mercredi, septembre 16, 2026
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Centrafrique : deux camions de transports de marchandises incendiés, des FACA tués,  les 3R indexés

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Bangui )CNC) – Deux camions des transports des marchandises, dont l’un était en provenance de Mbaïmboum, au Cameroun, et l’autre en provenance de Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Péndé, au Nord-ouest de la   République centrafricaine (RCA), ont été incendiés par les combattants rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la localité de Mberguiri  , situé à 30 kilomètres de Bang sur l’axe Bocaranga.

Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes
Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes

 

Selon des sources sécuritaires locales, le premier camion, de marque Renault 6 roues, en provenance de Bocaranga, était tombé dans le filet des rebelles de 3R à l’entrée du village  Mberguiri, situé entre  Doko et Mbama sur ’’axe Bocaranga Bang. Alors que les rebelles étaient en train de discuter avec l’équipage de ce véhicule, un autre camion, de marque Mercedes, 12 roues,  en provenance de Mbaïmboum, au Cameroun, transportaient des marchandises et des soldats FACA, sont arrivées sur le lieu.

Immédiatement, les soldats FACA ont ouvert le feu sur les rebelles qui ont aussitôt riposté en utilisant de l’arme lourde.

C’est ainsi que les rebelles ont utilisé des roquettes et de pans pour détruire les deux véhicules avec tous les occupants ainsi que les marchandises.  On ne connaît pas exactement le nombre des soldats FACA qui étaient à bord de ce camion. Mais une source humanitaire locale a indiqué que depuis quelques mois, en raison de l’insécurité grandissante sur le corridor Bocaranga – Bang et  Paoua-Bang, les transporteurs ont fait recours aux soldats FACA pour les escorter. C’est aussi un risque élevé, mais difficile d’en passer.

 

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Révision de la constitution : Touadera accusé de haute trahison et de parjure

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Bangui (CNC) – Après seulement 7 ans d’existence, la Constitution de la République centrafricaine du 30 mars 2016 pourrait connaître sa première révision fracassante. Initié par le pouvoir de Bangui, le projet très controversé de révision constitutionnelle a été présenté à la presse, le jeudi 26 mai 2022, par le président de la Commission institution et démocratie de l’Assemblée nationale, désigné pour la cause comme initiateur. Il doit être soumis à l’approbation du parlement puis au référendum le jour des élections municipales. Mais d’ores et déjà, l’opposition démocratique et la société civile montent au créneau et s’organisent. Une grande mobilisation contre ce projet se prépare à l’horizon.

Retour sur le serment devenu une parjure. 

 

Prestation de serment du Président Faustin Archange Touadera, le 30 mars 2021 dans l'hémicycle de l'assemblée nationale à Bangui. Photo Présidence
Prestation de serment du Président Faustin Archange Touadera, le 30 mars 2021 dans l’hémicycle de l’assemblée nationale à Bangui. Photo Présidence

 

Un serment devant Dieu

 

Il y a un an, le 30 mars 2021, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, réélu dans une élection très controversée pour un second et dernier mandat, avait prête serment, pour la seconde fois sur la même Constitution, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale à Bangui devant le dame, juge garante de la loi fondamentale, la présidente de la Cour constitutionnelle et en présence de plusieurs personnalités nationales et étrangères.  Debout,  lmain gauche sur ladite Constitution, et la main droite levée, Faustin Archange TOUADERA a lu en français et sango, la langue nationale, ce qui est écrit dans la Constitution :

« Moi, Faustin Archange TOUADERA, je jure, devant Dieu, et devant la nation, d’observer, scrupuleusement  la Constitution de la République centrafricaine, de sauvegarder l’intégrité du territoire, de préserver la paix, de consolider l’unité nationale, d’assurer le bien d’être du peuple centrafricain, de remplir consciencieusement le devoir de la charge, sans aucune considération d’ordre ethnique, régionale ou confessionnelle. De ne jamais exercer les pouvoirs qui me sont dévolus par la constitution à des fins personnelles. Ni de réviser le nombre et la durée de mon mandat et de n’être guidé en tout que par l’intérêt national et la dignité du peuple centrafricain ».

 

Et ensuite….

 

C’est Madame la présidente de la Cour constitutionnelle, Professeure Danielle Darlan de prendre la parole pour dire au Président Touadera, au nom de la Cour, ceci :

« La cour constitutionnelle prend acte de votre serment… La tâche est immense et difficile, mais vous avez les moyens constitutionnels et légaux pour l’accomplir… N’écoutez pas le chant de sirènes. Je veux parler de ceux  qui tenteront, pour servir leurs propres intérêts, de vous amener à oublier ce pour quoi le peuple vous a élu; qui tentera de vous détourner de l’essentiel qui est la République et son peuple; qui tentera de vous amener à user de vos pouvoirs pour servir leurs propres intérêts. Cela existe et a existé  sous tous les régimes. N’oubliez pas qu’ils représentent qu’eux-mêmes, et ils ne servent  qu’eux – même. Se faisant, ils ne désirent  qu’une seule chose : vous éloigner du peuple qui est votre force, et détourner les pouvoirs constitutionnels du Président de la République  à leur profit. Le défi qui doit être le ciment  qui soutient tous les autres : la réconciliation  des Centrafricains avec eux-mêmes ».

Pour conclure ses conseils, Madame Danielle Darlan lui rappelle ceci: «…nous allons consigner votre serment que l’on pourrait y faire recours en cas de besoin ».

 

Une année plus tard..

 

Une année seulement après ces beaux discours que lui et la Présidente de la Cour constitutionnelle ont tenus, l’homme de 30 mars, à force de devenir le premier homme le plus sécurité au monde, écoute sans arrêt, les chants de sirènes et veut toucher au nombre et à la durée de son mandat. Il tire désormais les ficelles dans l’ombre. Lui qui avait juré de ne pas s’engager dans le tripatouillage de la Constitution en vue de réviser le nombre et la durée de mandat présidentiel, s’active avec ses Mercenaires russes de la société Wagner, depuis quelques mois à réviser la Constitution en vue de sauter justement le verrou limitant à deux le nombre de mandat présidentiel.

Mais pour l’opposition démocratique et la société civile, « c’est une révision  pour rien à l’exception de la volonté de créer un Empire ». Elles projettent la création d’un Front commun en vue d’exprimer leur opposition à toute modification de la Constitution

Nous ne voulons pas que notre pays soit pris en otage par un petit groupe des personnes qui voudrait emmener le président à s’éterniser au pouvoir “, déclare un membre du bureau politique du parti MLPC.

 

La paix et la sécurité menacées.

 

Pour des nombreux observateurs, Touadera veut replonger le pays dans le chaos, et c’est très dangereux pour lui.

” Si Faustin Archange Touadera veut sortir par la grande porte, il n’a qu’à respecter ce que le peuple lui a donné comme mandat. Et s’il fait du forcing, il faut qu’il se rappelle de l’histoire, de son ancien patron, du guinéen Alpha Condé, pour ne citer que ces deux cas “.

Pour Joseph Bindoumi président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’homme, une figure de la société civile,  qui a refusé de participer à cette conférence de presse, la Constitution du 30 mars est comme le crâne d’un chauve, sans soucis et donc sans poux.

Joseph Bindoumi” Je ne suis pas venu à cette conférence de presse parce que l’initiative est contraire à ma vision. EN DROIT c’est le citoyen qui obéit à la LOI et non la LOI qui obéit au citoyen. Si nous voulons exister comme peuple ,respectueux de l’État de Droit, laissons la Constitution tranquille. Ne donnons pas l’impression de chercher les poux sur le crâne d’un chauve “.

Pour Maître Crépin Mboli-Goumba, « Le Président Touadera échouera dans sa tentative de tuer la démocratie. Mais il aura essayé, pour son bon plaisir et celui des siens. Il n’aura finalement été fidèle à aucun de ses engagements, pas même son serment! ».

Affaire à suivre

 

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Centrafrique : le soldat FACA, pris en otage à Nzako, se porte bien, selon la CPC

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Bangui (CNC) – Le soldat de l’armée nationale, pris en otage au cours  de la dernière attaque de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la ville minière de Nzako, situé dans la préfecture du Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, se portent bien, et a été transféré en lieu sûr, a affirmé le chef militaire local du CPC, l’autoproclamé général  Mahamat Sallé.  

Le soldat FACA capturé par les rebelles à Nzako, au sud-est de la République centrafricaine
Le Soldat FACA capturé par les rebelles à Nzako, au sud-est de la République centrafricaine

 

Le samedi 21 mai 2022, vers 4 heures du matin, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), lourdement armés, ont attaqué la base de l’armée nationale dans la ville minière de Nzako, située à 60 kilomètres de Bakouma sur l’axe Yalinga. Au cours de cette attaque, le commandant du détachement de forces armées centrafricaines dans la ville avait été tué avec 10 de ses éléments, tandis que l’un d’eux avait été fait prisonnier par les rebelles.

Le soldat se porte bien, selon les rebelles

 

 

« Le soldat capturé a été transporté dans un lieu sûr sous notre contrôle. Il n’a aucun problème de santé, et se porte bien. Il est sur le territoire centrafricain. Il mange bien. C’est notre frère. On n’a pas besoin de lui faire du mal. On connaît les droits des prisonniers de guerre », a dit à CNC Mahamat Sallé.

Ce même témoignage a été confirmé par l’otage lui-même dans un support sonore circulant sur les réseaux sociaux dans lequel il a déclaré qu’il est désormais l’un des gardes du corps du général rebelle. Il déclare être bien traité. Mais on ignore si sa déclaration a été faite sur contrainte ou pas.

Toutefois, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrant une partie de son interrogatoire par les rebelles laisse planer le doute. Le soldat serait sous la pression constante.

Du côté du gouvernement, aucune réaction. C’est le silence total.

« Nos autorités n’ont jamais ce genre de culture. Elles brillent par de mensonge », s’alarme un proche du soldat capturé.

 

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Centrafrique : le MLPC rejoint officiellement l’opposition démocratique

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Bangui (CNC) – La réunion statutaire hebdomadaire du bureau politique du mouvement de libération du peuple centrafricaine (MLPC), qui s’est tenue mardi 31 mai 2022, a décidé, à l’unanimité des membres présents, que le MLPC reprenne sa place aux côtés des partis politiques de l’opposition démocratique, notamment ceux de la COD-2020, du PATRIE du maître Crépin Mboli Goumba, du RPR de monsieur Alexandre Nguendet  et de personnalité politique indépendante comme Charles Armel Doubane.

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Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

La stratégie adoptée par le président Faustin Archange Touadera pour se maintenir au pouvoir, les tensions politiques croissantes dans le pays et  la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire poussent les partis politiques de l’opposition démocratique à se réorganiser en vue de poursuivre la lutte politique.

Avec le retour du MLPC, de PATRIE, du RPR, etc. dans l’opposition démocratique, une nouvelle coalition de l’opposition démocratique va bientôt voir le jour.

Tout le monde ou presque sait que depuis plus d’un an, les capacités d’action de la société civile, des médias et des partis d’opposition  sont limitées par les restrictions croissantes imposées par le pouvoir. Ces restrictions réduisent l’espace démocratique et la participation aux débats politiques dans le pays. C’est ce que l’opposition démocratique veut désormais combattre.

Le retour du MLPC dans l’opposition a été salué par les militants et cadres de cette formation politique.

« C’est une très bonne initiative… N’est-ce pas que  tous uni, nous vaincrons…? Ou encore pour paraphraser Barthélemy Boganda :  malheur à l’homme seul “, se réjouit un militant du parti sur Facebook à l’annonce de la nouvelle.

Un autre militant du MLPC salue la décision :

« Décision sage et que je partage. Lorsque le feu brûle, c’est ensemble qu’il faut le combattre ».

Affaire à suivre.

 

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Centrafrique : Monsieur Tanza Saint-Cyr, coordonnateur de la PJLOD, menacée de mort

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Bangui (CNC) – Depuis une semaine, le coordonnateur de la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique, Monsieur Tanza Saint-Cyr, a quitté son domicile à la suite d’une succession de menaces de mort à son encontre. Des appels anonymes, des lettres  qui font froid dans le dos, le jeune leader sont devenus la cible à abattre après sa prise de position contre la modification de la constitution par le pouvoir de Bangui.  

centrafrique.org/centrafrique-la-plateforme-des-jeunes-leaders-de-lopposition-prevoit-dorganiser-une-marche-de-verite-le-29-mai-prochain-a-bangui/saint-cyr-tanza-bon/” rel=”attachment wp-att-56428″ data-wpel-link=”internal”>Saint Cyr TANZA
Saint Cyr TANZA, Cordonnateur de la plateforme

 

Selon les informations reçues, le 30 mai 2022,  Monsieur Tanza Saint-Cyr a reçu  quatre messages textes (SMS) en langue sango à 11h39, 13h21,  puis 15h02 et 20h17  sur son téléphone portable le menaçant ainsi que sa famille. Dans ces messages, les auteurs menaçaient le leader de la PJLOD Tanza Saint-Cyr en ces termes, traduits en français par CNC :

 

« Toi là, avec ton petit cerveau, tu continues de nous déranger? Tu verras ce qui t’arrivera. Tu n’es rien. Nous ne te lâcherons pas jusqu’à ce que tu tombes. Nous savons tout ce que  tu fais  nuit et jour où tu te caches ».

 

Pour monsieur Tanza Saint-Cyr, ces menaces sont liées aux activités de sa plateforme qui a récemment pris position contre le projet de la révision constitutionnelle présenté par un député de la majorité présidentielle en vue de modifier la constitution du 30 mars 2016 et laisser le champ libre au chef de l’État Faustin Archange Touadera de briguer un troisième, quatrième voir cinquième   mandat.

Il y’a lieu de noter que ce n’est pas la première fois que Tanza Saint-Cyr fait l’objet d’attaque et de menace. En juillet 2021,  Tanza Saint-Cyr avait  échappé, de justesse,  à une tentative de son enlèvement par les « REQUINS », une milice du pouvoir.

Cette fois, l’homme annonce qu’il va déposer plainte contre X pour préméditation au parquet dès la semaine prochaine.

