vendredi, septembre 11, 2026
Accueil Blog Page 536

Centrafrique/ Reportage santé: Des centaines de morts en silence, le gouvernement ferme les yeux.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image18.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo Hôpital Communotaire de Bangui. 09-2016. Fortuné/CNC.
Photo Hôpital Communotaire de Bangui. 09-2016. Fortuné/CNC.

 Centrafrique/ Reportage santé: Des centaines de morts en silence, le gouvernement ferme les yeux.

Bangui, le 9 septembre 2016. 16:11′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Le saviez-vous que les erreurs médicales sont à l’origine des centaines des morts en Centrafrique chaque année? La réponse est OUI. En Centrafrique pour une grippe légère, un malade pourrait rendre son âme à Dieu dans un centre hospitalier. Les médecins, les Infirmiers, les sages-femmes se trompent régulièrement sur les diagnostics médicaux de leurs patients et ignorent la nature des contrats qui les lient avec ces derniers. Comment le pays a fait pour que ses hôpitaux publics logent une partie du personnel soignant inconscient?

Reportage.

Dans un magazine télévisé de France2, un œil sur la planète, diffusé en 2005 dans lequel l’ancien président François Bozizé Yangouvouda, devant les caméras de nos confrères français avait rendu visite à l’hôpital pédiatrique de Bangui où un médecin pédiatre Centrafricain lui avait présenté le seul et unique bloc opératoire de son établissement qui ne dispose que d’une table métallique au milieu du bloc, une petite assiette remplie des ciseaux, d’un couteau de table et une autre pièce. Dans le reportage, le médecin explique au Chef de l’Etat François BOZIZÉ toutes les difficultés que son personnel rencontre régulièrement dans l’exercice de leurs fonctions de tous les jours. Cette image choquante de la réalité de l’état des hôpitaux en Centrafrique avait choquée le monde. Des nombreux compatriotes centrafricains criaient au scandale à l’époque. Si c’est un scandale, alors depuis la publication de ce reportage en 2005, les choses ont-elles changé?

Dans une enquête que nous avons menée dans deux hôpitaux de Bangui, le constat est amer. La réalité, loin d’être une analyse subjective, est plus dur à admettre. Et pour cause, la défectuosité et manque des matériels, l’insalubrité et surnombres des salles, la méconnaissance de la nature des contrats qui lient le personnel soignant à leurs patients, le non-respect de la déontologie médicale.

Devant l’une de nos équipes il y’a environ deux semaines, un Ingénieur télécom, diabétique travaillant à la société Telecel Centrafrique, se sentait légèrement fatigué et au volant de sa voiture, s’était rendu à l’hôpital Communautaire de Bangui pour son contrôle. Il n’est plus revenu à son domicile pour éternité. Pour cause, il était diabétique et par manque du diagnostic médical, l’infirmier qui l’avait reçu lui posa un sérum glucosé 5%. Ce qui a été fatal pour ce brave homme.

Les cas d’urgence dans les urgences poignardent les cœurs. Les urgentistes demandent à être payé avant qu’ils touchent le malade, peu importe son état de santé. Même les téléphones ou les cartes mémoires ils acceptent comme moyen de paiement pourvue qu’ils les revendent.

Il n’y a pas deux jours, une malade bien avancé dans sa maladie est ramené d’urgence toujours à l’hôpital communautaire de Bangui. Le major qui l’a reçu en prenant son carnet, ne daigne même plus ne fut-ce le regarder. Quand l’accompagnatrice du malade lui aurait demandé de s’occuper de son frère malade, il lui répond gentiment en ces termes: « Madame, vous n’êtes pas chez un marabout mais à l’hôpital. A l’hôpital, on appelle nos malades des patients kc’est-à-dire que, Pierre ou Marie Thérèse, malade, arrive à l’hôpital, il ou elle devient un patient et par conséquent il doit être aussi patient comme son nom médical l’impose ».

Ces cas vécus et choquants sont loin d’être des cas isolés, illustrent clairement la réalité des soins médicaux dans des hôpitaux en Centrafrique. Chaque jour qui passe, les hôpitaux enregistrent une dizaine de pertes en vie humaines.

Pourquoi une telle pratique est, bizarrement, acceptée par tous ? Ni les autorités, ni les patients ne disent rien et ne cherchent pas à comprendre ?

Pour les médecins interrogés par CNC, le manque cruel des équipements serait à l’origine de plusieurs erreurs du diagnostic médical en RCA. « Nous travaillons avec le peu que nous avions pour tenter de sauver la vie de nos concitoyens », a conclu un médecin à CNC.

Autre son de cloche du côté de la population qui, pour la plupart, accuse le corps médical d’avoir privilégié les malades qui leur donnent du bakchich. Certains parlent du niveau très bas du personnel soignant en RCA.

Du côté gouvernemental, les autorités pointent un doigt accusateur sur la crise qui a secoué le pays.

Dans les faits et selon nos enquêtes réalisées au cours de ce reportage, la situation du pays dont fait allusion les autorités n’est qu’un acte échappatoire puisqu’en 2005, le pédiatre qui faisait l’émission « un œil sur la planète » avec l’ancien numéro un de Centrafrique François BOZIZE sur France 2 criait déjà à ce manque de moyen et que rien n’a été fait jusqu’à ce que la crise survient pour tout emporter.

Un autre fait devenu monnaie courante dans les infrastructures sanitaires, 90 % du personnel soignant, non seulement ne se prend pas la peine de bien consulter un malade, mais surtout ne leur prescrit rien comme médicament à payer en dehors de leurs pochettes. Malheur à celui ou celle qui paie ses médicaments à la pharmacie et les ramène. Ils croient tout posséder miraculeusement comme médicaments pour toutes les maladies dans leurs sacs à dos ou sacs à mains selon le genre. Tous les malades subissent les mêmes traitements. En outre aucun patient n’est autorisé à quitter la salle avec le reste de ses médicaments. Ils conservent tout pour ré administrer à d’autres patients. Comment pourriez-vous recouvrer la santé dans cette pratique ?

Le professionnel de la santé tout comme les malades et leurs familles ne savant pas que chacun a un droit et un devoir. Tout être né et grandi doit posséder un carnet de santé retraçant son passé maladif. Qu’il a été une fois ou non transfusé. Qu’il a été une fois ou non hospitalisé. Aussi les familles centrafricaines ignorent même qu’elles ont un droit de poursuite si elles perdent un des leurs dans un établissement sanitaire dans des conditions inadmissibles. Qu’elles doivent intenter une action en responsabilité. Il peut s’agir d’une responsabilité source de sanction (telle la responsabilité pénale ou responsabilité disciplinaire) qui consiste à sanctionner le comportement inhumain du personnel soignant ou d’une responsabilité source d’indemnisation (telle que responsabilité civile ou administrative) qui consiste à indemniser la victime ou sa famille du fait de ce mauvais soignant.

Dans certains pays du monde, les malades comme les diabétiques portent une bague spéciale à la main afin de permettre aux médecins, en cas d’urgence, de connaître leur statut médical. En Centrafrique, est-il difficile de proposer ce genre de chose aux diabétiques? Loin s’en faut.
Des diabétiques qui meurent sous sérum, des transfusés sous transfusion. Une ignorance partagée, une solution existe.

Si rien n’est entrepris dans ce pays de paradoxe et d’anomalie situé à l’antipode de la planète terre, pour conscientiser et réprimer, la peine de ses occupants est loin de les laissée. Le gouvernement doit prendre sa responsabilité de former, de construire ou réhabituer et de sanctionner et non de tout abandonné aux ONG internationales qui viennent pour l’appuyer spontanément et c’est très ridicule de crier à la bonne gouvernance après sur elles. Elles ont fait ce qu’elles peuvent faire et que le gouvernement ne peut pas faire pour avoir ces financements.

L’Etat doit agir dans l’intérêt de son peuple et non le contraire.

Copyright CNC.

Centrafrique: la crise en RCA va durer longtemps! (Livre de Lionel Pascal).

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image17.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Couverture du livre. Édition 2016.
Couverture du livre. Édition 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique: la crise en RCA va durer longtemps! (Livre de Lionel Pascal).

Bangui le 09 septembre 2016 14:00′.

Par:Alain Nzilo(directeur de Publication)
“Les éditions du Net publie ces jours ci un livre sur la crise en RCA. L’auteur, Lionel PASCAL, est venu de nombreuses fois dans notre pays à titre d’expert financier pour diverses institutions internationales dont le FMI et l’UE. Il avait déjà édité un gros document sur la corruption en RCA en 2011. Cette fois ci il a écrit un livret reprenant l’histoire et la géographie de la RCA de l’origine à nos jours. ces informations sont essentielles pour comprendre la crise d’aujourd’hui. Pays d’immigration diverses et ayant subi tant d’invasions, la RCA a toujours été à la « périphérie » des empires: boutan, arabe et français.

La violence, notamment celle des esclavagistes et des coloniaux, explique les difficultés à vivre ensemble en démocratie car la période post coloniale n’a pas été exempte de violences aussi.
L’auteur s’élève contre un départ précipité des forces SANGARIS qui devraient, au titre de l’histoire commune, d’abord assurer la paix en RCA (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) et ensuite garantir ses frontières extérieures afin de protéger ses habitants des invasions de type « bande du Seigneur » ou autres gangs et « coupeurs de route » venant du SOUDAN. La nécessité des dirigeants de la RCA devrait être de dépenser les maigres recettes dans les secteurs de l’Education, de la Santé et des Routes; pas dans la reconstitution des FACA ! Une force de gendarmerie intérieure pour lutter contre la criminalité devrait suffire à assurer la paix dans les villages si les forces internationales protègent les frontières. La DDR ne marche pas, l’argent du budget de la RCA sera plus utile pour créer les conditions de l’investissement dans l’agriculture et le secteur minier.
Il faut aussi lutter contre la corruption de tous: fonctionnaires et classe politique et veiller à ce que la justice fasse son oeuvre de façon publique afin de redonner de la confiance aux populations de RCA et qu’ainsi les habitants apprennent à vivre ensemble et à respecter les décisions prises par une majorité des voix. La démocratie, ce n’est pas seulement voter une fois devant des observateurs étrangers, c’est participer à tous les niveaux à la prise de décision.
Toutes ces mesures sont difficiles à mettre en oeuvre et l’actuel Président récemment élu va devoir modifier en profondeur la gouvernance du pays, faute de quoi, la RCA retombera dans ses travers! C’est possible mais il faut que les « amis de la RCA » lui donnent vraiment un coup de mains et pas seulement des discours convenus! »

 

Dr Lionel Pascal.
Dr Lionel Pascal.

 

Autre publication de l’auteur:
République centrafricaine: douanes et corruption, Causes de la déliquescence du pays? (Édition l’harmattan).

 

Couverture du livre. Édition l'Harmattan.
Couverture du livre. Édition l’Harmattan.

 

Centrafrique: Les comptes bancaires des personnalités proches du régime de BOZIZÉ débloqués.

0

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image11.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'ancien Ministère  d'Etat Parfait Anicet Mbaye (PAM).
L’ancien Ministère d’Etat Parfait Anicet Mbaye (PAM).

 

Centrafrique: Les comptes bancaires des personnalités proches du régime de BOZIZÉ débloqués.
Bangui, le 7 septembre 2016. 10:11′.
Par: Gisèle MOLOMA.

L’arrivée de l’ancien Premier Ministre de François BOZIZE , le Prosfesseur Faustin Archange TOUADÉRA au pouvoir en mars dernier a permis, non seulement le retour au pays de la quasi-totalité des dignitaires du régime défunt de son ancien patron, mais aussi le déblocage de leurs comptes bancaires gelés immédiatement après la perte de leur pouvoir en 2013 due à leur fuite. Ceci, grâce aussi au travail d’un avocat centrafricain qui a pu jouer le rôle du négociateur.

 

Le retour au pouvoir du parti Kwa na Kwa (KNK) en mars dernier a fait bouger les lignes du côté des proches de l’ancien Président François Bozizé en exil après la chute de son pouvoir. Des affaires judiciaires aux problèmes financiers, des avocats se bousculent à Bangui pour défendre et régulariser les dossiers des différentes personnalités proches du régime défunt du Général BOZIZÉ.
Au lendemain de la prise du pouvoir de l’ancien homme fort de Bangui Michel DJOTODJA, celui-ci a ordonnée à travers la Justice, le gele des avoirs de tout les comptes bancaires appartenant à la famille et proches de l’ancien président François Bozizé et de certains de ses anciens proches collaborateurs pour différents motifs dont les détournements des fonds publics, la malversation financière et escroquerie en bande organisée.
Le retour au pouvoir de ces mêmes élites fait sauter ces verrous judiciaires. Ces comptes bancaires seraient à nouveau accessibles à leurs titulaires. Depuis deux semaines les comptes bancaires de Francis, Aimé Papy, Djodjo et Monique BOZIZÉ, sans oublier quelques personnalités de l’ancien régime comme l’ancien numéro deux des libérateurs, porte-parole et Ministre d’Etat le colonel Parfait Mbaye leurs sont désormais accessibles. Des milliards de franc CFA, autrefois immobilisés dans les institutions bancaires en Centrafrique, sont de nouveau utilisables par leurs titulaires.
Selon nos sources, c’est Maître Lavou, avocat centrafricain spécialisé dans ce genre de litiges, qui serait à la manouvre. L’homme n’a pas démérité pour autant du moment où ces comptes sont maintenant débloqués. Mais pour une partie des clients, ce déblocage est politique que judicaire et refusent par ce comportement de payer à leur défenseur. L’ancien numéro deux des libérateurs le Colonel Parfait Mbaye, l’un des clients de Maître Lavou dans cette affaire, refuse lui aussi de récompenser le travail de sa défense malgré des milliards déjà disponibles sur ses comptes bancaires en Centrafrique.
Le retour au pouvoir du parti Kwa na Kwa (KNK) grâce à l’élection controversée en février dernier du président Faustin Archange TOUADÉRA, Premier Vice-Président et ancien Premier Ministre désigné de ce parti, aurait facilité ce travail de déverrouillage de ces comptes bancaires. Le fils de l’ancien président François Bozizé, le colonel Francis Bozizé, pourtant sous sanction des Nations-Unies qui ordonnent le gel total de ses avoirs bancaires, retrouve curieusement ses comptes bancaires à nouveau disponibles en Centrafrique, pays de paradoxe et d’anomalie à l’antipode de la planète terres. Peut-on parler d’un pied de nez de TOUADERA à la Communauté Internationale?

Copyright CNC.

Centrafrique: Un weekend d’insécurité et de violences en série à Bangui.

0

Centrafrique: Un weekend d’insécurité et de violences en série à Bangui.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Milliciens antibalaka
Les Milliciens antibalaka

Bangui, le 7 septembre 2016. 12:23′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Vivre à Bangui, c’est comme vivre avec des cartels de la drogue à Acapulco au Mexique où les bandits armés règnent en maître sans aucune inquiétude quelconque. Il ne passe jamais un jour où les habitants de la capitale de ce pays meurtri, qui sont d’ailleurs habitués malheureusement à vivre dans de telles conditions, se croisent le diable et se remettent soudainement leurs survies entre les mains de Dieu le Père le Protecteur divin. Du quartier Km5 aux quartiers Gobongo et Galabadja en passant par Ngbénguéwé, Malimaka et Fatima, les habitants de ces quartiers vivent quotidiennement depuis une semaine sous le concert nocturne des armes. Va-t-on vers l’inscription de la ville de Bangui sur la liste des villes noires pour le tourisme et les investissements ?Il semblerait que c’est le vœu de ces bandits armés qui pullulent dans Bangui suite à l’inertie des nouvelles autorités élues grâce à leurs mains fortes prêtées sur le terrain.
Affrontement entre les soldats FACA au quartier Fatima le lundi dernier, tentative de meurtre d’un Taximotard à Bazanga, menace de mort avec préméditation arme au poing à Gobongo, la ville de Bangui n’a pas manqué un jour d’être citée dans des faits divers similaires. Tantôt on parle du règlement de compte, de braquage, tantôt on parle de la guerre d’occupation et de contrôle d’une zone d’influence ou les groupes armés s’affrontent, braquent, tuent et font leurs lois au vu et su des Forces de l’ordre qui, parfois dans certains cas, voient quelques-uns de ses éléments participer activement à la détérioration de la situation sécuritaire à Bangui.
Le dimanche 4 septembre dernier, un homme a été blessé par balle chez lui à Galabadja vers 3h du matin par un groupe de deux individus armés qui ont pénétré chez lui.

Selon des sources concordantes, c’est une affaire de la jalousie entre les deux rivaux pour une fille. Malheureusement pour l’un des deux malfrats, son bras gauche a été touché aussi par la balle que son ami a tirée sur son rival. Les deux rivaux se retrouvent actuellement à l’hôpital, l’un à l’hôpital du MSF en ville, l’autre au Communautaire.

Dans la même nuit du dimanche, un autre cas de violence s’était produit à Gobongo où un Chef Anti-Balaka du secteur avait terrorisé avec son arme une dizaine des personnes qui suivaient le match éliminatoire de la Coupe d’Afrique des Nations entre Centrafrique et la RDC. À l’origine, une légère dispute entre ce Chef Anti-balaka surnommé Hardy et un jeune homme sur le match qui a mal tournée. Le Chef Antibalaka sortait son arme et tirait plusieurs coups de feu en l’air. Ce qui a provoqué la panique sur le lieu du cinéma.

Au quartier Damala vers Combattant, c’est le spectacle du braquage à main armée le lundi dernier. Un particulier a été vidé de ses biens par ces malfrats. Tandis qu’au quartier Fatima, c’est la guerre de Check point entre les Forces de l’ordre qui ont poussé la population locale à rester sur leurs pieds tout un après-midi nuageux.

En tout cas, à Bangui, c’est le jeu de cash-cash ou ping-pong entre la population et les bandits armés. Tantôt on fuit et on revient, tantôt ces bandits armés disparaissent et reviennent comme ils veulent. Les armes circulent, et vont continuer à circuler encore probablement pendant un moment jusqu’à ce qu’ils épuisent leur minutions. L’issue des DDRR est déjà connue.

Depuis le jour des offensives de la coalition Séléka du pouvoir en 2012 et leur prise de pouvoir en 2013, le territoire centrafricain est devenu une poudrière à ciel ouvert. Et pour cause, la distribution des armes de guerre, machettes à la population regroupée au sein des milices d’autodéfense. Pour un rien, c’est l’arme qui parle. Pour avoir une aiguille, c’est l’arme au poing qui te permet de l’avoir. Pour plus voir ton adversaire, c’est l’arme qui permet son élimination. Les forces de l’ordre, qui n’ont d’ailleurs aucun courage à intervenir dans une telle situation, prennent la poudre d’escampette au premier coup de fusil entendu.
Pour les centrafricains, seule la prière qui peut les épargner de la mauvaise surprise de la journée.

Copyright CNC.

Centrafrique: Le Premier Ministre SARANDJI est fixé sur son sort.

0

Centrafrique: Le Premier Ministre SARANDJI est fixé sur son sort.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/07/SAM_3489.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Simplice Mathieu Sarandji
Simplice Mathieu Sarandji

 

Bangui, le 6 septembre 2016. 10:32′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Nommé il y’a cinq mois à peine par le président Faustin Archange TOUADÉRA une fois élu comme son tout nouveau Premier Ministre de son premier quinquennat, le Docteur Simplice Mathieu SARANDJI n’a pas manquer un jour d’agacer les conseillers et proches parents du President TOUADÉRA. Son comportement et sa manière de parler divisent énormément la Présidence de la République. Afin de calmer la tension perceptible entre les partisans du Premier Ministre SARANDJI et ses détracteurs, le président Faustin Archange TOUADÉRA a annoncé lors d’une réunion avec ses conseillers concernés que son proche ami Simplice Mathieu SARANDJI sera fixé sur son sort au plus tard décembre 2016.

Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI, ancien parolier et coach politique discret de son ami TOUADERA à l’époque, se retrouve aujourd’hui à son tour devant la réalité de la gestion du pays. Son engagement en politique au côté de son ami TOUADERA depuis 2008 lui a permis, comme un bon loyaliste, d’être nommé Premier Ministre il y’a cinq mois bientôt. Or depuis sa nomination à ce poste, l’homme n’a cessé de multiplier des gaffes en gaffes. Pour des nombreux conseillers du président Faustin Archange TOUADÉRA, la chute vertigineuse de la côte de popularité de ce dernier est dû à l’incompétence avérée de son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et Il n’a plus besoin de continuer à le soutenir corps et âmes.

Plus grave encore selon les conseillers du président, le sieur SARANDJI ne distingue rien des secrets d’Etat et ses propres secrets. Il vomit tous sur le lit et dans les restaurants et le lendemain, ces secrets se retrouvent dans certaines failles qui les partagent a leur tour.

«Depuis la dernière déclaration radiophonique du Premier Ministre dans laquelle il a vivement accusé la Communauté Internationale d’être de connivence avec des groupes armés, les relations entre le Premier Ministre et son patron sont devenues glaciales » nous a confié, sous garantie de l’anonymat, un membre du cabinet du Premier Ministre.

Pour le Président TOUADERA, pas question d’étaler publiquement leurs différents, leur prise de tête. Mais son sort est déjà scellé pour la fin d’année ou début d’année 2017 si la Communauté internationale me fait confiance.

En tout cas, l’avenir politique du Premier Ministre SARANDJI est sérieusement mis à mal suite à ses multiples bourdes à chaque prise de parole en public. D’où la nécessité de lui couper la parole en cas d’événements importants.

Ancien président de la Commission Éducation dans l’équipe de campagne électorale de l’ancien Premier Ministre Martin Ziguélé en 2005, Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI a regagné de fait, le parti KNK après la défaite électorale de son candidat Martin Ziguélé. Il travaillait au côté du Professeur Faustin TOUADERA lorsqu’il fut Recteur de l’Université de Bangui, puis le Premier Ministre de BOZIZÉ entre 2008-2013. Chargé de diriger la campagne du candidat TOUADERA lors de la dernière présidentielle de 2015-2016, c’est en ce moment qu’il a signé avec le candidat TOUADERA un pacte qui ne montre pas son caractère et s’est vu récompenser au détriment de certains cadres alliés ayant le profil, comme Premier Ministre après la victoire de son ami et candidat TOUADÉRA. Depuis lors, lui et son ami conduisent le pays dans un cul de sac.
Copyright CNC.

LES ÉIECTIONS EN AFRIQUE : AMBIGUITE DANS LES PRISES DE POSITION DE LA « COMMUNAUTE INTERNATIONALE »…

0

LES ÉLECTIONS EN AFRIQUE : AMBIGUITE DANS LES PRISES DE POSITION DE LA « COMMUNAUTE INTERNATIONALE »…

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image10.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

 

Bangui le 6 septembre 2016. 8.30′

Le drame électoral qui se joue en ce moment au GABON, pays de feu OMAR BONGO ODIMBA, devrait interpeler le peuple africain tant les prises de position de la fameuse « COMMUNAUTE INTERNATIONALE » semblent éminemment AMBIGUES.
Dans les mêmes conditions et pour des prétextes souvent fallacieux, cette même Communauté dite internationale n’a pas cru daigner accorder crédit aux requêtes de l’ancien Président Ivoirien , Laurent GBAGBO, qui suite aux contestations de l’espèce ,avait sollicité des observateurs et de la Communauté internationale le recomptage des voix obtenues par chaque Candidat à la Présidentielle pour attester de la réalité et de la vérité des urnes et qui avait à l’époque essuyé une fin de non recevoir aux conséquences incalculables que le pays du défunt Président Houphouët-Boigny connait jusqu’aujourd’hui : victoire à la Pyrrhus de monsieur Alassane Dramane OUATTARA, détention et incarcération arbitraires du couple GBAGBO à la CPI et en Côte-D’ivoire etc…
Même cas de figure en République centrafricaine où des fraudes massives et généralisées ont entaché de façon substantielle les dernières élections générales dans ce pays, fraudes soit dit en passant, reconnues par la Cour Constitutionnelle de Transition, mais lesdites élections ont été tout de même validées par les Autorités de l’époque au nom , semble-t-il, de la paix sociale dans un pays en proie avec ses démons et qui aurait trop souffert des différents soubresauts…La Communauté internationale et l’ Union Africaine ont entériné et cautionné sans sourciller cette supercherie à l’odeur pestilentielle voire nauséabonde. Les requêtes de certains Candidats victimes de ce vaudeville aux couleurs tropicales ont été jugées non fondées, sans objet et classées par conséquent sans suite…Soit !!! ALLONS SEULEMENT…
Comment alors comprendre que cette Sacro-sainte Communauté internationale, au nom d’intérêts inavoués se mette à tergiverser et à se comporter en donneuse de leçons s’agissant du cas Gabonais. La jurisprudence ayant été « actée » dans les cas Ivoiriens et Centrafricains voire même d’autres, celle-ci devrait demeurer « CONSTANTE » et applicable à tous les pays « ERGA OMNES » parbleu !!!
C’est ici l’occasion de signifier au peuple africain que tant qu’il se comportera vis-à-vis des intérêts extérieurs en «  NEGRE DE MAISON » selon la terminologie si chère au regretté MALCOLM X, il ne sera jamais respecté et fera l’objet de manipulations étrangères diverses…Aux africains de comprendre cela en démontrant leur maturité face aux combines, magouilles et manipulations en tous genres et d’où qu’elles viennent !!! La véritable émancipation du Continent africain face à ses oppresseurs et ennemis sera à ce prix…Chaque africain devra conceptualiser cela et se l’approprier afin de léguer un devenir et un avenir meilleur aux générations futures.

