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Centrafrique : Un journaliste de Corbeau News agressé par les agents de la Minusca.

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Centrafrique : un journaliste de Corbeau News agressé par les agents de la Minusca.

 

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Bangui 19 octobre 2016
Par Gisèle MOLOMA

Eric NGABA, journaliste-Reporter de notre rédaction, Corbeau News Centrafrique (CNC), a été rouillé de coups, ce mercredi 19 octobre 2016, par les agents de la sécurité de la Mission onusienne (Minusca). Il a été traîné à terre et rouillé des coups de pieds par ces agents à la poste de police au siège de la Minusca à Bangui, alors qu’il était sortait des locaux de cette institution onusienne qui continue de semer la désolation dans le pays.

D’après notre rédacteur Eric Ngaba, victime de cet acte barbare, tout était parti d’une mésentente. Il s’en suivi une altercation entre lui et les agents de sécurité de la Minusca qui ont utilisé la violence sur lui.

« J’étais en train de sortir des locaux de la Minusca. Les agents de sécurité à la porte de sortie voulaient fouiller mon sac car selon eux, c’est de fouiller les gens qui entrent et sortent ici avec des sacs pour voir s’ils n’ont pas emporté quelques objets. Parce que d’après eux, les gens qui entrent et sortent des locaux de la Minusca, ont l’habitude d’emporter de manière frauduleuse les objets dans leurs sacs. Je leur ai fait savoir que je venais juste de sortir de la salle de conférence de la Minusca donc je n’ai rien à m’intéresser à quoi que ce soit de la Minusca si ce ne sont pas des informations. Comme ils ont insisté, je leur ai donné mon sac à dos dans lequel se trouve mon laptop, mon appareil photo professionnel et bloc note plus un stylo, pour qu’ils fouillent », a expliqué notre Journaliste-Reporter.

Au lieu de fouiller le sac comme ils ont demandé à notre Journaliste, ces agents de la Minusca lui ont exigé de sortir tout le contenu de son sac. Jugé absurde, Eric NGABA a du mal à digérer. « Ils ont besoin de mon sac pour fouiller mais ils m’exigent de sortir le contenu de mon sac. Je leur ai dit mais le sac est devant vous, fouillez ce que vous cherchez et me remettez mon sac. Je leur ai fait savoir que je ne vais pas perdre le temps ici à sortir le contenu de mon sac puis que j’ai des choses à faire donc je joue sur le temps. L’un d’eux m’a dit si je ne sors pas le contenu de mon sac je ne vais pas sortir d’ici. Je leur ai dit que si vous ne voulez fouiller le sac, je le prends et pars vers une autre sortie » a-t-il ajouté.

Pendant ce temps, les voyous agents de sécurité de la Minusca ont bloqué la sortie principale des piétant, même le personnel de la Minusca a été orienté vers le grand portail de où passent les véhicules. Mais après leur refus de fouiller le sac, Eric Ngaba a décidé de prendre son sac pour sortir vers le grand portail. C’était de là que ces agents l’ont emmené manu militari à leur poste où il a reçu sur lui des coups de pieds d’environ 5 agents de sécurité pendant qu’ils l’ont mis à terre. a été passé à tabac.

« Comme qu’ils refusent de fouiller le sac, j’ai pris le sac pour sortir aussi vers le portail où ils ont indiqué aux gens de sortir. Aussitôt, l’un d’eux pointé dans une petite cabane vers le portail où entrent les véhicules, m’a saisi au col de mon vêtement, il m’a soulevé pour me ramener dans le poste de police où tous les agents sur place se sont jetés sur moi pour me torturer. Ils m’ont trainé par terre, piétiné avec leurs chausses militaires entrainant des blessures sur mes deux bras. Et cela au vu et au su des officiers de la Minusca sur place », a déploré notre journaliste Eric Ngaba.

Le malheur de notre journaliste ne s’arrête pas là. Il s’en est suivi un autre traitement barbare en plus des coups subis. « Après l’agression contre moi, un officier UNPOL de la Minusca est venu sur le lieu pour s’enquérir de la situation. Il m’a demandé de m’expliquer, me demandant aussi de sortir le contenu de mon sac et c’est ce que j’ai fait. Il m’a dit de présenter ma carte professionnelle, je lui ai donné ma carte. Et lorsqu’il voulait filmer mon badge avec son smartphone, je lui ai demandé ce qu’il veut en faire, j’ai récupéré mon badge de ses mains. Aussitôt, il a intimé l’ordre aux agents de sécurité de me jeter dehors comme si j’étais un objet. Manu militari, ils ont exécuté l’ordre pour me jeter dehors des locaux du siège de la Minusca. Je me suis retrouvé au bord de la route, l’écran de mon smartphone fissuré et des blessures sur mes bras », poursuit notre journaliste.

Cet acte de violence infligé à un journaliste en plein reportage montre aussi le comportement voyou des agents de la Minusca qui utilisent aussi la violence pour régler les différents alors que les Nations Unies font des compagnes contre les violences en Centrafrique. Prôné la non-violence d’un côté et utiliser la violence de l’autre côté, la Mission onusienne Minusca fait aussi des victimes en Centrafrique.
« Par la voie de la presse, je dénonce cette attitude violente à mon égard. Cela témoigne aussi le caractère barbare de ceux travaillent et salissent le nom des Nations Unies qui prônent la non-violence. Même si j’ai tors mais la violence utilisée sur moi est injuste. La Minusca reproche à nos forces nationales des gens violents mais surprise est de constater ceux qui travaillent pour la Minusca font la même chose», a-t-il dénoncé.

Selon la victime de barbarise des agents de la Minusca, la cellule de la Communication publique de la Minusca informée de la situation, lui a présenté des excuses pour le traitement inhumain que ses agents de sécurité lui ont infligé. Aussi, la rédaction de Corbeau News condamne cette violence à l’égard de son reporter et dénonce par la même occasion le comportement barbare des agents de sécurité de la Minusca qui méritent des sanctions idoines.

Les agents de la Minusca doivent apprendre à être exemplaires en prônant la non-violence comme principes des Nations Unies. La Minusca doit savoir que tous les gens qui entrent et sortent de ses locaux ne sont pas tous des suspects. Il faut un minimum de respect envers les gens qui se rendent chez la Minusca pour chercher les informations sur la situation précaire que le pays traverse.

@Copyright CNC.

Alerte Infos Centrafrique: les Séléka ont pris plusieurs villages proches de Paoua, la population s’inquiète

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Alerte Infos Centrafrique: les Séléka ont pris plusieurs villages proches de Paoua, la population s’inquiète.

SELEKA SiaKambou

Bangui, le 20 octobre 2016. 6:35′.

Comme si quelques choses se préparent à l’horizon dans ce pays de B. Boganda. Le retour de Francis BOZIZE et la rencontre entre le père François BOZIZE et Nourredine ADAM à Juba, les démons de la guerre réapparaissent dans le pays. Apres la recrudescence de la violence dans plusieurs localités et la prise de la ville de Koui par une nouvelle rébellion 3R c’est au tour de la ville de Paoua, l’une des rares villes du nord du pays qui ont été épargnées des violences intercommunautaires depuis le déclenchement de cette crise en 2013, d’être assiéger dans les tous prochains jours. Plusieurs villages de la région ont été conquis par ces Rebelles hier, ils sont désormais à seulement 10km de la grande ville de Paoua. Va-t-on vers un engloutissement de Paoua par les Séléka en dépit de la présence des soldats de la Minusca dans cette ville?

Alors que le village de Bavara a été envahi hier par des rebelles identifiés comme des éléments de la Séléka ou du général autoproclamé peul Camerounais Siddiki, la ville de Gouzé, à quelques 12km de Bavara et 20km de Paoua, se prépare à affronter aujourd’hui ces rebelles qui ont promis de l’assiéger. Après Gouzé, c’est probablement la sous-préfecture, Paoua, qui sera dans leur collimateur.

Cette avancée spectaculaire des hommes armés inquiète énormément les centrafricains à tel point qu’on se demande à quel jeu jouent la Séléka et sa bande depuis quelques mois au nord de la RCA? En tout cas, difficile de le savoir mais leur mouvement incessant dans le Nord et Nord-Ouest pousse certains observateurs Centrafricains à conclure sur une probable grande descente sur la capitale Bangui. Déjà il y’a deux semaines, les mêmes Combattants de la Séléka stationnés à 10km de Paoua sur l’axe qui mène à Bétoko, ont désarmé trois soldats FACA qui avaient accompagné le député de Paoua1 aux funérailles à Béboura. Si jamais Gouzé serait envahi par ces rebelles, ça sera probablement l’isolation totale de Paoua qui est assurée. Dorénavant l’accès à cette grande ville du nord se ferait sur l’autorisation des Chefs Rebelles comme en 2006 et 2009. Ce qui fragilisera du coup le retour de la paix dans le pays.

Selon certains observateurs contactés par CNC, l’objectif des chefs rebelles n’est pas de prendre le pouvoir dans un avenir proche mais plutôt d’imposer au président TOUADERA à travers cette pression armée, une « gouvernance commune » de son pouvoir issu des urnes bourrées d’une part et d’autre part faire repousser la table ronde du Bruxelles du 17 novembre prochain. Ils veulent croire par leur agissement que les fonds qui seront débloqués à Bruxelles ne serviront à rien car l’argent n’aime pas le bruit et surtout le bruit des armes. Souligne cet observateur en citant comme exemple, l’évaporation du prêt indien contracté par le pays pour la cimenterie pour conclure.

Paoua, l’une des plus grandes villes de la région après Bossangoa et Bouar, n’a jamais connu le phénomène de guéguerres Anti-Balaka-Séléka depuis le début de cette guerre civile en 2013. La présence des groupes armés proches pourrait pousser le fondateur des anti-balaka de retour de son exil, à envoyer ses troupes afin de semer la zizanie et le chao.

Pour l’heure, c’est la confusion dans le secteur. Le Gouvernement, déjà informé, fait la sourde oreille comme d’habitudes.

Copyright CNC.

Centrafrique : Vers un développement socioéconomique soutenu par les investisseurs sud-africains.

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Centrafrique : vers un développement socioéconomique soutenu par les investisseurs sud-africains.

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Bangui 19 octobre 2016.
Par Eric NGABA.

Dans un contexte difficile de crise à répercussion multiple, les autorités centrafricaines se battent pour sortir le pays de l’impasse du sous-développement. C’est ainsi que le gouvernement Sud-africain s’intéresse à la situation socioéconomique de la République Centrafricaine. Une coopération dans le domaine économique est engagée entre les deux pays partenaires.

Pour sortir du marasme économique en République Centrafricaine, les autorités ont intérêts à multiplier des efforts auprès des partenaires afin d’investir en dans le pays. C’est dans cette optique que le Ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie DONDRA a reçu en audience, le mercredi 19 Octobre 2016 le Ministre Sud-Africain des Mines, Godfrey Oliphant.

Interviewé par la presse au sortir de l’audience, le Ministre Sud-Africain a précisé le but de sa visite en République Centrafricaine en ces termes : « Nous avons parlé de la collaboration et de la coopération dans le secteur minier mais aussi dans les autres secteurs notamment l’échange d’information et le transfert du savoir-faire ».

Notons que l’Afrique du Sud est un pays qui a plus de cent ans d’expérience dans le domaine d’exploitation structurée industrielle des mines. Dans ce secteur opère plus de 1700 sociétés. D’où l’importance de la visite du ministre sud-africain Godfrey Oliphant en Centrafrique afin d’apporter des investisseurs et des investissements dans le domaine de la formation, du transfert du savoir et des compétences à ce pays meurtri par de nombreuses années de crises politico-militaire.

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Centrafrique: Quand un mouvement d’une soixantaine des peuls vers Damara fait trembler la Présidence de la République.

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Centrafrique: Quand un mouvement d’une soixantaine des peuls vers Damara fait trembler la Présidence de la République.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/10/Peuls-armés-.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Peuls armés

Bangui, le 20 octobre 2016. 06:20′.

Si les agissements des Séléka sont présentement signalés dans des villes qu’ils assiègent depuis leur départ du pouvoir en 2014, la présence massive des peuls, probablement en transhumance, dans les environs de la ville de Damara à quelques 75km de Bangui, fait troubler les sommeils à la Présidence de la République et à Primature. Pour les Conseillers militaires du président TOUADERA, sans doute c’est un coup d’Etat à travers une avancée significative de la rébellion séléka se prépare. Du coup, un dispositif de sécurité renforcé est mis en place aux alentours de la capitale Bangui. En ce sens, on se demande si les Peuls éleveurs s’intéressent aussi au pouvoir du président TOUADÉRA?

Signalés il y’a quelques jours aux alentours de Damara dans la brousse sur près d’une centaine des chevaux, des peuls éleveurs en transhumance avec leur bétail et suffisamment armés faisaient craindre à la Présidence de la République une attaque imminente sur Bangui. Deux sujets musulmans ont été d’ailleurs arrêtés dans la ville et présentés comme des chefs de la séléka. Cette situation oblige les autorités à prendre des dispositifs militaires à l’entrée de Bangui afin d’éviter l’infiltration de ces éléments dans la capitale. Plusieurs miliciens Anti-Balaka ont reçu des consignes de regroupement dans une École de Boy-Rabe pour des conduites à tenir.

D’après les dernières informations, les mouvements de ces peuls armés sont signalés à Kpata, un village situé à plus de 6km derrière les collines du camp Kassaï militaires à Bangui.

A la Présidence de la République, on accuse la France d’avoir armé ces peuls éleveurs dans le but de perturber le pays d’autant plus que la semaine dernière, une fausse alerte au niveau de Pk12 faisant état de la présence des soldats français derrière la carrière entrain de distribuer des armes à certaines personnes. L’alerte a été pris au sérieux au Ministère de l’intérieur qui a vite fait comprendre que c’est effectivement l’œuvre d’un canular.

A Bangui, on vit au rythme des rumeurs et comme les rumeurs ne sont pas toutes des rumeurs dans ce pays, les centrafricains ne sont pas toujours rassurés d’une paix durable dans un avenir proche.

Les événements de Km5, de Kaga-Bandoro et avant hier l’attaque de Ngakobo témoignent à quel point le pays s’enfonce de jour en jour. Même au sommet de l’Etat, tout le monde se sent incapable face à cette situation inquiétante du pays.

Comme si la fin de l’opération Sangaris qui sera officiellement annoncée par le Ministre français de la Défense d’ici fin octobre et les agissements répétés des Séléka en province, font craindre au pouvoir en place un nouveau cycle de changement de régime dans le pays en dépit de la présence des soldats des Nations-Unies. Le retour effectif des Anti-Balaka aussi sur les théâtres des combats n’a guère amélioré les choses. Ainsi va le pays de TOUADERA.

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Centrafrique: Quand les Anti-Balaka prennent les autorités militaires sur les soldats FACA

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Centrafrique: Quand les Anti-Balaka prennent les autorités militaires sur les soldats FACA

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/10/Miliciens-Anti-Balaka-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Miliciens-Anti-Balaka
Bangui, le 19 octobre 2016. 11:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Pour ceux qui croient encore que le retour des soldats FACA pourrait changer quelques choses dans la situation sécuritaire du pays, doivent très rapidement rabattre ces espérances et se tourner à Dieu l’Unique protecteur de tous et de toutes. Les soldats de l’armée nationale FACA mis en check-point dans Bangui, ses environs et sur les routes qui mènent en province redonnent aux éléments de la milice anti-balaka armes, tenues et munitions afin qu’ils travaillent à leur place. Résumé de la scène.

La scène, loin d’être qualifiée des séries des guignols ivoiriens ou nigérians, est une réalité et un vécu quotidien de la population. Les soldats de l’armée régulière FACA pré-positionnés dans certains recoins de la ville de Bangui et sur les axes principales qui mènent en province rhabillent les jeunes désœuvrés qui composent la milice anti-balaka, leurs donnent leurs armes et munitions et rentrent chez eux à la tombée de la nuit pour dormir. Contacté par CNC, tous ces soldats affirment ceci : « Ce sont les anti-balaka qui ont des nez pour détecter des vraies et fausses personnes ». Ces anti-balaka ne sont pas utilisés comme des axillaires pour enlever et descendre les barrières. Ils détiennent les pleins pouvoirs que détient les empereurs et Rois.

A Damara une ville situé à 75 km de Bangui où cette scène s’est déroulée, ce sont ces anti-balaka qui ont le droit de vie ou de mort sur les passagers de tous véhicules et camions qui circulent sans escorte militaire. Ils ordonnent le couvre-feu à des heures que les démons les communiquent ainsi que le montant de droit de passage, toujours communiqué par les démons. Chose étonnante en plus, ils transmettent aux soldats réguliers les heures et les lieux que les démons les autorisent de dormir.

Dans les check-points des FACA qui entourent l’enclave musulmane de Km5, les soldats de l’armée régulière font appel à des combattants non pas invulnérables aux machettes, sabres et balles des fusils AK-47 appelé anti-balaka mais aux combattants anti-roquettes. Ceux que les roquettes et grenades ne les atteignent pas, même les bruits ils ne l’entendent pas non plus d’après leurs affirmations. Ce sont seuls ces anti-roquettes qui doivent veiller sur les quartiers. Ils tiennent, certes, des fusils AK 47 et kalachnikov mais c’est pour eux un instrument de racket.

Contacté par CNC, un Caporal-chef en poste non loin du Lycée de Fatima affirme que c’est une décision des Hautes Autorités. « Les Autorités nous ont instruit de travailler avec eux c’est ainsi qu’ils perçoivent comme nous des Primes d’Alimentations générales PGA. Certains sont des FACA d’autres quartiers qui sont mis à notre disposition » conclu ce caporal-chef.

Si dans des endroits où l’autorité de l’Etat n’est pas bafouée tels que Damara, Sibut, Bangui, Grimari et que les anti-balaka tiennent des postes « légalement admis » par les Représentants locaux de l’Etat, il ne fait aucun doute que ces actes ressemblent incontestablement à une décision venue des Autorités supérieures du pays. Comment avec un tel jeu, le pays va-t-il retrouver la paix? Seules les Autorités actuelles savent ce qu’elles font de leur double jeu qui coute énormément, dans la plus part des cas, la vie au peuple centrafricain.

Le DDRR cher au président TOUADERA, et réitéré plusieurs fois dans son discours de vendredi dernier, ne serait qu’un mot politique. Le réarmement musclé des Antibalaka ces derniers temps montre à quel point la paix s’éloigne de plus en plus de la Centrafrique. Seul, le Dieu protecteur, serait en mesure de nous aider dans ce pays de paradoxe et d’anomalie.

Centrafricains, pour avoir la paix, prions-Le avec foi et sans rancune, ni haine au cœur.

Copyright CNC.

Centrafrique: Arrivée massive des combattants Séléka à Batangafo, la population s’inquiète.

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Centrafrique: Arrivée massive des combattants Séléka à  Batangafo, la population s’inquiète.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/10/Brumure-de-kaga-bandoro.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Brumure de kaga-bandoro

Bangui, le 19 octobre 2016. 10:31′.

Depuis cinq jours, on nous signale l’arrivée massive sur les motos à Batangafo des combattants surarmés de la Séléka en provenance de la ville de Kaga-Bandoro. Des combats n’ont pas été signalés dans le secteur, mais la population redoute des exactions sur les civils non armés comme récemment à Kaga-Bandoro si jamais des anti-balaka les attaquent. Leur présence à Batangafo pousse certains notables de la ville à se questionner sur leur réelle volonté: Créer une zone de racket de la population ou c’est une fuite devant les combats avec la Minusca à Kaga-Bandoro?

Après les événements meurtriers de Kaga-Bandoro la semaine dernière, tous les villages et villes environnants de Bandoro redoutent un effet de contagion des violences dans leurs localités.  Ainsi, à Dékoua, Bouca, Batangafo et Kabo, la population redoute le pire si jamais ces combattants de la Séléka décident d’élargir leur zone d’exactions à d’autres villes. Dans les sites des déplacés à Batangafo, c’est la peur qui domine et certains cherchent à quitter les sites pour aller se dormir aux champs dans la brousse. D’autres préfèrent se rendre à Bossangoa centre.

Du côté des miliciens Anti-balaka, c’est l’entrainement. Ils se disent prêts à protéger la ville si jamais les Séléka veulent reprendre le contrôle. Le commandant de la zone basé à Bossangoa centre se dit prêt à envoyer des renforts à Batangafo si le rapport de force sur le terrain l’exige.

Du côté de la MINUSCA c’est le renforcement des dispositifs sécuritaires et à Batangafo et ville voisine située à 60 km Bouca où on remarque des multiples navettes des éléments de la séléka.

De Dékoua, à Damara c’est la présence massive des Anti-balaka qui se fait remarquer à la place des forces conventionnelles dites régulières.

Ce qui est sûr, la tension est palpable in globo dans cette région depuis les événements criminels de Kaga-Bandoro où une soixantaine des personnes ont été exécutées et une centaine d’autres blessées.

Pour affirmer l’autorité de l’Etat dans la ville martyre et déserte de Kaga-Bandoro en image ci-dessus, le président Faustin TOUADERA assisté du chef de la mission onusienne Parfait Onanga Anyanga se sont présentés le lundi dernier sur les sites des déplacés non loin de la base de la MINUSCA afin de rendre hommage aux victimes de cette barbarie. Les deux ont été chahutés tout le long de leur passage et à Bangui et à Kaga-Bandoro. Une véritable scène de divorce entre la population et le President TOUADERA.

Copyright CNC.

 

Centrafrique: Enquête spéciale, au cœur de la mafia à la Présidence de la Republique.

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Centrafrique: Enquête spéciale, au cœur de la mafia à la Présidence de la Republique.

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Professeur Faustin Archange TOUADERA

Bangui le 19 octobre 2016. 12:00′.

