Selon plusieurs témoignages concordants, des véhicules de transport de troupes, de matériel et des camions-citernes de l’armée malienne ont quitté Bamako en direction de Ségou puis de Sévaré, dans le centre du pays. À leur bord, « plusieurs » hommes blancs étaient en treillis. Aucun chiffre précis n’a pu être avancé par les témoins qui à Bamako et à Ségou se sont confiés à RFI.
Centrafrique.org/rca-les-mercenaires-russes-desormais-dans-la-contrebande-des-boissons/les-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-dans-le-camion-transport-des-vivres-des-elements-sur-le-terrain/” rel=”attachment wp-att-51782″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Les-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-dans-le-camion-transport-des-vivres-des-elements-sur-le-terrain-450×450.jpg” alt=”Les mercenaires russes de la société Wagner dans le camion transport des vivres des éléments sur le terrain” width=”450″ height=”450″ />Les mercenaires russes de la société Wagner dans le camion de transport des vivres de leurs éléments sur le terrain
Lorsqu’ils se déplacent, même lors d’opérations conjointes avec les Fama, les soldats français de Barkhane, onusiens de la Minusma ou européens de Takuba utilisent leurs propres véhicules. Alors qui sont ces passagers ?
« Nous avons les mêmes informations, confirme un haut gradé de l’armée française. Et nous pensons que ce sont des hommes de Wagner, mais nous n’avons pas de preuve irréfutable. » Ce militaire français rappelle que quinze pays s’étaient déjà inquiétés de la présence des mercenaires russes au Mali, il y a une semaine, après avoir observé la construction d’un camp sur la base aérienne 101, au nord de la piste de l’aéroport de Bamako. « Nous avons aussi des informations sur la présence d’un ou plusieurs géologues proches de Wagner à Ségou, Kayes et Sikasso », poursuit ce haut-gradé français, qui évoque l’identification et la sécurisation de sites miniers.
L’armée malienne dément
« On pense que 50 à 80 conseillers russes sont aujourd’hui à Bamako et dans les environs », poursuit le haut gradé français. Wagner ? L’armée russe ? « Les autorités entretiennent l’ambiguïté », selon cette source, qui affirme ne pas avoir obtenu de réponse claire de la part de l’état-major malien au sein duquel on dément fermement.
« C’est faux, affirme le porte-parole de l’armée malienne. Si on voulait transporter des hommes de Wagner, on ne passerait pas par la route, au vu et au su de tous! On a des avions, on pourrait le faire plus discrètement. Ces informations sont erronées. »
Le 23 décembre, quinze pays occidentaux avaient déjà condamné dans un communiqué conjoint le déploiement de mercenaires de Wagner au Mali. Bamako avait démenti un tel déploiement et, déjà, exigé des preuves assurant n’être engagé « que dans un partenariat d’État à État avec la Fédération de Russie, son partenaire historique ».
Centrafrique.org/rca-communique-necrologique-de-la-federation-europe-ameriques-asie-moyen-orient-oceanie-du-mlpc/mlpc-logo-officiel-3/” rel=”attachment wp-att-37107″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/MLPC-logo-officiel–450×277.jpg” alt=”logo officiel du mouvement de libération du peuple centrafricain.” width=”450″ height=”277″ />Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC).
L’année 2021 se termine,
Avant de vous présenter nos vœux comme cela est de coutume, permettez-moi de vous rappeler l’importance de la démocratie, de la lutte politique, et la place qu’occupe notre parti le MLPC dans le paysage Politique centrafricain.
Ceci conduit naturellement, à évoquer notre fédération (fédération MLPC de France) qui, censée incarner les idéaux et représenter les valeurs de notre parti en France, peine à prendre son envol.
Cette lutte pour subsister se nourrit de la mobilisation et des actions de ses membres est menacée d’immobilisme.
Toutefois, en 2022 si notre implication et notre mobilisation restent aussi frileuses et ambiguës,
Nous aurons qu’une seule alternative, se relever et se remobiliser où bien accepter le dictat des autres forces politiques.
Le défi est là et je nous crois encore capable de le relever avec conviction et vigueur.
En 2021, nous n’avons pas finalisé tous nos ambitieux projets comme convenu, nous avons connu aussi quelques échecs, de même, nous avons été éprouvés avec la disparition de certaines et certains camarades.
Cependant, nous avons connu également des avancées au niveau politique à travers vos soutiens multiformes, sur le plan financier et intellectuel afin de maintenir le parti debout au niveau national et en France.
Pour cette nouvelle année 2022 qui s’annonce, le bureau fédéral MLPC de France se joint à moi pour adresser aux militantes et militants du monde entier et principalement à celles et ceux de la fédération de France ses vœux les meilleurs. Que cette année d’espoir et fraternité vous apporte joie et bonheur.
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un terrible accident impliquant un camion de six roues de marque RENAULT a fait au moins un mort dans le quatrième arrondissement de Bangui ce vendredi 31 décembre 2021, a-t-on appris des sources sécuritaires.
rca-grave-accident-de-circulation-sur-lavenue-de-lindependance-a-bangui/avenue-de-lindependance-au-niveau-du-quartier-fouh-le-14-mai-2020-par-treg/” rel=”attachment wp-att-46509″ data-wpel-link=”internal”>Avenue de l’indépendance niveau quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Fortuné Boberang
Selon les mêmes sources, ce camion, transportant plusieurs centaines des casiers de bouteilles, en provenance du quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui, a percuté violemment les garde-fous du jardin du cinquantenaire.
Selon le témoignage du conducteur à la brigade de la gendarmerie, un disfonctionnement du compresseur à air serait à l’origine de l’accident.
Sur place, certains témoins parlent de quatre morts, mais une autre source proche de l’hôpital parle d’un mort et quatre blessés. À en croire la même source, la victime serait un artisan bricoleur dans un atelier de pneumatique.
2021 aura été une nouvelle année de détresse du peuple centrafricain. Mais jusqu’à quand devrons-nous encore souffrir autant ? Jusqu’à quand devrons-nous encore supporter de voir notre pays bien aimé être pillé par des oiseaux de proie, des rapaces, et voir nos enfants se faire tuer dans des combats sans fin et sans merci, dans l’indifférence de ceux qui sont censés nous protéger?
Ô, chère terre de nos mères et de nos pères, la nouvelle année qui commence sonnera-t-elle enfin le glas de nos malheurs et donnera-elle le signal de la renaissance de notre Patrie ?
Pour ma part, Mes Chères Sœurs, Mes Chers Frères, Mes Chers Compatriotes, je le crois de toutes mes forces !
J’ai bien connu Faustin-Archange Touadéra, universitaire studieux et respecté. J’ai par la suite eu à travailler avec lui au sein d’un gouvernement. Au- delà de nos accords ou désaccords, il s’était toujours montré un Premier ministre respectueux des institutions.
Mais le Faustin-Archange Touadéra d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec ces souvenirs désormais évanouis tant il apparaît qu’il est devenu un politicien à l’ambition démesurée et à la voracité insatiable, préoccupé par ses intérêts personnels, sans le moindre égard pour le Peuple.
Il ne fait plus aucun doute que le seul objectif de Faustin Archange Touadéra est de se maintenir au pouvoir coûte que coûte en manipulant le suffrage universel, fondement sacré de la démocratie, en utilisant à sa
convenance nos institutions constitutionnelles et notre justice comme des instruments à son service et en marchant sur les cadavres de ses concitoyens. Force est de reconnaître qu’il a accepté de devenir le complice de ceux qui pillent notre bien aimée Patrie.
Aujourd’hui, le roi est nu, le roi est désemparé, le roi est désorienté. Ce roi qui n’est plus guère qu’une marionnette a ruiné son pays. Il s’est déshonoré en piétinant la Constitution, en truquant les élections, en instrumentalisant nos tribunaux, en lâchant ses chiens de garde contre son peuple. Il n’est plus digne de gouverner.
Ô Peuple centrafricain, toi si fier, toi si noble, toi si courageux, tu ne courberas plus longtemps l’échine sous le joug de ceux qui te trahissent et meurtrissent ta terre natale en pillant les richesses qui t’appartiennent, les trésors qui sont sous ta souveraineté.
Car, enfin, l’illusion s’est dissipée, même chez ceux qui refusaient de voir l’évidence que, pourtant, je n’ai cessé de dénoncer au péril de ma vie et de ma sécurité. Faustin Archange Touadera n’a plus la réalité du pouvoir, il n’en a plus que les apparences. Il a cédé le sort de la République centrafricaine à un groupe de ” mercenaires”, de paramilitaires qui étendent désormais leurs racines vénéneuses au-delà de nos frontières, jusque vers des pays amis afin de les déstabiliser, voire de planifier le renversement par la force de leurs régimes. La communauté internationale le reconnaît enfin.
Alors, avant que le soleil de la nouvelle année 2022 se lève, que souhaiter pour notre Cher Pays ?
Les vœux que je voudrais formuler pour notre pays, c’est à vous que je les adresse ! C’est à vous, mes Chères Sœurs, mes Chers Frères, mes Chers Compatriotes ; à vous qui êtes reclus dans les souffrances qui vous sont imposées ; vous qui souffrez des errements d’une politique ivre de ses propres turpitudes ; vous mes Chers Sœurs et Frères déplacés internes ou réfugiés. C’est à vous que je formule le vœu que la Providence et la Puissance collective de vos esprits nous donnent la force de repousser, ce mal qui nous ronge et qui, après en avoir fait le lit, fait aujourd’hui la lie de nos malheurs.
Moi, je ne renonce pas. Je ne me décourage pas. Je ne me ménage
pas.
A vous, mes Chers Compatriotes, mes souhaits pour 2022 sont nourris d’une inébranlable confiance, d’une détermination encore plus assumée, d’une conviction et d’une foi sans bornes.
Je forme tous mes vœux pour que l’avènement de l’année 2022 fasse vibrer, en chacune et chacun d’entre nous, la corde nationale qui permettra de restaurer les fondements de notre démocratie et des principes unitaires de notre République, dans le respect de nos différences mais tous ensemble, unis.
Centrafricaines, Centrafricains,
Mes Chères Sœurs, Mes Chers Frères, Chers Compatriotes,
EN DEPIT DE TOUTES NOS DIFFICULTÉS ET DE NOS MEURTRISSURES, JE VOUS SOUHAITE MES VŒUX DE BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2022
Centrafrique.org/image-de-message-de-nouvel-an-siriri/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/image-de-message-de-nouvel-an-siriri-450×214.jpg” alt=”image de message de nouvel an siriri” width=”450″ height=”214″ />
Très Chers compatriotes,
La COALITION SIRIRI, comme son nom l’indique, n’a pour vocation majeure que de prôner la paix, la justice et les efforts conjugués pour le développement. Nous sommes une plateforme citoyenne de nombreux sympathisants qui partageons régulièrement depuis cinq années, cet idéal noble et surtout la vertu du dialogue, pour réconcilier les cœurs et les esprits de tous les centrafricains sans exclusif donc sans clivage communautaire, confessionnel et sociopolitique.
En mon nom, au nom des membres du bureau politique, bureau militaire et au nom de tous les sympathisants de la COALITION SIRIRI, nous formulons à l’endroit de tous nos Compatriotes, les vœux chaleureux de bonne et heureuse année 2022.
En dépit de ces vœux qui se veulent dans la joie, nous n’ignorons pas les douleurs encore vives dans les cœurs et dans la chair de beaucoup de Compatriotes, victimes d’hier et victimes récentes suite aux événements tant du Km5 que de Bakouma, de Boda, de Bambari, de Paoua, de Berberati, de Obo, de Bria, de Bossangoa, de Kaga-Bandoro et autres.
Nous, centrafricains, n’avons plus rien à craindre si ce n’est d’être des survivants des hécatombes que nous avons connues depuis ces dernières années, ce qui semble se perpétuer justement au Km5, à Bakouma, à Boda, à Bambari, à Paoua, à Berberati, à Obo, à Bria, à Bossangoa, à Kaga-Bandoro et dans d’autres localités du pays. Et nous ne pouvons qu’implorer la providence de nous assister, pour restaurer la Sécurité, la Justice et la Paix, et pour nous faire grâce de Santé, de Bonheur et d’une vie aussi enfin heureuse et pleine de Béatitudes.
Le bonheur partagé est la conquête de tous et tous nous y avons droit. Ensemble, saisissons une de plus l’occasion de cette nouvelle année, en dépit des douleurs encore vives, dans nos cœurs et dans notre chair, de nous réapproprier et d’apprendre une des leçons majeures de notre Père Fondateur, Barthélemy BOGANDA, qui dit : « la valeur d’un peuple se mesure à l’intensité de l’effort dont il est capable ».
La COALITION SIRIRI lance un vibrant appel et un cri de ralliement à l’intensification de cet effort, un rêve qui nous est aussi bien possible à l’aurore de cette nouvelle année, année de tous les espoirs et de tous les combats :
Pour pouvoir éradiquer l’insécurité généralisée sur tout le territoire national, en ignorant le gouvernement qui a trahi le peuple par son impuissance et son immobilisme ;
Pour dénoncer la pusillanimité de la Minusca vis-à-vis de Touadera, de Wagner et leurs partenaires en Centrafrique ;
Pour mettre fin à la prolifération des mercenaires (Wagner) et des groupuscules militarisés qui ne cessent de massacrer et terroriser la paisible population, partout et à tout moment ;
Pour nous retrouver au sein de la COALITION SIRIRI et faire éviter à jamais toutes ces gaffes et dégâts, et surtout le laxisme chronique dans les administrations, et pour faire du peuple une vraie force de progrès et Non de régression ;
Pour nous retrouver au sein de la COALITION SIRIRI, pour pousser à mettre fin aux malversations sur les deniers publics et à la prédation sur les ressources du pays au risque d’hypothéquer à jamais l’espérance des générations futures ;
Pour combattre toute forme de manipulation tendant à faire l’apologie de la haine et de la division sur fond des considérations régionales, communautaires et confessionnelles, qui puissent compromettre dangereusement l’unité et la cohésion nationales ;
Pour contribuer à apporter des solutions appropriées à la centrafricaine, en vue de régler définitivement la question du DDRR (désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement) ;
Enfin, pour œuvrer sans relâche par tous les moyens autorisés, afin d’amener le peuple à s’approprier son destin quant à la résolution des problèmes cruciaux, notamment, la restauration de la Sécurité, de la Paix et de la Justice d’une part, et le développement d’un système adéquat et efficace d’éducation nationale qui conduisent à une prospérité satisfaisante et partagée proportionnellement à nos ambitions et moyens sans trahir notre conscience et sans nous soumettre aux dictats des oligarchies prédatrices qui ne cessent de convoiter notre espace et nos ressources à notre fort détriment.
La COALITION SIRIRI est une émanation du peuple centrafricain qui refuse la défaite et qui est déterminé à faire de la République Centrafricaine un pays de paix et de prospérité et un pays émergent fier de sa place de choix remarqué dans le concert des nations.
Moins de la moitié des parties belligérantes dans le monde s’est engagée à protéger les enfants
NEW YORK, États-Unis d’Amérique, 31 décembre 2021/APO Group/ —
Cette année a été marquée par une recrudescence des graves violations contre les enfants dans des conflits de longue durée ou récents, avertit aujourd’hui l’UNICEF.
