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RCA : explosion d’une mine terrestre dans la localité de Bocaranga, deux morts

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Bangui, 4 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Décidément, l’explosion des mines improvisées continue de faire des dégâts sur les populations civiles du nord-ouest. Ce jeudi 3 mars, une explosion d’une autre mine terrestre au passage d’un camion a fait de nombreuses victimes dans la localité de Bocaranga, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la République centrafricaine. 

Minusca-annonce-la-reprise-de-ses-operations-de-deminage/le-camion-des-elements-bangladesh-de-la-Minusca-eclate-par-une-mine-terrestre/” rel=”attachment wp-att-52980″ data-wpel-link=”internal”>Le camion des éléments Bangladesh de la MINUSCA éclaté par une mine terrestre
Le camion des éléments Bangladesh de la MINUSCA éclaté par une mine terrestre. Photo Gervais Lenga / CNC

 

Selon les témoins, le camion qui se faisait exploser ce jeudi après-midi était en provenance du village Tolé, situé à 60 kilomètres au sud de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé. Selon les témoins, ce camion était affrété  par l’organisation internationale de l’immigration (OIM) pour décharger les matériels des travaux de construction de l’école de Tolé. Mais à son retour, arriver au village Ngoutéré, à environ 45 kilomètres au sud de Bocaranga, le camion avait malheureusement roulé sur une mine terrestre qui a explosé à son passage, occasionnant  de graves blessures sur quatre personnes, dont l’une est décédée sur place, et la deuxième était décédé à l’hôpital de Bocaranga. Les deux autres sont encore à l’hôpital de Bocaranga.

Rappelons que le mercredi 8 septembre dernier, la Mission avait annoncé la suspension des travaux du déminage des explosifs  dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission avait estimé qu’elle a eu des obstacles  dans ces travaux de déminage.

Mais le 2 février dernier, elle avait annoncé la reprise de l’opération de déminage dans ces différentes localités.

Selon le général  Sidiki Traoré, commandant de forces de la Minusca, « L’action de déminage est en cours et elle va se poursuivre. Déjà un certain nombre de succès ont été engrangés sur les axes Besson-Niem, Bouar-Niem, Bocaranga-Bozoum et sur l’axe Niem-Yéléwa

 

. Il y a aussi une autre équipe qui est à Berberati».

Notons que les mines terrestres ont fait déjà plus de trente victimes ces derniers temps dans la localité de Lim-Pendé, de Mambéré-Kadéï, de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré. La plupart des victimes étaient des civils commerçants ou des conducteurs des taxis-motos. Or, le mois dernier, six Casques bleus de la Minusca avaient été blessés suite à des explosions des mines terrestres dans des localités de Mambéré-Kadéï et Lim-Pendé.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : arrivée à Bangui de 157 nouveaux Casques bleus tunisiens de forces de réaction rapide de la Minusca

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Bangui, 4 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une équipe de 157 militaires de la Tunisie est arrivée la semaine dernière à Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA) pour se joindre aux éléments précurseurs de la force de réaction rapide tunisienne  de la Minusca (Mission de nations unies en Centrafrique ), a annoncé mercredi la Mission lors de son point de presse hebdomadaire tenu à Bangui.

Arrivée des casques bleus tunisiens à Bangui
Arrivée des casques bleus tunisiens à Bangui. Photo Minusca

 

Selon la mission, ils seront au total 180 Casques bleus dans le cadre du renfort des effectifs de la Force de la #MINUSCA.

Le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, a annoncé que « Ces 180 Casques bleus font partie du renfort autorisé par la résolution 2566 du 13 mars 2021 du Conseil de sécurité, augmentant les effectifs de la Force et de la Police de la MINUSCA ».

D’après la mission, l’arrivée de ces forces additionnelles permettra à la Minusca de mieux répondre à l’évolution de la situation sur le terrain, que ce soit pour mieux protéger les civils, pour appuyer les forces armées centrafricaines (FACA) ou pour stabiliser les zones récupérées des groupes armés.

Notons qu’il y a cinq mois, le  mardi 21 septembre 2021,  120 Casques bleus de l’unité d’aviation tunisienne  étaient arrivés dans la capitale centrafricaine. C’soldats de l’armée de l’air tunisienne font partie d’un renfort progressif de 3.000 Casques  bleus décidé par le Conseil de sécurité de l’ONU le 12 mars dernier et c’était le second contingent déployé dans ce cadre après un groupe de 300 soldats rwandais début août.

Selon la mission, Les Tunisiens composent une “unité d’hélicoptères” de la Minusca.

La Minusca a été déployée par l’ONU en avril 2014 pour tenter de mettre fin à la sanglante guerre civile qui a suivi un coup d’État l’année précédente contre le président de l’époque, François Bozizé.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : pose de la première pierre du futur commissariat de police de Bimbo

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Bangui, 4 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’était en présence du représentant de la Minusca, du maire de la ville de Bimbo, le Directeur général de la Police centrafricaine, le Contrôleur général Bienvenu ZOKOUE a procédé à la pose de la première pierre du futur commissariat de police de Bimbo   , situé à 25 kilomètres au nord de la ville de Bangui.

Pose de la première pierre du futur commissariat de police de Bimbo
Pose de la première pierre du futur commissariat de police de Bimbo

 

Le projet sera réalisé sur un site localisé par la mairie de la ville.  La proximité du futur commissariat de police par rapport aux quartiers résidentiels est l’atout majeur du site. En plus de l’accessibilité, une attention particulière a également été portée à l’accueil du public.

Le commissariat qui sera livré dans les prochains mois sera abrité dans un bâtiment moderne offrant toutes les commodités et répondra aux dernières normes de sécurité.

Construite et équipée sur financement de la police de la MINUSCA, cette initiative vise à appuyer la restauration de l’autorité de l’État, notamment à travers le redéploiement de la police et de la gendarmerie dans des zones prioritaires du gouvernement.

Ce projet d’un coût global approximatif des dizaines de millions de francs CFA a été entièrement financé par la MINUSCA à travers sa composante police pour doter les forces de l’ordre de moyens adaptés à leur mission de protection de la population civile.

Selon la Minusca, en 2021, la composante #UNPOL de la #MINUSCA a financé la réhabilitation ou la construction de 38 commissariats de police et brigades de gendarmerie en République centrafricaine.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Dix ans après les explosions de Brazzaville, les sinistrés toujours sans abri

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Dix ans après les explosions de Brazzaville, les sinistrés toujours sans abri

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le 4 mars 2012, de gigantesques explosions dans un dépôt d’armes et de munitions d’une caserne militaire dévastaient le quartier Mpila, à Brazzaville. Dix ans après, la plupart des quelque 17.000 sinistrés recherchent toujours un logement digne. .

Dans une ruelle de Mpila, débouchant sur un ruisseau qui se jette en contrebas dans le fleuve Congo, se trouve la maison de Paul Lando./////////////.

Soufflée par les explosions, cette bâtisse de sept pièces attend toujours d’être reconstruite. Tout le toit a été emporté. Sur un pan de mur lézardé, les cornes d’un buffle demeurent accrochées./////////////.

Père d’une famille nombreuse, Paul Lando, la soixantaine, a érigé un hangar, fait essentiellement de tôles, tout près de la maison envahie de mauvaises herbes./////////////.

“Mon hangar suinte de partout quand il pleut. Quand il y a un grand soleil, la chaleur est insupportable. C’est dans ces conditions que je vis depuis dix ans, dans l’indifférence totale des autorités”, se désole M. Lando auprès de l’AFP./////////////.

“Mais je reste et je resterai toujours ici pour ne pas trahir la mémoire de mon père qui m’avait laissé cette parcelle”, explique cet ouvrier et pêcheur, “ce dont j’ai besoin, c’est la reconstruction de ma maison. C’est tout”./////////////.

Ces derniers mois, M. Lando et ses voisins ont bravé la police en battant le pavé pour revendiquer des réparations./////////////.

Tsunami /////////////.

“Quand vous voyez nos maisons, c’est comme si un tsunami était passé par là il y a quelques jours, alors qu’elles sont dans cet état depuis une décennie”, déplore lui aussi Anaclet Mouango, 50 ans, assureur de formation. /////////////.

“C’est un désastre. Les gens continuent de vivre dans la précarité, à la belle étoile”, affirme pour sa part Raymond Mpassi, un autre sinistré./////////////.

Les explosions du 4 mars 2012 ont fait au moins 282 morts, plus de 2.300 blessés dont 114 invalides, plus de 25.000 déplacés dont 17.000 sans abri. Au moins 22.000 élèves avaient dû changer d’école à la suite de la destruction de leurs établissements./////////////.

A l’époque, des ONG avaient affirmé que le nombre de morts était sous-estimé./////////////.

En septembre 2013, six militaires ont été condamnés pour “incendie volontaire et atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat”. /////////////.

Mais ces ONG auraient voulu un procès de l’Etat, qu’elles accusent d’avoir laissé les populations s’installer autour d’une caserne contenant des armes dangereuses, dont la nature n’a d’ailleurs jamais été révélée./////////////.

“C’est désolant de constater qu’au lieu d’un procès contre l’Etat pour négligence, homicides involontaires et destruction de biens, il y ait eu finalement un procès politisé”, en forme de règlement de comptes entre caciques du pouvoir, dénonce Roch Euloge Nzobo, défenseur des droits de l’Homme./////////////.

Nouvelles casernes /////////////.

Le coût de la reconstruction du quartier est officiellement estimé à 233 milliards de FCFA (plus de 355 millions d’euros). En 2021, l’Etat a payé un acompte d’un milliard de FCFA à un millier de sinistrés et compte verser un autre acompte de six milliards en 2022./////////////.

“Nous avons demandé au gouvernement” de solliciter des fonds “auprès des partenaires internationaux” pour indemniser les sinistrés et calmer leur colère, indique Bruno Ossété, président du “Collectif des bâtis de Mpila” qui représente les sinistrés./////////////.

Après les explosions, l’Etat a proposé aux sinistrés sans abri de s’installer provisoirement sur un site de 1.000 logements construits à Kintélé, à 25 km au nord de Brazzaville, en attendant des solutions définitives./////////////.

Mais ceux qui y habitent se plaignent de leurs conditions de vie, de l’éloignement du centre de la capitale où les gens vont travailler et s’approvisionner. “Aller faire les courses à Brazzaville n’est pas chose facile, le transport coûte cher”, témoigne Monique, une mère de famille./////////////.

L’Etat congolais a construit des habitations à la place des casernes de Mpila, Brazzaville, 2 mars 2017, Ngouela Ngoussou. /////////////.

L’épicentre des explosions et les zones d’habitation ont été déminés après le drame, avec l’aide des Nations unies./////////////.

Sur le site de l’explosion a été érigé un bâtiment flambant neuf, la mairie du 6e arrondissement de Brazzaville, dans la cour de laquelle flotte le drapeau vert-jaune-rouge du Congo. Aux alentours, des logements sociaux sont également sortis de terre mais restent inoccupés, pour une raison inexpliquée./////////////.

L’Etat a également construit de nouvelles casernes, cette fois à la périphérie de la ville.

Avec AFP/VOA
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La Centrafrique plus que jamais isolée sur la scène internationale

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Bangui, 3 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le constat est dur pour le pays mais il faut regarder la réalité en face : la Centrafrique n’a jamais été aussi seule sur l’échiquier mondial ! Pourquoi aucun nouveau partenaire ne souhaite investir en Centrafrique ? Le pays a-t-il les capacités de se sortir de l’ornière ? La population peut-elle espérer voir son quotidien s’améliorer dans un avenir proche ? Autant de questions qui méritent de s’y arrêter un instant.

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Le Président Faustin Archange Touadera entouré de l’ambassadeur de France en Centrafrique et le ministre chargé du sécrétariat du gouvernement

 

L’optimisme n’est pas de rigueur, malgré les efforts déployés par le pouvoir de Bangui. Au cours de ces derniers mois, le président Touadéra a multiplié les rencontres internationales, que ce soit à l’occasion de différents sommets ou au Palais de la Renaissance. De même, Mme Baïpo Témon, ministre des affaires étrangères et de la Francophonie s’est entretenue avec plusieurs de ses homologues afin d’inciter les entreprises étrangères à s’engager en rca, en vain ! Dans Bangui, beaucoup critiquent son action jugée d’apparence mais sans réelle efficacité puisque rien de concret ne sort de ses nombreux déplacements.

Le contexte actuel n’est pas favorable pour des potentiels nouveaux investisseurs. En effet, la situation sécuritaire toujours préoccupante et non maitrisée n’incite pas de nouveaux partenaires à s’installer dans le pays. Par ailleurs, le niveau de corruption des élites centrafricaines et le détournement d’argent les dissuadent également, le pays étant reconnu comme l’un des plus corrompus au monde.

Le virage pris à la fin de l’année 2017 par le pouvoir en place et les choix qui en découlent pèsent énormément dans la situation d’isolement de la RCA. La coopération avec la Russie est tout sauf bénéfique pour le pays puisqu’aucun investissement significatif n’a été réalisé au cours des quatre dernières années par Moscou à son profit. C’est pourtant dans les toutes premières années d’une coopération que l’effort doit être réalisé or, même la Russie n’a pas daigné investir massivement dans le développement du pays. Pire encore, le choix de recourir à la société de mercenaires Wagner a sonné le glas. Rappelons que la convention de Libreville de 1977 qui est toujours en vigueur traite de l’élimination du mercenariat en Afrique… Convention que le pouvoir de Bangui semble méconnaitre.

Toujours est-il que les pays qui pourraient être tentés d’investir sur les bords de l’Oubangui refusent de le faire pour ne pas avoir à tremper dans ces histoires de mercenaires afin de ne pas être à leur tour mis à l’écart par la communauté internationale ! Or, dans le monde d’aujourd’hui, il n’est pas possible de s’en sortir seul.

Ce qui est dangereux, c’est de s’enfermer dans ses certitudes et de poursuivre dans la mauvaise direction au risque de sacrifier l’avenir de toute une population. A un moment donné, la raison doit reprendre le dessus !

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Touadera, après vos voyages d’affaires, il faut faire  un tour à la morgue de l’hôpital communautaire

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Bangui, 2 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique) – Pour toute la ville de Bangui, la capitale où vivent environ 800 000 habitants, seulement trois centres hospitaliers disposent, chacun, dune morgue : lpital de lamitié, l’hôpital Général et lhôpital communautaire. Mais faut-il encore voir l’état dans lequel se trouvent ces services hospitaliers. Même les magasins des bouchers au marché central au centre-ville disposent dun réfrigérateur bien performant que les morgues délabrées de ces hôpitaux. Ajoutant à cela, le problème de délestage récurrent d’électricité, de la vétusté des chambres froides, la rca ne dispose plus dun véritable établissement où sont provisoirement conservés les cadavres. Et les parents dénoncent la manière dont sont conservés les corps dans les chambres froides. Cest le cas de lhôpital communautaire où l’un de nos journalistes a pu visiter.

 

Une ambulance à la sortie de l’hôpital communautaire à Bangui.

 

Hôpital communautaire

 

 

Capacité d’accueil insuffisante, le système de climatisation de la chambre des morts régulièrement en panne, en cause, coupure sans cesse d’électricité. Ladite chambre des morts de cet hôpital est devenue presque une poubelle, un lieu destiné, non pas, à conserver les corps des personnes mortes, mais plutôt un lieu de leur décomposition. Des corps entassés trois ou quatre dans un tiroir frigorifique et qui se décomposent dans les heures qui suivent leur entassement selon le morguier.

