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Mort de Prigojine : à qui le tour ?

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Mort de Prigojine : à qui le tour ?

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Evguéni Prigojine

 

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – Le patron du groupe paramilitaire Wagner, Evgueni Prigojine, ainsi que son co-fondateur Dmitri Outkine, sont parmi les 10 passagers à bord du Jet qui s’est écrasé le 23 août 2023.

 

Une déclaration ultérieure a révélé les noms des personnes à bord et confirmé que Prigojine et Outkine étaient bien des passagers du vol. Les cinq autres passagers sont Valery Chekalov, Evgueni Makaryan, Sergeï Propustin, Aleksandr Totmin et Nikolaï Matuseev.

 

Selon le dossier Center, un groupe d’enquête russe, Chekalov était l’adjoint du patron de Wagner et travaillait avec lui depuis les années 2000.

Tchekalov a supervisé tous les projets “civils“ de Prigojine à l’étranger, y compris l’exploration géologique, la production pétrolière et agricole, ainsi que la logistique du groupe Wagner. Outkine, ancien lieutenant-colonel des services secrets russes, était quant à lui le directeur des opérations militaires de Wagner.

 

C’est bien tout l’État-Major de Wagner qui a été décapité, président, finances, logistiques et opérations. Le rôle exact des quatre autres passagers n’est pas encore bien défini.

Depuis le 24 février 2022, date de l’invasion de l’Ukraine, c’est une liste de 43 hommes d’affaires, scientifiques, hauts fonctionnaires russes ou responsables politiques, qui sont décédés de manières violentes (officiellement de suicides, accidents, mort soudaine ou inexpliquée à ce jour).

Il est peu probable que cela soit un concours de circonstance. Des suicides chez des hommes puissants et riches ? Grigory Kochenov, Directeur créatif de Agima, chute mortelle de son balcon pendant que des enquêteurs exécutaient un mandat de perquisition.

Des accidents invraisemblables ? Pavel Antov et Vladimir Bidenov Fondateurs de Vladmirsky Standart, une compagnie de transformation de viandes, chute par la fenêtre d’un hôtel pour Antov et Vladimir Bidenov, est mort dans le même hôtel de problème cardiaque.

Des morts inexpliquées à ce jour ? Alexander Buzakov, directeur général du chantier naval de l’Amirautés, mort soudaine, aucune explication fournie. Sergey Protosenya, ancien député, pendu depuis une balustrade, sa femme et sa fille sont mortes dans leur lit avec blessures à la hache et coups de couteau.

Les seuls points communs de tous ces hommes et femmes étaient de posséder de l’influence et d’avoir critiqué la politique de l’homme fort du Kremlin.

Si des hommes aussi puissants ont été éliminés, que penser de ce qui pourrait arriver en Centrafrique ?

Pour mémoire, Dmitri Sytyi, la figure la plus visible du groupe Wagner a été victime d’un colis piégé venant de Russie dixit l’enquête officielle. Les raisons peuvent être multiples : bénéfices pas assez rentables ? Manque de résultats ?

Le vent semble tourner pour Wagner : qui va reprendre ses actifs et quelles conséquences pour la RCA ? Les autorités centrafricaines semblent en prendre conscience.

Cette prise de conscience s’avère risquée mais une question reste en suspens : ont-elles vraiment le choix ?

Seul l’avenir le dira.

 

Par Adama Bria

 

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Sous l’influence russe : le peuple centrafricain otage de l’agenda politique

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Sous l’influence russe : le peuple centrafricain otage de l’agenda politique

 

Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie
Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP

 

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – L’intervention russe en République centrafricaine (RCA) suscite de vives inquiétudes quant à ses implications pour la souveraineté du pays et le bien-être de son peuple. Le récent dévoilement de la demande d’assistance sécuritaire de la RCA à la Russie soulève des questions troublantes sur l’agenda caché derrière cette collaboration, mettant en lumière les agissements du putschiste Faustin Archange Touadera,.

 

Le gouvernement que dirige le Premier ministre Félix Moloua avait demandé une nouvelle fois à la Russie et au Rwanda, de l’aider à maintenir la sécurité lors de son référendum constitutionnel illégal. Cette demande fait suite au refus de New-York, de voir sa Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en RCA (Minusca), de fournir son assistance. Cependant, cette demande d’aide soulève des préoccupations quant à la véritable intention de la Russie. Le nombre croissant d’instructeurs paramilitaires russes appartenant au groupe Wagner en RCA est alarmant, et la Russie a profité de cette occasion pour étendre son influence dans le pays en envoyant un millier d’hommes supplémentaires.

 

Le président-putschiste Touadéra a profité de la situation pour avancer son propre agenda politique. L’organisation du référendum du 30 juillet et la confirmation des résultats par la cour constitutionnelle, permettant au président de briguer des nouveaux mandats jusqu’à sa mort, soulèvent des questions sur sa volonté de perpétuer son pouvoir au détriment du peuple centrafricain. Les centaines de ses partisans rassemblés à Bangui semblent témoigner d’une manipulation de la population pour servir ses intérêts.

 

Le référendum lui-même soulève des doutes quant à sa légitimité. Des chiffres définitifs indiquent que plus de 95% des participants ont voté en faveur du projet de nouvelle constitution. Ces résultats, publiés rapidement après le vote et validés de manière hâtive et ubuesque par le frère de Touadera, Jean-Pierre Waboué, président de la Cour Constitutionnelle, suscitent des interrogations sur la transparence et l’intégrité du processus électoral. Pourtant, la République centrafricaine, inhumée aux fins fonds des multiples crises encore, mérite un processus démocratique inclusif, libre et équitable, sans ingérence extérieure ni manipulation politique.

 

Le véritable enjeu réside dans le rôle grandissant de la Russie dans le pays. Avec plus de 1 900 mercenaires de Wagner déjà présents en RCA, la Russie semble chercher à consolider son influence dans le pays, se rapprochant d’une nouvelle forme de colonisation. Les conséquences de cette présence russe pourraient être graves, menaçant la stabilité et la souveraineté de la RCA. La communauté internationale ne peut pas rester silencieuse face à ce qui ressemble à une ingérence étrangère flagrante.

 

Il est essentiel que le monde prenne conscience de la situation en RCA et exprime son inquiétude concernant l’expansion de l’influence russe dans la région. La souffrance du peuple centrafricain ne doit pas être ignorée au profit d’ambitions politiques et géopolitiques. La RCA mérite le droit de déterminer son propre avenir sans subir l’ingérence d’acteurs extérieurs.

 

En réalité, la collaboration entre la Russie et le putschiste Faustin Archange Touadera  n’est pas pour le bien-être du peuple centrafricain, sinon que de piller ses ressources et soulève d’emblée des inquiétudes quant à une nouvelle forme de colonisation en République centrafricaine. L’expansion russe en République centrafricaine  menace la souveraineté et la stabilité du pays, et le référendum constitutionnel suscite des doutes quant à sa légitimité. Il est temps que la communauté internationale se mobilise pour garantir que le peuple centrafricain puisse jouir de ses droits démocratiques sans subir l’influence néfaste d’acteurs étrangers.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Dans le Prétoire de Bangui : Les Dernières Avancées de la Session Criminelle 2023

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Dans le Prétoire de Bangui : Les Dernières Avancées de la Session Criminelle 2023

 

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Le Président de la cour criminelle Rock Alfred Ngoumbré le 18 janvier 2018. Photo Cyrille Jefferson Yapéndé, copyrightCNC.

 

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – Lundi 28 août 2023 marquera le début de la deuxième session criminelle de la cour d’appel de Bangui pour cette année. Au fil d’un mois de délibérations, pas moins de 56 dossiers d’accusations seront scrutés à la loupe de la justice.

 

Le président de la cour d’appel de Bangui a annoncé que ces procès se dérouleront dans deux salles distinctes, une décision inévitable compte tenu de l’ampleur des dossiers à traiter.

 

Avec le lancement de cette session, deux affaires sont d’ores et déjà en cours de jugement. La première affaire se déroule dans la salle d’audience de la cour de cassation et met en scène un unique accusé, Monsieur Hamed Hamad Abdoulaye, alias ATA KOLI. Cet homme est confronté à quatre chefs d’accusation : association de malfaiteurs, assassinat, recel de cadavres et menaces à main armée. Ces actes auraient été perpétrés en août 2022 au quartier KM 5. L’accusé est le seul présent dans la salle d’audience, tandis que les deux autres accusés sont toujours en fuite, faisant l’objet d’une enquête pour leur arrestation.

 

La deuxième affaire se déroule dans la salle d’audience du tribunal pour enfants. Sur trois accusés inscrits au rôle, un seul est actuellement devant la barre : Monsieur Romaric Yakité. Selon ses dires, l’un des accusés serait décédé en détention, tandis que l’autre aurait déjà été libéré. Cette situation a conduit le parquet général à demander la disjonction de cette affaire, ce qui a été accepté par les juges. Romaric Yakité est poursuivi pour des faits remontant à décembre 2017, où il aurait tué une personne avant de s’emparer de sa moto, dans le quartier Yangato du cinquième arrondissement de Bangui.

 

Le mardi 29 août 2023, la deuxième session criminelle se poursuit à la Cour d’appel de Bangui. Deux affaires sont prévues pour cette journée. Cependant, les juges ont renvoyé l’audience concernant l’accusé Blaise Elanga au 6 septembre prochain, car son avocat est actuellement indisponible. Blaise Elanga est inculpé d’assassinat et d’incendie volontaire. L’autre affaire impliquant Jordi Otto, accusé de coup mortel, a également été renvoyée pour complément de dossier. Dans cette affaire, Jordi Otto aurait frappé sa concubine, entraînant son décès.

 

Lors de l’ouverture de cette session criminelle, deux procès ont déjà eu lieu. Hamad Abdoulaye, également connu sous le nom d’Ata Koli, a été reconnu coupable des quatre chefs d’accusation qui pesaient contre lui. Il a été condamné à une peine de travaux forcés à perpétuité. En revanche, Romaric Yakité a été acquitté, le bénéfice du doute jouant en sa faveur.

 

La deuxième session criminelle de la cour d’appel de Bangui de cette année 2023 marque un moment crucial dans la quête de justice pour les accusés et les victimes. Les procès en cours et à venir mettent en lumière la complexité du système judiciaire et la nécessité de garantir des procédures équitables pour tous les individus impliqués. Alors que la session se poursuit, la société garde les yeux rivés sur la salle d’audience, en attente des décisions de la cour qui façonneront le cours de la justice pour ces affaires délicates.

 

Par Anselme Mbata

 

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Lutte contre le VIH/Sida à Zémio : Un Combat pour la Santé et la Survie

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Lutte contre le VIH/Sida à Zémio : Un Combat pour la Santé et la Survie

 

Zemio-dans-le-haut-mbomou/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/district-sanitaire-de-Zemio-dans-le-Haut-Mbomou-450×329.jpg” alt=”Le district sanitaire de Zémio, dans le Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightRNL” width=”450″ height=”329″ />
Le district sanitaire de Zémio, dans le Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightRNL

 

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – Au cœur de l’est de la République Centrafricaine se trouve la ville de Zémio, où une menace sérieuse pèse sur la santé de sa population : le VIH/Sida. Les chiffres révélés par les autorités sanitaires du district sont alarmants. Près de la moitié des personnes testées dans la région sont porteuses du VIH, mettant en lumière la propagation rapide de cette pandémie dévastatrice.

 

Les facteurs complexes à l’origine de cette situation sont nombreux. La crise sécuritaire qui secoue la région ainsi que les déplacements transfrontaliers entre la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et la République Centrafricaine ont créé un terrain favorable à la propagation du virus. Ces conditions ont contribué à rendre la mise en œuvre du plan de riposte plus difficile que jamais.

 

Au cœur de ce combat, nous rencontrons une femme courageuse et anonyme, vivant avec le VIH depuis des années. Depuis Bangassou, elle suit un traitement vital qui lui a permis de donner naissance à quatre enfants malgré sa condition. Elle fait appel aux partenaires de la santé pour continuer à fournir les médicaments nécessaires, soulignant leur importance cruciale dans son combat quotidien contre le virus. Son histoire est le reflet de la détermination silencieuse qui anime de nombreuses personnes dans la région depuis plus d’une décennie.

 

La ville de Zémio, située à plus de mille kilomètres de la capitale Bangui, est aux prises avec une pénurie de préservatifs depuis plusieurs mois. Le prix élevé de ces produits limite l’accès à des mesures de protection essentielles. La pauvreté qui sévit dans la région, touchant environ 50 000 habitants, aggrave la situation en contribuant à une augmentation du taux de prévalence des infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/Sida.

 

La faiblesse du système de santé local est un obstacle majeur dans la lutte contre la pandémie. Avec un seul médecin pour toute la ville, l’hôpital de district est loin de respecter les normes de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui recommandent un médecin pour 10 000 patients. Cette situation limite la prévention et la prise en charge des maladies, contribuant ainsi à la progression de la pandémie.

 

Face à cette urgence sanitaire, l’OMS a envoyé une équipe d’experts à Zémio pour apporter un soutien essentiel au personnel soignant local. Cependant, les défis sont nombreux. L’insécurité persistante dans la région rend la recherche et le suivi des patients particulièrement complexes. Certains patients, par crainte, évitent même de chercher leur traitement, risquant ainsi leur propre santé.

 

Les activistes locaux tirent la sonnette d’alarme, mettant en garde contre une situation de plus en plus grave. Si des mesures décisives ne sont pas prises, la pandémie du VIH/Sida pourrait causer des ravages parmi la population déjà fragile de Zémio, l’une des villes les moins peuplées de la République Centrafricaine.

 

Rappelons que Zémio est en première ligne d’une bataille cruciale pour la santé et la survie. La lutte contre le VIH/Sida exige une approche multidimensionnelle, allant de l’amélioration de l’accès aux traitements et à la prévention à la consolidation du système de santé local. Avec le soutien des partenaires nationaux et internationaux, il est possible d’enrayer la propagation du virus et d’offrir un avenir plus sain à la population de Zémio.

 

Par Mborifouefelle Élie

 

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Tragique Accident près d’Alindao : Une Journée Obscure sur l’Axe de la Mort

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Tragique Accident près d’Alindao : Une Journée Obscure sur l’Axe de la Mort

 

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Village Ngoulie pk 12 à l’entrée de la sous-préfecture d’Alindao, dans la préfecture de la Basse-Kotto. CopyrightCNC / Bertrand Yékoua

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 30 août 2023 (CNC) – Lundi, une journée qui aurait dû être ordinaire s’est transformée en une tragédie déchirante à proximité d’Alindao, dans la région de la Basse Kotto. Un accident de la circulation a coûté la vie à quatre personnes innocentes et en a blessé six autres, laissant une marque indélébile sur cette paisible région.

 

Le lieu de cette terrible épreuve était le village de Tambia, un endroit qui, ironiquement, a acquis le surnom lugubre d’”axe de la mort”. Situé à environ 40 kilomètres d’Alindao, sur la route menant à Bambari, ce tronçon de route a été le théâtre de nombreux drames, et cette fois-ci ne fait malheureusement pas exception.

 

Le camion en question transportait une cargaison de marchandises précieuses en direction de Bangui. Cependant, le destin en avait décidé autrement. À un moment critique de son voyage, au niveau d’une déviation sur la route, les deux roues arrière du camion ont dérapé dans la boue, causant une série d’événements tragiques.

 

Timothée Ngbazoungba, un témoin oculaire et miraculé de cette catastrophe, a partagé son témoignage émouvant. Il raconte comment lui-même et ses compagnons de voyage avaient passé la nuit dans le village voisin de Nzéreté et avaient pris la route le lendemain matin, ignorant les terribles événements qui allaient se dérouler.

 

L’accident s’est produit soudainement, avec une violence inattendue. Quatre âmes ont été arrachées cruellement sur le lieu même de l’impact. Les survivants, blessés et secoués, ont été secourus grâce à l’ambulance de l’hôpital d’Alindao, qui a rapidement répondu à l’appel d’urgence.

 

Parmi les blessés se trouve la femme de Timothée, elle aussi touchée par ce destin tragique. Cependant, le cœur le plus lourd est celui de Timothée lui-même, car son fils âgé d’à peine un an et quatre mois a été emporté de manière impitoyable. Les mots peinent à exprimer la douleur qu’il doit ressentir, tenant la mémoire de son petit dans ses pensées alors qu’il raconte ces événements déchirants.

 

Le chauffeur du camion, dans un acte de fortune inexpliqué, a été épargné avec des blessures légères et n’a pas nécessité d’évacuation médicale. Un soupçon de répit au milieu de l’obscurité de cette journée funeste.

 

Ainsi, la route qui devait être un lien entre des destinations a transformé la vie de plusieurs familles en une scène de tragédie. Les autorités locales devraient peut-être prendre des mesures pour améliorer la sécurité sur cet “axe de la mort”, afin que de telles tragédies ne se répètent plus. Pendant ce temps, les cœurs restent lourds et les esprits sont emplis de chagrin dans la région d’Alindao et au-delà, alors que l’on tente de faire face à cette perte dévastatrice.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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L’Équilibre Précieux de l’Eau  à Bossongo-Café et Bria: Des Récits Contrastés de Deux villes centrafricaines

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L’Équilibre Précieux de l’Eau  à Bossongo-Café et Bria: Des Récits Contrastés de Deux villes centrafricaines

 

 

Centrafrique.org/stop-au-coronavirus-en-Centrafrique-oxfam-installe-20-points-deau-a-bangui/les-robinets-souvrent-au-point-de-distribution-deau-pra_s-de-la-gendarmerie-batalimon-1-bimbo-1686-2/” rel=”attachment wp-att-38002″ data-wpel-link=”internal”>Les robinets s'ouvrent au point de distribution d'eau prA_s de la gendarmerie Batalimon 1, Bimbo.[1686]
Les robinets s’ouvrent au point de distribution d’eau

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – Le village paisible de Bossongo-Café, se trouvant à 75 km de la capitale Bangui, avait longtemps été bercé par les eaux calmes d’une source vitale. Cependant, ces derniers temps, les vagues de difficultés se sont écrasées contre les rives de ce havre, laissant la population en quête désespérée d’eau potable. La route vers le ravitaillement en eau s’est abruptement transformée en un périple éprouvant vers la rareté. L’unique groupe électrogène qui jadis alimentait les panneaux solaires pour l’approvisionnement en eau s’est tu, plongeant le village dans une crise sans précédent.

 

Le désarroi de Guy Mokongo, un résident de Bossongo-Café, résonne comme un appel à l’aide, un cri de détresse adressé au gouvernement et à l’ANEA. « Un mois s’est écoulé depuis que le groupe électrogène, le cœur battant de notre approvisionnement en eau potable, s’est arrêté », confie-t-il. Les visages fatigués s’amassent devant les rares points d’eau restants, alors que le coût d’un simple bidon d’eau grimpe en flèche, mettant en exergue l’ampleur du défi auquel le village est confronté.

 

Dans un effort de solidarité, un comité local a été créé pour gérer cette situation, mais il s’est heurté à des défis de taille. C’est une question de survie quotidienne qui se joue, une quête pour l’élément essentiel à la vie, l’eau. La demande du village est claire : la réparation urgente du groupe électrogène et du forage, pierres angulaires de leur bien-être.

 

Pendant ce temps, à 600 kilomètres de là, à Bria, dans la préfecture de la Haute Kotto, un tout autre tableau émerge. Là où autrefois l’eau de robinet était un luxe rare, des éclats de progrès se dessinent. Dans les quartiers de Piango, Yafara et Barambaké, l’horizon est illuminé par la présence de trois châteaux d’eau majestueux. Avec une capacité de 10 000 litres chacun, ces structures solaires ont apporté un espoir bienvenu.

