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CENTRAFRIQUE: LES CENTRAFRICAINS VOIENT LA MAIN DE BOZIZÉ DERRIERE LES ATTAQUES D’ALINDAO ET DE BANGASSOU

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CENTRAFRIQUE: LES CENTRAFRICAINS VOIENT LA MAIN DE BOZIZÉ DERRIERE LES ATTAQUES D’ALINDAO ET DE BANGASSOU

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/Djotodja-et-Bozize-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Djotodja et Bozize

 

Zemio, le 18 mai 2017.

Par : Bertrand Yékoua, CNC.

 

Le regain de violence et de la barbarie indescriptibles qui ne cessent de frapper les villes du centre-est et du sud-est de la Centrafrique sème la psychose dans l’esprit des Centrafricains qui doigtent directement l’ex président Bozize.

Tuer, tuer, tuer. Ainsi commence le résumé de la série de romans dits « L’Exécuteur » dont l’acteur principal est Mack Bolan. On n’est pas loin d’assister, en Centrafrique, à cette lugubre besogne dont Bolan s’est fixée comme mission de vie ou de mort. La seule différence est que Bolan traque et tue des gens de la mafia que les Centrafricains sont loin, très loin d’en être assimilés. Alors quelles sont les raisons de ces tueries sauvages qui ne cessent d’endeuiller moult familles ?

Alindao en fin de semaine passée, Bangassou en début de semaine et hier Bria encore. Qu’ont fait les Centrafricains pour mériter ce triste sort que jettent sur eux des gens sans loi ni foi ?

Si Bozizé est de quelque chose dans ce qui se passe depuis un certain temps dans l’arrière-pays alors que Bangui semble vivre dans un pseudo calme, il n’y a pas que lui seul. Certes d’autres mains, peut-être trop discrètes mais beaucoup sanglantes sont dans la pénombre pour massacrer continuellement le peuple.

Savent-ils seulement qu’on ne peut pas tuer infiniment et impunément tout un peuple ? Lorsqu’ils prennent les armes pour mener leur ignoble devoir de massacrer, n’est-ce pas au nom de ce même peuple ? Lequel peuple ils tuent et lequel ils vont gouverner ? La richesse…, s’enrichir n’est que l’unique but de leur combat qui ne finit jamais car l’opulence n’a pas de limite.

Une chose est du moins sûre. L’impunité va cesser. Le temps va certainement arrivé. Il est même déjà là. C’est la mise en place de la Cour Pénale Spéciale Internationale qui se met en place doucement, mais sûrement. Elle aura à identifier ces sales et sanguinolentes mains qui font la désolation du peuple centrafricain. D’ailleurs le fort signal, c’est la marche pacifique du 16 mai dite marche des victimes est la parfaite illustration.

C’est vrai que le peuple se demande si vraiment les bourreaux du peuple seront arrêtés. Cette interrogation est tout à fait justifiée si l’on sait que l’armée nationale, bien que très valeureuse en technique de combat s’est fait disqualifiée de par sa moralité, ce qui donne raison à la Communauté internationale de la museler au point de dire que la RCA n’a pas d’armée. Mais que dira cette même Communauté dont une partie, à savoir l’EUTM vient de former 600 éléments du BIT et que la France, véritable partenaire de longue date vient également de doter. Tout ce qui a été rétrocédé par la France va-t-il dormir avec ces militaires réformés dans leurs lits conjugaux comme l’on a observé lorsque les énergumènes de séléka faisaient leur entrée à Bangué et que ce désagréablement célèbre général de Bozizé disait d’eux que ce sont des affamés ? Non, le peuple Centrafricain n’a pas besoin d’être traité comme cela alors qu’il est bel et bien sur son territoire, sa nation tant riche et convoitée par des mercenaires étrangers qui n’aspirent qu’à devenir les nouveaux colonisateurs de la RCA.

Pas question de cela car, si les nouveaux dirigeants du pays ignorent qu’il existe des organisations de la société civiles telles que « Y’en a marre » au Sénégal, et tant d’autres dont la puissance de frappe non armée est plus efficace qu’une bombe nucléaire à l’exemple de la bombe H utilisée par les américains dépassés par les Kami-Kaz japonais lors de la 2nd guerre mondiale, nous, centrafricains, aguerris par nos récurrentes souffrances, prenons très sérieusement la mesure des choses au point de nous soulever sous peu. Ce sera alors « Kaï-Yahaï », et on verra si ce poltron de Touadéra qui est issu du même œuf que Bozizé et consort et qui continue de le couvrir dans tout ce qui se passe, et qui de surcroit, se laisse manipuler à outrance par ces profito-envahisseurs de la Minusca, pourra résister sous la pression populaire. D’ailleurs le comportement de nos hommes politiques dont la parfaite illustration est ce drame de désordre au sein du « Cœur Uni » qui se disloque en cascade à cause des intérêts personnels et non l’intérêt général, fortifie à merveille l’autodéfense du peuple qui n’a d’autre choix ou alors, autres moyens de s’exprimer, que de bientôt se mettre dans la rue pour exiger ce qui lui revient de droit : la paix, la stabilité, la cohésion sociale, l’exploitation des richesses du pays au bénéfice de tous.

Personne n’ignore que c’est seulement ces richesses qui sont l’objet des luttes dont malheureusement, le peuple devient l’ultime victime. A bon entendeur salut.

CENTRAFRIQUE : Quand le Ministre Bertrand Touaboy renie son origine et trahit

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CENTRAFRIQUE : Quand le Ministre Bertrand Touaboy renie son origine et trahit

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2019.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre Bertrand Touaboy.
Le Ministre Bertrand Touaboy.

 

Bouar, le 18/05/2017

 Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Pour mieux découvrir cette brebis galeuse qui ne reconnait plus son origine politique ni la personnalité qui a fait de lui ce qu’il est maintenant, revenant sur le baromètre d’évaluation des ministres de SARANDJI.

 

Ministre de l’Entreprenariat National, de l’Artisanat, de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises :

 

01 /20.Exclu sur décision du Conseil car, élève clando jamais reconnu et jamais reconnaissant.

 

Ministre invisible, incompétent, incontrôlable et incontrôlé. Ce ministre, sincèrement est l’exemple patent qui fait la honte de la jeunesse centrafricaine. Il est lui-même la justification totale de certains ténors d’une idéologie selon laquelle la jeunesse centrafricaine ne vaut rien.

 

Hors bien de membres de la jeunesse centrafricaine, malgré la baisse de niveau tant dénoncée qui fait que plusieurs préfèrent le chemin facile pour atteindre leurs objectifs, se défendent valablement car compétents et astucieux dans l’exercice des fonctions qu’ils occupent.

Nous ne dirons jamais assez qu’il de ces personnalités qui ne lésine pas avec les frauduleux honteux moyens qu’ils utilisent pour s’approcher de certains valeureux responsables du pays lorsqu’ils ont un but à atteindre.

Tel est, nous pouvons l’affirmer avec fracas, le cas de Bertrand Touaboy, un petit directeur au ministère des mines, sans parti politique car incapable de faire valablement figure d’adhérent qui puisse réellement soutenir un parti, a trompé la vigilance des responsables de l’URCA, s’affichant comme un admirable patriote, or c’était pour atteindre le but qu’il s’était assigné, celui de devenir ministre quelque part. Et ça y est, grâce à ce défendeur des compatriotes qu’est Anicet George DOLOGUELE, président de l’URCA qui n’a pas voulu salir ses mains en acceptant devenir un ministre, lui a fait confiance et l’a proposé ministre de l’entreprenariat.

Nouveau ministère, il fallait bien quelqu’un de valeureux pour donner du dynamisme à ce ministère dont la simple dénomination fait rêver plus d’un Centrafricain à une véritable flambée d’entreprises en RCA à cause des diverses potentialités et richesses du pays.

Dommage, plus d’un an aujourd’hui au volant dudit département, la médiocrité de son ministre et surtout sa fâcheuse incompétence ont vite fait de donner des résultats qui sont à la hauteur de leur maître.

Qu’à cela ne tienne, Bertrand Touaboy ne cesse de démontrer par son comportement de véritable animal enragé, son incompréhensible ingratitude envers celui à qui il doit sa fragile ascension car ne comprenant pas qu’occuper un poste ministériel n’est que vanité.

Combien de ministres sont-ils déjà passés là ? Au cas d’un fracas dégringolade, va-t-il se tourner vers son faiseur qu’est Anicet-Georges DOLOGUELE ? Puisque la risée ne tu pas le ministre centrafricain, certes que Bertrand Touaboy, sans vergogne aucune, va se remettre à pavaner dans les alentours de l’URCA et de son président. Sans blague, et peut être, il se retournera vers SARANDJI son nouvelle bête à traire pour qui il se dévoue désormais.

RCA: CHARTE INTERNATIONALE DE PRÉVENTION DU BAPTÊME RELIGIEUX DES ESPACES HUMAINS EN PÉRIODE DE CONFLIT

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RCA: CHARTE INTERNATIONALE DE PRÉVENTION DU BAPTÊME RELIGIEUX DES ESPACES HUMAINS EN PÉRIODE DE CONFLIT

(CHARTE TOKOYO)

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2026.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Logo de l'académie de la paix durable

 

Nous Citoyens et populations du monde, épris d’égalité dans la diversité, de solidarité dans la fraternité, de liberté dans la démocratie, de responsabilité dans la justice et d’un profond attachement aux principes, valeurs et idéaux humanistes de protection des droits humains, en particulier en période de conflit ou de catastrophe naturelle, créant un contexte de vulnérabilité exposant les personnes à l’insécurité et aux périls en tout genre,

Conscients de la récurrence des tensions et conflits pouvant naître des enjeux sociopolitiques, économiques ou stratégiques, affectant la vie et l’équilibre des populations, indépendamment de leur condition sociale, d’appartenance réelle ou supposée à une culture ou croyance religieuse,

Considérant l’intérêt supérieur de l’universalité des Droits de l’Homme, en particulier le droit absolu des citoyens et populations à s’affranchir de toute tentative réductrice d’assignation culturelle, sociale, économique ethnique ou religieuse, méconnaissant la complexité des aspirations et trajectoires individuelles et collectives,

Constant la multiplication des ravages, destructions, déplacements forcés de populations et leurs impacts traumatiques, socioéconomiques consécutives à l’exacerbation des revendications confessionnelles ou tentatives de confiscation et d’exclusion religieuse en période de conflit,

Observons les dangers et risques récurrents encourus par les populations du fait du baptême religieux des territoires, quartiers, villes ou zones, quel qu’en soient les causes ou expressions, renforçant en conséquence, le clivage conflictuel, le rendant irrationnel et inextricable à toute perspective durable de Paix et de Vivre Ensemble,

Rappelant à cet égard l’intérêt de la conscience humaine ainsi que la responsabilité et capacité des citoyens, organisations, décideurs, et médias à prévenir toute présentation tendancieuse ou exacerbée d’appropriation, d’assignation confessionnelle ou religieuse en tant de conflit, d’espaces partagés de vivre ensemble,

Dans un élan de responsabilité, de respect de toutes croyances et diversité culturelle, propices à la Paix, au partage entre citoyens de toute condition, de toutes couleurs et de toutes sensibilités des mêmes espaces de vie, afin de garantir à terme le développement durable de l’humanité,

 

 

 

Appelons les États, les Organisations Internationales, les Organisations de la société civile, et en particulier les organisations confessionnelles, les médias, acteurs de l’information, les faiseurs d’opinions et en particulier ceux qui décident ou agissent dans des zones de conflit, à réaffirmer partout, dans tout espace de vie, la nature multiethnique, multiculturelle, et multiconfessionnelle de l’humanité,

Invitons toute personne physique et toute entité publique ou privée, nationale ou internationale, quel que soit son objet, à s’abstenir activement, dans l’intérêt des populations concernées, de tout baptême religieux réel ou supposé d’espaces communs de vie,

Instaurons une Haute Autorité Morale Internationale (HAMI) chargée de veiller au respect de la Charte Internationale de Prévention du baptême religieux des espaces humains en période de conflit.

Demandons à toutes personnes, États, Organisations, décideurs, médias impliqués et s’exprimant à un titre ou à un autre, à l’occasion de la gestion de conflit au titre de l’information, de l’appel à cesser les hostilités, de mise en garde, de médiation, de dialogue politique, interculturel ou interreligieux ou encore dans le cadre des mesures de consolidation de la paix, d’adopter et s’approprier dans l’intérêt de la paix et des populations, à préserver pour tous sans exception, les principes et valeurs contenus dans la présente charte,

Engageons à œuvrer sans relâche à la promotion de la présente charte auprès des États, des organisations internationales, sous régionales, des organes de presse et des médias, des personnalités influentes à travers le monde en vue de son adoption comme principes et valeurs fondatrices de prudence, de bienveillance et de contribution au rétablissement ou au maintien de la PAIX.

 

CENTRAFRIQUE : VERS DES REFORMES ACCRUES A LA CAISSE NATIONALE DE SECURITE SOCIALE

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CENTRAFRIQUE : VERS DES REFORMES ACCRUES A LA CAISSE NATIONALE DE SECURITE SOCIALE

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0093.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Directeur Général de la CNSS

 

Bangui, le 1 Mai 2017

Par : Herman THEMONA CNC,

L’homme qu’il faut à la place qu’il faut, dit un adage bien connu. Et ce principe semble porter ses fruits depuis peu de temps à la Caisse nationale de sécurité sociale(CNSS).Partout, l’on peut voir des bâtiments pousser comme des champignons, chose jamais vue au moment où les fonds de la CNSS étaient utilisés à des fins autres que son développement. Le tout, grâce à la technicité et au sens de responsabilité d’un homme, Monsieur Richard KWANGBO-GUDA. Selon des informations sérieuses recueillies auprès des retraités enregistrés et bénéficiaires des services de la Caisse nationale de Sécurité Sociale (CNSS), les réformes courageuses engagées depuis 2014 par l’actuel directeur général dès sa prise de service à la tête de la caisse nationale de sécurité sociale portent désormais leurs fruits et sont visibles à première vue.

Comparativement à un passé récent, où la caisse nationale de sécurité sociale passait pour un véritable purgatoire pour les assurés sociaux, un vent nouveau et apaisé souffle désormais sur cette institution. Hissé en 2014 au poste de Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale(CNSS) après une procédure d’appel à candidatures lancée par le Conseil d’Administration et étude du curriculum vitae et du plan de redressement de chaque candidat, Monsieur Richard KWANGBO-GUDA, en provenance de la CIPRES (Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale dont le siège se trouve à Lomé au Togo) où il a occupé un poste juteux pendant dix ans, a vite fait d’impulser une nouvelle dynamique à la CNSS au point de donner à ce jour, un autre visage à cette institution qui ne méritait aucune attention ni convoitise avant.

En effet, aux grands maux des grands remèdes. Bien qu’ayant hérité d’une situation chaotique à la caisse nationale de sécurité sociale où tous les comptes de l’organisme étaient en rouge, le Directeur Général Richard KWANGBO-GUDA a vite fait d’oser. Doté d’une vision claire pour l’institution assortie du plan de relèvement qu’il avait concocté avant de postuler au poste de Directeur Général, il a mis tout de suite la machine de développement de la CNSS en marche. Pour faire face aux multiples défis qui se présentaient à lui, figurait l’épineuse question d’arriérés des pensions.

Qui veut aller loin ménage sa monture ! Ainsi mettra-t-il d’abord en place, un plan minimum allant de 2014 à 2016.Ce plan jetait les jalons de la redynamisation de la caisse nationale de sécurité sociale afin de lui donner une nouvelle énergie en commençant par une stratégie d’apurement des arriérés des pensions de la période 2003 à 2007.

En fin technicien et connaisseur de la maison CNSS, le nouveau Directeur Général va d’abord s’attaquer aux mauvaises pratiques qui ont contribué à ternir l’image de la caisse, notamment les fraudes, la gabegie, faux et usage de faux, les détournements et la traque des agents véreux, histoire d’assainir la trésorerie de la caisse nationale de sécurité sociale. Dès l’aurore de ces premiers pas encourageants, la gestion du Directeur général mit du baume au cœur des partenaires qui n’hésiteront pas à lui mettre leur confiance. Petit à petit, tous les arriérés de pensions des années 2003 à 2007 sont à ce jour apurés à plus de 60 %. L’année 2017 soldera le compte de ces arriérés laissés par ses prédécesseurs.

Malgré le contexte socio-économique difficile, il met tout en œuvre pour respecter les normes de bonne gestion imposées par la CIPRES aux organismes de prévoyance sociale. Ainsi, sur les recettes générés chaque année, 10% sont réservés aux dépenses d’investissement tant au niveau de Bangui que dans certaines agences de provinces, à l’exemple de celle de M’baiki, Bossangoa et Bouar. Vingt-cinq pour cent (25%) sont consacrés pour le fonctionnement de la caisse, à savoir les salaires du personnel, l’achat des fournitures de bureaux et bien d’autres menues dépenses. Cinq (05) pour cent en dépôt à terme et les soixante autres pour cent restants destinés exclusivement au paiement régulier des prestations aux clients de la CNSS.

L’objectif final visé à moyen terme par l’actuel Directeur Général de la CNSS est de faire en sorte que les pensions soient dorénavant payées par mois au même rythme que les salaires à l’exemple de ce qui se passe ailleurs dans certains Etats. Dans la même vision de modernisation, il a procédé à la bancarisation de 80% du paiement des pensions et mis en place un système de carte prépayée pour les retraités qui n’ont pas de compte bancaire afin de marquer la différence et de mettre ainsi la CNSS centrafricaine au même diapason que ses sœurs de la sous-région.

La dernière innovation et non des moindres a été l’ouverture d’une Agence Pilote à Bangui dans le but de déconcentrer les activités de la CNSS en vue de les rapprocher de ses clients.

Comme l’on peut s’en rendre aisément compte, l’expérience accumulée par l’actuel Drecteur Général de la CNSS pendant ses dix années passées à la CIPRES porte ses fruits de la meilleure façon. Les bons maçons font de bons murs ! Il suffit de voir de près pour s’en convaincre.

Le bilan du plan minimum ayant été fait en 20016 et jugé hautement au-dessus des attentes par le Conseil d’Administration de la CNSS, le Directeur Général se lance de nouveaux défis allant de la période de 2017 à 2021.

Un budget est établi chaque année. Et dans ce budget, une répartition prioritaire est faite dont la trame importante revient au paiement régulier des pensions. Dans les plans d’activités, chaque direction a ses missions qui sont évaluées d’abord par le Directeur Général avant d’être présentée au Conseil d’Administration. Chaque direction a l’obligation d’atteindre les objectifs fixés en fonction des indicateurs arrêtés.

Une autre manche de la performance de la CNSS est l’élaboration du schéma directeur d’information qui trace la feuille de route de l’informatisation de tous les services l’organisme, y compris les services déconcentrés.

Bénéficiant de l’appui de tous dont le département de tutelle de la CNSS, l’actuel DG ne tarit pas d’initiatives et se propose de se donner encore de nouveaux défis et non des moindres d’ici 2021.

Décidément, la gestion axée sur les résultats cumulée avec la politique de l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut est entrain de porter ses fruits à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Copyright2017CNC.

Centrafrique : L’Association des victimes crie son ras-le-bol

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Centrafrique : L’Association des victimes crie son ras-le-bol

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0090.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Ras le bol des victimes  De Centrafrique

 

Bangui, le 17 mai 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

C’est à travers une marche pacifique qui a débuté, ce mardi 16 mai 2017, à la Place de la Réconciliation avec comme point de chute la Primature sur l’Avenue des Martyrs à Bangui que les victimes de Centrafrique ont exprimé leur ras-le-bol. Il s’agit de manifester leur mécontentement et leur désolation de voir que le sang continue jusqu’aujourd’hui de couler dans le pays, malgré qu’il y a déjà eu plusieurs victimes depuis les dernières crises. A la chute de cette marche à la Primature, les manifestants ont remis un mémorandum au Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, avec des revendications claires à l’intention du gouvernement et de la Minusca.

Rien de bon sur le plan sociopolitique en Centrafrique, à en croire les éléments de l’actualité. Concomitamment aux défections en cascade des forces politiques jadis alliées à la majorité présidentielle pour regagner le camp de l’opposition, la situation sécuritaire à l’intérieur du pays s’embrase. Une centaine de morts sont déplorées, d’innombrables blessés ainsi que les déplacés et les réfugiés souffrent encore dans les derrières violences de Bangassou, Alindao et Niem-Yéléwa.

Face à cette situation qui se dégrade au jour le jour, l’Association des victimes de Centrafrique, sous l’impulsion de leur coordonnateur national, Hervé Lindamon n’en peuvent plus de rester bras croisés, surtout qu’en tant que victimes, ils croient déjà payer le prix avec le sang martyr qui a coulé par le passé. Autrement dit, toute crise soit-elle une guerre, a toujours une fin et ; après, le temps doit revenir à la restauration d’un climat de paix. Alors pourquoi en Centrafrique, la crise ne s’arrête pas ? C’est du moins le sens de ras-le-bol exprimé par les victimes à travers leur marche pacifique.

Devant le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, obligé de sortir de son bureau pour écouter et calmer les manifestants, les victimes ont présenté des revendications claires, contenues dans le mémorandum dont lui-même, la Minusca et beaucoup d’autres institutions de défense des droits de l’homme ont été destinataires d’une copie. Dans le mémorandum lu par le Président des victimes de Kaga Bandoro, Basile Djam-Ndo, les victimes demandent :

Au gouvernement de : privilégier le droit des victimes à la justice et aux réparations ; renforcer la sécurité à Bangui et dans l’arrière-pays ; déployer d’urgence une mission conjointe Faca-Minusca dans la Basse-Kotto et la Haute-Kotto ; identifier et traduire devant la justice les acteurs et complices des actes de violences perpétrés sur le territoire centrafricain ; lancer un mandat d’arrêt international à l’endroit des chefs de guerre et leurs complices qui sèment la désolation au sein des paisibles citoyens centrafricains ; assainir les localités sinistrées par de vastes opérations de nettoyage, de désinfections, de canalisation et d’ouverture des voies de communication ; impliquer les associations des victimes officiellement reconnues dans les initiatives en faveur des victimes.

A la communauté internationale  de : appuyer sans relâche les efforts du gouvernement pour le retour de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire ; appuyer les efforts du gouvernement et veiller au processus de la justice transitionnelle en ce qui concerne ses piliers que sont la ‘’justice’’, la ‘’réparation’’ et la réconciliation ; mobiliser les ressources nécessaires pour la prise en charge des victimes.

Aux hommes politiques de : s’unir avec le gouvernement pour la recherche des solutions durables pour la paix en Centrafrique ; cesser toute initiative machiavélique pouvant entrainer de nouvelles victimes en Centrafrique.

Aux victimes et parents des victimes de : se mobiliser et défendre leurs droits.

Notons qu’en réceptionnant le mémorandum des victimes, Simplice Mathieu Sarandji les a rassurés d ce que la « justice sera faite ». Comme à ses habitudes, le Premier ministre n’a pas loupé ceux des leaders politiques affichés dans l’opposition. D’ailleurs, il les pointe d’un doigt accusateur, ceux des leaders politiques ayant soutenu le régime de la coalition Séléka avec Michel Djotodia d’être les têtes pensantes de toutes les situations malheureuses que le pays a connues et que les Centrafricains continuent de vivre les effets néfastes ce jour.

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Centrafrique : Le CPDE, huit temps de défense, de la protection des enfants et de la formation des filles mères.

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Centrafrique : le CPDE, huit temps de défense, de la protection des enfants et de la formation des filles mères.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0096.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des enfants à la célébration de CPDE. Crédit photo : Éric Ngaba. Copyright2017CNC.
Des enfants à la célébration de CPDE. Crédit photo : Éric Ngaba. Copyright2017CNC.

 

 

Bangui, le 15 Mai 2017.

Par: Eric NGABA CNC

Le Centre pour la Protection et la Défense des Droits de de l’Enfant (CPDE) a célébré, le 13 mai 2017 au Centre culturel Linga Terè à Bangui, sa huitième année d’action en Centrafrique. Durant les huit années dans le pays, l’ONG nationale CPDE, dirigée par Rémy Djamouss, a consacré ses activités en faveur des enfants et des femmes filles mères à travers la sensibilisation, l’éducation, la réinsertion et la formation professionnelle.

En prélude à sa huitième année d’existence en République Centrafricaine, le CPDE a organisé une manifestation culturelle. Cette activité qui a vu la présence d’une centaine d’enfant de différents arrondissements de Bangui, a consisté à présenter aux enfants et filles mères de Centrafrique le parcours de l’organisation.