Révélation / M. Touadéra, dites au peuple les raisons de vos fréquentations avec Aziz Nassour, trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, activement recherché par Interpol ?
Selon des informations dignes de foi en notre possession, le président Touadéra, démocratiquement élu et candidat de la politique de la rupture, entretient régulièrement des relations plus que fraternelles avec un certain Aziz Nassour, de nationalité libanaise. Encore un libanais, un véritable mafioso connu comme étant un trafiquant d’armes, de diamants et de la drogue et activement recherché par l’Interpol. Il l’a reçu à plusieurs reprises et le reçoit sans gêne, chez lui à Boy-Rabé et puis, au palais de la Renaissance, symbole de la démocratie et manoir du Graal. Et fort de ses prérogatives constitutionnelles, il lui a promis l’attribution de beaucoup de contrats et de permis dont les objets et les domaines ne seraient pas à ce jour connus mais lui a déjà délivré un permis, celui d’exploration et d’exploitation du diamant. Cette manœuvre de pacte avec la pègre locale et internationale, autour du président Touadéra, est incarné et acti
vement défendu, tel un conseil mérité de la cause collective ou de la famille, par son directeur de cabinet, dont la moralité heurte, dérange tous les milieux diplomatiques, et souille un peu plus la personnalité du président de la République. Par son intermédiaire et sous sa pression régulière, des grosses sommes d’argent ont été données par ce mafioso à certains membres du cabinet présidentiel, à savoir des conseillers et autres chargés de missions, et à certains puissants membres de la famille, acquis à la cause de Touadéra, et continuent d’être gratifiées à d’autres pour que la mafia puisse arracher des juteux marchés dans les domaines économiques les plus sensibles et même les plus stratégiques, s’installer solidement dans l’âme de la République, et prendre commande de la gestion des affaires de la cité. Une information qui fait déjà peur à une large majorité des centrafricains qui ont fait confiance au candidat Touadéra,
qui lui ont confié la gestion de leur destinée, mais qui commencent à douter de sa capacité réelle et de sa détermination à incarner la rupture, à se départir des méthodes de son mentor, le général d’opérette, François Bozizé, consistant à user de ses prérogatives constitutionnelles, pour nouer des relations avec des réseaux mafieux au détriment des intérêts de la République. Des méthodes qui ont fini par servir de lits à son départ et au foisonnement des maux dont souffre encore à ce jour la République.
Mais, qui est donc M. Aziz Nassour ?
Un homme dont la responsabilité est établie dans des actes de liquidation de la République, dont les mains sont pleines du sang des centrafricains et dont la seule évocation du nom fait rappeler les causes des terribles tragédies qui ont secoué l’âme de la République et mis à genoux tout un peuple sur sa propre terre, celle de ses ancêtres et de ses aïeux. Autant les combattants de la liberté et de la démocratie qui sont les yeux, les oreilles et la bouche de tout un peuple, longtemps soumis et longtemps brimé par tous, sont disposés à soutenir toute décision courageuse prise par Touadéra pour le bien – être du peuple centrafricain, autant ils ne sauraient se taire ou restés insensibles à ce type de relations qui, sous d’autres cieux, friserait déjà un acte de trahison, susceptible d’appel à la démission et qui risque de décrédibiliser une fois de plus l’homme de Boy – Rabé et ternir son image dans la conscience collective. Le présid
ent Touadéra a donc intérêt à se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard : refuser de fréquenter et de serrer les mains à tous les bourreaux du peuple centrafricain.
Jugez – en vous – mêmes, selon des investigations menées et consolidées par le très crédible journal français, « Le Monde » :
« L’ancien conseiller de Mobutu est devenu l’un des criminels, les plus complets des clients de HSBC : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, il a aussi donné un coup de main à Al-Qaida, sans que la banque ne s’en émeuve.
Shimon Yelinek est un homme d’affaire Israélien basé au Panama. Derrière ce masque anodin se cache en vérité l’un des criminels, les plus polyvalents que l’on trouve parmi les clients de HSBC à Genève : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, il a aussi participé au financement du terrorisme. Son plus grand fait d’arme ? L’opération Otterloo. Fin 2001, un chargement de 3 117 kalachnikovs et 5 millions de cartouches quitte le navire Otterloo, dans le port de Turbo, en Colombie. Achetées à l’armée du Nicaragua, les armes étaient destinées en théorie à la police du Panama. Yelinek s’arrange en fait pour les livrer aux Autodéfenses Unies de Colombie (AUC), un groupe paramilitaire d’extrême droite.
Ses compétences et son réseau de trafiquant d’armes, Yelinek, né en Israël en 1961, les développe en Afrique entre 1980 et 2001. Dans les années 80 et 90, Yelinek est le chef de la sécurité de Mobutu Sese Seko, le dictateur du Zaïre (actuelle République démocratique du Congo). C’est là qu’il se lie d’amitié avec Aziz Nassour, un diamantaire libanais. Proche collaborateur du dictateur Mobutu, ce dernier exporte à Anvers des pierres du Liberia et de Sierra Leone, entre autres. Tous deux sont ou seront clients de HSBC.
Al-Qaida a besoin de diamants.
En 2000, Al-Qaida prend contact avec Aziz Nassour. La raison ? Le groupe terroriste désirait sortir son argent des banques pour acquérir des diamants, afin d’éviter d’éventuelles sanctions bancaires. Le groupe terroriste, qui avait déjà frappé les deux ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya, avait besoin de préserver ses liquidités en préparation des attentats du World Trade Center, en septembre 2011. Le marché du diamant en Afrique de l’Ouest était une cible parfaite, comme le souligne un rapport de l’organisation non-gouvernementale Global Witness dévoile les étapes de cette affaire. En décembre 2000, deux membres d’Al-Qaida, Ahmed Ghailani et Fazul Abdullah Mohammed, approchent donc Nassour à Kinshasa. Ils sont notamment connus pour leur participation aux attentats contre les ambassades de Dar es Salaam et Nairobi en août 1998. Le contact se révèle prometteur.

Quel rôle Yelinek joua-t-il dans cette affaire ? Dans une des clauses de l’accord, Nassour s’engageait à procurer des armes au Président Taylor et aux rebelles qu’il soutenait, les RUF. Fin 2000, Nassour contacte son vieil ami Yelinek. Alors basé au Marriott de Miami et répondant au téléphone sous le nom de code « Sierra », le trafiquant israélien transmet la demande à son collègue Ori Zoller. Ancien membre des forces spéciales israéliennes, ce dernier exerce dans le commerce des armes au Guatemala. Le choix n’est pas sans raison : Zoller prend part à l’opération Otterloo qui est en train de se dérouler.
À l’époque, Aziz Nassour montait une opération avec son cousin Samih Ossaily pour acheter des diamants au Revolutionary United Front (RUF). Soutenu par Charles Taylor, le RUF tentait de répliquer en Sierra Leone le coup d’état réussi de ce dernier au Liberia. L’affaire était donc conclue d’avance : le RUF avait besoin de vendre des diamants et Al-Qaida était preneur.
Les remords d’un diamantaire.
Cependant, l’affaire s’effondre. Début 2001, Ali Darwish, un diamantaire de Sierra Leone, décide de se repentir. Il avait notamment mis en lien Nassour avec Ibrahim Bah, confident du Président Charles Taylor et proche des rebelles du RUF. Il informe les autorités américaines du trafic d’armes illégal. Celles-ci n’agissent pas mais la confiance ne règne plus entre RUF, trafiquants et diamantaires.
Au même moment, la découverte du chargement de l’Otterloo fait scandale dans la presse latino-américaine. Yelinek est sous le feu des projecteurs. Après avoir été incarcéré au Panama entre 2002 et 2004 puis relâché grâce à des pots-de-vin virés de son compte HSBC, il disparaît dans la nature. Il refait surface en 2011. Il est alors le sujet d’une enquête de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Département du Trésor des Etats-Unis pour ses liens supposés avec le réseau de trafic de drogue colombien de Cifuentes Villa. Ce dernier est affilié au fameux et violent cartel mexicain de Sinaloa.
Les données recueillies par Le Monde dans les documents « SwissLeaks » indiquent que Yelinek a pu maintenir des comptes chez HSBC Private Bank (PB) jusqu’en 2007. À cette époque, Yelinek possédait encore 860 000 dollars dans cette institution. Ses comptes étaient liés à des sociétés écrans : Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. Avec la collaboration de journalistes de la Süddeutsche Zeitung, Le Monde s’est procuré les certificats de constitution de ces entreprises. Possédant déjà des entreprises écrans au Panama, Yelinek a voulu varier. D’après les documents originaux, Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. furent créées en avril et juin 2004 dans les îles Vierges britanniques, respectivement au nom de Yelinek et sa femme, Limor Yelinek.
Malgré son profil de trafiquants d’armes et de blanchisseur d ‘argent pour le compte d’un cartel colombien, la filiale HSBC PB n’a pas ordonné la fermeture des comptes de Yelinek. Elle ne pouvait cependant pas ignorer les agissements de son client. Il avait été fiché à plusieurs reprises entre 2000 et 2011 par des agences de sécurité américaines, belges et latino-américaines.
Plus accablant encore pour HSBC, le Washington Post avait mentionné Yelinek dans l’enquête menée sur la filiale diamantaire d’Al-Qaida en Afrique de l’Ouest début 2000. Après l’affaire Otterloo en 2001, son nom était partout dans la presse latino-américaine. HSBC PB semble donc fautive de complicité. Consciente ou pas ? Cela reste à définir. Avec autant de signaux d’alertes, l’ignorance n’est cependant pas une excuse valable. Aliaume Leroy ». Affaire à suivre…..

CNC.

Centrafrique: L’ONG ÉMERGENCY rétablit la vérité sur le trafic d’organes présumé d’un Bébé à la pédiatrie.

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Centrafrique: L’ONG ÉMERGENCY rétablit la vérité sur le trafic d’organes présumé d’un Bébé à la pédiatrie.

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Bangui, le 19 octobre 2016.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Suite aux allégations infamantes parues dans votre journal et relayées par des tracts distribués dans la ville, EMERGENCY démentit catégoriquement toutes les accusations portées, qui sèment le doute sur la réputation de notre travail, et exprime son profond mécontentement.

EMERGENCY souhaite donc préciser comment les faits se sont passés, pour rétablir la vérité ainsi que pour réhabiliter son bon nom et souligner la qualité, l’honnêteté et l’irréprochabilité du travail effectué depuis 2009 pour la population centrafricaine.

Le 15 octobre 2016, EMERGENCY a admis au Complexe Pédiatrique de Bangui un patient de neuf mois pour un abcès suspecté à l’hémithorax. Le jour suivant, dimanche 16 octobre, notre staff a opéré l’enfant, effectuant une procédure d’incision et drainage. Suite à l’intervention chirurgicale, nous avons confirmé le diagnostic de fasciite nécrosante au niveau du thorax. Après quatre heures d’hospitalisation dans le département de soins intensifs post-opératoires, pendant lesquelles le personnel d’EMERGENCY a fait tout le possible, le patient est malheureusement décédé.

A souligner que notre staff a expliqué clairement aux parents du patient la raison du décès et que le corps a été transféré directement à la morgue de l’hôpital communautaire, au contraire de ce qui est affirmé dans l’article.

Afin de dissiper tout doute, une autopsie a été effectuée par une équipe indépendante de l’hôpital communautaire désignée par Monsieur le Procurateur de la République. Le résultat, arrivé le matin du mardi 18 octobre, confirme que les incisions effectuées pendant l’opération étaient au niveau superficiel et exclut donc la possibilité d’un prélèvement quelconque d’organe du corps du patient.

L’autopsie confirme aussi l’analyse préliminaire réalisée la nuit même du jour du décès à la présence d’un représentant du Gouvernement et qui déjà avait vérifié l’exactitude de l’opération sur la base du diagnostic identifié et l’impossibilité d’un prélèvement d’organe du patient qui, suite à l’opération, a survécu pour quatre heures dans le département de soins intensifs.

Suite à ces fausses accusations et au climat de soupçon et de méfiance créé par des déclarations pas vérifiées et diffamatoires, EMERGENCY a décidé d’interrompre les activités cliniques au Complexe Pédiatrique et de suspendre toute nouvelle admission au Centre Pédiatrique, tout en garantissant, en ce dernier cas, les soins aux patients déjà hospitalisés.

EMERGENCY demande donc à la rédaction de votre journal de rétablir la vérité sur la base de ces éléments afin de réhabiliter publiquement le nom d’EMERGENCY et la bonne réputation de son travail, dont plus de 240.000 personnes ont pu bénéficier gratuitement depuis 2009.

EMERGENCY demande aussi aux autorités une confirmation de l’invalidité et de la fausseté des accusations lancées. Le climat actuel qui relaye et amplifie l’entité de ces fausses accusations compromet la possibilité de la part de l’association de continuer sereinement ses activités médicales dans le pays qui visent à contribuer à la santé du peuple centrafricain.

 

EMERGENCY

Centrafrique: Quand le Président TOUADERA se fait isoler sur le plan national et international

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Centrafrique: Quand le Président TOUADERA se fait isoler sur le plan national et international.

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Touadera aux Etats-Unis.

Bangui, le 18 octobre 2016. 11:43′.

A seulement sept mois de gouvernance, la gorge du président Faustin Archange TOUADÉRA ne semble plus porter le poids que pèsent les termes de référence d’un Président de la Répu-blique, Chef de l’Etat. Son inaction et celle de son ami Premier Ministre enseignant comme lui poussent le centrafricain lambda, certains hommes politiques et la communauté internationale à le regarder flotter. Pour combien de temps encore ?

Faustin Archange TOUADÉRA de plus en plus hué par la population.

Applaudi et chouchouté par certains de ses électeurs dans les rues de Bangui quand il passait, le président Faustin Archange TOUADÉRA devient de plus en plus un rigolo à seulement 6 mois de son accession à la magistrature suprême du pays. Désormais, il est hué et traité de tout par la population partout où il passe. Devant l’Assemblée nationale, il a été copieusement traité de tout par les femmes qui ramènent leurs enfants au complexe pédiatrique Emergency. Certaines femmes voulaient même se mettre à moitié nues pour saluer son passage. Pour elles, le président TOUADÉRA n’a rien fait pour sauver la vie des Centrafricains victimes de la barbarie des groupes armés. Désormais des gendarmes sont positionnés devant l’Assemblée nationale pour sécuriser son passage au Palais. Dans son propre quartier de Boy-Rabe, il subit le même traite-ment. Ses voisins se préparent à affronter son cortège si jamais il passe devant chez eux.

Pas plus tard que hier matin, Il est qualifié de « médecin légiste » par les badauds qui le voyaient passer à l’aéroport pour Kaga-bandoro. « Tu vas faire des autopsies » criait un jeune homme visiblement un ressortissant de la ville martyres.

De Gobongo à Boy-Rabe en passant par les quartiers Fouh et Pk12, les habitants de ces secteurs s’apprêtent à faire une « guerre de l’eau » et non de machette, contre le président Faustin Archange TOUADÉRA si jamais il ose emprunter dans la semaine l’avenue qui mène à son champs de Damara. Et des voix se lèvent dans des émissions radios pour demander sa démission.

Faustin Archange TOUADÉRA de plus en plus isolé par la classe politique

Face à une population hostile, le président TOUADERA fait dos à certains hommes politiques proches de l’ancien président BOZIZE qui affirment qu’il est trop « mou et faible » et qu’il n’est pas à la hauteur. Ces hommes politiques pensent comme solution idoine à ce problème la dé-mission du président TOUADERA pour une autre transition. C’est ce que pense Jean-Serge Wafio alias « wara mo tè » en français (trouve tu manges) du parti PDCA qui ne trouve pas encore à manger et soutenu par Joseph BENDOUNGA, François BOZIZE et Nourredine ADAM. Les deux derniers se sont rencontrés à Juba au Soudan du Sud le mois dernier pour discuter du projet.

Pour ces leaders politiques et rebelles, seule une concertation large de toutes les couches sociales du pays pourrait sauver la nation en danger. L’élection de TOUADERA comme Président de la République, dans une élection controversée et fabriquée, ne pourra calmer les choses, a conclu Jean-Serge Wafio dans une longue lettre adressée à certains acteurs politiques du pays. Même son de cloche du côté de Joseph Bendounga, président du parti MDREC, qui a déclaré ouvertement sur les antennes de la “Station radio Maria” que le président TOUADÉRA constitue à lui seul le premier danger pour le peuple Centrafricain. Il n’entend personne et se fait guider par son propre instinct.

Faustin Archange TOUADÉRA de plus en plus critiqué dans le milieu diplomatique à Bangui

Sur le plan international, les choses se compliquent aussi pour le président TOUADERA. Malgré ses multiples déplacements à l’étranger pour soigner son image et montrer qu’il est l’homme de la situation, le président TOUADERA est perçu dans le milieu diplomatique à Bangui comme un électron libre. Il vole quand, où qu’il veut et avec qui il veut surtout les mêmes. Aucune retombée, aucun relais de ses multiples voyages touristiques n’est visible ou réalisé.

En plus quand il n’est pas à Bangui, toutes les administrations publiques sont paralysées voire bloquées. Et pour cause, la psychose qui gagnent les membres des cabinets ministériels sortant. Ils sont là depuis la transition et savent quand ils seront remerciés. Chacun fait ce qu’il peut et veut. En plus le président TOUADERA est considéré comme un homme qui n’est pas cohérant en lui-même. Il semble jouer au double jeu sur la question des FACA et les groupes armés. D’après les informations qui circulent dans les chancelleries occidentales à Bangui, le président TOUADERA mijote sur une amnistie générale de tous les porteurs de tenue qui ont pris des armes, qui les détiennent encore et qui souhaiteraient les rendre. D’après le décryptage de ces informations, le président TOUADERA pense déjà dans ce sens afin de sauver son régime des troubles qu’engendreraient les limogeages et la traduction devant la justice de tous les militaires Anti-Balaka et séléka, RJ et autres mouvements armés dans le pays.

Pour assoir son projet, le président TOUADERA utilise son Ministre de l’intérieur pour accuser et mettre de l’huile sur le feu et se cache derrière un long discours vide politiquement et diplomatiquement de sens pour condamner. Si le premier accuse et le second condamne, c’est que tous les deux sont d’accord sur les faits.

En tout cas, l’homme serait coincé dans un triangle politique infernal du premier degré, si bien que selon certaines sources, il n’a cessé de demander des conduites à tenir et des éléments de langage à son parrain BOZIZÉ qui, contre toute attente, ne répond plus à son appel incessant.

Selon un politologue contacté par CNC, seule la transformation du mandat actuel du président TOUADÉRA à une sorte de troisième transition pourrait sauver ce qui peut être sauvé actuelle-ment. Cette idée qui est loin d’être isolée, commence à répandre dans le milieu politique et militaire du pays. Va-t-il se soumettre un jour à cette idée de la troisième transition? Seul l’avenir nous le dira.

Élu au second tour de la dernière présidentielle de 2015-2016 face au candidat Dologuélé, le président Faustin TOUADERA a été investi officiellement le 30 mars dernier à la tête de la RCA. Depuis lors, l’homme affiche un amateurisme choquant et adopte une politique de double faces qui irrite, non seulement ses soutiens électoraux mais aussi la population toute entière. Les événements successifs à Bangui comme en province ne semblent pas le mouvoir, il est resté tou-jours dans son Palais sans trouver une solution durable à cette situation de son peuple meurtri. L’homme sans souci a pris énormément de poids ces derniers temps malgré des dizaines des Centrafricains tués chaque jours par les groupes armés.

Copyright CNC.

Centrafrique: Le MPC du Général Mahamat ALKATIM dément son implication dans les événements récents à Kaga-Bandoro.

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Centrafrique: le MPC dément son implication dans les événements récents à Kaga-Bandoro.

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MOUVEMENT PATROTIQUE POUR REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
LE CENTRAFRIQUE
MPC

Message du général ALKATIM MAHAMAT à la Minusca par rapport à la crise du 12/10/2016 à Kaga Bandoro.

Je suis très navré d’écouter par la voie des medias que disent certaines personnes de mauvaise foi que c’est les éléments du Général ALKATIM MAHAMAT qui était à l’origine de cette crise, c’est là ou je me pose la question que je ne comprends pas les centrafricains, que est ce qu’ils veulent de moi réellement ? Si moi ALKATIM MAHAMAT je n’admets pas la paix je vous le jure je n’allais pas afficher mon parti le MPC pour le processus de DDRR, la paix et la cohésion sociale. Les personnalités de la MINUSCA, le préfet de Nana Gribizi, le sous-préfet de Kaga Bandoro, les Organisations Internationaux, les responsable de confession religieuse le codonateur des anti-balaka sont tous témoins et ont signé le livre d’or du MPC par apport aux différents mitings de la paix et la cohésion sociale que j’ai initié à Kaga Bandoro.
En datte du 11/10/2016 la population musulmane à fait une marche demandant à la MINUSCA de doubler la vigilance sur la voie de communication Kaga Bandoro Bangui relatif aux exactions fond par certaines chrétiennes à l’égard des musulmans, le lendemain du 12/10.2016 on a retrouvé deux (2) corps des musulmans tuer par les inconnus, c’est ainsi ya eu un soulèvement populaire. Moi personnellement je ne m’affiche pas pour ce genre de vengeance on ne peut pas continue avec la loi de œil pour œil et dent pour dent nous devons nous référé à la justice si ya cas pareil mais c’est bien dommage, ALKATIM MAHAMAT n’est rien dans la crise du 12/10/2016, je ne peux pas m’affiché pour la paix et à la foi pour les désordres je sollicite à tous ceux qui me diabolisent sans savoir de réfléchir un peu. Je m’engage pour la paix et non pour les désordres faut t‘il pas verser tout sur moi.

AMPLIATION:
– présidence de la république
– préfet de Nana Gribizi
– droit de l’homme (MINUSCA)
– Les responsables de la confession religieuse de la Nana Gribizi
– large diffusion

Fait à Kaga Bandoro le 18/10/2016
porte parole : ABOULKASSIM ALGONI TIDJANI.

NDLR: ce communiqué est publié tel qu’il a été recçu à la redaction du CNC.

Centrafrique: Soupçon du trafic d’organe humain, un Chirurgien de l’ONG Emergency interpellé par la Police judiciaire.

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Centrafrique: Soupçon du trafic d’organe humain, une Chirurgienne de l’ONG Emergency interpellée par la Police judiciaire.

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Bangui, le 18 octobre 2016. 11:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.

L’affluence des ONG humanitaires à spécialisation sanitaire a longtemps donné des arrières pensées aux centrafricains qu’elles sont là à des fins de trafic de certains organes humains. Ces arrières pensées ont poussé dimanche dernier les parents d’un enfant décédé de façon inexplicable pour une banale chirurgie au pavillon du complexe Pédiatrique tenu par l’ONG internationale italienne Emergency. Que s’est-t-il passé réellement de jour?

Atteint d’une maladie respiratoire depuis quelques jours, un jeune enfant a été transféré d’urgence au complexe Pédiatrique du CHUB pour des soins appropriés. Vu l’état préoccupant de l’enfant à son arrivée, le médecin urgentistes décide de procéder à une opération chirurgicale d’urgence au pavillon que tient l’ONG Internationale Emergency gratuitement. Malheureusement pour l’enfant, l’opération qui est très risqué n’a pas été un succès et il a rendu son âme.

Au moment de la remise du corps aux parents, ces derniers ont constaté que le corps de l’enfant a été suffisamment bandé, ce que la famille trouve bizarre. Une fois arrivé à la maison, ils décident d’enlever toute la bande sur le corps de l’enfant et se sont rendu compte de la présence d’un trou béant sur la poitrine. Après une vérification rapide, ils ont remarqué l’absence de son cœur. Dans la colère ils ramènent le corps de l’enfant à la Pédiatrie pour demander des explications au médecin de Emergency qui a fait la chirurgie. Sur le complexe c’est la colère et l’incompréhension qui dominent. Très vite les gendarmes sont intervenus pour extirper la chirurgienne d’origine occidentale afin qu’elle soit à l’abri des violences.

