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Centrafrique : Bienvenu Guinon, un célèbre escroc à la tête d’une association pro-Touadera.

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Centrafrique : Bienvenu Guinon, un célèbre escroc à la tête d’une association pro-Touadera.

 

 

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Monsieur Bienvenu Marwan Guinon, President de la CCFR.

 

Bangui, le 13 novembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

La CCFR ( communauté des Centrafricains de France ), une association de la diaspora Centrafricaine vient de mettre en place le week-end dernier les membres de son bureau exécutif. Au poste du President Exécutif, c’est Monsieur Bienvenu Marwan Guinon qui a été élu haut la main face à ses adversaires. Le problème, le nouveau President de la CCFR est l’un des célèbres escrocs et cambrioleurs africains vivant en France. Avec un President sorti fraîchement de la prison, quelle image représente cette association centrafricaine aux yeux du monde ?

Il est vrai que l’association des Centrafricains de France dénommée CCFR a été créée par le sulfureux bienvenu Guinon, un proche parent du Président Faustin Archange Touadéra et ancien President de la fédération Europe du parti Kwa na Kwa (KNK) de l’ancien President François Bozizé. Loin d’être la seule association de la diaspora centrafricaine de France, la CCFR, selon ses statuts, a pour objectif de promouvoir le dialogue social entre les Centrafricains et aussi favoriser les investissements de la diaspora centrafricaine au pays. Certes, l’initiative est bonne, c’est d’ailleurs ce qu’on demande aux Centrafricains de l’étranger. Mais le seul problème décrié par les détracteurs de ce mouvement, c’est la moralité douteuse de certains membres du bureau exécutif, dont le Président lui-même.

Comme chacun d’entre nous le connaît, Monsieur Bienvenu Guinon qui se dit aujourd’hui expert en sécurité routière n’est rien d’autre qu’un expert en escroquerie bancaires reconnu officiellement par la justice française. Comme si cela ne suffisait pas, son vice-président Benjamin Beloum, connu comme producteur musical, est lui aussi un client régulier de la justice française.

À ce titre, la CCFR a encore une légitimité aux yeux des Centrafricains ? Si aujourd’hui la CCFR a pour objectif de promouvoir le dialogue social entre les Centrafricains, mais son President Marwan Bienvenu Guinon qui a plus de 100 comptes fictifs sur Facebook dont il se servait publiquement pour insulter et dénigrer ses compatriotes sur les réseaux sociaux, pourrait-il vraiment être bien placé pour promouvoir une culture du dialogue entre ses compatriotes ?

Selon plusieurs sources concordantes proches de la Présidence de la république, le President Faustin Archange TOUADÉRA ne prendra pas de risque pour nommer Monsieur Guinon à un poste de responsabilité quelque part suite à des nombreux services qu’il a rendus au Président Touadéra sur les réseaux sociaux. La seule chose, c’est de le caser loin du pouvoir de Bangui. Comme la CCFR est entièrement financée par le Président Touadéra, peut-être c’est ça la récompense de Guinon ?

Au temps du President François Bozizé, le sulfureux Bienvenu Guinon fut President fédéral du Kwa na Kwa (KNK) Europe. Mais il a été suspendu et exclu de ce parti (KNK) après son arrestation par la police française pour vol et escroqueries.

Les oiseaux de même plumage volent ensemble, le Président Touadéra, lui aussi poursuivi par la justice française dans l’affaire dite des biens mal acquis, pourrait aussi voir à Guinon un compagnon de lutte, en lui délivrant même un passeport diplomatique pour s’échapper de la justice. Peine perdue, pas avec la justice française.

Heureusement dans cette affaire, la CCFR n’est pas la coordination des autres associations de la diaspora de France, encore moins de tous les Centrafricains de l’étranger. Un seul bémol, les Centrafricains n’ont pas la culture de la pensée contradictoire. Et cela a commencé depuis l’Université où la seule ANECA qui représente tous les étudiants de Centrafrique alors qu’ils pouvaient bien créer d’autres syndicats des étudiants en fonction de leur idéologie ? En France, la CCFR n’est pas tenue d’être l’unique association des Centrafricains de. Au lieu de la critiquer, créez la vôtre et c’est tout.

En attendant 2021, Touadéra se prépare. À bon entendeur, salut.

 

 

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : LAÏCITÉ, TOUADERA VIOLE-T-IL LA CONSTITUTION ?

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CENTRAFRIQUE : LAÏCITÉ, TOUADERA VIOLE-T-IL LA CONSTITUTION ?

 

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Le Président Touadéra devant une mosquée à Bangui

 

 

Bangui, le 13 novembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

DES SIGNES METTENT EN CAUSE LE PRINCIPE DE LAÏCITÉ

          Le 7 novembre, s’est tenue à Bangui une conférence internationale d’une journée. Son but, formulé dans son intitulé : rechercher la paix et la réconciliation nationale.

          Tous les Centrafricains de bonne volonté n’ont pu qu’applaudir à cette initiative. Enfin ! La communauté internationale allait se préoccuper, avec sérieux, du sort d’un pays meurtri, d’une Centrafrique en voie de dislocation au milieu de l’indifférence générale.

          Mais quelle appellation a-t-on choisie pour cette rencontre ?

           « Petit déjeuner de prière…»

          Est-ce que tout républicain, soucieux de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, n’a pas été forcé de réagir ? Ne serions-nous plus dans une « République, Laïque et Démocratique » comme il est écrit dans la Constitution ?

          Dans le chaos sanglant et la menace grave de dislocation qui sévit en RCA, organiser une rencontre de recherche de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation sous la dénomination : «  Petit Déjeuner de Prière », n’a pas de sens pour une République Laïque.

          Bien entendu, la laïcité garantit la liberté confessionnelle à tous. Mais les lieux où on doit parler de Dieu et de prière sont bien identifiés. Ce sont des églises, des mosquées ou autres lieux de cultes. Pour éviter les confusions et autres violations de la Constitution, le caractère privé et personnel de la religion doit être observé à tout instant. Mélanger République laïque et religion ne peut que se révéler néfaste pour la cohésion sociale du pays. La religion, répétons-le, est une affaire strictement privée, pratiquée dans un cadre privé.

          Il va de soi que toutes les confessions, dans une République laïque, sont protégées par la Constitution, dont le président de la République est le gardien. A ce titre, il doit veiller, avec rigueur, à la séparation des sphères confessionnelle et publique. La piété du président Faustin-Archange Touadera est connue. Rien ne s’oppose à ce qu’il vive pleinement sa foi. Mais uniquement dans le cadre privé de son temple. Sa fonction doit être dénuée de toute allusion à la religion.

 

LE  DANGER  D’UNE RELIGION  INSTRUMENTALISÉE

          Beaucoup de responsables centrafricains – le président en tête – terminent souvent leur adresse à la population par : « Que Dieu bénisse et protège la République Centrafricaine ! » Oublient-ils que nous sommes dans une République laïque ?

          D’habiles manipulateurs sont allés plus loin, n’hésitant pas à instrumentaliser la religion. On sait que les origines du chaos centrafricain sont les mauvaises gouvernances successives, qui ont plongé le pays dans une injustice sociale et des inégalités chroniques : régions abandonnées, impunités dont ont bénéficié les prédateurs qui venaient piller les deniers publics, prévarications de toutes sortes qui ont miné l’essor du pays…

          Or, ces manipulateurs ont cherché, par tous les moyens, à transformer des revendications politico-sociales en affrontements confessionnels. Jusqu’alors, les Centrafricains vivaient en harmonie et dans la fraternité. Depuis, on ne parle que de catholiques et de musulmans, qui ne veulent plus vivre ensemble et s’affrontent dans de terribles guerres, dites « guerres de religion ».

          C’est le moment ou jamais d’affirmer et de respecter le caractère laïque de la République Centrafricaine. Ce ne sont pas les « petits déjeuners de prière » qui arrêteront les viols et les massacres. Il faut se garder de mêler Dieu à toutes les sauces et de vouloir faire croire aux Centrafricains qu’il va les sauver.  

          Les solutions à leurs problèmes viendront, en premier lieu, de leurs dirigeants et d’eux-mêmes.  Seules, la justice sociale et la fraternité leur permettront de stabiliser leur pays et de le développer, dans la paix et la sérénité.

          Les politiciens doivent prendre garde à ne pas instrumentaliser la religion pour manipuler les gens. Quand le peuple centrafricain va à la messe le dimanche c’est pour prier, pour rechercher une certaine spiritualité dans un cadre privé. Ce n’est pas pour faire de la politique.

          Barthélemy Boganda, père fondateur de la RCA, qui était homme d’Église, a pourtant rarement utilisé la formule : « Que Dieu bénisse la République Centrafricaine ! » Il était prêtre, mais croyait que l’évolution sociale du Centrafricain dépendait avant tout de son propre combat.

          Les Centrafricains souhaitent, bien sûr, que la communauté internationale se préoccupe de leur pays en déroute et accueilleraient avec soulagement une « Conférence internationale pour la paix en République Centrafricaine ». Mais ils doivent aussi compter sur eux-mêmes, cherchant, inlassablement, quelles que soient leurs croyances, l’unité et la fraternité.

                                                                                                                                                                                                      JOSEPH AKOUISSONNE 

(11 novembre 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

 

Centrafrique : plus de 20 personnes blessées lors d’un concert musical à Bangui.

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Centrafrique : plus de 20 personnes blessées lors d’un concert musical à Bangui.

 

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Image d’illustration des taxi moto de Bangui

 

Bangui, le 13 novembre 2017.

Par : Francis NDOUMBA, CNC.

 

Des douzaines de personnes ont été blessées après qu’une grenade ait été jetée dans une foule lors d’un concert musical du celèbre chanteur centrafricain OZAGUIN dans le cinquième arrondissement de Bangui.

 

La violence est revenue dans le secteur après l’attaque du bar-restaurant denommé Carrefour de la paix par deux hommes conduisant une motocyclette, qui aurait jeté des dispositifs dans le bâtiment, selon les témoins de l’attaque.

L’incident, qui s’est produit à Bangui, en République centrafricaine, a fait au moins 20 personnes blessées le samedi soir. Un célèbre chanteur local appelé Ozaguin a été sur la scène quand l’incident s’était produit.

 

Selon Albert, un témoin de la scène, a expliqué qu’environ  Trois musiciens du groupe de la scène ont été blessés par le jet de ces

grenades.” Les premiers ont été conduits à l’hôpital communautaire de Bangui, tandis que les autres blessés ont été évacués

par des taxis-moto.      selon les sources privées.

L’hôpital traite actuellement 21 patients, a dit un médecin.

La force de maintien de la paix des Nations Unies Minusca porte-parole Hervé Verhoosel a déclaré pour sa part que «deux personnes sur une moto a jeté une grenade dans le café samedi soir.»

 

Reconnaissant

Ozaguin a pris la parole sur  Facebook pour remercier ses fans pour le soutien après l’attaque horrifiante.

Les témoins disent que les gens ont subi des blessures à leurs jambes.

Selon d’autres témoins de la scène: «ils ont jeté quatre grenades.» Les premiers blessés ont été évacués par des taxis moto.

Ozaguin dit dans un post Facebook, il aussi surpris qu’il n’avait pas été blessé et a remercié ses fans pour le soutien.

 

Centrafrique : près de 700 personnes de plus ont trouvé refuge au camp des déplacés près de la Minusca de Kagabandoro.

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Centrafrique :  près de 700 personnes de plus ont trouvé refuge au camp des déplacés près de la Minusca de Kagabandoro.

 

 

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Bangui, le 13 novembre 2017.

Par : Francis Ndoumba, CNC.

 

cette semaine, l’Agence des Nations Unies pour la migration a achevé la réinstallation de 698 familles déplacées à l’intérieur d’un camp improvisé qui s’est formé autour de la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine (rca) suite aux attaques de Bandoro le 12 octobre 2016.

 

Plus de 20 000 personnes se sont installées autour de la base  de la mission multidimensionnelle integrée des Nations-Unis en Centrafrique (MINUSCA)  à Kagabandoro après que des combattants Séléka du MPC ont attaqué un camp des personnes déplacées de l’église catholique à l’intérieur du pays (PDI).

«les séances de consultation avec les ménages nous ont permis de faire en sorte que leurs besoins soient satisfaits et qu’ils soient pleinement informés et consultés tout au long du processus», a déclaré le chef de mission de l’ OIM car Jean-François Aguilera, se référant à de nombreuses sessions qui ont eu lieu avec les résidents du camp en partenariat avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Après la visite d’août du coordonnateur humanitaire et du ministère des actions humanitaires de la Bandoro, il a été recommandé que tous les déplacés soient relogés de toute urgence dans des endroits sûrs à proximité.

La délocalisation du premier bloc du camp provisoire s’est déroulée du 17 au 25 octobre et impliquait 312 ménages, dont 15 retournaient dans leur ancien quartier.

Le déménagement du «bloc neuf», qui se trouvait près d’un dépôt de carburant – exposant les résidents aux risques pour la santé – a débuté le 26 octobre et a pris fin le 3 novembre. Il comprenait un total de 319 familles, dont une retournait dans son ancien quartier.

Du 4 au 7 novembre, 67 foyers proches de’bloc 1ont également été relogés. Le bloc un avait compliqué le débarquement et le décollage des avions, forçant les opérateurs de l’aviation humanitaire à suspendre les vols – affectant gravement les efforts humanitaires en empêchant les exécutions de programmes et les évacuations médicales.

«la position dangereuse des blocs un et neuf a clairement fait comprendre à l’OIM et à l’équipe humanitaire de la RCA que tout le monde doit être transféré de toute urgence à un endroit plus sûr», a dit m. Aguilera.

L’OIM a aidé les 682 ménages déplacés à transporter tous leurs biens, y compris les huttes et les hangars, à de nouveaux endroits sûrs. Ils ont également reçu des kits d’articles non alimentaires et environ 25 000 FCFA par ménage, ce qui totalisait approcimativement 20 millions de FCFA. Les 16 foyers rentrants ont reçu des trousses de retour et ont aidé à réhabiliter leurs foyers et à transporter leurs biens.

La RCA subit une résurgence de la violence et fait face au risque de répéter la crise dévastatrice qui a assailli le pays il y a quatre ans. Le nombre des personnes déplacées et des réfugiés dans les pays voisins a considérablement augmenté au cours des derniers mois.

Centrafrique : Le renouvellement imminent du mandat de la Minusca interpelle les compatriotes centrafricains

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Centrafrique : Le renouvellement imminent du mandat de la Minusca interpelle les compatriotes centrafricains

 

 

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Connivence de la Minusca et les rebelles. Copyright2017CNC.

 

Bangui, le 11 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Au premier chef, le mandat clairement défini de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) – cette force multinationale, ne correspond nullement aux impératifs et attentes du peuple centrafricain. Sur 12 000 hommes, on constate qu’il y a plus de policiers que de militaires. On constate également que les éléments de la Minusca pré-positionnés sur le terrain n’anticipent jamais sur les événements.

La Minusca vient d’annoncer et réaffirmer son sacro-saint principe de protection des civils. Alors que la réalité est nulle. Les violences sont commises sur les civils sous la barbe des casques bleus de la Minusca qui n’interviennent qu’en pompier après que des maisons aient été déjà détruites ou incendiées ou que les dégâts aient été déjà commis.

Le Monsieur communication de la Minusca, Monteiro Vladimir, n’a pas pris le dos de la cuillère pour dire que la protection des civils revient au gouvernement. Alors, que font les 12 000 casques bleus qu’on veut bientôt augmenter l’effectif ? Si l’Etat centrafricain veut engager des discussions pour le renforcement de la Minusca qui n’a pu rien faire avec des policiers qui ne sont pas prêts à faire la guerre, il faut d’abord faire le bilan des précédentes discussions. A première vue, 80% du territoire national sont occupés par les groupes armés, le nombre de rébellions ne fait qu’accroitre, elles sont de plus en plus lourdement armées, alors que l’Etat est paradoxalement affaibli.

IL FAUT CHANGER DE PARADYGME ! Les rébellions et l’Etat ne peuvent pas être sur les mêmes pieds d’égalité.

Nous publions ainsi le dernier né des mouvements rebelles dirigé par Doug-Saga dans l’Ouest du pays. Ce sont des gens qui font la loi et l’Etat subit. Si on dit que la complicité n’est pas patente, c’est de l’euphémisme. Les photos ici d’un officier de la Minusca avec les criminels choquent les Centrafricains et les amis de la RCA.

Un pays doit savoir dire non, si son intérêt n’est pas pris en compte, puisque la Minusca ne veut pas le départ des mercenaires.

 

Connivence de la Minusca avec les rebelles.

CENTRAFRIQUE : HEUREUSEMENT QU’ON EST PAS DERNIER, ON EST CLASSÉ 188 ème SUR 188 ÉTATS…

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CENTRAFRIQUE : HEUREUSEMENT QU’ON EST PAS DERNIER, ON EST CLASSÉ 188 ème SUR 188 ÉTATS…                                                                                   

 

 

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Bangui, le 11 novembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Après la prise du pouvoir par la coalition des groupes armés, les éléments incontrôlés (selon les propos du President autoproclamé) ont enchaîné ou multiplié des exactions, assassinats, meurtres, viols, pillages avec un relent intercommunautaire ou religieux sur de paisibles citoyens. Des mouvements de résistance sanglante se sont organisés précipitant l’intervention de l’armée française sous la bannière d’une solide résolution de l’ONU. Ne pouvant collaborer avec un President putschiste autoproclamé, une solution politique a été initiée par les chefs d’Etat de la sous région avec la bénédiction de la communauté internationale. En conséquence de ce qui précède, une transition politique a été mise en place sanctionnée par l’organisation des élections couplées c’est à dire les présidentielles et les législatives.