Selon son président Rémy Djamous, CPDE a eu à mener des actions dans le domaine de l’éducation, de la protection, de la sensibilisation et de la formation professionnelle au cours de son existence.

« Aujourd’hui, CPDE a déjà eu 8 ans d’existence en République Centrafricaine. Tout ce que nous avons pu faire, d’avoir dans le domaine de l’éducation car nous avons inscrit des centaines d’enfants dans les établissements primaires et secondaires au niveau de Bangui et de province. Nous avons donné plus de milles kits scolaires à Bangui et d’autres villes du pays notamment Berberati, Bria, Pissa et autres. Nous avons organisé plusieurs causeries débats avec les enfants pour parler de la citoyenneté, de droit et aussi de la question de protection. Dans le domaine de la formation professionnelle, nous avons formé plus de 100 filles mères en informatique et en couture » a rappelé le président de l’ONG CPDE, Rémy Djamouss.

Durant la crise qu’a traversée la République Centrafricaine, l’organisation a eu à favoriser l’insertion des enfants dans leur famille respective.

« En plus de sensibilisation et de la formation, nous avons secouru les enfants séparés et non accompagnés dans les sous-préfectures de Bouca et Batangafo. Nous avons réunifié leurs parents, ces enfants qui ont passé deux ans et trois ans sans leurs parents », a ajouté Rémy Djamouss.

Grace à ses œuvres dans le pays, l’ONG nationale CPDE est devenue une section nationale du mouvement international « Défense des enfants internationale » basée à Genève. L’organisation a eu le soutien de plusieurs partenaires pour venir à bout de sa mission. Il s’agit du gouvernement centrafricain, du gouvernement canadien, de l’ambassade de France à Bangui, de l’ONG Plan Internationale, de la Fondation Kamach comme principaux partenaires.

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Centrafrique : Une mission de l’Institut français des régions chaudes (Irc) attendue à Bangui

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Centrafrique : Une mission de l’Institut français des régions chaudes (Irc) attendue à Bangui.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0087.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mission CIRAD-irc Bangui.

 

Bangui, le 17 mai 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Sur invitation du Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, le Directeur de l’Institut des régions chaudes (IRC) va effectuer une visite de travail en République centrafricaine. Il s’agit d’entrevoir les possibilités d’un appui éventuel de cet institut français spécialisé dans la formation pour le développement du secteur agropastoral en Centrafrique.

En prélude à cette visite, Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre conseillère à la Présidence en charge de l’Agriculture a animé un point de presse, ce lundi 15 mai à l’Alliance Française de Bangui, en présence des cadres du Ministère de l’Agriculture dont Dr Abel Kpawilina, le Directeur des CREF (Centre rural d’éducation et de formation), M. Martin Kopalet et l’honorable député Jean Pierre Mara et M. Eric Force de l’Ambassade de France à Bangui.

Quand bien même la République centrafricaine traverse en ce moment une situation de regain de tension à l’extrême Sud-est, les œuvres de la reconstruction elles-doivent se poursuivre. Ainsi, la mission du Directeur del’IRC à Bangui s’inscrit dans le cadre de la relance des activités de la recherche et la formation au profit des acteurs du développement rural. A en croire Mme Marie Noëlle Koyara, il s’agit d’entrevoir la relance socioéconomique à travers l’agriculture et le développement de l’enseignement technique agricole qui constitue aujourd’hui une priorité, afin de créer les conditions d’une compétitivité retrouvée dans le secteur agricole et s’assurer que les jeunes puissent accéder aux connaissances requises pour investir dans des domaines des projets d’exploitation.

En clair, la visite du Directeur de l’IRC en Centrafrique vise une appréciation juste de la situation de l’enseignement supérieur en agronomie et sur les interventions à prioriser pour améliorer la qualité des formations ; la proposition des pistes de coopération en matière d’enseignement supérieur, incluant la formation de nouveau Cadre ; la démonstration d’une action ‘’test’’ de préparation et de sélection par voie de concours de quelques étudiants centrafricains pour être accueillis en Master à l’IRC et ; donner les conseils pour refonder l’enseignement technique agricole (établissements publics des ministères de l’agriculture et de l’élevage), ainsi que de renouer avec les structures de formation non-formelle à l’image des CREF.

« Il s’agira de rencontrer les institutions qui œuvrent dans le domaine agricole, échanger avec les responsables de l’enseignement supérieur et technique et les autorités de la place, visiter un Centre de Maison familiale (CREF) et une zone dans laquelle la relance de la production du coton est envisagée », a annoncé Dr Kpawilina.

A l’agenda de cette mission de huit (8) jours, une rencontre avec le staff rectoral de l’Université de Bangui suivi d’une conférence-débat avec les étudiants ; des séries d’audiences avec les personnalités politiques et l’Ambassadeur de France à Bangui ; des visites à l’intérieur du pays, notamment à l’ISDR de Mbaïki, puis à Mala et Dékoua, à l’usine de Guifa et enfin sur le site des maraichers de Ngoulékpa.

La mission qui rentre dans sa phase opérationnelle ce mercredi prendra fin le 23 mai prochain.

 

Centrafrique : Mathieu SARANDJI, sous la menace d’une motion de censure

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Centrafrique : Mathieu SARANDJI, sous la menace d’une motion de censure

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/MECKA-ET-SARANDJI-2-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MECKA ET SARANDJI 2

Bangui, le 16 Mai 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Si le président Faustin Archange Touadéra subit les conséquences de son amateurisme dans la gestion du pays, son frère et ami Simplice Mathieu Sarandji, Premier ministre payera, par son poste, son incapacité à diriger une équipe gouvernementale qu’il a composée avec des ratés et des geignards dans les jours à venir. En cause, l’adoption du principe de la motion de censure contre le Premier ministre sarandji et son gouvernement.

D’après une information parvenue à notre rédaction, les députés, ont adopté ce jour, le principe d’une motion de censure contre l’actuel gouvernement sarandji. Lors du débat à l’hémicycle de l’Assemblée nationale ce matin, plusieurs griefs ont été relevés et feront l’objet de la lettre de motion de censure en cours de rédaction. Entre autres griefs : l’incapacité avérée du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et de son gouvernement à gérer le pays, mais aussi l’impasse sécuritaire dans laquelle ils ont engouffré le pays.

Une réunion de tous les députés se tiendra demain pour adopter le texte final et saisir le gouvernement à cet effet.

Informé de ce qui se trame à l’Assemblée nationale, le président Touadéra appelle en réunion de concertation,d’urgence le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Méckassoua, considéré par le président du groupe parlementaire ‘Cœur uni » comme l’initiateur.

Contacté par CNC, un élu confirme cette initiative et refuse tout commentaire sur la suite de la procédure. « Les Centrafricains sont frappés de malheurs et de souffrances tous les jours. Le gouvernement ne fait rien pour arrêter leurs souffrances. Au nom de ce peule, nous prendrons nos responsabilités. C’est trop » affirme cet élu.

Pour un conseiller à la présidence de la République contacté par CNC, “Si c’est le patron qui le limoge, il mettra sa menace à exécution. C’est la seule et unique voie de le bouter dehors”

Si cette motion de censure passe, ce qui est plausible à hauteur de 95% vu que certains élus de sa majorité y adhèrent au processus, ca sera un camouflet et une décharge électrique bien lourds pour le président Touadéra qui a ses deux oreilles bouchées sur la souffrance de son peuple et l’exigence de la Communauté internationale qui ne veut pas ce Sarandji voir à ce poste du Premier ministre.

Copyright@2017CNC.

 

Centrafrique : François Bozizé et les Naïrobistes acculent Faustin Touadéra à la démission.

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Centrafrique : François Bozizé et les Naïrobistes acculent Faustin Touadéra à la démission.

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Bangui, le 16 mai 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Depuis quelques jours, pendant que le gouvernement et ses griots tentent par tous les moyens de manipuler la population centrafricaine contre certains leaders politiques qui veulent s’organiser dans l’opposition démocratique en les qualifiant des séléka, la réalité et le fruit de leur politique menée depuis plus d’un an viennent de les rattraper. Petit à petit, les bras armés des Naïrobistes occupent le terrain et acculent de ce fait le président Touadéra aux partages de pouvoir ou à la démission.

Si le président Faustin Archange TOUADÉRA et son gouvernement se penchent exclusivement sur leur business au détriment de la préoccupation première des Centrafricains qui est la sécurité, les ennemis d’hier, devenus des amis et alliés, s’organisent dans le club des « Naïrobistes ». Chaque jour que Dieu nous donne, devant un café ou un jus, ils réfléchissent sur la stratégie unique à adopter face à l’entêtement du président Touadéra à leur égard. L’objectif à atteindre : occuper militairement 14 préfectures sur 16 que compte la Centrafrique afin de l’asphyxier politiquement et le pousser à la sortie.

Préparons un soulèvement militaire en occupant les zones hors de nos contrôles.

C’est l’un des objectifs que les états-majors des Naïrobistes tentent de mettre en œuvre d’après les dernières informations parvenues à notre Rédaction.

Selon un Comezone des anti-balaka basé à Bambari et en mission d’information et de consignes à Bangui, « Je ne sais pas si notre objectif c’est d’attaquer Bangui. Mais ce qui est sûr, le plan d’action établi par la hiérarchie c’est d’occuper militairement Mbomou et le Haut Mboumou jusque-là, occupés par la milice gouvernementale UPC du général Ali Darrasse » et, de conclure : « La ville de Bambari, encerclée depuis des semaines, tombera sous nos contrôles dans les jours à venir ».

D’après nos informations de sources dignes de foi et ayant requis l’anonymat, plus de 2000 jeunes combattants anti-balaka formés par des sous-officiers déserteurs  de l’armée nationale à Bossangoa sont acheminés dans le Haut Mbomou, le Mboumou et la Ouaka depuis le mois d’avril dernier. Quatre féticheurs de renoms, originaires de Bouca et de Benzambé sont également envoyés sur le terrain dans ces zones en vue de préparer et administrer des recettes des potions magiques aux nouveaux volontaires anti-balaka.

D’après nos informations, cette formation s’est déroulée et se déroule encore à Nzanbella, un village situé à environ 30 km de Bakouma, sous le commandement militaire des sous-officiers FACA dont les noms sont inscrits dans l’agenda judiciaire de la Cour Pénale Spéciale de Centrafrique. Et ce sont ces formés, selon nos sources, qui taclent les réactions du gouvernement et de la MINUSCA par des actions criminelles dans Bangassou, Rafaï et Alidao en vue de préparer les grandes attaques qui ont eu finalement lieu.

Si les ignares du gouvernement dorment, les Naïrobistes, eux, ne dorment pas. non plus 

Si le président Touadéra et sa horde d’incapables du gouvernement ne font rien pour asseoir la paix et la sécurité, les leaders des Naïrobistes eux aussi anciens Chefs de l’Etat, François Bozizé et son tombeur Michel Djotodia, de leur exil, s’appellent et partagent régulièrement leurs stratégies de reconquêtes des pouvoirs perdus dans leurs sommeils. Le premier, à travers son fils Francis et son neveu Mocome et le second, à travers son ancien bras droit Nourredine Adam s’appellent, se parlent et conjuguent leurs moyens et stratégies de la criminalité sur le terrain.

« Si le président Touadéra veut suivre les blancs en refusant de nous amnistier, nous perturberons tous ses sommeils jusqu’à la fin de son mandat et, au besoin, lui pousser à la démission », renchérit un colonel séléka proche de Nourredine Adam lors d’un échange avec un autre deux jours après la réunion sur le DDR à Bangui.

Pour un Comezone d’anti-balaka proche de Mocome, « En travaillant pour l’élection de Touadéra sur le terrain, il nous a promis plusieurs postes ministériels et une amnistie totale. Une fois au pouvoir, il ne l’a pas fait et plus grave encore, il veut suivre les blancs en refusant d’amnistier celui qui l’a donné le pouvoir. Il a, par son comportement, dépassé la ligne infranchissable et doit donc subir les conséquences ».

Rappelant que trois mois seulement après l’accession à la magistrature suprême du pays de Faustin Archange Touadéra et de l’immobilisme voire de l’amateurisme de son gouvernement sarandji composé, en majorité plus huit, des ignares, des écervelés et des malavisés, la Communauté internationale a très vite repris la gestion du pays. De la reconstruction du pays à l’instauration de l’autorité de l’État en passant par la réconciliation nationale et l’assainissement des finances publiques, c’est la Communauté internationale qui initie les réformes et décide.

Au chapitre de la réconciliation par exemple, la Communauté internationale opte pour la justice qui favorisera en elle-même une réconciliation véritable. Ce qui n’est pas du tout les points de vue en commun et voulus par le président Touadéra, ces criminels et leurs mentors.

Désormais, Touadéra et la Communauté internationale à travers la MINUSCA  sont devenus des cibles des Naïrobistes qui ne comptent plus baisser les bras. “Nous travaillerons pour son départ”, selon certains miliciens anti-balaka. D’autres: « Leur CPS ne jugera personne » ; « C’est grâce aux balaka que Touadéra est élu et il veut nous emprisonner, ça ne passera pas ». « Comme Kony, nous allons vivre tous dans la brousse ».

Sous les tirs croisés des attaques bien pensées des manipulateurs et partisans des anti-Balaka-séléka réunis, le pouvoir du président Touadéra s’isole de plus en plus et s’achemine vers son évaporation entre ses mains. Sa seule stratégie, s’enrichir dans les affaires le plus vite que possible. Entre temps, plusieurs centaines des innocents tués dans ce jeu politique du président Touadéra avec ses alliés séléka-anti-balaka. Les griots, ont pour mission, de s’occuper de l’opposition démocratique en gestation pour sauver la démocratie retrouvée.

Copyright@2017CNC.

CENTRAFRIQUE :DÉCLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CHEF DE L’ÉTAT RELATIVE A LA SITUATION DE BANGASSOU

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CENTRAFRIQUE :DÉCLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CHEF DE L’ÉTAT RELATIVE A LA SITUATION DE BANGASSOU

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00431.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
Le President Faustin Archange TOUADÉRA.

Bangui, le 16/05/2017

  • Centrafricaines,
  • • Centrafricains,
    • • Mes Chers Compatriotes
  • ,

La République Centrafricaine vient, une fois de plus, de connaitre un drame humain avec de nombreux décès survenus dans la localité de Bangassou imputables aux hommes sans foi ni loi qui détiennent encore les armes, en dépit des multiples appels que j’ai lancés en direction des différents groupes armés leur exigeant l’arrêt des violences sur les paisibles populations civiles et l’interdiction de poursuivre des hostilités entre eux. C’est avec tristesse et colère que je m’adresse à vous, peuple centrafricain, à mon retour d’une visite de travail et d’amitié que je viens d’effectuer en Israël pour redynamiser notre coopération bilatérale dans les domaines d’intérêts mutuellement bénéfiques tels que la santé, l’enseignement technique, professionnel et supérieur, les nouvelles technologies, l’énergie et l’eau ainsi que l’important domaine de l’agriculture. Pendant que je me trouvais encore à l’extérieur du pays, de graves crimes ont été commis dans l’est du pays, notamment à Alindao, Bangassou et ses environs, après des actes aussi malheureux commis récemment à Nyem Nyelowa dans la préfecture de la Nana Mambere. Des centrafricains sont morts à Bangassou, d’autres ont fui et sont rentrés en brousse, des soldats de maintien de la paix de la Minusca sont morts alors qu’ils sont venus porter assistance au pays, le tout par la volonté des hommes violents qui détiennent encore les armes et qui ne veulent pas le retour à la paix et à la stabilité. Par cette déclaration, je condamne avec la dernière énergie ces actes criminels et odieux qui sont contraires à la volonté du Peuple Centrafricain. Le Peuple Centrafricain aspire à la paix, rien qu’à la paix pour assurer le développement du pays. Mais, qui sont ceux-là qui veulent perpétuer l’insécurité et l’instabilité ? Je le sais, des bandes armées se battent pour le contrôle des richesses dans cette partie du pays alors qu’elles ont été réduites au centre.  Elles se battent et se positionnent pour le contrôle des zones minières et organiser le vol du bétail des éleveurs.  Pour ces motifs, elles donnent la mort sans pitié, sans foi ni respect de la vie humaine. Jusqu’où veulent-elles aller ? Pourtant, j’avais demandé très récemment aux différentes factions rebelles, lors de l’ouverture de la 4ème Réunion du Comité Consultatif du DDRR, de cesser les hostilités entre elles, d’arrêter le pillage des ressources du pays et d’intégrer cet important programme qu’est le DDRR. Des élections démocratiques ont eu lieu. Le Peuple Centrafricain a fait le choix de la légitimité et aspire au développement économique et social. Il ne nous reste plus qu’à travailler ardemment pour donner au peuple des routes, des écoles, des hôpitaux, de l’eau potable, de l’électricité, des conditions d’une reprise du travail agricole etc… Il s’agit là, des questions essentielles qui sont au centre de nos préoccupations du moment en plus de de l’épineux problème de la paix et la sécurité et pour lesquels nous nous employons déjà. Mais, pourquoi nous contraindre à la violence pour nous détourner de ces objectifs ? Ma vision, je le redis, n’est pas de faire la guerre, mais de rechercher par des moyens pacifiques les solutions adaptées aux préoccupations de ceux qui, entretemps, ont pris les armes. D’aucuns m’ont reproché cette démarche et ont proposé que des moyens militaires soient utilisés pour rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire. Au-delà de simples mots et volontés, le pragmatisme nous impose plus de prudence dans cette option guerrière vu que notre armée est en pleine restructuration et manque de moyens matériels pour se déployer. Nous travaillons depuis sur la remise à niveau des forces armées centrafricaines et sa dotation en logistique, et je suis confiant qu’on parviendra à déployer l’armée aux côtés des populations dans les mois à venir. Les factures macabres que nous continuons de payer relèvent de cette période inévitable de préparation et d’organisation.  • Centrafricaines, • Centrafricains, • Mes chers compatriotes, Les représentants des groupes armés que j’avais reçus en marge de la 4ème réunion du Comité Consultatif du DDR m’avaient fait la promesse de respecter mon appel au retour de la paix après que je leur ai expliqué la nécessité de déposer les armes et de reconstruire la paix. Le drame qui vient de se produire menace la dynamique créée sous peu et m’amène à poser la question de savoir qu’est ce qui se passe encore ? J’en appelle aux principaux responsables des différents groupes armés pour qu’ils arrêtent ces violences aveugles et injustifiées qu’ils perpétuent car rien, absolument rien ne justifie cet entêtement à vouloir maintenir coûte que coûte le pays dans le désordre. Il est indubitable que la poursuite de la violence les expose à la justice qui sera très sévère à leur endroit étant donné la gravité des crimes et leurs proportions. Par ailleurs, l’atteinte portée aux soldats de la paix de la MINUSCA constitue des crimes graves dont ils répondront devant les juridictions nationales et internationales.  Je me rendrai, dans les jours à venir, à Bangassou pour apporter tout mon soutien aux populations meurtries de cette partie du pays, innocemment victimes de ces actes de barbarie. La République Centrafricaine ne sera jamais, je dis bien jamais, abandonnée entre les mains de semeurs de la mort que sont ceux des groupes armés qui résistent à tout processus de paix. Je présente, encore une fois, mes condoléances aux familles éprouvées et à la MINUSCA pour la perte de ses hommes. Le Gouvernement mettra tout en œuvre pour poursuivre et conduire à terme le processus du DDRR, nécessaire au retour de la paix et de la stabilité.

Vive la République !

 

CENTRAFRIQUE : LA LIBERTÉ DE LA PRESSE EN QUESTION

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CENTRAFRIQUE : LA LIBERTÉ DE LA PRESSE EN QUESTION

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0084.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Joseph dans l'article

Bangui, le 15 mai 2017. 

Par : JOSEPH AKOUISSONNE

 PLAIDOYER POUR UNE PRESSE LIBRE

Attaques contre les médias. Intimidations et incarcérations de journalistes. Pire : assassinats. En 2016, 8 journalistes ont été tués en Centrafrique.

La répression contre eux n’est jamais bon signe pour la démocratie. Car les journalistes en sont « les chiens de garde ». Ils sont le relais entre le peuple et ceux qui détiennent le pouvoir.  Ils sont les anges gardiens de la liberté d’expression. C’est pourquoi ils doivent être protégés par les autorités. Rien ne doit entraver leur liberté d’expression. On ne doit en aucune manière les forcer à révéler leurs sources. Leur liberté de mouvement ne doit subir aucune restriction.

Quand on s’attaque à la liberté des journalistes, c’est la liberté des citoyens qu’on agresse. La chasse aux journalistes est le signe avant- coureur d’un pouvoir autoritaire qui mène à la dictature. Tenter de les museler, de confisquer leurs plumes, de couper leurs micros, d’éteindre leurs caméras pour les rendre aphones, c’est souvent le signe d’un pouvoir faible qui a des malversations à cacher au peuple. Ce n’est jamais bon.

On peut craindre que, dans l’entourage du président Touadera et de certains de ses ministres, des pressions se fassent sentir pour empêcher que l’information circule librement. Un pays comme le Centrafrique ne peut pas se payer le luxe de s’attaquer à la liberté d’expression : il doit, au contraire, la promouvoir.  Car les journalistes sont des acteurs incontournables dans l’essor d’un pays.

C’est pourquoi il faut absolument donner au Haut Conseil de la Communication (H.C.C.) les moyens dont il a besoin. Ce n’est pas la peine d’instituer un organisme si on ne lui accorde pas les ressources suffisantes pour fonctionner. Un budget conséquent devrait être dégagé pour subventionner la presse, rétribuer correctement et régulièrement les journalistes, afin d’éviter qu’ils ne deviennent des parias, des proies pour toutes sortes de manipulateurs.

LES DEVOIRS DES JOURNALISTES

Il va de soi que les journalistes doivent observer les lois qui s’imposent à tous les citoyens centrafricains. Un journaliste digne de ce nom doit s’abstenir de toute diffamation. Il doit respecter la dignité des personnes et la présomption d’innocence. Son travail consiste essentiellement à rechercher, à vérifier, à hiérarchiser, à commenter et à publier des informations de qualité. Il doit faire preuve d’esprit critique, rechercher la véracité, l’exactitude, l’équité, l’intégrité et l’impartialité. Le détournement des images, le mensonge, la déformation des faits, les censures et l’autocensure, sont des dérives professionnelles que le journaliste doit éviter.

Le journaliste doit respecter scrupuleusement la charte de l’éthique et de la déontologie.

Le peuple centrafricain doit avoir le droit à une information libre, divulguée par des journalistes libres.

JOSEPH AKOUISSONNE

Centrafrique : Communiqué de presse de la Coordination des ex-combattants AntiBalaka sur la situation sécuritaire du pays.

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Centrafrique : Communiqué de presse de la Coordination des ex-combattants AntiBalaka sur la situation sécuritaire du pays.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0078.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Beranger Ludovic Lamaka

COORDINATION GENERALE DES PATRIOTES EX-COMBATTANTS ANTIBALAKA

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Nous ne le dirons jamais assez, la Minusca ne tarit pas de subterfuges pour diaboliser les Patriotes Ex-Combattants ANTIBALAKA, et pour cause .

Elle ( la MINUSCA) persiste et signe : Plus de cinq cents (500) éléments ANTIBALAKA auraient encore attaqué la base des contingents Cambodgien et Marocain des forces Onusiennes à quelques 7 Kms de Bangassou dans le M’Bomou les vendredi et samedi 13 et 14 mai 2017.

La question est de savoir d’où la MINUSCA tient-elle toutes ces informations non fondées, exprimées au conditionnel et tendant à faire porter le chapeau des attaques de ces derniers jours par les ANTIBALAKA ? Tantôt il s’agit des Antibalaka, tantot des groupes armés Assimilées aux Antibalaka ou en des groupes armés inconnus. A quel jeu joue réellement la MINUSCA ?

Le 11 Mai dernier, il y a de cela 4 jours seulement, la Coordination Générale des Patriotes ANTIBALAKA a cru devoir lancer un Communiqué de Presse faisant mention de ce que ledit mouvement n’a aucune assise dans le M’Bomou dont le Chef-lieu est Bangassou; par conséquent , elle dément avec fermeté cette accusation qui relève de la pure imagination du Directoire des forces Onusiennes en centrafricaine, lequel Directoir cherche par tous les moyens à incriminer notre mouvement.

