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L’union européenne s’apprête à sanctionner le groupe Wagner en République centrafricaine

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans  un communiqué du parlement européen, les députés condamnent avec la plus grande fermeté les crimes odieux commis par une organisation paramilitaire russe, le groupe Wagner, et par des entités militaires privées connexes dans diverses zones de conflit. D’après ces députés, l’État russe semble porter la responsabilité du financement, de la formation, de la gestion et du commandement opérationnel de ces groupes paramilitaires. Ajoutant  que les activités du groupe Wagner correspondent à l’extension de l’influence de la Russie dans les zones de conflit.

Ci-dessous le communiqué du parlement européen.

Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko
Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko

 

Communiqué de presse SESSION PLÉNIÈRE

  • L’UE doit sanctionner l’organisation paramilitaire russe baptisée groupe Wagner
  • La Somalie est au bord d’une catastrophe humanitaire
    • Le gouvernement camerounais et les forces séparatistes doivent relancer immédiatement les pourparlers de paix

Jeudi, le Parlement a adopté trois résolutions évaluant les violations des droits de l’hommes commises par le groupe Wagner, les atrocités en Somalie et la situation au Cameroun.

Violations des droits de l’homme par des entreprises militaires et de sécurité privées, notamment le groupe Wagner

Les députés condamnent avec la plus grande fermeté les crimes odieux commis par une organisation paramilitaire russe, le groupe Wagner, et par des entités militaires privées connexes dans diverses zones de conflit. L’État russe semble porter la responsabilité du financement, de la formation, de la gestion et du commandement opérationnel de ces groupes paramilitaires, estiment les députés, tout en soulignant que les activités du groupe Wagner correspondent à l’extension de l’influence de la Russie dans les zones de conflit. Le groupe Wagner, et d’autres entreprises de sécurité dirigées par la Russie, devraient être considérés comme agissant pour le compte de l’État russe, insistent les députés.

La résolution note que le groupe Wagner est présent dans de nombreux conflits dans le monde, notamment en Ukraine, en Syrie, au Soudan, au Mozambique, en Libye, en République centrafricaine et au Venezuela. Compte tenu de leurs antécédents de violations, les députés se félicitent de la déclaration faite par le Chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, sur l’adoption imminente de sanctions ciblées de l’UE à l’encontre des “personnes et entités pertinentes affiliées au groupe Wagner”, ainsi que des personnes et entités travaillant avec eux. Ils demandent que ces sanctions comprennent des interdictions de voyager et des gels d’avoirs pour les agents du groupe Wagner.

En outre, la résolution exhorte instamment tous les pays utilisant les services du groupe Wagner et de ses affiliés, en particulier la République centrafricaine, de couper tout lien avec le groupe et ses employés. Elle demande à la Commission européenne de veiller à ce que les fonds de l’UE ne puissent, en aucun cas, être utilisés par les pays bénéficiaires pour financer des sociétés militaires privées dont le bilan en matière de droits de l’homme est si terrible.

Le texte a été adopté par 585 voix pour, 40 contre et 43 abstentions. Pour plus de détails, la version complète sera disponible ici (25.11.2021).

La situation en Somalie

Le Parlement exprime sa profonde inquiétude face à la détérioration de la crise humanitaire en Somalie. Les députés condamnent toutes les violations et les abus des droits de l’homme et les attaques indiscriminées contre les civils, les travailleurs humanitaires, les journalistes, les agents électoraux et la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) par des groupes terroristes, notamment Al-Shabaab.

La résolution rappelle que la stabilité et la paix durables en Somalie ne peuvent être obtenues que par l’inclusion sociale et la bonne gouvernance. Elle appelle donc les dirigeants du pays à redoubler d’efforts pour achever le processus électoral du pays et finir d’organiser des élections inclusives et crédibles pour la Chambre basse du Parlement avant la fin de cette année. Plus le processus électoral est retardé, plus les ressources seront détournées des priorités nationales importantes, telles que la réponse aux urgences humanitaires, soulignent les députés.

La Somalie est au bord d’une catastrophe humanitaire, avec environ 5,9 millions de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire et plus de 2,7 millions de personnes confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire d’urgence dans le pays, notent les députés. Ils demandent à l’UE, à ses États membres et à ses partenaires internationaux d’augmenter immédiatement l’aide humanitaire et de fournir une assistance supplémentaire à la réponse du pays au COVID-19, en particulier par le partage des vaccins et la fourniture de fournitures médicales essentielles.

Le texte a été adopté par 625 voix pour, 6 contre et 55 abstentions. Pour plus de détails, la version complète sera disponible ici (25.11.2021).

La situation des droits de l’homme au Cameroun

Les députés sont très préoccupés par la situation des droits de l’homme au Cameroun. La résolution note que le pays est confronté simultanément à un certain nombre de défis politiques et sécuritaires, notamment les menaces du groupe terroriste Boko Haram dans sa région de l’Extrême-Nord et une rébellion séparatiste armée interne qui se poursuit depuis près de cinq ans dans ses régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ce dernier conflit entre les milices et les autorités de l’État a fait des milliers de victimes, donné lieu à des abus odieux et conduit à une véritable crise humanitaire dans les régions anglophones du Cameroun.

Le Parlement invite instamment le gouvernement camerounais et les dirigeants politiques et militaires des groupes séparatistes à convenir d’un cessez-le-feu humanitaire et encourage les parties au conflit à convenir de mesures de confiance, telles que la libération des prisonniers politiques non violents et la levée du boycott des écoles. Les députés invitent le gouvernement du Président Paul Biya et les séparatistes anglophones à reprendre immédiatement les pourparlers de paix, tout en plaidant pour que la communauté internationale, en particulier l’Union africaine, les États d’Afrique centrale et l’UE, contribue à faciliter le dialogue en proposant d’assumer un rôle de médiation.

La résolution demande également aux autorités camerounaises de cesser de traduire des personnes devant des tribunaux militaires, en particulier des civils, de prédéterminer les résultats et d’imposer la peine de mort, ce qui est illégal au regard du droit international relatif aux droits de l’homme. Les députés rappellent au Cameroun qu’il doit faire respecter le droit de tous les citoyens à un procès équitable devant des tribunaux indépendants et que les tribunaux militaires ne devraient pas avoir compétence sur la population civile.

Le texte a été adopté par 614 voix pour, 32 contre et 40 abstentions.

 

Rédaction

 

Une base d’Un mouvement politico-militaire tchadien détruite par les mercenaires russes au nord de la Centrafrique

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon un communiqué de presse rendu public par le Conseil national pour la Libération du Tchad (CNLT), un mouvement politico-militaire tchadien, l’une de sa base installée sur le territoire centrafricain, plus précisement Dans la localité de pont KOGI, situé à proximité de ville frontalière de GORÉ,  estimé à 200 kilomètres au sud du Tchad a été attaquée par les Mercenaires russes de la société Wagner. D’après ce communiqué, au moins 27 combattants du CNLT ont été tués ainsi qu’une centaine des civils tchadiens.

La base du CNLT détruit par les mercenaires russes au nord de la République centrafricaine
La base du CNLT détruit par les mercenaires russes au nord de la République centrafricaine

 

Selon le CNLT , ce carnage sanguinaire et inhumain est survenu le 17 novembre 2021, et ce, malgré sa note adressée au chef de l’État centrafricain en date du 3 novembre 2021 à travers la chancellerie centrafricaine à Ndjamena, puis une seconde lettre de la même date est adressée également au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies à Bangui, sollicitant son intervention auprès des autorités centrafricaines afin d’accorder au Conseil national pour la Libération du Tchad (CNLT) une autorisation pour rassembler ses combattants estimés à 6500 qui c’est trouvent sur le territoire centrafricain dans le cadre de la préparation de leur éventuel retour au pays sous l’entière supervision de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour stabilisation en Centrafrique (Minusca) et des forces armées Centrafricaines (FACA). Selon le CNLT, Plusieurs copies de ces deux lettres ont été envoyées  au président du CMT à Ndjamena; Président de la commission de l’union africaine à Addis Abeba; à la Délégation de l’Union européenne au Tchad; à l’Ambassadeur de la France au Tchad; à l’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Tchad; au Président du Comité technique Spéciale du Dialogue inclusif.

« Les Autorités centrafricaines sont tenues responsables pour les massacres des citoyens tchadiens survenus ces jours dans la localité de PONT KOGI en territoires Centrafricaine , a indiqué le CNLT dans son communiqué. .

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : nouveau massacre de la communauté des éleveurs par les mercenaires russes dans l’Ouest

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon le témoignage de la seule rescapée, l’attaque a eu lieu  mardi dernier dans le village Godawa, situé à 34 kilomètres de Dilapoko sur la route Noufou  – Gamboula, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, à l’ouest de la République centrafricaine.

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Un mercenaire russe posté contre deux maisons des villageois lors d’un combat avec les rebelles

 

Selon l’épouse de l’une des victimes, la seule rescapée interrogée par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique, dans leur campement attaqué par les Mercenaires russes et les soldats FACA, il y’avait  lui et son mari, ses quatre beaux-frères, et leurs femmes ainsi que leurs trois enfants. Le jour de l’attaque, elle est partie dans la brousse pour faire des travaux quand les mercenaires russes et les soldats FACA les ont tous massacrés un à un ainsi que des moutons et des veaux. Mais à son retour dans le campement, elle ne faisait que constater les dégâts. Prise de panique, elle s’est empressée de quitter la localité quand elle avait croisé les mêmes mercenaires russes et les soldats FACA qui ont massacré sa communauté. Ils ont tenté en vain de la neutraliser en faisant des tirs sur elle. Heureusement elle s’est échappée belle en franchissant la frontière vers le Cameroun. Et c’est de là que nous l’avons rencontré.

Ce nouveau massacre impliquant les mercenaires russes et les soldats FACA intervient un mois et demi après la publication de la conclusion du premier rapport de la commission d’enquête spéciale mise en place  au mois de mai dernier. Dans ce rapport, les enquêteurs ont imputé une partie des exactions sur la population aux mercenaires russes de la société Wagner qui appuient les soldats FACA dans leur offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement. Mais pour la société Wagner,  le fait d’épingler ses hommes dans ce rapport fragilise leur stratégie d’extension  en Afrique.  Et donc il faut à tout prix contrecarrer et imposer un autre rapport fabriqué. C’est pourquoi, le procureur général près tribunal de grande instance de Bangui, le magistrat Éric Didier Tambo avait déclaré dans les radios que les travaux de la commission se poursuit, et que les détails seraient publiés prochainement. Une histoire de minimiser l’implication des mercenaires russes dans ces exactions.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : désormais, le russe va concurrencer le français, l’espagnol et le chinois à l’université

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Contrairement aux chinois et espagnol, le russe sera enseigné dès la première année de licence, et ce, jusqu’en première et deuxième année de Master, selon le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

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Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

D’après les directives faites par le Président de la République lors du conseil des ministres, la langue russe va désormais concurrencer le français, le chinois et l’espagnol dans les écoles, mais aussi à l’université, alors que  la République centrafricaine est soutenue par Moscou dans sa guerre contre les rebelles qui, eux, sont appuyés par Paris, selon les proches du chef de l’État.

D’après les propositions faites par le chef de l’État, la langue  russe ne sera pas  offerte au choix  aux étudiants. Ça sera une matière obligatoire qui sera enseignée à la place de l’espagnol dont les profs se font rares dans le pays. Mais contrairement à l’espagnol et le chinois, le russe sera enseigné dès la première année de licence jusqu’au master.

Le ministre de l’Enseignement supérieur a aussi indiqué que la prochaine année, c’est-à-dire 2022 – 2023,  son ministère aura terminé tous les préparatifs pour enseigner la langue russe à l’université de Bangui : de la mise au point des programmes à la formation des enseignants. Justement, concernant les enseignants, le ministre de l’Enseignement sera à Moscou dès le mois de janvier prochain pour rencontrer son homologue russe pour en débattre, et voir dans quelle condition des coopérants russes seront envoyés en République centrafricaine comme enseignants.

On ignore si le ministre de la défense, invité à Moscou,  et son collègue de l’enseignement, invité aussi à Moscou,  seront dans le même avion pour aller en Russie en janvier prochain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : l’ouverture des travaux du terrain de basket-ball de l’école Koudoukou à Bangui

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La mission logistique française à Bangui finance la reconstruction du terrain de basketball de l’école Koudoukou, dans le troisième arrondissement de Bangui. La pose de la première pierre a eu lieu mardi 23 novembre 2021 par le commandant en chef de la Mislog, le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE.

Pose de la première pierre par le lieutenant-colonel DEBESSE et l'honorable MAHAFOUZ

 

Le député de la première circonscription du troisième arrondissement de Bangui, l’honorable Mahamat Zacari Yaou  parle de l’importance de cette aire de jeu pour la jeunesse du troisième arrondissement :

« Aujourd’hui,  voir les travaux démarrés, c’est un ouf de soulagement pour nous. Vous savez, je dispose d’une double casquette. Je suis votre député de la première circonscription du troisième arrondissement, en même temps membre du club des vétérans du troisième arrondissement. Nous avons longtemps demandé le retour de la paix dans le troisième arrondissement à travers le sport. Mais le seul problème, nous n’avons qu’un seul terrain.  Depuis, nous avons demandé du financement pour la construction du deuxième terrain. C’est ainsi que le 24 août 2021,  nous avons appelé le département de la mission logistique française pour solliciter leur appui pour la construction d’un nouveau terrain après tous les problèmes qu’a connus le pays. Nous avons besoin d’une nouvelle aire de jeu pour la réconciliation.  C’est ainsi que la mission logistique française nous a donné son accord une semaine plus tard.  Je remercie le département logistique français ainsi que le club des vétérans », a déclaré le député Mahamat  Zacari Yaou  .