 

Du moins, cette transition qui a aussi connu des soubresauts financiers et politiques occupait contre toute attente un classement non pas appréciable mais passable dans le concert des nations. À titre de rappel, les États Unis publient une fois par an un classement des États en fonction de leur prospérité pour ne pas dire en fonction de leur pauvreté. Nonobstant la levée des 30% de promesse de dons par la communauté internationale suite à la table ronde de Bruxelles, de la prise en charge des salaires et autres fardeaux de l’Etat par la communauté internationale, notre chère nation est la lanterne rouge de ce classement. Au passage, il faut noter que le budget de l’Etat centrafricain est le dernier budget de la sous région. Ce budget est comparable ou même en deçà du budget d’une entreprise et non d’un État. L’espérance moyenne de vie est limitée à 51 ans et le produit intérieur brut ( PIB ) par habitant et par an est de 581 dollars. Les routes sont en état de délabrement avancé, on assiste au quotidien à un saupoudrage d’électricité au rythme de tontine, l’absence ou le délabrement des écoles et structures médicales dans les zones rurales, la perte de contrôle sur les 2/3 du territoire national qui comporte 16 préfectures et 179 communes. À cela s’ajoutent le fait que la vieillissante classe politique est majoritairement corrompue avec de blanchiment d’argent et de pierres précieuses, la société civile muselée et inexistante. En résumé, il n’y a pas un domaine où on est au pénultième rang en dehors du classement FIFA relatif au football. La nation de Boganda est l’unique pays au monde sans armée…bref, un État failli. La notion de l’Etat est devenue une fiction car il est présent là où on l’attend le moins mais très absent là où on le réclame. Logiquement, l’avènement de nouvelles autorités démocratiquement élues devrait verdir tous les indicateurs y compris celui de la croissance. Mais à la lecture honteuse du dernier classement de l’ONU, la chère patrie de Bokassa occupe malheureusement la dernière place. Surpris, le citoyen lambda qui ne dissimule plus ses inquiétudes, s’interroge publiquement : quel était le classement de notre pays avant l’avènement des autorités démocratiquement élues ? Comment expliquer un classement aussi médiocre nonobstant les innombrables offensives diplomatiques des autorités démocratiquement élues ? Le President des pauvres a t-il interêt à entretenir le désordre et de maintenir le pays sous le seuil de pauvreté ? Quelles sont les actions entreprises par le pouvoir de Bangui pour inverser la courbe de ce classement ? Dans le souci d’appâter les éventuels investisseurs, comment pacifier le pays quand le pouvoir ménage les groupes armés dans le sens du poil ? Dès lors que la justice nationale et internationale ne s’intéresse aux bourreaux connus du peuple, comment va faire le pouvoir pour les inquiéter, ne fusse que de leur interdire de souffler sur la braise ? En l’absence d’initiative gouvernementale, faut-il mettre d’office notre pays sous tutelle selon les prescriptions du chapitre 13 de la charte de l’ONU ? Ce dernier classement de l’ONU n’est autre que la résultante de mauvais choix de méthodes, d’approches et de stratégies des nouvelles autorités. S’entêter sur cette voie s’avérerait suicidaire. En conséquence, nous invitons humblement le President de la République qu’il n’est pas tard de changer de cap en vue de verdir tous les indicateurs. Pour finir, nous appelons à méditer la morale de ce classement : “accepter les résultats ambigus d’une présidentielle dans l’optique de sauver sa patrie, et quelques mois plus tard la retrouver lanterne rouge au prix du sang dans le concert des nations…un cauchemar qui nous hantera à jamais”. Avons-nous des regrets ? Et si c’était à refaire ? Mais attention, ne le dite à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

Paris le 10 novembre 2017

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

Centrafrique : Retour sur la libération de Bocaranga, énorme perte en hommes pour les 3R.

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Centrafrique : Retour sur la libération de Bocaranga, énorme perte en hommes pour les 3R.

 

 

 

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Bangui, le 10 novembre 2017

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Prise de force par les combattants du groupe rebelle du 3R, la ville de Bocaranga a été libérée le mois dernier par les soldats portugais et rwandais de la Minusca après quelques heures de combat. D’après le bilan officiel, deux combattants du 3R ont été neutralisés, et une dizaine d’autres aurait été blessée au cours de ce combat. Un bilan officiel communiqué par l’un des belligérants est loin de la réalité. Sur la trace des éléments du 3R à Bocaranga, un reportage CNC découvre un dizaine des corps sans vie des éléments du 3R.

Des troupes héliportées, des snipers placés aux quatre coins de la ville, des soldats d’élite rwandais et portugais au sol face aux rebelles, des miliciens Anti-Balaka au guet-apens et les rebelles du 3R tiraient sut tout obstacle, telles étaient les images de la guerre de libération de la ville de Bocaranga. La bataille de Bocaranga était trop dure par le groupe 3R face aux troupes de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies en Centrafrique (MINUSCA) lourdement armées dans la ville.

Aux alentours de la ville et dans les quartiers, les miliciens anti-balaka. Informés de l’assaut militaire de la MINUSCA, ces miliciens se sont massés tout autour de la ville et dans certains quartiers pour, disent-ils, cueillir les feuillards.

D’après nos informations recueillies sur le terrain, les soldats portugais et rwandais de la MINUSCA  n’ont livré un combat en ville que d’une trentaine de minutes. Pour cause, absence des ennemis due à leur fuite, armes aux pieds, dans tous les sens.

Et comme si le jeu était bien pensé avec la complicité de la Minusca, d’après les dires, sans complexes, de certains anti-Balaka ayant prêté main forte aux éléments de la MINUSCA, des dizaines des rebelles peuls du 3R, dans leur fuite, sont tombés dans les filets des anti-balaka. Certains, sans minutions, ont été capturés comme un tricheur au bac et décapités. A en croire aux témoignages de certains habitants qui ont pu découvrir des corps des Peuls  décimés à coup de machette et de hache et enterrer à la sauvette.

D’après ces habitants,  le vrai bilan non communiqué effilement est de 32 morts dont 5 tués par les éléments de la MINUSCA.

Entre temps parmi les éléments du sulfureux général Siddiki, la colère ne cesse de monter contre la Minusca qu’ils accusent de complicité avec les miliciens anti-Balaka. Avec la perte du point stratégique de Bang qu’ils ont conquis, il y’a quelques mois, les 3R n’apprécient guère leur descente financière aux enfers. Ainsi, ils se sont réorganisés à niveau pour reprendre deux communes importantes proches de Bocaranga, à savoir Mann et Ngaoundaye.

Pour l’heure, aucune violence n’est signalée ni du côté des anti-Balaka, ni des 3R dans ces deux villes reconquises.

 

 

 

Copyright2017CNC.

 

 

Centrafrique : Deux humanitaires kidnappés par les éléments de l’UPC de Ali Darass

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Centrafrique : Deux humanitaires kidnappés par les éléments de l’UPC de Ali Darass

 

 

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Bangui, le 10 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le Responsable de l’Ong centrafricaine, Atedec, M. Blanchard Mangrao et un jeune Pisteur recruté localement à Alindao située dans le Sud-est du pays, ont été kidnappés, le 30 octobre dernier par les éléments de la branche Séléka de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le mercenaire nigérian Ali Darass. C’était lors d’une mission d’assistance aux victimes de la localité que ces humanitaires ont été pris en otage. Il aura fallu la réaction, ce jeudi du député de Mingala, Gabriel Tchima, pour que cette situation soit connue.

L’Ong  Atedec travaille aux côtés de l’Ong internationale Rescue depuis le déclenchement des événements dans le Sud-est en mai dernier, pour soutenir les populations affectées. Ces deux Ong, après avoir mené leur mission humanitaire à Migala, retournaient sur Alindao lorsque leur convoi de trois véhicules est tombé entre les mains des assaillants à mi-chemin.

Kouchou Tchebong est le chef de mission de l’Ong Rescue : « Une fois qu’ils [les éléments de l’UPC] nous ont arrêtés, notre collègue Léon Charles (de nationalité camerounaise) a mené des discussions avec les hommes armés en langue ‘’Foulbé’’ qu’ils semblent bien maitriser. Après un bref moment d’échanges, les hommes armés ont cédé deux véhicules dans lesquels se trouvaient le responsable et le personnel de l’Ong Rescue, et se sont dirigés vers le troisième véhicule qui a à son bord, M. Blanchard Mangrao et le jeune Pisteur », a-t-il expliqué. Et de poursuivre que les hommes armés ont intimé l’ordre aux deux occupants du véhicule de « descendre de leur véhicule, et au chauffeur de s’en aller avec le véhicule ».

Ainsi, les deux humanitaires centrafricains ont été kidnappés. Jusque-là aucune nouvelle d’eux.

Contacté ce jeudi 9 novembre, l’honorable Député de Mingala Gabriel Tchima qui a salué l’inlassable intervention de ces deux Ong auprès de ses administrés (populations de commune de Mingala), depuis le début des violences de mai dernier, a crié son ras-le-bol et s’interroge ainsi : « Je n’arrive pas à comprendre. Est-ce que les deux centrafricains ont été enlevés parce qu’ils seraient soupçonnés d’être des Anti-Balaka ? Que se sont dits le Chef de mission de Rescue et la bande des ravisseurs de sorte qu’il soit épargné, puisqu’en toute responsabilité, c’est lui qui devait être pris en otage pour une quelconque revendication, soit-elle une rançon ? ».

Le député dénonce aussi le fait qu’aucune condamnation ou une simple déclaration n’a pas été enregistrée sur ce kidnapping jusque-là, alors que le meurtre d’un expatrié du Cicr dans le Nord a fait le tour du monde.

Centrafrique : Le clou du Forum des investisseurs

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Centrafrique : Le clou du Forum des investisseurs

 

 

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Les participants au forum des investisseurs. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

Bangui, le 10 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le 9 novembre s’achèvent les travaux de 48 heures du Forum des investisseurs en Centrafrique. Le Président Touadera a déclaré closes ces assises qui ont réuni de potentiels investisseurs venus de l’Asie, de l’Occident et de l’Afrique et de la rca.

« Nous nous réjouissons de la qualité des interventions et des échanges qui ont eu lieu au cours de ces deux journées du Forum des investisseurs de Bangui… », ainsi s’exalte le Ministre Come Assane du Commerce et de l’Industrie, Président du comité d’organisation de ces assises pour marquer sa satisfaction quant à ce qu’il estime être le succès du forum. Et d’expliquer que « ce forum a mis en lumière qu’il existe aujourd’hui, une convergence d’intérêts remarquable entre le secteur public et le secteur privé. Pour le gouvernement, le relèvement économique de la RCA ne pourra réussir qu’avec la participation active du secteur privé, et nous sommes rassurés à l’issue de ce forum ».

En effet, deux jours de travaux ont permis de déboucher sur les résultats probants, à en croire le rapport final. Les travaux ont été structurés en cinq panels. Le panel 1 vise les réformes dont les sujets abordés sont articulés autour du RCPCA (Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique), puis de la Charte des investissements, de la réforme du Code minier, et du climat des affaires. Il est question de souligner « l’importance de l’harmonisation des textes incitatifs aux investissements et la loi des finances ».

Le panel 2 qui concerne les infrastructures a soulevé toute la problématique liée aux transports et débouche sur des recommandations dont la nécessité de la mise à niveau du réseau routier, la promotion des investisseurs nationaux pour accéder compétitivement aux marchés d’infrastructures et la création des conditions favorables à la réduction du coût de transports et l’encouragement au partenariat public/privé.

Le panel 3 sur les industries extractives s’est focalisé sur les aspects environnementaux et sociaux qui doivent être pris en compte par le gouvernement pour le développement du secteur.

Quant au panel 4 consacré à l’industrie et services, il est ressorti des opportunités dans le secteur de l’industrie, des télécommunications et du tourisme. Les difficultés liées à l’accès au financement comme contraintes pour les opérateurs économiques ont été relevées.

Enfin, le panel 5 sur le développement rural a mis en exergue toute l’immensité des possibilités d’investissements dans ce secteur surtout en ce qui concerne la relance des filières agricoles.

« Je ne saurais retenir un sentiment de réelle satisfaction qui m’anime à la clôture de ces travaux. L’engouement marqué par les partenaires du secteur privé étrangers et nationaux et la qualité des échanges enregistrés sont illustratifs de la réussite de cet événement majeur », s’est réjoui le Président Touadera.

Même sentiment de réussite chez beaucoup de partenaires privés qui sont invités à ce forum.

Centrafrique: « Nous avons un président qui n’a jamais manifesté une volonté politique pour mettre un terme à ce désordre généralisé » Axime Césaire Oronindji

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Centrafrique: « Nous avons un  président  qui n’a jamais manifesté une volonté politique pour mettre un terme à ce désordre généralisé » Axime Césaire Oronindji

 

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Axime Césaire Oronondji

 

 

Bangui 9 novembre 2017, CNC.

Interview exclusive :

 

La détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique attire l’attention des leaders d’opinions, de la société civile dans le pays et à travers le monde. Dans une interview exclusive à notre rédaction (Corbeau News Centrafrique), le leader d’opinion politique centrafricain, Axime Césaire Oronindji, n’est pas passé par quatre chemin pour fustiger le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadera, et son premier ministre Mathieu Simplice Sarandji, pour leur gestion inadaptable à la situation réelle du pays. La question de l’opérationnalisation des FACA avec l’embargo, l’inefficacité de la Minusca, et de la mise en place d’une structure de la communauté centrafricaine de France entre autres sont les sujets abordés sans langue de bois avec le leader d’opinion politique.

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour, Axime Césaire Oronindji

Axime Césaire Oronindji (ACO) : Bonjour 

CNC : la Centrafrique continue de faire face à la détérioration de la situation sécuritaire avec des conséquences humanitaires.  Comment analyser cette situation ?

ACO : La situation dans notre pays est alarmante et dramatique  nous assistons clairement à une somalisation, plus d’un million de nos familles se sont  réfugiées à l’extérieur comme à l’intérieur . Tout ceci se résulte par des fractions des différentes groupes armés qui contrôlent 97% de notre territoire se livrant à des exactions  sans précèdent de nos paisibles concitoyens sans défense abandonnés par un pouvoir de Bangui qui n’existe que de nom.

Aujourd’hui nous avons en face de nous un  président  le Professeur Faustin Archange Touadera qui a  reçu mandat d’un  peuple a la quête assoiffé de la stabilité et de vivre ensemble, investi depuis 19 mois mais qui n’a jamais manifesté une volonté politique pour mettre un terme à ce désordre généralisé en  faisant preuve d’un manque cruel d’autorité.

il s’est doté d’un  pouvoir exécutif qui n’a aucune feuille de route capable d’apporter des réponses claires à cette crise qui n’a que trop duré , nous avons sur notre territoire une présence  des forces ONUSIENNES  pour le maintien de  la Paix la MINUSCA composé de 12500 hommes qui n’a visiblement pas su réduire les violences pour la simple raison d’une absence de pouvoir Central pour un gouvernement qui n’incarne en rien le sens de management et de coopération et qui préfère plutôt  des voyages entre 4 avions au lieu d’assumer ses  responsabilités ….
CNC : Vous avez été invité de l’émission « Polititia » de la télévision panafricaine Africa24 où vous vous êtes montré très dur avec le pouvoir de Bangui. Vous avez déclaré je cite « Nous avons un premier ministre qui est incompatible ». Qu’est-ce qui vous faire dire cela ?

Écoutez, n’importe qui a Bangui vous le dira. Ce n’est un secret pour personne que nous avons un  premier ministre qui est incompatible , la preuve , lui et la plupart des membres de son gouvernement ne regardent plus dans la même direction ,  trop de croc en jambes entre eux , nonobstant  certains ministres  ne sont  pas aguerris et d’autres manque  de personnalité, sa structure ne réponde pas aux attentes du peuple , la corruption , détournement de denier public , l’inertie  , le refus à des convocations parlementaires , sont le sport favori de ce gouvernement , toujours opposé à la société civile en les privilégiant de remplir son devoir .

Voici un adage : ” On dit que la mangue qui tombe sur le toit la nuit fait peur aux enfants. C’est vrai ! Je m’explique, lorsque le central syndical veut organiser une marche Pacifique et quand des leaders politiques font des observations objectives pour les aider à faire mieux, Eux, ne voient que coup d’État partout. En ce moment, Ils obligent la population à ne pas juger leurs actions, sic ! Une  dictature ! Lorsqu’on a un premier ministre chef du gouvernement d’un pays en déliquescence  qui n’a pas n’a pas  de lisibilité, ça sera du pilotage à vue ! La Centrafrique a besoin d’un nouveau  premier ministre un souhait tant attendu de l’opinion national et international mais  notre professeur de mathématique refuse délibérément d’accepter cette réalité.

CNC : Comment appréciez-vous le travail de la Minusca sur le terrain 

La force de la minusca est très vite arrivée. La crise Centrafricaine devrait être gérée par des forces relevant d’une relation bilatérale et après peut venir la force onusienne pour assurer la pérennisation de la paix. Vous conviendrez avec moi que c’est une force de maintien de la paix et non une force de combat ni d’attaque selon sa vocation conformément à la configuration de ce conflit chez nous. La plus ressente et heureuse histoire est que quand la Centrafrique avait gérée  la crise au départ avec la France dans un cadre bilatérale, nous avions tous vu les résultats en quelques semaines.

Aujourd’hui il est question de recadrer les actions de la Minusca car cette force a fait un grand fisco connu de tout le monde, aujourd’hui elle fait l’objet de critique et de défiance, plusieurs fois accusés passivité et de partialité. Et si  recadrage y est, cela ne peut que se faire sur la demande du Président Faustin Archange Touadera et son équipe gouvernementale  malheureusement que leurs têtes ne sont pas bien disposées pour des bonnes œuvres. C’est plutôt ailleurs, dans l’affairisme avec comme slogan ” C’est notre tour, taisez-vous et souffrez  “. Pathétique !

CNC : La République Centrafricaine est sous embargo du Conseil de Sécurité de l’ONU. Ce qui a fait que les FACA sont dépourvues de moyens de fonctionnements. Mais lors de votre débat sur Africa24, vous avez soutenu que le président Touadera n’a pas la volonté de réarmer les forces nationales. Alors, sur quoi, vous fondez vos arguments ?

Ce qu’il faut relever c’est que quand un pays est en crise militaire, on met ce pays sous l’embargo. Ce sont des dispositifs sécuritaires pour empécher les belligérants de mauvaises fois  à se procurer illicitement des armes. Et non interdit à une armée légale  de fonctionner. Cela explique que ce  fameux embargo ne concerne pas l’armée nationale mais plutôt les actes d’achat et autre trafics relatifs aux matériels de guèrre dont en procure l’État. J’entends dire souvent que la Centrafrique n’a pas d’armée mais pourquoi  payé les soldes des militaires chaque mois ? Sachant que ce corps ne travaille pas et que ce corps est déclaré opérationnellement non grata ?

Ceci est devenue une supercherie conjointement  entretenue depuis  entre MINUSCA et Mme Catherine Samba Panza et aujourd’hui avec Faustin Archange Touadera  pour dire aux centrafricains que l’embargo concerne aussi les Forces Armées Centrafricaines en abrégé F.A.C A, ce qui est archi faux ! Pour eux armer nos F.A.C.A c’est donné l’occasion à certains officier  favorables aux anciens régimes bien connus pour des  raisons ethnique et pourtant ce sont des Centrafricains, il y’a urgence et que certaines limites doivent être dépassé en faisant preuve d’une ferme volonté politique et de courage.

CNC : Le week-end dernier, la diaspora centrafricaine de France a mis en place une organisation pour s’engager au relèvement du pays. Quelle lecture faites-vous sur l’engagement des Centrafricains de France ?

Rectificatif, cette réunion du 04 Novembre  n’est pas l’émanation de toute la communauté Centrafricaine résidente en France dite DIASPORA en d’autre terme. Il faut se le dire que ce jour à été la naissance d’une nouvelle association comme tout autre puisque la loi 1901 l’autorise. Pour ma part je ne peux que  saluer cette initiative en leur demandant du sérieux. Et comme c’est un engagement  pour participer au relèvement du pays, il est important de définir dans quels cadres sont ces engagements ? Financiers ? Soutiens politiques ? Force de proposition? Aides de matériel médical ou éducatif…?

Ensuite il faudra mettre en place un organe composé des personnes intègres, honnêtes et dévouées pour la cause afin de prendre en charge la gestion de tout cela, de faire le suivi, les comptes rendu…
Car pour que tout fonctionne bien il faut absolument une bonne organisation et c’est ce que nous Centrafricains faisons très mal. En attendant, je vais les  observer  pour voir ce dont ils seront capables de produire. J’en ajoute qu’ils ont encore du chemin à suivre, des démarches auprès de la préfecture pour l’obtention d’un récépissé qui dépend de quelques mois d’une enquête de moralité pour tous les membres de ladite nouvelle association.

