Bangui, 10 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce n’est un secret pour personne. Après avoir longtemps nié sa présence en République centrafricaine, la présidence de la République vient tacitement de confirmer l’existence de la société russe de mercenariat Wagner en RCA, et la balle est désormais dans le camp de la communauté internationale qui menace la RCA de perdre tout son soutien si la présence de Wagner est confirmée sur son sol.
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.
Après avoir doté les éléments de la gendarmerie, de la police et de l’armée nationale avec des T-shirts « Je suis Wagner », c’est le tour des membres de cabinet du chef de l’État Faustin Archange Touadera de recevoir leur lot de T-shirt « Je suis Wagner », et ils en sont très contents.
Le ministre conseiller spécial du chef de l’État, Monsieur Fidèle Gouandjika a également reçu son lot, et il compte le faire savoir à tout le monde, alors que le président Faustin Archange Touadera déclarait dans une interview du journal Jeune Afrique qu’il n’avait aucun lien avec la société Wagner, et met quiconque au défi de prouver le contraire. Même son de cloche du côté de son premier ministre Marie-Henri Dondra, mais également de sa ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpo Temon qui rejettent en bloc la présence de la société russe de mercenariat Wagner en RCA.
Mais pour la France et l’Union européenne, il ne fait aucun doute, les Mercenaires russes travaillent en étroite collaboration avec les forces armées (FACA) et la police centrafricaine, et procèdent à l’arrestation et à la détention arbitraire de plusieurs personnes.
En même temps, les experts de l’ONU ont également dénoncé, au début de l’année, le fait que de nombreuses forces, y compris le Groupe Wagner, commettent des violations systématiques et graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, notamment des détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées et des exécutions sommaires, un phénomène qui se poursuit sans relâche et en toute impunité.
« Nous appelons le gouvernement centrafricain à mettre fin à toutes relations avec le personnel militaire et de sécurité privée, en particulier le groupe Wagner », ont annoncé les experts de l’ONU dans leur rapport paru au début d’année.
L’Union européenne préconise aussi l’adoption de sanctions ciblées à l’encontre des “personnes et entités pertinentes affiliées au groupe Wagner”, ainsi que des personnes et entités travaillant avec eux. Ils demandent que ces sanctions comprennent des interdictions de voyager et des gels d’avoirs pour les agents du groupe Wagner.
Bangui, 10 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les Mercenaires russes de la société Wagner, basés dans les villes minières de Yalinga, Zacko et Bakouma, viennent de quitter précipitamment ces localités pour rentrer à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, située à 595 kilomètres au nord de Bangui.
rca-deux-hommes-abattus-froidement-par-les-mercenaires-russes-a-bakala/les-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-en-mouvement-a-linterieur-du-pays/” rel=”attachment wp-att-51235″ data-wpel-link=”internal”>les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l’intérieur du pays
« Les Russes, à bord de leurs véhicules en provenance de Yalinga, Zacko et Bakouma, sont arrivés aujourd’hui jeudi vers 14 heures. On ignore les raisons de ce retour en masse, mais ce genre de déplacement inquiète sérieusement la population », témoigne un habitant de Bria joint au téléphone par la rédaction du CNC.
À en croire une autre source, ces paramilitaires russes seraient rentrés à Bria pour la fête des fins d’année qui sera organisée pompeusement par leur organisation, la société Wagner.
Mais une autre source parle de leur relève. « Ils devraient être remplacés à leur poste tous les six mois », ajoute cette source.
Entre-temps à Bangui, aucune réaction du côté du gouvernement ni de la « communauté des officiers russes en Centrafrique » qui représente la société Wagner dans le pays.
Rappelons qu’après la reprise de la ville de Yalinga, puis de Nzacko et de Bakouma aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les mercenaires russes ont installé leurs bases dans ces trois différentes villes minières du pays. À 25 kilomètres de Yalinga sur l’axe Nzacko, ils exploitent de l’or et des diamants avec leurs engins lourds. Ces exploitations sont autorisées par le pouvoir de Bangui, selon une source au ministère des Mines.
Bangui, 10 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans la nuit du mercredi à jeudi 9 décembre, vers 21 heures et demie, les habitants du quartier Ngola 1, derrière l’école nationale de police au PK10 ont été réveillés par des détonations d’armes. Il s’agit d’un braquage d’un taxi moto, conduit par un jeune lycéen de 19 ans prénommé Arnaud qui a été malheureusement abattu par les assaillants, selon la brigade de la gendarmerie du PK12.
centrafrique.org/une-geante-manifestation-populaire-a-bangui-apres-un-accident-mortel-sur-lavenue-de-france/les-taxis-motos-de-la-capitale-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-48027″ data-wpel-link=”internal”>Bangui, les motos taxis
Selon les enquêteurs, Monsieur Arnaud est un lycéen de 19 ans qui a choisi de faire le taxi moto après les cours afin de joindre les deux bouts. C’est son activité principale après l’école. Mais ce mercredi 8 décembre, vers 21h30, après six heures d’activités, il avait décidé de rentrer pour se reposer. Mais en rentrant à la maison au guidant de sa moto, deux individus, dont l’un en tenue militaire, tenue camouflée et rangers tee-shirt noir , l’ont suivi discrètement sur une moto. En arrivant presque chez lui à quelques centaines de mètres, l’un des deux hommes a ouvert le feu sur le jeune Arnaud qui a été malheureusement touché mortellement.
Tombé au sol, l’un des deux criminels s’est empressé et monte sur sa moto et disparaît avec.
Transporté d’urgence à l’hôpital par une personne de bonne volante dans sa voiture, le jeune Arnaud a succombé de ses blessures au cours de la route.
Déposée à la morgue de l’hôpital de l’amitié, la dépouille du jeune Arnaud sera inhumée d’ici demain par sa famille.
Entre temps, à ngola, les jeunes déplorent la recrudescence des actes de braquage dans leur quartier. D’après eux, ce sont des hommes en tenue, des militaires qui seraient à l’origine de ces actes criminels. Ils déplorent la méthode du recrutement des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) sans procéder aux enquêtes de leur moralité.
Bangui, 10 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un expert de l’ONU a appelé aujourd’hui les autorités de la République Centrafricaine à remettre en détention un ancien chef rebelle accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, affirmant que sa libération soudaine mettait à mal la lutte du pays contre l’impunité.
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021
Hassan Bouba Ali, ancien haut coordonnateur du groupe armé Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) qui occupe actuellement le poste de ministre en charge de L’élevage et de la santé animale, a été arrêté le 19 novembre sur la base d’un mandat émis par le Cour Pénal Spéciale (CPS). Il a été présenté devant le CPS, qui l’a informé, en présence de son avocat, des charges retenues contre lui pour des crimes qui auraient été commis en République Centrafricaine.
Cependant, le 26 novembre, alors que Bouba Ali devait, avec son consentement, comparaître à nouveau devant la CPS pour une décision sur son placement en détention provisoire, l’unité de la CPS en charge de son extraction s’est vue refuser l’accès au lieu de détention de Bouba Ali et des gendarmes l’auraient reconduit à son domicile.
“Les autorités de la République centrafricaine doivent immédiatement faire toute la lumière sur cet incident grave, qui porte atteinte à l’indépendance et à l’autorité de la CPS et au mandat qui lui a été confié par le peuple centrafricain”, a déclaré Yao Agbetse, l’Expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine.
“La libération de M. Bouba Ali entrave la lutte contre l’impunité et le processus de paix et de réconciliation nationale en cours. Elle envoie un mauvais signal aux victimes qui attendent que justice leur soit rendue”, a déclaré l’expert. “M. Bouba Ali doit être remis immédiatement à la disposition de la CPS pour la poursuite de la procédure le concernant, notamment l’exécution du mandat de dépôt décerné contre lui “.
L’expert a appelé les autorités centrafricaines à veiller au respect de l’indépendance de la Cour hybride et a déclaré que les autorités devaient collaborer pleinement, sans entrave, avec la CPS, la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation et les autres organes judiciaires nationaux qui œuvrent pour la fin de l’impunité dans le pays.
Bangui, 9 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un groupe rebelle armé a attaqué ce jeudi matin la ville centrafricaine de Mbrés, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Gribizi, située à une soixantaine de kilomètres au nord de Kaga-Bandoro. Un auxiliaire gendarme a été tué, un autre désarmé, la ville est complètement sous contrôle des hommes armés.
Des membres du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), un des principaux groupes armés rebelles actifs dans le nord de la rca, ont lancé jeudi 9 décembre, vers 3 heures du matin, plusieurs attaques en simultané sur les points de contrôle et commissariat de police ainsi que la brigade de la gendarmerie ” à Mbrés a indiqué à CNC une source sécuritaire locale.
Selon cette même source, les assaillants ont désarmé un gendarme, et tué son auxiliaire. D’après lui, après l’arrivée de quelques éléments du détachement des forces armées centrafricaines (FACA) basés à Kaga-Bandoro et les Mercenaires russes de la société Wagner, les rebelles ont quitté la ville. Pour l’heure, la ville est reprise par les forces gouvernementales, et la quasi-totalité des habitants a quitté leur maison pour se réfugier en brousse.
Les activités commerciales et administratives ne sont pas encore reprises.
Bangui, 9 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans le contexte actuel de postcrise que connaît la République centrafricaine, il est essentiel de renforcer les compétences des jeunes afin qu’ils puissent être acteurs de la reconstruction de leur pays. C’est pour cette raison que l’agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE) et l’agence française de développement (AFD) ont décidé de soutenir des formations techniques auprès de 600 jeunes de la capitale baptisé (Opération 600A14M3B) afin d’améliorer leurs perspectives d’emploi et de leur insertion professionnelle.
L’Ambassadeur de la France au milieu, la Ministre du travail à gauche et le représentant de l’AFD à droite. Photo CNC
La cérémonie de lancement officiel de ces formations a eu lieu vendredi au lycée professionnel féminin en présence de madame la ministre du Travail, de l’ambassadeur de France à Bangui, du Conseiller de la Coopération d’action culturelle, du directeur général de l’ACFPE et du madame la proviseur du Lycée Professionnel Féminin.
Selon le Directeur de l’ACFPE, la République centrafricaine fait face a des défis majeurs : « un taux de chômage élevé, une population jeune travaillant à 80% dans le secteur informel et ne disposant pas de qualification professionnelle suffisante à leur sortie du système scolaire ». C’est ainsi que ce dispositif de formation court terme fondée sur l’apprentissage des jeunes a été mis en place. Quatorze métiers ont été choisis, notamment la couture, la cuisine, la coiffure, la mécanique auto, la mécanique moto, l’électricité, l’agriculture, et la soudure, etc., et ce, pour une durée de trois(3), six(6) et neuf(9) mois.
Selon l’ambassadeur de France, l’objectif ultime de ce projet « est de former les jeunes pour leur garantir une insertion sur le marché du travail ayant de former pour former.
« Il est essentiel que la transmission du savoir-faire, mais aussi du savoir être soit réaliser dans les meilleures conditions possible. Car l’insertion économique de nos jeunes est le seul garant du relèvement économique du pays que nous appelons tous de nos vœux», déclare l’ambassadeur de France.
« Rappelons que le système éducatif centrafricain, déjà fragile, a subi une importante détérioration durant les périodes de crise, engendrant une perte d’accès à l’éducation, limitant les opportunités d’apprentissage et de développement personnel des enfants », a précisé l’AFD.
Bangui, 9 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce mercredi 8 décembre 2021, le programme du fonds au profit des victimes de la cour pénale internationale (CPI) en République centrafricaine a organisé un café média avec une vingtaine des journalistes à Bangui. L’objectif, faire un état de lieux d’avancement des activités d’assistance à valeur réparatrice aux survivantes des viols et violences sexuelles en République centrafricaine.
photo de famille
Plusieurs points ont été débattus avec les journalistes, des séries des questions ont été répondues par Monsieur Bertin Bishikwabo, responsable des programmes du fonds au profit des victimes de la cour pénale internationale en République centrafricaine, appuyé par l’équipe de communication du bureau de la CPI à Bangui. D’après lui, Le Fonds et ses partenaires demeurent résolus à apporter un soutien aux victimes de crimes relevant de la compétence de la CPI en rca. Dans sa déclaration, il a également mentionné que Dans ce fonds au profit des victimes, il y’ a un programme pilote qui a été réalisé durant 12 mois auprès de 200 victimes survivantes de viols et violence sexuelles, les plus vulnérable, en situation d’urgence, et de victime des crimes de 2002-2003. Avec un montant de 250.000 euros financé grâce à la contribution volontaire du Royaume des Pays-Bas, et mis en œuvre par Cooperazione Intenazionale (COOPI). Ce programme était de 12 mois (septembre 2020- août 2021). Mais il y’a aussi le programme d’assistance multiannuelle de 5 ans en RCA.
Selon Monsieur Bertin Bishikwabo, les difficultés dans la mise en œuvre de ces programmes d’assistance aux victimes résument principalement aux problèmes des restrictions liées au Covid-19, mais également la situation sécuritaire dans certaines régions du pays. Donc des localités où ils ne pouvaient pas intervenir parce que les victimes sont toujours dans des conditions de déplacement, mais aussi l’accessibilité à certaines localités où il y’a encore de l’insécurité.
Globalement, en ce qui concerne la première phase d’assistance qui a duré 12 mois, il y’a de bons témoignages des victimes :
« Selon des témoignages des victimes que nous avons reçus, elles sont contentes des services que nous avons apportés. Alors, pour les autres programmes qui ont commencé au mois de février, les activités sont toujours en cours. C’est prématuré de dire tout de suite là qu’il y’a des impacts, mais on peut observer qu’il y’a de bonnes performances, et donc on continue parce que ce sont des programmes multiannuels sur cinq ans Qui a été réalisée », a déclaré Monsieur Bertin Bishikwabo.