MAX COULIBALY

Centrafrique : la MInusca condamne l’assassinat des deux villageois par les Seleka à Dekoa.

0

Centrafrique : la Minusca condamne l’assassinat des deux villageois par les Seleka à Dekoa.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image9.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image
Bangui 05 Septembre 2016.

Par Eric NGABA
Deux villageois dont le chef du village de Nangayan, dans la région de Dekoa, ont trouvé la mort le 3 septembre 2016 lors d’un affrontement entre un groupe de fugitifs Séléka. Une troisième personne non identifiée, présumée ex-séléka avec les deux villageois ont été remis aux autorités locales de Dékoa par la MINUSCA, en présence de la Croix-Rouge.
Le bataillon burundais de la MINUSCA qui est intervenu sur les lieux du drame, a été prise à parti par les assaillants.
« Plus tard dans la nuit de samedi à dimanche, une unité du bataillon burundais de la MINUSCA a été prise à partie à 5km au Nord de Dekoa par une colonne de motos ex-séléka tentant de forcer le passage vers le Sud. Les soldats de la MINUSCA ont riposté », a indiqué la Minusca dans un communiqué.
L’un des assaillants a trouvé  la mort  et trois motos ont été saisies lors d’accrochage. D’après ce communiqué, deux soldats burundais ont été grièvement blessés au cours du combat et reçoivent depuis des soins intenses à la clinique de la MINUSCA.
Par ailleurs, la MINUSCA demande aux fugitifs de répondre à l’appel du gouvernement de se rendre et de se soumettre à la justice de leur pays.

Centrafrique: Meurtre raté d’un Journaliste sur la route de Boali, des Gendarmes mis en cause.

0

Centrafrique: Meurtre raté d’un journaliste au Pk26 sur la route de Boali.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image8.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image
Bangui, le 5 septembre 2016. 12:04′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Lors d’un contrôle de sécurité de la gendarmerie nationale au Pk26 sur la route de Boali, un Journaliste Centrafricain a été criblé des balles suite à une légère dispute entre ce dernier et les gendarmes en poste ce jour. Son malheur, le refus de payer les 500fcfa exigés par ces éléments de forces de sécurité et de défense à tous les passagers.

À quoi servent finalement la gendarmerie et la police nationales? C’est la question que tous les Centrafricains se la posent depuis plusieurs mois. Depuis la prise et le départ du pouvoir de la Coalition Séléka, les centrafricains n’ont cessé de réclamer le retour effectif sur le terrain des Forces de Sécurité centrafricaines afin de les protéger vis à vis des exactions des bandits armés. Or, depuis leur retour progressif sur le terrain de ces éléments de forces légales, ces vieux loubards n’ont pas oublié leur mauvais comportement.

À peine installés à leur poste, les gendarmes, y compris les policiers ont systématiquement érigé des barrières illégales partout sur les grands axes routiers de la République. Ces points de contrôle installés, à l’origine, dans le but de contrôler l’identité de toutes personnes suspectes, se transforment en lieu de souffrance des paisibles citoyens qui tentent de faire un mouvement à l’intérieur du pays.

Hier dimanche vers la fin de l’après-midi alors que les centrafricains se préparaient à suivre le match éliminatoire de la coupe d’Afrique des Nations opposant le pays à la République démocratique du Congo, un Journaliste centrafricain de la radio nationale Monsieur Dieudonné Redomté a été la cible des gendarmes en poste à Pk26 sur la route de Boali.

Selon des sources concordantes des témoins ayant vécus l’évènement, de retour de l’intérieur du pays, le véhicule transportant notre confrère a été stoppé à la barrière de Pk26 pour le contrôle. Ici, chaque passager doit payer une somme forfaitaire obligatoire aux services de la police, de la gendarmerie, du Fito sanitaire avant de se voir leurs documents restitués. Après les formalités faites par notre confrère Dieudonné, il aurait oublié de payer les 500fcfa des gendarmes, ce que ces derniers n’ont pas accepté. Une dispute a été déclenchée et l’un des gendarmes fait usage de son arme de service pour, selon ses propres terme « corrigé » notre confrère. Ce dernier a eu des balles dans le corps et est gravement blessé. Hospitalisé dans un état grave, notre confrère Dieudonné lutte pour sa vie en ce moment.

Le gendarme, l’auteur des faits, se la coule douce sans être inquiété comme si de rien n’était passé.

C’est un secret pour personne que les citoyens centrafricains comme expatriés reprochent à raison les éléments des Forces de l’ordre pour leurs comportements guerriers sur la population civile qu’ils doivent protéger.

Finalement, à quand la fin de la souffrance des Centrafricains? Du moment où les nouvelles autorités du pays deviennent inefficaces, inexistantes et impuissantes devant les malfrats, rien ne pourrait se faire et la souffrance des centrafricains est loin de les quitter.

Copyright CNC.

Centrafrique: Les éléments de la Séléka cantonnés à Baboua menacent de couper l’axe Bouar-Garouaboulaye.

0

Centrafrique: Les éléments de la Séléka cantonnés à Baboua menacent de couper l’axe Bouar-Garouaboulaye.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/05/016783868_30300.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>0,,16783868_303,00

 

Bangui, le 05 Septembre 2016. 10:11′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Cantonnés dans le cadre du pré DDRR depuis 2015, certains éléments de l’ex-coalition Séléka ont lancé il y’a une semaine un ultimatum au Gouvernement dans lequel, ils demandent le rétablissement immédiat de leurs Primes Générales d’Alimentation (PGA) suspendus depuis 4 mois, l’amélioration de leur condition de cantonnement. À défaut d’une réponse positive dans quelques semaines, ils seront dans l’obligation de bloquer la route numéro 1 entre Bouar et la ville frontalière avec le Cameroun, Garouaboulaye.

 

Cantonnés des éléments armés sans aucune prise en charge alimentaire ou sanitaire, c’est entretenir en quelque sorte l’insécurité dans le secteur du cantonnement. On a déjà vu à Bangui où des éléments de la Séléka cantonnés aux camps Béal et RDOT bloquaient régulièrement les grands axes routiers de la capitale tout en menaçant de s’en prendre aux particuliers, si leurs revendications n’avaient pas été pris en compte par le Gouvernement.

Les mêmes faits produisent les mêmes résultats. C’est en substance ce que pensent à juste titre ces éléments de la séléka de Baoua, une ville située entre Bouar et Béloko où une centaine des éléments de la Séléka sont cantonnés dans une concession de l’école. La population locale vit ainsi au bon vouloir de ces éléments de la Séléka.

Du côté des nouvelles autorités du pays qui sont en réalité les anciennes qui sont revenues, couper le ravitaillement en vivre de ces éléments, c’est la façon idoine de les punir après avoir les chassé du pouvoir, alors qu’elles ne s’attendaient pas, en mars 2013. Nous a rappelé un cadre de KNK travaillant à l’Inspection Générale des Finances.

Afin de manifester leur mécontentement vis à vis du gouvernement de Touadéra et consorts qui les a totalement délaissés, ces éléments cantonnés ont lancé un dernier ultimatum aux autorités militaires du pays, au gouvernement et au Président de la République. Un ultimatum pressant sous forme de menace dans lequel ils demandent aux destinataires le rétablissement immédiat de leurs Primes Générales d’Alimentation (PGA), l’amélioration de leur condition du cantonnement. À défaut d’une réponse favorable, ils seront dans l’obligation de bloquer le grand axe du ravitaillement de la RCA qui passe devant eux, et ce, d’une manière continue.

Informé, le gouvernement, dans ses habitudes d’inaction, fait la sourde oreille et hésite de prendre au sérieux cette menace afin d’éviter un autre désordre qui sera probablement adossé à un homme politique.

Rappelant que les habitants de la ville de Baboua, avaient demandé sans succès au gouvernement et à la Minusca de changer le lieu de cantonnement de ces ex-combattants. Ils ont été regroupés dans l’unique grande école de la ville obligeant ainsi les parents d’élevés à prendre en charge eux même et à leur manière, l’éducation et la formation de leurs enfants. « On ne peut plus compter sur les gens de Bangui qui ne pensent qu’à eux et à leurs enfants » a conclu un parent d’élève de la ville.

C’est cette politique sectorielle et partisane qui crée des révoltes. Changeons !
Copyright CNC.

Centrafrique : la mission conjointe du ministre des mines avec la délégation américaine pour une évaluation de diamants à Berberati

0

Centrafrique : la mission conjointe du ministre des mines avec la délégation américaine pour une évaluation de diamants à Berberati

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image7.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

Bangui 04 Septembre 2016

Le ministre des mines et de l’énergie, Léopold Mboli Fatran a conduit, le 30 août 2016, une importante délégation américaine à Berberati, localité située à environ 600 km à l’ouest de Centrafrique. C’est une mission conjointe qui a pour objectif d’évaluer la traçabilité d’exploitation de diamants bruts dans cette zone conforme à l’exploitation définie par le Processus de Kimberley et s’enquérir de l’état de la cohésion sociale entre les communautés. 

 

La délégation ayant effectué cette mission était composée des cadres du département des mines dont le ministre Léopold Mboli Fatran, la ministre des affaires sociales et de réconciliation Virginie BaÏkoua, de l’ambassadeur des Etats Unis à Bangui Jeffrey Hawkins, du directeur Adjoint de l’USAID RDC Scott Hocklander. La mission s’inscrit dans un projet soutenu par l’Agence américaine de Développement (USAID) dans l’exploitation de diamants bruts en République Centrafricaine. La mission a été marquée par des séries de rencontres avec les autorités administratives locales et les acteurs miniers de la ville de Berberati qu’au cours de laquelle la délégation a visité un chantier minier de Lomi dans la localité.
Ces séries de rencontre et la visite sur le chantier de Lomi ont permis à la délégation centrafricano-américaine de s’enquérir non seulement de la situation sécuritaire et de l’état de la cohésion sociale entre les communautés de Berberati mais aussi de d’évaluer le travail abattu par le projet DPDDA (Droits de Propriété et Développement du Diamant Artisanal) soutenu par USAID. Cette mission s’inscrit également dans le projet DPPA qui appui le ministère des Mines et les artisans miniers. L’occasion pour le ministre centrafricain des mines et le diplomate américain d’apprécier le progrès réalisé dans la région de Mambere-Kadaey par les points focaux du projet DPPA.
« C’est depuis longtemps que l’USAID a mis en place le projet DPPA dans notre pays. Ce projet a deux volets. Premièrement, le gouvernement américain appui le gouvernement le centrafricain dans le Processus du Kimberley notamment la traçabilité d’exploitation de dimant bruts parce qu’à certains moment, le diamant centrafricain a été suspendu du Processus du Kimberley. Suite aux efforts du gouvernement centrafricain auprès de ce processus, la sanction a été levée sur la région de Berberati déclarée zone conforme à l’exploitation de diamants. Mais cette sanction partielle n’a pas encore amélioré la situation. C’est pourquoi l’USAID à travers son projet nous permet de mieux suivre la traçabilité de diamant depuis la chaine d’exploitation jusqu’à son exportation », a fait savoir le ministre des mines et de l’énergie, Léopold Mboli Fatran avant d’ajouter que le deuxième volet de ce projet consiste la a suivre le processus de la cohésion sociale qui existe les différentes communautés dans la région.
« Comme vous le savez, les activités minières regroupent les différentes communautés locales. C’est pour nous une occasion de savoir s’il y a la cohésion sociale entre ces communautés. Car durant le conflit que notre pays a traversé, certaines communautés se sont déplacées hors de leurs localités. Donc il s’agit d’interpeller tout le monde sur la nécessité de consolider cette cohésion sociale qui existe afin de favoriser le retour digne des communautés déplacées. C’est je suis venu avec la ministre de la réconciliation nationale », a ajouté le ministre des mines.
De son côté, le diplomate américain a apprécié le travail que font les acteurs miniers pour le développement de la République Centrafricaine. Il a mis l’accent sur l’enjeu du secteur minier qui est, selon lui, important pour le pays. « Le diamant est un secteur extrêmement important pour la RCA car c’est un secteur qui fait vivre des centaines de milliers de Centrafricains. C’est un secteur qui peut être un secteur de stabilité dans le pays ou facteur d’instabilité. Ça mérite beaucoup de considérations et beaucoup de travail. Donc le gouvernement américain, l’USAID, cherche à aider ce secteur de façon différente mais concurrente. D’abord on essaye dans le Processus de Kimberley, la traçabilité et la légalité de diamant. Ce qui veut dire que les recettes vont partir dans la caisse de l’Etat et éventuellement aider la population au lieu d’aller dans la poche des gens qui ne respectent pas la loi. Donc, le Processus de Kimberley, nous soutenons le côté technique », a martelé l’ambassadeur des Etats unies en Centrafrique avant d’évoquer le deuxième volet de l’aide américaine dans ce secteur étant aussi important selon lui, c’est la réconciliation.
« Le diamant rassemble les différentes communautés par le passé dans les villes comme Berberati où les communautés vivaient ensemble et travaillent dans ce secteur. Maintenant il y a la crise qui a divisé les gens et il faut quand même penser leurs blessures. C’est pour cette raison que nous avons tenu à venir ensemble avec le ministre des mines et la ministre de la réconciliation nationale ».
Depuis la suspension temporairement de la République Centrafricaine par la décision administrative du Processus de Kimberley au mois de mai 2013, seule la préfecture la Nana-Mambere est déclarée zone conforme à l’exploitation de diamant. Cette mission conjointe de revue a permis de toucher du doigt la situation sécuritaire stable dans cette région et la cohésion sociale qui y règne. La ministre centrafricaine des affaires sociales et de la réconciliation, Virginie Baïkoua dans sa prise de parole, a appelé les communautés à consolider le vivre ensemble afin de permettre le retour des personnes déplacées que le gouvernement s’est mis à pied d’œuvre avec les partenaires. Elle a souligné que la présence de la délégation à Berberati témoigne l’engagement du gouvernement dans le relèvement de la région à travers les activités minières.
Dans ce volet, le gouvernement américain à travers l’USAID qui soutient le projet DPDDA en Centrafrique s’engage à appuyer le gouvernement centrafricain dans le Processus de Kimberley. Le projet DPDDA est présent en Centrafrique, dans les régions Sud-ouest depuis 2007. Le projet contribue au renforcement de la paix et à la résolution des conflits. Il consiste à soutenir le rétablissement de la chaine légale de diamants sans conflits et en conformité avec le cadre opérationnel dub Processus de Kimberley. Le projet DPDDA appui également le renforcement de la cohésion sociale et la consolidation de la paix par la sensibilisation de tous les acteurs et les communautés du secteur minier.

AFRIQUEEDUCATION: Le Numero 444 vient de paraître.

0

AFRIQUEEDUCATION : Le Numero 444 vient de paraître.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image5.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

Le numéro 444 d’Afrique Education sera disponible, chez votre marchand de journaux, à partir du samedi, 03 septembre 2016.

Ce numéro, qui comprend un rapport exclusif sur les droits de l’homme au Congo, intitulé : « Congo-Brazzaville : Sassou-Nguesso devant la Cour pénale internationale » ? avec sur sa Une, le général congolais, Jean-Marie Michel Mokoko, vainqueur de l’élection présidentielle du 20 mars, qui croupit, actuellement, en prison, à Brazzaville, mettra, exceptionnellement, tout le mois de septembre en kiosque.
Le rapport sur les droits de l’homme au Congo-Brazzaville, contenu dans ce numéro étant sous embargo des Nations-Unies, le numéro 444 ne sera accessible sur la boutique du magazine que vers la fin de la semaine prochaine. Mais, dès le 03 septembre, le magazine papier, lui, sera disponible chez les marchands de journaux habituels.

Toujours dans le numéro 444, un article intitulé : « Gabon : Vers un septennat explosif ». La simple réélection, dans les conditions qu’on sait, de Bongo Ondimba Ali, risque de lui compliquer la tâche. Les problèmes dans ce pays ne font que commencer.

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, Afrique Education dans un article : « Pays Arabes : Suppression de ‘l’éducation islamique’ des programmes scolaires », répertorie les ravages du fondamentalisme islamique sur les systèmes scolaires dans les pays arabes les plus touchés.

Bonne lecture.

Pour nous joindre : Tél. : 00.331.42 53 72 09/72 15/72 30
Fax : 00.331.46 56 88 08
Email : afriqueeducation@afriqueeducation.com
Site internet : www.afriqueeducation.com

AFRI JOB STORE : LE NUMERIQUE AU SERVICE DE L’EMPLOI EN RCA

0

AFRI JOB STORE : LE NUMERIQUE AU SERVICE DE L’EMPLOI EN RCA

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

 

 

 

 

Le savez-vous ?

Il a toujours existé à travers le monde, des milliers d’offres d’emplois de différentes qualifications et catégories professionnelles, ouvertes à destination de la Centrafrique, notamment au sein de divers organismes, entreprises et ONG déjà installées, en création, ou en instance d’implantation. Nous ne parlons pas ici, de ces rares offres partielles et parcimonieusement diffusées, que l’on voit paraître quelques fois dans des journaux nationaux triés sur le volet. Nous visons plutôt précisément, toutes les annonces intéressantes qui, publiées par des sites étrangers insoupçonnés, échappent de ce fait, à l’attention de milliers de cadres Centrafricains pourtant en quête d’emploi, et remplissant probablement toutes les conditions de recrutement exigées. Du coup, faute de postulants, parce que faute d’informations, ce sont de plus en plus aux cadres non Centrafricains que les employeurs recourent aujourd’hui. Constat taraudant pour un pays en plein essor et qui ne demande pas mieux, qu’à utiliser ses nombreuses ressources humaines.

Dès lors et sans aucun doute, on ne peut que noter à ce niveau, un net défi d’avenir, que seuls des Centrafricains qui se sentent interpellés, peuvent et doivent relever. Surtout et quand en plus, personne n’ignore à l’heure actuelle, avec quelle intensité offensive, particulièrement, des bureaux étrangers, se lancent à la conquête des moindres opportunités d’affaires en RCA, et réussissent d’ailleurs à « rafler » à tour de bras, presque tous les marché de recrutement de l’Etat, des entreprises privées et autres ONG travaillant dans le pays.

Dans son domaine, AFRI JOB STORE, est la Première plateforme Centrafricaine de recherche d’emploi, qui va permettre la mise en relation dématérialisée, entre employeurs et candidats à l’emploi.

AFRI JOB STORE se veut une porte ouverte sur le marché du travail. Son ambition, est de pallier les difficultés d’accès à l’emploi que rencontrent de nombreux Centrafricains « résidents ». Quant aux « REPATS » Centrafricains, qui, pour la plupart, bien que soucieux de revenir chez eux, hésitent cependant faute de perspective sûre, AFRI JOB STORE entend leur offrir un moyen pouvant leur permettre d’accéder à tous les emplois de leur choix. C’est aussi pour eux, l’opportunité offerte, de chercher à mettre à la disposition de leurs compatriotes et de leur pays, leurs compétences et les expériences qu’ils ont acquis à l’étranger.

AFRI JOB STORE est en fin de compte, un outil de fluidification, de redynamisation et surtout de démocratisation du marché du travail.
Grâce à la diffusion de profils divers et variés d’un plus grand nombre de candidats sur son site, ainsi que des offres d’emploi dont les caractéristiques sont clairement détaillées, AFRI JOB STORE, favorisera non seulement une plus grande visibilité des besoins exprimés, mais aussi et surtout, permettra de réaliser, très rapidement et plus facilement, une parfaite adéquation, entre d’une part les offres des employeurs, et d’autre part, les demandes des travailleurs en recherche d’emploi.

En fonction de ses prestations, AFRI JOB STORE, souhaite devenir une aide précieuse ainsi qu’un support incontournable, entre les mains des responsables des ressources humaines certes, mais également, de tous les recruteurs et structures privées de placement, qui vont avoir à leur disposition, une banque idéale et facile d’accès, pour toutes données et informations dont ils ont besoin.

AFRI JOB STORE est un projet centrafricain, porté par deux jeunes entrepreneurs centrafricains, un Expert-comptable stagiaire résidant en France et un Ingénieur Digital Project Manager vivant au Canada. Ces cadres dynamiques, se sont donnés pour mission essentielle, d’introduire et de vulgariser le numérique dans le monde très prometteur du travail en Centrafrique.

La première présentation publique de ce projet, aura lieu le samedi 03 septembre 2016 à 10H dans la salle des réunions de l’Alliance Française de Bangui.

Nous vous tiendrons largement au courant de l’évolution de cette véritable révolution en RCA.

AFRI JOB STORE
contact@afrijobstore.com

RCA: L’HYPOTHÉTIQUE ÉTAT CENTRAFRICAIN PEUT-IL INSPIRER OU ÊTRE UN MODÈLE DE DÉMOCRATIE ?

0

Bangui le 3 septembre 2016. 9:00′.

RCA: L’HYPOTHÉTIQUE ÉTAT CENTRAFRICAIN PEUT-IL INSPIRER OU ÊTRE UN MODÈLE DE DÉMOCRATIE ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/04/FullSizeRender-11.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Selemby Doudou
Selemby Doudou

 

 

 

 

La Centrafrique a connu des moments difficiles et sombres de son histoire où notre identité a été ébranlée par des conflits inter armés.

Cette guerre fratricide a fragilisé le pays sur tous les plans et a nécessité l’intervention des forces internationales pour rétablir l’ordre constitutionnel et la paix. A la lecture de la situation actuelle, où le pays est morcelé et géré par des administrations parallèles,

une question d’ordre juridique nous interpelle : la Centrafrique est-elle toujours un Etat au sens du droit international ? L’Etat par définition est une personne morale de droit public titulaire de la souveraineté. Ainsi, on parle d’un Etat lorsque les trois éléments constitutifs sont réunis. Il s’agit d’abord d’un territoire délimité par des frontières terrestres, aériennes, maritimes et reconnues par le droit, ensuite une population unifiée et enfin une puissance publique ou un pouvoir qui s’exerce sur cette population. Ces trois conditions sont cumulatives et si l’une de ces conditions manque, l’Etat n’est pas légalement constitué au sens du droit international et du d

roit constitutionnel. Alors peut-on dire que la Centrafrique est-elle un Etat ? Le territoire est divisé et dirigé par des groupes armés, la population n’est pas unifiée et l’Etat n’exerce pas sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national. Avec le manque de ses propres forces nationales de défense et de sécurité, et devant l’omniprésence des forces internationales, nous avons l’impression d’un pays sous tutelle ou sous protectorat. Nous émettons de sérieux doute sur l’effectivité de l’Etat centrafricain et demandons au President de la République et à son gouvernement de se conformer au droit international et de restaurer la souveraineté de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.