CNC : Quel est votre vision aujourd’hui pour le meilleur de la RCA 

Ma vision est celle d’interpeller  tous les Centrafricains quel que soit son milieu social, sa religion , son ethnie, son âge son sexe de s’entendre  en mettant de côté leurs  différents sur toutes les formes en disant non aux violences , aux massacres tous azimuts , à la destruction gratuite de nos biens, nos infrastructures nos valeurs. Car les valeurs et compétences  nous en avons assez  capable pour relever ce beau pays qui est le nôtre. La Centrafrique pays de l’hospitalité et des gentlemens.
CNC : Avez-vous quelle que choses à ajouter sur tout ce que vous avons abordé ?

Je suis optimiste car avec cette crise lancinante qu’a subi cette nation, une nouvelle génération clairvoyante et courageuse  a pris conscience de l’ampleur de la gravité que compose son débordement, cette génération  est en train de se mobiliser dans un esprit de rassemblement avec perspicacité  afin de prendre le destin de la République Centrafricaine dans un avenir proche. Oui, j’en suis convaincu.

Interview réalisée par Eric NGABA

 

Centrafrique : Une « rencontre internationale » pour la paix

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Centrafrique : Une « rencontre internationale » pour la paix

 

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Journée de prière. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 9 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ce mardi 7 novembre 2017, une rencontre internationale dite ‘’Petit déjeuner de prière’’ a rassemblé les hautes personnalités de la rca à Bangui. Il s’agit d’une première rencontre du genre au profit de la paix en RCA. Le Président de la République, Faustin Archange Touadera a personnellement présidé les travaux qui prennent toute la journée, à l’hôtel Ledger Plazza.

Ils étaient une centaine, les participants à cette importante rencontre dont des hauts cadres politiques, des leaders religieux et des leaders communautaires, ainsi que d’imminentes personnalités venus de part le monde entier, afin de réfléchir et prier pour la paix en Centrafrique.

A l’occasion, le président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a affirmé que cette rencontre doit être comprise comme un temps spirituel pour les Centrafricains qui doivent mettre de côté leurs différends pour se mettre ensemble et reconstruire leur pays. « Aujourd’hui, le temps de Dieu est arrivé où tous les hauts cadres de la République centrafricaine vont s’asseoir ensemble, dans l’humilité, rechercher ce qui est bon et agréable pour notre pays », ainsi a déclaré Tauadera à l’ouverture de la journée de prière.

Saisissant l’opportunité qui lui est offerte, le Chef de l’Etat a dit sa prière au Père Céleste : « Je prie Dieu Tout puissant de garder notre pays, de donner à chacun de mes compatriotes l’esprit d’amour et de pardon, afin qu’ensemble dans la crainte de Dieu, nous nous tenons la main pour reconstruire notre pays ».

C’est quasiment la même prière qu’a dite avec optimisme l’honorable Adolph Becker, venu d’Allemagne : « Si aujourd’hui la RCA manque de paix, de sécurité et connait des problèmes de cohésion sociale et de réconciliation nationale, ce sont effectivement des manquements à relever au niveau du peuple de ce pays. Mais si les dirigeants centrafricains décident de se mettre ensemble devant Dieu, ces problèmes trouveront des solutions ».

Le président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua et représentant de la communauté musulmane quant à lui, a insisté sur le changement de comportement des Centrafricains à tous les niveaux et l’adoption d’attitudes responsables afin de sortir le pays du gouffre. C’est en trois points que Meckassoua a formulé sa vision : « Premièrement, je voudrais dire que la question de l’humilité que le président de la République a soulevée, nous concerne tous. Deuxièmement, je souhaite vivement que nous abordions nos problèmes sur la base de la citoyenneté au respect de la loi, et non sur des considérations religieuses ou ethniques entre musulman et chrétien. Car, nous devons tirer les leçons que c’était nous [les Centrafricains] qui hébergions les tchadiens, les soudanais et autres sur notre territoire, aujourd’hui, c’est encre nous qui sommes nombreux dans ces pays, en tant que réfugiés ».

L’honorable député, Béatrice Emilie Epaye, au nom des femmes, lance l’appel suivant : « Soyons des homes et des femmes courageux pour conduire notre pays vers la paix et la réconciliation, afin de répondre aux défis sécuritaire et économiques auxquels notre pays est confronté aujourd’hui et de contribuer efficacement à l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes ».

Centrafrique : Forum des investisseurs, « notre ambition, c’est de développer une économie compétitive », selon Touadera

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Centrafrique : Forum des investisseurs, « notre ambition, c’est de développer une économie compétitive », selon Touadera

 

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Forum d’investissement du 8 novembre 2017. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 9 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Du 8 au 9 novembre courant, la République centrafricaine organise le Forum des investisseurs, afin de mobiliser ces derniers à venir investir dans le pays. Une centaine de participants venus de part le monde sont conviés. Le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a personnellement présidé l’ouverture des travaux, aux côtés de qui on note la présence du Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, la Représentante Afrique de la Société financière internationale (SFI), Mme Mehita Fanny Sylla et Mme Samuella Izopo, Chef de la délégation de l’Union européenne en Centrafrique.

L’initiative de ce forum des investisseurs est née depuis novembre 2016 à Bruxelles, en marge de la Table ronde des donateurs et bailleurs de fonds. Il s’agit de faire venir à Bangui, des investisseurs pour leur présenter les potentialités et opportunités d’investissements dans ce pays en plein effort de reconstruction post-crise. « La République centrafricaine que vous visitez aujourd’hui est un Etat de droit qui se reconstruit après quelques années de difficultés », ainsi a déclaré le Président Touadera à l’ouverture des travaux.

Le chef de l’Etat note au passage que dans les premières missions qu’il a assignées au gouvernement, figure celle d’« assurer la sécurité juridique des acteurs de la vie politique et économique. J’ai exigé cela au gouvernement parce que je crois fermement que le rôle a à jouer dans le relèvement de la République centrafricaine ».

Entre temps, la problématique d’une bonne implication des investisseurs privés n’a pas échappé à Touadera qui semble bien prendre la mesure de l’enjeu : « On ne saurait parler de la contribution du secteur privé à l’économie sans se préoccuper de l’amélioration du climat des affaires et de la sécurité juridique des investisseurs. La bonne gouvernance, la transparence et l’efficacité doivent devenir des réalités tangibles dans les affaires publiques et privées », a déclaré le Président qui a ajouté que « notre ambition c’est le développement d’une économie compétitive, seule en mesure d’assurer l’éclosion et le développement d’entreprises viables, créatrices d’emplois durables et de richesses. A cet effet, le gouvernement est en train de prendre plusieurs mesures pour rendre le climat des affaires attrayant ».

Selon le Ministre du Commerce et de l’industrie, Président du comité d’organisateur de ce Forum, ces assises de 48 heures devront, au finish, permettre de « contribuer à la consolidation de notre performance économique déjà appréciée, par les institutions financières internationales… A titre d’illustration, le taux de croissance du PIB qui est passé de -36,7% en 2013 à 4,5% en 2017 ».

L’Ambassadeur de France, Christian Bader et la Chef de délégation de l’Union européenne ont plaidé pour Ambassadeur France ont plaidé la cause centrafricaine vis-à-vis des investisseurs invités. « Pourquoi demander à des investisseurs potentiels à venir dans un pays en proie à une crise économique et sécuritaire et où l’environnement des affaires demeure sur tous les indicateurs internationaux extrêmement dégradés ? », s’est interrogé Christian Bader qui note que « Si ce Forum se tient aujourd’hui, c’est précisément pour tenter de répondre à cette question cruciale ».

Le diplomate français a expliqué qu’ « on a parlé de chaos, de pays à feu et à sang, on a parlé de nettoyage ethnique, même de génocide. Je voudrais inviter tous nos invités à accueillir ces déclarations avec prudence et lucidité. Certes l’instabilité demeure, certes l’absence de l’Etat a créé à travers tout le pays un vide désastreux qui a été remplis par des mouvements des groupes armés qui prennent les populations en otage et qui organisent en toute illégalité la prédation des ressources locales, mais il ne faut pas oublier les progrès qui ont été réalisés en si peu de temps ».

Quant à Mme Samuella Izopo, Chef de la délégation de l’Union européenne, « La République centrafricaine est un pays fragile, mais riche en ressources et en un potentiel de développement et la croissance économique. Son décollage dépendra de la capacité de transformer ce potentiel en réalité »

Evidemment, la rca est un pays riche en ressources naturelles, ce qui fait dire à Touadera que « de véritables opportunités d’investissements existent en République centrafricaine ». Entre autres, et sur les traces de Touadera, l’on retiendra (1) dans le domaine des mines, la RCA dispose de 470 indices miniers, de nombreuses ressources du sous-sol qui malheureusement ne sont exploitées jusque-là que par des moyens rudimentaires ; (2) dans le domaine de l’énergie, la volonté d’augmenter la capacité de production d’électricité et la diversification des sources en combinant les énergies classiques et renouvelables, la promotion de l’hydroélectricité, des centrales solaires sont autant d’atouts à explorer ; (3) dans le domaine de l’agriculture, l’objectif est d’atteindre l’auto-suffisante alimentaire après cette longue période de crise, mais surtout un grand besoin de modernisation de l’agriculture par une mécanisation progressive et une consommation des produits locaux ; (4) dans le domaine du tourisme et de l’hôtellerie, la République centrafricaine est un carrefour au cœur de l’Afrique centrale qui dispose d’un important circuit touristique allant du bord du fleuve Oubangui aux innombrables parties vertes et tropicales du pays organisées en parc tels que ‘’Saint Floris’’ et autres ; (5) dans le domaine financier, la création des banques commerciales et établissements d’assurance en tout genre pour faciliter les transactions avec les investisseurs ; (6) dans le domaine de la téléphonie mobile, une couverture nationale l’ambition de rendre plus fiable le GSM et de l’étendre sur l’ensemble du territoire.

Centrafrique : MSF offre des traitements médicaux d’urgence aux victimes de violences sexuelles.

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Centrafrique : MSF offre des traitements médicaux d’urgence aux victimes de violences sexuelles.

 

 

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Bangui le 09 Novembre 2017.

Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC.

 

Plus d’une dizaine des professionnels des médias centrafricains ont échangé avec le staff des différents sites de Médecins Sans Frontières (MSF) au sein de la coordination, ce mardi le 07 novembre 2017 sur la thématique retenue entre autres : les violences sexuelles, urgence médicale et psychologique en Centrafrique.

Lors de ces échanges, la coordination de MSF a fait savoir que pour réparer les dégâts de la violence sexuelle en République centrafricaine, MSF offre une prise en charge gratuite aux victimes des violences sexuelles sur les sites de MSF à l’hôpital MSF Sica, aux maternités des Castors et de Gbaya Dombia. Ces services de prise en charge sont ouverts 24/24, 7jours/7 aux victimes de violence sexuelle qui pourraient être des femmes, hommes, enfants, vieux, petits. Certes, 90% de ces victimes énumérées sont des femmes et les agressions sexuelles peuvent être commises en situation de conflits ou en temps normal.

MSF fournisse aussi des soins médicaux aux survivants pour prévenir la transmission des IST dont le VIH SIDA, l’hépatite B, le tétanos, la grossesse non désirée à travers la contraception d’urgence, le traitement des blessures au niveau de la partie génitale.

MSF annonce également lors de ces échanges que pour permettre aux survivants des agressions sexuelles, quelle que soit leur forme, de mener une vie sans tabou et sans stigmatisation, il leur offre des soutiens psychologiques. Cette assistance, d’après la coordination, se fait à travers une rencontre régulière de la survivante avec un conseil psychosocial de MSF, ceci sur la base de la confidentialité absolue, un des principes directeurs du counseling. Elle vise à favoriser la réintégration sociale et l’orientation de la survivante aux autres services sociaux de base à Bangui et ses environs.

Pour un meilleur traitement, d’apes John JOHNSON, coordonnateur Terrain MSF hôpital SICA, les personnes agressées sexuellement doivent aussi tôt se diriger vers un centre MSF le plus proche, et ce,  dans les 72 heures (3jours) qui suivent l’agression. De même que la contraception d’urgence : « le message plus important est que les patients puissent venir pendant les 72 heures suivant les victimisations, je pense que pendant les 72 heures on peut faire plus dont la prise en charge médicale pour la prévention des maladies qu’après. Mais on peut prendre en charge les patients à n’importe moment voire une semaine, un mois, un an et même trois ans après la victimisation ».

MSF donne quelques chiffres sur les violences des mois de janvier à septembre 2017. A l’hôpital MSF Sica : 1013 victimes prises en charge, ensuite la maternité Castors : 218 victimes prises en charge et enfin la maternité Gbaya Dombia : 22 victimes prises en charge.

Il a noté qu’en 2016, MSF a offert des traitements médicaux suite à des violences sexuelles à plus 13.800 patients dans le monde.

 

CopyrightCNC2017

 

 

 

  

Déclaration de Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG, ancien Représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui, suite à la

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Centrafrique : Déclaration de Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG,

ancien Représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui,

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Monsieur Luther Gondjé.

 

 

suite à la première Assemblée Générale constitutive de l’Association dénommée Communauté Centrafricaine de France (CCFR).

Constatant qu’une centaine de centrafricain(e)s vivant en France se sont réunis volontairement en date du 04 Novembre 2017 à Paris dans le but de donner naissance à leur structure Associative dénommée Communauté Centrafricaine de France et abrégée (CCFR).

Vu la portée de cette démarche encourageante qui engage exclusivement que les initiateurs et les participants à cette rencontre portant création de cette organisation non fédératrice, nous communiquons ce qui suit : Conformément à la Loi du 1901 que la Liberté des Associations n’est reconnue lorsque, ladite Association respecte les critères institutionnels.

En revanche, depuis la mise en place de cette Association qui ne dispose d’aucune primauté sur les autres Associations en France, une pluie battante à la fois contestataire et encourageante ne cesse s’abattre au sein de la Communauté Centrafricaine.

Dans l’intérêt manifeste de lever le doute qui plane dans la compréhension de nos compatriotes, nous voulons les rassurer« qu’à ce jour aucune Association des Centrafricains en France n’as reçu mandat collectif et en unanimité de parler au nom de la Communauté toute entière », c’est pour quoi, nous veillerons qu’en cas de toute tentative d’usurpation, nous saisirons automatiquement le tribunal en procédure de référé d’heure à heure afin que la justice soit rendue.

Toutefois, nous encourageons toutes les Associations légalistes en France de pouvoir travailler d’arrache-pied pour relever notre beau pays la République Centrafricaine.

Fait à Toulouse 08 novembre 2017

Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG, ancien Représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui.

Ampliations :

-Le président de la République centrafricaine, chef de l’Etat

-Le premier ministre de la République centrafricaine, chef du gouvernement

-Le Ministre des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger de la République centrafricaine

  • Monsieur l’Ambassadeur de la République Centrafricaine en France

-Le Ministre de l’intérieur de la République française

-Le  Ministre de l’Europe et des affaires étrangères République française

-La Presse.

Centrafrique : justice corrompue, le sulfureux Gilbert Grénzéngué se déclare demi-dieu.

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Centrafrique : justice corrompue, le sulfureux Gilbert Grénzéngué se déclare demi-dieu.

 

 

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Le sulfureux Gilles Gilbert Grénzéngué alias 3G

 

Bangui, le 8 novembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

En refusant de se présenter pour la cinquième fois devant les juges pour son procès en date du 2 novembre dernier, le sulfureux Gilles Gilbert Gresenguet dit 3G révèle au grand jour et devant la communauté nationale et internationale comment la justice centrafricaine pourrait être manipulée et traînée dans la boue. Qui peut imaginer un seul instant qu’un accusé surtout criminel peut, à lui seul, reporter indéfiniment son procès? Oui c’est possible si vous êtes en Centrafrique, pays de paradoxe et d’anomalie.

Comment ?

Tout repose dans le comportement de nos dirigeants et dans certains corps de ceux à qui l’état centrafricain leur confère l’exécution de son monopole de violence. En Centrafrique, le fait pour certains juges de quémander publiquement de rançon à une des parties en conflit dans un procès et de flouer à la clé les décisions à prendre à son profit, ne fait aucun doute que le sulfureux  Gilles Gilbert Gresenguet alias 3G utilise son coffre-fort pour s’extraire momentanément de la procédure qui l’oppose avec son ancien gardien devenu handicapé.

Pour bon nombre des Centrafricains interrogés par CNC, l’institutionnalisation de la loi des riches contre les pauvres dans le pays a fait que la quasi-totalité des décisions des juges est achetée et corrompue et décourage bon nombre des Centrafricains à croire à la justice du pays. Du Tribunal de Travail à la Cour d’Appel en passant par les Tribunaux de Grande Instance une nouvelle norme dite « marché de graissage des pattes » qui consiste à bétonner votre immunité ou votre fortune en billet de banque, s’est instaurée. Et ce sont des employeurs qui y font recours le plus souvent. C’est ce qui a permis au sulfureux Gilles Gilbert Gresenguet, PDG et Secrétaire général du comité national olympique et sportif centrafricain, d’être un demi-dieu, en traînant tout puissamment les juges au fond de sa poche malgré un lot des dossiers judiciaires qu’il traîne derrière lui.

Dans l’affaire qui l’oppose à son ex-gardien, le désormais tout puissant Gilles Gilbert Gresenguet jure désormais de corriger à sa manière son ex-employé KPAWIYANA Pierre en lui infligeant autant qu’il ne se désistera pas de l’affaire, des violences et maltraitances phycologiques afin de le faire partir le plus vite que possible au père.  Comme lui seul a le pouvoir de décider de son propre sort, il vient à nouveau de reporter, pour la cinquième fois, son procès pour violence aggravée. La dernière en date du 2 novembre, Gilles Gilbert Gresenguet  l’a pu reporter par un simple appel téléphonique « reportez le procès »  48h avant. Le juge l’a suivi pour reporter le procès au 25 novembre prochain.

À quoi sert finalement cette justice à double pédale où les riches ont le pouvoir de tout faire sans être inquiétés d’une possible conséquence pénale ?

À qui les pauvres peuvent se tourner en cas d’infraction pénale ? Où est parti le Président des pauvres Faustin Archange TOUADÉRA ? Eh oui ! « La bouche qui mange ne parle pas ».

Il est beau de parler des séléka et des Anti-Balaka, mais ceux qui sont là dans les tribunaux, qu’avez-vous fait pour protéger le peuple centrafricain de certains de leur bourreau du type « 3G » ? Même si ce ne sont pas tous les magistrats qui sont largement corrompus, mais une dent pourrie fait souffrir toute la mâchoire, et donc c’est tout le système qui est corrompu.

Dans quel pays on peut reporter indéfiniment un procès alors que la loi prévoit des dispositions qui pourraient contraindre l’accusé à se présenter, à défaut, le juger même à son absence. La loi est pour tous, quel que soit son grade. À quoi sert le tribunal si une catégorie des personnes est immunisée à vie ?

Du moment où le sieur Gilles Gilbert Gresenguet, perd son sens du fair-play, il n’a plus la qualité qu’il faut pour diriger une telle institution sportive. Quand on commet une faute, étant sportif, on s’approche de la victime pour lui demander excuse. Mais détourner les yeux, cela mérite deux cartons rouges.

À bon entendeur, salut!

 

CopyrightCNC2017.

