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Encore une fête du 14 février en période de couvre-feu

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Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – A l’approche du 14 février, la fête de Saint-Valentin commence à animer certaines discussions à Bangui mais aussi dans les villes du pays. Et pour cause !

centrafrique.org/boite-de-nuit-a-bangui-jeune-afrique/” data-wpel-link=”internal”>Fête du 14 février 2014 dans une boite de nuit dans la capitale centrafricaine Bangui
Une boite de nuit à Bangui. Photo jeune Afrique

 

Comme chaque année, les étals des marchés se remplissent des confections spéciales pour le 14 février. C’est le côté commercial de cet évènement qui s’exprime mais d’un autre côté, maintenant que cette tradition est ancrée, ceux qui dérogent à la règle d’offrir l’habit d’apparat à leur conquête sont parfois pointés du doigt comme pour leur signifier que leur flamme s’est éteinte et ainsi les faire culpabiliser !

 

Mais ce qui est le plus attendu, ce sont surtout les festivités qui entourent la fête des amoureux ! Ce sont ces moments dont certains en font un rendez-vous incontournable de l’année pour tenter de trouver l’âme sœur ! Souvent des soirées mémorables, riches en rencontres, riches en souvenirs !

 

Cependant, l’édition de cette année va immanquablement être impactée par la situation de crise que connait le pays. Les crises sécuritaire, économique et sanitaire qui perdurent avec le couvre-feu vont donc limiter la fête !

 

Malgré cela, beaucoup de jeunes préfèrent positiver et entendent bien fêter l’évènement en malgré un contexte particulier. « Ce n’est pas parce que notre pays connait des moments difficiles qu’il faut oublier de s’amuser et de prendre du bon temps lorsque l’occasion se présente » s’exclame Teddy Joseph aux abords du stade 20 000. Celeste, jeune étudiante, n’est pas moins explicite « Même si le couvre-feu nous empêchera de faire la fête toute la nuit, on va quand même bien profiter du moment ». Quand à Moussa, il confirme ce que disent ses camardes «On va faire la fête ! Il y a déjà la crise sécuritaire et la crise sanitaire ! On ne va pas rajouter la crise amoureuse à tout ça, ça non ! »

Le 14 février restera toujours le 14 février !

 

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le projet de réduction de violence communautaire appuie l’État centrafricain à redonner l’espoir aux populations sortant d’une longue crise.

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Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au nom de mon administration et de la population de la Haute Kotto, je voudrais remercier la Minusca DDR et son partenaire UNOPS pour le travail de proximité qui est fait sur les axes, notamment l’axe Boungou 1 et l’axe Irabanda.

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Les populations saluent l’action du projet CVR qui leur donne l’espoir et en demandent encore plus. Je salue le professionnalisme avec lequel l’équipe intégrée de la section DDR se rapproche des populations locales. Sur l’axe Bria – Irabanda (75 Kms), le CVR a marqué la différence en impulsant une nouvelle dynamique communautaire. A ce jour, tous les villages travaillent ensemble et fabriquent les briques pour leurs maisons, par eux-mêmes, pour un retour digne dans leurs villages. C’est en ces termes que Mr. Thierry Evariste BINGUININDJI, préfet de la Haute Kotto, en sa qualité de président du comité préfectoral de pilotage du projet de réduction de violence communautaire a ouvert la réunion mensuelle du mois février, en remerciant l’équipe intégrée DDR/UNOPS de la MINUSCA pour le grand travail abattu au cours du mois de janvier 2022.

 

Un mois riche en réalisations sur le terrain !

 

Dans son rapport mensuel au comité, Dr. Jean de Dieu Désiré NTANGA NTITA, le coordonnateur régional de la section DDR de la MINUSCA et responsable du projet CVR informé les participants que son équipe, avec le soutien de toutes les parties prenantes a réalisé plusieurs choses. Il s’agit du lancement des activités sur l’axe sud, Bria – Irabanda jusqu’à 75 Km de Bria.

 

Sur cet axe, au moins 180 bénéficiaires, dont environs la moitié de femmes ont été enregistrés et font du travail contre argent (cash for work) pour la réhabilitation d’au moins 10 Kms de route pour faciliter la reprise de l’activité économique dans les villages de retour et leur connexion au centre de consommation qu’est la ville de Bria.

 

La stratégie sur cet axe consiste à appuyer les activités agropastorales, à sensibiliser les populations pour renforcer la dynamique communautaire en vue de mitiger les facteurs déclencheurs des conflits dans les villages de retour et à injecter du cash après le travail.

Plusieurs autres activités ont été réalisées plusieurs autres activités sont réalisées à Bria où les fermes piscicoles et bien d’autres activités génératrices de revenus ont été réalisées.

 

Par un contributeur

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Le chef de la junte déclaré “Président du Faso”: une erreur, selon un juriste

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Le chef de la junte déclaré “Président du Faso”: une erreur, selon un juriste

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Bangui ( République centrafricaine ) – Au Burkina Faso, le conseil constitutionnel a déclaré hier, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, “Président du Faso”. Les burkinabè apprécient l’arrivée des militaires au pouvoir mais selon des constitutionnalistes, ça n’a pas été fait dans les règles de l’art. .

Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, a été déclaré “Président du Faso” par le Conseil constitutionnel qui dit avoir constaté la vacance de pouvoir./////////////.

Les spécialistes de la Constitution ont un problème./////////////.

“Si la démarche est de lui permettre d’avoir la qualité de Président du Faso et d’exercer les fonctions constitutionnelles du Président du Faso, dans la réalité ce n’est pas contestable. C’est une question de démarche, ce n’est pas une question de contestation du pouvoir du Lieutenant-colonel. C’est une question de régulation”, a affirmé Pr Abdoulaye Soma, constitutionnaliste./////////////.

Et tout cela est regrettable selon Abdoulaye Soma. “Le conseil constitutionnel a comme forcé la dévolution des fonctions du Président du Faso, donc il a tué la Constitution parce que la Constitution n’autorise pas de faire Président du Faso un chef d’Etat qui serait arrivé autrement que par la légitimité démocratique. Tous ceux qui voudraient contester le pouvoir du Président de la république le pourraient en droit constitutionnel burkinabè en ayant raison”, a déploré l’expert en droit constitutionnel./////////////.

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba devrait prêter serment le 16 février./////////////.

Mais le tout nouveau Président aura des défis énormes à relever face aux groupes djihadistes qui déciment le pays depuis 7 ans. Ils semblent étendre leurs actions, car cinq gardes forestiers et un soldat ont été tués dans un parc dans le nord du Bénin à la frontière avec le Burkina Faso.

Avec AFP/VOA
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A Kabo, la réduction des activités de MSF a des conséquences fâcheuses

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A Kabo, la réduction des activités de MSF a des conséquences fâcheuses

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Bangui ( République centrafricaine ) – La situation humanitaire est toujours préoccupante en Centrafrique où neuf personnes sont mortes récemment par manque de soins, à Kabo, dans le nord du pays. .

Dans cette localité, une équipe de Médecins sans frontières a été rançonnée alors qu’elle était obligée de se déplacer en voiture. Le gouvernement interdit en effet depuis fin 2020 aux humanitaires l’usage de l’aérodrome pour des raisons stratégiques. Conséquence : MSF a réduit ses activités et neuf personnes sont mortes à Kabo./////////////.

Une réduction et des conséquences/////////////.

Cette situation aurait pu être évitée si MSF avait eu l’autorisation du gouvernement de se déplacer en avion. Ce qui n’est pas le cas, donc cette ONG a dû retirer une partie de son personnel, comme l’explique Romain Briey, chef de mission Médecins sans frontières://///////////.

“malgré une réduction du personnel et des services, MSF continue de soutenir les opérations humanitaires médicales à Kabo, où nous sommes présents depuis 2006. Ces derniers jours, MSF a retiré 43 personnes de Kabo, où nous gérons un hôpital et soutenons deux centres de santé et un réseau d’agents de santé communautaires. Cependant, l’hôpital et les postes de santé continuent à fournir un service limité avec 171 agents de santé recrutés à Kabo et 12 agents du ministère de la Santé. MSF continue d’envoyer des fournitures médicales, de payer le personnel et de fournir un soutien technique à distance.”/////////////.

Quoi q’il en soit, cette situation a des conséquences fâcheuses sur la santé de la population de Kabo. Chantal Merveille Togoman est députée de cette région et elle s’alarme de la situation./////////////.

“Nous éprouvons beaucoup de difficultés à Kabo. Nous n’avons pas de structure fiable de vente de médicaments donc pas de pharmacie. Seule la structure sanitaire dont dispose MSF nous appuie. Du point de vue pédiatrique, les femmes enceintes et tous les aspects chirurgicaux sont pris en charge par MSF. Mais en nous abandonnant de façon brusque pour partir, cela a des conséquences fâcheuses. La preuve : ils sont partis le 29 janvier et jusqu’au 5 février nous avons perdu neuf femmes qui sont mortes en donnant naissance. Celles qui ont été transférées à Batangafo aussi sont mortes. Cela constitue autant de problèmes que nous rencontrons avec la fermeture du centre de santé MSF” se plaint-elle./////////////.

La réaction des autorités/////////////.

Le gouvernement se montre intransigeant sur sa décision d’interdire l’utilisation de l’aéroport. Selon Sylvie Baïpo Témon, ministre des Affaires étrangères en charge du dossier, des dispositions sont toutefois prises pour permettre à Médecins sans frontières de travailler normalement./////////////.

“Ce dossier que j’ai suivi depuis le début d’ailleurs, qui date de fin 2020 début 2021, cette décision a été prise à partir d’un certain nombre de constats sur le terrain et d’initiatives qui ont été faites sans validation et c’est pour cela que cet aérodrome a été fermé jusqu’à nouvel ordre. Mais en sachant qu’un certain nombre de dispositions ont été prises pour permettre à cette ONG, MSF, de pouvoir travailler normalement” explique Sylvie Baïpo Témon./////////////.

La réduction des services de MSF à Kabo, localité frontalière du Tchad, impacte négativement la qualité de soins des malades. En attendant, les acteurs humanitaires doivent convaincre le gouvernement de leur neutralité et le gouvernement de sa capacité à faire mieux là où intervient MSF.

Avec DW français
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RDC : le risque d’une confrontation entre armées dans l’Est

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RDC : le risque d’une confrontation entre armées dans l’Est

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Bangui ( République centrafricaine ) – Les menaces du président Rwandais de déployer des troupes contre les rebelles des FDLR en RDC inquiètent les Congolais.
Paul Kagame a tenu ces propos mardi dernier §08.02) à Kigali au Rwanda, lors de la prestation de serment des nouveaux ministres. Dans sa déclaration, le président rwandais a insisté sur le danger qui pèse sur son pays en raison de la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la RDC, où sont également présents les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF).
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Paul Kagame a affirmé qu’il y a un temps pour négocier et un temps pour trouver une solution sans demander la permission à qui que ce soit. Des propos directs et menaçants qui pourtant n’ont pas provoqué de réaction officielle du gouvernement congolais. /////////////.

Le Premier ministre congolais appelé à s’expliquer /////////////.

Gratien de Saint Nicolas Iracan, député national de l’Ituri, a toutefois interpelé le gouvernement sur cette question, rappelant que la commission Défense et sécurité de l’Assemblée nationale avait formulé des recommandations pour le rétablissement de la sécurité dans l’est du pays. /////////////.

Pour Gratien de Saint Nicolas, il est très important que le Premier ministre s’explique devant l’Assemblée nationale ://///////////.

“Il y a des groupes armés qui sont en train d’opérer et sur le terrain on a vu des massacres perpétrés par des Rwandais, qui parlaient la langue rwandaise. Cela nous inquiète parce qu’effectivement il y a une connexion entre les ADF et les FDLR. C’est une situation qui peut embraser toute la région et ce ne serait pas bon qu’on entre dans la violence. On veut que le Premier ministre vienne nous dire s’y a une évolution ou non.”/////////////.

L’histoire pourrait se répéter/////////////.

Les menaces du président rwandais interviennent alors que depuis fin novembre 2021, les forces ougandaises, avec l’accord des autorités congolaises, traquent les ADF dans la même région. /////////////.

L’intervention du Rwanda entrainerait le risque d’une nouvelle confrontation avec l’armée ougandaise sur le sol congolais. /////////////.

Le Mouvement des indignés de l’insécurité en RDC, dont Nicole Kavira est la coordonnatrice nationale, espèrent que ce scénario sera évité ://///////////.

“Les populations congolaises, victimes des atrocités des armées des pays voisins voici plus de vingt ans, demandent que nos autorités concluent des coopérations propres, c’est-à-dire avec des armées n’ayant pas le sang des Congolais sur les mains. Les indignés s’opposent à cette nouvelle agression déclarée.”/////////////.

Les Congolais gardent en effet un souvenir terrible des affrontements entre les armées ougandaises et rwandaises qui ont fait des milliers des morts en 2000 dans la ville de Kisangani, au nord-est de la RDC.

Avec DW français
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Le Bénin cherche des solutions face au djihadisme

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Le Bénin cherche des solutions face au djihadisme

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement béninois tente de rassurer la population après une attaque djihadiste qui a fait de nombreuses victimes. .

C’est la première attaque enregistrée par leBénin depuis le début de l’année, une attaque mardi (08.02) dans la zone dite “point triple” qui se trouve entre le Burkina Faso, le Niger et le Bénin. Le bilan s’élève déjà à neuf morts, une situation qui préoccupe le Bénin, et affirme vouloir mettre en place une nouvelle stratégie visant à contrer les attaques djihadistes qui commencent à s’intensifier./////////////.

Cette zone a déjà connu d’autres attaques fin 2021 et selon Télésphore Sekou, directeur de radio Nanto FM, l’une des radios partenaires de la DW dans le nord du Bénin, la nature des attaques reste la même ://///////////.

“Aujourd’hui, il serait mal pensé de ne pas établir un lien entre cette attaque et les autres qui ont secoué le nord du Bénin, notamment celle qui est intervenue au mois de novembre dernier dans le nord du pays.”/////////////.

Le président du Bénin,Patrice Talon a d’urgence convoqué une réunion avec le Haut commandement militaire pour discuter de la question, à l’issue de laquelle un compte-rendu a été publié jeudi soir (10.02). Des renforts militaires auraient déjà été déployés./////////////.

Mobilisation du gouvernement/////////////.

Le compte-rendu reconnait que cette zone ne fait pas encore l’objet d’une action conjuguée des trois pays frontaliers. /////////////.

Un point sur lequel certains analystes des questions sécuritaires sont souvent revenus en mettant en cause cette inaction. /////////////.

Télésphore Sekou revient sur ce manque de coordination entre les pays concernés ://///////////.

“Le Bénin ne saurait agir seul du moment où il y a le Burkina Faso, le Niger, le Togo et le Nigeria à côté qui ont déjà traversé des épreuves en terme de terrorisme. Le Bénin s’appuiera sur l’expérience de ces pays voisins pour pouvoir agir.” /////////////.

A cette insécurité s’ajoute le fait que le Bénin, selon plusieurs sources proches du dossier, serait lui aussi en tant que pays côtier, la cible des narcotrafiquants opérant depuis l’Amérique latine. Comme c’est déjà le cas pour laGuinée-Bissau , récemment secouée par une tentative de coup d’Etat.