Prenant la parole, le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE tenait à souligner le caractère symbolique du lieu ainsi que son importance pour la jeunesse centrafricaine.

  « L’école KOUDOUKOU porte le nom d’un illustre officier centrafricain engagé dans l’armée française. Ce héros a combattu dans les rangs de l’armée française au cours de première et seconde guerre mondiale avec honneur et courage pour un monde meilleur et libre. Le bâtiment État-major de la MISLOG-Bangui porte son nom. Puissent son courage, son sens des valeurs et son abnégation inspirer les enfants de l’école qui porte fièrement son nom.

 

Cette première pierre que nous allons poser ensemble symboliquement scelle notre volonté commune d’œuvrer pour la jeunesse centrafricaine. Comme vous le savez, le détachement de liaison et de contact à la population de la MISLOG-Bangui œuvre au quotidien au profit de la population et en particulier de la jeunesse afin de participer au développement de la Centrafrique », martèle  le lieutenant-colonel Thomas Debesse.

D’après lui, « Les militaires français contribuent à fédérer la jeunesse grâce aux valeurs sportives. Ces valeurs qui unissent les jeunes banguissois à travers les épreuves et qui leur permettent de se dépasser voire de se surpasser. C’est dans l’effort qu’une nation se construit, nous ne devons compter que sur nous-même et non sur les autres pour surmonter et faire face aux épreuves qui peuvent que nous sembler parfois insurmontables. Ce terrain de basket sera le vôtre, ce sera un lieu de rassemblement pour tous les sportifs du 3ème arrondissement ».

L’ouverture de ce terrain de basketball au public est prévu dans une semaine, selon le député Mahamat Zacari Yaou  .

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les États-Unis annoncent 8,9 millions de dollars de soutien supplémentaire à la République centrafricaine

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Bangui, 26 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’Agence américaine pour le développement international (USAID) fournira une aide humanitaire supplémentaire de 8,9 millions de dollars à la population de la République centrafricaine. Cette annonce fait suite à l’appel téléphonique du 23 novembre de l’administratrice de l’USAID, Samantha Power, avec le président Faustin-Archange Touadéra.

 

Le conflit armé et le refus de l’accès humanitaire ont entraîné une aggravation des besoins humanitaires et laissé environ 2,6 millions de personnes face à une insécurité alimentaire aiguë.  Des millions de personnes en RCA ont besoin d’une aide humanitaire urgente.

 

Ce financement supplémentaire des États-Unis permettra d’acheter des mois d’aide alimentaire et de traitement médical vital pour 62 000 enfants, mères et soignants souffrant de malnutrition.  Il soutiendra la réhabilitation des routes pour améliorer l’accès aux populations difficiles à atteindre.  Il aidera 722 000 Centrafricains déplacés à avoir accès à des abris d’urgence et à des latrines sûres.  Le financement permettra également de fournir soutien psychosocial aux survivants de l’exploitation et des abus sexuels.

 

Les États-Unis sont fiers d’être le plus grand donateur d’aide humanitaire de la République centrafricaine – une assistance vitale qui a aidé de centaines de milliers de Centrafricains.

 

Les Etats-Unis remercient sincèrement le Président Touadéra et le gouvernement centrafricain pour leur engagement.  Nous travaillons ensemble pour une République centrafricaine plus pacifique, plus forte et plus prospère.

 

 

RCA : l’évaluation de la mise en œuvre du premier fonds fiduciaire de l’Union européenne   

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Bangui, 25 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Créé en juillet  2014, le premier fonds fiduciaire de l’Union européenne post-crise, « le Fonds Bêkou » en fin d’exécution, a été évalué du 24 au 25 novembre 2021 à Bangui par le gouvernement, les partenaires nationaux et internationaux de mise en œuvre des programmes financés et les bénéficiaires des terrains.  

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De gauche à droite Jacqueline Mardozein, représentante du ministre de l’économie , Douglas Darius Carpenter , ambassadeur de l’UE en Centrafrique et Enrique
De Loma Ossorio Friend , gestionnaire du Fonds Bêkou. Photo CNC

 

Avant d’amorcer une nouvelle programmation, qui financera l’action extérieure de l’Union européenne de 2021 -2027, l’heure est actuellement à l’évaluation du premier Fonds fiduciaire européens « Fonds Bêkou », qui arrive déjà en terme.

Les objectifs  de cet atelier de capitalisation qui s’est tenu du 24 au 25 novembre 2021 à l’Alliance Française de Bangui, visent à tirer les enseignements de sept années aux côtés de la population centrafricaine  afin de pouvoir utiliser les leçons apprises dans la nouvelle programmation de l’Union européenne en République centrafricaine, mais aussi, de mieux réfléchir sur les forces limites de tels mécanismes, leurs avantages comparatifs et leurs faiblesses.

Selon Enrique De Loma Ossorio Friend , gestionnaire du Fonds Bêkou, dans sa présentation a déclaré que plus de 293 millions d’euros ont été injectés entre 2014 et fin 2020 à travers une trentaine de partenaires ONG, agences de développement des Etats membres de l’Union européenne et l’ONU, bureau de consultants, à la fois sur les projets opérationnels dans les différentes régions ciblées par le Fonds et en assistance technique permanente auprès des institutions centrafricaines afin de soutenir les populations dans les secteurs liés à la résiliences, notamment la sécurité alimentaire et la santé, l’appui à la récréation d’Etat capable d’assurer les services de base.

« Près de 55% de la population bénéficie du Fonds Bêkou »

D’après Douglas Darius Carpenter, Ambassadeur de l’Union européenne en Centrafrique, affirme que depuis sa création, les programmes financés par le Fonds fiduciaire de l’UE ont bénéficiés à plus de 2 800 000 personnes en République centrafricaine, soit près de 55% de la population.

« Le bilan est  positif »

Le gouvernement estime que les programmes réalisés à travers le Fonds Bêkou ont impacté positivement sur les populations centrafricaines. Jacqueline Mardozein, coordonnatrice de la CAONEF (Cellule d’Appui à l’Ordonnateur National du FED), avoue que l’impact du Fonds Bêkou a été réel et son accessibilité facile de ce Fonds a permis à une grande de la population d’avoir accès à des soins, à des activités génératrices de revenus et à des actions de sécurisation de leur région.

En 2017, le Fonds Bêkou a initié un processus de planification permettant de mieux aligner les activités financées avec les grands axes stratégiques identifiés par les autorités centrafricaines.

C’est dans ce cadre que le Fonds a reprécisé, au sein de sa stratégie opérationnelle 2019-2020, puis dans le cadre de sa deuxième extension, son engagement autour de trois axes : le maintien d’une présence significative dans les acteurs sociaux, notamment la santé, l’eau et l’assainissement ; la poursuite et l’extension des actions en faveur de la relance économique, y compris le soutien au développement rural, la construction d’infrastructures légères et le renforcement des capacités techniques et professionnels et l’appui au redéploiement de l’Etat et à la réconciliation, particulièrement en accompagnement à l’accord de paix signé en février 2019.

 

La Rédaction

 

 

 

Centrafrique : Communiqué de presse de la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique

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LES JEUNES LEADERS DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE

Bureau  Provisoire

N :001/BP/RPG/21                                                   

 

COMMUNIQUÉ

Bangui, le 25 novembre 2021

Les  leaders de la jeunesse  de  l’opposition réunis plusieurs fois, la première était en la date du 08 novembre 2021, au siège du Parti  de Mouvement de Liberation du Peuple centrafricain (MLPC). Une deuxième rencontre avait lieu  le 25 novembre 2021 au siège du Parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), à l’issue de laquelle, nous avons tous tiré l’idée de la naissance d’une nouvelle plateforme dénommée « jeunes leaders de l’opposition démocratique » en abreviant PJLOD. Ceci dans l’optique et la vision politique de défendre la  démocratie et le droit des citoyens en République Centrafricaine.

Mise en place des textes de base et d’un bureau  provisoire pour une durée d’un mois ; le bureau est composé provisoirement de :

      • Coordonnateur : TANZA Saint Cyr
  • Rapporteur General : DOUNDA Aimé
  • Rapporteur General Adjoint : ELIEN NGUENISSARA MI YAZERE Arsène Regis
  • Porte Parole Chargé de la Communication : OUAMBETI WICKOG Georges Kevin
  • Trésorier Général : BAMBO Marthely Evrard
  • Trésorière Adjointe : Clarisse Josiane Ngoyos

Tous les membres du bureau se sont considérés comme des sensibilisateurs dans leurs pays ou localités respectives.

 

L’objectif primordial de cette coalition est la défense de la démocratie, la défense des citoyens aux questions de sécurité et de la paix dans le pays  ,Veiller  aux respects de la démocratie .

 

Le Coordonnateur

TANZA Saint Cyrr

 

 

 

 

Les favoris pour la Coupe du monde 2022

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L’Équipe de France, l’Argentine, l’Espagne, l’Allemagne, le Brésil… Toutes ces grandes nations ont validé leur ticket pour la Coupe du Monde 2022 sur ce mois de novembre 2022. Tous les plus grands favoris sont d’ores-et-déjà qualifiés, exceptés l’Italie, championne d’Europe en titre, et le Portugal, qui devront passer par les barrages !

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Dans un mois maintenant, la Coupe du Monde 2022 sera lancée au Qatar. Pour la première fois de l’histoire, le Mondial aura lieu au mois de décembre, pour le plus grand malheur des clubs. En effet, les championnats seront obligés de faire un mois d’arrêt en plein hiver pour lâcher les internationaux. Du côté des joueurs, il se pourrait bien qu’on assiste à l’une des plus belles Coupe du Monde en termes de niveau puisque les footballeurs arriveront en pleine forme. Ainsi, sans les enchainements de match et surtout les saisons à rallonge, les plus grandes stars devraient pouvoir offrir leur meilleur football dans les stades climatisés du Qatar.

 

 

Forcément, la première nation attendue sur ce Mondial sera l’équipe de France. Après le sacre en 2018 en Russie, les Bleus vont débarquer avec le statut de champions du Monde et tout le monde voudra les battre et les éliminer. Ainsi, l’équipe de Didier Deschamps devra répondre présente, chose qu’elle n’a pas forcément réussi à faire en 2021 lors de l’Euro. Éliminée dès les huitièmes par la Suisse, la France s’est remise sur pied grâce à la Ligue des Nations remportée en 2021 face à l’Espagne. Ce Mondial devrait être le dernier de Karim Benzema, âgé de 34 ans et qui n’a pas eu la chance de faire celui de 2018 en raison d’une dispute avec Didier Deschamps. Hugo Lloris pourrait également prendre sa retraite internationale après cette compétition. Et forcément, dans le cadre proposé par les paris sportifs sur bwin, la France est favorite pour la Coupe du Monde 2022 : la cote d’une victoire tricolore est de 6,00.

 

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Comme souvent, on retrouve le Brésil dans les favoris. La nation détient le record de titres (5) et dispose toujours d’une équipe capable de jouer les premiers plans. Cette fois, Neymar tentera de porter son pays vers les sommets, comme en 2014 où le Brésil a échoué en demi-finale. La cote d’une victoire brésilienne est à 6,25. L’Angleterre, finaliste de l’Euro et demi-finaliste de la Coupe du Monde, arrive ensuite avec une cote de 6,75. La superbe génération anglaise, menée par Harry Kane, Raheem Sterling, Jadon Sancho ou même Marcus Rashford, doit désormais mettre un point d’honneur à remporter un trophée ! L’Espagne (7,00), l’Allemagne (8,00), l’Argentine (8,00) ou encore la Belgique (8,75) font aussi partie des sérieux outsiders pour soulever le plus beau des trophées. Concernant l’Italie et le Portugal, il faudra passer par la case barrages. Les champions d’Europe 2016 et 2020 pourraient même se rencontrer en finale de ces barrages si le tirage au sort n’est pas clément pour eux. Ainsi, la Seleçao pourrait bien être mis sur la touche de cette Coupe du Monde, ce qui serait un terrible échec pour Cristiano Ronaldo, qui a déjà 36 ans…

Bangui fait son cinéma

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Bangui, 24 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – A l’heure ou le pays tente de se reconstruire, la culture africaine est mise à l’honneur avec la seconde édition du Festival international des films africains et afro descendants : « Bangui fait son cinéma ». Cette dernière se déroule du 20 au 28 novembre, au complexe international Galaxy. La première édition avait rencontré un très grand succès l’an passé selon le parrain de l’événement Michel Gohou, humoriste ivoirien, qui sera à nouveau présent cette année.

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L’artiste ivoirien Michel Gohou Doukrou

 

L’objectif de cet évènement est de valoriser la culture, le cinéma africain, de promouvoir les talents du cinéma mais également de mettre en relation des professionnels du domaine. Au programme, il y aura une conférence-débat, la projection de plus d’une dizaine de films sélectionnés et la remise de prix du jury.

Cravate Digbe, un autre humoriste ivoirien a également confirmé sa présence et invite le grand public à être nombreux : « c’est la première fois que je viendrai sur Bangui, je sais qu’on va s’amuser » a-t-il annoncé en vidéo sur sa page Facebook.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

la Centrafrique négocie-t-elle une nouvelle voie de passage de ses marchandises en transit au Cameroun?

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Bangui, 24 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est ce qu’affirme les médias camerounais. D’après eux, La République centrafricaine (rca) négocie l’acheminement de ses marchandises en transit au Cameroun via le chemin de fer jusqu’à Ngaoundéré.

Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.
Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Selon le journal en ligne Investir au Cameroun, une séance de travail sur le sujet regroupant l’administration douanière camerounaise et une mission économique centrafricaine, constituée d’hommes d’affaires, du directeur du cabinet du ministre des Transports et du président du conseil d’administration (PCA) du Conseil des chargeurs de la RCA s’est tenue à Ngaoundéré le 22 novembre dernier
D’après ce journal, les deux parties envisagent « la signature d’un contrat avec Camrail [le concessionnaire du transport par train au Cameroun] en vue d’utiliser désormais la plateforme ferroviaire de Ngaoundéré pour le passage des marchandises en transit et celles achetées sur le marché local à destination de la RCA ».
Si cette négociation est concluante entre les parties, la RCA va ainsi ajouter une nouvelle voie de passage de ses marchandises en transit au Cameroun. Jusque-là, ce pays est ravitaillé principalement via le corridor Douala-Bangui, sur lequel transitent chaque année plus de 350 milliards de FCFA de marchandises centrafricaines et tchadiennes, selon la douane camerounaise.

D. Y. Ibrahim
Journaliste rédacteur
Tel : 70 13 39 97
Alain Nzilo
Directeur de publications
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La Russie annonce une nouvelle dotation d’équipement militaire à l’armée centrafricaine

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Bangui, 24 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La Fédération de Russie a annoncé des dons d’équipements militaires à l’armée centrafricaine en pleine reconstruction  dans un pays ravagé par les violences des paramilitaires russes, mais aussi des soldats FACA et des groupes armés qui contrôlent toujours une partie du territoire national.

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

 

Le soutien à la reconstruction des forces armées centrafricaines se poursuit avec le soutien des pays amis. Après avoir  livré, sur autorisation du conseil de sécurité des Nations unies, des armes et munitions de guerre aux forces armées centrafricaines (FACA), la Fédération de Russie vient d’annoncer une nouvelle livraison prochaine des équipements militaires à la République centrafricaine.

L’annonce a été faite à Damara lors d’une importante réunion de sécurité  qui s’est tenue le jeudi 11 novembre par des officiers généraux russes. Une invitation avait été remise au ministre centrafricain de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’armée à se rendre en Russie en janvier prochain pour entamer la procédure. Une rencontre entre le ministre russe de l’armée et son homologue centrafricain est également prévue à Moscou.

Pour l’heure, les détails sur les équipements militaires à livrer aux forces armées centrafricaines par la Russie n’ont pas été dévoilés.

La reconstruction de l’armée centrafricaine  décimée est l’un des principaux chantiers du Président Faustin Archange Touadera réélue en janvier 2021 pour un second mandat de cinq ans. Mais la réalité sur le terrain est toute autre chose.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : altercation entre un commandant des FACA et un expert douanier russe à Béloko

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Bangui, 24 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – À un croire un cadre au ministère des finances, le nouveau protocole d’accord signé entre le groupe Wagner et le ministère des finance et du budget ne nécessiterait pas forcement le déploiement des agents russes aux postes frontaliers de la douane centrafricaine. Or, l’expert douanier russe, envoyé par la société Wagner en mai dernier au poste frontalier de  Béloko suite à la signature du premier protocole de collaboration, après plus d’un mois de la fin de son contrat, ne veut toujours pas lâcher le morceau. Il maintient sa position et multiplie des désordre, ce qui a suscité  la colère de certains agents de la douane, mais aussi d’un officier de l’armée nationale, chef du détachement militaire à Béloko.

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Le douanier russe à la barrière de poste douanier de Béloko le 14 octobre 2021

 

Tout le monde ou presque savait que la collaboration entre les douaniers centrafricains et leurs homologues russes de la société Wagner n’était pas au beau fixe. À tel point que des tensions surgissent fréquemment entre eux, et celle-ci franchit une étape supérieure après la fin du protocole de collaboration entre son organisation et le ministère des finances et du budget le 10 octobre dernier. Contre toute attente, ce samedi 20 novembre 2021, le douanier russe, attendant les heures tardives, est allé installer une nouvelle chaine sur la barrière, empêchant tous les véhicules de traverser, suscitant la colère des automobilistes.

Constatant les faits, et sous la colère, le commandant du détachement des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) à Béloko est allé détruire la chaine, libérant tous les véhicules. Mais quelques heures plus tard, le douanier russe, se rendant compte de la libre circulation des véhicules au niveau de la barrière, pique à nouveau une colère noire, et déclare à haute voix à qui veut l’entendre qu’il va remettre sur la barrière une nouvelle chaine, tout en menaçant celui ou celle qui va tenter prochainement de la détruire. C’est ainsi que le chef du détachement des FACA lui répond sèchement :

« Si tu es un homme, tente à nouveau de remettre une chaine sur la barrière. Tu vas voir ce qui va se passer ». Mais le russe, toujours imperturbable, est allé deux heures plus tard s’installé sur une chaise plastic sur la barrière, empêchant à nouveau les véhicules de circuler. Le commandant des FACA, qui campe sur sa position, est allé dégager de force le douanier russe sur la barrière.

« Voyou ! Je vais te faire emprisonner tu vas voir », lâche le douanier russe au commandant des FACA.

Pour des nombreux observateurs nationaux, si le gouvernement n’intervient pas vite, il pourrait se passer quelque chose regrettable dans l’avenir. Selon nos informations, même la direction générale de la douane demande à l’agent russe de quitter le poste de Béloko, mais celui-ci répond sèchement NON !

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : travaux de creusage de trou sur des voies menant au Tchad, les mercenaires russes abandonnent et laissent aux FACA

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Bangui, 24 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les Mercenaires russes de la société Wagner, qui sont à l’origine de la destruction du pont de Bemal et des travaux d’excavation sur des voies menant au Tchad  et au Cameroun dans la ville frontalière centrafricaine de Bang, viennent de se retirer de ces travaux et laissent les taches aux soldats FACA, mais aussi à la population locale.

les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l'intérieur du pays
les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l’intérieur du pays

 

Au lendemain de notre première publication sur l’explosion du pont  sur la route menant au Tchad vers Bemal et les travaux d’excavation des grands trous sur des axes menant au Tchad et au Cameroun par les mercenaires russes de la société Wagner, ces derniers viennent de se retirer de ces activités et laissent les tâches aux soldats FACA et aux populations civiles locales. C’est ainsi que depuis deux jours, les soldats de l’armée nationale et certains jeunes de la localité s’activent pour creuser, sous la surveillance des mercenaires russes, plusieurs trous  sur les deux axes menant au Tchad et au Cameroun vers Bang.

Selon des informations recueillies par le service de renseignement militaires centrafricain, des centaines des véhicules des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) seraient en route depuis la République du Tchad pour venir en République centrafricaine. Et l’objectif premier, c’est de les stopper à la frontière du Tchad en détruisant  des ponts et en creusant de grands trous sur des voies publiques.

Mais selon des informations recueillies par la Rédaction du CNC, aucun mouvement suspect de l’armée tchadienne, encore moins des rebelles du CPC sont observés du côté de la République du Tchad, un pays voisin qui a été longtemps suspecté d’être à l’origine des troubles militaires successifs  en République centrafricaine.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

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Centrafrique : les enseignants du supérieur entament une grève de trois jours

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Bangui, 24 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le syndicat autonome de l’enseignement supérieur a entamé mardi une grève de trois jours dans toutes les universités et instituts universitaires publics de la République centrafricaine. Cette décision fait suite à trois mois de négociations infructueuses avec le gouvernement. Ils réclament une amélioration de leur condition de vie et de travail, a-t-on appris  mardi auprès du syndicat.

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Faculté de droit et de sciens juridique de l’Université de Bangui, le 22 mai 2020. PPhoto CNC / Anselme Mbata.

 

« C’est le statu quo : il n’y a rien qui avance en termes de solution », a expliqué à la presse  le secrétaire exécutif du syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES(. D’après lui, aucune des revendications présentées au gouvernement  de la République n’a trouvé de suite satisfaisante.

« Comment faire avec un gouvernement qui n’a pas d’égards pour l’enseignement supérieur ? », s’interroge Monsieur Eddy Wodé Palem , secrétaire exécutif du syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES( et ajoute ceci :

« Les enseignants du supérieur ont décidé d’observer trois jours de grève à compter d’aujourd’hui. Nous revendiquons du gouvernement la signature d’un décret qui pourrait ajuster certaines dispositions particulières applicables aux cadres des enseignants du supérieur. Il y’a des points qui sont propres à nous, mais je n’ose pas rentrer dans le détail maintenant. Nous avions entamé  des négociations depuis fin août  2021, et jusqu’à présent il n’y a pas de suite favorable. Arrivé à un moment, le gouvernement nous a fermé la porte, c’est-à-dire que le gouvernement a rompu la négociation de manière unilatérale. Et donc nous avons compris que le gouvernement n’est pas disposé à satisfaire nos revendications ».

Rappelons que le SYNAES a décidé une grève de trois jours à compter de ce mardi 23 novembre 2021.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

République centrafricaine : une urgence humanitaire jamais vue depuis 2015, selon OCHA

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Bangui, 24 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Face à ces prévisions alarmantes, plus de 3 millions de personnes auront besoin d’assistance humanitaire et de protection, soit plus de 60% de la population. Parmi elles, 2,2 millions de personnes auront des besoins complexes et sévères, au point que leur bien-être physique et mental est à risque.

Une femme et ses fils se tiennent devant leur abri dans un camp des déplacé à Baboua, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Une femme et ses fils se tiennent devant leur abri dans un camp des déplacé à Baboua, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Cela constitue une augmentation de 15%, ou 300.000 personnes de plus affichant des besoins humanitaires sévères comparé à cette année. Dans une note humanitaire, l’OCHA indique que la violence récurrente, des chocs persistants et la dégradation des services de base ont significativement empiré les conditions de vie des centrafricains en 2021.

Plus de 360 incidents affectant les travailleurs humanitaires enregistrés en 2021

En même temps, la résilience des populations continue de s’éroder sous le poids de crises successives et de la récession économique ».

Cela a forcé quasiment toute la population à adopter des mécanismes négatifs de survie », a fait valoir l’Agence onusienne dans son dernier bulletin humanitaire, relevant que la situation décrite fait partie des résultats d’une analyse multisectorielle conjointe menée par la communauté humanitaire pour déterminer l’Aperçu des besoins en 2022 pour la RCA.

Pour l’OCHA, les résultats de cette analyse mettent en lumière la façon dont la crise actuelle affecte les conditions de vie de la population et les services. Ils informent aussi sur les besoins prioritaires des populations, qui continuent par ailleurs de payer « le prix des tensions et des violences qui se poursuivent dans plusieurs parties du pays ».

En effet, au cours des dix premiers mois de ce cette année, plus de 360 incidents affectant les travailleurs humanitaires ont été enregistrés, contre près de 340 au cours de la même période en 2020. Pour le seul mois d’octobre, 20 incidents ont été comptabilisés (30 en septembre).

Les humanitaires sont venus en aide à 1,7 million de personnes depuis le début de l’année

Sept travailleurs humanitaires ont été temporairement enlevés le 5 octobre dans l’Ouham près de Bouca, dont cinq pendant plus de deux jours. « Les vols, braquages, pillages, menaces et agressions représentent près de deux tiers des incidents (65%), soit 235 sur 364 », souligne l’OCHA, ajoutant que « les interférences et restrictions représentant les autres 35% des incidents ».

Malgré contexte opérationnel très difficile, les acteurs humanitaires en Centrafrique sont parvenus à fournir une aide multisectorielle à 1,7 million de personnes depuis le début de l’année. Selon l’OCHA, la propagation du conflit et la hausse des graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire depuis mi-décembre 2020 ont eu un effet multiplicateur sur les mouvements forcés ou préventifs de communautés déjà affaiblies par des années de conflit.

« L’aide humanitaire a permis d’atténuer les effets immédiats de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition, de fournir aux populations un abri, de l’eau, des services d’hygiène et de santé et de protéger une population en détresse », a conclu l’OCHA relevant toutefois le Plan de réponse humanitaire 2021 n’était financé qu’à 60 % des 444 millions de dollars américains à mobiliser.

 

UN Info

Communiqué de presse du MLPC relatif au décès de Madame Thérèse MAÏDE, mère biologique du Président Martin Ziguelé

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice-Liberté-travail
Membre de l’internartional Socialiste

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Monsieur le Président et cher Grand Camarade,

C’est avec une grande tristesse que notre Fédération et nous même avions appris, la nouvelle du décès de dame Thérèse MAÏDE, votre mère, survenue ce 22 novembre 2021 en France.

Cette disparution est assurément une grande perte pour votre famille et vous même, car sachant l’amour et l’affection que vous portez pour la défunte. Nous mesurons la peine qui est la votre et nous y associons pleinement.

Nous Vous adressons en cette circonstance, nos très sincères condoléances et vous prions de transmettre aux Familles ZIGUELE et MAÏDE, si durement éprouvées, les sentiments de profonde compassion et les mots ardents de réconforts de toute la Fédération MLPC-TOGO et ainsi que celle de la famille LAWSON.

Veuillez accepter, Monsieur le Président et Cher Grand Camarade, l’expression de Notre très haute considération et de notre sympathie^

 

communiqué de la fédération du mlpc sur la mort de la mère du président martin ziguelé

 

Hassan Bouba : un ministre rebelle devant la CPS (Par la justice info)

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Carol Valade23 novembre 2021

En République centrafricaine le ministre de l’Élevage et ex-coordinateur politique de la rébellion UPC a été inculpé vendredi 19 novembre à Bangui, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cour pénale spéciale. L’arrestation de Hassan Bouba, qui avait rendu les armes et faisait fonction de médiateur, pose de nombreuses questions.

