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RCA : l’ancien Président François Bozizé ainsi que ses enfants , sans oublier monsieur Maxime Mokome sont radiés de l’armée

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L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments. 

Bangui, République centrafricaine, samedi 13 février 2021, 23:44:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le décret de radiation de l’armée de l’ancien Président François Bozizé  et ses enfants ainsi que monsieur Maxime Mokome, l’ancien ministre du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) et autres militaires en rébellion  ou impliqué a été diffusé à la radio nationale par le porte-parole de la présidence, Albert Yaloké. Un signal fort du chef de l’État à l’endroit de l’ancien Président   et ses amis de la coalition des patriotes pour le changement qu’il y’aura pas d’un dialogue comme l’a recommandé les chefs d’État et du gouvernement lors de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs  le 29 janvier dernier en Angola.

 

Selon le décret lu ce vendredi 12 février à la radio nationale, l’ancien Président François Bozizé et ses deux enfants ainsi que l’ex-ministre du DDRR Maxime Mokome sont définitivement radiés de l’armée nationale. Motifs évoqués : atteinte à la sureté de l’État,  association des malfaiteurs et  appartenance à la rébellion de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Ancien auxiliaire de la police nationale, puis intégré dans la fonction publique au grade du commissaire de police par le ministre Jean-Serge Bokassa, Monsieur Maxime Mokome, ex-chef milicien Anti-Balaka  avait été nommé ministre du DDRR (désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement) dans le gouvernement « d’union nationale » du Premier ministre Firmin NGRÉBADA après la signature de l’accord de paix de Khartoum le 06 février 2019.

En fonction au moment de sa fuite vers Bossangoa il y’a près de deux mois, le ministre Maxime Mokome et son chargé de mission, Monsieur Igor Lamaka, ex-porte-parole de la milice Anti-Balaka, sont désormais accusés formellement par le gouvernement d’être complices de l’ancien Président François Bozizé, qui, à son tour, accusé d’être l’auteur de trouble postélectoral qui secoue actuellement le pays.

Soutenu par ses deux enfants, à savoir Francis Bozizé, l’ancien ministre, et Rodrigue Bozizé, capitaine de la gendarmerie, ainsi que d’autres militaires de l’armée nationale, l’ancien Président François Bozizé est rentré au maquis au mois de novembre après l’invalidation de sa candidature à la présidentielle du 27 décembre dernier  par la Cour constitutionnelle  . Il a ouvertement soutenu une coalition des rebelles dénommée CPC, créée le 17 décembre 2020 qui réunit sept groupes armés du pays engagé dans des hostilités contre le pouvoir du Président Faustin Archange TOUADERA.

Le 13 janvier 2021, le CPC a mené une offensive contre les positions des forces de l’ordre dans la périphérie de la capitale. Celle-ci avait été repoussée par les forces loyalistes, suscitant la colère du pouvoir qui se met résolument à sanctionner les présumés auteurs de ces violences, allant jusqu’à les radier de l’armée nationale.

Le vendredi 29 janvier 2021, les chefs d’État de la région des Grands Lacs, lors de leur dernière conférence qui s’est tenue en Angola,  ont condamné les exactions commises et renouvelé leur engagement à privilégier le dialogue et la concertation pour sortir le pays de la crise actuelle.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : L’OIM lance le projet d’amélioration de la résilience des communautés marginalisées dans la région de l’Ouham-pendé

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De gauche à droite le chef de la mission par intérim de l’OIM-RCA , Kamara Mohamed et le chargé de communication Léo Torréton. Copyright CNC Jefferson
Cyrille YAPENDE.

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 13 février  2020, 05:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et ses partenaires lancent le projet d’amélioration de la résilience des communautés marginalisées dans les régions de l’Ouham-pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

L’annonce officielle du lancement de ce projet a été faite ce vendredi 12 février 2021 à Bangui par Kamara Mohamed, chef de mission par intérim de l’OIM-RCA.

Ce projet financé par l’Agence de Coopération Internationale Coréenne (KOICA), vise à renforcer un appui aux autorités locales et administratives, aux organisations de la société civile, aux comités locaux et les membres des différentes communautés de cette contrée de la Centrafrique.

Pour la réalisation de ce projet, trois sous-préfectures de l’Ouham-pendé : Paoua, Bozoum et Bocaranga seront ainsi couvertes par les multiples actions visant à améliorer la résilience des communautés marginalisées. Et ceci, grâce à une approche participative qui selon l’OIM rassemblera les autorités locales, les ministères compétents et les communautés pour rétablir les services de base et l’autonomisation économique des jeunes.

Kamara-Mohamed, Chef de mission par intérim de l’OIM-RCA a justifié ce projet comme un moyen permettant de renforcer la responsabilité du système administratif politique, appuyer l’autonomisation économique pour l’égalité des genres et aussi fédérer les énergies pour mobiliser les citoyens et les politiques au niveau régional.

« L’OIM est convaincue que les avancées en faveur de l’autonomisation des jeunes, en particulier en République centrafricaine constituent un levier déterminant pour des sociétés justes et durables. Ces avancées ne pourront que s’il existe une société civile diversifiée, robuste et capable de conduire des actions collectives »a rassuré le chef de mission par intérim.

Par ailleurs, l’OIM a déjà réalisé à travers ce projet plusieurs activités entre autres, la présentation du projet aux autorités locales et administratives des trois (3) sous-préfectures ; la mission d’évaluation et de ciblage des zones du projet durant laquelle 988 personnes dont 457 femmes ont été enquêtées et l’identification de 1500 bénéficiaires et le profilage de 885 bénéficiaires dont 440 femmes et 445 hommes sur l’ensemble des 2 000 bénéficiaires dudit projet.

Le projet qui, normalement devrait débuter en 2019 pour s’achever au courant de l’année 2022, a pris du retard  à cause de la pandémie du COVID-19 qui n’a pas épargné la République centrafricaine, et aussi la situation dégradante de la sécurité dans le pays. Le coût total de ce projet s’élève à 4,65 millions de dollars.

  

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tel : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

  

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LES NÉGOCIATIONS AMBIGUËS DE LA DIPLOMATIE SOUS RÉGIONALE AU CŒUR D’UN DIALOGUE POLITIQUE SANS NATURE NI FORMAT. 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 février 2021, 21:49:54 ( Corbeaunews-centrafrique ). Au demeurant de la longue et historique crise politique centrafricaine, les autorités légitimes issues des élections groupées du 30 mars 2016 ont pris unilatéralement l’initiative de négocier exclusivement avec les groupes armés devenus par le succès forcé de l’événement un partenaire incontournable du quinquennat. L’on se souvient encore de la rencontre de Lyon en 2019 avec la diaspora centrafricaine où le chef de l’état était tellement confiant aux termes de l’accord de Khartoum qu’il a déclaré que si c’était à refaire, il allait le faire.

 

La cohabitation avec les groupes armés non conventionnels qui ne respectent pas leurs engagements à grippé le processus électoral et le président de la république a été réélu aux forceps nonobstant des manquements graves et multiples à la législation électorale.

En conséquence de ce qui précède, les partis politiques qui représentent l’ossature de l’opposition démocratique ont rejeté unanimement les résultats des élections proclamés par la cour constitutionnelle qu’ils accusent d’être inféodée au simulacre. Dans les mêmes circonstances de temps, les groupes armés non conventionnels réunis dans une nouvelle coalition encadrée par l’ancien président Bozizé s’inscrivent dans la même logique et réclament comme les partis politiques l’annulation des élections et la tenue d’une concertation nationale. Le pouvoir de Bangui voulant s’entêter a précipitamment cédé sous de multiples pressions sur le principe du dialogue politique. C’est ainsi que dans son discours du 6 février marquant la deuxième anniversaire de l’accord de Khartoum, le chef de l’état a officiellement annoncé la tenue d’une concertation politique avec les forces vives de la nation sans déterminer les termes de référence afin d’enclencher le processus de dégel de la crise politique.

Dès lors, beaucoup de fanatiques et surtout ceux qui se réclament centrafricains que d’autres se focalisent sur le personnage hybride de Bozizé sans connaître la définition étymologique, le contexte et l’aboutissement d’un dialogue politique.

A l’origine, le concept lexical de « dialogue politique » désigne un générique médiatique pour désigner simplement une négociation entre les parties en conflit. Ainsi, lors d’une guerre ou d’un malentendu politique, deux (2) ou plusieurs groupes qui ont une vision et compréhension différente du problème discutent pour aboutir à un solution politique consensuelle autrement appelée compromis. Ce compromis est ainsi revêtu d’une force légale qui s’impose à l’architecture juridique nationale pour le bien être du peuple.

Parallèlement à l’annonce du président de la république sur la tenue d’un dialogue inter-centrafricains, les émissaires des chefs d’état de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) sans avisés les autorités centrafricaines rencontrent une délégation des groupes armés sur le territoire tchadien avec un ordre du jour non connu à ce jour alors que nul n’ignore que « ce qui se fait sans nous est toujours contre nous »…ce comportement ambigu sans dépasser le seuil du tolérable s’apparente à une ingérence portant atteinte à la souveraineté de notre chère nation.

Choqué par cette démarche mafieuse, le citoyen lambda s’interroge :

Quelles sont les véritables attentes ou les objectifs recherchés de ce dialogue politique ? Ce dialogue politique se tiendra où et quand ? Ce dialogue sera encadré par quel organisme qui nous promettra un gage d’impartialité et de neutralité ? Quelles seront les participants concernés par le dialogue ? Le caractère inclusif du dialogue concerne t-il aussi les groupes armés ? Sinon, la capacité de nuisance de la coalition des forces négatives ne sera pas un obstacle au résultat escompté et à l’efficacité du dialogue politique ?

Par ailleurs, pourquoi et pour quels intérêts les émissaires de la CEEAC ont organisé une rencontre mafieuse avec les groupes armés et surtout à l’insu des autorités centrafricaines ? Enfin, ce dialogue politique tant souhaité va t-il respecter l’esprit et la lettre du forum de Bangui de 2015 ?

Au delà de toutes considérations politiques et politiciennes, il apparaît important de souligner que par principe nous ne partageons pas l’idée de dialoguer ou de négocier avec les fossoyeurs de la république mais il y’a des circonstances qui imposent la sauvegarde des intérêts supérieurs de la nation d’où la nécessité de pactiser avec le diable sans amnistie ni impunité. Nous sommes sans ignorer que le but recherché du dialogue politique n’est pas de gérer les conséquences de la crise mais d’extirper les causes profondes afin de pérenniser la paix facteur de tout processus de développement.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 12 février 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA :  Du diagnostic à la thérapie, l’an II de Khartoum à peine voilé ?

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 21:57:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). S’il est un détail important qui aurait échappé aux commentateurs de l’actualité centrafricaine, c’est surement le diagnostic de la mise en œuvre de l’accord de Khartoum fait par le Président Touadéra qui n’a pas permis de proposer la thérapie conséquente à ce mal dont souffrent les centrafricains.

 

Finalement, pour peu d’honneur que l’on pourrait donner à la ligne politique des autorités centrafricaines, la célébration du deuxième anniversaire de l’accord dit de Khartoum avait bien eu lieu ce 06 Février 2021 ; du moins quelques chefs rebelles loyaux ont promis de croire à la logique de Khartoum ; ca rassure et Monsieur Touadéra y met sa foi.

Deux après, au lieu de la dissolution pure et simple des groupes armés, l’on a assisté plutôt à une alliance contre nature entre ceux qui se regardaient jadis en « chiens de faïence ». Cependant, le Chef de l’Etat aussi bien que son Premier-ministre crie au satisfécit, ignorant que Khartoum a été tout sauf un accord.

Non ! Il ne faut pas perdre de vue que le Chef de l’Etat centrafricain avait fait le mini-diagnostic de l’APPR/RCA ; des chefs rebelles nommés aux hautes fonctions de la République ; le Désarmement des groupes armés amorcé, les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité mises en place ; bref, Touadéra a dit avoir fait sa part de job face à la roublardise de des ex-partenaires. Mais est ce que cette litanie de réalisations gouvernementales permet-elle de soigner le mal dont le souffre le pays ?

Vigoureusement, encore non ! De nombreux enjeux se sont invités dans l’accord politique de Khartoum, le deal n’a pas marché et on est retourné à la case de départ. La vraie question à laquelle le dirigeant centrafricain devrait y répondre, c’est plutôt que faire pour permettre de rectifier les tirs ?

Pourtant, curieusement, le Chef de l’Etat laisse entendre que sa main reste encore tendue pour permettre aux rebelles de revenir dans l’accord ? Cette fois, ca tombe net, puisque tel un diacre, le prince de Bangui attendrait-il les chefs rebelles habitués aux millions russes revenir dans cet accord. Dingue n’est-ce pas ? Car, revenir dans la République pour ces groupes armés, ce serait donc dire à un scorpion de ne point piquer, connaissant bien sa nature. Il se passe de choses curieuses sous nos cieux !

A ce niveau, les lecteurs impatients nous demanderont, que proposons-nous dans ce cas de figure pour permettre de redresser le pays et rétablir la sécurité ? La réponse est simple et c’est ce que le Chef de l’Etat centrafricain semble avoir déjà trouvé.

Il faut ouvrir sincèrement le dialogue avec les forces vives de la nation, car cette guerre que nous annoncions ne se gagnera pas sans les forces politiques du pays. Si nous sommes en guerre, ce n’est pas seulement contre le fauteuil de Touadéra, c’est bien contre la stabilité des institutions de la République ; une raison de plus de mobiliser toutes les forces de la République pour gagner.

Mais, est-ce que le rassemblement de toutes les forces politiques permettra-t-elle de gagner la guerre par coups de bâton magique ? C’est à cela qu’il faut à nos autorités se poser, s’entourer de gens compétents, relancer la machine diplomatique, plaider pour la levée totale de l’embargo, cesser de faire tous compromis parallèles avec les forces rebelles, définir une nouvelle politique sécuritaire adaptée à notre contexte afin de mettre hors d’état de nuire les rebelles sans foi, ni loi.