 

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Centrafrique : Désiré Dominique ERENON, Président du MDSP, menacé,  affirme être en sécurité hors de la capitale

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Bangui (CNC) – 24 heures après sa sortie médiatique dans laquelle il se montrait très critique à l’égard  du projet de loi constitutionnelle présenté par le député KAKPAYEN  visant à modifier plusieurs articles  de la constitution afin de permettre au Président Touadera de briguer un troisième mandat, le Président de la MDSP, docteur Désiré Dominique ERENON fait l’objet des menaces des partisans du régime. Sur la radio Ndékèluka, le conseiller spécial du Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Mathurin DIMBELET NAKOE, un véritable criminel économique en liberté, a accusé, à son tour, sur les antennes de la radio Ndékèluka, ce mardi 31 mai, le brillant constitutionnaliste d’être l’un des auteurs de cette délinquance juridique portée par certains minables députés à la recherche des miettes

ci-dessous, son message :

centrafrique.org/bien-enseigner-les-enfants-dautrui-comme-jaimerais-que-mes-propres-enfants-soient-enseignes-dixit-dr-desire-dominique-erenon/dominique-desire-erenon/” rel=”attachment wp-att-52905″ data-wpel-link=”internal”>Dominique Désiré ERENON
Docteur Dominique Désiré ERENON

 

 

Chers compatriotes, chers citoyens MDSP, sympathisants MDSP, chers amis,

Vous êtes très nombreux à vous inquiétez pour ma sécurité.

Hier, après ma sortie médiatique sur Radio Ndeke Luka, contre le projet de modification de la Constitution du 30 mars 2016 visant à permettre un 3ème mandat présidentiel à Faustin Archange TOUADERA, des réunions se sont tenues ça et là, et les griots et autres défenseurs du régime ont estimé que j’avais tué leur projet funeste et anticonstitutionnel ; ils ont arrêté des choses contre ma personne. Faute d’avoir des arguments techniques et politiques pour répondre à ma magistrale démonstration constitutionnelle, ils ont décidé d’inventer des choses grossières et d’user des attaques ad hominem dans lesquelles ils excellent depuis le règne MCU contre d’illustres et dignes fils du pays de l’opposition, pour ainsi me diffamer.

C’est ainsi que le repris de justice et grand voleur des milliards du pays à la Socasp, Mathurin DIMBELET NAKOE à été chargé de passer à l’attaque, ce qu’il a fait ce matin sur Radio Ndeke Luka. Voilà le vice qui insulte la vertu, pardon en Centrafrique cela est permis et courant

Quand on vous accuse et que votre conscience vous acquitte, surtout que l’accusation vient d’un personnage de l’acabit de Dimbelet qui avait déjà initié et soutenu la révision de notre loi fondamentale en 2020 que j’avais d’ailleurs combattu énergiquement (remontez dans mes publications anciennes), alors restez zen.

En ce qui concerne, ma sécurité, Dieu m’a placé sous sa sainte protection, m’a déplacé et m’a placé en toute sécurité hors de Bangui, suite un mon enlèvement raté. DIEU EST GRAND.

J’ai une pensée particulière pour mes étudiants de l’université de Bangui, de l’ICCSSG, NEWTECH et IAMPRO. Désolé de ne plus être en situation de vous inculquer la science juridique.

A vous chers compatriotes, mon combat démocratique s’intensifiera pout que la dictature disparaisse de notre pays.

 

Dr Dominique Désiré ERENON, Président de la MDSP.

 

Centrafrique : panique au marché hebdomadaire de Niem, les FACA sèment le désordre

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Bangui (CNC) – Le vendredi 27, mais dernier, un mouvement de panique a agité le marché hebdomadaire de Niem, une localité située à une centaine de kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au Nord-ouest de la République centrafricaine.

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Les soldats de l’armée nationale lors d’une patrouille à Bangui. Photo CNC

 

« Il y’avait  eu un mouvement de panique sur le marché parce qu’il y’avait une tentative d’arrestation d’un éleveur peul par les éléments de forces armées centrafricaines (FACA). L’homme n’a pas obtempéré, et les militaires ont tiré plusieurs coups de feu en l’air   pour tenter de l’intimider. Ce qui a créé la panique sur le marché. Tout le monde a fui. Je ne sais pas s’il y’a des morts  », a témoigné un vendeur qui a requis l’anonymat.

Un journaliste du CNC  a constaté que de nombreuses personnes s’éloignaient du marché hebdomadaire de Niem dans toutes les directions.

Quelques heures plus tard, ces militaires de l’armée nationale ont été convoqués à la gendarmerie de Bouar pour des explications. L’enquête est en cours.

Rappel des faits

 

Rappelons que le jeudi 12 mai 2022, sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem, un éleveur peul avait été froidement abattu par un Soldat FACA, et une somme d’un million de francs CFA a été récupérée sur lui. Ce qui a beaucoup ému la population locale qui a préféré signaler les faits aux autorités militaires à Bouar. L’enquête avait été confiée à la gendarmerie, et l’auteur principal de tir mortel a été formellement identifié. Il s’agit d’un ex-milicien d’autodéfense du quartier KM5, dans le troisième arrondissement  de Bangui.  Incorporés dans l’armée nationale après leur désarmement,  ces miliciens ont été déployés sur le théâtre de l’opération dans les villes de province. Malheureusement, ils ne cessent de commettre des exactions sur les civils.

 

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Un employé de Médecins sans frontières “abattu” par un militaire centrafricain

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Texte par: VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Un employé local de Médecins sans frontières (MSF) a été “abattu de plusieurs balles” samedi par un “membre des forces armées centrafricaines” dans le nord-ouest de la Centrafrique, pays en proie à une guerre civile, a annoncé mardi l’ONG à l’AFP.

Mahamat Ahamat, “distributeur de médicaments” centrafricain de 46 ans, “a été touché à trois reprises” à Moyenne-Sido, à 500 km au nord de la capitale Bangui, près de la frontière tchadienne, écrit l’ONG dans un communiqué.

Il a été tué “par un membre des forces armées centrafricaines”, a précisé à l’AFP Romain Briey, chef de la mission de MSF Espagne dans le pays.

La Centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, est le théâtre depuis 2013 d’une guerre civile, très meurtrière dans ses premières années mais qui a baissé d’intensité depuis 2018.

Médecins sans frontières “condamne avec la plus grande fermeté” le meurtre et “appelle les autorités à clarifier les circonstances qui ont conduit au meurtre de notre collègue”.

Contactées par l’AFP, les autorités centrafricaines n’ont pas souhaité répondre dans l’immédiat.

“MSF est également en contact avec le ministère de la Santé, le ministère de la Défense et les autres autorités concernées afin de mieux comprendre les circonstances qui ont entraîné cette situation inacceptable”, a poursuivi l’ONG, en soulignant que les “circonstances exactes demandent toujours à être clarifiées”.

La sécurité web : ce qu’il faut savoir

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Outre les attaques physiques qui peuvent engendrer d’importants impacts négatifs aux personnes ou institutions cibles, les attaques virtuelles peuvent également causer de graves conséquences pour une personne, une entreprise, voire un pays tout entier. Il s’agit plus précisément de piratage informatique ou cyberattaque.

 

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C’est quoi le piratage informatique ?

Le piratage également appelé hacking désigne l’ensemble des activités utilisées par les cybers criminels pour compromettre des réseaux ou des appareils numériques pour des fins malveillantes. L’information et l’argent sont les deux principales motivations qui animent la plupart des hackers.

Afin de parvenir à leurs fins, les cybers criminels peuvent se servir de plusieurs techniques. Parmi les méthodes les plus courantes figurent le phishing ou hameçonnage. Cette technique consiste à voler les informations personnelles d’un utilisateur. Il peut s’agir de mot de passe, de coordonnées bancaires, etc. Pour pratiquer la méthode de phishing, les hackers se servent de mails frauduleux. Dans ceux-ci, ils se font passer pour des opérateurs, des entreprises ou encore des organismes légaux. Ils demandent à leurs cibles d’indiquer leurs identifiants.

La ransomware ou rançongiciel est une autre pratique utilisée par les hackers pour atteindre leurs buts. En utilisant cette technique, ils bloquent ou chiffrent les fichiers sur les ordinateurs de leurs cibles. Ces dernières ne peuvent donc plus y accéder. Pour les débloquer, les hackers leurs demandent une rançon, c’est-à-dire une somme d’argent.

Les cybercriminels peuvent aussi utiliser de faux réseaux wifi pour obtenir ceux qu’ils recherchent. Ainsi, pour ne pas tomber dans leurs pièges, il est conseillé de vous connecter uniquement sur des réseaux sécurisés et que vous connaissez. Évitez de vous rendre par exemple sur le site de votre compte bancaire en ligne via un réseau Wifi public.

Les conséquences d’un piratage informatique

Les cybers attaques, quand ils réussissent, peuvent impacter de manière importante l’activité et la performance d’une entreprise. Elle peut notamment subir une perte financière conséquente, par exemple, suite à un vol de ses données. Si le hacker a utilisé la technique de ransomware, l’entreprise peut être contrainte de payer une grande somme d’argent pour pouvoir accéder à nouveau à ses fichiers. Pour éviter les risques de piratage, tout entreprise doit ainsi mettre en place une politique de sécurisation fiable de son système informatique et aussi de former ses employés sur les habitudes risquées à éviter.

Pour les internautes, si les hackers parviennent à usurper leur identité (mot de passe) par exemple sur un site de casino en ligne, ils risquent de perdre leur argent. Pour éviter cela, il est crucial de toujours choisir un site sécurisé comme celui du Casino777 casino en ligne. Quand vous vous rendez sur ce site web, vous verrez qu’il s’agit d’une plateforme légale et cryptée. Par ailleurs, il est crucial de ne saisir vos données personnelles que sur des sites web en https.

Enfin, quand les hackers s’attaquent aux sites gouvernementaux, on parle plutôt de cyberguerre. Dans ce cas, ils se servent de ces sites pour désinformer ou encore pour paralyser les activités vitales du pays cible.

 

Centrafrique : Incursion des rebelles de 3R sur le chantier minier de Ndongori, débandade générale

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Bangui (CNC) – Depuis quelques mois, dans certaines régions de la République centrafricaine, la situation sécuritaire se détériore progressivement. Dans la Vakaga, Haute-Kotto, Ouaka, Basse-Kotto, ouham, Ouham-Péndé, Nana-Mambéré et Mambéré-Kadéï, on assiste à des scènes de violence parfois de grande ampleur, impliquant la plupart du temps les rebelles de la  CPC, les soldats FACA, les Mercenaires russes, syriens et libyens de la société Wagner. C’est le cas à Gordile, Tiringoulou, Ndiffa, Manou, Sikikede, Ouadda, Bokolobo, Alindao  et récemment de Gaulle.

Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba
Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba

 

À Ndongori, une localité située dans la sous-préfecture de Baboua, à 15 kilomètres de Bondiba sur l’axe Nguia-Bouar, une dizaine des rebelles de 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont fait leur incursion sur un chantier minier local.  C’était le vendredi 27 mai vers 13 heures.

« Les gens étaient en pleine activité quand les rebelles ont resurgi. C’était la panique générale. La plupart des gens préfèrent se disperser. Il y’avait aussi des soldats FACA. Ils ont abandonné leurs armes sur place avant de s’enfuir avec les civils. C’était paniquant et effrayant », témoigne un artisan minier local.

D’après un autre orpailleur interrogé par CNC, il y’avait seulement deux soldats FACA qui ont abandonné leurs armes sur place avant de s’enfuir. Les autres ont pu garder leur fusil par-devers eux dans leur débandade.

Un témoin raconte qu’il n’y avait pas des échanges des tirs au moment de l’incursion des rebelles sur le site.

« Les FACA n’ont pas souhaité affronter les rebelles. Dès l’arrivée des assaillants sur le site, ils ont préféré se retirer sans les affronter », ajoute-t-il.

Selon des informations recueillies, les rebelles se sont retirés d’eux-mêmes 10 minutes après avoir récupéré les deux armes abandonnées par les  FACA.

Rappelons qu’il y a trois mois, sur ce même chantier de Ndongori, une fusillade avait éclaté le 9 février 2022, faisant six morts et un blessé. Le député de Baboua 2,l’honorable Benjamin Fionam, avait dénoncé un acte barbare et lâche. Il avait appelé le gouvernement à déployer les soldats FACA sur le site pour tenter de rassurer la population locale. Voilà que les forces de l’ordre sont déployées dans le secteur, mais n’hésitent plus à s’éclipser.

 

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Ouadda, délocalisation spectaculaire de la base de l’armée nationale par les mercenaires russes sur fond de brimade

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Bangui (CNC) – La base militaire de l’armée nationale à  Ouadda, dans la Haute-Kotto, détruite récemment par les rebelles du Front populaire pour la renaissance de centrafrique (FPRC), appuyé par leurs collègues de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), n’est plus fonctionnelle. Elle vient d’être délocalisée  dans la commune de Ouadda-Djalé, dans la préfecture de la Vakaga. Et tous les soldats FACA, qui ont récemment pris la fuite devant les rebelles à Ouadda, sont également redéployés dans la nouvelle base militaire de Ouadda-Djalé. Et ce, sous la brimade des Mercenaires russes.

la ville de Tiringoulou après la débandade de la population
la ville de Tiringoulou, au nord-est de la République centrafricaine après la débandade de la population suite aux exactions perpétrées par les mercenaires de Wagner. Photo CNC

 

C’était le mercredi 25 mai dernier que  le redéploiement des éléments de forces armées centrafricaines à Ouadda-Djalé avait commencé.

Ce redéploiement concerne uniquement les soldats qui ont récemment déserté leur base à Ouadda pour regagner la ville de Ndélé. Sans moyens logistiques militaires dontles munitions, ils ont été contraints par les mercenaires russes à revenir au front. Cette fois, c’est à Ouadda-Djalé qu’ils feront probablement face aux rebelles. Mais lors de leur redéploiement dans cette ville, les mercenaires russes les ont accompagnés jusqu’à 40 kilomètres de Tiringoulou sur l’axe Ouadda-Djalé. Ils les ont déposés dans cette localité avec instruction ferme de continuer le reste à pied. Mais Tiringoulou  – Ouadda-Djalé fait 125 kilomètres. Les Russes les ont déposés à 40 kilomètres de Tiringoulou, donc il leur restait 85 kilomètres à faire, et ce, à pied comme des commandos.

Selon des informations du CNC, ces militaires de l’armée nationale sont finalement bien arrivés à Ouadda-Djalé vendredi. Certains disent avoir du mal aux pieds, d’autres aux genoux. Ils regrettent l’absence totale et incompréhensible de communication entre eux et l’état-major.

Rappelons que c’est au moment de retour de ces mercenaires de Wagner à Tiringoulou mercredi vers 18 heures qu’ils avaient commis de nombreuses exactions sur la population civile locale.

