Bangui, 2 décembre 2021 Corbeaunews – Centrafrique ) – Au moins une vingtaine de civils a été tuée lundi dans une attaque des hommes armés, identifiés formellement par la population comme des rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le nord-ouest de la République centrafricaine, en proie à des combats entre des rebelles et l’armée.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes-450×287.jpg” alt=”Des populations en fuite lors d’une attaque des rebelles de leur villages.” width=”450″ height=”287″ />Des populations en fuite lors d’une attaque des rebelles dans leur villages.
Selon nos informations, l’attaque avait eu lieu lundi 29 novembre 2021 aux environs de 4 heures du matin dans le village Ndakaya, une localité située à vingtaine de kilomètres de Koui sur l’axe de Ngaoui en allant vers la frontière du Cameroun.
D’après Monsieur Vincent Pierre Ndouvou, l’un des habitants de Ndakaya contacté par CNC, les rebelles de 3R leur avaient lancé un ultimatum suite à la « trahison » du lieu de leur véhicule placé dans un lieu secret dans la forêt.
« Pour éviter de nous prendre comme des complices, nous avons décidé de dévoiler aux soldats FACA le lieu secret où les rebelles ont caché leur véhicule. C’est pour cela qu’un groupe des jeunes de Ndakaya avait accompagné les soldats FACA dans la forêt pour leur montrer le lieu. C’est ainsi qu’un pick-up des rebelles avait été saisi et ramené à Ndakaya, puis à Koui. Mais les rebelles, de leur côté, ont appris la nouvelle, et ils ne sont pas du tout contents. C’est pourquoi ils nous ont lancé un ultimatum de représailles », ajoute Monsieur Vincent Pierre Ndouvou, l’un des rescapés du massacre interrogé par CNC.
Mais comme une surprise, quelques heures après l’attaque du village Kaïta qui s’est produite dimanche 28 novembre vers 17 heures, une autre unité des rebelles de 3R est arrivée à Ndakaya, et commence à massacrer des personnes. On parle d’une vingtaine des morts voir plus. Les soldats FACA et les Mercenaires russes n’étaient pas dans le village, ils étaient tous à Koui.
Contacté par la rédaction du CNC, un Soldat FACA nous a confirmé 63 morts. Un bilan non confirmé par une source indépendante.
Rappelons que le dimanche dernier, les rebelles de 3R ont attaqué les positions des soldats FACA dans deux localités : Kaïta et Zaoro-Lim, proche de la frontière avec le Cameroun, faisant en tout une trentaine des morts, dont 25 à Kaïta, et 12 à Zaoro-Lim . Parmi les morts, figurent trois soldats FACA.
Pour l’heure, les FACA ont déserté toute leur zone, et ne sont plus qu’à Koui, Mbang, Mann en allant vers Ndim, etc.
Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pendant que l’armée nationale et ses alliés russes et rwandais poursuivent leur offensive contre les rebelles à l’intérieur du pays, 500 jeunes de la capitale, recrutées discrètement par affinité, ont entamé depuis dimanche 28 novembre leur formation militaire au camp Kassaï dans le septième arrondissement de Bangui.
Les nouvelles recrues de l’armée nationale , ici, le dimanche 28 novembre 2021 au camp Kassaï de Bangui. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Au moins 500 nouvelles recrues des forces armées centrafricaines (FACA), dont l’âge varie entre 18 et 30 ans ont quitté leur domicile dimanche 28 novembre 2021 dans la matinée pour rejoindre le camp militaire de Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui.
D’après l’État major de l’armée, ces recrutements ont pour but de rajeunir les forces armées centrafricaines, mais aussi atteindre l’effectif des éléments capable d’assurer la sécurité du pays.
Contrairement à la précédente promotion, ces jeunes recrues, ramassés pour la plupart à Boali, Damara, dans les quartiers Boyrabe et Fouh, seront formées par des instructeurs 100% centrafricains formés par les Mercenaires russes à Berengo.
Mais dans la capitale, les Banguissois ironisent. Ils parlent des chairs à canon, car leur formation qui dure seulement de quelques semaines avant d’être déployée sur le terrain n’est pas une meilleure option. La dernière fois, les nouvelles recrues ont été formées seulement 3 semaines au camp Kassaï.
« Nos soldats ont la fâcheuse habitude de fuir devant leurs ennemis. Je crois que le problème du manque d’équipements n’est pas la cause. C’est juste un problème de formation », regrette Alin Dougou, un commerçant au marché central de Bangui.
D’après un universitaire centrafricain, la cause de l’inefficacité de notre armée réside dans sa composition et sa formation : « Un chef d’État qui arrive au pouvoir veut toujours dominer l’armée par son ethnie. C’est regrettable », ajoute-t-il.
Les nouvelles recrues de l’armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après la violente attaque des positions des soldats FACA dans les villages de Kaïta et de Zaoro-Lim dimanche dernier par les rebelles du mouvement 3R, plusieurs dizaines des militaires de l’armée nationale ont du battre en retraite. Certains ont pu traverser la frontière du Cameroun, d’autres ont réussi à regagner la ville de Bouar dans leur fuite. Un véritable échec du dispositif sécuritaire mis en place par l’État major de l’armée appuyé par les Mercenaires russes de la société Wagner.
Obo-450×253.png” alt=”Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC” width=”450″ height=”253″ />Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC
Même si les mercenaires russes ont réussi à reprendre militairement le contrôle de ces deux localités aprèsle retrait des assaillants, les soldats FACA, quant à eux, sont ailleurs. Certains au Cameroun, d’autres à Bouar. Pour ceux qui sont sortis dans la capitale de la Nana-Mambéré au nombre de six, ils sont automatiquement désarmés par le commandant Léwé. Trois d’entre eux ont réussi à rejoindre la capitale, Bangui, dans l’espoir d’abandonner cette aventure au besoin, les trois autres sont toujours à Bouar.
Ces militaires, positionnés dans le village Boy-ngou situé entre Bocaranga et Mann, ont justifié leur retrait des zones de combat par un manque des moyens létaux disponibles par-devers eux, alors que dans la capitale, certains éléments s’amusent à gaspiller inutilement des munitions chaque nuit en tirant des milliers des balles en l’air pour faire peur à la population.
Même les gilets pare-balles, que certains éléments FACA portent inutilement à Bangui, pourraient bien servir à protéger la vie de ceux qui sont sur le front. Même les VHF, communément appelées talkie-walkie, nécessaires pour des communications militaires sur le terrain, sont toutes confisquées à Bangui. Certains officiers les utilisent parfois pour intimider inutilement les gens alors qu’elles pourraient bien servir les éléments sur le terrain en demandant par exemple de renfort.
En tout, ces militaires qui sont sur le terrain ont parfaitement raison de dire qu’ils n’ont pas des moyens militaires pour faire face aux rebelles qui sont souvent tactiquement habiles.
Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les éléments des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS), composées d’anciens rebelles et des éléments des forces de défense et de sécurité (FDS), basés à Wantiguira, à 8 kilomètres de Bouar sur l’axe Baoro ont lancé depuis deux jours un ultimatum aux autorités concernant leur incorporation au sein de l’armée nationale, mais exigent aussi le paiement de 12 mois de leur arriéré de primes.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/12/Les-elements-de-lunite-mixte-de-securite-lors-de-la-fin-de-leur-formation-a-Bouar-450×338.jpg” alt=”Les éléments de l’unité mixte de sécurité lors de la fin de leur formation a Bouar” width=”450″ height=”338″ />Les éléments de l’unité mixte de sécurité lors de la fin de leur formation a Bouar, le mardi 12 mai 2020. Photo CNC
Après six mois passés dans un centre d’instruction militaire, la première promotion de l’unité mixte de sécurité (USMS) est sortie officiellement il y’a de cela plus de douze mois, le 12 mai 2020, et ce, en présence du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Mais depuis cette date, tous ces éléments ne sont pas encore incorporés au sein de l’armée nationale, et ne reçoivent aucune prime de la part de l’État major des armées. Par contre ils sont toujours basés dans leur camp à Wantiguira, et sont utilisés comme des éléments supplétifs des forces armées centrafricaines sur le théâtre de l’opération face aux rebelles. Mais pour eux, la patience à ses limites, et exigent non seulement leur incorporation au sein de l’armée nationale, mais aussi le versement de la totalité de 12 mois de leur arriéré de prime. Faute de quoi, ils rentreront à la maison et cessent définitivement toutes activités militaires jusqu’à la satisfaction de leur revendication.
D’après eux, c’est grâce à la fondation suisse de déminage (FSD) qu’ils survivent actuellement. Selon eux, cette organisation non gouvernementale qui leur verse régulièrement de prime forfaitaire d’alimentation générale. Mais le gouvernement, de son côté, se désengage totalement de ses obligations depuis plus d’une année.
Notons que « c’est dans le cadre de partenariat avec l’Union africaine dans l’objectif commun est de créer une paix durable que l’UE a décidé d’apporter à travers la facilité africaine pour la paix son soutien financier et logistique aux USMS. L’UE a déjà mis à la disposition de l’Union africaine des ressources nécessaires pour accompagner la mise en place des USMS, notamment à travers le paiement des indemnités d’alimentation à tous les éléments de l’unité mixte à partir de formation une fois que les unités seront déployées », a déclaré madame Samuella Isopi, ancienne cheffe de la délégation de l’union européenne en Centrafrique lors de la cérémonie de fin de formation de la première promotion des USMS. Mais d’après nos informations, les fonds débloqués par l’UE sont tout simplement détournés par les autorités du pays.
Il y’a lieu de rappeler que les USMS ont pour objectif principal de contribuer à la protection des populations, de renforcer l’ordre public et à mener les missions de sécurisation des couloirs de transhumance dans le strict respect des principes républicains, c’est-à-dire « dans l’impartialité et la neutralité ».
Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis plusieurs semaines, les relations entre l’ONU et les autorités sont glaciales. Les tirs de la garde présidentielle sur un contingent égyptien le 1er novembre ont acté une rupture latente depuis plusieurs mois entre Mankeur Ndiaye et Faustin Archange Touadéra.
Minusca-et-le-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera-le-au-palais-de-la-renaissance-le-17-aout-2021.-Minusca-450×414.jpg” alt=”Mankeur Ndiaye de la Minusca et le chef de l’État Faustin Archange Touadera le au palais de la renaissance le 17 août 2021. Minusca” width=”450″ height=”414″ />Mankeur Ndiaye de la Minusca et le chef de l’État Faustin Archange Touadera le au palais de la renaissance le 17 août 2021. Minusca
Les relations se sont tendues entre le chef de la Minusca Mankeur Ndiaye et le président centrafricain Faustin Archange Touadera
Les tirs de la garde présidentielle sur un contingent égyptien de la Minusca, le 1 novembre dernier, devant la résidence du président Faustin Archange Touadéra, n’en finissent pas de faire des vagues. Près d’un mois après le drame, qui a entraîné la mort d’une adolescente, les ponts sont désormais coupés entre la direction de la mission onusienne et les autorités centrafricaines. Le représentant spécial, le Sénégalais Mankeur Ndiaye, actuellement en déplacement à New York, a pris soin, depuis l’incident, de ne rencontrer aucun officiel centrafricain.
Les relations entre la Minusca et l’Etat centrafricain se limitent désormais uniquement à la coopération technique. La numéro 2 chargé des affaires humanitaires, Denise Brown, a tout juste croisé le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène et le ministre de l’élevage Hassan Bouba lors d’une cérémonie officielle le 17 novembre dernier à Bria, dans l’est du pays.
La libération d’Hassan Bouba le 26 novembre, cinq jours seulement après son arrestation pour “crime contre l’humanité” et contre la volonté de la cour pénale spéciale, a par ailleurs fait monter la tension d’un cran alors que la Minusca est elle-même partenaire de la juridiction internationale et avait particulièrement documenté les agissements du ministre.
Exaspération du leadership
Cette détérioration des relations entre Faustin Archange Touadéra et Mankeur Ndiaye – dont l’opposition dénonçait la connivence il y a encore un an -, pourrait avoir un impact direct sur la suite du mandat du diplomate sénégalais. Celui-ci doit théoriquement prendre fin au mois de février prochain. En privé, Mankeur Ndiaye, déjà exaspéré par la collaboration entre les autorités et la compagnie de sécurité privée Wagner, ne décolère pas de l’incident de la présidence du 1 novembre. Le Sénégalais remet en doute la version avancée par les autorités sur les circonstances exactes du décès de la jeune fille, pourtant confirmée dans un premier temps par les communiqués de presse de la Minusca. Surtout, il estime que l’enquête n’a pas pu être menée à bien, aucune autopsie n’ayant pu être pratiquée, contrairement à ce que désiraient les enquêteurs de la mission. Enfin, les Centrafricains n’ont toujours pas accédé à la demande onusienne de mettre aux arrêts les gardes présidentiels.
Reprise active des campagnes anti-Minusca
Surtout, la Minusca a été surprise par la riposte de communication qui a suivi l’incident, avec l’organisation de manifestations par des réseaux proches du pouvoir. Dernier exemple en date : le magazine télévisuel hebdomadaire de la Minusca a été retiré de la chaîne publique nationale, TVCA, sous demande du ministère de la communication. Un agacement d’autant plus grand que le secrétaire général adjoint des Nations-unies en charge des opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, avait déjà été contraint, lors de sa visite du 2 juin dernier, de faire pression en personne sur Faustin Archange Touadéra afin que cessent les campagnes anti-Minusca.
Bangui, 1 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le pouvoir centrafricain s’en remet de plus en plus aux militaires russes et aux mercenaires de Wagner. Au risque de le payer cher.
Mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine” width=”450″ height=”402″ />Statue à la gloire des mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC
Des Russes à Bangui ? Presque plus personne ne s’en indigne : n’a-t-on pas inauguré lundi 29 novembre 2021, à Bangui, une statue rendant hommage aux personnels russes qui conseillent et encadrent les unités des forces armées nationales.
Parmi ceux et celles que la présence russe inquiète toutefois figure l’Union européenne, qui dénonce la reprise en main de l’armée centrafricaine par des Russes dont des employés de la société militaire privée Wagner.
Ce qui ulcère d’abord les Européens, c’est que les unités désormais encadrées par des Russes sont celles que la mission de formation européenne (l’EUTM RCA) a formées et entraînées. Un rapport du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), daté du 15 novembre et diffusé le 22, cite par exemple le cas du Bataillon d’infanterie territoriale 7 (BIT 7) dont les Russes ont repris la formation avec un manque de transparence total .
Wagner, une société à l’influence « solide »
Le rapport indique aussi que ces unités nationales opèrent désormais sous la supervision ou le commandement direct de la SMP Wagner. Une société à l’influence solide sur l’état-major des FACA (forces armées centrafricaines) et sur un certain nombre d’institutions centrafricaines dont la passivité complice est aussi dénoncée par l’UE.
Bien sûr, les unités des FACA et leurs mentors russes combattent les groupes rebelles qui menacent le régime Touadéra. Mais à quel prix ? Les caisses de l’État étant vides, les Russes se paieraient en nature. D’où des accusations de prédation des ressources minérales centrafricaines, selon le SEAE qui rappelle, par ailleurs, les nombreuses allégations d’abus commis par les FACA et leurs alliés russes (perquisitions arbitraires, pillages, viols, exécutions).
Bangui, 1 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Deux Mercenaires russes de la société Wagner ont été tués dans une embuscade des rebelles du mouvement 3R dans le village Yidéré, situé à une soixantaine de kilomètres de Lamy-Pont, dans la Mambéré Kadéi.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/Deux-mercenaires-Syriens-de-la-societe-Wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-Beloko-450×296.jpg” alt=”Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko” width=”450″ height=”296″ />Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko
Mardi 30 novembre 2021, vers 16 heures, une patrouille des mercenaires russes, en provenance du village Yidéré, à destination de la commune de Lamy-Pont, a été prise pour cible dans une embuscade des rebelles du mouvement 3R à 5 kilomètres de leur point de départ, provoquant un violent échange des tirs durant près d’une heure. Les mercenaires russes, qui ont pu repousser les rebelles, ont perdu deux de leurs hommes dans cet affrontement. Les deux corps ont été ramenés à Lamy-Pont avant d’être transférés vers 18h dans la sous-préfecture de « Abba ».
Rappelons que le dimanche 23 novembre dernier, les mêmes rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué les positions des mercenaires russes dans la même localité, faisant des morts et des blessés dans les deux camps.
Par ailleurs, cette attaque intervient deux jours après celle qui avait eu lieu dimanche dernier dans le village Kaïta, situé à environ 80 kilomètres de Bocaranga entre les soldats FACA et les rebelles du mouvement 3R. Cette localité, en proie à des combats entre des rebelles et l’armée, est devenue une zone rouge pour les civils comme militaires.
Rappelons que l’attaque du village Kaïta faisait une trentaine des morts, dont trois soldats de l’armée nationale.