Pour rattraper le train de l’actualité et à l’instar des élections présidentielles au Gabon, peut-on affirmer que la Centrafrique peut inspirer ou être un modèle de démocratie ? L’organisation générale des élections en Centrafrique n’était pas si parfaite mais la particularité de ce processus électoral se résume dans la gestion post électorale, plus précisément le faire-play du candidat perdant. Était-il convaincu de sa défaite ? L’a t-il accepté pour épargner son pays d’une crise post électorale avec des conséquences désastreuses ? Par souci d’abréger la souffrance de ces concitoyens ? Dans tous les cas, le candidat perdant à été très apprécié et a été élevé à l’ordre de Chevallier du mérite démocratique. Inversement, le President de la République avait pris une bonne initiative de rendre visite au candidat perdant. Quelle est actuellement la nature de ses relations avec ce dernier ? C’était simplement un coup de communication ou de divertissement politique ? Lors de son investiture, le President élu se veut rassembleur et proclame qu’il est le President de tous les centrafricains. Est-il véritablement dans les faits le President de tous les centrafricains ? Et si oui pourquoi plusieurs autorités civiles et militaires qui ont servi la transition se retrouvent dans les couloirs et sans responsabilité ? S’agit-il d’une chasse aux sorcières ? Pour finir, la jeune démocratie centrafricaine semble être une réussite mais cela reste une démocratie tropicale avec beaucoup de coquilles. La démocratie à travers la définition donnée par l’ancien Président américain Abraham Lincoln suppose la forclusion de l’exclusion.

En conséquence, nous invitons le President de la République à composer avec toutes les compétences sans distinction de partis politiques, de région, d’ethnie et de religion pour que prospère la démocratie participative en Centrafrique car notre chère patrie ne peut pas rentrer dans l’histoire démocratique en reculant. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 02 septembre 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections

LA RECONCILIATION NATIONALE : UNE ÉMANATION DE L’ESSENCE DE NOTRE PEUPLE.

0

LA RECONCILIATION NATIONALE :  UNE ÉMANATION DE L’ESSENCE DE NOTRE PEUPLE.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image4.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

La réconciliation, c’est d’abord accepter de se ranger sous la contrainte de l’association-politique (l’État), c’est-à-dire, accepter que l’État prenne en charge la question de protection et de la sécurité des personnes et des biens sur tout le territoire et d’en assurer la libre circulation.

La réconciliation, c’est la volonté politique de s’unir, de s’associer pour construire un destin et un avenir commun. La réconciliation, à ne pas confondre, n’est pas une prise en charge sociale par l’État des uns et des autres, elle n’est pas non plus le processus du DDRR. Elle est le processus par lequel chaque citoyen accepte d’apporter de sa puissance à la création d’un État-politique (l’association des peuples libres).

L’Etat-politique ne pourrait tolérer, un seul instant, une quelconque discrimination entre les citoyens, il en fait plutôt un délit. L’Etat-politique donne la dignité et l’égalité à tous. L’Etat-politique donne à chaque individu le statut de citoyen et souverain. L’Etat-politique refuse toute expression de minorité et favorise l’ascension sociale à tous. L’Etat-politique refuse tout phantasme de quelque ordre qu’il soit et favorise l’adhésion de tous à la république. L’Etat-politique est fécond, il construit, il organise, il agrandit. L’Etat-politique par son principe est équitable et agit dans les limites des pouvoirs que les citoyens lui ont confiés. Les actions de l’Etat-politique répondent à l’objet de l’institution dont il est appelé à défendre.

L’Etat-politique est un Etat de droit, un refrain dans le processus de la démocratie, il ne se limite pas au rituel électoral mais un comportement de tous les jours et dans tous les domaines, la règle de droit est présente au niveau de toutes les instances de l’Etat, elle ne laisse aucune place à l’arbitraire, régente tout car elle est le critère permanent de distinguer ce qui est bien de ce qui est mal et ne tolère pas les interprétations divergentes.
La loi est le ciment de l’association-politique, elle est le garant de la liberté. Elle n’exprime pas la volonté du plus fort mais la volonté générale des citoyens.
La loi doit empêcher l’intolérance, l’injustice, les inégalités, le népotisme et le despotisme.

Ainsi, nous allons vers la nécessité de fonder une république juste et égalisatrice pour l’intérêt général et le bien commun. Seule la loi peut garantir la liberté en protégeant le citoyen vertueux et en punissant l’ennemi de l’expression de la volonté générale. La liberté du citoyen dépend donc du degré de son asservissement à la loi. Cet Etat de droit est laïc et souverain, il est a-religion et a-racial.

La réconciliation, il faut du courage et de la volonté. Cette volonté doit être précédée :
d’une volonté de faire table rase du passé égoïste, lugubre et macabre
d’une volonté de dépasser les limites de l’intolérance, du chauvinisme religieux et ethnique, et les remplacer par des mécanismes de réconciliation et d’intégration
d’une volonté de favoriser partout des synergies dans toutes nos provinces, de façon à accélérer le processus d’unification et à déconstruire les antagonismes, ce qui amènera tout naturellement les populations vers la solidarité générale. Par synergies, ce sont toutes ces associations d’actions sociales et d’entraides efficaces de cœur. Elles pourront de la sorte aplanir les inimitiés. Certes, ce processus ne s’enclenchera pas seul sans être appuyé par l’Etat et, si ce principe s’inscrit dans la réalité politique quotidienne ; cela ne signifiera pas pour autant que tous les conflits et les problèmes seront résolus : ce qui importe c’est chercher à purger les antagonismes et les inimitiés qui barrent la route à la réconciliation nationale et aux rapports économiques et culturels harmonieux qui unissaient.

L’Etat doit encourager et codifier juridiquement ces synergies et restituer à chaque fois les rapports tout en éliminant ce qui les contrecarre.

Voilà, ce qui serait le processus de la réconciliation ; il sera long mais nécessaire et citoyen. La réconciliation c’est le choix de la liberté, une idée fondamentale que nous devrions défendre, une émanation de l’essence de notre peuple.

Faustin Archange TOUADERA est un Président légitime, il a l’autorité acquise pour conduire avec sérénité cette réconciliation. La réconciliation ne doit pas être un bricolage politique, elle doit aussi traiter de fond nos problèmes de société et d’y apporter les solutions politiques appropriées.

Mobilisons-nous pour la grande marche vers la création d’un l’État-Nation.

Robert ENZA,

Centrafrique: Quand le Président TOUADÉRA ordonne la libération de tous les Anti-Balaka emprisonnés.

0

Centrafrique: Quand le Président TOUADÉRA ordonne la libération de tous les Anti-Balaka emprisonnés.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image2.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

Bangui, le 01 septembre 2016. 9:31″.
Par: Gisèle MOLOMA.

Avec la probable réorganisation de l’ex-coalition Séléka et ses menaces répétées sur le pouvoir en place, le clan du President Faustin Archange TOUADÉRA serait totalement en déperdition vis à vis de la montée en puissance de ces Séléka. Pour y faire face, le pouvoir en place se réorganise à sa manière. Une milice armée en phase d’être créée à base des éléments recyclés de la milice Antibalaka et des ex-libérateurs. Deux colonels en charge de ces opérations dont le fils ainé de son ancien patron Jean Francis BOZIZE. Ainsi, l’ordre est donné au Ministère public de libérer à travers les arguments de droit, tous les Grands Criminels Anti-Balaka arrêtés par la Minusca, remis à la justice et inscrits au rôle de la session criminelle de 2016. Une fois libérés, ils seront admis dans un camp d’entraînement à Damara.

Si vis pacem, para bellum (« Si tu veux la paix , prépare la guerre » en français), c’est par une compréhension interprétative communément appelée « terre à terre » de cette maxime latine issue du concept de la paix armée que le Président Faustin Archange TOUADÉRA élabore toute sa stratégie du retour de la paix en Centrafrique. Cette stratégie, qui divise le clan présidentiel depuis quelques semaines, serait totalement boudée par une partie des soldats des Forces Armées Centrafricaines. Afin de contourner cet obstacle, la création d’une milice armée proche du pouvoir serait le mieux pour le clan du Président TOUADÉRA.

Depuis l’annonce de la réorganisation de l’ex-coalition Séléka, l’idée de la création d’une milice armée a été adoptée à l’unanimité par les Conseillers militaires du Président Faustin Archange TOUADÉRA. Selon le plan établi, les miliciens composant la milice Anti-Balaka seraient, pour des raisons de connaissance du terrain, les mieux rodés. Cependant, il leur faudra l’approbation du créateur de la milice, le Colonel Francis BOZIZÉ. Or, sentant venir le refus catégorique de ce dernier, un autre plan de recrutement a été mis en place, celui d’enrôler les prisonniers. Ainsi, une proposition de la libération contre leur engagement dans la nouvelle structure armée avait été présentée à ces derniers en prison.

Selon des informations concordantes, une centaine des jeunes prisonniers ont été relâchés et sont en ce moment en formation, et à Bossangoa, et à Damara. Certains Observateurs politiques centrafricains parlaient d’un recrutement clandestin des soldats FACA, ce qui est faux après vérification sur le terrain.

Interrogé par CNC lors de sa sortie d’une visite de courtoisie au fils ainé de BOZIZE, l’un des généraux des antibalaka, le général Andjilo du vrai nom Rodrigue Ngaïbona, libéré aussi provisoirement pour la cause, nous a avoué qu’il n’est pas du tout intéressé par ce jeu : “je ne suis plus le même comme avant”. Nous a fait savoir ce général. Même son de cloche du côté d’un autre chef Antibalaka libéré il y’a 4 jours par la justice qui a requis un non-lieu sur tous les chefs d’accusation portés contre lui.

En tout cas, toutes nos enquêtes sur le terrain confirment la volonté ferme du Président TOUADERA de mettre en place très rapidement cette milice armée. « En n 2003, la MISAB était là, PATASSE Ange est chassé du pouvoir, en 2013 la MISCA était là BOZIZE a fui et en 2016 la MINUSCA est là, mon pouvoir chancelle, vous comprenez au moins ? » a confié le Chef de l’Etat à ses proches.

Formé politiquement pendant cinq ans par l’ancien Président François BOZIZÉ, le Président Faustin Archange TOUADÉRA, ancien Premier Ministre de Bozizé, n’a pas manqué d’appliquer à la lettre les faits et gestes de son Parrain. Malgré des événements douloureux qu’a connu la Centrafrique depuis des années et son élection à la tête de l’Etat, l’homme président n’a pas oublié la vielle pratique de son mentor qui a fait effondre l’Etat centrafricain.

Par Si vis pacem, para bellum (« Si tu veux la paix, prépare la guerre » en français, il faudrait comprendre, si tu veux la paix ici, fais la guerre là-bas. C’est ce que font les présidents Congolais Dénis Sassous Nguesso et tchadien Idriss Deby en nous donnant les moyens et hommes de nous entretuer. Ils font la guerre chez nous pour dissuader leurs dictatures et avoir la paix chez eux. Ils veulent mettre le Gabon à feu et à sang. C’est ce que font également la Russie et les Etats-Unis. Notre guerre, n’est en réalité qu’une guéguerre pour des intérêts personnels.

En armant une communauté contre une autre c’est semer le vent ou la poussière. Et qui sème le vent, récolte la tempête. Qui sème la poussière, récolte la tornade. Son ancien patron François Bozizé en avait semé et en avait récolté les produits qui le servent en ce moment et dans les jours à venir. Les innocents, quant à eux, ont vu leurs têtes et effets emportés. Changeons!

Copyright CNC.

Centrafrique : le DG des mines somme les collecteurs de diamants à se conformer à la loi

0

Centrafrique : le DG des mines somme les collecteurs de diamants à se conformer à la loi

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image32.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Directeur général des mines
Directeur général des minesBangui 30 août 2016

Par Eric NGABA
Le ministère des mines de l’énergie et de l’hydraulique mène une lutte contre la fraude et la contrebande transfrontalières des diamants bruts de la République Centrafricaine. Dans cette lancée, le Directeur Général des Mines et Géologie, Sylvain Marius N’Gbatouka a réveillé la conscience des collecteurs sur la nécessité de se conformer à la loi régissant le commerce de ces pierres précieuses. Cet appel est lancé au cours d’une réunion tenue le 6 Août 2016 à Carnot lors d’une mission de revue avec les Experts du Processus de Kimberley.

 

En effet, les communautés artisanales en République Centrafricaine sont confrontées à des intermédiaires négociants véreux, qui n’hésitent pas à contourner les lois établies et règlementations en vue d’augmenter leurs bénéfices, à travers des réseaux d’activités illicites et de trafics transfrontaliers. La décision administrative du Processus de Kimberley de juillet 2014 a été prise pour appeler à une vigilance accrue les pays voisins en vue de lutter contre l’infiltration dans le commerce mondial des diamants bruts en provenance de la République Centrafricaine. La réunion convoquée par le Directeur Général des Mines et Géologie lors de cette mission d’évaluation à Carnot permet de rappeler les acteurs de la filière de diamant à l’ordre. L’occasion pour Sylvain Marius N’Gbatouka d’interpeller les collecteurs miniers de cesser avec les ventes frauduleuses de diamants centrafricains aux pays voisins.
« Je vous dis que nous avons reçu des informations sur ceux qui se livrent aux trafic illicite de diamants bruts vers le Cameroun. On nous a cité des noms avec des preuves à l’appui. Certains collecteurs trafiquent illicitement les diamants à la frontière Centrafricano-camerounaise et les avions quittent depuis les pays du Golf pour venir à leur rencontre afin de payer ces diamants. Mais je vous dis que nous allons sanctionner ceux-là qui veulent contourner la loi, les règlementations d’exploitation de diamants bruts », a martelé le Directeur Général des Mines et Géologie avant d’ajouter : « Il faut cesser ces pratiques dès maintenant car nous sommes en train de nous battre pour que la sanction qui pèse sur le diamant de notre pays puisse être levée ».
La République Centrafricaine a été suspendue temporairement, par la décision administrative du Processus de Kimberley au mois de mai 2013, parce que les groupes armés ont envahi le pays et exploitent les ressources minières pour se ravitailler en armes de guerre. Cette suspension a entrainé le trafic illicite de diamants bruts dans le pays si bien que la chaine d’exploitation de diamants bruts n’est pas respectée.
A défaut des Bureaux d’Achat qui ont cessé leurs activités en raison de cette suspension, les collecteurs de diamants ont opté pour la vente illégale vers les pays voisins. Pour faire face à ces pratiques, le ministère des mines de l’énergie et de l’hydraulique a décidé d’instaurer des stratégies de vigilance en vue de lutter contre les trafics illicites de diamants centrafricains. A l’issue d’une conférence des ministres en charge des mines de la sous-région d’Afrique centrale qui s’est tenue du 3 au 4 août 2016 à l’hôtel Ledger à Bangui, les gouvernements des Etats de la sous-région de l’Afrique centrale à savoir le Cameroun, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo se sont engagés à lutter contre la fraude et la contrebande transfrontalières des diamants bruts dans la sous-région d’Afrique centrale. À cet effet, ils ont mis en place une plateforme transfrontalière avec des recommandations fortes.
Le Directeur Général des mines Sylvain Marius N’Gbatouka n’y était pas allé par le dos de la cuillère pour fustiger les trafiquants illicites de diamants centrafricains. Il leur a rappelé les recommandations de cette conférence des ministres en charge des mines de la sous-région d’Afrique centrale qui ont été formulées demandant de sanctionner ces pratiques. L’une de ces recommandations est celle qui interpelle les pays de la sous-région de partager les informations sur les individus et organisations impliqués dans les activités illicites, la contrebande, les saisies et la possession de faux documents en rapport avec le Secrétariat Permanent du Processus de Kimberley et l’élaboration d’une liste noire des coupables et suspects.

Centrafrique : la formation des FACA officiellement lancée par le président Touadera ā travers la force européenne Eutem

0

Centrafrique : la formation des FACA officiellement lancée par le président Touadera ā travers la force européenne Eutem

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image48.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

Bangui le 30 août 2016

Par Eric NGABA
Le président de la République Faustin Archange Touadera a lancé officiellement les actions de la mission européenne EUTEM chargée de la formation des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Le lancement officiel des activités de l’EUTM a eu lieu, vendredi 26 août 2016 au Camp Kassaï dans le 7ème arrondissement de Bangui. Les activités de l’EUTM sont axées sur la formation opérationnelle des FACA.

 

C’était en présence de hautes autorités centrafricaines dont les membres du gouvernement à la tête desquels le premier ministre, le président de l’Assemblée Nationale, le nouvel ambassadeur de France à Bangui, l’Inspecteur Général de l’Armée Nationale, le Chef d’Etat-major des Armées, le Commandant de l’EUTM, les Officiers Généraux, les Sous-Officiers et Militaires du Rang, que le Chef suprême des Armés a ouvert la cérémonie du lancement officiel des activités de l’EUTM. Cette cérémonie marque le démarrage des activités de l’EUTM, la mission européenne d’entrainement et de formation opérationnelle des FACA. Il s’agit donc de reconstruire la défense et la sécurité de la République Centrafricaine qui a souffert d’une longue période d’instabilité politique caractérisée par la fragilité de la situation sécuritaire.
Les multiples conflits militaro-politiques qu’a connus le pays ont considérablement fragilisé les forces de défense et de sécurité de la République Centrafricaine. Durant ces conflits depuis plus de trois ans, l’armée nationale est restée inactive car n’ayant pas de moyens pour assumer la responsabilité qui est la sienne, de surcroît le fameux embargo sur les armes à destination de la République Centrafricain constitue un véritable handicap à l’opérationnalisation des FACA.
Pire avec l’avènement des Anti-Balaka en réaction aux exactions des rebelles de la seleka, l’armée reste sous le verrou d’une série de sanctions infligées par la Communauté internationale qui exige une réforme radicale. Ces sanctions qui empêchent les FACA d’être sur le théâtre des opérations, laissent le terrain libre aux groupes armés qui continuent de régner en maîtres absolus sur toute l’étendue du territoire national malgré la présence des forces internationales qui prouvent leur limite vis-à-vis de ces groupes armés. Cela constitue aujourd’hui encore, autant d’obstacles aux différents programmes de développement que le pays entend mettre en œuvre. Le lancement de la formation opérationnelle des FACA va offrir à l’armée nationale, les capacités indispensables à la survie de la nation.
« La formation opérationnelle qui débute avec la cérémonie de ce matin, emporte avec elle une grande espérance. Elle constitue tout d’abord, une réponse à l’embargo sur la formation opérationnelle à laquelle étaient astreints les éléments de nos forces armées ainsi que des autres forces de sécurité intérieure. Elle constitue également la traduction de la volonté politique des nouvelles autorités du pays, de mettre un terme aux nombreuses turbulences qui ont considérablement affecté nos familles et nos diverses réalisations socio-économiques, et dispersé les efforts à mettre en œuvre pour ramener la sécurité dans l’intérêt bien compris de nos populations », a déclaré le président Faustin Archange Touadera.
Les efforts de réorganisation de l’institution militaire et les différentes approches dans la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines trouvent leur synthèse dans la préservation de l’intérêt général de la nation. Cet intérêt veut partout sur le territoire national, le renforcement de la sécurité qui implique la protection du sol, de la patrie et celle du citoyen, la consolidation de la paix, la libre circulation des biens et des personnes, toutes actions qui renforceront toujours davantage l’unité du peuple centrafricain. Car la République Centrafricaine, a martelé le président de la République, est Une et Indivisible.
Par ailleurs, il a demandé à la force européenne EUTM de mettre en place une nouvelle armée professionnelle au service de la population centrafricaine, à travers cette formation qui s’inscrit dans la politique de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS). Dans ce contexte, l’EUTM va œuvrer à la constitution des bataillons, à l’entrainement opérationnel des unités des FACA, afin d’engager progressivement le processus du passage d’une armée de projection à une armée de garnison, gage d’une meilleure surveillance du territoire national tel que défini dans le programme des nouvelles autorités centrafricaines issues des urnes.
« Je souhaite que chaque soldat des FACA, puisse retrouver la fierté et le plaisir de servir son pays la Centrafrique, d’accomplir cette mission avec détermination jusqu’au péril de sa vie. Le lancement de la mission EUTM par les pays membres de l’Union européenne, témoigne de la confiance que l’Union européenne accorde à l’évolution du processus démocratique en République Centrafricaine, dans la recherche de la paix, et de la stabilité avec la volonté d’accomplir la réconciliation nationale. Chacun au sein de l’EUTEM mesure l’enjeu de la période actuelle du pays et s’engage à mériter la confiance des FACA et du peuple centrafricain » a déclaré le Eric Hautecloque, Général de Division de l’EUTM.
Dans cet ordre d’idées, l’encadrement militaire, avec le soutien de l’EUMAM, la précédente mission européenne de Conseil Militaire, a déjà procédé à l’identification d’au moins 5000 soldats retenus à l’issue des opérations de contrôle et de vérification simplifiée qui serviront de socle à la mise en place du nouvel outil militaire du pays.
« La République Centrafricaine voudrait par ma voix, rendre hommage à l’Union Européenne qui a réagi avec promptitude à l’une de nos préoccupations majeures, celle de trouver les moyens de lancer la formation opérationnelle au profit des Forces Armées Centrafricaines. Permettez-moi également de saluer à cette occasion, l’engagement de l’ensemble de la Communauté Internationale, les Nations Unies, les pays amis de la République Centrafricaine œuvrant dans le cadre du Groupe International de Contact sur la RCA, l’Union Africaine, la CEEAC, l’UNMAS, et le Fonds Suisse de Déminage, dans la résolution de la crise qu’a traversée mon pays et dans la recherche des solutions à la question de nos forces armées » a ajouté le président de la République.

Centrafrique: TOUADERA en embuscade contre BOZIZÉ, le rendez-vous de Nairobi a t-il eu lieu?

0

Centrafrique: TOUADERA en embuscade contre BOZIZÉ, le rendez-vous de Nairobi a t-il eu lieu?

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image35.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>François BOZIZÉ
François BOZIZÉ

Bangui, le 30 août 2016. 12:51′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis leur clash verbal il y’a quelques semaines, le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son Parrain politique le Général d’armées François Bozizé, ancien Président de la République, ne se parlent plus au téléphone malgré la médiation secrète du Président congolais Dénis Sassou-Nguésso. D’après les informations sifflantes dans les oreilles du Président Faustin Archange TOUADÉRA, son ancien patron s’apprêtait, par tous les moyens, à descendre à Bangui. Ce qui n’a pas plu à la tortue nationale, poussant à faire un déplacement express à Nairobi dans l’espoir de le rencontrer le week-end dernier.

 
Selon nos informations, les anciens employés de l’ancien président François BOZIZE en poste au Ministère de l’intérieur lui auraient confectionné et envoyé un passeport ordinaire avec un nom imaginaire qui lui permettrai de prendre place à bord d’un avion de compagnie Kenya Airways et arriver à Bangui pour se faire arrêter et libérer. Ces informations sont prises très au sérieux par le Président Faustin TOUADERA et sont devenues une source de préoccupation gouvernementale.

Afin de dissuader François Bozizé de rentrer au bercail, le président TOUADERA s’est vu obliger de faire un déplacement à Nairobi avec un cash pour aider son parrain à survivre et le conseiller de ne pas mettre en exécution son plan suicidaire qui retournerait sur lui politiquement et juridiquement.

Le face à face prévu avait-il bel et bien eu lieu ? Qu’est-ce qu’ils se sont dit ? Rentrera ou rentrera pas? En tout cas, personne n’est en mesure de nous éclaircir.

Selon des informations de sources concordantes, le Président Faustin Archange TOUADÉRA aurait souhaité le retour au pays de la famille Bozizé que par la voie terrestre ou fluviale que aérienne pour éviter tout bruit. Ainsi, l’ancien Président François Bozizé pourrait-il un jour rentrer à Bangui par pirogue ? Tout est possible à celui qui le croit. Son fils Rodrigue était rentré au pays par la voie terrestre, sa belle-mère Monique pourrait lui emboiter le pas.

Chassé du pouvoir par la Séléka en 2013, l’ancien Président François Bozizé, après un court séjour au Cameroun et en France, avait trouvé refuge en Ouganda depuis 2014 puis au Kényan pour des raisons de santé. Bien que interdit de voyager avec neuf autres criminels dont son fils ainé Francis BOZIZE, François BOZIZE tous comme les autres malfrats multiplient des voyages. Le fils ainé, lui, est arrivé à Bangui et s’active dans la réorganisation de la milice antibalaka en se rendant à Bossangoa à deux reprises depuis qu’il est à Bangui. Le père, quant à lui, est bloqué à Nairobi où il mène une vie difficile de « je n’en peux plus, mieux vaut mourir » en raison de gel de ses avoirs.

En attendant que la CPI lui trouve un local où il doit manger européen et ne plus rien payer, il doit bien gérer, en bon père de famille, le cash, quelque chenilles séchées et koko que son Poulin lui a ramenés.
Copyright CNC.

Centrafrique: Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI est-il un interlocuteur crédible devant la communauté internationale?

0

Centrafrique: Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji est-il un interlocuteur crédible

devant la communauté internationale?