 

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Centrafrique: Débandade générale des soldats FACA à Mbae-Mbéré, au nord-ouest de la République centrafricaine

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Bangui (CNC) – 24 heures après leur installation par les Mercenaires russes  à Mbae-Mbéré, une localité reculée de Lim-Pendé, située à moins de 10 kilomètres de Mann sur l’axe de Gaulle, une vingtaine des soldats FACA ont aussitôt plié bagage et quittent le lieu jugé très dangereux pour leur sécurité.

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Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

La scène s’est produite le vendredi 27 mai dernier dans une zone très reculée de Lim-Pendé, non loin de la frontière du Tchad et du Cameroun. Une zone où les rebelles de 3R sont particulièrement actifs.

En effet, le jeudi 26 mai, les mercenaires russes, à bord de leur véhicule militaire,  sont allés installer, à Zaoro-Lim, une vingtaine des soldats FACA, puis une vingtaine d’autres à Mbae-Mbéré. Mais à leur retour à De Gaulle, ils sont tombés dans une embuscade tendue par les rebelles de 3R à moins de 5 kilomètres du village Kaïta. Les mercenaires russes se sont battus en retraite, et la nouvelle de débandade de ces mercenaires russes inquiète sérieusement les soldats FACA basés à Zaoro-Lim et à Mbae-Mbéré.

Pour preuve, le même jour, une partie des soldats installés à Mbae-Mbéré ont déserté le lieu pour  regagner la ville de Bocaranga. Avec un petit nombre  des soldats resté sur place, c’est la panique générale. Ils ont décidé le lendemain, c’est-à-dire le vendredi 27 mai de quitter totalement le lieu.

Informés de la nouvelle, leurs collègues basés à Zaoro-Lim redoutent une attaque des rebelles, et songent aussi à abandonner leur base.

Rappelons que leur commandant, le colonel Maxime Kopidou, désarmé par les mercenaires russes  à Bouar, ne veut plus retourner à De Gaulle, communément appelé koui. Il veut désormais relocaliser son état-major à Bouar au lieu de koui.

 

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Les “révélations” faites par l’activiste et journaliste camerounais, Rémy Ngono, sont accablantes

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Bangui (CNC) – Tout dénote que le pays est livré à la mafia transcontinentale. De Kwamé Nkruma en passant par Sankara ou Boganda, on connaît les vrais panafricanistes. Ils ne vendent pas du vent et ne courbent pas l’échine devant les mafieux de la planète.

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Le Journaliste Remy Ngono

 

La République centrafricaine et son Peuple méritent mieux que ces compromissions et ces mesures bricolées. Pour nous sortir de la crise économique ? Ayez l’humilité de reconnaitre qu’on ne peut pas se battre seul contre tout le monde. Depuis 2018, vous avez fait nommer une “activiste”, mauvaise élève de la diplomatie et des relations internationales, qui a systématiquement foiré nos relations avec les grands pays amis, par extension les principales institutions donatrices. Son seul bilan aura été de répondre dans un français approximatif à Jean Yves Le Drian. Sans compter surtout que vos proches ont mis à sac les caisses de l’État.

Assumez vos propres errances et aidez-nous à sortir de cette situation. Le Peuple ne demande que ça !

Il parait qu’est souverain, tout État qui assure ses charges régaliennes. Le contraire n’est qu’illusion. Vous avez dit Panafricaniste ?

 

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Centrafrique -France : entre Touadéra et Macron, la guerre du troisième mandat

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I

 

Bangui (CNC) – En faisant du bitcoin la monnaie officielle de son pays, le centrafricain poursuit sa stratégie de confrontation avec son pair français, qui espère lui barrer le chemin vers une nouvelle réélection.

Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.
Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.

 

Ce 6 mai, à Bangui, Blaise-Didacien Kossimatchi est remonté. Le coordonnateur de la plateforme Galaxie nationale (GN) a appris qu’une partie de la société civile s’apprêtait à manifester contre la hausse des prix des produits alimentaires. Son sang n’a fait qu’un tour : pour lui, ces protestataires sont poussés dans la rue par les ennemis de la Centrafrique. C’est-à-dire, précise-t-il dans un communiqué, « l’Union européenne, et surtout la France de Macron ». Il appelle ses partisans à stopper ce mouvement. Des veillées d’armes sont prévues, ainsi qu’un rassemblement devant l’ambassade de France.

Dans le même document, « Didacien » prévient que ses hommes se réservent « le droit de faire des sévices corporels [sic] sur les fauteurs de troubles ». Ses combattants, dont beaucoup ont fait partie des « requins » – ces miliciens pro-Touadéra qui ont hanté Bangui ces dernières années avant d’être dissous -, n’ont rien à craindre.

Le 9 mai, Kossimatchi est reçu par le directeur général de la police, Bienvenu Zokoué, à qui il détaille sa stratégie pour « bouter hors du pays les barbouzes à la solde de la France néocoloniale ». Le grand flic l’assure de son soutien. On ne refuse rien au patron de la GN, que le président, Faustin Archange Touadera. appelle affectueusement « mon cadet ».

 

Le coq, l’ours et les requins

 

Blaise-Didacien Kossimatchi est l’une des petites mains de l’équipe qui s’active autour du chef de l’État pour le pousser dans une stratégie de rupture avec la « France de Macron ». Donatien Maleyombo, chef de cabinet du président, en fait partie, tout comme les ministres Sani Yalo, Fidèle Gouandjika, Jean-Claude Rameaux- Bireau et Pascal Bida Koyagbélé. Assisté de la femme d’affaires mauricienne Sandra Boodhun, Koyagbélé est le grand ordonnateur du dernier coup d’éclat de Touadéra : l’adoption, le 22 avril, du bitcoin comme monnaie officielle.

L’initiative est censée sauver les finances publiques du désastre – ce qui n’est pas l’avis de la Banque des États de l’Afrique centrale, qui y voit un danger pour la stabilité régionale. Mais la manœuvre est également politique. « Le bitcoin, c’est un moyen de relancer le bras de fer avec la France en tentant de s’affranchir du franc CFA », glisse un proche du Palais. Les faucons de l’entourage de Touadéra en sont d’ailleurs convaincus : depuis le 22 avril, Emmanuel Macron a tenté d’obtenir de la Banque mondiale et du FMI qu’ils suspendent leurs aides à la Centrafrique. La rencontre, au début de mai, entre Christophe Bigot, directeur Afrique du Quai d’Orsay, et le Camerounais Paul Biya a aussi été vue d’un mauvais œil car elle portait sur l’influence russe dans cette partie de l’Afrique.

 

Proches des intérêts russes, Koyagbélé, Gouandjika et Rameaux- Bireau s’entretiennent régulièrement avec Vitali Perfilev, représentant du groupe Wagner en Centrafrique. Blaise-Didacien Kossimatchi a, quant à lui, organisé des dizaines de manifestations favorables à Moscou, avec un autre cadre de Wagner, Dimitri Sytyi.

« Au-delà de l’aspect financier, le bitcoin est un coup de poker politique : soit Touadéra réussit à s’affranchir de la tutelle de la France, soit Paris le met dos au mur », explique un diplomate en poste à Bangui. « C’est l’ours et les requins contre le coq », s’amuse-t-il.

 

Les Français ont-ils des appuis ?

 

« Macron fait figure de premier opposant à un troisième mandat de Touadéra, précise la même source. Pour les faucons, une rupture avec la France permettrait d’ouvrir la porte à ce mandat. » Le président centrafricain espère en effet modifier la Constitution pour pouvoir se représenter en 2026. Paris, qui a d’ores et déjà fait connaître son désaccord, ne cesse de dénoncer le risque que représentent, à ses yeux, l’adoption d’une politique crypto-monétaire en Centrafrique et le maintien d’un Touadéra prorusse au pouvoir.

 

« Nous ne pouvons laisser la Russie se servir du bitcoin pour contourner les sanctions internationales qui lui sont imposées depuis la guerre en Ukraine », confie un cadre du Quai d’Orsay.

Les Français pourront-ils compter sur des appuis à Bangui ?

L’opposition, dont les leaders ont passé de nombreux mois à l’étranger ou vivent en exil, peine à se faire entendre. Au sein de la majorité, le ministre des Finances, Hervé Ndoba, et le chef du gouvernement, Félix Moloua, se sont tenus éloignés du « projet bitcoin », se contentant d’appliquer a minima les ordres du Palais. Ils ont réservé leurs critiques à un cercle très privé.

 

Bagarre avec Poutine

 

Les ex-Premiers ministres Firmin Ngrebada, aujourd’hui député, et Henri-Marie Dondra, démissionnaire du parti présidentiel, ainsi que le patron de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, pourraient eux aussi compter. Tous trois ambitionnent de succéder à Touadéra. Il paraît pourtant peu probable que Ngrebada, resté proche des Russes, fasse alliance avec la France.

Sarandji devrait accepter de s’effacer, d’autant que le chef de l’État a placé auprès de lui, comme vice-président de l’Assemblée, un « ami » de Wagner : Évariste Ngamana. « Seul Dondra semble décider à jouer sa carte jusqu’au bout », analyse un observateur à Bangui. « C’est à qui profitera le mieux de la bagarre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, se désole un opposant. On est revenu en pleine guerre froide. »

 

 

Bangui, Manifestation de soutien au projet de révision de la constitution du 30 mars 2016 devant l’Assemblée nationale

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Bangui (CNC) – Des dizaines des personnes, en majorité des élèves du lycée Barthélemy Boganda et du lycée des martyrs, ont manifesté, ce lundi 30 mai 2022,  devant l’assemblée nationale à Bangui  en soutien au projet de  reforme constitutionnelle qui ouvrirait la voie à une éventuelle candidature de Faustin Archange Touadera à un troisième mandat. La manifestation qui a été autorisée s’est déroulée  sans heurts sous la surveillance d’une forte présence policière. 

Bangui, Manifestation de soutien au projet de révision de la constitution devant l'Assemblée nationale
Bangui, Manifestation de soutien au projet de révision de la constitution devant l’Assemblée nationale

 

« La modification de la constitution est le vœu du peuple… Soutien du peuple »,scandaient les manifestants ce lundi 30 mai dans les rues de la capitale centrafricaine.

Le cortège, moins impressionnant, a rassemblé  plusieurs dizaines  de personnes, en majorité des élèves du lycée Barthélemy Boganda et du lycée des martyrs contre une promesse de versement d’une somme de 1000 francs CFA par tête. Les organisateurs ont revendiqué près de 500 personnes, tandis que la société civile et les observateurs indépendants parlent quant à elle de moins de 70 manifestants.

L’un des organisateurs de la manifestation a précisé quant à lui que ce projet de la modification de la constitution est le vœu des Centrafricains.

« La souveraineté nationale appartient au peuple centrafricain. Si c’est ce même peuple qui manifeste sa volonté en faveur de la révision constitutionnelle, rien ne peut empêcher cela », ajoute-t-il.

Mais dans la capitale Bangui, ce projet suscite d’ores et déjà de nombreuses controverses. Certains y voient une provocation du régime.

« Quelle volonté du peuple ! Ils prennent une dizaine des gamins avec des cartons à la main pour venir devant l’Assemblée nationale et dire qu’ils manifestent en faveur de la modification de la Constitution. C’est vraiment la honte. Une véritable honte pour un enseignant universitaire, devenu Président de la République de tolérer ce genre de manipulation des gamins en cette période d’examens. L’échec de cette marche est un désaveu de la population à cette technique manipulatrice du pouvoir en place « déclare Guéret, un  enseignant au lycée Barthélemy Boganda de Bangui.

Même dans les quartiers de la capitale, nombreux sont ceux qui expriment leur désapprobation pour une révision constitutionnelle en RCA. On entend même des slogans hostiles au pouvoir.

La société civile et l’opposition démocratique entendent bientôt se réunir au sein d’un front commun en vue de barrer la route aux vœux du Président Touadera de modifier la constitution.

 

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Révision de la constitution : le CNCA-PDD demande au peuple de se préparer au combat de libération final;

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Bangui (CNC) – « Si le Président Faustin Archange Touadera veut terminer ce mandat qu’il a obtenu gracieusement par la complicité du Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU à l’époque en Centrafrique, de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) et de la Cour Constitutionnelle; qu’il respecte la loi ». » Mais s’il choisit de mettre le pied sur l’accélérateur pour un autre mandat, il serait éjecté de la plus belle manière ». C’est parti ! Le combat ne fait que commencer. Monsieur Ferdinand    MBOKOTO-MADJI, Président du CNCA-PDD n’a pas passé par quatre chemins pour mettre en garde le Président Faustin Archange Touadera. D’après lui, modifier la Constitution pour permettre à Touadera de rester au pouvoir et empêcher l’alternance démocratique est non seulement une forfaiture, une haute trahison et une aventure à très haut risque mais  causerait des problèmes profonds et risquerait immanquablement de déclencher une guerre civile sans précédent.

Lire l’intégralité du communiqué du CNCA-PDD ci-dessous.

Ferdinand MBOKOTO-MADJI
Monsieur Ferdinand MBOKOTO-MADJI

 

 

                  COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITÉ EXÉCUTIF DU CNCA-PDD

 

Le 26 mai dernier, le député Brice Kevin Kakpayen de la circonscription de Mbaiki-1, se disant Avocat et président de la commission des lois à l’Assemblée Nationale, a convié certains faucons du régime et des députés des groupes parlementaires ( MCU, MOUNI, RDC, EMERGENCE, PUMA, PGD et PAD ) tous de la majorité présidentielle à un point de presse sur  ” une proposition de loi constitutionnelle modifiant et complétant certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016″.

Dans sa déclaration, sieur Brice Kevin Kakpayen déclare que L’article 156 de la constitution me donne le plein pouvoir de la modifier voire la réviser.”

 

Quelle audace et quel orgueil pour ce nourrisson en mal de sensation?

 

L’acte posé par ce député véreux voulant à tout prix devenir riche comme les autres, est trop grave pour être traité comme un fait anodin.

 

L’arrogance de cet aventurier doit être punie sévèrement pour servir d’exemple à d’autres farfelus qui seront tentés d’emprunter ce chemin.

 

Raison pour laquelle le CNCA-PDD demande au peuple centrafricain de sanctionner vigoureusement ce député arrogant dont le cerveau a été mangé par Touadera, pour servir d’exemple à d’autres délinquants et prostitués politiques.

 

Par ailleurs, le CNCA-PDD dénonce de la manière la plus vigoureuse la délinquance juridique de tous ces minables députés à la recherche des miettes pouvant venir de Touadera et exige l’abandon pure et simple de ce projet farfelu et à haut risque tout en appelant la Cour Constitutionnelle bien que biaisée, à prendre ses responsabilités pour le respect des principes essentiels de la démocratie.