Depuis hier matin, l’inquiétude domine les parents des malades hospitalisés à la Pédiatrie de Bangui. Certains ont décidé de ramener leurs enfants bien malades et hospitalisés à la maison au risque d’aggraver leur situation. Tandis que les autres voudraient descendre dans la rue pour venir vandaliser le local de l’ONG Internationale Emergency face à l’Assemblée Nationale.

Cette affaire révèle à quel point les centrafricains se méfient de plus en plus de certaines ONG présentes dans le domaine médical en RCA. Certaines rumeurs folles de Bangui font état de vente à l’étranger des organes humains des malades centrafricains, ce qui n’a pas été confirmé par les Autorités du pays.

Le Gouvernement doit faire une déclaration urgente afin de calmer cette inquiétude palpable. Sinon, la suite est connue.

Installée en Centrafrique il y’a plus de 10ans, l’Emergency, une ONG Internationale d’origine Italienne, est spécialisée dans les soins pédiatrique de 0 à 14 ans et cardiologiques de 0 à 70 ans. Elle a pu secourir des milliers d’enfants malades et des adultes atteints des problèmes cardiologiques grâce à ses médecins nationaux et internationaux et aux transferts des malades cardiaques à Emergency de Khartoum au Soudan. Sa présence en RCA pour l’heure est plus que nécessaire surtout au moment où le pays manque de tout. Seulement, les Autorités de ce pays doit redoubler de vigilance pour éviter certains dérapages possibles.

Copyright CNC.

Centrafrique : L’ONG World Vision dote la Mairie de Damara des registres d’acte de naissance..

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Centrafrique : l’ONG World Vision dote la mairie de Damara des registres d’acte de naissance.

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Bangui 17 octobre 2016
Par Eric NGABA

La Mairie de la ville de Damara, localité située à 75 km de Bangui, a reçu le 14 octobre 2016 le don des registres d’acte de naissance offert par l’ONG World Vision. Ces registres permettent à la Mairie de Damara d’établir gratuitement les actes de naissance dans cette localité où la majorité des enfants n’ont pas des actes de naissance. A cela, s’ajoute également un document stratégique du plan du développement de la localité offert par World Vision.

La remise officielle de ces documents administratifs a eu lieu à l’hôtel de la ville de Damara en présence du préfet par intérim de l’Ombella-Mpoko, de la Sous-préfète, de la Maire, des notables et la population de la ville. C’est en tout 50 registres d’acte de naissance ont été remis à la collectivité de Damara qui manque cruellement des fournitures administratives pour remplir convenablement sa mission.

Comme d’autres localités de la République Centrafricaine, la ville de Damara a subi les conséquences de conflits armés ayant conduit à la destruction des infrastructures et des cas de vandalisme. Les administrations sont quasiment paralysées au cours ces conflits ayant opposé les groupes armés qui ont détruit et pillé sur leur passage. En dépit des moyens nécessaires pour assumer leur fonction régalienne, les fonctionnaires et agents de l’Etat se battent pour faire fonctionner les institutions de l’Etat à l’intérieure du pays.

A Damara, les besoins en matériels bureautiques se font vivement sentir. A la demande des autorités locales, l’ONG World Vision a doté la Mairie de la ville de Damara 50 registres d’acte de naissance qui peuvent permettre à la Mairie d’établir gratuitement les actes de naissances pour au moins 5.000 personnes de la localité.

« Ces registres nous permettent de fournir gratuitement les actes de naissances aux enfants de Damara et de tous les villages environnants. Ce geste vient au moment où la Mairie de Damara se confronte aux difficultés à tel point qu’elle ne peut pas produire les actes de naissance après la grave crise que la localité a traversé », a déclaré à la presse, Mandazou Né Konzi Germaine, Maire de la ville de Damara ayant réceptionné le lot des registres.

Satisfaite de ce don, elle a martelé que la Mairie mettra tout en œuvre pour faire un bon usage de ces registres d’acte de naissance afin de relever les défis. D’après le Représentant Résidant de World Vision, ce qui a motivé l’ONG à appuyer la Mairie de Damara, c’est de promouvoir les droits des enfants. «Les enfants ont des droits, notamment le droit à la citoyenneté. Et dans ce cadre, nous pensons que l’établissement d’acte de naissance pour un enfant constitue le premier jalon vers la jouissance de tous ses droits. Notre travail en tant qu’Organisation Non gouvernementale est centré sur les enfants. Tout ce que nous faisons vise à apporter le bien-être aux enfants. Ici en République Centrafricaine après plusieurs consultations, une des choses que nous avons remarqué c’est la conséquence de la crise. C’est que beaucoup d’enfants nés depuis 2012 n’ont pas l’opportunité d’avoir leur carte de naissance. Cela est un problème majeur pour tout citoyen », a fait savoir Moussa Sangara, Représentant résidant de World Vision en Centrafrique.  Selon lui, l’ONG World Vision n’est pas seulement à Damara. Elle a fait le même geste à Yaloké, Bossembelé, et Boali.

A Damara, c’est le lieu du lancement officiel de cet appui en registre d’acte de naissance. World Vision est une ONG chrétienne humanitaire dont l’objectif est entre autre d’apporter le développement dans la vie des populations, de combattre l’injustice.

Depuis mars 2014 qu’il s’est installé en Centrafrique, a expliqué Moussa Sangara, World Vision a eu à toucher la vie de 180 milles personnes dont 133 milles enfants à travers diverses activités de santé et nutrition, assistance alimentaire, eau et assainissement, protection de l’enfant, la cohésion sociale et la restauration de la paix.

Copyright CNC.

Centrafrique: 70 Anti-Balaka habillés en Gendarme bloqués à l’aéroport de Bangui M’Poko.

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Centrafrique: 70 Anti-Balaka habillés en Gendarme bloqués à l’aéroport de Bangui M’Poko.

 

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Bangui, le 17 octobre 2016. 10:22′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis les événements sanglants de la semaine dernière à Kaga-Bandoro et à Ngakobo, le Gouvernement tente par tous les moyens d’équiper très rapidement ses miliciens Anti-Balaka pour les envoyer sur les théâtres d’opération contre les éléments de la Séléka. Ainsi, plusieurs soldats FACA qui ont œuvré dans la milice anti-balaka ont été rappelés par le Ministre de l’intérieur l’évangéliste Jean-Serge Bokassa pour une descente urgente à Ndomété à quelques 10km de Kanga-Bandoro. L’opération a échoué pour manque de stratégie et de mensonge éhonté du gouvernement vis à vis de la Minusca qu’il tente de la duper. Comment le Ministre Jean-Serge Bokassa n’arrive-t-il pas à envoyer ses FACA Balaka à Ndomété ?

Sur proposition du Ministre de l’intérieur l’évangéliste Jean-Serge Bokassa, le Conseil de Ministres entendu, 70 gendarmes et policiers devraient être déployés à Ndomété un village situé à 10 Km de la ville de Kaga Bandoro. Par manque des moyens logistiques, l’évangéliste Jean-Serge Bokassa a sollicité de la MINUSCA l’appui aérien pour le transport de ces hommes. Notre évangéliste-Ministre Jean-Serge Bokassa, repris par la politique à peine 10 mois, ignore que les Nations-Unies à travers la MINUSCA détiennent les fichiers nominaux codés de tous les gendarmes et policiers centrafricains depuis le début de cette crise. Au moment du contrôle d’identité sur le tarmac de l’aéroport Bangui M’poko, aucun des 70 éléments n’est gendarme. Ils sont tous des éléments des Forces armées centrafricaines FACA fichés anti-balaka.

Devant le refus catégorique de la MINUSCA de les transporter, l’évangeliste-Ministre Jean-Serge Bokassa s’était rendu personnellement à l’aéroport pour défendre gauchement son choix. Peine perdue pour le Ministre Jean-Serge Bokassa, son argument avancé s’est très vite récolé sur sa lanque. Son Chef le président Faustin Archange TOUADÉRA était obligé de le sommer afin de retirer ces Balaka de l’aéroport.

Remonté de honte, l’évangeliste-Ministre Jean-Serge Bokassa s’était rendu directement à la radio nationale pour accuser la MINUSCA d’être complice de la Séléka à Kaga-Bandoro sans en apporter la preuve.

Pour certains analystes politiques Centrafricains, le comportement du Ministre Bokassa témoigne à quel point le rôle des Nations-Unies en Centrafrique échappe à ce Gouvernement SARANDJI. Même avec ces 70 Anti-Balaka camouflés aux gendarmes, la protection des civils dans ce village ne serait pas garantie comme le pense ce Ministre Bokassa, a expliqué à CNC un officier des FACA. Pour cet Officier, il faudrait au moins 700 voire 1.000 hommes bien armés qui pourraient protéger au moins les civils pris au piège dans cette partie de la Centrafrique. Avec 70 hommes légèrement armés, c’est en quelque sorte une livraison gratuite de ces hommes qui ne pourront même pas tenir plus de 5 minutes au combat avec plus de 1000 combattants de la Séléka à Bandoro. C’est une réalité qui échappe à nos Autorités.

Finalement, à quoi sert d’utiliser les Anti-Balaka à la place des gendarmes qui d’ailleurs des professionnels? À quel jeu jouent le président Faustin Archange TOUADÉRA et son Gouvernement ?

Lors d’une émission sur les antennes de la radio Notre Dame consacrée aux événements de Kaga-Bandoro, plusieurs auditeurs ont appelé l’antenne pour demander au président Faustin Archange TOUADÉRA de déposer sa démission. Selon eux, ses actions à la tête du pays ne sont pas dignes d’un président de la République soucieux de son peuple en péril. Six mois déjà, rien n’est sûr pour un retour au calme dans le pays. L’amateurisme affiché ne peut, en au cas, apaiser la situation. Pour beaucoup des centrafricains, TOUADERA ne pourrait pas briguer un deuxième mandat en 2020.
Copyright CNC.

Centrafrique: Scandale du détournement au Ministère des Postes et Télécommunications.

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Centrafrique: Scandale du détournement au Ministère des Postes et Télécommunications.

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Bangui le 11 Octobre 2016. 10:0′.
Par: Gisèle Moloma.

Ancien Cadre de la Société Centrafricaine des Télécommunications (SOCATEL) et Coordonnateur du Projet CAB Fibre Optique en RCA dépuis 2007 puis élu récemment sous la bannière du Parti CPRS de Maître Nicolas Tiangaye comme député de la circonscription de Bouca aux dernières législatives de 2015-2016, Monsieur Gourna Zacko a été nommé dans le premier Gouvernement dit de « remerciement » du président TOUADERA et dirigé par le Docteur Simplice Mathieu Sarandji comme Ministre des Postes et Télécommunications depuis près de six mois cumulativement à sa fonction du Coordonnateur du projet CAB Fibre Optique en RCA . Après son arrivée à la tête de ce département ministériel, l’honorable-Ministre n’a jamais loupé une occasion de rediriger la manne de ce Département sur son compte personnel. L’homme détourne tout et n’a cessé de pourrir ses relations avec ses collaborateurs. Sur quoi Monsieur Gourna va-t-il s’arrêter dans sa cleptomanie?

Personne ne le sait. Le Coordonnateur-honorable-Ministre Gourna Zacko est un ancien cadre de la Société Centrafricaine de Télécommunication (SOCATEL) le plus récalcitrant. Ayant profité de son passage à la SOCATEL et la coordination de projet CAB fibre optique pour devenir riche sans se faire inquiéter , le Coordonnateur-honorable-Ministre Gourna Zacko, dès le premier mois de sa prise de fonction en avril dernier comme Ministre, s’est lancé dans les affaires.

Alors que la quasi-totalité des Directeurs de cabinet sont sans véhicule de fonction, le Coordon-nateur-honorable-Ministre Gourna Zacko présente au Premier Ministre et au Ministre des Fi-nances qui l’a validée,une facture pro-forma de CFAO d’un véhicule 4X4 de fonction à acheter à son Dircab pour un montant de 60.000.000 F CFA. Mais le véhicule réellement acheté est une Pick-up de 4ème main chez l’un ces proches à 6.000.000 F CFA qui lui a arrangé la facture à 12.000.000 de F CFA.

Quelques semaines plus tard après ce premier succès, le Coordonnateur-honorable-Ministre Gourna Zacko décide d’embellir les 25 mètres carrés du bureau de ce même Dircab via une entreprise fantôme des registres de Commerce et du fisc à hauteur de 20.0000.000 F CFA et meubler son cabinet par un salon de chez Rayan à 15.000.000 F CFA. Dans nos enquêtes réalisées en septembre dernier, aucun magasin à Bangui ne vend un salon pareil à cette valeur et les travaux d’embellissement du bureau du Dircab étaient au point mort.

En sa qualité du Coordonnateur du projet CAB Fibre Optique en RCA entre 2007-2011, le Coordonnateur-honorable-Ministre Gourna Zacko a mis au feu et fait disparaitre les cendres tous les 9 milliards de F CFA que la Banque Mondiale a déboursé pour ce projet. Selon certaines indiscrétions au Ministère de Télécommunications, l’ancien président François Bozizé et son Premier Ministre d’alors l’actuel Chef de l’Etat Faustin TOUADERA et sans oublié son Ministre de tutelle de l’époque Fidel NGOUADJIKA alias milliardaire de Boy-Rabe faisaient partie de ceux qui ont profité des cendres. Depuis la fin du projet, le bailleur qui est la Banque Mondiale met de pression sur lui aux fins d’avoir le rapport détaillé des dépenses liées à ce projet en vain. Même le véhicule de fonction acheté avec le fonds du projet a été bâché sous prétexte que les combattants de l’ex Seleka l’ont volé. Selon nos enquêtes, celui-ci a été caché dans la concession privée de maître Nicolas TIANGAYE au quartier Fouh de Bangui. Sûrement abusé de sa confiance,le véhicule lui a été remis par son ami maître Nicolas TIANGAYE.

Notre Coordonnateur-honorable-Ministre Gourna Zacko est un homme qui voit tout et qui veut tout. Une fontaine qui a fait des Ministres des milliardaires c’est la Régie d’Avance et de Recette de son Ministère. Pour mieux rentrer ses « 10% », par une décision en date du 10 juin 2016 a arrangé à sa façon, sa manière de percevoir ses « 10% » en toute légalité. Ainsi il devient à la fois le Régisseur et le Président dudit Comité. C’est lui qui oriente les dépenses en lieu et place du Comité et du régisseur. En sa qualité de régisseur de force, il retire des dépenses du régis-seur prévues à l’article 9 de l’arrêté les aides sociales et rajoutent d’autres à tel point que le personnel de son département ne perçois plus des aides sociales et à s’apprête à entrer en grève.

Par cette décision, le Coordonnateur-honorable-Ministre Gourna Zacko a placé à la tête du Comité de Gestion de la Régie d’Avance et de Recette de son Département en application de l’Arrêté du Ministre Ndoutingaï N°1069/MFB/DICAB du 16 Novembre 2011 qui a fait de lui aussi un milliardaire, son Directeur de cabinet sortant et sous promesse de se taire, Directeur de cabinet et des hommes de paille membres dudit Comité afin de mieux se servir comme bon lui semble les 10% de recettes qui entrent.

Pour rappel, l’arrêté Numéro 1069/MRB/DIR,CAB du Ministère des Finances portant création et fonctionnement de cette Régie au Ministre des Postes et Télécommunications, repartit en son article 7 les recettes de la régie comme suit :

– Trésor public. 60%
– Agence de régulation des télécommunications. 30%
– Ministère des postes et télécommunications chargé des nouvelles technologies. 10%.

Et ce sont ces « 10% » qui font des Ministres de ce Département des Milliardaires et aux autres cadres agents dans ce pays des Messieurs « 10% ».

En Centrafrique, décidément, seuls les faussaires et les bandits réussissent. Ils ont toujours les belles paroles pour convaincre. Pour le Ministre Gourna Zacko, son dossier professionnel, rempli de vols et détournements qu’on ne peut étaler ici, fera un dossier spécial qui sera publié dans les prochains jours sur CNC.

Considéré comme un gouvernement du remerciement après l’élection du président TOUADE-RA, la quasi-totalité des Ministres nommés récemment dans le Gouvernement dirigé par Doc-teur Simplice Mathieu SARANDJI ne pensent qu’à leurs poches au détriment de l’intérêt géné-ral. D’où la nécessité pour le président TOUADÉRA, de procéder de façon imminente au rema-niement de ce Gouvernement pour le bien du peuple Centrafricain.

Copyright CNC.

 

Le véhicule 4x4 acheter à 12 millions de fcfa par le Ministre Gourna à son DIRCAB.
Le véhicule 4×4 acheter à 12 millions de fcfa par le Ministre Gourna à son DIRCAB.

 

RCA: NOMINATION D’UN CARDINAL, UNE AUBAINE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE.

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RCA: NOMINATION D’UN CARDINAL, UNE AUBAINE POUR LA PAIX EN Centrafrique.

 

Bernard Selemby Doudou. Photo personnelle.
Bernard Selemby Doudou. Photo personnelle.

samedi 15 octobre 2016. 9:00′.

La crise centrafricaine a connu un épilogue cauchemardesque. On a dénombré des milliers de morts, des mutilés, des déplacés, des réfugiés, des viols, des destructions des biens meubles et immeubles…bref un pays quasi inexistant, en perte de repères. Les rapports des experts de toutes disciplines ont confirmé que les conditions d’organisation d’une élection libre, crédible et transparente ne sont pas réunies. Dans ces mêmes circonstances de temps et de de lieu, l’évêque de Bangui dénommé Dieudonné Nzapalaïnga a pris son bâton de pèlerin, accompagné du révérend pasteur Nicolas Grekoyamé et l’imam Oumar Kobine Layama, ils ont joué le rôle de Moïse qui jadis sauva les enfants d’Égypte. Ce sacré trio a œuvré au péril de leur vie pour apaiser les cœurs et sauver ce qui pouvait l’être. Un périple national et surtout international pour éveiller les consciences sur ce qui s’apparentait à un génocide en Centrafrique. Le message du trio national a convaincu le pape qui, contre toute attente et tout avis décida d’effectuer une visite sur la terre natale de l’abbé Boganda. Après le retour à l’ordre constitutionnel, le pays connaît un semblant de sécurité et de paix en dépit de quelques actes criminels commis de façon intempestive. Comme si la venue de la sainteté en Centrafrique ne suffisait pas, le pape dans son angelus du dimanche 09 octobre 2016 à la basilique saint pierre de Rome a élevé 17 cardinaux dont celui qui sera dans l’histoire de l’église catholique le plus jeune cardinal a seulement 49 ans. Cet évêque qui est né d’un père oins et inspiré de la puissance divine qui lui donna un nom et prénom prémonitoires comme s’il était dans le secret du futur. En élevant l’évêque centrafricain, le pape a envoyé un message fort à mon pays, une sorte de béatification de tous ceux qui sont morts dans cette sanglante crise d’où la nécessité d’exhorter mes compatriotes à jouir pleinement de cette fierté nationale. Depuis l’avènement des nouvelles autorités, toutes les initiatives humaines ont échoué, les stratégies politiques et les diplomaties ont également échoué. Le pape en élevant son serviteur a donné une piste à explorer aux nouvelles autorités pour apaiser les cœurs et véhiculer des messages de paix. Le gouvernement doit saisir cette ultime opportunité pour utiliser au maximum ce trio comme un instrument, un outil de consolidation des acquis sécuritaires. En outre, nous proposons aux nouvelles autorités d’ériger une place de la capitale en leur nom pour les honorer et pour immortaliser ce trio. A l’instar des rôles joués par des responsables religieux Desmond Tutu d’Afrique du Sud et Laurent Mosengwo au Congo démocratique, nous invitons les autorités centrafricaines de confier les différents programmes du moment en commençant par le programme DDRR à ce trio au lieu de les confier aux prédateurs qui n’attendent qu’à démocratiser leurs ventres. N’oublions pas que par expérience, les conflits à caractère religieux sont particulièrement difficiles à résoudre, surtout qu’on ne peut pas construire durablement une paix sur les cendres de l’injustice et de l’impunité. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections
Tel : 0666830062.

Centrafrique: Moi président avec Monsieur Guy ZENGA-KOFRÉNZÉ.

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Centrafrique: Moi Président avec Monsieur Guy ZENGA-KOFRÉNZÉ.

 

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Bangui le 17 Octobre 2016. 9:00′.
Par: Guy ZENGA-KOFRÉNZÉ.

Moi Président de la Rca.
Moi Président de la Rca, je négocierai un accord de coopération militaire avec la Russie pour la protection de mon peuple;
Moi Président, je ne décréterai pas une journée de deuil national car le peuple centrafricain n’a plus de larmes à verser, j’essayerai ,par contre, de ne plus faire couler aucune goutte de larme de ses yeux;
Moi Président, je demanderai très respectueusement à la Minusca d’accomplir sa mission;
Moi Président, je ne compterai pas totalement sur le DDRR car ce programme a fonctionné très rarement ailleurs;
Moi Président, je ne formerai qu’un gouvernement de technocrates car notre pays est dans un etat de déliquescence totale et il n’y a que des technocrates qui peuvent le relever;
Moi Président,je ne dirai jamais dans mes discours que ceux qui sont en train de tuer ne sont que des éléments incontrôlés ( comme disait Djotodja ).Je ne qualifierai jamais les actes mortiferes et odieux de riposte disproportionnée c’est comme si les criminels de Kaga Bandoro étaient en légitime défense ( merci Eka II );
Moi Président, je demanderai à ce que les contingents de la Minusca ne soient plus majoritairement constitués que des musulmans;
Moi Président, je violerai expressément l’embargo des Nations Unies sur les armes dans le but de protéger mon peuple;
Moi Président, je ferai très attention au peuple centrafricain. Ce peuple qui m’a élu massivement, peut aussi me désavouer massivement. Ce peuple est très versatile;
Moi Président, je marquerai l’ histoire de mon pays . Je veillerai à ce que je ne sois pas jeté à la poubelle de l’ histoire de notre Nation.
Malheureusement, je ne suis pas le Président de la Rca.

Centrafricaine : le CICR condamne fermement les violences de Kaga-Bandoro

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UNITÉ RELATIONS PUBLIQUES

Comité international de la Croix-Rouge

19, avenue de la Paix

1202 Genève

Suisse

Tél. : +41 22 730 3443

Fax : +41 22 734 8280

press@icrc.org

www.cicr.org

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CICR – Communiqué de presse n° 16 / 114

 

République centrafricaine : le CICR condamne fermement les violences au cours desquelles un de ses collaborateurs a été tué

 

Bangui (CICR) –14 octobre 2016

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est choqué et attristé par le décès d’un de ses collaborateurs, Alexis Alexandre Marboua, lors des violences qui ont eu lieu le 12 octobre 2016 à Kaga Bandoro, en République centrafricaine. Les circonstances exactes de sa mort n’ont pas encore pu être établies.

Le CICR condamne fermement ces violences et appelle toutes les parties au conflit en République centrafricaine à respecter et protéger ceux qui ne participent pas ou plus aux hostilités. Les combattants doivent aussi laisser les organisations humanitaires faire leur travail et faciliter les activités de secours.