 

Des femmes de Barambaké, sourire aux lèvres, s’approchent des robinets, tournant à tour de rôle. Alida, une superviseure du point d’eau, partage : « Le ballet de l’eau commence à 7 heures et se suspend brièvement à 10 heures. Lorsque le château est rempli, l’eau danse à travers les robinets pour rejoindre les habitants assoiffés. À 16 heures, chaque rideau d’eau se ferme pour la journée. Pour deux bidons, une contribution de 25 francs CFA est demandée, une somme qui contribue à maintenir le point d’eau fonctionnel. Mais quand la pluie tombe, les panneaux solaires s’endorment, et le ballet est en pause. »

 

Le soulagement se fait sentir à travers les quartiers. Eltouma, une mère de famille, témoigne : « À 7 heures pétantes, l’eau coule. Grâce à ce don, nous pouvons laver, cuisiner et nous rafraîchir. L’eau, enfin, nous abreuve. » Yafara, également, respire un air de contentement. Les retournés, ceux qui ont fui les tourbillons des conflits armés de 2016, trouvent dans cette eau un symbole de stabilité. Laurent-Emile Ketakosi, un père de famille, exprime son soulagement : « C’est une joie immense, car nous n’avons qu’à ouvrir un robinet. Pendant la nuit, dans notre sommeil, l’eau coule sans tracas. »

 

Cependant, comme une chanson d’échos, les résidents d’autres quartiers et des villages voisins désirent également la mélodie de l’eau. Ils espèrent que l’ONG Oxfam étendra sa symphonie salvatrice à leur secteur, atténuant la pénurie qui se manifeste souvent pendant les saisons sèches.

 

Dans cette danse complexe entre l’abondance et la rareté, deux villages afrocentriques tiennent des rôles contrastés. Tandis que Bossongo-Café oscille entre l’urgence et l’espoir d’une solution, Bria s’élève avec les rayons du soleil, symboles de ces châteaux d’eau solaires qui offrent une aubaine à leurs habitants. Deux contes entrelacés qui rappellent que l’accès à l’eau va au-delà d’une simple commodité, c’est une question d’humanité, de dignité, et de survie.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Attaque violente en cours à Mboki : Milice contre Rebelles, la Terreur s’installe

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Attaque violente à Mboki : Milice contre Rebelles, la Terreur s’installe

 

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La ville de Mboki, au sud-est de la République centrafricaine

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Ce mardi matin, la tranquillité de la petite ville de Mboki a été brisée par des sons effrayants et destructeurs. Des armes lourdes et légères ont résonné dans les rues depuis les premières heures du jour. Les habitants, pris au dépourvu, ont dû fuir pour sauver leur vie. Une situation terrible s’est déroulée, avec des éleveurs innocents pris pour cibles par la milice féroce appelée AZANDE ANI KPI GBE.

 

La journée d’aujourd’hui restera dans les mémoires comme un mardi sombre pour les gens de Mboki. Nous vous avions prévenus dans nos articles précédents que les miliciens AZANDE ANI KPI GBE se dirigeaient vers Mboki après avoir quitté la ville d’Obo. Eh bien, cette prédiction s’est malheureusement réalisée. Tôt ce matin, le 29 août 2023, vers 4 heures, les miliciens ont fait leur entrée à Mboki. Leur cible était claire : les positions des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

 

Le premier acte de violence a eu lieu dans un campement d’éleveurs Peuls, caché derrière l’aérodrome de Mboki. Une scène cauchemardesque a eu lieu, avec des pertes humaines tragiques. Mais les horreurs ne se sont pas arrêtées là. La base de l’UPC dans la ville a également été attaquée. Ce qui a suivi a été un affrontement féroce et intense entre les miliciens et les rebelles.

 

Les informations provenant de sources locales rapportent que les deux camps ont subi des pertes en vies humaines et en blessés. La situation est toujours en cours, les bruits de combat remplissant encore l’air. Alors que nous écrivons ces mots, les affrontements se poursuivent, jetant une ombre de peur et d’incertitude sur Mboki.

 

Les événements d’aujourd’hui ne font que confirmer la brutalité de ces groupes armés  . Leur attaque contre des civils innocents et leur confrontation témoignent d’une situation critique et chaotique dans la région. Les conséquences de cette violence auront certainement des répercussions durables sur la vie des habitants de Mboki et au-delà.

 

Nous continuons de surveiller la situation de près et vous tiendrons informés des développements à venir. Restez connectés pour plus d’informations sur les événements en cours à Mboki sur Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

 

Par Mborifouefelle Élie

Correspondant du CNC à Obo

 

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Baba Laddé, le chef rebelle Peul tchadien, de nouveau dans les maquis, s’allie au groupe Wagner pour un nouveau défi

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Baba Laddé, le chef rebelle Peul tchadien, de nouveau dans les maquis, s’allie au groupe Wagner pour un nouveau défi

 

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Le chef rebelle tchadien Baba-laddé.

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Le paysage politique de l’Afrique centrale connaît un regain d’agitation avec le retour sur la scène de la rébellion du chef rebelle tchadien, Baba Laddé. Ancien gendarme tchadien, il a plongé dans les eaux troubles de la rébellion dès les années 1990. Peu après la mort du président Tchadien Idriss Deby Itno, son fils, Mahamat Idriss Déby, l’avait nommé brièvement à la tête des services des renseignements. Peu après son limogeage, il a récemment resurgi dans l’ombre en annonçant son intention de renverser le régime de transition au Tchad. Cependant, son plan intrigant ne repose pas sur ses seules épaules, car il s’est rapproché du groupe paramilitaire Wagner basé en Centrafrique, dont les opérations seront déployées depuis la République centrafricaine.

 

L’histoire a pris un tournant majeur il y a deux semaines, le 15 août dernier, lorsque Baba Laddé a convié ses anciens combattants, incorporés dans les forces de défense et de sécurité tchadiennes, à une réunion dans sa résidence à Ndjamena. Au cours de cette réunion, l’ancien chef du renseignement a annoncé sa décision de retourner dans le maquis et de mener une nouvelle lutte contre le gouvernement de transition en place. Cependant, le rejet massif de sa proposition par la quasi-totalité de ses anciens camarades a été un coup dur pour Laddé. Incroyablement, à la fin de la réunion, il a choisi de s’enfoncer à nouveau dans le maquis, accompagné par son garde du corps, le seul à avoir accepté son appel.

Le chef rebelle tchadien Baba Laddé. CopyrightDR
Le chef rebelle tchadien Baba Laddé. CopyrightDR

 

Son voyage l’a conduit à travers différentes régions du Tchad, de Ndjamena à Moundou au sud, puis à Laramanaye au sud-ouest, en direction de la frontière camerounaise. Cependant, au lieu de franchir cette frontière, il a pris la décision audacieuse de traverser le territoire centrafricain. Sa destination : Koky. Là-bas, il a activé un réseau d’alliés, notamment avec son ancien élément tchadien comme lui, Hassan Bouba, devenu ministre de l’Élevage et de la Santé Animale en Centrafrique et avec Faustin Archange Touadera qu’il a eu à travailler déjà avec lui dans le passé. Les contacts établis avec des acteurs clés ont permis à Baba Laddé de se rapprocher du groupe Wagner, une force paramilitaire réputée pour ses opérations controversées.

 

La rencontre secrète entre Baba Laddé et les hauts responsables de Wagner, notamment monsieur Dimitri Syty et Evguéni Prigojine, lors de son passage à Bangui, a été cruciale. Avec leur accord tacite, Baba Laddé a vu ses espoirs de renverser le régime tchadien se renforcer considérablement. En conséquence, il a intensifié ses communications avec ses anciens camarades de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), un mouvement rebelle opérant dans la région. Cependant, malgré le soutien total d’un des généraux de l’UPC, en l’occurrence, le général Konté, pour rejoindre sa cause, tous les autres officiers de l’UPC lui ont exprimé leur désaccord.

 

L’ambition de Baba Laddé ne se limite pas à renverser le régime tchadien dans un premier temps. Il lui faut une base arrière depuis le nord de Centrafrique. Où ? Selon les autorités centrafricaines, sa première mission consiste à affaiblir d’abord le groupe 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), un mouvement rebelle centrafricain, et à établir un contrôle accru tout le long de la frontière avec le Tchad avec ses hommes. Des armes, munitions, carburant et renfort en hommes lui seront déployés à partir de ces différentes localités.

Alors que les opérations sont en cours, Baba Laddé, coincé dans la capitale centrafricaine , se retrouve face à des autres défis majeurs. Son fidèle garde du corps, qui l’a suivi tout au long de son périple, a été contraint de se retirer en raison de problèmes de santé, marquant une première entrave dans ses plans. Malheureusement pour Baba Laddé, les forces de l’ordre tchadiennes, informées de ses activités, ont finalement appréhendé son garde du corps dès son arrivée sur le sol tchadien qui a fini par tout dévoiler au service de renseignement de son pays.

 

L’histoire en cours de Baba Laddé représente un mélange complexe d’ambitions, de stratégies géopolitiques et de relations mouvantes dans une région où les enjeux politiques et sécuritaires sont étroitement liés. Alors que les événements continuent de se dérouler, il est clair que les implications de cette intrigue dépassent les frontières tchadiennes et centrafricaines, laissant entrevoir une influence plus large de forces extérieures dans la région.

Pour l’heure, Baba Laddé se retrouve toujours dans la capitale centrafricaine Bangui . Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Colonel Ouaoudobo Firmin : Un commandant contesté au cœur de la controverse à Obo

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Colonel Ouaoudobo Firmin : Un commandant contesté au cœur de la controverse à Obo

 

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WAWODOBOU FÎRMIN , l’actuel Colonel des FACA à Obo/

 

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Dans le paysage d’une armée réputée et respectée, la progression en grade ne devrait pas seulement être une formalité administrative, mais également une démarche intrinsèquement liée à la formation, à la compétence et à la moralité. Malheureusement, l’histoire du colonel Ouaoudobo Firmin, actuellement chef de corps adjoint du deuxième bataillon d’infanterie territoriale (BIT-2), détaché dans la ville de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou en République centrafricaine, illustre une réalité bien différente.

 

Le contexte de controverse

 

Depuis son détachement dans la ville d’Obo avec ses troupes, le colonel Ouaoudobo Firmin a mis en évidence son incapacité à gérer efficacement ses soldats. Les signes de désorganisation et de manque de leadership sont manifestes, laissant les soldats agir sans supervision ni décision claire. Certains soldats se sont même livrés à des activités criminelles telles que le braquage et le viol, sans que le colonel ne prenne des mesures pour les sanctionner. Cette inaction a poussé certains soldats, excédés par les agissements de leurs camarades, à se faire justice eux-mêmes en administrant des corrections physiques pour rétablir l’ordre.

 

Le parcours du colonel Ouaoudobo Firmin

 

Selon les informations obtenues auprès de l’État-major des armées, le colonel Ouaoudobo est issu d’une formation de mécanicien. Malgré sa formation initiale, il a gravi les échelons pour atteindre le grade de sous-lieutenant. Sa progression vers le grade de colonel a été largement influencée par son cousin Mbetibangui, qui l’a nommé chef de corps adjoint du BIT-2. Cette promotion a été marquée par une série de décisions discutables, notamment son détachement à Obo.

Sur place, il est devenu évident que le poste de commandant dans cette région exigeait une formation spécifique en infanterie, que le colonel Ouaoudobo n’avait pas. En conséquence, ses lacunes en matière de compétences nécessaires pour gérer une unité opérationnelle se sont rapidement révélées. Les conséquences de sa nomination sans formation adéquate ont eu un impact négatif sur la discipline, la cohésion et la sécurité de ses troupes ainsi que sur la relation entre l’armée et la population locale.

 

Implications et réflexions

 

Le cas du colonel Ouaoudobo Firmin soulève des questions plus larges concernant les méthodes de promotion au sein de l’armée et l’importance cruciale de la formation continue pour les officiers. Une promotion basée sur des relations personnelles plutôt que sur des compétences et des qualifications pourrait entraîner des conséquences désastreuses sur le terrain. Les erreurs de gestion et l’incapacité à prendre des mesures appropriées peuvent miner la confiance des soldats envers leur commandant et nuire à l’image de l’armée dans la population locale.

 

Rappelons que le cas du colonel Ouaoudobo Firmin à Obo met en lumière l’importance cruciale de la formation et des qualifications dans l’ascension des officiers militaires. Les défis auxquels il est confronté en tant que commandant démontrent les conséquences néfastes d’une promotion basée sur des considérations autres que les compétences nécessaires pour diriger efficacement une unité. Il met également en évidence la nécessité d’une réforme du système de promotion et de l’investissement dans la formation continue pour garantir que ceux qui occupent des postes de responsabilité soient réellement préparés à faire face aux défis opérationnels et aux exigences du terrain.

 

Par Alain Nzilo

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Leçon de géopolitique et de tendresse : Poutine, le nouveau cupidon de Touadera

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Leçon de géopolitique et de tendresse : Poutine, le nouveau cupidon de Touadera

 

Centrafrique.org/poutine-wagner-et-touadera-un-trio-de-criminels-de-guerre/le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-son-homologue-russe-poutine-lors-dune-audience-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-66486″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-Faustin-Archange-Touadera-et-son-homologue-russe-Poutine-lors-dune-audience-a-Moscou-450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou” width=”450″ height=”299″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC)-Dans le monde impitoyable de la diplomatie et de la géopolitique, il semblerait que Vladimir Poutine ait ajouté une nouvelle corde à son arc déjà bien fourni. Après avoir maîtrisé l’art du judo, conquis la Sibérie à torse nu et envoyé des ours dansantes à la conquête de l’Arctique, le Président russe Poutine a désormais trouvé un moyen inattendu pour subjuguer certains Présidents africains qui tenteront de le dribler : le meurtre de personnages douteux.

 

L’affaire a éclaté au grand jour avec le tragique incident de l’avion privé du fondateur du groupe de mercenariat Wagner, le feu Evguéni Prigojine, un événement qui a attiré l’attention du monde entier vers le Kremlin et qui fait peur aux chefs d’Etats, putschistes, qui coopèrent avec lui. Les langues vont bon train et certains esprits taquins suggèrent même que Poutine a pris le rôle de Cupidon géopolitique, décochant ses flèches empoisonnées là où elles sont le moins attendues.

 

La disparition inattendue de sieur Evguéni Prigojine, qui a laissé plus d’un président africain perplexe, a eu un effet de traumatisme tout à fait particulier sur l’imperturbable dictateur centrafricain Faustin Archange Touadera. Sur les médias sociaux, les citoyens centrafricains ont rivalisé d’ingéniosité pour taquiner leur chef d’État. Ils ne pouvaient pas manquer l’occasion de souligner le soudain accès de frissons qui a saisi le président Touadera à l’annonce de la mort de monsieur Evguéni Prigojine.

 

Les Centrafricains, toujours prêts à partager leur humour caustique, semblent se délecter de la nouvelle phobie en vogue : la Poutinephobie. Pour eux, la simple mention du nom de Poutine tombée aux oreilles de putschiste Touadera, suffit à le faire trembler désormais de la tête aux pieds. Les rumeurs vont bon train sur les places publiques, faisant allusion à une possible rédaction en lettres capitales dans le calendrier du président centrafricain : “Éviter tout aéroport tant que Poutine est en liberté”. Il semblerait que l’idée de monter à bord d’un avion soit devenue moins attrayante que de participer à une séance de confession publique.

 

D’un autre côté, les aventures aériennes de Touadera ont pris une dimension qui se rapproche dangereusement d’un film d’horreur. Les contes racontent que le président et son équipe ont opté désormais pour des stratégies radicales pour affronter leur peur de l’altitude. Des séances des chants et prières en plein vol, censées détourner l’attention de l’apesanteur, auraient été organisées. On peut presque imaginer la scène lors de son retour au pays après quelques nuits en Afrique du sud. Touadera, dans son avion, agrippé à son siège, Bible en poche et chapelet à la main, priant et exhortant le nom de Jésus sans cesse, pour ne pas que son avion atterrisse en un seul morceau devant ses femmes à Bangui.

 

Alors que les soupçons entourant la mort de Prigojine laissent perplexe, l’impact psychologique de cet événement sur le président Touadera prête à sourire. La théorie selon laquelle Vladimir Poutine contrôle désormais la météo des cieux centrafricains semble prendre de l’ampleur.

 

D’après nos informations, la peur du vent et de l’aire qui perturbe Touadera, trouverait son origine dans le compte que Poutine lui a demandé de produire par rapport aux milliards de F CFA, or et diamants, qu’il a remis à Prigojine lors de son passage à Bangui.  Dans cette comédie politique digne d’une pièce de Molière, le putschiste de Bangui pourrait bien écrire un nouveau chapitre de l’histoire aéronautique en évitant soigneusement les vents qui soufflent depuis le Kremlin.

 

Par Alain Nzilo

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Tirs assourdissants à Ndélé, la ville traumatisée à nouveau par les Wagner

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Tirs assourdissants à Ndélé, la ville traumatisée à nouveau par les Wagner

 

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Bienvenu à Ndélé. Photo CNC.

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 29 août 2023 (CNC) –  Ndélé, un nom qui résonne comme un écho douloureux dans les cœurs des habitants du Bamingui-Bangoran, situé au nord de la République centrafricaine. Cette ville, autrefois le foyer de la vie communautaire paisible, est désormais captive du sinistre refrain des armes de guerre. Ses rues, jadis animées par la douce mélodie de la vie quotidienne, sont maintenant imprégnées du tumulte assourdissant des détonations meurtrières. Les cicatrices émotionnelles, encore béantes, se rouvrent à chaque bruit, laissant une population hébétée à se demander si la paix reviendra un jour.

 

La matinée du lundi 28 août restera gravée dans les mémoires de Ndélé comme une symphonie discordante de tirs, jouée entre les heures 7 et 9. Comme une reprise sinistre d’une chanson que personne ne veut entendre, les mercenaires de Wagner ont déchiré le ciel avec des armes de gros calibre, leurs détonations martelant les esprits déjà traumatisés. Leurs balles, telles des notes déchirantes, ont peint un tableau de peur et de désespoir sur la toile fragile de la ville.

 

Tel un refrain de l’histoire récente, ces tirs en l’air ont répété leur mélodie lugubre, laissant la population suspendue à la menace perpétuelle qui plane sur elle. Pour près de deux heures, la ville de Ndélé a été secouée comme une feuille au gré du vent, captive d’une symphonie de destruction orchestrée par des acteurs inconnus, dont les motivations demeurent aussi obscures que la nuit qui engloutit la ville.

 

Les autorités locales, dans un mélange d’inquiétude et de détermination, ont cherché à briser ce silence oppressant en tendant la main vers les mercenaires de Wagner. Ils ont cherché des réponses, une explication pour les rugissements des armes lourdes qui retentissent régulièrement dans les rues jadis paisibles. Les mercenaires, arrogants et énigmatiques, se sont dressés comme des colosses indifférents dans les eaux troubles. Leurs paroles, lourdes comme des enclumes, ont résonné : “Trois fois par semaine, nous faisons résonner ces tirs”. Une déclaration aussi insaisissable que la brume du matin, laissant les habitants de Ndélé dans un état de confusion exacerbé.

 

La République centrafricaine, un pays autrefois bercé par l’espoir d’un avenir meilleur, est maintenant enveloppée dans le voile sombre d’une réalité troublante. Les mercenaires de Wagner, tels des sombres marionnettistes, semblent avoir transformé cette nation en un théâtre de chaos, jouant leur partition meurtrière avec une indifférence glaçante. La vie à Ndélé ne se mesure plus en jours tranquilles, mais en détonations rythmant le temps.

 

À mesure que le peuple de Ndélé se relève de chaque secousse, la question demeure : combien de temps encore devront-ils danser au rythme des armes et des tirs ? La réponse se trouve peut-être dans la détermination silencieuse qui brûle dans les yeux des habitants, une détermination à reconquérir leur ville et à transformer cette cacophonie de douleur en une mélodie de résilience. Car au-delà des détonations, l’âme de Ndélé continue de vibrer, porteuse d’une force intérieure qui ne cède pas face à l’obscurité.

