(Corbeau News Centrafrique)
(Corbeau News Centrafrique)
(Corbeau News Centrafrique), 07-04-2015.
(afriqueactualite.com) 06 -04- 2015
Un décret présidentiel nomme les membres du comité d’organisation du Forum de Bangui qui se déroulera du 27 avril au 04 mai.
Trois nouveaux décrets ont été prix samedi après midi par la présidente de Transition Catherine Samba-Panza pour créer le comité technique d’organisation, désigner les membres et créer le présidium.
Quant au présidium du forum national créé par un autre décret, il est chargé de faire adopter le règlement intérieur et le code de bonne conduite du forum, mais aussi organiser les travaux et veiller au bon déroulement des assises.«… Sur proposition du comité de pilotage du processus politique de l’après forum de Brazzaville, le conseil des ministres entendu,… il est créé un comité technique d’organisation du forum national de Bangui », précise l’un des trois décrets lus samedi en milieu d’après midi sur les ondes de la radio nationale.
Le comité technique est placé sous l’autorité du comité de pilotage du processus politique de l’après forum de Brazzaville, selon les termes du décret.
Jean-Jacques Demafouth, ministre conseiller chargé des Relations avec les forces internationales, un proche de la présidente Catherine Samba-Panza est désigné coordonnateur général du comité technique d’organisation du Forum national de Bangui. Il est assisté de deux coordonnateurs adjoints : Jeannette Dethoua, ministre de la Réconciliation nationale et du pasteur Nicolas Guere-Koyame, membre de la plate-forme religieuse.
Le comité technique comprend en outre cinq membres, deux facilitateurs internationaux et des commissions thématiques. « Le comité bénéficie de l’appui technique du centre pour le dialogue humanitaire et des facilitateurs », indique le décret.
La mission de ses membres consiste à arrêter la liste définitive des participants, des facilitateurs, des observateurs, des représentants de la presse et des invités au forum. Ils sont aussi censés arrêter le calendrier de la rencontre.
Préfectures
Le comité rend compte régulièrement au président du comité de pilotage et à la présidente de la transition. Il est invité à déposer son rapport deux semaines immédiatement après la fin du forum, précise le décret.
Le bureau du présidium est présidé par un représentant de la médiation internationale. Il est assisté de quatre vices-présidents, d’un rapporteur général et de deux rapporteurs adjoints. Il bénéficie directement de l’appui du comité technique d’organisation du forum de Bangui.
Étape indispensable devant mener à l’organisation de la prochaine élection présidentielle (juin-juillet 2015), le forum de Bangui doit regrouper toutes les parties impliquées dans la crise centrafricaine, représentants des groupes armés, des partis politiques, du gouvernement, de la société civile et des religieux.
Pendant plus de deux mois, le comité préparatoire du forum a sillonné les différentes préfectures du pays. Lors des consultations, les Centrafricains de différentes couches sociales ont exprimé leurs préoccupations et suggéré des solutions pour sortir de la crise.
Bangui, par Jeff Murphy Barès
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (Y.L.T) -06-04-2015.
La description relate le meurtre d’une jeune femme (en rouge) et son bébé, parce qu’elle n’avait pas de billets à glisser aux sages – femmes pour être suivie…
La cousine de ma femme vient de perdre la vie, BÊTEMENT au dispensaire de Castors.
Non-assistance à personne en danger au dispensaire de Castors ce dimanche 5 avril à 20h… ayant entrainé la perte d’une jeune maman de 33 ans avec son bébé.
La jeune femme que vous voyez en rouge, aux cotés de ma femme, vient de perdre la vie, gratuitement elle et son bébé… Dans le plus grand mépris de l’équipe médicale du dispensaire de Castors.
Arrivée au dispensaire de Castors, aux alentours de 20h, suite à de fortes contractions et à de fortes douleurs. Cette jeune maman, ayant encore de l’avenir… et s’occupant de ses 4 autres petits enfants, s’est vue placer en salle d’attente des femmes sur le point d’accoucher.
Les sages femmes ont interdit l’accès à la tante, qui l’accompagnait jusqu’à 2h du matin. Ne pouvant attendre plus longtemps, la tante décida de repartir à la maison.
Vers 5h du matin, la tante revint pour savoir où en était sa nièce, son état ainsi que celui du bébé. Elle réussit à rentrer dans la salle où était sa nièce, et là! Elle la retrouva MORTE!!!! Avec de la bave dégoulinante… et visible…
Elle était raide morte! Avec son bébé forcément mort aussi, car le temps qu’on la ramène urgemment à l’hôpital communautaire… tout était finit pour le petit ange qu’elle attendait!
Le dispensaire se décharge de toute responsabilité lié à ce décès.
On nous explique que si on avait glissé un petit quelque chose aux sages femme… il se pourrait qu’elle aurait été bien traité!
Les amis… Nous sommes au 21è siècle… Et l’équipe médicale dans notre pays, méprise encore des jeunes femmes du fait qu’elles n’ont pas les moyens! Mais où allons nous????
Sachons que la regrettée a fuit la province pour se réfugier à Bangui, et donner un avenir meilleur à ses enfants! Et elle décède “GRATUITEMENT” au plus grand mépris de tous…
Les sage femmes sont censés passer toutes les heures pour vérifier l’état des femmes enceintes! Mais comme elle n’avait pas les moyens… Elle n’était pas une priorité! Waaaaaaou… Les amis… Je trouve d’anormale! Désolé mais y a un soucis là…
Son mari doit venir de Bambari pour enterrer sa femme! Et récupérer ses 4 autres enfants! Dire qu’il croyait qu’à Bangui sa femme serait soignée dans de meilleures conditions…
J’ose espérer que la PRESSE CENTRAFRICAINE puisse dénoncer de tels comportements… Surtout que cela ne semble pas être une première dans ce dispensaire.
Bangui, Madison Fleury KOSSI Pour CNC.
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, (RJDH) 06 -04-2015
Le Secrétaire général par intérim du KNK ancien parti au pouvoir, Bertin Bea, a confié au RJDH que sans la présence de l’ancien président François Bozizé , le parti ne sera pas présent au forum de Bangui. Il l’a dit lors d’une interview accordée ce matin au RJDH.
« Sans la présence du président François Bozizé , le KNK ne prendra pas part au forum de Bangui », a déclaré Bertin Bea, secrétaire général par intérim du KNK lors de cette entrevue. Pour ce dernier, sans la présence de François Bozizé et de Michel Djotodia, le forum ne donnera pas les résultats attendus « le peuple centrafricain veut aujourd’hui savoir ce qui s’est passé. Il faut que le président Michel Djotodia soit là pour donner les raisons pour lesquelles il avait pris les armes et quels sont ceux qui l’ont poussé à le faire. Nous pensons que la présence de ces deux anciens chefs d’État est indispensable. Au KNK, notre position est claire. Elle n’a pas changé sur la question depuis la rentrée politique en février dernier »
Pour le secrétaire général par intérim du KNK, les sanctions des Nations Unies ne sont que des alibis utilisés pour écarter certains leaders de la grande rencontre de Bangui « ceux qui militent pour l’absence de ces deux anciens chefs d’État utilisent les sanctions des Nations Unies relatives à l’interdiction de voyager et au gel des avoirs. Pour nous, tout ceci n’est que des moyens auxquels les gens s’accrochent pour atteindre un objectif peu louable. Dans la résolution consacrant ces sanctions, il y a le principe qui se trouve être les sanctions et les exceptions qui prévoient que si les personnalités sanctionnées voyagent pour soutenir l’initiative de paix et autre, il est possible de leur permettre de voyager mais cet aspect, les gens ne le voient pas et c’est dommage ».
Le secrétaire général par intérim du KNK a réagi aux propos de Anicet Guiyama, conseiller politique de la cheffe de l’Etat de transition qui a affirmé à nos confrères de Chine Nouvelle que « on est dans une logique où il n’y a pas d’impunité. La République (centrafricaine) est respectueuse des engagements vis-à-vis de la communauté internationale et des décisions prises par celle-ci. Il y a des sanctions internationales contre un certain nombre de personnalités et nous en tenons compte »
Pour Bertin Bea, ces propos sont orientés contre François Bozizé « il est clair que Guiyama parle du président François Bozizé ». Le secrétaire du KNK qualifie la position de la présidence d’ambigüe « ce que je ne comprends dans la position du ministre conseiller, c’est ce revirement spectaculaire. C’est le professeur Guiyama qui avait rendu visite sur instruction de la cheffe de l’État aux deux anciens présidents pour solliciter leur participation au forum. Aujourd’hui, il fait une volte face que je ne comprends pas. Mais pour nous, sans le président Bozizé , nous ne pouvons pas aller ce scénario ».
Joint, le ministre conseiller à la présidence, Anicet Guiyama a promis réagir sauf qu’au moment où nous mettons sous presse, ce dernier ne l’a toujours pas encore fait.
Notons que le forum de Bangui se tiendra du 27 avril au 04 mai prochain. Deux nouveaux organes que sont le comité technique d’organisation du forum et le présidium ont été créés le 04 avril dernier par décret de la cheffe de l’Etat de transition./
Bangui, RJDH/Sylvestre Sokambi
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique -07-04-2015.
Trop c’est trop, Trop c’est trop
Centrafricaines, Centrafricains, jeunesse etudiantine, jeunesse centrafricaine.
L’heure de la vérité a sonné, L’heure de la vérité a sonné, L’heure de la vérité a sonné
Après plusieurs mois d’accalmie, certains hommes politique qui ont trahi le peuple, et qui refusent d’aller au dialogue ont renoué avec leurs manœuvres de déstabilisation de la transition en cours.
Pour ce faire, la jeunesse centrafricaine lance un appel solennel à tous les Centrafricains d’être très vigilants à l’égard de ces mêmes bourreaux du peuple, assoiffés de pouvoir qui organisent depuis quelque temps, des rencontres dans les arrondissements et certains quartiers de Bangui, afin de mettre en œuvre leur plan machiavélique savamment orchestré.
Nous prenons à témoins, l’opinion tant national qu’international des dérapages pouvant résulter de ce plan diabolique.
La jeunesse saisit l’occasion pour apprécier les travaux des consultations à la base qui ont eu lieu dans toutes les préfectures de la RCA y compris Bangui et les réfugiés de la diaspora centrafricaine à l’extérieur. Elle demande cependant à tous les centrafricains de soutenir le projet du dialogue en cours qui est le seul lieu de rendez-vous de la vérité par rapport aux crises récurrentes que connait notre pays.
« Tout ce qui est fait pour le peuple sans le peuple est contre le peuple »
Vive le peuple centrafricain
Vive la jeunesse décidée
Vive les autorités de transition
Vive la République centrafricaine
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique -04-06-2015.
Au parti Union nationale pour le développement et le progrès ( UNDP ), le linge sale se lave en public. Michel Amine, président de ce parti, visiblement très remonte contre les membres du bureau politique de son parti a pris la décision de dissoudre purement et simplement le bureau et la coordination politique nationale.
Cette grande décision a été prise ce dimanche 6 avril, en début d’après-midi dans une déclaration faite à la presse par Amine, à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui. La cause de cette séparation brusque a constitution la quintessence de la rencontre expressément organisée en présence de la presse. Un à un, le président de l’ UNDP a dépeint la mauvaise gouvernance qui mine son parti. Fausseté, détournement, mensonge, caractérise le bureau politique de l’UNDP , à en croire son président.
Étant le plus souvent à l’extérieur pour préparer des élections dans son pays, Michel Amine a fait confiance à son bureau politique, constitué avec, pas des moindres personnalités du pays qui, malheureusement ont brillé par leur cupidité. Ce sont 3 675 000 000 F CFA que le président de l’ UNDP a mobilisé depuis 2014 pour son parti, mais les fruits ne suivent pas.Et la décision de Michel Amine tombe raide comme un couperet cet après-midi : le bureau politique et la coordination politique nationale sont dissouts. Le président a décidé de mettre un comité restreint en place qui se chargera d’organiser le congrès du parti dans un bref délai
Bangui Fred KROCK Pour CNC.
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafeique, 06-04-2015
Le 28 mars dernier, près d’un demi-millier les populations du Mbomou, majoritairement des femmes et des personnes victimes des groupes armés ont pris d’assaut l’hôtel de ville de Bangassou. Ils se sont mobilisé autour de l’Ong FHAP (Femmes-Hommes Action plus) pour lancer une lutte acharnée pour l’autonomisation de la femme et l’accompagnement des victimes de groupes armés. C’est le Préfet du Mbomou, Omer Hervé Féiyomona entouré de Mme Zara Abdoulaye, Maire de Bangassou et Mme Germaine Mboulibipa, Présidente nationale de FHAP qui a lancé cette dynamique.
Cette rencontre tient lieu de lancement officiel des activités de l’Ong FHAP dans le Mbomou. Selon Germaine Mboulibipa, son Ong qui a fait ses preuves dans le Sud-est de la RCA au chevet des victimes de conflits armés et de la rébellion ougandaise de la LRA (Lord résistance army) de Joseph Kony, entend mettre ses expertises au service de la population du Mbomou en général et de la ville de Bangassou en particulier. « Fort des expériences réussies dans le Sud-Est, je vous rassure mes chères sœurs et chers frères de Mbomou, si nous nous mettons ensemble, nous construirons un avenir meilleur pour nous, mais surtout pour nos enfants. » a déclaré la présidente qui précise que « les objectifs de FHAP sont entre autres, l’appui au développement communautaire pour une auto-prise en charge, les apports multiformes aux enfants et femmes vulnérables de conflits ou de catastrophes naturelles, appui aux personnes affectées par la crise sociale dont les filles-mères et les personnes de troisième âge ». Ces actions sont inscrites dans des domaines précis, à savoir « les renforcements de capacités, la consolidation de la paix, la protection de l’enfance et appui aux groupements communautaires pour les activités génératrices de revenus, la santé de reproduction, communication et mobilisation communautaire. » comme la relevé la présidente nationale.
Le Préfet du Mbomou, Omer Hervé Féiyomona s’est réjoui de l’implantation de FHAP dans le Mboumou au profit de ses administrés. « Je suis très honoré aujourd’hui, parce que depuis ma nomination à la Préfecture, je ne cesse de vous dire la vérité, et par la voix de la vérité, on nous a enfanté un fils aujourd’hui, celui dont j’ai donné le récépissé il y a juste une semaine, à savoir l’Ong Femmes hommes action plus. » a affirmé l’autorité locale. Mais, Féiyomona n’est pas resté à une satisfaction morale car, il a demandé aux responsables de FHAP de contribuer efficacement pour soutenir les victimes des conflits récurrents dans la localité et d’émerveiller les femmes du Mbomou sur l’autonomisation de la femme. S’adressant plus particulièrement à la présidente nationale de FHAP et les responsables des Ongs implantées dans le Mbomou, le Préfet exprime ses reconnaissances en ces termes : « Je vous remercie très sincèrement chers collaborateurs des Ongs. Je vous exhorte de collaborer très franchement avec nous en rendant régulièrement compte de vos actions et prenez à témoin tous vos collaborateurs, vos parents, demain, l’avenir vous rendra hommage. »
Gazam Jean Baptiste est Chef secteur des Affaires sociales du Mbomou. « Vous n’êtes pas sans ignorer que dans la crise que notre pays a connue, beaucoup d’enfants et de femmes sont victimes et se savent plus aujourd’hui où trouver un petit souffle. Et, si l’Ong FHAP vient proposer une aide à ces victimes, nous ne pouvons que saluer. J’affirme d’ores et déjà notre disponibilité pour l’accompagnement social de cette Ong en conseils et d’autres appuis. »
Même satisfaction pour les bénéficiaires directement que sont les victimes de conflits, à l’image de Denise Ngapou, Présidente de FHAP de Sayo-Niakari « Nous, les femmes du Mbomou et plus précisément de celles de la commune de Sayo Niakari, sommes comblées de joie aujourd’hui de voir enfin une Ong qui se propose d’aider les femmes et les victimes que nous sommes toutes. Les femmes du Mbomou sont très débrouillardes, car elles sont dans la culture, le commerce, les petites activités économiques, mais il leur manque seulement des appuis techniques pour les organiser comme FHAP a promis nous encadrer. »
Rappelons que FHAP est une Ong nationale qui a vu jour le 4 décembre 2011 dans la Sous-préfecture de Zémio dans le Haut Mbomou. La Coordination nationale est présidée aujourd’hui par Mme Madame Ozojiri Tatiana. Elle œuvre aux côtés des femmes et enfants victimes de la LRA (Armée de résistance du Seigneur de l’Ougandais Joseph Kony). Mais suite à la crise sécuritaire que le pays a connue avec son corolaire de victimes, l’Ong aujourd’hui est implantée à Bangui, Zémio, Mboki, Raffaï, Obo, Bozoum, Bambari, puis avant d’arriver à Bangassou. Alors que la Coordination nationale projette de l’implanter à Paoua, Koui, Bossemptélé, Bocaranga, puis Damara, Mbaïki et certaines régions de l’Ombella Mpoko, parce que ces régions sont également touchées dans ce conflit.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC.
