RCA : réaction du parti PDCA du Président Wafio sur la situation politique du moment

Publié le 29 novembre 2021 , 8:36
Mis à jour le: 30 novembre 2021 12:39
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        PARTI DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

                             Unité – Paix – Développe

Pionnières, Pionniers,

Interpelé par certains Pionniers qui (1) commencent à trouver long mon silence politique du moment, (2) s’alarment d’un manque de visibilité politique, (3) désespèrent à cause de la dégradation très avancée de la situation socio-politique du pays qui se trouve dans l’impasse, sans certitude de sortie immédiate, et (4) souhaiteraient connaître ma perception politique pour être fixé, je me fais l’obligation pionnière de remercier ceux-ci et de demander à tous les Pionnières et Pionniers, toujours fidèles au PDCA, de se rappeler les quelques valeurs et préceptes forts que je n’ai jamais hésité à partager avec vous, notamment, dire toujours la vérité, même si elle fait rougir les yeux, la transcendance de soi ou la résilience, la fermeté dans l’engagement et la détermination, la forte volonté politique, la force politique et morale de voir les réalités socio-politiques telles quelles, savoir garder son sang-froid, la nécessité d’avoir toujours la tête bien froide et bien posée sur les épaules pour réfléchir à des alternatives en cas de difficultés, apparemment insurmontables, que l’impossible n’est pas PDCA, que tout problème, quel qu’il soit, trouve toujours une solution, que seul, on est toujours limité, mais ensemble, on peut faire des prodiges…, et d’être en communion avec vous,  ainsi qu’avec tous les compatriotes Centrafricains, pour partager les constats d’évidences politiques et les déductions faits, après une introspection rétroactive du vécu politique durant la période de référence que j’avais retenue, constituée des années 2019-2020-2021, pour des modulations ou reformulations des visions politiques et approches stratégiques devant permettre au PDCA de jouer pleinement son rôle, à la sortie de la zone de turbulences, que nous connaissons depuis janvier 2021, laquelle  j’avais pressentie et vous en avais évoquée en 2016 et 2018.

 

Aussi pionnière ment, je voudrais rappeler à chaque Pionnière et à chaque Pionnier, quand le TOUT PUISSANT, voudrait que l’être humain, sa créature, traverse les souffrances pour donner un sens à vie sur terre, celui-ci ne peut jamais s’y soustraire. Et nous, Centrafricains, avons déjà traversé nos souffrances, et en 2015, le Bon DIEU nous avait envoyé son messager, le Pape FRANÇOIS, nous demander de traverser le Rubicon, vivre désormais dans la vérité pour connaître la paix, sa splendeur et sa gloire divines ; mais, nous avons endurci nos cœurs, voilà pourquoi nos souffrances perdurent encore un peu.

L’occasion s’offrant, j’en profite pour vous réaffirmer que le silence est aussi important et nécessaire en Politique, parce qu’il permet de faire certains recadrages et vous devez vous rappelez, que parfois je me fais paresseux, refusant de réfléchir ou d’anticiper pour vous obliger à réfléchir. Et mon silence ces derniers temps, ne signifie pas fatale résignation, mais je me suis accordé ce moment pour  faire la rétrospective de la période de référence, sus-évoquée, durant laquelle, comme vous le savez si bien, en vos noms, j’ai suffisamment alerté, décrié, dénoncé, tout en proposant certaines idoines alternatives ; hélas, j’ai fini malgré moi par réaliser, comme tous les autres compatriotes alerteurs-démocrates, que le Président TOUADERA nous a menés dans un cul de sac où nous pataugeons dans une eau boueuse, immonde et nauséabonde, de laquelle il incapable et impuissant de nous y sortir, parce que prisonnier des mercenaires-partenaires de la société Wagner, dont son ancien Premier Ministre NGREBADA se réclame la paternité pour assouvir ses ambitions personnelles, en rêvant d’un coup d’Etat de Palais qui ne semble plus possible. Vous, qui m’accompagnez depuis la création du PDCA, savez bien que, ce que je pressens, ressens, annonce, dénonce ou décrie, se réalise toujours, au moins, à 75 % ; et depuis 2016, je n’avais jamais cessé de vous dire et répéter, avec force, quand les circonstances le permettaient, que ce n’est pas TOUADERA, le Président qui nous amènera à nous relever socio-politiquement et à nous reconstruire économiquement. Le PDCA se doit de se préparer à jouer son rôle politique à l’avenir ; pour corroborer cette métaphore, mieux l’imager et bien vous  la ré expliquer, je me dois de vous rappeler nos discussions-échanges lors des réunions du Parti des 06 et 09 février 2016, du 16 avril 2016 et du 09 juin 2018, car je n’ai jamais refusé de partager avec vous, certaines expériences ou valeurs pour renforcer votre militantisme au sein du PDCA, qui se veut un Parti fondé sur les principes d’Union Nationale, de la Démocratie Sociale, de l’Humanisme et des Valeurs Traditionnelles Fortes et Positives qui préparent les adolescents à la citoyenneté conséquente.

