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Centrafrique : Bac 2017 : Des lamentables résultats qui accusent

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Centrafrique : Bac 2017 : Des lamentables résultats qui accusent

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2349.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les élèves du lycée de Gobongo dans le 4e arrondissement de Bangui. CopyrightCNC

 

Bangui, le 21 juillet 17

Par : Herman THEMONA CNC,

 

17 997 inscrits comme candidats. Seulement 987 admis au 1er tour soit environ 5% et un peu plus de  2 500 autorisés à passer le 2ème tour. Un fiasco total qui accuse et interpelle tout le système de l’éducation nationale en Centrafrique.

Certains ; pour ne pas dire tous les élèves candidats au baccalauréat 2017 de la Capitale ont voulu marcher pour protester contre les résultats du Bac 2017. Mais est-ce que ça vaut la peine ? Où doit on chercher les raisons de ce cuisant échec qui interpelle tous, élèves, parents d’élève, enseignants, administrateurs scolaire pour ne pas dire tout le système éducatif centrafricain.

Des enfants intraitables et insoumis partout

D’abord au niveau des élèves qui ont passé l’examen. Les résultats tels que diffusés démontrent à suffisance que les élèves de Centrafrique ne reflètent pas les niveaux des classes qu’ils fréquentent. C’est cela la baisse des niveaux dont ne cesse de décrier. Ils veulent descendre dans la rue pour démontrer quoi ? Leur incapacité à étudier, à montrer qu’ils ne peuvent rien faire de bon toute leur vie ? C’est vraiment regrettable que ceux-là qui sont appelés devenir les soutiens du développement futur du pays se comportent en de véritables désobéissants.

Désobéissants, le mot n’est pas accidentel. Sur tous les points, les élèves de maintenant montrent qu’ils sont des rebelles, des insoumis, d’abord aux instructions de leurs parents dont ils ont l’habitude de traiter comme des « vaut rien dont le temps est déjà passé ». Ce qu’ils oublient ou alors négligent de manière à creuser leur tombe eux même est que la première éducation dans la vie commence par ceux qui donnent la vie. Et ce sont les parents, que ce soit géniteurs ou ceux qui élèvent par ce que les aléas de la vie l’ont voulu ainsi.

Obéir aux parents, respecter et mettre en pratique leurs instructions est une bénédiction et de la grâce que Dieu Tout Puissant accorde à celui qui suit e commandement venu de la bible car la bible dit ceci : « enfant honore ton père et ta mère, suis leurs instructions et tu auras longue vie »

Qui des enfants d’aujourd’hui s’adonnent à cette recommandation biblique ? Peu sont ceux qui mettent en pratique ces principes bien nombreux sont ceux qui disent aller à l’église et appartenir à des mouvements religieux sensés les éduquer.

Parlant de l’éducation de base, il y a l’église qui est parfaitement indiquée pour transformer les jeunes. Mais hélas, c’est même de là que proviennent des comportements anti social et les dérives de beaucoup de jeunes. Mais là n’est pas la préoccupation du jour car il s’agit du Bac 2017.

Des enseignants non méritants et trop avide d’argent

C’est une situation très déplorable qui mérite un colloque d’évaluation, d’analyse et de formulation de recommandations fortes pour que les enseignants ne soient plus recrutés par clientélisme, népotisme et tout ce qui a trait à ce genre de comportement qui frustre et détruit le pays.

On ne dira jamais assez. Lorsqu’on parle de baisse de niveau des élèves, à qui la faute ? Sans doute la faute est partagée. Nous venons ci haut de parler des enfants qui veulent toujours des solutions faciles au lieu de s’adonner au travail. Mais qui à l’origine des solutions faciles ? C’est bel et bien les enseignants.

Du primaire au supérieur, ceux-là qui sont appelés à donner la connaissance ou le savoir aux enfants n’en possèdent pas. Ils ne méritent pas les titres qu’ils portent. Certes, ce n’est pas tout le monde. Mais beaucoup sont ceux-là qui ont atterri dans l’enseignement non par vocation, mais accidentellement puisque les aléas de la vie les y ont forcé. Combien ont trainé leur derrière à l’université de Bangui changeant et fréquentant tous les départements pour revenir en arrière et aller acheter le concours d’entrée à l’ENI ? Triste réalité que personne, ni mêmes les enseignants n’oserait remettre en question. Résultat, aucune notion exacte à transmettre aux enfants qui quittent leurs parents sans autres notions que l’éducation de base. Cette lourde responsabilité qui repose sur les épaules des enseignants du primaire n’est plus respectée comme jadis où dès la classe de CM2 et rien qu’avec le Certificat d’Etude Primaire Elémentaire, nous avions de bons commis d’administration qui ont fait la valeur du pays devant les colons.

Même sorti de l’ENI de Bambari et après deux ans d’étude, on écoute jamais ces enseignants s’exprimer correctement en français. D’ailleurs, c’est le sango qu’ils parlent puisque leur français est très déplorable. Il n’y a pas que ceux du primaire. L’ENS qui formait très bien des enseignants du secondaire est agenouillée aujourd’hui à cause de l’achat des notes et surtout le téléchargement des cours qui ne sont pas préparés par les enseignants qui doivent les dispenser, la fabrication, la vente des polycopies dont les vendeurs ne sont pas les auteurs à des étudiants à qui aucune explication n’est donnée et qui doivent se débrouiller pour comprendre le cours. Où allons-nous avec ce système ? Un cours doit être sérieusement préparé par l’enseignant avec des exercices de compréhension et d’assimilation. Mais télécharger des trucs que d’autres mettent en ligne et en être incapable d’expliquer, n’est pas la baisse de niveau des enseignants qu’on a l’habitude de reposer sur les élèves ? Il y a de quoi à y réfléchir.

Dans tout ce qui précède, ce qu’il faut retenir en définitif est la totale défaillance du système éducatif centrafricain. Accusé un système c’est autant dire quelque chose sur ses responsables. Or les responsables c’est qui ? C’est sans détour aucun le gouvernement, et à travers le gouvernement, ceux qui sont nommés à la tête et dans les branches de l’éducation nationale. Des « vaut rien » qui ne se soucient que de leurs bouches et non de l’avenir du pays. Ce n’est pas nous qui le disons, mais c’est sorti de la bouche du Directeur des examens et concours nationaux qui a commenté favorablement les résultats du Bac 2017 en parlant de vrais admis. Oui, nous ne remettons pas en cause que seulement 5% des candidats inscrits au bac aient fait réussite. C’est un gros progrès lorsqu’on sait que les examens en Centrafrique ne sont plus des tests d’évaluation du savoir et des compétences. C’est plutôt un test des capacités des parents à soudoyer pour que leurs enfants réussissent. L’argent est un bon maître mais plutôt un mauvais serviteur a-t-on l’habitude de dire.

Des parents qui programment la mort subite de leurs enfants.

Toi parent qui veut la réussite de tes enfants qu’en brandissant l’argent, as-tu bonne conscience du service que tu rends à ton pays ? L Centrafrique s’était démarqué, au temps de la colonisation par le nombre de ses fonctionnaires qui étaient envoyés partout en Afrique Equatoriale Françaises. C’est parce que les colons reconnaissaient en eux des valeureux fonctionnaires et agents. Ce n’est pas qu’ils achetaient les postes qu’ils occupaient, mais ils les méritaient. Pourquoi aujourd’hui aller à l’achat des diplômes. Les fils qui se voient propulser parce que les parents sont potentiellement capables, savent-ils ce qui les attend là où ils doivent servir.

Allez voir dans les institutions internationales dont les représentations sont en Centrafrique, combien sont les fils du pays qui y travaillent ? Presque personne puisqu’en terme de statistique, on irait à 0,000 et quelque %. Est-ce grandissant pour le pays ? Des Centrafricains n’ont-ils pas des diplômes dignes pour occuper ces postes ? Certes qu’il y en a qui des références plus supérieurs aux autres étrangers qui pullulent par exemple à la Minusca. Une honte pour le pays. Un parent doit avoir besoin de sauvegarder sa vieillesse en élevant ses enfants dans la droiture et non dans la fausseté. Quel esprit transmettre à sa progéniture si l’on se prête déjà à faut.

Un système éducatif à remettre en cause

Pas de bla-bla maintenant, nous y revenons dans notre prochain article sur le Bac 2017.

 

Copyright2017CNC.

 

 

NDLR : selon nos informations, suite aux différents articles publiés par CNC sur les examens du baccalauréat 2016 et 2017, le Ministre de l’Éducation nationale a voulu frapper fort les esprits pour se démarquer de la faillite de notre système éducatif. D’ailleurs,   Certains correcteurs nous ont expliqués sous couvert de l’anonymat que certaines notes des élèves ont été volontairement réduites, les accusant d’avoir triché sans aucune preuve. nous reviendrons sur cette affaires dans nos prochains articles.

 

 

 

 

 

Centrafrique : Le DG des Douanes Frédéric Inamo interdit des dépotages à Douala et augmente le nombre de convoyages hebdomadaires.

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Centrafrique : Le DG des Douanes  Frédéric Inamo interdit des dépotages à Douala et augmente le nombre de convoyages hebdomadaires

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2398.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Inamo, Directeur Général des Douanes. Crédits photo : Fred Krock. CopyrightCNC
Monsieur Inamo, Directeur Général des Douanes. Crédits photo : Fred Krock. CopyrightCNC

 

Bangui, le 21 juillet 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La stricte interdiction des dépotages au Port autonome de Douala et l’augmentation de deux à trois convoyages hebdomadaires Bangui-Beloko, ainsi que le rappel à l’ordre des sociétés de transit irrégulières en Rca ont été, ce mercredi 19 juillet, au centre d’une réunion expresse convoquée par le Directeur général des Douanes et Droits indirects, M. Théodore Frédéric Inamo avec ses partenaires transporteurs et opérateurs économiques.

Dorénavant, plus question d’opérations illicites de dépotages des marchandises à destination de la République centrafricaine au Port autonome de Douala. C’est une instruction salutaire du Ministre des Fiances et du Budget, Henri Marie Dondra en réponse aux multiples cas de fraudes qui se produisent sur l’unique corridor en fonction, Bangui-Beloko. Le Dg Inamo en a expliqué les biens fondés, ce mercredi à ses partenaires transporteurs et opérateurs économiques.

Devant la presse, le DG des Douanes se résume : « L’interdiction des dépotages au niveau de Douala fait partie des instructions ministérielles. Vous n’êtes pas sans ignorer qu’il y a beaucoup d’obstacles qui gangrènent les innovations au niveau des recettes douanières, entre autres le dépotage. L’on remarque avec regret que les opérateurs importent des marchandises containerisées, mais une fois au Port autonome de Douala, ils dépotent. Cet acte est strictement interdit par le Code de Douane. On ne peut pas manipuler ces marchandises celées dans des containers », a-t-il noté.

Il dénonce par ailleurs qu’au niveau du Port autonome de Douala, au moment de ces dépotages, les marchandises sont déversées d’une part sur le territoire camerounais, de l’autre à destination du Tchad, et c’est une partie qui arrive en Centrafrique. Ce qui est plus grave, c’est que les partenaires techniques et financiers de la Rca suivent très bien la traçabilité de ces marchandises, puisqu’ils ont les données au niveau des pays exportateurs, alors qu’à l’arrivée à Bangui, ils ne trouvent plus ces marchandises. Cela fausse toutes les données.

Ce ton de fermeté du DG a été relaxé par le message de soulagement qui vise à augmenter le nombre de convoyages hebdomadaires Bangui-Beloko de deux à trois. « C’est l’attente des autorités centrafricaines qui, suite à la dernière Revue du Fonds monétaire international, ont recommandé l’augmentation du nombre de convoyages, notamment de deux (02) à trois (03) par semaine. C’est ainsi que vous avez constaté la fois dernière, la préoccupation des partenaires sur les recettes d’où l’action salutaire qu’ils ont posée en dotant notre institution de six (06) véhicules », a relevé Dg Inamo.

Dorénavant, les jours de mardi, jeudi et samedi sont retenus en commun accord avec les transporteurs et opérateurs économiques pour ces convoyages en escorte chaque semaine. Le DG Inamo annonce en même temps que lancement officiel de ces opérations sera effectif dès la semaine prochaine.

Evidemment, cette mesure tonne comme un ouf de soulagement. Le témoignage de Bouba Aboubakar, Représentant résident de Transimex en dit long : « Je comprends par cette initiative que le Gouvernement de la République centrafricaine est en train de faire des efforts pour faciliter le transport, parce qu’avec l’escorte que nous pratiquons maintenant, deux jours de convoyage par semaine a été véritablement contre-productif pour les transporteurs. C’est pourquoi la décision du Gouvernement de ramener à trois convoyages est un ouf de soulagement. J’en suis très fier ».

Quant à l’instruction d’interdiction de dépotage au Port de Douala, Aboubakar estime que c’est une bonne décision puisque ce ne sera pas seulement la République centrafricaine qui gagnera, cela va limiter la fraude certes, mais cela va décongestionner le Port de Douala qui a toujours eu des problèmes de congestion, et enfin les opérateurs gagneront eux-aussi à travers la sécurisation de leurs marchandises ».

Notons qu’à la fin de la réunion, le DG a rappelé très fraternellement à l’ordre ses partenaires transporteurs, notamment les sociétés de transit irrégulières de se mettre en règle, puisque les irréguliers sont les plus souvent facilitateurs des dépotages frauduleux. « Sur une trentaine de maisons de transit dans notre pays, dix seulement sont en règle », a confié le DG Inamo.

 

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Centrafrique : L’OFCA fait l’acrobatie avec la presse

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Centrafrique : L’OFCA fait l’acrobatie avec la presse

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2386.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC
La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC

 

Bangui, le 21 juillet 2017

Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

 

Premier à appeler les journalistes et premier à Saboter les journalistes. Ce n’est qu’en RCA qu’on peut assister à une telle acrobatie. Et le cas frappant c’est le congrès de l’OCFA où les journalistes venus nombreux pour la couverture médiatique ont été forcés à repartir dans leur rédaction respective sans les facilités de transport pourtant prévues dans le budget que l’OFCA a présenté au gouvernement et dont l’argent lui a été décaissé en conséquence. Que vaut la presse devant l’OFCA ? C’est la question que la presse se pose.

La mésentente, péché originel de l’OFCA, persiste et signe. Malgré la confirmation par arrêté ministériel du Comité d’organisation du congrès de l’OFCA, ce qui lui a valu des prérogatives d’autonomie dans la gestion des fonds alloués par l’Etat centrafricain, c’est-à-dire payés par les contribuables centrafricains, certaines femmes qui se disent femmes juristes, continuent de torpiller cette unique et digne organisation qui, de par les termes de son statut, prend en main la destinée de toutes les femmes centrafricaines.

Objet de plusieurs rejets à cause des désordres indescriptible que seule l’OFCA est détentrice du titre foncier (TF), le congrès, deuxième du genre en moins de deux mois, devrait être un fiasco à cause du comportement de la présidente et de la trésorière générale qui, pour la première fois sont appelées à gérer plus de 36 millions de F CFA que le trésor public a eu peine à décaisser.

Pourquoi appeler des journalistes pour communiquer autour de ce congrès si leur présence n’en valait pas la peine ? C’est le 4ème pouvoir dans un état démocratique comme la Centrafrique aspire l’être. Mais si des femmes, soit disant juristes, c’est-à-dire pratiquant le droit se mettent à boycotter le droit de la presse, alors, où allons-nous ?

L’OFCA, tout comme beaucoup de départements ministériels en Centrafrique doivent savoir que la presse ou particulièrement les journalistes ne sont pas des mendiants. Les professionnels des médias, il est vrai, si beaucoup d’entre eux exercent le métier sans le mériter car n’étant pas ressortissant d’école de journalisme ou de communication, mettent en œuvre pour que ce qui se passe dans le pays soit connu. C’est un devoir de reconstruction du pays qui est dans le gouffre.

Mais allons-nous reconstruire le pays quand certains s’y mettent avec abnégation alors que d’autres comme les membres du comité d’organisation du congrès de l’OFCA voient seulement la couleur de l’argent qu’ils n’ont pas produit mais qui leur a, généreusement, été alloués par les contribuables centrafricains via le trésor public ?

Voilà pourquoi nous pouvons, en conclusion, dire que l’OFCA n’est pas une organisation non gouvernementale comme on lisait ce jour du 19 juillet 2017 sur la banderole des protestataires de ce congrès qui ont proclamé ceci, nous citons : « Non au 2ème Congrès, l’OFCA est une ONG, le gouvernement viole la constitution et la loi 1901 ». C’est bel et bien un organe politique de soutien à tous les régimes qui se succèdent en Centrafrique. C’est pourquoi, puisque c’est l’argent du contribuable centrafricain qui a financé le congrès, le peuple réclame un audit des finances qui ont servi à l’organisation de ce congrès. La Ministre Virginie MBAIKOUA doit prendre ses responsabilités pour que lumière soit faite. A titre de rappel, 9 500 000 F CFA avaient été déboursés pour les préparatifs du congrès et 27 000 000 viennent d’être décaissés pour l’organisation du congrès qui se tient du 19 au 21 juillet 2017, soit un total de 36 500 000 F CFA.

Affaire à suivre !

 

 

Centrafrique : bientôt la fin des rumeurs sur les mercenaires étrangers arrêtés à Bangui ?

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Centrafrique : bientôt la fin des rumeurs sur les mercenaires étrangers arrêtés à Bangui ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Rebelles-de-la-séléka–e1498758506284.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelles de la séléka

 

Bangui, le 20 juillet 2017.

Par : Fortuné Bobérang, CNC.

 

Depuis peu, la République centrafricaine, notamment le cœur du pays qui est Bangui respire au rythme de tentatives perpétuelles de coup d’Etat. Comme élément de fond, les persistantes accusations de certains leaders politiques d’être les têtes pensantes u les commanditaires de cette sinistre destinée. A cela s’ajoutent les séries d’arrestations de personnes ne parlant ni Sango ni Français dans les périmètres de Bangui. Tout se passe comme si la fin de rumeur est proche.

La persistance des rumeurs de coup d’Etat à Bangui inquiète ! Dans les radios, les journaux et sur la toile, dans la rue… on ne parle que de cela. Coup d’Etat préparé par les leaders de l’opposition ; coup d’Etat orchestré par le Président de l’Assemblée nationale…

Même si aujourd’hui le débat se pose en terme de la qualité des personne habilitées à rendre publique ces genres d’informations que Mandedjapou de la société civile qualifie de « démoralisantes » et d’« inquiétantes » pour le peuple, le moins qu’on puisse dire est que les soutiens du Président de la République qui avancent ces accusations ne manquent jamais de promettre des preuves à brandir au moment opportun.

Pour le dernier cas d’accusation visant directement le Président de l’Assemblée nationale, la preuve qui galvanise les soutiens de Touadéra, ce sont les multiples arrestations de sujets étrangers dont tchadiens dans la capitale et aux environs depuis près d’un mois. Pour la plupart, ces présumés appréhendés qui seraient entre les mains des forces de sécurités intérieures, avoueraient être à la solde de la deuxième personnalité politique du pays dans l’optique, disent ces soutiens de Touadera, d’attenter à la vie du Chef de l’Etat.

A la dernière nouvelle, et de sources bien informées, la justice serait en possession de tous les dossiers concernant ces mercenaires arrêtés. Il y en a des sujets tchadiens qui se diraient des cultivateurs dans leur pays d’origine, mais recrutés exclusivement pour cette mission d’atteindre le Président centrafricain. Mais là où la fin des rumeurs risque de s’avérer, c’est lorsque, selon les mêmes sources, une réunion de crise s’est tenue ce mardi à Bangui sur les dossiers de ces mercenaires pour obtenir leur présentation au peuple via la presse.

Evidemment, le peuple piaffe d’envie de voir la justice de son pays infirmer ou confirmer ces allégations pour lui permettre de se positionner.

 

 

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Centrafrique : Des Parlementaires francophones à l’école du législateur et du contrôleur

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Centrafrique : Des Parlementaires francophones à l’école du législateur et du contrôleur

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2392.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les parlementaires.

 

Bangui, le 20 juillet 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’honorable Timoléon Baïkoua, 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale a présidé, ce mercredi 19 juillet 2017, à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, à Bangui, l’atelier de renforcement des capacités des honorables députés sur le parlementaire législateur et contrôleur. C’était en présence de M. Philippe Péjo, Conseiller en communication des affaires parlementaires de l’APF, Représentant de Mme Michelle André, Secrétaire générale de l’Assemblée parlementaire de la francophone. Des parlementaires venus d’autres p           ²

3ays francophones sont venus partager leurs expériences aux élus centrafricains.

Le renforcement des capacités des Parlementaires centrafricains sur leur rôle de législateur et de contrôleur est au centre de l’atelier qui s’est ouvert ce mercredi à l’Assemblée nationale. C’est d’ailleurs ce que l’honorable Timoléon Baïkoua a tenu souligner dès le lancement des travaux, car dit-il, « Je me dois de souligner que notre réunion d’aujourd’hui est d’une grande portée. De prime abord, il s’agit d’un atelier de renforcement des capacités ».

Mais bien au-delà de l’enjeu primaire de renforcement des capacités, c’est la diplomatie parlementaire qui est mise en exergue, puisque dans le cadre de la coopération avec la Francophonie – Institution au sein de laquelle la République centrafricaine a été suspendue depuis mars 2013, l’heureuse reprise de la coopération d’il y a un an, requiert le dynamisme des autorités centrafricaines. De même en ce qui concerne le Parlement, l’Assemblée nationale centrafricaine a cette lourde tâche de redynamiser sa réintégration dans la famille parlementaire francophone.

C’est d’ailleurs cela l’enjeu même de cet atelier, selon le 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale. En effet, dit-il, «  la coopération interparlementaire constitue l’un des axes privilégiés de l’action internationale de l’Assemblée nationale », a souligné Timoléon Baïkoua qui explique que « cette coopération consiste à rechercher les voies et moyens pour appuyer le fonctionnement des structures de l’Assemblée et contribuer au renforcement de ses capacités institutionnelles, à travers l’appui technique, les stages professionnels, les séminaires, l’appui législatif et administratif ».

Notons au passage que l’atelier a vu la participation d’imminentes personnalités parlementaires venus des différents pays francophones. Il s’agit de Angélique Ngoma, Présidente de la Commission environnement et développement de la République du Gabon, l’Honorable Sylvestre Gossiala, 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale de la République du Congo Brazzaville, Philippe Péjo, Conseiller en communication des affaires parlementaires de l’APF. Le Vice-président de l’Assemblée nationale centrafricaine a annoncé d’autres Députés francophones qui prendraient le train en marche.

« L’événement d’aujourd’hui est l’amorce d’une coopération avec l’APF qui s’annonce plus vaste et qui a vocation à durer dans une coopération plus vaste », a déclaré Timoléon Baïkoua tout en faisant allusion au renforcement des capacités, des visites de travail et d’étude dans des Assemblées parlementaires sœurs, dans le domaine de technologies de l’information et de la communication. Il annonce par ailleurs que durant cet atelier, « nous aurons à aborder, les points essentiels de fonctionnement de notre Parlement et de la fonction parlementaire – des questions essentielles pour le bon fonctionnement de la démocratie ».

A l’occasion de l’ouverture de cet atelier, M. Philippe Péjo, Conseiller en communication des affaires parlementaires de l’Assemblée parlementaire francophone (APF) a délivré le message de Madame Michelle André, Secrétaire générale de l’APF – institution regroupant 83 Parlements repartis sur les cinq continents.

Quelques extraits de Michelle André

  1. Philippe Péjo a commencé par rappeler quelques valeurs de l’APF. « C’est une assemblée politique reconnue comme telle par les Chefs d’Etat et de Gouvernement dans l’espace francophone en tant que Parlement consultatif de la francophonie. En même temps, notre Assemblée est celle de la solidarité francophone qui met en œuvre des actions de coopération de renforcement des capacités des Parlements dans l’espace francophone ».

Revenant à l’atelier qui se déroule encore, Madame Michelle André a fait savoir dans son message que « ce type de séminaire est particulièrement important. En effet, il permet aux Parlementaires de différents pays de se rencontrer, de confronter leurs expériences acquises, de comparer les systèmes institutionnels et le mode de fonctionnement de leurs Assemblées. Nous n’avons sans doute pas la même expérience, mais cela ne constitue en rien un obstacle. C’est même ce qui fait l’originalité de cette rencontre ».

C’est sur le souhait d’un bon succès des travaux que la Secrétaire générale de l’APF a terminé son message : « A travers ce message fraternel, à quelques jours seulement après la 43ème Session et la 50ème anniversaire de l’APF, votre Assemble nationale, de retour dans la famille francophone a tenu toute sa place auprès de son Président Abdou Karim Meckassoua et son bureau, je tiens à m’associer à ces travaux auxquels je souhaite plein succès ».

Notons que ces travaux de 48 heures prennent fin ce jeudi 20 juillet, certainement assortis des recommandations fortes.

 

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CENTRAFRIQUE : BANGUI EN HAUSSE DEMOGRAPHIQUE FACE AUX DIFFICULTES SOCIALES

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CENTRAFRIQUE : BANGUI EN HAUSSE DEMOGRAPHIQUE FACE AUX DIFFICULTES SOCIALES

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Les-victimes-des-violences-centrafricaines–e1498758365993.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les victimes des violences centrafricaines

 

Bangui, le 20 Juillet 2017.

Par Le Roi Rodrigue BENGA, CNC

 

Après la marche sur Bangui de Michel Djotodia et ses éléments de la coalition Séléka et les moments de représailles des Anti-Balaka, la ville de Bangui semble avoir une quiétude relative, ce qui la rend hospitalière à recevoir les populations de l’intérieur du pays en turbulence depuis le commencement de la crise centrafricaine. Bangui accueille de plus en plus d’habitants. Certains se font loger eux-mêmes tandis que d’autres sont hébergés par des ménages banguissois. Cela a un impact sur l’économie ménagère et déséquilibre les conditions sociales.

Le dernier recensement général de la population et de l’habitat remonte en 2003, avec une population de 4.500.000 habitants. En 2015, la population Centrafricaine est estimée à 5.391.539 habitants. Avec un taux de natalité de 33,91 %0, un taux de mortalité de 18,65%0 et un accroissement naturel de 1,53%0, la population centrafricaine semble s’écarter aujourd’hui de la programmation calculée des démographes. Surement, les conflits ont fait perdre des vies que les naissances n’ont pas toutes comblées. Cela a ralenti l’accroissement naturel de la population. La population Banguissoise qui était estimée à près de 900.000 habitants en 2015, semble également dévier les calculs des démographes. Elle n’est pas ralentie mais plutôt, croît exponentiellement puisqu’elle gagne davantage de population venant de l’intérieur du pays.

