Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-faca-en-patrouille-a-Bangui-4-450×338.jpg” alt=”les soldats faca en patrouille à Bangui 3″ width=”450″ height=”338″ />Les soldats de l’armée nationale lors d’une patrouille à Bangui. Photo CNC
Mobaye, République centrafricaine, lundi, 22 mars 2021, 06:02:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Informés de la présence des forces gouvernementales dans la sous-préfecture d’Alindao, les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement ont commencé à plier bagage et quitter la ville de Mobaye, chef-lieu de la préfecture de la Basse-Kotto.
Si les soldats FACA et leurs alliés rwandais et russes ont décidé de conquérir tout le territoire occupé par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, nombreux sont ceux dans le pays qui mettent en doute leur stratégie.
« C’est comme si l’on déplace le problème du point A au point B. cela ne peut pas résoudre les problèmes sécuritaires actuels », déclare Joseph Koualet,
qu’à cela ne tienne ! Les Mercenaires russes, qui ont repris la sous-préfecture d’Alindao, la semaine dernière, seraient en route pour la ville de Mobaye, selon une source militaire.
Pendant ce temps, les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), qui sont aussi nombreux à Mobaye, commencent à plier bagage. Selon des sources locales, certains rebelles ont pris la destination de Dimbi, Mbélima, Zangba, etc.. D’autres sont restés dans la ville, mais leur nombre ne dépasse pas 50. Selon la même source, ces rescapés attendent certainement une occasion pour sortir avant que les mercenaires russes n’arrivent dans la ville.
Pour l’heure, c’est la peur qui gagne petit à petit les populations qui craignent que ces rebelles, en quittant la ville, puissent emporter des motos ou faire des exactions sur les populations.
En Centrafrique, l’ex-président François Bozizé a pris la tête de la rébellion
Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président centrafricain est désormais à la tête de la rébellion qui a lancé mi-décembre une offensive pour renverser le président Faustin Archange Touadéra, a indiqué l’organisation rebelle de la Coalition des patriotes pour le changement.
L’ex-chef de l’État centrafricain François Bozizé a pris la tête de la rébellion qui a lancé il y a quatre mois une offensive pour renverser le président Faustin Archange Touadéra, réélu en janvier, et désormais en recul après avoir pris le contrôle de plusieurs villes./////////////.
Le porte-parole de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), Serge Bozanga, a indiqué à l’AFP que François Bozizé avait répondu favorablement à “l’appel” des six groupes armés membres de la CPC, lui “demandant de prendre la tête” de la coalition “en qualité de coordinateur général”./////////////.
Mi-décembre, six des plus puissants groupes armés qui contrôlaient les deux-tiers de la Centrafrique, en guerre civile depuis huit ans, se sont alliés au sein de la CPC, puis ont lancé une offensive contre le régime du président Touadéra./////////////.
“Marcher sur Bangui”/////////////.
Dès que la coalition avait annoncé “marcher sur Bangui”, le 19 décembre, Faustin Archange Touadéra avait accusé François Bozizé d’être à la tête de la CPC, ce qu’avait nié le parti de l’ancien chef de l’État./////////////.
Le jour de l’élection présidentielle, François Bozizé avait néanmoins apporté son soutien à la CPC et appelé à boycotter le scrutin. Le 4 janvier, une enquête a été ouverte à son encontre, notamment pour “rébellion”./////////////.
Malgré des attaques répétées, jusqu’aux portes de la capitale vite repoussées le 13 janvier, les rebelles n’ont pas réussi à empêcher la réélection de Faustin Archange Touadéra à l’issue du premier tour de la présidentielle du 27 décembre./////////////.
Les rebelles avaient réussi pendant leur offensive début janvier à prendre le contrôle de certaines villes, comme Bangassou, située à 750km de la capitale. Mais les rebelles ont quitté la ville deux semaines plus tard, après un ultimatum de l’ONU et depuis près de deux mois, ils ont perdu un certain nombre de villes./////////////.
“Asphyxier” la ville/////////////.
La CPC a cherché à couper le trafic sur les routes nationales 1 et 3, un axe routier vital qui relie Bangui, la capitale de ce pays enclavé, au Cameroun voisin, pour tenter “d’asphyxier” la ville, selon l’ONU./////////////.
Les forces pro-gouvernementales ont alors mené une contre-offensive pour libérer les villes de Boda, Boali, Bossembélé, Bossemptélé, Yaloké et Beloko, ouvrant l’axe de ravitaillement vital reliant la capitale au Cameroun./////////////.
François Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 à la suite d’un coup d’État avant d’en être chassé en 2013, s’était porté candidat à la présidentielle du 27 décembre./////////////.
Sa candidature avait été invalidée début décembre par la Cour constitutionnelle au motif notamment qu’il était sous le coup de sanctions de l’ONU pour son soutien présumé à des milices d’autodéfense coupables, selon les Nations unies, de crimes de guerre et contre l’humanité au paroxysme de la guerre civile en 2013 et 2014./////////////.
Renversé en 2013 par une coalition de groupes armés dominée par les musulmans, la Séléka, François Bozizé est accusé notamment par les Nations unies d’avoir organisé une contre-insurrection sanglante depuis son exil, celle des milices Anti-Balaka majoritairement chrétiennes et animistes./////////////.
En 2014, les Nations unies l’ont placé sous sanctions pour “soutien” aux anti-balaka et l’accusent d’”avoir demandé à ses milices de poursuivre les atrocités” contre les musulmans./////////////.
Le président Touadéra a été réélu à l’issue d’un premier tour contesté, où moins d’un électeur sur deux a pu se rendre aux urnes en raison des violences des groupes armés.
CPI/La Haye: La transition entre Bensouda et le nouveau Procureur « élu » Karim Khan se met en place
Bangui ( République centrafricaine ) – Le 12 février 2021, l’Assemblée des États parties au Statut de Rome a élu M. Karim Khan, Q.C., pour qu’il assume les fonctions du prochain Procureur de la Cour pénale internationale (la « Cour » ou CPI). Je salue cette annonce et félicite une fois de plus M. Khan pour son accession à ce poste.
Ce dernier est doté d’une riche expérience et d’un savoir-faire qui lui permettront de diriger le Bureau du Procureur (le « Bureau ») et nous lui souhaitons la bienvenue à ce poste. Avec le soutien total de mon équipe, je suis résolue à veiller à ce que notre collègue, M. Khan, soit dans les meilleures dispositions pour remplir le mandat crucial du Bureau quand il prendra ses fonctions le 16 juin prochain./////////////.
Le Bureau s’est empressé de traduire ces paroles par des actes. Depuis l’annonce du résultat de cette élection, j’ai entamé par téléphone, mais aussi via des réunions virtuelles et en personne avec M. Khan, de fructueuses discussions sur la transition en question. Je remercie le nouveau Procureur élu pour sa volonté d’opérer une transition efficace et pour le grand intérêt qu’il montre d’ores et déjà pour la mission du Bureau et les fonctions et responsabilités qu’il est sur le point d’assumer et de remplir./////////////.
Nos discussions ont porté sur un large éventail de questions, dont la transition elle-même, le processus budgétaire et l’exercice en cours y afférent, les questions liées aux ressources humaines, l’examen des experts indépendants, les succès engrangés par le Bureau et les défis qui restent à relever. Ces discussions m’ont semblé ouvertes, riches et fructueuses et je me réjouis que mon successeur partage cet avis./////////////.
Pour faciliter les discussions en cours et la capacité du Bureau à partager plus librement les informations avec le Procureur élu, nous avons également passé un accord de confidentialité lors de cette phase de transition, ce qui nous aidera à veiller à ce que M. Khan soit dans les meilleures dispositions possibles au moment de prendre officiellement ses fonctions./////////////.
Outre mes propres échanges avec le nouveau Procureur élu, nous avons organisé une série de réunions avec les hauts responsables ainsi que divers services et sections du Bureau, dont la Section des avis juridiques, la Section des services et la Section de la gestion des informations, des connaissances et des éléments de preuve. Des séances d’information approfondies menées par les divisions et sections du Bureau sont également à l’ordre du jour afin de permettre à mon successeur de se préparer le mieux possible à assumer ses fonctions importantes, de faire connaissance avec l’équipe dédiée du Bureau qui l’appuiera dans sa mission, et d’être en fin de compte parfaitement prêt à s’acquitter de son mandat à partir de juin./////////////.
Comme je l’ai déjà dit, je me réjouis de l’élection de M. Khan au poste de nouveau Procureur et je l’ai assuré de mon soutien sans réserve et de celui de mon équipe dans sa prise de fonction à la tête du Bureau plus tard cette année. Je tiens aussi à chasser, sans la moindre ambiguïté, les craintes quant à d’éventuels conflits d’intérêt, qu’ils soient réels ou apparents, qui pourraient altérer l’impartialité de M. Khan lors de sa prise de fonction en tant que nouveau Procureur de la CPI. Sous sa direction, le Bureau continuera de s’acquitter de son mandat crucial visé par le Statut de Rome, à savoir la lutte contre l’impunité et la prévention des crimes internationaux, en toute indépendance, impartialité et objectivité./////////////.
Les rédacteurs du Statut de Rome avaient prévu la possibilité d’éventuels conflits d’intérêt dans son article 42-7, lequel dispose que « [n]i le Procureur, ni les procureurs adjoints ne peuvent participer au règlement d’une affaire dans laquelle leur impartialité pourrait être raisonnablement mise en doute pour un motif quelconque ». M. Khan appliquera scrupuleusement cette disposition dès que les circonstances l’exigeront. Dans les échanges que nous avons eus, M. Khan m’a fait savoir qu’il se récuserait de toute affaire dans laquelle un risque de conflit d’intérêt apparent pourrait survenir en raison de sa précédente représentation légale de suspects ou d’accusés. Des mesures d’ordre pratique seront mises en œuvre pour prévenir un tel risque, et le public pourra avoir pleinement confiance dans l’efficacité et l’application de bonne foi de ce processus et dans le dévouement inconditionnel de M. Khan à l’égard des devoirs et responsabilités dont il sera investi en vertu du Statut de Rome./////////////.
Il ne fait aucun doute que M. Khan et moi partageons les mêmes convictions à l’égard de l’importance de la Cour et du devoir de servir son mandat crucial. Lors de sa prise de fonction en tant que nouveau Procureur de la Cour, je ne doute pas un instant qu’il continuera de renforcer le Bureau et s’appuiera sur les réalisations des neuf dernières années pour faire progresser les objectifs fondamentaux du Statut de Rome. Pour ce faire, il pourra compter sur mon entière confiance et le soutien du Bureau./////////////.
Le Bureau du Procureur de la CPI mène des examens préliminaires, des enquêtes et des poursuites à propos du crime de génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et du crime d’agression, en toute impartialité et en toute indépendance. Depuis 2003, le Bureau enquête sur plusieurs situations relevant de la compétence de la CPI, notamment en Afghanistan (demande de sursis à enquêter présentée au titre de l’article 18 en suspens), au Bangladesh/Myanmar, au Burundi, en Côte d’Ivoire, au Darfour (Soudan), en Géorgie, au Kenya, en Libye, au Mali, en Ouganda, en République centrafricaine (deux situations distinctes), en République démocratique du Congo et en Palestine. Le Bureau conduit également des examens préliminaires à propos des situations en Bolivie, en Colombie, en Guinée, aux Philippines et au Venezuela (I et II) et en a récemment achevé deux autres portant sur les situations au Nigéria et en Ukraine (dans l’attente de demandes d’autorisation d’ouvrir une enquête)./////////////.
Tchad : sur qui Idriss Déby Itno s’appuie-t-il pour s’assurer un sixième mandat ?
Bangui ( République centrafricaine ) – Fidèles expérimentés, membres de sa famille… Idriss Déby Itno, candidat à la présidentielle du 11 avril, s’est entouré de son premier cercle pour mener sa campagne à la stratégie déjà bien rodée.
En matière d’élections présidentielles, Idriss Déby Itno (IDI) est sans doute l’un des dirigeants les plus expérimentés de la planète, tous continents confondus. 1996, 2001, 2006, 2011, 2016, 2021 : la liste de ses participations – et de ses victoires – au scrutin pour la magistrature suprême du Tchad s’allonge, sans suspense, depuis vingt-cinq ans./////////////.
Une nouvelle fois, c’est en immense favori que le Tchadien se présente, tandis que la quasi-totalité de ses opposants ont choisi, contraints ou non, la voie du boycott. Saleh Kebzabo n’en sera pas, tout comme Ngarlejy Yorongar et Succès Masra. Les anciens rebelles Baba Laddé, en exil, et Yaya Dillo Djerou, en fuite, ne s’aligneront pas davantage./////////////.
Cela n’a pas empêché IDI de lancer sa campagne, le 13 mars au stade de N’Djamena, entouré de ses partisans du Mouvement patriotique du salut (MPS, au pouvoir) et d’une équipe de stratèges et de communicants expérimentés. Voici les principaux lieutenants du maréchal du Tchad, qui l’entourent dans sa quête d’un sixième mandat.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/michel-amine-de-lUNDP-450×300.jpg” alt=”michel amine de l’UNDP” width=”450″ height=”300″ />Le Président de l’UNDP Michel Amine
La Centrafrique, notre pays, est un patrimoine commun à préserver. Au delà de nos différences de vues et de nos divergences idéologiques, nous devons avoir à l’esprit que nous partageons le même amour viscéral pour cette terre qui nous est si chère. Chaque Centrafricain est libre d’épouser une cause qui lui semble mieux répondre à ses aspirations. Toutefois, il doit respect et considération à son prochain en se gardant de porter atteinte à sa dignité ou à son honorabilité.
Malheureusement, le spectacle désolant qu’offrent les plateformes de discussion ou d’échanges sur les réseaux sociaux prouve à suffisance que certains de nos compatriotes ne se rendent pas compte des effets désastreux de leurs actes sur la paix sociale tant rêvée et l’unité nationale. Une Centrafrique unie et prospère est bien possible. Il me paraît cependant primordial de poser, d’abord, les bases d’un nouveau départ. Il revient à la classe politique, en premier lieu, d’assumer pleinement ses responsabilités en instaurant un dialogue loyal et inclusif dans lequel les invectives, les injures et les allégations malveillantes n’ont plus leur place.