Depuis plusieurs semaines durant, des familles qui viennent à la morgue pour la levée de corps de leurs parents disparus, découvrent des scènes inexplicables, irréalistes.

« Quand le Morguier tire un tiroir, il retrouve des corps jonchés dans de l’eau. Il retire le corps recherché et referme le tiroir avec les autres corps baignés dans l’eau ». Constate notre journaliste sur place.

Pour les familles, c’est la colère qui revient irriter la douleur. Elles n’ont plus les bouches pour pleurer en découvrant les états des corps de leurs parents disparus, ventres gonflés qui dégagent de fortes odeurs.

« C’est dû à quoi ? » questionne notre journaliste.

« Non seulement les appareils sont vétustes, mais nous recevons ici plus des morts qu’avant. La morgue de l’hôpital général est réservée aux militaires et autorités décédés et c’est ici au Communautaire que tous les restes sont déposés. Et en plus, y’a pratiquement plus d’électricité. Notre groupe électrogène aussi est en panne depuis des mois. Du coup, les corps congelés après deux heures de présence d’électricité dans le bâtiment, ils se décongèlent quelques heures après son départ. C’est pourquoi vous voyez cette eau dans les tiroirs avec les morts » lui répond le Morguier.

Les familles éprouvées se disent exaspérées de voir que la mairie de Bangui ne s’intéresse pas à la réparation de la morgue de l’hôpital communautaire, surtout qu’elles n’ont pas d’endroits pour conserver les corps de leur famille après leur décès.

Il y’a lieu de rappeler que deux morgues sur trois sont opérationnelles à Bangui, celles de l’hôpital communautaire et de l’hôpital de l’amitié. Après sa réhabilitation, la morgue du Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui (CNHUB) est exclusivement réservée à la Cour Pénale Spéciale pour l’examen des corps exhumés dans le cadre de ses enquêtes. Du coup, la faible capacité d’accueil des deux autres n’offre pas la possibilité aux parents de conserver le plus longtemps possible les dépouilles mortelles.

 

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Guerre en Ukraine : Mali, Soudan et Centrafrique, trois pays  fief des mercenaires de Wagner se sont abstenus de voter pour une résolution des Nations unies condamnant l’invasion russe

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Bangui, 3 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au terme de longue tractation,  l’assemblée générale de l’ONU a voté un texte déplorant l’agression russe. Pour de nombreux États, il reste compliquer de se positionner fermement sur une condamnation ou un soutien ferme de la Russie. C’est le cas de la République centrafricaine, du Soudan, du Mali et de 32 autres pays africains ou d’ailleurs. Mais le plus remarquable, c’est le cas de ces trois pays où les Mercenaires russes de la société Wagner ont installé leur fief et règnent en maître.

centrafrique.org/la-centrafrique-premier-pays-africain-a-reconnaitre-lindependance-de-la-republique-populaire-de-donetsk-et-de-louhansk/marche-du-soutien-des-partisans-du-regime-pour-soutenir-les-pays-independants-declares-par-la-russie/” rel=”attachment wp-att-54294″ data-wpel-link=”internal”>marche du soutien des partisans du régime pour soutenir les pays indépendants déclarés par la Russie
marche du soutien des partisans du régime pour soutenir les pays indépendants déclarés par la Russie

 

Il a fallu une semaine laborieuse d’effort diplomatique pour parvenir mercredi au vote d’une résolution sur l’Ukraine à l’assemblée générale de l’ONU, et il a fallu surtout éviter de condamner l’attaque de la Russie pour obtenir qu’une majorité des 193 membres votent un texte réclamant l’arrêt des combats.

Soumise au vote, la résolution a été approuvée par 141 pays à l’issue d’une session extraordinaire d’urgence de l’assemblée générale. La première depuis 40 ans. Cinq pays ont voté contre :  La Russie, la Syrie, le Belarus, l’Érythrée et la Corée du Nord.

35  sont abstenus, dont la Chine, la République centrafricaine, le Mali, le Soudan, l’Inde, le Sud-Soudan, Ouganda, etc.

Le texte déplore dans les termes les plus vifs  l’agression de la Russie contre l’Ukraine.

Selon un diplomate africain en poste à Bangui, la stratégie  de ni pour ni contre  pour ces trois pays consiste non seulement à échapper aux foudres  des européens, mais aussi à celles de Poutine, le maître de Kremlin alors que les médias russes avaient annoncé que ces trois pays avaient soutenu l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et reconnaissent en même temps l’indépendance de la République populaire de Donetsk et la République populaire de  Louhansk. Évidemment faux, selon le magazine panafricain jeune Afrique.

 

CNC

Seule la force arrête la force brute, quand il n’y a plus d’autre alternative : utiliser le mal pour combattre le mal

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Le Président du PDCA Jean-Serge Wafio

 

N’attends pas un autre messie qui viendra te libérer, parce que JESUS l’avait déjà fait. Et IL ne reviendra que pour te juger, en fonction de tes réponses à ses questions, telles :

  • Qu’as-tu fait des lois de mon Père ?
  • Qu’as-tu fait des lois de Moïse ?
  • Qu’as-tu fait du sang de ton frère ?
  • Qu’as-tu fait de la liberté et des droits que JE t’ai donnés ?
  • Les as-tu utilisés de manière altruiste ou égoïste ?

En fonction de tes réponses, IL t’enverra en enfer, ou au purgatoire, ou au paradis. Et cette évidence, les faux prophètes te la cachent par incrédulité et te mentent pour abuser de ta naïveté, tout comme tes Autorités Politiques t’ont toujours menti et maintenu dans l’ignorance et la méconnaissance pour t’empêcher de jouir de ta liberté divine et faire de toi un asservi, pour mieux te piller et/ou t’exploiter.

 

Voilà quatre (4) ans que le trio TOUADERA-SARANDJI-NGREBADA a importé des mercenaires de la société Wagner, qui ne sont autres que les hommes de sales boulots du Président POUTINE, des hommes sans états d’âme ni foi, des hommes capables de piétiner les corps de leurs mères pour de l’argent, qui se sont substitués à ce trio, devenu leur prisonnier, pour imposer leurs lois de jungle, se livrer à des prédations sur fond d’horribles exactions, te réduisant en réfugié-exilé sur la terre de tes ancêtres ZÉMIO, RAFAÏ, BANGASSOU, BAREM BAKIÉ, NDJOUBISSI, NGRÉMALÉ, SENOUSSI, KRÉBÉDJÉ, NGOTO, YAFO, NGOUKOU, KPOKOLITA, YALOKÉ, KARINOU, NGORA, YABOUKA, OUANANGA KOTA NGOMBE, BOÏ LAMBA, NGAÏ SIYO, NDIKISSI, OUËN NGAÏ, GÓ TÍYA . Certes, la loi divine t’exige obéissance aux Autorités Politiques qui se conduisent en bon berger, mais aussi te concède le droit citoyen de refuser d’obéir à celles qui ne se comportent pas en bon berger, droit encore appelé désobéissance civile. Et n’oublie que JESUS te posera cette question, quand il reviendra :            «  Qu’as-tu fait de la liberté et des droits que JE t’ai donnés ? »

 

Un droit est un droit, que s’il est utilisé à bon escient. Même si les rapports de force te sont toujours défavorables ou quelle que soit ta faiblesse, au moins tu peux et tu dois manifester ton mécontentement ou exprimer ta désapprobation. C’est pour dire que la désobéissance civile est pour toi une redoutable arme, malheureusement que tu n’utilises pas quand il le faut, peut-être par ignorance, alors que quotidiennement tu es soumis à des humiliations, frustrations, déshumanisations, bestialisassions et autres…..

 

En ce moment, la communauté internationale est préoccupée par la troisième (3ème) guerre mondiale que POUTINE a déclenchée contre l’Ukraine, velléité suicidaire qu’elle essaie de  juguler pour qu’elle ne devienne pas planétaire, te laissant, à la merci de ses hommes de sales boulots et des requins du trio TOUADERA-SARANDJI-NGREBADA qui n’hésiteront plus à t’enterrer vivant pour continuer de piller allègrement le pays.

 

Alors la désobéissance civile multiforme demeure pour toi une arme absolue, laquelle te permettra d’interpeller les dignes Officiers Généraux, s’ils sont fiers de leurs étoiles et préoccupés par la déplorable situation actuelle du pays, de faire la leur, la pensée du regretté RAWLINGS Jerry :  ‘’ Lorsque le Peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité des juges, il revient à l’armée de rendre au Peuple sa liberté’’, parce que, seule la force arrête la force brute, quand il n’y a plus d’autre alternative. Et pour ce faire, demande à tes Leaders Politiques et Sociaux de se concerter pour te proposer les diverses formes, manières ou formules de désobéissance. JESUS t’a donné un droit, il faut savoir l’utiliser avec grande intelligence. Si tu ne le fais pas, personne ne le fera pour toi. Ou tu réagis, ou tu te soumets et continues de subir.

 

Et nous, Leaders Politiques et Sociaux conséquents, concertons-nous et amenons les compatriotes à aider nos Officiers Généraux à nous libérer.

 

Sincères considérations.

WAFIO  Jean  Serge

                                                                                                                     Président Fondateur du PDCA

 

 

 

Centrafrique : le maire de la ville de Bossemptélé, Monsieur Ouessé  Ali-Zomthé Vincent de Paul considéré comme un antimusulman

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Bangui, 2 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’homme se dit prêt à interdire le retour de la population musulmane dans sa ville, même s’il s’agit de détruire leur maison, et interdire la construction d’une mosquée dans sa localité. Une pratique « islamophobe » que certains habitants de Bossemptélé préfèrent la dénoncer publiquement. Est-ce que Monsieur Ouessé  Ali-Zomthé Vincent de Paul  est-il vraiment un Centrafricain?

Monsieur Ouessé Ali -Zomthé Vincent de Paul, Maire de la ville de Bossemptélé
Monsieur Ouessé Ali -Zomthé Vincent de Paul, Maire de la ville de Bossemptélé, au nord-ouest de la République centrafricaine

 

Si la paix et la réconciliation entre les Centrafricains commencent à devenir une réalité après plusieurs années de sensibilisation, dans certaines villes du pays, parler de la réconciliation entre les musulmans et les chrétiens semble  être un vain mot, un sans effet.  Les actes antimusulmans ont presque doublé dans certaines villes du pays. C’est le cas de Bossemptélé, une localité de l’ouham-Péndé située à environ 298 kilomètres au nord-ouest de la capitale Bangui.

 

En effet, après les événements de 2013 – 2014 qui avaient profondément secoué la République centrafricaine, où la minorité musulmane est la cible d’une implacable vague de violences organisées qui obligeait des communautés entières à quitter le pays, certains de ces compatriotes ont décidé de rentrer au pays. Or, leurs maisons sont pratiquement toutes détruites ou occupées par certains chefs miliciens d’autodéfense.

À Bossemptélé, la maison de la famille Koeranga était occupée par l’ex-chef milicien Anti-Balaka dénommé Gervais depuis 2014 après leur fuite vers Garouaboulaye, vers le Cameroun.

Suite à la campagne de sensibilisation  menée auprès des différentes communautés. Cette famille comme celles d’autres ont décidé de rentrer. Un contact a été pris avec l’ex-chef milicien Anti-Balaka pour la libération de leur maison. Celui-ci a accepté et libère la maison. Mais le maire de la ville, Monsieur Ouessé  Ali-Zomthé Vincent de Paul, très mécontent de voir les musulmans dans sa ville, préfère payer les gens pour aller enlever la toiture de la maison et vendre les tôles en occasion.

Cette pratique irrite le propriétaire qui a pris contact avec la gendarmerie locale. Un fait qui pourrait bien passer devant la justice. Et l’homme ne s’est pas contenté d’enlever la toiture des maisons des musulmans. Il interdit aussi la construction d’une petite mosquée dans la ville comme l’ancienne a été détruite lors de l’événement.

Selon les habitants de Bossemptélé, Monsieur Ouessé  Ali-Zomthé Vincent de Paul est un vrai « islamophobe », vu sa manière de faire.

le Maire de la ville, Ouessé Ali-Zomthé Vincent de Paul, considéré comme un antimusulman

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique: Les adieux de l’ambassadeur de Chine CHEN Dong  aux médias centrafricains

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Bangui, 3 mars 2022 ( Corbeaunews – Centrafrique) – Monsieur CHEN Dong, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, arrivée en terme de sa mission en République centrafricaine, tient à remercier Tous ses amis, en particulier ceux de  média centrafricain pour leur coopérations dont il bénéficie. Après 3 ans et 10 mois passé sur le territoire Centrafricain, le diplomate CHEN Dong   va devoir quitter le pays dans les prochaines heures en terme de sa mission en RCA.

Ambassadeur de Chine en République centrafricaine chen dong. Photo CNC / Yapendé.
Ambassadeur de Chine en République centrafricaine chen dong. Photo CNC / Yapendé.

 

À

Tous les amis de média Centrafricain

Mes chers amis,

Malgré mon fort attachement à votre beau pays, je dois quitter la Centrafrique au terme de ma mission le 18 février. Je profite de cette occasion pour vous dire adieu et vous remercier pour vos coopérations dont je bénéficie pendant ma mission de 3 ans et 10 mois sur le territoire Centrafricain.

 

Ces dernières années, les relations sino-centrafricaines se développent à grands pas et les coopérations dans de différents domaines ont produit des fruits abondants. La connaissance mutuelle entre le peuple Chinois et le peuple Centrafricain s’approfondit davantage. La couverture attentive et objective des médias Centrafricains sur la Chine et nos coopérations bilatérales contribue au renforcement de la connaissance et l’amitié entre nos deux pays.

La Chine reste toujours un vrai ami, bon partenaire et intime frère de la Centrafrique. Je vous encourage de continuer à se focaliser sur la coopération fructueuse entre nos deux pays et à donner votre contribution précieuse à la consolidation de l’amitié entre nos deux peuples et à l’intensification des relations à haut niveau entre nos deux pays.

 

 

CHEN Dong

Ambassadeur de la République Populaire de Chine en République Centrafricaine

Deux militaires tués et une vingtaine blessés dans une attaque au Burkina Faso

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Deux militaires tués et une vingtaine blessés dans une attaque au Burkina Faso

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Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins deux soldats burkinabè ont été tués et une vingtaine blessés lundi, lors d’une attaque dans le nord-ouest du Burkina Faso, près de la frontière avec le Mali, a annoncé l’état-major des armées. .

“Ce lundi, une attaque complexe a visé la base du détachement mixte (soldats et gendarmes) de Toeni. En plus des tirs indirects sur le camp, deux véhicules piégés ont tenté de s’infiltrer dans le dispositif mis en place par le détachement”, indique l’armée dans un communiqué./////////////.

Les militaires “ont promptement réagi en neutralisant les deux véhicules qui ont explosé à l’entrée de la base”, ajoute-t-elle./////////////.

Le bilan est d’une d’”une vingtaine de militaires et gendarmes blessés, dont deux ont succombé à leurs blessures”, selon l’armée qui précise que le souffle des explosions a également causé des dégâts matériels./////////////.