Avec DW français
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RCA : le commissaire adjoint de Baboua sévèrement tabassé par les mercenaires russes, et vives  tensions à Bouar   

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Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Tout est parti d’une incompréhension autour de l’utilisation de toilettes que le commissaire adjoint de Baboua a failli être tué, selon son terme, par les mercenaires de Wagner. Mais à Bouar, située à une centaine de kilomètres de Baboua, la ville a failli être secouée ce vendredi matin par des crépitements  d’armes lourdes et légères entre les mercenaires russes et les soldats FACA.

Ville de Baboua par Wikipédia.
Ville de Baboua par Wikipédia.

 

Selon ce commissaire adjoint de Baboua, il a eu la vie sauve grâce à la protection divine.

 

« Au niveau du commissariat, j’étais sur un dossier que je traitais. J’étais ensuite pris par le besoin d’aller pisser, je suis sorti du bureau. Il y’a une vieille toilette à côté et la nouvelle qu’on a construite se trouve aussi là. Ce  n’était pas les Russes qui l’ont fait ça, mais c’était des emplacements d’avance avant  qu’ils n’arrivent. Alors, juste le temps de côtoyer la douche pour chercher à me soulager,  le soi-disant commandant, le chef là,  il m’a interpellé  et me dit « mais non, ce n’est pas ici  que je devrais uriner ». Je dis, mais  qu’il m’excuse. Il me dit « mais non, ce n’est pas ici, ce n’est plus ici qu’il faut uriner ». Voilà qu’Il s’est rapproché et commence à me gifler.  Je barrais les coups, il continuait. Ainsi de suite. Tout de suite il a appelé  ces éléments dans leur langue et je vous dis que c’est Dieu qui m’a gardé sinon je trouvais la mort. Ils se sont roués sur moi, plus d’une dizaine des personnes armées des bâtons. Ils me tapaient avec des battons jusqu’à j’ai fracture ouverte au niveau  bras gauche », déclare le commissaire adjoint de Baboua sur les antennes de la radio Ndékèluka.

 

Et ce n’est pas fini! À Bouar, ce vendredi matin, les Mercenaires russes et les soldats FACA se sont pointés avec leurs armes durant plusieurs minutes avant qu’ils ne se séparent. C’était à cause d’un ballon  joué par les soldats FACA sur le terrain de football qu’un camion qui était dans  le convoi en provenance de Béloko l’a écrasé. Les FACA demandent au conducteur de ce véhicule de leur payer un nouveau ballon, ce que ce dernier refuse. Il est allé appeler les hommes de Wagner pour venir les libérer. C’est à la suite de cela que la tension remonte entre les FACA et les hommes de Wagner durant des minutes.

Rappelons que la semaine dernière, un adjudant de l’armée nationale avait été enlevé à Baboua par les mercenaires russe et grièvement tabassé par ces derniers.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

« Tuer des Centrafricains et les empêcher de pleurer leurs morts, est plus que diabolique », dixit Professeur Gaston Mandata Nguérékata

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Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans une interview exclusive accordée à CNC, le Professeur Gaston Mandata Nguérékata, Président du Parti pour la Renaissance  Centrafricaine (PARC) répond aux questions des journalistes du CNC sur des thématiques sélectionnées via les commentaires sur les réseaux sociaux, du média entre autres : la nomination du nouveau premier ministre, le retour de l’opposition dans le comité préparatoire du dialogue républicain. Cet entretien  a également été l’occasion de répondre aux questions liées à l’actualité récente, notamment dans le contexte des violence perpétrée par les mercenaires de Wagner sur les populations civiles, survenue dernièrement  à Bria et dans d’autres localité. Pour en finir, nous revenons sur l’éducation des jeunes en République centrafricaine, mais aussi sur sa carrière de Professeur  de mathématique de renommé mondiale.

 

Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.

 

CNC : Professeur Gaston Mandata Nguérékata bonjour

 

N’Guérékata : Bonjour

CNC : Vous n’aviez pas parlé sur des actualités politiques nationales depuis plus d’une année passée après la réélection du président Touadera. Pourquoi un tel silence ? vous faites une trêve politique ou c’est la pandémie de covid-19 qui vous oblige à garder votre silence ?

 

N’Guérékata : Soyez rassuré : la réélection du Président Touadéra ne constitue pas un repère dans mes activités politiques. Il y a tellement d’événements malheureux, tellement de drames, presque au quotidien, qu’il est difficile d’intervenir sur l’actualité politique au risque d’être inaudible. Et comme dit la chanson, je cite : trop parler c’est maladie. Depuis quelques années, de nouveaux acteurs politiques se sont révélés. Il faut les observer, évaluer l’impact de leurs actions et messages et redéfinir ma place sur la scène politique. Le temps est arrivé. Je reprends la parole et l’action politiques.

 

CNC : Depuis lundi, Monsieur Henri-Mari Dondra est devenu un ancien Premier ministre. Il est remplacé par son ministre de l’Economie Felix Moloua. Que vous inspire ce départ ?

 

N’Guérékata: Je ne connais pas les raisons du départ de Monsieur Henri Marie Dondra. Je ne peux donc commenter cet événement. A mon sens quand on change de chef de gouvernement c’est qu’on a au préalable défini un nouveau cap de l’action gouvernementale.  Quel est le cap dans ce cas ? Plutôt que d’aller lire les décrets à la Radio comme un écolier, le Porte-Parole de la Présidence devrait apprendre à communiquer, à expliquer à la population les raisons de ce changement, les objectifs attendus, comme celles des autres décrets présidentiels, afin que nous puissions comprendre et au demeurant soutenir le Président et sa politique. Nous sommes des citoyens responsables et conscients, ni débiles ni immatures. Et puis, nous sommes un pays en crise de trésorerie. Pourquoi tant de ministres ? Pendant ce temps, nos écoles manquent d’enseignants et de tables-bancs, nos hôpitaux et dispensaire manquent de médicaments de base, et sont devenus des mouroirs faute de soins appropriés, et la liste est longue.

 

CNC : D’après vos lectures en tant qu’un homme politique, il n’a pas été poussé à la démission ?

 

N’Guérékata : Je n’en sais rien.

CNC : le président de l’Assemblée nationale avait réactivé le processus de la levée des immunités de trois députés de la nation, Ziguelé, Dologuelé et Zingas. Ceci a mis un frein sur le processus du dialogue républicain voulu par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera. Aujourd’hui, ce blocage a été levé et l’opposition démocratique a réintégré le processus. Quelle est votre lecture de la situation ?

 

N’Guérékata : La vie d’une nation n’est pas un long fleuve tranquille. L’essentiel est que la justice ait tranché ; et nous devons respecter sa décision. Je me réjouis aussi qu’avec la clarification, cette composante essentielle de l’opposition ait décidé de revenir sur la table de négociations en vue de l’organisation d’un dialogue ou tous, victimes comme oppresseurs et tous les citoyens, pourraient avoir l’opportunité de s’exprimer et réfléchir ensemble sur les voies et moyens d’éviter définitivement les crises à répétitions que notre pays connait depuis deux décennies.

Je profite de cette question pour me demander si cette opposition qui se dit démocratique connait vraiment son rôle. Certains s’autoproclament pontes de cette opposition qui n’existe qu’à travers de communiqués. Elle est absente lorsqu’il s’agit de réclamer les droits des populations, de constituer un véritable contre-pouvoir démocratique qui présenterait, le cas échéant, des contre-propositions dans l’intérêt de la nation. Le citoyen lambda croit fermement que notre classe politique ne pense pas à l’intérêt général. La course aux postes ministériels et autres comportant des avantages matériels et financiers apparait, à mon humble avis, comme l’unique but de leur combat politique.

Par ailleurs, Je constate aussi que la corruption est généralisée. En fait elle a pris de l’ampleur ces dernières années faute d’une politique nationale en vue de l’endiguer. La médiocrité est à son comble. Les jeunes ne rêvent plus d’une réussite sociale, économique et financière en dehors de la politique, de l’armée ou de la rébellion. Je les rencontre à Bangui ou sur les réseaux sociaux. Leurs modèles ?  Être Président ou ministre, ou tout au moins fonctionnaire. Peu, très peu, trouvent leurs modèles chez l’entrepreneur prospère, l’ingénieur, le pédiatre, le plombier. Sur ce point aussi, je ne vois pas le début d’une politique pour améliorer le niveau du système éducatif, amener les étudiants, les jeunes en général, à réaliser leurs rêves en dehors de la politique et de la rébellion ; et à un niveau comparable à celui des autres pays.

Ce sont ces questions qui doivent guider nos préoccupations profondes, moins la levée d’immunité de tel ou tel député ou ministre. Laissons celles-ci à la justice.

 

CNC : N’est-ce pas tout de même, Monsieur le président, un acharnement ? une manière de museler l’opposition démocratique ?

 

N’Guérékata : Vous allez un peu loin. Acharnement ? La politique est, malheureusement parfois, faite de manipulation et de cynisme. Vous n’allez pas attendre du pouvoir de caresser son opposition dans le sens du poil. Il n’y a pas de pardon en politique. Ceci est vrai partout dans le monde, y compris dans les pays de grande démocratie. J’ai plusieurs amis dans l’opposition, certains sont dans l’arène politique depuis de nombreuses années et sont respectables. Mais sont-ils vraiment en symbiose avec les aspirations de la population, des jeunes surtout ?

Je profite de cette opportunité pour dire ceci, au risque de choquer les âmes sensibles. Qu’on le veuille ou non, Fidèle Gouandjika joue à merveille son rôle de Conseiller et donc défenseur du régime de Touadera. Le dire, ne signifie pas qu’on est d’accord avec lui sur toutes ses sorties, d’autant que certaines sont scandaleuses. Cependant, lui au moins, dans le camp du pouvoir, sait monter au créneau, répondre aux invitations de débats politiques par nos médias. Un vrai animal politique. Il appartient à l’opposition de trouver un Marabéna pour le contrer intelligemment.  Encore une fois, la politique est souvent faite de cynisme et de manipulations. Ne l’oublions pas.

 

CNC : Sur le plan sécuritaire maintenant Monsieur le président

 

N’Guérékata : La violence a atteint un niveau très inquiétant. Elle a même pris un visage inhumain, déshumanisant. On va plus loin que le fait de donner la mort. On humilie la victime en l’égorgeant, on montre ensuite sa tête avec allégresse comme un trophée ; on éventre des femmes enceintes et on s’acharne de manière diabolique sur les fœtus. C’est très grave. Du jamais vu en Centrafrique. Personne ne s’interroge sur les inévitables profonds traumatismes qui résultent de ces cas de violence. Plusieurs générations seront marquées à jamais. Par conséquent mettre fin à cette nouvelle culture de la violence sera un travail de titans qu’il est urgent de commencer dès maintenant.

Le plus grave dans tout ça, c’est l’impunité à tous les niveaux. Aucun criminel n’est inquiété. J’irai plus loin. Je voudrais qu’on m’explique le sens du second R (Rapatriement) de DDRR. Voilà un étranger qui rentre dans votre maison, tue vos enfants, viole votre femme, vous humilie, pille vos biens, et vous lui dites gentiment : « Tu as assez tué et violé chez moi. Voici de l’argent. Tu peux repartir chez toi tranquillement, ou rester en RCA en toute impunité ». Incroyable. Ce n’est que chez nous qu’on devraient accepter ou tolérer de de telles cruautés.

 

CNC : parlez-nous de la société Wagner, Monsieur le président.

 

N’Guérékata : Quiconque aura initié les relations entre notre pays et cette société de mercenaires devra assumer la responsabilité historique de la décision la plus grave quant à la sécurité des populations centrafricaines et la situation politique, économique et financière du pays. Ces mercenaires ne sont pas des enfants de cœur. Ils vont entrainer notre pays dans un gouffre financier et économique sans précédent. Tuer des Centrafricains et les empêcher de pleurer leurs morts, est plus que diabolique. Comment pouvons-nous rester inactifs, insensibles, et tolérer ce qui s’est passé récemment à Bria ? Je ne serais pas étonné qu’en réaction, légitime en tout cas, une partie de l’armée et des patriotes indignés se mettent debout contre le groupe Wagner et siffler la fin de la récréation. Mais les groupes dits rebelles pratiquent le pillage, brulent et détruisent les villages, et tuent les civils depuis des années, sans condamnation des Nations Unies ou de certaines puissances qui critiquent à juste titre Wagner.

 

CNC : Vous êtes Professeur de Mathématiques avec une renommée mondiale. Notre pays a besoin de professeurs de mathématiques à tous les niveaux. Pourquoi ne rentrez-vous pas au pays aider le gouvernement dans le domaine de la formation ?

 

N’Guérékata : Mais je ne demande que ça : retourner au pays et reprendre la craie. Cela fait des années que je demande à nos autorités de me rétablir dans mes fonctions de Professeur de mathématiques illégalement interrompues en 1995. Je ne vais tout de même pas prendre un avocat et attaquer l’Etat Centrafricain pour cas flagrant d’injustice à mon égard.

Depuis, j’ai pris attache avec le Doyen Silla Semballa, un patriote, un scientifique et universitaire que je respecte, qui m’a ouvert la porte de la faculté pour encadrer les masters 2 et les doctorants. Bref, je continue de servir notre université malgré certaines réticences. De manière générale, je suis à la disposition de mon pays. Il appartient aux autorités de me faire appel si elles pensent que, comme aux Etats-Unis et dans le monde ou je suis constamment sollicité, je peux être utile dans le secteur de l’éducation. Ou ailleurs. C’est en comptant sur toutes les compétences nationales, les vraies (et il y en a au pays comme dans la diaspora), pas les nombreux charlatans et minus habens qui gravitent autour du pouvoir, qu’on réussira à bâtir une économie prospère, une nation forte.

 

CNC : Avez-Vous un mot à adresser à l’endroit de vos militants, vos compatriotes, au nouveau Premier ministre Felix Moloua ?

 

N’Guérékata : Je m’adresserai plutôt à l’ensemble de la classe dirigeante. Chers frères et sœurs qui avez nos destins en mains. Regardez ce qui se passe autour de nous. L’incapacité des pouvoirs Africains à répondre aux besoins de la population, en particulier des jeunes, est en train de faire le lit aux pouvoirs militaires dans plusieurs pays. Nous ne sommes pas à l’abri de ce mouvement car ’information devient instantanée et mondiale. Nos jeunes, nos soldats, voient ce qui se passe ailleurs. Et, avec le mauvais exemple des dirigeants et de fonctionnaires et le désespoir quant à l’avenir, rien ne peut les empêcher, en désespoir de cause, de s’en inspirer. Alors je vous demande de penser d’abord à ce que nous devons faire pour notre peuple qui souffre, et non à la course effrénée et malhonnête à l’enrichissement personnel à chaque instant de notre vie. « Is qui bene amat, bene castigat ».

 

CNC : Monsieur Gaston Mandata N’Guérékata, merci.

 

N’Guérékata : C’est moi qui vous remercie.

