Centrafrique : 500 nouvelles recrues de l’armée nationale entrées en formation au camp Kassaï

Publié le 1 décembre 2021 , 7:29
Mis à jour le: 1 décembre 2021 7:29

 

Bangui, 2 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pendant que l’armée nationale et ses alliés russes et rwandais poursuivent leur offensive contre les rebelles à l’intérieur du pays, 500 jeunes de la capitale, recrutées discrètement par affinité, ont entamé depuis dimanche 28 novembre leur formation militaire au camp Kassaï dans le septième arrondissement de Bangui.

Les nouveaux recrus du dimanche 28 novembre 2021 dans le corps des forces armées centrafricaines FACA
Les nouvelles recrues de l’armée nationale , ici, le dimanche 28 novembre 2021 au camp Kassaï de Bangui. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Au moins 500 nouvelles recrues des forces armées centrafricaines (FACA), dont l’âge varie entre 18 et 30 ans ont quitté leur domicile dimanche 28 novembre 2021 dans la matinée pour rejoindre le camp militaire de Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui.

D’après l’État major de l’armée, ces recrutements ont pour but de rajeunir les forces armées centrafricaines, mais aussi atteindre l’effectif des éléments capable d’assurer la sécurité du pays.

Contrairement à la précédente promotion, ces jeunes recrues, ramassés pour la plupart à Boali, Damara, dans les quartiers Boyrabe et Fouh, seront formées par des instructeurs 100% centrafricains formés par les mercenaires russes à Berengo.

Mais dans la capitale, les Banguissois ironisent. Ils parlent des chairs à canon, car leur formation qui dure seulement de quelques semaines avant d’être déployée sur le terrain n’est pas une meilleure option. La dernière fois, les nouvelles recrues ont été formées seulement 3 semaines au camp Kassaï.

« Nos soldats ont la fâcheuse habitude de fuir devant leurs ennemis. Je crois que le problème du manque d’équipements n’est pas  la cause. C’est juste un problème de formation », regrette Alin Dougou, un commerçant au marché central de Bangui.

D’après un universitaire centrafricain,  la cause de l’inefficacité de notre armée réside dans sa composition et sa formation : « Un chef d’État qui arrive au pouvoir veut toujours dominer l’armée par son ethnie. C’est regrettable », ajoute-t-il.

Les nouvelles recrues de l'armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Les nouvelles recrues de l’armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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