Centrafrique: 4 malfrats appréhendés par la compagnie nationale de sécurité (CNS)
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/94A34957-3EE3-4FAE-ADD5-B45ED674C860-150×84.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”84″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/94A34957-3EE3-4FAE-ADD5-B45ED674C860-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/94A34957-3EE3-4FAE-ADD5-B45ED674C860-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/94A34957-3EE3-4FAE-ADD5-B45ED674C860.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Les 4 malfrats dans les locaux de la CNS à Bangui. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui 31 octobre 2017, CNC.
Par Eric NGABA
La Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) a appréhendé le week-end dernier quatre (4) malfrats. Ces derniers ont été arrêtés au cours d’une opération de la police de CNS dans le 5ème et 7ème arrondissements de Bangui après des enquêtes menées sur leurs activités de braquages à mains armées et de vol de motos dans la capitale. Ils ont été présentés ce lundi 30 octobre à la presse, par le Directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, Sim Joakim Danigoumandji.
Avec la prolifération du banditisme à grande échelle, la ville de Bangui connaît des cas de braquages et de vols à mains armées sur des motos et d’autres biens. Faisant face à de nombreux défis à surmonter dans le contexte de l’insécurité dans le pays, les forces de sécurité intérieures déploient de gros efforts pour lutter contre ces phénomènes afin d’assurer la libre circulation aux populations avec leurs biens.
Ce matin, le Directeur de la CNS, Sim Joakim Danigoumandji, a présenté à la presse les 4 jeunes détenus à la CNS. D’après le Commandant de police, ces jeunes âgés de 18 à 30 ans, sont accusés de vol à mains armées et braquage d’une moto.
Il s’agit nommément de Junior Nganaré, Alberto Touanguedé, Dieu-beni Gossambia et de Gauthier Pauvre. Les deux premiers malfrats ont été appréhendés dans le 5ème arrondissement de Bangui pour vol à mains armées pendant que les deux autres ont été appréhendés en flagrant délit de vol d’une moto dans le 7ème arrondissement.
« La liberté d’aller et de venir est menacée et nous qui sommes de la sécurité, nous travaillons pour assurer la quiétude à la population dans ses mouvements sur le territoire national. Ces derniers temps, nous avons constaté des cas de vols et braquages à mains armées sur les engins à deux roues. C’est ainsi qu’avec la collaboration de la population, nous avons pu mettre la main sur les quatre malfrats en pleine opération de vol de moto. C’est grâce aux informations que nous avons reçues que nous sommes parvenus à leur mettre la main dessus», a expliqué le Commandant de police, Sim Joakim Danigoumandji qui plaide pour le renforcement en ressources matérielles de la CNS qui abat un travail remarquable ces derniers temps.
A en croire ce commandant de police, certains de ces malfrats font usages d’armes à feu, de couteaux, ciseaux, des poignards tandis que d’autres utilisent du piment en poudre, l’histoire de verser dans les yeux du conducteur de moto en circulation.
Reconnus coupables de leurs actes, ces bandits interpellent ceux qui continuent d’œuvrer dans le grand banditisme de se repentir.
C’est le cas de Junior Nganaré, conducteur de pousse-pousse converti en cambrioleur de motos, qui a regretté son acte, mais dommage trop tard : « Je demande à mes frères qui posent ces actes contraires à la loi de les abandonner car c’est un mauvais chemin. Prendre par la force la moto d’autrui est très mauvais. C’est une mauvaise idée d’aller braquer. Je regrette amèrement l’acte que j’ai commis ».
Afin d’endiguer ce phénomène de grand banditisme et de garantir la libre circulation de la population, la police sollicite la collaboration de toute la population qui doit dénoncer les personnes suspectes sans hésitation aucune. La vigilance doit être de mise, selon le Directeur de la CNS.
« Je lance un appel à la population de travailler en étroite collaboration avec la police, sa police. C’est pourquoi nous nous passons pour une police de proximité. Car, sans la collaboration et l’information, nous ne pouvons pas réussir à lutter efficacement contre le banditisme. Si la population veut que sa liberté d’aller et venir soit garantie, il faut qu’elle nous informe de manière confidentielle sur tout ce qu’elle constate dans les quartiers et sur les voies de la capitaleafin de permettre à la police d’intervenir à temps», a indiqué le Directeur de la CNS.
Plusieurs complices et instigateurs sont derrières ces actes de banditisme qui s’opèrent jour et nuit dans la capitale. Le Directeur de la CNS a rassuré qu’ils seront traqués et remis à la justice comme le cas des quatre malfrats en détentions à la CNS.
En visite de trois jours en Centrafrique, du 24 au 27 octobre 2017, le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, était vendredi dernier devant les parlementaires centrafricains. Dans sa déclaration au Secrétaire Général, le député de Bocaranga, Anicet Georges Dologuelé a percé l’abcès. Il a demandé au numéro un de l’ONU de veiller scrupuleusement au choix des hauts responsables de la Mission onusienne en RCA (Minusca), à tous les niveaux de la hiérarchie, de surcroit, diligenter des enquêtes sur les fonctionnaires onusiens sur qui pèseraient des soupçons de collusion d’intérêts avec des chefs de guerre.
La visite d’Antonio Guterres en République Centrafricaine a permis d’évoquer certaines vérités sur les comportements qu’adoptent certains fonctionnaires onusiens qui transgressent les principes et les valeurs de l’ONU. Dans leurs adresses au Secrétaire Général de l’ONU, les parlementaires centrafricains ne sont pas passés par quatre chemins pour dénoncer les dérapages qui minent la mission onusienne dans leur pays.
Les parlementaires centrafricains n’ont pas hésité à utiliser le langage de fermeté pour exprimer le ras-le-bol de la population qu’ils représentent. Ils ont estimé que de pareils errements pourraient fausser leur jugement et favoriser l’instrumentalisation du conflit, tout en paralysant toute initiative de dialogue politique.
En perçant l’abcès, le député de Bocaranga, Anicet Georges Dologuelé, a appelé le Secrétaire Général de l’ONU à la vigilance. Il a attiré son attention sur la mauvaise conduite des travailleurs de l’ONU en Centrafrique dont beaucoup se mouillent dans les magouilles avec les chefs des groupes armés.
« Les populations que nous représentons vous demandent de veiller, dans le choix des responsables de la Minusca à tous les niveaux de la hiérarchie, à ce que ceux-ci conservent une neutralité absolue, tant au niveau politique que dans la gestion du conflit. Car nous avons tous relevé que certains d’entre eux entretenaient avec quelques chefs de guerre des sympathies liées soit à la culture, soit à la religion, soit à des intérêts économiques obscurs », a relevé Anicet Georges Dologuelé, député de la nation.
Dans le même ordre d’idées, les députés ont demandé des enquêtes sur le personnel de la Minusca afin de déterminer leur implication dans les violences dans le pays.
« Nos compatriotes vous demandent de diligenter des enquêtes sur les fonctionnaires onusiens sur qui pèseraient des soupçons de collusion d’intérêts avec des chefs de guerre, sur fonds d’exploitation frauduleuse des matières premières, et qui profiteraient de la situation de chaos que vit le pays pour se lancer dans des trafics de tous genres », a ajouté le député de Bocaranga.
Après ces propos, on ne peut plus clairs et fermes, Anicet Georges Dologué a justifié qu’il ne jette pas l’anathème sur tous les fonctionnaires et personnels militaires de la Minusca. Il a demandé au Secrétaire Général de l’ONU de prendre en compte ce qui représente aujourd’hui, du point de vue des populations centrafricaines, l’un des obstacles les plus importants à l’efficacité des forces onusiennes.
Le Samedi 28 octobre, en fin de soirée, les populations environnantes de l’église catholique de Notre dame de Fatima, située à l’intersection entre le Km5 et le 6ème arrondissement de Bangui, ont été secouées par une déflagration. Deux jeunes curieux sont tombés sur deux grenades abandonnées dans les hautes herbes en face de l’église, et l’imprudente tentative de récupération ces explosifs a tourné au drame. Une scène de panique a suivi l’explosion avec la fuite des populations qui croyaient à une attaque des musulmans du Km5, puisque deux jours avant, il y avait des rumeurs faisant été d’une probable attaque dans le secteur.
« Ce n’est pas une attaque », indiqué un habitant proche des événements qui a requis l’anonymat au micro de nos confrères de Rnl. « Ce sont deux jeunes qui allaient débroussailler les poubelles envahies par les hautes herbes qui ont trouvé deux grenades abandonnées. Ils s’interrogeaient sur ce que pourraient être ces engins. L’un d’eux a pris une des grenades et l’a dégoupillée. Tout de suite, ils ont compris que c’est une grenade. Au moment de s’en débarrasser, c’est l’explosion. Dieu merci personne n’est morte, mais il y a eu quatre blessés graves », témoigne-t-il. Les deux compagnons en premier, puis deux autres passants ont été touchés par les projectiles.
Notre source a ajouté que dans la zone tampon séparant le Km5 et l’église catholique dominée par les hautes herbes, « il y a beaucoup de jeunes chanvreurs qui rôdent là. Et, c’est eux qui ont abandonné ces grenades. C’est un danger pour nos populations », martèle-t-il avant d’interpeler le gouvernement de veiller à cela.
C’est finalement ce dimanche qu’un service de déminage s’est rendu sur place pour enlever le reste de grenade.
Notons que les populations environnantes du sinistre événement qui ont fui dans la nuit de samedi à dimanche sont en train de retourner chez eux et la vie reprend progressivement.
LE SURSAUT DES JEUNES, PORTEURS DU FLAMBEAU DE L’ESPOIR
Il est réconfortant d’entendre la jeunesse centrafricaine donner fortement de la voix. Ne vient-elle pas de signifier à l’opinion nationale et internationale qu’elle ne baissera pas les bras devant l’incompétence incurable et l’apathie des gouvernants, devant la gabegie et la mauvaise gestion qui tiennent lieu de gouvernance, devant l’abandon du peuple à la barbarie des groupes armés ? Cette jeunesse, dont le silence ressemblait à une muselière, vient de briser l’insupportable bâillon.
En effet, dans un communiqué daté du 21 octobre 2017, le Conseil National de la Jeunesse a mis en garde : « le CNJ et toutes les organisations de la jeunesse condamnent, avec la dernière fermeté, toutes les agressions et les massacres à l’endroit de la population civile et innocente. » Et son président, Francis Mongombé, de poursuivre : « engagé dans le processus de la paix et de la reconstruction nationale, le CNJ prendra toutes ses responsabilités en alertant l’opinion nationale et internationale pour le salut de la nation et la survie de la jeunesse. »
Cet avertissement rejoint le ras-le-bol des Centrafricains, de plus en plus tentés par l’auto-défense. Le salut de leur pays ne pourra surgir que par la pugnacité et la résistance de tous, à commencer par celles des jeunes. Depuis trois ans environ, moult réunions pour rechercher la paix et la réconciliation nationale se sont tenues sans que la situation désespérée du pays ne change d’un iota.
Il y a eu le voyage du Souverain Pontife, qui souleva tant d’espoirs étant donné la piété du peuple centrafricain. Il vient d’y avoir le déplacement du Secrétaire Général de l’ONU, dont on attendait beaucoup, mais qui risque de se perdre dans les méandres du bourbier centrafricain. Il y a eu, enfin, depuis trois ans, les multiples interventions militaires étrangères et surtout françaises, qui n’ont pas réussi à couper les ardeurs séparatistes de rebelles.
Ceux-ci occupent, désormais, 80% du territoire. Le gouvernement légal dispose, pour sa part, des 20% restants dans le périmètre de Bangui. Une partition de fait semble avoir été décrétée par les séditieux dans certaines provinces. Le gouvernement, désarmé, ne peut que s’en remettre entièrement au bon vouloir des puissances étrangères, qui brouillent les cartes et sont incapables de protéger les populations et de ramener la paix. Face à cette situation désespérée, on ne voit pas comment un pouvoir sans armes et sous protectorat pourrait pacifier le pays et assurer la réconciliation de tous.
C’est pourquoi l’engagement de la jeunesse est extrêmement important. C’est sur elle que repose l’avenir du pays.
« TOUS ENSEMBLE » POUR BRISER LE CYCLE DES MASSACRES
On a tout essayé pour briser le cycle infernal du carnage. Les médias ont organisé des débats avec des spécialistes auto-proclamés de la République Centrafricaine pour tenter de démêler et de comprendre le pourquoi du chaos. Rien n’y a fait. D’analyses hasardeuses en à-peu-près, les soi-disant connaisseurs de la RCA n’ont pas cessé d’embrouiller les pistes et de complexifier une situation, déjà terriblement compliquée.
Il faut cesser de regarder les Centrafricains et leur pays avec des lunettes néocolonialistes.
Il s’agit, en fait, d’une mosaïque d’ethnies et de confessions, qui a su, au fil du temps, faire son unité à travers une langue commune : le Sango. Pourchassés par les razzias esclavagistes arabes descendues du Soudan pour le compte des marchands d’esclaves occidentaux, les Centrafricains ont trouvé refuge dans l’épaisseur de l’impénétrable forêt équatoriale. Ils ont dû affronter un milieu particulièrement hostile et résister aux multiples invasions colonialistes. Rarement une colonie aura été traitée de la sorte : partage sommaire des territoires, en parcelles cédées à des sociétés concessionnaires racistes et brutales, ayant le droit de vie et de mort sur les indigènes, soumis aux travaux forcés et déresponsabilisés.
Fondateur de la République centrafricaine, Barthélémy Boganda aura su contribuer à l’unification de ce pays, si morcelé et martyrisé par la colonisation. Il envisagea de créer « Les Etats Unis de l’Afrique Latine » Ce qui aurait fait de la sous-région une puissance économique indéniable, gage d’un développement et d’une stabilité.
L’ESPOIR AUJOURD’HUI ?
Aujourd’hui, « tous ensemble », comme aimait à le répéter Boganda, les jeunes citoyens vont résister aux bandes armées et, n’en doutons pas, les vaincront. Ils sauront empêcher la dislocation de leur pays. La Centrafrique est peut-être entrée dans « une guerrede cent ans », mais, in fine, elle en sortira victorieuse.
Ne l’oublions pas : c’est la jeunesse centrafricaine, cette courageuse jeunesse, qui, jadis, a détrôné Bokassa le tyran par une insurrection dans les rues de Bangui. Si le pouvoir actuel ne fait rien, les jeunes centrafricains prendront la relève et demanderont des comptes.
Les efforts du président Touadera pour susciter un dialogue avec les bandes armées sont justifiés. Cependant, il est tout aussi légitime de penser que les rebelles ne prendront pas cette main tendue. Comment dialoguer avec une multitude de factions rebelles qui s’affrontent entre elles et ne sont d’accord sur rien ? Les appels constants à un cessez-le-feu et à un désarmement n’ont jamais trouvé d’écho chez les séditieux, déterminés à s’emparer du pouvoir par la force.
Le pays est à l’image du fleuve Oubangui, tumultueux et indomptable. C’est lui qui prendra son destin en main. Son peuple – sa jeunesse surtout – courageux et même téméraire, saura garantir l’intégrité de son territoire. La paix et la réconciliation nationale surgiront par sa volonté et son unité.
« Vive la République Centrafricaine, Démocratique, Une et Indivisible ! »
JOSEPH AKOUISSONNE
(2 9 octobre 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Centrafrique : Boda, la paix grâce aux efforts des femmes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2721-150×99.jpg” alt=”” width=”150″ height=”99″ />Ville de Boda en Republique Centrafricaine.
Bangui, le 30 octobre 2017.
Par : Rebecca Roth, CNC.
Des maisons, englouties par l’herbe et les arbres, se tiennent vides le long de la route près du centre de boda. Il ya des travaux de réhabilitation nécessaires à faire quand le secteur sera nettoyé. Lorsque des conflits mortels se sont propagés à la ville de la préfecture de la Lobaye méridionale de la République centrafricaine en 2014, les maisons ont été incendiées et les résidents ont fui. La route, connue sous le nom de «zone rouge», une ligne qui séparait les musulmans et les chrétiens. Des milliers de personnes ont été piégées sans accès à la nourriture ou aux soins de santé. Ceux qui ont traversé une zone rivale ont risqué leur vie: des meurtres, des décapitations, des viols et des pillages ont été perpétrés impunément.
Mais au fur et à mesure que les combats se répandent, les femmes de boda refusent d’obéir aux lignes de bataille de la ville.
«les femmes ne sont pas des combattants, les femmes veulent juste la paix, les femmes sont celles qui font face à la crise», dit EIWA Djabou, un musulman, qui a rassemblé les femmes des deux religions pour convaincre les milices de poser leurs armes. Ensemble, ils entraient dans des zones assaillies par le conflit.
Les femmes ont été insultées, menacées et agressées, dit Zanetta Zoumara, une femme chrétienne qui a accompagné Djabou. «Nous demandons à [ceux qui se battent], «qu’est-ce que vous voyez autour de vous?»» Voyez-vous de bonnes choses dans cette crise? Qu’est-ce qui vous rend si fâché?
«certaines personnes diraient: «laissez-nous tranquilles, nous ne voulons pas entendre ce que vous avez à dire.»» Certaines personnes ont dit: «nous allons vous tuer, nous allons vous couper».
Zoumara a été laissé avec des lacérations sur son dos après qu’elle a été bombardé de roches tout en accompagnant les femmes musulmanes dans une zone chrétienne. «Je voulais juste protéger mes soeurs musulmanes, dit-elle.»
Les femmes ont même été menacées par un chef local, dit Alzina Darasa, une femme musulmane qui a aidé Djabou. «[il] dit: «vous, femme musulmane, vous êtes dans notre région maintenant, nous sommes libres de lancer une grenade sur vous et vous tuer.»» Nous lui avons dit: «vous savez que vous êtes un chef, vous êtes comme le père de la région, et même vous allez nous faire du mal aujourd’hui?»
Le conflit éclata en République centrafricaine à la fin du 2012, lorsque les rebelles – majoritairement musulmans, et beaucoup du Tchad et du Soudan – commencèrent à prendre le contrôle des villes. Connus sous le nom de séléka, ils ont finalement renversé le Président, François Bozizé. Principalement des combattants chrétiens, connus sous le nom d’Anti-Balaka, ont riposté. Des milliers de personnes sont mortes dans les combats depuis et l’ONU a averti que la situation humanitaire se détériore, avec des attaques contre les communautés à la hausse. Plus de 1,1 million personnes ont été déplacées – le nombre le plus élevé depuis le début du conflit – et les deux tiers du pays sont désormais contrôlés par des groupes armés, qui se sont multipliés en nombre.
Boda, à l’ouest de la capitale, Bangui, est l’un des rares domaines qui a une relative stabilité. En août 2014, presque tout le monde dans la ville a fui leurs foyers, avec 60% de regroupement dans les camps et le reste-plus de 10 000 personnes-fuyant vers la brousse. Aujourd’hui, les musulmans et les chrétiens se mêlent au marché et, bien que les maisons sur la zone rouge restent vides, certains résidents passent le long de la route. Mais convaincre les anciens combattants de désarmer, et la guérison se divise entre deux communautés qui ont vécu par la violence brutale, est un processus minutieux.