Bangui, 1 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est le 1er décembre 1958 que l’Oubangui-Chari devient la République Centrafricaine. A l’occasion du 63ème anniversaire de la fête nationale, la commémoration de ce 1er décembre 2021 sera très certainement marquée, comme à l’accoutumée, par de belles festivités (défilés, spectacles…). Ces dernières, en présence des autorités du pays ainsi que des représentants diplomatiques accrédités, mettent à l’honneur la force, les valeurs et l’unité du pays.
Mercenaires russes tués sur le champ de bataille en Centrafrique” width=”450″ height=”338″ />Statue à la mémoire des mercenaires russes tués sur le champ de bataille en Centrafrique. Bangui, le 30 novembre 2021. Photo CNC
Cependant, la fête nationale de cette année nous apporte son lot de surprises. En effet, un événement exceptionnel a été observé à l’approche des festivités : l’inauguration d’une statue visant à commémorer les morts centrafricains et russes. Une action qui aurait été la bienvenue si les Russes étaient honnêtes avec le peuple centrafricain. En effet, de très nombreux Centrafricains, y compris des militaires, ont perdu la vie au cours d’exactions menées par les mercenaires de WAGNER.
Pour exemple, depuis quelques semaines, nous assistons à une multiplication des exécutions sommaires ciblant particulièrement la communauté Peul, avec notamment l’exécution sordide et arbitraire de cinq villageois dans la région de Nzakoundou et un autre dans le quartier Loungou, au sud de Baboua. Début novembre également, à proximité d’une mine de diamants, à Kouki, de nombreux innocents ont été tués et brulés sans aucune raison, simplement par représailles.
Mais ce n’est pas tout, il y a aussi les pressions subies par le gouvernement centrafricain. Le ministre d’Etat en charge de la justice Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène, a été menacé, suite à la publication du rapport faisant état des exactions Des mercenaires russes en Centrafrique. Ces événements ne sont pas des cas isolés. Ils font l’objet de plusieurs dénonciations et manifestations dans la province. Car en effet, alors que les Russes ont une bonne image dans la capitale, il en est tout autre dans les provinces, où les populations sont bien trop souvent terrifiées à l’arrivée des mercenaires russes. Alors pourquoi mettre à l’honneur des morts que les Russes ont contribué à tuer ?
Cette nouvelle manœuvre de propagande des Russes sur le territoire centrafricain est cependant suffisamment importante pour être relevée et ne va pas sans rappeler les sombres méthodes de propagande observée en Union Soviétique avant sa chute. Il se pourrait bien que l’édification de cette statue, avec certainement une inauguration en grandes pompes à venir, soit aussi l’occasion de voir une présence de plus en plus importante de mercenaires de WAGNER sur le sol centrafricain.
Cette statue ne se révèle en réalité pas être un hommage aux soldats FACA morts pour leur pays, mais plutôt une glorification des Russes et de leur invasion de la Centrafrique. Il se pourrait même que ce nouveau partenaire soit invité à défiler aux côtés des soldats FACA au cours de la cérémonie, alors que ces russes commettent des crimes barbares qui bafouent les valeurs de la Centrafrique. Cet événement marque clairement la place importante que prennent de plus en plus ces russes dans la gestion de ce pays. Très proche du gouvernement, de l’armée et prochainement dans la culture quotidienne de ce pays au travers d’une statue, la Centrafrique apparaît de plus en plus comme un pays vassal de la Russie.
Bangui, 1 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un bataillon formé par l’Union européenne serait désormais contrôlé par la société privée militaire russe Wagner. L’information a été consignée dans un rapport du Service européen pour l’action extérieure.
Un soldats FACA avec un brassard de la société de mercenariat Wagner
L’information, publiée par le site EU Observer, survient alors que Bruxelles étudie l’opportunité de prendre des sanctions contre le groupe de Mercenaires russes.
“La plupart des troupes centrafricaines déployées sur le terrain sont aujourd’hui sous le commandement direct ou la supervision des mercenaires de Wagner Groupqui exercent également une solide influence sur le commandement des forces armées centrafricaines et d’autres institutions gouvernementales, précise le rapport.”
Le bataillon d’infanterie territoriale 7, formé par l’Union européenne, serait, lui, totalement sous la coupe du groupe Wagner, poursuit le rapport – qui relève également “l’existence des liens étroits entre une partie de l’état-major des armées centrafricaines et des responsables russes.” L’insuffisance des liens avec les troupes et des contrôles sur celles-ci est “régulièrement exploitée par les mercenaires, qui utilisent dès lors à leur profit des unités déployées.”
Budget important
La mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine a été lancée en 2016 et son mandat a été prolongé jusqu’en septembre 2022. Elle est chargée de rendre les forces armées centrafricaines (FACA) modernes, efficaces et démocratiquement responsables. Forte de 365 personnes, l’EUTM est dotée en RCA d’un budget annuel d’environ 17 millions d’euros. Son volet civil est quant à lui composé de 71 personnes et dispose d’un budget de 11,2 millions d’euros par an.
Contactées par la DW, les autorités centrafricaines n’ont pas voulu commenter l’information selon laquelle une partie des troupes centrafricaines formées par les Européens serait placée sous le commandement du groupe Wagner.
Mais ce n’est pas une surprise, selon Thierry Vircoulon, coordonnateur de l’Observatoire de l’Afrique centrale et australe de l’Institut français des relations internationales (IFRI).
Bangui, 1 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une trentaine de civils et deux militaires ont été tués dimanche dans des attaques de groupes armés dans le nord-ouest de la centrafrique, en proie à des combats entre des rebelles et l’armée, le plus lourd bilan depuis l’instauration par le président Faustin Archange Touadéra mi-octobre d’un cessez-le-feu.
Les soldats FACA à Ngakobo pour le désarmement des rebelles de l’UPC
“Une trentaine de civils et deux membres des forces armées centrafricaines ont été tués dimanche dans deux attaques simultanées dans les villages de Kaïta et Bayengou”, à environ 500 km au nord-ouest de la capitale Bangui, près de la frontière avec le Cameroun, a affirmé à l’AFP Esaïe Gbanin, sous-préfet de la région.
Le bilan de l’attaque a été confirmé par une source humanitaire qui a requis l’anonymat.
Classée deuxième pays le moins développé au monde par l’ONU, la Centrafrique a été plongée dans une guerre civile sanglante après un coup d’État en 2013. Ce conflit perdure mais a considérablement baissé d’intensité depuis trois ans, même si des pans entiers de territoires continuent d’échapper au pouvoir central.
Le sous-préfet a mis en cause les rebelles du groupe 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation). Les 3R, majoritairement composés de Peuls, sont l’un des plus puissants groupes armés de Centrafrique.
Ils ont participé à la coalition rebelle qui a lancé fin décembre une vaste offensive pour renverser le président Faustin Archange Touadéra qui briguait un deuxième mandat présidentiel.
Touadéra a été réélu et a appelé à la rescousse Moscou et Kigali qui ont massivement dépêché des paramilitaires russes – des “mercenaires” de la société privée Wagner selon l’ONU – et des soldats d’élite rwandais. Ces forces ont reconquis la grande majorité du pays et repoussé les rebelles dans la brousse, d’où ils multiplient les actions de guérilla.
Depuis lundi, de nombreux habitants de la région se sont réfugiés au Cameroun voisin, a poursuivi M. Gbanin.
– Cessez-le-feu –
Le 14 novembre, 11 civils avaient été tués dans la même région du nord-ouest de la Centrafrique par des tirs échangés entre des soldats et des rebelles. Les autorités locales avaient également pointé du doigt la responsabilité des 3R dans cette attaque.
Le 9 novembre, dans la commune de Bocarangua, toujours dans le nord-ouest, au moins deux soldats et un civil avaient été tués.
“Le groupe 3R bénéficie d’un approvisionnement important en armes qui vient surtout du Tchad, et ces rebelles sont assez bien armés et ils maîtrisent la guérilla”, explique à l’AFP Hans de Marie Heungoup, analyste pour l’Afrique centrale à l’International Crisis Group (ICG). “La situation va s’empirer dans les semaines à venir si la sous-région et les partenaires occidentaux ne font rien pour contraindre les belligérants à respecter le cessez-le-feu”, poursuit-il.
Le président Touadéra a décrété le 15 octobre “un cessez-le-feu unilatéral” de son armée et de ses alliés – soldats rwandais et paramilitaires russes qui lui ont permis de repousser l’offensive rebelles – pour favoriser l’ouverture prochaine d’un dialogue national.
Les principaux groupes armés avaient annoncé qu’ils respecteraient également un cessez-le-feu.
Les services du chef de la diplomatie européenne Josep Borell ont annoncé mardi que la présence du groupe Wagner en Centrafrique et son emprise sur le pays pourrait conduire l’Union européenne à mettre un terme à sa mission de formation des forces armées centrafricaines (Faca).
“De récents rapports documentés, nationaux et internationaux, dénoncent des violations des droits humains commises par des instructeurs russes et des employé de sociétés privées opérant en Centrafrique”, a souligné Nabila Massrali, porte-parole de Josep Borrell.
L’UE a deux missions de formation, au Mali et en République Centrafricaine, qui sont menacées par les activités des mercenaires du groupe Wagner dans ces deux pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/Des-avocats-centrafricains-debout-devant-la-Cour-penale-speciale-refusant-de-plaider-suite-a-lextraction-manu-militari-de-Hassane-Bouba-lex-numero-3-de-la-rebellionUPC-450×338.jpg” alt=”Des avocats centrafricains debout devant la Cour pénale spéciale refusant de plaider suite à l’extraction manu militari de Hassane Bouba l’ex-numéro 3 de la rébellionUPC” width=”450″ height=”338″ />Des avocats centrafricains debout devant la Cour pénale spéciale à Bangui refusant de plaider suite à l’extraction manu militari de Hassane Bouba l’ex-numéro 3 de la rébellionUPC
BARREAU DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
ORDRE DES AVOCATS
Le Bâtonnier
COMMUNIQUE DE PRESSE DU BARREAU DE CENTRAFRIQUE
La Cour Pénale Spéciale est une juridiction née de la volonté du peuple centrafricain pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et les violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire de la République Centrafricaine.
Comme toutes les juridictions de l’organisation judiciaire centrafricaine, elle rend ses décisions au nom du peuple centrafricain.
Conformément à l’article 4.A du Règlement de Procédure et de Preuve devant la Cour Pénale Spéciale « tous les suspects et inculpés sont égaux devant la Cour ».
En vertu des pouvoirs que lui confère la Constitution, de rendre la justice au nom du peuple centrafricain, la Cour Pénale Spéciale avait émis un mandat d’amener à l’encontre de Sieur Bouba Ali HASSAN, suspecté d’avoir commis des actes constitutifs de crime de guerre et de crime contre l’humanité.
En exécution de ce mandat, le suspect avait été arrêté et mis en détention le 19 novembre 2021. Les éléments de l’Unité Spéciale de Police Judicaire qui devaient l’extraire en vue de sa comparution devant la Cour le 26 novembre 2021 en ont été empêchés et l’intéressé a été exfiltré pour être mis en liberté. Et comble de tout, il a été élevé au grade de commandeur dans l’ordre du mérite centrafricain.
Le Barreau de la République Centrafricaine réuni en Assemblée Générale Extraordinaire le 29 septembre 2021 :
– Condamne fermement cette atteinte ignominieuse à l’autorité de la justice,
– Décide, en signe de protestation, de suspendre l’intervention de ses membres devant toutes les juridictions de la République Centrafricaine jusqu’au vendredi 03 décembre 2021,
– Rappelle aux pouvoirs publics qu’ils sont ténus d’apporter leurs concours à l’exécution des décisions de justice et en conséquence, exige desdits pouvoirs l’exécution du mandat de dépôt émis par la Cour Pénale Spéciale à l’encontre de sieur Bouba Ali HASSAN
– Apporte son soutien et ses encouragements à la Cour Pénale Spéciale dans sa mission pour la poursuite et le jugement de tous les auteurs des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur le territoire de la République Centrafricaine, quels qu’ils soient.
– Invite les organisations de défense des droits humains et de la société civile à se mobiliser en vue de l’exécution effective de toutes mesures de poursuite et d’instruction de la Cour Pénale Spéciale et en particulier celle contre Sieur Bouba Ali HASSAN.
– Invite également la communauté internationale à maintenir son appui à la Cour Pénale Spéciale pour la réalisation de sa mission.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/photo-de-famille-darassa-450×299.jpg” alt=”Photo de famille entre le Premier ministre Firmin Ngrebada, Jean Pierre Lacroix et le général d’armée Ali Darassa peu avant la revue des troupes de l’UPC à Bambari” width=”450″ height=”299″ />Photo de famille entre le Premier ministre Firmin Ngrebada, Jean Pierre Lacroix et le général d’armée Ali Darassa peu avant la revue des troupes de l’UPC à Bambari
DECLARATION DE L’UNITE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE SUR L’APPR-RCA
L’Unité Pour la Paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son Coordonnateur Militaire et Chef d’état-major, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat a le regret de prendre l’opinion nationale et internationale à témoin de l’impasse dans laquelle Monsieur Faustin Archange ToUADERA a conduit l’APPR-RCA dont il est signataire.
En effet, en violation de toutes les déclarations faites et engagements pris par le président TOUADERA, les actes de belligérance n’ont pas cessé et se sont même amplifiés.
– le 16/10/2021, les hommes de Monsieur TOUADERA ont, dans le village KPONDIGMON à 18 km de BOSSANGOA, saccagé des habitations et des greniers, abattu des chèvres et même des poulets, violé des femmes et jeunes filles;
– le 16/10/2021 toujours, les hommes de Monsieur TOUADERA se sont rendus dans la localité de BOKOLOBO où ils ont assassiné 7 civils et en ont arrêté plusieurs ;
– le 21/10/2021 dans le village de MAN, les hommes de Monsieur TOUADERA ont sommairement exécuté un berger et ont abattu 10 de ses animaux ; le même jour à DANKOBIRA, localité situé à 20 km de KOU1, les hommes de Monsieur TOUADERA ont fait une irruption et pillé systématiquement commerces et particuliers;
– le 25/10/2021 dans le village de BOHONG, les hommes de Monsieur TOUADERA ont procédé à une rafle de plus de 70 personnes dont certaines ont été arrêtées dans l’église. Conduites à BOUAR, ces civils innocents ont été sommés d’acquitter chacun une rançon de 25 mille francs CFA pour leur libération ;
– le 27/10/2021 entre MALOUM et GALOUGOU dans la OUAKA, les hommes de Monsieur TOUDERA (FACA et WAGNER) ont attaqué une base de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC);
– le 07/11/2021 dans le village LAMY PONT dans le nord-ouest, les hommes de Monsieur TOUADERA, ont tué deux éleveurs peulhs ;
– le 09/11/2021 dans le village BOYO, les hommes de Monsieur TOUADERA, ont attaqué les positions de l’UPC, arrêté une dizaine de civiles et tué 5 civiles peulhs ;
– le 13/11/2021 dans la ville de BRIA, les hommes de Monsieur TOUADERA, ont tué 4 jeunes, arrêté plusieurs dont certains qui s’était fait désarmé un mois au par avant et ont pillé les biens de la population ;
– le 17/11/2021 dans le village KOKI (chantier d’or), les mercenaires Wagner ont massacré 27 civiles, ont incendié des commerce et brûlé des civiles vif;
– le 19/11/2021 dans un campement peulh éleveurs dans la NANA-MAMBERE, les mercenaires Wagner de TOUADERA ont massacrė toute une famille de 19 personnes dont 03 femmes et 05 enfants, tous des peulhs éleveurs;
– le 20/11/2021 dans les villages MALOUM, GALOUGOU, KOUTCHOU, DIMAKO, TONGO BAKARI ET BOYO, les mercenaires Wagner de TOUADERA, ont attaqué les positions de l’UPC, incendié des habitations, les combats ont duré 5 jours, appuyé de deux hélicoptères de combats faisant plusieurs victimes civiles;
– le 21/11/2021 dans le village YIDERE, les mercenaires Wagner de TOUADERA ont attaqué la position des 3R, en appuyé de deux hélicoptères de combats;
– le 22/11/2021 dans le village BOKOLOBO a 60 km de Bambari, les hommes de monsieur TOUADERA ont attaqué les positions de l’UPC appuyer d’un hélicoptère de combats faisant plusieurs victimes civiles ;
– le 22/11/2021 dans le village MALOUM, les hommes de monsieur TOUADERA ont arrêté 15 personnes, en ont exécuté 05 personnes tous des peulhs ;
– le 25/11/2021 dans le village AÏGBANDO a 75 kilomètres de BRIA sur axe NDELE, les mercenaires Wagner de monsieur TOUADERA ont massacré près d’une centaines de civiles innocent, arrêté plus d’une dizaine de personnes, incendie les habitations et confisqué des biens de plusieurs population ;
Ces meurtres et actes de vandalisme perpétrés par les mercenaires de la société WAGNER, agissant seuls ou en compagnie des FACA, dont la présente énumération est loin d’être exhaustive, prennent chaque jour plus d’ampleur et atteint des sommets sur l’échelle de l’horreur. Ainsi le 17 novembre 2021 vers KOUKI, les éléments dévoyés des FACA et les mercenaires de la société WAGNER, dont on peut se demander lesquels sont les supplétifs des autres, ont massacrés et brûlés de paisibles occupants d’un site d’orpaillage artisanal.