La Coordination Générale des Patriotes ANTIBALAKA rappelle à la MINUSCA que le Mouvement des Patriotes ANTIBALAKA est le Premier groupe armé qui a accepté sans condition de s’inscrire dans la logique tendant à chercher voies et moyens pour ramener la paix en terre centrafricaine, entre autres :

1- Les accords de cessation des hostilités signés à Bazzaville en 2014,

2- Le Forum National de Bangui en 2015,

3- Le Programme C.V.R / D.D.R.R

Ceci étant, le Mouvement des Patriotes ANTIBALAKA s’est toujours illustré par le strict respect de ce processus avec sincérité et détermination.

Aussi, la Coordination générale du Mouvement des Patriotes pense que la MINUSCA est suffisamment outillée pour chercher et découvrir les véritables auteurs des multiples attaques criminels de ces derniers jours qui malheureusement, ont causé la mort de plusieurs soldats des forces Onusiennes en Centrafrique.

Plutôt que de jeter de l’opprobe sur les ANTIBALAKA, la MINUSCA ferait mieux de revoir sérieusement ses copies de peur que son image déjà bien affectée, ne soit à jamais ternie, à l’instar de certaines forces Onusiennes opérant sous d’autres cieux.

Par ailleurs, la coordination Générale des Patriotes ANTIBALAKA ne saurait tolérer un quelconque dérapage à caractère subversif qui émanerait  des éléments de notre Mouvement.

Elle profite de cette occasion pour adresser à la famille Onusienne et aux parents des victimes de ces dernières attaques meurtrières ses condoléances les plus émues.

 

Fait à Bangui, le 15 Mai 2017


Pour la Coordination Générale des Patriotes ANTIBALAKA

Le Porte-parole

Béranger Ludovic Igor LAMAKA

 

Cet email a été envoyé via le formulaire de contact de Corbeau News Centrafrique (http://www.corbeaunews-centrafrique.com)

Centrafrique : Propos liminaire du président Ferdinand Alexandre N’guendet,

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Centrafrique : Propos liminaire du président Ferdinand Alexandre N’guendet,

A l’occasion de la conférence de presse sur la situation socio-sécuritaire et politique du pays

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_19631.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> L'ancien président du conseil national de la transition Monsieur Ferdinand Alexandre Nguéndet.
L’ancien président du conseil national de la transition Monsieur Ferdinand Alexandre Nguéndet.

 

Bangui, le 16 Mai 2017

Depuis quelques semaines, Ali Darassa, le tortionnaire et ses hommes s’affrontent avec ceux de Nourredine Adam et Mocome mettant ainsi à feu et à sang, la République Centrafricaine.  Suffit… Suffit… C’est l’appel du patriote Alexandre Ferdinand N’GUEDENT  que nous vous invitons à le lire dans son intégralité.

Mesdames et Messieurs les professionnels des médias,

Distingués invités,

Qu’il me soit permis de sacrifier un instant à un devoir hautement patriotique en honorant la mémoire des victimes centrafricaines de la barbarie terroriste des mercenaires étrangers opérant dans les préfectures martyrs que sont la Ouaka, la Basse-Kotto, la Haute-Kotto, le Mbomou, le Haut-Mbomou, la Nana-Gribinzi, l’Ouham, l’Ouham-Pendé et toutes les provinces sous l’emprise de ces forces du mal.

Que cette tribune soit pour moi une occasion d’inviter toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à prier pour toutes les personnes affligées : les enfants, les femmes, les hommes et les vieillards dont les vies sont été brisées par l’action satanique des mercenaires-terroristes et pour quile sentiment de sûreté et de sécurité, que leurs procurait jadis l’Etat souverain, est aujourd’hui un vain mot, un lointain souvenir. Prions pour que toujours la Providence soit auprès de nous, avec nous, bien que nous marchions dans la vallée de l’ombre de la mort.

Je manquerais à mes devoirs si je n’adressais pas un mot, une pensée émue en direction des soldats de l’ONU morts dans l’exercice de leur fonction. J’associe tous les membres du RPR pour partager la peine des familles endeuillées de ces soldats de la MINUSCA.

Mes chers compatriotes, il arrive parfois dans la vie d’une Nation que l’Histoire ne laisse pas d’autre choix que celui dicté par le tréfonds de l’âme du peuple souverain. Le retour à la légalité constitutionnelle qui a suivi les élections couplées présidentielle et législatives de 2016 compte de ces moments-là. L’immense espoir que le peuple, touché mais debout, affaiblis mais solidaire, meurtris mais avide de paix, avait placé dans l’élection à la magistrature suprême de Son Excellence le Pr Faustin Archange Touadéra commandait alors de se ranger derrière cette légitimité fraîchement et durement acquise. C’est ainsi qu’ayant saisis tout le poids historique de ce moment critique et décisif de rupture et de créativité, le Rassemblement Pour la République (RPR), fort de ses sept (7) députés à l’Assemblée Nationale a opté pour le ralliement sans condition à l’espoir d’alors du peuple centrafricain. Ces raisons impératives sus-mentionnées justifient à elles seules pleinement le choix du Groupe Parlementaire « RPR et autres » de soutenir le gouvernement par l’appui aux projets de lois présentés pour le bien de la Nation.

Seulement après tout juste un an d’exercice du pouvoir, nous avons assisté ahuris, avec l’immense majorité du peuple centrafricain, à un dangereux glissement allant de l’espoir vers le désespoir et du meilleur vers le pire. Là où l’on s’attendait à une affirmation radicale dans les intentions avec un projet de rupture frontale et assumée, nous n’avons eu droit qu’à la mollesse, qu’à la faiblesse, qu’au retour aux anciennes pratiques prédatrices qui ont fait le lit de la haine et de la guerre de tous contre tous dans ce pays : concussion, corruption, clanisme, tribalisme, clientélisme ont aussitôt fait leur retour dans l’appareil d’Etat. Autant de maux dont les Centrafricains ne voulaient plus entendre parler.

Voyant, le cœur meurtri, que nous étions passé depuis l’élection d’il y a un an, de l’Etat de Transition à l’état de trahison, nous avons solennellement pris la décision, le 29 avril 2017, de retirer notre caution tant morale que politique à l’espoir déchu et déçu du peuple centrafricain. Un espoir déçu qui, un an durant, n’a eu de cesse de semer illusions sur illusions pour au final ne récolter que désillusions et condamnations.

Ce choix de retrait volontaire et réfléchi, nous l’avons fait sur la base des principes d’un accord politique signé en août 2016 et dont les clauses n’ont jamais été respectées par la mouvance présidentielle. Nous l’avons enfin fait compte-tenu de l’avis de 700.000 de nos compatriotes enjouant expressément le gouvernement à prestement changer sa ligne politique en matière de sécurité nationale. Cette décision nous l’avons prise en toute connaissance de cause, en notre âme et conscience, et en parfaite intelligence.

Mais depuis cette décision courageuse, que constatons-nous ?

Alors que l’urgence du moment oblige à prendre de la hauteur, en un temps où il nous faut soit réussir soit périr, voilà que la sphère présidentielle sanctuarise l’anathème et l’opprobre en les élevant au rang de principes directeurs de la pensée politique : accusations infondées et diffamations répétées fleurissent et forment désormais la doxa et l’ADN politique des zélateurs du fragile pouvoir en place.

C’est toujours la même chanson que nous entendons chez eux : N’guendet ceci, N’guendet cela. N’guendet a fait ceci, N’guendet a fait cela. Et le dernier refrain en vogue repris et entonnés en chœur par les griots du pouvoir morbide c’est : « N’guendet le 1er soutien de l’ex-coalition Séléka ». Oubliant au passage les conclusions catégoriques des travaux de recherche comme ceux du Pr Thierry Vircoulon, de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) et du centre réflexion International Crisis Group (ICG), qui reconnaissent objectivement que les tenants et les aboutissants ayant présidé au chaos politique dans lequel nous nous travons actuellement sont à chercher ailleurs.

Oubliant aussi, par ailleurs, de questionner ma feuille de route en tant que Président du Conseil National de Transition (CNT) et de Chef d’Etat de Transition par intérim. En effet, c’est à dessein que ces détracteurs tapis dans l’ombre, camouflés derrière le confort artificiel que confère le clavier de leurs ordinateurs se refusent à l’exercice hautement radioactif de me juger véritablement sur la base de ma feuille de route. C’est que ces innommables si groupusculaires et microscopiques savent très bien à quelle citadelle ils s’attaquent en tentant malhabilement de s’en prendre à ma personne.

En tant que législateur, ayant eu un longue expérience à l’Assemblée Nationale dont six (6) en tant que 2ème Vice-Président de l’Assemblée Nationale et Trois (3) ans en tant Rapporteur Général du Bureau du 1er Conseil National de Transition (CNT) (2003), avant d’être propulsé Président du Conseil National de Transition (CNT) en 2013. C’est donc en parlementaire chevronné, aguerris, blanchis sous le harnais de l’Assemblée Nationale, maîtrisant parfaitement ses mécanismes, ses arcanes et ses rouages que je pris la tête du CNT, couronnement d’une longue expérience

Aussi, rien de bien surprenant au fait que cette haute institution ai pleinement joué son rôle sous ma houlette. Bien que les pouvoirs du CNT aient été quelque peu limités, ne disposant pas par exemple de l’outil de la motion de censure du gouvernement, jamais nous ne nous sommes départis de notre mission de contrôle régulier et efficace, d’évaluation constante de l’action gouvernementale.

Le catalogue non-exhaustif de quelques actions et mesures que j’ai impulsé ou posé au nom de la Nation en tant que Président du Conseil National de Transition (CNT) est suffisamment éloquent pour décourager tout imprudent qui voudrait se hasarder sur le terrain de la critique facile, inconsistante de ma feuille de route. Jugez par vous-même : la question de la sécurité placé au centre de toutes les priorités du début jusqu’à la fin de mon mandat, les ultimatums multiples adressés au gouvernement de Transition quant aux manquements à ses obligations, les nombreuses recommandations à effets immédiats telle la dissolution du Comité Extraordinaire de la Défense des Acquis Démocratique (CEDAD) et l’expulsion du sol centrafricain du mercenaire soudanais, le Général Moussa Assimeh qui avait installé son quartier général dans la caserne des sapeurs-pompiers, la marche solennelle et unanime de la représentation nationale pour exiger le rétablissement des FACAS, leur réarmement, leur redéploiement sur l’ensemble du territoire nationale et la neutralisation immédiate de tous les criminels de guerre opérant sur le sol centrafricain, la remise au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies d’un mémorandum, ainsi que la visite historique, car unique dans notre histoire depuis l’indépendance, du Secrétaire Général des Nations Unies en la personne de Son Exvellence Ban Ki-Moon venu féliciter le Conseil National de Transition pour son exemplarité dans le déroulement de sa feuille de route. Ce bilan qui fait honneur au Parlement de Transition justifie pleinement le titre de meilleur élève de la Transition décerné au CNT.

Alors que le pays était en train d’agoniser sous la violence de la guerre et que la démission du Président Michel Djotodia devenait inévitable, une fois de plus je répondis présent à l’appel du destin pour assumer la haute fonction de Chef de l’Etat de Transition par intérim, conformément à la Charte Constitutionnelle de Transition. Il s’agissait pour moi de rendre le pays plus sûre. Et assurer cette mission, cette lourde charge c’était se condamner à faire preuve d’un sang-froid exemplaire face à une situation chaogène voire chaotique dominée par des hommes sans foi ni loi. Mais au-delà de ma dimension de Chef d’Etat de Transition par intérim d’alors, les évènements m’obligeaient surtout à me revêtir de l’imperium du Chef Suprême des Armées. C’est donc en véritable Chef de guerre que je me suis présenté à la face de mon peuple tant aimé. Pleinement confiant dans nos forces de défense et de sécurité, que j’ai placé en première ligne, et fort de l’appui des forces internationales venues soutenir notre effort militaire, j’ai alors décrété, au grand bonheur des Centrafricains, « la fin de l’anarchie, la fin de la récréation » avec l’ « Opération Bangui sans coups de feu ».

Jusqu’à aujourd’hui nos compatriotes ne manquent pas de me témoigner de leur respect, de leur admiration, de leurs remerciements pour la période d’accalmie et de concorde nationale que j’ai su rétablir durant mon passage à la tête de l’Etat. La communauté internationale, elle non plus, ne tarit pas d’éloges à mon égard pour mon action vigoureuse à la tête de l’Etat, pour l’efficacité de nos forces de défense et de sécurité sous mon autorité, pour le sang-froid et de la maitrise dont j’ai fait montre en tant que Chef d’Etat et Chef Suprême des Armées. Davantage encore, quand mu par le sentiment du devoir qui incombe à tout homme d’Etat ayant atteint certaines dimensions, je remis élégamment le pouvoir d’Etat à mon successeur Madame Catherine Samba-Panza, avec la satisfaction du devoir accompli.

La Nation et le temps étant nos seuls juges, l’Histoire nous dira demain si mon choix de respecter le droit, la loi, la Charte Constitutionnelle de Transition sera approuvé ou rejeté. Et il appartiendra aux historiens d’apprécier à sa juste valeur la dimension du travail que j’ai pu abattre à la tête du CNT et de l’Etat de Transition.

Ainsi nul ne peut aujourd’hui tenter de me discréditer sur la base de ma feuille de route en tant que Président du CNT, Chef d’Etat de Transition par intérim et Chef Suprême des Armées, sans courir le risque de la honte ou du ridicule. Et il serait encore plus hasardeux de tenter un parallèle dans la gestion des affaires de l’Etat avec les autorités déclinantes actuelles, tant ils ne supportent pas la comparaison.

Malgré les divergences, tous les acteurs de la Transition ont toujours su mettre leurs égos de côté pour l’intérêt supérieur de la Nation notamment en ce qui concerne les questions touchant à la sécurité nationale. Aujourd’hui nous assistons hagards à une guerre larvée entre les institutions de l’Etat. Le dialogue est rompu entre les pouvoirs exécutif et législatif. La désunion est reine au sein de l’équipe gouvernementale. La cacophonie règne entre l’Etat et la communauté internationale. Le divorce est définitivement consommé entre le peuple et les dirigeants.

Nul ne peut plus émettre la moindre critique fondée sans se voir affubler de tous les sobriquets, ni être accusé de vouloir déstabiliser le régime en place. La mouvance présidentielle se mure dans une véritable paranoïa du coup d’Etat fictif et imaginaire. L’air en devient suffoquant, irrespirable.

Alors que la Constitution confère au Législatif le pouvoir d’élaborer les lois et de contrôler l’action gouvernementale voire contraindre si besoin est le gouvernement à sortir de sa léthargie, voilà que cette noble institution de la République qu’est l’Assemblée Nationale se voit prise en otage par son Président infiniment plus préoccupé par son titre de « Dauphin Constitutionnel » que sa mission de législateur. Faisant au passage du Palais de l’Assemblée Nationale une véritable porcherie indigne du rang de cette institution. Cette attitude du Président de l’Assemblée Nationale ne manquant pas d’alimenter mécaniquement la paranoïa aigüe du coup d’Etat dont est victime l’ensemble de la mouvance présidentielle. Et en pareil cas, c’est toujours le peuple qui paie le prix fort, car laissé pour compte à son triste sort de « cocu de la République ».

Toutes ces chamailleries inutiles qui paralysent l’appareil d’Etat de notre jeune démocratie doivent cesser au plus vite, de gré ou de force, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation. Car l’heure est actuellement à la réconciliation nationale sincère entre les filles et fils de la Centrafrique pour permettre à notre pays de refaire son lustre par la voie de la prospérité et du développement.

Mais le préalable à cette réconciliation consiste à la restauration de l’unité historique du peuple et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Et je ne pense pas être autre chose que l’interprète de la volonté populaire si je déclare que ce régime faible qui a perdu tout crédit et sabordé sa propre légitimité, a failli à cette tâche et faillira encore et toujours à relever le défi programmatique pour lequel il a été porté au pouvoir tant que nous laisserons intacte la configuration politique actuelle. Ce régime en peine qui ne propose depuis un an que peur, sang et pleurs a atteint depuis longtemps ses limites, de l’avis d’une large majorité de nos compatriotes dont je me fais le porte-voix.

Aussi en cet instant grave et décisif pour l’avenir de notre Nation il me faut également apporter ma contribution substantielle dans l’effort de relèvement du pays. Et cette contribution se traduit par des propositions concrètes pour répondre à la crise socio-politique dans laquelle nous sommes plongés et la situation sécuritaire insoutenable que nous vivons.

Sur le plan politique :

Première mesure : la tenue d’un dialogue politique inclusif,qui semble ne pas préoccuper les nouvelles autorités, est d’une urgence capitale. Par conséquent, nous invitons le Président de la République à proposer dans les plus brefs délais un agenda aux Chefs d’Etats de la CEEAC, et plus particulièrement le Président en exercice Son Excellence Ali Bongo-Ondimba, pour la tenue d’un tel dialogue au vu de l’extrême gravité de la situation.

La paix n’ayant pas de prix, quel que soit le nombre de dialogues politiques déjà organisés dans le passé, la tenue de celui-ci est rédhibitoire. Les actions conjuguées de l’Union Africaine (UA) sous l’impulsion de l’Angola et du Tchad et de l’ONG romaine Sant Egidio pour faire dialoguer les groupes armés confirment la nécessité de ce dialogue inclusif. Ce grand rendez-vous, pour sa réussite, ne devra faire l’économie d’aucun sujet tabou, y compris les questions touchant aux anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia. De même le respect des institutions prévues par la Constitution se devra d’être un principe inviolable. Au sortir de ce dialogue, le Président de la République sera amené à prendre des décisions courageuses tenant compte à la fois de la géopolitique des institutions et de la déroute totale du gouvernement actuelle qui a complètement échoué à dérouler la feuille de route que le peuple lui a confié.

Sur le plan social :

Première mesure :considérant le climat tendu, électrique, délétère voire irrespirable avec une inflation galopante et incontrôlée, des grèves à répétitions contre tous les départements ministériels, un pouvoir d’achat des ménages centrafricains au plus bas, une situation sanitaire catastrophique sans commune mesure avec ce que le pays a connu depuis l’indépendance, un accès à l’eau potable chimérique et un grave problème de délestages endémiques et récurrents.

Constatant que six (6) mois après la table ronde de Bruxelles le gouvernement n’est toujours pas parvenu à trouver la solution pour mettre la main sur les 1400 milliards de FCFA promis par les amis de la Centrafrique.

Nous proposons au Chef de l’Etat de mettre sur pied une plateforme souple en faisant appel aux meilleures compétences, au niveau national et international, en matière d’expertise dans la maitrise des circuits des flux financiers internationaux afin de permettre le rapatriement au plus vitede cette enveloppe qui servira à la relance de l’économie nationale, au renforcement des capacités de l’Etat, à la consolidation de la paix et au raffermissement de notre jeune démocratie. Car plus nous tardons plus le risque de voir affecter cette somme à d’autres pays est grand.

Sur le plan sécuritaire :

Le Président américain Georges Washington avait coutume de dire qu’ « être prêt pour la guerre est le meilleur moyen de préserver la paix ». Or déjà les hordes de barbares, de mercenaires étrangers mus par l’appât du gain et la soif de verser le sang des innocents ont pris pied dans le pays en se répandant comme un essaim de criquet sur l’ensemble du territoire. Semant mort et désolation dans chaque rue, chaque quartier, chaque village, chaque commune, chaque ville, chaque préfecture et chaque région des 80% du territoire national aujourd’hui entre leurs mains. Mais nous nous demandons, comme l’ensemble des Centrafricains : à partir de quel stade ce régime mollasson qui ne fait que subir les évènements se décidera enfin à réagir ? Quand ces terroristes auront occupé 90, 95 voire 100% du pays ?

Nous voilà, malgré nous, obligés de réagir militairement contre ce principe fallacieux soutenu par ces mercenaires-terroristes étrangers qui posent que la force primerait sur le droit. Au nom de nos valeurs cardinales, de l’amour de notre patrie, de notre histoire, de notre héritage, de nos ancêtres, il serait tout simplement inconcevable de refuser ce défi. Et l’ampleur de l’attaque préméditée contre nous commande de faire recours immédiat à la force militaire.

Cette guerre contre la terreur commence par le mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass et son UPC qui sème la mort dans les préfectures martyrs de la Ouaka, de la Basse-Kotto, de la Haute-Kotto et maintenant du Mbomou et du Haut-Mbomou. Mais elle se poursuivra par la neutralisation du terroriste ougandais Joseph Kony et sa horde d’enfants-soldats opérant dans l’Est et le Sud-Est du pays et du boko-haramiste camerounais Siddiki Abass qui torture, viole, pille, tue nos frères et sœurs dans le grand Ouest du pays.

 Première mesure :

L’arrestation immédiate et sans condition de l’ennemi public n°1 le mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass dont la présence sur le sol centrafricain augmente de plusieurs crans la tension dans les zones sous contrôle. La coalition de circonstance entre les Anti-Balakas et l’Ex-Coalition Séléka est la conséquence directe de l’action du mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass. Ainsi lui et ses 2000 mercenaires peuhls d’origine du Niger, 1000 mercenaire peuhls venus de la Mauritanie et autres mercenaires tchadiens hostiles au régime du Président Idris Déby Itno doivent être repérés, traqués, neutralisés et éradiqués jusqu’au dernier. C’est un combat sans merci que nous devons livrer contre les tenants du terrorisme. Cela nécessite de la part des autorités une détermination totale. C’est là notre première mesure en matière de sécurité nationale : l’anéantissement total de la peste qu’est l’UPC du mercenaire-terroriste Ali Darass. Priorité des priorités.

Le Chef de l’Etat a hérité d’une situation de guerre, il doit par conséquent se comporter en véritable chef de guerre. S’il continue avec sa philosophie de refus de la solution militaire, il continuera à compter les morts jusqu’à la fin de son mandat.

Ces mercenaires-terroristes ont scrupuleusement étudié nos forces de défense et de sécurité, nos tactiques, nos équipements, nos entrainements, notre organisation et nos dirigeants. Voilà pourquoi il convient de changer la donne politico-militaire par le réarmement, l’équipement, la refondation et le redéploiement effectif de nos forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national.

D’ores et déjà nous saluons tout le travail abattu par l’EUTM dans la formation du 1er bataillon sorti de ce programme de coopération militaire entre la RCA et l’Union Européenne (UE). Malheureusement ces braves soldats ne disposent pas de moyens matériels pour être pleinement opérationnels.

Deuxième mesure : Solidarité sous-régionale.

A la fin de la Transition, les Chefs d’Etat de la CEEAC avaient pris des engagements pour accueillir chacun un bataillon des forces armées centrafricaines (FACA) pour une remise à niveau accélérée de trois (3) mois afin de les renvoyer en RCA en tenue, formés, équipés avec toute sorte d’armement. Selon des sources dignes de foi en notre possession, ces Etats n’attendent des nouvelles autorités que la formulation d’une demande.

Conscients du déséquilibre ethnique et régional de notre armée qui compte 8434 hommes, nous proposons au ministère de la défense et au haut commandement militaire de procéder sans délais à un tri sélectif prenant en compte harmonieusement à la fois la provenance ethnique et l’origine communautaire. Pour mettre à la disposition de ces pays amis au moins 6000 hommes à raison de 600 hommes par pays membre de la CEEAC qui devraient au bout de trois (3) mois rendre opérationnels dix (10) bataillons prêts pour le combat de la liberté.

A cet effet, nous proposons au Président de la République de solliciter son homologue Son Excellence Ali Bongo-Ondimba, Président en exercice de la CEEAC,afin de convoquer une réunion extraordinaire des Chefs d’Etat pour renouveler notre demande en assistance militaire et la faisabilité des engagements pris.

Troisième mesure:

la MINUSCA n’a pas vocation à faire la guerre mais les derniers évènements lui impose de revoir sa copie par la mise en application sans complaisance de toutes résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies : 2121 (2013), 2127 (2013), 2134 (2014), 2149 (2014), 2181 (2014), 2196 (2014), 2212 (2015), 2217 (2015), 2272 (2016), 2281 (2016), 2301 (2016) et 2339 (2017).

Mesdames et Messieurs,

La nature a horreur du vide c’est pourquoi dans le cadre de cette réflexion collective nous proposons aux nouvelles autorités de se pencher sur ces modestes contributions.

Que Dieu bénisse la République centrafricaine et son peuple !

Je vous remercie.

CENTRAFRIQUE : LE MAIRE DE BANGUI UN VERITABLE BUISNESS MAN

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CENTRAFRIQUE : LE MAIRE DE BANGUI UN VERITABLE BUISNESS MAN

 

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Le Maire de Bangui Nakombo. Image serrer la petite.