Touadéra saura-t-il engager le nécessaire et sincère dialogue pour sauver son pays ? Tel un bateau, l’homme du 30 Mars a donc le gouvernail quitte à lui de sauver ce qui est possible pour notre survie.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

des ressortissants chinois interpellés avec 140 millions de Fcfa de lingot d’or

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Contrebande : des ressortissants chinois interpellés avec 140 millions de Fcfa de lingot d’or

Bangui ( République centrafricaine ) – Les prises s’enchaînent pour les douanes camerounaises. La prouesse émane du Bureau principal des douanes hors classe de Garoua Boulai. Ce poste douane placé sous le commandement de Médard Feko, Chef de Bureau, a intercepté un important stock d’or illicite: 8 lingots au total: «une saisie exceptionnelle», d’après le Chef de Bureau principal. C’est lors d’une fouille minutieuse de bagages que la curieuse cargaison a été découverte. Transportée par un opérateur économique de nationalité chinoise, réfugié au Cameroun et en provenance de la République centrafricaine. Les faits rendus publics seulement ce 10 février 2021 par les douanes camerounaises, se sont déroulés en réalité le 28 janvier 2021. D’après les responsables des douanes camerounaises de Garoua Boulai, le stock de lingot d’or saisi est approximativement évalué à 140 millions de FCFA.

De mémoire de saisies douanières, la prise de Garoua Boulai n’est pas inédite. Le 3 août 2019, une importante cargaison en provenance, une fois de plus, de la Région de l’Est, avait été stoppée net par les douanes camerounaises à l’aéroport international de Douala. Alors que ses détenteurs s’apprêtaient à prendre la destination de la Chine et des Emirats Arabes Unis, munis de la cargaison évaluée à 1,5 milliard de FCFA. 60 kilogrammes d’or au total. L’affaire avait provoqué un quasi-incident diplomatique entre le Cameroun et l’Éthiopie, dont la compagnie aérienne, Éthiopian Airlines, était impliquée. Il aura fallu un grand sens de la négociation de S.E Michael Muguleta Zewdie, l’Ambassadeur d’Éthiopie au Cameroun avec résidence à Abidjan, ainsi qu’une pondération diplomatique du ministre des Finances Louis Paul Motaze pour faire retomber la tension. 20,266 kilogrammes d’or de contrebande avaient par la suite été interceptés à l’aéroport international de Douala, le 27 octobre 2020. Soit 38 lingots d’une valeur de plus de 650 millions de FCFA. De sources douanières, la suite de la procédure prévoit soit le paiement de 10% de la valeur du colis, le pourcentage compromis ou une pénalité au Trésor public camerounais. Mais le stock d’or peut être également confisqué provisoirement pour besoin d’enquêtes ou rétrocédé à la Rca, ajoute une source. /////////////.

A la faveur de la crise en République centrafricaine, plusieurs centaines de réfugiés en provenance de ce pays voisin du Cameroun ont franchi les villes de Garoua Boulai, Kentzou ou Mbaiboum. Dont des opérateurs économiques chinois. Dans le même ordre, la Brigade mobile de Bonaberi, dans l’Arrondissement de Douala 4ème, a procédé ce 11 février 2021 à la saisie de 114 casiers de produits Guinness de contrebande en provenance du Nigeria. «La cargaison n’était couverte par aucun document de douane», apprendra-t-on d’un responsable de cette unité douanière. En 2020, dans le cadre de l’opération Halte au commerce illicite (Halcomi), les douanes camerounaises ont saisi des marchandises de contrebande d’une valeur de 10 milliards de FCFA. La contrebande et le trafic illicite de marchandises font perdre annuellement, indiquent les douanes camerounaises, plus de 200 milliards de FCFA. Le Nigeria demeure le principal point de départ de la contrebande et du commerce illicite, alors que la ville de Douala constitue la plaque tournante commerciale de ces produits: pièces d’étoffe, vins et spiritueux, explosifs, drogues, véhicules, téléphones portables, écailles de pangolin, huiles végétales, carburant frelaté etc….

— Fin de l’article —

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le HCR plaide pour un meilleur accès humanitaire alors que les déplacements de population s’intensifient

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RCA : le HCR plaide pour un meilleur accès humanitaire alors que les déplacements de population s’intensifient

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 107.000 Centrafricains ont franchi les frontières du pays pour se réfugier dans les pays voisins. La majorité d’entre eux s’est retrouvée en République démocratique du Congo (RDC), qui a accueilli plus de 92.000 réfugiés, suivi du Tchad (6.726), du Cameroun (5730) et de la République du Congo (2.984).

De son côté, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires(OCHA) estime que plus de 100.000 personnes ont été déplacées à l’intérieur de la RCA depuis le début de la crise en décembre. /////////////.

« La plupart vivent dans des conditions déplorables dans la brousse par crainte de nouvelles attaques contre leurs villages », a déclaré Boris Cheshirkov, porte-parole du HCR./////////////.

Des cas d’arrestation arbitraire, de détention illégale, de torture/////////////.

Cela porte le nombre total de Centrafricains déplacés dans leur pays et dans la région à plus de 1,5 million. Il s’agit du près d’un tiers de la population totale du pays, qui s’élève à 4,8 millions d’habitants. /////////////.

Sur le terrain, les équipes du HCR ont fait état « de violations récurrentes des principes humanitaires sur les sites de déplacés ». /////////////.

D’une manière générale, l’agence onusienne continue de recevoir des rapports faisant état de graves violations des droits humains, notamment des cas d’arrestation arbitraire, de détention illégale, de torture. Le HCR signale aussi des cas d’extorsion, de vol à main armée, d’agression, de restriction de mouvement, d’expropriation et de pillage. /////////////.

« Les violences sexuelles – y compris contre de jeunes enfants – sont en augmentation en raison de l’insécurité régnante qui engendre un climat de non-droit et d’impunité », a ajouté M. Cheshirkov. /////////////.

Par ailleurs, les organismes humanitaires redoutent déjà les conséquences de la multiplication des attaques contre les travailleurs humanitaires et le blocage des principales voies d’approvisionnement. /////////////.

La flambée des prix peut atteindre 240% pour les aliments de base importés/////////////.

Une telle situation entrave la capacité du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et d’autres organisations humanitaires à venir en aide aux Centrafricains déplacés à l’intérieur du pays. /////////////.

D’autant plus que la situation humanitaire sur le terrain s’est détériorée, aggravant les souffrances d’une population déjà vulnérable. Des organisations humanitaires ont été prises pour cible et ont vu leurs bureaux pillés et leurs véhicules volés. /////////////.

Selon l’OCHA, 66 incidents de ce type se sont produits en janvier, le nombre le plus élevé jamais enregistré en un mois en RCA. /////////////.

« En décembre 2020, un travailleur humanitaire a été tué et cinq autres blessés », a dit à la presse le porte-parole du HCR./////////////.

Plus largement, les affrontements, les opérations militaires et les barrages le long de la route principale reliant la RCA au Cameroun empêchent la livraison des marchandises et provoquent « une flambée des prix dans les zones touchées qui peut atteindre 240% pour les aliments de base importés et jusqu’à 44% pour les produits locaux ». /////////////.

Le HCR est venu en aide à 740 foyers à Bouar/////////////.

« Cela a également un impact sur l’acheminement de l’aide humanitaire depuis la capitale, Bangui, avec des conséquences désastreuses pour les personnes qui ont des besoins urgents en nourriture, en soins de santé, en eau et assainissement,en articles ménagers essentiels et en abris », a fait valoir M. Cheshirkov. /////////////.

Malgré toutes ces difficultés, l’agence onusienne travaille en étroite collaboration avec les autorités nationales, ses partenaires humanitaires et la mission de maintien de la paix des Nations Unies (Minusca) pour continuer à distribuer des articles de première nécessité sur les sites accessibles. La semaine dernière, le HCR a pu approvisionner quelque 4.600 personnes réparties dans 740 foyers à Bouar, une ville située à 450 kilomètres de Bangui. /////////////.

Le HCR lance un appel pour qu’un meilleur accès humanitaire et en faveur d’un véritable dialogue pour apaiser les tensions. /////////////.

« Nous réitérons notre appel pour un soutien durable et solide de la communauté internationale afin de garantir la reprise d’une réponse humanitaire adéquate et de renforcer les perspectives de solutions », a insisté M. Cheshirkov.

— Fin de l’article —
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RCA : une patrouille des soldats FACA tombée dans une embuscade des rebelles du CPC à gallo

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-Bambari-450×338.jpg” alt=”Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021″ width=”450″ height=”338″ />

 

Bouar, République centrafricaine, vendredi, 12 février 2021, 09:53:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un convoi d’une vingtaine des véhicules a quitté ce vendredi matin la ville frontalière de Garoua – Boulaï pour venir à Bangui. Cependant, un affrontement entre les rebelles du CPC et les forces loyalistes a été signalé sur l’itinéraire du convoi, au niveau de falaise Garga, bloquant le convoi à Baboua. À une centaine de kilomètres de Bouar.

 

 

Selon des sources locales, le déplacement de ce convoi des vingt véhicules conteneurs a été facilité par l’arrivée jeudi 11 février 2021 des soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais dans  les localités de Béloko et cantonnier, à la frontière avec le Cameroun.

Cependant, de l’affrontement entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement et les forces gouvernementales  sur l’itinéraire du convoi, précisément dans les falaises de Garga, non loin de la ville de gallo, située à 65 kilomètres de Béloko sur l’axe Bouar.

Pour l’heure, la situation est calme après le survol des hélicoptères russes dans la localité, et tous les véhicules du convoi sont bloqués à Baboua.

Jointe au téléphone, une source locale parle  d’une patrouille des soldats FACA qui serait tombée dans une embuscade des rebelles.

Affaire à suivre.

 

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : manifestation à Bangui devant le siège de la CEEAC pour dire non au dialogue avec les groupes armés

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/centre-ville-de-Bangui-avec-immeuble-Écobank-et-orange-au-complet-450×196.jpg” alt=”Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”196″ />
Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 février 2021, 09:06:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plus d’une  centaine des jeunes proches du pouvoir ont manifesté vendredi à Bangui pour dire non au dialogue avec les groupes armés initié par la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

 

Des jeunes, des adultes et des femmes ont répondu présents pour dire non à l’initiative de la CEEAC. Laquelle initiative vise à entamer des dialogues avec les groupes armés.

Sur les bouts de cartons et des banderoles tenus par les manifestants,  on peut lire : « non au dialogue », « pas de concertation avec les tueurs du peuple », « CEEAC, peuple refuse votre initiative contre lui ».

Martial Donidé, l’un des organisateurs devant la presse : « nous ne sommes pas d’accord. Nous voulons manifester notre mécontentement. Les dialogues, nous en avons assez », explique-t-il.

Sur place, un point de presse est organisé par la plateforme « Génération consciente » pour expliquer là les raisons de sa déclaration à la communauté internationale et nationale. Alain Dekouma, coordonnateur  de la plateforme « Génération consciente » : il est hors de question de continuer à dialoguer avec les terroristes. Il est hors de question à continuer à tendre la main aux gens qui sont depuis fort longtemps dans la fourberie, et qui à chaque fois, pour des questions qui ne relèvent pas de la République, des questions personnelles, et qu’ils profitent de ça pour torpiller l’esprit de la République. Et ça le peuple centrafricain n’en veut plus….  Non, le pays doit avancer ! On ne doit pas tout le temps reculer ! », défend-il.

Il y’a quatre jours, la CEEAC avait organisé au sud du Tchad une rencontre à hui clos avec les leaders de la coalition des patriotes pour le changement, ceci à l’insu  des autorités centrafricaines. Ce qui a provoqué des tollés au milieu politique centrafricain.

Ce vendredi matin, le conseiller russe de la sécurité du chef de l’État a publié un communiqué  sur l’accord de paix et son application. Il se dit attaché au processus de paix mené par le Président Faustin Archange TOUADERA et fustige les agissements de certains leaders des groupes armés.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Dominic Ongwen : d’enfant enlevé à commandant rebelle

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Dominic Ongwen : d’enfant enlevé à commandant rebelle

Bangui ( République centrafricaine ) – Dominic Ongwen est le premier commandant de la LRA à comparaître devant la Cour pénale internationale

Connu sous le nom de “fourmi blanche”, Dominic Ongwen, le criminel de guerre condamné aurait eu entre neuf et 14 ans lorsqu’il est enlevé par l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) alors qu’il se rendait à pied à l’école dans le nord de l’Ouganda – devenant au cours des 27 années suivantes un commandant rebelle impitoyable. /////////////.

Avertissement : certaines personnes peuvent trouver les détails de cette histoire bouleversants/////////////.

“C’est l’histoire d’un enfant, comme beaucoup de membres de la LRA, forcé de grandir à l’image de ses oppresseurs”, explique le groupe de campagne LRA Crisis Tracker./////////////.

Peu après son enlèvement en 1987 ou 1988, il tente de s’échapper avec trois autres personnes et lorsqu’ils ont échoué, il est forcé d’écorcher vif l’une des autres personnes enlevées en guise d’avertissement, affirme un psychiatre lors de son procès pour crimes de guerre à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye./////////////.

“Ils ont écorché cette personne, lui ont enlevé les intestins et l’ont mise sur des arbres”, explique Dickens Akena à la Cour. “Et il [Ongwen] dit qu’il ne mangerait pas de viande pendant deux à trois mois.”/////////////.

Ongwen – dont le nom de famille signifie “né à l’époque de la fourmi blanche” – a rapidement gravi les échelons dans les rangs des rebelles, devenant brigadier à la fin de la vingtaine après avoir gagné la confiance du chef de la LRA Joseph Kony, selon le LRA Crisis Tracker./////////////.

Mais il a eu une relation houleuse avec le chef de guerre de la LRA, réussissant à échapper à ses griffes en 2015 lorsqu’il s’est rendu – 10 ans après que lui, M. Kony et trois autres hauts commandants ont été inculpés par la CPI./////////////.

Kony est l’un des fugitifs les plus tristement célèbres au monde/////////////.

Il est aujourd’hui reconnu coupable de 61 des 70 chefs d’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis entre juillet 2002 et décembre 2005./////////////.

Ils concernent des attaques contre quatre camps, gardés par les forces de sécurité, mis en place pour les personnes forcées de fuir leurs maisons en raison des raids des rebelles. Il est aussi condamné pour esclavage sexuel, conscription et utilisation d’enfants de moins de 15 ans dans des hostilités./////////////.

Prétendant se battre pour un État biblique, la LRA a tué plus de 100 000 personnes et enlevé plus de 60 000 enfants au cours du conflit qui a duré trois décennies et qui s’est étendu à plusieurs pays voisins de l’Ouganda. /////////////.

Ongwen, qui plaide non coupable, annonce qu’il aurait dû être considéré comme une victime lui aussi, en s’adressant au tribunal : “je suis l’une des personnes contre lesquelles la LRA a commis des atrocités.”/////////////.

