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Centrafrique : Emigration-immigration, 749 Centrafricains de la diaspora enregistrés pour le passeport

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Centrafrique : Emigration-immigration, 749 Centrafricains de la diaspora enregistrés pour le passeport

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/3C658DD6-1168-4A17-9F65-F431787303D0.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bienvenu Nguimalé, DGA de l’immigration. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Monsieur Bienvenu Nguimalé, DGA de l’immigration. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

Bangui, le 16 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Mi-septembre dernier, le Directeur général adjoint de l’Emigration-immigration, Bienvenu Nguimalé a fait le déplacement de l’Hexagone pour mettre fin au sulfureux dossier de délivrance des passeports aux Centrafricains de la diaspora. Opération soigneusement accomplie par le DGA à la satisfaction totale des bénéficiaires qui ont marqué un fort engouement au processus passant d’une prévision initiale de 400 à 749 Centrafricains dont 16 passeports diplomatiques.

Les Centrafricains de l’étranger se sont mobilisés des quatre coins du monde pour répondre à l’appel de la Direction générale de l’Emigration-immigration en France pour se faire enregistrés dans le cadre de l’opération de délivrance de leurs passeports. A en croire le DGA Nguimalé, ils sont venus de Luxambourg, de Bruxelles, des Etats unis d’Amérique, du Canada, de l’Afrique du Sud, de la Suisse, ainsi que toute la banlieue de Paris y compris Paris lui-même.

L’engouement a été sans précédent. « Nous avons été surpris par le nombre de demandeurs que nous avons reçus sur-place. Nous étions partis avec une prévision de quatre cent (400) Centrafricains de l’étranger à enregistrer, notre surprise va être de celle-là de voir que nous avons terminé avec le double de notre prévision, notamment à 749 demandes », a indiqué Nguimalé.

En effet, il y a peu, des brouilles ont émaillé les relations entre les Centrafricains vivant à l’étranger et l’administration centrale de Bangui, ceci au sujet de la délivrance peu orthodoxe des passeports pour cette frange de Centrafricains. En juillet 2017, l’ancien Ministre en charge de la Sécurité publique, Jean Serge Bokassa, aujourd’hui ramené à l’Administration du territoire, a pris une décision interdisant la délivrance de ce papier. Une décision qui a fait des mécontents en milieu diaspora. « C’est une pantalonnade ! Il (le Ministre Jean Serge Bokassa) sait parfaitement que toute délivrance de document de ce type, passe d’abord par l’aval de Bangui. C’est là bas qu’il faut mettre de l’ordre et non ailleurs », criait au ras-le-bol, un diplomate sous l’anonymat à nos confrères de Lnc. Evidemment, la décision a fait grincer des dents.

A en croire le Ministre, cette décision est la conséquence directe d’un constat de fraudes massives aux papiers, délivrés sans contrôle à de nombreux étrangers n’ayant même pas la nationalité centrafricaine. Les ambassades centrafricaines sont ainsi indirectement pointées du doigt. Dans la Note de service prise par Bokassa, exception a été faite à « tout détenteur de passeport biométrique dont le délai de validité arrive à expiration, ou ayant été victime de vol ou de perte, et dont le nom figure dans la base de données du centre d’émission. D’étudiant non connu du ficher central, mais en fin de formation à l’étranger, et  justifiant d’un document qui atteste qu’il a été régulièrement envoyé par le gouvernement. De l’évacuation sanitaire de compatriotes résidents à l’étranger et dûment constatée par un certificat médical délivré par un médecin ».

Aujourd’hui, le Président de la République, avec les sages conseils techniques qu’il a reçus des Techniciens de l’Emigration – immigration, il a dépêché un homme de terrain, en la personne de Bienvenu Nguimalé, Directeur général adjoint de l’Emigration – immigration, en Europe pour traiter ce problème.

A dire vrai, le Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange Touadéra ne s’était pas trompé de personne en choisissant l’officier de la police Bienvenu Paterne Nguimalé comme responsable de la direction adjointe de la police en charge de l’Emigration-Immigration, car ce dernier, dès le premier jour de sa nomination n’a cessé de se démarquer.

CENTRAFRIQUE : A QUEL PRIX NÉGOCIER LA PAIX ?

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CENTRAFRIQUE : A QUEL PRIX NÉGOCIER LA PAIX ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/78F14DB2-FB6E-488A-A1CC-E97EC0E95BE0.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 14 octobre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

LE NOUVEAU GOUVERNEMENT SARANDJI  PEUT- IL RAMENER LA PAIX (SIRIRI) ET LA RÉCONCILIATION ?

 

                         Il est bien entendu qu’il faut laisser à l’équipe du gouvernement Sarandji II le temps de prendre ses repères, voire de bénéficier d’une sorte d’état de grâce avant toute évaluation. 

          Mais voilà ! La situation désespérée de la République Centrafricaine n’autorise aucune tergiversation ou transgression des normes sociales de la part du nouveau gouvernement. Elle exige, au contraire, le traitement rapide des urgences. Et Dieu sait qu’il n’en manque pas !

          Il y a environ trois ans, maintenant, que les Centrafricains souffrent. La rupture promise par le président Touadera tarde à surgir. Ce qu’il faudrait aujourd’hui, c’est rompre avec les errements du précédent gouvernement Sarandji et adopter une autre gouvernance, patriotique et courageuse. Pour vaincre le chaos et ramener la paix, le pouvoir doit s’exercer dans sa plénitude et avec autorité.

           Or, la composition du nouveau gouvernement Sarandji en a stupéfié plus d’un. Comment admettre la nomination d’ex-Sélékas au sein même du gouvernement de la République Centrafricaine ? Cest incompréhensible. Il s’agit, incontestablement, d’une faute politique. Ceux qui pensaient qu’avec ce geste, qui ressemble à une trahison, des rebelles arrogants et vindicatifs allaient rejoindre la table des négociations se sont lourdement trompés. Des séditieux siégeant au sein du gouvernement de la République ne peuvent que se livrer à des manœuvres de déstabilisation de l’intérieur. Il faut être naïf pour penser que leur présence pourrait faciliter la paix.

          C’est plutôt le contraire qui se produit : aggravation de la situation, avec sa cohorte de massacres des populations, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, d’occupations des provinces par les séditieux et les mercenaires. Ces bandits de grands chemins continuent de faire main basse sur les mines de matières premières, d’incendier les villages, alimentant ainsi l’exode des habitants vers les pays voisins et d’utiliser les violences sexuelles comme armes de guerre.

          Autant dire que la partition s’installe, avec la fragmentation insupportable du territoire. Bangui est devenue la capitale d’un pays fantôme, où s’est réfugié un gouvernement qui donne l’impression de rester impuissant face aux périls. Quant aux provinces, les rebelles y appliquent leurs lois implacables, défiant ainsi le gouvernement légitime.

 

IL EXISTE POURTANT UNE FENÊTRE QUI LAISSE ENTREVOIR UN ESPOIR 

          En partant de l’axiome que tout conflit a inéluctablement une fin, on peut envisager que le pays des Bantous finira par trouver les chemins de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation.

          Cela suppose, d’abord, une politique courageuse, une gouvernance sans faille et une rupture avec un passé calamiteux, mais aussi et surtout, une association sans cesse renouvelée de la population au processus du DDRR. Car rien ne se fera sans elle.

          Or, depuis le gouvernement Sarandji, le peuple semble être mis de côté, ce qui accroît exponentiellement son sentiment d’abandon. Après le Forum de Bangui, qui suscita tant d’espoir, on claironnait partout que la population avait été bien entendue et que ses doléances allaient être prises en compte. Depuis, mis à part les élections, elle n’a rien obtenu. Ses souhaits ont été oubliés par les dirigeants et ses souffrances se sont aggravées.

        Tous les Centrafricains attendent la réhabilitation des forces centrafricaines, la levée de l’injuste embargo sur les armes et la fin de ce qui ressemble de plus en plus à des manipulations et des pressions insupportables de la part des puissances étrangères.

          Mais, surtout – on n’insistera jamais assez sur ce point- maintenir le peuple à l’écart ou plus grave encore l’ignorer, c’est retarder les échéances de la paix et de la réconciliation. Car c’est le peuple qui a porté Touadera au pouvoir en votant massivement pour lui. C’est lui qui a les clés des échéances politiques – et non des politiciens frustrés qui n’acceptent pas le jugement des urnes. C’est de lui que peut venir l’espoir.

 

 

LES REBELLES  PORTES DU POUVOIR

          Si on ne donne pas au peuple la place qui lui revient, alors, on pourra parler d’un gouvernement au crépuscule de son existence.

          Car la nomination de rebelles bourreaux de Centrafricains au gouvernement, c’est un formidable coup de massue, une capitulation, un naufrage. Des initiateurs de la sanglante rébellion ne sont plus aux portes mais à l’intérieur même du pouvoir ! Les Centrafricains devraient immédiatement descendre dans les rues de Bangui pour vociférer leur colère et leur indignation devant cet état de fait insupportable.

          Quelle sera la prochaine étape ? Touadera ne risque-t-il pas le même sort que celui qui a été infligé au président Bozizé ? Les palabres occultes, les formidables pressions des puissances qui interviennent en Centrafrique ont eu raison de la résistance d’un président et de son gouvernement.

          Les rebelles criminels ont sûrement et d’une manière indécente négocié leur impunité, alors qu’il faut leur signifier que ceux d’entre eux qui sont convaincus de violation des droits de l’homme, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité devront répondre de leurs forfaits criminels devant la Cour Spéciale de Bangui. Sinon, d’autres chefs rebelles risquent de se livrer à des surenchères inadmissibles et de s’arcbouter sur des positions inacceptables.

          Du côté de l’ONU et de la France, principal ordonnateur en Centrafrique, c’est l’omerta. Un silence qui vaut acquiescement. Devant un conflit inextricable et les menaces qui planent sur leurs soldats, ces puissances n’ont visiblement qu’un souhait : s’extirper au plus vite du marigot centrafricain et de ses pièges redoutables.

          Et ce, à n’importe quel prix.

          Comme obliger les Centrafricains à côtoyer chaque jour leurs bourreaux dans les rues de Bangui.

 

JOSEPH AKOUISSONNE

 (13octobre 2017)

 

 

Centrafrique : Trois jours de deuil décrétés par la société civile à la mémoire des victimes

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Centrafrique : Trois jours de deuil décrétés par la société civile à la mémoire des victimes

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2687.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Déplacement de la population fuyant la guerre-civile en Centrafrique

 

 

Bangui, le 14 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le 27 septembre dernier, le Groupe de travail de la société civile (GTSC) lançait un ultimatum de trois semaines à la Minusca et au gouvernement de restaurer la sécurité, sur l’ensemble du territoire national. Ce sera du 24 au 27 octobre 2017. Le GTSC vient d’annoncer la date de la manifestation au cours d’un échange avec les Médias, ce vendredi 13 octobre.

Selon Paul Crescent Beninga, Porte-parole du GTSC, la manifestation aura lieu du 24 au 27 octobre à Bangui. Il précise qu’il ne s’agit pas d’une journée ville-morte, mais d’une manifestation pacifique et symbolique.

« Par rapport à l’opération menée pour libérer la ville Bocaranga occupée assiégée par la rébellion des 3R, nous comprenons qu’elle a les moyens et la capacité de mettre de l’ordre dans ce pays. Malheureusement, elle ne le fait pas. Bocaranga n’est pas la seule ville de la RCA. Nous demandons à la Minusca d’en faire autant pour toutes les villes du pays. Pour cela, du 24 au 27 octobre prochain, nous demandons à tous les Centrafricains d’observer trois jours de deuil national à la mémoire des Centrafricains massacrés et qui continuent d’être massacrés. Au gouvernement, nous demandons le retrait de tous les rebelles nommés au gouvernement », a-t-il déclaré.

Ensuite, M. Beninga précise la forme et le déroulement pratique de la manifestation : « nous ne demandons pas aux Centrafricains de faire du désordre. Ils doivent vaquer à leurs activités comme d’habitude, mais dans de tenues de couleur noire ou des banderoles à la tête, au coud ou au poignet en signe de deuil. Le soir, ils ne doivent pas sortir dans la rue. Mais, à leur domicile, procéder au concert de casserole », a-t-il ajouté.

Par rapport à cette annonce, la Présidence de la République promet de réagir dans les prochains jours

Centrafrique : « les mariages précoces compromettent le leadership féminin » dénonce Plan International

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Centrafrique : « les mariages précoces compromettent le leadership féminin » dénonce Plan International

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/BFCCF0CD-D428-4A40-A7C0-E5DC78EBDBEE.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les je ne fille bénéficiaires de l’action du plan international.  Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Les je ne fille bénéficiaires de l’action du plan international. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.

 

Bangui 14 octobre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

L’ONG Plan International plaide pour l’implication des filles au centre des décisions. Un plaidoyer lancé mercredi dernier relativement à la journée internationale de la jeune fille célébrée chaque 11 octobre, à l’initiative du Plan international.

« Les filles ont le pouvoir de changer le monde », c’est l’un des messages à travers lesquels l’ONG Plan International bat tambour battant la campagne au tour de l’éducation des filles. En prélude à la journée internationale de la jeune fille, l’ONG a mené une série d’activités y relatives en République Centrafricaine. Des jeux concours, des sketchs, des poèmes et match de football ont été organisés à cet effet.

L’occasion pour l’ONG Plan International de passer le message en faveur des filles. Le message est axé sur l’éducation,  la protection et des filles, auxquelles celles-ci ont droits et qu’elles ne sont pas exclues des services et des processus de prise de décision.

A l’école fondamentale 1 de Lakouanga, Plan International a mobilisé les élèves notamment les filles, les parents et les autorités centrafricaines dont la ministre centrafricaine de la promotion de la femme, de la famille et de la protection, Aline Gisèle Pana, afin de donner un sens à cette journée en faveur des jeunes filles.

L’Unicef a estimé à plus de 2 millions d’enfants qui sont affectés par la crise, dans un pays où les services sociaux de base se sont fortement détériorés durant la crise qui a fragilisé la République Centrafricaine. Plus particulièrement, les jeunes filles sont les plus touchées, d’après le Plan International.

Le Directeur de Plan International Centrafrique, Henri-Noel Tatangang, a rappelé dans un communiqué que l’objectif de l’organisation est que les enfants et les jeunes touchés par le conflit en dans le pays aient accès à une éducation de qualité, à des possibilités de réinsertion socioéconomique et soient protégés contre la violence, l’exploitation, les abus et la négligence afin d’assurer leur bien-être grâce à la fourniture de services intégrés au niveau familial et communautaire.

A l’initiative de l’ONG Plan International, le Conseil de Sécurité de l’ONU a voté une résolution en 2011 instaurant la journée internationale de la jeune fille dont on célèbre aujourd’hui la sixième édition.

Plan International a commencé ses opérations en République Centrafricaine, depuis 2014, dans les secteurs de l’éducation et la protection des enfants en situation d’urgence.

Ses opérations en Centrafrique sont gérées à partir du bureau de Bangui et des sous-bureaux de Berberati, Bossangoa, Boda et Kaga-Bandoro et couvrent les préfectures d’Ombela M’poko / Bangui, Mamberi Kadei, Ouham, Lobaye et Nana-Grebizi.

Centrafrique : communiqué de presse du collectif “Touche pas à ma Constitution” relatif aux actions de la Minusca à Bocaranga.

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Centrafrique : communiqué de presse du collectif “Touche pas à ma Constitution” relatif aux actions de la Minusca à Bocaranga.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2738.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le bandeau du collectif Touche pas à ma constitution
 Communiqué de Presse N°005/2017 relatif aux actions des Troupes Onusiennes pour la libération  des deux villes sous contrôle des bandes armées.

 

C’est avec un soulagement que le Collectif «Touche pas à ma Constitution »,ayant appris la libération des villes de Bang et Bocaranga. Le Collectif «Touche pas à ma Constitution »Organisation de la Société Civile, interpelle le Conseil de Sécurité des Nations Unies à travers la Munisca ayant reçu mandat robuste et impératif d’utiliser tous les moyens de restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire et garantir la circulation des biens et des personnes. Le Collectif salue les actions vigoureuses pour la libération des villes de Bocaranga et Bang.

En outre, il n’en demeure pas moins ; que d’autres villes bien avant ses actions précitées, 85% du territoire reste toujours sous contrôle des bandes armées.

Le Collectif s’est toujours interrogé sur les profondes motivations de la mission des Troupes Onusiennes en RCA. De telles questions légitimes sont aussi la préoccupation du peuple centrafricain et celle de la Communauté Internationale.

Aussi, depuis le retour à la légalité Constitutionnelle, le Collectif constate et ne cesse de dénoncer l’impunité, l’insécurité, l’amateurisme, le clientélisme, l’exclusion qui caractérisent le fonctionnement des institutions de la République.

Fort de tout ce qui précède, le Collectif attire l’attention du Président de la République qui nomme par complaisance des sujets étrangers et des représentants des bandes armées au sein des Institutions étatiques comme monnaie d’échange, stratégie d’une vision politique révolue. Le Collectif se reverse le droit de saisir le parlement comme le prévoit la Constitution du 30 mars 2016 aux fins d’engager, la procédure de destitution du Chef de l’État pour motif de haute trahison.

 

 

Fait à Paris, le 11/ 10 / 2017

 

Le Coordonnateur Général

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

 

 

Ampliations

Le Secrétaire Général des Nations Unies,

Le Président en exercice de l’Union Africaine,

Le Président en exercice de la CEAAC,

L’Elysée,

Le  Président des USA,

Le Président de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme,

La presse.

Centrafrique : détournement d’un demi-milliard au BARC, qui seraient-ils derrière ?

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Centrafrique : détournement d’un demi-milliard au BARC, qui seraient-ils derrière ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/09F9D6E6-42B9-4E59-9F42-D3BB76208AEC.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille des policiers de l’OCRB à Bangui
Patrouille des policiers de l’OCRB à Bangui

 

 

 

Bangui, le 12 octobre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Il y’a quelques mois, deux jeunes centrafricains travaillant pour le syndicat des transporteurs routiers ont été arrêtés et détenus durant près d’un mois dans les locaux de l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB) à Bangui pour détournement en bande organisée. Selon l’accusation, les deux suspects auraient détourné près de 500 millions de francs CFA appartenant d’une part au Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) et au trésor public d’autre part. Déférés devant le tribunal correctionnel de Bangui, les deux suspects ont été libérés par le Procureur de la République sans aucune explication valable qui pourrait éclaircir et les plaignants et les accusés, encore moins le peuple Centrafricain. Dans un souci de répondre à ce vide, l’une de nos équipes s’est penchée sur ce dossier. Enquête du CNC.

Peu après le déclenchement de la guerre civile entraînant les attaques à répétition des groupes armés contre les transporteurs dans le pays, les syndicats des transporteurs camerounais ont initié et instauré avec les forces onusiennes de la Minusca un système des convois sécurisés. Mais les mannes issues de ce système ne profitent qu’à un groupuscule des Centrafricains. Payer pour être sécurisé, mais où va l’argent ?

Payer pour être sécurisé ?

Selon le nouveau dispositif mis en place par le syndicat des transporteurs camerounais de concert avec le gouvernement de transition et la MINUSCA, chaque camion qui souhaite être dans un convoi escorté par une patrouille militaire de la Minusca doit verser un montant forfaitaire obligatoire à leur syndicat. Selon le montant fixé, pour un camion qui veut être dans le escortes entre Bangui Garaou Boulai ou Garoua BoulaiBangui, une somme de 50 000 francs CFA est obligatoire, et ce, sans aucune discussion quelconque. Depuis l’instauration de ce système, les choses allaient bien, dans l’apparence pour les usagers et les camionneurs, mais très compliquée pour les syndicats camerounais et le gouvernement centrafricain comme en témoigne la plainte du premier dont CNC a pu avoir une copie.

 

Versement et détournement.

D’après la comptabilité réalisée par les syndicats des transporteurs camerounais, un convoi peut faire jusqu’à 8 millions de franc CFA de recette minimale. Sachant qu’il y’a 2 convois hebdomadaires (mardi et samedi), les recettes hebdomadaires représentent un véritable magot pour les syndicats. Hélas ! Ce magot ne profite qu’aux sieurs NGUISSIMALE Dimanche Wilfried et SEYE ABDOULAYE respectivement président  et trésorier général de l’Union Syndicale des Conducteurs de Centrafrique (USCC). Un compte est ouvert à la banque  BSIC pour heberger une partie du fonds collectés, on ne sait jamais,- BSIC N° Compte : 37140007500– et deux autres au bureau et à domicile.

 

Et les autres syndicats ?

Voyant le train de vie du président et TG de USCC grimpe, les autres syndicats centrafricains des transporteurs Groupement des Transporteurs Centrafricains – GTC, le Patronat et BARC et les syndicats camerounais ont activé en vain leurs réseaux de prendre en charge les recettes. L’argent pèse plus lourd que les hommes, les magistrats ont succombé sous ses poids de l’argent remis par le sieur NGUISSIMALE Dimanche Wilfried. Le GTC, le Patronat et BARC sont renvoyé à l’étude par les magistrats.

Grâce à l’arrivée du sieur Sani Yalo comme Président du Conseil d’Administration du BARC, cette étude a été réalisée avec succès. Vu la ficelle des pouvoirs qu’il tienne de certains barrons du régime.  Sani Yalo exige à ce que cette somme prélevée hebdomadairement chez les transporteurs soit reversée au Trésor public et tout le monde semble d’accord sur le principe. Pour Sani Yalo c’est un écosystème financier, donc un terroir pour son enrichissement personnel et en douceur. Mais, ce terroir perd de valeur semaine après semaine. De l’ordre estimé à 5 millions par semaine, il ne touche que la moitié en descendance semaine par semaine.

Afin d’avoir le cœur net, Sani Yalo fait appel aux Touaderateurs sympathisants qu’il recrute comme ses propres contrôleurs et sont placés tout au long de la route, stylo et cahier à la main, pour compter comme les éleveurs qui comptent leurs troupeaux, chaque camion dans le convoi en partance et en provenance. Très vite, le sieur Sani Yalo comprend que les sommes versées ne correspondent pas au nombre des camions dans chaque convoi. Choqué, il convoque le Président du syndicat USCC et son équipe pour explications.