“Côté ennemi, au moins 20 terroristes ont été neutralisés, en plus des deux conducteurs des véhicules piégés”, affirme le communiqué, en indiquant qu’une contre-offensive “a immédiatement été déclenchée contre les assaillants qui tentaient de se replier en direction de la frontière avec le Mali”./////////////.

Le Burkina Faso est depuis 2015 pris dans une spirale de violences attribuées à des mouvements jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique, lesquelles ont fait plus de 2.000 morts et contraint au moins 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers. /////////////.

Plusieurs attaques récentes particulièrement meurtrières avaient amplifié l’exaspération de la population contre le régime du président Roch Marc Christian Kaboré, finalement renversé par un coup d’Etat le 24 janvier./////////////.

Début février, le chef de la junte qui a pris le pouvoir, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a ordonné la création d’un centre national de commandement des opérations militaires, le premier au Burkina Faso.

Avec AFP/VOA
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Le Parlement libyen approuve un gouvernement rival à celui de Tripoli

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Le Parlement libyen approuve un gouvernement rival à celui de Tripoli

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le Parlement libyen a accordé mardi sa confiance à un nouveau gouvernement dirigé par l’ex-ministre de l’Intérieur Fathi Bachagha, défiant le cabinet d’Abdelhamid Dbeibah basé à Tripoli et qui refuse de céder le pouvoir. .

Lors d’un vote susceptible d’exacerber les tensions entre camps rivaux, le Parlement a approuvé l’équipe de M. Bachagha par 92 voix sur les 101 députés présents, a annoncé son président à l’issue d’une séance dans la ville de Tobrouk (est)./////////////.

La séance, initialement prévue lundi, a débuté avec la lecture des noms des membres du gouvernement –29 ministres, trois vice-premiers ministres et 6 ministres d’Etat– avant un vote à main levée. L’équipe compte deux femmes seulement./////////////.

Chaque député devait répondre par “confiance” ou “pas de confiance” à la lecture de son nom. Mais le président du Parlement Aguila Saleh a déclaré la confiance avant la lecture de tous les noms./////////////.

“Le gouvernement a obtenu la confiance du Parlement avec une majorité de 92 voix des députés”, a ensuite indiqué le porte-parole du Parlement, Abdallah Bliheq./////////////.

Déjà minée par les divisions entre institutions concurrentes à l’Est et à l’Ouest, la Libye pourrait à nouveau se retrouver avec deux gouvernements rivaux, comme elle l’a été entre 2014 et 2020, en pleine guerre civile./////////////.

Le 10 février, le Parlement avait désigné M. Bachagha pour remplacer M. Dbeibah à la tête du gouvernement intérimaire. Or, ce dernier assure qu’il ne cèdera le pouvoir qu’à un exécutif élu./////////////.

Après des années de guerre et de divisions, M. Dbeibah avait été désigné il y a un an à la tête d’un gouvernement intérimaire pour mener la transition en organisant des élections présidentielle et législatives initialement prévues en décembre dernier./////////////.

Mais des querelles persistantes ont entraîné le report, sine die, du double scrutin sur lequel la communauté internationale fondait de grands espoirs pour enfin mettre fin au chaos qui ravage le pays depuis la chute du régime Mouammar Kadhafi en 2011 en plein Printemps arabe.

Avec DW français
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Que cache la réaction de l’UA sur la crise ukrainienne?

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Que cache la réaction de l’UA sur la crise ukrainienne?

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Bangui ( République centrafricaine ) – Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, l’Afrique a précisé sa position en condamnant l’invasion russe. .

Dans ce genre de crises politiques, l’Afrique s’est souvent abstenue de dévoiler sa position, une démarche souvent interprétée comme étant la raison de sa faible position sur la scène internationale./////////////.

Mais cette fois, le continent pouvait difficilement rester indifférent face à l’invasion russe, d’autant plus que Moscou a envoyé des soldats, ou des mercenaires, selon les interprétations, dans plusieurs pays africains./////////////.

Explication sur cette prise de position/////////////.

“L’Afrique est maintenant beaucoup plus multidimensionnelle. Il y a tellement d’acteurs présents, elle est tellement mondialisée”, explique Antoine Glaser, spécialiste de la politique africaine, sur les raisons de la prise de position de l’Union Africaine./////////////.

“Mais ce n’est quand même pas le retour à la guerre froide avec d’un côté le soutien de la Russie aux mouvements d’indépendance et de l’autre l’Occident. Malgré tout, l’Afrique peut avoir d’autres marges de manœuvres qu’elle n’avait pas auparavant”, poursuit Antoine Glaser./////////////.

Mais si l’Afrique est désormais capable de choisir parmi ses partenaires extérieurs, d’autres spécialistes du continent voient dans cette prise de position une pression indirecte de l’Occident qui a intérêt à sanctionner la Russie./////////////.

Le journaliste et écrivain nigérien Seidick Abba, voit plutôt une main invisible de l’Occident dans ce que dit l’Union Africaine: /////////////.

“Pour l’Occident, l’enjeu aujourd’hui c’est d’obtenir l’isolement politique, diplomatique et économique total de la Russie. Donc les pays africains sont sollicités intensément. Il faut se souvenir que le sommet Union Européenne Union Africaine vient de se tenir à Bruxelles. Donc il est logique qu’à la suite de cela, l’Union Européenne, qui entend être un partenaire de l’Afrique, attende que l’Afrique s’aligne sur sa position”./////////////.

L’Afrique du Sud profite des sanctions/////////////.

En plus de l’Union Africaine et la Cédéao qui ont condamné l’invasion russe en Ukraine, l’Afrique du Sud aussi a critiqué Moscou.Parmi les sanctions prises à l’encontre de la Russie il y a un embargo sur le marché international des matières premières. David Gakunzi, un intellectuel burundais, pense que ces sanctions profitent déjà à l’Afrique du Sud. /////////////.

Les étudiants africains d’Ukraine réfugiés en Roumanie/////////////.

“Je pense aussi que les pays comme l’Afrique du Sud, producteurs d’or, pourront bénéficier de l’embargo sur la Russie qui est aussi un grand producteur d’or. On le voit d’ailleurs parce que depuis quelques jours, le Rand (la monnaie sudafricaine, ndlr) s’est renforcé” explique t-il./////////////.

La crise ukrainienne a aussi poussé l’Union Africaine et la Cédéao à s’inquiéter du sort des Africains bloqués à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne./////////////.

Plusieurs pays du continent, notamment le Togo, le Sénégal, l’Afrique du Sud et le Nigeria, se sont mobilisés pour aider leurs ressortissants parvenus à rejoindre la Pologne.

Avec DW français
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La force ne doit pas faire le droit, les guerres injustes sont vouées à être perdues

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Josep Borrell, Haut représentant de l’union européenne

 

Josep Borrell, Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

et Vice-Président de la Commission Européenne

 

 

En cette heure sombre, où nous assistons à l’invasion non provoquée et injustifiée de l’Ukraine par la Russie ainsi qu’à des campagnes massives de désinformation et de manipulation de l’information, il est essentiel de séparer les mensonges – inventés pour justifier ce qui ne peut l’être – des faits.

 

Ce qui est un fait c’est que la Russie, une grande puissance nucléaire, a attaqué et envahi un pays voisin pacifique et démocratique, qui ne l’a ni menacé, ni provoqué. En outre, le président Poutine menace de représailles tout autre État qui viendrait au secours du peuple ukrainien. Un tel usage de la force et de la coercition n’a pas sa place au 21e siècle.

 

Ce que fait Vladimir Poutine n’est pas seulement une grave violation du droit international, c’est une violation des principes fondamentaux de la coexistence humaine. Avec son choix de ramener la guerre en Europe, nous assistons au retour de la “loi de la jungle” où la force fait loi. Sa cible n’est pas seulement l’Ukraine, mais la sécurité de l’Europe et l’ensemble de l’ordre international fondé sur des règles, basé sur le système des Nations unies et le droit international.

 

Son agression prend des vies innocentes et foule aux pieds le désir des gens de vivre en paix. Des cibles civiles sont frappées, violant clairement le droit humanitaire international, forçant les gens à fuir. Nous voyons une catastrophe humanitaire se développer. Pendant des mois, nous avons déployé des efforts sans précédent pour parvenir à une solution diplomatique. Mais Poutine a menti à tous ceux qui l’ont rencontré, en prétendant être intéressé par une solution pacifique. Au lieu de cela, il a opté pour une invasion à grande échelle, une guerre totale.

 

La Russie doit cesser immédiatement ses opérations militaires et se retirer sans condition de tout le territoire de l’Ukraine. Il en va de même pour le Belarus, qui doit immédiatement cesser de participer à cette agression et respecter ses obligations internationales. L’Union européenne est unie pour offrir un soutien déterminé à l’Ukraine et à son peuple. C’est une question de vie ou de mort. Je prépare un paquet d’urgence pour soutenir les forces armées ukrainiennes dans leur combat.

 

En réponse, la communauté internationale va maintenant opter pour un isolement complet de la Russie, afin de tenir Poutine pour responsable de cette agression. Nous sanctionnons ceux qui financent la guerre, en paralysant le système bancaire russe et son accès aux marchés internationaux.

 

L’UE et ses partenaires ont déjà imposé des sanctions massives à la Russie, qui visent ses dirigeants et ses élites ainsi que des secteurs stratégiques de l’économie dirigée par le Kremlin. L’objectif n’est pas de nuire au peuple russe, mais d’affaiblir la capacité du Kremlin à financer cette guerre injuste. Pour ce faire, nous agissons en étroite collaboration avec nos partenaires et alliés – les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon, la Corée du Sud et l’Australie. De nombreux pays font bloc dans le monde entier pour protéger l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine. Nous sommes ensemble du bon côté de l’histoire face à l’épouvantable agression de la Russie contre un pays libre et souverain.

 

 

 

 

Pour justifier ses crimes, le Kremlin et ses partisans se sont engagés dans une campagne de désinformation massive, qui a commencé déjà il y a plusieurs semaines. Les médias d’État russes et leur écosystème ont colporté massivement des contre-vérités sur les réseaux sociaux dans le but de tromper et de manipuler les opinions publiques.

 

Les propagandistes du Kremlin qualifient leur agression d’”opération spéciale”, mais cet euphémisme cynique ne peut cacher le fait que nous assistons à une véritable invasion de l’Ukraine, dans le but d’écraser sa liberté, son gouvernement légitime et ses structures démocratiques. Qualifier le gouvernement de Kiev de “néo-nazi” et de “russophobe” n’a aucun sens : toutes les manifestations de nazisme sont interdites en Ukraine. Dans l’Ukraine moderne, les candidats d’extrême droite sont un phénomène marginal bénéficiant d’un soutien minimal, qui ne leur permet même pas de passer la barre permettant d’entrer au parlement. Le gouvernement ukrainien n’a pas isolé le Donbas et il n’a pas interdit l’utilisation de la langue et de la culture russes. Donetsk et Louhansk ne sont pas des républiques, ce sont des régions ukrainiennes contrôlées par des groupements séparatistes armés et soutenus par la Russie.

 

Nous le savons – et de nombreux Russes le savent. Des manifestations courageuses ont eu lieu dans les villes de Russie depuis le début de l’invasion, exigeant la fin de l’agression contre une nation voisine pacifique. Nous entendons leurs voix et saluons le courage dont ils font preuve en s’exprimant. Nous voyons également de nombreuses personnalités publiques russes protester contre cette invasion insensée.

 

Je continue à travailler avec nos partenaires du monde entier pour assurer une réaction conjointe de toute la communauté internationale contre le comportement du Kremlin. Le 25 février, seule la Russie a opposé son veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur l’agression contre l’Ukraine, la Chine, l’Inde et les Émirats arabes unis s’étant abstenus. Partout dans le monde, les pays condamnent l’action de la Russie, et à l’Assemblée générale, l’ensemble de la communauté internationale doit unir ses forces et contribuer à mettre fin à l’agression militaire de la Russie en adoptant la résolution correspondante des Nations unies.

 

Avec cette guerre contre l’Ukraine, le monde ne sera plus jamais le même. C’est maintenant, plus que jamais, le moment pour les sociétés et les alliances de se rassembler pour bâtir notre avenir sur la confiance, la justice et la liberté. C’est le moment de se lever et de s’exprimer. La force ne fait pas le droit. Cela n’a jamais été le cas. Et cela ne le sera jamais.

 

 

 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

 

Délégation de l’Union européenne en République centrafricaine

http://eeas.europa.eu/delegations/central_africa/index_fr.htm

 

La Communauté des officiers pour la sécurité internationale: une “Mercenaires SARL” en RCA

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Le Russe Alexandre Ivanov se présente comme le “chef” de la COSI, la Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale. Cette organisation, dont il est  le directeur général (selon le titre employé par le vice-ministre russe des Affaires étrangères Aleksandr Gruhsko dans un courrier du 10 janvier 2022), est présente en RCA où elle participe à la formation des forces de sécurité locales. A ce titre, on peut considérer que c’est une ESSD (entreprise de service de sécurité et de défense).

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Le Russe Alexandre Ivanov, chef de la COSI

 

Alexandre Ivanov a accepté de répondre par courriel à des questions. Les échanges ont été faits en français. Il ne s’agit pas de confidences mais de réponses fournies par un des responsables des Mercenaires russes opérant en RCA (photo ci-dessous d’Alexandre Ivanov et de Maksim Shugaley, sociologue et influenceur russe, prise en mai 2021).

Récemment, l’homme d’affaires russe Evgeny Prigozhin (ou Evgueni Prigojine) a tenu à adresser ses “félicitations, sa fierté et sa gloire aux instructeurs russes” de RCA et surtout “une profonde révérence à M. Ivanov”, selon un article paru le 20 février dans Afrique média. On se rappellera que E. Prigozhin est souvent présenté comme le grand ordonnateur de l’élusif groupe Wagner.

 

 

Quel est le statut de la Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale (COSI) ?

C’est une société à responsabilité limitée (SARL), la Communauté d’officiers pour la sécurité internationale. Cette SARL est immatriculée dans la Fédération de Russie. Elle exerce ses activités conformément à la législation en vigueur de la Fédération de Russie. Conformément à cette législation, lа Communauté des Officiers pour la Sécurité internationale a le droit d’exercer ses activités au niveau international.

 

Dans quels pays la COSI intervient-elle ?

 

La Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale (COSI) ne travaille qu’en RCA.

 

Avez-vous été en contact avec des représentants des gouvernements malien et burkinabé pour leur proposer vos services?

Non, nous n’avons pas contacté les représentants de ces pays. Dans ma déclaration publique du 25 janvier 2022, parlant de la possibilité d’une coopération entre les entreprises russes avec le Burkina Faso (ndlr: voir ici), je n’ai pas parlé de la COSI, mais d’autres entreprises russes qui pourraient entreprendre un projet similaire à celui que nous mettons en œuvre en RCA.

 

Quels sont vos effectifs actuels en RCA?

