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Centrafrique: journée des casques bleus célèbre sous le signe de la paix

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Centrafrique: journée des casques bleus célèbre sous le signe de la paix

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0152.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Journée des casques bleus

 

Bangui 30 mai 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

A l’occasion de la journée internationale des casques bleus des Nations Unies, la Minusca et le gouvernement centrafricain ont réaffirmé leur volonté d’œuvrer ensemble pour la paix et la sécurité en République Centrafricaine. Une préoccupation exprimée hier 29 mai 2017 à Bangui par la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine (RCA), Diane Corner, et le Premier ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji qui ont rendu hommage aux 46 soldats de la paix disparus depuis le début de la Mission onusienne dans le pays.

 

Les deux personnalités au nom du gouvernement centrafricain et des Nations Unies ont loué l’engagement des casques bleus au service de la paix en République Centrafricaine.

 

« Nous mesurons tous les jours les efforts inlassables des soldats de la paix pour instaurer la paix et la stabilité dans notre pays. C’est pourquoi, nous allons continuer à travailler ensemble pour relever ce défi. Mon gouvernement réaffirme sa ferme volonté à créer les meilleures conditions en vue de favoriser un retour rapide à la paix et la stabilité », a assuré Simplice Mathieu Sarandji, premier ministre centrafricain.

 

Par ailleurs, le Chef du gouvernement centrafricain a invité le peuple centrafricain à s’unir afin de travailler ensemble pour la réconciliation nationale.

 

« Bien que le chemin soit long et parfois semé d’embuches à cause des ennemis de la paix, nous sommes déterminés à conduire notre pays vers la voix d’une réconciliation durable. C’est pourquoi, j’en appelle au sens patriotique de tous mes compatriotes, aux forces vives de la Nation, car le moment est venu pour que nous soyons tous ensemble autour du Président de la République, pour relever le défi de la paix », a lancé le chef du gouvernement.

 

De son côté, la Représentante spéciale adjointe, Diane Corner, est revenue sur le message du Secrétaire général, avant de souligner que les casques bleus resteront fermes quant à leur engagent en Centrafrique.

 

« Nous rendons hommage à tous ces courageux soldats de la paix et au personnel qui sont morts pour la paix et saluons les contingents militaires pour rester résilients. Malgré les actions des groupes armés et de ceux qui les appuient, qui sont prêt à tout faire y compris à massacrer des centaines d’innocents, la MINUSCA continuera d’assurer une présence solide même dans des zones très difficiles », a prévenu Corner.

 

La Représentante spéciale adjointe a réaffirmé que la MINUSCA travaillera ensemble avec les autorités centrafricaines. «Nous travaillerons pour la réduction des groupes armés; la protection des civils; la promotion et protection des droits de l’homme; la réconciliation nationale, et la prestation de l’aide humanitaire », a-t-elle souligné.

 

La cérémonie de commémoration de la journée des casques bleus s’est déroulée au siège de la Minusca à Bangui, en présence des autorités centrafricaines, du corps diplomatique et du personnel civil et en uniforme de la Mission. La journée a également été commémorée dans les différents bureaux régionaux de la Mission en République Centrafricaine.

 

Depuis le début de l’année, 14 soldats de maintien de la paix des Nations unies sont tombés dans la quête de la paix et de la stabilité en Centrafrique. Entre 2014 et 2017, la MINUSCA a perdu 46 soldats de la paix.

 

 

Centrafrique : allocution de l’honorable abdou karim meckassoua président de l’assemblée nationale à l’ occasion de la cérémonie de clôture de la première session ordinaire

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Centrafrique : allocution de l’honorable abdou karim meckassoua président de l’assemblée nationale à l’ occasion de la cérémonie de clôture de la première session ordinaire

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0147.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA
Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA

 

 

Bangui, le 31/05/2017

 

  • Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
    • Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;
  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
  • Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques, Consulaires et les Représentants des Organisations Internationales ;
  • Messieurs les Présidents des Cours
  • Mesdames et Messieurs les Membres de Cabinet de la Primature, de l’Assemblée Nationale et de la Présidence de la République ;
  • Madame la Première Vice- Présidente de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui ;
  • Honorables Députés, Chers Collègues ;
  • Distingués invités ;
  • Mesdames et Messieurs ;

Avant toute chose, levons-nous-en la mémoire des centaines de nos compatriotes et des soldats de la Minusca morts dans la nouvelle vague d’horreur qui frappe notre pays, et observons une minute de silence.

Monsieur le Premier Ministre, Chers collègues  Mesdames et Messieurs,

Je tiens d’abord à exprimer à l’endroit de chacun de vous la gratitude de la Représentation nationale pour avoir favorablement répondu à notre invitation à cette cérémonie de clôture de la Session ordinaire qui s’est ouverte le 1er mars 2017.

J’ai en même temps conscience que nos compatriotes peuvent s’interroger sur le sens de cette cérémonie dans un contexte national comme le nôtre. L’interrogation est totalement légitime. En effet, quel sens donner au rassemblement dans la capitale des plus hautes autorités de l’Etat quand le reste du pays est à feu et à sang ? Le décalage de temps n’aura, lui non plus, échappé à personne : entre le temps de nos institutions, inspiré de la normalité constitutionnelle, et le temps politique et sécuritaire d’un pays, le nôtre, dont les convulsions sont si brusques et si imprévisibles. La preuve, nous allons clore la session parlementaire alors que notre pays, nos compatriotes ont plus que jamais besoin de la mobilisation de toutes leurs institutions. Hier, c’était la fête des mères, une fête célébrée dans le monde entier. Malheureusement le contexte sécuritaire de l’heure n’a hélas pas permis de célébrer cette fête placée à juste titre par le Chef de l’Etat sous le signe de deuil national en l’honneur de nos mères Centrafricaines tuées par les groupes armés.

Il y a là matière à réflexion. Et nous devrons réfléchir pour trouver des solutions qui nous permettent, d’une part, de réinvestir tout notre territoire et, d’autre part, d’être plus et toujours en phase avec le pays réel.

Monsieur le Premier Ministre,  Chers collègues, Mesdames et Messieurs,  En regardant l’état de notre pays, avec un espace vital national qui se réduit de jour en jour ; en voyant le sort qui est celui de la très grande majorité de nos compatriotes, tués, chassés de leurs terres et de leurs villages pillés et brûlés, errant dans les brousses et les forêts ou forcés à un exil des plus précaires ; bref, en voyant cela, nul ne comprendrait que je me livre ici à un bilan froid de nos travaux au cours des 3 mois qui s’achèvent.

Ceux qui suivent nos travaux savent que les Commissions et les députés n’ont pas chômé, qu’ils ont même intensément travaillé, toujours avec engagement et avec rigueur. Je voudrais ici les remercier de leur dévouement et les féliciter. Ce travail législatif est parfois ingrat : beaucoup d’heures de travail pour peu de résultat visible par le public. C’était par exemple le cas avec le projet de loi portant Code des collectivités territoriales et des circonscriptions administratives. Texte important s’il en est, vu qu’il conditionne l’élection des maires, et potentiellement la mise en place du Sénat. Texte particulièrement dense aussi : pas moins de 694 articles. Après plusieurs jours de travaux intenses, la Commission Institutions, Démocratie, Judiciaire et Affaires Administratives m’a saisi pour faire état de difficultés pour avancer. Nous avons alors décidé ensemble d’organiser des ateliers pour permettre aux députés d’échanger avec des experts tant nationaux qu’internationaux, des collectivités territoriales. Ces échanges se sont avérés riches et fructueux. Au point que les travaux de la Commission se sont réorientés vers la préparation d’une Loi-cadre en lieu et place du Code initialement projeté.

Il en est ainsi des cinq ateliers relatifs à la Familiarisation des Députés sur la Réforme du Secteur de la Sécurité organisés par la Commission Défense et Sécurité. Ainsi en va-t-il du travail parlementaire. Beaucoup d’effort déployé, mais dont on ne voit qu’une infime partie émergée.

Merci donc, chers collègues, pour toute l’œuvre parlementaire accomplie au cours de cette session, dans des conditions que je sais difficiles.

Je vous remercie et sollicite en même temps votre indulgence. Car comme je l’ai dit, je ne vais pas faire aujourd’hui le bilan détaillé de notre session. Parce que la situation dans notre pays appelle autre chose.

Aussi permettez que je me limite, premièrement, à livrer un message général et, deuxièmement, à évoquer un seul des textes que nous avons effectivement adopté.

Le message d’abord.

La session qui s’achève a connu des temps politiques forts. L’élection du Bureau de la Représentation nationale a ouvert la marche. La présentation du gouvernement quasiment au grand complet et du Premier ministre devant notre Assemblée ce 25 mai a clos ce cycle.  Le fait est que nombre d’acteurs politiques n’ont vu dans ces temps que l’occasion de faire des coups, de mettre en échec tel ou tel, l’occasion de dribbler, de ruser. Au point que ce qui aurait dû constituer des temps démocratiques normaux autour de projets positifs pour le pays a été transformé, en stratégies de survie politique personnelle. Le pays n’a aucun intérêt à cela. L’Assemblée nationale s’honore de ne participer à aucune cabale, ni à aucune messe de minuit, et ce contre aucune personne ni institution. L’Assemblée nationale s’honore de faire le travail que la Constitution lui assigne.

Mais l’Assemblée nationale souhaiterait aussi que l’on arrête de voir dans chaque initiative qu’elle prend pour remplir sa mission constitutionnelle je ne sais quelle manœuvre occulte ou quel agenda caché.

Je le redis ici. D’agenda caché il n’y en a pas. Il y a seulement une Assemblée nationale déterminée à prendre toute la place que la Constitution lui réserve ; autrement dit, une Assemblée nationale déterminée à agir et à servir dans toute la mesure de ce qu’ont voulu les Centrafricains qui ont voté pour cette Constitution sous la menace des armes, voire parfois sous les balles.

J’en viens maintenant au texte, au seul texte, que j’ai dit que j’évoquerai.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; Honorables Députés ; Distingués invités ;

C’est avec fierté, mais aussi avec gravité que je vous annonce que la Représentation nationale a, pas plus tard que vendredi dernier, ce 26 mai, adopté à l’unanimité, par acclamation, un des textes les plus importants de cette législature.

Ce texte, que nous tenons à la disposition de chacun, est intitulé « Initiative parlementaire pour l’adoption d’un Plan de paix en République centrafricaine – Recommandation ».

Ce texte, il faut le souligner, a donné lieu à un travail assidu au sein de l’Assemblée nationale pendant près de deux mois. Il a aussi donné lieu, avant présentation à l’hémicycle, à une très large consultation. En plus du sein même de l’Assemblée, où le Bureau, la Conférence des Présidents et les leaders politiques ont été consultés, j’ai personnellement saisi du projet les plus hautes institutions de notre pays dont, en particulier, le Président de la République et la Présidente de la Cour constitutionnelle. Les Représentations diplomatiques de nos principaux partenaires n’ont pas été oubliées. Le texte voté par l’Assemblée nationale a été substantiellement enrichi par ces différentes consultations.  De quoi s’agit-il au fond ? Qu’est-ce que cette Initiative ? L’initiative est un ensemble de mesures dont nous estimons qu’elles permettraient d’aller vers une paix durable dans notre pays, en alliant les impératifs de désarmement et de réconciliation nationale avec les justes exigences de justice et de réparation pour les victimes.

Les principales mesures qu’elle contient sont les suivantes :  – précédée d’un cessez-le feu effectif, l’ouverture de négociations en vue d’un accord de paix ; – la mise en place d’un Comité des victimes ; – l’ouverture, parallèlement aux négociations, de chantiers de la reconstruction, ouverts notamment aux combattants des groupes armés ; – l’engagement d’une dynamique de paix dans les communautés à travers les Comités locaux de Paix et de réconciliation ; – l’organisation du retour des réfugiés et des personnes déplacées ; – la mise en œuvre de la justice à travers la Cour pénale spéciale et les juridictions pénales ordinaires d’un côté et, de l’autre, à travers ce que nous avons appelé « un modèle centrafricain de justice alternative, éventuellement traditionnel ».

Le dispositif de paix ainsi proposé, j’y insiste, comporte trois nouveautés remarquables par rapport à tout ce qui a été pratiqué jusqu’alors dans notre pays.  La première est que les victimes sont placées au centre du processus de paix. Elles ont un droit à participer aux négociations, à travers des représentants qu’elles auront désignés elles-mêmes ; leur besoin de justice est dûment pris en compte ; et enfin, les grands travaux entrepris au titre des chantiers de la reconstruction le sont d’abord au profit des communautés auxquelles appartiennent ces victimes.

La deuxième nouveauté est que le processus de paix tout entier se déroule dans le cadre de la légalité constitutionnelle, et reste ainsi un processus républicain. C’est en ce sens que l’initiative insiste sur la nécessité que les négociations se déroulent dans un cadre défini par les institutions de la République et que leur résultat soit ratifié par une Loi, laquelle loi, je le précise, serait susceptible de contrôle de constitutionnalité. Ce faisant, on s’assure, par exemple, que les négociations n’auront pas pour objet, comme par le passé, la distribution de postes ministériels ou d’autres prébendes politiques, car la seule référence pour les nominations restera la Constitution.  La troisième nouveauté est que l’Assemblée nationale considère comme non amnistiables les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, et le crime de génocide.

Nous en avons conscience, le processus de paix avec une telle colonne vertébrale ne fera pas nécessairement l’affaire des entrepreneurs politico-militaires, eux qui revendiquent l’amnistie, et entendent aborder les négociations en position de force.

Mais, pour l’Assemblée nationale, le défi vaut la peine d’être lancé, et ce serait ici une épreuve capitale de vérité. Quand on a le souci du peuple, on respecte sa volonté. Quand on a l’amour du pays, on s’inscrit dans le cadre républicain voulu par nos concitoyens. Quand on a le sens de la cohésion nationale, on œuvre à la protection des victimes et à la satisfaction de leurs attentes de justice.

Monsieur le Premier Ministre,  Mesdames et Messieurs,

Comme vous le voyez c’est un projet à la fois cohérent, ambitieux, novateur, concret et raisonnable que l’Assemblée nationale vient d’adopter.

Parce qu’il est cela, ce texte ne manquera pas de susciter questions et interprétations. Cela est normal. Mais il est possible aussi que notre intention soit déformée. Je me dois donc de lever d’emblée toute ambiguïté en répondant aux principales questions qui se profilent déjà.

Première question : L’Assemblée nationale est-elle dans son rôle en adoptant pareille initiative ?

A cette question je réponds résolument oui.

Personne ne devrait d’ailleurs être surpris. Souvenez-vous, la toute première action de la Représentation nationale a été de faire convoquer par le Chef de l’Etat, en juillet 2016 déjà, une session d’urgence nationale sur la sécurité des Centrafricains, alors que les groupes armés sévissaient à travers notre territoire. Cette session s’était achevée sur des recommandations adressées au Gouvernement et à la MINUSCA. Depuis lors, les préoccupations de notre institution sur le sujet n’ont jamais cessé, convaincus que nous sommes que la recherche de la Paix est l’affaire de tous les citoyens et de toutes les institutions.

Je réponds oui à cette première question en considérant aussi notre Constitution. Celle-ci ne donne pas seulement à la Représentation nationale la mission de voter les lois et de contrôler le Gouvernement. Elle y ajoute celle de contribuer. C’est à ce titre que les députés peuvent prendre l’initiative des Lois en faisant des propositions.

Ces propositions doivent bien sûr être faites dans le domaine de la Loi telle que définie par la Constitution. C’est précisément le cas pour l’initiative. Qu’il suffise à ce propos de rappeler que l’article 80 de notre Constitution place dans le domaine de la Loi, notamment, l’organisation générale de la défense nationale, l’organisation générale de la justice et du régime pénitentiaire, de même que « Les sujétions imposées aux Centrafricains et aux étrangers résidents en leur personne et en leurs biens en vue de l’utilité publique et en vue de la défense nationale ». On a là le cœur de l’initiative. Et la base de la légitimité incontestable de l’intervention parlementaire.

Voilà pour l’essentiel de la réponse à cette question de savoir si la Représentation nationale est dans son rôle. Mais on pourrait y ajouter l’interrogation suivante : dans un contexte où les institutions étrangères, institutions d’Etats amis parfois, rivalisent de plans de paix pour notre pays, au nom de quoi interdirait-on aux Centrafricains, par la voix de leurs représentants, de concevoir un tel plan pour eux-mêmes ?

Deuxième question : L’Assemblée nationale ne tenterait-elle pas de se substituer à l’Exécutif sur cette question de paix ?

La réponse ici est assurément non.

Non ! D’abord parce que le texte de l’initiative prévoit très clairement, je cite, « que le pilotage du processus de Paix est de la responsabilité de l’Exécutif », et que, lorsqu’une Loi doit intervenir, l’initiative de celle-ci en revient au Gouvernement.

Non ! Ensuite, parce que l’initiative n’est pas le plan de Paix, mais une recommandation au Gouvernement. L’Assemblée nationale n’y était pas obligée. Compte tenu de ce que j’ai précisé tantôt sur le domaine de la Loi, notre institution aurait pu tout aussi bien choisir la forme législative, contraignante pour le Gouvernement. Mais son choix a été autre. Plutôt que de dicter unilatéralement un plan de paix, la Représentation nationale a préféré œuvrer à la construction d’un consensus national équilibré sur les principes et modalités de la marche vers une paix durable dans notre pays.

Monsieur le Premier Ministre, Honorables Députés, chers collègues,  Mesdames et Messieurs ;

Un dernier mot pour finir.

En adoptant la recommandation portant Initiative parlementaire pour l’adoption d’un Plan de paix en République centrafricaine, l’Assemblée nationale a voulu répondre à une urgence qui est aujourd’hui indiscutable.

Nous sommes conscients aussi que, pour que cette entreprise vitale réussisse, il faut la participation de tous, à commencer par l’Exécutif et la MINUSCA.  C’est pourquoi je saisis cette occasion pour lancer un appel solennel au Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, à vous Monsieur le Premier Ministre ainsi qu’à votre Gouvernement ; un appel enfin à tous nos partenaires, MINUSCA en tête.  L’Assemblée nationale se tient à la disposition de tous pour commencer, dès aujourd’hui, à travailler ensemble, à partir de l’Initiative du 26 mai, à l’élaboration d’un cadre commun pour sortir de la crise. Cela est urgent et vital. La vie de nos concitoyens et la survie de notre Nation en dépendent.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

Sur ce, je déclare close la première session ordinaire de l’Assemblée nationale de l’année 2017

 

Centrafrique : LA SOCATEL RENAIT DE SES CENDRES

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Centrafrique : LA SOCATEL RENAIT DE SES CENDRES

 

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Immeuble de la Socatel Bangui-Sica. CopyrightCNC

 

Bangui, le 30/05/2017

Par : Herman THEMONA CNC,

 

Longtemps laissée en déconfiture, la Socatel, opérateur incontournable de téléphonie mobile en RCA est entrain de retrouver ses lettres de noblesse depuis peu. En si peu de temps, ce joyau national est en train d’émouvoir de sortir de l’ornière. Après le lancement avec succès de ses services internet, les travaux de réhabilitation et de réfection des installations vétustes a commencé et avancent à pas de géant.

Qui eut cru ? Qui avait précocement prédit la mort ou la disparition pure et simple de la Socatel ? Décidément, l’on peut dire sans risque de se tromper à la vue de ce qui se passe actuellement, cette société citoyenne est appelée à la renaissance, grâce au plan de sauvetage concocté par le nouveau Directeur Général, Bruno GRELA-M’POKO.

Après avoir initié un projet somme toute ambitieux qui non seulement fera consteller la Socatel mais qui va encore davantage embellir la ville de Bangui, le bâtiment abritant la direction général de la Socatel est en train de faire peau neuve. L’immeuble de Bangui-Sica abandonné dans une vétusté sans pareille commence à connaitre ses premières couches de peinture depuis quelques semaines déjà, grâce à l’ingéniosité de l’entreprise Société de développement Commerce et Industrie(SDCI) qui a pris le soin de mener de bout en bout d’une main de maître les travaux de peinture. Les travaux actuels sont estimés à hauteur de 9.298.500 francs CFA et sont prévus pour la fin du mois de mai 2017 au plus tard.

Il sied de souligner que sur Appel d’offre, la SDCI(Société de Développement-Commerce et Industrie) a pu ravir l’appel au détriment de six autres sociétés concurrentes. Les raisons qui expliquent ce choix proviennent du fait que la facture de la SDCI a été jugée raisonnable et dont au moins 2.360.000 francs CFCA sera déduit du montant global en guise de compensation car cette société avait déjà antérieurement des actifs de la Socatel. Ces travaux s’inscrivent dans la politique et la juste ligne décidée par les nouveaux responsables de la Socatel qui consiste à soigner l’image de la société jadis numéro un de la téléphonie mobile en Centrafrique et même dans la sous-région.

Mais malheureusement, des esprits non citoyens ont voulu bloqué les travaux pourtant salutaires pour l’avenir et l’image de cette société centrafricaine. Le Conseil d’Administration dirigé par Panzet-Sebas et avec la complicité du Ministre Gourna se mêlant dans la danse, a presque failli créer l’anathème n’eut été la sage intervention du Ministre- Contrôleur général du secteur parapublic. Est- ce du ressort du président du Conseil d’Administration de la Socatel de s’immiscer outrageusement dans la bonne marche pourtant de la Société ? Aux esprits citoyens, le développement. Et il y a lieu de mentionner que la Socatel s’inscrit dans cette logique  avec cette nouvelle dynamique instituée par l’équipe dirigeante!

Copyright2017CNC.

 

Lettre Directeur Général Socatel page 1

 

 

 La lettre du directeur général de la Socatel

Centrafrique : pouvoir exécutif et pouvoir législatif main dans la main

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Centrafrique : pouvoir exécutif et pouvoir législatif main dans la main

à Bangassou

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0143.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>le pouvoir  Législatif et pouvoir Exécutif la main dans la main à Bambari.

 

Bangui, le 30/05/2017

Par : Bertrand YEKOUA CNC,

 

Le Mardi 23 mai 2017 Madame la Ministre des Affaires sociales accompagnée des Honorables Députés Serge SINGHA BENGBA de Bangassou 1 et Samuel NZOUNGOU de Bangassou 2 ainsi que du coordonnateur adjoint des actions humanitaires des nations unies ont effectué un déplacement à Bangassou chef-lieu du M’BOMOU.

Toutes ces personnalités voulaient toucher du doigt la dure réalité que vivent les habitantes et habitants du M’BOMOU suite aux derniers combats dans la ville de Bangassou et de ses environs.

Lors de cette visite la délégation a d’abord fait une réunion à la Minusca avec les responsables locaux de cette institution puis avec les autorités administratives locales (préfet, sous-préfet, Maire …)

Ensuite toute la délégation s’est rendue au quartier TOKOYO plus précisément sur les sites de la Mosquée centrale et du petit marché.

Pour qui connait Bangassou c’était un insoutenable spectacle de désolation qui s’offrait à leurs yeux car la mosquée a été totalement vandalisée ainsi que le marché. Plusieurs kiosques des commerçants musulmans (essentiellement) mais également de non musulmans soupçonnés être des collaborateurs des Musulmans avaient été incendiés.

Cette vaque de violence irrationnelle et totalement sans précédent car de tous temps Chrétiens et Musulmans ont toujours vécus en harmonie dans le M’BOMOU se confirmera lors de la visite que l’équipe va effectuer à l’hôpital régional à la rencontre des victimes hospitalisées suite aux évènements.