Bangui, 9 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis la tentative d’incarcération du ministre Hassan Bouba par la Cour pénale spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité, des langues commencent à délier, et les familles de ses victimes commencent aussi à parler. Hors-mis le massacre d’Alindao et l’assassinat du Casque bleu congolais de la RDC, c’est le tour du quadruple meurtre des quatre enfants-soldats de l’unité pour la paix en Centrafrique, dont Monsieur Hassan Bouba est soupçonné d’avoir commandité leur exécution en 2017.
Le ministre de l’élevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba, ici au PK45 route de Boali en septembre 2021.
Ces combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), âgés entre 14 et 16 ans, étaient des mains cachées du sulfureux Hassan Bouba, alors coordonnateur politique de l’UPC. Auxiliaires dociles, drogués et menacés, ces enfants soldats exécutaient aveuglément des actes criminels commandés par le sulfureux Hassan Bouba. C’est ainsi qu’en 2016 – 2017, ils étaient à l’origine des nombreux actes de braquages dans la ville de Bambari. Des conducteurs des taxis-motos en passant par des commerçants, ces enfants criminels tuent, pillent et braquent en toute impunité jusqu’au point d’attirer l’attention du bureau local de la Minusca qui avait exigé leur arrestation. Mais le coordonnateur politique de l’UPC Monsieur Hassan Bouba, qui redoutait que si d’aventure ces enfants criminels sont livrés à la Minusca, ils puissent facilement le balancer à la justice. C’est ainsi qu’il concoctait leur exécution. Et c’est ce qui sera fait.
Enfants soldats, de la criminalité à la mort
Sous-pression de la Minusca afin de récupérer ces quatre enfants soldats, Monsieur Hassan Bouba a décidé de planifier leur exécution sommaire . C’est ainsi qu’en mai 2017, une stratégie avait été mise en place, montée, et les deux premiers des quatre enfants soldats avaient été exécutés proches de la ville d’Ippy par l’autoproclamé général Hassan Guénderou, puis les deux suivants dans la forêt de Boukacou à Bambari par le général Issa Comté. Mais depuis deux semaines, leur famille veut saisir la Cour pénale spéciale sur l’affaire, et des langues commencent à délier.
Bangui, 9 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Inculpé pour crime contre l’humanité et crime de guerre par la Cour pénale spéciale, le ministre de l’Élevage Hassan Bouba a été incarcéré le 19 novembre 2021 à la prison de camp de Roux à Bangui. Mais une semaine plus tard, c’est-à-dire le 26 novembre, il a été libéré manu militari par les éléments de la garde présidentielle appuyés par les Mercenaires russes et les gendarmes centrafricains. Mais depuis cette date, Bangui n’en finit pas de résonner des conséquences de cette fâcheuse libération extrajudiciaire. Plusieurs compatriotes centrafricains se sont posé des questions sur la réelle motivation du gouvernement à vouloir exfiltrer ce présumé criminel de la main de justice. Notre équipe s’est penchée sur le dossier. Décryptage.
Le ministre de lélevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. Photo CNC
Hassan Bouba, un homme d’affaire clé pour Wagner
D’origine tchadienne, le chef de guerre Hassan Bouba vivait depuis 2010 sous l’ombre de l’ancien chef rebelle tchadien Baba Laddé dont il avait intégré sa rébellion, le Front populaire pour le redressement (FPR). Après la chute de ce dernier, Hassan Bouba se fait vite une place dans la toute nouvelle milice à majorité peule, l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), née en 2015 d’une scission avec les autres mouvements de la coalition Séléka, et dirigée par l’ancien bras droit de Baba Laddé, le Tchado-Nigérian Ali Darassa. Mais en 2019, l’homme s’est rapproché du groupe Wagner et devient très vite son allié clé dans le commerce des ivoires, des cornes de rhinocéros, mais aussi de commerce des bœufs. Il a même négocié l’installation d’un abattoir avec un système de climatisation moderne à Bokolobo, situé à une soixantaine de kilomètres de Bambari.
Cependant, avec la couverture de Wagner, l’homme était derrière de nombreux actes de braquages des éleveurs dans la région d’Ouaka, de Basse-Kotto et de Mbomou. Avec la société Wagner, Hassan Bouba devient de facto incontournable dans le système d’exploitation de nos ressources par la société russe Wagner.
Et ce n’est pas fini pour autant. Son entrée au gouvernement avait été négociée par les Russes qui sont soupçonnés d’avoir empoisonné en août 2020 l’ancien ministre de l’Élevage Soulemane Daouda afin de placer leur antenne Hassan Bouba sur ce ministère.
Hassan Bouba, un agent-espion
Homme clé des renseignements tchadiens au sein du pouvoir de Bangui, le ministre Hassan Bouba fait très vite une place auprès du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera. L’homme joue double jeu entre le Tchad et la Centrafrique. Il fournit non seulement des informations classées confidentielles pour le compte de service des renseignements tchadiens, mais ravitaille aussi le service de renseignement centrafricain avec des informations clés.
Pour le chef de l’État et ses alliés russes, Hassan Bouba est incontournable dans leur stratégie de lutte contre les groupes armés. C’est grâce à lui que le pouvoir de Bangui dispose des renseignements soi-disant exacts sur les activités des principaux chefs de la coalition des patriotes pour le changement à Ndjamena. C’est aussi grâce à lui que le service de renseignement centrafricain avait déclaré en novembre qu’une colonne des véhicules militaires tchadiens était en route pour la Centrafrique.
Pour la société Wagner et le chef de l’État, l’arrestation du ministre Hassan Bouba est une perte stratégique énorme pour le gouvernement centrafricain en matière de renseignements, sans compter les répercussions judiciaires sur le personnel politique si le ministre en était venu à parler.
Centrafrique.org/etats-unis-offrent-168-300-doses-supplementaires-du-vaccin-covid-19-a-la-republique-centrafricaine/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/Etats-Unis-offrent-168-300-doses-supplementaires-du-vaccin-COVID-19-a-la-Republique-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”États-Unis offrent 168 300 doses supplémentaires du vaccin COVID-19 à la République centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />
Le total est maintenant de 806 700
Aujourd’hui, le 8 décembre, l’Ambassadeur Lucy Tamlyn a rendu visite au Ministre de la Santé et de la Population Pierre Somsé pour discuter du soutien des Etats-Unis à la campagne de vaccination COVID-19 en République Centrafricaine. Cela inclut le dernier don des Etats-Unis de 168 300 doses le 19 novembre.
Depuis le 2 juillet, les États-Unis ont donné 806 700 doses de vaccin COVID-19 à la rca. Tous les vaccins étant des vaccins Johnson & Johnson, qui ne nécessitent qu’une seule dose.
“Les États-Unis sont fiers de servir d’arsenal de vaccins efficaces COVID-19 à la République centrafricaine et au monde entier”, a déclaré l’ambassadrice américaine Lucy Tamlyn. “Nos dons de vaccins montrent notre partenariat sincère et notre engagement à long terme en République centrafricaine.”
Les vaccins aident à réduire le risque d’impacts plus graves du COVID-19, tels que l’hospitalisation et la mort. Les vaccins, lorsqu’ils sont associés à d’autres mesures préventives, contribuent également à réduire la propagation du COVID-19.
La discussion d’aujourd’hui tombe à point nommé, alors que le monde continue de réagir à la nouvelle émergence de la variante Omicron du COVID-19.
Bangui, 8 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La santé de l’ancien ministre du Désarmement, démobilisation, rapatriement et réinsertion, Monsieur Maxime Mokome, en exil depuis près d’un an au Tchad, s’est brusquement dégradé. L’ancien ministre souffre d’un mal à la tête, selon ses proches.
Anti-Balaka-interviewe-par-le-diaspora-en-2016/” rel=”attachment wp-att-39252″ data-wpel-link=”internal”>Anti-Balaka-interviewé-par-le-diaspora-en-2016-450×446.jpg” alt=”Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.” width=”450″ height=”446″ />L’ancien ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.
Selon sa famille, l’ancien ministre Maxime Mokome a été transféré dans le service d’urgence il y a un peu plus de deux mois à Moundou. Son état de santé s’est ensuite stabilisé., mais depuis un mois, s’est produite une détérioration significative, et il est transféré dans une clinique médicale à Ndjamena. Pendant ce temps, à Moundou, au sud du Tchad, son bail a été résilié, sa famille expulsée du logement. L’ancien ministre vit en ce moment un temps difficile.
D’après le témoignage de certains de ses anciens collègues ministres, Maxime Mokome souffre depuis plusieurs années d’un mal à la tête chronique.
Rappelons que Maxime Mokome, ancien chef milicien Anti-Balaka, avait été nommé ministre du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement au sein du gouvernement Firmin NGRÉBADA en 2019 après la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) en février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés actifs sur son territoire. Mais en décembre 2020, après la création de la nouvelle coalition des groupes armés CPC par l’ancien Président François Bozizé, qui est aussi son oncle, l’homme avait décidé d’abandonner ses fonctions au sein du gouvernement et quitte la capitale pour rentrer au maquis. Mais avec la contre-offensive des forces gouvernementales, il avait pris la fuite pour s’exiler à Ndjamena depuis plusieurs mois.
Bangui, 8 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Il s’agit d’un mouvement rare au parlement centrafricain. Ce lundi 6 décembre, plusieurs députés nationaux ont claqué la porte de l’Assemblée nationale lors de la présentation du projet du budget de l’exercice 2022 par le ministre des Finances pour dénoncer le non-paiement par le gouvernement de leurs indemnités.
Vue d’ensemble de l’hémicycle de l’Assemblée nationale remplie par les élus de la nation Photo CNC
Au début de cet exercice constitutionnel, les parlementaires ont exigé une concertation sans le public avec le ministre des Finances Hervé DOBA. Après une heure et demie de concertation, les élus de la nation ont exigé au ministre Hervé DOBA pour chaque député le versement sans condition de 3,600 millions de francs CFA dont 2 millions pour l’initiative parlementaire, 600 mille francs CFA pour l’assistance parlementaire…. Certains députés mécontents ont même claqué la porte de l’hémicycle.
Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, même les fonctionnaires des services de l’Assemblée nationale ont aussi un mois d’arriéré de salaire. Leur masse salariale a augmenté de 41 millions de francs CFA face au recrutement fait par le Président de l’Assemblée nationale. Le trésor public ne sait pas comment combler les 41 millions pour payer les indemnités des députés et le personnel.
Rappelons qu’il y a un peu plus de deux mois, le Président de l’Assemblée nationale avait nommé près d’une centaine des personnes dans son cabinet. Une nomination dénoncée par certains leaders de la société civile.
Un seul des 25 mandats d’arrêt décernés par la Cour pénale spéciale a été exécuté. La libération d’un responsable gouvernemental est un nouvel exemple des entraves flagrantes au travail de la Cour pénale spéciale.
Aucune session criminelle n’a eu lieu dans le pays depuis près de 20 mois.
Centrafrique.org/rca-lex-ministre-hassan-bouba-formellement-interdit-de-quitter-gbokologbo/ali-darassa-et-hassan-bouba-a-gbokologbo/” rel=”attachment wp-att-38874″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/06/ali-darassa-et-hassan-bouba-à-gbokologbo-450×429.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.” width=”450″ height=”429″ />Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.
Des dizaines de personnes soupçonnées d’être responsables de crimes relevant du droit international, dont des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, sont toujours en liberté en République centrafricaine, a déclaré Amnesty International dans un briefing paru mercredi 8 décembre 2021.
De même, pas un seul suspect ne se trouve en détention provisoire en application d’un mandat d’arrêt décerné par la Cour pénale spéciale (CPS) plus de trois ans après sa mise en place. La CPS est un tribunal hybride qui a compétence pour juger les crimes de droit international et les graves violations des droits humains perpétrés pendant une série de conflits depuis 2003.
Le briefing One Step Forward, Two Steps Backwards: Justice in the Central African Republic révèle que, bien que la CPS ait commencé ses travaux en 2018, très peu de personnes soupçonnées d’être pénalement responsables de tels actes ont été arrêtées, poursuivies ou jugées. Les procédures judiciaires en cours sont loin d’être suffisantes pour répondre aux besoins de justice, de vérité et de réparations. Sur les 25 mandats d’arrêt décernés jusqu’à présent par la Cour, un seul a été exécuté, aboutissant à l’arrestation, en novembre 2021, du ministre Hassan Bouba Ali, ancien dirigeant d’un groupe armé soupçonné par d’autres ONG d’être lié au massacre, en 2018, de plus de 70 civil·e·s, dont des enfants, à Alindao. Cet homme a cependant été libéré quelques jours plus tard par les autorités centrafricaines, en dehors de toute décision judiciaire.
« Plus de six ans après sa création, et trois ans après sa mise en place effective, la CPS a du mal à traduire en justice les personnes soupçonnées d’être responsables de crimes de droit international, notamment parce que les mandats d’arrêt qu’elle a décernés ne sont pas exécutés. La libération de Hassan Bouba Ali n’est qu’un nouvel exemple du manque de soutien des autorités politiques pour la mission de la Cour », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.
« Amnesty International appelle les autorités centrafricaines et la Minusca [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine] à prendre toutes les mesures possibles pour garantir l’exécution des mandats d’arrêt de la CPS et pour faire en sorte que tous les responsables présumés de crimes de droit international et d’autres atteintes aux droits humains perpétrés depuis 2003 par l’ensemble des parties au conflit soient soumis à de véritables enquêtes et jugés dans le cadre de procès équitables. »
La grande majorité des victimes attend toujours justice, vérité et réparations.
Une membre de la société civile a déclaré à Amnesty International :
« On [a besoin] de voir les vrais bourreaux être jugés, ceux qui ont peut-être été à la tête de l’État ou des institutions étatiques, les chefs des groupes rebelles. »
La CPS a été créée pour combler les besoins en matière de justice, en complément de la Cour pénale internationale (CPI) et des tribunaux pénaux ordinaires centrafricains. Vingt-deux personnes se trouvent actuellement en détention provisoire pour le compte de la CPS, mais elles n’ont pas été arrêtées en exécution des mandats d’arrêt délivrés par celle-ci. On ignore quelles sont les charges qui pèsent contre elles et leur identité n’a pas été révélée – sauf celle d’Eugène Ngaïkosset, un suspect arrêté en septembre 2021.