La politique ne consiste pas à proférer des insultes à tout va. Il faut faire preuve de hauteur et de grandeur pour exprimer ses idées ou opinions sans pour autant chercher à nuire. Les Centrafricains sont un peuple bien éduqué qui a besoin de débats contradictoires, certes, mais dans les limites permises par le respect et la décence. Certaines attitudes condamnables sont peut être imputables à l’impact de la pauvreté qui exclut la courtoisie ou la maîtrise de soi.
Nous devons avoir à l’esprit que personne n’est au dessus de l’autre et que nous nous devons respect et considération. À ce propos, il me revient à l’esprit une anecdote : Un jour, le puissant empereur du Japon ordonna l’exécution d’un de ses sujets. Prié de prononcer ses derniers mots avant de se donner la mort, ce dernier dit avec courage à l’Empereur qu’il n’était en rien supérieur à lui dans la mesure où ils se comportaient exactement de la même façon dans les circonstances de la vie courante (manger, boire, uriner ou aller aux selles). Par conséquent, il estimait qu’ils avaient les mêmes droits. Touché par ces mots crus mais justes, l’empereur ordonna sa libération.
Chers concitoyens Centrafricains, nous sommes tous égaux et avons tous les mêmes droits et devoirs. Chacun a besoin de l’autre quelque soit le niveau où ils se situent. Toutefois, le constat est amer. Certains mènent des combats politiques sans répit et semblent ignorer que quand Dieu a décidé, mieux vaut s’y conformer et l’accepter avec grandeur et philosophie. Il ne sert à rien de s’acharner sur les réseaux sociaux en insultant et en dénigrant les uns et les autres. Pour diriger un État, il faut être à l’aise et disposer des ressources financières nécessaires. On le sait, les relations entre les pays sont d’abord, avant tout, des relations d’intérêts. Il nous faut bâtir notre pays à partir de nos propres efforts, chacun devant apporter sa pierre, avant de chercher des moyens additionnels à l’extérieur.
Qu’est ce que les compatriotes qui sont restés en France ou dans la diaspora ont fait pour leur pays ? Pourquoi rester dans l’anonymat pour déverser à longueur de journées des insultes et injures sur les gens seulement parce que vous ne partagez pas leurs opinions . Il nous faut tous nous ressaisir et adopter de nouveaux comportements plus en phase avec les priorités de l’heure. La Centrafrique mérite plus d’égard et de respectabilité. Un sursaut qualitatif est donc attendu de tous.
Séoul, le 19 mars 2021 Michel AMINE
Président – Fondateur de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès
Bozoum, République centrafricaine, lundi, 22 mars 2021, 05:11:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’état de dégradation avancée des ponts de Kparé et de Koundé, situés respectivement à 12 et 35 kilomètres de Bozoum, inquiète plus d’un. Construits il y a trente et quarante ans, ces ouvrages ne facilitent plus la libre circulation des biens et des personnes entre les deux préfectures, notamment de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré. Les usagers montent au créneau, et sollicitent leur réhabilitation rapide.
Le pont de Kparé, situé à 12 kilomètres de Bozoum, et celui de Koundé, situé à 35 kilomètres de Bozoum, le tout sur l’axe Bouar, dans l’Ouham-Péndé, relient cette préfecture à celle de la Nana-Mambéré. Ces ouvrages, qui datent de plusieurs années, ne répondent plus aux exigences actuelles. Ils connaissent une dégradation avancée. Les populations de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré demandent au gouvernement de les réhabiliter pour faciliter les échanges entre les deux préfectures.
Selon les usagers de ces deux ponts, circuler durant la saison pluvieuse sur ces passerelles dégradées est un véritable parcours de combattant.
« Aucune initiative n’a jamais été engagée pour leur réparation », déplorent les populations qui plaident pour la construction d’un pont moderne pour améliorer la fluidité routière sur ce tronçon.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/bozize-et-gouandjika-450×253.jpg” alt=”bozizé et gouandjika” width=”450″ height=”253″ />L’ancien Président François Bozizé et le conseiller du chef de l’État Fidèle Gouandjika
Bangui, République centrafricaine, lundi, 22 mars 2021, 04:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La guerre de l’information en RCA ouvre des possibilités asymétriques utiles pour réduire son potentiel et influencer ses structures étatiques et sa population.
Guerre de l’information, un instrument de politique intérieure ?
L’annonce le 9 Février 2021 par Monsieur Fidèle Gouandjika (FG), Ministre conseiller spécial du président Faustin Archange Touadera (FAT) de l’arrestation du Général François Bozizé, ex-président de la RCA par les autorités tchadiennes, a suscité beaucoup de questions dans l’opinion nationale et internationale.
Le Ministre conseiller spécial FG, surnommé “Chegué”, s’exprime en Sango, la langue nationale, parlée sur tout le territoire national et une partie du Tchad. On comprend que sa cible est nationale. S’agit-il d’un choix politique ?
Monsieur FG est un personnage controversé. Le Général François Bozizé dit que “c’est un démoniaque»,LeTsunaminet du 9/2/2021. Mr Guy José Koussa écrit un article, “Dans la tête de Gouandjika : des excentricités à la pathologie”.Letsunaminet 31/8/2020.
En 2017, le journal Mondafrique publie un article sur les relations de Touadéra et de Gouandjika, « Gouandjika, le redoutable gourou de Touadera ». Ce dernier n’est pas si fou que cela : “sans son mentor Fidèle Gouandjika, Faustin Archange Touadéra serait resté universitaire reconnu pour ses travaux en maths”.
Touadéra est une sorte de « victime » d’une habile utilisation de l’ethnie, du droit d’aînesse et de la magouille politicienne centrafricaine : “Gouandjika est de la même ethnie que son cadet, le président centrafricain. Il a toujours eu de l’ascendant sur l’intellectuel affectueusement surnommé “le petit”. FAT a pris goût à la politique par la suite.
C’est FG, ministre qui a présenté Touadéra à Bozizé .“En sa qualité de ministre… du président Bozizé, FG avait chaudement recommandé son « frère » au général-président, pour qui le monde universitaire était évidemment totalement inconnu”.
Bozizé nomme Touadéra 1er Ministre dont le monde politique lui est aussi étranger :”Faustin-Archange Touadera fut ainsi bombardé dans le marigot politique centrafricain qui était aussi, pour lui, étranger. Bozize en fera son 1er Ministre durant cinq ans”
La personnalité de FAT pouvait rassurer les partenaires financiers et permettre les pratiques mortifères pour le pays. Le premier ministre avala sans broncher les assassinats politiques “.
M Fidèle Gouandjika restera dans le gouvernement Touadéra jusqu’à sa chute en 2013. Il occupe les postes juteux des télécoms, de l’Agriculture et de l’Élevage. Cette longévité lui permet de développer ses réseaux d’obligés
Il est de la lignée des Bokassa et autre Patassé, des personnages que l’on rencontre rarement à des postes aussi importants pour leur pays. A la fois saltimbanque, guitariste, entrepreneur, politicien, fêtard. Baptisé «Chègué enfant de la rue » en lingala.
“Chégué trouverait son origine le révolutionnaire cubain Ché Guévara. Chégué est utilisé dans plusieurs contextes, on l’utilise en remplacement des mots merde, je m’en fous. On peut l’utiliser comme une expression d’étonnement”, selon un jeune Centrafricain.
Cette vidéo est supprimée par celui qui l’a mise en ligne. Pendant l’interview FG semble s’étonner que des internautes le suivent. Il affirme sans sourciller ,“Oui, il est arrêté. Ah! Il y a des internautes qui veulent savoir? Il est arrêté. Au lieu de rester en RCA, il l’a quittée. Peut-être on lui aurait fait appel pour la prochaine concertation.”
FG reconnaît que F Bozize est très mobile sur le terrain et le président Touadéra interdirait de le « toucher ». “Avant-hier, Bozizé était à Bossangoa. Il y a deux semaines, il était à Boda. Il a fui. Nous ne l’avons pas touché. C’est un ancien chef d’Etat”.
Pour le pouvoir de Bangui, Bozizé est fâché. Mais il est suivi sur le terrain. Il doit être arrêté ou extradé, pas tuer. Il doit parler au peuple. “Il est fâché. Quand il sera arrêté ou extradé, il dira pourquoi il y a toujours des coups d’État?”
La progression des forces loyalistes (FACA, Mercenaires russes, libyens, tchétchènes, rwandais) fait fuir Bozizé vers Bémal où il serait arrêté: “Il est allé au Tchad pour acheter des armes, des mercenaire pour venir tuer des Centrafricains. Mais Dieu a écouté leurs pleures”
Les autorités de la RCA ne seraient pas responsables de l’arrestation de Bozizé à Bémal. “Ce n’est pas Touadéra (Président de la République) qui l’a arrêté, ce n’est pas Ngon Baba (président de l’Assemblée nationale) qui l’a arrêté, ce n’est pas Grébada (1er Ministre) qui l’a arrêté, ce n’est pas Mme Darlan Danielle (présidente de la Cours constitutionnelle) qui l’a arrêté” dit Gouandjika.
FG précise que «Ce sont les Tchadiens qui l’ont arrêté. Ils nous ont téléphonés. Ils disent, nous l’avons arrêté qu’allons-nous faire de lui? Nous leur avons répondu qu’il relève de la CPI. C’est quelqu’un qui a commis des crimes. Il y a des plaintes contre lui”
La guerre de l’information un instrument de politique extérieure ?
Cherif Mahamat Zene , ministre tchadien de la communication, porte-parole du gouvernement a formellement démenti l’arrestation de l’ancien président centrafricain François Bozizé : « Notre surprise est grande, devant les allégations persistantes relayées par quelques médias, faisant état de l’arrestation de l’ex-président Bozizé de la RCA à la frontière avec ce pays et de son transfèrement vers N’Djamena. Je tiens à y apporter un démenti formel ». Koaci 11/02/2021.
Démentis du KNK et du CPC: “Le Kwa Na Kwa (KNK), parti politique fondé par l’ancien Président François Bozizé dément son arrestation par les autorités tchadiennes. Même son de cloche du côté de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)” CNC 9/2/2021
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/04/dénis-sassou-450×263.jpg” alt=”” width=”450″ height=”263″ />Le Président congolais Dénis Sassou-Nguésso de Brazzaville.
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 21 mars 2021, , 16:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le Congo-Brazzavile vote, dimanche, pour élire son prochain président. L’indétrônable candidat sortant, Denis Sassou Nguesso, brigue un nouveau mandat de cinq ans face à six adversaires qui mettent déjà en cause la transparence du scrutin. L’accès à Internet et aux réseaux sociaux est coupé depuis plusieurs heures.
Les bureaux de vote ont ouvert, dimanche 21 mars, pour l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville. Quelque 2,5 millions d’électeurs sont appelés à choisir l’un des sept candidats, dont
le président sortant Denis Sassou Nguesso
qui espère être réélu dès le premier tour.
“J’ai un sentiment de « grande satisfaction car, partout dans le pays, j’ai vu le peuple mobilisé et prendre part au processus électoral”, a-t-il déclaré à la presse après avoir voté.
“C’est dans un climat de paix que la campagne électorale s’est déroulée. Je crois que ceci est un bon signe pour notre démocratie”, a ajouté le chef d’État sortant de 77 ans, dont 36 ans au pouvoir, d’abord entre 1979 et 1992, puis depuis 1997.
“Un coup, K-O”, ont annoncé les affiches de campagne du président-candidat, tout à sa volonté de valider dès dimanche un nouveau mandat de cinq ans.
“Allez voter pour le changement”
Au fil d’une campagne sans incident, il a déroulé ses deux priorités, la jeunesse et le développement de l’agriculture, pour rompre avec l’économie de la rente pétrolière et la dépendance aux importations.
Son principal adversaire, l’opposant historique Guy-Brice Parfait Kolelas, est bel et bien apparu K-O dans une vidéo diffusée samedi. “Mes chers compatriotes, je me bats contre la mort, mais cependant, je vous demande de vous lever. Allez voter pour le changement. Je ne me serai pas battu pour rien”, a déclaré Guy-Brice Parfait Kolelas, alité, affaibli, juste après avoir retiré un masque d’assistance respiratoire, qu’il remet à la fin de son message.
Testé positif au Covid-19 vendredi après-midi, Guy-Brice Parfait Kolelas, 60 ans, doit être évacué ce dimanche, jour du vote, vers la France, d’après son directeur de campagne, Cyr Mayanda. Le message du candidat est daté de vendredi, jour où il n’avait pas pu tenir son dernier meeting de campagne à Brazzaville, avait constaté l’AFP.
Contexte électoral sensible
Plusieurs observateurs redoutaient une coupure d’Internet dès l’ouverture des bureaux de vote, comme en 2016 lors de la réélection violemment contestée de “DSN”. L’accès à Internet et aux réseaux sociaux était coupé depuis plusieurs heures dimanche, ont constaté des journalistes de l’AFP. Mais contrairement à la précédente élection présidentielle, les réseaux mobiles, téléphonie et SMS, restaient en service.
Autre principal candidat d’opposition, l’ancien ministres des Finances, Mathias Dzon, a prévenu sur RFI qu’il n’accepterait sans doute pas les résultats officiels car “la Commission électorale actuelle est une commission partisane, qui ne prévoit que la victoire du candidat au pouvoir”.
“La seule incertitude est quel score Monsieur Sassou demandera à la Commission électorale prétendument indépendante de lui attribuer”, ironise également le célèbre romancier congolais Emmanuel Dongala, joint par l’AFP depuis sa résidence aux États-Unis.
Les adversaires du président sortant ont déjà dénoncé le vote anticipé jeudi des membres des forces de sécurité (entre 55 000 et 60 000), source de fraude potentielle selon eux.
La conférence épiscopale s’est vu refuser l’accréditation d’observateurs électoraux dans les bureaux de vote par les autorités.
Un activiste des droits humains, Alexandre Dzabana, a été arrêté dix jours avant le scrutin. Il existerait des preuves de son implication dans une tentative de déstabilisation des institutions, d’après le ministère de la Communication.