 

 

Ensuite toute la délégation va être reçu sur le site de l’évêché par l’évêque Monseigneur AGUIRE pour une série de réunion avec l’équipe de l’église catholique, de la médiation, des déplacés Chrétiens, des déplacés musulmans et une dernière réunion avec les porte-paroles des assaillants qui s’auto désignent « groupe d’Auto-défense ».

A chaque fois, tous les membres de la délégation (Ministre, Députés, Coordonnateur adjoint) après avoir écouté chaque partie aux conflits ont d’une manière unanime toujours condamné fermement l’utilisation de la violence comme moyen de règlement des différends tout en prévenant que les auteurs de crimes et autres exactions doivent s’attendre à rendre compte à la justice du pays.

Le Député de Bangassou 1 l’Honorable Serge SINGHA BENGBA a ensuite profité de la réunion pour dire toute sa reconnaissance à l’Eglise catholique et surtout à la Caritas pour tout le dévouement qu’elle met dans le soutien à toutes les victimes de cette crise.

Il a saisi l’occasion pour remettre une enveloppe de 1.000.000 fcfa fruit de la collecte des députés et ressortissants de la région 6 à l’Abbé GUY FLORENTIN Responsable de l’antenne Caritas afin d’apporter une modeste contribution pour l’assistance aux victimes.

Il a enfin terminé en lançant aux protagonistes de la crise un appel à l’apaisement et à la cohésion pour permettre à la population de Bangassou de retrouver l’harmonie entre les différentes communautés de la ville et surtout la paix et la sécurité pour tous.

La délégation s’est ensuite rendu sur le site du petit séminaire et de la Cathédrale afin d’aller à la rencontre des déplacés.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Communiqué de presse du PARC relatif au Ramadan 2017

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Centrafrique : Communiqué de presse du PARC relatif au Ramadan 2017

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COMMUNIQUE OFFICIEL

Le Professeur Gaston Mandata N’GUEREKATA, Président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), saisit cette occasion pour souhaiter une bonne période de Ramadan à tous nos frères et sœurs musulmans.

Que ce moment de grande spiritualité et de sacrifice puisse renforcer leur sentiment d’appartenance à l’espace national et que le Tout-Puissant et Miséricordieux Allah inonde leur cœur de pardon en ces moments de grande douleur et de grande souffrance.

Le Professeur N’GUEREKATA salue particulièrement l’initiative patriotique de la journée de deuil et de recueillement observée le 19 Mai 2017 par la communauté musulmane du Km 5 de Bangui en mémoire des victimes des événements de Bangassou. Une nation avancée doit savoir honorer ceux à qui la barbarie humaine arrache la vie et endeuille l’ensemble de la société.

Le Professeur NGUEREKATA voudrait aussi exprimer sa profonde et fraternelle compassion aux parents et victimes des événements douloureux de Alindao, Bangassou, Bria, Niem Yéléwa et toutes les régions endeuillées de Centrafrique.

En ces moments de grands défis ou la cohésion sociale et la nation elle-même sont menacées, il en appelle à l’unité nationale autour du Président de la République, Chef de l’Etat, pour combattre l’ennemi commun, à savoir le terrorisme des bandes armées tout en invitant le gouvernement à plus de fermeté face à celles-ci.

Bon courage à toutes et à tous en ce temps de Ramadan.

Fait à Bangui le 26 Mai 2017

Gaston Mandata N’GUEREKATA

Professeur Distingué des Universités

Président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC)

Centrafrique : Quand les charognards précipitent la fin du régime Touadéra

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Centrafrique : Quand les charognards précipitent la fin du régime Touadéra

    

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0128.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Didatien le Touaderateur

 

Bangui, le 29/05/2017

 Par : Bertrand YEKOUA CNC,

 

Dans une déclaration rendue publique il y a peu, l’un des multiples responsables des comités de soutien du président TOUADERA, le chien enragé Didacien KOSSIMATCHI, a accusé le président de l’URCA (Union Pour le renouveau Centrafricain), l’opposant et député à l’Assemblée nationale, Anicet Georges DOLOGUELE de fomenter un coup d’état contre le pouvoir en place. Cette situation appelle de notre part une réflexion sans passion afin de comprendre les tenants et les aboutissants d’une telle démarche. Qui est derrière cette cabale politique ? Pour quelles raisons le camp du président Touadéra s’agite-t-il ainsi ces derniers temps au point de voir des ennemis partout ?

En effet, dans une rencontre avec la presse soutenue financièrement et politiquement par le président Touadéra lui-même et le premier ministre Mathieu Simplice SARANDJI, le Directeur des examens et concours professionnels et universitaires (DECUP), Didacien Kossimatchi n’y est pas allé de main morte pour accuser le chef de file de l’opposition démocratique centrafricaine et président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé. Décidément, le ridicule ne tue et ne tuera plus le centrafricain. Il n’y a qu’en RCA où des piètres personnes, parce que bénéficiant des faveurs d’un pouvoir politique établi, peuvent se prévaloir de n’importe quoi jusqu’à s’arroger des droits et privilèges qui ne sont guère de leur compétence. En réalité, le procureur de la République devrait purement et simplement arrêter monsieur Didacien pour trouble à l’ordre public, diffamation d’une personnalité et injures publiques.

Quand Didacien parle de coup d’Etat dans ses élucubrations, il y a lieu de se demander avec qui Dologuélé va organiser ce coup d’Etat ? Sur qui Dologuélé va s’appuyer pour mener son coup d’état ? Puisque d’ordinaire, un coup d’état est toujours organisé avec l’appui voir la contribution d’une armée. Or en RCA, l’Armée n’existe plus depuis 2013. Et tous les centrafricains aux esprits éveillés et renseignés savent que ces mêmes Didacien, hier troubadours du KNK, avaient déjà décimé et mis en lambeaux l’armée nationale centrafricaine pour préparer l’arriver au pouvoir de la Séléka.

En accusant Dologuélé de coup d’état, et pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas encore l’homme, il sied de mentionner que le pauvre hère didacien n’est pas à sa première bassesse. Traitre de haute poigne, c’est un transhument politique qui a roulé sa bosse dans tous les partis politique de la RCA, à la recherche, à coup sûr, d’un poste juteux de Directeur général, Ministre ou autres encore… Mais hélas, comme il n’en a ni la compétence, ni l’envergure, il verse souvent dans ces jeux de calomnie pour plaire au pouvoir en place afin de trouver un morceau de pain. N’est- ce pas ce Didacien qui, en 2006, pendant qu’il était encore Président de la jeunesse du KNK, avait organisé un raquettage de grande envergure pour collecter indûment de l’argent pendant les obsèques de feu le secrétaire général de la présidence à l’époque Charles Hervé WENEZOUI ?

Pour la petite histoire, Didacien fait partie de ceux qui ont terni l’image du régime Bozizé par la pratique funeste de fiches mensongères. Et la suite, vous la connaissez…le régime de bozizé est tombé comme un fruit mûr sans la moindre résistance, comme si ce dernier n’était pas un militaire et encore !oins, un officier général de l’Armée qui a eu en son temps le privilège légendaire d’être pendant longtemps un des tout -proches de l’empereur BOKASSA, l’inoubliable et l’intrépide.

S’il y a eu trop de cas de tueries sous le régime Bozizé dont Charles Massi et autres, c’est par la manoeuvre de Didacien et sa clique, spécialisés à l’époque dans dans la rédaction des fiches mensongères. Et voilà qu’on reprend les mêmes et on recommence ! Même à l’Université, ce pauvre de Didacien a été renvoyé pour fausseté car ayant triché en année de licence en histoire. Il aura fallu l’avènement du régime KNK pour voir ce tricheur revenir à l’Université pour reprendre les études non pas en année de licence là où il avait mordu la poussière mais directement, à saute-mouton, en année de maitrise qu’il ne finira pas une fois de plus. Aujourd’hui, grâce à ses accointances du temps du KNK, monsieur brandit un Master en histoire. Diantre, ou a-t-il eu ce master ? Avec quelle mention ? Qui a été son directeur de recherche ? Voilà l’homme. Un maléfique tout fait, voleur, un prostitué politique sans compétence, ivrogne chronique, un saprophyte qui vit grâce à la trahison et aux coups bas. On ne le dira jamais assez, Touadéra est très mal entouré. Les mêmes personnes qui ont crucifié le KNK se retrouvent toutes aujourd’hui greffées autour de Touadéra au Palais, qui comme conseiller, qui comme ministre, qui encore comme membre des multiples et nauséabonds comités de soutien à l’exemple du pitoyable Kossimatchi et autres truand.

Quant au truand récidiviste et prisonnier en cavale Joachim KOKATE, on peut facilement se demander quelle est la personnalité politique qui exploite à ce point son culot pour s’attaquer de manière aussi basse à une personnalité du calibre de Dologuélé ? Dans ce dossier, qui a commis un forfait ? Gare au voleur qui crie au voleur ! Grand traitre, l’on se souviendra que c’est KOKATE qui, bombardé à l’époque Coordonnateur de la rébellion de CPJP d’Abdoulaye Hussein, avait usé de mêmes pratiques comme il en a la dextérité, pour vendre les secrets de la CPJP à Bozizé.

Et pour le récompenser, le président Bozizé avait fait de ce bras cassé sans niveau intellectuel requis et radié des effectifs des FACAS pour insuffisance de résultats et malhonnêteté chronique, le ministre des PME-PMI et du guichet Unique. Il suffit simplement de revisiter les agissements de KOKATE depuis 20 ans pour se rendre à l’évidence que ce Monsieur un véritable danger pour la société. Car enregistrer à son insu un personnage politique du calibre de DOLOGUELE, de surcroit chef de file de l’opposition, relève de pratiques basses, dignes de l’époque de la GESTAPO hitlérienne.

KOKATE est un « agent secret » de pacotille, qui a trahi tous ses maîtres tout le long de sa « carrière » de truand compulsif. Mutin professionnel, il a contribué à sa manière à déstabiliser tous les régimes qui se sont succédé en RCA depuis PATASSE jusqu’à Bozizé. Kokaté est une chauve-souris qui agit en fonction de ses intérêts machiavéliques. Même là où il est maintenant à la Primature comme conseiller, il doit certainement être déjà en train d’espionner le chef du gouvernement Mathieu Simplice Sarandji.

Ce soi-disant officier de l’Armée centrafricaine renvoyé à l’époque de l’EMET (Ecole Militaire des Enfants de Troupe) pour idiotie et médiocrité n’en n’est pas à son premier stratagème. Voyons le passé de Dologuélé et celui de KOKATE. Qui est réellement rebelle ? Le régime Touadéra, on ne le dira jamais assez, fait la promotion de la médiocrité comme ce fut le cas du régime Bozizé dont Touadéra était d’ailleurs un artisan incontesté. Par ces pratiques d’un autre âge qui recommencent, les mêmes vautours d’hier sont entrain de conduire inéluctablement le pouvoir de Touadéra vers sa fin.

Franchement, le régime de Touadéra passe déjà pour le pire qu’aura connu la RCA. Des indicateurs probants le prouvent. Détournements des fonds publics, clanisme et tribalisme comme modes de gouvernance, pratiques de fiches et d’écoute secrète des opposants et leaders d’opinion. En un an de gestion du pouvoir, le système Touadéra ressemble typiquement à une mauvaise caricature de l’Italie Mussolinienne ou de l’Allemagne nazie. Plus que par le passé, le tribalisme et le clientélisme sont érigés en véritable mode de gouvernance. Tous les postes juteux et stratégiques sont occupés par les parents ou amis soit du président, soit du premier ministre : Impôts, douanes, trésor public etc. Et face à tout cela, le peuple meurt tous les jours. Des femmes sont violées, massacrées, les enfants sont abandonnés à leur triste sort puisque n’allant plus à l’école ? Dans certaines villes, les hôpitaux sont inexistants. Le mensonge au peuple, un culte de la personnalité exercé de manière maladive, la gabegie et l’incompétence seront la cause de la descente aux enfers du régime tribaliste de Touadéra. Autour de ce président, ne gravitent que des prisonniers en cavale, potentiels clients de la maison d’Arrêt de Ngaragba ou des tribunaux internationaux puisque ce sont des criminels de tous ordres à l’exemple de : Didacien Kossimatchi, Rigobert Vondo,Fidèle Gouandjika, Joachim Kokaté, Sany Yalo, Charles Paul Lemassé Mandja, Frédéric INAMO, Emile gros-Raymond Nakombo le maire de Bangui etc.

Touadera qui, lors de son investiture au stade 20.000 places à Bangui devant un parterre des personnalités de tous ordres et chefs d’Etat africains avait crié à hue et à dia que les mauvaises pratiques du passé étaient terminées, ce même Touadera se rebiffe aujourd’hui à 180° pour encourager le culte de personnalité et la floraison anarchique des comités de soutien qui jonchent le pays , du moins la capitale Bangui qu’il gouverne avec beaucoup de difficultés, soit dit en passant.

On observe avec attention comment Touadera est en train d’accumuler voire dépasser les mêmes erreurs du passé qui avaient emporté son parrain politique Bozizé et lui-même et le KNK le 24 mars 2013. La meilleure chose qui reste maintenant à faire pour Touadéra est de se choisir dès à présent un pays d’asile car à l’allure où vont les choses, il sera un peu difficile à ce pouvoir tribaliste de se ressaisir surtout que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Etant donné que les mêmes artisans du malheur de Bozizé et le KNK rodent encore et toujours autour de Touadéra.

 

Le capitaine Kokaté du B2

Centrafrique : le président Touadera a du pain sur la planche pour sortir le pays de l’ornière.

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Centrafrique : le président Touadera a du pain sur la planche pour sortir le pays de l’ornière.

 

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Le President de la République Faustin archange TOUADÉRA.

 

Bangui 26 mai 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, à la Magistrature Suprême de l’Etat depuis 30 mars 2016 à l’issue des élections présidentielles, a hérité d’un pays meurtri par des années de crise accumulée. La sécurité, l’humanitaire, l’économie et la justice sont entre autres des grands chantiers auxquels il doit s’atteler pour sortir ce pays de l’ornière durant son quinquennat.

La République Centrafricaine en dépit de retour à l’ordre constitutionnel marqué par l’accession au pouvoir du Professeur Faustin-Archange Touadéra, fait face à des défis sécuritaires et humanitaires inquiétants.

La communauté internationale continue de voler au secours des autorités centrafricaines pour relever le pays. A cet effet, le président Touadera doit s’appuyer sur les soutiens pour réussir sa mission. Certains partis politiques et associations se proposent de soutenir la vision politique de Touadera.

Par ailleurs, il y a même d’autres qui sont même allés loin à dire qu’ils sont des traducteurs, c’est-à-dire qu’ils sont les promoteurs du Touadérisme, de sa vision politique, encore les promoteurs de la philosophie de Touadéra, un Professeur de l’Université, deux fois Docteur en mathématique, Ancien Premier ministre et aujourd’hui président de la République.

Pour eux, si les centrafricains unissent leur cœurs et soutiennent la politique de Faustin-Archange Touadéra, ils vont transformer ce pays en un chantier de valeurs.

Bref ! Depuis son accession au pouvoir Touadéra, après 100 jours d’état des lieux, on peut dire qu’il connait les vraies problèmes du pays qui lui ont permis d’élaborer un document de stratégie nationale de relèvement de consolidation de la paix, qui a convaincu les bailleurs lors de la conférence de Bruxelles à mettre la République Centrafricaine 1400 milliard de francs CFA.

Ces fonds permettent aux autorités centrafricaines de sortir le pays de sa situation à travers les quatre piliers dont la Sécurité, le Désarmement, le renouvellement du contrat social entre l’Etat et la population, et enfin la relance de l’économie nationale.

Il ne faut pas perdre de vue les préalables à l’encaissement de ces fonds. C’est une urgence d’avoir ces fonds à sa disposition pour concrétiser réellement sa vision politique. A part les retombées de Bruxelles, le président Touadera doit chercher prendre le contrôle des localités riches en ressources naturelles sous l’occupation des groupes armés car il ne faut pas compter seulement sur l’extérieure.

 

Centrafrique : le complexe Stade 20.000 places transformé, un véritable centre commercial d’enrichissement illégal

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Centrafrique : le complexe Stade 20.000 places transformé, un véritable centre commercial d’enrichissement illégal

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2093.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le complexe sportif 20 000 places à Bangui . Credit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Le complexe sportif 20 000 places à Bangui . Credit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

Bangui 27 mai 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Rien de surprenant aujourd’hui si le complexe sportif 20.000 place se retrouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancée. Les infrastructures sportives du complexe sportive 20000 places et de l’Omnisport de Bangui sont transformées à un véritable centre commercial et administratif depuis un bon bout de temps. Malgré l’état de délabrement avancé de ces infrastructures qui font enrichir une poignée de personnes, les responsables gérants ne songent pas à engager les travaux de réhabilitation.

En effet, le stade 20000 places qui doit servir de cadre sportif de la République Centrafricaine devient un véritable centre commercial pour les responsables. Le complexe Omnisport et le complexe sportif 20.000 places sont gérés par l’Onasport, structure qui gère les infrastructures sportives sous le contrôle du ministère de la promotion de la jeunesse et des sports.

Mais à la grande surprise de tous, ces joyaux sportifs servent aujourd’hui d’une source d’enrichissement des responsables. Ces infrastructures comptent aujourd’hui 27 bars et 18 bureaux des petites et moyennes entreprises contre 5 salles de sports seulement.

Ce qui fait que le complexe sportif 20.000 places et le stade Omnisport sont depuis un certain temps transformés en buvettes, bars et restaurants. Les alentours du stade sont occupés et chacun transforme à sa manière. On y voit des nouvelles constructions sur les espaces libres. L’environnement est complètement détruit, le espace vert de ces infrastructures est détruit.

Mais d’autre part, le délabrement de ce joyau est observé. Même si cela devrait abriter ces commerces, l’entretient du stade reste un défi. Les salles sont pourtant mises en location à des structures privées à des prix exorbitants alors que des fédérations sportives manquent parfois de siège. Même les vestiaires sont occupés.

Les gens se demandent où va l’argent des locations de ce complexe alors que le stade se dégrade?

Doit–on attendre des chinois pour revenir réhabiliter cela ?

Il n’y a qu’en Centrafrique où tout est permis. Affaire à suivre ensemble avec vous. Ce qui veut dire que le sport est un domaine négligé en Centrafrique car la transformation de son lieu d’exercice en est une preuve tangible qui explique tout. Le motif de cette exploitation était pour permettre l’entretien des infrastructures mais l’argent doit certainement servir à entretenir les multiples femmes dans les quartiers.

Copyright@CNC2017

 

 

Centrafrique : VIOLENTS COMBATS ENTRE ANTI-BALAKA ET UPC PROCHE DE MOBAYE

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Centrafrique : VIOLENTS COMBATS ENTRE ANTI-BALAKA ET UPC PROCHE DE MOBAYE

 

 

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L’Honorable député, GOKORI-NDORO II Jérémie,de ZANGBA. CopyrightCNC.

 

Bangui le 29 Mai 2017

Par Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC

 

Le député GOKIRI-NDORO II Jérémie, de ZANGBA, dans la sous préfecture de la Basse-Kotto, tire la sonnette d’alarme et appelle la Minusca et le gouvernement a volé à la rescousse de sa population qui est prise en otage par les deux groupes armés qui sèment la désolation actuellement dans sa circonscription.

La suite du combat d’Alindao et de Bangassou a eu une répercussion dans la ville de Mobaye et les villes environnantes dont BAKOU, BELINGOUA, ZANGBA et YABANGO.

« Les milices ont commencé leur premier combat au village Bakou avec les éléments d’UPC d’Ali Darass, suivi d’un autre combat dans la commune de Yabongo entre les chrétiens et certaines troupes d’UPC et actuellement les auto-défenses qui ont attaqué la ville d’Alindao s’approchent du village Mougba où la communauté musulmane s’y trouve, donc la Minusca doit envoyer immédiatement un contingent là bas pour empêcher un carnage », a martelé Gokiri-Ndoro II Jérémie, député de Zangba.

Ce dernier demande à la Minusca d’agir sans parti pris, et en profite pour dire au gouvernement d’assumer ses responsabilités : « La Minusca doit intervenir d’une manière impartiale et le gouvernement doit prendre sa responsabilité, parce qu’en ce moment certains déplacés internes se trouvent dans les îles et les autres se trouvent en face du village Loukou, et là ces gens sont dans une situation déplorable ».

Par la voix de son porte-parole Valadimir Monteiro lors de la conférence hebdomadaire, la Minusca annonce que les forces onusiennes sont entrain de mener des patrouilles dans le sud-est de la RCA, entre autres la ville d’Alindao, de Bangassou et de Mobaye. Et selon nos informations, un drone tactique dénommé Sperwer contrôle la zone pour filmer un éventuel mouvement de ses groupes armés qui veulent absolument marcher sur la ville de Mobaye. Pour le moment, la psychose gagne la population de cette ville parce que la sous-préfecture de Zangba ne se trouve qu’à 40km de Mobaye.

Cependant sur le terrain le bilan s’alourdit ; en début d’assaut il y’a de cela une semaine le bilan faisait état de 15 morts et maintenant nous en sommes à une vingtaine.

Les autochtones en ont marre de ses gens qui viennent à chaque fois les violer, piller et tuer souvent sous le nez et la barbe de la Minusca. Et si le gouvernement ne fait pas attention, un conflit intercommunautaire risque de gagner le terrain dans ses villages environnants de la ville de Mobaye, à en croire plusieurs sources locales. Pour exemple, Ibrahim Baba-Guinda, Premier adjoint au maire de la commune de Yabongo se serait habillé en tenue militaire pour combattre en faveur des éléments d’UPC contre les Auto-défenses chrétiens. »

Selon les sources locales au cours de l’affrontement qui s’est déroulé le jeudi 25 mai, non loin de l’aérodrome de Mobaye entre un contingent mauritanien de la Minusca et les Antibalaka, il y aurait 4 casques bleus tués.

Soulignons que certains groupes armés qui adhèrent au processus du DDRR font le jeu de double casquette, parce que c’est juste après la quatrième réunion du comité de DDRR à laquelle a participé chaque représentant d’un groupe armé que la recrudescence de la violence à gagner certaines préfectures et sous-préfectures de la République Centrafricaine. Pour cela certaines revendications n’ont-elles pas été respectées ? Quels sont les en- dessous de cette quatrième réunion ?

 

Centrafrique : Communiqué de presse du PARC relatif à la fête des mères 2017.

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Centrafrique : Communiqué de presse du PARC relatif à la fête des mères 2017.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_16182.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le logo du parti politique  PARC

COMMUNIQUÉ

 

A l’instar des autres pays du monde, la République Centrafricaine célèbre aujourd’hui, dimanche 28 mai 2017, la fête des mères.

En cette circonstance, Le Professeur Gaston MANDATA NGUEREKATA, « Kota Guira », Président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), salue la mémoire des dignes mères et fils du pays, tombés lors des douloureux évènements de ces derniers temps dans les villes de : KAGA BANDORO, Bambari, ALINDAO, BANGASSOU, MOBAYE, NIEM NIELEWA, BAKOUMA, BRIA et ZANGBA, évènements qui ont profondément endeuillé les différentes familles de ces localités et ébranlé l’unité nationale, la paix et la sécurité que le Gouvernement s’est engagé résolument à consolider.

C’est ici l’occasion, de saluer le courage des mamans qui se battent au quotidien pour donner l’espoir d’un lendemain meilleur à leurs familles.