Le briefing d’Amnesty International dénonce aussi le manque de transparence dans le fonctionnement de la CPS. Alors que les premiers procès devant cette Cour doivent s’ouvrir en décembre 2021 ou début 2022, aucune information n’est disponible sur les affaires ou les suspects concernés. Amnesty International a constaté qu’il restait très difficile, voire impossible, de trouver des informations sur l’état d’avancement des procédures en cours. Aucune décision judiciaire n’a été rendue publique.
Aucun procès pénal dans le pays depuis 20 mois
Le rapport constate également que les tribunaux ordinaires centrafricains n’ont pas tenu de session criminelle depuis le 7 février 2020. Cela signifie qu’aucun procès pénal concernant des crimes n’a eu lieu depuis 20 mois dans un pays qui, en vertu de sa législation, devrait organiser au moins six sessions criminelles par an.
Bien que la pandémie de COVID-19 et la situation politique et sécuritaire dans le pays en décembre 2020 et durant le premier semestre 2021 aient sans aucun doute provoqué des retards dans le fonctionnement de la justice, ces facteurs n’expliquent pas à eux seuls l’état de léthargie dans lequel se trouve le secteur judiciaire.
Les nouveaux tribunaux militaires ne doivent pas juger des crimes commis contre des civil·e·s
Amnesty International appelle aussi les autorités centrafricaines à veiller à ce que les crimes commis contre des personnes civiles ne soient pas jugés par les tribunaux militaires nouvellement créés, qui ont tenu leurs premières sessions cette année. La compétence des tribunaux militaires en matière pénale doit se limiter aux procès concernant des militaires qui ont enfreint les règles de discipline, et ne doit en aucun cas s’étendre aux violations des droits humains ni aux crimes de droit international.
En septembre 2021, la cour martiale de Bangui a examiné une première série d’affaires, parmi lesquelles des cas de meurtres de civil·e·s. Ces cas devraient relever de la compétence des tribunaux ordinaires.
« Les chercheur·euse·s ont constaté que rien n’était fait pour modifier la législation nationale afin que la compétence des tribunaux militaires se limite bien aux affaires disciplinaires de l’armée. Ils ont remarqué, au contraire, que la tenue de ces sessions avait été présentée comme un succès dans la lutte contre l’impunité au sein des forces armées », a déclaré Samira Daoud.
Complément d’information
Des chercheur·euse·s d’Amnesty International se sont rendus en République centrafricaine en octobre 2021 et ont eu 35 entretiens avec 44 personnes – 33 hommes et 11 femmes – issues du gouvernement, de la société civile, du système judiciaire, dont la Cour pénale spéciale et les tribunaux ordinaires, et de la Cour pénale internationale.
Bangui, 8 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En province, des populations qui ne se sentent plus protégées pensent que la justice n’est plus affaire de tout le monde. Les individus soupçonnés, désignés ou indiqués, deviennent très vite victimes au nom de la réparation d’une certaine injustice ou de dommages causés. C’est ainsi qu’à Bouca, dans la préfecture de l’ouham-Fafa, au nord-ouest de la République centrafricaine, au moins huit personnes, dont sept femmes, ont été lynchées à mort, d’autres hospitalisées. On soupçonne les miliciens Anti-Balaka d’être à l’origine de cette justice populaire.
Les miliciens Anti-Balaka à Bangui le 4 fevevrier 2014. Photo AFP.
Les lynchages sont survenus au cours de dix incidents distinct dans le village Ndoumbou, situé à 50 kilomètres de Bouca sur la route de Benzambé, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa. Les victimes, accusées de sorcellerie, c’est-à-dire d’utiliser des moyens surnaturels pour “envoûter” une femme enceinte, ont été lynchées à la place publique.
“Elles ont été battues à coups de barre de fer, de hache, de coupe-coupe, et elles rendent l’âme sous les décombres”, déclare un témoin. Parmi ces 10 victimes, 3 ont survécu à leur lynchage public.
À en croire différentes sources locales, ce n’est pas pour la première fois que les miliciens Anti-Balaka fassent leur propre justice sur les civils. D’après elles, en 2015, une femme âgée, suspectée de sorcellerie, avait été enterrée vivante par les miliciens Anti-Balaka dans la localité de Bouca.
Notons qu’en République centrafricaine, où les croyances ancestrales restent encore vivaces, il est en effet considéré comme dangereux de mettre en doute publiquement l’existence des sorts, envoûtements, “gris-gris” et autres pratiques occultes.
Bangui, 8 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Projet d’Appui au Plan Sectoriel de l’Education (PAPSE II) vient d’être lancé. Il vise à améliorer l’accès à l’éducation et renforcer la gestion du secteur éducatif.
Lycée Barthelemy Boganda de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi/CNC.
Financé à plus de 17 milliards de francs CFA, le projet lancé soutiendra la mise en œuvre du Plan Sectoriel de l’Education (PSE) dans la ville de Bangui et dans les préfectures de la Basse Kotto, du Bamingui-Bangoran, de l’Ombella M’Poko, de la Mambéré-Kadeï, de l’ouham, de l’Ouham-Pendé, de la Ouaka et de la Vakaga.
En effet, le secteur de l’éducation est considérablement affecté par l’instabilité du pays et la crise socio-économique qui ont culminé en 2013 et qui se poursuivent encore aujourd’hui.
Le chargé des opérations, Oula Coulibaly, représentant la banque mondiale a indiqué que son groupe « entend accompagner le gouvernement de la RCA à répondre aux besoins de scolarisation et de maintien de tous les enfants et notamment des filles à l’école ». Le ministre de l’éducation nationale, Moukadas Nouré, a remercié les partenaires internationaux et a déclaré que ce projet permettra entre autres la « réhabilitation de plus de 1000 salles de classes et la formation d’enseignants ».
Au même titre que l’Union Européenne qui a récemment financé le nouveau lycée Miskine, la Banque Mondiale œuvre pour limiter l’impact de la crise dans l’éducation des enfants.
Pour pérenniser ces nouvelles infrastructures et le développement du capital humain, le gouvernement devra aussi mettre en place des solutions. Ces dernières devront permettre une éducation durable de la jeunesse en complète autonomie.
Le monument a été déposé, le 29 novembre, sur l’une des grandes avenues de Bangui, au coin de l’université. Le style stalinien de la statue aurait suffi à signer sa provenance, mais les silhouettes façon bronze achèvent d’enlever les derniers doutes. On y voit quatre soldats, deux russes et deux centrafricains, face à d’invisibles ennemis et protégeant une femme et deux enfants. Le groupe pompeux a immédiatement été inauguré par le président Faustin-Archange Touadéra.
Centrafrique.org/lunion-europeenne-denonce-linfluence-russe-en-republique-centrafricaine/statue-russe-en-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-52136″ data-wpel-link=”internal”>Statue à la gloire des mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC
Beaucoup y ont vu un symbole de plus de l’influence grandissante de Moscou sur ce pays d’Afrique centrale, et plus particulièrement de Wagner. Ce groupe privé paramilitaire, financé par Evgueni Prigojine, un oligarque proche de Vladimir Poutine, n’a depuis son arrivée à Bangui, en 2018, cessé de monter en puissance. Au point de parfois passer pour le véritable vice-roi, même s’il n’a sur place aucune existence juridique, sinon une mystérieuse société, Sewa Securities. Le défilé militaire du 1er décembre, jour de la fête nationale, a laissé craindre le pire. Plusieurs diplomates invités, redoutant de devoir assister à une démonstration de force de Wagner, avaient préféré se faire porter pâles. La présence russe fut finalement discrète. « Mais cela ne change pas grand-chose à sa présence réelle dans les institutions du pays », remarque un observateur.
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« Protocole de coopération »
Dans un récent rapport, dévoilé par EUobserver, le Service européen pour l’action extérieure assure qu’au moins un bataillon formé à l’aide de soldats de l’Union européenne est « sous le commandement direct ou la supervision des mercenaires de Wagner Group ». Les paramilitaires exercent en fait « une solide influence sur le commandement des forces armées centrafricaines et d’autres institutions gouvernementales ». Pour Bruxelles, qui depuis 2016 a déployé une mission de formation des troupes centrafricaines (EUTM), dotée d’un budget de 17 millions d’euros, l’affaire est délicate. Les forces armées centrafricaines (Faca) et les mercenaires de Wagner sont en outre régulièrement accusés d’abus. Le groupe de travail de l’ONU a accusé les « sociétés de sécurité privées » de se livrer à des « exécutions sommaires massives, détentions arbitraires, tortures pendant les interrogatoires, disparitions forcées ».
Le poids de Wagner et des Russes ne se limite pas à l’armée. L’an dernier, des « coopérants » russes avaient été déployés dans l’administration des douanes, de loin la première source de recettes pour le budget de l’État. Ce système opaque avait été soupçonné de servir de couverture pour ponctionner le budget, alors qu’une société, Lobaye Invest, liée selon le Trésor américain à Prigojine, bénéficie déjà de contrats miniers. Devant le tollé, le ministre des Finances a annoncé en octobre mettre fin à cette coopération. Dans la foulée, cependant, un projet de « protocole de coopération » filtrait, entre le ministère, l’ambassade de Russie et une mystérieuse société, SJ Amiko, pour améliorer la gestion des douanes. « Le pays est sous la tutelle d’un groupe criminel qui fonctionne sur le modèle du crime organisé transnational », affirme Nathalia Dukhan, enquêtrice pour l’ONG The Sentry.
Les secousses autour de l’arrestation de Hassan Bouba ont également été perçues comme un signe de l’emprise de Wagner. Ministre de l’Élevage et ancien milicien de l’UPC, le plus puissant des groupes armés, Hassan Bouda a été interpellé le 19 novembre par les gendarmes. Ces derniers agissaient sur ordre de la Cour pénale spéciale (CPS), une juridiction qui mêle magistrats centrafricains et internationaux. Six jours plus tard, Hassan Bouda était toutefois relâché sans que les juges n’aient pu l’approcher. « Les Russes ont bien trop besoin de lui pour comprendre l’UPC », déplore une source proche de la CPS, qui voit dans cette affaire le signe d’une « perte de souveraineté du pays ».
Emmanuel Macron a assuré que « le président Touadéra est otage de Wagner ». Comme la France, l’UE a gelé ses aides, faisant perdre 48 millions d’euros au pays. La mission des Nations unies (Minusca), longtemps bienveillante, ne masque plus ses critiques. Ces pressions semblent pour l’instant vaines. « Les acteurs internationaux sont peu coordonnés et lents tandis que Wagner agit avec des méthodes de commando pour étendre son influence », déplore Nathalia Dukhan. Dans Jeune Afrique, le président Touadéra a botté en touche : « Avez-vous vu, ici à Bangui, une société qui s’appelle Wagner et qui aurait pignon sur rue ? »
Bangui, 7 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les quatre victimes étaient toutes des commerçants musulmans. Elles ont été abattues ce lundi 6 décembre dans la sous-préfecture de Kouango par les Mercenaires russes de la société Wagner. Leur famille demande à la justice rien que la justice.
centrafrique.org/centrafrique-deux-jeunes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-nana-bakassa-sont-portes-disparus/fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-51780″ data-wpel-link=”internal”>Patrouille des mercenaires russes
Le 2 décembre 2021, vers 5 heures du matin, des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique ont attaqué les positions des soldats FACA dans la ville de Kouango, provoquant un violent affrontement qui a causé la mort d’un policier 2 FACA et de deux civils.
Pendant ce temps au centre-ville, plusieurs commerces ont été pillés, des hommes d’affaires musulmans de la ville ont également reçu la visite de ces assaillants qui exigent des sommes d’argent.
Mais deux jours plus tard, tous les rebelles se sont retirés de la ville après l’annonce de l’arrivée imminente des mercenaires russes. La ville retrouve son calme, et les déplacés commençaient à rentrer chez eux. Mais ce lundi 6 décembre vers 13 heures, les mercenaires russes, qui étaient arrivés dans la ville 24 heures plus tôt, sont allés abattre à bout portant quatre commerçants musulmans chez eux. Ils les accusent d’avoir financé les rebelles de l’UPC. Ce que leur famille conteste vigoureusement. D’après elle, les rebelles étaient venus chez eux pour exiger de l’argent. « C’est par la force et non volontaire », assurent-ils.
Selon les enfants des victimes, l’assassinat de leurs pères par ces mercenaires russes est un acte criminel de trop. Ils demandent que la justice soit faite.
Bangui, 7 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ça y’est! Comme nous l’avons annoncé hier, ce lundi 6 décembre, le fugitif ministre de l’Élevage Hassan Bouba est de retour dans son bureau. C’était un jour spécial, un camouflet, un véritable défi lancé non seulement à la justice, mais également aux nombreuses victimes. Une démonstration de force sans ennemi en face.
Le ministre de lélevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. Photo CNC
Ce lundi 6 décembre, au ministère de l’Élevages à Bangui, tout le monde ou presque attendait de voir le retour du ministre Hassan Bouba dans son bureau après deux semaines et demie d’absence.
Mais bien avant son arrivée, le dispositif sécuritaire a été renforcé dans son ministère avec la présence d’une unité de la gendarmerie. On croyait rêver, mais c’est la réalité. Ce lundi, il devrait participer à une réunion dans son ministère, mais il était arrivé en retard. C’était un flash, mais remarquable! hyper sécurisé, l’homme était venu avec plus de 10 gendarmes dans son escorte, ajouter aux 10 autres qui se sont positionnés dans son ministère, puis ceux déployés chez lui.
C’est aussi une journée de test réussi pour le chef de l’État Faustin Archange Touadera qui avait lancé un véritable défi à la communauté internationale, aux organisations de droits de l’homme et aux familles des victimes. Tout le monde ou presque pensait et disait même que le ministre Hassan Bouba aurait quitté le pays. D’autres disent qu’il serait en Russie. Mais en réalité, l’homme est toujours à Bangui, bien sécurisé chez lui pendant que les victimes et leur famille continuent de souffrir à Alindao, à Ippy, à Bambari, ou encore ailleurs.