Une journaliste de RFI, spécialiste du pays depuis 2015, a été également déclarée personne indésirable à Brazzaville pour couvrir ces élections.
Plusieurs voix en faveur d’un scrutin pacifique
Dans une déclaration de son porte-parole, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, “appelle toutes les parties prenantes à œuvrer en faveur d’un processus électoral apaisé”. À la tête de la rébellion post-électorale de 2016, le pasteur Ntumi a souhaité cette année que les élections se déroulent “dans la paix, la transparence et le respect des règles du jeu”.
Comme à chaque élection en Afrique centrale, des voix interpellent la France, ancienne puissance coloniale et principal bailleur. “Le Congo, comme la diplomatie française, doit renouer avec la démocratie”, a alerté un collectif français et congolais.
Denis Sassou Nguesso a pris le pouvoir en 1979. Il a été battu lors des premières élections pluralistes de 1992 par Pascal Lissouba. Mais ce très rare exemple d’alternance pacifique en Afrique centrale a pris fin en 1997, avec le retour au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, après une guerre civile avec les forces de Pascal Lissouba.
En 2015, il a fait sauter le verrou constitutionnel qui limitait à deux le nombre de mandats présidentiels, avant les violences post-électorales de mars 2016.
Arrivé deuxième il y a cinq ans, Guy-Brice Parfait Kolelas s’est engagé à libérer les deux candidats de 2016 condamnés en 2018 à 20 ans de prison pour “atteinte à la sûreté de l’État”, le général Jean-Marie Mokoko et André Okombi Salissa.
Depuis des années, le pouvoir fait également parler de lui en raison d’une enquête retentissante en France. En 2017, des proches du président congolais y ont été mis en examen pour “blanchiment de détournement de fonds publics” dans l’affaire dite des “biens mal acquis”, qui vise également les familles au pouvoir au Gabon et en Guinée Équatoriale.
La police tchadienne disperse une marche de l’opposition à N’Djamena
Bangui ( République centrafricaine ) – La police a dispersé samedi à N’Djamena des rassemblements de la société civile et de l’opposition pour réclamer l’alternance politique lors de la présidentielle d’avril, après plus de 30 ans de pouvoir aux mains d’Idriss Déby Itno, a constaté un journaliste de l’AFP.
Les manifestations, à l’appel notamment de l’opposant historique Saleh Kebzabo et du jeune militant Succès Masra, ont rassemblé peu de monde dans les rues de la capitale N’Djamena en raison d’un important dispositif policier./////////////.
Des manifestants ont brûlé quelques pneus dans certains quartiers de la capitale avant d’être rapidement dispersés par la police./////////////.
Les autorités ont interdit vendredi les rassemblements, évoquant le risque “de troubles à l’ordre public”./////////////.
M. Kebzabo, opposant historique à M. Déby, qui a retiré sa candidature à la présidentielle du 11 avril en dénonçant un “climat d’insécurité”, a été empêché de prendre part à une manifestation dans le centre-ville, et contraint de rentrer à son domicile, ont indiqué à l’AFP des proches de l’opposant./////////////.
Le secrétaire général de la Convention tchadienne pour les droits de l’Homme (CTDDH), Mahamat Nour Ahmed Ibedou, a été arrêté alors qu’il participait à une manifestation, a affirmé à l’AFP Abbas Al-Hassan, secrétaire de la CTDDH./////////////.
Le siège du parti Les Transformateurs de Succès Masra, jeune opposant de 38 ans qui avait appelé à des manifestations samedi et dont la candidature à la présidentielle a été invalidée par la Cour suprême car il n’a pas atteint l’âge de 40 ans, a été encerclé par la police./////////////.
Le pouvoir est accusé, en particulier ces derniers mois, de réprimer toute opposition en interdisant les rassemblements de partis ou de mouvements de la société civile qui réclament “une alternance au pouvoir”./////////////.
Les rassemblements, présentés comme “pacifiques”, de l’opposition et de la société civile réclamant le départ du maréchal Déby -qui dirige le pays d’une main de fer depuis son coup d’Etat en 1990-, ont été systématiquement interdits et violemment dispersés./////////////.
Le 28 février, une tentative d’arrestation par des militaires et policiers de l’opposant et candidat Yaya Dillo Djerou, s’était soldée par la mort de trois personnes, dont sa mère et deux soldats selon un bilan officiel. M. Djerou a pris la fuite et la Cour suprême a invalidé sa candidature quelques jours plus tard./////////////.
Les rivaux les plus farouches de M. Déby invalidés ou s’étant retirés de la course, ce seront donc cinq candidats, sur les 16 qui avaient annoncé leur participation initiale, qui affronteront le maréchal le 11 avril. /////////////.
Ces cinq candidats sont Félix Nialbé Romadoumngar, Albert Pahimi Padacké, Théophile Yombombe Madjitoloum, Baltazar Aladoum Djarma et, première femme candidate à la présidentielle de l’histoire du Tchad, Lydie Beassemda.
Les Congolais aux urnes pour trancher sur l’avenir de Denis Sassou Nguesso
Bangui ( République centrafricaine ) – Quelque 2,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes dimanche au Congo-Brazzaville où l’indétrônable président sortant Denis Sassou Nguesso veut se faire réélire dès le premier tour face à six adversaires qui mettent déjà en cause la transparence du scrutin.
“Un coup, K-O”, ont annoncé les affiches de campagne du président-candidat, 77 ans dont 36 au pouvoir, tout à sa volonté de valider dès dimanche un nouveau mandat de cinq ans. L’ancien officier a déjà été réélu trois fois depuis 2002./////////////.
Au fil d’une campagne sans incident, il a déroulé ses deux priorités, la jeunesse et le développement de l’agriculture, pour rompre avec l’économie de la rente pétrolière et la dépendance aux importations./////////////.
Son principal adversaire, l’opposant historique Guy-Brice Parfait Kolelas, a créé la surprise dans une vidéo diffusée samedi./////////////.
“Mes chers compatriotes, je me bats contre la mort, mais cependant, je vous demande de vous lever. Allez voter pour le changement. Je ne me serai pas battu pour rien”, a déclaré M. Kolelas, alité, affaibli, juste après avoir retiré un masque d’assistance respiratoire, qu’il remet à la fin de son message./////////////.
Le président Denis Sassou-Nguesso lors de son dernier meeting de campagne à Brazzaville, le 19 mars 2021. /////////////.
Testé positif au Covid-19 vendredi après-midi, M. Kolelas, 60 ans, doit être évacué ce dimanche, jour du vote, vers la France, d’après son directeur de campagne, Cyr Mayanda./////////////.
Le message du candidat est daté de vendredi, jour où il n’avait pas pu tenir son dernier meeting de campagne à Brazzaville, avait constaté l’AFP./////////////.
Plusieurs observateurs redoutaient une coupure d’internet dès l’ouverture des bureaux de vote à 07H00, comme en 2016 lors de la réélection violemment contestée de “DSN”./////////////.
Autre principal candidat d’opposition, l’ancien ministres des Finances Mathias Dzon a prévenu sur RFI qu’il n’accepterait sans doute pas les résultats officiels car “la commission électorale actuelle est une commission partisane, qui ne prévoit que la victoire du candidat au pouvoir”./////////////.
“La seule incertitude est quel score monsieur Sassou demandera à la Commission électorale prétendument indépendante de lui attribuer”, ironise également le célèbre romancier congolais Emmanuel Dongala, joint par l’AFP depuis sa résidence aux Etats-Unis./////////////.
Les adversaires du président sortant ont déjà dénoncé le vote anticipé jeudi des membres des forces de sécurité (entre 55 et 60.000), source de fraude potentielle selon eux./////////////.
La conférence épiscopale s’est vu refuser l’accréditation d’observateurs électoraux dans les bureaux de vote par les autorités./////////////.
Un activiste des droits humains, Alexandre Dzabana, a été arrêté dix jours avant le scrutin. Il existerait des preuves de son implication dans une tentative de déstabilisation des institutions, d’après le ministère de la Communication./////////////.
Une journaliste de RFI, spécialiste du pays depuis 2015, a été également déclarée personne indésirable à Brazzaville pour couvrir ces élections./////////////.
“Renouer avec la démocratie” /////////////.
Dans une déclaration de son porte-parole, le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres “appelle toutes les parties prenantes à œuvrer en faveur d’un processus électoral apaisé”./////////////.
A la tête de la rébellion post-électorale de 2016, le pasteur Ntumi a souhaité cette année que les élections se déroulent “dans la paix, la transparence et le respect des règles du jeu”./////////////.
Dans son fief du Pool (sud de Brazzaville), un homme de 51 ans soupire en attendant des heures un train de marchandises dans l’espoir de rentrer chez lui, en passager clandestin: “Nous voulons le changement. Quand il (ndr: Sassou Nguesso) est arrivé au pouvoir, j’avais dix ans”./////////////.
Comme à chaque élection en Afrique centrale, des voix interpellent la France, ancienne puissance coloniale et principal bailleur. “Le Congo, comme la diplomatie française, doit renouer avec la démocratie”, a alerté un collectif français et congolais./////////////.
M. Sassou Nguesso a pris le pouvoir en 1979. Il a été battu lors des premières élections pluralistes de 1992 par Pascal Lissouba./////////////.
Mais ce très rare exemple d’alternance pacifique en Afrique centrale a pris fin en 1997 avec le retour au pouvoir de M. Sassou Nguesso, après une guerre civile avec les forces de M. Lissouba./////////////.
En 2015, il a fait sauter le verrou constitutionnel qui limitait à deux le nombre de mandats présidentiels, avant les violences post-électorales de mars 2016./////////////.
Arrivé deuxième il y a cinq ans, M. Kolelas s’est engagé à libérer les deux candidats de 2016 condamnés en 2018 à 20 ans de prison pour “atteinte à la sûreté de l’État”, le général Jean-Marie Mokoko et André Okombi Salissa./////////////.
Depuis des années, le pouvoir fait également parler de lui en raison d’une enquête retentissante en France. En 2017, des proches du président congolais y ont été mis en examen pour “blanchiment de détournement de fonds publics” dans l’affaire dite des “biens mal acquis”, qui vise également les familles au pouvoir au Gabon et en Guinée Équatoriale.
Avec AFP/VOA Centrafrique.com/?attachment_id=45281″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> {CAPTION}
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/michel-amine-de-lUNDP-450×300.jpg” alt=”michel amine de l’UNDP” width=”450″ height=”300″ />Le Président de l’UNDP Michel Amine
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 21 mars 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Après les propos outrageant envers les femmes centrafricaines tenus par Monsieur Fidèle Gouandjika, ministre conseiller spécial du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, des réactions se multiplient tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur. Après la coalition de l’opposition démocratique et quelques personnalités indépendantes, vient le tour de Michel Amine, Président du parti UNDP de rappeler à l’ordre le ministre Fidèle Gouandjika.
Ci-dessous, l’intégralité de la lettre adressée au ministre….
Monsieur le Ministre,
En vous adressant ce courrier, il m’est venu à l’esprit une anecdote que j’ai entendue quelque part. Deux fous se discutaient au bord de la route sur l’existence ou non de Dieu. Comme ils n’arrivaient pas à se départager, passe un autre fou et de commun accord, ils décidèrent de s’en remettre à lui pour avoir la réponse. À la question « Est-ce que Dieu existe ? », le fou qui s’en allait leur dit : « Sortez mon nom de vos histoires ! »
Je me suis permis cette petite introduction pour vous rappeler, sans prétention aucune, que toute vérité est relative et qu’en fin de compte, s’exprimer requiert de la finesse, de l’intelligence, et surtout de la grandeur. Surtout quand la personne qui s’adresse à un public disséminé à travers le monde et que la magie du clic, à travers l’internet et en particulier les réseaux sociaux, rapproche de façon inimaginable il y a encore quelques années.
Permettez moi de saisir l’occasion qu’une de vos récentes sorties sur les réseaux sociaux m’inspire pour vous saluer respectueusement et demander des nouvelles de la vie d’épicurien que vous menez. En vrai connaisseur des bonnes choses que vous exposez de manière intempestive au regard médusé, et parfois agacé du monde virtuel mais tout aussi réel et attentif à vos propos, vous nous devez sans doute une explication de texte sur l’opportunité de vos « lives » et sur la pertinence des messages (ou plutôt des invectives) dont vous gratifiez votre public.
De par vos fonctions qui vous placent dans le cercle de confiance immédiat du Président de la République, vous n’êtes pas n’importe qui et, par conséquent, vous ne devez pas vous conduire ou vous exprimer n’importe comment. Choisi parmi des milliers de Centrafricains tout aussi méritants, vous devez incarner au plus haut point l’image d’une République debout, bien éloignée des petites querelles et constamment au travail pour le bonheur du Peuple centrafricain dont vous êtes, avant tout, le serviteur. Votre unique préoccupation doit donc consister à assister, à éduquer et à rassurer ce peuple auquel vous devez tout et dont un décret présidentiel vous a octroyé l’impérieux devoir de trouver des solutions à ses besoins essentiels. Pas les vôtres uniquement.
Certes, Monsieur le Ministre, vous n’avez pas tout à fait tort d’utiliser les canaux appropriés des réseaux sociaux pour parler à vos concitoyens mais sachez que dès que le contenu de vos messages sont diffusés sur la toile, il devient viral et tout le monde s’en approprie. Est-ce la finalité recherchée par vos messages crus et dépourvus de toute précaution langagière ? Alors qu’une fois distillés sur la toile, ils vont bien au delà de la Centrafrique ou du continent africain, le village planétaire dans lequel nous sommes transcendant toutes les frontières.
Partout dans le monde, il est vrai, les grandes personnalités politiques, artistiques ou des grands domaines de la science ou des affaires ont des espaces publics sur les réseaux sociaux (twitter, facebook, instagram, whatsapp, signal, etc). La communication est un outil très important, indispensable dans le monde d’aujourd’hui, mais pourvu que l’utilisateur, à titre privé ou professionnel, sache en tirer le meilleur profit. La presse, connue comme le 4è pouvoir, peut faire et défaire des carrières, des situations, voire des vies. Il convient de s’en servir donc avec toute la prudence et la retenue requises.