Décrit comme un enfant calme et enjoué, son oncle, Johnson Odong, témoin au tribunal, affirme que les parents d’Ongwen sont tous deux morts moins d’un mois après son enlèvement – sa mère aurait été matraquée par les rebelles et son père pris pour un rebelle par les forces de sécurité./////////////.

P’Atwoga Okello, professeur d’école primaire, dans une déclaration de témoin de la défense, indique que le garçon aimait les cours de danse culturelle “et d’autres domaines des arts”./////////////.

Son professeur au sein de la LRA était Vincent Otti, qui est ensuite devenu l’adjoint de M. Kony, avec qui il a vécu après son enlèvement, selon l’universitaire Erin K Baines./////////////.

Un bon professeur pouvait faire preuve d’une loyauté farouche après avoir endoctriné les captifs par des passages à tabac et des rituels brutaux – suivis d’un entraînement militaire et de raids de pillage, dit-elle. /////////////.

Le commandant de la LRA Vincent Otti a été le premier mentor du jeune captif/////////////.

Ongwen était apparemment désireux de plaire, mais il a d’abord dû faire face aux exigences de la vie sur le pouce – les longues distances parcourues à pied, et un témoin de la CPI rapporte qu’il a dû être transporté à travers de grandes rivières. /////////////.

Au milieu des années 1990, il s’installe dans ce qui est aujourd’hui le Sud-Soudan, d’où la LRA menait ses opérations. En 2001, il était commandant sur le terrain et il s’est fait connaître pour avoir reconstitué les forces par des raids d’enlèvements en Ouganda, explique Mme Baines./////////////.

“[Il] a acquis la réputation de pouvoir sortir de la plus sanglante des batailles avec peu de pertes parmi ses combattants”, dit le Projet Enough, un autre groupe de campagne./////////////.

Dominic Ongwen en un coup d’œil ://///////////.

• Enlevé par la LRA alors qu’il se rende à l’école/////////////.

• Rampe pour devenir commandant en chef/////////////.

• Accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, y compris l’esclavage/////////////.

• La CPI émet un mandat d’arrêt contre lui en 2005/////////////.

• Les États-Unis offrent une récompense de 5 millions de dollars (+2 milliards FCFA) pour toute information menant à son arrestation en 2013 /////////////.

• Transféré à la CPI en 2015 après sa reddition. Reconnu coupable de crimes de guerre en 2021./////////////.

Une ancienne victime d’enlèvement l’a qualifié de “combattant acharné qui était toujours en mouvement” – bien qu’il boite à cause d’une mauvaise blessure à la jambe./////////////.

Pendant le procès, l’accusation a présenté les communications radio de la LRA interceptées par les agences de sécurité ougandaises, montrant comment M. Kony – qui a convaincu son armée de personnes enlevées que ses “esprits” pouvaient lire dans leurs pensées – gardait un commandement et un contrôle serrés sur ses bataillons. /////////////.

La LRA est connue pour couper les lèvres, le nez et les oreilles des civils/////////////.

“Les commandants qui ont réussi ont été félicités par Kony et d’autres officiers supérieurs. Je me souviens que Dominic Ongwen, appelé Odomi, était souvent loué”, se rappelle un officier de surveillance radio, dont l’identité était tenue secrète./////////////.

Mais Ongwen avait également une relation instable avec M. Kony, s’opposant à l’exécution d’Otti en 2007 après que les deux se soient brouillés dans l’impasse des pourparlers de paix. /////////////.

“Les transfuges de la LRA rapportent qu’Ongwen était le seul commandant qui a plaidé auprès de M. Kony pour épargner la vie d’Otti, une démarche qui a affaibli son influence au sein de la LRA”, indique le LRA Crisis Tracker./////////////.

“Cependant, Kony a épargné à Ongwen la purge ultérieure des loyalistes d’Otti en raison de la valeur d’Ongwen pour la LRA, en particulier sa capacité à diriger des troupes dans des missions audacieuses.”/////////////.

De nombreux villages ont été détruits dans le cadre du conflit/////////////.

L’initiative de paix s’est déroulée dans une clairière de la jungle à la frontière de la République démocratique du Congo et de ce qui est aujourd’hui le Sud-Soudan – avec des images incroyables des rebelles interagissant avec les médiateurs./////////////.

Avec ses dreadlocks et ses airs de garçon, Ongwen regarde avec prudence la procédure, qui, selon les observateurs, a finalement échoué en raison du refus de retirer les actes d’accusation de la CPI de 2005./////////////.

Pour certains – dont sa “femme de brousse”, Florence Ayot – c’était une injustice. /////////////.

“Dominic nous disait qu’il avait été enlevé quand il était très jeune. Tout ce qu’il a fait était au nom de Kony, donc il est innocent”, dit-elle à la BBC en 2008./////////////.

Amnistiée après s’être échappée de la LRA en 2005, elle avait été enlevée à l’âge de neuf ans et était devenue la “femme” du commandant de la LRA Obwong Kijura, qui l’avait violée à l’âge de 13 ans./////////////.

Après sa mort, elle confie à la CPI qu’elle était devenue volontairement la “femme” d’Ongwen car le chef de la LRA ne permettait pas aux femmes de vivre seules./////////////.

Elle dit qu’il avait traité son fils comme ses propres enfants par ses trois autres “femmes” de l’époque et qu’il n’avait jamais été violent envers elle. Ils ont eu deux enfants ensemble./////////////.

“Je l’aimais à cause de la façon dont il vivait avec les gens. Il n’était pas querelleur, et je sentais que c’était bon pour moi d’aller le voir. Il n’y avait rien que je n’aimais pas chez lui parce que je n’avais pas vu ce qu’il avait fait de mal auparavant… Nous vivions heureux ensemble.”/////////////.

Cela a été mis en doute par le témoignage de sept autres personnes au procès, dont le témoin P-227, une autre des “épouses” d’Ongwen. Enlevée en avril 2005, elle aurait été forcée d’avoir des relations sexuelles avec Ongwen un mois plus tard : “je me suis mise à pleurer, je hurlais et ma voix était vraiment forte”. /////////////.

“Il m’a demandé pourquoi je pleurais ; il m’a dit que si je continuais à pleurer – il m’a montré son arme… J’avais l’impression que tout mon corps était en train de se déchirer.” Elle dit qu’elle a été violée à plusieurs reprises jusqu’à son évasion en 2010./////////////.

Le procès est suivi dans le nord de l’Ouganda/////////////.

Et s’échapper était une entreprise dangereuse – la LRA menacerait de détruire votre village si vous le faisiez. Selon le témoignage de Mme Ayot, Ongwen et elle ont effectivement comploté pour s’enfuir en 2003, mais leur plan a été découvert et son “mari” a été placé “en état d’arrestation” par Otti pendant plusieurs semaines. /////////////.

Certains psychiatres présents au procès ont estimé qu’Ongwen souffrait de stress post-traumatique et d’un trouble dissociatif de l’identité au moment des attaques sur les camps, alors que l’accusation soutient qu’il était commandant de bataillon dans la brigade Sinia – dont il est devenu le commandant général en mars 2004./////////////.

Les procureurs de la CPI citent des témoignages selon lesquels il aurait, au moins une fois, ordonné à ses hommes de “tuer, cuisiner et manger des civils”./////////////.

Plus de 4 000 victimes ont participé au procès – représentées par deux équipes juridiques – dont la plupart sont d’anciens résidents du camp – et le procès a détaillé les vies perdues, les destructions, les enlèvements et les dommages psychologiques subis par ces communautés dans le nord de l’Ouganda./////////////.

Rangs sur les appels téléphoniques de la famille/////////////.

Les informations sur son assassinat en 2005 s’étant avérées fausses, Ongwen est resté en fuite pendant de nombreuses années encore, alors que les rebelles se déplaçaient vers l’ouest, en RD Congo et chez ses autres voisins./////////////.

En 2013, les États-Unis – qui s’étaient joints à la chasse aux commandants de la LRA – ont offert une récompense de 5 millions de dollars (+2 milliards FCFA) pour toute information menant à la capture d’Ongwen. /////////////.

Dominic Ongwen aurait eu une relation instable avec le leader de la LRA Joseph Kony (photo)/////////////.

Un évadé de la LRA prétend que M. Kony a ordonné qu’Ongwen soit sévèrement battu pour insubordination à la fin de 2014./////////////.

En mauvais état, il a fini par s’échapper du camp de la LRA au Darfour, pour se rendre du Soudan en République centrafricaine (RCA) voisine, où il a été placé en détention./////////////.

A l’époque, il a demandé pardon au peuple ougandais, mais dans les dix jours qui ont suivi, il a été transféré à la CPI. /////////////.

Selon Justiceinfo.net, pendant son incarcération avant le procès, il a semblé profiter de sa chance de poursuivre ses études, y compris des leçons de piano./////////////.

Bien qu’il ait menacé de se suicider et qu’il ait entamé une grève de la faim en 2016, en faisant la queue pour téléphoner à sa famille, on lui avait d’abord interdit de parler à ses enfants./////////////.

Dominic Ongwen a généralement suivi les procédures de la CPI en toute tranquillité/////////////.

Certains affirment que le procès a été une poursuite par procuration de M. Kony, dont le mouvement rebelle est beaucoup plus faible ces jours-ci, mais qui est toujours actif en dehors de l’Ouganda./////////////.

Néanmoins, deux versions d’Ongwen ont émergé au cours de son procès : l’une d’un tueur brutal, l’autre d’un enfant soldat traumatisé qui a grandi dans un climat de conflit./////////////.

Son équipe de défense soutient qu’il devrait maintenant être renvoyé chez lui pour que les chefs Acholi locaux supervisent la justice par le biais de leurs rituels de réconciliation traditionnels – comme cela a été fait avec des milliers d’autres combattants avant lui./////////////.

90% des victimes de violences sexuelles en Ouganda ont moins de 18 ans.

Avec BBC Afrique
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RCA : Bangui, Dialogue républicain, faire tomber les masques ?

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Le Président Faustin Archange Touadera lors de la cérémonie de comémoration du deuxième anniversaire de l’accord politique pour la paix et la reconciliation (APPR-RCA) au palais de la renaissance à Bangui, le 6 février 2021 . © Gaël Grilhot/RFI

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 22:05:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le dirigeant centrafricain avait donné le ton alors qu’il devrait se prononcer sur la mise en œuvre en deux (2) ans de l’APPR/RCA. Il y aura d’ici peu un dialogue républicain entre le prince du moment et l’ensemble des forces vives de la nation. C’est l’occasion où à jamais on doit faire tomber les masques.

 

Touadéra avait promis « main sur le cœur » ouvrir un dialogue républicain avec ses adversaires politiques ainsi que l’ensemble des acteurs publics. Même si le Chef de l’Etat n’a pas répondu à la question de quand et comment, il faudrait bien croire que l’homme de Bangui ne pouvait pas se montrer aussi autiste vis-à-vis des appels incessants au dialogue et au consensus.

Sans anticiper sur le temps et les évènements, le Chef de l’Etat nouvellement reconduit va devoir jeter les bases nécessaires pour favoriser ce dialogue « nez à nez » avec ceux qui ne jurent que par son départ.

Foncièrement, de l’eau a coulé sous le pont ; l’on ne parvient toujours pas à expliquer cette opposition si rude entre le Chef de l’Etat centrafricain, les leaders de l’opposition démocratique et les autres observateurs.

Il devrait certainement y avoir quelque chose que les hommes de presse ne voient pas. Si les opposants qualifient Touadéra « d’incompétent et d’illégitime », le Président par contre assimile ses opposants aux branches politiques de la rébellion qui milite pour son départ militaire et forcé.

Sans que les acteurs ne s’en rendent comptent, cette opposition frontale fait payer le lourd tribut à l’équilibre démocratique et à la grande réconciliation nationale qui devrait déjà être amorcée.

Dieu merci, ce dialogue se tiendra ; ce sera l’occasion pour les uns et les autres de se dire les vérités en face. Il en faut ainsi pour laisser respirer un peu le peuple. Puisque « larmes au cœur », l’on est tenté de croire que si le pays va mal, c’est à cause de la division de ses dirigeants.

C’est vrai qu’en démocratie, le Gouvernement pose des actes et l’opposition s’oppose ; cependant, pour un « PETIT PAYS » avec de grands problèmes (sécurité, habitat, alimentation…), il faut du moins un peu d’humanité pour concilier les esprits et faire le combat démocratique.

A ce niveau, l’exercice de la politique devra se faire pour le Gouvernement dans le respect des acteurs démocratiques, et pour les opposants dans le respect des institutions de la République. Car, dans l’histoire des démocraties, les opposants finissent par être des gouvernants, et les gouvernants finissent aussi par devenir des opposants. Il y a donc une loi de relativité qui existe et qui s’impose à tous.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : élections législatives, les députés sollicitent l’exécutif pour une session extraordinaire pour se statuer  sur les conditions des prochaines opérations électorales

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De gauche à droite, Bernard Dillah, Martin Ziguélé s’exprimant aux populations et Germaine Ziguélé

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 février 2021, 02:04:28 ( Corbeaunews-centrafrique ). Plus de 90 élus de la nation ont déjà signé la requête pour demander au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de convoquer une session extraordinaire sur les élections de second tour et les partielles qui auront lieu dans quelques semaines dans le pays.

 

Selon le député Bernard Dillah, premier secrétaire parlementaire, cette initiative parlementaire permettra aux députés d’apprécier le climat sécuritaire en prélude aux prochaines élections.

« Aujourd’hui, personne ne peut dire le contraire que nous vivons dans le pays une situation difficile. Nous sommes en guerre, et il y’a un problème de sécurité qui se pose. Et l’Assemblée nationale est en droit de convoquer cette session extraordinaire pour réfléchir, faire des propositions. Je crois que l’ensemble des députés, toutes tendances confondues,  et je le répète, toutes tendances confondues : les députés de la majorité, les députés de l’opposition et tous les partis politiques, qui, au nombre de 91, ont sollicité cette session extraordinaire pour  réfléchir,  et sur le problème de sécurité, et sur le fonctionnement des élections qui se pointe à l’horizon. Nous sommes dans une situation sécuritaire difficile.

Les élections, selon les calendriers proposés par l’autorité nationale des élections, la campagne électorale pour les partielles va commencer le 27 février prochain, et nous allons essayer de voir ensemble avec les autorités, peut-être pour leur faire des propositions.

