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Manipulations politiques à Bangui : les associations fictives s’accrochent à la paranoïa anti-occidentale

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Manipulations politiques à Bangui : les associations fictives s’accrochent à la paranoïa anti-occidentale

 

Centrafrique.org/manifestation-partisans-regime-bangui-au-rondpoint-centre-ville-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Manifestation des partisans du régime de Faustin Archange Touadera à Bangui, le samedi 7 octobre 2023.
Manifestation des partisans du régime de Faustin Archange Touadera à Bangui, le samedi 7 octobre 2023.

 

 

Bangui, 08 octobre 2023 (CNC) – La manifestation qui a eu lieu au Point Zéro à Bangui a suscité de vives critiques et interrogations. Soixante-quatre associations fictives de soutien au régime se sont réunies samedi pour dénoncer ce qu’elles prétendent être des manœuvres de déstabilisation orchestrées par l’Occident à l’encontre de la République Centrafricaine. Cependant, il est essentiel de regarder de plus près les affirmations faites par ces manifestants et de remettre en question la crédibilité de leurs accusations.

 

Tout d’abord, les manifestants prétendent que lors de la 78e Assemblée générale des Nations Unies en septembre, l’opinion internationale aurait donné des consignes visant à déstabiliser les pays africains qui coopéreraient avec la Russie, en commençant par la République centrafricaine . Cette accusation diplomatiquement gravissime, est infondée et dépourvue de preuves tangibles. Les Nations Unies sont une organisation internationale qui vise à promouvoir la paix et la coopération entre les nations, et il est peu probable qu’elles se livrent à de telles manigances.

 

De plus, les manifestants accusent la France d’être derrière ces prétendues manœuvres de déstabilisation. C’est elle que l’Assemblée générale des Nations-Unies lui a confié la mission. Il est important de noter que de telles allégations très graves exigent des preuves substantielles, ce que les manifestants n’ont pas fourni. Accuser un pays étranger de comploter contre un autre sans preuves solides ne fait que semer la discorde et la méfiance.

 

Daniel Nzéwé, chargé de mission au ministère de la Jeunesse et des Sports qui milite pour faire son entrée dans le gouvernement comme ministre de la Jeunesses et des Sports, affirme que l’objectif de cette manifestation est d’informer l’opinion africaine sur un prétendu stratagème visant à écraser la coopération entre la Russie et l’Afrique, en commençant par la République Centrafricaine. Cependant, cela semble être plus une rhétorique politique qu’une réalité vérifiable. Les relations internationales sont complexes, et il est peu probable qu’un complot aussi vaste et secret existe réellement.

 

Brice Komboro, Président de l’association des jeunes pour le Nouvel Élan de Centrafrique, suggère que cette manifestation est une réponse à une prétendue hostilité de l’Occident envers la République Centrafricaine. Cependant, il est important de rappeler que la politique étrangère est basée sur des intérêts nationaux et régionaux, et les partenariats internationaux sont souvent conditionnels à des facteurs complexes tels que la stabilité politique et économique.

 

Les leaders de l’Association Jeunesse Dynamique Touadera (JDT)

 

L’absence de réaction de l’ambassade de France à Bangui est compréhensible, car les accusations formulées par les manifestants sont dénuées de preuves solides. Les relations internationales ne doivent pas être alimentées par des conjectures infondées et des théories du complot, mais plutôt par des faits et des preuves tangibles.

 

Cette manifestation à Bangui semble être davantage une tentative de manipulation politique qu’une réponse légitime à une menace réelle. Les accusations sans fondement envers l’Occident et la France ne font que nuire aux relations internationales et à la crédibilité de la République Centrafricaine sur la scène mondiale. Il est impératif que les acteurs politiques et les citoyens examinent de manière critique les allégations avant de les accepter comme vérité, afin d’éviter de tomber dans le piège de la paranoïa et de la désinformation.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : Violente agression d’un civil par les soldats FACA à Ouanda-Djallé

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Violente agression d’un civil par les soldats FACA à Ouanda-Djallé

 

Centrafrique.org/rca-une-position-des-soldats-faca-attaquee-par-les-rebelles-a-kouango/faca-ngakobo/” rel=”attachment wp-att-51306″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/FACA-ngakobo-450×203.jpg” alt=”Les soldats FACA” width=”450″ height=”203″ />
Les soldats FACA

 

 

Bangui, 08 octobre 2023 (CNC) – Ouanda-Djallé, une paisible ville centrafricaine, est le théâtre d’un acte brutal perpétré par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Un jeune commerçant ambulant, originaire de Ouanda-Djallé et de passage dans sa ville natale, a été victime d’une agression violente qui l’a laissé dans un état grave, suscitant l’indignation de la communauté locale.

 

Le tragique incident s’est déroulé samedi dernier lorsque le jeune homme, ignorant qu’il était suivi discrètement, est arrivé à Ouanda-Djallé pour une visite familiale. Des soldats FACA, apparemment en mission non déclarée, l’ont traqué à son insu. Après quelques heures passées chez ses parents, le jeune commerçant s’est dirigé vers la maison de ses amis à proximité, où il a été brusquement arrêté à son retour par les soldats.

 

Les allégations portées contre lui, accusé d’être un indicateur des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont conduit à une sévère séance de torture. Durant des heures, le jeune homme a subi des brutalités avant d’être ramené chez ses parents dans un état critique, incapable de parler et marqué par les sévices infligés.

 

Face à cette situation choquante, les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) ont rapidement réagi, offrant leur soutien à la victime. Cependant, au sein de la population locale de Ouanda-Djallé, la colère gronde, et une demande claire émerge : le retrait immédiat des soldats FACA de la ville.

 

Les habitants, dans leur quête de justice, appellent également le gouvernement à prendre des mesures drastiques pour éduquer et former les militaires centrafricains dans le respect des principes de discipline et des droits humains. L’accent est mis sur l’importance de ne pas laisser les forces armées être influencées par des mercenaires, en particulier du groupe Wagner, dont on doute de la connaissance du droit international humanitaire.

 

Ce tragique incident souligne la nécessité urgente de réformes au sein des forces armées centrafricaines, avec un appel pressant à l’éducation et à la formation axées sur les droits humains et la discipline. La communauté internationale, représentée par la Minusca, continue de jouer un rôle crucial dans la protection des civils et la promotion de la stabilité en République centrafricaine.

 

Par Moïse Banafio

 

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CENTRAFRIQUE : LA SEPTIÈME RÉPUBLIQUE PLÉBISCITÉE PAR LE PEUPLE SOUVERAIN A T-ELLE BESOIN D’UNE RENCONTRE CITOYENNE AU BURUNDI POUR LA LÉGITIMER ?

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LA SEPTIÈME RÉPUBLIQUE PLÉBISCITÉE PAR LE PEUPLE SOUVERAIN A T-ELLE BESOIN D’UNE RENCONTRE CITOYENNE AU BURUNDI POUR LA LÉGITIMER ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-le-pouvoir-judiciaire-perd-sa-boussole-a-la-frontiere-du-droit-de-greve-et-de-la-liberte-de-manifester/doudou/” rel=”attachment wp-att-63368″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article. Photo courtoisie.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

 

Bangui, 08  octobre 2023 (CNC) – En apposant son auguste signature en bas du décret N* 23.199 du 30 août 2023 portant promulgation de la nouvelle constitution, la République centrafricaine est solennellement entrée dans la septième république anéantissant logiquement au passage les effets juridiques de la constitution du 30 mars 2016.

 

Au regard de ce qui précède, la nouvelle République centrafricaine devrait déjà se faire une peau neuve avec un nouveau gouvernement et surtout la mise

en place des institutions républicaines prévues par la nouvelle loi fondamentale afin de répondre aux urgentes préoccupations d’une population qui se terre

dans un contexte d’inflation chronique, d’insécurité, de méfiance et de psychose de coups d’état militaires.

 

Pendant ce temps, l’opposition plurielle organise une rencontre d’envergure dans la capitale française avec des enjeux qui s’opposent diamétralement aux

désidératas du pouvoir de Bangui.

 

En effet, à l’issue de cette rencontre, l’opposition plurielle a proclamé la non reconnaissance de la constitution du 30 août 2023 qu’elle qualifie de

« Coup d’état constitutionnel » aux mêmes effets juridiques qu’un coup d’état militaire et par voie de conséquence a réclamé le retour à l’ordre constitutionnel

d’antan.

 

L’opposition plurielle entend à toutes fins utiles opposer l’alinéa 2 de l’article 29 de la constitution du 30 mars 2016 qui dispose que : «…tout citoyen

ou groupe de citoyens a le droit et le devoir de s’organiser d’une manière pacifique, pour faire échec à l’autorité illégitime ».

 

Fort de ce qui précède, une crise, un blocage des institutions républicaines avec tout son corollaire se profile en filigrane au risque de remettre en

cause nos acquis démocratique payés chèrement au prix du sang du peuple centrafricain.

 

Face à cet immobilisme conjugué aux paradigmes tutélaires franco-russe, le citoyen lambda s’interroge :

 

La rencontre inter-Centrafricaine a Bujumbura au Burundi initiée insidieusement par l’Union Africaine est-elle une piste de solution à la crise ?

 

La rencontre de Bujumbura consiste t-elle à valider ou à condamner le coup d’état constitutionnel ?

 

Au demeurant, pourquoi l’Union Africaine s’empresse toujours de condamner les coups d’état militaires et se retrouve museler face aux coups d’état constitutionnels

?

 

Loin de tout hasard, le choix de la capitale burundaise qui n’est pas un modèle de démocratie pour abriter la rencontre centrafricano-centrafricaine a

t-elle un intérêt ou enjeu particulier ?

 

Une constitution votée à plus de 95% par le peuple souverain a t-elle besoin d’une rencontre ou de l’Union Africaine pour la légitimer ou la valider?

 

Doit-on négocier ou marchander l’entrée de l’opposition plurielle dans la septième république ?

 

Dans l’affirmative, à quel prix ?

 

En tout état de cause, face à la farouche hostilité de l’opposition plurielle à l’égard de la septième république, l’avenir de la nation est sombre et

incertain…

 

N’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur

à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

 

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 07 octobre 2023.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

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La détérioration de la route Mala-Dékoua : Un cri de détresse de la population de la Kémo

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La détérioration de la route Mala-Dékoua : Un cri de détresse de la population de la Kémo

 

Centrafrique.org/axe-mala-dekoua-a-la-saison-pluvieuse/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Axe-Mala-Dekoua-a-la-saison-pluvieuse-208×450.jpg” alt=”Axe Mala-Dékoua à la saison pluvieuse, au centre de la RCA” width=”208″ height=”450″ />
CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 08  octobre 2023 (CNC) – Dans la préfecture de la Kémo, en République centrafricaine, la route reliant Mala à Dékoua est devenue un symbole de la négligence des infrastructures routières et de la souffrance de la population locale. Cette route autrefois vitale pour les échanges commerciaux et le ravitaillement en produits alimentaires se trouve désormais dans un état de délabrement avancé, mettant en péril la vie des habitants de la région.

 

Située à une distance de 60 kilomètres, la route Mala-Dékoua est aujourd’hui un véritable calvaire pour ceux qui osent l’emprunter. Elle est jonchée de trous béants et de flaques d’eau, transformant chaque trajet en un véritable défi. À mi-chemin entre les deux villes, au village de Dédangou, un incident tragique s’est récemment produit lorsqu’un véhicule transportant des personnes et des biens s’est enfoncé dans l’un de ces trous profonds, laissant ses passagers piégés pendant trois longs jours. Cet incident témoigne de l’urgence de la situation.

 

Les habitants de la région, en majorité des agriculteurs, sont les premiers à souffrir de cette détérioration de la route. La circulation difficile entrave leurs activités quotidiennes, les empêchant de transporter leurs marchandises vers les marchés de la ville de Bangui, privant ainsi la population locale de revenus essentiels. Les commerçants, appelés “Wali gara”, qui sont censés acheter les produits agricoles de la région, ne peuvent plus accéder aux villages en raison de l’état de la route, créant un cercle vicieux de perte économique.

 

Jean Novalis Mbetigaza, un habitant de Mala, exprime avec frustration l’impact de la situation sur la vie économique de la région : “L’état de la route est mauvais. Les commerçants appelés Wali gara ne peuvent pas venir ici avec des véhicules pour acheter nos marchandises, or nous produisons en bonne quantité et il n’y a pas de clients. Nous demandons au gouvernement de réparer la route pour que les Wali gara puisse venir ici acheter nos produits agricoles.”

 

Le sous-préfet de Mala, Bernard Kpodan, reconnaît les souffrances endurées par ses concitoyens en raison de la détérioration de la route : “Ce problème de dégradation de l’axe Mala-Dékoua est un réel problème qui se pose avec acuité. Cet axe-là est totalement dégradé et la population se confronte au problème d’évacuation de ces denrées alimentaires sur les villes avoisinantes, précisément sur Bangui.”

 

Cela fait déjà plusieurs années que la population de Mala plaide pour la réparation de cette route, qui est essentielle pour leur subsistance. Les habitants de la région espèrent que leur cri de détresse sera entendu par le gouvernement central et que des mesures urgentes seront prises pour restaurer cette voie de communication vitale. En attendant, la population de Mala continue de lutter contre les défis de l’isolement économique imposé par la dégradation de la route Mala-Dékoua.

 

Par Oscar Tibiti

 

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Inondation à Ouanda-Djallé : Une Tragédie qui Affecte Profondément la Communauté

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Inondation à Ouanda-Djallé : Une Tragédie qui Affecte Profondément la Communauté

 

Centrafrique.org/decoupage-territorial-la-jeunesse-de-ouanda-djalle-salarme-contre-les-demarches-biaisees-du-gouvernement/ouanda-djalle/” rel=”attachment wp-att-57207″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/ouanda-djalle-450×300.jpg” alt=”Image de Ouanda-Djallé” width=”450″ height=”300″ />
Copyriht UNICEF

 

 

 

Bangui, 08 octobre 2023 (CNC) – La ville de Ouanda-Djallé, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Vakaga, située au nord-est de la République centrafricaine, a été récemment le théâtre d’une catastrophe naturelle dévastatrice. Les habitants de cette ville ont été profondément secoués par une forte pluie qui s’est abattue sur la région les mercredi et jeudi précédents. Cette pluie torrentielle a provoqué l’effondrement de nombreuses habitations, laissant près de 93 familles dans le désarroi le plus total.

 

La pluie, dont l’intensité était exceptionnelle, a laissé derrière elle un paysage de destruction et de désolation. Les rues de Ouanda-Djallé se sont transformées en rivières tumultueuses, emportant tout sur leur passage. Les habitants ont été pris au dépourvu, incapables de faire face à la fureur de la nature. Les autorités locales ont rapidement réagi pour évaluer l’ampleur des dégâts et apporter de l’aide, bien que modeste, aux personnes touchées.

 

Selon le bilan définitif établi par les autorités locales, environ 93 habitations ont été détruites. Ces maisons, qui abritaient autrefois des familles, sont désormais réduites en ruines. Les habitants de ces maisons ont perdu non seulement leur abri, mais aussi une grande partie de leurs biens personnels. La situation est d’autant plus préoccupante que de nombreuses familles se retrouvent sans logement et sans ressources pour subvenir à leurs besoins immédiats.

 

L’impact de cette catastrophe sur la communauté de Ouanda-Djallé est immense. Les familles touchées sont confrontées à des défis majeurs pour reconstruire leur vie. La perte de leur maison et de leurs biens a créé une situation de précarité extrême. De plus, la pluie a endommagé les infrastructures locales, rendant l’accès aux services de base plus difficile.

 

Face à cette situation d’urgence, les autorités locales, les organisations humanitaires et la population se mobilisent pour venir en aide aux sinistrés.

Cette tragédie à Ouanda-Djallé rappelle la vulnérabilité des communautés face aux catastrophes naturelles. Dans une région où les infrastructures sont souvent fragiles, les habitants sont particulièrement exposés aux conséquences dévastatrices de phénomènes climatiques extrêmes. Il est essentiel que des mesures de prévention et de préparation soient mises en place pour atténuer les risques et protéger les communautés vulnérables.

 

En cette période difficile, la solidarité et le soutien de la communauté nationale et internationale sont essentiels pour aider Ouanda-Djallé à se remettre de cette catastrophe. Il est important de reconstruire non seulement les maisons détruites, mais aussi la vie des habitants qui ont tout perdu. La résilience et la détermination de la population locale seront déterminantes dans le processus de reconstruction, mais elles ne pourront y parvenir qu’avec le soutien de tous.

 

La tragédie à Ouanda-Djallé est un rappel poignant de la fragilité de la vie humaine face à la nature, mais elle est aussi une démonstration de la capacité de la communauté à se mobiliser et à se soutenir mutuellement dans les moments les plus sombres. Il est essentiel que cette solidarité perdure pour que les habitants de Ouanda-Djallé puissent retrouver espoir et dignité dans leur vie quotidienne.

 

Par Moïse Banafio

 

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Des Ex-Combattants de la LRA à Zémio : Un Engagement Gouvernemental envers leur Réintégration

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Des Ex-Combattants de la LRA à Zémio : Un Engagement Gouvernemental envers leur Réintégration

 

Centrafrique.org/le-desarmement-de-combattants-de-la-lra-a-commence/le-desarmement-de-combattants-de-la-lra-a-commence/” rel=”attachment wp-att-55934″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Le-désarmement-de-combattants-de-la-LRA-a-commencé.jpeg” alt=”” width=”400″ height=”225″ />

 

 

Bangui, 08 octobre 2023 (CNC) – Les ex-combattants locaux de l’Armée de la Résistance du Seigneur (LRA) à Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, ont récemment exprimé leurs préoccupations quant à leur réintégration dans la société après avoir quitté les rangs de la LRA en 2021. Dans un geste encourageant, le ministre d’État chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement (DDRR), Jean-Willybiro Sacko, a tenu une conférence avec la presse pour discuter des efforts en cours visant à aider ces anciens combattants à réintégrer la société.