 

Car modifier la Constitution pour permettre à Touadera de rester au pouvoir et empêcher l’alternance démocratique est non seulement une forfaiture, une haute trahison et une aventure à très haut risque mais  causerait des problèmes profonds et risquerait immanquablement de déclencher une guerre civile sans précédent.

 

D’ailleurs la Constitution centrafricaine stipule clairement que le Chef de l’État est limité à deux mandats, créant ainsi un mécanisme de transition politique pacifique.

 

Et le respect de ces processus constitutionnels contribuerait à la consolidation des normes et pratiques démocratiques dans notre pays.

 

Mais pourquoi le Président Touadera souhaite-t-il à tout prix réécrire la constitution afin de pouvoir briguer d’autres mandats ? Parce qu’il sait pertinemment que sa place est en prison.

 

Pour tout l’or du monde, le CNCA-PDD, l’Opposition Démocratique et une société civile proche du peuple, ne vont pas jeter leur morale aux orties pour se mettre en cheville avec le Président Touadera et les prostituées du MCU dans cette manœuvre digne de la Russie poutinienne.

 

C’est pourquoi le CNCA-PDD demande au peuple de se préparer au combat de libération final;

 

Invité ses membres et sympathisants à rester engagés, debout et mobilisés en attendant son mot d’ordre;

 

Invite aussi la population centrafricaine dans toute sa composante à ne pas écouter les sirènes révisionnistes mais les considérer comme des cibles légitimes ;

 

Lance un appel aux membres des forces de défense et de sécurité qui sont proches du peuple pour qu’ils s’inspirent du comportement de leurs collègues d’Algérie et de la Guinée (Conakry) et qu’ils ne fassent pas preuve de naïveté en suivant le dessein criminel de Touadera.

 

Par indulgence, si le Président Faustin Archange Touadera veut terminer ce mandat qu’il a obtenu gracieusement par la complicité du Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU à l’époque en Centrafrique, de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) et de la Cour Constitutionnelle; qu’il respecte la loi.

 

Mais s’il choisit de mettre le pied sur l’accélérateur pour un autre mandat, il serait éjecté de la plus belle manière.

Fait à Bangui, le 30 mai 2022

 

 

le Fondateur et Président National du CNCA-PDD

 

 

Ferdinand    MBOKOTO-MADJI

 

 

 

 

Bossemptélé, deux mercenaires russes tués, quatre autres blessés

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Bangui (CNC) – Deux Mercenaires russes de la société Wagner ont été tués, quatre autre blessés dans une embuscade des hommes armés identifiés par les populations locales comme des éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le village Djouwè  , situé sur une piste secondaire à 58 kilomètres de Gaga, dans l’Ombella-Mpoko.

centrafrique.org/lunion-europeenne-sapprete-a-sanctionner-le-groupe-wagner-en-republique-centrafricaine/deux-mercenaires-syriens-de-la-societe-wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-beloko/” rel=”attachment wp-att-51781″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko
Deux mercenaires Syriens de la société Wagner

 

Vendredi 27 mai 2022, vers 15 heures, une équipe de patrouille des mercenaires russes, à bord  d’une vingtaine des motos, en provenance de Bossemptélé, à destination de la commune de Gaga, une zone minière, a été prise pour cible dans une embuscade des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le village Djouwè,situé à  58 kilomètres de leur destination, provoquant un violent échange des tirs durant près d’une heure. Les mercenaires russes, qui ont pu repousser les rebelles, ont perdu deux de leurs hommes, et quatre autres grièvement blessés.

« Les Russes ont quitté Bossemptélé à bord de 22 motos. Quatre heures plus tard, à leur retour, seulement 15 éléments à bord de 15 motos qui ont regagné la ville »,témoigne un habitant de Bossemptélé.

D’après un autre  témoignage d’un habitant de Djouwè, un rebelle de la  CPC aurait été blessé également dans cet affrontement.

Rappelons que dans la localité de Gaga, située à quelque 260 kilomètres de Bangui et trèsricheen or, les miliciens Anti-Balaka et les rebelles du mouvement 3R y sont particulièrement actifs. De nombreuses exactions ont été signalées dans le secteur, raconte un habitant de Gaga.

 

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Une patrouille des mercenaires russes tombée dans une embuscade  de 3R dans le Nord-ouest, 3 blessés graves, débandade générale

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Bangui (CNC) – Une patrouille des mercenaires du groupe russe Wagner, en provenance de la ville de koui, est tombée dans une embuscade des présumés rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) dans la localité de Kaïta, située à environ 80 kilomètres de Bocaranga en allant vers Mann, dans la préfecture de Lime- Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l'intérieur du pays
les Mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l’intérieur du pays

 

 

Selon des sources sécuritaires locales interrogées par CNC, les mercenaires russes, à bord de leur véhicule, sont allés, le jeudi dernier, patrouiller dans la localité de Zaoro-Lim puis de Mann, située à 60 kilomètres de Bocaranga. Ils ont passé la nuit dans cette ville avant de rentrer le lendemain à De Gaulle. Deux heures plus tard, ils ont embarqué une quarantaine des soldats FACA pour aller les positionner à Zaoro-Lim et Mbae-Mbéré, situé à 15 kilomètres de Mann sur une piste secondaire sur l’axe de Gaulle.

Après avoir déposé une vingtaine des soldats FACA à Zaoro-Lim, puis à Mbae-Mbéré, les mercenaires russes, de retour à De Gaulle, sont tombés dans une embuscade de 3R à moins de 5 kilomètres de Kaïta. C’était vers 17 heures. L’affrontement a duré plus de deux heures, les mercenaires russes se sont battus en retraite jusqu’à Kaïta.  Pourchassés par les rebelles qui étaient en nombre, ces hommes de Wagner se sont éparpillés avant de sortir dispersés l’un après l’autre, épuisés,  le lendemain à De Gaulle. L’endroit était très éloigné avec des pistes dégradées. C’est un terrain défavorable pour les hommes de Wagner qui ont aussi abandonné leur véhicule et plusieurs de leurs matériels sur place. Les rebelles ont aussi récupéré leur drone qu’ils l’ont aussi abandonné.

 

 

Selon un bilan provisoire, trois mercenaires russes ont été gravement blessés dans l’affrontement.

Rappelons que le dimanche 14 novembre 2021, dans la même localité, un affrontement avait opposé les hommes de Wagner avec les rebelles de 3R. Un affrontement qui avait duré plus d’une heure, causant la mort d’un rebelle.

 

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Cryptomonnaie, le projet « SANGO » est-il un « porte-monnaie magique ou du charlatanisme  ?

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Bangui (CNC) – Défendu par le directeur de cabinet de la présidence de la République, le projet « SANGO – The first Crypto Initiative » est présenté comme un nouveau système révolutionnaire qui va au-delà de la politique et de l’administration; c’est un nouveau mode de gouvernance économique et un vecteur pour des investissements numériques alternatifs stratégiques, présentant un risque minimal, une grande fluidité et adaptabilité, spécifiques à la nouvelle ère numérique dans laquelle le monde se trouve aujourd’hui. Mais pour maître Crépin Mboli-Goumba, il faut que les promoteurs de la cryptomonnaie en RCA évitent de la présenter comme un porte-monnaie magique vendu par les charlatans censés rendre riche.     

Séance photo du président Touadera en Corée du Sud
Séance photo du président Touadera en Corée du Sud, le 9 mai 2022

 

Décidément, l’adoption de la loi sur la cryptomonnaie en République centrafricaine continue de susciter de nombreuse controverse au-delà  de la frontière du pays. Avec le projet « SANGO », le chef de l’État Faustin Archange Touadera veut transformer Bangui en « pôle d’influence international ». Cette initiative entend attirer localement des entreprises comme des acteurs du krypton, une « révolution qui va repositionner l’économie, améliorer les perspectives et changer le destin des citoyens centrafricains.

Or, pour maître Crépin Mboli-Goumba, le pouvoir de Bangui est en train de faire le jeu des mafieux, des charlatans. « Ils sont en train de vendre de l’illusion au peuple centrafricain » face à l’effondrement économique du pays.

« Les promoteurs de la Cryptomonnaie doivent éviter de la présenter comme le porte-monnaie magique vendu par les charlatans censés rendre riche. Le Salvador n’a pas renoncé à battre monnaie au profit d’une institution commune. On apprend que tout le pays sera électrifié! Avec internet », déclare maître Crépin Mboli-Goumba.

« Nous disons à ce régime des profiteurs mafieux qui nous vend l’illusion que leur histoire de cryptomonnaie est une politique perdue d’avance. C’est comme un commerce sans client et une marchandise qui ne trouvera pas ça place dans le marché, sauf lorsque celle-ci est promue au sein d’un groupe d’individus inconscient, analphabète, arriéré et  émotionnel qui recherchent de faux trophées championnats pour couvrir leur arriération devant les autres nations … », déclare un professeur d’histoire à Bangui.

Pour Joël Ikouzou, il semble que la prochaine scène en RCA ne sera pas rose mais plutôt sombre à l’ombre de cet effondrement économique du pays, et de cette illusion vendue au peuple centrafricain d’une manière systématique et programmée.

Rappelons que la Centrafrique a instauré une loi faisant de la cryptomonnaie une monnaie légale dans le pays au côté du franc CFA.

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique : spectaculaire placage au sol à Sikikede, les mercenaires russes dépouillent totalement la ville

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Bangui (CNC) – À Sikikede, communément appelé Ndah, dans la Vakaga, chaque jour qui passe, les Mercenaires russes, syriens et libyens de la société Wagner se livre à de multiples exactions sur les civils. Après une série de braquage et de pillages de la population à Gordile, Tirigoulou, Ndiffa, Manou, etc.,   c’est à nouveau le tour de Sikikede, communément appelé Ndah,  situé à 25 kilomètres de Gordile sur l’axe Ndélé. Sur le marché central de la ville, c’est un véritable  dégât, et les conséquences sont énormes.

rca-un-mort-et-un-blesse-grave-dans-une-agression-au-couteau-a-bria/a-interieur-du-marche-de-bria-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-37888″ data-wpel-link=”internal”>À l'intérieur du marché de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto
À l’intérieur du marché central de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Comme ces criminels armés de Wagner ont le feu vert du pouvoir de Bangui, ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent sans s’inquiéter de moindres conséquences. C’est ainsi qu’à Sikikede, communément appelée Ndah, dans la Vakaga, après le pillage en règle de la population et des commerces à Tiringoulou, Ndiffa, Gordile, Manou, ils ont bouclé, à la grande surprise des habitants, le marché central et mettre à terre toute la population. C’était une scène incroyable.

Les mains attachées les unes contre les autres, les yeux tournés au ciel, personne ne peut se tourner la tête ni faire un petit mouvement du corps, sinon c’est la frappe. Que du spectacle humiliant et choquant pour ces victimes. On voit les vieux papas et mamans ainsi que des enfants  couchés au sol, sans ouvrir la bouche,  sur l’ordre des mercenaires russes et syriens. Imaginez-vous,  on voit des centaines des habitants couchés au sol sur le marché, parfois sous les tables, et les mercenaires fouillent leur poche un par un. Argents, téléphones et  bijoux récupérés. Et ce n’est pas tout. Les boutiques sont aussi pillées. Chez les commerçants, ils ont récupéré une somme de 5 millions de francs CFA en espèce, puis confisquer de dizaines des bidons d’huile, des sacs de farine, des sacs de sucres. Une scène qui a duré un peu plus d’une heure. Mais après le départ de ces mercenaires, c’est de l’incompréhension totale.

« On ne comprend désormais plus rien. Ce sont des fous en liberté ces criminels de Wagner », s’alarme un commerçant victime au marché de Sikikede.

Rappelons qu’il y a quelques semaines, ces mêmes mercenaires de Wagner sont allés sur un chantier minier de Sikikede, tuez cinq artisans miniers et confisquez plus d’une centaine des motos appartenant aux particuliers.

 

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Bangui : un mort et plusieurs dégâts matériels à la suite d’une pluie diluvienne

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Bangui (CNC) – La pluie  qui s’est abattue sur la ville de Bangui samedi vers 10 heures du matin  a fait un mort  et d’importants dégâts matériels.

rca-bangui-se-retrouve-sous-les-eaux-des-inondations/des-vehicules-dans-leau-a-bangui-le-23-aout-2020/” rel=”attachment wp-att-40156″ data-wpel-link=”internal”>Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l'eau à Bangui le 23 août 2020
Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l’eau à Bangui

 

Un jeune garçon de 11 ans, prénommé Dieudonné, élève en classe de CE1 a été retrouvé mort dans un caniveau au quartier YEMBI , situé au pk13 sur  la route de Boali.

Le corps de l’enfant, déposé dans un premier temps à côté de l’église UFEB de YEMBI 3, a finalement été enterré par ses parents.

Pour la population locale, ce drame relance la question de la canalisation de la capitale et de la construction anarchiques dans certains quartiers de Bangui.

Rappelons que la pluie diluvienne qui s’est abattue samedi en plain jour sur la capitale Bangui a causé de nombreux dégâts.  L’eau a monté au niveau des portières des voitures, prenant au piège de nombreux automobilistes.

«  Les pluies de ce dernier temps ont provoqué des glissements de terrain, créé des inondations et provoqué la destruction de plusieurs habitations. De nombreux dégâts matériels nous ont également été signalés », témoigne un secouriste de la Croix-Rouge.

 

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Centrafrique : une trentaine des soldats FACA, coincés par les rebelles dans le sud-est, appellent à l’aide

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Bangui (CNC) – Une trentaine des soldats FACA, qui ont été récemment attaqués par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à Nzako, dans la préfecture du Mbomou, sont à nouveau coincés dans une petite localité  encerclée par les rebelles. Ils appellent en vain le gouvernement et les Mercenaires russes à l’aide. Personne ne veut venir à leur secours. Ni les mercenaires russes, ni l’état-major.

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Les soldats FACA dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

 

Le samedi 21 mai 2022, vers 4 heures du matin, à Nzako, dans la préfecture du Mbomou, la base de l’armée nationale avait été attaquée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).  Onze soldats avaient été tués, un autre capturé. Les rescapés, qui se sont battus en retraite, ont dû se retrancher dans un petit village éloigné de la ville. Coincés sur une montagne, ces militaires, qui ne disposent plus des moyens létaux, appellent en vain les mercenaires russes au secours. Ni le gouvernement ni l’État major ne veut leur venir en aide. Ce sont les villageois qui leur donnent à manger tous les jours.

Pourtant, trois jours après l’attaque, les mercenaires russes, appuyés par une dizaine des soldats FACA, ont quitté la ville de Bria  pour venir à Nzako. Mais ils n’ont pas voulu aller libérer ces militaires coincés dans ce petit village sur la montagne.