Inutile donc de vous rappeler, Monsieur le ministre, qu’à travers vos vidéos dont vous inondez régulièrement les réseaux sociaux, c’est l’image même de votre pays, la Centrafrique, qui est écornée, et la crédibilité de nos institutions gravement entachée. Se croire obligé de répondre à toutes formes d’interpellations d’internautes irresponsables ou courageusement anonymes n’est vraiment pas la meilleure posture. En politique, il est recommandé de parler peu et de poser des actes qui vont se charger d’apporter les réponses utiles.
Certains propos tenus par rapport à des évènements, dont on ne connaît pas les réels tenants et aboutissants, peuvent mettre de l’huile sur le feu, compromettre une situation donnée, ou encore créer un incident diplomatique regrettable. En votre qualité de Ministre conseiller spécial du président de la République, vous avez une lourde responsabilité sur vos épaules. Il ne faut jamais agir dans la précipitation. D’où notre invite à la mesure et à la retenue car certaines réactions notées sur les réseaux sociaux jettent le discrédit et la honte sur l’ensemble du Peuple centrafricain. Les hommes politiques, que nous sommes, ont l’habitude d’être copieusement insultés ou lynchés sur les réseaux sociaux. Pour autant, nous devons garder à l’esprit que la meilleure attitude est de se consacrer corps et âme à la mission qui nous est confiée. Dans l’absolu, les régimes et les fonctions occupées passent. Seuls restent les écrits, les paroles prononcées et les faits.
Dans vos sorties, il vous arrive souvent, Monsieur le ministre, de montrer à la face du monde la « belle vie » que vous menez, votre façon de croquer la vie à belles dents, votre alimentation haut de gamme, en somme un coin de votre jardin secret. Il faut savoir raison garder. Mieux vaut vous concentrer au travail colossal qui vous attend au lieu de disperser vos précieux efforts sur les réseaux sociaux. Aux États-Unis, le président sortant Donald Trump pouvait se permettre ce genre de « dérapages » sans frais pour un pays où les institutions sont fortes et le « way of life » américain complètement différent de nos réalités africaines. Ces types de comportements sont à bannir. Il faut prendre conscience de la misère et de la souffrance d’une bonne partie du Peuple centrafricain et leur épargner cet exhibitionnisme inutile et inopportun. À quoi bon montrer ses performances gastronomiques en les diffusant sans gêne aucune sur les réseaux sociaux ? Autant vous concentrer sur le travail attendu de vous pour l’intérêt national. D’ailleurs, existe-t-il, quelque part en Afrique, un ministre qui s’illustre de telle manière ? Je ne le pense pas.
Un homme d’État ne doit pas être un homme de « détails ». Il doit être réservé et avoir constamment à l’esprit que l’image qu’il véhicule renvoie à celle de l’Autorité qui l’a nommé. Comment oser dire, dans des termes châtiés, que « les Russes peuvent, s’ils le désirent, (mon éducation ne me permet pas de reprendre le mot utilisé en entier, je vous laisse compléter)
b….. les femmes Centrafricaines. Quel est l’intérêt d’une telle affirmation ?
Comment ramener la femme à une telle extrémité et à quelles fins ? Les femmes nous sont chères ; elles sont nos sœurs, nos mamans et nous ne laisserons jamais quelqu’un entacher leur dignité et leur respectabilité. Plus qu’une atteinte à la pudeur, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un appel inadmissible au viol et au manque de considération à l’égard des femmes.
En effet, pour avoir vécu dans leur chair les atrocités et l’horreur de guerres qui, à intervalles réguliers, ont semé des drames dans nos villes et campagnes, les femmes méritent plus d’égard et non ce coup de poignard dans le lourd silence de leur intimité violée. Qui ne souvient des longues files de familles entières livrées à elles-mêmes et prenant le chemin d’un exil vers l’inconnu ? Que de souffrances et des scènes inqualifiables ces femmes et jeunes filles innocentes ont endurées pour fuir l’ennemi et le mâle dominateur, rustre et pressés de satisfaire leur libido. Non, votre sentence est irresponsable. Pourvu que vous retrouviez la raison afin de regretter ces propos malheureux et de présenter vos excuses à nos vaillantes femmes. Les Centrafricains sont interpelés. Pour ma part, je réitère à toutes les femmes Centrafricaines, et au delà, aux femmes d’Afrique et du monde, le profond respect que nous leur portons et notre engagement constant à les défendre en toutes circonstances.
En terminant cette missive, et en promettant de revenir prochainement, je souhaite que ces mots qui ont valeurs de remise à l’ordre, d’invite à la retenue et de rappel du travail important lié à vos fonctions et qui ne doit souffrir d’aucun retard ou négligence coupables, produisent un électrochoc rédempteur en vous.
En vous conviant à une introspection salutaire, je vous prie de croire, Monsieur le ministre, l’assurance de ma parfaite attention.
Michel AMINE
Président – Fondateur de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP)
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 21 mars 2021, 08:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis le début de l’année en République centrafricaine (RCA), le nombre de cas symptomatiques du nouveau coronavirus semble doubler, tandis que les cas asymptomatiques ont tendance à tripler, a indiqué samedi le ministre centrafricain de la Santé et de la Population, Pierre Somsé.
Ces tendances ont été observées tant dans la capitale centrafricaine Bangui que dans certaines provinces, surtout de l’ouest, ce qui est devenu une source de préoccupation, a-t-il précisé samedi lors d’une conférence de presse.
La nouvelle situation épidémiologique découle d’un relâchement presque généralisé des mesures barrières, et de l’apparition de nouveaux variants du virus en RCA, a indiqué M. Somsé.
Le dernier bilan officiel fait état de 5.066 cas positifs sur 38.281 personnes testées, 4.938 patients ayant été guéris, tandis que 64 sont décédés.
Pour faire face à cette situation, M. Somsé a affirmé que la RCA dispose d’un plan d’acquisition du vaccin contre le COVID-19 via l’initiative COVAX, ce qui devrait permettre de lancer dans le courant du mois d’avril prochain la campagne de vaccination en privilégiant les groupes les plus vulnérables.
Mais si du retard a été pris, c’est à cause de la crise sécuritaire que le pays a connue depuis décembre 2020, a-t-il ajouté.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/christian-guenebem-450×253.jpg” alt=”Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK” width=”450″ height=”253″ />Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK
Bangui, République centrafricaine, samedi, 20 mars 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). De rappeur à leader de la jeunesse pour se retrouver aujourd’hui dans la cour des grands hommes politiques, Christian Guenebem, poulain de François Bozizé pourrait devenir un monument politique s’il joue bien sa carte. L’homme considéré par les salons diplomatiques comme l’aile modérée du KNK pourrait-il tracer son itinéraire après sa désignation comme Président par intérim du KNK par son mentor François Bozizé.
Depuis l’exil ougandais de son mentor et parent François Bozizé, Christian Guenebem a été sur tous les fronts politiqués, diplomatiques et médiatiques afin de conférer au KNK un minimum de légitimité et de poids sur la scène nationale et internationale.
Ce n’est que justice si à son retour au bercail, Bozizé donne à Guenebem toute la confiance et le plébiscite comme Directeur National de Campagne du KNK pour ces élections qui vont malheureusement voir l’invalidation de la candidature du général.
Ce n’est un secret pour personne, le KNK est considéré quelque peu par les observateurs comme une force à la fois politique et militaire. Cependant, Christian Guenebem, Secrétaire-général adjoint et porte-parole dudit parti semble être celui qui a toujours joué à l’apaisement, au débat démocratique et à l’animation réelle de la vie politique du parti.
Et pour preuve, depuis le verdict de la Cour Constitutionnelle invalidant François Bozizé pour la présidentielle en vue, beaucoup s’attendaient à une réaction épidermique du parti. Cependant, quelques heures de suspense général, le Secrétaire-général du parti qui n’est personne d’autre que Christian Guenebem va pondre un communiqué de presse pour appeler à l’apaisement des militants et à la poursuite du jeu démocratique.
Hautement politique et démocratiquement correct n’est-ce pas ? C’est pourquoi cela lui a valu l’appréciation des commentateurs nationaux et internationaux de l’actualité politique centrafricaine.
Pour avoir milité sept (7) ans dans l’opposition démocratique avec toutes les peines qui vont avec, c’est pour cette « aile modérée » du KNK, l’occasion de décider ce qu’il y a de mieux tant pour son avenir politique que pour l’avenir du parti. Opter pour des contestations politiques avec pour corolaire les persécutions du régime en place ? Ou opter pour le jeu démocratique franc afin de sortir de la vulnérabilité politique et tracer son itinéraire pour les cinq années à venir.
Guenebem a donc le choix entre la RAISON et la PASSION. Toujours est-il qu’il ne faut pas se résoudre à écouter les « voix des sirènes », possédés par les esprits de violence qui prennent en otage l’élan démocratique du KNK.
Le SGA du KNK peut devenir un « monument » de la politique centrafricaine de par sa décision d’aujourd’hui qui saura diriger ceux de sa génération vers la lutte politique fondée sur les convictions, la loyauté et l’esprit hautement démocratique.
Au moins 25 morts dans un accident routier près de Goma
Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 25 personnes ont été tuées vendredi dans un accident sur une route conduisant à Goma, ville de plus d’un million d’habitants dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris auprès de la mairie.
“A cause d’une défaillance du système de freinage un gros véhicule de transport de marchandises a percuté à vive allure trois autres véhicules dont deux bus. Le bilan provisoire est de 25 personnes tuées sur place”, a déclaré à l’AFP Timothée Mwissa Kiense, maire de Goma./////////////.
Des blessés ont été hospitalisés, a-t-il ajouté, sans en préciser le nombre./////////////.
“J’ai vu 26 corps qu’on acheminait à la morgue”, a déclaré à l’AFP, Faustin Zabayo, l’un des habitants qui ont participé aux secours. /////////////.
L’accident s’est produit dans la soirée à 5 km de l’entrée de Goma sur un tronçon en forte pente, a expliqué M. Mwissa./////////////.
La route nationale numéro 4 est un axe important pour l’approvisionnement de Goma et des camions y font des rotations toute la journée./////////////.
En 2019, la Commission nationale de prévention routière (CNPR) a répertorié 1.895 accidents routiers dans le Nord-Kivu avec 261 personnes tuées et 891 blessés graves./////////////.
Les accidents de la circulation en RDC sont principalement provoqués par le mauvais état des revêtements routiers, la vétusté des véhicules mal entretenus et l’absence de contrôle technique de ces véhicules par des services de l’Etat.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 20 mars 2021, 15:02:30 ( Corbeaunews-centrafrique ). Marie-Noëlle KOYARA a été élue ce samedi 20 mars Présidente du club sportif Ange de Fatima. Entre la tension interne et les résultats sportifs décevants, la nouvelle Présidente du club de Fatima va devoir entamer un chantier de reconstruction titanesque pour redorer le blason de l’équipe.
C’était ce matin au cours de l’assemblée générale tenue au siège de la fédération centrafricaine de football à Bangui. La ministre de la Défense nationale succède donc au député Steve Koba. Les rouges et blancs ont traversé une période difficile, avec un comité de normalisation qui a pu aboutir à cette assemblée générale de ce samedi 20 mars 2021.
Avec des crises internes à répétition et de désillusions sportives, l’élection de Marie-Noëlle KOYARA au premier plan est synonyme d’un retour à la stabilité dans le club de Fatima.
Il faut noter au passage que Marie-Noëlle KOYARA est depuis ce matin unique femme à la tête ‘un club sportif de la première ligue en Centrafrique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/des-motos-taxis-au-croisement-du-lycée-Gobongo-rue-Mbaïkoua-le-4-mai-2020-par-anselme-mbata-450×337.jpg” alt=”Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”337″ />Des motos taxis au croisement lycée de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, samedi, 20 mars 2021, 14:20:25 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le directeur de compagnie nationale de sécurité, le général de police Sim Danigoumandji insiste sur le respect des mesures en vigueur par les mototaxis. Cs mesures interdisent la circulation des mototaxis après 18 heures, et leur exigent de porter un gilet selon les arrondissements et d’éviter de surcharge.
L’annonce de cette mise en garde a été faite vendredi lors d’une rencontre qui a réunie les délégués des mototaxis de la capitale et ses environnants ainsi que le directeur de la CNS à Bangui. Ce dernier a insisté sur le respect de ses mesures :
« J’ai constaté que l’arrêté interministériel signé par ces deux ministres : le ministre de la Sécurité publique et son collègue des transports, n’est pas respecté par ces conducteurs dans le secteur cinq. Raison pour laquelle je rappelle à ces conducteurs de revenir à l’ordre le plus tôt possible. Parce que dans cet arrêté interministériel, la circulation des mototaxis est de 5h à18h. Pas au-delà de 18h. Et les passagers doivent savoir que les mototaxis doivent circuler de 5h à 18h », a déclaré le général Sim Danigoumandji, avant de les mettre en garde que « ceux qui seront pris sur les mototaxis interpellés seront arrêtés par la police, soit transférés, soit ils auront des amendes à payer parce que nul n’est au-dessus de la loi ». Et ajoute « J’ai pu mettre la main sur six mototaxis à 19h30 dans le secteur cinq, c’est pourquoi j’ai ciblé ce secteur. Donc cette sensibilisation vont à l’endroit de tous les conducteurs des mototaxis dans la ville de Bangui et ses périphéries comme Bimbo et Bégoua ». Et de conclure : « Nous allons passer à la vitesse supérieure pour que cet arrêté interministériel soit respecté à la lettre ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Dmitry-Sergeevich-Sytii-Valery-Zakharov-Oleg-450×307.jpg” alt=”Dmitry Sergeevich Sytii, Valery Zakharov et Oleg” width=”450″ height=”307″ />Monsieur Dmitry Sergeevich Sytii, Monsieur Valery Zakharov et Monsieur Oleg
Bangui, République centrafricaine, samedi, 20 mars 2021, 09:37:04 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les experts sur la Libye ont remis le 18 février 2021 leur rapport final au conseil de sécurité de l’ONU. Dans ce document, les experts ont clairement indiqué que Monsieur Valery Zakharov fait partie des membres de la structure de commandement de la société russe SMP Wagner. C’est ce que l’intéressé dément, et adresse une lettre ouverte au Comité des sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU pour leur faire croire que cette information ne correspond pas à la réalité. Mais qu’en est-il exactement ?
