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Des voyages pour tenter de remplir les caisses vides

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Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est un véritable marathon international qu’a entrepris le président Touadéra en cette fin d’année 2021 en passant des Emirats Arabes Unis à l’occasion de l’exposition universelle de Dubaï, par la Turquie pour le 3ème forum Turquie-Afrique sans oublier de faire un crochet par Bruxelles dans les instances de l’Union Européenne.

A gauche monsieur Adesina Akinwumi président de la Banque Africaine de Développement et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République
A gauche monsieur Adesina Akinwumi président de la Banque Africaine de Développement et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République centrafricaine, à Addis-Abeba, en Etiopie, en février 2022

 

Il faut dire que la situation sécuritaire, économique et sociale du pays est catastrophique et que malheureusement, les caisses de l’État sont vides partout. Encore plus vides qu’à l’accoutumée car les partenaires habituels ont fermé une partie du robinet qui les alimentait. Alors, face à cette préoccupation qui donne des sueurs froides au président Touadéra dit-on dans les couloirs du palais, il faut tenter des choses en essayant de faire appel à d’autres partenaires.

Malheureusement pour le pays et surtout sa population, il y a eu plus de kilomètres effectués à travers le monde qu’il n’y aura de milliards de FCFA qui arriveront en Centrafrique.

A Dubaï, rares ont été les échanges avec d’éventuels bienfaiteurs et pour cause ! Beaucoup n’ont tout simplement pas voulu s’entretenir avec le président centrafricain du fait de ses relations sulfureuses avec la société de mercenaires Wagner. Ils lui ont ainsi marqué leur désapprobation face à ses choix qui vont à l’encontre des recommandations de la Communauté internationale et qui isole un peu plus la Centrafrique chaque jour et chaque nuit.

Du côté d’Ankara, même son de cloches ! Alors, pour sauver la face, des formules diplomatiques sont de sortie : « les échanges ont permis d’entrevoir un avenir qui peut augurer de solutions pérennes entre nos deux pays » ou encore « Nous envisageons dans un futur proche une coopération bilatérale renforcée qui pourrait ouvrir des perspectives intéressantes » ou bien même « Il est à l’étude l’ouverture d’une représentation diplomatique dans nos deux pays » ! Bref, beaucoup de paroles trop diplomatiques qui risquent de n’être suivies d’aucun effet comme c’est souvent pour ne pas dire toujours le cas !

Enfin, sentant que le vent ne tourne pas en sa faveur, c’est à Bruxelles que le président a fait escale pour demander la clémence de l’Union Européenne. Cette visite s’est soldée par un camouflet car l’Union Européenne a indiqué non seulement qu’elle ne reviendrait pas sur les mesures et sanctions adoptées tant que les conditions qu’elle a données ne seront pas tenues mais a aussi annoncée qu’elle ne décaisserait pas l’aide prévue cette année.

Pendant ce temps, il faut continuer à payer les Mercenaires russes en fermant les yeux sur le pillage des ressources minières du pays… Autant d’argent qui ne rentre plus non plus !

Une chose est sure, c’est qu’il ne faudra pas compter sur les Russes pour sortir la Centrafrique du marasme actuel, la Russie ayant déjà toutes les peines du monde à mettre à flot sa propre économie qui ne cesse de chuter. Quand on est au fond du trou, on dit qu’on finit toujours par remonter… En attendant, ça creuse encore !

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : au moins 400 mercenaires russes, et 200 ex-combattants de l’UPC déployé  dans la Haute-Kotto

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Bangui, 18 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au moins 400 mercenaires de la société de mafia russe Wagner, et environ 200 ex-combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC)  ont été déployés ces dernières semaines dans la préfecture de la Haute-Kotto pour soi-disant combattre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), selon des sources sécuritaires.

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des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga

 

Prévues de longue date, les opérations de ratissage menées par les hommes de Wagner depuis le 16 janvier 2022 sur des chantiers miniers dans la Haute-Kotto continuent de s’étendre vers le nord-Est. Parmi ces 400 mercenaires de Wagner déployés dans la région, au moins une centaine est arrivée cette semaine à Sam-Ouandja, une localité située à 80 kilomètres du Soudan, au nord de la République centrafricaine. Mais D’ores et déjà, c’est la débandade totale de la population, les hommes de Wagner font feu partout sans distinction sur la population.

Selon des témoins interrogés par CNC, dans chaque village, chaque sous-préfecture de la Haute-Kotto, ils installent leur base avancée et multiplient de patrouille. Selon eux, personne ne doit se livrer aux activités minières dans la Haute-Kotto. Même dans les communes voisines, c’est l’inquiétude qui domine. À Ndélé, à Bamingui-Bangoran, et à Birao, Vakaga, toutes les activités sur des sites miniers tournent au ralenti. Les artisans ont peur de se faire tuer par les Mercenaires russes.

Dans la ville de Sam-Ouandja, le Président de la délégation spéciale, nommée par le Président Touadera, se  joint aux autres notables locaux pour dénoncer les massacres commis par les mercenaires russes dans la localité. Du jamais vu en République centrafricaine. Le monde n’a jamais connu ce genre d’atrocité. La première, c’est en République centrafricaine.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Jean-Serge Wafio, Président du PDCA appelle les centrafricains à garder les preuves des exactions perpétrées par les rebelles et les mercenaires russes  

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 Chers Compatriotes,

Le devoir de mémoire nous impose de sauvegarder les preuves des atrocités des groupes armés et des partenaires-mercenaires

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Monsieur Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA

 

 

L’amnistie, sibylline ment octroyée en 2019 aux groupes armés, par le Président TOUADERA, par moyen de dialogue de Khartoum (Soudan) supervisé par son Directeur de Cabinet de l’époque, Monsieur NGREBADA Firmin,  a consacré la prolifération des groupes armés qui ont fait de l’insécurité leur fonds de commerce, a béni l’illégale occupation du territoire national en zones d’influences et a facilité par voie de conséquence la recrudescence des tueries-calcinations de masse, des règlements de comptes, des affrontements fratricides et les pillages économiques du pays dans un silence politique complice. Certaines de ces exactions, qui ne pouvaient pas déranger politiquement, ont fait l’objet d’ enquêtes judiciaires pour faire bonne conscience, par contre, celles susceptibles de constituer des gènes politiques, ont été purement et simplement classées sur instructions politico-administratives, mettant les professionnels de droit dans une situation d’incapacité.

Pour sa guerre asymétrique déclarée contre la Coalition des Patriotes pour le Changement-CPC en décembre 2020 et janvier 2021, le Président TOUADERA a recouru aux mercenaires de la société Wagner et rwandais, a créé une milice assassine dénommée les requins et a employé les éléments de sa garde prétorienne qui ont excellé dans d’inimaginables horreurs, disparitions de personnes physiques, tant en province qu’à Bangui. Actuellement, les Sous-Préfectures de Bambari, de Ippy, de Bria, de Ndélé, de Birao, de Ouadda, de Yalinga sont abandonnées aux caprices des mercenaires de la société Wagner qui s’y livrent à cœur joie à des tueries de masse, à des incendies de village, contraignent les populations à abandonner les terres de leurs ancêtres et interdisent aux zi nguinza d’exploiter leurs chantiers miniers, pour leur permettre de piller tranquillement les richesses naturelles du pays. Forfaitures que le Ministre d’Etat WILLYBIRO SAKO avait annoncées aux responsables des ex rebelles désarmés et à ceux de la société civile, lors de sa mission officielle à Bria du 13 au 15 septembre 2021 en ces termes. ‘’ Il y aura une grande opération de ratissage à venir. Tenez-vous bien ! Si vous faites la tête, c’est vous qui verrez les conséquences. Je tiens à vous prévenir. Ce n’est pas la responsabilité du gouvernement ou du chef de l’Etat’’, et répondant à une pertinente question, à lui posée, il a précisé que ‘’… se sont les russes qui dirigent le pays’’.  Déduction : les Autorités Politiques et leurs partenaires-mercenaires ont programmé de longue date les tueries de masse et les incendies des villages Aïgbando, Mouka, Yangoudroudja, Gbohou, Yanga, Mouka et les barbares tueries de Bria-centre, ainsi que l’assassinat de ZAKARIA DAMANE. Comme si ces odieux massacres ne suffisaient pas, déjà on parle cette semaine 07 de la terreur qui va s’abattre sur Ouadda et Sam Ouandja.

Les méfaits conjugués des groupes armés, des mercenaires sans foi ni loi, des requins et des éléments de la garde prétorienne ont atteint leur paroxysme durant ces deux premiers mois de l’année 2022, faisant du territoire centrafricain le far ouest où la vie publique nationale se règle aux rythmes des rafales des fusils AK 47 . En effet, depuis mi-janvier 2022, il n’y a pas un seul jour qui ne s’écoule sans que des Centrafricains ne soient tués, assassinés ou portés disparus quelque part. De nombreux corps sont jetés dans des cours d’eau, des puits, des trous ou abandonnés dans la nature aux fauves, un cynisme qui ne dit pas son nom.

Pour asseoir son pouvoir personnel, le Président TOUADERA, depuis le 30 mars 2016, viole allègrement la Constitution de la République, manipule tout l’appareil judiciaire, contraint les professionnels du droit à dire le non droit. Et tout le Peuple Centrafricain en est conscient et réalise que la Justice ne constitue plus un rempart pour lui ; le Centrafricain est devenu un exilé chez lui, sans domicile fixe, mais cependant, garde confiance, parce que devenu résilient et il sait qu’aucun régime politique, aussi autoritaire qu’il soit, ne résiste et ne résistera pas à l’épreuve du Peuple Centrafricain, ni ne peut durer au-delà du délai trentenaire de la prescription des crimes et assassinats. Empêchés politiquement aujourd’hui, les professionnels du droit pourraient recouvrer la plénitude de leurs compétences et dire professionnellement le droit, dès que la 7ème République, que le Président TOUADERA a rendue inévitable par ses forfaitures, s’instaurera après le dialogue inclusif devenu lui aussi inévitable.

Ces tués-calcinés, tués-tronçonnés, tués-découpés, portés-disparus, sont des Centrafricains, des êtres humains, donc créatures de DIEU. Et toute créature de DIEU est sacrée, parce qu’il s’agit d’une vie. Et toute vie est une vie, et toute vie est sacrée.

Ces Centrafricains tués ou assassinés pour les richesses naturelles que Dieu leur adonnées méritent respect. Et la 7ème République, une fois instaurée, et par devoir de mémoire aura l’obligation de leur donner la reconnaissance de la Nation par plusieurs formules, tels :

  • Les érections d’ossuaires pour le repos éternel de leurs restes,
  • Des stèles, esplanades, monuments pour de dignes respect et reconnaissance de la Nation,
  • Les réparations qui s’imposent après les déterminations des responsabilités.

Pour permettre à la Nation ces prochains mois, ces prochaines années de déterminer les responsabilités par des exploits judiciaires, nous Centrafricains, individuellement et collectivement, avons l’obligation de préserver ou de sauvegarder les traces, les justificatifs, les preuves, les listes des compatriotes portés-disparus, celle des lieux où ces compatriotes sont tombés ou portés disparus. Aussi, nous demandons avec insistance aux professionnels du droit, notamment les Procureurs de la République, près les Tribunaux de Grande Instance et les Officiers de Police Judiciaire des différentes  Préfectures de la République, empêchés ou qui ne pouvaient mener convenablement les enquêtes judiciaires qui s’imposent, de sauvegarder toutes les preuves en leur possession, de les garder en lieux sécurisés, parce que depuis quelques décennies, s’est instaurée, à chaque fin brutale de régime politique, la ‘’pratique d’effacer politiquement le tableau’’ qui se manifeste par la destruction des preuves, par moyens d’assassinats ciblés, d’incendies des archives ou des bureaux administratifs.

Nous proposons aussi humblement et aussi respectueusement aux Leaders Politiques et Sociaux, de l’intérieur comme de l’extérieure, d’adresser une lettre collective ou individuelle à Monsieur KARIM KHAN, Procureur de la Cour Pénale Internationale, que le Président TOUADERA a voulu convaincre mensongèrement à Addis-Abeba (Ethiopie), en lui demandant de procéder effectivement à l’ouverture de l’enquête visant les atrocités des mercenaires de la société Wagner en Centrafrique.

Et nous demandons avec gravité à nos compatriotes, soldats de rang, face au mutisme consentant du Chef d’Etat Major qui ne réagit pas depuis pour défendre leur honneur de militaires, de s’affirmer. IL leur faudrait encore quelle humiliation humiliante pour les faire réagir après  la sodomisation, les tabasse ments, les enfermements dans des trous bâchés pour créer une température suffocante, les insultés et mépris, les faits de les réduire en cuisiniers de ces mercenaires et de les traités de femme ou de moins que rien ?

Nous osons croire, que le sens élevé de responsabilité citoyenne, permettra à chaque compatriote d’apprécier à leur juste valeur, le bien-fondé  des présentes sollicitations.

Avec toutes mes considérations

 

WAFIO  Jean  Serge                                                  Président Fondateur du PDCA

Au marché KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, plusieurs magasins ravagés par un violent  incendie

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Bangui, 18 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un incendie a ravagé dans la nuit du jeudi à vendredi 18 février 2022  une partie du marché du KM5, communément appelé “5 kilo” situé dans le troisième arrondissement de Bangui, et considéré comme un des plus grands de la capitale centrafricaine. Plusieurs boutiques ont été incendiées, des scènes de pillage observés, et des détonnassions d’armes automatiques sont entendues. C’était la pagaille totale.

centrafrique.org/incendie-qui-ravage-le-marche-km5-de-bangui-le-17-fevrier-2022-vers-20-heures/” data-wpel-link=”internal”>Incendie qui ravage le marché KM5 de Bangui le 17 février 2022 vers 20 heures
Incendie qui ravage le marché KM5 de Bangui le 17 février 2022 vers 20 heures

 

Des magasins ont pris feu

 

C’était vers 20 heures que l’alerte est donnée. Le feu vient de déclencher dans un grand entrepôt  et s’est propagé très rapidement de commerce en commerce. Au total une vingtaine des boutiques sont ravagées ainsi que de nombreux étals situés  tout autour de ce marché du KM5.

 

Intervention des sapeurs-pompiers

Les sapeurs-pompiers, la Minusca , la sûreté aéroportuaire et la protection civile se sont rapidement déployés, mais il aura fallu de nombreuses heures avant de circonscrire cet incendie de grande ampleur à cause des obstacles liés aux constructions anarchiques.

Selon la gendarmerie, certaines personnes mal intentionnées ont tenté de piller des magasins, sous prétexte de sauver  certains produits. Mais les forces de l’ordre les ont dispersés avec des tirs en l’air.

 

Le maire de Bangui dénonce des installations anarchiques

Le maire de Bangui, sur les réseaux sociaux, a également réagi et dénonce les installations anarchiques qui seraient à l’origine de l’incendie. Mais pour certaines victimes, les propos tenus par le maire ne sont qu’une provocation de plus de sa part.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce type d’incendie se produit au KM5. Il y a quelques mois, une dizaine des magasins avaient été complètement ravagés par un incendie dans ce marché. Même au centre-ville, le marché central proche de la mairie avait pris feu, et des boutiques ont été détruites par les flammes. C’était un court circuit qui avait provoqué le sinistre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Les « libérateurs » : comment la « galaxie Prigojine » raconte la chevauchée du groupe Wagner au Sahel

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Maxime Audinet et Colin Gérard

L’ancrage du groupe Wagner et de ses filiales en Afrique subsaharienne apparaît ces dernières années comme la manifestation la plus marquante du réengagement de la Russie sur le continent africain. Le modèle d’implantation de Wagner, que reflète en partie le concept d’ « entrepreneuriat d’influence », s’inscrit dans un écosystème plus large à trois dimensions : la prestation de sécurité (garde prétorienne, protection de sites miniers), l’instruction militaire et le mercenariat ; l’extraction de matières premières, en particulier dans le domaine de la prospection minière ; un soutien informationnel mis en place pour façonner des représentations favorables au groupe paramilitaire, justifier par des moyens médiatiques et culturels son implantation et, par extension, légitimer la présence croissante de la Russie dans la région.

C’est cette dernière dimension que nous explorons dans cet article, dans la continuité de travaux antérieurs et en nous concentrant sur l’arrivée récente de Wagner au Mali, qui fait suite aux négociations entamées avec le gouvernement de transition à l’été 2021. Ce déploiement de quelques centaines de combattants russes intervient sur fond de dégradation sans précédent de la relation franco-malienne et de remise en question profonde de l’opération Barkhane. Il s’accompagne ces dernières semaines d’une nouvelle prolifération de contenus de désinformation en ligne. Ces derniers affichent le plus souvent une hostilité sans équivoque à la présence française, mais restent dans la plupart des cas difficiles, si ce n’est impossible à attribuer à des acteurs endogènes ou exogènes.

Certains canaux de diffusion ou personnalités russes en Afrique sont toutefois déjà connus pour leurs liens étroits ou leur appartenance à la « galaxie Prigojine », du nom du désormais célèbre homme d’affaires et sponsor du groupe Wagner Evgueni Prigojine. Figure centrale de l’influence russe, Prigojine est aussi connu pour sa proximité avec le président russe, sans toutefois appartenir à son premier cercle, et ses sociétés ont remporté plusieurs contrats publics émis par le ministère de la Défense. Les acteurs de sa « galaxie » produisent quotidiennement des dizaines de contenus, non seulement sur les actualités africaines et l’agenda des puissances étrangères, mais aussi sur l’évolution des « instructeurs russes » et sur leur environnement de projection. Nous en restituons les principaux discours, qui témoignent d’un récit sélectif, mais cohérent sur le rôle joué par la Russie en Afrique subsaharienne. Précisions enfin que ces acteurs s’insèrent dans un dispositif d’influence informationnelle russe plus large en Afrique subsaharienne, qui fera l’objet de publications postérieures.

Accompagner et légitimer le déploiement des acteurs russes au Sahel : le cas de RIA FAN

Le processus de légitimation des « instructeurs russes » et combattants du groupe Wagner est assuré par un vaste écosystème d’acteurs d’influence. Liés à plusieurs entités du réseau Prigojine, ces acteurs sont non seulement actifs sur le web et les réseaux sociaux (notamment Facebook, Telegram, VK et Twitter), mais aussi sur le terrain « physique », à travers l’infiltration de paysages médiatiques fragiles, d’actions sur l’environnement, de production et projection de dessins animés et de films de guerre, ou de la cooptation de figures militantes locales. Cet écosystème a vu le jour à partir de 2012 dans la clandestinité et avec une finalité intérieure, dans le contexte des manifestations de masse de l’hiver 2011-2012 en Russie contre les résultats des élections législatives. Le dispositif  est monté en puissance tout au long de la dernière décennie et a progressivement cessé de dissimuler ses liens avec Prigojine. Son volet médiatique se matérialise aujourd’hui dans le groupe média Patriot, fondé au mois d’octobre 2019, et dont le conseil d’administration est formellement dirigé par l’homme d’affaires pétersbourgeois.

Formé de onze médias créés par des sociétés affiliées à Prigojine (initialement dissimulée, la relation entre ces médias a été établie par l’utilisation d’un même identifiant Google Analytics) et de 130 médias partenaires, Patriot s’est donné pour mission « la diffusion maximale d’informations sur les événements se déroulant en Russie afin de créer un espace informationnel favorable au développement du pays ». Ces informations répondent à une exigence de patriotisme, défini comme « l’amour de son pays, le respect de sa culture et de ses traditions ».