Même si la délégation syndicale n’a pas d’argument face à la démonstration technique du PCA Sani Yalo, elle n’a pas tardé à trouver des coupables pour présenter au PCA. Selon Sani Yalo, tout calcul fait, les sommes manquantes s’élèvent à environ 365 millions de francs CFA.  Ainsi, deux jeunes centrafricains travaillant pour le syndicat ont été arrêtés par l’OCRB. Il s’agit du Secrétaire général adjoint du syndicat et un informaticien d’appui.

Arrêtés le 6  mai 2017, les deux faux suspects ont dû passer près de 21 jours dans les locaux de l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB) au centre-ville de Bangui. Déférés devant le tribunal, les deux-suspects ont été purement et simplement libérés par le Procureur de la République qui, en ne regardant rien que les visages « sans expression » des deux suspects, empoche son code pénal et devine avec fiabilité que les vrais commanditaires sont ailleurs.

 

Mais qui sont ces vrais commanditaires ?

Selon notre enquête, l’ombre du président du syndicat USCC plane toujours sur cette affaire. D’après les constats faits par CNC rien que dans la composition de son bureau syndical. Une petite équipe composée des membres de sa famille qui gère toutes les transactions financières dudit syndicat. À aucun moment, les deux faux suspects sont impliqués dans la gestion financière de cette organisation. Or, ceux qui gèrent ces fonds ne sont jamais inquiétés.

De même, les fonds versés au PCA Sani Yalo ne sont jamais parvenus à la caisse de l’État. À ce jour, ces fonds s’élèvent à plus de 700 millions de FCFA gardés par le sieur Sani Yalo en sa qualité du Président du Conseil d’Administration du BARC. Il fait des achats comme bon lui semble. Même le DG du BARC récemment nommé se perd encore financièrement et politiquement.

« Le DG, c’est pas un Fatiste. Donc il n’est pas des nôtres »  a fait savoir un compteur des camions recruté par Sani Yalo.

Si dans le langage ferroviaire, un train peut en cacher un autre, dans d’autres langages, un détournement peut en cacher un autre ou un coup d’État peut en cacher un autre.

Selon plusieurs sources, c’est grâce, en partie, à ces fonds que monsieur Sani Yalo finance les activités des Touadérateurs et Fatistes et mène un train de vie de sénateur dans l’unique hôtel 5 étoiles de la place.

Pour les faux suspects libérés rencontrés dans le cadre dudit reportage, la justice doit continuer ses enquêtes pour faire éclater la vérité en public afin qu’ils puissent être dédommagés pour les 18 jours de souffrance endurés dans la prison de l’OCRB.

 

Copyright2017CNC.

Document Barc 1

 

Lettre barc page 2

Centrafrique : Gouvernement et FAO à Bambari pour les premiers pas d’une ‘’ville émergente’’

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Centrafrique : Gouvernement et FAO à Bambari pour les premiers pas d’une ‘’ville émergente’’

 

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FAO Bambari. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 12 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le 6 octobre dernier, le Gouvernement représenté par deux Ministres, Youssoufa Yérima Madjo et Bertrand Touaboy, respectivement de l’Elevage et Santé animale et de l’Entreprenariat, ainsi que le Représentant résident de la FAO, Jean Alexandre Scaglia ont lancé les premiers pas de POSIB.

Le Plan de stabilisation opérationnel de stabilisation immédiate de Bambari (POSIB) a été une initiative du gouvernement avec l’appui des partenaires. Comme l’indique son nom, ce plan dont la vision est insufflée par le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera, lancé le 12 mars 2017,  vise, dans le cadre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA), de faire de Bambari une « ville émergente ». C’est une expérience pilote pour être dupliquée dans les autres villes de provinces en cette période cruciale de reconstruction post-crise en RCA.

L’ambition du Gouvernement et des partenaires à travers le POSIB est importante et vise à relever d’énormes défis dans cette ville totalement détruite pendant la crise. C’est pour cela qu’à en croire le Ministre Bertrand Touaboy, « ce plan opérationnel met en œuvre de manière intégrée les priorités du RCPCA qui sont particulièrement pertinentes dans le contexte spécifique de Bambari et de la Ouaka afin (i) de stabiliser la situation suite au départ de l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique – aile Séléka dirigée par Ali Darass à Bambari) et au déploiement des Forces de sécurité intérieure en mars 2017; (ii) d’apporter des dividendes concrets de relèvement à la population ; et, (iii) de servir de modèle à répliquer dans d’autres régions ».

Faut il le rappeler que le POSIB comprend deux parties principales, à savoir (i) les projets prioritaires de relèvement immédiat à mettre en œuvre en 2017 ; (ii) les projets identifiés par les Départements ministériels qui sont des projets plus structurants à mettre en œuvre en 2018-2019.

Entre temps, une première mission gouvernementale musclée conduite par la Ministre de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara s’est déployée à Bambari du 25 au 27 septembre 2017 dans le cadre du POSIB. Il s’agit pour cette mission d’« évaluer l’état d’avancement de la mise en œuvre du Plan Opérationnel de Stabilisation Immédiate de Bambari ; identifier les dispositions idoines que les Départements ministériels sont amenés à prendre aux fins d’accélérer et de faciliter la mise en œuvre des projets prioritaires identifiés pour 2017 ; identifier les projets prioritaires dont les dossiers techniques doivent être finalisés pour permettre la mobilisation des ressources additionnelles et leur mise en œuvre en 2018 -2019 », comme l’a souligné la chef de mission, Mme Marie Noëlle Koyara.

Les premiers pas de POSIB avec l’insertion professionnelle des ex-combattants

C’est à travers le projet ‘’Assistance d’urgence pour la relance d’activités agricoles en faveur des jeunes ex-combattants démobilisés’’, que démarrent les premiers pas de POSIB. Ce projet a été lancé le 06 octobre 2017 à Bambari avec l’appui de la FAO.

Au lancement du projet, des kits agricoles et pastoraux ont été remis symboliquement aux jeunes et aux femmes de différentes communautés qui se sont exprimés en faveur de l’entrepreneuriat agricole et d’autres activités génératrices de revenus dans la préfecture de la Ouaka. Ainsi, trois sites d’activités agropastorales ont été visités, notamment le site d’élevage de porcs de Pladama-Ouaka, le site de Camp et le site des Activités génératrices de revenus qui regroupe des femmes musulmanes et chrétiennes.

Selon Jean Alexandre Scaglia, Représentant résident de la FAO, à travers ce projet, il est question d’« améliorer dans l’immédiat les conditions d’existence des jeunes ex-combattants démobilisés vulnérables par la distribution de kits d’intrants agricoles, qui puissent leur permettre de lancer des activités de production, de transformation de produits agricoles et améliorer leur sécurité alimentaire et leurs moyens d’existence ». Scaglia a souligné par ailleurs que « ce projet représente la contribution immédiate de la FAO au Plan de démobilisation et à l’opérationnalisation de la Feuille de route de la relance agricole 2016-2018. L’action de la FAO grâce à ce projet sera directement et fortement impliquée dans l’Axe 2 : ‘’Agriculture, facteur de réconciliation nationale’’, tout en soutenant la réalisation de l’Axe 3 consacré à l’ ‘’Insertion professionnelle et entrepreneuriat des jeunes pour la modernisation de l’agriculture’’ ».

Lancement du POSIB et les attentes de la population de Bambari

La satisfaction se lisait sur le visage de tous les bénéficiaires. Richard Nguerengou est Président du Groupement agropastoral ‘’Toumba yéré’’ qui tient l’élevage de porcs, moutons et cabris, depuis deux ans dans le quartier Kidjigra. « Depuis que nous avons initié notre groupement, nous n’avons bénéficié de l’aide de personne. Ce qui a fait qu’il était difficile pour nous de développer notre activité. Le nombre de nos animaux est insignifiant jusque-là. C’est pourquoi, nous nous réjouissons de voir que le gouvernement et la FAO venir pour renforcer nos activités et nous aider à augmenter notre production », s’est-il réjoui.

Oumar Ndjaye lui-aussi éleveur de bovins de quartier Wangaye et ex-combattant a des attentes claires : « Nous avons un sérieux problème de produits vétérinaires, afin de vacciner ou de traiter nos bêtes. Il n’y a pas une seule pharmacie vétérinaire à Bambari là où nous pouvons acheter ces produits », a-t-il indiqué. Et à Moutapha Faki d’ajouter que « nous, les éleveurs, on a des problèmes de sécurité pour nous et pour nos animaux s’il faut aller au-delà de 5 kilomètres pour paitre les bêtes ».

Quant Philippe Médé cultivateur, les attentes portent sur l’amélioration des conditions de culture. « Nous souhaitons qu’à travers ce projet, le gouvernement nous aide en nous fournissant des bonnes semences, des intrants, mais surtout de nous aider à aller vers la culture attelée », a-t-il indiqué.

Au quartier Adji, Mme Aurélie Ndoyé préside l’Association des femmes musulmanes et chrétiennes spécialisée dans les petits commerces. Pour elle, « La ville de Bambari a été durement touchée par la crise, et surtout nous les femmes qui ont tout perdu. Dans notre Association, nous aidons les femmes de toutes les communautés à se mettre ensemble et à développer les activités génératrices de revenus pour leur permettre de se faire une petite économie familiale. »

Notons que le Maire de la ville de Bambari, Abel Matchipata et l’honorable Kabirou Député de Bambari 1 ont souligné que la ville regorge d’énormes potentialités agropastorales et que la relance des activités dans la localité ne pourra être possible que par le développement du secteur agropastoral.

 

Centrafrique : l’AGM prépare un séminaire pour l’optimisation fiscale et sociale.

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Centrafrique : l’AGM prépare un séminaire pour l’optimisation fiscale et sociale.

 

 

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Bangui 12 octobre 2017 CNC.

Par Eric NGABA

 

L’Audit Gestion Management (AGM Conseil) s’active pour le forum de l’optimisation fiscale et sociale en République Centrafricaine. Du  16 au 17 Octobre 2017 à l’hôtel Ledger Plazza de Bangui, le séminaire qui va regrouper le secteur public et privé vise à renforcer les capacités en gestion des contribuables dans le sens de l’optimisation fiscale et sociales.

« Payer l’impôt ? Oui, pas plus, pas moins », c’est le principe que veut établir l’AGM qui est un cabinet d’études d’experts pluridisciplinaires au service des organisations en République Centrafricaine.

Dans l’optique de la reprise des activités économiques fragilisées par la crise en République Centrafricaine, l’AGM et ses partenaires ont jugé de renforcer les capacités en gestion des entreprises publiques et privées ainsi que des Organisations Non Gouvernementales (ONGs) pour leur permettre d’avoir une meilleure vision sur le paiement des  impôts et taxes selon la règlementation en vigueur.

Ce renforcement des capacités passe par la mise à leur disposition des techniques et outils de l’optimisation fiscale.

De ce point de vue, les Opérateurs Economiques et les ONGs vont librement et sans contrainte, s’acquitter de leurs obligations fiscales et sociales sans pour autant que les administrations concernées ne leur infligent des amendes fiscales et sociales ainsi que des redressements qui portent souvent sur des montants très élevés.

Pour atteindre les résultats, le séminaire se déroulera sous forme d’ateliers autour de cinq thèmes. Il s’agit du cadre juridique, comptable, fiscal, économique et social ; les obligations comptables; les obligations fiscales – volet de la Douane ; les obligations fiscales – volet Impôts ; et les obligations sociales.

Chaque thème comportera une partie théorique consacrée au développement des différents thèmes par présentation au Power Point ; et une documentation constituée de supports de cours en version papier et électronique.

 

Ce séminaire cible les responsables d’entreprises et ONGs, les Directeurs financiers et administratifs, les Directeurs au sein des banques, chefs comptables,  les contrôleurs de gestion et  les auditeurs internes et les particuliers.

 

D’après Laurent Nombissou, Directeur Gérant de l’AGM Conseil, « Il serait hautement souhaitable que chaque entreprise, ONGs fasse participer au minimum deux (02) représentants pour de meilleurs partages au sein de leur entreprise, vecteur d’une appropriation certaine de la formation ».

 

CENTRAFRIQUE : LA RCA PARTICIPERA-T-ELLE AU 19e FESTIVAL MONDIAL DE LA JEUNESSE ET DES ETUDIANTS ?

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CENTRAFRIQUE : LA RCA PARTICIPERA-T-ELLE AU 19e Festival MONDIAL DE LA JEUNESSE ET DES ETUDIANTS ?

 

 

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Bangui, le 12 octobre 2017.

Par : contributeur du CNC.

 

Depuis quelques semaines, l’on se demande si la République Centrafricaine, à travers sa jeunesse, participera au moins pour la 1ère fois au 19ème Festival Mondial des Jeunes et des Etudiants (WFYS2017) à Sotchi en République Fédérale de la Russie ?

Cette interrogation parait toujours sans suite et l’incertitude gagne le terrain à quelques jours de la cérémonie d’ouverture du Festival, cependant que le chrono se décompte lentement mais surement.

Le festival Mondiale de la Jeunesse :
Du 14 au 22 Octobre 2017, la ville de Sotchi (RUSSIE) hébergera le XIX Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants #WFYS2017, évènement qui se tient chaque quatre (04) ans.
La décision avait été prise le 7 février 2016 par la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique (FMJD) et les organisations d’étudiants internationaux à la réunion consultative internationale sur la question de l’organisation du XIX ème Festival.

Il faut noter que le Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants a déjà eu lieu en Russie, en 1957 puis en 1985. Les jeunes reconnus comme très actifs dans leur pays, au sein de la Diaspora et dans le du monde entier viendront partager à Sotchi leur point de vue en tant que leaders dans leurs domaines.

Les objectifs du Festival :
Le festival est appelé à réunir les jeunes les plus progressistes et activistes de la planète pour
l’élaboration conjointe de l’image du futur jusqu’en 2030 dans les domaines clés du développement.
Enjeux de notre présence :
Chaque jour des précédents festivals était consacré à l’une des macro régions de la planète (Amérique, Moyen–Orient, Asie – Océanie, Europe, et la Fédération de la Russie).

Pour cela, les jeunes africains en général et centrafricains en particulier, constatant la non prise en compte de l’Afrique dans les différentes thématiques débattues aux festivals antérieurs ont décidé de représenter valablement leur continent et leur pays respectifs à cette édition 2017.

Quel sera donc leur contribution lors de ce festival ? Pour y répondre, il faudrait s’y rendre.
Et parmi les sujets du programme de discussion figurent:

Les projets d’avenir :

l’architecture et le design;
la politique mondiale et la sécurité internationale;
les Technologies de l’Information et la Communication
l’économie et l’entrepreneuriat;

Les défis du futur:
le leadership;
l’écologie et la santé;
l’avenir de la science et de l’éducation mondiale;

les industries 2035:

la plate– forme de développement civil;
la culture du monde 2030 et beaucoup d’autres.


Le résultat des travaux du Festival :

Le résultat du travail au festival sera une certaine image de l’avenir, crée par des jeunes de tous les continents habités de la planète, parce que c’est de leurs décisions que le destin des pays, des régions, des continents et du monde entier sera dépendante.

Les participants au Festival :

Les participants du festival seront des étudiants et des jeunes professionnels de différents profils provenant de plus de 150 pays. L’âge des participants est de 18 à 35 ans. Le nombre total estimé de participants au festival est de 20 000, dont 10 000 jeunes russes et de 10 000 jeunes étrangers qui ont déjà passé avec succès toutes les étapes du recrutement. Chaque pays dispose d’un quota spécifique relatif au nombre de postulant.

L’agenda du WFYS 2017 comprend des discussions et des formats éducatifs sur les problèmes mondiaux et continentaux les plus pertinents, élaborés en tenant compte des 17 Objectifs de développement durable formulés par l’Organisation des Nations Unies.

Notons que la République Centrafricaine n’a jamais pris part à ce festival. Nous estimons que la participation de nos jeunes à ce festival est une opportunité pour notre pays et la Russie en terme de coopération au-delà des bourses d’études offertes à certains jeunes Centrafricains.

La délégation Centrafricaine :

La délégation Centrafricaine devrait normalement être constituée d’un (01) membre du Conseil National de la Jeunesse et de trois (03) autres Jeunes de la Diaspora, dont (02) en Afrique de l’Ouest au BENIN et (01) en Turquie, qui ont répondu aux critères de sélection et officiellement invité par le Comité d’Organisation du Festival.

<<Nous sollicitons vivement l’intervention et l’appui du Chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ainsi que le soutien de certains partenaires financiers de la RCA pour rendre effective cette participation>> a martelé Thomas NGBONGA un de ses jeunes participants qui auraient déjà leurs VISA pour se rendre en RUSSIE mais manque cruellement de moyens pour se procurer les billets d’avion.

Espérons que le drapeau de la Centrafrique sera hissé très haut à SOCHI cette année car si nous voulons le changement et l’émergence en Centrafrique, évoluons avec les autres à travers la JEUNESSE.

Denis NGUETO

 

Centrafrique : mort suspecte d’un gendarme de 1re classe sur la route de Boali.

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Centrafrique : mort suspecte d’un gendarme de 1re classe sur la route de Boali.

 

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Image d’illustration des gendarmes

 

 

Bangui, le 11 octobre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

À défaut d’avoir une police scientifique qui pourrait élucider certains mobiles du meurtre dans le pays, certains compatriotes mal intentionnés continuent d’agir en toute impunité en ôtant la vie de certains  de leur concitoyen. Le mardi dernier 10 octobre, le corps d’un gendarme de 1re classe affecté à Boali a été retrouvé sans vie gisant au sol. Ce qui soulève d’ailleurs beaucoup d’émotion parmi ses collègues de la Gendarmerie nationale (GN). Pourquoi un tel acte ignoble contre les agents de l’ordre ?

 

Selon la source sécuritaire, le gendarme Hervé Galisseme, de la 25e promotion de la Gendarmerie nationale (GN), affecté à la brigade de Boali aurait décidé après l’accord de son commandant de rejoindre la capitale dans le but de toucher sa solde à la Banque et préparer aussi les effets scolaires de ses 8 enfants. L’objectif était pour lui est de finir toutes ses courses dans les 24h afin de lui permettre de regagner son poste le lendemain.

Ainsi, il a quitté Boali le lundi 9 octobre à bord d’un véhicule de transport en commun pour un voyage de 95km vers Bangui.

Selon la même source sécuritaire, le gendarme Hervé Ngalisseme aurait changé son véhicule tombé en panne à Pk26 pour prendre un taxi-moto. Malheureusement pour lui, c’est seulement  son corps inanimé qui est retrouvé hier matin dans état choquant. D’après ce qu’on a vu sur place, le gendarme a été suffisamment torturé avant de laisser sa vie. Sa tête est totalement fracassée avec des traces des coups, ce qui soulève beaucoup des questions sur le mobile de ce meurtre.

 

A-t-il été victime d’un braquage qui a mal tourné ? D’un règlement de compte ? Ou simplement d’une barbarie des gangs ?

Aux dernières nouvelles, le conducteur de ce taxi-moto est introuvable ainsi que sa moto. Ce qui pourrait orienter les enquêteurs sur la piste du braquage, mais pas seulement.

Du côté des autorités, c’est toujours le silence. Seul le DG de la gendarmerie qui a fait du déplacement pour se rendre à la morgue hier matin pour saluer le corps.

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Situation sécuritaire et politique à bâtons rompus avec Elvis Dengossin de la diaspora

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Centrafrique : Situation sécuritaire et politique à bâtons rompus avec Elvis Dengossin de la diaspora

 

 

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Monsieur Elvis Dengossin.

 

Bangui, le 11 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La République centrafricaine est véritablement rentrée dans la phase post-crise quand bien même certaines localités souffrent encore des soubresauts sécuritaires. A bâton rompus avec CNC, Elvis Dengossin, ancien cadre politique de la diaspora revient à la charge sur tous les plans, surtout politique et sécuritaire.

Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : Elvis Dengossin, Bonjour ! L’actualité qu’on voudrait aborder avec vous en République centrafricaine est marquée par la persistance de scènes ignobles de violences et de manière générale sur le territoire. Le Sud-est avec les violences de Bangassou, Obo et maintenant Zémio, et le Nord-ouest avec la terrorisassions des populations par les 3R du chef rebelle camerounais Abass Sidiki.  Quelle lecture en faites-vous en tant que Centrafricain de la diaspora ?

Elvis Dengossin (ED) : Bonjour ! Je donne mon point de vue a tant que citoyen et cadre politique même si je suis de la diaspora. La situation qui prévaut en ce moment  sur une grande partie de notre pays est inadmissible, je suis de ceux qui pointent du doigt des imposteurs internationaux dite communauté internationale forte de 12000 soldats voire plus avec les équipements de guerres, sans parvenir, ne serait ce que mettre fin au massacre de la population commis par les bandes armées dont la plupart sont étrangère.

Comment expliquent-ils aux Centrafricains leurs attitudes passive et complice face à ce génocide qui se profile à l’horizon. La Minusca joue un jeu dangereux qui met  à mal, l’existence de la RCA a tant que Etat-nation qui se contente de dénonciation en dénonciation et des rapports qui n’inquiètes guère les bandes armées, la résolution 2149 ne leur donnait pas mandat pour dénoncer et faire de rapport. Elle mène une politique de deux poids, deux mesures et pour preuve la Minusca avait tué Zoundeiko certes qui est criminel mais un Centrafricain, par contre elle protège Ali Darass, Sidiki… qui sont des étrangers responsables de crimes de guerre et crime contre l’humanité.

Les responsables civils, militaires et soldats de la Minusca brillent par le tourisme sexuel et commerce de tout genre au su et au vu de nos gouvernants. A cet effet, il ne fait aucun doute que l’agenda des puissances nuisibles de l’Onu à travers la Minusca n’est pas celui du peuple Centrafricain d’ où la complicité avérée de certains contingents aux bandes armées, cette crise imposée a pour objet la conquête géostratégique des grandes puissances capitalistes et certains pays de la sous régions pour des intérêts inavoués.