Rappelons que le ministre Hassan Bouba avait été suspecté d’avoir ordonné l’assassinat à Bambari d’un Casque bleu congolais de la RDC en 2015, ordonné des tueries de masse dont les prêtres et abbésà Alindao. Notre enquête avait localisé l’endroit où le corps du casque bleu assass avait été enterré.
Inculpé pour crime de guerre et crime contre l’humanité par la Cour pénale spéciale le 19 novembre dernier, l’homme avait été placé en détention à la prison de camp de Roux. Mais une semaine plus tard, il a été libéré de force par la garde présidentielle, appuyée par les Mercenaires russes et les miliciens requins.
Ambassade des Etats-Unis d’Amérique En République centrafricaine
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Les États-Unis annoncent 5 millions de dollars de récompense pour Joseph KONY
Le gouvernement américain annonce une récompense de 5 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation de Joseph KONY.
Kony est le chef de l’Armée de résistance du Seigneur et est recherché pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Ces crimes incluent les massacres, la torture et le fait de forcer des enfants à devenir soldats.
Fournir des informations sur Kony demande beaucoup de courage. Le gouvernement américain assure que tout ce qui est partagé restera totalement confidentiel.
Toutes personnes ayant des informations sur l’endroit où se trouve Kony sont encouragées à se manifester aujourd’hui – aucune information n’est trop petite ; chaque tuyau peut aider. Vous pouvez communiquer des informations sur le statut de Kony au programme de récompenses pour les crimes de guerre à l’adresse suivante :
WhatsApp
+1 (202) 975-5468
E-mail
wcrp@state.gov
Les États-Unis sont fiers de soutenir fermement la lutte de la République centrafricaine contre l’impunité. Ensemble, nous construirons une République centrafricaine plus pacifique, plus forte et plus prospère.
Bangui, 7 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Convoqué d’urgence à Bangui, le sous-préfet de Bocaranga Esaïe Gbanet est arrivé depuis hier dans la capitale. L’homme n’a pas encore répondu à sa convocation, mais ce déplacement suscite déjà bien de controverse dans la capitale qu’en province.
rca-bocaranga-les-commercants-musulmans-interdits-de-circuler-avec-leur-vehicule-jusqua-la-frontiere/la-rue-principale-de-bocaranga-ou-opere-le-mouvement-3r-le-23-septembre-2020-afp/” rel=”attachment wp-att-51463″ data-wpel-link=”internal”>La rue principale de Bocaranga, où opère le mouvement 3R, le 23 septembre 2020. Photo AFP
À Bocaranga, la convocation du sous-préfet Esaïe Gbanet à Bangui est interprétée comme un signe de méfiance du pouvoir à son égard, suite à sa dernière déclaration sur les ondes de la radio Ndékèluka relative à la dernière double attaque des rebelles de 3R contre les positions des soldats FACA dans le village Kaïta et Zaoro-Lim. Mais en réécoutant son interview, nombreux sont ceux qui croient que l’homme ne s’était pas trompé de langage. Peut-être un simple rappel, ajoutent-ils.
Par contre, au sein du mouvement 3R,on pense que le rappel du sous-préfet à Bangui est une stratégie du gouvernement qui vise à le munir des nouveaux éléments de langage face aux médias. Selon eux, Monsieur Esaïe Gbanet est le seul contact des médias dans la région. Son témoignage est rediffusé partout dans la presse comme à la radio.
« C’est une occasion pour le régime de manipuler facilement les médias », ajoutent-ils. D’après eux, sa récente déclaration sur la radio Ndékèluka concernant l’attaque de Kaïta est truffée de mensonge.
« Il avait déclaré que dans nos véhicules que les FACA ont tenté de récupérer, il y’avait des mines, des minutions, etc.. Or c’est un grand mensonge. D’ailleurs nous les avions détruits à leur arrivée à Kaïta», assurent-ils.
Entre-temps, à Bangui, la présence du sous-préfet Esaïe Gbanet est presqu’inaperçue. Mais au ministère de l’Administration du territoire, on parle d’une séance de travail qui va démarrer ce mercredi avec lui.
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis près d’un mois, les habitants du village Béyala, situé à 5 kilomètres de la ville de Sibut sur l’axe Damara s’apprêtent à assister impuissamment à la démolition de leur village et de leurs champs, par les Mercenaires russes de la société Wagner. Ces derniers disent agir à la demande du gouvernement centrafricain pour la création d’une ferme agricole dans la région. Mais pour les habitants de Béyala, c’est la colère et stupéfaction qui dominent. Ils dénoncent l’implication du chef de l’État.
Les mercenaires russes de Wagner dans le marché à Sibut
De la culture de cannabis à l’exploitation minière à Béyala
En janvier 2021, la localité de Béyala avait été convoitée par de présumés trafiquants hollandais qui disaient vouloir cultiver du cannabis dans la localité. Le gouvernement avait accepté, et une portion de terre située à côté de l’Église catholique leur avait été attribuée. Mais durant près de six mois, ces « trafiquants hollandais » s’adonnaient non seulement à l’exploitation de l’or, mais aussi à la culture de cannabis dans le coin. Comme par hasard, huit mois après leur installation, ils ont quitté précipitamment le village de Béyala pour rentrer à Bangui, puis quitter le pays sous prétexte que l’un de leur serait mort. Où? Difficile de le savoir.
Après le cannabis, c’est la tomate
Deux mois après le départ précipité de ces présumés trafiquants hollandais de Béyala, les Russes s’activent pour exproprier complètement le village, et disent agir à la demande du gouvernement centrafricain pour la création d’une ferme de production de la tomate. Alors, la question que tout le monde se pose est de savoir à cause de la culture de tomate que l’on exproprie tout un village ?
Le processus a démarré, mais les Russes ont rencontré une solide résistance de la population de Béyala. Celle-ci a non seulement saisi le préfet de Kémo, mais aussi le tribunal local pour faire annuler la décision. Pour tenter de les calmer, les Russes leur proposent à chaque propriétaire qui a un titre foncier un dédommagement.
Mais qui a le titre foncier dans ce village ? « Une véritable escroquerie », dénonce un habitant contacté par la rédaction du CNC. D’après lui, les autorités locales ont proposé de les relocaliser dans deux endroits: l’une sur l’axe Dékoua, l’autre sur l’axe Grimari, et le processus de démolition du village Béyala va démarrer le mois prochain, a-t-il ajouté.
Une triste réalité
En réalité, c’était en août dernier que la société Wagner s’est imposée au gouvernement pour la récupération forcée de cette portion du territoire de Kemo riche en ressources minières. Mais pour se couvrir, les russes avancent un argument fallacieux, celui de l’installation d’une zone de production agricole.
Rappelons que depuis la prise du pouvoir du Président Faustin Archange Touadera en mars 2016, on assiste à une progression fulgurante des réseaux de mafia dans le pays. De la culture du cannabis au trafic de passeport diplomatique en passant par le népotisme au sommet de l’État, les centrafricains sont surpris de voir qu’un professeur de l’Université, devenu Président de la République, se laisse manipuler jusqu’à ce point par des mafieux.
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après avoir été exfiltré de sa cellule le 26 novembre par des éléments mixtes de sécurité (garde présidentielle, gendarmerie, police, milices requins et mercenaires russes de Wagner), le ministre de l’Élevage Hassan Bouba sera de retour ce lundi au bureau sous une escorte renforcée des éléments requins de la garde présidentielle, et ce, sous la bénédiction du chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Des avocats centrafricains debout devant la Cour pénale spéciale à Bangui refusant de plaider suite à l’extraction manu militari de Hassane Bouba l’ex-numéro 3 de la rébellionUPC
Sécurité renforcée
Après avoir été interpellé puis incarcéré à la prison militaire de Camp de Roux pour crime de guerre et crime contre l’humanité le 19 novembre par la cour pénale spéciale, le ministre de l’Élevage et de la Santé animale Hassan Bouba a été libéré manu militari une semaine plus tard par des éléments mixtes de sécurité, garde présidentielle, gendarmerie, police, milices requins, Mercenaires russes de Wagner et reconduits paisiblement chez lui au quartier KM5. Mais depuis cette date, l’homme ne bouge plus, mais garde toujours contacts téléphoniques avec ses collègues ministres et le chef de l’État Faustin Archange Touadera qui lui a proposé de retourner au bureau ce lundi 6 décembre.
Et ce n’est pas tout ! Le Président de la République ordonne également que sa sécurité personnelle soit renforcée : 4 hommes bien armés seront désormais positionnés dans son ministère avec le portail fermé tout le temps ; trois autres hommes lourdement armés seront positionnés chez lui au domicile pour le garder 24 heures sur 24.
Selon le chef de l’État qui a tenté de se justifier auprès de son ministre Hassan Bouba, la Minusca serait à l’origine de son l’arrestation la semaine dernière. D’après lui, « la Minusca serait constituée des bras cassés, des manipulateurs, des fauteurs de trouble .Ils n’aiment pas le retour de la paix dans le pays, c’est pourquoi ils cherchent à tout prix à mettre de l’huile sur le feu ». Et l’homme ne s’arrête pas, il tentait de prodiguer même des conseils de sécurité au fugitif Hassan Bouba, car il serait « sous la surveillance des radars de la Minusca ».
« Ici c’est ton pays. Ce n’est pas le pays de la CPS ou de la Minusca », ajoute le chef de l’État à son ministre Hassan Bouba.
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Si l’arrestation du ministre de l’Elevage Hassan Bouba le 19 novembre 2021 pour crime de guerre et crime contre l’humanité a été un succès, c’est grâce au respect et à l’application de la règle de la séparation des pouvoirs par les juges de la Cour. Son mandat d’amener a été monté comme il se doit sans que le pouvoir exécutif ait informé. C’est une fois inculpé après son audition en présence de son avocat et renvoyé à la prison militaire de Camp de Roux que le président Faustin Archange Touadéra et son ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène sont informés. Alors ensemble avec les Mercenaires russes, ils décident d’infliger un violent camouflet à la CPS pour qu’elle ne répète pas sur les autres ministres dans le viseur de la justice internationale. Et c’est chose faite.
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021
D’après nos informations, c’est le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, pressenti être la prochaine cible de la CPS, qui a pris de lead de la stratégie. Dans son plan de soustraction d’Hassan Bouba, il a proposé le déploiement des éléments de sécurité, garde présidentielle, afin d’empêcher que le détachement des gendarmes mis à la disposition de la CPS vient le chercher pour le ramener aux juges dans le délai de sa garde à vue et d’ordonner ensuite au régisseur sous son autorité de le libérer après 10 heures 00, heure à laquelle, il ne doit plus être incarcéré dans cette prison, sauf une autre ordonnance ou un mandat de dépôt. Mais ce qu’ignore ce ministre, magistrat de son état, qu’entre, la CPS travaille sur le dossier avec l’avocat de l’inculpé, un mandat de dépôt a été décerné à son encontre.
Pour les partenaires internationaux au chevet de la Centrafrique en guerre depuis plus de 30 ans, l’acte de libération manu militari du criminel Hassan Bouba préparé et soutenu par le pouvoir exécutif est non seulement une violation de la loi fondamentale du pays, mais une transformation de la République démocratique à une république bananière.
Violation de serment par le président Touadera
À en croire aux dispositions de la Constitution du 30 mars 2016, Constitution que le président Touadera avait jurée de la respecter, l’acte posé par le pouvoir exécutif est la forme parfaite de dictature et d’oppression, de division et entretien de la haine prescrite par la Constitution. Le président Touadera viole ainsi donc allègrement la Constitution et des lois de la république.
D’après la Constitution, la séparation des pouvoirs est le socle de la paix et de l’unité nationale au même titre que l’inclusion, la concertation et l’inclusion. Le peuple centrafricain est : « résolu à construire un État de droit fondé sur une démocratie pluraliste, le respect de la séparation et l’équilibre des pouvoirs en vue de garantir la sécurité des personnes, des biens, la protection des plus faibles… » et « convaincu que seul un État de droit peut garantir la protection des droits de l’Homme»
Un défi lancé à la Communauté internationale.
La libération manu militari de Hassan Bouba et la position prise par la CPC, suivi de celle des avocats centrafricains, a poussé les chancelleries occidentales et les principaux bailleurs de la Centrafrique, à s’interroger sur le comportement intrinsèque de l’homme qui est le président Touadera.
D’après nos sources bien renseignées au palais de la Renaissance, la confiscation des téléphones, des ordinateurs et de tous les documents retrouvés sur le bureau du ministre Hassan Bouba, lors de son arrestation, y compris, une partie de son projet de la loi des finances, est la source de piqure des nerfs du président Touadera.
D’après ces sources, ces outils, sous séquestre actuellement à la CPS, pourraient révéler d’autres présumés criminels très intéressants pour les juges et ont provoqué d’énormes crises des nerfs et insomnies au sein de l’Exécutif. Des porte-paroles ont eu des bouches fermées, le visage de Touadera se referme l’empêchant de se lever pour applaudir le jour du défilé et d’annuler toute sa participation aux autres festivités.
D’après nos sources, le président Touadera a demandé à ses ministres issus des groupes armés de ne plus hasarder de voyager en Europe et en dehors d’Afrique centrale.
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En République centrafricaine, le chef de l’État Faustin Archange Touadera a nommé la semaine dernière cinq nouveaux conseillers à la présidence de la République, ceux qui doivent désormais travailler la main dans la main avec lui. Parmi eux, il y’a un général rebelle, suspecté de crime de guerre et crime contre l’humanité. Un nouveau pied de nez à la justice après celui du ministre Hassan Bouba, inculpé par la cour pénale spéciale et exfiltré de la prison par les gardes présidentielle.
Incendie des bâtiments dans la ville de Ndélé lors des affrontements entre les groupes armés rivaux le 29 avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Il s’appelle Kalité Deya, nommé par un décret présidentiel le 2 décembre comme conseiller du chef de l’État en matière de promotion des petites et moyennes entreprises. Mais le problème, c’est que monsieur Kalité Deya est un général rebelle actif au sein du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), un groupe armé basé au nord de la RCA, créé par son frère Gilbert Toumou Deya, actuel ministre délégué aux désarmements.