 

Par Alain Nzilo

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Tension palpable à Mboki : La ville retient son souffle face à la menace imminente d’une attaque de la milice AZANDE ANI KPI GBE

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Tension palpable à Mboki : La ville retient son souffle face à la menace imminente d’une attaque de la milice AZANDE ANI KPI GBE

 

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L’Entrée de la ville de Mboki, à l’est de la République centrafricaine, dans le Haut-Mbomou

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Dans les ruelles pittoresques de Mboki, une anxiété palpable s’est emparée des cœurs et des esprits, créant une atmosphère suspendue dans le temps. Depuis trois jours qui semblent durer une éternité, cette bourgade empreinte de quiétude située dans la préfecture du Haut-Mbomou, à soixante kilomètres à l’ouest d’Obo, vit au rythme saccadé des rumeurs alarmantes. Ces murmures, s’éparpillant telle une traînée de poudre au gré du vent, annoncent une menace latente, celle d’une possible attaque contre la ville. L’ombre de l’inconnu plane, et les esprits s’égarent dans un labyrinthe de conjectures.

 

Au cœur de ces rumeurs qui alimentent l’inquiétude, se dessine un tableau troublant : l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) pourrait être la cible d’une offensive menée par les éléments de la milice AZANDE ANI KPI GBE. Leurs pas auraient quitté la solennité d’Obo pour s’acheminer inexorablement vers Mboki, nourrissant l’intention de circonscrire les rebelles de l’UPC, ces membres insaisissables de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Une situation tendue, où les frontières entre l’appréhension et l’anticipation s’estompent.

Un milicien AZANDE ANI KPI GBE capturé par les rebelles de l'UPC lors de leur dernier affrontement entre Mboki et Obo
Un milicien AZANDE ANI KPI GBE capturé par les rebelles de l’UPC lors de leur dernier affrontement entre Mboki et Obo

 

Le destin frémissant de la ville est scellé par l’incertitude, agissant comme un catalyseur qui pousse certains de ses habitants à envisager une retraite préventive vers les profondeurs rassurantes de la forêt. Les rues, d’ordinaire vivantes et animées, semblent s’être figées dans une attitude de méfiance. L’horloge de la vie continue de tourner, mais ses aiguilles, elles aussi, semblent avoir ralenti, tissant un tapis d’incertitude sur les activités habituelles de la cité.

 

Dans le même temps, les rebelles de l’UPC se muent en ombres vigilantes, se positionnant comme les gardiens résolus d’une ville en sursis. Leurs silhouettes se dessinent dans chaque recoin, occupant les axes essentiels qui mènent à l’intérieur et à l’extérieur de Mboki. Leurs yeux reflètent la détermination, tandis que leurs cœurs battent au rythme d’une cause qui transcende le tumulte imminent.

 

Alors que le soleil se couche sur cette ville désormais bercée par une tension diffuse, les destins de chacun s’entremêlent dans une danse fragile entre l’espoir et la crainte. Mboki, jadis symbole de tranquillité, se retrouve désormais au carrefour de l’Histoire, écrivant un nouveau chapitre dans les pages déjà tourmentées de la République centrafricaine. La question persiste : la rumeur déchirante qui parcourt ses rues trouvera-t-elle écho dans la réalité ? Seul le temps, ce témoin silencieux, détiendra les clés de cette énigme angoissante.

 

Par Mborifouefelle Élie

Correspondant du CNC à Obo

 

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Audiences à la Cour Pénale Spéciale : Le procès anticipé de Kalite Azor et consorts attise l’attention

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Audiences à la Cour Pénale Spéciale : Le procès anticipé de Kalite Azor et consorts attise l’attention

 

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Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).

 

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Un Pas vers la Justice : La Section d’Assises de la cour pénale spéciale se Prépare pour un audacieux débat sur les exceptions préliminaires

 

Dans un pas significatif vers la quête de la justice pour les horreurs passées, la Cour Pénale Spéciale (CPS) annonce solennellement la tenue d’une audience publique de la Section d’Assises le 30 août 2023 à 10h00. Cet événement d’importance capitale se déroulera dans l’enceinte de la CPS et portera sur l’affaire du Procureur Spécial contre Kalite Azor et ses coaccusés, communément désignée sous l’intitulé “Ndélé 1”. La procédure judiciaire se concentrera sur les débats relatifs aux exceptions préliminaires soulevées par la défense, conformément à l’article 113 du code de procédure pénale.

 

L’annonce de cette audience cruciale a été faite par le compte officiel de la CPS sur Twitter le 28 août 2023, marquant ainsi le compte à rebours de deux jours avant ce moment clé dans la recherche de vérité et de justice. Le tweet, porteur d’une solennité empreinte d’importance, a fait écho aux efforts soutenus de la CPS pour tenir responsables les individus impliqués dans les actes criminels commis lors de l’affrontement violent qui a secoué la région de la Vakaga à la fin de l’année 2019 et début 2020.

 

Il est essentiel de rappeler les sombres événements qui ont conduit à l’émergence de cette affaire cruciale. À la fin de l’année 2019 et une bonne partie de l’année 2020, une terrible confrontation a opposé plusieurs groupes armés dans le nord du pays, notamment le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) dirigé par Nourredine Adam, et le RPRC dirigé par le ministre Djono Ahaba, appuyé par le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) et le Parti pour le Rassemblement Centrafricain. Cette bataille sanglante a laissé derrière elle un paysage de destruction, coûtant la vie à plusieurs centaines de personnes et forçant des dizaines de milliers d’autres à fuir leurs foyers à Birao, Ndélé et Bria. La ville de Ndélé a été particulièrement touchée par ces événements tragiques.

 

Parmi les protagonistes de ce conflit, le général du PRNC Azor Kalité et ses huit complices ont été appréhendés lors d’une patrouille menée par les casques bleus de la Minusca le mardi 19 mai 2020. Après leur arrestation, ils ont été transférés à Bangui le jeudi 21 mai, à bord d’un aéronef affrété spécialement par la Minusca, et incarcérés à la prison du camp de Roux. Cette étape cruciale marque le début d’un processus judiciaire qui pourrait potentiellement conduire à un jugement pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

Si l’affaire est désignée sous le nom de code “Ndélé 1” par la CPS, il est important de noter que d’autres individus sont également sous les projecteurs de l’attention judiciaire. Parmi eux figurent des personnalités au sein du pouvoir, dont le ministre des transports Djono Ahaba, le ministre délégué au désarmement Gilbert Toumou Deya et l’ancien ministre Abdoulaye Hissen.

 

L’audience publique du 30 août 2023 marquera donc un moment crucial dans la quête de justice pour les victimes de ces actes atroces. La société sera témoin du processus judiciaire en action, alors que les débats autour des exceptions préliminaires jetteront les bases pour la suite des procédures. La Cour Pénale Spéciale démontre ainsi son engagement continu envers la justice, la vérité et la responsabilité, dans l’intérêt de la paix et de la réconciliation en République Centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Le Mérite au Cœur des Positions : Analyse du Tweet de Maître Crépin Mboli-Goumba

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Le Mérite au Cœur des Positions : Analyse du Tweet de Maître Crépin Mboli-Goumba

 

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Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Le paysage politique de la République centrafricaine a récemment été secoué par un tweet cinglant émanant de Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) et Président du PATRIE. Dans ce message publié le 27 août 2023 à 18h08, Maître Mboli-Goumba souligne avec véhémence l’importance du mérite dans l’obtention et le maintien de toute position, tout en critiquant implicitement ceux qui accèdent au pouvoir sans en avoir fait la démonstration.

 

Le tweet, succinct mais puissant, s’ouvre sur une déclaration percutante : “Sans le mérite, aucune position n’est viable.” Cette assertion cristallise l’idée centrale du message – le mérite est le pilier fondamental de toute position légitime et durable. En insistant sur le mérite comme facteur déterminant, Maître Mboli-Goumba renforce l’idée que les individus qui parviennent à des postes de responsabilité en raison de leurs compétences et de leurs capacités sont plus susceptibles de réussir et de contribuer de manière significative à leur rôle.

 

Cependant, la critique de Maître Mboli-Goumba ne s’arrête pas là. Il met en évidence le phénomène de “devoir son confort et son premier poste à un pouvoir”, ce qui, selon lui, condamne les bénéficiaires à l’oubli et à l’anonymat. En évoquant “quelqu’un qui se faisait appeler Vice-Président sous Bozizé”, il pointe du doigt les individus qui ont accédé à des postes de pouvoir grâce à des connexions politiques plutôt qu’à leurs mérites intrinsèques. Cette référence à l’histoire politique de la République centrafricaine souligne l’importance de se souvenir des leçons du passé et de ne pas répéter les erreurs.

 

La dernière phrase du tweet, “Dérisoires, les certitudes des nouveaux VP”, résonne comme une conclusion empreinte de désapprobation. Maître Mboli-Goumba semble remettre en question la solidité et la justesse des convictions des nouveaux Vice-Présidents. Il souligne peut-être leur manque d’expérience ou leur dépendance à des circonstances politiques précaires.

 

Au-delà du contenu du tweet, l’emploi de la plateforme Twitter par Maître Mboli-Goumba pour exprimer ces pensées politiques importantes mérite également d’être noté. Les médias sociaux ont acquis une influence considérable dans le monde politique moderne en tant qu’espace où les leaders et les figures publiques peuvent rapidement partager leurs idées avec un large public. Ce tweet en est un exemple frappant, capturant une pensée critique en quelques caractères.

 

En réalité, le tweet incisif de Maître Crépin Mboli-Goumba réaffirme l’importance du mérite dans l’arène politique et critique subtilement ceux qui accèdent au pouvoir sans avoir les qualifications nécessaires. En rappelant un exemple historique et en soulignant les “dérisoires certitudes” des nouvelles figures politiques, il invite à la réflexion sur les valeurs fondamentales de la démocratie et de la gouvernance responsable. Ce tweet ne saurait être ignoré comme une simple déclaration sur les médias sociaux, mais devrait être considéré comme une réflexion profonde sur les principes qui sous-tendent la construction et le maintien d’une société équilibrée et prospère.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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ÉNERCA Se Prépare à Briller : Perturbations Éphémères pour un Avenir Lumineux

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ÉNERCA Se Prépare à Briller : Perturbations Éphémères pour un Avenir Lumineux

 

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Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – L’Énergie Centrafricaine (ÉNERCA) a récemment émis un communiqué radio pour tenir la population de Bangui et sa précieuse clientèle informées des développements passionnants en cours. Le directeur général de l’ÉNERCA, Monsieur Thierry-Patient Béndima, a annoncé avec enthousiasme que les préparatifs de la mise en service de la nouvelle centrale solaire photovoltaïque de DANZI étaient en cours, marquant ainsi un tournant prometteur vers une source d’énergie plus propre et durable pour le pays.

 

Essais Techniques pour une Transition Ensoleillée

 

Depuis le jeudi 24 août 2023, l’ÉNERCA a lancé une série d’essais techniques intensifs en relation avec la centrale solaire photovoltaïque de DANZI. Ces essais, prévus pour une durée de dix jours, sont une étape cruciale dans la préparation de la mise en service de cette centrale solaire de pointe. Cependant, comme tout progrès majeur, cela ne vient pas sans quelques ajustements temporaires.

L’annonce a également révélé que ces essais techniques pourraient entrainer des perturbations dans la fourniture d’électricité au cours de cette période. C’est une réalité inévitable lorsque l’on opère des changements significatifs dans l’infrastructure énergétique d’une nation. Néanmoins, l’ÉNERCA s’est assurée de souligner qu’elle est pleinement consciente de l’impact de ces perturbations sur la vie quotidienne de la population, et elle présente ses excuses pour les désagréments qui pourraient en résulter.

 

Un Pas vers un Avenir Énergétique Durable

 

Monsieur Thierry-Patient Béndima, Directeur Général de l’ÉNERCA, a exprimé sa confiance dans le potentiel de la nouvelle centrale solaire photovoltaïque de DANZI. Il a souligné que ces essais techniques et les perturbations temporaires qu’ils pourraient causer sont des étapes nécessaires pour garantir le succès de la transition vers une source d’énergie plus propre et renouvelable. Une fois pleinement opérationnelle, cette centrale solaire contribuera non seulement à réduire l’empreinte carbone de la nation, mais aussi à renforcer la résilience du réseau électrique contre les fluctuations de l’approvisionnement en énergie.

 

Un Engagement envers le Service Public

 

Bien que les perturbations puissent être dérangeantes, il est important de reconnaître que l’ÉNERCA ne ménage aucun effort pour minimiser les inconvénients. Le communiqué a souligné que l’ÉNERCA s’engage à réduire autant que possible les désagréments causés par ces travaux essentiels. Cette initiative témoigne de l’engagement de l’ÉNERCA envers la population de Bangui et sa clientèle, et démontre sa responsabilité en tant que fournisseur de services essentiels.

 

Alors que l’ÉNERCA traverse cette période de transition énergétique passionnante, il est important que la population et la clientèle reconnaissent l’importance à long terme de ces perturbations temporaires. La centrale solaire photovoltaïque de DANZI est une étape majeure vers un avenir énergétique plus propre et durable pour la République Centrafricaine. Une fois que les essais techniques auront été menés à bien et que la centrale sera opérationnelle, les avantages de cette initiative ambitieuse brilleront à jamais.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : Le Contingent Burundais de la Minusca Distribue de l’Eau Potable aux Villages Démunis

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Le Contingent Burundais de la Minusca Distribue de l’Eau Potable aux Villages Démunis

 

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Le contingent burundais distribue de l’eau potable à la population de Galafondo

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – La scène témoigne d’une humanité en action, d’une compassion qui transcende les frontières : le contingent burundais au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a entrepris une mission cruciale pour la survie des habitants des villages reculés de Yamodo-Boambali1 et Mabo-Carrie2, tous deux situés dans la commune de Galafondo, à 30 kilomètres de la ville de Sibut. Une région qui fait face à une situation de pénurie d’eau depuis quatre mois, laissant ses résidents dans une situation précaire.

 

Dans un tweet émouvant partagé le 27 août 2023 à 23h38, le compte officiel de la Force de Défense Nationale du Burundi (@fdnbbi) a partagé le récit d’une intervention humanitaire qui a eu lieu la veille. Le 26 août, le contingent burundais déployé sous l’égide des nations-unies en République centrafricaine (la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) a apporté une lueur d’espoir à des villages désespérément en quête d’eau potable.

 

Les chiffres sont à la fois impressionnants et révélateurs de l’ampleur du geste : plus de 10 000 litres d’eau potable ont été distribués aux résidents des villages de Yamodo-Boambali1 et Mabo-Carrie2. Pour ces communautés isolées, cet acte de générosité n’est pas seulement un apport en eau, mais aussi un symbole de solidarité internationale.

 

La situation est d’autant plus critique que ces deux villages n’ont eu qu’un seul point d’eau sur lequel compter, lequel a été hors service depuis déjà quatre mois. Cette panne a plongé les habitants dans une situation de vulnérabilité, où chaque goutte d’eau est devenue précieuse. Face à cette urgence, le contingent burundais a répondu avec une promptitude qui reflète l’engagement de la communauté internationale à atténuer les souffrances humaines, peu importe le lieu.

 

La distribution de l’eau potable va bien au-delà de la simple satisfaction des besoins physiologiques fondamentaux. Elle incarne la notion même de responsabilité sociale et de service désintéressé. Le contingent burundais et l’UN_CAR, par leur action conjointe, ont démontré que l’aide humanitaire transcende les différences et les barrières, et qu’elle repose sur une compréhension commune de l’importance de la dignité humaine.

 

Cette initiative soulève également des questions plus larges sur l’accès à l’eau potable dans les régions reculées et vulnérables du monde. La pénurie d’eau, bien qu’alarmante dans ce contexte, est une réalité persistante pour de nombreuses populations à travers le globe. L’histoire de Yamodo-Boambali1 et Mabo-Carrie2 est un rappel poignant de la nécessité de mettre en œuvre des solutions durables pour garantir l’accès universel à cette ressource vitale.

 

Rappelons que  l’acte de générosité du contingent burundais au sein de l’UN_CAR envers les villages démunis de la commune de Galafondo témoigne du pouvoir de l’intervention humanitaire ciblée. Il rappelle également que la soif de solidarité peut transcender les barrières géographiques et culturelles pour apporter un soulagement vital là où il est désespérément nécessaire. Ce geste résonne dans les cœurs et les esprits comme un rappel puissant que nous partageons une humanité commune, et que cette humanité appelle à l’action en faveur de ceux qui en ont le plus besoin.

 

Par la rédaction du Corbeaunews

 

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Donner un Nouveau Souffle à l’Autonomisation des Femmes en Centrafrique : La Puissance de la Cohésion et de l’Entreprenariat

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Donner un Nouveau Souffle à l’Autonomisation des Femmes en Centrafrique : La Puissance de la Cohésion et de l’Entreprenariat

 

La présidente nationale de l'OFCA, l'organisation féminine Ramadane Margueritte
Ramadan Margueritte. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Au cœur de Bangui, la capitale centrafricaine, résonne un écho prometteur : celui de près de 300 femmes venues des neuf arrondissements de la ville. Un samedi mémorable a été marqué par une causerie éducative où ces femmes inspirantes ont engagé des dialogues profonds sous le thème « Trace ton chemin en tant que femme ». L’occasion était solennelle, un moment privilégié où des voix se sont élevées pour célébrer la puissance de la solidarité féminine et pour encourager l’autonomisation individuelle.

 

Au cœur de cette causerie éducative, une série d’idéaux lumineux a été célébrée. Loin d’être une simple réunion, cette rencontre a été une bouffée d’air frais pour les femmes centrafricaines, plaçant en son centre des valeurs clés : la cohésion sociale, l’entraide et l’autonomisation. Le but ultime : guider les femmes vers la voie de la création d’activités génératrices de revenus, démontrant que leurs horizons ne sont pas limités par des préjugés dépassés.

 

Les paroles de Claire Delune Koka, participante venue de Bimbo, résonnent avec sincérité et espoir. Elle souligne combien il est essentiel que les femmes se réunissent, échangent et s’immergent dans des discussions éducatives qui éclairent le chemin pour celles qui sont encore en marge. L’initiative est saluée avec ferveur, car elle brise les barrières qui ont tenté de limiter les aspirations des femmes, les cantonnant à un rôle obsolète.

 

Une des instigatrices, Irène Moussa-Kémbé, directrice générale de la téléphonie mobile Télécel Centrafrique, partage son enthousiasme et son engagement personnel. Pour elle, l’entreprenariat est bien plus qu’une simple action ; c’est une déclaration d’indépendance, un modèle à suivre. Son entreprise Fifi Market sert d’exemple vivant que les femmes peuvent s’épanouir non seulement dans le monde des affaires, mais aussi dans celui de l’autonomisation. Elle souligne ainsi le rôle crucial de l’entreprenariat pour libérer les femmes de chaînes invisibles.

 

Marguerite Ramadan, ministre de la promotion de la femme, abonde dans ce sens, relevant que si le potentiel entrepreneurial des femmes est incontestable, la route vers le sommet est pavée d’obstacles. Pourtant, l’entreprenariat se présente comme la clef du développement, une voie que le gouvernement soutient fermement. À travers des stratégies d’autonomisation socio-économique, les femmes sont incitées à embrasser leur potentiel d’entrepreneures, contribuant ainsi à la vitalité économique de la nation.

 

Cette causerie éducative n’est pas une simple fin en soi, mais le commencement d’un voyage. Les organisatrices ont tracé des plans ambitieux pour des formations à l’entreprenariat qui toucheront les femmes non seulement à Bangui, mais aussi dans les villes de province. L’horizon s’éclaircit, et l’espoir brille. Bien que la date de ces formations reste inconnue, la détermination est palpable.