« Nous sommes consternés par la nouvelle du décès d’Alexis », déclare Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR à Bangui. « Nous demandons à tous les porteurs d’armes de faire le nécessaire pour épargner la population civile, dont font partie les personnes qui travaillent pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, notamment le CICR, ainsi que pour les autres organisations humanitaires. »

Le CICR est vivement préoccupé par le regain de violence en République centrafricaine, notamment à l’encontre des travailleurs humanitaires, ce qui compromet la fourniture d’une assistance aux civils centrafricains pourtant durement touchés par le conflit armé.

Le CICR adresse ses condoléances les plus sincères à la famille d’Alexis ainsi qu’à ses collègues et amis.

Informations complémentaires :

Sylvie Pellet, CICR Bangui, tél. : +236 75 64 30 07 ou +236 72 66 88 81

ou sur notre site : www.cicr.org

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Centrafrique: Génocide à Kaga-Bandoro le Président TOUADERA reste muet.

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Centrafrique: Génocide à Kaga-Bandoro le Président TOUADERA reste muet.

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Bangui, le 14 octobre 2016. 14:50′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Incroyable enfer à Kaga-Bandoro. C’est en ce terme qu’on peut résumer la situation catastrophique et dramatique que vivent les habitants de la ville occupée de Kaga-Bandoro depuis mardi dernier. Un véritable crime de contre l’humanité et de génocide. Pour un rien, les malades mentaux de la Séléka ont tué, détruit, brûlé et pillé tout ce qu’ils retrouvent devant eux. Une soixantaine des morts en un jour, c’est incroyablement fou. Que s’est-il passé réellement sur place?

Un homme connu de tous comme un voleur et qui gonfle le rang de la séléka a payé par sa peau son dernier acte que la société répugne. Son chef ordonne une correction à toute la population de la ville : « allez exterminer toutes les personnes déplacées et pillez et détruisez tout ». Ainsi le site des déplacés de l’évêché ont été incendiés, les quartiers proches de la Cathédrale mis en cendre, les locaux des ONG pillés et saccagés. Un bilan provisoire avance un chiffre de 63 morts, une centaine des blessés et des milliers des personnes déplacées. Une attaque jamais réalisée depuis que la crise a débuté.

Selon nos informations une dizaine des corps inanimés en état de décomposition avancée jonchent dans les ruelles et laissés à la merci des rongeurs et oiseaux prédateurs.

Pourquoi une telle folie meurtrière et un silence complice des nouvelles Autorités?

Selon des informations recueillies sur place, c’est effectivement une tentative de braquage qui a mal tourné pour les braqueurs dans lequel l’un d’eux a trouvé la mort. En voulant manifester contre le meurtre de ce braqueur, les soldats de la Minusca auraient neutralisé quelques manifestants que les autres n’ont pas acceptés. Du coup, sur ordre du commandant, le cycle des représailles aveugles est enclenché causant des dégâts incalculables. Des vieillards, des femmes et enfants égorgés comme des moutons à domicile ou quand ils veulent se mettre à l’abri, des personnes brulées vives dans un véhicule de fuite à destination de Bangui. Des véritables crimes contre l’humanités et crime de génocide sous les yeux des soldats des Nations unies.

Du côté des nouvelles Autorités claquemurées à Bangui, silences complices et incompréhensibles. « On sent une sorte d’incapacité et d’incompétences chez le président et son Gouvernement » martèlent dans les rues par certains banguissois écœurés. «La Communauté internationale nous a imposé un sourd-muet comme président » pensent d’autres compatriotes.

Avec une moyenne 120 morts naturels et criminels par jour sur l’ensemble du territoire, femmes enfants et vieillards confondus, en cinq ans avec ce laxisme des Autorités, qui restera en vie dans ce pays? Difficile d’imaginer un avenir clair avec ce pouvoir faible et clanique.

Déclenchée en 2013 après la prise du pouvoir de l’ex-coalition de la Séléka qui a chassé du pouvoir en force le General François BOZIZÉ, la guerre civile a déjà fait plus de dix milles morts, essentiellement des civils pris au piège entre les deux coups des groupes armés combattants.
Copyright CNC.

Phares le Gouverneur, nouvelle étoile de la musique centrafricaine au congo-brazzaville.

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Phares le Gouverneur, nouvelle étoile de la musique centrafricaine au congo-brazzaville.

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Phares le Gouverneur. Musicien centrafricain.

Bangui 12 octobre 2016.
Par Eric NGABA.
La musique centrafricaineest en train de galoper sur la scène internationale à travers les braves fils et filles du pays qui ne baissent pas les bras dans le processus de la paix en Centrafrique.

A cet effet, une nouvelle étoile vient d’apparaitre sur la scène et brille à travers ses deux albums avec des deux titres phares. Il s’agit de Pharès Le Gouverneur (nom de la scène), Renaud Signey Soungo de son vrai nom, qui brille au Congo Brazzaville à travers la musique centrafricaine dont les thèmes de sa musique sont exclusivement consacrés à l’unité nationale et la paix dans son pays la République centrafricaine en proie aux conflits armés.
« La paix en Centrafrique » et « l’Unité nationale » sont pour le moment les deux albums l’un est déjà sorti sur la scène musicale à l’échelle sous régionale de l’Afrique centrale en 2015. Le premier album intitulé donc « La paix en Centrafrique » est sorti en septembre 2015 et a fait beaucoup de buzz dans la sous-région. Cet album consistait à dénoncer la mauvaise gouvernance qui a conduit la République Centrafricain aux conflits politico-armés. Dans cet album, Pharès le Gouverneur dénonce également la mentalité de ses pairs jeunes centrafricains dont certains s’adonnent à des actes de banditisme, de braquage et de pillage mettant en ruine la République centrafricaine.
Le deuxième album, très bientôt sur le marché de disque, vient compléter l’idée du premier dans le sillage de la paix. Ce second disque est exclusivement axé sur la sensibilisation et la mobilisation de tout le peuple centrafricain à s’inscrire dans la dynamique de la paix suite à la brillante élection du nouveau président centrafricain, le professeur Faustin Archange Touadera.
Après trois années de crise militaro-politique en Centrafrique et avec le retour à l’ordre constitutionnelle, Pharès le Gouverneur estime qu’il est impérieux que chaque Centrafricain puisse poser des actes de paix et de l’unité afin que le développement durable que tout le monde souhaite devienne une réalité dans le pays.
Agé de 20, Pharès le Gouverneur de Centrafrique a quitté son pays en 2014 à la suite des violences qui se sont éclatées à Bangui la capitale centrafricaine. Depuis Congo Brazzaville, il s’engage à contribuer au processus de la paix et de la cohésion sociale en Centrafrique à travers la musique. Il appelle ses compatriotes centrafricains à soutenir les actions des nouvelles autorités issues des urnes pour reconstruire la République centrafricaine.
Eric NGABA

Centrafrique: Contribution aux préparation de la table ronde de Bruxelles de Novembre 2016.

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Centrafrique: Contribution aux préparation de la table ronde de Bruxelles de Novembre 2016.

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Bangui le 12 octobre 2016. 13:10′.

1- Contexte :
Les Autorités Centrafricaines s’emploient activement à préparer la prochaine Table Ronde des Bailleurs de Fonds à Bruxelles prévue en novembre 2016. L’idée d’une Table Ronde n’est pas nouvelle et elle est même bien venue pour la recherche de financement pour le relèvement de l’économie centrafricaine après la crise militaro-politique qu’a connue la RCA.
Les conditions pour bénéficier du concours des financements internationaux en provenance des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux sont basées sur la crédibilité, la transparence et la bonne gouvernance. La RCA sort d’une crise profonde qui a détruit tout le dispositif de l’appareil productif. Elle se trouve confrontée à une insuffisance des ressources propres qui la pénalisent et l’empêcher d’assurer la gestion de son fonctionnement courant et de ses équipements en termes d’investissements. Cette situation la pousse et l’oblige à faire appel à l’aide extérieure. C’est dans cette optique qu’elle prépare l’organisation d’une Table Ronde avec des bailleurs de fonds à Bruxelles afin de mobiliser des fonds pour le financement de sa reconstruction.
L’objectif à terme de la Table ronde est de faire un plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers internationaux pour la mobilisation des financements nécessaires à la construction et au relèvement de l’économie :
Il convient de rappeler que la précédente Table Ronde de Bruxelles de juin 2011 qui avait vu la forte participation des Autorités et Hauts cadres centrafricains, avait suscité tant d’engouement, mais elle s’était soldée par un échec. En effet, les engagements pris par les bailleurs de fonds n’ont pas été honorés et les fonds annoncés n’ont jamais été décaissés, portant un préjudice considérable sur le pays.
Les personnalités de l’époque, comme le Premier Ministre, Faustin Archange TOUADERA, le Ministre de Développement Rural Fidèle GOUANDJIKA, porte-parole du Gouvernement, le Ministre des Affaires Etrangères, M. Antoine GAMBI avaient proclamé sur tous les toits centrafricains le succès de cette réunion qui « devait rapporter » au bas montant 400 milliards de F CFA. Or, ces 400 milliards exhibés à l’époque comme un trophée n’étaient que de promesses sans lendemain.
Lors de cette Table Ronde de Bruxelles, le principal document servant de base de travail pour les négociations était le DSRP (Document de Stratégie de la Réduction de la Pauvreté) qui est, rappelons-le, la première conditionnalité imposée par le FMI et la BM aux pays candidats à l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative de Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). Ce document, aux yeux des bailleurs de fonds de Bruxelles, n’était qu’une compilation de catalogues non détaillés non chiffrés qui avait le seul avantage de décrire la situation du pays, loin d’un Plan National de Développement censé indiqué ce qu’attend faire le pays.
Or l’objectif assigné à une Table ronde est de faire le plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux pour la mobilisation des ressources nécessaires pour le financement des projets et programmes de développement du pays entrepris préalablement et contenus dans un Plan National de Développement.
Les autres pays qui ont su tirer profit de ces Tables Rondes, comme le Mali et la Côte d’Ivoire, ont présenté comme document de base un véritable Plan National de Développement dans lesquels étaient détaillés tous les projets et programmes étudiés et chiffrés pour lesquels les financements étaient sollicités.
On doit donc retenir que pour ce type de réunions, on doit aller avec des projets et programmes bien étudiés et chiffrés basés sur des analyses économiques et financières contenus dans un document d’ensemble : Plan National de Développement.
Ce qu’on peut craindre pour la prochaine Table Ronde est le fait que ce sont les mêmes personnalités, avec quelques nouvelles têtes dans le Gouvernement de Simplice Michel Sarandji, qui ont déjà participé à la Table Ronde de 2011, qui vont encore participer à cette nouvelle réunion.
La participation du Président de la République, Faustin Archange TOUADERA, « élu démocratiquement », aux 10èmes Journées européennes de Bruxelles de la mi-juin 2016, ne saurait être un gage de réussite et de succès de cette nouvelle Table Ronde des Bailleurs de Fonds de Bruxelles prévue en novembre 2016.
Toutefois, la transformation du GIC, Groupe International de Contact, en GIS, Groupe International de Soutien est un atout. De plus, l’arrivée dans le Groupe de 2 membres, lors de la dernière réunion, à savoir la Chine et la Banque africaine de développement (BAD) qui s’ajoutent aux 8 autres membres que compte le GIS RCA (l’UE, l’UA, la BM, le Congo Brazzaville, la France, la CEEAC, les Etats-Unis et le Tchad) est une bonne chose.
De plus, la participation du Président de la République au TICAD organisé par le Japon, ajoute de nouveaux membres comme la Côte d’Ivoire et le Japon. Ce sont autant d’atouts qu’il faut capitaliser.
Toutefois, Il y a un précédent. Et cela intéresse trop souvent les bailleurs de fonds. C’est pourquoi, il convient, si l’on veut réussir cette nouvelle table ronde, de bien se préparer et être réalistes et pratiques voire pragmatiques. Et pour ce faire, il faut maitriser le processus d’un tel mécanisme.
Nous essayons ici de donner quelques éléments sur les étapes et mécanismes du processus d’une Table Ronde, comme de la Table Ronde de Bruxelles

II- PROCESSUS DE LA TABLE RONDE. 
Rappelons tout d’abord que l’aide extérieure constitue un soutien important pour un pays comme la RCA qui sort d’une crise militaro-politique grave. Sans l’aide extérieure, la RCA ne peut pas réaliser ses investissements et aussi être en mesure d’équilibrer son budget de fonctionnement courant. Pour l’heure, la RCA ne compte que sur l’aide extérieure pour sa reconstruction et pour ce faire, il faut un investissement massif dans son économie. Et celui–ci ne peut venir que des financements extérieurs. Ainsi, pour recourir à la mobilisation de ces ressources, la Table Ronde est le mécanisme qui convient. Rappelons que “l’objectif à terme d’une Table ronde est de faire un plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers internationaux pour la mobilisation des financements nécessaires à la construction et au relèvement de l’économie nationale”.
Il est du rôle du Gouvernement de mettre en place des mécanismes qui permettent d’atteindre cet objectif. Pour aider le pays, la Table Ronde est le mécanisme approprié mis en place par certaines Institutions Internationales comme la Banque mondiale. Mais ce mécanisme doit s’adapter aux réalités intrinsèques du pays. Le succès d’un tel processus type Table Ronde de Bruxelles ne peut être garanti que par le respect des modèles économiques en y ajoutant d’une part la créativité dont le pays peut faire preuve pour conduire ses partenaires au développement à coopérer et à participer dans la mise en place de sa politique.
C’est pourquoi, il importe de connaitre les mécanismes et leurs variantes pour être en mesure de conduire efficacement le processus d’une Table Ronde comme celle de Bruxelles.
Mais avant, il revient donc au pays de mettre en place un système de planification et programmation qui sera contenu dans un Plan National de Développement. Cet outil technique vise à donner davantage de cohérence aux actions des différents acteurs qui interviennent dans les secteurs économiques. Une planification pour être efficace doit être élaborée sur une base participative. Les acteurs étant nombreux, leur participation à l’élaboration dans la cohésion des actions doit être évidente. C’est pourquoi, il y a nécessité d’améliorer la complémentarité entre les outils techniques de planification et la recherche de consensus pour l’action de tous les partenaires du développement local. Car, il est question de bien définir la politique économique du pays et mieux coordonner l’aide extérieure.
Pour ce faire, il faut solliciter l’aide de la France, des organes de l’ONU, de la BM, du FMI, de l’UE, l’UA, la CEMAC, la CEEAC, et les pays donateurs pour appuyer l’ensemble du processus et permettre au pays une meilleure définition de la politique économique et une meilleure manière pour l’utilisation de ces ressources à mobiliser.
I- Le Processus de la Table Ronde. 
La RCA ne dispose pas de ressources suffisantes pour conduire une reconstruction et une expansion soutenue et durable de son économie. La solution, pour palier ses difficultés devra consister à faire appel à l’aide extérieure caractérisée par les dons et les prêts auprès des donateurs extérieurs. Pour être efficace, cette aide doit donc être pertinente et coordonnée. La RCA doit définir ses priorités, en mettant l’accent par exemple sur le secteur rural, les secteurs sociaux et les autres secteurs. Par ailleurs, la RCA doit maitriser son endettement pour être en mesure de faire face dans l’avenir à ses remboursements et s’assurer de sa capacité d’absorption de cette aide et sa capacité pour construire les infrastructures qu’il envisage. Dans ces conditions, le rôle du secteur privé devient déterminant.
Les donateurs ont chacun des conceptions différentes en matière d’aide reposant sur des stratégies propres à chaque pays ou chaque organisation. La juxtaposition d’aides peut parfois conduire à une incohérence globale, et une incoordination de l’aide peut conduire à des effets négatifs sur le processus de développement d’un pays. Ainsi, la Table Ronde de Bruxelles constitue un mécanisme qui devrait permettre de répondre à cette nécessité de concertation. La RCA et les bailleurs de fonds, dans un dialogue ouvert et constructif, doivent s’entendre sur la politique qu’ils veulent mettre en œuvre et les moyens qu’ils y consacreront.
*La conférence ou réunion d’une Table Ronde comme celle de Bruxelles doit donner lieu à une phase de préparation. Pour ce faire, comme elle se tient à Bruxelles, la Délégation de l’Union Européenne à Bangui et le Gouvernement Centrafricain doivent mettre en place un Groupe de Travail interministériel de pilotage, de coordination et de suivi de ce processus. A ce groupe, il pourrait être associé le Service économique de l’Ambassade de France au titre de la Coopération économique, monétaire et financière entre les deux pays. Ce groupe doit avoir pour but de préparer la documentation qui constituera la base des discussions lors de la Conférence de Bruxelles.
II.2. Présentation générale du dispositif
Le partenariat entre la RCA et les donateurs doit être formalisé par cette Table Ronde. Dans ce cadre, il faut associer les agences de l’ONU sur place à Bangui, l’Union Européenne, la BAD, la BDEAC. La BDEAC étant une Institution de la CEMAC devrait jouer le rôle de Chef de file, à côté de la Délégation de l’Union Européenne à Bangui qui est concernée en premier lieu, parce que la Table Ronde se tient Bruxelles.
Une Table est un processus qui se déroule en plusieurs étapes. Nous allons retenir un cycle de trois (3) phases.
A- LA PHASE PREPARATOIRE
Cette première phase se décline en plusieurs phase :
– la désignation des partenaires qui seront impliqués dans le processus tant du côté du gouvernement que des partenaires au développement ;
– la mise en place des instances qui participeront à la préparation de la Table Ronde et qui seront regroupées en trois entités :
(a) Le Comité de pilotage qui sera composé d’un secrétariat technique et d’un comité technique et aura les fonctions suivantes : (i) Coordination ; (ii) rédaction des documents ; (iii) validation technique des documents ;
(b) la Commission sectorielle sera chargée de la réflexion et l’élaboration de la politique économique nationale, des stratégies et des moyens d’action, et des orientations programmatiques ;
(c) le Haut Comité sera chargé de la validation finale des documents leur donnant le caractère officiel.

– Le lancement effectif du dispositif qui demande la tenue d’une réunion officielle de lancement. Cette réunion devrait être présidée par le Premier Ministre, assisté par le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale en tant coordonateur de l’aide extérieure de l’Etat et du Ministre des Finances et du Budget en tant gestionnaire de l’Etat. Cette réunion doit être la plus large possible. Elle doit s’adresser à tous les départements ministériels concernés par la politique économique : instances nationales, représentations des partenaires au développement, les ONG, la société civile, la diaspora, le secteur privé, les syndicats. C’est l’occasion pour le Gouvernement d’indiquer clairement son leadership sur ce processus caractérisé par :
* une appropriation nationale. Tous les acteurs nationaux tant les décideurs que les techniciens de la chose publique, que les acteurs extérieurs à l’Etat doivent se reconnaître dans les documents qui seront présentés à la Table Ronde. Le dispositif mis en place doit chercher constamment le consensus et pour ce faire, les documents doivent reproduire ce consensus.
* une implication des partenaires extérieurs au développement à travers le processus de la Table Ronde, le Gouvernement doit chercher l’appui des bailleurs de fonds. Il revient au Gouvernement de garder la maitrise du processus tout en prenant en compte le point de vue des partenaires auxquels il demande l’appui. Dans cette étape, ce sont les techniciens qui sont impliqués, à savoir les techniciens des départements ministériels, les partenaires nationaux et les agences de développement. Les responsables du pilotage du processus de la Table Ronde doivent être vigilants sur ce point. Ils doivent s’assurer la liaison entre les techniciens et leurs responsables décideurs.
– La finalisation des documents : La concrétisation de cette épate doit déboucher sur les documents constituants la base des discussions lors de la Table Ronde. La finalisation des documents marque la fin du travail technique. Les documents produits par la Commission sectorielle doivent avoir la validation technique de tous les acteurs des domaines sectoriels. Ils doivent être le fruit de multiples consensus, eux-mêmes, résultats de négociations. Ces documents doivent comprendre au moins quatre (4) grands domaines : (i) la revue sectorielle, (ii) le cadrage macro-économique, (iii) la politique et les stratégies, (iv) les priorités et orientations programmatiques.
L’esprit général de ces documents doit consister à présenter la politique économique du pays et les réalisations que le Gouvernement compte mener à bien au cours des prochaines années. Ces documents doivent permettre de sceller le consensus le plus large possible entre tous les acteurs économiques et sociaux du pays. Ils doivent être le meilleur compromis possible entre les points de vue de tout le monde sans pour autant que le Gouvernement renie ses Convictions. On peut présenter les dossiers de la réunion de la Table Ronde de Bruxelles en deux volumes : Tome I et Tome II. Ces deux tomes peuvent s’articuler de la manière suivante : (i) Tome I : ce premier tome fournir davantage de détails et faits économiques:
Tome I : Diagnostic, Politique et Stratégies. Il s’agit ici de présenter la politique économique du pays pour les prochaines années (Actualités et Perspectives). Cette politique ne peut se comprendre que par un diagnostic préalable de la situation économique nationale. De même, cette politique doit être mise en perspectives par rapport au contexte économique, social et environnemental du pays. Pour la clarté, ce Tome peut se décliner en 4 partie : (i) environnement général du pays ; (ii) le diagnostic de la situation économique, sociale et environnementale ; (iii) la politique économique définie : les priorités, les stratégies et les moyens d’actions ; (iv) le cadrage macro-économique.
Tome II : Les Orientations Programmatiques (Programmes et Projets). Il s’agit ici de présenter les grandes orientations programmatiques qui traduisent la politique économique du pays en réalité. Il s’inscrit dans la continuité du Tome I. Ces orientations doivent être élaborées en référence simultanée à la politique économique et au cadrage macro-économique, chacun des éléments ayant été établis en inter-relation. Ces orientations doivent embrasser toutes les Priorités définies pour tous les domaines économiques tant les programmes techniques que les programmes de support..
De l’objectif du Tome II dans le processus, il s’agit pour le Gouvernement d’indiquer les programmes/projets qu’il compte développer pour mettre en œuvre sa Politique. Pour chacun de ces Programmes/Projets, sont indiqués les objectifs à atteindre, les stratégies qui seront mises en place, les moyens financiers nécessaires, en distinguant clairement les investissements et les frais récurrents de fonctionnement. Dans ce Tome II, il doit être aussi indiqué les mesures d’accompagnement que le Gouvernement compte prendre pour faciliter la mise en œuvre des Plans d’Actions. Ces mesures d’accompagnement qui relèvent de la responsabilité du Gouvernement, sont des pré-requis à la mise en œuvre effective de sa politique.
REMARQUE : Les DOCUMENTS à présenter à la Table Ronde doivent être inspirés du PLAN NATIONAL DE DEVELOPPEMENT. Ce Plan National de Développement doit contenir le Programme d’Investissement Public (PIP).
Le PND (Plan National de Développement) reprend la politique économique du pays et les orientations Programmatiques. L’objectif essentiel d’un PND doit viser à montrer comment le Gouvernement et ses partenaires vont s’y prendre pour mettre en œuvre la politique économique définie par l’Etat. Le PND doit être un processus permanent de Planification-Programmation à mener par le Gouvernement en dehors même du processus d’une quelconque Table Ronde. Il doit donc reprendre la vision globale du système économique comme fondement de sa Programmation-Planification, c’est-à-dire en termes financiers, envisageant autant les dépenses de fonctionnement que celles d’investissement. A ce PND doit s’adosser un Programme d’Investissement Public (PIP).
Le PIP (Programme d’Investissement Public) est un sous-ensemble du PND en ce sens qu’il doit rassembler toute la mise en œuvre de la Politique Economique pour les prochaines années. Le PIP est caractérisé par les éléments suivants : (i) une programmation détaillée des activités qui doivent être mises en œuvre ; il s’agit de programmer la mise en œuvre de la politique économique pour les prochaines années avec le maximum de précisions et détails. Le PIP est considéré comme un Budget pluri-annuel, comprenant les investissements et les dépenses de fonctionnement. C’est un programme à moyen terme de 2 à 3 ans, indiquant avec beaucoup de détails les actions qui seront menées au cours des 2 à 3 prochaines années. Le PIP doit être glissant, c’est-à-dire qui se décale chaque année d’un an. (ii) le PIP doit constituer un ensemble cohérent d’actions pour lesquelles les moyens financiers et humains nécessaires sont en grande partie détermin
ées..
La dynamique des Accords de Coopération ou de Partenariat créée par le processus d’une Table Ronde, est un mouvement continu, et le PIP peut contenir les actions dont les moyens ne sont pas entièrement assurés. Le PIP doit s’appuyer sur des financements sûrs et certains, et non sur des financements aléatoires.
– L’Approbation Politique : c’est la dernière phase importante, une fois la finalisation des documents faite sur le plan technique. Les documents produits par le Comité de Pilotage doivent à travers diverses instances politiques être approuvés : le Haut Comité : c’est un Comité Inter Ministériel, rassemblant les Ministères impliqués dans la Politique du Gouvernement (Premier Ministres et tous les Ministres). Ces documents pourront passer devant la Représentation Nationale (Commission Finance Economie de l’Assemblée Nationale). Ces documents, une fois approuvés par les différentes instances politiques nationales deviennent officiels et seront ceux qui seront présentés à la Table Ronde de Bruxelles.
Il convient de souligner que l’approbation du Ministre de l’Economie, du Plan, de la Coopération Internationale, en raison de son mandat de Coordination de l’Aide Extérieure et celle du Ministre des Finances et du Budget, en raison des incidences sur l’ensemble des finances publiques, reste une nécessité absolue.
Cette étape de préparation demande de la part de tous les techniciens responsables du processus de la Table Ronde de Bruxelles une grande sensibilité politique.
• Il est très important de signaler, une fois, que la date de la réunion est fixée et que les invitations sont envoyées, les dossiers à présenter lors de la Table Ronde doivent être mis à la disposition des bailleurs bien avant la tenue de la réunion.
B- TENUE DE LA TABLE RONDE
De la tenue de la Table Ronde, le Gouvernement attend une VALIDATION par les partenaires au développement ou bailleurs de fonds, de sa politique et des actions qu’il souhaite entreprendre. La VALIDATION est la reconnaissance de la politique du Gouvernement. Le Gouvernement engage sa responsabilité sur la politique qu’il propose et un CONTRAT oral ou écrit est donc passé entre lui (gouvernement) et les bailleurs de fonds. Ce CONTRAT lie les deux parties pour les années à venir. Le Gouvernement s’engage ainsi à mettre en œuvre la politique économique qu’il a proposée et les partenaires au développement s’engagent à respecter cette politique et à ne pas entreprendre d’actions qui seraient contradictoires.
Aussi, le Gouvernement attend un POSITIONNEMENT des bailleurs de fonds sur les priorités et les orientations programmatiques qui leur seront proposées par lui. Ce qui signifie qu’au moment de la réunion de la Table Ronde, certains bailleurs de fonds vont déclarer leur souhait d’entreprendre avec le Gouvernement des négociations bilatérales sur la base de ces orientations programmatiques.
Il convient de souligner fortement qu’une réunion de Table Ronde n’est pas avant tout uniquement une réunion de mobilisation de ressources. Elle se situe en amont. Pour mobiliser des ressources, il faut d’abord que le pays dispose d’un bon cadre de politique économique nationale, de bons programmes d’actions qui seront appréciés par les partenaires au développement, grâce à leur pertinence. Sur cette base, la mobilisation des ressources pourra être alors facilitée.
Le communiqué final de la Table Ronde doit reprendre les engagements mutuels des deux parties en présence, le Gouvernement et les bailleurs de fonds.
La tenue d’une Table Ronde est un évènement officiel. Il s’agit de présenter officiellement la politique économique du pays aux partenaires au développement (bailleurs de fonds) reconnus par le pays. Le caractère officiel de la réunion induit inévitablement le respect d’un certain nombre de règles de protocole. Toutefois, le respect de ces règles ne doit pas se faire au détriment de l’efficacité.