Propos recueillis par Gisèle MOLOMA et Anselme Mbata

 

Centrafrique : nouveau massacre dans les localités de Bria, au moins 90 morts

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Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis le début de contre-offensive des forces gouvernementales contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les autorités centrafricaines, à travers les mercenaires de Wagner,  ont suivi une stratégie militaire qui a violé les principes fondamentaux du droit international humanitaire et les droits humains. Elles n’ont fait aucune différence entre les objectifs civils et militaires ni respecté le principe d’un recours proportionné à la force. Sa stratégie a délibérément visé les populations civiles au travers de nombreux crimes : incendie massif des habitations, assassinat, arrestation massive et arbitraire, agression sexuelle, etc.. Mais ce mercredi 9 février 2022, à Mouka, situé à environ  90 kilomètres de Bria sur axe Ouadda, et à Yangoudroudja, situé  à 155 km sur l’axe de Ndélé, c’est une nouvelle étape qui est franchie. On assiste littéralement au massacre de plusieurs dizaines des civils, la destruction et l’incendie de plusieurs centaines d’habitations ainsi que la confiscation illégale des biens. C’est une nouvelle catastrophe.

 

rca-deux-hommes-abattus-froidement-par-les-mercenaires-russes-a-bakala/les-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-en-mouvement-a-linterieur-du-pays/” rel=”attachment wp-att-51235″ data-wpel-link=”internal”>les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l'intérieur du pays
les Mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l’intérieur du pays

 

Ce mercredi 9 février, dans la matinée, à Mouka, situé à environ  90 kilomètres de Bria sur axe Ouadda, puis à Yangoudroudja, situé  à 155 km sur l’axe de Ndélé,  dans le nord de la rca, la terre s’est arrêtée brusquement de tourner. C’est la fin du monde pour ces pauvres citoyens livrés aux criminels de guerre, les mercenaires russes de la société Wagner. Aucun peuple au monde ne doit subir ce genre de traitement inhumain et dégradant. Pourquoi les Centrafricains ? C’est un véritable crime de guerre et crime contre l’humanité en temps de paix.

 

Massacre de Mouka

Selon les témoignages recueillis auprès des rescapés, l’attaque contre les civils dans le village de Mouka a débuté vers 12 heures avec l’arrivée du cortège de la mort, celui des mercenaires russes. Ces criminels sans cœur ni lois, dès leur entrée à Mouka , ont commencé à tirer à bout portant sur des gens, créant la panique au sein de la population. La quasi-totalité des habitants a pris la fuite pour se réfugier dans la forêt, laissant derrière eux leurs biens : maisons, motos, greniers, meubles, etc.. Les mercenaires russes, de leur côté, ont mis le feu sur ces habitations, brûlant ainsi une centaine, et ramassé les biens des victimes.

Mais le plus cruelle, c’est que certaines victimes de Mouka, qui ont reçu de projectile lors du massacre, se sont rendues dans un centre de santé communautaire d’un village situé à une vingtaine de kilomètres de Bria. Mais au moment de retour des mercenaires russes à Bria, ils sont allés vérifier  dans ce centre de santé, et ont malheureusement retrouvé 4 blessés. Après les avoir posé des questions, ils les ont attachés les mains derrière, puis les deux pieds l’un contre l’autre.  Comme si cela ne suffisait pas, ils ont attaché leur cou contre une masse de pierre.

Mais le plus pire c’est ça : ils jettent les quatre victimes dans l’eau. Une histoire  d’éviter que leurs corps remontent sur l’eau dans quelques jours. Mon Dieu!

 

Massacre de Yangoudroudja

Selon certains témoins, le plus violent  massacre des civils du jamais vu en RCA s’est passé dans le village Yangoudroudja, situé  à 155 km sur l’axe de Ndélé. Dans ce village, c’était le même mercredi 9 février 2022 vers 12 heures. C’était un autre groupe des mercenaires russes qui étaient à l’origine de ce spectaculaire massacre de masse.

Selon ces témoins, près de deux cents habitations ont été incendiées, et près de 60 civils auraient été massacrés ce jour d’anniversairede Satan dans le village. On se réserve de donner des détails qui font mal au cœur. Mais noter au passage qu’une femme, qui venait de mettre au monde un bébé, avait été brûlée vive avec son nouveau-né dans leur habitation. Ça fait mal au cœur,  mais c’est la vie avec des mercenaires.

 

Débandade dans le village Gbouhou

Situé à 200 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé,  le village Gbouhou s’est vidé de ses habitants, qui sauve qui peu,  à l’annonce de massacre des civils dans le village Yangoudroudja. C’est la panique générale qui s’empare de la population. Des femmes, des enfants,  des hommes, vieillards et jeunes, tous, bagages en main et précipitamment, abandonnent le village.

Rappelons que dans toutes ces localités allant de Bria à Ndélé, on retrouve des chantiers miniers de diamants et or. Et les mercenaires de Wagner, en décembre dernier, avaient mis en garde les jeunes de Bria de ne pas se livrer désormais aux activités d’extraction minière dans la région. Faute de quoi, les récalcitrants verront eux-mêmes les conséquences.

Souvenez-vous, le ministre d’État Willybiro Sacko avait même mis en garde les populations locales contre ce multiple massacre planifié de longue date.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : une marche contre la Minusca à Bambari, que veut vraiment Wagner contre la Minusca?

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Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une marche visant à exiger le départ de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca)),  une demi-centaine de personnes est descendue dans la rue pour décrier ce qu’ils appellent laxisme de la part de la force onusienne face aux tueries à répétition de civils dans la région de la Ouaka, au   Centre de la République centrafricaine.

Minusca/base-de-la-minusca-a-bambari/” rel=”attachment wp-att-45372″ data-wpel-link=”internal”>Une base de la MINUSCA, à gauche, située derrière l'aérodrome de Bambari, en République centrafricaine.
Une base de la MINUSCA, à gauche, située derrière l’aérodrome de Bambari, en République centrafricaine.

 

Une manipulation

 

En réalité, c’était une vraie manipulation de la population. Selon des sources sécuritaires locales, ce sont les mercenaires Russes de la société Wagner qui ont demandé à la population de Bambari de venir à une réunion d’enregistrement de leur nom pour une distribution des produits alimentaires … .  Arrivant sur le lieu,  la population a été obligée à faire une manifestation contre la Minusca pour exiger son départ de la ville. Une grossièreté qui n’était pas passée inaperçue. Certains notables locaux ont sévèrement critiqué la manière dans laquelle la population est prise en tenaille par les mercenaires de Wagner dans son bras de fer avec la mission des Nations unies dans le pays.

»Demander aux gens de venir s’inscrire sur la liste de l’aide alimentaire, puis les pousser à organiser une manifestation, je pense que ces hommes de Wagner ont dépassé les limites. On n’a jamais vu cela dans notre pays », dénonce un notable local.

Même à Bangui, Wagner manipule également les gens de sorte qu’ils manifestent contre la communauté internationale, en particulier la Minusca, l’Union européenne et la France qu’ils jugent hostile à sa présence en Afrique, en particulier la République centrafricaine.

Rappelons que depuis sa coopération militaire  avec le gouvernement centrafricain de Faustin Archange Touadera, il y a presque cinq ans déjà,  la Russie, à travers sa société de mercenariat  Wagner,  est de plus en plus présente dans le pays : de l’instruction militaire à la protection des personnalités publiques en passant par l’import-export de boissons, de l’exploitation de la douane centrafricaine, des mines et la taxation de café,  la RCA est devenue en quelques mois une vache à lait des mafieux russes.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Le faux panafricaniste Harouna Douamba interdit de sortie du territoire, son passeport confisqué

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Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’homme est devenu ce dernier temps très gênant pour le pouvoir de Bangui. Après avoir joué un rôle clé dans l’affaire dite de l’hôtel Ledger plazza de Bangui, une mascarade particulièrement lucrative pour lui, et qui embarrasse totalement le Palais de la Renaissance, le griot Harouna Douamba est à nouveau cité dans une sale affaire au point qu’il est maintenant interdit de quitter le territoire centrafricain.

Le sulfureux Arouna Douamba alias l’homme caméléon. D’ironie burkinabé, il a grandi en Côte d’Ivoire avant d’atterrir en Centrafrique.

 

L’information a été confirmée à CNC par plusieurs sources policières : Harouna Douamba, le faux panafricaniste burkinabé est désormais interdit de sortie du territoire centrafricain.  On ignore les vraies raisons du retrait de ses documents de voyage, mais certaines sources parlent toujours de son implication dans la rocambolesque affaire de l’hôtel Ledger secoué par une crise de gouvernance depuis quatre ans.

 

Affaire « hôtel Ledger »

En effet, le directeur sortant de l’établissement qui est accusé d’avoir détourné plusieurs milliards refusait de laisser sa place à un remplaçant nommé par le conseil d’administration.  

Conscient de ces tractations, Harouna Douamba s’est inséré dans la brèche en jouant les intermédiaires. Il aurait en effet perçu plus de 10 millions de FCFA de la part de la nouvelle direction de l’hôtel pour soudoyer des journalistes locaux. Pourtant, les médias visés n’auraient reçu chacun que 10.000 FCFA, le reste de l’enveloppe restant vraisemblablement dans les mains de M. Douamba. Le manipulateur aura donc joué un rôle clé dans cette mascarade particulièrement lucrative pour lui, et qui avait embarrassé  le Palais de la Renaissance.

 

Les faucons du régime se mêlent du dossier

 

Aujourd’hui, la nouvelle administration de l’hôtel qu’il a joué l’intermédiaire est épinglée et écartée par le chef de l’État. C’est d’ailleurs ce qui a poussé en partie le Premier ministre Henri-Marie Dondra à démissionner du gouvernement. Pour les proches du chef de l’État, en plus de ce dernier, Harouna Douamba fait partie des gens qui auraient milité pour le départ  de l’ancien PDG de l’hôtel Ledger, Monsieur  ZEYAD AL ZARZOUR et son DG RIMÈRENT, considérés comme des proches de Wagner et de certains conseillers du chef de l’État. Et il faut donc l’épingler.

 

Qui est Harouna Douamba

 

Douamba, né au Burkina Faso et élevé en Côte d’Ivoire, ne rate aucune opportunité pour s’enrichir au détriment de la République centrafricaine et des Centrafricains. Ce n’est pas la première fois qu’il s’immisce dans les affaires internes d’un État souverain pour son propre intérêt.

Au printemps 2021, il était déjà au cœur d’un scandale de fake news orchestré par son ONG fictive « Aimons Notre Afrique ». Pour rappel, un vaste réseau de faux comptes Facebook avait été créé autour de cette pseudo-ONG panafricaniste et son agence de communication, ANA-COM. En mai 2021, Facebook annonçait ainsi la suppression de 32 pages et 46 profils, tous liés à Monsieur Douamba en Centrafrique. On apprend alors que ses comptes, dont de nombreux médias fictifs, conduisaient des campagnes de désinformation à grande échelle, afin notamment de promouvoir la Russie. C’est encore lui qui, à plusieurs reprises depuis 2017, avait organisé des campagnes de désinformation contre la Minusca, en l’accusant notamment, sans aucune preuve, d’avoir livré des armes et des munitions aux groupes armés dans le nord-est du pays.

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

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Centrafrique : la Minusca annonce une nouvelle opération contre les rebelles

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Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est dans le cadre de son mandat de protection des civils que la mission des nations-unies en République centrafricaine a annoncé ce mercredi 9 février avoir préparé une nouvelle opération militaire contre les rebelles du FPRC et du MPC qui ont réinstallé leur base dans deux localités du sud-Est du pays.

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Un officier de la Minusca lors du point de presse de l’organisation à Bangui, le 9 février 2022. CopyrightMinusca

 

« La Force de la MINUSCA est en train d’établir une stratégie globale et transversale pour bouter hors de Nzako et Bakouma (Mbomou) les groupes armés qui y ont élu domicile. Ces deux localités verront une action dans les prochains jours », a déclaré la Minusca lors de sa conférence de presse hebdomadaire du mercredi.

Notons que le mois d’avril dernier, les villes de Nzako et de Bakouma avaient été reprises aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) par les mercenaires russes qui avaient installé leurs bases dans ces deux différentes villes minières du pays. À 25 kilomètres de Yalinga sur l’axe Nzacko, ils exploitaient de l’or et des diamants avec leurs engins lourds. Ces exploitations sont autorisées par le pouvoir de Bangui, selon une source au ministère des Mines.

Mais en décembre dernier, ils ont plié leur bagage et quittaient ces trois localités, qui sont ensuite réoccupées par les rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) et ceux de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Mais après l’occupation de ces villes du sud-Est par les mercenaires russes et le retour des rebelles dans les mêmes localités, la population ne cesse de se plaindre de leur condition  de sécurité. Les rebelles multiplient des exactions comme les mercenaires russes. Ce qui a poussé la Minusca à planifier une opération militaire dans ces localités afin de déloger ces combattants rebelles.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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20 cadres du ministère de l’administration du territoire formés pour vulgariser les lois sur le découpage administratif

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Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La Minusca et le ministère de l’administration du territoire ont initié les 08 et 09 février 2022 une formation à l’endroit de 20 cadres du ministère pour la vulgarisation des lois portant collectivités territoriales et circonscriptions administratives en Centrafrique. Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno YAPANDE et la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice résidente et humanitaire, Denise Brown, ont ouvert les travaux au siège du ministère à Bangui.

20 cadres du ministère de l’administration du territoire formés pour vulgariser les lois sur le découpage administratif

 

S’exprimant sur l’importance de ces lois, Denise Brown a déclaré que « ces lois sont fondamentales pour la préparation des élections locales ». Elle a également souligné l’«importante contribution du ministère» pour la création des conditions nécessaires à l’organisation de ces élections.

Le ministre de l’Administration du territoire a de son côté renchérit que ces lois « visent à renouveler le contrat social entre l’Etat et la population ainsi qu’une gouvernance locale inclusive qui constitue une réponse aux multiples crises militaro-politiques que connait la République centrafricaine depuis plus de deux décennies ».

La formation a concrètement consisté à définir des messages-clés et le contenu des sensibilisations et séances de vulgarisation sur lesdites lois.

Selon Euloge Vondo-Berime, directeur de la décentralisation au ministère de l’administration du territoire, « Il fallait dans un premier temps que les communicants du ministère soient formés sur les différentes méthodes de communication parce que nous allons nous adresser à des publics cibles différents ; donc il faut maitriser toutes les techniques de communications pour préparer des messages-ciblés ».

« Cet atelier nous a aidé à nous préparer avant de descendre sur le terrain pour la vulgarisation de ces deux nouvelles lois. Nous avons été édifiés sur plusieurs thématiques, par exemple le principe de libre administration qui ne veut pas dire indépendance pour les collectivités territoriales parce que nous sommes dans un Etat unitaire, laïque et indivisible», a déclaré quant à elle Clarisse Bella, cheffe de service au secrétariat commun du ministère.

Ces cadres du ministère, formés avec l’appui technique et financier de la MINUSCA, ont désormais pour mission de vulgariser à Bangui et dans toutes les préfectures du pays ces nouvelles lois adoptées respectivement en 2020 et 2021. 20 sessions de vulgarisation auprès des autorités administratives et locales ainsi que des responsables des services déconcentrées des Ministères sont déjà prévues ainsi que 89 sessions de sensibilisation des communautés, le tout, à réaliser en six mois, pour un budget d’environ 49 millions de FCFA.

 

Avec la Minusca

La Force de la MINUSCA appuie le mouvement de relève des Forces armées centrafricaines à Obo

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Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) est en train de soutenir les Forces armées centrafricaines (FACA) dans le mouvement de relève de ses éléments détachés à Obo, préfecture du Haut-Mbomou (sud-est de la RCA), conformément au mandat de la Mission.  