 

Rappelons que cette causerie éducative est bien plus qu’une rencontre informelle. C’est une célébration du potentiel féminin, une exhortation à briser les chaînes du doute et à ouvrir les portes de l’autonomisation. Dans un pays où l’entrepreneuriat des femmes peut être le catalyseur du progrès, cette initiative résonne comme un appel à l’action. Les voix des femmes centrafricaines se mêlent dans un chœur puissant, chantant une nouvelle ère d’opportunités et de réussites.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Des Rêves de Futur Meilleur : Solidarité Internationale en Action en République Centrafricaine

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Des Rêves de Futur Meilleur : Solidarité Internationale en Action en République Centrafricaine

 

Centrafrique.org/reena-ghelani-coordonnatrice-de-la-prevention-et-de-lintervention-en-cas-de-famine-des-nations-unies-a-bria/” data-wpel-link=”internal”>Reena Ghelani, Coordonnatrice de la prévention et de l'intervention en cas de famine des Nations Unies
CopyrightReena Ghelani

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 29 août 2023 (CNC) –  Dans la ville de Bria, au centre-nord de la République Centrafricaine, un vent d’espoir souffle au milieu des défis que rencontrent les jeunes mères et les communautés déplacées. C’est dans ce contexte que Reena Ghelani, Coordonnatrice  de la prévention et de l’intervention en cas de famine des Nations Unies  , a récemment partagé un tweet inspirant. Son témoignage, publié le 24 août dernier, nous plonge au cœur d’une réalité où les aspirations à un avenir meilleur sont portées par des actions concrètes.

 

Le tweet de Reena Ghelani, (@rghelani), fait écho aux rêves de progrès exprimés par les jeunes mères et les communautés déplacées qu’elle a rencontrées lors de sa visite à Bria. À travers ses mots, elle révèle l’engagement remarquable des agences des Nations Unies, des ONG et des autorités locales pour sauver des vies et renforcer la résilience. Accompagnée du coordinateur humanitaire Ag Ayo Ya (@Ag_Ayoya), elle a pu constater de visu les programmes puissants qui sont mis en place pour répondre aux besoins pressants de ces populations vulnérables.

 

Le témoignage de Reena Ghelani met en lumière le rôle crucial que jouent les organisations internationales et locales dans la création d’un avenir meilleur pour les personnes touchées par les crises humanitaires. L’engagement envers la vie et la résilience est au cœur de ces efforts. Les agences des Nations Unies, les ONG et les autorités locales unissent leurs forces pour fournir une aide vitale, garantir l’accès aux soins de santé, à l’éducation et à la sécurité alimentaire, et soutenir le développement à long terme.

 

L’image jointe au tweet capture un instant précieux, symbolisant cette solidarité en action. On y voit Reena Ghelani et Ag Ayo Ya échanger avec les membres de la communauté, écoutant leurs histoires et partageant leurs espoirs. Cette interaction personnelle souligne l’importance de la proximité et de la compréhension dans les efforts humanitaires.

 

L’exemple de la République Centrafricaine démontre que, malgré les défis monumentaux, le dévouement et la coopération peuvent transformer des rêves en réalité. L’histoire de Bria rappelle au monde que derrière chaque crise humanitaire, il y a des individus avec des espoirs et des rêves, prêts à se battre pour un avenir meilleur. Les tweets de Reena Ghelani mettent en avant ces histoires souvent méconnues et soulignent le rôle vital des acteurs humanitaires dans la construction d’un monde plus équitable et solidaire.

 

Ceci dit, le tweet de Reena Ghelani nous invite à réfléchir sur la puissance de l’action humanitaire concertée et à nous rappeler que même au cœur des situations les plus difficiles, des lueurs d’espoir persistent. La République Centrafricaine et ses habitants sont un exemple inspirant de résilience et de détermination, renforcés par le soutien des agences internationales et des acteurs locaux.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Un Élan Collectif pour le Renouveau de Mingala : Ensemble vers un Avenir Meilleur

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Un Élan Collectif pour le Renouveau de Mingala : Ensemble vers un Avenir Meilleur

 

Centrafrique.org/a-mingala/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/A-Mingala-450×293.jpg” alt=”dans la sous-préfecture de Mingala, dans la Basse-Kotto, au centre-est de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”293″ />
CopyrightDR

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – La sous-préfecture de Mingala, nichée au cœur de la Basse-Kotto, se dresse devant une série de défis qui n’ont pas été ignorés par ses ressortissants engagés et soucieux de l’avenir de leur région.*

 

Samedi dernier, dans la capitale centrafricaine de Bangui, une assemblée générale d’une importance capitale a eu lieu. Organisée par les jeunes ressortissants dynamiques de Mingala, elle a servi de plateforme pour discuter et élaborer des solutions pour les problèmes pressants qui affectent leur bien-aimée Mingala. Priva Fourou, le président de l’association des ressortissants de Mingala, a souligné l’objectif primordial de cette initiative et les ambitions qui l’ont nourrie.

 

“Depuis un certain temps, il était difficile de ne pas remarquer l’isolement dans lequel la région de Mingala semblait être abandonnée. En tant que fiers ressortissants de Mingala, nous avons ressenti le devoir de prendre les rênes du développement de notre localité. L’assemblée générale a été notre moyen de réunir nos esprits, de façonner un plan d’action audacieux et de trouver des stratégies concrètes pour résoudre nos défis.”

 

L’enthousiasme et la détermination au cœur de cette assemblée ont donné naissance à des résolutions importantes, chacune étant un pas vers la revitalisation de Mingala. En tête de liste, le renforcement de l’infrastructure essentielle qui façonnera l’avenir de la région. Des écoles, des hôpitaux et des routes figurent en bonne place sur cette liste. L’idée est simple mais puissante : la communauté locale elle-même prendra les rênes de la transformation, bâtissant une infrastructure solide pour les générations futures.

 

Priva Fourou a souligné l’unité nécessaire pour que ces plans audacieux se matérialisent : “Nous sommes convaincus que l’union fait la force. Si nous nous serrons les coudes, nous pouvons accomplir des merveilles. Notre premier acte sera la construction d’écoles dans notre localité. Même ici à Bangui, où résident des ressortissants de Mingala dotés de moyens modestes, nous avons la responsabilité de contribuer à ce changement. Nous ne pouvons pas toujours compter sur le gouvernement central, nous devons agir.”

 

C’est dans cet esprit que des stratégies innovantes prendront forme pour impliquer toutes les couches de la société. Qu’il s’agisse d’une entrepreneure ou d’un ouvrier, chacun aura la chance de jouer son rôle dans la renaissance de Mingala. Les contributions, si modestes soient-elles, contribueront à la transformation collective. C’est un appel à l’action et un engagement envers un avenir meilleur.

 

En conclusion, l’assemblée générale à Bangui a marqué le début d’un nouveau chapitre pour Mingala et ses résidents. Les défis ne sont plus vus comme des obstacles insurmontables, mais comme des opportunités de grandir et de prospérer ensemble. Guidés par le leadership inspirant de Priva Fourou et portés par l’esprit de camaraderie, les ressortissants de Mingala ont entamé un voyage vers une localité revitalisée, témoignant de la puissance de la détermination collective pour façonner un avenir radieux.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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L’Examen Conjoint des Politiques Commerciales de la CEMAC : Un Pas vers une Coopération Renforcée

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L’Examen Conjoint des Politiques Commerciales de la CEMAC : Un Pas vers une Coopération Renforcée

 

Centrafrique.org/la-cemac-prepare-son-avenir-economique-et-financier-lors-de-son-prochain-sommet-en-2023/sommet-cemac-2/” rel=”attachment wp-att-58359″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/sommet-CEMAC-450×253.jpg” alt=”sommet CEMAC” width=”450″ height=”253″ />

 

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est sur le point de devenir le théâtre d’un événement majeur en septembre, alors que les pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) se préparent à l’Examen Conjoint des Politiques Commerciales. Annoncé par Douglas Darius Carpenter, Représentant de l’union européenne en RCA  sur son compte Twitter officiel, cet examen promet d’apporter un éclairage crucial sur la mise en œuvre des engagements régionaux et multilatéraux, avec un accent particulier sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF). L’événement est non seulement l’occasion pour les pays membres de la CEMAC d’évaluer mutuellement leurs politiques commerciales, mais il offre également des enseignements précieux pour les partenaires internationaux.

 

L’annonce de cet examen conjoint a suscité l’attention des acteurs clés du commerce international, y compris la Commission Européenne du Commerce et de l’OMC elle-même. Cela témoigne de l’importance de cet événement en tant que plateforme pour évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des engagements commerciaux et économiques au sein de la région de la CEMAC.

 

L’examen conjoint des politiques commerciales de la CEMAC est une initiative prometteuse qui vise à renforcer la coopération entre les pays membres tout en contribuant à la réalisation des objectifs de développement durable fixés par les Nations Unies. En se basant sur le principe d’évaluation par les pairs, les pays participants auront l’opportunité d’analyser en profondeur les politiques mises en place dans leurs économies respectives et d’identifier les domaines de convergence ainsi que les défis persistants.

 

L’un des points forts de cet examen est son attention particulière portée à la ZLECAF. Cette initiative ambitieuse cherche à créer un marché unique pour les biens et les services sur le continent africain, stimulant ainsi les échanges intra-africains et favorisant la croissance économique durable. L’examen conjoint des politiques commerciales de la CEMAC permettra d’évaluer comment les pays membres ont progressé dans la mise en œuvre de la ZLECAF et d’identifier les opportunités pour une meilleure intégration économique régionale.

 

En outre, cet événement offre des avantages significatifs pour les partenaires commerciaux internationaux. En observant de près les conclusions de cet examen, les partenaires externes auront une meilleure compréhension des défis et des opportunités liés aux échanges commerciaux avec la région de la CEMAC. Cela pourrait éventuellement mener à des collaborations renforcées, à une meilleure coordination des politiques et à des accords bilatéraux mutuellement bénéfiques.

 

Rappelons que l’Examen Conjoint des Politiques Commerciales de la CEMAC à l’OMC en septembre s’annonce comme un événement d’une grande importance pour la région et au-delà. Il offre l’opportunité aux pays membres de la CEMAC d’évaluer leurs politiques commerciales, de discuter des défis et des opportunités, et de renforcer leur coopération économique. De plus, il ouvre une fenêtre sur la mise en œuvre de la ZLECAF et propose des enseignements précieux pour les partenaires internationaux. Il ne fait aucun doute que cet examen conjoint jouera un rôle crucial dans la promotion du commerce durable et de la coopération économique dans la région de la CEMAC.

 

Par Alain  Nzilo

Directeur de publications

 

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Dernières heures : Grève à la mairie de Bangui, toutes les portes sont fermées

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Dernières heures : Grève à la mairie de Bangui, toutes les portes sont fermées

 

Centrafrique.org/rca-mairie-de-bangui-quatre-mois-darriere-de-salaire-remontent-les-nerfs-du-personnel/mairie-de-bangui-en-Centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-24851″ data-wpel-link=”internal”>Hôtel de ville de Bangui. CopyrightDR
Hôtel de ville de Bangui. CopyrightDR

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Les locaux de la Mairie de Bangui ont été le théâtre d’une grève sans précédent, alors que les fonctionnaires municipaux ont fermé les portes en signe de protestation contre le non-paiement de leurs salaires. L’atmosphère tendue est le résultat direct de l’accumulation de frustrations concernant les retards de paiement des salaires, qui a atteint un point critique.

 

Fonctionnaires municipaux en grève

 

Depuis une heure, les employés de la Mairie de Bangui ont pris une mesure radicale en se lançant dans une grève pour exprimer leur profond mécontentement face aux retards persistants dans le versement de leurs salaires. Cette action témoigne de la frustration grandissante parmi les travailleurs qui, malgré leurs dévouements et leurs contributions à la ville, se sont retrouvés confrontés à des difficultés financières croissantes en raison du non-respect des délais de paiement de leurs salaires.

 

Policiers municipaux manifestent leur colère

 

Plus particulièrement, les policiers municipaux ont fait entendre leur voix de manière publique, exprimant leur colère face à un arriéré de plus de trois mois de salaire non versé. Cette situation a engendré un climat d’insatisfaction et de désillusion parmi les agents chargés de maintenir l’ordre et d’assurer la sécurité au sein de la ville. La manifestation des policiers municipaux souligne l’urgence d’une résolution rapide de cette crise, afin de préserver la confiance et la cohésion au sein des forces de l’ordre.

 

Vers une résolution ?

 

Les regards se tournent désormais vers les autorités municipales pour apporter des solutions concrètes à cette impasse. La fermeture des portes de la Mairie de Bangui met en évidence l’ampleur du mécontentement et souligne la nécessité pour les décideurs d’agir rapidement et de manière décisive. La gestion efficace de cette situation délicate exigera non seulement le règlement des arriérés de salaire, mais également la mise en place de mécanismes plus robustes pour assurer des paiements en temps opportun à l’avenir.

 

Prochaines étapes

 

Restez informés pour obtenir des informations plus détaillées sur les développements de cette grève et sur les actions entreprises par les autorités compétentes pour résoudre cette crise. Nos prochains articles sur Corbeaunews-Centrafrique (CNC) vous fourniront une analyse approfondie des implications de cette situation et des mesures prises pour surmonter cette crise salariale.

 

Rappelons que la grève en cours à la Mairie de Bangui témoigne des défis persistants auxquels sont confrontés les fonctionnaires municipaux en raison des retards de paiement des salaires. Cette situation met en lumière l’urgence d’une réponse rapide et efficace de la part des autorités pour résoudre cette crise et rétablir la stabilité au sein de l’administration municipale.

 

Par Anselme Mbata

 

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Révélation : le PCA de l’ITHS, l’Ivoirien Armand Grah, un grand trafiquant de faux billet

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Révélation : le PCA de l’ITHS, l’Ivoirien Armand Grah, un grand trafiquant de faux billet

 

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Armand Grah PCA ITHS

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – La République centrafricaine, déjà un aimant pour les grands acteurs du crime international, se retrouve une fois de plus sous les projecteurs pour des raisons inquiétantes. Armand Grah, Président du Conseil d’Administration de l’entreprise International Technology Service Handling (ITHS) basée en Côte d’Ivoire, est au cœur d’une révélation choquante : le vaste réseau de trafic des faux billets de banque qui s’étend de l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, il en est le maître d’orchestre. Révélation.

 

Le parcours de Armand Grah, bien qu’initialement modeste, a pris un tournant obscur lorsqu’il a obtenu le marché de sécurisation de l’aéroport international de Bangui Mpoko. Cela lui a, non seulement ouvert les portes de la République centrafricaine, mais lui a également permis d’établir des connexions privilégiées avec les autorités locales. Rapidement, il a tissé des liens avec des personnalités influentes, y compris le ministre des transports, Monsieur Djono Ahaba, qu’il a apparemment réussi à manipuler comme une poupée grâce à sa générosité financière douteuse.

 

Armand Grah ne s’est pas arrêté là sur le ministre des Transports. Il aurait utilisé ces relations pour atteindre le sommet de la hiérarchie administrative, incluant l’homme fort de Bangui, le putschiste la Président de la République, Faustin Archange Touadera, en passant par son Premier ministre, qu’il aurait soudoyé avec une somme considérable de 50 millions de francs CFA. Cette apparente aisance à influencer les acteurs politiques a poussé l’homme à croire qu’il était au-dessus des lois.

 

Mais c’est dans ses activités illicites de production de faux billets de banque que la véritable sombritude d’Armand Grah émerge. En Afrique de l’Ouest, il est tristement célèbre pour son implication dans la fabrication et la distribution de faux billets. Des témoignages recueillis par la Rédaction du CNC à Abidjan confirment qu’il fait partie des trois principaux trafiquants de faux billets en Côte d’Ivoire, et même parmi les cinq premiers de toute la région ouest-africaine.

 

Nos investigations ont également conduit à des révélations concernant une collaboration passée entre Armand Grah et l’honorable Sylvain Patassé, le fils ainé de l’ancien président feu Patassé. Selon nos informations en cours d’investigation, le sulfureux PCA Armand Grah, aurait proposé ses services criminels à Sylvain Patassé il y a quelques années, jetant ainsi la lumière sur les ramifications profondes de ce réseau.

 

Cette révélation choquante jette une lumière crue sur le niveau alarmant de corruption et de criminalité qui peut s’infiltrer jusque dans les cercles les plus élevés du pouvoir de Bangui. La République centrafricaine, déjà fragile politiquement et économiquement, se retrouve désormais confrontée à un défi encore plus grand : l’éradication d’un réseau transfrontalier de trafic de faux billets de banque qui s’infiltre dans le pays.

 

L’équipe du CNC poursuivra ses investigations pour fournir des détails supplémentaires sur cette affaire complexe. En attendant, les répercussions de ces révélations pourraient s’étendre bien au-delà de la République centrafricaine, mettant en lumière la nécessité d’une coopération internationale pour démanteler de tels réseaux criminels et rétablir la confiance dans les institutions nationales.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Valery Zakharov : le successeur de Prigojine à la tête du groupe Wagner ?

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Valery Zakharov : le successeur de Prigojine à la tête du Groupe Wagner ?

 

L'ex-douanier russe Valery Zakharov, devenu commandant des mercenaires russes, et ancien conseiller du chef de l'État centrafricain Faustin Archange Touadera
L’ex-douanier russe Valery Zakharov, devenu commandant des Mercenaires russes, et ancien conseiller du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera. Copyright Éric Ngaba

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Près d’une semaine s’est écoulée depuis la disparition du fondateur et chef du groupe paramilitaire Wagner, Evgueni Prigojine. Cette situation a ouvert une fenêtre d’incertitude sur la direction que prendra ce groupe controversé. Parmi les noms qui circulent dans les cercles du Kremlin, celui de Valery Zakharov se démarque de celui de Troshev Andrei, un vétéran de guerre et aussi un des fondateurs de ce groupe. Valery Zakharov, ancien conseiller en sécurité du président putschiste centrafricain Faustin Archange Touadera, pourrait être le prochain à diriger Wagner.

 

La présence de Wagner en Afrique, en particulier en République centrafricaine, est reconnue comme un modèle de l’influence russe dans le continent. Des rapports émanant de l’initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale soulignent que les activités de Wagner dans ce pays pourraient être interprétées comme une nouvelle colonisation. Cette situation complexe éveille des préoccupations à Washington et suscite des interrogations quant aux conséquences du décès du chef du groupe.

 

Selon Lova Rinel, spécialiste de Wagner et de la Russie en Afrique, affiliée à la Fondation pour la recherche stratégique, la mort d’Evgueni Prigojine ne signifie pas nécessairement la disparition du groupe et de son influence en Afrique. Elle compare Wagner à une pieuvre mafieuse : bien que la tête puisse être coupée, ses tentacules restent actifs. Elle suggère même que Valery Zakharov, en tant qu’ancien conseiller présidentiel et commandant en chef potentiel de Wagner, pourrait être le successeur naturel.

 

Dmitry Sergeevich Sytii, Valery Zakharov et Oleg
Monsieur Dmitry Sergeevich Sytii, Monsieur Valery Zakharov et Monsieur Oleg

 

Valery Zakharov, un ancien agent des services secrets russes, est l’un des rares membres restants de la hiérarchie de Wagner, étant donné que d’autres successeurs potentiels semblent avoir également disparu. Sa proximité passée avec le président putschiste centrafricain et sa connaissance des opérations de Wagner en font un candidat crédible pour prendre les rênes du groupe paramilitaire.

 

Il est clair que l’Afrique occupe une place stratégique dans les ambitions russes. Même après sa mutinerie en Ukraine, Evgueni Prigojine a continué de souligner l’importance de l’Afrique pour la Russie. L’influence russe sur le continent est devenue cruciale pour obtenir le soutien des dirigeants africains lors des votes aux Nations Unies, notamment en raison du besoin de Vladimir Poutine d’un soutien diplomatique élargi.

 

La mort du chef de guerre ne devrait pas nécessairement altérer la Situation en République centrafricaine. Le gouvernement local insiste sur le fait qu’il a un accord de défense avec la Russie, pas directement avec Wagner. Il semble que Moscou ait externalisé ses activités via ce groupe paramilitaire, ce qui a été longtemps nié par Vladimir Poutine. Cependant, il a finalement admis que la Russie avait financé Wagner à hauteur de 86 milliards de roubles (plus de 1,2 milliard de dollars), en échange de services en tant que bras armé à l’étranger.