Il y’a lieu de noter que parmi  les militaires coincés, personne ne maîtrise la région. Difficile pour eux de sortir de la zone sans être attaqués par les rebelles qui sont pour la plupart natifs de la région, et rôdent dans le parages. Leur commandant avait été tué par les rebelles et son corps n’a pas été récupéré par ses éléments en fuite au momentde l’attaque, ce qui rend difficile le deuil de sa famille à Bangui.

Affaire à suivre…

 

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Révision de la constitution : l’opposition démocratique hausse le ton

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Bangui (CNC) – Dans une déclaration publiée vendredi 27 mai 2022, l’opposition démocratique a vivement réagit à la conférence de presse organisée la veille à l’hôtel Ledger Plazza par l’honorable Brice Kévin KAKPAYEN, député de la circonscription de Mbaïki 1, Président de la commission Institution et démocratie de l’assemblée nationale. L’objet de cette conférence de presse était d’officialiser l’initiative du régime en place de modifier la Constitution du 30 mars 2016 afin de permettre au Président TOUADERA de rester au pouvoir au-delà du terme prévu. Pour l’opposition démocratique, cette initiative du pouvoir n’est rien d’autre que « l’établissement d’un pouvoir autocratique, clanique et mafieux ».

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration de l’opposition démocratique.

Conférence de presse de l'opposition élargiele samedi 2 avril 2022
Conférence de presse de l’opposition, le samedi 2 avril 2022

 

DÉCLARATION DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE RELATIVE Â LA
VOLONTÉ DE RUPTURE DE L’ORDRE CONSTITUTIONNEL DU RÉGIME EN PLACE

Le jeudi 26 mai 2022, à l’hôtel LEDGER PLAZZA de Bangui, Monsieur Brice Kévin KAKPAYEN, député de la circonscription de Mbaïki 1, membre de la majorité présidentielle, a tenu une conférence de presse, en présence d’éminents membres du cercle restreint du Président TOUADERA.

L’objet de cette conférence de presse était d’officialiser l’initiative du régime en place de modifier la Constitution du 30 mars 2016 afin de permettre au Président TOUADERA de rester au pouvoir au-delà du terme prévu par la Constitution et d’exclure du jeu politique certains Leaders de l’Opposition Démocratique.

Face à cet acte d’une extrême gravité aux conséquences imprévisibles pour notre pays, l’Opposition Démocratique dénonce fermement ladite initiative de rupture de l’ordre constitutionnel qui annonce la fin de la démocratie chèrement acquise au prix de multiples sacrifices dans notre pays et l’établissement d’un pouvoir autocratique, clanique et mafieux.

Cette remise en cause fondamentale des engagements irrévocables du serment fait solennellement par le Président de la République lors de ses investitures des 30 mars 2016 et 2021 constitue un acte de haute trahison et de parjure ainsi qu’une souillure de la mémoire de ceux de nos compatriotes qui ont sacrifié leurs vies pour qu’advienne une société démocratique, juste et solidaire.

En laissant prospérer cette forfaiture, le Président TOUADERA, dont la légitimité et la légalité du mandat actuel restent pourtant sujettes à caution, prend le risque d’ouvrir une véritable boite de pandore.

Aussi, l’opposition Démocratique :

  • appelle instamment les députés à avoir le sens de l’histoire ;
  • informe l’opinion nationale et internationale qu’elle compte s’opposer sans faiblesse à

cette initiative ;

  • demande au peuple centrafricain de se mobiliser massivement comme il a déjà su le

faire au travers de l’histoire tant ancienne que récente de notre pays, depuis KONGO WARA, 1979 et en 1990 (4 CN) ;

  • appelle le peuple à se tenir prêt et attendre le signal du dépôt à l’Assemblée Nationale

de ce texte pour une résistance populaire.

Fait à Bangui, le 27 mai 2022
Ont signé

 

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Centrafrique : panique générale à Tiringoulou, Ndiffa,  Gordile, les mercenaires russes sèment le chaos  

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Bangui (CNC) – Depuis une semaine, dans la Vakaga, c’est  la colère et stupéfaction qui dominent. Les Mercenaires russes, à bord de trois véhicules, lourdement armés, sèment la panique au sein de la population locale. Ils enchaînent des exactions sur exaction. Des tirs en l’air, des fouilles porte par porte, ces mercenaires de la Russie profitent des fouilles réalisées dans des villes et villages pour voler de l’argent des particuliers, des motos, la nourriture, y compris le bétail et les poulets. Et ce n’est pas tout!

rca-les-mercenaires-russes-desormais-dans-la-contrebande-des-boissons/les-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-dans-le-camion-transport-des-vivres-des-elements-sur-le-terrain/” rel=”attachment wp-att-51782″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires russes de la société Wagner dans le camion transport des vivres des éléments sur le terrain
Les mercenaires russes de la société Wagner dans le camion de transport des vivres de leurs éléments sur le terrain

 

Des criminels voyous à l’assaut de la Centrafrique

 

Décidément, les hommes que la société de mercenariat russe Wagner déploie en Centrafrique ne sont que des criminels, des braqueurs, des voyous. Ce sont des gens dépourvus de morale humaine, de sentiment et de pitié. La population du nord de la rca a bien compris, d’autant plus que ces derniers temps, c’est cette même population qui est la cible principale de ces criminels de Wagner, et ce, avec la complicité du pouvoir en place.

Après avoir commis, le lundi 23 mai dernier,  des exactions sur le chantier minier de Ndah, dans la Vakaga ces mercenaires de Wagner sont allés à Gordile, puis  à Ndiffa. Dans ces deux localités, ils enchaînent toute une série de violences  qui n’épargnent pas les populations locales. Le traitement infligé à Gordile et à Ndiffa témoigne de la volonté de ces criminels de Wagner décidés à affaiblir économiquement et durablement les populations de Gordile, de Ndiffa, de la Vakaga en général.

 

À Tiringoulou, c’est le chaos général 

 

Et ils ne s’arrêtent pas là. Le lendemain, c’est-à-dire le mercredi 25 mai 2022, ils sont allés à Tiringoulou. Mais à leur arrivée, certains habitants ont peur et quittent la ville pour se retrancher dans la brousse. Les mercenaires de Wagner, de leur côté, ont aussi décidé de quitter la ville à destination de Ouandja. Pendant ce temps, certains habitants qui ont dû quitter leur domicile précipitamment, préfèrent regagner leur foyer.  Mais la surprise qui les attend est de taille. Les mercenaires de Wagner attendent 18 heures pour revenir dans la ville. À leur retour, ils ont positionné leur premier véhicule à l’entrée de la ville, puis le deuxième au centre, et le troisième à la sortie de la ville. Ils font des tirs en l’air. Des tirs assourdissants, paniquant la population qui préfère à nouveau retourner dans la brousse, laissant tout derrière. C’est ainsi que les mercenaires de Wagner fouillent maison par maison et emportent tout à leur passage. Une nuit de pillage en toute tranquillité.

 

À Manou, le village est totalement mis dans le sac

 

Le lendemain, c’est-à-dire hier jeudi, ils ont quitté la ville pour retourner à Ndiffa, puis à Gordile. Leur présence est signalée dans le village Manou, à 5 kilomètres de Gordile. Dans ce village, ils ont bloqué le pick-up Hilux du ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène qu’il a donné à son frère cadet Kader. Ces mercenaires ont aussi pillé des boutiques en emportant tout dans ces boutiques: 40 sacs de farine, 60 bidons d’huile et 60  sacs de sucre.

La population en fuite dans la brousse. Ils sont de retour à Gordile pour le moment.

« Nous avons voté sous pression à 100% pour le Président Faustin Archange Touadera. Mais la conséquence aujourd’hui c’est le massacre de la population civile. La même population qui l’a porté pourtant au pouvoir il y a un an. Mais Dieu est vivant. Il paiera tôt ou tard », dénonce un habitant de Tiringoulou.

Pour un habitant de Gordile joint au téléphone, la faute n’est pas aux mercenaires de Wagner.

« C’est notre faute parce que nous avons entendu ce que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène nous a dit. Mais maintenant il est à Bangui, tranquille dans sa villa, et nous, ici dans les villages, on souffre. On nous tue, on nous pille, et il n’ouvre pas sa bouche pour condamner», explique – t -il.

Affaire à suivre…

 

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Assassinat d’un éleveur peul par un soldat FACA sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, le tueur est sur le point d’être transféré à Bangui

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Bangui (CNC) – Le jeudi 12 mai dernier, sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem, un éleveur peul, venu faire ses courses sur ce marché, avait été froidement abattu par un Soldat FACA, et une somme d’un million de francs CFA avait été récupérée sur lui. Quelques heures après, l’affaire avait pris une autre tournure, et l’enquête est confiée à la gendarmerie de Bouar. Une semaine plus tard, le tueur a été identifié, et son identité dévoilée.

centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou
Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC

 

Pour des raisons de sa sécurité, nous ne pouvons pas publier son nom et prénom. Mais d’une manière générale, il faut savoir que c’est un ex-milicien d’autodéfense du KM5. Il a manœuvré durant plusieurs années dans une milice du troisième arrondissement, dirigée par le tristement célèbre  Issa Capi alias 50 – 50, tué en 2016 dans un affrontement interautodéfense au KM5.

Il avait été incorporé dans les forces armées centrafricaines (FACA) en avril 2021 avec quelques-uns de ses collègues miliciens d’autodéfense sans enquêtes de moralité.

Par ailleurs, le procès-verbal de l’enquête vient d’être transféré à l’état-major à Bangui. Le suspect connaîtra son sort d’ici la semaine prochaine.

Il y’a lieu de rappeler que le jeudi 12 mai 2022, sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem, un éleveur peul avait été froidement abattu par un soldat FACA, et une somme d’un million de francs CFA a été récupérée sur lui. Ce qui a beaucoup ému la population locale qui a préféré signaler les faits aux autorités militaires à Bouar.

 

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Faux et usage des faux : une vidéo d’un prétendu crash d’avion à Birao circule sur les réseaux sociaux

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Faux et usage des faux : aucun avion s’est écrasé à Birao

 

 

Bangui (CNC) – Depuis près de deux semaines, une vidéo surgit, circule et se partage sur les réseaux sociaux présentés comme une image de l’écrasement d’un avion qui se serait écrasé proche de l’aérodrome de Birao, dans la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine. Il ne faut pas s’y fier. D’après nos investigations, cette histoire n’est autre qu’une invention, une machine à rêver.

soi disant image d'un crash d'AVION
soi disant image d’un crash d’AVION à Birao

 

Selon des informations publiées par certains médias proches du pouvoir, les informations collectées sur le terrain par les autorités compétentes ont démontré qu’il s’agissait bien d’un accident d’avion. Apparemment, l’avion venait d’atterrir à l’aérodrome de Birao, qui est situé non loin de la frontière soudanaise et du point de passage d’Amdafock.

 

Aucun avion n’est s’écrasé dans la zone

D’après les informations recueillies par CNC auprès de la population locale et des autorités civiles et militaires de Birao qui seraient allées au secours des membres de l’équipage et celles de certaines grandes villes du Nord, elles n’ont vu aucun avion atterri dans la zone et surtout piloté par une seule personne. Plus étonnante encore, affirment nos sources, elles n’ont aucune information sur le crash d’un avion quelconque, ni avant, ni après le 15 mai 2022.

 

Le paysage n’est pas celui de la Vakaga

 

 

 

D’après l’analyse faite par notre Rédaction de ladite vidéo reprise par la chaine de télévision Africa média pro-russe et présentée comme un avion britannique et piloté par un seul homme qui a trouvé la mort dans le crash, le paysage du lieu de crash démontre à lui-même que ce n’est pas Birao, ni la région de Vakaga que la vidéo a été tournée.

La vidéo, soit disant filmée par un homme de passage à pied et prétextant avoir vu les gendarmes et les policiers sur le lieu, ne montre aucune image du reste de l’avion au sol.  On y voit plus loin une petite fumée noire, derrière une habitation, semi-ouvré, en tôles, dans une forêt verdoyante des arbres fruitiers et des palmiers à huile. Or, dans toute la Vakaga, y compris à Birao, on y trouve jamais ce genre de paysage : la forêt, les palmiers, latérite, etc..

En plus, l’aéroport se trouve à 12 kilomètres de la ville, et il n’y a aucune habitation à proximité. Sauf la base de la Minusca qui est située dans la concession de l’aérodrome lui-même. Pour Birao, c’est radicalement écarté. Rien ne s’est passé dans cette localité.

Et ce n’est pas tout!  Nous avons tenté de vérifier l’information dans d’autres villes forestières de la Centrafrique qui ont ce genre de paysage. À Nola et Berberati par exemple, surtout du Sud-ouest de la RCA, là encore, rien.

Pour un ex-préfet de la Lobaye, la route telle que vue dans la vidéo n’est pas en RCA.

« C’est une vidéo de montage. S’il y’avait vraiment un écrasement, on devrait avoir des images réelles de l’avion, de son épave. Mais jusqu’à présent rien. Les autorités qui disent vouloir mener des enquêtes sur ce prétendu crash d’avion ne sont pas aussi en mesure de prouver si la vidéo est tournée en RCA ».

Mais quel est le but de la publication de cette fausse nouvelle ? S’agit-il pour détourner l’attention du public alors que des mercenaires de Wagner multiplient des exactions dans la région, notamment à Tiringoulou, à Ndiffa, à Gordile, à Manou etc.

 

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Centrafrique : à Nana-Bakassa, 7 personnes ont été tuées par des hommes armés non identifiés

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Bangui (CNC) – Sept personnes ont été tuées mardi par des hommes armés non identifiés dans la sous-préfecture de la Nana-Bakassa, située à une soixantaine de kilomètres de Bossangoa, dans la préfecture de l’ouham, au nord-ouest de la République centrafricaine.

Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à Nzako, le 21 mai 2022. CopyrightCNC
Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) CopyrightCNC

 

Cette  information a été confirmée par les autorités locales. D’après elles, les éléments rebelles de 3R ( pour retour, Réclamation et Réhabilitation, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui seraient auteurs de cet acte criminel..

D’après elles, les victimes, qui travaillaient sur un chantier minier local, étaient toutes originaires de la Nana-Bakassa. C’est au moment de leur retour qu’ils étaient tombés dans le filet de ces criminels armés à  moins de 10 kilomètres de la ville. Or, après les avoir assassinés, ces bandits armés n’ont rien pris sur leurs victimes, alors qu’elles ont  des sacs à main contenant de l’argent, de l’or, des bracelets en argent, et de téléphone Android. Tout était resté intact, même leurs motos. Les assaillants n’avaient rien pris, ce qui étonne plus d’un.