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Il aura fallu trois jours à la Cour pénale spéciale (CPS) pour officialiser l’arrestation du ministre centrafricain de l’Élevage Hassan Bouba, ancien haut responsable du groupe rebelle Union pour la paix en Centrafrique (UPC). En dix lignes, son communiqué de presse annonce ce lundi 22 novembre son incarcération et son inculpation pour « crime de guerre et crime contre l’humanité » après qu’il a été conduit devant la Chambre d’instruction « en présence de son avocat ».

L’opération a été menée par les forces de sécurité centrafricaines munies d’un mandat de la Cour et s’est déroulée dans l’enceinte même du ministère de l’Élevage et de la Santé animale. « Il eût été beaucoup plus risqué de l’arrêter à son domicile du PK5 [le quartier musulman de Bangui NDLR] estime une source sécuritaire l’opération a été montée en quelques jours et dans le plus grand secret pour éviter qu’il ne prenne la fuite ». La Constitution centrafricaine ne prévoit pas d’immunité pour les ministres en exercice. Ni le gouvernement ni le parquet centrafricain n’ont pour l’instant fait de déclaration.

L’ordonnance aux fins d’incarcération, datée du vendredi 19 novembre 2021, signée de la main des juges d’instruction Michel Ngokpou et Adelaïde Dembele et consultée par Justice Info confirme les charges retenues contre l’inculpé et ordonne son placement en détention provisoire « pour cinq jours ouvrables ».

Bouba collabore avec Sangaris

A Bangui, la capitale de la Centrafrique, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre et certains magistrats de la Cour ont craint pour leur sécurité. Des personnels de la Cour auraient, selon nos sources, été mis à l’abri d’éventuelles représailles.

Car à 36 ans, l’ancien numéro 2 de l’UPC a déjà une carrière bien remplie. Bouba débute au sein des services secrets tchadiens. Autrefois proche de l’actuel directeur des renseignement généraux à Ndjamena, l’ancien rebelle Baba Laddé connu pour être le mentor du chef de guerre Ali Darassa, qui est à la tête de l’UPC depuis 2014.

Négociant en bétail, Bouba grimpe les échelons du groupe armé pour devenir coordinateur politique et bras droit de Darassa. Il collabore également avec les militaires de l’opération française Sangaris, déployée de décembre 2013 jusqu’au mois d’octobre 2016, suite à l’éclatement de la guerre civile et aux combats entre milices Seleka et Anti-Balaka.

Il se rapproche des autorités à la faveur d’une politique d’ouverture menée par le président Faustin-Archange Touadéra qui en fait son conseiller spécial en 2017. Détenteur d’un passeport diplomatique, Bouba fait alors office d’interface entre le groupe rebelle et le gouvernement.

Bouba donneur d’ordre à Alindao ? 

L’année suivante, en novembre 2018, au moins 112 civils dont une vingtaine d’enfants sont massacrés dans un camp de réfugiés près d’Alindao dans le centre du pays. L’ONG américaine The Sentry met en cause dans son dernier rapport la responsabilité du ministre incarcéré depuis vendredi. Ce dernier aurait lui-même ordonné l’attaque, selon des témoins cités par l’ONG. Pour l’heure on ne sait pas quels autres crimes pourraient également lui être imputés.

Les années suivantes, Bouba fait des aller-retours entre le palais présidentiel et l’UPC, tantôt en disgrâce tantôt bénéficiant des faveurs du pouvoir, et joue également un rôle de facilitateur auprès des « instructeurs » russes récemment installés en Centrafrique.

« Il les utilise et se laisse utiliser par opportunisme dans l’unique but de s’enrichir » juge un bon connaisseur des groupes armés en Centrafrique. Bouba apparaît fin médiateur, réputé très influent, et sachant utiliser en sa faveur les luttes de de pouvoir.

En 2020, il intègre le gouvernement de Firmin Ngrébada pour représenter l’UPC dans la logique des accords de paix de Khartoum signés l’année précédente. Mais sa nomination se fait contre l’avis du chef de l’UPC dont il a perdu la confiance. Peu après le décès brutal du ministre Souleymane Daouda, issu lui aussi des rangs de l’UPC, il hérite du portefeuille de l’Élevage et de la Santé animale. Il est maintenu à son poste dans le gouvernement dirigé par Henri Marie Dondra mis en place en juin dernier.

Dans un communiqué daté du 24 janvier 2021, Bouba a été définitivement radié de l’UPC.

« Pourquoi lui » ?

Alors « pourquoi l’avoir arrêté lui ? », et pas ceux des rebelles qui ont refusé de désarmer, s’interroge-t-on à Bangui.

Réélu en décembre 2020 pour un second mandat, le président Touadéra avait alors promis que la fin de l’impunité sera désormais sa priorité. Car « plusieurs autres membres du gouvernement sont issus des groupes armés, et nombre de chefs rebelles se déplaçaient encore librement dans la capitale quelques mois plus tôt » fait remarquer Enrica Picco, directrice de projet Afrique centrale à l’International Crisis Group (ICG).

« S’il faut y chercher une logique elle se trouve dans l’opportunité politique poursuit la chercheuse. La Cour criminelle de Bangui a déjà jugé des crimes contre l’humanité qui auraient pu être transmis aux tribunaux internationaux et mixtes que sont la CPI et la CPS. Mais il était primordial pour cette dernière de lancer un premier signal fort, plus de six ans après sa création [par une loi de juin 2015, NDLR] et après avoir reçu d’importants financements de la communauté internationale ».

« Si le gouvernement arrête un membre d’un groupe armé, alors il n’y a plus d’accord », déclarait en 2019 Bouba, interrogé par l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch. « Aujourd’hui son arrestation risque de mettre à mal le processus de paix lancé par les accords de Khartoum » analyse Picco.

Une semaine auparavant, le 10 novembre, le doyen des juges d’instruction de Bangui a par ailleurs émis une ordonnance de renvoi devant la Cour criminelle contre les principaux chefs de groupes armés. La feuille de route de Luanda pour la paix, établie en septembre par les autorités centrafricaines sur impulsion angolaise et rwandaise n’a pas connu d’avancée significative. L’offensive militaire se poursuit dans le Nord-Ouest et le Centre du pays en dépit du cessez-le-feu unilatéral proclamé par le chef de l’État mi-octobre. « Ces éléments laissent penser que le gouvernement semble actuellement privilégier l’option militaire aux négociations » affirme Picco de l’ICG.

« Le gouvernement perd un atout considérable »

Dans cette lutte contre les groupes armées qui l’an dernier contrôlaient encore la majeure partie du territoire centrafricain avant d’être repoussés hors des principales agglomérations par les forces alliées, « le gouvernement vient de perdre un atout considérable » analyse notre source sécuritaire. Bouba informait très régulièrement le gouvernement sur les activités de la coalition rebelle CPC de l’ancien président François Bozizé, qui a tenté de prendre Bangui par les armes au mois de janvier 2021. Bouba aurait été jusqu’à créer une branche dissidente au sein de l’UPC, destinée à déstabiliser le mouvement notamment en organisant le désarmement de quelques dizaines de combattants, indique la même source.

Bouba hors-jeu, le chef de l’UPC Darassa s’en frotte probablement les mains. Le ministre de l’Élevage était également réputé proche des « instructeurs russes » qui combattent aux côtés de l’armée centrafricaine, suspectés par l’Onu d’être recrutés par la société militaire privée Wagner et de s’être rendus coupables de graves exactions durant la contre-offensive menée ces derniers mois par l’armée centrafricaine contre une quinzaine de groupes rebelles.

Le gouvernement centrafricain a-t-il été mis au courant ? Le président Touadéra a-t-il donné son accord ? Que contient le dossier d’instruction ? De nombreuses questions restent en suspens et notamment ses conditions de détention : Bouba est actuellement détenu au camp de Roux, qui sert aussi de quartier général aux « instructeurs russes » présents en RCA.

Une audience est annoncée à la CPS, vendredi 26 novembre, qui doit décider de la prolongation ou non de sa détention provisoire. Selon notre décompte, à ce jour plus de vingt personnes ont été placées depuis la mi-2019 en détention provisoire par la CPS, qui ne communique pas à ce sujet et dont le premier procès se fait attendre.

 

 

Par la justiceinfo.net

RCA : trois cadavres des mercenaires russes ensevelis  dans la forêt proche de Baboua

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Bangui, 23 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le 18 novembre dernier, quatre Mercenaires russes de la société Wagner ont été tués dans un affrontement avec les rebelles du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Parmi les morts, trois ont été inhumés dans la forêt proche de la ville de Baboua, le quatrième,  un élément blessé et ramené à Baboua, est mort de ses blessures.

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Campement des éleveurs Peul attaqué par les mercenaires russes du groupe Wagner au village Kparé le 13 novembre 2021. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Souvenez-vous, le samedi 13 novembre dernier, peu avant midi, les mercenaires russes de la société Wagner, lourdement armés, ont fait une incursion dans le village de Kparé, situé à 15 kilomètres de Baboua sur l’axe Besson. Après leur arrivée au village Kparé, ils ont stationné leurs véhicules au bord de la route avant de marcher à pied environ 4 kilomètres et de faire soudainement leur entrée dans un campement des éleveurs peuls. Aussitôt, ils ont fait des tirs partout sans distinction, tuant deux éleveurs, et les autres ont pris la fuite dans la brousse. Par la suite les mercenaires russes ont ramassé leurs cabris, poulets, chèvres, moutons et ramener à Baboua.

Mais cinq jours plus tard, le jeudi 18 novembre, les mêmes mercenaires russes, informés de la présence des rebelles du mouvement 3R dans le village Kparé  , ont décidé de mener une nouvelle attaque dans le secteur. Mais à leur arrivée dans le village  sur des chevaux, les rebelles de 3R ont ouvert le feu sur eux, provoquant de violents échanges des tirs. C’est finalement au cours de cet affrontement que trois mercenaires russes ont été tués, et un autre grièvement blessé et ramené d’urgence à Baboua pour des soins. Malheureusement, ce dernier n’a pas pu supporter ses blessures, il est mort deux jours plus tard.

Campement des Peuls attaqué par les mercenaires russes de la société Wagner le 13 novembre 2021 au village Kparé
Campement des Peuls attaqué par les mercenaires russes de la société Wagner le 13 novembre 2021 au village Kparé

 

Entre-temps, les trois mercenaires de Wagner tués lors de l’affrontement avec les rebelles ont été inhumés par leurs compagnons d’armes dans la forêt proche du village Nguendjé sur l’axe Besson. L’une de nos équipes à Baboua a pu retrouver les trois tombeaux.

Selon nos informations, lors de l’affrontement entre les mercenaires russes et les rebelles à Kparé,  l’un des éléments de 3R avait été tué, et un autre, un milicien Anti-Balaka qui faisait partie  des rebelles du CPC a été blessé et retrouvé quelques heures plus tard par les gendarmes proches de la ville de Baboua. L’homme se trouve actuellement entre les mains des forces de l’ordre.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’armée nationale a un nouveau brassard…, celui de Wagner

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Bangui, 23 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Tous les éléments des forces armées centrafricaines (FACA) doivent désormais porter, en plus de celui de leur bataillon, un brassard de la société privée russe Wagner. Une véritable mise sous tutelle de l’armée nationale par une société de sécurité privée, soupçonnée par les experts des Nations unies d’avoir déployé des milliers des mercenaires en Afrique, en Ukraine et en Syrie.

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Un soldats FACA avec un brassard de la société de mercenariat Wagner

 

Après la distribution à tour de bras des T-shirts « Je suis Wagner » aux éléments des forces armées centrafricaines, de la police et de la gendarmerie nationale, vient le tour des brassards « Je suis Wagner ». Un nouveau pied de nez fait au chef de l’État qui a longtemps nié la présence en Centrafrique de la société de mercenariat Wagner.

« C’était le week-end dernier que la distribution des brassards de Wagner aux soldats FACA avait eu lieu au camp RDOT à la sortie nord de la capitale, au camp Kassaï dans le septième arrondissement de Bangui et au Camp de Roux au centre-ville de Bangui », a confirmé à la rédaction du CNC un officier du septième bataillon de l’armée nationale.

Les éléments de l'armée nationale avec de brassard Wagner
Les éléments de l’armée nationale avec de brassard Wagner

 

Et ça ne s’arrête pas qu’aux T-shirts et aux brassards. La société promet d’autres gadgets pour sa propagande en République centrafricaine. Mais la question que tout le monde se pose est de savoir si le chef de l’État Faustin Archange Touadera, son chef d’état-major, son ministre de la Défense nationale et son ministre de la Sécurité Publique ne sont-ils pas au courant de cette propagande de Wagner dans le pays ?

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Un soldat FACA avec un brassard de la société Wagner

 

Il y a quelques mois, une enquête de l’ONU, de la chaîne américaine CNN, de la radio France internationale (RFI) a montré que ces mercenaires de Wagner sont à l’origine de plusieurs exactions, notamment les crimes de guerre, crimes contre l’humanité  commis sur les civiles dans l’arrière-pays. Mais le chef de l’État, lors de son entretien au magazine panafricain jeune Afrique  le mois dernier, avait répondu ceci à la question du journaliste sur la société Wagner  :

« Avez-vous vu, ici à Bangui, une société qui s’appelle Wagner et qui aurait pignon sur rue ? », et d’ajouter ceci :  « Moi je n’ai rien signé avec une société qui s’appellerait Wagner. Je vous mets au défi de prouver le contraire ».

