CENTRAFRIQUE: « VIVEMENT 2022….., ANNEE DE LIBERATION », PAR MONSIEUR JEAN-SERGE WAFIO

Publié le 28 décembre 2021 , 7:07
Mis à jour le: 28 décembre 2021 4:58

 

Bangui, 29 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les vœux populaires que, nous Centrafricains, nous nous souhaiterons certainement cette dernière semaine de l’année 2021, seront la libération politique du pays, la sécurité, la paix du cœur, la paix sociale et la protection divine. Et l’image qui restera gravée à jamais  dans notre mémoire collective est celle d’une année 2021 noire sur tous les plans, vu toutes les négativités socio-politiques hyperboliques avec comme cerise sur le gâteau l’incompréhensible absence des trois (3) principales têtes gouvernantes, le Président illégitime de la République, le Président de l’Assemblée Nationale et le Premier Ministre, qui ont choisi de passer une bonne partie du mois de décembre à l’extérieur, comme s’il y avait pressentiment d’un danger imminent, alors que le mois de décembre se veut de tradition politique un mois de rattrapage politique à travers quelques actions sociales pour distraire démagogiquement le Peuple.

L'opposant Jean-Serge Wafio
L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA

 

Le Président illégitime de la République, Mr TOUADERA a choisi d’aller dans les pays du golfe et en Europe pour vendre ses derniers diamants, dit-on. Certains membres de la mission présidentielles, inquiets, ont instruit familles et parents au cas où ce serait un voyage sans retour. Les réseaux sociaux nous apprendront dans un premier temps, que le Président illégitime TOUADERA a été empêché de quitter Dubaï, et dans un second temps, qu’il a pu quitter Dubaï pour la Turquie. Fake new ou pas, est-il que cette information a suscité une panique générale et induit la traversée du fleuve Oubangui par de nombreuses personnalités politiques qui avaient choisi de s’exiler momentanément à Zongo (RDC) pour précaution sécuritaire. Le Président de l’Assemblée Nationale, sous prétexte d’aller chercher de l’argent à Moscou, y a été pour être formaté en manières de rebondissement politique, dans l’espoir de sauver un pouvoir très chancelant, soutenu par les mercenaires-partenaires de la société Wagner qui s’affichent de plus en plus comme les décideurs politiques à Bangui et qui viennent d’être condamnés politiquement et diplomatiquement par l’Union Européenne-UE. Le Premier Ministre, à la tête d’une forte délégation, part assister à un match quelque part au Portugal, abandonnant le pays entre les mains du sulfureux Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale. Ainsi, la République Centrafricaine qui avait ployé sous tous les précédents régimes politiques, qui s’est écroulée sous le sanguinaire régime de l’auto-proclamé Président NDJOTODIA, avec la coalition seleka en 2012-2013, poursuit à vitesse grand V ce mois de décembre 2021, sa descente amorcée depuis le 30 mars 2016, dans les noires abysses de l’enfer, laquelle descente en enfer prendra bien fin d’une manière ou d’une autre en 2022.

 

L’année 2021, il faut le reconnaître, a été et restera à jamais une année d’hyperboliques souffrances, affres et exactions, que mêmes celles du dictatorial régime BOKASSA n’ont pas égalé, une année de déshumanisations et de bestialisations qui nous renvoient à la barbarie primaire de l’histoire des hommes, que nous nous faisons l’obligation de rappeler pour et par devoir de mémoire et de conscience :

Le premier, est le cas de Jean Le Baptiste ou Jean Le Baptiseur ou encore Jean Baptiste, le précurseur du Christ JÉSUS, que Hérode Antipas a fait décapiter, sur demande de Salomé, la femme de son frère qu’il a prise pour épouse. ‘’ Selon les évangiles synoptiques, Jean Le Baptiste fustige le mariage d’Hérode Antipas avec la femme de son frère Hérode Philippe…, « Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère » (Mc 6,18). En effet, cette union choquait « en raison de l’interdiction légale du mariage avec la femme de son frère » (Lv 18,16, Lv 20,21), que Jean-Baptiste rappelait sans ménagement. A la demande de la fille d’Hérodiade, Salomé, Antipas le fait jeter en prison puis le fait exécuter’’. Tout chrétien conséquent connait ce fait biblique.