 

Pendant plus de dix ans, ces ex-combattants, originaires de Zémio et de ses environs, ont servi au sein de la LRA dirigée par Joseph Kony. Cependant, leur décision courageuse de quitter l’organisation terroriste en 2021 les a confrontés à de nombreuses difficultés lors de leur retour à la vie civile.

 

Le ministre Jean-Willybiro Sacko a souligné que le gouvernement, en partenariat avec des acteurs internationaux, travaille activement pour faciliter l’insertion sociale de ces ex-combattants. Il a précisé que plusieurs programmes sont en cours pour les soutenir dans leur transition vers une vie pacifique et productive au sein de la société.

 

Le ministre a expliqué : « La première étape, c’est celle effectivement de ce désarmement et démobilisation. Nous bénéficions de l’appui de plusieurs partenaires. Donc nous avons un ensemble d’appuis qui nous sont proposés par les partenaires et que nous allons commencer à mettre en œuvre très bientôt avec cette rencontre qui va avoir lieu à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, pour le lancement de ce grand programme en ce qui concerne toutes les régions du centre et de l’est. Donc les éléments désarmés ne sont pas laissés pour compte, bien au contraire, nous sommes en train de mettre en place la planification. Et ceux de Zémio, tout comme ceux des autres régions qui ont été désarmés seront suivis. Il y a non seulement le programme du gouvernement qui est le DDR, mais n’oublions pas aussi qu’il y a le programme de la Minusca qui est le CVR. Le CVR aussi met en place beaucoup de programmes en faveur des communautés, en faveur des personnes qui ont rendu des armes ».

 

Cette déclaration montre l’engagement du gouvernement à soutenir la réintégration réussie des ex-combattants de la LRA dans la société. La coordination avec des partenaires internationaux tels que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) renforce les perspectives d’une transition plus lisse vers une vie civile stable.

 

La réunion à venir à Bambari pour le lancement du programme de réintégration dans les régions du centre et de l’est est un signe positif de progrès dans cette initiative. Elle permettra d’apporter des ressources, de la formation professionnelle et un soutien psychosocial aux ex-combattants, contribuant ainsi à restaurer leur dignité et à les réinsérer dans la société centrafricaine.

 

Il est crucial de reconnaître les défis auxquels sont confrontés ces anciens combattants et de leur offrir une chance de reconstruire leur vie. Les initiatives du gouvernement et de ses partenaires pour le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement sont un pas dans la bonne direction pour bâtir un avenir meilleur pour ceux qui ont bravement choisi de quitter la LRA.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Centrafrique : Le projet Londo redonne vie aux routes de Carnot

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Centrafrique : Le projet Londo redonne vie aux routes de Carnot

 

Centrafrique.org/le-projet-londo-plus-une-reponse-aux-difficultes-dacces-aux-services-sociaux-de-base-dans-la-mambere-kadei/le-projet-londo-plus-berberati-1/” rel=”attachment wp-att-64126″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Le-projet-Londo-Plus-Berberati-1-450×338.jpg” alt=”Le projet Londo Plus Berberati . CopyrightCNC” width=”450″ height=”338″ />
Le projet Londo Plus

 

 

Bangui, 08 octobre 2023 (CNC) – La ville de Carnot, située dans la préfecture de la Mambéré, située à l’ouest de la République centrafricaine, connaît enfin un soulagement tant attendu grâce au projet Londo. La réparation manuelle des routes a permis à la population de reprendre ses activités quotidiennes en dépit de l’état déplorable des routes. Bien que cette réhabilitation ne soit pas conçue pour durer, elle constitue une bouffée d’air frais pour les habitants de Carnot, dont les activités économiques étaient gravement entravées par la dégradation des infrastructures routières.

 

La situation des routes dégradées à Carnot était devenue une préoccupation urgente. Les routes impraticables freinaient le bon déroulement des activités économiques, rendant la vie quotidienne difficile pour les habitants. Face à cette réalité, la population a demandé au projet Londo de construire des infrastructures durables qui résisteraient à l’épreuve du temps.

 

La réparation manuelle des routes est réalisée grâce à une main-d’œuvre locale, rémunérée à hauteur de 60 000 francs CFA pour 40 jours d’activité, en plus de la mise à disposition d’un vélo pédalé. Cette approche a permis de revitaliser de nombreux secteurs de la ville, du marché de Gbaya à l’aérodrome, en passant par le marché Aoudou Pako et l’hôpital district. Carnot retrouve progressivement sa vitalité et son dynamisme.

 

Évariste, délégué des conducteurs de moto, exprime sa gratitude envers le projet Londo : « Le projet Londo a redoré le blason de la ville de Carnot. Par exemple, les ruelles impraticables sont maintenant en bon état. Nous pouvons mener nos activités normalement. » Cette réhabilitation des routes a non seulement amélioré la mobilité, mais elle a également eu un impact positif sur la sécurité routière en réduisant les risques d’accidents.

 

Le gouvernement de la République centrafricaine et la Banque mondiale ont uni leurs efforts pour mettre en œuvre ce projet visant à venir en aide aux personnes vulnérables de la région. Après plus de quatre semaines d’activité, les acteurs impliqués pourraient commencer à récolter les fruits de leurs efforts grâce au fonds reçu.

 

Jude de Bako, habitant de Carnot, se réjouit de cette initiative : « Nous avions un sérieux problème de route à Carnot, mais grâce à cette initiative du projet Londo, nous avons des routes praticables afin d’éviter des cas d’accident. » La réparation des infrastructures routières était essentielle pour améliorer les conditions de vie des habitants et stimuler les activités économiques locales.

 

Alizo, superviseur régional du projet Londo Plus à Carnot, souligne les réalisations du projet : « Le THIMO, cela veut dire travaux à haute intensité pour les mains d’œuvre. On a réalisé beaucoup de choses ici à Carnot, en particulier sur l’entretien routier manuel, avec plus de 48 kilomètres de routes réhabilitées au centre de Carnot. De plus, nous avons également construit deux écoles dans la localité. » Cette initiative va au-delà de la réparation des routes, en contribuant également à renforcer l’infrastructure éducative de la ville.

 

Dans le cadre du projet, un bâtiment de trois salles en annexe a été construit au lycée Faustin Marigot de Carnot, offrant ainsi de meilleures installations éducatives aux jeunes de la région. En outre, 365 jeunes ont été recrutés pour cette dernière phase du projet Londo Plus à Carnot, ce qui a créé des opportunités d’emploi et a contribué à renforcer la main-d’œuvre locale.

 

En somme, le projet Londo a redonné vie aux routes de Carnot, apportant un souffle d’optimisme et de développement à la ville. Les réparations manuelles ont permis de résoudre temporairement les problèmes de dégradation des routes, mais elles ont également mis en lumière la nécessité de construire des infrastructures durables pour l’avenir. Grâce à cette initiative, Carnot peut envisager un avenir plus prometteur avec des routes praticables et des opportunités de croissance économique pour ses habitants.

 

Par Gervais  Lenga

 

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Centrafrique : Une Lueur d’Espoir pour les Orphelins de l’Association Rayons du Soleil à Ndresse II

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Centrafrique : Une Lueur d’Espoir pour les Orphelins de l’Association Rayons du Soleil à Ndresse II

 

Centrafrique.org/centre-de-la-mere-et-de-lenfant-au-centre-ville-le-14-mai-2020-par-tregu/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/centre-de-la-mere-et-de-lenfant-au-centre-ville-le-14-mai-2020-par-tregu–450×337.jpg” alt=”centre de la mère et de l’enfant au centre-ville le 14 mai 2020 par trégu” width=”450″ height=”337″ />
centre de la mère et de l’enfant au centre-ville à Bangui. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 08 octobre 2023 (CNC) – Dans le septième arrondissement de Bangui, au cœur de la République centrafricaine, une scène touchante de solidarité et de générosité a récemment illuminé la vie de 30 enfants orphelins. Ces jeunes âmes, qui font partie de l’Association Rayons du Soleil, ont reçu une bouffée d’oxygène essentielle grâce à l’initiative du réseau Connaître Christ.

 

Vendredi dernier, les responsables de l’orphelinat et les enfants eux-mêmes ont été surpris et comblés lorsque des membres dévoués du réseau Connaître Christ ont apporté des fournitures scolaires et de la nourriture pour les enfants. Cette aide précieuse est venue à un moment critique, où les difficultés financières menaçaient de priver ces jeunes de leurs besoins essentiels.

 

L’émotion était palpable lorsque Patricia, la présidente de l’Orphélinat Rayons du Soleil, a exprimé sa gratitude et son bonheur face à cette assistance inattendue. Elle a expliqué que le réseau Connaître Christ était composé de jeunes universitaires animés par une passion sincère pour le bien-être des enfants défavorisés. Les sacs d’école, les cahiers, les crayons, les stylos BIC, les craies et les ardoises étaient adaptés aux besoins spécifiques de chaque enfant, en fonction de leur niveau scolaire. Un geste particulièrement touchant a été de fournir à un enfant de CM1 pas moins de 12 à 13 cahiers, un geste débordant de générosité qui dépasse largement les attentes des écoles locales.

 

Patricia a exprimé sa joie en déclarant : « Grande est ma joie parce qu’habituellement, on offre des cahiers pour ces enfants à l’heure de la rentrée. Mais cette année, on a rencontré quelques difficultés financières, et nous n’avons pas encore pu acheter les cahiers. Voilà que ce réseau est venu faire ce don. Je suis vraiment joyeuse pour ce don. De temps en temps, ces enfants tombent malades, ils rencontrent des difficultés de santé. Je lance un vibrant appel aux autorités centrafricaines pour qu’elles fassent un tour au niveau de notre orphelinat Rayons de Soleil et nous apportent leur aide ».

 

L’initiative du réseau Connaître Christ est un bel exemple de la façon dont la jeunesse centrafricaine se mobilise pour aider ceux qui en ont le plus besoin. Elle rappelle également que la solidarité et la compassion peuvent illuminer la vie des plus vulnérables, même dans des moments difficiles.

 

Pour Ghislain, Cette histoire réchauffe nos cœurs et nous rappelle l’importance de tendre la main à ceux qui sont dans le besoin. Espérons que cette aide précieuse servira de catalyseur pour d’autres organisations et individus afin de soutenir l’orphelinat Rayons du Soleil et d’autres initiatives similaires à travers la République centrafricaine.

 

En fin de compte, c’est ensemble que nous pouvons apporter une lueur d’espoir dans la vie de ceux qui en ont le plus besoin.

 

Par Prisca VICKOS

 

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La controverse autour de la collaboration entre les États-Unis et la RCA : Wagner contre la démocratie

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La controverse autour de la collaboration entre les États-Unis et la RCA : Wagner contre la démocratie

 

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Image des conseillers américains en RCA

 

 

 

Bangui, 06 octobre 2023 (CNC) – Depuis l’annonce récente de la possible collaboration entre le gouvernement centrafricain et une société privée de sécurité américaine, les médias sociaux sont en ébullition et les critiques fusent. Cette controverse soulève des questions fondamentales sur la démocratie, les intérêts géopolitiques et les droits de l’homme en République centrafricaine  (RCA).

 

Le tweet du journaliste et activiste de la société civile, Ben Wilson Ngassan, souligne la préoccupation grandissante parmi les Centrafricains et au-delà, concernant cette collaboration controversée. Pour beaucoup, le fait que les États-Unis, souvent perçus comme champions de la démocratie, envisagent de travailler avec un gouvernement dirigé par Faustin Archange Touadera  , qui a récemment modifié la constitution pour prolonger sa présidence indéfiniment, est source de préoccupation.

 

La modification de la constitution centrafricaine a été perçue par de nombreux observateurs comme une tentative de Touadera de consolider son pouvoir, et elle a suscité des inquiétudes quant à la direction politique du pays. L’engagement des États-Unis dans une telle collaboration soulève des questions sur la compatibilité de leurs valeurs démocratiques avec le soutien à un régime qui semble s’éloigner de la voie démocratique.

 

Selon Ben Wilson Ngassan, les partenaires internationaux semblent minimiser la gravité de la situation en RCA en se concentrant uniquement sur la présence du groupe russe Wagner dans le pays. Bien que la présence de Wagner en RCA soit un sujet de préoccupation en raison de ses liens avec le régime de Touadera, Ngassan souligne qu’ignorer la dictature en RCA ne fait qu’aggraver la situation de la population, qui subit déjà de graves difficultés économiques et sociales.

 

La République centrafricaine traverse depuis de nombreuses années une série de crises politiques, humanitaires et sécuritaires. La collaboration prévue entre les États-Unis et le gouvernement centrafricain semble placer la lutte contre Wagner au premier plan, mais elle risque de négliger la nécessité de restaurer la démocratie et de garantir les droits fondamentaux du peuple centrafricain.

 

Le tweet de Ben Wilson Ngassan appelle à l’attention sur le fait que Touadera et Wagner sont peut-être deux facettes d’un même problème. La lutte pour la démocratie et la protection des droits de l’homme ne doit pas être sacrifiée au profit de la lutte géopolitique contre Wagner. La communauté internationale doit s’efforcer de trouver un équilibre entre la stabilisation de la RCA et la promotion des valeurs démocratiques.

 

En fin de compte, cette controverse révèle les dilemmes complexes auxquels sont confrontés les acteurs internationaux lorsqu’ils cherchent à s’engager dans des zones de conflit, où les enjeux politiques, économiques et humanitaires sont étroitement entrelacés. La RCA a besoin de stabilité, mais elle a également besoin de démocratie et de respect des droits de l’homme. La solution réside peut-être dans la recherche d’un équilibre délicat entre ces objectifs apparemment contradictoires.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Scandale à l’ONASPORT : Un contrôleur financier compromis dans des activités douteuses

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Scandale à l’ONASPORT : Un contrôleur financier compromis dans des activités douteuses

 

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Monsieur BALIKADA Justin, controleur financier à l’onasport

 

 

 

Bangui, 06 octobre 2023 (CNC) – Dans le monde des affaires, le rôle du contrôleur financier est essentiel pour garantir la transparence des dépenses, la réglementation des transactions financières, et assurer la gestion saine d’une entreprise. Cependant, dans certains cas, cette fonction cruciale peut être détournée à des fins personnelles et illégales, mettant en péril la réputation et la stabilité de l’entreprise. C’est malheureusement ce qui se passe actuellement à l’Office National des Sports et des Activités Physiques et Sportives de la République centrafricaine (ONASPORT).

 

Le nom de Monsieur BALIKADA Justin, le contrôleur financier de l’ONASPORT, est devenu tristement célèbre ces derniers temps, mais pas pour les bonnes raisons. Au lieu de remplir correctement ses fonctions de contrôleur financier, il est accusé d’agir en tant qu’agent de recouvrement, encaissant des paiements des clients de l’ONASPORT sans délivrer de quittances officielles. Pire encore, l’argent collecté semble disparaître directement dans sa poche, sans aucune comptabilité ou traçabilité.

 

Ce comportement répréhensible a été mis en lumière par plusieurs sources, y compris des proches du Directeur Général de l’ONASPORT, Monsieur Hervé Sévérin Lidamon. En l’absence du DG Lidamon, BALIKADA Justin aurait dénoncé la mauvaise gestion au sein de l’ONASPORT. Cependant, en présence du DG Lidamon, son discours semble radicalement changer, ce qui suggère qu’il pourrait être impliqué dans des activités louches et peut-être même criminelles.

 

La situation est d’autant plus alarmante que des témoignages font état de liens entre le contrôleur financier et une milice pro-gouvernementale connue sous le nom des “Requins”. Il semblerait que BALIKADA Justin soit prêt à recourir à des méthodes violentes pour empêcher toute personne de découvrir la vérité sur la situation financière de l’ONASPORT. Ces menaces à l’encontre des citoyens innocents qui cherchent simplement à comprendre ce qui se passe au sein de l’ONASPORT sont inacceptables et doivent être prises au sérieux.

 

De plus, il est particulièrement préoccupant de constater que le Ministère des Finances, qui a déployé BALIKADA Justin à l’ONASPORT, reste silencieux face à cette situation alarmante. Il n’a transmis aucun rapport de ses activités à l’ONASPORT au Ministère, ce qui soulève des questions quant à la complicité potentielle de certains fonctionnaires du Ministère dans cette affaire.

 

Il est crucial que des mesures immédiates soient prises pour enquêter sur les allégations contre BALIKADA Justin et pour rétablir la confiance dans la gestion financière de l’ONASPORT. Personne ne devrait être au-dessus de la loi, et ceux qui détournent des fonds publics et menacent la vie des citoyens doivent être tenus responsables de leurs actions.

 

Il est également temps que le Ministère des Finances examine de près les contrôleurs financiers qu’il détache auprès de diverses institutions et ministères. Si le cas de BALIKADA Justin n’est qu’un exemple parmi d’autres, cela soulève la nécessité d’une réforme approfondie pour s’assurer que les contrôleurs financiers agissent dans l’intérêt public et non dans leurs intérêts personnels.

 

En fin de compte, la justice doit prévaloir, et ceux qui trahissent la confiance du public et violent la loi doivent être traduits en justice. La République centrafricaine mérite une gestion transparente et éthique de ses ressources, et il est temps de mettre fin à de telles pratiques néfastes pour le bien de tous ses citoyens.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : La terreur s’abat sur les villages de Krakoma et Kpata

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Centrafrique : La terreur s’abat sur les villages de Krakoma et Kpata

 

Centrafrique.org/centrafrique-naissance-dun-nouveau-groupe-politico-militaire-le-mdrpc-du-general-arda-hakouma/a-akroussoulback-dans-la-bamingui-bangoran/” rel=”attachment wp-att-62822″ data-wpel-link=”internal”>Le MDRPC du général ARDA HAKOUMA à Akroussoulback , dans la Bamingui-Bangoran

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 06 octobre 2023 (CNC) – Dans un coin reculé de la République centrafricaine, les villages de Krakoma et Kpata vivent actuellement un cauchemar sans fin. Depuis six jours, des hommes armés non identifiés ont semé la terreur dans ces communautés, pillant, violant et forçant les habitants à fuir leurs foyers pour échapper à l’horreur. Cette situation critique nécessite une intervention urgente de la part du gouvernement et des organisations humanitaires.

