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Alerte info : les États-Unis sanctionnent le chef rebelle Ali Darassa

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Washington, DC, 17 décembre (Corbeaunews – Centrafrique ) –  (– Aujourd’hui, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor américain a annoncé des sanctions contre le chef de milice centrafricain Ali Darassa pour de graves atteintes aux droits humains, notamment des meurtres, des actes de torture, des viols, des enlèvements,  la violence contre les enfants et les attaques meurtrières contre les camps de civils déplacés par la guerre.

 

Les enquêtes menées par The Sentry ont détaillé les activités violentes généralisées des milices et des groupes étrangers prédateurs en RCA, y compris l’Union pour la paix en République centrafricaine (UPC) dirigée par Darassa.  Un rapport d’enquête publié cette année par The Sentry a révélé des preuves que l’UPC a été secrètement financé par la filiale centrafricaine du conglomérat français de l’alimentation et des boissons Castel Group.

 

Nathalia Dukhan, enquêteur principal chez The Sentry, a déclaré : « L’annonce d’aujourd’hui par les États-Unis d’imposer des sanctions contre Ali Darassa, un chef de guerre brutal et prédateur de longue date impliqué dans le meurtre d’innombrables victimes de la crise centrafricaine depuis 2008, est une étape encourageante vers la responsabilité.  et justice.  Pour renforcer cette action critique et créer un plus grand effet de levier pour les efforts de paix, des sanctions supplémentaires devraient désormais être envisagées pour cibler les financiers secrets de la violence de masse tels que les filiales du groupe Castel qui semblent avoir financé les dirigeants de l’UPC pendant six ans pour protéger leurs opérations sucrières, ainsi que  comme le cercle restreint du président centrafricain, qui porte la responsabilité des atrocités de masse commises par les forces nationales alliées à l’armée fantôme du Kremlin en RCA, le groupe Wagner.

 

Lire le communiqué de presse du département américain du Trésor : https://home.treasury.gov/news/press-releases/jy0539

 

 

Centrafrique: première audience publique de la Cour pénale spéciale

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Bangui, 17 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’audience de la Cour pénale spéciale va d’abord se pencher sur les crimes commis par certains groupes armés. Mais son caractère public est critiqué par les avocats de la défense.

les magistrats de la cour pénale spéciale à Bangui
Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).

 

 

“Les villages de Lemouna et Koundjili ont été la cible d’une attaque préméditée et organisée. À Lemouna, les éléments du groupe armé Retour, Réclamation, Réhabilitation (3R) ont rassemblé les hommes en prétextant vouloir tenir des réunions. Ils les ont ligotés, leur ont ordonné de se coucher face contre terre et leur ont tiré dessus à bout portant. 21 civils ont été abattus et un autre homme a été égorgé dans la brousse lors du repli des assaillants.” Ce sont les propos tenuspar le substitut du procureur spécial Alain Tambo a présenté la gravité des faits en 2019 et annoncé l’audience publique qui s’ouvre ce vendredi (17.12).

Politique | 17.11.2021

 

À Bangui, les habitants des villages attaqués suivent chaque détail de la procédure et se mobilisent pour assister à l’ouverture de l’audience.

“Cela fait presque plus d’une année que nous attendions ce procès et nous voudrions que les présumés assassins répondent de leurs actes”, dit l’un d’eux.

“L’idéal aurait voulu que ce tristement célèbre bourreau du peuple en la personne de Sidiki soit là pour qu’il réponde de ses actes devant la justice et devant Dieu. Mais malheureusement le sort en a décidé ainsi, il n’est plus en vie. Toujours est-il qu’il a des complices qui sont encore en vie et naturellement, nous attendons qu’ils soient aussi jugés.”

Cette attente légitime des victimes ne cadrerait pourtant pas avec la procédure, selon les avocats des meurtriers présumés. Maître Paul Yakola n’a pas souhaité accorder d’interview à la DW. Mais il accuse la Cour d’organiser une audience publique à la place d’une audience à huis clos qui ne serait pas conforme selon lui à la procédure.

Soutien tous azimuts

Les organisations internationales de défense des droits de l’homme soutiennent pour leur part la Cour pénale spéciale (CPS). C’est le cas d’Abdoulaye Diarra, chercheur Afrique centrale à Amnesty International.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra est interpellé

 

Les autorités centrafricaines ont à plusieurs reprises rappelé que la lutte contre l’impunité est un élément important sur lequel elles allaient s’appuyer, notamment dans l’exécution du fameux mandat d’arrêt qui est un point de blocage important”.

L’audience qui s’ouvre ce vendredi est un test pour la CPS en matière de protection des témoins et des victimes. Elle intervient par ailleurs à un moment où les 3R sont encore actifs et menacent toujours la population centrafricaine.

 

Avec DW

RCA : Monsieur Didier Wangay, ex-maire par intérim de Bambari a été exécuté avec sa famille par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera

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Bangui, 17 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Décapité, l’ancien Maire de Bambari, Monsieur Didier Wangay a été exécuté avec sa famille ce mercredi 15 décembre par les miliciens Anti-Balaka en faction Touadera. Sa tête, accrochée sur une tige,  a été ramenée à Bambari par ses assassins et brandie comme un trophée.

Madame Aïcha Ketté, La nièce de l'ancien maire de Bambari entre les mains des miliciens Anti-Balaka 30 minutes avant son exécution
Madame Aïcha Ketté, La nièce de l’ancien maire de Bambari entre les mains des miliciens Anti-Balaka 30 minutes avant son exécution

 

L’opération a été menée mercredi 15 décembre par les miliciens Anti-Balaka, appuyés par les mercenaires russes et les soldats FACA, sécurisés par une couverture aérienne des trois hélicoptères de Wagner. On croyait à une opération antiterroriste américaine à Texas, alors que c’était dans le village Gallougou,  situé à une centaine de kilomètres de Bambari sur l’axe Boyo à environs 450 kilomètres de Bangui.

La tête de l'ancien maire de Bambari exposée par un milicien Anti-Balaka après l'avoir exécuté dans sa ferme proche de Bambari
La tête de l’ancien maire de Bambari exposée par un milicien Anti-Balaka après l’avoir exécuté dans sa ferme proche de Bambari

 

Selon des témoins, l’ex-maire de Bambari Didier Wangay,  après être sorti de prison  de Ngaragba il y’a plus d’une année, vivait avec sa famille dans sa ferme au village Gallougou non loin de Bambari. Mais ce mercredi 15 décembre, il a été arrêté avec sa famille puis exécutés.  Sa tête, avec celles de son fils handicapé, de sa femme, de sa nièce nommée Aïcha Ketté et de son neveu Mahamat Ali Bachar, ont été brandies comme un trophée par les miliciens Anti-Balaka en liesse dans les rues. Selon plusieurs sources concordantes, le maire actuel de Bambari et le préfet de la Ouaka auraient demandé aux miliciens Anti-Balaka de leur montrer la tête de Monsieur Didier Wangay car ils avaient de problème avec lui. C’est pourquoi ils les ont ramené ce jeudi 16 décembre à Bambari et poser devant la base militaire des mercenaires russes de la société Wagner.

Selon la population centrafricaine, la République centrafricaine revient de 8 ans en arrière avec ces mercenaires de Wagner qui sont en train d’attiser la haine dans le pays.

Rappelons que Monsieur Didier Wangay avait été arrêté puis transféré à Bangui le 8 décembre 2018. Il avait été accusé d’avoir vendu illégalement un véhicule volé  à un douanier centrafricain. Condamné à deux ans de prison, il avait été libéré après plus d’un an de prison à Ngaragba.

L'ancienne Présidente de transition Madame Catherine Samba-Panza lors de la campagne de paix à Bangui
L’ancienne Présidente de transition Madame Catherine Samba-Panza lors de la campagne de paix à Bangui

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : un opérateur économique camerounais assassiné par les mercenaires russes

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Bangui, 17 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La flambée de violences des mercenaires du groupe Wagner se poursuit. Un ressortissant camerounais dénommé ABDOURAHIM, opérateur économique résidant à Sagaini en République centrafricaine, a été tué par les Mercenaires russes, et son argent emporté. Pourquoi?

Monsieur ABDOURAHIM dans sa boutique à Sagaini
La victime dans sa boutique à Sagaini

 

Tout le monde ou presque sait que les hommes de Wagner n’ont pas besoin des motifs valables pour tuer, braquer, arrêter ou encore violer. C’est ce qui est arrivé à ce commerçant camerounais qui était tombé dans le piège de ces  sans pitiés de Wagner. Pourtant, il y a quelques mois, après l’arrivée des mercenaires de Wagner dans la ville de Sagaini, situé non loin de la ville de Lamy-Pont, cet opérateur économique camerounais a décidé de ne pas s’enfuir. Il préférait rester sur place pour tourner ses affaires. Malheureusement, ce mardi 14 décembre, en voulant se rendre à Douala pour s’approvisionner avec des produits, il s’est retrouvé face à face avec les mercenaires russes à quelque 20 kilomètres de Nguia-Bouar, plus précisément au croisement menant  à Yidéré, à Baboua, puis à Nguia-Bouar.

Dépouillé totalement de son argent et de quelques quantités d’or, le commerçant camerounais a été conduit à une dizaine de mettre dans la forêt puis fusillé par ses agresseurs. La nouvelle de son assassinat a ému toute la commune de Sagaini.

D’après un interprète centrafricain qui avait travaillé avec les mercenaires russes durant plus de quatre mois, en moyenne 95% des civils que ces hommes de Wagner les croisent sur une route peu fréquentée sont systématiquement tués ou arrêtés.

opérateur économique camerounais tués par les mercenaires russes
La victime

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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République centrafricaine : L’arbre qui cache la forêt

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Bangui, 17 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis quelques jours, une véritable campagne de communication à la gloire des russes fleurit dans les médias centrafricains mais aussi dans les rues de la capitale. C’est à se demander si la Centrafrique est encore un pays souverain ou si elle n’est plus qu’une province de Russie.

Statue à la gloire des mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine
Statue à la gloire des Mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Sous couvert du vocable d’instructeurs russes pour masquer les mercenaires de la Wagner, ces derniers ont totalement pris le contrôle de l’armée pour mener leurs opérations ce qui constitue une première pour un gouvernement africain. En d’autres termes, cela signifie que les clés de notre pays sont remises à des étrangers, des mercenaires.

Et ce n’est pas tout ! A deux pas du stade 20000 et de l’université, le gouvernement centrafricain s’est mis dans la tête d’ériger un monument à la gloire des FACA mais aussi à celle des instructeurs russes qui se sont battus pour « amener la liberté » dans le pays. L’inauguration s’est faite à l’avant-veille de la fête nationale en présence du président Touadéra. L’idée pourrait paraître noble si l’on n’avait pas connaissance de la réalité des monstruosités commises par les mercenaires de la Wagner dans l’arrière-pays ! Les nombreux Centrafricains dont les familles sont marquées à jamais par les atrocités qu’ils ont subies de leur part apprécieront sûrement !

Quittons la rue pour emprunter les chemins d’internet où nous assistons à un défilé de publications vantant les soi-disant mérites des soi-disant sauveurs du pays. Exemple, les quelques témoignages vidéos à travers lesquels il ressort que le discours vient probablement plus du portefeuille que du cœur. Mais aussi, les lettres envoyées pour lesquelles il ne faut pas être expert pour s’apercevoir qu’elles ont été écrites par les mêmes mains. Toutes ces prétendues preuves de remerciements ne trompent que leurs auteurs ! Là encore, les massacrés de Aïgbado, les assassinés de Loungou, les disparus de Doko, les violés et les pillés de partout ailleurs et tous ceux qui ont subi les foudres des mercenaires de la Wagner dans le pays se retourneront dans leurs tombes ou apprécieront aussi !

 

Au nom de quoi peut-on oser toutes ces manigances si ce n’est pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes ?

Et pour couronner le tout, les Russes et ceux qui collaborent avec eux poussent le bouchon encore plus loin en proposant de nuire à la santé des Centrafricains en produisant de la vodka, un alcool dévastateur sur le plan sanitaire, qui une fois consommé fait oublier les vrais problèmes de la réalité !

A défaut de tout boire comme du petit lait, on aura tout vu !

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Centrafrique : une mine terrestre vient  d’exploser au passage d’un camion au Nord-ouest

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Bangui, 17 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les accidents impliquant des engins explosifs ne cessent de prendre des proportions croissantes depuis la mi-avril 2021, en particulier dans le Nord et le nord-ouest de la République centrafricaine. C’est le cas de ce jeudi 16 décembre 2021 dans la localité de Bocaranga où un engin se fait exploser au passage d’un camion.

Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.
Le véhicule qui saute sur une mine terrestre à Loura, dans la localité de Bocaranga 3 le 9 septembre 2021.

 

Selon les témoins, c’est un camion privé affrété par une agence des Nations unies qui avait sauté sur une mine sur l’axe Bozoum-Bocaranga à 45 km. Une partie des matériels de construction qu’il a transportés et la remorque du camion ont été endommagées sous le choc de l’explosion.

Selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), entre janvier et novembre 2021, près de 40 incidents impliquant des engins explosifs ont coûté la vie à 23 civils, dont des enfants, et blessés 29 autres personnes dans la Nana-Mambéré, La Mambéré Kadéi,  l’ouham-Péndé, Lime-Pendé et l’Ouaka. Les décès ont eu lieu exclusivement dans l’ouest du pays.

Rappelons que le mois de mai dernier, les habitants de Nguia-Bouar, au sud-ouest de Bouar dans la préfecture de la Nana-Mambéré, c pour leur sécurité,  ont fui vers le Cameroun après l’explosion d’un engin dans leur village. Depuis  cet incident, selon OCHA, le village reste inaccessible par la route en raison de la menace d’engin explosif.

 

Par Gaël Bobérang

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Centrafrique : les mercenaires de Wagner ont quitté la ville de Bria

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Bangui, 17 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après les villes de Bakouma, Nzacko et Yalinga, les Mercenaires russes, à bord de 11 véhicules,  viennent de quitter en masse la ville de Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto, située à 584 kilomètres au nord de Bangui.

Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.
Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.

 

Ce mercredi 15 décembre, à Bria, la population a observé, avec un grand étonnement,  un mouvement des mercenaires russes appartenant à la compagnie Wagner,  fidèle au chef de l’État Faustin Archange Touadera. Selon les témoins, le convoi, composé de 11 véhicules, remplis des mercenaires de Wagner, avait quitté la ville de Bria, mercredi matin,  à destination de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. On ignore les raisons de ce déplacement, mais il intervient quelques jours après ceux de Bakouma, Nzacko et Yalinga.