Les soldats FACA à Obo dans le Haut-Mbomou
Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

 

« Ces opérations se sont déroulées la semaine dernière, dans un esprit de collaboration et vont se poursuivre », a indiqué mercredi à Bangui, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Lieutenant-colonel Abdoul-Aziz Ouédraogo. Saluant la bonne coordination au niveau des états-majors des FACA et des soldats de paix de l’ONU en RCA, le porte-parole militaire de la MINUSCA a déclaré que « la coopération entre les casques bleus et les militaires centrafricains a toujours été au beau fixe et la MINUSCA leur apporte chaque fois que de besoin son soutien logistique ».

A propos de lHaut-Mbomou a situation sécuritaire, le porte-parole militaire a noté une situation relativement calme, ponctuée d’incidents commis par les éléments des groupes armés contre les populations civiles dans les régions ouest et centre, ainsi que la menace des engins explosifs improvisés (IED) dans l’ouest « Conscient de cela, la Force a entrepris une opération de dépollution des axes majeurs de la zone. Ainsi, plusieurs d’entre eux ont déjà nettoyé et les actions, qui sont toujours en cours, vont s’intensifier », a-t-il dit, ajoutant que, dès que toutes les capacités en matière de lutte contre les IED seront acquises, les actions de dépollution se généraliseront.

De son côté, la porte-parole de la Police de la MINUSCA, Capitaine Sylvie Agba Mazalo, a salué la poursuite des patrouilles conjointes de sécurisation à Bangui et dans toutes les régions, entre UNPOL et les Forces de sécurité intérieure (FSI), permettant de prévenir certains actes cette semaine. « A Kaga-Bandoro, UNPOL a apporté le 1er février, son appui par la mise en place d’un dispositif sécuritaire lors de la découverte d’une grenade, non loin du site des personnes déplacées internes. Cette grenade a été enlevée, neutralisée par la MINUSCA. », a-t-elle dit, soulignant également la poursuite des activités de colocation d’UNPOL avec les FSI dans les différents services de Police et de Gendarmerie de Bangui ainsi que dans les régions.

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, est revenu sur la rencontre, le 4 février, entre le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Mankeur Ndiaye, et les membres du G5+, avec les représentants des partis politiques d’opposition membres de la coalition démocratique (COD-2020). Selon le porte-parole, les discussions ont porté sur le dialogue républicain, l’Accord de paix et la feuille de route de la CIRGL, ainsi que les élections locales de septembre 2022 et la situation sécuritaire dans le pays. « Au nom du groupe, le Représentant spécial a qualifié de fructueux les échanges avec ces dirigeants politiques et a exprimé son appréciation, suite à la décision de l’opposition de réintégrer le comité d’organisation du dialogue républicain », a-t-il dit.

Le porte-parole a annoncé la présentation du rapport du Secrétaire général des Nations unies sur la Situation en République centrafricaine devant le Conseil de sécurité, le 22 février 2022. Présenté par le Représentant spécial du Secrétaire général en RCA, ce rapport portera sur « la situation sécuritaire, le respect du cessez-le-feu, le processus politique, la mise en œuvre de l’APPR, y compris les efforts déployés par la MINUSCA pour appuyer le cessez-le-feu et le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement, et l’évolution de la situation des droits humains et du droit international humanitaire ainsi que la promotion et la protection de ces droits et la protection des civils », a-t-il indiqué.

Au cours de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole a aussi fait part de l’appui de la MINUSCA à l’atelier des acteurs de sensibilisation impliqués dans le processus de paix, organisé par le Conseil National de la Médiation, et au lancement du projet de vulgarisation et de sensibilisation des lois sur les collectivités territoriales et les circonscriptions administratives. La Représentante spéciale adjointe, Lizbeth Cullity, présente lors de l’atelier, a rappelé que le projet du Conseil vise l’installation des points focaux dans les huit arrondissements de Bangui et sa périphérie, ce qui “permettra de sensibiliser davantage la population et les acteurs sociaux à la médiation”, ajoutant que la MINUSCA entend poursuivre ce projet-pilote en le répliquant auprès d’autres institutions nationales. De son côté, la Représentante spéciale adjointe, Denise Brown, présente au lancement du projet sur les collectivités territoriales et les circonscriptions administratives, a rappelé l’importance de la décentralisation comme élément contributeur aux élections ainsi que l’appui de la Mission à cette démarche du Gouvernement.

 

Avec la Minusca

Dernière minute : l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra vient de remettre sa lettre de démission du parti MCU

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Bangui, 10 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est fait! Moins d’une semaine après sa démission à la tête du gouvernement, l’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra vient de déposer sa lettre de démission du parti au pouvoir, les cœurs unis, ce jeudi 10 février 2022.

Le ministre centrafricain des finances Henri-Mari DONDRA
Le ministre centrafricain des finances Henri-Mari DONDRA

 

Accusé de malversations financières et du détournement des deniers publics par les proches du chef de l’État Faustin Archange Touadera,  Henri-Marie Dondra quitte le gouvernement, la semaine dernière, puis le parti de cœurs unis, ce jeudi 10 février.

Henri-Marie Dondra aurait souhaité se battre contre ses adversaires du parti MCU tout en restant au gouvernement, mais la situation n’était plus tenable. Sous pression, l’ancien premier ministre a remis sa lettre de démission du gouvernement  la semaine dernière. Mais 24 heures après sa passation  de service  au nouveau premier ministre Félix Moloua, l’homme dépose à nouveau sa démission du parti au pouvoir, le Mouvement des  Cœurs Unis (MCU).

Ceci dit, étant député du parti au pouvoir, l’homme quitte aussi la majorité présidentielle. Mais va-t-il rejoindre l’opposition démocratique ? Assurément pas, selon ses proches.

 

Le détail dans nos prochains articles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Six morts, 10 blessés dans une embuscade au Bénin

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Six morts, 10 blessés dans une embuscade au Bénin

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Bangui ( République centrafricaine ) – Cinq gardes forestiers et un soldat ont été tués et dix personnes blessées dans une embuscade mardi dans un parc naturel transfrontalier géré par le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, a annoncé mercredi une organisation de protection de la nature. .

“Hier (…) une équipe de gardes forestiers a été prise en embuscade dans le W National Park du Bénin. (…) Le bilan provisoire fait état de six morts dont cinq gardes forestiers et un soldat des Forces armées du Bénin (FAB), dix autres personnes étant blessées”, a indiqué African Parks, une ONG de défense de l’environnement, dans un communiqué.

L’attaque n’a pour l’instant pas été revendiquée, mais une insurrection jihadiste originaire du Sahel s’est étendue à certaines parties de l’Afrique occidentale côtière, notamment au nord du Bénin.

Les autorités n’avaient pas encore commenté l’incident mercredi soir.

Selon African Parks, des renforts militaires et des gardes forestiers supplémentaires ont été déployés dans le secteur.

Une récente série de raids frontaliers dans les pays situés au sud du Sahel a confirmé les soupçons selon lesquels les groupes jihadistes de la région cherchent à progresser vers la côte.

L’armée béninoise a renforcé sa présence dans le nord du pays après les deux premières attaques jihadistes officiellement reconnues à la fin de l’année dernière.

Le mois dernier, deux soldats béninois ont été tués lorsque leur véhicule a été victime d’une attaque à la bombe artisanale dans le département de l’Atakora, dans le nord du pays.

Avec AFP/VOA
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Les mercenaires de la société Wagner veulent engager les rebelles du MLCJ comme leurs nouvelles forces supplétives

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Bangui, 10 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis plusieurs mois, les mercenaires russes de la société paramilitaire russe Wagner tentent de réduire leur présence dans certaines localités de la République centrafricaine. Mais le problème qui se pose, après leur départ, les rebelles réapparaissent quelques heures et réinstallent leur base. Pour les mercenaires russes, il faut nécessairement y trouver une solution. Pour eux, l’effectif et la capacité militaire des soldats de l’armée nationale ne peuvent tenir. Et ils en trouvent une astuce : faire appel aux différentes milices armées proches du pouvoir.

 

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Des combattants rebelles à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

Selon nos informations, un accord a déjà été trouvé entre le ministre  et chef rebelle Gilbert Toumou Deya, patron du groupe rebelle MLCJ  et les mercenaires russes. L’objectif, déployé désormais ses éléments dans différentes localités occupées et abandonnées par les hommes de Wagner. C’est le cas de Bakouma, de Yalinga et de Zacko.

Après le départ des mercenaires russes, ces trois localités ont vite été réoccupées par les rebelles du FPRC de l’autoproclamé général Mahamat Salé, qui a failli être attrapé par les mercenaires russes l’année dernière entre les villages Yanga et Aïgbando.

Mais pour les hommes de Wagner, il faut nécessairement déployer dans ces localités les miliciens du MOUVEMENT DES LIBÉRATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE (MLCJ). Et ce n’est pas que ces trois localités qui sont visées, la ville de Bambari, de Ndélé, de Bria et Kaga-Bandoro le sont aussi.

Dans les prochains jours, les rebelles du MLCJ seront déployés dans plusieurs localités, soi seul, soi au côté des mercenaires russes. Une stratégie qu’ils jugent utile, voire fondamentale.  Constituer des dizaines des éléments supplétifs  leur permettra de s’occuper d’autres choses telles que l’exploitation de l’or et diamant, mais aussi prélever des taxes sur les produits agricoles.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

En Centrafrique, la société de mafia russe Wagner prélève désormais des taxes sur des tonnes de café exportées

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Bangui, 10 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Elle est désormais partout. De la sécurité à la défense en passant par les mines, les finances, les ressources forestières, l’import-export des boissons et le transport, la société de mafia russe Wagner, qui cherchent depuis plusieurs mois de stratégie pour renflouer sa trésorerie, s’adonne désormais à la taxation des produits agricoles à l’exportation. D’ores et déjà,  c’est le  café qui est dans leur viseur.

 

Après la Seleka, c’est le groupe Wagner. Même stratégie, même pratique, parfois plus, et les centrafricains ne comprennent rien. Les taxes sur l’exportation de café, une autre fois prélevées  par l’office  de réglementation de la commercialisation et du contrôle de conditionnement des produits agricoles (ORCCPA), devenue durant 6 ans un moyen d’enrichissement illicite des groupes armés, sont à nouveau accaparées par la société Wagner.

Ainsi, à Bria, Ouadda, Ndélé, etc., les mercenaires de la société Wagner prélèvent des taxes  sur des tonnes de café achetées par les commerçants soudanais venus en République centrafricaine. C’est une manne financière. Souvenez-vous, à Bria et à Ndélé, avant l’arrivée des Wagner, ces taxes constituent pour les groupes armés au moins   70% de leur revenu annuel. Mais après leur débandade, l’État centrafricain n’a toujours pas droit à cette poche fiscale. C’est désormais la société de mafia russe Wagner, à travers ses mercenaires,  qui fixe et prélève ces taxes.

Alors, les Centrafricains se demandent à quoi servent les Mercenaires russes dans le pays s’ils se comportent exactement, voir même plus comme des rebelles. À quoi servent-ils si ce n’est que pour protéger un régime ?

Et ce n’est que le début!

 

Centrafrique: Odieux massacre d’innocents à Aigbado par Wagner, silence assourdissant du Gouvernement

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Bangui, 10 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis mi-janvier, près de 70 innocents ont été massacrés par les Mercenaires russes de Wagner. Nos compatriotes, qui à juste titre attendaient une condamnation du gouvernement face à ces actes abjects ainsi que des mesures fortes à l’encontre de ces barbares sanguinaires ont été une fois encore déçus face au silence et à l’inaction de nos responsables politiques !

Minusca-annonce-des-difficultes-a-acceder-a-aigbando-mais-dit-avoir-recolte-des-informations-utiles/un-homme-interpelle-dans-le-village-aigbado-par-les-russes-et-les-faca-2/” rel=”attachment wp-att-53542″ data-wpel-link=”internal”>centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Un-homme-interpelle-dans-le-village-Aigbado-par-les-russes-et-les-FACA-450×439.jpg” alt=”Un homme interpellé dans le village Aïgbado par les russes et les FACA” width=”450″ height=”439″ />

 

Pourtant, les faits sont d’une gravité sans nom. Les survivants parlent de véritable génocide, tuerie de masse par les mercenaires de Wagner. Ils se sont déchainés de manière totalement aveugle.

Pour tenter de faire disparaitre les corps, les Russes essaient de gagner du temps en empêchant la Minusca d’accéder à la zone de massacre en bloquant leurs patrouilles. Ceci constitue une entrave à l’exécution des missions de la MINUSCA et une violation des accords que le gouvernement a pourtant signés.

Au sein de la population, les langues se délient. « On se sent trahi par le gouvernement qui a fait venir des tueurs qui exterminent les Centrafricains sans même ramener la sécurité », «  Depuis trois ans qu’ils sont là, rien n’a évolué. C’est pire qu’avant », « Qu’attend le président Touadéra pour jeter hors du pays ces envahisseurs qui sèment la mort ?», « ils n’ont rien construit pour la population, pas de bâtiment, ni de route, ni rien du tout. La seule chose qu’ils amènent c’est la mort », « Un jour, il y aura des comptes à rendre et les responsables vont payer ».

Autant de propos qui montrent bien le désenchantement de la population vis-à-vis des Russes qui n’ont pas tenu leurs promesses pour rétablir la stabilité et sécuriser le pays.

Le gouvernement se retrouve une fois de plus dans de beaux draps. D’un côté, il ne veut pas chasser la hyène qu’il a fait rentrer dans la maison et qui mange les enfants, de l’autre côté, il est inquiet de la tournure des évènements car la population n’en peut plus de rester les bras croisés face à ces bandits criminels. Cruel dilemme mais triste réalité !

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Le gouvernement du Premier ministre Moloua dévoilé,  un ministre fugitif reconduit

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Bangui, 10 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le nouveau premier ministre Félix Moloua,  nommé par le chef de l’État Faustin Archange Touadera 48  heures plutôt, a publié, mercredi, la liste de son gouvernement. C’est la même équipe de l’organe précédent, dirigé par Monsieur Henri-Marie Dondra. Mais parmi les membres de ce nouveau gouvernement, il y’a des noms qui font réagir les Centrafricains : Hassan Bouba et Serge Ghislain Djorie et Félix Moloua.

centrafrique.org/centrafrique-carte-didentite-des-membres-du-gouvernement-dondra-par-medias-plus/le-gouvernement-dondra-avec-le-chef-de-letat-touadera/” rel=”attachment wp-att-48509″ data-wpel-link=”internal”>Le gouvernement Dondra au complet avec le chef de l'État Touadera
Le gouvernement Dondra au complet. Copyrightla renaissance

 

Si Monsieur Hervé Doba, ministre des Finances et du Budget, Monsieur Arthur Bertrand PIRI , ministre du Développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Monsieur Claude Rameaux BIREAU , ministre de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’armée, et madame Sylvie BAIPO TEMON , ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger  gardent sans changement leur portefeuille ministériel., étonnamment, c’est aussi le cas des 28 autres membres du gouvernement Dondra. Parmi eux, figure un fugitif, le ministre et chef rebelle Hassan Bouba, accusé par la cour pénale spéciale de crimes de guerre et crime contre l’humanité, et  incarcéré à la prison du Camp de Roux, l’homme a pu s’échapper de sa cellule grâce à l’aide des Mercenaires russes, des éléments de la garde présidentielle et de la gendarmerie.  et raccompagner chez lui.