L’Unité pour la Paix en Centrafrique a pour sa part constamment rappelé son attachement à l’APPR- RCA ainsi qu’à tous les mécanismes mis en place dans le cadre régional et ou sous régional, la CIRGL notamment, visant à ramener la pax en république centrafricaine, et les a respectés. C’est ainsi que dans sa déclaration du 19/10/2021, a-t-elle pris l’opinion nationale et internationale à témoin de ce qu’elle prend acte de la déclaration présidentielle en respectant pour sa part le cessez-le-feu proclamé par Monsieur TOUADERA, bien qu’unilatéralement et sans concertation préalable aucune.
Les actes de barbarie qui se perpétuent, constitutives de violations itératives de la parole présidentielle par le président lui-même en tant qu’il est le chef suprême des armées, et à ce titre pleinement responsable, sont par ailleurs attentatoires à l’APPR-RCA qui se trouve ainsi vidé de sa substance et rendu sans objet. Dès lors, le maintien de l’UPC dans ledit APPR-RCA est sans objet ni intérêt.
Au demeurant, comme pour signifier explicitement que le gouvernement fait litière dudit APPR-RCA, autorité judiciaire, sous autorité gouvernementale, prend une ordonnance d’inculpation a rencontre de tous les responsables des groupes armés dont l’UPC, dont les positions font l’objet d’attaques acharnées et incessantes par les FACA et les mercenaires de la société WAGNER.
Par conséquent, L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son chef d’état-major et coordonnateur militaire le général Ali DARRASSA MAHAMAT, informe l’opinion nationale et internationale de son retrait officiel de I’APPR-RCA et réaffirme son engagement à l’accord de kamba-kotta.
L’Unité pour la Paix en Centrafrique tient toutefois à réaffirmer son attachement à la feuille de route tracée par la CIRGL, et réitère sa gratitude aux chefs d’Etat pour leurs efforts tendant à instaurer un dialogue inter centrafricain inclusif pour le retour de la paix en république centrafricaine.
Vivre la RCA apaisée, Vive la Paix
Fait à Bokolobo le29/11/2021
Le Coordonnateur-Militaire Chef d’Etat-major de l’UPC Le Général d’Armée: ALI DARASSA MAHAMAT
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/logo-COSIPAC-450×292.jpg” alt=”Logo de COSSIPAC” width=”450″ height=”292″ />
LETTRE OUVERTE DE LA COSCIPAC AUX PARTENAIRES ET PEUPLE centrafricain
Suite aux évènements honteux de l’obstruction faite aux auxiliaires et Juges de la Cour pénale (CPS), par ricochet, aux partenaires internationaux dans les affaires HASSAN ALI BOUBA, les autres leaders des groupes armés alliés du gouvernement, orchestrés par Faustin Archange TOUADERA, Président usurpateur de mandat des suites des élections truquées du 27 décembre 2020, par le truchement de l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E), la Cour Constitutionnelle (CC), les Sbires du Mouvement Cœurs Unis (MCU) et les Groupes armés alliés du Gouvernement, la Coordination des organisations de la Société Civile pour la paix en Centrafrique (COSCIPAC) la voix de sans voix n’a pas voulu réagir à chaud. Elle préfère prendre le vol tard à la tombée de la nuit car connaissant bien le roublard, le boulanger Faustin Archange TOUADERA.
Lasser de rappeler au Président Faustin Archange TOUADERA, ses Sbires du Mouvement Cœurs Unis (MCU) ainsi que les leaders des Groupes armés et requins, alliés du Gouvernement, la Coordination des organisations de la Société Civile pour la paix en Centrafrique (COSCIPAC) la voix de sans voix, l’expression «défenseur des droits de l’homme» désigne toute personne qui, individuellement ou en association avec d’autres, œuvre à la promotion ou à la protection des droits de l’homme. En d’autres termes, un défenseur des droits de l’homme est quelqu’un qui défend n’importe quel droit fondamental au nom d’une personne, d’un groupe de personnes ou d’une population tel le cas en RCA. La COSCIPAC, défenseur des droits de l’homme et du Peuple Centrafricain cherche toujours à promouvoir et protéger les droits civils et politiques ainsi qu’à promouvoir, protéger et mettre en œuvre les droits individuels, économiques, sociaux et culturels.
La COSCIPAC voudrait aussi rappeler au Président Faustin Archange TOUADERA et à ses Sbires du Mouvement Cœurs Unis (MCU) ainsi qu’aux leaders des Groupes armés et requins, alliés du Gouvernement, que les droits de l’homme interviennent à propos de toutes sortes de situations en rapport avec les droits de l’homme, par exemple, les exécutions sommaires, la torture, les arrestations ou détentions arbitraires des militaires et civils, les mutilations génitales féminines, vente des organes humains, la discrimination ethnique, les problèmes d’emploi, les
expulsions forcées, des radiation arbitraire dans l’Armée Nationale, l’accès aux soins de santé choisi etc….
Depuis les cinq ans de votre premier mandat à ce jour, la COSCIPAC ne se lasse pas de vous exiger une vision politique cohérente et ne transige pas en face de pouvoir de défendre les droits fondamentaux aussi divers que le droit à la vie, à l’alimentation et à l’eau, au meilleur état de santé de la population Centrafricaine susceptible d’être atteint, à un logement convenable, à un nom et à une nationalité, à l’éducation, à la liberté de circulation sur des routes descentes et à la non-discrimination. La COSCIPAC s’occupe parfois des droits de certaines catégories de personnes, par exemple les femmes, les enfants, les autochtones, les réfugiés et les déplacés ainsi que la minorité nationale que vos alliés de Wagner tuent sans pitié, ni foi ni loi en province.
La COSCIPAC, par la présente déclaration, condamne cet acte incongru du pouvoir qui discrédite la CPS, les Partenaires internationaux, les Magistrats, les Avocats, les victimes et le Peuple Centrafricain. Elle prend acte du comportement de régime et exprime ses compassions à toutes et tous.
La COSCIPAC est aujourd’hui omniprésente à la fois dans les villes de province ainsi qu’à Bangui, malgré que ses leaders sont en cavales après avoir été manqués à plusieurs reprises aux enlèvements des milices requins du Président Faustin Archange TOUADERA.
DES CONSTATS ET FAITS
Considérant Monsieur Faustin Archange TOUADERA et sa suite, leaders des Groupes armés comme chef des groupes Armés ayant massacré la population civile en RCA de 2016-2021 ;
Considérant le régime du Président Faustin archange TOUADERA comme le régime de protection des criminels et défenseurs des Groupes Armés;
Considérant le Président Faustin archange TOUADERA et ses sbires pour auteurs de trouble contre la paix et criminels de la population civile en RCA et coupable de crime de contre l’humanité, crime de guerre, c rime économique et pillage des ressources en bande organisée ;
Considérant la nécessité d’une convocation dans les meilleurs délais d’une rencontre entre centrafricains pour définir les contours de la transition et la mise en place des organes de transition dans un esprit consensuel;
Considérant la nomination des jeunes personnalités à la tête des organes de transition sur des critères privilégiant la question de la compétence, de la probité morale, du genre, et de l’équilibre géopolitique du pays ;
Considérant l’incorporation des milices ethniques requins dans les rangs des Forces Armées Centrafricaine et la mise en œuvre dans les meilleurs délais du programme désarmement, démobilisation et réinsertion en veillant sur l’implication et la participation effective des organisations de la société civile à ce programme ;
Considérant les tracasseries routière faisant obstacle à la libre circulation des personnes et des biens ainsi que de la communication sur l’ensemble du territoire national par le régime de Président Faustin Archange TOUADERA;
Considérant le manque de sécurisation effective des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national par le régime de Président Faustin Archange TOUADERA;
Considérant la nécessité de redéploiement des services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national.
Vu au regard de ce qui précède, la COSCIPAC recommande avec insistance aux Chefs d’Etat de la CRGL, CEEAC, à l’Union Africaine, à la Minusca/Conseil de Sécurité de l’ONU, à l’Union Européenne, États Unies d’Amérique au nom de la paix durable en République Centrafricaine de :
– Déclarer Monsieur Faustin Archange TOUADERA et sa suite, comme leaders des Groupes armés pro-gouvernemental, sévissant en RCA de 2016-2021 et leurs responsabilité doit être engagées ;
– Mettre immédiatement fin à ce régime de Président Faustin archange TOUADERA, considéré par le Peuple Centrafricain martyrisé, pour régime de protection des criminels et défenseurs des Groupes Armés;
– Arrêter immédiatement le Président Faustin archange TOUADERA et ses sbires au nom de la paix en RCA et qu’ils répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes nationales ou internationale ;
– Poursuivre tous les présumés auteurs des violations des droits humains et d’actes de pillages dans un esprit d’une justice juste, équitable et non celle des vainqueurs ;
– Saisir tous leurs biens et fonds placés partout dans le monde pour indemnisation des victimes des violences armées et alliés du gouvernement (Mercenaires Russe de Wagner);
A NOUS PEUPLE CENTRAFRICAIN
La COSCIPAC vous exhorte de braver la peur et la terreur instaurées par le régime criminel du président Faustin Archange TOUADERA appuyer par ses alliés groupes armés et Mercenaires Russe de Wagner aux fin de :
– Convoquer dans les meilleurs délais d’une rencontre entre centrafricains pour définir les contours de la transition et mettre en place des organes de transition dans un esprit consensuel;
– Tenir compte de la nomination des personnalités dans les organes de transition sur des critères privilégiant la question du genre, de la compétence, de la probité morale et de l’équilibre géopolitique du pays ;
– Démarrer dans les meilleurs délais du programme désarmement, démobilisation et réinsertion en veillant sur l’implication et la participation effective des organisations de la société civile à ce programme ;
– Rétablir la libre circulation des personnes et des biens ainsi que la communication sur l’ensemble du territoire national;
– Sécuriser effectivement les personnes vivante sur le territoire centrafricain et leurs biens sur l’ensemble du territoire national ;
– Redéployer les services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national.
Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une position des soldats de forces armées centrafricaines dans le village kéita, situé à environ 80 kilomètres de Bocaranga a été attaquée par des hommes armés assimilés aux éléments du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon des sources locales, il y’aurait une trentaine des morts, dont trois militaires.
Selon les mêmes sources, l’attaque avait eu lieu dimanche soir aux alentours de 17 heures, entraînant un affrontement sanglant entre les rebelles et les éléments des forces armées centrafricaines durant plusieurs heures. Selon les autorités locales, plus d’une vingtaine des civils ont été tués, et trois soldats FACA ont également trouvé la mort.
Pour l’heure, le village kéia s’est vidé de ses habitants qui ont trouvé refuge pour la plupart au Cameroun, d’autres à Bocaranga et dans des villages voisins.
Rappelons que les trois soldats FACA tués faisaient partie des supposés ex-combattants démobilisés qui ont été formés en seulement 3 semaines au camp militaire de Kassaï dans le septième arrondissement de Bangui et d’autres à Bérengo dans la Lobaye par les Mercenaires russes de la société Wagner et incorporés dans l’armée.
Aux dernières nouvelles, deux corps des soldats FACA sont ramené à Bangui tandis que le troisième corps, tellement criblé de balles et brûlé, a été inhumé sur place.
Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le 1er Décembre est la date retenue en 1988 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et par le Programme Commun des Nations-Unies sur le VIH et le Sida (ONUSIDA) pour célébrer la Journée Mondiale de Lutte contre le VIH (Virus de l’immunodéficience Humaine), virus responsable du SIDA (Syndrome de l’Immunodéficience Acquise).
Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.
Selon l’ONU, en 2020 près de 38 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH/SIDA, dont plus de deux tiers en Afrique Sub-Saharienne. Même si la rca n’est pas en tête du classement des pays africains les plus touchés, sa situation reste particulièrement inquiétante, dans un contexte sanitaire et sécuritaire complexe.
Le 1er Décembre est également le jour de la commémoration de la proclamation de la République Centrafricaine. C‘est pourquoi, le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) met en avant la Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA (JMS) dans les jours qui suivent le 1er Décembre.
Comme les années précédentes, la campagne de la JMS sera réalisée par le CNLS, durant tout le mois de décembre 2021 sur l’ensemble du pays, avec l’appui de ses partenaires nationaux et internationaux. Cette campagne sera l’occasion de rappeler aux concitoyens, ainsi qu’à l’ensemble des partenaires œuvrant dans la lutte contre le VIH-SIDA, la nécessité de rester mobilisés face à cette pandémie et de poursuivre les efforts qui ont été entrepris au pays.
Le thème de la JMS retenu cette année par l’ONUSIDA est de : « Mettre fin aux inégalités. Mettre fin au SIDA. Mettre fin aux pandémies » pour les populations affectées par le VIH. Cela semble opportun lorsque l’on sait qu’en Centrafrique plus de 85% de personnes vivant avec le VIH/SIDA et autres maladies virales sont victimes de stigmatisation et de discrimination.
« La discrimination et la stigmatisation contribuent à la montée du virus, car discriminer ou stigmatiser un patient ne l’encourage guère à suivre son traitement, ou à se faire dépister » précise le Dr Marcel Massanga du CNLS. « C’est pourquoi aujourd’hui, il est important de mettre l’accent sur la sensibilisation afin de réduire le taux de la ségrégation dans le pays », justifie-t-il.
En 2020, le pays a lancé, le plan stratégique national de lutte contre le VIH 2020-2025 qui vise à éliminer la discrimination et réduire de moitié les nouvelles infections dues au VIH et traité plus de 95% des personnes touchées par ce dernier. Néanmoins, le pays, n’attend pas les JMS pour lutter contre cette pandémie.
En effet, des campagnes de sensibilisation ont lieu depuis le mois de mars afin que le personnel soignant puisse mettre en pratique les différents articles de la charte relative à la qualité de soins et aux droits des patients.
Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’information figure dans un rapport du Service européen pour l’action extérieure, alors que Bruxelles étudie des sanctions contre le groupe de mercenaires russes.
Les éléments de l’armée nationale avec de brassard Wagner
Alors que l’Union européenne (UE) a annoncé, le 15 novembre, la mise à l’étude de sanctions contre le groupe privé Wagner pour d’« éventuelles » activités au Mali, de nouvelles révélations émanant des services diplomatiques européens évoquent le passage d’au moins un bataillon de la République centrafricaine (RCA) sous le contrôle direct de cette société russe de mercenaires, réputée proche du Kremlin.
Le site bruxellois EUobserver affirmait, lundi 29 novembre, sur la base d’un rapport établi il y a deux semaines par le Service européen pour l’action extérieure (SEAE), que Wagner dirige désormais ces troupes formées par les Européens, dans le cadre de la mission EUTM RCA. Lancée en 2016 et prolongée jusqu’en septembre 2022, cette mission de formation des forces de sécurité implique quelque 365 personnes et est dotée d’un budget annuel de quelque 17 millions d’euros. Une mission civile de conseil, EUAM RCA (71 personnes et 11,2 millions d’euros de budget annuel), complète l’action de l’UE dans le pays. La Minusca, mission onusienne de maintien de la paix, regroupe, elle, toujours près de 15 000 hommes.
Le groupe Wagner, dénommé RU/WG par les rapporteurs européens, compterait, quant à lui, « plusieurs centaines » de membres en République centrafricaine, tandis que 2 600 « personnels militaires » russes y seraient présents. En combattant la rébellion armée, hostile au régime du président Faustin-Archange Touadéra, Wagner viserait surtout une prise de contrôle russe sur les ressources minières à l’ouest et au centre du pays, indique le rapport du SEAE. A l’est, les forces russes se déploieraient depuis quelque temps dans des zones naturelles protégées, mais le service européen s’interroge sur leur but exact.
« Assassinats », « viols » et « torture »
Les auteurs du document affirment que la plupart des troupes centrafricaines présentes sur le terrain sont aujourd’hui « sous le commandement direct ou la supervision des mercenaires de Wagner Group ». Celui-ci, poursuivent-ils, exerce également « une solide influence sur le commandement des forces armées centrafricaines et d’autres institutions gouvernementales ».
Le bataillon d’infanterie territoriale 7, formé par l’UE, serait, lui, totalement sous la coupe du groupe, selon le service diplomatique – qui relève également les liens étroits entre une partie de l’état-major des armées centrafricaines et des responsables russes. L’insuffisance des liens avec les troupes et des contrôles sur celles-ci est « régulièrement exploitée par les mercenaires, qui utilisent dès lors à leur profit des unités déployées », poursuit le document….
Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Monsieur Ali Hassan Bouba, ministre de l’Élevage et de la Santé animale, poursuivi pour crime de guerre et crime contre l’humanité par la Cour Pénale Spéciale (CPS), a été nommé ce lundi 29 novembre 2021 par le chef de l’État Faustin Archange Touadera à titre exceptionnel dans l’ordre de mérite centrafricain. Un véritable doigt d’honneur à la justice et aux familles des victimes.
Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).
Interpellé dans son bureau par une unité de la gendarmerie de la Cour Pénale Spéciale, le ministre de l’Élevage et de la Santé animale Ali Hassan Bouba avait été inculpé de crime de guerre et de crime contre l’humanité. Placé en détention provisoire à la prison du Camp de Roux, il a été exfiltré de sa cellule par des éléments mixtes de sécurité (garde présidentielle, gendarmerie, police, milices requins et Mercenaires russes de Wagner), rendant ainsi impossible sa représentation devant les juges d’instruction de la Cour pénale spéciale.
Or, d’après nos informations, depuis l’interpellation du ministre, les juges d’instruction n’ont pas cessé de subir de pression de la part du chef de l’État au point qu’ils décident de changer de numéros de leur mobile. Se retrouvant face au mur, le président Touadera à décidé d’appeler personnellement le Directeur de la gendarmerie nationale ainsi que celui de la garde présidentielle et de la police nationale afin de faire tout pour la libération de Monsieur Ali Hassan Bouba. C’est ainsi que vers 9 heures, le ministre a été exfiltré de sa cellule pour être ramené chez lui au KM5.
Et ce n’est pas fini!
Trois jours plus tard, le chef de l’État décide de faire un doigt d’honneur à la justice internationale en nommant ce fugitif Ali Hassan Bouba à titre exceptionnel dans l’ordre de mérite Centrafricain. « Un mercenaire tchadien, un criminel des Centrafricains, est devenu un Centrafricain mérité devant les yeux du président Touadera soit-disant élu par ces Centrafricains, un roi dans ce pays. Alors, les autres ministres élevés au même titre que lui, accepteront-ils de porter la même médaille ensemble avec lui ? . C’est vraiment scandaleux. », déplorent les Banguissois.
Selon des informations recueillies, Monsieur Hassan Bouba recevra son grade comme tout autre, la veille de la fête nationale du 1er décembre prochain. Selon certains observateurs, cet acte d’une extrême gravité, ordonné par le Président Faustin Archange TOUADERA a créé un profond émoi, tant chez les victimes qu’au sein du peuple centrafricain et dans la communauté internationale.
« Le président TOUADERA consacre ainsi l’impunité des auteurs de crimes contre le peuple centrafricain et la fin de l’état de droit sous son régime qui foule au pied l’indépendance de la justice », déclare l’opposition démocratique.
Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon des sources concordantes, le drame s’est produit la semaine dernière dans le village minier de Ngoundja, situé à 65 kilomètres de la ville de Bria sur l’axe Sam-Ouadja. Des habitations incendiées et détruites, des individus interpellés, d’autres tués. C’était sur des chantiers miniers, selon les témoins.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Un-mercenaire-de-la-societe-Wagner-sur-une-moto-a-Bria-450×225.jpg” alt=”Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria” width=”450″ height=”225″ />Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
Selon des sources concordantes, la scène criminelle s’est déroulée mercredi dernier sur des chantiers miniers de Ngoundja, une localité située à 65 kilomètres de Bria sur l’axe Sam-Ouadja.
Selon quelques rescapés interrogés par la Rédaction du CNC, c’était vers 11 heures que les Mercenaires russes de la société Wagner, lourdement armés, ont fait leur incursion sur deux chantiers miniers de la localité. Le but était de faire de maximum des victimes et de faire peur aux artisans afin de les chasser définitivement des chantiers , racontent-ils. D’après eux, ces sanguinaires de Wagner ont ciblé intentionnellement les artisans en tirant sur eux, tuant au moins une dizaine, et blessant 36 autres.
Ensuite ils ont procédé méthodiquement à la destruction de toutes les habitations, de la même manière que font les policiers municipaux à Bangui sur des hangars des commerçants installés illégalement, dans le but, selon eux, de rendre les chantiers inhabitables. D’après eux, il n’y a aucune maison habitable en ce moment sur ces deux chantiers miniers de Ngoundja.
Les rescapés, traumatisés, ont du prendre la destination de Bria par la brousse avant de sortir trois jours plus tard au village Orlo, situé à une douzaine de kilomètres de Bria et appeler leurs parents au secours. Certains ont été amenés sur des motos à la clinique du MSF, d’autres à l’hôpital préfectoral. Mais d’après leur témoignage, les dégâts étaient énormes, d’autres blessés sont morts dans la brousse.
Rappelons que le mois dernier, le chef des mercenaires russes, Monsieur Alex, avait lancé un ultimatum à tous les jeunes de Bria et d’alentour de ne plus s’adonner aux activités minières dans la région. « Malheur à celui qui sera pris la main dans le sac », prévient Alex.
Cet avertissement concorde aux propos du ministre d’État Willybiro qui avait lui aussi mis en garde les populations locales contre des graves incidents qui vont probablement avoir lieu cette saison sèche.
Bangui, 30 nov. 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pas question pour les agents de la société Aviation Handling Service de relâcher la pression sur leur direction générale. Ils ont l’impression d’être abandonnés par les autorités de leur pays. Tension, dispute, stress, mauvaises conditions de travail, les employés se disent traumatisés par ce moment de désagrément de leur vie au travail.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/HOUEMAVO-Ghislain-directeur-general-de-lAviation-Handling-Service-450×425.jpg” alt=”Monsieur HOUEMAVO Ghislain, directeur général de l’Aviation Handling Service” width=”450″ height=”425″ />Monsieur HOUEMAVO Ghislain, directeur général de l’Aviation Handling Service
Hors-mis l’instauration d’un mauvais climat de travail au sein de l’entreprise Aviation Handling Service, les employés ne cessent de dénoncer la lenteur de leur Directeur général dans l’exécution de ses tâches administratives. D’après eux, à chaque fois que sa femme ou ses enfants viennent de la Côte d’Ivoire pour lui rendre visite en République centrafricaine, l’homme abandonne son bureau durant plusieurs semaines, et se permet même de les raccompagner à leur retour jusqu’à dans leur pays. Pendant ce temps, les dossiers s’accumulent sur son bureau. Et ce qui est plus étonnant, ils ne se soucient même pas à les évacuer rapidement lors de son retour au bureau.
À en croire leurs propos, dans leur société Aviation Handling Service (AHS), le délai de réponse s’est transformé en délai maximum. Un véritable gâchis. Et ce n’est pas tout! Les employés dénoncent également la méthode des “promotions canapé”qui sont aussi une forme de harcèlement sexuel. Ils prennent l’exemple de leur collègue appelé Pierro Ngassa promu à un poste qu’il n’avait pas le profil. « C’est le favoritisme lié au contact personnel », ce qui pourrait influencer certains employés.
« Lorsqu’on se sent moins bien traité que notre collègue, on perd le goût de s’investir. On ressent de la rancune à l’égard du favori, puis la méfiance s’installe. Ça finit par diviser », déplore l’un des employés de la société AHS interrogés par CNC.
Au passage, ils s’attaquent aussi à la mauvaise gestion dans leur société. D’après eux, le cas de leur directeur administratif et financier, Monsieur Dalmeda, qui est aussi le frère aîné du directeur général Ghislain HOUEMAVO fait froid au dos ? Selon leur propre investigation, celui-ci fut employé de la société Bolloré, mais licencié pour vol aggravé, se retrouve miraculeusement promu directeur administratif et financier à la société Aviation Handling Service (AHS). »C’est une véritable mafia », dénoncent-ils.
Pour les employés, il n’est pas temps de baisser la main dans la lutte pour leur meilleure condition de travail. Justement, c’est dans cet élan qu’ils se sont opposés depuis deux semaines à leur directeur général sur l’épineuse question de la prise en charge de l’achat de tenue de défilé pour la festivité du premier décembre prochain. Les employés exigent que l’entreprise leur paye cela, ce que le directeur général refuse en bloc. Alors, la seule question est de savoir si le premier décembre, les employés vont-ils défiler avec leur tenue habituelle de Docker ?Attendant de voir.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo officiel du parti PDCA” width=”450″ height=”257″ />Logo officiel du parti PDCA
Interpelé par certains Pionniers qui (1) commencent à trouver long mon silence politique du moment, (2) s’alarment d’un manque de visibilité politique, (3) désespèrent à cause de la dégradation très avancée de la situation socio-politique du pays qui se trouve dans l’impasse, sans certitude de sortie immédiate, et (4) souhaiteraient connaître ma perception politique pour être fixé, je me fais l’obligation pionnière de remercier ceux-ci et de demander à tous les Pionnières et Pionniers, toujours fidèles au PDCA, de se rappeler les quelques valeurs et préceptes forts que je n’ai jamais hésité à partager avec vous, notamment, dire toujours la vérité, même si elle fait rougir les yeux, la transcendance de soi ou la résilience, la fermeté dans l’engagement et la détermination, la forte volonté politique, la force politique et morale de voir les réalités socio-politiques telles quelles, savoir garder son sang-froid, la nécessité d’avoir toujours la tête bien froide et bien posée sur les épaules pour réfléchir à des alternatives en cas de difficultés, apparemment insurmontables, que l’impossible n’est pas PDCA, que tout problème, quel qu’il soit, trouve toujours une solution, que seul, on est toujours limité, mais ensemble, on peut faire des prodiges…, et d’être en communion avec vous, ainsi qu’avec tous les compatriotes Centrafricains, pour partager les constats d’évidences politiques et les déductions faits, après une introspection rétroactive du vécu politique durant la période de référence que j’avais retenue, constituée des années 2019-2020-2021, pour des modulations ou reformulations des visions politiques et approches stratégiques devant permettre au PDCA de jouer pleinement son rôle, à la sortie de la zone de turbulences, que nous connaissons depuis janvier 2021, laquelle j’avais pressentie et vous en avais évoquée en 2016 et 2018.
Aussi pionnière ment, je voudrais rappeler à chaque Pionnière et à chaque Pionnier, quand le TOUT PUISSANT, voudrait que l’être humain, sa créature, traverse les souffrances pour donner un sens à vie sur terre, celui-ci ne peut jamais s’y soustraire. Et nous, Centrafricains, avons déjà traversé nos souffrances, et en 2015, le Bon DIEU nous avait envoyé son messager, le Pape FRANÇOIS, nous demander de traverser le Rubicon, vivre désormais dans la vérité pour connaître la paix, sa splendeur et sa gloire divines ; mais, nous avons endurci nos cœurs, voilà pourquoi nos souffrances perdurent encore un peu.
L’occasion s’offrant, j’en profite pour vous réaffirmer que le silence est aussi important et nécessaire en Politique, parce qu’il permet de faire certains recadrages et vous devez vous rappelez, que parfois je me fais paresseux, refusant de réfléchir ou d’anticiper pour vous obliger à réfléchir. Et mon silence ces derniers temps, ne signifie pas fatale résignation, mais je me suis accordé ce moment pour faire la rétrospective de la période de référence, sus-évoquée, durant laquelle, comme vous le savez si bien, en vos noms, j’ai suffisamment alerté, décrié, dénoncé, tout en proposant certaines idoines alternatives ; hélas, j’ai fini malgré moi par réaliser, comme tous les autres compatriotes alerteurs-démocrates, que le Président TOUADERA nous a menés dans un cul de sac où nous pataugeons dans une eau boueuse, immonde et nauséabonde, de laquelle il incapable et impuissant de nous y sortir, parce que prisonnier des mercenaires-partenaires de la société Wagner, dont son ancien Premier Ministre NGREBADA se réclame la paternité pour assouvir ses ambitions personnelles, en rêvant d’un coup d’Etat de Palais qui ne semble plus possible. Vous, qui m’accompagnez depuis la création du PDCA, savez bien que, ce que je pressens, ressens, annonce, dénonce ou décrie, se réalise toujours, au moins, à 75 % ; et depuis 2016, je n’avais jamais cessé de vous dire et répéter, avec force, quand les circonstances le permettaient, que ce n’est pas TOUADERA, le Président qui nous amènera à nous relever socio-politiquement et à nous reconstruire économiquement. Le PDCA se doit de se préparer à jouer son rôle politique à l’avenir ; pour corroborer cette métaphore, mieux l’imager et bien vous la ré expliquer, je me dois de vous rappeler nos discussions-échanges lors des réunions du Parti des 06 et 09 février 2016, du 16 avril 2016 et du 09 juin 2018, car je n’ai jamais refusé de partager avec vous, certaines expériences ou valeurs pour renforcer votre militantisme au sein du PDCA, qui se veut un Parti fondé sur les principes d’Union Nationale, de la Démocratie Sociale, de l’Humanisme et des Valeurs Traditionnelles Fortes et Positives qui préparent les adolescents à la citoyenneté conséquente.
REUNION DES 06 Et 09 FEVRIER 2016
De nombreux Pionnières et Pionniers avaient souhaité recevoir des consignes du Parti pour le vote du deuxième tour des élections présidentielles du 14 février 2016. Au lieu de donner des consignes, j’avais proposé au Bureau Exécutif National Provisoire-BENP, la convocation d’une réunion extraordinaire le 06 février pour en discuter et faire des communications conséquentes. D’entame à l’ouverture de cette réunion, je vous avais rappelé que des consignes du Parti ne vous avaient pas été données pour les votes du référendum constitutionnel et pour le premier tour des élections présidentielles et législatives, parce que (1) le projet de la constitution proposé, va mettre en place un ordre constitutionnel mou, alors que le pays connaît une partition de fait avec les groupes armés qui occupent 60 % du territoire national, (2) que le PDCA, ne participant pas à ces élections, n’a pas eu de discussions ou négociations politiques avec un quelconque candidat présidentiel, parce que le vécu politique avec le KNK nous a suffisamment édifié (3) que moi-même et certains Membres du BENP, n’avons pas exercé nos droits de vote, parce que nous avons réalisé que ces élections, organisées sans préparations conséquentes, sur fond d’insécurité cristallisée, induiront de nombreuses problématiques et (4) que le PDCA a été créé pour donner un sens à la Politique en Centrafrique, c’est-à-dire, faire de la Politique un creuset d’alternatives et de contre-alternatives crédibles et de perspectives d’avenir, d’où notre fière et noble vision ‘’…Oser et Réussir à faire de la Politique une Mission d’Objectifs et non une fonction’’ qui nous oblige d’être très regardants pour les alliances politiques.
Et je n’avais de cesse d’attirer vos attentions sur cette noble vision qui a été traduite dans les différents objectifs politiques du Parti, lesquels, si réellement observés et objectivement appliqués, amèneront tôt ou tard, avec moi ou sans moi, le PDCA à jouer à un moment donné un rôle au plan national. Par conséquent, je m’interdis, tout comme le BENP, d’engager notre Parti dans l’incertitude. Comme vous l’aviez souhaité, latitude est laissée à chaque Pionnière et à chaque Pionnier de librement voter, parce qu’il ne faudrait pas exposer nos militants, vu l’insécurité qui est devenue un fonds de commerce pour les groupes armés, dont 90 % des éléments sont des mercenaires importés, ni foi ni loi. Si vous voulez vous choisir un candidat, vous avez toute latitude et le BENP et moi ne pouvons qu’y souscrire; mais sachez que ce choix n’engagera ni le Parti ni le candidat que vous allez choisir, faute de discussion ou négociation et accord politique préalables. Et à l’unanimité, vous avez décidé d’échanger à propos et faire un choix démocratique. N’ayant pas pu faire ce choix le samedi 06 février 2016, la réunion a été reportée au mardi 09 février 2016 à 15 heures, et à cause de votre fort effectif de ce jour, les échanges ont duré plus de trois (3) heures, à l’issue desquels le choix a été porté sur le candidat TOUADERA avec un très faible écart de voix, ce que je n’avais pas manqué de relever à l’attention des uns et des autres.
REUNION DU 16 AVRIL 2016 :
En divers, une Pionnière a sollicité mon avis sur le discours d’investiture du Président TOUADERA du 30 mars 2016. En analyste politique, j’avais relevé qu’à travers ce discours, le Président TOUADERA n’a évoqué qu’un chapelet d’intentions politiques pour pallier une situation d’anormalité socio-politique héritée ; et j’avais conclu mes explications en ces termes, ‘’… on reconnaît un maçon ou un bâtisseur au pied du mur. Attendons de voir’’. Et très vite, nombreux de ceux qui avaient fait le choix du candidat TOUADERA n’avaient pas hésité à exprimer leur déception.