Le second, est la féroce répression que les administratifs coloniaux de l’Oubangui Chari ont fait faire par les troupes coloniales convoyées depuis l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb, pour reconquérir le territoire de l’Oubangui Chari, village après village et vallée après vallée, après le soulèvement des Oubanguiens de 1909 à 1911 et la guerre de Kongo Ouara de 1928 à 1931, deux véritables guerres coloniales, demeurées longtemps cachées, à cause des méfaits du portage et du travail forcé, ayant engendré d’in imaginables conséquences, notamment des têtes coupées, empalées, plantées devant les maisons des victimes, des corps démembrés, abandonnés aux vautours, avec interdiction faite aux familles et parents de pleurer et de les enterrer.

 

Ces deux rappels, parce que les barbares pratiques de ces époques révolues, ont été ces dernières semaines exécutées avec grand zèle dans la Sous-Préfecture de Bambari avec la décapitation de WANGAY Didier, dont la tête a été brandie comme un trophée dans l’enceinte de la gendarmerie devant le Préfet de la Ouaka et le Maire de Bambari, qui voulaient voir cette tête, et dans celle de la base logistiques des mercenaires-partenaires de la société Wagner et, les monstrueux assassinats de son fils handicapé, de AÏCHA KETE et de MAHAMAT ALI BACHAR, pour des raisons politiciennes que la raison ignorera jusqu’à ce que les enquêtes de la justice révèlent les en-dessous qui laisseraient certainement penser à la ‘’pratique de politiquement effacer le tableau’’,  acte de destruction et d’élimination politiques qui se constate à chaque fin brutale de régime politique depuis quelques décennies, sous forme d’incendies des immeubles, des archives, d’éliminations physiques pour ne pas laisser des témoins encombrants, tels ont été les cas, en 2003, du complexe rénové de la Primature, de l’aile Est des trois (3) étages du Building Administratif, de la destruction des situations comptables au Trésor Public et de la disparition des recettes hebdomadaires du 18 au 23 mars 2003 et autres…

 

Nous pouvons affirmer sans fausse honte ou sans risque de récusation, qu’en 2021, le bateau Centrafrique, barré par le capitaine TOUADERA  a réellement et effectivement connu le paroxysme du chaos, pour dire mieux, le paroxysme de la barbarie primaire, parce que incapable, pris en otages et prisonnier des mercenaires-partenaires importés qui soutiennent du bout des doigts son fauteuil présidentiel chancelant, il a laissé faire, permettant ainsi à ses protecteurs de se livrer à toutes les prédations pour se rembourser de leurs appuis et soutiens. C’est pour dire que l’année 2021 a été l’année de tous les excès ou hyperbolismes, d’inimaginables, d’inconcevables, d’inadmissibles, d’intolérables et d’abominables barbaries, démissions, dénis dont les plus caractéristiques dépassent tout entendement politique et moral :