Est-ce que la situation sécuritaire sera garantie pour ces élections ? Donc je crois qu’il n’y a aucune  motivation malsaine dans ce que les députés revendiquent »

notons que l’honorable Bernard à

est le député sortant du parti MLPC dans la première circonscription de Ngaoundaye. Il est candidat à sa propre succession dans la même circonscription de Ngaoundaye 1.  Lors du premier tour des législatives du 27 décembre dernier, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement ont empêché la  tenue de scrutins dans plusieurs localités du pays, dont sa circonscription de Ngaoundaye. Donc la problématique de la sécurisation du deuxième tour des législatives, y compris les partielles tient à cœur certains députés sortants ayant postulé à ces élections.

 

  1. Y. Ibrahim avec RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : l’UPC perd sa principale base dans la périphérie de Bambari après de violents combats avec les FACA

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Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 23:22:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après un violent affrontement ayant opposé les forces loyalistes aux rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du mercenaire Ali Darassa ce mercredi 10 février 2021

à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy, de violents combats ont repris ce jeudi matin dans le secteur, poussant les forces loyalistes à déloger les rebelles de leur importante base militaire dans la périphérie de Bambari.

 

Le mercredi 10 février, vers 10 heures du matin, les soldats des forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par les Mercenaires russes de la société Wagner, ont mené une opération de démantèlement d’une barrière illégale érigée par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) au village Kombélé, situé à 10 kilomètres de Bambari centre sur l’axe Ippy. Au cours de cette opération des forces loyalistes, deux rebelles auraient été capturés, ce qui n’aurait pas plu à ses camarades rebelles  qui ont contre-attaqué  les positions des forces gouvernementales qui ont réussi à repoussé l’attaque, mais aussi mettre en déroute les assaillants qui ont du fuir leur principale base logistique et opérationnelle au profit des forces loyalistes qui renforcent désormais leur position dans le secteur.

Pendant ce temps, à Bambari centre, la ville est calme, mais l’inquiétude domine au sein de la population qui redoute une nouvelle flambée des violences qui pourrait perturber leur tranquillité.

Affaire à suivre…

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique : que demande le peuple ?

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Circulation à Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 10 février 2020. Photo CNC / Michael Kossi.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 22:10:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Peine pour le peuple, pain pour les dirigeants ». Permettez qu’on reprenne in texto un des titres écrits il y a de cela plusieurs mois par notre éditorialiste. Puisqu’en réalité, si les gouvernants sont contents du bilan de leur gouvernance, le son de cloche est tout à fait contraire pour un peuple qui ne vit pas, mais survit.

 

Depuis quelques temps, le pays est gouverné pas des surhumains, c’est vrai ; car, s’il en était autrement, nos dirigeants auraient longtemps démissionné. Au demeurant, comment se complaire si ses gouvernés vivent la peur au ventre, le ventre à sac, s’amuse à compte-gouttes pendant que les autres festoient chaque année un (1) milliard de Francs CFA comme frais spéciaux ?

A un moment, l’humanité aurait du moins poussé les dirigeants de la rca à se poser la question mise en titre : « Que demande le peuple (sic) » ? Des accords sur accords ? Des dialogues sur dialogues ? Des contrats d’exploitation minière et pleins d’autres ?

On dit que le pays riche ; pourtant ceux qui bénéficient des richesses du pays sont scientifiquement sélectionnées et NE sont personnes d’autres que les élites. Oui, il y a bien des gens à qui ce pays a tout donné et continue encore à en donner sans qu’ils en soient rassasiés.

Voilà un quinquennat qui vient de finir avec son lot de scandales économiques, bozoumgate, Mapenzigate, Renaissancegate et que savons-encore ? Pourtant, de ce dernier quinquennat et de ce nouveau que nous allons amorcer, il y a eu et il y aura spéciale prime à l’impunité. Des élites qui s’amusent avec l’argent public pendant que le peuple meure de faim et mendie son pain.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : déplacements de population et réfugiés, les conséquences de la crise sécuritaire

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Panique au PK11 quartier Sassara lors des affrontements des forces loyalistes avec les rebelles de la CPC le 13 janvier 2021. Photo par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 23:35:55 ( Corbeaunews-centrafrique ). Suite aux élections présidentielles du 27 décembre 2020 et refusant les résultats rendus par la Cour Constitutionnelle, les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) tentent d’asphyxier le pays en bloquant la principale route d’approvisionnement et en se rapprochant de Bangui afin de renverser le pouvoir. La crise sécuritaire provoque alors des déplacements de population à l’intérieur du pays comme dans les pays voisins.

D’après des chiffres de l’ONU, plus de 240 000 Centrafricains se seraient déplacés suite aux violences et aux combats survenus dans le contexte des élections présidentielles.

La moitié seraient rentrés chez eux ces dernières semaines, mais plus de 117 000 restent à l’heure actuelle sans logement, vivant dans des conditions de forte misère dans la brousse ou la forêt entourant leurs villages. La présence des groupes armés à proximité des sites où les réfugiés ont trouvé refuge met en péril leur sécurité. Le risque de recrutement forcé, de pillages et de violences demeure très important. La majorité a rejoint la RDC en traversant les rivières Oubangui, Mbomou et Uélé, frontières naturelles avec la Centrafrique. Ils nécessitent d’urgence une aide humanitaire.

Cette nouvelle vague de violences et de déplacements a commencé mi-décembre, avant les élections présidentielles et dans un contexte de pandémie mondiale, portant les besoins humanitaires en Centrafrique à un très haut niveau. Les humanitaires à destination de la capitale ont subi des attaques de groupes armés lors de leur passage sur la route entre Bangui et Garoua-Boulaï, et n’ont pas pu apporter leur aide à une population qui en a pourtant bien besoin.

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : l’aide humanitaire arrive au compte-gouttes à Bangui

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Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 21:24:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La population de Bangui espère que l’ouverture annoncée de l’axe routier Boulaï-Bangui par la CPC viendra soulager la situation dans la capitale centrafricaine.

 

Selon le lieutenant-colonel Abdelaziz Fall, l’approvisionnement est en cours :

“La force de la Minusca a fourni des escortes de sécurité et a permis la sécurisation du premier convoi d’aide humanitaire sur le corridor Beloko-Bangui la semaine passée. Les casques bleus continuent à assurer la sécurité de la population civile et l’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat”

Toute l’économie sanctionnée

Au Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), l’activité est néanmoins au point mort. Sany Yalo, président du conseil d’administration du BARC, déplore les pertes économiques liées à la fermeture de cet axe routier important :

“Il ne faut pas parler seulement des transports, il faut également parler des activités connexes qui sont également liées au transport. Le transporteur apporte les marchandises et on lui paye son transport. Mais pour le contexte économique ce sont des centaines de milliards qui sont perdus. Que ce soit l’Etat, le commerçant, l’importateur… Vous faites la somme et c’est beaucoup d’argent de perdu parce que les gens sont capricieux.”

Les combats se poursuivent

Sur le terrain, les combats qui opposent les FACA – les forces armées centrafricaines – aux hommes de la CPC se poursuivent le long de cet axe routier stratégique, comme l’indique la ministre de la Défense Marie Noëlle Koyara :

“Nous en profitons aussi pour vous annoncer les nouvelles du jour. Nos forces ont déjà quitté Bouar et sont en marche pour l’ouverture du corridor de Beloko. Ils sont aussi sur le théâtre des opérations à Bambari, jadis ville sans arme mais aujourd’hui inondée par les armes.”

Depuis l’annonce de la ministre, la situation a encore évolué puisque l’armée centrafricaine est parvenue à Beloko dans l’après-midi à la frontière avec le Cameroun.

 

DW Français

RCA : les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais ont repris la ville de cantonnier, à la frontière avec le Cameroun

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Bouar, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 08:43:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la ville de Bouar, reprise le mardi 9 février aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, puis celle de Baboua, ce jeudi 11 février dans la matinée, c’est le tour de cantonnier, ville frontalière avec le Cameroun cet après-midi.

 

Alors que les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement se sont retirés hier de la ville de Baboua hier mercredi vers 11 heures pour se retrouver au village Zoungou situé à 5 kilomètres sur l’axe Besson, les forces gouvernementales et leurs alliés russes et rwandais  se sont emparés de la ville sans aucune résistance des rebelles.  À leur  arriver ce jeudi matin dans la ville, une liesse populaire les attend aux abords de la route par les populations locales.

L’hélicoptère russe est descendu dans la ville avant de poursuivre son vol jusqu’à la frontière avec le Cameroun cet après-midi, suivi des véhicules des patrouilles des forces coalisées du gouvernement.

Maintenant, la ville de Cantonnier est sous contrôle de l’armée nationale, et la voie est libre, il ne reste qu’aux autorités camerounaises d’ouvrir sa frontière au millier des véhicules des marchandises en provenance du Cameroun qui se sont bloqués du côté camerounais.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

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alainnzilo@gmail.com

 

 

Inclusion, compétence, oui ! Inclusion, complaisance, non !

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 00:14:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Et c’est parti, d’ici l’investiture du Président Touadéra, l’on dira adieu au Gouvernement Ngrébada I et bienvenue à un nouveau gouvernement inclusif tant les circonstances politiques du pays l’exigent. Mais, à l’inclusion, complaisance, non !

Les jours sont désormais comptés du bout de doigt ; bientôt on dira « Bye bye » Gouvernement Ngrébada I et bienvenue au royaume pour un nouveau gouvernement qui sera sauf dispositions contraires issue du dialogue républicain que compte organiser le Chef de l’Etat.

 

D’aucuns commencent déjà à se frotter les mains pour s’asseoir à la mangeoire et profiter des gros privilèges que la gestion de l’Etat accorde.

Cependant, face à la nécessité pour la Centrafrique de sortir de sa crise multiple et difficilement explicable, il va falloir constituer un Gouvernement composé d’hommes compétents pour permettre de redresser le pays. Une histoire de rappeler aux actuels dirigeants les mécanismes mis en place par KOLINGBA relatif au Comité National pour le Redressement National.

Le Chef de l’Etat centrafricain saura-t-il se départir de la politique de meute pour faire appel aux dignes fils du pays en vue de la gestion de son nouveau mandat ?

En tout cas, c’est ce à quoi tout le monde s’attend pour le moment. Mais, en attendant, INCLUSION+COMPETENCE, oui ! INCLUSION+COMPLAISANCE, non !

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : dialogue de sourds entre l’opposition et la population…

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Ville de Bangui, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). En Centrafrique, l’on ne cesse d’enregistrer des cas de violation des libertés publiques, l’opposition démocratique sans force se met à l’affut et dénonce le régime policier. Pourtant, les acteurs démocratiques semblent se butter par l’incompréhension d’un peuple qui ne veut plus entendre parler des confrontations politiques. Dans cette atmosphère politique morose, l’opposition et le peuple ne s’entendent pas ou plus…Mais pourquoi ?

 

Les violences politiques s’accentuent après des élections générales fortement contestées par une bonne partie de l’opposition démocratique ainsi que certains observateurs ; mais les voix discordantes de la vie publique centrafricaine ne désarment pas ; la Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 ne manque aucune occasion d’attirer l’attention des autorités sur les multiples cas de violation de la Constitution et des libertés publiques chères à toute démocratie.

Depuis quelques temps, le pays a connu de nombreuses arrestations arbitraires,  enlèvements, et assassinats contre des personnes jugées proches des leaders de l’opposition ou toutes autres voix discordantes au pouvoir de Bangui. La majeure partie des opposants au régime du Professeur Touadéra sont aujourd’hui contraints à la clandestinité ou empêchés dans leurs libertés de s’exprimer sur les faits politiques même les plus mineurs.

La mise en place du BIT7, (un nouveau bataillon militaire composé des ex éléments d’autodéfense du KM5) par un décret du Président de la République n’a fait qu’exacerber le climat de grande peur qui caractérise désormais l’animation de la vie publique en Centrafrique.

Dans ce jeu dangereux, les professionnels de médias ne sont pas aussi épargnés ; les sbires du régime ne manquent jamais aucune occasion à coller des étiquettes à ceux qui défendent les droits humains dans ce pays pris en otage par la semi-dictature. « Nouveaux opposants » ou encore « alliés médiatiques des rebelles de la CPC », c’est bien souvent le qualificatif que le pouvoir et ses branches médiatiques donnent aux voix discordantes même dans les discours officiels.

La grande crainte se situe bien au niveau de la prolongation de l’état d’urgence où se dégage un fort pressentiment d’accentuation des rappels judiciaires pour la plupart sans fondements.

Malgré ce péril démocratique en la demeure, les opposants centrafricains ne reculent pas, ces intrépides animateurs de la jeune démocratie centrafricaine foncent mais se buttent à l’incompréhension d’une population à majeure partie analphabète (70% selon les chiffres officiels).

C’est la caricature d’un peuple visiblement lassé qui préfère le STATUT QUO à la place du combat démocratique pour la vraie liberté dans le pays. Bien souvent, c’est le bas-peuple qui lance des invectives contre les dirigeants de l’opposition. Des contrastes difficilement explicables dans un pays où malgré les multiples aides internationales, les autorités en place n’ont pu fournir aux populations le pain moyen pour leur survie.

Le silence ou l’inaction des acteurs internationaux inquiète à juste titre d’autant plus que l’on doit s’attendre cinq (5) ans plus tard à des communiqués « médecin après la mort » pour dénoncer avec la plus fine hypocrisie l’âme sacrifiée d’un peuple totalement abandonné.

Qui doit rappeler les hommes qui tiennent le pouvoir à l’ordre ? La justice ? Elle semble être inféodée au régime. Les médias ? Ils sont quelque peu instrumentalisés et la voix des plus résistants semble être étouffée par la fréquence du mal. Cependant, il faut poursuivre l’œuvre de la liberté de la presse même lorsqu’on ne sait pas si après ce reportage l’on serait rappelé auprès de Dieu.

Un dossier que notre rédaction suit avec circonspection !

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : affrontement entre les rebelles et les forces de l’ordre à la sortie nord de Bambari sur l’axe Ippy

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Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 01:09:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le seul objectif pour les paramilitaires Russes, dégager les rebelles de l’UPC de la zone minière de Ndassima, dans la région de Bambari, dans le centre du pays, ou la société « MIDAS RESSOURCE », réputée proche de la Russie, y exploite  les gisements miniers depuis 2019.