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/05/DSC_0729.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI à la douane.photo:Ngaba(CNC)
Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI à la douane.photo:Ngaba(CNC)

Bangui, le 30 août 2016. 12:51′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis sa dernière cacophonie radiophonique sur l’affaire dite d’Abdoulaye Hussein et ses lieutenants dans laquelle il avait explicitement accusé les Nations-Unies via la MINUSCA d’être complices du Chef rebelle Abdoulaye Hussein dans sa fuite, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI serait totalement isolé par la Communauté internationale. Ainsi, la table ronde de Bruxelles sur la Centrafrique prévue en novembre prochain, risquerait d’être le point de départ de la chute politique du Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI.

D’après nos informations, la Communauté internationale demande la tête du Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI .mais le président TOUADERA s’y oppose et pense plutôt à la révocation de certains membres du gouvernement proche ou pas de dossier. En accusant ouvertement la Mission Multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique d’aider le redoutable chef rebelle Abdoulaye Hussein et ses principaux lieutenants dans leur fuite lorsqu’ils quittaient Bangui le 12 août dernier vers 22h.alors même que c’est lui et son patron qui auraient planifié ce déplacement en leur donnant un ordre de mission, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI n’est plus crédible, selon nos sources, d’occuper ce poste et conduire le gouvernement à cette table ronde de Bruxelles.

En plus de sa déclaration fracassante sur les antennes de la radio nationale, la Communauté Internationale lui aurait reproché d’être l’auteur et propulseur des propagandes malsaines visant à discréditer l’image des Nations-Unies dans son pays.

Cette discrète accusation et juste remarque risquent de coûter politiquement trop cher et ce, de manière définitive d’une part au Premier Ministre SMS qui risquerait de se voir interdit de mettre ses pieds à Bruxelles en novembre prochain et aussi au Président Faustin TOUADERA s’il s’entête de le limoger. La table ronde de Bruxelles risquerait d »être reporté ou si elle se tienne, accoucher une souris.

En politique avant d’accuser quelqu’un, il serait mieux d’avoir en sa possession une preuve palpable et indiscutable. C’est ce que notre cher rigolo Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI alias Togbonda qui a une fois de plus fait preuve de son amateurisme politique en public. Dans un pays normal, le Premier Ministre SARANDJI devrait être limogé illico de son poste le lendemain de sa dérive politique le lendemain même.

Jusqu’à quand le pacte secret liant le Président TOUADERA à son Premier Ministre SARANDJI sera rompu ?

Un pays en crise ne devrait pas être gouverné par des aventuriers, des amateurs qui cherchent à remplir leurs poches seulement. Un Premier Ministre amateurs et isolé par la Communauté Internationale, mais gardé par le Président pour des raisons amicales et non pour l’intérêt du pays, risque de faire plonger toute une nation dans une situation sans avenir.

La table ronde des donateurs de la RCA annoncée pour le 17 novembre prochain à Bruxelles, s’apparente déjà à un exercice de présentation de son discours programme devant l’Assemblée nationale ou le Premier Ministre SARANDJI prépare un discours fleuve de 32 pages à lire et à remettre. Connaissant sa manière de parler à ses interlocuteurs, le fond de son discours va susciter un autre débat que celui annoncé au départ. Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI reste et demeure toujours un frein pour l’essor de la RCA.

Copyright CNC.

Centrafrique: Pourquoi le Programme de DDRR risque d’échouer ? !

0

(Corbeau News Centrafrique)

image

 

Pourquoi le Programme de DDRR risque d’échouer ? !

Bangui le 29 Août 2016 9:35′.

Par:  Le Patriote Centrafricain.

 

Le programme DDRR proposé par le Président de la République FAT a toutes les chances d’échouer parce qu’en RCA, tout recommence sans tenir compte du passé, un passé qui n’est pas si éloigné.
Le Gouvernement de la RCA veut faire du DDRR son cheval de bataille, son principal objet de la Table Ronde de Bruxelles en novembre 2016.   Se focaliser sur la Table Ronde de Bruxelles pour financer le DDRR est une erreur. L’approche des Autorités Centrafricaines qui croient que le DDRR est la solution idoine au retour de la sécurité  en RCA, est une illusion. Car elles ont vite un passé si présent pour les bailleurs de fonds.

En effet, les raisons objectives du risque de cet échec sont si pertinentes que  les donateurs potentiels peuvent hésiter à cause du manque patent de mesures concrètes prises sur la justice transitionnelle et la bonne gouvernance.

  Pour les observateurs :

1- La plupart des participants du Gouvernement centrafricain à cette nouvelle Table Ronde ont déjà pris part avant à celle de 2011;
2- Les experts et les diplomates internationaux ne vont pas découvrir pour la première fois les problèmes de la RCA qu’ils connaissent déjà très bien. Donc, ils risquent de ne pas être sensibles auxarguments de la partie centrafricaine, parce qu’il y a un précédent ;

3- Les Missions diplomatiques, au contraire des Autorités centrafricaines, ont bien conservé les bonnes archives et ne sont pas dupes pour que les politiciens centrafricains habitués à la roublardise, obtiennent ce qu’ils demandent parce que ce sont toujours les mêmes qui sont revenus au pouvoir en dépit de leur passé bien chargé ;

4- Le Gouvernement centrafricain voudra présenter aux donateurs avertis des choses qu’ils veulent entendre, or ce Gouvernement n’ignore pas les exigences des donateurs.

De plus, se mettre à remuer la boue, par exemple, en réactivant une Cour des comptes abandonnés pendant des années pour poursuivre une Agence nationale (ANE)  de transition de 2014 est illusoire, alors que la Commission électorale indépendante de l’année 2010 n’est pas tenue responsable, ou le Haut Conseil de la Communication de 2011 dont le président est mort qui n’est même inquiétée.

Les nouvelles Autorités centrafricaines donnent l’impression de la rupture pendant qu’elles reprennent les anciens du temps de BOZIZE, en faisant du nouveau avec du vieux. C’est simplement jouer avec la galerie, et les donateurs risquent de ne pas mordre  cet appât si énorme. D’autres faits à portée négative vis-à-vis des Organismes des Droits de l’Homme, c’est de mettre en prison un pauvre petit fonctionnaire ou un anti-balaka résistant des seleka  en grande pompe avec publicité médiatique, alors que les ministres et certains anciens pontes de la SELEKA ne seront pas touchés, ni inquiétés.

Toutes ces singeries qui ont toujours été démontée dans la République centrafricaine ne jouent pas en faveur de la réussite de cette Table Ronde de Bruxelles..

De l’avis des experts, la justice transitionnelle devrait être étroitement liée au programme du DDRR. Or les signaux envoyés par le Gouvernement centrafricain dans ce domaine sont contradictoires et contre productifs: les cas patents : arrestation de Bozize fils par la Minusca et libération sous contrôle judiciaire par les Autorités centrafricaines, délivrance de vrai faux ordre de mission aux Chefs rebelles de la SELEKA connus et dénoncés officiellement et publiquement par le Président lors d kidnapping des 6 policiers, arrêtés et relâchés par la Minusca qui a été accusée de complicité par le Premier Ministre sans réserve.

En effet, malgré les avantages potentiels évidents que peut apporter  la mise en place des mécanismes de justice transitionnelle (création de la  Cour Pénale Spéciale), le gouvernement actuel ne semble pas envisager aller vers la lutte contre l’impunité. De la même manière, le programme DDRR est vu par les observateurs comme une machine ridiculement complexe inventée par les technocrates de l’ONU et entérinée par le Gouvernement comme une superbe prime à l’impunité.

On voit l’inflation des structures chargées de la gestion de ce programme DDRR, depuis un Conseiller spécial au DDRR à la Présidence, les Commissions, les Comités, les plateformes…..exactement comme pendant la période de BOZIZE.

Et des centaines de milliers de morts centrafricains innocents, des jeunes filles et garçons violés et abusés sexuellement, on n’en dit pas un mot ! A croire que l’Homme Centrafricain, pour les représentants de l’ONU à Bangui et les autorités centrafricaines, n’est pas Humain et n’a pas d’âme.
On a  repris les anciens et les mêmes  soldats retraités, souvent des officiers supérieurs, généraux, colonels et les proches des proches du Président,  qui voient des opportunités intéressantes et alléchantes d’argent frais et gratuit d’ autant plus que les sommes d’argent en jeu sont considérables et attrayantes et attirantes: par exemple le don de la CEMAC 4 milliards de F CFA ! et on attend le reste !

Le Président de la République qui fait du programme DDRR sa priorité des priorités, pense –il un instant que les chefs de guerre qu’il connait très bien et qu’il a reçus récemment (les mêmes de 2008 à 2012), qui sont souvent étrangers, Sabone, Tchadien ; Ali Ndaras, nigérien ; Kathim, soudanais, qui règnent en seigneurs sur les mines de diamants et d’or de Ndassima, de Zako et de Bria et autres sites porteurs, les peulhs super armés venus depuis le Niger invités par Ali Ndaras et autres, vont renoncer à leurs belles vies pour retourner dans leurs pays d’origine ou pour percevoir  des sommes d’argent minables qu’ils ne sont pas sûrs de toucher  comme cela s’est passé en 2008- 2012 ? Ou pour s’intégrer au bas niveau dans l’armée avec des grades d’officiers supérieurs donnés gratuitement et avec des matricules civils?

Pour tout centrafricain touché dans sa chair comme dans son âme, avec des centaines de milliers de morts innocents, on est en droit d’être très sceptique quant à ces programmes technocratiques comme le DDRR dont les financements pour le moment font défaut. Il est à craindre que notre pays, la RCA poursuivra son inexorable descente aux enfers pour tomber en morceaux, avec un pays découpé en une multitude de fiefs aux mains des bandes armées. La Somalisation, chère à BOZIZE qui l’a bien souhaitée, préparée et  laissée en héritage à ceux qui, comme par hasard, se trouvent être les mêmes qu’hier, se matérialise devant nos yeux. Le risque de se retrouver avec le pouvoir du gouvernement reconnu par l’ONU qui se trouverait à Bangui couvrant  environ 25 km2 dans la capitale et voir ses membres ministres  basés dans les grands hôtels Leadger Hôtel, Hôtel du Centre, Oubangui Hôtel, etc… fortement protégés, est tellement patent. Il est de notoriétépublique que le gouvernement actuel à

Bangui contrôle à peine un quart du pays,  156 000 km2 sur 624 000 km2, concernant exclusivement la zone Sud-ouest.

Comment est- il raisonnablement censé de mettre en œuvre un programme DDRR dans les trois autres quarts du pays occupés et dont les acteurs y résidents refusent et s’opposent à cet programme?

La Partition du Pays se dessine devant nos yeux sans que nos Autorités ne s’en rendent pas compte, en continuant de croire que leur approche de main tendue va porter les fruits ? C’est pure illusion.

On peut légitiment penser et croire que cela soit possible pour peu que les acteurs ne soient pas ceux qui étaient là hier. Or, on sait que le camp actuel qui veut accéder au programme de DDR ne concerne que les antibalaka qui sont des résistants centrafricains, et le camp des étrangers formés des rebelles tchadiens, nigériens et soudais s’opposent et refusent d’accéder au programme DDRR, préférant la partition de notre pays ?

Tant qu’on ne repense pas à la création d’une nouvelle République par la réduction des pouvoirs centraux et la mise en place d’une réelle décentralisation dans une espèce de Confédération (avec des régions autonomes fédérées), on court droit dans la partition.  Pour éviter toute tentative de partition, il est temps qu’on réorganise autrement l’administration de notre pays, en créant des régions autonomes à la tête desquelles on nomme les natifs de ces coins.

Pour ce faire, réécrire une nouvelle Constitution qui va permettre d’envisager une réelle et définitive solution de sortie de crise. Il faut une réelle volonté de changer la gouvernance actuelle, sur le plan administratif et institutionnel, en introduisant une réelle décentralisation par le transfert des pouvoirs locaux réduisant ainsi les pouvoirs centraux, et donner ces pouvoirs aux responsables locaux.

Il faut donc rétablir l’autorité politique et administrative des chefs traditionnels  locaux, donner la priorité absolue à l’éducation, la formation et à l’enseignement, que chaque antif rentre chez lui.
Sinon, il y a risque d’échec du programme DDRR et par voie de conséquence la partition du pays !!!!!!!!!

Au nom des centaines des milliers des morts innocents !

Le Patriote Centrafricain.

 

Centrafrique : les trois défis d’urgence de mettre la RCA sur les rails du développement d’après Octave NGAKOUTOU YAPENDE

0

(Corbeau News Centrafrique)

 

Photo CNC
Photo CNC

Centrafrique : les trois défis d’urgence de mettre la RCA sur les rails du développement

d’après Octave NGAKOUTOU YAPENDE

Bangui le 29 Août 2016 9:35′.

Par: Octave Ngakoutou Yapendé.

Centrafrique : les trois défis d’urgence de mettre la RCA sur les rails du développement d’après Octave NGAKOUTOU YAPENDE

Après la période sombre qu’elle a connue, la République Centrafricaine est en train d’écrire lentement mais sûrement une nouvelle page de son histoire. Cela ne va pas sans passer par un certain nombre de défis à relever :

La sécurité et l’état de droit ; la mise en place d’une nouvelle armée et la réconciliation nationale.

Chers frères, sœurs et amis de la République Centrafricaine “En mettant l’accent sur les faits divers”, en remplissant ce temps rare avec du vide, du rien ou du presque le néant, on écarte les informations pertinentes que devraient posséder le citoyen Centrafricain à l’écoute pour exercer ses droits démocratiques.”

Après cette élection réussie et acceptée par tous, le nouveau locataire du Palais de la Renaissance doit savoir qu’une démocratie efficace après un conflit larvé et érigée sur un double fondation : un ensemble de structures et de procédures équitables pour traiter de manière pacifique des problèmes divisant une société, et un ensemble de rapports de travail entre les groupes impliqués. Une société ne développera pas ces rapports de coopération si les structures ne sont pas équitables et, inversement, les structures ne fonctionneront pas correctement, aussi équitables soient-elles, sans une coopération minimale dans les interactions entre citoyens. Tandis que le compromis démocratique fournit des solutions aux problèmes du conflit, la réconciliation renvoie aux rapports entre ceux qui devront appliquer ces solutions.

Quant aux belligérants belliqueux encouragés par l’esprit de division et au solde de quelques apprentis sorciers de la sous-région, de penser à l’hospitalité de ce pays.

“Vous êtes nés dans ce beau pays qui est la Centrafrique et vous en êtes fiers et vous lui êtes attaché. Vous seriez nés dans un autre pays, vous en seriez tout aussi fiers et vous lui seriez attaché de même.

Mieux, même : nés sur cette belle terre Centrafricaine, on vous aurait aussitôt transporté dans un autre pays où vous auriez été élevés et auriez grandis ?

Vous seriez de ce pays et c’est de lui que vous seriez fiers et ce pays auquel vous seriez attaché.

Vous qui acquièrent cette identité nationale, culturelle et spirituelle ainsi que sa valeur linguistique le Sango parlée sur toute l’étendue du territoire, vous en seriez reconnaissants et reconnaissantes pour cette union non conditionnelle et dans la dignité.

Ne développons pas une idée de prévalence mais cultivons plutôt la tolérance et l’amour de son semblable. Mon frère Jean ; Mamadou ; Fatimé ; Fatoumata ; Isaac ; Patrice, Sylvie, même si nous appartenons à deux communautés, musulmanes et chrétiennes sans se référer aux différentes appellations pour nous diviser « Anti-Balaka et Séléka » représentent notre nation Centrafricaine. Si elles s’entendaient, nous serions à mi-chemin de la paix dans notre pays et sortir définitivement du noyau conflictuel construit pour nous distraire. D’ailleurs, nous pouvons contribuer à plus d’harmonie entre musulmans et chrétiens en faisant un simple geste : toujours évoquer des récits positifs et s’abstenir de diaboliser l’un ou l’autre.
J’en profite pour ma part, rappelé aux musulmans et aux chrétiens d’une promesse que le prophète Mohammed avait faite à ces derniers.
Prendre connaissance de cette promesse peut avoir un énorme impact sur la conduite des musulmans à l’égard des chrétiens. Les musulmans respectent généralement les précédents établis par leur prophète et s’efforcent de les mettre en pratique dans la vie de tous les jours.

Voici la Promesse à Ste Catherine :

« Ceci est un message de Mohammed ibn Abdoullah, constituant une alliance avec ceux dont la religion est le christianisme ; que nous soyons proches ou éloignés, nous sommes avec eux. Moi-même, les auxiliaires [de Médine] et mes fidèles, nous nous portons à leur défense, car les chrétiens sont mes citoyens. Et par Dieu, je résisterai contre quoi que ce soit qui les contrarie. Nulle contrainte sur eux, à aucun moment. Leurs juges ne seront point démis de leurs fonctions ni leurs moines expulsés de leurs monastères. Nul ne doit jamais détruire un édifice religieux leur appartenant ni l’endommager ni en voler quoi que ce soit pour ensuite l’apporter chez les musulmans. Quiconque en vole quoi que ce soit viole l’alliance de Dieu et désobéit à Son prophète. En vérité, les chrétiens sont mes alliés et sont assurés de mon soutien contre tout ce qui les indispose. Nul ne doit les forcer à voyager ou à se battre contre leur gré. Les musulmans doivent se battre pour eux si besoin est. Si une femme chrétienne est mariée à un musulman, ce mariage ne doit pas avoir lieu sans son approbation. Une fois mariée, nul ne doit l’empêcher d’aller prier à l’église. Leurs églises sont sous la protection des musulmans. Nul ne doit les empêcher de les réparer ou de les rénover, et le caractère sacré de leur alliance ne doit être violé en aucun cas. Nul musulman ne doit violer cette alliance jusqu’au Jour du Jugement Dernier » ;

Malgré les différentes initiatives diplomatiques, les nombreuses médiations sous régionales et les appels incessants de la communauté internationale pour une sortie pacifique de la crise après les élections, n’ont pu trouver d’écho favorable auprès des différents protagonistes Centrafricains. Pourquoi ce blocage et qui est à l’origine de cette crise ? À qui profite cette crise et pour cause certain qui lorgne vers la division de notre pays seront-ils tentés par la fédération et continu de mener cette danse de canard.

Si nous ne faisant pas un examen de conscience cette situation qui de jour en jour, plongera encore de plus le pays entier dans un climat délétère.

Désormais, le Pr Faustin Archange TOUADERA, seul président reconnu, exerce la plénitude de son mandat. Il prend, dans des conditions pour le moins compliquées, la tête d’un pays ruiné par la guerre et économiquement à genou. Ainsi, le nouveau président doit voir son mandat placé sous le signe de la reconstruction d’un pays qui apparaît désormais comme un vaste chantier à ciel ouvert. L’urgence de mettre la Centrafrique sur les rails du développement s’impose. Cela passe nécessairement par un certain nombre de défis auxquels l’actuel gouvernement doit faire face. Je mets l’accent sur les trois grands défis auxquels sont confrontés le gouvernement SARANDJI dans la reconstruction du pays, les mois et années à venir : la sécurité et l’état de droit ; la mise en place d’une nouvelle armée ; la réconciliation nationale.

I. La sécurité et l’état de droit, préalables à tout développement

Le pays reste encore en proie à une violence et une insécurité grandissantes. Les populations civiles, notamment celles du 3ème arrondissement de Bangui et des provinces sont victimes d’une crise des droits humains.

La libération des prisonniers durant les différents conflits armés (les détenus de droit commun, les prévenus et les bandits de grand chemin) des différentes maisons de correction, la présence de miliciens et de mercenaires incontrôlés et la prolifération anarchique des armes légères et de petit calibre suivie de leur circulation illégale, ont contribué à amplifier une atmosphère déjà morose qui régnait dans tout le pays. La destruction des commissariats de police et des postes de gendarmerie pendant les différents conflits ont été à l’origine d’une situation de vide sécuritaire dont les conséquences se font sentir sur les populations Centrafricaines malgré la présence des forces Onusiennes dans le pays.

Au regard de cette situation pour le moins alarmante, le rétablissement d’un état de droit et d’un environnement sécuritaire sur toute l’étendue du territoire apparaissent comme le premier défi du nouveau régime. En cette période de reconstruction post-conflit, la mise en place d’un système de sécurité visant à protéger les biens et les personnes sur toute l’étendue du territoire national doit être élevée au rang des priorités nationales. Ainsi, le Pr Faustin Archange TOUADERA, le nouveau Président de la République ne doit pas manquer une occasion de rappeler avec pragmatisme que la lutte contre l’insécurité endémique qui gangrène tout le pays et le rétablissement d’un état de droit demeurent l’une des préoccupations de son gouvernement.

Le rétablissement de la sécurité et de l’état de droit se veulent être le premier chantier par lesquels commence la reconstruction du pays. Il faut d’ailleurs rappeler que la sécurité qui est un droit pour chaque citoyen, apparaît comme la principale fonction régalienne de l’Etat dans toute société démocratiquement organisée.

Elle apparaît par ailleurs comme un préalable à tout développement humain et matériel et un véritable baromètre dans le respect des droits humains.

Dans son rapport intitulé « Dans une liberté plus grande : vers le développement, la sécurité et les droits de l’homme pour tous », Koffi Annan, ancien Secrétaire général des Nations unies le rappelait à juste titre : « Nous ne jouirons pas du développement sans sécurité, nous ne jouirons pas de la sécurité sans développement, et nous n’aurions ni l’un ni l’autre sans le respect pour les droits de l’homme. A moins que nous assurions la promotion de ces trois causes, aucune d’elles ne réussira ».

Pour atteindre ses objectifs, le nouveau régime doit s’efforcer d’intégrer la sécurité humaine dans sa politique de sécurité globale et réhabiliter tous les postes de police et de gendarmeries avec le concours des forces onusiennes qui ont été détruits pendant les différents conflits.

L’Etat Centrafricain doit par ailleurs doter ses forces de maintien de l’ordre de ressources matérielles à la hauteur des missions qui leur sont assignées. Une préoccupation de toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains, qui demeurent encore d’actualité.
II. La mise en place d’une nouvelle armée, une mission délicate

Après la guerre qui a opposé d’une part, les Anti-balaka et d’autre part, les Séléka, la réforme de l’armée Centrafricaine apparaît plus que jamais comme un dossier qu’il va falloir traiter avec beaucoup de délicatesse.

« Les groupes armés Centrafricains non conventionnels, conscients que l’Armée nationale doit être le reflet de l’unité, de la cohésion nationale et la garante de la stabilité des institutions républicaines, s’ils veulent s’ engager à procéder à la restructuration et à la refondation d’une armée en vue de la mise en place de nouvelles forces de défense et de sécurité attachées aux valeurs d’intégrité et de moralité républicaine ». Ils doivent accepter le désarmement.

La création d’une nouvelle armée Centrafricaine s’avère être aujourd’hui une équation difficile à résoudre pour les nouvelles autorités du pays. En effet, compte tenu de la situation politico-militaire du pays due à la crise religieuse, le véritable problème qui se pose, c’est comment faire cohabiter deux armées qui, quelques mois auparavant s’affrontaient encore sur les champs de bataille ? Autrement dit, quel sort cette nouvelle armée réservera-t-elle aux officiers généraux, officiers supérieurs ou subalternes et soldats du rang restés fidèles à leurs Gourous respectifs sans aucune prise de conscience jusqu’à ce jour ? Quelle sera la responsabilité de ces ex-combattants bourrés des étrangers dans la chaîne de commandement de cette nouvelle armée ? Pour l’heure, la réforme de la nouvelle armée Centrafricaine n’en est qu’à un stade embryonnaire. Seul l’avenir nous permettra d’avoir des réponses effectives à nos préoccupations. Je pense aussi qu’il conviendrait de souligner que pour éviter les frustrations et les injustices, la reconstruction de la nouvelle armée nationale doit se faire avec le maximum de consensus entre les ex-belligérants si cela s’avère indispensable. D’ailleurs, je propose la création d’une commission de redressement des grades au sein des forces armées nationales, en vue de relever les anomalies constatées dans l’attribution des grades des Officiers, des Sous-officiers et militaires du rang, depuis les différentes crises et de faire des propositions de redressement desdits grades.
Au regard du contexte post-conflit actuel, la réforme d’une armée républicaine, moderne et nationale apparaît comme un défi titanesque à relever. Les nouvelles autorités du pays ont donc intérêt à user de tous les moyens pour contribuer à sa mise en œuvre efficace dans les meilleurs délais. La réconciliation nationale apparaît également comme un défi majeur que le gouvernement SARANDJI devra relever.