Et ce n’est pas tout! Le plus médiocre du gouvernement Dondra, Monsieur Serge Ghislain Djorie, est aussi reconduit à la tête du ministère de la Communication. Plus étonnant, il garde toujours ses fonctions du porte-parole du gouvernement. Incroyable. Mais ce qui a plu réagir les centrafricains, c’est la confirmation du ministre d’État Félix Moloua au poste de l’économie, du plan et de la coopération alors qu’il est déjà nommé Premier ministre.  Un Premier ministre est nommé en même temps ministre d’État dans son propre gouvernement. Du jamais vu, sauf chez les Wagner.

D’ores et déjà, les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux. C’est le cas du docteur Dominique Désiré Erenon qui se dit dessus.

« Excellence Monsieur le Président de la République, chef de l’Etat, Pr Faustin Archange TOUADERA, cher aîné universitaire, vous savez tout le profond respect que j’ai toujours éprouvé pour vous. Mais ce soir, très respectueusement, et sans hypocrisie, je suis obligé de vous dire que vous m’avez grandement déçu avec ce “Décret de confirmation des membres du gouvernement” que vous avez signé, alors que vous avez nommé, il y a deux jours, un nouveau Premier Ministre, Chef du Gouvernement , suite à la démission de Henri-Marie Dondra.

Sur ce dossier et sur bien d’autres, vous avez été induit en erreur, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat et cher aîné universitaire. Je vous le dis très respectueusement et très franchement, en espérant qu’on ne vous trompera pas, une fois de plus, en me faisant passer pour un ennemi de la nation.

On a le sentiment que la politique n’est plus saisie par le droit ; mais c’est plutôt la politique qui tient désormais le droit en l’état ; ou bien, si l’on préfère, quand “régime politique” et système politique” se confondent dans notre pays, la République centrafricaine !

À quoi sert d’enseigner le droit constitutionnel dans notre pays ? À quoi sert notre Constitution du 30 mars 2016 ? Mon âme de constitutionnaliste est ad vitam », déclare Docteur Dominique Désiré ERENON.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Pourquoi Touadera a-t-il choisi Moloua pour la primature ?

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Bangui, 10 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La mise à l’écart du chef du gouvernement Henri-Marie Dondra renforce l’aile dure de l’entourage du chef de l’Etat, qui a largement manœuvré  pour le pousser vers la sortie. Mais leur victoire est tempérée par la nomination de Félix Moloua, figure du statu quo.

Le premier ministre Félix Moloua
Le premier ministre Félix Moloua

Après un intense week-end d’intrigues, c’est donc Felix Moloua, le ministre de l’économie, qui prend la suite de Henri-Marie Dondra a la primature. A son retour d’Addis-Abeba dimanche soir, le président de la République Faustin-Archange Touadera a décidé de ne pas accepter la démission de son premier ministre, mais bien de le démettre par décret. Il y a été poussé par son entourage. Au moment où Africa Intelligence révélait, vendredi dernier, la demande de demission du premier ministre, les caciques du parti présidentiel, le Mouvement des cœurs Unis (MCU), particulièrement hostile a Dondra, se réunissaient a Damara, la ville d’origine de Faustin-Archange Touadera située à 75 kilomètres au nord de Bangui, chez Mamadou Nestor Nali, député local. Autour de la table, se trouvaient notamment le président de l’Assemblée nationale et ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, le conseiller spécial à la présidence Fidèle Gouandjika, et le financier du MCU, Sani Yalo.

Tous ont plaidé pour un départ de Dondra. Ils ont également évoqué plusieurs dossiers concernant de présumés détournements de fonds dont se serait rendu coupable l’ancien chef du gouvernement lorsqu’il détenait le portefeuille des finances, de 2016 à 2021.

Un profil similaire à son prédécesseur Mais pour ces “faucons”, si le départ d’un prétendant a la succession est une petite victoire, la nomination de Moloua a un goût amer. L’ancien ministre de l’économie a un profil identique a celui de Dondra : d’ethnie yakoma, technocrate, connu et apprecié des bailleurs, et se tenant éloigne des dossiers concernant la milice privée Wagner. Il présente donc l’avantage de pouvoir s’insérer dans le dispositif gouvernemental sans qu’un remaniement d’ampleur soit nécessaire. Surtout, il est un fidele de longue date de Faustin-Archange Touadera, ayant participé à la création du MCU, et donc moins facile à contourner.

Quant au premier ministre sortant, une sortie du MCU, dont il est numéro deux, se dessine. L’option de prendre la tête du Rassemblement démocratique centrafricain, parti de l’ancien président André Kolingba, et à majorité yakoma, est sur la table. Depuis la mort de son fils Desire Bilal Kolingba, l’année dernière, le parti reste sans leader.

 

Africa intelligence

Ouganda: un général sur liste noire américaine nommé à la tête de la police

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Ouganda: un général sur liste noire américaine nommé à la tête de la police

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le président ougandais Yoweri Museveni a nommé à la tête de la police nationale un général de division placé sur liste noire par le fisc américain. .

Le général Abel Kandiho avait été nommé fin janvier envoyé spécial au Soudan pour les affaires de sécurité, après avoir été pendant plusieurs années chef des services de renseignement de l’armée ougandaise. /////////////.

Le général Kandiho a été “nommé chef d’etat-major de la police nationale”, a indiqué le porte-parole de l’armée ougandaise, le lieutenant-colonel Ronald Kakurungu dans un communiqué. /////////////.

Dans ses fonctions de chef du renseignement militaire, le général Kandiho avait dû faire face à de multiples accusations de violations des droits de l’homme. /////////////.

Le Trésor américain l’a inscrit en décembre sur sa liste noire et a gelé ses avoirs aux Etats-Unis. /////////////.

Selon l’analyste ougandais Charles Rwomushana, la nomination de Kandiho illustre la volonté du président Museveni de garder “la haute main sur la police”. /////////////.

Kandiho devrait être “assez ferme” pour prendre “des décisions difficiles au service” du gouvernement, a expliqué à l’AFP le spécialiste des affaires de sécurité en Ouganda.

Avec VOA
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RCA : Simplice Mathieu Sarandji s’active pour la levée d’immunité parlementaire du député Henri-Marie Dondra

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Bangui, 9 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La bataille ne fait que commencer. L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji alias SMS semble remporter toutes ses batailles face à ses adversaires du parti. Le dernier cas en date est celui  de l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra dont il a manœuvré pour sa démission à la tête du gouvernement. Mais l’homme est toujours prudent, et aperçoit le mal de loin. Il souhaite l’accabler définitivement. C’est pourquoi il milite pour sa levée d’immunité parlementaire et son incarcération. Mais va-t-il réussir ?  

centrafrique.org/au-milieu-le-premier-ministre-henri-mari-dondra-a-gauche-le-president-de-lassmblee-nationale-a-droite-lancien-premier-ministre-firmin-ngrebada/” data-wpel-link=”internal”>Au milieu, le premier ministre Henri Mari Dondra, à gauche le président de l'assmblée nationale, à droite l'ancien premier ministre Firmin Ngrebada
Au milieu, le premier ministre Henri Mari Dondra, à gauche le président de l’assmblée nationale, à droite l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada

 

Pour l’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra, sa démission à la tête du gouvernement n’est pas la fin de sa vie. Il annonce sur Facebook vouloir annoncer prochainement l’ongle de sa nouvelle bataille politique :

« j’ai posé ma démission en tant que Premier ministre de la République centrafricaine. Je vous ferai part de mon nouvel objectif très prochainement dans certains de mes posts », a déclaré l’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra.

Mais pour le Président de l’Assemblée nationale, le géographe Simplice Mathieu Sarandji, Henri-Marie Dondra constitue toujours une menace pour ses ambitions politiques. Et il n’est pas le seul, l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA, qui fait désormais profil bas face à Sarandji,  est aussi pour la mise à l’écart définitif de Monsieur Henri-Mari Dondra. C’est pourquoi sur les réseaux sociaux depuis 24 heures,  ils sortent leur missile nucléaire et lancent à la direction de l’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra.

Selon eux, ce dernier serait épinglé dans une affaire  de malversation financière. Mais ils oublient très vite que l’homme était durant cinq ans ministre des Finances de l’aire Touadera. Il maîtrise  plus que tous les sales dossiers financiers dans lesquels le chef de l’État Faustin Archange Touadera serait impliqué. De même pour  les deux anciens premiers ministres Simplice Mathieu Sarandji et Firmin NGRÉBADA dont CNC avait publié certains. Selon eux, la tractation va débuter à la prochaine rentrée parlementaire du mois de mars, sans oublier celle qui viserait Simplice Mathieu Sarandji Lui-même.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : composition du nouveau gouvernement Moloua, la société Wagner à la manœuvre

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Bangui, 9 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Alors que des proches du chef de l’État Faustin Archange Touadera ont souhaité que le nouveau Premier ministre Félix Moloua n’ait pas besoin de former un nouveau gouvernement, la société Wagner, quant à elle, a déjà des idées en tête à régler. Elle souhaite, d’après nos sources bien informées, le départ de certains membres de l’ancien gouvernement du Premier ministre Henri-Marie Dondra. Ne réussira ou ne réussira pas ?

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Des gauche à droite, le premier ministre Félix Moloua, suivi du ministre de l’économie Hervé Doba, puis du ministre de la justice Aurnaud Djoubaye Abazène et le ministre de l’élevage Hassan Bouba. Photos combinées par la rédaction du CNC

 

Si le cas du ministre sortant de l’Élevage Hassan Ali Bouba est confirmé par les parties, ce n’est pas le cas des ministres Hervé Doba des Finance et Arnaud Djoubaye Abazène de la justice.

 

Hervé Doba

 

Pour la société Wagner, c’est le ministre Hervé Doba qui serait à l’origine de la suppression du protocole de collaboration entre le ministère des Finances et la mission économique russe. Selon cette société de mafia mondiale, même si un nouveau protocole de collaboration avait été signé deux semaines plus tard, celui-ci ne leur a pas apporté grand-chose. Il souhaite son départ, et la nomination d’un nouveau ministre des Finances qu’elle aura le privilège de le désigner.

 

Arnaud Djoubaye

 

Même si le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène a tout fait pour se pardonner auprès de la société Wagner pour avoir rendu public le dernier rapport de la commission d’enquête spéciale impliquant les mercenaires du groupe russe Wagner dans des multiples exactions commises sur la population civile, celle-ci n’a toujours pas pardonné au ministre ses « erreurs ». Elle plaide pour son départ pur et simple du gouvernement.

 

Hassan Bouba

 

Pour le ministre sortant de l’élevage Hassan Bouba, c’est confirmé, il restera à la tête du département de l’élevage même s’il s’entendait pas avec son directeur de cabinet. Mais pour certains proches du président Touadera, c’est une occasion de le faire partir du gouvernement afin de le ramener à la tête des renseignements à la présidence du moment où il ne siège plus aux conseils du gouvernement.

 

Serge Ghislain Djorie

 

Le sort du ministre le plus médiocre du gouvernement Henri-Mari Dondra est encore en négociation. Certains ont voulu qu’on le place à la tête de la petite et moyenne entreprise, mais le chef de l’État n’a pas encore décidé.

 

Aristide Briand REBOAS

 

Ce pasteur évangéliste, à la tête du parti chrétien démocrate, avait été nommé ministre de la Jeunesse et des sports, cumule des erreurs graves à la tête dudit ministère. Selon les conseillers du chef de l’État, son cas n’est pas à l’ordre du jour même si plusieurs de ses proches veulent s’asseoir sur son fauteuil.

 

Décidément, les ministres de l’ancien gouvernement ne dorment plus sur leurs deux oreilles. Ils multiplient des navettes chez Félix Moloua pour des oraux et stratégies d’action.

Pour un cadre du ministère du Plan, Félix Moloua connaît bien tous ces ministres et il sait qui fait quoi et qui est capable de quoi.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Le triomphe du fin manœuvrier politique Simplice Mathieu Sarandji

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Plus malin politique que Sarandji, tu meurs ! Plus mesquin que le Secrétaire national du parti présidentiel, tu succombes. Même Fidèle Gouandjika, l’autoproclamé faiseur de roi en a perdu son latin.

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L’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandi et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Désormais à Bangui, deux hommes gouvernent : le premier est assis sur le trône, et le second s’occupe de toutes les équations politiques nécessaires.

 

Qui plus est, Sarandji ressasse en ce moment les nombreuses victoires qu’il a obtenues lors des chaudes batailles qu’il a lui-même engagées contre toutes les personnalités dérangeantes de l’ère Touadéra. De Meckassoua en passant par Ngrebada ou dernièrement Dondra, celui qu’on appelle affectueusement « SMS » est l’artisan de toutes ces victimes tombées sous la salve d’un homme sans foi ni loi.

 

Bravo Matthieu Sarandji, vous avez le mérite d’être fin politique. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que vous aviez déclaré, un jour, de manière ostentatoire que le Président Touadéra est votre « petit frère » et que vous êtes pour lui un faiseur de roi. Soit ! C’est pourquoi l’on ne surprendra pas de cette célèbre citation d’un homme politique centrafricain : « le problème en RCA est que le fauteuil présidentiel est vide ».

 

Gageons que Sarandji a déjà fait tomber tous ceux qui pouvaient gêner. Il a coupé leur élan. Il a brisé leur zèle. Désormais, le boulevard est libre là où il a multiplié les frustrés politiques. Ce qu’il lui reste ? Prendre une motion de destitution contre Touadéra afin de jouir de la fonction de Président de la République qu’il affectionne tant. Le chemin n’est pas si long, peut-être que ce serait la toute prochaine étape.

 

Ce triomphe de Sarandji n’est pas nouveau sous le soleil. Dans bien de gouvernements africains, il existe toujours ces hommes, tapis dans l’ombre, spécialisés dans les coups bas politiques et toutes formes de mesquinerie, qui utilisent la position des gouverneurs pour gouverner par procuration. Pour l’actuelle République centrafricaine, Sarandji est la parfaite illustration.

 

Comme le Colonel Assimi Goita qui a le Premier-ministre Choguel Maiga, fervent défenseur du temple, Faustin Archange Touadéra a Simplice Matthieu Sarandji qui prend le pouvoir du 30 Mars 2016 comme son propre patrimoine.

Mais bien souvent, l’histoire nous laisse comprendre que tout règne a une fin. Toute mesquinerie politique a son point de chute. Si vous connaissez l’histoire du « voleur volé », alors comprendrez-vous que peu importent les coups que vous donnez aux autres, vous finirez par en prendre vous-même. Le danger est que l’actuel Chef de l’Etat ne sait rien du vice que porte Sarandji. Quand cela sera arrivé, nous aurons déjà prévenu…

 

Elvis Mattor

 

Centrafrique : 6 personnes tuées, une autre grièvement blessée dans une fusillade au village Nguia-Bouar, dans la Nana-Mambéré

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Bangui, 9 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une fusillade a éclaté sur un chantier minier dans la localité de Nguia Bouar , située à une centaine de kilomètres de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré,   a fait six morts et un blessé,  lundi 7 février 2022 dans la matinée.

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Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba

 

L’information a été rapportée par le député de Baboua 2,  Monsieur Benjamin Fionam sur les antennes de la radio Ndékèluka.