La capitale centrafricaine gagne d’habitants pas seulement par la différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité. Mais beaucoup plus dans la différence de migration (émigration et immigration). L’exode rural s’est amplifié, ce n’est plus seulement la population estudiantine qui vient à Bangui après la fin du cycle d’études primaires ou secondaires. Fonctionnaires (civils et militaires), agriculteurs, humanitaires, etc. certains résidant à Bangui et affectés à l’intérieur du pays pour des raisons de travail, d’autres, natifs et résidents de l’intérieur partent pour la capitale à cause des violences et de l’insécurité. Nous ne devons pas également oublier la présence massive du personnel militaire et civil de la Mission des Nations-Unies en Centrafrique dont la majorité est à Bangui. Bien qu’on n’ait pas fait un recensement de la population banguissoise, on pourrait l’estimer aujourd’hui à près de 1.5 millions d’habitants si on y ajoute les populations des périphéries (Bimbo et Bégoua).

Cependant, la hausse démographique engendre de difficultés dans certains ménages. Selon les résultats de l’enquête et l’analyse socio-économique des ménages, publiés en 2014 par le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), les ménages de la ville de Bangui et de Bimbo présentent un niveau de vulnérabilité assez élevé. En moyenne, un ménage de l’aire urbaine de Bangui comporte 9 personnes. Environ 25% des ménages hébergeaient – sans contrepartie déclarée – des personnes qui n’étaient pas auparavant membres de leur ménage. La majorité des déplacements de populations s’est effectuée à l’intérieur de la zone urbaine de la capitale et a touché 15% de l’ensemble des ménages. La première motivation des migrations est la violence et l’insécurité, suivie d’autres raisons relatives à la perspective de bénéficier de meilleures conditions de vie. Ces mouvements de populations sont à l’origine de l’accroissement de la taille moyenne des ménages, passant d’environ 5 à 9 personnes. Si le nombre moyen de personnes est passé de 5 à 9 personnes dans 25% des ménages banguissois, cela veut dire que chacun des ménages (de la portion 25%) a augmenté de 4 personnes de plus, soit 80%. Ceci entraînerait une augmentation de 20% de la population totale. Alors, si la population banguissoise était estimée à 900.000 en 2015, plus 20%, elle serait aujourd’hui de 1.080.000 habitants, sans ajouter l’apport que les naissances peuvent amener de plus des décès. De plus, ce rapport du PNUD date de 2014, à l’époque où le conflit n’était pas répandu dans tout l’intérieur du pays comme on le constate aujourd’hui.

Les ménages hôtes (ménages qui reçoivent d’autres ménages ou d’autres personnes, selon le rapport du PNUD), éprouvent de difficultés. Suite à la baisse de revenue face à l’augmentation du nombre de personnes par ménage, pour s’adapter, ils sont obligés de baisser le nombre de repas ou la quantité, consommer les repas moins couteux ou moins préférés, vendre leurs biens, diminuer les soins de santé, ou encore recourir à l’emprunt. Mêmes les ménages qui ne se sont pas déplacés sur les sites et qui n’ont hébergé aucune personne éprouvent également d’énormes difficultés. Puisque le nombre croît, la demande augmente, les produits vivriers deviennent rares et précieux. Les prix des denrées alimentaires augmentent. Et tout le monde subit les conséquences préjudiciables. Et cela n’est pas seulement pour les produits vivriers, mais aussi les biens immobiliers. Du fait de la hausse des demandes de maisons en location, les bailleurs ont augmenté les prix des loyers. Des gens fuyant de conflit n’ont pas le choix, ils accèdent dans la maison quel que soit le prix, ce qui consomme la majorité de leurs revenus.

La population banguissoise a fait preuve d’hospitalité même si ce ne sont pas tous les ménages déplacés qui sont hébergés, mais cette population fait face à de difficultés sociales aigues. Le Gouvernement et les ONGs doivent orienter les aides dans ce sens pour alléger le quotidien des centrafricains en adoptant des mesures concrètes de politique sociale car le Centrafrique en a besoin.

Centrafrique : Abdou Karim Meckassoua, démolisseur de la République

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Centrafrique : Abdou Karim Meckassoua, démolisseur de la République

 

 

 

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Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.

 

Bangui, le 20 juillet 2017

Par : Anselme Mbata,  CNC, 

 

Aujourd’hui 20% de la population centrafricaine, soit un million de personnes sont soit des déplacés internes, soit des réfugiés dans les pays frontaliers. De plus, la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire si l’on en croit les agences onusiennes des domaines de la santé, l’alimentation et l’humanitaire (OMS, FAO, OCHA, etc.).

 

Et comme le rappelait tout récemment, le Ministre Théodore Jousso, Porte-Parole du gouvernement : « 14 des 16 provinces du pays sont aujourd’hui sous la coupe de groupes armés », soit 80% du territoire national ayant basculé dans une zone véritablement rouge car aux mains des groupes armés. La faiblesse sans cesse croissante des autorités de l’Etat ont laissé les «mercenaires terroriser les civils à volonté alimentant ainsi un cycle d’attaques provocatrices et de représailles unitile persistant » comme le rappelait Lewis Mudge, chercheur-senior auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. Les attaques contre les troupes de l’ONU sont la manifestation du ras le bol de la population dont certains éléments se transforment en auto défense et tentent de répondre farouchement, bien sans égaux moyens surtout aux contingents marocains de la Minusca qui confondent toute la population comme porteur d’armes.

 

La conséquence immédiate de cette situation est l’embrigadement de tous les opérateurs économiques du pays d’où une économie nationale en chute libre depuis un an, avec un taux de croissance en baisse de 6% environ par rapport à 2016 à la même période. A la prédation des zones diamantifères, aurifères et autres produits miniers du pays en général, il faut également compter des attaques incessantes et meurtrières contre la grande faune du pays. Une réalité dénoncée vigoureusement par l’ONG Wildlife Conservation Society et le programme Ecofaune de l’Union européenne selon qui « toutes les espèces de grands mammifères ont désormais des populations en fort déclin comparativement à des données collectées en 2005 et 2010 ». Pour ne prendre que le cas des éléphants, aujourd’hui on compte moins de 50 alors qu’en 1977 la RCA dénombrait 35.093 éléphants. Tout ceci pour dire combien ce désastre humain, politique, économique, sécuritaire, social et écologique que traverse aujourd’hui la Centrafrique sonne le glas de l’effondrement total du pays.

 

Malgré ce tableau apocalyptique qui désespère même les plus fidèles soutiens de la RCA, voilà que le peuple constate malgré lui, ici et là, que la scélératesse d’indignes fils du pays, sans scrupules aucunes, cherche à se frayer un chemin pour échafauder des plans afin de déstabiliser davantage un pouvoir centrafricain déjà aux abois et qui est, manifestement, au stade terminal d’une agonie qui ne dit pas son nom. Or déstabiliser ce pouvoir faible, c’est pousser la population centrafricaine dans un abîme de plus béant et sans fin.

 

En effet, depuis quelques jours, les rues de la capitale bruissent de sourdes rumeurs d’une démission annoncée du Président de la République et ce dans l’unique but de céder le poste à l’actuel Président de l’Assemblée Nationale (PAN), le fameux Très Honorable Abdou Karim Méckassoua. Ceux-là qui adhèrent et concourent à cette intrigue contre le peuple centrafricain porteront la lourde responsabilité du devoir de mémoire lorsque la République Centrafricaine sera rayée des nations au monde. On ne blague pas avec un Etat ni une Nation.

 

Le PAN (Président de l’Assemblée Nationale), en plus d’être rejeté et très combattu au sein de la communauté musulmane centrafricaine se présente également comme une pomme de discorde intercommunautaire. Catalyseur du conflit interconfessionnel, tout un chacun sait que l’association de son nom à une telle machination ne présage rien de bon si ce n’est qu’un nouveau boulevard d’explosion des violences qui ne sont pas à caractère inter-religieux mais instrumentalisées par Meckassoua à ses propre fins. Ses relations troubles avec des mercenaires et seigneurs de guerre étrangers inquiètent au plus haut point l’opinion centrafricaine et la presse nationale qui rappelait sous la plume de notre consœur Aline M’Pangba-Yamara que « depuis, dans les milieux concernés, le soutien de Karim Meckassoua à l’UPC de Darrassa était connu comme le loup blanc ». Un personnage aussi clivant, qui a tant contribué à la division de la nation centrafricaine entre d’un côté les chrétiens de l’autre les musulmans, en accédant à la magistrature suprême ne pourra que rajouter de la crise à la crise.

 

A n’en point douter, Abdou Karim Meckassoua, l’ancien cacique du régime Bozizé et allié d’un Ali Darassa, est à la source de la crise institutionnelle qui mine la RCA et paralyse tout l’appareil de l’Etat. Le mal élu du 3ème arrondissement de Bangui sur la base d’un seul bureau de vote, après son accession au Perchoir par le soutien passif de Denis Sassou-Nguessou avec la passivité complice du pouvoir, s’est très vite laissé emporter par l’ivresse du pouvoir et surtout par l’illusion qui s’offre désormais à lui d’accrocher le fauteuil de Président de la République, ce qui relevait lui être posssible par la voie des urnes, mais lamentablement écarté par un vote sanction cinglante de 3,2% aux dernières élections présidentielles 2015-2016.

 

Les moyens utilisés pour parvenir à ses fins au niveau de la présidence de l’Assemblée Nationale n’ont laissé insensibles ni les Centrafricains ni les observateurs étrangers. Ainsi Le Citoyen du 9 mai 2016 titrait « Le perchoir vendu aux enchères, Abdou Karim Meckassoua enlève la marchandise » ; Eve Malonga de LNC se faisant plus explicite sur la corruption ayant présidé à l’élection d’Abdou Karim Meckassoua au Perchoir écrit quant à elle que « Karim Meckassoua a acheté les voix des godillots ».  The Dissident, pour la presse internationale, sous la plume de notre confrère belge Kalvin Soiresse Njall écrivait : « le véreux Abdou Karim Meckassoua [a mis] sur pied et [exécuté] son opération « bienfaisance dans la corruption ». ».

 

Ce panorama sombre pour ne pas dire mafieux, du moins escroc, d’Abdou Karim Meckassoua serait incomplet sans faire référence, ne serait-ce que subrepticement, à des opérations de malversations, de faux et usages de faux ou de détournement des deniers publics auxquelles il est mêlé directement et/ou indirectement. Un peu comme cette lugubre affaire de vente frauduleuse d’une maison impliquant l’architecte Ousman Abdou (frère d’Abdou Karim Meckassoua), l’actuel Président de l’Assemblée Nationale et le justiciable, Monsieur Zimbi, comme révélée par la publication du 6 juin 2017 de Diaspora Magazine sous le titre de : « Affaire Meckassoua contre Zimbi : qui des deux a fait usage de faux ? ».

 

Les terribles agissements d’Abdou Karim Meckassoua qui trouve légal d’utiliser les peulhs et les armes pour arriver au pouvoir que FAT lui a arraché par des urnes. Si seulement si cela peut dissuader Meckassoua de sa funeste entreprise.

 

Le malheur pour la RCA en général et pour le Palais de l’Assemblée Nationale en particulier, c’est qu’une fois parvenu à ses fins, Abdou Karim Meckassoua a délibérément laissé les lieux se dégrader : les toilettes ne fonctionnant plus, des strates de poussières s’accumulant dans tout l’édifice, les odeurs pestilentielles infestant les lieux, le tout faisant du Palais de l’Assemblée Nationale un dépotoir qui rivalise de saleté avec les vide-ordures des quartiers les plus malfamés de Bangui. L’on ne peut que craindre un état de délabrement plus grave si d’aventure l’autre grand palais de la République lui tombait entre les mains. En effet, qui ne peut le moins ne peut le plus.

 

Mal élu et source permanente de tension, diviseur intempestif, entrepreneur militaro-politique aux méthodes dignes de la mafia terroriste, impopulaire jusqu’à la moelle, il ne fait aucun doute qu’une éventuelle accession d’Abdou Karim Meckassoua au pouvoir suprême de l’Etat après une probable démission du Président de la République, le Pr Faustin Archange Touadéra qu’il brandit comme alibi pour une passation douce et constitutionnalisée, conduira à une confiscation à la fois de la légitimité et de la légalité.

 

Vu le passé et le passif de l’individu, il est certain que la limite des trois (3) mois qu’exige la Constitution pour organiser les élections ne sera jamais respectée par lui. Ouvrant ainsi la voie à un césarisme qui risque replonger la RCA dans un abyme de turpitudes. En pareil cas (la démission de l’actuel locataire du Palais de la Renaissance), faire preuve d’hyper-juridisme en pavant la voie d’Abdou Karim Meckassoua pour la Présidence de la République, c’est commettre la même erreur historique que celle qui a conduit légalement pour ne pas dire démocratiquement Adolf Hitler au pouvoir, Bénito Mussolini au pouvoir ou encore Daniel François Malan au pouvoir et, en Afrique le fameux Yaya Djamé de la Gambie, qui finalement a déguerpi comme une sourie devant le chat.

 

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les pratiques mafieuses ayant précédé l’accession au pouvoir de ces tyrans précités sont les mêmes sur lesquelles s’appuient les forces obscures promouvant Abdou Karim Meckassoua pour arracher la Présidence de la République. Les Sturmabteilung (Section d’Assaut) ou SA pour le premier, les Milizia Volontaria per la Sicurezza Nazionale (La milice volontaire pour la sécurité nationale) ou Chemises Noires pour le second, l’Afrikaner Broederbond (Ligue des frères afrikaners) pour le troisième et enfin les groupes de milices mercenaires pour le dernier.

 

Les leçons de l’Histoire, le bon sens et la sagesse voudraient que dans l’éventualité d’une vacance du pouvoir exécutif, la Constitution soit suspendue, une Transition d’un an soit mis en place avec à sa tête une personnalité neutre en la personne de Son Eminence le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, un peu comme à l’image de Son Excellence Monseigneur Isidore de Souza au Bénin. Un gouvernement d’Union Nationale dirigée par un Premier Ministre de confession musulmane serait mis en place pour respecter la géopolitique des Institutions. Les membres de cette Transition seraient interdits de se présentés aux élections de retour à l’ordre constitutionnel.

 

C’est seulement à ces prix-là que la RCA pourra, en cas de vacance du pouvoir, éviter de retomber dans les travers d’une crise qui pourrait conduire à sa somalisation, sa libyénisation ou sa yéménisation ?

Aussi il faudrait que la classe politique entière fasse preuve d’une très grande vigilance face à la menace que représenterait une éventuelle accession de Meckassoua au pouvoir suprême de l’Etat. Les Centrafricains à 97% lors des dernières élections présidentielles de 2015-2016 l’ont massivement rejeté, ce n’est donc pas pour le voir là où ils n’ont ni envie ni besoin de lui du fait d’un coupable manque d’attention de la classe politique comme de la communauté internationale. Donc méfiance !

 

 

Centrafrique : le SG Adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU, Stephen O’Brien plaide pour une réponse globale aux besoins humanitaires

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Centrafrique : le SG Adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU, Stephen O’Brien plaide pour une réponse globale aux besoins humanitaires

 

 

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Monsieur Stephen O„Brien, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU. Crédits photo : Éric Mgaba. CopyrightCNC

 

Bangui 19 juillet 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Au terme de sa visite de trois jours en République centrafricaine, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O’Brien déplore appelle à une solidarité internationale pour une réponse globale aux besoins humanitaires dans ce pays frappé par une gave crise humanitaire. Au cours d’une conférence de presse ce mardi à Bangui, le Secrétaire général adjoint déplore la détérioration de la situation humanitaire mettant en échec les efforts consentis.

« Nous assistons au quotidien à la détérioration de la situation humanitaire », c’est en ces termes que Stephen O’Brien fait peint la situation humanitaire en République Centrafricaine. Les regains de violences en Centrafrique mettent en péril les efforts consentis pour la résolution de la crise dans le pays. Cette situation fait croitre les besoins humanitaires du fait de l’afflux des personnes déplacées à l’intérieure et à l’extérieure du pays.

Face à la flambée de violence à l’intérieure du pays ayant des impacts néfastes sur les enfants, les femmes et les hommes démunies, le chef des affaires humanitaires de l’ONU exprime son inquiétude : « J’ai entendu beaucoup d’histoires à faire monter les larmes aux yeux pendant ma visite à Bangassou. Falmata et Amina, deux mamans de 8 et 3 enfants ont dû fuir leurs maisons du quartier de Tokoyo en mai dernier et ont maintenant trouvé refuge sur le site du Petit Séminaire. Leurs maisons ont été détruites, elles n’ont nulle part où aller. Tout ce qu’elles demandent, c’est la sécurité et la sûreté dans leur quartier d’origine pour pouvoir envisager de rentrer chez eux ».

A Bangassou à l’Est de Centrafrique où il a effectué un déplacement, Stephen O’Brien se dit être témoin des conditions désastreuses dans lesquelles vivent environ 2 000 personnes déplacées d’un groupe minoritaire confinées à l’église catholique locale.

« Les attaques à caractère religieux ou ethniques constituent un recul inquiétant en Centrafrique. Il faut mettre fin à des actes aussi inacceptables, afin de donner une chance à la paix. J’appelle toutes les parties à s’engager sans plus tarder dans le dialogue et la reconstruction de la vie des gens aujourd’hui et pour les générations futures », a-t-il insisté.

Selon, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, le pays fait face aujourd’hui à un nombre important de cas humanitaires à travers le monde. Près de 2,4 millions de personnes, soit une personne sur deux, dépendent de l’aide humanitaire, mais le financement reste toujours en baisse en dépit de la revue en hausse du plan humanitaire de l’année en cours.

Venu en porteur d’un message de solidarité internationale, le chef des affaires humanitaires de l’ONU réitère le soutien constant des Nations unies à la République centrafricaine et en appelle les bailleurs à maintenir le cap.

L’ONU est là pour aider et non pas pour être une cible, ou entraver l’engagement politique. Utilisez tout simplement les mots et le dialogue au lieu des armes, de la violence ou de la discrimination Je demande instamment à la communauté internationale de maintenir l’appui pour le bien du peuple de la République centrafricaine, pour la paix et l’avenir du pays. Chacun d’entre nous doit faire plus pour transformer les mots en actes et les bonnes intentions en actions concrètes dont les Centrafricains ont le plus besoin. Nous ne pouvons pas échouer dans cet effort supplémentaire “, a-t-il ajouté.

La détérioration de la situation a amené la communauté humanitaire à réviser son Plan de réponse humanitaire désormais à 497 millions de dollars. Ce plan n’est toujours financé qu’à hauteur de 24%, ce qui est bien inférieur à la moyenne mondiale de financement de 34%, d’après le chef des affaires humanitaires de l’ONU qui a conclu aujourd’hui sa visite dans le pays

Centrafrique : En fin le Congrès de l’OFCA se tient après moult reports

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Centrafrique : En fin le Congrès de l’OFCA se tient après moult reports

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2386.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC
La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC

 

Bangui, le 20 juillet 17

 Par : Herman THEMONA CNC,

 

Du 19 au 21 juillet 2017 au Palais de la CEMAC à Bangui, le congrès de l’Organisation des Femmes Centrafricaines va devoir avoir Lieu. L’annonce a été faite par Nadine Pingama-Modo, présidente du comité d’organisation dudit congrès.

La ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale Virginie Baïkoua, aura finalement eu raison de Marie-Anick Service qui a tout mis en œuvre pour que l’OFCA devienne sa propriété. Il y a à peine deux mois de cela on assistait à un véritable duel de taureau entre l’intraitable Marie-Anick Service et le comité d’organisation du congrès de l’OFCA mis en place officiellement par arrêté du ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale dont la présidente est Nadine Pingama Modo.

Comme le ridicule ne tue pas en Centrafrique, un pseudo congrès organisé par Marie-Anick Service s’est tenu nuitamment à l’assemblée nationale avec une partie des déléguées de Bangui et de Province acquise à sa cause. Or le lendemain devait se tenir le véritable congrès officiellement convoqué. Ne voulant pas prêter flanc au jeu de Marie-Anick Service, le comité a repoussé la date de ce congrès qui finalement se tient du 19 au 21 juillet 2017.

Le problème qui se pose et qui va devoir préoccuper toutes les femmes membres de cette organisation est que suite au congrès organisé par Marie-Anick un bureau de l’OFCA que Marie-Anick est à la tête a été mis en place. Certes, à l’issue de l’autre congrès qui commence ce jour, un autre bureau sera élu. Qui des deux bureaux va normalement gérer l’OFCA ?

La polémique autour du bureau de l’OFCA ne date pas d’aujourd’hui. Depuis 2008 où l’ancien bureau était pratiquement devenu inexistant, Marie-Anick s’est arrogé le titre de Présidente de l’OFCA et a commencé à brader les biens de cette organisation telle une partie de la concession abritant le siège de cette organisation qu’elle aurait vendu à la mission RHEMA. Cette vente a ébruité tout Bangui avant de se dissiper suite à la saisine du Tribunal de Grande Instance de Bangui qui a déclaré Marie-Anick disqualifiée pour gérer l’OFCA. Bien que cette décision interdisait à Marie-Anick tout action au nom de l’OFCA, elle a continué à s’agiter comme si elle n’était pas la concernée. C’est même au mépris de cet arrêt qu’elle a organisé son congrès à elle.

Maintenant que les choses sérieuses vont se tenir, on ne voie pas comment Marie-Anick et sa clique vont continuer à s’agiter. D’ailleurs le comité d’organisation de ce congrès se veut très sceptique quant à l’irrévocabilité des décisions qui découleront de ce congrès. Et la ministre Virginie Baïkoua de renchérir qu’elle veillera à ce que les décisions de la justice s’applique dans toute leurs teneurs afin de permettre à la nouvelle équipe de travailler pour le relèvement de l’OFCA qui a tant souffert des délires de certaines femmes mal intentionnées comme Marie-Anick.

Gabon : Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine

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Gabon : Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/Centarfrique-UA-CEEAC-Conférence-Rgion-Grand-Lac-.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centarfrique-UA-CEEAC-Conférence Rgion Grand Lac

Libreville, le 17 juillet 2017

Par: La Rédaction CNC

 FEUILLE DE ROUTE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

1. Introduction et contexte

1.1 La République Centrafricaine est confrontée depuis plusieurs décennies à des crises politico-militaires graves, entraînant une remise en cause des fondements de l’Etat. Depuis le retour à la légalité constitutionnelle avec l’élection du Président de la République, Chef de l’Etat, Pr. Faustin Archange TOUADERA, la République Centrafricaine s’est résolument engagée sur la voie du retour à la paix, de la restauration de l’autorité de l’Etat, de la réconciliation et de la justice, du relèvement économique et de la reconstruction de l’Etat.

1.2 La présence de la mission de maintien de la paix des Nations Unies (Minusca), qui a pris la relève de celle de l’Union Africaine (MISCA), a certes joué un très grand rôle dans la stabilisation du pays, la défense des Institutions démocratiques et la protection des civils. Cependant, les groupes armés ont continué à se déployer sur de vastes régions et parfois même à se renforcer, menaçant ainsi le pays d’une partition de fait et empêchant l’extension de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national et l’amorce d’un véritable processus de réconciliation nationale dans le pays.

1.3 En dépit de la volatilité de la situation sécuritaire sur une bonne partie du territoire national, le Président TOUADERA, dans sa volonté de concrétiser sa première priorité, à savoir le rétablissement de la paix dans tout le pays, a formulé sa politique sage de main tendue à tous les fils et filles du pays. Il a appelé ses frères africains et les amis de la RCA à soutenir le peuple centrafricain dans cette démarche de recherche de la paix. C’est en réponse à cet appel et dans l’optique de traduire dans les faits la solidarité africaine avec le Gouvernement et le peuple centrafricain qu’est née l’initiative africaine.

1.4 En dépit des efforts entrepris et la ferme volonté du gouvernement de promouvoir un dialogue structuré avec les groupes armés, force est de constater la recrudescence de violences entre les groupes armés avec pour conséquences, l’exacerbation des tensions communautaires, les pertes énormes de vies humaines, des déplacements massifs des populations y compris dans les pays voisins.

1.5 Ainsi, lors d’une rencontre entre le Président Faustin Archange TOUADERA et son homologue Tchadien, le Président Idriss DEBY ITNO, à Ndj’amena, le 10 novembre 2016, il a été décidé de confier à l’Union Africaine (UA), le dossier de la recherche d’un accord entre le Gouvernement Centrafricain et les groupes armes. Le 30 novembre 2016 à Libreville. les Chefs d’Etats et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), réunis en Sommet extraordinaire, ont décidé de soutenir cette initiative à conduire par l’UA en étroite collaboration avec la CEEAC ainsi que les Nations Unies et d’autres partenaires.

1.6 Suite à des discussions tenues entre les autorités centrafricaines et le Secrétaire Général de la CEEAC, lors d’une mission à Bangui du 09 au 11 décembre 2016 sur les modalités de mise en œuvre de cette initiative africaine, les Représentants de l’UA et de la CEEAC en RCA ont entrepris des contacts préliminaires avec certains groupes armés centrafricains. Dans ce même esprit, la République d’Angola, qui préside la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) a également initié en décembre 2016 une démarche similaire en direction de quelques groupes armés en RCA.

1.7 Face à cette situation, et dans l’optique d’assurer plus d’harmonie et de cohérence dans les démarches des composantes de l’Initiative Africaine, le Président TOUADERA a lancé un appel lancé à la solidarité de la Communauté internationale qui s’est encore une fois manifestée à travers la redynamisation des initiatives louables telle que ‘Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine placée sous l’égide de l’Union Africaine, de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale, de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs avec l’appui de l’Angola, du Congo, du Gabon et du Tchad depuis le Sommet de l’Union Africaine du 30 au 31 janvier 2017.

1.8 C’est donc fort de cette évolution que la Présidente de la Commission de l’UA Dr. Nkosazama Dlamini Zuma, a adressé à la mi-février 2017, une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pour solliciter son plein appui à l’Initiative. En réponse à ce courrier, les Nations Unies ont déclaré leur ferme soutien politique, technique et logistique à l’Initiative. C’est dans ce sens que la MINUSCA a désigné une équipe qui travaille conjointement dans un cadre technique avec celle de l’UA à Bangui. C’est pourquoi, l’Unité d’appui à la Médiation des Nations Unies a déployé en mars 2017, un Expert en médiation pour soutenir les efforts des prometteurs de l’Initiative.

1.9 Le Gouvernement de la République Centrafricaine, sous la haute impulsion du Président de la République, Chef de l’Etat, Pr. Faustin Archange TOUADERA, réaffirme sans ambages son soutien plein entier à l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation qui est l’expression concrètete de la solidarité africaine à l’endroit du peuple centrafricain dans sa quête de paix.

1.10 Le peuple centrafricain attend que le soutien apporté à l’Initiative africaine dont le Président de la RCA souhaite la poursuite et la consolidation, se matérialise dans le strict respect des résolutions et recommandations du Forum National de Bangui, notamment le Pacte Républicain pour la paix, la réconciliation et la reconstruction en RCA ainsi que des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

1.11 Par ailleurs, si l’Afrique porte cette initiative, sa réussite recommande que tous les acteurs soient associés pour en assurer le plein succès. Ainsi, l’ONU à travers la MINUSCA, l’Union européenne (DE) et l’Organisation internationale de la Francophonie (01F) ne sauraient être laissées éloignées de (‘Initiative à laquelle elles ont exprimé officiellement leur soutien à travers une Déclaration conjointe AU/CEEAC de février 2017 sur la situation en RCA.