  • Une année de fortes consécration et montée en puissance de la déliquescence, de l’absence de l’Etat, et par voie de conséquence, d’un manque inacceptable des services publics de base ;
  • Une année d’ivresse bordelique et du paganisme des pouvoirs politiques ;
  • Une année d’éclatement de l’unité nationale en mosaïques communautaires, faussement et confessionnellement racialisées ;
  • Une année de dignité très fortement entamée à cause des humiliations, des frustrations, des déshonneurs, des mépris, des chasses aux sorcières permanents, subis par tout le Peuple Centrafricain ;
  • Une année où la Dame DARLAN et ses juges constitutionnels ont refusé de sauver la République contre des milliards de fcfa, bénissant ainsi le hold-up électoral du candidat TOUADERA ;
  • Une année d’actes fratricides, d’ethnocides, de génocides politiquement bénis par le Président illégitime TOUADERA ;
  • Une année de tous les deuils dans toutes les familles, même chez les cousins biologiques du Président illégitime TOUADERA qui se sont bien mordus les doigts, en pleurant leurs enfants, non formés ou mal très formés militairement, tués constamment au front, dans sa guerre contre la CPC :
  • Une année de grandes oppositions des Centrafricains aux Centrafricains politiquement organisées par le Président illégitime TOUADERA qui veut s’accrocher au pouvoir à tout prix ;
  • Une année d’overdose du banditisme et du terrorisme d’Etat par les requins et la garde présidentielle interposés ;
  • Une année d’overdose de tueries crapuleuses de masse, d’assassinats politiques ciblés, de pillages en tous genres, de trafics d’organes humains par les mercenaires-partenaires de la société Wagner ;
  • Une année d’impuissance et d’incapacité du Président de la République, qui, braqué plusieurs fois à son domicile par les mercenaires-partenaires de la société Wagner, a fini par concussion leur abandonner la perception des recettes des douanes, accroissant ainsi les arriérés de salaires, bourses, pensions, règlements des fournisseurs et absence des fournitures de base.

Enfin, 2021 restera, dans la conscience collective, l’année noire qui semble durer plus de douze (12) mois, à cause de la pénible traversée de la zone de turbulences toua dérades, zone de turbulences que nous avons pressentie et évoquée aux Pionnières et Pionniers du PDCA le 09 juin 2018. Année d’overdoses sur tous les plans, durant la traversée cette zone de turbulences toua dérades, qui finit ainsi la traversée multiséculaire des souffrances voulues par DIEU, pour permettre à ce Peuple Centrafricain de donner un sens à sa vie et vivre désormais dans la vérité, la paix et connaître enfin la gloire et la splendeur divines.

 

C’est pour dire que 2022 se veut et s’annonce comme une année de libération du Peuple Centrafricain, longtemps opprimé, martyrisé, meurtri, désabusé pour ses richesses naturelles qui ne cessent de faire toutes les convoitises démesurées. Année de libération, mais aussi année de réappropriation de ses pouvoirs naturels qu’il n’a délégués qu’une seule fois en 1993, mais qui ont été souvent usurpés, à travers un dialogue inclusif national, franc, sincère et citoyen, à l’issu duquel ce Peuple Centrafricain doit se voir proposer une vision politique ambitieuse et transformationnelle pour se relever politiquement et se reconstruire économiquement, et oublier ou effacer l’image négative que CAMARA LAYE colle depuis aux Hommes Politiques Africains, surtout francophones :

‘’ Nos Hommes Politiques d’aujourd’hui, à l’exception de quelques-uns, sont-ils de Grands Hommes ? C’est douteux ; ils font de la politique une entreprise sanglante. Ils affament nos peuples et exilent nos cadres, sèment la mort’’ ( dicocitation.com/citation-php-de CAMARA LAYE).

 

Oui, cette image se colle bien aux Gouvernants Politiques centrafricains qui, depuis 1960, se sont toujours situés au-dessus du Peuple Centrafricain pour servir et se faire servir, et ont rendu néant le pays depuis 2012-2013, lequel pays néant que nous devons maintenant impérativement relever, d’où nécessité de fortes et vigoureuses actions bien ciblées, avec des effets multiplicateurs, à moyens et longs termes, sur fond de totale adhésion et implication, lesquelles actions ciblées s’entendent par des objectifs bien choisis, avec des moyens conséquents tout en limitant les déchets pour des résultats escomptés, parce qu’une reconstruction, après une néantisation telle que celle que nous avons connue, oblige au pragmatisme et au réalisme politiques, à des programmations conséquentes. Donc, un défi à relever qui exclut l’échec, très caractéristique du genre des éducations traditionnelles Ngakola, Soumalé, Gaza, Labi, Ndoyo, Ngaragué, qui préparaient traditionnellement les adolescents à la vie active en toute responsabilité. Pour cela, nous devons avoir, maintenant et désormais, une vision politique ambitieuse et transformationnelle, recourir à la fois aux valeurs traditionnelles positives et aux nouvelles technologies de l’information et de communication-NTIC qui nous permettront de faire des comparaisons à temps réel et apporter à temps réels et utiles les modulations qui s’imposent. Pour réussir cette ambitieuse vision politique transformationnelle, nous devons impérativement comprendre notre chute ou notre néantisation pour mieux nous relever et nous reconstruire, après notre longue et historique descente dans les noires abysses de l’enfer qui a commencé en 1454, pour terminer en cette année 2021, qui finit.