Monsieur Pierre, victime de monsieur Gilbert Grénzéngué. Crédits photo : À.Mbata, CopyrightCNC

Centrafrique : l’ONU prévoit d’envoyer 900 casques bleus supplémentaires dans le pays.

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Centrafrique : l’ONU prévoit d’envoyer 900 casques bleus supplémentaires dans le pays.

 

 

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Bangui, le 8 novembre 2017.

Par : Félix Ndoumba, CNC.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU envisage un projet de résolution qui renforcerait la mission de maintien de la paix en République centrafricaine avec 900 soldats supplémentaires pour aider à protéger les civils, selon le texte obtenu par l’AFP mardi.

Cette mesure fait suite à une demande du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui a mis en garde contre un risque de nettoyage ethnique dans certaines parties du pays appauvri.

La résolution française prolongerait la mission connue sous le nom de MINUSCA jusqu’en novembre 2018 et augmenterait le nombre de casques bleus en uniforme de 900, à un plafond de 11 650, ainsi que 2 080 policiers et 480 observateurs militaires.

La question est de savoir si les États-Unis appuieront une plus grande mission en République centrafricaine après avoir demandé une réduction de 600 millions de dollars au budget de maintien de la paix de l’ONU cette année.

Guterres, qui, le mois dernier, a effectué une visite dans le pays, a déclaré qu’il s’attendait à une «compréhension positive par tous les membres du Conseil de sécurité, y compris les États-Unis» sur la nécessité d’étayer la mission.

Le Conseil devrait voter sur la résolution le 15 novembre.

La République centrafricaine a lutté pour revenir à la stabilité depuis le pays a explosé dans le bain de sang après le  renversement de l’ancien Président françois Bozize en 2013 par la coalition Séléka  .

La France est intervenue militairement pour repousser l’Alliance séléka, mais le pays reste tourmenté par des groupes de violence qui rivalisent pour contrôler les ressources et les zones d’influence.

 

Affrontements en cours

Le projet de résolution exprime la «préoccupation du Conseil à l’encontre de la détérioration de la situation en matière de sécurité dans la partie sud-est et dans les parties nord-ouest de la Centrafrique  en raison des affrontements entre groupes armés en cours».

Elle condamne les violations généralisées des droits de l’homme, y compris la violence sexuelle à l’égard des femmes par les groupes rebelles, et exprime sa vive inquiétude au sujet des allégations de viol perpétrées par les MINUSCA de la paix.

Lors d’une réunion du Conseil du lundi,  le patron de la MINUSCA Head parfait Onanga-Anyanga a déclaré que les 900 soldats de la paix supplémentaires “devrait inclure des troupes très mobiles qui fournirait à la force une plus grande souplesse pour déployer rapidement dans les zones de menace accrue pour les civils.”

L’Ambassadeur italien Sebastiano Cardi, qui préside la présidence du Conseil en novembre, a déclaré aux journalistes qu’il y avait «une bonne dose de compréhension» que la demande de renforts de troupes «est un bon exemple».

Le MINUSCA a été déployé en 2014 avec un mandat fort pour protéger les civils, mais le projet de résolution inclurait la langue pour assurer que les casques bleus aient une «posture solide».

Le conflit a conduit plus de 600.000 personnes de leurs foyers dans le pays et un 500 000 supplémentaire ont traversé les frontières pour devenir des réfugiés. La moitié de la population, soit 2,4 millions centrafricaines, ont besoin d’aide.

Centrafrique : Quelles mesures urgentes pour restaurer la confiance.

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Centrafrique : Quelles mesures urgentes pour restaurer la confiance.

 

 

 

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Simon Koïtoua. L’auteur de l’article.

 

Bangui, le 8 novembre 2017.

Par : Simon Koitoua, CNC.

 

(L’erreur est humaine, persévérer dans son erreur, est diabolique).Execellence Monsieur le president FAUSTIN ARCHANGE  TOUADERA  il serait souhaitable de gouverner la Centrafrique  autrement evitant les erreurs commises par certains de vos predecesseurs dans le passe.Nous savons que les groupes armes  recrutent parmi les groupes vulnérables en proie au chômage et des frustrés de tout genre .Habituellement le Gouvernement centrafricain , ne brille que par le fameux communiqué pour presenter les condoléances aux familles des victimes.Souvenez-vous Monsieur le President de La Republique que, c’est parce que votre gouvernement que dirige votre grand- frere et ami  SIMPLICE – SARANDJI  n’ a  pas réussi a reduire les mots tels que la corruption, le népotisme, le favoritisme, les détournements de deniers publics et autres gangrènes qui  minent toujours la Centrafrique.

A mon humble avis, le Gouvernement Centrafricain pourrait resourdre le problème en utilisant: l’Armée, la Gendarmerie, la Police nationale de proximité, car la Minusca  n, est credible aujourd ‘hui aux yeux de la population Centrafricaine et elle est la source de ces tueries. Je dis cela quand je pense que le Gouvernement actuel pourrait échouer par manque de volonte politique, de l’amateurisme et d un déficit de management  a la primature. Je ne jette pas l’anathème à personne car chacun doit avoir ses raisons, mais je voudrais simplement souligner que le risque d’échouer est bien present,

Toutes options et actions devront être guidées par la  question: quel genre de pays voulons-nous léguer aux générations à venir?  Même poussés par une certaine peur, nous ne devrions pas faire des options dangereuses pour l’avenir de notre chère Patrie LA CENTRAFRIQUE. L’histoire est un témoin neutre, imperturbable et à la mémoire infaillible. L’histoire n’est ni la Cour Pénale Internationale (CPI), ni l’ONU, mais en temps opportun, elle nous rendra un verdict authentique. Quel bord de l’histoire voudrions-nous être? Quant à moi, c’est le bien du pays dont nous avons tous besoin. Alors un fossé de méfiance  entre le citoyen et ses dirigeants, et l’hypocrisie politique se double d’une incrédulité citoyenne aux conséquences parfois brutales, l intimidation des opposants est une faute tres grave a eviter et le contre pouvoir est un exercice democratique dans un pays comme le notre.

                   SIMON – KOITOUA

 

Centrafrique : Berberati, les jeunes s’apprêtent à lancer un grand soulèvement populaire contre Roger Bandiba le maire de la ville..

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Centrafrique : Berberati, les jeunes s’apprêtent à lancer un grand soulèvement populaire contre Roger Bandiba le maire de la ville..

 

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Panorama ville de Berberati

 

Bangui, le 07 novembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Accusé de malversation et du détournement des deniers publics par des jeunes de sa ville, Roger Bandiba, président de la délégation de la ville de Berberati, se retrouve aujourd’hui dans une situation inconfortable qui pourrait l’emporter de la ville vers son village natal. Mais en multipliant ses basses manœuvres, Roger Bandiba a encore le vent en poupe, même si la contestation se fait de plus en plus pressante sur lui et sa délégation.

 

Que s’est-il passé ?

Tout a commencé par la vente d’un terrain réservé depuis de longues années aux jeunes pour leurs activités récréatives et sportives que la tension ne cesse de grimper entre la délégation spéciale de la ville de Berberati et ses administrés.

D’après plusieurs jeunes plaignants contactés par CNC, la vente des terrains sportifs ne vient que s’ajouter sur d’autres sources de la grogne, en l’occurrence, le profil son mafieux du Maire. Natif de la commune de Sosso Nakombo, le sieur Roger Bandiba a élu domicile dans la ville de Berbérati centre pour ses affaires et avait acheté, d’après ses propres expressions, le poste du président de la délégation spéciale de la ville de Berbérati pour bien protéger celles-ci. C’est ce qui le pousse à dire sans cesse à quiconque qui veut l’entendre qu’il a monnayé chèrement sa nomination à ce poste, et donc il lui faut la rentabiliser.

Comment ?

Selon plusieurs sources indépendantes, sur 90 pour cent des bâtiments administratifs de la ville vendus par Monsieur Roger Bandiba, la moitié  est acquise par lui-même et l’autre moitié par certaines autorités de la République bien connues. En plus de sa politique navigable à vue, Roger Bandiba n’a pas de pitié de l’avenir de sa ville. Des terrains lotis bradés, des fonds détournés. Des matériaux de construction pour la réhabilitation de la toiture de l’hôtel de ville qu’il ne juge pas nécessaire en dépit de l’état avancé de son délabrement, ont pris la direction de son patrimoine immobilier. Ce qui a suscité d’énormes contestations au sein même de son administration et des jeunes qui n’hésitent plus à sortir dans les rues pour exiger son départ à la tête de la délégation et certaines réalisations avant que la désormais Journée Nationale de l’Alimentation se tienne dans la ville.

Du côté de la mairie, c’est l’omerta totale qui règne. Malgré l’insistance de notre part, le maire n’a pas souhaité répondre à notre question sur ce sujet, peut-être il n’a pas mesuré l’impact de ses malversations.

Selon certains notables de Berberati contactés par CNC, Roger Bandiba n’est pas le seul dans ces affaires. Le préfet sortant de Madame Lydie Marthe Yangba qui travaillait en étroite intelligence avec Roger Bandiba  et certains cadres du ministère de l’Habitat affectés dans la région seraient aussi impliqués dans plusieurs cas de braderies des bâtiments administratifs de la ville et surtout ceux réservés au logement des fonctionnaires de l’État affectés dans la région.

En attendant de trouver une solution à leur problème, les jeunes de Berberati souhaitent seulement dans un premier temps,  l’annulation pure et simple de l’acte de vente du terrain qu’ils utilisent souvent, et ce, depuis des années pour leurs activités sportives.

Affaires à suivre…

 

 

Copyright2017CNC.

 

Centrafrique : Chronologie de « l’affaire Dig Oil »,, la mafia au coeur du pouvoir de Bangui.

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Centrafrique : Chronologie de « l’affaire Dig Oil »,, la mafia au coeur du pouvoir de Bangui.

 

 

 

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L’ancien Premier ministre André Nzapayéké. Copyright2014CNC.

 

Bangui, le 7 novembre 2017.

Par : Thierry SIMBI, CNC.

 

Le mois de novembre 2011 : signature d’un permis de recherche et d’exploitation avec la société sud-africaine DIG Oil pour l’attribution du bloc C.

L’Etat Centrafricain signe en novembre 2011 dans le plus grand secret un contrat avec la société sud-africaine DIG Oil pour l’attribution du bloc C sur un territoire de RCA frontalier avec le Congo Brazzaville et le Cameroun. La convention est à retrouver en suivant le lien suivant :

https://wikileaks.org/car-mining/html/DIG-CAR-Contract/DIG-CAR-Contract.pdf

 

Décembre 2012 : rencontre avec le DG des Mines

Le 12 décembre 2012, une rencontre a eu lieu entre Jean Sylvain Feigoudozoui, Directeur Général des Mines, Madame Andrea Brown accompagnée de Jean Norbert Mwamba, représentants de la société DIG OIL et Fabien Singaye, Conseiller spécial à la Présidence de la République. Andrea BROWN exprime son vœu que sa société est engagée à céder une part de ses actions à la société South Atlantic Petroleum ou un des affiliées qui doit être convenu dans le Contrat de Partage de Production. Profitant de cette occasion, il a fait signifier à la société que le Département en charge des mines est en train de préparer une mise en demeure à l’égard de DIG OIL en ce qui concerne les clauses contractuelles sur le bonus de signature pour le versement de la 2e tranche qui est arrivé à expiration depuis le mois de novembre 2012.

 

Septembre 2013 : Cession des actions de DigOil à SAPETRO.

DigOil s’allie avec le groupe nigérian South Atlantic Petroleum (Sapetro), qui détient désormais majoritairement 45% des actifs de Carnot, l’État Centrafricain gardant 20% et DigOil 35%. DigOil a ainsi cédé 45% d’actifs du bloc C Carnot alors que la Séléka était aux affaires via Herbert Gontran Djono-Ahaba, Ministre d’État chargé des mines, du pétrole, de l’énergie et des hydrauliques. Active au Nigeria, au Bénin, en France, via l’île de Juan de Nova dans le canal du Mozambique et à Madagascar Sapetro est contrôlée par le général Theophilus Danjuma qui fut Chef d’Etat-Major de l’Armée Nigériane, de juillet 1975 à octobre 1979. Danjuma a également été ministre de la Défense sous Olusegun Obasanjo, avec lequel il a des relations privilégiées. Danjuma a été président d’Agip Africa jusqu’en 1995 et s’est directement impliqué dans la négociation avec DigOil. Les discussions se sont déroulées au début de l’année 2013 à Johannesburg avec Andrea Brown, la directrice générale du groupe sud-africain. Son homologue de Sapetro, Martin Trachsel, est un ancien vice-président de Shell qui a exercé des fonctions à responsabilité au Nigeria. Seul une airmag et une gravimétrie ont pour le moment été réalisées par Dig Oil en 2012 sur son bloc C. Depuis la chute du chef de l’Etat centrafricain Francois Bozizé le 23 mars et l’arrivée de la rébellion de la Séléka dirigée par le président Michel Djotodia, désormais au pouvoir, l’absence de sécurité dans la plus grande partie du pays a empêché toute velléité d’exploration. Dig Oil avait envisagé de mener une campagne sismique 2D début 2013 (AEI nº691) mais elle l’a finalement annulée.

 

Décembre 2014 : Catherine Samba-Panza reçoit en audience au palais de la renaissance la direction de la société Dig-Oil.

DigOil par la voix de Jean Norbert Mwamba lors d’une audience au palais de la renaissance le 16 Décembre 2014 confirme à Catherine Samba-Panza, Chef de l’Etat de la transition que la société reprendra ses travaux d’exploration dès Janvier 2015.

 

Décembre 2015 : Concertations à Lagos entre Sapetro / Dig Oil / Etat Centrafricain sur la relance de la recherche et l’exploitation du bloc C.

Sapetro réunit à Lagos mi-décembre ses partenaires Dig Oil et les représentants de l’Etat centrafricain. Ces derniers sont venus en nombre pour discuter des travaux à réaliser en 2016. La primature a dépêché Maxime Balalou, conseiller chargé de la sécurisation des recettes publiques. Celui-ci était accompagné par deux représentants du ministère des mines, Charles Koyatro et le directeur du cabinet, Lucien Pamou, ainsi que par Charles Kenguembat, conseiller spécial de la présidente Catherine Samba-Panza. Du fait de la situation politique, aucune sismique n’a pu être menée sur ce permis.

 

Avril 2017 : En visite de travail à Pretoria, Touadéra reçoit en audience Andrea Brown, DG de DigOil.

La femme d’affaires sud-africaine fait part de son engagement le 6 Avril 2017 à poursuivre les travaux de recherches pétrolières du bloc C situées dans le Sud-Ouest de la RCA. Notons que l’entreprise DigOil a acquis un permis C en 2011, mais La grande crise qui secoue la RCA ces quatre dernières années n’a pas permis à ce groupe sud-africain de faire recherches. Andrea Brown a confirmé au cours de cette audience qu’elle effectuera bientôt un voyage en RCA.

 

Août 2017 : Touadéra reçoit en audience l’homme d’affaires Turc M. Gülnur Bekir Vézirogu, actionnaire du Groupe Dig Oil.

Actionnaire de la Société Sud-Africaine Dig Oil, le PDG de LBVG (Pétrolum-Air Sea), l’homme d’affaires turc a évoqué avec Touadéra le 9 Août 2017 d’une part pour le lancement des travaux d’exploration du pétrole de Carnot dans la préfecture de la Mambéré Kadéï et d’autre part s’enquérir sur les conditions de la création d’une société d’aviation civile. Selon l’homme d’affaires Dig Oil est propriétaire d’une compagnie d’aviation en Turquie.  D’après Berik Veziroglu ce projet d’exploration devrait être rapide en promettant  de lancer l’étude sismique en octobre 2017 et démarrer le forage en collaboration avec les sud-africains en juin 2018.

 

Octobre 2017 : rencontre à l’ambassade de RCA à Pretoria entre l’ambassadeur André Nzapayéké, Andrea Brown, DG de Dig-Oil et une délégation de parlementaires centrafricains.

Les députés Simplice Zingas, Bertin Béa, Claudia Tarazongo Zakaria et Yacouba en déplacement en Afrique du Sud en leur qualité de parlementaires panafricains sont reçus le 6 Octobre à l’ambassade de RCA où il rencontre Andrea Brown qui leur fait un exposé à l’aide d’une carte minière ce la RCA présentant les zones explorées par la société DigOil dans la Mambéré-Kadéï, Sangha Mbaéré et la Lobaye. Le 1er  Vice-président félicite les investisseurs qui veulent venir en République Centrafricaine et en exergue l’article 60 de la Constitution du 30 mars 2016 qui demande au Gouvernement d’obtenir préalablement l’autorisation de l’Assemblée Nationale avant de délivrer des permis d’exploitation des ressources naturelles. Au cours de cette rencontre, Andrea Brown invite à diner la délégation dans un restaurant à Johannesburg le 10 octobre 2017, avec la participation aussi du Ministre Maxime Kazagui qui se trouvait en mission en Afrique du Sud. Ce dîner servait à DigOil pour relancer ses activités en Centrafrique et avait pour cela besoin de l’appui parlementaire et gouvernemental de Maxime Kazagui, il n’aura finalement pas lieu et sera à l’origine d’une brouille entre les parlementaires et l’ambassadeur de RCA en Afrique du Sud ;

 

Protagonistes du dossier Dig Oil :

  •       Eli Fenengaï

  •       Jean-Sylvain Feigoudozoui

  •       Léopold Mboli-Fatrane

  •       Sylvain Ndoutingaï

  •       Faustin Touadéra

  •       Didier Pereira

  •       François Bozizé

  •       Gontrand Djono Ahaba

  •       Michel Djotodia

  •       Lucien Pamou

  •       Joseph Agbo

  •       Maxime Balalou

  •       Charles Kenguembat

  •       André Nzapayéké

  •       Catherine Samba Panza

  •       Maxime Kazagui

Centrafrique : la diaspora de France s’organise pour promouvoir la solidarité et favoriser les investissements au pays

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Centrafrique : la diaspora de France s’organise pour promouvoir la solidarité et favoriser les investissements au pays

 

 

 

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Les membres du bureaude la CCFR. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.

 

Bangui 6 novembre 2017, CNC.

 Par Eric NGABA

 

Le 4 Novembre 2017 à Paris, la Communauté Centrafricaine de France s’est réunie en Assemblée Générale constitutive et élective débouchant sur l’adoption des textes statutaires et le vote de neuf (9) membres du bureau dont un (1) conseiller juridique et de quatre (4) conseillers. L’objectif de cette organisation dénommée Communauté Centrafricaine de France (CCFR) est de promouvoir la solidarité et le dialogue social au sein de notre communauté, de favoriser les investissements et apports de la diaspora centrafricaine pour le relèvement de Centrafrique, entre autres.

 

Cette Assemblée Générale a réuni de centaines de membres venant de différentes villes de France et a été suivie en direct par plus de 8.000 personnes à travers le monde. Elle a permis aux citoyens Centrafricains de se structurer en adoptant les textes statutaires et en votant les membres du bureau de l’association CCFR.

Bienvenu Marwan Guinon, leader d’opinion, diplômé en Transport et Expert en Sécurité routière est élu Président de la CCFR face à quatre autres candidats pour un mandat de 3 ans renouvelable une seule fois.