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : affrontement entre les rebelles du mouvement  3R et les mercenaires russes au village Yidéré

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Bangui, 23 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le village Yidéré, situé à environ 62 kilomètres de Lamy-Pont, est actuellement vidé de ses habitants. Il est secoué  depuis dimanche après-midi par des affrontements entre  des rebelles de 3R et les Mercenaires russes de la société Wagner, provoquant une intervention des deux hélicoptères de combat positionnés dans la sous-préfecture de « Abba ».

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Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

Dimanche, 21 novembre 2021 vers 15 heures, les rebelles du mouvement 3R, armés jusqu’aux dents,  ont attaqué les positions des mercenaires russes dans le village Yidéré, situé dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï. Le combat a duré environ 2 heures et s’est terminé vers 17 heures. Aucun bilan n’est disponible pour le moment, mais des sources militaires locales parlent des morts et des blessés dans les deux camps.

Selon les mêmes sources,  deux hélicoptères des mercenaires russes, positionnés à Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, sont appelés au renfort. Ce qui a permis aux rebelles de se retirer et cesser le combat vers 17 heures.

Rappelons que c’est dans ce village minier d’Yidéré que les mercenaires russes veulent s’installer pour exploiter illégalement de l’or et de diamant.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : les Russes installent leur nouvelle brasserie à Bangui

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Bangui, 23 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Spécialisée dans la fabrication et la mise en bouteille de la célèbre boisson Vodka, la nouvelle brasserie russe commence ses activités de production depuis quelques jours dans la capitale centrafricaine et s’apprête à lancer une nouvelle boisson qui sera directement disponible à la vente aux consommateurs en 2022.

Centre-ville de Bangui avec un arc de zo-koué-zo
Ville de Bangui, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Vodka, une boisson  alcoolisée incolore titrant environ 40°, et issue de la transformation de quantité de produit agricole, va prochainement être mis sur les marchés centrafricains. C’est un alcool du type  frelaté comme « Ngouli, Ngbako, Chef, Mégor, lion d’or,  etc. ». Selon les promoteurs de cette boisson dans la capitale centrafricaine, celle-ci  développe des saveurs géniales. « C’est un bot nutritionnel », disaient-ils.

D’après eux, la première distribution  de ces boissons pourrait avoir lieu dès le mois prochain à Bangui. Mais on ignore pour le moment le prix exact pour une bouteille vendue en détail.

« La Vodka centrafricain va probablement trouver son public auprès des jeunes générations qui boivent beaucoup moins que leurs aînés », explique l’un des promoteurs de Vodka à Bangui. Mais selon un membre de l’association des consommateurs centrafricains, la nouvelle boisson sera comme des alcools frelatés interdits à la consommation en République centrafricaine par un arrêté ministériel.

« Même si sa production est totalement contrôlée par le ministère, elle reste quand même une menace pour la santé publique. Ce n’est pas ce genre des choses dont la RCA a besoin. Pour boire,  il faut bien manger, mais trouver à manger pour un Centrafricain, c’est un calcul quotidien à faire et boire un whisky à 40 degrés d’alcool  c’est pour les rendre perpétuellement malades, fous », déclare Mathurin  Passi.

Rappelons que les Russes disposent déjà depuis plusieurs mois d’une licence des grossistes auprès de la brasserie Mocaf  et Castel. Donc ils peuvent acheter des bières en gros pour leurs éléments sur le terrain.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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RCA : les mercenaires russes réquisitionnent de force deux engins excavateurs chinois à Lamy-Pont

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Bangui, 23 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ces deux engins, utilisés par une entreprise chinoise pour exploiter de l’or et diamant dans le village Lamy-Pont, ont été réquisitionnés la semaine dernière par les Mercenaires russes de la société Wagner. Et ils s’apprêtent à les évacuer à Yidéré, dans la Mambéré-Kadéï.

Un poclain en activité à l'aéroport de Bangui Mpoko
Une image d’illustration d’un poclain en activité à l’aéroport de Bangui Mpoko

 

Désormais, le pur désordre s’installe dans l’exploitation des ressources minières et forestières de la République centrafricaine. Chaque partenaire du gouvernement, pour la plupart des étrangers,  veut tailler sa part du gâteau, et ce,  que ça soit dans l’ordre ou le désordre. C’est ainsi que les mercenaires russes de la société Wagner, déployés dans la région, sont allés la semaine dernière à Lamy-Pont, situé à environ 40 kilomètres de la sous-préfecture de ‘Abba   et réquisitionnent de force deux engins excavateurs  Poclain du type Pelle hydraulique. Mais selon une source locale, l’un des deux engins appartient à la société chinoise, et l’autre appartient à un opérateur économique centrafricain qui a longtemps travaillé auprès  des Chinois sur des chantiers miniers.

Selon des informations concordantes recoupées auprès des propriétaires de ces deux engins, les mercenaires russes s’apprêtent à les évacuer au village Yidéré, situé à environ 62 kilomètres de Lamy-Pont pour s’adonner également aux activités d’exploitation minière dans ce village. Un véritable désordre.

Rappelons que la société d’exploitation minière chinoise s’est installée dans la localité de Lamy-Pont depuis au moins deux ans de cela. Elle est accusée du désastre écologique,  de la pollution du fleuve ainsi que   de la menace sur la santé publique locale. Selon des sources officielles locales, environ trois quarts de la forêt locale sont détruits. Un désastre écologique qui rappelle celui de la ville de Bozoum il y a un an.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Affaire Hassan Bouba : communiqué de presse de la cour pénale spéciale

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L’ex-ministre de l’élevage et de la santé animale Ali Hassan Bouba, ici au PK45 route de Boali en septembre 2021.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le vendredi 19 novembre 2021, à la suite de l’exécution d’un mandat d’arrêt décerné par les juges de la Chambre d’instruction contre le nommé Hassan BOUBA ALI de nationalité centrafricaine, ce dernier a été conduit devant la Chambre d’instruction de ladite institution judiciaire en présence de son avocat.

Le suspect Hassane BOUBA Ali a été informé des faits qui lui sont reprochés, notamment le crime contre l’humanité et le crime de guerre, prétendument commis sur le territoire centrafricain et qui ont fait l’objet du réquisitoire introductif du Procureur spécial en date du 30 octobre 2019.

En attendant la suite de la procédure, l’intéressé a été incarcéré.

 

Pour toutes informations complémentaires veuillez contacter Jean-Bruno Malaka, Porte-parole de la Cour pénale spéciale (CPS) au téléphone : +23675730741 ou jean-bruno.malaka@cps-rca.cf, ou Gervais Bodagay au téléphone (+236) 72896911, gervais.bodagay-laoule@cps-rca.cf.

Le FMI sort la planche à billets pour la zone Cemac, mais laisse N’Djamena et Bangui en salle d’attente.

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis le début de l’année, le Fonds monétaire international a signé des programmes d’appui avec quatre des six pays de la zone monétaire Cemac, fragilisée par le Covid et dépendante aux exportations de pétrole. Mais les discussions de l’institution de Bretton Woods avec le Tchad et la Centrafrique patinent. N’Djamena doit dépêcher ce 22 novembre une équipe à Washington.

Centre-ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine avec une moto qui passe et des piétons
À Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Dans le sillage du sommet du 18 août à Yaoundé, le Fonds monétaire international boucle rapidement des accords d’appui avec les pays de la sous-région. L’institution de Bretton Woods veut profiter de la conjoncture favorable permise par la suspension des services de la dette, décidée par le G20 dans le contexte du Covid-19. L’heure tourne, car la suspension prendra fin au mois de décembre.

 

Le FMI souhaite ainsi éviter que la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Cemac), qui a été la plus épargnée en Afrique par la crise économique liée à la pandémie, subisse une stagnation économique. Le fonds prévoit une croissance de 2,5 % pour 2021, une performance en dessous de la moyenne de ces dernières années.

 

Moins intégrée que sa voisine ouest-africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), la Cemac pâtit d’un poids disproportionné du Cameroun, qui porte à lui seul près de la moitié du PIB de la zone, ainsi que d’une forte dépendance aux variations des prix du pétrole.

 

Le niveau des réserves de change est dans ce contexte particulièrement préoccupant. Il est tombé à moins de cinq mois de réserves d’importation dans le courant de l’année, forçant la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) à appliquer un contrôle des changes strict, au détriment des importateurs. Les différents accords conclus avec le FMI devraient donner une bouffée d’oxygène bienvenue, en plus du versement des droits de tirages spéciaux en août, qui ont apporté 1,5 milliard de dollars à la Cemac.

 

Le Congo décroche enfin un appui

Le dernier résultat en date, et probablement le plus spectaculaire, concerne le Congo, qui a conclu le 8 novembre un accord de 456 millions de dollars sur trois ans au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’accord doit être validé par le conseil d’administration du FMI d’ici à la fin de l’année, une formalité. En coulisse, la France a largement plaidé à Washington en faveur de Brazzaville. Un appui qu’avait sollicité le chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, lors d’une visite officielle à Paris à la fin de l’été (AI du 27/08/21).

 

Ce dernier, épaulé par le ministre des finances Roger Rigobert Andely – actuellement en retrait des dossiers en raison de problèmes de santé – est ainsi parvenu à débloquer en six mois une situation enlisée depuis 2020, la précédente FEC conclue en 2019 ayant été suspendue un an plus tard. C’est une petite revanche pour Brazzaville, qui n’avait pas caché sa colère contre l’institution financière lorsque cette dernière ne l’avait pas désignée comme éligible au fonds d’urgence Covid-19.

 

Dans le même temps, Brazzaville est sur le point de rééchelonner sa dette bilatérale avec la Chine ainsi qu’avec le trader Trafigura. En revanche, les discussions sont encore compliquées avec le géant suisse du négoce, Glencore.

 

Le plus difficile commence cependant pour Brazzaville. Le versement des tranches sera conditionné à un contrôle des dépenses budgétaires, ainsi qu’à l’application de lois anti-corruption, ou encore à la transparence des revenus liés au pétrole. Depuis les années 2000, le Congo n’est allé au bout d’aucun programme du FMI.

 

Le Tchad dans l’ornière

Le Congo rejoint ainsi le Cameroun et le Gabon, qui avaient, quelques mois plus tôt, signé des accords similaires avec le FMI, respectivement à hauteur de 689,5 et 553,2 millions de dollars.

 

La Guinée équatoriale, dans une situation plus critique, a consenti à demander en septembre un appui d’urgence à hauteur de 67,4 millions de dollars, comme l’avait révélé Africa Intelligence dès le mois d’août (AI du 18/08/21).

 

La situation du Tchad reste bien plus compliquée. En pleine transition depuis la mort d’Idriss Déby, le pays voit ses caisses rester désespérément vides. Or, un accord avec le FMI est conditionné à l’obtention d’un arrangement avec Glencore, auprès de qui l’Etat tchadien a contracté un important prêt au début des années 2010.

 

Une situation d’autant plus difficile que le président Mahamat Idriss Déby, dit “Kaka”, devra financer une transition qui s’annonce coûteuse. L’appui budgétaire de la France de 15 millions d’euros décaissés ne couvrira en effet qu’une infime partie du budget du pays. Dans ce contexte délicat, le premier ministre tchadien, Pahimi Padacket Albert, était à Bruxelles du 16 au 18 novembre pour solliciter un appui de l’Union européenne (UE) auprès du patron de la diplomatie européenne, Josep Borrell. L’UE a dans ce cadre annoncé un soutien de 100 millions d’euros sur dix-huit mois à N’Djamena avec une première avance de 40 millions d’euros avant la fin de l’année. Le ministre de l’économie tchadien, Issa Doubragne, s’est par ailleurs envolé le 21 novembre pour Washington dans le but de rencontrer une équipe du FMI et de la Banque mondiale. Si la récente hausse des prix du pétrole donne une bien faible bouffée d’oxygène à N’Djamena, celle-ci est limitée par la fermeture temporaire du site de Kobé par ExxonMobil à la suite d’un important conflit social (AI du 11/10/21).

 

Bangui pris au piège

L’autre pays en sursis est la Centrafrique, qui pèse moins de 2 % du PIB de la zone. Sous pression de la France, en froid diplomatique avec Bangui (AI du 04/10/21), le FMI a décidé de ne pas accorder de FEC au pays, comme il l’avait pourtant fait en 2020 en versant 100 millions de dollars. A la place, le nouveau ministre des finances, Hervé Ndoba, doit tenter de convaincre l’institution de lui permettre d’accéder à un programme de moindre ampleur.

 

Mais la réticence du FMI persiste : les capitales occidentales, emmenées par Paris, ne manquent pas une occasion de pointer la présence de la compagnie de sécurité privée russe Wagner au plus haut sommet de l’Etat. Malgré quelques gages du gouvernement centrafricain, comme la fin officielle de la coopération russe au niveau des douanes (arrêt difficile à constater sur le terrain), le FMI craint qu’une partie de l’argent versé se retrouve dans les mains des paramilitaires et rechigne à signer.

 

Africa Intelligence 22/11/2021

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernières heures : crash d’un hélicoptère des mercenaires russes dans la capitale

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un hélicoptère militaire des Mercenaires russes de la société Wagner s’est écrasé dans la capitale centrafricaine ce lundi 22 novembre  2021 aux environs de 9 heures du matin. Selon les informations recoupées sur place, les deux membres de l’équipage sont grièvement blessés.

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Une des deux pirogues des pêcheurs à la recherche de l’hélicoptère de combat des mercenaires russes de la société Wagner tombé dans le fleuve Oubangui

 

« Attroupement au bord du fleuve Oubangui côté Sofitel  suite à un crash d’un hélicoptère des instructeurs russes . Deux blessés graves et l’appareil s’est noyé dans le fleuve », a publié sur les réseaux sociaux Martial Pabandji. Selon les informations  recoupées sur place, l’hélicoptère, qui  revenait des villes de provinces,  était arrivé au Camp de Roux avant de décoller pour partir quand le pilote avait constaté que l’appareil n’était pas au beau fixe une minute après son décollage.