Les musulmans et les chrétiens ont vécu les uns aux autres en RCA pendant des générations, mais pas sans tensions. À travers le pays, l’héritage des commerçants d’esclaves musulmans, avec une tendance pour la minorité à être légèrement plus riche, signifie que les musulmans sont souvent considérés avec suspicion. “si vous êtes musulman, vous avez ce sentiment que même si vous êtes centrafricain, personne ne vous prend au sérieux en tant que centrafricain.” «vous êtes toujours appelé un étranger et chaque institution du gouvernement est biaisé contre vous», dit Louisa Lombard, professeur adjoint d’anthropologie, qui a écrit abondamment sur le conflit.
Lors d’une visite au pays la semaine dernière, le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres a prévenu de la croissance des clivages religieux.
La mission de maintien de la paix des Nations Unies, Minusca, qui est gravement insuffisante, est elle-même ciblée sur des lignes sectaires. «dans certaines parties du pays à l’est-parce que la majorité des troupes [des Nations Unies] sont musulmanes-les gens sont convaincus que Minusca est un complot pour une prise de contrôle musulmane du pays», explique Sara Sywulka, directrice de pays par intérim pour Tearfund.
«beaucoup de gens se sentent très lésés, ils se sentent menacés et ils ont l’impression d’être dépossédés», dit Lombard.
Pendant la crise de boda, les combats se sont intensifiés alors que les gens cherchaient à se venger, dit Zoumara, citant le cas d’un homme conduit à se battre par le meurtre de sa propre famille. Elle comprend le besoin de justice. Lorsque le conflit a éclaté à boda, elle était seule sur le marché, tandis que ses cinq enfants étaient en route pour rencontrer leur grand-mère. Au milieu de la violence et du chaos, elle s’est séparée de sa famille pendant deux semaines. Quand elle les a trouvés, elle a découvert que sa fille, 11 ans, avait été violée- un crime qui a été utilisé comme une arme de guerre à travers le pays, selon la recherche par Human Rights Watch.
“elle est solitaire maintenant, elle n’aime pas vraiment rester avec les autres enfants.” «même quand vous la regardez, vous pouvez voir qu’elle est une petite fille avec des problèmes», dit Zoumara, qui a également perdu sa maison dans le conflit. En tant que survivant du viol, sa fille fait face à la moquerie et à la stigmatisation. Zoumara veut l’homme responsable d’être puni, mais n’a aucune idée de qui il est. Même si elle l’a fait, le système de justice du pays est presque entièrement dysfonctionnel.
Non seulement il y a l’impunité pour ceux qui ont commis la violence, mais les armes restent dans les mains des anciens combattants et sont largement disponibles. Une grenade peut être achetée pour le prix d’un Cola.
Simona, un chrétien qui a vécu dans un camp de réfugiés avec ses neuf enfants pendant deux ans pendant la crise, dit qu’elle a été menacée par les musulmans dans les rues. «certains musulmans prennent de la drogue et disent: «nous avons encore du carburant et nous avons encore des allumettes aussi, nous allons brûler votre maison à nouveau.»» Nous avons brûlé votre maison avant et vous avez couru dans la brousse. Certaines personnes, ajoute-t-elle, ne sont pas prêtes à pardonner.
Malgré de telles tensions, et malgré le retrait des troupes de l’ONU de boda en juin, la ville est restée relativement paisible depuis l’été de 2014. Il ya encore des incidents-il ya deux mois un jeune homme a jeté une grenade dans une zone musulmane, menaçant de commencer une nouvelle guerre-mais aucun n’a escaladé.
Le maire de la ville, Boniface Kondo, dont le frère a été décapité pendant les combats il y a trois ans, a travaillé en étroite collaboration avec les dirigeants musulmans et chrétiens, les exhortant à transmettre un message de paix à leurs communautés. Bien que les combattants n’aient pas renoncé à leurs armes, les attitudes ont changé selon le Kondo. «Notre objectif principal était de s’assurer que les gens sont moralement désarmés parce que, même si vous avez une arme, sauf si vous l’utilisez, il ne peut tuer personne», dit-il.
Il y a des événements réguliers pour améliorer les relations de la Communauté, y compris les matchs de football chrétiens
/musulmans, les ateliers de théâtre, et les jours ouverts d’église et de mosquée. Djabou et d’autres femmes cultivent également ensemble par le biais d’un projet coopératif soutenu par Tearfund et le Royaume-Uni, qui à partir de novembre sera assorti de dons à l’ appel de charité pour la Centrafrique.
«dans certaines villes, les projets visant à atténuer les relations communautaires sont superficiels», explique yassir baradine, vice-président du Conseil préfectoral de boda, mais à boda, les gens veulent la paix. «les deux communautés ont vu les conséquences de la guerre», dit baradine. «tant les communautés musulmanes que les communautés non musulmanes ont perdu des familles, nous avons perdu nos maisons … c’est comme une décision personnelle que les deux communautés ont décidé d’arrêter le conflit et de vivre ensemble dans la paix.» «les femmes ont tout perdu», ajoute Djabou. «ceux qui faisaient du petit commerce maintenant ne peuvent pas obtenir assez d’argent [pour relancer leurs entreprises].» Certains ont perdu des maris et des enfants aussi.
Certaines familles vivent encore dans la brousse parce que leurs maisons ont été détruites.
Darasa est l’un des nombreux qui ont perdu son gagne-pain quand elle a été forcée de fuir sa maison. «Je n’avais rien, pas de possession, je me suis enfuie», dit-elle. “même les certificats de naissance de mes enfants sont perdus.” Grâce à la mutualisation des femmes de boda, Darasa a accès à des prêts abordables, ainsi que des semences et des outils pour l’agriculture.
Quand Djabou a d’abord appelé les femmes à aider à stopper la violence, un groupe de 50 s’est rassemblé avec elle. Il y a maintenant plus de 200,. Et tandis que les maris ne voulaient pas d’abord que leurs épouses participent, affirmant que Djabou rendait leurs épouses têtues, les hommes encouragent maintenant les femmes à rejoindre le groupe.
«Nous avons fait en sorte que la paix revienne à boda», dit Djabou, «il y a eu un très grand changement.»
Beaucoup à boda disent qu’ils croient qu’ils peuvent empêcher une autre crise majeure dans la ville. «[nous] voulons être un exemple pour d’autres villages et villes où les deux communautés se battent encore», dit baradine. “[nous] voulons montrer au monde qu’avant à boda les deux communautés se battaient, mais maintenant elles sont ensemble pour rétablir la paix.”
Centrafrique : Antonio Guterres, devant l’Assemblée nationale, exhorte les centrafricains à faire la paix.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B-150×85.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”85″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B-150×85.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B-202×116.jpeg 202w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/8BF588FC-1DA4-4AD7-98C6-7039C5A9824B.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />António Guterres dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale centrafricaine. Photo AFP.
Bangui, le 30 octobre 2017.
Par : Félix Ndoumba, CNC.
S’adressant aux honorables députés en République centrafricaine, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, m. Antonio Guterres, a souligné vendredi l’engagement de la communauté internationale à aider à relever les innombrables défis qui affligent le pays déchiré par le conflit, et a fortement défendu le rôle de la force de maintien de la paix des Nations Unies.
«Je tiens à rendre hommage au courage, à la résilience et à la détermination du peuple à surmonter une grande adversité», a déclaré m. Guterres devant l’Assemblée nationale dans la capitale, Bangui, au dernier jour de sa visite dans le pays.
“la tâche de résoudre cette crise se trouve d’abord et avant tout entre les mains du peuple de la République centrafricaine.” «personne n’est mieux placé pour aider le pays que ses propres citoyens», a-t-il ajouté.
Le chef des Nations Unies a noté que les énormes difficultés du pays comprennent l’insécurité, une crise humanitaire et des progrès lents vers le développement.
Les groupes armés se fragmentent et se multiplient. Une personne sur quatre en Centrafrique est déplacée. Des programmes de développement sont nécessaires pour les zones rurales négligées. La religion et l’origine ethnique ont été manipulées pour créer une division entre les communautés, ce qui a gravement polarisé un pays fragile.
«la République centrafricaine risque de se retrouver dans une violence intercommunale ouverte», a déclaré m. Guterres.
La mission intégrée de maintien de la paix de l’ONU, connue sous son acronyme français, Minusca, utilisera la force lorsque la stabilité de l’État sera menacée, et chaque fois que les civils ont besoin de protection, mais ne favorise aucun groupe religieux ou ethnique, dit-il, ajoutant que leur les actions peuvent aider à créer un espace pour construire la paix par le dialogue.
Cependant, il a dit: «nulle part dans le monde n’a l’utilisation de la force seul résolu un conflit.» Nous avons donc besoin non seulement de plus de casques bleus, mais encore d’initiatives politiques pour la paix.
Parrainé
Dans le style de: Brie Larson
Appelant les donateurs à s’acquitter de leurs engagements de fournir une aide humanitaire, il a souligné l’importance de soutenir le plan de relance et de consolidation de la paix du pays.
L’Assemblée nationale a un rôle vital à jouer pour assurer la prestation efficace des services gouvernementaux, non seulement dans la capitale, mais au niveau local, a-t-il déclaré.
«Nous sommes tous engagés dans le retour à la paix», a-t-il dit, notant qu’une cessation des hostilités est sans aucun doute importante, mais qu’il faut aussi apporter la paix au cœur des gens.
“la République centrafricaine a souffert pendant beaucoup trop longtemps.” En tant que représentants du peuple, vous avez un rôle central à jouer en tournant la situation autour, at-il dit aux législateurs.
Notant la générosité historique des africains centraux qui, au fil des ans, ont ouvert leurs frontières aux réfugiés des pays voisins, le Secrétaire général s’est engagé à ce que l’ONU continue d’accompagner et de soutenir les centrafricains.
Après, m. Guterres s’est ensuite rendu dans la région de KM5, une partie traditionnellement musulmane de Bangui qui a été le lieu de la violence contre la communauté.
Il a écouté les préoccupations des dirigeants communautaires, y compris les questions relatives à la sécurité et à la discrimination, ainsi que le manque de possibilités économiques pour les jeunes. Il a également entendu des dirigeants chrétiens locaux qui ont parlé de la réconciliation.
Le Secrétaire général a souligné sa profonde conviction que les conflits religieux sont souvent le résultat de manipulations politiques et non de différences religieuses, notant que, pendant des années, les chrétiens et les musulmans ont coexisté pacifiquement dans le pays.
Le Secrétaire général a ensuite tenu une table ronde avec les dirigeants des jeunes et une séance séparée avec les femmes chefs de file.
En route vers Paris, lors d’une escale à Yaoundé, le Secrétaire général devrait rencontrer le Président du Cameroun, Paul Biya, pour discuter d’un certain nombre de questions régionales et nationales, a déclaré le porte-parole.
L’avis du Parti de l’Unité et de la Reconstruction, (PUR) a la venue du secrétaire General des Nations Unis Mr Antonio Guterres le 24 Octobre 2017 en RCA.
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Notre impression sur l’arrivée du Secrétaire General des Nations Unis, Mr Antonio Guterres, la RCA est membre des Nations Unis depuis 1960, Mr Guterres a choisie célébrer la journée des Nations Unis dans l’un des pays membre des Nation Unis et c’est normale, pour nous c’est une répétition de l’histoire de notre pays, qui ne va pas apporter plus quelque choses ou moin, d’ailleurs lui-même qualifie cette visite de visite morale, par contre la crise Centrafricaine est purement politique inter-centrafricains, ne peut avoir que des solutions politique à la centrafricaine, la stratégie du sortie doit être initier par les centrafricains au tour d’une table sans interférence extérieur, ici une prise de conscience collective est souhaitable, le président élus doit s’approprier des bases, des ressources du pouvoir national, afin de rassembler le peuple centrafricain autour d’une table, par ailleurs les victimes de la crise centrafricaine ont envie de voir la justice fait son travail.
Oui, nous disons que c’est une répétition l’histoire, le 5 Avril 2014 nous avons accueilli l’Ancient Secrétaire des Nations Unis Ban ki Moon, qui a promis d’apporter son soutien à une crise oubliée, mai après son départ il y a eu des exactions et des violences, qui sont finis par l’organisation d’une mauvaise élection en 2016, nous devrons tous comprendre que la présence des nations Unis chez nous c’est juste pour nous accompagner et non pour jouer nos rôles régaliens. Nous avons déjà plus de 12500 Hommes et le Président a demandé l’augmentation de 9000 hommes supplémentaires, on s’interroge déjà sur le bilan de ces 12500 hommes et l’utilité de ces 9000 casques bleus ?
Pourquoi pas aider la RCA a réarmées sa force nationale ? si vraiment les gens ont la volonté de nous aides encore à sécuriser notre pays ;
Nous avons également accueilli le président Français, Mr François Hollande, le 13 Mai 2016, ainsi que plusieurs fois son ministre de la Défense pour autant que notre crise persiste et continue d’endeuiller le peuple Centrafricain.
Nous avons aussi vu venir la visite du Pape François, le 29 Novembre 2016 a Bangui pour donner une chance a la paix, c’est pour vous dire que la solution a la crise que travers la République Centrafricaine ne peut être dictée de l’extérieur , c’est d’abord nous les Centrafricains , nous devons s’assoir a la table de dialogue , justice, et réconciliation, sans ingérence extérieur , ni parti prise, c’est en ce sens que les aides et les accompagnements de la communauté internationale puissent porter ses fruits pour la recherche de la paix et la cohésion nationale .
MEMORANDUM A LA TRES HAUTE ATTENTION DE SON EXCELLENCE M.ANTONIO GUTERRES SECRETAIRE GENERAL DE LORGANISATION DES NATIONS UNIES
Relatif à notre contribution à la recherche dune solution durable à la crise centrafricaine
Nous, Citoyens Centrafricains, réunis au sein du mouvement « Solidarité Intercommunautaire pour la Restauration de la Paix et la Cohésion Sociale SICREPACS) ;
Profitant de loccasion de la visite de travail de Son Excellence, Antonio GUTERRES, Secrétaire Général de lOrganisation des Nations Unies, en République Centrafricaine, du 24 au 27 octobre 2017 ;
Sachant que la crise qui sévit actuellement en République Centrafricaine, ayant débuté en 2012, na pas laissé le pays indemne, tant les conséquences humaines, économiques et politiques sont alarmantes ;
Constatant quavec près de 10 000 morts, plus dun million de déplacés internes et de réfugiés, et plus ou moins 2 millions de personnes dans le besoin humanitaire, le Centrafrique est forcement devenu un Etat fantôme, réduit à sa seule capitale Bangui ;
Reconnaissant que cette guerre qui touche directement les populations civiles innocentes a des répercussions sur tous les aspects de la vie de celles-ci en termes de santé, de logement, de nourriture, de leau potable et de scolarité ;
Notant que la recrudescence et la persistance des violences évoluant depuis quelques mois ont touché les villes et localités de Bambari, Ndélé, Bria, Koui, Bouar, Bangassou, Kabo, Kaga-Bandoro, Batangafo, Dékoua, Mala, Alindao, Paoua, Markounda, Niem Yelewa, Bang, Bocaranga, Satéma, Mobaye, Kembé, Pombolo, ont augmenté la vulnérabilité et le nombre des victimes ;
Considérant quà cela sajoutent, les tensions et rivalités politiques malsaines entre les institutions étatiques qui entravent la paix et le retour à la vie normale des populations éprises de paix et de sécurité pour vaquer librement et paisiblement à leurs occupations habituelles de travaux champêtres, délevage, de chasse et de pêche ;
Considérant que le manque de volonté des parties de saccorder sur les conditions et les principes du DDRR et les difficultés pour les pouvoirs publics de faire de la prévention un axe prioritaire de leurs actions pour empêcher de nouvelles atrocités de masse ;
Conscients que lintervention militaire seule ne saurait se substituer au dialogue politique inclusif global et à la médiation ;
Considérant labsence de force dissuasive de la Minusca, ce qui favorise lenracinement des groupes armés ;
Considérant le risque accru de génocide ;
Estimant quil est temps que cette guérilla territoriale, nourrie par lenvie de contrôler les ressources naturelles et certains axes commerciaux, cesse ;
Agissant au nom de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale ;
Faisons les propositions ci-après :
Inscrire dans votre agenda, en votre qualité de Secrétaire Général de lOrganisation des Nations Unies, dépositaire de lautorité confiée par larticle 99 de la Charte des Nations Unies, lengagement dattirer, lattention du Conseil de Sécurité sur les situations très préoccupantes des populations civiles, afin que le Conseil puisse non seulement accroitre des moyens militaires, matériels et financiers, mais faire usage de nombreux atouts à disposition pour préserver des vies humaines ;
Attirer lAttention du Conseil sur limpératif pour les Nations Unies de sinvestir dans un dialogue inclusif avec toutes les parties pour trouver des solutions politiques durables afin de restaurer la paix et la sécurité tant souhaitées par tous;
Reconnaitre quaccorder la priorité à lorganisation dun véritable dialogue politique inclusif global auquel participeraient les anciens Chefs dEtat François BOZIZE, Michel DJODODIA et Catherine Samba-Panza, nest pas une option, mais une urgente nécessité absolue quil convient dy faire droit.
Fait à Bangui, le 23 octobre 2017P/Le Coordonateur Général Chargée des Relations Extérieures
Centrafrique : Trois mesures pour ‘’Renforcer la Minusca, déployer les Faca, accroitre l’aide humanitaire’’, selon Guterres pour sauver le Centrafrique
Le Président Touadéra et le Sécrétaire Général de l’ONU. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui, le 27 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres vient de boucler sa mission en RCA. Lors de la conférence de presse qui a sanctionné cette visite, le patron de l’Onu a retenu trois thérapies pour sauver la RCA.
« Premièrement, nous demandons à la communauté internationale d’appuyer la Minusca de manière à renforcer sa capacité sur le terrain et garantir la sécurité des civils.
Deuxièmement, il faut tout faire pour le renforcement et de déploiement des Forces armées centrafricaines en étroite collaboration avec la Minusca. Je suis clairement confiant, qu’il faut créer une Minusca plus robuste, mais qu’il faut également une force nationale centrafricaine.
Troisièmement, il ressort le besoin de faire le plaidoyer vis-à-vis de la communauté internationale pour augmenter l’aide humanitaire qui malheureusement reste très déficitaire de façon tragique, et pour appuyer le nouveau Plan de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique [le RCPCA] approuvé par le gouvernement et qui est le levier de développement de tous les aspects que j’ai mentionnés, à savoir la croissance économique, le développement sociale, la justice, la paix et la réconciliation. Je ferai de mon mieux de dire à la communauté internationale que le peuple centrafricain a le droit à la vie, et une vie meilleure », ainsi a résumé Antonio Guterres.