 

L’horreur a commencé il y a une semaine lorsque ces hommes armés ont fait irruption dans les villages de Krakoma et Kpata, situés à 107 km de Ndélé, dans la commune de Mbolo-Patat. Leur demande initiale était une rançon d’un million de francs CFA, une somme colossale pour les habitants de ces villages modestes. La population, avec l’aide des commerçants locaux, a rassemblé la somme exigée, espérant que cela mettrait fin à leur cauchemar.

 

Cependant, ces malfrats sont revenus quatre jours plus tard pour rançonner à nouveau les habitants, instaurant un climat de terreur constant. Ils ont pris le contrôle des villages, forçant les habitants à fuir pour sauver leur vie. Les témoignages rapportent que des filles, des élèves innocentes, ont été victimes de viols brutaux. Les boutiques ont été pillées, et des motos ont été volées, laissant la population sans moyens de subsistance.

 

Face à cette situation alarmante, une partie de la population a trouvé refuge dans la brousse, vivant dans des conditions précaires, tandis que d’autres ont réussi à s’échapper et à se rendre à Ndélé pour demander de l’aide. Pour l’instant, ils sont quinze à avoir atteint Ndélé, mais le nombre de personnes en route vers la sécurité reste inconnu.

 

René Ngrémandé, maire de la commune de Molo-Pata, en visite de travail à Ndélé, lance un appel désespéré au gouvernement et aux organisations humanitaires. Il déclare que les bandits ont pillé tous les biens de la population, prenant même possession des maisons du village. La terreur est si grande que la population a fui en masse, craignant pour sa vie.

 

Les autorités locales insistent sur la nécessité d’un renforcement immédiat des effectifs militaires et de l’apport de ressources logistiques pour faire face à ces hommes armés, présumés être liés à la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ou au mouvement pour l’émergence de Centrafrique (MECA). Ils demandent également aux organisations non gouvernementales de voler au secours de la population de ces villages en détresse.

 

La situation dans les villages de Krakoma et Kpata est un exemple frappant des défis sécuritaires et humanitaires auxquels sont confrontés de nombreuses communautés vulnérables en République centrafricaine. Il est impératif que le gouvernement, la communauté internationale et les organisations humanitaires unissent leurs efforts pour mettre fin à cette violence insensée et fournir une assistance vitale à ceux qui en ont désespérément besoin. L’urgence de la situation exige une action immédiate pour ramener la sécurité et la stabilité dans cette région troublée.

 

Par Moïse Banafio

 

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Les problématiques de la démocratie, de liberté d’opinion ou de presse !

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Les problématiques de la démocratie, de liberté d’opinion ou de presse !

 

Centrafrique.org/fidele-gouandjika-une-plaie-honteuse-en-deuil-apres-la-mort-de-evgueni-prigojine/le-ministre-conseiller-fidele-gouandjika-en-deuil-de-prigojine/” rel=”attachment wp-att-68215″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Le-ministre-conseiller-Fidele-Gouandjika-en-deuil-de-Prigojine-410×450.jpg” alt=”Le-ministre-conseiller-Fidele-Gouandjika-en-deuil-de-Prigojine” width=”410″ height=”450″ />

 

 

Pour rappel : L’étique, la déontologie, l’intégrité, cohérence intellectuelle, honnêteté, le respect, la responsabilité.

 

 

Bangui, 06 octobre 2023 (CNC) – Les problématiques de la démocratie, de liberté d’opinion ou de presse, de facto devrait faire l’objet de la vie politique…avec une certaine respectabilité, d’intégrité, de la résilience des uns et des autres dans la recherche unique de la Paix dans notre cher République.

 

Ce dernier temps, nous constatons une certaine immersion outrancière, sur la scène politique Centrafricaine par les billets des soi-disant des combattants de la justice, de l’équité sociale, de la Paix sociale qui se retrouve dans une autre démarche diamétralement opposé aux enjeux escomptés pour le pardon, réconciliation entre les Centrafricains(es).

Depuis l’indépendance avec cette rhétorique déconcertante, loin d’être conscientisée et pleine d’émotion et de propagande subversif vis-à-vis des personnalités politiques, et aussi à un seul endroit des personnes compétentes et en laissant la place à la médiocrité.

 

le continent africain, précisément la République Centrafricaine connaît des problèmes politiques récurrents, par ailleurs du fait plus que jamais de la technologie via des multiples directes des influenceurs…Youtubeurs, Tic-Toceurs dit « Liveurs patentés), ces Liveurs patentés sont sorties complètement des sphères politiques concrètement dans l’ordre…de schizophrénie des personnes qui se prévales comme des hommes et femmes politiques…des Démocrates ou des combattants pour la Paix en République Centrafricaines.

 

J’interpelle mes chers compatriotes de rester dans un combat vrais  politiquement de la Justice véritable…, ne pas surtout s’éloigner des enjeux qui concerne notre Nation et encore plus concrètement, puisque les vrais enjeux sont les intérêts générales. Les citoyens Centrafricains manquent de tout au niveau des Infrastructures adéquates (Sanitaires, scolaires et, d’urbanisations)…etc.

 

Constater…une grande dispersion avec un manque de discernement de ces Liveurs, de s’écarter des enjeux qui entache via des manipulations et des rancœurs, des hommes pleins des frustrations que ce soit les hommes politiques, adeptes patentés pour quelques centimes en euros ou FCFA ou quelque intérêt inavoué…ou voir juste le désir de nuire a quelqu’un est très pathétique et, ne relève pas de la politique qui est une mission noble dont les exercices devraient être pratiquées avec rigueur pour le besoin de la Nation.

 

Les conséquences les coups d’Etats et les crises politiques y sont monnaie courante, les guerres d’influences nuisibles soit une manière de faire la politique du moins orthodoxe  ou les guerres confessionnelles instrumentisées, des désires cachés par des manipulateurs patentés en sourdine, et interethnique réelle ou larvées secouant particulièrement les communautés Centrafricaines qui vivaient encore plus récemment en symbioses dans le Pays du père fondateur.

 

Et si on faisait quelques révélations sur la légitimité de ceux qui parlent en notre nom. Sont-ils réellement honnêtes dans leur approche et posture ?

 

Sont-ils habilités…de même voir honnête intellectuellement et, pour ne pas parler de cohérence intellectuelle, se permettent de diffuser de la haine, tout en se réclament de Dieu…de la justice, de la Paix ! Et soit pour la République au nom de quelle politique future ? Si les sentiments sont à tors ou raison…qui s’expriment pour quelle raison…puisque nulle ne détienne la vérité…sur des droits d’existences sur un fils digne de la République Centrafricaine, Pays a laquelle nous appartenons tous et toutes avec nos erreurs, nos forces et faiblesses.

 

J’interpelle mes compatriotes quelque soit leur frustration et les intentions des nuisances …ils doivent …guider toutes actions sur le plan politique ainsi avec lucidité, objectivité en acceptant les marges des erreurs humainement, qui se devraient surpasser les patients et tentatives macabres de diffuser la haine, des sentiments personnels et, toutes manipulations des vérités…ou œuvrer pour la diffamation, la calomnie bête, cruelle au nom je ne sais quoi ? Quelle Politique de la nouvelles République !

 

Ce qui est vrai, est vrai ! La vie humaine  n’est pas éternelle. Il faut le dire  chaque minute qui passe est un trésor. Notre Pays a été beaucoup à la marge des Nations par ce type des cupidités, inefficiences intellectuellement. Bien dommage ce que nous découvrons chez ce qui ce qualifie comme-tel « de manière péjorativement des influenceurs politiques avec des lives », beaucoup fond sortirent leur schizophrénie, une sorte de pathologie psychiatrique chronique complexe qui se traduit schématiquement par une perception perturbée de la réalité, de manques discernement qui se manifestations productives, comme des idées délirantes, diffamatoires ou des hallucinations, et des manifestations passives devant leurs vidéos, comme un isolement social et relationnel.

 

Le peuple Centrafricain a besoin plus que jamais d’union Nation, que des divisions. Afin de relever le défi avenir.

 

Nb) A tors celui ou celle qui sème la haine …la haine finira par avoir raison de lui ou elle.

 

Les enjeux Politiques qui nous attendent sont grands que chaque fils et fille de Centrafrique devraient retrousser les manches pour le relèvement de notre cher Pays.

 

 

Fait à Lyon le 04-Octobre 2023

 

Diaspora, Aubin-Roger KOMOTO

 

 

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Mystère et Désolation : L’Incendie qui Frappe la Diplomatie à Bangui

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Mystère et Désolation : L’Incendie qui Frappe la Diplomatie à Bangui

 

Centrafrique.org/cemac-la-guinee-equatoriale-se-reconcilie-avec-ses-voisins/obiang-guema-3/” rel=”attachment wp-att-27860″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Obiang-guema-450×275.jpg” alt=”” width=”450″ height=”275″ />

 

 

 

Bangui, 05 octobre 2023 (CNC) – Un incendie d’origine encore inconnue a ravagé la résidence de l’ambassadeur de la Guinée équatoriale en République Centrafricaine dans la nuit du mercredi 4 octobre au jeudi 5 octobre, suscitant des interrogations quant à ses causes et à ses conséquences.

 

Le drame s’est déroulé aux environs de 19 heures, alors que la nuit enveloppait déjà la capitale centrafricaine, Bangui. Les journalistes arrivés sur les lieux le jeudi matin ont été accueillis par une épaisse fumée noire s’élevant au-dessus du bâtiment de deux étages. Les flammes étaient encore visibles sur la toiture en tôle aluminium, laissant derrière elles des cendres sur la terrasse désormais calcinée.

 

Stevie Gazalima, assistante de l’ambassadeur, a témoigné de la tragédie : « L’origine de l’incendie, je ne connais pas parce que j’étais à la maison aux environs de 19 heures quand on m’a appelé pour me signifier que la maison était en feu. J’ai appris que ça a commencé dans sa chambre. Voilà, on a pu libérer le salon mais il a tout perdu. Comme vous constatez, le feu continue jusqu’alors. »

 

Malheureusement, les sapeurs-pompiers n’ont pas pu maîtriser les flammes avant le matin, ce qui a suscité des questions quant à leurs moyens et à leur équipement. Stevie Gazalima a exprimé le besoin urgent de renforcer les ressources des sapeurs-pompiers : « Ce que j’aimerais dire au gouvernement, c’est de doter encore les sapeurs-pompiers de plus de matériel parce qu’ils étaient là dès le début. Après, ils ont commencé à travailler et arrivant à un certain moment, leurs machines ne fonctionnent pas. Pour les sapeurs-pompiers, on a constaté que leur voiture ne fonctionne pas. Ils ont commencé à travailler au bout de 30 minutes et ça ne marche plus. »

 

Pendant ce temps, le président de la République centrafricaine, ainsi que certains membres du gouvernement, se sont rendus sur les lieux pour constater les dégâts et exprimer leur compassion envers l’ambassadeur et son équipe. Cependant, en ligne, des informations ont circulé, suggérant que l’incendie pourrait être criminel. Selon certains internautes centrafricains, cet acte pourrait être imputé aux mercenaires du groupe Wagner, qui auraient soupçonné l’ambassadeur de la Guinée équatoriale d’avoir hébergé clandestinement l’ancien chef de l’État de transition, monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet, recherché par le régime de Bangui pour avoir menacé Faustin Archange Touadera d’un possible coup d’État.

 

Les mercenaires du groupe Wagner ne sont pas inconnus des centrafricains. Ils ont été impliqués dans des incidents similaires par le passé, notamment l’incendie du bureau de la délégation de l’Union européenne à Bangui et la destruction de la brasserie Castel-Mocaf. Des preuves vidéo de leurs attaques précédentes existent, ce qui renforce les soupçons quant à leur possible implication dans l’incendie de la résidence de l’ambassadeur.

 

Pour l’heure, les circonstances exactes de l’incendie restent à déterminer, mais les interrogations persistent. Les autorités de la République centrafricaine devront mener une enquête approfondie pour établir les responsabilités et les causes de cet incendie tragique qui a détruit la résidence de l’ambassadeur de la Guinée équatoriale et a alimenté les spéculations au sein de la population.

 

Par Anselme Mbata

 

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Réhabilitation du Pont et de la Route : Les Habitants de la Haute-Kotto Unis pour Désenclaver Leur Localité

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Réhabilitation du Pont et de la Route : Les Habitants de la Haute-Coteau Unis pour Désenclaver Leur Localité

Centrafrique.org/Centrafrique-presence-massive-des-rebelles-signalee-a-18-kilometres-de-bria-circulation-perturbee/pk18-de-bria-axe-ippy/” rel=”attachment wp-att-55230″ data-wpel-link=”internal”>Village Yangou - Mango, situé à 18 Kilomètres de Bria sur axe Ippy, dans la préfecture de la Haute-Kotto, au centre nord-Est de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio
Photo CNC / Moïse Banafio

 

 

 

 

Bangui, 06 octobre 2023 (CNC) – Au cœur de la Haute-Kotto , les habitants des villages qui jalonnent l’axe Bria-Aïgbando font preuve d’une admirable unité et d’une détermination sans faille. Depuis deux mois, ils sont à pied d’œuvre pour réparer un pont crucial et une section de la route qui les relie à la ville de Bria. Leur objectif est clair : désenclaver leur localité en facilitant la libre circulation des personnes et des biens.

 

L’un des projets les plus remarquables de cette initiative citoyenne est la réhabilitation du pont qui enjambe le cours d’eau “Rigby”. Une vingtaine de personnes se sont rassemblées, tenant fermement une longue corde attachée à un tronc d’arbre qu’elles ont abattu elles-mêmes. Elles s’apprêtent à tirer ce pont improvisé pour le poser sur des morceaux de cailloux déjà soigneusement disposés pour permettre la traversée du cours d’eau.

 

C’est un effort collectif remarquable qui mobilise les habitants des villages de Rigby, Pkindo, Séngbé, Yakada, Mbatra et Yangoumassé. Jean-Pierre Nginata, un résident de Mbatra, explique la nécessité de cette action citoyenne : “Cela fait presque trois mois que nous travaillons sans relâche. Nous avons abattu un arbre de 10 mètres pour cette réparation. Nos femmes et nos proches sont souvent tombés sur ce pont délabré, et nous aussi. C’est pourquoi nous nous sommes mobilisés pour le réparer, dans le but de faciliter la libre circulation dans notre région.”

 

Outre la réhabilitation du pont, les habitants de ces villages s’attellent également à réaménager la principale route qui les relie à la ville de Bria. Élisée Salé, présidente de la jeunesse de Kpino, lance un appel à la mairie de Bria pour obtenir de l’aide : “Depuis la création de cette route, aucune voiture n’est venue ici. Nous sommes obligés de nous organiser pour la réhabiliter. Auparavant, le député de la région nous soutenait avec un peu d’argent pour nous encourager. Les cailloux que nous utilisons se trouvent à deux kilomètres d’ici, et nous les transportons sur nos têtes. Nous demandons au maire de Bria de nous aider en fournissant des brouettes et des pioches pour nous aider à achever ce travail essentiel.”

 

La dégradation du tronçon de Bata Bria, distant d’environ 20 kilomètres, constitue un véritable handicap pour les habitants de cette région. Pélagie Kanga, une résidente de ce village, en témoigne : “L’autre village n’est pas accessible en voiture. Nous sommes obligés de marcher sur de longues distances. Je suis en train de me rendre à Bria, mais à pied. Nous souffrons.”

 

En dépit de ces difficultés, les habitants de ces huit villages, au nombre de 1809, sont unis dans leur quête de meilleures conditions de vie. Ils manquent cruellement d’écoles, de centres de santé et même de points d’eau potable. Cependant, leur détermination à désenclaver leur localité et à améliorer leur quotidien est admirable.

 

Cette histoire rappelle l’importance de l’initiative citoyenne et de la solidarité communautaire pour surmonter les obstacles auxquels sont confrontées de nombreuses régions rurales dans le monde. Espérons que leur appel à l’aide sera entendu et qu’ils recevront le soutien nécessaire pour achever ces projets vitaux.

 

Par Moïse Banafio

 

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Délivrance de Cartes Nationales d’Identité à Bossangoa : Une Initiative Appréciée par la Population

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Délivrance de Cartes Nationales d’Identité à Bossangoa : Une Initiative Appréciée par la Population

 

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Aziz Ibrahim Nassour, PDG d’Almadina Centrafrique

 

 

 

Bangui, 06 octobre 2023 (CNC) – Les habitants de Bossangoa, une ville située en République Centrafricaine, ont récemment reçu une nouvelle opportunité qui a grandement simplifié leurs démarches administratives. Ils peuvent désormais obtenir leur carte nationale d’identité directement sur place, sans avoir à se rendre à la capitale, Bangui, pour la procédure habituelle.

 

Cette initiative a été rendue possible grâce à la présence temporaire de la société en charge de la confection de ces précieux documents administratifs à Bossangoa pendant une période de 10 jours. L’objectif était de faciliter l’accès à la carte nationale d’identité pour une population qui, autrement, aurait rencontré d’énormes difficultés à se rendre à Bangui pour cette formalité cruciale.

 

La délivrance des cartes nationales d’identité se déroule au commissariat de la police de Bossangoa. L’enthousiasme au sein de la population est palpable, avec un grand nombre d’hommes et de femmes se pressant pour obtenir ce document essentiel.

 

Parmi les demandeurs, Junior Kangwi exprime sa satisfaction en déclarant : « Nous n’avons pas les moyens de nous rendre à Bangui pour obtenir une carte nationale d’identité. Si le centre d’édition est décentralisé ici, c’est une excellente nouvelle. Avec nos maigres ressources, nous pouvons maintenant accomplir cette démarche facilement. Chaque bon centre africain devrait proposer sa propre carte nationale d’identité. »

 

Cette initiative soulage considérablement les habitants de Bossangoa qui, auparavant, étaient contraints de faire un long voyage jusqu’à Bangui pour obtenir leur carte nationale d’identité. Guerson Nganadékoué, un acteur clé dans la mise en place de cette initiative, explique : « Lorsque nous sommes venus pour la campagne, la demande la plus pressante de la population de L’Ouham était la carte d’identité nationale. Nous leur avons promis de plaider auprès du gouvernement. Lorsque nous avons rencontré le président de la République, il a fait pression pour que la société Almadina installe rapidement ce centre à Bossangoa, dans la préfecture de L’Ouham. »

 

La société responsable de la confection des documents administratifs en République Centrafricaine a exprimé son désir de décentraliser ses services afin de répondre aux besoins de la population. Il est important de noter que ces cartes nationales d’identité sont éditées à Bangui, puis remises aux propriétaires une fois le processus terminé.