CNC : L’actualité, c’est aussi le Gouvernement Sarandji II qui a fait couler tant d’ancre et de salive, de part son pléthore de portefeuilles, de l’entrée des groupes armés, ainsi que de la représentativité… Quelle perception avez-vous de cette nouvelle équipe gouvernementale ?

ED : Vous savez , cela relève du pouvoir discrétionnaire du chef de l ‘ Etat, lui qui sera seul responsable de son bilan quinquennal car il rendra compte au peuple qui s’ était résolument décidé de barrer la route aux apôtres de l’injustice , de l’impunité , de détournement de deniers publics , du népotisme, le clanisme , le régionalisme et l’ oligarchie en lui plaçant sa confiance et si cette confiance venait à être trahie, les conséquences seront à la hauteur du déception , car il a des outils a sa disposition pour éviter les erreurs du passé qui sont bien évidemment les erreurs et réussites de ses illustres prédécesseurs.

Par ailleurs, j ‘ utiliserai pas le mot ” Bras Cassés ” mais je n’ en pense pas moins . En revanche , je déplore l’ absence des femmes et des jeunes au seins de  ce gouvernement Sarandji Bis , et je pense que la présence de représentants de bandes armées n’ est pas une stratégie payante et qui ne servira à rien un coup d’ épée dans l’ eau ; nous avons connus ça dans un passé récent , c’est juste un geste de bonne foi du gouvernement que je vois plus l’effet de communication sans contenu politique, la preuve est que ces groupes continuent de massacrer nos concitoyens tous les jours en présence des touristes bleus . En effet, la présence de représentants des bandes armées dans le gouvernement est un appel d’air et créait ce que j’appelle le phénomène d’inspiration.

CNC : Comme pour parer de manière durable à la crise sécuritaire, le Gouvernement a mis en place un programme Désarmement- démobilisation-réinsertion et rapatriement des ex-combattants (DDRR). Un Programme pilote est même déjà enclenché et se poursuive dans les villes de provinces. Pensez-vous que le processus engagé pourra réellement sortir le pays de l’ornière ?

ED : Vous savez ce programme est voué à l’échec. C’est un mort né. Si on se tient à la déclaration d’un responsable de bandes armées et l’expérience, nous interpelle que ce n’était pas efficace et ce n’est pas propre à la RCA la Côte d’Ivoire… aussi ont échoué. Le DDRR est une prime à l’impunité aux groupes armés,  ces criminels rendront ce qu’ils ne jugent pas utile ou important et garderont ce qui est important dans l’optique d’un autre scénario.

Pourquoi le DDRR et non DRDR= Désarmement- Rapatriement -Démobilisation et Réinsertion ? La sortie réelle et définitive de cette crise imposée, est de rendre les FACA (Force armées centrafricaines) opérationnelles. Moi président, je consacrerais toute mon énergie pour la levée de cet embargo injuste et criminel contre le peuple Centrafricain  qui profite aux bandes armées et les puissances capitalistes à l’ origine de cette crise. Il est inconcevable de voir des pays tels que : La Libye, Afghanistan, Somalie, Syrie… ne soient pas sous embargo ; le gouvernement et l’Onu (Minusca) jouent au ping-pong puis laissent le champ à tout un chacun l’interprétation de la résolution 2149.

Et le peuple ne sait plus a quel saint se vouer le choix légitime qui nous reste en l’absence de notre armée est de s’auto-défendre et je pense qu’on a touché le point de non retour face a la gravité des menaces, une mobilisation générale des Centrafricains s’impose car la patrie est en danger soit il faudra violer cette injuste embargo capitalistes. Les touristes bleus n’ont pas une raison réelle de restés chez nous , il est aussi important de relever cette grossièreté du RSS avec le programme de l’ EUTM qui consiste a former un bataillon tous les 18 mois est inadmissible car nous avons une des meilleure formation militaire du continent , nos FACA sont des professionnels qui ont juste besoin d’un mois ou deux de recyclage vu l’ urgence et le risque qu’ encoure la patrie mais ce programme contribue à la déconfiture de notre pays , l’ armée est une des marque de souveraineté , ils nous privent de notre armée , ne protègent pas la population , ni nos frontières terrestres et aériens . Les bandes armées écument le pays continuent à s’approvisionner en armes et occupent les mines d’Or et Diamant.

CNC : Sur la même lancée de panacées de sortie de crise, l’Union africaine s’est lancée dans une médiation internationale au profit de la RCA. D’aucuns y voient une voie pour les groupes armés d’obtenir l’amnistie. Qu’en pensez-vous ?

ED : Panafricain que je suis, je me réjouis de cette initiative africaine, mais cette résolution africano-centrafricaine ne se fera pas au détriment de la justice. A cet effet, il est envisageable pour la paix que l’amnistie reste un joker, et ça se fera au cas par cas. Les auteurs de crimes de guerre et crimes contre l’humanité ne sont pas concernés. Ce blocus (embargo) de la part de l’Onu ou ceux qui se servent de l’Onu est un cancer aux efforts déployés par le président Touadera, ils sont là pour nous accompagner et non nous imposer de choses et la résolution de l’instabilité de la RCA avec le syndrome décennal de crise n’est pas uniquement du ressort des politiques et leurs maîtres étrangers, il est impérieux que les Centrafricains soient associés aux efforts de reconstitution .

CNC : Pour terminer, il y a comme une sorte de guéguerre entre la majorité et un front de l’opposition qui tente de se mettre en place autour de son chef de fil autoproclamé, Anicet Georges Dologuélé. A cette crise politique vient s’ajouter la crise institutionnelle entre la Présidence de la République et le Parlement, notamment la relation tendue entre Touadera et Meckassoua adoubée d’accusation de putsch. Pensez-vous qu’une telle ambiance politique est de nature à conduire le pays vers la restauration d’un Etat de droit et donc de sortie définitive de crise ?

ED : Rire… Dans un Etat de droit, il est normal que l’opposition politique joue son rôle, avec sa contribution objective par des critiques constructives et propositions concrètes. Ces opposants égoïstes, assoiffés du pouvoir sont préoccupés par leurs propres intérêts frustrés d’avoir perdu les élections, ils se livrent à des postures éhontées tandis que le peuple meurt tous les jours ce sont des imposteurs, qui se cachent derrière l’éphémère légitimité que leurs confère la loi de la République et tous sans exceptions prient pour l’échec de Touadera, dans l’optique de 2021 mais le peuple n’est pas dupe. Quant à ce soi-disant crise institutionnelle, je n’ai pas d’élément factuels mais si il s’avère vrai je dirai c’est du gâchis.

Au lendemain des élections générales, j’étais heureux de voir deux hommes d’Etat au parcours bien huilés de gestion de la chose publique à la tête de notre pays me donnait raison de croire au retour rapide de sécurité, la fin des hostilités entre les bandes armées, le relèvement économique réel et la reconstruction, hélas !  Par ailleurs, si ces deux têtes bien remplies mutualisent leurs intelligences politiques… au service du peuple, ça se saurait et l’histoire retiendra. Ils ont intérêt à mettre leurs égos surdimensionnés dans leurs chambres respectives et regardent le peuple car ce qui nous unis est supérieur de ce qui divise.

Le peuple leur pardonnera pas s’ils échouent, et je m’inscrirais en faux avec l’histoire de putsch mais la justice est saisie je m’abstiens de tout commentaire. Il faut un sursaut des dirigeants exécutif, et législatif si possible ceux de l’opposition constructible s’il en existe de quittés cet immobilisme, laxisme, petit calcul de considération, qu’ils tapent du poing sur la table et signifient aux puissants nuisibles de l’Onu… qu’ils sont de dirigeants d’un état souverain. Sinon, ils iront tous à la poubelle de l’histoire. Pour finir je demande au Président Touadera de parlé à son peuple qu’ ‘ il n’attende pas la dernière minute, je paraphrase le père fondateur de notre nation B. Boganda face à Charles De Gaule : Parlé Monsieur le Président, Parlé sans équivoque. J’ose croire l’entendre avec un discours officiel en Sango dans les jours prochains. Merci à vous de m’avoir donné la parole, car mon silence me rend complice et je ne veux être la honte de ma génération !

CNC : Elvis Dengossin, merci

Propos recueillis par Fred KROCK

 

CENTRAFRIQUE : LES SCORIES DE LA COLONISATION

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CENTRAFRIQUE : LES SCORIES DE LA COLONISATION

 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2359.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Opération sangharis

 

Bangui, le 11 octobre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

UN DÉCOUPAGE TERRITORIAL ABERRANT, UNE MONNAIE DE DOMINATION

         

L’instabilité règne dans toute l’Afrique Centrale. Les pièges du désordre laissé par les colons pour contrôler les territoires, même souverains, n’ont pas fini de fonctionner.  Ils poursuivent leur funeste œuvre de destruction. Et on ne voit pas comment on pourrait les empêcher de continuer à faire plonger le sous-continent dans le chaos. CENTRAFRIQUE, TCHAD, CAMEROUN, pour ne citer que ces pays-là, sont déstabilisés par des rébellions sanglantes et récurrentes sur leur territoire. C’est là le résultat d’un découpage géographique et sociologique qui devait permettre de continuer à diriger ces pays après les Indépendances et à faire main basse sur leurs richesses.

          Contrôle politique et économique : l’emblématique franc CFA est la figure de proue du contrôle de la France sur l’économie de ses ex-colonies. Est-ce qu’il n’est pas suffocant de constater que les réserves en or des pays africains francophones sont stockées dans les sous-sols de la banque de France à Paris ? Qu’un pays comme la République Centrafricaine ne peut engager des transactions stratégiques ni battre monnaie sans demander l’autorisation de la France ? La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) est surveillée depuis Paris par les autorités financières françaises. Les billets de francs CFA et les pièces de monnaie qui circulent en Centrafrique et dans les ex-colonies françaises sont toujours fabriqués en France.

          Dans ces conditions, comment les autorités centrafricaines pourraient-elles avoir prise sur la conduite de leur économie et le devenir de leur pays ? Elles ne peuvent prendre aucune décision sans en référer au grand Manitou blanc ! Les voilà devenues gardiennes du temple des intérêts français en Centrafrique.

 

 

DES INDÉPENDANCES CANADA-DRY

          Le rappel qui précède suffit à prouver, pour ceux qui en douteraient encore, que les indépendances de certains pays africains sont des fictions. Écrites par les puissances coloniales pour leur seul profit.

          La République Centrafricaine en est un exemple emblématique. Jamais pays indépendant et souverain n’a eu des rapports aussi compliqués avec l’ancienne puissance coloniale. Rapports de domination et de soumission à la fois. Depuis la disparition tragique – et toujours non élucidée – de Barthélémy Boganda, le père de la Nation des Bantous, tous les Présidents de la République Centrafricaine, à l’exception d’un seul, se sont emparés du pouvoir sans passer par les urnes. Et ce, avec l’aide de la France et par la force. Perpétuant une domination néocoloniale, la France est la véritable patronne, celle qui assure les fins de mois des fonctionnaires et qui change de personnel politique quand bon lui semble. Quant aux aides internationales, celles qui sont destinées au développement et au bon fonctionnement des administrations, elles sont systématiquement détournées par des ministres et des hauts fonctionnaires prédateurs. La population, elle, croupit dans une pauvreté abyssale, subissant comme un martyre et de plein fouet les impunités et les injustices qui la laissent exsangue. Excepté pendant la période Bokassa, la République Centrafricaine a dansé sur une corde tendue au-dessus d’un volcan en éruption. Il faut tout faire pour qu’elle ne tombe pas dans la profondeur infernale de l’abîme.

 

UN APPÂT DE CHOIX POUR DES AVENTURIERS EN QUÊTE DE BUSINESS

 

          Pendant la colonisation, la France ne s’est pas préoccupée de l’industrialisation du pays. C’était son dernier souci. En Centrafrique, il n’existe d’ailleurs aucune manufacture digne de ce nom. Toutes les matières premières étaient exportées vers l’Hexagone pour faire tourner les industries françaises au détriment des Oubanguiens. Les colons, à qui on avait cédé l’Oubangui-Chari à la découpe, n’étaient préoccupés que par l’exploitation des mines – diamant, or – et la culture de matières premières agricoles – coton, sisal, café – au détriment de l’agriculture vivrière.

          C’était le temps de la chicotte. Les paysans qui n’atteignaient pas le quota fixé étaient punis à coups de fouet par les intendants brutaux et cruels des sociétés concessionnaires. C’était le temps du travail forcé. Ces intendants, des petits blancs, rebuts de la société française, adeptes de la suprématie blanche, se comportaient en despotes cruels. Aventuriers sans foi ni loi, ils régnaient en maîtres absolus sur les paysans, forcés de travailler au profit des sociétés concessionnaires.

          L’uranium, celui de Bakouma, a servi à mettre au point la première bombe H française. Les bois précieux de la forêt centrafricaine ont été utilisés pour construire les voilures des avions de combat français. Les Oubanguiens ont été forcés de participer massivement à la construction du chemin de fer Congo-Océan, destiné essentiellement à acheminer les matières premières vers l’Europe. Beaucoup d’entre eux y perdirent la vie. Ne parle-t-on pas de deux morts par traverse ?

          L’Oubangui-Chari existait bel et bien, mais d’abord comme source de matières premières pour la France. Ses habitants étaient dépossédés de leurs biens. Les écoles étaient rares. A l’époque, les Oubanguiens lettrés étaient affublés du sobriquet de Monzou Vouko (Blanc Noir), comme disait Franz Fanon : «  Peau noire, masque blanc ». Ils se comptaient sur les doigts d’une main.

          Dès lors, les pièges étaient en place pour qu’une indépendance fiction soit accordée à une population infantilisée et démotivée.

 

UN CHAOS COROLLAIRE DU PASSE COLONIAL

          Le doute existe. Étant donné les pièges laissés par la colonisation, la République Centrafricaine est-elle prête à retrouver la sérénité ? Paix (SIRIRI) et réconciliation nationale ne surgiront qui si le gouvernement et les politiciens changent radicalement de comportement. Il faut qu’ils retrouvent leur patriotisme et s’arrachent des griffes des prédateurs étrangers. Qu’ils deviennent les protecteurs de leur pays et de leur peuple. Où sont passés les députés de ce pays ? Pendant que leur patrie brûle, on ne les entend pas. Ils sont portés disparus. Pas de commentaires. Pas de questions au gouvernement sur l’insécurité chronique qui sévit en Centrafrique.

          Pas davantage de missions dans les provinces, occupées par les séditieux, pour rassurer et secourir les populations. Les massacres se succèdent à un rythme effréné sans émouvoir les représentants du peuple. On se demande à quoi sert cette Assemblée Nationale de pantouflards, qui ne sont là que pour se rapprocher des deniers de l’Etat.

          Quant au gouvernement Sarandji II, avec le boulet des ministres issus de l’ex-Séléka dont la présence est insupportable, il affronte une situation qui ne cesse de s’aggraver. Le piège grossier, tendu par les rebelles depuis Rome et Libreville, fonctionne à merveille. Les Centrafricains ne croient plus au pseudo-dialogue de paix. Il est regrettable d’envisager cette configuration, mais on peut légitimement penser que, désormais, seule la force fera plier les rebelles. On voit mal les chefs de bandes déposer les armes sans avoir obtenu une amnistie générale.

 

LA Minusca PASSE ENFIN A LACTION

          Une action vigoureuse vient d’être menée par l’organisation onusienne pour libérer la ville de Bocaranga. Voilà l’exemple à suivre pour déloger les rebelles des provinces, des mines d’or et de diamants qu’ils ont envahies avec l’aide des mercenaires. Si la MINUSCA avait agi de la sorte dès le début du conflit, nous n’en serions pas là.

          La force qui a libéré Bocaranga était composée de soldats d’élite, portugais et rwandais, appuyés par des hélicoptères sénégalais. Pour une fois, semble-t-il, que la MINUSCA engage le combat pour remplir sa mission de protection de la population, il faut l’encourager à poursuivre dans la même direction. Peut-être est-ce l’effet de la feuille de route que lui a confiée l’Union Africaine ? Si l’UA s’engage vraiment aux côtés des Forces Centrafricaines et de la MINUSCA, tout espoir sera permis. Une aube nouvelle, imprégnée de paix (SIRIRI) et de réconciliation, se lèvera, enfin, à l’horizon.


 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

Centrafrique : le mouvement des Touaderateurs, qui sont-ils derrière ? D’où proviennent leurs financements ?? ? Enquête du CNC..

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Centrafrique : le mouvement des Touaderateurs, qui sont-ils derrière ? D’où proviennent leurs financements ?? ? Enquête du CNC..

 

 

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Les fondateurs du mouvement fatiste « Touadérateurs » à Bangui.

 

Bangui, le 10 octobre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Quelques mois après l’accession au pouvoir de Faustin Archange Touadéra, des organisations à caractère politique composées avec la racine de son nom « Touadé » ou son acronyme « FAT » ne cessent de voir le jour et polluer l’atmosphère politique et sécuritaire du pays. Fatiste, Touadérarteurs, mouvement des Touadérarteurs, telles sont les différentes dénominations de ces mouvements.  Leurs leaders, tous des mafieux, ont été tous déjà nommés et ils s’abattent désormais les ailles comme un hibou les jours, pour sauver l’image  noircie, d’après leurs propres expressions, du président Faustin Archange TOUADÉRA alias la Tortue.  Or en réalité, ils se regroupent pour usurper des titres et siphonner l’économie du pays. À seulement quelques mois, ils ont réussi à se faire parler d’eux à chaque événement politique qu’ils jugent nécessaire. Avec des déclarations tonitruantes proches du ridicule, les Centrafricains se demandent pour qui et quel objectif ce mouvement dit des « Touaderateur « roule-t-il concrètement ? Comment est-il financé ? Dossier spécial C NC !

Si l’opinion publique est fortement divisée sur le rôle joué par le mouvement des Touaderateurs depuis sa création en avril 2017, leur manière de faire soulève d’énormes inquiétudes au sein de la population centrafricaine. Pour bon nombre des Centrafricains, ces Touadérateurs ne sont que des affamés près pour toutes les sauces et surnommés les « cherchés à manger ». Ce sont les mêmes qui changent des vestes pour chaque régime, vu le passé chaotique des membres fondateurs. Tandis que pour les autres, ces Touadérateurs ne sont que des perturbateurs de la vie politique nationale et des trafiquants de tout genre réunis dans une organisation pour des escroqueries.

 

Pour qui, roulent-ils réellement ?

D’après les faits et gestes, agissements de ces Touadérateurs, l’objectif principal recherché n’est pas réellement de défendre la politique du Président Touadéra comme certains le pensent, mais plutôt de s’enrichir en usant le brin des pouvoirs qu’ils tiennent et/ou de régler les comptes politiques des sérieux adversaires de leur facilitateur Touadera en 2012.

Vu de l’extérieur, des paroles et déclarations radiophoniques controversées sous les formules de la déclaration du Chef de l’État, tendant à faire croire à l’opinion publique qu’ils seraient derrière la Tortue de Damara. Et vu de l’intérieur des actes d’escroquerie en bande organisée, de corruption et vol en série.

En tête du groupe et en maître penseur, le sieur Sani Yalo, président du Conseil d’Administration du BARC, connu des Centrafricains grâce à l’affaire dite « zongo oil » dans laquelle il a été mis en examen et écroué pour détournement aggravé dans les années 1999-2002. Il a conduit la famille Bozizé jusqu’à la disette. Il est entouré de Frédéric Inamo, DG des Douanes et Arthur Bertrand Piri, contrôleur général du secteur para public à la Primature, connus pour être les frères du Chef de l’État. En bas du tableau avec différents rôles, Kossimatchi, le juge d’instruction du groupe, Joachim Kokaté, l’officier militaire de police judiciaire. Il fait le FPI de Bangui avec Vondo et les agents de services, Arsène Ngrépayo, Ludovic Ledo, Héritier Doneng, Emmanuel Mbrenga.  Tous viennent du KNK le parti de Bertin BEA. De quoi à qualifier le régime de Touadéra, par certains diplomates en poste à Bangui, comme le régime bozizé suite et fin en pire.

D’après notre enquête auprès de ces différents mouvements, aucune décision n’est prise sans le consentement du trio Yalo-Piri-Inamo et ce sont ces trois qui alimentent les divers réseaux des Kossimatchi, Arsène Ngrépayo, Ludovic Ledo, Héritier Doneng, Emmanuel Mbrenga et consorts.

« Le président Touadéra est sous la domination psychologique des Touadérarteurs et Fatistes et le service de renseignement, sous leur humeur» rapporte un leader d’opinion sous couvert de l’anonymat.

 

Comment financent-ils leurs activités ?

« Touadéra c’est un  duracel (expression communément utilisée dans le pays pour designer quel qu’un de plus dur à donner de l’argent aux autres), et il faut qu’on s’organise et en s’organisant nous gagnerons plus » avait déclaré un participant à la réunion constitutive du groupe tenue dans le motel de Piri au PK 22 route de Damara.

D’après les documents comptables parvenus à notre Rédaction, c’est toujours le trio Yalo-Piri-Inamo qui alimente financièrement le réseau des touadérarteurs et fatistes. Grâce à l’ethnie des deux, proche de celle du président Touadéra, le trio arnaque à ciel ouvert et sans conséquences pénales les opérateurs économiques du pays. Même si leurs cibles principales sont des opérateurs étrangers, il n’y a pas longtemps, ils ont trouvé une seconde cible facile qui sont  les commerçantes et commerçants centrafricains communément appelés « Ouali gara ou Koli gara » qu’ils tentent d’escroquer récemment lors d’une réunion organisée au sein du stade 20 000 places et ans leurs locaux   aménagés à cet effet et baptisée « Faustin Archange Touadéra » à Bangui (photo ci-dessous).

Selon la méthode utilisée par ces escrocs Touaderateurs pour soutirer de l’argent à ces pauvres commerçantes et commerçants centrafricains, chacun doit verser au mouvement fatiste une somme forfaitaire de 4 500 FCFA et en contrepartie, ils ou elles  toucheront, en groupe de 3, une grosse somme de 1 000 000 (million) de franc CFA.