L’autre point sur lequel le Secrétaire général a insisté, c’est le risque de génocide, quand bien même, la RCA n’est pas encore en situation de génocide. « Je crois qu’aujourd’hui, nous ne sommes pas dans la situation de génocide », confirme Guterres avant de mettre en garde contre les manipulations politique : « Mais, c’est vrai que la manipulation politique que je dois clairement condamner peut quelque fois conduire à un esprit de division religieuse et ethnique qui n’a jamais été le cas en Centrafrique. Il faut, à mon avis, que tous les responsables politiques, communautaires et religieux, responsables de médias puissent contribuer pour que chrétien et musulman comprennent qu’ils sont dans un même pays. Qu’ils doivent se respecter et travailler ensemble pour que le pays puisse se redresser ».
Centrafrique : les enfants réfugiés assistés par l’ONG ASA en kits scolaires.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/B657784B-2196-4639-807B-3B51599F237F-150×84.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”84″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/B657784B-2196-4639-807B-3B51599F237F-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/B657784B-2196-4639-807B-3B51599F237F-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/B657784B-2196-4639-807B-3B51599F237F.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Photo de famille avec les réfugiés au siège de l’ONG. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui 26 octobre 2017, CNC.
Par Eric NGABA
L’ONG internationale Afrique Secours et Assistance en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), a assisté les enfants des réfugiés des pays limitrophes de la République Centrafricaine, en kits scolaires. Ils sont 654 enfants à bénéficier de ces kits.
La République Centrafricaine reçoit des réfugiés des pays limitrophes. Il s’agit des ressortissants de la République démocratique du Congo, du Sud-Soudan entre autres. Ces réfugiés bénéficient des cadres et des assistances par les autorités centrafricaines et les ONGs œuvrant auprès des refugiés.
En prélude à la rentrée scolaire, l’ONG ASA s’engage à voler au secours des enfants réfugiés dans le pays à travers un projet en partenariat avec le HCR.
« C’est un projet que nous conduisons avec le HCR en faveur des réfugiés et demandeurs d’asile. Nous nous occupons de l’éducation des enfants. C’est dans ce cadre suite à la rentrée scolaire que nous faisons une remise de kits aux enfants réfugiés qui sont inscrits à l’école. Nous déployons des équipes qui vont faire le suivi de l’évolution de ces enfants dans leurs établissements », a indiqué Eveline Adom, Coordonnatrice Pays de l’ONG ASA.
En dehors de la distribution des fournitures scolaires, ASA prend charge les inscriptions de ces enfants en âge scolaire. Cette année, à en croire Eveline Adom, l’ONG renforce les capacités des écoles avec le don des tables bancs.
Assistance aux réfugiés en République Centrafricaine est un projet à travers lequel HCR compte pour assurer l’éducation des enfants en exile afin de lutter contre la déperdition scolaire. C’est qu’explique Pierre Atchom, Représentant adjoint de HRC EN Centrafrique.
« Il s’agit d’encourager ces enfants et de leur permettre de comprendre que lorsqu’on est en exile, on n’a pas tout perdu. Etant en exile, on peut profiter de la situation de calme pour pouvoir faire des études dans de très bonnes conditions. La République Centrafricaine leur offre le cadre pour pouvoir faire des études et grâce aux projets que nous avons avec le ASA, nous poussons les appuyer en leur donnant les fournitures scolaires », a-t-il expliqué.
La distribution de ces fournitures scolaires aux enfants réfugiés dans la capitale centrafricaine se fait du 26 au 31 octobre 2017.
entouré de milices Anti-Balaka hostiles, des civils musulmans de la ville de Bangassou, en République centrafricaine, ont versé de petites fortunes aux agents des Nations Unies pour les cacher dans des véhicules et les amener à la sécurité après que Les soldats de la paix de l’ONU refusent à maintes reprises de le faire, selon plusieurs personnes qui ont fait le voyage.
Certains ont payé $100 chacun pour se coucher sous la bâche d’un camion escorté par les soldats de la paix armés des Nations Unies pour le voyage de 700 kilomètres (435 milles) sur les routes non pavées par la campagne dangereuse tenue par les groupes armés. D’autres ont payé des pilotes contractuels pour être transportés à bord des avions qui avaient apporté de la nourriture et du matériel aux troupes de l’ONU, selon un résidant de Bangassou qui a parlé sous couvert de l’anonymat parce qu’il était préoccupé par sa sécurité.
La ville de Bangassou a été un point d’éclair depuis le conflit en République centrafricaine, et déjà neuf soldats de la paix des Nations Unies ont été tués dans cette ville du sud-est. Le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres a visité mercredi dans le cadre des efforts visant à mettre en évidence ce qu’il a appelé une crise oubliée.
Déjà quelque 2 000 civils musulmans ont cherché refuge sur le terrain de l’église catholique dans la ville, formant un camp de fortune pour échapper à la mort aux mains de milices qui sont nominalement chrétiennes. Pour l’évêque protégeant les musulmans à Bangassou, la peur de la mort est réelle
Ashanta ngaye, 35 ans, a déclaré que la menace de la mort surgit juste au-delà de notre porte si on prend le risque de sortir.
«la vie à la cathédrale est désespérée», dit-elle. “il n’y a aucun moyen de sortir.”
Ainsi, en septembre, elle a décidé d’essayer d’atteindre la capitale, Bangui, avec ses quatre enfants et deux autres jeunes parents. Ils ont fait le voyage d’une journée avec environ 30 autres qui avaient aussi soudoyé les chauffeurs. Elle grappillé près de $200-une somme massive dans un pays où la plupart des gens font environ un dollar par jour-pour payer les pilotes avec la société basée à Dubaï ECOLOG international.
Il semble que l’ONU était au courant de la pratique dès la mi-août, selon un document interne obtenu par la presse associée. Le document reconnaissait que, lors d’un voyage, les rebelles «ciblaient le camion ECOLOG transportant des civils musulmans qui circulaient dans le convoi».
La mission de maintien de la paix des Nations Unies connue sous le nom de MINUSCA a envoyé une lettre aux agents exigeant qu’ils prennent des mesures concrètes pour empêcher le futur transport non autorisé de civils.
“les sanctions les plus sévères seront appliquées une fois toutes les enquêtes sont terminées,” MINUSCA porte-parole Vladimir Monteiro a déclaré à l’ AP.
Un fonctionnaire de l’ONU, qui a parlé de la condition de l’anonymat par crainte de représailles, a reconnu que les milices sont plus susceptibles d’attaquer les convois s’ils croient que les musulmans sont à bord.
«le problèmei, tout le long des routes d’approvisionnement déjà tendues et se nourrit de la perception du public que nous sommes inclinés en faveur de la population musulmane», a déclaré le fonctionnaire.
Les fonctionnaires de l’ECOLOG n’ont pas répondu aux demandes répétées sur le sujet. La société, qui se décrit comme un «fournisseur leader de la chaîne d’approvisionnement, la construction, la technologie, la gestion des installations et des services environnementaux», a un contrat de $53 millions logistique avec la mission de maintien de la paix des Nations Unies.
La violence récente a ses racines en 2013, lorsque les milices musulmanes appelées le séléka violemment pris le pouvoir en République centrafricaine. En grande partie les combattants chrétiens connus sous le nom d’anti-Balaka ont pris les armes pour riposter.
Le conflit a laissé des milliers de morts et plus d’un million de personnes déplacées à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
Les combats entre groupes armés chrétiens et musulmans se sont poursuivis dans la campagne appauvrie, les niveaux de déplacement atteignant récemment leur point culminant depuis le sommet du conflit.
Les communautés de musulmans dans des endroits comme Bangassou ont effectivement été encerclés par ceux qui leur feraient du mal.
À Bangassou, les musulmans ont pris refuge sur les terres de l’église catholique depuis la mi-mai, a déclaré Mgr Juan Jose Aguirre. Bien que surveillé par un contingent de soldats de la paix de l’ONU, Aguirre a déclaré que le camp est encore «extrêmement exposé de tous les côtés.» «chaque jour, ils risquent la mort», a déclaré Aguirre.
La route vers des parties plus sûres du pays a ses propres périls. Les groupes rebelles contrôlent environ 70% de la République centrafricaine, selon les organisations internationales de défense des droits de l’homme.
Les autorités des Nations Unies, cependant, ont décidé de ne pas évacuer les musulmans de Bangassou après «opposition claire» des hauts dirigeants du gouvernement, y compris le Président Faustin Touadera, selon une personne familière avec les discussions qui ont parlé de la condition de l’anonymat en raison de la sensibilité de la question.
«MINUSCA doit recentrer et prioriser l’élément essentiel de son mandat: la protection des civils», a déclaré Natalia Dukhan, analyste de la République centrafricaine pour le projet à but non lucratif de Washington. «Malheureusement, il y a trop d’exemples de MINUSCA qui ne s’acquitteraient pas de ce mandat, ce qui aboutit tragiquement à l’emprise des conflits et de la corruption sur les gens de la voiture.»
Les civils qui ont fait le voyage sur les camions ECOLOG et ceux qui sont encore à Bangassou ont raconté des voyages datant de la mi-août. Le 12 août, environ 40 civils ont payé environ $100 chacun pour se cacher sous des bâches sur des camions ECOLOG qui retournaient à Bangui.
Le lendemain, un convoi de maintien de la paix des Nations Unies a escorté un autre groupe de civils musulmans cachés dans des camions ECOLOG. Cette fois-ci, les milices Balaka chrétiennes attendaient. Le convoi a été attaqué trois fois, selon le document interne de l’ONU fourni à l’ AP.
En Bangassou, l’évêque catholique dit que la vie reste ardue pour les musulmans encore coincés dans son église. Ils ne peuvent pas partir pour aller au marché, pour obtenir de l’eau potable ou pour acheter du bois de chauffage.
Alors que l’ONU promet de sévir contre des civils fuyant à bord de ses convois, l’évêque dit que le désespoir se développe et il s’attend à ce que les conducteurs de ECOLOG continuent à transporter des gens hors de la ville.
«ce n’est pas la première fois, ni la dernière, dit-il.»
Associated presse Writer Jon Gambrell à Dubaï a contribué.
Centrafrique : Berberati, quand les habitants s’inquiètent du comportement délirant des soldats Faca.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2580-150×100.jpg” alt=”” width=”150″ height=”100″ />Les soldats des Forces Armées Centrafricaines
Bangui, le 25 octobre 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Viol, tabassage, menace, racket et intimidation, c’est le quotidien d’une partie des habitants de Berberati qui tentent de survivre malgré tout face au comportement plus ou moins anti-social des soldats de l’armée régulière (Faca) déployés dans la région. Mais pourquoi Berberati, une ville de rêve et tranquille épargnée pour l’instant des conflits communautaires, est devenue aujourd’hui une zone où la loi tente de ne plus exister ?
Si aujourd’hui la ville de Berberati est relativement calme, c’est grâce aux efforts des uns et des autres qui souhaitent voir cette deuxième ville du pays préserver son état cosmopoliteet accueillant. Mais depuis le redéploiement des soldats Faca dans cette ville, certains habitants se plaignent sans cesse, des actes des traitement inhumains et dégradants qu’ils subissent de la part des Faca.
Selon les différents témoignages recueillis par CNC, après le départ des soldats congolais de la Minuscade leur base de Lacemo, les soldats Faca ont repris celle-ci et ont installé leur quartier général (QG). D’après les témoins, à l’intérieur de ladite base il y’a un point d’eau de source arrangé par les anciens occupants congolais de la Minusca qui ont l’habitude de laisser les habitants du secteur s’approvisionner comme une fontaine publique. Mais après le départ des soldats congolais de la base Lacemo, les choses ont radicalement changé non seulement concernant l’accès du public à la source, mais aussi le mode de passage piéton devant la base.
De l’avis des victimes, contrairement aux soldats congolais de la Minusca, les Faca quant à eux interdisent totalement au public d’avoir accès à la source d’eau installée dans la base Lacemo. Dans le cas contraire, le contrevenant risquerait de payer par sa peau. Entre temps, des nombreux usagers de cette fontaine n’ont pas été informés de cette interdiction et ils sont pris au piège des Facas, certains ont subi même des actes du mauvais traitement de la part de ces soldats Faca.
Comme si cela ne suffisait pas, le passage devant la base est aussi interdit alors que leurs frères d’armes congolais de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies en centrafrique(MINUSCA), le piétons pouvaient marcher dans les deux sens sans s’inquiéter. Avec les Faca, toute personne qui ne fait pas attention au respect de cette disposition arbitraire, elle serait corrigée comme des nombreux élèves qui ont déjà subi des coups de fouets par ce qu’ils n’ont pas fait attention.
Autres faits aussi inquiétants pour la population, plusieurs témoins contactés par CNC affirment avoir signalé la présence de plusieurs dizaines d’hommes armés dans la ville de Gamboula à seulement 100 kilomètres de Berberati, alors que les Faca, informés de cette mystérieuse présence des hommes armés, ils n’ont pas pris leur courage de mourir pour la patrie afin de se rendre dans cette commune de Gamboula.
Peut-on parler vraiment des Faca réformées ?
En tout cas pour les Centrafricains , aucun changement n’est observé dans le comportement des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/06E32A0D-AA17-4A88-8241-EDEED7E8C496-150×84.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”84″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/06E32A0D-AA17-4A88-8241-EDEED7E8C496-150×84.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/06E32A0D-AA17-4A88-8241-EDEED7E8C496-300×169.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/06E32A0D-AA17-4A88-8241-EDEED7E8C496.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Les combattants du FPRC à Ndélé en République centrafricaine. CopyrightAljazeera.
LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST- ELLE VOUÉE A UNE INSTABILITÉ CHRONIQUE ET A UNE PARTITION ?
David Dacko, Jean-Bedel Bokassa, André Kolingba, Ange-Félix Patassé Bozizé : les présidents de la République Centrafricaine se sont succédé sans que le pays ne puisse connaître le mot « stabilité ». De coups d’état en coups d’état, en passant par les interventions militaires françaises pour faire et défaire les rois, il n’a vécu que dans le chaos.
De nos jours, le pays des Bantous est soumis à des massacres de population, qui succèdent au martyre de villages brûlés. Les hurlements de colère d’une population désespérée et aux abois ne semblent pas atteindre les oreilles des gouvernants, barricadés à Bangui dans des frontières illusoires de paix.
Le pays ne donne pas l’impression d’être gouverné. On dirait qu’il a été livré aux bandes armées qui occupent les deux tiers du territoire. Le gouvernement n’a pas su anticiper. Or, gouverner, c’est précisément d’abord savoir anticiper. Il fallait prévoir que des massacres auraient lieu et les empêcher de s’abattre sur un pays déjà lourdement endeuillé. Il fallait prévenir les actions criminelles des rebelles et s’y opposer, les armes à la main.
Devant l’aggravation sanglante de la situation politico-militaire, l’absence de réaction du gouvernement étonne et interpelle. Ce pays est-il gouverné ? L’immobilisme semble tétaniser un exécutif qui ne sait pas comment s’y prendre pour affronter des rebelles vindicatifs qui le défient.
Or, les ex-Sélékas viennent de franchir un nouveau pas dans l’inacceptable.
Défiant un peuple tout entier, niant l’existence même de la République Centrafricaine et, partant, refusant de reconnaître un gouvernement légitime, la première République séparatiste vient de surgir !
Sous la houlette de trois factions d’ex-Sélékas dirigées par Abdoulaye Hissène, Nourredine Adam et Ali Darass, « La République (Islamique ?) de Dar-El- Kouti » a été proclamée.
Ce que nous craignions ici depuis longtemps semble se réaliser dans l’insupportable indifférence des puissance internationales, de l’ONU et, surtout, de la France, principal ordonnateur de longue date de la République Centrafricaine. La messe est dite. La dislocation du pays des Bantous est en marche. Les dieux l’ont-ils abandonné ?
ASSISTE-T-ON A UN NETTOYAGE CONFESSIONNEL ?
Les musulmans sont les cibles des adeptes du nettoyage ethnique et religieux. L’attaque meurtrière contre les Peuls de confession musulmane à Palombo semble justifier le risque de « génocide » évoqué par un responsable de L’ONU. Ceux qui, dans l’ombre, veulent transformer des revendications politico-sociales en affrontements confessionnaux sont en train de voir leur souhait se réaliser. Les derniers massacres ont encore visé des communautés identifiées au préalable. Chrétienne ou musulmane. Les deux communautés qui, jadis, cohabitaient en parfaite harmonie, se regardent aujourd’hui en chiens de faïence et se haïssent. La cohabitation fraternelle est devenue mission impossible.
LA SOCIETE CIVILE VA-T-ELLE AGIR?
Devant la gravité de la situation, le Gouvernement doit sortir de sa léthargie et jouer son rôle régalien. Il faut que le gouvernement adopte rapidement une autre posture qui redonne de l’espoir aux Centrafricains. La situation n’est plus tenable. Les Centrafricains ne savent plus à quels saints se vouer. L’impression d’abandon par les pouvoirs publics se répand dangereusement dans tout le tissu social centrafricain.
Mais des voix dans la société civile commencent à se faire entendre. L’accusation d’incompétence visant le gouvernement, responsable de la mauvaise gestion de la crise, ne cesse d’aller crescendo. Des citoyens, à l’instar de ceux du Conseil National des Jeunes, veulent réagir : « Le CNJ, fortement engagé dans le processus de la paix et de la reconstruction nationale, prendra ses responsabilités en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale pour le salut de la nation et la survie de la jeunesse… »
C’est clair. C’est un cri de désespoir. Puisque le gouvernement ne fait pas ce qu’il faut pour protéger la population, les citoyens s’en chargeront. C’est une idée d’auto-défense qui commence à prendre corps. On ne peut pas indéfiniment recevoir des coups sans réagir.
Si l’occupation du pays et la défense des populations ne trouvent pas de solution, la tentation de s’auto-défendre se justifie.
PS : Si monsieur Antonio Gutteres Secrétaire Général de l’ONU, lors de son voyage en Centrafrique ne lève pas l’injuste embargo décrété par les Nations Unis. S’il ne parle pas un langage de fermeté aux séditieux et leur affirme qu’ils ne resteront pas impunis. S’il n’obtient pas leur désarmement sans condition pour se rendre aux négociations de paix et de la réconciliation. S’il ne dit pas aux mercenaires de libérer les provinces et les mines vde matières premières qu’ils occupent illégalement. Alors son voyage à Bangui serait inutile.
AKOUISSONNE
(25 octobre 2017)
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Centrafrique : le SG de l’ONU Antonio Guterres plaide pour le réarmement des FACA
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-150×89.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”89″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-150×89.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E-300×177.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/4A0B5898-B35A-4827-939D-E784BE1EF13E.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Le Président Touadéra et le Sécrétaire Général de l’ONU. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Bangui 25 octobre 2017, CNC.