 

Certains membres de la société suggèrent une décentralisation totale dans les villes de province, comme cela se faisait par le passé, pour rendre ces documents plus facilement accessibles à la population.

 

Cette initiative de délivrance de cartes nationales d’identité à Bossangoa représente un pas important vers la simplification des démarches administratives pour les habitants de cette région. Elle témoigne également de la volonté du gouvernement de répondre aux besoins de sa population en matière de documentation officielle. Cette avancée devrait faciliter la vie de nombreux citoyens qui n’ont pas les ressources nécessaires pour se rendre à Bangui, tout en renforçant l’importance des cartes nationales d’identité en tant que symbole de l’identité nationale centrafricaine.

 

Par Anselme Féimonazoui

 

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Ngoumbélé : La Quête d’un Futur Meilleur Commence par un Collège

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Ngoumbélé : La Quête d’un Futur Meilleur Commence par un Collège

 

Centrafrique.org/homicide-conjugal-a-grimari-un-homme-aurait-assassine-sa-femme-et-disparait/village-kine-avec-des-paysans-qui-marchent-et-trois-maisons-en-pailles-visibles-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-35592″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/village-Kiné-avec-des-paysans-qui-marchent-et-trois-maisons-en-pailles-visibles-par-CNC-450×376.jpg” alt=”Illustration du village Kiné, situé à 18 kilomètres de Sibut sur l’axe Dékoua le 22 juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”376″ />
Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

 

 

Bangui, 01 octobre 2023 (CNC) – Dans la préfecture du Kémo, à 60 kilomètres de Sibut, sur la route de Grimari, se trouve la paisible commune de Ngoumbélé. Le maire de cette localité, Monsieur Philippe Poumalé, lance un appel vibrant à la construction d’un collège dans sa commune. Pourquoi cette demande pressante ? Parce que derrière cette requête se cache le bien-être et l’avenir des jeunes de Ngoumbélé.

 

La distance géographique qui sépare Ngoumbélé de Sibut, où se situent les établissements scolaires de niveau collégial, est de 60 kilomètres. Une distance qui, pour les enfants de Ngoumbélé, devient un véritable obstacle à l’accès à l’éducation. Imaginez-vous un instant si un adolescent ou une adolescente, fraîchement admis(e) en sixième, doit parcourir 60 kilomètres chaque jour pour étudier en ville. Ce n’est pas seulement une question de fatigue physique, mais aussi une menace pour leur sécurité et leur éducation.

 

La situation est encore plus préoccupante pour les jeunes filles de Ngoumbélé. Cette distance implique une séparation d’avec leur famille et un manque de supervision qui les rend vulnérables. Face à l’absence de ressources et de soutien, certaines d’entre elles sont contraintes d’abandonner leurs rêves éducatifs, et leur avenir devient incertain. Les conséquences de cette situation sont d’autant plus graves lorsque nous constatons que ces jeunes filles peuvent se retrouver enceintes, exposées à des risques majeurs.

 

C’est dans ce contexte que le maire Philippe Poumalé implore les partenaires, en particulier le gouvernement, de considérer la situation critique des jeunes de Ngoumbélé. Il appelle à la construction d’un collège dans la commune, une initiative qui permettrait aux parents de suivre de près le parcours éducatif de leurs enfants et de prévenir la déperdition scolaire. En effet, le taux d’analphabétisme demeure alarmant dans la commune, et un collège local serait un pas essentiel vers l’amélioration de l’éducation.

 

La demande du maire de Ngoumbélé est légitime et urgente. Il est essentiel de garantir l’accès à une éducation de qualité à tous les jeunes, quel que soit leur lieu de résidence. Un collège à Ngoumbélé serait non seulement un investissement dans l’avenir des jeunes de la commune, mais aussi un moyen de lutter contre l’analphabétisme et d’assurer un avenir plus prometteur pour tous.

 

Il est temps d’agir pour que les enfants de Ngoumbélé puissent étudier dans des conditions plus sûres et plus propices à leur épanouissement. Le gouvernement et les partenaires doivent entendre cet appel et travailler ensemble pour la construction d’un collège à Ngoumbélé. C’est un investissement dans l’éducation, la sécurité, et l’avenir de toute une génération.

 

Par Sylvain Poussou

 

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Faustin Archange Touadera et Sani Yalo : un lien de dépendance en béton

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Faustin Archange Touadera et Sani Yalo : un lien de dépendance en béton

 

 

 

Bangui, 05 octobre 2023 (CNC) – Depuis près de huit ans, les Centrafricains se questionnent sur la nature du lien qui unit Faustin Archange Touadera et Sani Yalo, une connexion qui semble avoir évolué vers une quasi-indissociabilité. Certains ont même laissé entendre que Sani Yalo pourrait être le conseiller spirituel de Faustin Archange Touadera et qu’il aurait joué un rôle clé dans son adhésion à la franc-maçonnerie. Toutefois, au fil du temps, la vérité commence à se dessiner, levant partiellement le voile sur cette relation mystérieuse.

 

Depuis 2017, la villa du mystérieux parrain Sani Yalo, nichée sur la colline derrière le bureau du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) sur l’Avenue de l’Indépendance à Bangui, est devenue le lieu de résidence de la deuxième épouse de Faustin Archange Touadera, madame Tina-Marguerite Touadera. Ce qui était autrefois une propriété louée à 800 000 francs CFA par mois est désormais occupé gratuitement par madame Tina-Marguerite Touadera, grâce à une relation d’amitié étroite entre son mari et le propriétaire, Sani Yalo. Cette décision de mettre la villa à la disposition de l’épouse du chef de l’État soulève naturellement des interrogations.

 

Pourquoi Sani Yalo a-t-il choisi de mettre sa villa à disposition de la famille présidentielle sans aucune contrepartie financière ? La réponse pourrait résider dans la réputation de Sani Yalo en tant que parrain mafieux avisé. Il est conscient qu’en offrant un logement gratuitement à une épouse du Président de la République, il pourrait potentiellement tirer profit de cette relation. Et, il semblerait qu’il ait eu raison.

 

Sani Yalo, autrefois un simple vendeur de pièces détachées dans le quartier KM5, a aujourd’hui acquis une immense richesse grâce à son lien avec Faustin Archange Touadera . Il se présente lui-même comme un marabout en fournissant à Touadera des médicaments à base des racines pour le surmonter. Il se dit aussi être un sultan, affirmant être le seul milliardaire centrafricain actuellement. Cependant, la réalité est tout autre.

 

Sani Yalo semble s’être spécialisé dans des actes criminels tels que les braquages légaux visant des banques, des ambassades, des marchés, et bien d’autres cibles lucratives comme les ventes de carburant illicites, le diamant et l’or issus des zones de guerre, en dehors de la procédure légale et en concurrence illégale parfaite avec les Mercenaires russes de la société Wagner qui exploitent aussi ces minerais en toute illégalité. Tout cela, semble-t-il, se fait en toute impunité grâce au silence complice de Faustin Archange Touadera,, qui semble être devenu en quelque sorte son subordonné.

 

Mais les révélations ne s’arrêtent pas là. Restez à l’affût pour découvrir les détails dans nos prochains articles sur le site de Corbeaunews-Centrafrique  (CNC). La relation entre Faustin Archange Touadera et Sani Yalo pourrait bien être plus complexe et obscure que ce que l’on peut imaginer à première vue.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La lutte pour la démocratie en République centrafricaine : Le Président du PATRIE, Maître Crépin Mboli-Goumba, dénonce les menaces à sa vie

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La lutte pour la démocratie en République centrafricaine : Le Président du PATRIE, Maître Crépin Mboli-Goumba, dénonce les menaces à sa vie

 

Centrafrique.org/menace-et-intimidation-les-hommes-armes-traquent-lopposant-politique-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-bon-bon/” rel=”attachment wp-att-66129″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-bon-bon-450×409.jpg” alt=”Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE” width=”450″ height=”409″ />
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

 

Bangui, 05 octobre 2023 (CNC) – La démocratie en République centrafricaine a souvent été mise à rude épreuve au fil des ans, avec des moments de turbulence politique et d’instabilité. Dans un tweet récent, Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PARTI AFRICAIN POUR UNE TRANSFORMATION RADICALE ET L’INTÉGRATION DES ÉTATS (PATRIE) et coordinateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), a rappelé un épisode sombre de son passé politique.

 

Dans son tweet daté du 4 octobre 2023, Maître Crépin Mboli-Goumba évoque un événement qui s’est produit en 2012, lorsqu’un “escadron de la mort” aurait été mis en place pour le tuer, ainsi que Me Tiangaye, un autre acteur politique éminent, Président du CRPS. Il attribue sa survie à Pani Ramadan, qui assurait le protocole à l’époque. Maître Crépin Mboli-Goumba déclare que ces faits sont imprescriptibles et qu’il compte porter plainte pour que la vérité éclate au grand jour.

 

Ces allégations soulèvent des questions essentielles sur la démocratie et les droits de l’homme en République centrafricaine. Si les faits allégués par Maître Crépin Mboli-Goumba sont avérés, cela souligne les risques encourus par les acteurs politiques et les défenseurs des droits de l’homme dans un contexte politique tendu.

 

La République centrafricaine a connu de nombreux défis au cours de son histoire récente, notamment des conflits armés, des coups d’État et des épisodes de violence politique. La démocratie et les droits de l’homme sont des valeurs fondamentales qui doivent être respectées pour permettre le développement et la stabilité du pays.

 

La déclaration de Maître Crépin Mboli-Goumba rappelle également l’importance de la lutte contre l’impunité. Si des actes criminels ont été commis à l’encontre de personnalités politiques, il est essentiel que la justice soit rendue, que les responsables soient tenus pour coupables et que les victimes obtiennent réparation.

 

En portant plainte et en partageant publiquement ces informations, Maître Crépin Mboli-Goumba envoie un message fort sur sa détermination à défendre la démocratie et à lutter contre l’impunité en République centrafricaine. Sa démarche contribue également à sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale sur les défis auxquels sont confrontés les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme dans le pays.

 

La République centrafricaine a fait des progrès significatifs vers la stabilisation politique ces dernières années, mais il reste encore beaucoup de travail à faire pour garantir la protection des droits fondamentaux de tous les citoyens et la consolidation de la démocratie. Les efforts visant à résoudre les conflits, à promouvoir la réconciliation nationale et à renforcer l’État de droit sont essentiels pour l’avenir du pays.

 

En fin de compte, le témoignage de Maître Crépin Mboli-Goumba rappelle que la quête de la démocratie et de la justice en République centrafricaine est un processus continu et que la vigilance est de mise pour préserver ces valeurs essentielles dans le pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Crise politique en Centrafrique : pourquoi l’opposition rejette le dialogue à Bujumbura

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Crise politique en Centrafrique : pourquoi l’opposition rejette le dialogue à Bujumbura

 

Les 4 leaders des partis politiques d'opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC
Les 4 leaders des partis politiques d’opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 05 octobre 2023 (CNC) – L’ancien député centrafricain d’opposition, Jean-Pierre Mara, s’est exprimé récemment dans une interview accordée à DW, critiquant vivement l’initiative de dialogue inter-centrafricain proposée par le Groupe des sages de l’Union africaine. Selon lui, cette initiative est discutable, et il explique pourquoi l’opposition centrafricaine refuse d’y participer.

 

Dans l’interview, Jean-Pierre Mara commence par rappeler qu’un coup d’État constitutionnel a eu lieu en République centrafricaine, sous le regard de la Communauté des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et de l’Union africaine. Il fait référence à l’adoption de la nouvelle constitution par référendum et sa promulgation par Touadera en violation de la constitution qu’il avait juré la main droite dessus de la respecter scrupuleusement et aussi de violer la jurisprudence de la Cour constitutionnelle indiquant que la constitution du 30 mars 2016 ne peut être révisée que de la changer. Une démarche qui avait été vigoureusement contestée par l’opposition démocratique qui s’est ensuite constituée en un bloc républicain pour défendre cette constitution du 30 mars 2021.

 

Pour Jean-Pierre Mara, le Groupe des sages de l’UA semble soudainement intéressé par un dialogue inter-centrafricain, bien qu’il n’ait pas réagi au coup d’État constitutionnel. L’opposition refuse donc de participer à ce qui semble être un jeu de dupes, en rappelant qu’il y a déjà eu plusieurs dialogues par le passé, tels que le dialogue de Khartoum, qui n’ont abouti à aucune solution satisfaisante.

 

Le principal point de désaccord réside dans la constitution elle-même. L’opposition estime qu’un véritable dialogue devrait commencer par la remise en question de la nouvelle constitution et le retour à la constitution de 2016, en reconnaissant le coup d’État constitutionnel.

 

Interrogé sur la possibilité que les discussions à Bujumbura puissent résoudre les problèmes actuels de la Centrafrique, Jean-Pierre Mara souligne que si l’Union africaine avait agi avec sagesse en condamnant le coup d’État constitutionnel, l’opposition aurait volontiers participé au dialogue. Cependant, il estime que l’Union africaine et d’autres acteurs préparent ce dialogue sans consulter les parties prenantes, ce qui ne suscite pas la confiance de l’opposition.

 

L’opposition centrafricaine craint que cette initiative de dialogue ne serve en réalité qu’à maintenir le Président Touadera  au pouvoir, en échange de certaines concessions, comme le retrait des mercenaires russes de la société militaire privée Wagner. Selon Jean-Pierre Mara, les intérêts individuels semblent prévaloir sur les intérêts du peuple centrafricain.

 

L’opposition centrafricaine refuse de participer au dialogue inter-centrafricain à Bujumbura, considérant qu’il ne résoudra pas les problèmes fondamentaux du pays tant que le coup d’État constitutionnel n’est pas condamné par les instances régionales et internationales.

 

Cette interview de Jean-Pierre Mara sur DW met en lumière les tensions persistantes en République centrafricaine et les doutes de l’opposition quant à l’efficacité de l’initiative de dialogue proposée par l’Union africaine. Les prochaines étapes restent incertaines, mais l’opposition continue de plaider pour la condamnation du coup d’État constitutionnel comme point de départ pour tout dialogue futur.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Des Casseroles aux Armes à Feu : La Bataille Nocturne du Haut-Mbomou Contre les Bandits armés

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Des Casseroles aux Armes à Feu : La Bataille Nocturne du Haut-Mbomou Contre les Bandits armés

 

Zemio-lappel-a-laide-pour-les-deplaces-internes-de-mboki/dans-le-plein-centre-ville-de-zemio/” rel=”attachment wp-att-68064″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Dans-le-plein-centre-ville-de-Zemio-450×338.jpg” alt=”Dans le plein centre ville de Zémio, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”338″ />
ÀZémio, au sud-est de la RCA. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 05 octobre 2023 (CNC) – Dans une scène digne d’un thriller, une tentative de braquage a secoué la préfecture du Haut-Mbomou, située au sud-est de la République centrafricaine, dans la nuit du mardi au mercredi dernier. Les habitants locaux, plongés dans la terreur, ont dû recourir à une méthode peu conventionnelle, le “concert de casseroles”, pour mettre fin à cette tentative criminelle. Cependant, la situation a rapidement dégénéré, obligeant les assaillants à faire usage de leurs armes, semant ainsi la panique dans le village.

 

Les événements se sont déroulés vers 19 à 20 heures, lorsque six hommes armés non identifiés, soupçonnés d’être des combattants de la coalition Siriri, ont quitté la ville de Mboki à bord de deux motos, en direction de la ville de Zémio. À seulement 2 kilomètres de leur destination, ils ont abandonné leurs véhicules et ont entrepris de braquer les résidents du village.

 

Face à cette menace imminente, les trois premières familles visitées par les assaillants ont pris l’initiative d’alerter leurs voisins sur le danger qui se profilait. Ils ont alors commencé à créer un vacarme en tapant sur des casseroles, espérant ainsi dissuader les criminels. Cependant, la situation a rapidement échappé à leur contrôle lorsque le son des casseroles a attiré d’autres habitants, amplifiant ainsi le tumulte dans tout le village.

 

Dans une tentative désespérée de faire respecter leur autorité, les assaillants ont réagi en tirant des coups de feu en l’air pour effrayer les villageois. Pendant plusieurs minutes, le bruit assourdissant des tirs d’armes à feu s’est mêlé aux sons métalliques des casseroles, créant une scène surréaliste et chaotique qui restera gravée dans la mémoire des habitants du Haut-Mbomou.

 

Finalement, face à la détermination des villageois qui ne cédaient pas à la terreur, les assaillants ont pris la décision de renoncer à leur tentative de braquage et de quitter le village en hâte, quelques minutes seulement après leur arrivée.

 

Cet incident témoigne du courage et de la solidarité des habitants du Haut-Mbomou qui, face à l’adversité, ont su unir leurs forces pour résister à une menace criminelle. Il souligne également les défis sécuritaires auxquels la République centrafricaine continue de faire face, en particulier dans les régions éloignées où l’insécurité règne souvent en maître. Les autorités locales et nationales devront redoubler d’efforts pour garantir la sécurité des citoyens et restaurer un climat de paix dans cette région du pays.

 

En fin de compte, cette tentative de braquage avortée servira de rappel poignant de la résilience et de la détermination du peuple centrafricain à protéger ses communautés et à défendre sa sécurité, même dans les moments les plus sombres.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Au cœur de la crise : la correspondance explosive de la milice AZANDE ANI KPI GBE à la Minusca

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Au cœur de la crise : la correspondance explosive de la milice AZANDE ANI KPI GBE à la Minusca

 

Une dizaine des rebelles de l'UPC à Mboki, située à 60 kilomètres de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-ouest de la République centrafricaine.
Une dizaine des rebelles de l’UPC à Mboki, située à 60 kilomètres de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Bangui, 05  octobre 2023 (CNC) – Dans une lettre adressée au Chef de Bureau de la MINUSCA basé à Obo, le groupe d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE expose vigoureusement sa position face aux allégations de la mission onusienne. Cette correspondance, datée du 27 septembre 2023, détaille les préoccupations du groupe, ses reproches envers la MINUSCA, et affirme son engagement inébranlable envers la défense de l’intégrité territoriale et de la dignité de la population du Haut Mbomou.