REUNION DU 09 JUIN 2018 :
Après avoir fait état de la situation socio-politique du pays qui ne laissait entrevoir aucune visibilité politique, mais suscitait par contre des inquiétudes, doutes et interrogations, je vous avais proposé une pause sabbatique dans les activités politiques du Parti, parce que je ne voyais pas ce que le Président TOUADERA voudrait politiquement obtenir avec son dialogue uniquement avec les groupes armés et unanimement récusé par l’opinion populaire nationale, tout en vous donnant mon impression personnelle en ces termes : ‘’… si le Président TOUADERA réussit à tenir son fameux dialogue avec les groupes armés, lequel est récusé par toutes les entités nationales, les élections de 2020-2021 n’auront pas lieu et nous risquons de connaître une autre zone de turbulences…’’ Et nous y sommes depuis janvier 2021, après le fiasco électoral qui a abouti à un grossier hold-up.
Ensuite, réalisant que l’accord du fameux dialogue de Khartoum (Soudan) est un accord de dupes, en vos noms, je n’avais cessé d’alerter, de décrier, de dénoncer tout en proposant certaines alternatives, en me focalisant particulièrement sur la concertation citoyenne ou le dialogue national inclusif qui demeure la seule alternative pour sortir de l’ornière dans laquelle le Président TOUADERA venait de nous y plonger avec son fameux dialogue, qui n’était qu’une sibylline manière de dérouler le reste de ses agendas politiques encore cachés, en vue d’asseoir son pouvoir personnel. Mais en piètre stratège politique, le Président TOUADERA s’est pris dans ses propres calculs politiciens, mal élaborés, et n’est plus que l’ombre d’un Chef d’Etat, en cette fin du mois de novembre 2021, parce que (1) otage des Dignitaires MCU qui se sont enrichis de manière insolente et de ses hommes de basse besogne qui commencent à réaliser que l’après-pouvoir TOUADERA signifierait pour eux, la descente dans les abysses du Palais de la Justice Centrafricaine, s’ils arrivent à échapper aux règlements de comptes personnels et (2) surtout prisonnier des mercenaires-partenaires de la société Wagner, que son ancien Premier Ministre NGREBADA ne cesse de revendiquer la paternité, pour ce que tout le monde sait maintenant, mais qui ne sera plus possible.
En cette fin d’année 2021, le Président TOUADERA n’est qu’un Chef d’Etat de façade et l’effectivité des pouvoirs politiques est exercée par les mercenaires-partenaires de la société Wagner, qui se substituent, au vu et au su de nous tous, aux Autorités Politiques Centrafricaines à Bangui, et par voie de conséquence, le Président TOUADERA devient impuissant et incapable. Et si certains Pionniers et Pionnières ne sont pas convaincus de ce que je viens d’évoquer, je leur demande pionnière ment de trouver les réponses aux quelques questions ci-après :
Dans quel pays normal au monde, un Chef d’Etat se fait braquer plusieurs fois à son domicile par des mercenaires-partenaires de la société Wagner pour réclamer leur salaire de sang ?
Dans quel pays normal au monde, un Chef d’Etat s’est dépossédé, sous pression, des principales ressources budgétaires, notamment les recettes des douanes qui représentent 65 % de ces ressources budgétaires, au profit des mercenaires-partenaires de la société Wagner qui veulent se rembourser de leurs prétendus 127 milliards de fcaf consommés en matériels militaires dans la guerre du Président TOUADERA contre son Peuple ?
Dans quel pays normal au monde, les mercenaires-partenaires de la société Wagner exportent chaque semaine des tonnes de minerais, sans rentrées de recettes au Trésor Public ?
Dans quel pays normal au monde, le Chef d’Etat recourt aux mercenariat et banditisme d’Etat pour martyriser son Peuple ?
Dans quel pays normal au monde, un ambassadeur, accrédité auprès du Chef d’Etat de ce pays, supervise les conseils de Ministres ?
Dans quel pays normal au monde, le Président de l’Assemblée Nationale décerne un certificat de satisfecit à des mercenaires-partenaires de la société Wagner pour avoir tué, calciné et ethnocidé des citoyens ?
Dans quel pays normal au monde, le Président de l’Assemblée Nationale fait du Palais du Peuple un haut lieu de rencontre des gourou et illunminati ?
Dans quel pays normal au monde, un Premier Ministre confère le statut de partenaires à des mercenaires et groupes armés, auteurs de tueries-calcinations de masse et leur verse des fonds politiques ?
Dans quel pays normal au monde, un ancien Premier Ministre fait garder son coffre-fort par les mercenaires-partenaires de la société Wagner dans leur site de Béréngo ? Et que contient ce coffre-fort ? Les armoiries et attributs du Pays ?
Dans quel pays normal au monde, des mercenaires exigent des Autorités Politiques l’érection d’un monument commémoratif à la mémoire des mercenaires tués, lequel monument doit être inauguré le 1er Décembre 2021, jour du 63ème anniversaire de la proclamation de la République, jour de fête nationale ? Et les innocents Centrafricains tués-calcinés, quelle reconnaissance leur est faite ?
Dans quel pays normal au monde, les mercenaires de la société Wagner exigent et obtiennent du Président de la République le relâchement d’un inculpé pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et placé sous mandat de dépôt, par la Cour Pénale Spéciale-CPS, appendice de la Cour Pénale Internationale-CPI dans le pays hôte, pour qu’il ne révèle pas les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par ces mercenaires dans la Préfecture de la Ouaka ?
Pionnières,
Pionnières,
Je vous sais capables, non seulement, de répondre à toutes ces questions, mais de réaliser et convenir avec moi que, les mercenaires-partenaires de la société Wagner, sont en train de s’ériger en maîtres absolus de l’Etat Centrafricain et relèguent le Président TOUADERA au rôle d’une façade présidentielle. Et oui, vous avez bien compris ; les mercenaires-partenaires de NGREBADA, le parrain, nous ramènent au stade de colonisés à la russarde, au moment où TOUADERA nous fait traverser une zone de turbulences, un autre moment d’épreuves, à issues incertaines, depuis janvier 2021.
C’est pour dire que, vous les Pionnières et Pionniers du PDCA, moi le Président Fondateur du PDCA, et tous les autres compatriotes Centrafricain, nous sommes individuellement et collectivement interpelés, parce que la République est en danger et ensemble, nous devons avoir des visions convergentes pour envisager la meilleure voie de sortie, aux moindres coûts, de cette zone de turbulences et de l’esclavagisme à la russarde.
Quelle que soit la formule ou voie de sortie, qu’elle soit consensuelle ou qu’elle soit brutale, notre salut collectif réside dans le dialogue national inclusif. Que TOUADERA le veuille ou pas, ce dialogue national inclusif aura lieu, se tiendra bien en terre centrafricaine, car il s’agit de survie de tout un Peuple. Le Centrafricain lambda, politiquement et volontairement maintenu dans l’alphabétisme et l’ignorance pour mieux piller le pays, a fini par bien comprendre que les Autorités Politiques de Bangui, qui ne cessent de lui mentir, ne contrôlent rien, ne maîtrisent rien et sont prisonnières des mercenaires-partenaires de la société Wagner, sans lesquels leurs fauteuils auraient déjà basculé.
Oui, le Centrafricain lambda a enfin réalisé que les Autorités Politiques de Bangui sont prises entre le marteau, tenu levé par le bras qui s’appelle mercenaires-partenaires de la société Wagner, et l’enclume, qui s’appelle Peuple Centrafricain, dont la colonne stylobate est solidement ancrée dans le sol centrafricain. Dans une telle circonstance, c’est le Peuple qui gagne toujours, parce que le coincé entre marteau et enclume finira fatalement par être écrasé, et le bras, sous l’effet de rebondissement du marteau, finira par le relâcher.
Telle est l’idoine conclusion faite à la fin de ce moment de silence, que je me suis accordé, que vous avez trouvé long et qui commence à vous inquiéter.
Merci – Pionnières considérations – Bonne fête du 1er Décembre 2021
Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La scène criminelle s’est produite ce dimanche 28 novembre 2021 à quelques kilomètres du marché hebdomadaire de Loura, une commune située à 35 kilomètres au nord-Est de Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Péndé.
Un soldats FACA avec un brassard de la société de mercenariat Wagner
Selon des témoignages recueillis peu après l’événement, les cinq victimes, qui était toutes des éleveurs peuls, se rendaient au marché hebdomadaire de Loura pour se ravitailler aux vivres quand ils ont eu le malheur de leur vie de croiser un groupe des soldats FACA en patrouille dans la zone. Après quelques échanges, ils ont été arrêtés et conduits par ces militaires de l’armée nationale à quelques centaines de mètres du village. Dépouillés et attachés les mains au dos, ils ont été fusillés sans hésitation au bord de la route malgré la présence d’une foule sur le marché. La détonation des tirs faisait peur aux gens qui ont tout de suite abandonné leur course sur le marché. Parmi les cinq victimes, il y’avait une femme et quatre hommes, âgés entre 45 et 65 ans. Notre équipe n’a pas pu retrouver les familles des victimes. Nous avons retrouvé les soldats qui auraient commis ce crime, mais ils n’ont pas voulu commenter l’affaire comme d’habitude.
Rappelons que les soldats FACA sont aussi cités dans de nombreux cas d’exécution extrajudiciaire comme les rebelles et les Mercenaires russes. Non poursuivis et non dénoncés, ces soldats criminels se croient intouchables. Il faut avoir l’opportunité de voyager à l’intérieur du pays pour voir comment ces soldats réagissent face aux civils. Contrairement à un civil, ils sont toujours prêts à prendre la fuite face aux rebelles. Ce ’’n’est un secret pour personne.
Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un terrible drame de la route s’est produit ce lundi 29 novembre au quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui. Deux hommes en sont décédés. Ils se trouvaient sur une motocyclette quand celle-ci avait été écrasée par un camion appartenant à une société.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/circulation-dans-la-ville-de-Bangui-1-450×253.jpg” alt=”circulation dans la ville de Bangui” width=”450″ height=”253″ />Ville de Bangui. CopyrightCNC
Selon les premiers éléments d’informations recueillis, les deux engins impliqués dans ce drame étaient en provenance du cimetière de Ndress quand l’accident mortel avait eu lieu.
En effet, peu-avant midi, un camion appartenant à la société HUSACA, en circulation dans le quatrième arrondissement en provenance de cimetières de Ndress, se retrouve face à un taxi-moto qui vient juste de le dépasser dangereusement au niveau de la rue MONASTÈRE, au quartier Kpoungoulou en allant vers le marché de Boyrabe. Mais le conducteur de la moto, qui transportait un passager, s’est subitement perdu le contrôle de son engin. Il a fait une chute terrible sur la chaussée avec sa moto et le passager alors que le camion était derrière eux à moins de 5 mètres. Difficile de les éviter, le conducteur du camion tente en vain et les a percutés dangereusement. Sur place, les deux passagers sont morts, leur moto complètement écrasée.
Aussitôt, une foule immense s’est rassemblée sur le lieu et tente de neutraliser le conducteur du camion qui a pu s’échapper quelques minutes avant l’arrivée des policiers du commissariat du quatrième arrondissement et les gendarmes de la brigade motorisée. Malheureusement, avant leur arrivée sur le lieu de l’accident, le camion a été complètement incendié par la foule hostile. Même des câbles électriques de l’ÉNERCA avaient été touchés par les flammes.
Pour l’heure, les deux corps des victimes sont à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.
Bangui, 30 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce vendredi 26 novembre, dans le village Yéléwa, situé à environ 90 kilomètres de Bouar sur l’axe Ngaoui, les Mercenaires russes, appuyés par des soldats FACA ont mené une opération de fouille systématique des maisons porte par porte. Selon des sources locales, 8 personnes ont été interpellées à l’issue de cette opération.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/Fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-450×253.jpg” alt=”Fouille maison par maison des mercenaires russes de la société Wagner” width=”450″ height=”253″ />
Vendredi 26 novembre, dans la matinée, à Yéléwa, une commune rurale d’élevage de la République centrafricaine située à 90 kilomètres sur l’axe Bouar Ngaoui (ouest), des mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA, ont mené une opération de fouille systématique des maisons porte par porte. L’objectif, d’après eux, est avant tout de chercher des effets militaires, de chercher les sans-papiers, mais aussi de débusquer certains membres des groupes armés, en l’occurrence ceux du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Durant plusieurs heures, des maisons ont été minutieusement fouillées, mais ils n’ont pas pu trouver ce qu’ils cherchent. Concernant le contrôle des papiers, les personnes possédant des cartes du parti MCU, les cartes d’identité nationale et les cartes d’électeurs n’ont eu aucun problème. Par contre, ceux qui ne possèdent rien ont été embarqués. C’est ainsi que 8 individus, dont 3 Peuls et 5 chrétiens ont été embarqués pour une destination inconnue, probablement dans leur base.
D’après nos sources, il n’y avait eu aucun incident majeur ni de bavure majeure cette opération.
Rappelons que Niem-Yéléwa, Abba, de Gaule sont des fiefs des rebelles du mouvement 3R. Mais après leur reprise par les forces gouvernementales, les rebelles se sont retirés dans des montagnes périphériques.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/MLPC-logo-officiel–450×277.jpg” alt=”logo officiel du mouvement de libération du peuple centrafricain.” width=”450″ height=”277″ />Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).
DECLARATION
RELATIVE A LA SOUSTRACTION
DE ALI HASSAN BOUBA DE LA JUSTICE
L’impunité zéro, présentée pourtant comme l’épine dorsale du deuxième quinquennat du Président Faustin Archange Touadéra, après les échecs de la « rupture » et de la sécurité du premier mandat, vient de présenter à la face des opinions nationale et internationale son caractère purement démagogique par l’entrave faite à l’audition par la justice de M. Ali Hassan Bouba puis la théâtralisation de sa soustraction sans autre forme de procès le 26 novembre 2021.
En retrouvant ainsi sa « liberté », ce chef de guerre poursuivi par la Cour Pénale Spéciale (CPS), pour crimes présumés de guerre et contre l’humanité prouve, s’il en était encore besoin, les liens alambiqués qu’il entretient avec les gouvernants outre sa nomination au gouvernement.
Il découle de ce constat que :
les auteurs, commanditaires, exécutants et leurs complices dans cette obstruction/soustraction s’exposent tous, à des degrés divers, aux poursuites judiciaires pour un acte qui est une véritable déclaration de guerre au Peuple centrafricain ;
le sang de nos compatriotes que M. Ali Hassan Bouba et son groupe armé ont fait couler des années durant et les victimes de tous ordres qu’ils ont occasionnées n’ont aucune importance pour les autorités ;
l’Etat de droit consacré par la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice est voué aux gémonies ;
l’instrumentalisation des Institutions telles que la Gendarmerie et la Police est inadmissible dans une République qui se respecte ;
le courage politique doit logiquement amener les autorités de notre pays à dénoncer le Traité de Rome, retirer les Juges centrafricains de la Cour Pénale Spéciale, etc.
la liste des conséquences est non exhaustive.
On peut donc conclure, sans risque de se tromper, que l’insécurité que subit notre pays est savamment entretenue et que sa fin n’est pas pour demain. La vérité sur l’identité de ses auteurs finira bien par être révélée un jour au Peuple centrafricain. Jusqu’à quand abusera-t-on ainsi de la docilité du Peuple centrafricain qui n’aspire qu’à vivre en paix ?
En conséquence de tout ce qui précède, le Bureau Politique du MLPC dénonce avec la plus grande fermeté la libération de M. Ali Hassan Bouba et exige qu’il soit ramené dans les plus brefs délais d’où il est extrait pour permettre à la Cour Pénale Spéciale de poursuivre son travail qui doit être étendu à tous ceux qui, comme lui, se seraient rendus coupables des mêmes actes afin qu’ils en répondent.
Il en est de même des criminels économiques qui avaient gravité ou gravitent encore autour des hautes sphères de l’Etat. Le Peuple Centrafricain attend de les voir enfin traduits devant les juridictions compétentes de leur pays pour croire à l’engagement solennel du Président de la République déclaré urbi et orbi le 30 mars 2021, jour de son investiture pour le second mandat en cours.
Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les cabinets Gide Loyrette Nouel, ADIT et Mazars doivent remettre, d’ici à la fin de l’année, le rapport commandité par le géant des boissons Castel sur sa filiale Sucaf RCA. Celle-ci est accusée par l’ONG The Sentry d’avoir financé le groupe armé UPC, dont l’un des chefs, Hassan Bouba, a été arrêté à Bangui.