Selon des informations concordantes, monsieur Kalite Deya, son frère Gilbert Toumou Deya ainsi que le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan sont également dans le viseur de la Cour pénale spéciale pour des crimes commis lors des affrontements survenus en 2020 à Birao, Ndélé et Bria entre les groupes armés du nord qui avaient fait près de 500 morts, et déplacé des milliers des personnes ainsi que la destruction des centaines d’habitation à connotation ethnique.
Pour des nombreux observateurs, la nomination de Monsieur Kalite Deya par le Président TOUADERA consacre ainsi l’impunité des auteurs de crimes contre le peuple centrafricain et la fin de l’état de droit dans le pays.
D’après eux, en faisant cela, le chef de l’État rassure sa base, c’est-à-dire tous ceux qui ont du sang sur la main pour lui, plus large pour le régime.
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis deux jours à Koui, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’ouham-Péndé, les Mercenaires russes s’activent pour organiser leur fête de fin d’année dans la ville. Pour ce faire, ils ont rendu une visite surprise au nouveau sultan maire de la ville de Koui, monsieur Hamalamou , et lui faisait une surprenante demande.
Le nouveau Sultan maire de Koui. Photo CNC
Des bœufs et des filles
Ce dimanche 5 décembre, à Koui, le sultan maire de la ville, monsieur Hamalamou a reçu à son domicile une visite surprenante d’une équipe des mercenaires russes qui est venue lui annoncé qu’ils vont organiser leur fête de fin d’année dans la ville. À ce titre, ils ont besoin qu’il leur donne 5 têtes de bœufs, une somme d’argent et de jeunes filles, particulièrement celles de l’ethnie peule.
Paniqué, le sultan est complètement perdu. Il ne sait quoi faire surtout que dans la ville, et même dans les villages périphériques, les Peules ont majoritairement déserté la zone pour regagner le Cameroun voisin. Et ce n’est pas tout! Les jeunes filles peules sont aussi rares, plus rares que leurs concitoyennes chrétiennes. D’après un habitant de la ville, il est aussi difficile pour le sultan maire de collecter facilement des fonds en vue de les remettre aux mercenaires russes.
« C’est une demande difficile, très difficile à satisfaire », ajoute cet habitant de Koui.
Cependant, le maire adjoint, Monsieur Alhadji Abakar, qui avait reçu également la même demande de la part des mercenaires russes deux jours plutôt, est en fuite et regagne la base de la Minusca pour demander la protection des casques bleus Bangladais de la Minusca. D’après lui, l’islam n’autorise pas qu’on livre les femmes musulmanes à la débauche.
Rappelons que le nouveau sultan-maire de Koui est le frère du défunt sultan Monsieur Lamido Souleymane Daouda , tué par les mercenaires russes au mois de juin dernier, selon un rapport publié par la division de droit de l’homme de la mission des Nations unies en Centrafrique. Le nouveau sultan a été investi il y a deux mois, mais les habitants de Koui ne sont pas satisfaits de sa désignation comme nouveau sultan Maire. L’homme serait un véritable « soulard ».
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Sur la route nationale 4 à proximité de la commune de Marali située à 240 kilomètres de Bangui sur axe Damara Bouca, des circulations ont été largement perturbées vendredi et samedi après la panne d’un poids lourd transportant plus de 40 tonnes des marchandises à destination de Bouca, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouham, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Un camion de transport des marchandises en panne sur la route nationale n°4 proche de Bouca. Photo CNC / Anselme Mbata
Selon le conducteur du camion interrogé par CNC, c’était la défectuosité du système de pression d’air qui serait à l’origine de l’accident.
Selon son témoignage, il avait quitté Bangui la veille avec plus de 45 tonnes de marchandises appartenant au commerçant Algoni du quartier KM5. Mais en arrivant vers 15 heures à 5 kilomètres de la sortie du village Magalie que le chauffeur, qui voudrait grimper une montagne après avoir traversé le pont qui relie Marali et Bouca, a perdue le contrôle de son engin au sommet. Le véhicule a fait une prise d’air. Du coup, le camion a perdu toute sa force pour continuer, et recule désormais en arrière sans contrôle. Par crainte de percuter le pont, le conducteur coupe le moteur, et le véhicule s’est stabilisé sur la pleine chaussée. Les mécaniciens ont tenté en vain de le réparer pour libérer la voie, bloquant du coup les circulations dans les deux sens. Pendant ce temps, plus de 5 Camions en provenance de Bouca et 10 camions et des véhicules humanitaires en provenance de Bangui ne peuvent plus passer. Parmi ces véhicules, figurent un véhicule de la police en provenance de Bangui, et un autre de l’armée nationale en provenance de Bouca.
Celui de la police rempli des éléments en provenance de Bangui pour une mission vers Bouca et 1bg 80 des FACA en provenance de Bouca pour Bangui sont tous bloqués et ne peuvent plus continuer leurs missions. Ducoup, les chefs de chaque force rebroussent chemin
Rappelons que l’axe Bouca Bangui est l’un des principaux axes qui ravitaillent la capitale avec des produits champêtres.
Bangui, 6 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans le cadre de la journée mondiale des personnes handicapées mises en place par les Nations unies et dont on fêtera les 30 ans l’année prochaine, un premier HANDICAPABLE Festival a été organisé vendredi à Bangui avec l’appui de la mission logistique française.
Photo de famille des artistes qui ont reçu le trophée. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Lors de la première édition du festival HANDICAPABLE organisé au centre culturel Linga-Téré dans le huitième arrondissement, une conférence-débat a été organisée, suivie d’une large exposition et d’un grand concert musical réunissant toutes les stars de la musique centrafricaine.
Monsieur Beachman, l’un des organisateurs de ce festival HANDICAPABLE parle de la particularité de cette journée mondiale des handicapés .
« Cette journée aujourd’hui c’est bon. Pour moi c’est une joie parce que c’est notre fête, la fête des Handicapables. Et deuxièmement c’est une révolution, c’est l’un de mes rêves que je viens de réaliser. C’est une journée qui a été toujours ignorée par nos autorités. Aujourd’hui j’ai décidé de baptiser cette journée Handicapable Festival pour faire l’honneur à tous les handicapés qu’ils sont aussi capable », déclare Monsieur Beachman. D’après lui, l’objectif est de conscientiser d’abord les personnes handicapées d’être autonomes, de se battre, d’être un exemple.
« Un handicapé pour moi ne doit pas être seulement un bénéficiaire. Il peut être aussi un donateur », précise l’artiste rappeur centrafricain Beachman.
Mais lors de ce festival Handicapable, il y’avait aussi la présence de madame la ministre des Affaires sociales; de madame la ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme; de madame la Présidente du Conseil National de la Jeunesse, mais aussi du lieutenant-colonel Frédéric PERRUCHON, commandant de la mission logistique de l’armée française à Bangui qui a l’honneur de préciser « qu’Aujourd’hui doit être une journée de fête, de partage et fraternité ».
Lieutenant-colonel Frédéric PERRUCHON : »C’est avec un grand honneur mon cher Beachman que je vous remets ce trophée qui marque votre engagement sans faille pour la promotion de la place que doivent avoir toutes personnes atteintes d’un handicap dans la société ».
Rappelons que le premier festival Handicapable est parrainé par la mission logistique française à Bangui.
« Tout au long de cette première partie de la journée du 3 décembre, des débats et des conférences ont permis de mettre en avant la place que doivent avoir des personnes en situation de handicap dans toutes sociétés, sans oublier la très belle exposition d’artisans handicapés. La seconde partie va mettre en avant de nombreux artistes avant que le concert de Beachman clôture le HANDICAPABLE FESTIVAL. Festival dont l’hymne est la chanson de Tristan, athlète qui représente la Centrafrique aux derniers jeux paralympiques ».
Centrafrique.org/le-fonds-bekou-de-lunion-europeenne-appuie-le-gouvernement-dans-le-relevement-et-le-developpement-du-secteur-agricole-en-Centrafrique/drapeau-union-europeenne-excellent-excellent/” rel=”attachment wp-att-46420″ data-wpel-link=”internal”>Drapeau officiel de l’union européenne
L’Union européenne a annoncé l’octroi d’une aide de 24 millions d’euros sous réserve de son utilisation par la junte au pouvoir.
Le soutien de 24 millions d’euros doit aider à ” renforcer les capacités des forces armées maliennes afin de leur permettre de mener des opérations militaires ” contre les groupes terroristes, c’est ce qu’a fait savoir le Conseil de l’Union européenne dans un communiqué.
Cette aide a été demandée par les autorités maliennes et elle a été approuvée au titre de la Facilité européenne de paix (FEP).
Elle va concerner le soutien de l’Académie des sous-officiers à Banankoro, la rénovation de l’infrastructure de formation à Sévaré Mopti mais aussi la fourniture d’équipements militaires.
C’est ce dernier point qui est le plus délicat car se pose alors la question de la livraison d’armes létales.
Pour l’instant, affirment plusieurs sources, cette question n’est pas à l’agenda. En effet, le matériel et le soutien dont il est question se limite pour l’instant à des armes non létales.
Une aide sous condition
Mais il est peu probable qu’on se contente de cela du côté malien où l’attente porte bien sûr sur des armes qui permettront à l’armée malienne de combattre les djihadistes.
Autre question : celle de l’utilisation de cette aide. En effet, une source proche du dossier replace cette nouvelle aide européenne dans un contexte de concurrence avec l’aide militaire russe et une possible arrivée du groupe paramilitaire Wagner au Mali.
L’ombre menaçante de “Wagner”
Les Européens ont gardé en tête l’exemple de l’aide militaire américaine en Centrafrique où des véhicules offerts se sont retrouvés entre les mains de mercenaires de Wagner.
Un récent scandale a aussi montré comment un bataillon formé par l’UE en Centrafrique était désormais au service de Wagner.
Bruxelles souhaite donc que son aide ne soit pas détournée et se garde le droit de l’annuler voire d’en réclamer le remboursement si à l’avenir, de tels faits se répétaient au Mali.
Le Conseil de l’Union européenne a ainsi précisé sobrement que “la mesure d’aide pourrait être suspendue si les conditions de sa bonne mise en œuvre ne sont pas réunies.”
Au moins 30 personnes ont été tuées vendredi dans l’attaque par des djihadistes présumés d’un véhicule de transport près de Bandiagara dans la région de Mopti, dans le centre du pays, ont indiqué à l’AFP des responsables locaux.
Centrafrique.org/situation-toujours-incertaine-au-mali/des-militaires-maliens-en-patrouille-mixte-avec-des-membres-des-gatia-et-msa-autour-de-menaka-le-19-avril-2017-3/” rel=”attachment wp-att-40013″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/Des-militaires-maliens-en-patrouille-mixte-avec-des-membres-des-Gatia-et-MSA-autour-de-Menaka-le-19-avril-2017-450×253.jpg” alt=”Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017″ width=”450″ height=”253″ />Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017
Au moins 30 personnes ont été tuées vendredi dans l’attaque par des jihadistes présumés d’un véhicule de transport près de Bandiagara dans la région de Mopti, dans le centre du pays, ont indiqué à l’AFP des responsables locaux.
«Au moins 30 civils maliens ont été tués par des terroristes près de Bandiagara vendredi. Les civils étaient dans un véhicule de transport. Les passagers ont été mitraillés et le véhicule a été brûlé. L’Etat a envoyé des forces de sécurité sur place», ont déclaré à l’AFP des autorités locales de Mopti qui ont requis l’anonymat.
Un élu de la localité de Bandiagara a confirmé ce bilan et précisé que parmi les victimes, il y a «des enfants et des femmes et des disparus». L’attaque n’a été revendiquée par aucun des nombreux groupes armés qui sévissent dans le pays.
Le Mali est livré depuis 2012 aux agissements de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique, ainsi qu’aux violences de toutes sortes perpétrées par des milices autoproclamées d’autodéfense et des bandits. Les forces régulières sont elles-mêmes accusées d’exactions.
Les violences parties du nord en 2012 se sont propagées au centre, au Burkina Faso et au Niger voisins. Elles ont fait des milliers de morts civils et militaires, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le déploiement de forces onusiennes, françaises et africaines.
La prise du pouvoir à Bamako par des militaires à la faveur d’un putsch en 2020 n’a pas enrayé la spirale de violences.
Bangui, 4 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La République centrafricaine a toujours connu de cycles cadencés de violences dont le plus sanglant est celui qui a consacré l’avènement de la coalition rebelle à la magistrature suprême en 2013. De violences atroces, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été enregistrés en cours des affrontements. Animé par le souci de rétablir le droit des victimes et de faire la promotion de la culture d’impunité, la présidente de la transition a promulgué la loi organique N*15.003 du 13 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale (CPS). Selon les dispositions de l’article 3 de cette loi organique, la Cour Pénale Spéciale est compétente pour « enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et des violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire national depuis le 1er janvier 2003 ».
C’est dans le cadre de cette mission encadrée que la Cour Pénale Spéciale qui jouit d’une autonomie particulière a procédé à l’arrestation musclée d’un membre du gouvernement dans son cabinet ministériel et placé en détention provisoire dans une caserne de la sécurité présidentielle sous un regard étonné des autorités établies…suivi d’un silence de cathédrale. Alors que l’accusé devrait comparaître devant les juges d’instruction, la force spéciale placée sous l’autorité de la Cour Pénale Spéciale chargée de le ramener n’ont pu accéder au détenu car empêchée par les forces régulières.
À contrario et de façon paradoxale, l’accusé est exfiltré de sa prison et ramené à son domicile sous escorte militaire. Inédit dans la jurisprudence internationale, la Cour Pénale Spéciale s’est indignée de cette libération à travers un communiqué rendu public et exhorte les autorités établies de créer des conditions favorables à l’exécution des actes judiciaires qui relèvent de sa compétence.