1.12. A la suite des discussions tenues à Bruxelles le 21 Juin 2017 , le Gouvernement de la République Centrafricaine souhaite exprimer de la manière la plus claire et la plus solennelle sa vision du processus de paix qui doit être reflétée par l’Initiative africaine, devenant ainsi la seule et unique Feuille de route qui conduira vers la paix et la réconciliation nationale en République Centrafricaine. Ainsi, le Gouvernement de la République Centrafricaine, tout en adhérant à cette initiative, partage ses propositions pertinentes en vue de solliciter t’adhésion de tous les partenaires dans la démarche de recherche de la paix à travers un dialogue franc et sincère avec les Groupes armés, en vue de jeter les bases des discussions à venir pour consolider la paix en République Centrafricaine.

1.13. Fort de ce compromis, les deux démarches issues du Gouvernement de la RCA et d’autres composantes de l’initiative africaine à savoir l’Union Africaine, la CEEAC, la CIRGL, avec le soutien de l’Angola, le Congo, le Gabon et le Tchad sont fondues en une seule Feuille de Route dénommée Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine . Cette Feuille de route qui sera exécutée par le Gouvernement de la République Centrafricaine est placée sous le contrôle et le suivi du Groupe International de Soutien à la République Centrafricaine (GIS-RCA). L’initiative africaine sollicite également l’appui des Nations Unies, de l’OIF, de ‘Union Européenne, des Etats Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie et de tous les autres partenaires de la République Centrafricaine.

1.14 La Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine vise à fournir un éclairage sur les modalités pratiques de sa mise en œuvre. Elle énumère ses objectifs et résultats attendus, identifie les parties concernées et présente le modèle de facilitation pour rapprocher les positions en vue d’aboutir à un accord global de paix. Elle intègre les mécanismes de coordination, de partage d’information entre les différents acteurs de la médiation, trace les contours du processus de dialogue et constitue après validation des Instances de FUA, un préaccord entre les Parties qui consacrent leur engagement pour les principes susmentionnés.

2. Objectifs des efforts de paix et résultats attendus

2.1 La Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine a pour objectif général de promouvoir le dialogue entre le Gouvernement Centrafricain et les groupes armés qui ont intégré le Comité Consultatif et de Suivi (CCS) du DDRR en vue de parvenir à un accord de paix et de ré- conciliation, créant les conditions favorables à un désarmement complet, au renforcement de l’ordre constitutionnel et démocratique incarné par le Président de la République et l’Assemblée Nationale issus des élections populaires de 2015 et 2016, à l’implication volontaire des groupes armés dans la dynamique inclusive de construction nationale.

2.2. Les résultats spécifiques attendus dans le cadre des efforts de paix contenus dans la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine, permettent d’inclurent les éléments suivants :

a) L’accord sur les modalités pratiques de mise en œuvre des conclusions pertinentes du Forum de Bangui de 2015 autant en matière de la reconnaissance et de traitement égal de toutes les composantes de la Nation centrafricaine qu’en ce qui concerne le développement socio- économique équitable afin de réduire les disparités entre les différentes régions du pays ;

b) La mise en œuvre du processus DDRR dans le cadre des travaux de la Coordination du DDRR/RN/RSS, des Comités Techniques et du Comité Consultatif de Suivi dans lequel siège les représentants des 14 groupes armes. Ces actions qui vont se baser sur les principes de fraternité, de justice, de l’inclusion et de cohésion nationale, s’articuleront autour de la démobilisation volontaire et de l’intégration des membres éligibles des éléments des groupes armés dans les structures sécuritaires et socio- économiques appropriées de l’État et de la société centrafricaine sur la base des principes de fraternité, de justice, de l’inclusion et de cohésion nationale :

c) le développement des conditions politiques et de sécurité propices au renforcement de l’autorité de l’Etat et au déploiement des structures administratives sur l’ensemble du territoire national :

d) rétablissement d’un mécanisme de mise en œuvre de l’accord et du suivi des actions sur le terrain en cohérence avec les structures étatiques établies et l’accompagnement technique et logistique nécessaire de la communauté africaine et internationale ;

e) la mise en œuvre des mécanismes de justice transitionnelle pour renforcer le processus de réconciliation nationale, en prenant en compte les victimes et en valorisant les outils endogènes de réactivation du vivre-ensemble dans les communautés locales.

3. Principes directeurs

3.1. En vue de favoriser un climat apaisé nécessaire pour la conduite réussie du processus de dialogue, les Parties prenantes de la crise centrafricaine s’engagent à se conformer aux principes directeurs suivants

a) Le respect de la Constitution de la République centrafricaine du 30 mars 2016 et de l’ordre constitutionnel et de la légitimité des Institutions démocratiques du pays ;

b) L’engagement à promouvoir le dialogue constructif, de bonne foi et dans un esprit de compromis en mettant en exergue l’intérêt national au-dessus de toute autre considération, le respect de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale de la RCA :

c) L’engagement à garantir le succès d’un dialogue structuré avec les groupes armés, à travers la mise en œuvre des conclusions pertinentes du Forum de Bangui et l’Accord sur les principes de DDRR et d’intégration dans les corps en uniforme :

d) La reconnaissance que la violence, la force et l’usage des armes ne constituent pas la solution aux nombreux défis auxquels fait face la RCA et, par conséquent, l’engagement à privilégier une résolution pacifique des revendications de quelque nature que se soient doit être poursuivi.

e) La prise en compte de la présomption d’innocence de tout individu soupçonné de commettre des crimes graves tant qu’il n’aura pas été jugé coupable par une juridiction compétente en la matière.

f) L’engagement de l’Etat à assurer la protection de tout individu dûment mandaté par l’une des parties pour participer au processus de paix dans les différentes structures mises en place afin de faciliter la sérénité des travaux.

g) La reconnaissance que l’impunité n’a jamais constitué une solution durable aux crises récurrentes en RCA et l’engagement à respecter la lutte contre les graves violations des droits humains et du droit humanitaire international et à l’examen de toutes les options pertinentes à cet égard, notamment celles tirées du complexe conceptuel de la justice transitionnelle ;

4. Parties concernées

4.1 Pour le Gouvernement de la République Centrafricaine, cette dynamique de paix coordonnée à travers la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Natio- nale en République Centrafricaine doit être de nature à appuyer, consolider et aider à l’accélération des discussions en cours dans le cadre du Comité Consultatif et de Suivi du DDRR qui vient de tenir sa 6 session à Bangui, le 30 Juin 2017.

4.2 Les parties prenantes au présent processus de dialogue sont les suivantes :

  • Le Gouvernement de la République Centrafricaine ;
  • Les groupes armés affiliés au processus DDRR.

4.3 Ainsi, les discussions de Bruxelles sont une opportunité pour réaffirmer le soutien de tous les partenaires de la RCA au dialogue que mène le Gouvernement avec tes groupes armés opérant sur le territoire national pour qu’ils restent résolument engagés à faire du Comité Consultatif et de Suivi un cadre de dialogue pour la paix.

4.4 De plus, le Gouvernement est conscient que le succès des efforts de paix sera d’autant plus assuré que d’autres acteurs de la paix seront consultés, au-delà des seuls groupes armés. Ainsi, l’initiative africaine prendra en compte les propositions pertinentes de l’initiative parlementaire pour la paix, sollicitera les contributions des acteurs politiques, consultera la société civile centrafricaine et se mettra à l’écoute des victimes.

4.5 Dans le cadre des échanges directs, l’initiative africaine fixera, en accord avec le Gouvernement, un quota de représentativité pour ses représentants ainsi que ceux des groupes armés en concertation avec les facilitateurs et sur la base de critères transparents.

5. Facilitation et Coordination

5.1. Conformément à la structure de la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine et eu égard au leadership du Gouvernement dans la mise en œuvre de ce processus de dialogue, celui-ci sera facilité et coordonné comme suit :

  A. Panel de Facilitation

5.2 Le Panel de facilitation sera assuré par le Groupe International de Soutien à la République Centrafricaine (GIS-RCA) constitué de l’UA, de la CEEAC, de la CIRGL, de l’Angola, du Congo, du Gabon et du Tchad. Ce Panel agit collégialement sous la direction du Représentant désigné de l’UA. La mission du Panel est de :

  • Convoquer les rencontres avec les parties prenantes, modérer les discussions et présider la plénière des rencontres directes entre les Parties ;
  • Faciliter la recherche de consensus et de compromis entre les Parties centrafricaines et se tenir en permanence à leur disposition pour faciliter le dépassement des blocages le cas échéant;

  • Faire observer et veiller au respect des principes directeurs figurant dans la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine et régissant l’engagement et le comportement des Parties ;

  • Communiquer sur les avancées du processus de dialogue, à travers les canaux appropriés, avec les institutions habilitées et la société civile centrafricaines, les partenaires de la Communauté internationale et les mass-médias.

  • 5.3 Les membres du Panel de facilitation coordonnent leurs actions avec le Point Fo cal national de coordination.

      B. Comité technique

    5.4 Le Comité technique assure le Secrétariat de la facilitation qui est composé des membres du Panel de facilitation avec te soutien de la MINUSCA et de tout autre partenaire de la RCA. Placé sous l’autorité du Panel de Facilitateurs, le Comité technique a pour mission de :

    • Assurer le suivi et le secrétariat des travaux de la facilitation et de tout comité ad hoc qui pourrait être mis en place ;
  • Veiller à ta préparation et à la mise à disposition de la documentation nécessaire pour la facilitation et les Parties ;

  • Servir comme rapporteurs des rencontres plénières de la facilitation avec les Parties :

  • Contribuer, autant que de besoin, à la rédaction du projet d’accord global du dialogue;

  • Exécuter d’autres taches de soutien confiées par le Panel de Facilitation.

  •  C. Point Focal national de Coordination

    5.5 Le point Focal, personnalité de haut niveau, est désigné par le Président de la République. Le Point Focal aura pour mission d’assurer la coordination avec le Panel de facilitation et rend compte directement au Président de la République des avancées du dialogue.

    6. Coordination et partage d’information

    6.1 Le Panel de facilitation informe, dans des cadres appropriés et pertinents, l’Assemblée Nationale, les Partis politiques, la Coordination DDRR/RSS/RN, la plate forme religieuse et la société civile et les représentants de la Communauté internationale, afin de permettre aux autres acteurs du processus de médiation, de disposer d’un même niveau d’informations. Les dispositions seront prises afin de mettre en place des canaux de communication avec un groupement d’ONG internationales ainsi que des médias en RCA

    7. Projet d’agenda

    7.1. De manière synthétique et non exhaustive, les sujets de discussion s’articulent autour des thématiques suivantes :

          A) Les questions politiques et socio-économiques

    1- Relevé des conclusions pertinentes du Forum de Bangui et mesures con- crêtes pour leur mise en œuvre, notamment les questions d’inclusion, de participation politique et de représentation équitable des différentes régions et communautés dans les appareils d’Etat. Toutefois, il est à remarquer qu’il y a des préfectures qui, aujourd’hui, continuent de jouir d’une accalmie propice à des actions de développement. Il est indispensable que le gouvernement investisse dans ces régions et apporte cette prime à ceux qui ont préservé la paix et concorde sociale. En opérant un tel ajustement dans la distribution de ses efforts, le Gouvernement offrira les raisons de croire en la paix à ces populations. Ainsi, en plus de faire de la ville de Bambari un modèle de retour de l’autorité de l’Etat, le Gouvernement de la République Centrafricaine propose à ses partenaires des actions vigoureuses de soutien aux efforts de développement dans les préfectures.

    2 – Réformes en matière de décentralisation administrative pour un développement équitable et équilibré des régions ;

    3 – Mécanisme de réglementation et de protection de la transhumance ;

    4 – Statut des anciens Chefs d’Etat.

        B) Les questions de sécurité et de défense

    1 – Programme de DDRR et mesures concrètes pour sa mise en œuvre sur la base des acquis ;

    2- Mesures sécuritaires intérimaires durant la période de mise en œuvre du DDRR (y compris la constitution d’unités de sécurité de proximité) ;

    3- Mécanisme de redéploiement graduel des forces de défense et sécurité à travers le pays ;

    4- Principes et mécanismes de mise en œuvre du programme de réforme du secteur de la sécurité (RSS).

        C) La justice, la réconciliation et les questions humanitaires ;

    1- Question de justice et de réparation pour les victimes ;

    2- Mécanismes de justice transitionnelle et de réconciliation nationale ;

    3- Mesures socio-sécuritaires pratiques pour un retour volontaire des réfugiés et des personnes déplacés.

    8.  Schéma opérationnel du déroulement du dialogue

    8.1 Le schéma est formulé sur ta base du principe de souplesse et de flexibilité. Le Panel de facilitateurs fera montre de créativité et demeurera constamment à l’écoute des circonstances, de l’environnement et des évolutions politiques dans le pays pour adapter ce schéma de façon dynamique et appropriée.

    8.2 Le processus se déroulera sous la forme à la fois de la diplomatie de navette et des rencontres directes et collectives entre les groupes armés et les représentants du Gouvernement, suite à l’adoption de la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine.

    9. Moyens logistiques et financiers

    9.1 Le processus de dialogue nécessitera d’importants moyens logistiques, humains et financiers. Le GIS-RCA, les pays frères et les autres partenaires seront sollicités pour apporter une bonne partie de ces moyens. L’apport du Gouvernement de la RCA, constituera une contribution importante à l’effort collectif africain.

    9.2 Les partenaires internationaux sont appelés à apporter leur soutien multiforme à l’Initiative africaine. L’apport logistique de la MINUSCA sera sollicité pour faciliter le déplacement et la sécurité des facilitateurs ainsi que des représentants des Parties surtout le territoire.

    9.3 Un fonds spécial est créé pour recevoir les différentes contributions.

    10. Conditions de succès

    10.1. Le succès de cette Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine dépendra en grande partie d’un certain nombre de facteurs dont les suivants :

    a) La cessation des hostilités ou tout autre acte de guerre entre les groupes armés. Les groupes armés qui contreviendront à ces dispositions, vont s’exposer aux sanctions pertinentes résultant du droit international ;

    b) Le raffermissement de la volonté et de l’engagement des Parties au dialogue à privilégier ce processus et faire les concessions nécessaires pour sa réussite;

    c) Le raffermissement du soutien franc de la Communauté internationale et son engagement à encourager la mise en cohérence d’autres initiatives.

    11. Chronogramme

    11.1 Le panel de facilitation établira un chronogramme opérationnel pour la mise en œuvre du processus de dialogue.

    12. Dispositions finales

    12.1 La Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine entre en vigueur dès sa signature par les Parties prenantes au dialogue, et constitue l’Initiative africaine qui met fin à toute autre initiative, assure le partage d’informations avec les autres acteurs de paix et qui tient compte du leadership du Gouvernement de la République Centrafricaine dans la mise en œuvre de ce processus.

    12.2 « L’Entente de Saint’ Edigio » marquée par l’Accord Politique pour la Paix en République Centrafricaine est pris en compte et intégré dans le processus de dialogue défini par la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine.

     

    Fait à Libreville, le 17 juillet 2017

     

    Signataires

    Chefs de délégation de l’initiative africaine suivants

    (Selon ordre alphabétique des pays)

     

    SEM George Rebelo PINTO CHICO

    Ministre des Relations Extérieures

    République d’Angola

    SEM Ahmat MAHAMAT.BACHIR

    Ministre de la Sécurité Publique

    République duTchad

    SEM Charles Armel DOUBANE

    Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de l’étranger

    République Centrafricaine

    SEM Jean-Claude IKOSSO

    Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération

    République du Congo

    SEM Pacôme MOUBELET BOUBEYA

    Ministre d’Etat, Ministre Affaires Etrangères, de ta Francophonie et de l’Intégration Régionale, Chargé des Gabonais de l’étranger

    SEM Smail CHERGUI

    Commissaire Paix et Sécurité

    Union Africaine

    SEM Zachary MUBURI-MUITA

    Secrétaire Exécutif CIRGL

    SEM Ahmad ALLAM-MI

    Secrétaire géneral

    CEEAC

    CENTRAFRIQUE : RUMEURS DE PRONUNCIAMIENTO

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    CENTRAFRIQUE : RUMEURS DE PRONUNCIAMIENTO

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2383.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monument de bienvenue à Bangui à la sortie de l'aéroport de Bangui M'poko.
    Monument de bienvenue à Bangui à la sortie de l’aéroport de Bangui M’poko.

     

     

    Bangui, le 19 juillet 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    BANGUI-LA-RUMEUR

              La capitale centrafricaine est devenue la Cité des rumeurs. « On dit que… », « on a entendu que… », « il paraîtrait que… » sont devenues les expressions les plus ouïes depuis quelque temps à Bangui.

              Cette cacophonie a noyé les fracas du chaos, les gémissements d’un pays agonisant, les hurlements de douleur des populations que l’on tente d’anéantir. Qui sont les corbeaux, auteurs de ces rumeurs ? A qui profitent ces allégations de l’ombre ? Où veulent-elles aboutir ?

              Les prochains jours confirmeront ou infirmeront les supputations. Ceux qui colportent ces rumeurs auront, n’en doutons pas, des comptes à rendre aux Centrafricains. Car elles agissent comme des virus, qui perturbent le fonctionnement de l’État et jettent le trouble dans l’esprit des citoyens. Certains médias centrafricains, qui les relaient sans une vérification rigoureuse de leurs sources, commettent une faute déontologique grave. Le rôle de la presse n’est-il pas d’éclairer le citoyen par des informations avérées et non fondées sur de simples rumeurs ?

     

    RUMEUR 1 :  FRANÇOIS BOZIZE

              Bozizé, tapi quelque part dans les environs de Mobaye, est prêt à fondre avec ses mercenaires sur Bangui pour s’emparer du pouvoir. Comment a-t-il pu quitter Kampala en Ouganda et circuler librement pour s’introduire sur le territoire centrafricain ? N’est-il pas visé par un mandat d’arrêt des autorités centrafricaines et de l’ONU ?

              On va jusqu’à avancer que ses hommes sont déjà infiltrés dans la capitale. Un commando de mercenaires congolais (venus de la RDC) aurait même été recruté et n’attendrait que le feu vert pour sauter sur Bangui.

              Bozizé bénéficierait de complicités intérieures, au sein même du gouvernement et de l’entourage du Président de la République. A moins que Touadera en personne ne fasse aussi partie des taupes de l’ex-président…

              Les conditions du retour à Bangui de Francis Bozizé, le fils de François Bozizé, restent à ce jour obscures. Il a même été, sur ordre de Touadera, réintégré dans le corps de l’armée centrafricaine, avec rang et grade, alors que lui aussi est concerné par un mandat d’arrêt de l’ONU.

              D’où la question : à quoi servent ces mandats d’arrêt que lance l’ONU contre des criminels s’ils ne sont pas suivis d’effet ? En Centrafrique, nombreux sont les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui se pavanent en toute impunité, lestés d’un mandat d’arrêt de l’ONU et des juridictions centrafricaines. Au Soudan, le président Omar el-Béchir jouit d’une impunité insupportable et se balade un peu partout sans être inquiété.

              Depuis le début de la mandature de Touadera, des hommes de main de Bozizé œuvrent dans l’ombre. On n’est pas loin de penser que Touadera est cerné par une meute de partisans de Bozizé. Rumeurs ou pas, attendons de voir si ces allégations vont être prouvées.

     

    RUMEUR  2 : ABDOU KARIM MECKASSOUA

              Abdou Karim Meckassoua, président de l’Assemblée nationale, passe, à Bangui, pour être l’homme des Français. Il est celui qui n’a pas hésité à acheter les voix de quelques députés corrompus pour accéder au perchoir. Celui qui, depuis le début du quinquennat de Touadera, n’a cessé de rêver de devenir Calife à la place du Calife.

              Six mercenaires, arrêtés récemment à Bangui par la Section de Recherches et d’Investigations (SRI), ont déclaré qu’ils étaient des hommes de main, payés par Abdou Karim Meckassoua, pour une mission précise : provoquer un soulèvement populaire contre Touadera, sans hésiter à aller jusqu’à éliminer physiquement le président.

              Meckassoua a toujours été un intrigant. Dans quel autre pays un président d’Assemblée Nationale, corrompu et corrupteur, pourrait-il continuer à occuper son siège sans être inquiété ? Certains, à Bangui, disent que c’est parce qu’il serait le protégé de la France. Il aurait, toujours d’après la rumeur, cherché à manipuler l’opinion en corrompant à coups de francs CFA, quelques journalistes chasseurs de primes… 

              Pour en finir avec ce chapitre, observons que la décision de la France d’envoyer le 21e régiment de Marsouins à Bangui, est tombée au moment même où le président de l’Assemblée nationale était à Paris. Y aurait-il un rapport avec les rumeurs de coup d’État qui circulent ? Le sort de Touadera serait-il déjà scellé ? Un pronunciamiento est-il envisageable ?

     

    RUMEUR 3 : IDRISS DEBY ITNO

              Le « Napoléon de N’Djamena » continue de tirer les ficelles du théâtre grand-guignolesque centrafricain, avec des manigances incessantes et des menaces répétées. Les rumeurs lui attribuent la préparation d’un coup de force, grâce à la complicité de certains Centrafricains égarés et de mercenaires tchadiens à sa botte. Souvenez-vous : il avait récemment convoqué Touadera à N’Djamena pour exercer sur lui des pressions inacceptables, lui enjoignant de nommer un de ses proches d’origine tchadienne au poste de Premier ministre, à la place de Simplice Sarandji qu’il déteste.

              Tant qu’Idriss Deby Itno sera au pouvoir à N’Djamena, son désir irrépressible de contrôler les pouvoirs en Centrafrique risque de faire perdurer l’instabilité et le chaos dans ce pays. On peut donc, à juste titre, craindre que la « rumeur Deby » soit la plus plausible, étant donné l’acharnement du président tchadien à vouloir contrôler la République Centrafricaine.

     

    RUMEUR 4 : DÉMISSION DE Faustin-Archange Touadera ET DE SON GOUVERNEMENT ?

              Ce sera, soit une démission collective du gouvernement, soit un simple remaniement technique. C’est au président de la République qu’incombe, selon la constitution, le droit de procéder à un remaniement technique et de changer de Premier ministre. Si non, le Parlement est en droit de voter une motion de censure contre le Gouvernement.

              Toutes ces rumeurs perturbent le fonctionnement de l’État. Elles font état de processus qui accentuent la régression de la République Centrafricaine et compromettent le surgissement de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation.

             A Bangui, on dit que : « tout ce que colportent les rumeurs finit toujours par arriver ». Cette fois-ci, les quatre rumeurs citées évoquent des menaces qui peuvent, davantage encore, fragiliser le pays, pourtant déjà plongé dans un désordre récurrent. Et, comme on pouvait s’y attendre, il ne semble nullement question du peuple. On dirait qu’il a été zappé. Est-ce qu’il ne faudrait pas que le gouvernement sorte de sa torpeur et s’adresse directement à lui ? Si non, c’est lui qui, à bout de nerfs, se soulèvera pour barrer la route aux aventuriers de la politique.

              Il ne s’agira plus de « rumeur ».

    Ce sera, bel et bien, une réaction citoyenne.

    Inspirons-nous, pour terminer, de la phrase finale du discours de Thomas Sankara à l’ONU pour affirmer : « La liberté ou la mort, les Centrafricains vaincront ! »

                                                                                                                           

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

     

    JOSEPH AKOUISSONNE

    (17 juillet 2017)

     

     

     

     

     

     

    CENTRAFRIQUE : MANIFESTATION À BANGUI CONTRE LE DÉPÔT DÉSORDONNÉ DES ORDURES

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    CENTRAFRIQUE : MANIFESTATION À BANGUI CONTRE LE DÉPÔT DÉSORDONNÉ DES ORDURES

     

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    Les manifestants en image. CopyrightCNC

     

    Bangui, le 18 Juillet 2017

     Par Le Roi Rodrigue BENGA, CNC

     

    La population environnante de l’école Saint Jean de Yapélé dans le 2ème Arrondissement de Bangui a une fois de plus manifesté contre la mauvaise gestion des ordures urbaines par la Mairie de Bangui. Ce matin du jeudi 13 juillet, ils ont déversé des ordures sur l’Avenue David DACKO, paralysant la circulation matinale. La Mairie ne doit qu’attendre des manifestations pour assumer sa responsabilité ?

     

    La population voisine de l’école Saint Jean de Yapélé a manifesté pour une deuxième fois son ras-le-bol face à l’incapacité de la Mairie de Bangui à gérer les ordures urbaines. Depuis que la Mairie a installé des bacs à ordures devant cette école, les ménages y versent leurs ordures et, pour un début, ces bacs étaient régulièrement vidés de leurs contenus une fois pleins. Mais ces derniers temps, cette responsabilité ne s’assure pas, ouvrant ainsi la voie à de diverses manifestations qui, finalement contraignent la Mairie à réagir d’urgence. Mais doit-on continuer avec ce rythme ?

    La population a déversé les ordures sur la route, ce qui a contraint la Mairie à déployer des moyens d’urgence pour libérer la circulation. On se demande où et comment la Mairie a trouvé ces moyens pour réagir.

    Pour une première fois, les populations environnantes des écoles Saint Charles et Saint Jean dans le 2ème arrondissement, ont respectivement manifesté le 22 Février et le 13 Mars pour interpeler l’attention de la Mairie sur les ordures qui jonchaient le sol du fait d’avoir déborder les bacs. La Mairie avait apporté une réponse partielle à ce problème, surtout pour le cas de l’école Saint Jean : les ordures n’ont pas été évacuées, mais entassées. Les ordures éparpillées étaient regroupées, donnant l’impression d’avoir libéré de l’espace.

    Cette fois-ci, ce problème revient avec une autre ampleur. Beaucoup de gens s’y sont intéressés. Ils ont barricadé la route avec les ordures qu’ils ont ramassées sur le dépôt, et sur un tableau implanté au centre de ces tas d’ordure au milieu de la route, il y est marqué en craie blanche : « Nous ne voulons plus d’ordures devant l’école. La santé avant tout ». Les manifestants ont été déterminés malgré l’intervention des forces de l’ordre et imposent leur véto : ils ne veulent que l’évacuation de ces ordures. Un manifestant qui s’est fait porte-parole s’explique : « Ce dépôt a une odeur très nocive. Et surtout quand il pleut et qu’il fait du soleil après. C’est aussi une zone de prolifération de moustiques qui nous transmettent le paludisme et d’autres microbes de certaines maladies. C’est dans le souci de notre santé que nous avons manifesté ». Jean-Baptiste GREMBOUTOU, chef de groupe du 2ème groupement au 2ème arrondissement, reconnait la passivité de la municipalité, mais appelle la population au calme : « C’est depuis qu’on a commencé à parler de ce dépôt d’ordures. Les autorités municipales ne réagissent pas. Et aujourd’hui, ces jeunes ont raison de manifester, mais ce que je leur demande, c’est de rester calme, la Mairie va surement apporter une solution d’urgence ».