« C’était hier aux environs de 9 heures  que la population qui est sur place à Nguia-Bouar  m’a faites appel pour me signifier qu’il y’a eu un cas de tuerie  causée par les assaillants non identifiés, les ennemis de la paix. Après cette fusillade, deux blessés graves avaient été transférés à  l’hôpital de Baboua pour des soins appropriés. Sur place, il y’a eu cinq morts, ajoutant aux deux autres qui ont été transférés à l’hôpital de Baboua. Par la suite, c’était dans la nuit du lundi à mardi aux environs de 23 heures  que l’un des deux blessés a rendu l’âme. Ce qu’on me fait savoir que  ce sont des malfaiteurs, dont ceux que la fois dernière nos forces sont allées les disperser. Ce sont les rescapés qui sont maintenant regroupés de nouveau   pour revenir faire le mal à la population », déclare le député de Baboua 2 Benjamin Fionam. D’après lui,  c’est peut-être un manque d’effectif des forces de l’ordre que ces malfrats profitent pour revenir  et d’infiltrer  dans la localité. Donc il profite pour demander au gouvernement  le renforcement  des effectifs des forces de l’ordre et doubler ainsi de vigilance afin de rassurer la population.

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Wagner, Blackwater…mode d’emploi des SMP

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Wagner, Blackwater…mode d’emploi des SMP

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Bangui ( République centrafricaine ) – La fin de la Guerre froide marque la naissance des sociétés militaires privées. Les SMP, acteurs de la privatisation de la guerre, sont controversées. Explications. .

Les sociétés militaires privées (SMP), ce n’est pas, ou plus seulement, le mercenariat. Nous sommes donc loin de l’image de ce soldat étranger qui débarque dans un pays en plein conflit et qui se charge des basses œuvres, moyennant rémunération./////////////.

Amandine Dusoulier a fait des recherches sur les SMP pour le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (Grip)./////////////.

Elle explique que “Les militaires employés par des sociétés militaires privées sont liés par un contrat signé avec une entreprise ayant un statut juridique, alors que les mercenaires free lance sont directement engagés de manière individuelle par des gouvernements voire des groupes rebelles”. /////////////.

Activités diverses/////////////.

Les compétences des SMP vont donc, selon le Grip, des opérations de combats de première ligne, aux fonctions de conseil et d’entrainement, en passant par la logistique, ou la MAINTENANCE et la collecte de renseignements pour les forces armées nationales. /////////////.

L’apparition des sociétés militaires privées remonte à la fin de la Guerre froide. Amandine Dusoulier ajoute sur la DW que “plusieurs pays occidentaux ont fait appel au secteur privé pour assurer, à leur place, certaines fonctions militaires dans les pays où leurs intérêts étaient jugés limités et le risque sécuritaire élevé”./////////////.

Ces interventions des SMP sont, pour certaines, assez controversées. En Irak, la société militaire privée américaine Blackwater a été impliquée dans des massacres et des actes de torture./////////////.

En 2007 par exemple, quatre agents de Blackwater ont tiré sur des civils iraquiens sans discernement. Quatorze civils dont des femmes et des enfants avaient été tués, dix-sept autres avaient été blessés, selon le Groupe de travail de l’Onu sur l’utilisation des mercenaires. Condamnés en 2015, le président américain Donald Trump a accordé, en décembre 2020, la grâce à ces quatre agents de Blackwater, provoquant l’indignation en Irak. En 2011, Blackwater devient Academi après avoir été vendue par son fondateur, Erik Prince, un ancien membre des forces spéciales américaines./////////////.

Selon Tranparency International Allemagne , les premières SMP ont été engagées en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001. Pour l’ONG, les interventions récentes en Irak et en Afghanistan ont vu l’intervention de plus de 250.000 employés de sociétés militaires privées et de sociétés de sécurité privées./////////////.

En Syrie, la présence du groupe Wagner est rapportée aux côtés de l’armée russe. Ce que Moscou a démenti. Selon l’Académie de géopolitique de Paris, le Moyen-Orient est la région qui compte le plus grand nombre de SMP actives./////////////.

Opacité/////////////.

Il reste cependant difficile de connaître le nombre réel de ces SMP dans le monde, certaines exerçant dans l’ombre, d’autres ayant été dissoutes./////////////.

Jade Andrzejewski est co-rédactrice du dossier sur les SMP et membre de la direction de l’OERI, l’Observatoire des étudiants des relations internationales. Elle note qu’”Il n’y a pas de cartographies des sociétés militaires privées, déjà parce qu’elles ont des activités très différentes, il y a un spectre large de l’engagement des sociétés militaires privées. Et également parce que c’est un secteur qui est en expansion à partir des années 1990 avec une multiplication des entités et qu’il n’y a pas de registres de référence de toutes ces sociétés bien qu’il y ait des think tanks et des ONG qui s’affairent à les identifier”./////////////.

Des entreprises célèbres ou sulfureuses sont cependant citées telles que Wagner, ou Academi./////////////.

L’OERI évoque une SMP comme CACI, alors que le Grip revient aussi sur les entreprises françaises (Secopex), britanniques (Aegis Defence Services Ltd), américaines (Erickson Inc., Berry Aviation Inc., etc) et ukrainiennes (Omega Consulting Group)./////////////.

A ces SMP s’ajoute la société G4S créée en 1901 au Danemark mais dont le siège est au Royaume-Uni. Elle emploierait plus de 632.000 personnes et aurait un chiffre d’affaires de 10 à 15 milliards de dollars américains, selon Transparency International Allemagne dans sa publication de 2016./////////////.

L’ONG cite aussi la SMP allemande Xeless Group qui aurait moins de 5.000 employés. Une autre société de sécurité privée allemande s’appelle Asgaard./////////////.

Deux anciens contractuels de cette entreprise, auparavant parachutistes de la Bundeswehr, ont été arrêtés en octobre dernier. Ils préparaient la mise sur pied d’un commando de mercenaires qu’ils voulaient envoyer au Yémen. /////////////.

De gros sous/////////////.

Selon l’OERI, les Etats-Unis ont signé plus de trois mille contrats avec des SMP entre 1994 et 2004. En 2016, Transparency International Allemagne évaluait à plus de deux cents milliards de dollars la valeur totale de l’industrie de sécurité./////////////.

Outre le fait que les Etats pensent à la rationalisation de leur budget militaire, l’ONG fait savoir que les SMP travailleraient, en termes de coûts, de manière plus rentable que le soldat classique./////////////.

Il y a aussi le coût politique réduit avec une intervention des SMP. Transparency International Allemagne souligne que “les pertes subies par les employés des SMP n’entrainent pas un impact public aussi important que la mort de soldats”./////////////.

Selon le Grip, les SMP sont “plus rentables, parfois mieux entrainées, plus flexibles, aisément mobilisables et occasionnellement plus neutres que les armées régulières”. Le groupe indique que les SMP permettent le “déni plausible” et “l’absence de preuve” au bénéfice des Etats./////////////.

Pour les contractuels des SMP, il y a cette possibilité de retrouver le terrain après avoir quitté l’armée nationale de leur pays./////////////.

Des milliers de soldats colombiens quitteraient ainsi chaque année l’armée par manque de possibilité d’avancement dans la hiérarchie ou après leur exclusion pour mauvaise conduite ou encore à la fin de vingt années de services réglementaires./////////////.

Il y aussi le goût de l’aventure qui pourrait être une source de motivation pour les contractuels des SMP. Enfin, mais pas des moindres, les contractuels gagneraient mieux leur vie que les soldats./////////////.

Selon l’OERI, ils peuvent toucher jusqu’à mille dollars par jour. “Ce type de salaire attractif explique partiellement le fort taux de candidatures dans ces sociétés”, note l’observatoire. Plus la guerre dure, plus cela arrange les contractuels qui peuvent alors gagner davantage d’argent./////////////.

Un « cadre réglementaire international contraignant »/////////////.

En septembre dernier, le Groupe de travail des Nations unies sur l’utilisation des mercenaires a exprimé sa préoccupation au sujet de “la participation croissante des prestataires privés de services militaires et de sécurité à l’action humanitaire”. Le groupe a préconisé un “cadre réglementaire international contraignant” sur les SMP notamment. /////////////.

Le Document de Montreux adopté en 2008 réaffirme les obligations existantes des Etats au sujet des activités des entreprises militaires et de sécurité privées (EMSP). Une cinquantaine d’Etats ont apporté leur soutien au document qui cependant ne renferme pas de dispositions contraignantes./////////////.

Le Groupe de travail des Nations unies insiste sur le fait que “lorsque les Etats sous-traitent leurs fonctions à des acteurs non étatiques, y compris à des sociétés militaires et de sécurités privées, ils sont alors responsables de la conduite de ces derniers”./////////////.

Amnesty International Allemagne appelle, elle, à l’amélioration, par les Etats et les ONG internationales, de la transparence, de la redevabilité et de la surveillance. Elle préconise aussi le renoncement à l’externalisation des tâches régaliennes de l’Etat.

Avec DW français
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Wagner-Blackwater…mode-demploi-des-SMP.jpeg” rel=”attachment wp-att-53784″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Wagner-Blackwater…mode-demploi-des-SMP.jpeg” alt=”” title=”wagner-blackwatermode-demploi-des-smp-jpeg” width=”1024″ height=”1024″ class=”alignnone size-full wp-image-53784″ />

Le président tunisien sous pression de la justice

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Le président tunisien sous pression de la justice

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Bangui ( République centrafricaine ) – Critiques contre le président tunisien après sa décision annoncée, le week-end dernier, de dissoudre le Conseil supérieur de la magistrature. Le président est accusé de s’arroger les pleins pouvoir et la pression sur lui s’accentue. .

En cause donc : l’annonce, faite samedi soir, de dissoudre le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), créé en 2016 pour nommer les juges. Le président accuse le CSM de corruption et d’être manipulé par le parti islamiste Ennadha pour justifier de sa dissolution. /////////////.

Mais depuis celle-ci le G7, l’Union Européenne, ou encore l’ONU sont montés au créneau. Lundi soir les Etats-Unis ont même sans doute fait la déclaration la plus ferme depuis que le président Kaïs Saïed s’est emparé de tous les pouvoirs gouvernementauxle 25 juillet dernier. “Il est essentiel que le gouvernement de Tunisie tienne ses engagements à respecter l’indépendance de la justice conformément à la Constitution”, a dit le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price./////////////.

La justice prise pour cible depuis des mois/////////////.

Sur place, le président du CMS, cité par l’Agence France Presse, parle d’une décision “illégale”. Elle n’a pourtant surpris personne sur place. Le président ne cesse d’attaquer la justice depuis des mois./////////////.

“C’était prévisible, il avait déjà décidé récemment de suspendre les salaires et avantages des membres du conseil”, réagit Lamine Benghazi, responsable des programmes chez Avocats sans frontières en Tunisie. “Mais on ne s’attendait pas à ce que ce soit fait dans les locaux du ministère de l’intérieur, avec le ministre et des haut-cadres sécuritaires. Et c’est cela qui a le plus choqué et le plus indigné.”/////////////.

Des indignations fortes dans les rangs des professionnels de justice. Après la dissolution du Parlement depuis juillet dernier, c’est une nouvelle attaque contre l’Etat de droit et un vrai retour en arrière dans l’histoire de la démocratie dans le pays s’insurge même Mouna Kraïem Dridia, docteure en droit public à l’université de Tunis. Elle dénonce une situation “pire qu’avant 2011”, avant la chute de Ben Ali. /////////////.

“On avait, certes, un président qui avait beaucoup de pouvoir, mais il y avait un Parlement, il y avait une justice, il y avait un Conseil constitutionnel”, s’insurge-t-elle. “Mais là, il n’y a pas plus d’institutions. C’est-à-dire, qu’on est en train de détruire les institutions, sans qu’il y ait quelque-chose en retour, sans contreparties.” /////////////.

La méthode critiquée /////////////.

“Je voudrais rassurer tout le monde en Tunisie et à l’étranger que je m’ingérerai pas dans le travail de la justice”, dit le président tunisien./////////////.

Le président se défend, parle d’une décision “nécessaire”, et assure qu’il ne veut pas s’immiscer dans le travail de la justice. Le monde judiciaire dit entendre les critiques mais ce sont les méthodes de Kaïs Saïed que dénoncent les professionnels du droit. /////////////.

“Evidemment qu’il y a besoin de réformes. C’est quelque chose qu’on répète depuis des années”, insiste Lamine Benghazi. “Mais la justice est un secteur fondamental. Mais on ne réforme pas à coups de bulldozer en fermant les institutions et sans proposer aucune alternative et certainement pas en plein état d’exception.” /////////////.

Grève dès mecredi/////////////.

Pour protester, l’association des magistrats tunisiens appelle à la grève dans tous les tribunaux du pays, dès mercredi, et pour, au moins, 48h./////////////.

Dans le même temps la consultation nationale continue sur place. Lancée mi-janvier, et là aussi critiquée, elle doit permettre aux 12 millions de Tunisiens et Tunisiennes de donner leur avis sur la politique, l’économie ou encore le social, d’ici l’été. Un référendum constitutionnel est prévu pour le mois de juillet.

Avec DW français
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-président-tunisien-sous-pression-de-la-justice.jpeg” rel=”attachment wp-att-53781″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-président-tunisien-sous-pression-de-la-justice.jpeg” alt=”” title=”le-president-tunisien-sous-pression-de-la-justice-jpeg” width=”1024″ height=”1024″ class=”alignnone size-full wp-image-53781″ />

RCA : assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji visé par une nouvelle pétition de destitution en préparation

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Bangui, 8 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les députés proches de la majorité  et de l’opposition ont initié discrètement depuis plusieurs jours une pétition visant à destituer le Président de l’Assemblée nationale de la République centrafricaine, le géographe  Simplice Mathieu Sarandji pour faux et usage des faux et corruption aggravée.

Le Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC
Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC

 

La  prochaine rentrée parlementaire du mois de mars s’annonce mouvementée. Les députés, que ça soit de la majorité que de l’opposition s’organise pour destituer et traduire leur Président Simplice Mathieu Sarandji  en justice pour faux et usage de faux et corruption aggravée.

Ces députés lui ont reproché de multiples cas de malversation ce dernier temps au sein du parlement centrafricain, dont le scandale de pot-de-vin chinois qui a mis en cause le bureau de l’Assemblée nationale dans le cadre  de la délivrance d’un permis minier aux entreprises chinoises.

Selon ces députés, à seulement une année à la tête de l’Assemblée nationale de la République centrafricaine, Simplice Mathieu Sarandji traîne déjà derrière lui plusieurs affaires malhonnêtes  qui émeuvent l’opinion publique.

 

Rentrée parlementaire qui promet très mouvementé

 

Ces députés, qui travaillent sur le dossier depuis une semaine, disent attendre la prochaine rentrée parlementaire du mois de mars pour élargir la pétition auprès des autres députés et recueillir leur signature. Cette fois, ils sont décidés à le faire.

Notons qu’il y a trois mois, certains députés de la majorité se sont concertés pour lancer une pétition en vue de la destitution de l’honorable Simplice Mathieu Sarandji pour manquement au devoir de sa charge., mais au dernier moment, l’homme a pu convaincre la majorité de ces députés avec des billets de banque et casser le mouvement hostile.

