateur de AMGA, Teddy Arnold Wedane replace le contexte de son appui en faveur des déplacés internes, à travers le pays : « Nous sommes préoccupés par la situation de ces déplacés qui n’ont cessé de se plaindre de leurs conditions de vie. Nous ne pouvons pas rester insensibles à leurs doléances lorsqu’ils nous ont fait savoir qu’ils ont énormément des problèmes pour se coucher. Ce problème est ressenti partout dans les sites. Ce matin, nous avons fourni des matelas d’épaisseur 15 et 10 et des moustiquaires imprégnés afin de leur permettre de retourner chez eux et dormir dans des bonnes conditions. » a-t-il déclaré avant d’annoncer quant aux maisons détruites qu’ « un travail de repérage de quelques maisons partiellement détruites qui devront être reconstruites, a été fait. Nous avons donc, décidé d’accompagner certains ménages en offrant des tôles pour les aider à reconstruire leurs maisons. Tout ce que nous faisons, c’est pour inciter les déplacés à retourner chez eux et vivre paisiblement que de rester sur les sites. »
Faut-il rappeler que AMGA est une association créée en République centrafricaine depuis 1999. A ce jour, plusieurs acquis sont en actif de cette association. L’on se souviendra par exemple que jusqu’en 2006, AMGA s’était positionné dans le domaine agropastoral à l’intérieur du pays où les populations des villes de Mbaïki, Berberati, Boali, Bouar, etc. ont reçu régulièrement des semences et des petits animaux pour l’élevage.
Gabriel RamsesTamgue est de la filiale Camerounaise de l’association AMGA en visite à Bangui. A l’occasion de cette remise, il s’est réjoui du développement de l’association en RCA. « Jusque-là, mes impressions sont très bonnes des activités de l’AMGA-Centrafrique. D’ailleurs, la remise des matelas aux personnes déplacées ce matin, témoigne bien de la dynamique et l’apport que cette association peut fournir aux personnes en situation difficile. Je ne peux pas cacher ma satisfaction de voir que l’association prospère bien et pour le bien de la population de Centrafrique. »

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Centrafrique: Djono Ahaba dénonce un avant-projet de constitution « taillé sur mesure »

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Djono Ahaba dénonce un avant-projet de constitution « taillé sur mesure »

Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 02-07-2015

« Nous ne sommes pas encore sortis de la crise » a-t-il déclaré Herbert Gotran Djono Ahaba, ancien ministre d’Etat et Président du mouvement politico-militaire Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC) qui dénonce que « la Constitution est une Loi fondamentale qui est garantie par les principes généraux de droit qui sont impersonnels. On ne peut pas tailler une constitution sur mesure pour barrer la route à certains fils du pays à exercer leurs droits civiques. Cela ne contribue pas à l’apaisement. Ce problème a, même été déjà réglé dans ce même avant-projet, notamment à l’article 3 qui consacre la présomption d’innocence qui est un principe sacro-saint en droit. Il y a aussi l’Article 19 alinéa 6 de cet avant-projet de Constitution qui règle le problème. Lorsque la culpabilité de la personne est engagée, on sait qu’elle est auteur, co-auteur ou complice, c’est en ce moment qu’elle peut être frappée de plein droit par la déchéance de ses droits civiques. On ne peut d’emblée insérer les dispositions qui d’ailleurs, ne contribuent pas à un climat d’apaisement dans la mesure où nous ne sommes pas encore sortis de cette crise. Il incombe à la justice de faire ce travail. »
En cela, le Présidente du RPRC estime que toute décision ne contribuant pas à l’apaisement devrait être conjurée. D’ailleurs, c’est le sens même du débat soulevé par le politico-militaire autour des Articles 29 et 35 de l’Avant-projet de la Constitution dont l’avant-proposition validé par le Conseil national de transition et approuvé par le gouvernement attend d’être soumis aux Forces vives de la Nation dans le cadre d’un Séminaire national d’enrichissement.
Faut-il rappeler que Herbert Gotran Djono Ahaba, ce nom rappelle non seulement celui de l’ancien Ministre d’Etat aux Mines et l’Equipement, mais aussi et surtout celui du leadership qui incarne depuis un certain temps la dynamique patriotique interne à l’ancienne Coalition séléka. Dynamique patriotique parce que sa prise de position contre l’idée de la partition a notoirement inversé la tendance sécessionniste qui faisait tanguer l’unité nationale à un certain moment. D’où la dénomination de son mouvement : le Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC). Premier politico-militaire à avoir parlé d’Accord DDRR, le 10 mai dernier, puis à avoir invité les groupes armés à poser cet acte hautement nationaliste, Djono a ostensiblement l’amère impression que son engagement et la détermination de tous ceux qui partage le même idéal que lui pourraient être compromis par des verrous constitutionnels insidieusement montés pour barrer la route et spolier le gouvernement quant au caractère inclusif de la reconstruction nationale.
Au fait, en prévision du Séminaire national d’enrichissement de l’avant-projet de Constitution, Djono Ahaba tient à éveiller les consciences sur la scélératesse des dispositions de l’Article 29 et de l’Article 35 de l’avant-projet. L’Article 29, alinéa 5 stipule qu’« Aucun groupe armé ne peut se transformer en parti politique. » Quant à l’Article 35 en ses alinéas 1 et 2 stipule que « Ne peuvent être candidats à l’élection présidentielle que les hommes et les femmes remplissant les conditions suivantes : … – n’avoir pas été membre d’une milice ou d’une rébellion armée… ». Car, l’on ne saurait vouloir à la fois une chose et son contraire, c’est-à-dire de vouloir combattre l’accession au pouvoir de l’Etat par des moyens imprescriptibles tout en interdisant aux groupes armés de se convertir en partis politiques.
Alors qu’il y a un autre article, notamment l’Article 26, alinéas 5 et 6 qui stipule que « Toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’Etat, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir mutinerie ou par tout autre moyen, est considérée comme co-auteur. Les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 4, 5 et 6, sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institution d’Etat. ». Ceci dans l’abstrait de la présomption d’innocence.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE- ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE 2015. LE MLPC DE MARTIN ZIGUELE :

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE – ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE 2015. LE MLPC DE MARTIN ZIGUELE :

TOUJOURS AU RENDEZ-VOUS DE LA COHERENCE, DE LA CLARTE ET DE LA VICTOIRE COLLECTIVE.

Bangui, (S.N) 01-07-2015

Alors que la crise politique que notre pays la Centrafrique a connu devrait donner un singulier coup d’accélérateur à des réformes rigoureuses pour sortir enfin le peuple CENTRAFRICAIN de l’ornière et de retrouver sa place dans le concert des nations, beaucoup sont ceux qui pensent encore qu’une élection présidentielle, c’est fait pour des petits arrangements de coin de table, pour satisfaire une bureaucratie anonyme ou un pur exercice de démagogie politicienne. Pourtant cette manière de faire de la politique est dépassée et qu’il est temps que chaque formation politique, chaque parti politique avec son candidat puisse prouver avec raison que la politique de la nation, ce n’est pas la magie, la politique de la nation, c’est inventer, innover, imaginer.
Raison pour laquelle, en tant que citoyen engagé, décidé à servir son pays à travers les grandes idées que défendent le MLPC et son Candidat ZIGUELE, je ne ménagerai aucun effort pour appeler mes frères et sœurs du Centrafrique à la vigilance, à la cohérence et à savoir raison garder.
D’ailleurs, pour celles et ceux qui s’interrogent encore quant à la Nouvelle Donne Politique de notre candidat, au Nouveau Pacte Social que Le Candidat du MLPC, notre grand Camarade Président Martin ZIGUELE proposera au peuple centrafricain dans sa globalité, nous tenons à les rassurer que ce Pacte Social s’articulera autour de Trois R : Réconciliation, Rassemblement, Redressement.
Voilà ce que j’appellerai de mon vœu le Rendez-vous de la cohérence, riche en pédagogie, plein de propositions audacieuses et ambitieuses. Parce que plus un candidat sera ambitieux, plus il sera audacieux, mieux il réussira.
En effet, l’élection présidentielle de 2015 est un Grand Rendez-vous pour le peuple centrafricain. C’est pourquoi depuis de longues dates, le MLPC et son candidat a toujours martelé, partout où il passe, la nécessité de redéfinir les variables de tous les comportements politiques dans notre pays.
En effet, Deux règles s’imposent : la Règle de sincérité d’une part. Et la Règle de responsabilité d’autre part.
La première consiste à s’imposer une certaine prudence dans tous nos actes de la vie, et la seconde la maîtrise de la matière. Car, et il est bien vrai, pour que la règle de responsabilité puisse être respectée dans son esprit, il faut un ajustement des objectifs, des normes. D’où cette perspective beaucoup plus ambitieuse pour la CENTRAFRIQUE : LES TROIS « R » que présentera ZIGUELE à tous les centrafricains le moment venu.
OUI, les TROIS R ! Mais comment les comprendre en français facile ?
Réconciliation :
Les consultations à la base qui ont conduit à la tenue du Forum de Bangui nous ont largement révélé que les Centrafricains de tous bords ont soif de se réconcilier avec eux-mêmes, entre eux-mêmes et pour eux-mêmes. Les centrafricains de l’ouest, du nord, de l’est, du centre et du sud ont compris que nos divisions sont dérisoires, que nos querelles sont ridicules, que nos polémiques sont inutiles. Et il s’agit là d’une admiration commune. Car avant le coup de folie des uns et des autres qui ne réfléchissaient que par leur muscle ou les armes, il a toujours eu un esprit du vivre ensemble, de cohésion sociale en RCA.
D’ailleurs, depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, voire bien avant cette date, nous, centrafricains, sommes toujours ensemble. Et ce n’est pas un hasard si le Candidat du MLPC a choisi comme premier point de son projet- phare ce mot « Réconciliation ». Parce que ZIGUELE a longtemps compris que ce n’est pas seulement ce que réclament les populations mais c’est ce qu’elles attendent de lui en tant que prochain président de la République. Réconcilier c’est mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Réconcilier c’est respecter nos différences, c’est pratiquer la justice : justice sociale, justice fiscale, justice territoriale. Et il le fera.
RASSEMBLEMENT
Le Candidat du MLPC l’a toujours compris aussi. Il a compris que les principaux maux qui ont empêché notre pays d’aspirer à son développement et ce, dans un climat apaisé, c’est la Division, le manque de solidarité et d’unité, l’égocentrisme. C’est pourquoi l’une des colonnes vertébrales de son programme consistera à Rassembler, encore Rassembler, toujours Rassembler. Oui, aucun citoyen ne doit avoir le sentiment d’être systématiquement stigmatisé, humilié, ridiculisé, du fait de son appartenance ethnique, sociale ou religieuse.
En effet, c’est quoi le Rassemblement ? Le rassemblement c’est quand on ne parle pas qu’aux personnes de son clan. Le rassemblement c’est quand on fait appel à toutes les compétences pour servir loyalement la république. Le rassemblement c’est quand on ne cherche pas à savoir qui est né ici ou là-bas, qui est centrafricain avant tel ou tel autre.
Oui avec le Candidat ZIGUELE et il n’y a point de doute, tous les centrafricains redeviendront UN ET INDIVISIBLES. Parce que le Rassemblement c’est promouvoir l’esprit d’équipe, c’est l’égalité des chances, c’est-à-dire promouvoir et valoriser ceux et celles qui le méritent, c’est récompenser les meilleurs.
Oui , Martin ZIGUELE n’est pas celui-là qui aime seulement jouer sur les mots. Tout commence par le Rassemblement et contrairement à ces adversaires politiques et détracteurs qui n’ont rien de crédible à proposer au peuple, il rassure et rassurera les centrafricains qu’il prendra en compte la diversité des talents, la diversité des citoyens, leurs aspirations, leurs difficultés.
Enfin, une fois que le climat social sera apaisé, après que les populations retrouveront la symbiose et l’harmonie qui les a toujours caractérisées, dès lors que l’esprit de Rassemblement aura irrigué toute la société centrafricaine, condition sine qua non à son épanouissement, le Redressement suivra naturellement dans la foulée.
Redressement.
Le Candidat-Président ZIGUELE mettra enfin le turbo sur l’aspect « décollage économique ». Ca s’appelle le Redressement : le Redressement productif, le Redressement industriel, le Redressement moral. Il n’abordera pas toutes ces questions sous un angle idéologique mais sous un angle pragmatique. Car pour redistribuer, il faut d’abord produire. De ce fait, Il y aura d’abord une réponse nationale à la misère de son peuple, sans oublier la réponse globale et multinationale en rapport avec les pays voisins et amis : Ca s’appelle retrouver notre compétitivité.
REDRESSER LE PAYS ! Comment lutter contre la pauvreté dans notre pays et redresser l’économie ?
Voici quelques éclaircissements et quelques clés pour calmer les esprits sceptiques, d’ailleurs Martin ZIGUELE y reviendra en personne le moment venu.
D’abord, il faut de la croissance, il faut de la production.
En effet, il n’y a que deux façons de retrouver la croissance dans notre pays : Premièrement, c’est en créant des activités, des emplois dans le pays. Deuxièmement, cela se fera par une Exportation dopée (de nos ressources naturelles), et par une Importation maîtrisée dont la part des charges permettra de financer nos projets sociaux.
Un accent particulier sera mis sur le secteur agricole. Car il est hors de question qu’avec tous nos potentiels en terres fertiles, un hectare de champ en RCA ne produit qu’une (1) tonne contre dix(10) tonnes à l’hectare en Europe.
Oui, la mamelle de l’économie centrafricaine, c’est l’agriculture. Mais si les Centrafricains accordent leur confiance à ZIGUELE, nos paysans et producteurs passeront d’une agriculture de subsistance à une agriculture d’autosuffisance alimentaire voire d’Exportation pour ce qui est des pôles d’excellence comme le café, le coton….