De l’Afghanistan au Yémen et de la Syrie au nord de l’Éthiopie, des milliers d’enfants ont payé un prix exorbitant alors que des conflits armés, des violences intercommunautaires et l’insécurité perduraient. La semaine dernière encore, selon certaines sources, quatre enfants figuraient parmi les 35 personnes au moins – dont deux membres du personnel de Save the Children – qui ont été tuées dans l’État de Kayah, dans l’est du Myanmar. Il ne s’agit que du dernier exemple notable du tribut bien trop lourd que les conflits imposent aux enfants et des menaces continues qui pèsent sur les travailleurs humanitaires.
« Les années se suivent et les parties belligérantes continuent d’afficher le plus profond mépris pour les droits et le bien-être des enfants », affirme la Directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fore. « Des enfants souffrent et des enfants meurent à cause d’une telle insensibilité. Nous ne devons renoncer à aucun effort pour mettre ces enfants à l’abri du danger. »
Même si les données ne sont pas encore disponibles pour l’année 2021, en 2020, l’ONU a vérifié 26 425 violations graves contre les enfants. Au cours des trois premiers mois de 2021, le nombre total de violations graves vérifiées a légèrement reculé. Néanmoins, les cas vérifiés d’enlèvements et de violences sexuelles ont continué de grimper à un rythme préoccupant – de plus de 50 % et 10 %, respectivement – par rapport au premier trimestre de l’année précédente.
La Somalie a enregistré le plus grand nombre d’enlèvements vérifiés, suivie de la République démocratique du Congo (RDC) et des pays du bassin du lac Tchad (Cameroun, Niger, Nigéria, Tchad). Les cas vérifiés de violences sexuelles ont été les plus nombreux en RDC, en Somalie et en République centrafricaine.
Cette année a été celle du 25e anniversaire de la publication du rapport phare de Graça Machel, « Impact des conflits armés sur les enfants », qui réclamait à la communauté internationale de prendre des mesures concrètes pour protéger les enfants contre le fléau de la guerre et appelait les Nations Unies et la communauté mondiale à agir pour protéger les enfants.
L’ONU a vérifié 266 000 cas de violations graves à l’encontre d’enfants dans plus de 30 situations de conflit en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine au cours des 16 dernières années. Il ne s’agit que des cas vérifiés au travers d’un mécanisme de surveillance et de communication dirigé par l’ONU qui a été mis en place en 2005 pour systématiquement documenter les violations les plus scandaleuses commises à l’encontre d’enfants dans des zones de conflit. Les véritables chiffres sont probablement nettement plus élevés.
Les cas vérifiés d’enlèvements et de violences sexuelles ont continué de grimper à un rythme préoccupant – de plus de 50 % et 10 %, respectivement – par rapport au premier trimestr
L’Afghanistan compte par exemple le nombre le plus élevé d’enfants victimes vérifiés depuis 2005, avec plus de 28 500, ce qui représente 27 % de l’ensemble des enfants victimes dans le monde. Par ailleurs, c’est dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord que le nombre d’attaques vérifiées d’écoles et d’hôpitaux est le plus haut depuis 2005. Au cours des six premiers mois de cette année, 22 attaques de ce type ont ainsi été vérifiées.
En octobre, l’UNICEF indiquait que 10 000 enfants avaient été tués ou mutilés au Yémen depuis l’escalade du conflit en mars 2015, soit l’équivalent de quatre enfants chaque jour.
Loin des unes des journaux, l’ONU a vérifié des violations dans des pays comme le Burkina Faso, le Cameroun, la Colombie, la Libye, le Mozambique et les Philippines.
Malgré des décennies de plaidoyers auprès des parties belligérantes et de ceux qui les influencent et en dépit de mécanismes de surveillance, de communication et de riposte améliorés pour les violations graves des droits, les enfants sont encore les premiers touchés par la guerre. Chaque jour, des filles et des garçons qui vivent dans des zones affectées par des conflits subissent des horreurs indescriptibles qu’aucun être humain ne devrait jamais connaître.
L’utilisation d’armes explosives, en particulier dans des zones peuplées, constitue une menace tenace et croissante contre les enfants et leur famille. En 2020, les armes explosives et les restes explosifs de guerre ont été à l’origine de près de 50 % du total des enfants victimes et ont provoqué la mort ou la mutilation de plus de 3 900 enfants. Les armes explosives peuvent avoir des effets mortels et durables sur les enfants, y compris en interrompant des services essentiels à leur survie.
Dans de nombreux cas, les enfants sont victimes de multiples violations graves de leurs droits. En 2020, par exemple, 37 % des enlèvements vérifiés par l’ONU ont entraîné le recrutement et l’utilisation d’enfants dans des guerres. En Somalie, en République démocratique du Congo et en République centrafricaine, cela représentait ainsi plus de 50 % des cas.
L’UNICEF appelle toutes les parties belligérantes, y compris les 61 parties figurant dans les annexes du Rapport annuel 2021 du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés, à s’engager à adopter des plans d’action formels et à prendre des mesures concrètes pour protéger les enfants. Ces mesures doivent notamment consister à empêcher, pour commencer, que ces violations graves surviennent, à libérer les enfants des forces et des groupes armés, à protéger les enfants contre les violences sexuelles et à stopper les attaques contre des hôpitaux et des écoles.
Depuis 2005, seulement 37 plans de ce type ont été signés par des parties belligérantes, un nombre terriblement faible compte tenu des enjeux pour les enfants.
« Au bout du compte, la sécurité des enfants qui vivent dans des zones de guerre peut uniquement être assurée lorsque les parties belligérantes prennent des mesures concrètes pour les protéger et pour arrêter de commettre des violations graves », affirme Henrietta Fore. « Alors que l’année 2021 touche à sa fin, j’appelle toutes les parties belligérantes à mettre fin aux attaques contre les enfants, à défendre leurs droits et à faire tout leur possible pour trouver des résolutions politiques pacifiques aux guerres. »
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le couvre-feu, autrefois instauré de 22h à 5h du matin, est réaménagé entre 20h et 5h du matin dans la préfecture centrafricaine de Haute-Kotto (centre- nord) par les Mercenaires russes de la société Wagner en raison de la fête du Nouvel An.
centrafrique.org/bria-trois-rebelles-de-la-cpc-tue-par-les-mercenaires-russes-au-village-bongou/un-mercenaire-de-la-societe-wagner-sur-une-moto-a-bria/” rel=”attachment wp-att-47195″ data-wpel-link=”internal”>Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
L’annonce de ce nouveau réaménagement du couvre-feu local a été faite jeudi soir par les mercenaires russes à la veille du réveillon du Nouvel An. D’après eux, l’objectif de ce nouvel ordre serait d’éviter au maximum les incursions des hommes armés dans la ville, et durant cette période, les patrouilles doivent s’intensifier et que les barrières à l’entrée ou à la sortie de Bria doivent rester baissées. Mais selon des sources préfectorales, cette décision du rallongement du couvre-feu dans la Haute-Kotto a été faite par les mercenaires de Wagner sans consultation du haut représentant de l’État dans la préfecture. Le préfet, de son côté, affirme également qu’il n’a pas été consulté.
« Les Russes ont annoncé la nouvelle du couvre-feu à la population sans passer par le préfet », déclare un fonctionnaire à la préfecture.
Selon les mercenaires russes, ce nouveau réaménagement du couvre-feu local expire le 5 janvier 2022. Après cette date, le couvre-feu revient aux heures initiales: de 22 heures à 5 heures du matin.
Suite aux offensives des soldats FACA et de leurs alliés russes et rwandais au mois de janvier dernier afin de faciliter les élections législatives, les éléments des groupes armés fusionnés dans la nouvelle alliance rebelle dénommée la des patriotes pour le changement (CPC) ont renoncé à toutes leurs positions à Bria et opèrent désormais en mode de coupeurs de route.
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Trois Casques bleus tanzaniens de la Minusca ont été blessés, dont l’un grièvement, jeudi matin près du village de Batouri Bole, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï (sud-ouest de la République centrafricaine), lorsque leur véhicule a sauté sur un engin explosif non identifié. Le militaire gravement atteint a été transporté à Bouar pour y être soigné avant son évacuation sur Bangui.
Les casques bleus en patrouille à la gare routière d’Ippy. Photo CNC / Moïse Banafio
L’incident est survenu aux environs de 11h00 alors que leur convoi venait de quitter la ville de Berbérati à destination des postes militaires temporaires de la Force à Gbambia et Amada-Gaza, localités situées à une centaine de kilomètres au nord-est de Berbérati.
La MINUSCA condamne fermement l’utilisation des engins explosifs par les groupes armés dans certaines parties du territoire centrafricain et qui ont déjà causé des dizaines de morts et de blessés parmi les populations civiles.
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA souhaite un prompt rétablissement aux Casques bleus blessés. “Malgré les conditions difficiles auxquelles nos Casques bleus sont confrontés sur le terrain, aggravées par l’apparition d’engins explosifs improvisés, la MINUSCA reste résolument déterminée à exécuter son mandat pour la paix et la stabilité en RCA”, souligne Mankeur Ndiaye.
C’est la troisième fois que des Casques bleus de la MINUSCA sont victimes des engins explosif en RCA.
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, lors de la cérémonie de la clôture de la seconde session parlementaire 2021, tire la sonnette d’alarme sur le détournement présumé des primes générales d’alimentaires (PGA) des militaires sur le terrain. Ainsi, il demande au gouvernement de déposer la loi du règlement pour promouvoir la bonne gouvernance. Une déclaration étonnante pour de nombreux Centrafricains qui pense que c’est la stratégie d’un voleur qui crie au voleur.
rca-quand-mathurin-dimbele-nakoe-remet-en-cause-publiquement-la-decision-de-son-patron-simplice-mathieu-sarandji/simplice-mathieu-sarandji-ok-ok/” rel=”attachment wp-att-51482″ data-wpel-link=”internal”>Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale lors de la lecture de sa décision de suspension de la procédure de levée d’immunité parlementaire de ses collègues députés Ziguélé, Dologuélé et Zingas
Détournement des PGA des militaires
Selon le député de Baoro Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale, les multiples rackets des populations par les forces de défense et de sécurité intérieure à l’intérieur du pays tirent son origine dans le détournement des primes générales d’alimentation (PGA) des militaires qui sont déployées sur le terrain. Il interpelle la hiérarchie militaire afin de prendre ses responsabilités.
Simplice Mathieu Sarandji : « la représentation nationale, par ma voix, saisit cette occasion pour demander avec fermeté à la hiérarchie militaire de régler sans délai la situation liée au traitement des éléments engagés sur le terrain, en ce qui concerne leur prime globale d’alimentation (PGA),et de veiller surtout sur la périodicité des relèves afin de ne pas affecter le moral des troupes ».
Bonne gouvernance
Par ailleurs il demande au gouvernement de déposer dans le délai la loi de règlement, chose qui n’est pas faite depuis plusieurs années pour promouvoir la bonne gouvernance dans la gestion des choses publiques.
Simplice Mathieu Sarandji : « je me vois dans l’obligation d’interpeller le gouvernement quant au respect du délai, car cela fait déjà plusieurs années que les projets des lois des règlements ne sont pas soumis à l’examen de l’Assemblée nationale pour adoption alors qu’il s’agit là d’une exigence qui participe à la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des finances publiques ».
Et ce n’est pas tout! Simplice Mathieu Sarandji fustige encore l’attitude de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) qui, selon lui, ne fait pas l’usage de son mandat pour la protection des biens et personnes.
Simplice Mathieu Sarandji : « cette situation nous amène à nous poser des questions sur l’efficacité de la Minusca qui , semble-t-il, est dotée d’un mandat robuste, mais dont les résultats constatés sur le terrain sont plutôt minimes. La Minusca doit véritablement changer de paradigme en recadrant fortement son absence sur le terrain en faveur de nos populations ».
Pour des nombreux centrafricains, Simplice Mathieu Sarandji, ancien premier ministre du Président Touadera, mis en cause dans de nombreux cas du détournement du denier public, se permet aujourd’hui de se faire passer comme un homme exemplaire en taxant les autres de voleurs. Quant à son attaque gratuite contre la Minusca, tout le monde pense que c’est toujours dans le cadre de la stratégie de diabolisation de la communauté internationale élaborée par Moscou lors de son dernier voyage en Russie.
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La République centrafricaine se classe parmi les trois premiers pays les plus touchés par la malnutrition en Afrique, selon un classement du programme alimentaire des Nations unies. Dernier dans sa récente étude de la pauvreté, publiée récemment sur son site web, le PAM classe la rca dans la catégorie des pays dont le taux de malnutrition est supérieur à 35% de sa population totale
Parfait Dosséli, is a nurse supervisor at Bossangoa’s hospital and he is working in the nutrition department. Every day, he provides treatment to malnourished children. He is pictured here giving intravenous treatment to a child suffering from a form of malnutrition called marasmus.
Dans sa dernière cartographie de la pauvreté publiée récemment sur son site internet, le programme alimentaire mondiale (PAM) a classé la République centrafricaine dans la catégorie des pays dont le taux de personnes c est supérieur à 35% de la population totale durant la période 2018 – 2020.
Ainsi, la République centrafricaine (RCA) est répertoriée par le programme alimentaire mondial (PAM) dans la même catégorie que la République du Congo, la République démocratique du Congo et le Madagascar dont le taux de leur population sous alimentées est supérieur à 35%. Selon le 10e rapport annuel du cabinet Economist Impact, les systèmes alimentaires restent vulnérables aux chocs économiques, climatiques et géopolitiques. En 2021, la sécurité alimentaire mondiale se replie pour la troisième année consécutive. Cette étude soutenue par Corteva Agriscience met en exergue l’indispensable investissement dans la recherche ainsi que le rôle des politiques publiques pour contenir la hausse du coût de l’alimentation et maintenir la production agricole.
Selon le cabinet Economist Impact, L’indice de sécurité alimentaire des 113 pays a été évalué sur la base de quatre piliers liés à l’alimentation : l’accessibilité, la disponibilité, la qualité et la salubrité, et enfin la résilience des ressources naturelles pour maintenir une production agricole durable. Pour établir les scores, 59 indicateurs uniques de sécurité alimentaire sont passés au crible, y compris les inégalités de revenus et économiques, les inégalités entre les sexes et les inégalités en matière d’environnement et de ressources naturelles.
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Trente ans après les géantes grèves des enseignants qui avaient plongé la République centrafricaine entre 1989 – 2003 dans des années scolaires blanches qui ont anéanti une partie du cursus scolaire des élèves, la rca vit à nouveau sous une nouvelle menace d’une année blanche en 2021. C’est ce que pensent les étudiants de l’université de Bangui suite aux multiples grèves observées par leurs enseignants.
Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Une grève succède à une autre
Alors que les 21 jours de grève du syndicat autonome des enseignants du supérieur expirent ce jeudi 30 décembre 2021, celui des enseignants intégrables du supérieur commence ce jeudi 30 décembre. Une situation inquiétante pour les étudiants qui se préoccupent de leur avenir surtout que les enseignants intégrables ont prévu de paralyser, voir même empêcher tous les concours qui vont être organisés à la fin de cette année s’ils n’obtiennent pas des réponses concrètes à leur revendication .