À cette époque, ces députés mécontents disaient que cette tension règne depuis quelques semaines après la réactivation du dossier de la levée d’immunité parlementaire des trois députés de l’opposition, à savoir Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé et Aurélien Simplice Zingas, sans consulter  ni le chef de l’État, ni son parti, encore moins  ses collègues députés.

C’est ainsi que depuis cette date, le ton mente entre le Président de l’Assemblée nationale et certains membres du bureau qui l’ont accusé d’abus d’autorité à l’encontre d’intérêt national. Selon ces députés, Il a été plusieurs fois auteur de graves dérapages qui ont même failli coûter au président de la République.

Mais la goutte d’eau qui avait fait  déborder le vase, c’est sa dernière sortie qui a gracieusement offert la salle du parlement centrafricain à l’artiste congolais Koffi Olomidé où il a offert une séance de distribution de billets de banque lors du concert donné par l’artiste au palais de l’Assemblée nationale.

Mais selon un article publié par certains cadres de l’Assemblée nationale, « De l’incompétence au désordre, du tribalisme à la corruption et la violation flagrante des textes ainsi que du processus démocratique en passant par l’abus d’autorité, Sarandji est presque tout ».

Et ce n’est pas tout! L’homme s’adonne désormais aux activités de pot-de-vin au sein de l’Assemblée nationale. Certes ce sont ses vieilles habitudes, mais c’est nouveau pour un Président de l’Assemblée nationale de s’impliquer publiquement dans une telle mafia.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique :  joie et incertitude après la démission du Premier ministre Henri-Mari Dondra

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Bangui, 8 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La nouvelle a été accueillie  par une explosion de joie à la présidence de la République. Le Premier ministre centrafricain Henri-Mari Dondra, qui avait déposé sa démission il y a près d’une semaine,  a été remplacé ce lundi 7 février par son ministre d’État en économie Félix Moloua. Mais pour de nombreux Centrafricains, cette démission traduit bien la fragilité du pouvoir de Bangui, et avec la nomination de monsieur Félix Moloua comme Premier ministre, il y’a une incertitude qui plane sur le pays.

Au milieu, le Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, à gauche le chef de l'État Faustin Archange Touadera, et à droite le premier ministre Henri Mari Dondra
Au milieu, le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, à gauche le chef de l’État Faustin Archange Touadera, et à droite le premier ministre Henri Mari Dondra

 

Dondra remercie Touadera

 

Alors que le décret de nomination de Monsieur Félix Moloua est en cours de lecture à la radio nationale, l’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra publie sur les réseaux sociaux un post dans lequel il remercie le chef de l’État Faustin Archange Touadera et souhaite ses félicitations au nouveau premier ministre  .

« Mes chers amis,

Au moment où prennent fin mes fonctions à la tête du Gouvernement de notre pays après avoir présenté ma démission, je voudrais remercier le seigneur tout puissant de m’avoir accordé sa grâce durant ces moments. Aussi, voudrais-je sincèrement du fond du cœur remercier le Président de la République de son excellence le professeur Faustin Archange Touadera pour m’avoir élevé à cette haute fonction de l’État en qualité de premier ministre Chef du Gouvernement. Qu’il en soit béni et que Dieu veille sur lui. Merci aux membres du gouvernement qui m’ont accompagné. Toutes mes  félicitations au tout nouveau premier ministre, Félix Moloua un grand commis de l’Etat dont l’expérience et les grandes qualités accompagneront le Chef de l’Etat dans sa difficile mission.

Que Dieu protège notre nation.

 

Joie de l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA

 

Au même moment, l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA ne cache pas sa joie, Il publie sur les réseaux sociaux un post dans lequel il se moque du Premier ministre sortant Henri-Marie Dondra :

Firmin NGRÉBADA : « Bon début de semaine à tous les amis ! Retenez cette sagesse africaine qui dit que : « Quand tu ne connais pas l’orientation du vent, évite de jouer avec la poudre du piment. » Que Dieu nous garde et nous guide », déclare l’ancien premier ministre.

Mais avant lui, Fidèle Gouandjika, conseiller du chef de l’État, sur les réseaux sociaux, publie aussi un post pour annoncer avec joie le départ imminent du Premier ministre Henri-Marie Dondra.

 

Moloua ne rassure guère

 

Tandis que dans les rues de la capitale, le profil du ministre Félix Moloua ne rassure aucune guerre :

« MOLOUA est un rigolo, si DONDRA n’a pas pu imposer son autorité dans cette boîte de sardines, ce n’est pas un badin comme lui qui va y arriver. Il sera la juste réplique de Touadera Premier ministre de BOZIZÉ, une guirlande lumineuse de décoration », déclare un enseignant à l’université de Bangui.

Tandis qu’au ministère de l’Économie et du Plan, c’est la joie qui domine. Les agents dudit ministère se disent tous soulagés du départ de leur ministre Félix Moloua qui a tant brillé par son népotisme.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

Affaire à suivre…

 

 

RCA : Félix « MOLOUA», « d’où viens-tu, Félix » ?

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Par LHRD

 

Bangui, 8 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Inamovible ministre du plan et de la coopération sous le magistère du Professeur Faustin Archange Touadéra, promu ministre d’Etat sous la houlette du Premier-ministre Henri-Marie DONDRA, le voilà désormais locataire de l’immeuble PETROCA. Le technocrate Félix Moloua, littéralement en langue YAKOMA « Félix, d’où viens-tu ».

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D’où viens-tu, toi qui devras à partir de dorénavant porter le supplice de ce second et dernier quinquennat qui semble marcher sur la braise. Homme discret, quelque fois effacé de la scène politique, taciturne, vieux faucon, royalement fidèle à la personne de Touadéra, Félix Moloua a le mérite d’avoir cru à l’homme du 30 Mars dès les premiers jours.

 

Directeur national de campagne adjoint lors de la présidentielle 2016, le désormais ex-ministre d’Etat est un des rares technocrates du « système touadéral » ; lui qui est une des « pièces-maitresses » du succès de ce régime sur le plan de la coopération. En témoignent, bien entendu, les micros acquis du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA).

 

Finalement, ceux qui croyaient qu’avec la démission d’Henri-Marie DONDRA, FAT pourra offrir la primature à un de ses opposants ou à un « parfait inconnu » peuvent désormais se raviser. Le FATISME est un système politique qui n’a ni tête ni queue. Il est égal à lui-même et c’est quand on dit qu’on le connait qu’on se rend compte que « n’est pas Machiavel qui veut ».

Durant au moins six ans de gouvernance, Touadéra nous aura appris que peut devenir Premier-ministre tout homme qu’il connait bien, qui le sert et qu’il peut utiliser à sa guise. C’est dire surement que l’ouverture politique n’a jamais été FATISTE, et elle ne le sera jamais. Comprenne qui pourra…

 

En attendant, revenons à notre débat initial : qu’est-ce qui pourrait bien attendre « MO LÔ WA » au niveau de l’immeuble PETROCA ?

 

D’abord, ses premières épreuves commenceront lors de la mise en place du gouvernement et de son propre Cabinet. FAT a ses lieutenants, et il voudra bien les voir au poste qu’importe ce que pense celui qui va diriger ce gouvernement. Pour s’en convaincre, il faut scruter les raisons du clap de Dondra qui s’illustre par : « GOUVERNER LES MAINS LIEES ».

 

Ensuite, Moloua qui a la réputation d’être moins hostile et guerrier devra bien apprendre à porter sa tenue militaire et tenter de se salir les mains avec Wagner. Il parait que c’est cela le prix à payer pour se maintenir au poste. N’ayant lui pas d’ambition présidentielle comme Dondra, le désormais ex-PM, Félix n’y aura surement rien à cirer.

Et comme les ogres du pouvoir sont des « va-t-en-guerre », il faudra à « MO LÔ WA » faire ses premiers entrainements à l’éloquence afin de dire tout haut ce que les partisans du MCU veulent entendre. Vouer aux gémonies l’Occident, chanter les louanges de la nouvelle reine : LA RUSSIE, autoproclamer la souveraineté politique et monétaire de la République centrafricaine, patati et patata…

 

Félix Moloua étant perçu par certains observateurs comme le « moindre mal » face à l’offensive occidentale, saura-t-il faire tomber la manne financière dont le régime a besoin pour assurer sa survie ? A défaut des Facilités Elargies de Crédit (FEC), il nous pleuvra des roubles !

 

Par LHRD

 

Centrafrique : un mort dans un accident de circulation sur l’avenue Koudoukou à Bangui

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Bangui, 8 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un violent accident de circulation impliquant un camion de la Minusca et une   motocyclette est survenu ce lundi 7 février 2022 sur l’avenue Koudoukou près du pont « saye-voir », dans le cinquième arrondissement de Bangui. Le bilan fait état d’un mort, le conducteur de la moto.

rca-les-nations-unies-appellent-la-communaute-internationale-a-faire-plus-pour-aider-le-pays/une-moto-et-des-passants-dans-le-centre-ville-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-46448″ data-wpel-link=”internal”>Centre-ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine avec une moto qui passe et des piétons

À Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Gisèle MOLOMA 

Un homme d’une vingtaine d’années a perdu la vie lundi dans  une collision frontale entre un camion de la Minusca et une motocyclette sur l’avenue Koudoukou, à quelques mètres de la station d’essence du pont « sayé-voir », dans le cinquième arrondissement de Bangui.

Le conducteur de la moto, un homme d’une vingtaine d’années, a été malheureusement mort sur place dans la collusion frontale. Vu l’impact du choc, sa tête a été fracturée et elle a été complètement broyée.

Selon le service de la police, la collusion  est survenue vers 10h30  non loin de la nouvelle station d’essence dénommée « Green oil », située à proximité du pont de « sayé-voir » sur l’avenue Koudoukou, alors que la moto, quant à elle, venait juste de sortir de ladite station d’essence, et le camion, quant à lui, était stationné au bord de la route à l’opposé de la station d’essence. Mais le conducteur de la moto roulait à vive allure comme s’il faisait un rallye sur l’avenue. Mais face à tous ces obstacles, il faisait semblant et percute violemment le camion qui était stationné au bord de la route. Vu l’impact de la collusion, le conducteur de la moto ne pouvait survivre. Il est décédé sur place.

Les policiers du commissariat du cinquième arrondissement étaient les premiers à arriver sur le lieu avant ceux de la brigade  motorisée de la gendarmerie.

Le corps de la victime était transféré à la morgue de l’hôpital communautaire.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : manifestation des élèves du lycée Barthélemy Boganda, circulation perturbée

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Bangui, 8 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Plusieurs centaines d’élèves issus du lycée Barthélemy Boganda de Bangui ont gagné les rues ce lundi 7 février 2022 en vue d’exiger plus d’enseignants, notamment des professeurs de mathématiques,  de physique, d’anglais, d’histoire géographie  etc..

centrafrique.org/les-eleves-du-lycee-barthelemy-boganda-en-greve-ce-lundi-7-fevrier-2022-2/” data-wpel-link=”internal”>Les élèves du lycée Barthelemy Boganda en grève ce lundi 7 février 2022
Les élèves du lycée Barthelemy Boganda en grève ce lundi 7 février 2022

 

Le lycée Barthelemy Boganda de Bangui  faisait sa rentrée depuis plusieurs mois alors que plusieurs classes n’ont pas son effectif de professeurs au complet. Un problème qui se répète : les élèves manifestent leur crainte. Malgré l’annonce de leur proviseur qui les a appelé au calme, les lycéens restent mobilisés et descendent dans les rues pour exprimer leur mécontentement.

C’est ainsi que ce lundi 7 février, ils ont bloqué la grande avenue de l’indépendance qui passe devant leur lycée ainsi que celle qui monte vers le quartier Boyrabe. Ils scandaient : « nous voulons des professeurs… , nous voulons faire passer le brevet de collège dans de meilleures conditions académique ».

Pour une élève de la classe de cinquième, c’est depuis la rentrée scolaire qu’ils manquent d’enseignants :

« Ça fait des mois qu’on n’a pas des professeurs de mathématiques, de sciences de la vie, d’histoire géographie… même les physiques aussi. Nous ne sommes pas venus pour nous faire amuser quoi ? C’est pour étudier et apprendre des choses. C’est pourquoi  nous avons grevé aujourd’hui pour trouver tous ces professeurs ».

Un autre élève précise que c’est depuis plusieurs fois qu’ils ont sollicité  le censeur de trouver une solution à ces problèmes, mais rien n’est fait.

« Plusieurs fois je suis passé pour lui dire Monsieur, voilà nous avons un problème de professeur de mathématiques et celui de physique, mais il me disait qu’il y’a un manque de professeur au sein du lycée Barthélemy Boganda ». Mais avant de terminer, un autre élève crie sa colère : « un grand lycée comme Barthélemy Boganda qui a au moins 60 salles de classe  ne dispose seulement que 6 professeurs de mathématiques. Là c’est normal ? »

Les élèves ont exprimé leur colère jusqu’à 12 heures avant de libérer les voies de circulations.

Rappelons que ce manque d’enseignants est déploré dans tous les établissements scolaire en République centrafricaine.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RDC : les Codeco continuent de sévir en Ituri

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RDC : les Codeco continuent de sévir en Ituri

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Bangui ( République centrafricaine ) – Cinq jours après le massacre de 62 personnes en Ituri, la Monusco a lancé dimanche (06.02) une offensive contre les Codeco dans le territoire de Djugu pour déloger des milices qui planifiaient des attaques. .

Le 1er février, une soixantaine de personnes ont été massacrées sur un site de déplacés en Ituri, dans le nord-est de la RDC. Ce carnage est attribué aux Codeco, une milice communautaire qui sévit dans la région./////////////.

“La population est fatiguée de compter les cadavres, la population est fatiguée de fuir et devoir rester dans les sites de déplacés,” explique Dieudonne Lossa Dhekana, le coordinateur provincial de la société civile./////////////.

Il raconte que le 5 février, après les obsèques des victimes de la première attaque, une nouvelle incursion des Codeco a lieu le long du lac Albert. Les assaillants ont tué six personnes et ceux qui ont tenté de s’enfuir sont morts noyés dans le lac. A l’heure actuelle, les corps n’ont toujours pas pu être récupérés./////////////.

“Nous disons qu’il est temps que l’Etat arrête avec tous ces désordres qui sont commis par-ci, par-là, tous ces massacres en province de l’Ituri. L’Etat congolais, à travers les FARDC, doit mettre des moyens à la disposition de l’armée et ce même Etat doit faire régner l’ordre au sein des FARDC pour que cette histoire s’arrête. Sinon, on se rend compte que ce qui se passe en Ituri est devenu un fonds de commerce pour certaines autorités et même certains officiers militaires, ” confie le membre de la société civile./////////////.

Recrudescence des violences/////////////.

Un commerce qui inquiéte les habitants de cette région placée sous état de siège. “Il n’y a eu aucune opération d’offensive menée par les militaires de l’État de siège depuis son instauration. L’armée utilise les membres du groupe d’autodéfense Zaïre pour mener ses actions. Ce groupe d’autodéfense a été créé pour lutter contre l’insécurité causée par les Codeco”, témoigne un habitant de l’Ituri qui a requis l’anonymat de peur d’éventuels représailles. “Les animateurs de l’État de siège sont plus dans le commerce des minerais et des véhicules” que dans la protection des citoyens déplore-t-il./////////////.

Propos que réfute Jules Ngongo, le porte parole des opérations militaires en Ituri./////////////.