Non ! La pauvreté n’est pas une fatalité. La terre ne ment pas. Les centrafricains sont riches sous leurs pieds, ils ont tout sous leurs pieds : pétrole, uranium, diamant, or…
Vous conviendrez donc avec moi que le moment est donc venu de faire le bon choix, celui de choisir un homme capable, un président qui fera tout pour avoir une société qui ne marche plus sur la tête comme c’est le cas hier et aujourd’hui.
Nous croyons à MARTIN ZIGUELE et nous vous exhortons à faire le bon choix, en fonction du projet de société qu’il propose pour la nation centrafricaine. Un programme pour la jeunesse, un programme pour la promotion de la femme, un véritable pacte social républicain dans lequel chacun de nous aura sa part.
Oui , Martin Ziguele vous dira tout avant les élection, parce qu’il fera tout après l’élection.
Chers compatriotes, chers lecteurs et électeurs, avec Martin Ziguélé, soutenu par toute l’armada d’hommes compétents et républicains qui l’entourent, une équipe jeune et pleine de talents, une jeunesse dynamique incarnée par le camarade Christian TOUABOY, Directeur National de campagne, une équipe soucieuse de l’avenir de toute la CENTRAFRIQUE , TOUT EST POSSIBLE, TOUT PEUT REDEVENIR POSSIBLE. C’EST LA RUPTURE TRANQUILLE.
Que Dieu bénisse notre chère patrie la Centrafrique.
Victoire Camarades, Victoire centrafricaine !!!

Fait à Paris, le 30 juin 2015

SEKODE NDEUGBAYI Chancel, Communicant politique, citoyen engagé.
Par Chancel SEKODE NDEUGBAYI

Centrafrique: Au Camp Kassaï, Samba Panza réceptionne les locaux réhabilités de l’armée

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Au Camp Kassaï, Samba Panza réceptionne les locaux réhabilités de l’armée

Bangui, (Corbeau News Centrafrique, 01-07-2015

Mardi 30 juin 2015, la Présidente de la transition, Cheffe suprême des armées Mme Catherine Samba Panza, a réceptionné à Camp Kassaï les locaux réhabilités de Camp Kassaï et Camp Fidèle Obrou remis aux Forces armées centrafricaines (FACA). On notait à cette occasion la présence du Premier ministre Mahamat Kamoun, de la Ministre d’Etat à la Défense nationale Marie Noëlle Koyara, ainsi que des membres du gouvernement qui étaient présents ; et aussi les Représentants de toute la communauté internationale, notamment Babacar Gaye de la Minusca, les diplomates accrédités auprès de la RCA, ainsi que bien d’autres partenaires au développement dont la FAO.
La Présidente de la transition ne pouvait que se réjouir de cet important acquis qui compte parmi ses grandes réalisations en quelques mois de gestion des affaires de l’Etat. « Je me réjouis de ce que vous avez pu vous-mêmes découvrir que notre rêve devient de plus en plus une réalité. Dès mon arrivée à la tête de l’Etat, j’ai lancé un appel, à l’ENAM (Ecole nationale de l’administration et de la magistrature) pour que les FACA puissent se regrouper et reprennent le service. Nous avons des accords avec la communauté internationale, il fallait le faire dans les règles de l’art. Peu à peu, et avec l’appui de la communauté internationale qui a compris nos attentes, et les attentes de la population pour que les FACA soient opérationnels. Nous avons commencé à avoir un centre qui accueillera très bientôt, la formation des FACA. Je ne peux qu’exprimer un sentiment de joie et de satisfaction. » a-t-elle déclaré à la question d’un journaliste.
Quant à la Ministre d’Etat à la Défense nationale qui inscrit cette remise dans le cadre de la vision de la Présidente de la transition, « … elle [la Cheffe de l’Etat de transition]a pris l’initiative de réhabiliter le Camp Kassaï, qui se présente comme un vestige historique qui revêt une grande valeur et représente tout un symbole pour le pays, pour avoir été le point de départ du bataillon de base n°2 du Lieutenant Koudoukou en 1941 et pour avoir accueilli plusieurs générations de jeunes militaires dans le début des années de l’indépendance. Il constitue pour la RCA un véritable musée militaire qui a été malheureusement été détruit pendant cette crise. Il était donc temps de procéder à sa rénovation. » a fait savoir la Ministre d’Etat.
Faut-il noter que ce sont 28 bâtiments dont 24 au Camp Kassaï et un mur en façade principal et 4 bâtiments de l’infirmerie de Camp Fidèle Obrou qui ont été remis.
L’occasion a permis au Chef de la Minusca de passer un message des Nations unies aux FACA. « En venant ici aujourd’hui au Camp Kassaï, je voudrais apporter aux Forces armées centrafricaines le message de soutien et d’espoir des Nations unies… La reprise des Forces armées centrafricaines et leur déploiement sont tout à fait compatibles avec les prescriptions des Résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies – ce déploiement bien sûr subordonné à plusieurs contraintes. Je sais ce que de la patrie représente pour les hommes en uniforme. Je sais aussi combien les attentes de la population sont grandes à ce sujet. » a déclaré Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, qui ajoute : « Ce transfert est l’aboutissement d’un effort consensuel et coordonné entre différentes entités du système des Nations unies. Le Fonds de consolidation de la paix, le Programme des Nations unies pour le développement et la Minusca ».
Le Responsable onusiens a rappelé que deux autres projets sont en cours dans le camp Kassaï, à savoir la construction de l’armurerie centrale et la construction d’un dépôt provisoire de minutions. Alors qu’« il y a un peu plus d’un an, c’est à votre Premier ministre que je remettais les clés de zone véhicules de commissariat de police, brigades et gendarmerie dans le cadre d’un projet d’équipement, de rénovation. »
En marge de cette cérémonie de remise, faut-il le noter, il y a eu le lancement officiel par Samba Panza, du Projet d’appui aux initiatives de production agricoles des Forces armées centrafricaines. Et, Mme Koyara replace le contexte de ce projet : « La remise en état des locaux militaires dont celui de réfectoire facilitera, j’en suis persuadée, l’alimentation des hommes. Voilà pourquoi, un projet d’appui à la production agricole des Forces armées centrafricaines a été initié avec le soutien de la FAO pour faire de l’armée, une véritable force de production au service du développement. La mise en œuvre de cette initiative suivie par le Coordination des projets du Ministère de la Défense nationale concerne les productions vivrières, piscicoles, agricoles et porcines sur le site pilote de Camp Kassaï. »

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Méritocratie Malienne II : Les origines et les…

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(Corbeau News Centrafrique)

BARTHELEMI

 

 

Méritocratie Malienne II : Les origines et les…

Bangui, (S.E.N) 30-06-2015

Au tournant des indépendances africaines dans les années 1960, les anciennes puissances coloniales sont confrontées à  deux défis : empêcher par tous les moyens la montée au pouvoir dans les anciennes colonies des régimes nationalistes-panafricanistes et, confrontées à  la Guerre froide et aidées en cela par les Etats-Unis, empêcher l’URSS d’avoir des alliés en Afrique, donc d’accéder aux minerais, ce qui était jusque-là , l’exclusivité occidentale. Globalement, l’Occident réussit à  écarter les nationalistes, soit par des assassinats (c’est le cas de Lumumba au Congo en 1961), soit par des guerres et des massacres à  grande échelle (c’est le cas des leaders de l’UPC, l’Union des populations du Cameroun), soit par divers artifices, en jetant les opposants en prison ou en exil (c’est le cas d’Abel Goumba en Centrafrique en 1964, après l’accident mystérieux en mars 1959 de Barthélémy Boganda). Dans les quelques pays où les régimes s’allient à  l’URSS, l’Occident garde malgré tout une présence et profite de la moindre occasion pour renverser les pouvoirs afin d’installer des régimes qui lui sont favorables et serviles ; par exemple, le renversement et l’assassinat de Thomas Sankara illustrent parfaitement ce dernier cas.