« Aujourd’hui nous entrons dans notre grève silencieuse, c’est-à-dire qu’il y’aura de séance d’affichage des banderoles ici à l’université et au sein des différents départements et institutions. Et après ce délai, c’est là que nous allons maintenant toucher aux paralysies au sein de l’administration universitaire et même empêcher tous les concours qui vont être organisés à la fin de cette année », déclare Monsieur Josué Stéphane, Président du collectif des enseignants du supérieur intégrables.
Négociation en cours
D’après le Président du collectif des intégrables, une séance de négociation serait engagée par la rectrice par intérim de l’université de Bangui.
« Nous venons d’avoir une convocation de la part de la vice-rectrice qui nous convoque, tout le bureau du collectif pour un entretien. L’ordre du jour n’est pas communiqué. D’après le communiqué, ce serait séance tenante », ajoute-t-il.
Du côté du syndicat autonome des enseignants du supérieur dont la grève de 21 jours a expiré jeudi 30 décembre, le secrétaire exécutif affirme qu’une assemblée générale se tiendra ce jour pour déterminer si leur grève pourrait être prolongée ou pas.
Du côté des étudiants de l’université de Bangui, c’est l’indignation et la colère.
Bangui, 31 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, enquête actuellement sur une maladie non identifiée s’étant déclarée au Soudan du Sud. Dans cet Etat enclavé d’Afrique de l’Est, coincé notamment entre l’Ethiopie et la République centrafricaine, ce mal mystérieux est, selon les autorités, déjà à l’origine de 97 décès.
Monsieur Peter Thomson.
Les victimes sont toutes originaires de Fangak, dans l’Etat de Jonglei, situé dans le nord du pays, en proie à d’importantes inondations.
Les symptômes le plus souvent observés sont divers : diarrhée, fièvre, maux de tête, toux, perte d’appétit, faiblesse et douleurs articulaires, notamment à la poitrine.
Le commissaire de l’Etat de Fangak, Biel Boutros Biel, a déclaré le 23 décembre dernier à ABC News que le dernier décès attribué à la mystérieuse maladie était survenu chez une femme âgée.
Les séniors figurent en effet parmi les victimes les plus nombreuses, mais des enfants âgés de 1 à 14 ans, en sont également morts, selon un communiqué du ministère de la Santé du Soudan du Sud relayé par la chaîne d’information américaine.
Des experts médicaux de l’OMS se sont rendus sur place pour tenter de comprendre de quoi il s’agissait. Biel Boutros Biel a toutefois affirmé qu’ils sont depuis repartis, sans livrer leurs conclusions aux autorités locales.
Des inondations «parfaites» pour les épidémies
Dans une déclaration transmise à ABC News, Collins Boakye-Agyemang, porte-parole de l’OMS Afrique, a déclaré que l’agence avait commencé à enquêter sur cette épidémie en novembre, mais sans fournir plus de détails.
La chaîne britannique BBC News a de son côté affirmé que dans la mesure où la région a récemment été touchée par de fortes inondations, l’OMS a testé des échantillons de patients infectés pour savoir s’ils étaient morts du choléra.
Cette maladie infectieuse est en effet généralement contractée par l’ingestion d’aliments ou eaux contaminés. Toutefois, toujours selon BBC News, les échantillons sont revenus négatifs pour cette infection bactérienne.
Dans un communiqué publié en novembre dernier, l’ONG Médecins Sans Frontières avait qualifié les inondations en cours au Soudan du Sud de «tempête parfaite» pour les épidémies.
Un qualificatif qui, à l’heure du réchauffement climatique et en pleine pandémie mondiale due au Covid-19, prendrait presque des airs de prophétie.
Bangui, 30 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un lieutenant des forces armées centrafricaines du nom Amady Jérémy a été tué dans la nuit du mardi à mercredi 29 décembre 2021 par les Mercenaires russes à Bouka, une localité située à 285 kilomètres au nord de Bangui, a-t-on appris de l’état-major des armées.
Statue Soldat FACA au croisement de du quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Selon l’état-major des forces armées centrafricaines, l’incident s’est produit à cause d’un problème de communication avec leurs partenaires russes. Le lieutenant serait confondu avec les miliciens Anti-Balaka qui ont tenté d’attaqué leur position pendant qu’ils étaient en pleine opération de ratissage. Mais pour la famille de la victime, ce n’est pas la réalité de ce qui se passe sur le terrain. « Il y’a quelque chose qui cloche. Le lieutenant avait quitté Bangui mardi après-midi pour aller récupérer le corps d’un soldat FACA décédé à Bouca de suite d’une maladie. Mais à son arrivée à 1 kilomètre à l’entrée de la ville vers 22 heures, il avait été tué par les mercenaires russes qui ont ouvert le feu sur son véhicule », disait la famille. D’après elle, quelle est cette façon de tirer sur un véhicule ou une moto sans sommation ? Or, une source militaire locale a confirmé à CNC que la mort du lieutenant est survenue suite à un incident dans lequel son véhicule, roulé à une seule phare cette nuit, avait été confondu avec une motocyclette des assaillants.
Un autre témoin, joint par la rédaction du CNC, a indiqué que c’est de cette manière que les mercenaires russes tuent les pauvres citoyens dans la localité.
« S’ils te voient seul sur ta moto, il est fort probable qu’ils te tuent pour récupérer ton engin et te fouiller pour emporter tes biens. Malheureusement c’est ce vaillant lieutenant qui paye le prix fort de cette criminalité organisée en toute impunité par ces mercenaires », balance cet habitant. Pour l’heure, le corps de la victime vient d’arriver à Bangui à bord d’un véhicule militaire ce mercredi vers 17 heures, et placé à la morgue de l’hôpital général au centre-ville de Bangui.
La sous-préfecture de Bouka, située dans l’Ouham-Fafa, est le théâtre d’intense affrontement entre les forces de l’ordre et les miliciens Anti-Balaka, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Même la semaine dernière, deux individus ont été tués par les miliciens Anti-Balaka dans cette même localité. Aussi, l’ancien ministre de la Culture, Monsieur Dieudonné Ndomaté, l’ancien chef milicien Anti-Balaka qui avait rejoint le rang de la rébellion du CPC avaient été interpellés dans cette localité de Bouka par les forces de l’ordre et transféré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui, puis à la prison centrale de Ngaragba.
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ils font un maximum de bruits, mais n’apportent rien de concret au développement de la République centrafricaine, sauf l’appauvrir davantage. Après les eaux et forêts, le transport, la justice, la sécurité, la défense et les finances, c’est maintenant la contrebande des boissons, pour ne pas dire de l’alcool et de la drogue qui les intéressent.
Les Mercenaires russes de la société Wagner dans le camion de transport des vivres de leurs éléments sur le terrain
Avoir des dirigeants mafieux, gangsters
et népotistes à la tête d’un pays, c’est favoriser le crime organisé transnational. Une véritable source de l’appauvrissement de plus de deux décennies de toute une génération. C’est exactement ce qui se passe actuellement en République centrafricaine (rca) avec la société de mafia russe Wagner.
Cette société, avec ses 3 000 mercenaires déployés dans le pays, arrive à terroriser tout un peuple et le pris en otage. Personne ne doit ouvrir sa bouche : les journalistes, les juges, les forces de l’ordre et celles de la défense et de sécurité doivent tous être terrifiés et doivent avoir tous aussi les langues cadenassées qui ne peuvent plus s’ouvrir. C’est exactement de cette manière que la mafia fonctionne dans un pays, couplée avec la désinformation et la manipulation.
On a vu avec la société Wagner en RCA. Après la campagne trompeuse de la fabrication de la boisson russe vodka dans le pays, cette même société s’adonne désormais à la contrebande des boissons étrangères.
Selon nos informations, depuis des mois durant, des centaines et des milliers des cartons et casiers des bières camerounaises arrivent à Bangui à bord des camions des mercenaires russes de la société Wagner et sont vendus en gros aux commerçants, restaurants et hôtel de la place dont hôtels comme Ledger Plazza, Oubangui hôtel ainsi que d’autres débits de boissons.
Contacté par CNC, un agent de la douane confirme ce trafic illicite opéré par les mercenaires russes et affirme qu’ils ne peuvent rien faire, rien contrôler du moment où ils utilisent leurs véhicules militaires pour transporter ces marchandises.
« Ces hommes de Wagner ne payent rien comme droits de douane, encore moins des impôts sur ces transactions frauduleuses. C’est aussi une manière pour eux de faire chuter la seule société française MOCAF installée dans le pays », a conclu cet agent sous couvert de l’anonymat.
Pour un enseignant du lycée de Gobongo :
« Ces Russes nous disent qu’ils veulent fabriquer de la vodka ici sur place. Mais depuis plusieurs mois on ne voit rien sortir de leur usine fantôme, mais ils se consacrent davantage dans la contrebande ».
Selon un cadre au ministère des Finances, c’est exactement ce qu’ils voudraient faire dans l’avenir avec le trafic illicite des carburants. D’après lui, la société Wagner voudrait importer sa propre essence en RCA, mais ne voudrait pas s’acquitter des droits des douanes.
Avec cette société de mafia russe, comment la Centrafrique va s’en sortir ?
Bangui, 30 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – « Les gens avides de pouvoir n’ont aucune limite dans ce pays ! », « Une chose est sure, c’est que ce monument désavoue ceux qui ont osé le mettre en place », « Il est une insulte aux Centrafricains. Ils auraient plutôt dû en faire un pour tous les Centrafricains qui vivent le martyr en province sous la terreur que font régner les mercenaires de la Wagner ! », « Les autres là, ils vont continuer longtemps à nous rouler dans la farine comme ça ! », « Ce monument est la pire honte de notre pays !». Autant de phrases que l’on peut entendre dans le tout Bangui depuis qu’il a été mis en place et inauguré par les autorités centrafricaines quelques jours avant le défilé.
centrafrique.org/lunion-europeenne-denonce-linfluence-russe-en-republique-centrafricaine/statue-russe-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-52136″ data-wpel-link=”internal”>Statue à la gloire des Mercenaires russes dans le quartier universitaire à Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC
Il n’est jamais facile de faire l’unanimité mais dans le cas précis du monument sensé glorifier les mercenaires russes, il semblerait qu’on s’en approche si l’on en croit les langues qui se délient dans la capitale !
Preuve en est l’inquiétude des Russes qui voyant leur réalisation de monument mal perçue par la population banguissoise mènent une vraie campagne de propagande dans les médias à grand coup de billets de 10000 pour faire croire que ce monument c’est un peu Noël avant l’heure ! On lit même que ce monument est un haut-lieu du tourisme dans la capitale. De mémoire de Centrafricaine, avec la dégradation de la situation sécuritaire, il n’y a plus eu de grosses vagues de touristes depuis des lustres !
Les derniers sont ceux du film du même nom, et qui sont tout sauf des touristes au sens propre du terme ! En effet, ils pillent les ressources, violent les femmes et filles du pays, tuent sans discernement et sèment le chaos. Ce ne sont pas des touristes mais des mercenaires sanguinaires, des barbares !
Il y a fort à parier qu’après la volonté d’imposer l’apprentissage du russe à l’université, on assistera au défilé des écoles devant ce monument russe ! La meilleure façon pour les russes de manipuler les esprits de la jeunesse du pays !
Bangui, 30 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un gendarme centrafricain a été tué mercredi dans une attaque contre des positions de l’armée nationale dans la localité de Ngakobo, situé à 460 kilomètres au nord-Est de Bangui, dans la préfecture de la Ouaka.
Les soldats FACA à Ngakobo pour le désarmement des rebelles de l’UPC
L’attaque a été perpétrée le mercredi 29 décembre 2021 vers 3 heures du matin par une dizaine des hommes lourdement armés, identifiés comme des éléments de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). L’affrontement a duré un peu plus de trente minutes, et les rebelles ont occupé brièvement la ville après que les éléments des forces de défense et de sécurité intérieure se sont repliés de la ville.
Selon le ministère de la Sécurité publique, un gendarme de première classe d’une vingtaine d’année du nom de Marius Serge Yagbongo, 27e promotion habitant au quartier Fouh dans le quatrième arrondissement de Bangui, détaché à la protection de la société de sucrerie de Ngakobo, a été tué dans l’attaque. En même temps, la brigade de la gendarmerie locale a également été saccagée par les assaillants.
Après l’arrivée de renfort des Mercenaires russes et des soldats FACA, les rebelles se sont repliés dans la brousse à destination du sud-Est vers Kouango.
Rappelons que depuis plusieurs mois, la localité de Ngakobo, située à une cinquantaine de kilomètres au sud-Est de Bambari, est le théâtre des violents affrontements entre les forces de l’ordre et les groupes armés. La population civile, première victime de cette criminalité, paye le lourd tribut dans cette barbarie.
Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 décembre, le centre d’appels d’urgence de l’organisation médicale humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a reçu un appel concernant une personne blessée ayant besoin d’une assistance médicale urgente dans la zone sanitaire de Tinto.
L’une de nos ambulances est parvenue à prendre en charge le patient au matin dans la zone d’Ashum. Etant donné son état grave, il a dû être transféré à Mutengene via Kumba pour y subir une intervention chirurgicale.
Le fait d’entraver et d’obstruer notre travail met la vie des patients en danger
Comme convenu et régulièrement appliqué, MSF avait au préalable contacté les autorités militaires locales. Nos équipes les avaient informées du transfert d’un patient blessé à Mutengene. Toutefois, une fois arrivée au point de contrôle de Nguti, l’ambulance a été arrêtée par les forces de sécurité camerounaises et contrainte de retourner à Mamfe, où le patient a dû être traité et stabilisé.
Depuis, nous sommes en contact avec les autorités pour comprendre l’origine des problèmes de communication relative à ce transfert de patient, afin d’éviter de nouveaux incidents de ce type avec nos ambulances.
Concernant cet incident et les allégations publiées dans certains médias, MSF se doit ici de rappeler que:
Au Cameroun comme partout ailleurs dans le monde, MSF traite les personnes sur base des seuls besoins médicaux, indépendamment de leurs origines ou de leurs affiliations. Cette action médico-humanitaire impartiale et neutre est notamment protégée par les Conventions de Genève, qui précisent que les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités, y compris les membres de forces armées qui ont déposé les armes et celles qui sont mises hors de combat par maladie, blessure, détention ou toute autre cause, seront, en toutes circonstances, traitées avec humanité, sans aucune discrimination basée sur la race, la couleur, la religion ou les croyances, le sexe, la naissance ou la richesse, ou tout autre critère analogue.
Le fait d’entraver et d’obstruer notre travail met la vie des patients en danger.
Les allégations de complicité avec tout acteur d’un conflit mettent les patients et le personnel de MSF en danger grave et immédiat.
Nous appelons donc chacun à faire preuve de responsabilité dans ses déclarations et publications relatives à notre action humanitaire dans le pays. La diffusion d’informations portant atteinte à notre réputation d’organisation humanitaire neutre, impartiale et indépendante met en danger la vie de nos équipes et de nos patients dans un contexte déjà très sensible.