En interrogeant la population locale, elle accuse en premier les rebelles de 3R. Mais, selon nos informations, les 3R ne sont plus actifs dans ce secteur depuis une année. Par contre les hommes de l’UPC du général  Adamou Ledderi y règnent toujours. On pourrait penser à eux, mais pas avec certitude, car dans cette région, il y’a une multitude des hommes armés qui y commettent des exactions, même des étrangers.

N’oublions pas aussi les hommes de Wagner qui patrouillent sans cesse dans la région. Ils pourraient aussi en être auteurs de ces actes criminels car ils ne veulent voir des Centrafricains travailler sur des chantiers miniers.

Affaire à suivre.

 

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La Banque mondiale indique qu’elle « ne soutient pas l’initiative cryptographique de la République centrafricaine »

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Bangui (CNC  – L’institution financière multilatérale pointe le manque de transparence entourant le projet de « crypto hub » porté par les autorités centrafricaines, et s’interroge sur ses effets sur l’inclusion financière et les finances publiques du pays.  

Le vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'ouest et centrale, Ousmane Diagana
Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana

 

La Banque mondiale s’est déclarée, ce mercredi 25 mai, « préoccupée » par le projet de centre d’investissement en bitcoins annoncé par la présidence de la République centrafricaine.

« Nous avons des préoccupations concernant la transparence du projet ainsi que sur ses implications potentielles pour l’inclusion financière, le secteur financier et les finances publiques en général, en plus des aspects environnementaux », a déclaré un porte-parole de la Banque mondiale, cité par Bloomberg.

L’institution a également relevé le manque de coordination avec les autorités de régulation du secteur financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

« Il est important que les institutions régionales concernées telles que la Banque centrale commune aux pays de la CEMAC et les autorités bancaires soient pleinement consultées, et restent aux commandes », a ajouté la Banque mondiale.

 

Alors que le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a évoqué dans un tweet annonçant le lancement du hub d’investissement en cryptomonnaies un prêt de 35 millions de dollars de la Banque mondiale destiné à financer la numérisation du secteur public, la Banque mondiale a clairement indiqué qu’elle « ne soutient pas l’initiative cryptographique de la République centrafricaine ».

Le chef d’Etat avait annoncé, dans un communiqué publié dans la soirée du lundi 23 mai, le lancement imminent d’un centre d’investissement « légal » en bitcoins, appelé SANGO. Il n’a pas cependant révélé sur sa date d’ouverture ou son mode de fonctionnement.

Le President Prof. Faustin-Archange Touadéra va bientôt lancer le projet “#SANGO – The First Crypto Initiative”, une bonne nouvelle pour la République #centrafricaine et la loi de crypto-monnaies. #rca

Le communiqué de presse est publié.#actualites #actualité #actu pic.twitter.com/BtNCPKRPYR

— Faustin-Archange Touadéra (@FA_Touadera) May 25, 2022

La Centrafrique, dont le PIB est estimé à 2,3 milliards de dollars et où le taux de pénétration d’Internet est d’environ 11%, est devenue en avril dernier, le premier pays d’Afrique et seulement le deuxième au monde (après le Salvador) à adopter le Bitcoin comme monnaie officielle.

Au lendemain de cette adoption, le Fonds monétaire international (FMI) a appelé à « ne pas voir le Bitcoin comme une panacée contre les défis économiques auxquels l’Afrique fait face ».

Lire aussi:

24-05-2022 – La Centrafrique lance le premier centre d’investissement « légal » en bitcoins en Afrique

 

Centrafrique : Inquiétude à Bossangoa, les rebelles sont signalés dans les parages

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Bangui (CNC) – Située à 305 kilomètres au nord-ouest de Bangui, la ville de Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’ouham, est depuis deux jours replongés dans la psychose. Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) se rapprochent dangereusement de la ville. Leur présence est désormais signalée dans les parages.

Pancarte de Bienvenue à l'entrée de la ville de Bossangoa
Pancarte de Bienvenue à l’entrée de la ville de Bossangoa

 

Désormais, c’est l’inquiétude qui domine à Bossangoa. Plus d’un an après la reprise de la ville par les soldats FACA et leurs alliés ruses et rwandais, les populations locales sont à nouveau plongées dans la psychose d’un éventuel retour des rebelles de la CPC.

Ainsi, le mardi dernier, sur la route de Nana-Bakassa, à 7kilomètres, on signale leur présence massive en train de rôder autour de la ville de Bossangoa.

Aussitôt, la panique s’empare de la population, les transporteurs également. Depuis deux jours, les circulations sur l’axe Bossangoa – Nana-Bakassa  sont largement perturbées, et les activités tournent au ralenti.

« Moi je suis venue à Nana-Bakassa pour me soigner traditionnellement. Je dois rentrer cette semaine à Bangui, mais il n’y a plus des transports. Les conducteurs ont peur. J’ai appris également que les rebelles de la  CPC sont sortis massivement à 9 kilomètres de Bossangoa. Même les taxis motos ont aussi peur de venir à Nana-Bakassa », témoigne  Roseline, une enseignante de primaire à Bangui, partie à Nana-Bakassa pour se soigner.

Pour l’heure, les forces de l’ordre tentent de rassurer la population en multipliant des patrouilles musclées dans la ville ainsi qu’aux alentours.

 

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Message de l’Association Action Solidaire délivré à l’occasion de la journée mondiale consacrée à l’hygiène menstruelle.

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Message de l’Association Action Solidaire délivré à l’occasion de la journée mondiale consacrée à l’hygiène menstruelle.

 

Centrafricaines, Centrafricains,

Ce samedi 28 mai sera la journée mondiale de l’hygiène menstruelle à cette occasion nous membre de l’Association action solidaire souhaiterions délivrer un message.

La communauté internationale commémore chaque 28 mai, une Journée mondiale consacrée à l’hygiène menstruelle et notre pays la République Centrafricaine la célèbre cette année de manière officielle.

L’instauration de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle remonte à 2014. Son but est de rompre le silence et à diffuser l’information pour permettre à la communauté en générale et à la communauté scolaire en particulier de communiquer et d’échanger sur l’amélioration de la gestion  de l’hygiène menstruelle.

Cette journée a aussi pour but d’interpeller les décideurs afin d’améliorer les infrastructures sanitaires en milieu scolaire dans le but d’augmenter la fréquentation scolaire des filles, leur participation et leur maintien à l’école, même pendant leurs règles.

En effet, plusieurs d’entre vous s’interrogent pourquoi le choix du jour, le 28ème du mois, a été effectué en pensant à la durée moyenne d’un cycle menstruel. Le mois de mai est quant à lui le 5ème de l’année, soit le nombre de jours moyen de la durée des règles.

Chaque jour, environ 800 millions de filles et de femmes, en âge de procréer ont leurs règles à travers le monde – une réalité biologique universelle, pourtant entourée de tabous et synonyme de vulnérabilité accrue pour de nombreuses personnes. Les menstruations sont une question de santé, de droit et de dignité, d’égalité et de sécurité.

Aussi, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) indique qu’en Afrique, 66% des filles ne disposent pas d’une bonne information sur la menstruation avant d’être confrontées à leurs premières règles, ce qui rend l’expérience négative, et parfois traumatisante. La même source indique que sur le continent africain, une fille en âge de scolarisation sur dix s’absente régulièrement de l’école pendant ses règles.

Cela démontre que la précarité menstruelle est une réalité quotidienne pour les jeunes filles et jeunes mères en Centrafrique. Ces dernières éprouvent effectivement des difficultés d’accès aux protections hygiéniques pour une hygiène décente. Aujourd’hui, les tabous autour des règles sont encore bien présents dans notre société. Le manque d’information, mais aussi les préjugés viennent accentuer les inégalités aux protections, mais aussi à l’accès aux soins ou encore la prise en compte de la précarité menstruelle dans divers aspects de la vie des personnes menstruées (études, travail etc.).

Face à tout cela, la problématique de la question de la lutte contre la précarité menstruelle en Centrafrique doit être considérée comme l’affaire de tous, pas seulement celle de femmes, et cela passe toujours et encore en priorité par la communication. Le but, c’est d’avoir une approche intégrée, de mener à la fois des actions en matière de formation, d’hygiène et d’éducation. Il y a aussi la sensibilisation à travers des campagnes qui traiteront de l’hygiène menstruelle.

Nous membres d’Action Solidaire disons qu’aucune femme ne devrait avoir à s’inquiéter pour sa prochaine protection périodique. « L’accès aux protections périodiques est un enjeu de santé, de solidarité mais également d’égalité des chances car la précarité menstruelle impacte directement la réussite scolaire des collégiennes et des lycéennes qui en sont les victimes. Acheter des protections périodiques est une réelle source d’inégalité que nous ne souhaitons plus occulter. En nous attaquant directement, avec le Ministère de l’éducation nationale à ce tabou au sein des écoles, nous souhaitons lutter définitivement contre la précarité menstruelle.

Cette journée du 28 mai 2022 vise à sensibiliser, à communiquer et échanger sur l’amélioration de la gestion de l’hygiène menstruelle. Elle a aussi pour but d’interpeller les décideurs afin d’améliorer les infrastructures sanitaires en milieu scolaire pour augmenter, la fréquentation scolaire des filles, leur participation et leur maintien à l’école, même pendant leurs règles.

“Il y a une prise de conscience de nos autorités. Par contre, la route de ce qui reste à faire est longue : accès à bas coût des protections périodiques (idéalement subventionnés), éducation dans les collèges à propos des règles et de la bonne utilisation des protections périodiques internes et externes, locaux adéquats pour pouvoir en changer.

Action Solidaire souhaite que des actions concrète soient mise en Place pour les jeunes filles collégiennes et lycéennes mais aussi celles dans l’arrière-pays qui n’ont pas les moyens nécessaires pour s’acheter les serviettes hygièniques. Une politique des serviettes hygiéniques subventionnées doit être mise en place sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

Cette subvention pourra se faire via le centre de santé Scolaire pour la ville de Bangui et les formations sanitaires pour les provinces.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

 

 

Centrafrique : nouvelle scène de violences sur un chantier minier dans la Vakaga. Deux personnes tuées, plus de 100 motos emportées

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Bangui (CNC) – La scène criminelle s’est produite sur un chantier minier à Ndah, une localité située dans la préfecture de la Vakaga, non loin du soudan et du Tchad, au nord-Est de la République centrafricaine. Les auteurs, vous les connaissez, c’est toujours les mercenaires de la société russe Wagner, accusée par l’ONU, la France et les États-Unis d’avoir fait le jeu criminel et stratégique du Président russe Vladimir Poutine en Afrique.

centrafrique.org/centrafrique-nouveau-massacre-dans-la-vakaga-un-bilan-humain-terrifiant/deux-hommes-de-wagner-en-operation/” rel=”attachment wp-att-54332″ data-wpel-link=”internal”>Deux hommes de Wagner en opération
Deux mercenaires de Wagner en opération

 

Selon des témoignages recueillis auprès de quelques survivants de cette offensive meurtrière des Mercenaires russes menée dimanche 22 mai sur le chantier de Ndah, vers Gordile, des centaines de personnes ont fui cette localité aurifère pour se réfugier dans des villes voisines. Les survivants accusent le groupe Wagner d’avoir tué au moins 5 personnes, et confisqué plus de 100 motocyclettes des particuliers. D’après eux, les petits chercheurs d’or ont perdu également des milliers, voire des millions de dollars d’or et de biens au total.

« Ce que nous avons vu était très brutal et sanglant. Ils ont utilisé des forces agressives et des armes contre les civils, notamment pour tuer les commerçants et les mineurs et piller l’argent et l’or des particuliers », témoigne un survivant joint au téléphone.

Selon des informations recueillies,  ces mercenaires russes seraient venus de Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran. Et ils ne sont pas à leur premier coup. La fois dernière, ils ont massacré une centaine des personnes, dont les Soudanais et Tchadiens, y compris des Centrafricains, le 14 et 18 mars 2022. Et à chaque opération, ces mercenaires Russes utilisent des armes lourdes, notamment des hélicoptères d’attaque, des chars et des véhicules tout-terrain armés.

Joint au téléphone, un chef traditionnel local affirme  à CNC qu’il n’y a aucun groupe armé dans le secteur.

« Au départ, nous avons pensé que les Russes étaient venus dans le secteur à cause de la présence des rebelles. Mais nous les avions tous chassés. Bizarrement, ces mercenaires russes continuent de revenir ici pour tuer les gens, ramasser leur or et diamant ainsi que leur moto. C’est choquant », ajoute – t – il.

Rappelons que le bilan de cette incursion fait état de 5 morts et 12 blessés. Plus de 100 motos ont également été emportées par ces mercenaires de Wagner.

 

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Guerre aux cailloux, Didatien Kossimatchi menace de mener une opération contre les militaires français en RCA

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Bangui (CNC) – Ça y’est. Les mots sont lâchés : « sévices corporels, caillasse des véhicules, kidnapping, etc. ». Didatien Kossimatchi, un membre  du parti au pouvoir, porte-parole centrafricain de la société russe Wagner, organisateur protégé de trouble dmilitaires français ans le pays, vient de passer à la vitesse supérieure.   Il entend désormais s’en prendre non seulement aux intérêts français en République centrafricaine, mais aussi aux certains cadres centrafricains de la banque centrale et au directeur de la BSS. Et l’homme ne s’arrête pas là !

Il exige également l’arrestation et la traduction en justice de certains leaders de l’opposition, accusés à tort d’être impliqués dans la dernière tentative du coup d’État.

route dégradée mbaïki boda dans la lobaye
Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.

 

« Interdiction formelle aux troupes françaises basées à l’aéroport Bangui-M’poko de ne plus sortir hors de leur site respectif jusqu’à leur départ dans les jours qui suivent, faute de quoi ils s’exposeront à de traitements inhumains de la part de la population centrafricaine (sévices corporels, caillasse de leurs véhicules, kidnapping, etc.) », a déclaré monsieur Didatien Kossimatchi.

C’était dans un communiqué de presse que le coordonnateur de la plateforme Galaxy, monsieur Didatien Kossimatchi, a annoncé, fièrement comme un surhomme, une série de mesures radicales contre les intérêts français dans le pays, notamment la société Total, accusés d’être à l’origine de la crise d’hydrocarbure qui secoue le pays en ce moment.