L’Occident mettra tout en œuvre pour garder la mainmise sur les anciennes colonies. L’une des armes qu’il va utiliser est la dette, prétextant dans les discours officiels reproduire le succès du plan Marshall à  l’Afrique, alors qu’en réalité, la raison essentielle est de maintenir une emprise géopolitique stratégique et avoir un accès aux minerais comme à  l’époque coloniale. Ainsi, l’adage suivant a été parfaitement appliqué : celui qui contrôle les finances d’une nation n’a pas besoin du contrôle total sur la gestion politique intérieure pour être le vrai patron, en tirant les ficelles en coulisses. Au moins, trois phénomènes historiques ont permis à  l’Occident de disposer des moyens financiers colossaux pour réaliser sa mainmise sur l’Afrique. En premier lieu, au moment des indépendances africaines en 1960, les banques privées occidentales regorgent d’eurodollars issus des prêts faits par les états-Unis aux Européens dans les années 1950, destinés au plan Marshall dans le cadre de la reconstruction d’après-guerre. Pour éviter le retour massif de ces eurodollars aux états-Unis, à  cause non seulement de la forte inflation que cela allait provoquer dans l’économie américaine, mais aussi du risque d’assèchement de l’or dans les coffres-forts américains, comme le stipulaient les accords en vigueur, c’est-à -dire d’échanger les remboursements contre de l’or ; les Occidentaux vont inciter leurs banques à  prêter massivement à  des taux avantageux aux pays africains nouvellement et nominalement indépendants. Naturellement les régimes africains, dont l’Occident a pris soin de s’assurer l’allégeance, vont se montrer intéressés, surtout à  des fins personnelles, par un tel déferlement de capitaux. Le deuxième phénomène historique qui explique l’explosion de la dette africaine est le choc pétrolier de 1973 provoqué par un quadruplement soudain des prix du pétrole. Les émirs des pays du Golfe vont déposer les immenses quantités de dollars résultant des profits réalisés par les ventes de pétrole dans les banques occidentales. C’est le phénomène dit des pétrodollars. Ces pétrodollars s’additionnant aux eurodollars liés au financement de la reconstruction de l’Europe dévastée par la guerre, vont à  nouveau affluer vers l’Afrique. Ainsi, en vingt ans, de 1960 à  1980, la part privée de la dette du tiers-monde va exploser. Quasiment de 0 au début des années 1960, elle atteint 2,5 milliards de dollars en 1970 puis 38 milliards de dollars en 1980. Enfin, le troisième phénomène de cette explosion de dette est ce qu’on appelle « l’aide liée », qui est de source bilatérale, c’est-à -dire accordée entre Etats directement. L’aide liée est une sorte de subvention indirecte des grandes entreprises occidentales, dont les intérêts sont payés par les peuples africains. Cette pratique date de la crise qui frappe l’Europe à  partir des années 1973-1975, connue sous le nom de « la fin des Trente glorieuses », c’est-à -dire la fin des trente années de forte croissance due principalement aux capitaux investis dans le cadre du plan Marshall. En fait, pour trouver des débouchés aux marchandises qui ne trouvent plus preneurs en Occident à  cause de la baisse du pouvoir d’achat, l’idée est d’accorder des prêts exclusivement destinés à  acheter des marchandises fabriquées dans le pays créancier, même si elles ne sont pas moins chères ou les mieux adaptées au plan de développement du pays acheteur. De 6 milliards de
dollars en 1970, l’aide bilatérale explose et s’élève à  36 milliards de dollars en 1980. Alors, chers Amis, Quiconque a bien suivi l’historique et les raisons de l’explosion de la dette africaine qui deviendra fatale et mortifère pour les peuples conclura avec nous que toutes ces initiatives n’ont rien à  voir avec de la générosité et le souci du développement, d’autant que les régimes africains alignés sur l’Occident et bénéficiaires de ces immenses transferts étaient ostensiblement despotiques, corrompus et vénaux. La Guerre froide, le pompage des matières premières et l’aide liée ont justifié le soutien financier voire même militaire à  une bande de dictateurs crapuleux et dangereux contre leurs peuples, d’Idi Amin Dada de l’Ouganda, en passant par Mobutu du Zaïre, Mengistu d’Ethiopie, Samuel Doe du Libéria, Bokassa de la Centrafrique, qui rivalisaient dans la brutalité, dans la folie dépensière et dans l’indifférence totale face aux besoins primaires et fondamentaux de leur peuple. On se souvient encore que le couronnement de Bokassa en 1977 (avec l’accord du Vatican), grand admirateur de Napoléon 1er et grand ami de Giscard d’Estaing, coûta un cinquième du budget
annuel de la nation centrafricaine, soit près de 22 millions d’euros. Des détournements colossaux de Mobutu déposés dans les comptes en Occident à  près de 8 milliards de dollars alors que la dette du Zaïre, lors de sa chute en 1996, s’élevait à  12 milliards de dollars. Aux deux acteurs du financement de la dette déjà  mentionnés plus haut, les banques occidentales pour la part privée et les Etats occidentaux pour la part bilatérale avec l’aide liée, il faut aussi mentionner la paire FMI – Banque mondiale pour ce qui est de la part multilatérale. Nulle au début des années 1960, la part multilatérale de la dette africaine a atteint 1,2 milliards de dollars en 1970 puis 15,5 milliards de dollars en 1980. Dette privée, dette bilatérale et dette multilatérale, en tout et pour tout.

 

LE 29-06-2015, SEN360

Centrafrique: Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG de la Diaspora Agissante relance ses Collègues élus au

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( Corbeau News Centrafrique)

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif «Touche pas à ma Constitution »
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif «Touche pas à ma Constitution »

 

Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG de la Diaspora Agissante relance ses Collègues élus au

Forum de BANGUI, Olivier GABIRAULT et Maxime NANA sur l’absence d’un compte rendu.

 

Bangui, (G.L.D)  30-06-2015

 

Mes très chers collègues au nom de la Diaspora Centrafricaine de l’Europe, vous avez pris part au Forum de Bangui dans le but d’aller défendre l’intérêt général de nos compatriotes vivant en Europe pendant cette Assisse Nationale.
Depuis votre retour de ce Forum, je constate avec les autres compatriotes de la Diaspora vivant en Europe qu’aucun compte rendu n’est mis à la disposition de nos mandataires malgré ma demande d’interpellation officielle. L’Opinion Publique qualifie à ce jour que votre silence étant comme un sentiment de mépris à l’égard de cette Diaspora Centrafricaine de l’Europe qui a légitimé notre élection.
Au-delà de ce sentiment de mépris, la Diaspora Centrafricaine de l’Europe vient de se faire distraire pour une nouvelle fois par la mise en place d’une nouvelle structure issue de la Diaspora nommée la Diaspora correct.
Fort de ce constat et comme le nom de votre mouvement l’indique la Diaspora correct, je demande plus particulièrement à mon collègue élu Maxime NANA initiateur de cette nouvelle structure d’être d’abord correct vis-à-vis de nos mandataires en procédant à la restitution d’un compte rendu de manière publique.

« Il ne suffit pas de baptiser votre nouveau mouvement Diaspora correct et être surtout incorrect dans vos actes à l’égard de nos mandataires».

Dans l’assurance j’espère, vous allez le plus rapidement revenir à la raison et surtout pour le respect de nos mandataires afin de rendre compte publiquement à cette Diaspora de l’Europe. Je vous invitede bien vouloir recevoir mes très Chers Collègues, l’expression de mes sincères salutations patriotiques.

Fait à Paris, 30. 06. 2015

Pour la Diaspora Agissante.

Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

Centrafrique: Affaires BABA Laddé: le dossier est vide, selon son avocat

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(Corbeau News Centrafrique)

Le Tchadien Baba-Ladde
Le Tchadien Baba-Ladde

 

 

Affaires BABA Laddé:  le dossier est vide, selon son avocat

 

Bangui, (Afrik.com)

 

En décembre dernier, l’ex-chef de guerre tchadien Mahamat Baba Laddé a été arrêté par des Casques bleus dans le nord de la Centrafrique. Il a été ensuite emmené à Bangui avant d’être transféré à N’Djamena, la capitale tchadienne. Il est accusé d’association de malfaiteurs, assassinats, vols à main armés avec violences et menaces, détention illégale d’armes, viols, incendies volontaires et rébellion. Six mois après son arrestation, Afrik.com a joint son avocat, Maître Emmanuel Ndjaha, pour faire le point.

Après des études à l’université du Tchad, l’avocat de Baba Laddé, Maître Emmanuel Ndjaha, a débuté sa carrière judiciaire en collaborant avec un Français qui habitait dans ce pays d’Afrique Centrale. En 2002, Emmanuel Ndjaha intègre un cabinet d’avocat où il est resté jusqu’en 2013, année du décès du propriétaire. Par la suite, il est appelé à gérer seul l’entreprise. Actuellement, l’avocat entame des démarches afin que le cabinet soit à son nom. Avocat au barreau de N’Djamena, depuis 2006, Maître Emmanuel Ndjaha a été contacté par un des parents de Baba Laddé ainsi qu’un collectif d’avocats pour prendre l’affaire en main.

Afrik.com : Pouvez-vous revenir sur les conditions d’arrestation de Baba Laddé en Centrafrique ?
Emmanuel Ndjaha : Baba Laddé a été nommé par le Président tchadien Idriss Déby, préfet de la Grande Sido, le 19 juillet dernier. Lors de sa mission, il a remis de l ‘ordre dans les lieux. Toutefois, un décret ministériel l’a démis de ses fonctions, quatre mois plus tard. Il a par la suite quitté la région pour se rendre à Bangui. C’est là-bas que des militaires de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) se sont rendus chez lui pour l’arrêter. Interpellé, il a ensuite été transféré au Tchad.

Afrik.com : Pour quelles raisons a-t-il été transféré à N’Djamena ?
Emmanuel Ndjaha : Baba Laddé a été extradé à la demande des autorités tchadiennes. Il a été remis aux services de sécurité du Tchad à la suite d’un mandat international émis par le pays. Nous n’avons pas le choix compte tenu des conventions signées entre le Tchad et la Centrafrique.

Afrik.com : Que reproche-t-on à votre client ?

Emmanuel Ndjaha : Baba Laddé est accusé d’association de malfaiteurs. Il aurait commis en Centrafrique des assassinats, des vols, viols ainsi que des incendies volontaires.