Bangui, 30 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la Minusca, Mankeur Ndiaye, rend un vibrant hommage au peuple centrafricain pour sa résilience face aux difficultés et lui souhaite une bonne année, « surtout une année de paix », a indiqué mercredi la Mission. Lors de la conférence hebdomadaire, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, est revenu sur le message du Représentant spécial à l’occasion du Nouvel An: « Avec le gouvernement, sous le leadership du Président Touadéra engagé au service de la paix, et avec tous les partenaires, nous continuerons à travailler pour un retour rapide de la paix afin que la RCA puisse retrouver la sécurité et la stabilité, et s’engager sur la voie du développement ».
Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique
S’adressant au personnel de la MINUSCA et du système des Nations Unies en RCA, le Représentant spécial a indiqué que le leadership « sait qu’il pourra compter sur la contribution de chacun d’entre vous pour exécuter le mandat, en appui aux autorités et au peuple centrafricains, avec professionnalisme, dévouement et dans le respect des valeurs et principes de l’organisation ».
Le porte-parole de la MINUSCA a également évoqué la décision du Conseil de sécurité, le 21 décembre dernier, d’inscrire le chef de l’UPC, Ali Darassa, sur la liste des sanctions. Selon le Conseil, l’UPC que dirige Ali Darassa s’est livrée à de nombreuses atteintes aux droits humains et violations du droit international humanitaire depuis sa création en 2014. « Le Comité 2127 indique aussi que l’UPC d’Ali Darassa a tué, torturé, violé et déplacé des civils, et s’est livrée aussi au trafic d’armes, à des activités de taxation illégales et à une guerre contre les forces de défense et de sécurité de la République centrafricaine ainsi que contre d’autres milices », a déclaré le porte-parole. Il a précisé que le communiqué de presse du comité 2127 souligne qu’Ali Darassa a joué un rôle de premier plan dans la création de la CPC qui a pris les armes pour s’opposer aux élections et a tenté d’entrer à Bangui, en violation des engagements de l’UPC dans le cadre de l’Accord de paix du 6 février 2019.
En ce qui concerne la situation des droits de l’homme, le porte-parole a souligné que la Mission a documenté et confirmé entre le 21 et le 27 décembre, neuf incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ayant affecté au moins 37 victimes. « La plupart des incidents sont attribuables aux groupes armés signataires de l’accord de paix (6 incidents – 8 victimes) tandis que la majorité des victimes sont quant à elles attribuables aux agents de l’Etat et autres personnels de sécurité (3 incidents – 29 victimes) », a-t-il déclaré, ajoutant, par ailleurs, que 7 incidents de violations graves des droits de l’enfant ont été documentés entre le 17 et le 23 décembre.
Pour sa part, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Major Zouhair El Kandoussi, a indiqué que « la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire centrafricain demeure relativement calme mais imprévisible avec des incidents enregistrés ». « Cette semaine à Bangui, la situation sécuritaire est restée calme même si la criminalité continue d’être une préoccupation sérieuse dans la ville », a-t-il déclaré faisant le point sur la situation sécuritaire dans le pays. Face à cette situation d’insécurité, « la Force de la MINUSCA intensifie des patrouilles robustes de nuit comme de jour, afin d’anticiper les attaques des groupes armés contre les populations ».
De son côté, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le commissaire Serge Ntolo Minko, a fait part du soutien qu’a apporté cette semaine l’UNPOL aux forces de sécurité intérieure centrafricaines (FSI), à Bangui et à l’intérieur du pays. « Le 23 décembre, UNPOL a remis des bâtiments à l’école de Gendarmerie de Kolongo, comprenant 10 cabines de toilettes, financées sur fonds programmatiques de pour 57.957.387 francs CFA. Le 27 décembre, UNPOL a procédé à la remise aux autorités, de l’édifice réhabilité et équipé de l’unité spéciale anti-fraude (USAF) de Bossangoa. Ledit bâtiment a été financé sur fonds programmatiques pour 48.877.142 francs CFA, pour aider à la restauration rapide de l’autorité de l’Etat.», a déclaré le commissaire Ntolo Minko, concluant que ces infrastructures vont aider au renforcement des capacités et au développement des FSI.
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les cinq victimes revenaient du chantier minier vers Lamy-Pont quand elles ont croisé les Mercenaires russes de la société Wagner dans le village de Sagaini, situé entre la sous-préfecture de « Abba » et la localité de Nguia-Bouar, non loin de la frontière camerounaise. Mais le lendemain, le même acte s’est produit, cette fois-ci dans le village de Haute – Batouri, dans la préfecture de Mambéré-Kadéi. Deux éleveurs interpellés par les mercenaires russes et torturés, l’un perd sa vie et l’autre gravement blessés.
Le village Lamy-Pont s’est vidé de ses habitants après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021
Selon le témoignage des victimes rapporté par des témoins qui les ont retrouvés, ce sont tous des jeunes centrafricains travaillant sur des chantiers miniers au village Lamy-Pont, situé à une quarantaine de kilomètres de la sous-préfecture de « Abba », dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Or, ce lundi 27 décembre 2021, en voulant se rendre à la frontière du Cameroun pour faire écouler leurs produits miniers, ils ont eu le malheur de croiser les mercenaires russes dans le village Sagaini. Après leur interpellation, ils ont été littéralement dépouillés de leur bien. Attachés par des cordes à la méthode Seleka, les cinq jeunes artisans n’avaient aucune chance de s’en sortir. Gravement torturés, trois qui n’ont pas pu supporter ont succombé de leur blessure, tandis que les deux autres, aussi gravement torturés, perdent connaissance. Malgré cela, les mercenaires russes ne s’arrêtent pas là. Ils prennent un couteau et sectionnent pour chacun les tendons des pieds.
Laissés pour morts, les deux survivants ont été retrouvés par trois cultivateurs qui les ont tout de suite reconnus. Mais d’après ces trois cultivateurs, ils ne pouvaient pas les toucher, car les Russes ont la fâcheuse habitude de piéger les corps de leurs victimes avec des grenades. C’est pourquoi ils les ont laissés sur place et rentrer à la maison. Une heure plus tard, les deux survivants ont repris connaissance normalement, et l’un des deux arrive à sectionner les cordes avec ses dents et se libère, puis libère son ami, mais ils n’arrivent pas toujours à marcher à cause de leurs tendons sectionnés. Justement, par un coup de chance, un motard qui venait de « Abba » s’est arrêté à leur niveau, mais ne voudrait pas les transporter à cause des checkpoints des soldats FACA. Ils demandent son téléphone et appellent le service d’urgence d’un centre de santé au Cameroun qui a dépêché une moto qui s’est rendue sur le lieu par une route secondaire. C’est ainsi que les deux victimes ont la vie sauf, tandis que leurs trois compagnons d’artisans ont perdu leur vie comme du jeu après leur torture.
Un fait qui montre à quel point les mercenaires de Wagner considère les noirs comme des bêtes sauvages qu’ils doivent les exterminer.
Le lendemain, vers Haute-Batouri, dans la Nana-Mambéré, deux éleveurs, en provenance du Cameroun avec leurs bœufs, ont été arrêtés par les mercenaires russes de la société Wagner. Torturés sauvagement, l’un arrive à succomber de ses blessures, l’autre gravement blessé et transféré dans un hôpital vers le Cameroun.
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – D’après un compatriote centrafricain, la République centrafricaine se trompe de guerre depuis plus de vingt ans…et ça continue. C’est d’ailleurs dans le même sens que Monsieur Paul Doko, sur les réseaux sociaux, avait publié à la veille du Noël sa réflexion intitulée « Délinquance fiscale et enrichissement illicite nous font plus de tort que la guerre ». Vrai ou faux ?
Le douanier russe à la barrière de poste douanier de Béloko le 14 octobre 2021
Si cette réflexion de Monsieur Paul Doko a été abondamment commentée sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui pensent que si beaucoup des centrafricains ignorent que la délinquance fiscale et l’enrichissement illicite nous font plus de tort que la guerre, c’est parce que nos dirigeants ont blindé le cerveau des centrafricains comme quoi « s’il nous manque la route, c’est la faute à la France, problème de l’électricité, c’est la faute à la France, même s’il nous manque le lit, c’est la faute à la France », s’indigne Monsieur Anselme Bade. Mais pour l’ancien ministre Laurent Gomina Pampali, il faut créer une autre atmosphère sociopolitique détendue et favorable au vrai vivre ensemble basé sur des principes de vie clair et généreux :
« Mobilisons-nous au sein de la catégorie consciente de ces facteurs mortifères que l’éducation à l’éthique se fasse à tous les niveaux d’activité et de vie sociale (association, partis politiques, institution publique et privée), et le pays pourrait enregistrer un changement positif et de manière pacifique », a déclaré l’ancien ministre Laurent Gomina Pampali. Une véritable leçon de morale faite à nos dirigeants actuels qui préfèrent s’enrichir
illégalement du dos du peuple centrafricain, en faisant venir toute sorte des parrains mafieux, des trafiquants de drogue dans le pays, tout en pompant abondamment et illégalement des frics dans les caisses de l’État. Au passage, ils ne laissent que des miettes à leurs griots qui font des tapages médiatiques à leur place afin de garantir leur richesse.
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pour les parents de l’ancien maire de Bambari Didier Wangay, assassiné avec sa famille le 14 décembre 2021 par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera dans sa ferme du village Gallougou, il ne fait aucun doute, l’ombre du ministre Hassan Bouba, ex-coordonnateur politique de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), inculpée par la cour pénale spéciale pour crime contre l’humanité et crime de guerre, plane sur l’assassinat odieux de l’ancien maire de Bambari.
Hassan Bouba à Bambari, le 24 décembre 2021
D’après eux, cela fait déjà plusieurs années que le ministre de l’Élevage et de la santé animale Hassan Bouba pointait du doigt l’ex-maire par intérim Didier Wangay d’avoir poussé les habitants de Bambari, particulièrement ceux du quartier Bornou à faire des marches contre lui. Il aurait accusé l’ancien maire d’avoir raconté des histoires à son nom à la Minusca qui avait ouvert une enquête contre lui en 2018. Selon ses propos rapportés par les parents de l’ancien maire, c’est encore ce dernier qui aurait l’indexé dans le massacre de 112 personnes dans le camp des déplacés de l’évêché d’Alindao le 15 novembre 2018 dans lequel deux prêtres catholiques, 44 femmes et 19 mineurs ont été tués. Pour se venger de ces allégations, selon les parents de l’ancien ministre, le ministre Hassan Bouba montait les autorités contre celui-ci pour le discréditer et montrer aux yeux de l’opinion qu’il serait un cadre de la rébellion de l’UPC. C’est ainsi qu’ils pensent que l’ombre du ministre Hassan Bouba plane sur son assassinat.
« Il serait capable de monter ces miliciens Anti-Balaka d’aller tuer l’ancien maire Didier Wangay et balader avec sa tête sur des motos dans des rues de Bambari », témoigne l’un de des cousins de la victime.
Rappelons qu’après l’assassinat de Monsieur Didier Wangay le 14 décembre dernier, les noms du maire actuel de Bambari et celui du préfet de l’Ouaka circulent dans la ville de Bambari comme quoi ils seraient des principaux commanditaires de son assassinat.
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les vœux populaires que, nous Centrafricains, nous nous souhaiterons certainement cette dernière semaine de l’année 2021, seront la libération politique du pays, la sécurité, la paix du cœur, la paix sociale et la protection divine. Et l’image qui restera gravée à jamais dans notre mémoire collective est celle d’une année 2021 noire sur tous les plans, vu toutes les négativités socio-politiques hyperboliques avec comme cerise sur le gâteau l’incompréhensible absence des trois (3) principales têtes gouvernantes, le Président illégitime de la République, le Président de l’Assemblée Nationale et le Premier Ministre, qui ont choisi de passer une bonne partie du mois de décembre à l’extérieur, comme s’il y avait pressentiment d’un danger imminent, alors que le mois de décembre se veut de tradition politique un mois de rattrapage politique à travers quelques actions sociales pour distraire démagogiquement le Peuple.
L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA
Le Président illégitime de la République, Mr TOUADERA a choisi d’aller dans les pays du golfe et en Europe pour vendre ses derniers diamants, dit-on. Certains membres de la mission présidentielles, inquiets, ont instruit familles et parents au cas où ce serait un voyage sans retour. Les réseaux sociaux nous apprendront dans un premier temps, que le Président illégitime TOUADERA a été empêché de quitter Dubaï, et dans un second temps, qu’il a pu quitter Dubaï pour la Turquie. Fake new ou pas, est-il que cette information a suscité une panique générale et induit la traversée du fleuve Oubangui par de nombreuses personnalités politiques qui avaient choisi de s’exiler momentanément à Zongo (RDC) pour précaution sécuritaire. Le Président de l’Assemblée Nationale, sous prétexte d’aller chercher de l’argent à Moscou, y a été pour être formaté en manières de rebondissement politique, dans l’espoir de sauver un pouvoir très chancelant, soutenu par les mercenaires-partenaires de la société Wagner qui s’affichent de plus en plus comme les décideurs politiques à Bangui et qui viennent d’être condamnés politiquement et diplomatiquement par l’Union Européenne-UE. Le Premier Ministre, à la tête d’une forte délégation, part assister à un match quelque part au Portugal, abandonnant le pays entre les mains du sulfureux Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale. Ainsi, la République Centrafricaine qui avait ployé sous tous les précédents régimes politiques, qui s’est écroulée sous le sanguinaire régime de l’auto-proclamé Président NDJOTODIA, avec la coalition seleka en 2012-2013, poursuit à vitesse grand V ce mois de décembre 2021, sa descente amorcée depuis le 30 mars 2016, dans les noires abysses de l’enfer, laquelle descente en enfer prendra bien fin d’une manière ou d’une autre en 2022.
L’année 2021, il faut le reconnaître, a été et restera à jamais une année d’hyperboliques souffrances, affres et exactions, que mêmes celles du dictatorial régime BOKASSA n’ont pas égalé, une année de déshumanisations et de bestialisations qui nous renvoient à la barbarie primaire de l’histoire des hommes, que nous nous faisons l’obligation de rappeler pour et par devoir de mémoire et de conscience :
Le premier, est le cas de Jean Le Baptiste ou Jean Le Baptiseur ou encore Jean Baptiste, le précurseur du Christ JÉSUS, que Hérode Antipas a fait décapiter, sur demande de Salomé, la femme de son frère qu’il a prise pour épouse. ‘’ Selon les évangiles synoptiques, Jean Le Baptiste fustige le mariage d’Hérode Antipas avec la femme de son frère Hérode Philippe…, « Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère » (Mc 6,18). En effet, cette union choquait « en raison de l’interdiction légale du mariage avec la femme de son frère » (Lv 18,16, Lv 20,21), que Jean-Baptiste rappelait sans ménagement. A la demande de la fille d’Hérodiade, Salomé, Antipas le fait jeter en prison puis le fait exécuter’’. Tout chrétien conséquent connait ce fait biblique.
Le second, est la féroce répression que les administratifs coloniaux de l’Oubangui Chari ont fait faire par les troupes coloniales convoyées depuis l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb, pour reconquérir le territoire de l’Oubangui Chari, village après village et vallée après vallée, après le soulèvement des Oubanguiens de 1909 à 1911 et la guerre de Kongo Ouara de 1928 à 1931, deux véritables guerres coloniales, demeurées longtemps cachées, à cause des méfaits du portage et du travail forcé, ayant engendré d’in imaginables conséquences, notamment des têtes coupées, empalées, plantées devant les maisons des victimes, des corps démembrés, abandonnés aux vautours, avec interdiction faite aux familles et parents de pleurer et de les enterrer.