Pour l’heure, il ne reste que 13 mercenaires de Wagner dans la ville de Bria en soutien avec les soldats de l’armée nationale.

Selon un enseignant au lycée moderne de Bria, il ne fait aucun doute, avec les menaces des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)sur la capitale, il est temps que les paramilitaires de Wagner se réorganisent sur le terrain.

« La CPC a annoncé qu’elle lancera bientôt un assaut sur la capitale. Les Russes sont allés peut-être pour constituer un verrou sécuritaire à l’entrée de Bangui », déclare cet enseignant. Mais pour un observateur à Bangui, c’est la rotation périodique comme on a vu au sein de l’armée.

« Ce n’est pas un départ définitif. Ils vont revenir », ajoute-t-il.

Rappelons que les mercenaires du groupe Wagner ont été appelés en renfort par les autorités centrafricaines quelques jours après la première attaque des rebelles de la  CPC le 13 janvier dernier sur la capitale.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

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Autotrahison, le pouvoir de Bangui pris au piège dans son propre mensonge

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Bangui, 15 décembre 2021  (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis qu’existe la parole, plus précisément le langage, le mensonge a fait son apparition. Il a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques  en République centrafricaine. Avec le pouvoir actuel, la vérité n’a pas sa place. Chaque discours est un tissu de mensonges. C’est le cas de l’interview du Président de la République Faustin Archange Touadera au magazine panafricain jeune Afrique, mais aussi celle de la ministre centrafricaine des Affaires étrangères Sylvie Baïpou Temon à la télévision française TV5 qui ont nié en bloc la présence de la société russe de mercenariat Wagner en RCA. Mais comme par ignorance, ils viennent d’être pris au piège par leur propre mensonge.

Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l'État porte son T-shirt "je suis Wagner".
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.

 

Comme disait l’ancien Président centrafricain Ange Félix Patassé, « le mensonge prend les ascenseurs, et la vérité les escaliers ».Pour les autorités actuelles, le mensonge est un béton qui permet à leur pouvoir de ne pas s’effondrer. Cela fait mal quand les Centrafricains découvrent la vérité. Et justement c’est le cas actuel avec l’histoire de la société de mercenariat Wagner. L’Union européenne, lors de la réunion de ses  ministres  des affaires étrangères à Bruxelles, a adopté, lundi, une série de sanctions pour répondre aux actions de déstabilisation menée en Europe et en Afrique par la société de mercenariat Wagner. Mais ce qui est plus étonnant dans cette histoire, la présidence de la République, qui a pourtant nié en bloc la présence de Wagner en Centrafrique, quelques heures après l’adoption de ces sanctions contre Wagner par l’Union européenne, se permet de la fustiger.

« Nous considérons que cette campagne de l’UE est injuste et qu’elle vise à “dénigrer tout le travail des alliés russes pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique”, a martelé Monsieur  Mokpeme, porte-parole de la présidence  lors d’une interview accordée au média chinois Xinhua.

Or, quelques mois plutôt, Monsieur Mokpeme, tout comme son chef Touadera, disaient à haute voix que ces mercenaires de Wagner étaient des instructeurs de l’armée russe venus en RCA pour former les forces de défense et de sécurité intérieures centrafricaines. Pourtant, cette série de sanction européenne ne vise seulement que la société Wagner et non l’armée russe. On ne sait pourquoi le pouvoir de Bangui s’en gène autant s’il travaille effectivement avec l’État russes.

“C’est grâce à la formation des Russes que nous avons aujourd’hui des soldats aguerris”, a ajouté Monsieur Mokpeme Yaloké. Là encore c’est un pire tissu de mensonges.

Rappelons que le mensonge permet certainement d’esquiver la vérité à court terme, mais il entraîne aussi de fâcheuses conséquences quand la vérité le rattrape.

 

Affaire Régis Dounda, une justice sélective et politisée   

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Comment comprendre que l’ancien ministre Lionel Dounda, soupçonné de malversation dans une affaire  dite de la société BOKOM dont le dommage est estimé à une trentaine de millions de francs CFA, est incarcéré à la prison centrale de Ngaragba  depuis près d’une année sans procès, mais son présumé complice, auteur de cette fabuleuse malversation, est en liberté? Plus grave encore, son ex-directeur de cabinet, Monsieur Daniel Ngrepayo, pris la main dans le sac dans une autre affaire du détournement des fonds publics, est aussi en liberté ? Plus étonnant encore, l’ancien ministre de la Défense, épinglée dans un rapport officiel de la haute autorité de la bonne gouvernance pour avoir participé au détournement d’une centaine de millions de francs CFA, est toujours en liberté ? Une justice sélective ?

 

Affaire Lionel Dounda, une affaire politique ?

 

Monsieur Lionel Régis Dounda, l’un des trois cadres du parti MLPC intégrés au gouvernement du Premier ministre Firmin NGRÉBADA en 2019, a été demi de ses fonctions, et placé en détention provisoire en avril dernier. Il est soupçonné de malversation dans une affaire de vente d’un terrain public à la société BOKOM. Ce que le prévenu conteste vigoureusement. Il parle d’une haute mafia organisée par son ex-chargé de mission, Monsieur Daniel Nzéwé.  Il a même déposé plainte au tribunal contre ce dernier, mais tout porte à croire que son ex-chargé de mission est protégé par le pouvoir en place.

Épinglé dans un rapport confidentiel de l’inspection générale d’État, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports Regis Lionel Dounda  a été arrêté et placé en détention provisoire à la maison carcérale de Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui. Mais depuis ce jour, c’est le silence total. Selon son avocat, son dossier est vide en ce moment.

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Le Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports, Monsieur Arsène Ngrepayo à droite et le chargé de mission à la jeunesse Daniel Nzéwé à gauche. CopyrightCNC

 

Vaste série du détournement sans action judiciaire

 

Si le ministre Régis Lionel Dounda  croupit en détention, ce n’est pas le cas pour les autres, surtout ceux qui sont proches du pouvoir.  C’est le cas de l’inspecteur général d’État, Monsieur Pierre Mapouka, impliqué dans une affaire du détournement des deux pick-up neufs de l’inspection d’État, évalués à 140 million de francs CFA. Il est là toujours en liberté.

Et ce n’est pas tout ! L’ancien ministre de la Défense nationale, Madame Marie-Noëlle Koyara, impliquée dans une vaste série du détournement de plus de 100 millions de francs CFA de son ministère, selon la haute autorité de la bonne gouvernance, est actuellement en totale liberté.

L’ancien directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Daniel Ngrepayo, pris la main dans le sac en détournant 5 millions de francs CFA le mois dernier, a été limogé de ses fonctions, mais jouit toujours de sa liberté. Il n’est pas inquiété. Plus spectaculaire encore, le chargé de mission à la jeunesse, Monsieur Daniel Nzéwé, auteur de plusieurs cas du détournement, de falsification des documents officiels, de faux en écriture, est toujours là dans son coin. Sauf qu’il avait été emprisonné pour escroquerie, mais c’était à l’époque de la transition.

Toutes ces séries du détournement, bien que documentées

N’a pas fait l’objet de poursuites judiciaire. Mais pour l’ancien ministre Lionel Régis Dounda, on s’empresse de le mettre en prison sans preuve irréfutable.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : L’Union européenne suspend temporairement sa formation militaire aux soldats FACA

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Bangui, 15 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La décision est la conséquence  de la dénonciation par l’Union européenne de la reprise en main de l’armée centrafricaine par des Russes, dont des employés de la société militaire privée Wagner. L’Union européenne mène cette opération en République centrafricaine depuis plus de cinq ans.

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Photo d’ensemble lors du café média organisé par l’EUTM-RCA à Bangui, le 14 décembre 2021.

 

L’annonce de cette décision a été faite ce mardi 14 décembre  2021 par le général de brigade Jacques Langlade de Montgros, chef de mission de l’EUTM-RCA lors d’une rencontre avec les professionnels des médias au camp Moana à Bangui.

Cette rencontre, selon ces organisateurs,  a pour objectif d’expliquer l’adaptation temporaire de la mission EUTM en République centrafricaine.

D’après le général de brigade Jacques Langlade de Montgros, la mission EUTM-RCA suspend    le volet formation de son action :

« Il y’a deux volets pour la mission EUTM-RCA. Le premier volet c’est le Conseil stratégique délivré au profit de l’état-major des armées et des services du ministère de la Défense. Ce volet, maintenu, se poursuit toujours dans la perspective de mettre en œuvre le conseil de défense. Le deuxième volet, plus visible, c’est le volet formation. Et celui-ci est temporairement suspendu du fait de l’action des mercenaires de Wagner au côté des FACA, et du fait des exactions que ces mercenaires commettent contre la population centrafricaine », a déclaré le général français Jacques Langlade de Montgros, commandant de l’EUTM-RCA.

Pour lever la sanction, EUTM-RCA fixe trois conditions. La première c’est l’assurance que des unités formées ne seraient pas employées de façon directe ou indirecte par la société militaire Wagner. Le deuxième facteur c’est l’assurance qu’une sélection robuste est réalisée en amont du début de formation en coordination avec la Minusca. La troisième condition c’est l’assurance de la capacité du ministère de la Défense à faire en sorte que tout ceci soit cohérent…

Pour le général de brigade Jacques Langlade de Montgros,   le fait de veiller sur la cohérence globale du modèle est un facteur essentiel de l’équilibre et de la solidité en moyen terme de l’armée centrafricaine .

Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseiller, formé et entraîné plus de 4500 soldats, hommes et femmes des Forces armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la Défense et à l’état-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».

 

café média EUTM mardi 14 décembre 2021
café média EUTM mardi 14 décembre 2021
    1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : une nouvelle marche anti-française sera organisée à Bangui, trois drapeaux tricolores seront incendiés  

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Bangui, 15 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après la sanction infligée par l’Union européenne à la société russe de mercenariat Wagner lundi, les autorités de Bangui, sous la colère,  montent au créneau. Une marche sera organisée dans la capitale, et trois drapeaux français et européens seront incendiés à la place publique.

centrafrique.org/centrafrique-marche-anti-francaise-touadera-snobe-son-premier-ministre-sarandji/bandorole-marche-anti-francaise-bangui/” rel=”attachment wp-att-24263″ data-wpel-link=”internal”>une banderole avec des message haineux contre la france en centrafrique
Banderole pour les marches anti-françaises à Bangui. Crédit photo : Gisèle MOLOMA pour CNC.

 

Selon les organisateurs, dont figure Monsieur Blaise Didacien  Kossimatchi, ont prévu de consacrer les jours du mardi et mercredi 15 décembre à la sensibilisation de leur troupe et à la multiplication  de communiqué de presse dans certains médias proches du régime, dont la radio Lengo Sango en tête. Et la journée du jeudi 16 décembre 2021 sera consacrée  à la grande marche populaire. Le point du départ sera au rond-point de Marabéna, et le point de chute sera devant l’ambassade de France à Bangui, mais d’autres ont préféré s’arrêter devant le siège de l’Union européenne.  Selon les organisateurs, trois(3) drapeaux français seront brûlés : un (1) aux croisements Marabéna au point du départ , l’autre au rond-point zéro en plein milieu du centre-ville et le dernier sera devant l’Ambassade de la France.

D’après eux, à 8h30 c’est la mobilisation générale. Puis à 09h00 c’est le départ des manifestants. Ils disent faire la marche le jour ouvrable, pour que les élèves mineurs soient de la partie enfin qu’il ait un effectif bien costaud.

Mais dores et déjà, une somme d’un million de francs CFA a été remise aux organisateurs par la présidence de la République.  Cette somme sera consacrée à la confection des banderoles, et la sensibilisation. Il y’aura la deuxième tranche qui sera versée plus tard.

Selon les Centrafricains, leur capitale Bangui est plongée depuis quelques mois dans une ambiance de fin de règne.

« C’est exactement ce qu’on a vu à l’époque du régime du général François Bozizé, de Bokassa etc..

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : trois hommes mortellement poignardés par les mercenaires de Wagner à 5 kilomètres de Bouar

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Bangui, 15 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’affaire remonte en novembre dernier quand nous avions annoncé qu’un homme en état de mort cérébrale, et deux autres complètement sans vie  ont été retrouvés dimanche 7 novembre 2021 dans le village Maïgaro, situé à  cinq kilomètres  de Bouar sur l’axe Bocaranga, au nord-ouest de la République centrafricaine. Au début, nous avions pensé que c’était un cas mystérieux. Mais après un mois d’enquête auprès des parents des victimes et des témoins, tout porte à croire qu’ils ont été tués vraisemblablement par les Mercenaires russes de la société Wagner.

rca-bocaranga-les-commercants-musulmans-interdits-de-circuler-avec-leur-vehicule-jusqua-la-frontiere/la-rue-principale-de-bocaranga-ou-opere-le-mouvement-3r-le-23-septembre-2020-afp/” rel=”attachment wp-att-51463″ data-wpel-link=”internal”>La rue principale de Bocaranga, où opère le mouvement 3R, le 23 septembre 2020
La rue principale de Bocaranga, où opère le mouvement 3R, le 23 septembre 2020. Photo AFP

 

Souvenez-vous, le 9 novembre, nous avions mentionné que l’affaire serait probablement un mystère. Une enquête avait été ouverte, et aucun suspect n’était encore  formellement identifié.

Selon les informations recoupées dans la localité, ce dimanche 7 novembre aux environs de 16 heures locales, trois individus non identifiés ont été retrouvés  poignardés, gisant au sol dans un état critique.  Deux sont morts déjà, et un autre, en état de mort cérébrale, a été transporté d’urgence à l’hôpital. Les médecins ont tenté en vain de réanimer  le quasi-survivant, malheureusement  il est mort quelques minutes plus tard de ses blessures.

À lire aussi : RCA : trois hommes mortellement poignardés à 5 kilomètres de Bouar

 

D’après notre enquête, les trois victimes, dont deux chrétiens et un musulman, ont été enlevées quelques heures plutôt par les mercenaires russes dans la localité de Moumdji, à 25 kilomètres de Bocaranga sur la route de Bouar. Ils les ont accusés d’être des indicateurs des rebelles de 3R.