    Même si les propos du chef peuvent apaiser, les manifestants restent cependant intransigeants et recommandent à la Mairie une promesse de reprendre définitivement et régulièrement les activités d’évacuation des ordures urbaines. « Si la Mairie vide ces ordures aujourd’hui, ça ne doit pas être parce qu’on a manifesté. Elle doit reprendre son ancienne habitude, celle de vider les bacs une fois pleins. Sinon, c’est le même scénario qui recommencera ou bien la devanture de l’école Saint Jean ne sera plus un dépôt d’ordures ».

    À 9h de ce même jour, la Mairie dépêche une opération d’urgence qui libère l’Avenue David DACKO et qui n’évacue encore qu’une partie des ordures. On se demande où et comment la Mairie a-t-elle trouvé ces moyens pour répondre d’urgence ? La municipalité ne doit pas qu’attendre des manifestations pour assumer sa responsabilité. Alors qu’elle se justifiait du manque de moyens logistiques lors des premières manifestations répandues dans la ville de Bangui (SICA II, Gobongo, Lakouanga…), quelle excuse donnera-t-elle du fait qu’on voit aujourd’hui des bennes de la Mairie circuler dans la capitale ? Que fait réellement la Direction des grands travaux de la Mairie qui est chargée de la gestion des bacs à ordures ?

     

     

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    EN AFRIQUE, LA RCA INVESTIT LE MOINS DANS L’ÉDUCATION

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    EN AFRIQUE, LA RCA INVESTIT LE MOINS DANS L’ÉDUCATION

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2349.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les élèves du lycée de Gobongo dans le 4e arrondissement de Bangui. CopyrightCNC
    Les élèves du lycée de Gobongo dans le 4e arrondissement de Bangui. CopyrightCNC

     

    Bangui, le 19 Juillet 2017

     Par Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC

     

    La Centrafrique, dernière au classement des pays Africains pour les investissements dans le domaine de l’éducation. Un rapport de l’Unesco, publie récemment classe la RCA parmi les mauvais élèves au cours des dix dernières années dans le secteur scolaire. Selon ce rapport, les sommes investies depuis des décennies dans l’éducation en Afrique Subsaharienne portent les fruits et permettent une scolarisation sans précédent presque partout sur le continent, sauf en Centrafrique.

     

    L’éducation qui est un facteur de développement à du plomb dans l’aile depuis deux décennies en République Centrafricaine, par manque de volonté politique de nos dirigeants, ce secteur est complètement bafoué par chaque régime qui succède à la tête du Pays. En effet, l’Etat préfère investir plus dans d’autres secteurs et non dans le domaine de l’éducation. Au lieu de privilégier ou augmenter les budgets alloués pour son bon fonctionnement, nos leaders ont tendance à tourner le dos à l’éducation.

    Aujourd’hui le taux d’analphabétisme en Centrafrique s’élève à 63 % soit les 2/ 3 de la population totale. Ce taux est de 76% pour les femmes et 49% chez les hommes. En zone rurale, l’on note une forte proportion des hommes analphabètes, 60,4% contre 30,3% en zone urbaine, ce qui implique qu’en zone rurale les 3/4 environ des hommes sont analphabètes, 87,4% des femmes de 10 ans et plus en zone rurale sont analphabètes, contre 56% en zone urbaine. Selon le rapport sur les tendances récentes et la situation actuelle de l’éducation et de la formation des adultes de la RCA en préparation de la Confintea VI. C’est quoi la cause ? Est-ce-que la population centrafricaine ne veut pas aller à l’école ?

    « L’éducation et l’instruction c’est l’Etat qui doit », a affirmé l’écrivain, Victor Hugo. Donc il appartient à l’Etat de prendre sa responsabilité, en faisant de sorte que tout le monde ait accès à l’éducation car s’en est un droit. « C’est un véritable danger pour une nation si les filles et fils du Pays ne sont pas instruits. Voila l’une des raisons des crises en répétition que connait aujourd’hui notre Pays », a déploré Nestor ZOUKOUE, enseignant chevronné à Pétévo.

    Si chaque régime essaie de construire des écoles sur toute l’étendue du territoire national. Certes, on n’en serait pas arriver à ce stade-là, a-t-il ajouté.

    LE DISCOURS DE RECONFORT DU CHEF DE L’ETAT

    « En termes de perspectives, l’éducation et la formation de qualité resteront au cœur de mes priorités. C’est ainsi qu’en ce qui concerne l’éducation de base (F1-F2) et l’enseignement général, le gouvernement a été instruit pour redynamiser le système scolaire par la formation des ressources humaines de qualité et en quantité. Ainsi, deux écoles normales d’instituteurs seront créées à l’Ouest et au Nord pour la formation de 120 instituteurs à raison de 360 enseignants et passer ainsi du ratio enseignant/élève de 1/120 – 220 à 1/80. Dans cet élan, j’ai instruit le gouvernement  d’augmenter le budget de l’Education Nationale qui est de 4% à 22 % pour qu’elle s’assume pleinement » a prononcé le Président Faustin Archange Touadera lors du discours de ses cent jours au pouvoir.

    Certes, cela est une nouvelle de réconfort pour le développement de la RCA si cela entre dans la loi de finance 2018 qui est en train d’être mise en place par le ministre des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra.

    Cependant, l’éducation n’est pas démocratisée sur toute l’étendue du territoire centrafricain, surtout qu’elle n’est pas gratuite et accessible à tout le monde. A cela s’ajoute le manque des structures scolaires d’accueil dans certaines écoles, en plus l’effectif pléthorique des élèves dans les salles de classe est l’une des causes des difficultés réelles que rencontre ce secteur. Ensuite certains élèves sont assis à même le sol, d’autres se tenant sur leurs pieds pour suivre les cours dispensés par les enseignants.

    « L’éducation est une arme puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde », a exhorté l’ancien Président défunt Sud Africain, Nelson Mandella. C’est pour dire que sans éducation, la République Centrafricaine ne connaitra pas de changement. Même l’unique Université de Bangui construit en 1969 par l’ex-Président défunt, Jean-Bedel Bokassa, est déjà dans un état délabrement constant sans volonté aucune de colmatisation,

    Le gouvernement doit non seulement chercher à réhabiliter la seule Université, mais plus encore en construire de milliers.

    « L’éducation est le socle du développement, si la population d’un pays est bien instruite, c’est un véritable atout pour cette nation. Et si cela est faite la Centrafrique ne devrait pas connaitre la situation lamentable qu’on est en train de vivre ». a estimé Stéphane NIKIDJA, un habitant de Bangui.

    Dans le classement 2017 des 200 meilleures universités publiques d’Afrique publié par Uni Ran, sans surprise, c’est l’Afrique du Sud qui se taille la part du lion dans le top 10 des universités avec 8 universités dont 7 se classent de la 1ère à la 7ème place et une à la 10ème place. Les 8ème et 9ème places sont respectivement occupées par le Kenya (University of Nairobi) et l’Egypte (the American University Cairo).

    S’agissant des universités francophones d’Afrique l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) pointe à la 24ème place, l’université de Yaoundé I (Cameroun) à la 96ème, suivie de Lomé, Burkina-Faso, Benin, Madagascar, RDC, Côte-d’Ivoire et Mauritanie en 195ème place l’université de Bué, (Cameroun) à la 200ème place. Hélas, la RCA ne figure pas nulle part parmi ses 200 pays cités ci-dessus.

    Il a exhorté le Gouvernement Centrafricain, les ONGs, les associations, les confessions religieuses et les projets œuvrant dans ce secteur à inscrire le volet alphabétisation dans leurs programmes d’action, conformément à la loi portant orientation de l’éducation votée en 1997.

     

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    Centrafrique : le conseil d’administration du FMI viens de décider d’accompagner encore une fois la RCA.

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    Centrafrique :  le conseil d’administration du FMI viens de décider d’accompagner encore une fois la RCA.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2373.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA
    Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA

     

    Bangui, le 18 juillet 2017.

    Par : Bertrand Yékoua, CNC.

    Selon nos informations, le conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) viens de décider d’accompagner encore une fois la République centrafricaine dans son œuvre de reconstruction nationale.

     

    En adoptant les conclusions du rapport de la seconde revue les autorités centrafricaines confirment la bonne exécution du programme signé par le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et son ministre des finances et du budget henri marie dondra. Cet accord du 17 juillet ouvre la porte à la republique centrafricaine d’accéder à la 3 eme revue qui pourrait permettre au régime de Touadera d’entamer des négociations devant aboutir à l’accroissement des ressources financières en faveur de nos populations.

    Relevons qu’à travers cette décision la banque mondiale, la france, l’Union européenne ,….,devrait commencer les décaissements à compter du 25 juillet. Nous pouvons critiquer la gestion de la sécurité mais nous pouvons feliciter les autorités sur la bonne gouvernance économique et financière et plus particulièrement le ministre des finances et du budget henri marie dondra.

    Beaucoup reste à faire mais quand il le faut sachons encourager nos dirigeants quand il le faut. Bravo à Touadera dondra et Sarandji.

     

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    Centrafrique : assassinat d’un homme à Boy-Rabe, le capitaine Eugène Ngaikosset pointé du doigt.

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    Centrafrique : assassinat d’un homme à Boy-Rabe, le capitaine Eugène Ngaikosset pointé du doigt.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2339.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le capitaine Eugène Ngaïkosset.
    Le capitaine Eugène Ngaïkosset.

     

    Bangui, le 18 juillet 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

     

    Deux balles dans la tête et plusieurs autres dans le corps, ce sont des traces des violences observées sur une personne retrouvée morte dans un lieu reculé derrière le quartier de Boy-Rabe dans le 4e arrondissement de Bangui. Que s’est-il passé ? Qui en est-il le commanditaire ?

     

    Depuis le début du mois, les partisans et fervents défenseurs du président Touadéra multiplient des communications et déclarations radiodiffusées faisant état d’une infiltration des mercenaires étrangers à Bangui et d’un éventuel coup de force en gestation visant à renverser le pouvoir du président Touadéra. Des intimidations verbales aux assassinats ciblés, tels sont les modes opératoires adoptés par ces partisans. Le dernier acte d’assassinat réalisé est celui perpétré, d’après certains témoins, par le capitaine Eugene Ngaïkosset tristement connu sous le nom  du boucher de Paoua, sur un homme jugé comme un mercenaire venu assassiner le président Touadéra.

     

    La scène s’est produite au milieu de la semaine dernière peu avant la déclaration de nouveau Procureur désigné des fatistes et touaderateurs Didacien Kossimatchi. Cela fait suite aux rumeurs d’infiltration d’une dizaine de mercenaires étrangers pour perpétrer un coup d’État contre le pouvoir de Faustin Archange Touadéra.

     

    D’après plusieurs témoins joints par CNC, l’homme, criblé de balles et retrouvé mort dans la zone herborisée du 4e arrondissement de Bangui non loin du cimetière de Ndrès, s’apparente à l’un des ceux arrêtés et détenus à la section de recherches et d’investigations SRI à Bangui depuis plus de deux semaines et ne parlant ni le sango, la langue nationale ni le français.

     

    Pour ces témoins, il ne fait aucun doute que c’est le capitaine Eugene Ngaïkosset qui a abattu l’homme, car selon eux, il a été aperçu vivant, mains et jambes ligotées par plusieurs curieux dans le véhicule du sulfureux capitaine Eugene Ngaïkosset,

     

    Comment un tel meurtre peut se produire alors que la victime avait été arrêtée officiellement par la gendarmerie et détenue dans les locaux de la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) ? Le capitaine Ngaïkosset a-t-il à nouveau désigné, pour des actes de sales besognes du régime ?

     

    « Ne parlant pas sango ou ne parlant plus sango, à Bangui, c’est désormais un crime de mercenariat ? » s’insurge un étudiant de l’Université de Bangui.

     

    Selon certaines organisations de défenses des droits de l’homme, plusieurs cas de tortures, de disparitions forcées, d’assassinats et de détentions illégales ont été relevés ces derniers. Ce qui affirme la thèse selon laquelle, cet homme n’est pas le seul à purger une telle sentence.

     

    Pour les professionnels de la justice, « trop des intrus dans la justice, rend un pays, un Etat de non droit » nous a fait savoir un avocat centrafricain. Chacun fait ce qu’il lui vienne à la tête, même pour tuer. Poursuit cet avocat qui demande au président Touadéra, Professeur de Mathématique qu’il qualifie « d’un homme bien né », de faire très attention à son entourage qui pratique les intrusions. « Les gens bien nés se reconnaissent à l’odeur, et repèrent les intrus de la même façon » conclu-t-il.

     

    Pour mémoire, certains soutiens du président Faustin Archange TOUADÉRA qui ne sont pas autres ceux qui ont fait partir le général François Bozizé au pouvoir, ont déclaré sur les ondes de la radio nationale que plusieurs dizaines des mercenaires nigérians, somaliens, congolais et tchadiens sont actuellement infiltrés dans la capitale Bangui dans le but de finir avec le régime du président Touadéra. Certains ont même été arrêtés par la gendarmerie, affirment-ils. Des déclarations qui font que certains Banguissois vident leurs épargnes dans les banques pour s’approvisionner en réserve des bouffes.

     

    Actuellement, Bangui vit au rythme des rumeurs du coup d’État bien qu’ils savent pertinemment que c’est impossible grâce à la présence des soldats des nations- unies dans le pays.

     

     

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    COMMUNIQUÉ FINAL DE LA REUNION MINISTERIELLE DE L’INITIATIVE AFRICAINE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION EN RCA.

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    COMMUNIQUÉ FINAL DE LA REUNION MINISTERIELLE DE L’INITIATIVE AFRICAINE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION EN RCA.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2316.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Faustin archange TOUADÉRA et Simplice Mathieu SARANDJI. Crédits photo RJDH.
    Faustin archange TOUADÉRA et Simplice Mathieu Sarandji. Crédits photo RJDH.

     

    Libreville, République Gabonaise,

    le 17 Juillet 2017.

    Sur l’invitation de la Commission de l’Union Africaine, une Réunion Ministérielle de l’Initiative Africaine pour la paix et la réconciliation en RCA s’est tenue le 17 juillet 2017 au Siège du Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) en présence de SEM Smaïl CHERGUI Commissaire Paix et Sécurité l’Union Africaine, de l’Ambassadeur Ahmad ALLAM-MI, Secrétaire Général de la CEEAC, George Rebelo Pinto Chicoti Ministre des Relations Extérieures de la République d’Angola, Jean Claude NGAKOSSO, Ministre des Affaires Etrangères et de la coopération de la République du Congo, SEM Pacôme MOUBELET BOUBEYA. Ministre d’Etat. Ministre des Affaires Etrangères, de la Francophonie, de (‘Intégration régionale, chargé des gabonais de l’étranger de la République Gabonaise, Charles Armel DOUBANE, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de ‘étranger de la République du Tchad et a procédé à un examen approfondi de la Situation en République centrafricaine (RCA).

    La Réunion Ministérielle a exprimé ses vifs remerciements à son Excellence Monsieur Ali Bongo  ONDIMBA, Président de la République Gabonaise pour l’accueil et l’hospitalité qui leur ont été réservés depuis leur arrivée à Libreville.

    Les participants ont félicité son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Ahmad ALLAM-MI pour les facilités qu’il a mises à leur disposition.

    Ils ont félicité le Président Pr Faustin Archange Touadera et les autorités centrafricaines pour les efforts consentis dans la recherche d’une solution politique inclusive au conflit que cannait le pays, ainsi que de leur plein soutien à la poursuite de l’Initiative Africaine.

    Les participants ont salué la Déclaration des Chefs d’Etat et de Gouvernement à l’occasion du 29eme Sommet de l’Union Africaine du 4 juillet 2017 sur l’Initiative Africaine.

    Les participants, tout en appréciant le rôle de la MINUSCA en RCA, ont pris acte de toutes les initiatives qui ont été entreprises dans la recherche d’une paix durable en RCA notamment l’Accord de paix conclu à Rome sous l’égide de la Communauté Saint’Egidio et des conclusions de la réunion de médiateurs tenue à Bruxelles le 21 juin 2017, et souhaitent que l’ensemble des partenaires et amis de la RCA s’inscrivent résolument dans la dynamique de l’Initiative Africaine.

    Les participants ont adopté une feuille de route intégrée qui constitue désormais l’unique référence pour la promotion de la paix et la réconciliation en RCA.

    Cette feuille de route, qui sera soumise incessamment aux parties invitées à la négociation souligne tout particulièrement le nécessaire respect de l’unité et de l’intégrité de la République centrafricaine, de ses Institutions démocratiques et de l’appropriation de son processus politique de paix et de réconciliation.

    Les parties ont unanimement exprimé leur ferme engagement et leur solidarité avec le Gouvernement et l’ensemble des acteurs politiques du pays pour le rétablissement d’une paix définitive dans l’inclusion, la réconciliation et la cohésion nationale, ce conformément au droit, à la justice et aux valeurs africaines pertinentes.

    Les parties ont décidé de mettre en place, sous l’égide de l’UA, un panel de facilitateurs où sont représentées de façon qualifié, toutes les composantes de l’Initiative Africaine. Ce panel est doté d’un secrétariat technique pour l’opérationnalisation de cette feuille de route.

    Elles ont lancé un appel à la communauté africaine et internationale pour intensifier leur appui multiforme à la Centrafrique et au plein succès de l’Initiative Africaine pour la paix et la réconciliation en RCA.

    Un chronogramme du déroulé de l’initiative sera élaboré dans les meilleurs délais pour encadrer le processus effectif de mise en œuvre de l’initiative.

     

    Fait à Libreville, le 17 juillet 2017

     

     Communiqué de presse union africaine page un

     

     Communiqué de presse union africaine page deux

     

     Communiqué de presse une africaine troisième page

    CENTRAFRIQUE : LA FRANCE A-T-ELLE UNE BOUSSOLE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ?

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    CENTRAFRIQUE : LA FRANCE A-T-ELLE UNE BOUSSOLE  EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ?

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2359.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Opération sangharis

     

    Bangui, le 18 juillet 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    APRÈS LA FORCE «SANGARIS», LA FRANCE DÉPÊCHE LE 21e RIMA. EST-CE POUR AIDER ENFIN LES FORCES CENTRAFRICAINES ET LA Minusca A APPRÉHENDER LES CHEFS DES SÉDITIEUX ?

              L’État-major français annonce une « mission d’envergure ». Si on prend à la lettre l’expression, il faut s’attendre à une opération d’ampleur. Les chefs rebelles, impunis jusqu’à maintenant, n’ont plus qu’à bien se tenir. C’est peut-être la fin de leur arrogance et de leur impunité, du défi insensé qu’ils ont lancé au peuple centrafricain.

              Les Marsouins doivent achever le travail non terminé par la force Sangaris. Il faut qu’ils parviennent à emmener les bandes armées à la table des négociations en vue de rétablir la paix (SIRIRI) et la réconciliation. La France a les moyens d’aider les Forces Centrafricaines à nettoyer les poches des rebelles et à contraindre ces derniers de déposer les armes. Le Président Touadera doit se féliciter publiquement de cette nouvelle donne française.    

              Cette fois-ci, les autorités centrafricaines, après s’être concertées avec les autorités françaises, doivent définir des missions claires : obliger les bandes armées à déposer les armes ou les désarmer de force ; mettre fin aux occupations illégales des préfectures ; appréhender les mercenaires et les renvoyer dans leur pays. Car beaucoup d’entre eux sont des brigands, des criminels de guerre, auteurs de crimes contre l’humanité, recherchés par leur pays.

              La tâche sera peut-être rude, mais la France dispose en Centrafrique de moyens non négligeables. Elle a des soldats aguerris et du matériel stratégique de pointe : ses drones servent à faire du renseignement, mais ils peuvent aussi combattre. Ses hélicoptères Caracal apportent aux opérations une contribution efficace.

              Vaincre les rebelles en Centrafrique et ramener la paix exige de la France qu’elle s’engage en force. Mais vaincre les ex-Sélékas, en majorité musulmans, c’est aussi protéger la France et l’Europe, en empêchant que

    L’Etat Islamique ne transforme la République Centrafricaine en sanctuaire.   Pour en venir à bout, la France pourrait aussi investir massivement dans les mines de matières premières : elle tarirait ainsi les sources de revenus des ex- Sélékas. Il lui faudrait en outre mettre en garde le président du Tchad et dénoncer ses manigances en Centrafrique, que nous avons dénoncées à plusieurs reprises.                                                                                         

              Enfin, la levée de l’embargo insupportable sur les armes à destination de la RCA permettrait au pays de participer à sa propre défense.

     

    UNE PRÉSENCE FRANÇAISE SANS BOUSSOLE ?

              On se souvient de la déclaration, tapageuse et péremptoire, prononcée à l’Assemblée nationale par Yves Le Drian, ministre de la Défense, au début de l’opération Sangaris : « en six mois, tout sera terminé… »

              Trois ans plus tard, c’est l’enlisement.

              La force Sangaris est repartie en France en abandonnant une Centrafrique, exsangue et désarmée, à la férocité des rebelles. Or, les seules forces que craignent ces barbares des temps modernes sont, justement, les forces françaises.

              Dès leur retrait, les violences ont redoublé. Nous avions, à l’époque, condamné, ici même, ce départ prématuré. Soixante pour cent (60%) du territoire centrafricain sont occupés par des bandes armées qui y appliquent leur loi : razzias et massacres de populations ; incendie de villages qui font fuir les habitants dans les forêts hostiles ; pillage des mines des matières premières ; trafic d’essences rares ; braconnage de la faune, désormais menacée de disparition …

              La réduction drastique de Sangaris a laissé le champ libre aux ex-Sélékas et aux Antibalakas. Ce retrait, qui ressemble à une faute stratégique, avait été ordonné par François Hollande qui craignait un enlisement des forces françaises dans le bourbier centrafricain. 

              Pourquoi la France dépêche-t-elle à nouveau des Marsouins en Centrafrique ? Une sorte de Sangaris?  On a l’impression que, depuis la colonisation, la France ne s’est jamais préoccupée de connaître l’homme oubanguien et centrafricain.  Occupée comme elle l’était à exploiter les matières premières pour son propre bénéfice, elle a, tout simplement, oublié l’Humain. La France par ce complexe de supériorité à infantiliser et déresponsabilisé une population qui, INE fine, a été victime d’un complexe d’infériorité. Le retard centrafricain est du en partie à ce mépris. Pour les colons, l’Oubanguien était « un grand enfant » à qui on ne pouvait confier aucune responsabilité que ce soit et dont on ne pouvait favoriser l’éducation.

              Plus grave : la France a pratiqué la politique néfaste qui consiste à « diviser pour régner », en montant les ethnies les unes contre les autres. Conséquence : des antagonismes insurmontables ont miné les relations entre les populations. Le Centrafricain est devenu méfiant. On se demande si les chrétiens et les musulmans arriveront à se parler pour retrouver la fraternité et la sérénité de jadis. Il faut le souhaiter, car les souffrances des populations doivent cesser.  De la descente interminable en enfer, doit surgir l’espoir d’une nouvelle Centrafrique

     

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

     

    JOSEPH AKOUISSONNE

    (17 juillet 2017)

     

     

     

     

     

    Centrafrique : Apôtre Noël Demangaï dénonce un oecuminisme dangereux et l’avèvement de l’Anti-Christ

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    Centrafrique : Apôtre Noël Demangaï dénonce un oecuminisme dangereux et l’avèvement de l’Anti-Christ.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2342.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Apôtre Noël Demangaï. Crédits photo : Fred Krock. CopyrightCNC
    Apôtre Noël Demangaï. Crédits photo : Fred Krock. CopyrightCNC

     

    Bangui, le 18 juillet 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    L’Apôtre Noël Démangaï de l’église MARM (Mission apostolique pour le réveil mondial) sise à Boye-Rabe dans le 4ème arrondissement de Bangui, a ostensiblement exprimé son profond dégoût et sa vive inquiétude de l’acte d’« œcuménisme » posé par des leaders de la Plateforme confessionnelle, en échangeant entre eux, Bible et Coran à l’Assemblée nationale. C’était dimanche 16 juillet 2017, à l’église MARM que Noël Démangaï s’était ainsi prononcé lors d’une conférence de presse animée à l’issue du culte dominical. Au centre de cette contre avec les journalistes, les premiers signes apocalyptiques pour l’avènement du règne de l’« anti-Christ » dont cet acte d’œcuménisme.

    Il y a moins d’une semaine, trois leaders religieux, dans leur inlassable et implacable lutte contre la confessionnalisation de l’actuelle crise centrafricaine, ont posé un acte symbolique fort à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’échange des Livres Saints, notamment le Coran et la Bible, en signe de l’universalité. Evidemment, il s’agit d’un acte œcuménique fort.

    Quelques jours plus tard, un autre leader religieux, Apôtre Noël Démangaï monte au créneau pour dénoncer un acte hautement religieux qui, dit-t-il, est « trop grave, voire trop sale ». L’Apôtre poursuit pour dire clairement que « l’œcuménisme n’est pas un acte biblique, c’est l’œuvre de l’Anti-Christ », puis que martèle-t-il, « les véritables Musulmans et les véritables Chrétiens sont mécontents de cet acte. C’est inadmissible ».

    Notons que c’est sur le un verset de la Bible tiré du Livre Saint de l’Apocalypse au chapitre 13, les versets 1 à 17, que l’Apôtre s’est fondé pour faire cette dénonciation, rassurant la presse et les Fidèles maintenus après la messe pour participer à cette conférence de presse, que cet acte grave se compte au nombre des « signes précurseurs » de l’avènement du règne de l’Anti-Christ. Il explique par ailleurs que le Livre de l’Apocalypse très peu exploité dans les églises aujourd’hui en République centrafricaine doit devenir, au regard de la situation actuelle du pays, la principale prêche des hommes de Dieu, puisque dit-il, tous les signes annoncés de cet Epitre sont présents dans le pays.

    Entre autres signes de cet avènement de l’Anti-Christ, l’Apôtre Démangaï a cité, la clôture tous azimuts des écoles, des églises, des marchés, en sorte que quant le règne s’installera, tout individu soit identifié et contrôlé par la puissance de l’Anti-Christ. Déma       ngaï a cite également l’identification systématique formelle de chaque citoyen possédant un téléphone, un compte bancaire, un compte sur Internet… c’est pour avoir un meilleur contrôle.

    Pour conclure, l’homme de Dieu interpelle les tout le monde à être vigilent et surtout d’utiliser les choses mondaines « avec grâce », c’est-à-dire les utiliser toujours et uniquement après avoir prié dessus.

    Centrafrique : un compatriote centrafricain interpèlle le Maire de Bangui sur la situation financière de son Institution.