Ces deux rappels, parce que les barbares pratiques de ces époques révolues, ont été ces dernières semaines exécutées avec grand zèle dans la Sous-Préfecture de Bambari avec la décapitation de WANGAY Didier, dont la tête a été brandie comme un trophée dans l’enceinte de la gendarmerie devant le Préfet de la Ouaka et le Maire de Bambari, qui voulaient voir cette tête, et dans celle de la base logistiques des mercenaires-partenaires de la société Wagner et, les monstrueux assassinats de son fils handicapé, de AÏCHA KETE et de MAHAMAT ALI BACHAR, pour des raisons politiciennes que la raison ignorera jusqu’à ce que les enquêtes de la justice révèlent les en-dessous qui laisseraient certainement penser à la ‘’pratique de politiquement effacer le tableau’’, acte de destruction et d’élimination politiques qui se constate à chaque fin brutale de régime politique depuis quelques décennies, sous forme d’incendies des immeubles, des archives, d’éliminations physiques pour ne pas laisser des témoins encombrants, tels ont été les cas, en 2003, du complexe rénové de la Primature, de l’aile Est des trois (3) étages du Building Administratif, de la destruction des situations comptables au Trésor Public et de la disparition des recettes hebdomadaires du 18 au 23 mars 2003 et autres…
Nous pouvons affirmer sans fausse honte ou sans risque de récusation, qu’en 2021, le bateau Centrafrique, barré par le capitaine TOUADERA a réellement et effectivement connu le paroxysme du chaos, pour dire mieux, le paroxysme de la barbarie primaire, parce que incapable, pris en otages et prisonnier des mercenaires-partenaires importés qui soutiennent du bout des doigts son fauteuil présidentiel chancelant, il a laissé faire, permettant ainsi à ses protecteurs de se livrer à toutes les prédations pour se rembourser de leurs appuis et soutiens. C’est pour dire que l’année 2021 a été l’année de tous les excès ou hyperbolismes, d’inimaginables, d’inconcevables, d’inadmissibles, d’intolérables et d’abominables barbaries, démissions, dénis dont les plus caractéristiques dépassent tout entendement politique et moral :
Une année de fortes consécration et montée en puissance de la déliquescence, de l’absence de l’Etat, et par voie de conséquence, d’un manque inacceptable des services publics de base ;
Une année d’ivresse bordelique et du paganisme des pouvoirs politiques ;
Une année d’éclatement de l’unité nationale en mosaïques communautaires, faussement et confessionnellement racialisées ;
Une année de dignité très fortement entamée à cause des humiliations, des frustrations, des déshonneurs, des mépris, des chasses aux sorcières permanents, subis par tout le Peuple centrafricain ;
Une année où la Dame DARLAN et ses juges constitutionnels ont refusé de sauver la République contre des milliards de fcfa, bénissant ainsi le hold-up électoral du candidat TOUADERA ;
Une année d’actes fratricides, d’ethnocides, de génocides politiquement bénis par le Président illégitime TOUADERA ;
Une année de tous les deuils dans toutes les familles, même chez les cousins biologiques du Président illégitime TOUADERA qui se sont bien mordus les doigts, en pleurant leurs enfants, non formés ou mal très formés militairement, tués constamment au front, dans sa guerre contre la CPC :
Une année de grandes oppositions des Centrafricains aux Centrafricains politiquement organisées par le Président illégitime TOUADERA qui veut s’accrocher au pouvoir à tout prix ;
Une année d’overdose du banditisme et du terrorisme d’Etat par les requins et la garde présidentielle interposés ;
Une année d’overdose de tueries crapuleuses de masse, d’assassinats politiques ciblés, de pillages en tous genres, de trafics d’organes humains par les mercenaires-partenaires de la société Wagner ;
Une année d’impuissance et d’incapacité du Président de la République, qui, braqué plusieurs fois à son domicile par les mercenaires-partenaires de la société Wagner, a fini par concussion leur abandonner la perception des recettes des douanes, accroissant ainsi les arriérés de salaires, bourses, pensions, règlements des fournisseurs et absence des fournitures de base.
Enfin, 2021 restera, dans la conscience collective, l’année noire qui semble durer plus de douze (12) mois, à cause de la pénible traversée de la zone de turbulences toua dérades, zone de turbulences que nous avons pressentie et évoquée aux Pionnières et Pionniers du PDCA le 09 juin 2018. Année d’overdoses sur tous les plans, durant la traversée cette zone de turbulences toua dérades, qui finit ainsi la traversée multiséculaire des souffrances voulues par DIEU, pour permettre à ce Peuple Centrafricain de donner un sens à sa vie et vivre désormais dans la vérité, la paix et connaître enfin la gloire et la splendeur divines.
C’est pour dire que 2022 se veut et s’annonce comme une année de libération du Peuple Centrafricain, longtemps opprimé, martyrisé, meurtri, désabusé pour ses richesses naturelles qui ne cessent de faire toutes les convoitises démesurées. Année de libération, mais aussi année de réappropriation de ses pouvoirs naturels qu’il n’a délégués qu’une seule fois en 1993, mais qui ont été souvent usurpés, à travers un dialogue inclusif national, franc, sincère et citoyen, à l’issu duquel ce Peuple Centrafricain doit se voir proposer une vision politique ambitieuse et transformationnelle pour se relever politiquement et se reconstruire économiquement, et oublier ou effacer l’image négative que CAMARA LAYE colle depuis aux Hommes Politiques Africains, surtout francophones :
‘’ Nos Hommes Politiques d’aujourd’hui, à l’exception de quelques-uns, sont-ils de Grands Hommes ? C’est douteux ; ils font de la politique une entreprise sanglante. Ils affament nos peuples et exilent nos cadres, sèment la mort’’ ( dicocitation.com/citation-php-de CAMARA LAYE).
Oui, cette image se colle bien aux Gouvernants Politiques centrafricains qui, depuis 1960, se sont toujours situés au-dessus du Peuple Centrafricain pour servir et se faire servir, et ont rendu néant le pays depuis 2012-2013, lequel pays néant que nous devons maintenant impérativement relever, d’où nécessité de fortes et vigoureuses actions bien ciblées, avec des effets multiplicateurs, à moyens et longs termes, sur fond de totale adhésion et implication, lesquelles actions ciblées s’entendent par des objectifs bien choisis, avec des moyens conséquents tout en limitant les déchets pour des résultats escomptés, parce qu’une reconstruction, après une néantisation telle que celle que nous avons connue, oblige au pragmatisme et au réalisme politiques, à des programmations conséquentes. Donc, un défi à relever qui exclut l’échec, très caractéristique du genre des éducations traditionnelles Ngakola, Soumalé, Gaza, Labi, Ndoyo, Ngaragué, qui préparaient traditionnellement les adolescents à la vie active en toute responsabilité. Pour cela, nous devons avoir, maintenant et désormais, une vision politique ambitieuse et transformationnelle, recourir à la fois aux valeurs traditionnelles positives et aux nouvelles technologies de l’information et de communication-NTIC qui nous permettront de faire des comparaisons à temps réel et apporter à temps réels et utiles les modulations qui s’imposent. Pour réussir cette ambitieuse vision politique transformationnelle, nous devons impérativement comprendre notre chute ou notre néantisation pour mieux nous relever et nous reconstruire, après notre longue et historique descente dans les noires abysses de l’enfer qui a commencé en 1454, pour terminer en cette année 2021, qui finit.
En effet, l’espace géographique, qu’on appelle aujourd’hui République Centrafricaine ou Centrafrique, a été façonné ou modelé durant six (6) siècles et a connu toute une succession de phénomènes destructeurs qui continuent d’impacter très fortement son existence en tant qu’Etat, dit souverain, et compromettre son expansion socio-économique si de radicales corrections ne sont pas apportées ; pour mieux apporter les corrections qui s’imposent, nous devons nous poser les vraies et bonnes questions pour trouver les vraies et bonnes réponses à travers un dialogue national inclusif devenu inévitable, lequel demeure le seul déterminant absolu pour notre survie nationale, lequel nous permettra d’avoir la force politique et morale de nous remettre en cause et de trouver des réponses adéquates aux fondamentales questions, telles,
Y a-t-il encore des causes profondes non encore connues de la néantisation de la République Centrafricaine ?
De quelle manière le vécu de notre histoire politique peu glorieuse pourrait-il continuer d’obérer ou d’impacter très fortement le relèvement politique et la reconstruction économique et une prospérité économique partagée ?
Quel modèle de société et quelle forme de régime politique s’imposeront à nous après tous ces gâchis politiques ayant induit notre néantisation ?
Comment désormais organiser les délégations et la gestion des pouvoirs politiques que va conférer le Peuple Centrafricain, conformément au nouvel ordre constitutionnel et démocratique ?
Comment organiser la redistribution des pouvoirs sociaux et économiques pour une effective symbiose nationale ou le vivre ensemble ?
Et quelles seraient les ressources indispensables, immédiates ou disponibles ou à se procurer, sans aliéner la souveraineté retrouvée ?
Pour dire encore mieux, l’année 2022 se veut une année d’audace, d’orgueil patriotique, parce qu’il faut oser et réussir à (1) restaurer la sécurité, (2) restaurer l’autorité de l’Etat sur la base de nouvelles légalité et légitimité consensuellement définies, (3) restaurer la paix du cœur et la paix sociale, (4) reconstituer l’unité nationale ou refonder la Nation, en redonnant confiance au Peuple Centrafricain, (5) situer le Peuple Centrafricain au centre de la Politique Nationale, (6) susciter une adhésion collective et participative pour une transformation et une auto-organisation. L’option pour cette ambitieuse et audacieuse vision politique transformationnelle, impliquera inéluctablement une prise en conscience pour une nouvelle mentalité politique par laquelle et dans laquelle chaque Centrafricain doit s’y retrouver et pouvoir regarder désormais frontalement et savoir dire un non licet, s’il le faut et quand il le faut.
Mais, au préalable…, des mea culpa s’imposent parce que le Président illégitime TOUADERA, en toute conscience politique, dans son discours du 63éme anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine le 1er Décembre 1958, s’est politiquement accusé et a accusé tous ses prédécesseurs en ces termes : ‘’Nous devons reconnaître qu’au cours de ces 63 années, nous n’avons pas su placer les intérêts fondamentaux du peuple centrafricain au-dessus de tout’’. Petite phrase qui signifie tout et dit tout. Qui pourrait dire mieux que TOUADERA, actuel Président illégitime de la République, que tous nos gouvernants politiques passés ne se sont plus préoccupés que de leurs seuls intérêts personnels et égoïstes que de ceux du Peuple Centrafricain ? Aveu et accusations générationnels et intergénérationnels qui obligent les anciens gouvernants, encore en vie, à faire leur mea culpa et demander sincèrement pardon au Peuple Centrafricain, parce qu’ils n’ont jamais privilégié les intérêts du Peuple Centrafricain, mais au contraire, ils se sont tous mis au-dessus de ce Peuple Centrafricain pour se servir, se faire servir et non le servir. De même, le Monde Intellectuel, la Jeunesse et le Monde des Leaders Politiques et Sociaux centrafricains se doivent de faire leurs mea culpa et demander aussi pardon au Peuple Centrafricain, pour les compromissions pour subsides et existentialisme politiques, pour une certaine préférence extérieure au détriment des préférences nationales avec totale déconnection de nos réalités nationales et locales. C’est ainsi que sans esprit critique, beaucoup d’entre-nous se sont laissés longtemps embobinés par la formule magique et endormante de l’Union Sacrée, par laquelle le Président TOUADERA avait voulu embarquer toutes les Forces Vives de la Nation pour faciliter le déroulement de ses agendas politiques cachés. Ceux qui s’étaient laissés embarqués, avaient balayé de revers de mains les pertinentes critiques et observations émises dès les premières dérives politiques et dictatoriales constatées, pour finir par quitter, tambour battant, le camp toua dérade après avoir obtenu ou non les subsides recherchés, pour se faire opposants politiques de circonstance, démontrant de cette manière, le caractère versatile et/ou opportuniste de l’Homme Politique Centrafricain.
Nous ne devrons pas oublier que c’était certains dits Leaders Politiques, qui en 2010-2012, avaient fait savoir à leurs parrains qu’ils ne voudraient plus composer avec le Président BOZIZE YANGOUVONDA, parce qu’il n’est pas homme de confiance, et ont facilité ainsi l’avènement de la coalition seleka qui a induit la néantisation du pays en 2012-2013. NDJOTODIA Michel, envoyé au feu, malgré lui, pour assurer l’intérim et leur permettre de récupérer les différents fauteuils présidentiels, à la Présidence de la République, à l’Assemblée Nationale et celui de la Primature, par des élections politiquement arrangées, sans balisage politique préconisé par ceux-ci, a pataugé comme le diable dans de l’eau bénite et a fini par rendre le tablier à Ndjaména (Tchad), de manière arrangée par le défunt Président DEBY IDRISS ITNO, après 10 mois de bestialité.
Fait encore plus inconséquent, nous reprochons à nos Chefs d’Etat de vouloir s’accrocher au fauteuil présidentiel, alors que nous-mêmes, nous nous accrochons à nos fauteuils de Présidents du Parti, sans nous soucier de préparer la relève. Combien de Présidents de Partis Politiques ont effectivement et réellement organisé des formations pour leurs Cadres ou ont éduqué politiquement leurs militants ? L’Ecole du Parti est superbement ignorée, parce qu’encore un luxe. Nous négocions les nominations de nos Cadres dans les hautes administrations ou aux postes ministériels contre intéressements personnels au lieu d’exiger d’eux de fortes contributions ou de solides soutiens pour le Parti.
Quant à la Jeunesse Centrafricaine, censée prendre la relève progressivement au cours des 5, 10, 15 et 20 prochaines années, elle est encore plus problématique que les générations finissantes. Son attitude et son comportement sont résumés en ces termes par KOUAME Christ Armand, ‘’ la jeunesse africaine, dans sa majorité, n’aspire pas à construire une société meilleure. Elle aspire à profiter d’un système tordu. Elle court après celui qui distribue le poisson et elle tourne le dos à celui qui veut lui apprendre à pêcher’’. Cette affirmation est le parfait reflet de l’attitude atypique du Jeune Centrafricain, mal éduqué, mal formé, mal informé, maintenu politiquement dans l’ignorance, qui réagit souvent de manière épidermique, intéressée financièrement et sans discernement. Le pouvoir MCU, tout comme les précédents pouvoirs, ont trouvé en la Jeunesse Centrafricaine un terreau de manipulations politiciennes contre de minables billets de 1000 ou 2000 fcfa, pour de gravissimes actes. Le récent gravissime acte de cette Jeunesse, en cette fin d’année 2021, est le drapeau français que 8 Jeunes Centrafricains manipulés ont brûlé, après manifestation devant l’ambassade de la France à Bangui, un acte qui frise une déclaration de guerre, alors que nous ne cessons de tendre la main à la France pour demander des aides financières.