III. La réconciliation nationale, un véritable travail d’Hercule

La réconciliation nationale apparaît comme un autre grand défi de la présidence du Pr Faustin Archange TOUADERA. C’est un processus incontournable devant permettre aux Centrafricains de revivre dans la concorde après ces crises qui a mis le tissu social en lambeau. La réconciliation est un processus global incluant des instruments clés tels que la justice, la vérité, la cicatrisation et la réparation afin d’assurer la transition d’un passé divisé à un avenir commun. Au regard de cette définition, la réconciliation nationale apparaît comme un but, c’est-à-dire quelque chose vers quoi on tend.
En Centrafrique, les conflits militaires ont exacerbés la cohésion sociale qui existait auparavant. Ils ont mis aux prises plusieurs communautés qui vivaient déjà dans un climat de méfiance et qui s’observaient. Les différents affrontements interethniques dans le pays sont révélateurs des tensions sociales qui subsistent dans le pays. Pendant les différents conflits plusieurs violations des droits de l’homme et des exécutions sommaires et extrajudiciaires ont été commises sur la base de simples appartenances ethniques ou religieuses. Ainsi, après une période d’instabilité généralisée par tant d’animosité des uns envers les autres, les questions que nous sommes en droit de nous poser sont les suivantes : quel sens donner au processus de réconciliation nationale tant voulue par les nouvelles autorités de Bangui ? Nous avions organisé de manière rationnelle ou irrationnelle les conférences nationales et les dialogues dont les résolutions et les recommandations souffrent d’application. A ce propos, il serait hautement souhaitable que le gouvernement puisse mettre en pratique l’exécution de ces résolutions et de ces recommandations tout en veillant à ne pas s’aventurier pour incorporer les étrangers dans l’armée.

Autrement dit, comment mener à bien et à bout un tel processus dans un contexte sociopolitique fragilisé par les rancœurs et les vengeances ?

Au regard de ces préoccupations, la réconciliation nationale en Centrafrique apparaît comme un véritable travail d’Hercule pour l’actuel gouvernement.

Concrètement, la réconciliation nationale doit mettre l’accent sur les rapports entre les Centrafricaines et Centrafricains qui sont appelés à reconstruire le pays. Elle ne peut donc se matérialiser que par la coopération entre citoyens de tous bords politiques ou de toutes confessions religieuses. Cette réconciliation tant prônée par les nouvelles autorités doit être perçue comme le symbole de l’unité nationale et le ciment de la cohésion sociale. Elle doit passer par le pardon des uns envers les autres et l’oubli des rancœurs accumulées. La réconciliation nationale en Centrafrique ne doit pas concerner seulement les hommes politiques encore moins les partis politiques, mais plutôt toutes les couches socioprofessionnelles. C’est un processus de longue haleine par lequel les populations dans leurs différentes composantes pourront de nouveau se faire confiance entre elles mais surtout accorder un minimum de confiance aux institutions du pays. Il est par ailleurs important de souligner qu’une réconciliation nationale réussie ouvre la voie à la Démocratie en développant les rapports de coopération nécessaires au bien vivre ensemble.

« En mettant l’accent sur la réconciliation, il faut déjà renoncer à la vengeance justicière et permettre que l’opposition s’organise et qu’elle ait le droit d’exister ». Je pense à mon avis se venger n’est pas forcément bon signe, ce serait créer des injustices, sources de nouvelles haines et de nouvelles frustrations qui sont des moteurs très puissants d’instabilité politique surtout chez nous en Centrafrique.
Pour ma part, je pense qu’une réconciliation nationale teintée de justice n’est possible qu’à condition de ne pas brûler les étapes. Il faudrait avant tout que la lumière soit faite sur tous les crimes qui ont été commis depuis ces dernières années et situer les responsabilités des uns et des autres. Il ne faut surtout pas chercher de bouc émissaire. Pour qu’il y ait réconciliation, tous les individus impliqués dans les crimes, quel que soit leur appartenance politique ou obédience religieuse devraient être inculpés et être jugés conformément aux normes internationales des droits de l’homme. Établir la vérité et mettre en œuvre la justice de façon indépendante sont les conditions préalables à une réconciliation concrète. Ce qui signifie que la justice doit être au cœur du débat.

« Si l’on peut plaider la cause de la réconciliation en Centrafrique du point de vue moral, l’argument pragmatique est également très fort : des rapports de coopération positifs génèrent l’atmosphère dans laquelle une gouvernance efficace peut se développer, tandis que des rapports négatifs saperont le meilleur système de gouvernance ».

En tant que processus de longue haleine, le cas Centrafricain ne peut pas être improvisé mais son rythme ne doit en aucun cas être dicté. Nous avons des exemples probants qui ont prouvé leur efficacité.
C’est un processus qui implique des changements dans les attitudes, les aspirations, les émotions, les sentiments y compris les croyances des Centrafricains. La finalité d’un tel processus est de pouvoir réconcilier les Centrafricains avec eux-mêmes mais aussi de réconcilier les Centrafricains avec les communautés étrangères vivant en Centrafrique. Nous espérons donc que les nouvelles autorités du pays pourront relever ce grand défi.

Conclusion

Mon analyse permettra de passer en revue les trois grands défis majeurs auxquels le nouveau Président de la République et son gouvernement doivent faire face dans l’urgence. La Centrafrique apparaît après les élections comme un pays où tout est à reconstruire. Outre la restauration de la sécurité, de l’état de droit puis la mise sur pied d’une armée républicaine et la conduite du processus de réconciliation nationale, plusieurs autres défis tels que la relance économique doivent être relevées dans les meilleurs délais pour que la reconstruction nationale soit une réalité.

Je comprends donc que le Pr Faustin Archange TOUADERA a plusieurs défis à relever.

Mais son plus grand challenge demeure l’application du programme de société sur la base duquel il a été élu par ses compatriotes. Je conseillerai à tous mes frères Centrafricains de dépassionner le débat politique car le nouveau locataire du Palais de la Renaissance est le Président de tous les Centrafricains sans aucune distinction quelconque. Nous ne sommes plus à l’ère d’une campagne présidentielle, le Président doit composer avec toutes les couches pour sortir ce pays de l’ornière et du joug des assassins. Telle est ma conception sur l’impulsion que le gouvernement doit mettre en place pour un véritable changement de régime.

M. NGAKOUTOU YAPENDE Octave.
PDG

Sté SIMPEX OCTAVE SA.

SCI OCTAVE IMMO.

Président de l’ONG HUMANIPLUS France
Opérateur Economique Sans Frontière.
Diplômé de l’Ecole de Commerce de Paris.
Option Banque Marché Des Particuliers.

Centrafrique: UNE MULTITUDE DE POLÉMIQUES POLITIQUES ET STÉRILES POUR PEU D’ACTIONS CONCRÈTES.

0

(Corbeau News Centrafrique)

FullSizeRender

Centrafrique: UNE MULTITUDE DE POLÉMIQUES POLITIQUES ET STÉRILES

POUR PEU D’ACTIONS CONCRÈTES.

Bangui,le 29Aout 2016. 10:30″:

Par:Bernard Doudou SELEMBY.

Lors de son accession à la magistrature suprême, le President de la République a défini les urgences pour remédier le plus rapidement possible aux besoins prioritaires de l’Etat centrafricain. Ces prioritéssont structurées et la restauration de la sécurité à été priorité. Force est de constater que dans les faits, des polémiques stériles ont pris le dessus au détriment de l’objectif. Des manoeuvres de distraction ont commencé par des contrôles inopinés d’effectif du Premier ministre qui barricade des ministères suivi de sanctions. Cette démarche non démocratique s’est rapidement essoufflée, enlisée, embourbée sous le poids de l’immensité de la tâche qui les attendait. La session du baccalauréat sous l’ère de la rupture s’est soldée par une statistique la plus sombre de l’histoire de ce diplôme. Ainsi, comment expliquer cette catastrophe dès lors que les deux têtes de l’exécutif sont des enseignants respectés de l’université de Bangui ? Cette énigme confirme le proverbe qui dit :”un menuisier n’a jamais de bon meuble chez lui”. Concernant les polémiques autour du rôle du Directeur de cabinet du President de la République, nous pensons que ce débat n’a pas lieu d’être car il n’influe pas ou n’empêche pas le fonctionnement normal de l’appareil étatique. La fiche technique légale du métier de Directeur de cabinet n’est pas expressément définie par la loi. Devant le mutisme de la loi, ce dernier c’est à dire le Directeur du cabinet présidentiel est devenu l’homme à tout faire du President de la République, son confident, son stratège qui doit le suivre partout. Ne soyez même pas surpris qu’il s’occupe des enveloppes allouées aux maîtresses. Mais attention, son rang et prérogatives de ministre d’Etat ne fait pas de lui un membre du gouvernement et en conséquence ne peut intervenir au conseil de ministres. Il s’agit simplement des émoluments accordés à un collaborateur digne de confiance. Alors de grâce, arrêtons cette polémique et reprochons le Directeur du cabinet présidentiel sur les manquements liés à l’exercice de ses fonctions.
La liste infinie des distractions politiques et stériles s’allonge. Ainsi, on se pose légitimement la question de savoir la suite de la procédure judiciaire engagée contre le sieur Francis Bozizé ? Le pouvoir tente t-il par des manœuvres dilatoires pour endormir le peuple ? Si tel est le cas, la récupération du President de la République par le KNK semble être une opération réussie car les membres de ce parti reviennent en force dans l’arène. Comment le President de la République s’est-il facilement laissé absorber par ce parti alors qu’à quelques des présidentielles, il était déclaré personae non grata ? Dans le feuilleton Gouvernement/Minurca, quelle est la suite de l’accusation publique du Premier ministre contre la Minusca ? À notre connaissance, cette dernière s’est seulement contentée de rejeter l’accusation et continue d’infantiliser, de narguer et de défier l’Etat centrafricain de prouver ses accusations. Le gouvernement doit brandir sa souveraineté et stopper les dérives du représentant de l’ONU en Centrafrique. Au delà de toutes ces affaires que nous qualifions de distractions politiques et stériles, quel est l’apport de ces différentes polémiques au processus de sécurisation du pays ? Quelle est la valeur ajoutée à la relance de l’économie et au respect des Droits de l’homme ? Vous constaterez ensemble avec nous que toutes ces questions sont restées sans réponses et par voie de conséquence ces polémiques stériles risquent de dévier la trajectoire politique du President de la République et d’hypothéquer son mandat. Le pays fonctionne comme si on était encore en période de transition. Ces différents défis devraient exciter le President de la République à prendre ses responsabilités en mettant en place un nouveau gouvernement avec ou sans Sarandji mais une équipe dynamique, jeune, élargie et tout cela dans le grand respect du concept genre. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris, le 27Aout 2016

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections

Centrafrique : «j’ai retrouvé une presse nationale complètement remontée contre la Minusca » dixit Parfait Onanga Anyanga.

0

Centrafrique : «j’ai retrouvé une presse nationale complètement remontée contre la Minusca » dixit Parfait Onanga Anyanga.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image45.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

Bangui, le 26 août 2016. 14:52′.

Par: Éric Ngaba.
Les malheureux évènements qui se sont développés à la veille de la célébration de l’indépendance de la République Centrafricaine sur la route de Sibut, continuent de défrayer la chronique dans le pays. Les multiples critiques à l’égard de la Minusca sur l’affaire Abdoulaye Hissen suscite de vifs débats au sein de la Mission onusienne en Centrafrique. Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, le mercredi 24 août 2016, le patron de la Minusca Parfait Onanga Anyanga est remonté contre la presse nationale sur cette affaire.
Après son retour d’un séjour à l’étranger, le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, Parfait Onanga Anyanga s’est rendu compte que la tension est montée d’un cran dans les journaux de la place. Parfait Onanga Anyanga a rejeté les accusations portées contre la mission onusienne par les médias après la fuite des criminels du Km5 dont le convoi a été stoppé par les casques bleus à Galafondo à 30 km de Sibut.

« Je suis extrêmement préoccupé. Lorsque je lis dans la presse que la Minusca aurait extirpé des éléments de la Seleka, je me demande à quel moment cela s’est-il passé. Lorsqu’on lit dans la presse que la Minusca ne fait pas un jeu clair et influence à tout point de vue le pouvoir en place, je me demande à quel moment cela s’est-il passé ? Lorsque je lis dans la presse que l’autorité de l’Etat est mise à l’épreuve par la Minusca, je dis à quel moment cela s’est-il passé. Les médias jouent un rôle important pour le  retour de la paix et le vivre ensemble dans ce pays, ils doivent consolider les acquis de la démocratie en jouant pleinement leur rôle qui est celui d’informer  le public», s’interroge le patron de la Minusca Parfait Onanga-Anyanga.

Du coup, le patron de la Minusca ignore les actes de désolations que font ses disciples sur le terrain. Si toutes les flèches de la presse nationale se convergent vers la Minusca, Onanga-Anyanga doit s’efforcer de comprendre qu’il y a un mécontentement général. C’est un sentiment de ras-le-bol de la population éprise de paix et de justice que la presse ne fait que relayer. Le travail de la presse, comme le sait bien le parton de la Minusca, c’est de porter haut ce que pense la population tout bas.

Il faudrait comprendre que la Minusca aujourd’hui, n’inspire pas confiance à la population dépassée par les séries d’évènements malheureux qui se produisent en présence des casques bleus qui laissent faire. La population centrafricaine est arrivée à un stade où la présence des forces internationales ne rassure pas puisque c’est au vu et au su de ces forces que les hors-la-loi continuent de commettre leurs forfaits. Ce sentiment de dégoût peut se justifier par la passivité des casques bleus de la Minusca vis-à-vis de ces criminels qui sont connus mais ne sont arrêtés par la Minusca parce qu’ils jouissent de l’impunité.

Les viols sur mineurs et les exploitations sexuelles et crimes commis par les disciples de Parfait Onanga Anyanga dont les fameuses enquêtes diligentées par la Minusca sont demeurées sans suite, ne peuvent que susciter la colère des victimes, de leurs parents et des Centrafricains qui ne veulent pas subir des humiliations. Alors que la population centrafricaine, victime de tous ces actes barbares, demeure impatiente de voir ses bourreaux écrouer dans les murs de la justice, ceux qui devraient appuyer les autorités centrafricaines à soulager les peines des victimes ne jouent pas franc jeu dans leur mission.

Lors de cette conférence de presse, le Représentant spécial Parfait Onanga Anyanga a rappelé que la Minusca avait arrêté des membres du convoi avant de les remettre au gouvernement, tout en ajoutant qu’une opération menée par la MINUSCA et la gendarmerie nationale était en cours pour capturer les fugitifs afin de les remettre à la justice. Or, selon des sources locales, les fugitifs étaient avec les capturés dans le convoi intercepté par le contingent burundais de la Minusca basé à Sibut. Mais comment Abdoulaye Hissen et Aroune Gaye ont-ils pu s’échapper pendant que les autres sont arrêtés ?

De surcroit, l’hélicoptère de la Minusca survolait la zone pour appuyer les éléments terrestres de la Minusca ayant intercepté le convoi d’Abdoulaye Hissen et sa bande. Comment peut-on comprendre qu’un hélicoptère se point en air et des blessés de la Minusca au sol, les chefs criminels du Km puissent s’enfuir vers la brousse ? En tous cas, la Minusca laisse une grande zone d’ombre sur l’incident malheureux de Sibut que la population n’arrive pas à comprendre. C’est pourquoi, le sentiment de conspiration se fait de toute part pour fustiger la Minusca dans sa mission qui laisse beaucoup d’ambiguïté. Lors de cette conférence de presse, le chef de la mission onusienne s’est permis de dire qu’ « il n’y a pas de solution militaire à la crise centrafricaine ».

Mais pourquoi la présence des forces internationales et plus précisément des casques bleus de la Minusca en Centrafrique ? Cette assertion stérile d’Onanga-Anyanga démontre à suffisance la passivité des casques bleus de la Minusca qui laissent les criminels de la Seleka faire leurs lois sur les paisibles populations. Au regard de cette affirmation qui dit tout, s’il faut se débarrasser des forces internationales qui ne peuvent pas résoudre la crise centrafricaine pour ne se contenter que des forces nationales avec les moyens de bord pour sauver la population des griffes des hors-la-loi.

Centrafrique: Tentative de meurtre à Bouar, le douanier, l’auteur des faits a été neutralisé par les FACA

0

(Corbeau News Centrafrique)

image

Centrafrique: Tentative de meurtre à Bouar, le douanier, l’auteur des

faits a été neutralisé par les FACA.

 

 

Bangui, le 26 août 2016. 10:11′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Connu sous le nom de SANZÉMA, un douanier centrafricain, l’un des rares à manœuvrer ensemble avec les Anti-Balaka entre 2013-2014, a été neutralisé par des FACA à Bouar suite à une tentative de meurtre sur un chauffeur. Neutralisé et désarmé, le sieur Sanzéma attend depuis le week-end dernier de connaitre son sort de son chef hiérarchie qui a pu contacter Bangui à cet effet.

Les faits se sont déroulés le samedi 20 août dernier à Yolet, une banlieue de Bouar, où un véhicule Toyota Rav4 de châssis CH 28 80 83 en provenance de Douala dans un convoi a été arrêté à la barrière de la douane dont travaille ce jour, Monsieur Sanzéma, connu dans la région pour ses actes crapuleux et criminels. Dans la pratique, tous les véhicules en convoi escorté qui quittent la ville frontalière de Garouboulaye à destination de Bangui, ne doivent, en aucun cas, subir un contrôle quelconque en cours de route. Une mesure mise en place par des forces mixtes chargées d’assurer la sécurité de chaque convoi en partance ou en provenance de Bangui. Pour ce faire, toutes les formalités relatives aux véhicules doivent être réalisées aux points de départ et aux points d’arrivée. Ce jour du samedi 20 août vers 15h, le douanier Sanzéma en faction ce jour, visiblement très remonté contre ces mesures mises en place, voudrait déroger à celle mesure et mettre en place sa manière en bloquant le premier véhicule privé du convoi en partance pour Bangui. Or, selon les consignes de sécurité, aucun véhicule ne doit s’arrêter sans autorisation du chef d’escorte sinon, il sera abandonné. Le Toyota Rav4 à la tête du convoi a été bloqué par le douanier Sanzéma qui aurait demandé au conducteur de lui présenter, et les pièces afférentes du véhicule, et son permis de conduire. Pendant ce temps, la barrière est ouverte et le convoi commence à quitter la barrière et le conducteur explique au douanier qu’ils sont sur le point de partir. Sans hésiter, le sieur Sanzéma a tendu sa main sur le tableau de bord du véhicule et récupère les papiers du véhicule, pointe également le chauffeur avec son arme et lui dit s’il bouge le véhicule il va le descendre avec son arme.

La tension était à son comble, le chauffeur, très remonté de l’attitude du douanier Sanzéma, refuse à son tour de lui présenter son permis de conduire. Au même moment à la fin du cortège, un Pick-up Land-Cruiser BG75 de la douane rempli des FACA et quelques douaniers plus gradés que lui arrive sur les discussions. Afin de calmer les tensions visibles entre le chauffeur du Rav4 et le douanier Sanzéma, les forces mixtes FACA-Douaniers qui étaient derrières le convoi tentent par tous les moyens d’expliquer au douanier Sanzéma qui s’arroge le titre de chef de barrière, un titre nouveau dans le métier de la douane, qu’ils étaient avec ce véhicule et son chauffeur depuis Béloko, tout le monde est en règle.

Devant l’insistance de ses collègues douaniers et des soldats FACA à défendre le chauffeur, le douanier Sanzéma n’aurait pas supporté cette pression et tire avec son arme plusieurs coups de feu sur le véhicule de sa proie pour l’immobiliser. Dieu merci personne n’a été blessé, seules les roues du véhicule ont été touchées. Mais cela n’empêche au chauffeur de finir sa fuite à Bouar dans cet état.

Vu le comportement dangereux de Sanzéma, les FACA présents sur le lieu des faits l’ont maîtrisé et le désarmé. Il a été copieusement corrigé par des fouets chirurgicaux par ces FACA qui ont remis ensuite son arme à la gendarmerie de Bouar.

Quant au chauffeur et son véhicule Rav4, ils étaient obligés de passer une journée de plus à Bouar pour la réparation des pneus et éventuellement récupérer des papiers afférents de ce même véhicule bloqués par le Douanier Sanzéma avant son tabassage justifié. Et c’est grace à l’appui multiforme du Directeur Régional de la Douane basé à Bouar que le papier du véhicule a été récupéré.

Depuis l’instauration du système de convoi escorté sur les grands axes routiers menant aux pays voisins, les douaniers en postes intermédiaires ne savent plus quoi faire pour s’occuper de leurs ventres et bas ventres. Désormais, seul les commerçants clandestin des motos et ceux des aliments de bases, manioc ; arachide, qui leur apportent un peu de liquidité pour booster leur soirée.

Copyright CNC.

Centrafrique: Dieubeni Yassa, le frère du President TOUADERA pressenti à la tête de l’ENERCA.

0

Centrafrique: Dieubeni Yassa, le frère du President TOUADERA pressenti à la tête de l’ENERCA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

Bangui, le 26 août 2016. 13:11′.

Pressenti de prendre la Direction Générale de l’ENERCA (Energie Centrafricaine) dans quelques jours, Monsieur Dieudonné Yassa, le frère cadet consanguin du Président Faustin Archange TOUADÉRA, n’a pas manqué un jour de faire la fête de sa probable nomination. À l’ENERCA, c’est la perte d’appétit et de sommeil du Directeur Général sortant.

Petit à petit, l’oiseau fait son nid. C’est en partance de cette maxime que les proches parents du Président de la République le mathématicien Faustin archange TOUADÉRA alias la tortue nationale commencent à monter en puissance, en sourdine, par leur nomination dans les différentes fonctions de haute responsabilité.

Après le partage des cadeaux aux dissidents de la première heure du parti de son Parrain François BOZIZÉ, Kwa Na Kwa (KNK), vient le tour de ses propres parents qui disent vouloir profiter maintenant comme les autres car, selon eux, la situation actuelle du pays leur n’inspire guerre confiance. Rome ne s’est pas faite en un jour, certes, mais il faut commencement d’exécution. Ainsi, son frère, le diacre confirmé de l’Église Baptiste de Ngoubagara dans le 4e arrondissement de Bangui, le sieur Dieudonné YASSA sera bombardé à la tête de l’Energie Centrafricaine comme Directeur Général dans quelques jours.

En attendant la signature de son décret, dans une ambiance festive le samedi dernier, ce serviteur de Dieu et frère du soleil, dévoile son poste à ses frères et sœurs diacres comme lui et leur demande d’en faire un sujet de prière. Il vit depuis ce jour au rythme du sénateur républicain de Californie Darrell Issa. Il reçoit, donne à boire et à manger à ses visiteurs. Dans son agenda, un bilan de santé en France dans le premier trimestre de sa nomination.

Du côté de l’ENERCA, le départ du DG sortant c’est un soulagement pour les uns et pour les autres amis et parents proches du DG sortant c’est la dépression psychotique allant jusqu’à provoquer un déficit corticotrope, la perte d’appétit et la qualité de leurs sommeil qui se lisent sur leurs visages.

Selon nos informations, le DG sortant aurait même convoqué une réunion familiale avec ses proches parents qu’il avait fait venir massivement dans cette société d’Etat pour leur annoncer la nouvelle de son prochain départ. Un conseil de sage à l’image d’une consigne stricte a même été donnée par le DG sortant pendant cette réunion à ses parents qui veulent rester travailler dans cette société : « Je vous conseille mes chers frères et sœurs qu’à la sortie d’ici, repliez sur vous vos queues et évitez les grosses épaules car mon probable successeur, Monsieur Dieudonné YASSA tel que vous connaissez son lien parental avec la haute hiérarchie, ne vous laisseriez pas faire comme moi » renchérit le DG avant de conclure « Bien que non nommé, il menace déjà de nettoyer l’ENERCA en commençant par vous pour placer les siens s’il prendra fonction ».

Après l’ENERCA, quelle société d’Etat recevra un parent du président?