Castel s’active pour mettre derrière lui l’affaire Sucaf RCA, sa filiale centrafricaine accusée par l’ONG The Sentry d’avoir financé le mouvement armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC), en pleine guerre civile, contre une protectin de sa sucrerie et de ses champs de canne. Selon nos informations, le leader français du marché africain de la bière et des boissons gazeuses a commandité un rapport sur l’affaire au cabinet d’avocats Gide Loyrette Nouel – qui l’accompagne de longue date -, appuyé pour l’occasion par Mazars pour le volet d’audit comptable et par le groupe d’intelligence économique ADIT. Ce trio remettra d’ici à la fin d’année ses travaux à la direction du groupe. Au lendemain de la parution du rapport de l’ONG américaine, le 18 août, le groupe avait annoncé, dans un très court communiqué, avoir pris acte des “allégations graves” portées à l’encontre de sa filiale et avoir “saisi son comité d’éthique dans le but de diligenter une enquête”, à l’issue de laquelle il communiquerait. L’exercice est totalement inédit pour l’entreprise du très secret Pierre Castel, habitué à gérer son empire sans partage et sans rendre de comptes à quiconque.
A Bangui, l’étoile de l’UPC pâlit.
Le rapport de The Sentry désignait comme principaux bénéficiaires de “l’accord tacite” entre Sucaf RCA et l’UPC le chef du groupe armé, Ali Darass, et son numéro deux, Hassan Bouba. Les deux chefs rebelles se seraient partagés, entre 2014 et 2019, pas moins de 258 000 $ versés par la société sucrière, directement ou par le biais de prestataires locaux. Sucaf RCA aurait par ailleurs réparé et ravitaillé en carburant la flotte de pick-ups armés Toyota de l’UPC, modèles identiques à ceux employés pour l’attaque du camp de réfugiés d’Alindao, en 2018, qui a fait plus de 112 morts parmi les civils. Toujours selon l’ONG, cette attaque aurait été commanditée par Hassan Bouba alors qu’il avait été nommé un an plus tôt, au terme d’accords politiques entre le gouvernement et plusieurs groupes rebelles, conseiller du président Faustin Archange Touadéra. Il a ensuite intégré le gouvernement fin 2020 comme représentant de l’UPC, prenant le portefeuille de l’élevage. Depuis cette nomination, Bouba et Darassa étaient en froid, entraînant le groupe armé au bord de la scission. Mais le vent banguissois a tourné pour Hassan Bouba, qui a été arrêté le 19 novembre, dans le cadre d’une enquête de la Cour pénale spéciale (CPS) mandatée pour poursuivre les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Centrafrique. Il a cependant été libéré vendredi dernier, à la surprise générale.
Vers une réorganisation de Somdiaa
Le dossier pourrait avoir des conséquences sur l’organisation interne de Castel, et notamment la gestion de Somdiaa, son ex-rival sur le marché du sucre africain, dont il a acquis 87 % du capital en 2010, profitant d’une situation financière difficile liée au retrait du fond Emerging Capital Partners (ECP, AI du 30/06/10). Malgré ce rachat, Somdiaa est resté sous le contrôle de son management historique, dont Alexandre Vilgrain, petit-fils du fondateur Jean Vilgrain. Or Sucaf RCA, bien que créé par Castel en 2003, était passé sous le contrôle de Somdiaa, dont le management nomme, depuis, ses administrateurs et principaux cadres.
Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – A Bangui, des voix s’élèvent pour dénoncer la libération de l’ex-rebelle. Accusé de crimes contre l’humanité, il devait comparaître devant la Cour Pénale Spéciale.
CopyrightDRUne dizaine des jeunes qui manifestent et jugent anormal l’arrestation de Hassan Bouba.
Depuis vendredi (26 novembre), la justice pour les victimes de l’UPC (l’Union pour la Paix en Centrafrique), l’un des plus redoutables groupes armés rebelles de la RCA traverse une période difficile avec la libération de son numéro 2, Hassan Ali Bouba poursuivi pour crimes de guerre par la Cour pénale spéciale. Le Dr Jean-Bruno Malaka, porte-parole de la Cour pénale spéciale ne cache pas sa surprise : “A notre grande surprise, ce jour 26 novembre 2021, lorsque l’équipe qui devrait extraire sieur Bouba pour le présenter devant cette chambre d’instruction a été empêchée manu militari d’avoir accès au suspect.”
Autre suprise : Hassan Ali Bouba, qui a rejoint le pouvoir en 2017 et qui est actuellement ministre de l’Élevage, n’a pas été limogé, malgré son arrestation. Son nom figure même sur la liste des ministres invités à prendre part, le 1 décembre, à des offices religieux à l’occasion de la fête d’indépendance de la Centrafrique.
Autant d’indices qui font planer des soupçons sur les intentions réelles du gouvernement. Les Centrafricains interrogés sont déçus et en colère :
“Il s’agit d’un acte aussi ignoble qu’inadmissible qui met notre pays au ban de la communauté internationale. Et en même temps qu’il envoie un message clair à la communauté nationale à savoir que jamais la justice ne sera rendu aux victimes centrafricaines et je précise quand même qu’il pèse sur Hassan Ali Bouba, les présomptions graves de crimes contre l’humanité.”
“Qui est le garant de la loi et des institutions si ce n’est que le président de la République, ils sont donc complices et auteurs de cette orchestration-là. Tout entrave à l’administration de la bonne justice n’est pas la bienvenue dans un Etat de droit.”
Entre justice et impunité
Les organisations de défense des droits de l’homme sont elle aussi indignés par cette libération surprise. “Le gouvernement de la République Centrafricaine est à la croisée des chemins, entre justice et impunité“, a déclaré Elise Kippler, directrice adjointe du programme international de la justice à Human Right Watch. “Le gouvernement doit clairement soutenir sans détour son retour en détention, étant donné que la justice a été réclamée à plusieurs reprises par le peuple centrafricain pour qu’elle puisse être rendue.”
Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis le début de contre-offensive des forces gouvernementales contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) en janvier dernier, les autorités centrafricaines ont suivi une stratégie militaire qui a violé les principes fondamentaux du droit international humanitaire et les droits humains. Elles n’ont fait aucune différence entre les objectifs civils et militaires ni respecté le principe d’un recours proportionné à la force. Sa stratégie a délibérément visé les populations civiles au travers de nombreux crimes : incendie massif des habitations, assassinat, arrestation massive et arbitraire, agression sexuelle, etc.. Mais ce jeudi 25 novembre, à Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, c’est une nouvelle étape qui est franchie. On assiste au massacre de plusieurs civils, la destruction et l’incendie de plusieurs centaines d’habitations ainsi que la confiscation illégale des biens. C’est vraiment une nouvelle catastrophe naturelle comise par les hommes de Wagner.
Mercenaires russes de la société Wagner qui font avec leurs camions de troupes” width=”450″ height=”310″ />Une patrouille des mercenaires russes
Ce jeudi 25 novembre, à Aïgbado, dans le nord de la rca, la terre s’est arrêtée de tourner. C’est la fin du monde pour ces pauvres citoyens livrés aux criminels de guerre, les mercenaires russes de la société Wagner. Aucun peuple au monde ne doit subir ce genre de traitement inhumain et dégradant. Pourquoi les Centrafricains ?
une politique de la « terre brûlée »
Selon des témoins, et confirmés par les autorités locales, les mercenaires russes, à bord de leurs pick-up, et lourdement armés, ont fait leur incursion dans le village Aïgbado. Officiellement, c’était pour combattre les rebelles de la CPC, mais la réalité est toute autre chose. Sans prévenir la population, comme ils ont fait en Syrie, ils ont commencé à tirer sur les habitants et animaux domestiques sans raison et sans distinction, tuant près d’une cinquantaine, d’autres sources parlent d’une centaine. Et comme si cela ne leur suffisait pas, ils ont incendié plusieurs habitations, procédant également à l’arrestation d’une dizaine des civils. Ils ont également brûlé les commerce et emporté plusieurs biens.
L’arrivée des mercenaires russes de la société Wagner en République centrafricaine en janvier 2021, officiellement pour combattre au côté des soldats FACA et repousser les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui ont tenté de faire tomber la capitale, les attaques contre les civils se sont accrues en nombre, en fréquence et en brutalité, et ce, dans des villes et villages hors de toute présence rebelle ou objectifs militaires.
Dans de nombreux cas, la gravité des crimes commis par les mercenaires russes, les forces gouvernementales et les milices du gouvernement, ainsi que l’échelle et la façon systématique dont ces abus étaient commis, permettent de les compter comme crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En réponse à la Cour Pénale Spéciale qui déplore dans un communiqué l’entrave au bon fonctionnement de la justice après la libération forcée et illégale du suspect Ali Hassan Bouba, ministres de l’Élevage de la Santé Animale, placé sous mandat de dépôt à la prison militaire du Camp de Roux pour crime de guerre et crime contre l’humanité, Monsieur Fidèle Gouandjika, conseiller du chef de l’État Faustin Archange Touadera répond sèchement aux critiques que provoque cette exfiltration.
Le ministre de lélevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. Photo CNC
« C’est la cour pénale spéciale à travers ses officiers de police judiciaire et la Minusca qui ont arrêté le ministre Bouba dans son bureau. Et le Président de la République, ni personne n’était au courant de cette arrestation qui frise une séquestration. Maintenant Hassan Bouba s’est évadé, paraît-il. Et donc il appartient à la justice, munie de ses officiers de police judiciaire et de la Minusca d’aller chercher ce fugitif qui, aujourd’hui, serait chez lui à son domicile qui est connu de tous au km5. La justice à des officiers de police judiciaire, la Minusca est là en appui. Il y’a également UNPOL, la police de la Minusca. Et donc ces deux entités suffisent pour respecter les ordres donnés par le procureur de la cour pénale spéciale pour aller chercher ce fugitif et voir dans quelle condition il avait été libéré, et quels sont ses complices. Mais le chef de l’État, le gouvernement, l’Assemblée nationale n’étaientt pas au courant ni de l’arrestation ni de l’évasion «, rétorque Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du chef de l’État.
En réponse, l’ancien ministre d’État, Président du parti PATRI, maître Crépin Mboli Goumba pense que c’est un défi sans précédent lancé à tous ceux qui pensent que l’indépendance de la justice, la reddition des comptes, la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes sont des éléments majeurs de l’appréciation d’un pays au monde.
Crépin Mboli Goumba : « C’est un acte ignoble qu’inadmissible qui met notre pays au bord de la communauté internationale en même temps qu’il envoie un message clair à la communauté nationale à savoir que jamais, la justice ne sera rendue aux victimes centrafricaine ».
Et ce n’est pas tout! L’ancien ministre Serge Bokassa se dit aussi consterné d’apprendre la libération forcée du sieur Ali Hassan Bouba de sa cellule par des gendarmes. Pour lui, la responsabilité incombe au Président de la République.
Serge Bokassa : » qui est le garant des lois dans notre République. Qui est le garant des institutions si ce n’est que le Président de la République, chef de l’État Faustin Archange Touadera ? À partir du moment où il se mue dans un mutisme coupable. Nous voyions bien qui sont complices de cela. Ils sont auteurs de cette orchestration. Il leur revient, dans des délais brefs, de communiquer, d’informer l’opinion publique sur cet acte odieux qui n’honore pas la République centrafricaine, qui n’honore pas le peuple centrafricain, qui n’honore pas la démocratie centrafricaine, s’il y’a la démocratie bien entendu, ce à quoi je ne crois pas vraiment… ».
Pour la coalition de l’opposition démocratique, Le Président TOUADERA consacre ainsi l’impunité des auteurs de crimes contre le peuple centrafricain et la fin de l’état de droit sous son régime qui foule au pied l’indépendance de la justice.
Coalition de l’opposition démocratique : «L’arrestation de Monsieur Ali HASSAN BOUBA, ministre de l’Élevage et de la Santé animale, auteur présumé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par la Cour Pénale Spéciale (CPS) le 19 novembre 2021 a été saluée par les victimes de ses exactions, l’ensemble de la population centrafricaine et la Communauté internationale qui attendaient enfin que justice soit rendue. Mais contre toute attente, le 26 novembre 2021, la COD 2020 a appris avec indignation et consternation l’obstruction faite pour la présentation de HASSAN BOUBA devant les juges d’instruction de la CPS et par la suite la libération manu militari de ce dernier par des éléments mixtes de sécurité (garde présidentielle, gendarmerie, police, milices requins et mercenaires russes de Wagner).
Cet acte d’une extrême gravité, ordonné par le Président Faustin Archange TOUADERA a créé un profond émoi, tant chez les victimes qu’au sein du peuple centrafricain et dans la communauté internationale.
Le Président TOUADERA consacre ainsi l’impunité des auteurs de crimes contre le peuple centrafricain et la fin de l’état de droit sous son régime qui foule au pied l’indépendance de la justice ».
Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les habitants du village de Dongué Douane, située à environ 5 kilomètres de koui sur l’axe Yéléwa, sont en émoi après la mort d’une vieille dame, une légionnaire âgée de 65 ans, agressée sexuellement par une dizaine des Mercenaires russes de la société Wagner.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/le-corps-sans-vie-de-maman-Therese-avant-son-inhumation-225×450.jpg” alt=”le corps sans vie de maman Thérèse avant son inhumation” width=”225″ height=”450″ />Le corps sans vie de maman Thérèse quelques minutes avant son inhumation au cimetière
Surnommée affectueusement mère Tête, de son vrai prénom Thérèse, a été victime le 24 novembre dernier d’une violente agression sexuelle perpétrée par une dizaine des mercenaires ruses de la société Wagner.
En effet, le mercredi 24 novembre dernier, aux environs de midi, la mère Thérèse, une femme légionnaire très respectée dans l’Eglise Catholique dans le village, lors de son retour du champ, a eu le malheur de sa vie de croiser une dizaine des mercenaires russes, en provenance de koui, et à destination de Yéléwa. Comme elle ne s’attendait pas à être prise dans ce sale coup, les mercenaires russes, qui n’ont pas de moral ni de pitié, l’ont agressé sexuellement tour à tour. Une dizaine d’hommes sur une femme âgée, c’est trop!
Après son agression, elle ne pouvait pas marcher comme avant. Laissée pour morte par ses agresseurs, elle succombe finalement quelques minutes plus tard de ses blessures après avoir été conduite au dispensaire par des passants.
Mais ce qui est étonnant, les mercenaires russes ont tenté en vain de convaincre les soldats FACA de véhiculer à la population que l’acte criminel aurait été perpétré par des rebelles de 3R, ce que les FACA ont refusé catégoriquement. Le corps de la pauvre victime est inhumé le lendemain auprès de ses ancêtres.
Un acte ignoble commis sur la population dont le chef de l’État et son gouvernement sont prêts à défendre bec et angle. Incroyable!
Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une société d’exploitation minière chinoise, installée dans la localité de Lamy-Pont, a décidé de régler son problème en annonçant avoir déboursé une colossale somme d’argent afin d’obtenir la libération de ses employés kidnappés par les Mercenaires russes de la société Wagner.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/chantier-minier-de-Abba-dans-la-nana-mambéré-450×337.jpg” alt=”Chantier d’or chinois à Abba, préfecture de la Nana-Mambéré, nord-ouest de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”337″ />Chantier d’or chinois à Abba, préfecture de la Nana-Mambéré, nord-ouest de la République centrafricaine.
Il existe la théorie et la pratique. Par défaut, la règle de base dans les affaires de ransomware est de ne pas payer la rançon. Et dans la vie réelle, il arrive souvent que les victimes payent tout ou partie de la rançon. C’est ce qui vient d’arriver à une société d’exploitation minière chinoise dans la localité de Lamy-Pont qui a été victime d’une attaque la semaine dernière des mercenaires russes qui ont kidnappé une dizaine de ses employés sur les chantiers miniers.
Des rançons payées
Pour résoudre son problème, la société chinoise a avoué avoir payé 60 millions de francs CFA en espèce aux mercenaires russes de la société Wagner afin d’obtenir la libération d’une dizaine de ses employés kidnappés. Selon des informations du CNC, parmi les otages, trois d’entre eux ont été transférés dans plusieurs localités. L’un des trois a été retrouvé à Berberati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré-Kadéï. Là encore, son grand frère, aussi un homme d’affaires, a du payer trois millions de francs CFA pour sa libération. Mais les deux autres sont toujours portés disparus. Leur famille ignore où exactement ils sont détenus.
Entre-temps, un homme d’affaires mauritanien, qui s’est installé aussi à Lamy-Pont, a été interpellé vendredi par les mercenaires russes. Violemment agressé et attaché par une corde contre un arbre, ce Mauritanien souffre gravement. On ignore s’il est libéré après versement de rançon ou il est mort de ses blessures.
Pour le moment, en République centrafricaine, les mercenaires russes de la société Wagner, de diverses nationalités, règnent en maitre sur le pays. Ils prennent totalement en otage l’exécutif, le judiciaire, le parlement, l’armée, la douane, les eaux et forêts et la sécurité publique. Ils arrêtent, libèrent les gens comme ils veulent, ils pillent, ils violent s’ils le désirent, et ce, avec l’autorisation tacite des autorités du pays.