Afrik.com : Justement, pourquoi n’a-t-il pas été jugé en Centrafrique, d’autant que c’est là-bas où il aurait commis des crimes ?

Emmanuel Ndjaha : Compte tenu du fait que c’est un homme issu d’un autre pays, le droit prévoit qu’il soit jugé dans son pays d’origine d’autant plus que le Tchad a demandé son extradition.

Afrik.com : Depuis six mois, Baba Laddé est détenu. Dans quel état d’esprit se trouve votre client ?

Emmanuel Ndjaha : Baba Laddé a une santé fragile, il souffre d’hémorroïde. Craignant pour sa santé, j’ai saisi le juge d’instruction pour pouvoir le transférer à l’hôpital pour des soins. C’est désormais au parquet de décider s’il y a une possibilité de transfert. En attendant, il garde le moral, malgré le fait qu’il soit traqué. Je m’indigne contre cela. Il considère qu’on ne le traite pas comme il le mérite, compte tenu de son rang. Il ne jouit pas de droits normaux.

Afrik.com : A votre avis, pourquoi la justice tchadienne refuse-t-elle de se prononcer sur ce dossier ?

Emmanuel Ndjaha : Parce qu’il existe une instruction préparatoire qui doit examiner le dossier. Par ailleurs, il faut que les choses soient clarifiées. En réalité, la justice tchadienne n’a aucun élément contre Baba Laddé, le dossier est vide. Il faut du temps pour juger ce genre d’affaire. J’espère seulement que la justice sera équitable.

Afrik.com : Quelles sont vos voies de recours ? Qu’envisagez-vous de faire si la situation n’évolue pas ?

Emmanuel Ndjaha : La situation va évoluer, le délai de la justice va être respecté. Dans le cas contraire, je procéderai à la saisine d’une juridiction compétente, notamment la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples.

Bangui le 30-06-2015. Afrik.com

 

Bangui:« LE PEUPLE CENTRAFRICAIN DAUX CANDIATS AUX ELECTIONS » DIXIT LAURENT GOMINA PAMPALI

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(Corbeau News Centrafrique)

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INTERVIEW EXCLUSIVE : « LE PEUPLE CENTRAFRICAIN DOIT FAIRE ATTENTION

AUX CANDIATS AUX ELECTIONS » DIXIT LAURENT GOMINA PAMPALI

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-06-2015

 

Le président de l’Union nationale des Démocrates Républicains, en abrégé UNADER, Laurent Gomina Pampali donne sa vision sur le processus électoral en Centrafrique et en a également interpelé le peuple centrafricain sur les conséquences qui pourraient en découler. Dans une interview exclusive qu’il a accordée à Corbeau News, l’homme politique centrafricain incarnant les idéologies de Barthélémy Boganda, propose lui une solution idoine à la sortie de crise définitive en République centrafricaine. Avec 27 ans de carrière politique, quatre fois ministre, quarte fois député de la région de Nola, et sept ans comme député au parlement CEMAC, Laurent Gomina Pampali préconise l’Unité et la justice pour le relèvement de la République centrafricaine.

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur Laurent Gomina Pampali !

Laurent Gomina Pampali (LGP) : Bonjour très cher compatriote !

CNC : Après avoir participé au Forum national de Bangui qui s’est tenu du 04 au 11 mai dernier, quelle analyse en faites-vous?

LGP : J’ai tenté une petite analyse dans un article que j’ai publié dans les journaux de la place et que j’ai intitulé « Petit catéchisme pour le dialogue politique et la réconciliation nationale ». J’ai abordé, cher compatriote, les questions qui ont failli diviser et tuer la République centrafricaine fondée par Barthélémy Boganda. Quel type de problème, quel type de question? La question du conflit et la question de division. Les divisions et les conflits ont commencé quelques décennies bien après l’indépendance vers les années 80 à 90. C’était des divisions à caractère tribal, le nord contre une partie du pays et le début de la rébellion avec les armes. La rébellion mais plus précisément les mutineries, cher compatriote, étaient déjà les résultats des divisions à caractère militaro-ethno-politique. J’ai écrit même un livre à ce propos « Le Centrafrique face lui-même » que je vais compléter dans les jours à venir « Le Centrafrique face à lui-même et face aux autres Etats ». L’analyse, pour revenir au Forum, est que la RCA est entrée dans une crise fondement. C’est vrai, le pays avait déjà connu le sectarisme, les divisions sur le plan politique, le rejet de l’autre. Mais au dernier moment, on a voulu mettre ça sur compte d’un conflit religieux, un conflit entre Musulmans et Chrétiens. Et moi Centrafricain 100% bien sûr, je me suis opposé à cette idée très tôt par de petits articles à travers les journaux en montrant qu’il s’agissait là purement et simplement des manipulations des esprits par les uns et les autres, par ceux qui ne veulent pas que le pays avancent, par ceux qi ont tué le pays, et qui voudraient que ça reste dans cet état pour en tirer profits. Mais que la crise centrafricaine est d’abord une crise politique et économique. Politique parce qu’il y a la lutte pour le contrôle du pouvoir par les uns et par les autres ou par ceux qui estiment que depuis l’indépendance jusqu’aujourd’hui, et bien, leur catégorie, leur région n’a jamais accédé au pouvoir et que le moment était venu pour qu’eux aussi prennent le contrôle du pouvoir. Mais surtout un problème économique parce que c’est la guerre pour le contrôle des richesses du pays par les uns et les autres. Certains l’ont contrôlé déjà, d’autres voulaient arriver au pouvoir pour les contrôler et voilà l’engrenage de la violence. Parce que chacun rêve du palais de la Renaissance pour accéder au diamant, à l’or, au pétrole et à l’uranium car ça donne de l’argent. Ça permet au clan, aux parents et autres de s’enrichir. Voilà le problème politique et économique qui a fait éclater une guerre effroyable puisque beaucoup des Centrafricains ont perdu la vie. En marge du Forum, j’ai dit laissons tomber de côté les pseudos conflits, les faux conflits. Et lorsqu’on est là pour diriger, on doit faire de sorte que toutes ces richesses profitent à tous les citoyens centrafricains. La manière de bien faire la politique c’est de mettre la justice entre tous les citoyens.

CNC : Selon vous, que doit-on faire pour que les recommandations prises lors de ce Forum soient appliquées à la lettre?

Il faut que le gouvernement s’exécute puisque c’est lui qui a le pouvoir d’appliquer les lois. Le peuple soit par referendum soit au cours d’un forum comme celui qu’on vient d’organiser, adopte aussi des recommandations, les orientations, les projets de société, il appartient au gouvernement, au chef de l’Etat et à son gouvernement d’appliquer. Et le pays va commencer à sortir de l’ornière, de trou et c’est un pas une affaire d’un seul jour. Et que la transition finisse dans les meilleurs délais, la sécurité revienne dans le pays pour que les élections soient organisées. Et le Centrafricain qui sera élu par le peuple continuera à appliquer ces recommandations parce qu’il y en a beaucoup, on ne peut pas les appliquer en un seul jour. C’est un long chemin à parcourir pour que la RCA revienne à l’Etat normal.

CNC : Etant l’un des candidats aux élections à venir, comment voyez-vous les processus électoraux avec le chronogramme de la tenue des élections en Centrafrique?

LGP : Et bien le processus électoral, là aussi j’ai réfléchi et je suis en train de faire circuler un petit document depuis janvier, « Osons ensemble ». C’est ma profession de foi. Chers compatriotes, je dis clairement que la RCA et tous ceux qui l’aiment devront commencer par veiller sur les préparatifs des élections à tous les niveaux, à toutes les étapes pour que par exemple les questions d’argent ne viennent pas encore transformer le peuple centrafricain en un peuple esclave parce que y en a qui va déverser des billets de banque. Connaissant la situation de dénouement du peuple centrafricain après deux années de crise, tout le monde va courir vers l’argent et oublier d’exiger que les candidats soient les candidats de qualité et que le futur chef d’Etat soit un homme de qualité. Un homme de qualité c’est un homme vertueux qui connait les principes moraux de gouvernance. Donc il faudrait que les amis de Centrafrique, ceux qui viennent nous aider, et les autorités de transition veillent à ce que l’argent ne soit pas un obstacle à l’accession des hommes de qualité au pouvoir. Parce qu’on va voir que c’est celui qui a beaucoup d’argent, et comme il a beaucoup d’argent, il va gouverner. C’est faux ! L’avoir n’est pas synonyme de l’être et du savoir. L’argent devra effectivement faire l’objet d’un regard critique de tous ceux qui veulent nous assister, de la communauté internationale, de l’Autorité nationale des élections (ANE). Ça c’est avant qu’on en arrive aux élections proprement dites. Et puis aussi la sécurité. Parce que si on ne désarme pas, si on ne met la sécurité dans les villes, sur les routes, et dans les compagnes, le peuple ne votera pas, ou ceux qui viendront voter, voteront avec l’idée que les armes derrière la tête, l’oreille et ça sera pas un vote objectif et le résultat sera que l’on aura mal voté. Et ça sera le retour à la case de départ. Voilà ce que je crains. Donc je m’adresse aussi bien aux autorités de la transition pour qu’elles veillent sur le préparatif des élections. J’ai même posé la question du financement des élections dont les candidats retenus par la Cour constitutionnelle. Dans les pays civilisés, enfin stables, on veille à ce que les candidats soient à peu après sur le même pied d’égalité au départ. Ça s’est fait dans les pays au tour de nous où le gouvernement finance les candidats, mais les candidats dont les dossiers sont retenus par la Cour constitutionnelle. Si on n’a pas beaucoup d’argent ça ne veut pas dire qu’on est médiocre mais c’est parce qu’on est resté intègre. 27 ans de carrière politique, les mains propres, j’ai quand même le droit de demander que le peuple centrafricain m’élise comme chef d’Etat. Mais pour cela, il faut que l’Etat qui est pour tout le monde, soit juste à l’égard de tous les citoyens centrafricains. Je dis et j’insiste sur le fait que les élections doivent être bien préparées, et que le gouvernement de transition, la communauté internationale, et les amis de Centrafrique, ceux qui veulent que la RCA redevienne un Etat de droit, devront veiller sur le préparatif des élections avec un œil sur tous les aspects. Aspect liste électorale, aspect financement des élections, aspect sur les dossiers des élections. Mais si on ferme les yeux là-dessus pour laisser les gens se débrouiller, et que le plus fort gagne, ça sera la loi de la jungle.

CNC : Dans une brochure que vous avez publiée concernant le Forum de Bangui, vous avez proposé des solutions véritables que les Centrafricains doivent adopter pour le présent et le futur : quelles sont alors ces solutions?