 

Benjamin Beloum, Artiste et Technicien supérieur d’étude de synthèse et Feissal Mandjo, chef d’entreprise ont été élus respectivement 1er et 2ème Vice-Président, pendant que le stratégique poste de Secrétariat Général a été remporté par Freddy Sylvère Ouilidan, leader de jeunesse et son adjoint Guy Aimé Nzawa, Juriste d’entreprise.

 

Didier Martial Pabandji, Chercheur à Sorbonne-Universités et Spécialiste en Communication a été élu Porte-Parole de cette nouvelle association.

 

Des femmes dynamiques ont fait leurs entrées dans le bureau. Nancie Yassara à la Trésorerie Générale secondée par Monsieur Kévin Mamoade, Gestionnaire Logistique. Sylviane Bogote, Aide-soignante et Responsable d’Associations a été élue Conseillère.

 

Des personnalités publiques et hauts cadres comme Georges Ferreira, Serge Bruno Mageot, Clotaire Saulet sont conseillers de la CCFR. Le conseil juridique a été confié au Juriste Patrick Nguerembassa

 

Apolitique et à but non lucratif, la Communauté Centrafricaine de France (CCFR) n’a pas vocation à être le marchepied ou l’opposant du pouvoir de Bangui, selon son porte-parole qui indique la CCFR regorge de Centrafricains de France dotés d’énormes potentialités dans les domaines économique, scientifique, technologique, socioculturel et agricole.

 

« Comme le précise notre nouveau statut, notre objectif est de promouvoir la solidarité et le dialogue social au sein de notre communauté, de favoriser les investissements et apports de la diapora centrafricaine pour le relèvement de Centrafrique, d’être le pont  et la locomotive des porteurs de projets économiques et d’investissement pour le pays et de constituer un interlocuteur crédible face au autorités politiques et administratives du pays d’origine et du pays d’accueil », précise dans un communiqué Didier Martial Pabandji, Porte-Parole de CCFR.

 

La Diaspora centrafricaine de France s’est organisée après des décennies de division. Le nouveau bureau ouvre ses portes à toutes les filles et fils du pays, et appelle à la solidarité de tous ses membres pour œuvrer pour la paix et investir en Centrafrique.

 

À l’occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance de la République Centrafricaine commémorée le 13 août dernier, le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadera, a appelé les Centrafricains de la diaspora à contribuer positivement aux efforts de relèvement économique du pays.

CENTRAFRIQUE : CARNAGE INTERMINABLE, OÙ SONT PASSÉS LES GOUVERNANTS ?

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CENTRAFRIQUE : CARNAGE INTERMINABLE, SONT PASSÉS LES GOUVERNANTS ?

 

 

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Le village de Gambo en Centrafrique

 

Bangui, le 7 novembre 2017.

Par : Joseph AKOUISSONNE, CNC.

 

LES REBELLES, MAÎTRES DE L’APOCALYPSE EN RCA

 

          Aucun jour ne se passe désormais sans que l’on apprenne le décompte sinistre des populations massacrées. Aucun jour sans que l’on décèle les signes précurseurs d’une disparition pure et simple de cette nation.

          Et ce, dans l’indifférence générale.

          Le dernier rapport de l’association HUMAN RIGTHS WATCH est accablant : litanie insupportable de villages rasés par les flammes de la terreur sélékiste, de corps démembrés d’enfants, de vieillards, d’hommes et de femmes suppliciés. On croyait avoir atteint le fond du puits de la souffrance et de l’horreur, avoir atteint des limites.

          En réalité, on est en deçà de l’insupportable.

          Rien ne semble freiner la barbarie des bandes armées qui agissent en toute impunité, déchaînées dans l’horreur. Il faudrait que chacun puisse prendre connaissance des documents de HUMAN RIGHTS WATCH qui font état d’abus multiples : 249 meurtres de civils dans le centre et le sud-est du pays en un mois – chiffre certainement inférieur au nombre total des civils tués. Les viols sont monnaie courante. Les bandes armées y recourent presque systématiquement.

 

IMPUISSANCE DU GOUVERNEMENT ET DE LA Minusca 

          L’organisation onusienne a semblé, jusqu’à présent, impuissante à protéger les populations. Il faut espérer qu’après la visite du Secrétaire Général, Antonio Guterres, des directives claires pour arrêter la barbarie des groupes armés auront été prodiguées aux Casques Bleus.

          Quant au gouvernement centrafricain, barricadé dans les bureaux climatisés de Bangui, on dirait qu’il est devenu aphone. Ni commentaires, ni semonce à l’endroit des séditieux arrogants qui le défient tous les jours. Ceux qui croyaient que la nomination de quelques chefs de factions sélékistes au gouvernement et à la Présidence de la République allait freiner leur ardeur criminelle et belliqueuse se sont lourdement trompés. Le dialogue légitime prôné par le président Touadera n’a pas eu l’effet escompté : les rebelles n’ont accepté ni désarmement, ni négociations.

          C’est HUMAN RIGTHS WATCH qui le suggère : « faire en sorte que les personnes responsables d’abus soient traduites en justice, quels que soient leur grade ou leur poste – c’est crucial si l’on veut mettre fin aux cycles de violences en République Centrafricaine… » La scandaleuse impunité dont bénéficient les bandes armées, leur maladroite nomination dans le gouvernement et à la Présidence de la République sont autant de signes de faiblesse qui vont pousser les factions armées à des surenchères inacceptables.

          L’avenir risque d’être compliqué pour un pouvoir et une population pris en otage par des bandes armées, qui feront tout pour échapper aux sanctions de la Cour Pénale Internationale.

 

NONCIATION DES PAYS QUI PERMETTENT AUX BANDES ARMÉES DE PROSPÉRER

          Ceux qui permettent aux ex-Sélékas de se renforcer en armes et de continuer le pillage des mines d’or et de diamant, ainsi que l’occupation de certaines provinces, sont ceux-là mêmes qui siègent au Conseil de Sécurité. Ces hypocrites tiennent un double langage, face aux massacres des populations, perpétrés par les rebelles grâce aux ventes d’armes des pays occidentaux.

          En outre, l’ignominieux embargo sur les armes à destination de la RCA rend le pouvoir central exsangue, incapable de remplir ses missions régaliennes : protection de la population et défense de l’intégrité du territoire, contre ces bandes armées, qui narguent et défient le président Touadera, en contestant sa légitimité malgré sa confortable élection à la tête de l’État.

          Il faut aussi dénoncer le Tchad et le Soudan qui laissent- ou même favorisent- le passage des armes illégales sur leur territoire à destination de la République Centrafricaine.

          Rien ne semble pouvoir arrêter les rebelles dans leur folie meurtrière, stimulés par l’indécente impunité dont ils bénéficient, par la liberté qui leur est laissée d’aller et venir dans le pays dont ils ont supplicié les habitants. Les proches des morts, des disparus et ceux qui ont été blessées par les ex-Sélékas vont devoir désormais côtoyer leurs bourreaux dans les rues, à Bangui comme en province.

          La République Centrafricaine est plongée dans un état sanglant qui risque de perdurer. Seule, une volonté commune, celle des Centrafricains, de leurs dirigeants et de la communauté internationale, pourra mettre fin au calvaire de ce pays.

                                                                                                                                                                 JOSEPH AKOUISSONNE 

(7 octobre 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

Centrafrique : Vient de naître à Bangui, le ‘’LCADR’’ un mouvement des Anti-balaka

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Centrafrique : Vient de naître à Bangui, le ‘’LCADR’’ un mouvement des Anti-Balaka

 

 

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Les combattants Anti-Balaka

 

Bangui, le 6 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le Jeudi 2 novembre 2017, à l’hôtel Azimut à Bangui, un nouveau mouvement issu du mouvement Anti-balaka, aile Ngaïssona, a été présenté à la presse. Il s’agit du LCADR (Leaders combattants autodéfense pour la résistance). Le mouvement est coordonné par Baudoin Yangué assisté de Thierry Lebéné alias 12-Puissances, le Directeur technique et Jean Louis Ngaïdjounou, Conseil juridique.

La République centrafricaine est loin de connaitre l’épilogue en matière de fragmentation de mouvements armés. Le même scénario qui a fait de l’unique Séléka une panoplie de petites branches dudit mouvement s’observe aujourd’hui dans les rangs des Anti-balaka, car après le RDR (Rassemblement des républicains) de Gaëton Boadé à Ippy né de l’aile Mokom des Anti-balaka, voilà que vient de naître le LCADR dans l’aile Ngaïssona.

« Nous sommes un mouvement apolitique constitué essentiellement des anciens leaders du mouvement Anti-balaka. Nous nous sommes constitués pour ramener la paix dans notre pays », a déclaré Baudoin Yangué, le Coordonnateur du LCADR qui explique que « notre coordination dirigée par Ngaïssona [Patrice Edouard] a perdu la vision et l’objectif que s’est fixés les Anti-balaka, à savoir tout mettre en œuvre pour ramener la paix dans le pays. En plus, il n’y a même pas une chaine de commandement pour représenter et/ou mettre de l’ordre au sein des éléments ».

Selon le Conseiller juridique, la République centrafricaine n’est pas le seul pays affecté par le genre de crise que le pays connait actuellement. Mais, il aura fallu qu’un jour, « nous nous réunissons et cherchons ensemble, les voies et moyens pour arrêter les violences et permettre un retour effectif et durable à la paix. C’est notre pays, ce ne sera pas aux étrangers de venir nous le reconstruire. Hier, nous avions fait la guerre. C’est terminé. Aujourd’hui nous avons décidé d’œuvrer pour la paix ».

A en croire Thierry Lebene, le Directeur technique, le LCADR procédera par des conseils auprès des différents mouvements armés en activité sur le territoire, et aux mouvements Anti-balaka en particulier, de cesser les violences, afin d’intégrer la dynamique de la paix, de la réconciliation et du développement. Notons que la semaine dernier, le LCADR a déjà effectué une mission, avec autorisation du Ministère de l’intérieur, à Bouca et Batangafo, afin de discuter avec les leaders des mouvements opérationnels sur-place sur la cessation des hostilités.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : La bataille judiciaire Kossimatchi-Meckassoua bute contre l’immunité du PAN

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Centrafrique : La bataille judiciaire Kossimatchi-Meckassoua bute contre l’immunité du PAN

 

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Le Touaderateur Didatien Kossimatchi, Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 6 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La Cour d’Appel de Bangui par le réquisitoire dit de ‘’ réquisitoire de refus d’informer’’ a finalement réagi suite à la plainte avec constitution de partie civile, introduite en date du 22 août 2017, par le Conseil de Abdou Karim Meckassoua, contre Sieur Blaise Didacien Kossimatchi. A en croire le document précité, le Président de l’Assemblée nationale n’a pas que le dossier Kossimatchi à défendre, d’autres dossiers pendants sont en suspens du fait uniquement de l’immunité parlementaire dont joint le Pan.

Le document dont la Rédaction a eu copie, ce 4 novembre, porte le titre de « réquisitoire de refus d’informer ». S’inscrivant en faux contre les accusations portées contre Sieur Kossimatchi, la Cour d’Appel motive sa décision par les faits suivants :

« Vu les articles 28, 32, 56, 57 du code de procédure pénale ;

Vu la plainte avec constitution de partie civile introduite en date du 22 août 2017 par Maitre Marie Edith Douzima et autres pour le compte de leur client commun Monsieur Abdou Karim Meckassoua ;

Vu l’ordonnance de fixation du montant de la consignation sur plainte avec consignation de partie civile ;

Vu le procès-verbal de notification du montant de la consignation ;

Vu le reçu de versement de la somme de deux millions cinq cent mille francs (2 500 000 F.CFA) représentant le montant de la consignation ;

Attendu qu’il résulte de la plainte susvisée que Monsieur Abdou Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale par l’intermédiaire de son conseil, a saisi le Doyen des Juges d’Instruction pour s’entendre déclencher une poursuite judiciaire à l’encontre du nommé Kossimatchi Didacien et autres pour diffamation, injure, outrage, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine et à la révolte, atteinte à la sécurité de l’Etat, immixtion sans titre dans les fonctions publiques, association de malfaiteurs, faits prévus et punis par les articles 131, 132, 133, 135, 138, 140, 145, 192, 289, 290, 295, 408, 411 à 413 du code pénal.

Que le collège des Avocats expose que le nommé Kossimatchi à travers des réunions publiques ou des points de presse a entrepris des diatribes en règle contre leur client Monsieur Abdou Karim Meckassoua qu’il accusait sans fondement comme l’instigateur d’un complot visant à attenter à la vie du Chef de l’Etat pour s’accaparer du pouvoir à l’aide de mercenaires ;

Qu’il soutient que ces déclarations ou prises de positions ont ébranlé l’image de marque de leur client et sont constitutifs d’infractions au regard des textes suscités ; qu’il sollicite que le ou les auteurs soient traduits en justice pour y répondre ;

Attendu qu’en l’espèce, si la procédure entamée obéit aux dispositions de l’article 56  du code de procédure pénale, et que l’article 57 al.2 du même texte stipule que ‘’le Procureur de la République ne peut saisir le Juge d’Instruction de réquisition de non-informer que si les faits ne peuvent légalement comporter une poursuite pénale’’, tous ces principes sont tempérés cependant par une exception globale titrée des lettres même de l’article 28 du même texte qui précise que ‘’Le Procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner’’ ;

Que sans dénier aux faits visés par la plainte de Monsieur Karim Meckassoua leur caractère infractionnel, il se pose cependant certains obstacles juridiques empêchant la mise en œuvre de l’action publique dans les conditions prévues par les textes sus-évoqués ;

Qu’il y’a lieu de préciser que le Cabinet du Doyen des Juges d’Instruction était d’ores et déjà saisi de plusieurs procédures dans lesquelles Monsieur Abdou Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale est impliqué à un titre ou à un autre ;

Que ces procédures piétinent du fait que ce dernier jouit d’une immunité parlementaire, ce qui empêche le Juge à pouvoir avancer utilement dans ses investigations ;

Attendu que sans porter attente au principe de la présomption d’innocence et celui du secret de l’instruction, il est cependant constant que les faits reprochés à certaines personnalités politiques du pays dont le Président de l’Assemblée nationale revêtent un caractère aussi grave que ceux dont ce dernier se prétend victime ;

Que Monsieur Karim Meckassoua n’a pas fait diligence ou ne s’est pas empressé de se mettre à la disposition de Juge d’Instruction afin de répondre des faits qui lui sont reprochés ;

Que ça serait un inversement de la logique judiciaire que de commencer à l’entendre en qualité de partie civile et par le même juge, sur ces faits ».

A suivre…

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Vaste opération de déguerpissement des ex-combattants dans les casernes militaires

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Centrafrique : Vaste opération de déguerpissement des ex-combattants dans les casernes militaires

 

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Le déguerpissement des combattants Séléka dans le camp BSS à Bangui. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 6 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

C’est au Camp de Bataillon de soutien et de services (BSS) qu’a eu lieu le lancement officiel de cette campagne de déguerpissement de tous les ex-combattants, environ 1000 hommes cantonnés à Bangui depuis la fin du régime Djotodia. Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre de la Défense nationale a personnellement lancé l’opération, ce jeudi 2 novembre 2017, en présence des membres de son cabinet dont Général Jean-Pierre Dolowaya et les responsables dudit site de cantonnement dont général Abdel Kader Moussa.

S’il y a un temps pour toute chose, le temps du redéploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) tant attendu semble arrivé. La tendance parait irréversible. Au même moment où Antonio Guterres, Secrétaire général de l’Onu annonce ostensiblement l’intention des Nations unies à soutenir le réarmement et le redéploiement des FACA, sur le terrain, la Ministre en charge de la Défense nationale prépare de l’espace pour accueillir ces derniers. Leurs équipements et l’armement de l’armée qui devront bientôt être mobilisés vont devoir être sécurisés dans des lieux indiqués, notamment les casernes.

C’est du moins en cela que se justifie la vase campagne de déguerpissement des ex-combattants cantonnés dans les camps de BSS, Camp-Béal et RDOT à Bangui. Ils sont au moins mille (1000) hommes, les ex-combattants concernés, repartis dans les trois sites.

Au lancement officiel de cette opération, Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre de la Défense nationale est revenue sur les motivations réelles du gouvernement à cet effet. « Vous savez que les camps BSS et RDOT sont des casernes militaires. A un moment donné, la crise que notre pays a connue a fait que certains enfants du pays n’avaient pas de lieu où habiter. Ils ont occupé ces casernes. Après plusieurs négociations avec les cadres du Ministre de la Défense nationale, ceux de l’équipe DDR et les Cadres du Ministère des Affaires sociales et les responsables de la Minusca, nous avons convenu de ce qu’ils libèrent les lieux », a indiqué le Membre du gouvernement, après une brève séance d’échanges avec les leaders de ces ex-combattants regroupés au camp BSS.

En faisant le déplacement du camp BSS, la Ministre de la Défense nationale n’entend qu’une seule chose, le remerciement du gouvernement et du Président de la République. Puisque, selon elle, c’est un acte patriotique louable que ces ex-combattants aient accepté de quitter tranquillement ces camps militaires et regagner leurs localités respectives.

« Aujourd’hui, c’est le début du déménagement », a martelé Mme Koyara qui explique que « c’est pour cela que je suis venue personnellement pour remercier tous ces ex-combattants, nos enfants, nos filles, nos frères qui sont ici, pour leur sens patriotique  d’avoir accepté de libérer ces lieux, afin de permettre à l’armée de retrouver ses installations au moment où nous parlons du redéploiement de l’armée qui va en faire bon usage. Ils ont compris que lorsque tu aimes ton pays et qu’il a besoin de toi, tu dois répondre ». Le membre du gouvernement a ajouté que l’armée est à l’étroit aujourd’hui.

A en croire général Jean-Pierre Dolowaya, un Comité a été mis en place depuis quelques mois avec pour mission de discuter les modalités de ce déguerpissement pour ne pas donner l’impression de « forcer les gens ». Evidemment, l’officier a fait savoir qu’un certain nombre de désidératas ont été présentés par les occupants actuels de ces casernes, notamment des revendications allant de leur sécurité post-déguerpissement aux moyens financiers pour la transition, le temps pour eux de s’intégrer dans leurs nouvelles localités. Malgré une opposition des ex-combattants à une première proposition faite par le gouvernement, un terrain d’entente a finalement été trouvé dans le dialogue.

Le général Abdel Kader Moussa, un des responsables des occupants du camp BSS s’est réjoui de l’heureux aboutissement des négociations qui ont permis le départ en douceur de ces ex-combattants. Toutefois, il a relevé que la grande inquiétude reste que les ex-combattants souhaitent avoir des cartes qui leur permettent d’être identifiés comme des candidats au DDR.

Notons que le premier jour de l’opération a été consacré au déguerpissement des éléments du camp BSS, s’en suivra le Camp Beal, puis le camp RDOT.

 

Copyright2017CNC.

 

Image murale du camp BSS à Bangui. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

Centrafrique : Des hommes non identifiés tuent un chauffeur du CICR à Kaga Bandoro

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Centrafrique : Des hommes non identifiés tuent un chauffeur du CICR à Kaga Bandoro

 

 

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Les agents du Comité International de Croix Rouge (CICR).