 

En  effet, ce mercredi 10 février 2021, dans les environs de 11 heures,  au PK10 sur axe Bambari-Ippy , juste au niveau du croisement Ndassima, des coups de feu ont été  entendus. Ces échanges de tir ont eu lieu entre les éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les soldats des forces armées centrafricaines ( FACA ), appuyées par leurs alliés les Mercenaires russes de la société Wagner.

Les combats ont duré une trentaine des minutes, et les soldats FACA avec leurs alliés russes contrôlent le secteur occupé peu avant par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

Pour l’heure, tout est redevenu normal, et les forces gouvernementales multiplient des patrouilles dans la zone et à Bambari centre.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain x

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RCA : rencontre de la CEEAC avec les leaders des groupes armés, une initiative mal appréciée par les autorités centrafricaines

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 23:14:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est désormais clair, le gouvernement centrafricain s’oppose à  l’initiative de la communauté économique des États de l’Afrique centrale  (CEEAC ) sur la crise politico-militaire en République centrafricaine.

 

Quatre jours après les axes de dialogues tracés par le Président Faustin Archange TOUADERA, annonçant que ce dialogue avec les forces vives de la nation qui n’est pas une faiblesse, la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), une Institution faisant partie intégrante des garants et facilitateurs, multiplient de son côté des contacts.

Ces émissaires  ont rencontré ce mardi 9 février 2021 des représentants de François Bozizé dans le sud du Tchad, à la frontière avec la RCA. Cette rencontre inattendue n’est pas le goût de Bangui.

La ministre des Affaires étrangères, Madame Sylvie BAÏPO TEMON a, dans un tweet, poussé le curseur pour parler de la réforme même de l’ONU.

Même son de cloche du côté du ministère de communication ou un message a été publié indiquant que «  toutes discussions menées avec des parties prenantes à l’extérieur  ou à l’intérieur du pays sans que le gouvernement centrafricain ne soit informé ne l’engagent nullement. Pour l’heure, le gouvernement s’attelle à sécuriser le pays jour après jour ».

Cette position vient renforcer le doute non officiel de Bangui à aller à un dialogue avec les groupes armés dont les enjeux ne sont pas clairs.  Cela se traduit par la marche observée dans la ville de Bangui au même moment où le Président tend la main à un dialogue.

 

  1. Y. Ibrahim avec RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

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« Rachetez le temps, car les jours sont mauvais… » A l’exégèse de l’Apôtre Paul…

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Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l’eau à Bangui le 23 août 2020

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 00:00:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). A y voir de près ce passage biblique cité par l’Apôtre Paul qui s’adressait aux chrétiens d’Ephèse, l’on prendrait le risque de le ramener dans le contexte centrafricain au prix du lynchage des hérétiques les plus fins…A Bangui, il faut « racheter le temps, car les jours sont mauvais ».

 

Depuis la reconduction bon gré, mal gré du Président Touadéra, tout se passe désormais en Centrafrique, course contre la montre. Tout est désormais urgent, la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la levée totale de l’embargo, la relance socioéconomique, le dialogue politique, l’éducation, les logements, la santé, les infrastructures sociales de base.

Bref, les restrictions sécuritaires prises par le Gouvernement semblent avoir donné le ton de l’extrême urgence dans ce pays où tout est à faire et à refaire. Le facteur temps n’est plus probant pour aussi bien les touristes que les politiques. L’exigence est absolue pour les promenades au-delà de dix-huit (18) heures, délai du couvre-feu.

Le panier des réalisations du NOUVEAU REGIME est bien plein. Il va falloir tout retirer dans le sac pour permettre de tout redresser. Mais, le Président Touadéra semble avoir renversé la courbe en faisant la guerre avant la paix. Tant, l’urgence politico-sécuritaire l’exigeait.

Cependant, désormais, le temps n’est plus aux simples paroles, il faut passer sans doute à l’action, car l’on ne sait pas ce que nous réserve les prochains jours qui frisent l’incertitude la plus aigue.

DIALOGUE, un comité de préparation doit être urgemment mis en place pour rassembler les idées essentielles de ce débat républicain ;

INTERMEDIATION, les autorités du pays doivent se référer à leurs contacts au niveau national, à l’UA ou encore à l’ONU pour entamer les pourparlers nécessaires à la libération du pays ;

EDUCATION, il ne faut pas laisser pourrir la mangue ; l’école centrafricaine va du tout mal ; les enfants des provinces en sont privés, il faut un plan pour permettre d’adapter l’année académique aux réalités du moment ;

SECURITE, l’urgence demeure la levée totale de l’embargo sur les armes en République centrafricaine, puisque visiblement notre armée ne saurait faire le poids à elle seule face aux menaces imposées par les ennemis de la paix ;

RELANCE SOCIOECONOMIQUE, finies déjà les élections, le peuple doit vivre, mais il ne faut pas surtout attendre la rupture du contrat social pour agir, la relance socioéconomique c’est maintenant ou jamais. Au demeurant, l’on est sans ignorer que le chômage est une bombe à retardement ;

LES INFRASTRUCTURES SOCIALES DE BASE, la dernière crise sécuritaire nous a révélé la fragilité des infrastructures sociales que dispose le pays ; des ponts cassés, des structures administratives totalement absentes dans les régions du pays, l’école aux abonnées absentes ; tout est urgent, il faut s’y mettre.

Que « Diacre » Touadéra ne soit pas un hérétique, l’Apôtre Paul avait bien parlé de l’urgence du temps face au lendemain menacé des chrétiens d’Ephèse, les centrafricains ne sont pas pour autant épargnés, l’on doit se raviser à tout rattraper même dans ce temps de confusion politico-sécuritaire.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : le KNK réfute les accusations présentant Bozizé comme responsable de la CPC

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L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 23:24:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans son communiqué, le parti de François Bozizé accuse le gouvernement de le présenter comme le fondateur de la coalition rebelle, responsable de ses actions.

 

Son appel au boycott des élections de décembre et son soutien aux positions idéologiques des rebelles, affirme le KNK, ne doit pas être vu comme une revendication du leadership de cette coalition.

Le communiqué signé par le porte-parole du mouvement Christian Guénébem condamne la reprise des hostilités, réfute les accusations portées à l’encontre de son président, tout en précisant que celui-ci a été approché par les leaders de la CPC mais « qu’il n’a toujours pas donné de suite ».

Cependant, dans un sonore qui a circulé sur les réseaux sociaux mardi soir, François Bozizé appelait les Centrafricains à soutenir la coalition armée.

Le KNK réaffirme toutefois sa volonté d’une concertation des forces vives de la nation.

Ce communiqué est publié alors que des échanges et discussions semblent avoir lieu en coulisses. Le gouvernement faisait savoir mercredi soir que toutes discussions menées sans qu’il en soit informé ne l’engage nullement, ajoutant que pour l’heure, il s’attelle à sécuriser le pays jour après jour.

Les autorités ont repris de nombreuses villes sur l’axe principal de ravitaillement dont la ville de Bouar mardi. Mercredi, Abakar Sabone un des portes paroles de la CPC indique, lui, que la coalition a entrepris de desserrer l’étau autour de Bangui et de se retirer de certaines villes suite aux recommandations du sommet en Angola afin de faciliter les discussions.

 

RFI

RCA : Les députés appellent à sécuriser les élections

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hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février2021.  Alors que la reprise des combats menace la tenue du second tour des élections législatives, certains députés réclament un renforcement des mesures de sécurité.

 

L’état d’urgence sera sans doute encore en vigueur lors du second tour des élections législatives qui doit se dérouler avant le 2 mai, date de la fin du mandat des députés en place.

118 postes de députés restent à pourvoir avant le 2 mai et l’opposition s’est retirée du processus électoral en dénonçant les fraudes.

En dépit de la contre-offensive engagée par les forces gouvernementales qui ont repris la ville de Bouar ce mardi (09.02.2021), certains députés réclament une session extraordinaire qui fasse le point sur le plan de sécurisation des élections.

La pétition a recueilli 90 signatures

Dans le couloir de l’Assemblée nationale, Bernard Dillah, premier secrétaire parlementaire, recueille des signatures en faveur de cette session. Depuis les élections du 27 décembre, explique-t-il, “il y a des difficultés de procéder librement à l’expression et au choix de ses responsables politiques. Donc tenant compte de ces difficultés, nous avons réfléchi à la possibilité de demander une session extraordinaire”.

Il rappelle que plusieurs députés ont perdu leur véhicule durant la campagne et que “certains ont échappé à des tentatives d’assassinat”. Selon Bernard Dillah, “le peuple dans son choix a été menacé”.

Plus de 90 signatures sont déjà enregistrées et la pétition sera présentée au gouvernement.

Karl Blagué, sociologue et observateur de la scène politique en Centrafrique, pense que les responsables politiques doivent tenir compte du contexte pour éviter à l’avenir une contestation des résultats électoraux, comme ce fut le cas pour l’élection présidentielle.

“Malgré les garanties que la Minusca avait données, je pense qu’il faudrait qu’il y ait une sécurité absolue”, affirme le sociologue.

“Par rapport à la déclaration du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qu’il va falloir tenir compte de tous ces aléas, il faudrait que le pays soit sécurisé à 100% pour ne pas qu’il y ait un bis repetita.”

L’Autorité nationale des élections (ANE), en charge de l’organisation de ce scrutin, souhaite aussi une amélioration du plan de sécurisation.

 

Recul des groupes armés

Sur le terrain, la Coalition des groupes armés pour le changement, parvenue aux portes de Bangui il y a quelques semaines, recule désormais devant l’avancée des forces gouvernementales.

La Minusca, la force des Nations unies, ne souhaite pas s’exprimer sur l’initiative des élus réclamant plus de sécurité mais confirme que le travail se poursuit.

“Dans le cadre des élections, la direction de la police poursuit les rencontres, notamment pour une sécurisation renforcée du second tour des législatives”, a indiqué Vladimir Montéiro, le porte-parole de la Minusca.

 

DW Français

RCA : le régime Touadéra pourra-t-il passer les législatives sans encombre ?

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Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020.   CopyrightDR

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 21:18:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Comment organiser des élections crédibles dans un pays contrôlé aux trois quarts par des groupes armés, et où deux électeurs sur trois ne peuvent exercer leur droit du fait de l’insécurité ? C’est l’impossible équation à laquelle la République centrafricaine (RCA) est exposée depuis le déclenchement du processus électoral ayant débouché, le 20 décembre dernier, sur l’organisation couplée de la présidentielle et des législatives.

 

Sur fond de regain de violences après la dénonciation, par les rebelles de l’accord de paix scellé avec Bangui en février 2019 à Khartoum, au Soudan[1], cette première consultation s’est déroulée dans les pires conditions. Elle a confirmé la victoire du président sortant, Faustin Archange Touadéra « FAT », par 53,9% des voix. Un score d’une précision d’horlogerie qui cache mal l’étendue des irrégularités et des anomalies. Seuls 700.000 électeurs se sont exprimés sur un total de 1,8 million d’inscrits. Après un premier tour tout aussi rocambolesque, le déroulement du second tour des législatives ne devrait pas contribuer à atténuer les tensions dans ce pays de 3,8 millions d’habitants comptabilisant 58% de ruraux.

Boycott

Pour l’heure, seule l’élection de 22 députés sur 140 a été validée par le Conseil constitutionnel après l’annulation par ce dernier, du premier tour dans 13 circonscriptions, soit parce que le scrutin n’a pu se tenir ou bien s’est tenu dans de mauvaises conditions. 118 représentants doivent donc encore être désignés au second tour dont la date n’est toujours pas fixée. Selon nos informations, celle-ci pourrait être calée le 14 mars pour une installation du nouveau parlement au plus tard le 2 mai. Dénonçant une « mascarade », la Coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), qui regroupe la majorité des adversaires politiques du pouvoir sortant, s’est retirée de ce scrutin laissant présager un raz de marée du parti présidentiel, le Mouvement Cœurs Unis (MCU).

La CPC en embuscade

[1] La présence de groupes armés dans le pays, bien que structurelle, s’est intensifiée ces dernières années. Nébuleuse d’une vingtaine d’entités, certains préexistaient au renversement de François Bozizé, en 2013. D’autres, à l’instar de la rébellion Seleka et du mouvement Anti-Balaka, sont apparus dans le cadre de ce putsch. Ils se sont par la suite divisés en plusieurs composantes dont les plus emblématiques sont réunis au sein de la CPC. Leur objectif commun vise le renversement de Faustin Archange Touadéra.

Cette consultation, à supposer qu’elle se tienne, ne devrait donc pas atténuer les critiques des groupes armés qui essaiment dans le pays, et pour lesquels le président Touadéra s’avère en tous points illégitime. Coalisés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ces derniers sont pour l’instant en sommeil. Ils observent un repli stratégique après leur offensive avortée sur la capitale, le 13 janvier, pour tenter de renverser le chef de l’État quelques jours après la reconduction officielle à son poste. Repoussés par les Forces armées centrafricaines (FACA), les éléments de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine), les soldats rwandais dépêchés par Paul Kagame[1] ainsi que les éléments de la société paramilitaire russe Wagner[2], les éléments de la CPC abandonnent actuellement leur position dans plusieurs villes à l’instar de Bouar (ouest). Alors qu’ils continuent de bloquer la principale route menant à la capitale depuis le Cameroun, ils devraient toutefois profiter du second tour des législatives pour se manifester de nouveau.

Cette perspective d’une nouvelle flambée de violence contre un régime ne tenant qu’au fil ténu des blindés russes conjuguée au spectre d’une déflagration de cet État fantôme, le plus déshérité au monde avec un Indice de développement humain (IDH) de 0,397 (188e rang sur 189 selon le PNUD), a poussé l’Angola a entré en piste. Objectif : arracher des négociations entre parties belligérantes voire un accord de paix. En déplacement à Bangui début février, le président Joao Lorenço pilote une médiation sous l’égide de la Conférence internationale des Grands Lacs (CIRGL). Alors qu’il entend revenir au pouvoir après son renversement en 2013 l’ancien président François Bozizé, parton du parti Kwa Na KWa (KNK) accusé de collusion avec les mouvements armés, n’a pas fermé la porte à des négociations.

[1] En vertu d’un accord avec Kigali, les soldats rwandais assurent la protection rapprochée du président centrafricain et sécurisent les élections dans la capitale, Bangui.
[2] Cette société paramilitaire privée à la frontière avec le mercenariat s’est implantée en Centrafrique en 2017 dans la foulée de l’accord de coopération militaire signé entre le régime de Faustin Archange Touadéra et la Russie. Son dirigeant, Evgueni Prigojine, appartient au premier cercle de Vladimir Poutine.