A toutes les mamans de Centrafrique, Bonne fête des mères.

Le Professeur Gaston MANDATA NGUEREKATA

Président du Parti pour le Renaissance  Centrafricaine (PARC).

 

 Au Munich et du prince du parti parc

 

CENTRAFRIQUE : UNE FÊTE DES MÈRES CELEBREE DANS LE DEUIL

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CENTRAFRIQUE : UNE FÊTE DES MÈRES CELEBREE DANS LE DEUIL

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2012.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Ministre Virginie Mbaikoua.
La Ministre Virginie Mbaikoua.

 

Bangui, le 28/05/2017

 

Par : Bertrand YEKOUA CNC,

La fête des mères de cette année-ci ne se manifestera pas comme au par avant. Pour cause, les massacres de la population civile sans défense qui ne sait plus à quel saint se vouer. Le gouvernement, soucieux de ce regain de violences qui ne dit pas son nom, a voulu compatir avec le peuple meurtri. Voilà la quintécense de l’adresse de Virginie BAIKOUA, ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale que nous vous livrons dans les lignes suivantes.

 

Demain 28 Mai 2017, la République Centrafricaine à l’instar des autres pays du Monde célébrera la Fête des Mères.

L’origine de cette fête remonte au début du 20è siècle, et répond à ce besoin qui est celui de valoriser le rôle et particulièrement l’importance de la mère en tant que première éducatrice de l’enfant et de la société.

Pour cela, toutes les communautés humaines vont se mobiliser pour rendre un vibrant Hommage aux mères, en reconnaissance de l’excellence des fonctions de reproduction et de production qu’elles assument pour la survie de notre humanité.

Cette fête a toujours été célébrée avec un cachet particulier dans notre pays. C’est même l’une des fêtes les plus prisées dans le pays.

 

  • Centrafricaines,
  • Centrafricains,
  • Chers compatriotes,

Pour cette année, le Gouvernement à travers le Ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale a prévu organiser cette fête autour du thème : « le rôle de la mère dans l’éducation des enfants ».

Mais comme vous le savez, le pays connait un regain de tension surtout dans l’arrière pays. Des femmes et des enfants meurent par dizaine, des biens publics et privés sont vandalisés et pillés. Les femmes, donneuses de vie, premières éducatrices de la société, sont meurtries par la mort des êtres qui leurs sont chers.

Mamans de Centrafrique, tu as été et est le fer de lance de toute les luttes pour l’amélioration des conditions de vie de ta famille, de ta communauté et de ton pays.

Aujourd’hui tes droits les plus élémentaires sont foulés au pied, et ta vie et celle de ta descendance est détruite.

Dans ce contexte douloureux aucun Gouvernement responsable n’acceptera d’organiser une festivité même la plus petite soit-elle. C’est ainsi que le Gouvernement a décidé de placer la célébration de la Fête des Mères de cette année sous le signe de deuil et de compassion.

 

  • Centrafricaines,
  • Centrafricains,
  • Chers compatriotes,

Les femmes vont faire le deuil de leur mari, de leur sœur, de leur enfant le jour de la Fête des Mères de cette année. Dans la dignité, elles manifesteront leur douleur devant l’opinion nationale et internationale.

Les femmes porteront des habits noirs, arboreront des rubans noirs et des roses noirs pour compatir avec les femmes affectées par les évènements malheureux qui ont touché les villes de l’intérieur du pays.

Ce symbole de deuil continuera à être arboré tant que les centrafricaines et les centrafricains continueront de tomber sous les balles de ennemis de la paix.

Mamans de Centrafrique

Saisissons cette opportunité pour nous unir et soyons des actrices de la paix, la réconciliation et la cohésion sociale, afin de rendre la vie agréable à la génération présente et future. Apprenons à nos enfants à dire non aux manipulateurs et aux ennemis de la paix.

Chères sœurs, chères filles, Mères de Centrafrique célébrons la fête des mères dans nos familles respectives dans la sérénité et la dignité en soutenant les familles affectées dans notre pays.

Bonne fête des mères à toutes.

 

 

Je vous remercie.

 

Centrafrique : les casques bleus participent au développement de la Nana-Mambere

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Centrafrique : les casques bleus participent au développement de la Nana-Mambere

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0060.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les porte-parole de la  Minusca.
Les porte-parole de la Minusca.

 

Bouar 28 mai 2017, CNC.

Par Eric NGABA

La contribution des casques bleus onusiens de la Minusca au développement de la préfecture de la Nana-Mamberé, ouest de la RCA, est une réalité et prend diverses formes, a souligné le chef du bureau de la Minusca pour la région ouest, Christine Kapalata, lors d’une rencontre avec des journalistes à Bouar, dans le cadre des préparatifs de la journée internationale des casques bleus. « Douze bâtiments du centre de formation militaire ont été réhabilités. Ces infrastructures seront bientôt remises au gouvernement centrafricain », a annoncé Christine Kapalata, pour qui la journée des casques bleus, qui sera célébrée le lundi 29 mai, « offre une opportunité de montrer leur participation au développement des communautés dans lesquelles ils servent.»

Christine Kapalata a ajouté que le bureau de la Minusca dans la région a considérablement appuyé la préfecture de la Nana-Mambéré qui, « aujourd’hui, aspire à un décollage normal, surtout avec l’action des casques bleus dans la protection des civils et des biens de la communauté ».

Au-delà de la mission première des casques bleus de protection des civils, assurée par le contingent et la police camerounais, les casques bleus des Nations Unies apportent des assistances multiples et multiformes, notamment dans le domaine des soins médicaux gratuits par le contingent bangladais qui consulte et soigne gratuitement la population tandis que le contingent péruvien, spécialisé dans les travaux de génie, a réhabilité la route Bouar – Bocaranga.

Le chef du bureau de la Minusca pour la région Ouest a toutefois regretté « quelques cas isolés de violences enregistrés, suite aux incompréhensions de groupes armés qui sèment le trouble dans les sous-préfectures de Koui, Nguaoundaï et les communes d’élevage  de  Nièm-Yéléwa et Ndim ».

Le maire de la ville de Bouar, Lazard Nambéna a pour sa part exprimé une satisfaction de la collaboration entre la population et la mission, précisant que « la Minusca est devenue presque l’amie de la population car il n’y a pas beaucoup d’écarts. Elles vivent  ensemble en harmonie ». Il reconnait que la Minusca a apporté beaucoup d’appui dans la réhabilitation des infrastructures tels que bâtiments administratifs,  routes et ponts, des soins gratuits, la réduction des violences au niveau communautaire etc. Il se dit prêt à célébrer avec la population de sa municipalité et la MINUSCA, la journée internationale des casques bleus le 29 mai prochain.

L’équipe des journalistes en mission à Bouar, a aussi participé à l’escorte des camions en provenance du Cameroun et une patrouille nocturne organisée dans toute la ville de Bouar par la police de la Minusca.

 

CENTRAFRIQUE : PIÈTRE ET PITEUSE CONFESSION DU PREMIER MINISTRE DEVANT LES PARLEMENTAIRES.

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CENTRAFRIQUE : PIÈTRE ET PITEUSE CONFESSION DU PREMIER MINISTRE DEVANT LES PARLEMENTAIRES.                                                                                         

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/GOUVENEMNT-SARANDJI-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>GOUVENEMNT SARANDJI

 

 

Bangui, le 28 mai 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou.

 

Suite aux multiples refus du gouvernement de répondre aux interpellations du parlement, des tensions statistiques étaient très palpables mettant en danger la cohésion du jeu démocratique et le bon fonctionnement des institutions étatiques. Remontés contre le non versement des fonds de fonctionnement de l’assemblée nationale par le gouvernement, les parlementaires ont commencé à murmurer en coulisses leur intention d’opposer une motion de censure à l’actuel gouvernement. Pour des raisons encore inconnues, le chef du gouvernement a décidé de répondre favorablement à l’énième interpellation des parlementaires. Dans son allocution liminaire, le chef du gouvernement n’avait d’autres arguments pour justifier leur retrait que de s’excuser, de demander un “piteux pardon” au nom de son gouvernement avec drapeau et bible à la main et de promettre les députés comme un petit enfant qui reconnaît ses bêtises que ses erreurs ne se reproduiront jamais, qu’il tirera in fine les leçons de ce malentendu. En outre, il faut noter que la confession par définition est un aveu de pêchés en vue d’obtenir l’absolution. Ce volt-face du premier ministre laisse le citoyen lambda dubitatif et ce dernier ne peut se priver de la curiosité de comprendre à travers des interrogations : qu’est-ce qui justifient les changements d’attitude et de comportement du premier ministre ? Quelle est la motivation du changement de cap ? Le chef du gouvernement a t-il reçu des remontrances ou injonctions de la part du President de la République ? Ce pardon renforcera t-il sa posture de chef du gouvernement ? Le pardon/aveu de culpabilité prolongera t-il ses jours ? Pourquoi un si long silence pour que le pénitent premier ministre accepte de répondre aux interpellations des députés ? En se confessant et en optant pour le profil-bas, le premier ministre a t-il échappé à une motion de censure ? Notre enseignant/premier ministre a t-il confondu pardon et excuse ? Pardonner est-elle synonyme d’oublier ? Toutes les fautes sont-elles pardonnables ? Après le pardon, ce sentiment de culpabilité est-il effacé ? Autant d’interrogations sans réponses qui laissent perplexe le citoyen lambda qui se permet de poser la dernière et ultime question : la paix est-elle encore possible sachant que la crise n’est pas centrafricaine ? De prime abords et au delà de toute considération, nous tenons à apprécier, à féliciter l’humilité et le courage du premier ministre car il a demandé pardon au nom de son gouvernement et il a accepté endosser la responsabilité des actes des membres de son gouvernement. Il a été démontré que le pardon même dépourvu de sincérité n’est pas une faiblesse mais une vertu car il libère, apaise les tensions. Le pardon relève de la morale, et si les parlementaires entendent sanctionner ultérieurement le gouvernement, rien ne les empêche selon les termes de la constitution. L’absence du ministre de La Défense à la séance animée et axée sur la sécurité sonne comme une insulte à l’égard des députés mais le jeu démocratique a obligé le chef du gouvernement de répondre lamentablement à sa place. Il est ressorti de ses interventions sur les questions sécuritaires un manque chronique de carrure et de finesse politique pour espérer diriger un gouvernement en temps de crise. Ces piteuses interventions ressemblaient à une causerie de rue démontrant au passage que le mode de gestion est basé sur des rumeurs et ragots de basse classe. Cette situation, plus particulièrement la question du député du Mbomou sur la reprise des hostilités et le niveau sécuritaire jamais atteint depuis les indépendances, met à nu son incompétence à ramener la paix, à restaurer l’autorité de l’Etat sur l’étendue du territoire national, son incapacité à circonscrire et à extirper le mal. Ensuite, il n’est pas parvenu en tant que premier ministre à connaître le comment du pourquoi des tueries et certains de ses propos sur la sécurité frôlent la vulgarité. Notre étonnement est encore si grand car un premier ministre qui est responsable des actions gouvernementales devant le parlement ne maîtrise visiblement pas les questions vitales de la nation et demande à tour de rôle aux ministres de s’expliquer, une sorte de les inviter chacun à prendre ses responsabilités. Notoirement, le gouvernement ne dispose pas de programme d’action sur le volet sécuritaire. C’est un pilotage à vue, ce qui explique le manque de lisibilité qui étouffe le minimum d’effort fait par le gouvernement. Pour finir, nous rappelons à la classe politique centrafricaine que la question sécuritaire dépasse tous les clivages et nécessite la contribution de tous bords à condition que le pouvoir veuille bien associer toutes les forces vives de la nation. La classe politique centrafricaine doit comprendre qu’avant de se projeter en 2021, il faut d’abord contribuer positivement à la pacification du pays, à la restauration de l’autorité de l’Etat et à la sauvegarde de l’intégrité du territoire national. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 26 mai 2016

Ligue des Champions : Entre Europe et Afrique, il n’y a pas match

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Ligue des Champions : Entre Europe et Afrique, il n’y a pas match

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/EURO-AFRIQUE-COUPE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>EURO AFRIQUE COUPE

Paris, le 27 Mai 2017

Par : Corbeau News

C’est un choc des cultures. D’un côté la toute puissante Ligue des Champions Européenne, et de l’autre, le Tout Puissant Mazembe. La comparaison entre les deux compétitions internationales est difficile tant les deux coupes sont diamétralement opposées.

Bien que sur le sol Africain la compétition soit soutenue par le géant pétrolier Total, le prestige de la compétition est nettement moins important. Quatre poules de quatre équipes s’affrontent seulement, contre huit poules de quatre équipes en Europe. Des formats différents donc, pour arriver, au bout, à des différences énormes en termes de retombées économiques.

Pour 2017 la CAF, Confédération Africaine de Football, a décidé de d’augmenter les récompenses promises au vainqueur, pour atteindre la somme de 2,5 millions de dollars contre 1,5 millions auparavant. Un beau montant, bien loin cependant des chiffres annoncés par l’UEFA pour la Ligue des Champions au format Européen. 15 millions d’euros pour le vainqueur, 11 millions pour le finaliste. Une comparaison suffit à mettre en avant le fossé qui sépare les deux continents. La victoire en phase de groupe est dotée à hauteur de 1,5 millions. N’importe quelle équipe gagnant un match de la coupe internationale en Europe est autant récompensée qu’un finaliste en Afrique.

Par effet domino, les investisseurs les plus riches ont toqué aux portes des plus grands clubs avec un objectif, remporter l’UEFA Champions League. Et malgré les sommes mirobolantes engagées, la récompense n’est pas toujours au bout. Bwin a analysé l’argent mis à disposition des clubs et l’impact qui en a découlé. Depuis le titre de Chelsea en 2011, l’Angleterre a toujours été la nation à investir le plus et pourtant, le titre lui échappe. Seule cette dernière saison et l’investissement majeur de l’Italie (surtout représenté par la Juventus Turin) a mis un terme à la domination britannique.

Et c’est justement tout le paradoxe. L’argent est une constante dans le football. Etre riche ne signifie pas être champion, mais être champion signifie souvent que l’on a investi de l’argent. Le mauvais exemple anglais l’atteste. Bwin.fr l’explique : « Lors des cinq dernières campagnes, les équipes de la Premier League n’ont pas une seule fois réalisé la meilleure marge bénéficiaire. »

D’un côté, la Ligue des Champions Total qui déchaine les foules vouant des cultes à des clubs tels que le Tout Puissant Mazembe. De l’autre, la Ligue des Champions UEFA avec ses flots d’argents qui créent des champions substituables les uns aux autres. Sur le modèle africain, la victoire est prestigieuse car dénuée d’enjeu économique très important. Sur le modèle européen, certains clubs font des efforts pour une qualification dans la coupe et obtenir des miettes substantielles. Qui n’a jamais entendu en Europe : « l’important, c’est la qualification pour l’UEFA Champions League » pour ensuite aligner la saison suivante une équipe dénuée de toute compétitivité.

 

Centrafrique : Un ultimatum de 48h pour que Anicet Georges Dologuélé s’explique sur un supposé coup d’Etat en gestation

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Centrafrique : Un ultimatum de 48h pour que Anicet Georges Dologuélé s’explique sur un supposé coup d’Etat en gestation

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Bangui 26 mai 2017

Par : Eric NGABA, CNC

Le président du parti l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), Anicet Georges Dologuélé est mis en cause dans un supposé coup d’Etat en gestation contre le régime de Faustin Archange Touadera. Le chef de file de l’opposition centrafricaine et député à l’assemblée nationale est accusé par le Comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera, de monter un renversement de pouvoir de Bangui. L’information est donnée par Didacien Kossimatchi, Porte-parole dudit Comité qui donne 48 heures à l’opposant politique Anicet Georges de s’expliquer aux Centrafricains.

Tout était parti d’une rencontre avec l’ex ministre conseiller à la primature, Joachim Kokaté entre le président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé au cours de cette semaine au domicile den celui-ci. Durant les échanges dont on ignore encore le contenu, l’ancien ministre conseiller à la primature, Joachim Kokaté a enregistré secrètement son interlocuteur sans que celui-ci ne le sache.

Dans sa déclaration en plénière à l’Assemblée Nationale le mercredi 24 mai dernier, le député Anicet Georges Dologuélé a fait savoir à ses pairs que l’ancien ministre conseiller à la primature, Joachim Kokaté l’aurait espionné pour le compte du régime de Toudera.

De sa part, le Porte-parole du Comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera, Mr Didacien Kossimatchi a fait savoir aux professionnels des médias que c’était le président de l’URCA qui aurait appelé Mr Joachim Kokaté pour préparer un coup d’Etat.

« Le 10 mai à 9h Dologuélé a été envoyé pour chercher Kokaté pour préparer une action de déstabiliser le régime du président Touadera qui était entre temps en Israël. Il voulait que le 14 mai dernier pendant que le président Macron entrait à l’Élysée, lui aussi rentrait au Palais de la Renaissance. Kokaté qui est un digne fils de pays enregistrait cet entretien. Et l’émissaire qui y était présent se dit prêt à témoigner. Nous disposons l’élément sonore de leur entretien. Donc, nous donnons un ultimatum de 48 heures à Georges de s’expliquer ouvertement aux Centrafricains », a expliqué Mr Didacien Kossimatchi, Porte-parole du Comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera, par ailleurs le patron de la Direction des Examens et Concours Universitaires (DECU).

D’après lui, si le président de l’URCA refuse de donner des explications sur cette affaire, les bondes sonores de l’entretien seront remises à la presse pour que l’opinion nationale et internationale soit au courant de ce qui se trame dans l’ombre contre le peuple centrafricain.

Dossier à suivre…

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Centrafrique-RD Congo-Burundi : Leur pacification, l’Angola veut aller vite

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Centrafrique-RD Congo-Burundi : Leur pacification, l’Angola veut aller vite

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/Chefs-dEtat-Centrafrique-et-burundi-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Chefs d'Etat Centrafrique et burundi

Bangui, le 26 Mai 2017.

Écrit par Le Potentiel.

Le nouveau shérif de l’Afrique centrale intronisé par les Etats-Unis et des pays de la communauté internationale à Washington n’entend pas laisser les choses pourrir ainsi que le souhaitent certains responsables politiques de la sous-région.

L’Angola, puissance militaire et économique régionale, se prépare à une alternance ou une succession politique à la tête du pays. Pour ce faire, Luanda estime qu’« il faut aller vite » afin d’en finir avec la situation chaotique qui sévit au Burundi, en RDC et en Centrafrique.

Ce n’est plus un secret. L’Angola tient désormais les rênes de la sous-région d’Afrique centrale. Le cycle est fini pour Kampala et Kigali qui ont tenu le bâton pendant la période de l’après-Mobutu. Désormais, la période de passation de la main s’annonce à haut risque. Et Luanda tient à mettre les choses au clair avant cette échéance interne. C’est pour cette raison qu’il a été décidé dans un accord militaire bilatéral avec les USA, d’inscrire la situation de sécurité au Burundi, en République Centrafricaine et principalement en RDC.

Selon une source diplomatique basée à Washington, c’est à la demande expresse de Luanda que cette sorte de « tutelle » a été conçue afin d’éviter que les adversaires du nouveau shérif de la sous-région utilisent des points chauds pour mettre en mal ce nouveau leadership. Kampala et Kigali qui ont hérité du pouvoir de Mobutu dans la région, ne se laisseront pas faire aussi facilement et chercheront à nuire à Luanda. Les dirigeants angolais dont le pays a subi les affres de la guerre civile pendant de longues années savent anticiper. Ils veulent couper l’herbe sous les pieds de ces deux capitales en s’assurant du contrôle sécuritaire de la région. La vraie inquiétude pour Luanda est la situation en RDC qui partage un millier de kilomètres de frontières avec l’Angola.

Les moyens militaires concernés dans l’accord conclu à Washington, représenté par son tout-puissant secrétaire à la Défense, et le ministre angolais de la Défense vise juste à permettre d’étendre la sécurité du nouveau gendarme au-delà de ses frontières. Tout se jouera sur le sol congolais ! Il ne faut pas s’y méprendre, se dit-on à Luanda. Il faut des moyens militaires conséquents pour le contrôle de ce vaste territoire qui s’est transformé, encore une fois en trou noir, en une zone d’insécurité où des groupes armés profitent de « l’inexistence de l’Etat » pour semer l’insécurité. La déstabilisation complète de la RDC est un souci permanent, une préoccupation majeure pour le nouveau leadership de la sous-région.

La communauté internationale n’arrête pas de rappeler que la stabilité de la RDC est une urgence sécuritaire d’intérêt international pour le Conseil de sécurité. Les USA, qui jouent un rôle crucial dans cette structure de décision, ont contourné la lourdeur qui caractérise la machine de l’ONU opérant mais sans offrir l’efficacité tant souhaitée en termes de véritable stabilisation du pays. Ce travail, désormais, se réalisera avec le concours de Luanda qui est doté de moyens militaires conséquents.

Et dans le cadre sous-régional, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), l’Angola qui en assure la présidence ne se fait pas prier pour que cette stabilisation tant souhaitée cesse de rester dans le registre des vœux pieux mais qu’elle se traduise en réalité au bénéfice des populations congolaises.

La proximité entre les régimes de Kinshasa et de Luanda n’a pu résister face à la marche de l’histoire. Luanda n’a jamais fait mystère sur sa nouvelle position vis-à-vis des autorités congolaises à qui il reproche le manque de sens de patriotisme et de responsabilité.

L’Accord du 31 décembre 2016

Que ce soit les puissances internationales à travers les Nations unies ou encore les regroupements sous-régionaux, tous sont d’accord qu’il est temps d’appliquer l’Accord de la Saint-Sylvestre en ce qu’il est la seule feuille de route susceptible d’éviter l’embrasement de la RDC et de la sous-région. Personne ne pourra accepter l’annihilation de ce document au regard de la vision d’un monde en mutation devenu un village planétaire. L’Angola était parmi les rares pays africains de la sous-région à avoir haussé le ton lors d’une réunion de la CIRGL tenue à Luanda appelant les autorités congolaises à mettre en œuvre les conclusions de la médiation menée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

Au cours de ce sommet, les propagandistes de la Majorité ont crié à la victoire, arguant un soutien diplomatique tous azimuts des chefs d’Etat de la sous-région. Personne n’avait fait allusion à ce langage clair et sans ambages de Edouardo Dos Santos qui avait insisté sur la dangerosité des positions suicidaires de Kinshasa. Il avait reproché le forcing pour maintenir le président Kabila au pouvoir contrairement à la volonté du peuple gravée dans la Constitution. Aussi avait-il invité les autorités congolaises à reculer face à la volonté populaire.

A l’application tronquée de l’Accord du 31 décembre 2016, le Conseil de sécurité a réagi en se prononçant clairement pour la mise en application effective de ce compromis. L’arrivée de Trump Donald à la Maison Blanche, applaudie trop tôt à Kinshasa, serait en train de se muer en un cauchemar. La jubilation n’aura donc été que de courte durée puisque les chanteurs de la MP avaient mal interprété l’approche de ce chef d’Etat américain atypique. Autant d’éléments qui devraient faire réfléchir la majorité au pouvoir et le convier à se rendre à l’évidence que l’environnement international est totalement hostile à la démarche politique des Congolais au pouvoir. Luanda, le nouveau shérif veut aller vite, ceux qui au Rwanda, Burundi et en RDC, n’ont pas encore saisi la portée de ce vent qui se lève du pays de l’Oncle Sam devraient sortir de leur torpeur. Comme à l’époque de la Perestroïka, personne ne résistera à l’ouragan qui s’annonce et qui va dans le sens de la volonté conjuguée de réussir l’alternance conformément à la Constitution.