 

Bangui, le 15 mai 2017.

 Par : Herman THEMONA CNC,

On ne le dira jamais assez. Bien que le président TOUADERA avait manifesté son intention de faire de l’excellence son bréviaire dans les nominations à des postes de responsabilités, le cas du maire actuel de la ville de Bangui pose un souci. Pendant que les détritus jonchent les avenues de Bangui, monsieur Emile Gros Raymond NAKOMNBO est toujours entre deux avions en voyages dans d’autres capitales africaines ou européennes, pourtant bien entretenues par ses collègues maires des villes en question. Si on fait une bonne comptabilité des voyages effectués par le premier citoyen de la ville de Bangui depuis qu’il a été nommé et installé à ce poste, on est déjà à 50 ou 55 voyages en une année. Et chose étonnante, tous ces voyages sont en réalité, des voyages de villégiature et d’affaires. Rien de ses multiples déplacements n’apporte quelque chose de subsistanciel à la mairie de Bangui.

D’après certaines informations, on aurait vu le maire de Bangui quelque part dans une capitale africaine les sacs bourrés de pierres précieuses qu’il serait parti vendre. Ces mêmes sources allèguent que ces pierres précieuses appartiendraient au Premier ministre Sarandji. Comme le dit un adage africain, n’oublie jamais celui qui t’a fait roi.

En remerciement pour les bons et loyaux services rendus, Monsieur NAKOMBO s’est constitué en grand garçon de course dans le trafic des diamants et or due son bienfaiteur. Il vous souviendra que la nomination de l’actuel Maire de Bangui avait été soutenue et poussée de bout en bout par l’actuel premier ministre Mathieu Simplice sarandji. Et l’on comprend aussi aisément, la vraie mission de monsieur NAKOMBO à la mairie de Bangui. C’est tout juste une figuration, une sorte d’arbre qui cache la forêt.

Alors que la ville de Bangui ploie sous le poids des ordures, une capitale irrespirable, ceinte des immondices de toutes parts, n’en déplaise à NAKOMBO. Emile Gros Raymond NAKOMBO a réussi à convaincre le Président TOUADERA de le nommer au très convoité poste de Maire de Bangui. Les Banguissois sont affligés par l’amateurisme, l’affairisme et le clientélisme, dont fait montre monsieur NAKOMBO au sommet de la mairie de Bangui. Du jamais vu, même à l’époque des maires femmes. Du jamais vu depuis les indépendances de la RCA. En effet, il a pour objectif de placer tous ses parents à la Mairie de Bangui, en a déjà placés certains venus de Berbérati, sans aucune qualification.

Grand tribaliste en silence, la mairie de Bangui ne respire désormais que l’ethnie seule du maire NAKOMBO et quelques autres amis du cénacle catapultés ou proposés par son mentor, le premier ministre Sarandji. Et le comble, entend placer ses parents aux postes de Directeur de cabinet, de Secrétaire général, et au service de l’Etat civil. Les titulaires qui sont encore en place, se plaignent des pressions exercées sur eux, pour les pousser dehors et les remplacer par les parents de NAKOMBO. C’est donc un véritable bras de fer qui a cours à la Mairie, instaurant de fait une ambiance délétère.

Le Président TOUADERA, avait pour credo : la rupture. Plus de pratiques nauséabondes du passé sous son règne ! Hélas, force est de constater que la personnalité qu’il a nommée à la tête de la Mairie, ne reflète pas du tout cette tendance, ou cette dynamique. Partant de ce constat, on apprend donc que NAKOMBO est exécré dans son Institution, et qu’il fait financer ses innombrables voyages à l’étranger et ses dépenses somptuaires aux frais de la Mairie, étant précisé qu’il aurait déjà explosé le budget alloué aux dépenses courantes réservées à la fonction de Maire. Comment en est-on arrivé là ?

Et comment inverser la tendance, devant des attitudes qui ne vont pas faire notre fierté à l’étranger, au moment où on ne parle que de bonne gouvernance. Mais dans ce cas, les hauts cadres de ce pays, comme le Maire de Bangui, se doivent d’être exemplaires. Or, ce n’est pas le cas. Dans ces conditions, comment sensibiliser nos policiers et autres fonctionnaires à ne pas verser dans la corruption, si au sommet de l’Etat, on se plaît à contourner les textes. Le débat vaut d’être lancé… Et vu l’attitude de mépris affiché par monsieur NAKOMBO, qui a fait de la Mairie de Bangui, son fonds de commerce, et prêt à tout pour s’enrichir, ce n’est pas demain que nous allons entrer dans l’ère de la rupture prônée allègrement par le Président TOUADERA. Et le relèvement socio-économique de notre pays, est clairement obéré par ce genre d’agissements douteux.

Chaque jour que Dieu fait voit se perpétrer à la mairie de Bangui, un cas de détournement. Bangui ne ressemble plus à « Bangui la coquette du temps de BOKASSA » et les maires compétents de l’époque. Si Boganda, premier maire de Bangui revenait aujourd’hui en vie, il ne reconnaitrait plus « sa » capitale. Triste réalité. Incroyable mais vrai ! Faites seulement un tour en ville dan n’importe qu’elle avenue ou partie de la ville de a Bangui et vous verrez !

Même les dons récemment donnés à la mairie de Bangui par les partenaires font déjà l’objet de cas de détournements d’après certaines langues bien contrôlées. Où va la maire de Bangui ? Quel laxisme ! Même le climat, l’ambiance avec ses collaborateurs pose problème au point que beaucoup de vrais cadres de la mairie de Bangui sont découragés et démotivés de donner le meilleur d’eux-mêmes.

A l’allure où vont les choses, il est temps que le président Touadéra prenne ses responsabilités car cela va du salut et en vaut l’aura de son régime. Comme le premier ministre Sarandji a déjà pris gout en proposant des personnalités à la tête de la mairie de Bangui, il serait souhaitable qu’il propose un autre nom au chef de l’Etat qui, même si elle continue à vendre les diamants, songerait quand même un tant soit peu, à embellir la ville de Bangui, vitrine de la RCA vis-à- vis de l’extérieur. La même gabegie qu’il avait faite pour mettre à genoux la société des tabacs CETAC revient encore au galop à la mairie de Bangui malgré les efforts fournis par les nouvelles autorités pour remettre le pays debout sur ses fonds propres. Manque-t-il des gens à mettre à la tête de la Mairie.

 

 

CENTRAFRIQUE : LE 15MAI, BRÈVE PENSÉE POUR LES FAMILLES CENTRAFRICAINES EN DETRESSE

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CENTRAFRIQUE : LE 15MAI, BRÈVE PENSÉE POUR LES FAMILLES CENTRAFRICAINES EN DETRESSE

 

 

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La Ministre Virginie Mbaikoua.

 

Bangui, le 15/05/2017

 

Déclaration du Ministre Virginie MBAIKOUA,

 

La nation centrafricaine à l’instar des autres nations du monde célèbre ce jour 15 mai 2017 la journée internationale de la famille. De quelle famille doit-on faire allusion ? Celle de Centrafrique souffre à outrance à cause de la crise militaro politique qui continue de mettre sur la route des leadger plusieurs familles. C’est en mémoire de ces familles que la ministre Virginie BAIKOUA des affaires sociales et de la réconciliation nationale demande qu’on ait une pensée en vers elles.

 

Centrafricaines, centrafricains

Demain 15 mai 2017, la république centrafricaine célèbrera la journée internationale des familles comme tous les autres pays, membres des nations unies.

Pour rappel, cette journée a été instituée par l’assemblée générale des nations en 1993, dans sa résolution 47/237, afin de mieux faire connaitre les questions liées a la famille et de mieux comprendre les enjeux sociaux, économiques et démographiques qui les affectent sur le plan de sa protection et de son évolution conformément a l’espace et le temps.

Centrafricaines, centrafricaines, chers compatriotes

La journée internationale des familles offre dans de nombreux pays l’occasion de mettre en lumière différents points d’intérêts importants pour les familles. C’est dans ce sens qu’elle a inspiré une série d’actions de sensibilisation au niveau national

Le thème international de cette année s’intitule  «  le rôle des familles et des politiques familiales dans la promotion de l’éducation et le bien-être général de leurs membres ».

Ce thème met en évidence l’importance et le rôle que revêt la famille dans la promotion de l’éducation et le bien être général des membres qui compose une société.

Chers compatriotes,

La grande crise que notre pays a traversé ces derniers moments a inéluctablement amenuise les capacités de nos familles à pouvoir jouer pleinement les rôles qui leur sont dévolus. À certains endroits, elle a même fait voler en éclat les familles. Mais au-delà de cet affaiblissement, je reste convaincu que la famille est et demeure à la fois un laboratoire et une base de données les mieux indique pour pouvoir développer les stratégies plus pertinentes à la résolution de cette crise qui n’a que trop dure.

Chers compatriotes

Vous conviendrez avec moi que le développement d’un être humain commence d’abord au sein de la famille avant de s’étendre à d’autre espace ou autre sphère. C’est dans la famille que chaque personne puise les ressources nécessaires pour construire sa personnalité. De ce fait, le comportement, le savoir-faire et le savoir être de chacun dépend de l’éducation reçu dans la famille.

Au regard de l’importance que revêt la famille, le gouvernement que dirige son excellence s’implique Mathieu SARANDJI, Premier Ministre, Chef du gouvernement, sous la très haute impulsion de son excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat s’emploie à adopter au cours de cette année une politique nationale de promotion et de la sauvegarde de la famille, laquelle politique servira de cadre d’orientation de toutes interventions, visant l’amélioration des conditions de nos familles donc de toutes les populations du pays.

Le gouvernement place la célébration de cette journée   autour du thème national : « familles centrafricaines et valeurs citoyennes ». Oui, il est temps pour chaque famille centrafricaine de passer en revue les valeurs qui fondent notre société afin de développer les bonnes pratiques qui puissent aider   notre cher et beau pays dans la phase de son relèvement post conflit après ces années difficiles.

A cet effet, j’exhorte chaque membre de famille centrafricaine, qu’il s’agisse du père, de la mère ou tout autre affilie, à jouer convenablement les rôles qui lui revient dans la chaine familiale à travers la diffusion de bons conseils, l’enseignement de la bonne éducation, l’apprentissage du respect des valeurs et de institutions afin de parvenir à rebâtir notre pays sur de bons piliers gage d’un bon développement durable.

Je profite aussi de l’occasion pour demander aux partenaires de la république centrafricaine de prêter main forte au gouvernement dans sa démarche pour la réhabilitation et la sauvegardée la famille en Centrafrique, fondement d’une société capable de relever les défis de l’heure.

À toutes et à tous, je souhaite une bonne fête de famille en Centrafrique.

Je vous remercie

 

 

Centrafrique : Hier Alindao et aujourd’hui Bangassou, trop de violence aveugle entraînant des morts inutiles et insupportables.

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Centrafrique : Hier Alindao et aujourd’hui Bangassou, trop de violence aveugle entraînant des    morts inutiles.

 

 

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Les miliciens Anti-Balaka en Centrafrique

 

Bangui, le 15 mai 2017.

Par : Corbeau News Centrafrique (CNC),

 

Trop de familles endeuillées, dévastées, traumatisées. Cette région connaissait pourtant une paix relative depuis plusieurs années. Il a fallu qu’un boulevard soit offert par la Minusca et par Mr Touadera à Ali Darassa pour poursuivre son œuvre de destruction massive en dehors de Bambari…

Au lieu de résoudre un problème, on le déplace et on l’aggrave. Pourtant, c’est depuis le mois d’Août 2016 que, comme un prédicateur dans le désert, un observateur de la vie politique centrafricaine (URCA)   ne cesse de tirer la sonnette d’alarme. Pour les avoir mis en garde contre la montée en puissance des groupes armés. Le président de ce parti qui était le challenge malheureux de TOUAD a même failli être arrêté pour son franc parlé. Il a été traité de tous les noms par le Gouvernement et la MINUSCA qui l’a traité de putschiste.

C’est pourquoi : « Beaucoup de compatriotes disent ou écrivent: “Tais-toi AGD, tu n’aurais pas fait mieux en seulement un an… » Nous faisons dans cette publication le nôtre, cette déclaration qui corrobore avec notre analyse.

Mais la situation était largement meilleure il y a un an! Il ne fallait pas l’aggraver, il fallait juste l’améliorer! Bien sûr qu’avec les conseils des uns et des autres TOUAD aurait pu mieux faire. Il aurait fait complètement différent, parce que l’expérience de BOZIZE lui aurait enseigné pal mal de choses sur la gestion d’une rébellion en ce qui concerne la situation sécuritaire dans notre pays. A condition de le vouloir et d’avoir un projet et une méthode!

Or, 14 mois ont été utilisés à fêter au quotidien la rupture, a se balader dans le monde pour je ne sais quel résultat. Pendant ce temps, les centrafricains meurent. Le Gouvernement est autiste et se montre farouchement allergique au partage des idées.

Aucun homme politique, aucun centrafricain de la Société civile ne réussit à faire entendre ses propositions. Même pas l’Assemblée Nationale!

A titre d’illustration, les propositions de solutions faites par les députés de l’Ouham Pende de la Ouaka, de la Haute Kotto, et récemment de la Basse Kotto et du Mbomou, par rapport à l’insécurité dans leur région ont tout simplement été méprisées.

Le régime du Professeur FAT demeure résolument indifférent au massacre des centrafricains et répète à satiété sa phrase fétiche: “On y travaille…”. Oui, le pouvoir travaille à la destruction de la RCA. Et il ne faut surtout rien dire. Est-ce possible qu’on tue, qu’on massacre et qu’on mette dans la terre des êtres vivants sans qu’une seule voix ne s’élève ? Où allons-nous ? Où veut-on amener la Centrafrique ? Est-ce vraiment des dirigeants capables que nous élissons ? Qu’attendent les élus du peuple pour porter une mention de destitution de TOUADERA et de tout son exécutif. Mine de rien, les centrafricains en ont assez marre de mourir comme des mouches. Silence, on tue, voilà le mot d’ordre. Mais vous allez gouverner qui ?

SARANDJI est le moteur de tout ce qui se passe car pensant qu’activant la violence te les tueries dans le pays, il protège ainsi son poste et sa famille. Le 15 mai est la journée internationale de la famille, mais de quelle famille s’agit-il ? Les familles protégées que sont celles des dirigeants de ce pays ? Ou s’agit-t-il des familles centrafricaines laissées pour compte ?

Un adage dit qu’on peut tromper une personne mais on ne trompe pas tout un peuple et souvent. La politique, c’est un art mais plutôt un couteau à double tranchant. Le discours de Sarandji d’hier a montré son véritable visage dans la sphère politique centrafricaine. Il jette l’anathème sur une épenthétique opposition. Est-ce un rêve ? Existe-t-il-une opposition en Centrafrique alors que comme un seul homme que les Centrafricains ont voté et porté au pouvoir le professeur des mathématiques. Qui dit mathématique dit théorèmes. Et il y a plusieurs théorèmes, celui de Pi Tagore, de Newton, Aincheten etc. L’a n’est pas le problème mais plutôt l’application des théorèmes. Le professeur TOUADERA n’a-t-il pas encore trouvé la meilleure formule pour faire taire définitivement ces énergumènes qui massacre ses électeurs ? Pense-t-il à l’après 1er mandat ?

A vrai dire, tout le peuple regrette avoir porté son choix sur Touadéra car il vit un désastre indescriptible qui ne dit pas son nom.

République centrafricaine, Bangassou : MSF appelle au cessez-le-feu pour permettre le déploiement de l’aide médicale d’urgence

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République centrafricaine, Bangassou : MSF appelle au cessez-le-feu pour permettre le déploiement de l’aide médicale d’urgence

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_20031.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du MSF. Copyrightmsf.
Le logo du MSF. Copyrightmsf.

 

Bangassou/Bangui, le 13 mai 2017 –

Par : MSF.

Suite aux violents combats qui ont éclaté tôt ce matin dans la ville de Bangassou (province de Mbomou), MSF appelle les groupes armés à mettre en place un cessez-le-feu pour permettre aux blessés un accès aux soins médicaux d’urgence.

 

« En l’espace de quelques heures, MSF a reçu 21 nouveaux blessés. Cependant, nos équipes ont connaissance de plusieurs autres blessés à Bangassou, qui sont pris au piège des tirs incessants et dans l’incapacité d’accéder à l’hôpital. Nous demandons un cessez-le-feu à tous les groupes armés qui se battent actuellement à Bangassou pour nous laisser aller chercher les blessés et offrir le minimum d’assistance humanitaire à la population, » plaide René Colgo, chef de mission adjoint pour MSF actuellement sur place.

 

Une partie des habitants ont fui la ville, mais les autres sont barricadés dans leur maison ou ont cherché refuge dans des lieux qu’ils espèrent sûrs. Il est pour l’instant impossible d’avoir une idée précise du nombre de victimes car l’intensité des combats empêchent tout mouvement au centre ville.

 

« Nous voulons aussi rappeler à toutes les parties au conflit leur devoir de respect envers les populations civiles, le personnel et les structures médicales, y compris les services de référence et les ambulances,» continue René Colgo, « car toute personne blessée, même en temps de guerre, a droit à une assistance humanitaire. »

 

Lundi dernier (8 mai), l’organisation a traité 12 autres blessés dans l’hôpital qu’elle soutient à Bangassou, suite au combat qui a eu lieu le lundi 8 mai, à 25 kilomètres de la ville, entre les forces onusiennes et un groupe armé.

 

Médecins Sans Frontières est une organisation internationale neutre, indépendante et impartiale qui apporte des soins médicaux d’urgence lors de conflits, de déplacements de population, d’épidémies ou de catastrophes naturelles. L’organisation gère une douzaine de projets en République centrafricaine. Elle soutient l’hôpital de Bangassou depuis 2014, ainsi que les centres de santé de Yongofongo, Mbalazine et Niakari offrant des soins médicaux vitaux aux 206. 000 habitants de la préfecture de Mbomou. De janvier à mars 2017, MSF a pris en charge près de 2 000 patients à l’hôpital de Bangassou.

 

 

LES ENSEIGNEMENTS DE L’ÉLECTION DU JEUNE PRESIDENT À L’ELYSÉE ET LA GALAXIE DES DICTATEURS AFRICAINS.

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LES ENSEIGNEMENTS DE L’ÉLECTION DU JEUNE PRESIDENT À L’ELYSÉE ET LA GALAXIE DES DICTATEURS AFRICAINS.                                                                        

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Bangui, le 13 mai 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou.

 

Le marathon électoral français s’est soldé par l’accession d’un jeune à la magistrature suprême de l’Etat. Le nouveau locataire du palais de l’élysée est un inconnu du grand public français âgé seulement de 39 ans.

Il s’agit d’une première dans l’histoire politique de la France où toutes les données sont inversées et cela marque par la même occasion le début d’une révolution dans la classe politique. Ce jeune énarque de la promotion Léopold Sedar Senghor, bien connu du milieu financier, bancaire et qui n’a aucun mandat électif à son actif est devenu le symbole de la révolution politique. Il inspirera les jeunes générations de la planète toute entière. Le revirement de la jurisprudence dans le domaine politique a fini par convaincre les animateurs de la vie politique que les jeunes ont aussi leur place dans la cité. Ainsi, le citoyen lambda curieux comme d’habitude cherche à comprendre ce rêve devenu réalité en se projetant sur l’avenir de la jeunesse africaine et plus particulièrement celle de la Centrafrique : peut-on devenir President de la République en dehors de la traditionnelle voie c’est à dire par le biais d’un parti politique ou d’une candidature indépendante ? Peut-on devenir President de la République en un temps record surtout qu’on a pas un parcours politique conséquent ? Pensez-vous que les francais sont si nuls pour confier leur destinée à un jeune de 39 ans ? Pourquoi les africains et plus particulièrement les centrafricains ne font pas confiance à la jeunesse ?

Étant donné que les africains ont l’habitude de copier ou de plagier bêtement les règles et pratiques occidentales, ces vieux dictateurs africains pourront emboîter les pas du maître pour faire de la place à la jeunesse ? Les papys President du continent le plus humilié tenteront-ils d’opposer une résistance à la nouvelle règle ? Les vieux dictateurs africains n’auront-ils pas honte de venir s’aligner à l’elysée devant leur petit-fils munis de cahiers et stylos pour faire des dictées préparées ? Leurs vieilles conceptions de la politique seront-elles compatibles avec le macronisme ? Cette élection va t-elle révolutionner la liaison incestueuse Françafricaine ou entériner l’acte de décès des relations nord-sud ? Nous vous rappelons que l’élu de la nation française appartient à la génération des petits-fils des dictateurs africains car le President du Zimbabwe capitalise 92 ans, celui du Cameroun compte 85 ans, le President de la Guinéen (Conakry) totalise 80, tandis que ceux du Mali, Côte d’Ivoire et de la Guinée équatoriale ont chacun 75 ans. Il faut aussi intégrer dans l’équipe le President tchadien et congolais (Brazzaville) sans oublié les “faux jeunes” du Togo, de la RDC et du Gabon. Le “faux jeune” centrafricain qui peine à imprimer sa marque de fabrique n’a pas dérogé à la règle des dictateurs africains alors qu’il incarnait l’espoir car il s’est entouré de vieilles personnalités politiques qui ont servi les Présidents Bokassa, Kolingba, Patassé et autres comme si le pays était en déficit de jeunes cadres, diplômés et compétents.

Quel est ce genre d’Etat qui ne tend pas la main à sa jeunesse ? Un enseignant-President qui piétine la jeunesse de son pays s’érige par la force des choses en dictateur (la nouvelle forme). Qu’est-ce que ces vieux renards de la politique centrafricaine peuvent encore prouver si ce n’est de gaspiller nos richesses ? Eu égard à l’espérance de vie, nous estimons qu’il faut plafonner sans porter atteinte aux libertés fondamentales, l’âge limite de présentation à une élection présidentielle. Cela évitera d’élire des grabataires à la présidence de la République tels sont les cas de l’Algerie et du Nigeria.

Pour ne pas exagérer, on peut imposer un bilan médical approfondi aux futurs candidats aux Présidentielles.

En tout état de cause, l’avènement du jeune homme à l’elysée ne résoudra pas les problèmes de l’Afrique mais il instaure actuellement un climat d’espoir pour durcir le ton aux vieux dictateurs qui pillent, dilapident et gaspillent les ressources naturelles du pays au détriment de leur peuple respectif. Cette révolution qui est un symbole d’espoir, de renouveau et de modernité pour la jeunesse inspirera les jeunes africains et plus particulièrement les jeunes centrafricains car nos États ont besoin d’un sang neuf pour relancer leur développement. Pour matérialiser le début de la révolution africaine, nous exhortons solennellement la jeunesse africaine et plus particulièrement la jeunesse centrafricaine à se réveiller, à s’investir dans la gestion de la chose publique et de “PRENDRE LE POUVOIR” car ce dernier ne se donne pas…il s’arrache par vos investissements politiques et pacifiques. Tels sont les leçons, morales et enseignements de cette élection. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

Paris le 12 mai 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                             Tel : 0666830062.

 

 

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LE DEPART DU RPR DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE FAIT GRINCER DES DENTS

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CENTRAFRIQUE : LE DEPART DU RPR DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE FAIT GRINCER DES DENTS

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00021.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Monsieur Alexandre Ferdinand  Nguédet. CNC

 

Bangui, le 14/05/2017

 Par : Bertrand Yékoua,  CNC.

 

Enfin, on observe du nouveau dans le comportement des hommes politiques centrafricains. Est-ce une renaissance politique qui peine encore à être perçue comme telle par les vautours qui n’aspirent qu’au chaos pour en tirer leur égoïste profit au détriment du peuple ? L’on ne saurait mieux le dire mais il faudra bien le dire.

L’écosystème politique centrafricain semble entrer de plain-pied dans un processus de bouleversement présage d’un renversement complet de la fausse apparence d’une stabilité précaire. La parfaite illustration est le tonitruant départ du Rassemblement Pour la République (RPR) du Président Ferdinand-Alexandre N’guendet de la majorité présidentielle, suivi du CRPS de Me Nicolas Tiangaye et du PATRIE de Me Crépin Mboli-Goumba. Acte de bravoure qui marque la différence de nouveaux hommes politiques centrafricains capable de dire non aux truculents spécimens de griots politiques prêts à tout pour défendre l’indéfendable, justifier l’injustifiable et excuser l’inexcusable ? Sans vergogne aucune ces trois centrafricains ont su démontrer leur démarcation de la clique des vampires tel ce quidam qui, par le doux pseudonyme de Sergy Nelly Anazoua, auteur il y a quelques jours d’un article écrit dans un français épouvantable, lamentable, déplorable, titré « Quid de l’opposition aveuglée de certaines [sic] rapaces au [sic] régime de Touadéra [sic] ».