La réunion de la Table Ronde ne doit pas être l’occasion de discussions oiseuses sans impact sur l’économie. Afin de garder toute crédibilité et toute efficacité, la Table Ronde doit conserver son caractère technique des travaux de la réunion : les participants à cette réunion doivent garder à l’esprit qu’ils doivent discuter sur le fond des propositions faites par le Gouvernement.

L’officialité de l’évènement doit être perçue comme un élément positif ; il s’agit de donner aux travaux techniques toute visibilité et toute crédibilité. Il est utile que le Gouvernement porte à la connaissance de la population des pays invités la tenue de la Table Ronde. Pour ce faire, il doit inviter la presse écrite ou parlée ou télévisuelle aux cérémonies d’ouverture et de clôture de l’évènement et organiser des conférences de Presse.
Il est plus qu’important de rappeler que le BUT de la Ronde proprement dite consiste à obtenir de la part des Bailleurs de fonds un CONSENSUS et un ENGAGEMENT ferme de soutenir la politique du Gouvernement par le financement de son programme.

Mais, ce genre de réunion doit être à sa juste place. Une Table Ronde n’est pas la panacée universelle et elle ne résoudra pas tous les problèmes auxquels le pays est confronté. Elle n’est qu’un moment privilégié où le Gouvernement et les partenaires au développement se retrouvent pour partager leurs points de vue et adopter une stratégie commune.
– C- L’APRES TABLE RONDE. 
Le processus de la Table Ronde ne doit pas s’arrêter à la tenue de la Table Ronde. Il est à noter que de nombreuses tables Rondes n’ont pas donné les résultats escomptés (c’est le cas de celle de 2011), simplement parce que le processus s’est arrêté à la réunion de Bruxelles.
Les engagements spécifiques ou annonces des partenaires au développement ou bailleurs de fonds, ne se font pas lors de la Table Ronde. Tout au plus, ceux-ci vont-ils indiquer leur positionnement, c’est-à-dire leurs intérêts pour appuyer l’effort du Gouvernement dans un domaine donné. La formalisation d’une proposition se fera après la réunion de la Table Ronde. C’est alors que le Gouvernement, sur la base de cette proposition, doit reprendre contact avec ce partenaire au développement pour négocier un Accord de coopération ou de partenariat qui formalisera les engagements mutuels et définira les modalités opérationnelles de mise en œuvre.
La consolidation progressive de tous ces Accords viendra alors renforcer la planification-programmation qui aura avant été entreprise au niveau du Gouvernement. Cet ensemble d’activités doit alors être coordonnée. Il s’agit donc pour le Gouvernement de mettre en place des mécanismes qui permettent une implantation coordonnée de tous les engagements des partenaires de sorte à rationaliser les moyens et harmoniser les pratiques. Dans le même temps, le Gouvernement devra poursuivre le dialogue avec les partenaires au développement et maintenir ses objectifs de recherche de consensus. Il doit être atteint de manière permanente. C’est à ce prix qu’on peut aboutir à un succès.
III- LE MECANISME DE LA TABLE RONDE. 
Il est important de noter que la Table Ronde est un mécanisme de réunion, de concertation de Groupe participatif et doit être orienté vers les problèmes macroéconomiques et des problèmes de développement et de réduction de la pauvreté d’un pays. Elle doit suivre deux objectifs à deux perspectives en ce qui concerne la RCA:
1)- Face à un environnement macro-économique dégradé, détruit, la Table Ronde doit conduire dans les meilleurs délais à une Stabilisation financière de manière à retrouver les grands équilibres macro-économiques qui sont les conditions préalables à tout développement soutenu et durable. Elles doivent s’inscrire dans une perspective à court terme.
2)– La Table Ronde dans un deuxième temps, doit s’inscrire dans une perspective à Moyen et long terme pour qu’elle vise à ce que le pays définisse un cadre cohérent de développement pour l’avenir.
Ainsi, les documents élaborés pour la Table Ronde doivent constituer :
– Le document de Politique Economique et Financier du pays, établi par le Gouvernement qui regroupe toutes les études détaillée sur la politique économique, les stratégies, et les moyens de mise en œuvre des projets et programmes chiffrés.
En définitive, le Processus d’une Table Ronde consiste en la recherche d’un consensus entre le Gouvernement et ses bailleurs de fonds (donateurs) autour de la politique de Reconstruction du pays, des priorités d’actions et des orientations programmatiques.
Pour ce faire, le Gouvernement aura besoin d’une programmation détaillée et chiffrée, car cela signifiera alors qu’il doit négocier avec les partenaires au développement sur des bases solides et crédibles. On doit venir à la Table Ronde avec une programmation bien détaillée pour mettre les partenaires devant une situation qui consiste à prendre, au lieu d’hésiter. Cela évitera une espère de foire à projets, mais à des projets préalablement déterminés.
IV- LES PRINCIPES D’UNE TABLE RONDE. 
La Table Ronde ne doit pas être vue comme une réunion où il est demandé aux bailleurs de fonds de choisir parmi une longue liste de projets et programmes, ceux qui sont mieux conformes aux critères de financement des donateurs, pour éviter que les discussions de fond sur le programme du Gouvernement soient totalement absentes. Elle doit permettre des discussions de fond sur le programme du Gouvernement. Le processus de Table Ronde doit mettre l’accent sur le dialogue concernant les politiques économique du pays et élargir la participation au-delà des principaux partenaires.
Le processus de La Table Ronde doit s’inscrire dans les mécanismes de planification de programmation et de gestion économique du pays. La démarche doit être située dans le cadre de la politique économique global et cohérent du pays avec la participation de tous.

Centrafrique: Sur la dégradation avancée du Stade 20 000 places, le DG de l’ONASPORTS Louis Kader ZAÏ répond à nos questions.

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Centrafrique: Sur la dégradation avancée du Stade 20 000 places, le DG de l’ONASPORTS Louis Kader ZAÏ répond à nos questions.

 

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Bangui le 12 octobre 2016.11:30′.

Propos recueillis par: Fortuné Boberang, journaliste stagiaire.

Devant la vétusté de l’unique structure sportif moderne en Republique Centrafricaine dénommé “Stade 20 000”, le débat sur la gestion financière des maths de footballs organisés dans ce stade est relancé. Qui entre l’ONASPORT et la Fédération centrafricaine de football ( FECAFOOT) devrait posséder à l’entretien de ce Stade ? Et sur quel budget? Comment répartissent les recettes générées par les organisations des rencontres sportives entre l’ONASPORT, le ministère, la municipalité et les fédérations sportives? Le DG de l’ONASPORT répond à nos préoccupations.

Corbeau News Centrafrique(CNC): Bonjour Monsieur le Directeur Général.

Louis Kader Zaï(LKZ): Bonjour Monsieur le Journaliste.

CNC: Monsieur le Directeur Général, merçi d’avoir accepté de prêter à nos jeux de questions réponses. Beaucoup de vos compatriotes dont moi aussi ne savent quel nom porte réellement le stade qui abrite votre bureau.

LKZ: Je vous remercie de l’occasion que vous m’offrez pour éclaircir l’opinion nationale et surtout la famille sportive, ce que c’est que l’ONASPORTS et comment il fonctionne.

Le nom du stade qu’abrite notre bureau est: Le stade 20 000 places.

CNC: Existe t’ il un texte juridique (loi, arrêtés, décrets….) réglementant le fonctionnement et la gestion de ce stade 20 000 places?

LKZ: Oui il y’a d’abord par ordre chronologique:
– La Loi n°08.023 du 16 août 2008 portant création de l’Office National de Promotion et de Gestion des Infrastructures Sportives Publiques en abrégé ONASPORTS et régi par la loi n°08.11 organisation du Cadre Institutionnel et Juridique applicable aux entreprises et Offices Publics;

– Son Décret d’application n°08.296 du 20 décembre 2008;

– Un Arrêté n°007/MJSAC/DIR CAB du 25 mai 2009 portant mise en place du comité d’élaboration des textes d’application de la loi portant sa création;

-Un Décret n°09.379 du 19 novembre 2009 qui approuve le statut de cet Office.

Malheureusement, il n’existe pas un texte qui régi la répartition des quotas des recettes par entité.

CNC: Lors d’un match de foot, quel est l’organisme habilité à éditer les billets ou tickets pour chaque match et à en percevoir les recettes ? Je fais allusion à la FECAFOOT, l’ONASPORTS ?

LKZ: Ce n’est ni le FECAFOOT encore moins l’ONASPORTS. ça devrait être plutôt un comité mise en place par le Ministre en charge de la Jeunesse et des Sports qui organise et gère les compétitions tant nationales qu’internationales.
Après il procède à la répartition des recettes en se référant au texte s’il existait entre les parties prenantes telles que: Les frais d’organisation, l’ONASPORTS pour la MAINTENANCE des infrastructures, le Comité national des sports, équipe nationale, le Trésor public, la municipalité, la fédération centrafricaine de football et la confédération africaine de football.

Ce n’est que maintenant que le Ministre actuel s’attelle à ce que ce texte voit le jour.

CNC: Et comment ces fonds sont répartis entre tous ces organismes selon le texte?

LKZ: Ces fonds ne sont jamais repartis. Même l’ONASPORTS en charge de la gestion de cette infrastructure ne bénéficie de rien. Par manque de texte, le FECAFOOT édite les billets et gère les recettes seul. Si l’ONASPORTS en bénéficiait, il aurait déjà réhabilité le stade après les dégâts causés lors du match Centrafrique/Angola. les preuves sont là.

CNC: Le Centrafricain lambda remarque à juste titre que le stade dit 20 000 places devient un centre commercial et ne cesse de se détériorer du jour en jour. Cela est permis et qui est en charge de son entretien? Et sur quelle ligne budgétaire ? du trésor public ?.

LKZ: Nous sommes venu retrouver le stade qui abritait déjà des centres commerciaux, qui constituent l’une des sources de revenu de l’ONASPORTS.
– Quant à sa dégradation accentuée, il y’a plusieurs raisons:
a- après la cérémonie officielle d’ouverture du stade , aucune réhabilitation ne serait ce que partielle n’a été faite.
b- la crise militaro politique a occasionnée d’avantage des dégâts matériels par des hommes en tenu qui avaient élus domicile dans l’enceinte même du stade.
c-certains matériels utilisés de fabrication chinoise ne s’adaptent pas aux matériels de norme européenne quant il s’agit de les remplacer. Toute fois, nous réussissons à modifier ces matériels quand nous menons certains travaux d’entretien quotidien .

Son entretien étant à la charge de l’ONASPORTS que nous gérons, nous avons réhabilités sommairement le stade avec nos maigres ressources, en prélude à la visite du Pape à Bangui, en novembre 2015, sans aucune subvention de l’Etat, et nous continuons de le faire en attendant l’appui des partenaires tels que la Chine dont le Chef de Département a renoué la relation bilatérale en accordant une audience dans son cabinet, à son Excellence Monsieur l’Ambassadeur . Lors de cette audience, certaines promesses ont été faites et actées aussitôt par des dons en matériels au ministère déjà.
CNC : Mais pourquoi ces entretiens ne se font pas comme il le faut?

LKZ :
-Faute de moyens financiers conséquents.
-Pas de subvention de l’Etat.
-Nos ressources propres sont absorbées par des obligations régaliennes.
-Les loyers sont payés à compte goûte;
-Trop de sollicitation gratuite des salles de conférences pour des actions gouvernementales, quand bien même ces activités sont budgétisées par les demandeurs.
-Aucun quotas de recette des compétitions n’est versé à l’ONASPORTS ne serait ce que pour nettoyer le stade après le match. Nous sommes obligés de prélever dans notre caisse pour balayer et payer la main d’œuvre temporaire recrutée pour la circonstance.

Voilà succinctement des difficultés que nous éprouvons pour entretenir ce stade.

CNC: Monsieur le Directeur Général, depuis combien de temps êtes vous à ce poste ?

LKZ: Depuis novembre 2015. bientôt 11 mois.

CNC: Et quels sont vos projets d’avenir pour ce joyeux cadeau des jeunes ?

LKZ: Mes projets d’avenir pour ce joyeux , cadeaux des jeunes, c’est de le réhabiliter totalement. Faire de ce stade, un lieu de rencontre idéale pour la jeunesse centrafricaine qui a perdu ses repères et se cherchent après la crise qu’a connu notre pays, en utilisant le sport comme symbole de cohésion sociale pour la paix sur le plan national et au delà de nos frontières.

CNC: Je vous remercie monsieur le DG.

LKZ: C’est moi qui vous remercie.

 

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Centrafrique: Quand le Chef Rebelle Sidiki déclare être le demi-frère du Président Faustin Archange TOUADÉRA.

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Centrafrique: Quand le Chef Rebelle Sidiki déclare être le demi-frère du Président Faustin Archange TOUADÉRA.

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Bangui, le 10 octobre 2016. 13:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis deux semaines, un nouveau« général » Sidiki, un peul d’origine camerounaise à la tête d’une centaine d’hommes d’une nouvelle rébellion dénommée Retour Réclamation et Réhabilitation (RRR) vient s’ajouter à la très longue liste des mouvements armés en Centrafrique. Son mouvement 3R multiplie les exactions sur les populations de l’Ouham-Pende et notamment autour des localités de Dankouri, Koui et de Bocaranga et fait la une des médias nationaux et internationaux. Mais qui est le « général » Sidiki ?

Installé confortablement après son offensive sur la population et les anti-balaka à Koui, l’homme ne cesse d’expliquer à qui de droit qu’il a eu la mission de sécurisation de la région du président Faustin Archange TOUADERA après leur entretien à Bangui. Dans un entretien avec les peuls de Koui, le « général » Sidiki, ajoute qu’il est l’un des demi-frères du président Faustin Archange TOUADERA et qu’ils ne doivent s’inquiéter de rien. Il est là pour eux et pour leurs betails.

Elu au second tour de la dernière présidentielle de 2015-2016 face au Candidat Anicet Georges Dologuélé, en février dernier, le Président Faustin Archange TOUADÉRA, qui est natif de Damara à quelques 75km de Bangui, faisait l’objet depuis plusieurs mois des rumeurs folles à Bangui sur ses origines ethniques et régionales de son père naturel. Pour beaucoup des Centrafricains, le père biologique du président Faustin Archange TOUADÉRA serait un Peul qui l’a abandonné depuis son premier mois de naissance à ses cousins à Damara, d’où la signification de son nom “TOUADÉRÉ” qui signifie en langue Ngbaka-Mandja « élevé par des oncles maternels » francisé de nos jours en “TOUADÉRA”.

Dans le cerveau du « général » Sidiki et ses conspirateurs proches de Boko Haram qui endeuillent les familles centrafricaines, le conflit centrafricain est un conflit communautaire et qu’il fallait créer dans la région une rébellion 100% musulmans pour contrer l’influence des différents groupes armés à majorité chrétiens et animistes qui contrôlent la région. Il déclare avoir le soutien du président TOUADREA et d’être son demi-frère pour faire peur à ces groupes armés. Certains comzones des anti-balaka tombent ainsi dans ce piège à tel point que leur coordination affirme que le président TOUADERA fait la part belle des choses aux éléments de la séléka.

En Afrique, les origines ethniques et régionales de certains présidents ont été à l’origine des multiples débats politiques. En RDC, beaucoup des Congolais Démocrates accusent leur président Kabila d’être un Tanzanien. Tandis qu’au Congo Brazzaville, le président Déni Sassou Nguésso serait un centrafricain. En Côte d’Ivoire, le président OUATARA serait un Burkinabé. En Centrafrique, l’analphabétisme avancé endoctrine une notion selon laquelle, être un peul où un musulman c’est être un tchadien alors qu’il y’a des centrafricains peuls et aussi musulmans. Un travail à fond dans l’éducation de base s’impose pour voir le vivre ensemble redevenir une réalité.
Copyright CNC.

Centrafrique : l’ANE évalue le processus électoral 2015-2016 pour préparer les prochaines échéances.

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Centrafrique : l’ANE évalue le processus électoral 2015-2016 pour préparer les prochaines échéances.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/10/image13.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Marie Madeleine Nkouet, présidente de l’ANE.
Madame Marie Madeleine Nkouet, présidente de l’ANE.

Bangui 08 octobre 2016.
Par Eric NGABA.
Pour préparer les échéances électorales à venir, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) a organisé, du 27 au 30 septembre dernier, un atelier d’évaluation du processus électoral de 2015-2016, dans la salle de conférence de la CEMAC à Bangui. L’évaluation vise à tirer les leçons du processus électoral passé. Elle a porté aussi un jugement sur la pertinence, le bien fondé, l’efficacité et la rationalité des résultats de l’appui à ce processus.
L’atelier d’évaluation a réuni des centaines de personnes issues de l’ANE, du gouvernement, et des partenaires qui ont contribué à l’organisation des élections. Il a duré quatre jours des travaux en commission et des présentations en plénière. Il s’agit pour les participants d’identifier les points forts et les points faibles et d’élaborer un plan d’action pour une meilleure gestion de la suite du processus et des prochaines échéances électorales en République Centrafricaine.
Les participants ont travaillé sur plusieurs thématiques à savoir le cadre légal, l’enregistrement des électeurs, les opérations électorales, l’éducation civique et la communication, et l’administration du processus électoral. Cet atelier a permis à l’ANE d’évaluer le précédent processus électoral afin de corriger ses erreurs comme l’a souligné la présidente de l’ANE dans une interview avec la presse en marge de l’atelier.
« Les défis étaient énormes, car en face, les contraintes et autres difficultés techniques ou politiques paraissaient insurmontables. Nous avons dû composer avec l’insécurité généralisée sur presque tout le territoire national, la destruction des infrastructures de base, en particulier celles de l’Administration provinciale, notamment les tribunaux et les centres d’état civil. Il fallait prendre en compte les délais légaux prescrits par le Code électoral en même temps que le laps de temps imparti à la Transition. Il fallait aussi trouver des solutions, le plus souvent aériennes, à l’insuffisance des infrastructures routières, pour pallier au manque de télécommunications et d’électricité », a martelé Marie Madeleine Nkouet, présidente de l’ANE.
D’après la responsable de l’ANE, la mobilisation des ressources financières a également posé quelques problèmes à son institution. Eu égard à l’absence de décaissement par certains contributeurs, le budget initial prévu a été revu à la baisse avant le démarrage des opérations électorales. Ce budget, a-t-elle fait savoir, a été ensuite progressivement revu à la hausse, à cause des annulations successives des scrutins législatifs. Ces diverses contraintes ont occasionné selon la présidente de l’ANE, plusieurs révisions du chronogramme électoral et des reports successifs des dates des scrutins.
« Malgré ces contraintes colossales et les pressions de diverses natures, nous avons pu, collégialement, offrir à la République Centrafricaine une nouvelle constitution, un président élu démocratiquement et presque l’ensemble des députés devant siéger à l’Assemblée Nationale », a renchérit la présidente de l’ANE.
Durant les quatre jours de cet atelier, l’ANE a pu définir le cadre légal qui a présidé à la mise en œuvre du processus électoral de sortie de crise dans le pays. Elle a pu examiner la méthodologie d’enregistrement des électeurs et de traitement des données en commençant par la cartographie électorale. Dans la thématique des opérations électorales, les participants ont mis l’accent sur l’appui à la logistique, la sécurisation des scrutins, la formation, la gestion de contentieux électoraux, et la participation des déplacés et des réfugiés au processus électoral. A la fin de l’atelier, il est attendu cinq rapports des thématiques comportant l’évaluation des groupes de travail portant sur le sujet sur lequel ils ont travaillé. Ces rapports mettent l’accent sur les problèmes identifiés.
Des recommandations ont été formulées à l’endroit du gouvernement centrafricain et des partenaires impliqués dans le processus électoral afin d’appuyer l’ANE à mieux organiser des prochaines échéances électorales.