À l’heure actuelle, il y a 1 135 instructeurs de la Communauté d’officiers en RCA qui effectuent des tâches de formation du personnel de l’armée nationale, ainsi que de la police et de la gendarmerie. La République centrafricaine est depuis longtemps dans une crise sécuritaire prolongée, avec un grand nombre de groupes armés opérant dans le pays et terrorisant la population civile. La réponse à ces défis de sécurité, bien sûr, devait être une forte armée nationale, qui à l’époque n’existait pas en RCA. Ensuite, le gouvernement de la République centrafricaine s’est tourné vers la Fédération de Russie pour obtenir de l’aide et elle l’a reçue. Au cours de nos travaux, nous avons réussi à former un nombre suffisant de personnel pour qu’au moment de l’aggravation de la crise en décembre 2020, les forces de sécurité nationale de la République centrafricaine soient suffisamment formées pour donner une rebuffade consolidée aux groupes criminels et aux ennemis de la population civile. Nous avons montré comment résoudre efficacement les problèmes de formation des forces armées, nous avons aidé les FACA à planifier des opérations, de tactique, à organiser la logistique, etc. Selon les dirigeants de la République centrafricaine, toutes ces tâches ont été exécutées à un niveau élevé. Cela a mené à la victoire sur les criminels et au rétablissement de la paix.

 

En RCA, outre la formation, des personnels de la COSI sont-ils chargés de missions de protection et de sécurité rapprochée?

Les employés de la COSI exercent exclusivement des activités de formation et de conseil, y compris à proximité immédiate des lieux où les FACA exercent leurs opérations. De plus, nos instructeurs aident à organiser la logistique de l’armée nationale et partagent leur expérience dans la conduite d’activités de reconnaissance. Lors de la réalisation d’opérations, nous aidons à les planifier. Il existe d’autres sociétés de sécurité privée en République centrafricaine, où des citoyens étrangers ont été recrutés. Je sais qu’ils traitent de questions de sécurité personnelle, y compris pour les dirigeants du pays.

 

Quel est le statut des sociétés de sécurité russes qui interviennent à l’international ?

Je ne peux pas être responsable du statut de toutes les sociétés de sécurité. Je représente la COSI : nous travaillons à la demande officielle du gouvernement de la République centrafricaine, conformément à la législation de la République centrafricaine et de la Russie, avec l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU. Cependant, je pense que d’autres entreprises russes peuvent offrir leurs services au niveau international de manière assez ouverte et honnête. S’il s’agit de la question de “l’exportation de la sécurité, il y a de nombreux spécialistes russes, dont les connaissances et l’expérience peuvent être utiles aux pays qui souhaitent parvenir à une paix durable sur leur territoire, par exemple, les pays qui luttent maintenant désespérément contre la menace croissante du terrorisme.

 

Parmi ces entreprises, on trouve la société Wagner… ?

Ce n’est pas la première fois que j’entends des journalistes européens parler de Wagner, c’est déjà une sorte de folklore, une légende qui passe de bouche à oreille : Wagner qui marche en Afrique, qui est si fort que tout le monde a peur de lui. Je suis presque constamment en Afrique, mais je n’ai pas vu Wagner. Il y a des spécialistes russes qui viennent officiellement en Afrique, à la demande des autorités compétentes. Ils viennent faire leur travail, partager leur expérience, enseigner, ils travaillent comme pilotes, ingénieurs, certains sont impliqués dans la protection des installations. En plus, des Russes agissent également en tant que casques bleus de l’ONU. A noter que, selon mes informations, les Russes font bien leur travail, tout le monde est content. Mais lorsque des médias peu scrupuleux doivent organiser un bourrage de désinformation, apparaît ce Wagner qui est responsable de tout. Et puis on dit que tous les Russes d’Afrique sont des Wagner.

 

Craignez-vous qu’il y a une confusion entre votre organisation et Wagner, et que cela pourrait vous être préjudiciable?

Oui, c’est un gros problème. Mais il est important pour moi de préciser les choses, et je crois que cette confusion n’est pas accidentelle. C’est le résultat d’un travail délibéré visant à discréditer la Russie. De telles campagnes d’information diffamatoires sont menées par nos adversaires et ennemis du monde sans scrupules. L’étiquette “Wagner”, impliquant que c’est quelque chose de mauvais, est accrochée à tous les Russes qui travaillent avec succès et efficacement à l’étranger. Et puis diverses provocations sont organisées. Quant aux dommages causés par de telles campagnes de désinformation contre les spécialistes russes en Afrique, nous nous efforçons de minimiser ces dommages. Par exemple, je suis ouvert à la communication, j’essaie de donner des commentaires aux différents médias, en disant la vérité sur nos activités. Je pense que cela devrait aider à la fois notre organisation et la sécurité internationale en Afrique et dans d’autres régions. Les personnels de ces sociétés russes sont accusés de crimes, et plus précisément en RCA.

 

Quelles réponses apportez-vous à ces accusations ?

Les critiques dans notre adresse sont infondées. Elles s’appuient sur des sources anonymes, exagérées dans les médias étrangers, dont la tâche principale est de discréditer le succès de la République centrafricaine et notre coopération avec la République. La position de nos accusateurs ne correspond pas à la réalité, bien connue de tous ceux qui connaissent vraiment la situation en RCA. Cela est particulièrement évident pour les habitants de la République. Les Centrafricains viennent aux rassemblements pour nous montrer leur soutien, car ils voient de leurs propres yeux ce que leur armée nationale a réalisé après s’être entraînée avec des instructeurs russes. Quant aux campagnes visant à discréditer notre activité, notre principale arme contre la politique de désinformation est l’honnêteté, la transparence et la publicité. Nous continuerons à mener à bien notre travail en RCA et à défendre publiquement notre honnêteté devant les médias et les tribunaux.

 

Par Ouest-France.fr

Arrestation au Tchad de l’ancien ministre centrafricain Maxime Mokom, ancien leader de la milice Anti-Balaka, proche de l’ancien Président François Bozizé

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Bangui, 1 mars 2022 (Corbeaunews-Centrafrique) – Son transfèrement est en cours vers Ndjamena, capitale de la République du Tchad. Selon des informations exclusives du CNC, l’ex-ministre centrafricain  Maxime Mokome serait  arrêté ce dimanche 27 février 2022 par les forces de l’ordre tchadiennes à Sido.

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Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.

 

Selon des sources sécuritaires locales, l’ancien ministre Maxime Mokome avait commencé à avoir de souci dans ce pays lorsqu’il avait dénoncé publiquement la gestion des fonds angolais par le puissant directeur de l’Agence nationale de sûreté (ANS), Ahmed Kogri. Il avait très mal gobé le fait que dans les fonds alloués par la CEEAC pour entretenir tous les chefs rebelles centrafricains au Tchad, Monsieur Ahmed Kogri  a préféré acheter deux maisons seulement aux chefs rebelles Mahamat Alkhatim du MPC  et Bobbo de 3R.

C’est ainsi qu’il avait décidé de dénoncer ce népotisme et quitter le territoire tchadien.  Mais pour le tout puissant Ahmed Kogri  , l’ancien ministre centrafricain avait franchi la limite du supportable. Son nom est placé parmi les personnes recherchées par les forces de l’ordre tchadiennes.

Alors que le dimanche 27 février, à Sido Tchad, l’ancien ministre Maxime Mokome réapparaît en public dans cette ville, il se fait repérer par le service de renseignement tchadien. Il est immédiatement arrêter par les forces de l’ordre tchadiennes. Placé en garde à vue, l’homme est actuellement en route pour Ndjamena. Il sera probablement présenté à Monsieur Ahmed Kogri qui décidera de son sort.

Notons que Monsieur Ahmed Kogri, Directeur général de l’ANC,  est un homme filou. Il communique discrètement avec le service de renseignement centrafricain et le chef de l’État Centrafricaine Faustin Archange Touadera. C’est lui qui fournissait des renseignements au chef rebelle Hassan Bouba.  Même la villa que l’ancien chef d’État centrafricain François Bozizé loue actuellement à Ndjamena serait pour son fils.

Nous reviendrons prochainement sur cette affaire dans nos articles sur CNC.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Où sont passés les 11 milliards de dollars promis par la Russie ?

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Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – A la mi-avril 2021, lors d’une visite réalisée à Moscou, M. Pascal Bida Koyagbélé ministre coordinateur des grands travaux et des investissements stratégiques en rca a déclaré que la Russie s’était engagée à injecter 11 milliards de dollars dans des projets de reconstruction en Centrafrique. Les premiers investissements devaient se faire en 2021.

Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie
Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP

 

La nouvelle avait fait l’objet de nombreuses publications par les médias online et la presse écrite. Ces derniers vantaient les mérites du pouvoir russe et montraient l’intérêt que représentait le pays à leurs yeux. A ce jour, le pays n’a pas vu le moindre projet de reconstruction russe.
Ériger un monument à la gloire des Mercenaires russes, lancer la production d’une marque de vodka, ou encore installer trois casemates en face de leur ambassade… c’est donc cela les projets de reconstruction du pays ? C’est donc cela qui a coûté 11 milliards ? Tout juste quelques centaines de milliers de FCFA et encore !
L’année 2022 ayant déjà bien commencé, il n’y a toujours pas l’ombre du moindre FCFA sorti du portefeuille de la Russie pour tenir ses engagements en matière de reconstruction pour le développement du pays. Pourtant les besoins ne manquent pas : électricité instable, routes impraticables et dangereuses, insalubrité des rues, infrastructures, développement de chemins de fer, construction de sanitaires publiques, etc.
La crise humanitaire que vit notre pays fait que 63 % de la population a recours à l’aide humanitaire pour vivre ou survivre. Les russes, à ce jour ne sont pas en mesure et n’ont pas la volonté d’œuvrer pour le pays et donc améliorer le quotidien des centrafricains. Car il ne faut pas oublier que l’obtention de la stabilité d’un Etat passe par son développement. En 4 ans de présence russe, la situation du pays ne s’est pas améliorée.
Autant de faits qui montrent le peu d’intérêt que porte la Russie à la Centrafrique et à sa population.

Par Adama Bria
Journaliste rédacteur
Alain Nzilo
Directeur de publications
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email : alainnzilo@gmail.com

Centrafrique : la jalousie l’aurait poussé au meurtre de son épouse

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Bangui, 1 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un mari très jaloux, convaincu que sa femme le trompait, n’aurait pas hésité à la poignarder à mort dans leur maison  à cantonnier, dans la Nana-Mambéré, sans se soucier de la présence de leurs deux enfants.

centrafrique.org/bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>La lettre police sur leur pick-up
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Les témoins  du crime ont raconté en détail ce qu’ils ont vu et entendu au moment de la scène. Ils ont raconté aux forces de l’ordre qui ont pu mettre la main sur le mari qui est actuellement en garde à vue à la gendarmerie de cantonnier, dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

Selon plusieurs témoignages recueillis, la jalousie serait à l’origine de la colère du mari. Il avait accusé sa femme âgée de 40 ans de l’avoir trompé. Il l’a poignardé à plusieurs reprises. Grâce aux voisins, celle-ci avait été transportée d’urgence à l’hôpital, mais son décès a été malheureusement constaté à son arrivée aux urgences. Le mari est en ce moment à la gendarmerie.

Rappelons qu’il y a trois jours, une femme, mère d’un bébé de deux mois, avait été tuée à Baboua par son conjoint, un ex-rebelle du FDPC habitant à Berra, un village situé entre Baboua et Abba. C’était un matin, le bébé était en train de téter quand la mère a été mortellement atteinte par des projectiles d’armes à feu tirées par son conjoint, venu exclusivement à Baboua pour tuer sa femme qui avait été empêchée par sa mère de retourner chez son mari violent. Le suspect est aussi en fuite dans la nature.

Il y’a lieu de noter que le nombre de féminicides est en hausse en République centrafricaine depuis le début d’année.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Ukraine-Russie : de la Centrafrique au Mali, Wagner participe à la guerre de Poutine

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Présents à Bamako et à Bangui, les Mercenaires russes ont depuis quelques jours le regard tourné vers l’Ukraine. Des hommes y auraient été envoyés depuis la Centrafrique, où la propagande tourne à plein régime pour soutenir l’invasion de Poutine.

 

Le 24 février dernier, alors que les troupes russes ont à peine déclenché leur offensive en Ukraine, un message est posté sur le fil de conversation officieux du groupe Wagner sur Telegram (intitulé « Reverse side of Z medal »). Il est on ne peut plus clair : « Nous savons qu’à Kiev, ainsi que dans les grandes villes d’Ukraine, la population se mobilise pour former des unités de défense territoriale. (…) C’est votre choix. (…) Mais croyez-moi, évitez d’être inscrit dans de telles unités. »

 

Depuis, la majorité des messages postés sur le même réseau social piloté par le groupe Wagner ne parlent que d’une chose : l’offensive militaire lancée en Ukraine par l’occupant du Kremlin Vladimir Poutine. Ici, on évoque des défenseurs de Kiev, la capitale, qui se rendent, submergés par l’avancée russe. Là, on décrit le matériel militaire ukrainien détruit ou saisi par les hommes de Moscou. Sur cette chaîne regroupant à ce jour près de 160 000 personnes, la guerre de l’information bat son plein.

DES UNITÉS COMBATTANTES AURAIENT ÉTÉ ACHEMINÉES DEPUIS LA CENTRAFRIQUE POUR CAPTURER LE PRÉSIDENT ZELENSKY

 

Mais à quel point le groupe Wagner est-il impliqué ? Selon une source interne citée par le quotidien britannique The Times, des unités combattantes ont été acheminées depuis la Centrafrique vers le théâtre d’opérations ukrainien, avec pour mission de s’infiltrer dans les défenses de Kiev et – entre autres – de capturer le président Volodymyr Zelensky. Certaines sources évoquent un contingent pouvant aller jusqu’à 400 hommes, d’autres estiment en revanche leur nombre à seulement plusieurs dizaines.

 

Bangui et Bamako au cœur de la guerre

 

Selon nos informations, plusieurs départs d’appareils russes – dont le plan de vol reste toutefois inconnu – ont en effet été constatés à l’aéroport de Mpoko à Bangui, et l’activité est devenue intense dans la capitale, notamment au camp de Kassaï. C’est depuis cet endroit que plusieurs hélicoptères ont décollé ces derniers mois vers Bamako pour se déployer au Mali. Le groupe financé par Evgueni Prigojine, un familier de Vladimir Poutine, dispose de plus de deux milliers d’hommes en Centrafrique, répartis entre Bangui, Berengo et l’intérieur du pays.

Nombre des combattants aguerris de Wagner ont débuté leur « carrière » dans le Donbass, en Ukraine. Le chef opérationnel du groupe et numéro deux de Prigojine, Dmitry Utkin, y a lui-même combattu. Ce néo-nazi revendiqué y aurait commandé des unités de mercenaires à la fin de 2014 et au début de 2015, sous la bannière des « Corps slaves », ancêtres officieux de Wagner. Ex-lieutenant-colonel du renseignement militaire russe (le fameux GRU), Utkin – qui a par la suite posé ses valises en Libye, au Soudan ou en Centrafrique – a donc en quelque sorte fait ses classes de mercenaire à l’est de l’Ukraine. « C’est son terrain de prédilection. Il est tout à fait logique que Moscou fasse à nouveau appel à son expertise », glisse une source sécuritaire occidentale.

 

WAGNER N’HÉSITE PAS À SE SERVIR DE LA CENTRAFRIQUE ET DU MALI POUR ALIMENTER LA PROPAGANDE DE POUTINE

 

L’apport de Wagner est-il uniquement militaire ? « Son impact le plus visible est en réalité sur le plan de l’information », explique un spécialiste du groupe. Ce dernier n’hésite en effet pas à se servir de la Centrafrique et du Mali pour alimenter la propagande de Vladimir Poutine. Ces derniers jours, deux faux contenus ont notamment été abondamment relayés par les médias liés au groupe et faisaient état de la reconnaissance par Bamako et Bangui des républiques de Donetsk et Lougansk, qui se sont proclamés indépendantes avec le soutien de Moscou.