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    Centrafrique : un compatriote centrafricain interpèlle le Maire de Bangui sur la situation financière de son Institution.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2352.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Émile Gros Nakombo
    Monsieur Émile Gros Nakombo

     

    Moustapha Ly

    E-mail ; ly.moustapha@gmail.com

    Téléphone : 00221704589259

     

    Dakar le 16/07/2017

    A

    Monsieur le Maire de Bangui (République Centrafricaine)

     

    Objet : Demande de publication du compte administratif 2016 de la commune de Bangui

     

    Monsieur le Maire,

    Je viens par le biais de cette lettre demander la publication du compte administratif 2016 (prévision, dépense, recette) de la commune de Bangui. En effet, La constitution centrafricaine du 30 mars 2016, dans son article 77 alinéa 2 du titre IV, dispose que : « Le parlement règle les comptes de la Nation. Il est à cet effet, assisté de la cour des comptes ».

    En outre, l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 énonce que : « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée »

    C’est ainsi que, étant   citoyen centrafricain, il nous revient le droit de vous demander la publication de ce compte.

    En ésperant avoir une suite favorable a cette demande, je vous prie, Monsieur le Maire de Bangui de recevoir mes salutations les plus distinguées.

     

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    Centrafrique : Abdou Karim Meckassoua en intelligence avec des mercenaires ? Une grave et haute trahison.

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    Centrafrique : Abdou Karim Meckassoua en intelligence avec des mercenaires ?  Une grave et haute trahison.

     

     

     

    Bangui, le 17 juillet 2017.

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2333.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.
    Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.

     Par : Bienvenu Seremalé, un contributeur du CNC. CNC,

     

    Tout Bangui ne parle ces derniers jours que de l’incursion de mercenaires étrangers d’obédience musulmane et en intelligence avec le président de l’Assemblée nationale, venus avec le funeste projet d’assassinat du Président de la République.

    Ce que les Centrafricains ne comprennent pas et que seuls des gens de la carapace de Mekassoua cultivent, est que le pouvoir de l’Etat ne peut plus, et jamais plus, être objet de coup d’Etat. Pourquoi même un coup d’Etat ? Est-ce le souhait du peuple ? Le départ incognito de Djotodja du siège présidentiel moins d’un an après son fallacieux coup d’Etat ne suffit-il pas à faire la mémoire à tous ceux-là qui pensent que les armes sont leurs faciles moyens d’assouvir leurs lugubres intérêts ? La conférence de presse de Didacien Kossimatchi est très indicatrice pour que chaque Centrafricain n’hésite plus à identifier tous ceux-là qui mignotent l’idée de l’anéantir par des macabres manœuvres.

    Cela n’est plus un secret de polichinelle, nos confrères de RFI ont cuisiné à leur manière le prétendu porteur du projet de coup d’Etat qui, comme d’habitude à tout nié sur ses lugubres intentions, mais qui a tout de même reconnu la recrudescence des violences et exactions des mercenaires étrangers transformés en peulhs, leur pseudonyme de couverture car les vrais peulhs qui sont une minorité sont à protéger. Ce qui les vrais peulhs n’ignorent pas, c’est que ses mercenaires les ont aussi pris en otage et exterminent leurs seules richesse que constituent leurs bétails.

    Il est clair que Meckassoua en intelligence avec ces peuls nigériens, nigérians, tchadiens et soudanais ne visent pas seulement que la prise du pouvoir par la force, mais avant cela, s’accaparer au maximum des richesses de toutes sortes du pays pour qu’au cas où leur projet ne échoue, il   s’exile avec suffisamment d’argent qui lui garantisse une tranquille et heureuse retraite. Mais est-ce sérieux d’écumer le pays en intelligence avec des étrangers et au prix du sang de la population civile et innocente ?

    Tout le mutisme de Meckassoua au tour ce grave sujet sent l’odeur d’un honteux aveu qu’il ne saurait être dissimulé puisque les 4 tchadiens et 2 somaliens venus à Bangui avec tant d’autres qui seraient au nombre de plus d’une centaine, qui étaient dénoncés par la population du Pk 24 et qui se trouveraient entre les mains de la Section de Recherche et d’Investigation, ont déclaré être prêts à l’affronter en confrontation s’il le faut.

    C’est même pour cela et craignant être dénoncé vertement que Meckassoua, répondant à nos confrères de RFI avance ces propos que nous citons : « Ce sont des groupes qui relèvent plus de l’entrepreneuriat politico-militaire, que des groupes politiques avec une conviction et un plan politique pour pouvoir venir en aide à la population. Nous avons plus affaire à des groupes qui sont là pour la captation des richesses minières de la République centrafricaine et pour se livrer à des trafics. Donc il est très difficile, effectivement, de dire que ces groupes sont représentatifs. Il reste qu’il faut commencer par eux et on poursuivra avec eux ». Est-ce que la violence, le meurtre gratuit, la destruction des biens et des vies par l’incendie sont-ils une entreprise ? Il n’y a que Meckassoua qui voit son profit dans cet entreprenariat qui puisse le ainsi le certifié et il ne s’est pas trompé puisque le but 1er d’une entreprise, c’est la recherche du profit.

    Si la population qui a tant souffert commence à s’auto défendre de la manière des gens du Pk 24, c’est dire qu’elle en a ras le bol des hommes politiques nationaux qui de jour montrent qu’ils sont simples mais qui, dans la pénombre agissent comme des dangereux animaux prêts à tout pour faire du mal. Et la population sait très bien que Meckassoua est déterminé à l’exterminer puisqu’il se soucie plus des casques bleus que du peuple dont il est l’émanation à la tête de son institution représentative. C’est même ce qu’il ouvertement déclaré à RFI, parlant des tueries de Bangassou où des centaines de Centrafricains sont assassiné par le contingent marocain d’obédience musulmane, ce qui est du goût de Meckassoua comme il le déclare lui-même : « Bangassou était vraiment le crime de trop. Parce que pour la première fois, de façon délibérée, des casques bleus – en tant que casques bleus – ont été visés, attaqués et tués. Et des musulmans qui étaient regroupés à la mosquée ont été ciblés et tués. D’un côté, ce sont les musulmans qui sont tués, mais d’un autre côté aussi ce sont les chrétiens. Et donc c’est de part et d’autre. Toutes les communautés sont victimes de ces agresseurs ».

    Autre fait très choquant pour tous ceux qui ont une pensée pour les centrafricains dans leur désespoir, c’est que Meckassoua refuse de voir clairement la troiste réalité de la situation centrafricaine lorsqu’il accuse nos confrères de RFI d’être des menteurs quand ils ont qualifié la crise centrafricaine de somalisation. Allez-y comprendre quelque chose dans la réponse de reproche de Meckassoua que voici : « Vous y allez fort et j’espère qu’on n’arrivera pas à la somalisation. Mais ce qui est sûr – je vous dis – c’est qu’au tout début, il y a quelques années, on pouvait comprendre qu’il y avait des revendications régionales. Disons qu’il y a des préfectures qui n’étaient pas prises en compte depuis l’Indépendance. Ces préfectures avaient été oubliées, mais ce n’est plus le cas. Ce sont des bandits de grand chemin. Et ce qui est dangereux, c’est que la grande criminalité s’installant, ces bandits-là n’ont aucun intérêt à ce qu’il y ait la paix en Centrafrique ».

     

    Habitué à utiliser les peulhs comme tremplin, Meckassoua serait, de connivence avec le redoutable Rombo, de son vrai nom Alfred Yékatome, un défectionnaire des FACA qui, longtemps, avait terrorisé les populations de l’axe Mbaïki qui, on ne sait comment et pourquoi, l’ont élu député à l’assemblée nationale, pour entretenir des peuls au niveau de Boda afin de les utiliser lorsque ses rebelles du Centre Est et de l’est du pays marcheront sur Bangui dès l’assassinat programmé du Préside FAT.

     

    Article rédigé par l’un de no contributeurs. Ses propos n’engage que lui.

     

     

     

    Communiqué de presse No 03/17 relatif à la déclaration du Vice-président de l’Assemblée nationale à propos de M. Kossimatchi

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    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0193.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Euloge Koi. CopyrightCNC
    Monsieur Euloge Koi. CopyrightCNC

    Communiqué de presse No 03/17 relatif à la déclaration du Vice-président de l’Assemblée nationale à propos de M. Kossimatchi

     

     

    Suite aux propos de M.Dadicien kossimatchi, accusant M. Karim Meckassoua, “d’être à l’origine des troubles dans le pays”, l’honorable Simplice ZINGAS a, au nom de l’institution dont-il est le 1er Vice-président, demandé au Président de la République d’entamer ” l’ouverture d’une procédure judiciaire contre son collaborateur”.

    En effet, le Député Zingas n’a aucun droit de se prononcer, au nom de l’Assemblée nationale, dans une affaire qui n’engage ni sa responsabilité personnelle ni celle de l’institution, dans la mesure où M. kossimatchi n’a guère pointé un doigt accusateur sur la représentation nationale. Cela relève du zèle politico-stratégique sans lucidité ni réalisme. Et, le fait de dire “son collaborateur” est politiquement incorrect et maladroit.

    Pourquoi le bureau de l’Assemblée nationale n’avait-il pas réagi de la sorte lorsque le renard KOKATE avait porté des accusations mensongères et grotesques contre l’honorable Député, Président de l’URCA, Anicet Georges DOLOGUELE?

    Dans quel système judiciaire, c’est au Président de la République qu’il incombe la responsabilité de déclencher une procédure judiciaire contre un citoyen dont un litige l’oppose à un autre? Le Député de Mobaye 1 serait-il en train de créer un nouveau droit positif centrafricain? On sait que  c’est dans l’hypothèse de violation d’une règle pénale que l’État se charge des poursuites pénales devant les juridictions pénales compétentes.

    Et quels seraient les moyens c’est-à-dire les arguments solides en fait et en droit que le “Député-avocat” pourra-t-il invoquer contre M. kossimatchi ?

    Dans tous les cas, si “l’Hono-maître”, qu’il me soit permis l’usage de ce vocable, tient mordicus à défendre son mentor dans l’espoir d’obtenir de la justice ce qu’il estime être le droit de celui-ci, qu’il engage une procédure d’assignation par l’introduction d’une action civile en justice dans le respect des formes légales, tout en ayant à l’esprit, qu’une demande légère sera qualifiée d’abusive et de dilatoire, susceptible d’entrainer une sanction contre lui, malgré son immunité parlementaire, qui peut toute fois être levée.

    Pour limiter les envies pouvoiristes, secrètement nourries par l’Honorable Président Meckassoua, ce qui justifierait les troubles dont-il est incriminé par M. kossimatchi, il me semble opportun d’en appeler à la responsabilité des élus du peuple, courageux et audacieux, pour envisager une loi portant révision du mandat du Président de l’Assemblée nationale, afin de le ramener de cinq à un an renouvelable, au même titre que pour les autres postes du Bureau de la représentation nationale. Faute d’une initiative parlementaire, le peuple devra, à travers une pétition, recommander une telle loi.

    Je tiens à souligner que ma présente déclaration n’a pas vocation à soutenir le ridiculement vaniteux, incrédible, et tribaliste régime TOUADERA et ne saurait être interprétée comme un rapprochement au futile gouvernement dirigé par le grand amateur et matamore Simplice Sarandji, qui continue de patauger dans la boue de l’incompétence chronique, et de nager dans les eaux sales de mal gouvernance, de clientélisme, de corruption, de perversion etc.

    Dr Doctrouvé Euloge KOÏ

    Personnalité politique indépendante

    Ancien Directeur de Cabinet

    E-mail : beafrika.dek@gmail.com

    CENTRAFRIQUE : LE SPECTRE DE COUP D’ÉTAT ET LE COUP DE SEMONCE CONTRE LE RETOUR À LA CASE DÉPART.

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    CENTRAFRIQUE : LE SPECTRE DE COUP D’ÉTAT ET LE COUP DE SEMONCE CONTRE LE RETOUR À LA CASE DÉPART.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Rebelles-de-la-séléka–e1498758506284.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelles de la séléka

     

    Bangui, le 15 juillet 2017.

    Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

     

                                                                               Le lendemain de l’accord de Rome a connu un regain de violence qui a atteint son apogée. La majorité des préfectures centrafricaines s’est embrasée mettant en déroute les nouvelles autorités qui ne savent plus à quels saints voués.

    L’environnement politique centrafricain est pollué et agité par des événements précurseurs qui annoncent l’imminence d’un coup d’état militairement appelé putsch.

    Par définition, un coup d’état est la prise de pouvoir de façon violente, illégale avec des moyens militaires et non constitutionnels. Les non dits ou la quintessence des accords de Rome donnent un début d’explication à cette vague de violence. Il s’agit d’imposer l’amnistie aux nouvelles autorités ainsi qu’au peuple centrafricain qui privilégie la justice et la rapide opérationalisation  de la Cour pénale spéciale. À ce propos, le President de la République s’est fait remonter les bretelles en de termes crus par le guide tchadien en présence du President de la commission africaine. Face à la nonchalance ou à la tentative de résistance du pouvoir de Bangui, des événements précurseurs tous azimuts confirment l’imminence d’un tel complot. Ainsi, on assiste à la disparition d’un important stock d’armes au camp Deroux, des mercenaires étrangers, des gradés des groupes armés ainsi que des unités spéciales tchadiennes seraient signalés aux alentours de la capitale, des agitations du colonel Francis Bozizé qui manifeste un désir de voyager nonobstant l’interdiction de quitter le territoire national… Apeuré et un peu perdu, le citoyen lambda tente de maîtriser sa panique et s’interroge : quelles sont les circonstances et les motivations d’un tel vol d’armes dans un camp militaire aussi sécurisé ? Suite aux investigations, quelles sont les suites données par le parquet général ? Le service de renseignement centrafricain confirme t-il l’imminence d’un éventuel complot ? S’agit-il d’une manœuvre pour forcer la main du President de la République à octroyer l’amnistie aux chefs de guerre ? S’agit-il d’une véritable conquête du pouvoir ? La Centrafrique s’achemine t-elle vers une nouvelle transition sans Touadera ? Ces différents indicateurs suffisent-ils à penser à un putsch ? Avons-nous véritablement un ministère de La Défense au sein du gouvernement ? Dans l’affirmative, quelle est sa feuille de route pour la pacification et la sécurisation du pays ? Comparer à la fin de la transition, le gouvernement évalue t-elle la situation actuelle du pays ? À qui impute t-on cette dégradation constante ? Au President de la République ? Au gouvernement ? Au départ de la force “sangaris” ?

    Dépassé par le cours des événements et incapable d’arrêter la spirale de violence, le citoyen lambda a aussi le sentiment que la Minusca se désengage progressivement à l’instar du départ sans remplacement du contingent congolais pour laisser le terrain libre aux groupes armés. Dans ce contexte, quel sera le sort du pouvoir mal élu qui n’est protégé que par la Minusca ? En dehors de l’indifférence du President de la République qui ne vit que dans un monde d’illusions, nous tenons à rappeler qu’un coup d’état remettra en cause les avancées et acquis démocratiques, notre chère patrie sera sanctionnée au niveau de l’Union Africaine, contraint de renégocier les accords économiques et financiers avec les institutions financières de Bretton Woods, les aides au développement seront suspendues etc…Nous invitons et mettons en garde les différents agitateurs et fossoyeurs de la République de laisser le mandat suivre son cours et d’utiliser les voies constitutionnelles pour recarder le pouvoir soit en faisant recours à la motion de censure, soit en mettant en place une procédure de destitution du President de la République. Cela permettra à notre jeune démocratie de bien s’ancrer et de connaître un classement progressif au niveau des États.

    Fort de ce qui précède, nous estimons opportun de rappeler au President de la République que le programme DDRR qui est son cheval de bataille dans la guerre contre l’insécurité n’est pas une politique, c’est un programme post-guerre qui est généralement mis en place pour permettre à l’Etat de retrouver l’équilibre en vue de la pacification et de la relance économique. Au lieu d’opter pour des accords qui seront violés le lendemain, au lieu d’opter pour des approches ou méthodes de gestion qui créent d’avantage de problèmes que de solutions, nous invitons humblement le chef de l’Etat de s’investir personnellement et de tenter une ultime discussion directe de dernière chance sans intermédiaires avec les groupes armés sous l’arbitrage des Nations Unies. La classe politique centrafricaine, la société civile, la hiérarchie militaire centrafricaine ainsi que les parlementaires qui maîtrisent le terrain doivent être associés à cette démarche. L’échec de ce processus ouvrira droit au recours à la force demandé officiellement par le chef de l’Etat aux forces onusiennes. Pour finir, nous rappelons au pouvoir centrafricain et tchadien que la justice ainsi que la réparation des préjudices ne sont pas négligeables et que cela soit intégré dans toutes les esquisses de solutions à la crise centrafricaine. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

    Paris le 14 juillet 2017

     

    Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
    Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

    Centrafrique : Paoua, dans la fiévreuse attente d’un assaut des anti-balaka

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    Centrafrique : Paoua, dans la fiévreuse attente d’un assaut des anti-balaka

     

     

     

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    Les miliciens Anti-Balaka

     

    Bangui, le 13 juillet 2017

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC

     

    L’étau se resserre autour de la ville de Paoua où des centaines voire des milliers des miliciens anti-balaka de Boazou, Bocaranga et de  Koui se dirigent vers le village Gouzé, situé à environ 20 km de Paoua et tenu par les elements de la coalition RJ-séléka depuis plus de six mois. En rassemblement militaire à environ 5 kilometre de Gouzé, instructions reçues et données aux hommes : Prendre la ville de Paoua et éliminer tous les musulmans comme à Bangassou, Alidao et Zémio.

    Même si la ville de Paoua centre, n’est pas encore attaquée, elle abrite déjà les combattants séléka et anti-balaka venus de loin et se provoquent. Les villages avoisinants Paoua, sont déjà occupés par ces bandes de criminels de la séléka-RJ et anti-balaka.

    D’après certains habitants de Paoua joints par la Rédaction, la population craint une attaque à tout moment, mais ne cède pas à la panique. Les marchés tournent comme à l’accoutumée et les boutiques ont ouvert leurs portes. Mais ce sont les camions, les véhicules et les motos qui ne rentrent plus à Paoua via Bozoum.

    D’après les habitants de la ville de Bozoum, tous mouvements vers Paoua sont interdits par les anti-balaka. Histoire de ne pas trahir leur position aux éléments de RJ-Séléka à Gouzé. « J’ai été intercepté et contraint de repartir sur Bozoum hier soir au milieu de la brousse après Tali par les anti-balaka qui venaient de Bocaranga » nous a fait savoir ce matin un commerçant qui voulait se rendre sur sa moto à Paoua. Tali, pour nos lecteurs, c’est une ville de moins de 10 000 habitants située à parité égale en kilométrage « 60-60 » entre Bozoum et Paoua.

    Contacté par CNC, un fonctionnaire de Bozoum, affirme, sous l’anonyma,t que les miliciens anti-balaka ont dit avoir reçu l’ordre de faire vaciller le pouvoir du président Touadéra en s’en prendrant non seulement aux sélékas mais aussi à tous les musulmans et à tous les fonctionnaires militaires ou civils, employés locaux ou expatriés des ONG internationales.

    Cette information se concrétise dans le comportement et mode opératoire qu’adoptent ces miliciens anti-balaka d’après plusieurs témoins joints par CNC. « Après le braquage des policiers et gendarmes de la ville, tous les fonctionnaires, y compris ces forces de l’ordre, rapatrient femmes, enfants et bagages à Bangui » nous lancent des chauffeurs en provenance de Bozoum et contactés par la Rédaction.

    Pour les habitants de Bozoum et villages environnants, c’est la peur d’une action éventuelle de représailles de l’échec des actions des anti-balaka sur Gouzé qui domine toutes les conversations. Certains passent déjà les nuits en brousse et les jours en ville. « Le jour, on s’informe, on se parle, mais la nuit, qui peut t’informer ? C’est pourquoi je passe les nuits au champ pour éviter des surprises » rapporte un jeune de Bozoum.

    Rappelant que Paoua est une ville cosmopolite où vivent chrétiens et musulmans et est, jusqu’alors, épargnée des affrontements intercommunautaires. Ce qui n’est pas du goût de certains clients de la Cour Pénale Spéciale qui ne veulent pas entendre parler de la paix et de la justice et poussent de ce fait leurs parents, face à l’incapacité et l’inactivisme du gouvernement Sarandji et de la faiblisse de la Minusca, à mettre le pays à feu et à sang.

    Copyright@CNC2017

    CENTRAFRIQUE : LES VIEUX DÉMONS RESURGISSENT

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    CENTRAFRIQUE : LES VIEUX DÉMONS RESURGISSENT

                                    

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0276.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.
    Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.

     

    Bangui, le 14 juillet 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    (Même si le coq ne chante pas le soleil se lèvera quand même » Dicton Africain

     

    BRUITS DE BOTTES

     

    On croyait que les élections démocratiques qui viennent de se dérouler en République Centrafricaine, avaient sonné le glas des adeptes invétérés de la Kalachnikov. Les vieux démons sont toujours là. Encrés dans les tètes. Chevillés au corps de certains Centrafricains qui ne peuvent imaginer la démocratie qu’à coups de fusils. Qu’à coups de rebellions armées. A nouveau, Bangui bruit de rumeurs lancinantes de coup d’État. On croyait que le temps des aventuriers de la politique, et de leurs sponsors commanditaires étrangers étaient définitivement jetés dans les poubelles de l’histoire. Qu’une aube nouvelle chargée d’espoir se pointait à l’horizon de la République Centrafricaine.  Ces élections étaient le signe de la maturité politique et du civisme des Centrafricains.  On eu aimé que cette  nouvelle Centrafrique qui se pointait allait s’enraciner sur les ruines d’un pays en état de décomposition avancée et le faire renaître.  La page postcoloniale des gouvernances calamiteuses était-elle tournée ? La Centrafrique sortait elle définitivement d’une situation où les Kalachnikovs et les armes lourdes avaient remplacé les urnes. ? Peine perdue !. Les Sélékas et les ex- Présidents qui  ourdissent dans l’ombre leur retour  au pouvoir. Ne connaissent que la violation de la démocratie comme arme pour revenir au premier plan. Leur instinct de prédation irrépressible les pousse à fouler aux pieds le vote des citoyens. A s’emparer du pouvoir que  par la violence.

    RUMEURS DE  COUP D’ÉTAT : QUI SONT LES COMMANDITAIRES

    Ils sont plusieurs, sur lesquels pèsent de lourdes présomptions. Les regards se tournent forcement vers Bozizé et son mentor de l’époque. IDRISS DEBY ITNO. Pendant que ces folles rumeurs agitent et affolent la capitale centrafricaine. La population est gagnée par une psychose indicible. Des mercenaires congolais au service de Bozizé dit la rumeur ont déjà traversés le fleuve OUBANGUI. Prêts à passer à l’action. D’autres mercenaires Tchadiens, armés et équipés par Deby se tiendraient eux aussi prêts à fondre sur la capitale. Le but : Chasser Touadera du Pouvoir. Au pire l’assassiner. Instaurer une autre transition sans lui. Déjà, lors du voyage éclair de Touadera à N’Djamena, Deby a pressé celui-ci de nommer un de ses proches d’origine tchadienne comme premier Ministre à la place de Sarandji. Quand à Bozizé il a déjà positionné ses hommes quelque part prêt de Mobaye. Il semblerait que lui-même se trouve déjà sur le territoire centrafricain. On apprend en outre que 1000 armes ont disparues de la caserne du Camp de Roux. Simple coïncidences ou vol en rapport avec le coup  d’État en préparation.

     

    TOUADERA  BOZIZE  DEBY : UN TRIO INFERNAL

     On ne peut s’empêcher de penser,  et de s’interroger à juste titre, sur les ramifications qui entourent ces rumeurs de coup d’Etat : Touadera à été Premier Ministre de Bozizé et vice-président du parti, de ce dernier KWA NA KWA (KNK) C’est Deby qui a installé Bozizé au Palais de la Renaissances C’est le même Deby qui a demandé à la France de ne pas intervenir pour sauver le pouvoir de Bozizé quand les Sélékas ont pris d’assaut Bangui. C’est le Président du Tchad qui nomme les gouverneurs de sa province : La République Centrafricaine ? C’est le même Idriss Deby Itno  qui convoque Touadera à N’Djamena pour le presser peut-être de changer de gouvernement. Touadera, dans ses hésitations et son incapacité à changer de Premier Ministre, exaspère Deby, qui ne les supporte pas, ni l’un ni l’autre. Ajouter à cela le retrait de ses soldats de Minusca. Une humiliation.  Le rapport accablant de l’ONU sur les exactions de sa soldatesque en Centrafrique.  Qu’il rejette avec l’aide de Touadera. C’est peut-être un coup de force décidé par l’autocrate des bords du Lac Tchad, qui est en gestation. Penser qu’il n’a plus d’emprise sur la Centrafrique, est pour lui une hérésie insupportable. On peut aussi penser que Déby le machiavel concocte ce coup d’État pour avoir à Bangui, un personnel politique à sa botte. Quand à Bozizé, il a déjà ses hommes infiltrés en RCA avec des mercenaires tchadiens. Sans oublier bon ombre ex-FACAs qui sont acquis à sa cause.

       

    VOL DARMES A LA CASERNE DU CAMP DE ROUX

     

     Quelle coïncidence !  Aux moments ou les bruits de bottes d’un éventuel coup de force, deviennent assourdissants. Alors qu’un embargo indécent sur les armes à destination de la Centrafrique a désarmé ce pays. On apprend le vol d’environ 1000 armes à la caserne Camp de Roux.  Ce cambriolage est-il en liaison avec les préparatifs du coup d’État imminent ? On peut se poser la question à juste titre. Ce fait gravissime et humiliant n’a suscité aucun commentaire du gouvernement.  Entrer comme ça dans une caserne bourrée de militaires et voler des armes est proprement  incroyable et stupéfiant. IL y a surement des complicités au sein de l’armée et dans l’entourage proche du Président Touadera. Dans un autre pays, le commandant de la caserne serait immédiatement arrêté pour trahison, et traduit en cour martial. Les Ministres des armées et celui de la sécurité intérieure seraient limogés. Mais voilà nous sommes en République Centrafricaine, pays ou les impunités sont devenues des maladies incurables. Nous attendons les réactions de Gouvernement.

    Malgré les aléas et la dureté de la nuit, le soleil finira un jour, par se lever sur le pays des Bantous.

     

     

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

    JOSEPH AKOUISSONNE (13JUILLET 2017)

     

     

     

     

     

     

    Centrafrique : bientôt la RCA va être doté d’un manuel de politique nationale de protection sociale.

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    Centrafrique : bientôt la RCA va être doté d’un manuel de politique nationale de protection sociale.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2328.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Ministre des Affaires sociales Virginie Mbaïkoua.

     

    Bangui, le 14 juillet 2017

    Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

     

    Le processus d’actualisation de la politique nationale de protection sociale de la RCA qui avait été interrompu pour cause de la crise qui a secoué le pays est relancé à nouveau. Il devra bientôt aboutir à l’élaboration du Manuel de Politique Nationale de Protection Sociale pour la RCA.

    A cet effet, un atelier de mise au point de deux jours financé par la Banque Mondiale et l’Unicef a ouvert ses travaux ce matin à l’hôtel Ledger à Bangui.