 

Bangui, le 6 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Youssouf Atteipe, chauffeur travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en rca a été tué samedi 4 novembre dernier alors qu’il acheminait des produits d’assistance humanitaire dont des vivres et non-vivres aux victimes du dernier regain de tensions dans le nord du pays. Dans un communiqué de presse rendu public, ce dimanche 5 novembre, le CICR qui confirme le meurtre s’est dit « choqué et attristé ».

Selon les faits décrits dans le communiqué de presse du CICR, le chauffeur a été tué par balle « quand des assaillants non identifiés ont attaqué un convoi du CICR composé d’un camion et d’un quatre-quatre, semble-t-il pour le piller ». L’incident a eu lieu à l’est de Kaga Bandoro, dans le centre-nord du pays. Youssouf Atteipe circulait dans « un véhicule arborant clairement l’emblème de la croix rouge », précise le communiqué de presse.

Le Chef de la délégation du CICR à Bangui, Jean-François Sangsue est débordé par la consternation : « Nous sommes consternés et bouleversés par le meurtre de notre collègue Youssouf, qui illustre à nouveau un manque flagrant de respect pour la vie humaine », déplore-t-il. Et de poursuivre « le fait que cette attaque ait eu lieu alors que notre collègue convoyait des articles d’assistance destinés aux victimes du conflit en République centrafricaine rend cet acte encore plus tragique et inacceptable. »

Youssouf avait rejoint le CICR en février 2013. Il était marié et père de sept enfants.

Notons que les violences en République centrafricaine s’intensifient depuis un an et font de nombreuses victimes parmi la population civile. Même les agents de la Croix rouge centrafricaine ont été massacrés dans l’attaque de la ville de Gambo dans le Sud-est, le 5 août dernier.

« Le CICR appelle toutes les parties au conflit à respecter les civils et à veiller à ce que les travailleurs humanitaires puissent accomplir leur mission. Le CICR a lancé cette année une campagne publique pour rappeler à chacun que ses collaborateurs sont des travailleurs humanitaires dont le seul but est d’alléger les souffrances des victimes de la guerre », lance le CICR dans son communiqué de presse en concluant sur ce slogan : « Nous répétons aujourd’hui le message de cette campagne : nous ne sommes ».

 

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : UN ÉTAT FANTÔME ?

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CENTRAFRIQUE : UN ÉTAT FANTÔME ?

 

 

 

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Le Président Touadéra et le Sécrétaire Général de l’ONU. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.

 

Bangui, le 4 novembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

UN PAYS MARTYRE DEPUIS LA COLONISATION

          Après le départ du Secrétaire Général de l’ONU, la République Centrafricaine va-t-elle retomber dans l’oubli ? Dans l’indifférence générale ? Dans cet état insupportable de non-existence clamé par ceux qui se disent spécialistes de la RCA ?

          Non, Messieurs les experts ! La République Centrafricaine n’est pas morte, elle existe bel et bien et n’est pas près de disparaître. L’uranium de Bakouma, qui a permis de mettre au point la première bombe H française, de même que les bois précieux, les diamants, l’or et toutes les autres matières premières dont regorge le sous-sol, ce ne sont pas des fictions ! Il s’agit bien de réalités, qui justifient les nombreuses interventions françaises, destinées à protéger les intérêts de l’ancienne puissance coloniale.

          Il est indéniable que la colonisation, avec les sociétés concessionnaires, a saigné à blanc le pays et ses habitants. Les colons ont méprisé et infantilisé le Noir, en propageant une vision raciste et négative de l’Oubanguien. Le passé colonial de la République Centrafricaine foisonne de récits insupportables : travail forcé, chicotte, Noirs paresseux et fainéants. Mensonges ! Pendant que les Blancs alcooliques passaient leur temps à flemmarder, les Noirs, sous les coups de trique, trimaient dans les champs de coton, de café, de sisal pour en enrichir les propriétaires.

          Leur personnalité et l’existence même leur pays étaient niées par les ceux qui étaient venus les coloniser. Pour ceux-ci, l’Oubangui-Chari – la République Centrafricaine d’aujourd’hui – n’existait même pas ! C’était juste une terre vierge au cœur de l’Afrique, peuplée de Noirs abrutis et, selon eux, incapables de réfléchir.

          Cette manière ignominieuse de voir a façonné une image négative des Centrafricains, qui sont restés prisonniers d’un complexe d’infériorité par rapport aux Blancs. Nier cette part injurieuse et négative du passé aboutirait à une analyse tronquée. Il faut, bien sûr, faire la part de l’incompétence des dirigeants et de leur absence de patriotisme. Mais le plus important, c’est la destruction de l’honneur des Centrafricains, provoquée par les dérives et les crimes coloniaux.

 

UNE TERRE QUI RESTE DAMNÉE

          C’est une partie des paramètres qui expliquent l’oubli et l’indifférence de la communauté internationale à l’égard de cette ex-colonie française. Il faut rappeler que la France n’a pas fait grand-chose pour cet ex-territoire d’Outre-Mer. L’Oubangui-Chari était, en fait, un comptoir colonial de troc et de tous les excès racistes. A un moment donné d’ailleurs, la France avait même pensé le céder à l’Allemagne (voir le livre de Jean-Pierre Tuquoi : OUBANGUI-CHARI, LE PAYS QUI N’EXISTAIT PAS.)

          Au passage, on ne saurait trop recommander la lecture de cet ouvrage, remarquablement documenté, quoique truffé de quelques romances peu vraisemblables. Certains pourront être choqués par la crudité du récit, le caractère inhumain des colons, l’impassibilité ou la soumission des Noirs qui, d’après l’auteur, ne se révoltèrent pratiquement pas.

          On sait, pourtant, qu’il y eut beaucoup de révoltes des Oubanguiens. Mais elles furent écrasées dans des bains de sang par l’administration coloniale. Les populations étaient terrorisées.

          C’est une terre qui semble condamnée à rester pauvre, dépendant encore lourdement de l’ex-puissance coloniale, alors que son sous-sol regorge de matières premières qui feraient pâlir de jalousie certains pays émergents.

 

ANTONIO GUETERRES…ET APRÈS ?

          Tous les espoirs de paix (SIRIRI) et de réconciliation nationale étaient permis avec le voyage du Secrétaire Général des Nations-Unies. Il est, cependant, regrettable que le peuple ait été tenu à l’écart. En fait, on n’a assisté à aucune vraie rencontre entre Antonio Guterres et les populations – hormis un malingre bain de foule à Bangassou.

          L’absence de communication du gouvernement à propos de ce voyage est affligeante. Il faudra absolument que les citoyens soient informés des résultats que le pays peut attendre du voyage d’Antonio Guterres.

          A-t-il rencontré les rebelles séditieux ? Si oui, les a-t-il convaincus d’abandonner leurs outils de morts et de s’assoir à la table des négociations ? Leur a-t-il rappelé leurs responsabilités dans le chaos et les crimes contre l’humanité perpétrés en Centrafrique ? Leur a-t-il confirmé qu’il n’y aura pas d’amnistie ou d’impunité zéro pour les chefs rebelles convaincus d’assassinats ? A-t-il donné des instructions claires à la MINUSCA pour qu’elle utilise au mieux son arsenal de combat contre les rebelles ? A-t-il établi une feuille de route pour parvenir à la paix et à la réconciliation nationale ?

          Après ce voyage, qui a suscité tant d’espoir, une sortie des ténèbres et la fin des souffrances des Centrafricains sont-elles possibles ? On l’espère, et avec force. Mais, compte tenu du fait que le voyage du Pape en personne n’a pas entraîné, en son temps, une diminution des hostilités, il est permis d’en douter.

          Il faut remarquer, toutefois, que les choses bougent : le gouvernement s’est, enfin, rendu sur le terrain, auprès des populations en souffrance. Après la visite de Marie-Noëlle Koyara, la ministre de la Défense, à Gamboula près de Berberati, c’est au tour du président de la République, Faustin-Archange Touadera, de se rendre à Birao, à plus de 1.500 kms de Bangui. En effet, c’est dans cette région délaissée qu’avait surgi la Séléka, avec son chef, Michel Djotodia.

          En temps de guerre, un gouvernement doit être présent sur tout le territoire pour assurer la continuité de celui-ci et la présence physique de l’Administration. Nous l’avons souvent suggéré ici : se calfeutrer à Bangui, c’est, en quelque sorte, acter que le pouvoir central n’a pas autorité sur tout  le pays. C’est conforter les séparatistes dans leur folle et sinistre ambition de créer des califats.

          Pessimiste, le tableau ? Certes, mais, quoi qu’il en soit, rien ne pourra, à terme, entraver le surgissement de la paix et de la réconciliation nationale en République Centrafricaine.

                                                                                                                                                               JOSEPH AKOUISSONNE

 (4 novembre 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

CENTRAFRIQUE : À DÉFAUT DE DOMPTER L’ASSEMBLÉE NATIONALE, LE POUVOIR DE BANGUI EST À L’ASSAUT DE LA DIASPORA DE FRANCE.

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CENTRAFRIQUE : À DÉFAUT DE DOMPTER L’ASSEMBLÉE NATIONALE, LE POUVOIR DE BANGUI EST À L’ASSAUT DE LA DIASPORA DE FRANCE.                 

 

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Le Président Touadéra et le Sécrétaire Général de l’ONU. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.

 

 

 

Bangui, le 4 novembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Tout le monde se souvient qu’à la sortie d’une audience avec le President de la République française, le President tchadien a proclamé sur le perron de l’Elysée “qu’il vaut mieux une élection bâclée qu’une transition chancelante”.Avec la pression de la communauté internationale, cette célèbre maxime fut exécutée par le gouvernement de transition en dépit d’absence de conditions sécuritaires et de transparence.. Surpris par les résultats électoraux, les nouvelles autorités rassemblèrent les outils à la hâte pour tenter un rafistolage. Les institutions républicaines prévues par la constitution furent précipitamment mises en place nonobstant l’absence des locaux et moyens matériels. Leur souci majeur fut d’éviter d’enfreindre les termes de la constitution relatives aux délais.

 

Après plus de trois semestres, le gouvernement de remerciements n’arrive toujours pas à relever le défi sécuritaire en dépit de la longue période de grâce accordée par le peuple. D’ailleurs, la situation s’est empirée au point de perdre le contrôle des 3/4 du territoire national. Au lieu de se remettre en cause en toute humilité, de revoir les différentes approches et méthodes, dans ce contexte sécuritaire tendu au lieu de tendre la main à toutes les compétences au nom de l’intérêt général pour tenter d’apporter des éléments de solution à la crise, le pouvoir s’évertue à vilipender la société civile, accuser de coup d’Etat les leaders de l’opposition, d’indexer son ombre comme la cause de leur incapacité. Après une prise de conscience tardive de l’inactivité du gouvernement, le président de la République s’est entêté à reconduire son premier ministre qui confond tout et qui est en perte totale de repères. Au passage, nous vous rappelons que transmettre le savoir est un art mais le mettre en pratique est un métier. À force de tâtonner et de se mordre la queue, le pouvoir de Bangui a décidé de jeter son dévolu sur les associations qui relèvent de la société civile encadrée par la célèbre loi de 1901 donc apolitique. Ainsi, nous vous rappelons le récent désordre organisé par le pouvoir lors du renouvellement du bureau de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA) avec l’ingérence du ministre des affaires sociales qui contrevient à la loi de 1901 sur la liberté d’association. S’en suit les manœuvres lors de la mise en place du bureau de l’Association Nationale des Étudiants Centrafricains (ANECA). La présidence de la République a réussi à s’immiscer dans le processus électoral de l’ANECA par le biais de la Commission Nationale de la Non Violence Active (CNNVA) représentée par Madame Koyara alors Conseillere à la présidence de la République. Enfin, vint le tour de la diaspora centrafricaine de France de connaître un désordre organisé par le pouvoir avec un repris de justice à la manette. Le pouvoir de Bangui crée volontairement le désordre pour renforcer son assise, avoir beaucoup de pouvoir et de contrôler la plateforme de la diaspora par drones. Ainsi, le citoyen lambda qui a compris dans le discours du secrétaire général de l’ONU que l’urgence était ailleurs cherche à comprendre la stratégie du pouvoir qui consiste à lancer des assauts sur les associations. Pourquoi cette envie brutale de contrôler systématiquement toutes les associations ? Quelle obstination à vouloir contrôler les associations qui relèvent de la société civile ? Pourquoi cette obsession à museler les institutions républicaines qui contribuent à l’équilibre démocratique ? Les clés de la réussite de leur mandat résident dans le contrôle des institutions et associations ? Pourquoi les malheurs et les déboires de ce régime résident toujours ailleurs ? Au nom de quel principe, la présidence de la République utilise l’argent du contribuable via un repris de justice pour manipuler la diaspora ? Vous n’avez pas encore fini ce mandat, alors pourquoi se projeter déjà en 2021 ? Nous vous rappelons que tous les centrafricains sont conscients des circonstances dans lesquelles vous avez hérité le pouvoir, alors pourquoi ne pas se mettre résolument au travail avec le concours de toutes les compétences ? Nous vous affirmons que le peuple appréciera en tenant compte de la pénibilité de votre mission. Par ailleurs, le haut conseil des ngbakamandjas qui a été mis en place par les vieux dinosaures veulent que toutes les institutions de la République se mettent aux ordres. Désormais, ils iront voir le pape pour que le cardinal soit un proche du pouvoir. Ils feront de même pour les autres confessions religieuses. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris, le 3 novembre 2017

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                              Tel : 0666830062.

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

MSF demande accès aux populations de l’Ouham prises au piège des violences

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MSF demande accès aux populations de l’Ouham prises au piège des violences

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

4 novembre 2017

 

Le mercredi 1er novembre, 21 nouveaux blessés par balle ont réussi à atteindre le centre de santé de Kabo pour chercher secours auprès des équipes de Médecins Sans Frontières, suite aux violents combats qui continuent de ravager la zone entre Batangafo, Kambakota et Ouogo quelques 60 kilomètres plus au sud. Il s’agissait d’hommes en armes qui ont pu se déplacer en moto. Rare sont les rescapés civils qui sont arrivés.

« Nous craignons le pire pour les habitants de cette région, qui ne peuvent même pas accéder à des soins d’urgence » explique Luz Linares, responsable MSF à Batangafo. « Nos collègues qui travaillaient d’habitude sur ces axes et avec qui nous sommes en contact, nous dépeignent des villages désertés, brûlés, des cadavres abandonnés, des postes de santé fermés, parfois pillés, des populations terrorisées en brousse… L’insécurité rend extrêmement difficile tout mouvement rentrant ou sortant de Batangafo, ce qui empêchent la population civile de venir chercher des soins à l’hôpital, et nos équipes d’organiser des cliniques mobiles en brousse. Certains ont d’ailleurs pris le parti d’aller jusqu’à Kabo pensant le trajet moins dangereux. »

La situation des populations de l’Ouham, dans le nord de la République Centrafricaine, est extrêmement préoccupante. En effet, l’accroissement des violences et les attaques ciblées contre les ONGs avaient contraint la majorité des acteurs humanitaires à quitter Batangafo début septembre. A l’exception de MSF restée sur place, de l’ONG Mentor qui est récemment revenue, et d’une distribution du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) en octobre, la population civile ne reçoit plus aucune aide humanitaire.

« Petit à petit, la violence gagne du terrain, des régions entières sont enclavées et leurs populations prises au piège. Malgré tous nos efforts, nous n’arrivons plus à les atteindre, » continue Luz Linares. « Nous demandons instamment à tous les forces armées présentes dans la région, et tout particulièrement à leurs chefs ou responsables hiérarchiques, de faciliter le passage des personnes civiles, malades ou blessées, qui tentent de rejoindre nos structures et de laisser nos ambulances circuler librement dans ces zones en conflit – ceci afin de préserver un minimum d’assistance médicale et humanitaire. A l’heure actuelle, la majorité de la population de cette zone est abandonnée à son propre sort. »

Depuis le 16 octobre 2017, les équipes MSF ont pris en charge quatre victimes des combats à l’hôpital de Batangafo et 27 dans le centre de santé de Kabo.

MSF est organisation humanitaire qui travaille en République centrafricaine depuis 1997. Ses équipes offrent des soins médicaux d’urgence à ceux qui en ont le plus besoin dans les régions de Bria, Bangassou, Bangui, Kabo, Batangafo, Alindao, Bossangoa, Bambari, Paoua et Carnot. L’organisation est neutre, indépendante et impartiale. Elle ne pourrait travailler en

République centrafricaine sans le respect des structures médicales, du personnel, des patients, ainsi que des ambulances et des systèmes de référence, et ce de la part de toutes les parties au conflit.

Centrafrique : Berbérati préparatif de la JMA 2017, les travaux s’emballent sérieusement.

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Centrafrique : Berbérati préparatif de la JMA 2017, les travaux s’emballent sérieusement.

 

 

 

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Image d’illustration de la JMA

 

Bangui, le 3 novembre 2017.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Si à Bangui et dans d’autres villes du pays les gens s’apprêtent à descendre à Berbérati, la deuxième ville du pays, pour célébrer la désormais journée nationale de l’alimentation prévue cette année dans cette ville, sur le terrain, rares sont ceux qui pouvaient croire encore que la date du 14 novembre 2017 retenue pour cette cérémonie, selon les agendas du chef de l’État, serait tenable. En cause, le grand retard observé dans les préparatifs. Tout le monde se demande s’il y a un comité d’organisation pour cette journée ? Si oui, qui en est le responsable ?

Prévue pour célébrer chaque année, le 16 octobre, par la FAO en vue de commémorer la création de cette organisation, plus de 150 pays de par le monde organisent le même jour, la journée mondiale de l’alimentation en abrégé JMA à travers des évènements en vue de sensibiliser et de promouvoir des actions en faveur des populations qui souffrent de la faim.

En Centrafrique, pays des fêtards, cette Journée Mondiale de l’Alimentation – JMA – est transformée en des Journées Nationales de l’Alimentation – JNA- puisqu’elles s’étalent désormais sur deux ou trois jours si on a l’argent. Elles devraient être organisées cette année à Berbérati pour des raisons politiques, d’après l’entourage du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra et du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui souhaitent encourager le vivre ensemble dans cette région. Mais comme le pays et son peuple sont toujours à la queue du peloton, cette journée sera organisée en différé.

D’après nos informations, elle a été déjà reportée pour la première fois au 5 novembre et depuis lundi dernier c’est la date du 14 novembre qui a été maintenue « provisoirement » pour la deuxième fois.

Provisoirement par ce qu’elle risque d’être à nouveau reportée pour la troisième fois. « Nous creusons dans l’agenda du Chef de l’État un jour pour la tenue de ces journées » affirme un cadre du ministère de l’Agriculture.

Contacté par CNC, un des députés de la région regrette le peu de communication qu’entoure l’organisation de cette journée.  « J’ai l’impression que le gouvernement ignore délibérément l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture – FAO – la créatrice  de cette journée ».

Sur le terrain, à Berbérati, la population et certaines sociétés de la place tentent de s’organiser tant bien que mal pour prêter main-forte aux organisateurs qui n’intéressent, d’après leurs propres expressions « qu’à leurs business ». Les organisateurs les plus indexés, le personnel de l’ONM ; Office National du Matériel, déployé pour les travaux d’entretien routiers de l’axe Carnot – Berbérati. D’après ces habitants, les conducteurs des engins lourds affectés sur ce chantier vident les carburants des réservoirs de leurs engins et les revendent aux particuliers. Selon eux, ils volent et vendent ces carburants pour leur permettre de survivre, car ils n’ont pas été payés depuis près de 4 mois. Ce qui a poussé d’ailleurs une société forestière des bois basée dans la région de déployer ses propres tracteurs pour faire avancer les choses.