 

La fabrique à « fake news »

 

Côté centrafricain, cette « information » est en réalité tirée d’un article de l’agence de presse officielle russe RIA Novosti, qui prétend relater les propos du président Faustin-Archange Touadéra, selon qui la reconnaissance des deux entités allait « sauver des vies et éviter beaucoup de violence ». Au même moment, RIA FAN, le site phare du groupe Patriot, l’entité médiatique de Evgueni Prigojine, titre : « Le président centrafricain Touadéra reconnaît Donetsk et Lougansk ». Seulement, cette information a depuis été démentie par Bangui, non sans avoir été abondamment partagée.

 

Au même moment, du côté de Bamako, un document contrefait circulait sur les réseaux sociaux, suggérant là aussi une reconnaissance par les autorités maliennes des deux républiques autoproclamées. Si l’origine de cette désinformation n’a pu être établie pour le moment, cette « fake news » a été là aussi abondamment relayée sur les comptes et canaux gérés par Wagner sur les réseaux sociaux, avant d’être reprise par les médias et comptes locaux favorables aux intérêts russes et, pour beaucoup, à la junte au pouvoir.

« Wagner joue sur le sentiment anti-occidental pour obtenir un élan de sympathie envers la politique de Poutine », explique un chercheur fin connaisseur du groupe. « C’est un cas d’école, explique un autre expert de Wagner et de la Russie. La doctrine russe inclut la désinformation dans les stratégies nécessaires à toute opération militaire. Chez eux, ils contrôlent l’information et, chez les autres, ils tentent de l’influencer. C’est l’un des rôles principaux de certaines unités du GRU, qui travaille en collaboration avec Wagner et le groupe Patriot de Prigojine ».

LE SECRETAIRE GENERAL ADJOINT DES NATIONS UNIES PLAIDE POUR UN DIALOGUE INCLUSIF

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Bangui, 1 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a plaidé lundi pour un dialogue inclusif en République centrafricaine (RCA), tout en réaffirmant le soutien financier et technique de la Minusca à la tenue prochaine du dialogue républicain prévu fin mars 2022. « Nous formons le vœu que ce dialogue soit le plus inclusif possible, le plus transparent possible avec tous les représentants des forces politiques, de l’opposition, bien sûr la majorité présidentielle, la société civile », a déclaré le Secrétaire général adjoint lors d’une conférence de presse à Bangui, au terme de sa visite de quatre jours en RCA.

Jean-Pierre LACROIX en visite dans une radio communautaire à Bangassou. CopyrightMINUSCA.

 

Le Secrétaire général adjoint a qualifié « cette phase de dialogue » de « particulièrement importante pour restaurer la confiance, pour tracer le cap des efforts politiques à venir dans un climat apaisé en République centrafricaine », avant de rappeler que la MINUSCA apporte une contribution financière à l’organisation du dialogue politique. Interrogé sur la participation des groupes armés au dialogue républicain, le Secrétaire général adjoint a indiqué qu’«il y a le cadre de l’APPR (Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA) qui est important dans ce contexte. C’est ce cadre qui définit les termes du dialogue avec les groupes armés mais aussi les perspectives d,e dialogue avec notamment les étapes comme le d,ésarmement (le DDR), qui sont des étapes fondamentales étapes pour lesquelles nous sommes prêts à apporter davantage de soutien ».

Au cours de la conférence de presse, Jean-Pierre Lacroix, a également abordé sa récente participation au sommet du mécanisme de suivi de l’accord d’Addis-Abeba tenu à Kinshasa, en présence notamment Chef de l’Etat centrafricain, ainsi que le processus de renforcement des effectifs de la Force et de la Police de la MINUSCA prévu par la résolution 2566 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Concernant la justice, le Secrétaire général adjoint a rappelé qu’« il ne peut pas avoir de paix durable sans justice. Les populations demandent que les responsables de crimes répondent de leurs actes ». « Nous sommes engagés dans beaucoup d’actions pour renforcer la justice centrafricaine », a affirmé Jean-Pierre Lacroix, rappelant par ailleurs, le mandat des droits de l’homme de la Mission. « La MINUSCA a un mandat donné par le Conseil de sécurité pour recueillir des informations, et faire rapport sur les allégations de violations des Droits de l’Homme, sachant que pour poursuivre sur cette question préoccupante des violations des Droits de l’Homme, c’est aux autorités centrafricaines évidemment qu’il revient d’engager des poursuites, pour que les auteurs de ces violations, lorsqu’ils sont déclarés coupables, pour qu’ils puissent rendre compte de leurs actes », a-t-il dit.

Le chef des opérations de paix de l’ONU s’est également réjoui des échanges avec les autorités locales, les leaders communautaires, la société civile et les différentes
entités à Bria (584 km au nord-est de Bangui) « Ils nous tous exprimé leur reconnaissance à l’égard du travail fait par la MINUSCA. Ils me disent qu’il y’a certains progrès et en même temps il y’a des défis, des problèmes de sécurité. Nous entendons beaucoup d’expressions de reconnaissance à l’égard de la MINUSCA. Et on entend aussi de beaucoup de participants, le désir que nous soyons plus présents. Alors mon message a été que nous voulons faire plus, d’ailleurs nous travaillons à finaliser le renforcement des capacités de la MINUSCA », a déclaré le Secrétaire général adjoint.

Le chef des opérations de paix de l’ONU a également rendu hommage au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, qui quitte prochainement ses fonctions. « C’était pour moi l’occasion de lui rendre un hommage très appuyé au nom du Secrétaire général, au nom de nous tous, pour le travail très professionnel, très engagé, très courageux qu’il a fait pend,ant ces trois ans dans un contexte toujours très difficile, avec les défis de sécurité et la Covid,-19 », a-t-il souligné.

Au cours de sa visite en RCA, le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix a eu des entretiens avec le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, le Premier ministre, Felix Moloua, la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo- Témon, le bureau du comité d’organisation du dialogue républicain ainsi qu’avec la communauté diplomatique et le personnel de la MINUSCA et des Nations Unies.

 

La Minusca

Des mercenaires du groupuscule Wagner auraient reçu pour mission de tuer le président ukraini en. Mais Wagner, qu’est-ce que c’est ?

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Des mercenaires du groupuscule Wagner auraient reçu pour mission de tuer le président ukrainien. Mais Wagner, qu’est-ce que c’est ?

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Bangui ( République centrafricaine ) – Des mercenaires du groupuscule Wagner auraient reçu pour mission de tuer le président ukrainien. Mais Wagner, qu’est-ce que c’est ? .

Selon les informations du média britannique The Times, plus de 400 Mercenaires russes opèrent à Kiev avec l’ordre du Kremlin d’assassiner le président Zelensky et son gouvernement./////////////.

Il leur serait demandé de préparer le terrain pour que Moscou prenne le contrôle./////////////.

Le groupe Wagner ? Qui le compose ? Et que fait-il ? Il s’agit d’une milice privée dirigée par un proche allié du président Vladimir Poutine et fonctionnant comme une branche indépendante de l’État. Le Kremlin a toujours nié l’existence de ce groupe, répétant avec insistance que “les sociétés militaires privées sont interdites en Russie”. Mais selon The Times, des mercenaires sont revenus d’Afrique il y a cinq semaines, avec pour mission “d’anéantir le gouvernement de Zelensky en échange d’une importante prime financière.”/////////////.

En Ukraine, en Syrie et ailleurs/////////////.

Amnesty International avait rédigé une longue description de cette armée privée dans sa revue La Chronique, en septembre 2021. L’organisation non gouvernementale y rappelle que c’est en 2019 que Denis Korotkov, ancien policier de Saint-Pétersbourg et actuel reporter pour le journal d’opposition russe Novaya Gazeta, commence à détailler les “sales boulots” effectués par ce groupe mystérieux. Cette année-là, le journaliste découvre une vidéo de torture et décapitation tournée en 2015. Il parvient à identifier un des intervenants. C’est le début d’une longue enquête./////////////.

Selon les sources, entre 2 500 à 5000 hommes forment ce groupuscule et sont répartis à travers le monde, sur les conflits où la Russie a des intérêts stratégiques. “Avec les sécessionnistes du Donbass, en Ukraine. Mais aussi avec les troupes de Bachar al-Assad, en Syrie”, note Amnesty International qui accuse Wagner de “commettre des tortures, des exécutions ou des viols, contre des civils, dans des zones de conflit.”/////////////.

Depuis la révélation de l’existence de cette unité secrète, des témoignages d’anciens combattants ont été recueillis. Certains confirment avoir combattu en Syrie et en Ukraine pour un bataillon créé par Dimitri Outkine, un lieutenant-colonel du renseignement militaire russe (le GRU) passé au privé. Ces soldats auraient également eu accès à une caserne du GRU (le renseignement militaire russe) pour s’entraîner au combat. En août 2021, la BBC estimait à 10.000 le nombre de mercenaires à avoir combattu sous la bannière du groupe de Wagner au cours des sept dernières années./////////////.

Prigojine, l’ami de Poutine /////////////.

Le journaliste Korotov continue d’enquêter, recoupe les documents et remonte les numéros de téléphone. Avec l’aide du média russe RCB et du site d’investigation Bellingcat, il découvre qu’un milliardaire de Saint-Pétersbourg, Evgueni Prigojine, est à la tête de Wagner. Aucun document officiel ne relie l’homme à l’organisation criminelle. Mais quand il questionne les anciens soldats de Wagner sur le rôle de Prigojine, on lui confirme que “c’est lui le boss”./////////////.

Prigojine, c’est aussi un ami de Vladimir Poutine. Après un séjour en prison pour banditisme et vols avec violence, il ouvre des restaurants de luxe, où Poutine se rend parfois. Ce dernier permet à son ami de devenir le traiteur officiel du Kremlin et de fournir les cantines de l’armée et les écoles de Russie. Il investit une partie de sa fortune dans une agence de communication que le FBI accuse depuis 2016 d’avoir influencé les élections américaines en faveur de Donald Trump./////////////.

Questionné par The Bell, un média russe basé à Londres, Prigojine nie tout lien avec le ministère de la Défense, et assure qu’il ne peut “ni financer ni équiper une société de mercenaires qui n’existe pas”.

Avec Lalibre.be
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Les mercenaires Wagner en Centrafrique : des diamants et des exactions

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À la mi-janvier, dans le nord-est du pays, au moins une trentaine de civils ont été tués dans un massacre imputé aux forces armées locales épaulées par la société privée de mercenaires russes. Un déchaînement de violences qui pourrait être lié au manque de rentabilité de Wagner dans ce pays. À l’abri des regards, les exactions continuent.
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Un panneau célèbre la collaboration entre l’armée russe et l’armée centrafricaine, à Bangui, en République centrafricaine, en 2019. Ashley Gilbertson/The New York Times-Redux-Rea

 

Que s’est-il passé exactement les 16 et 17 janvier 2022 dans la région de Bria, dans le nord-est de la Centrafrique (RCA) ? Selon plusieurs sources dignes de foi, des mercenaires de la société russe Wagner et l’armée centrafricaine (Faca) auraientouvert le feu contre les villageois d’Aïgbado et de Yanga, à 75 et 143 kilomètres de Bria.

 

Plusieurs dizaines de morts

 

Bilan de ces deux attaques : au moins trente morts, selon l’ONU. « Entre 65 et 68 », corrige une source militaire proche du dossier. « Il est fort probable que des rebelles aient été présents dans la localité », écrivent des sources sécuritaires françaises dans une note que La Croix a pu consulter, soulignant qu’« il est impossible de discriminer formellement la part de civils et de combattants tués. De nombreux témoignages ont toutefois rapporté des exécutions sommaires, des enlèvements et des tirs discriminés sur des civils ». Selon les journalistes de l’agence d’information centrafricaine CNC, le bilan de ces attaques s’élèverait même à plus de 70 victimes.

ENQUÊTE. Wagner, des mercenaires au service de Poutine

 

Pour faire la lumière sur ces exactions, la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a ouvert une enquête sur cette double tuerie. Mais « l’accès à la localité a été bloqué par des véhicules des forces loyalistes et des patrouilles onusiennes se sont vues interdire un accès libre à la localité (escorte permanente par des éléments Wagner) », souligne la note.

 

Démentis

 

Le gouvernement centrafricain dément catégoriquement ces informations. « C’est une campagne d’acharnement contre les Faca et nos alliés. Ils veulent les présenter comme des assassins du peuple centrafricain », explique le porte-parole de la présidence de la République, Albert Yaloké Mokpème en accusant les médias français d’être les auteurs de cette manipulation.

 

Alexandre Ivanov, conseiller à la présidence centrafricaine et représentant des « instructeurs » russes sur place, assurait le 5 février : « En ce moment, nous assistons à l’activation de ressources d’information de propagande qui gagnent de l’argent en inventant des nouvelles, calomniant les spécialistes russes et la Russie (…). Les instructeurs sont accusés de crimes qui auraient été commis à des centaines de kilomètres de l’endroit où ils se trouvent. Que vont-ils ensuite proposer ? Wagner sur Mars ? »

 

Des exactions par centaines en RCA

 

Interrogé par La Croix sur les événements de Bria, un proche collaborateur du secrétaire général de l’ONU dit attendre le résultat de l’enquête, en précisant toutefois que « ce ne serait pas la première fois que Wagner serait impliqué dans des exactions en RCA ». À la mi-2021, le groupe d’experts de l’ONU chargé de la Centrafrique avait déjà dénoncé les crimes attribués aux forces de sécurité centrafricaines et aux paramilitaires russes lors de leurs opérations conjointes. Le gouvernement centrafricain avait lui-même reconnu en octobre dernier une partie de ces crimes.

EDITO. Wagner, l’armée qui n’existait pas

 

Depuis le mois de décembre, Wagner appuie les milices animistes et chrétiennes Anti-Balaka « pour mener des opérations et des exactions », souligne la note. Ces milices, poursuit-elle, « participent à l’intensification des exactions en province, Wagner instrumentalisant les clivages intercommunautaires entre les populations peule, musulmane et chrétienne pour agir en toute impunité et renforcer son assise. »

 

Wagner en difficulté financière

 

Comment comprendre un tel déchaînement de violences ? « Wagner est de plus en plus aux abois en RCA », répond un observateur qui a requis l’anonymat. La société ne gagnerait pas assez d’argent dans ce pays pour être une affaire rentable aux yeux de son principal actionnaire, l’oligarque russe Evgueni Prigojine. Même si elle a obtenu l’exploitation de zones diamantifères dans le nord-est du pays, qu’elle a monté un trafic d’or entre Bria et le Soudan, selon cette même source, la rentabilité de son intervention en RCA ne serait pas au rendez-vous.

ANALYSE. Centrafrique : Moscou, l’indispensable allié

 

Surtout depuis que sa surveillance des douanes lui a été retirée par le premier ministre Henri-Marie Dondra. « Pour se payer, Wagner est contraint d’étendre son contrôle sur les zones d’extractions diamantifères qui se trouvent à Aïgbado. Le 16 et le 17 janvier, elle est intervenue violemment pour s’imposer dans cette nouvelle zone », assure l’observateur.La note confirme que « les artisans miniers sont régulièrement taxés, pillés et/ou exécutés » par Wagner.