En disant à leur famille qu’ils les ont embarqués pour les transférer à Bouar, mais en réalité c’était pour les tuer. Au cours de route, les trois victimes ont été sauvagement torturées et poignardées. Elles ont été laissées pour mortes dans la forêt qui entoure le village Maïgaro, situé à  cinq kilomètres  de Bouar sur l’axe Bocaranga. Malheureusement, deux des victimes ont succombé de leurs blessures dans le coin. La troisième, en état de mort cérébrale,  avait été transportée d’urgence à l’hôpital à Bouar. Elle est décédée quelques minutes plus tard de ses blessures. La gendarmerie avait ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de ce triple meurtre, et la conclusion se fait attendre. Mais selon nos sources, les enquêteurs ont compris les faits, mais ne voudraient pas les dévoiler.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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La célébration de la journée internationale des droits de l’Homme en RCA.

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Bangui, 15 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La journée des droits de l’Homme est célébrée chaque année, le 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption en 1948, par l’assemblée générale des Nations Unies. Ce document fondateur a proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction aucune, de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

centrafrique.org/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” data-wpel-link=”internal”>Le ministre d'État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

Le thème retenu cette année est « l’égalité ».  Selon l’article 1 de la déclaration universelle des droits de l’Homme : «Tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droit ». Les principes d’égalité et de non-discrimination sont au cœur des droits de l’homme. Quel est le bilan tiré par les autorités centrafricaines par rapport à la commémoration de cette journée ?

Au moment où le monde entier célèbre cette journée, la situation de droits de l’homme reste toujours préoccupante en Centrafrique. Selon le rapport de l’expert indépendant sur la situation des droits de l’Homme en République Centrafricaine, il a été relevé près de 526 cas de violations et abus des droits de l’homme et du droit international, tels que des exécutions sommaires et extrajudiciaires, des actes de tortures, des arrestations et détentions arbitraires ou encore des violences sexuelles, selon les auteurs du rapport. Ces derniers ont concerné 1221 victimes dont des civils en grande partie.

Ce document fondateur traduit dans plus de 500 langues différentes, continue d’être une source d’inspiration pour promouvoir l’exercice universel des droits de l’Homme. Ce n’est pas seulement le gouvernement qui a le devoir de défendre la dignité humaine mais bien chaque individu qui a un rôle à jouer dans la protection et la défense des droits de l’homme, ici aussi en Centrafrique.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Bocaranga, une scène de  braquage dans la ville choque la population

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Bangui, 15 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ce lundi 13 décembre, aux environs de 18 – 19  heures, une scène de braquage a eu lieu au cœur du centre-ville de Bocaranga, située à environ 532 kilomètres au nord-ouest de Bangui.

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Selon les témoins, ce lundi 13 décembre, dans les environs de 18h forts à 19 heures, des personnes en armes et en ténu militaire, à visage découvert,  ont fait irruption dans un motel, situé au centre-ville de Bocaranga. Ils ont braqué deux hommes d’affaires centrafricains résidant dans ce motel. Panique générale dans la ville à l’heure du drame.  Plusieurs balles tirées en l’air pour intimider les victimes.

Une importante somme d’argent  ainsi que deux motos toutes neuves ont été emportées par les bandits. Ce n’est qu’après que les gens ont pu se rendre compte de ce qui s’était passé. La ville de Bocaranga est sous le choc.

Pour la population, c’est du jamais vu à Bocaranga. Ce sont sans doute les jeunes soldats FACA qui viennent de relever leur prédécesseur qui seraient à l’origine de cet acte criminel.

Elle demande au gouvernement de veiller  sur les enquêtes de moralité de tous les candidats motivés à intégrer les corps des forces armées centrafricaines (FACA).

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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COMMUNIQUE DE PRESSE – CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA REUNION

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COMMUNIQUE DE PRESSE – CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA REUNION

OCCN- ASECNA

 

La capitale économique du Cameroun, Douala, a abrité ce mardi 14 décembre 2021 la cérémonie d’ouverte de la réunion de l’Organe Communautaire de Concertation et de Négociation (OCCN) de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).C’est l’hôtel la Falaise de Bonanjo qui a servi de cadre pour cette cérémonie présidée par le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna NGALLÈ BIBÉHÈ.

Y étaient présent, entre autres, le gouverneur de la province du littoral, Samuel Ivaha Diboua ; la directrice de la Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA), ASSOUMOU Paule épse KOKI ;le directeur de l’ASECNA, Mr Mohamed Moussa ; et le Président du Bureau du Collectif des Représentants des Travailleurs ( BCRT) de l’ASECNA, Mr Lamizana Ahmed.

Jusqu’au 27 décembre, la centaine de participants venus de 17 pays membres de l’Agence vont procéder à la négociation et à la signature du contrat d’entreprise 2022/2024 entre l’ASECNA et son personnel. La rencontre survient un mois après celle tenue à Ndjamena (27 septembre au 02 octobre 2021) et durant laquelle les termes de référence dudit contrat ont été adoptés avec participation active de tous, conformément à la philosophie triptyque de l’Agence : négociation, concertation, et règlement interne des conflits.

« Les performances et les contre-performances de toute Organisation sont tributaires de la qualité du climat social et par conséquent du dialogue social établi en son sein. Un dialogue social de qualité sert de levier au progrès économique et participe également à dynamiser l’Organisation », a rappelé le ministre NGALLÈ BIBÉHÈ. « La négociation du Contrat d’entreprise 2022-2024 étant l’un des points essentiels de cette rencontre, je voudrais attirer votre attention sur le fait que ce Contrat d’entreprise fait partie des grands chantiers confiés au directeur général ».

Les assises de Douala, premières du genre pour la Représentation de l’ASECNA Cameroun, se déroulent dans un contexte particulier où la crise sanitaire a eu « un impact grave sur les finances de notre Agence du fait de la baisse drastique des revenus aéronautiques », a fait savoir Mohammed Moussa, directeur général de l’ASECNA. « elle également eu des conséquences significatives sur le défi relatif à la modernisation qui aurait permis à l’Agence d’optimiser ses services et de devenir le leader africain en matière d’assistance à la sécurité de la navigation aérienne par satellite ».

Tout en saluant les efforts consentis jusqu’ici par l’ensemble de personnel afin de limiter les effets de cette crise, il a appelé à un maintien de la vigilance. « Notre optimisme ne doit en aucun cas masquer la réalité en face, car selon l’IATA, le trafic aérien n’attendra pas son niveau de 2019 avant le début de l’année 2024. »

Mais toujours est-il que cette crise n’occulte pas les performances réalisées ces dernières années par l’ASECNA. On peut citer entre autres :

  • Le renouvellement avec succès par le bureau VERITAS du Certificat ISO 9002 version 2015 de l’ensemble des services de l’Agence.
  • L’approbation sans réserve des Etats financiers 2020 de l’Agence par le Conseil d’administration.
  • Le financement par l’Union Européenne via l’AFD du programme de mise en œuvre du SBAS ( Satellite Based Augmentation System) pour l’Afrique et l’Océan Indien à travers lequel l’ASECNA se positionne au cœur de l’infrastructure mondiale du SBAS. L’objectif de cette technologie : améliorer significativement la sécurité et l’efficacité des vols dans la région Afrique et océan Indien.
  • Le projet du « ciel unique pour l’Afrique » s’inscrivant en droite ligne de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine portant sur la mise en œuvre du Marché Unique du Transport Aérien Africain (MUTAA).
  • La décision du Conseil des ministres de l’ASECNA d’adopter, d’une part la révision de l’annexe VII de la Convention relative à l’ASECNA portant Statut Unique du personnel et code de rémunération du personnel avec effet le 1er janvier 2023, si la situation financière le permet.
  • Le rapport annuel de la Commission de Sécurité de la CVS mettant en exergue des résultats opérationnels satisfaisants.
  • L’adoption du Manuel d’assurance qualité de la CVC et ses annexes en conformités par les exigences internationales.

A Propos

Créée à Saint Louis du Sénégal le 12 décembre 1959, l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) constitue, après plus d’un demi-siècle, un modèle achevé de gestion coopérative des espaces aériens. Présente dans 18 pays membres, elle assure la fourniture des services aériens dans un espace couvrant une superficie de 16 100 000 km2 (1,5 fois l’Europe) réparti en 6 régions d’information en vol (F.I.R) définies par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

 

centrafrique.org/photo-famille-asecna-occn-douala/” data-wpel-link=”internal”>Photo Famille ASECNA OCCN Douala

Exactions et prédations : la méthode de la milice Wagner en Afrique

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Des documents sécuritaires consultés par « Le Monde » dressent un tableau des activités de la société de mercenaires russe en Centrafrique, au Mozambique et en Libye. Au Mali, l’implantation du groupe est par ailleurs en train de se formaliser sur une zone aurifère.

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Les éléments de la garde présidentielle et les Mercenaires russes de la société Wagner

 

Alors que l’Union européenne a sanctionné, lundi 13 décembre, le groupe paramilitaire russe Wagner ainsi que huit personnes et trois sociétés lui étant liées pour ses « actions de déstabilisation » en Ukraine et en Afrique, Le Monde a pu consulter des documents sécuritaires synthétisant les méthodes de la très controversée société de mercenaires. Des notes qui recensent ses contrats, ses équipements, ses relais, mais aussi, photos à l’appui, les accusations d’exactions – pillages, tortures, arrestations arbitraires – visant le groupe. Dans la seule République centrafricaine (RCA), plus de deux cents accusations sont recensées depuis décembre 2020. Le tout confirme que sous couvert d’offre sécuritaire, Wagner est une savante entreprise de prédation des ressources et de prise de contrôle violente des pays faisant appel à elle.

 

A ce stade, le Mali n’apparaît pas dans ces documents concentrés autour des manœuvres de Wagner en Libye, au Mozambique, et en RCA. Selon des témoignages concordants, et malgré d’insistantes rumeurs, les mercenaires de Wagner ne se sont pas formellement déployés dans ce pré-carré historique de la France, où l’état-major des armées, après huit ans de guerre, est en train de mener une délicate réduction de voilure de l’opération « Barkhane ». Mais les choses pourraient rapidement évoluer.

 

Selon une source proche du dossier, un pion avancé de Wagner a en effet pris ses quartiers au Mali, depuis fin octobre. Son métier : géologue. Son nom : Sirgeï L. Et sa mission : prospecter les mines d’or. L’intérêt de Wagner pour le secteur minier malien n’est pas nouveau. Mais le fait que la société ait désormais un spécialiste sur le terrain pourrait confirmer que c’est bien par cette porte que la société paramilitaire compte s’implanter au Mali.

« Noyautage »

C’est dans la région de Menankoto, dans le sud du Mali, que le géologue russe concentrerait ses efforts. Une zone réputée à fort potentiel aurifère et peu contrôlée par l’Etat central. Sirgeï L. aurait été rejoint depuis par un juriste russe, Andreï M., directeur d’une société minière déjà liée à Wagner en RCA. Aidés notamment par le chef de l’armée de l’air malien – pro-russe –, les deux hommes s’activeraient pour accéder aux hautes autorités du Mali, en particulier à un interlocuteur clé : le conseiller juridique du ministère des mines, de l’énergie et de l’eau.

 

Ce modèle d’implantation, s’il se concrétise, serait à l’opposé de celui qui a prévalu en Centrafrique. Dans ce pays d’Afrique centrale, elle aussi ancienne colonie française, c’est d’abord par la voie militaire, à partir de 2018, que Wagner s’est positionnée, avant d’étendre ses filets aux sphères politiques, économiques et informationnelles. Et ce, même si Wagner espérait dès le départ « retirer des gains économiques de son investissement » au-delà de son « objectif de rayonnement international », comme l’indiquent les documents consultés par Le Monde.

Lire la suite ici

 

Panique à Bambari,  détonations d’armes automatiques dans la ville

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, situé à environ 384 kilomètres au nord-Est de Bangui, a été secouée par des détonations d’armes de guerre, paniquant davantage les populations.

Bambari/un-soldats-sur-un-toit-a-bambari/” rel=”attachment wp-att-44444″ data-wpel-link=”internal”>Un soldat de l'armée centrafricaine se tient sur un toit alors qu'il gardait la mairie de Bambari, en République centrafricaine, le 16 novembre 2020
Un soldat de l’armée centrafricaine se tient sur un toit alors qu’il gardait la mairie de Bambari, en République centrafricaine, le 16 novembre 2020

 

Lundi 13 décembre, vers 21 heures, des détonations d’armes à feu ont été entendues dans la ville de Bambari, plus précisément dans le secteur de la base des Mercenaires russes et des soldats FACA. Pour les habitants, il ne fait aucun doute, c’est une nouvelle attaque des combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre les positions des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) et des mercenaires russes de la société Wagner. Certains ont dû quitter leur domicile pour se réfugier ailleurs, d’autres ont préféré rester chez eux.

Mais après quelques minutes de vérification, tout porte à croire que ce sont bel et bien les mercenaires de la société Wagner qui étaient à l’origine de ce désordre. Selon nos informations, c’était à l’occasion de la fête d’anniversaire de l’un de leur qu’ils se permettent de réveiller toute la ville en faisant des tirs assourdissants avec leurs armes de guerre. Un comportement typique des rebelles de la Séléka.

Selon un habitant de Bambari, c’est la pagaille en ce moment.

«  À l’époque de la Séléka, toute la population ne demande sans cesse que la paix. Mais maintenant on nous ramène le feu avec ces criminels sans pitié de Wagner », déclare-t-il.

Rappelons que l’Union européenne a adopté, lundi 13 décembre,  une série de mesures restrictives à l’encontre du groupe Wagner, une entité militaire privée non constituée en société basée en Russie. Les mesures ciblent le groupe Wagner lui – même , ainsi que huit personnes et trois entités qui lui sont liées.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : La manipulation dépasse la limite, le drapeau français incendié

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux au lendemain d’une manifestation contre la France regroupant une douzaine des personnes, tous partisans du parti au pouvoir, émeut les internautes centrafricains. Dans cette vidéo, une douzaine des jeunes hommes femmes, à visage découvert, dont un, après avoir tenu un discours en français et en sango exigeant aux Français de quitter le pays, met le feu sur le drapeau français tenu par deux autres adolescents debout devant les autres. Un spectacle digne de la fin de règne, selon les Banguissois.

scène de mise en feu du drapeau français à Bangui
Capture d’écran de la vidéo de mise en feu du drapeau français à Bangui

 

Le sentiment anti-français prend-il vraiment de l’ampleur en Centrafrique ? Ou bien est-il concentré dans quelques cercles des partisans du pouvoir ?

