Affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : Le régime dictatorial de Baba Kongoboro joue au chat et à la souris, les propriétaires en colère bloquent le Ministère des Transports
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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Ce lundi 27 avril 2026, l’ambiance est devenue électrique devant le ministère des transports à Bangui, débutant un tournant décisif dans l’affaire des véhicules impayés de l’investiture du dictateur Faustin-Archange Touadera.
Trois semaines après la prestation de serment de Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, les propriétaires des véhicules loués, excédés d’être « roulés dans la farine », ont transformé leur colère en une démonstration de force qui a paralysé l’appareil administratif.
L’escalade a débuté très tôt lundi matin au Ministère des Transports, où le Directeur général Wenceslas a une nouvelle fois décliné toute responsabilité, renvoyant les délégués vers le ministre des Mines, Ruffin Benam-Beltoungou.
Cette énième tentative d’esquive a conduit les manifestants jusqu’au domicile du ministre à Boy-Rabe, dans le 4ème arrondissement, où une scène surréaliste s’est jouée.
Alors que les propriétaires avaient la certitude de la présence du ministre des mines à la maison chez lui, ses gardes du corps, dans une démonstration de la folie pathétique, ont fait barrage aux propriétaires, affirmant avec assurance que leur patron était « en voyage ».
Cette comédie, perçue comme une insulte de plus, a été immédiatement démentie par les antennes des propriétaires qui ont signalé, peu de temps après, l’arrivée du ministre à son ministère.
C’est alors que la tension est montée d’un cran lorsque la foule s’est déportée massivement vers le Ministère des Mines. Devant l’afflux impressionnant de véhicules et de propriétaires, les gendarmes, débordés mais soucieux d’éviter un affrontement direct, ont supplié les propriétaires de libérer la cour intérieure.
Par souci de discipline, les propriétaires ont accepté de se positionner aux abords de la route, juste en face du ministère. Cependant, en observant le ballet des officiels et le silence méprisant derrière les vitres teintées, les propriétaires ont compris que ce jeu de « chat et de souris » n’était qu’une manœuvre dilatoire pour gagner du temps.
Refusant de se laisser endormir par ce positionnement statique, les manifestants ont pris la décision radicale de retourner au Ministère des Transports pour engager un blocage total. Dans un vacarme assourdissant de klaxons qui a fini par alerter les journalistes et les passants, ils ont garé leurs véhicules en travers de l’entrée principale, transformant le ministère en forteresse assiégée. Face à cette paralysie, le personnel est sorti en masse et le Directeur général des transports est monté au créneau pour tenter une médiation de la dernière chance. Des négociateurs ont alors été dépêchés sur place pour calmer les esprits, avançant des explications qui peinent à convaincre.
Selon ces émissaires, le blocage ne serait que « technique » : tous les documents seraient désormais au Trésor Public, mais le processus aurait été retardé dans un premier temps par l’absence du ministre des Finances qui était aux États-Unis, et surtout par celle d’un haut responsable du Trésor, Monsieur Slesson, chargé des décaissements, qui rentrait tout juste d’un séjour médical au Maroc. Ces justifications, bien que détaillées, sonnent creux pour des citoyens à qui le Président Touadéra lui-même avait promis, lors de leur rencontre à Damara, que la situation serait réglée ce lundi.
Malgré le scepticisme général, les propriétaires ont accepté de lever le siège après avoir obtenu une promesse de paiement d’ici vendredi. Mais l’avertissement lancé est sans équivoque : si l’argent n’est pas versé avant la fin de la semaine, ils reviendront dès lundi prochain pour une opération « zéro entrée, zéro sortie » qui ne se limitera pas à de simples klaxons. Ce bras de fer illustre la faillite morale d’un régime qui, après avoir utilisé les biens de ses citoyens pour le faste d’une investiture, se cache derrière des absences répétées et une bureaucratie défaillante pour ne pas payer ses dettes.
Pour rappel, le ministre conseiller Fidèle Gouandjikak a de nouveau roulé les propriétaires dans la farine , mais nous reviendrons sur son cas dans nos prochains articles sur CNC.
Par Alain Nzilo
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)