Selon le site d’information CNC, la société russe réclamait six mois d’arriérés au gouvernement centrafricain du premier ministre Henri-Marie Dondra.

 

La colonne infernale

 

Jugé trop peu conciliant avec les Russes, ce dernier a été démis par le président Touadéra, le 7 février, et remplacé par Félix Moloua, au profil plus russo-compatible. « Son départ est bien lié à l’incapacité du gouvernement centrafricain à payer Wagner », dit notre source militaire. Un remaniement politique qui coïncide avec une offensive des mercenaires russes dans les zones diamantifères de la Haute-Kotto (Nord-Est) et aurifères de l’Ouham (Nord-Ouest).

EXPLICATION. Mali : l’ombre des paramilitaires russes de Wagner

 

« L’opération de nettoyage a commencé au début février en suivant l’axe de Bria à Ouadda et Sam-Ouandja », confie l’observateur, avant d’établir la liste funèbre de leurs derniers crimes : le 12 février, assassinat de Zakaria Damane (leader du Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique) et de 5 personnes ; le 14 février,exécution de 16 personnes dans un chantier minierde Ouadda ; le 15 février, 6 tués dans une nouvelle mine ;le 19 février, attaque de la mine de Boungouziti à 45 km de Ouadda…

 

Faute de rentabilité, bientôt le départ de Wagner ?

 

Cette colonne infernale dont le mode opératoire rappelle celui des 16 et 17 février dernier bénéficierait de la protection de Bangui. « Le gouvernement se trouve dans un étau, jugele chercheur Thierry Vircoulon, de l’Institut français de relations internationales. D’un côté, ses caisses sont vides en raison de la suspension, par ses principaux bailleurs dont la France et l’Union européenne, de leurs aides budgétaires. Et de l’autre, il est sommé par Wagner de lui verser les paiements qu’il lui doit. »

Ce défaut de rentabilité va-t-il conduire Evgueni Prigojine à retirer ses pions de la RCA ? D’autant que son arrivée au Mali et la crise en Ukraine mobilisent ses hommes. « On assiste déjà à une diminution des effectifs en RCA au profit de ces régions du monde », remarque l’observateur. « Wagner ne partira pas tout de suite de la RCA, tempère la source militaire. La Centrafrique est un laboratoire où les Russes expérimentent l’outil Wagner pour se réimplanter en Afrique. Moscou poursuit des buts politiques et stratégiques, même à fonds perdu. » Un nouvel outil d’autant plus dangereux et efficace qu’il jouit, en Centrafrique, d’une totale impunité.

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Wagner en Centrafrique

  • Le nombre de mercenaires de la société Wagner en Centrafrique n’est pas connu. Moscou ne reconnaît officiellement la présence que de 1 135 « instructeurs non armés », mais les ONG opérant sur le terrain, la France et l’ONU affirment qu’une partie d’entre eux sont des hommes de Wagner.
  • Le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian l’a accusé le 17 septembre 2021 de se « substituer » à l’autorité de l’État et d’en « confisquer la capacité fiscale ».
  • En raison du contrôle exercé par Wagner sur les Forces armées centrafricaines (Faca), la mission de l’UE à Bangui a suspendu sa mission de formation des forces armées centrafricaines depuis le 15 décembre 2021.
  • La présence de cette société est aussi signalée en Libye, au Soudan et au Mali et elle est intervenue au Mozambique. En dehors de l’Afrique, Wagner est engagée en Syrie et en Ukraine.

 

La-croix.fr

Centrafrique, des violences entre les groupes armés font au moins 9 morts dans la Ouaka

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Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Des affrontements entre un groupe des malfaiteurs armés identifiés comme des éléments rebelles de l’UPC et des miliciens Anti-Balaka munis de fusils artisanaux ont fait au moins 9 morts et plusieurs blessés dans le village Mbiakreu, dans la sous-préfecture d’Ippy, au centre de la République centrafricaine.   

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Les rebelles avec leurs armes

 

Selon des informations de sources locales recueillies par la rédaction, l’affrontement avait eu lieu jeudi 24 février 2022 vers 9 heures dans le village Mbiakreu, situé à  38 kilomètres de la ville d’Ippy sur l’axe  Djoubissi.

 

Selon les mêmes sources, l’incursion des éléments rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le village Mbiakreu  qui aurait occasionné cet affrontement. D’après eux, les rebelles auraient tenté de braquer certains habitants de Mbiakreu, mais les miliciens Anti-Balaka auraient réagi en représailles   pour affronter les rebelles.

Le bilan provisoire fait état de cinq morts et sept blessés parmi les habitants armés et non armés ainsi que de quatre morts côté rebelles.

Mais  de leur côté, plusieurs sources humanitaires ont laissé entendre que sur place, le climat reste tendu. Elles s’inquiètent d’une nouvelle flambée de violence, alors que les deux groupes opposés se font toujours face dans le secteur.

Rappelons que dans ces localités d’Ippy, les violences font rage entre les miliciens Anti-Balaka soutenus par les soldats FACA et les Mercenaires russes et les rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) depuis la fin de l’année dernière.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Les employés de la société Aviation Handling Service sont-ils soumis à un espionnage sévère de leur directeur général ?

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Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le constat est sévère! Désormais, tous les appels des agents de la société Aviation Handling Service passent sur la table d’écoute. Après des tensions, disputes, stress, mauvaises conditions de travail, les employés de ladite société voient leur droit littéralement violé par leur directeur générale.

rca-le-directeur-general-de-laviation-handling-service-monsieur-ghislain-houemavo-collabore-t-il-avec-la-cpc/banderole-de-greve-des-personnels-de-laviation-handling-service-demandant-le-depart-non-negociable-et-sans-conditions-de-leurs-directeur-general-monsieur/” rel=”attachment wp-att-51198″ data-wpel-link=”internal”>Banderole de grève des personnels de l'Aviation Handling Service demandant le départ non négociable et sans conditions de leurs directeur général monsieur HOUEMAVO Ghislain Habib
Banderole de grève des personnels de l’Aviation Handling Service demandant le départ non négociable et sans conditions de leurs directeur général monsieur
HOUEMAVO Ghislain Habib

 

Après avoir mis en place ses trois(3) vaillants soldats d’espionnage qui sont:

– BELLA-LITE Pierre Alias Pedro; HOMPA Germain; NGASSA Pierro

Qui lui sont fidèle, monsieur Ghislain Habib HOUEMAVO avec l’accord de son DAF monsieur Francisco DALMEDA, souvent renvoyé partout où il passe pour de vol aggravé, il a décidé de passer à la vitesse supérieur en violant le droit des agents de la société et, sans réfléchir,  ne cesse pas de monter en créneau sur eux.

 

D’après monsieur Ghislain Habib HOUEMAVO  , Directeur général,  sa sécurité est menacé, et tous les téléphones de ses employés devraient passer sur la table d’écoute. Plus étonnant encore,  il a quitté son appartement pour se résider dans un hôtel, et se promène désormais avec deux(2) gendarmes pour assurer sa sécurité. Et ce n’est pas tout! L’homme menace clairement les employés et dire ceci : ” Des sangs seront collés au mur”.

 

Rappelant que l’article 5, alinéa 1 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 dispose que ” la liberté de la personne est inviolable”.

Aussi l’article de la Déclaration Universelle des droits de l’homme dispose aussi que “Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne”.

 

Selon nos informations, les agents de la société Aviation Handling Service dans l’unanimité veulent intenter une action en justice pour leur liberté et leur sécurité. Mais nous sommes dans quel pays?

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : 17 véhicules de Wagner, remplis des mercenaires russes, ont quitté la ville de Bria pour Ippy. Quelle stratégie?

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Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Rappelez-vous, en décembre dernier, 11 véhicules de Wagner, remplis des Mercenaires russes, avaient quitté la ville de Bria pour Ippy, puis Ippy pour Bambari. Mais quelques jours plus tard, ils sont revenus discrètement la nuit à Bria pour commettre de nombreuses exactions sur les civils. S’agit-il de leur nouvelle stratégie?  Nombreux sont ceux qui se demandent si Wagner veut jouer encore sur les nerfs  des habitants de la Haute-Kotto. 

centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires russes de Wagner occupant l'État major des rebelles en Centrafrique
Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

Souvenez-vous, le mercredi 15 décembre 2021, à Bria, la population avait observé, avec un grand étonnement,  un mouvement des mercenaires russes appartenant à la compagnie Wagner,  fidèle au chef de l’État Faustin Archange Touadera. Selon les témoins, le convoi, composait de 11 véhicules, remplis des mercenaires de Wagner, avait quitté la ville de Bria, mercredi matin,  à destination de Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka. Mais 24 heures plus tard, ils sont revenus discrètement la nuit vers Bria. C’était donc un simulacre de départ, une stratégie pour revenir massacrer la population. C’est ainsi que le 16 et 17 janvier 2022, ces mêmes mercenaires sont allés dans les villages Aïgbado et Yanga, respectivement à 75 et 145 kilomètres de Bria sur l’axe de Ndélé, et exécuter au moins 87 personnes, selon le bilan exact communiqué par un chef du groupe du village Yanga et Aïgbado. Et ce n’est pas tout! Le mercredi 9 février 2022, dans les villages Mouka, situé à 90 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda,  et  à Yangoudroudja, situé à 155 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, au moins 90 personnes ont été massacrées. Trois jours plus tard, le 12 février, le général Zakaria Damane, allié du pouvoir, avait été égorgé par les mercenaires russes à 8 kilomètres de Ouadda sur l’axe Pipi . Son corps piégé.

Une fois de plus, le samedi 26 février 2022, 17 véhicules de Wagner, remplis d’une centaine des mercenaires, ont quitté la ville de Bria vers 8 heures du matin à destination de la ville d’Ippy. Vers 15 heures, ils sont arrivés à Ippy. On ignore ce qu’ils font exactement dans cette ville, mais à leur arrivée, ils ont parqué tous leurs véhicules dans leur base. Depuis ce temps, aucun de leur mouvement n’est signalé, peut-être la nuit comme dans leur tactique.

 

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bossangoa / Bouca , une dizaine des commerçants kidnappés par des malfrats, leurs biens emportés

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Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le phénomène des coupeurs de route délinquants qui attaquent les automobilistes sur les grands axes routiers  devient de plus en plus inquiétant en République centrafricaine. Ces malfrats sont souvent assimilés aux éléments des groupes armés, même s’il est difficile d’y faire la différence.  C’est exactement ce qui est arrivé dans le village Gbakara, situé à   25 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Bouca  où des dizaines des civils ont été kidnappés et agressés, leur bien emporté par les assaillants.

Une moto taxi brousse sur la route de Mbaïki
Une moto taxi brousse sur la route de Mbaïki, au sud-ouest de la rca. CopyrightCNC

 

Selon des informations recueillies sur place, le vendredi 25 février, entre 7h et 9h, au village de Gbakara, à 25 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Bouca, un groupe d’individus armés, assimilés aux miliciens Anti-Balaka ( selon la population locale), armés des mitraillettes AK-47 ont intercepté et braqué une dizaine de commerçants en provenance de Bouca.  Les assaillants ont emmené leurs victimes en brousse afin de les déposséder. Deux des commerçants retenus ont réussi à s’échapper. Les assaillants ont également ouvert le feu et blessé par balles à un autre motocycliste qui refusait de s’arrêter. Ils ont emporté cinq motos ainsi que les cargaisons transportées.

 

Informées de la nouvelle, les soldats FACA et les éléments de sécurité intérieure se sont rendus sur les lieux.

Pour les populations locales, la recrudescence des actes du banditisme dans la localité est devenue de plus en plus inquiétante. Ils demandent au gouvernement  de renforcer davantage les forces opérationnelles de l’armée et à œuvrer pour améliorer les conditions de vie des forces de défense et de sécurité afin d’assurer un climat de paix et de sécurité.

 

Par Arsène Féimonazoui

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

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tracasserie et l’insécurité routière, les passagers d’un véhicule ont été braqués dans la localité d’Ippy en Centrafrique

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 Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Des dizaines des passagers d’un véhicule de transport en commun, en provenance de la ville d’Ippy, ont été braqués par un groupe des malfaiteurs, identifiés formellement par la population locale comme des éléments rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), sur l’axe Ippy Bambari, plus précisément au PK 25 d’Ippy, a-t-on appris de sources concordantes.

rca-violente-attaque-des-groupes-armes-au-village-grevai-au-moins-10-morts-et-plusieurs-blesses/les-combattans-rebelles-du-mpc-de-mahamat-alkhatim/” rel=”attachment wp-att-45941″ data-wpel-link=”internal”>Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim
Les combattans rebelles . Photo CNC

 

Selon la même source, la scène criminelle avait eu lieu jeudi 24 février, dans la matinée, vers 9 heures, à une vingtaine de kilomètres d’Ippy, plus précisément au village Zoubingui,   sur l’axe Bambari. Le véhicule, qui faisait le trafic entre Bangui et Bria, n’avait pas eu la chance ce jour, est tombé dans le filet des criminels de route, identifiés comme des rebelles du CPC alors qu’il roulait vers Bambari. Ils ont littéralement dépouillé les passagers de leur argent, téléphones ainsi que de quelques poulets.

« Le conducteur a été gratuitement tabassé pour des raisons inconnues avant d’être finalement libéré sans plus de violence », a précisé une source locale.

Notons qu’en cette période de tension sécuritaire et de guerre dans le pays, les voyageurs ont des sérieux problèmes pour se déplacer librement. D’un côté les forces de l’ordre, de l’autre côté les rebelles. Les populations n’ont que leurs yeux pour pleurer et demander à Dieu de leur venir au secours.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Lynchage à mort d’un enfant de 7 ans présumé sorcier, ses deux complices maintenus à la brigade criminelle

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Bangui, 28 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Alors que Prince avec ses deux co-accusés avaient été admis dans une chapelle  pour une délivrance « divine » par un présumé pasteur, il a été torturé à mort par ses parents qui l’ont accusé de sorcellerie. L’un des présumés criminels est interpellé, ses complices en fuite, et deux autres enfants présumés sorciers sont maintenus à la brigade criminelle pour des raisons de sécurité.

centrafrique.org/greve-des-policiers-centrafricains-des-tractations-sintensifient-en-coulisse/direction-de-police-judiciaire-dspj-bangui-centrafrique-le-18-juillet-2019-par-micka-pour-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-31537″ data-wpel-link=”internal”>direction de police judiciaire dspj bangui centrafrique le 18 juillet 2019 par micka pour corbeaunews

 

Torture suivie de l’assassinat

 

Parce qu’ils sont déclarés sorciers, les trois enfants, à savoir Prince, presque 7 ans, Gracia, 7 ans et Magalie, 11 ans ont été sauvagement torturés par les membres de leur famille   ainsi qu’une partie des habitants du quartier poto-poto, dans le Bégoua à Bangui.

Selon la version répandue et les témoignages recueillis par la police et le chef dudit quartier, ce sont eux qui auraient « mangé mystiquement  » à mort certains membres de leur famille. C’est ainsi qu’ils ont été maintenus depuis jeudi 24 février dans une cellule de prière en vue de leur « délivrance » divine, selon leur parent.

Privés de nourriture, les trois enfants « sorciers »ont failli être enterrés vivants dans une fosse non loin de la cellule de prière. Et ce n’est pas tout! Ils ont été torturés sauvagement jusqu’à la mort de plus jeune des trois dénommés Princes.