Ce sont les séries de questionnement que se posent les Banguissois qui ont regardé la vidéo de l’incendie d’un tissu aux couleurs de drapeau français. En été dernier, la France avait accusé le pouvoir de Bangui d’avoir soutenu les campagnes anti-françaises menées par les Mercenaires russes et avait gelé son aide budgétaire. Les autorités françaises estiment que la Russie n’est pas étrangère à ces campagnes de dénigrement, mais que certains Centrafricains sont au mieux complices de ces campagnes, principalement basés sur les réseaux sociaux.

Mais ce dernier temps à Bangui, la réalité dépasse la fiction. Les manifestations anti-françaises, anti-Minusca et anti-communauté internationale se multiplient. Sauf que dans ces manifestations, on ne retrouve que quelques dizaines des partisans du pouvoir, parfois motivé par quelques billets de banque. Ce qui prouve que le sentiment anti-français véhiculé par la Russie est concentré dans quelques cercles des partisans du pouvoir.

Et la semaine dernière, ces campagnes ont franchi une étape, celle de l’incendie du drapeau tricolore français. Cela ne plait pas à tout le monde. D’après certains internautes centrafricains, chaque fin d’un régime en Centrafrique s’annonce ainsi.

« Des jeunes innocents manipulés par le régime de Touadera en brûlant l’emblème si vous voulez le drapeau de la France après une manifestation. Cela est un acte ignoble, grave et dangereux pour la République. La manipulation a dépassé la limite en Centrafrique », s’indigne un internaute centrafricain sur les réseaux sociaux.

Contacté par CNC, un membre du mouvement Talitha Khoum de Didacien Kossimatchi affirme que « ces campagnes anti-françaises et anti- Minusca ont repris par ce que la France veut pousser les autres pays européens contre le groupe Wagner qui fait du bon travail dans le pays. Ces campagnes vont s’accentuer et élargir aux autres pays européens dans les jours à venir si depuis Bruxelles, cette Union européenne hasarde de sanctionner nos alliés russes, sanctions qui risquent aussi de toucher nos autorités ». D’ores et déjà, ils ont prévu d’incendier publiquement 3 drapeaux français et de l’union européenne  la semaine prochaine.

Selon un membre du gouvernement contacté par CNC, cet acte barbare avait poussé le Premier ministre Dondra à aller rencontrer l’Ambassadeur de France dans son bureau à Bangui. Qu’est-ce qu’ils se sont dit ? s’interroge un homme politique centrafricain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : le pouvoir de Bangui fustige la décision de l’UE qui sanctionne le groupe russe Wagner

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon l’agence de presse Xinhua, le porte-parole de la présidence de la République centrafricaine Albert Yaloké Mokpeme a critiqué lundi la décision de l’Union européenne (UE) de sanctionner le groupe paramilitaire russe Wagner.

Monsieur Albert Mokpem, porte parole de la présidence de la république .

«

Nous considérons que cette campagne de l’UE est injuste et qu’elle vise à “dénigrer tout le travail des alliés russes pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique”, a martelé M. Mokpeme lors d’une interview accordée à Xinhua.

“C’est grâce à la formation des Russes que nous avons aujourd’hui des soldats aguerris”, a-t-il ajouté, rapporte Xinhua.

L’UE a adopté une série de sanctions contre la société militaire privée russe Wagner, ainsi que huit personnes et trois sociétés qui lui sont liées. Les sanctions consistent en une interdiction de visas pour les personnes et le gel des avoirs dans l’UE, selon un communiqué publié ce lundi par le bloc.

Le groupe Wagner est accusé d’avoir “recruté, formé et envoyé des agents militaires privés dans des zones de conflit du monde entier afin d’alimenter la violence, de piller les ressources naturelles et d’intimider les civils”, indique le communiqué.

Depuis 2018, des instructeurs russes déployés en Centrafrique se sont employés à assurer la formation des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), qui ont été progressivement déployés dans certaines localités du pays.

 

Avec Xinhua

 

L’union européenne sanctionne le groupe Wagner au portefeuille

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La coupe était pleine : après avoir contribué au grignotage de l’Ukraine, dans l’Est et en Crimée, soutenu Bachar el-Assad en Syrie et le général Haftar lancé à l’assaut de Tripoli en Libye, après s’être implanté en République centrafricaine, le groupe de Mercenaires russes Wagner tente de prendre pied au Mali – où les Européens ont massivement investi et tentent militairement de soutenir les autorités en luttant contre les groupes djihadistes. Trop c’est trop : il était temps pour l’UE de ne pas laisser le Sahel filer dans l’orbite russe sans réagir. Les ministres européens des Affaire étrangères ont dès lors décidé de sévir : ils ont imposé lundi des sanctions contre cette entreprise militaire, financée par Evguéni Prigojine, un proche du président Poutine, même si le maître du Kremlin assure que cette « entreprise privée » poursuit des « intérêts privés » – et non ceux de l’Etat russe.

rca-la-presence-de-wagner-dont-personne-ne-parle-a-la-frontiere-centrafricano-tchadienne/les-mercenaires-de-wagner-en-syrie/” rel=”attachment wp-att-47602″ data-wpel-link=”internal”>Des membres du Wagner Group, une société militaire privée russe qui emploie des ressortissants russes en tant que mercenaires, posent pour une photo en Syrie. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]
Des membres du Wagner Group, une société militaire privée russe qui emploie des ressortissants russes en tant que mercenaires, posent pour une photo en
Syrie. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

L’UE impose des mesures restrictives à l’encontre du groupe Wagner

 

Le Conseil a adopté, lundi 13 décembre,  une série de mesures restrictives à l’encontre du groupe Wagner, une entité militaire privée non constituée en société basée en Russie. Les mesures ciblent le groupe Wagner lui – même , ainsi que huit personnes et trois entités qui lui sont liées.

Selon l’union européenne, le groupe Wagner a recruté, formé et envoyé des militaires privés dans des zones de conflit à travers le monde pour alimenter la violence , piller les ressources naturelles et intimider les civils en violation du droit international, y compris le droit international des droits humains.

Les personnes répertoriées par l’UE sont impliquées dans de graves violations des droits de l’homme , notamment des actes de torture, des exécutions et des meurtres extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, ou dans des activités déstabilisatrices dans certains des pays dans lesquels elles opèrent, notamment la Libye, la Syrie, l’Ukraine (Donbass) et le République centrafricaine. Le groupe étend également son influence malveillante ailleurs, notamment dans la région du Sahel . Pour ces raisons, le groupe constitue une menace pour les habitants des pays où ils sont présents, la région au sens large et pour l’Union européenne.

L’objectif de la décision d’aujourd’hui est de réduire les activités subversives du groupe Wagner. Il signale la ferme détermination de l’UE à défendre ses intérêts et ses valeurs dans son voisinage et au-delà, et à prendre des mesures concrètes contre ceux qui menacent la paix et la sécurité internationales et qui violent le droit international.

Les mesures restrictives imposées aujourd’hui ont été convenues dans le cadre de quatre régimes de sanctions différents : le régime de sanctions globales des droits de l’homme de l’UE et les régimes de sanctions relatifs à la situation en Libye et en Syrie, ainsi que pour les actions portant atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Les personnes et entités répertoriées feront désormais l’objet d’un gel des avoirs dans l’UE. En outre, les personnes répertoriées seront soumises à une interdiction de voyager vers l’UE. De plus, il sera interdit aux personnes et entités de l’UE de mettre des fonds à la disposition, directement ou indirectement, des personnes répertoriées.

Les actes juridiques pertinents, y compris les noms des personnes et entités concernées, ont été publiés au Journal officiel.

 

 

Bria, vaste opération de contrôle d’identité, plusieurs centaines des personnes fouillées et dépouillées par les russes

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Vendredi 10 décembre, à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto, les Mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA et les gendarmes, ont mené, durant plus de trois heures,  une vaste opération de contrôle d’identité et de fouille corporelle sur le marché central. Des commerces ont été pillés, leurs propriétaires interpellés.

rca-un-mort-et-un-blesse-grave-dans-une-agression-au-couteau-a-bria/a-interieur-du-marche-de-bria-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-37888″ data-wpel-link=”internal”>À l'intérieur du marché de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto
À l’intérieur du marché central de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Si à Bria la population surnomme les mercenaires russes « Vladi-Touadera », ce n’est pas à cause de leur bravoure, mais en raison de leur maître mot, « Touadera ». Selon les populations, ces mercenaires de Wagner, avant de venir en Centrafrique, le seul mot qu’on leur a inculqué dans le cerveau c’est « Touadera ». Même s’ils veulent manger, c’est Touadera, pour coucher, c’est Touadera, draguer, c’est encore Touadera. Mais ce vendredi 10 décembre, ces paramilitaires de Wagner ont franchi une étape importante, celle d’extorsion d’argent par intimidation de la population. Sous couvert du contrôle d’identité, ils ont lancé une vaste opération sur le marché central de Bria. Or, les commerçants, habitués au comportement des « Vladi-Touadera », se sont précipités pour fermer leur commerce et rester dans le marché comme de simples badauds. Mais ceux qui sont restés ouverts ou qui ne pouvaient pas fermer ont payé le prix fort.

Pour chaque boutique ou chaque magasin,  le propriétaire présent doit obligatoirement leur donner des articles comme des paquets d’eau en bouteille, des sardines, des cigarettes, etc.. Même les vendeurs de méchouis ont également été totalement pillés. Ils leur disent seulement un mot : « Touadera ». En cas de refus, ton sort est scellé.  Tu vas être embarqué. Même les acheteurs présents ce jour dans le marché ont droit aussi aux fouilles corporelles. Les téléphones portables, l’argent, bijou, etc. sont confisqués systématiquement s’ils le retrouvent. C’est de cette façon qu’ils ont mené leur opération de contrôle de pièce d’identité auprès de la population.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

“Il y a plus de 7 000 mercenaires russes de Wagner en Libye”, selon Al-Michri, chef d’État libyen

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Bangui, 14 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Khalid al-Michri, président du Conseil suprême de l’État libyen, a déclaré qu’il y avait plus de 7 000 mercenaires affiliés à la société de sécurité russe Wagner dans le pays, selon  la chaine turque TRT.

centrafrique.org/les-mercenaires-du-groupe-poutine-wagner-plantent-des-mines-pour-faire-sauter-des-civils-et-executer-des-prisonniers-alors-quils-etendent-son-empire/mercenaires-de-wagner-1/” rel=”attachment wp-att-49291″ data-wpel-link=”internal”>

 

Selon la radio et télévision de Turquie (TRT), c’est une conversation en ligne avec des activistes et des journalistes que  Monsieur Michri a déclaré que les Russes qui cherchaient un espace en Afrique du Nord où ils voulaient être présents, l’ont trouvé en Libye.

Les mercenaires de Wagner ont tenté de s’emparer de la partie centrale de la Libye, depuis le Tchad à la Méditerranée, après avoir pris en otage les autorités centrafricaines, a déclaré Michri.

« Actuellement, il y a plus de 7 000 Mercenaires russes de Wagner en Libye, et ils ont des avions. Ils creusent également des tranchées à Syrte et à Joufra. L’une des plus grandes bases aériennes est Gardabiya (qui sert également d’aéroport civil à Syrte) et il y a 30 avions de combat à la base aérienne de Joufra », a-t-il précisé.

Les mercenaires de la société de sécurité russe Wagner, qui est présente en Libye depuis 2019, utilisent la base aérienne et le port de la ville de Syrte, ainsi que la base aérienne de la région de Joufra, située dans la partie centrale du pays, rapporte la TRT.

 

Avec TRT

Conclusions du Comité de pilotage de L’Accord Institutions Durables / Forces Efficaces Entre les Etats-Unis d’Amérique Et la République Centrafricaine

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Ce lundi 13 décembre 2021, le gouvernement des États-Unis d’Amérique et le gouvernement de la République centrafricaine ont conclu le deuxième Comité de pilotage de l’accord « Institutions durables/Forces effectives » (IDFE) entre les États-Unis et la RCA .

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Lors de la Conclusions du Comité de pilotage de

 

L’accord IDFE a été signé en octobre 2020 à Bangui.  Il s’appuie sur les « Principes de partenariat » que le président Faustin Archange Touadéra a signé lors de sa visite d’avril 2019 à Washington, DC.  L’accord est fondé sur les déterminations des deux pays à construire une base solide et durable pour notre coopération et donne la priorité aux secteurs de la Justice, de la Sécurité et de la Défense.

 

Selon l’ambassadrice Lucy Tamlyn, « l’un de nos tout premiers objectifs en RCA est de soutenir la reconstruction d’institutions étatiques fortes.  L’IDFE guide nos efforts de manière inestimable.  C’est un accord partagé et un véritable symbole du partenariat sincère des Etats-Unis avec la République centrafricaine. »

 

Le comité de pilotage de l’IDFE s’est réuni pour examiner les progrès mutuels des deux gouvernements dans la réalisation des critères de référence convenus dans les piliers de la Justice, de la Sécurité et de la Défense dans le cadre de nos principes – partenariat égal, priorités partagées, responsabilité mutuelle, transparence et durabilité.  Toutes les parties ont convenu que les trois piliers sont essentiels pour professionnaliser et déployer efficacement les institutions démocratiques centrafricaines et pour assurer la sécurité et l’accès à la justice pour tous les citoyens.  Les deux gouvernements ont convenu qu’un dialogue franc dans le cadre de la structure IDFE renforce notre partenariat bilatéral et assure une responsabilité mutuelle.

 

Dans les piliers Justice et Sécurité, les parties se sont félicitées des progrès réalisés sur les critères de référence et ont convenu de poursuivre une coordination étroite sur les activités futures.  Dans le cadre du pilier Défense, les parties ont rappelé que le dernier comité de pilotage avait conclu que les mécanismes de contrôle de l’utilisation des équipements fournis par les États-Unis n’avaient pas été entièrement mis en œuvre.  Cela a entraîné une suspension temporaire d’une partie de l’aide américaine pour le pilier de la défense.  Les parties présentes au comité de pilotage d’aujourd’hui ont convenu de continuer à travailler pour mettre en œuvre tous les engagements de ce pilier.

 

Les États-Unis sont fiers de leurs 63 années de partenariat avec la République centrafricaine.  Depuis 2014, ils ont fourni plus de 810 millions de dollars d’aide bilatérale et humanitaire à la République centrafricaine, soit 446,4 milliards de CFA.  Les États-Unis restent déterminés à œuvrer pour une République centrafricaine pacifique, forte et prospère.

 

Avec Ambassade des États-Unis en République centrafricaine.