CENTRAFRIQUE : INTERPELATION DU PREMIER MINISTRE SARANDJI L’HONORABLE ANICET GEORGES DOLOGUELE A FAIT LA DIFFERENCE.

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CENTRAFRIQUE : INTERPELATION DU PREMIER MINISTRE SARANDJI  L’HONORABLE ANICET GEORGES DOLOGUELE A FAIT LA DIFFERENCE.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0117.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'honorable et President du parti URCA Anicet Georges Dologuélé.
L’honorable et President du parti URCA Anicet Georges Dologuélé.

 

Bangui, le 26 Mai 2017

Par : Herman THEMONA CNC,

 

Les députés de la Nations avaient été convoqués hier 24 mai pour se concerter sur une éventuelle motion de censure à déposer contre le Gouvernement de Sarandji. Se sentant en grave danger, ce dernier s’est auto interpellé avec tout son Gouvernement, à la surprise générale des députés. Le Président de l’Assemblée Nationale l’a d’ailleurs souligné d’entrée de jeu : « …Je considère qu’étant venu nous voir de vous-même avec tout votre Gouvernement, vous avez certainement un message à nous passer, Monsieur le Premier Ministre. Je vous donne la parole… » Le PM Sarandji, après avoir brandi le drapeau national et évoqué le nom de Dieu, s’est lancé dans une série de dénis de la réalité dans laquelle il affirmait sans gêne n’avoir jamais manqué de respect aux Députés. Sachant le Centrafricain naïf, émotif et prompt à oublier les offenses, quelles qu’elles soient, Sarandji s’est fendu d’un tonitruant « Pardon, Pardon, Pardon » qui a soulevé les applaudissements d’une partie de l’assistance.

S’en est suivi une querelle de procédures, mais le Président de l’Assemblée Nationale a fait montre de fermeté et a menacé d’expulser les députés indisciplinés. S’en sont suivis trois séries de 6 interventions de députés, le Premier Ministre répondant à la fin de chaque série.

De toutes ces interventions, nous retiendrons celle du député de Bocaranga1, l’Honorable Anicet Dologuélé qui a été salué par toute la communauté nationale et a suscité plusieurs salves d’applaudissements de la part de ses collègues. Anicet Dologuélé a abordé trois points :

1. Le fonctionnement des institutions:

il a rappelé au Premier Ministre que la démocratie centrafricaine, sous sa forme actuelle, fonctionnait depuis 1993 et que personne ne pouvait changer ni des règles scellées dans la Constitution, ni des pratiques vertueuses qui ont enrichi notre jeune démocratie. Il a rappelé que l’interpellation du Premier Ministre ou des Ministres était une pratique courante, voire banale et qui matérialisait le contrôle de l’action gouvernementale imposée au Parlement par la Constitution. Il a indiqué que lui-même avait régulièrement répondu aux convocations du Parlement il y a 17 ans, quand il exerçait les fonctions de Chef de Gouvernement. Il a même rappelé qu’il était à ce jour l’unique Premier Ministre de l’histoire de notre pays a avoir affronté et repoussé une motion de censure. Il s’étonnait par conséquent de cette fébrilité du pouvoir, de cette tempête permanente dans un verre d’eau qui a bloqué le fonctionnement de l’Etat et créé une crise institutionnelle aussi grave qu’inutile. Il a sèchement rappelé au Premier Ministre Sarandji que ce dernier était peut-être le 25 èème Premier Ministre depuis l’Indépendance et qu’il y en aurait de dizaines d’autres après lui. Il a ainsi appelé aux membres du Gouvernement et à leur chef de respecter la Loi Fondamentale de notre pays, d’arrêter de personnaliser les fonctions d’Etat et de se croire immortels et irremplaçables.

2. La situation sécuritaire du pays :

Le député a rappelé au Premier Ministre que dans ses propos, il avait plusieurs fois prononcé le mot «  Paix ». Anicet Dologuélé a indiqué qu’on ne pouvait raisonnablement pas parler de paix dans un pays ou 12 préfectures sur 16 étaient occupées par des bandes armées et ou des centaines de personnes étaient tuées toutes les semaines. Il a déploré le fait que le Premier Ministre n’ait jamais pris la parole en 14 mois pour évoquer les questions de sécurité dans le pays. Chaque fois que Sarandji a pris la parole devant la presse ou en public, c’était pour parler des menaces sur le pouvoir de Touadera et le sien. Le député a invité le Premier Ministre à s’intéresser un peu plus à la sécurité des centrafricains.

3. Le climat politique :

L’honorable Anicet Dologuelé a déploré un climat politique délétère créé par le pouvoir, alors que les vrais problèmes n’avaient encore trouvé aucun début de solution. L’anathème est régulièrement jeté sur les hommes politiques dès que ceux-ci se déclarent de l’opposition. Anicet Dologuelé a fait remarquer que c’était la première fois dans l’histoire de la République qu’un pouvoir pouvait dormir sur ses deux oreilles parce qu’un coup d’Etat n’était pas possible.

En effet, les coups d’Etat sont toujours réalisés par les militaires. Or, les nôtres n’existent que de nom aujourd’hui et ne sont ni armés, ni organisés. De plus, le Président de la République est protégé par un solide contingent de la MINUSCA. Le pouvoir devrait donc se consacrer en toute sérénité à la gestion du pays, ce qui n’est malheureusement pas le cas. Des accusations fusent chaque semaine sur la classe politique, accusée de tous les maux. La seconde fois en Novembre 2016, le pouvoir avait fait annoncer à Anicet Dologuélé par le Chef de la MINUSCA, qu’il préparait un coup d’Etat sur financement du Président du Congo.

Le député de Bocaranga s’est dit indigné de ces méthodes d’un autre âge. Il a déclaré avoir honte pour son pays, honte que de très hautes personnalités recourent à un « bandit » pour espionner des démocrates. Il s’est demandé quel exemple cette génération d’hommes politiques, dont les tenants actuels du pouvoir et lui-même faisaient partie, entendaient donner aux jeunes générations ? La colère du député a été calmée par un rappel à l’ordre du Président de l’Assemblée Nationale. Plus de détails dans prochain parution.

La troisième accusation est d’actualité. En effet, le pouvoir aurait dépêché le capitaine Joachin KOKATE pour manipuler le député de Bocaranga, aux dires de ce dernier. Kokaté serait passé par un proche de Dologuélé pour le rencontrer et lui proposer ses services pour renverser Touadera par les armes. Mais le député en homme expérimenté a insisté lors de cet entretien sur la nécessité d’une motion de censure, qui est la voie légale pour changer de Gouvernement. KOKATE, déçu, aurait néanmoins remis à ses commanditaires la bande de l’enregistrement de la conversation qu’il a réalisé à l’insu de son interlocuteur. Depuis lors, ceux-ci déclarent détenir un enregistrement compromettant sur Anicet Dologuélé .

L’honorable Anicet Dologuélé a déploré le fait que le pouvoir de Bangui avait trop vite oublié le climat qui avait prévalu à la veille de l’annonce des résultats du second tour des élections présidentielles. C’est précisément parce que les chefs des groupes armés avaient voulu mettre la ville de Bangui à feu et à sang que le Challenger de Touadera qu’il était avait choisi de renoncer à tout recours auprès de la Cour Constitutionnelle pour mettre rapidement fin au processus électoral, en reconnaissant la victoire de Touadera. Le député affirme que Depuis le mois d’octobre 2016, il avait déjà été accusé à trois reprises de fomenter un coup d’Etat. La première fois, le pouvoir avait fait exiger des organisateurs de la journée ville morte du 24 octobre 2016, lors de leur incarcération, de déclarer que Anicet Dologuélé en était l’instigateur, en échange de leur liberté.

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CENTRAFRIQUE : LA PART DE L’HISTOIRE DANS L’INSTABILITÉ CHRONIQUE DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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CENTRAFRIQUE : LA PART DE L’HISTOIRE DANS L’INSTABILITÉ CHRONIQUE DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0084.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Joseph dans l'article

Bangui, le 25 mai 2017.

Par : Joseph Akouissonne.

 

LES RAZZIAS ESCLAVAGISTES ARABES

La lecture historique du chaos centrafricain est sans appel : entre le 18e et le 19e siècles, les razzias menées par les Arabes venus de l’Orient ont provoqué une saignée sans précédent dans la population.

Leur violence ne pouvait que marquer durablement l’esprit des Centrafricains, avec leurs corollaires de conflits politiques, ethniques et religieux. L’intrusion de la traite des Noirs par les Arabes s’est accompagnée, en effet, d’un prosélytisme effréné, afin de convertir les populations à l’islam – alors que les populations étaient en majorité animistes et le sont, aujourd’hui encore, en grande partie.

Ceux qui allaient devenir les Oubanguiens, fuyant les esclavagistes, se sont cachés dans les entrailles de la forêt équatoriale impénétrable. Ils ont mené une lutte farouche contre les colonisateurs pour défendre leur territoire, embryon de ce qui allait devenir l’Oubangui-Chari.

 

LA COLONISATION OCCIDENTALE

Les premiers colons européens arrivent dans les années 1880. Le territoire devient colonie française sous le nom d’Oubangui-Chari en 1905. Chicottes et travaux forcés : la construction du chemin de fer Congo-Océan entraîne la mort de deux Oubanguiens pour chaque traverse posée. La brutalité et la cruauté des intendants des sociétés concessionnaires, rebuts incultes de la société française, provoquent une nouvelle saignée dans la population.

La colonisation occidentale, si elle a mis fin aux razzias des Arabes, a donné lieu, en revanche, à une multiplication des violences subies par les Oubanguiens.

Ce passé, extrêmement brutal et douloureux, a généré chez eux la méfiance et la peur de l’autre. D’où des conflits fratricides entre les communautés, qui expliquent en partie les instabilités d’aujourd’hui.

 

LES FACTEURS STRUCTURELS DU CHAOS

Les coups d’état ont remplacé l’expression démocratique qui se manifestait dans les urnes. Le népotisme et le despotisme se sont installés dans tous les rouages des administrations, accompagnés d’impunités et d’injustices. Les convoitises et les complots ont transformé les populations en parias, ne subsistant que grâce à l’aumône internationale, tandis que les pilleurs des caisses de l’État n’ont cessé d’étaler leurs biens mal acquis avec cynisme et arrogance. Pour les politiciens centrafricains, le pouvoir est devenu source de richesses, acquises au détriment du peuple. La France, ex-puissance coloniale, a fait et défait les dictateurs, au gré des coups d’état qu’elle a organisés en sous-main, pour placer au pouvoir des dictateurs marionnettes susceptibles de pérenniser ses intérêts.

Les Oubanguiens, puis les Centrafricains, ont donc subi, au fil des siècles, le mépris et l’infantilisation de la part des Arabes esclavagistes et des colons européens. Pour les esclavagistes, «  l’Oubanguien était une bête de somme, du bétail quoi ! » Pour les colons, «  de grands enfants « : il fallait tout décider à leur place. Pour les uns comme pour les autres, on avait affaire à des êtres inférieurs aux blancs.

Par ailleurs, les sociétés concessionnaires étaient exclusivement préoccupées par les cultures industrielles (coton, café, sisal…) ainsi que par les exploitations minières et forestières. Toutes les matières premières étaient exportées en métropole pour donner du travail aux ouvriers et contribuer ainsi au développement de la société française.

Il est à noter, en revanche, que la France n’a jamais songé à bâtir en Centrafrique des structures industrielles de fabrication de biens pouvant servir au développement du pays. Les Centrafricains attendent toujours, par exemple, le chemin de fer Bangui-Douala, qui serait la clé de son désenclavement. C’est peut-être la Chine qui le fera.

Ainsi donc, les graines de la violence ont été semées durant des décennies. Elles ont germé et donné de mauvaises herbes. Le chaos actuel s’explique en partie par ce passé douloureux. Il faut, maintenant, que les Centrafricains, tous ensemble, se débarrassent des scories de la colonisation et prennent en charge l’avenir de leur pays.

 

JOSEPH AKOUISSONNE

(24 mai 2017)

 

Centrafrique : Les délires du ministre des Finances Henry Marie-Dondra et son mentor Sarandji

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Centrafrique : Les délires du ministre des Finances Henry Marie-Dondra et son mentor Sarandji

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2074.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De gauche à droite, le Premier Ministre Sarandji et le Ministre des Finances Monsieur Dondra.
De gauche à droite, le Premier Ministre Sarandji et le Ministre des Finances Monsieur Dondra.

 

Bangui, le 24 Mai 2017

Par : Herman THEMONA CNC,

Que se passe-t-il entre le ministre des Finances, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le président TOUADERA ? Décidément, il y a anguille sous roche ; quelque chose de caché aux Centrafricains, mais très bien commun du trio Dondra- Sarandji-Touadera de l’exécutif. Habituellement, quand l’Assemblée nationale vote un budget, il y a des lignes reparties et affectées aux différents ministères et institutions de l’État.

Hélas, il se passe quelque chose d’incongru et d’incompréhensible depuis que « le grand licencié en économie» Marie Henry DONDRA est aux commandes des Finances de la Centrafrique. Tous les ministères sont asphyxiés par ce qu’ils n’ont plus de crédit de fonctionnement pour eux-mêmes.

Depuis le climat délétère qui règne entre l’Exécutif et le Législatif, il semble que le président Touadera et le Premier ministre auraient donné des consignes fermes au ministre des Finances de bloquer les lignes destinées au fonctionnement de certaines Institutions comme l’Assemblée nationale et bien d’autres ministères , histoire d’épargner de l’argent pour faire face à une nouvelle phase d’organisation des élections au cas où l’Assemblée nationale tenterait la destitution du gouvernement. Voilà qui fait que, depuis lors, les ministères et certaines institutions fonctionnent de façon calamiteuse et comme chez les débrouillards. C’est le cas entre autres exemples de l’Assemblée nationale ou depuis six mois, les députés, y compris ceux du « Cœur uni » qui soutiennent l’action du président Touadéra et de son gouvernement, n’ont pas reçu leurs indemnités de restitutions parlementaires.

À cette allure, le pays se meurt encore davantage à petit feu. À qui veut l’entendre, le monstre des Finances Marie Henry DONDRA, chassé de l’hémicycle de l’Assemblée nationale par les élus de la nation comme une mouche en balade sur une sauce de viande boucanée, a fait savoir qu’il sera le prochain Premier ministre, chef du gouvernement.

Signalons que si le monstre Marie Henry DONDRA est aujourd’hui nommé au poste de ministre des Finances, c’est tout simplement en guise de récompense des services rendus au président TOUADERA pendant qu’il était dans la galère d’entre les deux tours.

Qui ne sait pas que Marie Henry DONDRA, pour passer ministre avait donné une somme colossale de 10.000.000 de francs CFA au candidat TOUADERA pour sa campagne de second tour ? Qui ne sait pas encore qu’à l’heure actuelle, un audit est en cours contre ce grand licencié au niveau de la FAGACE pour sa gestion calamiteuse de l’institution ?

L’on comprend aisément pourquoi Marie Henry DONDRA s’accroche et fait feu de tout bois pour rester au gouvernement parce que la prison l’attend d’après les premières conclusions de l’audit financier lancé pour sa gestion. Une fois qu’il ne sera pas ministre de la RCA, sa gabegie à la FAGACE va le conduire inéluctablement en prison à cause des malversations financières outrancières qu’il y a laissées.

On ne le dira jamais assez ; TOUADETRA est très mal entouré tant au niveau du gouvernement qu’au niveau du Palais de la Renaissance. Autour de lui, ne gravitent en réalité que des prisonniers potentiels pour différents crimes, soit économiques, soit politique …

Pendant que le pays se meurt, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji dort tranquillement sur ses oreillers, le président Touadera effectue des voyages de villégiature, le ministre des Finances brille dans les détournements de tous ordres ; les institutions de la République sont sevrées au profit de trois hommes véreux. Finalement que reprochait-on à l’ancien régime de Bozizé. « Rien, ceux sont les mêmes qui sont à nouveau au pouvoir après deux ans de traversée de galère durant laquelle, ils ont tout perdu et c’est le moment de les reconstituer » disent certains compatriotes.

En un an d’exercice du pouvoir, Faustin Archange TOUADERA a déjà fait plus de dégâts que son maître François BOZIZE qui avait passé dix ans. Où va-t-on à cette allure ?

Autres choses, son tout premier Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji doit partir. Rien ne sert de s’entêter, car il en va du salut de la République. Peu importe ses excuses et son mea-culpa devant les députés. L’orgueil et la concussion de cet homme Premier ministre de son état Simplice Mathieu Sarandji le conduiront inéluctablement à son tombeau politique.

Tellement préoccupé par ses affaires au sommet de l’État, le trio DONDRA-TOUAD-SARANDJI ne se soucier plus du sort des pauvres et meurtries populations centrafricaines qui souffre dans la brousse, d’autres dans des camps des déplacés ou réfugiés dans certains pays voisins. Le tout n’interpelle guère le Premier ministre dont seule son affaire de diamants, or et bois préoccupe.

opyright@CNC2017

Côte d’Ivoire : La Secrétaire générale de la Francophonie condamne les violences.

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Côte d’Ivoire  : La Secrétaire générale de la Francophonie condamne les violences.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2070.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le  logo de la francophonie

 

Communiqué de presse

 CP/DCIF/BL/2017

 

Paris, le 23 mai 2017

 

La Secrétaire générale de la Francophonie condamne les violences en Côte d’Ivoire

 

La Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Michaëlle Jean, exprime sa profonde préoccupation face aux violences perpétrées ce matin à Bouaké en Côte d’Ivoire.

 

Ces violences sont inacceptables et intolérables alors que les autorités ont pris des mesures urgentes et appropriées pour répondre aux différentes revendications.

 

«Il faut privilégier en toutes circonstances le dialogue et la concertation a déclaré la Secrétaire générale. « La Côte d’Ivoire a besoin de consolider sa stabilité, notamment à travers la réconciliation nationale.  Elle doit poursuivre son engagement avec détermination sur la voie de la reconstruction politique, économique et sociale, seule voie pour atteindre son émergence».

 

L’Organisation internationale de la Francophonie compte 58 Etats et gouvernements membres ou associés et 26 Etats observateurs. www.francophonie.org

 

Contacts presse :

 

media@francophonie.org

 

 Communiqué de presse de la francophonie en  Jpeg.

Centrafrique : Mécontentement avant-hier des étudiants de l’Ecole Nationale d’Elevage de Bouar.

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Centrafrique : Mécontentement avant-hier des étudiants de l’Ecole Nationale d’Elevage de Bouar.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_2043.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Bouar. CopyrightCNC.
Ville de Bouar. CopyrightCNC.

 

Bouar, le 23 mai 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Ils ont marché pour réclamer des meilleures conditions d’études et le versement des bourses de 7 de leurs collègues.

Habillés de leurs blouses blanches, les mécontents ont marché de leur centre de formation jusqu’à la préfecture. 3 kilomètres au total pour exprimer leur mécontentement.

Ils expliquent que cela fait trois années aujourd’hui que le centre de formation n’offre plus de prise en charge alimentaire, les enseignants qualifiés font aussi défaut. Mais la goutte d’eau qui a débordé le vase est le non versement des bourses à 7 de leurs collègues. Ils exigent donc, des réponses immédiates à leurs revendications.

le Directeur du centre l’Ecole Nationale d’Elevage de Bouar s’est réservé de tout commentaire.

De son côté, Carine NGABA, Préfet intérimaire de la Nana-Mambéré a demandé aux étudiants de se calmer. “Une concertation d’urgence sera organisée en communs accord avec leurs responsables pour trouver une issue pacifique à leur problème”. a-t-elle annoncé.

 

 

CENTRAFRIQUE : ASSEMBLÉE NATIONALE VERSUS GOUVERNEMENT SARANDJI, UN JEU DANGEREUX

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CENTRAFRIQUE : ASSEMBLÉE NATIONALE VERSUS GOUVERNEMENT SARANDJI UN JEU DANGEREUX

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0084.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Joseph dans l'article

 

Bangui, le 24 mai 2017.

Par : Joseph Akkouissone.

Alors que la maison Centrafrique brûle de partout, alors que continue la litanie des cadavres qui se comptent désormais par centaines, sinon par milliers, alors que le pays traverse une crise majeure qui menace son existence même en tant que nation, la mésentente actuelle qui fait rage entre l’exécutif et le Parlement se révèle totalement suicidaire.

La population est à la merci de massacres incessants. Des enfants, rendus orphelins par les tueries, errent dans les rues en quémandant leur pitance. Quel va être leur avenir si la cupidité et la folie de grandeur de politiciens prisonniers de leur ego surdimensionné ne cessent de croître ? La République Centrafricaine donne l’impression de danser sur un fil tendu au-dessus d’un volcan en éruption.

La raison fait obligation aux politiciens de se préoccuper ensemble des urgences, la première étant de ramener la paix (SIRIRI) et la réconciliation dans le pays. Il faut désarmer les rebelles et les mercenaires, rendre les frontières sûres. Depuis des années maintenant, ce sont de véritables passoires, favorisant tous les trafics d’armes qui alimentent l’arsenal des rebelles.

Autant dire que les petites querelles entre l’exécutif et le législatif ne font qu’affaiblir un pouvoir déjà impuissant. Les rebelles doivent jubiler face à ces brouilles qui, de loin, paraissent presque infantiles. Il est vraiment inutile d’ajouter ce genre de querelles à une situation déjà inextricable.

UNE DECISION PRESIDENTIELLE ATTENDUE

Le président Faustin-Archange Touadera doit mettre fin rapidement à cette cacophonie, préjudiciable à la défense d’un pays en guerre. Il faut qu’il se consacre exclusivement à ramener la paix et la réconciliation. Puisqu’il serait trop compliqué de dissoudre l’Assemblée Nationale, car il faudrait alors organiser des élections dans un pays où les bruits de bottes des rebelles rythment la vie des populations, la mesure à prendre serait de changer de Premier Ministre et de gouvernement.

Le temps presse. Il faut mettre fin à ce climat délétère qui ne fait que favoriser les bandes armées. Bien qu’il soit l’ami de longue date du président, le Premier Ministre Sarandji doit être remplacé et son gouvernement doit démissionner. Ceci, dans l’intérêt suprême du pays.

Bangui est, en effet, dans un calme précaire. L’intérieur du pays est bouillonnant. Il est à craindre que les récentes tueries de Bangassou et de Bambari ne soient que les signes avant-coureurs d’une partition de la Centrafrique.

UN DEVOIR D’INFORMATION

Il ne faut pas que la population soit tenue à l’écart et maintenue confinée dans ses souffrances. Il faut qu’elle soit préparée à affronter le pire, c’est-à-dire les ex-Sélékas et les autres mercenaires. Car il est à craindre que certains éléments de ces bandes armées ne soient déjà infiltrés dans la capitale pour préparer l’assaut final. Des groupes d’autodéfense pourraient déjà se constituer pour assurer la protection des quartiers de la capitale ou des villes de province.

Il appartient au chef de l’État d’insuffler une nouvelle détermination, un nouveau patriotisme à la population et à son équipe de gouvernement.

La survie de la République Centrafricaine est à ce prix.