Pour l’heure, les présumés criminels sont en fuite, l’un des témoins oculaires est actuellement maintenu en garde à vue à la brigade criminelle de Bangui.

Les deux autres enfants sont aussi maintenus à la brigade pour des raisons de leur sécurité, selon la police.

Selon un habitant du quartier poto-poto, on a l’impression que le pays est plongé  dans des actes d’autodéfense. « Pour cultiver la paix et la justice sociale, il n’y a que le chemin de la raison et de la loi de la République en lequel   les citoyens centrafricains se doivent d’être soumis en tout temps et en toutes circonstances « .

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Des jihadistes tuent 27 personnes dans le nord-est du Nigeria

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Des jihadistes tuent 27 personnes dans le nord-est du Nigeria

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Bangui ( République centrafricaine ) – Vingt-sept personnes ont été tuées depuis vendredi dans quatre attaques distinctes attribuées à des jihadistes dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué dimanche à l’AFP des sources sécuritaires et des habitants. .

Le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), branche dissidente de Boko Haram qui a fait scission en 2016, a multiplié les attaques ces dernières semaines malgré les opérations militaires en cours dans la région. /////////////.

Le président nigérian approuve une modification de la loi électorale /////////////.

Samedi soir, l’Iswap a tué 24 civils dans trois villages de l’État du Borno, ont déclaré à l’AFP un chef de milice antijihadiste et un habitant, affirmant que ces civils étaient visés pour avoir aidé les troupes face aux insurgés./////////////.

Les assaillants ont ciblé les villages de Sabongarin Kimba, Mandara-Girau et Ngama, aux abords de la forêt de Sambisa, l’un des principaux repaires des jihadistes, ont indiqué ces sources./////////////.

“Les terroristes ont tué 24 personnes dans les trois villages la nuit dernière”, a déclaré le chef de milice antijihadiste, Mustapha Karimbe./////////////.

“Ils se sont déplacés de village en village, choisissant leurs cibles et les massacrant”, a ajouté M. Karimbe, précisant que neuf résidents ont été tués à Sabongarin Kimba, sept à Mandara-Girau et huit à Ngama./////////////.

Selon lui, les soldats avaient demandé l’aide des villageois pour surveiller une route où les jihadistes ont l’habitude de tendre des embuscades./////////////.

Les attaques étaient “une punition pour l’aide apportée par les habitants aux soldats”, a-t-il dit./////////////.

L’armée et des responsables locaux n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour confirmer les attaques./////////////.

Un autre milicien, Umar Ari, a fourni le même bilan, affirmant que les insurgés avaient envoyé un avertissement aux villageois, les menaçant de “graves conséquences” s’ils coopéraient avec l’armée./////////////.

Selon un habitant de la ville voisine de Biu, Ahmad Babagana, “il était clair qu’ils connaissaient les habitants qu’ils recherchaient”./////////////.

Vendredi en fin de journée, l’Iswap a mené une autre attaque à Chibok, toujours dans l’Etat du Borno, où Boko Haram avait enlevé plus de 200 écolières en 2014, suscitant l’indignation du monde entier./////////////.

Des combattants arrivés en pick-ups et à motos ont attaqué le village de Kautikeri dans le district de Chibok, ont indiqué deux résidents./////////////.

“Ils sont arrivés vers 17h45 (1645 GMT) et ont attaqué le village avec des armes à feu, tuant trois personnes et brûlant une église”, a déclaré à l’AFP Samson Bulus, un habitant de Kautikeri. /////////////.

Un autre habitant, Samson Silas, a fait le même récit. /////////////.

Il s’agit de la deuxième attaque jihadiste contre ce village en un mois. Le 20 janvier, l’Iswap a tué deux habitants et enlevé 20 enfants, selon deux habitants et un chef local./////////////.

L’armée affirme avoir tué 180 jihadistes et arrêté 130 personnes soupçonnées de “terrorisme” dans le nord-est du pays depuis la fin du mois de janvier./////////////.

Le conflit dans le nord-est, qui dure depuis 12 ans, a fait au moins 40.000 morts et plus de deux millions de déplacés.

Avec AFP/VOA
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Comores: crash d’un avion avec 14 personnes à bord

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Comores: crash d’un avion avec 14 personnes à bord

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Bangui ( République centrafricaine ) – Un petit avion qui assurait un vol entre deux îles de l’archipel des Comores, dans l’océan Indien, avec douze passagers et deux pilotes à bord, s’est écrasé en mer samedi, a-t-on appris de sources concordantes. .

“Les opérations de recherche en cours (…) ont commencé à retrouver les débris de l’appareil dans la zone côtière de Djoiezi confirmant le crash aérien”, affirme un communiqué du ministère de Transports. /////////////.

Le gouvernement précise que les douze passagers sont tous Comoriens, tandis que les deux membres d’équipage sont de nationalité tanzanienne. /////////////.

“AB Aviation a la tristesse d’annoncer la disparition du vol ce samedi” entre la capitale Moroni, sur l’île de la Grande Comore, et Fomboni, sur l’île de Mohéli, à quelque 90 km, avait annoncé la compagnie aérienne dans l’après-midi, précisant qu’il s’agit d’un avion de type Cessna./////////////.

Ce vol, qui a quitté la capitale à la mi-journée, aurait du atterrir une quarantaine de minutes plus tard. Mais “il a disparu des radars à environ 2,5 km” de son aéroport de destination, “en mer”, affirme la compagnie. /////////////.

Des cellules de crise ont été mises en place pour les familles sur chacune des deux îles. A Moroni, le frère d’une passagère, Idi Boina, 55 ans, confie son angoisse. “Je n’ai pas d’espoir. Dès demain, on va commencer le deuil de ma soeur”, dit-il à l’AFP./////////////.

Des pêcheurs et des vedettes rapides s’étaient immédiatement rendus vers la position où le signal a été perdu, a-t-on appris auprès des autorités, qui ont demandé l’assistance du gouvernement français depuis l’île de Mayotte voisine./////////////.

“Trois vedettes ont été dépêchées, c’est ce qui a permis de récupérer des débris de l’avion et des objets appartenant aux passagers”, a expliqué Abdel-Kader Mohamed, directeur général de la police./////////////.

“Demain, nous allons continuer les recherches. Tant qu’on n’a pas retrouvé de corps, il y a de l’espoir”, a-t-il ajouté.

Avec AFP/VOA
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Le secrétaire général adjoint de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix,  en visite en Centrafrique, reçu par le premier ministre centrafricain

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Bangui, 26 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a eu des échanges courtois ce samedi avec le Premier ministre centrafricain Félix Moloua, a-t-on appris ce jour de sources officielles.

Le secrétaire général adjoint Jean-Pierre Lacrois reçu par le premier ministre centrafricain Félix Moloua
Le secrétaire général adjoint Jean-Pierre Lacrois reçu par le premier ministre centrafricain Félix Moloua

 

  1. Lacroix a exprimé dans son tweet la félicitation pour la nomination de M. Moloua et la disponibilité de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) à continuer sa coopération dans la mise en oeuvre du mandat pour une paix durable en faveur des Centrafricains.

En visite de quatre jours commencée vendredi, le responsable onusien devrait échanger avec les autorités centrafricaines, dont le président de la République, le bureau du comité d’organisation du dialogue républicain ainsi que la communauté diplomatique.

“C’est une visite pour faire le point avec nos interlocuteurs habituels, les autorités centrafricaines, nos collègues de la MINUSCA, mais aussi d’une manière très importante, la population, la société civile, ceux qui sont directement affectés par l’insécurité, ceux qui sont au contact sur le terrain des collègues de la MINUSCA, et qui voient directement l’effet de notre travail de protection”, a indiqué M. Lacroix.

L’arrestation de quatre militaires de la MINUSCA qui ont été libérés le jeudi passé est aussi une question que doit aborder le chargé des opérations de paix de l’ONU avec les autorités centrafricaines conformément au mandat de la mission de paix de l’ONU dans le pays.

Cette visite intervient à un changement au leadership de la MINUSCA, marqué par la fin du mandat du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Mankeur Ndiaye, qui cède la place à la diplomate rwandaise, Valentine Rugwabiza, nommée jeudi dernier par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

 

Xinhua

CENTRAFRIQUE : L’HYPOTHÉTIQUE ENQUÊTE JUDICIAIRE DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE SUR LA PRÉSUMÉE TENTATIVE D’ASSASSINAT DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

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Bangui, 27 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’opinion publique nationale et internationale avaient été informées que le président de la République centrafricaine a échappé à une tentative d’assassinat à l’aéroport international Bangui-Mpoko alors que ce dernier revenait du sommet Europe-Afrique de Bruxelles en Belgique. Paraphrasant le communiqué de presse du procureur de la république près le tribunal de grande instance de Bangui pondu le lendemain des faits, il s’agirait de quatre (4) casques bleus de l’ONU de différentes nationalités européennes, lourdement armés à bord d’un véhicule banalisé et suspect à trente (30) mètres du passage du cortège présidentiel. Selon les propres termes du communiqué de presse, les suspects ont été arrêtés pour des besoins d’investigation et une enquête régulière a été ouverte par le parquet général.

Bernard Selembi Doudou
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

Personnellement, nous avons apprécié à sa juste valeur le dernier paragraphe du communiqué de presse où le parquet général mettait en garde l’opinion publique d’observer le calme en attendant l’issue de la procédure mais le centre de gravité du pouvoir l’entendait de l’autre oreille. Des spéculations dérisoires ou imaginaires galopent à vitesse exponentielle indexant au passage l’ancienne puissance coloniale de tentative d’assassinat voire de tentative de coup d’état inondent tous les supports de la nouvelle technologie médiatique sans recadrage du ministre de l’intérieur ni celui du porte-parole du gouvernement qui excelle aux abonnés absents des grands rendez-vous.

L’absurdité de l’enquête du procureur de la république qui heurte les initiés du droit c’est qu’après le communiqué de l’ambassade de France à Bangui suivi du communiqué de la mission onusienne auprès de la Centrafrique attestant l’identité et le statut des suspects, ces militaires croupissent toujours dans les locaux de la gendarmerie provoquant la vive réaction du secrétaire général de l’ONU depuis New-York pour rappeler à l’Etat centrafricain le respect de son engagements paraphés en 2014 lors du déploiement des forces onusiennes en Centrafrique.

En effet, il convient de rappeler sauf oubli de la part des autorités centrafricaines que les personnels de l’ONU bénéficient de l’immunité juridictionnelle qui par définition est un privilège dont bénéficient certaines personnalités au nom du respect de la souveraineté en vertu duquel ces dernières ne peuvent être déférées aux juridictions de l’Etat où elles résident ni en matière pénale qu’en matière civile. Ainsi, dès la connaissance de leur statut onusien, il n’y a plus de débats car la messe est déjà dite.

Aux dernières nouvelles, malgré quelques entêtements, nous avons appris que les militaires précédemment arrêtés ont été libérés…Tout ça pour ça.

Fort de ce qui précède, conjugué aux différentes agitations, le citoyen lambda s’interroge :

La seule présence d’un véhicule banalisé sans tentative d’infiltration du dispositif sécuritaire suffit-elle à justifier un projet d’assassinat du président de la république ?

Peut-on établir un lien de rationalité entre des présumés assassins qui commettent des forfaits en ayant en sa possession son badge professionnel permettant son identification ?

Le communiqué du procureur de la république près le tribunal de grande instance de Bangui fait-il office de communiqué gouvernemental ?

Pourquoi le porte-parole du gouvernement ne s’est pas prononcé sur cet événement qui est de nature à déstabiliser les institutions de la république ?

S’agit-il d’une campagne de désinformation savamment orchestrée sur fond de phobie française ?

À l’inverse, comment peut-on expliquer la coïncidence de ce scénario à l’accusation du duo France-USA devant le conseil de sécurité de l’ONU contre les exactions des paramilitaires russes ?

L’enquête régulière ouverte par le procureur de la république est-elle arrivée à son terme ?

Dans l’affirmative, quelles sont les conclusions de l’enquête ?

Pourquoi les conclusions de l’enquête ne sont-elles pas rendues publiques ?

Pourquoi le procureur de la république près le tribunal de grande instance de Bangui ne s’est pas prononcé sur la libération des militaires à l’instar de l’ouverture du communiqué d’ouverture de  l’enquête ?

Au delà de tout ce qui précède, cet énième incident soulève la problématique de la porosité, de la perméabilité de la sécurité aéroportuaire facilement franchissable par des dignitaires communément appelés en dialecte « kota zo ». Nous sommes par ailleurs convaincu que le silence du gouvernement sur ce dossier crée un doute sur la rationalité de la version présentée en filigrane…comme quoi le gouvernement savait préalablement qu’il s’agissait d’un odieux montage.

Par voie de conséquence, l’on remarque au final que ce régime manque de sérieux, d’autorité, hésitant sur tout, indécis dans les manœuvres dictées par les nouveaux alliés…le gouvernement tire dangereusement sur le cordon de la campagne anti-française au risque de s’éclabousser une fois le cordon rompu.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 26 février 2022.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Remaniement du gouvernement tchadien de transition

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Remaniement du gouvernement tchadien de transition

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Bangui ( République centrafricaine ) – La junte au pouvoir au Tchad depuis la mort du président Idriss Déby Itno a remanié le gouvernement de transition, neuf mois après sa nomination, selon un décret lu vendredi sur la radio d’Etat par le porte-parole de l’armée. .

Treize des 40 maroquins de ministres et secrétaires d’Etat ont été réattribués, dont ceux du Pétrole, de l’Economie, de la Sécurité publique ou bien encore de l’Education, selon le décret lu par le général Azem Bermandoa Agouna./////////////.

Depuis l’annonce de la mort du président Déby, tué dans des combats contre des rebelles, son fils, Mahamat Idriss Déby Itno, 37 ans, concentre presque tous les pouvoirs à la tête d’un Conseil militaire de transition (CMT) composé de 15 généraux. /////////////.

Il a promis des élections “libres et démocratiques” dans une période de 18 mois renouvelable, mais sans exclure une prolongation de la transition./////////////.

Le gouvernement, nommé par le président du CMT, est dirigé par Albert Pahimi Padacké, dernier Premier ministre d’Idriss Déby, avant que ce dernier ne supprime le poste en 2018./////////////.

Mahamat Idriss Déby a promis un pré-dialogue avec les groupes armés qui doit se tenir à partir du 27 février au Qatar, mais de plus en plus de doutes pèsent sur le respect du calendrier.

Avec AFP/VOA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Remaniement-du-gouvernement-tchadien-de-transition.webp” rel=”attachment wp-att-54309″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Remaniement-du-gouvernement-tchadien-de-transition.webp” alt=”” title=”remaniement-du-gouvernement-tchadien-de-transition-webp” width=”1024″ height=”1024″ class=”alignnone size-full wp-image-54309″ />

Jean-Pierre La Croix en visite en Centrafrique

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Jean-Pierre La Croix en visite en Centrafrique

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le sous-secrétaire général de l’Onu aux opérations de paix, Jean-Pierre La Croix, est en visite en centrafrique. Une visite qui intervient dans un contexte difficile. .

En Centrafrique la mission de l’Onu sur place, la Minusca, doit cohabiter avec les Mercenaires russes du groupe Wagner et la tension s’est accrue avec les autorités centrafricaines après l’arrestation, puis la libération, de quatre soldats de la paix. Ils étaient accusés d’avoir tenté d’assassiner le président Faustin Archange Touadera./////////////.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait exigé leur “libération immédiate”, assurant que la procédure établie entre l’ONU et la Centrafrique en cas de soupçon d’infraction concernant des personnels onusiens “n’avait pas été respectée”./////////////.