Faisant un effort d’éviter de tomber sur les bâtiment, le pilote a préféré diriger l’hélicoptère vers le fleuve Oubangui. Mais cette version non officielle de l’État major est contestée par une autre source qui indique que les mauvaises conditions  météorologiques seraient à l’origine du crash. Mais ce qui est sur, les membres de l’équipage  ont été sauvés par des piroguiers qui les ont transporté jusqu’à la terre ferme.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Abdoulaye Hissen, chef de défense du FPRC disparaît de circulation à Bangui

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La cour pénale spéciale a décidé de frapper, et elle a frappé dur. Comme disait Mike Cole, chef du bureau de la cour pénale internationale à Bangui, « 2021 est une année supère pour la justice en République centrafricaine ». Avec l’arrestation du ministre de l’Élevage Ali Hassan Bouba dans son bureau vendredi, la justice a décidé de montrer que sa route est longue et difficile, mais ses bras sont plus longs. Et ils sont forts. « Ils peuvent toucher les présumés auteurs de crimes atroces ou qu’ils soient ». Mais d’ores et déjà, certains chefs rebelles proches du pouvoir ou non qui sont à Bangui ou ailleurs commencent à avoir peur. C’est le cas de Monsieur Abdoulaye Hissen qui disparaît depuis 48 heures de circulation.

le chef rebelle Abdoulaye Hissen
Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Monsieur Mike Cole, chef du bureau de la cour pénale internationale à Bangui  a parfaitement raison de dire que « tous ceux qui ont soif de justice peuvent maintenant se calmer, car      Leur guérison a commencé ».   Qui peut penser encore il y a trois jours que la peur va changer de camp. À Bangui, les présumés sanguinaires qui croient déjà être à l’abri de la justice en se rapprochant du pouvoir peuvent désormais savoir que le temps de l’impunité à sonner.

« Il faut que ça continue pour tous les présumés criminels  qui sont présentement sous le nez de la justice ici à Bangui », déclare un étudiant en droit à l’université de Bangui.

Justement, il y’a déjà un véritable tremblement parmi eux. En prenant l’exemple de l’ancien ministre de la Jeunesse Abdoulaye Hissen Ramadan, chef du comité national de défense et de sécurité (CNDS) des trois grands groupes armés issus de l’ex-coalition Séléka qui n’est plus visible dans les circulations à Bangui quelques minutes après l’arrestation du ministre Ali Hassan Bouba, coordonnateur politique du groupe armé UPC (unité pour la paix en Centrafrique).

Depuis son ralliement au pouvoir, Abdoulaye Hissen a une autorisation de porte d’arme de calibre  de guerre, véhiculé et logé par l’État centrafricain dans une suite à l’hôtel Ledger et dans une villa au quartier KM5. Mais après notre première publication  sur l’affaire, il avait quitté l’hôtel Ledger pour le national hôtel. Mais depuis deux jours, l’homme n’est ni dans les hôtels à Bangui ni dans sa villa au quartier KM 5. Sauf que le vendredi dernier dans la soirée, nous l’avons retracé à une place mortuaire au KM5 avant qu’il ne disparaisse définitivement. Mais comme disait Mike Cole, les bras de la justice sont assez longs, « ils peuvent toucher les présumés auteurs de crimes atroces ou qu’ils soient ». 

Mais Abdoulaye Hissen n’est pas le seul, Il y’a également le chef rebelle Gilbert TOUMOU DEYA comme ministre délégué au DDRR qui jouit également d’une liberté totale alors que ses nombreuses victimes à Ndélé, Birao ne demandent que la justice.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Qu’est ce que va faire Touadera maintenant qu’on a arrêté Hassan Bouba ? Un compatriote universitaire donne son avis.

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Que va faire maintenant le chef de l’État Faustin Archange Touadera face à l’arrestation de son ministre de l’élevage et de la santé animale, Monsieur Ali Hassan Bouba, par la cour pénale spéciale (CPS) ? Pour tenter de nous éclaircir, un compatriote centrafricain, universitaire, et qui a requis son anonymat, nous donne des éléments de réponse.

Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l'élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021

 

Selon lui, il y’a deux options qui s’offrent actuellement au chef de l’État Faustin Archange Touadera. La première c’est  de soutenir Hassan Bouba dans son épreuve. La deuxième c’est de le  totalement remuer.

 

Première option, soutenir Hassan Bouba. Mais qu’est-ce qui pourrait le pousser  à soutenir Hassan Bouba ?

D’après lui, en soutenant Hassan Bouba,  le chef de l’État rassure sa base, c’est-à-dire tous ceux qui ont du sang  sur la main pour lui, plus large pour le régime, c’est-à-dire sa « garde prétorienne, ses requins, certains soldats FACA et hommes de tenues qui ont fait des sales boulots pour lui, mais aussi ceux qui ont trompé la main dans le pot de miel avec lui en détournant des deniers publics et en faisant du blanchiment d’argent ».Selon lui, il a besoin de rassurer cette base. Et en soutenant publiquement et ouvertement Hassan Bouba comme il avait soutenu les mercenaires de la société Wagner et   les éléments de la garde présidentielle qui ont tiré sur les Casques bleus égyptiens de la Minusca. S’il fait ça, il rassure sa base.

D’après cet universitaire, le chef de l’État pourrait   soutenir Hassan Bouba par la voie médiatique en publiant  des communiqués de presse via ses médias comme d’habitude en s’attaquant  à la communauté internationale  en disant par exemple voilà qu’elle est en train de traîner le gouvernement, elle est en train de faire un complot contre le régime,  ou encore elle est en train de salir l’action du gouvernement. Et si les communiqués ne suffisent pas, « il pourrait envoyer sur le front son porte-parole ou la ministre des Affaires étrangères pour mentir à l’opinion. Il pourrait aussi passer à la vitesse supérieure en organisant des manifestations anti-Minusca, anti-France et anti-opposition… ».

 

La deuxième option, c’est de remuer Monsieur Hassan Bouba. Mais qu’est-ce qui va le pousser à le faire ?

« Je crois que ce qui est le plus     c’est de sauver la tête. Si le Président de la République veut sauver sa tête, il est quand-même obligé  de dire que Hassan Bouba n’est pas à l’abri de la justice, il n’est pas justiciable supérieur au dessus de la loi, et donc personne au gouvernement n’est à l’abri.  Il peut également remuer Hassan Bouba pour chercher à négocier ».

Mais négocier quoi ?  ».

D’après lui, il s’agit de négocier du temps, négocier de l’argent négocier aussi pour le dialogue en faisant aussi des communiqués de presse dans lequel il dirait voilà personne n’est à l’abri de justice, la justice fait son travail.

« Vous voyer que la justice fait son travail, vous voyez que la justice ne touche pas que  l’opposition ». Selon cet universitaire, le chef de l’État pourrait attraper les choses de cette manière. En revanche, il pourrait y avoir des pris à payer. C’est l’implosion de sa base face au mauvais message qu’il leur donnerait en disant en d’autre terme que « sacrifiez-vous pour moi, mais moi je ne suis pas prêt à me sacrifier pour vous ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Arrestation du ministre Hassan Bouba, une poignée des jeunes manifestent devant la Cour pénale spéciale (CPS) à Bangui

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce samedi 20 novembre 2021 dans la matinée, devant le siège de la cour pénale spéciale à Bangui, une dizaine des jeunes, probablement manipulés,  est descendue dans la rue pour exprimer leur mécontentement  à la suite de l’arrestation par la Cour Pénale Internationale  (CPS) du ministre Hassan Bouba, ancien coordonnateur politique du groupe rebelle  UPC du chef rebelle Ali Darassa, a constaté sur place un journaliste du CNC.

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Une dizaine des jeunes qui manifestent et jugent anormal l’arrestation de Hassan Bouba.

 

C’était le vendredi 19 novembre vers 11 heures qu’une unité de la gendarmerie, sur ordre des juges d’instruction de la cour pénale spéciale, est allée interpeller le ministre de l’Élevage et de la Santé animale Hassan Bouba. Avant son interpellation, ce dernier était avec le chargé de mission diplomatique du chef de l’État dans son bureau. Les gendarmes, après leur arrivée dans le ministère, ont du attendre quelques minutes dans la salle d’attente avant de pénétrer dans le bureau et l’interpeller, tout en le rassurant qu’il n’est pas en état d’arrestation, mais juste pour aller lui poser quelques questions sur des dossiers en cours.

C’est ainsi que trois heures plus tard, la cour pénale spéciale a publié un communiqué, indiquant que le ministre Hassan Bouba leur avait demandé un délai  de cinq jours pour préparer sa défense. C’est ainsi qu’il a été placé en détention provisoire à la prison du Camp de Roux jusqu’au 26novembre prochain, date à laquelle  il y’aura une confrontation avec  les juges d’instruction en présence de ses avocats.

Entre-temps, à la présidence de la République, c’est la colère et stupéfaction.

« C’est quoi encore avec l’arrestation du ministre Ali Hassan Bouba par la CPS  ? », se demandent les conseillers du chef de l’État. Mais 24 heures plus tard, une poignée des personnes, probablement manipulées, est allée manifester devant le bureau de la cour pénale spéciale (CPS) à Bangui pour marquer leur étonnement vis-à-vis de la démarche des juges d’instruction.

« Nous, à notre niveau,  on se rend compte que la CPS se préoccupe toujours des petits poissons. Mais les vrais leaders des groupes armés, ceux qui  commettent des bavures ce sont ceux-là qui se trouvent actuellement au Tchad. Si la CPS arrive à arrêter ces gens-là, je pense que les petits poissons, ça ne sera pas vraiment une chose… », estime un autre manifestant qui ajoute que pour eux, l’arrestation du ministre Hassan Bouba est « injuste ».

Rappelons que le ministre Hassan Bouba est l’un des bras droits des Mercenaires russes dans les groupes armés, notamment de l’UPC. On les a soupçonné d’avoir manipulé ce groupe des personnes pour manifester devant le bureau de la CPS. Mais chose étonnante, le ministre Hassan Bouba, quelques jours avant son arrestation, avait précisé à certains de ses amis que si sa maman est encore en vie, rien ne peut lui arriver. Mais la mère est toujours en vie, mais il est arrêté. Étonnant !

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : l’arrestation du ministre Hassan Bouba s’effrite le gouvernement Dondra

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Composé au ¾ des personnalités issues des groupes armés, le premier gouvernement du second mandat du président Touadera dirigé par le Premier ministre Henri-Marie Dondra s’effrite lentement et surement, non par la mort ou la démission des ministres composant le gouvernement, mais par l’arrestation d’un des leurs.

Le gouvernement Dondra au complet avec le chef de l'État Touadera
Le gouvernement Dondra au complet. Copyrightla renaissance

 

C’est le ministre de l’Élevage, Hassan Bouba, ancien coordonnateur politique de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), qui a ouvert le bal des ministres qui seront arrêtés par la justice internationale en trousses des criminels qui ont plongé ce pays dans le chaos.

Ce désormais ex-numéro 3 de l’Unité pour la Paix en Centrafrique et ancien ministre de l’Élevage du président Touadera, avait entré en dissidence avec son faiseur de rois Ali Darassa et avec certains hommes politiques opposants au régime de Touadera en ces termes :

Hassan Bouba : « Quoi qu’il en soit je dois finir avec Ali Darassa. Il ne me connaît pas. Moi j’ai combattu Karim Meckassoua, Monsieur Youssoufa Yérima Mandjo, Monsieur Issa Bi, Monsieur Martin Ziguélé et bien d’autres. Ce sont des baobabs que je combats. D’ailleurs il devrait demander à ceux-là s’ils sont où actuellement. Tant que Touadera reste au pouvoir, je vais toujours combattre ceux-là. Pour Ali Darassa, je dois finir rapidement avec lui ».

Sa prise de position en faveur du président Touadera avait suscité la colère de ses anciens compagnons d’armes, un colonel de l’UPC d’Ali Darassa surnommé chauffeur et un général de3 R surnommé Ali Doug-Saga.

Le colonel chauffeur : « Toi Hassan Bouba, toi qui ne mérite même pas aux chevilles de Monsieur Karim Meckassoua, tu oses lui parler ainsi ? Maintenant, tu dois savoir que pour toi c’est fini. Tu dois rester à Bangui à côté de Touadera et de NGRÉBADA jusqu’à la fin de ta vie. Mais si tu oses sortir de la capitale, ton cas sera réglé ».

Général Ali Doug-Saga : « Hassan Bouba, tu as franchi la limite. Désormais, tu dois savoir que ta tête est mise à prix! Le 3R va régler ton sort. Tu sais que de Bangui jusqu’à la frontière du Cameroun, nous sommes présents. De même que de Bangui jusqu’à la frontière du Tchad, nous sommes également présents. Mais désormais si tu prends le risque de sortir de Bangui, nous allons te montrer notre vrai visage ».

Hassan Bouba est un artisan de guerre. Très polyvalent dans le commerce en tant de troubles, il sait faire riche pendant que les autres végètent. Ses connaissances des pierres précieuses (or et diamant) au trafic d’armes de guerre en passant par les pointes d’ivoire, peaux des animaux très prisées et convoyage des bœufs, Hassan Bouba a été très vite rapproché par les Mercenaires russes de la société Wagner qui font de la guerre en Centrafrique, un fonds de commerce très rentable.