« Nous réalisons les promesses du Président Faustin ArchangeTouadéra  à ces pauvres femmes et hommes », nous  a fait savoir un agent d’exécution du service le bon Samaritain contacté par CNC au siège de l’entreprise à Miskine.

Plusieurs mois après leurs inscriptions, les millions de F CFA promis tardent à changer de caisses. Les nerfs commencent à prendre de température et la tampe pour les refroidir ne viendront que de ciel. Lors d’une des réunions le mois passé dans le stade 20 000 places, les femmes ont failli mettre le feu au bâtiment du stade pour manifester leur colère.

« Fauteuil présidentiel vide » dixit Anicet George Doléguélé, « Touadéra, un décevant » affirme sur France24 Jean Pierre Tuquoi auteur du livre la Centrafrique, un pays qui n’existe pas, « Touadéra un duracel » qualificatif de ses propres parents, « Touadéra, sous domination psychologique des touadérarteurs » déclarent ses propres collaborateurs ; « Touadéra, la Tortue de Damara » ; telle est l’ombre de l’image de la personnalité de l’homme qui gouverne la Centrafrique où se cachent les mafieux.

 

En tout cas pour le bien du pays, ces différents mouvements des Touaderateurs doivent être dissous aussi rapidement que possible par celui-là même que son nom sert de la racine des mots aux dénominations.

 

Copyright2017CNC.

 

Le nouveau bâtiment des Touaderateurs. Crédits photo : À. Mbata, CopyrightCNC
Le nouveau bâtiment des Touaderateurs. Crédits photo : À. Mbata, CopyrightCNC

Centrafrique : quand le sulfureux Gilbert Grénzéngué humilie les magistrats.

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Centrafrique : quand le sulfureux Gilbert Grénzéngué  humilie les magistrats.

 

 

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Le sulfureux Gilles Gilbert Grénzéngué alias 3G

 

 

Bangui, le 10 octobre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Après avoir fait à plusieurs reprises un bras d’honneur au juge dans l’affaire l’opposant avec KPAWIYANA Pierre, le sulfureux Gilles Gilbert Grénzéngué alias 3G vient de franchir une nouvelle étape dans sa série d’humiliation de la justice centrafricaine. Programmé pour le 5 octobre dernier pour la nième fois, le procès du 3G a été une fois de plus reporté. En cause, l’absence de l’accusé qui ne veut surtout pas se présenter devant son juge. Alors, pourquoi refuse-t-il catégoriquement de se présenter à son procès pour violences aggravées ?

Si juridiquement on dit que la loi est faite pour tout le monde et que personne n’est au-dessus de la loi, en Centrafrique pays de paradoxe et d’anomalie, certains compatriotes se croient intouchables grâce aux fonctions qu’ils occupent et/ou à leurs  relations au niveau de la justice.

Souvenez-vous, le lundi 2 octobre dernier, nous avions publié un article intitulé « Gilles Gilbert Grénzéngué, un gangster protégé à la tête du Comité olympique centrafricain » dans lequel nous avons expliqué comment le sulfureux Gilles Grénzéngué manipule et tient en otage la justice à sa manière dans l’affaire qui l’oppose à son ex-gardien KPAWIYANA Pierre, qu’il a tenté de l’enterrer via son asphyxie dans son bureau à Bangui.

Programmé puis reporté à plusieurs reprises pour non-présentation de l’accusé, le procès du roublard Grénzéngué doit s’ouvrir pour la nième fois le 5 octobre dernier. Comble de l’ironie, le sulfureux Grénzéngué refuse de se présenter devant les juges comme dans les précédentes citations. Afin d’humilier son juge qu’il qualifie souvent de « petit juge », l’homme envoie son avocat le jour du procès pour signaler au juge que son client est en mission de travail à l’extérieur du pays. Incroyable! Alors que notre équipe qui devrait assister au procès l’a vu sillonner dans les rues de Bangui.

Quelle roublardise ? Le 6 octobre, c’est à dire le lendemain de son absence au tribunal, nous avons vu le sulfureux Gilles Gilbert Grénzéngué quitter Bangui à bord de l’avion de la compagnie Air France.

 

pourquoi monsieur Grénzéngué veut-il à tout prix éviter ce procès ?

 

Pour un membre du comité contacté par CNC, si le sulfureux Gilles Gilbert Grénzéngué est condamné, il perd de plein droit son mandat et donc sa qualité du Secrétaire Général du Comité National olympique et Sportif centrafricain (CNOSCA) en application des dispositions de l’article 14 alinéa « C » des statuts du Comité National Olympique et Sport Centrafricain qui régissent l’organisation: « la qualité du membre du comité national olympique centrafricain se perd lorsque l’un des membres du bureau exécutif est auteur d’une faute grave portant atteinte à l’honorabilité du Comité ».

C’est en ce sens que l’homme multiplie des basses manœuvres et stratagèmes ridicules pour endormir les magistrats et laisser courir les nuits jusqu’à la fin de son mandat. Après il avisera a conclu ce membre sous couvert de l’anonymat.

Pour un justicier contacté par CNC, c’est le dernier renvoi afin d’éviter la prescription. Et si l’accusé Gilles Gilbert Grénzéngué poursuit sa politique de chaises vides, les juges en charge du dossier procéderont à un procès par contumace si son avocat veut jouer le même jeu que son client. S’il est reconnu coupable, par défaut, des faits qui lui sont reprochés, un mandat d’arrêt et de dépôt sera décerné. Ce qui permettre aux forces de l’ordre de se mettre à sa trousse et l’arrêter pour le vrai procès en sa présence.

Nul n’est au-dessus de la loi, pourquoi monsieur Grénzéngué à lui seul arrive à malmener l’ensemble de la justice composée des dignes fils du pays ?

Selon les dernières nouvelles, le procès est reporté pour le mois de novembre 2017 prochain. Va-t-il se soustraire à nouveau ?

Même s’il a un mois pour s’organiser, va-t-il encore dire brandir une autre fallacieuse raison ?

En tout cas il y’a un temps pour s’amuser, et aussi un autre pour faire du sérieux. Il en va de l’image de la justice de notre pays. Même l’empereur Bokassa a été jugé par les soi-disant « petits juges ».

Affaire à suivre…

 

Copyright2017CNC.

 

 

 

 

Monsieur Pierre, victime de monsieur Gilbert Grénzéngué. Crédits photo : À.Mbata, CopyrightCNC
Monsieur Pierre, victime de monsieur Gilbert Grénzéngué. Crédits photo : À.Mbata, CopyrightCNC

 

 

Bordereau d’embarquement de Monsieur Gilles Gilbert Grezeguet. CopyrightCNC
Bordereau d’embarquement de Monsieur Gilles Gilbert Grezeguet. CopyrightCNC

 

 

 

 

 

Monsieur Pierre, victime de monsieur Gilbert Grénzéngué. Crédits photo : À.Mbata, CopyrightCNC

Centrafrique : Tension à Sibut suite à la sanction abusive du Greffier en chef du tribunal local

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Centrafrique : Tension à Sibut suite à la sanction abusive du Greffier en chef du tribunal local

 

 

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Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.

 

Bangui, le 10 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Sieur Mathurin Gonidane promu récemment Président du Tribunal de grande instance de Sibut, serait en train de foutre la pagaille dans le chef-lieu de la Kémo. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, est la sanction abusive et illégale du Greffier en chef, Jules Firmin Lembé – sanction qui secoue la ville, puisque tension monte parmi la population qui a connu M. Lembé depuis six années de service dans la localité.

Incroyable mais vrai ! Le motif de cette sanction abusive qui correspond à s’y méprendre à une expression de haine mêlée d’orgueil mal placé, cache mal l’intension de nuire  du Président du Tribunal.  Car, à ce moment crucial où toutes les bonnes intentions sont orientées vers la montée en puissance de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, à travers le retour de l’administration décentralisée, le Président du Tribunal de grande instance de Sibut ramerait lui, à contre courant. Les faits relatés par une source proche du dossier sont tout simplement inadmissibles et inacceptables !

Selon la source, le Palais de justice de Sibut récemment réhabilité avec l’appui de la Minusca à travers l’Ong ‘’PASSA’’ et remis officiellement aux autorités centrafricaines depuis un certain temps n’a jamais été occupé, parce que le Président du TGI ne serait qu’à Bangui. Alors que des bruits se lèvent de toute part pour la non-utilisation de ce joyau gracieusement offert pour qu’il soit occupé par d’autres institutions fonctionnelles et qui seraient dans le besoin.

Tellement que les rumeurs étaient persistantes, le Greffier en chef, Jules Firmin Lembé a jugé mieux occuper son bureau, ne fut-ce que pour marquer une occupation du nouveau bâtiment. Histoire de dissiper le doute qui planait et la mauvaise idée de loger une autre institution dans les locaux. Chose faite. Précisions au passage que le Président du Tribunal, « quand il va à Bangui, ce n’est pas pour moins de deux mois », indique notre source. Alors qu’à ces moments, Mathurin Gonidane serait à l’un de ses longs séjours à Bangui. Informé au téléphone de ce que son Greffier en chef a déjà regagné son nouveau bureau flambant neuf, Gonidane pique une de ses rares colères, débarque en fracas à Sibut. Après avoir sévèrement sermonné son Greffier en chef, il adresse à ce dernier un questionnaire, lors d’une Assemblée générale qu’il a concoctée, avec injonction de répondre dans 48 heures.

Ce n’est pas tout ! Le 27 septembre dernier, alors que le fonctionnaire, enfermé dans son cabinet, achevait son corvée en remplissant le questionnaire, Gonidane surgit, son aide de camp avec lui et va lâcher ceci : « Monsieur le Greffier en chef, ‘’Bangui’’ vient de m’appeler et m’a chargé de faire cesser tes fonctions pour une durée de trois mois ». Là encore, on ne sait de quel ‘’Bangui’’ le Président du TGI fait allusion, est-ce au Ministre de la Justice ? Et si c’est effectivement le Garde des seaux, peut-il ordonner une telle sanction ? Et verbalement ? Alors qu’il revient au Ministère de la fonction publique d’examiner des aspects liés aux sanctions des fonctionnaires et Agents de l’Etat.

Et notre source conclut sur le traitement déshumanisant que le novice Président du TGI a fait subir au Greffier en chef routier de plus de six ans de service à Sibut. « Le Président du Tribunal et son aide de camp l’ont fait déguerpir (le Greffier en chef) de son bureau, réclamant de force les clés du bureau », confie la source.

En agissant ainsi, l’on s’interroge sur le genre de garant des droits humains que peut représenter une personne sans scrupule vers l’homme et l’administration tel le Président du TGI de Sibut ?

Sans commentaire de cette barbarie transposée dans l’administration publique, le Ministre de la Justice, voire le Chef de l’Etat sont interpelés pour sauver la situation après ce climat anti-productif instauré par Gonidane au TGI de Sibut. Surtout que suite à la cabale médiatique menée par récemment par ce dernier sur la radio locale en dénigrement contre la personne de Jules Firmin Lembé, la tension ne cesse de monter au sein de la population qui a eu à collaborer harmonieusement, voire familièrement, six années durant avec ce dernier.

Centrafrique : Adama Dieng, Conseiller spécial du SG de l’Onu pour la prévention du génocide examine la situation

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Centrafrique : Adama Dieng, Conseiller spécial du SG de l’Onu pour la prévention du génocide examine la situation

 

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Bangui, le 10 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La mission en République centrafricaine de Adama Dieng court du 6 au 11 octobre 2017. La Minusca qui a rendu public un communiqué, à cet effet, affirme que la mission fait suite aux informations reçues par son bureau faisant état d’une montée des violences intercommunautaires, d’attaques et de représailles opérées par des groupes armés contre les populations civiles dans plusieurs régions du pays.

Evidemment, la situation des droits de l’homme en RCA demeure en effet préoccupante en raison de la récurrence des violations et abus de droits de l’homme et du droit international humanitaire imputés aux différents groupes armés sévissant sur le territoire centrafricain et dont sont victimes les populations civiles.

« Les cas documentés par la Division des Droits de l’Homme (DDH) de la Minusca et partagés pour information avec le gouvernement et le Bureau de Monsieur  Adama Dieng, portaient entre autres sur les attaques contre les populations civiles, personnes déplacées et personnels humanitaires, les exécutions extrajudiciaires et arbitraires, les menaces de mort, les traitements cruels, inhumains et dégradants, le viol, la violence sexuelle et sexiste, les arrestations et  détentions arbitraires, les enlèvements, le travail forcé, l’enrôlement des enfants soldats et la destruction ou l’expropriation de biens appartenant aux populations civiles », précise le communiqué.

C’est ainsi que préoccupé par ces informations, le Conseiller Spécial a souhaité se rendre en sur- place dans le pays, dans le but de rencontrer les populations, s’entretenir avec les autorités centrafricaines de la situation sécuritaire dans le pays et explorer avec elles, les réponses nécessaires pour réduire les tensions intercommunautaires et assurer la protection des populations civiles. « Sa démarche s’inscrit dans un objectif de prévention d’atrocités criminelles que sont les crimes de guerre, le nettoyage ethnique, les crimes contre l’humanité, et le génocide, ainsi que des incitations à les commettre », indique la Minusca.

A l’agenda de Adama Dieng, une visite en provinces, notamment dans la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute Kotto pour y rencontre également les membres des confessions religieuses, de la société civile, les représentants des groupes armés, les représentants de la communauté internationale, le leadership des Nations unies, ainsi que le Procureur de la Cour pénale spéciale.

En clair, une rencontre à huit-clos est prévue avec le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera, avec le Premier ministre et certains membres de la société civile.

Ce lundi 9 octobre 2017, le Conseiller spécial a été face aux professionnels des médias, à qui Adama Dieng demande une implication plus accrue pour prévenir le génocide en RCA, puisque les signes avant-coureurs sont perceptibles, a-t-il indiqué.

Centrafrique : un baron de drogue vénézuélien porté disparu sur le territoire national.

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Centrafrique : un baron de drogue vénézuélien porté disparu sur le territoire national.

 

 

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Les policiers centrafricains en patrouille dans une rue de. Bangui

 

Bangui, le 9 octobre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Il y a un mois, un mystérieux homme faisait son apparition sur le sol centrafricain. Probablement en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), il a été arrêté et gardé à vue au commissariat du port Amont au centre-ville proche du marché central de Bangui pour nécessiter d’enquêtes. Or depuis quelques semaines, cet homme est introuvable et la vérité sur sa disparition tarde à s’éclaircir pour le peuple centrafricain. Que s’est-il passé ?

 

Arrivé à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, dans une condition obscure, un homme de nationalité douteuse, mais qui présente tout de même à la police des frontières à son arrivée des documents de voyage vénézuéliens, a été placé en garde à vue pour nécessiter d’enquête dans les locaux du commissariat du port Amont après avoir tergiversé quant à au motif  de son séjour sur le sol centrafricain.

Au commissariat, l’homme avoue avoir séjourné quelque temps en République Démocratique du Congo (RDC), mais continue de nier d’être ressortissant de ce pays. Sentant qu’il ne peut convaincre les enquêteurs de son dossier, le suspect propose à la grande surprise de ces derniers de leur remettre un bakchich de 5 millions de francs CFA pour pouvoir entrer dans Bangui.

Cependant, les policiers, qui doutaient énormément de celui-ci, informent leur chef hiérarchique en l’occurrence leur ministre de tutelle d’alors, monsieur Jean-Serge Bokassa, qui n’a pas tardé de se rendre sur place au commissariat. Contre toute attente, le ministre Jean-Serge Bokassa aurait ordonné sa libération après une petite entrevue avec le suspect.

Du coup, les enquêteurs de ce dossier commencent à douter fortement du comportement de leur ministre qu’ils suspectent d’avoir empoché seul les 5 millions du suspect.

Informé à son tour de l’affaire, le Directeur général de la Gendarmerie nationale (GN), déjà en conflit avec son ministre d’alors Bokassa, informe à son tour son frère ministre de la Justice Flavien Mbata de l’affaire. Le ministre de la Justice de son côté, laissant à part le volet juridique de cette affaire, contacte son collègue de l’intérieur Jean-Serge Bokassa pour demander sa part dans le bakchich remis par le suspect vénézuélien.

Pendant ce temps, ce dernier, suspecté d’abord par les policiers d’être un baron de drogue en fuite, serait toujours introuvable dans Bangui. Contacté par CNC, l’ancien ministre de l’intérieur actuellement en charge du département de l’administration du territoire n’a pas répondu à nos sollicitations. A-t-il été au courant de notre enquête sur ce dossier ?

Pour certains, cet homme pourrait être détenu quelque part dans un silence coupable. D’autres par contre, les enquêteurs chargé de ce dossier dans leur majorité pensent plutôt que cet homme vit toujours à Bangui en liberté au nez et à la barbe des autorités du pays pendant que le Président Faustin Archange Touadéra dit « La Tortue » et son complice Simplice Mathieu Sarandji alias « Tramadole » se contentent à piller les ressources minières du pays.

Affaire à suivre de près…

 

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CENTRAFRIQUE : POURQUOI LE POUVOIR DE TOUADERA PEINE À MONTER EN PUISSANCE DANS LE PROCESSUS DE RÉSOLUTION DE LA CRISE ? /

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CENTRAFRIQUE : POURQUOI LE POUVOIR DE TOUADERA PEINE À MONTER EN PUISSANCE DANS LE PROCESSUS DE RÉSOLUTION DE LA CRISE ?               

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2815.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra au Liban

 

 

 

Bangui, le 9 octobre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Après la bataille électorale du second tour des Présidentielles, le candidat des pauvres a été élu contre toute attente. Cette victoire a été saluée malgré tout par des centrafricains de tous bords. La paix, la sécurité était devenu un défi majeur et inscrit prioritairement sur l’agenda des nouvelles autorités. Le rassurant discours d’investiture intronisant le concept peu abstrait de “rupture” a apaisé la souffrance des uns et des autres. Un gouvernement de remerciement composé des membres du collectif de 1% a été mis en place.

 

L’annonce de ce gouvernement n’a pas irrité la classe politique car la priorité était ailleurs. Les institutions républicaines prévues par la constitution ont été mises sur pied et surtout dans le délai. La minuterie du processus DDRR continue de tourner, la table ronde de Bruxelles avec les innombrables promesses de dons,plusieurs rencontres de travail avec les experts de FMI et Banque Mondiale, de multiples voyages avec suite à l’étranger dont deux sommets de l’ONU à New York, des accords de paix précédés de plusieurs rencontres et réceptions des représentants des groupes armés et enfin un remaniement ou réajustement gouvernemental.

Fort de ce regrettable constat, la situation socio-politique du pays qui au demeurant semblait maîtrisable s’est empirée avec la perte d’autorité sur les 3/4 du territoire au profit de la rébellion. Il faut noter au passage que le nombre exact des groupes armés n’est pas défini. On assiste avec impuissance à la recrudescence de la violence avec comme corollaire des milliers des déplacés et réfugiés. Les droits de l’homme sont systématiquement bafoués au profit d’une barbarie inqualifiable. Effaré, le citoyen lambda qui ne sait à quel saint se vouer tente d’apporter des éléments de réponse en s’ interrogeant : pourquoi le pouvoir des nouvelles autorités peine à monter en puissance ? La période d’essai, d’apprentissage ou de grâce n’est-elle toujours pas terminée ? En dépit de quelques recettes fiscalo-douanières, le pays ne cesse de mendier pour remplir la caisse à détournement. N’avez-vous pas constaté qu’on demande trop à la communauté internationale ? Quelles sont les réalisations déjà faites avec les fonds déjà encaissés ? Avons-nous déjà présenté aux différents bailleurs et partenaires au développement les rapports d’activité des fonds  déjà reçus ? La succession des erreurs pyramidaux dans la prise des grandes décisions d’orientation surtout en minimisant leur portée politique expliqueraient cet enlisement.

Ce pouvoir nous a habitué à de dérives de bonne gouvernance et principalement à un déficit managérial  chronique. On gère un pays post-guerre à l’échelle familiale à l’instar des décrets portant nomination des préfets et sous-préfets à qui on a attribué à tort les statuts d”administrateur civil”. Comment comprendre qu’un dépositaire de l’autorité de l’Etat et garant de l’application des lois et règlements dans sa circonscription soit un vendeur de légumes professionnel ? Ce pouvoir impopulaire n’a aucun respect pour le peuple ni pour les victimes et creuse au jour le jour un fossé d’avec le peuple. Le ministre des mines qui s’illustre dans un sextape sur les réseaux sociaux, un ministre conseiller à la présidence de la République qui se croit tout permis et ne cesse de narguer la population sur les réseaux sociaux, le retour incompris de Francis Bozizé qui sera peut être suivi de celui de son père, le flou autour de la question de l’amnistie, la tenue de l’assemblée générale des Ngbakamandja qui crée un climat de méfiance au relent tribaliste, les passeports diplomatiques qui dûment règlementés par des textes sont délivrés à volonté même à des maîtresses et étrangers. Logiquement, ils doivent être exclusivement délivrés à des diplomates mais pour des raisons d’Etat, ils peuvent être délivrés à certaines personnalités pour faciliter l’exercice de leur mission. Par ailleurs, le ministre de la sécurité publique, en manque de stars qui trinque et pose en selfies accompagné de large sourire avec le bourreau du peuple. Ce selfie était-il nécessaire ? À moins qu’ils aient des intérêts communs quelque part.

Selon les propos de l’expert du FMI au sortir d’une audience avec le President de la République, sur 24 ministères seulement 2 ont contribué positivement à la croissance économique dont celui des eaux et forêts. Alors peut-on se permettre de limoger aussi facilement un ministre qui a fait un travail titanesque ? Le système à institué un bourbier, une injustice politique et sociale, l’impunité, la corruption. Pour des intérêts obscures, le nouveau gouvernement passe de 24 ministres à 34. Tout cela explique un manque de sérieux et met à nu la cessité chronique des autorités à innover, a inventé. On remarque également un manque de vision synoptique même à court terme obligeant ainsi les autorités à piloter à vue. Visiblement la machine est grippée et nécessite des soins intensifs.