    C’est la ministre Virginie BAIKOUA des affaires sociales et de la réconciliation nationale assistée de Robert BOU-JAOUDE, représentant résident de la Banque Mondiale en Centrafrique qui a présidé la cérémonie de lancement du dit atelier.

    Dans son mot de circonstance, le représentant de la Banque Mondiale a déclaré que la protection sociale est une nécessité urgente en RCA vu ce qui s’est passé dans le pays et qui est à l’origine de beaucoup de souffrances des familles. C’est pourquoi, son institution s’est engagée à accompagner la RCA dans le processus d’élaboration du document de politique nationale de protection sociale. Suivons un extrait de ses propos.

    Quant au ministre BAIKOUA, elle a relevé l’importance de la protection sociale, ce qui a poussé le gouvernement à entamer le processus interrompu. Elle s’est réjouie de la relance de ce processus et a souhaité qu’il aboutisse rapidement au document de politique nationale de protection sociale en RCA.

    Voici l’intégralité de son discours

    • Monsieur le Représentant de la Banque Mondiale ;
    • Mesdames et Messieurs les représentants des Organisations Internationales ;
    • Mesdames et Messieurs les Cadres des Ministères impliqués dans le processus d’élaboration de la Politique Nationale de Protection Sociale ;
    • Monsieur le Représentant du Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui ;
    • Mesdames et messieurs ;
    • Distingués Invités ;
    • Chers Participants.

    C’est avec beaucoup de satisfaction que je préside ce matin la cérémonie d’ouverture de l’atelier de lancement du processus de l’actualisation de l’avant-projet de la Politique Nationale de Protection Sociale.

    Comme vous le savez, la République Centrafricaine s’est inscrite ces dernières années, dans une vision nationale du développement et de la lutte contre la pauvreté dans laquelle la protection sociale constitue une priorité.

    En effet, au-delà des avantages économiques et sociaux indéniables qu’elle offre, la protection sociale est un facteur d’intégration nationale et de cohésion sociale, un ciment d’unification, un facteur de paix et de progrès. Elle est d’ailleurs reconnue comme un droit humain fondamental par la Communauté internationale.

    Le système actuel de protection sociale de la RCA s’articule autour de différents mécanismes à savoir :

    • Le régime général de sécurité sociale géré par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), qui couvre les branches de pensions, prestations familiales et risques professionnels ;
    • Les régimes spéciaux de pension des fonctionnaires et autres agents de l’Etat ;
    • Des programmes de filets sociaux ou d’assistance sociale orientés vers des groupes vulnérables spécifiques et à court terme, pour la plupart conduits dans le contexte de l’assistance humanitaire.
    • Mesdames et messieurs,
    • Distingués Invités.

    Malgré les efforts importants réalisés par l’ensemble des acteurs, la part de la population couverte par ces mécanismes reste relativement faible. Le déficit en couverture sociale est particulièrement élevé au niveau des travailleurs de l’économie informelle et des populations en milieu rural.

    Pour faire face à ce défi, le Gouvernement a fait de la protection sociale notamment des groupes vulnérables, un axe prioritaire de sa stratégie de développement.

    Un document de politique nationale de protection sociale avait été élaboré en 2012 mais du fait notamment des évènements malheureux qui sont survenus dans notre pays, cette politique n’a pas été adoptée officiellement. Il est donc paru opportun de relancer ce processus par une actualisation de ce document, et ainsi disposer d’un cadre clair d’intervention en matière de protection sociale en République Centrafricaine.

    Le Gouvernement que dirige son Excellence Monsieur Simplice Matthieu SARANDJI, Premier Ministre, sous la Haute Impulsion de son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, a inscrit parmi les priorités des priorités l’amélioration des conditions d’existence l’ensemble des populations de la République Centrafricaine. C’est ainsi que le Ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale dont j’ai la Charge a décidé de relancer ce dossier qui va contribuer efficacement, sans nul doute, à la mise en œuvre de la stratégie du Gouvernement en ce qui concerne l’instauration d’un cadre de vie meilleur pour les centrafricaines et les centrafricains.

    Cet important atelier auquel vous avez été convié s’inscrit dans ce cadre et devrait permettre, dans une approche participative intégrant l’ensemble des parties prenantes, de doter notre pays d’une politique nationale de protection sociale.

    J’aimerais au nom du Gouvernement, adressé mes sincères remerciements à l’ensemble des partenaires au développement qui accompagnent le présent atelier, notamment la Banque Mondiale, le BIT et l’UNICEF pour leur appui technique et financier dans l’organisation et la tenue effective de cet atelier. Le dit processus qui consiste à mener des études stratégiques, organisationnel et institutionnel de tout le dispositif de l’état s’avère indispensable pour ne pas épargner une quelconque partie de notre société. J’invite d’ores et déjà, les cadres à divers niveaux, la Municipalité, les acteurs du privé ainsi que la société civile à collaborer effectivement dans cet exercice pour le bien de la République Centrafricaine, notre commune patrie.

    Je souhaite pleins succès à vos travaux et déclare officiellement ouvert l’Atelier de lancement du processus d’actualisation de la Politique Nationale de Protection Sociale en République Centrafricaine.

     

    Je vous remercie.

     

    Centrafrique : quand les renseignements de la Présidence tournent à l’escroquerie…

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    Centrafrique : quand les renseignements de la Présidence tournent à l’escroquerie…

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2249.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Palais de la Renaissance à Bangui.

     

     

    Bangui, le 13 juillet 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

     

    Révolue, l’époque où les agents des renseignements, communément appelés « agents secrets ou B2 », se faisaient discrets pour ne pas être reconnus comme tels par le grand public. Désormais, il n’est plus question pour ces derniers de s’être anonymes concernant la nature de leur gagne-pain. Certains, peu scrupuleux, n’hésitent plus à proposer à certains opérateurs économiques du pays, contre une rémunération, leur service. D’autres, plus mauvais dans leur comportement, cherchent par contre à vendre des faux rêves à certains de leurs compatriotes qu’ils vont les faire de ministres de la république. Pourquoi un tel comportement ?

    Depuis l’arrivée au pouvoir il y a un an du président Faustin Archange TOUADÉRA et le séjour prolongé sur le territoire Centrafricain de quelques agents des services de renseignements des pays amis prêtés à Faustin Archange TOUADÉRA, les pratiques et les techniques des renseignements de la Présidence de la République ont changé complètement de nature : Faire rêver les plus proches des susceptibles dérangeants pour extraire les informations.

     

    Faire rêver pour extraire des informations.

    Si aujourd’hui devenir Ministre est incontestablement le meilleur rêve de tout homme politique qui ambitionne de bâtir sa carrière politique, mais en matière des renseignements généraux, celui-ci est utilisé comme un argument fatal pour extorquer des informations sur une cible potentielle à travers ses proches. D’après nos renseignements, plusieurs personnalités proches du président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA, de l’opposant déclaré Anicet Georges Dologuélé, du Secrétaire général et président par intérim du parti Kwa na Kwa (KNK) Monsieur Bertin Béa, de Martin Ziguélé président du MLPC et allié au président Faustin Archange TOUADÉRA et bien d’autres encore, ont été approchés discrètement dans le but de fliquer indirectement ces derniers. Or, ce que ces responsables des renseignements généraux à la Présidence ne savent pas, cette technique de vente des faux-rêves est en quelque sorte un permis d’escroquer remis légalement aux agents de leur service pour bâtir une richesse sur leurs compatriotes. Ainsi, depuis plus de six mois, une dizaine des personnes ont été littéralement dépouillées avec toujours la même promesse chimérique qu’elles seront nommées ministres dans un soit disant « gouvernement Sarandji 2 ».

    D’autres agents qui préfèrent élargir leur champ d’escroquerie, s’abattent tranquillement sur les commerçants libanais de la place afin de leur proposer un autre service, celui d’intermédiation avec le Gouvernement contre une rémunération. Contactés par CNC, une dizaine des commerçants libanais se plaignent et refusent désormais de recevoir ces mafieux agents de renseignements.

     

    Et les vrais renseignements ?

    Selon un membre de la Direction de service de la documentation d’Etat contacté par CNC, sur 1000 fiches environ produites par semaine, seules 10 sont exploitables. Les restent, que des histoires inventées de toutes pièces. Avec ce taux d’inutilité élevé, peut-on parler de manque de formation de ces agents ? Notre interlocuteur nous a répondu non. Mais le niveau de leur rémunération qui serait à l’origine des mauvaises qualités de leur production.

    Toutefois, un effort doit être fait sur la qualité du recrutement des agents, souvent ramasser sans aucun critère préalable.

    Il y a lieu de rappeler aussi que près de 100 personnes avaient été envoyées au Burkina-Fasso et au Rwanda afin de suivre exclusivement une formation sur les techniques des renseignements. Le problème, plus de la moitié ne savent pas écrire ni lire leurs noms convenablement.

     

    CopyrightCNC2017

    Centrafrique : La Banque mondiale secourt le gouvernement centrafricain.

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    Centrafrique : La Banque mondiale secourt le gouvernement centrafricain.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/Les-véhicules-remis-à-la-douane-centrafricaine-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les véhicules remis à la douane centrafricaine

    Bangui le 13 juillet 2017

    Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC

    Dans le cadre du programme d’urgence de restauration des services publics et du programme économique du gouvernement visant à optimiser les recettes publiques de l’État que le président centrafricain, Faustin Archange TOUADERA a rehaussé de sa présence ce mardi 11 juillet 2017 la cérémonie de remise des véhicules au ministère des Finances et du Budget.

    C’est mardi dernier, 11 juillet, que la Banque mondiale a doté le ministère de 5 véhicules 4×4 pour les régies financières et le gouvernement, sur les fonds propres de l’État, a équipé la douane centrafricaine de 6 autres véhicules. Cette dotation à la douane devrait permettre l’augmentation des patrouilles rotatives sur les convoyages des marchandises entre Bangui-Garoua-Boulaï- Bangui.

    Pour le ministre des Finances et des Budgets, Henri Marie Dondra, initiateur de cette initiative qui vise à assainir les finances publiques à travers la réduction, voire l’élimination des fraudes au sein de la régie financière, « c’est un don qui vient soutenir l’effort d’assainissement des finances publiques entamées depuis plus d’un an en vue de mobiliser les recettes publiques en dépit des conditions sécuritaires défavorables ».

    Quant au Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA, seules la rupture avec les contres valeurs par les agents de la régie financière et les douaniers pourrait éradiquer la fraude et la corruption. Il en a profité pour féliciter le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra et ses collaborateurs pour l’effort sans cesse déployer pour améliorer les recettes de l’État.

    Cette précieuse contribution de la Banque mondiale, ajoutée aux efforts du gouvernement, va beaucoup aider le ministère des Finances et du Budget à renforcer la capacité opérationnelle de l’administration douanière et fiscale dans le pays. Reste alors l’usage que chacun en fera.

    CopyrightCNC2017

    Centrafrique : Abdou Karim Mékassoua prépare t-il un coup d’Etat ?

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    Centrafrique : Abdou Karim Mékassoua prépare t-il un coup d’Etat ?

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/MECKASSOUA-3-.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MECKASSOUA 3

     

     

    Bangui, le 13 juillet 17

    Par : Bertrand YEKOUA CNC,

     

    A Bangui, les rumeurs finissent généralement par s’avérer vérité. Et l’on a l’habitude de dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu.

    Il y a à peine un à deux mois, le nom d’Anicet Georges Doleguélé était sur les scelettes parce que supposé vouloir orchestrer un coup d’Etat contre son challenger au second tour des élections présidentielles centrafricaine.

    L’histoire n’a pas fait long feu car, craignant pour sa sécurité, ce valeureux fils du pays qui a reconnu sans autre forme de procès son échec et a appelé de suite son vainqueur pour le féliciter.

    Les angoissantes rumeurs de coup d’Etat qui fusent chaque jour. Cette fois-ci, c’est la deuxième personnalité du pays, notamment Abdou Karim Mékassoua qui   monte au créneau.

    Qui peut oser croire une telle et folle rumeur vu le poste que ce monsieur occupe à la tête d’un si importante institution de la république. C’est vrai que la personnalité et le poste ne peuvent cacher la funeste volonté de ceux-là qui ne voient que leurs propres intérêts que l’intérêt général et ne lésinent sur les moyens à mettre en œuvre pour les assouvir même si c’est au prix du sang de ceux qui les ont porté au perchoir.

    En voulant prendre la gestion politique comme un domaine sacré, les dirigeants centrafricains ont fini par créer deux mondes, le leur et celui du peuple ou ils sont censés présider. A l’allure où vont les choses, le peuple perdra définitivement aux hommes politiques avides de pouvoir. Les rumeurs alimentent la ville de Bangui, ces rumeurs font état d’une attaque imminente des mercenaires Tchadiens pour déstabiliser le régime de TOUADERA. Et pour cause, des mercenaires Tchadiens appartenant aux groupes BOKO-HARAM sont appréhendés aux abords de la ville de Bangui. Leurs aveux sur interrogatoire des éléments de la Section de Recherche et d’Investigation de la gendarmerie nationale ont parmi de se faire une idée sur le visage de ceux-là qui continuent à sucer goulument le sang de pauvres victimes centrafricaines qui n’ont absolument rien à voir avec leur politique.

    De sources dignes de foi, ils sont au moment où nous mettons ce pamphlet en ligne dans les locaux de la section de recherches et d’investigations (SRI). Ils sont au nombre de quatre (04) ne parle ni Français et Sango. Ils seraient à la solde du tout puissant stratège et bandit de la République, Abou Karim MECKASSOUA, président de l’Assemblée Nationale Centrafricaine. Ils ont déclaré de manière unanime qu’ils sont payés par MECKASSOUA pour un projet de soulèvement populaire. Cela veut dire en terme clair qu’ils vont commettre des tueries en masse pour inciter le peuple à se révolter contre le président TOUADERA et se soulever pour son départ. La deuxième phase du complot, selon leurs propres déclaration, nous a précisé notre source est l’élimination physique du président de la république, si celui exposé ci haut ne marche pas. Cela explique la psychose qui s’est emparée d’une partie de la population Banguissoise durant tout ce week-end.

    A juste titre d’ailleurs, on s’interroger sur le silence du président de l’assemblée nation qui, pour tant informé de ce qui se trame en son nom, n’ose pas faire une conférence de presse ou une simple déclaration de démenti. Le Président de l’Assemblée Nationale s’abandonnant à ce stratagème pense-t-il échapper entre les mailles du filet de la CPS comme à ses habitudes.

    A  noter également que ce n’est pas la première fois que le Président de l’Assemblée Nationale fait l’objet d’une telle accusation. Il est peut-être temps de tirer cette affaire sordide au clair. En déplacement en France, le PAN a rencontré un certain nombre d’autorités Françaises pour leur vendre son projet de déstabilisation de la RCA, et il aurait motivé ce projet du fait de l’excellence de ses protégés qui sont à l’origine de la recrudescence des violences en Centrafrique en général et dans l’arrière-pays en particulier.

    La souffrance du peuple centrafricain ne dit rien aux hommes et femmes politiques de ce pays qui a longtemps souffert de l’égoïsme de ses dirigeants. En observant la nomenclature de la classe politique Centrafricaine, on se demande pourquoi on prend toujours les mêmes pour recommencer ? Mais Dieu étant grand, la CPS va devoir s’en occuper et c’est même la frousse de ce qui les attend désormais qui poussent ces félins à s’agiter dans tous les sens.

    Affaire à suivre !

     

     

     

     

    Centrafrique : L’intraitable Justin Gourna-Zacko en guéguerre directe avec les abonnés de la téléphonie mobile

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    Centrafrique : L’intraitable Justin Gourna-Zacko en guéguerre directe avec les abonnés de la téléphonie mobile

     

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    Le Ministre Gourna Zacko des postes et télécommunications

     

     

    Bangui, le 13 juillet

    Par : Herman THEMONA CNC,

     

    Plus de 6 000 abonnés de la  téléphonie mobile  vont bientôt être surpris de voir leurs lignes coupées sur tous les réseaux. Et pour cause, ils ne se seraient pas faits identifier.

    Justin Gourna-Zacko, on ne le dira jamais assez, persiste et signe dans ses agitations à rompre la normale des choses. Il vient d’envoyer une note officielle aux quatre maisons de téléphonie mobile de la place pour les sommer de couper les lignes téléphonique à tous ceux qui ne se sont pas identifiés.

    C’est vrai, au terme d’une instruction gouvernementale, il est fait obligation à tous utilisateurs ou utilisatrices de téléphone mobile de se faire identifier. Cette décision est venue pour parer aux multiples et abus des téléphones sur le territoire qui facilitent beaucoup de choses obscènes dont des forfaitures que se rendent coupables, le plus souvent des détenteurs de téléphone mobiles qui ne sont pas centrafricains et qui, par conséquent, ne peuvent être identifiés.

    Vu l’intensification et la gravité des actes criminels perpétrés contre des populations civiles dont les informations sont souvent transmises par téléphone, cette décision est salutaire. C’est même pour cela que pratiquement tous les clients de Bangui et ses environs ainsi que celles des villes où règne une parodie de sécurité et de tranquillité, ont répondu massivement en se faisant identifié.

    S’il y a encore quelques poches d’abonnés non encore identifiés, est-ce une bonne raison de Gourna-Zacko d’intimer l’ordre aux opérateurs des téléphonies mobiles de les blâmer en suspendant leurs lignes téléphoniques ? A-t-il du moins fait une évaluation technique et zonale pour comprendre si ces clients ont fait exprès ?

    Nos dirigeants, et plus particulièrement ces retraités qu’on a ramené au gouvernement on ne sait pourquoi, vont très vite en besogne. Combien de centrafricains utilisant des téléphone mobiles restent cloitrés dans des zones prises en otages par des bandits de grand-chemins qui n’ont qu’une seule dans la tête, assassiner, incendier et écumer les pauvres populations. Est-ce que Gourna peut-il comprendre que c’est justement cette catégorie de personnes qui n’ont pas eu la possibilité d’aller se faire identifier et que Gourna intime l’ordre de les saborder ?

    Le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication a permis, dans le cas centrafricain, à plusieurs personnes de l’arrière-pays, voire de Bangui d’échanger rapidement des nouvelles sur leurs tristes situation sous le règne sanguinaire des mercenaires qui occupent pratiquement les 70% du territoire national. Couper les lignes téléphoniques à plus de 6 milles abonnés simplement parce qu’ils ne se sont pas fait identifier, n’est pas la bonne manière pour Gourna d’entretenir un silence complice sur les exactions des énergumènes qui tuent, pillent, incendient de sorte à semer tous les jours la désolation dans les familles.

    Au-delà de notre vision de la chose et de source proche des opérateurs de la téléphonie mobiles, Gourna est en train de chercher des voies et moyens de les rançonner sous forme d’amendes falacieuses dès qu’ils ne pourront pas se plier à cette instruction. C’est connu de ce monsieur qui a mis à terre les PTT avant d’aller à la retraite et personne n’osera mettre cette intention en doute. Mais de grâce, que Gourna ait un sentiment humain en vers les populations de province qu’il veut priver de téléphone.

    CENTRAFRIQUE : ÉCHEC DE LA MINUSCA

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    CENTRAFRIQUE : ÉCHEC DE LA Minusca

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2279.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Parfait Onyanga-Anyanga de la Minusca. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
    Monsieur Parfait Onyanga-Anyanga de la Minusca. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 13 juillet 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    UNE ATTENTE FORTE

              La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a été créée pour répondre en urgence à la nécessité de protéger les populations, afin d’empêcher un génocide en gestation. Autant dire que les Centrafricains ont accueilli la MINUSCA et les forces internationales à bras ouverts.  Avec énormément d’espoir.

              Quand les ex-Sélékas, majoritairement musulmans, se sont emparés du pouvoir à Bangui, ils se sont livrés à des actes dune violence indicible. Bangui a été transformée en un champ de bataille où la chasse aux chrétiens a fait rage : destruction de leurs biens ; profanation de leurs lieux de cultes ; obligation pour les femmes et les jeunes filles de porter le tchador ; protection de la minorité musulmane quils disaient menacée, alors que, jusque-là, elle vivait en harmonie avec ses compatriotes chrétiens.      

              Si on prend le cas de l’extrême nord du pays, force est de constater que le développement de cette région a pris du retard par rapport à l’ensemble du pays. Ses habitants, notamment les musulmans, se considèrent comme abandonnés par le pouvoir central.

              Ajoutez à cela les coups d’états récurrents, les injustices sociales et les impunités chroniques : ce sont tous ces facteurs qui ont été à la source du plongeon de la République Centrafricaine dans un chaos inextricable. Sans oublier le retard en développement, aggravé par des gouvernants prédateurs. La population a beaucoup souffert et na survécu que grâce à l’aumône internationale, malgré les énormes potentialités en richesses naturelles de son pays.

              La MINUSCA et les forces internationales devaient donc intervenir avec un mandat clair : il leur fallait assurer « la stabilisation de la situation dans les principales agglomérations et le rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays. »

             

    UN ÉCHEC PATENT

              Dès le départ, elles ont, hélas ! commis de lourdes erreurs. Le gouvernement de la Transition de Catherine Samba Panza aussi. En laissant sortir de Bangui les ex-Sélékas sans les désarmer, ni arrêter leurs chefs, la MINUSCA est devenue complice, peut-être sans le vouloir, de la situation compliquée d’aujourdhui.

              En effet, les rebelles se sont alors repliés dans les provinces quils ont transformées en camp retranché, en y appliquant la loi du plus fort et en affichant une arrogance conquérante.

              Par ailleurs, en matière de sécurité, la MINUSCA, entravée par ses contradictions et ses hésitations, a donné l’impression de tenir aux bandes armées un autre langage que celui de la fermeté souhaitée par le président Touadera.

              Ajoutons à cela le comportement sectaire et partisan de certains Casques bleus issus de pays musulmans, qui pratiquaient ouvertement une protection discriminatoire à l’égard des chrétiens. D’après le témoignage de certaines populations, ils aidaient même les ex-Sélékas à affronter les Antibalakas chrétiens. Dailleurs, des Casques bleus de certains pays musulmans ont été renvoyés chez eux à cause de leur partialité.

              D’un autre côté, des témoins affirment que certains éléments de la MINUSCA passent le plus clair de leur temps à s’enrichir frénétiquement. Comment ? Par des ventes darmes aux groupes armés, par le commerce illicite de pierres précieuses, par du proxénétisme. LONU est parfaitement au courant des dérives de ses soldats dits «de la paix», mais ne les sanctionne pas. Cest ce qui sest passé aussi dans la douloureuse affaire de viols et dactes de pédophilie : les familles éplorées attendent toujours que la justice se fasse.

              Occupés quils sont à faire du « business », ils ont oublié leurs missions premières : protection des personnes et des biens ; garantie de la sécurité aux frontières et de l’intégrité du territoire ; retour de la paix(SIRIRI).

              Force est de constater qu’en matière d’aide humanitaire à la population, la MINUSCA a apporté une assistance non négligeable. Mais, en ce qui concerne la paix et la sécurité, l’échec de la MINUSCA est évident. En outre, la population rejette désormais les Casques bleus.

     Si rien nest fait, si le gouvernement ne trouve pas dautres pistes, le chaos centrafricain s’éternisera et le bout du tunnel sera alors inaccessible.

                                                                                                                          

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

     

    JOSEPH AKOUISSONNE

     (11 juillet 2017)

     

    Communiqué de Presse de La Nonciature Apostolique en République Centrafricaine.

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    Communiqué de Presse de   La Nonciature Apostolique en République Centrafricaine.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2319.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo de l'évêque

     

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

     

    La Nonciature Apostolique en République Centrafricaine a l’honneur de vous annoncer que le Saint-Père François a nommé le Révérend Père Jesús RUIZ MOLINA, M.C.C.J., (Missionnaire Combonien du Coeur de Jésus) Evêque Auxiliaire du Diocèse de Bangassou.

    La Nonciature souhaite à l’Evêque élu les bénédictions du Seigneur pour son service pastoral auprès du Peuple de Dieu, aux cotés de l’Evêque de cette Eglise locale, S.E. Monseigneur Juan José AGUIRRE MUÑOZ.

    La nouvelle de cette nomination a été publiée à Rome en ce jour, le 11 juillet 2017, en la mémoire de Saint Benoît à 12h.

    Le nouvel évêque a passé de nombreuses années en RCA et au Tchad et jusqu’à sa récente nomination exerçait son ministère sacerdotal dans le Diocèse de M’Baïki, comme curé à la paroisse Saint Georges de MONGOUMBA

     

     

     

     

     

     

    Centrafrique : Drôle de guéguerre à la Socatel ce matin

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    Centrafrique : Drôle de guéguerre à la Socatel ce matin

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0140.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le bâtiment de la Socatel Bangui-Sica. Crédits HT, CopyrightCNC.
    Le bâtiment de la Socatel Bangui-Sica. Crédits HT, CopyrightCNC.

     

     

    Bangui, le 12 juillet 17

    Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

     

    Tôt ce matin du mardi 11 juillet 2017, une scène insolite a rassemblé les passants et les babaux devant l’immeuble Socatel de Bangui Sica. Et pour cause, quelques membres manipulateurs du personnel peu représentatifs de l’effectif de cette institution sont en grève pour réclamer la démission du Directeur général, du Directeur commercial et de marketing, du directeur technique et autres responsables pour détournement.

    Nous avons l’habitude d’assister à de vraies grèves qu’organise le personnel de cette institution en totale déconfiture pour réclamer des dizaines de mois d’arriérés (plus de 40 à 50 mois). Mais ce que nous avons remarqué est loin d’être une grève réellement motivée par un intérêt général. Nul n’ignore que la Socatel doit colossalement à ses agents qui ont si souffert des difficultés que traverse cette boite. Beaucoup sont mêmes décédés sont pouvoir entrer en possession de leurs droits.
    Ce qui est fort surprenant, c’est que depuis que Bruno Gréla-Mpoko, l’actuel Directeur général est arrivé à la tête de cette institution, et selon les témoignages des agents, il a déployé des efforts pour redresser, ne fus-ce légèrement, la situation financière de la Socatel, ce qui lui a permis de régler une infime partie des dettes du personnel. Il a même entamé des travaux d’embellissement de ce joyau de bâtiment qui faisait dans un récent passé, la beauté de la ville et qui malheureusement tombait déjà en ruine.

    Voilà en réalité le fondement des malheurs de ce cadre qui a voulu insufflé du nouveau à la socatel et qui se bute au mur de Berlin que lui opposent le ministre Gourna-Zacko et ses acolytes Panzet Sebas le PCA et Raymond Adouma le DAF, ceux-là qui ont contribué à mettre à plat la Socatel après les grands forfaits de Ngouandjika lorsqu’il fut ministre des PTT en 2008.

    De source proche des grévistes, ces messieurs auraient soudoyé les sbires de personnel qui sont allés crayère pour faire comprendre que l’Actuel DG aurait détourné de l’argent feignait mettre de la peinture pour embellir le bâtiment. Après vérification, les travaux sont en train d’être effectué à titre de compensation par l’entreprise SDCI doit de l’argent à la Socatel. Cet arrangement ne serait pas du goût de Gourna-Zako, Panzet et Adouma qui réclamaient le versement en espèce de la somme due pour y plonger la main comme d’habitude.