 

Depuis plus de huit ans, la MINUSCA est présente dans le Haut-Mbomou, mais selon la milice AAKG. Au lieu de contribuer à résoudre la crise, elle aurait adopté une position ambiguë qui favorise les rebelles de l’UPC (Union pour la Paix en Centrafrique) basés à Mboki et à Zemio. Les membres de la milice affirment que la MINUSCA n’a pas réussi à désarmer ces groupes rebelles malgré les années de présence dans la région. Ils accusent également la MINUSCA de ne pas avoir agi pour protéger la population civile de l’ethnie Zandé contre les atrocités commises par des rebelles de l’UPC.

 

Un milicien AZANDE ANI KPI GBE capturé par les rebelles de l'UPC lors de leur dernier affrontement entre Mboki et Obo
Un milicien AZANDE ANI KPI GBE capturé par les rebelles de l’UPC lors de leur dernier affrontement entre Mboki et Obo

 

Le Groupe AAKG affirme sa décision et sa détermination de mettre fin aux actions odieuses perpétrées par l’UPC d’Ali Darassa et de libérer le Haut-Mbomou de leur emprise. Dans leur lettre, ils expriment leur mécontentement face à l’intimidation de la MINUSCA, qui exige qu’ils déposent les armes. Ils considèrent cette demande comme une audace déplacée, soulignant que leur combat se poursuivra jusqu’à ce que le Haut-Mbomou soit entièrement libéré des rebelles et que l’autorité de l’État soit rétablie dans toutes les villes de la région.

 

L’AAGK rappelle à la MINUSCA que son rôle principal en République Centrafricaine, notamment à Obo, est de protéger les rebelles de l’UPC et la communauté musulmane. Les membres de la milice estiment que leur action vise à aider l’État à rétablir son autorité dans les villes du Haut-Mbomou sous l’influence de l’UPC depuis des années.

 

L’organisation insiste sur le respect des principes du Droit International Humanitaire et la protection de la population civile non armée dans le cadre de leur lutte contre l’UPC. Ils rejettent les tentatives de la MINUSCA de les contraindre à accepter des conditions inacceptables, affirmant qu’un civil armé ne peut plus être considéré comme un civil.

 

La correspondance se termine par un rappel de l’engagement de l’AAKG à défendre l’intégrité de leur territoire, la dignité de leur population et à lutter contre les UPC d’Ali Darassa ainsi que toutes personnes physiques complices de ces rebelles comme le Préfet du Haut-Mbomou ou morale comme la MINUSCA ou gouvernement centrafricain qui tenteront de leur barrer la route s’exposeront devant leurs feux.

 

Le message de l’AAKG met en lumière la complexité de la Situation en République centrafricaine, où divers groupes armés opèrent depuis des années, défiant les efforts de la communauté internationale pour rétablir la stabilité. La lettre souligne également le désir de la population locale de retrouver la paix, la sécurité et l’autorité de l’État dans leur région.

 

La MINUSCA et les autorités centrafricaines doivent maintenant tenir compte de ces préoccupations et travailler ensemble pour résoudre cette crise qui perdure depuis trop longtemps dans le Haut-Mbomou. La voie de la paix et de la stabilité semble encore incertaine, mais la correspondance de l’AAKG rappelle à tous les acteurs impliqués que la quête de la paix est la priorité ultime.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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À Obo, un soldat FACA désarmé de force par une foule en colère

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À Obo, un Soldat FACA désarmé de force par une foule en colère

 

Centrafrique.org/rca-deux-morts-et-plusieurs-blesses-dans-une-attaque-des-rebelles-a-ngakobo/les-soldats-faca-a-obo-dans-le-haut-mbomou/” rel=”attachment wp-att-50282″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Les-soldats-FACA-a-Obo-dans-le-Haut-Mbomou-450×253.png” alt=”Les soldats FACA à Obo dans le Haut-Mbomou” width=”450″ height=”253″ />
Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

 

 

 

Bangui, 05 octobre 2023 (CNC) – La ville de Obo, située à plus de 1010 kilomètres au sud-est de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, a récemment été le théâtre d’un incident troublant qui a mis en lumière les défis persistants liés à l’impunité des forces de défense nationale. Un soldat FACA, natif du Haut-Mbomou et connu localement sous le surnom de YANCETTE, a semé le chaos dans un quartier de la ville, provoquant la colère des habitants, en grande partie des jeunes, qui ont décidé de prendre les choses en main en le désarmant.

 

Ce militaire avait déjà une réputation notoire dans la région en raison de ses antécédents de vol chez les particuliers à Zémio avant son intégration dans l’armée nationale. Son surnom de YANCETTE lui avait d’ailleurs été attribué en raison de ces actes criminels. Bien que sa vie ait pris un tournant lorsqu’il a rejoint les rangs de l’armée nationale, son comportement problématique ne l’a pas quitté.

 

Le mardi 3 octobre, vers 17 heures, le caporal-chef DOFOUYO  alias YANCETTE s’est livré à une série de tirs sans motif apparent dans le quartier Déplacer NGOURI à Obo, semant la panique parmi les résidents. Face à cette situation dangereuse, un groupe de jeunes courageux a décidé de confronter le militaire et de lui retirer son arme de force, mettant ainsi fin à la menace immédiate. L’arme a ensuite été remise au chef du quartier, M. PADIBEYO ANDRÉ, Alias ZABAHIBA, qui a contacté le colonel Firmin, chef du détachement de l’armée nationale à Obo, pour récupérer l’arme.

 

Un monsieur en costume qui s'appelle WAWODOBOU FÎRMIN , l’actuel Colonel des FACA à Obo
WAWODOBOU FÎRMIN , l’actuel Colonel des FACA à Obo/

 

Cependant, le lendemain matin, le soldat réapparaît tranquillement à la base militaire, suscitant des interrogations légitimes au sein de la population locale. Les habitants se demandent comment l’armée nationale gère de tels incidents et pourquoi les militaires impliqués dans des actes répréhensibles ne sont pas sanctionnés. Ils se tournent également vers le préfet du Haut-Mbomou et le colonel Firmin, se demandant s’ils sont complices des actions de ces soldats FACA.

 

Cette situation soulève de nombreuses questions sur la responsabilité et la transparence au sein de l’armée nationale centrafricaine. Les citoyens du Haut-Mbomou se sentent abandonnés et craignent que l’impunité ne continue de régner, permettant ainsi aux militaires indisciplinés de commettre des actes répréhensibles en toute impunité. Il est impératif que les autorités prennent des mesures pour restaurer la confiance du public dans les forces de défense nationale et garantir que les militaires qui enfreignent la loi soient tenus responsables de leurs actions.

 

La situation à Obo rappelle à tous que la stabilité et la sécurité d’un pays dépendent en grande partie de la confiance que la population accorde à ses forces de défense. Il est temps que des mesures concrètes soient prises pour mettre fin à l’impunité et renforcer la responsabilité au sein de l’armée nationale centrafricaine, afin que les citoyens puissent vivre en paix et en sécurité.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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RCA : Les enjeux cachés derrière l’accord secret entre Bangui et Washington

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Les enjeux cachés derrière l’accord secret entre Bangui et Washington

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Fin de formations des FACA à Bérongo. Credit photo : CNC

 

 

 

 

Bangui, 05 octobre 2023 (CNC) – Dans le contexte géopolitique complexe de l’Afrique centrale, l’accord secret révélé récemment entre le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) et une société militaire privée américaine a suscité de vives réactions et des inquiétudes quant à ses implications. Selon un éditorial du quotidien Hirondelle daté du 4 Octobre 2023, cet accord marque un tournant dans la politique étrangère des États-Unis en Afrique, soulevant des questions sur les motivations réelles derrière cette alliance.

 

L’éditorial commence par rappeler que la RCA a été le théâtre d’une lutte pour la démocratie, avec des violations graves des droits humains et un pouvoir tyrannique. Cependant, il est suggéré que la situation actuelle ne concerne plus la défense de la démocratie, mais plutôt des intérêts particuliers. Il est fait mention de l’objectif supposé des États-Unis de s’opposer au groupe paramilitaire russe Wagner en Afrique centrale, une préoccupation qui aurait conduit à la conclusion de cet accord secret avec une société privée américaine, appelée “Brancoft Global Development.”

 

L’accord, selon les informations divulguées, prévoirait une coopération technique et une formation militaire entre les forces centrafricaines et cette société privée américaine. L’article souligne que les États-Unis ont accru leur influence en République centrafricaine ces deux dernières années, remplaçant ainsi la France, autrefois influente dans la région. Une révélation antérieure du journal “Le Monde” aurait également fait état d’un ultimatum des États-Unis adressé au président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, et lié à cet accord.

 

Toutefois, cette alliance entre Washington et Bangui est loin de faire l’unanimité en RCA. Les opposants à Touadéra voient en cet accord un moyen de renforcer la dictature et de consolider la présidence à vie du président en place. D’autre part, les partisans de Wagner, notamment au sein du gouvernement centrafricain, considèrent cette initiative américaine comme une tentative de déstabilisation du pays et une ingérence étrangère.

 

L’éditorial met en évidence un point de vue critique selon lequel les États-Unis, qui se présentent comme les défenseurs de la démocratie, semblent prioriser leurs intérêts géopolitiques dans la région au détriment des principes démocratiques. Cette approche pourrait saper la confiance des mouvements démocratiques envers les États-Unis, mais aussi influencer d’autres nations africaines à adopter une attitude similaire à l’égard de la démocratie occidentale.

 

En fin de compte, l’accord secret entre la RCA et la société militaire privée américaine Brancoft Global Development soulève de nombreuses questions sur les motivations réelles des États-Unis en Afrique centrale. Il montre également comment les enjeux géopolitiques peuvent souvent l’emporter sur la défense des valeurs démocratiques, laissant les Centrafricains se demander qui sont leurs véritables alliés dans cette période de bouleversements politiques et militaires.

 

L’éditorial du quotidien Hirondelle met en évidence les complexités de la situation en RCA et les enjeux importants qui se cachent derrière cet accord secret. Il souligne également la nécessité pour la communauté internationale de suivre de près l’évolution de la situation en Afrique centrale et de veiller à ce que les principes démocratiques et les droits de l’homme ne soient pas sacrifiés au nom de la géopolitique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Arrestation d’un ex-combattant en formation à l’école de police : Un coup dur pour la réconciliation en Centrafrique

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Arrestation d’un ex-combattant en formation à l’école de police : Un coup dur pour la réconciliation en Centrafrique

 

Un véhicule de patrouille de l'OCRB devant l'école nationale de la police à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Un véhicule de patrouille de l’OCRB devant l’école nationale de la police à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

 

 

Bangui, 05 octobre 2023 (CNC) – Le gouvernement du premier ministre Félix Moloua semble marcher sur des œufs, suscitant la colère des ex-combattants démobilisés. La semaine dernière, les forces de l’ordre ont arrêté l’un d’entre eux, provoquant l’indignation au sein de cette communauté. Cet ex-combattant, qui avait choisi de réintégrer les forces de sécurité intérieure après sa démobilisation, était en formation à l’école nationale de police, mais son arrestation soudaine demeure entourée de mystère.

 

L’homme en question était autrefois membre des rebelles du Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique, une faction de l’ex-coalition Seleka créée par le ministre des transports, Gautron Djono Ahaba. Cependant, après avoir déposé les armes, il avait fait le choix courageux de rejoindre les rangs des forces de sécurité intérieure de son pays pour contribuer à la paix et à la stabilité. Pendant quatre mois, il avait suivi une formation pour devenir gardien de la paix à l’école nationale de police, située au PK 10, à la sortie nord de Bangui.

 

L’arrestation soudaine de cet ex-combattant a semé la confusion parmi ses pairs, et personne ne sait encore pourquoi il a été appréhendé, y compris sa propre famille. Les démobilisés s’inquiètent et se demandent si le gouvernement respecte réellement les termes de l’accord de paix qu’ils ont signé.

 

Certains d’entre eux ont également fait part de leur expérience peu accueillante au sein des forces de défense et de sécurité intérieure. Pour certains, cette arrestation injustifiée les pousse à envisager un retour dans leurs villages d’origine, abandonnant ainsi leurs efforts pour une réintégration pacifique dans la société.

 

L’arrestation de M. Abdoulaye Hissein Ramadan, ancien chef rebelle en quête de rédemption, remet en question la volonté réelle du gouvernement de promouvoir la réconciliation et la reconstruction nationale en Centrafrique. Alors que le pays tente de se remettre des ravages causés par les conflits, cette arrestation risque de décourager d’autres ex-combattants qui souhaitent suivre le même chemin vers la réintégration pacifique. La communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’homme doivent suivre de près cette situation et exhorter les autorités centrafricaines à clarifier les raisons de cette arrestation et à veiller au respect des accords de paix en vigueur.

 

En fin de compte, pour assurer une paix durable en République centrafricaine, il est impératif que les ex-combattants démobilisés reçoivent un soutien adéquat pour leur réintégration dans la société et que les autorités centrafricaines s’engagent activement à respecter les accords de paix signés, en évitant des actions qui pourraient compromettre ces efforts de réconciliation.

 

Par Anselme Mbata

 

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Marcel Dimasse s’exprime sur les coupures de salaire : les raisons et les actions à venir

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Marcel Dimasse s’exprime sur les coupures de salaire : les raisons et les actions à venir

 

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Le nouveau bâtiment administratif du ministère des finances et du budget inauguré le 23 septembre 2020 par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

 

Bangui, 05 octobre 2023 (CNC) – Le Ministre de la Fonction publique, Marcel Dimasse, a récemment réagi aux critiques émanant de certains fonctionnaires et agents de l’État en Centrafrique qui ont connu des coupures de salaire au cours du mois de septembre. Dans une déclaration officielle, Marcel Dimasse a attribué la responsabilité de ces coupures au manque de coopération de certains directeurs des ressources humaines de ministères spécifiques. Il a également annoncé des mesures visant à résoudre ce problème et à garantir que les fonctionnaires touchés puissent récupérer leurs salaires.

 

Selon Marcel Dimasse, la principale cause des coupures de salaire est liée à l’absence de certains fonctionnaires dans le fichier de contrôle. Il a insisté sur le fait que le gouvernement n’a pas délibérément coupé les salaires des fonctionnaires, mais que des procédures de contrôle étaient en place pour garantir que les paiements soient effectués de manière transparente. Malheureusement, certains fonctionnaires ne figuraient pas dans ces fichiers de contrôle.

 

Le Ministre de la Fonction publique a également souligné que la responsabilité revenait aux directeurs des ressources humaines de ces ministères de s’assurer que les informations nécessaires étaient correctement transmises aux autorités compétentes. Il a déclaré : “Ils n’ont pas fait le nécessaire pour venir vers nous. Mais il faut que les gens comprennent que lorsque le gouvernement ordonne un contrôle, il est essentiel de s’y conformer. Le gouvernement, qui paie les salaires, peut décider de ne pas verser les salaires tant que le contrôle n’est pas effectué.”

 

Marcel Dimasse a ensuite précisé que la situation avait été résolue pour les diplomates et que des instructions fermes avaient été données pour garantir le paiement rapide de leurs salaires. Cependant, il a rappelé que d’autres fonctionnaires devaient encore se présenter devant la commission chargée de gérer les contentieux pour résoudre leurs problèmes.

 

En ce qui concerne les magistrats qui n’avaient pas reçu leur salaire, le Ministre a expliqué qu’ils n’avaient pas effectué le contrôle requis. Il a ajouté : “Ce contrôle se fait ici, à la Fonction publique, à l’ACFPE, et notamment le contrôle sur la base de la reconnaissance faciale. Si nous n’avons pas votre photo, vous ne pouvez pas être payé.”

 

Marcel Dimasse a également annoncé la mise en place d’un comité de gestion de l’ITI (Institut Technique de l’Informatique) pour résoudre ces problèmes. Il a encouragé les fonctionnaires à présenter leurs situations à ce comité afin de garantir que leurs salaires soient versés dès le mois d’octobre.

 

Enfin, le Ministre de la Fonction publique a mentionné qu’un autre contrôle du gouvernement serait effectué dans les prochains jours à l’extérieur du pays pour vérifier les fonctionnaires travaillant pour le compte de l’État centrafricain à l’étranger.

 

Ceci dit, Marcel Dimasse a clarifié les raisons des coupures de salaire subies par certains fonctionnaires et a annoncé des mesures pour résoudre ces problèmes. Il a souligné l’importance de la coopération des directeurs des ressources humaines et de la conformité aux procédures de contrôle gouvernementales pour éviter de telles situations à l’avenir.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Les ex-combattants de la LRA à Zémio : Une transition difficile vers la réintégration

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Les ex-combattants de la LRA à Zémio : Une transition difficile vers la réintégration

 

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Bangui, 05 octobre 2023 (CNC) – À Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, un groupe d’ex-combattants locaux de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) se retrouve à la croisée des chemins après leur démobilisation et le rapatriement de leurs compagnons d’armes par les gouvernements centrafricain et ougandais le 28 septembre dernier. Ces hommes et femmes natifs de Zémio sont aux prises avec d’énormes difficultés dans leur processus de réintégration à la société civile.

 

La réintégration des ex-combattants est un défi complexe, et ces anciens membres de la LRA sont confrontés à des problèmes majeurs tels que le manque de prise en charge et de logement. La situation est telle que beaucoup d’entre eux se sentent abandonnés à leur triste sort.

 

Honizine, une ex-combattante, décrit les défis auxquels ils font face au quotidien : “On se porte bien, sauf qu’on n’a pas de maison. Quand on vit chez quelqu’un, on n’est pas toujours à l’aise. Trouver à manger ici, c’est difficile. On n’a reçu aucune aide, nous voulons qu’on nous bâtisse des abris et qu’on nous donne un peu d’argent pour s’occuper de nos enfants.”