Les parents du Président Faustin Archange TOUADÉRA sont tellement nombreux et les postes à pourvoir sont maigres, va t-il les remplacer aux militants dissidents du KNK déjà nommés? Sûrement NON, non par ce que toutes les stratégies en route pour la création du nouveau parti politique du Président Faustin Archange TOUADÉRA reposent sur ces derniers. Le mieux pour les parents serait d’avoir de la patience, la tortue nationale va y arriver. C’est pourquoi il vous rappelle que Rome ne s’est faite en un jour et que petit à petit, l’oiseau fait son nid. Petit à petit, chacun aura pignon sur rue.
Copyright CNC.

rca : DEMANDons LA LEVÉE DE L’EMBARGO SUR LES Armes?

0

RCA: DEMANDONS LALEVÉE DE L’EMBARGO SUR LES ARMES?

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image37.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les soldats des forces armées centrafricaines
Les soldats des forces armées centrafricaines

Bangui, le 25 août 2016. 15:22′.

Par: Simon Koïtoua
Il n’est juste que laRépublique Centrafricaine soit obligée de se contorsionner pour disposer de moyens militaires pour faire face à cette menace terroriste et ce en dépit de la présence de nos partenaires de la Minusca en Centrafrique. A l’instar de tous les autres pays victimes du terrorisme, la Centrafrique est demandeur d’une solidarité internationale malheureusement la Communauté Internationale cautionne les forfaits et soutiennent les groupes terroristes et criminels de la seleka au détriment des autorités élues démocratiquement de la Centrafrique.

Pourquoi les mesures sur les armes imposées par les Nations Unies ne s’appliquent elles pas à la fourniture, à la vente ou au transfert d’armes destinées aux groupes armés ?  De qui se moque cette communauté internationale ? D’où viennent les sources de ravitaillements en arme de ces groupes armés ?
La fin de l’embargo sur les armes en destination de la Centrafrique et le réarmement des Forces Armées Centrafricaines signifient le retour de la paix sous tout l’entendu du territoire Centrafricain.
Pendant que la Centrafrique est en proie aux bruits de bottes, plusieurs personnes ont soutenu ces derniers jours que l’armée était handicapée du fait de l’embargo imposé par l’Onu.
Face à cette situation d’insécurité totale dans les régions nord (et même dans le pays en général) l’Etat Centrafricain doit agir avec fermeté.
C’est vrai qu’il faut donner de la chance à la paix, continuer de sensibiliser nos populations et les groupes armés à cet effet, mais il faut aussi faire la guerre à ceux qui assassinent, violent, pillent et sèment la terreur dans notre pays.
La paix ne se mendie pas. Elle s’arrache !
SIMON – KOITOUA 
LE PATRIOTE

Centrafrique : Abdel Kader Khalil dénonce le complot de la Minusca dans l’évasion d’Abdoulaye Hissen et sa bande.

0

Centrafrique : Abdel Kader Khalil dénonce le complot de la Minusca dans l’évasion d’Abdoulaye Hissen et sa bande.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image42.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mr Abdel kader Khalil de l'UFDR
Mr Abdel kader Khalil de l’UFDR

 

Bangui, le 25 août 2016. 14:22′.
Par: Éric Ngaba.

Le scénario qui s’est produit à la veille de l’indépendance de la République Centrafricaine de Bangui à Sibut faire couler les salives. Le président de l’Union des Forces Démocratique pour le Rassemblement (UFDR), le général de brigade Abdel Kader Khalil dénonce les manœuvres machiavéliques des extrémistes du km5 qui, selon lui, ont bénéficié de soutien de la Minusca pour atteindre leur but. Il dénonce ce complot et appelle le gouvernement à prendre des mesures qui s’imposent.

Lors d’un point de conférence de presse tenu le mardi 22 aout 2016 à son domicile à Bangui, Abdel Kader Khalil n’est passé par quatre chemins pour mettre à lumière le scénario de Sibut qui a dépassé l’entendement de la population. Ce point de presse a été axé sur trois points essentiels à savoir la complicité de la Minusca, les déclarations d’Abakar Sabone et le DDRR. C’est l’occasion pour ex-Représentant de l’UFDRF au Comité de pilotage du DDRR à Bangui situer l’opinion nationale et internationale sur la situation sécuritaire en Centrafrique tout en levant l’équivoque sur les évènements provoqués par Abdoulaye Hissen et ses acolytes. Abdel Kader Khalil n’est pas passé par quatre chemins pour fustiger le caractère hybride de la Minusca qui entretient l’insécurité en Centrafrique.
En rappelant les nombreuses missions de la communauté internationale en Centrafrique à travers la Misab, la Minurca, la Fomuc, la Fomac, la Misca et aujourd’hui la Minusca, il a martelé que les casques bleus de la Minusca s’associent avec les criminels pour semer la désolation dans le pays. Pour l’ancie bras droit de Michel Djotodia, l’insécurité qui continue de sévir en Centrafrique est une manipulation politique pour justifier la présence des forces internationales et maintenir le pays dans le chao qui profite aux ennemis du peuple centrafricain. Lors de ce point de presse, Abdel Kader Khalil a précisé à la presse que c’est le contingent burundais de la Minusca qui aidé Abdoulaye Hissen et sa bande à s’échapper.
De ce faire, il appelle la population à redoubler de vigilance en dénonçant tous les manœuvres machiavéliques et déstabilisateurs des ennemis de la République. En outre, il demande au gouvernement centrafricain, de prendre toutes ses responsabilités nécessaires afin que la lumière soit faite au peuple centrafricain
Par ailleurs, Il appelle toute la couche sociale à une mobilisation de masse le 9 septembre 2016, qui est une journée réservée à la paix pour dénoncer, d’après lui, l’agenda caché de la Minusca afin demander purement et simplement son départ du sol centrafricain.
Concerne les agitations négatives d’Abakar Sabone et le DDRR, le leader de l’Union des Forces Démocratique pour le Rassemblement a précisé que Abakar Sabone n’est qu’un opportuniste et prédateur en quête de gain facile. Le général Abdel Kader Khalil a fait savoir cet opportuniste n’a ni bureau politique ni un élément sur le terrain pour prouver qu’il est leader d’un groupe politico-militaire. Il demande au président tchadien Idriss Déby de mettre la main sur Abakar Sabone et Nourredine Adam qui constituent une menace pour la RCA. Car selon Khalil, Abakar Sabone se trouve sur le territoire tchadien à moyen Sido.
Il a par la même occasion déploré la mise en place de la Coordination de pilotage des groupes pour le DDR la semaine dernier à Bangui. Cette coordination, a-t-il fait savoir, est constituée des gens qui ne maîtrisent pas la situation pour réussir ce programme du DDRR. Il faut pour lui, choisir les bonnes personnes maîtrisant les groupes armés et les ex combattants sur le terrain afin d’éviter que des opportunistes s’approprient de la situation.

Centrafrique : la problématique de faux diplômes et de l’attribution des bourses à l’Université de Bangui.

0

Centrafrique : la problématique de faux diplômes et de l’attribution des bourses à l’Université de Bangui

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image41.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>imageBangui, le 25 a out 2016. 15:21′.

Par: Éric Ngaba.
L’Université de Bangui est aujourd’hui confrontée au problème de faux diplômes notamment le baccalauréat et de l’attribution des bourses d’études. Cette question a été au centre d’un point de presse tenu le 20 août 2016, par le bureau exécutif de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) à l’Université de Bangui. Cette occasion a permis aux membres de l’ANECA de dénoncer l’anarchie qui mine le système éducatif centrafricain sur la question d’authentification du baccalauréat, la problématique de la publication de la liste additive des boursiers de l’année académique 2015-2016, la problématique du paiement et de la publication de l’arrêté de bourses de l’extérieure.

« L’erreur de l’administrateur profite à l’administré », dit un proverbe français. C’est ainsi que beaucoup de diplômés de l’université de Bangui profite du laxisme et de la léthargie qui gangrènent le système éducatif centrafricain se retrouvent aujourd’hui dans la problématique de faux diplomates. Cette situation découle de l’authentification du baccalauréat qui demeure un sujet à caution.

Pour ce faire, l’ANECA étant l’association apolitique à caractère syndical qui défend les intérêts des étudiants centrafricains, entend mettre fin à cette pratique. Ce point de presse tenu en présence des représentants des Associations Facultaires de l’Université de Bangui, s’articule autour de la question d’authentification du baccalauréat, la problématique de la publication de la liste additive des boursiers de l’année académique 2015-2016, du paiement et de la publication de l’arrêté octroyant des bourses aux Centrafricains étudiant à l’étranger.

L’authenticité des diplômes

A en croire le président de l’ANECA, Norbert Pounaba, la polémique autour de l’authenticité des diplômes de BAC est survenue après l’initiative du rectorat dès la rentrée académique 2015-2016 à contrôler les diplômes de base servant à l’inscription dont l’objectif est de mettre à jour les bases de données de l’Université de Bangui et d’avoir l’effectif exact des étudiants inscrits à l’université. Selon lui l’authentification de ces diplômes de base, en évidence le BAC devrait se faire au niveau de la Direction des Examens et Concours (DEC) qui malheureusement ne dispose pas de tous les éléments à savoir les listes, les tableaux de notes et les décisions de BAC des années antérieures qui sont nécessaires pour ce travail qui demande du sérieux. Car il s’agit là, d’une question de vie et de la nation. Suite à ces disfonctionnements, une manifestation d’étudiants s’est produite dans l’enceinte de la Direction des Examens et Concours au début du mois de juin, attirant ainsi l’attention du gouvernement qui a mis en place un comité de gestion de cette affaire. Malheureusement, a déploré Norbert Pounaba, ce comité n’arrive pas jusqu’aujourd’hui à réaliser un travail sérieux et à faire des propositions idoines pour une solution définitive.

Pendant ce temps, les étudiants concernés par le problème de l’authentification de diplômes sont privés de tous leurs droits à savoir les inscriptions, l’obtention des cartes d’étudiant et l’accès en salle de classe pendant les examens malgré la note du Directeur de Cabinet du ministre l’enseignement supérieur qui autorise ces derniers à accéder en classe pendant les examens en attendant le traitement définitif de l’affaire. Cette instruction n’est aucunement prise en compte par certaines autorités universitaires par manque de respect de la hiérarchie et l’anarchie qui gagne du terrain au sein de l’administration centrafricaine.

« Aujourd’hui pour des raisons de paix sociale, nous avons privilégié la voie du dialogue comme seul moyen de résolution de nos problèmes mais d’aucuns pensent que cette manière d’agir est une faiblesse et en profitent pour bafouer nos droits, face à cette situation et ces pratiques anarchiques qui entravent les conditions de vie et d’études de étudiants centrafricains de Bangui ; des arrières pays (ISDR, CTDR etc.…) et de l’étranger, nous ne pourrions rester insensibles » a martelé Norbert Pounaba.

Les membres du Bureau exécutif de l’ANECA ont déploré le fait qu’il n’existe pas à l’Université de Bangui, les bases de données en ce qui concerne les bacheliers. Pour lui, la Direction des Examens et Concours doit mettre à la disposition de l’Université de Bangui, la liste des bacheliers pour la sauvegarde des bases de données en cas de perte. C’est ainsi qu’aujourd’hui certains étudiants ayant décroché leur BAC de 2010-2011 ne sont pas reconnus au niveau de la DEC (Direction des Examens et Concours).

La publication de la liste additive des boursiers de l’année académique 2015-2016

Quant à l’affaire de la liste additive qui date de plusieurs mois et qui avait été mise en veilleuse dès la prise de fonction des autorités issues des urnes afin de leur permettre de s’installer et s’enquérir de la situation, demeure une polémique. 707 étudiants injustement élagués de la liste des boursiers par les autorités de la transition ont été bel et bien retenus pendant la commission d’attribution 2014-2015 et doivent bénéficier de la bourse comme tous les autres.

Les étudiants souhaitent que cette affaire déjà portée au conseil de ministre mérite d’être solutionner le plus rapidement possible afin de réparer cette injustice pour éviter au maximum des désagréments déjà prévisibles.

Paiement et publication de l’arrêté de bourses de l’extérieur

Par rapport au paiement et à la publication de l’arrêté de bourses de l’extérieur qui est entouré d’un mystère opaque pendant que les étudiants centrafricains de l’étranger peinent et totalisent déjà deux ans d’arriérés de bourses, le président de l’ANECA déclare que le gouvernement à travers les ministères de l’Education et celui des finances doivent voir de très près cette affaire.

« Devant cette situation, le gouvernement à travers le ministère de l’Education Nationale et les autorités de l’université doivent savoir que l’obligation est faite à l’Etat et aux autres collectivités publiques de créer et d’assurer le bon fonctionnement des établissements publics pour l’éducation et l’instruction de la jeunesse et doivent aussi  reconnaitre qu’au-delà de la crise, l’Education reste et demeure une priorité capitale pour un Etat » a déclaré Norbert Pounaba.

Pour cela, a-t-il ajouté, le bureau Exécutif National prend a témoins l’Opinion publique nationale et qu’internationale de la gravité de la situation qui prévaut sur le campus Universitaire et profite de l’occasion pour faire appel d’une part au gouvernement et à la présidence de la République de prendre des dispositions qui s’imposent dans un plus bref délai afin de mettre fin à tous ces foyers de tension en gestion afin d’éviter tout débordement. Pour mettre un terme à cette pratique, il revient aux autorités du pays de prendre à bras le corps le problème de l’éducation, le seul gage du développement sans laquelle on ne pourra parler de paix, de la réconciliation et de la reconstruction dans un pays donné.

Centrafrique: viol en bande organisée, 3 soldats FACA mis en cause.

0

Centrafrique: Viol en bande organisée, trois soldats FACA mis en cause.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image39.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les soldats des forces armées centrafricaineS
Les soldats des forces armées centrafricaineS

Bangui, le 23 août 2016. 09:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Autrefois respectées partout en Afrique et ailleurs, les Forces Armées Centrafricaines sont devenues depuis deux décennies des forces dites « négatives » par certaines langues.. En cause, enrôlement hors normes, manque de discipline, pratique de violence, usurpation des galons, confusions des rôles pour ne rappeler que ceux-là. Chaque soldat se croit tout permis. De la violence au viol sur la population civile en passant par des rackets des citoyens, les soldats des Forces Armées Centrafricaines font tout actuellement. La preuve, le jeudi 18 août dernier, une bande des trois soldats FACA affectés au poste de contrôle tout proche du pont des Castors, ont sauvagement violé deux jeunes filles du retour d’une festivité. Que s’est-il passé?

Les faits se sont déroulés le jeudi dernier vers 22h, lorsqu’un groupe de trois personnes dont 2 jeunes femmes majeures et un jeune homme d’environ 25 ans, de retour d’une fête familiale, ont été arrêtés par une bande des trois soldats FACA basés au check point du pont des Castors. Au cours de cette arrestation, ces trois soldats avaient menacé le jeune homme de leur laisser les deux jeunes femmes à leur poste et partir, ce qu’il a catégoriquement refusé. Le jeune homme, visiblement sur ses nerfs, aurait demandé à ces soldats pourquoi ses deux copines devraient être maintenues au poste d’autant plus qu’elles n’ont rien fait du mal à quelqu’un ? En plus ils se connaissent très bien dans ce même quartier ?

En réponse aux inquiétudes du jeune homme, les trois soldats FACA se mettaient à tirer des coups de feu en l’air pour l’intimider. Par peur, le jeune homme se met à fuir en laissant derrière lui ses deux copines qui ne savent quoi faire devant des détonations d’armes de guerre. Quelques minutes plus tard et sans passer par quatre chemins, les trois soldats déclaraient aux deux jeunes femmes qu’ils sont dans le besoin sexuel. Une avance, sans surprise, rejetée par ces dernières et l’une des deux aurait même expliqué aux soldats qu’elle a ses ours. Une explication rejetée par ces trois soldats qui veulent, avant d’y croire, toucher son con. Ce qui a été fait et confirmé mais, malgré tout, elle n’a pas eu la pitié de ces trois soldats.

Deux filles pour trois garçons, le partage était compliqué mais le chef de poste cette nuit, un soldat dénommé Rober, a le béguin pour celle en bon état et s’est imposé en choisissant pour lui seul, la fille en bon état. Ainsi, les deux jeunes femmes ont été sauvagement violées. Choquées et complètement démoralisées après ce viol collectif, les deux jeunes femmes ont pu déposer une plainte à la gendarmerie.

Selon nos enquêtes sur place, parmi les trois soldats violeurs, deux, après avoir entré à Bangui dans la rébellion de la séléka en avril 2013 et formé à Bouar par les colonels de cette rébellion dans la même année, ont ensuite œuvré depuis janvier 214 dans la milice Anti-Balaka et déclarent servir dans l’armée depuis la fin des hostilités, faute d’incorporation, comme auxiliaires des FACA. Des soldats FACA auxiliaires?

Afin de recueillir la version de ces trois soldats, l’une de nos équipes avait patrouillé pendant deux jours en vain, aucun soldat était présent au poste du pont des Castors le jour.
En tout cas, le comportement de certains soldats FACA sur la population civile discrédite totalement notre Armée nationale.
Installés dans différents quartiers de Bangui afin de répondre efficacement aux problèmes de l’insécurité dans la capitale, les cheiks points des soldats FACA commencent à produire ses effets secondaires sur des paisibles citoyens. De racket en racket, les FACA ne font plus correctement le travail que leur hiérarchie leurs en demande. Il est temps pour le Ministère de La Défense de revoir ces copies sur ce dispositif.

Copyright CNC.

Centrafrique : la Coordination générale des Fatistes exige l’expulsion de Chef de la Minusca Parfait Ananga Onyanga

0

Centrafrique : la Coordination générale des Fatistes exige l’expulsion de Chef de la Minusca Parfait Ananga

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image38.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Parfait ananga onyanga
Parfait ananga onyanga

 

 

Communiqué de presse

La Coordination Générale des FATistes de Bangui-Bimbo (CGBB-FAT) constate, une fois de plus, avec regret que, malgré les efforts consentis par les nouvelles Autorités pour la pacification du pays et la préservation des acquis de la cohésion sociale, une bande des criminels sans foi ni loi, dirigée par Abdoulaye Hissen et Aroun Gaye, en intelligence avec les Forces Onusiennes, cherche à replonger le pays dans le chaos.

Face à la gravité de cette situation, la Coordination générale des FATistes de Bangui-Bimbo :
– Dénonce avec fermeté la complicité et l’inefficacité de la MINUSCA dont la mission première consiste à stabiliser la Centrafrique et à protéger le peuple centrafricain ;
– Demande avec véhémence aux Nations-Unies de lever sans délai l’embargo sur les armes destinées à nos Forces Armées (FACA) et de financer le processus de DDRR en cours ;
– Demande au gouvernement de :
1- Déclarer Sieur Parfait ONANGA ONYANGA, Représentant des Nations-Unies persona non grata, et de l’expulser du territoire national ;
2- Rapatrier sans délai le contingent burundais de la MINUSCA ayant aidé ces criminels dans leur fuite, et le remplacer par les contingents angolais, rwandais zimbabwéen, sénégalais, etc.
3- Diligenter une enquête aux fins de poursuivre les auteurs coauteurs et leurs complices.

La Coordination générale des FATistes de Bangui-Bimbo salue, par ailleurs, le patriotisme et la bravoure de nos Forces de sécurité et de défense ayant mis en déroute ces criminels malgré le peu de moyens dont elles disposent.

La CGBB en appelle donc à l’unité et au sens du patriotisme du peuple souverain en lui demandant de prendre part à une marche de protestation dénommée », Paix et sécurité en Centrafrique » qu’elle se propose d’organiser, conjointement avec la Société civile, dans les prochains jours à Bangui et dans certaines villes de nos provinces. Car, la libération de la patrie dépend de toi et non de la MINUSCA venue du tourisme.

La Coordination générale des FATistes de Bangui-Bimbo marque, enfin, son soutien indéfectible aux nouvelles Autorités.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine
Vive République Centrafricaine.
Arsène Daniel Ngrepayo

 

 

Centrafrique: les soldats FACA en perte de popularité, font des spectacles à Bangui.

0

Centrafrique Faits divers: Les Soldats FACA en perte de popularité, font des spectacles à Bangui.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image37.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les soldats des forces armées centrafricaines
Les soldats des forces armées centrafricaines

Bangui, le 22 Août 2016. 12:41′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis plusieurs mois, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) n’ont cessé de faire parler d’eux. Tantôt on parle des rackets de la population à leurs nombreux points de contrôle, tantôt de leur fuite à grande vitesse au premier coup de fusil. À travers ce comportement, les centrafricains commencent petit à petit à se rendre compte par eux même que leur soldats ont besoin nécessairement des formations plus dures. À ce niveau, il n’est plus question d’armement mais de moralité. Conscients de leur impopularité à Bangui, ils multiplient sans cesse des spectacles ridicules dans la ville de Bangui et ses périphéries.

Depuis plus de deux ans, les Centrafricains n’ont cessé de réclamé le retour et le réarmement des soldats FACA qu’ils jugent compétents sur le terrain centrafricain. Or depuis quelques mois, ce retour des soldats FACA tant sollicité par le peuple Centrafricain et les autorités en place, commence petit à petit à devenir amer pour ce même peuple. Conscients de leurs multiples gaffes, ils multiplient des actions réparatrices proches de la comédie afin de montrer aux Centrafricains qu’ils sont là pour eux. Le ridicule ne tue pas!

Le lundi 15 août dernier, un groupe d’une vingtaine des chrétiens, après avoir passé 3 jours à prier pour la paix en Centrafrique, avaient décidé de finir leur prière sur la colline. Alors qu’ils attendaient les retardataires au bord de la route au PK 11 sur la route de Damara vers 5h 30, une dizaine des filles et garçons ont été encerclé par une dizaine des soldats FACA armés des mitraillettes et de lance-roquettes. Sans poser des questions,ils crient dans leurs jargon à ces fidèles chrétiens: « couchez-vous! et personne ne bouge! couchez-vous! ». Tremblés de peur, ces adeptes ont obtempéré à cet ordre. Le chef des opérations a pris la parole pour demander s’ils font quoi ici, l’un de ces chrétiens lui a expliqué qu’ils sont des Chrétiens en partance pour la prière sur la colline. Mouillé de honte, l’un d’eux crie à ses collègues en ces termes: “Fausse alerte”. Après avoir levé le dispositif de combat autour de ces fidèles, ils expliquent à ces derniers qu’ils ont reçu une alerte des passager des bus et taxi faisant état du transport clandestin des sujets musulmans par des soldats rwandais de la Minusca qui stationnent au PK11 depuis l’affaire dite de 50/50 et Abdoulaye Hussein.

Voilà comment nos hommes qui composent nos FACA se ridiculisent de cette manière. Nos frères musulmans sont devenus leurs principales cibles. Ces mêmes faits se sont déroulés à divers endroits à Bangui comme en provinces. Au milieu de cette semaine, le Monseigneur Nzanpalainga avait dénoncé le comportement de nos soldats affectés en provinces. Finalement, quelle différence existe-t-il entre les Séléka, les Anti-Balaka et les soldats FACA? Certains compatriotes nous répondent que les deux derniers ne font en réalité qu’UN. C’est pourquoi la réforme de fond en comble de ce secteur s’impose.

Il y’a lieu de rappeler à nos lecteurs que le vendredi 12 août dernier, Abdoulaye Hussein et ses fidèles lieutenants ont quitté Bangui devant les soldats FACA basés, et à l’OROSTOM, et à la barrière du Pk12, sans oublier ceux basés à 30km sur la route de Damara et à 10km à l’entrée de la ville de Damara.

Peut-on croire à ce stade à la robustesse morale de nos Forces de Défense et de sécurité?

La réponse est probablement NON. Non par ce qu’il n y’a pas quatre jours de cela, des résidus des hommes armés de Km5, à l’annonce de l’arrivée d’Abdoulaye Hussein avec ses deux lieutenants à Kaga-Bandoro, avaient fait des tirs des mitraillettes en l’air afin de marquer leur joies. Pendant que la première détonation se faisait entendre aux quartiers environnants du Km5, les gendarmes et les soldats FACA basés au quartier Fatima à l’entrée de Km5 et ceux basés à l’entrée de l’Eglise Elim proche du commissariat de 5e tenu par la MINUSCA, ont pris bonnement et sans honte la fuite comme une gazelle blessée, arme au dos, tenue militaire dans le sac pour s’éloigner de l’épicentre des tirs. Mais ironie du sort, leur cortège de malheurs qui sont ces détonations fortes et entendues dans tout Bangui, n’empêchent de pénétrer dans leurs oreilles et les poursuivent dans leurs fuites. Croyant avoir le dos au bout des canons, certains de ces soldats qui ne peuvent arrivés chez eux cette nuit ou asphyxiés, ont le dernier reflexe des soldats de la guérilla, d’infiltrer des habitations pour se claquemurer sous les lits et les fauteuils, empressant ainsi leurs occupants de rentrer ou de fuir.