 

En réalité, la disparition d’Evgueni Prigojine ne signifie pas la fin des activités de Wagner en Afrique. La montée potentielle de Valery Zakharov en tant que chef du groupe pourrait maintenir le statu quo ou même renforcer l’influence russe dans la région. Les liens complexes entre le Kremlin, Wagner et la République centrafricaine continuent de susciter des questions sur la nature exacte de leur partenariat et de leurs objectifs en Afrique.

 

Par Alain Nzilo

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Rencontre stratégique entre Touadéra et Prigojine à Bangui : nouveaux éclairages

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Rencontre stratégique entre Touadéra et Prigojine à Bangui : nouveaux éclairages

 

Centrafrique.org/de-lindependance-a-lillusion-la-deception-du-discours-de-faustin-archange-touadera/touadera-aout/” rel=”attachment wp-att-67889″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/touadera-aout-450×300.jpg” alt=”Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera lors de son allocution à la nation à l’occasion du soixante troisième anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine le 12 août 2023″ width=”450″ height=”300″ />
Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Une révélation captivante émanant du journal de renom WASHINGTON POST suscite un vif intérêt au sein de la sphère géopolitique. Selon le rapport du quotidien, Evguéni Prigojine, personnage éminemment controversé, aurait effectué une visite inattendue à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, quelques jours avant sa tragique disparition dans le crash de son jet privé près de Moscou en Russie. Lors de ce séjour énigmatique, Prigojine aurait eu une rencontre décisive avec le chef de la junte centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra.

 

L’étonnante liaison entre ces deux individus clés revêt une signification profonde et cache vraisemblablement des enjeux de grande ampleur. Selon les informations du WASHINGTON POST, un avion en provenance du Soudan aurait livré à Touadéra une précieuse cargaison d’or, préalablement à sa fuite vers Bamako et finalement vers la Russie. Dans un retournement de situation tout aussi saisissant, Prigojine aurait reçu de Touadéra une somme substantielle, des lingots d’or ainsi que des diamants. Ces échanges suscitent inévitablement des interrogations sur la nature exacte de leurs discussions à Bangui.

 

Les sources du WASHINGTON POST indiquent que les entretiens entre Prigojine et Touadéra portaient sur le renforcement des liens entre le groupe Wagner, une société de mercenaires russe notoire, et le régime en place à Bangui. Il semblerait que Touadéra ait exprimé le désir d’accueillir davantage de mercenaires de Wagner en République centrafricaine pour consolider sa position politique précaire. Cette information jette une lumière crue sur les dynamiques complexes et souvent sombres qui façonnent les relations entre les dirigeants politiques et les acteurs non étatiques.

 

Cependant, une question préoccupante émerge de ces développements. Touadéra semble être en quelque sorte captif de l’influence des mercenaires de Wagner, même malgré les atrocités que ce groupe aurait commises à l’encontre de la population. Cette réalité suscite des inquiétudes quant à la véritable autonomie dont dispose le chef centrafricain dans la gestion de son pays.

 

L’ensemble de ces événements s’inscrit dans un contexte plus large de jeux d’influence et d’alliances équivoques qui ébranlent les fondements mêmes de la diplomatie internationale. L’affaire soulève des questions profondes sur la responsabilité des acteurs étatiques et non étatiques dans la préservation de la paix et de la sécurité à l’échelle mondiale.

 

Rappelons que la rencontre secrète entre Touadéra et Prigojine à Bangui révèle un tableau complexe de connexions politiques et d’intérêts divergents. Les motivations sous-jacentes à ces échanges demeurent pour l’instant l’objet de spéculations, mais une chose est certaine : les conséquences de ces rencontres auront des répercussions durables sur la République centrafricaine et au-delà. La situation continue d’évoluer, et il appartient à la communauté internationale de suivre de près ces développements intrigants pour en saisir les implications profondes.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Fidèle Gouandjika : Une Plaie Honteuse en Deuil Après la Mort de Evguéni Prigojine

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Fidèle Gouandjika : Une Plaie Honteuse en Deuil Après la Mort de Evguéni Prigojine

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Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Dans le monde de la politique, il y a des individus qui défient toute logique, tout sens commun et toute décence humaine. Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du président putschiste de la République Faustin Archange Touadera en République centrafricaine, se révèle être l’un de ces individus. Ses propos suite à la mort tragique d’Evguéni Prigojine sont non seulement choquants, mais également révélateurs de l’absence totale d’empathie et de discernement qui semblent caractériser sa personnalité.

 

Fidèle Gouandjika ose qualifier Evguéni Prigojine de sauveur de la démocratie, alors que le monde connaît les implications controversées et les manigances de Prigojine à travers ses activités de mercenariat. Il est bien connu que Prigojine a été impliqué dans des opérations d’ingérence et de manipulation dans plusieurs pays, semant la discorde et favorisant l’autoritarisme. Les éloges de Gouandjika envers un tel individu ne font que mettre en lumière sa propre ignorance flagrante ou son manque total de souci pour la vérité.

Pour symboliser le deuil, Fidèle Gouandjika s’est permis de s’habiller comme un mercenaire: pantalon militaire Cargo Joker vert kaki, t-shirt noir à l’effigie de Wagner, un Borsalino vert militaire sur sa tète et aux pieds, des rangers militaires. Pour combler l’ironie, il a même organisé des veillées mortuaires à son domicile.

 

Evguéni Prigojine
Evguéni Prigojine

 

Pire encore, Gouandjika tente de minimiser l’impact de la mort de Prigojine en déclarant que cela ne changera rien dans la coopération entre la République centrafricaine et les forces russes. Il semble oublier que Prigojine était au cœur de cette coopération, participant activement à l’envoi d’instructeurs russes de Wagner en République centrafricaine. Sa disparition devrait au moins susciter une remise en question de cette coopération douteuse, mais Gouandjika ne voit que des intérêts politiques étroits.

 

Le ministre conseiller semble également ignorer la portée des actions de Prigojine et la répercussion de ses activités sur la souveraineté et la stabilité de nombreux pays. Accorder de l’importance à la mort de Prigojine comme si c’était un coup tragique pour la démocratie est une insulte à l’intelligence de quiconque comprend la complexité de la situation géopolitique actuelle.

 

En déclarant que l’accord avec Moscou reste inchangé et que les instructeurs russes continueront d’opérer en République centrafricaine, malgré les craintes de Touadera de les voir partir et le laisser seul, Gouandjika confirme sa complicité dans cette affaire. Plutôt que de saisir l’opportunité de réévaluer la relation avec la Russie et de favoriser des choix plus éclairés pour son pays, Gouandjika semble déterminé à persévérer dans une alliance douteuse, ignorant les conséquences potentiellement désastreuses.

 

Notons que  les propos de Fidèle Gouandjika suite à la mort d’Evguéni Prigojine sont une triste démonstration de son manque de leadership, de sa mauvaise compréhension des enjeux internationaux et de sa propension à sacrifier l’intérêt national pour des gains personnels à court terme. Les citoyens de la République centrafricaine méritent mieux que ce genre de représentants déconnectés de la réalité et aveuglés par des agendas obscurs.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Tensions émergent entre conducteurs de taxis et moto-taxi

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Centrafrique : Tensions émergent entre conducteurs de taxis et moto-taxi

 

Centrafrique.org/rca-un-braquage-de-domicile-qui-a-mal-tourne-a-coute-la-vie-a-un-homme-a-bangui/stationnement-des-taxi-moto-devant-le-marche-combattant-sur-avenue-des-martyrs-proche-de-laeroport-le-15-mai-2020-par-tregu/” rel=”attachment wp-att-46975″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/stationnement-des-taxi-moto-devant-le-marche-combattant-sur-avenue-des-martyrs-proche-de-laeroport-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”stationnement des taxi moto devant le marché combattant sur avenue des martyrs proche de l’aéroport le 15 mai 2020 par trégu” width=”450″ height=”337″ />
Tête de stationnement des taxis-motos au marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Les rues de Bangui ont résonné de revendications la semaine dernière, alors que les conducteurs de taxis et de bus centrafricains se sont rassemblés pour exiger des mesures réglementaires afin de résoudre les défis croissants posés par la présence des taxis-moto sur les mêmes itinéraires. Cependant, l’assemblée générale convoquée par le syndicat des conducteurs et receveurs de taxis et bus (SRTB) a pris une tournure inattendue lorsque Pepin Daouda, président du FCTB RCC, a élevé des objections quant à la légitimité du SRTB pour porter les revendications.

 

L’enjeu central est la coexistence difficile entre les taxis traditionnels et les taxis-moto, qui sont devenus des rivaux formidables sur les routes de la capitale. Junior Guy Banga, un conducteur de taxis, exprime les préoccupations partagées par de nombreux conducteurs : “Auparavant, nous n’avions pas de concurrents sur la route, mais maintenant, les moto-taxi sont devenus nos rivaux. Ils opèrent librement sans régulation, ne payent pas de taxes et prennent nos clients. Nous sommes en difficulté. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de réglementer ce secteur.”

 

Les rues animées de Bangui sont le théâtre de cette bataille inattendue. Les conducteurs de taxis et bus, anciens gardiens incontestés de la route, sont confrontés à une nouvelle réalité où les moto-taxi ont gagné en popularité en offrant des trajets rapides et agiles à travers les embouteillages de la ville. Cette concurrence aiguë menace la stabilité financière des conducteurs traditionnels, qui ressentent le poids de la perte de clients et de revenus.

 

Cependant, alors que l’assemblée générale cherchait à aborder ces problèmes brûlants, les tensions sont montées lorsque Pepin Daouda, à la tête du Front des Conducteurs et Transporteurs de Bangui (FCTB RCC), a remis en question la légitimité du SRTB pour porter ces revendications. Daouda a clairement indiqué que son principal souci était les conditions de travail des conducteurs. Il a même annoncé son intention de déposer un préavis de grève cette semaine pour pousser en faveur de l’amélioration de ces conditions.

 

Gratien Ndéma, secrétaire général du SRTB, a réagi avec frustration aux objections de Daouda et a exprimé sa volonté de redynamiser le bureau du syndicat. “Notre syndicat ne peut pas travailler en collaboration avec le syndicat de Daouda. C’est à notre centre syndicat qui est USTC d’organiser dans un bref délai, comme ça nous allons essayer dans un bref délai, de remédier aux problèmes des chauffeurs de taxis rencontrés au quotidien”, a-t-il déclaré.

 

Le bras de fer entre les deux syndicats laisse les conducteurs de taxis et bus dans l’incertitude quant à l’avenir de leur profession. Alors que les taxis-moto gagnent du terrain et que les tensions entre les différents syndicats se renforcent, les autorités centrafricaines doivent naviguer habilement pour apaiser ces inquiétudes et trouver des solutions équilibrées pour tous les acteurs du secteur des transports. En fin de compte, l’objectif doit être de garantir la stabilité économique des conducteurs tout en assurant un service de transport sûr et efficace pour les citoyens de Bangui.

 

Par Anselme Mbata

 

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Des Ténèbres à la Lumière : La Saga de Libération d’Obo

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Des Ténèbres à la Lumière : La Saga de Libération d’Obo

 

Centrafrique.org/la-flambee-des-prix-a-obo-un-fardeau-insupportable-pour-les-habitants/dans-la-ville-de-obo/” rel=”attachment wp-att-67888″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/dans-la-ville-de-Obo-302×450.jpg” alt=”À une cinquantaine de mètres du marché de la ville de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine.” width=”302″ height=”450″ />
À Obo, au sud-est de la RCA. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Dans la paisible ville d’Obo, une histoire de courage, de résilience et de triomphe a émergé des ombres de l’injustice. Les cœurs tenaces de la population ont finalement vu la lumière briller au bout du tunnel. Après des jours d’angoisse et d’incertitude, la libération de la plupart des individus injustement détenus dans des conditions inhumaines a été saluée comme une victoire pour la dignité et la détermination.

 

Rappelons-nous des événements qui ont conduit à cette situation troublante. Une opération d’envergure, menée il y a plus d’une semaine, a transformé le quotidien des quartiers de Bajima et de NAKPANGA à Obo. Un groupe de jeunes garçons a été arrêté de manière brutale et illégale par les forces armées nationales. Ces âmes innocentes ont été enfermées dans un conteneur exigu de 20 pieds, plongées dans l’obscurité et la détresse au sein de la base militaire de l’armée nationale à Obo.

 

Cette opération a été enclenchée à la suite de la déclaration d’un Soldat FACA, dont l’arme aurait été capturée par les miliciens de la milice AZANDE ANI KPI GBE lors d’une embuscade violente. Une chaîne de circonstances qui a brisé la tranquillité de la ville et a laissé des familles entières dans l’angoisse et l’indignation.

 

Les familles de ces détenus, habituées à apporter des vivres aux policiers pour qu’ils les transmettent à leurs proches incarcérés, ont été confrontées à des portes closes. Les soldats FACA ont refusé catégoriquement toute assistance alimentaire, laissant les proches désemparés et bouleversés. L’impact de cette nouvelle s’est propagé comme une traînée de poudre à travers les quartiers, plongeant Obo dans un abîme de désolation et de colère.

 

Face à cette injustice insupportable, la population a choisi de se dresser avec une détermination sans faille. Une grève illimitée a été lancée, un acte puissant de solidarité qui visait à faire fléchir les soldats FACA et à obtenir la libération des victimes innocentes retenues dans le conteneur maudit. Les rues désertes, les échoppes closes et les étals vides étaient un cri silencieux mais puissant pour la justice.

 

Le triomphe de la résilience ne s’est pas fait attendre. Deux jours après le début de la grève, les soldats FACA ont été contraints de lâcher prise. La plupart des individus injustement emprisonnés ont été libérés, un rayon d’espoir dans les ténèbres de l’injustice. Cependant, une âme demeurait toujours captive, piégée dans le même conteneur qui avait emprisonné l’espoir et la liberté.

 

À la suite de la libération, la vie à Obo a commencé à reprendre son cours. Le marché a rouvert ses portes, les étals se sont à nouveau garnis de produits et les boutiques ont accueilli leurs clients avec soulagement. Cependant, cette victoire n’a pas été sans coût. La douleur persiste, la vie reprend avec une lourdeur, comme un rappel que chaque triomphe porte en lui les cicatrices du combat.

 

L’histoire n’est pas encore close. Alors que la ville tente de se relever de cette épreuve, le destin d’une âme reste en suspens, un dernier chapitre à écrire dans ce récit de courage, de résistance et de justice. La lumière de la vérité brille, guidant ceux qui continuent de se battre pour une Obo plus forte, plus juste et plus solidaire.

 

Par Mborifouefelle Élie

Correspondant du CNC à Obo

 

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Maire en question, Gouvernement en Défense : la Scandaleuse affaire à la Mairie de Bangui

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Maire en question, Gouvernement en Défense : la Scandaleuse affaire à la Mairie de Bangui

 

Centrafrique.org/?attachment_id=68263″ rel=”attachment wp-att-24854″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo.jpg” alt=”” width=”453″ height=”311″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo.jpg 271w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo-218×150.jpg 218w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo-100×70.jpg 100w” sizes=”auto, (max-width: 453px) 100vw, 453px” />

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Une enquête approfondie et une réponse adéquate sont toujours attendues sur les révélations de malversation financières à la mairie de Bangui mettent en lumière des pratiques obscures au sein de l’administration locale.

 

Dans un éclatant coup de projecteur sur la scène politique centrafricaine, des allégations de malversation financières à la mairie de Bangui ont fait surface grâce à David Gbéti, secrétaire général de l’institution. Cependant, les réponses, tant du côté du gouvernement que du côté des institutions en charge de la bonne gouvernance dans le pays, des silences des morts, suscitent autant des questions quant à la véritable intention derrière ce voile d’inaction. Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapendé, a réagi en exigeant un rapport détaillé accompagné de preuves tangibles de David Gbéti afin d’enclencher une action officielle. Cette requête, bien que prônant la rigueur, soulève des critiques quant à la transparence et à la responsabilité du gouvernement.

 

Lors d’une déclaration solennelle, Bruno Yapendé a souligné l’importance des protocoles administratifs et politiques dans le traitement de l’affaire. Cependant, cette approche prudente soulève des sourcils, qui ne se soulent jamais chez les êtres humains, notamment chez les observateurs avertis. Lorsque des allégations de corruption et de mauvaise gestion émanent d’une institution gouvernementale, la question qui se pose est la suivante : pourquoi le gouvernement ne s’est-il pas auto-saisi pour enquêter immédiatement ?

L’appel du ministre à fournir des preuves solides, bien qu’essentiel pour établir des bases solides, peut être interprété comme un moyen de déplacer la responsabilité des autorités vers le dénonciateur, remettant ainsi en question l’engagement réel du gouvernement envers la lutte contre la corruption.

 

Les observateurs avertis vont jusqu’à suggérer que l’affaire révélée pourrait être bien plus qu’une simple affaire de malversation. Certains parlent ouvertement de mafia et pointent du doigt le président de la délégation spéciale de la cette communauté, Emile Gros Nakombo, un champion en banqueroute des sociétés.

L’attention se tourne alors vers le ministre Bruno Yapendé, dont les actions sont perçues, par certains, comme une tentative de protéger le président de la délégation spéciale de la la ville de Bangui, le champion en banqueroute des sociétés et entreprises d’État, Emile Gros Nakombo, plutôt que de garantir la responsabilité et l’intégrité au sein de l’administration municipale.

 

La perplexité grandit également autour de l’approche gouvernementale face à ces allégations. En tant que gardien de la justice et de l’intérêt public, on peut légitimement se demander pourquoi le gouvernement, en possession d’informations suggérant des malversations au sein d’une institution clé du pays, n’a pas pris l’initiative de lancer une enquête indépendante. Cette apparente inaction soulève des inquiétudes quant à la culture de l’impunité qui pourrait potentiellement prospérer si de telles allégations restent sans réponse immédiate.

 

Rappelons que  l’affaire de malversation à la mairie de Bangui révèle bien plus qu’un simple cas de détournement de fonds. Elle met en lumière les rouages complexes du pouvoir, de la transparence et de la responsabilité au sein du gouvernement centrafricain. L’appel du ministre à des preuves tangibles est crucial pour établir la véracité des allégations, mais cela ne doit pas faire obstacle à une enquête approfondie et impartiale. L’attente d’un rapport détaillé ne doit pas servir de bouclier derrière lequel les autorités pourraient se cacher, mais plutôt être le point de départ d’une quête résolue pour la vérité et la justice. Dans cette nation en quête de stabilité et de bonne gouvernance, la réponse du gouvernement à cette affaire sera un test décisif de son engagement envers les principes démocratiques et l’intérêt du peuple centrafricain.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Crise sanitaire silencieuse en Centrafrique : l’hôpital secondaire de Bakouma, un symbole poignardant de la négligence médicale

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Crise sanitaire silencieuse en Centrafrique : l’hôpital secondaire de Bakouma, un symbole poignardant de la négligence médicale

 

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – La République centrafricaine, déjà ébranlée par des défis sécuritaires, lutte dans l’ombre d’une crise sanitaire majeure depuis des années. Malgré la précarité des soins et l’espérance de vie chancelante, l’urgence de cette situation reste largement méconnue, mettant en lumière un manque crucial d’attention et d’assistance humanitaire.

 

Dans les recoins négligés par les grands titres et les gros titres, une tragédie sanitaire discrète continue de déchirer la République centrafricaine. Une nation déjà aux prises avec des turbulences sécuritaires prolongées se débat également contre un fléau médical qui échappe à la vue du grand public. Malgré la profonde fragilité du système de santé, cette crise semble se jouer dans l’ombre, avec peu de ressources allouées pour inverser cette trajectoire sombre.