Parmi ces onze médias figure « l’Agence de presse fédérale » (RIA FAN). Lancée en avril 2014, RIA FAN a été dirigée jusqu’en 2016 par Aleksandra Krylova, également membre de la direction de Agentstvo Internet Issledovanij (Internet Research Agency, IRA), une des entreprises phare du projet Lakhta « d’usine à trolls » pendant les élections présidentielles américaines de 2016. Dotée d’un budget de 159,8 millions de roubles en 2018 (2,1 millions d’euros) et officiellement composée de 25 membres, RIA FAN emploierait en réalité plus de cent personnes. Elle agit comme une centrale de production de contenus pour le groupe Patriot. C’est ce que suggère le tableau n°1 : la vidéo d’un motard burkinabè brandissant un drapeau russe à Ouagadougou, apparue sur le site de VoA Afrique le 25 janvier 2022 en début d’après-midi, a été reprise à 18h36 (heure de Paris) par RIA FAN avant d’être répliquée neuf fois en trois heures par des médias du groupe Patriot.

Tableau n°1. Modèle de circulation de contenus entre les médias du groupe Patriot

Le site de RIA FAN est en russe (un projet arabophone sur la Syrie existe également) et la majorité de ses audiences (13,2 millions de visites totales en décembre 2021) provient de Russie (60 % du trafic web fin 2021) et du Bélarus (31 %). Toutefois, RIA FAN a cela d’intéressant qu’elle sert aussi, par sa couverture, de principale caisse de résonance des activités menées par les entités du réseau Prigojine à l’étranger et de révélateur des récits sélectifs véhiculés pour légitimer son expansion.

Le traitement que RIA FAN réserve aux actualités en Afrique subsaharienne constitue en cela un corpus privilégié. Le site relaie régulièrement des contenus de sources d’information locale prônant un rapprochement avec la Russie de plusieurs États africains, notamment ceux en proie à des situations de déstabilisation politique, économique et sécuritaire. C’est le cas depuis fin 2018 en République centrafricaine (rca) avec Radio Lengo Songo, la « radio des Russes » à Bangui sponsorisée par la compagnie de prospection minière Lobaye Invest, une entité du réseau Prigojine. Plus de 150 articles publiés sur le site de Lengo Songo ont été à ce jour relayés par RIA FAN, de très loin son principal relai médiatique. Dans une moindre proportion, RIA FAN rapporte ces derniers temps les articles du site d’information malien Mali Actu, lorsque ces derniers légitiment la coopération russo-malienne encouragée par le gouvernement de transition. Toutefois, contrairement à Lengo Songo en RCA, il n’existe pas aujourd’hui au Mali, à notre connaissance, d’acteur médiatique sous-traité par la galaxie Prigojine pour perfectionner le ciblage des audiences locales. Mais si les acteurs russes s’y implantent durablement, le pays devrait à son tour être concerné par ce phénomène d’externalisation. Des travaux sur la RCA ont d’ailleurs fait état de la mise en place d’une campagne numérique en faveur du président Touadéra et de son mouvement « inspirée » (et sans doute en partie coordonnée) par les Russes présents dans le pays. En 2020, une excroissance de l’IRA avait aussi été incorporée au sein d’une ONG de la banlieue d’Accra au Ghana, afin de cibler les populations afro-américaines en amont des élections présidentielles de 2020.

Pour illustrer l’argument d’un accompagnement informationnel du réengagement russe en Afrique à travers l’écosystème Prigojine, nous comparons dans le graphique n°1 le traitement par RIA FAN des actualités centrafricaines, mozambicaines, maliennes et burkinabè. Ce choix procède du fait que ces quatre pays africains représentent chacun à leur manière un niveau d’engagement différent des paramilitaires russes dans la région : ancien et pérenne en RCA (depuis début 2018), ancien et avorté pour cause d’échec au Mozambique (de septembre à décembre 2019), récent au Mali (depuis fin 2021), potentiel au Burkina Faso.

Graphique n°1. Volume mensuel d’articles produits par RIA FAN à partir des tags « RCA », « Mozambique », « Mali » et « Burkina Faso » entre juillet 2017 et janvier 2022.

Plusieurs éléments sont à relever. Premièrement, la RCA fait l’objet d’une couverture par RIA FAN bien plus volumineuse et ancrée dans le temps que les trois autres États sélectionnés. Ce constat est lié à la pérennité de la présence de Wagner en Centrafrique depuis janvier 2018, qui voit RIA FAN publier ses premiers articles sur la situation politique du pays. Cette couverture s’est intensifiée à la suite de plusieurs événements marquants, qui se traduisent par des pics de publications. Le pic observé en août 2018 s’explique ainsi par l’émotion provoquée par l’assassinat de trois journalistes russes partis enquêter sur les activités de Wagner dans le pays. Une vague de publications intervient à partir de décembre 2020, date de la réélection du président sortant Faustin-Archange Touadéra et du début de la contre-offensive menée conjointement par les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs « alliés russes » contre les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Cette contre-offensive est d’ailleurs à l’origine d’un second pic de publications au printemps 2021, avec la sortie du film Touriste.

De manière plus relative, un autre pic lié à la production cinématographique de l’écosystème Prigojine s’observe dans le cas mozambicain, avec la sortie au mois de décembre 2021 de Granit. Le film retrace l’action de Wagner contre des groupes terroristes au Cabo Delgado en 2019, malgré l’échec retentissant de l’opération. Cette débâcle est d’ailleurs une explication plausible de la très faible couverture dont le pays a fait l’objet depuis le déploiement des Mercenaires russes en septembre 2019.

Le graphique illustre bien la progressive montée en puissance de l’écosystème Prigojine au Mali. On remarque une hausse substantielle du volume de publications de RIA FAN, qui intervient en deux vagues, à partir de l’automne 2020. La première est liée au coup d’État d’août 2020, qui entraîne une remise en question progressive par la France du prolongement de l’opération Barkhane. La deuxième vague intervient après le deuxième putsch mené par le colonel Assimi Goïta et les négociations engagées avec Wagner. La couverture par RIA FAN de la situation au Mali s’est depuis intensifiée, avec un pic de publication en janvier 2022, parallèlement à l’implantation des paramilitaires dans la région de Mopti et à l’intensification de la crise entre Paris et Bamako.

Enfin, si les données sont encore parcellaires s’agissant du Burkina Faso, une légère hausse s’amorce ces derniers jours depuis le coup d’État du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba du 24 janvier 2022. Cette séquence a fait l’objet de plusieurs articles violemment anti-français, laissant ouverte l’hypothèse d’une arrivée des acteurs russes au Burkina Faso.

Déclinaison malienne du récit russe : ensemble contre le « néocolonialisme »

Nous avons analysé dans un second temps la manière dont RIA FAN couvrait les actualités récentes au Mali, à partir d’une analyse de jugements des 129 articles classés dans le tag « Mali » du site au mois de janvier 2022. Sans surprise, RIA FAN a consacré près d’un quart de ses articles à l’implication de la Russie dans le pays (dont 17 % d’articles mélioratifs, voire élogieux). Les mercenaires de Wagner ne sont toutefois jamais qualifiés en tant que tels (sauf dans les propos rapportés de responsables occidentaux), mais sont systématiquement présentés sous l’appellation formelle d’» instructeurs » ou de « formateurs » russes. Viennent ensuite les articles centrés sur l’actualité politico-sécuritaire malienne (20,9 %), dont la majorité vante l’action du gouvernement de transition d’Assimi Goïta et des forces armées maliennes (FAMa). La France est le sujet dominant d’un cinquième des contenus publiés sur la période, avec 18 articles ostensiblement critiques de l’opération Barkhane ou de l’attitude du gouvernement français. La dénonciation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), « sous contrôle de la France », occupe enfin une place significative dans le corpus.

Tableau n°2. Analyse de jugements des 129 articles publiés sur RIA FAN à partir du tag « Mali » en janvier 2022

Plus largement, l’analyse des contenus produits par l’écosystème informationnel du réseau Prigojine, et donc de la manière dont celui-ci communique sur ses propres actions, aboutit à la mise de lumière de trois types de « récits stratégiques ».

Le premier, dominant, consiste à souligner le rôle positif des acteurs russes au Sahel et les bénéfices d’une coopération accrue entre Moscou et Bamako. Le drapeau russe est érigé en « symbole du mouvement de libération » de l’Afrique, tandis que la coopération russo-malienne, présentée comme soutenue par le gouvernement et la population, est qualifiée d’» alternative au néocolonialisme occidental ». RIA FAN n’est pas le seul organe du réseau à diffuser ce récit. En septembre 2021, un sondage réalisé par la Fondation de défense des valeurs nationales (FZNTs), une entité sanctionnée en avril 2021 par le Trésor américain et dirigée par le « sociologue » Maksim Chougaleï, un fidèle de Prigojine, suggérait que 87,4 % des Maliens soutenaient l’appel d’Assimi Goïta aux « sociétés militaires privées de la Russie pour aider dans la lutte contre les terroristes ». Dans la même fibre narrative, les films Touriste et Granit, dont les droits d’exploitation sont détenus par une société du réseau Prigojine, ont cherché en 2021 à héroïser et glorifier le groupe Wagner aux yeux de leurs spectateurs. Il ne serait donc pas improbable qu’un nouvel épisode de cette série soit réalisé sur l’action du groupe au Mali. Les éléments préjudiciables pour Wagner, comme l’extraction minière ou les exactions (comme celles documentées en RCA), sont en revanche totalement éludés.

Le deuxième récit, tout aussi élogieux, porte sur les nouveaux dirigeants africains arrivés ces derniers temps au pouvoir en RCA, au Mali, en Guinée et au Burkina Faso (par un coup d’État dans ces trois derniers cas). Au lendemain du récent putsch à Ouagadougou, dans un post publié sur le compte VK du service de presse de Concord, sa principale société, Prigojine évoque avec ce « temps des colonels » une « nouvelle ère de décolonisation » de l’Afrique. Toujours en miroir du soutien soviétique à la lutte anticoloniale et aux mouvements de libération en Afrique, l’homme d’affaires affuble Assimi Goïta du surnom de « Che Guevara africain », attribué autrefois à Thomas Sankara. Ces éléments de langage ont été utilisés ou repris par la plupart de ses lieutenants, dont Chougaleï.

Image n°1. Montage publié le 25 janvier 2022 sur le compte VK du service de presse de la société Concord

Le troisième récit, plus négatif, concerne la France et, plus largement, « l’Occident collectif » « néocolonialiste » et interventionniste. Dans un post publié fin décembre 2021, Evgueni Prigojine opposait ainsi les « glorieux combattants russes [qui] sauvent le monde de la violence et de l’injustice » en Afrique aux « politiciens occidentaux corrompus et salivants [qui] lancent des accusations sans fondement ». Sur RIA FAN, « l’ex-métropole » et « ex-puissance coloniale » française est décrite sous l’angle de sa perte d’influence dans la région et de l’embourbement de l’opération Barkhane. Plus corrosifs, certains articles dénoncent la duplicité de l’armée française vis-à-vis des groupes djihadistes (et, en creux, son soutien au séparatisme touareg) ou font du « pillage » des ressources minières au Mali la cause principale de son intervention. Ces thèmes sont d’ailleurs récurrents dans les campagnes de désinformation anti-françaises observées ces derniers mois. Enfin, dans un autre sondage publié en janvier 2022, la FZNTs de Chougaleï jugeait que 83,3 % des Maliens évaluaient négativement la présence des troupes françaises dans le pays. Des résultats fort éloignés de la dernière enquête du très sérieux Mali-Mètre de la Friedrich Ebert Stiftung, qui aboutissait en mars 2021 à un tel sentiment d’insatisfaction pour 45,6 % des sondés.

Conclusion

Alors que les échanges économiques et culturels stagnent depuis le sommet de Sotchi d’octobre 2019, le réengagement de la Russie en Afrique subsaharienne connaît sa véritable concrétisation dans la progression soutenue du groupe Wagner dans la zone. Celle-ci est rendue possible par l’instabilité politique régionale et l’indétermination de la France quant à la pertinence de son engagement au Sahel : autant de brèches dans lesquelles les paramilitaires russes s’infiltrent. Depuis la fin de l’année 2021, le Mali d’Assimi Goïta en est la dernière étape.

Cette expansion non officielle de la Russie s’accompagne d’un appareil d’influence informationnelle hétérogène. Nous avons analysé ici l’une de ses dimensions les moins connues, et pourtant cardinales, celles des sources et des contenus créés par la galaxie Prigojine elle-même. Ce dispositif fabrique des récits offensifs et cohérents, parfois très éloignés de la réalité, mais prompts à légitimer l’agenda russe, soutenir ses alliés locaux de circonstance et discréditer ses compétiteurs stratégiques. La réactualisation de la mémoire du soutien soviétique aux mouvements d’indépendance africains contre l’impérialisme occidental, et son articulation aux discours panafricanistes, souverainistes et anti-néocoloniaux africains contemporains (comme ceux du Premier ministre Choguel Maïga au Mali), en sont les traits les plus significatifs. Il s’agit maintenant de suivre la couverture par ces acteurs russes de l’évolution de la situation politique et sécuritaire au Sahel, parallèlement à un désengagement français devenu plus probable.

 

Maxime Audinet et Colin Gérard

Maxime Audinet (@maximeaudinet) est chercheur à l’IRSEM et docteur en études slaves de l’université Paris Nanterre. Il est l’auteur d’une étude récente de l’IRSEM sur l’influence informationnelle de la Russie en Afrique subsaharienne francophone (n°83, 2021) et a publié aux éditions de l’INA l’ouvrage Russia Today (RT) : Un média d’influence au service de l’Etat russe.

Colin Gérard (@_ColinGerard) est doctorant à l’Institut français de géopolitique et chercheur au centre GEODE. Il prépare une thèse sur les acteurs et pratiques de la stratégie d’influence informationnelle russe en France.

 

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A quoi servent les journées internationales ?

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Bangui, 18 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans le calendrier annuel, il n’y a pas beaucoup de dates auxquelles ne sont pas associées des journées dites internationales ! Ces journées jalonnent l’année avec des thématiques diverses et variées. Mais au final, à quoi servent-elles ?

Le sécrétaire général de l’ONU

 

Journée internationale des femmes, journée mondiale de la santé, journée mondiale contre le paludisme, journée mondiale de la liberté de la presse ou encore journée internationale de la jeunesse, autant d’évènements qui au fil du temps se sont inscrits dans le paysage de manière indélébile et quasiment incontournable ! D’autres journées sont moins célébrées car moins connues ou évoquant des thèmes qui ne touchent pas autant de personnes… Citons par exemple la journée internationale du vol spatial habité ou encore la journée internationale du yoga.

 

Une journée mondiale ou internationale vise en premier lieu à informer le grand public sur une thématique particulière en le sensibilisant à un instant donné sur une cause pour laquelle il ne s’est peut-être pas positionné jusqu’à présent !

Elle permet également d’attirer l’attention des pouvoirs publics quels que soient les pays et de les inciter à s’engager dans la défense d’une cause particulière en mobilisant des fonds et en mettant en place des campagnes de sensibilisation.

Souvent, les acteurs de la société civile s’organisent également autour de ces évènements pour mobiliser le plus grand nombre possible de personnes en proposant des réunions, des spectacles, des séminaires et diverses autres activités pour toucher un maximum de public.

Ces journées sont instaurées et conduites sous l’égide des Nations-Unies qui les orientent sur une thématique particulière d’année en année. Par exemple, à l’occasion d’une journée mondiale de la santé, le travail du personnel infirmier ainsi que celui des sages-femmes avaient été mis à l’honneur.

 

Certaines journées sont très populaires et rencontrent même un vif succès. Elles contribuent ainsi à faire évoluer les mentalités dans bien des domaines et à faire tomber nombre de barrières ! Nul doute que chacun se sentira concerné lors des prochaines journées mondiales et notamment le 21 septembre, jour de célébration de la paix que chaque centrafricain appelle de ses vœux !

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Touadera veut son tête-à-tête avec Macron

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Par Africa Intelligence

Bangui, 18 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a multiplié ces derniers jours les appels du pied vers Paris afin d’obtenir une rencontre avec Emmanuel Macron, en marge du sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine. Pour le moment, l’Elysée temporise poliment.

Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.
Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.

 

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra voulait profiter du sommet entre l’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA), qui commence à Bruxelles ce 17 février, pour renouer avec Emmanuel Macron. En amont de l’événement, la diplomatie centrafricaine a sollicité ces derniers jours le Quai d’Orsay en vue d’organiser un tête-à-tête entre les deux chefs d’Etat.

Pour tenter de décrocher l’entrevue, Bangui a multiplié les canaux ces derniers jours. Les Centrafricains ont notamment mobilisé Tiéman Coulibaly, l’ancien ministre des affaires étrangères malien (2017-2018) ainsi que Macky Sall, qui séjourne à Paris. Egalement président de l’UA, le chef de l’Etat sénégalais s’est entretenu le 16 février avec son homologue français.

 

Rouvrir le robinet des aides

Dans le même temps, la ministre de l’action humanitaire et de la réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, a présenté mi-février une demande formelle à l’ambassadeur français à Bangui, Jean-Marc Grosgurin. L’ordre du jour désiré par les Centrafricains ne comporte qu’un point : l’appui budgétaire français. Ce dernier a été suspendu l’année dernière.

Ce serait la première rencontre entre les deux hommes depuis 2019. Leur dernier échange téléphonique remontait au printemps 2021, et avait acté la suspension de deux aides budgétaires, de 10 millions d’euros chacune, en raison de l’influence croissante du groupe de sécurité privée Wagner sur l’Etat centrafricain et de la multiplication des campagnes anti-françaises alimentées par plusieurs proches du pouvoir.

 

Suspension de l’autorisation de survol

Pour le moment, Paris n’a pas donné répondu aux demandes. Dans l’usage diplomatique, l’absence de réponse équivaut à un refus poli. Les causes des tensions entre Bangui et la France sont loin d’avoir disparu. Pour preuve, la Centrafrique vient de suspendre l’autorisation permanente de survol de son territoire par les appareils appartenant à l’Etat français, civils et militaires, sans avancer de raison.

Le président entend toutefois mettre à son actif la remise sur les rails du dialogue républicain, prévu pour fin mars. Celui-ci constitue une des principales doléances des bailleurs internationaux à l’endroit de Bangui. Enfin, Touadéra a nommé début février Félix Moloua en remplacement d’Henri-Marie Dondra. Passé par le ministère de l’économie, le nouveau chef du gouvernement est un interlocuteur apprécié des organisations financières internationales présentes à Bangui.

 

© Copyright Africa Intelligence.

 

Plus de 300 personnes, fuyant la Haute-Kotto, trouvent refuge dans la Vakaga

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Bangui, 18 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La préfecture de la Vakaga connait depuis quelques jours un afflux massif de déplacés internes en provenance de la localité de Sam-Ouandja, située dans la préfecture de la Haute-Kotto. Ces personnes constituées pour la plupart de femmes et d’enfants ont fui l’activisme des groupes armés dans cette partie de la Centrafrique.