En plus des intérêts français dans le pays, l’homme s’attaque aussi aux hommes politiques de l’opposition, notamment Martin Ziguélé, Dologuélé, Abdoul Karim Meckassoua, Nicolas Tiangaye.  Faute de quoi « les victimes seront les justiciers ». Ceci dit, lui et sa milice de requins vont les traquer un à un.

Et ce n’est pas tout, l’homme s’attaque aussi à tous ceux qui s’opposent à leur monnaie virtuelle, la  « Cryptomonnaie « , devenue depuis le début de la semaine une deuxième monnaie légale en RCA.

 

« La plateforme Galaxy demande sans condition au chef de l’État, de limoger et traduire devant la justice les traitres qui sont impliqués dans l’affaire COBAC à savoir : ANYASSI Narcisse, BENINGA Lionel, TOMBIDAM Denise et OUAZIN Maurice ».

Il « met en garde également le Directeur général de la BSIC d’obtempérer à l’injonction du président de la COBAC ».

Comme si cela ne suffisait pas, il lance un ultimatum d’une semaine pour l’exécution de ces revendications susmentionnées.

Pour de nombreux Centrafricains, monsieur Didatien Kossimatchi n’est autre qu’un semeur de trouble. L’homme de sale boulot du pouvoir. Ce qu’il a dit vient de la présidence et non de lui-même. Donc la solution sera de poursuivre les principaux auteurs du dommage en cas d’agression.

 

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La mainmise de la puissance coloniale russe sur les médias africains et centrafricains.

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Bangui (CNC) – L’intensification de l’influence russe sur les médias africains a pour conséquence la mise en péril des acquis démocratiques sur le continent, et plus particulièrement en Centrafrique.

Touadera et Poutine
Touadera et Poutine

 

L’Institut sud-africain des affaires internationales (SAIIA) a publié en février dernier un rapport intitulé « Russian medias and Africa : exercising softpower », dans lequel il explique notamment comment la Russie cherche à étendre son contrôle sur les médias et les journalistes pour manipuler l’information à son profit, et ainsi poursuivre son retour sur le continent africain qu’elle a amorcé officiellement depuis le sommet de Sotchi en 2019.
Ce rapport fait état des efforts de Moscou pour influencer l’opinion publique sur le continent [qui] ne sont pas négligeables et doivent être considérés comme faisant partie d’une stratégie plus large. (…) Ces efforts sont destinés à faire renaître la Russie en tant que superpuissance d’envergure mondiale. (…) A l’effondrement de l’URSS en 1991, l’Etat russe en faillite s’est retiré de ses engagements en Afrique. (…) Mais l’engagement russe sur le continent a été relancé, notamment après l’annexion de la Crimée en 2014. »

« Celui qui contrôle les médias, contrôle les esprits ». C’est sans aucun doute la principale leçon à retenir de la stratégie d’influence russe.

Selon le Secrétaire Général de Reporter Sans Frontières (RSF), « on revient à une forme de contrôle des médias presque totalitaire, comme au temps du Stalinisme, au sens où les mots sont employés pour dire le contraire ». Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, les autorités russes étouffent les médias, limitent l’accès aux réseaux sociaux et imposent leur propagande. Plusieurs médias indépendants russes ont été contraints de fermer ou de cesser d’émettre en Russie, le but étant d’empêcher les citoyens de connaitre la vraie nature du conflit et éviter une vague de contestation.
La plateforme sociale Facebook a d’ailleurs été bloquée par la Russie pour ses résidents une semaine après le début de la guerre en Ukraine. La loi russe punit dorénavant de 15 ans de prison les médias, journalistes ou citoyens qui emploieraient les mots « guerre » ou « invasion » pour parler du conflit, et qui contesteraient la légitimité du régime totalitaire de Poutine.

Une stratégie d’expansion qui commence par une présence physique…

La stratégie globale de colonisation russe est rendue plus facile, ou tout du moins plus sournoise avec l’étendue d’internet dans le monde.

La Centrafrique est le plus bel exemple de l’expansion de la Russie en Afrique en termes d’influence. Pour s’y implanter, la Russie a d’abord légitimé sa présence en Afrique auprès de l’opinion publique, puis a cherché à déstabiliser ses adversaires dans la région. D’ailleurs pour preuve, toutes les campagnes de désinformation visent les partenaires historiques occidentaux des pays africains.

Les mercenaires de la Société Militaire Privée Wagner dépêchés en Centrafrique fin 2017 pour assurer la sécurité rapprochée du Président Touadéra, contrôlent désormais les mines d’or et de diamants. A la tête de Wagner, Dimitri Outkine, ancien membre du GRU, le service de renseignement militaire russe. Celui qui finance toutes les actions de Wagner, c’est Evgueni Prigojine, toujours vu aux côtés de Poutine.
Les vols, viols, meurtres, tortures, ne sont qu’une partie des états de service de ces mercenaires pour piller les richesses du pays. Les médias et journalistes en font aussi les frais : désinformation, création et financement de médias anti-occidentaux, menaces verbales et physiques vis-à-vis de ceux qui refusent de se soumettre au diktat russe voire assassinats déguisés en accidents, sont autant de faits qui tuent à petit feu les démocraties africaines. Qui d’ailleurs ne se souvient pas de l’assassinat de ces 3 journalistes indépendants russes qui enquêtaient sur le groupe Wagner le 30 juillet 2018, quelques mois à peine après l’arrivée des mercenaires en RCA ?

Et qui se poursuit par une forte présence numérique.

La Russie va ensuite rapidement lancer de virulentes campagnes de désinformation pour « légitimer » sa présence sur le sol centrafricain, et surtout pour en « chasser » ses partenaires unis « par un lien historique et consanguin », selon le maire de la ville de Bangui, Raymond Nakombo.
En Centrafrique, il n’est de secret pour personne que la radio Lengo Sengo et le journal Ndjoni Sango sont contrôlés par les russes puisque tous deux financés par la société Lobaye Invest de Prigojine, et qui diffusent leurs articles mensongers et diffamatoires. Le chef de la communication de Wagner, Aleksander Ivanov, est d’ailleurs à de nombreuses reprises intervenu sur les ondes de la radio Lengo Sengo, pour tenter de légitimer le rôle et la présence de ses mercenaires en Centrafrique.
Les usines à trolls russes s’étendent en Afrique. C’est l’agence russe Internet Research Agency qui fait animer ces faux vrais comptes par des personnes pour mener de grandes campagnes de désinformation. L’usage des médias dans la propagande russe n’est pas nouveau. En 2019, Facebook supprimait des milliers de comptes inauthentiques gérés par la Russie pour relayer à grande échelle sa propagande, et tenter d’influencer positivement l’opinion publique sur les agissements de la Russie. En janvier 2022, Facebook annonçait à nouveau avoir mis fin à une campagne d’influence russe visant l’Afrique sur sa plateforme, qui provenait de Saint Petersbourg et qui visait plusieurs pays d’Afrique.
Pour autant ce réseau de désinformation ne fait que s’amplifier de jour en jour. Il est aujourd’hui implanté à Madagascar, en Centrafrique, au Mozambique, en République démocratique du Congo, mais aussi en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Soudan et en Libye.

Depuis le début de la guerre en Ukraine et le rapatriement des mercenaires de Wagner pour aider les soldats russes, la manipulation des médias centrafricains par les russes a baissé, et tout le monde s’accorde à dire qu’avec cette diminution des actions de manipulations, le pays ne s’en porte que mieux. Mieux encore, les apparatchiks centrafricains, telle la radio Lengo Sengo ou la presse en ligne et papier Ndjoni Sango, sont en train de mourir de leur belle mort n’ayant plus autant d’apports financiers de la Russie qui leurs permettaient d’inonder la Centrafrique de leur propagande et de leurs mensonges.

Alors que la Russie recule au classement mondial de la liberté de la presse en occupant la 155e place, la Centrafrique avance de 25 places, la dépasse et se classe 101e.

Beaucoup sont ceux qui souhaitent voir se terminer l’influence funeste et sinistre de l’appareil colonial russe en Centrafrique et sur le continent, afin que renaisse enfin la démocratie.

 

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Centrafrique, un pays très convoité par la Russie pour ses ressources minières

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Bangui (CNC) – La République centrafricaine, communément appelée la ou le Centrafrique, est très régulièrement épinglée comme l’un des pays les moins favorables pour y faire des affaires, l’un des plus corrompus au monde, sans réelle capacité d’émergence économique, et en tout état de cause dans une situation de guerre civile depuis 2013. Justement c’est dans ce contexte que le chef de l’État centrafricain, après son élection en 2016, s’est vite tourné vers la Russie pour l’aider à faire face aux nombreux groupes armés actifs sur son territoire. C’est ainsi qu’en 2017 – 2018, près d’un millier des mercenaires de Wagner ont été déployés en RCA. Mais cette entente, qui a été organisée autour d’un accord qui déléguait à Wagner dans un premier temps la perception des droits de douane, puis finalement laissait les barbouzes tirer un profit direct des ressources minières, au premier rang desquelles… l’or.

Sur un chantier minier à Carnot, à l'ouest de la République centrafricaine
Sur un chantier minier à Carnot, à l’ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Selon le journal le nouvel économiste , dans le contexte actuel de mise en œuvre des sanctions contre le régime russe, la valeur refuge du métal jaune retrouve tout son sens, dans la mesure où le Kremlin pourra toujours se procurer des ressources non monétaires (donc non gelées) via ce métal. L’or constitue, selon ce journal, en tant que tel, un moyen performant et anonyme de pouvoir commercer avec l’extérieur pour un pays banni du système financier international.

 

L’invasion russe en Ukraine, une occasion d’envahir l’Afrique par des mercenaires. 

 

Alors que la guerre actuelle en Ukraine crée un besoin urgent de liquidités et de réserves d’or pour la Russie, les observateurs pensent que les Mercenaires russes de la société Wagner sont envoyés en Afrique et ont pour objectif d’expulser les mineurs des différentes régions  de la République centrafricaine afin de ramener ensuite l’or et les diamants dans leur pays par des voies de contrebande.

« les entreprises russes  veulent expulser les mineurs traditionnels afin de pouvoir contrôler elles-mêmes les secteurs aurifères en Centrafrique », déclare à CNC monsieur Alin Zoumi, professeur de sociologie à l’Université de Bangui.

Certains pensent que la Russie a confié au Groupe Wagner la promotion de ses intérêts stratégiques en Afrique.

« Il s’agit d’une expansion au rabais, avec une force de mercenaires qui s’allient à ce régime centrafricain jugé impopulaire, criminel, corrompu, autocratique et qui s’empare d’une part importante des richesses naturelles de ce pauvre pays d’Afrique central en contrepartie de ses services de sécurité rendus », affirme Suleiman Baldo.

 

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Centrafrique : la Minusca entend- t – elle réduire son effectif du personnel civil local ?

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Bangui (CNC) – Selon des informations qui circulent depuis plusieurs jours, la Minusca, sur fond de tension avec les autorités de la République centrafricaine, entend réduire drastiquement son effectif civil local de 30 à 40%, voire 50%. Est-ce l’effet de la crise actuelle? Que deviendront ces personnes si elles seront remises au chômage ?

rca-faustin-archange-touadera-un-president-mendiant/le-professeur-faustin-archange-touadera-et-madame-valentine-rugwabiza-representante-special-du-secretaire-general-des-nations-unies-et-cheffe-de-la-minusca/” rel=”attachment wp-att-56323″ data-wpel-link=”internal”>Le Professeur Faustin Archange TOUADERA et madame Valentine RUGWABIZA, Représentante Spécial du Secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca
Le Professeur Faustin Archange TOUADERA et madame Valentine RUGWABIZA, Représentante Spécial du Secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca

 

Le social menacé

 

D’après nos informations, si c’est mesure est mise en exécution, ça serait une nouvelle crise sociale de grande ampleur qui va s’abattre sur le régime en place. Certains parlent même d’une potentielle catastrophe sociale.

Si la Minusca traverse actuellement une crise d’hydrocarbure sérieuse avec une disponibilité limitée des stocks de carburant nécessaires pour mener à bien les activités régulières qui lui sont confiées, elle tente malgré tout de prendre des mesures immédiates pour y faire face et anticiper d’autres crises potentielles. Justement, sur ce point, des informations des sources indépendantes font état d’une nouvelle crise au sein de la mission de l’ONU en rca. Certains parlent même d’une compression des effectifs du personnel civil local en cours. Et si c’est vraiment le cas, ça sera une nouvelle crise sociale dans le pays.

 

Et comment la RCA va-t-elle s’en sortir ?

 

Déjà dans la capitale, certains compatriotes se préparent, avec gaieté, disaient-ils, à acheter des biens mobiliers et immobiliers qui seront bradés par certains potentiels ex-agents qui n’auront plus la capacité financière nécessaire à faire face à leurs obligations sociales. Pendant ce temps, certains agents, très endettés, n’auront plus des moyens à y faire face, vont certainement se suicider comme la seule solution ou quitter le pays. On en a vu déjà dans le passé.

 

Par ailleurs, en mars 2021, le conseil de sécurité avait voté une résolution autorisant l’augmentation des effectifs de la force et de la police de la MINUSCA .

 

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À Abba, les habitants dénoncent le racket systématique sur des barrières tenues par des FACA

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 Bangui (CNC) – Les éléments de forces de défense et de sécurité, déployés dans les villes de province, ont tendance à mettre en place des activités mafieuses de racket de la population dans leur localité, et le phénomène n’est pas près de s’arrêter. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer ce comportement antisocial de nos forces de l’ordre. Mais dans la sous-préfecture de « Abba », dans la Nana-Mambéré, c’est encore plus grave, et devient malheureusement comme une règle.

La ville de Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC
La ville de Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Abba est une sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Mambéré, situé au nord-ouest de la République centrafricaine, en allant vers la frontière du Cameroun. Avec plus de 6000 habitants,  et une infrastructure routière     Délabrée, cette région d’élevage dispose également des vastes mines d’or  et de diamants exploitées par les Chinois et les Russes. Cependant, dans la ville, les soldats de l’armée nationale ont érigé quatre barrières sur les grands axes menant à cette agglomération.  Sur chaque barrière, les usagers :piétons, cyclistes, motocyclistes, routiers, etc. sont tenus de faire de formalités d’usage, c’est-à-dire verser une petite somme d’argent allant de 100 francs CFA à 5000 francs CFA, et ce, pour chaque passage. C’est une règle imposée à la population par les forces de l’ordre.

Mais ce qui est ahurissant, c’est que chaque habitant, qui voudrait se rendre dans sa ferme à la sortie de la ville, est tenu de verser au moins 100 francs CFA à chaque barrière. Ceci est aussi valable pour son retour.