C’est que la forme boiteuse, pour ne pas dire calamiteuse de ce titre est symptomatique de ces hurluberlus autoproclamées gardien du temple et d’un système qui, à peine instauré, sonne déjà le glas de sa perdition.

Mais comprenons surtout que cet arrêt que nous venons de faire sur la forme, que d’aucuns pourraient juger futile, inutile, tiré par les cheveux, voire digne d’un onanisme intellectualiste, donne corps à une pratique, un tropisme propre aux zélateurs du pouvoir.

Pour le fond, le désastre du pouvoir pousse ces zélateurs non seulement dans la démagogie sans fond mais pire encore dans la diffamation sans limite. Ainsi en est-il des accusations diffamatoires sans fondements, sans queue ni tête à l’égard de l’ancien Président du Conseil National de Transition (CNT) et ancien Chef de L’Etat de Transition par intérim Ferdinand-Alexandre Nguendet. Ainsi, les nostalgiques des dérives totalitaires de l’ancien système, l’accusent d’avoir organisé à PK0 une marche de soutien à la Séléka. Et qu’en conséquence il serait l’un des chefs de file de la rébellion Séléka et aurait bénéficié de cette reconnaissance par Djotodia pour être élu Président du Conseil National de Transition. Une marche qui rappelons-le rassemblait plus de 90% de Centrafricains chrétiens. Donc ces scribouillards voudraient nous faire croire, que tous ces manifestants majoritairement chrétiens se seraient réunis au PK0 dans le seul but de soutenir le projet de leur propre massacre ? Est-ce vraiment crédible ? Absolument pas. Faut-il le rappeler, en 2003, le Président Nguendet était Rapporteur Général au Bureau du Conseil National de Transition. Avait-il organisé une marche ? Elu 2ème Vice-président de l’Assemblée Nationale, avait-il là aussi organisé une marche ?

La vérité, c’est que les nostalgiques de l’ancien système ne pardonnent pas à Nguendet d’avoir validé par cette marche, avec un très large soutien de la population centrafricaine toute obédience confondue, la chute définitive de l’ancien pouvoir. Au point qu’ils ne parviennent pas à comprendre que cette marche était un message adressé au nouveau régime de Djotodia pour lui dire « nous validons la chute de l’ancien régime mais en même temps nous avons l’œil sur vous, nous vous surveillons de près ». La suite des évènements donnera 100% raison à cette mise en garde car, le premier à dénoncer les massacres perpétrés par ces mercenaires de l’ex-coalition Séléka sera Ferdinand-Alexandre Nguendet en sa qualité de Président du Conseil National de Transition (CNT). Un fait reconnu non seulement par une importante frange de la population centrafricaine, la presse nationale, les observateurs objectifs mais également par la communauté internationale. La simple consultation des journaux de l’époque, que ce soit la presse nationale comme internationale, suffit à édifier les moins informés sur la question.

L’interpellation régulière des membres du gouvernement, la marche des Conseillers Nationaux suivie d’un mémorandum remis aux Nations Unies pour le rétablissement, le réarmement et le redéploiement des forces de défense et de sécurité et la neutralisation immédiate de tous les criminels de guerre, l’expulsion du Général soudanais Moussa qui faisait la pluie et le beau temps depuis la caserne des pompiers, les déplacements dans les zones à risque, jusqu’à perdre son garde du corps, pour rappeler à la MINUSCA le mandat que lui a décerné le Conseil de Sécurité de l’ONU, le retour au calme dans le pays durant l’intérim à la tête de l’Etat montrant un sang-froid exemplaire couronné par l’élection et la remise du pouvoir avec élégance à Madame Catherine Samba-Panza résument très clairement la volonté patriotique de ce brave fils du pays. Touts ces faits, tous ces points sont des éléments objectifs indestructibles qu’aucun esprit même le plus malhonnête au monde ne peut nier

Et grand jamais les détracteurs n’ont quoi que ce soit à reprocher au Président Nguendet sur sa feuille de route, car le Conseil National de Transition était considéré comme le meilleur élève de la Transition. Alors, on glose, on ergote, on invente.

La faiblesse des sectateurs du pouvoir ne s’arrête pas seulement à la mise en accusation éhontée de l’ancien Chef de l’Etat de Transition, Ferdinand-Alexandre Nguendet, à qui ils reprochent également d’être l’architecte et le maître d’œuvre de l’implosion de la fragile majorité présidentielle dont jouissait sans résultat probant le pouvoir depuis un an. Non, la faiblesse de ce courant d’impensée se conjugue malheureusement par des prises de positions anti-démocratiques, dangereuses. Ainsi lit-on sous la plume du patenté Sergy Nelly Anazoua que « le mutisme observé jusqu’ici semblait faire croire à une prise de conscience des leaders politiques et un engagement à prendre la place qui est la leur ».

Ces propos sont d’une extrême gravité. Ainsi pour le pouvoir, le rôle des leaders politiques c’est de se taire. Se taire quand 80% du territoire nationale est occupé par des mercenaires étrangers. Se taire quand plus de la moitié de la population centrafricaine ne survit que grâce à l’aide humanitaire. Se taire quand chaque jour Ali Darass défie l’autorité de l’Etat, utilise les armoiries et symboles de l’Etat. Se taire quand 700.000 Centrafricains réclament la neutralisation immédiate d’Ali Darass et des mercenaires étrangers opérant sur le sol centrafricain. Se taire quand Monseigneur Mathos perd la vie par manque d’oxygène à l’hôpital. Se taire lorsque les éléments de l’UPC du mercenaire-terroriste nigérien massacrent les populations d’Alindao, de Bangassou ainsi que les quatre soldats de la MINUSCA. Se taire lorsque le pouvoir n’est pas en mesure de mobiliser les fonds promis par les amis de République centrafricaine à Bruxelles.

Donc pour le pouvoir, la place des leaders politiques c’est celle des sourds-muets qui ne doivent en aucun cas prononcer un mot pour soutenir l’intérêt supérieur de la Nation. Alors dès qu’une autorité se prononce contre les dérives du pouvoir voilà qu’on agite l’épouvantail du coup d’Etat. Mais que les griots se calment avec ce fantasme du coup d’Etat. Vu la fragilité extrême du pouvoir actuel, personne n’a intérêt à rajouter du chaos au chaos en fomentant un coup d’Etat. Tous les hommes politiques qui ont soutenus le Président Touadéra soit dans le cadre des élections du 2nd tour, soit dans le cadre de la défunte union sacrée ne caressent aucunement cette chimère, n’ont pas une seule seconde l’intention d’ouvrir à nouveau les portes de l’enfer du coup d’Etat.

Au lieu d’ériger des fronts de tension au sein de la population et de la classe politique, le pouvoir en place devrait faire montre de sang-froid dans la gestion responsable et apaisée de l’Etat en attendant l’échéance électorale de 2021 pour permettre au souverain primaire de prendre ses responsabilités.

 

Centrafrique : le parti URCA condamne l’attaque de Bangassou et regrette le laxisme du gouvernement Sarandji.

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Centrafrique : le parti URCA condamne l’attaque de Bangassou et regrette le laxisme du gouvernement Sarandji.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1387.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du parti URCA

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Bangui, le 13 mai 2017.

 

Nous avons appris avec consternation l’embuscade meurtrière organisée le mardi 09 mai 2017 à Rafaï dans la préfecture du Mbomou, par des bandes armées se réclamant des Antibalakas, contre un convoi de la Mission Intégrée des Nations Unies pour la Sécurisation de la Centrafrique (Minusca). Cette attaque a entraîné la mort de quatre casques bleus, des blessés graves et des disparus.

L’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) condamne avec fermeté cet acte criminel, dont tes victimes viennent s’ajouter au millier de centrafricains qui ont été injustement et lâchement massacrés depuis un an par tes différentes bandes armées qui déciment le pays en toute impunité.

En ces moments tragiques, l’URCA partage la douleur, l’émotion et la peine de ta MINUSCA et des parents éplorés et leur présente ses sincères condoléances.

L’URCA rappelle que ces actes odieux constituent des crimes de guerre et réclame l’ouverture d’une enquête judiciaire afin que leurs auteurs soient identifiés et qu’ils puissent répondre de leurs actes devant la Justice internationale.

Il est utile de rappeler que si des mesures appropriées avaient été prises par la MINUSCA pour cantonner et désarmer ces bandes armées, on aurait assurément évité ces pertes en vies humaines et ces violences aveugles.

C’est également le lieu de dénoncer avec force la démission du Gouvernement devant ses responsabilités, notamment par son silence complice et son indifférence devant une situation qui s’aggrave jour après jour.

L’URCA enjoint le Gouvernement à sortir de son immobilisme et de son apathie pour assumer la mission de protection de la population qui lui a été dévolue par ta Constitution.

Une fois de plus, L’URCA demande à la MINUSCA d’user du mandat robuste qui lui a été confié à travers les résolutions du Conseil de Sécurité, pour enfin neutraliser les bandes armées qui sèment la mort et la désolation sur la quasi-totale superficie de la République Centrafricaine.

Fait à Bangui te 1 1 mai 2017

Anicet George.

DOLOGUELÉ

Président

 

 Communiqué de presse du parti  URCA
Communiqué de presse du parti URCA

 

 

 

 

Centrafrique: Raymond ADOUMA un grand manipulateur colporteur bombardé à la Socatel

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Centrafrique: Raymond ADOUMA un grand manipulateur colporteur bombardé à la Socatel

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00661.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Immeuble SOCATEL à Bangui. Crédit Photo : mapio.net
Immeuble SOCATEL à Bangui. Crédit Photo : mapio.net

 

Bangui, le 13 mai 2017.

Par : Bertrand Yékoua, CNC.

 

Bien que la Socatel se bat pour sortir la tête de l’abime, il Ya étonnamment des nostalgiques du passé qui ne voudraient pas voir cette société aller de l’avant. L’on citera monsieur Raymond ADOUMA, l’ancien ministre délégué aux Eaux et Forêts, et directeur général de la socatel à l’époque et actuellement Directeur des affaires financier (DAF).

En effet, bombardé par l’actuel ministre Gourna-Zacko au poste de Directeur des Affaires financier pour des raisons que seul le ministre peut expliquer puisque la compétence n’y est pas, monsieur Adouma se comporte à la Socatel comme un mercenaire et un grand bandit de grand chemin qui ne veut vraiment pas de l’évolution de la société Socatel en manipulant les personnels tout le temps à la grève.

Connu pour sa grande vie et son train de vie toujours au-delà de ses propres efforts et moyens, l’ex-ministre délégué Raymond Adouma s’est toujours illustré par l’orgueil, la traitrise, les intrigues et l’incompétence. Son passage au gouvernement avait édifié plus d’un centrafricain sur l’agissement et le personnage lui-même comme banditisme au sommet de l’état.

Aussitôt bombardé par son ami et ministre des PTT en qualité de Directeur des Affaires Financier de la Socatel, monsieur Adouma n’a pas attendu une seconde pour se tailler des avantages colossaux dépassant même ou presque, ceux du président du Conseil d’Administration et le Directeur général, oubliant que le personnel de la société traine encore 41 mois d’arriérés de salaires et autres avantages dus. Une fois la Direction générale a rejeté les illusions du DAF, tout à commencer par se gâter, notamment les relations interpersonnelles.

Fort dans les messes de minuit, l’histoire retiendra que c’est ce truand Directeur des Affaires Financier qui, pour des visées personnelles inavouées, manipule tout le temps les délégués et l’ensemble du personnel avec la bénédiction de son ami le Ministre fantôme et escroc Gourna Nzacko prenant ces cas de grèves comme un motif de vilipender la Direction Général de la Socatel .L’objectif visé mais inavoué de monsieur Adouma serait de passer , grâce à l’appui de son ami ministre, au poste de Président ou Directeur Général de la SOCATEL. Or après tant d’années, le personnel de la Socatel qui n’avait pas un cadre légal des pensions venait d’en bénéficier au niveau de la Caisse nationale de Sécurité sociale(CNSS). N’est-pas là un acte de progrès à féliciter ?

Toujours négligeant, il a même cabossé de manière irrécupérable deux véhicules lorsqu’il fut Directeur général à l’époque, le véhicule de service que la Société lui a affecté. Là où le bât blesse, c’est que ses véhicules ont été endommagés en état d’éthylisme avancé et à des heures indues. Jusqu’à ce jour, personne n’a osé demander des comptes au sieur Adouma. Pour qui joue monsieur Adouma ? Est-il vraiment normal de surcharger une société comme la Socatel, déjà au fond de l’abime, avec des charges titanesques du genre des illusions de monsieur Adouma ? Qui dans le passé ses brillés dans la gestion opaque et scabreuse et surtout la passation des marchés de gré à gré à hauteur de 30.000 Millions lorsqu’il fut Directeur Général de la socatel à l’époque. (Affaire à suivre !)

 

CENTRAFRIQUE : QUELLE STRATÉGIE POUR LE PRESIDENT TOUADERA ET LE PEUPLE CENTRAFRICAIN FACE AUX PÉRILS ? (1)

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CENTRAFRIQUE : QUELLE STRATÉGIE POUR LE PRESIDENT TOUADERA ET LE PEUPLE CENTRAFRICAIN FACE AUX PÉRILS ? (1)

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Bangui, le 12 mai 2017.

Par : JOSEPH AKOUISSONNE

 

L’IMPASSE

        

Depuis l’accession au pouvoir de Faustin-Archange Touadera ; depuis ce vote massif et démocratique qui a suscité tant d’espoirs devant ce qui ressemblait à l’avènement d’une nouvelle Centrafrique ; depuis la venue du Pape qui semblait avoir atténué quelque peu les tensions ; depuis la création du DDRR qui devait désarmer les factions rebelles, la République Centrafricaine n’a toujours pas trouvé le chemin de la paix et de la réconciliation. Surgissant de l’horizon comme des chevaux de feu en furie, les périls n’ont jamais été aussi menaçants.

         Alors, on s’interroge. On s’interroge sur les destinées de cette nation en perdition, qui semble avoir emprunté les chemins tortueux et inextricables de l’instabilité et de la dislocation. A quand une issue ? A quand une lueur d’espoir à l’horizon ?

         Les autorités centrafricaines sont désarmées faces à la horde des séditieux. Venues pour protéger les populations et l’intégrité territoriale du pays, les forces internationales, malgré leur armada, peinent à réduire les poches des rebelles, abandonnant ainsi les habitants aux féroces diktats des rebelles et des mercenaires.

         Malgré les efforts déployés par le président Touadera pour convaincre les ex-Sélékas de se conformer au DDRR, les rebelles lui opposent une rhétorique démagogique faite de mensonges et de duperies. A coup de communiqués de presse fallacieux, ils manipulent le pouvoir afin d’obtenir l’impunité. Alors que tant de sang a été versé, leur demande est indécente et inacceptable. Les Centrafricains ne comprendraient pas que leurs bourreaux se pavanent libres dans leur pays.

         La découverte de stigmates de massacres, voire de charniers, est à craindre. D’autres soupçons de viols et d’actes de pédophilie sur adolescents par les forces internationales vont peut-être à nouveau surgir. Des familles effondrées pleurent encore et toujours à cause des crimes dont leurs enfants ont été victimes et réclament justice. Mais en vain, car, coupables d’un cynisme insupportable, la France et l’ONU ont tout fait pour absoudre leurs soldats auteurs de crimes sexuels en Centrafrique.

 

LE RISQUE D’UNE PARTITION

         L’intégrité du territoire n’a jamais été aussi menacée. La Ouaka et Bambari, sa capitale, sont occupées et administrées par le Nigérien Ali Daras et sa bande de mercenaires. Ils y font régner une terreur abominable. Jadis, Bambari était une ville luxuriante où il faisait bon vivre. Elle est devenue une ville martyre, comme Oradour-sur-Glane en Limousin, incendié par les barbares nazis. Dans les environs de Bambari, les villages ne sont plus que ruines. Les habitants terrorisés se sont réfugiés dans les profondeurs des forêts hostiles.

         Si on n’y prend pas garde, cette situation intenable risque de mener à une partition pérenne et, ainsi, précipiter la République Centrafricaine vers une sorte de somalisation. Petit à petit, Ali Daras s’est emparé d’une portion de la République Centrafricaine, avec la complicité des autorités de la Transition. Pour mettre un terme à cet affront fait à tout un peuple, il faut que tout soit mis en œuvre pour procéder à son arrestation. Récemment, une pétition initiée par Alexandre Ferdinand N’Guendet, président du RPR (Rassemblement Pour la République) a recueilli 600 mille signatures, pour demander d’appréhender au plus vite ce bandit des grands chemins.

         A l’est du pays, dans le Haut-Mbomou et le Mbomou, c’est Joseph Kony avec ses illuminés, violeurs d’adolescentes, qui massacrent, tuent et font des razzias dans les villages. Les forces spéciales américaines, envoyées en Centrafrique pour le capturer, sont reparties sans avoir accompli leur mission, laissant les autorités centrafricaines sans force face au sanguinaire Ougandais.

         Le désarmement des rebelles piétine. L’Armée Nationale tarde à retrouver ses capacités. Malgré leur bonne volonté dans la recherche de la paix et la réconciliation, les autorités courent le danger de se retrouver à la tête d’un Etat désarmé sous tutelle. La désorganisation des administrations, aussi bien dans la capitale que dans les provinces qui échappent au pouvoir central, précipite et accentue la partition.

         La situation actuelle est désespérée, glaçante, intenable.

 

QUE FAIRE ? SE RASSEMBLER

         Face à ces périls, que peut faire un Etat sans une armée Nationale digne de ce nom ? L’une des priorités serait de le doter de moyens suffisants pour assurer sa défense. La sécurité de la République Centrafricaine ne pourra être assurée que par les Centrafricains eux-mêmes, alors qu’on a l’impression que la réalité du pouvoir est entre les mains de la France et des forces internationales, qui se livrent à un jeu ambigu sur le terrain.

         A l’intérieur du pays, des politiciens assoiffés de pouvoir se disputent pour préserver leurs prébendes, au lieu de se rassembler derrière le gouvernement pour l’aider à combattre les bandes armées auteurs de crimes contre l’humanité.

         Il faut que les patriotes unissent leurs forces et se coalisent pour constituer un rempart contre la barbarie. Seule, leur union pourra permettre au pays de se relever.

 

JOSEPH AKOUISSONNE

(5 mai 2017)

                           ANI

 

 

Centrafrique : un crime passé sous silence

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Centrafrique : un crime passé sous silence

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00631.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Simon Koitoua.

Bangui, le 12 mai 2017.

Par : Simon Koitoua.

 

La situation dramatique des populations d’Alindao et villes environnantes victimes des actes barbares et criminels sont inquietants. Les témoignages attestent que ces actes crapileux et inuhumains et de violences sexuelles sont generalisés sur l’etendu du territoire sous les yeux impuissants de la force de Minusca . Une grande partie de ces viols concernaient des mineures et femmes enceintes .

Les autorités Centrafricaines n’exercent pas la diligence requise pour empêcher ces viols ni pour mener des enquêtes débouchant sur des poursuites ni pour proteger les populations de ces regions . Les responsables de ces crimes sont connus ALI DARASS et consorts , et pourtant ils recoivent des billets de banques aupres du GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN en signe de recompense de leur crimes commis sur nos paisibles une sorte de parrainage des actes crapileux et promouvoir l’impunité.

Découragé par l’inutilité de faire confiance aux autorites de bangui qui sont sensées nous proteger helas ils brillent par l’incompetence notoire , les victimes sont délaissées , elles ne savent pas à quel sain se vouer.C ‘est un regime le plus mediocre , le plus incompetent qu’a connu la Centrafrique qui brille par l’autisme. Un premier Ministre qui devrait etre admis à la retraite car il a perdu toutes ses facultes intellectuelles selon les dires de ses collaborateurs.

Beaucoup de victimes préfèrent se taire et cacher le viol qu’elles ont subi, par peur des représailles des terroristes d’ALI DARAS qui ont scellé une alliance avec le gouvernement de SARADJI.Les terrosristes de DARASS doivent continueront à semer le chaos devant permettre aux autorites actuelles de s’enrichir sur le dos et dans le sang des innoncents.

En effet, je condamne avec la plus grande energie les plans machiaveliques du Gabonais PARFAIT ONANGA et qui arme les groupes armes via ses reseaux afin de tirer profils de cette crise Centrafricaine qui n’a finisse pas

D’autres facteurs, comme la pauvreté, le manque d’accès à l’éducation, à l’information et aux soins médicaux, aggravent encore la vulnérabilité des populations . Je me joins aux patriotes Centrafricains pour demander au gouvernement fantoche de Centrafrique de prendre sans délai des mesures pour protéger les femmes, les jeunes filles et les fillettes de la Centrafrique contre la barbarie de DARASS un Nigerien.

Devant la gravité de la situation, je demande instamment au gouvernement Centrafricain de prendre toutes les mesures nécessaires pour : • condamner clairement et publiquement cette barabrie, un crime dont les auteurs doivent être jugés et punis conformément à la loi .

PATRIOTE SIMON KOITOUA

Centrafrique : LA MINUSCA RATTRAPEE PAR SON PROPRE JEU DE CAMELEON

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Centrafrique : LA Minusca RATTRAPEE PAR SON PROPRE JEU DE CAMELEON

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/Miliciens-Anti-Balaka-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Miliciens-Anti-Balaka

Bangui, le 11/05/2017

 Par : Herman THEMONA CNC.

 

De retour de Rafai sur Bangassou (sud-est de la RCA) un contingent de la MINUSCA a essuyé de lourdes pertes en matériels et vies humaines. Au total quatre (04) morts et un porté disparu jusqu’alors. Huit(08) blessés. C’est le bilan du reste actuel de l’attaque portée le 08 Mai 2017 contre le contingent cambodgien et marocain à quelques kilomètres de Bangassou, une ville du Sud-Est de la RCA. Corbeau News dans sa quête d’avoir d’autres informations fiables sur cette attaque n’a pas pu joindre les responsables de la MINUSCA qui se sont contentés d’un silence assourdissant. Mais depuis cette attaque conte la MINUSCA, beaucoup de questions se posent et les analyses vont bon train. Que peut-on retenir de cette première attaque d’envergure et de taille contre la MINUSCA ?

En effet depuis son implantation en RCA, le centrafricain lambda et la société civile ont toujours décrié la partialité et la complicité de la MINUSCA qui tient toujours un discours de deux poids deux mesures, bien qu’exerçant sous le chapitre 7 du Conseil de sécurité qui l’autorise à faire usage de la force pour désarmer tous les groupes rebelles sans exception. Sur le terrain, la MINUSCA ne joue pas franc jeu. A Bambari, la MINUSCA a protégé et hébergé au vu et au su de toute la population et des observateurs avertis de la vie centrafricaine, le chef rebelle ALI DARASSA. Pour couronner le tout, la MINUSCA a mis ses moyens logistiques et militaires à la disposition du chef rebelle de surcroit non centrafricain Ali DARASSA pour accompagner comme un roi, avec les honneurs dus à un chef d’ETAT vers une localité du sud-est de la RCA.

Il n’est un secret pour personne aujourd’hui en RCA : LA MINUSCA EST UNE FORCE D’OCCUPATION qui joue le jeu de la rébellion, juste pour entretenir le trouble et un climat d’insécurité dans le pays afin de piller, violer, détruire les richesses de la RCA. La seule mérite et succès que la MINUSCA a connu en RCA et que l’histoire retiendra c’est le viol des filles, le désordre sexuel, son soutien franc aux groupes rebelles qu’elle a même armés. La MINUSCA protège les rebelles et tire à balle réel sur le peuple centrafricain.

La MINUSCA en RCA c’est le commerce illicite. Il suffit de faire un tour dans l’arrière-pays pour voir le commerce de boissons de la viande, bref de tout que les différents contingents de la MINUSCA font sous le couvert de l’indemnité de privilège dont ils bénéficient en RCA.

La MINUSCA en RCA c’est le complot. Cette force onusienne entretient le flou quant à son rôle réel sur le terrain et ses accointances avec les groupes rebelles d’ALI DARASSA, Abdoulaye MISKINE et autres NOURADINE ADAM, AlKHATIM. Et comme pour piller toute la RCA, la mafia internationale représentée par la MINSUCA sur le terrain est entrain de gagner l’Est de la RCA qui, soit dit en passant, n’avait pas du tout connu la présence de la SELEKA depuis 2013 grâce à la présence des forces américaines et ougandaises.