Centrafrique : Le MLPC communique au sujet de la lettre ouverte à son président Martin ZIGUELE

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BUREAU POLITIQUE                                                                                                                                          M.L.P.C

   —————————-                                                                                  Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

   Secrétariat Général                                                                                                             Justice – Liberté – Travail

—————————-

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MLPC

 

Depuis quelques temps, il nous a été donné de constater le déclenchement d’une campagne médiatique fortement teintée de haine et de dénigrement contre le MLPC, son Président et les membres de sa famille, des membres de son Bureau Politique et les militants du Parti.

Devant cette situation, le Bureau Politique porte à la connaissance des concepteurs et des auteurs de cette campagne ainsi que leurs exécutants, que le MLPC est un parti politique structuré et organisé, composé de militants qui ont élu l’ensemble des ses dirigeants de la base au sommet, et qui fonctionne conformément à ses textes de base adoptés par le Congrès.

L’examen et la résolution d’éventuels problèmes internes au MLPC relèvent de la seule compétence de ses militants à qui il revient souverainement d’en apprécier le timing et l’opportunité, conformément aux textes en vigueur dans le Parti.

Par conséquent, il ne revient à nul autre intrus, pour quelque motif que ce soit, de s’ingérer dans la gestion des affaires qui ne le concernent en rien.

Aussi, comme tout justiciable, le Parti ainsi que ses militants se réservent le droit de recourir à la justice chaque fois qu’il le jugera utile.

 

Fait à Bangui, le 10 octobre 2016

 

      Pour le Bureau Politique

      Le 2ème Vice-Président

      Jacquesson MAZETTE

« La chine continuera à soutenir le développement de la RCA » dixit l’Ambassadeur de chine à Bangui.

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« La chine continuera à soutenir le développement de la RCA » dixit l’Ambassadeur de chine à Bangui.

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Bangui 08 octobre 2016.
Par Eric NGABA.
La République populaire de Chine réitère au peuple centrafricain son engagement à soutenir les causes de la paix et du développement socio-économique de la République Centrafricaine. Un engagement réitéré par le diplomate chinois M. Ma Foulin lors de la célébration du 67ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le 30 septembre 2016 à l’ambassade de Chine à Bangui.
Plusieurs autorités centrafricaines ont rehaussé de leur présence cette cérémonie du 67ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. Cette commémoration a vu la présence du président de la République Faustin Archange Touadera accompagné du premier ministre, du ministre des affaires étrangères, du président de l’Assemblée nationale et bien d’autres membres du gouvernement centrafricain. L’occasion pour l’Ambassadeur de Chine à Bangui d’évoquer les relations fructueuses entre son pays et la République Centrafricaine entretenues depuis plusieurs décennies.
« Toujours fidèle à ses principes de sincérité, de crédibilité, d’amitié et de franchise, le gouvernement chinois n’a ménagé aucun effort pour enrichir sa coopération pragmatique dans tous les domaines avec les pays d’Afrique. Depuis le rétablissement des relations diplomatiques, la RCA et la Chine entretiennent une coopération fructueuse dans divers domaines », a affirmé l’ambassadeur de Chine à Bangui, M. Ma Foulin.
De nombreux projets réalisés par la Chine en Centrafrique ont été évoqués par le diplomate chinois lors de cette commémoration. La construction du complexe sportif 20.000 places, de l’hôpital de l’Amitié, de l’hôpital Madame Elisabeth Domitien de Bimbo, des écoles, des logements sociaux, de l’électrification de la ville de Bangui grâce aux panneaux solaires, des formations sont brièvement quelques fruits de la coopération entre les deux pays amis. Ces différentes réalisations ont contribué fortement au développement socio-économique de la République Centrafricaine.
Le retour à l’ordre constitutionnel ayant permis à la République Centrafricaine de tourner la page de conflits, offre de nouvelles opportunités pour la coopération Sino-centrafricaine. Aujourd’hui, plusieurs projets de construction ont été suspendus à cause des derniers évènements dans certaines localités du pays. Dans quelques jours, a fait savoir Ma Foulin, tous les projets suspendus vont redémarrer. D’autres projets initiés par des entreprises chinoises sont en cours de discussion.
« Je tiens à réaffirmer encore une fois, la Chine continuera comme toujours à soutenir la cause de la paix et du développement de la République Centrafricaine, à prendre une part active à sa reconstruction post-crise à travers la mise en œuvre des plans d’action issus du sommet de Johannesburg et hiérarchiser encore davantage la coopération amicale entre nos deux pays dans les divers domaines afin de mieux protéger les intérêts de nos deux peuples » a ajouté le diplomate chinois.
La Chine a décidé à travers le dernier sommet du forum sur la coopération sino-africaine en décembre dernier à Johannesburg, d’élever les relations sino-africaines au niveau de partenariat stratégique et global. De son côté, le gouvernement centrafricain à travers le ministre des affaires étrangères salue les initiatives et l’engagement du gouvernement chinois aux côtés de la République Centrafricaine. C’est une possibilité de nouvel espoir qui s’ouvre entre ces deux partenaires.
« La coopération entre la RCA et la Chine a tenu des rapports soutenus et basés sur la compréhension mutuelle, et la non-ingérence dans les affaires internes. La relation entre la RCA et la Chine n’a cessé de connaitre un épanouissement fructueux. Depuis le rétablissement des relations entre la RCA et la Chine, la Chine s’est hissée au rang des partenaires privilégiés et stratégiques de la République Centrafricaine à travers une coopération diversifiée. La Chine a affirmé d’accompagner la RCA sur les multiples chantiers. Cela a commencé à se matérialiser par une coopération pragmatique dans les domaines prioritaires que le Chef de l’Etat s’est fixés et qui ont été présentés dans la politique générale du gouvernement », a déclaré le diplomate centrafricain, Charles Armel Doubane. A titre de rappel, les relations entre la RCA et la Chine ont été rétablies depuis les années 60.

Centrafrique : la mission ministérielle à Washington rassure la conférence des bailleurs de Bruxelles.

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Centrafrique : la mission ministérielle à Washington  rassure la conférence des bailleurs de Bruxelles.

 

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Bangui 08 octobre 2016. 8:25′.
Par Eric NGABA.
Le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie DONDRA et son collègue de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Félix MOLOUA accompagné de chargé de mission banques, finances et institutions internationales, madame LOUDEGUE, du conseiller technique du ministère des Finances et Budget, Franck Wakers, du Directeur National de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, Monsieur Ali CHAIBOU, de Monsieur Amadou CISSE, Consultant international,  de la Directrice Générale de l’Economie, du Conseiller Economique de l’Ambassade de la RCA à Washington et d’autres personnalités ont effectué une mission à Washington, capitale des Etats-Unis d’Amérique.
C’est dans le cadre du Conseil d’Administration et l’assemblée générale annuelle notamment du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale ainsi que du préparatif de la conférence des donateurs qui se tiendra à partir 17 novembre prochain à Bruxelles, capitale de Belgique.
La préparation de cette table ronde à laquelle le président de la République, professeur Faustin Archange TOUADERA tient à la réussite de même que le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, semblerait-il, se prépare très bien.
Pour couvrir le programme de la banque mondiale avec la RCA, les besoins évalués ont été estimés à hauteur de 3,2 milliards de dollars américains.
Par contre, afin de rendre effectif ce programme sur les trois premières années, le Gouvernement devra mobiliser auprès des donateurs 1,7 milliards de dollars.
A ce jour, des annonces de 1,1 milliards de dollars auraient été enregistrées. Le dernier passage du président Faustin Archange TOUADERA à la banque mondiale et au fonds monétaire international (FMI) a beaucoup facilité les négociations.
La mission du ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie DONDRA et de son collègue du plan prouve déjà la réussite des préparatifs de la conférence de Bruxelles en novembre prochain.

RCA: LE QUARTIER KILOMÈTRES 5, BAROMÈTRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE.

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RCA: LE QUARTIER KILOMÈTRES 5, BAROMÈTRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PAIX EN Centrafrique.

 

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Bangui le 10 octobre 2015. 8:00′.
Par: Bernard Selemby Doudou.

Après une longue accalmie faisant croire au retour définitif de la sécurité et de la paix, la Centrafrique a renoué avec les démons du passé. En effet, un officier de l’armée centrafricaine a été froidement abattu et de façon lâche par des assaillants bien connus des services de police. L’armée nationale perd ainsi un valeureux officier au moment où elle en avait besoin. S’agit-il d’un règlement de compte ou d’un crime provocateur ? En tout état de cause, le ministre de la justice doit s’employer à faire la lumière sur cet énième crime et la loi doit s’appliquer dans la plénitude de sa rigueur. Ce crime crapuleux a embrasé le pays avec des actes de représailles sur de paisibles citoyens des deux communautés capitalisant au passage une dizaine de morts. Cette recrudescence de la violence a amené le citoyen lambda à s’interroger légitimement sur le statut du quartier kilomètres 5. Ce quartier à l’origine est un quartier d’affaires où toutes les ethnies, communautés religieuses se croisent pour soit vendre, soit acheter des produits de tout genre. Avec l’avènement de la Séléka, ce paisible quartier s’est érigé en forteresse, une base militaire lourdement outillée que le camp Kassaï qui abrite l’Etat major des forces armées centrafricaines. Ce quartier est devenu avec la bénédiction des nouvelles autorités une zone de non-droit, une poudrière, un Etat dans un Etat ( chose inédite au monde ). Une zone de non-droit est par définition un quartier ou un territoire à la merci du crime où les forces de défense nationale ne sont pas les bienvenues et que le seul droit qui s’applique est leur volonté. Les autorités observent avec impuissance sans rien dire avec une tacite complicité de la Minusca. Devant le recul du pouvoir central, peut-on parler d’ingérence passive de la Minusca ? Cela s’apparente t-elle à une tutelle ? En rétrospective, quelles sont les vraies raisons de cette guerre ? Quels sont les en-dessous de cette guerre ? Notre colonisateur et/ou la communauté internationale à travers la Minusca sont-ils les régulateurs de cette guerre ? Si cette hypothèse se confirme, cela justifie t-elle l’embargo sur les armes ? Est ce que le President de la République lui-même connaît les raisons de cette guerre ? Que peut encore prouver la Minusca ? Elle a montré ses limites à chaque fois qu’elle est mise à l’épreuve. En outre, quel est l’intérêt de s’adresser à la nation après un crime quand le discours est vide de contenu, sans annonces, ni mesures ? Un President de la République ne s’adresse à la nation que s’il y a des annonces et non pour faire un constat d’amertume ou seulement de condamner. En guise d’exemple, après les attentats de Charlie hebdo à Paris, le chef de l’Etat a décrété l’état d’urgence assorti des mesures administratives et sécuritaires. Les multiples voyages du chef de l’Etat ont alors servi à quoi ? La diplomatie économique doit s’accoupler avec la diplomatie sécuritaire. La résolution de l’ONU sur la Centrafrique est très claire mais son application a été biaisée pour des intérêts égoïstes. Le President de la République devrait, en marge du sommet de l’ONU à New-York demander des clarifications sur les termes de cette résolution et discuter franchement avec les autorités françaises pour nous accorder ne fusses que la sécurité et la paix. Notre colonisateur a appliqué en Centrafrique le même schéma tactique qu’au Mali à la seule différence que Kidal est au nord du pays, excentré de la capitale tandis que le quartier du kilomètres 5 est implanté en pleine capitale. L’absence de volonté politique est à la base de cet imbroglio. En est-il ainsi pour faire pression sur les nouvelles autorités centrafricaines ? Désarmer de force le kilomètres 5, zone superficiellement petit doit aussi attendre la table ronde de Bruxelles ? Pensez-vous que des gens qui ont acquis l’habitude de gagner aussi facilement leur vie en faisant usage de leur arme vont accepter désarmer pour de maudite somme ? Le President actuel, en connaît quelques expériences quand il fut premier ministre. L’attentisme des nouvelles autorités a favorisé l’éclosion des seigneurs de guerre. L’attentisme par définition est une pratique politique qui consiste à refuser l’initiative et à se déterminer en fonction des événements. Il traduit l’attente d’une occasion favorable pour agir. Mais cette occasion favorable viendra quand ? Les centrafricains meurent tous les jours et un nouveau recensement démentira les statistiques souvent maquillées pour des besoins de la cause. Ainsi nous exhortons humblement le chef de l’Etat d’exercer le pouvoir du peuple en prenant des décisions avant que le pouvoir ne l’exerce car la tolérance du peuple a des limites. Nous nous permettons de rappeler au chef de l’Etat que le meilleur moyen de conserver le pouvoir du peuple est de ne pas le perdre. Les actions que vous posez depuis un semestre ne sont pas de nature à contribuer à la pleine jouissance de votre pouvoir. En conséquence de ce qui précède, nous vous invitons à mettre en place le gouvernement de l’union sacrée tant attendu avec la représentation des grands courants politiques y compris les membres représentatifs des groupes armés en contrepartie de leur reddition ou capitulation. En six mois de gouvernance, soit 1/10 eme du mandat, les membres du gouvernement cooptés en guise de remerciements ou de services rendus ne peuvent pas débarquer au nom de l’intérêt supérieur de la nation ? N’ont-ils pas encore récupéré leur énergie dépensée ? L’heure est grave et doit être orientée vers le travail basé sur la compétence pour éradiquer le mal centrafricain. Dans le volet sécuritaire, le ministère de l’intérieur semble réussir par le passé aux militaires et para-militaire c’est à dire les officiers de la police, de la gendarmerie et de l’armée. Pourquoi ne pas tenter cette expérience ? Nous avons également constaté que le President n’écoute personne. Lors de la rencontre de Paris avec la diaspora de France, le chef de l’Etat a botté en touche toutes les remarques, initiatives et propositions qui lui ont été faites au point de se demander si cette rencontre a servi à quelque chose. Quand on s’entoure des conseillers, il faut daigner les écouter car le chef de l’Etat ne peut pas être à la fois au four et au moulin. Son entêtement dans cette posture risque de lui coûter très cher et rompre le lien de confiance que le peuple a placé à l’endroit de sa modeste personne. Le peuple est tolérant car conscient de la crise mais il ne faut pas en abuser de sa confiance car tout abus nuit. Mais attention, ne dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.

Centrafrique: Des combats signalés à 40km au nord de Grimari entre les Combattants de la Séléka et les FACA Anti-Balaka

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Centrafrique: Des combats signalés à 40km au nord de Grimari entre les Combattants de la Séléka et les FACA-Balaka.

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Bangui, le 9 octobre 2016. 10:21′.

Des combats nous ont été signalés à quelques 40km de Grimari entre les éléments de la Séléka proches du Général Ali Darassa et les soldats FACA identifiés comme proches des Anti-Balaka. A l’origine, certains Combattants de l’ex-coalition de la Séléka  qui ont voulu devancer leurs points de contrôle à quelques kilomètres plus bas, mais au cours de leur avancée sur le terrain, ils ont rencontré une résistance farouche de quelques soldats FACA appuyés par des miliciens Anti-Balaka à une quarantaine de kilomètres de Grimari. Plusieurs morts ont été enregistrés dans le combat. La crise centrafricaine est-elle une crise institutionnelle ou sociale ?

C’est la question que posent désormais certains observateurs de la vie politique centrafricaine. Pour certains, la crise est institutionnelle d’où l’idée d’un sursaut de l’Exécutif et pour d’autres c’est social et ont inventé ce qu’ils appellent le travail à haute intensité de la main d’œuvre. Une chose est sure, avec l’inaction du gouvernement, le pays se dirige droit vers sa décomposition avancée. Tout se dégénère pour un rien et une violence entraine une autre. La reprise sectorielle des combats sur le territoire centrafricain fait penser aux Centrafricains que leur pays est loin de sortir de ce bourbier dans lequel des nombreuses familles perdent au moins un membre proche.

Les événements successifs de ces quatre dernières semaines, très violents en termes de dégâts matériels et humains, n’ont jamais poussé les belligérants à stopper leur folie meurtrière très dévastatrice. Un jour avant l’assassinat du Commandant Marcel Mombéka en plein jour et sur une grande avenue de la capitale au quartier Km5 par deux hommes armés à visage découvert, certains combattants Séléka de la branche Ali Darassa, basés à Bambari à quelques 400km de la capitale Bangui, avaient pris la décision de couper dans la brousse et sortir plus loin à 40km entre Bambari et Grimari  afin d’installer leur tchek-point et ainsi élargir leur zone d’influence dans le secteur. Cette folie de grandeur de ces combattants Séléka a été à l’origine des combats meurtrier entre ces derniers et les Soldats FACA-Balaka, appuyés par des Anti-Balaka en machette de la région, qui ont pu stoppé l’avancée de ces Séléka vers Grimari.

Le bilan fait état de 15 morts et plusieurs blessés. Pour l’heure, les Soldats FACA-Balaka de la ville de Grimari ont reçu un renfort d’une cinquantaine des Anti-Balaka civiles des villages voisins. La tension reste palpable dans le secteur malgré le retrait des Séléka du lieu de combat après l’intervention des Soldats de la MINUSCA.

Repliés sur la ville de Bambari après le départ de Monsieur Michel Djotodia, le Chef suprême de la Séléka, du pouvoir en 2014, certains éléments de l’ex-coalition de la Séléka de l’ethnie peule se sont regroupés massivement sous le Commandement d’un autre peul autoproclamé  général le nommé Ali Darassa. Depuis lors, des affrontements sont réguliers dans la région entre eux les Séléka d’une part, et avec les Anti-Balaka d’autre part.

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Centrafrique: Tentative de vol à mains armées de l’Institut Pasteur à Bangui, deux suspects arrêtés.

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Centrafrique: Tentative de vol à mains armées de l’Institut Pasteur à Bangui, deux suspects arrêtés.

  Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/10/Institut-Pasteur-.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Institut Pasteur

Bangui, le 9 octobre 2016. 08:21′.

La crise qui a délité la République Centrafrique est un arbre qui cache la forêt d’un ensemble des épiphonèmes qui ont contribué à son effondrement et à la dégénérescence de sa société : Le vol et les braquages.   A Bangui, voler, braquer, escroquer est devenu une occupation et un emploi rentable pour certains désœuvrés. Ces derniers, armés ou pas armés,  n’hésitent plus à oser voler même dans des sites hautement protégés. Tel est l’épisode d’un braquage raté le mercredi dernier 5 octobre à l’Institut Pasteur de Bangui ou un groupe de trois jeunes hommes bien armés ont voulu pénétré dans l’immeuble vers 22h. Que s’est-t-il passé ?

Apres la révision de leurs armes et passage chez Maman Péguy où ils sont pris chacun deux Mutzig , trois jeunes hommes, âgés d’une trentaine d’année ont décidé d’aller braquer l’Institut Pasteur de Bangui. A trois sur une moto, ils s’arrêtent et prennent place dans l’abri bus « Institut Pasteur » pour finaliser leur plan d’attaque le mercredi 5 octobre dernier vers 22h. Cinq minutes pour observer les mouvements des véhicules qui ne devenaient rares et s’accorder sur la technique d’attaque. Entre temps, tous les agents de sécurité privés protégeant l’Institut se sont concentrés dans le local gardien situé à l’entrée principale.

En seulement trois minutes pas plus, ces trois cambrioleurs se sont concoctés sur leurs stratégies. Un est chargé d’escalader le mur mitoyen pour accéder dans la cour de l’Institut Pasteur de Bangui, le deuxième, la vigie et le dernier qui a la maitrise du guidon de sa moto est chargé d’aller embrouiller les gardiens. Pendant que ce dernier passe à l’action et embrouille à merveille les gardiens, l’attaquant de pointe qui a réussi à escalader, passait en revue les différentes portes du bâtiment.  Par inadvertance, il a mis pieds sur les graviers épandus sur le sol et en voulant les éviter, une lumière flache sa silhouette à l’un des gardiens qui a donné l’alerte.

Malgré l’alerte et l’arrestation de l’intrus, l’embrouilleur quant à lui, courageux comme un lézard, n’a pas voulu montrer qu’il est l’un des voleurs. Il n’a pas daigné non plus précipiter sur sa moto et s’enfuir comme la vigie qui, dès le bruit, s’est évaporée dans la cour du Lycée Carron. Il a été très vite suspecté et arrêté avec l’escaladeur.

Les deux malchanceux ont été conduits à la SRI et y passent depuis ce jour des nuits glacées. Quant à la vigie, elle a pu regagner son domicile et passe des nuits à chaud.

Selon nos enquêtes sur place, l’embrouilleur a des accointances avec l’un des agents de sécurité. C’est ce qui lui a permis d’être reçu sans grand questionnement des autres agents.

Que cherchent-ils exactement à l’Institut Pasteur?

En tout cas, personne ne le sait encore et les enquêtes bous diront davantage. Cet acte pousse beaucoup des centrafricains à imaginer à quel point les voleurs sont prêts à tout, malgré le dispositif de sécurité mis en place dans cet Institut.

Installé en République Centrafricaine depuis plus de 40ans, l’Institut Pasteur a été reconnu utilité publique à travers ses activités de recherches et de santé publique. Il abrite un laboratoire moderne et un centre de vaccination. Ultra protégé par des caméras et les soldats français de la Force Sangaris, puis par une dizaine des agents vigiles privés, il faisait l’objet de menaces à répétition des groupes armés pendant les temps forts de cette crise.