Fort de ce diagnostic, comment peut-on s’étonner de l’enlisement du système ? Pourquoi s’étonner du maintien de l’embargo sur les armes par l’ONU ? Aux dernières nouvelles, les ministres de l’intérieur et celui des affaires étrangères menacent de rendre leur tablier. Fort de ce macabre constat, ce pouvoir risque d’être fissuré, fragilisé par des démissions pyramidales, heureusement que la démission n’a pas de droit de cité dans notre culture politique. Ce système fabriqué en toutes pièces par les nouvelles autorités ne montera jamais en puissance s’il continue de nier les réalités socio-politiques et économiques du pays. À ce rythme et en conséquence de ce qui précède, la rébellion risque d’accompagner le mandat et rien ne nous garantit qu’elle autorisera une seconde fois l’organisation des prochaines échéances électorales dans les territoires occupés. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

 

 

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

Centrafrique: la réponse humanitaire demeure sous-financée, selon OCHA

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Centrafrique: la réponse humanitaire demeure sous-financée, selon OCHA

 

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Le site des déplacés de Bria. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui 07 octobre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

La crise humanitaire en République centrafricaine reste préoccupante à cause de la détérioration persistante du climat sécuritaire depuis le début de l’année 2017. L’appui de la communauté internationale a toutefois permis aux acteurs humanitaires de répondre aux besoins les plus critiques et urgents dans plusieurs foyers de tension, indique le Bureau des affaires humanitaires en Centrafrique (OCHA). Cependant, OCHA fait savoir que la résurgence de la violence a généré des besoins additionnels qui n’étaient pas prévus dans le Plan de réponse humanitaire.

 

Lors d’une session d’information sur la situation humanitaire en Centrafrique, tenue à Yaoundé au Cameroun le 6 octobre 2017, la Coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, Najat Rochdi, a remercié les donateurs dont les contributions au Plan de réponse humanitaire ont permis de répondre aux multiples crises auxquelles la Centrafrique fait régulièrement face.

 

«Des contributions supplémentaires reçues récemment, notamment celle du Japon, de DFID et des Pays-Bas, qui ont été une bouffée d’oxygène au moment où des crises concomitantes défiaient les capacités opérationnelles des acteurs humanitaires », se félicite Najat Rochdi avant de lancer un nouvel appel à la communauté internationale à s’investir davantage pour éviter une crise humanitaire à grande échelle qui affecterait toute la région.

 

Les indicateurs actuels sont semblables à ceux qui prévalaient entre 2013 et 2014 au pic de la crise. Aujourd’hui, 600 000 personnes sont des déplacés internes et 513 666 sont réfugiés dans les pays limitrophes, à en croire l’OCHA. Il s’agit des plus hauts niveaux jamais atteints depuis 2013. A ce jour, le Bureau des affaires humanitaires informe que la population dans le besoin est passée de 2,2 au début de l’année à 2,4 millions de personnes.

 

Le Plan de réponse humanitaire révisé (PRH) de 2017 d’un montant de 497,3 millions de dollars n’était financé au 30 septembre qu’à hauteur de 148,5 millions de dollars soit 30% des besoins exprimés. Avec un manque à gagner de 348,8 millions de dollars, soit 70% de besoins non couverts, l’assistance dont la moitié de la population centrafricaine a besoin est fortement compromise.

 

Des nouvelles contributions au Plan de réponse humanitaire donneront « une chance à des centaines de milliers de personnes de répondre à leurs besoins urgents et favoriseront ainsi la reconstruction de leurs vies et leur pays » a souligné Mme Rochdi.

 

 «Une action humanitaire couvrant les besoins le plus critiques renforcerait progressivement la résilience des communautés. Ce n’est qu’à ce prix que le pays sortira du cercle vicieux des crises » a ajouté le Coordonnateur humanitaire.

 

Le plaidoyer pour le financement du Plan de réponse humanitaire vise « à sortir la population dans le besoin de l’indigence et de la vulnérabilité ». Il vise aussi à offrir une meilleure protection à la population civile prise pour cible par les groupes armés. Enfin, il contribue indéniablement à « accompagner les vœux de paix de la majorité des Centrafricains et des Centrafricaines ».

 

Dans cette perspective, après Yaoundé, Najat Rochdi a annoncé qu’elle entreprendra une tournée internationale en vue « de sensibiliser la communauté internationale sur le drame qui se joue actuellement en République centrafricaine » et l’exhorter à ne pas oublier ce pays.

Centrafrique : communiqué de presse du collectif “Touche pas à ma constitution” relatif à la situation sécuritaire du pays.

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Centrafrique : communiqué de presse du collectif “Touche pas à ma constitution” relatif à la situation sécuritaire du pays.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2738.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le bandeau du collectif Touche pas à ma constitution

 

 

Communiqué de Presse 004/ 2017

Depuis un certain moment l’histoire de la République Centrafricaine se caractérise par les massacres de la population civile par les bandes armées, le respect des droits fondamentaux est manifestement bafoué par les détracteurs de la paix.

Cependant, le Collectif «Touche pas à ma Constitution »constate malheureusement ce qui suit :  les élus du peuple Centrafricain n’osent jamais dénoncer et prendre position en faveur du peuple face à la barbarie à ciel ouvert dont le peuple centrafricain est victime.

Il ressort dans les dispositions constitutionnelles de la Loi fondamentale du 30 mars 2016 que le gouvernement est responsable devant le parlement.

Vu l’incapacité notoire et politique des autorités de restaurer la paix et la sécurité gage de la stabilité, la cohésion sociale.

Vu la dégradation de la situation sécuritaire,

Vu les massacres perpétrés sur la population civile par les bandes armées,

Vu le silence complice des parlementaires face au drame subit par le peuple Centrafricain,

 

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » Organisation de la société civile et défense de droits de l’homme dénonce et condamne avec force le comportement politique irresponsable des parlementaires Centrafricains face à la situation dramatique que connaît le peuple Centrafricain.

 

Fait à Paris, 06/ 09/ 2017

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

 

Ampliations :

 

Le Secrétaire Général de l’ONU,

L’Elysée,

Le Président des USA,

Le Président  en exercice de l’Union Africaine,

Le Président de la Fédération internationale des Droits de l’Homme.

La presse.

 

 

 

 

Centrafrique: le FMI et le gouvernement s’engagent à épurer les dettes sociales et commerciales.

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Centrafrique: le FMI et le gouvernement s’engagent à épurer les dettes sociales et commerciales.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/7383DCF9-AE2D-4BB4-B9D8-20047AA08FC4.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre des finances Henri-Marie DONDRA et le chef de mission du FMI Samir Jahjah. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.
Le Ministre des finances Henri-Marie DONDRA et le chef de mission du FMI Samir Jahjah. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.

 

Bangui 05 octobre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Dans le cadre du programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC), le Fonds monétaire international (FMI) s’engage aux côtés du gouvernement centrafricain à épurer les dettes sociales et économiques des précédents régimes en République centrafricaine. Un encagement pris à la fin de la mission de la 3ème revue du programme appuyé par la FEC enclenchée la semaine dernière par une mission de la délégation du FMI à Bangui.

La continuité de l’Etat se concrétise avec l’épuration des dettes intérieures depuis le régime de Kolingba jusqu’à Samba-Panza en Centrafrique. Lors d’une conférence de presse conjointe, tenue le 3 octobre 2017 au cabinet du ministre des Finances et du Budget,  le chef de mission du FMI, Samir Jahjah a réitéré l’engagement du FMI au gouvernement centrafricain.

Au cours de cette conférence de presse conjointe, il est clairement indiqué que les toutes dettes intérieures  seront épurées. L’épuration de ces arriérés de salaires sera concrétisée à partir de la fin 2017.

 « Un toilettage du fichier des arriérés des salaires prouve que le stock global des arriérés se chiffre à environ 70 milliards de francs CFA. Cela représente 28 mois d’arriérés de salaires d’anciens régimes que le gouvernement actuel devra payer au nom de la continuité de l’Etat. Les discussions sur ce sujet se poursuivront entre les 13 et 15 octobre à Washington. Ce qui pourrait débourser le décaissement de ces dettes à partir du mois de décembre prochain », a indiqué Samir Jahjah, chef de mission du FMI à Bangui.

Ces dettes sont de nature sociale, commerciale et bancaire, à en croire  le ministre centrafricain des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra. Un toilettage du fichier des arriérés des salaires au département des finances et du budget a prouvé que le stock global des arriérés se chiffre à environ 70 milliards de francs CFA.

La 3ème revue du programme appuyé par la FEC a permis d’améliorer les conditions de vie des fonctionnaires de l’Etat centrafricain.

D’après l’analyse de la délégation du FMI, le gouvernement centrafricain à rempli les critères de la bonne gouvernance fixés par le FMI. C’est qui de la République Centrafricaine, un bon élève de cette institution monétaire internationale.

 

Centrafrique : Quel rapport entre Dologuélé et le mouvement des syndicats ?

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Centrafrique : Quel rapport entre Dologuélé et le mouvement des syndicats ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/8E028D50-C1F5-4005-A962-84948E1516A5.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Anicet Georges Dologuélé
Monsieur Anicet Georges Dologuélé

 

Bangui, le 5 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Depuis quelques semaines, notamment à l’approche de la rentrée académique 2017-2018, et comme à l’accoutumé, la Bourse de travail – lieu de rencontre par excellence des Centrales syndicales a renoué au traditionnel mouvement de foule de chaque samedi. Seulement, la coïncidence entre la résurgence des syndicats et le retour à Bangui du Président de l’URCA (Union pour le renouveau centrafricain) suite à sa longue tournée hexagonale, ainsi que les dernières prises de position de l’opposant, font rappeler aux Soutiens de Touadera, le contrat signé entre l’honorable Anicet Georges Dologuélé et un certain nombre de centrales syndicales en février 2016.

Dologuélé, encore lui, et lui seul… Les Soutiens de Touadera ont encore aperçu sa longue main derrière les derniers mouvements à la Bourse de travail.

Au fait, début septembre, la Bourse de travail a renoué avec ses traditionnelles rencontres des Centrales syndicales. Et, depuis lors, la tension monte au sein des partenaires sociaux, car les dernières décisions qui sont prises par le syndicat correspondent à s’y méprendre à un bas de fer avec le gouvernement. Le syndicat a mis toute la pression possible pour que le gouvernement puisse payer certains arriérés de salaires, notamment du régime Séléka sous Michel Djotodia Am Nondroko, afin de permettre aux parents d’élèves de faire face aux urgences d’inscription et fournitures scolaires.

L’appel du GSTC (Groupement syndical des travailleurs de Centrafrique), en date du 9 septembre,  par la voix de son Secrétaire général, M. Firmin Zoh-Ponguélé, a été plus explicite sur cet enjeu. « Suite à l’assemblée générale du samedi 9 septembre à la Bourse de travail, les camarades travailleurs dans leur majorité nous ont instruits de vous demander de bien vouloir rejoindre la dynamique de la lutte en cours pour la revendication du paiement des deux mois d’arriérés de salaires », peut-on lire dans cet appel du GSTC qui poursuit qu’ « à ce titre, un document de revendication consigné par tous les secrétaires généraux pourra peser sur les négociations. Devant l’importance de cette revendication, une réunion urgente de concertation entre les secrétaires généraux s’impose ».

De cette initiative du GSTC est né le centre de gravité des dernières tensions entre le gouvernement et le syndicat. Une menace de boycott de la rentrée a d’ailleurs été sur la table du syndicat qui exigeait effectivement le paiement préalable des mois d’arriérés avant la rentrée des classes. Le Premier ministre, Simplice Mathieu Srandji a dû rencontrer les leaders syndicaux pour tempérer provisoirement la situation. Ce qui est sûr, d’un moment à l’autre, si jamais la promesse du PM n’arrivait pas à se concrétiser, la menace du syndicat pourrait être mise en exécution.

Là n’est pas le problème, puisque le syndicat n’a fait que faire son job, d’interpeler le gouvernement dans le cadre de défense des intérêts du bas peuple ou des travailleurs. Seulement, les proches du Président de la République voient derrière cette montée de tension syndicat/gouvernement, une main noire de l’honorable député de Bocaranga 1 et Président de l’URCA, chef de fil de l’opposition centrafricaine. Le point qui a interpelé les Soutiens du chef de l’Etat, c’est selon eux, la coïncidence entre les prises de positions intransigeantes du syndicat et le retour à Bangui de Dologuélé suite à sa tournée hexagonale, et surtout par les dernières prises de paroles toujours acerbes vis-à-vis du pouvoir en place.

Pour être complet dans leur schéma d’accusation contre Dologuélé dans ce feuilleton, les Soutiens du chef de l’Etat ont exhumé et  brandi un Protocole d’accord entre l’URCA et les Centrales syndicales  signé en date du 6 février 2016. Aux termes de ce contrat, les centrales synicales signataires s’engagent à soutenir l’action politique de Dologuélé entre temps candidat qualifié dans le cadre du second tour de la dernière élection présidentielle.

Les signataires sont M. Edmond Dengué du CSTC, Mme Faustine Grothe du CNTC, M. Louis-Marie Kogréngbo de l’ODSTC, M. Oumarou Sanda du FOC, M. Firmin Zoh-Ponguélé du GSTC et M. Hervé Gbaké du SNTC.

A en croire, ces derniers, ce protocole d’accord justifierait à suffisance que « le syndicat, malgré son statut apolitique, joue le rôle de l’opposition de Dologuélé, avec qui, il parle le même langage pour enfreindre les actions du gouvernement ».

Faut-il rappeler que ce n’est pas la fois que Dologuélé est accusé par les Soutiens du Président de la République d’être l’intelligence des manouvres de déstabilisation du pouvoir. L’on se souviendra du rocambolesque feuilleton putsch manqué dont Dologuélé a été indexé ; la manifestation échouée du 9 septembre projetée par la diaspora de France pour demander la démission de Touadera où certains proches du Président extrapolent même que Dologuélé aurait remis 1500 euros à chacun des manifestants ; la dernière prise de position du GTSC (Groupe de travail de la société civile) également.

Bref, l’ombre du chef de fil de l’opposition plane, selon les soutiens du chef de l’Etat, sur tous sulfureux dossiers qui minent la République. Et, l’on s’interroge, cela va-t-il aller jusqu’où et jusqu’à quand ?

Centrafrique : La Minusca annonce l’arrivée de Antonio Guterres

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Centrafrique : La Minusca annonce l’arrivée de Antonio Guterres

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Le Sécrétaire Général de l’ONU monsieur Antonio Guterres

 

 

Bangui, le 5 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Du 24 au 27 octobre prochain, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, effectuera une visite de travail en République centrafricaine. L’annonce a été faite, ce mercredi 4 octobre 2017, par Vladimir Monteiro, Porte-parole de la Minusca, lors de la conférence de presse hebdomadaire instituée par la mission de l’Onu dans le pays.

« Le mois d’octobre sera marqué par des visites de hauts responsables des Nations unies en Centrafrique qui permettront de poursuivre notre engagement et de réaffirmer le partenariat entre l’Organisation aux côtés des autorités et du peuple centrafricains. Le Secrétaire général séjournera en Centrafrique du 24 au 27 », a annoncé Vladimir

Il s’agira pour le patron de l’Onu de s’enquérir de la situation sur le terrain. C’est pour cela qu’il se rendra  à l’intérieur du pays pour voir la réalité là-bas. Sauf que jusque-là l’agenda précis sur les détails de la mission n’est pas encore disponible, pour savoir quelles villes de provinces sont choisies pour accueillir Guterres.

Profitant de l’occasion, Vladimir Monteiro annonce l’arrivée à Bangui du Conseiller spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Prévention du génocide. « Bien avant le Secrétaire général, ce sera son Conseiller spécial en charge de Prévention du génocide, M. Adama Dieng qui sera à Bangui, ce vendredi 6 octobre, pour une mission d’une semaine. Ce dernier aura des entretiens avec les autorités nationales, la société civile y compris des leaders religieux et des organisations de femmes, ainsi que l’équipe des pays des Nations unies et les partenaires internationaux. Il sera également reçu par le Chef de l’Etat et le Premier ministre ».

Sur place sur le terrain, le Porte-parole présente l’inquiétude qui pèse sur la Minusca, notamment en ce qui concerne les capacités opérationnelles de la force à répondre aux violences perpétrées par les groupes armés, et surtout par la résurgence des foyers de tensions dans le pays.

« Ces visites auront lieu au moment où nous assistons à une dynamique des conflits à Bangassou et plus largement dans le Sud-est, avec des affrontements entre communautés entières. Il y a une multiplication des tensions et la capacité de la Minusca est mise à rude épreuve, y compris avec les attaques par des soi-disant auto-défenses et qui ont coûté la vie à 12 casques bleus », a souligné Monteiro qui ajoute par ailleurs que « la sécurité reste donc un défi majeur pour la Minusca et c’est pourquoi le Secrétaire général a fait le plaidoyer pour le renforcement des capacités de la Minusca ».

Aussi, cette occasion a permis au Porte-parole de la Minusca de répondre aux questions des journalistes sur quant à l’expiration, lundi dernier, de l’ultimatum intimé aux éléments des 3R et Sidiki de quitter la ville de Bocaranga. Ce qui n’est pas fait jusqu’aujourd’hui. A en croire Monteiro, et reprenant les termes du Représentant spécial du Secrétaire général, Parfait Onanga Anyanga, la Minusca n’est pas en Centrafrique pour faire la guerre. Il n’y a pas de solution militaire à la crise. L’usage de la force ne servira à rien si elle n’est pas soutenue par un dialogue politique, comme le promeut le Président Touadera. « Nous ne ferons pas la guerre, mais nous continuerons à combattre tous ceux qui, dans la mesure de nos capacités et de notre mandat, s’attaquent aux populations et menacent la stabilité et les institutions légitimes », précise-t-il.

Comme pour rassurer Vladimir Monteiro a affirmé que la mission onusienne continue à travailler sur tous les fronts comme en témoignent les contacts réguliers entre le Représentant spécial et les Représentants spéciaux adjoints avec les autorités centrafricaines ainsi que les missions sur le terrain pour rencontrer les populations et les acteurs, dans le cadre de notre soutien pur n retour à la paix durable à travers le dialogue.

CENTRAFRIQUE : LA MALÉDICTION

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CENTRAFRIQUE : LA MALÉDICTION

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2526.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka
Les miliciens Anti-Balaka

 

 

Bangui, le 5 octobre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

EMPÊCHER LA DESCENTE AUX ENFERS…

         

Les flammes ont embrasé la République Centrafricaine depuis trois ans maintenant. Les Centrafricains, abandonnés par des dirigeants cupides et dépourvus de patriotisme, nen peuvent plus. A bout de nerfs, aux abois, ils souffrent, ils meurent. Comment pourraient-ils rester l’échine courbée par le poids des injustices dont se rendent coupables leurs dirigeants manipulés par les forces étrangères ?

          Il faut sortir par tous les moyens de cet état imposé de l’extérieur à des dirigeants centrafricains serviles. Les multiples tentatives de dialogue engagées avec les rebelles n’ont abouti à rien : ils restent arcboutés sur leurs exigences. Mais comment leur accorder l’impunité pour les crimes de guerre et contre lhumanité dont ils sont responsables ?

          La situation en Centrafrique navigue de mensonge en mensonge, entre les autorités du pays et les forces internationales. Les populations ? Elles sont zappées. Dans cette configuration de blocage, on ne voit pas comment les efforts déployés par le président Touadera et la communauté internationale pourraient aboutir. Il faut, impérativement, que les Centrafricains soient associés aux efforts de réconciliation.

          Car la résolution de l’instabilité chronique de la République Centrafricaine nest pas uniquement du ressort des politiciens et de leurs mentors étrangers. Quont-ils fait dautre jusqu’à présent que démontrer leur incapacité à tablir la paix et la réconciliation dans le pays ? Ces politiciens égoïstes ne sont préoccupés que par leurs propres intérêts. Frustrés d’avoir perdu les élections présidentielles, ils se livrent à des joutes oratoires politiciennes, alors que leur pays est en feu.

          En ces temps où une dure nuit semble s’être emparée de la R.C.A. et de ses habitants, lessentiel demeure dans les critiques constructives qui nourrissent le combat contre les bandes armées. Ces rebelles ne seront vaincus que si on peut tabler sur l’unité de la Nation Centrafricaine.

 

…APRÈS 57 ANS DE GABEGIE

          Depuis la tragique disparition de Barthélémy Boganda, père fondateur de la République Centrafricaine, le pays semble être marqué par le sceau dune malédiction indélébile.

          Ce ne sont pas seulement les scories de la colonisation qui handicapent cette République, à la renverse et pourtant si riche. Ce sont surtout ses dirigeants, complexés et incompétents, et tous ses responsables prédateurs, qui perpétuent une pensée et des comportements colonialistes. En pratiquant une gouvernance dévoyée, ils ont obstrué la route du développement de leur pays.

          Injustice sociale, impunités chroniques, détournements continus des fonds de lEtat, duperies cyniques de la population, népotisme, clanisme, régionalisme et toute-puissance de loligarchie : telles sont les causes majeures de la descente aux enfers du peuple centrafricain. Et les populations, abandonnées sur le quai, regardent passer, la rage au cœur, le train des ripailles indécentes.

          Les biens mal acquis appauvrissent l’État mais s’étalent, insolemment, sous les yeux dune population qui meurt de faim : 4X4 rutilants, dont un rétroviseur suffirait à nourrir une famille pendant plusieurs jours ; villas cossues de milliardaires, dont le coût permettrait de construire plusieurs habitats sociauxIl est à noter que beaucoup de ces nouveaux riches sont, en fait, issus de milieux ruraux et paysans.

          Mais, en dehors de cette caste privilégiée, il faut savoir quun Centrafricain sur deux vit avec moins d’un dollar par jour. C’est un comble pour un pays si riche en matières premières ! Ce peuple courageux a dû se transformer en quémandeur de l’aumône internationale.