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique, 05-04-2015.
Le Président de l’Union nationale pour la Démocratie et le Progrès en abrégé UNDP, Michel Amine a mis en marche sa machine politique qui, manifestement, gagne du terrain. Avec un large projet de société, le parti UNDP qui se veut un parti de la révolution s’est enraciné dans les quatre coins cardinaux de la République centrafricaine.
Après ses multiples déplacements effectués hors des frontières centrafricaines, Michel Amine de retour en force au bercail, multiplient les rencontres avec les partisans et sympathisants de l’UNDP ainsi que quelques entités de la couche sociale. L 31 mars derniers, l’UNDP a organisé une journée dénommée journée de la réconciliation nationale, l’occasion pour Michel Amine pour s’adresser à la population sur la cohésion sociale entre les différentes communautés.
Pour marquer cette journée dite de la réconciliation nationale, des manifestations culturelles et sportives ont été organisées. Des groupes de danse traditionnelle et orchestres ont été à l’honneur de la journée.
Dans sa déclaration devant de la presse centrafricaine et internationale lors de sa conférence de presse tenue, ce 2 avril 2015, le président de l’UNDP n’était pas allé au dos
de la cuillère pour fustiger les anciens premiers prétendant postuler aux élections à venir. Car, selon lui, ce sont ceux-là qui ont occasionné les différentes crises qu’a connues la République centrafricaine.
“Les premiers ministres, ils n’ont jamais prévenu la RCA d’une entière crise économique et pourtant c’est leur devoir. Ils n’ont jamais mis en place un projet d’une grande sortie de crise. Ils ont fait endurer à la population cette crise sanguinaire. Mais dites-vous, ce que les gens n’ont pas été capables de faire, c’est aujourd’hui qu’ils peuvent le faire? “, a rétorqué Michel Amine, président de l’UNDP.
En ayant conscience que la crise centrafricaine ne date pas d’aujourd’hui, Amine Michel a estimé lui que, depuis l’indépendance, la République centrafricaine est mal partie. Mais avec l’entière conviction, a-t-il fait savoir, l’UNDP se dirige pour corriger toutes les erreurs du passé.
Par ailleurs, le président de l’UNDP n’a pas passé par quatre chemins pour accuser les autorités actuelles de la transition de ne pas exiger des forces internationales en République centrafricaine le désarmement forcé des milices armées qui continuent d’imposer leur loi à la population éprise de paix et de justice. Ce qui pourrait constituer un handicap non seulement aux campagnes électorales mais aussi à la tenue des élections dans certaines zones du pays encore sous le
groupes armés.
Le Président de l’Union nationale pour la Démocratie et le Progrès en abrégé UNDP, Michel Amine, était le premier à étre se déclaré candidat aux élections 2015. Il a été investi, le 8 novembre 2014, par son parti à Bangui lors du premier congrès ordinaire de l’UNDP. Le pari politique UNDP a été créé le 23 avril 2014 à Bangui la capitale centrafricaine.
Bangui Eric NGABA Pour CNC.
Bangui, Corbeau News Centrafrique, -05-04-2015
Les Forces armées centrafricaines, en abrégé FACA, sont aujourd’hui à l’honneur de la célébration de la 54è année de l’existence au service du peuple centrafricain depuis 1961 juste un an après l’indépendance de la République centrafricaine. Comme symbole de souveraineté nationale, qu’est-ce qui reste aujourd’hui à la République centrafricaine après les différentes crises politico-militaires ayant impacté l’armée nationale?
“Les Forces de défense et de sécurité sont à l’unisson pour relever le défi sécuritaire”. “L’armée nationale pour la sécurité et la paix “. “Vive les forces armées centrafricaines immortelles”. Ce sont là au tant d’écritures inscrites sur les banderoles en préludes à la journée commémorative de l’anniversaire des Forces armées centrafricaines. La cérémonie marquant cette journée s’est déroulée, ce 04 avril 2015, au complexe sportif 20.000 places à Bangui, en présence de la Cheffe de l’État de transition, du premier ministre, président du Conseil national de transition, des membres du gouvernement dont celui de la défense en charge de l’armée nationale, des corps diplomatiques, ainsi que de la délégation des forces internationales présentes dans le pays.
Pour marquer cette journée, plusieurs manifestations ont été organisées tout au long de la semaine dite la semaine
des Forces armées centrafricaines ( FACA ). La journée du 4 avril 2015, jour de 54è anniversaire des FACA , est marquée par la remise officielle du drapeau au Chef d’État major des armées, de Général de Division François Mobebou, le défilé des FACA ainsi qu’un match amical de football opposant les FACA et les Forces de la MINUSCA.
“C’est avec un grand amertume, quoi qu’il en soit, que nous célébrons cette journée. Car après 54 ans, l’armée ne devrait pas être dans cet état. Nous sommes un État comme les autres, nous osons voir une armée à la hauteur. Nous comptons sur les autorités actuelles de la transition qui, d’ailleurs de bonnes intentions, pour avoir cette armée à la hauteur à travers la réforme en cour “, a intimé Guyame Lapo, ex Chef d’État major des FACA .
Qu’est-ce qui reste aujourd’hui à la République centrafricaine comme armée?
Si l’on évoque la théorie de Machiavel qui, dans son ouvrage intitulé Le Prince, dit “On ne gouverne jamais un pays sans son armée nationale”, l’on dira que la réussite de la transition en Centrafrique et le retour effectif de la sécurité nécessité sans doute la participation des Forces armées centrafricaines qui reste, malgré tout, le symbole de la souveraineté nationale. Comme dans le même sillage, la Ministre d’Etat chargée de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara l’a souligné dans un point de presse
” la RCA ne peut retrouver la paix sans son armée nationale”. Après la crise qu’a connue la République centrafricaine depuis deux ans, l’armée nationale reste inactive car n’ayant pas de moyen pour assumer la responsabilité étant la sienne.
Depuis la mise en déroute des FACA par une nébuleuse rébellion appelée coalition Seleka ayant conduit à l’éviction de François Bozizé du pouvoir en mars 2013, l’ambigüité plane toujours sur l’armée nationale. Cette armée jugée de partisane et d’amateurisme par la communauté internationale ne croyant pas à son attitude républicaine et disciplinée, continue d’échouer toute sorte d’humiliation de part et d’autres. Pire avec l’avènement des Anti-balaka, l’armée reste sous le verrou d’une série de sanctions infligées par la Communauté internationale qui exige une réforme radicale. Ces sanctions qui empêchent les FACA d’etre sur le theatre d’opérations laissent le terrain libre aux groupes armés qui continuent de régner en maitre absolu sur toute l’étendue du territoire national.
Alors que les FACA, par le passé, faisaient la fierté de la nation centrafricaine quelques années après sa création en 1961 par la l’ex président centrafricain, le feu David Dacko. On parlait des FACA , une armée exemplaire de la sous région. Si l’on qualifie aujourd’hui les FACA d’une armée partisane, ethnique et indisciplinée, les régimes qui se sont succédés en Centrafrique se sont servis de cette armée pour conserver leur intérêts égoïstes. Cela a donné
un espoir perdu à la République centrafricaine qui se retrouve aujourd’hui dans le gouffre malgré la présence des forces internationales dans le pays.
Vive la reforme des FACA
La nomination d’une femme à la tête du ministère aussi stratégique que celui de la défense nationale a gagné la confiance de la Communauté internationale qui, visiblement, manifeste la volonté d’accompagner le gouvernement centrafricain dans la reforme des FACA . Une nomination qu’a saluée la MINUSCA qui soutient l’engagement ferme des femmes centrafricaines conformément à la résolution 1325 sur la femme, Paix et Sécurité et le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique. Ce qui est une première dans l’histoire de la République centrafricaine.
Au dessus tout, il est question aujourd’hui de la reforme de l’arme nationale permettant à la République centrafricaine de se doter d’une armée républicaine dite multi-ethnique qu’exige la Communauté internationale. A près sa prise de fonction dans le gouvernement Kamoun 2 en sa titre de ministre d’État chargée de la défense nationale, Marie-Noélle Koyara s’est préoccupée de la situation encore ambigüe des FACA . La mise en place aujourd’hui du premier Bataillon d’infanterie territoriale, en abrégé BIT n°1composé de 450 éléments des FACA , est le fruit d’une coopération entre la ministre
chargée de la défense nationale et la les forces internationales dont l’EUFOR-RCA et la MINUSCA. La mise en œuvre de cette brigade d’intervention rapide, tant souhaitée par la population, est la suite logique du vœux émis par la présidente de transition, Catherine Samba-Panza dès son accession au sommet de l’État en janvier 2014.
Par ailleurs la ministre de la Défense a souligné dans un point de presse tenu, le 25 février 2015 à son ministère que le premier pas est déjà franchi concernant la rénovation des FACA . Selon elle, le grand reste à faire avec les partenaires européens, faisant allusion à l’EUMAN-RCA, la nouvelle mission européenne succédant à l’EUFOR-RCA. D’ici peu des actions vigoureusement menées en vue de reconstruire, d’après la ministre, une armée véritablement républicaine, professionnelle et disciplinée.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
( Corbeau News Centrafrique)
Corbeau News Centrafrique, -04-04-2015.
L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalinga a célébré la messe de ‘’Jeudi Saint’’ du 2 avril dernier à la prison centrale de Ngaragba à Bangui. Les quelques 600 prisonniers ont accueilli le prélat qui en a lavé les pieds d’une dizaine et une trentaine autres baptisés. La ‘’Miss-Centrafrique pour la paix’’, Flora Habiba Nghahally a accompagné l’Archevêque.
Nzapalinga place son déplacement de Ngaragba sous le signe de l’amour et de la fraternité envers les détenus, comme image de Dieu créateur. « Le choix de la maison de Ngaragba vient du fait que Ngaragba est un lieu où se trouvent des frères en humanité qui sont ici pour X raisons. Dieu ne juge pas, Dieu aime tout le monde. Jésus Christ rassemble tous les hommes, il leur parle de l’amour, pas seulement théoriquement, mais il va se mettre à genoux pour laver les pieds de ses Apôtres, afin de manifester non seulement l’humilité, mais aussi l’hospitalité et la fraternité. Je pense que c’est cela que je suis venu vivre avec mes frères, afin de les inviter à entrer dans le sacrement de la fraternité. » a déclaré le prélat.
Cette visite qui a intervenu après que l’Ong CARITAS Bangui ait apporté quelques vivres et non-vivres aux locataires de Ngaragba, ces derniers se réjouissent cependant du geste de Nzapalainga, à l’exemple de Obed Emotion Namsio, ancien porte-parole des Anti-Balaka détenu dans cette prison : « Je suis débordé par la joie et l’émotion de voir Mgr Dieudonné Nzapalainga et les membres de l’église catholique qui l’ont suivis, venir parmi nous aujourd’hui. Nous, les enfants qui sommes ici à l’université de Ngaragba sommes habités par l’esprit de paix, d’amour et de la cohésion sociale. Au nom de mes frères détenus de Ngaragba, je merci Dieu et l’Archevêque de Bangui pour cette visite qui réconforte notre foi et nous donne le courage d’espérer toujours. Que la paix de Dieu soit avec tous les centrafricains de quatre coins de la RCA et que la paix de Dieu soit avec notre cher et beau pays la République centrafricaine.» a-t-il confié.
Quant à Fora Habiba, le Miss-Centrafrique 2015, sa visite entre dans le cadre des actions qu’elle a prévues en faveur des victimes de la crise sécuritaire actuelle en RCA. « J’avais déjà promis, dès mon élection, que j’allais travailler auprès de tous les centrafricains sans distinction. C’est pour moi une promesse que je dois tenir jusqu’au bout. Donc, je suis là, pour partager le message d’espoir à ces vaillants fils du pays qui se sont laissé tromper ou qui ont tout simplement trompé de chemin pour être là. C’est aussi pour leur dire de profiter de cette occasion pour réfléchir à leur propre développement et partant, au développement de leur pays dans la cohésion sociale et la paix. »
Notons que l’Archevêque a déjà fait un premier déplacement à Ngaragba où il a rendu vite, il y a un mois, aux détenus de la prison centrale.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique, 04-04-2015.
Une mission de l’Agence de coopération turque est en visite de travail à Bangui. Le but de cette mission est de renforcer les liens de coopération entre la Turquie et la RCA, dans le domaine de la construction des infrastructures. Ce vendredi 3 avril matin, la délégation a tenu une première réunion avec Clair Malefou, Ministre centrafricain de l’Equipement et des Travaux publics. Il ressort de cette rencontre que l’Agence de coopération Turque a fait part de sa disponibilité à construire le pont de PK 9. « C’est ma quatrième visite dans votre pays, la République centrafricaine, précisément à Bangui.Ce matin, nous avons discuté avec le Ministre des Travaux publics sur le projet de construction des ponts au niveau de la capitale Bangui. Il s’agit de quelques ponts, notamment le pont de Sapéké [pont reliant le 6ème et le 2ème arrondissement de Bangui], puis le pont de PK 9 (situé à la sortie Ouest de la capitale). Notre discussion avec le Ministre est beaucoup plus axée sur le deuxième pont, c’est-à-dire celui de PK 9, et nous espérons que le gouvernement puisse donner son accord pour nous permettre de construire ce pont au service de la population centrafricaine. C’est pour moi l’occasion de souhaiter que nos relations bilatérales avec la République centrafricaine vont s’affermir davantage avec de tels projets et vont se consolider avec les bonnes volontés. » a déclaré Mehemet Yazgan, Responsable de la coordination de la Coopération Turque à Bangui.S’agissant du délai d’exécution des travaux, Mehemet Yazgan a ajouté « Maintenant, nous sommes en train de rassembler les informations techniques sur la construction du pont de PK 9, à travers notre Ambassadeur de Kinshasa pour informer nos autorités. Je vous rassure que nous sommes prêts pour démarrer tout de suite le chantier. »
Visiblement, les attentes du gouvernement centrafricain vis-à-vis de la coopération Turque vont au-delà de la réalisation d’un seul ouvrage d’art. Des projets supplémentaires sont souhaités par la partie centrafricaine, à en croire le Ministre des Travaux publique et de l’équipement, Clair Malefou : « Le choix du pont de PK 9 se justifie par le fait que c’est par là que viennent nos bois de l’Ouest. D’autres ponts de la capitale comme le pont de Saint Charles, le pont de Binuca, et autres feront l’objet des prochains projets. Le pont actuel a un passage unique, alors que nous sommes en train de discuter avec nos partenaires pour la construction d’un pont à deux passages. » Malefou a par ailleurs estimé que ces genres de réalisations concrètes pourront être de nature à consolider les liens d’amitié et de coopération entre les deux peuples. « C’est dans le cadre de la coopération bilatérale entre notre pays et la Turquie que cette mission est venue nous aider dans le domaine de construction des infrastructures, notamment des routes et des ponts. Ils étaient déjà venus une première fois où nous avons évoqué ces difficultés et lors de cette deuxième visite, nous avons estimé qu’entre autres ponts en état de dégradation avancée, nous leur avons présenté le pont de PK 9 au lieu de celui de Sapéké que les Chinois se chargent de construire. Ce projet et bien d’autres à venir sont la forme matérielle de la coopération agissante entre nos deux pays. » a conclu le membre du gouvernement.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique) 04-04-2015
Nous Comzones de EX Antibalaka mouvement de résistance populaire de Bangui et province, avons appris avec étonnement et stupeur la publication dans le journal Media Plus d’un communiqué de presse (prétendue d’un mouvement antibalaka Coordination des Opérations d’un groupuscule des individus mal intentionnés et sans repère).