Par Eric NGABA
En visite de 72 heures en République Centrafricaine, le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres a plaidé pour l’opérationnalisation des Forces Armées Centrafricaines (FACA), fortement recommandée par la population. Pour lui, il faut créer des conditions pour le retour des FACA sur les théâtres des opérations afin de restaurer la sécurité du pays.
Le numéro un de l’ONU séjourne à Bangui, capitale de Centrafrique, depuis mardi soir, ceci jusqu’au vendredi. A travers les échanges avec les autorités centrafricaines notamment le Chef de l’Etat et la population de Bangassou au sud-est du pays, Antonio Guterres constate de visu la réalité de la situation préoccupante dans le pays.
Il en appelle à la solidarité de l a communauté internationale en faveur de ce pays en proie à des violences armées. Car, d’après lui, la Centrafrique est quelque fois loin de la préoccupation de la Communauté internationale troublée par le terrorisme et le nucléaire. Ainsi il plaide pour le retour des Forces armées centrafricaines sur le théâtre des opérations.
« Il faut créer les conditions pour que les forces armées centrafricaines puissent commencer à jouer un rôle effectif aussi dans la protection et dans la sécurité du pays. Et, il faut tout faire pour aider le pays à se lancer dans une perspective de développement pour que le peuple puisse sentir que la paix rapporte des éléments positifs dans la vie du pays et ses différentes régions », a martelé le patron de l’ONU au sortir de l’audience avec le président centrafricain Faustin Archange Touadera.
Depuis la prise de pouvoir par la force de la coalition rebelle de la seleka, l’armée nationale (FACA) est en totale décomposition. Elle fait face aujourd’hui à de nombreuses difficultés notamment le manque de moyens adéquats pour jouer son rôle dans la sécurisation du pays et de la question de l’embargo imposé sur les armes par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Antonio Guterres qui va quitter vendredi le sol centrafricain après des rencontres avec toutes les forces vives de la nation de Centrafrique, est le troisième Secrétaire Général de l’ONU à visiter la République Centrafricaine. Il est à sa deuxième visite, la première comme Haute Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’homme.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/D0F108E3-84D6-4CE2-9E09-5F8A3EADA2F3-150×99.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”99″ />Le Sécrétaire Général de l’ONU monsieur Antonio Guterres
Bangui, le 25 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Une forme de liesse populaire concoctée par la Minusca et le gouvernement a marqué l’arrivée du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique – la toute première visite du genre pour Guterres. Des élèves et un groupe de femmes drapées dans leur Tee-shirt de ‘’touaderateurs’’ se sont amassés aux abords de l’avenue des Martyrs pour accueillir le patron de l’Onu.
Jusque-là aucune déclaration n’a été faite, ni par Guterres ni par les autorités centrafricaines quant à cette visite.
Selon le site officiel de la Présidence de la République, le Secrétaire général et le Président de la République se retrouveront le mercredi 25 octobre, au Palais de la Renaissance, pour un tête-à-tête suivi d’une déclaration à la presse. Le Secrétaire général se rendra ensuite à Bangassou où il rencontrera les responsables locaux, des déplacés internes ainsi que les membres de la Coordination des acteurs de la cohésion sociale. Il s’entretiendra également avec le personnel civil et en uniforme de la Minusca à Bangassou .
Entre temps jeudi, 26 octobre, Antonio Guterres prendra part aux côtés du Chef de l’Etat, à la Présidence, à une réunion sur le processus de Désarmement-Démobilisation-Réintégration (DDR), avant de se rendre ensemble au Monument des Martyrs pour rendre hommage aux victimes centrafricaines. Ensuite, le Secrétaire général recevra, à la Minusca, les Représentants de partis politiques, de la société civile, des responsables religieux et des défenseurs des droits de l’homme ainsi que l’Union africaine (UA) et la Mission technique de l’Union européenne (Eutm).
Le 27 octobre, le Secrétaire général prononcera un discours à l’Assemblée nationale, avant de visiter PK5 et de s’entretenir avec des représentants d’associations de femmes et de jeunes. Dans l’après-midi, le Secrétaire général répondra aux questions de la presse à l’aéroport de Bangui-Mpoko avant de quitter la RCA.
Dans un message diffusé la semaine dernière, le Secrétaire général a exprimé sa « solidarité personnelle et l’engagement sans faille des Nations Unies” aux côtés des Centrafricains, à qui il demande de choisir la paix et de privilégier le dialogue.
Il a souligné que la visite lui permettra d’échanger avec le Gouvernement centrafricain “sur les stratégies concrètes pour relancer un dialogue afin de sortir une fois pour toutes de la crise” mais également “d’évaluer les besoins de notre Mission sur le terrain afin qu’elle puisse mieux protéger la population civile.”
Cinq ans après sa fermeture en République centrafricaine, la compagnie camerounaise Camair-co est en voie de relancer ses vols à destination de ce pays. L’annonce a été faite, lundi 23 octobre, au cours d’un échange entre les opérateurs économiques centrafricains et une délégation de Camair-co conduite par son Directeur général, Ernest Dikoum, à l’hôtel Ledger Plazza, en présence du Ministre Théodore Jousso de l’Aviation civile.
Du slogan ‘’Cameroun d’abord’’ Camair-Co passe à ‘’Cap sur le Régional’’. A en croire le Directeur général de la compagnie camerounaise, une véritable révolution est mise en chantier pour impulser de nouvelles visions et une poussée accélérée à la compagnie.
En République centrafricaine, Camair-Co avait déjà posé les premiers pas en 2012. Sauf que l’aventure n’aurait duré que le temps de feu de paille. Le DG a même rappelé cette période sombre : « Je pense qu’il faut assumer ce qui a été fait de manière boiteuse par le passé. Il fallait reconnaitre que ce qui a été fait en 2012 n’a pas réussi et essayer de discuter avec les gens pour voir avec la nouvelle équipe de ce que nous pouvons mieux faire demain », affirme-t-il avant d’ajouter qu’aujourd’hui, l’engagement est pris, « nous sommes en train de voir les possibilités pour revenir sur Bangui et on voudrait le faire dans les meilleures conditions », a rassuré le DG Dikoum.
Pour justifier cette reprise, le DG a fait savoir qu’« il y a des frères centrafricains qui ont des attentes vis-à-vis de notre compagnie. C’est pourquoi nous sommes là. D’ailleurs, nous avons été bien accueillis ».
Le ministre Théodore Jousso qui a rehaussé de sa présence les échanges avec les opérateurs économiques centrafricains a noté que le retour de Camair-Co en Centrafrique devrait être pris comme « une pierre supplémentaire aux efforts constants du gouvernement centrafricain pour l’amélioration du désenclavement de notre pays ».
C’est dans le même sens qu’intervient Robert Ngoki, Président de la Chambre de commerce qui fait savoir qu’étant un pays enclavé, la RCA va devoir mettre tout en œuvre « pour permettre aux Centrafricains de mieux circuler. Pour cela, la réouverture de la compagnie de Camair-Co est une bonne nouvelle. En plus, l’arrivée de nouvelles compagnies dans notre pays est un signe positif qui peut rassurer le monde entier que la paix est en train de revenir en Centrafrique. J’encourage Camair-Co pour cette reprise ».
Sur les traces de beaucoup de participants aux échanges qui s’intéressent aux coûts exorbitants des billets d’avions à destination de la RCA, Robert Ngoki lance un plaidoyer au DG de Camair-Co : « vous savez, les Centrafricains aimeraient bien voyager, surtout au Cameroun voisin, mais c’est le coût qui pose problème. Nous plaidons pour que le tarif soit revu en baisse. Car, au niveau de la Sous-région, les visa sont supprimés ce qu’il faut saluer, mais il ne reste que le coût du billet d’avion ».
Notons que Camair-Co est effectivement rentrée dans une phase de restructure profonde avec des courageuses et ambitieuses réformes mises en chantier par sa Direction générale. De deux destinations sous-régionales aujourd’hui, notamment Ndjamena et Cotonou, de nouvelles destinations sont prévues à court termes dont la destination Bangui. Alors qu’au plan de la desserte interne au Cameroun, le DG a fait savoir qu’elle est rendue totalement fluide par sa compagnie. Ces réformes ont également visé la restructuration au niveau institutionnel avec une réduction drastique des Directions (5 aujourd’hui au lieu de 11) et les employés dont l’effectif est ramené à 595. Camair-Co dispose à ce jour de 5 flottes opérationnelles.
« Nous allons faire un travail selon les normes de l’industrie, notamment de régularité et de ponctualité et essayer de voir les tarifs qui son à la portée de la bourse locale » promet le DG Dikoum qui rappelle à leur clientèle que cette reprise doit se faire « dans de bonnes conditions et qu’elle soit aussi patient parce que le projet n’est pas encore stable, sachant qu’il y a toujours des aléas et des complications qui peuvent survenir », conclut le DG avant d’annoncer que la destination Centrafrique sera opérationnelle d’ici fin novembre 2017.
Accusé régulièrement d’être l’auteur de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre 2012-2017, le patron de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) le sieur Ali Darass, de son vrai nom Ali Mahamat Darassa, est aujourd’hui sous le radar des États-Unis qui demandent depuis 2015 son arrestation. Mais qui est cet Ali Darass ? Reportage du CNC.
Peul de nationalité guinéenne, le sieur Ali Mahamat Darassa est un jeune bouvier qui traversait plusieurs fois les frontières centrafricano tchadiennes de son jeune âge pour pâturer le bétail de ses patrons. En terre centrafricaine, il est connu et appelé Ali Darass et s’est vu approché par le chef rebelle Baba Laddé qui lui confia ses troupeaux et est devenu son aide de camp rapproché dans la marche pour la prise du pouvoir par le général François Bozizé en mars 2003.
De Libérateur à la Séléka.
Recruté par le général François Bozizé en 2002 pour appuyer sa rébellion, le général tchadien Baba Laddé faisait appel à son garde du corps Ali Mahamat Darassa alias Ali Darass pour le rejoindre aux côtés du général Bozizé. Avec la prise du pouvoir du général François Bozizé en mars 2003, Ali Darass est devenu très vite l’un des gardes rapprochés du président Bozizé. Il fut naturalisé Centrafricain avec plusieurs autres rebelles tchadiens par un décret présidentiel de leur maître François Bozizé fin 2003.
Tombé en disgrâce, Baba Laddé a été rapatrié au Tchad avec tous ses éléments, y compris monsieur Ali Darass, par le Président François Bozizé. Baba Laddé fut arrêté et emprisonné au Tchad tandisque Ali Darass a pris la fuite pour s’installer dans le Nord.
De nouveau recruté par la Séléka, Ali Darass mené le combat pour chasser Bozizé du pouvoir. Ali Darass a été promu commandant de la région militaire Ouaka-Basse-Kotto sous le régime Séléka du Président Djotodia en 2013 jusqu’à nos jours.
De la chute du pouvoir de la séléka aux crimes de guerre.
Après la chute du pouvoir de la Séléka en 2014, le sulfureux Ali Darass arrive à maintenir toute la région de la Ouaka, de la Basse-Kotto, de Mbomou et Haute-Mbomou sous sa domination militaire, car le décret présidentiel le nommant à ce poste n’a pas été abrogé. Grâce à l’exploitation illégale des mines d’or, des prélèvements illégaux des taxes douanières au large du fleuve de l’Oubangui notamment à Mobaye et autres, le chef rebelle Ali Darass arrive à constituer son propre groupe armé sous la cendre de la Séléka disloquée et de sa propre ethnie peule. Baptisée l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), la nouvelle faction rebelle de la Séléka dirigée désormais par le sulfureux Ali Darass n’a pas cessé de s’équiper en armes et hommes depuis le Tchad grâce au réseau du tchadien Baba Laddé, son ex-patron.
Désormais plus fort militairement, Ali Darass et son groupe UPC comptent défendre son territoire exploité plus grand comme la Côte d’Ivoire et Ghana réunis contre toutes les menaces venues des groupes rivaux quitte à commettre des crimes de guerre.
De son fief de Bambari puis Alindao, Ali Darass multipliait de vastes opérations militaires sanglantes au Centre et à l’Est du pays, faisant au passage des centaines des morts innocentes dans des communes suspectées d’abriter des miliciens Anti-Balaka ou les éléments des autres factions rivales de la Séléka comme le FPRC ou le MPC.
Ali Darass et son réseau au sommet de l’État.
Si aujourd’hui Ali Darass se comporte comme un poisson dans l’eau dans le pays, c’est exactement par ce qu’il sait conjuguer le verbe manger au présent.
Selon les estimations des spécialistes, les exploitations des différents gisements miniers exploités illégalement par le sulfureux Ali Darass pourraient lui apporter mensuellement près de 3 milliards de franc CFA sans compter les recettes générées par son service personnel des douanes et celui des taxes de transhumance qui s’élevaient à 25 000 francs CFA par tête du bétail.
Dans la tradition, les Peuls sont trop gentils. Ali Darass, n’en a pas échappé, non plus. Loin d’être égoïste, Ali Darass reversait une partie de ses recettes au Trésor public au temps de la transition et des pourboires aux autorités du pays.
D’après nos informations, Ali Darass donne de temps en temps de l’argent et des bœufs au Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui les partage avec le président Touadéra.
Plusieurs sources affirment d’ailleurs que ce sont les émissaires du Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji qui se rendaient à Bambari rencontrer Ali Darass qui écoulaient ses kilogrammes d’or et carats de diamant.
Si les nouvelles autorités du pays sont soupçonnées de connivence avec l’UPC d’Ali Darass, le cas de la MINUSCA est beaucoup plus surprenant pour le peuple centrafricain. D’après les faits observés directement sur le terrain, les soldats de la MINUSCA n’ont jamais osé désarmer les rebelles de l’UPC, bien au contraire, ils les protègent contre leurs adversaires.
Contacté par CNC, un cadre de la mission affirme qu’ils ont reçu l’ordre de protéger la population minoritaire dont Ali Darass fait partie. Mais pour certains observateurs politiques nationaux, monsieur Ali Darass bénéficie sans doute du soutien tactique de son beau-fils mauritanien qui est le représentant spécial de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies en Centrafrique (MINUSCA) dans la Ouaka, plus précisément à Bambari.
Et la justice ?
Auteur des nombreux crimes, dont les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, le chef rebelle Ali Darass pourrait se retrouver très vite devant la Cour Pénale International d’après un document confidentiel émis par le bureau de la procureure de la Cour, Fatou Bensouda. En attendant, l’homme est toujours libre en dépit de l’appel de l’ambassadeur des États-Unis en Centrafrique qui avait demandé publiquement son arrestation.
Rappelons que monsieur Ali Darass a mis toute sa famille à Obo à l’extrême Est de la RCA et pourrait la rejoindre bientôt.
Centrafrique : Valse d’appels à mobilisation pour l’accueil de Antonio Guterres
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/D0F108E3-84D6-4CE2-9E09-5F8A3EADA2F3-150×99.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”99″ />Le Sécrétaire Général de l’ONU monsieur Antonio Guterres
Bangui, le 24 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
L’on assiste ces derniers temps à une valse d’appels à mobilisation de tous les centrafricains, les Banguissois en particulier pour accueillir le patron de l’Onu, Antonio Guterres, qui arrive ce mardi 24 octobre 2017, dans la capitale centrafricaine. Partis politiques, Présidence de la République, Organisations gouvernementales et non-gouvernementales souhaitent bien accueillir Guterres en Centrafrique dans la traditionnelle hospitalité légendaire reconnue aux Centrafricains. Ces appels à mobilisation se justifieraient sans nul doute par la préoccupation toujours profonde et pressante quant à l’insécurité qui tend à devenir chronique dans plusieurs localités de Centrafrique.
D’ailleurs Guterres lui-même, dans un dernier message à l’intention du peuple centrafricain lancé avant son arrivée à Bangui, a reconnu qu’« il est tragique que la détérioration de la situation sécuritaire au cours des derniers mois, notamment dans le sud-est, mette le pays à nouveau dans un cycle de violences en dépit des efforts multiples pour éviter une aggravation du conflit », souligne le patron de l’Onu qui fait savoir que face à cette situation, « je recommande une augmentation de 900 personnels militaires à la Minusca », qui compte aujourd’hui un peu plus de 10.000 Casques bleus.
Il est vrai dans un premier temps, la Société civile, à travers le Groupe de travail de la société civile (GTSC) a lancé un mot d’ordre au peuple centrafricain d’observation de trois jours de deuil national, en la mémoire des victimes de la crise en RCA, notamment du 24 au 27 octobre – date de séjour de Guterres en Centrafrique. « Par rapport à l’opération menée par la Minusca pour libérer la ville Bocaranga assiégée par la rébellion des 3R, nous comprenons qu’elle a les moyens et la capacité de mettre de l’ordre dans ce pays […] Malheureusement, elle (Minusca) ne le fait pas. Nous demandons à la Minusca d’en faire autant pour toutes les villes du pays », indique Cressent Béninga, Porte-parole du GTSC qui annonce en même temps : « Pour cela, du 24 au 27 octobre prochain, nous demandons à tous les Centrafricains d’observer trois jours de deuil national à la mémoire des Centrafricains massacrés et qui continuent d’être massacrés ».
Le Conseil national de la jeunesse (CNJ) qui rame dans le même sens que le GTSC n’a pas demandé de journées de deuil, mais a exprimé des exigences très fermes vis-à-vis des Nations unies, en particulier de la Minusca et le gouvernement. Dans une déclaration faite ce samedi 21 octobre, Francis Mongombet, Président du CNJ a fait savoir que les jeunes « exigent à la Minusca d’appliquer strictement les résolutions, 2127/2149 en prenant toutes les mesures possibles pour protéger la population et ramener à la raison les groupes armés ; exigent au gouvernement de garantir la sécurité des populations et d’accélérer le redéploiement sans condition des FACA ; exigent aux groupes armés le respect des différents accords de cessation des hostilités et le respect du processus du DDRR ».
Les appels à mobilisation
Le parti politique ‘’Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc)’’ de Martin Ziguélé a été le premier à ouvrir le bal, le 17 octobre dernier à travers une déclaration signée de son Porte-parole Christophe Ndouba. « Le Bureau politique du Mlpc appelle tous les militants du parti, ainsi que tous nos compatriotes épris de paix et de l’unité nationale à se mobiliser massivement pour réserver un accueil digne de la tradition hospitalière centrafricaine au nouveau Secrétaire général des Nations unies, qui honore notre pays en lui réservant sa première visite, à la suite de son prédécesseurs Ban Ki Moon et Sa Sainteté le Pape François », peut-on lire dans la déclaration du Mlpc dont Anadolu a eu copie.