Ci-dessous, la lettre ouverte de Monsieur Valery Zakharov au comité de sanction du conseil de sécurité de l’ONU….
Lettre ouverte adressée au Comité des sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU
Le 18 février 2021, le Comité du Conseil de Sécurité a été saisi d’un rapport présenté par un groupe d’experts sur la Libye. Le 8 mars 2021« Rapport Final du Groupe d’experts Sur la Libye » a été publié sur le site de l’ONU undocs.org.
Dans ce rapport, j’ai été spécifié en tant que membre de la structure de commandement SMP Wagner, et que le chef des services de sécurité M-FINANCE LC. Cette information ne correspond pas à la réalité.
Je tiens à assurer les représentants du groupe d’experts sur la Libye, les représentants du Conseil de Sécurité de l’ONU et le grand public que mon seul domaine d’activité est celui de conseiller à la sécurité nationale auprès du président de la République centrafricaine. Je suis indigné et déçu de voir une organisation internationale de ce niveau diffuser des informations erronées.
J’espère sincèrement que ce malentendu est le résultat d’une erreur.
Je vous prie de rectifier cette information dès que possible et de retirer mon nom de ce rapport, ainsi que de présenter des excuses publiques pour les erreurs commises dans le rapport.
Cordialement,
Valery Zakharov
Conseiller du Président de la République centrafricaine pour la sécurité nationale
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 20 mars 2021 (Corbeaunews-centrafrique). Les élections législatives du 14 mars 2021 sensées clôturer le processus électoral se sont tenues dans un climat plutôt apaisé que craintif. Les violences et perturbations tant redoutées ont été évitées peut-être grâce à la réussite du plan de sécurisation des élections proposées par la mission onusienne soit parce que la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a résigné.
En effet, sur cent dix-huit (118) circonscriptions électorales, seulement six circonscriptions n’ont pu voter soit un pourcentage insignifiant. Selon les rapports des différents observateurs électoraux déployés sur le terrain, aucun incident majeur n’a été enregistré nonobstant quelques irrégularités et tentatives de fraudes.
En conséquence de ce qui précède, nous ne pouvons faire l’économie des applaudissements à l’endroit de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) qui a réussi sans ambages à colmater les brèches en mettant à profit les leçons des élections groupées et chaotiques du 27 décembre 2020. Au cour de ce scrutin, on a également remarqué une forte mobilisation de la population pour un faible taux de participation par rapport au précédent scrutin.
Ce faible taux de participation peut s’expliquer parce que la population est lassée par plusieurs convocations en intervalle d’un temps réduit et leur attachement à l’élection présidentielle qui est le plus déterminant.
A l’issue de ce scrutin, il est évident qu’en dépit des déroutes de quelques ténors, le parti au pouvoir a encore une chance de conserver ou de négocier la majorité au sein de la septième législature de l’assemblée nationale. En attendant dans la sérénité les résultats provisoires de l’ANE et la sentence de la cour constitutionnelle, nous sommes habité par la tentation de surfer sur la notion de « cohabitation » qui ne cesse de nous hanter.
Au delà de ce qui s’apparente à une réussite électorale, le citoyen lambda qui ne tarit de curiosités s’interroge :
Comment expliquer le contraste entre la forte mobilisation de la population et le faible taux de participation du scrutin ?
S’agit-il d’un relâchement ?
Les électeurs sont-ils laissés, désabusés ?
Les menaces de la CPC sur les différents supports médiatiques justifient-elles le faible taux de participation ?
A l’image du scrutin présidentiel, la légalité et la légitimité des parlementaires seront-elles aussi remises en cause ?
Par ailleurs, peut-on concilier la poursuite de la guerre et le processus électoral ?
La déroute des ténors et des figures de proue du parti au pouvoir explique t-il le vomissement de la gouvernance parlementaire du MCU par le peuple ?
Rappelant que les fondements de toute démocratie demeurent les institutions et la gouvernance, il apparaît important d’affirmer que dès lors que les institutions au cœur de la politique centrafricaine sont renouvelées dans la douleur et dans les délais légaux, l’heure est à la recherche d’une solution politique.
A cet effet, nous invitons humblement le chef de l’état de créer les conditions d’un espace de dialogue politique avec les forces vives de la nation ainsi que les groupes armés car malgré la reconquête des territoires par la force, la paix qui est devenue une denrée rare reste fragile. La volonté du président de la république d’initier un dialogue est évidemment à louer mais le format sans les autres citoyens qui ont pris les armes risque d’amincir l’issue de sortie qui se veut durable.
A titre de rappel, toutes les crises militaro-politiques à travers l’Afrique aboutissent toujours à des dialogues tels sont les cas des ivoiriens avec l’accord de Marcoussis paraphé en France, l’invitation au dialogue du voisin camerounais avec les terroristes de l’Ambazonie, les maliens avec l’accord d’Alger avec les rebelles de Kidal, des guerriers libyens qui sont actuellement sur la table de négociations. A défaut d’en faire un catalogue, un dialogue politique inclusif avec la participation des partis politiques légalement constitués, les groupes armés, les syndicats, la société civile, les associations des femmes, l’es congrégations religieuses, les organisations patronales, la diaspora et même les chefs traditionnels serait l’idéal.
Les thèmes ne manquent pas, on peut citer entre autres la modernisation des institutions et des partis politiques, la réforme électorale, le mode de désignation des membres de l’ANE, le statut de l’opposition et de son chef, le difficile accès à l’emploi des jeunes etc…
Ainsi, chaque acteur doit faire un pas vers l’autre, un consensus vers la paix qui reflète les intérêts de la nation. Pour finir et afin d’extirper les maux qui gangrènent notre beau pays, nous prions l’élu de la nation d’accepter l’inclusivité du dialogue au nom de la paix. Si ce dernier s’entête à avaliser le schéma défini par l’ambassadeur russe, l’opposition démocratique est en droit de prendre ses responsabilités devant l’histoire en rejetant la main tendue du pouvoir.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/un-village-entre-Paoua-et-Bozoum-à-25-kilomètres-par-cnc-450×253.jpg” alt=”un village dans l’ouham-pendé. CopyrightCNC” width=”450″ height=”253″ />Photo CNC / Florentine Maïguélé
Bozoum, République centrafricaine, samedi, 20 mars 2021, 05:04:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un violent affrontement est survenu depuis vendredi entre les agriculteurs et les éleveurs peuls au village haï, dans la sous-préfecture de Bozoum, poussant plus de 200 déplacés à venir au centre de la ville de Bozoum.
Le village Haïe, situer à quelques 22 kilomètres du centre-Bozoum, sur l’axe Bocaranga, a été le théâtre d’affrontement entre les villageois et un groupe des éleveurs peuls en provenance du Tchad et du Cameroun.
À l’origine, ces éleveurs, venus en masse, ont fait paitre leur troupeau dans les champs des agriculteurs. Mécontents, les habitants de Haïe les ont attaqués avec des armes blanches, et quelques bœufs ont été emportés. Selon des sources locales, les Peuls ont fait appel aux éléments de la rébellion CPC pour venir les venger. Selon nos informations, plus de 200 personnes : hommes, femmes et enfants ont fui le village Haïe pour venir trouver refuge dans les locaux de l’église catholique Saint-Michel de Bozoum.
Et ce n’est pas tout. On signale également la fuite des nombreuses personnes au village Gani, à 35 kilomètres de Bozoum sur l’axe Paoua. Selon les informations, les éléments de la CPC ont promis de s’attaquer à ce village. D’après eux, ce sont les habitants de Gani qui auraient trahi leur position aux forces gouvernementales lors des affrontements de la semaine dernière dans cette localité.
Malgré l’offensive des soldats FACA et de leurs alliés, les bondit et des hommes armés continuent de régner dans certaines partie des préfectures de l’Ouham-Péndé et de Lim-Péndé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/quelques-membres-de-lopposition-democratique-au-siege-du-parti-KNK-le-10-octobre-2020.-Photo-CNC-par-Cyrille-yapende-450×338.jpg” alt=”quelques membres de l’opposition démocratique au siège du parti KNK le 10 octobre 2020. Photo CNC par Cyrille yapendé” width=”450″ height=”338″ />Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
DECLARATION RELATIVE AUX PROPOS IGNOBLES
DU CONSEILLER SPECIAL DU PRESIDENT TOUADERA
Le 16 mars 2021, quelques jours après la journée internationale de la femme, la nation centrafricaine toute entière a suivi avec consternation les propos infâmes et scandaleux de sieur Fidèle NGOUANDJIKA, Ministre Conseiller Spécial du Président TOUADERA.
Il a annoncé l’arrivée massive et imminente des Mercenaires russes en renfort à ceux existants déjà sur le théâtre des opérations.
En contrepartie de leur intervention précis-t-il, le régime de TOUADERA est prêt à brader les richesses naturelles du pays (or, diamants, uranium, bois etc.).
Pire, franchissant le rubicon, ce conseiller spécial dit offrir aux partenaires russes du Président TOUADERA les femmes centrafricaines afin d’assouvir leur appétit sexuel.
La COD-2020 s’insurge contre ces propos irresponsables et inacceptables.
Aujourd’hui, il ne fait plus aucun doute que le régime du Président TOUADERA considère les richesses naturelles du pays comme sa propriété privée qu’il brade à tour de bras en violation de l’article 60 de la Constitution, alors que ces ressources qui appartiennent au peuple centrafricain sont destinées à améliorer les conditions de vie des populations.
Les propos offensants et dégradants de ce conseiller constituent une infamie à l’égard de la femme centrafricaine.
En parlant sans scrupule des parties intimes de nos mamans, épouses, sœurs et filles,
Monsieur NGOUANDJIKA a porté atteinte au caractère sacré de nos coutumes et mœurs.
Par conséquent la COD-2020 :
Condamne avec fermeté ces propos d’une gravité extrême qui discréditent la nation centrafricaine ;
Exige du Président TOUADERA de démettre Monsieur NGOUANDJIKA de ses fonctions.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 19 mars 2021, 15:57:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À 10 jours de son investiture, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA s’adresse aux Centrafricains pour la seconde fois en pleine crise militaropolitique. À cette occasion, il a annoncé la tenue prochaine d’une grande concertation avec les forces vives de la nation dans un bref délai.
La Cour constitutionnelle, les évêques, la société civile, l’opposition démocratique et armée ainsi que la communauté internationale ne cessent de réclamer au régime la tenue d’une concertation des forces vives de la nation, le Président Faustin Archange TOUADERA revient une fois de plus annoncer sa volonté pour des pourparlers,
« Aujourd’hui, je viens vous annoncer que je lancerais, dans les plus prochains jours, de vastes concertations nationales en vue d’aboutir tant soit peu, à une décrispation de la crise sécuritaire préoccupante de notre pays. Je voudrais bien laisser aux historiens, aux politologues, aux philosophes ou anthropologues, aux sociologues et autres chercheurs le soin de faire apparaître la réalité du passé politique de notre pays. Néanmoins, je voudrais rappeler, à notre mémoire commune, quelques accords de paix, ou de cessez-le-feu qui, malheureusement, n’ont pas réussi à apporter les solutions escomptées aux différentes crises, souvent déclenchées pour des motifs fabriqués de toute pièce », a déclaré le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA
Dans son adresse jeudi à la nation, Faustin Archange TOUADERA a rappelé presque tous les dialogues organisés dans ce pays, mais sans que la paix ne soit retrouvée. Une manière pour le locataire du palais de la renaissance de s’opposer au partage de postes.
« Ces nombreux accords, loin de régler la crise centrafricaine, ont plutôt été vus comme des tremplins pour accéder aux autres fonctions de responsabilités de l’État ou au pillage de ressources du pays. Nous avons cru que le forum de Bangui, fort de consultation à la base et des recommandations pertinentes, avait posé les bases solides de refondation de notre État. Hélas ! »,a regretté le chef de l’État.
Le Président regrette que sa politique de la main tendue n’ait pas été c par certains de ses compatriotes. Pour lui, il est temps de passer à la reconquête des villes occupées par les rebelles, et restaurer l’autorité de l’État sur tout le territoire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/ledger-chaux-450×300.jpg” alt=”A l’extrème gauche, Ziyad Al-Zarzour, actuel patron du Ledger Plazza. et à ses cotés, son bras droit tunisien Rimeh Ben Salem. Au centre, le Président tunisien, À l’extrême-droite, on Sani Yalo influent conseiller du Président Touadera, cité dans l’article” width=”450″ height=”300″ />A l’extrème gauche, Ziyad Al-Zarzour, actuel patron du Ledger Plazza. et à ses cotés, son bras droit tunisien Rimeh Ben Salem. Au centre, le Président tunisien, À l’extrême-droite, on Sani Yalo influent conseiller du Président Touadera, cité dans l’article
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 19 mars 2021, 14:10:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le libyen Zied Khalifa Zarzour , Président Directeur général sortant de la société Laico – Centrafrique, propriétaire de l’hôtel Ledger, serait-il placé en résidence surveillée dans l’affaire de la cavale de monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias colonel Daz? C’est ce qu’on vient d’apprendre d’une source proche du dossier..
Interpellé dans une chambre de l’hôtel Ledger plaza de Bangui par les forces de l’ordre dans une affaire de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État » le 4 février 2021, Monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias Colonel Daz avait été placé en garde à vue dans les locaux de l’Office central de la répression du banditisme (OCRB). En attente de son déferrement devant le parquet général de Bangui, l’homme a pu s’éclipser de sa cellule dans la nuit du jeudi à vendredi 26 février 2021. Mais depuis ce jour, la justice tente en vain de mettre la main sur lui, son épouse ainsi que de nombreux officiers de police de l’OCRB ont été arrêtés, et certains d’entre eux ont été placés en mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba.