 

Bangui : L’élection de Miss-Centrafrique 2017 reportée au 17 juin

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Bangui : L’élection de Miss-Centrafrique 2017 reportée au 17 juin

 

Madame Yvonne Ghouzy. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Madame Yvonne Ghouzy. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

Bangui, le 24 mai 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Initialement prévu pour le 26 mai prochain, le concours de Miss-Centrafrique 2017 est reporté au 17 juin prochain, à Bangui. L’annonce a été faite, ce samedi 20 mai par la Présidente du Comité d’organisation de Miss-Centrafrique (COMISCA), Mme Olga Yvonne Gouzhy qu’assistait Marta Gouandjika Directrice du Secrétariat permanent du Comité et les Membres du Comité en présence de M. Alex Ballu.

Jusqu’à ce jour, les travaux préparatoires du Comité d’organisation de l’édition 2017 de Miss-Centrafrique vont bon tain, à en croire le rapport à mi-parcours présenté par la Présidente du COMISCA. « L’engouement des jeunes filles, leurs droits et devoirs pour conduire le pays vers le changement », c’est le thème autour duquel s’organise l’édition 2017.

A ce jour 17 candidates dont seize représentantes de toutes les préfectures et supplément au niveau de la capitale Bangui sont d’ores et déjà retenues et hébergées à l’hôtel Ledger. Toutefois, si le Comité et certains partenaires ont réussi à faire les éliminatoires d’élections et arrivés aujourd’hui à regrouper toutes les candidates à Bangui, il reste cependant le manque de ressources pour leur prise en charge.

D’ailleurs, à en croire Mme Yvonne Gouzhy, « parmi les difficultés rencontrées dans l’organisation je peux citer la mobilisation des ressources financières », a-t-elle exprimé avant d’expliquer que « les sponsors n’ont malheureusement pas répondu favorablement à nos demandes. Nous avons tenu à réussir notre pari malgré la faiblesse des moyens que nous avons. Et par la même occasion nous lançons un appel à soutenir cette initiative qui vise la promotion des jeunes filles, leur émergence dans la société Centrafrique ». C’est l’occasion pour la Présidente du COMISCA de remercier certains partenaires tels que le GICA, Air-France, l’ART, LEDGER, les sociétés de Téléphonie Mobile, et quelques sociétés financières qui, selon elle, ont fait des promesses concrètes.

La difficulté financière évoquée par la Présidente du COMISCA fait plutôt office de plaidoyer auprès des partenaires à mettre la main à la poche pour soutenir cet événement.

Notons que l’édition 2017 de Miss-Centrafrique est porté entièrement par l’Ong O’Events de Mme Olga Yvonne Gouzhy en partenariat avec le Ministère du Tourisme. Pour mémoire, O’Events est une Association à but non lucratif ayant pour but le renforcement de la cohésion sociale par le biais des arts et de la culture, notamment la mode (défilés, concours, événements, etc.) et les manifestations artistiques, culturelles et sportives et ; promouvoir l’autonomisation et la valorisation des jeunes artisans et artistes.

Centrafrique : Révélation CNC sur l’affaire des soi-disant soldats FACA partis en formation en Israël.

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Centrafrique : Révélation CNC sur l’affaire des soi-disant soldats FACA partis en formation en Israël.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_19951.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les soldats de la force armée Centrafricaine

 

Bangui, le 23 mai 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Quand Paul Valéry disait que les mêmes choses produisent les mêmes effets, il savait pertinemment que les bêtises corrigées ne se reproduisent jamais. Mais en Centrafrique, certains pensent qu’en faisant tout le temps les mêmes choses, ils obtiendront des résultats différents. Négatif.

Les vieilles recettes, les vieilles méthodes et politiques de son mentor Bozizé qui ont conduit ce pays dans la situation actuelle, ont été soigneusement reproduites pour application, parfois à la limite de la singerie, par le président Faustin Touadéra et tout son clan. les faits s’expliquent aisément dans l’affaire des soi-disant soldats Faca envoyés en Israël pour une formation militaire et de renseignement. Cette affaire montre à quel point que le Président Touadéra alias la Tortue de Damara n’a pas pris conscience de la situation dramatique que traverse son pays depuis 2012 du fait de mauvaise pratique de son enseignant François Bozizé axées sur le mensonge, la manipulation de l’opinion publique et le népotisme.

D’après une investigation menée par une équipe de notre Rédaction, lors de sa dernière visite en Israël au moment où des centaines des Centrafricains ont été assassinés derrière lui à Bangassou, Alidao, Rafaï,  il était question pour lui, d’aller signer secrètement un gigantesque accord avec une société privée de sécurité pour les formations des agents de renseignements de la sécurité présidentielle. Cet accord, très produbérant et gourmand pour le Trésor public en raison du montant de sa cagnotte de son vin (18% du montant total selon nos sources) , prévoyait la formation sur les techniques de renseignements de près de 500 soldats de la garde présidentielle ou ceux qui seront détachés dans ce service. Malheureusement avec la Tortue, on peut s’attendre à tout.

De retour à Bangui, les choses s’étaient très vite tournées au jeu du tribalisme aggravé. Au lieu de parler des Faca, le président Faustin Touadéra parle maintenant des civils. “Il n’y a pas des nôtres dans cette garde présidentielle” avance un brigadier de police de cette unité de la garde présidentielle. Sur ce conseil et d”après une information digne de foi, instruction est donnée par le président Touadéra, à une équipe des parents qui s’est rendue en en urgence à Damara pour pêcher des parents encore vivants.  Au finish : une cinquantaine des cousins, cadets sont ramenés sur Bangui en complément d’effectif sur ceux identifiés sur place. Parmi eux, une trentaine des miliciens Anti-Balaka, d’après leur propre terme, “ayant rendu service au Chef de l’Etat”. Au total, plus de cent oncles, cousins et cadets sont partis secrètement en Israël et au Burkina Faso en formation de renseignement.

Dans les rangs des forces armées centrafricaines FACA, c’est la grogne qui endurcit les cœurs. « En une année, il a montré de quoi il est capable, ce Faustin. Mais s’il fait cinq ans ou dix comme les autres ? » s’interroge avec énervement un adjudant-chef de BIT1.

Rappelons que le président Faustin Touadéra n’est pas à son premier coup d’essai.  Il y’a trois mois, il a fait envoyer en formations des officiers en Afrique du Sud une dizaine de ses proches parents recrutés exclusivement dans son village natal. Il veut construire sa milice privé aux cotés des miliciens anti-balaka et séléka qui seront incorporés dans l’armée nationale en reconstruction.

Son maître François Bozizé avait construit un régiment de la garde présidentielle à son ethnie et trois promotions FACA  fort de plus de 3000 hommes en tout avec ses fidèles de l’Eglise Christianisme Céleste et ses militants KNK. Mais, le jour de marathon, ils sont les premiers à arriver sur le territoire étranger avant lui en jetant ou cachant des armes qu’ils n’arrivent plus à les retrouver.

Copyright@2017CNC.

Centrafrique : Biens mal acquis, Faustin Touadéra, impliqué, tente de freiner les enquêtes en cours en France.

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Centrafrique : Biens mal acquis, Faustin Touadéra, impliqué, tente de freiner  les enquêtes en cours en France.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00431.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
Le President Faustin Archange TOUADÉRA.

 

Bangui, le 22 mai 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Face aux situations sécuritaires qui se dégradent de jour en jour, on le croyait donner sa langue au chat. Tant s’en faut. Le président Faustin Archange Touadéra, s’il est empêtré dans une affaire qui touche sa personne ou son patrimoine, n’hésite pas à pousser très loin ses réflexions, quitte à sacrifier toute une nation. Pour preuve : l’affaire de ses biens mal acquis devant le parquet financier de Paris. Après son accession au pouvoir, il freine des quatre fers la procédure engagée par l’Etat centrafricain en novembre 2015. Une enquête spéciale CNC, pour une révélation spéciale CNC.

L’affaire remonte en 2014, quand madame Catherine Samba-Panza succède à Michel Djotodja à la tête du pays comme Présidente de la Transition. Sous la pression de la Communauté internationale qui recherchait les mécanismes financiers ayant permis à François Bozizé, sa famille, son entourage et certains d’autres à s’enrichir en seulement dix ans de règne, l’ancienne Présidente de la transition madame Catherine Samba-Panza a instruit l’avocat français William Bourdon de déposer plainte au nom de l’État centrafricain en France pour « blanchiment de corruption d’agent étranger, détournement de fonds publics, enrichissement illicite, recel et abus de biens sociaux ». C’est ce qu’il a fait le 12 novembre 2014 devant le parquet financier de Paris.

Selon l’avocat français Willian Bourdon mandaté par l’État centrafricain: « Le sens de cette plainte, c’est premièrement, l’inventaire du patrimoine immobilier et mobilier qui aurait été acquis dans des conditions frauduleuses par le clan Bozizé et  certains de leurs complices, sans oublier un certain nombre d’opérations “commerciales” à l’occasion desquelles les commissions auraient été versées de façon illicite et auraient participé à l’enrichissement d’un certain nombre de citoyens français et parmi lesquels le nom de  monsieur Balkany avait été cité».

D’après les premiers éléments de l’enquête préliminaire fuités peu avant les élections présidentielles, Faustin Archange Touadéra, alors Premier ministre de François Bozizé est l’un des profiteurs du système Bozizé. Selon une source centrafricaine proche du dossier, Faustin Archange Touadéra, est arrivé en quatrième position après Bozizé François, Sylvain Ndoutingaï et Francis Bozizé. « Il a un volumineux et riche patrimoine immobilier et mobilier estimé par les enquêteurs du parquet financier de Paris à 18.100 500 d’euro soit environ 12,550 000 000 (douze milliardes cinq cent cinquante million) de F CFA » ajoute cette source.

D’après cette source, le président Touadéra, lors de ses multiples interrogatoires devant les enquêteurs français, avait du mal à établir les circuits financiers légaux qu’il a pu mettre en place pour emmagasiner une telle fortune qui frise celle de la famille Poutine à seulement cinq ans au poste de Premier ministre d’un pays pauvre.

Une fois au pouvoir d’État le président Faustin Archange Touadéra, non seulement refuse de coopérer dans l’enquête, (en brandissant son immunité diplomatique de Chef de l’Etat), mais, selon nos sources, a instruit son frère, le ministre de la Justice Flavien Mbata à tout faire pour retirer la plainte déposée par l’État centrafricain en novembre 2014.

Cette prise position du président Faustin Archange Touadéra de mettre fin à la procédure met à mal la volonté des bailleurs de fonds d’aider le peuple centrafricain. Des bailleurs de fonds, qui, faut-il le rappeler, conditionnent leurs aides à la bonne gouvernance du récipiendaire,  « C’est difficile de donner un pain à une main sale pour redonner aux autres», désole un économiste occidental de la Banque mondiale en poste à Bangui.

Du côté des observateurs, c’est l’incompréhension qui domine.

« Quand la machine judiciaire est déclenchée, elle est déclenchée. Personne ne peut l’arrêter » a fait savoir un avocat centrafricain contacté par CNC dans le cadre de ce reportage.

Contacté par CNC, un diplomate occidental affirme « l’immunité diplomatique ne constitue pas un frein à la procédure des biens mal acquis » et d’ajouter que « L’affaire concerne plusieurs personnes, dont des sujets français. Et donc, à cause de lui seul, la justice ne doit pas de se dessaisir du dossier »

Pour les membres du cabinet présidentiel, le président Touadéra, n’étant pas inquiété, est serein.

Le Président est serein, les chiens aboient, la caravane passe.

C’est dans cette logique d’esprit que le président Touadéra et les nouveaux profiteurs de son régime se comportent. Comme si de rien n’était après ses multiples interrogatoires, le président Touadéra poursuit sa course à la montre contre l’enrichissement illicite.

De l’Angola en Afrique du Sud, en passant par l’Israël, le président Touadéra poursuit les potentiels d’hommes d’affaires jusqu’à toucher leurs coffres forts. Selon nos informations, c’est avec les mêmes mafieux-démarcheurs miniers qui ont fait de lui et son ex-patron François Bozizé des multimilliardaires qu’il a repris langue avec eux. Il s’apprête à se rendre en Corée du Sud et en Chine, toujours dans la droite ligne de son objectif.

Le Président est serein dans des ennuis judiciaires sérieux

C’est ce que pensent certains observateurs de la société civile centrafricaine qui travaillent avec les ONG internationales dans la lutte contre la corruption en Centrafrique.

Selon ces leaders, la déclaration déposée des patrimoines de Faustin Touadéra comme Chef de l’État à la Cour Constitutionnelle de Transition occulte à 95% ses biens acquis illicitement. Il risque, à ce titre, d’être poursuivi par les juridictions nationales s’il est condamné dans cette procédure et ses biens saisis. « Une fausse déclaration pour un Chef d’Etat constitue un crime de haute trahison » affirment ces leaders.

Qui pourrait imaginer un seul instant que le Professeur Faustin Archange Touadéra, mathématicien avec une apparence modeste peut se comporter à un loup économiste ?

Rappelant qu’après avoir chassé du pouvoir son beau-frère Ange Felix Patassé, le général François Bozizé avait pris la commande du pays en mars 2003 avec l’appui direct des soldats tchadiens. Une fois au pouvoir, il a mis en place un mécanisme d’enrichissement illicite sans précédent qui lui avait profité, profité à son clan et ses alliés, dont son ex-Premier ministre devenu à son tour Chef de l’État, Faustin Archange Touadéra.

De versements des pots-de-vin dans le cadre des contrats ministres aux commissions versées lors des actes commerciaux tels que les achats des deux épaves d’hélicoptères MI-24 auprès de la société ukrainienne Ukrinmash en passant par les ventes directes de quasiment toutes les richesses souterraines du pays et des passeports diplomatiques centrafricains, l’ancien président François Bozizé, son neveu Sylvain Ndoutingaï, son fils Francis Bozizé et son ex-Premier ministre Faustin Archange Touadéra ont pu s’enrichir sauvagement et appauvrir ainsi cinq à six générations futures de leurs concitoyens. C’est ce qui pousse déjà la première génération vivante à faire la guerre de pillage à son tour.

Copyright@2017CNC

 

CENTRAFRIQUE : COLLUSION ENTRE HOMMES POLITIQUES DE HAUT RANG ET AUTEURS DE CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

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CENTRAFRIQUE : COLLUSION ENTRE HOMMES POLITIQUES DE HAUT RANG ET AUTEURS DE CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0084.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Joseph dans l'article

 

Bangui, le 22 mai 2017.

Par  : JOSEPH AKOUISSONNE

 

L’AVEUGLEMENT

Barthélemy Boganda, le fondateur de la République Centrafricaine, doit se retourner dans sa tombe. Son « Tous ensemble », qu’il voulait pour œuvrer à l’avènement d’un Centrafrique apaisé et réconcilié, ne cesse d’être piétiné par des hommes politiques comploteurs et véreux.

Mus par leur soif de pouvoir et de prébendes, ces gens-là sont prêts à tuer père, mère, frère et sœur, pour assouvir leur appétence à l’argent et à la puissance. Les ex-présidents déchus, les candidats aux présidentielles à qui le peuple a donné congé, n’ont jamais cessé de ruminer leur revanche. Ni François Bozizé, ni Michel Djotodia n’ont renoncé à reprendre le Palais de la Renaissance par tous les moyens. Même au prix de la trahison de leur pays et de leur peuple. Quant à ceux que le peuple a éliminés par un vote massif en faveur de Faustin-Archange Touadera, ils n’ont de cesse de tramer des traquenards pour empêcher le président de gouverner.

Si ces graves soupçons s’avéraient, ce serait considéré comme une haute trahison par tous les Centrafricains. Comme si les massacres et la descente aux enfers de la population ne suffisaient pas, voilà que les propres enfants du pays se transforment en hyènes vindicatives et prédatrices, qui viennent dépecer ce qui reste de la R.C.A.

A quel moment ces vieux routards de la politique cesseront-ils de bafouer le vote des citoyens ? A quel moment, en bons patriotes, mettront-ils au-dessus de tout l’intérêt de leur nation et de leur peuple ? La France, l’O.N.U. et les forces internationales savent pertinemment que des politiciens de haut rang ont des accointances avec les bandes armées. Comme pour le reste, on est en droit de se demander pourquoi ceux qui se sont associés avec les rebelles, auteurs de crimes contre l’humanité, n’ont jamais été inquiétés pour leurs forfaits.

 

LA FRANCE ET L’O.N.U. : UN JEU PERNICIEUX EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ?

Si la France, la MINUSCA et les forces internationales étaient déterminées à agir aux côtés les autorités centrafricaines pour juguler les atrocités récurrentes, nous n’en serions pas là. Vu l’armada déployée par leurs soins en Centrafrique, le pays ne serait pas plongé dans un chaos sanglant et inextricable. Beaucoup de Centrafricains s’interrogent sur le comportement pernicieux de la tutelle internationale et surtout de la MINUSCA. Beaucoup se demandent si les forces internationales n’ont pas d’autres plans, qui ne sont pas forcément ceux des autorités centrafricaines, pour sortir du bourbier.

 

UNE SITUATION DESESPEREE

La situation désespérée qui prévaut aujourd’hui en Centrafrique et qui semble en voie de se pérenniser, a totalement précarisé les populations. La mort qui rôde partout préfigure la lente agonie du pays et de son peuple, dont le sort est ignoré par les médias occidentaux.

Les massacres en Centrafrique ne sont pas sans rappeler le génocide du Rwanda, qui s’est déroulé sous les yeux des forces françaises et des forces internationales. Ne sommes-nous pas en train d’assister, en R.C.A., à un tel génocide ? En tout cas, les sinistres prémices sont là.

Rien ne semble pouvoir mettre fin au dramatique scénario écrit par des barbares d’un autre temps. Les tueries ont atteint un degré insoutenable. Les ex-Sélékas sont comparables aux Chebab qui terrorisent la Somalie. Quelle haine anime le cœur damné de ces bandes armées pour qu’elles se transforment en bourreaux d’un peuple qui est aussi le leur ?

Il faut dire clairement les choses : les mercenaires venus du Tchad, du Soudan, du Darfour, du Niger, majoritairement musulmans, n’ont qu’un but : transformer la République Centrafricaine en sanctuaire musulman. Ils rêvent de convertir de force à l’islam les Centrafricains, majoritairement chrétiens, ils projettent de créer des califats un peu partout en Centrafrique. Et ils commencent par les massacres de ceux qui leur résistent, à Bangassou, à Bambari, à Bria…

 

 

L’HEURE DES DECISIONS

Il faut d’urgence cesser les palabres inutiles, les disputes politicardes incessantes qui entravent le fonctionnement des institutions et achèvent d’affaiblir un gouvernement déjà impuissant, face aux appétits des mercenaires et des politiciens comploteurs.

Si les accusations de connivence avec les rebelles qui pèsent sur la tête de certains politiciens s’avèrent, il faudra arrêter ces renégats et les mettre hors d’état de nuire à leur pays. Il faudra aussi demander l’extradition des ex-présidents si leur collusion avec les séditieux est prouvée.

Par ailleurs, il ne faut pas que la France et l’O.N.U., pour s’extirper du bourbier centrafricain, tiennent des conciliabules avec les rebelles et leurs commanditaires. Les bourreaux cherchent toujours à échapper à la justice. Il faut dire non à leur impunité. Ce serait un crachat sur les morts centrafricains.

La multiplication des armes lourdes dont disposent les rebelles fait craindre qu’ils ne décident, un jour prochain, de marcher sur Bangui pour prendre le pouvoir. Ils ne déposeront les armes que quand ils seront vaincus militairement.

C’est pourquoi l’ignominieux embargo sur les armes à destination de la R.C.A. doit cesser. Les forces armées centrafricaines doivent retrouver au plus vite la totalité de leur équipement. Ceux qui maintiennent l’interdiction se rendent complices des crimes contre l’humanité perpétrés dans le pays.  Les forces internationales doivent passer à l’échelon supérieur et mener une guerre totale contre ceux qui ont plongé la République Centrafricaine dans les ténèbres.

Et, à condition que les Centrafricains, « TOUS ENSEMBLE », se dressent pour défendre leur pays, l’espoir pourra enfin renaître.

 

CENTRAFRIQUE : LES CONTRE VERITÉS DE SARANDJI ET SES SBIRES A TRAVERS DE MONSONGE MONSTRUEuX.

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CENTRAFRIQUE : LES CONTRE VERITÉS DE SARANDJI ET SES SBIRES A TRAVERS DE MONSONGE MONSTRUEUX.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/MECKA-ET-SARANDJI-2-1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MECKA ET SARANDJI 2

 

Bangui, le 22 Mai 2017

Par : Herman THEMONA CNC,

Il n’est que ce fictif ministre de l’Information et de la Communication. Ce n’est pas lui le ministre Théodore Jousso du Transport et de l’Aviation Civile, porte-parole du gouvernement. Mais par excès de zèle, comme d’ailleurs certains ministres protégés du gouvernement Sarandji se l’arrosent, il intervient pour mettre le feu à la poudre. En exclusivité, votre site d’information CNC vous fait lire ces textes officiels qui vous éclaireront, chers internautes, d’en savoir plus sur le drame et la cacophonie centrafricains.

1. L’interpellation du PM et de son gouvernement.

Son doungourou de ministre poltron de l’Information et de la Communication, le sieur Charles Lemasset-Mandja a fait une déclaration à la Radio et télé Centrafrique, leur boulevard habituel pour mettre en déroute les élus du peuple. Dans sa déclaration, il affirme que l’Assemblée nationale n’a nullement interpellé le Premier ou ses membres du Gouvernement pourtant ceux-ci restent sereins à travers journée des questions écrites et orales au gouvernement.

2. De la contre-vérité du ministre Charles Lemasset-Mandja le fauteur de trouble

Sarandji et son gouvernement, invités aux exercices démocratiques, tous les mercredis à 10 heures à l’Assemblée nationale à compter du 12 avril 2017, ce Sarandji de PM et les membres de son gouvernement, sous prétexte de s’occuper de madame Michaëlle Jean,  Secrétaire générale de l’OIF en visite de travail en Centrafrique, ont remis aux calandres grecques cette interpellation. On doit légitimement se poser certaines questions; Est-ce un acte de désinvolture ou de bonne foi ? Est-ce que la Secrétaire générale de l’OIF est à Bangui tous les mercredis à 10 heures ?

Que des mensonges grotesques pour manipuler l’opinion nationale. Chers internautes, voilà, les vraies vérités sur les agissements de Touadéra, Sanrandji et toute leur clique qui veulent leurrer et retourner tout un peuple qui a souffert, malgré l’insécurité totale, frein posé par la communauté internationale aux élections en Centrafrique, lesquelles ont été jugées libres, démocratiques et transparentes par la Communauté nationale et internationale.

Toutefois, les honorables élus du peuple doivent savoir qu’ils n’ont rien à craindre, même si des bêtes enragées comme le surdoué et cherchées à manger de tous les jours  Rigobert Vondo  et ses pairs guignols de Bangui et agitateur qui vocifèrent, disant de manière idiote qu’il n’y aura jamais de mention de censure, ce qui est vivement souhaité par le peuple que les élus représentent.

Vous avez de potentiels mandats de législatures qui vous attendent. Ces mandats sont hypothéqués à votre défense de vos électeurs qui n’attendent que de vous voir au pied du mur.

À suivre les analyses qui viendront dans nos prochaines éditions.