RCA : 15e pèlerinage marial de Ngukomba sous le signe de la synodalité et du dialogue interreligieux

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Samedi 11 décembre, s’est déroulée, à 24 kilomètres de Bangui, la capitale de la Centrafrique, la messe solennelle marquant la 15e édition du pèlerinage marial de Ngukomba en présence de plusieurs officiels centrafricains.

pèlerinage marial de Ngukomba
Pèlerinage marial de Ngukomba en décembre 2021

 

Question de foi

Synodalité et dialogue interreligieux, tels étaient les maîtres-mots du pèlerinage marial de Ngukomba, à 24 kilomètres de Bangui, cette année. « Ce pèlerinage s’est parfaitement arrimé à la synodalité que le Seigneur nous invite à vivre en cette année liturgique », a d’ailleurs fait remarquer le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, dans son homélie à l’occasion de la messe solennelle du pèlerinage, samedi 11 décembre. Celle-ci s’est déroulée, comme d’habitude en présence plusieurs personnalités politiques et administratives du pays et a réuni plusieurs milliers de personnes venues vénérer La Vierge Marie, Notre Dame de l’Immaculée conception.

 

Dialogue interreligieux

La veille de cette messe solennelle, vendredi 10 décembre, le pasteur Simplice Nicolas Singa Gbazia, président de l’Alliance des évangéliques de Centrafrique (AEC) et l’imam Abdoulaye Ouasselegue ont été invités à s’adresser aux milliers de pèlerins catholiques. Ils ont respectivement donné des enseignements sur les disciples d’Emmaüs et sur la Vierge Marie dans le Coran. Le même jour, s’est déroulé un concert œcuménique réunissant des artistes chrétiens et protestants. « Dans les enseignements, des voix nouvelles appartenant à d’autres confessions religieuses, ont affermi notre écoute du message du salut, note l’archevêque de Bangui dans son homélie. Ce fut si édifiant ! Lors du concert, en priant, chantant et dansant avec ferveur aux pas de l’autre qui ne prie ni ne chante comme nous, nous avons exulté et acclamé le Seigneur comme le souhaite le psaume de la messe de ce jour (cf. Ps 97, 6b) ».

 

Synodalité

Insistant toujours sur la synodalité, le cardinal Nzapalainga a souligné l’importance le dialogue et l’écoute dans la construction de la cohésion sociale. « Notre société en marche vers le dialogue devrait, elle aussi, s’inspirer du geste du Créateur, a-t-il souligné. Et de poser une série de questionnements : Quelle société voulons-nous construire ? Quel lendemain souhaitons-nous faire germer ? »

À ses yeux, « Marcher ensemble ne détruit pas nos différences mais suppose acceptation et respect de l’autre. » « Nous marchons vers un objectif, a-t-il précisé. Nous ne pourrons bâtir un avenir meilleur qu’en marchant ensemble, en rêvant ensemble, en définissant des objectifs communs ».

Lucie Sarr

 

La Croix

Alerte info : L’UE vient de sanctionner le groupe russe Wagner

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Aujourd’hui, le Conseil de l’Union européenne a annoncé des sanctions contre le groupe Wagner, une entreprise de défense et de sécurité liée au Kremlin.  Les mesures ciblent le groupe Wagner lui-même, ainsi que huit personnes et trois entités qui lui sont liées.

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Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.

Dans de récents rapports d’enquête, The Sentry a été à l’avant-garde pour exposer les activités du groupe Wagner en République centrafricaine, qui ont inclus la torture, le viol, les meurtres et les enlèvements.

Oliver Windridge, conseiller principal chez The Sentry, a déclaré : « Les sanctions européennes d’aujourd’hui contre les entreprises et les individus liés au groupe Wagner sont une mesure positive contre une entité obscure qui a toujours été au cœur de graves violations des droits humains dans le monde.  Mais l’action d’aujourd’hui doit faire partie des efforts continus de l’UE et de ses partenaires, y compris le Royaume-Uni et les États-Unis, pour lutter contre les incitations financières et les gains géopolitiques qui sont la raison pour laquelle le groupe Wagner existe.  « Ce n’est qu’en faisant des efforts concertés à long terme que nous pourrons garantir que les victimes d’atteintes aux droits humains commises par le groupe Wagner voient un certain niveau de responsabilité ».

 

Lire le communiqué de presse de l’Union européenne ici:

https://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2021/12/13/eu-imposes-restrictive-measures-against-the-wagner-group/

Nouvelle incursion des mercenaires russes sur le territoire tchadien, violent affrontement avec l’armée tchadiennes

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les Mercenaires russes, après leur affrontement avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) au village centrafricain de Bidja, ont fait leur incursion dans un village frontalier du Tchad, provoquant un violent affrontement avec l’armée tchadienne. Le bilan fait état d’un mort et d’un otage du côté de l’armée tchadienne.

 

Les militaires tchadiens en mouvement au Tchad
Les soldats tchadiens.

 

Ce vendredi 10 décembre, dans la localité centrafricaine de Bidja, à une centaine de kilomètres au nord de Batangafo, dans la préfecture de l’ouham-Fafa, un violent affrontement avait opposé les mercenaires russes aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Après plus d’une heure d’échange des tirs, les rebelles se sont retirés du village, et les mercenaires russes en ont profité pour faire de ratissage jusqu’au village frontalier centrafricain  de Mayambaya, situé à 3 kilomètres de Bidja. Après avoir paniqué les habitants de ce village en tirant sans cesse en l’air, ils ont franchi la frontière du Tchad et pénètrent dans le village tchadien de Djormère vers 15 heures. Plusieurs dégâts matériels et humains ont été causés sur les civils, poussant l’armée tchadienne à intervenir. Des échanges des tirs  avaient eu lieu avec les militaires tchadiens durant près d’une heure.  Les mercenaires russes, constatant que l’ennemi en face est plus dur que les précédents, préfèrent se retirer du territoire tchadien après avoir capturé un soldat et tuer un autre.  Une nouvelle crise diplomatique en vue.

Pour l’heure, aucune réaction de la part du gouvernement tchadien ni des autorités centrafricaines.

Rappelons que  le dimanche 30 mai dernier, à 5 heures du matin, le poste militaire avancé de Sourou, en territoire tchadien, non loin de la localité de Mberé, et à proximité de la frontière centrafricaine, avait été attaqué par les mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA, tuant un soldat tchadien et en ont blessé 5 autre, et cinq ont été enlevés pour être ensuite exécutés à bang sur le territoire centrafricain.

Le gouvernement tchadien, de son côté, avait dénoncé une grave violation sur son territoire par l’armée centrafricaine.

 

Par Thierry Féimonazoui

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Nouveau massacre des civils dans la sous-préfecture de Kouango, plus d’une dizaine des morts

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Décidément, la République centrafricaine est en train de sombrer dans le chaos total. Les mercenaires russes, sous la bénédiction du pouvoir de Bangui, ont mis en place une nouvelle milice Anti-Balaka faction Touadera. Cette nouvelle milice est présentement active dans la préfecture de la Ouaka. Mais après le massacre de Boyo, une localité située à 120 kilomètres au nord-Est de Bambari le mercredi dernier, puis l’attaque d’une patrouille des Casques bleus de la Minusca à Tagbara le vendredi, ces miliciens Anti-Balaka, qui manœuvrent  aux côtés des mercenaires russes et des soldats de l’armée nationale,  sont à nouveau impliqués dans un nouveau massacre dans la localité de Kouango, plus précisément au village Goya, situé à 45 kilomètres au sud de Ngakobo. Le bilan est terrible, on parle d’une dizaine des civils tués, en majorité musulmane.

Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.

 

Samedi 11 décembre 2021, vers 15 heures, au village Goya, commune de Cochio-tourlou, sous-préfecture de Kouango, dans la préfecture de la Ouaka, les miliciens Anti-Balaka faction Touadera, appuyés par les mercenaires russes et les soldats FACA, ont mené, soi-disant,  une vaste opération contre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Or, dans ce village, il n’y avait pas la présence des rebelles ce jour, selon plusieurs témoins contactés par la rédaction. Mais les forces gouvernementales, armées jusqu’aux dents, ont décidé simplement de massacrer des civils. C’est ainsi que peu après la prière de 15 heures, les fidèles qui sortaient de la mosquée, ont été attaqués avec des armes, d’autres par machette. C’était la débandade générale. Plus d’une dizaine ont été tués, d’autres blessés. Les rescapés ont pris la fuite dans la brousse. On ignore actuellement leur sort.

Au même moment, à Alindao, dans la Basse-Kotto, d’autres miliciens Anti-Balaka la faction Touadera viennent de quitter avec les mercenaires russes pour la localité de Pouloubou, dans la Basse-Kotto.

Les mercenaires russes, qui semblent être dépassés par l’ampleur de la situation qu’ils ont eux-mêmes créée, font désormais appellent aux miliciens Anti-Balaka dénommée faction Touadera pour mener les sales boulots.

 

 

Centrafrique : inquiétude au quartier Voudambala, présence des hommes en arme, des FACA en patrouille

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans la nuit du samedi à dimanche 12 décembre, au quartier Voudambala, à la sortie nord de la capitale, les habitants sont profondément troublés par la présence d’une dizaine des hommes en armes en tenue civile. D’autres ont décidé de quitter leur maison pour aller dormir dans d’autres quartiers, et les soldats FACA sont également appelés au secours.

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Les soldats de l’armée nationale lors d’une patrouille à Bangui. Photo CNC

 

Samedi 11 décembre, vers 21 heures et demie, une dizaine d’hommes lourdement armés,  en provenance de la colline qui surplombe les quartiers du PK11, est aperçue dans le quartier de Voudambala.  Le chef du quartier, inquiet, alerte certains habitants de la présence de ces hommes armés dans sa localité. Aussitôt, certains ont préféré s’en aller à la hâte et regagner d’autres quartiers,  d’autres, qui n’ont pas d’endroits pour se refugier, préfèrent alerter les forces de l’ordre de la présence de ces assaillants dans leur localité.

Vers 22 heures, les soldats FACA sont arrivés sur le lieu, mais les assaillants se sont retirés d’eux-mêmes derrière la colline, selon les témoins.

D’après une mère de famille qui a également quitté son domicile cette nuit, un éventuel échange des tirs entre les belligérants pourrait aussi avoir des conséquences négatives pour les enfants.

« Je préfère protéger mes enfants. Quand on a appelé les forces de l’ordre,  je disais qu’il faut maintenant partir, car il y’aura probablement des échanges des tirs, et les enfants seront les premières victimes. J’ai mon frère cadet au quartier Gobongo. Je préfère aller dormir chez lui, c’est pourquoi j’étais partie de chez moi », a déclaré madame Philomène, mère de trois enfants, dont deux filles de 10 et 14 ans.

Mais depuis l’arrivée des forces de l’ordre dans la localité, le calme est revenu, et les habitants qui ont quitté  leur domicile sont de retour chez eux.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : la rébellion de la CPC en ordre de bataille

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Deux semaines après son retour dans la coalition des patriotes pour le changement (CPC), l’autoproclamé général Ali Darassa Mahamat, coordonnateur militaire et chef d’État major de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), vient de retrouver son ancien poste au sein de la coalition des groupes armés. Il est nommé chef d’État major général de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

rca-qui-sont-les-mercenaires-presents-en-centrafrique/le-general-ali-darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-touadera/” rel=”attachment wp-att-38984″ data-wpel-link=”internal”>Au milieu des merceniares russes, le chef rebelle Ali Darassa.
Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.

 

Dans une décision de la coordination militaire du mouvement CPC en date du 12 décembre, certains officiers généraux des groupes armés sont nommés à des postes de responsabilité au sein du mouvement. Il s’agit de :

Général Ali Darassa Mahamat, nommé chef d’état-major général;

Saflou KAOU LAIDE, nommée chef d’état-major adjoint ;

Chef de Bataillon François BASSIMANDJI, nommé  chef d’état-major adjoint chargé des opérations ;

  • Monsieur Léopold Barra nommé délégué aux relations extérieures ;

Selon la même décision,  ces nominations seront entérinées lors de la réunion prochaine de* membre* du Conseil des leaders de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Il y’a lieu de rappeler que le chef rebelle Ali Darassa Mahamat avait quitté la coalition des patriotes pour le changement (CPC )  au mois d’avril 2021, quatre mois seulement après sa création. Mais  sept mois plus tard, il a décidé de réintégrer la coalition, composée de six groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR).

 

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Nana-Mambéré, une allégation du détournement des fonds publics tourmente le secrétariat général de la préfecture

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une semaine après la commémoration en différé de la festivités marquant le 63 e de la proclamation de la République centrafricaine à Bouar, le secrétariat général de la préfecture de la Nana-Mambéré est plongé dans une grosse affaire du détournement présumé des fonds publics destinés à l’organisation de l’événement.

Défilé marquant le 63e anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine à Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga
Défilé marquant le 63e anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine à Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Quelques jours le grand défilé marquant la célébration du 63em anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine dans la capitale Bangui, c’est le tour de certaines villes de la rca de célèbre en différé cette fête nationale. La préfecture de la Nana-Mambéré, située au Nord-ouest de la RCA n’est pas en reste. Elle a aussi cette fête en différé dans sa préfecture Bouar. Un grand défilé et des spectacles ont été organisés le 5 décembre. Pour cette fête nationale, des chefs des quartiers, du groupement, des maires, des sous-préfets, des députés, des notables locaux ainsi que certaines personnalités locales ont été invités à prendre part à la fête. Du côté du gouvernement, seul le ministre résident, Claude Rameau Biro, ministre de la Défense qui a représenté le chef de l’État.

Pour la population, la célébration de la proclamation de la République centrafricaine dans la ville de Bouar cette année est un succès. Elle est liée par un grand engouement de la population. Mais pour certaines personnalités de la région, il y’a un parfum du détournement qui a envoyé en l’air. L’enveloppe affectée par le trésor public pour l’organisation de cette cérémonie serait toujours détournée en grande partie par le secrétaire général de la préfecture, Monsieur Josué Sossor qui assure l’intérim du préfet qui est convalescent. Même les lampadaires solaires fournis gratuitement par des ONG pour éclairer la résidence du préfet afin de permettre au ministre Rameau Biro de recevoir des invités ont été détournés par Monsieur Josué Sossor et sa clique. Même certains invités, notamment les chefs des quartiers, les chefs du groupement, les maires des communes ainsi que des notables locaux étaient tous en colère ce jour. Ils n’ont rien mangé durant la cérémonie.

« Le repas festif était limité à certaines personnalités » , disaient-ils. Plus étonnant encore, ils n’ont rien reçu comme enveloppe, ni de la part du ministre, ni de la part du C général de la préfecture pour leur permettre de payer leur transport. C’était un échec total , disaient-ils.