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Centrafrique : « le basket centrafricain doit changer d’angle »dixit Guy Maurice Limbio.

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Centrafrique : « le basket centrafricain doit changer d’angle »dixit Guy Maurice Limbio.

 

 

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Bangui 07 octobre 2016.
Par Eric NGABA.
Le basket centrafricain doit changer de visage. C’est la vision de Guy Maurice Limbio, l’un des candidats à la course à la présidence de la fédération centrafricaine de basket-ball. A quelques jours de la tenue de l’Assemblée générale élective, le candidat Guy Maurice Limbio trace ses priorités pour le développement du basket national sur trois axes.
Le candidat Guy Maurice a conféré avec la presse le jeudi dernier en vue de dévoiler son programme du développement du basket de la République Centrafricaine. Il a mis l’accent sur les infrastructures, la formation des formateurs, l’encadrement et l’esprit de jouer en équipe. Pour lui, le basket centrafricain est tombé plus bas et qu’il est une nécessité de le développer à tous les niveaux. Il faut, d’après le président du club basket ball Zarasclo, fonder une équipe nationale qui donne la possibilité à tous les enfants et jeunes générations de pouvoir se mouvoir avec les autres.
« Mon projet ambitieux établi, qui certainement sera en accointance avec la future équipe qui sera élue, rentrera rapidement dans sa phase active pour impulser une nouvelle vision autour de ce sport qui nous a tan donné », a affirmé Guy Maurice Limbio qui fut un ancien basketteur, entraineur et arbitre du basket-ball centrafricain.
Il a ajouté par ailleurs : « nul n’est censé ignorer ces dernières années, mon implication dans cette discipline qui a témoigné mon attachement et ma ferme conviction d’agir concrètement au sein de la fédération centrafricaine, plus qu’en tant que mécène, président de club mais en tant que décideur ».
Le président du club Zarasclo Guy Maurice Limbio, entend développer le basket centrafricain à travers renforcement des textes statutaires, développement des infrastructures, la formation, la promotion de l’histoire du basket national, marketing innovation et financement, la relation avec l’international et la compétition. Il faut noter que l’assemblée générale élective est prévue pour ce samedi 8 octobre 2016.

Centrafrique : le renouveau du basket centrafricain en 4 axes selon Singha Bengba.

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Centrafrique : le renouveau du basket centrafricain en 4 axes selon Singha Bengba.

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A quelques jours de l’Assemblée générale élective de la Présidence de la fédération centrafricaine de Basket-ball, Singa Bengba, l’un des élites sportives de Centrafrique envisage la relance du basket ball sur quatre axes principaux.
D’abord c’est de redonner confiance au public et aux acteurs du basket professionnel et amateur de Centrafrique. Premier pilier de son action, cette proposition est la réponse selon les proches du candidat aux maux qui minent le basket centrafricain. Cela s’articule autour d’une offensive patriotique tendant à remettre en confiance tous les fauves évoluant à l’intérieure et à l’extérieur de mettre en exergue le drapeau centrafricain avant tout et après tout. Cela d’autant plus possible pour rassurer le public de la victoire si et seulement si ces derniers font confiance à l’équipe dirigeante de la politique du basket.
« je suis donc ici aujourd’hui pour marquer ma ferme volonté de refonder le basket centrafricain et dire que cette nouvelle ère qui s’ouvre est celle de la renaissance de notre sport roi », a déclaré Singha Bengba.
Le président du Club centrafricain de Basket-Ball, et aujourd’hui candidat à la présidence de la fédération, a réhabilité le terrain du basket du lycée des Martyrs où en 1987 les fauves s’entrainaient, symbolise d’après lui, la chute du basket national qui, de champion en 1987, occupe la 14ème place de l’Afro-Basket 2015.
Selon lui, la réhabilitation du terrain de basket du lycée des Martyrs démontre aussi sa volonté de relance du championnat scolaire et du basket populaire qui sont les fers de lance du renouveau de cette discipline.
Ensuite, assurer la pérennité en pensant à la nouvelle génération des fauves. Pour atteindre cette vertu, l’homme propose à ces concitoyens, une politique pratique et praticable à long termes et qui consiste à recruter des jeunes dans les établissements publics et privés à travers l’identification des talons au niveau scolaire. Il a envisagé, à cet effet, relancer le basket scolaire dans les 16 préfectures de la République Centrafricaine afin de donner la chance à la nouvelle génération du basket centrafricain.
« Le basket populaire nous permettra de rechercher les talents cachés et les grandes tailles, de les former, de les encadrer et de construire la pépinière d’où sortiront les nouveaux Kott Gomez, Goporo, Lavodrama, Péhoua et j’en passe, qui ont joué ici », a-t-il renchérit
La réussite dépend de la préparation, il entend placer son mandat sous le signe d’espoir et de la renaissance. Sa feuille de route s’organise autour de la mobilisation de toutes les énergies des acteurs du basket centrafricain pour donner un souffle nouveau à l’équipe nationale. Notons que l’Assemblée générale élective de la présidence de la fédération est prévue pour ce samedi 8 octobre 2016.

Centrafrique: La Section des Recherches et d’Investigation (SRI) dans le collimateur de la Cour Pénale Internationale (CPI) ?

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Centrafrique: La Section des Recherches et d’Investigation (SRI) dans le collimateur de la Cour Pénale Internationale (CPI) ?

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Bangui, le 7 octobre 2016. 10:14′.

La Section des Recherches et d’Investigation (SRI), la Police politique du régime défunt du Général François Bozizé, a été visitée durant cinq jours la semaine dernière par les Enquêteurs de la Cour Pénale Internationale (CPI). Pour ces derniers, cette Section de la Gendarmerie qui avait été dirigée durant près de 10ans entre 2003 et 2013 par le fils de l’ancien Président François Bozizé, le Capitaine Aimé Papy BOZIZÉ, fait partie des lieux les plus dangereux et plusieurs fois cités dans les enquêtes internationales menées dans ce pays depuis plus de dix ans. Ainsi, peut-on parler d’une avanJvcée certaine au bout de l’enquête sur les possibles crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le pays 2003.

La réponse à cette interrogation semble être à l’affirmative si l’on en croire à vitesse orbitale que prennent les enquêtes diligentés ces dernières semaines par la Cour Pénale Internationale à Bangui. De la prison spéciale de Nourredine Adan derrière l’Agence Air France de Bangui, à celle de l’ancien président François Bozizé à Bossembélé à environ 145km de la capitale, en passant par celles de Bossangoa et de la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) à Bangui, les enquêteurs de la Cour Pénale Internationale (CPI) n’ont laissé aucun indice qui pourrait faire parler et les victimes, et les bourreaux. Avec leurs appareils de dernière génération et très sophistiqués, toutes les cellules de ces différents centres carcéraux les plus brutaux d’Afrique ont été minutieusement fouillées, filmées, photographiées et analysées. Ces enquêteurs, visiblement très professionnels dans leur boulot, n’étaient pas prêts de laisser traîner après leur passage des indices matériels ou descriptifs ou oublier certains endroits. D’après nos informations, certains lieux érigés en centre de torture et d’assassinat politique tel que le site industriel chinois situé à presque 18 km de la capitale Bangui sur la route de Boali où des dizaines des personnes originaires de la Vakaga ont été sommairement exécutées et les corps dissouts par l’acide entre 2012 et mars 2013 par François BOZIZE ont été également localisés et expertisés.

Dans les locaux du centre de détention à usage personnel de l’ex-général Nourredine Adam, la fameuse Cellule d’État pour La Défense des Acquis Démocratiques (CEDAD) sise derrière l’agence d’Air France à Bangui, les enquêteurs ont retrouvé une vieille chaise spéciale servant de matériel de torture physique des prisonniers de son DG qui n’est autre que l’ancien autoproclamé général Nourredine Adam. Tout comme dans les pénitenciers de François BOZIZÉ ou certains matériels de tortures ont été récupérés pour servir de preuves. Entre temps des nombreuses victimes et des témoins ont été identifiés, interrogés et localisés sur toute l’étendue du territoire depuis des mois.

Selon nos informations recueillies auprès d’un des intervenants dans le dossier, ces dernières descentes sur le terrain de ces enquêteurs de la Cour Pénale Internationale consistent à peaufiner les dossiers des criminels issus de la milice Anti-Balaka qui viennent s’ajouter le 5 décembre 2013 à ceux de leurs frères d’armes et machettes Séléka dont les mandats d’arrêts sont disponibles et boucler le plus vite que possible les dossiers des criminels centrafricains pendant depuis plusieurs années au cabinet du Procureur de la Cour Pénale Internationale à la Haie.

La machine judiciaire est en marche, ceux qui croient détenir le titre foncier de la République Centrafricaine et le pouvoir sur toutes ses institutions pour massacrer leurs concitoyens sans état d’âmes verront à quel point le peuple à travers la justice les rattrapera.

Annoncées en avril 2014 par la Procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) Madame Ben Souda, les enquêtes sur des possibles crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur le territoire de la République Centrafricaine par les groupes armés entre 2012 et 2016 avancent et touchent presque à sa fin. Les dix personnalités Centrafricaines sanctionnées par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies pour leur possible implication dans la crise politico-militaire qui a endeuillé les familles centrafricaines, connaîtront en début 2017 les charges retenues contre elles.

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Centrafrique Lu pour vous : Les Anti-Balaka menacent de quitter le processus DDRR-CVR et projettent de reprendre les armes

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Centrafrique : Les Anti-Balaka menacent de quitter le processus DDRR-CVR et projettent de reprendre les arme

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Bangui, le 7 octobre 2016. 10:20′.

Info http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 6 OCTOBRE 2016

 

Les Com-zones des Anti-Balaka ont projeté de se retirer du processus DDRR et réduction de la violence communautaire (CVR). Cette annonce a été faite aujourd’hui 06 octobre lors de l’Assemblée générale extraordinaire de ce groupe armé à l’Hôtel Azimut à Bangui.

Cette menace des Anti-Balaka de se retirer du processus DDRR et CVR intervient à la veille de la tenue du comité consultatif et de suivi du processus DDRR et se fait alors que le Président de la République Faustin Archange Touadera a fait du DDRR une de ses priorités.

Ndomandji, le chargé d’opération explique les raisons de ce retrait en ces termes : « nous avons décidé de nous retirer du DDRR et CVR à cause de la mauvaise politique du Gouvernement à notre égard. Le Gouvernement ignore que c’est à cause de nous qu’il y a retour à l’ordre constitutionnel. Il ignore aussi  que nous avons contribué à l’élection du Président Touadera en battant la campagne électorale en sa faveur. Et aujourd’hui, le Gouvernement ne traite qu’avec la Séléka. Mais aussi à cause de l’inaction de la Minusca face à la montée de la violence».

A cette justification s’ajoute les positions du Coordonnateur des Anti-Balaka, Edouard Patrice Ngaïssona« les combattants Anti-Balaka garderont leurs armes jusqu’à ce que le DDRR soit effectif », a-t-il déclaré. Edouard Patrice Ngaïssona a interpellé le pouvoir de Bangui sur la situation des militaires Anti-Balaka. « Il faut régler le cas des FACA Anti-Balaka très rapidement, parce qu’ils ont contribué pour le changement, mais n’ont pas été gradés, contrairement à ceux qui sont restés bras croisés et qui sont remerciés sous la transition», a-t-il souligné.

Cette prise de position intervient au moment où les Séléka se regroupent à Bria pour leur  Assemblée générale.

C’’est une première pour les Anti-Balaka depuis la signature de l’Accord sur le Principe du DDRR le 10 mai 2015 et depuis le 30 mars, date de prise de fonction de Faustin Archange Touadera comme Président de la République, de vouloir quitter le processus.

Source : http://rjdh.org/centrafrique-anti-balaka-menacent-de-quitter-processus-ddrr-cvr-projettent-de-reprendre-armes/

NDLR : Les propos tenus par ces leaders anti-balaka n’ont pour but de rappeler au président TOUADERA que son élection à la tête de l’Etat n’était une tricherie mais à tous ceux qui pensent que les dernières élections en Centrafrique étaient des élections démocratiques. Anicet Georges DOLEGUELE, le premier bénéficiaire de cette opération « Mains basses » l’a si bien rappelé quand il a été délaissé par la suite. Une bouche pleine ne parle pas, mais une bouche n’est pas aussi un bruitomètre. Selon nos informations ce sont des Anti-balaka FACA qui seraient, avec certains bandits de Km5 à l’origine de cet dernier regain de violence à Bangui. Ils comptent par cette action, secouer le gouvernement de son inaction envers eux. Par quelle action la victime a passé de grade de sous-lieutenant au commandant? elle ne les commanderait jamais, avaient conclu certains éléments.

Afrique: la présidence marocaine de la COP22 se félicite de l’entrée en vigueur à venir de l’Accord de Paris.

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Afrique: la présidence marocaine de la COP22 se félicite de l’entrée en vigueur à venir de l’Accord de Paris.

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Rabat, 06 octobre 2016.
Par Eric Ngaba.
Grâce au dépôt des instruments de ratification aux Nations Unies de l’Union européenne, de 7 de ses Etats membres (Hongrie, France, Slovaquie, Autriche, Malte, Portugal, Allemagne) et du Népal, le deuxième Seuil nécessaire à l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris a été franchi. Ainsi, plus de 55 pays représentant plus de 55% des émissions de gaz à effet de serre ont ratifié l’Accord qui entrera donc officiellement en vigueur 30 jours à partir d’aujourd’hui, soit le 4 novembre prochain, à temps pour la 22e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), à Marrakech du 7 au 18 novembre.
En 2015, l’adoption par 195 délégations de l’Accord de Paris avait été un moment historique. Aujourd’hui, son entrée en vigueur est un nouveau rendez-vous avec l’Histoire.
L’entrée en vigueur de l’Accord de Paris a été la première priorité de la présidence marocaine de la COP22. La présidence est donc aujourd’hui fière de cette réussite et salue l’effort collectif de tous ceux qui ont contribué à l’accomplir.
La présidence de la COP22 et la présidence française de la COP21 ont travaillé conjointement pour accélérer la ratification de l’Accord de Paris.
La détermination et la rapidité – en moins d’une année – avec laquelle l’Accord a été ratifié illustrent la prise de conscience de la part des Etats de l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique.
Du fait de l’entrée en vigueur prochainement de l’Accord, la première Conférence des parties agissant comme réunion des parties à l’Accord de Paris (Conference of the Parties serving as the Meeting of the parties to this Agreement- CMA1) se tiendra en marge de la COP22.
Aucun pays, aucune entreprise, aucun citoyen ne peut lutter seul contre le réchauffement climatique. La COP22 se veut donc une expérience inclusive. Seule une action collective est en mesure d’aboutir à l’élaboration d’un protocole de mise en œuvre de l’Accord de Paris et limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés Celsius.
L’Accord de Paris entrant en vigueur, la COP22 a pour objectif de le mettre en œuvre en fixant comme priorités le renforcement des capacités, la finance climat et le transfert de technologies vers les pays les plus vulnérables, à savoir les petits Etats insulaires, les pays les moins avancés et le continent africain.
Le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, salue le succès accompli aujourd’hui et invite les acteurs étatiques et non-étatiques à Marrakech pour poursuivre sur cette dynamique « La COP22 sera indiscutablement la COP de l’action. L’étape franchie aujourd’hui confirme cette conviction et témoigne de la mobilisation et de la confiance de la communauté internationale pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris ».

Centrafrique : Dieudonné Nzapalainga offre des kits scolaires et des vivres aux enfants peuls de Yaloké. Yaloké 06 octobre 2016.

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RCA: Dieudonné Nzapalainga offre des kits scolaires et des vivres aux enfants peuls de Yaloké.
Yaloké 06 octobre 2016.

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Bangui le 07 octobre 2015.
Par Eric NGABA.
Les enfants peuls rendus vulnérables par le conflit qu’a connu la République Centrafricaine, ont reçu l’aide de l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga. Des kits scolaires leur ont été offerts par l’Archevêque de Bangui lors d’une mission effectuée le 3 octobre 2016 à Yaloké pour assister les déplacés peuls de cette localité située à 225 km à l’ouest de Centrafrique.
La communauté peule du site des personnes déplacées à Yaloké se trouvent encore dans un état de vulnérabilité. Rendus vulnérables par les effets pervers de la crise en Centrafrique, les enfants peuls du site de Yaloké qui manifestent le désir d’étudier, éprouvent des difficultés de reprendre le chemin de l’école. Leurs parents dépossédés de leurs biens durant la crise, ne peuvent satisfaire les besoins en fournitures scolaires permettant ainsi à leurs enfants de continuer les études, alors que l’année scolaire 2016-2017 vient de commencer sur l’ensemble du territoire national.
L’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga a décidé de voler au secours de ces enfants qui doivent retrouver leur droit à l’éducation comme tout autre enfant de Centrafrique. Il leur a apporté des kits scolaires lors de cette mission qu’il a effectuée le lundi dernier à Yaloké. Le lot de ces kits est composé de 40 paquets de cahiers, de 100 pages, 40 paquets de cahiers de 50 pages, 25 paquets de cahiers de 32 pages 50 boites de craies, 25 douzaines de crayons, 25 douzaines de règles, 5 douzaines d’ardoises, 6 sacs de riz, 6 bidons d’huile et 7 cartons de sardine.
En faisant ce geste, l’Archevêque de Bangui a estimé qu’il ne faut pas oublier ces enfants qui seront les futurs cadres de Centrafrique. « Ici à Yaloké sur ce site, nous avons des femmes, des hommes, et surtout des enfants qui constituent le présent et l’avenir de ce pays. Ils sont tous des Centrafricains. Nous ne pouvons pas les abandonner. Voilà pourquoi nous sommes venus aujourd’hui dire à leurs parents que nous sommes proches d’eux, que nous les soutenons. Et que nous voudrions que ces enfants puissent aller à l’école. Voilà pourquoi nous avons apporté ces fournitures symboliques. Mais l’impression qui se dégage c’est la volonté et surtout que ces enfants ont déjà commencé à réciter, à prendre conscience de l’hymne national, à penser à la paix, à la maladie du SIDA, les enfants qui se réunissent pour chanter. Je pense que c’est la pépinière de la RCA qui est en cours. On ne peut pas les oublier », a déclaré Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga à la presse qui l’a accompagné dans cette mission.
L’Archevêque a profité de l’occasion pour lancer l’appel aux personnes de bonne foi et aux associations pour prendre le relais afin de soutenir les personnes vulnérables. Tout est, selon lui, la question de l’attention, de la volonté et de l’engagement à l’égard de la communauté peule qui souffre sur le site des personnes déplacées de Yaloké.
A l’arrivée de la délégation conduite par l’Archevêque de Bangui sur le site, ces enfants peuls ont réservé un accueil chaleureux à travers des récitations, et l’hymne national. Prenant la parole au nom de la communauté peule de Yaloké, le délégué des peuls du site de Yaloké El-Adjh Ousman Laouni a exprimé la gratitude des déplacés peuls pour cette assistance. Aussi symbolique comme geste de reconnaisse, 5 poulets ont été remis à l’Archevêque de Bangui par ces peuls.
Par ailleurs, les déplacés peuls de Yaloké se plaignent de leur situation de vie qui se détériore avec la pluie qui accentue leurs souffrances. Les abris qui leur ont été construits par l’ONG World Vision se trouvent aujourd’hui dans un état de dégradation avancée. Quand il y a la pluie, d’après El-Adjh Ousman, tout le monde se met debout à cause de la vétusté de ces abris. Il a sollicité l’appui de Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga pour faire un plaidoyer auprès des autorités du pays et des partenaires afin de trouver une solution à ce calvaire.
A la prochaine étape, l’Archevêque de Bangui va mettre le cap sur le 3ème arrondissement de la capitale pour apporter des fournitures scolaires aux enfants déplacés de la communauté musulmane du site de la mosquée centrale de Bangui. Au titre de rappel, la rentrée scolaire 2016-2017 a été lancée le 19 septembre dernier par le gouvernement centrafricain sur tout le territoire national.

Centrafrique : Cri du cœur d’un militant du MLPC

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Centrafrique : Cri de cœur d’un militant du MLPC

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Bangui le 05 Octobre 2016

Chers camarades

Je n’ai pas été éduqué d’engager une polémique stérile et sans fondement avec mes camarades.  Mais mon honneur est de refuser d’être muselé sur des propos diffamatoires et attentatoires aux vies privées d’autrui tels que décrits dans un article titré « lettre ouverte à Martin Ziguélé » parut dans le quotidien « MEDIAS+ » n°1519  du 15 septembre 2016 et « détournement des biens matériels du Parti et enrichissement illicite avec sa famille et son clan : les jours du camarade Ziguélé sont comptés à la tête du MLPC », parut cinq jours plus tard dans un autre quotidien « L’Expansion » n°590 du 20 septembre 2016, j’ai décidé de réagir, en ma qualité de militant de ce parti de vous dire ce que je pense de vos écrits.

Chers camarades,

J’abhorre les manœuvres politiciennes, la perfidie, les sous-entendus, et par-dessus tout le manque de courage et de franchise dont vous faites preuves dans vos écrits concertés.

Vous croyez vous cacher derrière un arbre pour cracher vos haines, pour injurier et dénigrer le leader du MLPC et sa famille par des accusations malhonnêtes et des insinuations écœurantes qui relèvent de la seule volonté délibérée de nuire à sa personnalité et voir s’effondre le MLPC.

Durant vos années de repos au MLPC après celles menées, sans résultat,  en transhumance politique, vous aviez bénéficié de soutien tout azimut du camarade  Martin ZIGUELE, président du MLPC de ce parti. De la formation au soutien financier et à vous et à votre famille. Il vous a nouveau fait confiance pour l’assister dans sa course à la présidence de la République. Aujourd’hui, vous semblez devenir « Grand quelqu’un » et vouloir prendre son fauteuil. Demandez à nos grands-parents la suite de l’histoire d’une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf.

Par vos propos et comportements durant la campagne électorale, je devinais à vous des militants transhumants en quête du bien-être. Vous n’aviez pas de conviction quand vous militiez au sein du parti. Tous vos faits et gestes de « vaka by vaka » ne tiraient que le coffre-fort du parti et de son président. Et vous en aviez largement reçu pour acheter des terrains et bâtir des fondations à vos copines.

A moment où vous ne pouvez plus avoir, en bande organisée, vous aviez cru vendre le MLPC, notre parti par une alliance hypocrite lors du second tour des élections afin de procurer des maigres avantages individuels pour votre survie. Or en réalité c’est vos âmes et vos facultés humaines que vous aviez certainement rendus à qui de droit. Les effets secondaires vous agitent.

Ces perturbations morales et comportementales vous poussent désormais à ménager et soudoyer en monnaie locale par personne interposée bien connue certains camarades à Bangui et en province en vue de perturber les activités du parti allant des Assemblées générales au Congrès en passant par le conclave dans le but ultime de prendre la tête du parti. Aujourd’hui, ces camarades que vous croyez les soudoyer, n’ont pas perdu comme vous, leurs facultés de raisonnement et commencent à glisser au parti vos identités respectives.