    Les problèmes de la Socatel ne datent pas d’aujourd’hui, ni de 2014 où Bruno Gréla-Mpoko été recruté depuis les Etats Unis pour revenir redresser la situation de la Socatel. En su de renever sensiblement la situation financière de la Socatel, il faut ajouter aux acqui de l’actuel DG, le fait qu’il a tout fait pour verser les pensions du personnel à la retraite à la caisse de sécurité sociale, ce que les concernés touchent déjà. Qui aurait pu le faire ainsi si ce n’est qu’un fils soucieux de ses parents ? En tous cas, les manigances doivent cesser pour que la Socatel revive.

     

     

    CENTRAFRIQUE : SARANDJI VS TOUADERA, MANŒUVRES AU SOMMET DE L’ÉTAT ?

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    CENTRAFRIQUE : SARANDJI VS TOUADERA,  MANŒUVRES AU SOMMET DE L’ÉTAT ?

             

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2316.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Faustin archange TOUADÉRA et Simplice Mathieu SARANDJI. Crédits photo RJDH.
    Faustin archange TOUADÉRA et Simplice Mathieu SARANDJI. Crédits photo RJDH.

     

    Bangui, le 12 juillet 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

    Les luttes souterraines au Palais de la Renaissance nous interpellent et nous inquiètent. Des rumeurs persistantes circulent sur un changement de gouvernement. Le président Faustin-Archange Touadera fait face à un dilemme : d’une part, il souhaite remanier le gouvernement et nommer une nouvelle équipe avec un nouveau Premier Ministre ; d’autre part, il doit composer avec Simplice Sarandji qui s’accroche à son fauteuil et ne veut pas démissionner.

     L’ami de plus de trente ans refuse obstinément de partir et brandit l’arme du chantage. Il serait en possession de « révélations » pouvant nuire à son ami, le président Touadera. Décidément, on n’est jamais trahi que par les siens ! Ces joutes de palais sèment la confusion et décrédibilisent la République Centrafricaine aux yeux de la communauté internationale.

    On apprend ainsi que les bailleurs de fonds de Bruxelles ne sont pas pressés de délier le cordon de leurs bourses. Les querelles intestines au sein même de l’Etat, les problèmes majeurs d’insécurité dans tout le pays constituent un cocktail détonant – qui ferait fuir un lion dans la savane ! Quand les bailleurs de fonds de Bruxelles avaient promis deux milliards de dollars à leur pays, les Centrafricains avaient salué cette manne providentielle pour le développement de leur pays. Mais ils devaient, en contrepartie, respecter un plan de financement précis et rigoureux selon les exigences de Bruxelles.

    Comment pourraient-ils y parvenir avec un gouvernement dont les membres passent leur temps à se disputer le bout de gras, à se livrer à des manœuvres à peine dissimulées pour déstabiliser l’actuel président Touadera et faciliter ainsi le retour des anciens, François Bozizé et Michel Djotodia ? La presse centrafricaine ne manque pas de pointer la cacophonie qui règne au sein du gouvernement, compromettant ainsi le surgissement de la paix(SIRIRI) et de la réconciliation, facteurs primordiaux de développement du pays.

    UNE DESCENSION A PRENDRE SANS ÉTAT D’ÂME

    Permettez-moi, Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois, d’insister sur l’urgence des décisions à prendre : le Centrafrique est un pays profondément meurtri, il faut le sortir du chaos. Les affrontements récurrents au sein des institutions ne font que donner du grain à moudre aux rebelles et ruiner la confiance des investisseurs.

    Le Premier ministre, Simplice Sarandji, et son équipe ont malheureusement fait la preuve de leur incapacité à sortir le pays du bourbier. Les tergiversations du gouvernement, son repliement sur Bangui où règne une paix illusoire, alors qu’il aurait fallu apporter soutien et réconfort aux populations éplorées des villages, poussent désormais une majorité des Centrafricains à réclamer un changement de Premier ministre. Ils veulent un gouvernement resserré et déterminé, composé de ministres nommés pour leurs compétences et leur intégrité non pas sur des critères tribaux, ethniques ou d’amitié. Il faut sortir rapidement de l’imbroglio Sarandji. Les hésitations à remanier le gouvernement risqueraient d’être interprétées comme des signes de faiblesse. Les intérêts du pays doivent être placés au-dessus de tout.

    Car c’est d’un pays souverain mais déstabilisé qu’il s’agit. Un pays qui a besoin de gouvernants patriotes. Un pays qui réclame de l’attention et de l’espoir, pour pouvoir, enfin, se redresser.

     « LA PATRIE OU LA MORT, NOUS VAINCRONS ! » (THOMAS  SANKARA)

     

    Centrafrique : A propos de la dissolution du Conseil d’administration de la CBCA

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    Centrafrique : A propos de la dissolution du Conseil d’administration de la CBCA 

     

     

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    Le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji

     

     

    Bangui, le 12 juillet 2017.

    Par : De Jasmin, CNC.

     

    Alors que les bailleurs de fonds ayant participé à la table ronde de Bruxelles ont annoncé avoir renoncé, jusqu’à nouvel ordre,  à honorer leurs promesses d’aide en faveur de la République centrafricaine et que l’économie est exsangue, conséquence de l’occupation d’une bonne partie du territoire national par divers groupes armés qui perçoivent indument les taxes et autres imports indispensables au fonctionnement de l’État, le gouvernement du docteur Simplice Mathieu Sarandji qui devrait en principe s’en préoccuper, s’est découvert une nouvelle occupation : gérer des comptes à la banque  CBCA.

    C’est ainsi que dans l’affaire du crédit sollicité et obtenu par l’avocat Crépin Mboli-Goumba auprès de ladite banque dont l’État détient la majorité des parts, le gouvernement s’oppose désormais à la mise à disposition des fonds. Pourtant, un accord de prêt en bonne et due forme a été signé devant notaire entre la CBCA et Crépin Mboli-Goumba qui a apporté toutes les garanties nécessaires à l’octroie du crédit. Mais c’est sans compter les intrigues et la méchanceté du Premier Ministre Sarandji qui   a donc trouvé moyen d’inciter les dirigeants de CBCA à se désavouer, compromettant ainsi la trésorerie de leur institution. Pis, dans le cadre de ce dossier, l’intervention du Premier Ministre  n’aura pour seul effet que de ternir l’image de la CBCA, remettant ainsi en question le professionnalisme de ses dirigeants dont le métier est en principe de faire gagner de l’argent à la banque. Et l’octroie dudit crédit à Crépin Mboli-Goumba devait rapporter près de 50 millions de francs CFA à l’institution.

    Chose grave, alors qu’on croyait que l’argent avait été débloqué et qu’il a servi à financer la rébellion, selon un article suscité par le gouvernement  en place et qui avait fait grand bruit, on se rend compte qu’il n’en est rien. La banque détient l’original du titre foncier de Mboli-Goumba et refuse contre le bon sens de mettre le crédit en place. Pourtant, un centrafricain qui travaille à la CÉMAC, Jeannot Gouga II, pour ne pas le nommer a obtenu un crédit de la CBCA, malgré le refus de l’assurance.

    La violation du secret bancaire est un aspect du problème qui touché à la crédibilité de la CBCA. Nous apprenons que le premier ministre  a fait dissoudre Le Conseil d’Administration de la CBCA pour octroi de crédit à MBOLI-GOUMBA. Il a déjà donné Le nom de son parent direct qu’il a fait venir de France et nommé aux finances pour être désigné président du Conseil d’Administration. Désormais, c’est toutes les demandes de crédit, les relevés  bancaires des clients qui sont imprimés et remis à la Présidence. C’est un chargé de mission qui est chargé de les collecter chaque semaine. La COBAC doit être saisie et il ne fait aucun doute que cette Banque va faire faillite comme la BNCD. Les partenaires doivent se saisir de cette question immédiatement.

    Au-delà du cas de maître Mboli-Goumba, se pose la question du mélange des genres dans l’administration centrafricaine mais aussi de la faiblesse de caractère de la plupart des hauts cadres de notre pays. Rien n’est plus désespérant de constater que dans la République de Touadera même les relations commerciales entre une banque et son client peuvent-être politisées. En effet, tant que le PATRIE, la formation politique de Crépin Mboli-Goumba appartenait à la l’hypothétique majorité présidentielle, il n’y aurait pas eu de complication dans ce dossier. Mais depuis que son parti a décidé de mettre un coup d’arrêt à cette blague qui n’avait que trop duré, les tenants du pouvoir lui trouvent tous les maux du monde. Et pour leur faire plaisir, les dirigeants de CBCA, moins sûrs de leurs réelles compétences, dans le but de satisfaire les désirs du prince détenteur du pouvoir de signer les décrets de nomination, mettent en danger l’avenir même de la banque. Car, s’il venait à intenter une action judiciaire contre la banque, Mboli-Goumba n’aura aucun mal à convaincre le juge de l’illégalité de la décision de CBCA qui, d’ailleurs, selon nos sources, a déjà perçu les frais liés à la mise en place du crédit. Où est donc la cohérence ?

     

     

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : Vers une nouvelle implosion ?

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     Centrafrique : Vers une nouvelle implosion ?

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Rebelles-de-la-séléka–e1498758506284.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelles de la séléka

     

    Paris, Lundi, 10 Juillet 2017.

    Par : Tanguy Berthemet Le Figaro.

    CHRONIQUE

    Il y a près d’un an, en mars, le pays semblait sur la voie de la pacification. Depuis, les luttes ont repris et une crise politique se dessine. Près de quatre ans après le début de la guerre civile et de l’intervention des militaires français, le pays est de nouveau dans les plus grandes difficultés.

    Pourquoi la Centrafrique renoue-t-elle avec la violence ?

    Il s’agit avant tout de l’échec du processus de paix. Signé trop vite et avec des acteurs de mauvaise foi, l’accord de paix n’a jamais été respecté. Le désarmement des différents groupes n’a jamais été que théorique. Les forces internationales, en particulier depuis le départ des troupes françaises de l’opération « Sangaris » en octobre 2016, ne représentent pas une contrainte réelle. La faiblesse du pouvoir politique installé à Bangui a fait le reste.

    Équipées et libres de toutes pressions politiques ou militaires, les milices ont repris le terrain. Elles dominent désormais 14 provinces sur les 16 du pays. « À partir de la fin 2016, les groupes se sont lancés dans une offensive pour prendre des zones et le contrôle de prébendes : mines d’or ou de diamants, barrages routiers, bétail… », raconte un homme d’affaires local. Dans l’est du pays, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), de Noureddine Adam, s’est retaillé des fiefs autour de Bria et de Birao, tandis que le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), de Mahamat Alkatim, étendait son influence depuis sa base de Kaga-Bandoro. Officiellement alliées au sein de la Séléka, ces deux puissantes organisations à dominante musulmane sont en fait très divisées. Elles s’unissent au besoin pour lutter contre les groupes Anti-Balaka, majoritairement chrétiens, qui s’infiltrent, ou contre l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), du Peul Ali Darassa. Ce dernier, chassé à l’hiver de sa « capitale », Bambari, se replie vers l’extrême Est, en direction d’Obo, une zone jusqu’à présent épargnée par la guerre. C’est dans le cadre de cette fuite en avant que les tueries de Bria et de Bangassou ont éclaté en mai, visant dans un cas les civils chrétiens et dans l’autre les musulmans. Elles ont fait plus de 150 morts. Un bilan sans doute très sous-estimé, selon MSF, qui souligne que la situation dans de très nombreux villages est totalement inconnue. L’Ouest du pays, dominé pour l’essentiel par une nuée de groupes Anti-Balaka, paraît plus calme. «Mais c’est un leurre, souligne un officier français. Les tensions y sont extrêmes et la violence peut renaître à n’importe quel moment. » Il n’y a plus que Bangui, la capitale, qui semble vivre dans une vague normalité, une « bulle » à l’écart du pays. Reste que sous des allures de chaos complet, la situation en Centrafrique obéit tout de même à des logiques et des intérêts.

    Les groupes rebelles reçoivent-ils un soutien extérieur ?

    «Il est inimaginable que ces rébellions, que ce soient les Anti-Balaka ou les groupes musulmans, fonctionnent seules. Ils ont des soutiens», tranche un haut responsable de l’ONU. Le premier de ces soutiens, le plus évident, est politique. Derrière une partie des Anti-Balaka, on devine l’influence de l’ancien président, François Bozizé, chassé du pouvoir en 2013. Si ce dernier et son entourage nient toute implication, certains chefs Anti-Balaka avouent sans mal se battre pour l’ex-chef d’État. Côté Séléka, les soupçons se concentrent sur Michel Djotodia, « tombeur » de Bozizé et éphémère président putschiste, et sur ses proches, à commencer par le principal responsable militaire de la rébellion, Noureddine Adam.

    Ces anciens caciques chercheraient par cette déstabilisation à réintégrer le jeu politique et à échapper aux poursuites judiciaires qui les menacent.

    Ils sont tous sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la justice centrafricaine et l’objet d’enquêtes d’une Cour spéciale et de la Cour pénale internationale (CPI). À la fin de 2014, Bozizé et Djotodia s’étaient d’ailleurs retrouvés à Nairobi pour sceller un accord sous l’égide de plusieurs présidents de la région. Ce texte n’a jamais été reconnu par la communauté internationale. Mais le nerf de cette guerre, comme de toutes les guerres, demeure l’argent. « Suivre les responsabilités politiques est assez simple, les responsabilités financières sont plus obscures », détaille le haut fonctionnaire.

    Officiellement, les pays de la région se sont tous engagés derrière le plan de paix de l’ONU. Dans les faits, plusieurs joueraient un double jeu, appuyant, au coup par coup, un groupe ou un autre. Ces interventions ne sont pas toujours cyniques. « Il est difficile pour le Tchad ou pour le Soudan d’ignorer totalement le sort de leurs communautés, qui sont parfois réellement menacées » , souligne un diplomate de la région. L’Ouganda est, de son côté, un fervent défenseur de François Bozizé et l’accueille régulièrement. Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, s’impliquerait lui aussi. Ces rôles complexes perturbent encore un peu plus les efforts de pacification de l’ONU.

    Pourquoi l’Onu est-elle débordée ?

    La Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) ne paraît pas capable de s’opposer aux forces qui dévorent le pays. Et c’est un euphémisme. Les massacres de Bria et de Bangassou se sont déroulés sous les yeux des Casques bleus, achevant de les discréditer. Les soldats de la paix sont maintenant la cible d’attaques directes, comme à Alindao en mai, où quatre d’entre eux ont été tués dans une embuscade. Pour leur défense, les responsables onusiens avancent le manque réel de matériel, le faible nombre d’hommes pour sécuriser un tel pays (12 000 pour plus de 620 000 km²).

    Plus discrètement, ils remettent aussi en cause la qualité des contingents et des militaires souvent peu formés et mal commandés. Ainsi, les Casques bleus de République démocratique du Congo (RDC), accusés d’agressions sexuelles, ont été « invités » à partir, tout comme ceux du Congo. Les troupes marocaines, du fait de leur foi musulmane, sont en difficulté, car taxées de partialité par une part de la population.

    Certes, les Rwandais, les Burundais ou les Portugais sauvent la mise. Mais « il n’y a pas assez de soldats valables. La lance à incendie est beaucoup trop courte », résume un officier français. Ces carences militaires sont aggravées par l’absence d’un plan politique général pour cette mission. « Il n’y a pas de vision. On ne se sait pas où ils veulent aller », critique Roland Marchal, chercheur à Sciences Po.

    Le processus politique peut-il dérailler ?

    L’élection présidentielle de décembre 2015 devait marquer la fin de la crise ouverte en 2013, en dotant le pays d’un gouvernement légitime. Comme au Mali, ce scrutin, vite organisé sous la pression française, était pensé comme la clef de voûte du plan de paix. Mais le vote, en débouchant sur la victoire surprise de Faustin-Archange Touadéra, un universitaire peu connu, a tout de suite compliqué la donne. Le nouvel élu manque de réseaux politiques, tant nationaux qu’internationaux, et d’autorité. Il a donc peiné à réunir le gouvernement « d’union sacrée » promis et à s’imposer. Le premier ministre, comme les principaux ministres, appartient à son cercle rapproché. En quelques mois, ses rares alliés l’ont quitté, et la population se fait de plus en plus critique envers un pouvoir perçu comme faible.

    Selon le FMI, la situation économique n’est pas meilleure. En raison de l’instabilité, la croissance est inférieure aux espoirs, déjà modestes. Au printemps dernier, le président a échappé de peu à une motion de censure qui aurait précipité la chute du chef de l’État et ouvert une crise politique. Pour l’heure, le principal opposant, Anicet-Georges Dologuélé, assure qu’il n’est « pas dans son intention » de déclencher une crise. Karim Meckassoua, le président de l’Assemblée nationale, affirme pareillement travailler « à des solutions constructives ». Mais en Centrafrique, où les alliances sont mouvantes et les retournements fréquents, ces promesses peuvent être vite oubliées. « Un effondrement des instances politiques est loin d’être un fantasme. C’est une véritable possibilité et ce serait une catastrophe », redoute un observateur français.

    La France est-elle condamnée à se réengager ?

    « Nous vivons avec le fantôme d’un Sangaris II », concède un responsable français. Les troupes françaises, arrivées en décembre 2013, ont quitté le pays en octobre 2016. Ce départ a-t-il été précipité, comme l’affirme notamment le président Touadéra ?

    Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait assuré, au contraire, « que la mission était remplie ». Dans les faits, ce repli obéissait sans doute aussi à d’autres considérations. François Hollande, qui avait promis « une intervention courte » en 2013, n’entendait pas se dédire. L’armée française, engagée au Mali, au Moyen-Orient et en France, poussait aussi au désengagement, et à céder la place à l’ONU. Mais la fin de « Sangaris » correspond à une reprise des violences. « Il n’y a que «les Sangaris» qui fassent peur », analyse Karim Meckassoua.

    En parallèle, la diplomatie française s’est aussi faite plus discrète, afin que l’ancienne puissance coloniale n’apparaisse plus comme décisionnaire. Dans le contexte actuel, cette position est-elle encore tenable ?

    Un naufrage de la Centrafrique signifierait une forme d’échec de « Sangaris », présenté jusqu’à aujourd’hui comme une réussite.

    Au-delà, c’est le savoir-faire de la France en Afrique qui serait remis en cause. Prudemment, Paris a conservé à Bangui une soixantaine de militaires, un nombre suffisant « pour remonter en puissance en cas de besoin », explique un officier. Pour l’instant, les nouvelles autorités françaises, à commencer par Emmanuel Macron, n’ont pas encore évoqué ce sujet. Mais, à l’Élysée, on s’avoue « inquiet » de la situation.

    Copyright2017LeFigaro

    Centrafrique : Bangui dans la psychose d’un coup d’Etat programmé pour ce mardi

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    Centrafrique : Bangui dans la psychose d’un coup d’Etat programmé pour ce mardi

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2306.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca en position de combat.

     

    Bangui, le 11 juillet 2017.

    Par :  Anselme Mbata, CNC.

    Le gouvernement Sarandji et plus loin le pouvoir Touadéra n’en peuvent plus d’être sous la menace perpétuelle d’une probable destitution par la force. Après que le chef de file de l’opposition centrafricaine, Anicet Georges Dologuélé ait mijoté un projet de déstabilisation du pouvoir de Bangui et en passant par la disparition massive d’armes au Camp de Roux, ce sont des messages anonymes qui sont balancés sur des téléphones, dénonçant un projet machiavélique de déstabilisation du pouvoir de Touadéra.

    En fin d’après-midi de ce lundi 10 juillet 2017, un texto lancé à partir d’un numéro anonyme sur des téléphones à Bangui fait état d’un imminent coup d’Etat militaire ce mardi 11 juillet 2017. L’ancienne garde présidentielle de la transition et certains officiers des Forces armés centrafricaines (FACA) fidèles à l’ancien président François Bozizé Yangouvonda sont pointés du doigt.

    « Alerte info : Coup d’Etat en vue, programmé pour le 11 juillet par Kogbia [ancien Directeur général de la garde présidentielle du temps de la transition avec Mme Catherine Samba-Panza (ndlr)] soutenus par certains FACA pro-Bozizé et des mercenaires congolais du FPCCD de John Tsishangou. La population demande dénonce des bruits de bottes dans l’Ombella M’poko, et organise des veillées d’armes dans les quartiers de Bangui, de Bimbo. Mêmes une mouche ne va pas échapper au contrôle », telle est la quintessence des messages balancés via SMS sur les téléphones à Bangui.

    Un deuxième message fait été d’un « alerte rouge ! Veillés d’armes à partir de 23 heures, aucune mouche ne doit passer inaperçue, depuis les axes dans ces lieux stratégiques : axe Rapide de la rivière Oubangui, la montée du colline Oubangui ; le Camp de roux ; la SODECA ; Ndeke-Luka ; autour de la résidence Chef de l’Etat ; le Camp Fidèle Obrou, l’Assemblée nationale ; le lycée Boganda ; 500 Saluts ; axe Kaga-mangoulou ; axes cartings cimetière Gbangouma ; route Mbaïki »

    A suivre…

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : Bertrand Touaboy : le véritable délinquant et traitre du gouvernement SMS

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    Centrafrique : Bertrand Touaboy : le véritable délinquant et traitre du gouvernement SMS

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2302.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre Touaboy

     

    Bangui, le 10 juillet 2017

    Par : Bertrand YEKOUA CNC,

     

    Le vagabondage politique a des conséquences irréversibles. Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Artisanat et de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises est en train de faire les comptes.

    Touaboy, ne le cachons pas de prime abord, était membre de l’URCA de Anicet Georges DOLOGUELE

    C’est à ce titre qu’il a été proposé et admis au gouvernement SMS. Juste après, se sentant big boss, il a trahi ses chefs hiérarchique de l’URCA et s’assigne comme ligne de conduite, faire cavalier seul, non plutôt avec Simplice Mathieu Sarandji, Chef du gouvernement, donc son chef immédiat.

    Les yeux ont aussi des oreilles. Juste pour dire que les vieux loups de la politique ont leur messe de minuit, même si, aux yeux du public ils feignent être des farouches opposants qui ne s’entendent jamais.

    Que personne ne se trompe. Sauf des étourdis comme Touaboy pour ne pas comprendre et aller se jeter bêtement dans la gueule du félin qui le chef de l’URCA.

    Au fait, de quoi il s’agit. Il s’agit tout simplement de l’ignorance, de l’immaturité politique de Bertrand Touaboy qui, hier, chef des antis balaka, et qui se voit subitement propulsé comme une pression nucléaire à un poste qu’il n’osait jamais espérer et qui lui a été donné comme par miracle grâce à son appartenance à l’URCA dont il a négligé les principes et qui l’a sanctionné pour haute trahison.

    Non content, il cherche bec et angles à s’accrocher quelque part. Mais ce quelque part est devenu une couleuvre à avaler et lui fait des effets de leurre. Ces leurres ne proviennent pas de maintenant. C’était ses habitudes sous son tuteur Ndoutingaye au temps du régime Bozizé. Il n’était pas l’unique à être protégés par Ndoutingaye. Ses acolytes étaient Ningawong et Féïgoudozoui, tous des partisans de Bazizé, casés au ministère des mines où ils ne sont plus rentables à cause de leur rancœur et qui n’arrivent pas à admettre la réalité du pouvoir d’aujourd’hui qui est l’émanation de la volonté du peuple à travers ses voix massivement portées à Touad lors des dernières élections centrafricaines. Ils utilisent les réseaux sociaux sous des pseudonymes pour détruire l’action gouvernementale et assombrir le régime actuel.

    Aujourd’hui, repêché comme fils du pays dans le gouvernement SMS, ils deviennent des dangereuses vipères avec des venins très mortels pour l’actuel régime qu’au lieu de servir, ils déploient toute leur énergie à clandestinement combattre juste pour favoriser le retour au pouvoir de leur bienfaiteur François Bozizé Yangounvonda.

    Touad, une fois de plus, ton peuple te supplie de vanner autour de toi. Ton cinquenat qui est celui du peuple doit être renouvelé en 2021. Prend soin de toi car chaque jour est une vie a dit le défunt journaliste de RIF Laurent Sadou.

    Bertrand Touaboy, Ministre l’Entreprenariat National, de l’Artisanat et de la

    Promotion des petites et moyennes entreprises :

     

    00 /20.Exclu sur décision du Conseil car, élève clando jamais reconnu

     

    Ministre invisible, incompétent, incontrôlable et incontrôlé. Ce ministre, sincèrement est l’exemple patent qui fait la honte de la jeunesse centrafricaine. Il est lui-même la justification totale de certains ténors d’une idéologie selon laquelle la jeunesse centrafricaine ne vaut rien.

     

     

     

     

     

    Centrafrique : « Former aux métiers d’arts et donner du travail aux jeunes de Centrafrique »

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    Centrafrique : « Former aux métiers d’arts et donner du travail aux jeunes de Centrafrique »

     

     

    Directrice générale de PEDEGRAV
    Directrice générale de PEDEGRAV

     

    Bangui, le 10 juillet 17

    Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

     

    Les 5èmes et 8ème arrondissements de Bangui viennent d’être dotés d’un centre de formation par apprentissage en infographie, sérigraphie, impression numérique et imprimerie signalétique.

    PEDEGRAV qui veut dire Peintre, Décorateur, Graveur est une institution dont l’objectif principal est de former te donner du travail aux jeunes de Centrafrique déscolarisés et désœuvrés.

    C’est en ce sens que PEDEVRAV a pris l’initiative avec les partenaires socioéconomique tels que l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et de l’Emploi (ACFPE), l’Ecole des Métiers d’Arts et le Lycée Technique de Bangui et d’autres partenaires au développement de créer un Centre de formation par apprentissage destiné à rassembles tous les jeunes désireux de devenir un artisan pour leur garantir une réussite dans l’avenir.

    Ce Centre, qui est l’annexe d’Atlas Décor dont le siège est en face d’Air France Bangui et le Président Directeur Général (PDG) et Benjamin Bernyce MASSIGUE, a officiellement lancer ses activités le samedi, 08 juillet 2017 à Galabadja 1, en face de l’ex Ucatex devenu base de EUTM.

    A cette occasion Madame YORA directrice gérante de PEDAGRAV a prononcé le discours de circonstance que nous vous livrons l’intégralité du contenu.

    Mesdames et Messieurs,

    Nous sommes réunis ce jour pour l’inauguration du nouveau centre d’impression « PEDEGRAV » qui s’intitule « Peintre Décorateur Graveur », il fournira des services de peintres, de décorations, de gravures et également de formation par apprentissage sur tous travaux de dessins, de sérigraphies, de panneaux publicitaires, de banderoles, de soudures, d’informatique/bureautiques et commerce général.

    Laissez-moi vous faire une brève aperçue sur la création de ce centre, dont nous venions aujourd’hui inauguré. Créer en décembre 2016, par Monsieur MASSIGUE Benjamin Bernys, président Directeur Général de l’Entreprise ATLAS DECOR, avec l’appui de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et de l’Emploi ‘ ACFPE) et de son Directeur Général monsieur DOUZIMA Jean-Pierre Qui ne ménage aucun effort pour la réussite et la survie de ce centre.