La Coordination des comités de soutien au Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera n’a pas tardé à emboiter les pas. Mais, elle a commencé par mettre en garde tous ceux qui tenteraient de boycotter la visite du Secrétaire général, notamment le GTCS qui entend organiser les journées de deuil ponctuées par des concerts de casseroles à partir de 18 heures. « La Coordination des comités de soutien au Pr Faustin Touadera s’étonne de la prise de position du GTSC qui vise à fragiliser davantage le faible équilibre sociopolitique et économique que le pays connait, et s’insurge avec la dernière énergie contre de telles agitations », ainsi a affirmé M. Blaise Didacien Kossimatchi Porte-parole de la Coordination des comités de soutien du chef de l’Etat, ce samedi 22 octobre dans une déclaration faite à la presse. « Nous en appelons une fois de plus à la vigilance de chaque centrafricaine et chaque centrafricain pour barrer la route à ces apprentis sorciers en mal du pouvoir », prévient Didacien Kossimatchi qui met en garde ceux qu’il appelle les « instigateurs de ces agissements » qui devront de toute manière endosser toute la responsabilité des dérapages et autres dommages que leurs actions pourront occasionner.
Kossimatchi appelle également la jeunesse, les femmes et ceux qu’il appelle « la vraie société civile » de ne pas laisser « ces tontons macoutes », mais de « sortir massivement aux abords des Avenues des Martyrs, Conjugo et Boganda pour accueillir leur hôte de marque Antonio –Guterres, Secrétaire général des Nations unies », a-t-il conclu.
Le malheureux candidat à la présidentielle de 2016, Désiré Nzanga Kolingba Bilal, et président du Parti ‘’Rassemblement démocratique centrafricain (Rdc)’’ vient juste de faire sa déclaration relative à cette visite de Guterres. Lui-aussi appelle à une mobilisation pour accueillir Guterres, mais et surtout pour lui poser des questions visant « l’action de certains contingents de la Minusca qui pose le problème de leur impartialité ; leur réaction inadaptée au terrain qui pose le problème de leur efficacité ; l’absence de réaction appropriée des forces spéciales de la Minusca l’égard des tueries de masse perpétrées depuis six mois dans le Centre-est e le Sud-est du territoire national, notamment à Ippy, Bria, Alindao, Zangba, Mobaye, Bangassou, Gambo, Zémio, Kembé, Pombolo…, ayant entrainé la disparition des villes et villages par suite d’exode des populations ».
C’est le même son de cloche du côté des Organisations de défense des droits de l’homme. Me Mathias Barthelemy Morouba, Porte-parole de cinq Organisations de défense des droits de l’homme a fait une déclaration sur cette visite de Guterres ce lundi 23 octobre à Bangui. « Comme tout Africain, nous appelons les Centrafricains à accorder un accueil hospitalier au Secrétaire général des Nations unies dans notre pays. C’est l’ultime occasion pour nous de lui poser nos problèmes réels, mais aussi c’est une possibilité pour attirer l’attention du monde entier sur les problèmes en Centrafrique ».
Cependant, le centrafricain lambda garde un scepticisme quant à la visite du patron de l’Onu. Bienvenu Paya est étudiant en Journalisme : « Nous avons reçu beaucoup de visites de hautes personnalités, à savoir Ban Ki Moon, le Pape François, etc. mais on est toujours dans la crise. Ce ne serait pas Antonio Guterres qui nous sortira de cette situation ».
Centrafrique: le Conseil National de la Jeunesse condamne les velléités politiques et confessionnelles qui alimentent les tensions
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Bangui 22 octobre 2017, CNC.
Par Eric NGABA
Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) se dit profondément préoccuper par les massacres civils perpétrés par des groupes armés en Centrafrique. Dans une déclaration faite le 21 octobre 2017 à son siège à Bangui, le Bureau exécutif du CNJ condamne toutes ces agressions faites à la population civile tout en dénonçant les selon son président Hugues Francis Mongombé, toutes les velléités politiques et confessionnelles qui continuent d’alimenter ces tensions.
De nombreuses régions de la République Centrafricaine font face à l’insécurité chronique créée par des groupes armés qui continuent les hostilités. Nombreux sont les populations civiles qui en font frais.
Cette escalade de massacre des civils ne laissent indifférent le Conseil National de la Jeunesse qui s’indignent contre les tueries commises par des groupes armés précisément à Pombolo, Zémio, Bangassou, Bocaranga, Bria, Alindao, Niem entre autres.
«Le CNJ et toutes les organisation de jeunesse réunies condamnent avec la dernière fermeté toutes les agressions et massacres à l’endroit de la population civile et innocente, dénoncent toutes les velléités politiques et confessionnelles qui continuent d’alimenter ces tension, condamnent les assassinats lâches et odieux des jeunes et adolescents lors de cette récente crise dans les villes et provinces ainsi que celui de président du Conseil Sous-préfectoral de Zémio », déclare le président du CNJ, Hugues Francis Mongombé.
De par cette dénonciation et condamnation, le CNJ exige à la Minusca d’appliquer strictement les résolutions 2127/2149 en prenant toutes les mesures possibles pour protéger la population et ramener à la raison les groupes armés.
Aussi, il exige du gouvernement centrafricain de garantir la sécurité des populations et d’accélérer le redéploiement sans condition des FACA. Aux groupes armés, le CNJ exige le respect des diff2rents accords de cessation des hostilit2s et le respect du processus DDRR tout en suppliant les jeunes combattants armés d’arrêter immédiatement les hostilités.
« Le CNJ, fortement engagé dans le processus de la paix et de la reconstruction nationale, prendra sa responsabilité, en prenant à témoin l’opinion nationale et internationale pour le salut de la nation et la survie de la jeunesse », martelé Francis Mongombé.
La déclaration du Bureau exécutif du CNJ fait suite à celle des leaders des organisations de la jeunesse dénonçant le laxisme du gouvernement et la passivité de la Minusca face aux violences faites aux civils.
CENTRAFRIQUE : LA RÉSILIENCE DES CENTRAFRICAINS A RUDE ÉPREUVE
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/1FB86D1E-4ED6-44BD-87F0-EE8324F28064-150×112.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”112″ />Le site des déplacés de Bria. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Bangui, le 23 octobre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
L’INTERMINABLE ATTENTE DE LA PAIX
La République Centrafricaine est-elle définitivement prisonnière de son passé chaotique ? Un passé d’incertitude, un passé de terreur. Les jours se succèdent, le statu quo s’installe, la paix devient improbable. Depuis la formation du gouvernement Sarandji II, la liste des massacres s’allonge, interminablement. Rien ne semble pouvoir arrêter le long et sinistre cheminement vers le désastre.
Des factions issues de l’ex-Séléka signent des accords de paix pour mettre fin à leurs affrontements fratricides. Mais c’est pour mieux se partager les richesses du sous-sol, afin de continuer à se fournir en armes sans être inquiétées. Les jours terrifiants s’égrènent, comme un sinistre glas. Voilà longtemps maintenant que les Centrafricains, meurtris et aux abois, ne sont plus qu’un peuple pris à la gorge par un destin tragique qui semble s’éterniser. L’ardeur criminelle des séditieux va crescendo, plongeant les populations dans la désespérance.
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU A BANGUI : UN REPLACEMENT PÉRILLEUX ?
Antonio Guterres, Secrétaire Général des Nations-Unies, se rendra à Bangui du 24 au 27 octobre prochain. Il entreprend là un déplacement à haut risque, qui risque d’être mouvementé.
Car le bilan de la mission Minusca est loin d’être satisfaisant aux yeux des Centrafricains : accusations de crimes sexuels lancées à l’endroit de Casques Bleus ; gravissime accointance de certains soldats musulmans de la MINUSCA avec des rebelles de la même confession ; incapacité criante de la mission onusienne à protéger les populations et à rétablir la paix.
Le Secrétaire de l’ONU aura fort à faire pour redonner confiance aux Centrafricains désespérés. Que va-t-il pouvoir dire aux autorités d’une nation exsangue, qui ont montré leur incapacité à apaiser leur propre pays ?
Il appartiendra au président Touadera d’expliquer la nature de ses engagements et de ses actions. Il faudra qu’il affirme avec force qu’il veut impérativement barrer la route aux tentatives de divisions ethniques et religieuses, en montrant qu’il s’agit de spectres mensongers brandis par les ennemis de son pays pour le déstabiliser.
Le Secrétaire Général devra faire preuve de fermeté face aux rebelles. Les exhorter à déposer les armes et à rejoindre la table des négociations pour la paix et la réconciliation. Les avertir solennellement qu’ils devront répondre de leurs forfaits criminels devant la Cour Pénale Internationale. Et qu’aucun responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ne pourra échapper aux foudres de la justice.
Pour éviter la partition, ramener la paix et arrêter le martyre du peuple centrafricain, il faudrait que la MINUSCA change son fusil d’épaule et opte pour une offensive militaire. Il faudrait qu’elle réussisse à tarir les sources de financements des rebelles et qu’elle dénonce les pays qui les arment.
La résilience des Centrafricains est à bout. Il est temps que cessent les atrocités. Il est largement temps de forcer la porte de la paix et de la réconciliation. Il est largement temps de changer de tactique.
L’ONU va envoyer en Centrafrique 900 Casques Bleus supplémentaires. L’effort est à saluer. Toutefois, nous pensons que l’efficacité de la MINUSCA sur le terrain dépendra d’un engagement militaire plus offensif. Il faudrait qu’elle adopte une tactique qui puisse forcer les bandes armées à renoncer à leurs projets de partition et de prise de pouvoir par la force et à abandonner leur construction idéologique du refus de la paix.
Une augmentation du nombre des Casques Bleus ne pourra porter ses fruits que si la MINUSCA reçoit des missions offensives clairement définies.
DES REBELLES AU POUVOIR!
Faire entrer ces bandes armées au pouvoir, c’est reconnaître leurs revendications, alors qu’elles sont inacceptables. C’est leur céder, alors que leurs ambitions sont démesurées. C’est, en quelque sorte, leur promettre l’indécente impunité qu’ils souhaitent, alors qu’ils se sont rendus coupables de crimes monstrueux.
Les côtoyer dans les rues, les croiser sur les routes : quelle épreuve pour les Centrafricains ! Le fond du puits de la détresse est atteint depuis longtemps, mais on continue de creuser. Comment peut-on croire à l’envie de paix des ex-Sélékas, alors que, depuis trois ans, ils refusent avec arrogance de déposer les armes ? La seule issue est de les affronter et de les contraindre par la force à le faire.
A MONSIEUR LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU
Nous souhaitons que votre visite en République Centrafricaine, République Une et Indivisible, porte ses fruits de paix. Nous espérons que vous tiendrez aux séditieux un langage de fermeté, pour que les rebelles déposent leurs outils de mort et s’emparent de ceux qui construisent la paix. Et qu’ainsi, une nouvelle ère de stabilité s’ouvre pour les Centrafricains.
Nous ne pouvons que nous souvenir du voyage du Pape François qui avait suscité de grands espoirs – vite engloutis, hélas ! dans le fracas des armes et les flots de sang.
Puisse le vôtre être annonciateur de la paix et de la réconciliation si longtemps attendues !
JOSEPH AKOUISSONNE
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Il est une évidence : l’histoire de l’Afrique constitue le plus gros mensonge civilisationnel des plus criminogènes qui ait existé. Elle avait été sciemment falsifiée pour des raisons économiques et culturelles, philosophiques et religieuses, dès l’exploration européenne du continent africain commencée avec les Grecs anciens et les Romains.
Certes, l’histoire de l’Afrique est faite de personnalités fortes mais sanguinaires et souvent au service des puissances extracontinentales dont les actes, meurtriers et inhumains, doivent inciter à refuser de sombrer dans l’obscurantisme et dans l’asservissement. Ils doivent plutôt pousser les futures générations à souhaiter davantage une Afrique meilleure et plus éclairée sur les plans matériel, économique, social, spirituel, politique…
Mais l’histoire de l’Afrique est avant tout l’œuvre des personnalités exceptionnelles dont les actions, les convictions et les principes, ainsi que les rêves, ont respectivement façonné les différentes époques dans le but de baliser le chemin qu’emprunteraient les futures générations. Gens d’armes, guerriers, conquérants et résistants à la colonisation, messianistes, prophètes et hommes d’église, panafricanistes et acteurs politiques en vue des indépendances, intellectuels et militants révolutionnaires…, ils ont souvent connu une mort tragique. Mais, passés à la postérité, ils représentent des modèles auxquels doivent se référer les Africains – l’objectif consistant à renouer avec les gloires étatiques de jadis afin de faire triompher un autre modèle de société.
Titre : Les figures marquantes de l’Afrique subsaharienne
Auteur : Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Éditeur : L’Atelier de l’Égrégore
Genre : Essai
Collection : Démocratie & Histoire
Formats :
Papier : ISBN : 979-10-91580-23-6 – EAN : 9791091580236 ;
Numérique : ISBN : 979-10-91580-24-3 – EAN : 9791091580243.
L’édition 2017/18 du Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO (GEM) met l’accent sur la responsabilité des gouvernements pour garantir une éducation universelle de qualité et souligne qu’il est indispensable de rendre des comptes pour atteindre cet objectif. Lancéaujourd’hui, le Rapport met en garde contre les accusations visant à imputer des problèmes éducatifs systémiques à certains acteurs. Cela peut avoir des effets négatifs graves comme une accentuation des inégalités ou une détérioration des apprentissages.
« L’éducation est une responsabilité partagée entre tous : gouvernements, écoles, enseignants, parents et acteurs privés », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. « Rendre des comptes renvoie à la manière dont les professeurs enseignent, les étudiants apprennent et les gouvernements agissent. Cette responsabilité doit être définie avec soin et reposer sur les principes d’équité, d’inclusion et de qualité ».
Rendre des comptes en matière d’éducation : tenir nos engagements, le deuxième volume de la série de rapports GEM, effectue un suivi des progrès effectués dans la réalisation des Objectifs de développement durable en matière d’éducation (ODD4) adoptés par la communauté internationale. Il s’intéresse aux différentes manières dont les personnes et les institutions peuvent rendre des comptes dans la réalisation de cet objectif, qu’il s’agisse des règlements, des procédures de contrôle, du suivi, des audits, de l’intérêt des médias ou de mouvements de la société civile.
Pointer du doigt les enseignants pour leurs faibles résultats et pour leur absentéisme est à la fois injuste et contre-productif insiste le Rapport. Il montre par exemple que la moitié des absences d’enseignants en Indonésie en 2013/14 correspondait à des dispenses liées à la poursuite d’études et que ces absences auraient dû être remplacées. De la même manière, au Sénégal en 2014, seuls 12 jours d’absence sur 80 étaient imputables à une défaillance de responsabilité des enseignants. Les personnes ne peuvent être tenues responsables pour des résultats qui dépendent de l’action d’autres acteurs.
« S’appuyer sur les résultats scolaires des élèves pour sanctionner les enseignants et les écoles risque de les inciter à adapter leur comportement pour se protéger, ce qui peut avoir pour effet de marginaliser encore les plus faibles », explique Manos Antoninis, Directeur du Rapport GEM. « Les gouvernements sont les premiers à devoir rendre des comptes. Si un gouvernement a tendance à rejeter la faute sur d’autres, cela détourne l’attention de sa propre responsabilité qui est de mettre en place un système éducatif solide et solidaire ».
Alors que la transparence aiderait à identifier les problèmes, seul un gouvernement sur six publie des rapports annuels de suivi sur l’éducation. Des organismes indépendants tels que les ombudsmen, les parlements et les institutions de contrôle sont nécessaires pour inciter les gouvernements à rendre des comptes dans le domaine de l’éducation.
Le fait de ne pas rendre des comptes peut favoriser la corruption. Dans l’Union européenne, sur la période 2009-2014, 38% des appels d’offre dans le domaine de l’éducation ne comptaient qu’un seul postulant, contre 16% des appels d’offre dans le secteur de la construction, ce qui montre que le risque de corruption est plus élevé dans le domaine de l’éducation que dans celui de la construction.
Mettre en place et appliquer les règlements relatifs aux procédures d’appel d’offre ou aux qualifications des enseignants est crucial, insiste le Rapport. Moins de la moitié des pays à faible et moyen revenu disposent de normes concernant l’éducation à la petite enfance et seuls quelques-uns d’entre eux sont dotés de mécanismes de contrôle. Dans près de la moitié des pays, il n’existe pas de dispositions sur la taille des classes.
Les règlements gouvernementaux ont souvent un temps de retard par rapport à la croissance rapide des écoles et des universités privées. A Lagos, au Nigéria, seules 26% des écoles privées en 2010/11 ont reçu l’agrément du ministère de l’éducation. Dans les pays où les procédures d’accréditation sont défaillantes, des milliers d’étudiants terminent leur cursus avec des diplômes qui ne sont pas reconnus. Au Kenya ou en Ouganda, des écoles privées fonctionnaient avec des enseignants non qualifiés et des infrastructures inadaptées avant que des règlements soient adoptés et que des procédures judiciaires ne les contraignent à fermer.
Là où les mécanismes officiels sont défaillants, les citoyens jouent un rôle essentiel pour faire en sorte que les gouvernements respectent leur droit à l’éducation. En Colombie, une campagne citoyenne qui a traduit le gouvernement en justice a débouché sur la mise en place d’une éducation gratuite. Aux États-Unis, les parents et les médias ont réussi à supprimer des manuels scolaires les chapitres niant l’existence des changements climatiques. Enfin en Afrique du Sud, les étudiants sont parvenus à mettre un terme aux hausses des frais de scolarité à l’université.
Le Rapport souligne l’importance de la responsabilité pour remédier aux inégalités. À l’échelle mondiale, moins de 20% des pays garantissent juridiquement 12 années d’enseignement gratuit et obligatoire. Or, aujourd’hui encore on compte 264 millions d’enfants et de jeunes non scolarisés et 100 millions de jeunes ne savent pas lire.
Le Rapport pointe également le déficit de responsabilité des donateurs qui ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis de ceux qui en ont besoin. La part de l’aide allouée à l’éducation diminue depuis six ans. Parallèlement, les donateurs exigent de plus en plus qu’en échange de l’aide, les pays obtiennent des résultats qui les éloignent parfois des améliorations globales du système éducatif.
Rendre des comptes ne peut se faire que dans un environnement favorable qui offre aux acteurs les ressources, la capacité, la motivation et l’information nécessaires pour s’acquitter de leurs responsabilités. Le rapport appelle les gouvernements à :
Définir les mécanismes de responsabilité des écoles et des enseignants et éviter les mécanismes punitifs, en particulier ceux basés sur des mesures de performance à courte vue.
Permettre la participation démocratique, respecter la liberté des médias dans leur traitement de l’éducation et mettre en place des institutions indépendantes pour traiter les plaintes.
Élaborer des règles réalistes et efficaces assorties de sanctions pour tous les établissements d’enseignement, publics et privés, afin de garantir la non-discrimination et la qualité de l’éducation.
Rendre le droit à l’éducation juridiquement contraignant, ce qui n’est pas le cas dans 45% des pays.
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Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (Rapport GEM) est un produit par une équipe indépendante et publié par l’UNESCO. Il a pour mission de rendre compte des progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) pour l’éducation.
CENTRAFRIQUE : LES LEÇONS D’UN MINISTRE QUI DOIT APPRENDRE À SES DÉPENS QU’ON NE FAIT PAS LA RÉVOLUTION À MOITIÉ…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2694-150×136.jpg” alt=”” width=”150″ height=”136″ />Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.