Pourquoi une telle fuite aveugle et à la queue leu leu sans même apercevoir un ennemi derrière?

Copyright CNC.

Centrafrique: bilan mitigé de la journée nationale des arbres en RCA.

0

Bilan mitigé de la JNA 2016 (Jounée Nationale de l’Arbre)

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image30.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

 
Bangui, le août 2016. 10:03′.
Par Firmin YOLO (production indépendante).
La journée nationale de l’Arbre a tenu toutes ses promesses, et était placée sous le très haut patronnage de son excellence le chef de l’Etat le professeur Faustin Archange TOUADERA chef de l’Etat qui a honnoré de sa présence.
Cette journée était placé sous le thème de: “Arbre Paix, Symbole de la cohésion sociale” , Mais une chose est certaine est que malgrès la reussite de cette journée le bilan reste très loin de faire l’hunanimité, beaucoup de choses reste à faire. Le chef de l’Etat doit s’engager à nétoyer l’Administration Centrafricaine qui regorge d’énorme bande d’escroc et de voleurs qui pendant ces périodes s’enrichissent considérablement et cela pendant des décenies.
En effet des détournement ont été orchestrés par des grandes figures emblématiques du Ministère de l’Environnement, des Eaux, Forêts, Chasse et pêche et tout cela à l’insu de Madame le Ministre en Charge de l’Environnement. Après la validation par le comité de la JNA, un Budget de 35 000 000FCFA, dont 20 000 000 est décaissé par le CAS-DF et 15 000 000 par le FNE, la repartition s’est faite par commission de la Manière suivantes, un Montant de 28 Millions a été affectés à la Commission finance, 4 Millions à la commission sensibilisation et 3 Millions à la commision technique.
Concernant chaque commision, il est à noter que la plupart des Thee-shirts ont été fournis par des partenaires au développement et pour la plupart par des entreprises forestières. Donc les 28 Millions de la commission finance n’ont pas été imputés sur la somme en question. Hormi le voyage effectués par le Chargé de mission au Cameroun pour fructifier son bissness et tout ceci au frais du comité d’organisation. Quand à la comission technique le Directeur des forêts à mis en place toutes les techniques nécessaire au détournement des 3 millions car les plants fournis sont payer par le CAS-DF et que l’argent n’a servi que de pretexte pour justifier cela. Il est à noter que les membres de la dite commission n’ont effectué qu’une seule mission et dont les frais de mission s’élève à 2500F, ceci veut dire tout calcul fait avec une totalité de 20 membre, la dépense s’élève à 20*2500=50 000FCFA, imputer le fond du carburant pour chaque déplacement la somme en aucun cas atteindra les 3 Millions de francs CFA.
La commission sens ibilisation quand à elle a été gerer de manière plus ou moin transparente car chaque membre de la dite commission à reçu pour chaque misssion de terrain la somme de 30 000FCFA, des dépense ont belle et bien été effectuées et justifiées telles que les groupes de dance traditionnnelle, etc. nous tenons à leur dire de poursuivre sur cette voie et remercions chaleuresement le président de cette commission du fond du coeur pour sa transparence dans la gestion des biens de l’Etat.
Consernant les dépense liées à la colation pendant la JNA, 7 Millions ont été dépensés, mais comme d’habitude la majorité de l’argent à été détourné, des hauts cadres des ministères, des personnalité de marque n’ont pas été servis pendant cette cérémonie, ils étaient obligé d’effectuer eux mêmes des dépenses pour s’acheter la bière et de qoui a manger. Certains étaient obliger de partir en gardant un mauvais souvenir de cette journée, ils est à noter qu’un tout petit bistro a été reservé pour cette célébration justifiant les dépenses.
Chèrs compatriotes beaucoup de chose reste à dire, la plupart des membres du comité ont été ecarté de cette gestion car elle demeure, partisane, clanisme,tribaliste, des groupes d’individus sans fois, sans notion de responsabilité commune, s’offre des beaux jours sur l’argent de l’Etat, en profitant de cette occasion pour détourner suffisamment d’argent. C’est ainsi que nous interpellons le premier ministre chef du gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’Etat de faire un audit enfin de déceler les principaux acteurs de détournement à savoir le Directeur de Cabinet du Ministre des Eaux et Forêts, le charger de mission en matière de forêts, le directeur Général des forêts, le directeur des forêts ainsi que tant d’autres.
Affaire à suivre!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Centrafrique: les forces vives de la Nation doivent agir pour sauver la République.

0

Centrafrique : les forces vives de la nation doivent agir pour sauver la République

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image36.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

 
« Bangui, le 23 août 2016. 13:21′.
Par: Éric Ngaba.
La patrie est en danger, nous devons la sauver », a déclaré le président de la République, Faustin Archange Touadera, lors de son bilan des 100 jours au pouvoir. Ce danger est vivement perceptible au regard des derniers évènements qui se sont malheureusement produits dans le pays avec l’évasion des criminels du Km5 ayant bénéficié de la faveur de la Minusca de Bangui jusqu’à Kaga-Bandoro. Cette situation doit réveiller la conscience de tout le peuple centrafricain sur la façon dont on veut le malmener.
La stratégie de victimisation adoptée par les ennemis de la paix et du développement de la RCA et leurs acolytes cache mal leurs desseins machiavéliques de plomber les actions qui ont permis à la République Centrafricaine de se remettre résolument sur pied. Leur plan est de mettre à mal le processus du DDRR, de la réconciliation et du développement de la RCA. L’incident qui s’est produit de Bangui à Sibut doit interpeller les forces vives de la nation devant les pousser à l’acte pour sauver ce qui reste au peuple centrafricain. Le rôle des forces internationales en Centrafrique doit être clarifié aux Centrafricains. Face à la recrudescence de l’insécurité qui refait surface après quelques mois d’accalmie, la classe politique centrafricaine tout comme la société, les élus de la nation ainsi que la presse centrafricaine doivent susciter le débat autour du rôle des forces internationales dans le pays et du gouvernement afin de sauver la patrie en danger. C’est toute une évidence que les autorités doivent sortir de leur mutisme pour répondre aux aspirations de la population. Un silence de toute part est observé depuis malgré l’ampleur de l’insécurité entretenue par les ennemis de la paix en Centrafrique.
La responsabilité de la classe politique
La conquête du pouvoir doit s’assumer par les actions démocratiques de la classe politique centrafricaine qui doit animer la vie politique nationale et se prononcer sur les questions engageant l’intérêt national. Les leaders politiques centrafricains ne jouent absolument pas leur rôle dans ce jeu, et observent comme tout le monde et pourtant les prochaines élections se préparent aujourd’hui. Les leaders politiques doivent démontrer leurs capacités à trouver des solutions appropriées aux maux qui minent la société centrafricaine. Actuellement, l’heure est grave. Les alliés du président Touadera ont le devoir de susciter des rencontres afin de réfléchir sur la recrudescence de l’insécurité, les stratégies à mettre au point, les remèdes à prescrire pour non seulement justifier le bienfondé de cette alliance politique mais aussi envisager les perspectives d’avenir.
La société civile doit se réveiller
S’agissant de la société civile, elle est la gardienne de la démocratie. Après les élections apaisées, elle non seulement contribuer à la reconstruction du pays, mais aussi contribuer efficacement à la réalisation de l’alternance au pouvoir. Dans ce cadre, elle a intérêt à poser des actes forts qui relèvent de sa compétence à défendre et promouvoir les droits de l’homme et multiplier les recettes pour que les criminels et bourreaux du peuple soient jugés et que les victimes des conflits soient dédommages pour les préjudices subis. Le peuple centrafricain demeure encore dans l’étau des hors-la-loi qui dictent leurs lois à la population. Les marches pacifiques souvent organisées par la société civile pour barrer la route au plan machiavélique contre le peuple, sont aujourd’hui inexistantes comme si le pays marche à merveille.
Les élus de la nation à l’obligation d’agir
Face à cette situation chaotique devenue inquiétante, les élus de la nation centrafricaine ne doivent pas demeurer insensibles ou se limiter aux déclarations et recommandations pouvant pousser le gouvernement et la communauté internationale à rectifier les dérapages préjudiciables à l’avenir de la nation. Le silence doit être brisé afin de contraindre les forces internationales à appliquer scrupuleusement leur mandat. Les élus de la nation doivent interpeller les chefs de ces forces afin qu’ils expliquent aux Centrafricains les accointances qu’ils ont et d’expliquer leur rôle et les raisons qui motivent leurs accointances avec les chefs rebelles dans le pays. Car cela va permet d’établir les responsabilités dans ce jeu de chat et de la souris que le Centrafricain lambda n’arrive pas à comprendre. En réalité, la Minusca doit faire preuve d’impartialité dans l’exécution de son mandat tout en écartant son agenda caché de la résolution de la crise en République centrafricaine. Sans outrepasser les limites de sa mission, la mission onusienne doit respecter son engagement à soutenir le gouvernement dans ses actions répondant aux attentes de la population qui n’aspire légitimement qu’à la paix. De nombreuses recommandations sont formulées par les organisations de la société civile et par l’Assemblée nationale centrafricaine à l’endroit de la Minusca pour que celle-ci recadre sa mission mais rien n’a changé. Le scenario qui s’est produit dans la ville de Sibut entre la Minusca et les Chefs rebelles démontre à suffisance la complicité des forces internationales dans la déstabilisation de la République centrafricain par les groupes armés. Cela rappelle la même attitude des forces françaises de l’opération Sangaris qui soutiennent de part et d’autres les rebelles de la Seleka et les milices d’Antibalaka pour encourager la crise en Centrafrique.
La presse doit réveiller les consciences
Et malgré les efforts déployés par la presse dans le processus de la restauration de la paix en s’impliquant pleinement et efficacement dans la réussite du Forum national de Bangui, le succès du Référendum constitutionnel, et dans l’organisation pacifique des élections, elle ne doit doubler d’ardeur durant la période post-conflit. En effet, durant cette période post-électorale, les médias doivent non seulement suivent les autorités issues des urnes en réveillant la conscience sur la nécessité de réaliser les promesses faites aux électeurs, mais aussi et surtout appuyer les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales nationales et internationales ainsi que les organisations internationales dans la réalisation des projets et programmes de développement. Le gouvernement avec l’aide des partenaires tentent toujours d’œuvrer pour la consolidation de la paix, de la stabilité et de la sécurité, mais les fossoyeurs de la République ne s’attellent qu’à remettre en question les efforts de pacification de du pays pour satisfaire leurs intérêts égoïstes. Cette situation doit mobiliser toutes les forces vives de la nation afin de sauver la patrie en danger. Sans ambages, il revient aux autorités centrafricaines qui bénéficient de la légitimité du peuple centrafricain, de prendre des mesures qui s’imposent à tous.
.

Centrafrique: clash verbal entre le Président Touadéra et son Parrain François BOZIZÉ.

0

Centrafrique: Clashverbal entre le Président Faustin TOUADÉRA et son parrain François Bozizé.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image35.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>François BOZIZÉ
François BOZIZÉ

 
Bangui, le 19 août 2016. 14:32′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Les relations entre l’ancien Président General François Bozizé et son poulain Faustin archange TOUADÉRA, devenu Président de la République à son tour il y’a 4 mois, ne sont plus au beau fixe depuis quelques jours. En cause, des multiples s

ervices sollicités par le Parrain à son poulain mais refusé parce dernier. Cette façon de demander incessamment les faveurs du Président Faustin Archange TOUADÉRA sur des nombreux dossiers sensibles, a poussé ce dernier à répondre, d’une manière directe et franc pour la première fois à son parrain François Bozize. Ce que ce dernier n’a pas aussi apprécié et depuis quelques jours, la tension monte entre la tortue avec son clan et son parrain Kangara aux siens. Cela va t-elle durer?

Certes, dans la vie de tout un chacun de nous, il est vrai qu’au moins une fois dans la vie, nous sollicitons les faveurs d’un proche pour avoir quelque chose. Mais c’est la répétition à des tons surtout élevés qui créent des frustrations et bousillent les relations. C’est ce que l’ancien Président François Bozizé ignore depuis la perte de son pouvoir en 2013.

C’est un secret de polichinelle que l’ancien Président et son fils Francis Bozizé ont beaucoup contribué à l’éducation politique du Professeur Président Faustin Archange TOUADÉRA et que son élection comme Président de la République a été l’œuvre en grande partie des éléments de la milice Anti-Balaka créée par Francis Bozizé et ses lieutenants. Mais les récompenses déjà distribuées par le Président Faustin Archange TOUADÉRA à cette famille politique issue d’un même clan et à ces faiseurs de roi risquent de lui créer beaucoup d’ennuis un jour vis à vis du peuple centrafricain et de la Communauté internationale.

Depuis son nouveau lieu de refuge au Kenya, l’ancien Président le Général François Bozizé n’a pas manqué une semaine, depuis l’arrivée du Président TOUADÉRA au pouvoir, d’imposer à son ancien PM des noms à nommer à des postes de responsabilité. Ce que le Président TOUADÉRA n’a jamais refusé d’autant plus qu’ils sont tous deux les Hauts Cadres de leur parti KNK.

Ce qui déplait la tortue nationale le président TOUADERA c’est le fait pour l’ancien président François BOZIZE d’appeler sans cesse et avec un ton rempli d’impolitesse comportementale afin d’imposer au président Faustin TOUADERA de recevoir au Palais de la Renaissance « vaille que vaille, coûte que coûte, qu’il pleuve ou qu’il neige » selon ses expressions, ses anciens amis étranger en quête titres et autres documents administratifs de grande importance.

Selon nos informations, le mardi 8 août dernier, alors que son fils Francis était sur le point d’être auditionné par le Juge d’instruction au Palais de Justice, l’ancien Président François BOZIZÉ, rassuré par avance du sort réservé à son fils ainé Francis, a eu au téléphone son poulain Faustin Archange TOUADÉRA afin de lui annoncer que son fils Aimé Papy BOZIZÉ serait sur le point d’arriver lui aussi à Bangui et il a besoin de son soutien. Pour conclure, l’ancien Président demande également à la tortue nationale de recevoir l’un de ses amis étrangers qui aurait souhaité descendre à Bangui pour le rencontrer.

Pour le Président TOUADÉRA alias la tortue nationale, ces nouvelles demandes de service s’apparentent à une provocation de la part de son Parrain. Très énervé, il lui répond sur le champ et sèchement: “Monsieur le Président, comprenez au moins que je ne suis plus votre Premier Ministre”. Une réponse très gênante et musclée qui aurait laissé Kangara dans un état dépressif avancé. Depuis ces jours, les relations entre les deux ne marchent plus comme avant et le Président Faustin Archange TOUADÉRA pense du coup à créer son propre parti politique.
Des contacts ont été pris jusqu’à Paris en ce sens.

Ainsi, certains observateurs de la vie politique Centrafricaine s’amusent à dire si vraiment les mésententes entre TOUADÉRA et son ami BOZIZÉ vont-elles perdurer?

Cette mésentente entre le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son ami Parrain n’a pas laissé indifférents leurs parents et proches collaborateurs. Des échanges écrits, parfois violents, sont régulièrement échangés par ces groupes sur les réseaux sociaux avec leurs avatars varis ou empruntés.

À ce titre, peut-on dire que le début du relâchement de Kangara par son poulain la tortue? Difficile d’y croire car le Président Congolais Denis Sassou-Nguésso a été sollicité par Kangara pour parodiquer des conseils à notre tortue oubliant de ce fait que la tortue est le plus sage et n’a point besoin de conseil. Pour preuve, le président TOUADERA notre nationale n’a point besoin d’un conseiller juridique dans son cabinet, c’est par ce que la tortue n’a besoin de rien. La tortue a tout et transporte tout sur elle. Elle n’a besoin ni d’une maison, ni des vêtements puis que c’est qu’elle transporte c’est sa maison et ses vêtements qui ne peuvent ni détruit ni déchirés. Attendons de voir.
Copyright CNC.

 

 

Centrafrique: Clash verbal entre le Président Faustin TOUADÉRA et son parrain François Bozizé.

0

Centrafrique: Clash verbal entre le Président Faustin TOUADÉRA et son parrain François Bozizé.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image35.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>François BOZIZÉ
François BOZIZÉ

Bangui, le 19 août 2016. 14:32′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Les relations entre l’ancien Président General François Bozizé et son poulain Faustin archange TOUADÉRA, devenu Président de la République à son tour il y’a 4 mois, ne sont plus au beau fixe depuis quelques jours. En cause, des multiples services sollicités par le Parrain à son poulain mais refusé parce dernier. Cette façon de demander incessamment les faveurs du Président Faustin Archange TOUADÉRA sur des nombreux dossiers sensibles, a poussé ce dernier à répondre, d’une manière directe et franc pour la première fois à son parrain François Bozize. Ce que ce dernier n’a pas aussi apprécié et depuis quelques jours, la tension monte entre la tortue avec son clan et son parrain Kangara aux siens. Cela va t-elle durer?

Certes, dans la vie de tout un chacun de nous, il est vrai qu’au moins une fois dans la vie, nous sollicitons les faveurs d’un proche pour avoir quelque chose. Mais c’est la répétition à des tons surtout élevés qui créent des frustrations et bousillent les relations. C’est ce que l’ancien Président François Bozizé ignore depuis la perte de son pouvoir en 2013.

C’est un secret de polichinelle que l’ancien Président et son fils Francis Bozizé ont beaucoup contribué à l’éducation politique du Professeur Président Faustin Archange TOUADÉRA et que son élection comme Président de la République a été l’œuvre en grande partie des éléments de la milice Anti-Balaka créée par Francis Bozizé et ses lieutenants. Mais les récompenses déjà distribuées par le Président Faustin Archange TOUADÉRA à cette famille politique issue d’un même clan et à ces faiseurs de roi risquent de lui créer beaucoup d’ennuis un jour vis à vis du peuple centrafricain et de la Communauté internationale.

Depuis son nouveau lieu de refuge au Kenya, l’ancien Président le Général François Bozizé n’a pas manqué une semaine, depuis l’arrivée du Président TOUADÉRA au pouvoir, d’imposer à son ancien PM des noms à nommer à des postes de responsabilité. Ce que le Président TOUADÉRA n’a jamais refusé d’autant plus qu’ils sont tous deux les Hauts Cadres de leur parti KNK.

Ce qui déplait la tortue nationale le président TOUADERA c’est le fait pour l’ancien président François BOZIZE d’appeler sans cesse et avec un ton rempli d’impolitesse comportementale afin d’imposer au président Faustin TOUADERA de recevoir au Palais de la Renaissance « vaille que vaille, coûte que coûte, qu’il pleuve ou qu’il neige » selon ses expressions, ses anciens amis étranger en quête titres et autres documents administratifs de grande importance.

Selon nos informations, le mardi 8 août dernier, alors que son fils Francis était sur le point d’être auditionné par le Juge d’instruction au Palais de Justice, l’ancien Président François BOZIZÉ, rassuré par avance du sort réservé à son fils ainé Francis, a eu au téléphone son poulain Faustin Archange TOUADÉRA afin de lui annoncer que son fils Aimé Papy BOZIZÉ serait sur le point d’arriver lui aussi à Bangui et il a besoin de son soutien. Pour conclure, l’ancien Président demande également à la tortue nationale de recevoir l’un de ses amis étrangers qui aurait souhaité descendre à Bangui pour le rencontrer.

Pour le Président TOUADÉRA alias la tortue nationale, ces nouvelles demandes de service s’apparentent à une provocation de la part de son Parrain. Très énervé, il lui répond sur le champ et sèchement: “Monsieur le Président, comprenez au moins que je ne suis plus votre Premier Ministre”. Une réponse très gênante et musclée qui aurait laissé Kangara dans un état dépressif avancé. Depuis ces jours, les relations entre les deux ne marchent plus comme avant et le Président Faustin Archange TOUADÉRA pense du coup à créer son propre parti politique.
Des contacts ont été pris jusqu’à Paris en ce sens.

Ainsi, certains observateurs de la vie politique Centrafricaine s’amusent à dire si vraiment les mésententes entre TOUADÉRA et son ami BOZIZÉ vont-elles perdurer?

Cette mésentente entre le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son ami Parrain n’a pas laissé indifférents leurs parents et proches collaborateurs. Des échanges écrits, parfois violents, sont régulièrement échangés par ces groupes sur les réseaux sociaux avec leurs avatars varis ou empruntés.

À ce titre, peut-on dire que le début du relâchement de Kangara par son poulain la tortue? Difficile d’y croire car le Président Congolais Denis Sassou-Nguésso a été sollicité par Kangara pour parodiquer des conseils à notre tortue oubliant de ce fait que la tortue est le plus sage et n’a point besoin de conseil. Pour preuve, le président TOUADERA notre nationale n’a point besoin d’un conseiller juridique dans son cabinet, c’est par ce que la tortue n’a besoin de rien. La tortue a tout et transporte tout sur elle. Elle n’a besoin ni d’une maison, ni des vêtements puis que c’est qu’elle transporte c’est sa maison et ses vêtements qui ne peuvent ni détruit ni déchirés. Attendons de voir.
Copyright CNC.

 

 

Centrafrique: gouvernement et la MINUSCA, le duel fatal.

0

CENTRAFRIQUE : GOUVERNEMENT ET MINUSCA, LE DUEL FATAL.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/07/SAM_3489.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Simplice Mathieu Sarandji
Simplice Mathieu Sarandji

Bangui le 22Aout 2016. 10:00″:
Par:Bernard Doudou SELEMBY

Une nouvelle épisode de la crise centrafricaine digne d’une réalisation hollywoodienne vient de mettre dos à dos le gouvernement et la Minusca. Ces deux entités ont la particularité d’harmoniser et de mutualiser leurs efforts pour la consolidation de la paix, le respect des droits de l’homme, la suprématie de l’autorité de l’Etat et la bonne gouvernance. Le ciel est actuellement très orageux entre le gouvernement et la Minusca avec des coups de tonnerre précédant la pluie qui ne cesse de retentir. En fait, il s’agit de la fuite non élucidée des chefs de guerre de kilomètre 5. Cette fuite est entourée de misères, confusions et incomprehensions et des questionnements et accusations fusent car le chef du gouvernement, lors d’une sortie médiatique a accusé publiquement la Minusca d’être responsable de cette fuite et d’être de connivence avec la Séléka. La Minusca joue t-elle un rôle hybride dans cet imbroglio en dépit de sa neutralité et impartialité ? Pourquoi toutes ces manoeuvres et manipulations ? S’agit-il d’une complicité ou d’une fuite organisée ? La Minusca a t-elle un intérêt à ce que le désordre perdure en Centrafrique ? Jusqu’où la Minusca est-elle capable pour minimiser et ridiculiser l’Etat centrafricain ? La Minusca soutient-elle l’administration parallèle de la nébuleuse Séléka ? La Minusca entretient-elle l’idée de la partition du pays ? Le rêve pétrolier centrafricain justifie t-il ce désordre ? L’invasion chinoise sur les grands marchés publics peut en être la cause ? Quelle est le degré d’implication du voisin tchadien dans cette mascarade ? Plusieurs questionnements tuent le raisonnement et la compréhension. Il s’avère nécessaire et important de rappeler que la Minusca a été créé par la résolution 2149 du conseil de sécurité de l’ONU en date du 10 avril 2014. Le conseil de sécurité de l’ONU, dans le cadre du chapitre 7 de la charte des nations unies a autorisé la Minusca à utiliser tous les moyens nécessaires à sa disposition pour accomplir son mandat et cela en étroite collaboration avec les autorités locales. Ainsi le mandat de la Minusca défini par le conseil de sécurité de l’ONU supplante t-il l’autorité de l’Etat ? À notre humble avis, l’Etat centrafricain conserve la plénitude de son autorité. En conséquence, il doit demander de façon ferme à la Minusca de lui donner des explications probantes sur la supposée fuite. Si les accusations sont avérées, le gouvernement doit se plaindre au niveau du conseil de sécurité de l’ONU pour d’éventuelles sanctions en violation de la résolution définissant son mandat. En outre, le peuple est impatient de voir la réaction du locataire du palais de la renaissance qui semble tituber sur le dossier. Parallèlement à cette incompréhension, la gestion gouvernementale de la question sécuritaire est émaillée de beaucoup de déchets. Dans le pays de tous les paradoxes où le ridicule ne tue pas, le ministre de l’intérieur est le seul personnage à se battre sur les questions sécuritaires. Mais où est celui de La Défense ? On peut être démagogue et incompétent certes, mais lorsque l’autorité de l’Etat est défiée et mise à l’épreuve par la Minusca, ne peut-on pas effectuer une sortie médiatique pour prouver son existence ? Nous déplorons au passage le mutisme coupable de l’opposition et d la classe politique centrafricaine qui se trompent en pensant que la question sécuritaire ne concerne que le pouvoir établi. Par cet acte indigne qui n’honore pas les nations unies, le peuple centrafricain est atteint dans son orgueil. En conséquence, nous invitons le peuple à garder espoir et à soutenir solidairement les actions du President de la République dans son bras de fer digne d’un Clasico espagnol qui l’oppose à la Minusca. Il faut rappeler que les missions de l’ONU en Afrique ne sont pas à leur premier fiasco a l’instar de la Minusco au Congo et de la Minuci en côte d’ivoire. Fort de ce qui précède, nous invitons le President de l’assemblée nationale de mettre en place une commission d’enquête parlementaire pour définir la responsabilité de la Minusca dans cette affaire et de faire la lumière sur la substance d’un supposé accord passé par le President de la République et les fugitifs lors de leur réception au palais de la renaissance car la présidence de la République semble jouer une partition importante dans ce désordre organisé. Cette situation expliquerait l’arrivée inopinée et sans crainte de Francis Bozizé et la fuite ou alors le déménagement des seigneurs de guerre de kilomètres 5. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur

Centrafrique : Jusqu’à quand Touadéra et son directeur de cabinet vont-ils rabaisser la République?