Dotant personnellement les groupes rebelles en armes et autres effets puissants de guerre, la MINUSCA protège bec et ongle ses agents de terrain. Comme la MINUSCA protège ALI DARASSA qui est un chef de guerre, un terroriste nigérien qui ravitaille la MINUSCA en diamants, or et autres richesses de la RCA logées dans les zones qu’il contrôle avce la bénédiction, bien sûr, de la MINUSCA. Vous verrez très facilement que là ou DARASSA exerce sa mission, la MINUSCA lui envoie pour protection que des contingents de langue arabe de sorte à faciliter la communication entre la rébellion sur place et le contingent de la MINUSCA. C’est ce jeu qui vient d’être compris par les combattants chrétiens et qui a constitué l’attaque d’avertissement contre le contingent marocain. Déjà dans un passé encore récent, la société civile, ayant compris à fond le jeu et le complot de a MINUSCA contre le peuple centrafricain, avait demandé son départ de la RCA. Et comme d’habitude, la MINUSCA avait tiré à balle réelles sur le peuple sans armes faisant des dizaines de morts. Or si c’était les mercenaires du KM5 ou de Ali DARASSA, AlKHATIM , Abdoulaye MISKINE et autre Abdoulaye Hissen, les forces de la MINUSCA n’allaient pas tirer. Au contraire, ils allaient allègrement les accompagner au besoin, les aider à tuer davantage les centrafricains.

On ne le dira jamais assez : LA MINUSCA EST PARTIALE, ELLE EST INCOMPETENTE, ELLE PILLE LS RICHESSE DE LA RCA ; ELLE VIOLE LES FILLES MINEURS DE LA RCA ET LES MET EN GROSSESSE…

L’attaque de Bangassou contre la MINUSCA est le résultat même du double jeu de la MINUSCA qui s’occupe d’autre chose sur le terrain que l’application et l’exécution de son véritable mandat tel que le Conseil de Sécurité e lui avait donné.

Si la MINUSCA n’avait pas pris fait et cause pour une partie au conflit à savoir les branches armées de la SELEKA, si la MINUSCA n’avait pas été partiale, si la MINUSCA n’avait pas mis de côté son mandat tel que donné par le conseil de sécurité, si la MINUSCA n’avait pas accompagné en toute sécurité et honneur le chef rebelle ALI DARASSA vers sa nouvelle demeure ou il continue de tuer les centrafricains, de piller les richesses du pays au profit de la MINUSCA, le contingent marocain n’aurait jamais essuyé une telle défaite qui sonne comme la défaite française de 1941 face aux forces nazzies hitlériennes.

Il est temps que le gouvernement centrafricain, qui, lui aussi, brille par une incapacité et un silence complice face au complot de la MINUSCA, pense à réviser l’Accord de siège qui lie la MINUSCA à la RCA. Au besoin, et pour l’intérêt de la paix et du peuple centrafricain, demander le retrait pur et simple de cette force inopérante et partiale.

Affaire à suivre !

Centrafrique: la Minusca réaffirme sa détermination à œuvrer pour la paix

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Centrafrique: la Minusca réaffirme sa détermination à œuvrer pour la paix

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0060.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les porte-parole de la  Minusca.
Les porte-parole de la Minusca.

 

Bangui, 11 Mai  2017, CNC.

Par Eric NGABA

Frappée par le deuil depuis lundi soir après l’attaque meurtrière contre ses casques bleus, près de la ville de Bangassou (474 km à l’est de Bangui), la Minusca réaffirme sa détermination à poursuivre ses efforts aux côtés des autorités pour permettre à la Centrafrique de sortir de l’engrenage de la violence causée par les groupes armés.

Quatre soldats de la Minusca, tous Cambodgiens en mission en Centrafrique, ont été tués par des éléments anti-balakas, d’après le service de la communication stratégique et de l’information publique de la Minusca. Dix autres casques bleus dont neuf Marocains et un Cambodgien ont également été blessés lors de l’attaque survenue près du village de Yogofongo, à 20 km de Bangassou. D’après la Minusca, huit éléments anti-balakas auraient été tués lors de ce grave incident.

La Force de la MINUSCA dénonce les attaques lâches contre ses hommes et indique qu’elle y répondra de manière appropriée. La Force précise que ces incidents n’affectent en rien sa détermination à œuvrer pour le rétablissement de la sécurité dans le pays”, a indiqué son porte-parole, Major Khalil Rahhaliu, lors du point de presse hebdomadaire de la MINUSCA depuis le studio de Guira FM à Bangui.

La MINUSCA a par ailleurs dit évoqué la collaboration étroite avec “les autorités centrafricaines pour assurer que les auteurs de cette attaque lâche soient arrêtés et traduits en justice”, rappelant que « porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et passible de poursuites judiciaires».

Lors du point de presse le mercredi dernier, la Minusca a fait part de la tristesse et de l’émotion du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres,  et de son Représentant spécial en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, qui ont fermement condamné l’attaque et présenté leurs plus sincères condoléances aux familles endeuillées et aux Gouvernements des pays contributeurs de troupes concernés, tout en souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Le Secrétaire général souhaite réitérer son soutien aux actions de la MINUSCA pour protéger les civils et stabiliser la République centrafricaine, et demande aux parties de répondre favorablement à l’appel du Président Faustin Archange Touadéra en vue d’arrêter les violences et de travailler ensemble pour la stabilité du pays”, a indiqué la Mission, faisant allusion à la déclaration du porte-parole du Secrétaire général.

Centrafrique : Droit de réponse au Journal Centrafrique Libre du sulfureux conseiller SEBIRO, suite à l’article paru le 10 mai 2017.

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   La fuite en avant des partisans de TOUADERA : un régime aux abois ?

Droit de réponse au Journal Centrafrique Libre du sulfureux conseiller SEBIRO, suite à l’article paru le 10 mai 2017, intitulé  «  LES ALLIES DE DJOTODIA SERAIENT-ILS DANS LA LOGIQUE D’UN COMPLOT CONTRE TOUADERA? »

Sekode 2

Depuis plus d’une année de règne, le régime du Professeur TOUADERA est aux abois, on le sait, on le voit. Et on le vérifie jour après jour à la façon dont le «  touadera-moteur » s’emballe, risque la panne sèche ou, pire, la casse irréversible. En fait, le professeur a perdu sa toge, ne contrôle plus rien tout en ayant le nez collé aux engins lourds de la MINUSACA. Le réservoir se vide – seule une poignée des Centrafricains croient en la capacité de TOUADERA à répondre aux aspirations de son peuple.  Est-il même percé, ce réservoir ? Sinon, pourquoi toutes ces fuites ? Et aussi ces fuites en avant – « droit dans le mur » comme disent si bien les politiciens avertis…

Il y a danger. Danger d’insécurité généralisée. Danger de désunion aux conséquences désastreuses. Danger démocratique grave. Danger de mort !

 Oui, ceci n’est un secret pour personne. Ce régime de TOUADERA aux abois, à la limite on pourrait s’en foutre carrément. Mais il y a danger. Danger d’insécurité généralisée. Danger de désunion aux conséquences désastreuses. Danger démocratique grave. Danger de mort. Dans « affolement » il y a « fol » et toute forme de folie, concernant le pouvoir de Bangui, tout ce qui représente une menace directe et grave pour la démocratie, pour le rassemblement, pour l’unité, pour la paix pour tous, donc pour chacun de nous centrafricains.

Cette affaire de scission et de liquéfaction de la majorité présidentielle est si anodine selon nos dirigeants en poste, qu’elle affole précisément l’attelage présidentiel. Lequel entrave le fonctionnement de la politique – du Palais présidentiel à la primature, de Boy-Rabe à ceux des SELEKA et Anti-Balaka–, et tente en même temps d’intoxiquer l’opinion : LES ALLIES DE DJOTODIA SERAIENT-ILS DANS LA LOGIQUE D’UN COMPLOT CONTRE TOUADERA? Dixit le Journal Centrafrique Libre. Quelle honte ?

 Mais, à défaut de pouvoir résoudre les vrais problèmes, pourquoi accuser le M.L.P.C en traitant ses militants de « certains manœuvriers lascars de la politique alimentaire » selon le Journal Centrafrique Libre ?

«Les Alliés de DJOTODIA seraient-ils dans la logique d’un complot contre Touadera », comme l’insinue Sergy Nelly ANAZOUA dans les colonnes dudit Journal en ligne ?Mais pourquoi accuser le M.L.P.C en traitant ses militants de « certains manœuvriers lascars de la politique alimentaire » alors que celui-ci appartient toujours à la majorité présidentielle ?

Ce que Sergy Nelly ANAZOUA doit savoir et comprendre, c’est qu’ avant d’accuser gratuitement les autres partis politiques et leurs leaders respectifs-fussent-ils des anciens alliés, le camp Touadéra et ses griots du net devraient s’interroger sur les vraies causes du début de l’éclatement de la plateforme présidentielle. L’union sacrée signifie-t-elle cautionner les errements et les approximations du régime actuel ? Car il est faux de se défausser en tentant de jeter du discrédit sur les régimes précédents dont DJOTODIA, puisque cela fait plus d’un an que le Professeur TOUADERA n’arrive pas à trouver des formules justes pour résoudre l’équation sécuritaire qui s’impose à lui.

Les accords électoraux entre deux ou plusieurs partis politiques, rappelons-le, ne constituent pas forcément une adhésion au courant d’idée.

Les temps sont d’autant plus âpres pour cette équipe à l’agonie politique qu’elle a goûté naguère au miel facile et si frelaté de la séduction dite « du populisme » – touadérateurs, claniques, amateurs, et griots modernes, toute cette pacotille de parvenus minables autant qu’incultes. Donc dangereux. Puisqu’ « on » leur a confié par défaut les clés du palais, enfin de « la bagnole Damarienne », que voilà déjà décotée à l’argus, sinon abîmée pour un bon bout de temps. Et on sait bien aussi que les bons garagistes à Bangui, c’est rare de nos jours.

Madame Nelly ANAZOUA, est-ce que vous êtes tellement droguée à l’actualité quotidienne que vous avez perdu toute mémoire? Est- ce que vous pensez que TOUADERA seul pouvait gagner les dernières élections présidentielles? Avez-vous oublié que c’est bel et bien TOUADERA qui avait le premier pas vers le M.L.P.C ? Comme dirait Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde.»

 

Là où le bat blesse, c’est la violence sans commune mesure dont a fait montre Nelly ANAZOUA dans son article, à l’image d’un gribouille.

Les lecteurs auront compris que Nelly ANAZOUA manque d’esprit de finesse, en traitant ses compatriotes comme Me TIANGAYE, MBOLI NGOUBA, NGUEDET, etc, de « corbeaux et des oiseaux funestes attirés par de fortes odeurs des déchets éparpillés par les chiens et les chats errants», une violence sans commune mesure digne d’un gribouille, pour ne pas avoir à s’expliquer sur les raisons de ce séisme au sein de la majorité présidentielle.

Non Madame Nelly ANAZOUA, les Centrafricains méritent mieux que cela. Autant je ne connais pas un pays démocratique qui manque de partis d’opposition, autant il est malsain et ridicule de votre part – vous les partisans de TOUADERA – de pondre des litanies de mensonges et des insanités afin de maquiller l’incapacité de votre champion de DAMARA à rassembler et à pacifier notre pays qui continue de souffrir le martyre matin, midi et soir.

C’est TOUADERA qui préside le pays, pas l’opposition. C’est SARANDJI qui gouverne, pas le M.L.P.C. Mais pourquoi voyez-vous un complot partout ?

Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau. Ce n’est pas aux partis politiques alliés ou d’opposition d’aller désarmer les Ex-Séléka et Ex-Anti-balaka qui tuent, violent, pillent et détruisent la Centrafrique et parfois avec la complicité du Gouvernement SARANDJI qui s’est toujours lancé dans un double-jeu dangereux et morbide avec certaines factions SELEKA dont ALI DARRAS de l’U.P.C, etc. Parce que c’‘est TOUADERA qui préside le pays, pas l’opposition. C’est SARANDJI qui gouverne, pas le MLPC.   Alors, jusqu’à quand arrêterez-vous votre haine envers certaines grandes formations politiques du pays ? Jusqu’à quand arrêterez-vous vos accusations gratuites contre une partie des Centrafricains ? Jusqu’à quand aurez-vous le courage d’assumer l’échec à mi-parcours et le bilan calamiteux de votre champion SARANDJI ?Mais pourquoi voyez-vous un complot partout ?

 

L’union sacrée ne signifie pas « union- naïveté », retenez-le, chère Nelly ANAZOUA ! Balayez devant votre porte au lieu de pondre des coquilles vides !

 

Étant donné que les mêmes causes produisent les mêmes effets, il est temps que vous, Nelly ANAZOUA, vous commenciez à balayer devant votre porte avant de pondre des coquilles vides à longueur de journée. Les Centrafricains ne sont pas dupes. Ils attendent de vous et votre régime protection, sécurité, distribution des richesses et bien-être pour tous.

 

Pour finir, le M.L.P.C qui, à ce jour, fait encore partie de la majorité présidentielle exige un droit de réponse dans les colonnes du Journal Centrafrique Libre de Sieur SEBIRO, le sulfureux blogueur largué depuis l’avènement de son oncle aux affaires comme conseiller à la présidence. Dans le cas contraire, nous nous réservons le droit d’attaquer en justice ledit Journal pour diffamations.

 

                                                                 Fait à Paris, le 11 mai 2017

 

                                                     Le Chargé de Communication du MLPC.

                                                         Chancel SEKODE NDEUGBAYI

 

 

 

Centrafrique : le Président de l’AG de l’ONU appelle les Centrafricains à s’investir pour une paix durable.

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Centrafrique : le Président de l’AG de l’ONU appelle les Centrafricains à s’investir pour une paix durable.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0057.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Peter Thomson.
Monsieur Peter Thomson.

 

Bangui 11 mai 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Le Président de l’Assemblée générale des Nations-Unies, Peter Thomson, a appelé les Centrafricains à renouer avec la paix en vue du développement de la RCA. Un appel lancé au terme de sa visite de 24 heures dans la capitale centrafricaine.

« Il ne peut y avoir de développement durable sans une paix durable et inversement, il ne pas avoir de paix durable sans développement durable. Les Centrafricains doivent retrouver le chemin de la paix », a-t-il souligné tout en appelant les Centrafricains et surtout les jeunes, à s’approprier du concept.

Le Président de l’Assemblée générale, qui a achevé jeudi sa visite à Bangui, a rappelé que « les Nations Unies sont présentes en Centrafrique à travers la Minusca, pour aider le pays à sortir de la crise et à prendre le chemin de son développement durable ».

Il a condamné  fermement, l’attaque contre les Casques bleus, ayant causé la mort de quatre soldats de la paix, dix blessés et un disparu.

« Ces casques bleus sont dans ce pays pour aider la population vulnérable à retrouver la paix. Les Centrafricains doivent les aider parce qu’ils sont là pour accompagner ce pays à retrouver sa place dans le concert des nations », a souligné Peter Thomson.

Il s’est rendu au chevet des casques bleus blessés lors de l’attaque survenue lundi soir, près de la ville de Bangassou dans le sud-est de la Centrafrique.

Par ailleurs, Peter Thomson a invité les Centrafricains à s’approprier des Objectifs du développement durable (ODD), tout en ajoutant que l’organisation restera aux cotés des Centrafricains afin de les aider à sortir de la crise et à atteindre ces Objectifs.

Le Président de l’Assemblée générale des Nations-Unies a séjourné en Centrafrique du 10 au 11 mai, où il a rencontré le Président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre. Il en a profité pour visiter un projet des jeunes financé par les Nations Unies à Boy-Rabe, un quartier de Bangui.

 

Centrafrique : le fonds humanitaire débloque 9 millions de dollars pour soutenir la réponse humanitaire sous-financée

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Centrafrique : le fonds humanitaire débloque 9 millions de dollars pour soutenir la réponse humanitaire sous-financée

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_2002.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les réfugiés centrafricains.

 

Bangui, le 12 mai 2017, CNC. 

Par Eric NGABA

La situation humanitaire en République centrafricaine reste dramatique. Le premier trimestre de l’année 2017 a été marqué par la multiplication des foyers de tension entrainant de nouveaux déplacements forcés et une augmentation des besoins, déjà importants. Ainsi entre février et mars 2017, la Centrafrique a vu une augmentation de 6% du nombre de nouveaux déplacés, passant de 401 072 à 426 100, d’après la coordination des affaires humanitaires. Cette dégradation intervient alors que le financement de l’action humanitaire en 2017 est très préoccupant.

Face à cette situation humanitaire critique, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Madame Najat Rochdi, a lancé la première allocation standard pour 2017 du Fonds humanitaire en RCA (FH RCA). D’un montant de 9 millions de dollars, cette allocation a pour objectif de pallier les besoins essentiels les plus pressants pour «sauver des vies» et d’atténuer la vulnérabilité des populations.

 

Les zones ciblées par cette allocation sont les régions de la Basse Kotto, du Mbomou, de la Nana Gribizi, de la Ouaka et de l’Ouham-Pendé. Ces zones ont connu entre septembre 2016 et mars 2017 un grand nombre de foyers de tension causant des déplacements de population massifs et des sérieuses problématiques liées à la protection des civils.

 

Selon la coordination des affaires humanitaires, cette première allocation cible « le financement de projets de partenaires humanitaires pour répondre aux besoins en termes d’éducation, de protection, de santé, de nutrition ainsi qu’en Eau, Hygiène et Assainissement (EHA). La logistique, les besoins en abris et en articles non alimentaires, la coordination et la gestion des sites figurent aussi parmi les besoins prioritaires ciblés ».

 

Au moment du lancement de cette allocation, seul 11% sur les 399,5 millions du Plan ont été sécurisés. Cette allocation du Fonds humanitaire permettra d’augmenter ce niveau de financement à 14%. Ceci est essentiel pour la République centrafricaine qui traverse toujours une crise humanitaire grave.

« Elle est le seul pays au monde où la moitié de la population a besoin d’une assistance humanitaire. Un financement adéquat de l’action humanitaire est par conséquent une priorité absolue. Le cas échéant, la RCA risque de sombrer à nouveau dans une crise aigüe », informe la coordination.

Madame Najat Rochdi, Coordonnateur humanitaire renouvelle sa gratitude aux partenaires techniques et financiers qui ont appuyé la réponse humanitaire et renouvelle son appel pour renforcer les financements en 2017 car la situation est très alarmante et c’est tout le processus de consolidation de la paix qui est en jeu.

A ce jour, pour 2017, le FH RCA a alloué 5.2 millions de dollars grâce aux contributions de l’Allemagne, du Luxembourg, de la Suède et du Royaume-Uni qui ont renouvelé leur soutien au FH RCA en 2017 pour un total de 5.6 millions de dollars.

La coordination des affaires humanitaires estime que, pour financer la réponse à de nouvelles urgences et préparer la deuxième allocation standard en 2017, des ressources additionnelles sont nécessaires pour continuer la réponse aux besoins urgents. En 2016, l’Allemagne, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni avaient contribué au FH RCA à hauteur de 28 millions de dollars.

Centrafrique : GOURNA ZACKO, UN MINISTRE ANTI PROGRESISTE DU GOUVERNEMENT SARANDJI

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Centrafrique : GOURNA ZACKO, UN MINISTRE ANTI PROGRESISTE DU GOUVERNEMENT SARANDJI

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1436.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le ministre  gournaNzacko de la télécommunication

 

Bangui, le 11/05/2017

 Par : Herman THEMONA CNC,

Décidément et en vérité, il y a des gens qui ne devraient même pas figurer dans le premier gouvernement du règne TOUADERA sous la houlette du premier ministre SARANDJI. C’est le cas du ministre, oh ! que dis-je, « ministricule » Gourna Zacko, bombardé sans raison valable à la tête d’un ministère stratégique comme celui des postes et télécommunications et nouvelles technologies alors que déjà, par le passé, il a lamentablement échoué à des postes de responsabilités dans ce même département, notamment en tant que Directeur Général de la fibre optique.

Cadre lui-même des postes et télécommunications ou il a occupé presque tous les postes entre autres Chargé de missions, Directeur des ressources Humaines ,Directeur général et autres, Gourna Zacko a eu le seul mérite connu de tous de briller par des détournements de fonds, la concussion, la dilapidation des biens de la Socatel et autres comportements peu catholiques. Alors que le chef de l’Etat avait bien dit qu’il avait besoin des ministres compétents, intègres, honnêtes et dévoués pour servir la grande et bonne cause nationale, plus d’un centrafricain se sont demandés sur l’entrée au gouvernement du « député » de Bouca 1 au lendemain de la publication de la liste des membres du gouvernement Sarandji.

Durant tout son séjour à la socatel, on nous apprend que l’actuel ministre des PTT a brillé par une sorte d’incompétence notoire qui ne dit pas son nom. Et la preuve est même palpable car depuis qu’il a été catapulté au gouvernement grâce au CIEL, la qualité de la communication et des services de la téléphonie mobile reste à désirer. Ne parlons pas de SOCATEL qu’il avait déjà enterré avant d’aller en villégiature au gouvernement.

Même Bouca, son village natal dont il est officiellement l’actuel député est resté une ville sans réseau. Quand il y en a quelque fois, c’est de manière aléatoire. Alors qu’il y a peu, pendant que « chegué » était encore dans le fauteuil du ministre des PTT, les centrafricains étaient aux anges et le réseau, à merveille.

En effet, admis à la retraite par Décision Numéro : 783 du 22 septembre 2016 de la Loi numéro : 99.016 du 16 Juillet 1999, conformément aux termes de l’article 121, Monsieur Gourna Zacko, Administrateur des postes et télécommunications, la Direction de la Socatel et tous les techniciens habiletés en la matière s’étaient réunis pour faire l’état des sommes dues du retraité en guise de régularisation financière d’indemnités de fin de carrière pour ses trente et huit années de services rendus à la Socatel et partant, à l’Etat centrafricain. Le quel total donnait un net à payer de 46.272.154 francs CFA. Aussitôt le courrier arrivé sur le bureau du Ministre des PTT le 12 0ctàbre 2016 et qui n’est autre que monsieur Gourna Zacko en personne, ce dernier annote le courrier le courrier sous cette mention : DG SOCATEL ME VOIR !

Ipso facto, le DG de la socatel se rend au bureau de son ministre de tutelle. Aussitôt arrivé et à la vue du Directeur Général de la Socatel ? Le ministre Gourna pique une colère des dieux de la mer arguant que l’état des sommes dues pour sa retraite établi par les techniciens de la Socatel est faux. Sur le champ, il remettra un autre état des sommes dues de cette même retraite établi cette fois-ci par ses propres soins. D’après le document des sommes dues made in Gourna, il ressort la somme de : 93.174.184 francs CFA. Diantre ! Du coup, on constate une sorte de faux et usage de faux manigancé habillement par notre retraité. Les techniciens de la Socatel ne connaissent-ils pas leur travail ou du moins le calcul pour se tromper de la sorte dans le calcul des sommes dues du ministre ?

Avec l’état actuel de la Socatel où le nouveau Directeur général a même plaidé pour un plan de sauvetage de la société, est-ce que la socatel est en mesure de débourser 93.000.000 ? Depuis belle lurette, la Socatel est une société sous sérum à cause justement de ceux qui ont contribué par la gabegie, les malversations financières et autres pratiques frauduleuses à mettre socatel à genoux dont les Gourna en question.

Et selon des investigations fournies, le ministre Gourna usant de son influence, monte insidieusement une partie du personnel acquis à sa cause à se mettre en grève, histoire d’obtenir la tête du DAAF et du Directeur Général de la Socatel qu’il considère comme étant les potentiels responsables de son malheur dans l’affaire des sommes dues de la retraite. Et pourtant, les responsables actuels de la Socatel sont mus de la ferme volonté et détermination de relever cette société qui avait fait en son temps, la fierté de la RCA.