 

IRIS France

 

 

 

 

 

ONU : Comment les ayants droit du Casque bleu marocain décédé   seront – ils indemnisés

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une patrouille des soldats de la Minusca à Bangassou, dans la préfecture de Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 21:03:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ).Le 18 janvier dernier tombait, sur le champ d’honneur, le caporal-chef Rachid Mzarter à la suite d’une embuscade tendue à son convoi, à 17 km de la ville de Bangassou en Centrafrique. Un accrochage qui a également coûté la vie à un Casque bleu gabonais. L’événement vient rappeler le danger qui guette les 1.708 éléments des Forces Armées Royales détachés au sein des différentes opérations de maintien de la paix des Nations Unies actuellement en cours.

Une perte pour le contingent marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), qui est survenue lors d’opérations de ratissage qui ont suivi la reconquête de la localité de Bangassou par les Casques bleus. Une ville qui fut brièvement occupée par une coalition de rebelles contre le gouvernement du président Faustin Archange Touadéra et qui tentaient de perturber le processus électoral parrainé par l’ONU.

« Une cérémonie funéraire militaire a été organisée au sein de la mission avant le départ de la dépouille. D’ailleurs, dès la survenue du décès, des procédures ont été initiées en interne pour notifier la famille par l’entremise de son pays d’origine avant toute annonce publique », explique le lieutenantcolonel Abdoul Aziz Fall, porteparole de la composante militaire de la MINUSCA.

Une première étape qui est suivie, selon l’officier, par des dispositions administratives et techniques pour la prise en compte de la dépouille, et la réalisation d’une autopsie en cas de mort violente. Le cas de figure entraîne également l’ouverture d’investigations pour identifier le ou les auteurs pour les traduire devant la justice. « Les Nations Unies prévoient un système d’indemnisation au profit des ayants droit de la victime, désignés par elle de son vivant ou selon les règles et procédures en vigueur», renseigne le porte-parole de la MINUSCA.

Un régime à deux têtes

Selon un document interne de l’ONU, les compensations prévues pour les ayants droit d’un élément des Nations Unies tombé au champ d’honneur seraient de 500.000 dollars pour la catégorie Professional Staff et de 10 fois le salaire annuel net pour les catégories General Service Staff, Field Staff et National Officers. Une compensation dont le montant maximal est établi entre 500.000 dollars au maximum et 50.000 dollars au minimum. Concernant les forces de polices déployées sous pavillon de l’ONU, le montant alloué en cas de mort en mission est de 50.000 dollars ou d’une à deux fois le salaire de base moins les indemnités.

Une compensation qui s’ajoute aux dispositions prévues en la matière par le régime social des FAR. La veuve ou le veuf bénéficie ainsi de 50% du montant de la pension qu’il aurait obtenu le jour de son décès qui ne peut être inférieure à 1.500 DH par mois. Un montant qui reste le même pour les orphelins, lorsqu’il existe un conjoint survivant pouvant bénéficier d’une pension de veuvage. Cette pension peut passer à 100% dans le cas où il n’existe aucun conjoint survivant pouvant bénéficier d’une pension de veuvage ou lorsque le conjoint se remarie ou est déchu de ses droits. Les ascendants ont également droit à une pension qui est égale à celle allouée à la veuve.

Les ayants droit d’un soldat mort en opération ont également droit à une rente viagère de la Fondation Hassan II pour les œuvres sociales des anciens militaires et anciens combattants. Le montant de cette rente varie ainsi entre 2.600 et 3.250 DH en fonction du grade du défunt. Le budget prévu par la Fondation pour cette prestation a atteint 59 millions de DH en 2019. Parallèlement, le Conseil de gouvernement a adopté en 2015 le décret n°2-15-156 relatif à l’octroi d’une indemnité de contingent au profit des militaires se rendant en République Centrafricaine. Un décret qui prévoit l’octroi d’une indemnité de contingent au profit des Casques bleus marocains, outre les droits liés aux rôles et indemnités accordés aux militaires de la zone Sud.

De par son engagement continu dans les opérations de maintien de la paix menées par l’ONU depuis 1956, les FAR ont à ce jour payé un lourd tribut à la sécurité internationale. Ce sont près de 50 Marocains qui sont décédés en opération, toutefois, ces pertes sont loin d’avoir diminué l’implication du Royaume en faveur de la stabilité mondiale, amenant l’ONU à reconnaître le professionnalisme des Casques bleus marocains.

Amine ATER

Repères

MINUSCA

Le Royaume a engagé 749 militaires et 11 experts dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA). Déployée en 2014, cette mission englobe un effectif total de près de 15.000 personnes, dont 11.016 militaires, 137 observateurs militaires, 302 officiers d’état-major et 2.056 policiers. S’y ajoutent 1.231 membres du personnel civil de l’ONU et 254 volontaires. La mission fait face à une coalition de forces rebelles qui, sans chercher le face à face avec les forces de l’ONU, multiplient les coups de main. Depuis le début de l’opération de maintien de paix, le contingent a enregistré 138 pertes en vies humaines.

Maintien de la paix, outil de modernisation des troupes

La participation des FAR aux opérations de maintien de la paix de l’ONU et aux missions de l’OTAN représente un atout non négligeable pour familiariser les troupes marocaines et les professionnaliser. Selon une étude de l’Observatoire Boutros-Ghali pour le maintien de la paix, le Maroc a su bénéficier de sa coopération avec l’ONU pour moderniser sa politique de défense, former ses cadres militaires, intégrer les nouvelles technologies et renouveler ses matériels.

L’Opinion.ma

Cardinal Nzapalainga : « En Centrafrique, l’aide qu’apporte l’Église universelle reste nécessaire, pour ne pas dire vitale »

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Cardinal Nzapalainga : « En Centrafrique, l’aide qu’apporte l’Église universelle reste nécessaire, pour ne pas dire vitale »

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans une lettre datée du mois de décembre, le cardinal Luis Antonio Tagle, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, s’adressant aux évêques des diocèses des territoires de mission, leur a demandé d’envisager de renoncer aux subsides qui leur sont alloués annuellement. En cause, la crise sanitaire qui a influencé les collectes de dons au profit des Œuvres pontificales missionnaires (Opm) en 2020.

Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, donne son point de vue sur cette question des subsides, notamment dans les diocèses des pays minés par l’insécurité./////////////.

La Croix Africa : Comment avez-vous accueilli cette lettre du cardinal Tagle et qui aborde la question des subsides ?/////////////.

Cardinal Dieudonné Nzapalainga : J’ai aimé l’expression « envisager de renoncer » aux subsides, c’est donc une hypothèse. Les chiffres sont têtus, le cardinal Tagle a vu la situation financière liée à la crise sanitaire. Il nous présente un tableau financier de manière brute et fait appel à la conscience des uns et des autres. Cependant la situation diffère d’un diocèse à un autre. À Bangui, nous sommes mieux lotis que certains diocèses de l’intérieur en proie à une insécurité très accentuée./////////////.

Pour ce qui nous concerne, à Bangui, dès la réception de cette lettre, j’en ai discuté avec les prêtres et une réflexion est en cours dans toute l’Église du diocèse. Nous allons mobiliser les responsables des conseils pour les affaires économiques de tout le diocèse et tous les chrétiens sont appelés à contribuer à la réflexion. Le but est de recueillir des propositions pour voir comment faire face à la situation difficile que traverse l’Église universelle qui nous a soutenus jusque-là et qui nous soutient encore. Nous arrivons à payer les salaires des ouvriers, des gardiens et à prendre en charge certaines dépenses mais les besoins des paroisses et diocèses continuent à croître. Nous prenons donc cette lettre comme une alerte./////////////.

La Centrafrique est un pays plongé dans une insécurité sociopolitique qui a forcément une incidence financière. Quel impact pourrait avoir la suppression ou la réduction des subsides sur l’Église de ce pays fortement meurtri ?/////////////.

Cardinal Dieudonné Nzapalainga  : A Bangui, nous avons des fonctionnaires et travailleurs mais les diocèses de l’intérieur du pays où chaque situation d’insécurité pousse les fonctionnaires et autres travailleurs à fuir, sont dans une situation encore plus critique. Ainsi, les populations locales qui sont sur place et qui vivent surtout de leurs cultures sont livrées à elles-mêmes, ce qui ne leur permet pas vraiment d’aider matériellement ou financièrement l’Église. Et donc si les subsides venaient à y être supprimés, ce serait dramatique. L’aide qu’apporte l’Église universelle reste donc nécessaire, pour ne pas dire vitale./////////////.

J’ose croire que nous faisons partie des pays prioritaires en matière de distribution des subsides vue l’insécurité qui est devenue permanente dans notre pays et que la Congrégation pour l’évangélisation des peuples maintiendra cette aide. Plus tard, quand la situation sera meilleure, nous pourrons, bien entendu, envisager de renoncer aux subsides. Mais pour l’heure, ils sont nécessaires à l’Église de Centrafrique qui vit au jour le jour. Chaque jour, nous vivons avec la possibilité que des rebelles viennent tout piller voire brûler des paroisses./////////////.

L’Église est également un point de rassemblement en Centrafrique en période d’attaques armées…/////////////.

Cardinal Dieudonné Nzapalainga  : Absolument, nous ouvrons grand nos portes à des personnes de toute appartenance religieuse et ethnique. Les diocèses, paroisses, communautés religieuses mobilisent leurs propres ressources pour venir en aide aux réfugiés. De plus, très souvent, quand ils quittent nos locaux, nous avons des dégâts énormes. Ces situations peuvent se présenter quatre ou cinq fois la même année, il est donc évident qu’avec uniquement nos ressources, nous ne pourrions pas faire face./////////////.

Quelles sont les initiatives d’auto-prise en charge lancées par le diocèse de Bangui pour tendre vers l’autonomie financière ?/////////////.

Cardinal Dieudonné Nzapalainga : Nous avons, dans l’archidiocèse de Bangui, un investissement dans l’immobilier avec des appartements qui sont mis en location. Nous possédons aussi des camions qui font la navette entre Bangui et des zones plus périphériques mais l’insécurité met à mal tous nos investissements. Depuis deux mois, le pays est perturbé, les voyageurs ne viennent plus et nos camions aussi sont bloqués./////////////.

Recueilli par Lucie Sarr

Avec LaCroix

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RCA :Bambari, les forces de l’ordre renforcent leur position dans la ville après l’incident d’hier

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Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bambari, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 05:20:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Bambari, les forces de l’ordre et leurs Alliés russes semblent être galvanisés par les multiples victoires de leurs collègues dans la Lobaye et sur le corridor Bangui – Béloko. Depuis 72 heures, les soldats FACA, les mercenaires russes et les Casques bleus renforcent leur position dans la ville, avec de multiples patrouilles  dans les rues. Cependant, un incident survenu mardi soir devant la base des soldats FACA fait remonter la tension dans la ville.

 

Alors que les soldats FACA, les gendarmes et les policiers  qui avaient trouvé refuge dans la base de la Minusca du PK8 sur l’axe Grimari lors de leur récent affrontement avec les rebelles du CPC à Bambari,  viennent de sortir de leur refuge pour se positionner sur les points stratégiques de la ville. Au même moment,  un hélicoptère, à bord 4 snipers  russes, a atterri dans la base militaire des soldats FACA, on ignore l’objectif, mais des sources parlent du ravitaillement militaire.

Dans les rues de Bambari, on observe également le renforcement des patrouilles des forces de la Minusca.  Tous ces dispositifs sécuritaires montrent qu’un assaut définitif contre les positions des rebelles du CPC est presque inévitable.

Cependant, dans la soirée du mardi 9 février, devant la base des soldats FACA, un incident est survenu entre les FACA et un groupe des trois jeunes musulmans.

Deux personnes arrêtées, dont une blessée grave. Ce qui suscite une vive réaction dans la ville. Ainsi, les gendarmes, policiers, les soldats FACA et les Minusca sont en alerte maximale depuis ce mardi.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : l’Assemblée nationale marocaine approuve l’envoi d’une unité d’hélicoptères en Centrafrique

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Des blindés des forces de la Minusca lors des affrontements des groupes armés rivaux à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 03:18:28 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les députés de l’assemblée des représentants du peuple  (ARP) ont voté, mardi, en faveur de l’envoi d’une unité d’hélicoptères en Centrafrique. Et ce, sous la bannière de l’Organisation des Nations Unies.

 

La mission de L’envoi d’une unité d’hélicoptères en Centrafrique a été approuvée par les parlementaires marocains à 110 voix pour, deux contre et quatre abstentions.

Notons que cette mission est déployée dans le cadre du soutien à la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

Cette unité est chargée des missions d’intervention aérienne, de l’accompagnement aérien armé, de recherche et de sauvetage.

Elle assure également la sécurisation et l’escorte des déplacements, la reconnaissance aérienne, l’évacuation sanitaire. Et ce, dans le cadre des missions attribuées à la MINUSCA.

 

  1. Y. Ibrahim Avec TAP

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

nouvelles manifestations contre la vie chère

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Soudan: nouvelles manifestations contre la vie chère

Bangui ( République centrafricaine ) – De nouvelles manifestations contre l’augmentation du coût de la vie ont eu lieu mardi au Soudan, pays de 40 millions d’habitants miné par les difficultés économiques.

Ces manifestations sont survenues au lendemain de la formation d’un nouveau gouvernement chargé de sortir le pays de la grave crise économique dans laquelle il est empêtré depuis des décennies et qui s’est amplifiée après la chute en avril 2019 du régime d’Omar el-Béchir, destitué par l’armée sous la pression de la rue./////////////.

Ces dernières semaines, les manifestations contre la cherté de la vie se sont multipliées, notamment dans la capitale Khartoum et dans l’Etat de Gedaref (est), grenier à blé du pays./////////////.

En raison de pénuries variées, les Soudanais patientent quotidiennement des heures dans les files d’attente devant les stations-services, les fours à pain ou encore les pharmacies./////////////.

“Non aux prix élevés, non à la faim”, ont scandé les manifestants à Nyala, capitale de l’Etat du Darfour-Sud (ouest), incendiant des boutiques et jetant des pierres contre la police qui a dispersé la foule à coups de gaz lacrymogènes, a constaté un correspondant de l’AFP./////////////.

Le Premier ministre Abdallah Hamdok a assuré lundi que son nouveau gouvernement donnerait la priorité à l’économie./////////////.