 

C’est dans ce contexte que le Dr Louis-Marie Sabio se tient au cœur d’un hôpital abandonné, l’hôpital secondaire de Bakouma, un symbole poignardant de la négligence médicale. Ayant repris les rênes de cet établissement en 2023, le Dr Sabio témoigne du désespoir qui imprègne cet endroit autrefois vital. Pendant plus d’une décennie, l’hôpital a été confié aux mains d’un assistant de santé, laissant les installations sombrer dans la décrépitude. L’absence d’électricité, d’équipements médicaux élémentaires et même de médicaments de base peint un tableau de désolation qui met en lumière une crise sanitaire profonde et persistante.

Hôpital de Koui. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

Pourtant, cet hôpital délabré de Bakouma n’est pas un cas isolé. Il reflète tristement une réalité répandue à travers le pays. Bien que positionné en haut de la “pyramide sanitaire”, censé représenter un niveau d’excellence dans les soins, l’hôpital de Bakouma est devenu un exemple troublant de l’effritement du système de santé centrafricain. L’absence de soutien organisationnel se traduit par des poules qui arpentent les couloirs vides et moins de 10 patients alités dans une structure qui devrait être un phare d’espoir pour la communauté. Les rares efforts de soutien, principalement fournis par Médecins Sans Frontières (MSF), soulignent l’urgence d’une intervention humanitaire à grande échelle.

 

Le manque de ressources médicales, humaines et matérielles jette une lumière crue sur la crise sanitaire en République centrafricaine. Moins de la moitié des installations de soins dans le pays sont fonctionnelles, une statistique alarmante dévoilée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Ministère de la Santé. Le chiffre anémique d’environ 0,6 médecin pour 10 000 habitants met en relief une pénurie de soins médicaux criante, donnant lieu à l’une des espérances de vie les plus basses au monde – seulement 54 ans. Cette réalité implacable affecte particulièrement les femmes enceintes et les enfants, avec des taux de mortalité alarmants.

 

Les racines de cette crise sanitaire plongent profondément dans des décennies d’instabilité politique et de violences alimentées par des groupes armés. Les conséquences se traduisent par plus de la moitié de la population, soit six millions de Centrafricains, nécessitant une aide humanitaire pour survivre. Dans cette situation, l’intervention de MSF revêt une importance vitale. Avec environ 3000 travailleurs répartis entre la capitale, Bangui, et les provinces, MSF apporte un soutien indispensable aux autorités sanitaires pour étendre l’accès aux soins à travers le pays.

 

La République centrafricaine fait face à une double crise, mêlant sécurité précaire et système de santé effondré. Alors que la communauté internationale se penche sur les enjeux sécuritaires, il est impératif de ne pas oublier l’urgence tout aussi critique de la crise sanitaire. Une action concertée, une mobilisation des ressources et une attention continue sont nécessaires pour allumer un flambeau d’espoir dans cette ombre médicale persistante. La République centrafricaine a besoin de la solidarité mondiale pour surmonter ces défis et offrir une chance de vie meilleure à ses citoyens.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Scandale à Bozoum : Détournement allégué de matériel destiné à l’autonomisation des femmes

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Scandale à Bozoum : Détournement allégué de matériel destiné à l’autonomisation des femmes

 

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Pancarte de bienvenue à Bozoum, capitale provinciale de l’Ouham-Pendé.

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Une onde de colère a secoué les rues de Bozoum vendredi dernier, alors que plus de trois cents femmes, bénéficiaires du projet de l’ONG InterSOS, ont manifesté pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme un détournement de matériel destiné à leur autonomisation. La manifestation pacifique a pris son départ au marché central pour converger vers la mairie de Bozoum, témoignant de l’importance qu’elles accordent à leur lutte pour la transparence et la justice.

 

Les femmes engagées dans diverses initiatives, allant de la saponification à la fabrication de gâteaux et à la production d’huile d’arachide, ont uni leurs voix pour mettre en évidence ce qu’elles perçoivent comme une trahison de la part de la Présidente de l’OFCA de Bozoum Elles accusent l’Organisation des Femmes de Centrafrique (OFCA), dirigée par Paulette Dingo, de ne pas avoir distribué équitablement les matériels fournis par InterSOS.

 

Jeanne Yambéré, porte-parole des manifestantes, a exposé leurs revendications avec une détermination palpable : « Nous sommes mécontentes, et c’est pourquoi nous lui accordons un ultimatum de deux jours. Nous voulons récupérer nos produits qu’elle a détournés, nous exigeons le retour de tous les matériels ici à la mairie. Nous insistons pour qu’elle nous remette les kits pour lesquels nous avons été formées. Une liste détaillée de tous les matériels doit être fournie pour garantir la transparence. Nous réclamons des éclaircissements sur le contenu de cette liste. Sinon, nous n’hésiterons pas à porter cette affaire devant la justice ».

 

Cependant, Paulette Dingo, à la tête de l’OFCA et mise en cause par les manifestantes, rejette catégoriquement les accusations portées contre elle : « Les femmes qui ont choisi la couture et la saponification ont reçu leurs kits. Malheureusement, celles qui ont opté pour la pâtisserie et la coiffure n’ont pas reçu leurs produits. Ces derniers étaient périmés, et elles m’ont elles-mêmes montré avant que nous ne les jetions. Je ne reconnais pas ces allégations, ce comportement ne reflète pas l’image de Bozoum. Ailleurs, on paie pour de telles formations, mais ici, grâce à InterSOS, elles ont pu accéder à une formation gratuite pour lutter contre la pauvreté. Cependant, si elles maintiennent leur intention de porter cette affaire en justice, ce sera InterSOS qui sera inculpée, ou peut-être moi, je ne peux le prédire ».

 

Le projet initié par l’ONG InterSOS avait pour objectif de former des femmes défavorisées sur une période de six mois, leur permettant ainsi de devenir autonomes grâce à des activités génératrices de revenus. Cependant, ce scandale naissant risque de mettre en péril les aspirations de ces femmes à une vie meilleure.

 

Alors que l’attente grandit quant à l’issue de cette controverse, il est clair que le cœur de la question réside dans la transparence et la responsabilité envers ces femmes qui aspirent à une vie plus digne. Les regards sont tournés vers l’avenir, avec la question cruciale de savoir si cette affaire aura des répercussions sur la poursuite des activités de l’autonomisation tant espérée de ces femmes courageuses.

 

Par Fortuné Bobérang

 

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Unis contre la Haine : Des Initiatives Locales forgent une Alliance pour la Paix et la Cohésion Sociale à Bangui

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Unis contre la Haine : Des Initiatives Locales forgent une Alliance pour la Paix et la Cohésion Sociale à Bangui

 

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Les jeunes du km5 manifestent devant le siège de la Minusca

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Au cœur de Bangui, la capitale vibrante de la République centrafricaine, une lueur d’espoir se dessine dans les quartiers du 3e et 4e arrondissements. Ces quartiers, autrefois marqués par des querelles anciennes, sont maintenant le théâtre d’une collaboration audacieuse entre les autorités locales et les jeunes du coin pour combattre les discours de haine qui ont longtemps alimenté des tensions et des divisions.

 

Prévenir plutôt que guérir : La Synergie au service de la Paix

 

Dans une tentative louable de créer un environnement pacifique et de renforcer la cohésion sociale, une synergie unique s’est formée. Le chef du quartier Cocoro, dans le 3e arrondissement, Jean-Bruno Sélé, partage : « C’est une bonne initiative. Tout ce qu’on a appris ici, on va le partager à nos populations pour qu’on voie les habitants de Boy-Rabe, Cattin, KM5 et tout autre quartier comme une famille en évitant les vieilles querelles ». Cette détermination à éradiquer les conflits intercommunautaires sert de socle pour bâtir un avenir commun basé sur le respect mutuel et la compréhension.

 

La Jeunesse en Première Ligne : Apprentissage de la Citoyenneté

 

Pour les jeunes de ces quartiers, cette initiative prend une signification particulière. Edouardo Mandja, président de l’Action des jeunes pour la paix et le développement, exprime l’importance de bien parler pour maintenir la paix : « La paix est basée sur des discours. Quand tu arrêtes de bien parler à temps prochain, tu verras que cela va créer des problèmes et ça va amener des querelles. Donc c’est important pour nous, les jeunes, de se renouer sur ce qu’on a appris pour que nous puissions comprendre comment parler à une autre personne ». La jeunesse, souvent le moteur du changement, prend désormais les rênes de la lutte contre la haine en cultivant une culture de la communication respectueuse et constructive.

 

Une Initiative Ancre dans le Présent et le Futur

 

Rosain Zalang, coordonnateur de l’ONG AJEMADEC, à l’origine de cette initiative, souligne l’importance de préserver le passé tout en se tournant vers l’avenir : « Nous, on veut prévenir et il est toujours intéressant de, si tu travailles pour le présent en oubliant le passé, tu enterres le futur. Alors je pense que cette synergie est idéale pour le contexte préventif ». Cette démarche holistique qui tient compte des leçons du passé tout en se projetant dans l’avenir offre un espoir tangible de durabilité pour la paix et l’harmonie dans ces quartiers.

 

Une Campagne de Sensibilisation Prélude à l’Unité

 

Cette initiative collaborative n’est pas le fruit du hasard. Elle est née d’une campagne de sensibilisation réussie qui a rassemblé les résidents des 3e et 4e arrondissements en juin dernier. Cette campagne a joué un rôle catalyseur en éveillant les consciences et en rappelant que la diversité est une richesse, non une menace.

 

Alors que les efforts conjoints des autorités locales et des jeunes continuent de prendre forme, une chose est claire : ces quartiers transforment leur avenir en s’attaquant aux racines de la haine et en cultivant des relations respectueuses. À Bangui, une nouvelle ère de paix et de compréhension est en marche, portée par l’énergie de la jeunesse et la détermination des leaders communautaires.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Réconciliation à Ndélé : Cultivateurs et éleveurs s’unissent pour un avenir pacifique

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Réconciliation à Ndélé : Cultivateurs et éleveurs s’unissent pour un avenir pacifique

 

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Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Dans la région de Ndélé, au cœur du Bamingui-Bangoran, une lueur d’espoir perce à travers les nuages sombres de conflits qui ont tourmenté les agriculteurs et les éleveurs pendant des années. Ces deux groupes, dont les intérêts ont souvent été en collision, ont fait un pas décisif vers la réconciliation lors d’un dialogue intercommunautaire de trois jours organisé par l’ONG CONCORDIS International.

 

Le cœur du problème résidait dans les tensions alimentées par les vols de bétail et l’occupation des terres cultivées. Cependant, la récente réunion a marqué un tournant majeur. Les représentants des deux parties ont travaillé de concert pour définir des solutions pragmatiques afin de mettre fin aux litiges et d’établir un climat de coexistence harmonieuse.

 

L’une des décisions majeures issues de ce dialogue historique a été la création de couloirs de transhumance clairement définis. Les éleveurs se sont engagés à se retirer à plus de 15 km de la ville de Ndélé, tandis que les agriculteurs ont convenu de rester à une distance de 13 km. Ce compromis a été atteint en vue de créer une zone tampon de 2 km entre les deux groupes, offrant ainsi un espace de cohabitation pacifique.

 

L’accès à l’eau a également été un point de discorde crucial. Au-delà de la limite des 15 km, les éleveurs avaient exprimé des inquiétudes quant à l’approvisionnement en eau pour leur bétail. Dans cet esprit de collaboration, l’ONG CONCORDIS International a pris l’engagement de construire des puits pasteraux pour permettre aux éleveurs d’abreuver leur cheptel, contribuant ainsi à réduire les sources potentielles de conflit.

 

Donald Marcel Kowémiabé, facilitateur à l’ONG Concordis International, a souligné l’importance de cet accord : “Les deux groupes ont montré une volonté remarquable de coopérer et de résoudre leurs différends. La création de zones délimitées et la garantie d’accès à l’eau sont des étapes cruciales vers une coexistence pacifique.”

 

Les participants à ce dialogue intercommunautaire partagent un sentiment commun d’optimisme et de responsabilité partagée pour la mise en œuvre de ces mesures. Ismaël Lachana, éleveur sédentaire et participant, a exprimé sa conviction en ces termes : “Nous devons nous unir en tant que famille, que nous soyons cultivateurs ou éleveurs. La cohésion est essentielle pour notre avenir commun ici à Ndélé.”

 

Elisabeth Mandata, une cultivatrice engagée, abonde dans le même sens : “Ce dialogue a marqué un tournant dans nos relations. Maintenant, c’est à nous de rester fidèles à nos engagements pour que la paix s’installe et que le Bamingui-Bangoran puisse enfin prospérer.”

 

Pour garantir la pérennité de ces progrès, un comité de suivi et d’évaluation a été mis en place, regroupant des représentants des agriculteurs, des éleveurs et des autorités locales. Ce comité sera chargé de veiller à la mise en œuvre effective des recommandations émises lors du dialogue intercommunautaire, dans le but de maintenir un environnement de compréhension mutuelle et de croissance partagée.

 

Alors que le soleil se couche sur Ndélé, une nouvelle aube se lève sur cette communauté autrefois divisée. Les pas audacieux vers la réconciliation tracés lors de ce dialogue donnent l’espoir d’une coexistence pacifique et d’un développement florissant pour le Bamingui-Bangoran.

 

Par Moïse Banafio

 

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Lutte contre l’exploitation sexuelle : UNHCR et MINUSCA renforcent la protection des personnes déplacées

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Lutte contre l’exploitation sexuelle : UNHCR et Minusca renforcent la protection des personnes déplacées

 

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Une femme portant un seau sur la tête après l’avoir rempli à un point d’eau du site B pour les personnes déplacées de la ville de Kabo. © Igor Barbero/MSF

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – L’exploitation sexuelle et les abus perpétrés contre les personnes déplacées de force constituent une réalité alarmante et intolérable dans les situations de crise humanitaire. Face à cette problématique urgente, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) en République centrafricaine (@UNHCR_CAR) a réaffirmé sa détermination à faire de la prévention et de la lutte contre ces actes une priorité absolue. Dans cette optique, une récente collaboration avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a permis de mettre en place des formations visant à renforcer la protection des personnes vulnérables contre l’exploitation et les abus sexuels (EAS) au sein des populations déplacées.

 

Le tweet du 25 août 2023 émanant du compte officiel de l’UNHCR en République centrafricaine (@UNHCR_CAR) souligne cet engagement. Dans le cadre de la réponse à l’urgence au Soudan, l’UNHCR et la MINUSCA ont uni leurs efforts pour organiser une formation ciblée visant à prévenir et combattre l’exploitation sexuelle et les abus au sein des populations déplacées. Cette initiative reflète la reconnaissance de la nécessité de protéger les droits fondamentaux de ces personnes, qui sont déjà éprouvées par les circonstances de leur déplacement forcé.

 

L’exploitation sexuelle et les abus perpétrés contre les personnes déplacées sont des crimes odieux qui exacerbent encore davantage les souffrances des populations déjà affectées par des conflits, des catastrophes naturelles et d’autres crises humanitaires. Les femmes, les enfants et d’autres groupes vulnérables sont particulièrement exposés à ces violations graves des droits de l’homme. La collaboration entre l’UNHCR et la MINUSCA pour renforcer la protection contre l’EAS démontre une volonté commune de lutter contre l’impunité et de garantir que les responsables de tels actes soient traduits en justice.

 

Ces formations ne sont qu’un exemple de l’engagement continu de l’UNHCR et de ses partenaires en faveur de la protection des personnes déplacées. La sensibilisation, la prévention et la réponse efficace à l’exploitation sexuelle et aux abus doivent être des composantes essentielles de toute intervention humanitaire. Il est impératif que les organismes internationaux, les gouvernements nationaux et les acteurs locaux travaillent de concert pour éradiquer ces pratiques abominables et garantir un environnement sûr et respectueux des droits pour toutes les personnes touchées par les crises humanitaires.

 

Rappelons que le tweet de l’UNHCR en République centrafricaine (@UNHCR_CAR) met en lumière la détermination des organisations internationales à lutter contre l’exploitation sexuelle et les abus envers les personnes déplacées. La collaboration avec la MINUSCA pour offrir des formations de protection est un pas dans la bonne direction, mais il est crucial que cet engagement se traduise par des actions concrètes sur le terrain. La protection des droits et de la dignité des personnes déplacées doit rester au cœur des priorités, afin de construire un avenir où ces populations vulnérables sont à l’abri de l’exploitation et des abus sexuels.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Une Leçon Magistrale de Réalité Virtuelle : Le Discours du Président Putschiste de Bangui au Sommet des BRICS

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Une Leçon Magistrale de Réalité Virtuelle : Le Discours du Président Putschiste de Bangui au Sommet des BRICS

 

Centrafrique.org/rca-le-president-touadera-denonce-les-agissements-criminels-de-certains-signataires-de-laccord-de-paix/faustin-archange-touadera-lors-de-la-ceremonie-danniversaire-du-deuxieme-anniversaire-de-lappr-rca-le-6-fevrier-2021/” rel=”attachment wp-att-44165″ data-wpel-link=”internal”>Le Président Faustin Archange Touadera lors de la cérémonie de comémoration du deuxième anniversaire de l'accord politique pour la paix et la reconciliation (APPR-RCA) au palais de la renaissance à Bangui, le 6 février 2021 . © Gaël Grilhot/RFI
Le Président Faustin Archange Touadera lors de la cérémonie de comémoration du deuxième anniversaire de l’accord politique pour la paix et la reconciliation (APPR-RCA) au palais de la renaissance à Bangui, le 6 février 2021 . © Gaël Grilhot/RFI

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 28 août 2023 (CNC) –  C’est avec un mélange d’émerveillement et de fascination que le monde a assisté au discours envoûtant du Professeur Faustin Archange Touadera, auto-proclamé Président de la République Centrafricaine suite à un putsch qui a définitivement redéfini les termes “démocratie” et “respect de la souveraineté nationale”. Arborant son incontestable expertise en politique, économie, et, bien sûr, en éthique, le Professeur a livré un discours qui pourrait être rangé dans les annales de la réalité virtuelle.

 

Sous le thème “BRICS et l’Afrique : partenariat pour une croissance mutuellement accélérée, un développement durable et un multilatéralisme inclusif”, le Professeur Touadera a été la vedette incontestée. Dans une salle où de véritables chefs d’État, d’économistes éminents et d’experts internationaux se sont réunis, l’homme qui a ravi le pouvoir par un “retour à l’ordre constitutionnel” en 2016 a tenu à partager les secrets de son succès avec le monde.

 

Les auditeurs ont été captivés par ses propositions législatives “novatrices”, en particulier les lois relatives aux “cryptomonnaies et à la tokenisation des ressources naturelles et foncières”. Oui, vous avez bien entendu, la République Centrafricaine est en train de transformer son potentiel en “tokens” virtuels, une méthode révolutionnaire pour créer de la richesse sans avoir à se soucier des contraintes matérielles. On se demande pourquoi les économistes du monde entier n’ont pas encore adopté cette méthode visionnaire.

 

De plus, le Président Putschiste a évoqué le “taux de participation historiquement inégalé” lors de l’adoption de la nouvelle Constitution. Une réalisation incroyable quand on sait que la participation incluait principalement les membres de son propre parti, avec une opposition qu’elle était virtuellement inexistante.

 

Le clou du spectacle, cependant, fut sa demande de “levée totale de l’embargo sur les armes et les diamants”. Une demande noble et tout à fait louable, sauf si l’on prend en compte les rapports montrant que la vente de diamants a financé divers groupes armés, y compris la milice russe Wagner, et alimenté le conflit en République Centrafricaine. Mais pourquoi s’en préoccuper lorsque l’on peut simplement ignorer ces détails et demander une levée de l’embargo au nom du “développement national et du bien-être de la population”?

 

Alors que le Président Putschiste Touadera nous a offert une plongée extraordinaire dans un univers parallèle de rhétorique, de rêves virtuels et d’aspirations déconnectées, il est important de rappeler que le monde réel reste témoin des conséquences de ses actions. La République Centrafricaine, autrefois plongée dans des défis bien réels, continue de lutter pour la stabilité, la sécurité et le véritable développement durable.