 

En effet, l’espace géographique, qu’on appelle aujourd’hui République Centrafricaine ou Centrafrique, a été façonné ou modelé durant six (6) siècles et a connu toute une succession de phénomènes destructeurs qui continuent d’impacter très fortement son existence en tant qu’Etat, dit souverain, et compromettre son expansion socio-économique si de radicales corrections ne sont pas apportées ; pour mieux apporter les corrections qui s’imposent, nous devons nous poser les vraies et bonnes questions pour trouver les vraies et bonnes réponses à travers un dialogue national inclusif devenu inévitable, lequel demeure le seul déterminant absolu pour notre survie nationale, lequel nous permettra d’avoir la force politique et morale de nous remettre en cause et de trouver des réponses adéquates aux fondamentales questions, telles,

  • Y a-t-il encore des causes profondes non encore connues de la néantisation de la République Centrafricaine ?
  • De quelle manière le vécu de notre histoire politique peu glorieuse pourrait-il continuer d’obérer ou d’impacter très fortement le relèvement politique et la reconstruction économique et une prospérité économique partagée ?
  • Quel modèle de société et quelle forme de régime politique s’imposeront à nous après tous ces gâchis politiques ayant induit notre néantisation ?
  • Comment désormais organiser les délégations et la gestion des pouvoirs politiques que va conférer le Peuple Centrafricain, conformément au nouvel ordre constitutionnel et démocratique ?
  • Comment organiser la redistribution des pouvoirs sociaux et économiques pour une effective symbiose nationale ou le vivre ensemble ?
  • Et quelles seraient les ressources indispensables, immédiates ou disponibles ou à se procurer, sans aliéner la souveraineté retrouvée ?

 

Pour dire encore mieux, l’année 2022 se veut une année d’audace, d’orgueil patriotique, parce qu’il faut oser et réussir à (1) restaurer la sécurité, (2) restaurer l’autorité de l’Etat sur la base de nouvelles légalité et légitimité consensuellement définies, (3) restaurer la paix du cœur et la paix sociale, (4) reconstituer l’unité nationale ou refonder la Nation, en redonnant confiance au Peuple Centrafricain, (5) situer le Peuple Centrafricain au centre de la Politique Nationale, (6) susciter une adhésion collective et participative pour une transformation et une auto-organisation. L’option pour cette ambitieuse et audacieuse vision politique transformationnelle, impliquera inéluctablement une prise en conscience pour une nouvelle mentalité politique par laquelle et dans laquelle chaque Centrafricain doit s’y retrouver et pouvoir regarder désormais frontalement et savoir dire un non licet, s’il le faut et quand il le faut.

 