Il s’est entretenu mardi au téléphone avec le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, qui a exprimé son soutien au gouvernement de transition. /////////////.

Les deux hommes ont “discuté des moyens de promouvoir le développement et des réformes économiques, tout en mettant en oeuvre les récents accords de paix et en s’attaquant aux racines de la violence au Darfour”, a déclaré le département d’Etat américain./////////////.

L’année dernière, les Etats-Unis ont retiré Khartoum de la liste américaine des Etats accusés de financer le terrorisme, ce qui était synonyme de sanctions et d’obstacles aux investissements internationaux pendant des décennies./////////////.

Couvre-feu /////////////.

Selon le gouverneur du Darfour-Sud, Moussa Mahdi, cité l’agence de presse nationale Suna, les forces de sécurité ont dispersé les “émeutiers” qui ont “pris d’assaut des magasins d’un marché de la ville”. Elles ont aussi saisi des “armes et des munitions”, a-t-il dit. /////////////.

Un couvre-feu nocturne de 12 heures, à partir de 18H00 (16H00 GMT), a ensuite été imposé au Darfour-Sud./////////////.

Dans la ville côtière de Port-Soudan (est), des étudiants ont attaqué des bâtiments officiels, entraînant la fermeture de plusieurs écoles et magasins, a indiqué Suna. Des manifestations ont aussi eu lieu dans l’Etat du Kordofan-Nord. /////////////.

Selon l’agence, la hausse du prix des ingrédients nécessaires à la fabrication du pain est à l’origine de la mobilisation. En décembre 2018, c’est le triplement du prix du pain qui avait provoqué le soulèvement populaire conte le général Béchir./////////////.

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants à Al-Obeid (centre), transportant des sacs de blé qui semblent avoir été pillés. L’AFP n’a pas pu vérifier l’authenticité des images./////////////.

“Nous promettons de ne pas fermer l’oeil jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de files pour se procurer du pain et du carburant, et de rendre les médicaments de première nécessité accessibles à des prix raisonnables”, a affirmé le nouveau ministre des Finances et ancien chef rebelle, Gibril Ibrahim./////////////.

Les autorités de transition doivent composer avec une dette colossale (plus de 49 milliards d’euros), une inflation annuelle record de 269% en décembre 2020 et un manque chronique de devises.

Avec AFP/VOA
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En Centrafrique, la rébellion se replie, mais ne cède pas

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Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 02:27:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un  mois et demi après en avoir pris le contrôle, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont quitté la ville de Bouar lundi 8 février 2021, mais ils continuent à contester la légitimité de la réélection du Président Faustin Archange TOUADERA.

 

Les rebelles ont finalement quitté la ville de Bouar, située à environ 450 kilomètres de Bangui , un mois et demi après avoir conquis la ville. La ville à désormais sous contrôle total des forces loyalistes, a déclaré le porte-parole du gouvernement centrafricain, Monsieur Maxime Kazagui.

Les rebelles ont abandonné les positions qu’ils occupaient, depuis le 27 décembre 2020, et fuient la ville dans la nuit face à l’avancée des forces gouvernementales appuyées par les paramilitaires Russes.

« Ils se sont repliés, mais ils ne sont pas loin de là. Sur l’axe Bocaranga et Koui, ils sont nombreux «, déclare un commerçant de Bouar.

Des nombreux habitants de cette ville,  située à 450 kilomètres  au nord-ouest de la capitale Bangui,

s’étaient réfugiés  dans les camps des déplacés situés dans la ville, créant pour leur propre sécurité.

« Maintenant les forces de l’ordre sont déjà là, donc on peut rentrer tranquillement chez nous », estime un déplacé de Bouar.

 

  1. Y. Ibrahim avec La Croix

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

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Centrafrique | Les forces progouvernementales poursuivent leur reconquête

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Centrafrique
| Les forces progouvernementales poursuivent leur reconquête

Bangui ( République centrafricaine ) – (Bangui) Les forces progouvernementales en Centrafrique poursuivent leur contre-offensive contre les groupes rebelles, avec la reprise mardi d’une ville stratégique de l’ouest du pays, sur un axe vital pour le ravitaillement de Bangui.

« La ville de Bouar a été reprise par les forces armées centrafricaines et leurs alliés », a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement centrafricain Ange-Maxime Kazagui. /////////////.

Les autorités centrafricaines désignent généralement comme « forces alliées » des militaires rwandais et des paramilitaires russes. /////////////.

À 430 km au nord-ouest de la capitale, Bouar, cinquième ville du pays et agglomération de près de 40 000 habitants, est située sur un axe routier vital qui relie Bangui au Cameroun et que les rebelles cherchent à couper pour asphyxier la capitale/////////////.

La ville abrite également le camp Leclerc, le quartier général de l’armée centrafricaine dans la région ouest, la plus densément peuplée du pays. /////////////.

Reconquête/////////////.

Mi-décembre, six des plus puissants groupes armés qui contrôlaient les deux tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), puis ont lancé une offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra. /////////////.

Ils avaient pris la ville de Bouar le 27 décembre, jour du premier tour de l’élection présidentielle remportée dès le premier tour par le chef de l’État sortant. Leur objectif était alors de couper l’approvisionnement de la capitale. /////////////.

Le 9 janvier, la CPC avait attaqué le Camp Leclerc ainsi que la base de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), tous deux situés à la périphérie de la ville, mais ils avaient été repoussés au terme de violents combats et après une démonstration de force menée par des avions de chasse français. /////////////.

Depuis, les rebelles continuaient d’occuper le centre-ville, où des bâtiments publics et des bases d’ONG avaient subi des pillages. /////////////.

Depuis la fin du mois de janvier, les forces progouvernementales mènent une offensive pour libérer l’axe reliant Bangui au Cameroun et permettre la reprise des convois. Les villes de Boda, Boali, Bossembélé, Bossemptélé et Yaloké ont ainsi été successivement reconquises ces derniers jours. /////////////.

Et lundi, après 50 jours de blocus, un premier convoi de 14 camions d’aide humanitaire de l’ONU est finalement parvenu à Bangui depuis le Cameroun sous escorte des Casques bleus. /////////////.

Prix en hausse/////////////.

Car de fait, sur le terrain militaire, les rebelles n’ont jamais menacé sérieusement Bangui, malgré deux attaques aux portes de la capitale le 13 janvier, vite repoussées. /////////////.

Ils se heurtent à des forces bien mieux armées et équipées : quelque 12 000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Minusca, présents depuis 2014, mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays à la rescousse de M. Touadéra et d’une armée démunie. /////////////.

Alors les rebelles attaquent et parfois s’emparent de villes ou localités souvent éloignées de Bangui, en particulier le long du cordon reliant la capitale à Garoua-Boulaï, le principal poste-frontière camerounais. /////////////.

Et tentent « d’asphyxier » la capitale, selon l’ONU, en menant des attaques, souvent fugaces, le long de plus de 700 km de ces routes nationales 3 puis 1 (RN1). /////////////.

Bangui n’a connu aucune pénurie grave, mais les prix des produits importés, comme la farine ou les oignons, y ont considérablement augmenté. Selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha), plus de 1600 camions sont bloqués à la frontière avec le Cameroun, dont 500 d’aide humanitaire. /////////////.

Or, la quasi-totalité des marchandises importées par la Centrafrique, deuxième pays le moins développé du monde selon l’ONU et totalement enclavé au cœur du continent, arrive par la route depuis le Cameroun.

Avec AFP

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Des émissaires de Bozizé et de la CEEAC se sont rencontrés dans le sud du Tchad

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Des émissaires de Bozizé et de la CEEAC se sont rencontrés dans le sud du Tchad

Bangui ( République centrafricaine ) – François Bozizé avait rendez-vous ce lundi avec une délégation de haut niveau de l’Afrique centrale à Moundou, la principale ville du sud du Tchad. Mais arrivé à la lisière de la frontière entre la Centrafrique et le Tchad, l’ancien président qui a regagné la rébellion a préféré envoyer une délégation comprenant entre autres, son fils, Jean-Francis Bozizé et l’ancien leader Anti-Balaka Maxime Mokome, rapporte notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako. Une présence confirmée par le porte-parole de la coalition rebelle.

La délégation composée du président de la commission de la CEEAC, des patrons de services Tchadiens et Angolais s’est entretenue avec les émissaires de Bozizé sur leurs intentions par rapport au retour de la paix./////////////.

De bonnes sources, Abakar Sabone, une des figures de la rébellion qui ne se trouvait pas loin de la frontière tchadienne, s’est aussi entretenu avec la délégation qui est attendue dans les jours à venir à Bangui puis au Soudan où se trouvent d’autres insurgés centrafricains./////////////.

Le tout est d’obtenir une bonne disposition des acteurs centrafricains dans la perspective du prochain sommet sur la Centrafrique prévu le 2 mars prochain en Angola. Du côté des autorités centrafricaines, on dit ne pas avoir été informé de cette rencontre qui n’engage que la CEEAC, dit-on à Bangui.

Avec RFI

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RCA : rumeurs infondées sur l’arrestation de Bozizé au Tchad, le CPC et le KNK démentent

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L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). L’ancien Président François Bozizé a été arrêté à la frontière du Tchad vendredi 8 janvier 2021.  Cette rumeur aussi infondée que persistante a été relayée des centaines de fois en 24 heures par les proches du Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Son parti, le Kwa Na Kwa (KNK), et le groupe armé CPC démentent cette rumeur dans les médias et sur les réseaux sociaux.

 

L’ancien Président François Bozizé, Président fondateur du mouvement politique Kwa Na Kwa (KNK) aurait été arrêté à la frontière avec le Tchad et serait même en train d’être interrogé par les autorités judiciaires tchadiennes. Il serait même sous le coup de plusieurs chefs d’accusation, dont atteinte à la sureté de l’État et rébellion. C’est ce qu’affirment des publications des proches du chef d’État centrafricain  comme le ministre Conseiller du Président de la République fidèle Gouandjika, et relayer plusieurs fois sur les réseaux sociaux.

Cette rumeur est apparue alors que l’ancien Président François Bozizé venait de rentrer à Bossangoa après avoir séjourné à Boda, ville reprise par les forces gouvernementales appuyées par les Mercenaires russes et rwandais.

Le Kwa Na Kwa (KNK), parti politique fondé par l’ancien Président François Bozizé dément son arrestation par les autorités tchadiennes. Même son de cloche  du côté de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), par la voix de son porte-parole Abakar Sabome qui publie également un audio sur les réseaux sociaux hier.

Cependant, les autorités tchadiennes, dans un communiqué,  démentent également cette arrestation de l’ancien Président François Bozizé qui est sous le coup d’un mandat d’arrêt international de la justice centrafricaine pour son implication dans la déstabilisation de la RCA.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le Directeur Général de la Douane Théodore Frédéric Inamo désapprouvé par ses collaborateurs suite à la présentation de son rapport truffé    

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Frédéric Inamo, Directeur général de la douane centrafricaine. Photo: Éric Ngaba. Copyright2018CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Les services étatiques sont des domaines qui devaient renforcer la caisse du Ministère des Finances et du Budget afin de permettre à l’État de payer le salaire aux fonctionnaires et également de payer les fonctionnaires de l’Etat à la retraite. Mais, certaines personnes utilisent cet argent à des fins personnelles et privent le bon fonctionnement des services. Le cas de la malversation financière de l’Etat est  celui du Directeur Général des Douanes et des Droits Indirects Théodore Frédéric Inamo.

 

Dans son rapport présenté le samedi 06 février 2021 dans la matinée, le Directeur Général de la Douane a présenté un rapport dont il a commencé par rappeler les grands travaux réalisés au cours de l’année 2020 avec la technique de la numérisation et autres. Dans cette présentation, le bilan annuel 2020 sur les recettes dont la prévision fixée par les partenaires financiers à savoir le FMI et la Banque mondiale étaient de 60.000.000.000 et par rapport à la crise mondiale au Corona Virus, nos partenaires ont revus cette prévision en baisse c’est à dire 51.000.000.000 fcfa et malgré toutes ces difficultés, la Direction générale des douanes et droits indirects a pu réaliser en cash 58.700.000.000 soit un Gap positif de 7.700.000.000fcfa et en recettes d’ordre, elle a réalisée 72.000.000.000fcfa soit une réalisation annuelle de 130.700.000.000.

D’après les informations, le Directeur de la Douane Théodore Frédéric Inamo a avancé des chiffres dont certains de ces collaborateurs ne se retrouvent pas car selon eux, ce dernier serait impliqué dans plusieurs cas de détournements sans pareils, et les preuves sont visibles.

A en croire, un personnel de la Douane sous-couvert d’anonymat : «La Direction Générale de Douane et Droits Indirects est un grand service  qui ravitaille la caisse de l’Etat centrafricain. Malgré que la condition sécuritaire est encore tendue, on a constaté que la Douane a fait plus de recette mais, le Directeur général a présenté une recette de 130.700.000.000 sans éclaircir le personnel sur les détails».

Il est à préciser également que le Directeur Général de la Douane et des Droits Indirects a détourné  beaucoup de fonds dont ceux de la construction des nouveaux bâtiments de la recette de Mongoumba et celui du PK 26, en plus la construction du logement du receveur de Beloko. D’après une source concordante du service de la Douane, « le Directeur Général n’a pas pu faire bon usage de ces fonds car, les réalisations ne sont pas à la hauteur mais les chiffres avancés sont en hausse ».

Cette même source a indiqué aussi que : « Nous sommes parfois surpris de constater que les recettes qui émanent des frontières  telles que Beloko, Berberati et Gamboula subissent des déficits énormes. Qu’à cela ne tienne, le traitement du personnel est un grand problème pour ce service ».

Il est souhaitable  que la Cour de compte diligente un audit au sein de ce département sous tutelle du Ministère des Finances et du Budget car, le Président de la République a promis au peuple centrafricain la bonne gouvernance même dans les affaires de la gestion de l’Etat.