Nous tenant à préciser ce qui suit à l’intention de la communauté internationale et nationale.
1) Aucune Assemblée générale extraordinaire ne s’est tenue le 28 Mars 2015
Nous dénonçons avec force le contenu de ce communiqué de presse, ainsi que le signataire de ce document l’imaginaire Richard SOUMALEKRE inconnu dans nos rangs.
2) Réaffirmant notre entière loyauté au Coordonnateur légalement désigné du Mouvement EX ANTIBALAKA Patrice Edouard NGAISSONA, ainsi que notre seul porte parole Béranger Ludovic Igor LAMAKA.
3) Mettant en garde tous les apprentis sorciers, manipulateurs, ou autre pompier pyromane tel que Emmanuel SANDY, Prosper NDOUMBA dans les manœuvres dilatoires ont toujours contribué à mettre ce Pays en feu et à sang.
Nous considérons leurs actes comme des élucubrations, juste pour saper le moral du peuple Centrafricains et boycotter les efforts fournis par le PCUD EX ANTIBALAKA pour un retour véritable à la paix.
Qu’il ya un temps pour tous :
Un temps pour faire la guerre, un temps pour faire la paix
Un temps pour les divisions, et un temps pour la réconciliation.
Notre silence n’est pas un signe de faiblesse, bien au contraire, il témoigne de notre engagement irréversible de la reconstruction de la paix, d’amour, du pardon, de la tolérance entre les communautés à la veille du forum de réconciliation que le peuple appel de tous ses vœux.
UN PAYS, UN PEUPLE, UNE PAIX
Le Porte Parole
Berenger Ludovic Igor LAMAKA
Bangui, 03-04-2015
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, Corbeau News Centrafrique, 03-04-2015.
Le Coordonnateur de l’Ong, Centre pour l’information environnementale et le développement durable (CIEDD) Monsieur Jean Jaque Mathamalé, a conféré, jeudi 2 avril 2015 avec la presse au stade 2000 Places. Au centre de cette rencontre, le satisfécit de la société civile par rapport à la prise en compte partielle de ses désidératas et contributions dans l’avant-projet de la constitution de la République centrafricaine, encours de validation.
Après sa validation par le Conseil national de transition, l’avant-projet de la RCA circule pour être amendé par les autres instances des forces vives de la nation, en attendant le séminaire de validation. Les organisations de la société civile, réseaux et plateformes (GDRNE, CIONG-CA, REPALCA, CEFDHAC, ONE) qui ont, elles aussi reçu le document provisoire ont apporté de leurs contributions. Lors de la conférence, Jean Jaque Mathamale s’est réjoui du fit que les préoccupations exprimées par son entité ont trouvé bon écho et ont été partiellement prises en compte par le CNT. « Nous nous réjouissons de ce que sur les cinq points que nous avons initiés comme contribution à cet avant-projet de la constitution, le Conseil national de transition a retenu trois points. C’est un objet de satisfaction, même si toutes nos préoccupations n’étaient pas prises en compte, ou que d’autres ont été partiellement satisfaites. » a avoué le coordonnateur du CIEDD.
En effet, le motif de ce satisfécit, à en croire Mathamalé se trouve dans la prise en compte de l’essentiel de la contribution de la société civile dont –il porte la voix, à savoir que sur cinq propositions, trois ont été considérées et d’autres ont trouvé également de place, même si elles ont subi des modifications. Mathamalé résume ainsi les cinq points les préoccupations exprimées : « Nous avons soulevé cinq préoccupations : la première est relative à la bonne gouvernance, c’est-à-dire à la participation, à la consultation inclusive et aux mécanismes de prise de décisions en RCA ; la seconde préoccupation concerne les droits des peuples autochtones au regard de la Convention 169 de l’OIT (Organisation internationale du travail) relative aux peuples indigènes et tribaux, la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, la Charte et de GIZ ; la quatrième est relative aux droits de l’homme, notamment le droit à l’information environnementale et la justice environnementale et enfin ; la cinquième préoccupation concerne la transparence et la gouvernance dans le secteur des industries extractives, à savoir minières, gazière, pétrolière, le bois, etc. »
Faut-il indiquer que sur ces cinq propositions, celle relative à la publication des informations environnementales telles que les Contrats forestiers et miniers ; celle relative aux Droits des peuples autochtones et ; celle relative à la bonne gouvernance ont été retenue par le CNT.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC.
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui Corbeau News Centrafrique, 03-04-2015.
Jeudi 2 avril 2015, à la base militaire de Mpoko, le nouveau porte-parole de la force française de l’opération Sangaris, Colonel Olivier Déplace, a conféré avec la presse. Il a été question pour Sangaris de réaffirmer son engagement à mettre la sécurité en RCA aux côtés de la Minusca et des FSI (Forces de sécurité intérieures. « Aujourd’hui, notre activité principale tourne autour de l’intensification de nos patrouilles. Nous procédons à des patrouilles mobiles, de jour comme de nuit dans la capitale Bangui, puis dans l’arrière-pays, notamment dans la zone entre Bangui, Sibut, Kaga Bandoro et Bambari, afin de sécuriser les populations contre les coupeurs de route et les bandits de grand chemin. De même, nous allons continuer, dans le cadre des mesures de confiance, désarmer tous les fauteurs de troubles armés et démanteler toutes les barrières illégales érigées par les bandes armées » a déclaré le porte-parole.
L’occasion a permis au Colonel Déplace de noter avec satisfaction la marche irréversible de la population centrafricaine dans son ensemble vers la paix et la réconciliation nationale. « De ce qui s’était passé en ce laps de temps, je peux vous dire que la période écoulée se caractérise par un apaisement dans la situation sécuritaire du pays. Parce qu’on a affaire à une population qui veut résolument se tourner vers la paix et la reprise des activités normale. Et en même temps, nous avons des autorités de transition qui veulent par un volontarisme s’orienter vers la consolidation de la paix. » a-t-ilindiqué.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
( Corbeau News Centrafrique)
Bangui, ( Corbeau News Centrafrique) 03-04-2015.
La ville de Bangassou a été la capitale économique et commerciale de toute la préfecture du Mbomou, ce 31 mars 2015. C’est une journée marquée par l’ouverture de la grande foire agropastorale et piscicole de la localité, placée dans une grande cérémonie qui a eu lieu à la Gare routière de Bangassou, sous la présidence de Madame le Maire de la ville, Zara Abdoulaye, en présence Catarina Mesesan, Cheffe de base de Mercy Corps de Bangassou et de quelques responsables d’Ongs œuvrant dans la localité.
Ils ont été des milliers, commerçants, cultivateurs et pêcheurs, venus de Bangassou et des différentes localités de Mbomou avec leurs marchandises et produits agricoles pour participer à cette foire historique de la préfecture du Mbomou organisée à Bangassou, Cheffe-lieu de ladite préfecture. L’initiative de l’organisation d’une première grande foire préfectorale dans le Mbomou a été prise par l’Ong Mercy Corps qui œuvre dans la préfecture avec l’appui de l’USAID. Selon Catarina Mesesan, Chef de base de Mercy Corps de Bangassou, cette foire est une stratégie de réponse à la crise économique avec son corolaire de crise alimentaire dans la localité. « Nous sommes conscient que le conflit en RCA, et plus particulièrement dans la ville de Bangassou a eu beaucoup d’impact sur les activités économiques de votre région. Beaucoup de commerçants, agriculteurs et pêcheurs ont été systématiquement pillés. Et cela, à notre avis, constitue un risque pour la crise alimentaire dans le Mbomou en général et ici à Bangassou en particulier. Pour ce faire, nous avons initié cette foire, pour permettre la relance économique de votre région en vue de barrer la route à la crise alimentaire. » a déclaré la Cheffe de base de Mercy Corps.
A travers cette rencontre régionale économique, 2 500 personnes dont des agriculteurs, des pêcheurs et surtout des commerçants, soit 100 groupements ont directement bénéficié de cet appui de Mercy Corps. Dans le calcul de Mercy Corps, ce seront 15 000 personnes qui vont indirectement bénéficier de cette aide.
Sur les stands, l’on pouvait s’acheter, entre autres produits, brouette, pousse-pousse, pelles, houe, faucille, arrosoir, kit d’hygiène, fût et bidon vide, les alevins (carpe et tilapia), les semences agricole et animale, huile raffinée, du manioc, de l’arachide, etc.
Cette première foire a été un véritable satisfécit pour la population de Mboumou qui trouve en cela, l’occasion non seulement de retrouvaille après la longue et cruciale crise sécuritaire, mais aussi, un espace d’écoulement des produits agricoles stockés depuis des mois sans preneur. Pour Jeanne Nassongbo, « C’est une bonne initiative, car depuis le déclenchement de la crise à Bangassou, il est difficile pour nous d’écouler nos produits. C’est vrai que nous étions en crise, mais nous avons pu quand même cultiver ; malheureusement, il n’y a, jusque-là, personne pour acheter nos produits. Nous remercions Mercy Corps, parce qu’aujourd’hui, nous pouvons vendre nos produits. » C’est le même sentiment partagé par Mme Zara Abdoulaye, Maire de Bangassou qui précise : « Cette foire tombe à pic, au moment des plantation et de semences de diverses cultures. Elle va permettre ainsi aux cultivateurs d’avoir les semences. » Elle a profité de l’occasion pour interpeler les bénéficiaires de bien capitaliser l’appui de Mercy Corps à leur endroit.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique)
Bangui, ( Corbeau News Centrafrique) 03-04-2015
Le procureur de la République a requis cinq (05) ans d’emprisonnement ferme et une amende de 500 milles F. Cfa à l’encontre du prévenu. Le procès de Romaric Vomitiadé, Ministre centrafricain du Tourisme a débuté mercredi 1er avril 2015 pour s’achever ce jour jeudi 2 avril 2015 avec la décision de Jules Gabo de renvoyer le délibéré de l’affaire au 8 avril prochain.
Vomitiadé est poursuivi devant le Tribunal correctionnel pour trois chefs d’accusation : Attentat sur mineur avec épreuve de force ; Acte de pédophilie et ; Entrave à l’émancipation d’une jeune fille.
En rappel, c’est le 25 janvier dernier, alors que le membre du gouvernement était en mission à Yaloké, localité située à 300 km à l’Ouest de Bangui dans le cadre des consultations populaires à la base que ce dernier aurait abusé d’une fille de 16 ans. Le scandale a déchaîné la furie des organisations féministes avant de se transposer sur le terrain judiciaire. L’affaire est mise en délibéré pour le 8 avril 2015, tandis que le Conseil de l’accusé demande la relaxe pure et simple de leur client.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC
(Corbeau News Centrafrique), 03-04-2015
Bangui (DJAZIM MAHAMAT) -03-04-2015
CEUX QUI ONT PENSÉ QUE LES FORUM DE BANGUI ÉTAIENT UNE FIN ET QU’ILS ALLAIENT APAISER LA SITUATION DU CENTRAFRIQUE, DÉCHANTENT AUJOURD’HUI. LES HARCÈLEMENT DES POPULATIONS POUR PRÉPARE FORUM DE BANGUI DOIT AVOIR UNE BUTE BIEN PRÉCIS ? ET CLAIRE DEVANT TOUT LE MONDE.
Les musulmans sont marginalisés et opprimés en Centrafrique ! C’est le message que certains hommes politiques et des groupes ethniques véhiculent aujourd’hui à travers l’Europe, dans le monde. Une campagne savamment menée pour lutter contre les musulmans centrafricains. Elle fait fi de tous les efforts nationaux d’intégration initiés depuis l’indépendance jusqu’ à nos jours. Parler de discrimination en Centrafrique, traité les musulmans comme des étranger est exagérée. Mais, c’est nous qui le savons ici à l’interne. Sinon pour la communauté internationale, il y a bel et bien un «problème centrafricains» dans notre pays. Et elle en fait volontairement une minorité mise au banc de l’État et privée de ses droits. N’empêche qu’elle ne saurait non plus longtemps fermer les yeux sur une lutte pouvant profiter de nos droit «égalité-liberté-paix», comme récemment le Ministre de la sécurité publique a sont visite au km5 qualifie nos patriote comme de criminelle alors que lieu de criminalité se trouve au 4eme arrondissement que nos patriote ne se vague pas librement et la discrimination reste toujours au sein du gouvernement , Aujourd’hui, MRPMC profiter de forum de Bangui de dire a ceux qui cherchent toujours la discrimination, comme violeur des droits des «minorités». Cela est d’autant vrai qu’avec l’appui des hommes politique centrafricains qui veule rien que intérêt personnel et nos l’avenir du pays, ils ont réussi à braquer le regard de la communauté internationale sur Centrafrique, aujourd’hui épicentre d’une nouvelle campagne belliqueuse de réconciliation forcé : le harcèlement des populations de dire à l’opinion internationale que la paix revient mais la haine reste toujours.
Centrafrique est devenu un terrain d’une guerre psychologique contre les musulmans centrafricains. L’objectif est sans doute de manipuler l’opinion internationale par le biais des médias déjà endoctrinés par des préjugés. Le centrafricains est très orgueilleux pour longtemps résister à certaines offenses touchant à son honneur et à sa dignité. Mais, nous devons comprendre aujourd’hui que c’est plus que jamais le moment de faire violence sur nous-mêmes pour ne pas céder à la provocation. Aujourd’hui, les criminels Anti-Balaka peuvent se livrer à une boucherie sur les musulmans et que cela n’émeuve pas le gouvernement et la communauté internationale. Les plus égoïstes diront que les anti-balaka ont répondu à des exactions. Et les plus courageux condamneront du bout des lèvres. Imaginez le massacre des musulmans(femme, enfant etc…) et nos frères qui sont a d’autre pays différent qui sont venue faire leurs affaires
comme les Sénégalais, Malien, Tchadien dise que sont musulmans etc…,d’autre on trouvé la mort et perdue leur bien et d’autre sont retourné chez eux, C’est à peine et la haine que le gouvernement n’a pas traité de faire exagération afin de se donner bonne conscience .
Par DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE.