Plus de 300 personnes, fuyant la Haute-Kotto, trouvent refuge dans la Vakaga
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Selon les autorités préfectorales, ce sont au moins 49 ménages, soit plus de 300 personnes qui sont arrivées en provenance de la zone de Sam-Ouandja, située à environ 200 km au sud de Birao.  Hapsita Fadoul fait partie de ces centaines de femmes qui ont trouvé refuge sous des tentes dressées d’urgence par les Casques bleus du contingent zambien de la Minusca. Elle a affirmé avoir fait huit jours de marche avec ses trois enfants, pour regagner Birao. « Des gens armés sont venus attaquer Sam-Ouandja. Ils tiraient partout et nous avons dû fuir avec nos enfants. Nous n’avons pas d’armes pour nous défendre. Vous savez, l’arme ne choisit pas quelqu’un. Nous n’avons même pas pu prendre nos affaires avant de fuir. Nous sommes arrivés ici et nous nous retrouvons sans abris, dépourvus de quoi manger et boire. Vraiment, nous souffrons », a-t-elle confié.

 Le préfet de la Vakaga dit mesurer l’ampleur de la situation et assure que des dispositions sont en train d’être prises pour que ces personnes déplacées soient en sécurité. « Nous les avons reçus comme des êtres humains, pour ne pas dire comme des centrafricains. Nous les avons mis à l’abri. Nous avons eu une rencontre avec toutes les ONG et la MINUSCA, nous sommes en train de chercher le moyen de les mettre à l’aise », a déclaré Leonard Mbele.

A l’issue d’une réunion d’urgence convoquée par le chef du bureau de la MINUSCA à Birao, le 16 février 2022, les acteurs humanitaires opérant dans la Vakaga ont estimé qu’il était impératif de se pencher rapidement sur la situation. C’est ainsi que le Programme alimentaire mondial a aussitôt annoncé une distribution ponctuelle de vivres afin de permettre à ces personnes déplacées d’avoir de quoi manger, en attendant qu’une solution durable soit trouvée.

« De concert avec le préfet, nous nous organisons pour voir comment accompagner ces personnes. Il y a déjà une coordination entre le PAM, ACTED et les autres acteurs humanitaires pour d’abord bien identifier les personnes qui arrivent et déterminer quels sont leurs besoins. Il y a une mission du PNUD et du HCR qui s’est dépêchée à Birao pour évaluer la situation durable de ces personnes déplacées. C’est dans ce contexte que nous avons cet afflux », a dit le chef du bureau de la MINUSCA à Birao, Bessan Vikou, tout en précisant que la MINUSCA réfléchit à une stratégie afin d’éviter tout débordement.

 

Par la Minusca

Bangassou : la MINUSCA sensibilise les jeunes sur la culture de la paix et le développement

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Bangassou : la Minusca sensibilise les jeunes sur la culture de la paix et le développement

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Bangui ( République centrafricaine ) – La MINUSCA a organisé, du 08 au 09 février 2022, en faveur des jeunes de la préfecture du Mbomou, un atelier de sensibilisation sur la culture de la paix. Cet atelier organisé par la Division de la communication stratégique et de l’information publique a regroupé 30 jeunes dont 11 femmes issues des associations préfectorales et sous-préfectorales. .

Les participants ont été conviés à cultiver la paix, la cohésion sociale et à s’impliquer pour le processus électoral apaisé. « Grâce à l’appui de la MINUSCA, nous avons pu réunir les jeunes de la préfecture pour les encourager à devenir acteurs de paix et moteur du développement de la préfecture du Mbomou en général et Bangassou en particulier », s’est réjouie Louis-Marie Kpoka directeur régional de la jeunesse et des sports./////////////.

C’est dans ce cadre que les jeunes ont demandé à la MINUSCA de continuer à les soutenir dans les initiatives des sensibilisations à travers leurs différents bureaux au niveau préfectorale, sous-préfectorale, municipale et communal./////////////.

Plusieurs recommandations ont été formulées par les jeunes afin qu’ils jouent leurs pleins rôles d’acteurs de paix dans la préfecture. Notamment, la mobilisation des jeunes pour une participation active au processus électoral apaisé tout en encourageant une large participation féminine. Ndakilo Larissa est vice-présidente de la jeunesse féminine du premier arrondissement à bangui-ville a indiqué que la jeunesse féminine a un rôle capital à jouer dans le processus de paix dans la préfecture. « Nous avons par le passé, lors des élections législatives et présidentielle, avec le soutien de la MINUSCA, mené des sensibilisations porte-à-porte pour appeler les communautés à se rendre aux urnes sans violence et dans la paix. Nous avons eu un franc succès et cette fois, grâce à cet atelier de deux jours, nous avons encore été outillées pour que nous, jeunesse féminine, soyons actrices de paix et du développement de notre préfecture», a-t-elle affirmé./////////////.

L’atelier a permis aux jeunes de la préfecture du Mbomou de s’engager à apporter leur contribution au mécanisme de prévention des conflits liés à la transhumance dans la préfecture et à soutenir le processus Désarmement, démobilisation et réinsertion, en encourageant les jeunes à rendre les armes. Les participants se sont également engagés à soutenir l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine en bannissant toute forme d’érection de barrière pour encourager la libre circulation des personnes et de leurs biens.

Avec Minusca
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LE REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL FELICITE LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE ET REITERE LE SOUTIEN DE LA MINUSCA

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LE REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL FELICITE LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE ET REITERE LE SOUTIEN DE LA Minusca

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Mankeur Ndiaye, a réitéré le soutien de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) au nouveau Premier ministre centrafricain, Félix Moloua, lors d’une rencontre mercredi 16 février à la Primature. « LeReprésentant spécial a félicité le nouveau chef du Gouvernement pour sa nomination et lui a redit le soutien de la MINUSCA, conformément au mandat », a annoncé le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, lors de la conférence de presse hebdomadaire. .

Le porte-parole a également annoncé la participation, le 14 février, de la Représentante spéciale adjointe, Lizbeth Cullity, à la réunion du Comité exécutif et suivi (CES) de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR), soulignant que la « MINUSCA se félicite de la tenue du Comité exécutif et suivi et de l’esprit constructif qui a prévalu tout au long de cette réunion. La Mission a félicité le Ministre d’Etat du DDRR et du suivi de l’APPR, Jean Willybiro-Sako, pour le succès de sa mission de sensibilisation à Mobaye, Bangassou et Zémio, de nature à accélérer les opérations de désarmement et démobilisation », a-t-il indiqué. Selon le porte-parole, « la Mission a également réitéré son soutien à la mise en œuvre de l’APPR ainsi que de la feuille de route de la Conférence internationale pour la Région des Grands Lacs (CIRGL), et a rappelé l’importance de l’accélérer afin de répondre aux attentes des groupes armés désireux de désarmer, à l’instar de la tendance positive enregistrée dans le Sud-Est du pays ». /////////////.

Au cours de la conférence de presse, la MINUSCA a condamné la diffusion sur les réseaux sociaux d’une fausse correspondance attribuée au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, dont le destinataire serait le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. « La MINUSCA informe l’opinion publique que ledit document est un faux, tout comme le contenu et la signature qui y est apposée. La Mission estime que la rédaction de cette fausse correspondance constitue une diffamation et une falsification de documents administratifs des Nations Unies. Par conséquent, la MINUSCA met en garde contre toute utilisation dudit document sous quel prétexte que ce soit », selon le porte-parole. /////////////.

Au sujet de la situation des droits de l’homme, « durant la période du 1er au 14 février 2022, la MINUSCA a documenté et vérifié 22 incidents représentant 27 violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ayant affecté 48 victimes », a indiqué le porte-parole, précisant que « les acteurs étatiques sont responsables de la majorité des incidents et violations documentés (20) tandis que les groupes armés signataires de l’APPR-RCA sont responsables de la majorité des victimes (28) ». Par ailleurs, dans le cadre du mandat de renforcement des capacités des autorités administratives, la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA a organisé une série d’activités de renforcement des capacités à Bambari, Berberati, Birao, Bria et Paoua qui ont réuni 135 participants (dont plusieurs femmes), y compris des FACA, des agents pénitentiaires, des organisations de la société civile et des membres des communautés. /////////////.

Pour sa part, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, a indiqué que la situation sécuritaire dans la partie Ouest de la RCA, a été quelque peu tendue, avec une présence remarquée des groupes armés, en plus de la problématique des engins explosifs improvisés. « La menace que représentent les engins explosifs improvisés demeure la principale préoccupation et les équipes spécialisées de la Force sont toujours à pied d’œuvre pour dépolluer les axes », selon le porte-parole de la Force. Il a ajouté que « l’intensification des patrouilles robustes et la présence accrue de la Force dans les zones ayant connu une certaine activité des groupes armés a permis de restreindre leur liberté de mouvement et ainsi faire diminuer le nombre d’incidents et d’actes contre les populations civiles ». /////////////.

De son côté, le porte-parole de la composante Police, le Commissaire Serge Ntolo Minko, a déclaré que les états-majors intégrés de la MINUSCA, à travers les officiers de police individuels et ceux des unités de police constituées, poursuivent conjointement avec leurs homologues des Forces de sécurité intérieure, les patrouilles diurnes et nocturnes sur les artères et carrefours de Bangui et en régions. « C’est dans cet élan que les unités de police constituées du Sénégal et du Cameroun continuent d’assurer l’escorte et la sécurisation des convois des camions de marchandise entre Bangui et Bossembélé », affirme-t-il. De même, il a annoncé la récente tenue d’une rencontre entre les directeurs des écoles de Police et Gendarmerie, le directeur de cabinet du Ministre de l’Intérieur et la Police de la MINUSCA, pour évaluer les défis à relever dans le processus de recrutement des forces de sécurité intérieure centrafricaines.

Avec Minusca
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Des agents et fonctionnaires de l’Etat de la prefecture du Mbomou formés sur la bonne gouvernan ce

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Des agents et fonctionnaires de l’Etat de la prefecture du Mbomou formés sur la bonne gouvernance

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Bangui ( République centrafricaine ) – Dans le cadre de l’appui à la restauration de l’autorité de l’état, la Section des Affaires civiles de la Minusca a organisé, du 09 au 10 février 2022, une formation à l’intention de 70 agents et fonctionnaires de l’état de Bangassou dans la préfecture du MBOMOU sur la bonne gouvernance. .

Pour le Directeur régional de la Fonction publique, Kpingo Larry, cette formation des agents des services déconcentrés de l’Etat devient une boussole pour faciliter la restructuration de l’administration dans ses missions, compétences et moyens afin d’améliorer la gouvernance locale. « J’ai établi un constat déplorable au sein des services déconcentrés, vous trouverez un chef qui centralise tout sur lui seul au détriment de son subalterne et quelques fois vous trouverez un chef de service qui vit à couteau-tiré avec son Directeur régional, l’ensemble de tout ce problème ne facilite pas le renforcement de la décentralisation et le développement à la base », a-t-il indiqué./////////////.

La Coordinatrice par intérim du bureau des affaires civiles dans le Mbomou, Clémentine AUODE, a indiqué pour sa part que la MINUSCA a apporté son appui pour l’organisation de cette formation afin que la bonne gouvernance locale soit le levier incontournable pour la restauration, le relèvement et l’efficacité de l’action étatique dans la préfecture./////////////.

Lors de cette formation, plusieurs thèmes ont été abordés à savoir : le management dans le service public, le mandat de la MINUSCA et la résolution pacifique des conflits en milieu professionnel./////////////.

La section des Affaires civile de MINUSCA à Bangassou avait déjà, par le passé, facilité la formation des agents et fonctionnaires de l’état sur l’éthique et la déontologie administrative.

Avec Minusca
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Déclaration conjointe sur la lutte contre la menace terroriste et le soutien à la paix et à la sécurité au Sahel et en  Afrique de l’Ouest.

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Josep Borrell, Haut représentant de l’union européenne

 

A la veille du Sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine, nous, les pays sahéliens et voisins ainsi que les partenaires internationaux, nous sommes réunis pour échanger sur la situation au Sahel. Nous restons déterminés à soutenir le Mali et sa population dans leurs efforts pour obtenir une paix durable et la stabilité, ainsi que pour combattre les menaces terroristes au Sahel.

Nous réaffirmons tous notre forte volonté de poursuivre notre partenariat avec et notre engagement pour le peuple malien dans la durée, pour faire face à tous les défis posés par l’activité des groupes armés terroristes au Sahel.

Nous constatons et regrettons que les autorités maliennes de transition n’aient pas tenu leurs engagements envers la CEDEAO, soutenue par l’Union africaine, d’organiser des élections présidentielles et législatives avant le 27 février 2022. Nous exhortons les autorités maliennes à achever la période de transition et à organiser des élections libres, équitables et crédibles. Nous soutenons pleinement les efforts en cours de la CEDEAO et de l’UA pour le retour du Mali à l’ordre constitutionnel dans les meilleurs délais.

Nous exhortons les autorités maliennes à réengager un dialogue constructif avec la CEDEAO et l’Union africaine, au plus haut niveau, afin de trouver une solution en faveur de la stabilité et du développement du Mali et de toute la région.

En raison des multiples obstructions des autorités de transition maliennes, le Canada et les Etats Européens opérant aux côtés de l’opération Barkhane et au sein de la Task Force Takuba estiment que les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire actuel dans la lutte contre le terrorisme au Mali et ont donc décidé d’entamer le retrait coordonné du territoire malien de leurs moyens militaires respectifs dédiés à ces opérations. En étroite coordination avec les États voisins, ils ont également exprimé leur volonté de rester engagés dans la région, dans le respect de leurs procédures constitutionnelles respectives.

A la demande de leurs partenaires africains, et sur la base de discussions sur les futures modalités de leur action conjointe, ils sont néanmoins convenus de poursuivre leur action conjointe contre le terrorisme dans la région du Sahel, notamment au Niger et dans le Golfe de Guinée, et ont engagé des consultations politiques et militaires avec eux dans l’objectif d’arrêter les paramètres de cette action commune d’ici juin 2022.

Nous soulignons la contribution essentielle de la MINUSMA à la stabilisation au Mali, à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, à la protection du peuple malien, notamment des droits humains, et à la création d’un environnement sûr pour l’aide humanitaire. Nous reconnaissons également l’engagement et le prix payé en termes de vies humaines par les pays contributeurs de troupes et de policiers. De même, nous rappelons la contribution substantielle de l’Union européenne et de ses missions à la paix et la sécurité au Sahel. Nous réaffirmons l’objectif crucial de renforcer les moyens et capacités des forces de sécurité des pays de la région et d’accroître ainsi la sécurité des populations locales là où, et si, les conditions nécessairessont réunies.

Compte tenu des impacts de la situation sur la population malienne, nous soulignons collectivement notre engagement de longue date envers le peuple malien, ainsi que notre volonté de continuer à nous attaquer aux causes profondes de l’insécurité en mobilisant l’aide pour répondre aux besoins immédiats et à plus long terme de la population, en particulier des personnes les plus vulnérables. Nous réaffirmons aussi notre disponibilité à poursuivre le dialogue avec les autorités de transition maliennes.

Afin de contenir la potentielle extension géographique des actions des groupes armés terroristes en direction du Sud et de l’Ouest de la région, les partenaires internationaux indiquent leur volonté d’envisager activement d’étendre leur soutien aux pays voisins du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest, sur la base de leurs demandes. Ces actions viendraient soutenir les initiatives et organisations régionales pertinentes telles que l’UA, la CEDEAO, le G5 Sahel et l’Initiative d’Accra et renforcer les stratégies nationales visant à améliorer la résilience ainsi que les conditions de vie et de sécurité dans les régions les plus vulnérables.

Nous demandons au Haut-représentant de la Coalition pour le Sahel d’organiser rapidement une réunion ministérielle de la Coalition, qui aura pour objet d’établir un bilan de la feuille de route adoptée en mars 2021 et de prendre en compte ces nouvelles orientations.

Signataires : Allemagne ; Belgique ; Bénin ; Canada ; Côte d’Ivoire ; Danemark ; Estonie ; France ; Italie ; Ghana ;

Mauritanie ; Niger ; Portugal ; République Tchèque ; Roumanie ; Sénégal ; Slovaquie ; Slovénie ; Suède ; Tchad ; Togo

; Conseil européen ; Commission européenne ; Coalition pour le Sahel ; Commission de l’Union Africaine.

Avancées russes sur le continent africain : l’UE doit-elle s’en inquiéter ?

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Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Voilà, c’est dit : les forces françaises de l’opération Barkane ainsi que les forces spéciales Takuba, provenant d’une douzaine de pays européens, se retirent du Mali. Le président français Emmanuel Macron l’a annoncé ce jeudi, juste avant l’ouverture du sommet entre l’Union Européenne et l’Union Africaine (17 et 18 février), à Bruxelles, au lendemain d’un mini-sommet qui réunissait à l’Elysée, une trentaine de dirigeants africains et européens.

 

Ce départ, se fera au profit d’un redéploiement régional pour lutter contre le terrorisme au Sahel. Là où les mouvements affiliés à Al-Qaïda ou au groupe Etat islamique ont conservé un fort pouvoir de nuisance malgré l’élimination de nombreux chefs.

Les relations entre Paris et la junte au pouvoir à Bamako étaient devenues “exécrables”. Pour Emmanuel Macron, plusieurs lignes rouges ont été franchies : la volonté de discuter avec les djihadistes, la prise de pouvoir par une junte, le refus d’appliquer un calendrier de retour à l’ordre démocratique qui avait pourtant été annoncé et pour finir… le recours à une milice privée russe, la sulfureuse société Wagner.

Il faut dire que malgré la présence de ces multiples forces au Sahel – forces françaises, depuis neuf ans avec l’opération Serval puis Barkhane, et maintenant Takuba – qui accompagnent les forces régionales du G5 Sahel, la menace terroriste de groupes djihadistes ne faiblit pas. Les attaques se sont même répandues au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et maintenant au Bénin.

Vladimir Poutine dément tout lien entre l’Etat russe et les sociétés militaires privées (SMP). Certes, dans le tout-venant des miliciens recrutés, les Russes ne sont pas forcément légion. Certains viennent de pays arabes, d’autres du Caucase ou encore d’Europe de l’Est.

Mais personne n’est dupe. Pour Vincent Hugeux, grand reporter, auteur du livre “Tyrans d’Afrique” (Ed. Perrin), il y a peu de doute que Moscou soit aux manettes. “Les cadres de Wagner sont d’anciens officiers de l’armée de la fédération de Russie“, explique-t-il. “Son propriétaire, Evgueni Prigojine, surnommé le traiteur du Kremlin, parce qu’il est le fournisseur des dîners fins du Kremlin, est un intime de Vladimir Poutine. Quant à Dmitri Outkin, le cofondateur du groupe Wagner, lui, est un ancien officier du renseignement militaire russe“.

Quelle est la force du groupe Wagner ?

Pour autant, ces Mercenaires russes qui sont dorénavant engagés aux côtés des forces armées maliennes (FAMA), ont-ils les moyens suffisants pour lutter contre le fléau djihadiste ?

Comparés à l’opération Barkhane (4300 Français au Sahel dont 2400 au Mali, selon l’Elysée) et à Takuba, les moyens de Wagner paraissent rudimentaires. “Ce sont des dispositifs au sol. Ils n’ont pas de drone, pas d’avion de combat…“, décrit Arnaud Dubien, chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS). Et pour l’instant, ils n’interviennent que dans des zones les moins dangereuses, au centre du Mali et à Bamako. Pas au nord, ni dans la zone dite “des trois frontières” (Burkina, Mali, Niger), là où les djihadistes sont les plus offensifs.