Mais, au préalable…, des mea culpa s’imposent parce que le Président illégitime TOUADERA, en toute conscience politique, dans son discours du 63éme anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine le 1er Décembre 1958, s’est politiquement accusé et a accusé tous ses prédécesseurs en ces termes : ‘’Nous devons reconnaître qu’au cours de ces 63 années, nous n’avons pas su placer les intérêts fondamentaux du peuple centrafricain au-dessus de tout’’. Petite phrase qui signifie tout et dit tout. Qui pourrait dire mieux que TOUADERA, actuel Président illégitime de la République, que tous nos gouvernants politiques passés ne se sont plus préoccupés que de leurs seuls intérêts personnels et égoïstes que de ceux du Peuple Centrafricain ?  Aveu et accusations générationnels et intergénérationnels qui obligent les anciens gouvernants, encore en vie, à faire leur mea culpa et demander sincèrement pardon au Peuple Centrafricain, parce qu’ils n’ont jamais privilégié les intérêts du Peuple Centrafricain, mais au contraire, ils se sont tous mis au-dessus de ce Peuple Centrafricain pour se servir, se faire servir et non le servir. De même,  le Monde Intellectuel, la Jeunesse et le Monde des Leaders Politiques et Sociaux centrafricains se doivent de faire leurs mea culpa et demander aussi pardon au Peuple Centrafricain, pour les compromissions pour subsides et existentialisme politiques, pour une certaine préférence extérieure au détriment des préférences nationales avec totale déconnection de nos réalités nationales et locales. C’est ainsi que sans esprit critique, beaucoup d’entre-nous se sont laissés longtemps embobinés par la formule magique et endormante de l’Union Sacrée, par laquelle le Président TOUADERA avait voulu embarquer toutes les Forces Vives de la Nation pour faciliter le déroulement de ses agendas politiques cachés. Ceux qui s’étaient laissés embarqués, avaient balayé de revers de mains les pertinentes critiques et observations émises dès les premières dérives politiques et dictatoriales constatées, pour finir par quitter, tambour battant, le camp toua dérade après avoir obtenu ou non les subsides recherchés, pour se faire opposants politiques de circonstance, démontrant de cette manière, le caractère versatile et/ou opportuniste de l’Homme Politique Centrafricain.

 

Nous ne devrons pas oublier que c’était certains dits Leaders Politiques, qui en 2010-2012, avaient fait savoir à leurs parrains qu’ils ne voudraient plus composer avec le Président BOZIZE YANGOUVONDA, parce qu’il n’est pas homme de confiance, et ont facilité ainsi l’avènement de la coalition seleka qui a induit la néantisation du pays en 2012-2013. NDJOTODIA Michel, envoyé au feu, malgré lui, pour assurer l’intérim et leur permettre de récupérer les différents fauteuils présidentiels, à la Présidence de la République, à l’Assemblée Nationale et celui de la Primature, par des élections politiquement arrangées, sans balisage politique préconisé par ceux-ci, a pataugé comme le diable dans de l’eau bénite et a fini par rendre le tablier à Ndjaména (Tchad), de manière arrangée par le défunt Président DEBY IDRISS ITNO, après 10 mois de bestialité.

 

Fait encore plus inconséquent, nous reprochons à nos Chefs d’Etat de vouloir s’accrocher au fauteuil présidentiel, alors que nous-mêmes, nous nous accrochons à nos fauteuils de Présidents du Parti, sans nous soucier de préparer la relève. Combien de Présidents de Partis Politiques ont effectivement et réellement organisé des formations pour leurs Cadres ou ont éduqué politiquement leurs militants ? L’Ecole du Parti est superbement ignorée, parce qu’encore un luxe. Nous négocions les nominations de nos Cadres dans les hautes administrations ou aux postes ministériels contre intéressements personnels au lieu d’exiger d’eux de fortes contributions ou de solides soutiens pour le Parti.

 

Quant à la Jeunesse Centrafricaine, censée prendre la relève progressivement au cours des 5, 10, 15 et 20 prochaines années, elle est encore plus problématique que les générations finissantes. Son attitude et son comportement sont résumés en ces termes par KOUAME Christ Armand, ‘’ la jeunesse africaine, dans sa majorité, n’aspire pas à construire une société meilleure. Elle aspire à profiter d’un système tordu. Elle court après celui qui distribue le poisson et elle tourne le dos à celui qui veut lui apprendre à pêcher’’.  Cette affirmation est le parfait reflet de l’attitude atypique du Jeune Centrafricain, mal éduqué, mal formé, mal informé, maintenu politiquement dans l’ignorance, qui réagit souvent de manière épidermique, intéressée financièrement et sans discernement. Le pouvoir MCU, tout comme les précédents pouvoirs, ont trouvé en la Jeunesse Centrafricaine un terreau de manipulations politiciennes contre de minables billets de 1000 ou 2000 fcfa, pour de gravissimes actes. Le récent gravissime acte de cette Jeunesse, en cette fin d’année 2021, est le drapeau français que 8 Jeunes Centrafricains manipulés ont brûlé, après manifestation devant l’ambassade de la France à Bangui, un acte qui frise une déclaration de guerre, alors que nous ne cessons de tendre la main à la France pour demander des aides financières.