 

En fin de compte, le discours du Professeur Touadera au 15ème Sommet des BRICS restera sans doute dans les mémoires comme une leçon magistrale de réalité virtuelle, un exemple parfait de la capacité à ignorer les réalités du monde pour créer une version bien plus “novatrice” et “inclusive”. Le spectacle est terminé, mais l’impact de ses mots perdurera, du moins jusqu’à ce que la réalité décide de faire une apparition surprise.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Famille KOYAGBELE : Un feuilleton successoral digne d’un film Hollywoodien

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Famille KOYAGBELE : Un feuilleton successoral digne d’un film Hollywoodien

 

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Joseph KOYAGBELE

 

 

 

Bangui, 26 août 2023 (CNC) – Plus qu’un malentendu, la succession de KOYAGBELE pose non seulement un problème de fond et de forme mais elle s’invite également sur la place publique. A suivre le gymkhana judiciaire autour des biens successoraux du défunt Joseph KOYAGBELE, on comprend aisément pourquoi le politique et le nerf de la guerre ont une influence indubitable sur quasiment toutes les décisions de la justice en République centrafricaine. Qu’à cela ne tienne, le feuilleton successoral de la famille KOYAGBELE en est une parfaite illustration.

Décédé le 28 Mars 2016 à Saint Mandé en France, le défunt Joseph KOYAGBELE a laissé un insolent patrimoine immobilier tant à Bangui que dans les villes excentrées de la République Centrafricaine y compris l’hexagone ainsi qu’une importante surface financière à l’intérieur et à l’extérieur du pays. A dire vrai, le défunt Joseph KOYAGBELE s’est entouré de toutes les précautions pour mettre ses enfants à l’abri du besoin. Vous me demanderez certainement ce qui s’est passé pour que sa succession s’invité sur la place publique.

De sa première union, le défunt Joseph KOYAGBELE a eu trois enfants avec son épouse Edith KOYAGBELE dont le sulfureux Pascal KOYAGBELE alias « Tourougou banque ». Il a aussi eu deux autres enfants avec sa seconde femme TRABEMON Françoise. Le 28 Mars 2016, il décède en laissant derrière lui cinq (5) enfants qui ont chacun une part égale dans tout son patrimoine. D’après un Conseil Familial au forceps du Samedi 28 Mai 2016 au Domicile de Monsieur GREMBOKOLE à Cergy réunissant toute la famille y compris ses cinq (5) enfants, mandat a été donné à Madame Edith KOYAGBELE sans le consentement de Lucie et Johan BIDA KOYAGBELE de gérer la succession du défunt. Depuis lors, les deux autres enfants issus de la seconde union Lucie BIDA KOYAGBELE et Johan BIDA KOYAGBELE n’ont aucune idée sur la manière à laquelle Dame Edith administre le bien de leur défunt père. De 2016 jusqu’à nos jours, Johan et Lucie KOYAGBELE n’ont rien reçu de la fortune de leur cher père même pas un franc symbolique. Quand bien même Dame Edith et ses trois autres enfants perçoivent par mois plus de sept millions de loyers et occupent bien d’autres appartements, ils n’octroient même pas un franc cfa à Lucie ainsi qu’à son frère cadet Johan. Quoiqu’ils aient fait des mains et des pieds pour avoir une idée assez nette sur la gestion de leur patrimoine commun, ils se butent à une indifférence qui ne dit pas son nom, parfois à des injures qui frisent l’humiliation. « Petit bâtard » lâcha l’habitué à tous les drames Pascal KOYAGBELE dans un courriel à son frère cadet Johan en réponse à ses incessantes correspondances de clarification. Pensant que la justice saura les départager, le politique et le nerf de la guerre en ont fait leurs choux-gras. « Tourougou banque » profite même de sa position dominante dans les arcanes du pouvoir de Touadera pour faire de Mademoiselle Lucie et de Monsieur Johan des parias. Peut-être que cette débâcle familiale sert certains intérêts du pouvoir de Bangui… Qui sait ? Le seul fait que « Tourougou banque » ait pris l’un des appartements (immeuble Ali baba) du défunt Joseph KOYAGBELE pour en faire le siège du Ministère des Grands Travaux de la République Centrafricaine en dit long.

Diantre ! Que dit le code de la famille en Centrafrique ? Les enfants ne naissent t’-ils pas tous égaux ? A-t-on besoin de sortir des cuisses de Jupiter pour savoir que Lucie et Johan sont victimes d’un système qui ne cesse de désacraliser la justice Centrafricaine ? En mettant cette débâcle familiale sur la place publique, l’incorruptible justice populaire pourrait y mettre son holà.

Affaire à suivre dans notre prochaine parution avec des preuves irréfragables.

 

Par RJPM

 

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Tragique Confrontation à Bossangoa : Un Soldat et un Civil perdent la vie

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Tragique Confrontation à Bossangoa : Un Soldat et un Civil perdent la vie

 

Centrafrique.org/centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham - Fafa
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

 

Bangui, 27 août 2023 (CNC) – La tranquille ville de Bossangoa, nichée à plus de 300 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Bangui, a été secouée par un événement tragique au cours de la nuit de vendredi à samedi. Une violente altercation a éclaté, aboutissant à la perte de vie d’un soldat de l’armée nationale et d’un civil qui travaillait en tant que chargeur de camions.

Les corps sans vie d'un soldat FACA et un civil qui se sont entretués à Bossangoa, le 25 août 2023 aux environs de 20 heures.
Les corps sans vie d’un Soldat FACA et un civil qui se sont entretués à Bossangoa, le 25 août 2023 aux environs de 20 heures.

 

Le drame s’est déroulé vendredi soir, aux alentours de 20h30, sur une place où l’alcool traditionnel est vendu, à Cotonaf à Bossangoa. L’incident a impliqué un soldat FACA et un homme chargé de manutentionner les camions à la Gare Routière locale.

 

L’altercation a pris un tournant violent, avec le chargeur des camions portant un coup de couteau au soldat FACA. En réponse à cette attaque, le soldat a ouvert le feu sur son agresseur, mais il a finalement succombé à ses blessures, tout comme le civil. Les deux hommes ont perdu la vie sur place, la Gare Routière de Bossangoa devenant le triste témoin de cette tragédie.

 

Peu de temps après, le corps du soldat a été rapatrié à Bangui pour être remis à sa famille. Ce triste événement a laissé une marque douloureuse sur la communauté et a suscité une profonde tristesse dans toute la ville.

 

Les détails exacts de ce qui a conduit à cette altercation tragique restent encore flous, et les autorités locales enquêtent pour déterminer les circonstances précises de l’incident. En attendant, les habitants de Bossangoa pleurent la perte de ces deux vies et espèrent que de tels événements tragiques deviendront une chose du passé dans leur paisible ville.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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Un Violent affrontement opposant les forces gouvernementales et les rebelles dans la Ouaka : Tensions et destructions persistent

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Un Violent affrontement opposant les forces gouvernementales et les rebelles dans la Ouaka : Tensions et destructions persistent

 

Centrafrique.org/Centrafrique-goya-un-village-martyr-les-faca-et-les-mercenaires-de-wagner-pillent-totalement-la-ville/les-boutiques-a-goya/” rel=”attachment wp-att-57478″ data-wpel-link=”internal”>Les boutiques à Goya, pillées par les soldats FACA et les mercenaires de Wagner
Les boutiques à Goya, pillées par les soldats FACA et les mercenaires de Wagner. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 26 août 2023 (CNC) – Un violent affrontement a éclaté jeudi dernier entre les combattants de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et les éléments des forces gouvernementales à l’entrée du village de Goya, situé dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. Ce conflit a mis en évidence les tensions persistantes au sein du pays et a entraîné des conséquences désastreuses pour les civils pris entre les deux camps.

 

À l’origine de cet affrontement tragique se trouve une offensive des troupes gouvernementales, appuyées par les mercenaires de la milice Wagner ainsi que par leurs alliés surnommés les “russes noirs”. L’attaque avait pour cible une position tenue par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à l’entrée de la ville de Goya. Cette ville est située à une quarantaine de kilomètres de Ngakobo, au cœur de la République centrafricaine. L’utilisation d’une couverture aérienne a ajouté à la férocité des combats, provoquant des heures de bataille acharnée.

 

Après des heures d’intenses combats, les rebelles de la CPC ont finalement été contraints de se retirer de leur position. Malheureusement, la population civile se trouvait piégée entre les deux feux, confrontée à un choix déchirant : fuir dans la forêt pour échapper aux violences ou rester et risquer d’être prise dans la tourmente du conflit. Face à cette situation, de nombreux civils ont été contraints de se réfugier dans les bois, cherchant désespérément un endroit sûr pour échapper à la violence qui fait rage.

 

Des sources locales ont confirmé qu’il y a eu des pertes humaines de part et d’autre, avec des vies perdues parmi les combattants des deux camps. Cependant, une tournure particulièrement préoccupante de cet événement tragique réside dans les actes ciblés de violence perpétrés par les forces gouvernementales. Des habitations suspectées d’appartenir à des proches des rebelles ont été prises pour cibles, plusieurs d’entre elles étant incendiées délibérément. Ces actes inhumains soulèvent des questions sérieuses quant au respect des droits de l’homme et à la protection des civils en période de conflit.

 

La tragédie qui s’est déroulée à Goya met en lumière la nécessité urgente d’une médiation internationale pour mettre fin à la violence continue en République centrafricaine. Les civils innocents ne devraient pas être pris pour cible dans ces conflits, et il est essentiel de garantir leur sécurité et leur bien-être. De plus, des mécanismes doivent être mis en place pour tenir responsables les auteurs d’actes de violence ciblée et d’atrocités contre les civils.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Voyagez à travers les Contes et Chants envoûtants de Centrafrique avec Gervais LAKOSSO

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Voyagez à travers les Contes et Chants envoûtants de Centrafrique avec Gervais LAKOSSO

 

 

Monsieur Gervais Lakosso avec une guitard à la main en train de chanter
Monsieur Gervais Lakosso

 

Bangui, 26 août 2023 (CNC) – Les dimanches 27 août et 10 septembre 2023 à 15h, une expérience culturelle unique vous attend dans le cadre pittoresque du Jardin de la Maison d’Alphonse Daudet. Laissez-vous transporter par la magie des récits et des mélodies en participant à l’événement exceptionnel intitulé “Contes et Chants de Centrafrique”, animé par le talentueux Gervais LAKOSSO.

 

Un Voyage Époustouflant dans la Culture de Centrafrique

 

Immergez-vous dans les traditions envoûtantes de la République centrafricaine, un pays riche en histoires captivantes et en mélodies enchanteresses. Gervais LAKOSSO, conteur et chanteur renommé, vous guidera à travers un voyage mémorable sur les ailes de la parole. Ses contes vous transporteront dans des mondes lointains, où les légendes prennent vie et où l’imagination se mêle à la réalité.

 

Un Cadre Idyllique pour une Expérience Inoubliable

 

Le Jardin de la Maison d’Alphonse Daudet, un lieu emblématique imprégné de charme et d’histoire, sera le théâtre de cette expérience immersive. Laissez-vous bercer par les récits de Gervais LAKOSSO dans cet oasis de verdure, où chaque conte et chaque chant résonneront harmonieusement avec la nature environnante.

 

Une Invitation ouverte à Tous

 

L’événement “Contes et Chants de Centrafrique” est ouvert à tous les passionnés de culture, d’aventure et de découverte. Que vous soyez seul, en famille, entre amis ou en couple, cette expérience saura captiver les cœurs et les esprits de chacun. Venez vous perdre dans les récits envoûtants et les mélodies enchanteresses de Centrafrique.

 

Une Contribution à la Magie de l’Événement

 

L’entrée à cet événement extraordinaire se fait par une participation libre au chapeau. Une façon pour chacun de contribuer à l’enchantement de cette journée et de soutenir l’artiste talentueux Gervais LAKOSSO. Chaque contribution permettra de préserver et de partager les trésors culturels de Centrafrique.

 

Informations Pratiques

 

Adresse : Jardin de la Maison d’Alphonse Daudet, 33 rue Alphonse Daudet, 91210 Draveil.

 

Pour de plus amples renseignements et pour réserver votre place, veuillez contacter les numéros suivants : 0630567908 / 0753881773.

 

**Ne Manquez pas cette Expérience Inoubliable**

 

“Contes et Chants de Centrafrique” est bien plus qu’un simple événement culturel, c’est une opportunité de s’immerger dans un monde de mystère, de charme et d’émerveillement. Joignez-vous à nous les dimanches 27 août et 10 septembre 2023 à 15h pour vivre une expérience qui restera gravée dans vos souvenirs.

 

Laissez-vous envoûter par la parole et les mélodies de Centrafrique, et laissez votre imagination prendre son envol dans le Jardin de la Maison d’Alphonse Daudet.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Au Secours des Plus Vulnérables : L’Initiative Humanitaire qui Réchauffe Zémio

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Au Secours des Plus Vulnérables : L’Initiative Humanitaire qui Réchauffe Zémio

 

Centrafrique.org/crise-humanitaire-a-zemio-lappel-a-laide-pour-les-deplaces-internes-de-mboki/dans-le-plein-centre-ville-de-zemio/” rel=”attachment wp-att-68064″ data-wpel-link=”internal”>Dans le plein centre ville de Zémio, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
ÀZémio, au sud-est de la RCA. CopyrightCNC

 

Bangui, 01 août 2023 (CNC) –– Dans un coin souvent oublié du monde, où les défis du quotidien rivalisent avec les sourires résilients de sa population, une lueur d’espoir a émergé. Le Haut-Mbomou, une région en proie à l’insécurité alimentaire exacerbée par une flambée des prix des denrées, a reçu un baume réconfortant grâce au Programme Alimentaire Mondial (PAM).

 

Plus de 500 ménages vulnérables, touchés par les tourments de la crise, ont reçu un précieux soutien financier sous la forme d’une enveloppe de 36 000 francs CFA, une manne salvatrice en ces temps difficiles. Cette action découle d’un projet astucieux visant à restaurer un semblant de normalité dans les vies en détresse, permettant aux bénéficiaires de subvenir à leurs besoins fondamentaux.

 

L’événement a été magistralement synchronisé avec la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire, un rappel universel de la nécessité d’étendre une main secourable aux plus démunis. La ministre en charge de l’Action Humanitaire a honoré l’occasion de sa présence, donnant une dimension officielle à cette assistance vitale.

Mairie de Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Mairie de Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Le lieu de la cérémonie était aussi symbolique que pratique : des locaux aménagés avec soin par une équipe du PAM, à proximité immédiate de la mairie de Zémio. Cette proximité géographique incarnait le lien indéfectible entre l’effort humanitaire et la communauté en détresse.

 

Parmi les visages illuminés par l’aide reçue, celui de Susanne Anabirou, habitante du quartier Ndjoni-sessé, se démarquait. Mère et gardienne de rêves pour ses enfants, elle ne cachait pas sa gratitude : « Je suis mère d’enfants et les défis pour leur éducation sont immenses. Cette initiative est un baume au cœur. Avec tant de soucis, Dieu m’a tendu la main aujourd’hui à travers cette aide. »

 

Le contexte en toile de fond n’est guère souriant. Zémio, submergée par l’extrême précarité, lutte pour maintenir un semblant de normalité. Les groupes armés qui errent dans la région ont semé l’insécurité, rendant l’accès aux nécessités de base de plus en plus précaire. Dans cette atmosphère tendue, chaque lueur d’espoir est plus précieuse que jamais.

 

Leon Placide Kadounga, les yeux emplis de détermination, déclarait : « Cette somme va permettre de prendre soin de ma famille. J’en appelle à mes frères pour qu’ils n’utilisent pas cet argent pour l’alcool. Nous pouvons acheter de la nourriture pour nos enfants ou investir dans leur éducation, car ce sont eux qui nous soutiendront dans notre vieillesse. »

 

Cependant, il y a une réalité incontestable : cette distribution ponctuelle ne peut être le pilier sur lequel repose la rédemption à long terme de la région. Les résidents locaux sont unanimes : la distribution d’argent ne peut éradiquer l’endémique pauvreté qui étrangle la région. C’est ici que le Représentant du PAM en RCA entre en scène avec une promesse solennelle : une solution équilibrée qui va au-delà de la distribution monétaire.

 

Le Représentant du PAM partageait avec conviction : « Le PAM élabore actuellement un programme d’accompagnement. Nous croyons en un système qui soutient ces personnes non seulement avec des aides ponctuelles, mais aussi en encourageant les associations villageoises à fournir des crédits et en favorisant les activités agricoles. Une alimentation intégrée s’inscrit dans cette vision, où même les écoles seront impliquées. »

 

Dans un environnement où la vie semble être en constante lutte, les secteurs humanitaires actifs dans la région sont la bouée de sauvetage. Leur engagement indomptable rappelle que, même dans les coins les plus reculés, l’humanité persiste à s’élever contre l’adversité.

 

Néanmoins, il est impératif de se rappeler que cette aide humanitaire, bien que précieuse, ne doit pas détourner l’attention des responsabilités gouvernementales. Loin d’être une panacée, elle est un élan vital dans une danse plus complexe vers un avenir meilleur pour Zémio et au-delà.

 

Par Mborifouefelle Élie

Correspondant du CNC à Obo

 

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EXCLUSIF : Interview de Martin ZIGUÉLÉ ancien Premier ministre de Centrafrique

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EXCLUSIF : Interview de Martin ZIGUÉLÉ ancien Premier ministre de Centrafrique

 

Martin Ziguelé
Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé

 

Bangui, 27 août 2023 (CNC) – Dans une interview accordée par  Nora ANSELL-SALLES de de “Mine d’Infos” auprès de l’honorable Martin Ziguélé et du professeur Gorgui Ciss,   l’honorable Martin Ziguélé revient sur son parcours scolaire, universitaire, professionnel, politique et parle de l’avenir de son pays que la France, Luxembourg et Belgique réunis, qui regorge d’énormes richesses.

Propos recueillis par Nora ANSELL-SALLES.

 

Martin ZIGUÉLÉ, avec qui je partage les rencontres de l’Internationale Socialiste et de l’Alliance Progressiste depuis 2014, est un Homme d’Etat respecté par ses pairs. 

Grand défenseur des valeurs du Socialisme démocratique, le Président du Mouvement pour la Libération du Peuple centrafricain (MLPC) s’est engagé en politique très jeune, alors que son cursus universitaire, son profil et son expérience professionnelle le prédisposaient à une brillante carrière dans le domaine de I’Assurance ou de la Banque.

Mais pouvait-il en être autre pour ce jeune technocrate ayant grandi sous le régime de l’empereur Jean-Bedel BOKASSA et foncièrement opposé à la confiscation de toutes les libertés par les différents régimes totalitaires qui se sont succédés en République centrafricaine ?

 Face à l’absence de démocratie, de liberté et de justice en République centrafricaine et dans de nombreux pays d’Afrique, le jeune socialiste Martin ZIGUÉLÉ adhère au MLPC en 1979 à l’âge de 22 ans pour lutter contre les dérives des régimes monarchiques et totalitaires.

Après avoir occupé les fonctions de Directeur National de la Banque des États de I’Afrique Centrale (BEAC), le Président Martin ZIGUÉLÉ a été Ministre des Finances et du Budget, député, Président de groupe parlementaire et Premier ministre de la République centrafricaine.

Cette riche expérience administrative et politique, l’ancrage dans son terroir de Paoua, et son attachement aux valeurs du Socialisme démocratique sont des atouts déterminants pour faire de la République centrafricaine un état démocratique et prospère si les centrafricains lui font confiance pour accéder à la seule station qui lui reste, c’est-à-dire celle de président de la République.

 

AVANT PROPOS

Ancien Premier Ministre de la République centrafricaine & Président du Parti politique MLPC

Martin Ziguélé, est né le 12 février 1957 à Paoua. Consultant, spécialisé en assurance, et homme politique centrafricain. Il est Premier ministre entre avril 2001 et mars 2003.