Bangui, 28 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cela fait une semaine que les parents des victimes ont tenté en vain de les retrouver. Selon les Mercenaires russes, les deux jeunes hommes qu’ils ont interpellés auraient été transférés dans une prison de la capitale. Mais leur famille les cherche toujours en vain. C’est la consternation et la colère.
Patrouille des mercenaires russes
Selon la famille des deux victimes, c’était à cause d’une vidéo des cadavres des mercenaires russes tournée par les rebelles que leur calvaire a commencés. À en croire leur témoignage, ces vidéos de cadavres russes auraient été publiées dans un groupe sur le célèbre réseau social WhatsApp, mais les photos ont été retrouvées par Hazard dans le téléphone de l’une des victime par les mercenaires russes à Nana-Bakassa.
En effet, les deux victimes, l’une chauffeur qui s’appelle Choko, et l’autre apprentie qui s’appelle Abdel-karim, faisaient la navette avec un véhicule d’un jeune centrafricain entre le Tchad et la Centrafrique. Mais ce jour du dimanche 21 novembre, vers 12 heures, en provenance de la ville de Moundou et Goré, ils ont été stoppé avec leur véhicule à la barrière des soldats FACA à l’entrée de la ville de Nana-Bakassa. Selon la famille, c’était pour un contrôle de routine lié aux pièces afférentes du véhicule, mais celui-ci s’est très vite tourné aux fouilles corporelle. Les mercenaires russes, qui fouillaient le véhicule, sont tombés malheureusement sur le téléphone de Monsieur Abdel-karim qu’ils ont trouvé la vidéo des cadavres russes dedans. Aussitôt, le propriétaire du téléphone, qui est aussi l’apprenti du véhicule, est arrêté. Et ce n’est pas que lui! Les hommes de Wagner ont interpellé également Monsieur Choko , qui est le conducteur ainsi que la saisie du véhicule.
Mais depuis une semaine, leur famille n’a pas des nouvelles concernant le lieu de leur détention ainsi que leur condition d’incarcération. D’après les mercenaires russes, les deux victimes auraient été déjà transférées à Bangui. Mais les parents des victimes les ont cherchés partout dans les cellules de Bangui, mais en vain.
D’après eux, soit ils ont été tués, soit ils sont toujours à Bossangoa ou quelque part dans les cellules des mercenaires russes.
Mais aux dernières nouvelles, le conducteur du véhicule vient d’être libéré. C’est son apprenti qui est actuellement porté-disparu. Le véhicule, toujours saisi, est à la base des mercenaires russes. Mais les 10 tonnes des marchandises ont été vendues et mangées par les russes, les Faca et les gendarmes. Il faut noter au passage que l’apprenti est un jeune tchadien grandi en Centrafrique.
Rappelons que depuis plusieurs semaines, les images et vidéos des cadavres des blancs, présentés comme des mercenaires russes tués dans les affrontements avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) sont largement partagés sur les réseaux sociaux
centrafricains. Mais le fait d’avoir ces images dans son téléphone ne constitue pas forcément un crime. Pour les mercenaires russes, c’est tout à fait le contraire, et personne ne peut en parler.
Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Alors que le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait déclaré unilatéralement un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire national le 15 octobre dernier, les actes de violence se poursuivent inlassablement dans le pays malgré la dégradation des conditions humanitaires. Tantôt ce sont des rebelles, tantôt des soldats FACA ou des Mercenaires russes à la solde du pouvoir. Mais pour ce samedi 27 novembre, ce sont malheureusement des soldats FACA qui ont été cités dans un acte d’exécution sommaire d’un éleveur peul, suivie de la profanation de son cadavre.
Ce samedi 27 novembre, dans la matinée, dans la localité de Mann, située à environ 60 kilomètres au nord de Bocaranga, dans la préfecture de Lim-Pendé, des soldats FACA, basés à Mann, dans leur patrouille dans le secteur, ont interpellé un éleveur peul. On ignore les raisons de cette interpellation, mais très vite ils commencent à le violenter gravement, suivis de torture digne d’un film vietnamien. Finalement, le peul a été exécuté, sa tête coupée ainsi que ses deux bras, puis brandis sur un arbuste sous forme d’affichage publicitaire. Un crime incomparable pour une armée nationale d’un pays soi-disant civilisé et pourtant formés sur le droit international humanitaire, DIH.
Rappelons que ce n’est pas pour la première fois que les soldats de l’armée nationale sont cités dans des actes de cruauté envers les éleveurs peuls, assimilés aux rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Même dans la conclusion du rapport de la commission d’enquête spéciale mise en place en avril dernier par le ministère de la Justice sur instruction du chef de l’État Faustin Archange Touadera, on épingle également les soldats FACA d’avoir commis des exactions sur la population, tout comme les mercenaires russes et les rebelles.
Bangui, 29 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Alors que les forces armées centrafricaines appuyées par les forces alliées contrôlaient positivement les opérations militaires sur le terrain, le président de la république contrairement à sa trajectoire habituelle a surpris lors d’une sortie médiatique en préférant l’option du dialogue politique au détriment de la guerre. À l’instar des autres pays en guerre où les armes ont montré leurs limites, le président de la république a confirmé la suprématie du dialogue et de la concertation sur les conflits armés. En conséquence de ce qui précède, un comité préparatoire multi-tendanciel mais inégalitaire du dialogue politique a été mis en place sous la présidence du directeur du cabinet présidentiel. À ce stade, il apparaît important de rappeler que la logique du dialogue politique fait appel aux notions de réconciliation nationale, de cohésion sociale, de compromis mutuel…
Ramant à contre courant, le président de l’assemblée nationale de la septième législature a déterré une demande de levée de l’immunité de certains parlementaires introduite par le procureur de la république sous la sixième législature. Mécontent de l’inopportunité de la procédure et de l’attitude incohérente du président de l’assemblée nationale pourtant dépositaire du pouvoir politique du parti au pouvoir, l’opposition démocratique s’est retiré en bloc et de façon solidaire du comité préparatoire du dialogue politique. En attendant des tractations pour la reprise des travaux préparatoires, l’opposition démocratique propose troquer son retour à la condition non négociable d’abandon total de la procédure judiciaire en cours.
Inquiet de l’avenir d’un peuple longtemps méprisé et opprimé, le citoyen lambda s’interroge :
Les préalables non négociables du retour de l’opposition démocratique au comité préparatoire du dialogue politique sont-ils légitimes et/ou légales ?
En d’autres termes, la requête de l’opposition démocratique relative à l’abandon des poursuites est-elle fondée en droit sans porter atteinte au célèbre principe de séparation de pouvoir ?
À défaut de répondre favorablement aux préalables de l’opposition démocratique, peut-on organiser valablement et efficacement le dialogue politique en l’absence de l’opposition démocratique ?
Dans la situation actuelle de notre patrimoine commun, peut-on dialoguer avec soit même et prétendre débattre de vrais sujets qui minent ce pays ?
L’expérience africaine de règlement de conflits n’impose que le dialogue politique comme solution et cela sous la coordination d’un médiateur national ou international mais crédible. Pour ce faire, nous invitons humblement le chef de l’état de créer les conditions d’un dialogue apaisé conformément à ses prérogatives définies par la constitution du 30 mars 2016.
Ne rater surtout pas cette occasion d’écrire au pluriel une page de l’histoire centrafricaine. Mais attention, ne le dites à personne.
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/G5-450×260.jpg” alt=”Différents drapeaux des pays et institutions du G5 Centrafrique” width=”450″ height=”260″ />
Communiqué de presse conjoint
Le Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, l’Ambassadeur Bankole Adeoye ; le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix ; le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo et le Directeur général adjoint Afrique du Service européen d’action extérieure, M. Bernard Quintin, ont tenu, ce vendredi 26 novembre, une réunion de haut niveau par vidéoconférence avec le Président de la République centrafricaine, S.E.M. Faustin Archange Touadéra. Le Ministre des Relations extérieures de la République d’Angola, M. Téte António a également participé à cette réunion virtuelle pour le compte de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).
Cette réunion fait suite à la dernière visite conjointe de haut niveau de ces organisations partenaires en République centrafricaine (rca) en juin 2021 et s’inscrit dans le cadre d’un dialogue régulier, soutenu et franc entre ces organisations et la RCA. Les échanges ont porté sur l’état du processus de paix et du dialogue politique en RCA.
Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies, de l’Union européenne, et de la CIRGL saluent l’engagement du Président Touadéra pour faire avancer le processus de paix. Réitérant que l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA) du 06 février 2019 demeure un instrument incontournable pour la paix et la stabilité en République centrafricaine, les hauts responsables soulignent la nécessité de redynamiser la mise en œuvre de l’Accord et ses mécanismes de suivi à la suite de l’évaluation réalisée en s’appuyant sur une appropriation nationale des récentes initiatives tant au niveau régional que national. A cet égard, ils se félicitent de l’adoption de la feuille de route conjointe le 16 septembre à Luanda ainsi que de la déclaration de cessez-le-feu proclamée par le Président Faustin Archange Touadéra le 15 octobre.
Ils réitèrent leur volonté commune d’appuyer ces récentes initiatives sur la base des directions que le Président Touadéra présentera aux partenaires. Dans ce contexte, les hauts responsables s’engagent à appuyer le plaidoyer des autorités centrafricaines auprès de la communauté internationale pour une meilleure mobilisation des ressources et des énergies afin de soutenir les efforts nationaux de consolidation de la paix et de gouvernance démocratique en République centrafricaine et mettre en valeur de manière positive les atouts de la République centrafricaine sur la scène internationale. Les organisations partenaires demeurent également convaincues que ces efforts pourront aboutir à des réformes structurantes, y compris dans le secteur de la sécurité.
En ce qui concerne le dialogue politique, les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies, de l’Union européenne, et de la CIRGL saluent l’engagement du Président Touadéra et notent que le caractère inclusif de ce dialogue demeure essentiel. Ils exhortent à cet égard, le Président et son gouvernement à continuer de privilégier l’ouverture et le dialogue avec tous les acteurs nationaux et prendre des mesures fortes de confiance et d’apaisement. Ils encouragent toutes les parties prenantes à y prendre part afin d’explorer des solutions politiques consensuelles et durables dans l’intérêt de la stabilité, de la paix et de la réconciliation nationale.
Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies, de l’Union européenne, et de la CIRGL déplorent la poursuite des violences à travers le pays et regrettent les affrontements répétés entre les groupes armés et les forces de défense centrafricaines appuyées par leurs alliés. Ils expriment leurs préoccupations quant aux violations des droits de l’homme résultant de ces violences et les souffrances engendrées à l’ensemble de la population tout en déplorant que certaines communautés soient particulièrement stigmatisées. Les organisations partenaires expriment leur vive inquiétude quant à l’usage d’engins explosifs comme nouvelles armes de guerre en République centrafricaine et alertent sur les possibles conséquences désastreuses contre la population civile, les acteurs humanitaires et les partenaires tels que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).
Ils s’alarment par ailleurs de la crise humanitaire dans le pays et appellent à la responsabilité de l’ensemble des acteurs présents. Ils rappellent également que l’ensemble de la communauté internationale doit rester mobilisée et unie dans ce sens et continuer à apporter une réponse urgente et appropriée aux besoins humanitaires pressants des populations centrafricaines et aux efforts de développement durable.
Les hauts responsables rappellent également que l’engagement de la communauté internationale ne pourra s’effectuer que dans un environnement de confiance mutuelle et durable, de transparence et de redevabilité, avec toutes les forces déployées en RCA et dans le respect des droits de l’homme. Les organisations partenaires exhortent particulièrement les autorités centrafricaines à lever clairement et publiquement toute ambiguïté sur leur volonté de coopérer avec la MINUSCA. Ils condamnent à cet égard les campagnes de désinformation et les discours de haine, envers les partenaires internationaux et appellent ainsi à mettre fin à ces actes qui minent les efforts pour la paix et la stabilité ainsi que l’engagement des partenaires dans le pays.
Les hauts responsables rappellent l’ambitieux programme de réformes annoncé par le gouvernement. Une mise en œuvre rapide de ces réformes essentielles est nécessaire afin de répondre aux attentes légitimes de la population et de relever les défis de la RCA. Ces réformes concernent en particulier la gouvernance démocratique et l’État de droit, la lutte contre la corruption, la réforme du secteur de la sécurité, la justice et la lutte contre l’impunité, le développement économique avec une attention toute particulière aux femmes et aux jeunes, la restauration de l’autorité de l’Etat, la gestion transparente des finances publiques, la question de la mobilisation des ressources propres et la gestion des ressources agricoles et naturelles. Des résultats positifs et concrets sont attendus par les hauts responsables dans le cadre de l’engagement historique et de long terme des partenaires.
Les hauts responsables saluent l’implication directe des gouvernements angolais et rwandais et des États de la sous-région dans le processus de paix à travers l’initiative de la CIRGL ayant abouti à l’adoption de la feuille de route conjointe pour la paix en République centrafricaine. Les partenaires saluent particulièrement l’engagement des pays de la sous-région et les encouragent à poursuivre leurs efforts pour une coopération régionale plus forte aux fins de faire avancer le processus de paix au grand bénéfice de la population centrafricaine. Les partenaires saluent également et soutiennent les efforts continus des acteurs de la société civile, des acteurs religieux, et citoyens qui luttent quotidiennement dans l’intérêt de la paix en RCA.
Fait à Addis-Abeba, Libreville, New York, Bruxelles et Luanda, le 28 novembre 2021
Le Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’Union africaine
Ambassadeur Bankole Adeoye,
Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix
Jean-Pierre Lacroix
Le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale
Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo,
Le Directeur général adjoint Afrique du Service européenne d’action extérieure,
Bernard Quintin,
Le Ministre des Relations Extérieures de l’Angola, représentant la CIRGL
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/De-gauche-a-droite-Jacqueline-Mardozein-representante-du-ministre-de-leconomie-Douglas-Darius-Carpenter-ambassadeur-de-lUE-en-Centrafrique-et-Enrique-450×338.jpg” alt=”De gauche à droite Jacqueline Mardozein, représentante du ministre de l’économie , Douglas Darius Carpenter , ambassadeur de l’UE en Centrafrique et Enrique De Loma Ossorio Friend , gestionnaire du Fonds Bêkou” width=”450″ height=”338″ />De gauche à droite Jacqueline Mardozein, représentante du ministre de l’économie , Douglas Darius Carpenter , ambassadeur de l’UE en Centrafrique et Enrique De Loma Ossorio Friend , gestionnaire du Fonds Bêkou. Photo CNC
COMMUNIQUE DE PRESSE
SEPT ANS APRES SON LANCEMENT,
LE FONDS BÊKOU DE L’UNION EUROPEENNE TIRE LES LECONS
Bangui, le 24 novembre 2021
La représentante du Ministre d’État chargé du Plan, de l’Economie, et de la Coopération internationale, Jacqueline Madozein, Coordinatrice de la cellule d’appui à l’ordonnateur national du FED (CAONF), a procédé mercredi 24 novembre 2021, à l’ouverture de l’atelier de capitalisation sur l’expérience du Fonds Bêkou en République centrafricaine, en présence de l’Ambassadeur de l’Union européenne à Bangui, Douglas Carpenter et du Gestionnaire du Fonds Bêkou, Enrique De Loma Ossorio Friend.
Cet atelier a pour objectif de faire le point sur les activités soutenues par le Fonds Bêkou et ses partenaires et de tirer les leçons de ce qu’a été cet outil innovant de l’Union européenne. Il a permis à près de 150 personnes d’échanger sur l’étude de capitalisation qui met en avant le positionnement original du Fonds Bêkou entre l’urgence et le développement en République centrafricaine. L’étude rédigée par l’expert François Grunewald du groupe Urgence – Réhabilitation – Développement (URD), montre que le Fonds Bêkou, s’est avéré un instrument pertinent et efficace grâce à un engagement de plus de 300 millions, depuis sa création en 2014, et mis en œuvre par une trentaine de partenaires qui ont travaillé sur une dizaine de thématiques.
Il faut noter que le Fonds a su s’adapter aux changements de situation et inscrire son action dans la durée. Accompagner ce contexte complexe et plein d’incertitudes a demandé une grande flexibilité et des efforts importants pour rendre l’aide plus adaptée aux contextes dits de « nexus humanitaire-développement-paix ».
« Le Fonds Bêkou nous a permis de rendre plus concrets les dividendes de la paix auprès de nos populations. Grâce à sa flexibilité, des réponses adaptées sont apportées à nos besoins en droite ligne avec le Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix 2017-2023 », reconnait pour sa part le ministre Felix Moloua.
Dans son intervention, Monsieur Douglas Darius Carpenter a souligné que « le soutien du Fonds Bêkou s’ajoute à celui des autres programmes soutenus par l’Union européenne à travers ses autres instruments. Ses leçons apprises seront indispensables pour nourrir les futures actions qui seront financés à travers le nouvel instrument Global Europe ».