Pendant ce temps, l’ombre du Libyen Zied Khalifa Zarzour , Président Directeur général sortant de l’hôtel Ledger – rca plane aussi sur l’affaire. Des sources concordantes affirment qu’il aurait joué une part importante dans la fuite du colonel Daz. Selon de nombreuses sources contactées, il aurait remis une importante somme d’argent à monsieur Sani Yalo afin de faciliter la fuite de son frère cadet Amadou Danzoumi Yalo. C’est ainsi que le suspect avait pris la poudre d’escampette dans la nuit du jeudi à vendredi 26 février 2021 en soudoyant, selon des sources policières, le chef de service des interventions de l’OCRB ainsi que son collègue-chef de poste.
Ainsi, la justice tente de remonter la filière, mais elle ignore le jeu important qu’aurait joué le Libyen Zied Khalifa Zarzour dans cette rocambolesque affaire qui met toute la République debout.
Pendant ce temps, c Danzoumi Yalo assure ses proches au téléphone qu’il est désormais en sécurité, et annonce la chute bientôt du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 19 mars 2021, 07:41:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, rien ne va plus avec ces mercenaires de la société Wagner. Ils chassent les rebelles, ils deviennent encore des rebelles à la place des rebelles. Les populations ne savent plus à quel saint se vouer. Après la reprise d’une ville, ils s’organisent pour rançonner, racketter et voler les pauvres centrafricains et quelque peu des sociétés paraétatiques qui s’y trouvent. Ainsi, à Bossangoa, on assiste depuis quelques semaines à un véritable pillage de la ville par les mercenaires de la société russe Wagner. Les populations les dénoncent, et appellent à la communauté internationale ainsi qu’à la Cour pénale internationale .
Dans le but de reconquérir les villes occupées par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le gouvernement centrafricain faisait appel au gouvernement rwandais qui a dépêché en République centrafricaine ses ex-rebelles devenus des soldats de l’armée nationale rwandaise, mais aussi des mercenaires de la société russe Wagner après un accord de partenariat.
Ainsi, à la mi-janvier, ces forces bilatérales, appuyées par les soldats de l’armée centrafricaine, ont lancé une offensive musclée contre les positions des rebelles qui ont tour à tour quitté leur position dans des villes qu’ils avaient occupée.
Ainsi, le mercredi 24 février, la ville de Bossangoa, fief historique de l’ancien Président François Bozizé tenue depuis quelques mois par les rebelles, a été reprise par les forces gouvernementales. Cependant, après la reprise de ces villes, les habitants de ces localités, qui venaient tout juste de subir les caprices des rebelles, se confondent désormais aux comportements crapuleux des mercenaires de la société Wagner qui n’hésitent plus à piller, rançonner, racketter et voler les pauvres citoyens, mais aussi les agresser.
Ainsi, les populations dénoncent entre autres la confiscation de certaines de leur maison ainsi que la destruction de leur élevage par les mercenaires.
Chose étonnante, la société cotonnière de la ville a aussi été pillée par ces mercenaires alors que les rebelles ne la touchent pas. Pour les cas de viol et de pillage des boutiques, n’en parle pas. Tout se passe comme si les Centrafricains font face désormais aux rebelles de Jean-Pierre Bemba. Mais à quand la communauté internationale va-t-elle ouvrir ses yeux sur ces crimes ?
Il y’a lieu de rappeler aussi que l’hélicoptère russe utiliser par les mercenaires dans leur opération de reconquête des villes à l’intérieur du pays est aussi tombé en panne ce jeudi à Bossangoa. Il est mis sous la bâche par ses pilotes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/ykatome-et-ngaissona.jpg” alt=”Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas. ” width=”300″ height=”200″ />Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 19 mars 2021, 08:24:06 ( Corbeaunews-centrafrique ). Reprise ce vendredi du procès d’Alfred Yekatom et Patrice Édouard Ngaïssona à la Cour pénale internationale . L’audience suspendue va reprendre ce vendredi matin. La journée sera consacrée à la déposition du deuxième témoin au bureau du procureur.
Il s’agit du deuxième témoin de l’accusation. Selon le bureau local de la Cour pénale internationale à Bangui, le témoin d’aujourd’hui est un expert de l’UNOSAT. Cet analyste est conseillé en recherche pour le programme d’application satellitaire opérationnelle des Nations unies, est appelé en tant qu’expert en analyse et interprétation des images géospatiales, de la télédétection et des images satellitaires.
Le témoin P-2193, c’est comme ça il est nommé, va témoigner au sujet des conclusions de son analyse et de son rapport d’expert, plus précisément de son analyse d’image satellite datée du mois de novembre 2013 à février 2015ainsi que de plusieurs endroits de de l’Ouest de la République centrafricaine, notamment Bangui, Boeing, PK9, Bossangoa, Berberati, Boda et Yaloké. Toujours selon le bureau local, les conclusions de cette analyste est conseiller en recherche pour le programme d’application satellitaire opérationnelle des nations unies porteront sur les sujets tels que la destruction totale ou partielle des bâtiments ainsi que l’emplacement et la taille des abris de tente. La même source indique qu’il n’aurait pas de mesure de protection de ce témoin. Son image pourrait être publique, contrairement au premier témoin dont son image a été floutée.
La présentation des éléments des preuves et des témoins de l’accusation a débuté le 15 mars devant les juges. Cette phase du procès pourrait prendre des mois, selon la Cour pénale internationale .
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/des-combattants-du-groupe-Etat-Islamique-à-Raqqa-450×253.jpg” alt=”” width=”450″ height=”253″ />Des combattants de l’État islamique en Irak lors de leur entrainement. AFP/VOA
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 19 mars 2021, 05:25:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La semaine dernière, l’Université américaine George Washington a publié un rapport sur la présence de l’Etat Islamique (aussi appelé « Daesh ») en Afrique Centrale.
En effet, depuis sa défaite en Irak et en Syrie, Daesh cherche à survivre et à ouvrir de nouvelles branches, notamment en Afrique.
Dans le même temps, les Etats-Unis ont placé, le 11 mars, le groupe des « Allied Democratic Forces » (ADF) sur la liste des groupes terroristes affiliés à l’Etat Islamique.
Une montée en puissance de l’Etat islamique en RDC
Selon le rapport, la République démocratique du Congo constitue la porte d’entrée de l’organisation terroriste en Afrique Centrale. En effet, depuis 2018, la branche locale de Daesh a été reconnue comme une « province officielle de l’Etat Islamique » sous le nom « Islamic State’s Central Africa Province » (ISCAP).
Pour permettre cette extension territoriale, Daesh a noué depuis 2017 des relations avec le groupe rebelle ougandais « Allied Democratic Forces » (ADF). Ce groupe, dirigé par Seka Musa Baluku, est présent en Ouganda ainsi qu’en RDC où il est accusé d’avoir causé la mort de plus de 800 civils en 2020.
En ayant accepté l’allégeance de l’ADF, l’Etat Islamique cherche à donner l’impression qu’il poursuit son expansion, à moindre frais pour l’organisation terroriste internationale. Pour l’ADF, cette affiliation permet de profiter de la capacité de propagande de Daesh. Avec cette visibilité, la RDC pourrait devenir un lieu de plus en plus attrayant pour les combattants des pays voisins, voire venant d’autres pays encore plus éloignés.
Un risque d’expansion limité en Centrafrique
La porosité des frontières facilitant le passage des djihadistes de l’ADF ainsi que l’instabilité générale de la RDC font peser un risque sur les pays voisins, dont fait partie la rca.
Comme l’indique le rapport : « les conséquences désastreuses des deux premières guerres de la République démocratique Congo – qui ont commencé dans l’est de la RDC, ont entraîné cinq pays voisins et auraient tué des millions de personnes, principalement à cause des maladies et de la famine – ce qui se passe au Nord-Kivu peut avoir des conséquences considérables. »
Toutefois, le risque qui pèse aujourd’hui sur la RCA est limité car Daesh n’y est pas présent.
D’autant plus qu’il faut relativiser l’apport de cette affiliation de l’ADF à Daesh. En effet, le rapport de l‘université de Washington souligne à de nombreuses reprises l’absence de « lien direct entre les ADF et l’Etat Islamique » ou encore « aucune preuve d’ordres de commandement et de contrôle directs de l’Etat Islamique sur les ADF ».
Ceci illustre la faible influence de Daesh dans la zone. En effet, aucun soutien matériel, financier, ou de formation n’a pu profiter à l’ADF de la part de l’Etat Islamique. Cette affiliation se limite donc à la communication et n’est qu’une « façade décorative ».
Enfin, il faut garder en tête que, si Daesh met autant d’effort dans son expansion, c’est que l’organisation lutte pour sa survie. En effet, ses nombreuses défaites en Syrie et en Irak, infligées par la communauté internationale, ont mis l’Etat Islamique à genoux. C’est donc à un partenaire à l’agonie que les ADF sont affiliés à présent.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-mixte-fsi-Minusca-à-Birao-en-décembre-2019-par-la-minusca-450×337.jpg” alt=”patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019 par la minusca” width=”450″ height=”337″ />patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019. CopyrightMinusca.
Bouar, République centrafricaine, vendredi, 19 mars 2021, 04:30:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des vents violents ont frappé la préfecture de la Vakaga, au nord-Est de la RCA, notamment dans la commune de Gordile, ou plusieurs dégâts ont été constatés. Une vingtaine des maisons ont été ravagées, et les victimes appellent à l’aide le gouvernement.
Selon les victimes, c’est aux environs de 16 heures ce mercredi que le village Gordile, regorgeant plus de 4000 habitants, a été touché par ce vent violent. Ce mouvement d’air a emporté au passage les toitures des quatre maisons en tôles, et en a détruit 23 en pailles, soit 27 maisons d’habitation détruites.
Sept personnes ont été également blessées suite à ce vent violent. Deux femmes ont eu des jambes cassées, et cinq enfants ont eu des blessures à la tête. Les victimes sont toutes au dispensaire pour des soins appropriés.
La plupart de ceux qui ont perdu leur maison sont pour l’instant hébergés par leur voisin. Face à cette situation, les autorités locales appellent en faveur de ces sans-abri.
C’est la première fois que le village Gordile est victime d’un vent violent.
Cependant, au village Gbadéngué, situé à 12 kilomètres de Bozoum sur l’axe Bossemptélé, au nord-ouest de la RCA, c’est la pluie diluvienne qui faisait plus des victimes le week-end dernier. Plusieurs maisons d’habitation se sont écroulées, et de nombreux dégâts ont également été enregistrés.
« La pluie qui s’est abattue le samedi et dimanche dernier a fait de nombreux dégâts. Plus d’une trentaine des maisons se sont écroulées, parmi laquelle on peut citer des bâtiments scolaires comportant deux salles de cours et le logement du directeur », a indiqué un habitant de la localité joint au téléphone.
Les sinistrés demandent au gouvernement et aux ONG de leur venir en aide
Par Gervais LENGA avec la RNL
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Bangui ( République centrafricaine ) – Trente personnes, dont onze civils, ont été tuées en deux jours de combats entre l’armée congolaise et un groupe armé actif en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, selon un bilan dressé jeudi par l’armée.
Dans l’offensive de la milice Codeco (Coopérative pour le développement du Congo) lundi contre les villages Tchele et Garua, “onze civils ont été tués, deux militaires et un policier sont tombés sur le champ d’honneur”, a déclaré à l’AFP le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée en Ituri. Dans la contre-offensive mardi, “seize miliciens ont été neutralisés (tués)”, a-t-il ajouté.
Samia Suluhu Hassan : la femme qui devrait devenir présidente de la Tanzanie
Bangui ( République centrafricaine ) – Mercredi soir, elle a eu la tâche d’annoncer aux Tanzaniens que le président John Magufuli est décédé. C’est désormais la vice-présidente Samia Suluhu Hassan qui doit prendre sa place à la tête du pays.
D’abord élue en tant que colistière de Magufuli en 2015, elle a été réélue l’année dernière en même temps que lui et, selon la constitution, elle devrait gérer le reste du mandat de cinq ans à la tête du pays./////////////.
Elle serait donc la seule femme chef d’État actuelle en Afrique – la présidence éthiopienne est un rôle largement cérémoniel – et rejoindre une courte liste de femmes du continent qui ont atteint le sommet./////////////.
La femme de 61 ans est affectueusement appelée Mama Samia – dans la culture tanzanienne, ce surnom reflète le respect dont elle fait l’objet, plutôt que de la réduire à un rôle sexué./////////////.
Mais elle a été un choix surprise pour une colistière en 2015, sautant par-dessus plusieurs autres politiciens plus importants du parti Chama Cha Mapinduzi (CCM), qui a été au pouvoir sous une forme ou une autre depuis l’indépendance en 1961./////////////.
Élue pour la première fois à une fonction publique en 2000, elle s’est fait connaître au niveau national en 2014 en tant que vice-présidente de l’Assemblée constituante, créée pour rédiger une nouvelle . /////////////.
Alors qu’il semblait impulsif, n’ayant pas peur de parler sans réfléchir et de faire part de ses sentiments, elle est plus réfléchie et posée./////////////.
On dit aussi qu’elle sait écouter et qu’elle croit au respect des procédures./////////////.
Un député, January Makamba, qui a travaillé avec elle au bureau du vice-président, l’a qualifiée de “femme politique la plus sous-estimée de Tanzanie”./////////////.
“J’ai observé de près son éthique de travail, sa prise de décision et son tempérament. Elle est un leader très compétent”, a-t-il déclaré./////////////.
Mais la place qu’elle occupe en termes de politique n’est pas encore claire. Elle doit notamment décider si elle poursuit l’approche sceptique de son prédécesseur face au coronavirus./////////////.
Il ne fait aucun doute qu’elle est loyale envers le président, mais elle n’a pas peur de faire cavalier seul./////////////.
La preuve la plus significative en est sans doute la visite qu’elle a rendue en 2017 au chef de l’opposition Tundu Lissu à l’hôpital de Nairobi, la capitale du Kenya, après qu’il a survécu à une tentative d’assassinat. /////////////.
Les gens spéculant sur l’implication d’agents de l’État, les images de la visite ont provoqué une onde de choc dans le pays./////////////.