Autres groupes des organisateurs les plus critiqués, nommément connus et venus de Bangui préfèrent se livrer dans leur java et ’autres pour les uns.  Et pour les autres, c’est l’achat des terrains des personnes déplacées ou réfugiées que de s’occuper des tâches qui leur avaient été confiées. Du coup, les choses prennent du retard et les habitants de Berbérati commencent sérieusement à douter de la réussite de cette cérémonie exceptionnellement bénéfique pour la ville.

D’après quelques habitants de la ville contactés par CNC, la réussite de la JMA Berbérati 2017 baptisé « Changeons l’avenir des migrants, investissons dans la sécurité alimentaire et le développement durable » dépend tout à coup sûr de la volonté du chef de l’État et de son gouvernement dirigé par son ami Simplice Mathieu Sarandji. Mais la volonté est loin d’eux, et le slogan de la rupture chantée reste un slogan. C’est de la rupture dans une continuité sans rupture.

 

 

 

Copyright2017CNC.

 

CENTRAFRIQUE : ENTRE LA FEUILLE DE ROUTE DE LIBREVILLE ET LA VENUE DE GUTERRES, DES SCÉNARIOS RISQUENT DE S’INVITER. FAUT-IL SAUVER LE PEUPLE OU LE SOLDAT TOUADERA ?

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CENTRAFRIQUE : ENTRE LA FEUILLE DE ROUTE DE LIBREVILLE ET LA VENUE DE GUTERRES, DES SCÉNARIOS RISQUENT DE S’INVITER. FAUT-IL SAUVER LE PEUPLE OU LE SOLDAT TOUADERA ?                                                          

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2694-150×136.jpg” alt=”” width=”150″ height=”136″ />
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

 

Bangui, le 3 novembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La crise centrafricaine qui semblait résolvable avec le retour de l’ordre constitutionnel perdure malheureusement suite à l’intensification de la violence et l’embrasement tous azimuts du territoire et surtout avec la transhumance des seigneurs de guerre suivi de conflits dans des zones non encore touchées.

 

En dépit de la volonté affichée des nouvelles autorités, les erreurs d’approches, de stratagèmes et de stratégies ont conduit inévitablement le pays sur une voie sans issue.. Les pays de la sous région, la communauté internationale ainsi que les communautés religieuses ont initié des accords de paix mais ces derniers peinent à produire les effets escomptés. Les réalités de terrain finissent par démentir les initiateurs et acteurs de ces différents accords. Lassée, l’Union Africaine s’est invitée dans l’arène à travers la feuille de route de Libreville pour imposer un mécanisme de sortie de crise soutenu par le jeune President français. Face à la recrudescence de violences sanglantes et suite au constat d’un expert de l’ONU qui qualifiait la situation centrafricaine de pré-génocide, le secrétaire général et patron de la structure onusienne a pris la résolution pour sa première sortie depuis son élection en janvier de sonder le terrain lui même, en se rendant personnellement en Centrafrique. Un chronogramme orienté pour les besoins de la cause a été établi par les autorités centrafricaines car le choix de visite de la ville de Bangassou au lieu de Kembé ou Pombolo ( récent théâtre de combats ) a été fait à desseins. Le citoyen lambda, toujours animé par le souci de connaître et de comprendre l’après Gutteres s’imagine de probables scénarios en s’interrogeant : Qu’est-ce qui va réellement se passer ou changer après le départ du secrétaire général de l’ONU ? À qui profitera cette longue visite de travail de quatre jours ? Dans le chapitre des scénarios, si le patron de l’ONU en complicité avec notre traditionnel partenaire privilégié décide de sauver ou de protéger le peuple centrafricain au détriment du President de la République en se posant ces épineuses questions : comment avez-vous fait pour ne contrôler que 20% du territoire depuis votre élection ? L’avez-vous hérité dans cet état calamiteux ? À qui incombe juridiquement la faute ou la responsabilité ? Ainsi fort de ces interrogations, on assistera probablement à la mise à l’écart du pouvoir actuel qui se matérialisera par une transition militaire ou civile, ce qui explique toutes les gesticulations qui ont motivé la manifestation du 9 septembre, place de la République à Paris avortée ou annulée contre des billets de banque. Ainsi, suivra la remise en scelle des deux précédents locataires du palais de la renaissance pour prendre part au processus de démobilisation, désarmement, réinsertion et rapatriement ( DDRR ). Ce processus transitionnel serait sanctionné par des échéances électorales anticipées en 2019. Les bourreaux du peuple centrafricain seront vraisemblablement amnistiés et leurs avoirs ne seront pas gelés confirmant ainsi les termes de la feuille de route de l’Union Africaine signée à Libreville. Ainsi, pourquoi gaspiller des efforts pour instituer la Cour pénale spéciale ? Les différents déplacements du President de la République au Liban, Israël etc dérangent ou inquiètent-ils les intérêts occidentaux ? La présence de l’ancienne Présidente de la transition lors de la venue du secrétaire général de l’ONU est-elle un début d’explication à ces éventuels scénarios ? Par contre si l’ONU décide le contraire c’est à dire opte pour sauver le soldat en perdition, l’ONU serait contraint d’appliquer désormais la résolution 2149 du 10 avril 2014 dans son intégralité et plus précisément l’article 30 relatif au désarmement, cantonnement, réinsertion…le dispositif militaire serait ainsi renforcé en effectifs et en matériels, la Minusca deviendrait en conséquence une force d’imposition de la paix comme a été le cas à Bocaranga. Par ailleurs, on assistera inévitablement à la levée de l’embargo par le conseil de sécurité de l’ONU et la réhabilitation effective, progressive des forces armées centrafricaines formées et outillées. Le territoire national connaîtra enfin une pacification progressive et l’autorité de l’Etat de déploiera en conséquence. Ainsi, le President de la République pourra in fine appliquer sainement son programme de société sur la base duquel il a été élu. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas c’est moi.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                              Melun le 27 octobre 2017.                                                                                                   Tel : 0666830062.

 

Communiqué de Presse de Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG ancien Représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui, r

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 Déclaration de Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG ancien Représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui, relative à la mise en place du futur bureau de la Diaspora Centrafricaine.

 

 

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Monsieur Luther Gondjé.

 

DÉCLARATION

 

Suite à l’initiative salutaire de la mise en place d’une structure fédératrice de la diaspora des Centrafricains, je tiens d’abord féliciter les initiateurs de cette vision prometteuse.

Cependant, constatant depuis un certain temps des agitations machiavéliques de tout bord qui risqueront une fois plus de porter un coup fatal à la démocratie, je me permets de briser le silence afin lever le doute qui plane sur la mise en place de cette structure et les manœuvres dilatoires lourdement orchestrées.

Rappelant que les différentes crises militaro-politiques qui ont endeuillées plusieurs familles, l’exclusion, les injustices, les décisions non consensus sont les causes factuelles de la descende aux enfers de notre pays.

Afin d’acquérir la légitimité pour parler à la place des nos compatriotes qui vivent  hormis le territoire national, il s’avère important de respecter non seulement la souffrance cruelle de nos compatriotes, mais aussi de faire montre de la capacité de pouvoir rassembler, de mettre en pratique la transparence et d’avoir la crainte de la loi pour ne pas bafouer et prendre particulièrement la démocratie en otage.

Fort de tout ce qui précède, je dénonce la procédure non consensuelle des travaux préparatoires de la mise en place de cette plate forme, j’attire l’attention des Autorités Centrafricaines sur l’irrégularité de la procédure concernant la tenue de cette première assemblée générale constitutive, à cet effet, j’invite les autorités de bien vouloir prendre immédiatement leur responsabilité.

Dans le cadre d’intérêt pour agir, en cas de non consensus préalable, le tribunal sera saisi automatiquement pour demander l’invalidation de l’ensemble des travaux qui se tiendront le 04 novembre 2017.

Fait à Toulouse 02 Novembre 2017

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Ancien Représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui

Fait à Toulouse 2 novembre 2017

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG- ancien représentant de la Diaspora pour la zone Europe élu au Forum de Bangui

Ampliations :

-Le président de la République centrafricaine, chef de l’Etat

-Le premier ministre de la République centrafricaine, chef du gouvernement

-Le Ministre des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger de la République centrafricaine

-Le Ministre de l’intérieur de la République française

-Le  Ministre de l’Europe et des affaires étrangères République française

-La Presse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : le bureau politique de la Séléka condamne le massacre des sujets musulmans à Bangassou…

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Centrafrique : le bureau politique de la Séléka condamne le massacre des sujets musulmans à Bangassou…

 

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Un commandant de la gendarmerie du FPRC dans son bureau à Ndélé au nord de la République centrafricaine. Copyrightaljazeera.

 

 

 

COMMUNIQUÉ No.0001/2017/BP/SÉLÉKA/RCA

 

 

La SÉLÉKA CONDAMNE LES ESCADRONS DE LA MORT ET DEMANDE UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Nul n’a le droit d’effacer Une page 

de l’histoire d’un peuple……

Alain Foka.

Le 26 Octobre 2017 –  À l’instar de tout le peuple centrafricain, SÉLÉKA, large coalition des citoyens, constate avec stupéfaction l’intensification dramatique de l’insécurité généralisée dans le pays, comme en témoignent les massacres successifs menés par ce qu’il est convenu d’appeler les escadrons de la mort.

 

En effet, voici la suite des évènements macabres survenus ces dernières semaines en République Centrafricaine (RCA):

À Bangassou (RCA) – le samedi 13 mai 2017, vers une heure du matin, un escadron d’assaillants s’est livré à un carnage de 115 paisibles citoyens civils et non armés au motif, de leur appartenance à la confession musulmane.

À la Mosquée de Kembé (RCA) – en date du 10 octobre 2017, vers 5:00 du matin, 25 personnes ont été sauvagement massacrées pendant qu’elles priaient dans la Mosquée de Kembé (RCA).

À Pombolo (RCA) le mercredi, 18 octobre 2017, vers 5 :00 heures du matin, une horde d’assaillants lourdement armés s’est livrée encore une fois, comme si cela ne suffisait pas, à l’exécution sommaire de 146 citoyens essentiellement musulmans qui dormaient paisiblement dans leurs domiciles respectifs et causant plusieurs dizaines de blessés graves et des milliers de déplacés sans abris.

SÉLÉKA dénonce et condamne avec la plus grande fermeté ces exécutions sommaires répétitives, l’inaction et l’incapacité du Gouvernement et la communauté internationale à assurer la sécurité des Citoyens et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national.

En guise de solidarité avec les victimes de ce drame et pour l’unité de la grande famille SÉLÉKA, le Bureau Politique de SÉLÉKA demande aux membres des différentes fractions faisant partie du gouvernement Sarandji, sous l’étiquette de SÉLÉKA, de suspendre leur participation, le temps de mettre au point un modus operandi pour arrêter cette tragédie humaine afin de trouver un modus vivendi acceptable pour toutes les communautés établies en République Centrafricaine.

SÉLÉKA dans son ensemble demande la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante et neutre, préférablement coiffée par les experts de l’ONU ou de l’Union africaine (UA), de ces événements malheureux, non pas parce que les officiels centrafricains ne sont pas à la hauteur de la tâche, loin de là, mais parce que SÉLÉKA soupçonne que leur travail soit téléguidé par le Gouvernement en place.

Pour nous, l’instauration de la Sécurité en République Centrafricaine et la recherche d’une coexistence pacifique entre différentes communautés demeurent les fondements de l’établissement d’un État de droit, d’une république laïque et ouverte à tous. C’est le sens du combat du mouvement SÉLÉKA.

 

Fait le 26 Octobre 2017

  1. Alassane Ngoundé

La Coordination Politique Générale

Bureau Politique – SÉLÉKA

E-mail : abdallahjustin1@gmail.com

 

 

Centrafrique : présence des hommes armés à Gamboula, la population apprécie le passage de la Ministre de défense dans la ville.

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Centrafrique : présence des hommes armés à Gamboula, la population apprécie le passage de la Ministre de défense dans la ville.

 

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La Ministre Marie-Noëlle Koyara

 

 

Bangui, le 2 novembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

La ministre de la Défense nationale Madame Marie-Noëlle Koyara, de son passage le samedi dernier dans la commune de Gamboula, rassure la population de ladite commune qui semble être terrorisée par la présence inquiétante des hommes en armes.

 

Très appréciée par les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), la ministre de la Défense Madame Marie-Noëlle Koyara, depuis son entrée dans le gouvernement du docteur Simplice Mathieu Sarandji version 2, ne cesse de surprendre les Centrafricains par son pragmatisme sur le terrain contrairement à son prédécesseur qui préfère se murer dans son luxueux bureau à Bangui. Que ça soit à Bocaranga, Bouar, Berberati ou ailleurs, la ministre n’hésite pas à descendre personnellement sur le terrain afin de tenter d’éteindre certains foyers de tension qui pourraient dégénérer à tout moment avec les Faca.

La dernière en date, c’est dans la commune de Gamboula à environ 100 kilomètres de Berberati au nord-est de la RCA que la ministre Koyara s’était rendue le samedi 28 octobre dernier pour rencontrer personnellement un groupe des hommes armés et non identifiés qui font régner la peur au sein de la population locale.

Cet acte pragmatique de la ministre, loin de passer inaperçu, est beaucoup plus apprécié par les habitants de Gamboula et de Berberati qui voient en elle un sens de responsabilité et du courage.

Malgré sa popularité, au sein de la population centrafricaine, surtout parmi les Faca, la dame de fer Marie-Noëlle Koyara n’a jamais fait de grosse tête, encore moins se prêter au jeu médiatique.

À Berberati où elle a passé une journée entière avant de rentrer à Bangui le dimanche 29 octobre, c’est à dire le lendemain, les habitants se disent très soulagés de la présence de la ministre de la Défense Koyara à Gamboula, car, selon eux, les transporteurs et même certains commerçants locaux ont peur d’emprunter la route menant à Gamboula, un poumon économique de la région en raison de sa position géographique et de son grand marché transfrontalier.

Rappelons que la ministre Marie-Noëlle Koyara, première femme ministre de la Défense, a déjà occupé ce poste en 2014 au temps de la transition dirigée par la Présidente Catherine Samba-Panza. À cette époque, l’armée nationale n’existait que sur le papier, grâce à elle, les choses commençaient à s’améliorer pour les FACA.

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : IUMA, université béninoise accorde 30 bourses aux étudiants centrafricains

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Centrafrique : IUMA, université béninoise accorde 30 bourses aux étudiants centrafricains

 

 

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Université de Bangui

 

Bangui, le 2 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Une trentaine d’étudiants centrafricains viennent de décrocher leurs bourses octroyées par l’Institut universitaire des métiers d’avenir (IUMA). La remise officielle a eu lieu jeudi 26 octobre 2017, à l’hôtel Azimut à Bangui, par le Président dudit institut, M. Jaques, en présence de la Représentante de la Première dame de Centrafrique.

Enfin, une opportunité à portée de mains pour les étudiants centrafricains. L’Institut universitaire des métiers d’avenir (IUMA) du Bénin qui est déjà présent au Congo Démocratique, puis au Gabon, vient de lancer sa filiale centrafricaine dans le domaine de l’éducation, plus précisément en ce qui concerne l’octroi de bourses d’études au Bénin.

La motivation de cette ouverture de bourses de l’IUMA en la RCA se justifie par le postulat selon lequel « nulle ne peut être heureux tout seul », comme l’a indiqué M. Jacques au lancement de ces bourses, jeudi dernier. Selon le Président de IUMA, son institut a « souvent offert des bourses aux étudiants béninois qui sont dans notre université. Mais depuis quatre ans, nous avons senti une présence de plus en plus importante des jeunes centrafricains qui ont obtenu leurs diplômes chez nous et qui nous ont incités à venir ici. Et, pour accompagner cette jeunesse centrafricaine à étudier dans notre université dans les meilleures conditions, nous avons décidé de les accompagner avec des bourses qui sont des facilités que nous leur accordons », explique-t-il.

Il est à noter que dans le groupe de la trentaine d’étudiants qui ont bénéficié de ces bourses il y a eu beaucoup de nouveaux bacheliers, des fonctionnaires de l’Etat centrafricain, des étudiants qui ont déjà une Licence et qui veulent faire un Master. La majorité, ce sont les nouveaux bacheliers.

Selon le Président de IUMA l’ambition de son institut est d’atteindre d’ici un an, le paquet de 2000 bourses par année en entrafrique, car précise-t-il, « ils sont au nombre de trente aujourd’hui qui ont reçu ces bourses, mais nous tablons sur deux mille personnes d’ici à l’année prochaine. Parce que nous sommes prêts à accompagner l’Etat centrafricain dans le processus de renforcement des capacités et de création d’une jeunesse un peu plus motivée et compétente ».

Indiquons également que ces bourses s’adressent aux jeunes et à toute personne sans condition de race, de condition politique ni de religion, sans aucune discrimination possible. « Tous ceux qui le désirent et qui sont prêts à venir étudier dans notre institut, sont les bienvenus », invite-t-il.

A propos de IUMA

L’Institut universitaire des métiers d’avenir est une institution de formation et d’examen pour les diplômes reconnus par l’Etat béninois et par le CAMES et s’illustre par le système Licence-Master-Doctorat (LMD). La meilleure référence après le Baccalauréat ou le BTS. IUMA prépare les étudiants aux diplômes d’Etat français et européen, canadien, américain et chinois.

Les filières dispensées sont, entre autres, la Comptabilité-gestion, l’Informatique de gestion, gestion des ressources humaines, Assurance, Communication d’entreprise, Gestion commerciale, Gestion de transports et logistiques, Design multimédia et gestion web, Management de la qualité, Banque et finance, Documentation, Marketing et action commerciale, Secrétariat de Direction, Télécommunications, Installation réseaux informatiques, etc. Gestion des exploitations agricoles et, Travail social.

Centrafrique : Une cinquantaine d’acteurs de santé à l’école du ‘’Financement basé sur la performance’’ à Boali

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Centrafrique : Une cinquantaine d’acteurs de santé à l’école du ‘’Financement basé sur la performance’’ à Boali

 

 

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Iimage de l’atelier PBF Boali. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

Bangui, le 2 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Du 30 octobre au 11 novembre 2017, un atelier de formation a réuni une cinquantaine de médecins et autres acteurs d secteur de la santé à Boali, sur les mécanismes du Financement basé sur la performance (PBF), ceci, dans le cadre de la mise en œuvre au Projet d’appui au système de santé (PASS), financé par la Banque mondiale à hauteur de 21 millions de dollars. Lundi 30 octobre dernier, M. Marius Dandy, Directeur de cabinet au Ministère de la santé publique a personnellement ouvert les travaux, en présence de Adolphe Kossi-Mazouka, Coordonnateur technique national de PBF, Robert Soeters Consultant  de la Banque mondiale, Dr Cédric Ndizeye, Expert Santé publique du projet PBF de la Banque mondiale.