          La République Centrafricaine est systématiquement classée parmi les pays les plus pauvres du monde par les organismes occidentaux. Si on prend la peine de chercher les raisons de cette aberration, on les trouve sans difficulté : pillage depuis environ deux cents ans des matières premières par la puissance coloniale ; transformation du pays en comptoir colonial et des populations en main d’œuvre corvéable à merci ; en outre, jusqu’à nos jours, gestion économique et politique de la R.C.A. depuis Paris. Les dirigeants successifs semblent être devenus des Consuls de France. Un détail a choqué : on a pu remarquer, en effet, que, lors de sa visite en tant que Chef d’Etat à Élysée, Faustin-Archange Touadera, président de la République Centrafricaine, navait pas eu droit au tapis rouge – qui a été déroulé, en revanche, pour le président du Liban qui le suivait… Personne n’a bougé à Bangui pour protester. Cette sorte dhumiliation naurait-elle pas pu faire réagir la classe politique ?

 

QUEL AVENIR POUR LA R.C.A. ?

          Il faut un sursaut des dirigeants. Il faut quils quittent cet immobilisme qui semble les figer, quils frappent du poing sur la table et signifient aux puissances étrangères quils sont les dirigeants dun pays souverain.

          Les forces qui interviennent depuis trois ans dans le pays ont montré leurs limites. La situation na jamais été aussi catastrophique. Solution : le  départ, ces forces  devenues un problème.

Les dirigeants de la Centrafrique, pays souverain, peuvent très bien conclure des accords bilatéraux de défense avec dautres pays, solliciter, par exemple, linclusion militaire des États-Unis ou de la Chine dans le conflit.

          Par ailleurs, les actions des milices d’auto-défense, qui ont lancé des offensives pour chasser les envahisseurs Janjawid du Soudan qui occupent les villes du Haut-Mbomou, sont à diter et à encourager.

          Le nouveau gouvernement devrait aussi demander le rapatriement de certains Casques Bleus, ceux qui soutiennent les Sélékas contre les Chrétiens. Car ils sont en train de transformer le conflit en un affrontement religieux qui na pas lieu d‘être.

          L’espoir existe. Pour parvenir à empêcher la descente aux enfers de la Centrafrique, il faut que le gouvernement devienne un gouvernement de combat. Il peut chercher les voies du dialogue, certes, mais pas à n’importe quel prix. Il en va de lhonneur du pays.

                                                                                                                                   

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

 

Centrafrique : plus de 64 000 réfugiés centrafricains en RDC sont dans des conditions déplorables.

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Centrafrique : plus de 64 000 réfugiés centrafricains en RDC sont dans des conditions déplorables.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2496.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pour article de Batangafo.

 

Bangui, le 5 octobre 2017.

Par : Patrick Blepou, CNC.

 

Une flambée de violence en République centrafricaine a fait 64 000 plus de personnes à fuir vers la République démocratique du Congo voisine entre mai et août, l’Agence des réfugiés de l’ONU a déclaré mardi, laissant de nombreux villages congolais dépassés.

«des milliers d’autres sont également censés avoir traversé la frontière, mais se trouvent dans des zones difficiles à atteindre pour les organismes d’aide en raison d’un terrain difficile ou de groupes de miliciens», a déclaré Andreas Kirchhof, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

Le HCR a récemment essayé de fournir de l’aide aux réfugiés près du village frontalier de Bangassou, mais les camions se sont coincés dans la boue afin que le personnel a dû prendre les fournitures à travers sur les motos, at-il dit.

Il y a un peu moins de 170 000 réfugiés de la RCA immatriculés au Congo, et de nombreux villages congolais ont été incapables de faire face à l’afflux, Kirchhof ajouté, entraînant un manque de services de base tels que les soins de santé et l’eau potable propre.

«certains (villages) ont quadruplé en taille.» Même avant, ils avaient dans les meilleurs petits postes de santé pour leur population. Souvent, il n’y a pas assez d’eau potable.

«selon les réfugiés, de vastes zones de la région frontalière sont maintenant sans habitantss.» Ils disent, toutes les infirmières, les médecins et les enseignants ont fui, disent-ils.

La République centrafricaine, riche en diamants mais frappée par la pauvreté, est en crise depuis la fin 2012, lorsque la violence éclate entre les groupes rebelles musulmans et chrétiens.

Après une période de calme relatif en 2016, les combats ont éclaté à nouveau au début des 2017 dans diverses villes à travers le pays.

Centrafrique : l’ONG internationale MSF au chevet des déplacés du conflit en RCA.

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Centrafrique : l’ONG internationale MSF au chevet des déplacés du conflit en RCA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2611.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> CopyrightCNCLes déplacés de Bangui. Credit photo : Éric Ngaba.
CopyrightCNCLes déplacés de Bangui. Credit photo : Éric Ngaba.

 

Bangui, le 5 octobre 2017.

Par : CNC avec MSF.

 

La violence a conduit à plus de 600 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays, le plus grand nombre depuis avril 2014. Les combats renouvelés ont également contraint 60 000 personnes à passer en République démocratique du Congo depuis la fin du mois d’avril 2017. Alindao, Bria et Bangassou (entre autres) ont vu l’écrasante majorité de leurs populations déplacées (16 000 personnes déplacées à Alindao sur une population de 18 000, et 41 000 déplacés dans Bria sur une population de 47 000). À Bangassou, 2 000 personnes déplacées vivent encore sur le site de l’église catholique et 7 000 personnes ont cherché refuge sur le site du centre de santé Zémio lorsque les combats ont débuté en juin. Ces sites ne sont pas adaptés à leurs besoins et manquent de services de base comme l’eau, les latrines et les abris, augmentant le risque d’épidémie.

Les gens cherchent refuge dans les hôpitaux, les églises et les mosquées, mais se cachent aussi dans la brousse pendant de longues périodes de temps. En plus des blessés de guerre, MSF voit les conséquences directes de la violence sur la santé des populations civiles: les enfants ne peuvent pas atteindre les installations médicales pendant la saison du paludisme ; les campagnes régulières de vaccination, le traitement du VIH et de la tuberculose (TB) ont été interrompus;

les femmes enceintes sont reparties sans aide lorsqu’elles accouchent.

En novembre 2016, les combats lourds à Bria-où MSF exécute habituellement un projet pédiatrique-contraint des milliers de personnes de leurs foyers. Les combats se sont propagés aux villages voisins, et des civils ont été ciblés. Les équipes de MSF ont répondu à la situation en soutenant les soins chirurgicaux de traumatologie et en installant des cliniques mobiles. En mars, le projet pédiatrique de MSF s’est de nouveau déplacé en mode d’urgence pour répondre à un afflux de blessés après des combats renouvelés. L’équipe a soigné 24 blessés à l’hôpital Bria, renforcé des cliniques mobiles pour mieux atteindre les populations touchées par la violence.

les combats ont éclaté à Bria le 15 mai entre les membres de la coalition dirigée par FPRC et les miliciens  «d’auto-défense» locale. Le conflit a déplacé la grande majorité de la population de la ville, maintenant rassemblée dans les camps. Au cours de la seconde moitié du mai, les équipes de MSF ont vu 1 100 personnes lors de consultations externes, et ont également lancé des cliniques mobiles à Bria et dans les villages environnants, fournissant 860 consultations aux personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI). MSF a également fourni de l’eau au camp et a aidé à construire des latrines.

Centrafrique : une haute mafia signalée à la banque CBCA, les hauts cadres mis en cause

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Centrafrique : une haute mafia signalée à la banque CBCA, les hauts cadres mis en cause

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/CC6F5113-A82B-44F5-8F19-99CA8DBF9E31.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Yves Déssandé, le Directeur Général de la CBCA
Monsieur Yves Déssandé, le Directeur Général de la CBCA

 

 

Bangui 04 octobre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Le personnel de la Commercial Bank Centrafrique monte au créneau pour dénoncer, selon informations reçues, des magouilles entretenues par les hauts dirigeants. Une mafia opérée sous forme d’audit s’est produite dans cette Banque a révolté le personnel. Les hauts cadres dont le Directeur Général de la CBCA sont directement pointés du doigt.

 Selon des informations proches du personnel, depuis le 25 septembre 2017, une mission étrangère dite d’audit est arrivée incognito dans les locaux de la Commercial Bank Centrafrique composé de Patrick Choufa, administrateur réseaux GIE et Christian Bitaya Andengue, Sous-directeur informatique CBC/Douala. Dès leur arrivée, les responsables informatiques de la CBCA ont été interdits d’accès à leurs bureaux et aux outils informatiques.

D’après des sources concordantes, le comité de Direction organe de décision de la Banque n’a pas été associé, ni de près, ni de loin à cette mission présentée comme audit. De ce fait, les mots de passe et le code d’accès ont été extorqués et remis à la mission, soit en disant sous l’influence des autorités administratives de cette Banque et que l’entrée de la sous-direction informatique a été placée sous contrôle des éléments de la gendarmerie en service à la CBCA.

 

Cette mission a travaillé durant une semaine sur le système informatique de la CBCA en dépouillant le service audit interne de la Banque de ses prérogatives de contrôleur permanent de cette institution financière.

Cet état de fait interpelle le personnel de la CBCA du danger que pourrait courir la Banque dont l’Etat centrafricain est majoritairement actionnaire. Ainsi, pour la sauvegarde de la Banque, le personnel s’est vu obliger de saisir les autorités compétentes en matière en occurrence le ministre des finances et de budget.

L’ambiance de travail à la CBCA

Selon des informations proches de la Direction Générale, le personnel a été conscientisé plusieurs fois lors des réunions aux respects de la législation en vigueur et en attente d’une contribution positive pour l’épanouissement de la Banque.

Cependant, tout le personnel a été  interloqué par des multiples sanctions régulières qui est sont qualifiées d’irrégulières et arbitraires par le ce dernier. C’est là où vient le mécontentement du personnel conduisant à l’incompréhension sur la mission d’audit dans cette Banque.

Le personnel quant à lui a exposé les agissements du Direction Générale à l’égard du personnel dans une correspondance adressée au ministre des finances et du budget à savoir l’agression verbale, l’harcèlement du personnel, le stress et traumatisme du personnel, l’absence du dialogue social en milieu professionnel.

L’un des membres de cette mission venus du Cameroun a été arrêté à l’aéroport de Bangui, alors qu’il était en train de quitter le territoire centrafricain en catimini, pendant que l’autre membre reste encore à Bangui. D’après le personnel de la CBCA, cette mission est venue effacer les traces de la mafia des hauts cadres de la Banque.

A cet effet, le personnel de la CBCA menace de cesser les activités bancaires temporairement en vue de sécuriser le dépôt de la clientèle et demande une contre-expertise et le rapport des travaux réalisés par cette mission étrangère.

 

Centrafrique : La Banque Africaine de Développement au chevet des élèves et lycéens.

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Centrafrique : La Banque Africaine de Développement au chevet des élèves et lycéens.

 

 

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Monsieur Martial Thierry OUANDÉ. Crédits Photo : Cyrille Yapéndé, CopyrightCNC.

 

Bangui le 04 Octobre 2017, CNC.

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

L’engagement de la Banque Africaine de Développement (BAD) d’accompagner les autorités du pays dans le cadre du Programme d’Appui à la Reconstruction des Communautés de Base Phase 1 (PARCB-1) pour le relèvement du pays commence à porter fruit. Les fruits, des nouveaux bâtiments  scolaires construits par les fonds propres de la BAD. Pour en savoir davantage, CNC reçoit le Coordonnateur National – Point Focal-BAD, Martial Thierry OUANDE, qui nous situe sur le progrès des travaux de réhabilitations / constructions  des infrastructures scolaires, l’un des importants projets financés par son Institution en Centrafrique.

.Jefferson Cyrille YAPENDE : Monsieur Martial Thierry OUANDE bonjour. Vous êtes le coordonnateur National  – point focal BAD en Centrafrique. Certes, vous travaillez en collaboration avec le ministère du Plan, de l’Economie et de la Coopération. Dites-nous, où en sommes-nous  avec la construction et la réhabilitation des bâtiments scolaires ? Les cas des lycées : Gobongo, Technique de Bangui et Professionnel Féminin.

Martial Thierry OUANDE : Bonjour Monsieur le journaliste. Pour répondre à votre question en ce qui concerne la construction des infrastructures scolaires, notamment aux lycées : Technique de Bangui, Professionnel Féminin, Gobongo,  le Jardin d’Enfant de Fouh et l’École des Métiers d’Art,   je pus vous rassurer que si tout passe bien, sous peu de temps, nous allons procéder à la réception provisoire. Du moment où les travaux ont été depuis attribués à deux entreprises, une nationale intitulée SNCMBA  et l’autre étrangère COBAC pour réaliser ses travaux et que nos ingénieurs au niveau des structures techniques ont déjà procédé, il y’a deux semaines, à la réception technique et ont formulé beaucoup de réserves. Il était  question d’ici la semaine prochaine qu’on aille lever ces réserves afin de programmer la réception définitive. Voilà de manière succincte ce que je pourrais vous dire par rapport à votre première préoccupation.

Jefferson Cyrille YAPENDE: La rentrée académique 2017-2018  est déjà effective depuis le lundi 2 octobre. Connaît-il de l’inauguration de ses bâtiments ?

Martial Thierry OUANDE : Oui, comme je vous avais dit tout l’heure que nous  avons déjà procédé à la réception technique et que toutes les réserves soient levées provisoirement. Certes, au courant de cette semaine l’inauguration aura lieu. Mais néanmoins, l’inauguration dépend plus de l’agenda des autorités. Et il y’ a cela une semaine, nous avions tenu une réunion élargie avec les structures, les Chefs de départements bénéficiaires des bâtiments de ce projet, ainsi que les entreprises pour préparer  l’inauguration de ces infrastructures. Mais cela va se faire de manière imminente.

Jefferson Cyrille YAPENDE: Après le volet  construction,  aura-t-il un autre pour le rééquipement de ces bâtiments, à l’exemple du Lycée Technique de Bangui  où la plupart de leurs machines seraient déjà caduques et hors d’usage?

Martial Thierry OUANDE : vous conviendriez avec moi que la Banque Africaine de Développement (BAD) ne finance jamais les activités à moitié. La  BAD, dans le cadre de ce projet Programme d’Appui à la Reconstruction des Communautés de Base, Phase1 (PARCB-1), a posé la construction voire réhabilitation,  ainsi  que l’équipement de ces infrastructures. Je peux encore aller  plus loin pour vous dire qu’il y’aura aussi la formation des enseignants. Et au courant de l’année qui s’écoule, on a déjà passé le recyclage des enseignants.  En plus les meilleurs élèves du Lycée Technique seront envoyés dans la sous-région pour subir des formations afin de venir renforcer les enseignants qui sont sur place.

Jefferson Cyrille YAPENDE : Pour en finir, dites-nous concrètement votre principal objectif ?

Martial Thierry OUANDE : Notre principal objectif est de faire face aux facteurs de fragilité qui entravent la stabilité, la croissance économique et le développement durable de la République centrafricaine.

Jefferson Cyrille YAPENDE : Nous vous remercions.

 

Martial Thierry OUANDE : C’est plutôt à moi de vous remercier.

Au moment où nous mettons sous presse cette interview, nous apprenons que la cérémonie de remises de ces bâtiments aura lieu ce jour 04 octobre sous le Très Haut patronage de son Excellence, Faustin Archange Touadéra entouré des membres de son gouvernement présents à Bangui, des Chefs des missions diplomatiques et des Présidents des Institutions de la République.

 

Propos recueillis par Jefferson Cyrille YAPENDE

 

 

Copyright2017CNC

Centrafrique/Kampala : L’ancien président François Bozizé n’est plus en Ouganda

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Centrafrique/Kampala : L’ancien président François Bozizé n’est plus en Ouganda

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l’ancien Président François Bozizé

 

 

Bangui, le 4 octobre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

L’ancien Président centrafricain, Général François Bozizé Yangouvonda serait introuvable depuis cinq jours à Kampala, ville qui l’a accueilli dans son exil en 2013. Cette information tombe alors que Bozizé est sous sanction des Nations unies, avec interdiction de voyages et gèle des avoirs.

Depuis Ouganda où il se faisait de moins en moins parlé de lui, François Bozizé crée la confusion et rasasse l’actualité. Depuis cinq jours, il serait introuvable à Kampala. Pourtant, il reste sous sanction des Nations unies qui lui fait interdiction de voyager. Peut être qui a procédé comme Nourredine Adam et compagnies qui se foutent de ces sanctions onusiennes pour faire leurs affaires à travers les pays de la sous-région, voire ailleurs ?

Seulement, aucune information ne fuite jusque-là quant à la destination prise par l’ancien Président de la République. Et l’on s’interroge… Bozizé serait-il en villégiature quelque part dans un coin de Kampala ? A-t-il quitté l’Ouganda ? Où a-t-il pu aller ? Ces questions restent encore en examen. Toutefois, des rumeurs font état de ce qu’il serait même à Bangui.

Notons que cette mystérieuse disparition intervient quelques semaines seulement après la rentrée politique du ‘’Kwa na kwa’’ le parti fondé par François Bozizé, à Bangui. L’on a remarqué que les grandes décisions politiques prises à cette occasion ont toutes été signées par le Président fondateur.

A suivre…

Centrafrique : Le DGA de l’Emigration – immigration en France pour régler le problème de passeports de la diaspora

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Centrafrique : Le DGA de l’Emigration – immigration en France pour régler le problème de passeports de la diaspora

 

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Monsieur Bienvenu Nguimalé, DGA de l’immigration. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

Bangui, le 4 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Depuis plus de deux semaines, le Directeur général adjoint de la Police centrafricaine en charge de l’Emigration-Immigration Bienvenu Paterne Nguimalé séjourne en Europe. Il s’agit pour l’officier de trouver de solutions idoines au récurrent problème de délivrance de passeports aux Centrafricains vivant dans cette contrée.

Il y a peu, des brouilles ont émaillé les relations entre les Centrafricains vivant à l’étranger et l’administration centrale de Bangui, ceci au sujet de la délivrance peu orthodoxe des passeports pour cette frange de Centrafricains. En juillet 2017, l’ancien Ministre en charge de la Sécurité publique, Jean Serge Bokassa, aujourd’hui ramené à l’Intérieur, a pris une décision interdisant la délivrance de ce papier. Une décision qui a fait des mécontents en milieu diaspora. « C’est une pantalonnade ! Il (le Ministre Jean Serge Bokassa) sait parfaitement que toute délivrance de document de ce type, passe d’abord par l’aval de Bangui. C’est là bas qu’il faut mettre de l’ordre et non ailleurs », criait au ras-le-bol, un diplomate sous l’anonymat à nos confrères de Lnc. Evidemment, la décision a fait grincer des dents.

A en croire le Ministre, cette décision est la conséquence directe d’un constat de fraudes massives aux papiers, délivrés sans contrôle à de nombreux étrangers n’ayant même pas la nationalité centrafricaine. Les ambassades centrafricaines sont ainsi indirectement pointées du doigt. Dans la Note de service prise par Bokassa, exception a été faite à « tout détenteur de passeport biométrique dont le délai de validité arrive à expiration, ou ayant été victime de vol ou de perte, et dont le nom figure dans la base de données du centre d’émission. D’étudiant non connu du ficher central, mais en fin de formation à l’étranger, et  justifiant d’un document qui atteste qu’il a été régulièrement envoyé par le gouvernement. De l’évacuation sanitaire de compatriotes résidents à l’étranger et dûment constatée par un certificat médical délivré par un médecin ».

Aujourd’hui, le Président de la République, avec les sages conseils techniques qu’il a reçus des Techniciens de l’Emigration – immigration, il a dépêché un homme de terrain, en la personne de Bienvenu Nguimalé, Directeur général adjoint de l’Emigration – immigration, en Europe pour traiter ce problème. « A dire vrai, le Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange Touadéra ne s’était pas trompé de personne en choisissant l’officier de la police Bienvenu Paterne Nguimalé comme responsable de la direction adjointe de la police en charge de l’Emigration-Immigration, car ce dernier, dès le premier jour de sa nomination n’a cessé de se démarquer », commentent nos confrères de ‘’Le vigilent info’’.

Sur place, le nombre de demandes de passeports exprimées par les Centrafricains de France et d’autres pays européens, est bien impressionnant au-delà des attentes. Le DGA serait même surpris devant la demande. L’initiative elle, a été très saluée par les compatriotes vivant en Europe. Dès son retour, le bilan sera sur la table, en vue de mesurer le lot du travail que le DGA a effectué durant ces deux semaines au service de la diaspora. Toutefois selon les échos des travaux du DGA, c’est comme de la mission accomplie.

Centrafrique : l’ONG Cordaid face au défi du terrain à Bocaranga.

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Centrafrique : l’ONG Cordaid face au défi du terrain à Bocaranga.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2687.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Déplacement de la population fuyant la guerre-civile en Centrafrique

 

 

Bangui, le 4 octobre 2017.

Par : CNC avec Rélief.

 

“les pluies ont inondé et endommagé nos huttes et nos champs.” L’eau potable est rare et les maladies rendent la vie encore plus précaire. C’est ainsi que les populations déplacées à Bocaranga, dans la région occidentale de la République centrafricaine, ont décrit leur situation actuelle à l’équipe de Cordaid.

 

“l’eau arrive!”

s’exclameArlette, une femme de 35 ans, mère de 9 enfants et vivant dans le petit village de Mbilaye, nous a dit: «je me suis endormi sans soucis autour de 21 heures.» En effet, la saison des pluies a atteint son point culminant, mais je ne m’attendais pas à ce qui allait se passer. A 2 heures du matin, j’ai été soudainement réveillé par les grondements des tonnerres et les cris des voisins, criant à haute voix: «l’eau arrive!» L’eau arrive! Très rapidement, l’eau était partout dans le village, les huttes ont commencé à céder, les gens ont quitté précipitamment leurs maisons, apportant les quelques effets personnels qu’ils pouvaient emporter avec eux. Nos champs sont complètement inondés, les jardins sont sous l’eau, et nos approvisionnements alimentaires sont complètement détruits et endommagés par la rage de l’eau.