Là où Wagner s’est montré plus efficace qu’ailleurs, c’est dans le Donbass en Ukraine et en Syrie, lorsque les mercenaires avaient le soutien des forces russes“, nuance Arnaud Dubien, “Mais au Mali, ce n’est pas le cas. En revanche, ce qu’ils font bien, c’est assurer la sécurité des autorités locales, la formation, l’entraînement“.

Vincent Hugeux confirme, “Leur capacité opérationnelle à éradiquer un fléau djihadiste est limitée. Wagner doit encore prouver sa capacité à répondre à une conflictualité inédite de groupuscules qui sont parfaitement mobiles et maîtres d’une topographie compliquée“.

On se demande même s’ils sont taillés pour la course !

Par le passé, le groupe Wagner n’a pas brillé sur les champs de bataille. “On se demande même s’ils sont taillés pour la course !”, ironise Vincent Hugeux. En 2020, des mercenaires russes sont venus au Mozambique pour aider à combattre le mouvement al-Shabaab qui menait des attaques dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du pays.

“Ils sont partis la queue basse, parce qu’ils étaient incapables de contenir le fléau djihadiste”. En 2019, en Lybie, des mercenaires du groupe Wagner s’étaient battus en soutien au général dissident Khalifa Haftar qui voulait entraîner la chute de Tripoli ” Ils avaient misé sur le mauvais cheval”, note encore Vincent Hugeux. “Et là aussi, on ne peut pas dire qu’ils aient infléchi le cours de l’Histoire“.

Aujourd’hui, le groupe Wagner est présent dans une douzaine de pays en Afrique : Libye depuis 2017, où les mercenaires seraient au nombre de 2000 ; République centrafricaine (RCA), 900 à 1000 ; Mozambique, 300 miliciens ; Autant au Soudan, notamment pour assurer la protection de la prochaine base navale russe.

Par ailleurs, des contrats ont été signés entre le groupe Wagner et d’autres pays, comme la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda, l’Angola ou encore le Zimbabwe.

 

Par RTBF

Centrafrique : assassinat du général Zakaria Damane, démission en cascade au sein du FPRC

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Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Comme du jeu, l’assassinat du général Zakaria Damane dévoile le vrai visage du régime de Touadera. Les groupes armés se réorganisent. Les ex-combattants désarmés réfléchissent sur leur avenir. Selon ces ex-combattants du FPRC, il est temps de voir la politique machiavélique et génocidaire du Président Touadera en face. Ils démissionnent en cascade.

Voici l’intégralité de leur lettre de démission collective du FPRC.

Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

Monsieur le président du FPRC

 

Objet : Lettre de démission

En dépit de la signature de l’APPR-RCA suivi automatiquement du crime organisé contre la  population de la Région du Nord-est par les alliés du président Touadera d’une part et l’avènement  de la CPC d’autre part, le FPRC a été profondément divisé en deux factions. Une faction Nouredine Adam qui a quitté l’APPR-RCA pour se rallier à la CPC et la faction de Osta Ali restée fidèle et  redevenue finalement esclave de l’APPR-RCA et j’ai été mouillé dans la même calebasse avec Osta  Ali.

Dans le souci de voir la paix, la justice et la démocratie briller dans notre pays, nous avons refusé  d’intégrer la CPC. Nous avons accepté et honoré notre engagement aux processus que je vais citer  parmi tant d’autres :

Libre organisation des élections transparentes dans toute son intégralité en 2021 à Bria,  Birao et Ndélé ;

– Adhésion au processus du DDR puis désarmement et démobilisation de nos éléments etc.

Mais en contrepartie nous continuons de subir le même traitement que les membres de la CPC de  la part du Gouvernement. Enlèvements, tortures, exécutions sommaires et extra-judiciaires,  profanations des corps, décapitations, confiscations des cadavres.

Bavures, utilisations d’engins  explosifs, trafics d’organes humains, destructions des boutiques et des lieux de culte. Nos femmes,  nos sœurs, nos mamans se font violer en notre présence devant leurs enfants, une humiliation  démesurée que nous n’avions jamais observée.

Au lieu de donner des indications claires dans  l’application normal de l’accord de Khartoum, Touadera préfère manipuler à sa guise notre propre  représentant au sein du Gouvernement dans le but de rester éternellement au pouvoir.

Comment  expliquer que les personnes proposées dans le gouvernement par Nouredine Adam et Ali Darassa sont  encore ministres alors que leurs patrons ont déjà rallié la CPC ? c’est terminé. Nous avons trop  longtemps obéi aux mensonges et escroqueries politiques de Touadera qui a roulé le peuple  Centrafricain dans la farine on dirait que celui-ci n’a pas de cerveau pour réfléchir et comprendre.

En bref, ayant surestimée la force de ses dieux Wagner, Touadera a parcouru le tableau de toutes  sortes de crimes que l’humanité n’a pas connue encore jusqu’à inventer sa propre MODELISATION de crimes contre le peuple centrafricain sans être inquiété. A-t-il appris les Mathématiques dans  le but de trouver une formule susceptible d’exterminer le peuple Centrafricain sur son sol ?

Pourquoi le sang des Centrafricains versés chaque jour et la soumission que notre pays subit ne le  touche pas au cœur ? Est-il un extra-terrestre ou bien a-t- il un sang différent de celui de ces  femmes, de ces enfants Centrafricains ?

Dans la tactique machiavélique d’obtenir notre colère et  profité de la force de ses Mercenaires russes Touadera a planifié et assassiné DAMANE Zakaria  malgré qu’il n’ait pas armé ou est le respect de Droit International Humanitaire ? quel est le rôle de la justice ? Tout ceci dans le seul but d’éradiquer tous les accords par la violence. Nous avons  vu ce piège et ils ont également obtenu notre colère aujourd’hui. C’est ce que cherche Touadera justement. Mais on verra qui sera le 1er à avaler les conséquences de son piège.

Fort de ce qui précède, nous les combattants du FPRC sommes retrouvés à la croisée des chemins entre le Wagner et la CPC, par conséquent je viens par la présente annoncer non seulement ma  DÉMISSION au poste du Coordonnateur politique Secteur Est du FPRC mais également notre retrait total et sans équivoque dudit mouvement.

En attendant la justice nous sommes prêts pour témoigner des crimes organisés contre la  population de Birao ayant conduit à l’arrestation comme bouc émissaire de certains de nos frères responsables des familles alors que les coupables roulent librement dans les voitures climatisées à Bangui.

Je vous informe donc dans le même temps de mon ralliement sans faille au PRNC sous  l’autorité de son président fondateur M. Gregaza Nourd le seul à même capable de défendre les intérêts de la Centrafrique et de son peuple en intégralité.

Fait à Bria, le 16 / 02 / 2022

Pour le Coordonnateur FPRC Sortant

Tourkach

 

Ampliation

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  5. PRNC

Centrafrique : huit mercenaires russes tués dans un accident de route au Nord-ouest

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Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au moins 8 mercenaires russes sont morts dans un accident de la route survenu mercredi 16 février sur la route reliant la ville de Baboua à celle de « Abba », dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au Nord-ouest de la République centrafricaine, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.

Les mercenaires russes de la société Wagner qui font avec leurs camions de troupes
Une patrouille des Mercenaires russes

 

Selon les mêmes sources, c’est le chauffeur qui aurait perdu le contrôle de son véhicule qui est allé s’écraser complètement dans un ravin au bord de la route, et 8 paramilitaires russes ont perdu la vie.

L’accident a eu lieu sur la route reliant Dongbaïkè  à Abba, dans la localité de la Nana-Mambéré.

Selon certains témoins, le véhicule des Russes avait quitté la ville de Baboua vers 12  heures pour aller à Abba. Mais en arrivant au croisement de Dongbaïkè, situé à 5 kilomètres de Baboua, le véhicule a quitté la route goudronnée reliant Baboua à Béloko pour  emprunter celle en latérite menant jusqu’à Abba. Mais en parcourant seulement 7 kilomètres sur la route de montagne communément appelée Dan-Ngaï, le conducteur a voulu dépasser une moto roulant au même sens, perd le contrôle de son engin et fait une chute de plusieurs mètres dans un ravin, provoquant ainsi la mort de tous les agents à bord ainsi que le conducteur qui est aussi un russe.

Les 8 corps sont restés sur le lieu de l’accident durant plusieurs heures avant qu’un autre véhicule des Russes, venu depuis  la ville de Bouar vienne les ramasser. Même les passants, qui ont vu la carcasse du véhicule et les 8 corps en contrebas   de la route, n’ont pu rien faire.

Ainsi va la vie.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’assassinat du général Zakaria Damane,  la communauté de Ouandja très remontée, saisit la communauté internationale

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Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – 72 heures après l’assassinat crapuleux du général Zakaria Damane par les Mercenaires russes de la société Wagner à Ouadda, une localité de la Haute-Kotto, les notables de Sam-Ouandja, très remontés, ont saisi la communauté internationale pour attirer son intention et la prendre à témoin. D’après eux, la communauté de Sam-Ouandja, y compris le général Damane a voté massivement à 100%pour le parti au pouvoir lors des dernières élections législatives et présidentielles dans le pays. Mais de multiples massacres perpétrés par les mercenaires russes sur cette même communauté témoignent bien la volonté du chef de l’État d’exterminer cette même communauté.

rca-controverse-autour-de-nomination-des-maires-le-chef-rebelle-zacharia-damane-nomme-les-siens/le-general-damane-zacharia-dans-son-village-natale-de-boromata-dans-la-vakaga-a-100-kilometres-de-birao-le-15-juin-2007-par-wikipedia/” rel=”attachment wp-att-36520″ data-wpel-link=”internal”>Le général Damane Zakaria, chef et fondateur de l'Union des forces démocratiques pour l'unité (UFDR) dans son village natal de Boromata, au nord-est de la République centrafricaine, à environ 100 km de Birao, près du Soudan
Le général Damane Zakaria, chef d’État major du RPRC dans son village natal de Boromata, au nord-est de
la République centrafricaine, à environ 100 km de Birao, près du Soudan le 15 juin 2007. CopyrightWikipédia

 

« Malgré les multiples accords  signés à Khartoum (Soudan), à Bangui et autres, la communauté de Ouandja a commencé par la mise en application du  cessez-le-feu, le désarmement, suivi de la réinsertion des ex-combattants. Aux élections présidentielles et législatives, la communauté d’Ouadda a voté à 100% le parti au pouvoir.  Croyant voter  le Président Touadera pour nous conduire vers la paix, au contraire celui-ci s’est obligé à envoyer les mercenaires russes contre  cette population pour les exterminer que nous regrettons amèrement de l’avoir voté », ont déclaré les notables locaux dans une correspondance adressée à la communauté internationale. Ils appellent  cette communauté internationale à prendre sa responsabilité «  Devant  cette situation, le manque de confiance entre cette communauté à l’État et son gouvernement sévit.  Pour ces faits mal fondés, la communauté de Ouandja exhorte la communauté internationale de prendre ses responsabilités face à cette évasion des Russes  qui tuent sans pitié là des populations et sans aucune raison fondée »., et ajoute : « C’est pourquoi nous portons nos mécontentements face à la tuerie amère du général Zakaria Damane qui vient d’être abattu par les Russes à Ouadda alors que celui-ci est signataire de multiples accords de paix au niveau international et national ».

Rappelons que le général Zakaria Damane, allié du pouvoir, a été assassiné avec sa famille et une vingtaine de ses hommes samedi dernier par les mercenaires russes de la société Wagner.

 

lettre de la communauté de Sam-Ouandja à la communauté internationale sur la mort du général Zakaria Damane

lettre de la communauté de Sam-Ouandja à la communauté internationale sur la mort du général Zakaria Damane

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Assassinat du général Zakaria Damane, les mercenaires russes rejettent leur responsabilité et accusent l’UPC

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Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – ceci n’est pas un rêve, encore moins une blague! C’est bien les Mercenaires russes, à travers leur média, qui ont rejeté leur responsabilité dans l’assassinat crapuleux du chef rebelle allié du pouvoir Zakaria Damane. Ils tentent de camoufler les crimes qu’ils ont commis et rejettent la responsabilité sur le chef rebelle Ali Darassa. Pour eux, le général Zakaria Damane a été tué non pas par eux, mais plutôt par les rebelles de l’UPC. Et ce n’est pas fini! Ils ont dit qu’il a été tué non pas à Ouadda, mais à Boromata. Incroyable!

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Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes, ici dans la localité de Bambari en février 2022

 

Les Centrafricains ne sont pas dupes

 

« Les hommes de Wagner viennent d’arriver en République centrafricaine à peine un an, et ne connaissent pas toute l’histoire de ce pays. Ils oublient que le général Zakaria Damane est un vieux chef rebelle du nord de la République centrafricaine. Il est l’un des créateurs du mouvement UFDR, devenu FPRC, qui est une faction de la Séléka  qui a renversé le général François Bozizé en mars 2013 », déclare Anicet Goro, un étudiant de l’université de Bangui qui ajoute que:

« Ceci dit, ce n’est pas à Ali Darassa de le tuer comme un jeu d’enfant. D’ailleurs c’est pas une zone sous contrôle de l’UPC. Et même si c’était le cas, cela devrait être une bataille sanglante avant son assassinat. Mais comme c’est vous, son allié, il vous a fait confiance, et voilà, il est tombé comme un simple gibier avec toute sa famille ».

 

Zakaria Damane tue à Boromata et non à Ouadda.  Une véritable manipulation

 

Comme si les hommes de Wagner ne veulent pas assumer leur responsabilité. Après avoir assassiné le général Zakaria Damane  à Ouadda, ils veulent encore délocaliser le lieu du meurtre à Boromata.

« L’opinion que les informations qui circulent depuis près d’une semaine dans les médias ne sont que des mensonges, et c’est eux qui détiennent la vérité. Certes vous avez les détails de sa dernière instance de vie, mais les témoins de la scène vivent aussi la même réalité que vous », s’alarme un habitant de Bria sur les réseaux sociaux.

 

Les « instructeurs russes » ne sont pas armés

 

C’est une histoire à dormir debout. Touadera et ses ministres croyaient qu’on est encore dans les années 60-70. Or la vie à changer, le monde aussi tout comme la Centrafrique. Tout ce qui se passe même dans  les petits villages lointains de la capitale est connu.

Les hommes de Wagner commettent souvent leur crime le plus odieux  dans des petits villages, mais aussi sur des sites miniers. Ils pensent que dans ces secteurs, l’information ne sera pas dévoilée. Si c’est le cas, le gouvernement va démentir et fustige le média qui l’a publié. Mais ils se trompent largement. Certains par peur n’ont pas voulu publier, mais d’autres nom. Le gouvernement, de son côté, affirme dans les médias étrangers que ces mercenaires, qualifiés d’instructeurs ne sont pas armés. Quelle imagination.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : débandade à Ouadda, panique  à Sam-Ouandja, les populations terrifiées

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Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les habitants de Sam-Ouandja, une localité minière située dans la préfecture de la Haute-Kotto, près de la frontière avec le Soudan, au nord de la République centrafricaine, sont sur le qui-vive, terrifiés à l’idée de devoir revivre une attaque très meurtrière comme celle perpétrée le week-end dernier par les Mercenaires russes qui a vidé la quasi-totalité de la ville de Ouadda. Plusieurs centaines ont pris le chemin de la Vakaga, à Birao.

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des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga

 

Rappelez-vous, le samedi 12 février, à Ouadda, le général rebelle Zakaria Damane, les membres de sa famille ainsi que certains de ses éléments ont été froidement abattus en public par les mercenaires russes. Et sur des chantiers miniers locaux, des artisans ont été massacrés, d’autres blessés. Ce qui a paniqué les habitants de la ville minière de Ouadda qui ont massivement quitté leur domicile pour se réfugier dans la brousse pour certains, dans des localités voisines pour d’autres.

 

Panique à Sam-Ouandja

 

Depuis mardi dernier, certains éléments de Wagner ont quitté la ville de Ouadda, mais aussi de Ndélé pour aller vers Sam-Ouandja.

Comme vous le savez, Sam-Ouandja est aussi une ville minière de la Haute-Kotto. Et la nouvelle de l’arrivée prochaine des hommes de Wagner dans ces localités est synonyme de massacre de la population, de violence inouïe. C’est ainsi que depuis quatre jours, les habitants de la ville de Sam-Ouandja sont sur le qui-vive, terrifiés à l’idée de devoir revivre une attaque très meurtrière comme celle perpétrée le week-end dernier par les mercenaires russes à Ouadda.

Toutefois, à Birao, les autorités locales ont constaté l’arrivée massive des déplacés de Sam-Ouandja et Ouadda et appellent au gouvernement  et certaines organisations humanitaires en aident pour secourir ces déplacés qui n’ont rien pris au moment de leur départ.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Des FACA tabassés par les mercenaires russes à Bambari, ils observent une grève

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Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Décidément, les Mercenaires russes de la société Wagner déployés à Bambari, à 385 kilomètres de Bangui ne sont pas près  de s’arrêter. Ils multiplient des exactions sur les populations, sur les forces de sécurité intérieure (FSI) et les forces de défense nationale.  Quelques jours après avoir violenté un commissaire de la police à Baboua, dans la Nana-Mambéré, ces mercenaires de Wagner ont violemment pris à partie un groupe des soldats FACA détachées dans la ville de Bambari. Ces derniers ont été agressés par ces paramilitaires qui les considèrent désormais comme des « femmes ».

centrafrique.org/les-soldats-de-larmee-nationale-faca-de-retour-apres-une-marche-dentrainement-au-camp-kassai/” data-wpel-link=”internal”>Les soldats de l'armée nationale (FACA) de retour après une marche d'entraînement ai camp Kassaï
Les soldats de l’armée nationale (FACA) de retour après une marche d’entraînement ai camp Kassaï

 

Comme ils ont l’habitude de le dire à Bambari, « les FACA sont des femmes, les Seleka sont des hommes », et ils les considèrent ainsi.  Ils utilisent désormais beaucoup plus les éléments de l’UPC qui ont été désarmés pour mener des opérations  dans la région de l’Ouaka et de la Haute-Kotto. Même les opérations qui ont été menées à Aïgbado, Yanga, Ouadda, Mouka, etc. avaient été menées avec ces ex-rebelles de l’UPC et non les soldats FACA. Comme ces ex-rebelles ont porté des treillis militaires de l’armée nationale, beaucoup pensent que ce sont des soldats FACA.  Ce qui a causé de grave frustration dans le rang des forces armées nationales.

C’est ainsi que la semaine dernière, à 10 kilomètres de Bambari, sur la route d’Ippy, un camion-citerne des mercenaires russes, en provenance de Bangui pour le site minier de Ndassima, avait été bloqué durant des heures au checkpoint des soldats FACA au village Kombélé.  Les soldats FACA ont exigé le versement d’une somme forfaitaire comme droit de formalité. Ce que le chauffeur a exactement fait, mais en arrivant à Ndassima, il a expliqué les faits aux mercenaires russes qui sont venus au village de Kombélé tabasser sauvagement ces soldats FACA. Ils ont démantelé même le checkpoint de l’armée nationale dans ce village.