M. Lissu s’est exilé par la suite – il est revenu brièvement pour prendre part aux élections l’année dernière – mais il est retourné vivre en Belgique, affirmant avoir reçu de nouvelles menaces de mort./////////////.
Bien qu’elle soit vice-présidente depuis 2015 et qu’elle ait été ministre d’État dans le précédent gouvernement, on sait peu de choses sur la vie privée de Mme Samia./////////////.
Elle est née en janvier 1960 à Zanzibar – les îles semi-autonomes au large des côtes de la Tanzanie continentale. Elle a ensuite étudié l’administration publique, d’abord en Tanzanie, puis à l’université de Manchester./////////////.
En 1978, elle a épousé Hafidh Ameir, qui est connu pour être un universitaire spécialisé dans l’agriculture. Depuis que Mme Samia est devenue vice-présidente, le couple n’a pas été photographié ensemble./////////////.
Ils ont quatre enfants dont un, Mwanu Hafidh Ameir, qui est actuellement membre de la Chambre des représentants de Zanzibar.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/des-electeurs-en-attente-ecole-Bimbo-par-Fridolin-Ngoulou-450×338.jpg” alt=”Des électeurs à l’école Bimbo, le 27 décembre 2020. Photo Fridolin NGOULOU” width=”450″ height=”338″ />Des électeurs à l’école Bimbo, le 27 décembre 2020. Photo Fridolin NGOULOU
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 18 mars 2021, 22:00:26 ( Corbeaunews-centrafrique ). Cette entité de la société civile centrafricaine déplore par ailleurs la mise en place de certaines équipes de sécurité privées par les candidats pour la sécurisation dans certains bureaux de vote. Elle dénonce également l’empêchement des personnes de troisième âge et des handicapés d’exercer leur droit civique. Déclaration faite ce jeudi matin à Bangui.
« Ce sont des élections qui se sont passées de manière apaisée. Nous n’avons pas pu à relever beaucoup des choses comme au premier tour ou l’on brûlait les urnes , on brûlait les bulletins, on chassait les gens, et on tirait même sur les gens, en tout cas des choses se sont dépassées. Pour ce scrutin, nous avons constaté qu’il y’a des électeurs d’un âge avancé que les gens ne les permettent pas de voter rapidement alors que le code électoral demande à ce qu’on donne priorité aux personnes de deuxième âge,, de troisième âge et les femmes enceintesainsi que les gens malades pour pouvoir voter rapidement.
L’autre difficulté c’est qu’il y’a des gens qui viennent uniquement dans l’intention de boycotter les élections. Et puis il y’en a qui sont venus parce qu’ils ont été préparés pour pouvoir affronter leur adversaire directement…, les forces privées se sont mêlées à ces affaires alors que les forces privées n’ont pas le droit de participer à ces élections, a déclaré le coordonnateur national de l’ONE.
Rappelons que le deuxième tour des législatives et le premier tour des partielles se sont tenus dans plus d’une des circonscriptions électorales ce dimanche 14 mars 2021.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/bozize-omnisport-incident-450×300.jpg” alt=”l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”300″ />l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine 20:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien président va quitter la direction de son parti, le Kwa Na Kwa. Il a en effet annoncé à ses troupes qu’il prenait la tête de la coalition des patriotes pour le changement et qu’il souhaitait se consacrer à la coordination des groupes armés.
Selon nos sources, François Bozizé s’apprête à démissionner de son poste de dirigeant du Kwa Na Kwa (KNK). L’ancien président l’a annoncé aux principaux cadres de la formation à la fin du mois de février et l’information doit être rendue publique dans les jours prochains. Un remplaçant a déjà été désigné pour prendre la tête du principal parti d’opposition, mais son identité est pour l’instant tenue secrète pour des raisons de sécurité.
Chef rebelle
Après une longue période de réflexion, François Bozizé a décidé d’accepter de prendre la direction de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), l’alliance des groupes armés rebelles qui s’oppose sur le terrain au président Faustin-Archange Touadera. Toujours selon nos sources, Bozizé estime qu’il ne peut mener de front son ancienne activité politique et la coordination de l’actuelle rébellion.
« Il a choisi de différencier son action en tant que chef rebelle de l’activité politique du KNK et de ses milliers de militants », confie à Jeune Afrique un proche de l’opposant. Ce dernier avait été sollicité dès le mois de janvier par les chefs des groupes armés, dont Noureddine Adam et Ali Darassa, pour prendre les rênes du CPC, mais il n’avait jusqu’ici pas pris clairement position, se bornant à parler de « convergences de vue » avec les rebelles.
Négociations au point mort
Officiellement, François Bozizé, réfugié dans une zone tenue secrète de sa région natale de Bossangoa, se déclare toujours favorable à un dialogue avec le pouvoir. Mais les négociations entamées sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale et du chef de l’État angolais, João Lourenço, sont aujourd’hui au point mort.
« Il ne se dérobera pas à la lutte armée », affirme notre source. Ces dernières semaines, les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes ont repris plusieurs localités d’importance, dont Bossangoa. Mais le CPC affirme qu’il s’agit là d’une progression en trompe l’œil, ses membres eux-mêmes ayant choisi de se retirer des principales villes du pays. Selon nos informations, les rebelles laissent planer la menace d’une nouvelle attaque sur Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Larrivee-des-mercenaires-russes-a-Alindao-le-18-mars-2021-450×372.jpg” alt=”L’arrivée des Mercenaires russes à Alindao, le 18 mars 2021 peu avant midi. Photo CNC / Bernard Yékoua” width=”450″ height=”372″ />L’arrivée des mercenaires russes à Alindao, le 18 mars 2021 peu avant midi. Photo CNC / Bernard Yékoua
Alindao, République centrafricaine, jeudi, 18 mars 2021, 15:04:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La sous-préfecture d’Alindao, située sur la route nationale 2, à 120 kilomètres au sud-Est
de la ville de Bambari, est secouée depuis cet après-midi par des détonations d’armes automatiques des mercenaires russes et des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Selon les témoignages, les mercenaires russes, sans les soldats FACA, sont arrivés dans la ville d’Alindao peu avant midi à bord de deux véhicules. Une trentaine des minutes passée, la ville commence à secouer par des détonations d’armes de tout calibre. On présume un affrontement avec les rebelles du CPC qui se sont d’ailleurs retirés de la ville quelques heures plus tard à l’annonce de l’arrivée des mercenaires russes.
Pour l’heure, la ville est calme, et les populations se sont terrées chez elles durant les échanges qui ont eu lieu à proximité de la ville.
Il y’a lieu de noter que les rebelles du CPC, chassés de la ville de Bambari, se sont retranchés dans des villages périphériques, tels que Ngakobo, Bokolobo, Bénga, et bien d’autres, suscitant la panique et l’inquiétude au sein de la population qui ne cesse de demander au gouvernement l’envoi des forces gouvernementales pour assurer leur sécurité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/marche-de-nanga-boguila-le-5-aout-2019-par-arsene-du-cnc-450×337.jpg” alt=”Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNC” width=”450″ height=”337″ />Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNC
Bossangoa, République centrafricaine, jeudi, 18 mars 2021, 14:22:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Nana-Boguila, située à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa, est secouée ce mercredi matin par de légers tirs d’armes automatiques des forces de défense nationale et leurs alliés russes et rwandais qui viennent de reprendre la ville aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui se retirent.
Après la reprise de la ville de Bossangoa par les éléments des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes, c’est le tour de la sous-préfecture de Nana-Boguila d’être reprise par les forces gouvernementales.
Selon les témoignages des habitants de la ville, les soldats FACA et leurs alliés sont arrivés dans la ville ce mercredi 17 mars aux environs de 09 heures du matin, déclenchant un vif échange des tirs entre eux et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement.
Prise de panique, la majeure partie de la population s’est réfugiée dans la brousse pour échapper aux tirs.
Finalement au bout de quelques heures, les rebelles se sont retirés de la ville, laissant les forces coalisées du gouvernement à contrôler la ville.
Pour l’heure, les activités ne sont pas encore bien reprises, et de nombreux habitants sont encore dans la brousse ou dans les centres d’accueil des déplacés internes.
Rappelons que la ville de Nana-Boguila est aussi l’un des fiefs des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement en raison des chantiers des mines d’or qui sont nombreux dans le secteur.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 18 mars 2021, 13:03:19 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis plus de trois mois, les Banguissois manquent cruellement de l’eau potable dans leur robinet. Ici, aux quartiers nord de la capitale, dans le quatrième arrondissement, des femmes et des jeunes passent des heures devant les points d’eau, et parfois ne trouvent pas. Cette situation commence à les irriter davantage, ils appellent à plus d’installation des forages dans leur zone.
Sur la rue qui quitte devant l’hôpital de l’amitié, jusqu’au marché de Boyrabe dans le quatrième arrondissement, nous avons rencontré des jeunes et des femmes avec des pousse-pousse, remplis des bidons, à la recherche d’eau.
Ici dans le quartier Issa 3, il y’a un forage construit par NRC qui fonctionne à base du groupe électrogène. Devant ce point d’eau, il y’a une centaine des bidons :
« Parfois on peut sortir entre 19 et 22 heures pour aller chercher de l’eau, et rentrer vers 5 heures du matin. Si on parvient à trouver de l’eau, on peut faire une réserve de 20 bidons », réagit un chercheur d’eau.
Au quartier Fouh, l’eau ne coule pas dans les deux fontaines qui sont en face de l’hôpital de l’amitié. Mais malgré tout, il y’a des bidons dans les rangs, on ne sait à quelle heure il va y avoir de l’eau.
« L’eau arrive à 5 heures, et ne tarde pas à couper alors que les gens ont pris place depuis la veille », déclare un autre habitant du quartier Fouh.
Dans tous ces deux grands quartiers parcourus, il n’y a que trois fontaines de la SODECA, mais deux qui sont fonctionnelles, mais difficilement ravitaillées.
Notons que chaque saison sèche de l’année, la SODECA a des difficultés à s’alimenter avec de l’eau de l’Oubangui. Ce qui crée de la pénurie d’eau dans la capitale, explique un fonctionnaire de la SODECA
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/La-photo-de-famille-des-observateurs-internationaux-de-lUnion-Africaine-UA-a-Bangui-450×338.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016″ width=”450″ height=”338″ />La photo de famille des observateurs internationaux de l’Union Africaine . Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 18 mars 2021, 08:41:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quelques jours après le second tour des élections législatives du 14 mars 2021, les missions d’observation électorales de l’Union africaine, du réseau arc-en-ciel et celle de la Minusca saluent la bonne tenue de ce scrutin. Dans leur différent rapport, les observateurs appellent tous les acteurs politiques à consolider la démocratie en Centrafrique à travers le cadre permanent de concertation en vue d’améliorer les prochaines échéances.
Unanimement, la mission d’observation électorale de l’Union africaine et celle du réseau arc-en-ciel ont montré que la consultation populaire du 14 mars s’est déroulée dans une atmosphère générale de sérénité et de calme en dépit de quelques isolés qui ont été rapportés.
« Nous retenons d’une manière générale que l’atmosphère a été paisible. Les élections ses on déroulées dans le calme…. Nous avons constaté qu’il y’ait quelques irrégularités. Ces jours, le réseau arc-en-ciel a attiré l’attention des partenaires nationaux et internationaux sur le bon déroulement de ces élections, et a aussi fait des recommandations pour voir dans quelle mesure on pourrait améliorer la qualité d’organisation démocratique en République centrafricaine », a déclaré l’abbé Frédéric Nakombo du réseau arc-en-ciel.
Si les élections du 27 décembre 2020 ont été marquées par des violences, pour Modibo Sidibé, chef de mission d’observation électorale de l’Union africaine, la classe politique centrafricaine doit s’investir pour créer une condition de paix pour les citoyens centrafricains qui doivent choisir librement ses dirigeants.
« Dans les recommandations, nous avons demandé qu’il y’ait plus grande implication, de plus grande concertation par exemple entre l’autorité nationale des élections et les différents acteurs. Et les différentes recommandations qui ont été faites concernant la tenue des bureaux de vote, aujourd’hui il appartient à la classe politique, aux citoyens centrafricains de consolider cette résidence, de faire en sorte que toujours qu’il soit donné au peuple centrafricain de pouvoir assumer ses droits et obligations », a réagi monsieur Modibo Sidibé .
Ces différentes missions ne tarissent pas des recommandations susceptibles d’améliorer qualitativement, et socialement les prochains scrutins en Centrafrique en vue de consolider les acquis démocratiques.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/rebelles-3R-Bocaranga-IMG_28mars2018142757-450×253.jpg” alt=”des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.” width=”450″ height=”253″ />des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.
Bouar, République centrafricaine, jeudi, 18 mars 2021, 06:26:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après le crépitement d’armes dans la nuit du lundi à mardi 16 mars, la ville de Bakouma semble retrouver un peu d’accalmie. Les rebelles du CPC semblent se retirer d’eux-mêmes de la ville. Même son de cloche aussi à Ngaoundaye, les populations ont signalé le départ des rebelles de la ville. S’agit-il de leur stratégie ?
À Ngaoundaye, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement qui étaient arrivés massivement mardi dans la ville se sont retirés d’eux-mêmes de la localité sans faire de dégât, ont annoncé les habitants de la ville. Selon eux, les rebelles se sont dirigés vers Paoua, et ils demandent au gouvernement d’assurer leur sécurité, car les rebelles ont laissé, derrière eux, leur famille ainsi que quelques dizaines de leurs informateurs.
Au même moment, à Bakouma, au sud-Est du pays, les rebelles du CPC, qui ont pillé dans la nuit du lundi à mardi 16 mars les locaux du projet London, se sont eux aussi retirés de la localité, mais restent toujours dans le secteur. S’agit-il de leur nouvelle stratégie ? Personne ne le sait, mais tout le monde savait que les rebelles ont adopté désormais une stratégie qui consiste à se retirer des grandes villes au profit des soldats de l’armée nationale et leurs alliés russes et rwandais qui mènent depuis mi-janvier une offensive contre leur position dans de grandes villes qu’ils occupent.