Hassan Bouba est un « no pitié ». En charge de recruter des mercenaires peuls pour le compte de l’UPC, Hassan Bouba est l’un des commanditaires, coordonnateur, des massacres des populations civiles et des prêtres par les éléments de l’UPC dans la Basse-Kotto, le Mbomou et une partie de la Haute Kotto. Il est aussi reconnu comme l’un des instigateurs d’incendie de plus de 300 villages dans le triangle Bambari-Ouaka/Haute Kotto/Haut Mbomou, en passant par la Basse-Kotto et le Mbomou.

Rappelant que le nom de Hassan Bouba fait également partie des noms des ministres proches des chefs rebelles nommés dans le gouvernement et cités dans une requête introduite le 16 août dernier par l’honorable Joseph Bendounga auprès de la Cour Constitutionnelle visant à déclarer le président Touadera coupable de violation de la Constitution.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : 5 jeunes camerounais tués, 5 autres blessés ainsi que 10 autres portés disparus dans le Nord-ouest

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La scène criminelle a eu lieu dans la localité  d’Yidéré, située  à une quarantaine de kilomètres de la sous-préfecture de « Abba », dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.

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L’un des cinq blessés du village minier d’Yidéré le 20 novembre 2021. CopyrightCNC

 

Selon les témoignages des familles des rescapés, ce groupe des 20 jeunes camerounais, qui  avait laissé tous leurs effets sur le chantier d’Yidéré au moment de leur départ en catastrophe le 7 novembre dernier suite à l’ultimatum des Mercenaires russes de la société Wagner, a décidé à nouveau de retourner samedi à Yidéré pour récupérer leurs effets. Mais à leur arrivée à 3 kilomètres à l’entrée de la ville, ils sont tombés nez à nez aux mercenaires russes de la société Wagner ce samedi 20 novembre dans l’après-midi. Après avoir été pourchassés par ces mercenaires de Wagner, cinq d’entre eux qui ont été blessés à la main  dans leur fuite ont réussi à s’échapper de leur agresseur jusqu’à la frontière avant de rentrer au Cameroun. Tandis que dix  autres ont été portés disparus, et cinq  autres tués.

« Je crois que ces jeunes ont pris une mauvaise décision de retourner en ce moment à Yidéré. La situation sécuritaire n’est pas rassurante dans ce village minier  », explique un habitant de Lamy-Pont interrogé par la rédaction. Tandis que pour les victimes, elles croyaient que le village est déjà calme avec l’arrivée des forces de l’ordre.

« Nous pensons qu’avec les forces du gouvernement sur place, le calme est déjà à Yidéré, et l’on peut retourner récupérer nos effets. C’est tout le contraire », explique l’un des cinq rescapés.

Rappelons que le 31 octobre dernier, une opération des soldats FACA, appuyés par les mercenaires russes, avait eu lieu dans la localité de Lamy-Pont, de Nguia-Bouar et d’Yidéré  durant sept jours. Plus de 3000 personnes sur les chantiers miniers d’Yidéré ont dû abandonner leurs commerces, habitation pour quitter la ville et traverser la frontière pour regagner le Cameroun.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les proches collaborateurs d’Hassan Bouba à Bangui rasent les murs

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Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Il se murmure que depuis que la Cour Pénale Spéciale (CPS) a mis la main sur le terroriste et ministre de l’élevage Hassan Bouba, ses partisans à Bangui, retranchés à PK5, claquent des fesses. Ils ont perdu sommeil et appétit.

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Moussa Ahmat Aliou, Porte-Parole et Interprête du chef rebelle Ali Darassa, ici le 3 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.

 

Ils ne restent pas longtemps au même endroit.

C’est le cas de ses trois principaux hommes de main que sont Amadou Tanga, Moussa Gobiri et Makaye Gobiri. Ces truands originaires de Bria avaient été arrêtés et incarcérés par les Wagner au Camp de Roux. C’est grâce à l’intervention musclée de l’ex-tout-puissant ministre de l’élevage, Hasan Bouba, leur mentor, qu’ils avaient pu être libérés.

Aujourd’hui, la donne a changé. Car désormais leurs têtes sont mis à prix à PK5 où certaines victimes d’hier cherchent à se venger en finissant avec eux une bonne fois pour toute. Ils sont accusés par certains habitants de la localité d’avoir livrer à la mort beaucoup de personnes innocentes.

Dans le même temps, certaines informations attestent que ces trois lascars font partie d’une liste de noms de personnes dont la CPS veut à tout prix mettre la main dessus depuis le 21 septembre 2021.

C’est donc une course contre la montre. Mais qui va finalement attraper ces trois terroristes en premier : les familles des gens qu’ils ont livré à la mort ou alors la CPS?

À suivre…

 

Prisca VICKOS

Journaliste rédactrice

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Mali: La tension monte entre les États-Unis et le groupe russe Wagner

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Le secrétaire d’État américain Antony Blinken met en garde le groupe russe de ne pas s’ingérer au Mali. Le 15 novembre, le président français Emmanuel Macron avait discuté avec Vladimir Poutine de l’arrivée de Wagner au Mali.

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Après l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Linda Thomas-Greenfield qui faisait part de sa «sérieuse inquiétude» quant à un éventuel déploiement au Mali du sulfureux groupe de sécurité privée russe, c’est au tour d’Antony Blinken d’être “profondément préoccupé ” par la stabilité dans ce pays du Sahel.

Le Mali “reste un pivot pour la stabilité future au Sahel, et nous sommes profondément préoccupés par cette stabilité et par l’extrémisme et le terrorisme qui étendent des tentacules dans la région”, a déclaré Blinken lors d’une conférence de presse avec la ministre sénégalaise des Affaires étrangères, Aissata Tall Sall.

“Il serait particulièrement regrettable que des acteurs extérieurs s’engagent à rendre les choses encore plus difficiles et compliquées”, a déclaré Blinken. Il a dit qu’il parlait en particulier du groupe Wagner, qui a déployé des mercenaires en Syrie, en République centrafricaine et en Libye, suscitant des protestations de l’Occident et d’autres.

En visite au Sénégal, dernière étape de sa tournée africaine, M. Blinken a déclaré que les États-Unis «contribuent avec le Mali et d’autres partenaires aux efforts pour la stabilité» dans ce pays, théâtre d’attaques jihadistes fréquentes sur fond d’affrontements intercommunautaires.

La junte au pouvoir à Bamako menace de recourir aux services de cette société privée russe soupçonnée d’être proche du président russe Vladimir Poutine pour aider dans la lutte contre les jihadistes.

Le secrétaire d’État Antony Blinken, accompagné de la ministre sénégalaise des Affaires étrangères Aissata Tall Sall, a appelé aussi à une transition rapide vers un pouvoir civil au Mali. La région du Sahel en Afrique de l’Ouest est la vaste zone au sud du désert du Sahara où des groupes extrémistes se battent pour le contrôle.

La présence du groupe Wagner a aussi été abordé avec Roch Marc Christian Kaboré, Mohamed Bazoum, Mahamat Idriss Déby Itno, ainsi qu’avec Kamala Harris ces derniers jours. Si, lors de leur entretien téléphonique, il a essentiellement été question de la crise migratoire à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont également abordé le dossier Wagner au Mali.

Comme au cours de leurs précédentes discussions sur le sujet, le président français a plaidé contre l’arrivée des Mercenaires russes à Bamako et répété qu’un tel scénario aurait de graves conséquences.

Le groupe Wagner, avec qui les autorités russes démentent tout lien, fournit des services de MAINTENANCE d’équipements militaires et de formation mais il est accusé, notamment par la France, de se rémunérer sur les ressources des pays d’accueil et de servir les intérêts du Kremlin.

La présence des paramilitaires de Wagner a été signalée dans plusieurs pays d’Afrique, notamment en Centrafrique et en Libye, mais aussi en Syrie. Plusieurs pays européens, France et Allemagne en tête, ont prévenu qu’un accord entre Bamako et Wagner remettrait en cause leur présence militaire au Mali.

 

Par Afrique sur 7

 

RCA : arrestation du ministre Hassan Bouba, certains rebelles désarmés menacent de reprendre les armes

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Bangui, 20 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Si le gouvernement affirme n’avoir pas été informé de l’arrestation du ministre de l’Élevage et de la santé animale Monsieur Hassan Bouba par la cour pénale spéciale (CPS), ses hommes, pour la plus part désarmés ainsi que les membres de sa famille menacent de reprendre les armes.

Monsieur Hassan Bouba
CopyrightDR

 

Pour certains éléments de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) faction Hassan Bouba et certains membres de la famille de ce dernier, il ne fait aucun doute, le gouvernement est derrière l’arrestation du ministre Hassan Bouba, malgré le démenti formulé par la présidence de la République. Selon eux, le gouvernement à 48 heures pour le libérer, sinon ils vont reprendre les armes, a indiqué Monsieur Moussa Bobiri, ancien porte-parole du chef rebelle Ali Darassa et proche parent  de l’ex-ministre Hassan Bouba actuellement à Bangui. Or, la cour pénale spéciale, dans un communiqué publié,  a indiqué que Monsieur Hassan Bouba, en présence de son avocat, souhaiter bénéficier du délai prévu par les dispositions afin de préparer sa défense. Pour ce faire, le juge d’instruction a jugé mieux de le placer en détention provisoire à la maison d’arrêt de Camp de Roux jusqu’au 26 novembre prochain, date à laquelle un débat contradictoire sera organisé en présence de ses avocats.

Rappelons que Monsieur Hassan Bouba, ancien coordonnateur politique de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa a été nommé en 2019 dans le gouvernement « d’union nationale » du Premier ministre Firmin NGRÉBADA dans le quota  de l’UPC, et ce,  après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale le 06 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés actifs sur son territoire dont l’UPC. Mais après l’attaque de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) aux portes de la capitale en janvier dernier, plusieurs cadres et représentants des groupes armés dans le gouvernement ont été limogés, sauf Hassan Bouba qui avait annoncé son départ de l’UPC d’Ali Darassa et la création de sa faction de l’UPC favorable au gouvernement. Il  a été  reconduit en juin dernier dans le nouveau gouvernement dirigé par Monsieur Henri-Marie Dondra.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : 7 soldats FACA tués, deux autres blessés dans une embuscade des rebelles dans l’Ouest

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Bangui, 20 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Sept militaires de l’armée centrafricaine ont été tués mercredi dernier dans une embuscade tendue par un groupe d’hommes armés, identifiés comme des rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), a-t-on appris des sources proches de l’État major des armées.

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Les soldats FACA à Ngakobo

Les sept corps sont déjà arrivés à Bangui, et placés à la morgue de l’hôpital communautaire. On ignore la date officielle de la cérémonie funéraire, mais certaines sources ont indiqué que ça sera probablement ce week-end, en fonction de la disponibilité du chef de l’État Faustin Archange Touadera ou de son Premier ministre.

Notre équipe a pu rencontrer l’un des blessés sur son lit d’hôpital, il raconte qu’ils étaient en route pour rentrer à Bangui quand l’embuscade avait eu lieu. Il ignore l’endroit exact, mais indique tout de même qu’ils ont quitté la ville de Berberati, à l’ouest du pays, et en voulant sortir vers la Nana-Mambéré, dans le Nord-ouest pour rejoindre la capitale que les assaillants les ont attaqués.

« Les gens qui nous ont attaqués sont probablement  des étrangers. Soit soudanais, soit tchadien », explique le soldat blessé. D’après lui, ils ont réussi à repousser l’attaque malgré le nombre pléthorique des assaillants.

Rappelons que dans la région de l’Ouest et du Nord-ouest, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) sont particulièrement actifs et multiplient des attaques contre les positions des forces de défense et de sécurité intérieure.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Déclaration de L’Observatoire Centrafricain de Justice Transitionnelle relative à l’arrestation du ministre Hassan Bouba

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Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).

DECLARATION RELATIVE A L’ARRESTATION DU MINISTRE HASSAN BOUBA

Ce jour, vendredi 19 novembre 2021, à 11h01 précise, Monsieur Hassan Bouba, Ministre de l’élevage et de la santé animale a été arrêté dans son bureau par la Gendarmerie nationale et remis à la justice (Cour pénale spéciale). L’Observatoire centrafricain de Justice Transitionnelle apprend avec satisfaction l’arrestation de ce membre du gouvernement en exercice et encourage vivement l’institution judiciaire compétente à œuvrer à la manifestation de la vérité et la justice pour les présumés crimes reprochés à ce Monsieur.

La République Centrafricaine est dans un processus de justice transitionnelle où la répression des crimes graves constitue un déterminant pour la paix et la réconciliation nationale. Le Ministre Hassan Bouba, représentant du groupe armé UPC au gouvernement dans le cadre de l’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation est soupçonné d’avoir commis des crimes de guerre sur le territoire de la République Centrafricaine, notamment dans la Basse-Kotto où il dirigeait personnellement les opérations.

Tout en respectant la présomption d’innocence dont jouit ce dernier, l’Observatoire Centrafricain de Justice Transitionnelle rappelle à toute la population centrafricaine que la question de sa qualité officielle ou son immunité est inopérante puisque les crimes reprochés au Ministre Hassan Bouba sont des crimes graves dans la hiérarchie de l’horreur et de la réprobation.

Par ailleurs, l’Observatoire Centrafricain de Justice Transitionnelle rappelle au gouvernement et les institutions judiciaires qu’ils doivent dépasser tout réalisme politique et étendre ces procédures judiciaires à l’encontre de tous les autres chefs rebelles pour mettre définitivement fin à cette culture d’impunité en République Centrafricaine.