Il faut noter au passage que l’ex ministre de l’élevage devenu accusé fait partie des heureux récipiendaires de la médaille décernée par la chancellerie au titre de la fête du 1er décembre marquant la proclamation de la république. Effaré par l’agencement de scénarios dignes d’une série hollywoodienne, le citoyen lambda s’interroge :
Cette entrave au bon fonctionnement de la justice ne remet- elle pas en cause les fondements de notre démocratie ainsi que ceux de la constitution ?
Souvenons-nous que l’article 16 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dispose : « toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée n’a point de constitution ». Qu’est-ce qui peut motiver ou justifier légitimement cette entrave ?
Cette entrave ne porte t-elle pas atteinte à l’indépendance de la justice, l’autorité des institutions judiciaires et à l’état de droit ?
Quelle est l’image ou le message qu’on renvoie à la communauté internationale ?
Quelle serait la réaction des partenaires au développement ?
Quelle est la nature de sanctions que peut encourir la Centrafrique ?
Le principe de séparation de pouvoir n’est-il pas menacé ou affaibli ?
Contrairement au discours du président de la république consécutif à sa réélection, cette entrave représente t-elle la consécration et l’institutionnalisation de l’impunité ? Par ailleurs, le présumé criminel libéré va-t-il reprendre son poste au sein du gouvernement ?
En outre, en cas de fuite de ce dernier, le pouvoir de Bangui sera t-il apte pour endosser la responsabilité ?
Pour finir, cette arrestation à desseins et dans un « timing » choisi est-elle de nature à saboter volontairement le dialogue politique en vue ? En tout état de cause, la justice est le socle de la démocratie et de la confiance envers le peuple. En conséquence de ce qui précède, le pouvoir de Bangui n’a pas d’intérêt à l’affaiblir. Étant donné que le mandat d’arrêt est encore en vigueur, nous exhortons le pouvoir de créer les conditions de son retour en prison et de le mettre à disposition de la dite cour.
Cette analyse n’a vocation à accuser personne mais nous doutons fort bien que des opérations coordonnées de cette envergure ne soient exécutées sans l’accord exprès des autorités établies. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que moi.
Bangui, 4 décembre (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le réseau social Twitter a identifié et supprimé seize comptes d’origine russe qui diffusent de la désinformation ayant pour cible la République centrafricaine, a annoncé vendredi le réseau social de microblogage.
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.
Twitter a annoncé vendredi 3 décembre 2021 le retrait de 16 comptes gérés depuis la Fédération de Russie qui diffusent de la désinformation ayant pour cible la République centrafricaine (RCA). De même, des comptes faux ou réels ont été découverts qui visent à introduire des points de vue prorusses dans le pays, estime Twitter.
Comme vous le savez, que ça soit sur Facebook ou Twitter, la Russie mène depuis plus de quatre ans une opération de « désinformation destinée à manipuler les esprits des Africains, en particulier de tous les Centrafricains. Et ce n’est pas tout! E le réseau social Twitter a également annoncé la suppression d’au moins 3000 autres comptes ayant un lien avec des autorités publiques et qui utilisent la plateforme notamment pour des opérations de désinformation, de manipulation de l’opinion publique et de porte-voix de la communication de certains acteurs. D’après Twitter, ces comptes sont liés au Mexique, à la Chine, à la Russie, à la Tanzanie, à l’Ouganda et au Venezuela, même s’ils ne se focalisent pas forcément sur leur propre pays.
Rappelons que ce n’est pas la première fois que Twitter supprime des comptes à grande échelle. Cela dit, le phénomène se reproduit dans des proportions diverses et variées. C’est ainsi qu’il s’agit parfois de comptes qui diffusent de fausses nouvelles ou de comptes qui accordent beaucoup d’attention à d’autres comptes ou aident à les diffuser (par exemple de la police). Mais cela concerne aussi des comptes qui harcèlent d’autres utilisateurs, notamment en réagissant à leurs microbillet par des insultes, des fake news ou tout autre contenu visant à détourner l’attention portée à un message.
Bangui, 4 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après avoir pris d’assaut une base militaire des soldats de l’armée nationale jeudi dans la ville de Kouango, les éléments armés assimilés aux rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique se sont finalement retirés de la ville après l’arrivée des renforts des casques bleus de la Minusca et des Mercenaires russes.
Alindao-17-rebelles-de-lupc-faction-hassan-bouba-depose-les-armes/les-soldats-faca-a-ngakobo-pour-le-desarmement-des-rebelles-de-lupc/” rel=”attachment wp-att-51305″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA à Ngakobo pour le désarmement des rebelles de l’UPC
Selon notre correspondant dans la région, avec l’arrivée des renforts des éléments de la MINUSCA et l’arrivée aussi imminente des mercenaires russes de la société Wagner depuis Grimari ont conduit les éléments de l’UPC, appuyés par d’autres éléments de la CPC ayant pris le contrôle total de la ville de Kouango, à se retirer tous de la ville, la laissant vidée complètement de ses habitants dont certains ont trouvé refuge devant la base de la MINUSCA et à l’Eglise catholique et d’autres en RD Congo.
D’après une autorité locale contactée, les rebelles se sont repliés dans la brousse en direction de Grimari et de Mobaye, laissant la ville de Kouango à d’autres éléments qui ont déjà quitté la ville de Ngakobo.
Contacté par CNC, un agent humanitaire alerte l’opinion nationale et internationale sur le risque d’une épidémie qui pourrait se produire. Le manque d’eau potable obligeant la population à consommer de l’eau souillée, le manque de nourritures pour les petits enfants et le manque des toilettes seraient à l’origine de cette épidémie.
Le bilan provisoire fait état de deux civils blessés, d’un policier tués, et des magasins pillés.
Pour l’heure, la ville est calme, mais toutes les activités administratives et commerciales ont cessé temporairement de fonctionner .
Bangui, 3 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Sur initiative de la « Maison Russe », une nouvelle structure de Wagner en centrafrique, un monument des statues des Mercenaires russes qui combattent aux côtés des FACA a été construit et inauguré à Bangui.
Statue à la gloire des mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC
C’est dans la foulée des festivités du 1er décembre 2021 que le nouveau monument, composé de 5 statues d’hommes, femmes et enfants, peintes toutes, en vert militaire, a été inauguré. Les statues placées sur le petit socle construit en béton armé, trois hommes et une femme en treillis militaire, debout en position de tire, qui couvrent une mère de deux enfants sous ses bras.
Parmi les quatre debout figurent deux mercenaires russes facilement identifiables comme des mercenaires blancs, coiffure, sans béret militaire ou avec une casquette, au milieu des deux gardes présidentielles facilement aussi identifiables par leur treillis avec des signes des stickers de l’armée nationale sur les épaules gauches.
En face, de gauche à droite, la statue symbolisant une femme de la garde présidentielle qui pointe son arme sur celui qu’elle voit. A sa gauche, un mercenaire russe, un peu géant, sans béret militaire qui pointe aussi son arme sur l’ennemi que son compatriote placé juste à côté de lui, sur sa gauche, portant une casquette avec les yeux collés dans la jumelle, lui indique. Et sur la gauche du mercenaire regardant dans la jumelle, une autre statue représentant un élément de la garde présidentielle en position de tire avec son fusil de précision avec jumelle.
Statue à la mémoire des mercenaires russes tués sur le champ de bataille en Centrafrique. Bangui, le 30 novembre 2021. Photo CNC
Pour plusieurs curieux qui scrutent de près ces statues sur le monument et interrogés par CNC, il y’a aucune statue dédiée aux soldats FACA qui combattent réellement sur le terrain.
Interrogé par la Rédaction, un enseignant-chercheur de la faculté des Sciences à l’Université de Bangui, exprime, sous couvert de l’anonymat, son indignation et son point de vue.
« C’est vraiment une indignation pour moi et c’est une preuve, un message clair envoyé à nos autorités qui ne cessent de nous dire que les Russes n’ont jamais combattus sur le terrain. Et s’ils ne combattent pas, comment peuvent-ils mourir, arme à la main, afin qu’un monument leurs soit dédié ? » renchérit notre enseignant.
Bangui, 3 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La République centrafricaine a célébré mercredi 1 ddécembre 2021 le soixante-troisème anniversaire de la proclamation de son indépendance. La célébration s’est déroulée, comme à l’accoutumée, pour le célèbre et magnifique défilé militaire et civil, sur l’Avenue des Martyrs et ce, en présence des autorités du pays ainsi que des représentants diplomatiques accrédités. Mais pour cette année, avec les rumeurs persistantes d’une nouvelle attaque sur la capitale par les rebelles, la commémoration a pris une autre allure qui n’est pas passée inaperçues pour autant. Décryptage.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/12/Passage-des-elements-de-Bataillon-de-Transition-des-Forces-Armees-Centrafricaines-BTFACA-lors-du-defile-du-1er-decembre-2021-450×298.jpg” alt=”Passage des éléments de Bataillon de Transition des Forces Armées Centrafricaines, BTFACA, lors du défilé du 1er décembre 2021″ width=”450″ height=”298″ />Passage des éléments de Bataillon de Transition des Forces Armées Centrafricaines, BTFACA, lors du défilé du 1er décembre 2021. CopyrightDR
Dès 6h 30 du matin jusqu’à midi, l’avenue des Martyrs avaient accueilli sur son sol, plusieurs centaines des personnes, civiles comme militaires à pied, des véhicules militaires et le ciel, quant à lui, accueillait des hélicoptaires de combat des Mercenaires russes. Mais la chose inédite cette année, le public a été tenu à l’écart, à une bonne distance des tribunes des officiels. Pourtant, dès la veille, vers 23 heures, les dispositifs sécuritaires plaçait les limites de la ceinture de sécurité autour des tribunes devant l’hôtel Azimut côté gauche et côté droit, avant la concession de la télévision centrafricaine. Mais à 6 h, avec l’arrivée du premier public, les limites ont été élargies jusqu’au niveau de la Primature et devant l’hôpital communautaire, obligeant le public à ne rien regarder de bon et de prêt le défilé.
Autre fait marquant qui cachent derrière cette festivité, les consignes données aux militaires de rentrer immédiatement après avoir défilé. Celui qui reste sur place, même pour regarder les défilés des civiles, s’il est attrapé, il sera arrêté et traduit devant les tribunaux pour conspiration et complicité de coup d’état.
Et si certains départements ministériels, sociétés de la place, organisent une petite fête autour des tables ou dans des buvettes, les militaires quant à eux ont reçu, pour ceux qui sont restés dans les rangs jusqu’à leur point de chute avant de les autoriser à rentrer directement à la maison, 1 000 F CFA.
Bien que tenu à l’écart, le public est satisfait de voir ce grand moment d’unité nationale après autant d’épreuve. La ferveur a été au rendez-vous dans la foule rassemblée contre les barrière aux abords de l’avenue.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/le-chef-rebelle-de-3R-entoure-de-ses-gardes-du-corps-450×356.jpg” alt=”Le chef rebelles Bobo de 3R entouré de ses gardes du corps” width=”450″ height=”356″ />Le chef rebelles Bobo de 3R entouré de ses gardes du corps
Communiqué No 24 du Mouvement 3R
Suite à l’attaque perpétrait par les Mercenaires russes en Centrafrique, précisément au village Kaïta dans la Préfecture d’ouham Pendé. Cette attaque est de nature à compromettre la bonne volonté réelle du Mouvement 3R. Le Mouvement 3R ne se reconnaît pas dans cette campagne machiavélique orchestrée de tout bord par les mercenaires russes qui n’à point cesse de verser le sang des citoyens centrafricains au fin de satisfaire le Président Touadera.
Le chef d’état major du Mouvement 3R et l’ensemble des officiers, sous officiers et homme de rangs condamnent avec la dernière énergie cet assassinat odieux et présentent toutes leurs condoléances aux familles endeuillé et à toute la population de la préfecture d’Ouham Pendé en général et de Kaïta en particulier.
Le meurtre de la population centrafricaine par les mercenaires russes a eu lieu dans plusieurs zones du pays. L’unité pour la paix en Centrafrique (UPC] du General d’Armé Ali Darrassa Mahamat vient de dénoncer ces crimes dans un communiqué datant le 29/11/2021, ce communiqué prouvant le retrait de l’UPC dans le fameux APPR-RCA et l’engagement dudit Mouvement dans l’accord de Kamba-Kotta. Donc le Mouvement 3R ne veut pas réciter les mêmes histories des crimes de groupe Wagner.
D’ailleurs les crimes de ces mercenaires russes en RCA sont connus, documentés et dénoncés à plusieurs reprises par les médiats, les expertes internationaux, courageux journalistes, et les victimes eux-mêmes…
Le Mouvement 3R est sûr et certain que toute ONG, tout commerçant, homme d’affaire, éleveurs et agriculteurs opérant dans la zone Nord-Ouest de la RCA écoute que l’attaque contre la population de Kaïta a été attribuée au Mouvement 3R, personne n’acceptera cette parole. Par ce que tout le monde sait le Mouvement 3R a comme but principal la sécurisation des biens et des personnes.
Le témoignage du Sous-préfet de Bocaranga, Esaïe Gbanin est une déclaration mensongère qui pointe le doigt sur le Mouvement 3R. Elle est non fondée, non matérialisée. Il a fait ça juste pour assurer ses fonctions dans sa sous-préfecture. Heureusement tout le monde connait déjà le vrai visage du Président Touadera. Depuis le jour qu’il a posé sa signature sur l’accord qui l’a lié personnellement avec les mercenaires russes du groupe wagner, il ne fait qu’exécuter les ordres de ces derniers.
Le Mouvement 3R lance un appel solennel à l’opinion nationale et internationale de prendre acte pour sauver la Centrafrique. Car son Président ne réfléchie, ni réagit comme un Président de la République indépendant et libre. On dirait qu’il est télécommandé.
Le Président Touadera, collabore qu’avec les criminels, quelque soit le sang des citoyens centrafricains versé, si son fauteuil est sauvé et les besoins du groupe wagner sont accomplis, il s’en fout du reste. C’est le cas du Ministre d’élevage Hassane Bouba qui a été arrêté par la cour pénale spéciale [CPS] et à la grande surprise du monde entier, il a été exfiltrer par la garde présidentielle. Quel honte pour la République Centrafricaine?