 

 

 

 Convocation premier ministre Assemblée nationale un

 

Déclaration du gouv page 2 Convocation officielle de l'assemblée nationale au premier ministre  Accusé de réception convocation assemblée un

 

CENTRAFRIQUE : LA MINUSCA MISE L’ARRESTATION D’ALI DARASSA CONTRE CELLE DE TOUADERA

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CENTRAFRIQUE : LA Minusca MISE L’ARRESTATION D’ALI DARASSA CONTRE CELLE DE TOUADERA 

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0114.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le général Ali Darrassa à Bambari

Bangui, le 22/05/2017

Par : Herman THEMONA CNC,

Le regain des violences dans certaines villes de nos provinces, notamment à Kaga-Bandoro, Koui, Ngaoudaye, Bocaranga, Niem-Yelewa, Bambari, Mingala, Bakouma, Nzako, très récemment à Alindao, Bangassou et maintenant Bria soulève à merveille la question de l’insécurité dans le pays et particulièrement celle de savoir à quand l’arrestation des sanguinaires et mercenaires qui ne cessent de mettre à feu et à sang le République Centrafricaine.

Plus d’un Centrafricain pense que la Minusca, qui a pourtant mandat de protéger la population civile et ses biens est impuissante. Non, rétorque Anianga ONANGA, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique qui déclare sans vergogne, de source proche de son institution que l’arrestation d’Adam Nourédine du FPRC et d’Ali Darassa de l’UPC ne peut se faire sans l’arrestation De Faustin Archange Touadéra qui est le maitre d’œuvre de leurs lugubres activités dans le pays. Selon ce haut représentant des Nations Unies, c’est le moindre mal contre son pouvoir plutôt que celui de Bozizé qui tient coute que coute reprendre l’arène du pays car complotant avec le M23 ougandais qui ont remué l’est de la RD Congo et dont la Monusca et les Far RDC ont su les mettre si heureusement en déroute.

Si la Minusca n’a pas hésité à pointé du doigt l’ex président Bozizé, c’est parce que sur invitation du président Touadéra, le représentant spécial du secrétaire général des UN en Centrafrique a rencontré une frange des députés de la nation en coalition avec les partis politiques de la majorité présidentielle pour étudier les possibilités de cacher la véritable raison de ce regain de violence dans plusieurs régions du pays où des paisibles centrafricains meurent tous les jours comme des mouches.

Tout le monde, si non, les Banguissois qui écoutent la Radio Notre Dame, ont suivi le rapport ou, en bon terme, le compte rendu de la mission sacerdotale du Cardinal Dieudonné Nzapalainga dans le sud-est du pays, mission qui l’a fort heureusement conduit à servir de médiateur dans la récente crise de Bangassou, ca qui a permis une accalmie précaire.

Est-ce que le gouvernement de Sarandji prend la mesure de ce qui se passe réellement dans le pays ? Sait-il que les agissements du FRPC et de l’UPC, des mouvements créés par des étrangers pour sévir et rançonner la Centrafrique en toute impunité sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? Comment accepter de se faire martyriser avec toute sa famille si l’on se dit un homme ? Vaut mieux oser quelque chose et mourir que de se laisser humilier d’une drôle de façon frimant une mort sauvage de soi-même et des siens.

Le mouvement d’auto-défense qui a récemment provoqué les dramatiques événements de Bangassou en a marre des tueries de Kaga-Bandoro, Koui, Ngaoudaye, Bocaranga, Niem-Yelewa, Bambari, Mingala, Bakouma, Nzako, très récemment à Alindao, et maintenant Bria qui font la fierté des dirigeants du pays qui pensent que c’est en entretenant ces assassinats qu’ils vont protéger leurs sièges.

Sarandji, tuteur de Toaudéra à Bordeau hier. Sarandji, premier ministre de Toaudéra président aujourd’hui. Allez-y comprendre quelque chose. Une relation qui date du temps des tables-bancs de Fac, aujourd’hui matérialisée en signe de reconnaissance et de remerciement. Qu’est-ce que le pauvre et meurtri peuple de Centrafrique peut-il y attendre ?

Non seulement Sarandji, mais aussi les caciques vautours politiques du pays qui brillent par leur soudaines disparition et apparition quand ça va mal ou si ça va bien, à l’image de Rigobert Vondo avec son PUP, qu’il avait fondu avec le KNK et qu’il n’a pas honte de ressusciter sans vergogne aujourd’hui, le KNK n’étant plus, vont-ils faire pour un peuple qui souffre ?

Rigobert Vondo et ses pairs ont vociféré des propos qu’on peut considérer de purs excréments toxiques dont le but est de dérouter l’esprit des gens sur les événements d’Alindao et de Bangassou sur les ondes de la Radio Nationale, leur boulevard de mensonges et de tragiques comédies ayant pour endormir le peuple.

Non il n’y a pas à se méprendre sur ces genres de personnalités qui se disent être du côté de la population et qui mettent tout en œuvre pour le carnage de ces populations. Carnage ? C’est bien de cela qu’i s’agit. Alidao, plus de 200 morts dont des femmes et enfants incendiés et calcinés. Bangassou, presque le même funèbre record, puisque la Croix Rouge Centrafricaine est encore à pied d’œuvre pour établir des statistiques fiables.

On a tendance à accuser la Minusca de ne chercher qu’à ce protéger au lieu d’aller protéger la population civile. Mais allez-y comprendre quelque chose dans l’attitude de Touadéra, son 1er ministre Sarandji et leur gouvernement. Qui d’entre ces responsables a osé intimer l’ordre à la Minusca de désarmer de gré ou de force tel que recommandé par l’une des résolutions qui mandatent les forces onusiennes en Centrafrique où d’utiliser des moyens idoines pour défendre la population en cas de nécessité ?

Tout est conspiré entre les dirigeants du pays et la chaine de commandement de la Minusca qui ne donne jamais l’ordre que la Minusca se déploie rapidement et frappe quand il se doit ? Nous ne sommes pas militaire, mais nous avons qu’aucun militaire au monde n’agit sur ses propres initiatives tant que l’ordre ne vient pas de son hiérarchie. A qui la faute alors. La Minusca est ici pour faire ce qu’elle veut ou aider la Centrafrique ce qu’elle désire pour sortir de la sombre ornière sous laquelle elle croupit ? A qui la faute si rien ne fait pour sauver le peuple mais qui, plutôt se voit enfoncer davantage dans la tombe ?

A bon entendeur salut.

 

CENTRAFRIQUE : LE MINISTRE GABY FRANCKY LEFFA A REMIS UN CHEQUE DE 30% AU 8 ENTREPRENEURS CENTRAFRICAINS POUR LA CONSTRUCTION DE 100 LOGEMENT SOCIAUX

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CENTRAFRIQUE : LE MINISTRE GABY FRANCKY LEFFA A REMIS UN CHEQUE DE 30% AU 8 ENTREPRENEURS CENTRAFRICAINS POUR LA CONSTRUCTION DE 100 LOGEMENT SOCIAUX

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0108.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Photo article logements sociaux  1

Bangui, le 22/05/2017

 

Par : Bertrand YEKOUA CNC,

Le gouvernement actuel de Simplice-Mathieu SARANDJI est très mal vu, c’est-à-dire mal évalué par le commun des mortels de Centrafrique. Ce, à juste titre car, plusieurs membres de ce gouvernement ne sont que figuristes parce que, occupant leurs postes à titre compensatoire, de quel effort ? On ne saura mieux le dire. Toutefois, peu sont ceux qui se soucient réellement du peuple et ont décidé de mettre en exécution leur feuille de route qui mette en premier plan la politique du Chef de l’Etat.

L’Homme qu’il faut à la place qu’il faut. On ne cessera pas de recourir à cet adage si l’on veut que la Centrafrique émerge de la léthargie de ceux qui sont chargés de gérer son développement et qui ne le font pas exactement comme attend le peuple centrafricain.

 

Cependant, il y a lieu de jeter des fleurs, si non adressez des encouragements voire un tableau d’honneur au ministre LEFFA qui se bat pour mettre une structure légale et un plan d’action de développement de l’urbanisme, de l’habitat et surtout des logements sociaux. En un an, il a osé réussir et innover là ou ses prédécesseurs n’ont pas pu : le dossier des logements sociaux !

 

Pour preuve, il y a peu de temps qu’il avait promis tout faire pour que les centrafricains victimes de la récente et dramatique crise puissent avoir là où se poser la tête, fusse que ce soit une hutte. Des plaidoyers ont été entamés avec le Royaume Chérifien du Maroc qui a tout de suite été séduit par les arguments du ministre LEFFA aux fins d’accepter voler au secours de la RCA par la construction de 100 logements sociaux.

 

L’accord de partenariat entre Rabah et Bangui a valu de multiples déplacements du ministre LEFFA au Maroc et des experts de ce pays amis en Centrafrique, ce qui a abouti à la signature du contrat de fabrication des 100 logements sociaux dont le site est à Bimbo.

 

La perspicacité de ce spécialiste du domaine de l’urbanisme et du logement qu’est le ministre LEFFA, pour qui le verbe LOGER, inscrit en lettre d’or dans les cinq verbes du Président B. Boganda doit se traduire en réalité palpable et sortir du caractère de slogan qui l’a toujours caractérisé sous ses prédécesseurs, a fait qu’une première tranche de 10% sur un contrat global de 500 millions de Francs CFA, totalement à la charge du Maroc soit 5 millions de francs cfa ont été octroyés ce qui a rendu possible les études de faisabilité du projet.

 

Les résultats probants de cette étude a poussé le Royaume du Maroc à octroyer à nouveau une deuxième tranche de 30%, soit 150 millions pour permettre aux 8 entrepreneurs centrafricains en BTP, ayant déjà démarré les travaux sur leurs propres fonds, ce qui témoigne de leur auto capacité d’entreprise afin de leur permettre de continuer les travaux.

 

C’est le vendredi 19 mai passé que le ministre LEFFA, entouré de tout son staff technique et en présence de la presse tant nationale qu’internationale a remis aux ayants droits les 30% du fonds Marocain alloué à la construction des 100 logements sociaux qui vont bientôt abriter une partie des familles sinistrées par les derniers douloureux et malheureux événements.

 

Remettant les chèques aux bénéficiaires en mains propres et en présence de témoins, ce qui prouve l’honnêteté, l’intégrité et le parfait comportement d’un ministre, ce qui est d’ailleurs rare à observer de nos ministres quand il s’agit d’argent, le ministre LEFA n’a pas manqué d’attirer l’attention des 8 entrepreneurs qui ont reçu chacun un chèque de 18 millions 750 milles francs sur la bonne utilisation de ces fonds.

 

Voici le message dixit de LEFFA. « Vous êtes sans ignorer chers compatriotes entrepreneurs centrafricains que le manque de sérieux de la part de plusieurs d’entre vous fait nos marchés intérieurs dans les domaines des BTP sont généralement confiés à des étrangers. Ceux-là, plus attirés par le transfert des fonds pour développer le chez eux ne finissent jamais les travaux qui leur sont confiés où alors présentent des résultats qui ne répondent pas aux normes convenues, conséquence, les bâtis ne durent jamais et s’écroulent peu de temps après. Je vous exhorte, a-t-il précisé à bien faire usage de ce que vous venez de recevoir car cela déterminera la condition sine qua non de la réception des 60% restant et dont, sans doute, une partie sera votre profit puisque vous aurez déjà réalisé vos travaux et donc atteint l’objectif attendu de nous tous. Sachez mes chers frères que le Royaume du Maroc a promis construire 10 milles logements sociaux en Centrafrique. Un très grand chantier vous attend encore. Reconnaissez que c’est par la réussite de petites choses que vous pouvez réussir des grandes. Vous êtes actuellement des cobails d’expérience pour les entrepreneurs centrafricains qu’on qualifie toujours d’inexistant. Je fais foi en vous pour relever ce défi, a conclu le ministre LEFFA »

 

Rappelons pour finir, que les efforts de Gaby-Franky LEFFA à la tête du département de de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social, lui a valu son invitation aux travaux du Conseil d’Administration de l’ONU-HABITAT, tenu du 7 au 14 mai à Nairobi au Kénya. Il en est revenu avec plein de promesses suite à plusieurs échanges avec des hautes personnalités dont particulièrement le Directeur Général de la Banque de l’habitat qui s’est engagé à envoyer des experts très bientôt en Centrafrique pour étudier les possibilités d’installation d’une   banque de l’habitat en Centrafrique. N’est-ce pas le travail que le peuple attend de ses ministres ?

 

 

 

Centrafrique : monstrueuse partialité du Général Balla Keita de la Minusca sur la nature de la crise

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Centrafrique : monstrueuse partialité du Général Balla Keita de la Minusca sur la nature de la crise à Bangassou.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2041.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le commandant des forces de la Minusca

 

Bangui 20 mai 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Les évènements malheureux qui se sont produit à Bangassou, localité Sud-est de la République Centrafricaine sont différemment interprétés. En marge de la rencontre du Chef de la Minusca avec les leaders politiques centrafricains mardi 16 mai dernier, le commandant de la force de la Minusca, le Général Balla Keita, a déclaré que les civils musulmans de Bangassou ont été la cible des attaques armés des Antibalaka. Or, les victimes des attaques armées dans cette ville, symbole de paix depuis le conflit dans le pays, sont de différentes couches sociales.

La Minusca, en perte de vitesse, cherche à se rattraper pour balayer l’opprobre qu’elle a subi des milices armées se réclamant d’autodéfense de la localité. Alors que les différentes communautés de Bangassou, Chrétiens comme Musulmans, déplorent les pertes en vies humaines, la Minusca cherche à donner une coloration à la nature du conflit qui a endeuillé la ville de Bangassou.

L’on peut comprendre que les propos du Général Sénégalais, commandant de la force de la Minusca, sont de nature à envenimer la crise en Centrafrique. Car ceux qui viennent en Centrafrique sous les auspices des Nations Unies ont tendance à montrer aux yeux du monde une coloration religieuse de conflit dans le pays.

Or, tout le monde le sait, le conflit en Centrafrique a été toujours politique, militaire et économique. Parce que, depuis l’existence de la République Centrafricaine, les Chrétiens et Musulmans vivent en parfaite symbiose comme une seule nation.   Dans le quartier de Tokoyo à Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine où il y a eu ces violences la semaine dernière, les musulmans et les chrétiens vivent ensemble.

Comment les attaques ne peuvent-elles que cibler une partie de la communauté pourtant hétérogène ?

D’après le Général Keita de la Minusca, les milices armées ont attaqué des populations civiles, en particulier les musulmans du quartier Tokoyo, à Bangassou. A en croire les sources locales, les déplacés musulmans et chrétiens se sont massés dans l’église catholique de Bangassou. Ceux-ci ont aidé leurs semblables à venir s’installer au petit Séminaire de la cathédrale Saint Pierre Claver de la ville. Cet acte témoigne la cohésion sociale et l’amour du vivre ensemble des chrétiens et musulmans de Bangassou en dépit de violence que l’on veut qualifier d’intercommunautaire. C’est ce qui a permis aux humanitaires d’apporter l’aide d’urgence aux victimes.

Par ailleurs, le Général commandant de la force de la Minusca a affirmé que les Casques bleus sont en train de sécuriser point par point la ville. « La sécurisation de cette ville, épargnée jusque-là des violences intercommunautaires même au plus fort de la crise, prendra du temps… La ville de Bangassou est une grande ville », a-t-il affirmé.

D’après dernières informations, un calme précaire revient à Bangassou après une forte médiation des religieux auprès des milices armées et des communautés. Les sources ecclésiastiques ont laissé croire que le Cardinal Dieudonné Nzapalainga et Monseigneur Aguirre ont su mener des médiations dans la localité pour trouver une solution à cette crise. Les violences à Bangassou, en rappel, ont fait plus de 100 morts et une centaine de blessés.

 

CopyrightCNC.

Centrafrique : L’embrasement sécuritaire au crible de l’ancien directeur de renseignement, Briand Reboas

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Centrafrique : L’embrasement sécuritaire au crible de l’ancien directeur de renseignement, Briand Reboas

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2038.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Briand-Aristide Reboas. CopyrightCNC
Monsieur Briand-Aristide Reboas. CopyrightCNC

 

Bangui, le 20 mai 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Le mercredi 17 mai 2017, l’Ancien directeur de Renseignement de la République centrafricaine et président du Parti chrétien démocrate, M. Aristide Briand Reboas a animé, à son domicile, une conférence de presse. Au menu de l’entrevue avec les professionnels des médias, la très critique situation sécuritaire et institutionnelle que traverse le pays en ce moment.

De l’unique crise sécuritaire d’il y a un an, la République centrafricaine se trouve aujourd’hui à la croisée de chemin entre une crise politique, institutionnelle et sécuritaire. Les régions du Sud-est, notamment Bangassou, Alindao et environs sombrent dans l’extrême violence concomitamment avec la ville de Bria qui vient supplanter Niem-Yéléwa.

De l’avis de M. Reboas, la République centrafricaine traverse « une situation sécuritaire très complexe ». En disant cela, M. Reboas a fait allusion à l’imbrication de plusieurs languettes et facettes de la crise sécuritaire, allant du laxisme de la Minusca à l’inopérationnalité des Faca en passant par l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine et l’inobservation des engagements pris par les groupes armés dans le cadre de cessation des hostilités en attendant le processus Ddrr.

« C’est de l’illusion si l’on pense que seule la Minusca peut résoudre le problème sécuritaire dans notre pays. Bien au contraire, le succès d’une telle mission est possible essentiellement que si elle s’appui sur le système de renseignement au niveau national », a fait savoir l’ancien Directeur de renseignement. Parlant de la restauration des Faca, il a estimé que « l’armée centrafricaine n’a pas besoin aujourd’hui d’une quelconque restructuration ; mais plutôt, elle a besoin d’être mobilisée », et d’ajouter que la République centrafricaine dispose d’armée bien entrainée qui ne demande à être remobilisée après la démotivation qu’elle a connue.

Sur l’embargo, M. Reboas a souligné qu’il s’agit d’un « signe d’encouragement pour les rebelles qui trafiques les armes depuis la Libye vers le Sud de l’Afrique ». Ces rebelles qui entrevoient là, une carte blanche à travers l’affaiblissement de l’armée, et donc des autorités centrafricaines pour se renforcer davantage. Car eux les rebelles, ont toujours leurs circuits d’approvisionnement illicites en armements.

Au plan politique, M. Reboas s’en est d’abord pris à l’élite nationale en général d’être des « commentateurs de la vie du Centrafricain » ; au lieu d’être des « forces de propositions » pour sortir le pays de l’impasse. En cela, le leader politique n’entend pas accuser la classe d’élites, mais plutôt l’inviter à faire de propositions constructives au président de la République de la République et aux nouvelles autorités pour la restauration de la paix et de la sécurité, en vue de permettre le développement.

Enfin, M. Reboas a exprimé son inquiétude profonde pour l’avenir de la République centrafricaine, surtout que la jeunesse n’a plus de bons repères : « l’école ne fait plus rêver, car les héros sont aujourd’hui des Anti-balaka et les Séléka ou ceux qui ont pris les armes ». Cette situation est de nature a plongé la République centrafricaine dans un nouveau cinquantenaire de déstabilisation et donc de la souffrance du peuple.

CENTRAFRIQUE : DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES CONSECUTIVE AUX DERNIERS EVENEMENTS SURVENUS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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CENTRAFRIQUE : DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES CONSECUTIVE AUX DERNIERS EVENEMENTS SURVENUS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

   

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0100.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du parti URCA.
Le logo du parti URCA.

 

Une dizaine des partis politiques se sont réuni cette après-midi au siège de l’URCA, sous la houlette de chef de fil de l’opposition démocratique Anicet Georges DOLOGUELE afin d’exprimer leurs préoccupations au Président TOUADERA.

Dont voici l’intégralité de la déclaration

 

 

Suite au regain des violences dans certaines villes de nos provinces, notamment à Kaga-Bandoro, Koui, Ngaoudaye, Bocaranga, Niem-Yelewa, bambari, Mingala, Bakouma, Nzako, et très récemment à Alindao, Bangassou et Bria ;

Les partis politiques ont rencontré en date du 18 Mai 2017 son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat afin de lui exprimer toutes leurs préoccupations.

En effet, les évènements de Bangassou sont d’une gravité exceptionnelle ayant occasionné plusieurs centaines de morts et de milliers de blessés en l’espace de quelques jours seulement, mettant en présence des différents groupes armés non identifiés avec un modus operandi différent de celui des groupes armés qui sévissent dans notre pays.

Avec la menace qui pèse sur la Base Kotto, douze préfectures sur seize sont désormais occupées, ce qui constitue un risque majeur d’implosion et de partition de notre pays.

Par ailleurs, c’est la première fois depuis le déclenchement de la crise dans notre pays que les forces Onusiennes sont prises pour cible frontale.

Lors de cette rencontre, les partis politiques ont suggéré au Président de la République de tout mettre en œuvre pour renforcer l’Unité Nationale et la Cohésion Sociale en créant les conditions d’un front commun de toutes les forces Vives de la Nation pour la sauvegarde de la Paix, de l’intégrité du territoire et de l’indivisibilité de la République Centrafricaine.

 

Les partis politiques signataires de la présente Déclaration, condamnent avec force :

  • Les crimes odieux perpétrés sur les paisibles populations innocentes ;
  • Les attaques ciblées contre la communauté musulmane de Bangassou ;
  • L’assassinat des éléments des Forces Onusiennes en mission de la paix ;
  • Les violations massives des Droits Humains ;
  • La destruction des infrastructures socioéconomiques.

Aussi, les partis politiques saisissent-ils cette occasion pour présenter leurs condoléances les plus attristées aux familles éprouvées, à la MINUSCA et plus particulièrement au Royaume du Maroc et à la République du Cambodge, pays contributeurs dont sont issus les soldats de la paix tombés au champ d’Honneur.

Les partis politiques soussignés :

  • Lancent un appel pressant au gouvernement de prendre toutes les dispositions avec l’appui des forces Internationales afin d’assurer la sécurité du peuple Centrafricain et de tous ceux qui vivent sur le territoire national ;
  • Exhortent les pays membres de la Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale (CEMAC), la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et la Communauté Internationale dans son ensemble à s’impliquer davantage dans la résolution de la crise Centrafricaine ;
  • Demandent au peuple centrafricain en général et à leurs militants en particulier de continuer à œuvrer inlassablement pour la restauration de la paix, condition sine qua non pour un développement durable.

Fait à Bangui, le 18 Mai 2017

 

ONT SIGNE

 

R.P.R : Alexandre Ferdinant N’GUEDET

URCA : Anicet Georges DOLOGUELE

PUN : Léa MBOUA DOUMTA

CRPS : Me Nicolas Tiangaye

MDD : Louis PAPENIAH

KNK : Bertin BEA

MLPC : GJE KOYAMBONOU

MNS : Guy.R MOSKIT

RDC : Désiré KOLINGBA

MOUNI : Christian LENGBE

IRD : Thierry Patrick AKOLOZA

PGD : Jean-Michel MANDABA

Patrie : Michel KPINGO

PAD : Antoine MBELE

 

CENTRAFRIQUE : SILENCE…ON TUE LÉGALEMENT.

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CENTRAFRIQUE : SILENCE…ON TUE LÉGALEMENT.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1941.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

                                          

Bangui, le 20 mai 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou.

 

La souffrance des Centrafricains ne cesse de prendre de l’ampleur et la flamme olympique de la mort se propage de région en région. Après la Kemo ibingui, la Ouaka, la Haute kotto vinrent le tour du Mbomou et de la Basse kotto.