 

Maintenant et désormais, nous avons l’obligation et nous devons nous faire l’obligation de bousculer tous les tabous, toutes les pratiques et négativités qui ont fait nos faiblesses et ont induit la néantisation de Centrafrique. Nous devons avoir le courage politique et la force morale d’admettre que nous sommes aussi responsables et complices d’une manière ou d’une autre, des souffrances du Peuple Centrafricain. Si toute la classe politique a failli, cela signifie que nous avons tous failli, selon le principe de collégialité  qui fait la force de la discipline militaire ou des éducations traditionnelles, selon lequel quand un seul membre du groupe commet une faute, c’est tout le groupe qui est tenu pour responsable. Donc, sans fausse honte, nous devons aussi nous considérer comme responsables, complices passifs et/ou actifs de la misère du Peuple Centrafricain, parce que nous n’avons pas assez eu le courage de dire la vérité qu’il faut et au moment qu’il faut, parce que nous avons choisi de caresser dans le sens des poils pour questions d’intérêts personnels égoïstes, parce que nous avons privilégié des querelles de personnes aux débats d’idées,  de querelles générationnelles inutiles ou encore, parce que nous n’avons pas le courage de poser les vraies et bonnes questions pour avoir les vraies et bonnes réponses, et encore, parce que nous avons choisi d’avoir des maîtres de conscience quelque part, nous déconnectant de nos réalités nationales et locales en prétendus intellectuels civilisés, et regardant les autres d’en haut, parce que titulaires de diplômes universitaires ; pour nous, les diplômes d’études générales universitaires sont les seules références de réussite sociale, alors que ces diplômes doivent ou devraient nous permettre de nous orienter vers des formations scientifiques, techniques et professionnelles, sans lesquelles tout développement ne serait que pure illusion.

 

‘’ En Afrique francophone, le diplôme n’est pas un moyen vers une fin, mais plutôt la fin en soi. Il ne permet pas d’atteindre un but, il est carrément le but’’,

‘’ …l’école occidentale n’est pas un péché comme l’affirme SHEKAU, mais elle une construction d’idées largement déconnectées de nos problèmes d’Afrique’’,        dixit MOHAMED KONARE.

 

Ces quelques observations crues hérisseront certainement des poils, feront rougir certainement des yeux, j’en suis conscient, mais hélas…, nous devons désormais nous regarder frontalement, et nous dire telles quelles toutes les vérités ou telle quelle toute la vérité. Maintenant et désormais, nous, des Forces Vives de la Nation, censés être des meneurs d’hommes, après les 63 ans du vécu de notre histoire politique très peu glorieuse, devons savoir nous faire plus résilients, nous réconcilier avec nous-mêmes et avec tous les autres Compatriotes, parce que notre survie, en tant que Nation, au sein du concert des Nations, nous oblige à ré créer une société centrafricaine, plus unie, plus solidaire, plus engagée, plus responsable, plus participative et plus entreprenante, c’est-à-dire nous devons désormais oser, mais oser pour réussir ; un oser qui se veut comme un défi, parce que nous devons réussir à nous relever politiquement et à nous reconstruire socialement et économiquement. Comme disait un Sage Africain, ‘’ il faut tomber pour comprendre l’importance de ce qu’est se relever’’. S’agissant de nous Centrafricains, nous sommes tombés sur nos têtes, c’est-à-dire nous n’avons pas simplement chuté, ni connu un affaissement économique, mais nous sommes néants ou néantis. Et il nous faut des sacrifices pour nous relever et nous reconstruire.

 

Merci et Sincères considérations, avec tous mes vœux les meilleurs pour le Nouvel An 2022

 

 

 

WAFIO  Jean  Serge

                                                                                     Président Fondateur du PDCA                                        

 

 

 

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