  • Cumul de cette fonction avec celle de Ministre des Finances et du Budget (à partir de 2002)
  • Président, Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) (juin 2007)
  • Membre, Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) (depuis sa création en février 1979)
  • Sous sa mandature, son parti intégrera l’Internationale Socialiste et l’Alliance Progressiste d’Afrique Centrale

Martin Ziguélé est :

Grand-croix de l’Ordre National du Mérite Centrafricain (28 novembre 2017)

Grand-officier de l’Ordre National du Mérite Centrafricain (5 novembre 2001)

 

Les lecteurs de “Mine d’Infos” qui suivent de près l’actualité africaine et plus particulièrement celle de la Centrafrique vous connaissent bien, d’autant que vous êtes particulièrement ”présent” sur les réseaux sociaux. 

Les fidèles des pages consacrées aux sorties littéraires ont lu avec intérêt l’article publié à l’occasion de le sortie de votre ouvrage* ” Des crises à l’espérance. Ma vision pour la Centrafrique”.

Votre regard** sur le parcours de Michel Gbagbo, fils de l’ancien Président de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, a suscité un vif intérêt.

Votre double casquette d’assureur et d’homme politique intrigue… Si l’homme public est connu, l’homme privé demeure un mystère..

 

Mine d’infos : Bref si vous deviez faire votre autoportrait que diriez-vous de vous ?

 

Martin Ziguélé : Un grand penseur et philosophe disait que le « moi » est haïssable et dans tous les cas, il est difficile de parler de soi-même. Ce que je peux me permettre de dire, c’est que je suis un homme d’action, engagé et même un peu têtu. Lorsque je suis convaincu d’une idée ou d’un projet, je m’y consacre entièrement quel qu’en soit le résultat ou le chemin pour y parvenir.

Et pour être engagé, il faut d’abord être optimiste, mais sans être naïf. Si on n’est pas optimiste, c’est difficile de croire en l’homme et à tout projet sociétal.

Enfin je refuse le renoncement et la complaisance.

 

Mine d’infos : À qu’elle carrière vous destiniez-vous à 20 ans?

 

Martin Ziguélé : Quand j’étais en classe de terminale, j’étais plutôt un bon élève en philosophie et en latin. D’ailleurs j’étais reçu au baccalauréat littéraire avec comme matière obligatoire le latin.

J’avais demandé à ma professeure de philosophie Madame Janine Gon, qui est encore en vie, d’écrire une recommandation dans mon dossier pour que j’aille étudier la philosophie à l’université, ce qui n’était alors possible qu’à l’étranger.

À peine le bac proclamé, Jean Bedel Bokassa avait pris un décret interdisant aux bacheliers centrafricains toute bourse d’études en philosophie et sociologie, et notamment en France, sous prétexte qu’une fois à l’étranger, ce type d’étudiants devenaient systématiquement des opposants à son régime.

Cette bourse m’a donc été refusée.

Sur les conseils d’un condisciple gabonais, je me suis orienté vers des études de langue et de littérature anglaises, dans le but de continuer dans une « Business School » et travailler dans le commerce international.

J’étais donc à l’Université de Bangui, avec de bons résultats et j’ai simultanément préparé deux concours très sélectifs : celui de l’Institut International des Assurances (IIA) de Yaoundé, et de l’École Nationale d’Administration (ENAM) de Bangui.

J’étais déclaré premier exaequo pour l’entrée à l‘ENAM et également admis à l’IIA.

J’ai choisi l’IIA dont le cursus est identique à celui d’une école supérieure de commerce, et avec des étudiants venant de 14 pays africains.

Sur ce plan j’ai pu réaliser mon rêve, nos enseignements étant hyper dosés en économie, finance, droit et assurances.

 

Mine d’infos : A quelle époque et dans quelle circonstance le monde de la politique a-t-il croisé votre route ?

 

M.Z : Bien évidemment, mon premier engagement politique est né de la révolte contre la décision du Président à vie Jean Bedel Bokassa de transformer notre pays en empire.

J’étais étudiant à l’époque et le congrès du parti unique se tenait dans mon quartier, au Château Boganda du nom du Père de notre indépendance.

Je suivais ce congrès à la radio nationale et j’écoutais en direct certains de mes professeurs déclarer que Jean Bedel Bokassa avait bien fait de transformer notre pays en empire, sous prétexte que l’empire était la forme de l’État africain authentique et historique.

J’étais scandalisé par le double discours de ces éminents professeurs qui sur le campus, pourfendaient la dictature de Jean Bedel Bokassa et en sa présence l’encensaient.

Cette lâcheté de l’intellectuel censé être courageux m’a profondément blessé et depuis ce jour je me suis engagé à combattre l’empire.

Trois ans après, à 22 ans, je me suis engagé dans le MLPC sur les conseils de deux de mes collègues qui, eux, militaient dans ce mouvement créé dans la clandestinité, pour renverser l’empire et restaurer la république.

Quarante-quatre années après, je suis toujours dans la lutte avec le MLPC comme militant et Président de ce Parti.

 

Mine d’infos : Par quel chemin détourné, ou pas, devient-on Premier ministre?

 

M.Z : Je ne sais pas comment d’autres ont fait pour être Premier ministre, et s’il y a un chemin détourné ou pas, pour le devenir.

Pour ma part comme militant du MLPC, j’ai été sollicité par le Président Ange Félix Patassé pour devenir Premier ministre le samedi 31 mars 2001, alors que je venais d’intégrer la Banque des États de l’Afrique centrale en juillet 1999, au poste de Directeur National pour la RCA, sur sa propre décision.

Je lui ai opposé un refus catégorique, au motif que je rentrais à peine d’un séjour de 12 ans au Togo, et qu’en plus il était hors de question pour moi de remplacer le Premier ministre en poste, Anicet Georges Dologuélé à cause de nos liens de famille.

Devant moi, il m’a assuré que j’avais raison et on s’est séparé tard dans la nuit. Arrivé chez moi, j’ai appelé au téléphone une personnalité pour lui demander de convaincre également le Président Patassé de ne pas prendre cette décision de me nommer Premier ministre parce que je souhaitais vraiment exercer mes fonctions de Directeur national à la Banque centrale.

Je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite mais le lendemain dimanche 1er avril 2001, j’apprendrai à la radio en mi-journée le décret me nommant Premier ministre.

J’ai donc dû assumer, mais ce n’était pas du tout facile pour moi.

 

Mine d’infos : Vous avez commis trois livres, le dernier remonte à 2015… un quatrième est-il en préparation ? 

 

M.Z : Vous le savez peut-être, je suis un ancien séminariste, éduqué par des capucins au Petit séminaire Saint-Jean de Bossangoa, puis élève des Frères maristes au Lycée d’État des Rapides de Bangui.

De la classe de 6ème jusqu’en 3ème, j’avais lu tous les ouvrages de la bibliothèque du Séminaire, Idem au Lycée des Rapides.

Il m’en est resté un grand goût pour la lecture. Je lis beaucoup et je lis de tout : journaux, magazines, livres, etc. et j’écris aussi beaucoup mais je ne publie pas tout.

Je suis depuis deux ans sur un projet de livre d’entretiens pour expliquer mon pays la RCA, expliquer son histoire, sa culture, ses espérances, ses expériences…

Je cherche un journaliste pour conduire cet entretien pour en faire un livre. 

 

Mine d’infos : Vous êtes très présent sur les réseaux sociaux et dans les  médias…

 

M.Z : Oui, puisque je vous ai dit que je lis de tout. Les réseaux sociaux sont un morceau de miroir de toute la société humaine moderne.

Hier il y avait la radio avec les ondes hertziennes, ensuite il y a eu la télévision et aujourd’hui les réseaux sociaux.

Il faut y être présent pour avoir le reflet de son propre environnement et du monde.

 

Mine d’infos : Par nécessité où réel intérêt ?

 

M.Z : Par intérêt d’abord parce que cette présence est volontaire, mais également par nécessité puisque les réseaux sociaux, malgré certaines dérives, permettent de prendre le pouls de la société.

 

Mine d’infos : Quelle est votre “vision” de la Centrafrique de demain ?

 

M.Z : Très ambitieuse. Un adage dit qu’il faut mourir pour aller au paradis et comme je ne suis pas encore mort, je ne peux pas dire que j’ai vu le paradis, mais je pense que la Centrafrique doit y ressembler.

J’ai parcouru mon pays du nord au sud et de l’est à l’ouest, par route, par avion, sur des pirogues, etc. Un pays plus vaste que la France, la Belgique et le Luxembourg réunis mais avec seulement 6 millions d’habitants.

Mon pays a un couvert végétal exceptionnel avec la forêt équatoriale faisant partie du Bassin du Congo au sud et la savane arborée au nord.

Comme la Guinée en Afrique de l’Ouest, la RCA est un château d’eau en Afrique centrale au cœur de l’Afrique, avec 15 millions d’hectares de terres cultivables dont seulement 0,5 % sont mise en valeur.

Nous avons toutes les potentialités pour développer ce pays, mais notre leadership politique fait défaut car erratique, inefficace et crisogène.

C’est pourquoi je suis convaincu que seule la vision sociale-démocrate, portée par les démocrates et progressistes centrafricains convaincus eux-aussi, peut changer la donne.

Notre pays est situé au 188ème rang sur 191 pays du classement de l’indice de Développement Humain du PNUD, et huit centrafricains sur dix vivent sous le seuil de pauvreté avec moins de 1000 francs cfa (soit deux dollars américains ou 1, 5 euros) pour vivre par jour, alors que le pays regorge d’énormes potentialités. C’est une aberration.

La mauvaise qualité du leadership explique en grande partie cette situation et donc un seul leadership progressiste et réformiste permettra de casser ce cycle vicieux.

 

Mine d’infos : Quel regard portez-vous sur l’actualité du monde: Wagner,Niger…?

 

M.Z : Le Niger est pour moi comme une seconde patrie parce qu’au-delà des liens partisans, mon Parti le MLPC développe des relations fraternelles avec le PNDS, et les présidents Mahamadou Issoufou et Mohamed Bazoum.

Nos liens sont excellents et naturellement je suis plus qu’ulcéré par le récent putsch, pour convenances personnelles, contre le Président élu du Niger, Mohamed Bazoum qui doit être rétabli dans ses fonctions.

Nous avons publiquement et clairement exprimé notre position depuis le début de ce que nous considérons toujours comme une tentative de coup d’état.

Nous saluons et soutenons tous les efforts pour le retour du Niger à la légalité par le rétablissement du pouvoir élu et de l’ordre constitutionnel ante.

S’agissant de Wagner, ce sont des mercenaires agissant en complément de la diplomatie russe. C’est une pieuvre dont l’objectif est de phagocyter l’un après l’autre nos États, de détruire l’espace politique républicain, de manipuler la presse et les opinions publiques pour installer et conforter des régimes fascistes de type mussolinien avec des “Duce”.

Je pense que le monde sous-estime ce cancer qui se métastase dans les pays africains.

 

📌Martin Ziguélé, l’annonce de votre prochaine interview loin de laisser nos lecteurs indifférents, a suscité un certain nombre de réactions auprès de la rédaction…

En voici la compilation:

 

📞 Josué Blaise Mbanga Kack , journaliste Camerounais, fidèle lecteur de “Mine d’Infos” nous dit qui est pour lui Martin Ziguélé.

Josué Blaise Mbnga Kack, journaliste Camerounais, fidèle lecteur de “Mine d’Infos” nous dit qui est pour lui Martin Ziguélé :

On vous dépeint comme un homme courageux, humain, chaleureux, compétent…

On vous dit ”tenace” avec un “caractère bien trempé”.

On ne peut pas plaire à tout le monde…

On vous reproche trop d’humilité.

Tout en reconnaissant vos compétences certains regrettent que vos orientations profondes restent quelque peu cachées…

Pour une grande majorité d’entre eux

Vous avez été un Premier ministre compétent dans des conditions difficiles sous Jean Bedel Patassé.

Vous avez favorisé [volontairement ou pas] l’arrivée au pouvoir de François Bozizé avant de vous opposez ensuite courageusement à lui.

 

Pour d’autres 

 

Vous êtes perçu (de par votre carrière professionnelle et politique) comme un homme politique chevronné, leader incontournable de l’opposition centrafricaine, qui a su mettre en exergue sa capacité à mobiliser et son leadership lors du boycott du récent référendum en Centrafrique dont ils vous perçoivent comme la cheville ouvrière…

En dépit des qualités qu’ils vous reconnaissent et bien que vous ayez occupé de hauts fonctions politiques, ils estiment que vous ne bénéficiez toujours pas d’une forte popularité auprès du peuple centrafricain.

[Ce qui se vérifie selon eux par votre faible score aux présidentielles de 2015].

Ce que beaucoup regrettent au regard de votre potentiel et de vos compétences qui pourraient vous permettre à l’avenir (selon eux) de présider la Centrafrique, si, et seulement si, vous arrivez à mieux capitaliser vos atouts.

Quoi qu’il en soit, vous restez aux yeux de beaucoup un leader cohérent qui lutte contre l’injustice dans son pays, malgré la forfaiture en cours, et restez une alternative crédible aux défis de la RCA.

Vous êtes considéré comme un dirigeant courageux face aux forces violentes installées au pouvoir et celles qui sévissent toujours dans votre pays.

Résilient face à l’autocratie et l’impunité ambiante, profondément démocrate et empreint des valeurs universelles qui devraient être celles qui régissent un pays, un continent.

 

Mine d’Infos : Vous reconnaissez-vous dans la perception et dans le portrait que dressent de vous nos lecteurs ?

 

M.Z : Comme je l’ai dit tantôt je ne suis pas à l’aise pour parler de moi. Mais il est vrai que dans l’environnement qui est le mien, mener une lutte politique est forcément l’épreuve de feu.

Il faut faire preuve de beaucoup de force de caractère et de force morale pour tenir le cap de la lutte.

Il faut résister aux menaces, aux intimidations, aux trahisons et à l’humiliation.

Il faut également résister au découragement consécutif au chapelet d’élections aux résultats frauduleux, avec des structures de gestion et de contrôle des élections corrompues et à la solde des pouvoirs successifs.

Par contre je vais corriger quelque chose, je n’ai pas favorisé l’arrivée de François Bozizé au pouvoir, je ne sais pas d’où vient une telle contrevérité.

 

Mine d’Infos : Un lecteur de “Mine d’Infos” a souhaité vous poser sa propre question:

 

Le lecteur : La mode forcément est à la présence de Wagner avec ce qui s’est passé en Russie !

Quoi que toujours stationné en Biélorussie pour le moment…

Comment vivez-vous, en votre qualité d’ancien Premier ministre, leur présence dans votre pays alors qu’il m’est dit que l’actuel président doit tout à la Russie… 

 

M.Z : J’ai été le premier homme politique centrafricain à dénoncer la présence des Wagner dans notre pays pour la simple raison qu’un de nos candidats aux législatives a été la première victime des agressions des Wagner dès décembre 2020 dans une ville appelée Bossembélé.

Ce ne sera malheureusement que le premier acte d’un chapelet de crimes, de violences et d’agressions commis par les mercenaires de Wagner partout en RCA, et largement documentés par des institutions de renom comme Human Rights Watch, International Crisis Group, The Sentry sans parler des rapports de l’ONU et d’autres organisations centrafricaines.

Curieusement aucune enquête à ma connaissance n’a été ouverte par les juridictions à compétence universelle pour en juger les auteurs et complices, afin que les Centrafricains puissent souffler.

Je n’accepte pas et n’accepterai jamais que des mercenaires prennent en otage notre pays et notre peuple, dictent leur loi dans tous les domaines y compris sur le plan politique, et pillent nos richesses, comme cela se passe actuellement dans la grande mine d’or de Ndassima, sans payer un seul centime à l’État.

Au 21ème siècle nous assistons donc à un pillage en règle d’un pays, et personne ne lève le petit doigt pour au moins dénoncer cette spoliation du peuple centrafricain.

Nous sommes quelques-uns à continuer de crier comme Moïse dans le désert.

 

Mine d’Infos : Il n’y a pas qu’une vie dans la vie… Pensez-vous déjà à la prochaine étape ? 

 

M.Z : Bien sûr puisque je suis assureur de métier, par déformation professionnelle je me projette toujours dans le futur.

Je suis à la retraite de la fonction publique depuis 4 ans et curieusement je n’ai jamais été autant occupé depuis.

Je suis député et m’occupe de ma circonscription de Bocaranga 3, je gère mon parti, je donne des coups de mains dans les assurances, et je suis également devenu fermier.

Sans compter ma famille. Mais par-dessus tout, le combat politique pour la victoire du MLPC se situe au-dessus de tout.

 

Mine d’Infos : Vos multiples fonctions vous laissent-elles du temps pour une vie personnelle?

 

M.Z : Oui c’est ce que je viens de dire. J’ai une vie personnelle que je consacre à ma famille, à mes enfants et surtout mes petits enfants dont le nombre continue de s’accroître.

Ils me remplissent de bonheur et j’apprends beaucoup d’eux car ils me soumettent régulièrement à des séances de questions aussi curieuses qu’impertinentes.

Ensuite j’ai renoué avec l’agriculture et le petit élevage car je suis fils de paysan.

 

Mine d’Infos : La personne que vous êtes aujourd’hui a-t-elle réalisée ses rêves d’enfant ?

 

M.Z : Oui je crois et j’en rends grâce à Dieu d’abord, puis à mes parents, à mon épouse et à mes enfants, mes frères et sœurs, mes camarades ainsi qu’à toutes celles et à tous ceux qui ont donné de leur temps pour m’éduquer, m’encadrer, et m’aider jusqu’à ce jour.

Un adage camerounais dit que « quelqu’un devient quelqu’un à cause de quelqu’un ».

Nous sommes tous des produits de la générosité et de la disponibilité des autres.

On ne peut réaliser ses rêves, en partie ou en totalité, qu’avec le concours des uns et des autres, même si la détermination personnelle est essentielle.

 

Mine d’Infos : Si vous aviez la possibilité de faire vous-même les questions/réponses laquelle vous seriez-vous posée et quelle réponse y auriez-vous apportée ?

 

M.Z : Ma question serait :

Êtes-vous panafricaniste et que pensez-vous du panafricanisme ambiant actuellement

Je répondrai comme le Christ en son temps « méfiez-vous des faux prophètes ».

J’ai lu tous les ouvrages de Kwame Nkrumah dont le fameux « Africa must unite ».

J’ai lu Frantz Fanon, Marcus Garvey, Sékou Touré et d’autres encore.

Je suis panafricaniste dans l’âme puisque je suis socialiste, donc internationaliste.

J’ai participé à plusieurs réunions dans le passé avec des camarades progressistes du Niger, du Burkina, du Mali, du Sénégal, de Libye, du Cameroun et d’ailleurs pour la vulgarisation par l’enseignement des idéaux du panafricanisme et de l’unité africaine fondés sur les visions conjuguées des Pères fondateurs.

Ce travail doit être urgemment repris et je profite de votre tribune pour lancer un appel aux intellectuels et aux politiques africains pour en créer le cadre.

La nature ayant horreur du vide, il est compréhensible qu’en l’absence de cadre rigoureux de réflexion et d’action sur le panafricanisme, des réseaux sociaux et des médias relaient un ersatz de panafricanisme qui n’est qu’une hérésie politique et une escroquerie intellectuelle sinon une escroquerie tout court.

Dis-moi qui te finance je te dirai qui tu es.

La presse relaie des informations vérifiées et recoupées sur les subsides que perçoivent ces africaines et africains de pays qui sont dans leurs stratégies de domination, comme d’autres hier.

Le panafricanisme n’est ni chauvin, ni xénophobe, ni racial, ni raciste. Il est l’unité de l’Afrique, au-delà des frontières coloniales et des ethnies, pour nous rassembler en une seule nation, pouvant peser dans le concert des nations et la conduite des affaires du monde.

Dans cette Afrique unie, tout africains noir, blanc ou métissé, s’épanouira et vivra dignement, en harmonie avec d’autres peuples et nations.

Propos recueillis par Nora ANSELL-SALLES auprès de Martin ZIGUÉLÉ et du professeur GORGUI CISS.