 

Les tueries et exactions sur les paisibles populations ne chagrinent ni ne dérangent personne donnant ainsi l’impression que ces tueries sont autorisées, prévues par les textes pour ne pas dire légales. Les populations opprimées sont abandonnées à leur propre sort, livrées aux seigneurs de guerre qui ne cessent de défier l’autorité de l’Etat. Le gouvernement ne prévoit aucune action ni de perspective à la hauteur des attentes et souhaits de la population mais s’évertue à condamner à minima les exactions sans dépêché un émissaire pour panser les douleurs des populations meurtries. Dans ce contexte tendu et confus, le citoyen lambda préoccupé par la situation sécuritaire s’interroge en monologuant : comment peut-on être si sourd à l’appel et au désespoir de son peuple ? Le silence et l’inaction du gouvernement dans les événements valent-ils une complicité ? Qu’est-ce que le peuple Centrafricain a fait pour mériter ce genre de traitement ? Le chef des opérations militaires de la Minusca dénonce une manipulation sans incliner l’identité de leurs auteurs, le gouvernement en sait quelque chose ? Qui est le vrai commanditaire de cette vague de violence ? Le départ des partis politiques de la majorité Présidentielle a t-il un lien avec la reprise des hostilités militaires dans les arrières pays ? La reprise des opérations militaires est-elle une stratégie pour forcer la main du pouvoir pour reconsidérer les accords de Naïrobi ?

C’est dans ce climat de terreur, de psychose que les autorités entendent inviter des musiciens étrangers pour célébrer la fête des mères tambour battant ? L’indifférence aidant, pourquoi le Président de la République n’a pas écourté sa mission en Israël pour marquer son attachement aux personnes éprouvées ? Pourquoi jusqu’aujourd’hui les chefs de guerre ne font pas l’objet d’un mandat d’arrêt ? Pourquoi l’équation d’Ali Darras n’était pas résolu et qu’on a préféré le transférer dans une autre région ? Ces seigneurs de guerre jouent-ils un franc jeu avec le pouvoir ? Les actions gouvernementales manquent d’impact et de visibilité, pourquoi le gouvernement hésite t-il à adopter ou à tester une nouvelle approche politique ? Quelles sont les réactions des institutions sous régionales et surtout de l’Union africaine ?

Décidément, toutes les régions seront touchées par les exactions des groupes armés non conventionnels. Ainsi à qui le prochain tour ? À ce rythme et en guise de projection, le prochain président en cas d’alternance héritera d’une situation plus pire que ce qu’a laissé la gouvernent de transition. En quatorze mois de gouvernance, le pouvoir est atteint d’usure. Lassé, émoussé et lessivé le gouvernement a montré ses limites alors que le cœur des centrafricains continuent de saigner. Que disent le collectif des Touaderateurs et ceux ou celles qui continuent de touaderer ? Visiblement le mode de gouvernance n’est pas adapté à la situation actuelle. N’oublions pas que le même peuple qui confie le pouvoir peut le retirer. Nous n’oseront pas appeler à la démission du pouvoir car cela remettra en cause les acquis politiques et démocratiques. Cette dernière finira par s’imposer d’elle même si tous les indicateurs seront négatifs. Fort de ce qui précède et loin de faire de la politique politicienne, nous sommes conscients qu’il n’existe pas de baguette magique pour résoudre la crise centrafricaine. Depuis l’avènement de la politique de rupture et de marchandage avec les groupes armés, la crise s’est accentuée au lieu de s’améliorer. Les empreintes du pouvoir ne sont pas visibles et ne produisent pas d’effets. En conséquence de cause et au nom de l’intérêt supérieur de la nation, nous invitons humblement le pouvoir de s’éloigner de ses alliés électoraux qui ont troqué leur soutien contre des postes de responsabilité, de changer le paysage politique politique en constituant un véritable gouvernement de large ouverture où toutes les compétences sans distinction de parti politique, d’ethnie, de région se reconnaissent à l’instar de nos colonisateurs qui, une fois dépassés par les événements ont répondu à l’appel du 18 juin 1944 du Général De Gaulle depuis Londres. De même, lorsque la démocratie était en danger lors du deuxième tour des présidentielles de 2017, la gauche et la droite ont fait une union sacrée même contre nature pour protéger la démocratie. À défaut de s’exécuter, le parlement n’aura d’autres alternatives que de prendre ses responsabilités non pas par la voie de motion de censure tant souhaitée car cela fragilisera et affaiblira le pouvoir mais par d’autres moyens de pression et de coercition. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 19 mai 2017.                                           Bernard SELEMBY DOUDOU.                 Juriste, Administrateur des élections.                                                         Tel : 0666830062.

 

 

CENTRAFRIQUE : QUAND LE PM SARANDJI INCITE A LA HAINE TRIBALE

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CENTRAFRIQUE : QUAND LE PM SARANDJI INCITE A LA HAINE TRIBALE

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_2002.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les réfugiés centrafricains.

 

 

Bangui, le 19 Mai 2017

Par : Bertrand YEKOUA,  CNC,

Le peuple centrafricain aguerri par les souffrances qu’il a subi durant la crise militaro politique de presque 4 ans dans le pays, est assez mûr pour comprendre le langage d’ordre à son massacre de ceux-là qui se disent aujourd’hui, dirigeants de la Centrafrique.

C’est vrai qu’on n’arrivera jamais à faire entendre raison que la crise centrafricaine n’est pas et ne sera jamais une guerre de religion opposant musulmans et chrétiens. Ce sont les véreux hommes politiques à l’exemple de Sarandji, cet arriviste à la primature qui attise les feux des assassinats dont souffrent encore les Centrafricains.

Le Premier ministre qui, recevant un mémorandum remis par des victimes de cette instrumentalisation de guerre entre musulmans et chrétiens va oser dire, nous citons : «A yéké fa à musulma na Bangassou, so ti ounda na a musulman ti Km5 ti goué ti fa a chrétien so a yéké na Boïng » Ce qui littéralement veut dire en français: «  On tue des musulmans à Bangassou, c’est pour inciter les musulmans du Km5 à aller tuer les chrétiens de Boïng »

Quel propos très déplacé d’un homme politique qui occupe la troisième place de l’échiquier politique national ? De quelle humeur était-il quand il avançait ses propos ? Savait-il seulement que c’est une invitation à des représailles aveugles et sauvages telles que nous les avons connues avec les séléka et plus particulièrement les mercenaires du Km5 ? Quelle relation ce PM de Sarandji a-t-il voulu faire entre les événements d’Alindao et de Bangassou avec ce qui s’était passé à Bangui. Est-ce une intention mal cachée d’attiser les braises mal éteintes des cendres de la folie fureur jamais connue dans ce pays que les politiques ont savamment entretenue ?

Plus personne ne veut assister à un tel désastre. Et le Premier ministre Sarandji alias SMS doit le savoir et en prendre conscience. Ses propos lors de la réception du mémorandum des victimes des conflits en Centrafrique sont incendiaires. Ce ne sont pas des langages qu’un homme d’Etat doit tenir. Est-ce même un homme d’Etat ? NON. S’il peut se poser cette question, certes qu’il aurait mesuré l’ampleur et la gravité de ce qu’il a maladroitement avancé et qui s’est finalement révélé comme une haute trahison à l’égard du peuple et de la nation centrafricaine.

Il est grand temps et surtout un temps utile de réflexion, d’auto-analyse et de prise de conscience qui puisse faire avancer les choses dans l’unique but de développement de la Centrafrique qui, pourtant regorge d’assez de ressources et de potentialités attendant que leur exploitation.

Voyez ce qu’Emmanuel MACRON est en train de faire en France à peine élu. Tous les Français adhèrent à sa politique alors qu’il est à peine sorti de nulle part. On le qualifie déjà de l’Homme de la Providence. Touad n’en est-il pas ? Pourquoi lâcher prise juste un an après que le peuple lui a accordé son entière confiance avec 62% de voix, un corum jamais atteint par ses prédécesseurs. A-t-on l’habitude dire  militairement : C’est un meilleur avertissement. A bon entendeur salut.

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Centrafrique : Niem-Yelewa, les combattants rebelles du 3R occupent toujours la commune et se moquent de la Minusca.

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Centrafrique : Niem-Yelewa, les combattants rebelles du 3R occupent toujours la commune et se moquent de la Minusca.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/Peuls-armés-2-.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Peuls armés 2

Bouar, le 19 mai 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

Il y’a près de deux semaines, les rebelles du groupe 3R du camerounais Siddiki avaient occupé de force la commune de Niem-Yelewa tuant au passage près d’une vingtaine des civils.

Depuis lors, rien n’a bougé et Niem-Yélewa est restée toujours occupée. Que s’est-il passé ?

19 morts, tous des civils, une cinquantaine des blessés et des centaines des déplacés, c’est le dernier bilan des attaques des rebelles du Peul camerounais Siddiki dans la commune de Niem-Yélewa le mardi 2 mai dernier.

En effet, après ce carnage du 3R les autorités préfectorales de la Nana-Mambéré avaient immédiatement procédé à une négociation avec le chef rebelle Siddiki pour la libération de la commune. Entre temps, la Minusca, à travers son contingent pakistanais stationné dans la région depuis plus de 2 ans, menaçait le groupe 3R d’une contre-offensive militaire d’une grande ampleur si ce dernier ne quitte pas la commune de Niem-Yélewa qu’il occupait. 48h de l’ultimatum expiré depuis une semaine, la Minusca semble ne pas tenir sa parole et les rebelles, quant à eux, se moquent de l’ultimatum de la Minusca et occupent jusqu’à ce matin du mercredi 17 mai.

Selon un soldat de la Minusca de Bouar que nous avons contacté, il est important de procéder d’abord aux négociations pacifiques avant d’envisager une option militaire. En d’autres termes, selon notre compréhension l’option offensive militaire contre les rebelles des 3R à Niem-Yélewa serait abandonnée, en tout cas pour l’instant.

Du côté des autorités préfectorales de la Nana-Mambéré, on nous confirme que les négociations continuent toujours avec le 3R. Tandis que dans la commune, la population se vide et les exactions des rebelles continuent sur ceux qui n’ont pas pu fuir à temps.

Abandonnés à son triste sort, les événements de Niem-Yélewa sont totalement oubliés au profit de ceux de Bangassou, Rafai et Bria…

Pour l’heure, aucune solution à la situation de Niem-Yélewa n’est en vue et les déplacés quant à eux continuent de moisir dans la forêt.

Selon les dernières nouvelles qu’on vient de recevoir, les rebelles du 3R annoncent à l’instant qu’ils vont quitter la commune de Niem-Yélewa entre le 26 et 30 mai prochain. Pendant ce temps, les déplacés de Niem-Yélewa qui sont actuellement à Bouar déplorent la non-assistance des ONG et du Gouvernement envers eux. Les enfants qui sont encore à l’école ne trouvent pas le chemin du cours depuis qu’ils sont venus à Bouar avec leurs parents depuis Niem.

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Centrafrique : Nicolas Tiangaye, Alexandre Nguendet et Crépin Mboligouba désormais la cible du régime de Touadera.

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Centrafrique : Nicolas Tiangaye, Alexandre Nguendet et Crépin Mboligouba désormais la cible du régime de Touadera.

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Les 3 leaders de l’opposition : messieurs Mbolingoumba, Tiangaye et Nguéndet. Crédit photo : Éric Ngaba. Copyright2017CNC.

 

Bangui 19 mai 2017.

Par Eric NGABA, CNC.

Rien ne va plus au sein de la classe politique centrafricaine depuis la recrudescence de violence qui refait surface dans une partie du territoire centrafricain. Le pouvoir en place voit derrière ce trouble le visage des caciques de l’opposition dans le pays. Ainsi, Me Nicolas Tiangaye du parti CRPS, Alexandre Nguendet du parti RPR et Crépin Mboligouba du parti PATRIE sont devenus la cible du régime du Professeur Faustin Archange Touadera.

C’est au cours d’une déclaration à la presse, ce 18 mai 2017, que le Porte-parole du Comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera, Didacien Kossimatchi accuse ces trois opposants politiques d’ennemis et de manipulateurs de troubles dans le pays. La situation qui prévaut en ce moment dans le Sud-est de la République Centrafricaine fait couler la salive au sein de la classe politique centrafricaine. Certains hommes politiques sont accusés par le régime de Touadera d’être dernières les groupes armés qui sèment les troubles dans le pays.

« A quel jeu jouent Nicolas Tiangaye, Alexandre Nguendet et Crépin Mboligouba, ceux-là même qui ont fait la pluie et le beau temps sous le régime sanguinaire de Djotodia qu’ils ont aidé à prendre le pouvoir, bien connus pour être la tête pensante de l’ex-seleka en appelant aujourd’hui à la constitution d’un front de l’opposition ? Le peuple n’est pas dupe et d’ailleurs ce peuple les a bien payés en monnaie de singe en les sanctionnant lors des dernières élections », a déclaré Didacien Kossimatchi, Porte-parole du Comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera.

Un an près l’investiture de Faustin Archange Touadera à la magistrature suprême de l’Etat, plusieurs principaux alliés se sont retirés et se sont basculés dans l’opposition. Il s’agit notamment de Me Nicolas Tiangaye du parti CRPS, Alexandre Ferdinand N’guendet du parti RPR et Crépin Mboligouba du parti PATRIE qui rejoignent le camp de l’opposition au coté d’Anicet Dologuelé, président du parti URCA. Tout d’un coup, ils sont accusés par le Comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera d’être des manipulateurs.

« Ces manipulateurs doivent être traduits en justice pour répondre de leur complicité dans la crise que le pays traverse. Ils veulent porter le coup de grâce à un peuple meurtri qui n’a que trop souffert et qui aspire désormais à la paix », a-ajouté Didacien Kossimatchi avant d’inviter la classe politique centrafricaine de se ressaisir et de faire preuve de patriotisme en se soudant face au péril national.

Par ailleurs, il leur demande d’apporter des propositions concrètes de sorties de crises pour la paix et l’unité nationale et la cohésion sociale.

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Centrafrique : 64 morts dans les événements de Bangassou, selon Cardinal Nzapalainga

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Centrafrique : 64 morts dans les événements de Bangassou, selon Cardinal Nzapalainga

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2033.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le cardinal Dieudonné Nzapalainga de retour de Bangassou. Crédit photo : Fred Krock. CopyrightCNC.
Le cardinal Dieudonné Nzapalainga de retour de Bangassou. Crédit photo : Fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 19 mai 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

De la tournée pastorale qui devrait le conduire à Bangassou du 8 au 18 mai courant, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a vécu, sinon intervenu en tant que leader religieux charismatique, dans la meurtrière crise sécuritaire sans précédent qu’à connue cette paisible ville du Sud-est, la semaine dernière. C’est finalement ce jeudi 18 mai que Nzapalainga a pu regagner Bangui. A l’aéroport, l’homme de Dieu s’est livré à la presse.

« Ce que nous pouvons retenir, c’est que samedi passé, il y a eu une attaque au niveau de Bangassou. C’est des jeunes appelés auto-défenses qui voudraient entrer dans la ville pour manifester leur colère. Malheureusement, il y a eu beaucoup de dégâts, beaucoup de morts. Avant de quitter Bangassou, il y a eu 64 morts comptés, une cinquantaine de blessés.

Très rapidement, nous avons décidé de commencer les négociations pour rencontrer les jeunes qui étaient en armes et qui étaient nombreux dans le quartier Tokoyo pour leur demander de quoi il s’agit et pourquoi ils ont pris les armes et surtout demander qu’ils déposent les armes et arrêter pour discuter. Cela n’a pas été facile puisque le combat a été déjà engagé depuis plus de 24 heures avant.

A la fin, nous avons réussi à rencontrer les leaders, ensemble avec eux le lendemain, nous avons pu obtenir le cessez-le-feu. Ils ont fait un communiqué à la radio locale pour appeler tous les combattants à déposer les armes, ce qui a été profitable pour nous et pour tous les humanitaires afin de soigner les blessés et préparer les ponts humanitaires.

Ensuite, avec ces leaders, nous avons rencontré les combattants dans les quartiers, afin qu’ils demandent à leurs éléments de déposer les armes, c’est ce qui a été fait. Au moment où je vous parle, il y a eu un calme relatif peut-être précaire, puisque la solution, nous ne l’avons pas encore. Tous les leaders, les responsables administratifs et militaires étaient conviés hier (mercredi) à une grande réunion parce qu’il fallait trouver une réponse à cette crise, et chacun a pu prendre conscience.

La particularité de la République centrafricaine, c’est que nous devons travailler ensemble puisque nous avons une pluralité de religions et de traditions. Cette terre appartient à tout le monde. Mais la guerre qui se déroule là-bas n’est pas une guerre interreligieuse. J’étais clair en disant qu’il n’y a aucun Pasteur, aucun Imam, aucun Prêtre à la tête de ce groupe armé. Nous avons demandé seulement l’arrêt des hostilités pour donner la chance à chaque communauté de repartir chez elle. Au moment où je vous parle, la communauté musulmane se retrouve encore au niveau de l’Eglise catholique, plus précisément au Petit Séminaire de Bangassou. Nous pensons que s’il n’y a pas rapidement des aides qui arrivent, ce sera très catastrophique parce que les gens sont partis très vite pour rejoindre ces lieux d’abri.

Je puis vous dire que les enseignements tirés au niveau de Bangassou, c’est qu’il n’y a que sept (7) gendarmes avec deux armes, c’est insignifiant pour une ville de 37 000 habitants. J’aurai la latitude d’en parler à qui de droit pour dire que le redéploiement de l’Etat passe par la présence des gendarmes, des policiers pour pouvoir sécuriser.

“Je puis vous dire également qu’an niveau de la Minusca, il y a eu des failles et des limites. J’ai pointé cela et j’ai commencé à en parler avec les responsables. Au moment où on a sorti la communauté musulmane pour les regrouper au niveau de la Mosquée, on les a abandonnés à leur triste sort pendant plusieurs heures. Je pense bien que c’était impossible de procéder de cette manière. Il faut qu’on protège toute la population centrafricaine et leurs biens aussi ».

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Centrafrique : Alexandre Ferdinand N’guendet très remonté contre l’actuelle politique de Touadéra

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Centrafrique : Alexandre Ferdinand N’guendet très remonté contre l’actuelle politique de Touadéra

 

 Monsieur Alexandre Ferdinand  Nguédet. CNC

 

Bangui, le 19/05/2017

Par : Herman THEMONA CNC,

Personne n’est prêt à oublier le déplacement volontaire et comploté des tueries dans la Ouaka en général et plus précisément à Bambari, Ippy et Yassine vers Agoudoumanga vers la Basse Kotto et le Mbomou. La réalité de la fin de la semaine dernière et celle du début de cette semaine a fait éclater la réalité et le complot de nos actuels dirigeants qui ne sont pas autre chose que les marionnettes des régiments tombés qu’ils ont d’ailleurs servi. Cela est su de tout le monde ce qui fait remonter certains fils du pays à l’exemple d’Alexandre Ferdinand N’guendet.

Quand Ali Darassa, l’homme de main de l’actuel pouvoir, devait quitter Bambari, là où il était très mal gommé par la population à cause de ses multiples massacres et lugubres agissements, les Centrafricains se demandaient si vraiment il allait être rapatrié chez lui au Nigéria où il est attendu de pied ferme pour être exécuté car élément de Boko-haram, ces djihadistes qui ne cessent de semer la désolation dans les familles centrafricaines.

La réalité est que des mains sournoises des caciques des régimes qui se sont succédés dans ce pays continuent de manipuler à leur guise tout un peuple meurtri et qui ne sait plus à quel saint se vouer. Là est véritablement la question que plus d’un Centrafricain se pose actuellement. Qui de Bozizé, qui de Touadéra, gouverne actuellement la Centrafrique. Pourquoi ce qui se passe dans le pays pour le malheur du peuple ?

Cette question, à force de ne pas trouver une réponse exacte et mathématicienne fait fâcher au point que certains dignes fils du pays à l’exemple d’Alexandre-Ferdinand N’guendet s’énervent et doigtent de manière accusatrice les comploteurs du malheur du peuple Centrafricain.

C’est ici qu’il faut rappeler que le lundi 15 mai 2017, l’ex Chef d’Etat de la transition, président du Conseil National de Transition, aujourd’hui à la touche comme s’il n’avait rien fait pour ce pays, très remonté, a tenu une conférence de presse, occasion qui lui a permis de cracher ses quatre vérités à l’endroit du gouvernement qu’il accuse de léthargie et de complicité sournoise dans toutes les tueries perpétrées contre les populations centrafricaines.

En quoi consiste le fondement du doigt qu’Alexandre Ferdinand N’guendet lève contre nos dirigeants actuels ? Lui-même les a circonscrits en 5 petits points assortis de propositions concrètes tels que Corbeau News les rappelle dans ces lignes :

  1. Sur le plan politique :

Première mesure : la tenue d’un dialogue politique inclusif, qui semble ne pas préoccuper les nouvelles autorités, est d’une urgence capitale. Par conséquent, nous invitons le Président de la République à proposer dans les plus brefs délais un agenda aux Chefs d’Etats de la CEEAC, et plus particulièrement le Président en exercice Son Excellence Ali Bongo-Ondimba, pour la tenue d’un tel dialogue au vu de l’extrême gravité de la situation.

La paix n’ayant pas de prix, quel que soit le nombre de dialogues politiques déjà organisés dans le passé, la tenue de celui-ci est rédhibitoire. Les actions conjuguées de l’Union Africaine (UA) sous l’impulsion de l’Angola et du Tchad et de l’ONG romaine Sant Egidio pour faire dialoguer les groupes armés confirment la nécessité de ce dialogue inclusif. Ce grand rendez-vous, pour sa réussite, ne devra faire l’économie d’aucun sujet tabou, y compris les questions touchant aux anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia. De même le respect des institutions prévues par la Constitution se devra d’être un principe inviolable. Au sortir de ce dialogue, le Président de la République sera amené à prendre des décisions courageuses tenant compte à la fois de la géopolitique des institutions et de la déroute totale du gouvernement actuelle qui a complètement échoué à dérouler la feuille de route que le peuple lui a confié.

  1. Sur le plan social :

Première mesure :considérant le climat tendu, électrique, délétère voire irrespirable avec une inflation galopante et incontrôlée, des grèves à répétitions contre tous les départements ministériels, un pouvoir d’achat des ménages centrafricains au plus bas, une situation sanitaire catastrophique sans commune mesure avec ce que le pays a connu depuis l’indépendance, un accès à l’eau potable chimérique et un grave problème de délestages endémiques et récurrents.

Constatant que six (6) mois après la table ronde de Bruxelles le gouvernement n’est toujours pas parvenu à trouver la solution pour mettre la main sur les 1400 milliards de FCFA promis par les amis de la Centrafrique.

Nous proposons au Chef de l’Etat de mettre sur pied une plateforme souple en faisant appel aux meilleures compétences, au niveau national et international, en matière d’expertise dans la maitrise des circuits des flux financiers internationaux afin de permettre le rapatriement au plus vitede cette enveloppe qui servira à la relance de l’économie nationale, au renforcement des capacités de l’Etat, à la consolidation de la paix et au raffermissement de notre jeune démocratie. Car plus nous tardons plus le risque de voir affecter cette somme à d’autres pays est grand

  1. Sur le plan sécuritaire :

Le Président américain Georges Washington avait coutume de dire qu’ « être prêt pour la guerre est le meilleur moyen de préserver la paix ». Or déjà les hordes de barbares, de mercenaires étrangers mus par l’appât du gain et la soif de verser le sang des innocents ont pris pied dans le pays en se répandant comme un essaim de criquet sur l’ensemble du territoire. Semant mort et désolation dans chaque rue, chaque quartier, chaque village, chaque commune, chaque ville, chaque préfecture et chaque région des 80% du territoire national aujourd’hui entre leurs mains. Mais nous nous demandons, comme l’ensemble des Centrafricains : à partir de quel stade ce régime mollasson qui ne fait que subir les évènements se décidera enfin à réagir ? Quand ces terroristes auront occupé 90, 95 voire 100% du pays ?