A titre d’exemple, les travailleurs de la Socatel n’ont jamais été déclarés à la sécurité sociale. Grace aux efforts de l’équipe actuelle, la prise en charge des retraités a été faite au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale. Tous les indicateurs de performance expriment avec éloquence les pas positifs de la Socatel vers l’objectif de la renaissance que se sont fixé l’actuel Directeur Général et son équipe technique. Beaucoup de percées ont été faites à, l’exemple du plan de sauvetage de la société concocté par les soins du Directeur Général au lendemain de sa désignation par le Conseil d’Administration au poste de Directeur Général. L’on notera entre autres percées significatives de l’actuelle équipe de la Socatel malgré les coups bas du ministre et sa ferme ambition inavouée de voir la Socatel disparaitre sous l’effet de son dernier coup de grâce ,la remise en état du système de facturation GPTO longtemps en panne, le rattrapage de plusieurs mois de facturation ,les sacrifices consentis pour la validation des timbres fiscaux des factures destinés à l’Etat, l’élaboration du programme des actions coordonnées par le directeur général en vue du recouvrement des créances de Socatel sur le client Etat centrafricain. En effet, des efforts louables ont été consentis par l’équipe actuelle de la Socatel. Si aujourd’hui les machines qui, hier, étaient tous aux arrêts sont en marche, à qui eut-on imputer cela ; n’est-ce pas grâce à l’équipe actuelle ? Maintenant les choses se font pour l’intérêt de la Socatel et non des particuliers. Pourquoi quand la Socatel marche, certaines personnes sont mécontentes et n’en veulent pas ?

Hélas, les complots et moult actes de sabotage perpétrés et sciemment orquestrés par les ennemis de la Socatel font légion. A titre d’illustration, on citera la ferme décision prise par le Ministre des PTT informant son collègue des finances et du budget d’interdire le Directeur Général de la Socatel d’avoir accès aux fonds de la Société logés au Trésor public, en violation des textes statutaires de la Société. Cela est-il du ressort du ministre ou plutôt du Conseil d’Administration de la société d’agir ainsi. Quand les choses vont mieux, Gourna ne veut pas! Toutes ces stratégies machiavéliques du ministre Gourma est tout juste de mettre un de ses hommes de mains pour continuer à piller les fonds de la Socatel. Notre Ministre ne veut as d’une voix contredisant ses pratiques basses. Or avant la prise de service de l’actuelle équipe.

Réussir une transformation n’est pas chose facile. Une transformation n’est pas un changement mais c’est plutôt plusieurs changements en même temps. Et c’est que le Directeur Général Bruno GRELA-MPOKO, Ph.D. est en train de mener à la tête de la Socatel et qui, malheureusement, attise la haine, le chantage, les pressions de toutes sortes de la part du ministre des PTT. Il est temps que le Président lui-même se mêle de près dans cette affaire de Socatel pour que l’équipe technique actuelle puisse redorer le blason de cette société qui avait tant fait la fierté des centrafricains dans un passé pas trop longtemps. Qui savait que Socatel pouvait ressurgir de ses cendres ? L’internet marche à merveille, le téléphone fixe bouge, la centrale OCB 280 de la socatel communément appelée SOCATI a été récupéré. Voilà comment la politique de l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut fonctionne quand on met the right men à leur place. En tout cas, le ministre Gourna est un véritable anti progressiste du gouvernement Sarandji.

 Document de la retraite du ministre des postes et télécommunications Monsieur Gourna Nzacko.

 

 

 Le deuxième document sur la retraite du ministre Nzacko

Centrafrique : le MLPC condamne la recrudescence des violences dans la Basse-Kotto et le Mbomou.

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Centrafrique : le MLPC condamne la recrudescence des violences dans la Basse-Kotto et le Mbomou.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/10/LOGO-MLPC-5.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>LOGO MLPC

 

COMMUNIQUE DU M.L.P.C  

 

Le Parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(M.L.P.C) a appris avec consternation la recrudescence des violences perpétrées contre les populations civiles dans les villes de la Basse-Kotto et du Mbomou en Centrafrique.

Le M.L.P.C condamne très fermement ces actes barbares contre ces paisibles habitants d’Alindao et des localités de Bangasssou ayant occasionné la mort des dizaines de personnes assassinées et martyrisées.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain exige par la même occasion l’ouverture rapide d’une enquête judiciaire afin que les responsables de ces violences que sont des groupes armés pourtant bien identifiés, lesquels occupent illégalement une grande proportion de nos territoires depuis plusieurs années, puissent être poursuivis et condamnés.

Convaincu que la liberté du peuple Centrafricain constitue un droit sans contrepartie, le M.P.L.C en appelle au gouvernement, au Forces de maintien de la paix, ainsi que tous les partenaires de la R.C.A à prendre enfin des mesures draconiennes pour garantir la protection des populations civiles et l’intégrité de tous nos territoires.

Enfin, le M.L.P.C exprime sa compassion aux familles éprouvées et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

 

 

 

 

Fait à Paris, le 10 mai 2017.

Le Porte-Parole du Parti

 

Chancel SEKODE NDEUGBAYI

Centrafrique : le ministre Dondra lance le contrôle de fichier de la masse salariale des FACA et Gendarmes.

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Centrafrique : le ministre Dondra lance le contrôle de fichier de la masse salariale des FACA et Gendarmes.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_19951.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les soldats de la force armée Centrafricaine

 

Bangui 11 mai 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Pour faire le suivi régulier de la gestion du personnel de l’Etat notamment le personnel militaire, le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra a lancé, 09 mai 2017 à son cabinet, le contrôle physique des éléments de défense et de sécurité. L’objectif est de rendre fiable le fichier de la solde des éléments des forces de défense et de sécurité. Une mission composée d’une équipe de coordination, d’une équipe de supervision et de dix équipes de contrôle est mise en place à cet effet.

La gestion du personnel de l’Etat reste une préoccupation majeure pour le gouvernement centrafricain. Le gouvernement à travers le ministre des finances et du budget, s’engage à faire le suivi régulier des évolutions en masse des effectifs et la disponibilité des moyens pour stabiliser et maitriser les effets sur le plan administratif, financier et social. Car le mouvement du personnel qui s’explique par le départ en retraite, le départ définitif, les remplacements et des nominations à des postes de responsabilités, les suspensions temporaires et les abandons de poste, impacte le fichier de solde du personnel civil et militaire de l’Etat.

« Les faits qui remettent en cause la fiabilité de la masse salariale payée aux éléments des forces de défense et de sécurité, m’ont amené à solliciter et obtenir l’accord du Conseil des ministres pour le contrôle des effectifs et de solde des militaires et gendarmes encore en activité aux fins d’avoir une bonne maîtrise de la masse salariale de cette catégorie du personnel. C’est la raison de cette mission pour nous mettre résolument au travail afin de corriger ces écarts dans le but de fiabiliser le fichier de la solde et de payer réellement ce qui est à la charge de l’Etat », a lancé le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra à l’ouverture.

D’après le constat du ministère des finances et du budget, sur un effectif total des fonctionnaires et agents de l’Etat identifiés dans le fichier solde du mois d’avril 2017, l’effectif des éléments des forces de défense et de sécurité est de 10455 sur 28 384, soit 37% pour un montant global de salaires bruts de 1.260.033.617 FCFA sur 4.773.679.655 FCFA, soit 26% de la masse salariale mensuelle.

A risque de laisser cette situation s’aggraver avec des conséquences dommageables sur les finances publiques, le département des finances a décidé de procéder à un contrôle physique rapide de tous les éléments des forces de défense et de sécurité qui sont les FACA, les gendarmes et les policiers. Cette démarche vise à établir des chiffres fiables grâce à la maitrise de l’effectif des militaires et gendarmes.

Le résultat de ce contrôle va donner l’occasion au gouvernement de mettre à jour le fichier servant de paiement de la solde des éléments des forces de défense et de sécurité, de faire un rapprochement entre le fichier solde et la base biométrique des éléments des forces de défense et de sécurité déjà recensés, d’identifier les militaires et gendarmes ayant atteint l’âge de départ à la retraite, d’identifier les retraités réhabilités et ayant déjà bénéficié de l’appui budgétaire de la coopération française de 2008 en ce qui concerne le paiement des salaires gelés. Ce résultat va permettre enfin de reconnaitre la position réelle des militaires et gendarmes en stage et dans les missions diplomatiques de la RCA à l’étranger.

« J’ose espérer que le patriotisme, l’abnégation au travail, le sens de l’intérêt général et du partage de ce qui est bien pour tous, vous guidera dans ces opérations aux enjeux majeurs pour notre pays. Aussi, ne perdons pas de vue les attentes des citoyens devant lesquels nous sommes redevables et le signal fort de notre volonté à assainir les finances publiques », a déclaré le ministre des finances et du budget.

Car, un constat révèle que plus de 1000 éléments FACA fantômes émargent illégalement sur le budget de l’Etat centrafricain. La réussite de cette mission va participer à la lourde tache de construction de la République Centrafricaine tel qu’énoncé dans le plan national de relèvement et de la consolidation de la paix dans le pays.

Centrafrique : le« Touche pas à ma Constitution » membre de la Société Civile communique sur la situation d’insécurité galopante que connait République Centrafricaine.

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Centrafrique : le« Touche pas à ma Constitution » membre de la Société Civile communique sur la situation d’insécurité galopante que connait République Centrafricaine.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0048.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Luther Gondjé.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution », membre de la Société Civile des Centrafricains de la Diaspora communique ce qui suit:

Considérant que le retour à l’Ordre Constitutionnel est un gage de stabilité et de la sécurité en République Centrafricaine.

Constatons que malgré le retour à l’Ordre Constitutionnel, l’insécurité est toujours galopante dans l’arrière pays.

Vu la gravité des actes commis en violation des règles du droit international et celles des droits de l’homme sur la population civile en République Centrafricaine par les ennemis de la paix.

Vu les actes barbares commis en violation des règles juridiques nationales et internationales.

Vu la dégradation de la situation sécuritaire en Centrafrique.

Vu le silence très interrogatoire du Gouvernement et des Institutions de la République, face à l’insécurité inadmissible que connait actuellement le peuple Centrafricain.

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution », Organisation de la défense des Droits de l’homme et membre de la Société Civile de la Diaspora des Centrafricains communique ce qui suit : « Qu’elle envisagera dans les heures qui suivent des actions plus concertes qui permettrons à l’Opinion nationale et Internationale d’établir la culpabilité des véritables auteurs de ces actes qui sont à l’origine de la souffrance du peuple ».

Par ailleurs, le Collectif, met déjà en cause la responsabilité entière du Gouvernement dans cette tragédie que connait le peuple centrafricain et en appelle à la Fédération Internationale des Droits de l’homme, toutes autres Organisations des Droits de l’homme et les pays amis de se mobilisés le rapidement pour éviter un nouveau chaos en République Centrafricaine.

Le Collectif, invite tous les Centrafricains sans aucune distinction de rester mobiliser pour soutenir nos compatriotes actuellement en situation de détresse et adresses ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

 

Fait à paris le 10/ 05/ 2017
Pour le Collectif

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

Ampliations :

 

-A Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies

  • A Son Excellence le Président en exercice de l’Union Africaine,

  • A Son Excellence le Président en exercice de la CEEAC,

  • A Son Excellence Monsieur le Président de la République Française

  • A Son Excellence Monsieur le Président des USA.

  • Au Président la Ligue Internationale des droits de l’homme,

  • La presse.

Centrafrique : Régime TOUADERA, Anatomie d’un système en fin de gloire

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                       Centrafrique : Régime TOUADERA, Anatomie d’un système en fin de gloire

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1817.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra 30 mars 2017.

Bangui, le 10/05/2017

 Par : Herman THEMONACNC,

Plébiscité il y a un an à la tête de la RCA, l’élection du président TOUADERA fut l’œuvre de tous les centrafricains ou presque qui, après les affres de la SELEKA en avaient marre et étaient décidés à tourner la page. L’immense espoir placé par les centrafricains au professeur mathématicien résidait en ce que les filles et fils de Centrafrique pensaient que de lui seul allait venir enfin le salut du peuple longtemps et tant attendu. Hélas, un an après, c’est le véritable pleurer-rire, comme dirait Henry LOPEZ, l’écrivain congolais. Et pour cause, suivez mon regard!

En effet, nul n’ignore les circonstances dans lesquelles le candidat indépendant Faustin Archange TOUADERA est arrivé au palais de la Renaissance, sans parti politique, sans programme de société cohérent et convaincant, sans VISION pour ainsi tout dire. Beaucoup d’encre et de salive avait coulé en son temps.

De l’avis de tous, le pays sort d’une situation difficile. Et tous les centrafricain, y compris les grands leaders en sont conscients et n’ont guère envie de brutaliser le régime en place. Mais seulement, des signes et comportements palpables, nourris et entretenus par ROUADERA lui-même et ses proches portent eux-mêmes, les ingrédients d’une chute imminente de régime TOUADERA.

1 / La politique de « JE mange ; Vous, non plus »

L’élément premier qui constitue le tocsin de la chute du régime TOUADERA est la politique du ventre. Il suffit de voir ces derniers temps les démissions en cascades des alliées d’hier du président TOUADERA pour s’en convaincre. Le RPR (Rassemblement Pour la République) de Ferdinand Alexandre NGUENDET, ex-président du CNT (Conseil National de Transition), le PATRIE (Parti Africain pour une Transformation Radicale et Intégrale des Etats) de Crépin MBOLI-GOUMBA, la CRPS (Convention Républicaine pour le Progrès Social) de Maitre Nicolas TIANGAYE pour ne citer que ces quelques exemples sont des signes prémonitoires d’un régime aux abois et en abandon. Les leaders de ces partis politiques, fervents alliés et défenseurs du professeur TOUADERA hier lui reprochent son irresponsabilité, son incapacité à bien gérer le pays et son inertie devant les poussées hégémoniques de groupes armés. A cela s’ajoute sa gestion égocentrique du pouvoir et la politique de « JE mange, Vous, non plus. »

En effet, depuis un an que le professeur TOUADERA est au pouvoir, on n’a constaté aucun signe concret, aucune avancée dans le dossier DDR-R, le retour des réfugiés centrafricains, le retour de la paix à titre du KM5 qui est resté jusqu’à nos jour une jungle dans un Etat. Il faut citer aussi le cas des tueries, viol, pillages, assassinats etc. des paisibles et innocents fils et filles du pays en provinces. Les gens vivent et meurent en brousse. Les femmes accouchent dans des conditions inhumaines, sans la moindre assistance en brousse. Les écoles tournent au ralenti et dans certaines villes du pays, rien.

A cause du climat d’insécurité galopant dans tout le pays, les ONGS ferment en provinces et plient bagages. Le cas de Paoua, Batangafo etc sont parlant ou les ONGS viennent de suspendre leurs activités laissant la population à la merci de toutes les maladies et autres maux, le tout à cause de l’inertie du pouvoir. Face à ces exactions multiformes, le gouvernement ne donne aucun signe visible de vie. Même pas un signe de compassion ! Les chefs rebelles ses sont partagés le pays et pillent les richesses nationales (diamants, or, bois, etc.) avec la complicité de mains habiles étrangères et la MINUSCA.

Comme conséquences, l’Union européenne menace de suspendre ses aides en faveur de la RCA. Or nul n’ignore que depuis 2013, les charges régaliennes de l’Etat centrafricain sont supportés par l’UE : Salaires, pensions, bourses etc. Devant une telle situation, le gouvernement se permet le toupet de remettre 13.000.000 de francs CFA au rebelle Hassan BOUBA, représentant de la rébellion UPC(Union pour le Peuple Centrafricain) de ALI DARASSA par les mains propres du Chef du gouvernement, Simplice Mathieu Sarandji, au lendemain de la rencontre du président de la République avec les groupes armés à la présidence.

 

2 / Forte tribalisation de l’Administration, affairisme au sommet de l’Etat, Clientélisme avancé

Contrairement aux régimes précédents, le régime TOUADERA n’a pas changé. C’est une nette copie collée du régime kolingba, Patassé et Bozizé. A ce titre, TOUADERA est loin de se sentir à l’aise dans la peau d’un Rassembleur comme ses dithyrambs le lui prétendent. NON ! Le président est redevenu, comme BOZIZE, KOLINGBA et autre PATASSE, un VERITABLE PRISONNIER DE SON CLAN, DE SES PARENTS ET AMIS qui décident tout, arrêtent tout et le lui soumettent seulement pour signature honorifique. A tous les postes juteux, le président TOUAEDRA y a placés ses parents oubliant même ceux qui l’ont aidé à travers le jeu de la coalition et des alliances lors des élections passées à prendre le pouvoir. Comme illustration, je vous cite seulement ces quelques cas parmi tant d’autres : Aux douanes, il a nommé monsieur INAMO Frédéric comme Directeur Général, son propre parent ngbaka-mandja comme lui ; la présidence, c’est une maison familiale bis ou Fidèle NGOUANDJIKA, son grand-frère et président de l’Association des NGBAKA-Mandja est bombardé conseillé avec rangs et prérogatives de ministre etc.

Une caste des amis gère le pouvoir et les affaires de l’Etat comme une boulangerie familiale : Mboli-Fatrane, un ami d’enfance et collègue bombardé ministre des mines, un beau-frère aux affaires étrangères comme ministre, monsieur Charles Armel DOUBANE etc.

Le tout couronné par un affairisme galopant au sommet de l’Etat dont le chef d’orchestre est le maire de Bangui, Monsieur Gros-Raymond NAKOMBO. En un an seulement, le président TOUADERA a déjà effectué plus de 30 voyages à l’extérieur sans résultats probants pour le pays. Chasse le naturel et revient au galop, n’est-ce pas ! Et pourtant dès son investiture, le président TOUADREA avait crié haut et fort que la fin des pratiques barbares au sommet de l’Etat était terminée avec sa prise de fonction. Malheureusement, les mêmes choses décriées hier reviennent encore.

Du jour au jour, le premier ministre Sarandji induit le président en erreur comme en témoigne le blocage de paiement des primes des députés par le gouvernement. A l’allure où vont les choses, le président TOUADERA risque de perdre la majorité à l’Assemblée nationale et l’Union sacrée qui l’avait soutenu jusque-là ne redeviendra qu’une Opposition sacrée appelée à sonner les derniers jours d’un régime en perte de vitesse et de visibilité, qui se cherche.

 

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU M.L.P.C relatif à la mort des soldats de la Minusca.

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CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE   DU M.L.P.C relatif à la mort des soldats de la Minusca

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1207.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>IMG_1207 

 

LE M.L.P.C condamne l’attaque criminelle contre les soldats de la MINUSCA

 

 

 

Le Parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(M.L.P.C) a appris avec consternation l’attaque d’un convoi de la Mission Intégrée des Nations Unies pour la Sécurisation de la Centrafrique perpétrée ce jour 9 mai 2017 dans la localité de Rafaï, une des sous-préfectures du Mbomou.

 

Le M.L.P.C condamne avec la dernière énergie cette attaque criminelle dont le bilan provisoire fait état d’au moins quatre casques bleus tués, des soldats portés disparus et plusieurs blessés.

 

Tout en exprimant son incompréhension face au fait que la MINUSCA est souvent prise pour cible ces derniers temps par des groupes armés présents sur une bonne partie du territoire centrafricain,   le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain exige par la même occasion l’ouverture d’une enquête judiciaire afin que les responsables de ces violences contre les soldats de la paix puissent répondre de leurs actes.

 

Conscient des efforts et sacrifices consentis par le peuple centrafricain en faveur d’un retour à la paix et à la cohésion sociale, le M.P.L.C exhorte le gouvernement ainsi que tous les acteurs de la crise centrafricaine à s’engager résolument dans la recherche de la paix à travers des mesures fortes et justes.

 

Enfin, le M.L.P.C exprime sa compassion aux familles éprouvées ainsi qu’aux autorités dont les soldats ont malheureusement péri dans cette embuscade et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

 

Que Dieu protège notre cher et beau pays!

 

 

Fait à Paris, le 09 mai 2017

 

 

 

                                                                   Le Porte-Parole du Parti

                                                                          Chancel SEKODE NDEUGBAYI

 Communiqué de presse du parti MLPCPC sur la mort des soldats de la minusca

Centrafrique : Ras-le-bol des Basketteurs handicapés : Henri Tago doit démissionner

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Centrafrique : Ras-le-bol des Basketteurs handicapés : Henri Tago doit démissionner

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_19833.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> La grève des handicapés basketteurs à Bangui

Bangui, le 10 avril 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Mardi 9 mai 2017,    les Banguissois ont été surpris de voir des handicapés, à bord de tricycles ou à béquilles, effectuer une marche pacifique de manifestation de colère sur l’avenue des Martyrs, puis l’avenue de France (de la Tribune à leur siège). La vingtaine des marcheurs, (basketteurs handicapés) proteste ainsi contre la personnalité de leur Responsable, Henri Tago qu’ils estiment bafouer leurs droits les plus fondamentaux. La démission pure et simple de ce dernier est sur toutes les lèvres. Lui Tago s’est dit serein, et par conséquent, n’a rien à se reprocher.

« Démission, Tago ! » ; « Henri Tago, dégage ! » ; « Henri Tago trafiquant d’hommes »… tels ont été entre autres, les propos hostiles lisibles sur les cartons tenus par les marcheurs ou scandés dans les cris de colère sous les coups assourdissants de sifflets.

Ils sont une vingtaine, les Basketteurs handicapés, à prendre d’assaut les avenues des Martyrs et de France hier pour exprimer leur ras-le-bol. Sur leur visage, colère et détermination sont lisibles.

Richard Maka, s’est fait leur Porte-parole à notre micro : « Nous sommes très mécontents de M. Henri Tago qui est sur nous », a-t-il martelé avant d’expliquer que « ce Monsieur nous gère très mal, en ce sens qu’il a pris notre Fédération pour en faire son business personnel. Il fait des trafics d’hommes sur nous depuis onze (11) ans aujourd’hui. Nous ne voulons rien d’autre que la démission de Henri Tago sur notre Fédération et qu’on choisisse un des nôtres handicapés pour la diriger normalement ».

A en croire les manifestants, toutes les voies de recours pour trouver une issue administrative ou à l’amiable ont été épuisées. « Depuis le 10 du mois passé, nous avions saisi les plus haute autorités de notre pays, mais sans suite jusque-là. Lorsque nous avons envisagé cette grève, nous avons une fois de plus saisi les autorités avec notre préavis de grèves qui est déposé en bonne et due forme, depuis trois semaines. Voilà pourquoi aujourd’hui, nous sommes sortis dans la rue », a fait savoir Richard Maka.

Comme indiqué ci-haut, la détermination des manifestants a été perceptible. « Si jamais rien n’est fait, nous sortirons bientôt dans la rue, mais pour une grève sauvage, pour réclamer notre droit ! », a affirmé un des marcheurs.

Notons qu’au mois d’avril dernier, M. Henri Tago, Président du Comité paralympique centrafricain, a animé une conférence de presse sur ce qui s’apparente désormais à une crise au sein de l’institution. Il a rappelé que tout doit se faire selon les règles de l’art et non dans l’anarchie.

Une fois de plus contacté hier, Henri Tago campe sur sa position en indiquant qu’il n’a pas jugé nécessaire de répondre à des gens qui sont « suspendus ».

A suivre…

 

Centrafrique : un an après l’investiture du Président Touadera, que devient la presse nationale?

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Centrafrique : un an après l’investiture du Président Touadera, que devient la presse nationale?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00431.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
Le President Faustin Archange TOUADÉRA.

Bangui 8 Mai 2017, CNC.

Par Eric NGABA

« Et si je devais choisir entre un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, je retiendrais sans hésiter la seconde solution », préconisait Thomas Jefferson. C’est cette réflexion de l’ex président américain qui schématise le contexte dans lequel la presse centrafricaine se retrouve aujourd’hui avec les nouvelles autorités issues des urnes. Conséquence, le 3 mai de cette année, journée mondiale de la liberté de la presse a été célébrée ce jour dans un climat délétère en République Centrafricaine.

Célébrée à travers le monde sous le thème principal « Des esprits critiques pour des temps critiques : Le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives », la journée mondiale de la liberté de presse, bien que fièrement organisée en Centrafrique, a été l’occasion pour les professionnels des médias centrafricains de faire son introspection. Car elle coïncide avec la situation particulière de la République Centrafricaine, pays meurtri par plusieurs années de crises, qui tente de se relever grâce à l’accompagnement presse exempte. Les professionnels des médias centrafricains sont obligés de taper du poing sur la table en disant un certains nombre de vérité aux autorités du pays.

Première vérité au Président de la République

En présence de trois membres du gouvernement notamment les ministres de l’information et de la communication, du commerce et de moyennes entreprises, et de la promotion de l’entreprenariat nationale, ainsi que du représentant du premier ministre et de l’UNESCO, le président de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) a tapé du poing sur la table. Le président de l’UJCA, Maka Gbossokoto n’est pas allé sur le dos de la cuillère pour fustiger la mauvaise volonté des autorités centrafricaines à enterrer la presse nationale. Dès son investiture à la magistrature suprême de l’Etat, le professeur Faustin Archange Touadera a mis dans l’oubliette la presse nationale.