    PEDEGRAV travaille en partenariat avec, le Ministère de la Jeunesse, le Ministère de Tourisme, l’Agence Centrafricaine pour la formation et de l’Emploi (ACFPE), les partenaires au développement, l’Entreprise ATLAS DECOR, et les organismes internationaux dans le processus de la relance économique de notre pays.

    Mesdames et Messieurs, distingués invités, chers collaborateurs et étudiants ;

    Le but de la création de ce centre est de réduire le taux de chômage et de pauvreté au milieu jeune, de fournir une qualification professionnelle à nos jeunes déscolarisés et désœuvrés qui demandent et cherchent souvent du travail mais n’en trouvent pas.

    Je veux interpeller nos jeunes étudiants ici présents et tous ceux qui veulent entreprendre un chemin de réussite dans leur vie, c’est-à-dire ceux qui veulent apprendre un métier afin de devenir quelqu’un dans leurs familles respectives, que le centre PEDEGRAV reste toujours aux cotés et à l’écoute de vos différentes préoccupations. Il mettra à votre disposition des formations de bonnes qualités, et fera de vous un ouvrier de qualité professionnelle avec une prestation recherchée digne de ce nom.

    Au paisible population du 5e, du 8e arrondissement en particulier et celle de Bangui en général, ce joyau est pour vous, c’est-à-dire il vous appartient aujourd’hui d’en prendre soin, c’est comme la prunelle de vos yeux, ne pas laisser à la merci des malfaiteurs, des brigands et des ennemis du développement de la RCA.

    Mesdames et Messieurs ;

    Pour en finir mes propos, je voudrais par l’occasion qui mon offerte de remercier les efforts fournis par le proviseur du lycée technique de Bangui, Monsieur YANDIA Sébastien et le Directeur de l’école des Métiers d’arts, Monsieur NGAISSONA6LAPRANG Charlemagne, de dire que tous vos soutiens morale, physique nous ont permis d’atteindre les objectifs fixés.

    Nous remercions aussi tous ceux qui de près ou de loin on contribué à la réussite de ce centre tant attendu par la population centrafricaine.

    Distingués invités et partenaires au développement, venez nombreux, goutez et voyez que PEDEGRAV « c’est la qualité et la sûreté ».

    Je vous remercie !

     

     

     

    Centrafrique : Plus de 1000 armes et munitions du Camp de Roux en l’air, Comment ça ?

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    Centrafrique : Plus de 1000 armes et munitions du Camp de Roux en l’air, Comment ça ?

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0276.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.
    Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.

     

    Bangui, le 10 juillet 07

    Par Herman THEMONA CNC,

     

    Bien que la vérité blesse, a-t-on l’habitude de dire, mais la disparition de plus de 1000 armes de guerre du Camp de Roux, si cela s’avérait une réalité, est le véritable calvaire de Touadéra et la honteuse tragédie des Centrafricains.

    Tous les journaux de la place n’en font que parler. Curieusement le gouvernement, à travers son ministre porte-parole, Théodore Jousso va encore semer la totale confusion et la cacophonie dans la tête des populations déjà trop meurtries en proclamant sans vergogne qu’il ne s’agit pas d’armes, mais plutôt de machettes « gbalaka » qui ont été emportées.

    Qu’est-ce qu’une base militaire, de très haut renommé dans le temps que le Camp de Roux, havre de la sécurité du pays et de la paix des populations de Centrafrique a à voir avec des histoires de gbalaka à endormir debout ?

    Pour tous ces ministres du gouvernement SMS, les Centrafricains, puisqu’eux-mêmes ne le sont pas, sont tous des abrutis, des aveugle-sourds muets. Une chose qu’ils doivent comprendre est que leur politique du ventre qui a affamé le peuple, est devenue un instrument d’écoute, de scrutation et d’analyse de leurs agissements incongrus à la tête du pays.

    Au moins eux, bouffent à satiété chaque jour, au point de faire semblant d’ignorer que le bas peuple souffre énormément sur tous les plans. Eux, ont des gardes corps, mais le peuple totalement démuni est à la merci de mercenaires étrangers envoyés par Deby et Béchir pour conquérir la République Centrafricaine, pays de Boganda, de Dacko, de Bokassa, de Kolingba, de Patassé pour ne citer que ceux-là qui ont eu un regain de pensée sur ce qui est une nation et qui ont su la défendre jusqu’à leur mort orchestrée…

    Si l’on admet que la solution de la crise Centrafricaine n’est pas militaire, est-ce une raison pour que plus d’un millier d’armes sortent curieusement de l’armurerie d’un pays ? Où cela s’est-il déjà passé et qu’on n’en a pas entendu parler ?

    Touadéra doit se méfier de tous ses proches. Puisque l’histoire n’enseigne pas les centrafricains, mais que Touad est là parce que tous les centrafricains, même si les statistiques disent qu’il l’a remporter à plus de 62%, c’est quand même un score qui est significatif de la volonté du peuple de voir venir à la magistrature suprême de l’Etat, un novice qui n’a jamais milité dans un parti, ni crée un parti avec comme objectif de conquérir le pouvoir de l’Etat.

    En RD Congo, Laurent Désiré Kabila est remplacé par son fils Joseph Kabila. On dira que c’est tout à fait normal. Mais quelle normalité ? C’est le grade corps rapproché de cet imminent guerrier qui a tout fait pour libérer son pays de la dictature de Mombutu qui l’a envoyé à la mort. Tout de suite après, son fils se proclame l’héritier du pouvoir pour lequel il s’accroche, défiant toutes les règles de la démocratie et même les dispositions de la Constitutions du pays. Il n’est nul besoin de rappeler que la Centrafrique est un pays modèle de la démocratie en Afrique. Kolingba, général d’armée a librement quitté le pouvoir au profit de Patassé, alors qu’il avait toute l’armée nationale à sa solde.

    Loin de faire des baratins, revenons à des observations objectives que des observateurs étrangers de la vie politique du pays font. Nous citons l’ambassadeur, haut représentant de la France en Centrafrique qui interpelle le peuple et les gouvernants centrafricains en ces termes :

    « La solution à la crise centrafricaine n’est pas militaire mais plutôt judiciaire. Le diplomate français a tenu ce propos alors que le Tchad a élevé la protestation contre le rapport Mapping des Nations Unies et dans un contexte où des voix s’élèvent au sein des groupes armés pour demander un dialogue politique inclusif avant la justice. Pour qu’il y ait la paix et la stabilité dans le pays, la solution n’est autre que la justice selon Christian bader, « j’attends depuis mon arrivée, il y a un an en rca, qu’il n y a pas de solution militaire à la crise. Je suis d’accord avec cela mais je dirais qu’il y a une solution judiciaire à la crise » a-t-il lâché aux journalistes. Selon lui, la justice commence avec les opérations de maintien de la paix par la gendarmerie et  la police pour rompre avec le cycle d’impunité dans ce pays.

    L’ambassadeur a en outre ajouté que tout le monde est sujet de droit, « les gens doivent être arrêtés. Les criminelles dans la brousse et à Bangui doivent être déférés devant la justice et être condamnés» poursuit-il. Christian bader pointe du doigt les volontés rétrogrades à la justice de certaines personnalités en ces termes :« je vous répète qu’il y a des gens que vous les connaissez aussi bien que moi à l’extérieur qu’à l’intérieur y compris certains chefs d’etat voisins qui, tout simplement n’ont pas envie que cette justice ait lieu. Mais je dirais la victime principale c’est la stabilité de ce pays et la justice que demande tous les centrafricains »a-t-il regretté.

    De ces lignes qui ne sont pas de nous, vous comprendrez, chers internautes que la disparition de plus d’un millier d’armes de guerre du Camp de Roux qu’une manipulation pour mettre à genoux Touad et l’amener à signer son arrêt de mort subite qui est la mesure de grâce à tous ces sanguinaires de de bougres de papou à la sauce tare-tare (Capitaine Hadock, voir la bande dessinée de Tintin) qui continuent de mettre à feu et à sang le pays.

    Touad ne doit nullement être effrayé et ne doit céder à aucune pression. Disparition d’armes ou pas, le peuple qui l’a élu est là à ses côtés. En avant, c’est devant.

     

    Centrafrique : Interview exclusive CNC du ministre de la Jeunesse Sylvère NGARSO

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    Centrafrique : Interview exclusive CNC du ministre de la Jeunesse Sylvère NGARSO

      Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/Sylver-Nagrsso-Minsitre-de-la-Jeunesse-et-des-Sports-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sylver Nagrsso Minsitre de la Jeunesse et des Sports

     

    Bangui, le 09 Juillet 2017

    Par : Jefferson Cyrille YAPENDE , CNC

    De l’organisation du Forum Panafricain de la Jeunesse en passant par la gestion administrative et technique des infrastructures sportive centrafricaine notamment le stable dit de 20 00 place, le ministre Sylvère NGARSO a profité de notre micro pour, non seulement, dresser son bilan à la tête de ce département mais annoncer des perspectives. Il déplore au passage : « Faire abstraction de dialogue pour utiliser des méthodes sordides ne fait pas avancer les choses ». Très intéressant.

     CNC : Bonjour monsieur le Ministre ;

    Sylvère NGARSO : Bonjour monsieur le journaliste.

    CNC : Vous – êtes le Ministre en Charge de la Promotion de la Jeunesse, du Développement des Sports et du Service Civique. La Centrafrique accueille le Forum panafricain de la Jeunesse prévu du 28 au 30 Juin 2017 à Bangui. Dites-nous l’objectif de ce forum ?

    Sylvère NGARSO : L’organisation du Forum Panafricain de la Jeunesse dont le thème est : « La Jeunesse face aux défis de l’insécurité transfrontalières, de l’intégration régionale et du développement socioéconomique » s’inscrit dans le cadre du projet conjoint UNICEF/UNFPA d’appui à la réduction de la vulnérabilité des adolescents et jeunes en RCA. L’organisation de ce forum panafricain est aussi en harmonie avec la résolution 2250 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ce forum panafricain de la jeunesse permet de promouvoir un cadre d’échanges et de concertations sur les résultats de l’analyse des besoins et les aspirations des adolescents et jeunes aux fins d’identifier les solutions qui permettent de sortir durablement, non seulement l’Afrique des récurrentes crises mais aussi et surtout la RCA.

    Il se justifie par le fait que la jeunesse, qui représente la majorité de la population africaine en générale et centrafricaine en particulier, constitue la principale force à même d’impulser le changement et un nouveau départ pour une Afrique et un Centrafrique émergent.

    En clair ce forum vise à contribuer à la restauration d’une paix durable en Centrafrique en prenant le problème dans un angle régional et transfrontalier via la conceptualisation de stratégies visant une coopération et une participation de la jeunesse.

    CNC : Quels sont les critères de sélection et l’effectif total des pays africains attendus à Bangui ?

    Sylvère NGARSO : Ce forum verra la participation des jeunes venus de dix (10) pays africains, tels que : le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Burundi, le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Mali, le burkina Faso, le Tchad, le Libéria et la Sierra Léone dont la majorité a vécu et connu des situations de crises comme le notre.

    L’organisation du forum mobilisera environ 200 personnes dont 20 invités de marques comme la Présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse, Le Directeur Régional du Centre et de l’Ouest UNFPA, Directeur Régional de l’UNICEF, etc et 18 jeunes délégués Africains.

    Il réunira les leaders des organisations de jeunesse de la RCA, les représentants du gouvernement, les partenaires techniques et financiers et les ONGs pour rechercher des réponses aux préoccupations de la jeunesse centrafricaine

    CNC : Dites-nous, Monsieur le Ministre, dans quel cadre s’inscrit le forum panafricain de la jeunesse de Bangui ?

    Sylvère NGARSO : Ce forum qui devrait se tenir à Bangui du 28 au 30 juin 2017 et sera placé sous le très haut Parrainage de son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, président de la République Chef de l’Etat, mais reporté en raison du Forum de Ndjamena,  devait offrir l’opportunité aux jeunes venus de ces différents pays d’échanger avec leurs pairs centrafricains sur leur vécu expérientiel et les bonnes pratiques mises en œuvre quant à la mobilisation, l’implication et la participation de la jeunesse dans le processus de recherche de la paix, de la cohésion sociale et le vivre ensemble en Afrique en général et en Centrafrique en particulier.

    CNC : J’aimerais, si vous le permettez M. le Ministre, que nous revenions sur le dernier match qui a opposé notre pays au Rwanda. Les fauves ont boycotté leur dernier entraînement pour réclamer leurs primes avant ce match. Du coup, les supporters vous ont pointé du doigt, proférant ainsi des propos malveillants allant même jusqu’à vous agresser physiquement. Dites-nous qu’est- ce qui a été à l’origine d’une telle tension ?

    Sylvère NGARSO : Cette question nécessite pour ma part quelques éclaircissements de fond.

    Ce que je regrette amèrement c’est que cette histoire montée de toutes pièces a failli perturber la bonne préparation des fauves pour ce match aussi important.

    J’ai personnellement joué ma partition en tant que Ministre des Sports en défendant le budget de ce match devant le Conseil des Ministres.

    Entre temps et au mois de Mars 2017, bien qu’envoyé tardivement au Département, j’ai eu à défendre devant ce même conseil et obtenu 23 672 000 FCFA pour soutenir les fauves qui partaient en stage de préparation à Rabat au Maroc.

    Il est important de préciser que la Présidence de la FCF venait de signer une convention avec la Fédération Royale du Maroc et que ce stage suite à une invitation dont l’hébergement, la restauration, le transport local, l’infrastructure sportive d’entrainement sont mis à disposition gratuitement.

    Il semblerait que la gestion de ces fonds remis directement à la FCF n’a pas respecté l’orthodoxie et que des montants insignifiants ont été remis aux stagiaires pendant ce stage, ce qui a crée un précédent sans pareil car certains n’ont rien reçu, d’autres oui.

    Certes, pour le match contre le Rwanda, les techniciens du Département ont retouché légèrement le montant du budget mais cela ne constituait pas une raison de pousser ces valeureux sportifs à choisir l’option d’une grève. Faire abstraction de dialogue pour utiliser des méthodes sordides ne fait pas avancer les choses. La preuve c’est que j’ai pu, sans effort obtenir 15 000 000 supplémentaires avec l’appui du président de la République, Chef de l’Etat, pour résoudre un problème qui devant satisfaire les fauves. Ce qui donne un montant total de 109 672 000 F CFA.

    CNC : Que pensez-vous de la dégradation avancée du complexe sportif 20.000 places, par ailleurs que préconisez-vous ?

    Sylvère NGARSO : Pour être direct avec vous, la situation de dégradation du complexe sportif 20000 places est dû à un manque de moyens financiers.

    Le complexe sportif 20000 places est géré par l’Office National de la Promotion et de Gestion des Infrastructures Publiques Sportives (ONASPORTS).

    Pour la petite histoire, il convient de préciser que l’ONASPORTS a été crée par la LOI n°08.023 du 16 Décembre 2008. Il est régi par la loi n°08.011 du 13 février 2008, portant Organisation du cadre Institutionnel et juridique applicable aux Entreprises et offices Publics et son Décret d’application n°08.296 du 20 Aout 2008, fixant les Modalités d’Application de la Loi n°08.011.

    Il a pour mission entres autres : De créer les infrastructures sportives publiques ; D’assurer l’entretien, la MAINTENANCE et la réhabilitation des infrastructures sportives publiques

    L’article 2 de la dite loi prévoit que les ressources de l’ONASPORTS sont constituées entre autres : Des recettes des activités sportives ; Des produits de l’exploitation des infrastructures sportives publiques et des activités propres de l’Office ; Des dotations et subventions de l’Etat et des collectivités territoriales ; Etc.…

    Au regard de ces dispositions, vous comprendrez aisément que sur le papier, l’ONASPORTS dispose des ressources pour son fonctionnement, malheureusement les réalités sont autres.

    Par exemple, lors d’un match international, c’est la FCF qui confectionne les billets et les met en vente, récupère entièrement les recettes sans verser une quote-part à l’ONSPORTS pour assurer sa mission. Aussi, l’ONASPORTS ne bénéficie pas de subvention extérieure, même pas de l’Etat.

    La maintenance d’une structure comme le complexe sportif 20000 places nécessite d’énormes moyens financiers.

    Cependant, la bonne nouvelle c’est que nos partenaires Chinois ont accepté de nous aider à remettre le stade dans son état initial.

    Je voudrais saisir cette opportunité que vous m’offrez pour exprimer très chaleureusement au nom du Gouvernement que dirige son Excellence Simplice Mathieu Sarandji, Premier Ministre Chef du Gouvernement sous la très haute conduite du Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, nos sentiments de gratitude et de reconnaissance à la République Populaire de Chine pour son engagement à promouvoir le développement Sud-Sud et son appui constant à soutenir la politique du gouvernement dans le domaine du relèvement de la jeunesse centrafricaine mérite d’être hautement saluée.

    Le Département qui assure la tutelle de l’ONASPORTS entend tout mettre en œuvre pour assurer à l’ONASPORTS une gestion orthodoxe de ce patrimoine national. Ces mesures visent à instaurer la bonne gouvernance, améliorer le niveau de recette et diversifier les  partenariats dans l’objectif de mobiliser des ressources financières additionnelles

    CNC : La fédération Centrafricaine de Football a prévu 25 millions de billets pour ce match mais à la fin elle s’est retrouvée avec 15 millions de F CFA. Comment expliquer un tel déficit ?

    Sylvère NGARSO : Je vous proposerais plutôt de poser cette question directement à la Fédération Centrafricaine de Football afin qu’elle puisse mettre à la disposition du peuple centrafricain en général et du public sportif en particulier les éléments de réponses appropriées pour une meilleure compréhension.

    CNC : Pour en finir, Monsieur le Ministre, jour pour jour vous venez de passer un peu plus d’un an à la tête du Département de la Jeunesse. Pourriez-vous nous dresser un bilan à mi-parcours ?

    Sylvère NGARSO : C’est avec des vrais motifs de satisfaction que je ne permets de vous livrer le bilan des actions et activités réalisées par le Ministère de la Promotion de la Jeunesse du développement des Sports et du service Civique depuis ma nomination à la tête de ce Département.

    En effet, le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, du Développement des Sports et du Service Civique est chargé de promouvoir et de développer les trois secteurs phares suivants : Le secteur de la Jeunesse ; Le secteur des sports et de l’Education Physique ; Le secteur du Service Civique.

    Je tiens tout d’abord à exprimer mes sincères remerciements à nos partenaires notamment l’UNFPA, l’UNICEF et l’OIM pour leurs appuis multiformes Nous avons élaboré et mis en œuvre plusieurs activités conjointes avec nos partenaires au développement UNICEF et FUNAP.

    Ce projet a permis au département d’initier une dynamique participative par laquelle le jeune connait ses droits et ses devoirs et mesure bien sa participation au développement de notre nation des jeunes

    1 – Réalisations

    • Organisation d’une grande campagne de sensibilisation des jeunes sur les valeurs traditionnelles positives qui fondent l’âme du peuple centrafricain ;
    • Organisation d’une campagne de communication Talents d’Adolescents et des Jeunes sur la paix, la santé et la cohésion sociale ;
    • Réalisation d’une analyse nationale participative sur les besoins et aspirations des jeunes en matière de paix, de cohésion sociale, de formation professionnelle et de l’emploi dont les résultats serviront à élaborer des nouveaux programmes de promotion de la jeunesse ;
    • Installation de 8 kiosques informatiques dans les Maisons de Jeunes et Centres de jeunesse de Bangui pour l’initiation des enfants, des adolescents et des jeunes à l’outil informatiques
    • Développement des activités U report (application mobile qui utilise le téléphone portable) pour faciliter la participation de plus de 25 000 adolescents et jeunes dans les processus de dialogue et de développement à Bangui, Bouar, Bossangoa, Kaga-Bandoro, Bambari, Berbérati, Grimari, Batangafo ;
    • Organisation d’une réunion de plaidoyer sur la jeunesse en marge de la table ronde de Bruxelles le 16 novembre 2016 à l’Hôtel Léopold ;
    • Organisation à Bangui de la session internationale de formation des coordonnateurs et formateurs de l’Afrique Centrale sur le Guide Francophone pour la création d’une micro entreprise du Programme de Promotion de l’Entreprenariat des jeunes (PPEJ) de la CONJEFES ;
    • Elaboration du premier draft du Fonds National d’Appui aux Initiatives des Jeunes ;
    • Enrôlement d’environ 5 000 jeunes volontaires centrafricains dans les travaux d’assainissement et d’hygiène à Bangui « opération ToumbaNzéndé » ;
    • Mise œuvre globale du projet conjoint d’Appui à la vulnérabilité des adolescents et jeunes financé conjointement par l’UNFPA et l’UNICEF ;
    • Construction et réhabilitation de dix (10) maisons des jeunes à Bangui, Boda, Kaga-Bandoro, Mbaiki, Bimbo avec l’appui du gouvernement et des partenaires (OIM, projet conjoint UNFPA/UNICEF) ;
    • Lancement du programme Jeune, Santé, Sexualité, Sécurité (JS3) financé par CORDAID ;
    • La signature du programme conjoint des Nations Unies pour le renforcement de la résilience des adolescents et jeune en Centrafrique dont le montant du budget s’élève à 72, 551,778 U$$

    2 – Perspectives

    • La mise en œuvre du Programme Conjoint d’Urgence Jeunes envisagés à l’horizon 2017 ;
    • La participation de la jeunesse centrafricaine au Forum Mondial de la Jeunesse ;
    • La création d’une base des données des organisations de la jeunesse centrafricaine ;
    • L’extension du processus de mise en place des organes déconcentrés sur toutes l’étendus du territoire national ;
    • L’élaboration de l’initiative d’inclusion des jeunes dans le circuit du marché ;
    • L’élaboration d’un programme de formation et de réinsertion sociale des jeunes en collaboration avec les partenaires institutionnels publics et privés tels que le HCJPN, l’ACFPE, le Projet THIMO et les Opérateurs économiques ;
    • La mise en place d’un dispositif de création d’un fonds d’appui aux jeunes débrouillards reconnus victimes des pillages et vol de leurs sources de production suite aux évènements intervenus dans le pays etc. ;
    • Le renforcement des capacités institutionnelles et juridiques des plateformes thématiques de la jeunesse centrafricaine à tous les niveaux ;
    • La réalisation de l’analyse participative sur la perception des jeunes par rapport au conflit et sa résolution ;
    • L’accompagnement des jeunes à se mobiliser dans le cadre du processus de la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble et le DDRR ;
    • L’élaboration et la dissémination du document de programme national d’éducation à la citoyenneté des jeunes en milieu extra-scolaire ;
    • L’organisation d’une étude sur la situation du désœuvrement et du chômage des jeunes ;
    • La Promotion du leadership en milieu jeune ;
    • La Construction et/ou la réhabilitation des espaces conviviaux dans les villes de province et à Bangui ;
    • Le développement et la promotion du sport de proximité et de masse pour la détection des jeunes talents ;
    • La Formation de cinq cent mille (500.000) jeunes femmes et jeunes déscolarisés, désœuvrés et démobilisés sur la gestion destinée aux micros projets et activités génératrices revenus ;
    • Le soutien à l’auto prise en charge des initiatives des groupements des femmes et jeunes, appuyés en matériels pour le développement d’activités génératrices de revenus (artisanales, de transformation des productions agricoles et de commercialisation) ;
    • L’intensification des activités de prévention et de réduction de la vulnérabilité des jeunes liée aux IST/VIH et SIDA ;
    • La création et le développement des espaces d’écoute et d’échanges des jeunes en matière de santé sexuelle de reproduction ;
    • L’encouragement des organisations de jeunes, en partenariat avec les organisations nationales et internationales à produire, échanger et diffuser l’information sur la préservation de l’environnement et les meilleures pratiques pour la protection de l’environnement ;
    • Le soutien aux organisations des jeunes en mettant en place des programmes d’incitation à la préservation de l’environnement tels que les programmes de réduction des déchets, de recyclage et de reboisement ;
    • La réalisation des actions intensives dans la lutte contre la désertification ;
    • L’élimination de toutes les pratiques traditionnelles qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la dignité de la femme ;
    • La reconnaissance et valorisation des croyances et des pratiques qui contribuent au développement ;
    • La promotion de la prise de conscience interculturelle à travers des programmes d’échanges entre les jeunes et les organisations de jeunes ;
    • L’organisation des missions en province pour faire l’état des lieux des services déconcentrés.

    DANS LE DOMAINE DU DEVELOPPEMENT DES SPORTS

    1 – Réalisations

    • La participation de l’équipe nationale de football aux éliminatoires de la CAN de football 2017 au Gabon prise en charge par le budget de l’Etat ;
    • La participation de l’équipe nationale de hand Ball au « challenge TROPHY » à Kinshasa en RDC prise en charge partiellement par le budget de l’Etat ;
    • L’organisation du tournoi international de boxe de la zone 3 à Bangui, pendant lequel la RCA a été sacrée championne d’Afrique centrale avec 4 médailles d’or prise en charge par le budget de l’Etat ;
    • La participation de la RCA aux jeux africains de Brazzaville prise en charge par le budget de l’Etat ;
    • La participation de la RCA aux jeux olympiques et paralympiques de Rio au Brésil prise en charge par le budget de l’Etat ;
    • Le processus de la mise en place du fonds National du développement des sports est en cours ;
    • La réhabilitation des locaux et infrastructures de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) ;Lla participation de l’équipe nationale de football aux éliminatoires de la CAN de football 2019 au Cameroun  prise en charge par le budget de l’Etat ;
    • la participation de l’équipe nationale de Basketball aux éliminatoires de l’Afrobasket en Angola 2017 prise en charge par le budget de l’Etat ;
    • La participation de l’équipe nationale de Karaté aux jeux de Yaoundé prise en charge par le budget de l’Etat ;
    • La formation des entraineurs “young coach” de basket-ball, module 2 par la FIBA en collaboration avec la FCBA ;
    • La réhabilitation des stades municipaux de Boda, Ndélé, Bouar par l’OIM ;
    • La formation des encadreurs techniques de badminton par la CONFEJES ;
    • La formation des encadreurs techniques de tennis de table par la Solidarité Olympique ;
    • La clôture de la formation et la remise de diplômes à 103 étudiants de l’INJS dans le domaine de l’Education Physique, du Sport et de la Jeunesse de la première promotion.

    2 – Perspectives

    • Relance du sport scolaire et universitaire ;
    • Le lancement du concours d’entrée à l’INJS pour la deuxième promotion ;
    • La validation du document de politique national de développement des sports ;
    • La reprise de la coopération avec les pays amis pour la formation et la spécialisation des encadreurs sportifs

    CNC : Je vous remercie M. le ministre de votre bienveillante disponibilité.

    Sylvère NGARSO : C’est plutôt à moi de vous remercier, M. le journaliste

    Propos recueillis par Jefferson Cyrille YAPENDE

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