Mais, il suffit que des centrafricains tirent sur une poignée de musulmans pour que les images fassent le tour du monde en boucle pendant des semaines. L’opinion occidentale criera à la chasse à l’homme, à la vengeance de nos patriotes, à la terreur pour intimider une minorité qui «ne fait que réclamer ses droits légitimes». Il est temps que nous et l’opinion internationale comprend cela pour ne plus jamais céder à la provocation. Renvoyons la communauté internationale à ses responsabilités envers nos patriotes et surmontons notre douleur pour nôtre protection et notre droit en Centrafrique.
Centrafrique doit être plus que jamais présente sur le terrain de la communication. Un espace que nous avons jusque-là abandonné à l’ennemi, à qui les médias occidentaux sont acquis. Les arguments de Radio Ndekeluka représentatif des ces auditeurs contre les musulmans, le Centrafrique est un terreau d’intégration ethnique… ne font plus le poids face au choc des images. La campagne mondiale de désinformation contre notre patrie : «Il ne s’agit plus de dire que ceux qui crient à la guerre tribale, n’ont toujours eu que mépris pour les autres ethnies du pays , le problème Centrafricains est juste une bagarre de discrimination dans lequel le père de famille intervient pour dire que tel ou tel a raison… Il faut communiquer. Il faut montrer au monde entier la vérité …».
Nos valeurs nous contraignent à certaines réserves, voire à la pudeur. Et cela a toujours profité aux détracteurs de ce pays. MRPMC qui cherche plutôt à protéger ces patriotes contre la discrimination dans le gouvernement et partout sur l’étendue territoire de la RCA.
Le 02 Avril 2015
Par Coordination de MRPMC
DJAZIM MAHAMAT
(Corbeau News Centrafrique), 02-04-2015

Bangui,(F. N) 02-04-2015
Bangui, 1er Avril 2015 (RJDH)—Au total 280 policiers sénégalais sont arrivés mardi 31 mars à Bangui pour renforcer l’effectif des policiers de la Minusca. Les deux contingents d’Unité de Police Constituée augmentent à 1501 l’effectif de la Police de la Minusca. L’annonce a été faite ce matin par Léo Franck Gnapié, porte-parole de la Police de la Minusca lord de la conférence hebdomadaire.
« Cette semaine a été marquée par la décision du Conseil de Sécurité d’augmenter de 280 policiers, l’effectif de la composante police, portant ainsi à 2080 l’effectif total que devra atteindre à terme la Police de la MINUSCA. En attendant l’effectif actuel est de 1501. Cet effectif a en effet été renforcé par l’arrivée, hier 31 mars 2015, de 02 contingents d’Unité de Police constituée (UPC) du Sénégal. L’une sera chargée de la sécurité de l’aéroport et l’autre de la protection des institutions de l’État ». C’est en ces termes que le Colonel Léo Franck Gnapié, porte-parole de la police a annoncé cette nouvelle.
Selon Léo Franck Gnapié, une passation d’autorité pour la sécurisation de l’Aéroport entre la force militaire gabonaise et la police de la Minusca se ferra bientôt.
Parallèlement au renforcement de ses effectifs, la police de la MINUSCA continue de mettre la pression sur les criminels. « Ainsi, le 27 mars 2015, un véhicule de marque Toyota, type pick-up qui avait été volé la veille dans le 8èmeArdt par 02 individus armés de fusils de guerre, a été retrouvé par une patrouille des casques bleus. Les deux braqueur sont aussi été interpellés et mis à la disposition de la gendarmerie nationale. De même 03 autres véhicules ont été retrouvés au cours de la semaine », a relevé le porte-parole de la Police de la Minusca.
« Cette semaine12 personnes ont été interpellées et 17 infractions ont été recensées. On note une baisse par rapport à la semaine d’avant au cours de laquelle 21personnesavaient été interpellées, pour 23 infractions recensées », enregistré la police de la Minusca.
La cheffe de la Communication Publique de la Minusca, Myriam Dessables a annoncé que ce mercredi, la Minusca a lancé les travaux de réhabilitation du Camp de Roux, qui servira comme annexe à la prison Centrale de Ngaragba. « C’est dans le cadre de la mise en œuvre des mesures temporaires d’urgence. Ces travaux financés par la Minusca vont durer huit semaines. La prison de Ngaragba fait face à une surpopulation de plus en plus inquiétante. L’achèvement de ces travaux constituent une réponse à la question d’un lieu sécurisé, offrant des conditions de détention conforme », a dit Myriam Dessables.
Le 26 mars, le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait adopté la Résolution 2212, portant l’augmentation de l’effectif des casques bleus de 750 militaires, 280 policiers et 20 agents pénitentiaires./
Bangui, Fridolin Ngoulou
(Corbeau News Centrafrique) 04-02-2015.
Bangui, (Corbeau News Centrafrique)
La République centrafricaine reçoit une aide financière d’un montant de 1,930 euros soit 1, 24 milliards de franc CFA de la par de l’Agence française de Développement en abrégé AFD. La convention de ces fonds a été soignée, ce mardi 31 mars 2015, au ministère de l’économie du plan et des relations internationales. Ces fonds permettront de financer l’ensemble de Programme de Reconstruction économique et sociale en milieu urbain en abrégé PRESU.
La signature de cette convention a été faite entre plusieurs personnalités. Il s’agit notamment de, Florence Lembio, Charles Malinas, et Hervé Conan, respectivement ministre centrafricaine de l’économie, du plan et des relations internationales chargée du pôle de développement, l’ambassadeur de France à Bangui, et Directeur de l’Agence régionale de l’AFD ( Agence française de développement) développement.
Cette aide financière permettra au gouvernement de transition de répondre aux multiples préoccupations des populations du 3è et 5è arrondissements de la ville de Bangui. Le choix de ces deux arrondissements retenus pour leur forte précarité montre à suffisance, selon la ministre Lembio, la volonté du gouvernement de créer les conditions de retour des déplacés et de la cohésion
sociale par une amélioration des conditions de vie des populations à travers des activités d’assainissement de voirie urbaine de méditation sociale et de formation professionnelle.Lembio
“C’est ici l’occasion de saluer cette signature de la convention qui s’inscrit dans le cadre de la mise œuvre de projet sur les ressources Fonds Bekou selon la nouvelle approche THIMO pour appuyer le relèvement socio-économique de la RCA dont le tissu était gravement affecté par les crises politico-militaires enregistrées depuis 2015”, a intimé Florence Lembio, ministre de l’économie du plan et des relations internationales.
Par ailleurs, la ministre a souligné que l’approche des Travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) permettra de distribuer des revenus à la jeunesse désœuvrée et démunie de ses quartiers qui ont besoin de sortir de cycle de la violence qu’ils ont connu ces dernières années. Cette aide financière à l’État centrafricain montre le soutien du gouvernement français et de l’Union européenne aux autorités de la transition centrafricaine qui, manifestement, éprouvent de difficultés à mettre œuvre des initiatives allant dans l’intérêt de la population meurtrie par la crise qu’a connue la RCA.
Les fonds proviennent principalement de fonds fiduciaire multi-bailleurs de l’Union européenne pour la République
centrafricaine. Ce fond fiduciaire dénommé le “Fonds Bekou” a délégué sa contribution à l’Agence française de développement ( AFD ). Cette délégation de fonds a été formalisée par une signature, le 26 mars 2015, entre l’ AFD et le “Fonds Bekou” d’une convention de délégation , d’un montant global de 4,5 euros. Pour Henry Conan, Directeur de l’Agence régionale de l’ AFD, ” tout ce projet de Fonds Bekou est une réussite conjointe de la République centrafricaine, de l’Union européenne et de ses États membres, et démontre qu’il est possible de contribuer à l’effort de reconstruction de la Centrafrique dès aujourd’hui en s’associant à cette initiative”.
Ce nouveau concours vient ainsi compléter le portefeuille de l’Agence française de développement en Centrafrique représentant plus de 25 millions d’euros de projets actifs visant à soutenir la relance de secteurs prioritaires et à répondre au enjeux de développement de court et moyen terme de la République centrafricaine. Les financements actifs du Fonds Bêkou constituent à l’heur actuelle un portefeuille de 36 millions d’euros dans les domaines de la santé, du genre, de la sécurité alimentaire, de l’appui aux réfugiés centrafricains au Cameroun et de la réhabilitation urbaine.
Le projet PRESU se décline en deux phases. La première constituée d’action d’urgence sera menée par un consortium d’ONG à savoir l’ACTED, OXFAM et DRC.
La deuxième prévoit en 2016 des actions structurantes de développement urbain. Ces deux phases sont précédées d’une phase préalable qui se termine et qui a permis au consortium d’ONG, directement financé par l’AFD de commencer les premières actions de terrain et de recueillir au travers de plusieurs réunions publiques, les souhaits des populations des quartiers en matière d’investissements publics à réaliser.
Le Fonds Bekou a été créé en juillet 2014 à l’initiative de l’Union européenne et de ses trois État membres, l’Allemagne, la France et le Pays-Bas afin de combler l’absence de financement au marge de l’urgence au développement dans la situation incertaine de l’après crise. Dans l’esprit de mise en commun des compétences des partenaires de la Centrafrique, ce programme est confié à l’Agence française de développement ( AFD ) qui capitalise, selon Hervé Conan, une longue expérience de travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) et assume des activités à Bangui pendant la crise.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
(Corbeau News Ccentrafrique) 04-02-2015.
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Bangui, ( J.N) 04-02-2015
Diaspora Magazine suivant sa ligne éditoriale relative à la promotion des initiatives productives en République centrafricaine s’est intéressé cette semaine au site d’informations centrafricain connu sous l’adresse www.kangbi-ndara.com. L’administrateur principal de ce site, mis en ligne en avril 2013, livre dans cet entretien les coulisses de sa rédaction.
Monsieur Johnny Nalimo bonjour, vous êtes journaliste, coordonnateur du site d’informations Kangbi-ndara, en exile au Cameroun, comment conciliez-vous ces deux statuts?
Bonjour la journaliste, j’aurais souhaité que vous employiez le terme étranger pour évoquer mon séjour conditionnel au Cameroun, le mot « exile » prête quelque fois à confusion en raison de sa consonance politique. Je ne vois pas quoi concilier car les deux ne font qu’un, moi. Je ne me plaints pas, le moral est toujours au rendez-vous.
De quelle condition faites-vous allusion ?
De l’absence de la sécurité dans la majeure partie du territoire centrafricain, de l’inexistence du pouvoir de l’État transitoire dans les zones sous contrôle des bandes armées, de la persistance des vicissitudes dues au clanisme et au favoritisme au sommet de l’Etat, aussi du brouillard opaque qui couvre les portes de sortie de crise.
Parlez-nous de la gestion du site que vous administrez. Quel est le nombre et le profil des membres de la rédaction Kangbi-ndara ?
Notre rédaction est composée de quatre journalistes nationaux pleinement qualifiés, qui interviennent dans de grandes rédactions nationales et internationales. Pour soucis de protection des contrats de travail des uns et des
autres, certains publient sous des pseudonymes. En plus, nous avons trois éditorialistes, un à Dakar, un autre à Paris et le troisième à Bangui, tous prêtent bénévolement mains fortes à notre rédaction. Il y a également d’autres anonymes qui nous soutiennent.
Quelles sont vos sources de financement ?
La publicité est la principale source de revenus des médias outre d’autres canaux financiers possibles. Hors mis des fonds reçus à compte goute de certaines organisations non gouvernementales ou de quelques associations politiques qui sollicitent la plate-forme pour véhiculer leurs messages, à travers des communiqués et des articles commandés, le site n’a aucune source de revenus proprement dit. Notre espace publicitaire est toujours vide, nous sommes toujours en quête de financements pour maintenir notre fréquence interactive.
Quels sont les sujets d’actualité qui intéressent votre rédaction ?
Nous traitons tous les sujets qui nous tombent sous la main, liés aux Centrafricains et à la République centrafricaine. Qu’ils soient politiques, culturels, économiques etc. C’est un site d’informations générales et d’analyses mais nous faisons plus dans la dénonciation des bassesses et dans la promotion de l’excellence en Centrafrique.
Vous ne traitez que l’actualité centrafricaine ?
Jusqu’ici le site ne se focalise que sur la Centrafrique et n’informe rarement sur quelques pays du continent particulièrement le Cameroun, les deux Congo, le Tchad et le Sénégal. Nous sommes limités mais notre vision est grande, au fur et à mesure nous rajouterons des rubriques nous permettant de proposer aux Centrafricains l’actualité du reste du monde.
Comment recoupez-vous les faits de l’actualité en dehors du Cameroun ?
De loin ou de près, les difficultés sont les mêmes, c’est-à-dire avoir la bonne adresse des sources. En Centrafrique, beaucoup pensent encore qu’on ne peut faire du journalisme tant qu’on ne descend pas sur le terrain. Je ne suis pas totalement de cet avis même si le terrain reste le meilleur indicateur. Vous n’êtes pas à mes côtés pourtant de Paris en France vous m’interrogez instantanément à Douala au Cameroun ! Nous sommes au 21e siècle, les progrès techniques révolutionnent jour pour jour le monde professionnel dont celui des médias, nous n’avons qu’à nous adapter. J’estime à 2/3 le nombre des centrafricains qui possèdent des téléphones portables connectés à internet, de nos jours premier moyen d’accès à l’information. Aussi, 1/3 des Centrafricains dispose probablement d’un compte Facebook, principale fenêtre virtuelle qui nous rapproche considérablement des centrafricains où qu’ils se trouvent. Avec tous ses outils révolutionnaires de communication, la distance n’est plus un obstacle. Les deux membres de la rédaction qui sont au pays descendent régulièrement sur le terrain quant à nous autres nous utilisons des moyens techniques pour communiquer et ça marche à tous les coups.
Quel est le profil de vos lecteurs ?
Il vous suffit de constater la simplicité du niveau d’écriture de nos articles pour vous rendre compte que notre rédaction ne vise pas une tranche d’âge voir une classe sociale particulière pour public cible. Un enfant, peu importe le degré de son intellection, qui est en mesure de lire et méditer sur des sujets d’actualité peut s’informer gratuitement sur le site de Kangbi-ndara. Nos lecteurs sont des étrangers, des centrafricains, des petits, des jeunes, des adultes et des vieux pouvant lire et comprendre nos sujets traités.
Avez-vous le pressentiment d’avoir atteint votre objectif qui est, celui d’informer le public ?
Partiellement oui, l’audience de Kangbi-ndara est en perpétuelle croissance mais nous ne tenons pas ce fait pour acquis. Notre point faible reste l’interactivité due principalement aux manques de moyens financiers et logistiques impactant sur la MAJ (mis à jour) du site. De sa fréquence normale notre journal virtuel enregistre au minima 3000 consultations par jour, ceci laisse déduire que l’information fait son chemin mais ce n’est encore le benjamin de l’audience voulue.
Avez-vous des ambitions tendant à étendre votre rédaction et à diversifier vos moyens de publication ?
C’est une évidence du fait que Kangbi-ndara est très ambitieux. Si Dieu nous prête vie, la version papier des articles publiés sur notre site web verra jour à Bangui la capitale centrafricaine cette année 2015, conformément à la réglementation des médias en Centrafrique. Pour faire plus tard de Kangbi-ndara une agence de presse privée digne de nom, nous projetons de procéder dans un futur proche au recrutement stratégique des correspondants ruraux en République centrafricaine et dans la diaspora pour une meilleure couverture de l’actualité relative aux Centrafricains. Pourquoi ne pas disposer des succursales ou des points de vente de nos journaux dans les villes de provinces notamment à Bambari, Bangassou, Berberati, Bossangoa, Bouar, Bria, Mbaïki et Ndélé ? En fonction de nos efforts et de notre avancé nous verrons également si possibilité y est de réactualiser nos volets radio et télévision pour la pluralité des médias en Centrafrique.