REUNION DES 06 Et 09 FEVRIER 2016

De nombreux Pionnières et Pionniers avaient souhaité recevoir des consignes du Parti pour le vote du deuxième tour des élections présidentielles du 14 février 2016. Au lieu de donner des consignes, j’avais proposé au Bureau Exécutif National Provisoire-BENP, la convocation d’une réunion extraordinaire le 06 février pour en discuter et faire des communications conséquentes. D’entame à l’ouverture de cette réunion, je vous avais rappelé que des consignes du Parti ne vous avaient pas été données pour les votes du référendum constitutionnel et pour le premier tour des élections présidentielles et législatives, parce que (1) le projet de la constitution proposé, va mettre en place un ordre constitutionnel mou, alors que le pays connaît une partition de fait avec les groupes armés qui occupent 60 % du territoire national, (2) que le PDCA, ne participant pas à ces élections, n’a pas eu de discussions ou négociations politiques avec un quelconque candidat présidentiel, parce que le vécu politique avec le KNK nous a suffisamment édifié (3) que moi-même et certains Membres du BENP, n’avons pas exercé nos droits de vote, parce que nous avons réalisé que ces élections, organisées sans préparations conséquentes, sur fond d’insécurité cristallisée, induiront de nombreuses problématiques et (4) que le PDCA a été créé pour donner un sens à la Politique en Centrafrique, c’est-à-dire, faire de la Politique un creuset d’alternatives et de contre-alternatives crédibles et de perspectives d’avenir, d’où notre fière et noble vision ‘’…Oser et Réussir à faire de la Politique une Mission d’Objectifs et non une fonction’’ qui nous oblige d’être très regardants pour les alliances politiques.

Et je n’avais de cesse d’attirer vos attentions sur cette noble vision qui a été traduite dans les différents objectifs politiques du Parti, lesquels, si réellement observés et objectivement appliqués, amèneront tôt ou tard, avec moi ou sans moi, le PDCA à jouer à un moment donné un rôle au plan national. Par conséquent, je m’interdis, tout comme le BENP, d’engager notre Parti dans l’incertitude. Comme vous l’aviez souhaité, latitude est laissée à chaque Pionnière et à chaque Pionnier de librement voter, parce qu’il ne faudrait pas exposer nos militants, vu l’insécurité qui est devenue un fonds de commerce pour les groupes armés, dont 90 % des éléments sont des mercenaires importés, ni foi ni loi. Si vous voulez vous choisir un candidat, vous avez toute latitude et le BENP et moi ne pouvons qu’y souscrire; mais sachez que ce choix n’engagera ni le Parti ni le candidat que vous allez choisir, faute de discussion ou négociation et accord politique préalables. Et à l’unanimité, vous avez décidé d’échanger à propos et  faire un choix démocratique.  N’ayant pas pu faire ce choix le samedi 06 février 2016, la réunion a été reportée au mardi 09 février 2016 à 15 heures, et à cause de votre fort effectif de ce jour, les échanges ont duré plus de trois (3) heures, à l’issue desquels le choix a été porté sur le candidat TOUADERA avec un très faible écart de voix, ce que je n’avais pas manqué de relever à l’attention des uns et des autres.