0

Centrafrique : Jusqu’à quand Touadéra et son directeur de cabinet vont-ils rabaisser

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/07/image12.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image la République ?

Bangui le 22 Août 2016: 10:30″
Par YASMINA Perriere.
Affirmer que le lendemain de la République centrafricaine se présente sous un jour très peu encourageant, c’est énoncer une douloureuse évidence. C’est comme dire, la neige est blanche, la forêt tropicale est verte.

Avec ceci de détestable que rien, absolument rien, aucun principe démocratique, ni aucune règle républicaine, pas davantage de règlements administratifs — même les plus élémentaires — ne trouvent grâce au yeux des nouveaux maitres de Bangui qui les foulent allègrement au pied. Pis, la volonté de paraître et le besoin d’exister à n’importe quel prix de certains membres, pas des moindres, de l’entourage de Faustin-Archange Touadéra vont à l’encontre de certaines loi de la République.

Ce qui fait dire à nombre d’observateurs sérieux que si le « bozizisme », si tenté qu’il existât, fut un accident de l’histoire, le « touadérisme » si tant qu’il venait à exister, ne serait qu’un aventurisme, au sens de mésaventure.

En effet, il n’a échappé à personne que le directeur de cabinet du président centrafricain, Firmin Ngrabada est partout, on le voit sur toutes les photos, dans tous les déplacements de son patron. Tout se passe comme si Firmin Ngrabada assumait une fonction représentative au sein de l’appareil administratif. Alors que son rôle premier est de gérer et d’organiser au quotidien le cabinet du président de la République. Il apparait même sur la photo officielle du Gouvernement, une grande première pour un simple directeur de cabinet. Plus grave, Firmin Ngrabada, parait-il, participe aux conseils des Ministres, en violation flagrante du règlement intérieur du conseil des ministres. C’est dire que si tous ceux qui ont rang et prérogatives de ministre ou de ministre délégué dans le pays devaient siéger en conseil de ministre, il n’y aurait pas assez de place pour contenir tout le monde.

Faut-il rappeler que contrairement à ses prétentions, le directeur de cabinet du chef de l’État n’appartient pas au Gouvernement, loin s’en faut. De ce fait, il n’a ni la qualité ni le droit de prendre part aux délibérations du conseil des ministres. Car son rang et prérogatives de ministre d’État ne fait pas de lui un membre du Gouvernement à part entière. Mais c’est seulement pour être pris en compte par les services de la solde et surtout pour encadrer ses rapports avec les vrais membres du Gouvernement. Et ce, en application du décret n° 94.87 du 08 mars 1994, portant organisation et fonctionnement de la Présidence de la République. Pour un inspecteur du travail et de la sécurité sociale, même sorti de l’école de Saidou, dont la vocation est de faire respecter la législation du travail dans notre pays, cela est inadmissible.

D’autant plus révoltant qu’avant lui, certains dignes fils du pays ont eu à assumer les fonctions de directeur de cabinet à la présidence de la République. Participaient-ils aux conseils des Ministres ? A-t-on un jour vu un Karim Meckassoua, un Michel Gbezera Bria, le professeur Mabingui, un Mahamat Kamoun, pour ne citer que ceux-ci, qui ont occupé le poste de directeur de cabinet à la Présidence de la République et qui avaient tous rang et prérogatives de « ministre d’État », accompagner le président partout et nulle part ou même figurer sur la photo officielle du Gouvernement ? Pourquoi Touadera et son directeur de cabinet veulent nous faire croire que la République n’existe que depuis le 30 mars 2016 ? Où allons-nous avec ces agissements qui jettent du discrédit sur les institutions de la République ?

L’incompétence et la désinvolture du président centrafricain et sa bande n’expliquent pas tout. C’est le silence complice de la communauté nationale, mais surtout la peur du lendemain poussant les hauts cadres centrafricains à accepter tout et n’importe quoi qui encourage cette imposture. C’est parce que personne ne dit rien que Firmin Ngrebada croit être dans son bon droit agissant de la sorte. Peut-être même qu’il ignore totalement ces règles. Il appartient donc au chef du Gouvernement de s’opposer à cet état de choses pour faire entendre raison au président de la République et à son directeur de cabinet. Il faut leur expliquer que Firmin Ngrebada ne peut et ne doit être admis dans la salle du conseil des Ministres. Encore moins pour y siéger. En quelle qualité d’ailleurs ? Mieux, si Simplice Sarandji manque d’argument, il n’a qu’à demander à Touadéra si à l’époque où il était Premier ministre du temps du président Bozizé,
Michel Gbezera Bria en sa qualité de directeur de cabinet, siégeait en conseil de ministres. Pourtant, l’ambassadeur Gbezera Bria aussi avait rang et prérogatives de « ministre d’État ».

À tel point que même le cabinet présidentiel dont Ngrebada est censé dirigé, selon ses prérogatives, se montre aujourd’hui bardé de griefs et de piquants à son encontre. Ce qui a naturellement pour conséquence de porter un coup fatal à la nécessaire cohésion sans laquelle aucun travail en équipe n’est possible. Cela, bien entendu, au détriment du peuple centrafricain qui, lui, attend de ses dirigeants de la cohérence et de l’efficacité afin de relever les défis de l’heure.

D’ailleurs, les Centrafricains ne masquent plus leur dépit du médiocre résultat obtenu par Touadéra et sa bande depuis leur installation. Comme le régime se montre incapable de trouver, un temps soit peu, des réponses aux nombreux problèmes actuels, notamment ceux concernant la sécurité ou le retour à leurs domiciles des déplacés internes, bientôt, et nous en sommes convaincus, la population ne va pas manquer d’exhaler son mécontentement.
Yasmina Perrière

Centrafrique: quand le pouvoir en place manipulent la population contre La MINUSCA.

0

Centrafrique: Quand le pouvoir en place manipule la population contre la MINUSCA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image1.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

 
Bangui, le 20 août 2016. 13:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis près de deux semaines, le pouvoir en place, plus précisément le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji, appuyés par leur Ministre de la Sécurité publique l’Évangéliste Serge BOKASSA, ont méthodiquement planifié et cultivé des rumeurs dans le pays afin de discréditer la Mission Multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique (MINUSCA). Le but: se dédouaner de la fuite d’Abdoulaye Hussein, un Chef rebelle de la Séléka qui avait quitté Bangui au vu et au su de ces mêmes personnalités, (au nez et) à la barbe de nos Forces de sécurité intérieure. Comment ces rumeurs sont-elles cultivées par ce trio de l’Exécutif? Contre-enquête de notre équipe.

Bravo! Bravo Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI pour être classé cette semaine la personnalité la plus ridicule suite à votre déclaration sur les antennes de la radio Ndèkè-Luka dans l’affaire dite d’Abdoulaye Hussein. Au lieu de s’attaquer aux forces des Nations-Unies qui tentent malgré tout d’aider le peuple Centrafricain dans cette période difficile de son histoire, il serait mieux pour le gouvernement de faire sa propre analyse de cette affaire, tout en remettant en cause son propre dispositif de sécurité mis en place dans la capitale ou ailleurs, aux fins de se corriger dans le future.

Après les graves accusations du gouvernement contre la MINUSCA dans lesquelles les forces internationales de cette grande Institution des Nations-Unies ont été directement accusées d’aider dans leur fuite, les trois chefs redoutables de la Séléka du quartier Km5, l’une de nos équipes a mené une enquête, et du côté de nos forces de sécurité qui ont participé au combat de Damara, et du côté des celles de la MINUSCA, sans oublier les différents témoins de cet événement.

Dans cette enquête, nous avons relevé plusieurs faux témoignages, des mensonges, des manquements de la part des officiers de la garde présidentielle ayant dirigé le combat de la ville de Damara. Contacté par CNC, un Officier des gardes rapprochés du président Faustin Archange TOUADÉRA nous a confirmé, dans un premier temps, qu’ils étaient au nombre de 15 soldats à poursuivre le cortège d’Abdoulaye Hussein sur la route de Damara dans leur fuite. Selon cet officier, le combat de Damara a été dur mais ils ont réussi à neutraliser 8 combattants d’Abdoulaye Hussein et sans préciser la perte de leur côté. Sur ce point, nous lui avions posé la question de savoir pourquoi les autres ont réussi à quitter Damara malgré cette perte énorme? Cet officier nous a répondu que les soldats français en couverture aérienne cette nuit les ont intimidés et les empêchés de faire le combat. En ce moment, il ajoute, qu’ils ont vu d’Abdoulaye Hussein et ses éléments, en toute tranquillité, en train de changer les roues crevées de leurs véhicules qu’ils avaient réussi à détruire 3 en amont, sans préciser si ce sont des soldats de la MINUSCA qui leur avaient remis des roues d’échange.

Combien de temps ils ont mis à changer leurs roues? L’officier nous a répondu qu’ils ont passé près de 3/4 d’heure sur place avant de quitter Damara.

Et pendant ce temps, vous ne faites que les observer? Embarrassé, il nous a dit que ces éléments et lui avaient coupé devant le cortège d’Abdoulaye Hussein afin de les neutraliser à l’entrée de la ville de Sibut.

Confusion totale! Mon commandant, vous venez de nous dire à l’instant que vous avez vu Abdoulaye Hussein et ses éléments changer leurs roues pendant 45min et quitter Damara en toute tranquillité, mais à quel moment vous avez coupé devant ce cortège et sur quelle voie vous avez empruntée rapidement pour être en avance par rapport à ce cortège qui serait logiquement devant vous? À ce niveau, pas de réponse claire de la part de cet officier.

Alors, au niveau de Sibut, le combat s’était déroulé comment pour qu’Abdoulaye Hussein et ses lieutenants puissent s’échapper aisément?

L’officier nous a expliqué qu’au moment où le cortège d’Abdoulaye Hussein était arrivé à 50km avant Sibut, les soldats rwandais de la MINUSCA qui étaient également présents avec eux à 50km de la ville de Sibut, ont pris leur char blindé et sont partis récupérer Aroun Gaye et Abdoulaye Hussein dans leur char et prendre la direction de Sibut.

Pendant ce temps, vous les gardes présidentiels, vous faites quoi? Pendant ce temps, nous procédons à l’arrestation des 8 éléments d’Abdoulaye Hussein.

Sans combat? Avec combat, répond y-il. Et les autres? Ils étaient en fuite dans la brousse.

Cet extrait de notre interview avec un officier de la garde présidentielle montre comment il y’a des incohérences totale dans le rapport d’événements qu’ils ont présenté au Président Faustin Archange TOUADÉRA et son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI. Cette version des faits a été contestée par nos enquêtes sur le terrain.

Comment le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI pourraient-ils croire à cette version des faits? Difficile d’y répondre, mais selon un politologue Centrafricain, le Gouvernement cherche des voies et moyens de se dédouaner vite fait de cette affaire encombrante et nuisible, et la version de cet officier qui avait dirigé ce combat de Damara tombe juste. Il suffit de la remanier en ajoutant à la partie de Damara que ce sont les soldats de la MINUSCA qui ont aidé Abdoulaye Hussein et ses éléments avec des roues de secours afin qu’ils puissent partir. Or, le jeudi dernier sur les antennes de la radio Notre Dame, un officier de la Séléka avait confirmé que le départ d’Abdoulaye Hussein avec tous ses officiers du quartier Km5 a été facilité par le Président Faustin Archange TOUADÉRA. Cette version pourrait être proche de la vérité d’autant plus que, vu le nombre des checks’-points de contrôle des Forces Armées Centrafricaines à Bangui tout comme sur les routes des provinces, on ne peut que donner raison à cet officier de la Séléka. Des sources indépendantes au Pk12 et au niveau de l’Ecole Nationale de Police où une cinquantaine des soldats FACA sont basés, nous confirment aussi d’une autre manière l’hypothèse d’une complicité du pouvoir en place dans la fuite d’Abdoulaye Hussein. Le comportement des soldats cette nuit montre clairement qu’ils ont reçu l’ordre d’ouvrir le corridor.

Selon nos informations, le Ministre Serge Bokassa a tenu une réunion avec les directeurs généraux de la gendarmerie et de la police au sujet de ce départ aux alentours de 21 heures juste une heure du temps avant l’arrivée des véhicules d’Abdoulaye Hussein au Pk12 où sont repositionnés 4 véhicules de la gendarmerie et de la police et que c’est le Président TOUADERA qui leurs avait demandé de quitter la capitale lors d’un entretien qu’il a eu avec Abdoulaye Hussein et ses acolytes dont Aroun Gaye alias 50/50. « Pour vue que Bangui roule bien, votre peuple sera content de vos actions» avait conseillé au président son entourage.

Le pouvoir en place doit comprendre que la manipulation n’est politique et qu’en face d’eux il y a un peuple qu’on ne peut toujours le tromper ou le manipuler et la Communauté internationale. La politique à la Corée du Nord est explosive.
Accuser les forces des Nations-Unies est plus facile, mais faire son autocritique devient compliquer. Le Gouvernement ferait mieux d’être cohérent dans ses erreurs. Les incohérences de vos erreurs et vos idées, montrent aux centrafricains et à la Communauté internationale que ce sont ceux qui ont mis à mal la cohésion sociale qui sont à nouveau aux affaires.

Réarmement des Forces Armées Centrafricaines ne changera rien non plus aussi si la peur de mourir ne leur quitte. La capacité de résistance réside d’abord dans le moral que dans les armes stockés ou distribués..

Copyright CNC.

Centrafrique : Oxfam avec ses partenaires commence une réponse de prévention du choléra.

0

Centrafrique : Oxfam avec ses partenaires commence une réponse de prévention du choléra.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image33.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image

BANGUI,le 20 Août 2016. 10:30″.
Par:OXFAM.
L’ONG international Oxfam ainsi que des organisations nationales IRAD et APSUD ont commencé une intervention d’urgence pour empêcher que le cholera se propage davantage. Les actions atteindront près de 3.000 personnes au Port de Sao et l’île Bongossoua. Oxfam a une grande expertise dans la mise en œuvre de programmes humanitaires dans les domaines de l’eau, l’assainissement, l’hygiène et travaille en partenariat avec les acteurs locaux pour améliorer les conditions de vie de la population centrafricaine dans la souffrance.

Depuis hier les équipes d’Oxfam, IRAD et APSUD font de mission d’intervention initiale dans les zones touches. Ils ont installé des dispositif de lave-mains avec solution chloré al 0,05% que réduit significativement le risque de transmission de la maladie et ont se prépare pour une deuxième phase de la intervention. Les activités d’Oxfam a distribué des dispositifs de lavage-mains avec de solution chlore pour empêcher l’épidémie de se propager davantage. Dans une deuxième phase, on se prépare également à installer l’infrastructure pour fournir de l’eau potable, des latrines, douches et distribution de kits d’hygiène.
La prévention peut sauver des vies. Il est essentiel de connaitre les voies de transmission de la maladie et adopter des mesures d’hygiène de base : lavage des mains à des moments clés, manger et faire cuire avec de l’eau qui a été traitée et accès à des structures d’assainissement telles que les latrines propres.

Barry Siradiou, responsable des programmes d’eau, assainissement et hygiène d’Oxfam en République Centrafricaine a expliqué: « Après la déclaration de la Ministre de la santé publique le 10 aout 2016 l’épidémie de choléra en Centrafrique, le rôle et devoir d’Oxfam est de promouvoir les messages de préventions, de bonnes pratiques d’hygiène, diffusion d’informations clés sur le comportement à avoir face à des cas de choléra. Pour ça, on renforce les programmes d’accès à l’eau potable, de mise en place d’infrastructures d’assainissement et sensibilisation aux règles d’hygiène »

Selon l’ONG, l’épidémie actuelle de cholera intervient au cœur d’une grave crise humanitaire qui secoue le pays depuis près de trois ans. Les 65 pourcent de centrafricains qui n’ont pas accès à l’eau potable et les 73 autres pourcents qui n’ont pas de latrines sont exposés au quotidien à toutes formes de vulnérabilités et à des maladies d’origines hydriques. Pour ça, Oxfam prévient que si la problématique de l’accès à l’eau et aux structures hygiéniques n’est pas financée pour que des réponses adéquates soient apportées, on doit craindre que d’autres crises opportunistes éclatent à l’avenir.

Oxfam est présent dans le pays depuis janvier 2014 suite aux événements survenus en décembre 2013. Plus 300.000 personnes ont pu bénéficier des actions de l’ONG à travers tout le pays : Bangui, Bria, Paoua et Batangafo.

www.oxfam.org

Centrafrique : le bilan de la mission de revue du processus de kimberley sur le diamant avec le DG des mines Sylvain Marius N’gbatouka

0

Centrafrique : le bilan de la mission de revue du processus de kimberley sur le diamant avec le DG des mines Sylvain Marius N’gbatouka

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image32.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Directeur général des mines
Directeur général des mines

 

 

Dans une interview accordée à notre rédaction à la fin de mission d’évaluation des experts du Processus de Kimberley dans les Sous-préfectures de Carnot, de Gadzi, de Boda et de Nola, le Directeur Général des Mines et Géologie Sylvain Marius N’Gbatouka, nous fait l’état des lieux des grandes actions menées en vue de la suspension de l’exportation du diamant centrafricain. Selon lui, dans le domaine minier, c’est une cohésion qui rime avec l’économie. Parce que, dit-il, X a besoin de Y, X finance, Y reçoit et exploite, c’est ce qui fait que la cohésion marche avec l’exploitation de diamant en République Centrafricaine.
Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour monsieur le Directeur Général des Mines et Géologie !
Sylvain Marius N’Gbatouka (SMN) : Bonjour monsieur le Journaliste !
CNC : Qu’est-ce qu’on peut retenir de la mission d’évaluation des experts du Processus de Kimberley par rapport à l’exploitation des diamants bruts dans les Sous-préfectures de Carnot, de Gadzi, de Boda et de Nola ?
SMN: e vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de parler de ce sujet. En effet, depuis que la République Centrafricaine a été suspendue du Processus de Kimberley après le trouble militaro-politique de mars 2013, nous avons au niveau du ministère en charge des mines travaillé de telle sorte que les zones minières soient proclamées zones vertes, autorisées à l’exploitation des diamants. C’est à ce sujet que l’équipe de surveillance dont le Monitoring Team du Processus de Kimberley était venue à Bangui pour visiter les dossiers que nous avons soumis à cette équipe. Il s’agit des Sous-préfecture de Carnot, de Gadzi, de Boda et de Nola. Au niveau du ministère en charge des mines, nous avons constaté qu’il y la présence de l’administration dans toutes ces sous-préfectures. Nous avons constaté également que sur les différents chantiers, les gens ont repris leurs activités et qu’il n’y a pas de présence d’hommes en armes sur ces différents chantiers au Sud-ouest de la RCA. C’est ainsi qu’ils ont accepté de venir vérifier de leurs propres yeux la fiabilité des informations que nous avons mises à leur disposition. Et je suis très satisfait de cette mission. Parce que l’objectif recherché par cette équipe, à notre avis, est atteint.
CNC : L’objectif est atteint, d’après vous ! Mais qu’est-ce qui est déjà fait pour qu’on arrive à atteindre cet objectif ?
L’objectif ici vient notamment de la part de l’équipe de Monitoring du Processus de Kimberley. Nous leur avions soumis quatre dossiers de validation. Parce que nous leur avons dit dans ces dossiers que les différentes zones citées sont suffisamment vertes pour être autorisées à l’exportation. Ces experts sont venus prendre contact avec tous les acteurs du secteur minier et ils ont même vérifié le niveau de la cohésion sociale dans ces différentes zones. Ils ont suivi toutes les interventions de toutes les couches sociales. Leur seul souhait est que les bureaux d’achat reviennent pour financer le secteur. Maintenant, ils ne sont que deux dans cette équipe. Mais l’équipe du Processus de Kimberley est constituée de douze membres. Donc les douze membres vont recevoir le rapport de cette équipe venue à Bangui pour décider de la levée de sanction sur le diamant centrafricain. Mais nous espérons que d’ici le mois prochain, une suite favorable sera donnée pour l’exportation de nos diamants.
CNC : Est-ce que les consignes données par cette équipe de Monitoring du Processus de Kimberley sont respectées ?
Les consignes sont quasi-respectées. Parce qu’ils nous ont reproché le fait qu’on n’ait pas mis les photos sur les cartes des ouvriers miniers. Sur le champ, nous nous sommes mis d’accord avec les Artisans miniers, les Collecteurs pour avoir les dispositifs de la production des cartes avec les photos des détenteurs. Par exemple à Carnot, les Collecteurs ont accepté d’acheter une machine permettant de produire les cartes avec les photos pour les ouvriers miniers. Et nous avons répété la même chose à Boda et dans les autres zones. Tout ce que nous avons souhaité, les gens ont respecté. L’équipe de Monitoring est impressionnée de ce qu’elle a pu constater sur le terrain. Elle a apprécié toutes les zones visitées.
CNC : Hier, on parlait de diamant de sang, aujourd’hui est-ce qu’on peut dire que le diamant centrafricain est le diamant de développement et de la cohésion sociale entre les communautés ?
Après les troubles militaro-politiques, on disait que le diamant centrafricain était le diamant de sang parce que les différents chantiers ont été envahis par les groupes armés et il y avait eu de trafics illicites par ces bandes armées. Mais aujourd’hui, la sécurité est revenue et qu’il y a la cohésion sociale entre toutes les communautés des zones Sud-ouest. Et les acteurs qui étaient mécontents, ont tous déposé les armes et que les activités ont repris normalement. Donc, je peux affirmer que le diamant centrafricain est un diamant de développement et de la cohésion sociale. Dans le domaine minier, nous avons constaté que c’est une cohésion qui marche avec l’économie. Parce que X a besoin de Y. X finance, Y reçoit et exploite, c’est ce qui fait que la cohésion marche avec l’exploitation de diamant dans les Sud-ouest.
CNC : Lors d’une réunion avec les collecteurs à Carnot, vous leur avez demandé de se conformer aux principes de l’exploitation de diamant, de quoi s’agit-il ?
C’est par rapport à la traçabilité du diamant. On nous a recommandé lors de contrôle au niveau des collecteurs, de celer le lot de diamant qui existe chez eux. Lorsque ce lot sera déballé, ça sera une infraction. Il faut bien suivre la traçabilité du diamant centrafricain. Lors des missions de contrôle de nos représentants dans les zones productrices de diamants bruts, ils sensibilisent les opérateurs économiques sur la nécessité de celer le diamant pour qu’il y ait plus de sécurité et plus de traçabilité. Ça rentre dans nos intérêts, l’intérêt de tous les acteurs et également l’intérêt du gouvernement.
CNC : Monsieur le Directeur Général des Mines et Géologie, nous vous remercions !
Sylvain Marius N’Gbatouka (SMN) : C’est à moi de vous remercier pour l’opportunité que vous m’avez offerte !
Interview réalisée par Eric NGABA