Merci.
Il me revient de vous remercier
Propos recueillis par Lima Kelia- Paris-France pour Diaspora Magazine
Bangui, Monsieur Johnny Nalimo
Bangui, (Rfi) 02 Avril, 2015
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Le Forum national de Bangui se tiendra du 27 avril au 2 mai 2015.
La date en a été fixée le mercredi 1er mars par la commission préparatoire. Ce forum qui a été précédé de deux mois et demi de consultations est censé réunir toutes les forces vives de la Nation, dont les anciens belligérants.
On ignore encore si les anciens président François Bozizé et Michel Djotodia participeront au Forum national de Bangui ; une question du ressort du gouvernement, d’après la commission préparatoire. En revanche les ex-Seleka et la mouvance anti-balaka devraient y envoyer des représentants. Car ce forum sera aussi un examen de conscience grandeur nature, avec un mort d’ordre, la réconciliation
Source, RFI
Bangui, (Corbeau News Centrafrique), le 01 Avril 2015
La centrafrique est-elle devenue un village des hommes hors la loi ? Il ne passe jamais un jour sans vol ou braquage. Selon des informations qui viennent de parvenues à la rédaction du Corbeau News Centrafrique, toute la population de Kabo ne s’attendait pas pour un tel acte criminel à l’endroit d’une organisation humanitaire et de son personnel qui la viennent en aide surtout sur le plan sanitaire. Deux (2) hommes bien armés des ex-séléka viennent de pénétrer et de braquer le sous bureau de MSF Espagne de Kabo ainsi que le local qui habite le personnel. Les inventaires de cet acte criminel sont en cours. Toutefois, le bilan provisoire fait état du coffre-fort contenant d’importante somme d’argent à l’approche de paie, des ordinateurs ainsi que les biens matériels et argent du personnel emportés.
La stupeur et le traumatisme gagnent du terrain parmi le personnel et surtout le chef de base qui a eu à leur sortir le coffre-fort sous pression.
Cette situation peut engendrer, certes, la fermeture provisoire du sous-bureau en guise de mécontentement. Ce qui pourrait aggraver la souffrance de la population locale en l’absence du service de l’Etat sur le plan sanitaire.
Bangui, Gisele MOLOMA pour CNC
( Corbeau News Centrafrique) 01-04-2015
Bangui, ( Radio Ndeke Luka) 31-03-2015
Le gouvernement centrafricain condamne avec la dernière rigueur l’enlèvement de plusieurs ressortissants camerounais le 20 mars dernier par un groupe armé centrafricain à l’ouest du pays, une attitude qu’il qualifie d’acte terroriste et irresponsable.
« Ce sont des choses que généralement, on met sur le compte du FDPC, le mouvement d’Abdoulaye Miskine [Ndlr : Martin Koumtamadi] ou des Antibalaka qui pullulent dans cette zone. En tous les cas, ce sont là des actes terroristes que le gouvernement condamne avec la plus grande énergie, surtout que cela est fait en demande de, je ne sais quelle revendication ou de quelle demande politique. Cela est extrêmement grave. Et je voulais rappeler à tous que ce type d’acte, qui est totalement étranger à la pratique politique et à la pratique des mouvements de rébellion dans notre pays, est quelque chose d’absolument condamnable sur tous les plans », a martelé Modibo Bachir Walidou, ministre de l’Administration du territoire et porte-parole du gouvernement.
Le porte-parole du gouvernement affirme que des dispositions sont déjà prises pour rechercher les otages ainsi que l’identité et la motivation de leur ravisseurs.
« Des dispositions multiples sont dores et déjà mis en place. Il y’ a des activités diplomatiques qui commencent, il y a des activités de vérification sur le terrain qui commencent, il y a des enquêtes qui sont lancées. Le gouvernement centrafricain, depuis l’annonce de cette nouvelle ne reste pas inactif. Le gouvernement s’est mis en activité pour s’informer de l’exactitude des faits pour en reconnaître les responsables précis, pour déterminer quelles sont leurs motivations et localiser l’endroit où ils ont amené ces personnes », a souligné le membre du gouvernement.
Le 20 mars dernier, entre 17 et 29 ressortissants camerounais, dont une autorité locale, auraient été kidnappés par un groupe armé centrafricain dans la ville de Bertoua au Cameroun. On ignore pour l’heure l’identité des ravisseurs et l’endroit où sont détenus les otages.Par ailleurs, l’armée tchadienne monte les enchères sur la libération des six habitants de la ville de Ngaoundaye dans le nord de la Centrafrique enlevés le 26 mars et conduits au Tchad.
Les quatre femmes et deux hommes dont un garçon de 12 ans sont loin de recouvrer la liberté malgré les multiples négociations. Faisant confiance aux autorités tchadiennes, une délégation centrafricaine s’est rendue à la frontière avec le Tchad afin de recevoir les otages. Elle s’est heurtée à une exigence des autorités tchadiennes qui ont posé d’autres conditions. Les choses se sont compliquées pour les otages, après les échanges entres les autorités des deux villes voisines et l’annonce de la libération des captifs le 30 mars. Mais déception et surprise se sont emparées de la délégation partie de Ngaoundaye pour la frontière tchadienne lorsque les autorités du Tchad ont posé d’autres conditions comme l’explique Abbé Bernard Dilla, joint au téléphone ce mardi depuis Ngaoundaye.
« Hier dans la journée, les autorités tchadiennes ont appelé pour nous informer qu’ils allaient libérer les quatre femmes arrêtées et emportées au Tchad, plus le jeune garçon. Cette joie a été avortée lorsque les autorités centrafricaines se sont rendues à la frontière tchadienne pour recevoir les concitoyens. Les Tchadiens qui les ont amenés ont imposé des conditions que la délégation n’a pas pu résoudre. Ils ont exigé la livraison des criminels qui ont assassiné des Tchadiens sur leur propre territoire et qu’une rançon soit versée avant la libération des six otages centrafricains », a indiqué le prélat.
Selon Abbé Bernard Dilla, les captifs, 4 femmes et un garçon de 12 ans étaient présentés par les autorités tchadiennes mais très affaiblis. Par ailleurs le 6ème otage, un homme âgé, n’est pas avec eux, ce qui confirme l’information selon laquelle il serait tué.
Les soldats tchadiens ont enlevé les six centrafricains en représailles à un acte de tuerie attribué à des combattants de la rébellion, Révolution Justice (RJ) de Armel Ningatoloum Sayo, l’actuel ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, sur le territoire du Tchad.
Au Km5 à Bangui, 4 femmes sont enlevées, une seule libérée
Malgré la reprise des activités au Pk5, plaque tournante de l’économie centrafricaine, l’insécurité demeure encore préoccupante. Au moins 4 femmes auraient été enlevées dimanche dernier au marché de Pk5 par des hommes armés, alors qu’elles effectuaient leurs approvisionnements. Lundi, l’une d’entre elle, âgée de 30 ans, a été libérée et relate au micro de RNL les circonstances de leur enlèvement.
« J’étais allée payer des mèches. Un commerçant les vendait à un prix abordable et j’ai décidé de m’en procurer. Trois autres filles étaient sur les lieux avant moi. Pendant que nous effectuions le choix, un véhicule sorti de la ruelle de la mosquée Ali Babolo [Ndlr : une mosquée dans le secteur] nous a prises pour cible. Un homme à bord, nous a braquées avec son arme nous ordonnant de monter à bord. Prises de peur, nous avons exécuté. Aussitôt, nos yeux étaient bandés. Nous ne savons plus où nous étions conduites. Quant le véhicule s’est arrêté, nous avons été trainées dans la broussaille, dans une maison apparemment inhabitée », a-t-elle expliqué. Triste, la jeune dame affirme avoir été violée par ses ravisseurs avant sa libération. « Le soir j’ai été violée par deux d’entre eux », a-t-elle dit tout en pleurant.
« L’un deux m’a reconnue et a expliqué qu’il jouait au football avec mes frères. C’est ainsi qu’il m’a demandé de communiquer le contact de mes parents. Il a appelé sur mon téléphone, qu’il m’a collé à l’oreille et j’avais juste eu le temps de dire à mes parents que j’ai été kidnappée, mais je ne sais pas où je suis en ce moment. Peu après, ils nous ont déplacées dans un autre endroit », a mentionné la jeune femme.
Avant la libération du témoin le lendemain, les ravisseurs ont expliqué le mobile de leur acte. « Ils ont dit qu’ils nous ont enlevées parce que parmi nous se trouve une femme d’un chef Antibalaka. C’est ainsi qu’ils m’ont encore pris dans leur véhicule pour me jeter sur un pont. Quand j’ai ouvert les yeux, c’était le pont Yakité », a-t-elle raconté.
Craignant pour sa santé, la jeune femme de 30 ans s’est rendue au centre de prise en charge de Médecins Sans Frontières (MSF) situé au sein du centre hospitalier universitaire de Bangui pour des soins.
Déjà au Commissariat du 3e arrondissement, la police confirme le kidnapping et assure que des recherches sont en cours pour retrouver les trois autres femmes encore détenues otages dans un lieu secret.
Les responsables du commissariat attestent que des plaintes fusent ces derniers jours sur des supposés cas d’enlèvement dans le 3e arrondissement de Bangui.
Bangui Radio Ndeke Luka.
(Corbeau News Centrafrique) 01-04-2015
Bangui, (Breizh-info.com) 01-04-2015
01/04/2015 – 07h00 Centrafrique (Breizh-info.com) ‑ Alors que l’intervention française en Centrafrique s’est totalement enlisée bien qu’elle dure depuis un an, et que l’instabilité est toujours générale dans le pays, la Centrafrique sollicite la France pour boucler son budget, rapporte le Journal de Bangui.
En effet, le conseiller à la présidence centrafricaine en charge de la sécurité et des relations avec Sangaris et la Minusca (Mission des Nations Unies en République centrafricaine), Jean-Jacques Demafouth a plaidé lors de son voyage à Paris ces jours-ci le maintien de Sangaris et un « soutien financier clair » de la part de la France.
Le ministère de la Défense n’ayant pas beaucoup de marges de manœuvre – surtout depuis l’accroissement des efforts sur le théâtre militaire irakien – la présence française en Centrafrique va être réduite à 1700 puis à 1500 hommes puis 500 à terme, sans être relayée par l’Europe dont les 700 personnels ont vu leur mandat échoir le 15 mars et sont partis. Ils ne seront remplacés que par 60 experts (mission Eumam) qui continueront à remettre à niveau des forces armées centrafricaines dont le moral est bas et l’armement déficient. L’ONU en revanche voudrait porter les effectifs de la force pan-africaine de 8500 à 12500 soldats, même si les soldats de la MISCA se sont bien plus fait remarquer pour avoir fait l’objet de plaintes de la part de civils que pour leur valeur au combat.
Dans son entretien au journal de Bangui, Jean-Jacques Demafouth a aussi constaté l’échec de Sangaris, même si sans l’aide de la France le pays risque tout simplement d’exploser : « Nous avions espéré que Sangaris puisse résoudre les maux du pays, mais la crise se révèle plus profonde. Si aujourd’hui nous traversons une accalmie que je comparerai à de la braise sous de la cendre, le pays est exsangue et nous avons toujours plus besoin de sécurité pour mener à bien cette transition. Le président François Hollande a indiqué que Sangaris restera en RCA jusqu’à l’automne. Ce que nous saluons, mais nous souhaitons un retrait progressif, à un rythme d’escargot. »
L’opération Sangaris aura coûté plus d’un milliard d’euros à la France en un an, et emporté la vie de quinze soldats français. L’investissement financier n’aura empêché ni des pénuries flagrantes ni permis de rétablir la paix dans l’ensemble du pays alors que même les quartiers de la capitale sont aux mains de groupements armés… ainsi que tout le centre et l’est du pays.
Par ailleurs, des éléments islamistes opèrent en Centrafrique, qui est un vrai carrefour de toutes les tares de l’Afrique : désorganisation de l’État, absence de réseaux, querelles inter-tribales perpétuelles, trafics divers, extrémismes politiques ou religieux, frontières-passoires…et à l’est une opération militaire américano-ougando-congolaise contre la LRA, une faction de l’opposition armée qui a débordé de l’Ouganda à l’est de la Centrafrique et au sud-Soudan. Ce que confirme aussi Jean-Jacques Demafouth : « Nous ne savons rien ou si peu de ce qui se passe à nos frontières avec le Soudan et le Tchad sous contrôle de l’ex-Séléka. Boko Haram peut opérer dans ces zones, ce qui nous préoccupe d’autant plus que nous savons que des liens existent. Le numéro 2 de l’ex-Séléka, Noureddine Adam, est ou a été en contact avec des éléments de Boko Haram et d’Al-Qaida. Nous constatons actuellement l’arrivée en Centrafrique de prédicateurs radicaux venus de pays voisins. » Ajoutons à cela l’existence de groupes armés qui font des incursions dans les pays voisins, les armées de ces pays qui viennent en Centrafrique pour prendre des otages civils – comme l’armée tchadienne encore dernièrement – et le désœuvrement de la jeunesse centrafricaine, et l’on obtient une bombe prête à exploser. Quand? Personne ne sait.
Ce qui n’empêche pas la Centrafrique d’organiser le Forum de Bangui, des États Généraux dont les réunions préparatoires à travers tout le pays ont bien souvent nécessité l’appui de l’armée française. La réunion de 500 délégués des diverses régions, de chefs de file confessionnels, tribaux et associatifs, est censée être le préalable à des élections présidentielles, bien que les observateurs avertis s’accordent sur la crainte de voir le forum et l’élection faire l’objet de graves troubles à l’ordre public. Là encore, le conseiller centrafricain convient que « c’est l’élection de la dernière chance » mais personne ne sait si ça va fonctionner et quand.
La seule chose que l’on sait, c’est la somme que la Centrafrique demandera à la France : « Nous avons besoin d’un soutien financier clair de la France. Nous voulons que Paris soutienne le budget de la RCA et incite d’autres bailleurs à faire de même. Nous avons encore besoin de prés de 10 milliards de FCFA pour boucler notre budget. Et ce, sans compter l’organisation de l’élection présidentielle ainsi que le Forum de Bangui » . Soit encore 15 millions d’euros. Sans compter aussi les travaux d’infrastructures que la France a effectué ou va faire en Centrafrique, comme ce pont posé par les militaires pour relier deux quartiers de Bangui ou encore la réhabilitation à venir de l’aéroport de Bambari. Bref, alors que l’Afrique démontre une fois de plus à la France – et à l’Occident – que l’armée n’est pas la panacée, les contribuables français n’ont pas fini de payer l’esprit va-t-en-guerre de Hollande
Bangui, Breizh-info.com

Bangui, (corbeau news Centrafrique), 03-31-2015
Le phénomène de kidnapping, jamais connu dans la nature des Centrafricains, est devenu un mode opératoire des bandits armés en Centrafrique. Pour illustration, le ministre de la sécurité publique, Nikaise Samedi Karnou a échappé, ce 27 mars 2015, a une tentative d’enlèvement au KM5. Une tentative que le ministre a parlé lui d’une agitation de ces bandits armés.
Selon les informations dont nous disposons, un groupe de quatre individus a planifié un éventuel kidnapping du ministre de la sécurité publique, Nikaise Samedi Karnou. Cette tentative de kidnapping ciblant de nouveau un membre du gouvernement a eu lieu, le 27 mars dernier, à la Mosquée centrale de Bangui, dans le 3è arrondissement de Bangui. Alors qu’il prenait part à la grande prière du vendredi en compagnie de trois membres du gouvernement dont celui de l’élevage pêche et chasse.