Si vous ne vous sentez plus à l’aise dans le parti, par ce qu’il a raté le pouvoir, libre à vous camarades monnayés, de repartir d’où vous êtes venus. Le MLPC est un parti de masse que tout centrafricain a toute sa place pourvu qu’il milite à égalité avec ses camarades et dans le respect des statuts. Le MLPC n’est pas, non plus, vos patrimoines pour que vous en revendiquiez l’héritage.

Cher Camarade président,

Chers camarades militants,

Ne soyez pas abattus. C’est un secret pour personne que dans un grand parti comme le MLPC, il y’a et il y’aura toujours des militants à multiples casquettes, déguisés et /ou télécommandés par d’autres politiciens perdus.

Cher Camarade président, la méritocratie que vous cessez de prôner comme mode de gouvernance, est une redoutable arme de destruction massive sans munition. Ne vous soyez pas surpris de lire ou de voir de temps en temps des tics de certains de vos militants et sympathisants.

Pour conclure, chers camarades, l’heure n’est plus à râler, à penser autrement contre nos responsables, à développer chacun dans nos ghettos de fortune des considérations, des injures et calomnies, à attendre un congrès où il ne passera pas grand-chose.

A un an des municipales et régionales, l’heure est à l’unisson et aux débats intellectuels. Les calculs d’intérêts personnels et individuels, les compromissions et la mise en avant de « titres » obtenus à l’occasion des scrutins passés ne passeront plus après des militants convaincus de base.

Que chacun de nous comprenne qu’en politique, ce sont les idées, les actes et les résultats qui doivent guider l’action des uns et des autres et non les personnes. Ces dernières passent mais les idées restent.

Espérant que mon cri du cœur permettra à quelques-uns d’ouvrir leurs yeux, et à d’autres, de ne pas les fermer non plus afin de regarder l’avenir qui est devant nous.

Vive le MLPC

Modeste NGOUNSSIBE. 

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Centrafrique: grève générale à Télécel, le personnel exige le départ du Directeur Technique et sa bande.

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Centrafrique: grève générale à Télécel, le personnel exige le départ du Directeur Technique et sa bande.

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Société TELECEL CENTRAFRIQUE. Phototregu CNC .

Bangui, le 5 octobre 2016. 13:21′.

Depuis quelques mois, nous n’avions cessé d’alerter l’opinion publique nationale et internationale sur les conditions du travail des agents de la Société de Téléphonie mobile TÉLÉCEL en Centrafrique. Le Directeur Général, le Rwandais Aimable M’Poré, résolument décidé à remplacer tout le personnel Centrafricain de cette Société aux congolais démocrates, frappe fort ce dernier temps. En conséquence, une grève générale est déclenchée avant hier matin dans la Société Télécel à Bangui. Le départ du Directeur Technique est exigé avant toute négociation. Va-t-on vers une prise des consciences générale dans cette Société?

Rien n’est moins sûr. Mais ce qui est là, portes bloquées et verrouillées, attroupement de tout le personnel dehors avec des sifflets à la main et des banderoles affichées partout contre le mur, telle est l’image du premier jour de la grève à Télécel à Bangui. A l’origine, les Ingénieurs et techniciens de cette Société de téléphonie mobile contestent vigoureusement les compétences techniques de leur Directeur Technique le sieur Alexis IDENGUÉ d’origine congolaise de la RDC ramené il y’a quelques mois par le DG rwandais Aimable M’Poré. Petit à petit, cet Ingénieur congolais démontre clairement son incompétence à maîtriser la Direction Technique, tant sur le plan technique que managériale.

Chose la plus étonnante, le DG rwandais ne semble plus avoir besoin de ses collègues Ingénieurs centrafricains même pour un petit boulot en interne. Tout passe par les congolais de la RDC qu’il recrute à tour de bras.

Il y’a deux semaines, une autre vingtaine des congolais sont arrivé à Bangui, recrutés comme des consultants, pour installer seulement des pylônes généralement attribuée aux prestataires centrafricains.

Selon des informations des sources concordantes, une autre dizaine des congolais vont arriver bientôt pour être consultants aux Directions Financières, Commerciales et Informatiques. Ce qui n’est pas du goût du personnel de la société dans laquelle tous ces congolais viendront travailler.

En plus de l’arrivée massive des congolais de la RDC, l’environnement du travail à proprement parlé reste difficilement supportable avec une nouvelle méthode instaurée, celle de mettre à la porte sans préavis tout personnel qui critique le Directeur Général. Une pratique unique à son genre dans cette société qui n’avait pas eu l’adhésion du personnel.

Des négociations ont démarré hier vers midi à l’Inspection Générale du Travail entre les Délégués du personnel et le Directeur Général. Les consignes ont été données pour la réouverture des agences commerciales de la Société en attendant la suite.

Arrivé à la Télecel il y’a exactement cinq mois, le sieur Alexis Iduéngué, actuel Directeur Technique, ne semble pas laisser une marge de manœuvre à ses collègues centrafricains. Les revendications non négociables de son départ de la Télécel sifflent comme une sirène de corbillard dans ses oreilles. Va t-il tenir avec ces revendications? En tout cas rien est joué pour le Congolais Alexis IDENGUÉ et son ami le Rwandais DG Aimable M’Poré qui ont tout le pouvoir financier pour corrompre les Délégués du personnel s’il y’a la résistance.
Copyright CNC.

Centrafrique: Quand le parti Kwa na Kwa (KNK) impose un nom au poste du Premier Ministre au Président TOUADÉRA.

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Centrafrique: Quand le parti Kwa na Kwa (KNK) impose un nom au poste du Premier Ministre au Président TOUADÉRA.

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Bangui, le 5 octobre 2016. 14:51′.
Par: Gisèle MOLOMA.

La bataille pour la succession de Mathieu Simplice SARANDJI qui dirigera un nouveau gouvernement d’Union sacrée de la nouvelle majorité Touadera comme à s’éclater. Lors d’une réunion secrète des quelques cadres de l’ancien parti au pouvoir le Kwa na Kwa (KNK) au domicile de son Secrétaire général à Bangui, il était question de proposer deux noms du futur Premier Ministre au Président Faustin Archange TOUADÉRA. Des noms ont été cités, mais les cadres présents ce jour ne sont pas tombés d’accord sur les deux noms. D’où le report de la discussion pour cette semaine au siège du parti. Alors, peut-on dire que l’ancien président François Bozizé continue de mettre la pression sur son ancien PM devenu Chef de l’Etat à travers son parti le Kwa na Kwa (KNK)?

Décidément, l’ancien président François Bozizé semble vouloir percer bon gré mal gré le nuage orageux qui lui empêche la communication avec poulain le Professeur Faustin archange TOUADÉRA et ce à travers son parti que dirige un Secrétaire général, député de Boali. Le parti Kwa na Kwa (KNK) créé par l’ancien président BOZIZÉ et grâce auquel le président TOUADERA a sucé à la politique, entend depuis quelques semaines s’imposer sur la gouvernance de l’ère Touadera en proposant à la nomination de ce dernier un cadre « pur », selon leur expression, du KnK au poste du Premier Ministre. Ils se réservent le droit d’aviser si une autre personnalité qui ne porte pas leurs signatures, saurait nommée, selon leur conclusion.

Le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji qui brille par son incompétence, risque d’être éjecté avant table ronde de Bruxelles du 17 novembre prochain avec les donateurs ou juste après. Sur ces entrefaites, des leaders des partis politiques sortent de leur corbeille à travers des interviews et points de presses divers, l’histoire de ne pas se faire oublier et dans l’espoir de se voir recycler.

De part et d’autres, c’est l’accalmie et la révision. Au cabinet présidentiel, en absence du Directeur de cabinet du président TOUADREA qui est reparti en France pour des raisons personnelles, le président de la République mise sur un remaniement technique, dans la semaine, du gouvernement Sarandji. Du coté des partis politiques alliés, c’est la mise à jour des CV. Le combat est rude et entre autres les coups bas et les messes de nuit recommencent depuis plusieurs jours.

Nommé il y’a près de six mois par le président Faustin Archange TOUADÉRA, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI devient aphone suite aux menaces de ne pas mettre pieds à Bruxelles le mois prochain. Sa présence, selon un expert financier joint par CNC, pourrait capoter ou accoucher d’une souris les négociations capitales pour le pays.

Copyright CNC.

Centrafrique: le collectif “touche pas à ma constitution”condamne fermement l’assassinats du Commendant Marcel MOMBEKA et autres.

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Centrafrique: le collectif “touche pas à ma constitution”condamne fermement l’assassinats du Commendant Marcel MOMBEKA et autres.

 

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Communiqué de Presse N°55/2016.
Le Collectif « Touche pas à ma Constitution », Organisation de la société civile condamne l’assassinat du Commandant Marcel MOMBEKA ainsi de toutes les victimes.

Considérant que des crimes contre l’humanité ont été commis en République Centrafricaine.

Considérant que la République Centrafricaine est signataire du Traité de Rome.

Considérant que la Cour pénale Spéciale pour la Centrafrique dispose une compétence requise en matière des poursuites judicaires.

Considérant que le droit à la vie est un principe fondamentalement protégé par tout un arsenal des règles juridiques.

Suite aux différentes élections qui ont marquées la fin de la période de la transition et qui ont permis le retour à la légalité constitutionnelle, le processus de la paix doit impérativement se matérialiser par le retour imminent de la sécurité gage de la stabilité. En revanche, date du 04. 10 2016 le journal des réseaux des journalistes des droits de l’homme, nous confirme qu’un brave officier de son Etat en la personne du Commandant Marcel MOMBEKA l’ex garde du corps de la Présidente de la Transition Catherine Samba Panza a été froidement abattu par les ennemis de la paix ainsi d’autres compatriotes auraient été également assassinés et blessés ce jour par les fauteurs de troubles.

Face à ces actes odieux d’une grande gravité qui viennent encore grossir le rang des victimes, fragiliser la paix, la cohésion sociale, le Collectif « Touche pas à ma Constitution », Organisation de la société civile défenseur des droits de l’homme, condamne fermement ces assassinats lâches commis par les barbares et dénonce cette nouvelle montée des actes de violences dans la capitale de la ville Bangui et en appelle le peuple centrafricain au calme.

Fort de ce qui précède, le Collectif exige de la Minusca et du Gouvernement de rendre publiquement leur plan opérationnel de désarmement des toutes les forces négatives faute de quoi, le collectif retiendra la responsabilité des Institutions mentionnées ci-haut pour motif « non assistance à un peuple en danger » et exige du Gouvernement de faire usage de tous les moyens, afin de traquer les auteurs de ces actes odieux qu’ils puissent répondre devant la justice.

Enfin, le collectif, adresse son soutien aux blessés et présente ses sincères condoléances à la famille des victimes.

Fait à paris, 04. 10. 2016
Le Coordonnateur Général du Collectif.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG
Ampliations :
-A son Excellence Monsieur le Président en exercice de la CEEAC
-A son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat à Bangui (RCA),
-A son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale à Bangui (RCA),
-A son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement à Bangui (RCA)
-A son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de l’Union Européenne à Bangui (RCA),
-A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France à Bangui(RCA),
-A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur des USA à Bangui (RCA),
-Au Général de la Minusca à Bangui ( RCA).

RCA: Face au défi de l’insertion professionnelle et/ou de la réinsertion socio professionnelle des jeunes en général, des Combattants, éternels ex combattants, démobilisés en particulier en RCA.

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RCA: Face au défi de l’insertion professionnelle et/ou de la réinsertion socio professionnelle des jeunes en général, des Combattants, éternels ex combattants, démobilisés en particulier en RCA.

 

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Nul ne peut mettre en doute le fait que l’une des causes profondes de la crise structurelle et multidimensionnelle que connaît aujourd’hui la RCA réside dans le problème de l’insertion ou de la réinsertion professionnelle mal finalisée (ou mal ficelée) de nos jeunes, des combattants et désormais éternels ex combattants. Du coup, ces derniers demeurent susceptibles de devenir la proie ou des Desperados à la solde d’aventuriers de tous poil, sans foi ni loi ou servir une cause illégitime, négative, nocive voire funeste pensée par un illuminé ou un assoiffé de pouvoir ou du sang des Centrafricains. Ceci, dans le seul et unique but de satisfaire un intérêt égoïste et personnel.
C’est pourquoi, nous pensons que le temps est plus qu’arrivé de déclarer et crier haro sur cette hémorragie sans fin qui mine et encalmine la société centrafricaine dans son ensemble, créant ainsi les conditions de son dépérissement et de sa paupérisation. Partant, handicapant gravement son développement, au passage censément, représentatif de l’alpha et l’oméga de toute politique publique digne de ce nom.
Sans plus tarder, afin d’espérer obvier définitivement à la crise de la société centrafricaine, dans ses dimensions multiformes, il est impératif que le nouveau gouvernement puisse prendre les mesures qui s’imposent- en ce qui concerne les jeunes désœuvrés en général, les combattants ayant vocation à intégrer les programmes de démobilisation dans le cadre du dispositif DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Réinsertion) et les sempiternels ex combattants qui doivent malheureusement leur statut à l’échec des précédents dispositifs DDRR-, sur l’ensemble du territoire national. C’est-à-dire à Bangui et dans les principales villes de l’intérieur du pays profond.
Il s’agit de développer tous azimuts notamment une politique de l’apprentissage par la création des Centres (ou Instituts) de formation professionnelle aux métiers du secteur primaire, secondaire et tertiaire d’une part (I) et de définir et mettre en œuvre, à court terme, une politique économique favorable à l’éclosion et au développement de l’embryon des PME et PMI existantes d’autre part (II).
Cette étude s’adresse principalement aux jeunes sortis prématurément du système éducatif normal et aux combattants, éternels ex combattants, démobilisés communément appelés- vous l’aurez bien compris-, ex Seleka et anti Balaka.
L’objectif, ici, c’est d’élever le niveau de qualification de nos jeunes afin de les rendre plus opérationnels sur le marché du travail et ainsi rendre l’économie nationale plus compétitive pour affronter les grands défis de la mondialisation et de la globalisation implacables.

I. Développer une politique de l’apprentissage par la création de Centres de formation professionnelle aux métiers de proximité.

Cette vaste politique de l’apprentissage doit concerner TOUT le pays. Donc, pas uniquement Bangui, généralement conçue, dans la mémoire collective, comme unique épicentre de toutes les activités. Une sorte de plaque tournante où tout se fait, où tout doit être fait, entrepris.
Dans cette optique, il faut changer de paradigme, les mentalités longtemps ancrées. Il s’agit, ici, de prendre le taureau par les cornes, c’est-à-dire, de conduire une véritable politique de décentralisation ou autrement de déconcentration en matière d’apprentissage et de formation professionnelle et technique.
Il s’agit subséquemment de répondre aux besoins de nos populations et de notre économie
Cela concerne les secteurs dits primaire (A), secondaire (B) et tertiaire (C).
Cela suppose aussi la création, en amont, d’un Centre de préparation et de formation à la citoyenneté et au civisme en direction notamment du public des Combattants à démobiliser et à réinsérer et des éternels ex Combattants après ces années de crises politico militaires à répétition qui ont achevé de laminer le tissu social du pays (D).
Il convient, à travers ce vaste programme relatif aux différents corps de métiers, de moderniser notre tissu économique et social et, par là même, soutenir la croissance économique indispensable et créatrice d’emplois.

A. Dans le secteur primaire. 

Le gouvernement du Président Touadera doit profiter du rendez-vous historique de Bruxelles de novembre prochain avec les bailleurs de fonds pour leur présenter les différents projets structurants et sectoriels qui se déclinent comme suit :

1. Dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage. 

Le Président nouvellement élu et son gouvernement désigné de fraîche date doivent s’atteler rapidement à créer des écoles de formation aux métiers de l’agriculture et de l’élevage (EFMAE). L’agriculture et l’élevage représentant les 2 principales mamelles de l’économie du pays. En attendant l’exploitation hypothétique du pétrole.
Il s’agit d’organiser, dans la foulée, les métiers dits de bouche : boucherie, charcuterie, restauration, boulangerie, etc.
Il s’agit aussi de développer une économie de travail.

B. Dans le secteur secondaire. 

Le Président nouvellement élu et son gouvernement doivent s’attacher à mettre en place, sur l’ensemble du territoire national, des centres de formation professionnelle et technique en vue de répondre aux besoins des petites unités de productions industrielles et notamment des PMI et aussi de permettre à nos jeunes en apprentissage, aux combattants démobilisés et en voie de réinsertion, aux éternels ex combattants, de créer leur propre outil de travail à la sortie de leur formation. Ce, grâce à la mise en place, par les pouvoirs publics, d’un véritable statut de l’auto entrepreneur ou, plus généralement, de l’auto entreprenariat.
Cela concerne indistinctement :

1. les métiers de la bijouterie
2. les métiers de la cordonnerie
3. les activités de la serrurerie
4. Etc.

C. Dans le secteur du tertiaire. 

Le Président nouvellement élu et son gouvernement doivent, sans tarder, favoriser la création d’écoles de formation professionnelle et technique.

1. Dans le domaine de l’automobile :

a) Les métiers de la mécanique et de l’électricité automobiles
b) L’entretien automobile : la pneumatique, le nettoyage, etc.

2. Dans le domaine du bâtiment et des travaux publics. 

a) Les métiers de la maçonnerie
b) Les métiers de l’électricité
c) Les métiers de la menuiserie
d) Les métiers de la plomberie
e) Les métiers de la peinture

3. Dans le domaine de l’esthétique

a) Les activités de coiffure
b) Les activités de couture
c) Les activités de remise en forme

4. Dans le domaine des Arts plastiques

a) Les activités de sculpture et de peinture
b) les activités de tapisserie
c) les métiers de la maroquinerie

D. La création d’un Centre de formation à la citoyenneté et au civisme. 

Sans vouloir passer par pertes et profits la question de l’impunité en RCA – sujet auquel j’ai déjà consacré un chapitre entier- et afin de prévoir l’insertion sociale des Combattants ou éternels ex combattants, le nouveau gouvernement doit s’atteler à créer d’une sorte de Centre de préparation et de formation à la Citoyenneté et au Civisme en direction de ce public particulier. Le mot « particulier » est usité, à dessein, pour tenir compte des traumatismes post conflit qu’a connu le pays. Notre pays pourrait, dans cette perspective, s’inspirer de l’expérience rwandaise qui a plutôt été un franc succès après le génocide de 1994.

Fort de tout ce qui précède, nous proposons de porter sur les fonts baptismaux un Département de rang ministériel en charge cumulativement des enjeux de l’emploi, de la formation professionnelle et technique, des PME et PMI. Autant de problématiques qui vont de pair, c’est-à-dire qui se conjuguent ensemble en vertu d’une certaine cohérence.
La coordination de cette politique d’insertion et/ou de réinsertion sociale des publics concernés avec une vaste politique d’apprentissage et de formation professionnelle et technique suppose la conception, in fine, d’une stratégie économique globale et crédible.
II. Définir et mettre en œuvre une politique économique favorable à l’éclosion et au développement de PME- PMI sur l’ensemble du territoire national. 

On ne dira jamais assez que si aucune œuvre humaine n’est parfaite en soi, en tout temps et en toutes circonstances, la réflexion (I) doit toujours précéder l’action(II).
A. Concevoir une politique économique globale et crédible. 

L’Etat (à savoir le Président de la République, le gouvernement et le nouveau Parlement) doit définir une politique afin de permettre à notre économie d’attirer les entreprises les plus performantes et les plus compétitives et, par ricochet, de créer de la richesse et des emplois en faveur de nos jeunes. Nous pensons, ici, aux entreprises industrielles, commerciales et artisanales envisagées sous l’angle des PME- PMI (Petites et Moyennes Entreprises- Petites et Moyennes Industries).
Cela suppose de prendre rapidement les mesures destinées à améliorer le cadre macro économiques du pays.
Cela suppose de prendre les mesures propres à rendre très compétitive notre économie.
Cela passe par l’édiction de décisions ayant vocation à permettre à nos jeunes, aux combattants et éternels ex combattants de s’insérer plus facilement dans le tissu économique et industriel.
L’Etat doit s’atteler à définir un statut de l’entreprenariat et/ou de l’auto entreprenariat.
Des initiatives fortes devraient être prises en direction de nos partenaires techniques et au développement afin de nous aider à rendre opérationnelles ces différentes mesures. Car, il y va de notre cohésion sociale, du pacte républicain cher à notre cœur.
Dans cette perspective, nous préconisons la création pure et simple d’un Ministère en charge de l’Economie et du Développement.

B. Mettre en œuvre, à brève échéance, une politique d’envergure de développement économique. 

Si l’Etat centrafricain veut définitivement tourner la page des vieux démons du passé qui ont douloureusement amoindri ses capacités opérationnelles d’intervention et ses choix d’avenir, il doit administrer au pays un remède de cheval c’est-à-dire mettre en œuvre les mesures économiques et sociales idoines. Le remède doit être ajusté au mal. N’oublions pas que le mal centrafricain est profond ; il est dû à nos propres turpitudes et égarements.
Nous voulons que la RCA fasse dorénavant du développement la pierre angulaire de sa politique afin de résolument situer son destin dans la mondialisation à l’instar des pays du continent en quête et en mal du statut de l’émergence. En dépit de son retard, notre pays peut se mettre au diapason. Cela est une question de volonté politique.
Notre pays doit construire des infrastructures dignes d’un Etat moderne.
Compte tenu des contraintes du mécanisme du crédit bancaire, nous pensons que l’Etat doit créer les conditions nécessaires afin de mettre en place un système de micro crédit ou de la micro finance et ainsi permettre d’offrir aux jeunes et aux femmes des perspectives plus radieuses en termes d’insertion sociale et professionnelle.
Nous avions déjà abordé ces mesures dans les thématiques précédentes relatives aux enjeux économiques, financiers et sociaux de la RCA disponible sur les réseaux sociaux.
Nous ne pourrions ici passer sous silence les différentes mesures déjà élaborées, de concert, avec nos partenaires au développement dans le cadre de l’assistance technique bilatérale et multilatérale.
La mise en œuvre rapide de ces différentes mesures devrait venir renforcer la politique de réconciliation nationale et de cohésion sociale, chère à notre cœur, afin de sceller et recoudre le pacte républicain sérieusement mis à mal après les longues années de crise politico militaire à répétition.

La RCA a besoin d’un traitement de choc ; doit combattre ses traumatismes afin de parvenir à une société apaisée.
Elle doit, dans les années à venir, tourner définitivement le dos à l’amateurisme, à l’aventurisme politique qui a fait le lit des politiques.

Elle doit être capable d’offrir à ses enfants des perspectives d’avenir, un horizon d’espoir.
Cela dépend des différentes politiques sectorielles à mettre en œuvre. C’est-à-dire que cela dépend d’une volonté politique.

Fait à Paris, le21/09/2016.

Wilfried Willy HETMAN-ROOSALEM

Observateur attentif de la vie publique centrafricaine