Pour Le bureau Le Président Dr. Arnaud Yaliki

 

Poker menteur entre Bangui et les groupes armés

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Bangui, 20 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Sous l’impulsion de Luanda, plusieurs chefs de milices armées ayant participé l’année dernière à la Coalition des patriotes pour le changement ont récemment signé un premier accord avec le gouvernement centrafricain. Mais deux groupes rebelles restent réfractaires au projet et sont suspectés par Bangui de se réarmer rapidement depuis des pays de la sous-région.

Le chef rebelle Mahamat Alkatim du MPC
Mahamat Alkatim, chef d’État major du MPC.

 

En parallèle du dialogue républicain, toujours à l’arrêt (AI du 10/11/21), le président centrafricain Faustin Archange Touadéra s’active pour renouer avec les groupes armés. Sous l’activisme du président angolais João Lourenço et selon la feuille de route composée par Luanda, avec le soutien de Kigali, quatre de ces groupes ont accepté de revenir dans le cadre de l’accord de Khartoum signé en 2019 avec quatorze milices, officiellement appelé Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA).

 

Six des principaux groupes avaient quitté l’accord en décembre 2020 pour rejoindre la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), de François Bozizé. Il s’agissait du Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), le Mouvement pour la paix en Centrafrique (MPC), Retour, réclamation et réhabilitation (3R), ainsi que deux mouvances Anti-Balaka proches de Bozizé. Mais très vite, la CPC est devenue une coquille vide, plombée dès l’origine par un manque de coordination entre ses composantes, parfois d’anciens ennemis.

 

Le Général Bobo (3R), Mahamat al-Khatim (MPC) ainsi que François Bozizé ont signé cet automne un accord d’engagement avec l’Etat centrafricain. Celui-ci acte notamment le cantonnement de leurs combattants et l’engagement du pays dans un processus de désarmement, démobilisation et réintégration et rapatriement (DDR). La question de l’exil des chefs de guerre hors de Centrafrique a également été discutée, sans que les modalités soient détaillées dans la feuille de route.

 

Les combats continuent

 

Dans ce cadre, Faustin Archange Touadéra avait proclamé le 15 octobre un cessez-le-feu unilatéral. Mais cette progression reste fragile. Celui-ci a peu d’effet dans l’arrière-pays, qui connaît des flambées de violences dans l’Ouest et le Centre. Or ces combats risquent d’hypothéquer à tout moment les faibles avancées obtenues par Luanda.

 

Surtout, les gouvernements centrafricain et angolais prennent le pari de faire vivre l’Accord de Karthoum, qui a pourtant toujours eu le plus grand mal à être appliqué. Les groupes armés l’ayant dénoncé se sont justifiés par le manque de coordination avec les autorités et par les faibles avancées du processus de désarmement, potentielle manne financière pour leurs dirigeants.

 

Deux principaux groupes réfractaires

 

Autre motif d’inquiétude pour Bangui : le refus d’Ali Darass de l’UPC et de Nourredine Adam du FPRC, les deux plus puissants groupes armés, de signer le document présenté par Luanda. Les deux généraux autoproclamés sont désireux d’intégrer le dialogue républicain, lancé en parallèle avec l’opposition démocratique. Ali Darass, toujours présent sur le sol centrafricain, refuse toute idée d’exil.

 

Ces deux groupes armés illustrent à eux seuls aussi l’importance des dynamiques sous régionales qui échappent à Bangui. Ainsi, Nourredine Adam vit actuellement à Khartoum, où il regroupe ses forces armées entre le Soudan et la Vakaga, au nord de la Centrafrique. L’année passée, le chef de guerre y avait perdu le contrôle de nombreuses localités au profit de groupes armés proches du gouvernement, et notamment du ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène, comme l’a détaillé le panel des experts de l’ONU.

 

Ali Darass, chef peul puissant dans le centre et l’est du pays, est quant à lui en contact permanent avec Baba Laddé, le nouveau patron des renseignements généraux tchadiens – également issus de la communauté peule -, dont il fut le bras droit dans les années 2000. Baba Laddé est par ailleurs le frère du Général Bobo (AI du 21/10/21). La nomination de Baba Laddé a ainsi suscité une vague d’inquiétude à Bangui qui a été amplifiée par l’officialisation, début novembre, de la présence de François Bozizé dans la capitale tchadienne.

 

Africa Intelligence 17/11/2021

 

 

 

Dernière minute : le ministre de l’Élevage, le tchadien Hassan Bouba interpellé par les gendarmes de la cour pénale spéciale (CPS)

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Bangui, 19 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon les enquêteurs, l’homme n’est pas pour le moment en état d’arrestation, mais la justice voudrait bien l’interroger sur certains nombres de dossiers en cours devant la cour pénale spéciale (CPS).

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Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.

 

Ce vendredi 19 novembre, c’est un coup de tonnerre à Bangui. Le ministre de l’Élevage, ancien coordonnateur politique de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Monsieur Hassan Bouba, vient d’être interpellé par les gendarmes de la cour pénale spéciale (CPS) dans son bureau à Bangui.

Selon nos informations, le ministre Hassan Bouba était avec Monsieur Ali Gonissa, ministre délégué, chargé de mission diplomatique du chef de l’État  quand les gendarmes étaient venus l’interpeller dans son bureau. Selon les enquêteurs, le ministre n’est pas en état d’arrestation, mais c’est juste pour l’interroger sur certains nombres des dossiers.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Déclaration de l’opposition démocratique relative à la situation sécuritaire et politique en Centrafrique

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Les quelques responsables des partis politiques d’opposition: de gauche à droite Crépin Mboli-Goumba, Me Nicolas Tiangaye, Cyriaque Gonda , Édouard Koyabounou et Mahamat Kamoun. Copyright CNC du 19 /10/22

 

 

           CONFERENCE DE PRESSE RELATIVE

 Á LA SITUATION NATIONALE

 

PROPOS LIMINAIRE

 

L’actualité nationale de notre pays, la République centrafricaine est marquée ces derniers temps par plusieurs évènements qui impactent négativement la vie de la population. Ces évènements présentés à la population par divers canaux d’information sont parfois déformés à dessein pour créer la confusion dans l’opinion.

Á cet effet, l’Opposition Démocratique tient donc à restituer la vérité sur ces évènements en vue d’éclairer la lanterne du peuple centrafricain et de la communauté internationale.

  • Sur la situation politique

Á sa demande, le Président de la République a reçu le 10 novembre 2021 l’Opposition Démocratique suite au retrait de ses représentants du comité d’organisation du dialogue républicain(CODR) dû à la note du Président de l’Assemblée Nationale demandant la mise en place d’un comité ad-hoc devant statuer sur la levée de l’immunité des trois députés, leaders de l’Opposition..

Au cours des échanges qui ont eu lieu, elle a précisé au Chef de l’État que la reprise des discussions relatives à la réintégration de ces représentants au CODR est conditionnée par l’abandon pur et simple de la procédure de levée de l’immunité des trois leaders parlementaires membres de l’Opposition Démocratique, afin de créer un climat de décrispation politique préalable au dialogue. L’acte d’abandon des poursuites par le parquet relève de la responsabilité du Chef de l’État conformément à ses prérogatives constitutionnelles.

Les déclarations des partisans du régime effectuées suite à cette rencontre tendant à faire croire à l’opinion nationale et internationale que l’Opposition Démocratique a sollicité une amnistie relèvent de la désinformation.

L’Opposition Démocratique relève que cette interprétation des justifications qu’elle a fournie au président TOUADÉRA est en déphasage avec ses préoccupations.

  • Sur la situation sécuritaire
  • Les Mercenaires Russes de la société privée Wagner ont été à nouveau cités pour avoir commis des exactions sur la population civile le 14 novembre 2021 dans la commune de Nana-bakassa tuant 50 personnes suite aux attaques qu’ils ont perpétrées dans les mines d’or de cette localité précisément à Nana, Kété gbako, Poussière, Poro et Katanga. Dans cette même localité, ils ont procédé à l’exploitation d’or dans les chantiers attaqués et ont brûlé les corps de leurs victimes.
  • Á Bria, les FACA et leurs alliés Russes ont envahi plusieurs quartiers pillant des boutiques et brûlant des maisons le 13 novembre 2021. Le bilan provisoire fait état de trois civils tués parmi la population.
  • Sur la Loi des Finances

L’article 82 de la Constitution du 30 mars 2016 dispose que le projet de Loi des Finances de l’année suivante est déposé sur le Bureau de l’Assemblée Nationale au plus tard le 15 septembre de l’année en cours. Á ce jour 19 novembre, soit deux mois après, le projet n’est pas toujours déposé en violation des dispositions de l’article précité de la Constitution alors que la session budgétaire convoquée à l’effet de l’examen tire à sa fin.

Selon les informations internes du Ministère des Finances et du Budget, le projet du Budget 2022 ne peut être bouclé par ce que le gouvernement n’a pas pu satisfaire aux exigences des partenaires financiers en vue d’obtenir leur accord sur leurs contributions qui représentent une proportion importante dans le budget.

Les conditions des partenaires sont entre autres :

  • l’organisation et la tenue d’un dialogue inclusif dans un meilleur délai ;
  • la dissolution de certaines sociétés d’État, d’Agences et d’Entreprises parapubliques ;
  • le retrait des Russes de la gestion des douanes centrafricaines.

La principale conséquence de cette situation est que le gouvernement s’oriente vers l’adoption de douzièmes provisoires avec des difficultés liées à la mobilisation des ressources qui sera retardée. D’éventuels arriérés de paiement de salaires sont à redouter en 2022.

  • Sur la situation sociale et culturelle

Bien que notre pays traverse une situation financière difficile caractérisée par le tarissement de l’aide extérieure et les perspectives sombres de mobilisation de ressources financières en 2022, les plus hautes autorités de notre pays se permettent de donner un signal négatif aux partenaires financiers en invitant un artiste étranger à qui des billets de banque ont été distribués à tour de bras par le Président de l’Assemblée Nationale, le Ministre d’État en charge de la Justice, de la Bonne Gouvernance et des Droits de l’Homme, le Ministre des Finances et du Budget, le Ministre de PTT dont le personnel est en grève pour cause de 69 mois d’arriérés de salaires et le Directeur Général de la Police Centrafricaine.

L’on note ainsi la mauvaise volonté du gouvernement qui veut en réalité, organiser un dialogue et refuser d’en financer le budget. Dans le même temps, la ville de Bangui sombre dans l’obscurité totale à cause des problèmes techniques de l’ENERCA, plusieurs arrondissements de Bangui manquent d’eau potable et les artères à Bangui et les routes de nos provinces sont dans un état de dégradation qui ne dit pas son nom.

Les artistes centrafricains subissent un mépris total du régime de Bangui quoique certains d’entre eux, en dépit des moyens limités dont ils disposent ont rapporté des prix au niveau international honorant ainsi notre pays :

  • Les perroquets de Bangui, médaillés d’or à l’issue du Festival mondial de théâtre de Monaco ;
  • Elvis Ngaïbino, médaillé de bronze à FESPACO à Ouagadougou au Burkina Faso ;
  • Rolf Stève Domia-Leu, journaliste de Ndeke Luka, l’un des deux lauréats 2021 de Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon ;

Aucun de ces artistes n’a reçu des encouragements de la part de nos autorités occupés à festoyer au rythme des artistes étrangers.

Voilà chers professionnels des médias, la situation d’actualité de notre pays, qui n’est pas du tout rose en ce moment. L’on comprend aisément que la décrispation de la vie nationale est intimement liée à un dialogue franc entre tous les centrafricains réunis autour d’une même table. Un dialogue véritablement inclusif s’impose si l’on veut enfin trouver une issue à la crise centrafricaine.

 

Fait à Bangui, le 19 novembre 2021

 

Pour l’opposition Démocratique

 

COD-2020                                                  MLPC                                                     PATRIE

RCA : les mercenaires russes explosent un pont vers Bemal et creusent des grands trous sur les axes menant au Tchad et au Cameroun

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Bangui, 19 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon leur information, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), en provenance du Tchad, seraient en route pour la République centrafricaine. Et pour les empêcher, ils ont miné plusieurs ponts et creusent un grand trou sur les deux voies qui mènent au Tchad et au Cameroun.  

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les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l’intérieur du pays

 

Il y’a une semaine, un pont situé à 8 kilomètres de Bemal sur l’axe Tchad  a été explosé avec des mines  par les mercenaires russes de la société Wagner. Les mêmes faits se répètent dans d’autres localités de Lim-Pendé comme à Ngaouandaye. Mais depuis deux jours, à bang, à la frontière avec le Cameroun et la République centrafricaine, des mercenaires russes, à bord de douze véhicules, sont arrivés dans la ville. Ils ont commencé à creusé un grand trou sur les deux voies qui mènent à ces deux pays voisins. Les raisons évoquées, empêcher à tout prix l’arrivée des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) en provenance du Tchad.

 

Vrai ou intoxe ?

Difficile de le savoir. Mais depuis deux semaines, à l’annonce de la présence de l’ancien Président François Bozizé, de Mahamat Alkhatim et de bobo à Ndjamena, on constate une certaine animosité du côté du pouvoir de Bangui. Des publications sponsorisées par les mercenaires russes sont publiées régulièrement sur les réseaux sociaux par des médias proches du pouvoir qui annoncent l’arrivée des colonnes des véhicules des rebelles en provenance du Tchad. Peut-être une manière de justifier la destruction de ces infrastructures construites sur financement des partenaires internationaux?

Mais une chose est sûre, le pays est en train de s’enfoncer plus profondément avec le régime actuel.

Rappelons que le Cameroun a fermé sa frontière du côté de Bang depuis plusieurs mois. Même chose du côté du Tchad qui a fermé ses frontière avec la rca depuis plusieurs années.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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