LGP : Ah mais c’est des solutions d’abord qui remontent à Boganda et qui nous reviennent effectivement. Ce sont des propositions qu’il a faites très top. Sachant que c’est des principes viables et qui font qu’un Etat reste stable. L’Unité avant tout, le principe de l’Unité. Le premier terme de la devise centrafricaine, c’est l’unité. Boganda a dit « l’Unité c’est la vie, les divisions c’est la mort ». J’ai répété ça partout dans les journaux et sur les radios, le peuple centrafricain le sait mieux que tout le monde. Depuis qu’on est divisé, on a vu des cadavres partout parce qu’on est divisé. Le jour où on va se réunir pour savoir que la République centrafricaine, c’est nous tous ensembles. C’est notre terre, notre mère, notre champ, notre rivière, c’est nos réserves de chasse et de pèche, c’est la tombe de nos pères et de nos mères, c’est tout ce qui nous donne la vie et qui nous fait vivre, c’est ça la République centrafricaine. Là j’ai cité Barthélémy Boganda, «l’Unité ». Après il faut appliquer les bons principes politiques de gouvernance, la justice, une bonne constitution. On en a toujours eu mais malheureusement c’est l’application, parce que c’est ça l’origine des problèmes. Une bonne constitution et l’appliquer. Si vous violez la constitution, vous violez le pacte social, il n’y a plus de confiance et chacun veut faire à sa tête, donc on insiste dessus. Et bien savoir aussi que dans la vie on a besoin de l’autre, un seul cerveau ne peut pas tout penser. Et mettre en avant le principe du mérite, chers compatriotes. Si on met en avant le principe du mérite, ça veut dire qu’on ne juge pas quelqu’un non pas parce qu’il appartient à la famille présidentielle ou il appartient une ethnie mais on le juge par compétence. Si vous avez un problème, on ne va pas dire que c’est Chrétien ou un Musulman, ça n’a pas de sens. Votre nom, ce que vous êtes et ce que vous faites. Vous êtes Journaliste, oui, monsieur X est auteur de tel acte. Et si c’est un acte positif, l’Etat doit de dédommager et si c’est un acte négatif, l’Etat doit te punir. A partir de là, l’Etat est devenu un Etat qui donne confiance et en qui le peuple fait confiance. C’est un Etat de sureté. La sûreté, c’est que si

quelque chose t’arrive, tout de suite le policier va intervenir. Mais tout le monde doit retenir que ce qui fait qu’un pays rentre dans le désordre c’est lorsque les lois sur lesquels on doit s’entendre ne sont plus appliqués. Cela sème la méfiance, les divisions et le désordre. Et vous avez vu qu’un pays de désordre ce n’’est pas Etat enviable par les autres. C’est enviable par ceux qui profitent du désordre.

CNC : Avez-vous un message particulier au peuple centrafricain ?

LGP : Le message c’est que les Centrafricains, qu’ils décident tous ensemble de revenir à la vie commune, à l’unité. Je sais que moi je suis né dans le Sud-ouest de Centrafrique, mais je dois aspirer à pouvoir aller dormiraussi dans la Basse-kotto, dans la Vakaga, dans le Haut-Mbomou sans peur. Et que celui qu’un citoyen de la Vakaga même s’il vit dans la Vakaga, qu’on lui donne l’occasion d’aller voir ce qui se passe à Nola. Et s’il a envie de faire des affaires là-bas, qu’il y reste parce que c’est chez lui comme par le passé dans le pays que Boganda a fondé. Pourquoi à un moment donné, on a appelé la RCA, Suisse d’Afrique? C’est la question que les Centrafricains devraient se poser après tout ce qu’on a vécu. La Suisse est pays de paix, de dialogue. On a dit que la RCA était la Suisse africaine car Boganda nous a donné un pays stable où il y avait la paix, le dialogue. Donc rêvons de redevenir la Suisse africaine, pays de paix pays d’accueil. Tous les pays voisins venaient se réfugier chez nous, les Congolais, les Tchadiens etc… parce qu’il y avait la guerre chez eux. Et maintenant c’est nous qui les imitons et qui allons chez eux. Voilà ça devrait nous faire réfléchir. Il y a deux manières de gouverner que le peuple centrafricain devra savoir parmi les candidats. Ceux qui viennent par la force ou par la ruse pour prendre le pouvoir. Peu après, le pouvoir leur sert à s’enrichir. Les chercheurs de pouvoir pour s’enrichir, ils deviennent nécessairement des dictateurs. Et il y a ceux-là qui pensent que, suite à leurs analyses et qu’ils en sont convaincus, on gouverne pour servir le pays, dont le peuple. Et on est là, les richesses du pays c’est pour construire le pays, former les cadres, former les jeunes, les ingénieurs, les médecins, aider les agriculteurs à améliorer les manières de cultiver au lieu de faire toujours la même chose depuis 50 ans. Donc le peuple centrafricain doit faire attention de voir parmi les candidats, qui appartient à la première méthode et qui veut appliquer la deuxième et pays s’en sortira.

CNC : Nous vous remercions !

LGP : Ah, c’est moi qui vous remercie !

Des propos recueillis par Eric NGABA, Bangui pour CNC

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Loïc Romy GOTTO Président du Club Entre Nous Jeunes (CENJ)

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( Corbeau News Centrafrique)

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Loïc Romy GOTTO Président du Club Entre Nous Jeunes (CENJ)

 

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-06-2015

 

 

QUI CHOISIRONS NOUS POUR 2015 ET SOUS QUEL CRITER ? À force de lire et d’écouter les opinions de notre peuple, il ressort clairement que le Centrafrique semble se chercher un leader. Mais je me pose la question de savoir quel genre de leader attend le peuple Centrafricain?
Il est avant tout question de la perception et de la définition que le peuple a de ce leadership qui déterminera le cours de son histoire ou de son choix. Cependant lorsqu’on écoute le peuple centrafricain, il se fait qu’une erreur s’est glissée dans sa compréhension du leader. Il se cherche des icônes et des guides éclairés. Tout semble être perdu dans la perception du peuple qui s’attend à avoir un chef puissant comme leader au lieu de ne voir qu’un fonctionnaire de l’état à son service. Le terme anglais définit mieux celui à qui le peuple remet le pouvoir de le conduire. En anglais, il est un “civil servant” que nous traduirons littéralement par un serviteur civil, un boy, un domestique. Une personne qui exerce des fonctions pour d’autres, en particulier une personne employée dans une maison, dans une société, dans un état aux tâches domestiques ou étatiques comme un accompagnateur.
Si le peuple centrafricain arrive à comprendre le rôle d’un président, d’un député, d’un ministre, des magistrats, des militaires etc., il atteindra facilement la maturité politique de faire des choix et de prendre sa destinée en mains. Mais aussi longtemps qu’il considérera ses politiques comme des dieux ou des hommes surnaturels à qui l’on doit vouer un culte ou devant qui l’on doit se plier, le Centrafrique ne sera pas qualifié à la démocratie. Un président de la République est, quel que soit le prestige de la fonction, un simple serviteur du peuple employé par le peuple pour une tâche précise et dans une durée bien déterminée. Un général militaire ou quelque autre soit le grade d’un militaire ne fait pas de lui un chef du peuple devant qui l’on aurait peur comme la crainte vouée à Dieu. Le peuple n’est pas un groupement des moussaillons et des caporaux à qui l’on donnerait des ordres intempestifs. Il faudrait se défaire de toutes ces chaînes d’aliénation, d’esclavagismes hérités de la colonisation, mais reconnaître un leader par la confiance qu’il inspire aux autres, l’humanité qu’il manifeste. Le bon ordre dans une société est le respect des uns et des autres.
Un bon leader se reconnaît par la Clarté de son message, l’expression claire de sa vision servant à inspirer les autres. Car, c’est lorsque les gens comprennent un message et en sont inspirés qu’ils font confiance. C’est la confiance qui entraîne les gens à suivre un leader. Mais il faudrait qu’un leader à qui le peuple fait confiance soit capable de charité. La Charité ici est le dévouement à la mission, la prédisposition d’humanité face à un engagement, le don de soi, sans laquelle il y a faillite de leadership. Ce n’est pas la charité de corrompre le peuple à coup des t-shirts et des dons en argent. C’est ici qu’intervient l’Intégrité du leader. Il ne s’agit pas d’une intégrité définie selon ce qu’il a fait ou n’aurait pas fait dans sa vie, il est iciquestion de respect à l’engagement, de la constance au message et de l’accomplissement des promesses.
Le vrai leadership se caractérise par ces trois choses; la Clarté, la Charité et l’Intégrité. La confiance est le maître mot. Inspirer les autres, c’est cela le leadership et lorsque les gens font confiance, ils ne peuvent que suivre. Et cela nécessite un temps et un mariage d’esprit.
Assumons-nous!

Bangui, Loïc Romy GOTTO

Centrafrique: Désarmer le KM5 et le BOY-RABE, et nous retrouverons la paix pour toujours et les élections pour

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( Corbeau News Centrafrique)

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

 

 

LE PARTI, USD-COMODES
Désarmer le KM5 et le BOY-RABE, et nous retrouverons la paix pour toujours et les élections pour légaliser.

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-06-2015

Comment sortir de la crise, cette question nous a été posée par le journal TAKAPARLER sur Facebook. Nous répondons ceci, désarmer le KM5 et le BOY-RABE et, on retrouvera la paix pour toujours et les élections pour légaliser.

Nous disons que le KM5 et le BOY-RABE font peur tous les jours. Ils empêchent de circuler, ils empêchent de dormir et ils empêchent de vivre.
Depuis les évènements, si vous prenez 10 habitants de Bangui, même ceux qui ont la bougeotte, 8 sur les 10 vous diront qu’ils n’ont pas encore mis pieds au KM5 et à BOY-Rabe. Il y a deux ans qu’ils ne fréquentent plus ces zones. Même le gouvernement n’est pas présent dans ces zones. Car il ne faut pas se fier à ces petits milligrammes de représentations publiques de quelques 1 ou 2 ministres prétendus courageux et qui ont bien vite fait de s’arrêter pour ne pas risquer leur vie (les ministres KARNOU et WALIDOU). Et c’est dans ces conditions que certainement nous irons aux élections.

Nous inscrivons en rouge le KM5 et le BOY-RABE comme les zones d’ulcération profonde d’insécurité. Toutes les forces internationales SANGARIS et Minusca le savent et elles mêmes le disent. Tous ceux qui sont acteurs ou observateurs de cette crise le savent. Le gouvernement le sait. Tout le monde le sait et personne ne pourra avoir le toupet de dire qu’il ne sait pas.

