Centrafrique : Les dérives dictatoriales du pouvoir de Bangui confirment le déficit de légitimité politique et démocratique mais opte à intimider que de convaincre.

Rédigé le 09 mai 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
À plus d’un mois de l’avènement de la septième République, une incompréhension digne d’un quiproquo politique s’installe au sommet de l’État.
En effet, les pratiques autoritaires, les frasques dictatoriales du pouvoir de Bangui ne cessent d’alimenter les doutes sur la légitimité politique et démocratique de la septième République d’ailleurs contestée par la classe politique centrafricaine et accusée d’d’être illégale.
Des déviations progressives et incontrôlées ainsi que des entorses épisodiques au droit positif se succèdent pendant que le pouvoir exécutif toujours en veilleuse en attendant la formation du nouveau gouvernement est demis de façon insipide par une simple instruction d’un ministre démissionnaire au mépris du principe du parallélisme des formes qui veut qu’un décret soit abrogé par un autre décret.
À cela s’ajoutent l’interdiction de voyager et la confiscation du passeport diplomatique du président de l’URCA en l’occurrence Monsieur Anicet Georges DOLOGUÉLÉ qui indigne une bonne partie de l’opinion nationale et internationale.
Il faut noter que le degré de haine et d’acharnement contre le président de l’URCA qui n’a commis que le seul crime de renoncer à sa nationalité française et de se présenter aux élections présidentielles de décembre 2025 me rappelle la crapuleuse mort de l’ancien président du Liberia Samuel DOE capturé en 1990 par les rebelle de Charles TAYLOR et qui les suppliait alors qu’ils lui administraient des sévices et amputations atroces.
Il ne s’agit nullement de faire la promotion de la vengeance mais nous rappelons seulement que la roue tourne et que le pouvoir n’est jamais éternel d’où l’essence de la maxime biblique qui enonce “qu’il ne faut pas faire aux autres ce que vous ne souhaitez pas qu’on vous fasse”.
Ce pouvoir qui n’a plus de limites s’en prend également aux professionnels des médias publics et privés.
C’est ainsi que le correspondant de RFI à Bangui a été interpellé et auditionné pendant de longues heures dans les locaux de l’office centrafricain de répression du banditisme suite à un reportage lié à la conférence de presse du président de l’URCA.
Comme la bêtise a l’habitude d’insister, le président de l’assemblée nationale qui est l’incarnation de la calamité du marchandage de vote l’assemblée nationale a été reconduit dans ses fonctions par un vote téléguidé par le président de la République.
Il apparaît important de souligner qu’un seul candidat à un poste aussi important et voté par acclamations est constitutif d’un manque de sérieux et que par voie de conséquence, son âge avancé ne peut construire l’avenir.
Inquiet de ce qui précède, le citoyen lambda s’interroge :
1- Pourquoi le pouvoir de Bangui peine à legitimer la septième République ?
2- Pourquoi la septième République opte t-elle pour l’intimidation des citoyens que de les convaincre ?
3- Concernant le dossier du président DOLOGUÉLÉ, qu’est-ce qui peut légitimement justifier cet acharnement devenu viral ?
4- Concernant la reconduction du président de l’assemblée nationale qui jouit de la nationalité française et qui ne laisse aucune place aux jeunes ni au changement, légiférer par ordonnance n’est-il pas mieux que de parler d’une assemblée nationale qui n’est qu’une caisse de raisonnance pour l’exécutif ?
En tout état de cause, il est visible que le pouvoir de Bangui en panne de légitimité a choisi d’intimider les forces vives de la nation ainsi que toutes voix discordantes au lieu de les convaincre sur un projet qui répond aux attentes du peuple.
Il faut noter que la révision constitutionnelle controversée, la militarisation de la vie politique, la restriction de l’espace politique, civique et médiatique, la contestation des élections organisées avec une faible participation citoyenne conjuguée avec la difficulté de consolider l’État de droit ont créée une beante fracture non seulement entre la population et les autorités établies mais également avec les institutions républicaines.
En attendant la formation du nouveau gouvernement, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.
Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.
Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président afin de donner une chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Limassa le 09 Mai 2026
Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Environnementaliste.
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