REUNION DU 16 AVRIL 2016 :

En divers, une Pionnière a sollicité mon avis sur le discours d’investiture du Président TOUADERA du 30 mars 2016. En analyste politique, j’avais relevé qu’à travers ce discours, le Président TOUADERA n’a évoqué qu’un chapelet d’intentions politiques pour pallier une situation d’anormalité socio-politique héritée ; et j’avais conclu mes explications en ces termes, ‘’… on reconnaît un maçon ou un bâtisseur au pied du mur. Attendons de voir’’. Et très vite, nombreux de ceux qui avaient fait le choix du candidat TOUADERA n’avaient pas hésité à exprimer leur déception.

REUNION DU 09 JUIN 2018 :

Après avoir fait état de la situation socio-politique du pays qui ne laissait entrevoir aucune visibilité politique, mais suscitait par contre des inquiétudes, doutes et interrogations, je vous avais proposé  une pause sabbatique dans les activités politiques du Parti, parce que je ne voyais pas ce que le Président TOUADERA voudrait politiquement obtenir avec son dialogue uniquement avec les groupes armés et unanimement récusé par l’opinion populaire nationale, tout en vous donnant mon impression personnelle en ces termes : ‘’… si le Président TOUADERA réussit à tenir son fameux dialogue avec les groupes armés, lequel est récusé par toutes les entités nationales, les élections de 2020-2021 n’auront pas lieu et nous risquons de connaître une autre zone de turbulences…’’ Et nous y sommes depuis janvier 2021, après le fiasco électoral qui a abouti à un grossier hold-up.

Ensuite, réalisant que l’accord du fameux dialogue de Khartoum (Soudan) est un  accord de dupes, en vos noms, je n’avais cessé d’alerter, de décrier, de dénoncer tout en proposant certaines alternatives, en me focalisant particulièrement sur la concertation citoyenne ou le dialogue national inclusif qui demeure la seule alternative pour sortir de l’ornière dans laquelle le Président TOUADERA  venait de nous y plonger avec son fameux dialogue, qui n’était qu’une sibylline manière de dérouler le reste de ses agendas politiques encore cachés, en vue d’asseoir son pouvoir personnel. Mais en piètre stratège politique, le Président TOUADERA s’est pris dans ses propres calculs politiciens, mal élaborés, et n’est plus que l’ombre d’un Chef d’Etat, en cette fin du mois de novembre 2021, parce que (1) otage des Dignitaires MCU qui se sont enrichis de manière insolente et de ses hommes de basse besogne qui commencent à réaliser que l’après-pouvoir TOUADERA signifierait pour eux, la descente dans les abysses du Palais de la Justice Centrafricaine, s’ils arrivent à échapper aux règlements de comptes personnels et (2) surtout prisonnier des mercenaires-partenaires de la société Wagner, que son ancien Premier Ministre NGREBADA ne cesse de revendiquer la paternité, pour ce que tout le monde sait maintenant, mais qui ne sera plus possible.

En cette fin d’année 2021, le Président TOUADERA n’est qu’un Chef d’Etat de façade et l’effectivité des pouvoirs politiques est exercée par les mercenaires-partenaires de la société Wagner, qui se substituent, au vu et au su de nous tous, aux Autorités Politiques Centrafricaines à Bangui, et par voie de conséquence, le Président TOUADERA devient impuissant et incapable. Et si certains Pionniers et Pionnières ne sont pas convaincus de ce que je viens d’évoquer, je leur demande pionnière ment de trouver les réponses aux quelques questions ci-après :