Le KM5 est un foyer d’insécurité malgré tout l’aspect de calme qu’il présente le jour. Le KM5 est un piège de paix tendu à la con. Le KM5 est une poudrière, il peut causer d’énormes dégâts. Et BOY-RABE un autre foyer très actif à forte capacité de destructions. Voici là les zones névralgiques d’insécurité.

Il faut désarmer KM5 et BOY-RABE à la fois ; et non seulement on aura la paix mais on aura la certitude d’avoir les élections d’ici novembre 2015, le contraire nous conduirait à une transition à rebondissement qui n’aura pour seule raison de justifier sa prolongation, l’insécurité.

Dans ces deux localités de Bangui il y a des individus armés qui n’ont ni respect ni peur de l’état de droit. Ils défient la loi. Ils narguent le gouvernement et toutes les forces internationales réunies dans notre pays. Il faut normaliser le KM5 et le Boy-rabe. C’est au KM5 et à BOY-RABE que l’État doit mobiliser ses moyens, montrer sa détermination et sa conviction à résoudre la question de l’insécurité avant la période de l’inscription sur la liste électorale.

Si rien n’est fait au KM5 et à BOY-RABE pour faire exister et respecter l’État, il n’y aura pas de sécurité. La sécurité doit passer par le KM5 et le Boy-rabe. Dans ces deux secteurs de la ville, les populations sont des otages, des boucliers, ils sont sous pression et vivent sous le contrôle des individus armés.

C’est KM5 et BOY-RABE qui alimentent l’insécurité dans l’arrière pays. Leurs renforts sont dans l’arrière pays. Ils tiennent l’arrière pays. Comme des serpents, le KM5 et le BOY-RABE sont deux têtes de serpents et le reste du corps est dans l’arrière pays.

Désarmer la zone de KM5 et de BOY-RABE est la seule solution permettant de ramener définitivement la paix et la sécurité pour tous, et chacun d’avoir la liberté, d’aller et de revenir comme il veut sur tout le territoire. Ne soyons pas inconscients et naïfs il y a de l’insécurité dans le pays et pas le moindre. Le calme apparent de Bangui et que quelques provinces est trompeur. L’insécurité s’est enfoui dans le sol et attend comme un piège. Bangui vit dans une anxiété ennuyeuse. Personne n’ose prendre de risque. On vit mais on est toujours aux aguets. Cependant dans l’arrière pays, le nord du pays reste toujours invivable.

Pire encore, le KM5 communique avec Boy-rabe par la vente des produits des braquages opérés dans Bangui. Les forfaits des braquages sont revendus au KM5. Ils ont réussi à créer un marché de butins de guerre ; un marché très fructueux où ils brassent des millions de FCFA.

Comme pour compléter le basque, un marché à bétails est ouvert en pleine capitale ; le KM5 vient d’ouvrir son marché à bétails et d’abattage dans les quartiers CAMEROUNAIS I et II, YÉLOA et BIBALÉ et le pont YAKITÉ sert d’abattage. Le KM5, après tout, à sa création, fut jadis un marché à bétails et d’abattage. Le KM5 de nature est un quartier insalubre, imaginez ce qui peut arriver.

Ça, vous direz que le gouvernement n’a rien vu et qu’il est incapable de trouver avec les bouchers de KM5 un endroit hors de KM5 pour garder le bétail et faire l’abattage !

Il commence déjà à pousser des herbes et bientôt des arbres dans le KM5 et la nature reprend ses droits. Parce que pour garder du bétail, il faut bien qu’il pousse des herbes et le bétail a besoin de la nature.
Dommage, le KM5 doit retourner à l’état sauvage, son développement est aboli ; le poumon social et économique de Bangui est mort.

De l’intérieur, le grand KM5 vit dans un état d’abandon : poussiéreux, des épaves de véhicules, des immondices, insalubrité. On craint le risque d’une contagion généralisée.

En effet, il y a une impuissance du gouvernement face aux problèmes que pose l’insécurité d’une manière plus globale. Le gouvernement ne doit plus se cacher derrière le programme DDRR, il doit agir, prendre des risques et en assumer.

Le DDRR n’est pas la solution, même si il en est une et ce n’est pas pour autant qu’on aura résolu tous nos conflits si nous mêmes ne mettons pas de notre énergie et de notre puissance. Mettons en place notre propre machine de désarmement, ce désarmement il doit être à la fois civil et militaire.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

Centrafrique: Dédicace à Bangui du nouveau film court métrage « Bé africa » de Pascale NGa Gnii Voueto

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( Corbeau News Centrafrique)

cinema

 

 

Dédicace à Bangui du nouveau film court métrage « Bé africa » de Pascale NGa Gnii Voueto

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-06-2015

La présentation du nouveau film de Pascale Nga Gnii Voueto a eu lieu samedi 20 juin 2015 à l’Alliance Française de Bangui. L’artiste a mis en exergue la période post-crise que son pays, la République centrafricaine vient de traverser, ainsi que la forte capacité de résilience du peuple centrafricain devant cette guerre. Un court métrage très riche en contenu.
Ils étaient des centaines, les amoureux du cinéma centrafricain, venus de tous bords de Bangui, à prendre d’assaut l’Alliance française de Bangui, samedi dernier pour découvrir ce film. Selon Pascale Sérra Nga Gnii Voueto, « Ce court métrage retrace l’itinéraire de la Centrafrique après la dernière crise que le pays a connue avec ses péripéties sur la population civile. Je suis fière, en tant que fille de mon pays d’avoir produit un film qui parle de la souffrance endurée par la population, mais je voulais également dire que quelle que soit la durée de la nuit, nous finirons par trouver le chemin du bonheur. » a-t-elle précisé à la presse à l’issue de la présentation.
Melle Pascale Serra a tenu à remercier par la même occasion, toutes les personnes ressources qui l’ont aidée à mettre en image ce court métrage. Elle n’a pas manqué de relever les grandes étapes du tournage de sa production qui s’étaient déroulées au moment où le conflit était encore vif dans le pays. Dans ce genre de chantier, les difficultés ne manquent jamais, et la cinéaste centrafricaine en a connu à ses dépens, car dit-elle « J’ai dû surmonter beaucoup de difficultés pour pouvoir mettre sur le marché ce nouveau film qui est d’ores et déjà inscrit en tableau d’honneur par le public que j’ai vu venir ce soir massivement à cette cérémonie de dédicace. »
En toile de fond, c’est « la paix et la cohésion sociale » entre les centrafricains qu’a visé Pascale Sérra Nga Gnii Voueto dans son film. D’ici peu, à en croire l’artiste, le film sera disponible en DVD pour permettre aux centrafricains de l’acquérir. En lançant ce film, Pascale entend promouvoir des talents dans le domaine de l’audiovisuelle en République Centrafricaine.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: La persistance de l’insécurité dans la Ouaka suscite une vive réaction de ses ressortissants de Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

Refugié centrafricain au Cameroun

 

La persistance de l’insécurité dans la Ouaka suscite une vive réaction de ses ressortissants de Bangui

Bangui, Corbeau News Centrafrique 27-06-2015

« Cette énième dénonciation, toujours légitime, fait suite au demeurant très graves atteintes à la vie et à la dignité humaine, causées par des bandes armées organisées et bien connues des autorités locales et centrales. » peut-on lire dans le communiqué rendu publique jeudi 25 juin 2015 par l’ARDUK (Association des ressortissants pour le développement de la Ouaka). Ce communiqué exhume les récents cas de violences perpétrées sur les populations dans la préfecture de la Ouaka avant de réclamer le déploiement rapide des FACA dans la localité.
Entre autres cas récents de crimes, l’ARDUK cite pêle-mêle « A Kouango – ville fantôme, plus d’une vingtaine de villages ont été incendiés, une bonne partie de la population déplacée interne s’est retranchée à Bambari pour les uns et à Grimari pour d’autres ; alors d’autres encore ne pouvant plus ont fui pour se réfugier au Congo Démocratique. A Bambari, le 22 juin dernier, les communautés Goula et Peulh ont déterré la hache de guerre et des tirs à l’arme lourde et légère ont été entendus. A Bakala, un paisible citoyen a été abattu froidement devant sa case par un peulh. Dans la Haute-Baïdou, d’autres bandes armées terrorisent la population. Bref, dans toute la Ouaka, existent des barrières illégales érigées par ces bandes armées aux fins de rançonner la population. » La liste est longue certes, mais le Ressortissants de la Ouaka veulent sonner l’alarme que les populations de leur région continuent de broyer le noir.
Devant ce tableau sombre, l’ARDUK « condamne fermement ces actes de barbarie perpétrés après le forum de Bangui et à quelques mois des élections ; rappelle cependant aux autorités de la transition et à la communauté internationale que la Charte constitutionnelle de transition, en son Article 26 impose que ‘’… que la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national…’’ soit garantie ; réitère son soutien indéfectible aux autorités locales et centrales pour la dynamique de l’impunité zéro ; exige l’ouverture d’une enquête en vue de poursuivre devant la justice ces assassins, le rétablissement de la sécurité dans la Ouaka, la préfecture la plus touchée par cette crise et le déploiement sans délai des Forces armées centrafricaines (FACA) dans toute la Ouaka. » a conclu le communiqué.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Mathieu Bile, Chef de la Division élection de la Minusca rassure quant au chronogramme publié par l’ANE

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(Corbeau News Centrafrique)

pedege

 

Mathieu Bile, Chef de la Division élection de la Minusca rassure quant au chronogramme publié par l’ANE