Maintenant et désormais, nous avons l’obligation et nous devons nous faire l’obligation de bousculer tous les tabous, toutes les pratiques et négativités qui ont fait nos faiblesses et ont induit la néantisation de Centrafrique. Nous devons avoir le courage politique et la force morale d’admettre que nous sommes aussi responsables et complices d’une manière ou d’une autre, des souffrances du Peuple Centrafricain. Si toute la classe politique a failli, cela signifie que nous avons tous failli, selon le principe de collégialité qui fait la force de la discipline militaire ou des éducations traditionnelles, selon lequel quand un seul membre du groupe commet une faute, c’est tout le groupe qui est tenu pour responsable. Donc, sans fausse honte, nous devons aussi nous considérer comme responsables, complices passifs et/ou actifs de la misère du Peuple Centrafricain, parce que nous n’avons pas assez eu le courage de dire la vérité qu’il faut et au moment qu’il faut, parce que nous avons choisi de caresser dans le sens des poils pour questions d’intérêts personnels égoïstes, parce que nous avons privilégié des querelles de personnes aux débats d’idées, de querelles générationnelles inutiles ou encore, parce que nous n’avons pas le courage de poser les vraies et bonnes questions pour avoir les vraies et bonnes réponses, et encore, parce que nous avons choisi d’avoir des maîtres de conscience quelque part, nous déconnectant de nos réalités nationales et locales en prétendus intellectuels civilisés, et regardant les autres d’en haut, parce que titulaires de diplômes universitaires ; pour nous, les diplômes d’études générales universitaires sont les seules références de réussite sociale, alors que ces diplômes doivent ou devraient nous permettre de nous orienter vers des formations scientifiques, techniques et professionnelles, sans lesquelles tout développement ne serait que pure illusion.
‘’ En Afrique francophone, le diplôme n’est pas un moyen vers une fin, mais plutôt la fin en soi. Il ne permet pas d’atteindre un but, il est carrément le but’’,
‘’ …l’école occidentale n’est pas un péché comme l’affirme SHEKAU, mais elle une construction d’idées largement déconnectées de nos problèmes d’Afrique’’, dixit MOHAMED KONARE.
Ces quelques observations crues hérisseront certainement des poils, feront rougir certainement des yeux, j’en suis conscient, mais hélas…, nous devons désormais nous regarder frontalement, et nous dire telles quelles toutes les vérités ou telle quelle toute la vérité. Maintenant et désormais, nous, des Forces Vives de la Nation, censés être des meneurs d’hommes, après les 63 ans du vécu de notre histoire politique très peu glorieuse, devons savoir nous faire plus résilients, nous réconcilier avec nous-mêmes et avec tous les autres Compatriotes, parce que notre survie, en tant que Nation, au sein du concert des Nations, nous oblige à ré créer une société centrafricaine, plus unie, plus solidaire, plus engagée, plus responsable, plus participative et plus entreprenante, c’est-à-dire nous devons désormais oser, mais oser pour réussir ; un oser qui se veut comme un défi, parce que nous devons réussir à nous relever politiquement et à nous reconstruire socialement et économiquement. Comme disait un Sage Africain, ‘’ il faut tomber pour comprendre l’importance de ce qu’est se relever’’. S’agissant de nous Centrafricains, nous sommes tombés sur nos têtes, c’est-à-dire nous n’avons pas simplement chuté, ni connu un affaissement économique, mais nous sommes néants ou néantis. Et il nous faut des sacrifices pour nous relever et nous reconstruire.
Merci et Sincères considérations, avec tous mes vœux les meilleurs pour le Nouvel An 2022
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au moins cinq personnes ont été blessées mardi dans une attaque des hommes armés, identifiés formellement par la population comme des rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le nord-ouest de la République centrafricaine, en proie à des combats entre des rebelles et l’armée.
Les rebelles de 3R dans la localité de Bondiba
Selon nos informations, l’attaque avait eu lieu mardi 28 décembre 2021 aux environs de 4 heures du matin dans le village Bezéré, une localité située à environ une vingtaine de kilomètres de Bocaranga.
D’après Monsieur Claude Mbaya, un habitant de Bezéré contacté par CNC, les éléments rebelles de 3R ont lancé l’attaque contre leur village aux environs de quatre heures du matin. Ils ont commis des dégâts importants, et blessant un Soldat FACA qui avaient été transférés dans un hôpital à Bocaranga. On signale également des scènes de pillage des magasins par les assaillants.
Quelques heures plutôt, vers 1 heure du matin, à la frontière avec le Cameroun, une attaque de représailles menée par les éleveurs peuls a coûté la vie à deux personnes, toutes habitantes du village Mbinayi, dans la localité de Ngaoundaye, situé à 70 kilomètres au nord – ouest de Bocaranga, dans la préfecture de Lim-Pendé.
Rappelons que les préfectures de Lim-Pendé, de l’ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré sont en proie à de violents combats entre des rebelles, particulièrement ceux du mouvement 3aR, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a pris acte de la reprise économique lente et modérée de la croissance économique sous-régionale en 2021, après la récession enregistrée l’année dernière du fait de la pandémie de la COVID-19.
Immeuble de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Selon un communiqué publié ce mardi après une session par visioconférence le 20 décembre, les prévisions de la BEAC, siégeant à Yaoundé, tablent sur un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 1,9% en 2021 et de 3,7% en 2022, porté principalement par un rebond de l’activité non pétrolière, contre -1,7% en 2020.
De même, les six Etats membres de la BEAC (Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) devraient connaître un repli des pressions inflationnistes à 1,7% en 2021, contre 2,6% un an plus tôt, avant une remontée à 2,2% en 2022 du fait de la pression de l’inflation importée.
Quant à la masse monétaire, la BEAC indique qu’elle croîtrait de 12,6% en 2021 et de 11,2% en 2022, contre 11,1% douze mois plus tôt, les avoirs extérieurs nets chutant pour leur part de 34,7% après -31,3% en 2020.
Bangui, 27 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon une disposition prise par l’état-major de l’armée nationale depuis 2019, et ce, jusqu’à nouvel ordre, toutes les femmes militaires, plus précisément celles qui viennent de sortir de formation initiale communément appelée « les Préfates », ne devraient pas être détachées systématiquement sur le théâtre de l’opération à l’intérieur du pays. Les raisons évoquées, éviter leur agression sexuelle par les Mercenaires russes de la société Wagner. Mais en réalité, l’état-major connaît l’ampleur du problème, mais il n’a rien fait pour le résoudre ou informer le public. Ces femmes soldats, de même que leurs collègues masculins, continuent d’être terrifiées, et les dégâts sont énormes.
Bouar-bloque/les-nouveaux-soldats-lors-de-leur-sortie-a-Bouar-au-nord-ouest-cnc-2/” rel=”attachment wp-att-43759″ data-wpel-link=”internal”>Les nouveaux soldats formés par les instructeurs européens à Bouar, au nord-ouest de la RCA. Photo CNC
Selon l’état-major de l’armée centrafricaine, deux femmes soldats sur trois, nouvellement sorties de formation, sont victimes d’agression sexuelle pendant leur détachement dans les villes de province, principalement causée par les mercenaires russes, de même que leurs collègues masculins qui ne sont toujours pas épargnés. Le cas récent, c’est celui de koui, de Mbéréwock, de Mann et de Bang, où ces femmes soldats, une fois détachées dans ces localités, sont recherchées par les mercenaires de Wagner pour être violées. Mais comme leurs chefs les ont mis en garde avant leur départ, elles sont obligées de dormir chaque nuit hors de leur base. À koui, elles sont toujours à côté de leur colonel même pour dormir. Chez leurs collègues masculins, ils sont laissés à leur triste sort. Selon eux, quand les mercenaires russes sont arrivés dans leur base, ils ramènent parfois avec eux leur alcool, des drogues, etc.. Mais une fois consommés, ils commencent à les pousser à sucer leur sexe, ou de coucher avec eux.
« S’ils commencent à dire FOKA FOKA, il est temps de partir. Ils veulent dire qu’on fasse de rapport sexuel entre hommes. Si tu tardes sur place, ils vont te forcer à sucer leur sexe, parfois te violer sexuellement », racontent les soldats FACA détachés dans le Nord-ouest.
D’après eux, c’est un phénomène bien connu de l’état-major, mais comme les Russes prennent en otage l’armée nationale, ils ne peuvent rien faire.
Bangui, 28 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La libération surprise du ministre de l’Elevage Hassan Bouba Ali le 26 novembre, une semaine après son arrestation très médiatisée pour crime contre l’humanité, relance le débat sur les difficultés du pays à exécuter ses mandats d’arrêt et à fonctionner sans entrave.
rca-la-cour-penale-speciale-passe-a-la-vitesse-superieure-avec-21-suspects-sous-les-verrous/les-magistrats-de-la-cour-penale-speciale-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-38415″ data-wpel-link=”internal”>Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).
Alain Tolmo, substitut du procureur de la Cour pénale spéciale (CPS), avait pourtant porté un message de confiance le 8 septembre dernier en affirmant que les premiers procès de la CPS pour la Centrafrique s’ouvriraient avant la fin de l’année : « Il y a une vingtaine de mandats qui sont lancés pour justement appréhender les auteurs, complices ou commanditaires de crimes contre l’humanité. C’est un message que nous sommes en train de lancer aux bourreaux et aux futurs prisonniers qui font l’objet de nos mandats d’arrêt. La Cour est en train de travailler ».
L’affaire « Bouba Ali » est représentative des difficultés auxquelles la Cour pénale spéciale est confrontée en Centrafrique. Arrêté dans son bureau ministériel le 19 novembre puis inculpé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la CPS, l’ancien numéro 2 du groupe rebelle UPC, encourait la réclusion à perpétuité. Exfiltré de la prison du Camp de Roux par des gendarmes centrafricains le 26 novembre sur ordre des autorités locales et en dehors de toute décision judiciaire, le ministre de l’Elevage avait pu regagner son domicile en dépit du mandat de dépôt émis par la CPS. Plus tôt dans la journée, l’unité chargée de l’extraire de la maison d’arrêt pour le présenter aux juges d’instruction avait été empêchée d’accéder au site. La CPS a ensuite connu l’ultime humiliation lorsque le président Faustin-Archange Touadera a décoré Hassan Bouba Ali de l’Ordre National du Mérite.
La Cour pénale spéciale est une juridiction mixte composée de magistrats centrafricains et internationaux. Créée en 2015, elle est chargée de juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les génocides perpétrés en RCA depuis 2003. Le substitut du procureur Alain Tolmo, résume ainsi la vocation de la CPS : « Il faut que nous assimilions calmement, fermement et sereinement vers les procès emblématiques. Voilà le travail de la Cour pénale spéciale et cela contribue à amener la paix dans ce pays qui est meurtri ». Selon l’ONG américaine Amnesty international, des dizaines de personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité sont toujours en liberté en Centrafrique.
Bangui, 28 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ces 15 combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), dont 12 miliciens Anti-Balaka et 3 du mouvement 3R, se sont rendus, la semaine dernière, volontairement aux autorités militaires de la Nana-Mambéré. L’objectif, intégrer le processus du DDRR lancé par les autorités il y a quatre ans, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.
rca-un-renfort-des-mercenaires-de-wagner-tombe-dans-une-embuscade-au-nord-ouest-quatre-morts/les-combattants-rebelles-de-3r-dans-la-localite-de-abba/” rel=”attachment wp-att-48987″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba
D’après ces mêmes sources, c’était le mercredi 22 décembre dernier que les 15 rebelles, qui affirment appartenir à la coalition des patriotes pour le changement (CPC), sont sortis de leur cachette pour demander aux forces de l’ordre leur désarmement officiel.
« Ces ex-combattants rebelles, dont 12 ex-miliciens Anti-Balaka et 3 ex du mouvement 3R (Retour, réclamation, Réhabilitation),sont sortis vers le village Bakari, situé à environ 115 kilomètres de Bouar. Ils ont rencontré les populations qui les ont conduits dans la base des forces armées centrafricaines (FACA) qui, à leur tour, les ont conduits à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré », a indiqué un élément des forces de sécurité intérieure détaché à Bouar.
Parmi ces rebelles désarmés à Bakari, figure un vieux papa, conseiller au sein du mouvement 3R et son garde du corps ainsi qu’un capitaine rebelle, frère de l’ancien coordonnateur de 3R qui vit actuellement à Bangui.
Ces ex-combattants ont été transférés dans la capitale depuis la semaine dernière, selon l’état-major du Nord-ouest.
Bangui, 28 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les députés centrafricains n’ont pas eu de réponse à leurs questions au gouvernement sur l’éducation en République centrafricaine ce lundi 27 décembre à l’Assemblée nationale à cause de coupure répétée de l’électricité.
hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Les députés ont consacré au déclin du système éducatif centrafricain. Mais le Premier ministre Henri-Mari Dondra et les membres de son gouvernement n’ont pas pu fournir des éléments de réponse aux préoccupations des députés. C’était sur fond de colère des élus de la nation que les débats étaient suspendus par le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji.
C’était sur l’intervention du député Christophe Ouapou que cette coupure intempestive de l’électricité dans l’hémicycle du parlement a contraint le Président Simplice Mathieu Sarandji à interrompre la séance alors que les trois groupes parlementaires et 44 députés inscrits n’ont pas encore épuisé leur temps de prise de parole.
Hamat Hissen, député de Zangba n’a pas de réponse à ses préoccupations :
« Nous avons seulement neuf bâtiments construits par la banque mondiale, et 40 qui sont en hangar construits par les parents d’élèves. Nous avons 120 maîtres parents, et aucun enseignant titulaire. Un seul Directeur de collège, accompagné de l’abbé de l’église catholique de Zangba qui intervient souvent au collège », a déclaré le députer au micro du journaliste de la radio Ndékèluka.
Les problèmes évoqués par les députés sont presque les mêmes sur l’ensemble du territoire : manque d’infrastructures qualifiées, augmentation des frais de scolarité dans les établissements publics et privés, abondant de poste par certains enseignants, grève des enseignants du supérieur et l’usage des maîtres parents…, pour ne citer que ceux-ci.
Bangui, 28 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’acte criminel s’est produit dans la matinée du lundi 27 décembre 2021 au quartier Ngongonon 2, dans le huitième arrondissement de Bangui. La victime, accusée par ses assassins de vouloir tuer quelqu’un après une discussion, a été froidement abattue par un Soldat FACA, venu du lieu de son service à l’aéroport de Bangui, créant un mouvement de colère des habitants du quartier Ngongonon 2.
rca-couvre-feu-dans-la-capitale-trois-jeunes-interpelles-par-les-forces-de-lordre-et-deposes-a-bimbo/des-soldats-faca-en-patrouille-au-qkuartier-derriere-laeroport-de-bangui-mpoko-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-43774″ data-wpel-link=”internal”>Des soldats faca en patrouille dans les quartiers à la péréphérire de la capitale
« J’ai écouté des détonations d’armes. Je suis venu , et voilà j’ai trouvé quatre militaires. L’un est en train de saisir le gars qui est succombé, et le gars disait que j’ai fait quoi, j’ai fait quoi ? Et pendant une histoire de deux à trois minutes, l’un des militaires a tiré trois balles sur le gars et effectivement il est mort. J’ai demandé l’un des militaires, il ne m’a pas répondu », a déclaré Monsieur Romaric, juge coutumier du chef du quartier Ngongonon 2. D’après lui suite à quelques enquêtes qu’il ait mené sur place, il y’a un homme qui s’appelait Adolphe qui aurait parlé de la victime aux militaires, raison pour laquelle ils sont venus l’abattre.