Le Mouvement 3R informe à l’opinion nationale et internationale la vraie version de l’attaque contre la population de Kaïta :
Les mercenaires russes ont profité de déclaration du Président Touadera par rapport à cessé le feu pour endormir les groupes armés. Ils ont attaqué plusieurs de nos bases et postes. Dernièrement, les éléments du Mouvement 3R étaient très vigilent en les attendant impatiemment.
En date de 29/11/2021, ces mercenaires ont osé d’entrer dans le fond de la forêt pour vouloir détruire les bases du Mouvement 3R. Ils n’attendaient pas à la surprise d’alerte réservée par les éléments du Mouvement 3R. On les est repousse jusqu’à leur dernier retranchement. Pour se venger du Mouvement 3R, ils se sont pris à la population de Kaïta.
Les mercenaires russes tuent la population civile centrafricaine sans exception. Selon l’analyse des leaders des groupes armés, les russes veulent à tout prix créer une guerre inter communautaire en RCA. Heureusement, avec la création de coalition des patriotes pour le changement (CPC), aucune communauté ne tombera dans leur piège.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Lopposant-Jean-Serge-Wafio-450×431.jpg” alt=”L’opposant Jean-Serge Wafio” width=”450″ height=”431″ />L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA
L’Homme force et veut toujours forcer son destin, bien conscient que c’est seul DIEU qui destine. Parvenu au pouvoir grâce,
Au Président BOZIZE YANGOUVONDA qui a fait de lui un Premier Ministre carpe pendant cinq (5) ans,
Aux Dignitaires du KNK et aux parents de BOZIZE YANGOUVONDA qui ont sollicité leurs pairs Frères ou Camarades ou Chrétiens de Lille et de Lyon, avec espoir qu’il pourrait abréger l’exil de son mentor,
Le Président TOUADERA, en ingrat, a voulu se faire le Premier Tsar de l’Afrique Centrale pour un règne d’au moins 30 ans, avec les appuis des mercenaires de la société Wagner, dont son ancien Premier Ministre NGREBADA ne cesse de revendiquer la paternité, pour aussi ses ambitions personnelles.
Mais, l’homme propose, DIEU dispose.
Voulant se couronner plus que BOKASSA 1er, il a fini par acter la fin de son règne, conséquence logique des ambitions démesurées de tout parvenu politique. Et pourtant les SȍÑ ZӒÑGȍӒ l’avaient si bien alerté.
Hélas, des hommes ont donné, DIEU va reprendre, parce que dans son discours commémorant la 63ème Proclamation de la République et le 61ème anniversaire de l’indépendance octroyée de la République Centrafricaine ou Centrafrique, le Président TOUADERA, reconnaît, admet, met en garde, défie quelconque centrafricain qui voudrait oser l’embêter. J’ai écouté, j’ai lu entre les lignes et j’ai compris ce que j’ai compris, que je partage avec vous :
TOUADERA avoue et reconnaît, que ses prédécesseurs Présidents et lui, n’ont jamais privilégié les intérêts du Peuple Centrafricain. Ils se sont tous mis au-dessus du Peuple Centrafricain pour se servir, se faire servir et non le servir.
C’est son tour d’occuper le fauteuil présidentiel ; il y est, veut et tient y rester pour ses intérêts personnels, et non pour ceux du Peuple Centrafricain.
Malgré les exactions commises, malgré le sang versé pour se faire reconnaître comme un Président légitime et légal, TOUADERA réalise que le Centrafricain est et demeure têtu, le récuse comme un Chef d’Etat légitime et légal et le met sur le banc de véreux Chefs d’Etat.
Il met en garde tous ceux qui voudraient acter son départ, parce qu’il ne s’est pas encore bien servi et qu’il dispose des appuis de ses mercenaires-partenaires, dont il a inauguré un monument commémoratif à la mémoire de ceux tombés dans sa guerre contre le Peuple Centrafricain, une insolente ignominie et un mépris pour le Peuple Centrafricain.
Il renvoie aux calendes grecques, les préoccupations du Peuple Centrafricain :
Vous parlez de dialogue inclusif ? Oui, mais un dialogue inclusif et constructif et non national ;
Vous demandez la libération des prisonniers politiques ? Oui, mais après mon dialogue inclusif et constructif ;
Vous demandez la reconnaissance des victimes innocentes ? Oui, mais après mon dialogue inclusif constructif,
Vous voulez que j’arrêté de tuer et de faire tuer ? Oui, mais après mon dialogue inclusif constructif.
Sibylline ment, il met en garde tous ceux de son camp, surtout ceux qui ont fait la basse besogne de savoir se taire ou ils vont se taire définitivement. BOUBA Hassan, le message est clair pour toi. Tu es exfiltré pour ne pas faire des révélations Tu as intérêt à te constituer volontairement détenu ou faire une déclaration vidéo et la faire conserver en lieu sûr, car la loi de la mafia, du mercenariat ou le sort de ceux qui ont fait le sale boulot et qui deviennent encombrants par la suite : le silence.
Eh..eh..eh..eh..eeeeeeehhhhhhh, TOUADERA…, partira ? Partira-pas ? Ne veut pas partir ? Ne partira jamais ? J’y suis et j’y reste. Gare…..
Chers Compatriotes,
Je vous avais alertés en 2019, que TOUADERA ne nous amènera pas à nous relever socio-politiquement et à nous reconstruire économiquement. Mais en Saint THOMAS, nous voulons toujours accepter que s’il y faits ou preuves. Maintenant chacun sait, comprend et a compris. Donc, il est temps de changer le fusil d’épaule en élaborant désormais, de manière partagée, les stratégies qui s’imposent……
Nous sommes loin de sortir de la zone de turbulences dans laquelle le Président TOUADERA nous y a faits entrer depuis janvier 2021.
‘’Nous devons reconnaître qu’au cours de ces 63 années, nous n’avons pas su placer les intérêts fondamentaux du peuple centrafricain au-dessus de tout’’ dixit TOUADERA, qui s’accuse et accuse tous ses prédécesseurs…… Discours d’aveu, de mise en garde, de defi, de mépris…, et de quoi encore ? ? ? De fin de règne qu’on a l’habitude d’entendre.
Qui dit mieux ? ? ? ? ?
ET LE PEUPLE RESTE ET RESTERA LE VERITABLE DETENTEUR NATUREL DES POUVOIRS POLITIQUES.
Bangui, 3 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En mars 1982, en Centrafrique, la tentative de coup d’État d’Ange-Félix Patassé tourne au fiasco. Il s’enfuit déguisé pour se réfugier à l’ambassade de France, tandis que son complice, François Bozizé, se terre pour échapper à ses poursuivants. Récit de ces folles journées.
l’ancien Président Ange Félix Patassé. Photo : wikipédia
La nuit vient de tomber sur Bangui, ce mercredi 3 mars 1982. Pourtant, dans les faubourgs favorables à l’opposant Ange-Félix Patassé, l’heure est à l’effervescence. Depuis le milieu de l’après-midi, des tracts y circulent. Ils accusent le colonel François Diallo, un commandant de la gendarmerie proche du président Kolingba, de préparer pour le soir même un coup d’État destiné à empêcher l’ouverture à l’opposition. Des coups sourds retentissent. Les hommes les plus forts ont sorti les machettes et abattent quelques arbres pour barrer les principales artères de la ville. Les hommes de Patassé sont chauffés à blanc, prêts à contrer le tour de force présumé de Diallo et du Comité militaire de redressement national (CMRN), la junte dirigée par André Kolingba. Depuis le retour de son champion à Bangui, quatre jours plus tôt, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) est sur le pied de guerre. Le CMRN aussi. Il a autorisé Ange-Félix Patassé à rentrer en Centrafrique pour les obsèques de l’un de ses frères, mais il n’est pas dupe. Il se doute que Patassé prépare quelque chose. Pis, deux généraux du CMRN, François Bozizé et Alphonse Mbaïkoua, sont venus l’accueillir à l’aéroport de Bangui, au milieu de ses supporteurs, alimentant les soupçons de trahison chez le chef de l’État.
Talkies-walkies
André Kolingba a donc décidé de mettre en alerte sa garde présidentielle, mais seulement à compter du 4 mars. Ce 3 mars, alors que les quartiers favorables à Patassé s’agitent, les soldats sont encore en permission. Ils profitent d’une dernière nuit avant la mobilisation générale. Le détail est d’importance car, à 23h40, les soupçons d’André Kolingba sont confirmés : le général Bozizé, celui qui est allé accueillir Patassé quatre jours plus tôt, débarque dans les locaux de la radio nationale, dans un centre-ville où règne un calme plat mais où ne vont pas tarder à retentir les grenades. Vingt minutes avant la fin des émissions, prévue comme chaque soir à minuit, Bozizé est en studio. Il a préparé un discours de quinze petites minutes, dénonçant la « trahison du général Kolingba » et le « projet » du colonel Diallo – celui-là même dont parlaient les tracts de Patassé quelques heures plus tôt. Il joue sur la fibre patriotique, fustige « les intentions hégémoniques de Kinshasa » et les « mercenaires zaïrois » qui manœuvreraient dans l’ombre de Kolingba. Le chef de l’État sonne le branle-bas de combat et donne l’ordre, via le réseau de talkies-walkies des officiers du CMRN, de mobiliser une quinzaine de gardes présidentiels et de prendre possession du bâtiment afin d’en déloger Bozizé. Coup de chance : ce dernier est branché sur la même fréquence. Alerté, le général rebelle laisse tomber le discours qu’il avait prévu de prononcer et improvise une allocution d’une quarantaine de secondes, avant de prendre la fuite. Cinq minutes plus tard, l’immeuble est encerclé.
Mobylette et ambassade
Les fidèles de Kolingba reprennent possession des ondes et le colonel Diallo prend la parole pour démentir catégoriquement les propos de Bozizé, qu’il accuse de trahison. André Kolingba s’exprime ensuite depuis sa résidence du Camp de Roux. Le colonel Diallo a collé son talkiewalkie au micro de la radio. Le son est mauvais mais l’appel au calme est compréhensible. L’hymne national retentit dans la foulée et, à minuit trente, l’émission est coupée. François Bozizé est en fuite. Il est allé se réfugier chez le général Mbaïkoua, tandis qu’Ange-Félix Patassé patiente chez lui. Vers 2h30, Kolingba est parvenu à rassembler environ soixante-dix gardes. Il leur ordonne de nettoyer la ville des barricades posées par les partisans de Patassé. L’ordre est peu à peu rétabli. Reste à s’occuper des meneurs. En fin de matinée, le 4 mars, l’assaut est donné sur la résidence de Mbaïkoua. Mais ce dernier n’y est plus, il est parti se réfugier la concession d’Ange-Félix Patassé. Seul François Bozizé est encore sur place, mais les gardes présidentiels ne parviennent pas à lui mettre la main dessus : le général a eu la présence d’esprit de se dissimuler entre le plafond et le toit de la résidence. Il parviendra à rallier le cantonnement de l’Élément français d’assistance opérationnelle (EFAO) puis à quitter Bangui au début de l’été. Il se réfugie ensuite en France, via le Tchad, avant de gagner le Bénin.
Tandis que Bozizé s’extirpe de la nasse, Ange-Félix Patassé et Alphonse Mbaïkoua tentent de faire de même. Ils trouvent un refuge étonnant: la maison des Petites Soeurs du cœur de Jésus. Au milieu de la journée, ils s’y installent, incognito, sous la protection de la sœur supérieure, alors que des mandats d’arrêt sont lancés. Dans la soirée, Kolingba procède à un « léger remaniement ministériel » qui écarte les deux généraux, ainsi que l’intendant militaire Timothée Marboua (ministre de l’Économie) et le lieutenant-colonel Martin Dokossi
(Commerce). Une centaine de militants du MLPC sont arrêtés. Patassé, qui croit pouvoir compter sur le soutien d’amis français, fait parvenir une demande d’asile à l’ambassade de France via la religieuse qui lui a accordé sa protection. Mais le sésame lui est refusé le 5 mars. Le lendemain matin, sa concession du PK10 est prise d’assaut. Lucienne, sa femme, et ses enfants, Valentine, Patrice, Valérie, Marie-José, Sylvain et Jean-Christian, sont faits prisonniers et amenés au camp Kassaï, où ils seront maintenus sous surveillance pendant quasiment un an. L’opposant sait qu’il est l’homme le plus recherché du pays, avec le général Mbaïkoua, dont l’épouse est elle aussi arrêtée.
Panier de crabes
Il tente alors son va-tout : vêtu d’un ample boubou flottant et coiffé d’un chapeau, il enfourche une mobylette accompagné de son aide de camp, Bernard Seremalet, et quitte son refuge des Petites Soeurs du coeur de Jésus. Direction l’ambassade de France – celle-là même qui lui a refusé l’asile quelques heures plus tôt.
Ange-Félix Patassé débarque dans un panier de crabes, mais il sait pouvoir compter sur quelques soutiens, à commencer par celui du colonel Georges Faure, l’attaché militaire de l’ambassade, qu’on soupçonnera plus tard d’avoir encouragé la tentative de putsch. Sont également présents l’ambassadeur Pierre Couturier et, surtout, Jean-Claude Mantion, l’homme du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE, renseignements français), qui fait figure, pour ses détracteurs, de « proconsul » français de Bangui.
Que faire de Patassé ? Dès le 6 mars, André Kolingba réclame sa tête et somme les Français de livrer le fugitif sous quarante-huit heures. Mais Paris tergiverse et les jours passent. Les réseaux françafricains, mélange de résidus des années Foccart et de nouvelles têtes mitterrandiennes, débattent. Le Quai d’Orsay affirme ne pas vouloir se mêler d’événements qui sont « du strict domaine des affaires intérieures du pays », mais personne n’est dupe. Paris entend mener la danse banguissoise. Certains insistent sur la nécessité de maintenir de bonnes relations avec Kolingba, tandis que d’autres veulent conserver le pion Patassé pour la prochaine manche de la partie d’échecs qui se jouera inévitablement au cœur de ce pré carré qu’est l’Afrique centrale.