Pour l’heure, tous les soldats FACA dans l’Ouaka sont en grève. Ils ont augmenté le tarif des formalités de passage sur toutes les barrières.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Nourd Gregaza, Président du PRNC déclare le Président Touadera responsable de l’assassinat de son chef d’État-major Zakaria Damane

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Bangui, 16 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’homme n’a pas l’habitude de parler dans les médias. Mais quand il le fait, c’est pour un cas exceptionnel. Aujourd’hui, Monsieur Nourd Gregaza a pris la parole pour dénoncer non seulement l’assassinat odieux de son chef d’État-major le général Zakaria Damane, mais aussi pour de multiples exactions non supportables perpétrées par les mercenaires russes de la société de mafia russe Wagner. Mais pour lui, le chef de l’État Faustin Archange Touadera est tenu responsable des exactions commises par les mercenaires de Wagner. Il appelle au sursaut national, à la désobéissance de l’armée nationale, de la population pour contraindre le Président à chasser ces paramilitaires de Wagner.

Ci-dessous l’intégralité de son message à la nation:

 

Monsieur Nourd Gregaza, Président du PRNC

Centrafricaines, Centrafricains, mes chers compatriotes, je suis votre frère, votre fils Nourd Gregaza, ata ti Chef de canton MEZANE.

Je suis « Manou », Président du PRNC Parti Pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine, j’ai décidé de rentrer au pays pour accomplir mon devoir.

Touadera a trompé et divisé le peuple Centrafricain après avoir initié et mis en marche son projet Anti-Balaka, ensuite il  s’est lavé les mains et se dit propre. Aujourd’hui pour son intérêt personnel, pour continuer à violer allègrement la  constitution de notre pays, pour se maintenir au pouvoir, Touadera a fait recours à des mercenaires Russes de la société  Wagner afin de l’aider à combler son incapacité notoire à commander l’armée et à gérer le pays.

Dans la quête d’obtenir  la collaboration d’une partie de notre peuple contre les revendications légitimes de la population du Nord, il a présenté  les mercenaires Wagner comme alliés à nos FACA afin d’éradiquer toutes les revendications par la violence. Après avoir  divisé les musulmans pour mieux régner, les mercenaires de Touadera commettent toutes sortes de violences sur la  population Centrafricaine.

Enlèvements, tortures, exécutions sommaires et extra-judiciaires, profanations des corps,  décapitations, confiscations des cadavres. Il y a aussi les bavures manifestes et incessantes, les utilisations d’engins  explosifs, les trafics d’organes Humains, la destruction des boutiques et des lieux de culte. Nos femmes, nos sœurs, nos  mamans voire même nos grand-mères se font violer en notre présence devant leurs enfants un avilissement démesuré que  nous n’avions jamais observé auparavant.

Je vous le répète peuple Centrafricain, le problème de religion n’a rien à voir  avec la crise que connais notre pays. J’ai une question pour le Gouvernement de Bangui ainsi que le président Touadéra.

Après avoir présenté une partie du peuple comme étant le mal pour la Centrafrique, pourriez-vous nous éclaircir sur vos  intentions qui ne sont visiblement plus cachées désormais ? Monsieur Touadéra le racisme n’a pas sa place dans la  République. Même si la RCA n’est pas composée des noirs et des blancs, nous avons de nombreux exemples dans le  monde de peuples différents qui se sont mis ensembles pour constituer une nation à l’exemple des Etats-Unis d’Amérique  qui est aujourd’hui la première puissance militaire et économique du monde.

Peuple Centrafricain notre pays est envahi par la Russie. C’est quelque chose de pire que la période qu’a connu nos parents et grands-parents avant l’indépendance. Aujourd’hui la population ne peut pas manifester même au péril de sa  vie, le respect du droit n’existe plus. Pire les gens se font tuer pour rien. Nous sommes dans l’anarchie totale.

Je demande  solennellement la désobéissance de l’armée envers le gouvernement de Bangui et de tous se lever comme un seul homme  pour défendre notre nation, notre honneur, notre dignité.

Je demande à tous les ex-combattants de s’abstenir  immédiatement de prendre part au processus de désarmement. Les ennemis de la paix considèrent cela comme notre  capitulation devant les mercenaires de Wagner.

Je demande le soutient de toute la population Centrafricaine.

Oui, j’ai  besoin de vous ! Oh peuple centrafricain, j’ai cet amour de notre pays en commun avec vous, un amour pour le peuple.

C’est avec beaucoup de peine au cœur que je m’adresse à vous : Aujourd’hui levons nous tous ensembles pour redonner l’espoir au peuple, ainsi sauvons le peu qu’il nous reste de  dignité.

Quant à vous mes parents qui font partie du gouvernement de Touadéra : L’objectif de votre participation à ce  gouvernement était de garantir la sécurité et la protection de la communauté musulmane de la RCA mais hélas, votre  bilan après 6 années est désormais plus catastrophique que la période délétère du mandat de Bozizé. Tenez pour  exemple les noms de certaines personnes connues assassinées durant ces 6 ans :Diamila, Issa Manou, le Général Issa Banda, Abdelaziz Soumaine, Zoundecko, Meya, Damane, Kochi et la liste est non exhaustive …

Le général Azor, incarcéré  juste parce qu’il a eu le courage de défendre notre communauté. Vous faites tout pour réduire les jeunes au silence au  lieu de travailler pour les promouvoir, vous optez pour les mettre à genoux et les garder dans la précarité.

Touadera tu n’as cessé de dire à qui voulait l’entendre que nous étions en guerre mais la guerre dont tu parles, ni toi ni  les membres de ta famille n’ont jamais fait face. Moi je te tiens personnellement responsable de la mort de mon oncle  Damane, Kochi et une partie de sa famille sache-le Touadéra, tu vas le payer, nous n’avons pas pour habitude de tendre l’autre joue !!!!! Tu as voulu la guerre alors tu l’as désormais ta foutue guerre !

Mes frères, Touadéra vous a déclaré la guerre ! L’heure est venue pour exprimer clairement dans quel camp est votre  place avec nous ou contre nous.

Vive la république ! Que Dieu protège le peuple centrafricain.

 

Nourd Gregaza

Président fondateur du PRNC

 

Assassinat du chef rebelle Zakaria Damane, allié du pouvoir, le gouvernement se dit compatir à la douleur de la famille

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Bangui, 16 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Si cela  n’est pas une moquerie, cela y ressemble parfaitement. Comme tout le monde le sait, l’assassinat du chef rebelle Zakaria Damane, allié du pouvoir, par les mercenaires russes, forces alliées du pouvoir, est un fait purement réfléchi et programmé.  Mais pour le gouvernement, c’est un incident survenu entre deux alliés du pouvoir, et donc il faut connaître les circonstances réelles avant de porter des accusations inutiles. C’est un malheur, et le gouvernement tient à compatir à la douleur de la famille.

 

jean willybiro sako
jean willybiro sako. Photo RFI

 

Ultimatum de Wagner, un rappel

Rappelez-vous, en septembre 2021, le ministre d’État Jean-Willybiro Sako, chargé du désarmement, avait conduit, du lundi à mercredi  15 septembre 2021, une délégation ministérielle à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto. L’objectif, selon le ministre d’État, s’entretenir et parler de paix avec les responsables des ex-rebelles désarmés, avec la société civile,  la jeunesse locale ainsi que les différentes entités présentes dans la ville. Mais lors de ces différentes rencontres, Monsieur Willybiro avait prévenu les participants :

« Il y’aura une grande opération de ratissage à venir. Tenez-vous bien! Si vous faites la tête, c’est vous qui verrez les conséquences. Je tiens à vous prévenir. Ce n’est pas la responsabilité du gouvernement ou du chef d’État », avait déclaré le ministre d’État Jean-Willybiro Sako lors de sa réunion avec les ex-rebelles, à la société civile  et aux associations de la jeunesse locale.

 

Inquiétude des rebelles désarmés

Mais les responsables des ex-rebelles lui demandent pourquoi on leur a demandé de faire le désarmement,  et par la suite on leur a dit encore qu’ils ne sont plus en sécurité ?

« Donc cela veut dire que nous ne sommes pas en sécurité en ce moment  malgré que nous nous sommes désarmés ? », lui demande un responsable des ex-rebelles.

Dans sa réponse, le ministre d’État a pris le soin de préciser qu’en ce moment, ce sont les Russes qui dirigent le pays. Et ce sont eux qui décident, ce n’est pas leur responsabilité. Aussitôt, le silence plane dans la salle.  Les participants se disent  que ce n’est pas le message que la population attend du gouvernement.

« Dire que ce sont des Russes, des étrangers  qui dirigent le pays n’est pas digne d’un homme d’État. C’est une manière de fuir sa responsabilité. Le gouvernement veut nous faire savoir qu’il y’aura un autre événement militaire à venir, et il ne sera pas tenu responsable des conséquences  », déclare un participant de la société civile.

 

Les massacres sont arrivés

 Voilà, c’est fait! Cinq mois après la déclaration du ministre Sacko, on assiste maintenant à de vastes opérations de ratissage dans la Haute-Kotto dont il avait annoncé.

Souvenez-vous, le 16 et 17 janvier 2022, au moins 87 personnes ont été massacrées, selon le bilan exact communiqué par un chef du groupe du village Yanga et Aïgbado. Et ce n’est pas tout! Le mercredi 9 février 2022, dans les villages Mouka, situé à 90 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda,  et  à Yangoudroudja, situé à 155 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, au moins 90 personnes ont été massacrées. Comme si cela ne suffisait pas, le 12 février, le chef rebelle Zakaria Damane et les membres de sa famille ont été exécutés par les mercenaires russes au grand jour, en présence du public. Et si aujourd’hui, le gouvernement centrafricain, par la voix du ministre d’État au Désarmement Jean-Willybiro Sacko parle d’un incident qui a causé la mort du général Zakaria Damane, mais les centrafricains ont le droit de penser que c’est une vraie moquerie les propos du ministre.

Un incident ne peut jamais causer la mort d’une dizaine des personnes. C’est un assassinat pour ne pas dire un génocide et il faut que les auteurs déjà connus par le gouvernement soient traduits devant la justice pour être jugés ” répond un enseignant chercheur à l’université de Bangui.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : assassinat du général Zakaria Damane, le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazène accusée

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Bangui, 16 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Même s’il est difficile de déterminer avec certitude les raisons qui ont poussé les mercenaires russes à assassiner, le samedi 12 février, le chef rebelle Zakaria Damane, allié du pouvoir dans les combatscontre les autres rebelles, nombreux sont ceux qui croient que la main du ministre d’État responsable de la justice Arnaud Djoubaye Abazène serait derrière ce meurtre odieux.

Le ministre d'État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

Arnaud Djoubaye Abazène accusé

 

L’auto-proclamé général Zakaria Damane, chef et fondateur de l’union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), natif de la région de Vakaga, plus précisément de Boromata, est considéré dans le Nord comme un faiseur de roi. Selon la population locale, c’est lui qui serait à l’origine de la prise du pouvoir de Michel Djotodia, chef de la  coalition Seleka en 2013.

Proche de l’ancien Président de la transition Michel Djotodia, l’homme est aussi un frère et ami direct du ministre de la Justice, mais aussi du ministre des Transports, Monsieur Gontran à Ahaba. C’est ainsi que la population du Nord pense que c’est grâce au général Zakaria Damane que ses deux frères du Nord précités sont encore dans le gouvernement de Touadera.

Or, depuis trois jours, cette union familiale du nord semble fragilisée par l’assassinat du général Zakaria Damane, chef d’État-major du PRNC par les mercenaires russes de la société de mafia russe Wagner. Pour ses proches et d’autres habitants de Ouadda, le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène serait le commanditaire de cet assassinat odieux du général Damane. Ils le qualifient désormais comme un « traître des musulmans centrafricains » dans le gouvernement.

 

Guerre des mines

Cependant, sur le terrain, rien ne prouve que le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène est impliqué dans l’assassinat du général Zakaria Damane. Les hommes de Wagner ont voulu juste chasser tous les artisans miniers centrafricains sur des chantiers miniers de la Vakaga, de la Haute-Kotto, du Bamingui-Bangoran et du Mbomou. C’est une guerre des mines. La société Wagner ne fait plus la guerre aux rebelles, mais aux artisans miniers, selon les observateurs.

Mais l’assassinat du général Zakaria Damane pourra-t-il réconcilier les groupes armés du Nord? Difficile à prévoir.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

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À Bambari, les miliciens Anti-Balaka faction Touadera manifestent et réclament leur paiement

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Bangui, 16 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ils ont été une trentaine à exprimer leur mécontentement devant la base des mercenaires russes ce mardi 15 février. Pour eux, le Président de la République Faustin Archange Touadera doit régler  leur arriéré de paiement. Mais les Centrafricains se demandent de quel salaire parlent-ils.

 

Bambari-a-ete-execute-avec-sa-famille-par-les-miliciens-anti-balaka-faction-touadera/aicha-kette-dtuee-par-les-miliciens-anti-balaka/” rel=”attachment wp-att-52524″ data-wpel-link=”internal”>Madame Aïcha Ketté, La nièce de l'ancien maire de Bambari entre les mains des miliciens Anti-Balaka 30 minutes avant son exécution
Madame Aïcha Ketté, La nièce de l’ancien maire de Bambari entre les mains des miliciens Anti-Balaka 30 minutes avant son exécution

 

Si cette milice armée avait été créée par les mercenaires de Wagner fin 2021 dans la région de la Ouaka pour soutenir le régime du chef de l’État Faustin Archange Touadera en luttant contre les groupes armés, celle-ci est à l’origine de nombreux crime de guerre et crime contre l’humanité dans la région. Ces miliciens n’hésitent pas à massacrer de paisibles citoyens, accusés à tort d’avoir collaboré avec les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

Pour la population locale, ces « délinquants » auraient été recrutés par les mercenaires russes comme des autodéfenses locaux. Mais la surprise est de les voir ce jour manifester et demander le paiement des arriérés de leur salaire. Mais de quel salaire parlent-ils?

Rappelons qu’en décembre de l’année dernière, ce sont ces miliciens Anti-Balaka qui étaient à l’origine de l’assassinat de l’ancien maire de la ville de Bambari et sa famille dans sa ferme située à quelques kilomètres du village Boyo, dans la préfecture de la Ouaka. Ce sont eux qui sont encore à l’origine de nombreux massacre dans la Ouaka comme à Boyo, Tagbara etc.

 

Par Bertrand Yékoua

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Centrafrique : réaction à la publication sur Facebook du ministre conseiller du chef de l’État Fidèle Gouandjika

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Bangui, 16 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans un post Facebook en date du 8 février 2022, Fidèle GOUANDJIKA le célèbre ministre conseiller et gardien du temple MCU révèle de façon tacite la nouvelle stratégie de Touadera dans sa lutte aveugle pour l’extinction de certains grands leaders de partis politiques qu’il considère comme des véritables obstacles à la réalisation de son ambition démesurée qui est celle d’étouffer la démocratie en Centrafrique afin de régner plusieurs années.
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l'État porte son T-shirt "je suis Wagner".
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.

 

Après la tentative de levée D’IMMUNITÉ parlementaire qui s’est soldée par un échec, l’homme revient avec une nouvelle stratégie qui semble abstraite mais redoutable. Cette nouvelle tactique consiste à viser le cœur des structures des partis politiques emblématiques ou influants dirigés par ces leaders d’envergure pour provoquer un AVC suivi d’une mort évidente. Les actions relatives à cette nouvelle stratégie ont débuté depuis un certain temps et sont quasiment passées inaperçu comme l’avion B-2 Spirit des américains indetectable aux radars.

Ces actions sont suivantes :

1- Débaucher sans vergogne des militants de ces partis et pas les moindres. Il s’agit à priori des membres des instances exécutives comme les vice-présidents, les secrétaires, les présidents de jeunesse… et bien d’autres membres influants.

2- proposer et nommer les cadres de ces partis à des postes de responsabilités pour les ambitieux et gratifier des billets de banque de l’argent public à ceux qui sont achetables.

3- Pousser les cadres de ces partis à agiter dans les jours et semaines à venir le spectre de la destitution de leurs présidents en se fondant sur l’argumentaire farfelu selon lequel il y a eu plusieurs echecs aux présidentielles.

Pour ne pas que notre démocratie acquise au prix de sang de certains valeureux compatriotes épris de grandeur comme CONJUGO et bien d’autres sombre dans les abimes de la dictature, nous appelons les leaders de certains grands partis politiques de notre pays, partis ayant toujours faits partie du pré-carré lors des présidentielles de prendre très au sérieux ce que nous disons ici.

Messieurs les Présidents des grands partis historiques ou influants. Notre message s’adresse à vous. Regardez avec vigilance autour de vous. Observez méticuleusement le comportement de vos représentants qui sont déjà dans les différentes institutions de la République. Souvenez vous aussi comment vos ressortissants là ont atterrit dans ces institutions. Pour ne citer que quelques une comme, la présidence, l’assemblée nationale, les départements ministériels, le comité préparatoire du dialogue républicain, le cadre de concertation etc. Soyez vigilants avant qu’ils ne soit trop tard. À Touadera nous conseillons de ne pas persever dans une pratique pareille originaire de Fidèle GOUANDJIKA connu d’avoir induit Bozize dans la même erreur jusqu’à ce que nous connaissons la suite qui n’est rien d’autre qu’un second mandat écourté.

Aux militants sans scrupules qui s’autorisent ces pratiques de transhumance moderne, nous leur demandons-, quel héritage comptent ils laisser aux jeunes de leurs formations auxquels leurs noms sonnent dans leur imaginaires comme le Saint Esprit ?

Heureusement que Le Tout Puissant est toujours là pour rendre justice et donne au moment où personne n’y croit ni si attend la couronne à celui qui a le plus souffert. Par Yaka Jule

 

Par Prosper Yaka

Fête de Saint-Valentin, la sensibilisation continue dans le festival

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Bangui, 15 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – lundi 14 février 2022, l’association MEGATEUF, en partenariat avec l’alliance française de Bangui, la mission logistique française à Bangui, la société de téléphonie mobile orange Centrafrique et l’ACAMS, a organisé, à l’occasion   de la fête de Saint-Valentin un festival    De sensibilisation sur le VIH Sida.

Le directeur de l'Alliance Française de Bangui monsieur François Wittersheim, lors de son interview
Le directeur de l’Alliance Française de Bangui monsieur François Wittersheim, lors de son interview

 

C’était en présence de l’ambassadeur de France en RCA, du Directeur de l’alliance française à Bangui  et de certaines personnalités du pays, sans oublier près d’un millier des jeunes.

Selon Monsieur Marc FEREHOULE, Président de l’association MEGATEUF, cette 21e édition du festival  de la Saint-Valentin  est consacrée à la grande sensibilisation sur le VIH Sida. Et d’après lui, les artistes qui ont présenté leur talent ce jour  ont été présélectionnés lors des différentes séances de  tremplin organisées quelques semaines plutôt :

«  Ils ont été sélectionnés selon leur texte, selon leur message  qui passe sur l’amour et la paix en République centrafricaine. Ces thèmes-là sont vraiment très importants pour nous  aujourd’hui entant qu’artiste pour pouvoir véhiculer ce message et mobiliser beaucoup plus du monde à travers cette paix que nous la cherchons depuis », a déclaré à CNC Monsieur Marc FEREHOULE, Président de l’association MEGATEUF.