« La personne qui est morte, elle avait écouté Adolphe en train de parler, et elle est venue avertit ses parents que Monsieur Adolphe l’a prémédité, disant qu’il voudrait la tuer. C’était la veille, et c’est aujourd’hui que l’acte est passé », précise Monsieur Romaric, juge coutumier du chef du quartier Ngongonon 2. L’homme a également mentionné qu’après le crime, il avait appelé le commissaire du huitième arrondissement, le parquet, le Président du tribunal pour leur donner des informations sur les faits.
Rappelons qu’après cet acte criminel, la population avait soulevé pour décider de mourir ensemble avec la victime. Elle voulait même lyncher le militaire pour qu’il puisse les tuer parce qu’ils ont déjà tué l’un de leurs frères sans cause.
Le premier bilan officiel samedi faisait état de cinq personnes tuées dans l’explosion provoquée par le kamikaze dans un restaurant du centre de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Les autorités ont immédiatement accusé les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) d’être responsables de cet attentat. « A l’heure actuelle, le bilan provisoire fait état de huit morts dont un capitaine de la 22ème brigade qui était au restaurant avec son épouse et ses enfants », ainsi que le kamikaze, a déclaré lors d’une conférence de presse Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais.
Centrafrique.org/rd-congo-a-lest-les-rebelles-adf-tuent-encore-onze-civils-dans-le-nord-kivu/soldats-congolais/” rel=”attachment wp-att-51061″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/soldats-congolais-450×290.jpg” alt=”Des soldats congolais à Goma, capitale du nord Kivu en RDC” width=”450″ height=”290″ />Des soldats congolais à Goma, capitale du nord Kivu en RDC. CopyrightRuteurs
« On compte aussi 20 blessés parmi lesquels deux jeunes filles, deux jeunes garçons, deux dames fracturées au niveau de membres inférieurs, deux dames blessées gravement » ainsi que deux responsables administratifs locaux, a-t-il ajouté. Quant au kamikaze, « son identification est difficile », a déclaré le lieutenant-général Constant Ndima, gouverneur militaire du Nord-Kivu. « On n’a pu récupérer que sa tête. Il était complètement déchiqueté par l’explosion. Mais on va y arriver parce que nous disposons d’une banque des données », a-t-il affirmé à la presse. Le lieutenant-général Ndima a invité « ses administrés à être forts et vigilants car aucune partie du pays ne sera cédée à l’ennemie ADF qui veut installer un califat dans la région des Grands Lacs ». Le Nord-Kivu et la province voisine de l’Ituri sont depuis début mai sous état de siège, une mesure exceptionnelle qui a donné les pleins pouvoirs aux militaires mais n’a pas permis jusqu’à présent de stopper les exactions des groupes armés. Dans ces deux provinces, les armées congolaise et ougandaise mènent depuis le 30 novembre des opérations conjointes contre des positions des ADF, groupe rebelle né en Ouganda. Groupe le plus meurtrier en RDC, les ADF sont aussi accusés par Kampala d’être responsables de récents attentats sur son sol, revendiqués par l’organisation djihadiste État islamique (EI), qui présente ce groupe comme sa province en Afrique centrale (Iscap).
« Suite à la violation grave et intentionnelle de ses droits fondamentaux, notre client se réserve
le droit de saisir incessamment les instances judiciaires compétentes tant en République démocratique du Congo qu’à l’étranger », a déclaré Me Raphaël Nyabirungu, chef du collectif d’avocats congolais de M. Kabila.
Centrafrique.org/rdc-felix-tshisekedi-un-president-fragile-et-fragilise/joseph-kabila-et-felix-tshisekedi-lors-de-la-passation-de-pouvoir/” rel=”attachment wp-att-31526″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/08/Joseph-Kabila-et-Félix-Tshisekedi-lors-de-la-passation-de-pouvoir-450×252.jpg” alt=”Joseph Kabila et Félix Tshisekedi lors de la passation de pouvoir” width=”450″ height=”252″ />Joseph Kabila et Félix Tshisekedi lors de la passation de pouvoir
Des collectifs d’avocats sont constitués en France, en Afrique du Sud et en RDC, a indiqué Me Nyabirungu.
Kabila a été victime de « l’acharnement de la part des médias internationaux politiquement orientés, manipulés et instrumentalisés » qui ont reçu la mission « d’intensifier la crise politique en RDC aux fins de maintenir le contrôle du sol et du sous-sol congolais », a-t-il estimé.
Professeur de droit pénal, M. Nyabirungu s’est dit étonné que les médias se soient focalisés sur un seul homme, M. Kabila, « qui n’a causé aucun tort à aucun de leurs pays, sans présenter une seule preuve, une seule transaction en son nom ou à son profit, sans indiquer un seul compte en son nom ».
Vantant le patriotisme de l’ancien président Kabila, Me Nyabirungu a indiqué que l’enquête « Congo Hold-up » était truffée « d’insinuations malveillantes d’une hargne rare », qui mettent en cause « l’intégrité » des médias et ONG auteurs de l’enquête.
Les données qui accusent le clan Kabila ont été analysées par 19 médias internationaux, dont Le Soir, et 5 ONG pendant six mois sous la coordination du réseau European Investigative collaborations (EIC).
Âgé aujourd’hui de 50 ans, Joseph Kabila est arrivé au pouvoir à 29 ans, en janvier 2001, après l’assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila qui avait renversé en 1997 l’ancien dictateur Mobutu Sese Seko.
Il a été président jusqu’en janvier 2019, lorsque l’actuel chef de l’État et ancien opposant Félix Tshisekedi lui a succédé.
Bangui, 27 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La situation sécuritaire est toujours tendue dans les localités de Lougba et de Mandjo, situées à une trentaine de kilomètres sur l’axe Bakala, au nord-ouest de la ville de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka. Les miliciens Anti-Balaka en faction Touadera ont mené une opération meurtrière dans ces localités du centre du pays. Une dizaine des personnes tuées, la population en débandade.
Image d’illustration des miliciens Anti-Balaka en République centrafricaine. CopyrightDR
Depuis près d’un mois, la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine, est replongée dans le chaos sécuritaire. Une milice armée formée par les Mercenaires russes de la société Wagner et mise à la disposition de la présidence de la République sème le chaos au sein de la population civile. Après des massacres dans les villages Boyo, Tagbara, Zimako, Goya et Gallougou, c’est le tour des villages Lougba et Mandjo.
Ce samedi 25 décembre 2021, le jour de Noël , à 3 heures du matin, ces miliciens Anti-Balaka de la présidence, appuyés par les mercenaires russes et les soldats FACA, ont mené une opération dans ces localités, tuant au moins 18 personnes, et blessant 29 autres. Parmi les victimes, il y’avait un jeune populaire, habitant dans la localité de Lougba. Ce jeune s’appelle Hassan Zakaria, dont le corps était ramené à Bambari par ses assassins.
Rappelons que dans un communiqué de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) publié en date du 24 décembre 2021, le porte-parole politique Monsieur Serge Simon BOZANGA a vivement condamné les multiples exactions perpétrées par ces miliciens dénommés « Anti-Balaka faction Touadera ». Selon lui, depuis le 15 décembre 2020, « à travers l’Accord de Kamba-Kota, les anti- Balaka aile Mokom et aile Ngaïssona se sont coalisés avec les autres groupes armés (UPC, MPC, FPRC, 3R et autres par la suite) pour créer la coalition des patriotes pour le Changement. Depuis cette date, il n’existe plus de groupes Anti-Balaka, ni Séléka. Sauf quelques individus, rébus de ces groupes, restés dans la nature et qui ne répondent absolument pas de la hiérarchie militaire de la CPC.
S’il existe des survivances de groupes Anti-Balaka ou Séléka, ces derniers ont été recrutés par le Président Touadéra et ses alliés russes pour faire partie de sa milice. Le comportement de ces derniers pendant et après leurs forfaits prouve à suffisance leur appartenance au pouvoir de Touadéra ».
Bangui, 27 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le ministre de l’Élevage et de la santé animale Monsieur Ali Hassan Bouba, soupçonné de crime de guerre et crime contre l’humanité et inculpé par la cour pénale spéciale (CPS), a annoncé, ce jeudi 24 décembre2021 la création d’une nouvelle milice, composée essentiellement des ex-combattants rebelles de l’UPC désarmés. L’objectif, traquer, mort ou vivant, le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État-major de l’UPC.
Bambari-le-24-decembre-2021/” data-wpel-link=”internal”>Bambari-le-24-decembre-2021-450×300.jpg” alt=”Hassan Bouba à Bambari, le 24 décembre 2021″ width=”450″ height=”300″ />Hassan Bouba à Bambari, le 24 décembre 2021
L’annonce de la création de cette nouvelle milice a été faite ce jeudi 24 décembre 2021 à Bambari par le sulfureux ministre Hassan Bouba devant une centaine des ex-combattants rebelles de l’UPC désarmés dans la localité d’Alindao la semaine dernière et ramenés à Bambari.
D’après sa déclaration, il a un seul objectif pour le moment, celui de capturer ou tuer son ex-ami Ali Darassa, son faiseur de rois. Il propose que d’ici la fin de cette semaine, tous ces ex-rebelles soient dotés d’une nouvelle tenue militaire, nouvel armement, nouveaux rangers et nouveaux képis. Après un mois de collaboration fructueuse, ils seront incorporés dans le douzième bataillon de l’infanterie territoriale de l’armée nationale.
Rappelons que Monsieur Ali Hassan Bouba, ex-coordonnateur politique de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) avait été proposé d’intégrer le gouvernement dans le quota du groupe armé UPC après la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés actifs sur son territoire. Mais une année plus tard, son mouvement, l’UPC, avait choisi de quitter cet accord et intégrer une nouvelle coalition des groupes armés, la CPC (coalition des patriotes pour le changement ), dirigé par l’ex-chef de l’État, le général François Bozizé. Mais lui, il n’a pas suivi son patron, et crée une nouvelle faction dissidente de l’UPC favorable au gouvernement, et demande à tous ses amis qui sont encore dans l’UPC faction Ali Darassa de quitter et intégrer sa nouvelle faction.
Mais le 19 novembre dernier, son passé criminel l’a attrapé. Il a été arrêté dans son bureau par une unité de la gendarmerie sur ordre des juges d’instruction de La cour pénale spéciale. Après quelques minutes d’audition, il a été inculpé de crime de guerre et crime contre l’humanité et incarcéré à la prison de camp de Roux à Bangui. Chose impensable, une semaine plus tard, il a été exfiltré de sa cellule et ramené chez lui au quartier KM5 par les gardes présidentiels, les gendarmes et les Mercenaires russes.
Ce qui avait créé une vive protestation collective des organisations des droits humains.
Bangui, 27 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’association des victimes d’Alindao, dans un communiqué de presse lu à la radio, exige l’arrestation des deux ex-généraux de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), à savoir le général de la milice Anti-Balaka Dago, et son collègue de l’UPC Idriss Ibrahim Khalil alias Ben Laden, et leur traduction devant la justice. D’après cette association, ces deux présumés sanguinaires impitoyables faisaient partie des 110 rebelles qui ont été désarmés le mardi 21 décembre 2021 à Alindao.
Originaires de la sous-préfecture d’Alindao dans la Basse Kotto, le général des Anti-Balaka Dago et son collègue de l’UPC Idriss Ibrahim Khalil alias Ben Laden étaient, selon l’association des victimes d’Alindao, à l’origine des nombreux crimes de guerre et crime contre l’humanité commis sur la population civile, dont l’attaque contre un camp des déplacés internes le 15 novembre 2018, entraînant la mort d’au moins 112 civils dont 44 femmes, 19 mineurs et deux prêtres catholiques de l’évêché. Et ce n’est pas tout! D’autres crimes ont suivi le massacre du 15 novembre 2018, et Dago tout comme son collègue Idriss Ibrahim Khalil alias Ben Laden serait fortement impliqué. On peut citer les récentes attaques contre la ville d’Alindao, dans laquelle des gendarmes et des civils ont perdu la vie.
« Il ne suffit pas de sortir du maquis et demander seulement son désarmement. Il faut qu’ils y’ait des comptes à rendre à leurs victimes. Ce sont eux qui commettent ces crimes. Donc ils doivent répondre de leurs actes devant la justice », déclare un membre de cette association des victimes d’Alindao.
Selon Human Rights Watch, la remise en liberté de Hassan Bouba, accusé de crime contre l’humanité et crime de guerre par la cour pénale spéciale risque de replonger le pays dans un nouveau cycle d’impunité. C’est exactement ce qui se passe en ce moment, selon Isabelle Yongo, professeure du lycée à Bangui.
Bangui, 27 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après plus de six mois de flottement, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’apprête à nommer un nouvel ambassadeur à Bangui. Dans le même temps, le groupe paramilitaire russe Wagner, dont l’éminence grise Evgueni Prigozhin s’est rendu en RCA, revoit son dispositif sur place.
Révélations.
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.
Un visage bien connu des correspondants des médias internationaux à Moscou s’apprête à s’installer sur les bords de l’Oubangui : Alexander Bikantov, 61 ans, est pressenti pour devenir le nouvel ambassadeur russe à Bangui. Il devrait poser ses valises dans la capitale centrafricaine au mois de janvier. Si ce diplomate est un familier des journalistes, c’est parce qu’il est depuis 2014 le directeur adjoint du service de communication du ministère des affaires étrangères russe. Il a, à ce titre, régulièrement joué les avocats de la présence russe en Centrafrique. C’est donc davantage un profil de communicant que de spécialiste de l’Afrique que privilégierait le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, au moment où l’activisme russe dans le pays doit essuyer de violentes critiques internationales. Alexander Bikantov succédera à Vladimir Titorenko, dont les pratiques ont été jugées “peu diplomatiques” et qui est reparti cet été à Moscou. Titorenko a commis plusieurs dérapages de communication, allant jusqu’à prendre à partie l’opposition centrafricaine (AI du 14/05/21).
Un contretemps lié à Wagner
La venue d’Alexander Bikantov semble cependant connaître quelques contretemps. Le diplomate devait initialement prendre ses fonctions à l’occasion de la fête nationale, le 1er décembre, à Bangui. Le défilé militaire s’est finalement déroulé sans lui. L’avant-veille de l’événement, le président russe Vladimir Poutine avait néanmoins pris soin de téléphoner en personne au chef de l’Etat centrafricain Faustin Archange Touadéra durant une trentaine de minutes. Si l’arrivée de Bikantov a pris du retard et est encore sujet à caution, c’est que d’importantes dissensions ont émergé ces dernières semaines entre des diplomates et Wagner sur le dossier centrafricain (AI du 28/10/21). Vladimir Titorenko avait lui-même fait les frais de la diplomatie parallèle de la société paramilitaire russe dans le pays, qui l’avait obligé à collaborer avec l’ancien tout- puissant conseiller spécial à la sécurité nationale à la présidence, Valery Zakharov.