Dans sa déclaration publique sur l’affaire le concernant, le ministre de la sécurité publique a balayé du revers de la mains l’information de son éventuel kidnapping. Il a plutôt parlé d’une agitation d’un groupuscule d’hommes armés dans le 3è arrondissement de Bangui dont il cherche à leur mettre la main dessus.
“Il y avait des agitations d’un certains groupuscule de 3 à 4 personnes armées que nous cherchons depuis pour pouvoir leur mettre la main dessus. Ils vivaient dans la cachette. C’est à ce moment qu’ils ont fait irruption dans la foule et ils ont été maîtrisés par la foule. La foule était hostile à leurs agitations et c’est l’occasion de remercier la population du 3è arrondissement qui, à ce jour, concoure pour que la paix revienne”, a déclaré le ministre.
Par ailleurs, le ministre Karnou a promis la traque de ces individus armés habitants le 3è arrondissement et qui, selon lui, continuent de s’agiter contre le retour de la paix dans cette partie de la capitale. Une enquête est en cours en vue de mettre la main sur ces individus armés bien connu de leurs activités criminelles dans le secteur KM5.
A en croire certaines sources, le groupe de ces quatre bandits hostiles au retour de la paix dans le 3è arrondissement, a planifié le kidnapping du ministre afin de réclamer la libération de Mahamat Ousmane Mahamat, l’ex ministre du plan sous l’air Djotodia actuellement incarcéré Au Service de recherche et d’investigation (SRI).
En rappel, l’ex ministre Mahamat Ousmane Mahamat a été arrêté début mars par les Forces de sécurité intérieure appuyée par la Brigade d’intervention rapide composée des éléments des FACA rénovés. Alors qu’il se rendait à l’aéroport international Bangui M’poko avec comme gardes corps quelques éléments de l’ex seleka bien armés d’armes de guerre.
Ces incidents sont survenus quelques jours après la réouverture de commissariat du 3è arrondissement, le 20 mars dernier, marquant le retour de l’autorité de l’État dans la localité.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-30-2015.
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Bangui, ( A.J.N), 03-30-2015.
Bozoum, 28 mars 2015(RJDH), Un jeune homme a fait exploser une grenade, le mardi 24 mars, au sein d’une église, au village de Bodaya situé à 45 kilomètres de la ville, sur l’axe Bozoum-Bossangoa. Trois personnes sont mortes sur le coup et plusieurs autres blessées ont été transférées à l’hôpital pour des soins.
Les faits se sont produits au moment d’une rencontre religieuse entre les cinq églises évangéliques des frères de la commune de Nganagbabiri. D’après les informations reçues auprès des autorités communales, le présumé coupable était en un état ivresse avant de commettre l’acte.
« Ce dernier voulait prendre les images des manifestants avec son appareil photo. Certaines personnes lui ont retiré son appareil. Soudain, il a dégoupillé une grenade et largué sur la foule, occasionnant ainsi la mort de trois personnes », a relaté un témoin.
Le présumé coupable a tenté de s’enfuir avant d’être arrêté par le groupe de jeunes qui l’ont battu à mort.
Une autre source a déploré la dégradation avancée des routes qui a fait trainer l’évacuation des victimes dans les centres de santé de Bozoum.
Une équipe de la gendarmerie de la ville de Bozoum s’est rendue sur le lieu du drame pour la nécessite d’enquête./
Bangui, Alban Junior Namkomona
Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-30-2015.

Bangui, (APA ) 03-30-2015.
Douala (Cameroun) 30/03/15 – Plusieurs bandes armées en provenance de la Centrafrique multiplient depuis quelque temps, des incursions en territoire camerounais dans sa partie orientale, procédant à des enlèvements, se livrant à des agressions et perpétrant des actes de vol.
Selon des sources sécuritaires, après l’enlèvement d’une quinzaine de personnes la semaine dernière par des bandes armées dans la ville de Garoua-Boulai, non seulement Bertoua la capitale régionale de l’Est, les forces de défense et de sécurité nationales ont déjoué d’autres attaques pendant le week-end.
Visiblement conscientes du fait que les regards sont surtout tournées vers l’Extrême-nord du Cameroun où l’armée fait face aux attaques de la secte terroriste nigériane Boko Haram, des mouvements rebelles centrafricains en profitent pour faire des incursions en territoire camerounais.
C’est dans ce contexte que le Président de la République a procédé à un réaménagement du commandement militaire dont le commandant du huitième secteur militaire sera installé ce lundi à Bertoua par le ministre de la Défense Edgard, Alain Mebe Ngo’o.
Une semaine après l’enlèvement d’une quinzaine de Camerounais par des rebelles centrafricains, les autorités camerounaises, en collaboration avec leurs homologues de la République centrafricaine et des organisations humanitaires, mènent des actions en vue d’obtenir ‘’rapidement” leur libération.
Bangui, APA, 03-30-2015
Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-30-2015.
Bangui, (RJDH) 03-30-2015.
Bangui, 30 mars 2015(RJDH)—L’archevêque de Bangui , Dieudonné Nzapalainga, appelle les centrafricains à prendre les armes de paix, de l’unité, de dignité et du travail. Les choix pendant les élections doit être fait de manière respectable. Cela pour le développement de la Centrafrique.
Cet appel a été lancé, lors de la célébration conjointe de la fête des rameaux, la journée internationale des jeunes et la mort du président fondateur de République Centrafricaine Barthélemy Boganda, le dimanche 29 mars, à la Cathédrale Notre Dame de l’immaculée conception de Bangui.
Prenant comme exemple Barthelemy Boganda, le prélat a appelé les centrafricains à préserver leur dignité. « Regardons ce qui c’est passé dans notre pays. On était loin de penser à la dignité de l’homme créé à l’image de Dieu, où on ne doit pas tuer comme un animal. On a tué des centrafricains ici comme des bêtes. Ce n’est pas du tout normal. Faisons la paix, pour que la RCA retrouve sa liberté et la sécurité », a avancé Dieudonné Nzapalainga.
La journée du dimanche 29 mars est particulière, selon le religieux. « Car nous célébrons les rameaux, la journée des jeunes et nous commémorons le président fondateur Barthelemy Boganda. Cet homme visionnaire qui a demandé à ce que les centrafricains soient unis. Beaucoup n’ont pas compris, ni perçu le sens profond de ce massage. (…). Est-ce que nous sommes unis dans nos familles, dans nos communautés et dans nos pays. Ce sont des question que nous devons nous poser », a rappelé l’archevêque.
Le religieux a profité de cette occasion, qu’il qualifie d’exceptionnelle à préparer les centrafricains, pour les prochaines élections. Selon lui, les chrétiens doivent être responsables et ne pas se laisser influencer par des hommes politiques pendant les campagnes électorales. « Les jeunes doivent se mettre au travail et être responsables dans les prises des décisions qui engagent leur avenir », a-t-il insisté.
A la fin de la célébration, les jeunes ont formuler des recommandations à l’endroit des autres jeunes et aux autorités du pays pour la réussite de ces échéances électorales prochaines.
Annette Maélaine Malebingui.
– Imam Kobine Layama rejette les données sur la destruction de 417 mosquées pendant les crises
(RJDH)–En réaction aux données rendues publiques par l’Ambassadrice des États-Unis à l’ONU Samantha Power, indiquant que « sur 436 mosquées que compte le pays, 417 ont été littéralement détruites en deux ans de crise », le président du Comité islamique de Centrafrique, l’Imam Oumar Kobine Layama a rejeté en bloc ces données qui pour lui sont susceptibles d’inciter à la haine, au moment où le pays cherche à sortir de la crise. L’Imam a aussi rappelé la valeur de l’Unité que le président fondateur Barthélémy Boganda a légué au peuple Centrafricain.
Selon l’Imam Oumar Kobine Layama la Centrafrique compte 377 mosquées. « Sur les 377 mosquées, le comité islamique a enregistré 113 détruites dans certaines préfectures où le conflit a été violent. Si nous disons 417 et qu’on va sur le terrain pour vérifier, cela n’est pas réaliste. C’est une manière d’inciter les gens à la haine », a déclaré le président du comité islamique de Centrafrique.
« Dans certaines préfectures dans le sud-ouest, les lieux du culte n’ont pas été touchés, notamment les mosquées. Les zones touchées sont Bangui, les préfectures de la Lobaye, la Sangha-Mbaéré, la Mambéré Kadéï, l’Ouham et l’Ouham-Péndé et une partie de l’Ombella-M’Poko », a spécifié l’Imam Kobine Layama.
Pour le religieux, c’est dans la ville de Bangui que les mosquées ont été beaucoup plus touchées. « A Bangui, nous avons 36 mosquées et il ne reste que 7 mosquées. La majorité des musulmans qui reviennent en ce moment sont tous au KM5 », a noté le président du comité islamique.
Oumar Kobine Layama se dit croire à l’idéologie du président fondateur de la République Centrafricaine. « Je crois toujours que Barthélémy Boganda qui nous a laissé une richesse, une idéologie que les Centrafricains n’ont pas pu exploiter. Personne n’a fait une politique sincère autour de ces idéologies et les devises de ‘l’Unité-Dignité-Travail’. Si nous sommes unis, on ne devrait pas vivre les crises que le pays a connues », a-t-il regretté.
Les violences que le pays a connues ont conduit à la destruction des biens publics et privés, voire les lieux de culte. L’Ambassadrice des États-Unis à l’ONU Samantha Power a publié ces données après une visite du Conseil de sécurité à Bangui.
Bangui, RJDH 03-30-2015.
Bangui,(Corbeau News Centrafrique), 03-30-2015.

Bangui, (APA)30-03-15.
Quatre cents femmes centrafricaines (trois cents jeunes filles et cent adultes) déplacées internes vont bénéficier d’une formation en entrepreneuriat féminin, gestion et comptabilité, en vue de leur réinsertion dans la société, après les traumatismes subis pendant la guerre civile ayant ravagé leur pays, a appris APA. Financée par le fonds Bekou de l’Union Européenne (UE) et animée par l’Association des femmes d’affaires centrafricaines, en collaboration avec l’International ressue commitee (IRC), une ONG humanitaire, la formation se déroulera partout où sont établies ces femmes qui, pour la plupart, ont déjà regagné leurs zones d’habitation respectives.
Des kits de réinsertions leur seront remis pour les accompagner dans la vie active, à la fin de la formation, a indiqué la présidente de l’Association des femmes d’affaires centrafricaines, Mme Joséphine Dejean.
Elle a précisé que sa structure avait été spécialement choisie par le fonds Beko de l’UE pour animer la formation des femmes sinistrées entreprenantes, qui sont organisées dans des groupements.
L’initiative a pour but d’aider à l’autonomisation des femmes centrafricaines mais surtout de renforcer les capacités de celles qui sont déjà engagées dans des activités génératrices de revenus, afin de maximiser leurs profits, indique-t-on.
Bangui, APA, 03-30-2015
Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-30-2015.
Bangui, (Corbeau News Centrafrique),03-30-2015.
Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-28-2015
Charles Malinas (C.M) : Bonjour!
RJDH : La 7ème Réunion du Groupe International de Contact sur la RCA vient d’avoir lieu au Congo. Les partenaires de la RCA ont réaffirmé leur soutien aux autorités de la transition et rappelé la nécessité de tenir le calendrier des élections. A quel niveau se situe l’implication de la France lors de cette grande rencontre?
C.M : Comme vous le savez, la France est aux côtés de la République Centrafricaine depuis longtemps pour essayer d’aider à résoudre cette crise. La France appui les efforts des États qui sont au sein du Groupe Internationale de Contact pour appuyer la transition et l’aider jusqu’à son terme dans les meilleurs conditions possibles. La dernière réunion du GIC a réuni un nombre important d’États et cela a été un succès. Le groupe a réaffirmé son soutien mais aussi la nécessité de tenir les délais de la transition. La population centrafricaine souhaite revenir à la normale.
RJDH : Les conclusions du GIC sont revenues sur la nécessité de respecter la clause d’inéligibilité des autorités de la transition. Vous en tant qu’Ambassadeur, qu’avez-vous dit?
C.M : Écoutez, je n’ai pas d’avis particulier en tant qu’Ambassadeur sur cette question. Les règles ont été édictées par la communauté internationale sur cette question à commencer par la réunion de Libreville qui a lancé le processus de transition. Sur cette question je suis tout simplement la règle que les personnalités de premier plan qui ont participé à la transition ne peuvent pas se présenter à l’élection présidentielle et législative qui doit clore cette transition.
RJDH : Certains politiques voient la main de la France derrière cette règle. Je cite en exemple Joseph Bendounga qui vous voit comme étant l’auteur de ce principe d’inéligibilité des autorités de la transition, comment réagissez-vous?
CM. Alors ni la France ni moi-même sommes l’auteur de ce principe. Comme je disais c’est un principe qu’on retrouve très fréquemment lorsqu’il y a une situation de transition. C’est un principe édicté par les États qui étaient au chevet de Centrafrique essentiellement les États de la CEEAC comme je le disais tout à l’heure mais également d’autres. Quant à Joseph Bendounga, il a publié une lettre ouverte qui m’est adressée. Il sait très bien que s’il veut que nous nous rencontrions je serais disponible. On s’est déjà vu plusieurs fois, on s’est encore rencontré hier à l’occasion de l’anniversaire de la Radio Ndéké Luka. Je n’ai aucune difficulté avec Joseph Bendounga, je suis prêt à discuter avec lui. Il est possible que nous ne soyons pas d’avis sur un certain nombre de sujets mais c’est la vie, on peut ne pas être d’accord avec les gens et en parler.
RJDH : L’Autorité Nationale des Élections est aujourd’hui au mur de lamentation, du fait des promesses non tenues de certains bailleurs. Comprenez-vous Monsieur l’Ambassadeur la réticence de ces derniers.
C.M :Les promesses non tenues des bailleurs, il faudrait que vous me précisiez, parce que là pour l’instant je ne connais pas de bailleurs qui ait promis de fond à la Centrafrique et ne les ait pas versés.
RJDH : Dernièrement l’Union Européenne était un peu réticente. On la voyait réticente et puis après elle vient de signer il n’y a pas longtemps alors qu’on l’attendait depuis.
C.M : Alors ce n’est pas une promesse non tenue. L’Union Européenne ne voulait verser l’argent dès lors que d’autres bailleurs seraient venus l’aider dans le financement du processus électoral. On a eu une discussion avec les responsables de l’Union Européenne à Bruxelles. La France a beaucoup appuyé de ce point de vue la position centrafricaine pour que l’Union Européenne assouplisse sa position et verse au moins une partie des fonds promis. De sorte que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) puisse démarrer les opérations électorales concrètes, c’est-à-dire en premier lieu l’enregistrement des électeurs.
RJDH : Aujourd’hui la Communauté Internationale pousse les autorités nationales à aller vers ces élections, de tenir le délai qui va jusqu’en juin-juillet. Pensez-vous que ce calendrier est aujourd’hui tenable?