Pour le Directeur de l’alliance française de Bangui, Monsieur François WITTERSHEIM, le 14février  c’est la fête de l’amour, c’est la Saint-Valentin. Et donc on fait l’amour entre le peuple, entre les êtres humains. C’est donc tout à fait justifier que l’alliance française  accueille MEGATEUF  pour fêter  la Saint-Valentin.

« Pour moi, la meilleure arme dans un pays c’est le stylo avec lequel on laisse courir son imagination où l’on  travaille la poésie, on travaille la langue, on travaille la culture. Et c’est le sédiment  sur lequel on peut construire la paix… Nous sommes alliance française. Un lieu de culture, mais aussi un lieu de formation. Et donc entant que tel : formation, culture, éducation… c’est le terreau, c’est vraiment la base pour que tout puisse  se construire à partir de là », a déclaré Monsieur François WITTERSHEIM.

Il y’a lieu de noter que ce festival de Saint-Valentin est organisé  pour renforcer les liens d’amour entre les jeunes et les adultes qui ont choisi de mener une vie de couple. À l’alliance française de Bangui, l’ambiance est bien festive. La cour est remplie des jeunes couples, au rythme des prestations des jeunes râpeurs.

Selon le Directeur de l’alliance française de Bangui, ce festival de Saint-Valentin marque le coup d’envoi de la fête de la Francophonie qui aura lieu le 20 mars prochain.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Centrafrique : explosion d’une mine terrestre dans la localité de Ngaoundaye

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Bangui, 16 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les accidents impliquant des engins explosifs ne cessent de prendre des proportions croissantes depuis la mi-avril 2021, en particulier dans le nord et le nord-ouest de la République centrafricaine. C’est le cas de ce lundi 14 février 2022 dans la localité de Ngaoundaye, où un engin se fait exploser au passage d’un camion de transport.

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Le camion des éléments Bangladesh de la MINUSCA éclaté par une mine terrestre. Photo Gervais Lenga / CNC

 

Selon les témoins, c’est un camion de transport des marchandises et de carburant en provenance de Mbaïmboum, et à destination de Bocaranga qui avait sauté sur une mine au village Touga, situé à 8 kilomètres de Ngaoundaye sur l’axe de Ndim. Le véhicule et sa cargaison ont été complètement endommagés sous le choc de l’explosion de l’engin.

Selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), entre janvier et novembre 2021, près de 40 incidents impliquant des engins explosifs ont coûté la vie à 23 civils, dont des enfants, et à 29 autres personnes dans la Nana-Mambéré, La Mambéré Kadéi,  l’Ouham-Péndé, Lime-Pendé et la Ouaka. Les décès ont eu lieu exclusivement dans l’ouest du pays.

Le mercredi 2 février 2022, le général  Sidiki Traoré, commandant de forces de la Minusca avait annoncé lors d’un point de presse hebdomadaire à Bangui la reprise par les Casques bleus de la  Minusca des activités du déminage des engins explosifs dans le Nord-ouest et l’ouest de la RCA.

D’après lui, Déjà un certain nombre de succès ont été engrangés sur les axes Besson-Niem, Bouar-Niem, Bocaranga-Bozoum et sur l’axe Niem-Yéléwa. Il y a aussi une autre équipe qui est à Berberati. Il ajoute que la « lutte contre les engins explosifs dans l’ouest à Bocaranga et à Berberati va s’intensifier avec des moyens supplémentaires qui seront utilisés dans l’intérêt de tous“.

Rappelons que le mercredi 8 septembre dernier, la Mission avait annoncé la suspension des travaux du déminage des explosifs  dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission avait estimé qu’elle a eu des obstacles  dans ces travaux de déminage.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

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Choisir une machines à sous

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Les machines à sous sont de loin le jeu de casino le plus populaire et ce aussi bien pour les casinos terrestres que pour les sites en ligne.

Lorsque vous pénétrez dans un hôtel-casino à Las Vegas, aussi loin que porte votre regard, vous voyez des machines à sous. Dans de nombreux hôtels-casinos de Vegas, vous devez même traverser d’innombrables rangées de machines à sous avant de pouvoir atteindre la réception de l’hôtel. Sur les sites de casinos en ligne, il en va de même, dès que vous cliquez sur la page dédiée aux machines à sous, une liste qui semble sans fin de machines apparaît. Il faut savoir que les plus petits sites de casinos en ligne proposent un minimum de 500 machines. Les casinos en ligne disposant de plus de 3000 machines ne sont pas rares. Par exemple, casino777 met à la disposition des joueurs 3370 machines à sous.

Il va donc falloir opérer un tri parmi toutes ces machines afin de dénicher celles avec lesquelles vous serez le plus à l’aide pour jouer et pour gagner.

Nous allons vous indiquer la méthode que nous avons adoptée pour ce faire.

Le RNG ?

Vous avez dû entendre cette histoire dont il existe 1000 versions dont certaines sont peut-être vraies. Il s’agit de celle d’un joueur ayant passé plusieurs heures sur une machine et qui repart en n’ayant rien gagné. Il laisse sa place à un autre joueur qui lui après seulement 3 tours remporte le jackpot. Nombreux vous indiquerons que pour espérer gagner de façon certaine à une machine à sous, il faut attendre que celle-ci soit « bien chaude ». Ces mêmes conseilleurs vous diront d’attendre dans un coin et d’observer quels sont les joueurs qui repartent bredouilles après avoir joué longtemps pour prendre immédiatement leur place à la machine. Tout ceci est totalement faux et la raison en est le RNG (Random Number Generator) ou en français le générateur de nombres pseudo-aléatoires. Aujourd’hui, toutes les machines à sous qu’elles soient physiques ou virtuelles incorporent un programme informatique appelé RNG. Programme qui décide de façon aléatoire quelles sont les combinaisons qui vont sortir. Vous pouvez très bien gagner 10 fois de suite de petits montants puis plus rien durant 3 tours et ensuite regagner, mais cette fois-ci un gros gain. Bref, il est impossible de prévoir si vous allez gagner ou perdre.

Par contre vous pouvez augmenter vos chances de gagner en choisissant les bonnes machines.

RTP & nombre de combinaison

Chaque machine possède un RTP (Return to Player) ou revient au joueur qui indique le pourcentage qui revient au joueur sur le total des mises. Par exemple, un RTP de 98 % signifie que les joueurs récupèrent 98 % des mises, le casino prenant 2 %. Plus le RTP d’une machine est élevé et plus vos chances d’empocher des gains sont élevés. L’idée est donc de ne jouer que sur des machines ayant un RTP élevé. Il est indiqué pour chaque machine.

 

Pexels

Autre possibilité, le nombre de combinaisons gagnantes pour une machine. Plus une machine possède un nombre élevé de combinaisons gagnantes et plus grandes sont vos chances de gagner. Les machines à sous Megaways sont celles qui offrent le plus grand nombre de combinaisons.

A vous de choisir entre les machines à RTP élevé et celles à grand nombre de combinaisons ou lignes de paiement. Pour ce faire entraînez-vous sur les modes démos des machines pour sélectionner celles qui vous conviennent.

RCA : assassinat du général Zakaria Damane, l’UPC d’Ali Darassa se dit troublé de la circonstance lâche de son meurtre

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Bangui, 15 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Suite à l’assassinat « lâche et barbare » du général Zakaria Damane par les Mercenaires russes le samedi 12 février dernier, l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son coordonnateur militaire et chef d’état-major, l’autoproclamé général d’armée 5 étoiles Ali Darassa tient à présenter ses condoléances les plus   sincères a la famille biologique et aux combattants du RPRC. « Qu’Allah l’accorde le repos   éternel dans son paradis.

Ci-dessous l’intégralité de la lettre de condoléances de l’UPC.

 

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Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019.

MESSAGE DE CONDOLÉANCE

C’est avec une très grande tristesse que nous avons appris l’assassinat lâche et barbare le   12 février 2022 du Général Zakaria Damane, plusieurs de ces éléments désarmés et quelques  membres de sa famille.

L’unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) par la voix de son coordonnateur Militaire, Chef   D’État-major, le Général ALI DARASSA MAHAMAT tient à présenter ses condoléances les plus   sincères a la famille biologique et aux combattants du RPRC. Qu’Allah l’accorde le repos   éternel dans son paradis.

 

Le Coordonnateur-Militaire Chef d’Etat-major de l’UPC

Le Général d’Armée : ALI DARASSA MAHAMAT

Henri-Mari Dondra, futur membre de la coalition de l’opposition démocratique?

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Bangui, 15 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Quelques heures après l’annonce de sa démission du gouvernement, l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra avait annoncé sur les réseaux sociaux qu’il ferait part de son nouvel objectif politique très prochainement. Mais quatre jours plus tard, l’homme a officialisé son départ du parti au pouvoir, les cœurs unis )MCU ). Alors, quelles options politiques  qui lui sont ouvertes ? Et pourquoi?

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Henri-Marie Dondra

 

Dondra, futur Président du parti RDC?

Alors que Cette hypothèse avait été soulevé pour la première fois en janvier 2018 sur les réseaux sociaux par le ministre de l’agriculture d’alors, Monsieur Honoré Feizouré  qui a voulu tacler son collègue des finances Henri-Marie Dondra d’être le futur candidat du parti RDC à la présidentielle, celle-ci a été repris ces dernières semaines comme un nouvel angle d’attaque favori de ses adversaires au sein du parti au pouvoir. Ceci n’est pour rien. Cette attaque fait référence à l’ethnie de l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra qui est aussi celle du Président fondateur du parti RDC, l’ancien Président André Kolingba. Mais en réalité, c’est une autre affaire. Le parti RDC est allié du pouvoir. Certains de ses cadres sont aussi membres de l’actuel  gouvernement. Donc c’est difficile pour Henri-Marie Dondra de leur couper la mangeoire. En plus, certains membres influents de ce parti commencent à critiquer ouvertement dans les médias le comportement soi-disant « versatile» de l’ancien premier ministre. D’autres ont annoncé qu’il aurait commencé déjà de réunion avec certains membres du bureau politique du parti RDC, mais difficile à confirmer.

 

Dondra, futurs membres de la coalition de l’opposition démocratique ?

 

Selon de nombreux observateurs, si l’hypothèse pour l’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra d’être un jour le Président du parti RDC est encore ouverte, celle de son adhésion à la coalition de l’opposition démocratique est définitivement fermée. Selon eux, l’ancien premier ministre ne s’entendait pas avec plusieurs leaders de cette coalition depuis des années. Donc c’est difficile pour lui d’intégrer la coalition de l’opposition. Toutefois, une autre porte lui est ouverte, celle de s’unir avec certains leaders qui sont aussi dans l’opposition, mais pas dans la COD-2020 comme le Président du PATRI maître Crépin Mboli-Goumba, ou Martin Ziguélé  du parti MLPC. Ils peuvent former leur coalition à trois avant de s’agrandir.

 

Rappelons que Monsieur Henri-Mari Dondra avait démissionné du parti MCU le 10 février dernier, quatre jours après avoir quitté la tête du gouvernement. Mais son départ à profondément troublé ce parti présidentielle.

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Quand est-ce que la CPI va se pencher sur le cas de la RCA ?

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Bangui, 12 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Il n’y a pas une semaine dans le pays sans que l’actualité dévoile des atrocités subies par la population centrafricaine. Les Centrafricains en ont assez d’assister impuissants au massacre des leurs souvent perpétrés par des Mercenaires russes présentés comme de vulgaires instructeurs.

 

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Les mercenaires russes de la société Wagner dans le camion de transport des vivres de leurs éléments sur le terrain

 

La diffusion sur les réseaux sociaux d’images insoutenables sur l’assassinat odieux de deux Centrafricains par des mercenaires de Wagner non loin de Bria fait beaucoup parler dans les rues de la capitale et même au-delà.

Mi-janvier, à Aigbando, ce sont des boutiques et des maisons qui ont été brûlées par ces mêmes mercenaires russes ; mais pire encore, ils y ont exécuté plus de 30 femmes. Et comme si cela ne leur suffisait pas, le mercredi dernier, dans deux localités de Bria, il y’avait eu deux massacres plus graves, et des dizaines des civils tués, des habitations incendiées.

Les Centrafricains se rendent enfin compte de la supercherie et sont entourés non pas d’instructeurs et de formateurs mais de barbares sanguinaires ! Ces actes ont un nom : ce sont des crimes de guerre et ils doivent être traités comme tels !

Alors, face à ces actes inhumains, l’ONU a diligenté une enquête pour faire la lumière sur cette énième exécution sommaire. Comme à son habitude, le porte-parole du gouvernement a indiqué n’avoir aucune information sur le sujet. Toutefois, il faut rappeler que ce même gouvernement a déjà reconnu des exactions commises par les mercenaires russes suite à la publication de dossiers bien documentés qu’il ne pouvait réfuter… Malheureusement sans prendre aucune mesure pour faire cesser le massacre de nos compatriotes.

Pire encore, le pouvoir en place couvre et protège des criminels de guerre, comme c’est le cas avec Monsieur Hassan Bouba, ministre de l’élevage qui est toujours en poste malgré les affaires qui sont les siennes et les accusations dont il fait l’objet. Après son arrestation en novembre dernier, pour répondre devant la Cour pénale spéciale des crimes de guerre dont il est accusé, il a été libéré par les forces de sécurité sur ordre du gouvernement. A Bangui, les gens disent que les gouvernants se font manipuler par leurs conseillers qui ne veulent pas voir surgir des histoires clandestines qui concernent leurs magouilles avec les groupes armés.

Que faut-il de plus pour que la Cour pénale internationale ne se penche sur le sujet ? Tout est là sous nos yeux et à la vue de tous !

Que faut-il de plus ? Combien de massacres d’innocents devons-nous encore attendre avant que ces instances ne réagissent ?

L’ONU à travers son conseil de sécurité peut donner compétence à la CPI de manière exceptionnelle s’il le faut. Et si un blocage intervient par la Russie, cela prouvera que ces derniers manigancent avec Wagner ce qu’ils nient depuis le début !

Il est grand temps de voir cesser toutes ces abominations en Centrafrique !

 

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : un convoi des commerçants soudanais bloqué à 100 kilomètres de Bria par les mercenaires russes, 14 millions de FCFA exigées pour le passage

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Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le mercredi 9 février 2022, à Bria, plus précisément à 10 kilomètres  à l’entrée du village Mouka, situé à 90 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda, dans la préfecture de la Haute-Kotto, les Mercenaires russes, lors de l’attaque du village Mouka, ont bloqué un convoi des commerçants soudanais venus acheter du café dans le pays. Ils les ont exigés de verser 14 millions de francs CFA, soit 2 millions de francs CFA par camion. Incroyable!

 

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Un véhicule des mercenaires russes et syriens à Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Taxe sur le café

 

Comme nous l’avions récemment indiqué dans nos précédents articles sur CNC, les mercenaires russes ont installé de nouvelles taxes sur des tonnes de graines de café exportées hors du territoire centrafricain.  C’est dans cette logique qu’un convoi de 7 véhicules des marchands soudanais en provenance du Soudan via la ville de Birao et de Ouadda a été arraisonné par les mercenaires russes à 10 kilomètres à l’entrée du village Mouka ce mercredi 9 février.

En effet, lors de l’attaque du village Mouka  par les mercenaires russes, une centaine d’habitations avaient été incendiées. Et les marchands soudanais, voyant de très loin des lots de fumée qui sortaient des flammes, ont décidé de s’arrêter à 10 kilomètres à l’entrée du village Mouka. Des détonations d’armes se faisaient entendre de partout. Quelques minutes plus tard, les Soudanais ont vu arriver les mercenaires russes dans leur véhicule. Après des discussions, ils leur ont demandé de payer 2 millions de francs CFA par véhicule, soit un montant total de 14 millions de francs CFA pour les sept véhicules, sinon, demi-tour. Les Soudanais ont tenté en vain de leur expliquer leur difficulté, ils étaient obligés par ces mercenaires russes de rebrousser chemin pour rentrer au Soudan.

C’est ainsi qu’à Birao, au moment de leur retour, ils ont expliqué les faits au Sultan et aux autorités locales. Et promettent des conséquences pour les hommes de Wagner.

Mais pour les fermiers centrafricains, c’est un manque à gagner pour leur stock de café du moment où, depuis près de deux ans, les acheteurs se font rares dans le pays.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Financement de Wagner, le chef rebelle Hassan Bouba, ministre de l’Élevage, s’active pour la collecte des bœufs dans la Nana-Mambéré et Mambéré-Kadéi

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Bangui, 15 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le chef rebelle tchadien Hassan Bouba, devenu miraculeusement ministre de l’Élevage en République centrafricaine (rca), multiplie depuis la semaine dernière des réunions avec les éleveurs dans le Nord-ouest et l’ouest de la RCA. Il est accompagné du Président du conseil d’administration de la fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC), Monsieur Issa Bi Amadou, et du secrétaire général de ladite organisation Ousmane Shehou.

Hassan Bouba organise une réunion avec les Peuls éleveurs de Mambéré Kadéi
Photo à la fin de la réunion du ministre chef rebelle Hassan Bouba aux éleveurs Peuls de la Nana-Mambéré

 

Selon une pratique de racket mise en place depuis des dizaines d’années en République centrafricaine, chaque éleveur, qui possède de troupeau de bœufs, doit faire une fois chaque année ce qu’ils appellent en peul « SOFAL », c’est-à-dire donner gratuitement pour chacun une tête de bœuf destinée au secrétaire général de la FNEC et au maire de sa commune d’élevage. C’ewt ce que le chef rebelle défunt Abbas Sidiki avait interdit aux éleveurs peuls de toute la région qu’il contrôle de le faire entre 2014 et 2020. Pour lui, c’était une pure arnaque des éleveurs. Mais en 2021, cette pratique revient avec le contrôle de la région de l’Ouest et du Nord-ouest par les soldats FACA et leurs alliés Mercenaires russes.

Ainsi, depuis la semaine dernière, le chef rebelle tchadien de la zone de la Ouaka et ministre de l’Élevage Hassan Bouba, sous prétexte de l’appui aux forces armées nationales et au groupe Wagner, multiplie des réunions avec les éleveurs de la Nana-Mambéré, de Mambéré-Kadéï pour leur contribution exceptionnelle  aux forces gouvernementales pour le maintien de la sécurité dans la région.

 

Touadera est-il impliqué?

Selon une autre source, cette activité de contribution exceptionnelle des éleveurs peuls à la société Wagner serait initiée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Ces troupeaux lui seraient personnellement destinés. Ce n’est pas une affaire de Wagner, mais présidentielle.

Alors, qui dit la vérité dans cette affaire ?

 

                                                                                                                      « Tout ce qui est couvert d’un voile, sera dévoilé. Tout ce qui est caché sera su »,                                                                                                                                                                                   Parole du SEIGNEUR

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« vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper  le monde un certain temps. Mais Vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps ». ABRAHAM  LINCOLN

Ce qui est évident, la vérité s’accomplit toujours, quelle que soit la récusation politicienne

 

Bangui, 15 février 2022 ( Corbeaunews – Centrafrique ) – La semaine 06 (7 au 13 février 2022) à Bangui a été très riche en rebondissements, retournement de situations, états d’âmes, volonté politique de neutralisation pour cause de certains illogismes et schismes anecdotiques qui situent les Autorités Politiques aux antipodes de la vérité et du réalisme ce qui oblige à certaines interrogations interpellatives, objet de cette première analyse politique de l’année 2022, à un moment où rien ne va plus en milieu MCU. Les cœurs unis se désunissent, se brisent et se détruisent ; les frères unis se désolidarisent et envisagent sans état d’âme la neutralisation politique pour ne pas dire volonté de réduire au silence absolu.