 

La stigmatisation demeure également un problème majeur pour ces ex-combattants. Crépin Anselme explique : “En tout cas, il y a la stigmatisation qui est restée au sein de la communauté et cela nous met vraiment à l’écart. Nous n’avons pas accès à des choses qui se passent en public. Quand on nous marche comme ça, il y a des gens qui nous montrent que celui-là est ‘Tongo-Tongo’. En tout cas, ça nous met mal à l’aise que ce qui nous préoccupe est le système de rapatriement qui s’est passé dans notre communauté.”

 

L’adjoint au maire de Zémio, Ousmane Vodji, témoigne de la précarité de la situation : “Ceux qui peuvent rester à Zémio ont vraiment un autre souci, parce qu’ils ne sont pas pris en charge. Il y a des enfants des combattants de la LRA qui sont restés, il y a également des femmes des combattants de LRA qui sont restées, ainsi que des victimes de ces combattants qui ont été kidnappées par la LRA et qui ont passé un an, deux ans, un mois, etc., sont aussi à Zémio.”

 

Le sous-préfet de Zémio indique que le gouvernement est en train de mettre en œuvre des mesures pour venir en aide à ces ex-combattants. Il explique : “Il y a des femmes, il y a des hommes. Tout ce monde là n’est pas encore pris en charge. Ils se sont éparpillés dans des villages mais également dans la ville. Ils sont entre 300 à 350. Ils sont en débandade. Donc tout ce monde est habitué avec des armes. Donc vraiment ils sont beaucoup menaçants. Ils sont violents.”

 

Ces ex-combattants, originaires de Zémio et de ses environs, ont passé plus de dix ans au sein de la LRA avant d’abandonner la lutte en 2021 pour rejoindre la société civile. Leur chemin vers une réintégration complète est parsemé de défis, mais il est essentiel que les autorités centrafricaines et internationales fournissent un soutien adéquat pour faciliter leur transition vers une vie civile stable et pacifique. La réintégration réussie de ces anciens combattants est non seulement cruciale pour leur propre bien-être, mais aussi pour la stabilité et la réconciliation dans la région de Zémio et au-delà.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Centrafrique : les révélations des crimes de Jean-Jacques Demafouth prennent de l’ampleur

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Centrafrique : les révélations des crimes de Jean-Jacques Demafouth prennent de l’ampleur

 

Centrafrique.org/rca-qui-est-jean-jacques-demafouth-mafoutapa-partie-1/jean-jacques-demafouth-1/” rel=”attachment wp-att-37948″ data-wpel-link=”internal”>jean jacques démafouth pour sa biogaraphie

 

 

Bangui, 04 octobre 2023 (CNC) – Les réseaux sociaux, plateforme incontournable de nos jours, ont récemment été le théâtre de révélations choquantes concernant les circonstances entourant la mort du général de la gendarmerie Ndjadder en Centrafrique. C’est le fils du défunt, monsieur Dieu Merci Lazare Ndjadder, également colonel de la douane, qui a pris la parole lors d’un live sur Facebook pour confirmer des informations qui circulaient depuis un certain temps dans le pays.

 

Dans ce live poignant, monsieur Dieu Merci Lazare Ndjadder a révélé officiellement entre ses phrases, le nom de celui qu’il accuse d’avoir assassiné son père, à savoir Jean-Jacques Demafouth. Ce témoignage, véritable cri du cœur, a soulevé des questions cruciales sur la justice, la politique et la transparence en République Centrafricaine.

 

L’histoire du général feu Ndjadder, racontée par son fils, révèle un parcours militaire remarquable. Parti de la province de Garoua, puis dans son village de Paoua avant d’arriver à Bangui, le général a gravit les échelons de l’armée jusqu’à devenir gendarme de 2e classe. Son engagement l’a conduit à servir sous différents régimes, de celui du général André Kolingba à celui de monsieur Ange-Félix Patassé, où il a trouvé la mort. Cette tragédie a laissé un vide difficile à combler pour la famille Ndjadder, et les révélations de son fils ont jeté une lumière crue sur les circonstances troubles de sa mort.

 

jean jacques demafouth decore les militaire comme ministre de la defense

 

Le discours live de monsieur Dieu Merci Lazare Ndjadder révèle également une complexité politique et sociale au sein du pays. Les accusations portées depuis plusieurs années contre Jean-Jacques Demafouth soulèvent des questions sur la responsabilité et la redevabilité des acteurs politiques et militaires, en particulier lors des changements de régime. Les révélations suggèrent que la mort du général Ndjadder pourrait être liée à des enjeux politiques et à des rivalités au sein de la hiérarchie militaire.

 

Le fils du général a également souligné les difficultés qu’il a rencontrées dans sa quête de justice. Les démarches entreprises pour faire éclater la vérité ont souvent été entravées par des considérations politiques et des tentatives de manipulation de l’histoire. La non-paiement de la pension du défunt général depuis 22 ans à ce jour soulève des questions sur l’équité et la justice dans le traitement des familles de militaires décédés.

 

Les révélations de monsieur Dieu Merci Lazare Ndjadder mettent en lumière l’importance cruciale de la vérité dans la quête de justice et de réconciliation. Malgré les menaces de mort qu’il affirme avoir reçues, il s’est engagé à poursuivre son combat pour la vérité. Son témoignage souligne le pouvoir de la vérité pour transcender les intérêts politiques et militaires et mettre en lumière les injustices du passé.

 

Rappelons que les révélations des crimes de Jean-Jacques Demafouth, comme exposées par monsieur Dieu Merci Lazare Ndjadder, mettent en lumière les défis persistants auxquels est confrontée la République Centrafricaine en matière de justice, de transparence et de responsabilité. Ces révélations suscitent également des questions sur la nécessité de poursuivre les enquêtes pour faire la lumière sur d’autres crimes et violations des droits de l’homme. La quête de la vérité et de la justice demeure un pilier essentiel pour la construction d’un avenir pacifique et juste en Centrafrique.

Mais qui est Jean-Jacques Demafouth ?

Les détails dans nos prochains article sur Corbeaunews-Centrafrique  (CNC).

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : dans les coulisses des tirs de mécontentement des mercenaires russes de Wagner à Bangui

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Dans les coulisses des tirs de mécontentement des Mercenaires russes de Wagner à Bangui

 

Le Préfet de la Ouaka, monsieur Victore Bissekoin décore les mercenaires de Wagner à Ndachima
Le Préfet de la Ouaka, monsieur Victore Bissekoin décore les mercenaires de Wagner à Ndachima

 

Bangui, 04 octobre 2023 (CNC) – Depuis plus d’une semaine, un climat de mécontentement règne au camp de Roux, au plein centre-ville de Bangui, où les mercenaires russes du groupe Wagner expriment leur colère à travers des tirs d’armes lourdes et légères. Cette situation suscite des interrogations quant à ses causes et ses implications. Une récente révélation faite par le magazine “Africa Intelligence” apporte une partie d’éclairage sur ce mystère, en mettant en lumière des négociations secrètes entre le président putschiste Faustin Archange Touadera  et une société de sécurité américaine.

 

Selon les informations révélées par nos confrères de “Africa Intelligence”, le dictateur centrafricain Faustin Archange Touadera, serait en train de finaliser un accord sécuritaire confidentiel avec Bancroft Global Development, une société américaine de conseil en sécurité. Cette manœuvre aurait le soutien discret de Washington et viserait, entre autres, à affaiblir l’influence du groupe paramilitaire russe Wagner en République centrafricaine . Cette négociation, dont les Russes sont au courant, a provoqué la colère des mercenaires du groupe Wagner, qui craignent d’être remplacés par un groupe américain si cet accord venait à être conclu.

 

Au ministère de la Défense, on défend la stratégie du président putschiste Touadera en la présentant comme une tentative de calmer les tensions avec les États-Unis, une puissance mondiale influente. Le ministre de la Défense estime qu’il est essentiel de travailler avec toutes les parties prenantes pour assurer la paix en Centrafrique.

 

Cependant, certains observateurs centrafricains estiment que le dictateur centrafricain Touadera joue un double jeu, tentant de maintenir de bonnes relations avec à la fois les Américains et les Russes. Ils considèrent que cette approche peut être tolérée par les Américains, mais qu’elle risque de provoquer la colère du président russe Vladimir Poutine, réputé pour sa fermeté dans les affaires internationales.

 

Au sein de la présidence, c’est l’interrogation qui domine face à cette révélation gardée confidentielle. Ils maintiennent la position selon laquelle le gouvernement centrafricain est ouvert à la coopération avec tous les acteurs, y compris les Américains, les Russes et même les Chinois et que les informations données par le journal Africa Intelligence est un mélange de contrevérité et d’infos approximatives et erronées qui ne reflètent en aucun cas à la réalité.

 

Pour un ministre conseiller à la présidence :

 

 ” A la présidence de la République, nous adoptons une diplomatie de prévention ou l’on doit tempérer les esprits des uns et des autres et surtout les esprits de nos amis Russes. Toutes les actions, tous les comportements, que ça soit à la présidence ou au sein du gouvernement, ne doivent aller que dans le sens du poil de nos premiers partenaires et non dans le sens inverse qui peut facilement remonter leurs esprits pour un rien. La capacité de nuisance du président Poutine, chef des paramilitaires de Wagner qui sont chez nous n’est plus à démontrer, ça au moins, tout le monde le sait “, nous confirme-t-il sous couvert de son anonymat.

 

Cette situation complexe met en évidence les enjeux géopolitiques qui se jouent en République centrafricaine, où les intérêts de puissances mondiales se confrontent, tandis que le peuple centrafricain aspire à la stabilité et à la paix. L’avenir de la présence russe dans le pays reste incertain, et les négociations en cours seront déterminantes pour l’évolution de la situation. Une chose est certaine, la République centrafricaine reste au cœur des préoccupations internationales, avec des conséquences potentielles importantes pour l’ensemble de la région.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La République centrafricaine et la “Communauté internationale” : Une histoire d’aveuglement, de lâcheté et de cynisme

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La République centrafricaine et la “Communauté internationale” : Une histoire d’aveuglement, de lâcheté et de cynisme

 

Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-et-vladimir-poutine-a-couteaux-tires-suite-a-la-discrete-visite-devgueni-prigojine-a-bangui/touadera-et-prigojine/” rel=”attachment wp-att-68378″ data-wpel-link=”internal”>Faustin Archange Touadera et Vladimir Poutine à couteaux tirés suite à la discrète visite d’Evguéni Prigojine à Bangui

 

 

 

Bangui, 04 octobre 2023 (CNC) – La République centrafricaine (RCA) a toujours été au centre de l’attention de la communauté internationale, mais malheureusement, cette attention a souvent pris la forme d’une ingérence systématique, d’une domination politique et d’une faillite éthique. Le tweet de ‪@RcaAxiome⁩, publié le 3 octobre 2023, soulève des questions importantes sur la relation entre la RCA et ce que l’on appelle communément la “communauté internationale”.

 

L’aveuglement de la communauté internationale à l’égard de la RCA remonte à de nombreuses années. Souvent, les crises humanitaires et politiques qui secouent ce pays ne reçoivent pas l’attention qu’elles méritent. Les médias internationaux préfèrent se concentrer sur d’autres sujets, laissant ainsi la RCA dans l’ombre. Cette absence d’attention a permis à de nombreux problèmes de s’aggraver sans que personne ne prenne réellement des mesures décisives pour les résoudre.

 

En plus de l’aveuglement, il y a également la lâcheté de la communauté internationale. Trop souvent, les acteurs internationaux ont hésité à intervenir de manière significative dans les affaires de la RCA. Ils ont préféré rester en retrait, craignant peut-être les conséquences politiques ou militaires d’une intervention directe. Cette lâcheté a eu des conséquences dévastatrices pour le peuple centrafricain, qui a souffert des conséquences de l’instabilité politique et de la violence.

 

Le cynisme est également une caractéristique marquante de la relation entre la RCA et la communauté internationale. Les pays étrangers ont souvent cherché à exploiter les ressources naturelles de la RCA sans tenir compte des besoins et des droits de sa population. Cette attitude opportuniste a souvent conduit à des accords économiques inéquitables et à l’enrichissement de quelques-uns au détriment de la majorité.

 

L’ingérence systématique dans les affaires de la RCA est un autre aspect troublant de cette relation. Plutôt que de soutenir le développement autonome du pays, de nombreuses puissances étrangères ont cherché à imposer leur volonté politique à la RCA. Les interventions militaires, les changements de régime et les pressions diplomatiques ont souvent été utilisés pour influencer le destin du pays, au mépris de la souveraineté nationale.

 

Enfin, la faillite éthique est peut-être l’aspect le plus préoccupant de cette relation. Trop souvent, la communauté internationale a fermé les yeux sur les violations flagrantes des droits de l’homme et du coup d’État constitutionnel en RCA. Les abus contre la population civile, les massacres et les déplacements forcés ont été largement ignorés, laissant les victimes sans recours. Cette indifférence à l’égard de la souffrance humaine est une tache profonde sur la conscience de la communauté internationale.

 

Notons que la relation entre la RCA et la “communauté internationale” est marquée par l’aveuglement, la lâcheté, le cynisme, l’ingérence systématique et la faillite éthique. Il est temps que la communauté internationale reconsidère sa manière d’aborder la RCA et prenne des mesures significatives pour soutenir le développement durable, la stabilité politique et le respect des droits de l’homme dans ce pays. La RCA mérite mieux que l’histoire sombre qui a marqué sa relation avec le monde extérieur.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Manœuvre d’intimidation des mercenaires du groupe Wagner à Kabo : une population paniquée

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Manœuvre d’intimidation des mercenaires du groupe Wagner à Kabo : une population paniquée

 

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un avion de chasse du type français. Copyrightarmée française

 

 

 

Bangui, 04 octobre 2023 (CNC) – La ville de Kabo, située dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord de la République centrafricaine, a été le théâtre d’une manœuvre militaire inattendue et perturbante le mardi 3 octobre 2023. Cette opération a impliqué les mercenaires du groupe russe Wagner, les soldats de l’armée centrafricaine, ainsi qu’une couverture aérienne. Deux avions de reconnaissance du groupe Wagner ont également été déployés pour cette occasion. Cependant, les habitants de Kabo n’ont pas été préalablement informés de cette manœuvre, ce qui a provoqué un choc et un traumatisme profonds au sein de la population locale.

 

Selon de nombreux observateurs centrafricains, cette manœuvre militaire semble être une tactique d’intimidation visant le Tchad voisin. En effet, depuis une semaine, les troupes tchadiennes se sont massées à la frontière, de l’autre côté de la rive, à Sido, au Tchad. Les autorités tchadiennes sont bien conscientes des mouvements du chef rebelle tchadien Baba Laddé près de Sido, et elles ont préféré renforcer leur présence le long de la frontière. Face à cette situation, les mercenaires du groupe Wagner ont décidé d’agir pour montrer leur capacité militaire, bien que l’opération de mardi se soit principalement concentrée sur la reconnaissance militaire plutôt que sur des combats aériens.

 

Cette manœuvre militaire a profondément perturbé les habitants de Kabo, qui n’avaient pas anticipé une telle action. Le bruit des avions de chasse et la présence de soldats étrangers dans leur ville ont suscité la peur et l’inquiétude parmi la population. Les habitants ont exprimé leur mécontentement et leur frustration face à cette opération militaire non annoncée, et certains se sont même demandé si leur sécurité était menacée.

 

Les autorités centrafricaines devront maintenant faire face à la colère de la population de Kabo et répondre aux préoccupations légitimes des habitants. Il est essentiel de maintenir la stabilité dans la région et de travailler en étroite collaboration avec les pays voisins pour éviter toute escalade des tensions.

 

La Situation en République centrafricaine et dans les pays voisins reste complexe et fragile, avec des groupes rebelles opérant dans la région et des enjeux géopolitiques qui peuvent rapidement évoluer. Il est impératif que tous les acteurs concernés travaillent ensemble pour garantir la paix et la sécurité pour les populations locales et éviter toute escalade des conflits.

 

La manœuvre d’intimidation des mercenaires du groupe Wagner à Kabo a profondément perturbé la population locale. Il est essentiel que les autorités centrafricaines et les acteurs militaires sur le terrain s’efforcent de maintenir la stabilité dans la région et de résoudre les tensions géopolitiques de manière pacifique, afin de protéger les droits et la sécurité des habitants de Kabo et des régions environnantes.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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Chronique de terreur en Centrafrique : Un témoin raconte les abus des mercenaires de Wagner

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Chronique de terreur en Centrafrique : Un témoin raconte les abus des mercenaires de Wagner

 

Deux mercenaires russes de Wagner occupant l'État major des rebelles en Centrafrique
Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

 

Bangui, 04 octobre 2023 (CNC) – Depuis 2021, la République centrafricaine est le théâtre de violences incessantes, avec des opérations de ratissage menées par les mercenaires de Wagner et les soldats FACA contre les positions des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Ces opérations ont entraîné la capture et la mort des milliers des civils innocents. D’autres innocents ont été transférés à Bangui et présentés à tort comme des mercenaires rebelles capturés. L’un de ces survivants partage son récit troublant sur les réseaux sociaux, révélant la terreur et l’injustice subies.

 

“Ce n’est pas une guerre politique, c’est une guerre tribale, c’est une guerre religieuse”, clame cette victime, née en Centrafrique mais ayant grandi au Cameroun. Son histoire commence le 4 juillet 2023, lorsqu’il se trouvait sur un chantier minier à Bira, à environ 100 kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. À son grand étonnement, il a été arrêté par des Mercenaires russes de la société Wagner et des soldats FACA alors qu’il conduisait sa moto. Ils l’ont fouillé et confisqué une somme de 750 000 francs CFA, ainsi que son téléphone portable.

 

“Comme je vous le dis, tout ce qu’ils ont trouvé sur moi, même le téléphone, ils l’ont confisqué. Donc ils m’ont agressé par la suite. Nous étions huit sur le lieu de l’arrestation, et que nous étions tous des musulmans”, raconte-t-il. Et voilà pourquoi il qualifie cette guerre d’une guerre religieuse.