  • Dans quel pays normal au monde, un Chef d’Etat se fait braquer plusieurs fois à son domicile par des mercenaires-partenaires de la société Wagner pour réclamer leur salaire de sang ?
  • Dans quel pays normal au monde, un Chef d’Etat s’est dépossédé, sous pression, des principales ressources budgétaires, notamment les recettes des douanes qui représentent 65 % de ces ressources budgétaires, au profit des mercenaires-partenaires de la société Wagner qui veulent se rembourser de leurs prétendus 127 milliards de fcaf consommés en matériels militaires dans la guerre du Président TOUADERA contre son Peuple ?
  • Dans quel pays normal au monde, les mercenaires-partenaires de la société Wagner exportent chaque semaine des tonnes de minerais, sans rentrées de recettes au Trésor Public ?
  • Dans quel pays normal au monde, le Chef d’Etat recourt aux mercenariat et banditisme d’Etat pour martyriser son Peuple ?
  • Dans quel pays normal au monde, un ambassadeur, accrédité auprès du Chef d’Etat de ce pays, supervise les conseils de Ministres ?
  • Dans quel pays normal au monde, le Président de l’Assemblée Nationale décerne un certificat de satisfecit à des mercenaires-partenaires de la société Wagner pour avoir tué, calciné et ethnocidé des citoyens ?
  • Dans quel pays normal au monde, le Président de l’Assemblée Nationale fait du Palais du Peuple un haut lieu de rencontre des gourou et illunminati ?
  • Dans quel pays normal au monde, un Premier Ministre confère le statut de partenaires à des mercenaires et groupes armés, auteurs de tueries-calcinations de masse et leur verse des fonds politiques ?
  • Dans quel pays normal au monde, un ancien Premier Ministre fait garder son coffre-fort par les mercenaires-partenaires de la société Wagner dans leur site de Béréngo ? Et que contient ce coffre-fort ? Les armoiries et attributs du Pays ?
  • Dans quel pays normal au monde, des mercenaires exigent des Autorités Politiques l’érection d’un monument commémoratif à la mémoire des mercenaires tués, lequel monument doit être inauguré le 1er Décembre 2021, jour du 63ème anniversaire de la proclamation de la République, jour de fête nationale ? Et les innocents Centrafricains tués-calcinés, quelle reconnaissance leur est faite ?
  • Dans quel pays normal au monde, les mercenaires de la société Wagner exigent et obtiennent du Président de la République le relâchement d’un inculpé pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et placé sous mandat de dépôt, par la Cour Pénale Spéciale-CPS, appendice de la Cour Pénale Internationale-CPI dans le pays hôte, pour qu’il ne révèle pas les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par ces mercenaires dans la Préfecture de la Ouaka ?

Pionnières,

Pionnières,

Je vous sais capables, non seulement, de répondre à toutes ces questions, mais de réaliser et convenir avec moi que, les mercenaires-partenaires de la société Wagner, sont en train de s’ériger en maîtres absolus de l’Etat Centrafricain et relèguent le Président TOUADERA au rôle d’une façade présidentielle. Et oui, vous avez bien compris ; les mercenaires-partenaires de NGREBADA, le parrain, nous ramènent au stade de colonisés à la russarde, au moment où TOUADERA nous fait  traverser une zone de turbulences, un autre moment d’épreuves, à issues incertaines, depuis janvier 2021.

C’est pour dire que, vous les Pionnières et Pionniers du PDCA, moi le Président Fondateur du PDCA, et tous les autres compatriotes Centrafricain, nous sommes individuellement et collectivement interpelés, parce que la République est en danger et ensemble, nous devons avoir des visions convergentes pour envisager la meilleure voie de sortie, aux moindres coûts, de cette zone de turbulences et de l’esclavagisme à la russarde.

Quelle que soit la formule ou voie de sortie, qu’elle soit consensuelle ou qu’elle soit brutale, notre salut collectif réside dans le dialogue national inclusif. Que TOUADERA le veuille ou pas, ce dialogue national inclusif aura lieu, se tiendra bien en terre centrafricaine, car il s’agit de survie de tout un Peuple. Le Centrafricain lambda, politiquement et volontairement maintenu dans l’alphabétisme et l’ignorance pour mieux piller le pays, a fini par bien comprendre que les Autorités Politiques de Bangui, qui ne cessent de lui mentir,  ne contrôlent rien, ne maîtrisent rien et sont prisonnières des mercenaires-partenaires de la société Wagner, sans lesquels leurs fauteuils auraient déjà basculé.

Oui, le Centrafricain lambda a enfin réalisé  que les Autorités Politiques de Bangui sont prises entre le marteau, tenu levé par le bras qui s’appelle mercenaires-partenaires de la société Wagner, et l’enclume, qui s’appelle Peuple Centrafricain, dont la colonne stylobate est solidement ancrée dans le sol centrafricain. Dans une telle circonstance, c’est le Peuple qui gagne toujours, parce que le coincé entre marteau et enclume finira fatalement par être écrasé, et le bras, sous l’effet de rebondissement du marteau, finira par le relâcher.

Telle est l’idoine conclusion faite à la fin de ce moment de silence, que je me suis accordé, que vous avez trouvé long et qui commence à vous inquiéter.

Merci – Pionnières considérations –  Bonne fête du 1er Décembre 2021

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