Une autre personne déplacée, Kozo Samuel (52 ans, père de 8 enfants) a expliqué: «les inondations ont détruit mes terres et mes plantations de manioc, d’igname, de maïs et d’arachide.» No Clement (52 ans, père de 11 enfants), déplacé de koui et vivant à Mbilaye a déclaré que c’était le plus grand déluge dans la région depuis qu’il a vécu là-bas et qu’il était inquiet de ce qui pourrait arriver pendant le reste de la saison des pluies.

 

Aide d’urgence et sensibilisation

Les équipes techniques de Cordaid (sécurité alimentaire, eau et assainissement, mobilisation et protection de la Communauté) collaborent afin d’aider les populations déplacées qui ont tout perdu. Ils ont distribué des rations alimentaires d’urgence et ont fourni un soutien pour relancer les activités de base, ainsi que pour mener des activités de sensibilisation sur les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement.

Malgré ces efforts, les besoins humanitaires sont énormes et exacerbés par la situation de la sécurité instable qui persiste dans la préfecture de Ouham Pendé et le changement climatique, qui a une incidence négative sur la résilience des populations les plus vulnérables.

 

Aléas climatiques

Dans le village de Manja, Eugénie BANGUE (37 ans, mère de 7 enfants) nous a dit qu’elle s’inquiétait de l’impact de l’ajout des aléas climatiques à la situation déjà existante de l’insécurité et de la tension sociale qui prévaut dans la Bocaranga sous-préfecture. Étant donné ses conditions de vie déjà difficiles, elle prie pour que plus de pluies dévastatrices arrivent et reste optimistes que l’aide de Cordaid lui permettra au moins de reprendre ses activités agricoles.

Étant donné les nombreuses difficultés que les communautés déplacées et les collectivités hôtes de Ouham Pendé confrontent, l’aide humanitaire de Cordaid est plus importante que jamais, pour aider ces communautés à maintenir leur dignité et à renforcer la résilience des défis qui se posent avant.

 

 

 

Centrafrique : le poste de la gendarmerie de Baboua attaqué cette nuit.

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Centrafrique : le poste de la gendarmerie de Baboua attaqué cette nuit.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2900.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ex-combattants incorporés. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC
Les ex-combattants incorporés. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC

 

 

Bangui, le 3 octobre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2017, les habitants de la commune de Baboua à environ 100 kilomètres de la ville de Bouar se sont réveillés brutalement par des détonations d’armes légères. Pris de panique, certains ont pris le chemin de la brousse pour se réfugier, d’autres par contre se sont cloîtrés chez eux jusqu’au petit matin. Que s’est-il passé ?

 

Selon les premiers éléments recueillis par les Gendarmes qui ont su repousser l’attaque, les assaillants seraient des miliciens Anti-Balaka qui auraient pris d’assaut leur poste cette nuit.

D’après un Gendarme détaché dans cette localité et contacté par CNC, les assaillants, probablement à la recherche des armes et munitions pour commettre d’autres crimes longtemps que possible et libérer l’un de leurs arrêtés il y’a quelques jours auparavant, se sont heurtés à une résistance farouche des éléments gendarmes en poste cette nuit. Finalement ils ont été repoussés et pourchassés.

Il est aussi important de signaler que les miliciens Anti-Balaka, très nombreux dans le secteur, opèrent non seulement à la frontière du côté camerounais de temps en temps, mais aussi du côté centrafricain. Des braquages, vols et enlèvements des personnes sont régulièrement signalés de deux côtés de la frontière centrafricano camerounaise avec à chaque fois les Anti-Balaka comme les principaux suspects.

Tandis que les Gendarmes repoussent une attaque des hommes armés assimilés aux Anti-Balaka, les eux-combattants rebelles du FDPC d’Abdoulaye Miskine, cantonnés dans une école proche de Baboua dans le cadre du pré-DDRR, sont en grève à la suite de la mort de l’un de leurs commandants heurtés par un taxi-moto. Ils ont barricadé l’axe principal dit RN1 menant à la frontière du Cameroun. Du coup les commerçants hésitent encore d’empiéter cet axe et les produits importés commencent à se faire rares sur le marché.

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : la Cour Pénal Spéciale, les avancées et difficultés.

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Centrafrique : la Cour Pénal Spéciale, les avancées et difficultés.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2428.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le nouveau palais de justice à Bangui. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Le nouveau palais de justice à Bangui. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

 

Bangui, le 3 octobre 2017.

Par : Erica  Bussey, conseiller juridique spécial.

 

Il a été un processus long et lent, mais progressivement la Cour pénale spéciale en République centrafricaine (CPS), un tribunal «hybride» qui a compétence sur de graves violations des droits de l’homme et de graves violations du droit international humanitaire commis depuis 2003, commence à prendre forme. Dans un pays où il y a des faiblesses systématiques avec le système de justice, une profonde méfiance des juridictions nationales, et où les auteurs présumés de crimes des deux côtés vivent ouvertement dans la communauté impunément, cette Cour est le dernier recours pour beaucoup.

La CPS, établie par la loi en juin 2015, sera entièrement dans le système juridique national, mais elle aura des juges et du personnel nationaux et internationaux et elle est fortement soutenue par la mission de maintien de la paix en RCA (Minusca) et le PNUD. Avec un mandat initial de 5 ans, le ccn sera mis au point en phases. L’accent est mis immédiatement sur le développement de l’infrastructure et la capacité de commencer les enquêtes.

De bons progrès sont faits à cet égard:

  • Tousssaint Muntazini Mukimapa, ancien procureur militaire de la RDC, a été nommé procureur spécial, en février 2017, et plusieurs autres membres du personnel national et international et des juges ont été recrutés.
  • Le bâtiment alloué à la Cour (auparavant utilisé par  le Tribunal de grande instance est en cours de rénovation.
  • Des consultants ont été engagés pour rédiger les règles de procédure et de preuve, qui feront alors l’objet de consultations.
  • Une stratégie de protection des témoins et des victimes, tant pour le CCN que pour le système national, a été développée.

Il y a aussi des efforts en cours pour élaborer une stratégie de sensibilisation et des séances de sensibilisation préliminaires ont déjà eu lieu avec la société civile. En outre, le HCDH a publié un rapport cartographique en mai 2017, qui fournit un compte rendu détaillé des crimes en vertu du droit international commis à partir de 2003-2015 qui revêtent une importance cruciale dans le processus de mise en place d’une stratégie de poursuites par le procureur spécial , compte tenu de la grande ampleur des crimes commis et de la nécessité de prioriser parmi eux.

Cependant, beaucoup d’efforts seront nécessaires pour mettre ces diverses initiatives ensemble pour mettre en œuvre le CCN et de nombreux défis subsistent. Seuls 5 millions de dollars américains des 7 millions de dollars requis pour les 14 premiers mois de la Cour ont été obtenus auprès de donateurs, y compris les États-Unis, la France et les Pays-Bas ainsi que de MINUSCA, et il semble y avoir peu d’engagements à financer la CPS au-delà de cette période initiale. Financée uniquement par des contributions volontaires, il est difficile de voir comment le CCN évitera les crises financières en cours, semblables à celles qui ont déstabilisé et miné les travaux du Tribunal spécial pour la Sierra Leone et, à ce jour, affectent le travail de l’extraordinaire Chambres devant les tribunaux cambodgiens.

Le CCN est également confronté à des enquêtes et à des arrestations dans un pays qui continue d’être affligé par la violence et l’instabilité, et où de vastes parties du territoire sont toujours contrôlées par des groupes armés. Dans une société profondément divisée, la sensibilisation sera essentielle mais incroyablement difficile, surtout avec des ressources très limitées. Étant donné le manque de compréhension et de confiance du public dans le système judiciaire, il sera difficile d’atteindre des zones à l’extérieur de Bangui, en particulier dans l’est du pays où la situation en matière de sécurité est actuellement désastreuse.

Le CCN peut également avoir de la difficulté à attirer suffisamment de personnel national et international suffisamment qualifié. Bien qu’une formation approfondie soit prévue, le manque de capacité du personnel national, en particulier en ce qui concerne l’enquête et la poursuite de crimes internationaux complexes, peut s’avérer problématique. Malgré les engagements visant à faire en sorte que les juges et le personnel reflètent un équilibre entre les sexes et que les juges nationaux représentent les différentes zones géographiques et les communautés religieuses, le premier cycle de recrutement n’a pas été couronné de succès sur l’un ou l’autre front. Dans une certaine mesure, cela reflète la représentation limitée des femmes et des musulmans dans la profession judiciaire/juridique dans la RCA. Néanmoins, s’attaquer à ce déséquilibre sera essentiel pour assurer l’équité – et la perception de l’équité – des procédures. La Cour doit également veiller à ce que les droits de la défense soient respectés et qu’un système efficace d’aide juridique soit mis en place.

La création de la CPS marque la première fois qu’un tribunal hybride travaillera dans un pays où des enquêtes de la CPI sont également en cours, ce qui pourrait représenter une innovation importante en particulier s’il existe une coordination efficace entre la CPI et la CPS. La Loi instituant la Cour prévoit que si le procureur de la CPI est «saisi d’une affaire, alors le CCN reconnaîtra la primauté de la CPI et ne poursuivra pas l’affaire», dans ce que certains ont qualifié de «complémentarité inverse». Toutefois, les critiques se sont demandé si cette disposition pouvait être conciliée avec le régime de complémentarité dans le statut de la CPI.

Malgré ces défis, la Cour est cruellement nécessaire. La violence qui a entraîné des violations des droits de l’homme et des crimes en droit international, y compris des attaques contre les MINUSCA de la paix, a continué de croître ces derniers mois. Il a également été suggéré qu’une initiative de négociation avec des groupes armés dirigés par l’UA et la CEEAC pourrait offrir des amnisties aux membres des groupes armés qui refuseraient la justice aux victimes (bien que cela ne soit pas reflété dans une feuille de route récente pour cette processus).

Un accord de paix signé en juin 2017 sous l’égide de Sant’Egidio met l’accent sur la possibilité de réhabilitations et sur les négociations pour la levée des sanctions, ainsi que la priorisation de la vérité et de la réconciliation sur la justice. Ces initiatives semblent aller à l’encontre de l’esprit du Forum de Bangui sur la réconciliation nationale qui s’est tenu en 2015, qui a fortement rejeté la possibilité de toute amnistie. Dans ce contexte, il est plus important que jamais que le CCN entame ses investigations et commence à faire des percées dans la lutte contre l’impunité en RCA sans délai.

La CPS n’est pas le seul tribunal hybride à être proposé au cours des dernières années, après une accalmie dans le développement de ces tribunaux après la création de la TSSL et CETC bien plus de dix ans. Un tribunal hybride pour le Sud-Soudan a été mandaté dans un accord de paix 2015, et des tribunaux hybrides ont également été proposés pour le Burundi et l’Érythrée. Des leçons ont été apprises depuis la «première vague» des tribunaux hybrides – aucun nouveau bâtiment flambant neuf ne sera construit dans la voiture au fur et à mesure qu’ils se trouvaient au TSSL, et des efforts prudents sont faits pour que le CCN contribue à la reconstruction du système de justice dans l’ensemble de la RCA.

La CPS sera-t-elle couronnée de succès? Il reste à voir, mais pour la majorité de ceux qui ont souffert des crimes commis en particulier au cours du récent conflit, notre Cour tient le meilleur espoir qu’ils ont pour la reddition de comptes.

 

 

 

 

L’original de ce blog a été publié par les droits de l’homme sur le site de justice internationale ici:

https://hrij.Amnesty.nl/Centra1-African-Repub1ic-SCC/

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DU GROUPE DE TRAVAIL DE LA SOCIÉTÉ-CIVILE Section EUROPE

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CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DU GROUPE DE TRAVAIL DE LA SOCIÉTÉ-CIVILE Section EUROPE

 

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 COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

C’est avec une grande consternation que le GTSC-EUROPE a appris par voix de presse en ligne la déclaration fantaisiste et honteuse du groupe de soutien au président de la République.

cette déclaration, faite par un acolyte du tristement célèbre Didacien KOSSIMATCHI fait mention d’une connivence entre l’Opposition démocratique dont le chef de fil est monsieur Anicet Georges DOLOGUELE et la société civile et faisant suite a l’ultimatum de trois semaines faites au gouvernement afin de leurs laisser le temps d’agir en faveur de la sécurité du peuple centrafricain qui continue de mourir et de souffrir sans réactions vigoureuse de nos autorités.

Nous démentons catégoriquement ce mensonge éhonté et disons fort que monsieur Anicet Georges Dologuele n’a jamais rencontré un membre du GTSC, ni à Bangui, ni lors de son sejour en Europe.

De ce fait, le GTSC-EUROPE prends a témoin le peuple centrafricain sur les menaces formulés clairement par le porte-parole de ce mouvement faisant mention d’une attaque physique des organisateurs ou des participants à cette future action, et rassure ce dernier que la réponse a tout acte de violence entrepris vis-a-vis de la société civile aura une réponse proportionnelle dans le cadre de la LÉGITIME DÉFENSE.

Nous rassurons l’opinion nationale et internationale que le but de nos actions est de continuer a soutenir et a plaider en usant de tout les moyens légaux pour que le peuple centrafricain meurtri puisse souffler un peu et panser ses blessures.

Nous réitérons nos soutiens sans réserve aux FACA et aux Forces de Défenses nationales que sont la police et la gendarmerie.

Nous maintenons notre ultimatum des 3 semaines et confirmons qu’a l’expiration de ce délai, une suite d’action seront entreprise afin de restaurer la dignité du peuple bafoués.

LORSQUE LE PEUPLE N’A PLUS D’ESPOIR, LA RÉSILIENCE SE TRANSFORME EN RÉSISTANCE A MAINS NUES.

 

 

Pour le GTSC-EUROPE

Le coordonateur

Sergio Junior AKRA MESCHEBA

Centrafrique : Une coordination baptisée « chaine de solidarité » mise en place pour aider les déplacés de Sidiki.

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Centrafrique : Une coordination baptisée « chaine de solidarité » mise en place pour aider les déplacés de Sidiki.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/4272B05F-8EB1-4294-BEF4-1D08B6C71647.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Réunion des ressortissants de l’Ouham-Péndé le samedi 30 septembre 2017 à Bangui. Crédits photo : Cyrille Yapéndé, CopyrightCNC.
Réunion des ressortissants de l’Ouham-Péndé le samedi 30 septembre 2017 à Bangui. Crédits photo : Cyrille Yapéndé, CopyrightCNC.

 

Bangui le 02 Octobre 2017

Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC.

 

L’incursion des éléments 3R du chef rebelle Sidiki, coalisés avec ceux de MPC  du Général Bahar, le samedi dernier dans la ville de Bocaranga située à 523Km de Bangui dans la région Nord-ouest de la Centrafrique a provoqué le déplacement massif des centaines de déplacés, hommes, femmes et enfants à pieds et dans un total dénuement, vers la ville de Bozoum.

C’est dans cette optique que les députés de Bocaranga1, Anicet George Dologuélé et son collègue de Bocaranga3, Martin Ziguélé épaulés par les autres députés des préfectures de l’Ouham-Pendé et Nana-Mambéré ont initié une réunion d’urgence ce 30 septembre 2017 à la FATEB.

Cette réunion a eu lieu la participation de dizaines des ressortissants de ces deux préfectures. Les objectifs de cette concertation sont entre autres : mettre en place une coordination qui serait mandatée d’aller à la rencontre des ONGs œuvrant dans l’assistance humanitaire, sensibiliser les ressortissants de ces deux préfectures à venir en aide aux personnes déplacées.

La coordination appelée  « Chaine de la solidarité des ressortissants de l’Ouham-Pendé et Nana-Mambéré »  comprend 8 personnes, dont 6 hommes et 2  femmes. L’ancienne ministre de l’Éducation sous la transition, Gisèle BEDAN a été choisie comme coordinatrice.

Le député de Bocaranga1, Anicet George Dologuélé  explique les raisons et les objectifs de cette rencontre :

« vous savez, après les violences que vivent les populations de l’Ouham-Oendé et Nana-Mambéré, les députés se sont réunis à plusieurs reprises, ont pris des initiatives vis-à-vis de la Minusca et ont décidé de mettre en place une coordination qui coordonnera les actions de tous les ressortissants des deux préfectures pour les sensibiliser sur le suivi des problèmes de leurs préfectures, sur les problèmes humanitaires que vivent les populations, sur la nécessité d’aider nos pères qui souffrent dans l’arrière-pays ».

Il a poursuivi en demandant à ces ressortissants de ne pas compter sur les humanitaires ni sur le gouvernement. Mais il appelle ceux qui sont dans ses deux préfectures d’apporter leurs participations afin d’aider leurs mamans, papas, frères et sœurs qui souffrent dans la brousse.

Rappelant que le gouvernement centrafricain a dépêché trois ministres notamment  la Ministre de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée, Mme Marie Noëlle KOYARA, de l’Intérieur Chargé de la Sécurité Publique, le Général de Brigade Henri WANZET LINGUISARA et de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale, Mme Virginie MBAIKOUA depuis vendredi à Bocaranga afin de porter assistance aux victimes, demander le retrait sans condition du mouvement rebelle 3R de Sidiki et renforcer la présence de la force onusienne pour sécuriser la ville et protéger la population. Un délai de trois jours est accordé à Sidiki pour application. Passé ce délai, la MINUSCA passera en action.

Affaire à suivre…

 

 

 

 

 

 

   

Centrafrique : braquage rocambolesque d’un troupeau de bœufs par les anti-Balaka de Bozoum.

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Centrafrique : braquage rocambolesque d’un troupeau de bœufs par les anti-Balaka de Bozoum.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2718.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.
Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.

 

Bangui, le 2 octobre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Alors qu’une équipe gouvernementale s’est rendue à Bocaranga afin de négocier le retrait des rebelles du 3R de cette sous-préfecture qui serait en bonne voie, les anti-Balaka de la région, quant à eux, continuent de faire parler de leurs métiers et montrer les œuvres au grand public. Pour preuve, ils viennent de commettre un braquage spectaculaire de plus de 10 000 bœufs et ramener à Bozoum. Ce qui pourrait raviver la tension dans la région.

Exactement comme à Bocaranga, la population de Bozoum, chef-lieu de l’Ouham-Péndé, s’inquiète sérieusement du comportement antisocial des miliciens anti-Balaka composés en majorité, faut-il le rappeler, des voleurs de même ethnie que François Bozizé et surnommés par leurs admirateurs « Patriotes » qui consiste à braquer, voler et assassiner les éleveurs peuls et récupérer leur bétail.

Le week-end dernier, les anti-Balaka de Bozoum, galvanisés en bloc par l’arrivée massive de leurs compagnons et frères machettes de Bocaranga fuyant les rebelles du 3R, sont partis assassiner des éleveurs peuls à une centaine de kilomètre dans la brousse située entre Bozoum et Koui et emporter ainsi leurs milliers de bœufs à Bozoum.

Vu le nombre impressionnant des bœufs que certains estiment à environ 10 000 têtes que les anti-balaka ont ramenées, les habitants de Bozoum craignent les représailles des rebelles du 3R qui n’hésiteraient pas un seul instant à pourchasser les auteurs de ce vol jusqu’à leurs derniers retranchements. Comme ils l’ont fait jusqu’à Bocaranga.

Cette situation crée la panique à Bozoum et pousse le Prêtre de de la ville, le Père Aurelio Gazzero a confisqué tous ces bœufs et a convoqué une réunion avec les voleurs hier à la maison des Jeunes. Mais ces voleurs ont refusé que la réunion se tienne.

De l’autre côté à Bocaranga, l’équipe gouvernementale assistée de la Minusca envoyée sur place pour négocier avec le chef rebelle Siddiki aurait obtenu le ferme engagement de ce dernier que ses éléments vont se retirer d’ici lundi de Bocaranga afin de laisser les civils déplacés de regagner leurs domiciles sans délai.

Alors que les 3R s’engagent à quitter Bocaranga, tout le monde se demande qui va stopper la folie meurtrière des anti-Balaka ? À Bangui comme en provinces, personne ne semble se soucier des dégâts causés par ces miliciens anti-Balaka qui s’organisent de plus en plus comme des narcotrafiquants soutenus par les autorités, les maires et certains députés de la région.

 

 

Copyright@2017CNC

 

Centrafrique : Gilles Gilbert GRESENGUET, un gangster protégé à la tête du Comité National Olympique.

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Centrafrique : Gilles Gilbert GRESENGUET, un gangster protégé à la tête du Comité National Olympique.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/10/3ABD8D2F-22A8-42F0-B5FA-C902ED302FE1.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le sulfureux Gilles Gilbert Grénzénguét alias 3G
Le sulfureux Gilles Gilbert Grénzénguét alias 3G

 

 

Bangui, le 02 Octobre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Au moment où le monde entier a des yeux rivés sur la République centrafricaine suite à la guerre civile qui  la secouée depuis 2012,  certains fils de ce pays, connus pourtant sur le plan international grâce aux fonctions qu’ils occupent, se comportent malheureusement en chef de gangs de manière à ternir davantage l’image de ce pays. C’est le cas du Secrétaire général du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA), le sieur Gilles Gilbert GRESENGUET.

Occupant aussi le poste du Directeur général  de Centrafrique Transit, Giles Gilbert GRESENGUET est connu comme étant ancien joueur et grand bagarreur de l’équipe de « Black Star» Élu à la tête du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain en juillet 2015 après une élection très controversée. Contre toute attente,   les médecins n’ont pas réussi à débarrasser du sieur Gilles Gilbert GRESENGUET alias 3G, de ses troubles bipolaires.  Pour preuve, il a exhumé une affaire rocambolesque de 2013 avec son ex-employé KPAWIYANA Pierre pour le tabasser et le rendre incapable à vie. Enquête exclusive CNC.

Outre les dossiers compromettants concernant une série des détournements des fonds alloués au CNOSCA par des partenaires et des affaires correctionnelles pendantes devant la justice, le sulfureux Giles Gilbert GRESENGUET se fait parler de lui à nouveau dans une affaire très criminelle dans laquelle il se tire bien, en tout cas pour le moment, grâce au véto judiciaire mis sur ses dossiers par son frère cadet Ghislain GRESENGUET alias 2G, ancien Procureur de la République.