Au cœur de la Françafrique
Le 9 mars, Guy Penne, conseiller Afrique du président Mitterrand, débarque à Bangui pour rencontrer Kolingba. L’entretien reste confidentiel mais le message passe : Paris n’a pas l’intention de refuser l’asile à Ange-Félix Patassé et entend bien négocier son extradition vers un pays tiers. Le président centrafricain sait qu’il n’a pas les moyens de mener un bras de fer et finit par céder. Une solution s’impose rapidement : un exil au Togo, qui a accepté d’accueillir l’encombrant fugitif. L’affaire peine à se concrétiser mais, le 13 avril, Ange-Félix Patassé est finalement transféré à Lomé, loin de Paris mais au cœur de la Françafrique, à portée de main de ceux qui voudront bien le soutenir. Il y vivra dix ans, y rencontrant Dieu, l’évangélisme et sa seconde épouse, Angèle.
Bangui, 3 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – D’après ce dernier document en date de la série « Perspectives de récolte et situation alimentaire », l’Agence onusienne note que les conflits et la sécheresse aggravent l’insécurité alimentaire dans plusieurs régions du monde, en particulier en Afrique de l’Est et de l’Ouest. Au total, la FAO considère que, dans le monde, 44 pays (33 en Afrique, neuf en Asie et deux dans la région des Amérique et Caraïbes) ont besoin d’une aide alimentaire externe.
Deux femmes qui reviennent du champs à Bria. Photo CNC
Les 33 pays africains ayant besoin d’une aide alimentaire externe sont les suivants : Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Djibouti, Érythrée, Eswatini, Éthiopie, Guinée, Haïti, Kenya, Lesotho, Libéria, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Ouganda, , République centrafricaine, République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tchad, Zambie et Zimbabwe.
En Asie, la situation est préoccupante en Afghanistan, au Bangladesh, au Pakistan, au Myanmar et en République populaire démocratique de Corée. Du côté du Moyen-Orient, l’Iraq, le Liban, la Syrie et le Yémen auront besoin de ce concours extérieur pour combler le déficit.
En Amérique du Sud, seul le Venezuela a besoin d’une aide extérieure pour couvrir ses besoins alimentaires.
Baisses notables des récoltes céréalières prévues au Proche-Orient et en Afrique de l’Est
Selon la FAO, les pays en situation de crise ayant besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires sont ceux qui devraient manquer de ressources pour traiter eux-mêmes les problèmes d’insécurité alimentaire signalés.
Plus globalement, la production végétale devrait diminuer dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier. Le rapport trimestriel de la FAO donne également quelques indications sur les tendances des récoltes céréalières.
La FAO s’attend ainsi en 2022 à une croissance de 2% de la production dans les pays développés. Mais la situation se contracte légèrement, de 0,1 % dans les pays en développement.
Dans certains pays en développement et à déficit vivrier, la contraction devrait s’établir à 2,4 % en raison de baisses notables prévues au Proche-Orient et en Afrique de l’Est.
Hausse des prix des produits alimentaires en novembre
S’agissant du baromètre des prix des produits alimentaires sur les marchés internationaux, le blé et les produits laitiers continuent à tirer l’Indice vers le haut pour le quatrième mois consécutif, tandis que l’offre mondiale de céréales se porte bien.
« En novembre, ce baromètre reste en hausse pour le quatrième mois d’affilée, par l’effet de la forte demande de blé et de produits laitiers », a confirmé la FAO.
L’indice FAO des prix alimentaires a augmenté de 1,2% par rapport à octobre, à 134,4 points. Sur un an la hausse est de 27,3%, précise l’organisation, dans un communiqué, relevant qu’il s’agit de son niveau le plus haut depuis juin 2011.
L’indicateur, qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base, continue à se rapprocher de son niveau record (137,6 points), enregistré en février 2011.
Le prix des produits laitiers est en partie responsable de la hausse globale constatée en novembre, puisqu’il a cru de 3,4% par rapport à octobre dernier. L’Indice FAO des prix des céréales a gagné 3,1% par rapport au mois précédent et 23,2% par rapport à la même période l’année dernière.
Les prix internationaux du riz sont restés globalement stables
Les prix à l’exportation du maïs ont légèrement augmenté et les prix internationaux du riz sont restés globalement stables, mais les prix du blé ont atteint leur plus haut niveau depuis mai 2011.
Selon la FAO, cette hausse est due à l’importance de la demande associée à la faiblesse de l’offre, ainsi qu’à des craintes liées aux pluies intempestives en Australie et à l’incertitude concernant la possible modification des mesures d’exportation de la Russie.
L’Indice FAO des prix du sucre était plus élevé de 1,4% par rapport à octobre et de près de 40% par rapport à novembre 2020. Dans le même temps, le prix des huiles végétales a reculé de 0,3% après avoir atteint un niveau record en octobre.
Le prix de la viande a fléchi de 0,9%, soit sa quatrième baisse mensuelle consécutive. Mais dans l’ensemble, les prix de la viande de bovins et de la chair de volaille sont restés stables.
Une production record de céréales devrait approvisionner suffisamment les marchés
D’après le nouveau Bulletin de la FAO, la production céréalière mondiale devrait s’établir à 2,791 milliards de tonnes en 2021. Il s’agit d’un nouveau record et un volume supérieur de 0,7% à celui de l’année précédente. Par rapport à 2020, il est prévu que la production mondiale de céréales secondaires et de riz augmente, de 1,4 et 0,9 % respectivement, tandis que la production de blé devrait diminuer de 1%.
L’utilisation mondiale de céréales en 2021 2022 devrait croître de 1,7% et atteindre 2,810 milliards de tonnes, et, à la clôture des campagnes en 2022, les stocks mondiaux de céréales devraient être inférieurs de 0,9% à leurs niveaux d’ouverture.
Plus largement, la FAO prévoit qu’en 2021-2022 les échanges internationaux de céréales connaissent une hausse de 0,7 % pour s’élever à 480 millions de tonnes et qu’une croissance de 2,2 pour cent des échanges de blé compense largement une contraction probable des échanges de céréales secondaires.
Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – En ciblant l’une des figures emblématiques du conflit centrafricain, le ministre de l’élevage et ancien milicien Hassan Bouba, la Cour pénale spéciale a mis à mal le fragile équilibre politique en place à Bangui.
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021
Bangui n’en finit pas de résonner des conséquences de la tentative d’arrestation par la Cour pénale spéciale (CPS) du ministre de l’élevage Hassan Bouba. Le 19 novembre, un détachement de la gendarmerie vient l’interpeller à son ministère et l’inculpe pour crime de guerre et crime contre l’humanité. L’opération, justifiée par un mandat des juges de la CPS délivré le 30 octobre, a été montée dans le plus grand secret. L’exécutif centrafricain a été mis à l’écart, à commencer le ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, et le chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra. Dès l’arrestation, une contre-offensive se met en place au plus haut sommet de l’Etat pour protéger Hassan Bouba, allié politique et militaire du président. Emmené par les gendarmes au camp de Roux de l’armée centrafricaine, le ministre, sous couvert d’être placé en détention ainsi que l’avait demandé la CPS, était au contraire pris en charge par des alliés, les paramilitaires russes du groupe Wagner, également basés au camp et dont il est proche.
Les juges de la CPS recalés à l’entrée
Invoquant la nécessité de préparer sa défense, Hassan Bouba a obtenu que son interrogatoire par les juges de la CPS soit repoussé de cinq jours. Mais à la date prévue, soit le 26 novembre à 10 h, les juges d’instruction ont été empêchés de pénétrer dans le camp pour interroger le ministre et éventuellement prononcer la mise en détention provisoire.
A la suite de ce bras de fer, Hassan Bouba invoque l’expiration de sa garde à vue et ressort libre du camp de Roux, encadré par la garde présidentielle centrafricaine. Les juges de la CPS ne parviendront à pénétrer dans le camp qu’en toute fin de journée et ne pourront que constater officiellement l’absence du suspect. Réfugié chez lui au PK5, le quartier musulman de Bangui, le ministre reste hors d’atteinte de la CPS. En permettant à Hassan Bouba de se soustraire à la justice internationale, le président de la République va à l’encontre de ses promesses de mettre fin à l’impunité. D’autant que l’implication de l’ancien chef rebelle dans l’organisation des raids contre les civils en 2018 à Alindao a été maintes fois documentée (AI du 29/11/21). Un reniement qui s’explique, politiquement, par la personnalité de Hassan Bouba et son rôle essentiel dans le dispositif gouvernemental. Le contrôle du ministère de l’élevage est effet stratégique, dans un pays où la transhumance, dont les acteurs sont massivement armés, brasse chaque année plusieurs millions de dollars, dont une large partie est captée par les groupes rebelles.
Une ascension fulgurante
C’est au sein des renseignements tchadiens sous Idriss Déby que Hassan Bouba se rapproche, au début des années 2010, du milicien Baba Laddé, peul comme lui. Le chef de guerre est alors à la tête du Front populaire pour le redressement (FPR) et devient l’ennemi public numéro 1 du président centrafricain François Bozizé. Après la chute de ce dernier, Hassan Bouba se fait vite une place dans la toute nouvelle milice à majorité peule, l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), née en 2015 d’une scission avec les autres mouvements de la coalition Séléka, et dirigée par l’ancien bras droit de Baba Laddé, le Nigérian Ali Darassa. Habile et ayant, à rebours des autres responsables de l’UPC, bénéficié d’une éducation primaire, Bouba devient l’indispensable coordonnateur politique du groupe. Il est en première ligne pour négocier les accords de paix à Khartoum en 2019 (Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, APPR-RCA), et obtient pour le compte de l’UPC le poste de conseiller politique auprès du premier ministre de l’époque, Firmin Ngrebada.
Depuis Bangui, l’homme prend son autonomie vis-à-vis de son chef resté dans l’arrière-pays, à Bokolobo. Il se rapproche de la Russie et de son principal relais à Bangui, le groupe de sécurité privée Wagner. Pour Moscou, la connaissance du fonctionnement de l’UPC dont dispose Hassan Bouba est précieuse, et ses indications permettent aux instructeurs russes d’affaiblir considérablement l’état-major de la milice, décimé par de nombreuses arrestations et disparitions, tout en gardant un œil sur la transhumance. Rapidement, Hassan Bouba va être récompensé de ses services. En août 2020, le ministre de l’élevage Souleymane Daouda, figure de l’aile revendiquée profrançaise de l’UPC, meurt soudainement. C’est Hassan Bouba qui est nommé à sa place, contre l’avis d’Ali Darassa, qui le dénonce publiquement. Depuis cette promotion, le ministre est devenu l’un des plus proches du président Touadéra, qui lui a même proposé ces dernières semaines de prendre la codirection des renseignements centrafricains pour contrer la nomination de Baba Laddé à N’Djamena. Mais Bouba refuse. Malgré sa proximité avec Moscou, le ministre entretient le dialogue avec les diplomates occidentaux.
Méfiance dans le gouvernement
Son arrestation aurait été une perte stratégique énorme pour le gouvernement centrafricain en matière de renseignements, sans compter les répercussions judiciaires sur le personnel politique si le ministre en était venu à parler. Mais déjà, les conséquences politiques se font sentir. Les autres ministres par ailleurs chefs de groupes armés, Arnaud Djoubaye Abazène (justice), Herbert Gontran Djono Ahaba (développement de l’énergie), Gilbert Toumou Deya (désarmement), tous restés dans le cadre de l’APPR, se sentent menacés. Au niveau diplomatique, l’opération de la CPS peut mettre un coup de frein à la feuille de route de Luanda déjà mal engagée, et notamment aux processus de désarmement, les groupes armés devenant de plus en plus méfiants (AI du 17/11/21). Avec la saison sèche, les rumeurs de reprise des combats s’intensifient.
Colère dans les chancelleries
Le camouflet infligé à la CPS est violent. Mise en place en 2015, composée à parité de juges internationaux et centrafricains, la CPS est censée servir d’intermédiaire entre la cour criminelle centrafricaine et la Cour pénale internationale (CPI). L’institution a mis du temps à sortir des limbes, et cet imbroglio peut lui porter le coup de grâce. Le gouvernement prend en effet le risque de se fâcher avec les principaux bailleurs d’une cour déjà sous-financée : les Etats-Unis, les Pays-Bas, l’Union européenne (UE) et la France. Sans compter les autres partenaires, comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ou la Banque mondiale (BM), qui font de la lutte contre l’impunité l’un des axes de leur politique de développement. Le message est malvenu, alors que le gouvernement centrafricain a perdu 48 millions d’euros annuels avec la suspension des appuis budgétaires français et européen, et que le Fonds monétaire international (FMI) rechigne à signer une Facilité élargie de crédit (FEC), refroidi par les implications de Wagner dans les rouages de l’Etat (AI du 22/11/21).
Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’information vient d’être confirmée par les autorités locales. Les rebelles, dont les identités ne sont pas encore connues, ont attaqué très tôt ce matin la ville de Kouango, située à 139 kilomètres au sud-Est de la ville de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre sud de la République centrafricaine.
Les soldats FACA
À en croire les autorités locales, les assaillants seraient des combattants rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC). D’après elles, ils ont attaqué la position des soldats FACA dans la ville aux environs de 5 heures du matin avant de prendre le contrôle total de la ville vers 7 heures.
Les soldats FACA, peu nombreux, ont dû se battre en retrait. Pour le moment, ils sont hors de la ville, et attendent un renfort des Mercenaires russes qui vient de quitter la ville de Grimari pour Kouango.
Selon des sources locales, la ville se vide de ses habitants qui se sont pour la plupart dirigés vers la brousse pour se réfugier et d’autres tentent de traverser le fleuve pour rejoindre lea République démocratique du Congo.
Pour l’heure, aucun bilan n’est encore disponible mais on parle des morts et blessés dont les policiers.
Rappelons que la sous-préfecture de Kouango, assiégée durant près de sept ans par des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), avait été reprise par les soldats FACA et leurs alliés russes et Rwanda au mois de mars dernier après que les rebelles ont quitté la ville.