Monsieur Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA
Monsieur Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA

 

Ces illogismes et schismes anecdotiques ou non, nous enseignent que le MCU, parti-Etat, est au stade des tourmentes qui présagent l’implosion-explosion et nous conseillent, nous Centrafricains, d’opter désormais pour la vérité entre nous pour sauver Centrafrique et refonder la Nation, parce que :

La vérité a cruellement manqué au sommet de l’Etat depuis 2016…..

  • Nos Gouvernants, arrivés en Politique, en aventuriers-opportunistes, n’ont cessé de nous mentir et de nous tromper et n’ont porté aucun espoir ….,
  • La Loi qui est faite pour être respectée, même imparfaite, a été constamment violée, et la justice muselée, manipulée faisant de Centrafrique un pays de non droit …..
  • La Politique a été considérée comme un tremplin pour un enrichissement personnel et excessif, alors qu’elle demeure une science et se veut un ensemble de missions d’objectifs dont la réalisation s’impose pour la satisfaction des attentes du Peuple qui est le détenteur naturel des pouvoirs de l’Etat…..

 

Les Dignitaires du MCU, arrivés en Politique en 2016 en aventuriers-opportunistes et non en tant que porteurs d’espoirs, ont fait fi du message divin que le Représentant de DIEU sur terre, le Pape FRANçOIS, nous a apporté en 2015,  et qui a ouvert les Portes Saintes de la Miséricorde Divine à Bangui, pour nous demander de franchir le Rubicon, nous réconcilier avec nous-mêmes et vivre désormais dans la vérité et la justice pour connaître la gloire et la splendeur divines. Préoccupés par leurs seuls enrichissements personnels et privilèges, les Dignitaires MCU ont durci leurs cœurs et se sont laissés manipuler pour s’accrocher au pouvoir,

Et,

Ils ont sacrifié la cohésion et l’entente cordiale sur l’autel des exclusions,

Ils ont sacrifié la légalité sur l’autel de l’illégalité, et la régularité sur celui de l’irrégularité,

Ils ont sacrifié la logique sur l’autel de l’illogique et sur celui du schisme,

Ils ont fait l’option de l’illégitimité, parce que ne pouvant pas obtenir la légitimité qui exige la transparence, la traçabilité, la crédibilité et la confiance.

 

Pour avoir déclaré en 2020 que le Président TOUADERA est pris en otage par les Dignitaires du MCU devenus riches grâce aux multiples scandales financiers et corruptions, et en 2021 qu’il est prisonnier des partenaires-mercenaires de la société Wagner, dont NGREBADA Firmin ne cesse de revendiquer la paternité, lesquels partenaires-mercenaires ont exigé et obtenu la collecte des recettes douanières, j’avais été traité de tous les noms. Mais en ce début du mois de février 2022, la vérité s’est affirmée et s’est accomplie. Les mordus du MCU, ‘’les chercher à manger’’ ou les ‘’ chercher à exister politiquement’’ sont confondus par les évidences, malgré les fuites en avant. Personne ne peut plus récuser que le Président TOUADERA n’a été et n’est qu’une façade présidentielle et présente déjà l’image d’un Président de la République au passé, et celle d’un Président de la République du passé, et avec un passé très lourd d’inconséquences politiques relevant de la Haute Cour de trahison politique.

 

Chasser le naturel, il revient toujours au galop

Le camp présidentiel et les Dignitaires du MCU avaient  récusé, la main droite sur le cœur, le rapport suffisamment documenté des experts des Nations Unies faisant état des exactions des forces loyalistes et des partenaires-mercenaires de la société Wagner. La pseudo commission d’enquête mise en place par le pouvoir TOUADERA a abouti à la même conclusion, avec quelques nuances peu convaincantes, gauchement évoquées par le Ministre de la Justice ABAZENE DJOUBAÏ qui a été vite mis au banc des accusés et la disparition de l’écran-radar politico-judiciaire de l’Avocat Général  TAMBO Éric. Nous, Centrafricains, sommes témoins de la spectaculaire ré évocation des exactions des mercenaires-partenaires de la société Wagner, à travers le rapport des services de renseignements français, publié courant cette semaine 06, faisant état de 200 cas d’exactions commises par les forces loyalistes dont les partenaires-mercenaires du groupe Wagner au cours de l’année 2021, dont les plus caractéristiques :

  • Pillages,
  • Vols,
  • Arrestations arbitraires,
  • Tortures,
  • Exécutions sommaires,
  • Occupations illégales d’habitations,
  • Corps brulés,
  • Corps décapités,
  • Corps découpés,
  • Cadavres criblés de balles.

Le camp présidentiel et les Dignitaires du MCU  peuvent-ils encore se permettre le luxe de contester ce rapport, parce que fait par les services de renseignements français ?

Peut-être, parce qu’il y a une phobie anti française politicienne ment entretenue à Bangui, mais en vérité placide, les Autorités Politiques n’ont ni n’auront aucun ou plus d’argumentaire, vu l’ampleur, le caractère inédit et les méthodes opératoires barbares de ces exactions, dont les dernières sont le massacre de civils à Mouka, à Yangoudrougba après celui de Aïgbado (Préfecture de la Haute Kotto), le sévère ta bassement du commissaire adjoint de Baboua pour question de sanitaire, (Préfecture de la Nana Mambéré) l’odieux assassinat de DAMANE ZAKARIA et vingt (20) de ses hommes à Ouadda (Préfecture de la Haute Kotto) ; nulle part au monde, on a vu un Chef d’Etat ériger l’insécurité en méthode de gestion des pouvoirs politiques, en faisant des groupes armés et des mercenaires importés ses partenaires et en créant officiellement une milice assassine ou criminelle et se taire sur les tueries de masse et assassinats crapuleux ; si bien qu’en ce mois de février 2022, nous nous retrouvons pour la énième fois à la croisée des chemins, dans un cul de sac, pataugeant dans un bain de sang, avec des bourreaux qui narguent leurs victimes, des mercenaires apatrides qui dictent leurs lois de jungle sur la population civile et se font les principaux décideurs politiques et les contrôleurs des secteurs d’activités économiques et commerciales, reléguant les Autorités Politiques, dites à tort Nationales, au rôle de paravent ; une situation d’incongruités et d’anormalité à dessein. Un bain de sang sataniquement voulu, une situation d’impasse dans un cul de sac politicien ment créée, faisant de nous Centrafricains des nains politiques clivés et affamés, manquant de repères pour faciliter les prédations par les maîtres, avec des miettes laissées aux Autorités Politiques de Bangui.

 

Ainsi, durant six (6) ans, nous, Centrafricains, avons été politiquement et faussement distraits, noyés malgré nous dans un sadisme par nos gouvernants interposés, qui ont toujours maladroitement caché leurs incompétences et incapacités pour mieux aider à piller le pays et se servir des miettes. Malheureusement, ces Autorités Politiques, manquant de stratégies, ont été leurs propres fossoyeurs, et ont permis au Peuple centrafricain de réaliser au quotidien qu’il a été relégué au rang de paria, d’où sentiment de rejet populaire du régime TOUADERA , malgré les simulacres manifestations de soutien organisées à coups de billets de fcfa qui n’attirent plus assez d’adeptes ou de  nécessiteux, vu les quotidiennes découvertes des atrocités, longtemps cachées, qui se font grâce aux réseaux sociaux, si bien que de nombreux compatriotes n’hésitent plus à rendre responsable de leurs martyrs actuels, l’ancien Président de la République, BOZIZE YANGOUVONDA François, qui usant de son pouvoir discrétionnaire de nomination à l’époque, a voulu d’un Premier Ministre carpe, ce qui était constitutionnellement correct, mais politiquement incorrect, parce qu’involontairement et naïvement, et avec la complicité des Dignitaires KNK de l’époque, il avait introduit un grizzly dans l’arène politique centrafricaine qui se livre, depuis mars 2016, à une horrible décimation, en érigeant l’insécurité en méthode de gestion des pouvoirs de l’Etat, déshumanisant et bestialisant le Peuple Centrafricain.

 

Le sens élevé de sécurité nationale, l’obligation morale et la nécessité d’une sérénité sociétale commandent de sortir ce monstre de l’arène politique centrafricaine, préoccupation légitime actuelle du  Peuple Centrafricain, qui escompte un messie qui n’arrive pas, et qui ne cesse de faire des appels de pieds à l’endroit des quelques Officiers Généraux Centrafricains, encore dignes et intègres, au regard de la pensée militaro-politique du regretté RAWLINGS Jerry, exprimée en ces termes :  « Lorsque le Peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité des juges, il revient à l’armée de rendre au Peuple sa liberté ».

 

Le deuxième fait politique insolite et révulsant de cette semaine 06, a été l’incompréhensible volonté des Autorités Politiques qui augmentent de 100 % les tarifs d’électricité et d’eau, multiplient les contrôles douaniers au niveau des commerçants de détail, parce que ‘’… mises sous pression par la société de mercenariat russe de Wagner (qui) les somment de leur verser, au plus tard fin février 2022…’’, la coquette somme de 32 milliards de fcfa ( 32 000 000 000), soit 13 % des recettes budgétaires intérieures de 2022, pour régler partiellement leurs arriérés de 6 mois,  pour cause, ‘’—les ressources minières ne suffisent pas, les recettes de la douane de Béloko sont aussi faibles pour couvrir ses dépenses, en particulier les soldes des mercenaires sur le terrain  et des agences de presse que la société paie pour parler de leur gloire.’’ (CNC du 07 février 2022 – Wagner, la société de mercenariat russe en cessation de paiement), alors que les salaires et pensions de décembre 2021 et janvier 2022 ne sont pas encore payés.

Et toujours Corbeau News de Centrafrique dans sa publication du 10 février 20222, sous l’intitulé, ‘’ En Centrafrique, la société de mafia russe Wagner prélève désormais des taxes sur des tonnes de café exportées’’,  mentionne ceci :

‘’ Elle est désormais partout. De la sécurité à la défense, en passant par les mines, les finances, les ressources forestières, l’import-export des boissons et le transport, la société de mafia russe Wagner qui cherche depuis plusieurs mois de stratégie pour renflouer sa trésorerie, s’adonne désormais à la taxation des produits agricoles à l’exportation. D’ores et déjà, c’est le café qui est dans leur viseur’’.

C’est pour dire que, non seulement, les cinq (5) mamelles de l’Etat (Ministère du Commerce, Ministère des Mines, Ministère des  Eaux-Forêts-Chasses-Pêches, Ministère de l’Agriculture, Ministère de l’Elevage)  qui font rentrer à elles seules 50-70 % des recettes budgétaires intérieures au Trésor Public, mais la totalité des secteurs qui fournissent 80-85 % des ressources publiques internes qui sont sous étroit contrôle de ces mercenaires, devenus maîtres de la République..

 

Mr le Président de la République, Chef de l’Etat,

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Messieurs les anciens Premiers Ministres NGEBADA et DONDRA,

 

Je vous interpelle individuellement et collectivement, et vous pose ces questions :

  • Où est la souveraineté de l’Etat que vous ne cessez d’évoquer dans vos discours ou déclarations ?
  • Avais-je eu tort de déclarer que le Président TOUADERA est pris en otage par les Dignitaires du MCU, devenus riches grâce aux scandales financiers, escroqueries et autres  ?
  • Avais-je eu tort de crier haut et fort que le Président TOUADERA est prisonnier des partenaires-mercenaires de la société Wagner ?
  • Dans quels intérêts vous avez bradé les 80-85 % des recettes budgétaires à vos partenaires-mercenaires, tout en étant auteurs de multiples scandales financiers ?
  • Qu’est ce que vous contrôlez ou gérez réellement ou quelles sont vos marges d’actions politiques, si arithmétique ment ou mathématique ment,, vous ne contrôlez pas les 80-85 % des recettes nationales internes ?

 

Le troisième fait insolite, méchant et révoltant à évoquer en partage, est que certaines langues de bonne ou mauvaise foi se délient et commencent à reprocher à DONDRA, à peine démissionnaire à la fois de la tête du gouvernement et de responsable au sein du MCU, (1) le rocambolesque détournement de 1 milliard  fcfa au niveau du groupe LAÏCO, en complicité avec le principal responsable de ce groupe, (2) le détournement, avec la complicité du Ministre DJOUBAYE ABAZEN  de 21 milliards fcfa sur les 26 milliards octroyés par la Turquie pour la réhabilitation de l’aéroport Bangui-M’Poko et (3) la thésaurisation de 47 milliards logés à WESSEC Bank Pls aux Etats-Unis, tout en déduisant, si le Président de la République vole au vu et au su de tout le monde, pourquoi le Premier Ministre ne volerait-il pas ? Par voie de conséquence, les anciens Premiers Ministres SARANDJI et NGREBADA avaient aussi volé, parce que le Président a volé… Qui dira le contraire dans cette République de Bangui ?

Pour empêcher DONDRA de parler et les accabler, parce qu’il en sait trop, le Sieur SARANDJI Mathieu Simplice, a choisi de battre le fer très chaud et a réussi à convaincre TOUADERA pour présider une réunion restreinte des dignitaires du MCU, à Damara, en vue d’entreprendre les actions de neutralisation politique de DONDRA.

 

Centrafricaine,

Centrafricain,

 

Je me permets de t’interpeler par ces quelques question :

  • Ne trouves-tu pas qu’il est maintenant temps de te lever et crier frontalement et collectivement ‘’ NON’’, ‘’ÇA SUFFIT’’ ? ? ?…..
  • Te faudra-t-il encore combien de tués-calcinés, de tués-décapités, de tués-tronçonnés pour trafics d’organes, d’assassinés pour effacer politiquement le tableau, de portés-disparus dont le nombre, selon différentes sources concordantes, se situerait entre 20 000 et 30 000, pour t’amener à dire ‘’TROP C’EST TROP’’ ? ? ?
  • Trouves-tu normal, de payer par moyen de tes impôts et taxes les mercenaires-partenaires de la société Wagner qui ont tué,

Ta mère ?

Ton père ?

Ta tante ?

Ton oncle ?

Ton frère ?

Ta sœur ?

Ta femme ?

Ton mari ?

Ton enfant ?

  • Alors qu’en cinq (5) ans de pillages, d’exportations irrégulières et frauduleuses des minerais par le Soudan et par l’aérodrome de Bérengo, et citoyennement, tu n’as pas été informé de l’importance de ces exportations de minerais, ni des rentrées de recettes d’exportations au profit du Trésor Public ?
  • Le Ministre de l’Education Nationale t’a-t-il communiqué le nombre de classes construites avec les recettes de ces minerais exportés par ces mercenaires-partenaires de la société Wagner ?
  • Le Ministre de l’Enseignement Supérieur t’a-t-il communiqué le nombre d’institutions supérieurs ou universitaires construites avec les recettes des minerais exportés par ces partenaires-mercenaires de la société Wagner ?
  • Le Ministre de la Santé t’a-t-il communiqué le nombre de postes de santé et de maternités construits en zone rurale avec les recettes des exportations de ces minerais par les mercenaires-partenaires de la société Wagner ?
  • Le Ministre des Travaux Publics t’a-t-il indiqué le kilométrage des routes bitumées avec les recettes des minerais exportés par ces mercenaires-partenaires de la société Wagner ?

 

Si tu réponds positivement à toutes ces questions, alors tu es dans l’obligation de te taire. Mais si tu réponds négativement à une seule de ces questions, alors, donnes-toi le droit de crier haut et fort, c’est-à-dire te faire entendre, parce que les minerais exportés irrégulièrement et frauduleusement, font partie de ton patrimoine national. C’est en ton nom et pour ton intérêt qu’un bien de ton patrimoine national doit être aliéné.

 

Le droit n’a de sens politico-social que s’il est exercé

Abusant de ton ignorance et de ta méconnaissance, les Autorités Politiques de Bangui, pour leurs intérêts égoïstes, t’ont cyniquement déshumanisé et bestialisé, parce que tu es encore analphabète à 71 % et incapable de revendiquer ses droits, pensent-elles….. Mais elles ont oublié qu’à force de te brimer, de te martyriser, tu t’es endurci-e.

Oui Centrafricaine,

Oui Centrafricain,

Les humiliations, les frustrations, les mépris, les exclusions, les prédations, les bestialisassions et les déshumanisations ont forgé ton caractère. Maintenant tu es un maillon d’un Peuple de caractère, le Peuple Centrafricain, longtemps brimé et opprimé qui est devenu résilient. Et l’histoire des hommes foisonne d’exemples des enchaînés du caveau qui se sont déchaînés, des muselés qui ont recouvré leurs voix et paroles, des emprisonnés arbitraires qui se sont libérés en se relevant, parce qu’un Peuple résilient rebondit toujours, et il est temps de rebondir positivement.

 

Maintenant, il est temps de te relever, regarder frontalement et dire collectivement que le temps de désunion, d’indignité, d’exclusions, de frustrations, d’humiliations, de martyrs, de pillages et prédations est fini, et d’exiger la tenue du dialogue inclusif pour la survie du Peuple Centrafricain, qui a grand besoin de ‘’ Leaders Politiques qui ne sont pas amoureux de l’argent, mais de la justice, qui ne sont pas amoureux de la publicité, mais de l’humanité, qui ne sont pas des cliveurs, mais des rassembleurs, qui ne sont pas des opportunistes, mais des solidaires….’’

 Autrement dit, le Peuple Centrafricain a besoin de Gouvernants Politiques qui ne feront plus de la Politique une fonction et un tremplin pour enrichissements personnels excessifs, mais des Gouvernants Politiques qui vont refonder la Nation Centrafricaine, la rendre plus unie, plus digne, plus solidaire, plus engagée, plus responsable, plus participative et plus entreprenante. Et pour ce faire, c’est à toi de donner consensuellement toutes les orientations, d’exprimer toutes tes préoccupations qui doivent fonder le nouvel ordre constitutionnel et démocratique de la 7ème République à travers un dialogue inclusif. C’est pourquoi, l’année 2022 est pour toi une année de libération, une année de début de réappropriation de tes droits naturels, parce que, en tant que créature de DIEU, tu es né-e libre et ta vie est sacrée. Par respect, obéissance, méconnaissance et ignorance tu as été désabusé-e, méprisé-e et réduit-e en paria. Mais l’obéissance ou le respect, ne signifie pas soumission.

Maintenant et désormais, tu dois te dire qu’il y a un temps pour tout et qu’il y a toujours un début et une fin. Pour être respecté, il faut savoir  se faire respecter. Pour être libre, il faut savoir prendre sa liberté et la défendre. Merci de méditer sur ces quelques pensées, trouvées révolutionnaires par les oppresseurs :

 

LUMUBA PATRICE :

‘’Sans la lutte, vous n’obtiendrez rien. Ni aujourd’hui, ni demain’’

‘’ …sans dignité, il n’y a pas de liberté, sans justice, il n’y a pas de dignité et sans indépendance, il n’y a pas d’Hommes libres’’

 

MARTIN LUTHER KING :

‘’ Ceux qui aiment la paix doivent apprendre à s’organiser aussi efficacement que ceux qui aiment la guerre’’

‘’ Si la paix signifie garder ma bouche fermée au milieu de l’injustice et du mal, je n’en veux pas. Si la paix signifie une volonté d’être

exploité économiquement, dominé politiquement et séparé, je ne la veux pas’’

‘’ Un Homme meurt lorsqu’il refuse de défendre ce qui est juste. Un Homme meurt lorsqu’il refuse de se battre pour la justice. Un Homme

meurt lorsqu’il refuse de prendre position pour ce qui est vrai’’

 

ADAM SMITH :

‘’Aucune société ne peut prospérer et être heureuse, dans laquelle la plus grande partie des membres est pauvre et misérable’’

 

KENNEDY J F

‘’ A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes’’

 

PETERS T.

