RCA : les femmes soldats en détachement sexuellement harcelées par les mercenaires de Wagner

Publié le 27 décembre 2021 , 7:10
Mis à jour le: 27 décembre 2021 5:03

 

 Bangui, 27 décembre 2021 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Selon une disposition prise par  l’état-major de l’armée nationale depuis 2019, et ce, jusqu’à nouvel ordre,  toutes les femmes militaires, plus précisément celles qui viennent de sortir de formation initiale communément appelée « les Préfates », ne devraient pas  être détachées systématiquement sur le théâtre de l’opération à l’intérieur du pays. Les raisons évoquées, éviter leur agression sexuelle par les mercenaires russes de la société Wagner. Mais en réalité, l’état-major connaît l’ampleur du problème, mais il n’a rien fait pour le résoudre ou informer le public. Ces femmes soldats, de même que leurs collègues masculins, continuent d’être terrifiées, et les dégâts sont énormes.

les nouveaux soldats lors de leur sortie à Bouar au nord-ouest cnc 2
Les nouveaux soldats formés par les instructeurs européens à Bouar, au nord-ouest de la RCA. Photo CNC

 

Selon l’état-major de l’armée centrafricaine, deux femmes soldats sur trois, nouvellement sorties de formation,  sont victimes d’agression sexuelle pendant leur détachement dans les villes de province, principalement causée par les mercenaires russes, de même que leurs collègues masculins qui ne sont toujours pas épargnés. Le cas récent, c’est celui de koui, de Mbéréwock, de Mann et de Bang, où ces femmes soldats, une fois détachées dans ces localités,  sont recherchées par les mercenaires de Wagner pour être violées. Mais comme leurs chefs les ont mis en garde avant leur départ, elles sont obligées de dormir chaque nuit hors de leur base. À koui, elles sont toujours à côté de leur colonel même pour dormir. Chez leurs collègues masculins, ils sont laissés à leur triste sort. Selon eux, quand les mercenaires russes sont arrivés dans leur base, ils ramènent parfois avec eux leur alcool, des drogues, etc.. Mais une fois consommés, ils commencent à les pousser à sucer leur sexe, ou de coucher avec eux.

« S’ils commencent à dire FOKA FOKA, il est temps de partir. Ils veulent dire qu’on fasse de rapport sexuel entre hommes. Si tu tardes sur place, ils vont te forcer à sucer leur sexe, parfois te violer sexuellement », racontent les soldats FACA détachés dans le Nord-ouest.

D’après eux, c’est un phénomène bien connu de l’état-major, mais comme les Russes prennent en otage l’armée nationale, ils ne peuvent rien faire.

Affaire à suivre

 

 

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