C.M : D’abord ce n’est pas seulement la Communauté Internationale qui pousse les autorités; c’est la population centrafricaine qui l’a tout à fait exprimé lors des consultations populaires. La deuxième chose c’est que la transition a déjà été prolongée de 6 mois et un gouvernement de transition, vous savez, il y a plein de choses qu’il ne peut pas faire. Il y a des actions qui appartiennent à un gouvernement normal, un gouvernement légitimement élu, qui ne sont pas dans les capacités d’un gouvernement de transition qui, lui a des taches précises liées à la transition. Donc la sortie de la transition est quelque chose qui est particulièrement importante pour que la République Centrafricaine retrouve les conditions de sa reconstruction, une vraie reconstruction. Ça c’est le premier point. Deuxième point ce sont les délais; ils ont été fixés au départ et allongés. Le Groupe International de Contact et la France sont en phase pour réaffirmer qu’il fallait tenir ce délai. Cela veut dire que pour les opérations pré-électorales, enregistrement des électeurs, circonscriptions électorales qui sont des opérations techniques doivent être réalisées maintenant à grande vitesse.
Les gens qui en sont chargés jusque-là ont mis beaucoup de temps sans doute trop de temps. Le médiateur a accepté de prolongé de 6 mois jusqu’en aout prochain et il a clairement dit au GIC qu’il n’y aurait pas une autre prolongation, il n’y aurait pas de 3ème transition parce qu’il y a d’autres crises dans le monde, des crises extrêmement grave à l’exemple de l’Ukraine mais il y a d’autres crises en Afrique et dans le reste du monde. Pour que la Centrafrique continue d’attirer l’attention des bailleurs qui, par exemple qui paient le salaire des fonctionnaires, il faut qu’elle montre qu’elle a fait des progrès. Il faut d’une part réussir le forum de Bangui et tenir les élections dans le délai prévu.
RJDH : Si après trois mois les élections ne sont pas tenues, quel scénario envisagez-vous?
C.M : Nous tiendrons les élections
RJDH : Monsieur l’Ambassadeur merci!
C.M : C’est moi qui vous remercie!
Décrytage : Naim-Kaélin ZAMANE
Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) : Monsieur Charles Malinas Bonjour!
Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-28-2015.
( Corbeau News Centrafrique), 03-28-2015
D’après les infos de source sûre, un incident s’était produit entre le Ministre de la sécurité publique et certains musulmans après la première de vendredi. Selon cette source, le ministre s’est rendu pour un message. Il aurait demandé à ses compatriotes musulmans de ne plus hésiter à fréquenter d’autres quartiers inaccessibles jusqu’à lors et de ne plus rien craindre pour leur sécurité. Si devanture, les antibalaka les attaquent, ils n’ont qu’à l’appeler directement au téléphone.
“On se demande bien si cette personne violentée ou certainement morte aurait vraiment le temps de l’avertir au téléphone…rire”
Il aurait nommément indexé certains musulmans de radicaux, ignorant que ceux-ci étaient présents dans la salle. Réaction immédiate et violente de ces derniers contre le Ministre et son aide de camp. Heureusement que l’Imam et d’autres frères auraient intervenus pour faire évacuer ce Ministre des lieux… Oufff A suivre…
Bangui, Gisèle MOLOMA Pour CNC
Bangui, (J.Y.N), 03-28-2015.
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Interview exclusive : « Mon engagement n’a pas de prix », Johnny Yannick Nalimo
Bangui, (Corbeau News Centrafrique), -03-28-2015
En Centrafrique comme ailleurs, on ne cesse de parler de lui. Monsieur Johnny Yannick NALIMO est journaliste centrafricain exilé au Cameroun. Sa plume et sa vision pour son pays ne cessent de réveiller la classe politique centrafricaine. Pour certains, ce journaliste est proche du KNK de François Bozizé, d’autres disent qu’il est adhérent du MLPC de Martin Ziguélé. «PC Je ne suis pas du MLPC ni du KNK ni membre d’un parti politique quelconque » a-t-il rétorqué. Il livre ses impressions au Quotidien Centrafricain PALMARES où il parle des questions sensibles qui touchent le quotidien du Centrafricain.
Il est l’un des rares Centrafricains de la diaspora qui critiquent sans longue de bois le supplice du peuple centrafricain. Je tiens d’abord à vous remercier pour cette marque d’attention particulière, car vous vous enregistrez le premier média à me mettre publiquement à l’épreuve des mots, j’en suis honoré. Beaucoup sont ceux qui se renseignent nuit et jour sur ma carcasse au point de me coller des étiquettes qui n’honorent mes motivations et mon mobile citoyen. Je suis un Centrafricain né à Bangui, issu d’une famille chrétienne, qui a passé la majeure partie de son enfance à prêcher la bonne nouvelle du royaume de Dieu, mais qui après la fleur de l’âge obliqué temporairement au militantisme Céleste pour combattre les maux qui paralysent le progrès socioculturel en République centrafricaine. Aujourd’hui je m’affirme journaliste et je ne vis que de ce métier. Malgré mon enfance particulièrement marquée par de forts moments de solitude due au manque d’affection parentale et de certains égarements regrettables de la jeunesse, j’ai su par la grâce de mon Créateur, mais aussi des pluies de conseils que mon entourage ne cesse de me prodiguer, de parfaire mes multiples défauts pour être celui qui répond humblement à vos questions.
2- vous êtes centrafricain et vous vivez depuis quelques temps au Cameroun, que faites-vous au Cameroun ?
Quand il pleut dehors, le mieux serait de se mettre à l’abri. L’année 2013 en Centrafrique était très insupportable pour bon nombre de Centrafricains et particulièrement pour moi en raison de cette criseconfuse, pendant les durs périodes des troubles dans notre pays, il était très facile de prendre B pour 8, raison de mon départ au pays hospitalier et reposant de Douala Manga Bel. Tous ceux qui ont de fortes convictions et qui sont appelés à faire bouger les choses dans un environnement de prédation ont souvent le malheur de connaître l’exil. Je ne suis pas au Cameroun de mon gré, ma magie ne s’opère qu’en Centrafrique. Actuellement, en plus de l’animation du site d’informations que j’administre à plein temps, je suis des cours de communication à l’Université de Douala.
3 – Vous êtes journaliste, quelle lecture faites-vous de la situation actuelle dans votre pays ?
Même si au travers de mes écrits, j’affiche quelque fois des prises de position opposées à celle de la politique transitoire en cours, je ne m’affirmerai pas pétrochimiste, c’est-à-dire un lanceur de flammes. Je suis du même avis que ceux qui perçoivent la RCA comme une ambulance sur laquelle il ne faut pas tirer. Mais il faut toujours avoir les yeux rivés sur ceux qui sont aux affaires et qui pérennisent les vieilles habitudes. La situation sécuritaire semble s’améliorer dans certaines parties du pays, mais il reste beaucoup à faire pour garantir la sécurité sur l’ensemble du territoire car des massacres se poursuivent encore dans les villes sous contrôle des bandes armées. La situation humanitaire reste criarde en dépit d’une liste pléthorique d’ONG intervenants en Centrafrique; les centaines de milliers de déplacés attendent désespérément des initiatives politiques favorables à leur retour ; l’état transitoire doit tout mettre en œuvre pour qu’il y’ait reprise des activités agricoles, économiques et culturelles dans les zones déclarées vertes.
4- la classe politique centrafricaine se prépare pour un énième forum inter centrafricain. Croyez-vous sincèrement à une issue favorable de ce grand rendez-vous ?
Le vocable « sincérité » n’est pas vérifiable dans les démarches des politiques nationaux, bien avant et pendant la transition en cours. Toutefois, ce dialogue national inclusif est crucial pour une sortie de crise, il est capital pour la refondation d’une nouvelle démocratie en Centrafrique. Les centrafricains veulent comprendre pourquoi ils se sont retrouvés dans cette situation cauchemardesque. Ils veulent entendre les vérités des bouches de victimes et de leurs bourreaux. Ce dialogue est le labyrinthe du repentir du peuple centrafricain, les autorités transitoires se doivent d’indiquer la bonne direction à emprunter pour éviter de revivre l’effusion de sang. Pour vous répondre, j’optimise en faveur de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale sur fond d’un travail bien effectué au préalable afin que chaque centrafricain se retrouve dans ce grand rendez-vous national.
5-On vous taxe d’être très proche du KNK, d’autres disent que vous êtes un militant du MLPC, que leur répondrez-vous ?
Ces rumeurs me sont parvenues, elles sont tellement ridicules qu’elles me font rire par moments. Je côtoie des hommes politiques qui tiennent des partis avec qui j’ai de très bonnes relations, mais cela n’explique en rien mon engagement, car il n’a pas de prix. Ma plus grande satisfaction, c’est d’être du côté du peuple, car c’est de ce côté que la vie a plus de sens. Il m’arrive pour de diverses raisons de prendre position en défendant une pensée que je juge soutenable, mais là aussi ne signifie pas mon appartenance à une association politique. Je me souviens encore d’un lecteur du site Kangbi-ndara qui me taxait d’un journaliste proche de l’ex-rébellion de la Séléka tandis que bien d’autres sur Facebook ont pu, sur la base des inférences, faire des rapprochements entre les anti-balaka et moi, que des boniments ! Je ne suis pas du MLPC ni du KNK ni membre d’un parti politique quelconque. Je suis un habile militant de de la liberté d’expression, de la non-violence, du respect de la vie humaine, de l’unité du peuple centrafricain et de la sauvegarde de notre identité culturelle. Comme de nombreux africains, je prêche aussi l’unité africaine, je ne pense pas que le panafricanisme soit un parti politique (rire).
6- dites, que pensez-vous du forum de Nairobi qui vient de finir avec une signature d’un accord entre Bozizé et Djotodia ?
Voyez-vous par la pensée les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia main dans la main devant les Centrafricains aux côtés des représentants de l’ex-Séléka et ceux des anti-balaka implorant tous le pardon du peuple ? Je pense que c’est cela les Accords de Nairobi, c’est cette lourde culpabilité qui pousse vers toutes sortes d’action visant à se disculper. Je dis toujours que si la paix et la réconciliation en Centrafrique doivent passer par les présumés auteurs de la division et du chaos, qu’ils soient les bienvenus mais, que la justice nationale fasse aussi son travail.
7-A l’approche des futures élections en RCA, on assiste à une pléthore de candidats à la présidentielle. Qui selon vous pourrait conduire la destinée de votre pays ?
Il est encore tôt. Vous êtes sans ignorer que l’Organe National des Élections (ANE) est loin de clore la liste des personnes qui veulent supplanter la présidente Catherine Samba-Panza et que c’est presque tout le monde qui convoite cette chaise fugace en Centrafrique. Je ne saurai faire le prix d’un poisson en liberté dans l’eau. Laissons le temps faire son temps afin que vous et moi puissions-nous prononcer sur chacun des candidats en fonction de leur histoire et de leurs programmes. 8- Avez-vous le sentiment que ces élections peuvent se tenir cette année alors que le pays est toujours en quête de sécurité ?
Qui va voter pour qui et dans quelles conditions sécuritaires ? À mon avis, c’est pratiquement impossible dans le contexte actuel à moins que la baguette magique n’existe. Même au Burkina Faso où la transition est apaisée, le facteur temps s’impose pour créer de meilleures conditions des élections à l’issu desquelles le pouvoir sera remis à un régime élu démocratiquement. Les aiguilles de la pendule électorale semblent tourner en faveur de ceux qui soutiennent la prolongation de durée de la transition pour une meilleure sortie de crise. De très bonnes sources au Palais de la Renaissance à Bangui, les élections couplées auront lieu en fin 2016, attendons de voir !
9- A quand rentrerez-vous dans votre pays ?
Dans très peu de temps car le temps est orageux de ce côté (rire).
10- Votre dernier message à vos compatriotes centrafricains ?
Que le peuple centrafricain cesse de vivre au présent, que toutes ses entreprises soient motivées par le souci des générations à venir, qu’il lègue des nuits de repos à ses progénitures, qu’il accepte la critique, l’opinion contraire n’est pas de l’adversité ni de l’inimitié. Qu’il s’abstienne de trahir son pays pour amasser des richesses éphémères
ou l’estime des mortels. Qu’il travaille dur pour subvenir à ses besoins, qu’il aime son Dieu, son pays et son prochain, qu’il vive heureux et en sécurité sur son sol.
Propos recueillis par Saint Régis Zoumiri
Bangui, qui est Johnny Yannick Nalimo? 03-28-2015
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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), -03-27-2015.
En date du 25 mars, le président du parti Mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Bendounga a écrit une sévère lettre à l’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas. La lettre de Bendounga qui correspond à s’y méprendre à une mise en garde formelle concerne ce qu’il a appelé « les manœuvres dilatoires » en vue d’exclure sa candidature à l’élection présidentielle de 2015. Se basant sur une vieille concertation privée qu’il a eue avec l’ambassadeur de France à l’Ambassade où la position de ce dernier sur la candidature de Catherine Samba Panza a porté cette dame à la tête de la transition, Joseph Bendounga estime que si Malinas se positionne en RCA, les faits suivent immédiatement. Autrement, c’est l’ambassadeur de France à Bangui ‘’le faiseur de présidents centrafricains’’, d’où la mise en garde de Joseph Bendounga. « Monsieur l’Ambassadeur, ce qui choque et qui m’amène à vous interpeler aujourd’hui, c’est que vos allégations en janvier 2014 ne corroborent pas avec ce que vos suppôts de la transition à la Présidence, la Primature, au Conseil national de transition et dernièrement le Point 10 des Conclusions de la septième réunion du Groupe international de contacts sur la RCA trament pour empêcher les anciens acteurs de la transition, hormis ceux dont la Cour pénal internationale a indexé de briguer la présidence de RCA en2015. » a fait constater le politique dans cette déclaration dont Corbeaunews s’est procuré une copie.
Fort de ce constat, Joseph Bendounga revient sur son cas personnel, en ce qui concerne sa candidature pour la prochaine présidentielle qui s’annonce en RCA. L’inquiétude du président du MDREC s’est fondée sur le passage de sa candidature au crible des critères d’éligibilité au regard des dispositions de la Charte constitutionnelle de transition qui excluent d’office les personnalités de la transition. « L’inéligibilité à la Présidentielle et aux Législatives de 2015 concerne les acteurs de la transition actuellement en fonction et non les anciens qui sont devenus de simples citoyens depuis qu’ils sont libérés de leurs charges à l’égard de la Charte constitutionnelle de transition, suite à la démission du tandem Djotodia/Tiangaye,le 10 janvier 2014 relève : des manœuvres mafieuses des francs-maçons, de l’ interprétation erronée, frauduleuse et idiote de la Charte constitutionnelle de transition, ne relevant ni de la logique voire du bon sens et du droit. Ces inéligibilités imaginées par vous et reprises par les racailles du CNT frapperaient également ceux des candidats n’ayant pas séjourné ou ne disposant pas d’une propriété bâtie sur le territoire national depuis plus de trois ans. » a-t-il expliqué.
Devant cette situation, la position de Bendounga qui n’a pas gobé le fait que l’ambassadeur de France à Bangui – ce ‘’faiseur de présidents centrafricains’’ soit positionné sur ces critères est sans ambages. A en croire Bendounga, c’est une manière de l’exclure de la course de 2015 au nom de sa nomination au Gouvernement Tiangaye sous le régime Djotodia. Mais, en ce qui concerne la position de Malinas sur le sujet, Bendounga réagit ainsi : « … monsieur l’Ambassadeur, il n’appartient pas à un diplomate fusse-t-il de la France de se substituer aux Centrafricains pour gérer le pays et pousser le ridicule à son comble pour imposer des critères d’éligibilité à des élections. Malgré que vous soyez au champ, au moulin, au four et à l’épicerie : rien a bougé, la RCA poursuit inexorablement sa descente aux enfers avec le vide constitutionnel comme la cerise sur le gâteau. »
En somme, la terre de Bendounga lève un coin de voile sur la légèreté des politiques centrafricains devant la France, puisque toutes les consultations pour être élu président de la République passent inéluctablement par l’Ambassade de France.