Prigozhin et Utkin à Bangui
De son côté, Wagner procède également à une réorganisation. Depuis le départ de Zakharov, qui en était le chef officieux, le dispositif de près de 2 000 hommes est dirigé par un trio : Dimitri Sytyi, Vitaly Perfilev et Alexander Vassili, ancien membre des forces spéciales russes. Comme l’avait révélé Africa Intelligence, l’éminence grise de Wagner, Evgueni Prigozhin, intime de Vladimir Poutine, a fait le déplacement en personne à Bangui au début du mois d’octobre (AI du 19/10/21). Il y a évoqué les conditions financières de l’engagement de la société russe dans le pays. Quelques jours plus tard, c’est Dmitri Utkin qui s’était rendu dans la capitale centrafricaine. Arrivé le 1er novembre à bord d’un Tupolev, le cofondateur de Wagner est resté près d’un mois en RCA. Il a pris ses quartiers au palais de Berengo, base d’entraînement des instructeurs russes située à une centaine de kilomètres de Bangui, et le camp de Roux, niché au cœur de la capitale. Utkin a notamment été aux premières loges de l’arrestation le 19 novembre du ministre de l’élevage Hassan Bouba, libéré peu après. Homme clé du renseignement russe dans le pays, le chef de guerre avait été officiellement incarcéré dans ce même camp de Roux pendant cinq jours. Il s’agissait en réalité d’un stratagème pour échapper à la procédure judiciaire déclenchée par la Cour pénale spéciale (AI du 02/12/21). Durant son séjour, Utkin a rencontré le ministre des sports Aristide Briand Reboas, ancien directeur général du renseignement sous François Bozizé, qui continue de jouir d’un certain entregent dans tout le pays. Il s’est également entretenu avec le ministre de la défense Jean-Claude Rameaux Bireau, neveu du président Touadéra, et l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada. Les deux hommes sont au centre du dispositif russe dans le pays (AI du 10/06/21).
Redéploiement des troupes
Le séjour prolongé d’Utkin à Bangui avait notamment vocation à aplanir les relations entre le groupe paramilitaire et les autorités centrafricaines mises à mal ces derniers mois. Côté russe, les rentrées financières, issues des revenus douaniers et miniers, sont insuffisantes au vu de l’engagement de Wagner en RCA. La présentation publique par le ministère de la justice d’un rapport évoquant des exactions des instructeurs russes au mois de septembre avait, par ailleurs, irrité au plus haut niveau Moscou. Le réaménagement du dispositif militaire russe dans le pays comprend un renforcement de la sécurisation des sites miniers. Utkin a également procédé à un redéploiement des troupes. Au cours des dernières semaines, les instructeurs ont quitté Bakouma, Nzko, et Bria dans l’est du pays, pour Bangui et surtout Bambari, dans le centre. Il s’agit du territoire actif de l’Union pour la Paix en Centrafrique d’Ali Darass,cible numéro 1 des Russes (AI du 17/11/21).
En ce début de saison sèche, les déplacements des groupes armés en provenance du Tchad et du Soudan inquiètent l’état-major de Wagner, tout comme le renforcement du dispositif militaire tchadien à la frontière centrafricaine, au nord-ouest.
Miss Centrafrique et vodka
Malgré ce contexte tendu et incertain, le “soft power” russe continue de tourner à plein. Un deuxième volet du film Tourist, tourné en Centrafrique, est sorti au début du mois de décembre. Depuis plusieurs jours, la capitale s’est couverte de publicités vantant la nouvelle marque de vodka Wa na Wa (“Le feu, rien que le feu”), “fabriquée en Centrafrique avec la technologie russe”.
Enfin, comme peu après l’arrivée de Wagner en 2018, la Russie sera le principal parrain financier de la nouvelle édition du concours de Miss Centrafrique. Prévue pour le 30 décembre, l’édition 2021 est organisée par Jihane Service, l’épouse du directeur général de la sécurité présidentielle, le général Alfred Service.
Bangui, 27 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Décidément, la communauté des éleveurs peuls va disparaître bientôt sur le territoire centrafricain. Avec les exterminations qu’ils subissent depuis près d’une année, la majorité est partie en exil au Cameroun ou au Tchad. D’autres qui préfèrent rester sur le territoire national subissent un lourd tribut. Tantôt les Mercenaires russes, tantôt les soldats FACA. C’est le cas ce dimanche 26 décembre 2021 où un éleveur peul a été simplement abattu par les soldats FACA dans la localité de Létélé, situé à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Péndé, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Campement des éleveurs Peul attaqué par les mercenaires russes du groupe Wagner au village Kparé le 13 novembre 2021. Photo CNC / Gervais Lenga
Selon des informations recueillies sur place, ce sont des paysans cultivateurs qui ont attrapé cet éleveur qui était en train de faire paître son troupeau dans la forêt. Ils l’ont accusé d’avoir volé leur bien, sans toutefois mentionner avec exactitude leur bien qu’il a volé. Désormais aux mains des forces de l’ordre, cet éleveur devrait être traduit en justice de son pays, mais malheureusement ce n’est pas le cas. Il a été attaché aux cordes, puis abattu à bout portant avec un fusil de guerre. C’est un véritable crime puni par la loi.
Ce crime intervient un mois après celui de Loura où les soldats FACA ont exécuté, le dimanche 28 novembre 2021
Cinq éleveurs peuls au marché hebdomadaire de Loura, une commune située à 35 kilomètres au nord-Est de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.
Rappelons que le mardi 28 septembre 2021, au village Bezèrè, situé à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga, 16 éleveurs peuls avaient été massacrés par les mercenaires russes de la société Wagner alors que dix jours plutôt, 5 autres éleveurs peuls avaient été assassinés au village de Bowaye, situé à 15 kilomètres de la ville de koui le samedi 11 septembre 2021. La liste est longue, et l’on ne peut tout citer dans cet article.
Notons que depuis le début de massacre contre la communauté peule de la RCA, plusieurs d’entre eux se sont partis se réfugier au Cameroun voisin, ou au Tchad voisin.
Bangui, 24 décembre 2021 – (Corbeaunews-Centrafrique) – Quatre hommes armés en treillis protégeant une mère et ses enfants: inauguré à Bangui par le président centrafricain, le monument rend hommage aux forces armées et aux combattants russes “morts pour la libération” du pays, symbole d’une influence encombrante.
Statue à la mémoire des Mercenaires russes tués sur le champ de bataille en Centrafrique. Bangui, le 30 novembre 2021. Photo CNC
Il y a un an, le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra appelait la Russie à l’aide pour contrer une offensive de groupes armés. Il a ainsi sauvé son pouvoir, mais la présence des paramilitaires du groupe russe de sécurité privée Wagner est de plus en plus controversée et les attaques rebelles se poursuivent.
Fin décembre 2020, les principaux groupes armés – qui contrôlaient déjà les deux tiers du pays – lançaient une offensive à quelques jours de la présidentielle pour renverser M. Touadéra, en lice pour un second mandat.
Après avoir fortement baissé d’intensité au cours des dernières années, la guerre civile entamée en 2013 connaît alors un brusque regain. Les rebelles, réunis au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) arriveront même début janvier aux portes de la capitale.
Réélu et finalement renforcé grâce à l’appui décisif des paramilitaires russes, le président a décrété en octobre “un cessez-le-feu unilatéral” de son armée et de ses alliés. Objectif: favoriser l’ouverture prochaine d’un dialogue national pour parvenir enfin à la paix. Mais le calendrier n’a toujours pas été dévoilé.
Si les rebelles ont été chassés hors des agglomérations – le pouvoir revendique d’avoir reconquis la grande majorité du territoire -, ils continuent cependant leurs attaques contre populations locales et forces de sécurité, en particulier dans le Nord-Ouest.
“Les actions de la rébellion vont durer”, analyse pour l’AFP Roland Marchal, du Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po Paris. Pour Thierry Vircoulon, de l’Institut français des relations internationales (Ifri), après avoir tenté un choc frontal il y a un an, les rebelles mènent désormais des actions de “guérilla”.
“Il y a peu de clashs directs impliquant une ligne de front”, confirme une source diplomatique, sous couvert d’anonymat.
Les paramilitaires russes souffrent de cette configuration et comptent un “grand nombre de blessés”, souligne M. Marchal.
– “Tutelle russe” –
Dans le même temps, l’allié russe n’a jamais paru aussi encombrant.
En mars dernier, des experts de l’ONU ont accusé les hommes du groupe Wagner d’avoir perpétré des “exécutions sommaires”. En octobre, le ministre centrafricain de la Justice avait reconnu, outre les exactions rebelles, celles commises par des soldats centrafricains et des paramilitaires russes.
Au-delà, c’est la place croissante de Wagner dans l’appareil d’Etat qui est de plus en plus mise en cause par les partenaires internationaux, France en tête.
“On assiste à une perte de la souveraineté” de la Centrafrique au profit de la Russie, juge la source diplomatique, affirmant que les “mercenaires” exercent leur influence principalement sur les ministères de la Défense, des Finances (et notamment les douanes) et des Affaires étrangères.
Selon l’ONG américaine The Sentry, dans un rapport publié en juin, les paramilitaires russes se livrent à un “carnage dans le but de contrôler les mines d’or et de diamants” avec pour but de “renforcer l’influence russe en Afrique”.
La Russie, alliée de Bangui depuis 2018, ne reconnaît officiellement la présence que d’”instructeurs non armés”. Mais les ONG opérant sur le terrain, la France et l’ONU affirment qu’une partie d’entre eux sont des hommes de Wagner, ce que dément Moscou.
“Moi, je n’ai rien signé avec une société qui s’appellerait Wagner”, avait de son côté affirmé le président Touadéra en septembre dans une interview accordée à Jeune Afrique.
Pour Thierry Vircoulon, le bilan est sévère: “Depuis que le régime de Touadéra est sous la tutelle russe, il s’est isolé de ses donateurs occidentaux, s’est débarrassé de l’opposition et les initiatives de rétablissement de la paix n’ont jamais abouti”.
A cela s’ajoute une urgence humanitaire qui a atteint en 2021 des niveaux “jamais vus depuis 2015”, selon le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). Selon cette agence, 3,1 millions de personnes auront besoin d’assistance en 2022, sur une population d’environ 5 millions d’habitants.
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«Empoli» a conclu un accord de prêt d’un an avec «l’Inter» pour Andrea Pinamonti. Le nouveau venu est déjà arrivé dans l’effectif de son équipe.
Centrafrique.org/jeu-publicite/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/jeu-publicite-450×266.png” alt=”Un jeu via 1xBet mobile ne peut que faire du bien” width=”450″ height=”266″ />
Pinamonti a 22 ans mais a rarement figuré dans l’équipe de départ de «l’Inter». La concurrence au sein de la ligne d’attaque de «Nerrazzurri» est féroce. La saison dernière, par exemple, l’attaquant a joué 10 matchs, principalement en tant que remplaçant. Il a marqué un but à son actif.
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Bangui, 23 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La République centrafricaine, pays enclavé d’Afrique centrale minée par des conflits militaro-politiques depuis deux décennies, est classée avant-dernier pays dans l’indice de prospérité, selon la dernière édition du rapport Legatum Prosperity Index 2021. La rca est classée 166ème sur 167 pays. Ce dernier rang est occupé par son voisin le Sud Soudan.
En circulation sur une moto
Le rapport de Legatum Institute a été rendu public au cours du mois de novembre 2021. Il analyse les performances des pays étudiés à travers 67 éléments axés sur les politiques, mesurés par 300 indicateurs au niveau des pays.
L’indice permet de construire une image complète de la prospérité, dans ses dimensions institutionnelles, économiques et sociales.
Le Danemark est le pays le plus prospère, souligne le rapport, se classant parmi les dix premiers pour tous les piliers sauf un. Il dirige le monde dans le capital social, avec des citoyens déclarant des niveaux élevés de confiance dans les institutions clés comme le système de gouvernance et l’appareil judiciaire (86 %) ainsi qu’une forte confiance interpersonnelle généralisée (74%).
Selon cet indice, en bas du classement, se trouvent le Sud Soudan (167ème), la République Centrafricaine (166ème) et le Yémen (165ème).
D’après l’indice, la République centrafricaine est très mal classé dans les domaines de la santé et de l’éducation, de la sécurité et de l’environnement.
L’ambition de Legatum Institute est d’aider les dirigeants du monde entier à définir leurs programmes de croissance et de développement, soulignent les auteurs du rapport.
Les indicateurs utilisés dans l’Indice sont organisés en 12 piliers regroupés en trois domaines essentiels à la prospérité : sociétés inclusives : sûreté et sécurité, liberté personnelle, gouvernance et capital social ; économies ouvertes (environnement d’investissement, conditions d’entreprise, infrastructure et accès au marché, et qualité économique) ; personnes habilitées : conditions de vie, santé, éducation et environnement nature.
L’indice permet aux pays du monde d’évaluer leurs forces et leurs faiblesses afin de déterminer les choix économiques et stratégiques à mener pour renforcer les sociétés inclusives, les économies ouvertes et la capacité des populations à générer davantage de prospérité, précise encore le rapport.
La pandémie de Covid-19 a entraîné une forte détérioration de la qualité économique dans toutes les régions, l’Amérique du Nord étant la région connaissant la plus forte baisse. La prospérité mondiale a été affaiblie par la détérioration continue de nombreux aspects clés de la gouvernance, qui se sont détériorés pour la troisième année consécutive.
A noter que le Legatum Prosperity Index est réalisé par Legatum Institute, un organisme de bienfaisance éducatif indépendant fondé et financé en partie par la société d’investissement privée Legatum.
Bangui, 23 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon la gendarmerie locale, neuf individus, dont leurs identités n’ont pas été dévoilées, ont été interpellés, dans la nuit du mardi à mercredi 22 décembre 2021, par les mercenaires du groupe Wagner dans la localité de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, au centre nord de la République centrafricaine.
centrafrique.org/bria-trois-rebelles-de-la-cpc-tue-par-les-mercenaires-russes-au-village-bongou/un-mercenaire-de-la-societe-wagner-sur-une-moto-a-bria/” rel=”attachment wp-att-47195″ data-wpel-link=”internal”>Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
Si leurs identités n’ont pas été dévoilées après leur arrestation, certaines sources sécuritaires révèlent que ce sont tous des opérateurs économiques locaux. Ils ont été interpellés à leur domicile du quartier Mandé 1 ce mardi 21 décembre vers 22 heures. On ignore exactement pour l’heure les raisons de leur arrestation, mais le lendemain matin, sept des neuf ont été libérés, restant deux dans la prison des mercenaires de Wagner.
Selon les familles des neuf commerçants interpellés, une somme de 3,5 millions de francs CFA avait été versée à leurs ravisseurs quelques heures après leur rapt. Mais ces derniers exigent 500 000 francs CFA par personne kidnappée. Donc il leur reste 1 million de francs CFA à verse aux ravisseurs pour la libération des deux autres qui sont encore en captivité.
Rappelons que dans les arrière-pays, les Mercenaires russes n’ont pas besoin d’une raison valable pour arrêter un citoyen. Il suffit de cibler un individu ou un groupe des personnes, et le tour est joué. Même s’il n’y a pas longtemps, au marché central de Bria, une opération soi-disant de contrôle d’identité avait tourné à une vaste opération de racket des citoyens : des commerces ont été pillés, des individus fouillés et dépouillés en plein jour….