« On pensait que les soldats FACA étaient venus pour nous protéger, mais bien au contraire. Ils sont là pour nous arnaquer, pour nous braquer, pour nous maltraiter», dénonce un habitant en colère contacté par CNC.

« C’est grâce à la formalité que nous survivons ici. Depuis trois mois, on n’a pas reçu  nos primes générales d’alimentation. Si ce n’est pas par la contribution des usagers de route, comment on va tenir le coup? », rétorque un caporal-chef des FACA détaché dans la ville de « Abba ».

Rappelons que pour lutter contre ce phénomène de racket de la population, le gouvernement centrafricain avait instauré un numéro d’appel d’urgence des Mercenaires russes, mais cette mesure à ses limites dans la quasi-totalité de l’arrière-pays. Comme à Abba, les mercenaires russes sont désormais sur des chantiers d’or et de diamants. Ils ne sont plus dans la ville, et il faut en plus connaître le numéro de leur chef pour l’appeler. En plus, l’achat de crédit téléphonique devient luxe dans cette localité retirée de la RCA.

 

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Centrafrique : Soupçon de détournement des fonds de lutte contre la Covid-19  au ministère de la Santé

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Bangui (CNC) – En République centrafricaine, les soupçons de détournement de fonds alloués dans le cadre de la mise en œuvre du plan régional contre la covid-19 en zone CEMAC  planent sur le ministère centrafricain de la Santé publique et de la Population. Certains experts relèvent  des nombreuses irrégularités dans la gestion de ces fonds et exigent un audit indépendant pour y faire la lumière.

 

C’était lors d’une conférence de presse tenue au ministère de la Santé publique et de la Population ce lundi 23 mai 2022   que le docteur Sébastien DACKA , directeur du bureau d’étude en management et santé  avait tenté de justifier l’utilisation des fonds alloués dans le cadre de la mise en œuvre du plan régional contre la covid-19 en zone CEMAC.

Face à la pandémie à coronavirus qui sévit dans le monde, en particulier en Afrique centrale, l’organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC), à travers la commission de la CEMAC, avait bénéficié d’un financement de l’aide globale qui à pour objectif de lancer une campagne de sensibilisation initiée pour susciter la prise de conscience et le changement de comportements à tous les niveaux.  Mais en République centrafricaine, ce fonds aurait été mal géré.

Selon le docteur Sébastien DACKA , directeur du bureau d’étude en management et santé  au ministère de la Santé, des campagnes de sensibilisation auraient été menées, le 14 mai 2022,  dans des mosquées, des églises et dans différents quartiers de la capitale Bangui. Or, de nombreux témoignages recueillis contredisent en bloc les propos du docteur Sébastien DACKA .

« Aucune campagne n’a été menée, sauf des communiqués radio qui passent en boucle », déclare un imam de Bangui.

À la frontière, à Béloko, par exemple, on n’a vu aucun agent du ministère de la Santé mener une campagne de sensibilisation dans cette localité.

Ainsi, certains experts demandent un audit indépendant de la gestion des fonds destinés à la lutte contre le coronavirus. Selon eux, la gestion de ces fonds  est caractérisée par l’absence de pièces justificatives.

« Il faut qu’ils rendent compte de l’argent versé par les partenaires, et même le trésor public au ministère de la Santé au titre du programme de lutte contre le Covid-19. On a constaté de nombreuses irrégularités  », s’alarme c Michel Kembé.

 

 

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République centrafricaine : des milliers de déplacés traumatisés après les violences à Ippy

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Texte par: MSF
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

 

 

Au début de l’année 2022, la sous-préfecture d’Ippy, en République centrafricaine (rca), a été le théâtre de nouveaux affrontements entre les groupes rebelles et les troupes gouvernementales soutenues par des forces alliées. Des milliers de personnes, souvent traumatisées par la perte d’un ou de plusieurs membres de leur famille, ont fui leur village et vivent désormais dans des camps de déplacés.

 

« Quand la violence a débuté, nous avons fui vers le village voisin, mais il a aussi été attaqué et mes trois fils ont été tués, explique Jeremy, qui a rejoint avec sa femme et ses enfants le site de déplacés de Yetomane, à une quarantaine de kilomètres de chez lui. Nous les avons enterrés dans une fosse commune et avons repris la route. Depuis, je n’arrive plus à dormir. »

Olga et Jean-Claude ont quant à eux parcouru près de 140 kilomètres avec leurs six enfants pour arriver sur le site de déplacés de Bogouyo. « Nous avons marché une semaine, avec des vieillards, des enfants, des personnes malades, expliquent-ils. Certains sont morts en cours de route et on a dû abandonner leurs corps dans la brousse, sans pouvoir les enterrer. On les a seulement recouverts d’herbes, tout cela en présence des enfants. Comment vont-ils oublier de pareilles images ? »

En février, MSF a envoyé une équipe à Ippy pour fournir une aide d’urgence aux déplacés comme Olga, Jérémy et Jean-Claude.

« Les besoins essentiels n’étaient pas couverts sur les sites et notre priorité, dans un premier temps, a donc été de limiter le risque de maladies liées à l’hygiène et la qualité de l’eau, explique René Colgo, chef de mission MSF en RCA. Dans cette phase d’urgence, nous avons construit 269 latrines, installé des points d’eau et organisé des distributions de savon et de jerricanes. »

L’installation des points d’eau a permis d’augmenter l’accès à l’eau potable à 15 litres par jour et par personne, alors qu’il n’était que de 1,6 litre avant l’intervention de MSF. Par la suite, d’autres organisations sont arrivées et ont repris en main ces installations, permettant aux équipes MSF de recentrer leur appui sur deux structures de soins locales.

« Des soins de santé de base étaient disponibles pour les déplacés, mais les cas les plus complexes nécessitaient une meilleure prise en charge, notamment pour les enfants et les femmes enceintes, particulièrement à risque, poursuit René Colgo. Nous avons donc mis des équipes et du matériel à disposition pour renforcer les services de pédiatrie et de néonatalogie, la gestion des complications obstétricales et les références vers ces structures de soins. »

En à peine deux mois, MSF a soutenu l’hospitalisation de 381 enfants, dont la plupart souffraient d’une forme grave de paludisme. Nos équipes ont également pris en charge 31 femmes présentant des complications obstétricales directes, accompagné 20 accouchements par césarienne et emmené une dizaine de patients vers Bambari pour des soins plus avancés.

Au début du mois de mai, MSF a lancé à Ippy une campagne de vaccination destinée à assurer une protection vaccinale de base (contre des maladies comme la rougeole, la polio, la fièvre jaune, la méningite, la tuberculose…) à près de 20 000 enfants de moins de 10 ans, ainsi qu’à 9 000 femmes enceintes. Cette campagne, qui s’est accompagnée d’une vaccination contre la covid-19, se poursuivra jusqu’en juillet.

Aujourd’hui, la situation sécuritaire s’est légèrement améliorée dans la sous-préfecture d’Ippy, et les déplacés ont commencé à quitter les sites pour rejoindre leur village ou s’installer en ville. Mais dans une zone marquée par des années d’insécurité chronique et de déplacements, les conditions de vie restent très difficiles et incertaines.

« Les gens quittent les sites, mais les besoins restent immenses dans la zone, avertit René Colgo. Bien avant les dernières vagues de déplacés, l’accès aux soins ou à l’eau était déjà difficilement assuré, et les derniers événements ont exacerbé cela. Beaucoup sont sans ressources, incapables de se payer des soins ou de la nourriture. Certains sont traumatisés par les violences physiques et sexuelles subies lors de leur fuite et par les conditions de vie sur les sites. Un soutien continu est clairement requis. »

« Nous sommes des éleveurs, mais nous avons perdu toutes nos bêtes lors de la fuite, explique André, qui vit avec ses proches sur le site de Foulbé. Ici, nous ne pouvons pas cultiver car, partout où l’on va, quelqu’un vient te dire que tu es sur sa terre et que tu dois partir. Il est même difficile d’aller chercher du bois ou de cueillir des feuilles. Qu’allons-nous devenir ? »

décryptage

Ce sentiment de désespoir et d’incertitude, Olga et Jean-Claude l’expriment également. « L’avenir ? Comment parler de l’avenir quand je ne sais même pas si je vais manger aujourd’hui, explique Jean-Claude. Notre avenir est très flou. On espère juste pouvoir regagner notre village un jour et reprendre la vie à zéro. ». Olga est bien plus pessimiste à ce sujet. Pas question pour elle de repartir. « Il n’y a plus rien là-bas, on y vit dans la peur de se faire attaquer ou de tomber malade. Au village, le centre de santé le plus proche se trouve à plus de 25 km. Mes enfants n’ont jamais été vaccinés, et je ne sais même pas si l’un des enfants du village l’a été un jour. Non, vraiment, je ne me vois pas rentrer au village. »

La situation à Ippy reflète malheureusement celle de bien d’autres localités en RCA, où des décennies de violence chronique ont alimenté l’une des situations humanitaires les plus critiques au monde en termes d’espérance de vie, de mortalité maternelle, de malnutrition et d’accès aux soins. Selon les derniers chiffres de l’Onu, près de 30 % de la population est aujourd’hui réfugiée ou déplacée, et plus de 60 % a besoin d’une assistance humanitaire.

Cryptomonnaie : entrée en vigueur de la loi en RCA, Touadera projette le lancement d’un nouveau projet révolutionnaire

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Bangui (CNC) – Au premier jour de l’application entière sous peine d’une peine de prison de 20 ans et 31 jours après son entrée en vigueur sur l’ensemble du territoire national, la loi sur la cryptomonnaie continue de susciter la suspicion dans le pays. Mais le Président de la République, à travers son Directeur de cabinet, pense pour sa part que cette loi constitue un premier pas sur la voie qui ouvre des opportunités incroyables de développement à notre pays.

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera à Bangui. CopyrightCNC

 

« Bientôt, le Président de la République, chef de l’État, Son Excellence le Professeur Faustin- Archange TOUADERA, lancera le projet « SANGO – The first Crypto Initiative », un projet national destiné à poser un jalon visionnaire sur la carte du monde et créer une opportunité fantastique pour tous ceux qui croient au crypto-investissement », a annoncé monsieur Obed NAMSIO, Directeur de cabinet à la présidence de la République.

D’après lui, le projet « SANGO – The first Crypto Initiative »   sera pour « la République centrafricaine une révolution qui va repositionner l’économie, améliorer les perspectives et changer le destin des citoyens du pays ».

Mais l’homme ne s’arrête pas là! Il dit que « “Pour nous les Centrafricains, l’économie formelle n’est plus une option. Une bureaucratie impénétrable nous maintient bloqués dans des systèmes qui ne nous donnent pas la possibilité d’être performants. La solution était de repenser notre philosophie économique. C’est ce que nous avons fait et la voie qui s’ouvre devant nous s’annonce comme un grand succès pour les citoyens de la République centrafricaine, pour les générations futures, pour nous assurer un avenir prospère et sûr ».

Or, pour de nombreux observateurs centrafricains, « l’arrogance aveugle tue ». Comme disait CMG, “Méfions-nous de nos certitudes”.

« En inventivité dans le mal, ces gens ne manquent jamais d’imagination, le pire est qu’ils ne terminent jamais ceux qu’ils ont commencés. Avec le SangoMachin, attendons de voir », déclare l’écrivain Ben Wilson sur les réseaux sociaux.

Mais pour la commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC), pas question :   toutes transactions liées à cette monnaie électronique dans la zone de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale sont interdites.

 

Une mise en garde qui fâche 

 

Ceci dit, le président Touadera, très remonté contre la position prise par la COBAC pour le stopper dans sa course vers les milliards, ne veut pas se laisser influencer par des paroles écrites et lance, à ce titre, un bras de fer élastique pour tenter de ramener en vie, sa loi sur la cryptomonnaie adoptée mort-né par son parlement, sans avenir si la rca souhaite rester dans la zone CFA d’Afrique centrale.

Pour les autorités centrafricaines, en avant c’est devant. C’est la cryptomonnaie, le Bitcoin ou rien. Cette posture marque un pas géant pour la sortie de la RCA de la zone CEMAC.

 

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Centrafrique : tension entre les mercenaires russes et les soldats FACA à Bria

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Bangui (CNC) – Les deux forces ne se collaborent plus, et ne se croisent plus. Sauf en cas d’urgence absolue. Et c’est inédit. Sur le terrain, le rapport de force est clairement en faveur des Mercenaires russes qui ne combattent désormais qu’avec les SMP-Balaka, communément appelés les « russes noirs ». Les soldats FACA, de leur côté, refusent de manœuvrer au côté des mercenaires russes qu’ils les accusent de ne pas avoir aucun respect envers eux.

centrafrique.org/enfin-les-soldats-faca-sont-de-retour-a-bria-les-populations-tres-septiques/entree-des-soldats-faca-a-bria-le-24-septembre-2019-banafio/” rel=”attachment wp-att-32219″ data-wpel-link=”internal”>Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire le 24 septembre 2019.
Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire

 

Comme vous pouvez malheureusement le constater, les soldats FACA, détachés à Bria,  sont désormais basés autour de l’aéroport, les mercenaires russes dans le bureau de BADICA, tandis que les SMP- Balaka communément appelés « russes noirs »  sont basés au bureau de la direction régionale des mines.

Mais depuis l’arrestation en juillet 2021 du capitaine  Kambassio Marcel, ancien commandant du détachement militaire à Bria, puis du tabassage de certains de ses éléments par les mercenaires russes, le courant ne passe plus entre ces derniers. Avec l’arrivée du nouveau commandant du détachement militaire, c’est la rupture totale. Les FACA ont pris de nouvelles mesures pour éviter d’être maltraités à nouveau par les mercenaires russes.

 

Des mesures de distanciation sociale prises.

 

Entre autres mesures prises par le nouveau commandement des FACA déployé à Bria : détacher leur base proche de l’aérodrome; se déplacer en groupe et  éviter de patrouiller ensemble avec les mercenaires russes.

Mais les mercenaires russes, de leur côté, disent que les soldats FACA ne sont pas courageux sur le terrain. Pour tenter de combler le vide, ils faisaient recours aux miliciens Anti-Balaka faction Touadera  communément appelés les « russes noirs ».  Ils les ont basés dans le bureau de la direction régionale des mines. Désormais, c’est avec eux qu’ils patrouillent ensemble dans la ville.

Même le dernier affrontement opposant les rebelles aux soldats FACA à Ouadda, les mercenaires russes ont catégoriquement refusé d’aller au renfort. Ils disent qu’ils étaient en sous-effectif, tandis que d’autres parlent d’un problème de carburant.

Affaire à suivre.

 

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