« Les hommes et femmes des médias ont été surpris que dans le discours d’investiture du Chef de l’Etat, le 30 mars 2016, aucune ligne n’ait été accordée à la presse centrafricaine. L’exclusivité de la première interview du président de la République a été accordée plutôt à la presse étrangère. Cela dit tout sur les clichés qui accablent la presse centrafricaine dans notre pays. Ce manque de volonté politique de la part de nos gouvernants s’est ensuite manifesté par un scénario qui n’a pas son nom encore moins du qualificatif. La presse nationale a été dépossédée de son siège qui lui avait été octroyé par un soldat nommé Général Bozizé en 2007. Un silence plat entoure ce dossier pourtant litigieux qui semble à jamais enterré », a martelé Maka Gbossokoto, le président de l’Union des Journalistes de Centrafrique.

Deuxième vérité aux membres du gouvernement

La Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ), qui pendant 10 ans, a servi d’un cadre convivial aux professionnels médias de Centrafrique, a été confisquée jusque là par les enfants de l’ex président Patassé qui l’auraient vendue à une société chinoise. Or, les matériels et les équipements sensibles octroyés par les partenaires au développement, d’une valeur de 200 millions, installés dans ladite maison ont été bousillés par la succession Patassé.

« Le gouvernement devrait prendre ses responsabilités pour remettre cette maison aux journalistes en donnant autre chose à la famille Patassé. Patassé, même de son vivant, n’a jamais réclamé cette maison. Et encore, la famille Patassé occupe cette maison des matériels qui éditaient les journaux gouvernementaux. Où allons-nous, monsieur les ministres de la République ?  Monsieur le ministre de la communication, nous sommes vraiment déçus. Nous espérons qu’à la fin vous nous remettiez la clé de cette maison», s’interroge le président de l’UJCA.

Troisième vérité au Président du HCC

En outre, le président de l’UJCA n’a manqué de souligner la passivité et de ce qu’il qualifie de magouille du président du Haut Conseil de la Communication (HCC), Richard Pouambi. D’après lui, un décret oblige le HCC de repartir une redevance de 15% pour fonds d’appui au développement des médias en Centrafrique d’une part, et 15% au ministère de l’information et de la communication.

« Nous sommes surpris que le Haut Conseil de la Communication dirigé par un journaliste pendant la transition soit incapable de verser 15% des redevances pour le fonds d’appui au développement des médias en République Centrafricaine. Il y a un décret qui reparti ces fonds : 15% pour les médias, 15% pour le ministère. A moins que le HCC ait versé l’argent au ministère et que nous ne sommes pas au courant. Mais si c’est versé, nous seront obligé de porter plainte parce que ce sont toutes les institutions de la République qui ont tendance à qualifier la presse nationale de démunie », a prévenu Maka Gbossokoto.

Quatrième vérité aux procureur et juges de la République

Par ailleurs, le président de l’UJCA a dénoncé la procédure de poursuite contre les journalistes. Tout en rappelant ses pairs journalistes à une prise de conscience dans le respect des règles de leur noble métier, il a interpellé le procureur et les juges à respecter les lois et ordonnance régissant la poursuite contre un journaliste commettant un délit.

«Si c’est le procureur de la République qui ordonne l’arrestation d’un journaliste, cela posera un problème. C’est dire que la justice centrafricaine ne lit pas le droit ni la loi. Parce que si elle lit la loi, un journaliste ne peut pas être admis dans une cellule ou une sorte de geôle à l’OCRB ni à la SRI. Or, il suffit qu’en égratignure le nom de quelque ministre de la République pour qu’un journaliste soit trainé dans une geôle. Nous disons Non. Que la justice centrafricaine se ressaisisse dans ce que nous disons et respecte au moins les journalistes », a-t-il renchérit.

La presse centrafricaine ayant occupé en 2010 le rang de 65ème dans le classement de Reporter Sans Frontière, a fait une chute vertigineuse pour se retrouver au 113ème rang en 2017. Cette dégringolade ne surprend pas les professionnels des médias centrafricains. Car la presse a été mise dans les oubliettes des autorités centrafricaines. Elle est aujourd’hui livrée en pâture dans la rue faute de la maison qui lui a été dépossédée, or il n’est pas aussi ingrat de reconnaitre l’appui constant de la presse centrafricaine lors des élections groupées de 2015-2016 dans le pays. Car grâce à la maison de la presse, les professionnels des médias s’étaient mis en synergie pour assurer la couverture médiatique de ce processus électoral crédible et apaisé.

 

Centrafrique alerte informations : violent accident mortel sur la route de Damara.

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Centrafrique alerte informations : violent accident mortel sur la route de Damara.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0036.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image d'illustration d'un accident. Crédit photo : Anselme Mbata. CopyrightCNC.
Image d’illustration d’un accident. Crédit photo : Anselme Mbata. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 7 mai 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Un violent accident de la route ce midi sur la route de Damara au village Ngoundja entre un camion transportant du bétail et un cortège funèbre venu de Bangui.

Selon les témoins, c’est sur un virage prononcé que les deux véhicules se sont percutés ce samedi à midi. L’un venu de l’intérieur du pays transportant plusieurs dizaines des bœufs avec quelques éleveurs peuls à bord, l’autre qui vient de Bangui avec plein des passagers à bord qui vont assister à l’enterrement de l’un de leur, la collision était très violente et on déplore des pertes en vie humaine. Selon une source de la gendarmerie, on compte déjà sur place une dizaine des morts de deux côtés. Une vingtaine des bœufs ont péri aussi dans cet accident de la route.

Pour l’heure, on tente de ramener à Bangui le plus vite possible les blessés graves dans des hôpitaux de la capitale. Du côté des parents, c’est de la confusion totale. On tente par tous les moyens de retrouver et identifier les proches qui n’ont pas répondu aux appels.

Nous reviendrons dans nos prochains articles sur ce violent accident.

Copyright2017CNC.

Centrafrique : La Minusca lance un ultimatum de 48h aux rebelles du 3R de quitter la commune de Niem-Yelewa.

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Centrafrique : La Minusca lance un ultimatum de 48h aux rebelles du 3R de quitter la commune de Niem-Yelewa.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/Peuls-armés-2-.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Peuls armés 2

Bangui, le 6 mai 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC Bouar.

Comme si La situation sécuritaire dans la commune de Niem Yelewa préoccupe les autorités préfectorales de la Nana-Mambéré. Avec un bilan toujours provisoire revu à la baisse, une source hospitalière fait état de  13 morts et quelques blessés après les attaques du mardi 02 mai 2017 perpétrées par   les éléments de 3R. Ils sont tous des  civils non armés surpris dans la matinée du mardi 02 mai 2017 par ces rebelles.

Les pertes en vies humaines et matérielles ont été enregistrées lors de cette attaque. Conscient de cette situation, les autorités préfectorales et la MINUSCA se sont rendues sur le lieu des drames pour négocier le retrait de ces assaillants dans la localité.

Pour eux, il réclame leurs bœufs emportés par les antibalaka et il demande la nomination de leur représentant dans le gouvernement avant la libération de cette commune.

Pour le Coordonnateur des Autodéfenses joint au téléphone par CNC,  les problèmes des bœufs sont des prétextes fallacieux avancés toujours par ces rebelles pour attaquer la population civile. “Ils sont venus emporter les bœufs des cultivateurs pour susciter la réaction des autodéfenses”. L’homme  demande au gouvernement de faire l’analyse politique sur cette situation que de parler des bœufs.  “La vie humaine est sacrée”,  conclut-il à CNC.

Quant aux Autorités locales et la MINUSCA, elles donnent l’ultimatum de 48 h à ce groupe rebelle de libérer cette commune sans condition.

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Centrafrique : Un enseignant du supérieur s’intéresse à l’état de la Fiscalité depuis l’indépendance à nos jours

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Centrafrique : Un enseignant du supérieur s’intéresse à l’état de la Fiscalité depuis l’indépendance à nos jours

 

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Bangui, le 06 mai 2017.

Par : Abdias NDOMALE,  Enseignant chercheur.

 

 LA SIGNIFICATION DE L’ABSENCE DE LA LOI PORTANT REGLEMENT DEFINITIF DU BUDGET GENERAL DE L’ETAT CENTRAFRICAIN DEPUIS L’INDEPENDANCE

 

La loi de règlement a pour objet d’arrêter les résultats financiers de chaque année civile, elle approuve les différences entre les résultats et les prévisions de la loi de finances de l’année, complétée, les cas échéant, par les lois rectificatives.

La constitution centrafricaine du 30 mars 2016, dans son article 77 alinéa 2 du titre IV, dispose que : « Le parlement règle les comptes de la Nation. Il est à cet effet, assisté de la cour des comptes ».

En outre, l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 énonce que : « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ».

Il résulte, de ces dispositions que c’est une mission essentielle et nécessaire pour le parlement que de voter le budget et d’en contrôler la bonne exécution. La loi portant règlement définitif du budget tire son origine d’un passé assez lointain.

En Angleterre d’abord, avec l’instauration progressive de la souveraineté financière, à partir de XIIe siècle  (1215 la grande charte) consacrée par le consentement des représentants du peuple à l’impôt (1688, Bill of rights) puis, en France à l’aube du parlementarisme moderne, sous la restauration, la monarchie de juillet, le débat sur la « loi de Règlement définitif » était l’un des plus importants sujets de l’année.

Cette loi était alors, considérée comme un acte fondamental de gestion budgétaire et financière du Gouvernement, très nettement distinct de la loi de finances initiale et suscitait un grand intérêt de la part des parlementaires, qui y trouvaient l’occasion d’exercer un contrôle minutieux sur l’emploi que le Gouvernement avait fait pendant l’exercice en cause du produit des impôts dont le parlement avait autorisé la perception.

Sous les IIIe et IVe Républiques, le parlement s’etait progressivement désintéressé du débat sur la loi de Finances initiale de l’année. C’est ainsi, par exemple que la loi de Règlement pour 1915 a été votée en 1932.

En RCA, le passage du statut des colonies (30 décembre 1912) à celui d’Etat souverain, était encadré au plan financier par l’ordonnance du 23 mai 1960 qui visait à modifier la réglementation coloniale antérieure.

C’est en 1969 pendant la période du Gouvernement François PEHOUA, que la vie financière de l’Etat a eu l’opportunité d’une loi portant Règlement définitif du budget.

C’est en 2008 et 2009, qu’il y a eu le Règlement définitif du budget après une longue absence. Mais depuis cette date, jusqu’aujourd’hui, on constate avec regret l’absence de cette loi, en violation des textes en vigueur. C’est un exemple de difficultés d’application des dispositions constitutionnelles depuis l’indépendance. C’est une fonction traditionnelle de parlement.

La continuité de la loi portant Règlement définitif du budget est un postulat du droit budgétaire dogmatique : générale et permanente, la norme financière est un « Soleil qui ne se couche jamais ».

De plus, nul n’est en droit de se soustraire à l’obligation de reddition de compte…

Qu’est ce qui est à l’origine de ce blocage ?

L’érosion des lois est un fait, comme la mort, contrairement à la vie financière de l’Etat qui n’est qu’un processus de transformation permanente rythmée ou perturbée par des événements extérieurs qui en affectent le cours. L’importance de cette réflexion réside dans la recherche des difficultés qui ont empêché la production de la loi de Règlement en RCA depuis 1970. Sachant que, cette loi de contrôle constitue le corolaire indispensable et logique d’un pays qui entend œuvrer dans le sens de l’intérêt général pour la réalisation du bien commun.

C’est très gênant de parler de quelque chose qui n’existe pas. Ce scepticisme qui commence à gagner les milieux sociaux en RCA n’est pas gratuit. L’Etat ne se conçoit pas sans la signification culturelle. Il est dépositaire de cette identité culturelle et cherche à développer en entretenant un sentiment national qui insère le citoyen dans une collectivité.

Il ne peut affirmer son autorité que par rapport à l’existence de valeur commune forgée par les événements passés, les croyances, les traditions…

La loi de Règlement est l’œuvre d’une culture occidentale calquée sur le modèle français. En effet, la période postcoloniale était dominée jusqu’à ce jour par l’instauration de cette pratique, d’où l’insertion du concept « Loi de Règlement » dans les textes réglementant les finances publiques centrafricaines.

L’environnement socio-économique méconnait totalement la Loi de Règlement par le fait que le gouvernement n’a jamais été en mesure de soumettre régulièrement à l’Assemblée Nationale celle-ci pour les périodes suivantes :

  • 1960-1968, 1970-2007, 2010-2016.

Le Droit Public Financier utilise et forme des concepts innombrables qui sont la représentation abstraite des objets intellectuels envisagés par le Régime Financier des Colonies (Décret du 30 Décembre 1912). Dans cette optique, les concepts de bonne gouvernance financière, d’assainissement des finances publiques et de développement durable, bien que prônés par la communauté internationale, les pouvoirs publics restent méfiants quant au contrôle dont les finances publiques devraient faire l’objet.

Cette illusion laisse alors libre court à toute forme de malversation financière.

On peut, avec Raymond MUZELLEC, voir dans cette attitude une conception négative de la vie financière de l’Etat. Selon lui : « le budget réglé 10 ans après la réalisation de ses recettes et de ses dépenses n’est qu’un passe-temps inoffensif… »

En principe, le projet de loi de règlement de l’année N n’est présenté qu’en fin d’exercice de l’année N+1. En amont, les comptables publics régulièrement nommés doivent rendre compte au moins une fois l’an, en application de l’article 17 du Décret du 29 décembre 1962. D’ailleurs, ils sont exempts de la règle du cautionnement. Il ressort de cette situation floue, la difficulté, voire, l’impossibilité de sanctionner. C’est aussi un plaidoyer à l’endroit de la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, cette institution nouvellement créée à l’article 150, dernier alinéa de la Constitution centrafricaine du 30 Mars 2016, qui a pour missions de promouvoir la transparence dans la question des affaires financières, de lutter contre la corruption, le détournement des deniers publics.

Ce serait une bonne nouvelle, rappelons nous, écrit le sociologue français Michel MAFFESOLI que : « la décadence n’exclut pas une renaissance ». Certes, mais il n’est pas sûr que ce soit dans l’immédiat…

On est au cœur d’un risque de « Cercle vicieux » décrit par Christine Lagarde, la Directrice Générale du Fonds Monétaire International.

L’incidence de la recrudescence des pouvoirs parallèles pendant les transitions de 2003-2005, 2013-2016 qui ont du reste tendance à se multiplier au sein de la pyramide administrative, lorsque « d’obscurs employés de grade peu élevé exercent un rôle décisif dans la solution d’affaires importantes ». (Michel Crozier).

De ce fait, le degré de motivation du personnel de l’administration centrafricaine est un problème général lié à la situation de crise que traverse le pays. Le pouvoir de décision échappe fréquemment à son détenteur légitime qui n’est que l’auteur apparent de l’acte. Ce qui entraine des difficultés inextricables lorsqu’on voudra contrôler le responsable de la décision notamment au plan contentieux.

La reconstruction rapide du japon après 1945 dévasté par la guerre s’est réalisée grâce au changement de mentalité.

De telles approches délient toute performance mécanique, se confrontant à l’aventure mentale collective qui obéit à ses rythmes et à ses causalités propres.

Pourtant, la R.C.A est signataire du protocole additionnel au traité instituant la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale(C.E.M.A.C), elle doit à cet effet, conformément aux exigences de la Communauté les comptes nationaux doivent faire l’objet de contrôle à la Chambre des comptes de la Cour des Comptes de la Communauté. On pourra éviter un scénario à la grecque, concernant la lutte contre les déficits publics de chaque pays de la zone.

Au lendemain de l’indépendance, l’organe de contrôle juridictionnel était la chambre financière rattachée à la juridiction judiciaire (la cour suprême).Mais la première juridiction des comptes n’a été créée qu’en 1995.Malgré cette ancienneté, l’existence de cette institution demeure encore largement théorique en tant que juridiction de comptes. Les principales difficultés de fonctionnement de la cour des comptes à l’époque résidaient dans la situation politique (parti unique) de la RCA, de l’indépendance jusqu’en 1995.Tout se décidait au niveau du parti avant même d’être portée à la connaissance de l’administration et donc le parti avait une ascendance sur l’administration au point de l’asphyxier. Il suffit de se cacher derrière le parti pour assurer son impunité.

D’après l’Article 77 de la Constitution centrafricaine du 30 Mars 2016 alinéa3 du titre IV : « Le parlement peut charger la Cour des Comptes de toute enquête et étude se rapportant à l’exécution du budget ou à la gestion de la trésorerie nationale et des deniers publics ».Compte tenu des difficultés techniques la cour des comptes se trouve dans l’impossibilité de produire le rapport annuel à ce jour sur l’exécution des lois de finances.

Sans oublier que, la nouvelle gestion publique prônée par la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001 en France, tente de pallier la carence de l’ordonnance coloniale de 1959, à savoir une culture budgétaire orientée vers les résultats plutôt que vers les moyens. L’importance du rôle crucial du parlement et de la cour des comptes pour la transparence et la redevabilité n’est plus à démontrer.

Ainsi la mission d’assistance au parlement n’est pas bien définie par les textes. En outre, la première préoccupation des parlementaires depuis le multipartisme n’est sans doute pas le domaine des fiances publiques. Elle réside plutôt dans l’action politique, dont les questions de finances ne sont qu’une composante. Quelles que soient les questions financières sous-jacentes, on ne rappellera jamais assez, pour reprendre la formule de Pierre LALUMIERE, le parlement est « né »par l’impôt.

Le désintérêt des parlementaires pour la loi portant règlement définitif du budget n’est pas un problème nouveau en R.C.A. Les députés demeurent imprégnés d’une tradition politique selon laquelle leur rôle essentiel est de défendre un intérêt personnel et la gestion des affaires locales en lieu et place de l’administration.

L’autorisation parlementaire qui a constitué pendant très longtemps la « pierre angulaire » du droit financier, s’est considérablement transformée.

Il convient de noter que, ce contrôle de gestion peut se heurter à la notion de secrets d’Etat qui limite profondément sa portée. En clair, la commission des finances se contente seulement d’entendre les ministres et publier des rapports qui ne servent pas à faire un contrôle de gestion de la chose publique.

On observe donc, la perte de la souveraineté financière du parlement au profit du pouvoir exécutif. A ce propos, Vincent DUSSART a écrit en 2009 dans son ouvrage de finances publiques : « la matière budgétaire est désormais dominée par le pouvoir exécutif ». Il faut noter que, la crise du droit budgétaire a permis l’émergence des paramètres nouveaux qui caractérisent la vie financière de l’Etat Centrafricain.

On assiste, au non respect de la discipline budgétaire qui était à la base de la faiblesse financière de l’Etat (cf. Le rapport PEFA ; juillet 2010, commission européenne, BAD)

Par conséquent, on constate l’insécurité des textes financiers. Depuis l’avènement de la LOLF du 1er août 2001 en France et celle du 3 juillet 2006 en RCA.

La sincérité exigera « l’exactitude des comptes dans les lois de règlement et l’absence de fausser les grandes lignes de l’équilibre dans les autres lois de finances » (Conseil 25 juillet 2001).La bonne foi, implique que les évaluations soient réalisées aussi correctement que possible : Ceci admet un budget sincère mais erroné. Cela exclut une présentation incomplète débouchant sur un « solde artificiel », pour « manipulation (30 déc.1996), pour erreur manifeste et d’appréciation (19 déc. 1999) pour irréalisme. La vérité est la propriété d’un jugement des comptes affirmant que ce qui est ou ce qui n’est pas n’est pas. C’est un moment de vérité ou l’on apprécie réellement la qualité d’une gestion et d’une politique des finances publiques.

Au total, le contrôle politique est illusoire. Le parlement doit se saisir de ses prérogatives constitutionnelles pour inciter l’exécutif à s’atteler dans la production des comptes de l’Etat centrafricain.

Ainsi, l’économie centrafricaine ne doit plus être sacrifiée au profit de la politique. De plus, la politique est tournée vers l’avenir, alors que la loi de contrôle est tournée vers le passé, dans ce cas précis, elle intéresse d’avantage l’historien que l’homme politique. Que faire ?

Fait à Bangui, le 02 mai 2017

Abdias NDOMALE Enseignant chercheur à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques à l’Université de Bangui Téléphone : 0023677887081

 

 

CENTRAFRIQUE : LE COLLECTIF DES TOUADERATEURS, EMBRYON D’UN PARTI POLITIQUE OU MASTURBATION POLITIQUE ?

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CENTRAFRIQUE : LE COLLECTIF DES TOUADERATEURS, EMBRYON D’UN PARTI POLITIQUE OU MASTURBATION POLITIQUE ?                                                    

 

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Bangui, le 6 mai 2017.

Par : Bernard SELEMBY-DOUDOU, CNC.

 

Au lendemain de l’avènement à la magistrature suprême du President de la République, des groupes de soutien multiforme fleurissent avec des missions diverses qui se croisent ou même s’opposent au risque d’un chevauchement ou d’empiètement des pouvoirs et compétences.

 

Ces initiatives ont généralement pris racine en faisant référence à leur appartenance ethnique, raciale, régionale et aussi pour des intérêts ou calculs politiques et financiers. Devant cette panoplie d’initiatives, l’élu de la nation semble se perdre, en perpétuelle recherche de repères et ne sait à quel saint se vouer nonobstant les bonnes volontés qui se manifestent à son égard. Le dernier né de ces groupes de soutien dénommé “Le collectif des Touaderateurs” s’est auto-attribué des missions à l’instar d’un gouvernement bis heurtant au passage la sensibilité des observateurs de la vie politique centrafricaine.

Ainsi le citoyen lambda qui ne se prive jamais du désir de comprendre se pose les questions suivantes : quel est le statut juridique du collectif des touaderateurs ? Quelles sont leurs missions et attributions ? Quel est leur cahier de charges ? S’agit-il d’une doublure du gouvernement ou une structure pour combler les lacunes de ce dernier ? Quelle est leur philosophie ? Le collectif maîtrise t-il le projet de société du President de la République ? Le President de la République a t-il avalisé la démarche ? En d’autres termes, le President de la République est-il à l’origine de l’initiative ? Si non, le collectif veut-il se faire de la place lui-même ? Quelle est la place du collectif dans la hiérarchie des rapports Présidence/Gouvernement ? La voix du collectif est-elle audible dans l’entourage du President de la République ? Le collectif est-il un embryon de parti politique ou s’agit-il de la masturbation politique ?

À titre de rappel, un parti politique par définition est une organisation dont les membres mènent une action commune à des fins politiques. Leur objectif est de se faire élire, d’exercer le pouvoir en mettant en œuvre un projet politique commun. Tandis que la masturbation politique est une pratique politique qui consiste à se procurer soi même du plaisir politique ( prérogatives, valeurs…) sans effet immédiat ou lointain sur le système politique. Il s’agit généralement des activités politiques infécondes ou improductives. De ce rappel, le collectif des touaderateurs se reconnaît ou se retrouve dans quelle définition ?

Si par hasard le collectif se reconnaît dans la seconde définition, pourquoi se perdre ou perdre son temps dans un rêve masturbatoire ? Pensez-vous que le President de la République et son entourage sont prêts pour accepter tout soutien même infécond ? Ce collectif n’est-il pas à la frontière du griotisme folklorique ? L’opinion publique est tentée de croire que vos actions constituent les bases, les premières pierres d’un parti politique mais visiblement le pouvoir central n’a pas besoin de ce processus pour instituer son parti politique. Nous estimons que le President de la République se débrouille mieux en solo en dehors de ce soutien. Il n’a vraiment pas besoin de cette démarche, de cette masturbation qui n’a d’autres objectifs que d’émietter ces énergies. Nous vous rappelons in fine que les campagnes électorales sont définitivement terminées. Dès lors, le chef de l’Etat est devenu le President de tous les centrafricains sans exception. Il a ainsi besoin de toutes les compétences du pays et même de l’opposition pour reconstruire le pays en lambeaux. Cela doit se faire dans le strict respect du jeu et principe démocratique. En outre, la liste des animateurs du collectif en terme de morale, probité et d’intégrité n’incarne pas le sérieux voire même la dénomination du collectif qui renvoie à un jeu d’enfant. N’oubliez pas que vos actions risquent de noircir l’image du President de la République et de l’enfoncer d’avantage, de faire fuir les sympathisants et les indécis.

Dans l’optique de dynamiser votre démarche et de crédibiliser vos actions, nous vous proposons de demander une audience au President de la République pour encadrer, redéfinir et d’agencer vos activités par rapport à la politique générale du gouvernement. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 02 mai 2017