Selon un fonctionnaire affecté dans la localité, le pays traverse un moment difficile. Il y’a un problème de liquidité. Ces chefs des quartiers ne peuvent pas le savoir, et que c’est difficile de les faire comprendre. Ce que rejette en bloc un chef du groupement à Baboua. D’après lui, les lampadaires solaires fournis par les ONG ne sont pas l’œuvre du gouvernement. « Le détournement, c’est une habitude dans cette préfecture de la Nana-Mambéré » , ajoute-t-il.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur des publications

Tél/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Courriel : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : MESSAGE DU PRÉSIDENT NATIONAL DU CNCA-PDD AU PEUPLE CENTRAFRICAIN A L’OCCASION DES FÊTES DE FIN D’ANNÉE

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MESSAGE DU PRÉSIDENT NATIONAL DU CNCA-PDD AU PEUPLE CENTRAFRICAIN A L’OCCASION DES FÊTES DE FIN D’ANNÉE

 

Centrafricaines, Centrafricains

Mes très chers compatriotes, hôtes étrangers et tous ceux qui aiment notre pays et y vivent ;

L’année 2021 s’achève comme elle a commencé avec ses lots d’atteintes massives aux droits humains. Et chacun de nous est conscient de ce qui se passe dans notre pays.

C’est avec un cœur blessé, plein d’amertume que je vous adresse au nom des membres et sympathisants de notre Parti le CNCA-PDD ce message de vœux.

Ce message est celui de liberté, de fraternité, de sécurité, de paix et de vivre ensemble.

L’année 2021 restera certainement dans les mémoires de tous les Centrafricains comme une période marquée par des centaines de morts dû à la barbarie des Mercenaires russes du tristement célèbre groupe Wagner,  des viols collectifs dans notre pays par ces derniers, des vols, des pillages massifs des ressources du pays, des séquestrations, des détentions abusives, des exécutions sommaires et extrajudiciaires, des menaces et intimidations, des privations de libertés, des tortures, des mépris de la justice mais surtout pour la première fois dans l’histoire de notre pays ; par l’incompétence avérée des ceux qui malheureusement, ont eu la chance de conduire notre République.

Depuis plusieurs mois, la population centrafricaine fait face à la furie de ces criminels mercenaires russes du groupe Wagner en collaboration avec certains délinquants issus de nos forces de défense et de sécurité ainsi que des éléments d’une milice baptisée “Requin”.

Tous ces criminels cités, entretiennent un climat de terreur et d’insécurité suffisamment documentés et dénoncés par plusieurs institutions nationales et internationales crédibles. Et même le  Ministre de la justice  Arnaud Djoubaye Abazene a reconnu que sur une centaine de cas d’exactions documentées par l’ONU et impliquant les forces pro-gouvernementales, plus de 80 sont avérées. Et parmi ces exactions, il y a notamment des exécutions extrajudiciaires, des arrestations, des séquestrations arbitraires, des actes de tortures, des pillages à grande échelle et même d’entrave aux humanitaires par les écervelés russes du groupe Wagner.

A titre d’exemples, je citerai entre autre:

– Le 11 janvier 2021, 02 civils ont été abattu à Bangui pour non respect du couvre-feu,

– Le massacre d’une dizaine de civils par les drogués de Wagner  à Bambari le 15 février 2021,

– L’exécution sommaire de 19 jeunes  le mercredi 21 juillet 2021 à 12 KM de Bossangoa par les bâtards de la société Wagner,

– L’attaque lâche contre le convoi des contingents égyptiens,

–  La libération du criminel Hassan Bouba

-Plusieurs exécutions de civils ont été perpétrés par les mercenaires russes dans l’ouest, le Nord- ouest, le Centre du pays.

– La liste des exactions des exactions qui sont commises par ces criminels venus de la Russie est bien longue. Mais la plus cruelle et odieuse qui choquent la conscience humaine est le viol collectif d’une femme de 60 ans par ces minables drogués dans la préfecture de l’Ouham-pende.

Tous ceux qui seront identifiés comme donneurs d’ordre ou complices de ces crimes odieux et des barbarie sans pareille devront tôt ou tard répondre de leurs actes.

Cette situation historique d’insécurité globale a révélé la faiblesse et le manque de sérieux des leaders politiques de notre pays.

Au nom de tous les militantes, militants et sympathisants du CNCA-PDD, j’ai ce jour une pensée profonde pour ces centaines de victimes dû à la barbarie de ceux qui nous gouvernent et leurs exécutants à savoir les mercenaires russes, la garde présidentielle et les requins.

Je prie pour le repos des âmes de ces morts et souhaite prompt rétablissement aux multiples mutilés.

A leurs proches, je souhaite bon courage.

J’ai aussi une pensée pour tous nos compatriotes vivants dans une précarité totale, certains dans une pauvreté endémique pour qui, les crises que le pays traverse rend le quotidien extrêmement encore difficile.

Mes très chers compatriotes,

Nous n’avons pas le droit de céder à l’arrogance des vautours qui nous dirigent actuellement. C’est l’inverse qui doit se produire.

Levons nous, unissons nos énergies réciproques pour libérer notre pays des mains de nos assassins .

Nous savons tous que la liberté ne se donne pas sur un plat doré.Et notre seule boussole pour l’instant est là libération totale de notre pays des mains :

– du Président de la République,

– du Président de l’Assemblée Nationale,

-de l’actuel Premier Ministre,

– de l’ancien Premier Ministre,

– des mercenaires russes de la société Wagner,

– des forces expéditionnaire rawandais,

-de la garde présidentielle,

– des requins,

– des médias internes et externes qui font l’apologie du mal et tous ces ” élites” aveugles qui soutiennent aveuglément ces exactions.

Le CNCA-PDD vous assure qu’il ne céderait guère aux pressions et menaces d’où qu’elles viennent car l’idéal qu’il se fixe est de libérer la Centrafrique de manière pacifique.

Soyons fiers d’être Centrafricains.Et nous devons avoir à l’égard de ce pays qui nous appartient plus de devoirs que de droits.

Notre engagement,notre sens du devoir, notre sens du respect à l’égard de ces millions de  concitoyens qui courbent sous le poids des atrocités et de la pauvreté depuis l’arrivée hasardeuse de cette caste au pouvoir,  sont des valeurs indispensables.

Nous devons être un peuple unis et conscient de sa destinée. Un peuple qui se hisse souvent au dessus des difficultés qui se présentent à lui.

Mes très chers compatriotes,

Si nous nous levons et unissons nos forces; les aventuriers qui nous dirigent ne peuvent rien nous dicter ni nous imposer.

Chacun de nous a son rôle à jouer dans les jours à venir. Et chacun de nous est essentiel pour que nous parvenions ensemble à débouter ces gourous qui, par un tour de passe passe, ont réussi malheureusement à accéder au sommet de l’État.

Je saisis cette occasion pour saluer la résistance de ce peuple face à la barbarie de ses bourreaux.

Je salue et encourage la communauté internationale qui assure avec dévouement sa mission dans un contexte très difficile.

A ceux qui tenteront de nous critiquer négativement parce qu’ils sont défenseurs d’un régime moribond et agonisant ; le CNCA-PDD leur répond qu’il est un jeune parti politique qui n’a que 03 ans d’existence mais cependant il regarde les choses en  grand.

En somme mes très chers compatriotes,je formule à votre endroit des voeux de paix et de bonheur. Joyeux Noël et bonne année 2022.

Que notre pays la République centrafricaine soit bénie.

Bangui le 13 décembre 2021

Le Président National

du CNCA-PDD

Ferdinand MBOKOTO-MADJI

RCA : la Mislog France fait un don de kits scolaires au lycée Don Bosco de Damala  

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Bangui, 13 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La mission logistique française à Bangui a procédé, le 11 décembre 2021 à la distribution des kits scolaires à une centaine d’élèves du lycée Don Bosco de Damala, situé dans la localité de Begoua, à la sortie nord de la capitale.

Le commandant Jean-Marie remet le kit à un élève du Lycée Don Bosco
Le commandant Jean-Marie remet le kit à un élève du Lycée Don Bosco. Photo CNC / Ibrahime

 

L’objectif de cette activité est non seulement de venir en aide aux enfants démunis, mais aussi de les conscientiser de bien réussir dans leurs études.

Selon le commandant Jean-Marie de la mission logistique française à Bangui, les enfants sont l’avenir et l’espoir de la République centrafricaine. Il faut donc faire un effort considérable au profit de la formation de ces enfants.

« Ces kits scolaires que nous donnons à quelques jours de la rentrée des classes sont à mes yeux bien plus qu’un sac avec des stylos, une ardoise, un cahier, pour moi ce sont des kits d’espoir pour que tous ces enfants qui vont en bénéficier puissent suivre les cours dans les meilleures conditions et comme tous les autres enfants de Bangui. En effet, comme je le disais, les enfants sont l’avenir et l’espoir de la Centrafrique »., a déclaré le commandant Jean-Marie de la Mislog Française.

D’après lui, grâce  aux actions  des membres de l’équipe enseignante et aux parents d’élèves, il y’a de la joie, de la vie, de l’espoir en l’avenir de la rca.

Prenant la parole, le père VINCENT, proviseur du lycée Don Bosco tient à remercier la Mislog Française pour ce geste bien plus qu’un sac avec des stylos, une ardoise, un cahier, mais ce sont des kits d’espoir pour que tous ces enfants qui vont en bénéficier puissent suivre les cours dans les meilleures conditions et comme tous les autres enfants de Bangui.

Même son de cloche du côté des enseignants. C’est le cas de Monsieur Nicolas Kamio,  enseignât au fondamental 2 qui a indiqué que ce don permet d’aider et encourager ces enfants à fournir plus d’effort dans l’apprentissage et à étudier dans de bonne condition.

Rappelons que ce n’est pas pour la première fois que la mission logistique française participe aux activités de remise des kits scolaires aux enfants démunis dans les écoles et lycée de Bangui, mais aussi de province.

Photo de famille entre les élèves, les enseignants, les parents et les militaires français du Détachement Liaison et Contact de la Mission Logistique française à Bangui
Photo de famille entre les élèves, les enseignants, les parents et les militaires français du Détachement Liaison et Contact de la Mission Logistique française à Bangui. Photo CNC / Ibrahim

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Déclaration du Haut Représentant, Josep Borrell, au nom de l’Union européenne à l’occasion de la Journée des droits de l’Homme

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Josep Borrell, Haut représentant de l’union européenne

 

 

Déclaration du Haut Représentant, Josep Borrell, au nom de l’Union européenne

à l’occasion de la Journée des droits de l’Homme

 

Chaque année, le 10 décembre, nous célébrons l’adoption en 1948 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

 

Le thème de cette année, “Réduire les inégalités, faire progresser les droits de l’homme”, revêt une importance particulière étant donné que la pandémie et ses conséquences socioéconomiques ont une incidence négative croissante sur les droits de l’homme, la démocratie et l’état de droit, y compris l’espace civique. Ces événements aggravent encore les inégalités préexistantes, accentuent la pression sur les personnes en situation de vulnérabilité et menacent les droits de l’homme à l’échelle mondiale.

 

Les droits de l’homme, la démocratie et l’état de droit sont au cœur de la réaction européenne face à la pandémie de COVID-19 et du redressement de l’UE au sortir de la crise. Il est essentiel d’investir dans les droits de l’homme, la démocratie, l’état de droit et un espace civique favorable pour créer et reconstruire des sociétés meilleures pour les générations présentes et futures. Personne ne doit être laissé-pour-compte, aucun droit de l’homme ne doit être ignoré. L’UE rappelle que toute restriction des droits de l’homme dans le contexte de la pandémie de COVID-19 doit être strictement nécessaire, proportionnée, temporaire et non discriminatoire.

 

La Journée qui leur est consacrée nous rappelle que les droits de l’homme sont universels, indivisibles, inaliénables, interdépendants et liés entre eux. Elle nous rappelle toutefois aussi que ces droits ne sauraient être considérés comme acquis et qu’ils doivent être constamment défendus. L’UE continuera à défendre l’universalité des droits de l’homme et à faire preuve de vigilance à l’égard de toute tentative de porter atteinte aux engagements internationaux. Lors de la Journée des droits de l’homme, nous nous engageons à redoubler d’efforts pour défendre les opprimés et les personnes menacées, où qu’ils vivent, et parler en leur nom. Notre solidarité et notre soutien vont en particulier aux acteurs de la société civile et aux défenseurs des droits de l’homme, y compris ceux avec qui nous avons participé au forum UE-ONG sur les droits de l’homme les 7 et 8 décembre.

 

Tout au long de l’année 2021, dans le cadre du plan d’action de l’UE en faveur des droits de l’homme et de la démocratie pour la période 2020-2024, l’UE a continué de renforcer l’action visant à défendre et à redynamiser les droits de l’homme partout dans le monde, en tirant pleinement parti de sa panoplie unique d’instruments. Pour la première fois, dans le cadre du régime mondial de sanctions de l’UE en matière de droits de l’homme adopté l’an dernier, l’UE a imposé des sanctions à des personnes et entités originaires de la Chine, de la Corée du Nord, de la Libye, du Soudan du Sud, de l’Érythrée et de la Russie impliquées dans de graves violations des droits de l’homme. En outre, en 2021, l’UE a joué un rôle moteur, dans les enceintes des Nations unies compétentes en matière de droits de l’homme, en ce qui concerne des initiatives visant à lutter contre les violations des droits de l’homme en Afghanistan, en Biélorussie, au Burundi, en Corée du Nord, en Éthiopie, en Érythrée et au Myanmar/en Birmanie.

 

L’UE a également renforcé son soutien concret aux organisations de la société civile et aux défenseurs des droits de l’homme afin de faire progresser les droits de l’homme et la démocratie dans le monde au moyen d’un programme thématique spécifique, d’un montant de plus de 1,5 milliard d’euros pour la période 2021-2027, réaffirmant son rôle de chef de file mondial dans ce domaine.

 

Réaliser les droits de l’homme n’est pas seulement un impératif lié à la dignité humaine: il s’agit d’une pierre angulaire de la démocratie, de la paix et de la sécurité, ainsi que du développement durable.