Les quatre soldats d’élite du corps de la Légion étrangère de l’armée française, de nationalité roumaine, italienne, bulgare et française, avaient été appréhendés lundi alors qu’ils étaient en treillis, lourdement armés et munis de leurs badges de la Minusca, à bord d’un véhicule blindé banalisé devant l’aéroport de Bangui./////////////.

L’ambassade de France et l’ONU avaient immédiatement indiqué qu’ils étaient membres de la sécurité rapprochée du général français Stéphane Marchenoir, chef d’état-major de la force de la Minusca, qui compte quelque 15.000 Casques bleus dans ce pays en guerre civile depuis 2013. Ils venaient de le déposer à l’aéroport où il prenait l’avion pour Paris./////////////.

A présent que les soldats sont remis en liberté et l’affaire classée sans suite, Jean-Pierre La Croix estime que désormais, la confiance est un processus qui doit être conforté tous les jours.

Avec DW français

RCA : Une rencontre débat sur les regards croisés entre l’administration publique et la société civile pour comprendre leurs rôles et relations

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 Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une table ronde autour d’une conférence débat intitulée « Regards croisés entre la société civile et l’administration publique centrafricaine », a été organisée ce 23 février 2022 à l’ENAM de Bangui. Cette rencontre a permis aux deux parties, d’échanger et de  dialoguer ensemble,  pour dégager des solutions conjointes aux enjeux de l’heure.

Les participants issus de la société civile et l'administration publique centrafricaine
Les participants issus de la société civile et l’administration publique centrafricaine. Photo CNCq

 

Dans le cadre de l’avènement du projet Tamboula 3 qui amorce une période décisive avec le début des stages des 40 auditeurs de l’ENAM au sein de la société civile centrafricaine, que cette conférence débat a  été organisée pour permettre de comprendre les rôles et relations de l’administration publique et les organisations de la société civile, leurs interactions, les possibilités d’une meilleure collaboration.

Cette table ronde a été organisée conjointement par l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), et l’Institut National du Service Publique (INSP) de France,  pour faire vivre et faire évoluer, main dans la main, le projet Tamboula, qui est l’un des projets emblématiques de la coopération franco-centrafricaine. Plusieurs personnalités nationales et internationales ont pris part à ce débat, dont le ministre de la fonction publique, Marcel Djimasse et l’ambassadeur de la France en Centrafrique, Jean Marc Grosgurin.

Selon Jérôme Guyon, Adjoint au Chef de mission de l’INSP, l’objectif recherché à travers cette conférence débat, est de partager les connaissances sur les rôles et relations entre les organisations de la société civile et de  l’administration publique centrafricaine. « Etant comme la société civile ont le même objectif de développement,  de croissance,  pour que les services soient rendus au public et il faut discuter pour mieux se connaître », a-t-il précisé.

Quant à Jean Marc Grosgurin, l’ambassadeur de la France en Centrafrique, cette rencontre-débat invite deux mondes, deux univers, certes différents, mais pourtant complémentaires et interdépendants, à échanger, dialoguer ensemble pour trouver des solutions conjointes aux enjeux d’aujourd’hui et de demain.

Par ailleurs, le diplomate français a rappelé que « cet évènement qui célèbre  également les cinq ans de projet de Tamboula, témoigne des efforts constants mis en œuvre par l’ENAM et l’INSP pour faire vivre et faire évoluer, main dans la main, un projet emblématique de la coopération entre les deux pays (RCA et la France) », a-t-il dit dans son discours.

Depuis son lancement en 2018, le projet Tamboula est actuellement à son troisième volet et c’est le  projet qui résulte d’un engagement de 2017 entre les plus hautes autorités des Etats centrafricain et français. En cinq ans et à travers trois promotions, 240 fonctionnaires et cadres de la société civile ont été formés aux fondamentaux de la gestion administrative.

Il est à rappeler que ce projet est aussi le fruit d’un partenariat entre l’ENAM de Centrafrique et l’Institut de service public de France. Il est soutenu par le ministère  français de l’Europe et des Affaires étrangères.

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

La Centrafrique, premier et seul pays africain à reconnaître l’indépendance de la République populaire de Donetsk et de Louhansk

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marche du soutien des partisans du régime pour soutenir les pays indépendants déclarés par la Russie

 

Selon le Président centrafricain, cette décision sauvera sans doute des vies

 

Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadera a très rapidement reconnu la républiques populaires de Donetsk et la républiques populaires de  Louhansk  comme des républiques indépendantes.

« Je pense que cette décision sauvera sans aucun doute des vies et empêchera beaucoup de violence. Selon notre analyse, il vise à sauver la vie des gens et est soutenu par beaucoup, car il vise à éviter la violence et la perte de vies humaines », a déclaré le dirigeant centrafricain.

 

Selon les médias russes, c’était le lundi 21 février que  le président russe Vladimir Poutine a signé un décret reconnaissant la souveraineté des Républiques populaires de Donetsk et Louhansk.  Selon ces médias, les dirigeants du LDNR Denis Pushilin et Leonid Pasechnik ont demandé au chef de la Fédération de Russie une décision correspondante.

 

À en croire ces médias russes, « sur la question de la reconnaissance du Donbass, la Russie était soutenue par la Serbie, l’Abkhazie, l’Ossétie du Sud et la Syrie ».

Notons que ce n’est pas la première fois que l’État centrafricain a reconnu l’indépendance des territoires prorusses.  Selon nombre des observateurs, cette situation va sans doute renforcer notre pays dans son isolement diplomatique.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le secrétaire général de l’ONU NOMME Madame VALENTINE RUGWABIZA, la belle sœur à Touadera en tant que  sa nouvelle représentante spéciale pour la République centrafricaine

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Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a annoncé jeudi la nomination d’une rwandaise, Madame Valentine Rugwabiza, une des belles sœurs du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera comme son nouveau Représentant spécial pour la République centrafricaine et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca, en compagnie de la diplomate rwandaise Valentine Rugwabiza, pressentie pour lui succéder. © Mankeur Ndiaye/Twitter
Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca, en compagnie de la diplomate rwandaise Valentine Rugwabiza, pressentie pour lui succéder. © Mankeur Ndiaye/Twitter

 

Une belle prise pour le bureau des nations unies en République centrafricaine. Tous les centrafricains attendent désormais de voir comment le pouvoir de Bangui, en tête le chef de l’État Faustin Archange Touadera  va pouvoir accuser cette institution des nations unies de connivence avec les groupes armés, ou encore demander son départ de la RCA.

Notons que Madame Rugwabiza succède à Mankeur Ndiaye du Sénégal, qui dirige la Mission depuis 2019. Le Secrétaire général est reconnaissant des services rendus par M. Ndiaye au peuple de la République centrafricaine pendant une période mouvementée et critique de son histoire. Son leadership a joué un rôle déterminant dans le soutien global de la MINUSCA aux élections générales tenues en 2020-2021.

Mme Rugwabiza a travaillé pendant plus de trente ans sur les questions de développement et de sécurité en Afrique dans les secteurs public et privé en tant que membre du Cabinet, haut diplomate du Rwanda accrédité auprès de plusieurs pays et organisations et haut responsable d’entités nationales, régionales et multilatérales. . Depuis N2016, Mme Rugwabiza a été Représentante permanente du Rwanda auprès des Nations Unies et ambassadrice non résidente du Rwanda en Colombie et en Jamaïque.

De 2014 à 2016, elle a été ministre des Affaires de la Communauté de l’Afrique de l’Est et membre de l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est. De 2013 à 2014, elle a été directrice générale du Rwanda Development Board et membre du cabinet.

De 2005 à 2013, Mme Rugwabiza a été Directrice générale adjointe de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève. Auparavant, elle a été Représentante permanente du Rwanda auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et des agences spécialisées des Nations Unies, ainsi qu’Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Rwanda en Suisse, de 2002 à 2005.

Mme Rugwabiza parle anglais, français, swahili et kinyarwanda.

 

RCA :deux agents, travaillant pour les  nations-unies, bloquées à l’entrée de la ville de Grimari par les mercenaires russes

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Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Décidément, les mercenaires de Wagner sont résolument décidés à entraver les activités des organisations humanitaires et celles des Nations unies en République centrafricaine. Ils manipulent et dressent nos agents de forces de l’ordre contre leur personnel partout sur le territoire national avec une seule phrase: « ce sont eux qui livrent les armes et munitions aux rebelles ». Il faut donc les arrêter!!!! Incroyable!

À l'entrée de la ville de Grimari
À l’entrée de la ville de Grimari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. Photo CNC

 

La scène s’est produite la semaine dernière à l’entrée de la ville de Grimari sur l’axe Bambari, à environ 350 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Ouaka.

En effet, l’un de nos journalistes dans la région, au volant de son véhicule en provenance de Bambari pour Bangui via Sibut, a été bloqué au checkpoint des soldats FACA à moins de 7 kilomètres  à l’entrée de la ville  de Grimari. Mais il n’était pas le seul, devant lui, il y’avait un véhicule dans lequel se trouvaient  deux agents centrafricains, travaillant pour le compte d’une organisation des nations unies, venues à Grimari pour mener des activités auprès de certains bénéficiaires de ladite organisation.   Or, avant leur départ pour Grimari, leur organisation avait pris soin de prévenir le préfet de la Ouaka, le sous-préfet de Bambari ainsi que celui de Grimari. Un document officiel leur avait été remis pour faciliter leur circulation. Mais au checkpoint des soldats FACA à Grimari, après vérification de leur papier d’identité, ces militaires centrafricains leur ont exigé d’aller s’expliquer aux Mercenaires russes qui, selon eux, disent  que ce sont des gens comme eux, les agents humanitaires des Nations unies et des ONG internationales qui fournissent des armes et munitions aux rebelles. Immédiatement, ils ont été conduits dans la base des mercenaires russes, et nous, de notre côté, nous  poursuivons notre route sans savoir ce qui arrive à eux derrière nous.

Selon certains observateurs nationaux, une mauvaise disposition d’esprit de la part de ces mercenaires russes freine sensiblement les activités humanitaires en RCA, et plonge les populations dans une crise grave que l’État centrafricain n’est pas en mesure d’y faire face.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : la Minusca annonce une opération militaire conjointe  en cours contre les miliciens d’autodéfense dans la Nana-Gribizi

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Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’objectif, selon la Minusca, de mettre fin aux exactions de ces miliciens d’autodéfense sur la population civile. Et elle est menée conjointement avec les Casques bleus et les éléments de force de sécurité intérieure. Ce qui a permis l’arrestation de plusieurs suspects ainsi que la récupération des armes artisanales.

Le général burkinabé Sidiki Traoré. CopyrightDR
Le général burkinabé Sidiki Traoré. CopyrightDR

 

« Les Casques bleus et les forces de sécurité intérieure mènent actuellement une opération conjointe à Ouandago (50 km de Kaga-Bandoro) pour mettre fin aux exactions d’un groupe d’autodéfense », a déclaré la Minusca lors d’un point de presse hebdomadaire mercredi à Bangui. D’après elle, cette opération a permis d’interpeller des suspects et récupérer des armes.

« Le bilan à mi-parcours fait état de 11 personnes interpellées, 11 armes de fabrication artisanale saisies et plus de 10kg de chanvre indien saisis », a déclaré la Minusca, en précisant que la population a apprécié cette opération et a recommandé la présence des forces de sécurité intérieure, à leurs côtés.

 

Cette opération intervient un mois après celle menée par les Casques bleus sur l’axe Bambari – Alindao, plus précisément vers la localité de Boyo, théâtre des violents affrontements entre les rebelles de l’UPC et les miliciens Anti-Balaka faction Touadera.

Rappelons qu’il y a deux semaines, la Minusca avait annoncé une opération de grande envergure contre les rebelles de l’UPC et du FPRC à Bakouma et Zako dans les prochains jours.

« La Force de la MINUSCA est en train d’établir une stratégie globale et transversale pour bouter hors de Nzako et Bakouma (Mbomou) les groupes armés qui y ont élu domicile. Ces deux localités verront une action dans les prochains jours », a déclaré la Minusca lors de sa conférence de presse hebdomadaire du mercredi 9 février 2022.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Mafia : Mis en cause à Banjul, le négociant roumain Nicolae Buzaianu se réinvente à Bangui

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Mafia : Mis en cause à Banjul, le négociant Nicolae Buzaianu se réinvente à Bangui

 

Bangui, 25 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un temps associé à l’ex-président gambien Yahya Jammeh dans une exploitation de bois de rose, le négociant suisso-roumain Nicolae Bogdan Buzaianu, dont les activités en Gambie et en Roumanie ont fait l’objet de plusieurs enquêtes judiciaires, a rencontré à plusieurs reprises le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra en marge du sommet Union européenne-Union africaine qui s’est tenu les 17 et 18 février à Bruxelles.

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a rencontré l’homme d’affaires suisso-roumain Nicolae Bogdan Buzaianu, longtemps actif dans l’exploitation du bois de rose en Gambie. C’était la deuxième fois que les deux hommes se retrouvaient en tête-à-tête. Nicolae Buzaianu, qui a commencé dans le négoce d’électricité dans son pays d’origine, la Roumanie, a eu une première audience avec le chef de l’Etat centrafricain à Dubaï, fin novembre. Il a été introduit par un membre du premier cercle de Touadéra, la Mauricienne Sandra Boodhun, promue à l’automne dernier au rang de conseillère spéciale du président Avant de se  rendre à Dubaï, Buzaianu avait effectué une visite à Bangui et est depuis retourné dans le pays à au moins deux reprises. Les activités de l’homme d’affaires dans le négoce du bois qui représentait 40 % des exportations de la Centrafrique en 2020.  Figure en bonne place dans le rapport remis en septembre en 2019 aux nouvelles autorités gambiennes par la commission d’enquête sur les crimes économiques attribués à l’ex-Président Yahya Djammeh Westwood Gambia, la société de Nicolae

Buzaianu, a disposé sous le mandat de Jammeh d’un monopole sur l’exploitation du bois de rose et a payé, en six ans, 15 millions de dollars d’honoraires à l’ex-chef de l’État gambien, qui était indirectement actionnaire de l’entreprise. En Suisse, l’ONG Trial International a dénoncé en juin 2019 les agissements de l’homme d’affaire suisso-roumain en Gambi auprès du ministère public de la confédération.

Avant de s’établir en Gambie, Nicolae Buzaianu était engagé dans le négoce d’électricité en Roumanie.  Activité qui, là encore, a valu à ses sociétés quelques déboires judiciaires. L’homme d’affaires, qui acquérait de l’électricité à taux préférentiels auprès de la société d’État Hidroelectrica et la revendait au prix fort, a vu en 2015 son entreprise Energy Holding frappée d’une amende de 2,7 millions d’euros par le conseil de la compétition roumain.

En outre, deux ministres roumains accusés d’avoir bénéficié de gratifications de l’entreprise, Codrut Seres et Elena Udrea, ont chacun écopé de peine de prison pour trafic d’influence.

Nicolae Buzaianu lui-même n’a pas été condamné, pas plus en Roumanie qu’en Gambie.

 

Par Afrique intelligence du 24 février 2022