Ils sont une cinquantaine, venus de tous les quatre coins de la République centrafricaine, médecins, Administrateurs de santé, Responsables d’Ongs, Membres de la société civile, pour prendre part à cet atelier de dix jours. Il s’agit de la 66ème édition du Cours international sur le Financement basé sur la performance dans le monde et la 2ème du genre en République centrafricaine. En termes simple, il est question de l’« économie de la santé » comme l’a si bien souligné M. Robert Soeters, Consultant de la Banque mondiale.

Alors beaucoup sont ceux qui s’interrogent, pourquoi une économie de la santé ? La réponse se justifie par ces mots du Consultant de la Banque mondiale qui note : « On a constaté que dans de nombreux pays, les besoins de la population ne sont pas satisfaits parce que les services de santé restent inaccessibles et de mauvaise qualité ». Et, le Financement basé sur la performance s’est finalement trouvé être l’alternative adaptée qui s’inscrit bien évidemment et harmonieusement dans la suite logique des grandes initiatives mondiales de la santé, à savoir les « Soins de santé primaire » de Alma Ata de 1978 et l’ « Initiative de Bamako » de 1987. En d’autres termes, une bonne gestion des ressources allouées à la santé participe de l’amélioration de la qualité des soins dispensés dans les formations sanitaires, d’où toute l’importance de ce cours international sur le financement basé sur la performance.

Cette session de formation, la deuxième du genre en République centrafricaine, vise à renforcer les capacités des Cadres du Ministère de la santé à différents niveaux de la pyramide sanitaire au plan national, mais plus particulièrement pour les Cadres au niveau Central. Elle permet également de former les Cadres nouvellement intégrés qui sont en activité dans les zones du Projet PASS.

En République centrafricaine, le Projet PASS reste le cadre de référence de la mise en œuvre du PBF. Ce projet, financé à hauteur de 21 millions de dollars par la Banque mondiale, est mis en œuvre dans cinq Régions sanitaires, notamment les Régions n°2, n°3, n°4, n°5 et n°6, afin de bénéficier à environ 1.850.000 personnes, soit 30% de la population centrafricaine. Son objectif est d’accroitre l’utilisation et d’améliorer la qualité de services de santé en milieu rural avec un accent particulier sur la santé maternelle  et infantile, ainsi que le renforcement du Système national d’information sanitaire.

Quant à la formation qui se déroule actuellement à Boali, du 30 octobre au 11 novembre 2017, elle vise globalement à contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population en renforçant des connaissances des acteurs sur le PBF, afin d’offrir des services accessibles et équitables et de bonne qualité. De façon spécifique, il est question de : (1) comprendre  ce que les marchés de santé font bien, mais aussi leurs défaillances, et comment les corriger en appliquant des instruments sur la loi du marché ; (2) atteindre une masse critique d’acteurs qui adhèrent au PBF ; (3) maîtriser les théories PBF, les meilleures pratiques et les outils pertinents pour sa mise e œuvre et ; (4) enfin, développer les aptitudes  et les attitudes pour pouvoir créer le changement dans les structures.

A l’ouverture, le Directeur de cabinet du Ministère de la santé publique, M. Maris Dandy, tout en remerciant les partenaires de la Banque mondiale et les Cadres du PASS pour leur appui, a fait savoir que la problématique de l’amélioration des services de santé reste une préoccupation première pour le gouvernement, surtout que tout développement d’un pays passe inéluctablement par de ressources humaines aptes et en bonne santé. Le Dircab a commencé par citer le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji qui, dans  le programme général du Gouvernement, engageait déjà le Ministre de la Santé à « procéder à l’extension aux seize préfectures de la stratégie de Financement basé sur la performance (PBF) qui complète harmonieusement celle de ‘’Soins de santé primaire’’ avec recouvrement des coûts. Car, elles favorisent le développement plus rapide des formations sanitaires aussi bien centrales que périphériques ».

Selon M. Marius Dandy, le deuxième Cours international sur le PBF qui se déroule encore à Boali, « marque la volonté du gouvernement  à appliquer le PBF pour relancer et renforcer le système de santé qui a été détruit pendant les événements malheureux qui ont affecté notre pays. Cette approche nous permet non seulement d’améliorer les mécanismes d’allocation de ressources  qui sont toujours rares, mais aussi et surtout de faire des réformes nécessaires pour le développement du secteur de santé ».

Du côté des participants, les attentes vis-à-vis de cette formation sont claires. Patrice Robembé, Spécialiste de communication pour le développement à la Direction de la santé communautaire. Pour lui, « traditionnellement, les structures de santé, avec les événements que le pays a connus, ont connu une désorganisation, ce qui fait qu’il n’y a pas, de la part de la population, un accès aux soins de qualité. Alors que la nouvelle approche qui est le PBF vient renforcer les structures de santé en mettant les moyens pour ceux qui vont beaucoup travailler, c’est-à-dire que ceux qui travaillent plus auront plus de financements. Donc, il parait important pour nous acteurs du secteur de la santé, d’être bien formés et de nous familiariser avec cette nouvelle approche. Je suis persuadé que ces dix jours nous seront très bénéfiques ».

Les précieux acquis de PBF en rca

En moins d’un an d’application de l’approche PBF dans le secteur de la santé, le résultat est sans doute encourageant. A en croire le Dircab du Ministère de la Santé, à travers le projet PASS, cette approche a permis d’octroyer des subventions d’environ 160 millions de Francs Cfa pour le fonctionnement et la mise en œuvre des activités des structures de régulation à tous les niveaux du système de santé en utilisant les critères de performance. Des Cadres ont été formés. Environ 1.203.000.000 Francs Cfa ont été payés aux Centres et Postes de santé comme bonus d’amélioration de qualité sur une période de d’exercice de sept mois.

« Cette subvention a permis à nos formations sanitaires et hôpitaux la remise en état de fonctionnalité acceptable avec le recrutement du personnel qualifié de plus d’une centaine dans toute la zone du projet ; la dotation en équipements et matériels biomédicaux selon les besoins de chaque structure, à travers le plan de business ; la réhabilitation des infrastructures ; l’approvisionnement en médicaments permettant les soins de qualité », a précisé M. Dandy.

Centrafrique : Désastre humanitaire et cri de détresse dans le Sud-est

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Centrafrique : Désastre humanitaire et cri de détresse dans le Sud-est

 

 

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Le site des déplacés de Bria. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

Bangui, le 2 novembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Depuis le déclenchement des hostilités à Bangassou, dans le Sud- est de la RCA, les conditions sécuritaires et humanitaires continuent de se dégrader  et les populations sont privées des produits de première nécessité. Un véritable désastre !

Selon des  sources concordantes, la situation sécuritaire dans la ville de Bangassou et ses environs demeure précaire et inquiétante. La persistance de cette crise a eu un impact néfaste à tous les niveaux, particulièrement au niveau social et humanitaire. La hausse des prix des produits de première nécessité dans la ville et ses environs. Et pour cause, aujourd’hui, la route nationale n° 2 qui relie Bambari à Bangassou est impraticable pour le moment,   les groupes armés ont érigé les barrières illégales  tout au long de la route nationale n°2.  Ce qui a fait que des véhicules de transport des marchandises ne peuvent desservir cet axe, de peur de tomber dans les embuscades des groupes armés qui règnent en maître.

Il faut noter, à ce jour qu’aucun véhicule de transports des marchandises ne peut plus emprunter cette route nationale n° 2, pour ravitailler la population avec des produits de première nécessité.  Il faut  aussi ajouter l’état de dégradation de la route.  Et il n’y a que les véhicules des casques bleus de la Minusca qui y circulent librement sur l’axe. Conséquence immédiate, il y a une hausse excessive des prix des produits de première nécessité à savoir, du sucre, du sel, du savon de linge etc. D’ où le cri de détresse  des populations du Sud-est lancés au gouvernement et à la Minusca de tout mettre en œuvre pour leur venir en aide.

Il est question pour le gouvernement et la Minusca de sécuriser effectivement  l’axe qui relie Bambari à Bangassou pour la libre circulation des gros véhicules de transport des marchandises, afin de les ravitailler en produits de première nécessité et autres manufacturés à des prix abordables.  Ces populations ses disent abandonnées à leur triste sort.

Il faut signaler que, le regain de violences inter communautaires et autres exactions de tout genre à Bangassou et ses environs ont accentué la vulnérabilité des populations, au point que la situation humanitaire n’a cessé de se dégrader. Est – ce que ce cri de détresse de la population de Bangassou sera entendu par le Gouvernement et la Minusca après la visite du Secrétaire Général de l’Onu ?

Centrafrique : l’armée ougandaise poursuit ses soldats pour les crimes sexuels commis en RCA.

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Centrafrique : l’armée ougandaise poursuit ses soldats pour les crimes sexuels commis en rca.

 

 

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Les soldats ougandais

 

Kampala, le 1 novembre 2017.

Par : Xinhua

 

L’armée ougandaise, lundi, a déclaré qu’elle poursuivait certaines de ses troupes sur des crimes sexuels commis en République centrafricaine (RCA).

Brig. Richard Karemire, le porte-parole militaire a déclaré à Xinhua dans une interview que le procès des soldats errants qui ont servi sous une force de l’Union africaine pour éliminer les rebelles de l’armée de résistance du Seigneur (LRA) commence après l’achèvement des enquêtes de l’armée dans le allégations.

“nous avons reçu le rapport sur l’exploitation sexuelle et les abus en Centrafrique.” Notre direction a dirigé une enquête qui a été menée. Par conséquent, nous avons pris des mesures punitives. «Nous avons un certain nombre de nos soldats qui sont jugés», a déclaré Karemire, notant que deux officiers sont parmi ceux qui sont poursuivis.

«Nous continuons à éduquer nos officiers et soldats dans ce domaine [les abus sexuels] afin qu’ils ne tombent pas victimes de tels problèmes à l’avenir quand ils sont déployés à l’étranger ou même à l’intérieur de l’Ouganda», at-il ajouté.

Les groupes de défense des droits de l’homme en mai ont accusé des troupes ougandaises déployées en RCA d’être impliquées dans l’exploitation et les abus sexuels contre les filles et les femmes.

Les organisations ont déclaré qu’au moins 13 femmes et trois filles avaient été violées et maltraitées depuis 2015.

Des troupes ougandaises ont été déployées en RCA depuis 2009 dans le cadre d’une force régionale de lutte contre les rebelles de la LRA qui se cachent en République démocratique du Congo et dans les jungles de voitures.

En août de cette année, les troupes totalisant 2 500 ont été retirées de la RCA après la fin de la mission.

 

Centrafrique : Centre de lecture et de documentation, une ONG pour la culture, le Civisme et pour la Paix de Laurent Gomina Pampali

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Centrafrique : Centre de lecture et de documentation, une ONG pour la culture, le Civisme et pour la Paix de Laurent Gomina Pampali

 

 

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Image d’illustration du centre de lecture. Credit photo : Éric Ngaba, copyrightCNC.

 

Bangui 1 novembre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

« Culture Civisme Paix », c’est la vision de du Centre de Lecture et de Documentation (CELDOC), une ONG nouvellement créée par le Philosophe et écrivain centrafricain, Laurent Gomina Pampali. Ce centre installé dans le jardin de cinquantenaire face au lycée Barthélémy Boganda, permet aux élèves, étudiants, et chercher de se ressourcer pour préparer les examens, les conférences et approfondir leurs connaissances.

« La démocratie passe par la culture générale », préconise Laurent Gomina Pampali qui veut à travers son ONG promouvoir la culture de la démocratie, de civisme et de la paix en République Centrafricaine. Il entend faire des Centrafricains des citoyens responsables. Car le Centre constitue un vecteur de la culture, le civisme et de la paix pour le public.

« Je veux à travers ce centre de lecture et de documentation promouvoir la culture de la démocratie, de civisme et de la paix. Ma conviction est que cette culture de la démocratie, de civisme et de la paix passe par la culture générale. C’est ce savoir général qui permet aux Centrafricains d’appréhender la vie en communauté, la vie politique, la vie socio-économique et les règles de la vie afin qu’ils parviennent à trouver la solution à leur problème », a indiqué Laurent Gomina Pampali, Coordonnateur de l’ONG Centre de lecture et de documentation (CELDOC).

Le CELDOC ouvre la voie à un sursaut patriotique intellectuel. C’est un nouveau départ que l’écrivain centrafricain veut donner comme contribution au système éducatif centrafricain. Dans ce Centre culturel, il s’y trouve des livres de différents domaines d’études, notamment des documents et autres supports pour préparer les examens et concours, thèses.

« Nous nous disons que parmi les solutions à la crise que les Centrafricains doivent appliquer il faut la promotion de la culture démocratique. Car l’objectif de ce centre est de fournir aux Centrafricains un certain nombre de livres, de quoi lire dans tous les domaines d’études depuis la fondamentale jusqu’à l’Université. C’est de faire des Centrafricains des citoyens éclairés », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le CELDOC permet au public de découvrir et d’approfondir leurs connaissances sur l’histoire de Barthélémy Boganda, Président fondateur de la République Centrafricaine, l’histoire centrafricaine, et les textes et projets de loi du parlement centrafricain.

A l’ouverture de ce centre dans la semaine en cours, des responsables des établissements scolaires et responsables des organisations de la Jeunesse y seront conviés. Pour accéder au Centre et acheter les livres et autres documents, il suffit d’abonner par une contribution annuelle de 1000 FCFA pour les élèves et étudiants et 5000 pour les chercheurs.

D’après le Coordonnateur de l’ONG CELDOC, il est prévu l’implantation de plusieurs kiosques de CELDOC dans les arrondissements de Bangui, de surcroît, la création d’un grand centre dans le futur si les partenaires manifestent la volonté de financer son projet.

Le CELDOC vient combler le vide des cadres de lecteur et de documentation qui manquent à la République Centrafricaine du fait des conflits qui ont dévasté quasiment toutes les infrastructures culturelles et pédagogiques du pays.

Centrafrique : Batangafo, violents combats entre les groupes armés, le MSF s’alarme.

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Centrafrique : Batangafo, violents combats entre les groupes armés, le MSF s’alarme.

 

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Bangui, le 1 novembre 2017.

Par : MSF.

 

COMMUNIQUÉ

 

Depuis mardi 24 octobre, de violents combats opposent des groupes armés dans les localités périphériques de Batangafo. Depuis, les équipes de Médecins Sans Frontières ont pris en charge sept blessés à l’hôpital de Batangafo et trois au centre de santé de Kabo. L’organisation médicale craint que d’autres blessés ne parviennent pas à avoir accès à l’hôpital pour se faire soigner à cause de la violence.

« La situation à Batangafo et aux alentours est très tendue et la violence peut augmenter à tout moment. Les populations locales vivent dans la psychose. On nous parle de blessés qui n’osent pas venir à l’hôpital par peur de se faire attaquer en route. Pour cela, nous demandons une fois de plus que la sécurité de nos patients, nos équipes et l’impartialité de notre mission humanitaire soient respectée à Batangafo. » déclare Caroline Ducarme, Chef de Mission MSF actuellement à Batangafo.

« La situation humanitaire dans cette région devient de plus en plus préoccupante après des mois d’insécurité permanente. Cette dernière flambée de violence risque de l’aggraver davantage. » ajoute-t-elle.

Centrafrique : trafic illicite du diamant centrafricain, plusieurs centaines des carats bloqués à Dubaï.

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Centrafrique : trafic illicite du diamant centrafricain, plusieurs centaines des carats bloqués à Dubaï.

 

 

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Image d’illustration des diamants en RCA

 

Bangui, le 31 octobre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si de plus en plus des Centrafricains croient à une manipulation politique derrière la crise qui secoue leur pays, il est aussi important de voir de près le rôle plus ou moins important que jouent certains compatriotes qui préfèrent s’aligner derrière le Diable, juste dans l’espoir de s’enrichir rapidement sur le sang de leurs compatriotes. Avec les embargos décrétés par la communauté internationale sur les armes, et sur certains diamants du pays, on croyait naïvement que ceux-ci vont réduire suffisamment les capacités militaires des groupes armés. C’est tout à fait le contraire. À en croire aux approvisionnements en armes de guerre et exportations des diamants qui ne cessent de défrayer la chronique à l’étranger. Pour preuve, des carats de diamants centrafricains sont bloqués à l’aéroport de Dubaï depuis la semaine dernière. Le pays est loin de sortir de cette ornière.

Comme l’eau d’uu rochet, petit à petit, la vérité jadis cachée commence à jaillir et cracher les intentions, les unes après les autres, de certains hommes d’affaires qui se croient tout-puissants dans ce pays. Même si la communauté internationale pense que cette guerre aveugle et inutile qui a coûté tant de vie aux Centrafricains serait l’œuvre souterraine de certaines puissances nocturnes pour le contrôle total des richesses minières de la RCA, le gouvernement de Sarandji, de son côté, ne fait rien par contre pour contrôler, sécuriser, encore moins normaliser les choses. Ils s’y impliquent pour s’enrichir le plus vite que possible.

Le lundi 23 octobre dernier à l’aéroport international de Dubaï, un certain Oumarou Mahamat, Directeur général de la société Sud-Sud et ancien Directeur général de BADICA, a été appréhendé en possession de plusieurs dizaines de kilos de diamants. Bien que le sieur Oumarou Mahamat présente aux autorités aéroportuaires de Dubaï tous les documents officiels délivrés par le gouvernement centrafricain lui autorisant l’exportation et la vente de ces diamants, il n’a pas fait mieux pour tromper la vigilance des policiers de ce pays.

Habitués à ce genre de trafic, les policiers et douaniers dubaïotes n’ont pas été impressionnés par la gesticulation de monsieur Mahamat qui prétend être dans la normalité. Techniquement outillés, ils ont procédé à la pesée de ces diamants comparativement au poids mentionné sur le bordereau officiel délivré par le gouvernement centrafricain. Très vite, monsieur Mahamat se rend compte de la limite de sa stratégie.

À la pesée, les policiers et douaniers dubaïotes se rendent compte que le poids mentionné sur le bordereau officiel représente seulement 20% du poids total des diamants transportés par le Directeur général mafieux Oumarou Mahamat. Épinglé dans son jeu, celui-ci se plonge à nouveau dans une stratégie pour sortir de ce pétrin.

D’après nos informations recueillies au ministère des Mines, Oumarou Mahamat a dû appeler au secours tous ses contacts mafieux du ministère à Bangui en urgence, dont le ministre des Mines, pour les activer obtenir un nouveau bordereau avec le poids correctement indiqué. Pour avoir ce nouveau document en urgence, d’après nos sources, des centaines des milliers des billets de banque en F CFA ont été distribués, à tour de bras, aux dirigeants centrafricains par des émissaires de Mahamat Oumarou de la société Sud-Sud.

Aux dernières nouvelles, les autorités aéroportuaires de Dubaï n’ont pas encore remis au sieur Mahamat les diamants saisis.

Selon notre enquête, monsieur Mahamat n’est pas le seul à employer cette stratégie pour vendre à l’étranger les diamants souillés de Centrafrique. Selon ces trafiquants, il suffit de présenter une petite quantité de diamants de la « zone verte » pour avoir le document officiel du pays, le reste c’est la mafia qui s’en occupe.

Pour un cadre du ministère des Mines, la difficile régulation des trafics illicites des ressources minières de la Centrafrique, réside dans la difficile complexité de déceler quelles mains sont apposées sur les faits et les actes. « Il y’a des autorités qui travaillent avec les mains cachées. Leur main droite cache le trésor et leur main gauche doigte un coupable »

Affaire à suivre…

 

 

 

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