“Peut être que c’est une confusion, les forces armées n’ont pas eu mandat d’être dans les mines. Peut être qu’il s’agit de la police des mines, mais s’agissant des forces armées, c’est interdit. Il s’agit d’une instruction permanente, qu’aucun militaire des forces armées ne peut accéder ou se retrouver dans de telles zones. Et s’il y a un élément qui s’y retrouve, c’est une violation de consigne et ça nous en sommes conscient. C’est la raison pour laquelle, tous ceux qui sont dans des mines, où si nous retrouvons certains éléments incontrôlés ou indisciplinés, ils sont toute suite arrêtés, déférés à la justice où ils sont jugés et poursuivis pour violation des consignes, ” explique le porte parole des opérations militaires en Ituri./////////////.

Ce dernier insiste sur le fait que “pour le moment les forces armées sont à leur poste de devoir et attaché à leur mission de protection des personnes et de leurs biens mais leur mission primordiale c’est de défendre l’intégrité du territoire national traquer les éléments négatifs en vue de restaurer l’autorité de l’état. “/////////////.

Quid des CODECO ?/////////////.

Quant aux revendications des Codeco, elles n’ont pas beaucoup évolué, souligne Xavier Macky. Il est directeur exécutif de l’organisation des droits humains Justice Plus./////////////.

/////////////.

“Il y a eu des accords unilatéraux de cessez-le-feu qui ont été signés par les groupes armés. Il y a eu certaines revendications notamment l’intégration dans l’armée, garantie de non-poursuite judiciaire, ce sont en gros les revendications qui étaient dans leur cahier des charges. Ils accusent les forces de sécurité d’être de connivence avec le groupe d’autodéfense Zaïre. Le mobile de toutes ces attaques n’est pas vraiment clair et on ne sait pas quelles sont les vraies revendications, ” souligne Xavier Macky qui rappelle également le besoin urgent de mettre des moyens à disposition de l’armée pour pouvoir venir à bout de ces groupes armés et résoudre le problème sécuritaire qui prévaut dans la région./////////////.

Mécanismes de gestion des conflits/////////////.

Il y a plusieurs dimensions dont il faut tenir compte dans la résolution et la gestion des conflits explique pour sa part Kris Berwouts, analyse indépendant : il faut intégrer la société civile en mettant l’accent sur les dialogues entre les communautés et renforcer les autorités locales. Cependant, si l’on choisit la voie militaire, elle peut être utile à condition qu’elle soit bien menée./////////////.

Relire: Adolphe Agenonga : “Ce n’est pas la première attaque de ce genre” /////////////.

Etant donné ce qu’on voit sur le terrain, il y a de quoi s’inquiéter au vu de la situation actuelle au Nord Kivu et en Ituri. “Il n’est jamais facile de lire avec précision l’agenda des groupes armés. Je crois qu’ils sont beaucoup sous pression. Leur but premier est de se maintenir sur la carte, de faire preuve de leur capacité de nuisance. Je pense que c’est dans ce sens-là que l’on doit interpréter ce qui se passe” insiste Kris Berwouts.

Avec DW français
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Alerte info : Monsieur Félix MOLOUA nommé Premier ministre

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Bangui, 7 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ça y est ! Le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA vient de nommer un nouveau Premier ministre en remplacement de Monsieur Henri-Mari Dondra qui a déposé sa démission ainsi que celle de son gouvernement il y a quelques jours.

 

Nommé le 15 juin 2021, le Premier ministre sortant  Henri-Mari Dondra vient d’être remplacé par le chef de l’État Faustin Archange Touadera ce lundi 7 février 2022. C’est désormais son ministre de l’économie, Monsieur Félix Moloua qui devient le nouveau premier ministre.

Le détail dans nos prochains articles.

 

Centrafrique : Wagner, la société des mercenariats russes, en cessation de paiement

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Bangui, 7 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La  société de mercenariat russe Wagner, qui revendique six mois d’arriéré sur l’État centrafricain depuis deux semaines, s’est déclarée en défaut de paiement, en annonçant qu’elle ne peut plus honorer ses échéances de dette dans le pays.

Au milieu, le chef de la communauté des officiers russes pour la sécurité internationale, à gauche le chef de l'État Faustin Archange Touadera, à droite le Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji
Au milieu, le chef de la communauté des officiers russes pour la sécurité internationale, à gauche le chef de l’État Faustin Archange Touadera, à droite le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji

 

caisses de l’État sont vides, celles de Wagner aussi

 

Depuis deux semaines, la société de mercenariat russe Wagner ne cesse de mettre la pression sur le pouvoir de Bangui. Elle réclame le règlement de six mois d’arriérés. Seules les ressources minières ne suffisent pas, et les recettes de la douane de Béloko sont aussi faibles pour couvrir ses dépenses, en particulier les soldes des mercenaires sur le terrain et des agences de presse que la société paie pour parler de leur gloire.

C’est ainsi qu’elle exige du gouvernement le règlement de deux mois d’arriérés, équivalents de 32 milliards de francs CFA d’ici là fin février. Une situation difficile à résoudre qui semble contraindre le Premier ministre Henri-Mari Dondra à rendre son tablier. Mais en attendant, des négociations seraient en cours avec la société Wagner.

Mais d’ores et déjà, le pouvoir de Bangui répercute une partie de ses dépenses sur la population centrafricaine : multiplication du contrôle douanier dans les rues de la capitale, augmentation de 100% des tarifs d’électricité (ÉNERCA), d’eau (SODECA) et les impôts…. Mais pour combien de temps ? Difficile de le savoir. Mais pour un observateur, le cœur du pouvoir de Bangui respire lentement au rythme de mort cérébrale.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Nana-Mambéré, un sous-officier de l’armée nationale enlevé par les mercenaires Russes, et plusieurs d’autres blessés

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Bangui, 7  février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un sous-officier (adjudant) des forces armées centrafricaines (FACA) enlevé, au moins trois autres blessés dans une altercation survenue dans la localité de Baboua, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Mambéré, située à environ 560 kilomètres au nord-ouest de la capitale Bangui.

centrafrique.org/alerte-info-environ-5-jeunes-hommes-kidnappes-par-les-rebelles-de-la-cpc-a-cantonnier-a-la-frontiere-avec-le-cameroun/un-soldats-faca-parmi-une-foule-des-badaux/” rel=”attachment wp-att-44284″ data-wpel-link=”internal”>Une foule sortie observée l'arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.
Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

L’information a été publiée pour la première fois sur Facebook  par Daniel Nzéwé, et vérifiée par la rédaction du CNC.  D’après nos sources locales, les faits se sont produits à 20 kilomètres de Baboua sur l’axe Béloko, dans un petit village appelé Diba. On ignore les vraies raisons de cette altercation, mais les Mercenaires russes, comme à l’accoutumée, ont la fâcheuse habitude d’utiliser les soldats FACA comme des hommes à tout faire : leur domestique. En cas de refus, ils punissent sévèrement le récalcitrant, allant même à le mettre en prison ou transféré à Bangui sans raison.

Selon nos informations, l’adjudant capturé par les mercenaires russes a été grièvement tabassé et torturé. Ses collègues militaires centrafricains, qui ont voulu réagir, ont eux aussi grièvement blessé.

Rappelons que  le dimanche 30 janvier dernier, vers 14 heures, à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, deux soldats des forces armées centrafricaines (FACA) du nom de VÉVÉ SAMBA et Feiganazoui ,  qui se trouvaient dans leur base située à l’école Gbaragbaké, ont été enlevés par les mercenaires russes et gravement torturés. L’état-major des forces armées centrafricaines, à Bangui, n’avait pas eu le courage de condamner ces actes criminels. C’était le silence total, et les mercenaires russes, drogués à jamais, continuent de frapper les soldats centrafricains comme des enfants chicoté par son papa.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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« La majorité de ces excités Africains qui crient “A bas l’impérialisme occidental” sauteraient dans le premier avion pour émigrer en Europe », d’après le journaliste Saïd Penda

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Par Saïd Penda Officiel

 

Bangui, 7  février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La majorité de ces excités Africains qui crient “A bas l’impérialisme occidental” sauteraient dans le premier avion pour émigrer en Europe ou aux États-Unis, mais jamais en Russie, parce que le pays de Poutine n’offre aucune opportunité pour l’immigré Noir. C’est même un des États les plus racistes au monde et on se souvient de ces histoires de Noirs assassinés par des racistes russes.

centrafrique.org/centrafrique-le-gouvernement-face-a-la-covid-19/immeuble-habritant-lambassade-de-la-russie-en-centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-38764″ data-wpel-link=”internal”>immeuble abritant l'ambassade de la Russie en Centrafrique
immeuble abritant l’ambassade de la Russie en Centrafrique. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Les centres de demande de visas pour la France ne désemplissent pas dans les pays où l’on insulte le plus la France, que ce soit à Bamako, à Yaoundé, à Ouaga, à Brazza ou ailleurs. Le contraste avec l’ambassade de Russie dans ces pays, qui ne reçoit pratiquement aucun demandeur de visa, si ce n’est pour des missions officielles, illustre parfaitement l’incohérence de nos sœurs et frères Africains francophones.
Certains des Africains qui insultent cet Occident bouc-émissaire de l’incompétence de nos élites, vivent là-bas. Ils crachent sur la France tout de suite et l’heure d’après, ils font la queue à la préfecture, en quête d’un titre de séjour qui leur permettrait d’obtenir le droit de vivre dans cette “diabolique France”.
L’un des nouveaux papes de la galaxie anti-France, qui s’est trouvé une nouvelle passion dans les néo-putschistes ouest-africains, travaille même pour RFI. Il n’a pas renoncé à ses Euros pour revenir vivre parmi nous, dans cette Afrique, présentée comme le paradis sur terre dans leur rhétorique. Sa “sœur”, qui se présente elle-même comme “la dame de Sotchi (Russie)”, se dit Camerounaise dans le seul but de revendiquer une certaine légitimité et se targuer de posséder quelque expertise sur l’Afrique. Elle produit à la chaîne des vidéos pour encourager les Africains à du racisme, depuis ses confortables salons en Suisse, un pays pourtant européen dont elle n’a jamais renoncé au passeport. Camerounaise le jour et Suissesse la nuit. L’autre, le toxicomane qui se prend pour Che Guevara, a brûlé un billet de Francs CFA à Dakar, mais pas son passeport français.
L’Afrique francophone adule désormais ceux qui fanfaronnent, mais ceux qui, comme nous, prennent le temps de réfléchir et invitent à la raison sont considérés comme des traitres. Pour ce qui me concerne, je ne démissionnerais pas. Je continuerai à exposer les contradictions de la bande des manipulateurs qui veulent abrutir les Africains, pour leur propres intérêts.
Ce qui est vrai, est vrai !

 

 

À Paris, la diaspora centrafricaine manifeste pour exiger la justice pour tous en République centrafricaine

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 La  diaspora centrafricaine en France veut peser de tout son poids sur la justice de leur pays

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Affiche des manifestants de la diaspora centrafricaine à Paris

 

Bangui, 7  février 2022 (Corbeaunews – centrafrique ) – L’hymne national centrafricaine a résonné samedi 5 février, rue des Perchamps à Paris où  des centaines de personnes issues de la diaspora centrafricaine se sont rassemblées devant leur ambassade dans une ambiance bon enfant au son d’instrument traditionnel pour exiger la fin de multiples massacres de la population civile par les rebelles et les Mercenaires russes de la société Wagner.

Banderole manifestants diaspora centrafricaine Paris le 5 février 2022
Banderole manifestants diaspora centrafricaine Paris le 5 février 2022

 

Une ambiance qui n’empêche pas  la détermination des manifestants. Ils se disent préoccupés par l’avenir de leur pays d’origine, secoué par des violences indescriptibles, et décidés à rester mobiliser jusqu’à ce que la justice soit faite pour des centaines des victimes  civiles massacrées par les mercenaires russes et les rebelles.

Lors de la manifestation statique, certains ont brandi de banderoles condamnant les meurtres  de certains centrafricains par la milice du pouvoir, et exigent la justice pour eux . Sur certaines affiches portées par les manifestants, on a écrit :

« Justice pour tous, Justice pour ISSA MANOU, Justice pour MANITOU, Justice pour DJAMILA, Justice pour YAYA ADAMOU DAOUDA, SULTAN DE KOUI, Justice pour LUMIÈRE SAGESSE, Justice pour WANG/ SHOT… ».

Selon les experts des nations unies, les  mercenaires de la société russe Wagner ont pris le contrôle de Bangui et multiplient les assauts sur les civils, les ONG, les casques bleus et le personnel   de l’ONU. Ils documentent de multiple exactions sur les civils, mais également de multiple violations de droit international humanitaire.

Cependant, la présidence de la République, par la voix de son porte-parole, lors d’un point de presse, dément ces allégations et parle d’une campagne du dénigrement qui viserait à écorcher l’image des forces de défenses et de sécurité intérieure et leurs alliés russes.

Rappelons qu’il y a trois semaines, l’ONU a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les allégation d’un nouveau massacre des civils perpétré les 16 et 17 janvier 2022 par les soldats de l’armée centrafricaine et les mercenaires russes dans le nord de la ville de Bria.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

L’Union africaine condamne le recours aux mercenaires

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L’Union africaine condamne le recours aux mercenaires

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Bangui ( République centrafricaine ) – Depuis plusieurs années, la Russie avance ses pions sur le continent africain à travers les mercenaires de la société Wagner. Leur arrivée au Mali, fin janvier 2021, a soulevé des questions sur la véritable influence et l’efficacité de ces troupes irrégulières. L’Union africaine, qui organisait son sommet les 5 et 6 février à Addis-Abeba, a brièvement condamné « l’émergence de ce phénomène nouveau ». .

Lors de ce sommet, marqué par la condamnation unanime de la vague de coups d’États en Afrique de l’Ouest, la question de l’intervention de paramilitaires étrangers a été soulevée par le commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, Bankole Adeoye. Lors de son allocution, le Nigérian a appelé à un effort commun pour « exclure complètement les mercenaires de notre continent ». Pour cela, il souhaite la coopération du Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que de l’Union européenne./////////////.

Convention de 1977 sur l’élimination du mercenariat en Afrique/////////////.

« De la région mozambicaine du Cabo Delgado à la Libye, nous faisons face à l’émergence d’un nouveau phénomène, la présence de contractants militaires privés venus de l’étranger et de mercenaires », a-t-il déclaré. Les paramilitaires russes de la société Wagner, propriété d’Evgueni Prigojine, un proche du Kremlin, sont aujourd’hui également présents en République centrafricaine, au Soudan, et dernièrement au Mali. Bamako leur verserait 10 millions de dollars par mois, d’après l’armée américaine./////////////.

Dans son plaidoyer pour un multilatéralisme africain, Bankole Adeoye a évoqué la Convention sur l’élimination du mercenariat en Afrique, un texte adopté à Libreville en 1977 par l’UA. « C’est le moment de dépoussiérer ce texte, de l’utiliser de façon concrète », a-t-il ajouté. Le sujet pourrait être abordé au mois de mai à Malabo en Guinée équatoriale, lorsque l’Union africaine se réunira pour un sommet extraordinaire sur la lutte contre le terrorisme et les changements anticonstitutionnels de gouvernement. « Nous nous attendons à un leadership fort des pays membres pour renforcer notre réponse commune à ces menaces existentielles », a conclu Bankole Adeoye.

Avec RFI
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