‘’ Le changement est une porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur’’

 

RAWLINGS JERRY

« Lorsque le Peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité des juges, il revient à l’armée de rendre au Peuple sa liberté ».

 

Et moi je dis,

‘’ La désobéissance est une arme légitime contre l’oppression’’,

‘’ La meilleure façon d’arrêter un tyran, c’est de se mettre à sa place, de penser comme lui. Donc la meilleure façon de chasser le tyran, c’est

de le bousculer sans ménagement, parce qu’avec un tyran, ne pas lui faire confiance, ne rien lui demander, ne rien attendre de lui’’,

Imposons collectivement la fin du règne sanguinaire de TOUADERA, par le dialogue inclusif,  pour instaurer la 7ème République.

 

Avec toutes mes considérations

 

 

WAFIO  Jean  Serge

                                                                                                        Président Fondateur du PDCA

Quatre personnes tuées, plusieurs habitations incendiées  dans le nord-ouest de la République centrafricaine

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Bangui, 15 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cette région frontalière située à 20 kilomètres du Cameroun et 5 kilomètres du Tchad est le théâtre des affrontements régulier entre les rebelles et les forces gouvernementales, ce qui a réduit considérablement le mouvement de la population civile, et fragiliser au passage les activités économiques dans la région. Le week-end dernier, c’est le village Touga, situé à 8 kilomètres de la ville de Ngaoundaye qui a été visée. Quatre personnes ont été tuées, et plusieurs habitations incendiées.

Poste de Gendarmerie de Ngaoundaye dans l'Ouham-Péndé. CopyrightCNC.
Poste de Gendarmerie de Ngaoundaye dans l’Ouham-Péndé. CopyrightCNC.

 

Si l’identité  des assaillants n’est pas connue pour le moment, certains pensent que les combattants rebelles du mouvement 3R ne sont pas loin de cette tragédie. Ils pourraient être à l’origine même de cette attaque.

En effet, dans la nuit du dimanche à lundi 14 février, une dizaine d’hommes armés ont fait leur incursion dans le village Touga, situé à 8 kilomètres de Ngaoundaye. Les assaillants ont procédé à l’incendie d’une dizaine des habitations. Or, dans ces maisons, se trouvaient des personnes. Trois ont été littéralement carbonisées, dont un chef de groupe local et trois blessés qui sont actuellement transférés à l’hôpital de Ngaoundaye.

Les soldats FACA, basés dans la ville de Ngaoundaye,  sont intervenus plus tard dans la matinée pour évacuer les blessés vers Ngaoundaye alors que les assaillants ont déjà quitté le lieu quelques heures plutôt.

 

Les atrocités des mercenaires russes au menu d’un entretien entre le Président Touadera et le procureur  de la CPI

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Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – À la demande du Président centrafricain Faustin Archange Touadera, un entretien discret avait eu lieu  entre lui et le procureur de la cour pénale internationale (CPI), Monsieur Karim Khan, dans la capitale éthiopienne  Addis-Abeba. L’objectif, persuader la cour pénale internationale de ne pas ouvrir une nouvelle enquête sur les atrocités commises par les hommes de Wagner en République centrafricaine.

 

A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine
A gauche, Monsieur Karim Khan, procureur de la Cour Pénale Internationale, et à droite, Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, ici, à Addis-Abeba, lors de la 35ème conférence des chefs d’État africain en Éthiopie.

 

Profitant de sa présence dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba lors de la 35ème session ordinaire du sommet de l’Union africaine, le Président Faustin Archange Touadera, accompagné de sa ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpo Temon, a entretenu, durant de longues heures avec Monsieur Karim Khan, Procureur de la cour pénale internationale sur une probable ouverture prochaine d’une enquête visant les atrocités des mercenaires russes dans le pays.

 

Les mercenaires russes :  des « instructeurs et non des combattants »

Selon la théorie défendue par le chef de l’État centrafricain, ces paramilitaires de la société Wagner déployés en République centrafricaine ne sont pas des mercenaires, mais plutôt des « instructeurs » militaires russes non armés et qui ne prennent pas part au combat. Ils encadrent seulement nos forces de défenses sur le terrain, sauf s’ils sont attaqués, a déclaré Faustin Archange Touadera.

 

Les allégations des exactions inventées

Selon le Président centrafricain, les allégations de massacre publiées dans les médias nationaux et internationaux ne sont que de pure invention. Si jamais il y’a un cas d’exaction avérée,  notre justice prendra sa responsabilité pour traduire les présumés auteurs nationaux devant la justice. Et si jamais un instructeur russe sera impliqué, il sera renvoyé dans son pays la Russie pour être jugé.

 

Un jeu de la France

Pour le chef de l’État centrafricain, dans son entretien avec le procureur de la CPI, ” c’est la France qui aurait poussé la Cour pénale internationale à monter une procédure judiciaire juste pour m’atteindre et me traîner dans la boue. Mais en réalité, tout ce que ces médias français racontent par-ci par-là n’est autre que de mensonge”.  Nos forces et leurs alliés ont fait un excellent travail sur le terrain, mais les ennemis de la République veulent toujours nous ramener 10 ans en arrière. Ce sont les rebelles qui commettent des exactions sur la population, et ils le savent bien. Dans tout le cas s’il y’a une bavure, nous allons poursuivre les auteurs comme on l’a fait dernièrement, à fait savoir le président Touadera à qui veut l’entendre.

 

Mais sur le terrain, le massacre continue

Alors que le chef de l’État venait juste de rentrer au pays après quelques jours passés dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, les Mercenaires russes, rassurés de leur protection, commettent à nouveau des massacres dans deux localités de Bria le 9 février dernier, faisant au passage près de 100 morts et deux villages completement rayés de la carte, nouvelle qui est restée inaudible sur le plan national et international.

Pour un défenseur des droits humains, en faisant l’avocat de diable, le président Touadera, malgré les arguments avancés dans ses mémoires de défense en vue de protégerses alliésmercenaires, s’est rendu lui-même coupable, par ses actions, de complicité de crime de guerre et crime contre l’humanité. Mais avant tout, à quand la fin de souffrance de la population?

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Le chef rebelle Zakaria Damane , allié du pouvoir, et une vingtaine de ses hommes abattus par les hommes de Wagner

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Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux depuis samedi. Le chef d’État major du PRNC, l’autoproclamé Zakaria Damane, , allié du pouvoir, son frère ainsi qu’une vingtaine de  ses hommes ont été littéralement fusillés par les mercenaires russes dans sa ville d’Ouadda, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Haute-Kotto, au nord de la République centrafricaine.

Le général Damane Zakaria, chef et fondateur de l'Union des forces démocratiques pour l'unité (UFDR) dans son village natal de Boromata, au nord-est de la République centrafricaine, à environ 100 km de Birao, près du Soudan
Le général Damane Zakaria, chef d’État major du RPRC dans son village natal de Boromata, au nord-est de
la République centrafricaine, à environ 100 km de Birao, près du Soudan le 15 juin 2007. CopyrightWikipédia

 

Surnommé l’homme fort de Tiringoulou, une commune minière située dans la préfecture de la Vakaga, le chef rebelle Zakaria Damane, chef d’État major du RPRC (Rassemblement Patriotique pour le renouveau de la Centrafrique) a été littéralement fusillé à Ouadda samedi par les hommes de Wagner.

 

Assassinat odieux

Selon les informations recueillies dans la localité, c’était le samedi 12 février dernier qu’une patrouille des mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA était arrivée dans la ville de Ouadda peu avant 16 heures. Comme le chef rebelle Zakaria Damane  et tous ses hommes ont adhéré depuis l’année dernière au processus du désarmement en cours, l’arrivée des mercenaires russes et des soldats FACA dans la ville est beaucoup plus appréciée par les rebelles. Ils pensaient que c’est l’équipe du désarmement qui est arrivée pour procéder à l’opération du désarmement. Malheureusement ce n’était pas le cas. Les Russes ont demandé aux rebelles où se trouve leur chef Zakaria Damane. Sans le savoir, ils ont indiqué l’endroit où il se trouve. Les mercenaires russes les ont répondus qu’ils souhaitent le voir physiquement.  Toujours sans le savoir, ils sont allés l’appeler. Mais au moment de son arrivée, à moins de 100 mètres d’eux, les mercenaires russes l’ont arrosé avec leur fusil. L’homme tombe au sol. Les rebelles, voyant leur chef abattu devant eux, ont voulu prendre la poudre d’escampette pour s’éclipser dans la nature, mais ils ont été complètement mitraillés à leur tour. À cet instant, une dizaine des corps jonchaient au sol.

Mais bien avant leur arrivée à Ouadda, les mercenaires russes ont affronté un groupe des jeunes armées à Mouka, l’un des villages où ils ont massacré et incendié des habitations le mercredi 9 février dernier.

 

Zakaria Damane, proche ami de Michel Djotodia, et pilier du désarmement des rebelles

Selon de nombreuses sources onusiennes et militaires, le chef rebelle Zakaria Damane est un pilier dans le processus du désarmement et de démobilisation des rebelles dans la région de Sam-Ouandja, plus précisément dans la Haute-Kotto et la Vakaga, etc.. Selon les mêmes sources, l’homme serait à l’origine de la reddition des nombreux rebelles qui ont intégré le DDRR.

Mais Zakaria Damane est aussi un ami proche de l’ancien Président Michel Djotodia, du ministre de l’hydraulique Gontran Djono Ahaba et celui de la jjustice Arnaud Djoubaye Abazène. Il est aussi un proche du pouvoir de Touadera. Il avait mené une campagne électorale en sa faveur.

 

Zakaria Damane tué à cause des diamants

Selon de nombreuses sources locales, le chef rebelle Zacharia Damane serait tué à cause de la lutte pour le contrôle des zones minières par les mercenaires russes de la société de mafia Wagner.

Selon ces mêmes sources, les hommes de Wagner n’ont plus voulu voir les Centrafricains sur des chantiers miniers dans la région, et ils mènent depuis un mois une vaste opération dans des villes minières locales. Ils ont massacré des centaines des civils, et incendié des habitations. Pour eux, il faut que ces populations, natives de la région, ne touchent rien aux activités minières locales  alors que c’est ce qu’ils savent faire depuis leur naissance, a témoigné un chef de groupe local.

Pour l’heure, à Ouadda, la ville est totalement sinistre et vidée de ses habitants.

Rappelons que le groupe armé PRNC, dirigé par Zakaria Damane, est à  majorité Goula. Il faisait partie des groupes armés manipulés par les mercenaires Russes et le pouvoir  en 2020 pour affronter et affaiblir le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) à Birao, Bria  et Ndélé, faisant au passage une centaine des morts, des dizaines de milliers des déplacés, des centaines d’habitations incendiées. L’affaire est pendante devant la Cour pénale spéciale.

Notons que l’autoproclamé général Zakaria Damane, ancien pisteur, grand de taille, avait été invité par l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA en 2020 à Bangui pour le remercier de ses actions contre le FPRC.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Simplice Mathieu Sarandji , paniqué,  convoque une réunion d’urgence à Damara sur le cas Dondra

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Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’était lors de son entretien avec le chef de l’État Faustin Archange Touadera vendredi 11 février que le géographe Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale avait fixé la date et l’heure de la réunion d’urgence sur le cas Dondra à Damara, localité située à 75 kilomètres de Bangui.
Au milieu, le Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, à gauche le chef de l'État Faustin Archange Touadera, et à droite le premier ministre Henri Mari Dondra
Au milieu, le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, à gauche le chef de l’État Faustin Archange Touadera, et à droite le premier ministre Henri Mari Dondra

 

Vendredi 11 février 2022, peu avant 8 heures du matin, le Président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, accompagné seulement de son chauffeur et d’un garde du corps, s’était rendu discrètement à la résidence du chef de l’État au quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui afin de persuader ce dernier à organiser une réunion d’urgence à Damara dimanche 13 février. L’objectif, trouver une solution rapide à la « gesticulation » suspecte et « dangereuse » de l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra.

 

Levée d’immunité parlementaire de Dondra

 

Devant le chef de l’État, Le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji s’est montré très ferme à l’égard de l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra. Selon lui, le départ de ce dernier du mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir,  traduit bien son intention de mettre en difficulté le régime, du moment où il maîtrise bien ce parti de l’intérieur. C’est une nouvelle étape dangereuse à éviter absolument. D’après lui, il faut immédiatement initier une procédure judiciaire en vue de la levée de son immunité parlementaire, et sa traduction devant la justice avant qu’il se mette à parler dans les médias.

 

Accord de Touadera

 

Face au détail fourni par le PAN Simplice Mathieu Sarandji, le chef de l’État Faustin Archange Touadera n’avait plus le choix que de donner son accord pour le déclenchement de la procédure. Mais pour lui, le dossier doit être confié au premier vice-président de l’assemblée nationale, l’honorable Évariste Ngamana. C’est lui qui sera chargé d’initier ouvertement la procédure.

Mais ce qu’ils ne savaient pas, l’honorable Évariste Ngamana est aussi remonté contre le PAN Simplice Mathieu Sarandji. Il est lui aussi favorable à la destitution du sieur SMS du perchoir en mars prochain.

Pour la réunion d’urgence de Damara, le chef de l’État a indiqué que le dimanche, il sera en déplacement. Il faudrait donc le repousser à la semaine prochaine. Mais d’ores et déjà, il exprimait sa volonté d’organiser samedi 12 février à son domicile à Bangui une réunion sur le sujet Dondra.

Rappelons que quatre jours après sa démission du gouvernement, l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra avait déposé sa lettre de démission du mouvement cœurs unis, parti au pouvoir. Ce qui a littéralement perturbé le Président de l’assemblée nationale qui est aussi Secrétaire exécutif de ce parti présidentiel.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Centrafrique : Assassinat du chef rebelle Zakaria Damane, le FPRC se dit très en colère

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Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka, le 14 mars 2013 à Bangui

 

Bangui, 14 février 2022 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – 24 heures après l’assassinat du chef d’État-major du PRNC, l’autoproclamé général Zakaria Damane et sa famille, , le  samedi 12 février 2022, par les Mercenaires russes du groupe militaire Wagner, dans sa localité de Ouadda, dans la préfecture de la Haute-Kotto, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), par la voix de son nouveau chef, le général Nouredine Adam, exprime sa douleur et sa profonde compassion aux parents.

Ci-dessous le communiqué du FPRC

 

FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE

 

MESSAGE DE CONDOLEANCES

 

C’est avec une profonde affliction que j’ai pris connaissance de l’assassinat lâche, le 12   février 2022, du Général Zakaria Damane et des membres de sa famille.

Au nom du FPRC et, à mon propre nom, je tiens particulièrement à présenter mes   condoléances les plus attristées à la famille et à exprimer ma profonde compassion aux parents.  Qu’Allah accorde le repos éternel à son âme et à toutes les victimes, et nous donne la   force de résilience.

Fait le 13 février 2022

Le Président du FPRC

Général NOUREIDINE ADAM

 

Centrafrique : Le dialogue républicain prévu pour la fin mars mais sans les groupes armés

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Bangui, 12 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le comité d’organisation du dialogue républicain a annoncé la fin du mois de mars pour tenir le dialogue républicain. Un dialogue qui exclut les groupes armés avec qui le gouvernement précise que les discussions avec eux se poursuivront selon la Feuille de route conjointe de Luanda. Position exprimée ce vendredi matin au cours d’une conférence de presse à Bangui.

bozizé à gauche et touadera à droite photos du 21 janvier au palais combinées par CNC le 21 janvier 2020
L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.

 

“Je voudrais vous informer d’ores et déjà que le comité préparatoire du dialogue républicain inclusif fait de son mieux pour que les assises du dialogue républicain se tiennent d’ici à à la fin du mois de mars 2022 “, a annoncé Obed Namsio, ministre d’Etat, directeur de cabinet du président Touadera et président du comité préparatoire du dialogue républicain.

 

François Bozizé exclut du dialogue en vertu de la constitution

Si l’énoncé du dialogue porte sur “le dialogue républicain inclusif”, il n’en est pas le cas pour François Bozizé et ses hommes qui sont encore dans le maquis et qui espèrent un dénouement de la crise.

“Je dois préciser que nous entendons par dialogue inclusif, nous entendons le dialogue entre toutes les forces vives sans exclusives. C’est à dire tous ceux et toutes celles qui défendent les valeurs de la République. Je voudrais vous rappeler pour éviter tout amalgame, qu’il existe d’autres cadres permanents pour le dialogue entre le Gouvernement, les groupes armés et la CPC, à savoir l’APPR du 6 février 2019 et la feuille de route conjointe de Luanda du 16 septembre 2021″ a précisé Obed Namsio.

 

Plus 350 millions de francs CFA pour le dialogue

D’un côté, le comité a indiqué que la mobilisation des ressources financières est déjà faite par le gouvernement mais qui attend également l’appui des partenaires de la République Centrafricaine à accompagner cette volonté de dialoguer entre les centrafricains au niveau politique.

Parmi les questions à l’ordre du jour l’insécurité généralisée, la justice, la bonne gouvernance et le relèvement socio-économique de la République Centrafricaine.

 

Par Anselme Mbata

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À Ndélé,  le marché soudanais ravagé par un violent  incendie

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Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le grand marché soudanais de Ndélé transformé en brasier géant au milieu de la nuit du samedi à dimanche 13 février. Plusieurs dizaines de boutiques ont été ravagées par les flammes. «   Nous déplorons la destruction de plus d’une dizaine des magasins partis en fumée », annonce l’adjoint au maire de Ndélé.

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Le marché de Ndélé ravagé par un incendie

 

Selon cet adjoint au maire, le gardien d’un magasin, sans préciser son nom,  a été touché par les flammes. Il a été admis dans un hôpital local. Tout en lui souhaitons un prompt rétablissement, il exprime sa compassion a tous les sinistrés, mais aussi annonce qu’une enquête est diligentée pour situer les responsabilités.

Selon la gendarmerie locale, l’origine de l’incendie demeure à ce jour inconnue. Toutefois, des sources proches des sinistrés parlent d’un probable accident causé par quelqu’un dont son identité n’est pas encore connue. Or, certains sinistrés pointent du doigt une dame déréglée qui a l’habitude  de coucher devant les boutiques des Soudanais dans le marché. D’après eux, ce serait le feu de chauffage qu’elle allume chaque nuit pour se chauffer qui aurait provoqué l’incendie dans le marché cette nuit. Cependant, dans le quartier, certains pointent du doigt les proches du général Zakaria Damane, tué à bout portant par les Mercenaires russes qui seraient derrière cet incendie. Selon eux, pour les proches du général Damane, le chef rebelle Abdoulaye Hissen, natif de Ndélé,  qui aurait monté les mercenaires russes contre le général Zakaria Damane. Une mauvaise disposition d’esprit, selon un chef de quartier. Mais pour les autorités locales, c’est bien l’enquête qui déterminera l’origine de l’incendie.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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