Le Gestionnaire du Fonds Enrique De Loma Ossorio Friend concluera qu’ « en permettant l’accès à la santé et à l’eau, en soutenant la relance économique – notamment l’agriculture et les infrastructures de base, en appuyant les initiatives pour la réconciliation et l’intégration des plus vulnérables, le Fonds Bêkou a eu des bénéfices tangibles pour plus de 2 800 000 Centrafricains. Il représente une démonstration de la solidarité européenne qui, en étroit partenariat avec les autorités centrafricaines, aide le pays à surmonter les crises qui affectent si fortement sa population ».
L’occasion permet de signaler que le Fonds Bêkou arrive à sa fin et qu’une nouvelle phase de coopération sera définie entre l’Union européenne et la République Centrafricaine.
Contacts :
Enrique DE LOMA OSSORIO FRIEND, Gestionnaire du Fonds Bêkou
Le Fonds Bêkou est un fonds multi-bailleur créé par l’Union européenne au lendemain de la crise de 2014. Il compte 5 pays contributeurs en plus de l’Union européenne: l’Allemagne, la France, l’Italie, les Pays-Bas et la Suisse. Depuis 7 ans, ces bailleurs ont investi plus de 300 millions d’euros en République centrafricaine pour permettre de relever et de stabiliser le pays.
Le Fonds Bêkou développe des programmes dans trois domaines principaux : (1) l’accès aux services de base tels que la santé et l’eau et assainissement; (2) la relance économique à travers l’appui à l’agriculture familiale, le soutien aux acteurs économiques locaux et la réhabilitation des infrastructures et (3) la réconciliation et la protection des plus vulnérables.
Le Fonds Bêkou représente le premier Fonds Fiduciaire « post crise » créé par l’Union européenne et certains États membres pour faire face aux défis de la République centrafricaine à partir de 2014. Depuis lors, plusieurs autres Fonds ont été mis en place par l’Union européenne pour répondre à la crise syrienne, accompagner la paix en Colombie et répondre aux enjeux migratoires en Afrique.
Comment les autorités centrafricaines sont-elles impliquées ?
Le gouvernement centrafricain participe au Conseil d’administration qui adopte et oriente la stratégie du Fonds Bêkou et au comité de gestion (COGES) qui valide les actions à financer. Le dernier COGES qui s’est déroulé en octobre 2021 a permis, entre autres, l’apport de 5,3 millions EUR supplémentaires au « programme de relèvement socioéconomique dans la zone sud-est de la RCA (RELSUDE) » et de 950 000 EUR additionnels au « programme d’appui à la réconciliation et la paix en RCA (Réconciliation II) » afin de renforcer l’appui aux radios centrafricaines.
Le Fonds Bêkou travaille étroitement avec chacun des Ministères de tutelle de ses programmes. Il a également déployé à leur demande des assistances techniques auprès du Ministère de la santé et de la population, du Ministère de l’agriculture et du développement rural, du Ministère de l’élevage et de la santé animale, du Ministère de l’environnement et du développement durable, du Ministère des eaux, forêts, chasse et pêche et du Ministère de la promotion du genre, de la protection de la femme, de la famille et de l’enfant.
Quels sont les résultats concrets atteints par le Fonds à ce jour ?
Le Fonds Bêkou a déjà fourni des résultats tangibles à plus de 2 800 000 de personnes.
Le rapport spécial de la Cour des Comptes de l’Union européenne (octobre 2017) concluait que la majorité des projets financés avait produit les résultats attendus, tout en soulignant que le facteur le plus important dans les cas où les objectifs n’étaient pas atteints était la situation sécuritaire dans les régions où les projets étaient mis en œuvre.
Dans le secteur de la santé, plus de 160 formations sanitaires appuyées ;
Dans le secteur de l’eau et de l’hygiène, plus de 850 points d’eau, y compris des forages, construits ou réhabilités ;
Dans le secteur de la résilience rurale, plus de 4 000 groupes agricoles, producteurs de semences, agriculteurs et jardiniers accompagnés ;
Dans le secteur des infrastructures, 11 ponts déjà installés, y compris dans la zone du sud-est ;
Dans le secteur de la réconciliation, plus de 21 radios centrafricaines soutenues, dont 20 radios communautaires.
Le Fonds Bêkou est-il le seul instrument de l’Union européenne en faveur de la RCA ?
Le Fonds Bêkou n’est qu’un des instruments de l’Union européenne. Sa particularité est de se situer entre l’urgence et le développement en soutenant des actions de résilience (court terme) et de relèvement (moyen terme) en fonction des zones d’intervention.
Les autres instruments mobilisés par l’Union Européenne, dans une optique d’approche intégrée, sont :
l’aide humanitaire ;
l’aide au développement ;
l’aide à la stabilisation et à la médiation ;
les missions militaires et civiles dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune ;
l’action diplomatique et le dialogue politique
Les financements de l’Union européenne à travers ces instruments contribuent aux engagements pris pendant la Conférence de Bruxelles de novembre 2016. À cette occasion, les donateurs s’étaient engagés à verser plus de 2 milliards d’euros afin de contribuer au plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA).
Que veut-on dire par le « Fonds Bêkou arrive à son terme »?
Initialement le Fonds avait été conçu pour une durée de 5 ans. Il a été prolongé deux fois et arrive à son terme le 31 décembre 2021. Cela signifie qu’aucun nouveau programme ne pourra être financé après cette date, par contre de nombreux projets financés par le Fonds continueront encore pour plusieurs années.
Et après ?
La fin de la période de contractualisation du fonds Bêkou en 2021 est liée à la décision de l’UE de simplifier ses instruments de coopération dans le monde entier.
L’UE entre dans une nouvelle période de coopération mais surtout de partenariat en RCA à travers son nouvel instrument « Global Europe/Europe dans le monde ». Les priorités de l’UE en RCA pour 2021-2027 resteront alignées avec la stratégie nationale, le RCPCA, et s’attacheront à soutenir le processus de paix en Centrafrique, à soutenir le développement humain en particulier à travers l’appui aux secteurs de la santé et de l’éducation, à la création d’emplois, au développement durable et surtout à soutenir la transition verte, domaine dans lequel la RCA pourrait jouer un rôle positif et de référence pour toute la région et le continent. L’appui à la société civile, à la jeunesse, à l’égalité des genres, resteront des objectifs transversaux de la coopération de l’UE dans le pays.
Bangui, 27 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – « L’État de droit en République centrafricaine a subi un assaut frontal vendredi lorsque des gendarmes nationaux ont facilité la sortie de détention de Hassan Bouba et que la Cour pénal spécial a été empêché d’accéder au centre de détention.
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021
Hassan Bouba appartient à la garde à vue conformément à l’ordonnance du tribunal pour faire face aux accusations que la Cour pénale spéciale a apporté contre lui pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Le gouvernement de la République centrafricaine est à la croisée des chemins entre justice et impunité. ” Le gouvernement doit clairement soutenir son retour en détention afin que la justice réclamée à plusieurs reprises par le peuple centrafricain puisse être rendue.” Declare Lewis et Élise
Lewis Mudge, Directeur Afrique centrale
Elise Keppler, Directrice associée, Programme de justice internationale
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/Les-jeunes-de-lopposition-democratique-reunis-au-siege-du-parti-MLPC-450×337.jpg” alt=”Les leaders de la jeunesse de l’opposition réunis plusieurs fois, la première était en la date du 08 novembre 2021, au siège du Parti de Mouvement de Liberation du Peuple centrafricain (MLPC). Une deuxième rencontre avait lieu le 25 novembre 2021 au siege du Parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), à l’issue de laquelle, nous avons tous tiré l’idée de la naissance d’une nouvelle plateforme dénommée « jeunes leaders de l’opposition démocratique » en abréviant PJLOD. Ceci dans l’optique et la vision plitique de défendre la démocratie et le droit des citoyens en Republique Centrafricaine.” width=”450″ height=”337″ />Les leaders de la jeunesse de l’opposition réunis plusieurs fois, la première était en la date du 08 novembre 2021, au siège du Parti de Mouvement de Liberation du Peuple Centrafricain (MLPC). Une deuxième rencontre avait lieu le 25 novembre 2021 au siege du Parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), à l’issue de laquelle, nous avons tous tiré l’idée de la naissance d’une nouvelle plateforme dénommée « jeunes leaders de l’opposition démocratique » en abréviant PJLOD. Ceci dans l’optique et la vision plitique de défendre la démocratie et le droit des citoyens en Republique Centrafricaine.
LETTRE DE CONDOLEANCES
A Son Excellence l’Honorable Martin ZIGUELE , Président du Parti MLPC
L’annonce de la disparition de votre maman MINGARA THERESE nous a énormément affectés. La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratie (PJLOD), sait à quel point d’affection la maman avait une place importante dans votre vie.
Nous souhaitons vous dire que nous pensons tès fortement à vous et ainsi qu’à votre famille biologique.
Nous partageons ce moment de tristesse et de profonde douleur à toute la famille et sommes intérieurement touchés par cette perte humaine qui vous est chère dans la vie.
Sachant que nous sommes toujour à vos côtés moralement et spirituellement afin de vous apporter nos soutiens fortement attristés remplis de compassion..
Un ministre en fonction et ex-chef rebelle incarcéré il y a une semaine en Centrafrique, accusé de crimes de guerre et contre l’humanité, a été exfiltré vendredi de sa prison par des gendarmes, a annoncé la Cour pénale spéciale (CPS) à Bangui, qui dénonce une «entrave à la justice».
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/Hassan-Bouba-un-ministre-rebelle-devant-la-CPS–450×300.jpg” alt=”Hassan Bouba : un ministre rebelle devant la CPS ” width=”450″ height=”300″ />
Bouba Ali Hassan, ministre de l’Elevage et de la Santé animale, avait été arrêté le 19 novembre sur ordre de cette juridiction spécialisée. Il devait être présenté vendredi à des juges d’instruction «mais l’unité chargée de son extraction a été empêchée d’accéder au lieu de sa détention» puis «il a été reconduit par la gendarmerie nationale à son domicile», assure la CPS dans un communiqué.
Bangui, le 26 novembre 2021 ( Corbeaunews – Centrafrique ) – Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des équipes des services du FMI qui rendent compte de leurs conclusions préliminaires après leur visite dans un pays. Les avis exprimés dans la présente déclaration sont ceux des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à ceux du conseil d’administration du FMI. La mission en question ne fera pas l’objet de délibérations au sein du conseil d’administration.
Immeuble de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Les autorités centrafricaines et les services du FMI ont discuté de politiques économiques et de réformes structurelles qui pourraient former la base d’un programme de référence suivi par les services. Ces discussions se poursuivront au cours des prochains jours.
Le programme de référence visera à aider les autorités à faire face aux défis économiques causés par la s ituation sécuritaire et la pandémie de la Covid-19 et leur permettra de bénéficier de l’aide budgétaire de leurs autres partenaires financiers. Il prévoit notamment la mise en œuvre de réformes structurelles visant à améliorer la gouvernance et la gestion des finances publiques et à renforcer la mobilisation des recettes intérieures.
L’amélioration de la situation sécuritaire au cours des dernier mois et la réouverture du corridor commercial entre Bangui et le Cameroun ont permis une reprise plus rapide que prévue au printemps de l’activité économique, tandis que les tensions inflationnistes ont commencé à s’atténuer.
Washington, DC – Le 26 novembre 2021 : Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Édouard Martin a effectué une mission avec la République Centrafricaine du 15 au 26 novembre 2021 pour mener des discussions sur un programme de référence appuyé par les services du FMI.
À l’issue de cette mission, M. Martin a fait la déclaration suivante :
« Les autorités centrafricaines et les services du Fonds monétaire international (FMI) ont discuté de politiques économiques et de réformes structurelles qui pourraient former la base d’un programme de référence appuyé par les services. Ces discussions se poursuivront au cours des prochains jours, afin de trouver un accord au niveau des services qui pourra être soumis pour approbation à la direction générale du FMI d’ici la fin de l’année. D’une durée de 7 mois, ce programme de référence visera à aider les autorités centrafricaines à faire face aux défis économiques causés par la situation sécuritaire et la pandémie de la Covid-19. Sa mise en œuvre satisfaisante devrait permettre la reprise des discussions dans le cadre d’un programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) au cours du second semestre de l’année prochaine.
« L’amélioration de la situation sécuritaire au cours des dernier mois et la réouverture du corridor commercial entre Bangui et le Cameroun ont permis une reprise plus rapide que prévue au printemps de l’activité économique. La prévision de croissance pour 2021 a en conséquence été revue à la hausse, de -1 à 1 pour cent. La poursuite de la reprise économique l’an prochain devrait permettre à la croissance d’atteindre 4 pour cent. Les tensions inflationnistes ayant découlé en début d’année des difficultés d’approvisionnement engendrées par la fermeture du corridor commercial se sont atténuées au cours des derniers mois, l’inflation devrait ralentir progressivement, pour atteindre 3½ pour cent en glissement annuel à la fin de l’année et moins de 3 pour cent l’an prochain. Du fait principalement de la baisse de 5 pour cent du PIB des transferts officiels ayant découlé du report du déboursement des appuis budgétaires par les partenaires techniques et financiers prévu cette année, le déficit des transactions courantes augmenterait à 10½ pour cent du PIB en 2021, contre 8½ pour cent du PIB en 2020.
« Les développements budgétaires au cours des derniers mois apparaissent conformes aux objectifs de la loi de finances rectificative. Les recettes intérieures devraient être légèrement supérieures aux attentes, tandis que les dépenses semblent bien maitrisées. La mise à disposition par la BEAC d’une partie de l’allocation de droits de tirages spéciaux (DTS) fournie par le FMI devrait permettre d’accélérer le remboursement des arriérés intérieurs et d’entamer le remboursement des emprunts relais contractés au cours des derniers mois auprès des banques commerciales.
« Le projet de loi de finances pour 2022 visera à assurer le financement viable des dépenses prioritaires—y compris dans les secteurs tels que la santé et la sécurité—par le truchement d’une mobilisation accrue des recettes et des dons, d’une rationalisation des dépenses non prioritaires, et d’une priorisation des financements extérieurs concessionnels. Afin de contenir la pandémie, et avec le soutien de ses partenaires financiers, le gouvernement entend aussi accélérer la campagne de vaccination, avec pour objectif de vacciner près de 3 millions de personnes d’ici la fin 2022.
« L’équipe du FMI s’est également entretenue avec les autorités centrafricaines d’un programme de réformes structurelles pour les prochains mois, visant à améliorer la gestion des finances publiques, accroitre la mobilisation des recettes intérieures et renforcer la gouvernance. Les autorités entendent notamment soumettre à l’Assemblée national un projet de loi anti-corruption et poursuivre leurs efforts de mise en place du système de télédéclaration des impôts par les grandes entreprises, de consolidation du compte unique du trésor, et de digitalisation des procédures et contrôles douaniers.
« L’équipe tient à remercier les autorités Centrafricaines pour l’excellence de leur collaboration et le climat d’ouverture au dialogue qui a prévalu durant la mission. »
L’équipe a rencontré le Président Touadéra, le Président de l’Assemblée nationale Sarandji, le Premier Ministre Dondra, le Ministre des Finances et du Budget Ndoba, le Ministre de la Santé Somse, le Ministre des Mines Benam-Beltoungou, le Directeur National de la BEAC Chaïbou, d’autres responsables gouvernementaux, ainsi que des représentants du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.
Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – le ministre de l’élevage et de la santé animale, Monsieur Hassan Bouba, arrêté il y a une semaine par la Cour Pénale Spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité et incarcéré à la prison de Camp de Roux vient d’être libéré, a constaté sur place un journaliste du CNC
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/11/Lex-ministre-Hassan-Bouba-450×388.jpg” alt=”L’ex-ministre Hassan Bouba” width=”450″ height=”388″ />L’ex-ministre de l’élevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba, ici au PK45 route de Boali en septembre 2021.
C’est un grand désespoir pour les familles des victimes et de tous les Centrafricains aimant la paix. Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux depuis ce vendredi matin, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, sous pression des Mercenaires russes de la société Wagner, se disait fermement opposé à l’arrestation de son ministre Hassan Bouba. Il serait même contre sa comparution devant les juges d’instruction de la Cour Pénale Spéciale ce vendredi 26 novembre.
Et comme cela ne suffisait pas, il vient de forcer sa libération de la prison de camp de Roux à travers les mercenaires russes ce vendredi après-midi. Un véritable pied de nez à la justice, mais aussi aux familles des victimes qui réclament la justice depuis des années. Pourtant, il y’a de cela quelques mois, lors de sa prestation de serment sur la Constitution du pays, il avait déclaré que son second mandat est placé sous le signe de l’impunité zéro, et que tous les sangs des victimes ne resteraient pas impunis.
Pour de nombreux observateurs, l’implication des politiques dans des affaires judiciaires ne favorise pas le retour de la paix dans ce pays. C’est une culture de l’impunité qui règne en ce moment, disaient-ils.