Bangui, le 23 octobre 2017.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.
Suite à la prise de conscience tardive de l’échec du gouvernement par le President de la République, un nouveau gouvernement budgétivore et comprenant les bourreaux du peuple a été mis en place le 12 septembre 2017. Des calculs politiciens se sont invités et dans l’optique de rempiler en 2021, l’ancien ministre de l’intérieur s’est vu brusquement et brutalement dépouiller du précieux département de la sécurité publique au profit d’un cacique du cercle réduit de Damara. Le désormais ministre de l’administration du territoire…territoire occupé et administré à 80% par les groupes armés a ressenti une frustration car humilié, diminué, miniaturisé et tout cela au mépris du rang d’arbitre occupé aux dernières élections présidentielles. Cet affront ou camouflet vient s’ajouter à l’imposition de ses collaborateurs directs ( Directeur et membres de cabinet ) par le premier ministre est devenu par la même occasion la goutte d’eau qui a débordé le vase. Pour montrer son mécontentement ou son désaccord, le co-héritier de la Cour impériale de Berengo s’est terré à son domicile dans un mutisme assourdissant laissant la place aux spéculations, supputations et interprétations. Le scénario inédit au sommet de l’Etat n’est ni un droit de grève, inscrit dans le préambule de la constitution et qui doit respecter une règle de procédure, ni un droit de retrait qui est une possibilité donnée par la loi à un salarié de se retirer du travail lorsque ce dernier présente pour sa vie ou sa santé un danger grave et imminent. Le fatidique vendredi 13 octobre, le célèbre ministre a rompu le silence en organisant un point presse pour annoncer avec méfiance et prudence pour son avenir politique le grand retour au sein du gouvernement.. Hébété, le citoyen lambda qui n’a que ses yeux pour regarder s’interroge : l’ancien ministre de l’intérieur n’était-il pas content parce que son ministère a été morcelé avec la perte du département de la sécurité publique ? Ce mécontentement est-il lié à sa relégation dans le rang protocolaire du gouvernement ? Rester chez soi est-il synonyme de démission ? Avait-il le droit ou le devoir de se mettre en grève dans un climat sécuritaire aussi tendu ? Si le ministre se permet de faire une capricieuse grève, pourquoi est-il le premier à envoyer les forces de l’ordre pour mater les marches ou manifestations des syndicats de travailleurs ? En étant le premier gréviste du département, va t-il soutenir ou comprendre les cadres de son département qui sont en grève suite au décret portant nomination des préfets et sous préfets ? Les jours non travaillés seront-ils payés ? Quand on voit de l’autre côté un premier ministre qui manque du respect aux cadres de son ministère brandissant de menaces pour couper les salaires des grévistes. S’il s’agissait d’un salarié ordinaire, ses jours d’absence devraient être payés ? À son retour au gouvernement et en siégeant au conseil des ministres, n’avait-il pas honte d’affronter le regard des autres collègues ? À t-il conscience de son poids dans le gouvernement ? Quelles images ou leçons a t-il projeté à l’égard des ambassadeurs accrédités en centrafrique ? Et si chaque ministre se mettait en grève pour une raison quelconque, qu’ adviendrait le gouvernement ? À l’état actuel des choses, le ministre allait-il revenir au gouvernement si on était en 2020 c’est à dire la veille des Présidentielles ? Est-il revenu au gouvernement pour attendre la veille des échéances électorales pour se démarquer ? Craignait-il de pointer au chômage non rémunéré en attendant 2021 ? Les avoirs ou réserves bancaires n’étaient-ils pas suffisants pour atteindre 2021 ? Qu’est-ce que le President de la République lui a promis comme gage de son retour ? Et si éventuellement il est encore contrarié dans les jours à venir sur certains dossiers, que va t-il faire ? Le désormais ministre de l’administration du territoire doit redescendre sur terre et surtout comprendre qu’à l’instar du Che Guevara, Sankara, Lumumba et Mandela, ” on ne fait pas la révolution à moitié “.. Une révolution digne de ce nom doit se distinguer de relation familiale où le fils peut bouder son père, se réfugier dans sa chambre en attendant la compassion de son père. En outre, il doit comprendre qu’une révolution ne se décrète pas même si notoirement la démission est absente de la culture politique centrafricaine. La révolution s’engage sur la base de conviction et d’idéologie. Dans ce contexte, un ministre de la République légitimement nommé par décret n’a que deux options en cas de désaccord : soit on démissionne, soit on reste et on subit. En conséquence, on devient complice du désordre et de la mauvaise gouvernance. Il s’agit aussi d’une complicité frontalière de la prostitution politique qui elle même est la dérivée des alliances contre nature. Lorsqu’on ne croit plus à un groupe, on en sort pour honorer sa carrière, son éducation, sa famille, ceux qui ont cru en vous et surtout la jeunesse de Lakouanga dont vous êtes issus. Ainsi, dès lors qu’on est pas apte à faire une révolution, mieux vaut s’abstenir au lieu de faire des tapages médiatiques. Pour finir, le President de la République et son premier ministre doivent prendre leur responsabilité devant l’histoire en engageant une procédure disciplinaire contre le ministre récalcitrant pour servir de jurisprudence de référence. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.
Paris le 20 octobre 2017
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062
Centrafrique : Touadéra et Sarandji, chronique d’une liaison dangereuse.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-150×112.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”112″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-150×112.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-300×224.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-80×60.jpeg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-160×120.jpeg 160w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-265×198.jpeg 265w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2-485×360.jpeg 485w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/77A808F5-F6B3-48CA-8F5B-9D9D523660E2.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Le Président Faustin Archange TOUADÉRA et Son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji
Bangui, le 19 octobre 2017.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Peu après son investiture en mars 2016, le président Faustin Archange Touadéra renoue avec son ex-directeur de cabinet le géographe Simplice Mathieu Sarandji en le nommant comme son Premier ministre. Depuis cette date, le peuple centrafricain, victime de la barbarie des groupes armés depuis 2012, ne croit plus à leur capacité d’abréger leur souffrance. Ils cultivent la haine à travers leurs proches et dorlotent les groupent armés qui tuent, pillent, volent et partagent les butins, à la clé. Une enquête exclusive CNC au sein de l’alliance Touadéra-Sarandji, tenue par une ficelle de pêche, révèle une liaison dangereuse pour la stabilité du pays si l’un ou l’autre lâche le bout sous les dents. Dossier.
Dès le lendemain de la victoire proclamée du Faustin Archange Touadéra, par défaut des moyens d’organiser une nouvelle élection présidentielle digne de ce nom, trois Centrafricains sur quatre avaient deviné à juste titre que celui-ci ne pourrait tenir et qu’il constituerait, sans doute, l’unique président le plus indécis et le plus affairiste dans l’histoire du pays. Cette pensée s’est accrue quand il a nommé son ami Simplice Mathieu Sarandji au poste du Premier ministre et prend corps aujourd’hui, un an et demi écoulé, dans les cœurs de tous les Centrafricains et partenaires au développement du pays.
Un an et demi à ce jour seulement, peu à peu, les langues se délient pour montrer l’incapacité du président Touadéra à éradiquer, ne seraient-ce que les actes de criminalité qui atteignent une proportion inégalée, d’après les experts onusiens qui chiffrent à 90% et qui empêchent ainsi la reconstruction du pays détruit par cette guerre.
De l’ancienne présidente de la transition Catherine Samba-Panza, faiseuse de Touadéra qui estime que, :
« Le président Touadéra n’avait obtenu que -5% au premier tour de la dernière présidentielle et c’est grâce à ma pression que l’ANE a pu arranger les choses pour lui”;
« La Centrafrique n’a qu’un problème : le fauteuil présidentiel est vide .»
Même certains diplomates et d’autres spécialistes de la Centrafrique qui ne cessent aussi de mentionner que :
« l’inertie et l’incompétence notoire des autorités du pays favorisent la montée en puissance des groupes armés sur le territoire national ».
En sus, les raisons du maintien contre les souhaits du peuple centrafricain et la volonté de la Communauté internationale de Mathieu Simplce Sarandji au poste du Premier ministre se précisent.
Lesquelles ?
Si l’on croit à certains conseillers du président Touadéra, il y’a quelque chose de louche entre ce dernier et son ami Sarandji qu’ils tentent de le cacher à leur entourage respectif si bien que le premier ne peut prétendre à une quelconque prise de tête avec le second au risque de briser ce silence complice scellé depuis plusieurs années.
Pour plusieurs sources proches de la Présidence de la République et de la Primature contactées par CNC, une multitude des raisons ont été révélées et pourraient donner un début d’explication à ce lien douteux qui lie Touadéra et Sarandji alias Tramadol.
Pour certaines sources, l’histoire de leur alliance a débuté lors de la dernière élection présidentielle dans laquelle Simplice Sarandji occupait le poste du directeur de campagne de son ami Touadéra, candidat indépendant. D’après ces sources, le sieur Simplice Mathieu Sarandji, considéré comme le maître penseur de son candidat Touadéra, avait représenté celui-ci dans plusieurs réunions nocturnes et hautement confidentielles en vue de le passer en force démocratiquement comme Président de la République. Chose faite. En ce sens, « l’homme connaît tous les en dessous sur son admission au second tour et sur sa victoire au détriment de Dologuélé ». Affirment ces sources. Pour un rien, ses salives peuvent déborder et renverser le vase sur Toadéra comme l’a fait maman Cathé la fois dernière en révélant les conditions mystérieuses entourant l’élection de Touadéra. C’est pourquoi, Simplice Sarandji s’accapare une audace tenace et se frappe la poitrine devant tout son entourage depuis plusieurs mois comme quoi, personne, pas même le Président de la République qui est son ami, ne peut décider de son départ de la Primature.Et cela ne se fera que par sa propre volonté s’il le souhaite. Plus grave, il lui arrive de gronder sur le Chef de l’Etat et traite les fonctionnaires de son régime défunt des cafards, des rats, des serpents.
Pour d’autres sources hautement confidentielles, leur alliance trouve leurs origines à l’Université de Bangui et surtout scellée durant le passage de Touadéra à la Primature sous Bozizé et lui, à la direction de son cabinet. À cette époque, d’après ces sources, Sarandji fut l’homme à tout faire de son patron Touadéra et il est son porte-mallette des francs C FA. C’est lui qui aurait acheminé, de fois, par personne interposée, tous les fonds détournés par son patron pour des placements à l’extérieur. Il jouait en sus l’intermédiaire entre les corrupteurs, le plus souvent des hommes d’affaires, et le corrompu, son patron. Pour preuve, « Ils sont tous les deux cités dans l’affaire des biens mal acquis en Centrafrique » affirment ces sources qui pensent à juste titre que Sarandji pourrait se dessaisir de toutes les preuves tangibles qu’il garde par-devers lui un jour au parquet financier de Paris si son maître veut lui écraser les petites bêtes dans ses cheveux. D’où est née l’inquiétude du président Touadéra vis-à-vis de son ex-Dircab et actuel PM et surtout que l’enrichissement se poursuit dans cette voie.
Cette thèse est confirmée par plusieurs d’autres sources indépendantes et certains membres du gouvernement Sarandji 1 reconduits dans le sarandji 2. Pour ces derniers, certains ministres témoins ou co-auteurs de détournement avec les chefs depuis leur nomination comme ministres, ont usé de ces chantages pour se voir maintenir au gouvernement.
« Une alliance en politique tout comme les secrets d’État, le chantage est un obus non explosé. Pour l’effacer, il faut un expert, en l’occurrence, un sanguinaire », pense un avocat contacté par CNC.
En tout cas, Touadéra et Sarandji deviennent contre toute attente des hommes à éviter à tout prix. Sinon, seul l’avenir nous le dira.
Après son séjour du 9 au 17 octobre 2017au Congo-Brazzaville où il a pris part à la Conférence Épiscopale, Dieudonné Cardinal Nzapalainga Archevêque de Bangui a fait part de son inquiétude sur les violences inouïes qui continuent de faire des victimes en Centrafrique. Face à l’escalade de violences dans ce pays meurtris de conflits armés, le prélat a appelé le mardi dernier ses pairs leaders religieux à dénoncer les violences et continuer les plaidoyers en faveur de la sortie de crise.
Sous le thème « l’œcuménisme et le dialogue religieux », dans le cadre de l’Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (ACERAC), la conférence épiscopale Congolaise a invité le Cardinal centrafricain à inaugurer la 46ème Assemblée Plénière de cette conférence regroupant les évêques de l’Afrique centrale.
Face à la presse à sa descente d’avion le mardi dernier, le cardinal Nzapalainga a appelé les leaders religieux à ne pas garder le silence face aux violences qui déchirent les communautés en République Centrafricaine. Car pour le prélat, il faut continuer à faire des plaidoyers auprès de la communauté internationale pour que la crise centrafricaine ne soit pas oubliée.
Par la même occasion, l’homme de Dieu a exhorté les groupes armés à déposer les armes pour donner une chance au processus de la paix, de la cohésion sociale et du dialogue déjà enclenché.
« La guerre ne résout pas les problèmes.Les groupes armés doivent mettre fin aux violences contre la population innocente, et œuvrer pour une solution négociée. Car il y a un temps pour tout. Un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix », a martelé le Cardinal.
Par ailleurs, Nzapalaïnga plaide pour le redéploiement rapide des Forces Armées Centrafricaines sur le terrain afin de mieux assurer la sécurité des populations.
« On ne peut pas imaginer un pays sans ses forces armées nationales qui peuvent mettre un terme à l’anarchie sur le territoire. Il n’y a pas de pays souverain au monde sans ses forces armées», a-t-il déploré.
Le Cardinal suggère, à l’instar des autres pays, la création d’une force d’intervention rapide pour sécuriser la population civile et de surcroît prévenir les éventuelles menaces sur le territoire national. D’après lui, seules les FACA peuvent redonner la souveraineté à l’Etat centrafricain.
Créé le 07 Octobre 2017 à l’issue d’une Assemblée Générale constitutive, le Consortium des Médias Privés de Centrafrique en abrégé COMECA s’engage à fédérer tous les médias privés du pays (journaux, médias en ligne et médias audiovisuels) en vue de réorganiser et redynamiser le secteur.
Après avoir adopté les Statuts et le Règlement Intérieur du COMECA, l’Assemblée a procédé à l’élection, pour une durée de trois (03) ans renouvelables une seule fois, des professionnels des médias aux différents postes ci-après :
Coordonateur, M. Jules YANGANDA
Vice- Coordonateur, M. Gérard BOLLO-GAMBO
Secrétaire Général, M. Marcel MBOULA
Secrétaire Général Adjoint, Mme Marie-Solange DENGOU
Chargé de Communication, M. Africain MACKPAYEN
Chargé de Communication Adjoint, M. Eric NGABA
Trésorière Générale, Mme Nicole DAYO
Trésorier Général adjoint, M. Costner BONDO OMOGBA
Commissaire aux Comptes, Fred-Igor KALANDA
Membres Conseillers
Mathurin Constant Nestor MOMET
Ferdinand SAMBA.
Le nouveau bureau a reçu mandat de présenter la mission du COMECA aux Autorités du pays, aux partenaires ainsi qu’au grand public et d’organiser, dans un délai raisonnable, une Assemblée Générale extraordinaire pour mettre en place le Conseil d’Administration de l’Association.
FAO Bambari. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Nairobi, le 19 octobre 2017.
Par : un contributeur centrafricain du CNC depuis Nairobi.
Aperçu
La République Centrafricaine fait aujourd’hui partie des pays les plus pauvres du monde. Car depuis mars 2013, le pays traverse l’une des pires crises socio politiques de son histoire entrainant des conflits armés et exactions intercommunautaires sans précédent. Cette crise socio politique constitue jusque-là une grande barrière pour le développement du pays et a des conséquences humanitaires considérables. Car il faut reconnaitre que l’insécurité permanente sur presque toute l’étendue du territoire, l’instabilité politique, les contraintes logistiques et la baisse des financements freinent l’accès humanitaire et explique les difficultés à répondre aux besoins des innocents et plus vulnérables citoyens centrafricains. Il faut donc rappeler que l’insécurité alimentaire est devenue un problème majeur touchant la plupart de la population, en raison de la production insuffisante des denrées agricoles, de l’impact négatif du changement climatique sur la production alimentaire et des prix élevés des denrées alimentaires à Bangui et ses environs. Pour la majorité des ménages centrafricains, l’insécurité alimentaire est très sévère, limitant leur capacité d’assurer les besoins alimentaires et de garantir une alimentation équilibrée pour les membres les plus vulnérables. De ce fait, dans le souci de promouvoir le développement et le bien-être du peuple centrafricain, j’ai jugé utile voire nécessaire de porter un regard critique sur le sujet de l’insécurité alimentaire qui constitue jusque-là un défi majeur pour le peuple centrafricain en général. Ceci étant, quelles sont aujourd’hui les causes fondamentales de L’insécurité alimentaire en Centrafrique ? Pourquoi le peuple Centrafricain manque d’une alimentation équilibrée alors que le pays est doté de beaucoup de richesses naturelles ? A la lumière de ces questions, je m’intéresserais plus particulièrement à la cause de cette insécurité alimentaire que vivent les centrafricains aujourd’hui, avant de donner quelques pistes de solutions pour la sortie de cette crise alimentaire.
Causes de l’insécurité alimentaire en Centrafrique
Portant un regard critique sur les défis de l’insécurité alimentaire que rencontrent les centrafricains aujourd’hui, et selon mes analyses, il faut sans doute avouer que les causes sont tout d’abord politique due aux chocs sécuritaires qui ont des impacts économiques et environnementaux. Nous pouvons à cet effet citer le faible accès aux intrants agricoles, le risque de déplacement, le pillage des récoltes par les bandes armées, la faible capacité d’écoulement des débouchées du fait de la dégradation des routes. Notons aussi que la crise politique cause ainsi les tensions intercommunautaires entre agriculteurs et éleveurs dans les zones de concentration du bétail. S’ajoute à cela, l’insécurité qui amène les éleveurs et agriculteurs à délaisser leurs activités. Ceci conduit inévitablement aux manques de denrées alimentaires sur le marché. Ainsi, la production agricole reste extrêmement fragile et ne suffit toujours pas à la consommation nationale. On assiste alors à une dégradation d’insécurité alimentaire généralisée ; et coïncide avec un nombre important de déplacés et d’incidents sécuritaires qui se trouvent dans des sites des déplacés communément appelés « Ledger ». Voilà pourquoi, la population la plus affectée par la crise politique a sans doute des déficits alimentaires extrêmes et subit une perte extrême des avoirs relatifs aux moyens d’existence entraînant des déficits de consommation alimentaire à court terme, et/ou connait des taux de malnutrition aiguë très élevés ou une mortalité excessive. Précisons aussi que l’instabilité socio politique et les déplacements de la population continuent de perturber l’agriculture et limitent considérablement l’accès des populations à la nourriture au moment où les habitants sont confrontés à la fois aux conséquences de plusieurs mauvaises récoltes, à des perturbations sur les marchés et à une flambée des prix des aliments de base. Et selon une analyse de FAO, les meurtres et les pillages ont réduit de près de moitié le nombre de bovins par rapport aux niveaux d’avant la crise alors que le nombre de chèvres et de moutons a reculé de près de 57%. Et l’insécurité et les dégâts causés aux infrastructures ont limité les activités de pêche, ce qui a entraîné une baisse des captures de 40% en 2015 par rapport à 2012.