 

Par Nicolas Namféi

Contributeur spécial du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Procès Ngaïssona et Alfred Yekatom : Un procès d’importance pour la paix en RCA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/ykatome-et-ngaissona.jpg” alt=”Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.  ” width=”300″ height=”200″ />
Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur
comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). “Les charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en République centrafricaine portées par le Procureur à l’encontre d’Alfred Yekatom et de Patrice-Edouard Ngaïssona » ont été «partiellement» confirmées lors de l’audience du 11 décembre 2019, d’où la décision de les renvoyer en procès prévu à partir du 16 février 2021, indique un communiqué de la Cour Pénale Internationale (CPI)


Un procès d’importance pour la paix en RCA

Meurtres, tentatives de meurtres, tortures, persécutions, mutilations, privations de liberté physique, enrôlements d’enfants de moins de 15 ans… rythmaient la vie des centrafricains durant le conflit inter-communautaire opposant les Anti-Balaka (composé majoritairement de chrétiens) et les Séléka (composé majoritairement des musulmans), de 2013 à 2014. Un chaos qui a causé la perte de milliers de vies et occasionné la fuite de très nombreuses familles. Selon un rapport de la commission d’enquête de l’ONU publié en 2015, le conflit aurait fait près de 6000 morts dans l’ouest de la RCA et plus particulièrement dans les zone de Bangui, Lobaye, Yaloké, Gaga, Bossempélé, Camot, Berberati.

Pour le pays et les familles des victimes, ce procès est l’occasion de sanctionner ceux qui ont compromis la paix, la stabilité et la sécurité du pays.

 

Les acteurs de l’instabilité

  • Coté Anti-Balaka

En novembre 2018, l’ancien député de la circonscription de Mbaiki, Alfred Rombhot Yekatom, plus connu sous le nom de «colonel Rombhot» qui était à la tête d’un groupe d’environ 3.000 combattants anti-balaka, a été arrêté. Quelques semaines plus tard, c’est Patrice-Edouard Ngaissona qui l’a été à son tour.

En effet, le 12 décembre 2018, les autorités françaises, sur la base d’un mandat d’arrêt édité le 7 décembre 2018 par la CPI, ont arrêté Patrice-Edouard Ngaissona, coordinateur général des Anti-Balaka au niveau national mais également ancien ministre des sports de 2003 à 2013. En effet, Ngaissona, n’a pas été arrêté pour avoir pris part ou non aux crimes dont il est accusé, mais parce qu’il en est le responsable en tant que chef des Anti-Balaka. En février 2014, il affirmait à la FIDH (Fédération Internationale des Droits Humain) «avoir un ascendant sur près de 50 à 70 000 éléments dans tout l’ouest, et le contrôle des provinces» ce qui lui vaut son arrestation.

  • Coté Séléka

Entre septembre 2013 et décembre 2014, les crimes de guerre furent aussi bien perpétrés par les Seleka que les anti-balaka. Ainsi, à l’instar de son rival Patrice-Edouard Ngaissona, M. Mahamat Said Abdel Kani alias M. Said, commandant de la Séléka, proche de Michel Djotodia (le chef de la Séléka) est suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité présumés qui auraient été commis à Bangui en 2013. À ce titre, le 24 janvier 2021, M. Mahamat Said Abdel Kani a été remis à la CPI par les autorités de la République centrafricaine en raison d’un mandat d’arrêt délivré le 7 janvier 2019.

Une instabilité qui demeure

Malgré ce pas en avant pour condamner les acteurs de l’instabilité du pays, la situation sécuritaire reste préoccupante en RCA. En effet, plus de 60% du territoire national est entre les mains des groupes armés et rebelles. Depuis le 17 décembre 2020, un nouveau mouvement armé a vu le jour, la CPC (la Coalition des patriotes pour le changement). Ce mouvement dirigé par Nourreddine Adam réuni les 6 groupes armés que sont les 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), l’UPC (Union pour la Paix en Centrafrique), le MPC (Mouvement Patriotique pour la Centrafrique), le FPRC (Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique), la RJ (Révolution justice aile Armel Sayo) et les anti-balaka (branches de Mokom et de Ngaissona). Aujourd’hui ce groupe qui bloque les frontières camerounaises, menace de prendre la capitale.

Face à cette menace, le représentant spécial en République centrafricaine du Secrétaire général de l’ONU Mankeur Ndiaye, a prévenu que le pays était « confronté à un grave risque de recul en matière de sécurité ». Pour cela, il a demandé l’intervention de 3 000 casques bleus supplémentaires, pour permettre à la Minusca « de disposer d’un outil robuste et adapté à la menace ».

 

Par Julien Ekomo

Contributeur Spécial du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :  les rebelles du CPC bloquent l’axe Berberati Kenzo

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Depuis 48 heures, la circulation des biens et des personnes est mise à mal sur le tronçon Berberati – Kenzo. En cause, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui avaient bloqué le corridor Bangui Béloko  sur la route n°1 depuis près d’un mois, sont venus à nouveau bloquer l’axe Kenzo – Berberati depuis 48 heures.

 

Kenzo est la ville frontalière camerounaise avec la République centrafricaine. Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont bloqué cet axe  de ravitaillement de la rca au niveau du village Nassoulé, situé à 30 kilomètres de Gamboula.

« Les rebelles ont dit que c’est Berberati qui ravitaille Bangui.  C’est-à-dire  que les camions achètent des vivres ici  à Kenzo et ramènent à Berberati, et les gens de Bangui viennent s’approvisionner à Berberati  pour ravitailler Bangui. Ce qui fait que quand ils ont barré la route de Bangui – Béloko,  ça n’inquiète pas trop le gouvernement . Donc il faudrait également arrêter la route de Kenzo – Berberati afin de bien asphyxier la capitale Bangui » témoigne un commerçant de Berberati joint au téléphone.

Ce qui est sur, cette fermeture commence à avoir des conséquences économiques néfastes à Gamboula, une ville centrafricaine située à environ 15 kilomètres de Kenzo. Un habitant témoigne :

«  …au niveau du village Nassoulé, situé à 30 kilomètres de Gamboula. Ils ont bloqué la route en disant que les véhicules en provenance de Kenzo au Cameroun ne doivent pas rentrer en RCA pour ravitailler la ville de Berberati. Pour l’instant, sans vous mentir, la population est très inquiète parce que les éléments rebelles sont ici même dans la ville», affirme cet habitant.

Actuellement à Berberati et Gamboula, les produits commencent à se faire rares sur le marché à cause de ce manque de ravitaillement.

Par D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 23 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Bossangoa, les rumeurs d’une éventuelle attaque paniquent la ville

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L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa, le 18 septembre 2020. Par CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Bossangoa, ville située à 305 kilomètres de Bangui, la population locale est replongée dans la  psychose dimanche suite aux rumeurs d’une attaque de la ville par les forces de défense et de sécurité, appuyées par leurs alliés russes et rwandaises. Ce qui crée la panique dans la ville.

 

Ce dimanche 7 février, vers 23  heures, un hélicoptère de la Minusca a survolé la ville durant plusieurs minutes pour aller porter secours à un Casque bleu camerounais qui était tombé malade. Aussitôt, les populations locales, dès qu’elles ont vu l’hélicoptère survoler la ville, ont quitté immédiatement leurs maisons pour se réfugier dans la brousse.

« Dans la nuit du dimanche à lundi 8 février,  aux environs de 23 heures ou 24 heures, il y’avait eu un hélicoptère qui a survolé la ville. Et quand les populations l’ont entendu,  elles se sont paniquées. D’autres se sont réfugiés dans la brousse. Ce n’est que le lundi matin qu’après vérification, on a appris qu’un soldat camerounais de la MINUSCA était gravement malade, et son état de santé nécessite une évacuation sur Bangui. Raison pour laquelle l’hélicoptère était venu pour le transporter, et les populations paniquées sont aussi de retour   », témoigne un habitant de la ville joint au téléphone.

Il y’a lieu de rappeler que l’ancien Président François Bozizé,  après l’invalidation de son dossier de candidature à la présidentielle par la cour constitutionnelle le 4 novembre 2020, s’est retranché, avec quelques membres de ses proches, à Bossangoa, sa ville d’origine. Et après l’attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre le régime du Président Touadera, le gouvernement  a lancé un mandat d’arrêt contre lui pour rébellion et atteinte à la sureté de l’État.

 

Par D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 23 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : communiqué nécrologique du MLPC Fédération France

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

MLPC

Mouvement de libération du peuple centrafricain

Membre de l’internationale socialiste

 

C’est avec une profonde douleur et une tristesse immense que la Fédération « FRANCE » du MLPC a appris la disparition brutale de la Camarade Marie Tatiana TAKELEPOU, épouse NGBALE, Vice-Présidente du Bureau Fédéral « Europe, Amériques, Asie, Moyen-Orient, Océanie » (EAAMOO) du Mouvement de Libération de la Femme Centrafricaine (MLFC) de France. Décès survenu le 4 février 2021 à l’hôpital de Rueil-Malmaison des suites de maladie.

 

Militante motivée et déterminée, la Camarade Tatiana NGBALE a été de toutes les luttes du Parti malgré de douloureuses épreuves de la maladie : d’abord dans le combat que menait le MLPC dans l’opposition après avoir subi le lâche putsch de mars 2003 ; Conseillère à l’Organisation et à l’Animation elle était présente à Bruxelles pour la mise en place de la sous-fédération de Belgique. Elue Vice-présidente du Bureau Fédéral MLFC EAAMOO elle a été très active dans la Campagne des Elections Présidentielle et Législatives de 2015-2016 à Bangui.

Au nom de tous les militants, militantes et sympathisants de la Fédération, nous rendons un vibrant hommage à la Camarade Tatiana NGBALE et joignons notre voix à celle de toutes les instances du Parti pour présenter nos condoléances les plus émues à sa famille éprouvée ainsi qu’à ses proches, surtout à son époux, le Camarade Romuald NGBALE, ancien Secrétaire Général Fédéral et Responsable de l’Organisation et de l’Animation du Bureau Fédéral.

La disparition brutale de la Camarade Tatiana NGBALE est non seulement une grande perte pour sa famille mais aussi pour son organe politique, le MLFC qui perd ainsi une vaillante militante.

Fait à Paris, le 8 février 2021

Hugues Junior DOBOZENDI

Président Fédéral

 

 

 

 

Le Rwanda continuera à soutenir les efforts de la République centrafricaine en matière de paix et de sécurité

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Touadera et son homologue Kagamé.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Vincent Biruta, s’est engagé lundi à continuer à soutenir la République centrafricaine (RCA) dans ses efforts pour parvenir à la paix, à la sécurité, à la stabilité et au développement durable.

 

  1. Biruta a tenu ces propos au cours d’une conférence de presse conjointe avec Sylvie Baipo-Temon, son homologue de RCA, qui se trouvait en visite officielle au Rwanda.

Le Rwanda est actuellement l’un des plus importants contributeurs de troupes à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (Minusca), et s’occupe spécifiquement de la sécurité des hauts fonctionnaires et des principales installations de l’Etat. Il a déployé une force de protection en RCA pour assurer la sécurité des troupes de maintien de la paix de l’ONU, mais aussi pour garantir le déroulement pacifique des élections générales de décembre dernier.

  1. Biruta a indiqué que les deux pays continueraient à renforcer leur coopération bilatérale, y compris dans le domaine des investissements et dans divers autres secteurs d’intérêt commun.

Mme Baipo-Temon a quant à elle exprimé sa gratitude envers le gouvernement rwandais pour avoir aidé la RCA à maintenir la paix, la sécurité et la stabilité, notamment grâce au déploiement d’une force de maintien de la paix.

La RCA souhaite s’inspirer de l’expérience du Rwanda en matière de restauration de la paix et de la stabilité et de reconstruction post-conflit, a-t-elle ajouté.

La visite de Mme Baipo-Temon au Rwanda survient quelques jours après que la compagnie aérienne nationale rwandaise RwandAir a ouvert une nouvelle liaison vers Bangui, la capitale de la RCA.

 

Xinhua

RCA : arrivé à Bangui du premier convoi humanitaire en provenance du

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arrivé à Bangui le lundi 8 février 2021 du premier convoi humanitaire en provenance du Cameroun depuis les violences ayant occasionné la suspension des activités des transporteurs routiers sur l’axe Bangui Béloko, localité à environ 583 km au nord ouest de la capitale. Photo Minusca

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). La Mission des Nations Unies en Centrafrique, la Minusca a annoncé lundi l’arrivée de son premier convoi d’aide humanitaire à Bangui, depuis le blocus de la capitale par des rebelles il y a 50 jours.

arrivé à Bangui le lundi 8 février 2021 du premier convoi humanitaire en provenance du Cameroun depuis les violences ayant occasionné la suspension des activités des transporteurs routiers sur l'axe Bangui Béloko, localité à environ 583 km au nord ouest de la capitale. Photo Minusca
arrivé à Bangui le lundi 8 février 2021 du premier convoi humanitaire en provenance du Cameroun depuis les violences ayant occasionné la suspension des activités des transporteurs routiers sur l’axe Bangui Béloko, localité à environ 583 km au nord ouest de la capitale. Photo Minusca

 

Le 19 décembre dernier, des rebelles qui occupent déjà les deux tiers de la République centrafricaine ont lancé une offensive avec l’objectif de renverser le régime du président Faustin Archange Touadéra.

Ce lundi, quatorze camions de l’aide humanitaire de l’ONU escortés par les Casques Bleus. Parmi eux, neuf engins appartenant au Programme Alimentaire Mondial (PAM) de l’ONU ont fait le trajet, les autres camions contenaient du matériel dédié à la Minusca.

Plus de 1600 camions avaient été bloqués à la frontière camerounaise depuis. C’est par cette zone stratégique qu’arrive quasi-totalité des marchandises importées par la Centrafrique.

Le pays étant complètement enclavé au cœur du continent, les vivres arrivent par la route via le Cameroun voisin.

Interrogé par l’AFP, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, n’a pas précisé si l’acheminement de ce convoi avait été permis grâce à la présence de Casques bleus et leur protection ou avec l’accord des rebelles.

Que se passe-t’il en République centrafricaine ?

Depuis qu’un coalition de groupes armés a renversé le président François Bozizé en 2013, la Centrafrique subit une guerre civile. Le conflit qui oppose ces mouvements et des milices d’autodéfense ralliées au président déchu François Bozizé, a duré jusqu’en 2018. Depuis, l’intensitédes affrontements avait majoritairement baissé.

Mais le 19 décembre 2020, à huit jours de l’élection présidentielle, une coalition de six groupes rebelles, opposés à la réélectiondu président Faustin Archange Touadéra (élu au pouvoir du pays en décembre 2016 ) avait annoncé une offensive et une “marche sur Bangui”.

Lorsque le président Faustin Archange Touadéra a été réélu le 27 décembre 2020 au terme d’un scrutin controversé, les rebelles qui ne sont pas parvenu à faire leur marche dans la ville, malgré deux attaques aux portes de la capitale le 13 janvier 2021.

 

AFP