 

Après son arrestation, lui et les autres détenus ont été emmenés au village Bondiba, où ils ont passé la nuit. La nuit, un soldat FACA est venu les menacer en les qualifiant de rebelles, malgré leur identité de simples citoyens. Cette situation de terreur ne s’est pas arrêtée là. Les détenus ont été transférés à Abba, où ils ont passé deux jours, avant d’être emmenés à Bouar. En chemin, les mercenaires russes et les FACA ont arrêté trois personnes supplémentaires, uniquement parce qu’elles étaient musulmanes.

 

Arrivés à Bouar, les Russes ont prétendu mener une enquête, mais au lieu de cela, ils ont arbitrairement choisi quatre individus parmi les détenus pour les exécuter, en toute impunité. Par la suite, les autres suspects ont été transférés à la gendarmerie, où ils ont été auditionnés sur leur prétendue relation inexistante avec la rébellion de la CPC.

 

“On a passé une semaine dans la geôle de la gendarmerie à Bouar. Sans manger ni boire de l’eau. Dieu était avec nous. Par coup de chance, on a trouvé les FACA qui sont enfermés à la gendarmerie. L’un d’eux nous a donné son téléphone portable. C’était comme ça qu’on a commencé à appeler nos parents qui sont arrivés, ils ont pris l’initiative de négocier”, explique la victime.

 

Les mercenaires russes ont également saisi quatre motos appartenant à ces personnes innocentes. Le père de la victime a dû négocier avec 700 000 francs CFA pour obtenir sa libération, en plus des 400 000 francs CFA confisqués.

 

Bien que cette victime ait été libérée, la terreur continue pour de nombreux musulmans en Centrafrique. Les arrestations arbitraires de citoyens sous prétexte de rébellion continuent de semer la peur dans les villages, tandis que les mercenaires de Wagner opèrent en toute impunité.

 

La Situation en République centrafricaine demeure préoccupante, et la communauté internationale doit redoubler d’efforts pour mettre fin à ces violations des droits de l’homme et à cette violence injustifiable.

 

Par Gervais Lenga

 

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Le Gouvernement Centrafricain : Un Échec Cinglant dans l’Éducation à Berberati

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Le Gouvernement Centrafricain : Un Échec Cinglant dans l’Éducation à Berberati

 

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Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC

 

Bangui, 04 octobre 2023 (CNC) – La rentrée scolaire à Berberati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi, à l’ouest de la République centrafricaine  a été marquée par des défis énormes qui risquent de compromettre gravement l’éducation des élèves de la région. Sur les 108 écoles de la ville, seulement 26 enseignants sont actuellement au service des élèves. Pire encore, 26 établissements du Fondamental 1 ont été contraints de fermer leurs portes l’année dernière en raison du manque d’enseignants qualifiés. Cette situation désastreuse met en lumière l’incapacité flagrante du gouvernement centrafricain à garantir une éducation de qualité pour ses citoyens.

 

Le premier et le plus évident problème est le manque criant d’enseignants qualifiés. Les parents d’élèves sont en droit de demander au gouvernement de prendre des mesures immédiates pour sauver l’éducation de leurs enfants. Il est inacceptable que des écoles soient contraintes de fermer leurs portes parce qu’elles ne disposent pas du personnel enseignant adéquat. Cela prive des milliers d’enfants de leur droit fondamental à l’éducation.

 

De plus, les élèves de Berberati sont confrontés à une multitude d’autres problèmes qui entravent leur éducation. L’exploitation des élèves dans les mines d’or est un phénomène inquiétant qui perdure. L’absence de manuels didactiques et le manque de salles de classe appropriées ne font qu’aggraver la situation. Il est regrettable de voir que ces obstacles sont laissés sans réponse par le gouvernement.

 

Le triste constat de la mauvaise qualité de l’enseignement dans les écoles publiques de Berberati l’année dernière est un témoignage accablant de l’échec du gouvernement dans le secteur de l’éducation. Les résultats médiocres obtenus dans les examens, notamment le baccalauréat, reflètent une éducation de piètre qualité qui nuit gravement aux perspectives d’avenir des élèves.

 

L’intégration de maîtres formés au centre pédagogique régional de Berberati est présentée comme une solution possible, mais cela aurait dû être fait depuis longtemps. Les élèves ne peuvent pas attendre davantage pour recevoir une éducation de qualité. L’inspecteur académique de la Mambéré-Kadéi reconnaît lui-même que le manque d’enseignants est à l’origine des résultats décevants, ce qui souligne l’urgence d’agir.

 

Les autorités locales semblent préoccupées par la qualité de l’enseignement, mais leurs paroles doivent être soutenues par des actions concrètes. Il est temps que le gouvernement central prenne ses responsabilités au sérieux et investisse massivement dans l’éducation à Berberati. Il ne suffit pas de faire des promesses vides, il faut des mesures immédiates et efficaces pour résoudre ces problèmes.

 

La population de Mambéré-Kadéi a le droit de demander des comptes au gouvernement. Pendant que des sociétés forestières exploitent les richesses naturelles de la région, les écoles sont négligées et la jeunesse est sacrifiée. Le système éducatif dans la Mambéré-Kadéi est victime de la crise persistante que traverse la République centrafricaine depuis 2013, mais cela ne peut pas servir d’excuse pour l’inaction.

 

Par Bertrand Siri

 

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L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique : une voix de la jeunesse pour la démocratie et l’unité nationale

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L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique : une voix de la jeunesse pour la démocratie et l’unité nationale

 

Conférence de presse des leaders de L'Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique , Une Voix de la Jeunesse pour la Démocratie et l'Unité Nationale à Bangui, le 3 octobre 2023
Conférence de presse des leaders de L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique , Une Voix de la Jeunesse pour la Démocratie et l’Unité Nationale à Bangui, le 3 octobre 2023

 

Bangui, 04 octobre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, une nation au sein de l’Afrique centrale enclavée, a été le théâtre de diverses évolutions politiques au cours de son histoire. Des âmes sacrifiées pour retrouver la démocratie, en passant par des rebellions successives aux coups d’état militaires dont le coup d’état constitutionnel en cette année 2023. Et l’une aussi des plus récentes histoires en date d’aujourd’hui, est la création de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC), une initiative portée par des jeunes centrafricaines et centrafricains. L’OGDC a été officiellement présenté lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 3 octobre 2023, marquant un moment décisif dans l’engagement de la jeunesse centrafricaine pour la démocratie et l’unité nationale.

 

 La Genèse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique

 

L’OGDC est né de la volonté des jeunes universitaires centrafricains de jouer un rôle actif dans la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance en République centrafricaine. Cette organisation de la société civile a été officiellement créée le 30 septembre 2023. Ses objectifs sont clairs et ambitieux :

 

  1. Promouvoir la gouvernance démocratique en République centrafricaine.
  2. Favoriser l’indépendance et l’autonomie des institutions républicaines.
  3. Combattre la mauvaise gouvernance.
  4. Promouvoir la gestion durable des ressources naturelles de l’État centrafricain.
  5. Encourager la culture démocratique, la citoyenneté et l’unité nationale.
  6. Veiller au respect des Droits de l’Homme.
  7. Lutter contre l’impunité des crimes contre les droits de l’homme et le détournement des fonds publics.
  8. S’attaquer au chômage et à la pauvreté chez les jeunes.

 

Ces huit objectifs incarnent la vision d’une Centrafrique démocratique, unie, prospère et respectueuse des droits humains, une vision portée par la jeunesse.

 

 Contexte politique délicat

 

La naissance de l’OGDC survient dans un contexte politique complexe et délicat, marqué par des tensions et des controverses autour de la nouvelle constitution Touadera du 30 août 2023. Cette nouvelle constitution suscite des débats passionnés et des inquiétudes quant à son impact sur la démocratie et l’unité nationale.

 

La décision du parti au pouvoir, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), d’envisager une révision constitutionnelle visant à permettre un troisième mandat pour le président Faustin Archange Touadéra a provoqué des protestations de la part de l’opposition politique et de la société civile. En outre, la destitution controversée de la présidente de la cour constitutionnelle, Danièle Darlan, et du juge constitutionnel Trinité Bango Sangafio, a soulevé des préoccupations quant à l’indépendance du système judiciaire.

 

Le décret présidentiel convoquant un référendum constitutionnel a également suscité des interrogations en raison de son non-respect de certaines dispositions légales, notamment en ce qui concerne la publication tardive du projet de constitution et l’utilisation de deux bulletins de vote au lieu d’un, ce qui soulève des préoccupations quant à la transparence du processus.

 

L’OGDC : une voix pour la démocratie et l’unité nationale

 

Face à ces défis politiques, l’OGDC se pose en défenseur de la démocratie et de l’unité nationale. Les membres de l’organisation estiment que la constitution Touadera du 30 août 2023 ne répond pas aux aspirations du peuple centrafricain, car elle introduit des éléments de division et de discrimination, notamment avec la mention de “centrafricains d’origine”. De plus, les discours incendiaires et les atteintes à la dignité de certains citoyens contribuent à exacerber les tensions.

 

L’OGDC estime que la constitution est un contrat social qui doit respecter les principes de la démocratie, de la liberté et du respect des droits de l’homme. Ils soutiennent que la violence, l’erreur et le dol sont autant de motifs de nullité d’un contrat, et que la destitution de juges constitutionnels et l’amendement de la constitution en pleine campagne référendaire constituent des actes répréhensibles.

 

Les revendications de l’OGDC

 

Les membres de l’OGDC a formulé plusieurs revendications claires adressées au président Faustin Archange Touadéra. Ils appellent à :

 

  1. L’annulation inconditionnelle de la constitution du 30 août 2023 et le respect de la constitution de 2016.
  2. Une amélioration significative des conditions de vie des soldats, des forces de sécurité intérieure, des enseignants et du personnel médical.
  3. L’intégration des enseignants en attente d’intégration.
  4. L’augmentation des bourses d’études pour les étudiants.
  5. La réhabilitation du complexe sportif Barthélémy Boganda.

 

 Une jeunesse engagée pour un avenir meilleur

 

L’OGDC incarne l’engagement de la jeunesse centrafricaine pour un avenir meilleur. Ces jeunes universitaires sont conscients des enjeux politiques et sociaux qui touchent leur pays. Ils se sont réunis pour défendre la démocratie, l’unité nationale et le bien-être de leurs concitoyens. Leur appel à la non-violence est un témoignage de leur détermination à résoudre les problèmes de la Centrafrique de manière pacifique et démocratique.

 

La République centrafricaine est confrontée à des défis considérables en matière de sécurité, d’éducation, de santé, d’infrastructures et de développement économique. Les membres de l’OGDC estiment que les ressources du pays doivent être investies dans ces domaines plutôt que dans des révisions constitutionnelles controversées.

 

En fin de compte, l’OGDC représente l’espoir d’une jeunesse déterminée à construire un avenir meilleur pour la République centrafricaine, basé sur les principes démocratiques, l’unité nationale et le respect des droits de l’homme. Ils appellent à l’attention de la communauté nationale et internationale sur les défis auxquels fait face leur nation et sollicitent un soutien dans leur quête de démocratie et de prospérité.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’arrestation d’Abdoulaye Hissen suscite l’indignation parmi les démobilisés

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L’arrestation d’Abdoulaye Hissen suscite l’indignation parmi les démobilisés

 

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Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, 04 octobre 2023 (CNC) – Un mois s’est écoulé depuis l’arrestation de l’ancien ministre et chef de guerre, Abdoulaye Hissen, et sa détention à la prison militaire du camp de Roux. Cette situation a provoqué l’indignation de certains démobilisés, en grande partie d’anciens combattants d’Abdoulaye Hissen, qui cherchent à exprimer publiquement leur mécontentement.

 

Ces démobilisés, toujours actifs au sein des forces de défense et de sécurité intérieure, bien que certains d’entre eux soient encore en formation, sont perplexes face à l’attitude du président putschiste Faustin Archange Touadera  et du gouvernement concernant l’arrestation de monsieur Abdoulaye Hissen. Ils déplorent le fait que la promesse de libérer leur leader, désormais un homme de paix et allié du pouvoir, n’ait pas été tenue immédiatement. Ils pointent du doigt le cas du ministre chef rebelle Hassan Bouba, qui a été arrêté et libéré par la garde présidentielle seulement une semaine plus tard. De même, ils mentionnent la convocation des chefs de guerre Djono Ahaba, ministre des transports, et Toumou Déa, ministre délégué au désarmement, par la cour pénale spéciale, avec leur libération après seulement neuf heures de garde à vue. Alors, pourquoi Abdoulaye Hissen n’a-t-il pas bénéficié du même traitement ?

 

Plus récemment, l’un des démobilisés, en formation à l’École nationale de police depuis cinq mois, a été arrêté et retiré de sa formation pour des raisons encore inconnues. Cette situation renforce la conviction des démobilisés qu’ils sont menacés au sein de toutes les forces en uniforme. Ils appellent donc le gouvernement à respecter les règles du processus, car le temps presse.

 

Il est important de rappeler que le chef de guerre Abdoulaye Hissen a été arrêté il y a un mois par les policiers de l’Office Central pour la Répression contre le Banditisme (OCRB) alors qu’il se rendait pour plaider en faveur d’un de ses amis tchadiens, interpellé dans son hôtel sans avoir commis de crime grave.

 

L’indignation des démobilisés met en lumière les inquiétudes quant au respect des droits et de la justice dans cette affaire. Ils demandent une réponse claire du gouvernement et des autorités quant au sort d’Abdoulaye Hissen, ainsi qu’une évaluation équitable de leur propre situation au sein des forces de défense et de sécurité. Cette affaire continue de susciter des interrogations quant à l’engagement du gouvernement envers la réconciliation et la stabilité dans le pays.

 

Par Anselme Mbata

 

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Un Match de Football pour la Paix à Obo : La Minusca Favorise la Réconciliation Communautaire

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Un Match de Football pour la Paix à Obo : La Minusca Favorise la Réconciliation Communautaire

 

 

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Match amical à Obo organisé par la Minusca

 

 

Bangui, 04 octobre 2023 (CNC) – Sous le soleil éclatant de dimanche dernier, la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, a été le théâtre d’un événement exceptionnel. Organisé par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), un match de football a réuni une foule spectaculaire dans un esprit de paix et de réconciliation nationale.

 

L’opposition entre les jeunes natifs de la région et les casques bleus marocains et portugais a transformé le terrain municipal de football local en un lieu symbolique de fraternité et d’unité. Pour les habitants de la ville, ce moment restera gravé dans leur mémoire, symbolisant l’espoir d’un avenir pacifique.

 

Le choix d’organiser cet événement sur le terrain municipal de football local n’était pas anodin. Un drone portugais de la Minusca a survolé l’aire de jeu, assurant ainsi la sécurité des participants et du public. Cette mesure a renforcé la confiance dans la capacité des Nations Unies à promouvoir la stabilité et à soutenir les initiatives locales pour la paix.

 

Après 90 minutes d’intense compétition, l’équipe locale a remporté la victoire, déclenchant une explosion de joie parmi les spectateurs. Cet événement sportif a servi de catalyseur pour la réconciliation entre les différentes communautés, y compris la population locale et les casques bleus de la Minusca.

 

Lors d’une interview avec CNC, un spectateur a exprimé sa gratitude envers les casques bleus portugais, soulignant que leur présence depuis seulement trois semaines avait déjà commencé à restaurer la véritable paix à Obo. Il a noté que l’enthousiasme des jeunes pour le match était attribuable à l’impact positif du contingent portugais.

 

Un autre spectateur a souligné l’importance du match en tant que moyen efficace de réconcilier les différentes communautés locales. Ce type d’événement favorise le rapprochement et le renforcement des liens sociaux, contribuant ainsi à la création d’une atmosphère de confiance mutuelle.

 

Il est à noter que cet événement amical de la paix et de la réconciliation a attiré environ 2000 spectateurs, démontrant l’engagement de la communauté envers l’idéal de l’unité nationale. La Minusca, par le biais de ces initiatives, joue un rôle essentiel en promouvant la stabilité et la cohésion sociale dans la région.

 

Rappelons que le match de football à Obo, orchestré par la Minusca, va au-delà du simple divertissement sportif. Il incarne l’espoir d’un avenir pacifique et prospère pour la ville et la nation tout entière. Ces efforts collectifs vers la réconciliation témoignent de la puissance du sport en tant que moyen de rapprochement et de construction de ponts entre les communautés.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Le délestage chronique entrave le fonctionnement des administrations publiques

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Le délestage chronique entrave le fonctionnement des administrations publiques

 

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Building administratif de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

 

Bangui, 04 octobre 2023 (CNC) – L’administration publique centrafricaine fait face à un obstacle majeur qui entrave son efficacité : le délestage électrique récurrent. Dans un contexte où le gouvernement annonçait des améliorations dans la distribution de l’électricité grâce aux centrales solaires de Dandji et de Sakaï, il est décevant de constater que certaines administrations tournent au ralenti faute d’électricité, compromettant ainsi la qualité des services publics.

 

Le bâtiment administratif communément appelé Building à Bangui, abritant les bureaux de cinq ministères en est un exemple flagrant. Le personnel de ces ministères se voit contraint de travailler en moyenne seulement trois heures sur huit en raison des coupures d’électricité incessantes. Cette situation est préjudiciable pour les fonctionnaires et les agents de l’État qui peinent à remplir les huit heures de travail exigées par la loi.

 

Le ministère du commerce est particulièrement touché par cette problématique. Après deux heures de coupure d’électricité, le personnel se retrouve inoccupé, laissant place aux causeries et à l’ennui. Romaric, un des employés, déplore cette situation en déclarant : “Il n’y a pas d’abord d’électricité, il y a encore de la chaleur. On ne peut pas travailler sur les machines et autres, car tout est basé sur l’ordinateur. On est à la phase des technologies, donc ça provoque beaucoup de choses. On serait obligé quelquefois d’aller quelque part. Mais c’est une manière de travailler aussi l’administration parce que quand on fait là-bas, ces gens vont aussi falsifier. Et par après, on va voir aussi les mêmes documents falsifiés ailleurs.” Cette situation nuit non seulement à la productivité des employés mais ouvre également la porte à des pratiques peu scrupuleuses.