Par ailleurs, dans plusieurs régions aujourd’hui en Centrafrique, la majorité de la population est confrontée à des défis humanitaires et alimentaires extrêmes. Cette population à moins de ressources humaines, matérielles et financières pour surmonter les obstacles structurels créés par une pauvreté de longue durée et par le chômage qui ont été exacerbés par la crise politique depuis 2013. Notons aussi que l’insécurité sur toute l’étendue du territoire fait en telle sorte que la population à peur de vaquer à ses occupations agricoles et commerciales afin de garantir une sécurité alimentaire équilibrée. Cette insécurité liée à la crise socio politique freine inévitablement l’accès de la population aux ressources naturelles, aux systèmes et moyens de production et d’acheminement des denrées agricoles sur le marché. L’impact des groupes armés sur le territoire notamment dans les provinces se fait sans doute ressentir sur le développement économique du fait du ralentissement des échanges commerciaux. Ceci provoque de véritables séquelles sur les moyens d’existence et par voie de conséquences sur la sécurité alimentaire. Ainsi, la persistance de l’insécurité alimentaire est devenue un mécanisme récurrent dans plusieurs régions et voir même sur la quasi-totalité du territoire.
Suite à cette analyse, il ressort donc clairement que la République Centrafricaine traverse une crise profonde et complexe aux conséquences humanitaires et alimentaires considérables. Ainsi, la quasi-totalité du territoire présente une situation de crise ou d’urgence alimentaire. A cet effet, quelles sont les voies de solutions qui pourront éventuellement rassurer une sécurité alimentaire équilibrée en Centrafrique ?
Quelques voies de solutions
Nous devons d’abord reconnaitre que la raison fondamentale de l’insécurité alimentaire aujourd’hui en Centrafrique est sans aucun doute la crise socio politique qui le pays a connu et continue de connaitre. Cette crise a des impacts sur le plan économique, social et environnemental. A ce point de vue, l’insécurité devient un problème majeur pour une bonne transaction des produits alimentaires pour garantir la survie de la population. Ainsi, je pense que la première chose à faire est d’interpeller le gouvernement à prendre ses responsabilités afin d’assurer la sécurité du territoire en décrivant les contraintes sécuritaires. L’Etat doit user de ses pouvoirs pour arrêter les exactions causées par les groupes armés sur la paisible population qui a peur d’exercer ses activités agricoles. Car nous savons que l’agriculture constitue un grand atout pour le développement de la Centrafrique. Donc je pense que si les groupes armés ne sont pas disponible pour établir le dialogue avec l’Etat, ce dernier n’a pas un autre choix que d’utiliser ses pouvoirs pour ramener les rebelles à la raison. Car nombreux sont des gens qui meurent à cause de la rébellion. L’Etat ou du moins le gouvernement ne peut que collaborer avec ceux qui aiment le dialogue. A ce stade je salue l’effort que le président de la République est entrain de consentir pour promouvoir le dialogue avec les groupe armés. Cependant, je pense que si ces groupes armés ne manifestent pas le désire de collaboration, il faut finalement les ramener sur le droit chemin car ils constituent déjà un danger pour la sécurité sociale. La preuve en est que nombreux sont les éleveurs et agriculteurs qui délaissent aujourd’hui leurs activités tout simplement par peur des exactions des groupes armés.
Une autre voie de sortie de cette crise alimentaire serait le renforcement de la production, du stockage et de la commercialisation qui pourra corriger durablement les indicateurs de la sécurité alimentaire, renforcer leur résilience et favoriser un relèvement rapide.
Le gouvernement doit aussi adopter une bonne stratégie pour relancer le secteur agricole et de l’élevage afin de faciliter la réintégration des personnes vulnérables par la crise socio politique en aidant les jeunes et les exploitations familiales à améliorer leur capacité à produire. Et fournir une aide alimentaire aux personnes dans les situations d’urgence et travaillant aux côtés des communautés locales pour améliorer la nutrition et renforcer la résilience.
Le gouvernement doit sans doute s’engager pour atténuer les effets négatifs de la crise sur la production agricole et la sécurité alimentaire.
Pour mettre un terme à notre analyse, rappelant qu’en Centrafrique aujourd’hui la moitié de la population est en insécurité alimentaire. La crise politique a poussé les paysans loin des champs et les éleveurs loin de leurs bétails. Les récoltes sont mauvaises, les prix flambent et la situation s’aggrave. Ceci exige une réaction d’urgence du gouvernement centrafricain et de certaines organisations internationales qui sont habilité à intervenir sur le plan alimentaire.
CENTRAFRIQUE : DÉCLARATION DES LEADERS DES ORGANISATIONS DE LA JEUNESSE
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/B66561A1-892F-4DEC-B093-E8B538D48323-150×101.jpeg” alt=”” width=”150″ height=”101″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/B66561A1-892F-4DEC-B093-E8B538D48323-150×101.jpeg 150w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/B66561A1-892F-4DEC-B093-E8B538D48323-300×201.jpeg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2017/10/B66561A1-892F-4DEC-B093-E8B538D48323.jpeg 500w” sizes=”auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px” />Les organisations de la jeunesse en Centrafrique. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
DÉCLARATION
Nous, leaders des organisations de jeunesses légalement constituées,
Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’Homme soient protégés par un régime de droit ;
Considérant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948 ;
Constatant l’incapacité de la Minusca à garantir la sécurité des paisibles populations de : KAGA BANDORO, BANGASSOU, KEMBE, BOCARANGA , Zemio …
Constatant le laxisme du gouvernement centrafricain face aux groupes armés ;
Soucieux du retour des adolescents et jeunes sur le chemin de l’école et sur toute l’étendue du territoire ;
Considérant le taux élevé de chômage des jeunes ;
Soucieux de l’emploi des jeunes ;
Vu l’occupation des groupes armés sur les ¾ du territoire centrafricain ;
Exigeant à la MINUSCA d’appliquer strictement les résolutions : 2127/2149 ;
Exigeant au gouvernement le redéploiement sans condition des FACA ;
Demandant le retrait pur et simple des criminels de guerre aux différents postes de responsabilité conformément à la constitution centrafricaine;
Demandant au gouvernement de favoriser l’entrepreneuriat des jeunes ;
Demandant au gouvernement d’asseoir son autorité afin de garantir la sécurité des adolescents et jeunes pour leur permettre d’étudier dans la quiétude ;
Cependant, les leaders des organisations de la jeunesse prendront leurs responsabilités au cas échéant à compter du 20 Octobre 2017 ;
En outre, le 24 Octobre 2017 une action citoyenne sera organisée en commun accord avec les différentes organisations de la société civile.
Centrafrique : Violences meurtrières dans la Commune d’élevage de Pombolo
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2718-150×86.jpg” alt=”” width=”150″ height=”86″ />Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.
Bangui, le 19 octobre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
C’est dans un communiqué laconique que la Minusca a rendu publique, ce mercredi 18 octobre 2017, l’information sur l’affrontement de Pombolo – commune d’élevage située à 35 kilomètres de Gambo dans le Sud-est du pays. C’est plutôt pour condamner ces violences.
La MINUSCA (Mission de stabilisation multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine) « a été informée des violences qui auraient touché Pombolo, dans la préfecture de la Basse Kotto (sud de la RCA). La MINUSCA condamne ces violences dans cette localité où elle ne dispose d’aucun casque bleu », eut-on lire dans le communiqué.
Selon cette source, les premières indications laissent supposer que ces violences d’une grande ampleur auraient coûté la vie à de nombreux innocents civils.
« La MINUSCA fera tout ce qui est en ses capacités pour mettre fin à ces violences et faciliter l’accès aux soins aux blessés. A cet effet, la MINUSCA a décidé d’envoyer immédiatement un hélicoptère pour une reconnaissance aérienne et des troupes au sol », poursuit le communiqué.
D’autres sources indiquent déjà qu’il y aura 150 morts et quelques quarante blessés.
Le Mercredi 18 octobre, l’Ambassadeur de Chine en Centrafrique, Ma Fullin et M. Michel Loudégué, représentant le Ministre de l’Enseignement primaire, ont procédé à la remise officielle de ladite école dont l’essentiel des salles de classe a été réhabilité par l’Ambassade de Chine avec l’appui de la force européenne Eutm et le génie des Forces armés armées centrafricaines (FACA). La sécurité de l’Ecole est assurée par le Service de gardiennage de l’ancien Ministre d’Etat, Christophe Gazam-Betty, porteur premier de cette initiative.
Six (06) salles de classe réhabilitées, la clôture de l’école également réfectionnée, le tout doté de 300 nouveaux tables-bancs, tel est le nouveau visage que présente l’Ecole de l’amitié sino-centrafricaine réhabilitée par l’Ambassade de Chine en Centrafrique pour un coût total de 30 millions de Francs Cfa.
Au fait, cet établissement a été totalement abîmé lors des derniers événements malheureux survenus dans le pays. M. François Sellé, Président de l’Association des parents d’élèves de ladite école l’a rappelé en soulignant en petits mots que « la crise qui a secoué notre pays n’a pas épargné notre école. Aujourd’hui, votre assistance est une opportunité de guérison qui stimule notre résilience. Nous vous en sommes très reconnaissants ».
En ce qui concerne la capacité d’accueil, le Président de l’Association des parents d’élèves a indiqué que le défi est énorme à la rentrée actuelle des classes. Le Fondamental 1 compte 3500 élèves pour seulement 7 salles de classe ; tandis qu’on dénombre 3025 élèves pour le Fondamental 2 pour 5 salles de classe. « Nous souhaitons qu’à l’avenir, d’autres infrastructures d’accueil nous soient réalisées », a plaidé M. François Sellé.
Rappelons au passage pour la petite histoire que l’Ecole d’amitié Gbaloko, fruit de la coopération sino-centrafricaine a été construite en 2009 dans le cadre de la mise en œuvre du plan de construction de 100 Ecoles en Afrique à l’issue du 1er sommet du Forum sur la coopération sino-africaine. Ce n’est que cinq années plus tard que ce joyau va se voir vandalisé lors des malheureux événements intervenus en 2013.
Il aura fallu l’initiative de l’ancien Ministre d’Etat, Christophe Gazam-Betty auprès de l’Ambassade de Chine en Centrafrique pour que l’engagement de la Chine puisse se mettre en œuvre au profit des élèves de Gbaloko. L’Ambassadeur de Chine en Centrafrique Ma Fullin, en procédant à la remise officielle des bâtiments réhabilités, s’est réjoui de voir la synergie entre l’Ambassade de Chine, la force Eutm et les Forces armées centrafricaines (FACA), ainsi que l’action patriotique de l’Ancien Ministre d’Etat Gazam-Betty. Le diplomate a salué la réussite des travaux réalisés, mais rassure que l’action de l’Ambassade vise une réhabilitation totale de l’établissement : « Il nous reste beaucoup à faire dans cette école. Ce qu’on a réalisé, n’est que le début de l’engagement. Nous reviendrons l’année prochaine pour le reste des travaux », précise Ma Fullin.
A l’occasion, le Représentant du Ministre de l’Enseignement primaire, Michel Loudégué a remercié, au nom du gouvernement centrafricain, la Chine qui, après avoir construit cette école, est revenue après la crise pour la réhabiliter. « Je voudrais m’arrêter un instant pour exalter cet exemple de coopération originale et en féliciter les acteurs concernés », a-t-il indiqué avant tirer sur la sonnette en ce qui concerne la sauvegarde des bâtiments réhabilités. « J’ose croire que ce joyau ne fera plus l’objet de destruction, mais plutôt d’attentions plus particulières de la communauté bénéficiaire ».
Sur cet aspect de sauvegarde de ces acquis, le Président de l’Association des parents d’élèves a promis que les bénéficiaires, à commencer par le corps enseignant et administratif seront très regardants : « Nous vous rassurons que nous allons non seulement en faire bon usage, mais aussi nous veillerons jalousement à la sauvegarde de ces bâtiments réhabilités », a-t-il rassuré.
L’ancien Ministre d’Etat Christophe Gazam-Betty est resté calme pour savourer l’œuvre de l’initiative qu’il a portée et qui fort heureusement a abouti par cette réhabilitation qui améliore significativement les conditions d’apprentissage des élèves.
A l’occasion, la Congrégation des Chinois de Centrafrique a offert des fournitures scolaires aux élèves.
L’association dénommée Génération consciente met en garde le Groupement Syndicale des travailleurs de Centrafrique (GSTC) pour toute tentative de trouble dans la capitale Bangui. Cette mise en garde fait suite à l’annonce samedi dernier d’une marche pacifique qui sera organisée jeudi 19 octobre 2017, par le GSTC.
Le Groupement Syndicale des travailleurs de Centrafrique s’est réuni samedi dernier en Assemblée Générale à la bourse de travail. Cette AG projette la tenue d’une marche pacifique ce jeudi 19 octobre pour exiger du gouvernement le versement de deux mois d’arriérés de salaires de l’ancien régime de Michel Djotodia.
Dans ce communiqué, l’association Génération Consciente dénonce cette initiative de GSTC jugée de mauvais augure et de trouble à l’ordre public. L’association juge illégitimité la revendication du GSTC, car pour elle, la démarche de la centrale syndicale « cache mal des intentions d’autant que le gouvernement reste ouvert et a remarqué sa volonté de décanter cette situation en janvier 2018 lors des dernières discussions qui ont réuni gouvernement, FMI et les centrales syndicales à ce sujet ».
Dans le communiqué, Firmin Nzoh Ponguelé est pointé du doigt par l’association. « Firmin Nzoh Pounguelé est connu pour son accointance avérée avec l’opposant autoproclamé Dologuelé à qui il a juré fidélité et avec lequel il a d’ailleurs conclu un protocole d’accord politique le 6 février 2016. C’est dire que Nzoh Ponguelé fait de la politique en lieu et place de l’action syndicale en décidant de ramer seul contre tous ses paires qui se sont désolidarisés de son action solitaire et vouée à l’échec », lit-on dans le communiqué signé Jacques Wilikpan, Coordonnateur Adjoint de la Génération Consciente.
Par ailleurs, la Génération consciente a fait savoir que la marche de GSTC a dore et déjà reçue le refus des autorités compétentes. « Nous appelons les Centrafricains à ne pas céder à ces chantres de mauvais augure et à ne pas prendre part à de telles manifestations qui ne visent qu’à enfoncer le pays dans le désordre organisé que ses auteurs veulent instaurer ».
La Génération dite consciente précise dans le communiqué que toutes les mesures seront prises pour barrer la route à ce qu’elle qualifie des agitations.
« La Génération Consciente met en garde l’apprenti Syndicaliste Nzoh Ponguelé et ses acolytes contre tout acte de nature à perturber l’ordre public », conclue le communiqué.
Constatons la gravité des actes anticonstitutionnels qui sont pris par le Président de la République, ayant entrainé la violation de la Constitution Centrafricaine du 30 mars 2016, notamment les dispositions de l’article 28, le Collectif « Touche pas à ma Constitution », Organisation de la Société civile et défenseur des valeurs constitutionnelles communique ce qui suit : Il ressort dans les dispositions de l’article 28 de la Loi fondamentale que « L’usurpation de la souveraineté par coup d’État, rébellion ou mutinerie constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’État, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir par mutinerie ou par tout autre moyen, est considérée comme co-auteur. Les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 4, 5 et 6, sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institutions de l’État».
Vu le présent décret N°17.336 portant nomination des présumés coupables et chefs des guerres à des hautes fonctions au sein des Institutions de État.
Au regard de la volonté manifeste du Chef de l’État qui continue d’entretenir cette philosophie belliqueuse de mauvaise gouvernance, de l’impunité ayant occasionné des conséquences désastreuses sur la Constitution, le Collectif « Touche pas à ma Constitution »,informe et prend à témoin, l’Opinion Nationale et Internationale sur la gravité du Coup d’État Constitutionnel qui a été orchestré par le Président de la République et exige à cet effet, des Institutions de la République de pouvoir déclencher dans le plus bref délai, comme le prévoit la Constitution du 30 mars 2016, la procédure de sa destitution pour motif de haute trahison.
D’autre part, le Collectif, condamne fermement les massacres perpétrés par les groupes rebelles sur la population civile dans les localités de Kembé, Mobaye, Alindoa et d’autres localités. Enfin, le Collectif dénonce l’inefficacité de la mission de la Minusca qui refuse délibérément et stratégiquement de rétablir, la paix, la sécurité sur l’ensemble du territoire conformément à leur mandat et accuse le gouvernement de complicité face à la barbarie.
Il y a bientôt soixante(60) ans que la République Centrafricaine, notre cher pays, a accédé à la souveraineté internationale et qu’elle est devenue, de ce fait, membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies (ONU).
C’est en cette qualité qu’au plus fort de la crise postélectorale de 2011 et ses graves répercussions sur la sécurité, la paix et l’unité nationale, sur la demande du Gouvernement centrafricain, elle a déployé une mission de maintien de la paix dans notre pays.
Cette mission n’a sans doute pas encore réussi aujourd’hui à éradiquer toutes les causes de cette insécurité pour rétablir la paix – objet principal de sa mission- sur toute l’étendue du territoire national mais elle a sûrement permis d’éviter un embrasement généralisé aux conséquences dramatiques, à la fois pour les Populations, la Nation et l’Etat.
C’est dans le spectre de cette probable catastrophe dont les risques sont réels, que les uns et les autres, gouvernants et gouvernés, partis politiques, organisations de la société civile et des confessions religieuses ont trouvé le vecteur de leur prise de conscience et de la sensibilisation de la communauté internationale pour une intervention multiforme et durable dans notre pays, le temps de remettre en ordre les structures de l’Etat et de rétablir son autorité.
C’est également l’occasion de reconnaitre que la recherche de la paix reste pour nous l’objectif principal et que le chemin pour y parvenir est parsemé d’embûches, dans un contexte aussi grave et complexe que celui dans lequel notre pays se débat encore aujourd’hui.
Au demeurant, l’angoisse de Nous autres Centrafricains aurait dû être de voir notre pays replonger dans les atteintes massives aux vies humaines d’une part et de quitter l’agenda de la communauté internationale d’autre part.
Les succès des opérations militaires, obtenus ici et là par les forces internationales nous permettent de croire à terme à la victoire totale de celles-ci sur les forces hostiles à la Paix.