 

Pour en savoir plus

Délégation de l’Union européenne en République centrafricaine:

http://eeas.europa.eu/delegations/central_africa/index_fr.htm

Un nouveau bâtiment équipé pour la plateforme féminine du sixième arrondissement de Bangui

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La mairie du 6è arrondissement de bangui a réceptionné, lors d’une cérémonie, le mardi 7 décembre 2021, un bâtiment construit dans le cadre des projets à impact rapide, pour la plateforme féminine. Ce bâtiment entièrement équipé qui comprend quatre pièces, dont deux bureaux, a été financé par la Minusca à hauteur de 11 315 430 FCFA.

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Un nouveau bâtiment équipé pour la plateforme féminine du sixième arrondissement de Bangui

 

Les leaders communautaires de cet arrondissement de Bangui avaient émis le souhait d’avoir une maison où les femmes et les jeunes pouvaient se réunir pour leurs échanges intercommunautaires. La maire du 6è l’arrondissement a remercié la MINUSCA pour avoir financé les travaux de construction ainsi que l’équipement dudit bâtiment.

Ce projet à impact rapide a déjà contribué au renforcement de la cohésion sociale, d’après Reine Kouassi cheffe du bureau par intérim de la cellule de coordination des activités de Bangui. «L’aboutissement de ce projet à impact rapide offre un cadre adéquat d’échanges et de dialogue entre les femmes, les jeunes filles et les autorités locales du 6è arrondissement, mais également entre les différentes communautés qui fréquenteront cette plateforme» a déclaré Reine Kouassi.

Brigitte Bernadette Nzazhet Gnigue, l’une des bénéficiaires de la plateforme féminine, n’a pas caché sa joie à la réception de ce bâtiment. « Je suis extrêmement contente parce que cette maison va nous permettre de faire nos réunions d’association, de faire la formation des femmes, l’apprentissage de petits métiers comme la couture et bien d’autres activités pour l’épanouissement des femmes du 6 è arrondissement. Je remercie vivement la MINUSCA pour la coopération» a déclaré Nzazhet Gnigue.

Le projet de construction et d’équipement de cette plateforme féminine entre dans le cadre de la stratégie de la MINISCA qui vise à la pérennisation des actions en faveur des femmes.

 

Minusca

L’UNESCO appelle à un meilleur encadrement de l’enseignement privé pour réduire les inégalités

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Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) de l’UNESCO met en garde contre la progression des inégalités et de l’exclusion due aux coûts élevés de l’enseignement privé et au manque de réglementation de la part des États. Il préconise cinq mesures pour assurer une éducation de qualité pour tous.

Centrafrique.org/rca-inauguration-dun-nouveau-batiment-de-lecole-saint-paul-fille/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-paul-a-ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille/” rel=”attachment wp-att-41770″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/11/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-Paul-a-Ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille-450×450.jpg” alt=”le nouvel immeuble de l’école saint-Paul à Ouango bangui le 31 octobre 2020 par cyrille” width=”450″ height=”450″ />
Le nouvel immeuble de l’école Saint-Paul fille au quarteir Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, inauguré le 31 octobre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé.

 

Paris, le 10 décembre – Aujourd’hui, trois cent cinquante millions d’enfants et de jeunes sont scolarisés dans des écoles non étatiques dans le monde. Cependant, le nouveau Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) de l’UNESCO montre que de nombreux pays ne disposent pas d’une réglementation adéquate de l’enseignement privé ou de la capacité à la faire appliquer, ce qui nuit à la qualité de ce dernier et accroît encore le fossé entre riches et pauvres en matière d’éducation.

 

Le Rapport se penche sur les acteurs non étatiques dans tous les systèmes éducatifs, qu’il s’agisse d’écoles gérées par des organisations confessionnelles, des ONG, des organismes philanthropiques ou des entités commerciales à but lucratif, et tous ceux qui fournissent des services dans le secteur de l’éducation. De nombreux pays laissent ces écoles, pour la plupart non homologuées, fonctionner sans aucune surveillance.

 

Il révèle que seuls 27% % des pays interdisent explicitement aux écoles primaires et secondaires de poursuivre un but lucratif, ce qui va à l’encontre de la vision de 12 ans d’éducation gratuite pour tous. Plus de la moitié des pays empêchent le processus de sélection des élèves dans les écoles.  Seuls 7% des pays ont des quotas qui améliorent l’accès aux écoles pour les étudiants défavorisés par le biais de mesures diverses. Une moitié seulement a adopté une réglementation encadrant les cours particuliers.

 

En conséquence, les ménages des pays les moins développés consacrent une part disproportionnée de leurs revenus à l’éducation de leurs enfants. Les ménages comptent pour 39 % des dépenses d’éducation dans les pays à revenu faible et intermédiaire inférieur, contre 16 % dans les pays à revenu élevé.

 

Le Rapport, intitulé Qui peut choisir ? Qui en pâtit ? démontre que, dans le même temps, l’éducation publique dans les pays à faible revenu s’accompagne de coûts cachés considérables. Une analyse portant sur 15 pays à revenu faible ou intermédiaire montre que près de deux cinquièmes des dépenses d’éducation des ménages étaient consacrées aux uniformes et aux fournitures scolaires.

 

Cela contraint 8% des familles des pays à revenu faible ou intermédiaire à emprunter de l’argent pour payer la scolarité de leurs enfants. « Dans certains pays comme l’Ouganda, Haïti, le Kenya et les Philippines, 30% des familles doivent emprunter pour financer l’éducation de leurs enfants. L’impact de la Covid-19 a encore réduit les budgets familiaux, rendant les frais de scolarité et autres dépenses inabordables pour beaucoup », explique Manos Antoninis, directeur du Rapport mondial de suivi sur l’éducation.

 

« Des normes minimales doivent être fixées par les gouvernements pour les écoles publiques et privées non-étatiques pour garantir une réelle égalité des chances aux élèves les plus défavorisés afin qu’ils puissent bénéficier d’une éducation de qualité », déclare Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO. « Il est urgent de mettre en place des mécanismes de financement équitables. Ceux qui vivent dans des contextes plus défavorisés ne doivent pas être pénalisés », continue-t-elle.

 

L’UNESCO invite les pays à évaluer les réglementations qu’ils ont mises en place et formule cinq recommandations visant à placer l’équité au cœur de leurs actions :

 

  1. Redoubler d’efforts pour garantir l’accès gratuit et financé par des fonds publics à une année d’enseignement préscolaire et 12 années d’enseignement primaire et secondaire pour tous les enfants et les jeunes. Mais un pays sur trois consacre moins de 4% de son produit intérieur brut ou moins de 15% de ses dépenses publiques totales à l’éducation – les normes minimales convenues au niveau international.
  2. Établir des normes de qualité qui s’appliquent à tous les établissements d’enseignement étatiques et non étatiques, car des systèmes parallèles dont les exigences, le matériel et les conditions de travail diffèrent ont un effet négatif sur la mise en place d’un système éducatif cohérent pour tous les apprenants.
  3. Renforcer la capacité des gouvernements à surveiller et à appliquer les réglementations. Dans la pratique, de nombreuses règles sont mal conçues ou insuffisamment appliquées, ce qui laisse la porte ouverte à des comportements répréhensibles. Les gouvernements doivent établir une relation de confiance avec les prestataires non étatiques, en les encourageant à se faire homologuer, en éliminant l’arbitraire des règles et en leur communiquant des incitations adaptées pour qu’ils gèrent efficacement leurs écoles dans l’intérêt des apprenants.
  4. Encourager l’innovation pour le bien commun et rassembler tous les acteurs qui les développent. Les gouvernements doivent travailler en partenariat avec tous les acteurs de l’éducation afin d’apprendre, de recueillir et d’évaluer les bonnes pratiques, de fournir des ressources permettant aux praticiens d’échanger leurs expériences, et d’établir des programmes pilotes puis d’étendre la mise en œuvre des idées pertinentes.
  5. Protéger l’éducation contre les intérêts particuliers restrictifs. Le maintien de la transparence et de l’intégrité de l’éducation publique contribue à protéger les apprenants les plus défavorisés.

 

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Contacts presse :

 

Kate Redman, Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO, +33 671786234, k.redman@unesco.org

 

Gina Dafalia, Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO, +44 7375318760, d.dafalia@unesco.org

 

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À propos du Rapport GEM de l’UNESCO

 

Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (Rapport GEM) est élaboré par une équipe indépendante et publié par l’UNESCO. Il a pour mandat officiel de suivre les progrès accomplis dans la réalisation de l’Objectif de développement durable sur l’éducation, l’ODD 4.

Media Specialist

 

Global Education Monitoring (GEM) Report, UNESCO

Tel: Port/Mob: +44 (0) 7375318760

_________________________________________

 

 

 

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RCA : affrontement entre les miliciens Anti-Balaka pro-Touadera et les casques bleus de la Minusca

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Bangui, 11 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après le massacre d’une trentaine des personnes dans le village Boyo, situé à 120 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy par les mercenaires russes, appuyés par des soldats FACA et les miliciens Anti-Balaka pro-Touadera. Mais 48 heures plus tard, ce même groupe des miliciens Anti-Balaka, à bord de dix motos,  sont allés affronter les casques bleus de la Minusca dans la localité de Tagbara, non loin du village Boyo. Selon la Minusca, il y’avait aucun blessé, seulement quatre motos des assaillants ont été récupéré.

Ci-dessous la déclaration de la Minusca sur cet incident.

Des Casques bleus rwandais de la Minusca sur la route de Bangui à Damara, le 23 janvier 2021 / AFP
Des Casques bleus rwandais de la Minusca sur la route de Bangui à Damara, le 23 janvier 2021 / AFP

   

DECLARATION DE LA MINUSCA

 

Le vendredi 10 décembre 2021 aux environs de 22h20, une patrouille pédestre de la Force de la MINUSCA a échangé des tirs avec un groupe d’éléments armés anti-balaka à bord d’une dizaine de motos, dans la zone du marché de Tagbara (préfecture de la Ouaka).

Les casques bleus népalais et mauritaniens ont riposté aux tirs de ces éléments armés, contraints d’abandonner la zone. Lors de leur fuite, ils ont abandonné quatre motos ainsi que des munitions. Aucun blessé n’a été enregistré, ni du côté de la population ni du côté des casques bleus.

Suite à cette attaque, environ 160 personnes ont décidé de s’installer autour de la base de la MINUSCA de Tagbara pour plus de sécurité. Cependant, la situation est calme et sous contrôle, et toutes les mesures ont été prises pour établir un périmètre de sécurité afin d’assurer la protection des populations. Les patrouilles à l’intérieur et autour de la ville ont également été accentuées.

La MINUSCA condamne fermement cette attaque et rappelle que toute attaque contre les civils et son personnel peut constituer un crime de guerre passible de poursuite. Elle enjoint les groupes armés de cesser immédiatement toute violence contre les civils.

Bangui, le 11 décembre 2021

 

VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE ET FEMINICIDE EN RCA

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LA TRIBUNE DU ROSCA-GD

Bangui, 10 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis 2013, la République Centrafricaine est plongée dans une crise sécuritaire sans précédent. Dans ce contexte, plusieurs cas de violences se sont inscrits sur la liste des fléaux qui minent la paix dont les violences basées sur le genre (VBG), définies comme l’ensemble d’actes nuisibles dirigés contre une personne ou un groupe d’individus en raison de leur sexe. Mais quelles sont les causes des VBG ? Quelles sont leurs conséquences ? Qui sont les auteurs et qui sont les victimes ? Comment se fait la prise en charge des victimes ? Quels sont les instruments de lutte contre les VBG en RCA ? Telles sont les questions qui seront abordées dans cette tribune.

ROSCA-GD
Photo courtoisie

 

Les types de violences basées sur le genre

Il existe six types de violences basées sur le genre : le viol, l’agression sexuelle, l’agression physique, le mariage forcé, le déni de ressources, d’opportunité et de service, la violence psychologique. Dans le cadre de cette tribune, nous nous intéresserons uniquement aux violences basées sur le sexe, autrement appelées violences sexistes ou violences sexo-spécifiques à l’égard des femmes.

Les causes des violences basées sur le genre

 

En République Centrafricaine, les femmes vivent dans la précarité et sont sujettes à toutes formes de violence. Ces femmes, pour question de survie, subissent sans réagir des violences provenant de leur partenaires ou bien des tiers. De nombreuses études ont prouvé que le fait de vivre dans un environnement violent, entraine des comportements individuels violents : les enfants témoins de scènes ou victimes eux-mêmes sont susceptibles dans le futur de reproduire des violences subies dans l’enfance. On estime que 40 à 60 % d’hommes en Afrique qui sont violents avec leurs partenaires ont été témoins de violences conjugales dans l’enfance.

ROSCA-GD
Photo courtoisie. Photo CNC

 

D’autres causes peuvent être relevées comme les addictions (alcool et drogue) ou encore les images de violence véhiculées par les médias et les nouvelles technologies qui représentent les femmes et les jeunes filles comme des objets sexuels à la disposition des hommes. Enfin, des causes inhérentes à la société entrent également en jeu comme la tradition et les pressions sociales qui entrainent des comportements discriminatoires et qui perpétuent le statut inférieur de la femme. Cette situation « favorise les violences basées sur le genre dans la mesure où l’homme, détenteur de pouvoir et d’autorité, peut commettre des violences face à une femme qui considère l’acte comme normal.

 

De plus, le manque d’éducation lié à l’analphabétisme entretient l’infériorité du statut social de la femme face à l’homme car elle a moins de chance d’aller à l’école que ce dernier, qui en profite pour asseoir son pouvoir, d’autant plus qu’elle n’a généralement pas connaissance de ses droits.

 

Enfin, les causes les plus citées par les femmes elles-mêmes sont l’indiscipline et le non-respect des enfants.  L’étude des causes de la violence est très importante car elle peut rendre possible la prévision des risques afin de les prévenir et de les éviter.

 

 

Les conséquences des violences basées sur le genre

Les conséquences sont multiples et peuvent avoir un impact immédiat ou sur le long terme, touchant la victime mais également l’entourage. De manière immédiate, les violences entrainent des conséquences physiques et psychologiques. En effet, la violence physique peut  laisser des traces visibles indélébiles (blessures voire la mort).

 

Quant aux violences psychologiques, si les conséquences sont parfois plus difficiles à cerner, elles peuvent être à l’origine d’un psycho-traumatisme important (confusion, angoisses, troubles dépressifs, hypervigilance, insomnies, troubles de l’alimentation, etc.). Les violences psychologiques sont très destructrices, car entrainant de très graves atteintes à l’intégrité psychiques ou pouvant pousser ses victimes au suicide tout en étant difficile à prouver.