Bangui, Fred KROCK Pour CNC.
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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-27-2015
La Fondation pour la Reconstruction en Centrafrique, en abrégé FRC, a organisée, le 8 mars 2015, une cérémonie d’hommage à la femme centrafricaine. La cérémonie d’hommage a eu lieu au centre ville de Bangui, à la résidence de Jean-Barkès Ngombé-Kette, le président fondateur de cette association.
Cette journée a été une occasion pour l’ex-Maire de la capitale centrafricaine d’apporter son soutien à la femme centrafricaine dans ces moments de grandes difficultés que traverse la République centrafricaine. C’était dans sa résidence située au centre-ville de Bangui qu’a eu, en mi-journée du 8 mars dernier, une cérémonie regroupant une cinquantaine de femmes venues de tous les 8 arrondissements de Bangui et de la sous préfecture de Bégoua qui ont honoré de leur présence à l’évènement marquant la journée internationale des femmes.
Organisée par son association dénommée ‘‘Fondation pour la Reconstruction en Centrafrique (FRC)” , la journée a été son comble. Pendant la cérémonie, toutes les femmes s’étaient habillées en pagne offert par Monsieur Jean-Barkès Ngombé-Kette, ce qui a rendu cette fête bien plus agréable pour ces dernières qui, visiblement, ont exprimé leur gratitude à l’ancien Maire de la ville de Bangui pour son initiative plus particulière envers les femmes de Centrafrique durant cette journée que toutes les femmes du monde étaient à l’honneur.
Dans son allocution, le maître des lieux a exprimé son attachement à l’autonomisation de la femme, thème de ladite journée qui, selon lui est un aspect essentiel dans le développement de la femme centrafricaine et par richochet dans celui du pays tout entier. La cérémonie, soulignons-le, a été ponctuée par des chants et danses mais aussi par le discours de la 2ème Vice-présidente de l’association Madame Clotaire Mbaimani.
C’était en fin de journée que s’était achevée la cérémonie dite d’hommage aux femmes de Centrafrique. L’on pouvait lire sur les visages radieux de ces dames toutes leur satisfaction et reconnaissance envers la Fondation FRC et son Président.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC
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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-25-2015.
Flora Habiba Nghahally, élue Miss-Centrafrique pour la paix, le 21 mars dernier a animé sa toute première conférence de presse, ce mercredi 25 mars à la pâtisserie Grand Café à Bangui. A cette occasion, l’ambassadrice de la beauté centrafricaine a décliné sa vision et ses projets pour la paix en République centrafricaine. Elle a été entourée à cette occasion par Tatiana Thoka, Présidente du Comité de Miss-Centrafrique, de Alain Diab, le Patron du Grand Café qui aime soutenir les initiatives artistiques et culturelles pour la paix en RCA.
Quatre jours après son élection à l’hôtel du Centre à Bangui, la Miss-Centrafrique pour la paix, Flora Habiba Nghahally annonce ses couleurs. Habiba a commencé par rappeler à demi-mot la motivation qui a été la sienne, lorsqu’elle devait s’engager pour le concours de Miss-Centrafrique : « Ma motivation est toute simple. C’est que je me sentais malheureuse de voir mon pays, la RCA, plonger dans une crise sans précédente. Et je me sentais en même temps vulnérable et impuissante de pouvoir apporter une solution réelle à cette situation. C’est pour cela que j’ai décidé de postuler, afin qu’une fois élue, je puisse peser de tout mon poids dans la recherche de solutions de sortie de crise. » a-t-elle déclaré.
Quant à la vision que la Miss a pour sa nouvelle responsabilité, Habiba répond : « Mon plan de travail pour apporter efficacement ma modeste contribution au retour et l’édification de la paix dans notre pays s’articulera autour de notre Devise qui est ‘’Unité-Dignité-Travail’’. Parce sans l’unité entre les filles et fils de Centrafrique aujourd’hui déchirés par la haine, nous ne pouvons pas aller de l’avant puisque la paix ne se construit pas avec la division. Mais, tout cela doit se faire dans le strict respect de la dignité humaine. Et j’ai pensé que la paix dont je suis la Miss aujourd’hui, ne peut être retrouvée que par le travail. J’exhorte donc, tous les centrafricains à se mettre au travail, puisqu’il n’est pas compréhensible que la République centrafricaine, notre pays, soit connue pour ses immenses richesses naturelles, et que le peuple centrafricain puisse rester toujours pauvre. »
Cette vision de Habiba n’est pas seulement axée sur sa seule volonté, mais à en croire l’ambassadrice, cela passe par des actions concrètes avec le soutien de tous les centrafricains, particulier les personnes de bonne foi qui entendent accompagner la Miss dans ses œuvres. « J’aime mon pays la RCA, c’est pour cela que j’ai postulé pour être élue Miss-Centrafrique aujourd’hui. Je vais, de par ma beauté extérieure et intérieure, présenter un autre visage de la République centrafricaine, pas celui que l’on connait avec les guerres, de la haine, de la division ; mais plutôt, une République centrafricaine forte en espérance vers la paix durable et le développement. » a-t-elle martelé avant d’annoncé « Pour cela, dès la semaine prochaine, j’irai défendre les couleurs de notre pays à Ndjamena au Tchad lors d’un concours de Miss qui aura lieu bientôt dans cette ville, et reste confiante de remporter un prix. »
Alain Diab le Patron de la pâtisserie Grand Café, ce sponsor de premier rang des activités culturelles en RCA s’est réjoui de l’engagement de la Miss-Centrafrique en ces termes : « je dis d’abord toutes mes félicitations à Flora pour son élection, ainsi qu’à toutes les personnes qui lui ont apporté leur soutien multiforme. Je suis touché par le fait qu’elle est élue ‘’Miss-Centrafrique pour la paix’’. Je souhaite qu’elle donne à la Centrafrique une autre image, celle de la beauté centrafricaine et de la paix. »
Rappelons que Flora Habiba Ngahally est une charmante demoiselle de 25 ans, élancée de 1,75m. Elle a fait ses études au Bénin, titulaire d’un Bac D +4, avec une Licence en Communication-Marketing et travaillant actuellement dans une société de Commerce général.
Bangui, Fred KROCK, Pour CNC.
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Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-25-2015
Une centaine de peulhs musulmans ayant abandonné leur village de Baboua à 50 km de Mbaïki pour fuir en brousse ont été recherchés, regroupés et acheminés à Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de laLobaye, où ils sont intégrés dans des familles d’accueil non-musulmanes et soutenus par la Caritas de Mbaïki. Caritas est une Ong caritative et humanitaire de l’église catholique. A Mbaïki, elle aide les familles à prendre en charge les peulhs musulmans. Débordée, la Caritas Mbaïki a sollicité le soutien de Caritas-Bangui, d’où la mission conduite mardi 24 mars 2015 à Mbaïki, localité situation située à 105 km à l’ouest de Bangui, par l’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga qu’accompagnaient son homologue de la plateforme religieuse, l’Imam Omar Kobine Layama, Président de la Communauté islamique centrafricaine (CICA).
In situ, Corbeau-news a interrogé le Prélat sur le but de sa mission. « Nous sommes venus à Mbaïki parce que le Diocèse de Mbaïki avec l’appui des chrétiens de cette ville est allée à la rencontre de leurs frères musulmans perdus, abandonnés dans la brousse pour les ramener dans la ville. Plus encore, au lieu de les installer dans les sites des déplacés comme cela se passe ailleurs, ils ont choisi plutôt de les installer dans des familles. Cela me dépasse, et j’ai décidé de venir personnellement applaudir, mais aussi encourager ces familles pour leur sens élevé de solidarité et d’hospitalité envers leurs frères.‘’J’étais un étranger, vous m’avez accueilli’’ dit l’Évangile du Mathieu comme Abraham avait accueilli des étrangers et à travers eux, le message d’espérance d’avoir un enfant, Isaac. En accueillant cette communauté musulmane de Baboua, la population non-musulmane de Mbaïki a traduit la théorie en action. » a déclaré Mgr Nzapalainga.
Aussi, Corbeau-news a-t-il recueilli le témoignage vivant de l’Imam du village Baboua, Mamadou Adama sur la solidarité dont cette communauté musulmane a pu bénéficier à Mbaïki. « Ma joie est grande de voir la Caritas voler à notre secours aujourd’hui. C’est l’occasion pour moi de saluer le bon accueil qui nous est réservé par la population de Mbaïki depuis notre arrivée dans cette ville. Contrairement aux plaintes des communautés musulmanes dans certaines localités de notre pays durant cette crise, la population de Mbaïki nous a bien accueillis et nous soutient jour le jour. Je pense que ce qui est arrivé de notre pays est un plan de Dieu. Et quand Dieu fait quelque chose, il sait pourquoi. » a témoigné l’Imam Mamadou Adama. Cependant, seule la bonne foi des populations non-musulmanes de Mbaïki ne suffit pas. Il va falloir qu’ils aient de quoi nourrir leurs hôtes de fortune. Le gros problème des peuhls demeure celui de nourriture, à en croire Mamadou Adama qui apprécie à sa juste valeur, l’intervention de l’Archevêché de Bangui. « Aujourd’hui, notre seule préoccupation, c’est la famine. Nous sommes dépourvus de tout. Tout notre bétail est détruit, en plus notre marge de mouvement est limitée. Mais sur place à Baboua, nous sommes régulièrement menacés par des hommes armés, et nous avons pensé qu’il est mieux de partir du village pour venir nous installer ici à Mbaïki. C’est pour cela que nous sommes là, et vous voyez que les faits nous donnent raison, puis-qu’ici au moins, nous ne sommes pas inquiétés avant même que Monseigneur Nzapalainga et la CARITAS nous viennent en aide. »
C’est un objet de Monsieur Raymond Mongbandji, Maire de Mbaïki qui exalte l’hospitalité séculaire de sa ville. « La ville de Mbaïki a toujours été une ville hospitalière. C’est pourquoi, quand nos frères peuhls du village Boboua qui avaient choisi Mbaïki comme leur ville d’accueil, nous n’avons pas hésité un seul instant pour les prendre à bras le corps comme nos propres frères et sœurs. Nous avons par ailleurs pris toutes les dispositions nécessaires pour qu’ils puissent se sentir, pas comme des personnes déplacées, mais comme des personnes qui sont chez elles. En ma qualité de maire, je veillerai personnellement à cela pour que nos frères soient bien traités durant tout leur séjour ici, jusqu’à leur retour à Baboua. »
Mais dans tous les cas, le retour de la communauté peuhl de Baboua dans leur localité n’est pas pour demain. L’Archevêque de Bangui en est conscient. Nzapalainga pense que les conditions de ce retour doivent être au préalable être créées : « Le retour des déplacés est le souhait légitime que nous formulons. Mais, il n’est un secret pour personne que nous ne pouvons envoyer nos frères dans la gueule du loup. Il va falloir créer les conditions de leur retour, c’est-à-dire sensibiliser, informer, former, préparer les cœurs. Nous avons eu des moments difficiles, marqués par des rancœurs, des haines, etc. Donc, il faut du temps pour réunir un certain nombre de conditions pour le retour apaisé de la communauté peuhl de Baboua. »
Bangui, Fred KROCK Pour CNC.
Bangui, (Corbeau News Centrafrique), 03-24-2015.
La République Centrafricaine est plongée dans une crise sans précédent depuis le 24 mars 2013 avec l’arrivée des hommes armés de l’anciennne coalition Séléka avec à leur tête, Michel Djotodia Am Nondroko, installé au pouvoir à l’issu du coup de force. Deux ans après le renversement du général François Bozizé Yangouvonda, les Centrafricains subissent encore aujourd’hui les conséquences de ce coup de force, surtout que la situation a poussé des miliciens dits « Antibalaka », d’entrer dans la danse. Même si aujourd’hui le pouvoir n’est plus entre les mains de cette coalition rebelle, la Centrafrique a connu les moments les plus sombres de son histoire.
La traversée de ”la ligne rouge” le 24 mars 2013 a ouvert la voie à de graves violations de droits humains. Le peuple centrafricain a commencé à compter ses morts par millier, à vivre des atrocités inimaginables, des actes inhumains. La personne humaine a été chosifiée : décapitation, mutilation, torture, viol, bref. Des biens matériels ont été détruits, pillés et volés. Le Centrafricain lambda se souvient encore négativement de cette date fatidique.
Les rebelles, dont une présence d’étrangers notamment les Tchadiens et les Soudanais, s’étaient installés au pouvoir.
Après neuf mois de pouvoir, Michel Djotodia, chef de file de la coalition Séléka, a été contraint à la démission par ses pairs le 10 janvier 2014 à Ndjamena au Tchad. C’était au cours d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). Une nouvelle histoire s’est ouverte avec l’élection de Catherine Samba Panza par les Conseillers nationaux de Transition (parlementaires provisoires) au mois de janvier 2014.
La mauvaise gestion et l’insécurité, perpétrées contre les populations civiles à Bangui notamment dans les quartiers nord considérés comme le fief de l’ancien chef d’État Bozizé, avaient entraîné l’invasion des miliciens Antibalaka, le 5 décembre 2013, conduisant ainsi le pays dans un chaos profond.
Ces miliciens, considérés comme des sauveurs à leur entrée, se sont transformés en bourreaux des populations. Armes au poing, gâchette facile, les Antibalaka ont également tué, torturé, pillé, violé et volé. Ils se sont spécialisés dans le braquage des véhicules appartenant à des organismes nationaux et internationaux, des organisations non gouvernementales et plus ceux des particuliers. La population a été totalement prise en otage : implantation des barrières illégales, perception des taxes de tous ordres, blocage de l’appareil étatique par l’organisation de journées « villes mortes ». Enfin, ces miliciens ont excellé dans les opérations de kidnapping. Deux humanitaires de l’ONG Codis, dont une française Claudia Priest et un frère de l’église catholique ont été kidnappés et relâchés quelques jours après. Le sommet de ces enlèvements est celui du ministre de la Jeunesse et des Sports, Armel Ningatouloum Sayo, relâché après des pourparlers avec les bourreaux.
La situation humanitaire et sécuritaire dégradante de la Centrafrique a interpellé la communauté internationale. Selon Amnesty International, en deux jours, environ 1.000 chrétiens et 60 musulmans sont tués dans les combats et les massacres. Le 5 décembre 2013, alors que des violents combats éclatent à Bangui et Bossangoa, une résolution de l’ONU autorise le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), appuyée par la France, afin d’intervenir pour stabiliser la situation. Le 15 septembre 2014, la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la République Centrafricaine (Minusca) a pris le relais de la Misca.
Or du 5 au 8 décembre 2013, alors que l’armée française a commencé son déploiement, Bangui, la capitale de la Centrafrique, était le théâtre de violents combats entre les Séléka et les Antibalaka.
Plus tard, le 30 avril 2014, les premiers soldats de l’Union européenne (Eufor-RCA) prennent la relève des forces de l’opération Sangaris à l’aéroport Bangui M’Poko qu’ils sont chargés de sécuriser ainsi que les troisième et cinquième arrondissements de Bangui.
La troisième guerre civile centrafricaine est un conflit inter-communautaire apparu au cours de l’année 2013 République Centrafricaine.
Le conflit se caractérise par de nombreuses exactions contre les civils, musulmans ou chrétiens. Un grand nombre d’entre-eux ont fui les villages pour se réfugier dans la brousse. La situation débouche sur une crise humanitaire importante, aggravée par le chaos sécuritaire.
Le 23 juillet 2014, les belligérants ont signé un accord de cessation des hostilités à Brazzaville.
http://www.radiondekeluka.org mardi 24 mars 2015