Pour l’heure, à Ngaoundaye et à Bakouma, les deux villes sont calmes, mais les populations s’inquiètent toujours d’un éventuel retour de ces rebelles dans leur ville.
Par Gervais LENGA
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Brigade-territoriale-de-la-gendarmerie-de-Bangui-le-6-août-2019-Micka-CNC–450×317.jpg” alt=”Brigade territoriale de la gendarmerie de Bangui, le 6 août 2019. Photo CNC / Mickael Kossi.” width=”450″ height=”317″ />Brigade territoriale de la gendarmerie de Bangui, le 6 août 2019. Photo CNC / Mickael Kossi.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 18 mars 2021, 07:37:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Tous les gendarmes sans emploi ou ayant abandonné leur service et qui se trouveraient dans la capitale centrafricaine Bangui sont appelés à se présenter au premier bureau de la gendarmerie nationale en vue de leur enregistrement, a déclaré mardi la direction général de la gendarmerie nationale centrafricaine.
Dans un communiqué largement diffusé ce mardi à travers les médias nationaux, le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Landry-Ulrich Dépôt, qui a formulé cette demande avec insistance, a précisé que les enregistrements prendront fin samedi prochain.
En raison des attaques coordonnées des groupes armés coalisés, et surtout de la tentative d’invasion de la capitale centrafricaine Bangui, la hiérarchie militaire avait exigé à tous les militaires de regagner impérativement leurs unités respectives, sous peine de sanction de dernière rigueur.
Aussi, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra avait annoncé en fin de décembre 2020 que le pays était en guerre. Cette annonce a été renforcée par un couvre-feu et un état d’urgence qui courent encore.
Avec l’appui des forces alliées et de la mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique Minusca, les forces de défense et de sécurité centrafricaines ont entrepris de lancer des offensives contre les positions des rebelles avant de reprendre le contrôle de la plupart des localités naguère occupées, ce qui a été à l’origine du dernier succès de l’organisation des élections législatives, dans 112 circonscriptions sur 118 restantes, dimanche dernier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Lieutenant-colonel-Abdoul-Aziz-Fall-porte-parole-de-la-Force-de-la-Minusca.-450×322.jpg” alt=”Lieutenant-colonel Abdoul-Aziz Fall, porte-parole de la Force de la MINUSCA.” width=”450″ height=”322″ />
Le Lieutenant-colonel Abdoul-Aziz Fall, porte-parole de la Force de la #MINUSCA
lors de la conférence de presse du mercredi 3 mars 2021.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 18 mars 2021, 07:16:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au total, 2.860 ex-combattants, issus de 14 groupes armés actifs en Centrafrique, ont été désarmés et démobilisés avec l’appui de la MINUSCA, a indiqué, mercredi à Bangui, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, le Capitaine Guy Silvère Ngoni, Directeur des opérations de Désarmement et Démobilisation à l’Unité d’exécution du Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (UEPNDDRR).
Selon un communiqué qui nous a été parvenu, le Capitaine Guy Silvère Ngoni, a précisé par ailleurs que depuis son lancement officiel, en décembre 2018, ce programme a également permis de récupérer 2.336 armes de guerre, 116.597 munitions et 1.385 explosifs. « Nous sommes arrivés à ce résultat et nous allons poursuivre le programme avec l’appui de la MINUSCA », a ajouté Samuel Touatena, le Coordonnateur général de l’UEPNDDRR.
Le Directeur des opérations de l’UEPNDDRR, le Capitaine Ngoni, a indiqué au cours de cette conférence de presse, que ces opérations avaient concerné « le Nord-Ouest de la Centrafrique avec 1.323 ex-combattants, le Nord-Est avec 1.209 ex-combattants et 328 à Bangui. » Le Coordonnateur général de l’UEPNDDRR, Samuel Touatena, a ajouté que cette phase du désarmement et démobilisation a permis non seulement de récupérer les armes entre les mains de ces ex-combattants, mais également à participer à leur intégration socioéconomique et au retour de la paix dans les zones concernées.
Le Coordonnateur général regrette cependant que quelques ex-combattants désarmés aient repris du service dans les rangs de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Il souligne que ces derniers ne seront plus concernés pour la suite du programme. « Tous les éléments qui ont été désarmés ont été pris en compte, soit dans le cadre de l’intégration dans l’armée, ou dans la vie socioéconomique, et ils ont bénéficié des avantages par rapport au programme. La reconsidération de ceux qui sont partis rejoindre la CPC n’est plus possible, nous avons déjà terminé leur prise en compte », a-t-il regretté.
Prenant la parole à son tour, la Cheffe Adjointe de la Section DDR de la MINUSCA, Zenaide Gatelli, a souligné que la Mission apporte un appui à divers niveaux pour la mise en œuvre du Programme national de DDRR. « Nous apportons un soutien financier aux opérations du Désarmement et Démobilisation sur fonds propres, la sécurisation des opérations et le soutien logistique pour le personnel UEPNDDRR », a-t-elle indiqué. Elle a par ailleurs souligné qu’en plus du PNDDRR, la MINUSCA a développé le Programme de Réduction de la Violence Communautaire (CVR). Celui-ci vise à contribuer à la pacification et la stabilisation des communautés. « Le CVR est présentement mis en œuvre dans 6 localités du pays. En 2019/2020, il a pris en compte 3.314 bénéficiaires, dont 1.195 femmes. Cette année 2020/2021, il vise 3.600 bénéficiaires », a-t-elle dit, ajoutant que le Programme CVR tourne autour d’activités réalisées par les bénéficiaires ainsi que la réhabilitation et la construction des infrastructures publiques.
Pour sa part, le Directeur de la Communication de la MINUSCA, Charles Bambara, est revenu sur le déroulement du second tour des législatives et partielles du 14 mars dernier. « Sur toute l’étendue de la Centrafrique, l’élection partielle et celle du second tour des législatives se sont déroulées sans incident majeur», a-t’il dit, informant que « le convoyage des procès-verbaux et des feuilles de résultats au Centre de Traitement des Données (Bangui) a déjà commencé et se poursuivra jusqu’au 18 mars par voie aérienne ou par la route avec l’appui de la MINUSCA ». Le Directeur de la Communication de la MINUSCA a aussi rappelé les propos du Représentant spécial de l’ONU en Centrafrique et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, qui s’est dit satisfait du bon déroulement du second tour des législatives et partielles avec l’appui de la MINUSCA. Pour Mankeur Ndiaye, « la MINUSCA contribue à la sécurisation des élections. Elle n’est pas responsable de la sécurisation des élections, mais elle y contribue, c’est extrêmement important de le préciser, et c’est important de préciser que la MINUSCA n’organise pas les élections, c’est l’État centrafricain qui organise les élections à travers l’Autorité Nationale des Élections. Et nous, nous apportons notre appui comme le Conseil de sécurité nous l’a demandé dans le cadre de notre mandat, la résolution 2552 du 12 novembre 2020 ».
Sur ces élections, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall, a souligné que « le déploiement des FACA, des FSI et des composantes de la MINUSCA a permis la mise en place de conditions sécuritaires propices à la tenue d’élections apaisées. La Force de la MINUSCA, conformément aux tâches qui lui sont dévolues dans le cadre du plan intégré de sécurisation des élections, en coordination avec l’ANE, procède depuis dimanche à la sécurisation des votes et à leur acheminement vers Bangui ». La porte-parole de la Police de la MINUSCA, la Capitaine Agba Mazalo, a aussi fait part de l’appui de UNPOL pour la bonne tenue de ces élections. « La composante Police a déployé 74 officiers de police individuels pour renforcer les 91 déjà présents dans les 3 secteurs de la RCA. Au total 2. 036 UNPOL, dont 5 unités de police constituée (FPU) et 364 officiers individuels, ont été engagés pour la sécurisation de ces élections, soit un taux de 97, 88 % de ses effectifs ».
Au sujet de la situation des droits de l’homme, Charles Bambara a indiqué que la MINUSCA a documenté 25 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 28 victimes. C’est donc « une augmentation de 108.33% du nombre d’incidents et de 100% du nombre de victimes comparativement à la semaine précédente (12 incidents et 14 victimes) », a déclaré Charles Bambara, précisant que les auteurs présumés de ces abus et violations sont en grande partie les groupes armés.
John Magufuli, le président de la Tanzanie est décédé
Bangui ( République centrafricaine ) – L’annonce a été faite mercredi par le gouvernement. John Magufuli était hospitalisé mais les informations sur son état se faisaient rares.
Le président de la Tanzanie était âgé de 61 ans. Celui qui est surnommé “bulldozer” est décédé après des semaines de fortes spéculations sur son état de santé. Certains affirmant qu’il avait contracté le virus Covid-19./////////////.
Depuis le début de la pandémie, John Magufuli a minimisé la dangerosité de la maladie. Entre-temps, il a publiquement mis en doute les tests effectués dans le pays en affirmant avoir fait tester secrètement une papaye, une caille et une chèvre, qui s’étaient tous révélés positifs./////////////.
Récemment, le gouvernement avait arrêté de fournir des informations sur le nombre de cas positifs dans le pays. Les derniers chiffres officiels communiqués datent de mai 2020./////////////.
Né le 29 octobre 1959, John Magufuli a fait ses études supérieures à l’Université de Dar es Salaam. Après une courte expérience dans l’enseignement, il a travaillé en tant que chimiste industriel avant de basculer en politique. Il s’était engagé avec le parti Chama Cha Mapinduzi (CCM)./////////////.
Il a été élu député en 1995 et a été nommé la même année, vice-ministre de la fonction publique. Il a occupé d’autres fonctions ministérielles par la suite. /////////////.
Il a accédé pour la première fois au poste de président de la République en 2015 avec 58% des suffrages à la présidentielle./////////////.
Il décède alors que son second mandat a commencé en novembre 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/miliciens-Anti-Balaka-interieur-d’une-maison-IMG_11mars2018231201-450×300.jpg” alt=”Image d’illustration des miliciens Anti-Balaka en République centrafricaine. CopyrightDR” width=”450″ height=”300″ />Image d’illustration des miliciens Anti-Balaka en République centrafricaine. CopyrightDR
Bria, République centrafricaine, jeudi, 17 jeudi, 18 mars 2021, 00:15:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le vendredi 16 mars 2018, dans la matinée, à Bria (préfecture de la Haute Kotto), une opération de la Minusca avait abouti à l’arrestation de monsieur Jean Francis Diandi alias Ramazani. Il avait été accusé de nombreux crimes, dont l’assassinat d’un Casque bleu mauritanien et marocain en 2017. Incarcéré à la maison d’arrêt de Ngaragba, ce redoutable chef milicien Anti-Balaka est désormais libre, et rejoint la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Comment est-il devenu libre malgré les accusations de crimes contre l’humanité qui pèse contre lui ?
Selon la Minusca, l’arrestation de monsieur Jean Francis Diandi alias Ramazani, un chef milicien anti-balaka de la carrure de « général Andjilo » avait été faite à la demande des autorités centrafricaines qui avait émis un mandat d’arrêt à son encontre. Incarcéré à la prison centrale de Ngaragba depuis 2017, il a finalement été libéré qu’en décembre 2020 par la justice centrafricaine. On ignore les raisons de cette libération, mais l’affaire fait beaucoup de bruit au sein de la population de Bria. Elles n’en reviennent pas, surtout que l’homme est très dangereux pour être libre.
Nous avons tenté d’avoir des explications, mais les juges disent n’avoir pas cette information. Or, depuis la création de la coalition des patriotes pour le changement à la mi-décembre 2020, notre équipe l’a rencontré à plusieurs reprises parmi les rebelles à Bria.
Selon la justice centrafricaine, Monsieur Ramazani est tenue responsable de plusieurs violations graves du droit humanitaire international dans le camp des personnes déplacées de Bria, et des nombreux crimes contre l’humanité, parmi lesquelles l’attaque, le 4 décembre 2017, de Casques bleus de la MINUSCA qui avait causé la mort d’un policier mauritanien et blessé trois autres.
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hopital-communautaire-bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul-450×337.jpg” alt=”Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 18 mars, 04:42:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En 2020, les Banguissois ont en effet peur d’être contaminés en se rendant à l’hôpital pour des soins. Ils ont aussi peur d’être testés positifs de la Covid-19, à en croire le Dr Abel Assaye , Directeur de l’hôpital communautaire qui a également annoncé une baisse de fréquentation de son Institution hospitalière en 2020, contrairement à l’année 2019.
Selon le Directeur de l’hôpital communautaire, Dr Abel Assaye, le nombre de fréquentations en 2020 à son hôpital est de 36 000 alors qu’en 2019 il est de 42 000. D’après lui, cette baisse de fréquentation est due à la Covid-19. Il estime que les patients ont peur de se rendre à l’hôpital. Ainsi, il appelle les Centrafricains à se faire soigner dans les hôpitaux pour réduire la mortalité :
« De manière globale, nous avons dit qu’en 2019, nous avons eu 42 584 consultations, contre 36 180 en 2020. Vous voyez, cette évolution, il y’a déjà une baisse. Autant aussi pour le nombre d’admission. En admission, nous avons eu 112 559 en 2019 contre .10050 en 2020. Tout cela c’est pour expliquer l’évolution, la tendance. Pourquoi il y’a une baisse en 2020 ? On a connu en 2020 une pandémie du Covid-19 qui a négativement joué sur la prise en charge des malades. Beaucoup des malades ont fui l’hôpital. Beaucoup ne sont pas venus à cause de cela. Donc il y’a eu cette situation épidémiologique qui a joué sur le nombre de consultation et sur le nombre d’admission. Toutes ces données nous ont permis d’orienter notre action pour voir par ou faut commencer en 2021, et par ou améliorer. Donc à toute la population environnante, venir à l’hôpital, se faire consulter. Et si ça nécessite une admission, on admet. Et si ça nécessite une opération, le personnel est disponible pour vraiment s’occuper de ceux qui viennent à l’hôpital. Du jamais on va fuir l’hôpital parce qu’il y’a le Coronavirus. C’est la pandémie…, mais quand c’est arrivé, on doit venir à l’hôpital se faire soigner pour éviter que ça soit trop tard chez soit…. », déclare Dr Abel Assaye.