 

De plus, les jeues filles mariées ont plus de risque de subir des violences domestiques, d’être infectées par le VIH/SIDA ou de mourir de complication pendant la grossesse ou l’accouchement. La violence conjugale a des conséquences très lourdes sur la santé physique et morale des victimes et constitue un problème majeur de santé publique.

 

Cependant, la plupart des victimes ont peur et ont honte de recourir aux personnels de santé en vue d’un certificat médical, document nécessaire pour engager des poursuites judiciaires contre le conjoint-agresseur. Demander ou accepter un certificat médical signifie pour les femmes entamer la procédure judiciaire contre leur conjoint.

 

Auteurs et victimes des violences basées sur le genre

Les auteurs de VBG sont principalement des porteurs de ténues, conducteurs de moto taxis, pasteurs, groupes armés, membres de famille. 58 % des responsables des exactions sont des militaires et anciens membres des groupes armés, et 42 % sont des civils. L’on signale également des cas vraisemblablement perpétrés par des éléments des forces de maintien de la paix onusienne (casques bleus) et les forces de sécurité et de défense nationales.

La plupart des victimes des VBG sont des femmes et des filles. Dans les ménages, les femmes dont l’âge varie entre 16 et 40 ans disent subir régulièrement des violences de tout genre. Le service psycho-social de l’UMIRR (Unité mixte d’intervention rapide pour la répression des violences faites aux femmes et aux enfants) a enregistré au mois de septembre 2021, 47 cas de violences faites aux femmes dont 40 violences sexuelles faites sur mineures (moins de 18 ans).

Un autre cas qui a défrayé la chronique le 17 octobre 2021 est celui d’un colonel de la Douane, âgé de 66 ans sous ARV, habitant le 4è arrondissement de la ville de Bangui, qui a violé une dizaine de jeunes filles dont l’âge varie entre 12 et 16 ans. Le dossier suit son cours au niveau du procureur de la République.

La prise en charge des victimes 

Plusieurs organisations de la Société civile (OSC) s’intéressent aux VBG en RCA, dont l’AFJC créée le 19 juin 1992. Elle favorise l’accès à la justice de la population à travers l’assistance juridique et judiciaire. Depuis 2010, l’AFJC s’est focalisée dans la prise en charge des cas de violences sexuelles et basées sur le genre. Les consultations, l’accompagnement psychosocial, l’assistance juridiques et référencement sont assurés quotidiennement et à titre gratuit à la population (hommes, femmes et enfants) à travers les centres d’écoute et les cliniques juridiques. Mais l’expérience montre que les OSC n’ont pas les moyens écessaires pour agir efficacement.

 

Les instruments aux services des acteurs de la lutte contre les VBG

La RCA a mis en place une Stratégie Nationale de Lutte contre les Violences Sexuelles et Basées sur le Genre. Cependant, dans la pratique, ces politiques qui protègent la femme, se retrouvent fortement limitées dans leur portée, à cause de la « cohabitation » entre les règles coutumières et le droit positif qui reste méconnu et ignoré de la grande majorité de la population. Malgré la ratification de certains textes, les différentes crises et conflits dans le pays ont largement entrainé la dégradation des conditions de vie et de sécurité des femmes déjà précaire, tant en milieu urbain que rural, avec pour conséquence d’entretenir un profil genre inégalitaire en défaveur des femmes et des filles. Et pourtant, il existe plusieurs instruments juridiques nationaux et internationaux dont voici les principaux :

  • Convention pour l’Élimination de toutes les formes de Discrimination à l’Égard de la femme (CEDEF), 1991 ;
  • Convention pour élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme, 1979 ;
  • Protocole additionnel à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples relatifs aux droits de la femme, 2012 ;
  • Loi n°06.032 du 15 décembre 2006 relative à la protection de la femme contre les violences en RCA ;
  • Loi n°15-003 du 03 juin 2015 portant création, fonctionnement et organisation de la Cour pénale Spéciale (CPS) en RCA.

 

Il existe donc en RCA un dispositif de prise en charge qui comprend l’assistance médicale, psychosociale, socio-économique, juridique et judiciaire.

Quant à la prise en charge juridique et judiciaire, elle est dans bien des cas insuffisante et inadaptée aux victimes des VBG.

La CPS est chargée d’enquêter, d’instruire et de juger les violations graves des droits humains et les violations graves du droit international humanitaire, y compris les violences sexuelles, commis sur le territoire centrafricain depuis le 1er janvier 2003. Mais le premier inculpé, Bouba Hassan,  membre de l’UPC, qui devrait être jugé par cette instance, s’est retrouvé en liberté au grand dam des victimes qui ne savent plus à quel saint se vouer.

La réponse juridique et pénale demeure balbutiante, ainsi en sus de l’impunité dont jouissent les auteurs de violences et qui favorise la réitération de leurs exactions, les victimes/survivants ne peuvent entamer et/ou achever leur processus de rémission. Seule une réponse juridique efficace représente une étape incontournable de leur rémittence.

L’intérêt de cette tribune est d’attirer l’attention de l’opinion nationale sur la recrudescence des VBG, et d’attirer le regard du pouvoir public et des partenaires au développement sur les sérieux problèmes que rencontrent les acteurs luttant contre les VBG en RCA et voir sur quel levier agir pour améliorer la situation des acteurs pour une prise en charge holistique des victimes.

 

Dr Jean-Claude REDJEME

Affaire Hassan Bouba, le G5 Centrafrique communique et soutien la CPS

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DU G5+

 

Bangui, le 10 décembre 2021

 

Le G5+, un groupe d’Etats et d’institutions internationales partenaires de la République centrafricaine, soutient la Cour Pénale Spéciale (CPS) depuis son établissement. La CPS est une institution indépendante clé dans la lutte contre l’impunité et dans la restauration de l’Etat de droit en République centrafricaine. Elle répond au désir de justice et de fin de l’impunité du peuple centrafricain exprimé lors du Forum de Bangui et repris dans l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine dans son point i, article I, des principes pour un règlement durable du conflit en RCA.

 

En vertu de sa compétence, la CPS avait émis un mandat d’amener contre M. Ali Hassan Bouba, qui a été par la suite inculpé et incarcéré provisoirement en attendant l’audience de débat contradictoire prévu le 26 novembre. Le G5+ déplore que, selon le communiqué de presse de la CPS émis le 26 novembre, l’unité en charge de l’extraction de l’inculpé ait été empêchée d’exécuter sa mission à l’encontre de M. Bouba. Néanmoins, le G5+ prend note du communiqué de presse du ministère d’Etat chargé de la Justice, de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance relatif à l’affaire Ali Hassan Bouba signé par le Directeur Général des Services Pénitentiaires en date du 2 décembre, selon lequel la procédure n’est pas suspendue, ni éteinte, et réaffirmant son soutien à la CPS et à son indépendance au regard de la loi et son pouvoir de poursuivre ladite procédure jusqu’à son terme – dans le respect du Droit.

 

Le G5+ réitère son plein soutien à la CPS dans sa mission et rappelle les contributions du G5+ pour renforcer la capacité, les services, l’infrastructure, et les ressources humaines de la Cour.

 

Le G5+ rappelle en outre que la nécessité de lutter contre la culture de l’impunité doit être soutenue par tous les acteurs politiques et sociaux de la RCA. La culture d’impunité est une des sources de fragilité de la RCA et demeure un obstacle majeur à la bonne gouvernance, la transparence, la crédibilité des institutions et au développement durable du pays.

 

Le G5+ réitère son engagement à continuer à travailler aux côtés des autorités centrafricaines dans la lutte contre l’impunité.

 

Mme. Lucy TAMLYN

Ambassadeur des États-Unis d’Amérique

Auprès de la République centrafricaine

 

  1. Jean-Marc GROSGURIN

Ambassadeur, Haut Représentant de la France

Auprès de la République centrafricaine

 

  1. Douglas CARPENTER

Ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne

Auprès de la République centrafricaine

 

  1. Han FRAETERS

Représentant résident de la Banque Mondiale

En République centrafricaine

 

  1. Adolphe NAHAYO

Ambassadeur, Représentant du Président de la Commission de la Communauté

Économique des Etats de l’Afrique Centrale en République centrafricaine

 

  1. Mankeur NDIAYE

Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies

En République centrafricaine et Chef de la Minusca

 

  1. Matias BERTINO MATONDO

Ambassadeur, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine

Et Chef de la Mission de l’UA pour la Centrafrique et l’Afrique centrale

 

RCA : au moins 11 personnes tuées dans une opération militaire des mercenaires russes dans la Ouaka

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Bangui, 10 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le mercredi 8 décembre, dans la localité de Boyo, chef-lieu de la commune de  la Haute Baideou, située  à 120 kilomètres au nord-Est de Bambari sur l’axe Ippy, une opération militaire des Mercenaires russes, appuyée par les soldats FACA et des ex-miliciens Anti-Balaka a fait plus de 11 morts, selon des sources sécuritaires locales.

des faca à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds
Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC

 

Selon les mêmes sources, c’était une opération de ratissage menée par ces forces gouvernementales contre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la localité de Boyo qui avait mal tourné.

D’après elles, la veille, c’est-à-dire le mardi 7 décembre, dans la matinée, les mercenaires russes et les soldats FACA ont mené une opération de contrôle d’identité dans le village Boyo. Or, dans cette commune, la quasi-totalité des habitants ne dispose d’aucune pièce d’identité. Les FACA et les Russes les ont tous libérés, et ils étaient  rentrés chez eux. Mais le lendemain, c’est-à-dire le mercredi 9  décembre, une unité opérationnelle de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a attaqué une position des soldats FACA et des Russes dans la localité, entraînant de violents affrontements avec les forces gouvernementales. L’attaque avait été repoussée, et le calme s’installe.

Mais pour les paramilitaires russes, toute la population de Boyo serait complice des rebelles de l’UPC, et elle doit payer les conséquences. C’est ainsi qu’ils étaient venus à Bambari récupérer le chef milicien de la milice  Anti-Balaka, puis celui de  Tagbara et d’Atongo-Bakari. Ces trois chefs de guerre ont une mission exacte, corriger sévèrement la population musulmane de Boyo. Et ce ne sont pas qu’eux qui doivent faire le sale boulot. Les Russes et les soldats FACA étaient également sur le terrain. C’est ainsi que peu après midi, ils ont mené l’opération dans la commune, exécutant plus de 11 civils. Mais une autre source parle de 39 personnes tuées.

Pour l’heure, des dizaines des rescapés de Boyo se sont réfugiés dans la mosquée locale, d’autres dans la brousse. Mais on ignore leur sort pour le moment.

Un crime de trop, selon les humanitaires qui sont actuellement interdits d’assister les rescapés.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : La mission secrète de Guy Moskit, nouveau conseiller spécial de Touadéra

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Bangui, 10 décembre 2021 ( Corbeaunews- Centrafrique) – Pour surveiller les activités de l’opposant Karim Meckassoua, la présidence centrafricaine a nommé début décembre l’ex-journaliste Guy Moskit. Ce dernier connaît très bien l’ancien président de l’Assemblée nationale.

 

Où est donc passé Karim Meckassoua ?

 

La question agite le tout-Bangui depuis que l’ancien président de l’Assemblée nationale a quitté le pays pour Brazzaville, en août, juste avant qu’il ne soit destitué de son titre de député du quartier musulman du PK5 par la Cour constitutionnelle. Depuis, l’opposant voyage entre l’Afrique et l’Europe, et ne répond au téléphone qu’à ses plus proches intimes.

La question hante également le palais de la Renaissance. Ainsi, le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a profité d’une salve de nominations, en marge de la fête nationale du 1er décembre, pour bombarder Guy Moskit ministre conseiller spécial. Derrière l’intitulé, l’ancien journaliste, député lors de la précédente législature, aura pour mission de surveiller les faits et gestes de Meckassoua.

Inséparables dans les années 2000

Moskit et Meckassoua, aujourd’hui en froid, se connaissent bien et partagent les mêmes réseaux, francophiles, depuis près de trois décennies.

C’est durant les premières années de la mandature de François Bozizé (2003- 2013) que les deux hommes connaissent une ascension fulgurante dans les hautes sphères banguissoises. En 2003, Moskit succède à Karim Meckassoua à la tête du ministère de l’intégration régionale et de la Francophonie. De son côté, après un passage par le ministère des affaires étrangères, Meckassoua obtient le ministère de l’éducation.

En 2005, ils intègrent tous deux le cabinet de François Bozizé, alors élu au terme de la transition. Mais au fil des ans, les deux conseillers sont entrés en rupture avec le président, finalement déchu en 2013.

Candidats malheureux à l’élection présidentielle de 2015, ils intègrent l’Assemblée nationale dans la foulée. Durant son passage sur les bancs du parlement, Moskit joue les intermédiaires dans les capitales sous-régionales pour le compte de Touadéra. Meckassoua, quant à lui, prend la présidence de l’Assemblée (AI du/05/16).

Frères ennemis dans les années 2010

Karim Meckassoua, apprécié du ministre des affaires étrangères français Jean- Yves Le Drian, est mis sur la touche en 2018, lors de sa spectaculaire destitution du perchoir. Encore aujourd’hui, Paris suspecte Moscou d’avoir orchestré son départ. C’est aussi un motif aggravant des tensions entre les deux ex-inséparables : Meckassoua reste persuadé que Moskit avait voté en faveur de sa destitution. A l’inverse, lors des élections législatives de 2020, le député de Mbaïki 3 attribue sa défaite au soutien de Meckassoua à son concurrent, Hassan Akhras, qui devient le premier député centrafricain d’origine libanaise.

Entre-temps, selon le panel des experts des Nations unies sur la RCA, Meckassoua active ses réseaux en coulisses dès 2018 pour se rapprocher de Bozizé. C’est lui qui aurait tout d’abord facilité le retour surprise de l’ancien chef de l’Etat à Bangui, fin 2019. Puis, toujours selon le panel des experts, Karim Meckassoua aurait activement participé à l’émergence de la rébellion de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dirigée par l’ex-président. Il fera notamment le lien entre François Bozizé et plusieurs chefs de guerre de l’ex-coalition Séléka ayant participé à la chute de ce dernier en 2013, à savoir Ali Darassa (Union pour la paix en Centrafrique, UPC) et Noureddine Adam (Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique, FPRC, (AI du 17/11/21).

Encore selon les experts onusiens, Meckassoua espérait, en cas de succès de la CPC, prendre la tête d’un gouvernement de transition. Si l’intéressé l’a démenti, les accusations portées par le rapport ont suffi à justifier sa récente destitution de député par la cour constitutionnelle.

Avec Africa Intelligence