Bangui, Corbeau News Centrafrique., 25-06-2015

Mercredi 24 juin 2015, le service de la communication publique de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine) a animé sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire, avec comme invité spécial, Mathieu Bouah Bile, Chef de la Division électorale de la mission onusienne. Ce dernier a rassuré quant au réalisme du chronogramme révisé des élections rendu publique par l’Autorité nationale des élections (ANE) tout en appelant à l’optimiste des centrafricains pour la réussite de ces échéances.
Le 19 juin dernier, l’Autorité nationale des élections (ANE) a dévoilé le nouveau chronogramme révisé des élections dans lequel, les 18 octobre et 22 novembre 2015 sont prévues respectivement pour le premier et le 2ème tour des élections groupées en République centrafricaine. Lors de cette entrevue avec la presse, Mathieu Bouah Bile, Chef de la Division électorale de la Minusca a usé de tous les astuces pour rassurer que rien ne s’oppose, à ce jour, à la tenue des élections aux dates fixées par l’ANE.
D’abord, sur la question de la sécurité. D’aucuns estiment que c’est un manque de sérieux que de parler des élections en ce moment où certains candidats auront visiblement des problèmes d’accès à certaines localités pour battre campagne, puisqu’en à la matière, il faudrait aller solliciter le suffrage sur l’ensemble du territoire. Mais, la réponse de Bouah Bile à cette préoccupation est toute simple : « Il ne pourrait y avoir de sécurité à 100% sur toute l’étendue du territoire national. Et pour cela, la stratégie que nous [la Minusca] avons mise en place consiste en un découpage du territoire en des ‘’aires opérationnelles’’, afin de mieux assurer la sécurité des élections. » a-t-il déclaré avant d’annoncer qu’une « formation des formateurs » sur la sécurisation des élections se déroule en ce moment à l’Ecole nationale de police.
En ce qui concerne les ressources financières dont se plaigne continuellement l’ANE, Bouah Bile préfère parler de « contraintes » qui, de l’avis de la Minusca, est sur la bonne voie de trouver une solution conséquente. Pour preuve, le Chef de la Division électorale de la mission onusienne a indiqué qu’en plus des fonds et moyens déjà disponibles sans compter les annonces et intentions, l’Italie a mis quelques deux millions d’euros dans le basket-found électoral ; alors que le Premier ministre Mahamat Kamoun lui, est en déplacement au Congo, chez le Médiateur Dénis Sassou Nguesso « non pas pour recevoir des injonctions, mais pour discuter des questions de ressources pour financer les élections » a-t-il noté. Aussi, d’autres pistes peuvent être explorées, si jamais la RCA éprouverait des difficultés pour boucler le financement de ces élections. Il s’agit selon Bouah Bile, de solliciter de l’aide auprès de certains pays amis en ce qui concerne la fourniture du matériel électoral.
Enfin, l’autre signal fort sur lequel s’est appuyée la Minusca, c’est le déroulement actuel et sans incident majeur du processus électoral, à savoir l’acheminement des premiers lots du matériel électoral pour le recensement électoral, notamment les fiches de recensement électoral, les appareils caméras numériques pour ces opérations. D’ailleurs, Bouah Bile a annoncé que 82 tonnes de matériels soit 125 palettes devront débarquer, ce jeudi 25 juin à l’aéroport Bangui Mpoko.
Quant au vote des centrafricains de l’étrangers, ce seront douze pays où le nombre d’électeurs centrafricains atteint cinq cent (500) qui sont retenus, à savoir les deux Congo, le Tchad, le Cameroun, le Bénin, le Soudan, les Etats unis, la France, la Belgique, le Soudan et le Togo.
Bouah a invité les centrafricains à s’approprier ce chronogramme publié par l’ANE et de s’impliquer à tous les niveaux pour que les élections puissent réellement se tenir avant la fin de l’année. Etant donné qu’après tout, il s’agit de la Centrafrique où les centrafricains doivent mettre la main à la patte.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MC COCO Native du Cameroun, MC Coco, Asseng Christelle de son vrai patronyme est la

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(Corbeau News Centrafrique), 25-06-2015

cameroun

MC COCO
Native du Cameroun, MC Coco, Asseng Christelle de son vrai patronyme est la

2ème d’une famille de 7 enfants qui a grandi au rythme des hits Hip Hop des
années 80 et 90 : le virus du rap ne va pas tarder à la contaminer, inspirée
par des rappeurs underground de la old school. Très tôt elle écrit ses
propres textes, ses amis la baptisent la MC des MC en signe de respect. La
rappeuse ne se laisse pas abattre par le décès de sa mère dont elle était
très proche et décide d’honorer sa mémoire en persévérant
tant dans le domaine artistique que dans son rôle de grande soeur au sein de
la famille…
Date de naissance : 3 janvier 1979
Album ‘Représente’ 2011
[KLAgency]

https://www.facebook.com/mccoco.fr
https://www.facebook.com/FansdeMcCOCO

Redirection


JEUDI 8 MARS 2012 / PAR ASSANATOU
BALDÉ

(MC COCO et JANN HALEXANDER sur IDF1)
***
JANN HALEXANDER
Auteur, compositeur et interprète. Né Aurélien Makosso-Akendengué le 13
septembre 1982 à Libreville, au Gabon. Cet artiste franco-gabonais, prolixe,
évolue à la fois dans le monde de la variété française et du cinéma. Il
aborde, souvent avec provocation, les thèmes du métissage, de la famille, de
la passion amoureuse sous toutes ses formes. Chante depuis 2003. A vendu des
milliers de disques, dvd, livres. Plus d’une centaine de concerts en France,
Allemagne, Belgique. Des titres-phares : A Table, Aucune Importance, Il est
minuit Docteur Schweitzer, Un bon chanteur est un chanteur mort. Il se définit
avant tout comme un artiste de scène, qui s’accompagne au piano et parfois de
choristes et de musiciens. Il a fêté ses 10 ans de carrière dans un
théâtre parisien le 22 mars 2013.
Discographie sélective
2005 Halexander Songs
2008 Le Marginal
2012 Tristes Tropiques 2014 Un bon chanteur est un chanteur mort
www.facebook.com/chanteurJannHalexander

http://jannhalexander.blogspot.fr/
http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2014/04/15/jann-halexander-chanteur-vivant/
(article – interview 2014. Norbert Gabriel)
http://neigesafricaines.canalblog.com/archives/2013/09/30/28119890.html
(article 2013)

(Jann Halexander, invité de TELESUD, 2015)
CONCERT JANN HALEXANDER 7 NOVEMBRE 2015 – THEATRE LE GOURVERNAIL –
PARIS

cameroune2

Centrafrique: Premier congrès ordinaire du parti URCA de Georges Anicet Dologuélé, annoncé pour le 8 juillet 2015

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(Corbeau News Centrafrique)

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Premier congrès ordinaire du parti URCA de Georges Anicet Dologuélé, annoncé pour le 8 juillet 2015

Bangui, Corbeau News Centrafrique 25-06-2015

Dans un communiqué signé le 11 juin dernier par Gaétan Roch Moloto-A-Kenguemba, Secrétaire général du parti Union pour le renouveau centrafricain (URCA), toutes les militantes (Rénovatrices) et tous les militants (Rénovateurs) sont convoqués par leur président, Anicet Georges Dologuélé pour se réunir en congrès ordinaire, le tout premier du genre dans l’histoire de ce jeune parti, du 8 au 11 juillet prochain à Bangui.
Evidemment, la crédibilité d’un parti politique soit-il de quels bords, passe inévitablement pas l’organisation des congrès – ces grands rendez-vous qui mobilisent souvent tous les militants autour des membres du bureau politique, afin de non seulement poser toutes les critiques sur les défaillances du parti, mais aussi de projeter le futur de leur plateforme commune, au regard de l’idéologie et de la vision polymorphe qu’ils se sont définies. C’est cette manière qu’URCA entend mener sa politique, notamment de marquer la différence et de se démarquer du connu de la sphère politique centrafricaine.
Selon le communiqué de l’URCA, « le Congrès de l’URCA qui se tiendra à Bangui démarrera le 8 juillet 2015 par l’Université du parti. Les cérémonies d’ouverture et de clôture des travaux du Congrès se tiendront respectivement le 9 juillet 2015 à partir de 8 h 30mn, et le 11 juillet 2015 à partir de 15h 00 à l’Hôtel Lédger Plazza de Bangui. »
Tous les Rénovateurs et Rénovatrices sont donc, appelés à se donner rendez-vous aux dates précisées.
Rappelons que l’Assemblée constitutive de l’URCA s’est tenue à Bangui du 23 au 25 octobre 2014 sanctionnée par la désignation de l’ancien Premier ministre, Anicet Georges Dologuélé en tant que président de ce parti qui doit briguer le mandat présidentiel lors des échéances d’octobre prochain en République centrafricaine.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LES ACTES BARBARES DES SOLDATS DE LA MINUSCA SUR LA POPULATION

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES ACTES BARBARES DES SOLDATS DE LA Minusca SUR LA POPULATION

Bangui, Corbeau News Centrafrique24-06-2015

Les Casques bleus de l’ONU qui se disent soldats de la paix se comportent aussi comme des escadrons de la mort. Pour illustration, les soldats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique, MINUCA , ont perpétré de bavures dans la ville de Mambéré, localité située dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré au Sud de la République Centrafricaine. Des actes barbares qui ont entrainé la mort de deux jeunes de cette localité. Alors qu’ils ne sont que des jeunes chargeurs de véhicules.
La panique avait gagné la ville de Mambéré suite à l’arrestation des quatre jeunes, au début de ce mois de juin 2015, par les soldats de la MINUSCA basés dans la ville dont les raisons sont différemment interprétées, à en croire les sources locales. Vexés par l’acte de l’arrestation, les jeunes de la ville s’étaient mobilisés en vue d’une manifestation drastique contre les casques bleus de la MINUSCA, auteurs de ces actes criminels sur la population civile.

Tout a été parti d’une altercation entre un chauffeur de camion, de marque CBH grumier dont l’immatriculation est camerounaise, et les jeunes chargeurs de la localité. Et voilà son l’apprenti du chauffeur dont un Camerounais voulait se servir d’un bout de bois pour frapper le chargeur. Ce qui a s’est soldé à une bagarre générale.

Aussitôt contactées par le chauffeur du camion soi-disant qu’il faisait l’objet d’une agression de la part des Antibalaka, voilà les casques bleus de la MINUSCA se sont intervenus comme des escadrons de la mort sur les lieux de l’évènement. Mano militari, ils ont emmené ces jeunes à leur base, selon les témoins. A la suite des tortures infligées, deux d’entre eux ont trouvé la mort pendant que les autres se trouvant dans un état désagréable ont été transférés à Berberati.

De surcroit les viols sur mineurs par des éléments des forces internationales déployées en Centrafrique, des crimes sont commis par ces mêmes soldats soi-disant de la paix sur des civiles dans le pays. Ces actes criminels qui sont des violations flagrantes des Droits de l’Homme, ne doivent pas restés impunis au nom de la justice internationale. Une situation qui ne préoccupe par les autorités centrafricaines comme si c’était un fait banal si bien qu’aucune voix ne s’est levée pour condamner ces actes criminels perpétrés sur les civiles. L’on constate qu’il est de coutume des autorités centrafricaines navrées de ne jamais prendre au sérieux la vie de leurs concitoyens. Pauvre République centrafricaine !