D’après le dernier dossier judiciaire de l’allias 3G – Giles Gilbert GRESENGUET, et verrouillé par l’allias 2GGhislain GRESENGUET dont le CNC a pu consulter, le sieur Giles Gilbert GRESENGUET est poursuivi pour tentative de meurtre, coups et blessure volontaires ayant entraîné une incapacité à vie sur une personne fragile en la personne du KPAWIYANA Pierre et aussi pour l’avoir employé et le faire travailler sans le déclarer à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Selon les faits,  monsieur KPAWIYANA Pierre était employé au noir par Giles Gilbert GRESENGUET comme gardien durant une décennie et demie. Comme dans le cycle de vie de l’homme, le malheur peut se surgir à tout moment, à n’importe quelle heure et n’importe quel jour, le sieur KPAWIYANA Pierre a eu un accident dans lequel ses deux jambes ont été opérées et des barres de fer implantées. Au court de son invalidité, monsieur KPAWIYANA Pierre fait recours à son patron qui n’est autre que le sulfureux Gilles Gilbert GRESENGUET du CNOSCA en lui envoyant un courrier sollicitant son appui financier. Attendu en vain la réponse de son patron 3G, le pauvre KPAWIYANA Pierre débarque en personne sur le lieu du travail de son patron au CNOSCA qui l’a reçu effectivement. Malheureusement encore, les échanges entre les deux hommes tournent à un acte criminel. Le sieur Giles Gilbert GRESENGUET, piqué par ses germes, racle les jambes déjà fracassées du vieux KPAWIYANA Pierre qui tombe comme un château de cartes tout en le maintenant à terre, sous ses pieds, comme un chien enragé à la vaccination. Malgré ses cris et gestes assourdissants lui demandant pardon, le sieur Gilles Gilbert GRESENGUET ne relâche pas. Le vieux KPAWIYANA Pierre a eu la vie sauve dans l’enceinte du CNOSCA grâce aux interventions des agents qui l’ont pu tirer comme une corde attachée à un arbre, mais une incapacité à vie dès son admission à l’hôpital dans un état déplorable 10 minutes après le drame, si l’on en croit au terme du certificat médical délivré par le docteur ISSA MAPOUKA spécialiste en traumatologie « aggravation de la fracture du fémur gauche  nécessitant une incapacité de 45 jours ».

Après plusieurs semaines à l’hôpital et plusieurs semaines de convalescence, KPAWIYANA Pierre dépose enfin une plainte à la gendarmerie contre son ancien patron Giles Gilbert GRESENGUET. Comme on l’a dit ci-haut, ce dernier ne peut en aucun cas être inquiété par la justice centrafricaine, encore moins par ce pauvre gardien qui n’a pas les moyens de surclasser la force protectrice de son ex-patron qui n’est autre que son petit-frère Ghislain GRESENGUET, Procureur de la République au moment des faits.

Aujourd’hui, quatre ans après les faits, le gangster Gilles Gilbert GRESENGUET  refuse à trois reprises de se comparaître devant les juges qu’il les qualifie de « trop petits » et la justice n’est toujours pas rendue. Aux dernières nouvelles, la plainte est introuvable au Tribunal de Grande Instance (TGI).

L’affaire est-elle déjà classée sans suite ? Si OUI, pourquoi ces juges en charge du dossier n’informent-ils pas le plaignant ? Et aussi pourquoi ont-ils classé le dossier ?

En tout cas, la justice centrafricaine continue d’étonner le peuple par sa partialité et népotisme. Le pénal tient le civil en état, la victime des « G. GRESENGUET » souffre. Son affaire pour « travail d’esclave » est loin d’instruction. Le ministre de la Justice, de grâce un magistrat, bien que n’ayant plus exercé durant plus de 20 ans et frère du Président de la République, doit regarder de tout prêt le fonctionnement de cette justice.

Affaire à suivre………

 

Copyright2017CNC

Avis de citation à comparaître

Centrafrique : l’Ultimatum de la Société civile contrattaqué par la Coordination de ‘’Génération consciente’’

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Centrafrique : l’Ultimatum de la Société civile contrattaqué par la Coordination de ‘’Génération consciente’’

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2754.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Porte-Paroles de la Minusca. Credits photo : Éric Ngaba, CopyrightCNC.
Les Porte-Paroles de la Minusca. Credits photo : Éric Ngaba, CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 2 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les 22 et 27 septembre, le Groupe de travail de la société civile (GTSC), par la voix de son Porte-parole Cressent Beninga dénonçait la persistance de la violence sur le territoire et l’inertie du gouvernement, malgré les accords de paix signés et le retour à l’ordre constitutionnel. Il dénonçait également la récente nomination des Sous-préfets. Dans la dernière déclaration, le GTSC lance un ultimatum au gouvernement de tout mettre en œuvre pour rétablir la sécurité dans trois semaines. Ce qui n’est pas entendu de la même oreille par la coordination de la ‘’Génération consciente’’ – un mouvement fort de 40 associations affiliées au Comité de soutien au Président de la République. Ci-dessous, la déclaration de la Génération consciente signé de son Coordonnateur Antoine Gberkofei.

Déclaration relative aux prises de position tendancieuses sur la situation sociopolitique et sécuritaire par le Groupe de travail de la société civile (GTSC) et l’opposant auto-déclaré Anicet Georges Dologuélé

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

On assiste ces derniers temps à des déclarations et prises de position tendancieuses et intempestives de certains hommes politiques et organisations de la société civile sur la situation sociopolitique et sécuritaire dans notre pays.

Les réactions successives de GTSC  ou Groupe de travail de la société civile du 22 et 27 septembre 2017 en disent long sur les intentions inavouées de ces organisations qui, sous couvert de la société civile, se lancent véritablement dans une agitation politique sous la bannière de l’opposition, en lançant de véritables diatribes et injonctions au Gouvernement et à la MINUSCA, rompant ainsi le caractère neutre et objectif censé guider l’action de toute organisation de la société civile digne de ce nom.

Comment comprendre qu’une organisation de la société civile fasse fi des efforts consentis par le gouvernement dans un contexte aussi difficile pour ramener la paix et la cohésion sociale, efforts qui commencent doucement, mais sûrement à porter leurs fruits, pour rejoindre les autorités démocratiquement établies, entre autres de retirer les chefs rebelle du gouvernement sous prétexte que leur nomination serait intervenue en violation de la constitution ; changer l’approche DDRR et surtout lancer l’ultimatum pour la pacification du pays dans trois semaines sous peine d’actions de grande envergure à entreprendre par eux…

Bref, on est dans quel pays ? A quel jeu joue cette fameuse société civile ? Nul n’ignore que ces mêmes agitateurs se sont illustrés à travers une manifestation illégale de « ville morte » le 24 octobre 2016 où ils ont lancé dans la rue de pauvres jeunes pour marcher sur le Palais de la Renaissance, occasionnant le décès de deux personnes et plusieurs blessés. Gervais LAKOSSO, Marcel MOKWAPI, Paul Cressent BENINGA et autres, principaux instigateurs de ce mouvement étaient mis aux arrêts au Camp de roux avant de bénéficier de la clémence du Chef de l’Etat et recouvrir ainsi une liberté…

Ils veulent encore récidiver à travers une action dite d’envergure qu’ils fomentent et, fait surprenant, leurs agissements coïncident comme par hasard avec les élucubrations de l’opposant autoproclamé, Anicet Georges DOLOGUELE. Ce dernier de retour de sa tournée politique en France ne trouve aucune graine à moudre que de s’en prendre aux institutions de la République après sa tentative manquée de coup d’Etat du 11 mai 2017… Pauvre Centrafrique.

Les 1500 Euros qu’il a remis en France à un groupuscule de jeunes pour organiser une manifestation n’ayant pas porté les résultats escomptés, il monte maintenant sur les grands chevaux pour dénoncer pêle-mêle le pourrissement de la situation qu’il impute au gouvernement, la léthargie du gouvernement face à la flambée de violence, la nomination des Sous-préfets, la nomination des rebelles au gouvernement en violation de la constitution, bref, il met à nue sa stratégie vouée à l’échec de fragiliser les institutions républicaines en soudoyant avec monnaies sonnantes et trébuchantes certaines organisations dites de la Société civile avec lesquelles il parle désormais le même langage.

Tout se passe comme si Monsieur Georges DOLOGUELE avait du mal à digérer sa défaite et aurait du mal à se mettre en tête que la RCA  a désormais un et un seul Chef d’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA qu’il n’a d’ailleurs pas hésité de qualifier d’« âne » en affirmant en outre que le fauteuil présidentiel était vide…

Le peuple a voulu le changement. Nul n’ignore que le contexte sociopolitique et sécuritaire est la conséquence de la gestion scabreuse de ceux-là même qui veulent aujourd’hui nous donner des leçons.

Que DOLOGUELE plaide pour l’épuration des 24 mois d’arriérés de salaires qu’il a laissés pendant son passage à la primature, ce serait faire amende honorable et montrer qu’il est du côté du peuple plutôt que de se lancer dans une logique absurde d’opposition systématique et radicale qui refuse de voir les réalités en face et d’apprécier à leurs juste valeur les efforts de redressement entrepris par les autorités en place.

C’est pourquoi nous en appelons une fois de plus à la vigilance des Centrafricains. Nous avons vécu dans la chair cette crise et ceux qui veulent la pérenniser sont en chantier pour un nouveau schéma de déstabilisation.

Ce schéma ne doit plus passer, il ne passera pas. Les acteurs de la société civile qui ont pris faits et cause pour se fondre en opposition, à travers des actes contre productifs auxquels les appelle Anicet Georges DOLOGUELE, doivent comprendre que force reste à la Loi. Ces récidivistes sont connus et le peuple leur réservera sans nul doute le châtiment qu’ils méritent.

La MINUSCA doit, quant à elle, jouer pleinement son rôle en mettant en application son mandat de protection de la population civile et surtout de désarmer les milices par tous les moyens.

La volonté politique du Chef de l’Etat est manifeste sur cette question. Nous devons regarder dans une même direction en dépit de nos divergences d’idées, car ce qui doit nous préoccuper, c’est seulement la RCA notre pays.

Encore une fois de plus vigilance, vigilance, vigilance. Unis derrière le Président de la République et dans un seul élan, nous vaincrons.

Vive la République.

Je vous remercie.

Fait à Bangui, le 29 septembre 2017

Pour la Génération Consciente,

Le Coordonnateur

Antoine GBERKOFEI

 

CENTRAFRIQUE : DE NEW-YORK À BANGUI VIA PARIS, LE VRAI DÉBUT DE LA RÉSOLUTION DE LA CRISE.

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CENTRAFRIQUE : DE NEW-YORK À BANGUI VIA PARIS, LE VRAI DÉBUT DE LA RÉSOLUTION DE LA CRISE.                                                                                             

 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/59B02A59-FE18-432D-95E4-A119C954EA26.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA à l’assemblée générale des Nations-Unies
Le President Faustin Archange TOUADÉRA à l’assemblée générale des Nations-Unies

 

 

Bangui, le 2 octobre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La 72 eme session du sommet des Nations Unies sur le développement durable a eu lieu au siège de l’ONU du 25 au 27 septembre 2017. Plusieurs chef d’Etat et de gouvernement ont effectué le déplacement. Contrairement à l’absence remarquable du têtu voisin tchadien, l’élu de la nation centrafricaine a honoré de sa présence le rendez-vous mondial. Le President de la République a plaider solennellement la cause centrafricaine tout en demandant l’appui de la communauté internationale et des partenaires au développement. Dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, le President gabonais a fait une plaidoirie en faveur de la levée de l’embargo comme si le message du President centrafricain n’était pas audible et crédible. Depuis son séjour bruxellois et aux bénéfices d’un entretien téléphonique à la sourdine avec le jeune President français, le mathématicien de Boyrabe a été sommé de se rendre à Paris pour un tête à tête au palais de l’Elysée. Visiblement tendu et énervé à la sortie de cette entrevue, le citoyen lambda qui est toujours curieux et inquiet s’interroge dans l’optique de comprendre. Que s’est-il passé au cours de cet entretien ou alors qu’est-ce qui s’est dit entre les deux hommes d’Etat ? Quels sont l’objet et le mobile de cette sommation de venir à Paris ? Pourquoi le traditionnel tapis rouge de l’Elysée n’avait pas été déroulé a l’élue de la nation centrafricaine alors qu’il a été déroulé quelques minutes après pour recevoir le President libanais ? Et quelle est la résolution née de cet entretien ? Si résolutions il y’a, pourquoi elles ne sont pas rendues officielles ? S’agissait-il simplement de valider et d’imposer la feuille de route de Libreville du 17 juillet 2017 ? À propos de la feuille de route, cette dernière est-elle fédératrice de différents protagonistes de la crise ? Peut-on dans ce cas d’imposition parler d’une énième ingérence au nom du droit humanitaire ? La feuilles de route fait-elle l’unanimité ? Et si ingérence il y’a, quelles seront les sanctions envisagées en cas de non application de la feuille de route initiée par l’Union Africaine ? L’Elysée a t-elle un plan B de sortie de crise en cas de non respect de la feuille de route de Libreville ? De sources proches du palais de l’Elysée soutiennent que le message des quatre mousquetaires de la place de la République à Paris a fait des échos et est parvenu à la présidence française. Pour ce faire et pour parer toutes éventualités, nous estimons qu’il n’est pas tard pour que le President de la République rectifie le tir pour arrêter l’hémorragie. Malgré le remaniement gouvernemental, de violents combat ont repris à Bocaranga. Comment peut-on expliquer ce cycle de violence après l’entrée des groupes armés au gouvernement ? Le President de la République doit comprendre que le constat à l’état actuel est médiocre en dépit de l’autosatisfaction de la mouvance Présidentielle. Visiblement, le pouvoir a renoncé à ses responsabilités régaliennes au profit des organisations non gouvernementales et des groupes armés. Le clientélisme, l’affairisme, le clanisme et le régionalisme se font sentir à l’image des décrets portant nomination des préfets et sous préfets. Pire, la presse nationale et la presse Présidentielle sont privatisées ou sous-traitées à un auto-entrepreneur qui infiltre à volonté et sans résistance les circuits de l’Etat ( reportage, entretien, interview etc ). Parallèlement à cette privatisation et/ou sous-traitance, le gouvernement travaille t-il dans un climat, de cohésion et de solidarité ? Quelles sont les réactions ds parlementaires et surtout du haut conseil de la communication sur cette dérive. Pour finir, nous tenons à rappeler au President de la République le soutien du peuple qui fait fi de tous les errements liés à la mal gouvernance et lui demande de ramener la paix, la sécurité, de restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national conditions sine qua none de tout développement. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

 

 

Centrafrique : la crise centrafricaine , une situation dramatique pour le pays.

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Centrafrique : la crise centrafricaine , une situation dramatique pour le pays.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2812.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les réfugiés Centrafricains au Cameroun

 

 

Bangui, le 2 octobre 2017.

Par : CNC avec RFW.

 

Depuis la fin du 2012, les habitants de la République centrafricaine ont subi des épisodes de violence sectaire qui ont déplacés plus de 1 million des personnes.

 

résumé général

 

 

  • Légèrement plus petit que l’état du Texas, la République centrafricaine (RCA) a une population de 4,6 millions personnes
  • La majorité de la population est chrétienne, avec une communauté minoritaire musulmane
  • Les ressources naturelles comprennent: les diamants, l’uranium, le bois, l’or et le pétrole
  • Plus de 85% de la population est littéralement «en dehors du réseau» — manque d’électricité
  • Au 2016, l’espérance de vie était d’un peu moins de 52 ans
  • La Centrafrique est systématiquement classée au bas de l’indice annuel du développement humain du PNUD, ce qui en fait le pays le moins développé dans le monde

 

La situation:

À la fin de 2012, un certain nombre de groupes armés du Nord du pays formèrent une coalition connue sous le nom de Séléka, et lancèrent une rébellion aboutissant à un coup d’État. En réponse, des groupes de milices armées proches du Président dechû Bozizé utilisant le nom de l’anti-Balaka contre-attaquent. Le conflit est devenu extrêmement violent, les deux parties commettant des atrocités, causant une destruction généralisée et une crise humanitaire qui a contraint plus d’un million de personnes à quitter leur foyer. Malgré de nombreuses tentatives pour négocier la paix, la crise de la RCA continue à s’aggraver.

 

Voici quelques chiffres derrière le conflit:

  • 2,5 millions personnes ne disposent pas d’un accès fiable aux aliments
  • 2,4 millions personnes ont besoin d’aide humanitaire
  • 592 254 sont déplacés à l’intérieur
  • 513 686 sont maintenant des réfugiés dans d’autres pays.
  • Comment est-ce arrivé?

Une histoire d’instabilité

Depuis qu’il a gagné son indépendance de la France en 1960, la République centrafricaine a été affligée par l’instabilité politique, le sous-développement, et les vagues de conflits violents. Cependant, la nature sectaire du conflit actuel est relativement nouvelle.

 

Une nation, deux peuples

La Centrafrique est le foyer des communautés musulmanes et chrétiennes. Depuis l’indépendance, les relations entre ces deux groupes ont surtout été harmonieuses. Beaucoup de villes et villages ont été mélangés, et l’intermariage était commun. Alors que les gens des deux religions vivent dans tout le pays, le nord est majoritairement musulman et le sud est surtout chrétien. Depuis l’indépendance, la population chrétienne majoritaire a généralement un pouvoir politique et économique.

 

Le conflit

Les Séléka, alors qu’une force majoritaire musulmane, n’avaient pas à l’origine de motivations religieuses. Né en réponse à François Bozizé saisissant le pouvoir dans un coup d’État en 2003, le groupe, signifiant «Union» dans la langue de Sango, a commencé à combattre des armées gouvernementales en 2007. La guerre civile qui s’ensuivit a été réglée avec des accords de paix entre les deux groupes qui ont promis que le Nord, et en particulier les musulmans, serait mieux représenté dans le gouvernement-une promesse qui était largement inassouvie.

En décembre 2012, le Séléka a lancé une rébellion, partiellement soutenue par des intérêts étrangers désireux de sécuriser l’accès aux ressources naturelles de la RCA.

En mars 2013, les rebelles avaient pris d’assaut la capitale Bangui, et ont  chassé du pouvoir  le Président François Bozizé. Le chef Séléka Michel Djotodia s’est alors proclamé Président. Des troupes Séléka dispersées dans tout le pays et des violences généralisées contre des civils ont été signalées. En réponse, les milices Balaka, principalement animistes et proches de l’ancien Président dechû , se sont formées. La situation s’est rapidement détériorée, en spirale hors de contrôle dans tout le pays. À une époque, près de la moitié de la population de la capitale s’est enfuie dans des camps informels et plus de 100 000 personnes se sont réfugiées dans l’aéroport de la ville. Sous la pression internationale, à la fin de 2013 Djotodia intensifié et un gouvernement de transition a été mis en place.

plus tard, malgré des élections pacifiques et un gouvernement démocratiquement élu, la situation reste volatile et les groupes armés regagnent en force et commettent des atrocités.

 

Situation humanitaire

Des années de violence et d’instabilité ont pris un lourd tribut à la RCA. Même avant la guerre, celle-ci était l’un des pays les moins avancés du monde, avec peu d’électricité ou d’infrastructure de transport. La Centrafrique a le plus grand nombre de décès maternels dans le monde, et 6 adultes sur 10 ne peuvent pas lire ou écrire. Depuis le début du conflit le plus récent, une grande partie du peu qui existait a été détruite et les services sociaux se sont décomposés. Plus des trois quarts de la population active de la RCA  s’appuie sur l’agriculture, mais les cycles de déplacement ont chassé les fermiers de leurs terres, laissant les champs abandonnés. Même lorsque les agriculteurs retournent sur leurs terres, beaucoup n’ont pas de semences à planter, ou sont réticents à planter des cultures sans un avenir stable pour planifier. En conséquence, la production agricole a chuté de plus de la moitié depuis 2013, les prix des denrées alimentaires ont grimpé, et près de la moitié de la population est sans accès fiable à la nourriture. Dans certaines régions, les taux de malnutrition dépassent les niveaux d’urgence.

L’eau potable est rare, et l’assainissement approprié plus rare. Plus d’un million de personnes ont fui leurs foyers: déplacés à l’intérieur du pays, ou sont devenus des réfugiés dans les nations voisines.

La moitié de la population a besoin d’aide humanitaire. Toutefois, l’escalade de la violence a rendu de plus en plus dangereux pour les organisations non gouvernementales (ONG) de travailler dans le pays. Ces derniers mois, l’ONU a signalé une augmentation marquée des attaques contre les travailleurs humanitaires, ce qui a conduit certaines organisations à suspendre les opérations ou à se retirer complètement. L’argent est également un problème: le plan global d’intervention humanitaire dirigé par l’ONU est inférieur à 30% financé pour 2017 en dépit des besoins croissants.

 

Quelle est la préoccupation dans le pays

La principale Préoccupation a été de travailler dans le pays depuis mai 2014 et a atteint des centaines de milliers de personnes. La situation complexe exige une réponse holistique, donc nous sommes engagés dans une gamme d’activités, y compris:

  • Fournir des semences et des outils grâce à des foires de semences
  • Formation à l’amélioration des techniques agricoles (quelque chose que nous appelons les écoles de campagne paysannes)
  • Aider les familles à recommencer les activités de jardinage et de pêche des légumes
  • Des programmes de trésorerie pour le travail qui donnent accès à de l’argent à certaines des personnes les plus en besoin notamment les groupements agricoles.

 

pendant le conflit

  • Enseigner des pratiques d’hygiène améliorées et promouvoir la construction de toilettes
  • Traiter la malnutrition aiguë et les maladies chez les enfants de moins de cinq ans et fournir des services de vaccination et de santé maternelle
  • Appuyer les bénévoles de la santé communautaire qui effectuent des examens de santé et de nutrition et fournissent des messages de santé et d’hygiène à leurs collectivités.