 

Le ministère de l’éducation n’est pas en reste. Les employés sont incapables de traiter certains dossiers en raison de l’indisponibilité des ordinateurs pendant les coupures d’électricité. Les usagers en pâtissent, et la rentrée scolaire devient un moment particulièrement critique, mettant en lumière l’impact néfaste de cette situation sur les services publics essentiels.

 

Il est à noter que des solutions ont été envisagées, notamment l’installation de panneaux solaires, grâce à un accord entre le gouvernement centrafricain et la Corée du Sud. Cependant, la mise en œuvre de cette initiative tarde à se concrétiser, laissant le personnel administratif dans l’attente. Par ailleurs, un groupe électrogène, légué par les Chinois lors de la réhabilitation du bâtiment, aurait pu servir de solution de secours en cas de coupure, mais le problème d’approvisionnement en carburant se pose.

 

L’absence d’électricité est clairement un handicap pour la performance et l’efficacité des services publics en République centrafricaine. Dans un monde de plus en plus connecté et dépendant de la technologie, les administrations publiques ne peuvent se permettre d’être paralysées par des coupures d’électricité incessantes. Il est grand temps que des mesures concrètes soient prises pour remédier à cette situation et garantir un fonctionnement optimal des services publics, répondant ainsi aux attentes des citoyens. Les promesses liées aux centrales solaires de Dandji et de Sakaï doivent être tenues, et des solutions de secours doivent être envisagées pour assurer la continuité des services publics en toutes circonstances.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Tentative de Justice Populaire à Béloko : Les Forces de Sécurité Interviennent pour Maintenir l’Ordre

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Tentative de Justice Populaire à Béloko : Les Forces de Sécurité Interviennent pour Maintenir l’Ordre

 

Centrafrique.org/beloko-les-mercenaires-russes-alertent-le-bureau-de-la-douane-dune-attaque-imminente-des-rebelles-sur-la-ville/a-belokocentre/” rel=”attachment wp-att-56833″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/a-belokocentre-450×386.jpg” alt=”Dans le centre-ville de Béloko, au nord de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun” width=”450″ height=”386″ />
Dans le centre-ville de Béloko, au nord de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 04 octobre 2023 (CNC) – Dans la petite ville frontalière de Béloko, située dans la préfecture de Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine  , une tentative de justice populaire a été déjouée par les forces de sécurité intérieure lundi dernier. L’incident a été déclenché par une famille qui accusait un homme de 59 ans de pratiquer le charlatanisme sur leurs parents mourants et cherchait à se faire justice. La situation a rapidement échappé à leur contrôle, obligeant la gendarmerie et la police locales à intervenir pour disperser la foule et restaurer le calme.

 

Ce qui aurait pu être une affaire locale s’est transformé en une situation chaotique lorsque des tirs d’armes à feu ont retenti, semant la panique parmi la population locale. Les habitants ont cru qu’ils étaient confrontés à une attaque d’hommes armés, et l’incertitude s’est rapidement propagée dans la ville.

 

Fort heureusement, l’intervention rapide et décisive de la gendarmerie et de la police de Béloko a permis de dissuader la foule de poursuivre sa tentative de justice populaire contre l’homme accusé de charlatanisme. Les forces de l’ordre ont agi dans le but de protéger la vie de l’accusé, empêchant ainsi un acte de violence aveugle et potentiellement mortel.

 

Aujourd’hui, la ville de Béloko retrouve son calme, après cette situation tendue qui s’est déroulée aux alentours de 10 heures lundi dernier. Cependant, les autorités demeurent vigilantes pour éviter tout nouvel incident.

 

L’homme accusé de charlatanisme est actuellement détenu au poste de police de Béloko, attendant que la justice suive son cours. Malheureusement, les forces de l’ordre n’ont pas encore réussi à appréhender un membre de la famille qui aurait voulu se venger de l’accusé. Cette situation souligne les défis auxquels sont confrontées les autorités pour empêcher les actes de vengeance et maintenir la paix dans la région.

 

Il est important de noter que ces tentatives de justice populaire prennent une dimension de plus en plus inquiétante dans les villes de province en République centrafricaine. Cette affaire rappelle un incident similaire survenu il y a un mois à Paoua, où deux chefs de village accusés de pratiques de sorcellerie et de charlatanisme ont été exécutés par une foule en colère.

 

Ces incidents mettent en lumière la nécessité d’une sensibilisation accrue de la population sur les dangers de la justice populaire et l’importance de faire confiance au système judiciaire pour résoudre les conflits. Les autorités locales doivent également renforcer leur présence et leur action pour prévenir de telles situations et garantir la sécurité de tous les citoyens, y compris les accusés, tout en préservant les principes fondamentaux de la justice et de l’ordre public.

 

Par Gervais LENGA

 

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Inondations dévastatrices à Vata et DangaVos : L’appel à l’aide d’une communauté sinistrée

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Inondations dévastatrices à Vata et DangaVos : L’appel à l’aide d’une communauté sinistrée

 

Centrafrique.org/Centrafrique-inondations-a-bangui-lhistoire-se-repete/inondation-a-bangui-le-huit-aout-2021/” rel=”attachment wp-att-49783″ data-wpel-link=”internal”>Inondation dans les quartiers sud de la capitale Bangui, le 8 août 2021.
Inondation

 

 

Bangui, 04  octobre 2023 (CNC) – Les localités  de Vata et DangaVos, située respectivement à 17 et 35 km de Bamingui sur l’axe de Ndélé, est actuellement aux prises avec une catastrophe naturelle dévastatrice. En effet, depuis cinq jours, ces localités sont touchées par des inondations massives, laissant de nombreuses familles sans abri et dans le désarroi. Selon Etienne Magonda, maire de la commune de Bassako, dans la sous-préfecture de Bamingui, la situation est alarmante, avec déjà une cinquantaine de maisons écroulées et de vastes champs engloutis sous les eaux.

 

À DangaVos, la situation est particulièrement préoccupante, avec 51 maisons réduites en ruines et 43 champs submergés par les inondations. Face à cette catastrophe, la population s’est réfugiée dans l’école locale, mais la rentrée scolaire a déjà commencé, laissant les élèves dans l’incertitude quant à leur éducation. Les habitants de DangaVos espèrent que l’aide arrivera bientôt pour leur permettre de reconstruire leur vie.

 

La situation n’est pas moins grave à Vata, où 15 maisons sont en train de s’effondrer et 26 champs ont été envahis par les eaux. Les résidents de Vata sont confrontés à une double menace : la perte de leurs foyers et la nécessité de trouver un abri d’urgence. Les maisons qui restent debout sont encore vulnérables aux inondations, et la population attend désespérément une assistance pour faire face à cette crise.

 

Le maire Etienne Magonda a exprimé sa préoccupation quant au nombre de personnes vivant dans chaque maison touchée par les inondations. Il a souligné l’importance de déterminer le nombre exact de personnes touchées pour coordonner efficacement les efforts de secours. L’envoi d’une équipe de la Croix-Rouge pour effectuer un recensement précis est en cours, afin de mieux comprendre l’ampleur de la catastrophe et de fournir une assistance ciblée aux sinistrés.

 

Malgré la gravité de la situation, une lueur d’espoir subsiste, car les inondations ont eu lieu pendant la journée et non la nuit, ce qui a permis aux habitants de réagir rapidement et de se mettre en sécurité. De plus, des humanitaires sont déjà présents dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, prêts à venir en aide à la population sinistrée.

 

Ces inondations rappellent douloureusement celles survenues dans la sous-préfecture de Bamingui en 2019. Les communautés locales ont déjà traversé de telles épreuves par le passé, et elles ont besoin du soutien de la communauté nationale et internationale pour se remettre sur pied.

 

Il est impératif que des mesures d’urgence soient prises pour répondre aux besoins essentiels des familles touchées, notamment l’accès à un abri, à de la nourriture, à de l’eau potable et à des soins médicaux. La reconstruction des maisons et la restauration des moyens de subsistance doivent également être envisagées à long terme.

 

En cette période difficile, nous espérons que la solidarité et l’aide se manifestent rapidement pour aider les habitants de Vata et DangaVos à se relever de cette catastrophe naturelle dévastatrice et à reconstruire leur avenir.

 

Par Moïse Banafio

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Russie, Wagner, et démocratie : les révélations choc de Martin Ziguelé

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Russie, Wagner, et démocratie : les révélations choc de Martin Ziguelé

 

Centrafrique.org/corruption-et-pauvrete-en-centrafrique-les-liens-devastateurs-devoiles-par-martin-ziguele/le-president-du-mlpc-martin-ziguele-depute-de-bocaranga-3/” rel=”attachment wp-att-66913″ data-wpel-link=”internal”>Le président du MLPC Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3,
Le président du MLPC Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3,

 

Bangui, 02 octobre 2023 (CNC) – Dans une interview exclusive accordée à Makaya Live pour le club O2A, Martin Ziguelé, ancien Premier ministre de la République Centrafricaine et actuel député de Bocaranga 3, a partagé sa vision et son analyse de la situation actuelle de son pays ainsi que ses réflexions sur l’avenir de la République centrafricaine  et de l’Afrique en général.

 

Martin Ziguelé, un homme politique chevronné, a joué un rôle crucial dans la politique centrafricaine, ayant été Premier ministre et candidat à la présidence en 2015 et 2020. Il est également l’auteur d’un livre qui a suscité un grand intérêt en Centrafrique et au-delà.

 

Au début de l’entretien, Martin Ziguelé exprime sa gratitude pour sa participation à l’association Objectif Africa et souligne l’importance de cette organisation qui rassemble des Français et des Africains partageant des valeurs communes.

 

La République Centrafricaine, un pays aux défis structurels récurrents, a été confrontée à une série de crises depuis l’indépendance, notamment une guerre civile en 2013. Martin Ziguelé met en évidence le besoin de leadership de qualité, de légitimité et de reddition de comptes pour sortir le pays de ses difficultés.

 

Il souligne le rôle essentiel des institutions de contre-pouvoir, notamment une assemblée nationale efficace, un conseil économique et social, une cour constitutionnelle indépendante, pour garantir une gouvernance démocratique solide. Il regrette que lors des élections de 2016, l’attention se soit principalement portée sur le choix du président, sans suffisamment de considération pour la construction d’institutions robustes.

 

La discussion se tourne ensuite vers la présence des forces russes de la société paramilitaire Wagner en Centrafrique. Martin Ziguelé rappelle les leçons de l’histoire, notamment le renversement du président Patassé en raison de son recours à l’appui de Jean-Pierre Bemba. Il souligne que l’arrivée de Wagner et leur influence sur le commandement militaire et politique du pays vont à l’encontre des principes de gouvernance d’un État.

 

En ce qui concerne la mission de maintien de la paix des Nations Unies (Minusca), Martin Ziguelé note que bien qu’elle ait fait son rôle, elle est toujours en concurrence avec l’influence de Wagner au sein du gouvernement centrafricain.

 

Martin Ziguelé exprime sa conviction que l’Afrique peut surmonter les défis actuels liés aux coups d’État et aux crises politiques en approfondissant la démocratie, en renforçant la culture de la reddition de comptes et de l’intérêt général. Il met en garde contre la croyance en des gouvernements militaires comme des solutions à long terme, soulignant qu’ils manquent souvent de légitimité et d’expérience en matière de gouvernance.

 

L’entretien se poursuit en abordant les relations entre la République Centrafricaine, la France et l’Europe. Ziguelé soutient l’importance de maintenir une relation positive et décomplexée avec la France en tant qu’héritage de l’histoire. Il met en avant les avantages potentiels d’une coopération décentralisée entre les villes centrafricaines et françaises pour améliorer la vie des citoyens.

 

Il conclut en soulignant que le secteur privé et la coopération internationale sont des éléments clés pour le développement de la République Centrafricaine. Il exhorte les responsables politiques à investir dans le bien-être de la population et à mobiliser les ressources nécessaires pour lutter contre la pauvreté.

 

En résumé, Martin Ziguelé partage sa vision d’une République Centrafricaine et d’une Afrique où la démocratie, la gouvernance responsable et la coopération internationale peuvent permettre de relever les défis et de construire un avenir meilleur pour les citoyens.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Enquête exclusive : les identités des coupeurs de route dans l’Ouham-Pendé et Nana-Mambéré dévoilées

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Enquête exclusive : les identités des coupeurs de route dans l’Ouham-Pendé et Nana-Mambéré dévoilées

 

Anti-Balaka-interviewe-par-le-diaspora-en-2016/” rel=”attachment wp-att-39252″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/le-ministre-maxime-mokome-à-lépoque-coordonnateur-de-la-milice-anti-balaka-interviewé-par-le-diaspora-en-2016-450×446.jpg” alt=”Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.” width=”450″ height=”446″ />
Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.

 

 

Bangui, 03 octobre 2023 (CNC) – Depuis dimanche dernier, une équipe de journalistes du Corbeaunews-Centrafrique (CNC) s’est lancée dans une mission périlleuse, une enquête visant à révéler l’identité des coupeurs de routes qui terrorisent les habitants de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Pendé. Après 48 heures d’investigation intensive, la Rédaction du CNC est parvenu à lever le voile sur les responsables de ces actes criminels qui ont semé la terreur dans ces régions.

 

L’enquête, dirigée par les journalistes Gervais Lenga et Fortuné Boberang, a permis de mettre en lumière un groupe bien précis derrière ces agressions récurrentes sur les routes de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Pendé. Ce groupe, qui sévit depuis plusieurs mois dans ces régions, n’est autre que les éléments de la milice Anti-Balaka aile Mokome, sous la direction de monsieur Bellon Michel. Bien que faisant partie de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ce groupe ne semble pas s’engager dans des affrontements militaires. Au lieu de cela, il s’est spécialisé dans les attaques de coupeurs de routes, ciblant les résidents de ces deux préfectures du nord-ouest de la République centrafricaine  .

 

Leur base est située dans le village Bata, à environ 35 kilomètres de Bouar, le long de l’axe Bouar-Bozoum. Sur le terrain, le groupe Anti-Balaka aile Mokome est dirigé par le fils de monsieur Bellon Michel, monsieur Emma. Il bénéficie du soutien actif des sieurs Yah Odji et Oumarou, ainsi que de la participation de cinq citoyens peuls. Leur zone d’opération s’étend généralement de Bouar à Bozoum, en passant par Baoro jusqu’à Bossemptélé.

 

L’implication de ce groupe dans des actes criminels récents est évidente. Vendredi dernier, ils ont braqué un groupe de commerçants se rendant au marché hebdomadaire de Bohong, situé à 70 kilomètres de Bouar, sur l’axe Bouar-Bokaranga, à environ 30 kilomètres de Bouar. Pas moins de cinquante commerçants sont tombés sous leurs assauts.

 

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le dimanche suivant, soit avant-hier, le même groupe, sous la direction de monsieur Emma, a sévi à proximité de la ville de Bozoum. Cette fois, ils ont ciblé une dizaine de motocyclistes et leurs véhicules, les dépouillant de leurs biens, y compris une somme considérable d’argent.

 

Témoignages des victimes du braquage près de Bozoum.

 

Les témoignages poignants des victimes de ces braquages à proximité de Bozoum soulignent la brutalité de ces actes criminels. Le premier incident s’est produit à seulement 8 kilomètres de Bozoum, sur l’axe Bossemptélé. Les membres de la milice Anti-Balaka aile Mokome ont arrêté les usagers de la route, les ont ligotés, tabassés et dépouillés de leurs biens.

 

Un des témoins a partagé son expérience : “L’incident s’est produit à 8 kilomètres de Bozoum. Ils m’ont arrêté, et je pensais être le seul visé, mais ils avaient déjà ligoté d’autres personnes avant moi. Ils m’ont volé la somme de 102 500 francs et ont confisqué ma moto et mon téléphone portable. Ils m’ont bandé les yeux avant de disparaître dans la nature. Ces ravisseurs ont également pris plus de 20 motos. Nous avons été emmenés à 1 kilomètre du lieu de l’incident et dépouillés de tout. Même un éleveur qui venait de vendre ses bovins a perdu plus de 2 millions de francs.”

 

À un croisement nommé Baforo, sur l’axe Baoro, deux prêtres catholiques de la paroisse Saint-Michel ont également été pris au piège de cette embuscade le dimanche matin. Ils ont subi des sévices corporels et ont été dépouillés de tous leurs biens.

 

Le prêtre Dieudonné Yaka a décrit les événements : “Ce dimanche, nous devions célébrer la messe dans un village voisin. Après une vingtaine de kilomètres de route, des malfaiteurs armés, principalement des hommes cagoulés, ont bloqué notre chemin. Ils ont fait entrer toutes les personnes qui passaient, que ce soit à pied, à vélo ou à moto, dans la brousse, puis les ont dépouillées. C’est ainsi que nous, avec nos deux motos, car nous devions également surveiller les écoles, avons été arrêtés et conduits dans la brousse. Ils nous ont dépouillés, comme ils le font habituellement.”

 

Ces récents événements rendent dangereux les déplacements aux alentours de Bozoum, en raison de l’activité de la milice Anti-Balaka aile Mokome, dirigée par monsieur Bellon Michel et son fils Emma. Monsieur Bellon Michel, quant à lui, aurait quitté la ville de Sido pour se retrouver dans le nord-ouest de l’Ouham-Pendé. La terreur que ses hommes sèment parmi la population de l’Ouham-Pendé et de la Nana-Mambéré est manifeste. Malgré nos tentatives pour contacter monsieur Bellon Michel ou l’un de ses membres, ils ont refusé de répondre à nos sollicitations.

 

Ces révélations soulignent la nécessité d’une action immédiate des autorités pour mettre fin aux agissements de la milice Anti-Balaka aile Mokome et assurer la sécurité des habitants de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Pendé. La population de ces régions mérite de vivre en paix, sans craindre les attaques de coupeurs de routes qui ont sévi bien trop longtemps.

 

Par Gervais Lenga et Fortuné Boberang

 

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