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: A Boali, Privat Leppa fait don d’un forage aux villageois

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(Corbeau News Centrafrique)

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A Boali, Privat Leppa fait don d’un forage aux villageois

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 24-06-2015

Ils étaient plus d’un demi-millier les habitants des différents villages des communes de Maléguinza et de Kouzidoro, hommes, femmes et enfants confondus, à prendre d’assaut, le dimanche 21 juin dernier, la concession du chef du village Malénguinza, pour recevoir officiellement leur forage. Une grande première dans cette localité située à quelques 37 kilomètres de la ville de Boali. Il s’agit d’un don de Priva Leppa, un candidat déjà annoncé pour les prochaines législatives en RCA pour le compte du « Parti Africain pour la Transformation radicale et intégration des Etats (PATRIE) » de Me Crépin Mboli-Goumba dans la circonscription de Boali.
« Je suis débordée de joie mon fils ! » s’est exaltée Mme Bernadette à notre micro ; la soixantaine qui est venue elle aussi assister à la remise officielle du forage. La maman a ajouté, « des années des années, nous sommes abandonnées, les projets de développement qui arrivent s’arrêtent seulement au niveau de la ville de Boali là-bas ; personne n’a songé venir nous aider. Nos enfants meurent de parasitose à cause de l’eau sale. C’est pourquoi, nous remercions du fond du cœur notre fils, Leppa pour son aide envers nous. » Même son de cloche pour Ella qui estime qu’avec un forage à proximité, la souffrance d’aller loin au marigot sera sensiblement minimisé. « Il nous faut aller loin à la source pour puiser de bonne eau. Mais, cette fois, je crois que notre peine est allégée » a-t-elle renchéri.
En effet, ce n’est pas la première fois que M. Leppa pose des actes salutaires en faveur des populations des communes de Boali pour ne pas compter exclusivement son geste dans le cadre de la campagne électorale. Plus récemment, l’homme a inauguré un marché dans le village de Bogoura, afin de créer un espace d’échanges de proximité aux habitants de ladite localité. « C’est vrai qu’on ne peut pas cacher ses ambitions à quelques jours des élections. Mais, je crois qu’il faut donner les signaux forts qui rassurent nos compatriotes, d’être continuellement à leurs côtés afin de mesurer à sa juste valeur leurs difficultés et d’essayer, selon les moyens disponibles, de trouver des solutions. » a déclaré Leppa pour donner le sens de son geste en faveur des habitants des communes de Boali.
Evidemment, le besoin en eau potable dans ces localités était énorme et pose par ailleurs, des problèmes réels de santé publique comme l’a relevé Mathurin Sélékongo Chef de centre de santé de la localité : « il n’y a pas d’hygiène, l’eau qui est plus souvent consommée par les populations est contaminée énormément par des microbes ». Mathurin Sélékongo en a profité pour plaider quant aux conditions de santé de manière générale au niveau des villages ciblés : « Les habitants de cette partie du territoire national souffrent cruellement de manque de Centre de santé. Ce qui fait que les accouchements des femmes en grossesses se font généralement dans des conditions très difficiles et parfois, on enregistre des décès. En plus, à l’heure actuelle, une épidémie de rougeole est en train de faire ravage ici. Ces difficultés se sont encore intensifiées, car dans la zone il y’a des accidents de chasse qui s’opèrent d’une manière fréquente dans les forêts. »
Somme toute, le centrafricain aujourd’hui a besoin du concret, mais aussi de durable, car la crise militaro-politique que le pays vient de traverser l’a rongé jusqu’au minimum vital. C’est peut-être le sens de la fiesta qui a emballé les bénéficiaires de ce forage.
Faut-il rappeler que le coût des travaux de ce forage s’élève à douze (12 millions F. Cfa).

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: N° 006/PUR/PR/SG.15 COMMUNIQUE DE PRESSE N0 :PUR /PR/SG/06.15

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(Corbeau News Centrafrique)

PATRIE

 

 

 

Présidence
*****
Secrétariat Général
*****
N° 006/PUR/PR/SG.15 COMMUNIQUE DE PRESSE N0 :PUR /PR/SG/06.15

Bangui, ( E.S.K. ) 2406-2015

Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction ( PUR ) prend acte de la publication le vendredi 19 juin 2015 par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) du nouveau chronogramme électoral. Il s’agit d’une avancée remarquable dans le processus démocratique en RCA et de revivre ensemble.
Toutefois, le PUR conditionne ce chronogramme à un désarmement effectif des groupes armés, ainsi qu’à une garantie de sécurité sur toute l’étendue du territoire et ce avant, pendant et après les dates des échéances électorales qui ont été fixées.

Le PUR a aussi pris acte des dernières déclarations de la cheffe de l’Etat de transition qui s’est engagée, devant l’histoire, à organiser d’ici la fin de l’année, des échéances électorales censées mettre fin à la longue période de transition qui n’a pas su apporter les solutions idoines aux nombreux problèmes auxquels font face quotidiennement les Centrafricains.
Aussi, le PUR se félicite de la volonté affichée ces derniers temps par le pouvoir exécutif, à travers le Comité Stratégique de Suivi du Processus Electoral présidé par le premier ministre, à conduire la transition à son terme dans le nouveau délai imparti.
Le PUR félicite l’Autorité Nationale des Elections et l’engage à respecter le chronogramme qu’elle a rendu public.
Le PUR appelle le peuple Centrafricain, victime de nombreuses crises successives, à rester vigilant quant au suivi des recommandations du Forum National de Bangui. Les élections de sortie de crise doivent être des suffrages dont les résultats devraient être acceptés par tous et donc ces élections se doivent d’être démocratiques et transparentes. Elles ne doivent, en aucune façon, constituer des échéances téléguidées par des manipulateurs nationaux et internationaux qui pourraient orienter notre pays vers une autre crise qui cette fois-ci porterait un coup fatal à la nation centrafricaine.
De pareilles opérations nécessitent donc des moyens importants. Face à
l’incapacité connue de l’Etat centrafricain à assumer ce rôle, le PUR
appelle la communauté internationale engagée aux cotés de notre pays à
s’investir davantage dans la mobilisation des fonds nécessaires
à la mise en œuvre des recommandations du forum national de Bangui.

C’est pourquoi, le PUR appelle à la vigilance de tous contre toute retouche
d’unquelconque aspect que ce soit des recommandations finales sorties de ce forum.

Le PUR appelle le gouvernement, les forces vives de la nation et la
communauté internationale, à une concertation constante dans le cadre de
ces élections qui constituent à l’heure actuelle la voie idéale pour
la RCA de retrouver ses repères : démocratique, politique, socioculturel
et identitaire perdus à cause de la longue crise qu’elle a connue.

Le PUR exhorte le gouvernement de transition qui a décidé de créer le comité de suivi sans avoir reçu le document officiel issu de ce forum (Document qui contient les grandes recommandations du forum national de Bangui et qui trace les grandes orientations de la stratégie de sortie de crise), à rendre publique dans les plus bref délais le dit document.

Le PUR exige du gouvernement la mise en œuvre immédiate des
recommandations fortes issues du forum de Bangui, notamment celles

relatives au désarmement car le succès de tout le processus électoral aujourd’hui engagé en dépend.

Le PUR appelle les Centrafricains à s’approprier l’ensemble du
processus qui constitue pour eux, l’occasion de s’exprimer sur l’avenir de leur pays.

Le PUR engage et exhorte la population à s’enrôler massivement lors des
opérations de recensement électoral prévues du 27 juin au 27 juillet
prochain. Ces opérations sont tellement déterminantes pour la suite
du processus qu’il est essentiel que toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains puissent s’y mettre afin que, pour la première fois dans l’histoire du pays, nous osons espérer, nous centrafricains puissions nous-mêmes réellement choisir ceux qui seront appelés à nous diriger.

Tous pour l’unité et la reconstruction de la nation

Fait a Dar Es Salaam le 22 Juin 2015

Le Président
Eddy Symphorien KPAREKOUTI

 

Centrafrique: Dakar : Une journée exceptionnelle chez la famille GOYEMA

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(Corbeau News Centrafrique)

fete mere

 

Dakar : Une journée exceptionnelle chez la famille GOYEMA

Bangui, ( P.I ) 22-06-2015

« Un don de Dieu », s’exprima-t-il de joie immense, M. Jacob GOYEMA, président de la colonie centrafricaine de Dakar au Sénégal face à ses invités de marque ce jour 20 juin 2015, pour partager un dîner offert par la moitié de son corps, cette superbe maman qui a une beauté angélique, Yvette GOYEMA, à l’occasion de son anniversaire. Une bouchée double pour le couple qui a passé ensemble vingt-cinq (25) ans de mariage et dont leur jardin familial, par la grâce de Dieu, n’est pas resté désertique. Une progéniture en est suivie en abondance, et de qualité, puisqu’il y a eu la main artistique divine. Des enfants GOYEMA ont rendu un vibrant hommage à leur maman en présentant aux invités de la famille un très beau spectacle de surprise qui a été bel et bien payé par des applaudissements dans ce beau cadre convivial. Ce qu’on peut offrir à un artiste sur scène n’est que de l’applaudissement si on n’a pas d’argent bien entendu. Les deux belles créatures, artistes GOYEMA, ont exhibé les pas de danse sur plusieurs rythmes musicaux et démontré talentueusement de quoi elles sont capables. Ne dit-on pas que, « aux personnes bien nées les valeurs n’attendent pas le nombre d’année » ? C’était une surprise ! Etudiantes qu’elles soient, un trésor est caché en elles.
Cette soirée d’anniversaire dansante a débuté par une animation des chants religieux et une prière dirigée par un pasteur convié pour la cause, en la personne de M. Alain, suivi du speech de M. Jacob GOYEMA qui a d’abord, remercié le bon Dieu, pour son œuvre en faveur de la famille GOYEMA, et les invités qui ont répondu à leur invitation à l’occasion du cinquantenaire de Mme Yvette GOYEMA.
Il est rare aujourd’hui, dans ce beau pays cher aux centrafricains, la république centrafricaine, d’atteindre ce cap de demi-siècle et de le franchir, à cause de la baisse vertigineuse du taux d’espérance de vie, pour le moins qu’on puisse dire.
En prenant la parole à son tour pour remercier les invités de leur présence et des multiples cadeaux offerts, Mme Yvette GOYEMA a déclaré, à travers l’immense joie ressentie que c’est la persévérance et l’endurance qui a fait d’elle et son mari un couple fortement uni et béni par Dieu. Pour conclure sa bonne et belle intervention, elle a invité la jeunesse en général et centrafricaine en particulier à suivre ce bel exemple.
Témoignage de Nicole GOUMBA
« Sentimentale, discrète, presque effacée, Yvette se pose beaucoup de question sur la vie. Elle a une émotivité calculée. Elle sait se servir de celle-ci et connait bien les limites à ne pas dépasser pour ne pas irriter son entourage.
Très volontaire, c’est juste ce trait de caractère complexé par une vraie conscience professionnelle qui condamne Yvette au succès. Pas de grandes ambitions avouées mais Yvette fait son chemin sans se faire remarquer. Elle réussit notamment grâce à sa gentillesse, sa disponibilité, sa simplicité ».
Comme Dieu est toujours là où vous vous êtes réunis en son nom, la soirée du cinquantenaire de Mme Yvette GOYEMA est terminée en beauté avec cerises sur le gâteau.

Pierre INZA