C’est le lieu de leur réitérer toutes les félicitations du Bureau Politique du MLPC pour les opérations menées par la Minusca à Bria, Bambari, Bocaranga, Koui, Ban, Bohong, Ngaoundaye, etc. et de leur dire tous nos encouragements pour celles futures dans d’autres régions du pays.
Le Bureau Politique du MLPC souhaite vivement que l’opportunité de la visite du Secrétaire Général des Nations Unies permette de donner une impulsion vigoureuse à l’action de la MINUSCA afin de libérer toute l’étendue du territoire des forces négatives.
A cet effet, tout doit être mis en œuvre de façon obsessionnelle mais responsable, et toute opportunité saisie positivement pour que les plaidoyers pour le sauvetage de notre Pays, l’allègement de la souffrance de ses Populations et la survie de notre Nation reçoivent un écho favorable auprès de tous ceux qui, hier et aujourd’hui, ont accouru et accourent encore à notre chevet.
Pour toutes ces importantes raisons, le Bureau Politique du MLPC appelle tous les militants du Parti ainsi que tous nos compatriotes épris de Paix et de l’Unité nationale à se mobiliser massivement pour réserver un accueil digne de la tradition hospitalière centrafricaine, au tout nouveau Secrétaire Général des Nations Unies, qui honore notre pays en lui réservant sa première visite, à la suite de son prédécesseur Ban Ki Moon et de Sa Sainteté, le Pape François.
De nouvelles possibilités de financement dans le domaine des droits de l’Homme
L’Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’Homme (IEDDH), a lancé un nouvel appel à propositions destiné à la société civile et aux défenseurs des droits de l’Homme travaillant dans des pays tiers.
L’appel est composé de cinq lots correspondant à cinq domaines clés des droits de l’Homme.
Le premier lot concerne les défenseurs des droits de l’Homme et les organisations des droits de l’Homme qui travaillent sur les terres et autres droits liés aux ressources naturelles, y compris l’accaparement des terres, le changement climatique et les droits des peuples autochtones.
Le deuxième lot est consacré à la promotion de projets visant à prévenir les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires. Le travail forcé et l’esclavage moderne est le quatrième domaine abordé par cet appel dans le but d’assurer l’accès aux voies de recours pour les victimes, la responsabilisation et la poursuite des auteurs.
L’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’Homme vise également à promouvoir et à soutenir les droits des personnes handicapées. À cette fin, les propositions visant à promouvoir et à soutenir la ratification, la mise en œuvre effective et le suivi de la Convention desNations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CRDPH) sont encouragées.
Le cinquième et dernier domaine de cet appel est de protéger la liberté de religion ou de conviction en mettant l’accent sur les pays ou les situations où les individus sont pénalisés pour avoir choisi librement leur religion ou leurs convictions.
La date limite de soumission des notes conceptuelles est le 9 novembre 2017 à 16h00 (heure de Bruxelles).
Pour plus d’informations sur l’appel à propositions et pour télécharger les lignes directrices, cliquez sur : http://www.eidhr.eu/
Le mouvement de l’unité pour la paix en Centrafrique par le biais de son coordinateur militaire le Général de corps d’armée ALI DARRASSA MAHMAT condamne avec énergie les crimes et tueries de masse perpétrés contre les civils musulmans a KEMBE dans la BASSE KOTTO.
En effet face a l’irresponsabilité de la Minusca qui ménage aucun effort a protéger la population civile contre les ANTIBALAKA déguisés en «groupes d’auto défense» alors qu’ a BOCARANGA sous pression du gouvernement et de certains députés cette mission a utilisé des gros moyens, sous prétexte de proteger la population civile a combattre les 3R parcequ’ils sont tous simplement de confession musulmane.
Ainsi la question de savoir pourquoi ne pas agir de la sorte a BANGASSOU a KEMBE ou l’on compte des centaines de civils musulmans tués ? et que Amnesty International n’a jamais mentionné dans ces derniers rapports?
Nous pensons que ce haut responsable des Nations Unies n’a pas tort de dire que «le pays est au bord du génocide».Car ceci est e plan du gouvernement a exterminer tous les centrafricains de confessions musulmanes.
L’UPC par la voie de son coordinateur demande a la MINUSCA de prendre ses responsabilités face a cette situation qui ne fait que s’empirer chaque jours
Le mois dernier, le Chef d’État-major le Général Ludovic Ngaïfei, sur l’instruction du Président Faustin Archange Touadéra, procède au recrutement, dans une parfaite clandestinité réussie, des élèves officiers et sous-officiers des Faca qui devraient rejoindre bientôt un centre de formation militaire au Burkina Faso. Sur décision de la présidence de la République, un quota des anti-Balaka a été fixé, mais il n’a pas été respecté. Du coup, l’affaire refait surface et la colère ne cesse de monter au sein des Faca. Comment ?
Décidément, les Centrafricains ont raison de dire que le Président Touadéra fait plus que tous ses prédécesseurs, y compris son parrain politique le général François Bozizé, dans l’accompagnement de l’armée nationale appelée sous sa forme abrégée FACA vers son pourrissement total voire sa dégradation vertigineuse.
D’après un document confidentiel que la rédaction du CNC a pu consulter, une instruction a été donnée au Chef d’État-major le général Ludovic Ngaïfei de procéder à un recrutement des élèves officiers et sous-officier qui doivent rejoindre bientôt deux centres de formation au Burkina-Fasso. Dans cette instruction, un quota est réservé aux « Patriotes » anti-balaka d’après ses propres termes, dont ceux de l’aile Maxime Mocom. Et c’est le commandant en chef des anti-balaka, le Chef de bataillon Charles Gremangou devenu Dircab qui doit veiller sur le quota anti-balaka. Mais dans la pratique, les deux principaux organisateurs à savoir LudovicNgaïfei le Chef d’Etat-major et Charles Gremangou son directeur de cabinet n’ont recruté que leurs propres parents. Ce qui a irrité ceux du Président de la République.
Contacté par CNC, un sergent-chef figurant du concours dénonce vigoureusement le comportement des organisateurs qui cherchent à attiser la haine dans l’armée et pousser les hommes du rang à une quatrième mutinerie dans cette institution.
Certains de ces heureux recrûs sont des mineurs. A l’image de celui rencontré par l’une de nos équipes dans son quartier Galabadja 3 proche de Gobongo. Un mineur de 16 ans environ, un des neveux du chef d’Etat-Major le général Ludovic Ngaïfei et fils de l’ambassadeur de Centrafrique en République démocratique du Congo monsieur Elie Wefio. Ce qui témoigne à suffisance la thèse de la pratique clanique au sommet de l’État.
De l’avis d’un Officier des FACA contacté par CNC, l’attitude du général Ludovic Ngaïfei, lui fait penser qu’il prépare quelque chose à l’image de son aîné François Bozizé, chef d’Etat-major du président Patassé. Et de conclure « Pour chaque recrutement, si ce ne sont pas ses parents qui sont favorisés, ce sont ceux du chef de l’État ».
À l’image des formations d’Israël, de Rwanda, une chose est sûre, ce recrutement reparlera de lui dans les centres de formation au Burkina Faso. Des mineurs, des inaptes et des ineptes seront à nouveau refoulés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/3831291B-B69C-48AB-BFB8-D8ADEF25B7F0.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra, son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et Leur ministre des finances Henri-Marie DONDRA
Bangui, le 17 octobre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
UN PRÉSIDENT AU PIED DU MUR
Selon l’adage : « c’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon.» Le président Touadera est au pied du mur de la maison Centrafrique, qu’il tente de rebâtir. Mais la règle à niveau indique une tendance à l’irrégularité. Le mur penche et menace de s’écrouler. Le doute sur la solidité de la construction s’installe. Les Centrafricains sont inquiets.
L’intrusion spectaculaire des séditieux dans le nouveau gouvernement Sarandji et à la présidence de la République relève d’un calcul politique dangereux, susceptible de mener le pays dans une impasse. C’est un reniement de la parole donnée. Pourtant, Il n’y a pas si longtemps, le président Touadera promettait aux rebelles convaincus de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, qu’ils comparaîtraient devant la Cour Spéciale de Bangui pour répondre de leurs forfaits. Qu’aucune impunité ne saurait être accordée aux criminels de guerre.
Mais voilà qu’à la surprise générale, après les avoir nommés ministres du gouvernement Sarandji, Touadera fait entrer d’autres responsables ex-Sélékas à la Présidence comme conseillers ! Les Centrafricains ne sont-ils pas en droit de s’interroger sur ces nominations intempestives et choquantes ? Qu’en pensent l’ONU et la France ? Ont-elles obligé Touadera à appliquer les résultats de leurs palabres secrètes avec les séditieux ? Pourquoi, dans la cohorte de conseillers à la présidence de la République, ne s’en est-il pas trouvé un pour dire au Président Touadera qu’il faisait fausse route et risquait de perdre la confiance des Centrafricains ?
L’immense espoir soulevé par son élection a laissé place à une grande déception, empreinte de colère. L’impunité des assassins qui se profile à l’horizon est révoltante et inacceptable. La préoccupation des chefs rebelles est, justement, en premier lieu, de se soustraire aux sanctions de l’ONU et à une comparution devant la Cour Spéciale de Bangui. Leurs ruses redoutables fonctionnent grâce à la « naïveté » supposée des autorités de Bangui, qui commencent à leur remettre les clés du Palais de la Renaissance. Qui peut croire à la sincérité de bandes armées aux abois, qui refusent, depuis trois ans, de se désarmer et de se rendre à la table de négociation pour la paix (SIRIRI) et la réconciliation nationale ? Qui peut croire à l’accord de cessez-le-feu signé par Ali Darass et Nourredine Adam ? Ce n’est qu’une mascarade pour se partager les provinces minières et poursuivre leurs violences sanglantes sur les populations. Ce n’est rien d’autre qu’un somnifère destiné à endormir l’opinion internationale et centrafricaine, un leurre pour tenter d’échapper aux accusations de crimes contre l’humanité lancée par l’ONU.
Depuis l’entrée spectaculaire des chefs rebelles au gouvernement et à la Présidence de la République, la violence n’a fait que redoubler dans les provinces sous leur férule. Autant dire que les errements du gouvernement, les accords négociés dans le secret avec ces bandits de grands chemins risquent, malheureusement, de prolonger le calvaire des Centrafricains. Il n’est pas supportable de savoir qu’au sommet de l’état, siègent désormais les bourreaux du peuple.
LE SURPRENANT SILENCE DE L’OPPOSITION ET DES DEPUTES
Devant la gravissime décision de nommer des responsables sélékistes ministres et conseillers à la présidence de la République, l’aphonie des leaders de l’opposition et des députés, d’habitude si prompts à critiquer les actions du gouvernement, est stupéfiante : on dirait qu’ils se murent dans un silence assourdissant. Pas un commentaire. Pas une prise de position devant ce qui ressemble à un coup d’état à froid des Sélékas, bourreaux du peuple centrafricain. On aurait espéré entendre les politiciens de ce pays émettre leur opinion. Mais rien n’est venu, alors que la situation de la Centrafrique exige la participation de tous.
LES HANDICAPS DE LA COLONISATION
Le risque est grand pour que le pays soit démembré. Il est désormais avéré que la République Centrafricaine est victime des forces obscures qui agissent dans l’ombre. Qui tirent les ficelles de ce théâtre machiavélique. Les metteurs en scène de cette tragédie sont certaines puissances internationales ayant de puissants relais à Bangui. Tout se passe comme si nous étions encore sous la colonisation, avec des agents de sociétés concessionnaires brutaux, inhumains et cupides. Les révoltes des populations contre la répression des colons étaient alors nombreuses, mais, à chaque fois, réprimées dans un bain de sang. Aucun média français de l’époque ne rapportait cette tragédie. Après tout ce n’était que des Nègres et c’était loin, extrêmement loin, perdu au centre de l’immense continent… La décolonisation a laissé un pays exsangue, dépourvu de structure administrative et de fonctionnaires formés. Les colons blancs, convaincus de leur supériorité raciale, infantilisaient les Oubanguiens, qui devenaient alors des assistés.
Les conséquences de cette infantilisation handicapent encore les mentalités en R.CA. Comment comprendre qu’à la moindre difficulté les autorités centrafricaines appellent la France au secours ? Comment comprendre que c’est l’ancienne puissance coloniale qui assure les fins de mois des fonctionnaires d’un pays devenu indépendant et souverain ? Les élites du pays sont prisonnières d’un complexe d’infériorité, qui abîme leur patriotisme. On ne le répétera jamais assez : un état sans une armée bien équipée ne peut pas défendre ses populations ni garantir l’intégrité de son territoire. Les rebelles peuvent défier tous les jours les autorités légitimes. Car ils connaissent la faiblesse d’un pays désarmé et sous tutorat.
Aussi longtemps que ces situations perdureront, il est à craindre que la République Centrafricaine demeure dans une cruelle incertitude.
JOSEPH AKOUISSONN
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Centrafrique : Jean-Serge Bokassa, sous la pression, lance un message d’apaisement.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/5C1FE1EE-4181-4ABD-A7AA-D8C3F7725572.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre de l’administration du territoire jean-Serge Bokassa
Bangui, le 16 octobre 2017.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Le ministre de l’Administration du territoire monsieur Jean-Serge Bokassa, dans sa déclaration sur les antennes de la radio Nd’kè-Luka le samedi dernier, demande aux fonctionnaires grévistes de son ministère de reprendre respectivement leur poste, tout en démentant les rumeurs sur sa possible démission du gouvernement. Or selon d’autres sources, la réalité est toute autre chose. Le détail.
Depuis la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale dite gouvernement Sarandji 2, suivie de la nomination des préfets et sous-préfets par le Président Faustin Archange Touadéra, rien ne marche plus entre la Tortue de Damara et son ministre de l’administration du territoire monsieur Jean-Serge Bokassa. D’après des sources gouvernementales, le ministre aurait menacé de démissionner de son poste au sein du gouvernement pour plusieurs raisons. Entre autres la publication des décrets signés par le Président de la République portant nomination des préfets et sous-préfets sans avoir le consulter au préalable, ajouté à ceci, sa rétrogradation en terme protocolaire au sein de cette nouvelle équipe gouvernementale.
Pour le ministre Bokassa, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase après une série des gestes insupportables de la part du Président Touadéra à son égard. Selon lui, il est temps de passer à autre chose.
Sentant toujours être humilié, le ministre Jean-Serge Bokassa, surnommé par ses collègues du gouvernement « Jack Bauer », préfère soutenir les cadres de son ministère en grève depuis près d’un mois contre la dernière nomination des sous-préfets qu’ils qualifient de mascarade. Du jamais vu dans notre administration depuis plus de 50 ans où les gens qui n’ont pas franchi la case du premier cycle secondaire sont nommés sous-préfets avec un grade de l’administrateur civil, concluent-ils.
Chose étonnante, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji alias Tramadol a tout de même accordé une audience la semaine dernière à ces fonctionnaires grévistes. Mais selon les représentants de ces derniers, le Premier ministre les a copieusement insultés en les qualifiant des jaloux lors de l’audience qu’il les a accordées. Comme si cela ne suffisait pas, le PM les a aussi menacés de suspendre le paiement de leur salaire si jamais s’ils ne reprennent pas de service. Incroyable ! Tramadol a encore frappé.
Comment le ministre Jean-Serge Bokassa peut-il demander aux grévistes de reprendre du travail du moment où ils sont suffisamment ridiculisés et insultés par le Premier ministre ?
Ici c’est la Centrafrique pays de paradoxe et d’anomalie où le Premier ministre peut, sans conséquence possible, se permettre d’insulter les fonctionnaires qui sont dans leur droit. Alors que le ministre Bokassa est en discussion avec le Président Touadéra qui le suppliait de se calmer, le Premier ministre préfère foutre la merde, selon un fonctionnaire gréviste contacté par CNC.
Lors du dernier conseil du cabinet la semaine dernière, le Premier ministre n’a pas osé croiser le regard de son ministre Jean-Serge Bokassa qui préfère se murer dans un silence tout en mâchant son chewing-gum dans un air débonnaire. Visiblement, la tension reste intacte au sein de l’Exécutif d’après plusieurs sources gouvernementales.
En attendant de répondre au Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, les grévistes préfèrent se réunir dans les jours à venir pour décider de ce qu’ils vont faire.
CENTRAFRIQUE : TOUADERA le Bon élève du FMI ou le miracle centrafricain !!!!
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2421.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
Bangui, le 16 octobre 2017.
Par : Cyrille Yapendé, CNC.
Le communiqué final du FMI, du 3 octobre 2017 ouvre les portes de l’espoir aux fonctionnaires et agents de l’état dans le règlement des arriérés de salaires. En effet le FMI a salué les efforts du gouvernement du président Faustin Archange Touadera dans l’assainissement des finances publiques.
La Centrafrique serait citée comme un exemple dans la mise en œuvre du programme macroéconomique signé avec le Fonds, puisqu elle est à sa 3 eme revue comparativement aux autres pays de la sous région.
Au moment où nous écrivons ces lignes, nous apprenons que séjourne actuellement à Washington une délégation centrafricaine conduite par les ministres des finances et du budget Henri Marie Dondra et Félix Moloua du plan et de l’économie.
Ce voyage aurait pour objet de boucler le mémorandum de la 3 eme revue entamée à bangui depuis le 22 septembre 2017 par la mission du FMI avec le ministère des finances. Le mémorandum contiendrait de nouveaux engagements plus contraignants pour le gouvernement. En effet si ces nouvelles obligations dont nous n’avons pas encore connaissance, sont actées le dossier de la centrafrique qui devra passer devant le conseil d’administration du FMI au mois de décembre prochain permettra à l’état de bénéficier d’un concours additionnel de près 80 milliards FCFA destinés au paiement des arriérés sociaux et commerciaux comme l’annonçait la mission du FMI à bangui. Donc rien est encore joué. Vu l’importance de l’enjeu on comprend toute la pression sur les ministres et particulièrement sur celui des finances Henri Marie DONDRA. Comme il faut s’accrocher vaille que vaille ce dernier aurait fait plusieurs exposés notamment sur le rapport d’audit du cabinet international recruté afin d’auditer les arriérés et valider les montants retenus mais également sur les engagements du gouvernement de Sarandji 2 …… Signe encourageant à relever tout de même, une croissance économique positive de 4% en 2017 contre 5% en 2016. Croissance aussi en repli due à la recrudescence de l’insécurité nous dit on !!! Ce qui est sur, le commun de chaque centrafricain voudrait voir cette croissance que le ministre Dondra et le FMI clament haut et fort se traduire dans son assiette. Selon le FMI grace aux réformes le Président TOUADERA serait sur la bonne voie. Si le miracle devrait se réaliser par le paiement des arriérés de ses prédécesseurs Kolingba, patassé, bozizé et Djotodja le patron de Damara va relancer l’économie de son pays et faire démentir les sceptiques sur sa capacité à résoudre les problèmes qui minent la RCA.
D’ici là, la route est encore longue mais le rêve est permis….. attendons de voir !!!!
Mais quid de la sécurité ou l’impatience fait place à la grogne !!!!