Nous voilà, malgré nous, obligés de réagir militairement contre ce principe fallacieux soutenu par ces mercenaires-terroristes étrangers qui posent que la force primerait sur le droit. Au nom de nos valeurs cardinales, de l’amour de notre patrie, de notre histoire, de notre héritage, de nos ancêtres, il serait tout simplement inconcevable de refuser ce défi. Et l’ampleur de l’attaque préméditée contre nous commande de faire recours immédiat à la force militaire.

Cette guerre contre la terreur commence par le mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass et son UPC qui sème la mort dans les préfectures martyrs de la Ouaka, de la Basse-Kotto, de la Haute-Kotto et maintenant du Mbomou et du Haut-Mbomou. Mais elle se poursuivra par la neutralisation du terroriste ougandais Joseph Kony et sa horde d’enfants-soldats opérant dans l’Est et le Sud-Est du pays et du boko-haramiste camerounais Siddiki Abass qui torture, viole, pille, tue nos frères et sœurs dans le grand Ouest du pays.

1ère mesure relative à la solidarité sous-régionale.

A la fin de la Transition, les Chefs d’Etat de la CEEAC avaient pris des engagements pour accueillir chacun un bataillon des forces armées centrafricaines (FACA) pour une remise à niveau accélérée de trois (3) mois afin de les renvoyer en RCA en tenue, formés, équipés avec toute sorte d’armement. Selon des sources dignes de foi en notre possession, ces Etats n’attendent des nouvelles autorités que la formulation d’une demande.

Conscients du déséquilibre ethnique et régional de notre armée qui compte 8434 hommes, nous proposons au ministère de la défense et au haut commandement militaire de procéder sans délais à un tri sélectif prenant en compte harmonieusement à la fois la provenance ethnique et l’origine communautaire. Pour mettre à la disposition de ces pays amis au moins 6000 hommes à raison de 600 hommes par pays membre de la CEEAC qui devraient au bout de trois (3) mois rendre opérationnels dix (10) bataillons prêts pour le combat de la liberté.

A cet effet, nous proposons au Président de la République de solliciter son homologue Son Excellence Ali Bongo-Ondimba, Président en exercice de la CEEAC,afin de convoquer une réunion extraordinaire des Chefs d’Etat pour renouveler notre demande en assistance militaire et la faisabilité des engagements pris.

Deuxième mesure. La MINUSCA n’a pas vocation à faire la guerre mais les derniers évènements lui impose de revoir sa copie par la mise en application sans complaisance de toutes résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies : 2121 (2013), 2127 (2013), 2134 (2014), 2149 (2014), 2181 (2014), 2196 (2014), 2212 (2015), 2217 (2015), 2272 (2016), 2281 (2016), 2301 (2016) et 2339 (2017)

  • Sur le plan de la vérité, justice, réparation et réconciliation

 

Première mesure :

L’arrestation immédiate et sans condition de l’ennemi public n°1 le mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass dont la présence sur le sol centrafricain augmente de plusieurs crans la tension dans les zones sous contrôle. La coalition de circonstance entre les Anti-Balakas et l’Ex-Coalition Séléka est la conséquence directe de l’action du mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass. Ainsi lui et ses 2000 mercenaires peuhls d’origine du Niger, 1000 mercenaire peuhls venus de la Mauritanie et autres mercenaires tchadiens hostiles au régime du Président Idris Déby Itno doivent être repérés, traqués, neutralisés et éradiqués jusqu’au dernier. C’est un combat sans merci que nous devons livrer contre les tenants du terrorisme. Cela nécessite de la part des autorités une détermination totale. C’est là notre première mesure en matière de sécurité nationale : l’anéantissement total de la peste qu’est l’UPC du mercenaire-terroriste Ali Darass. Priorité des priorités.

Le Chef de l’Etat a hérité d’une situation de guerre, il doit par conséquent se comporter en véritable chef de guerre. S’il continue avec sa philosophie de refus de la solution militaire, il continuera à compter les morts jusqu’à la fin de son mandat.

Ces mercenaires-terroristes ont scrupuleusement étudié nos forces de défense et de sécurité, nos tactiques, nos équipements, nos entrainements, notre organisation et nos dirigeants. Voilà pourquoi il convient de changer la donne politico-militaire par le réarmement, l’équipement, la refondation et le redéploiement effectif de nos forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national.

D’ores et déjà nous saluons tout le travail abattu par l’EUTM dans la formation du 1er bataillon sorti de ce programme de coopération militaire entre la RCA et l’Union Européenne (UE). Malheureusement ces braves soldats ne disposent pas de moyens matériels pour être pleinement opérationnels.

 

La nature a horreur du vide c’est pourquoi dans le cadre de cette réflexion collective nous souhaitons que les nouvelles autorités du pays de prendre en considération

Que Dieu bénisse la République centrafricaine et son peuple !

Voilà le travail de patriote que le peuple centrafricain souhaite et attend de ses membres dignes de ce nom. Et disons-le sans aucune crainte, seul N’guendet qui a su et avec dévouement et honnêteté diriger, du côté législature, la transition qui est aboutie au retour à l’ordre constitutionnel que Touadera et ses marionnette veulent replonger dans la sombre té et permettre à Bozizé qui a déjà tué dans sa région natale de l’ouham voire à Bangui avec les représailles très féroces et immesurées des actes des anti balaka, fait que depuis sa loge de Kampala en Ouganda, il tente d’importer dans la Basse-Kotto et le Mbomou. Le peuple n’est pas dupe. A bon entendeur salut.

 

 

Centrafrique : Lettre ouverte au Président Toadéra, Doctrouvé Euloge KOI fait des propositions

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Centrafrique : Lettre ouverte au Président Toadéra, Doctrouvé Euloge KOI fait des propositions

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Le Président Faustin Archange TOUADÉRA.

 

Bangui, le 18 Mai 2017.

NDLR: L’amateurisme et l’incompétence du Premier ministre et de ses ministres suscitent des réactions de certains compatriotes qui estiment qu’il est temps, pour le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra, de se séparer de son ami le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. Tel est le cas de Docteur Doctrouvé Euloge KOI, qui, dans une lettre ouverte adressée au président Touadéra, propose une nouvelle équipe gouvernementale de 28 ministres avec des noms à nommer à la tête de chaque département. Et si le président Touadéra ne fait qu’imprimer et signer la proposition du Docteur Doctrouvé Euloge KOI, ce dernier s’occupéra des villes, de la jeunesse, des sports et loisirs. Une chose est sûre, le travail de ce compatriote, dans l’autre cas, ouvre la voie à d’autres propositions pouvant stopper l’enfouissement de la Centrafrique. Lisez!!!

 

Par : Doctrouvé Euloge KOI, Personnalité politique

 A
Monsieur Faustin Archange TOUADERA,
Président de la République, Chef de l’État.
Objet: Lettre ouverte

Monsieur le Président,

Je me fais le devoir d’interpeller vote Haute Attention sur trois sujets importants.

Le premier concerne le comportement indécent de votre ministre des Mines, de l’énergie et de l’hydraulique dont les images indécentes, immorales et indignes circulent, depuis quelques mois, sur les réseaux sociaux, dans les journaux et tous les supports de communication, sans que vous ne bronchiez.

l est bien entendu que vous n’en êtes pas responsable, mais le fait de passer sous silence un tel scandale sexuel qui n’honore ni la République ni la fonction gouvernementale vous condamne.

Monsieur le Président de la République,

Quelle crédibilité les partenaires au développement de la République centrafricaine peuvent-ils accorder à un tel personnage ?

Ne pensez-vous pas qu’il est déraisonnable et irrationnel de maintenir au gouvernement une personnalité qui a commis des actes obscènes de nature à offenser la pudeur sociale, à outrager les mœurs et à baver la morale publique?

Que pensez-vous de ce que pensent les partenaires au sujet du maintien du ministre qui s’est honteusement rendu coupable du délit d’une révoltante impudicité ?

Dans ces conditions, j’en appelle à votre sens de responsabilité non seulement pour décharger M. Léopold Mboli Fatran de ses fonctions ministérielles, mais pour le traduire aussi en justice pour atteinte aux mœurs, délit prévu et puni par le Code pénal.

Je me réserve le droit d’en appeler au peuple centrafricain à manifester et à faire le sit-in devant le Ministère des Mines, l’Assemblée Nationale et le Palais de la Renaissance pour demander le départ du ministre pervers.

Le deuxième sujet porte sur l’incompétence et l’inefficacité notoires du gouvernement Sarandji.

Monsieur le Président de la République,

Tout en louant très respectueusement vos qualités intrinsèques reconnues et saluées par la communauté scientifique nationale et internationale de professeur agrégé en maths, je me permets de poser la question de savoir pourquoi résoudre la petite équation de limogeage de M. Mathieu Simplice Sarandji et du remaniement du gouvernement vous est si difficile ?

Monsieur le Président de la République,

La gestion d’un pays ne se fait pas par sentiment, encore moins avec amateurisme, car vous conduisez un navire, la République centrafricaine, qui transporte plus de cinq millions de vies humaines.

En voulant vaille que vaille sauver le fauteuil de M. Sarandji, vous courez le risque de faire chavirer le navire national et noyer ces millions d’âmes.

Le Premier ministre Sarandji a vraiment montré ses limites à conduire l’action gouvernementale. Vous en êtes conscient.

Beaucoup de ministres ignorent véritablement leur mission, manquent de compétences intellectuelles et managériales, ne possèdent aucune capacité d’analyse, de réflexion intelligente, de conception et de persuasion pour trouver des solutions idoines aux défis de développement intégral et engager des négociations fructueuses avec les partenaires.

Monsieur le Président de la République,

Lorsqu’on est appelé à servir l’État à un haut niveau de responsabilité, on doit exiger que la notion d’exemplarité s’applique à tous, faute de quoi, la médiocrité, l’insouciance, l’anarchie, l’incohérence, le clientélisme, le favoritisme, etc. feront le lit à la ruine d l’État.

Monsieur le Président de la République,

Quel sentiment de fierté, le peuple qui vous a porté au sommet de l’État, dans l’espoir que votre élection apporterait un nouvel horizon politique porteur d’espoir, de rupture et de changement quantitatif et qualitatif, peut-il avoir face à un gouvernement déstructuré, inefficace, déséquilibré et rempli de pervers et d’incompétents, enclins au clientélisme, au tribalisme et à la confusion entre leurs intérêts particuliers et l’intérêt public?

Dans ces conditions, je vous exhorte en votre qualité de Président de la République, garant des institutions et du bon fonctionnement du service public, à prendre des mesures qui s’imposent, celles de démettre M. Sarandji et de dissoudre le gouvernement.

Monsieur le Président de la République,

La construction d’une République émergente ne se fait pas de manière nonchalante, complaisante, déséquilibrée et tâtonnante.

C’est en étant ferme, en vous appuyant sur des motivations positives et des hommes qui ne font pas du griotisme et en impulsant une politique fondée sur l’idée que seul l’intérêt public doit guider l’action et l’engagement de l’État, peu importe, le courant politique ou l’appartenance ethnique, philosophique, religieuse ou culturelle de ceux qui sont appelés à le servir, que vous pourrez  relever le défi de développement de la Centrafrique pesant un vrai poids dans le concert des nations.

Le troisième et dernier sujet est relatif à la nomination d’un nouveau premier ministre que je souhaite vivement être une femme et la formation d’un nouveau gouvernement composé d’hommes et de femmes d’action et de combat, capables de faire naître une nouvelle République centrafricaine.

Monsieur le Président de la République,

Plus d’un demi-siècle après l’indépendance de la République centrafricaine, le pays est toujours à la traîne de tous les autres de la sous-région, non pas par manque de richesses et de ressources, mais vraisemblablement par manque de mauvaise utilisation des ressources humaines, pourtant nombreuses et très qualifiées.

Comme le poisson pourrit par la tête, il est loisible d’affirmer que lorsqu’on nomme à la tête d’un département ministériel une personnalité pourrie, elle finira bien par pourrir tous les membres du corps administratif dont il est la tête.

Monsieur le Président de la République,

Quelle fierté avez-vous lorsque vous  recevez vos homologues et vos hôtes  à l’aéroport qui ressemble à un aérodrome d’une ville provinciale d’un des pays voisins, au palais présidentiel délabré et décrépi, et dans votre résidence personnelle située dans un quartier difficile?

Que ressentez-vous lorsque vous vous rendez chez vos voisins?

Comment trouvez-vous leurs aéroports, universités, lycées, écoles primaires, hôpitaux, palais présidentiels couplés avec les résidences, avenues, boulevards, autoroutes, échangeurs,  chemins de fer, stades, immeubles du genre gratte-ciel, logements sociaux, sièges des ministères et des services publics, palais de la culture, palais des congrès, usines, monuments, espaces verts, etc.?

Réaliser toutes ces belles infrastructures d’architectures modernes est bien possible grâce à la volonté politique inébranlable des hommes et des femmes chargés d’animer, de manager et de mettre en musique les stratégies nécessaires.

Humblement, je vous propose la requalification des ministères et une liste de certains citoyens capables de diriger avec brio les charges de ministre de la République.

Il s’agit des personnalités dont voici les noms:

Au poste de Premier ministre, je propose Mme Béatrice EPAYE. Voilà une dame qui s’est toujours distinguée par le sens de l’État, du service public, de la moralité exemplaire et qui devait passer Présidente de la transition si les règles de candidature n’avaient pas exclu les membres du Conseil National de Transition.

Au rang des Ministres je propose les personnalités suivantes:

  1. Ministre du plan, de l’économie et de la coopération internationale, chargé des pôles de développement : M. Félix Moloua. Si je n’avais pas jeté mon dévolu sur une femme au poste de Premier ministre, c’est ce digne et infatigable commis de l’État que je devais proposer comme Premier ministre.
  2. Ministre de la défense, de la restructuration des armées et des anciens combattants, chargé du DDRR: Colonel Isidore Ngreppé. Un vaillant ressortissant de l’école de guerre de Paris.
  3. Ministre des finances, du budget et des comptes publics : M. Célestin Nanendji: je suis témoin du sens de responsabilité qu’a ce grand commis de l’État. Quand j’étais Directeur de Cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports, j’ai vu comment il a rejeté un dossier d’engagement des lignes budgétaires, signé par le ministre et le directeur des ressources au lieu du directeur de cabinet qui en est l’ordonnateur.
  4. Ministre de la Sécurité publique, de l’Emigration-Immigration et de la Protection civile : M. Alfred Service. Un jeune colonel vaillant, courageux et dévoué pour la cause nationale
  5. Ministre de l’Administration du territoire, de la décentralisation et de la gouvernance locale : M. Jean Serge Bokassa. Un homme imbu de la fierté nationale, travaille avec minutie et soucieux des résultats.
  6. Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger : Mme Marie Reine Hassen, ancienne ministre des Pôles de développement, ancien ambassadeur de la RCA au Seneca
  7. Ministre de la Justice, des droits de l’homme, garde des Sceaux : M.Flavien Mbata. Il fait bien son travail.
  8. Ministre des Mines et de la Géologie : M. Marius Ngbatouka: grand ingénieur ressortissant de l’école supérieure des mines de Niamey, diplômé de 3eme cycle.
  9. Ministre de l’Énergie, de l’Hydraulique, et du Développement des énergies renouvelables : M. Samuel Rangba. Vaillant commis de l’État, ancien DG de la sodeca, ancien DG du protocole d’État, ancien Directeur de Cabinet du ministre des Affaires étrangères, ancien ministre des Affaires étrangères et actuel juge au tribunal administratif.
  10. Ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural : M. Yerima Youssoufa Mandjo, actuel ministre de l’Elevage qui fait un travail très appréciable
  11. Ministre de l’Elevage et de la Santé animale : M. Mahamat Sallet, ingénieur de formation, cet ancien secrétaire général de la fnec, actuel DG du fonds de développement agro-pastoral, devait logiquement être nommé à ce poste depuis longtemps
  12. Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation : M. Gaétan Moloto Kenguembat. Docteur en science, ancien conseiller national, ancien recteur par intérim de l’Université de Bangui.
  13. Ministre des Enseignements Primaire, Secondaires général, technique et professionnel : M. Michel Loudegué, éminent professeur de biologie
  14. Ministre de l’Alphabétisation et de l’Education de base : Mme Habiba Kambiri, Maîtrise en économie, ancienne conseillère nationale de transition.
  15. Ministre de la Santé et de la prévention médicale : Pr Nestor Mamadou Nali, brillant professeur agrégé en médecine qu’on ne présente plus
  16. Ministre de l’Action sociale et de la Famille, chargé de l’économie solidaire et de la micro finance : Mme Marguerite Ramadan, conseillère audit ministère
  17. Ministre des Infrastructures, des Transports, de l’aviation civile et du Désenclavement : M. Yvon Kamach, Président Directeur général du groupe Kamach, Titulaire d’un doctorat professionnel,  un jeune dynamique et travailleur
  18. Ministre de la Ville, de la Jeunesse, des Sports et Loisirs : M. Doctrouvé Euloge Koï, docteur en science politique, ancien directeur de cabinet audit ministère, sens de rigueur, de responsabilité et d’initiatives
  19. Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État : M. Moukadas Noure, actuel ministre de l’Éducation nationale
  20. Ministre du Travail, de l’Emploi et de la sécurité sociale : Mme Virginie Mokandji, Chargée de mission au ministère des Affaires sociales
  21. Ministre des Postes et Télécommunications et de l’Économie numérique : M. Serge Etiennovitch Boda, ingénieur studieux en informatique, ressortissant de l’Université de Sahel au Sénégal, actuel Directeur du système d’information à la société Moov.
  22. Ministre du renouveau urbain, de l’habitat et du logement social, Mme Arlette Sombo Dibele, brillante avocate, actuelle ministre de l’environnement
  23. Ministre de l’Environnement et de l’Économie forestière et fluviale : M. Ralph, actuel Directeur général de l’environnement audit ministère
  24. Ministre de la Communication et de l’Information : Mme Sylvie Panika, journaliste, actuelle Directrice de la radio ndekeluka
  25. Ministre de la Promotion du Tourisme, des arts et de la culture : Mme Georgette Dacko, titulaire d’un DESS, ancienne chargée de mission audit ministère
  26. Ministre du Commerce et de l’Industrie : M. Côme Hassan, actuel ministre du Commerce qui fait bien son travail
  27. Ministre de la Promotion des investissements et des partenariats économiques : Mme Virginie Mbaikoua, actuelle ministre des Affaires sociales
  28. Ministre Secrétaire général du gouvernement, chargé des relations avec les institutions et du suivi évaluation des politiques publiques : Mme Léa Mboua née koyassoum Doumta, ancienne vice-présidente du Conseil National de Transition.

Telle est la teneur du message que j’ai le respectueux honneur d’adresser à la très Haute Attention de Votre Excellence.

Doctrouvé Euloge KOI

Personnalité politique

Professeur de sciences politiques

Ancien Directeur de cabinet.

CENTRAFRIQUE : CORBEAU NEW A FRAPPÉ A JUSTE TITRE DANS LA FOUMILLERE DE MONSIEUR ADOUMA

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CENTRAFRIQUE : CORBEAU NEW A FRAPPÉ A JUSTE TITRE DANS LA FOUMILLERE DE MONSIEUR ADOUMA

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00661.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Immeuble SOCATEL à Bangui. Crédit Photo : mapio.net
Immeuble SOCATEL à Bangui. Crédit Photo : mapio.net

 

Bangui, le 18/05/2017

 Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Qui aurait pensé qu’un simple article alerte allait faire éclater et rendre visible le véritable climat de mauvaise gouvernance, d’enquiquinement et surtout de mortel haine qui règne parmi certains hauts responsables de la socatel, cette socatel entretemps joli joyau des centrafricains et qui, à ce jour n’est   plus que son ombre.

Dans l’article « Raymond ADOUMA, un manipulateur, colporteur bombardé à la socatel » paru le 13 mai dernier sur notre site, il était question d’attirer l’attention du Directeur des Affaires administratives et financières sur ses agissements non favorables pour le relèvement de cette société centrafricaine de téléphonie, unique pour le compte de la Centrafrique, mais dont l’état très avancé d’agonie ne profite aujourd’hui qu’aux sociétés étrangères de téléphonie mobile qui ne cessent de rançonner la population . Sieur Adouma, comme dans ses habitudes et sous un pseudo droit de réponse, s’en est vivement pris à Bruno Gréla-Mpoko, Directeur général, qui, pourtant n’est rien dans la rédaction de cet article.

De quel droit, même Adouma se permet-il de sonner sauvagement son DG dans ce qu’il appelle droit de réponse. Est-ce un véritable acte d’insubordination ? D’un simple Directeur et d’un Directeur général, qui commande qui ? Adouma seul peut répondre à cette question selon les principes qui sont les siens, mais qu’ignorent le reste des intellectuels du monde.

Adouma se gaussent d’avoir étudié en France, c’est-à-dire doté de pleine capacités à résoudre, même avec un brin de  bâton, tous les problèmes de la socatel dont il est lui-même un des cadres. Mais n’a-t-il pas été DG de cette société  à l’époque? Comment se fait-il qu’il n’a pas pu mettre un ordre significatif et durable dans la gestion de la socatel ? Est-ce seulement aujourd’hui qu’il prend à cœur de régler les problèmes de la socatel en sa qualité de DAF ? Pourquoi s’acharner avec tant de vigueur sur Gréla-Mpoko qui, en bon et soucieux fils du pays peine à trouver des solutions idoines aux problèmes de la socatel.

Il n’y a jamais de fumée sans feu. Adouma ne pourrait s’insurger ainsi contre son patron s’il n’avait de parapluie atomique quelque part. De sources concordantes, le ministre des postes et télécommunications, chargé des nouvelles technologies Gourna-Nzacko l’escroc et un certain président du conseil d’administration de la socatel Panzet-SEBAS seraient les puissantes mains sous l’ombres desquelles Adouma s’agite avec fracas. Les agissements de ce monsieur ne concernent pas seulement son DG, mais malheureusement presque tout le personnel qu’il enquiquine à tout bout de champ. En témoigne cette correspondance que lui a adressée son Directeur Technique pour dénoncer d’abord ses négligences en ce qui concerne l’entretien des équipements et lui signifier par la même occasion la séparation des rôles au sein de la socatel.

Voilà un cas concret de la fourberie d’Adouma qui cherche à les faire porter par des personnalités honnêtes qui se dévoue pour la cause de la socatel.

Non seulement Adouma s’acharne sur ceux-là qui se battent pour que socatel revive, il s’emploie avec ruse et tactique à monter le personnel qui souffrent déjà de plus de 41 mois d’arriérés de salaires à la grève. Ce que beaucoup d’entre eux ont bien compris car l’ayant déjà connu sous ces agissements, se refusent de le suivre de peur de saborder leur légitime revendication.

On n’en finira jamais de parler d’Adouma et de ses habituelles manigances et tromperies pour toujours tirer le drap vers lui.   Affaires à suivre.

 

Courrier administratif du DT au DAF de la Socatel