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Crise politique en Centrafrique : Le spectre d’un troisième mandat présidentiel et la colère populaire

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Crise politique en Centrafrique : Le spectre d’un troisième mandat présidentiel et la colère populaire

 

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Bangui, 10  avril 2024 (CNC)  

 Face à la perspective d’un troisième mandat du président Faustin Archange Touadera en 2025, la République centrafricaine gronde d’indignation.

 

Dans un climat politique déjà tendu, la République centrafricaine (RCA) se trouve à un tournant critique. L’annonce de la candidature du président Faustin-Archange Touadéra pour un troisième mandat suscite une vague de mécontentement au sein de la population. Cet article explore les racines de cette colère, les implications pour la RCA, et les perspectives d’avenir à travers les propos de témoins et d’analystes.

 

La situation socio-économique sous le régime Touadera:

 

Depuis l’arrivée au pouvoir de Touadéra en 2016, les promesses de développement et de prospérité se sont largement évanouies, laissant place à une réalité plus sombre. Selon des rapports de la Banque mondiale et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la RCA occupe désormais des positions alarmantes dans les classements mondiaux de pauvreté et de développement humain. Avec environ 2% de la population ayant accès à l’électricité et 97% privée d’eau potable, les failles de l’administration actuelle sont indéniables.

 

Investissements controversés et détournement de priorités:

 

Plutôt que de s’attaquer aux problématiques essentielles telles que laccès à l’eau potable et l’électricité, le gouvernement semble privilégier des dépenses discutables. Les fonds alloués au groupe Wagner pour la protection du régime, ainsi que les investissements dans la construction des immeubles privés de luxes des dignitaires du régime alors que la population souffre, soulignent un détournement de priorités critiqué par de nombreux Centrafricains.

 

La voix du peuple et l’appel à un changement de leadership:

 

L’opposition au projet de troisième mandat de Touadéra s’exprime à travers divers canaux, des réseaux sociaux aux rues de Bangui. La majorité de la population exprime une claire réticence à prolonger le règne de l’actuel président. Dans ce contexte, les propos de M. Police Bébé Médard, reflètent l’opinion publique. Il suggère que Touadéra devrait suivre l’exemple du président sénégalais Macky Sall en ne

 

  1. Police Bébé Médard: « La seule chose honorable qui reste au Président Touadéra, au regard de son bilan catastrophique, c’est de suivre l’exemple de son homologue Macky Sall. Vivement qu’il s’en aille au terme de ses piteux mandats ! ».

 

Témoignages de la population : entre désespoir et appel au changement

 

  1. Jean-Paul Nguiza, enseignant au fondamental 2 à Bangui, partage son désespoir :

« La vie sous Touadéra est devenue insupportable. Nous vivons dans l’obscurité, sans accès à l’eau potable. Notre avenir semble compromis ». Ces propos traduisent un sentiment général de désillusion à l’égard du régime actuel.

 

Madame Solange Mandaba, commerçante au marché de Boy-Rabe, ajoute :

« Nous n’avons vu aucun progrès, seulement des promesses creuses depuis 8 longues années. Il est temps d’avoir un nouveau leadership qui se soucie vraiment des gens ».

 

Analyse politique : la quête d’une alternative

 

L’opposition politique et les analystes soulignent la nécessité d’une alternative crédible à Touadéra. La question centrale reste de savoir si l’opposition peut s’unir autour d’une figure capable de proposer un projet de société convaincant et inclusif, capable de relever les grands défis de la RCA.

 

Défis sécuritaires et économiques : une RCA à la croisée des chemins

 

Riche en ressources mais en proie à des conflits et à une instabilité chronique, la RCA est confrontée à un double défi : sécuriser son territoire et relancer son économie. La présence de groupes armés et d’interventions étrangères, comme celle du groupe Wagner, complique le paysage sécuritaire et politique.

 

Vers un avenir incertain : le rôle de la communauté internationale

 

La communauté internationale, tout en critiquant certaines décisions du régime Touadéra, doit jouer un rôle plus actif en soutenant un processus démocratique transparent et en encourageant le développement économique. Les partenaires internationaux de la RCA sont appelés à réévaluer leur stratégie d’engagement pour promouvoir une paix durable et un développement inclusif.

 

Alors que la RCA se prépare à un tournant potentiellement historique, l’appel au changement démocratique résonne plus fort que jamais.

 

Par Alain Nzilo

 

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L’immunité des magistrats au cœur du duel : projet Boukanga et réponse du syndicat des magistrats

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L’immunité des magistrats au cœur du duel : projet Boukanga et réponse du syndicat des magistrats

 

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Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de serment . CopyrightDiaspora

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 « La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique ». Cette réflexion de Blaise Pascal trouve un écho particulier en République centrafricaine, où le débat sur l’immunité des magistrats centrafricains ébranle les fondements mêmes de l’institution judiciaire dans le pays. A l’heure où le pays navigue dans les eaux tumultueuses de la réforme législative, le Syndicat national de la magistrature centrafricaine (SYNAMAC) s’apprête à répondre au projet de loi proposé par le député Auguste Boukanga. Ce projet, qui vise à réviser l’article 14 de la loi de 1996 sur le statut des magistrats, s’est retrouvé au centre d’un duel symbolique entre la sauvegarde de l’indépendance de la justice et la lutte contre la corruption.

 

Le 12 avril 2024, la salle d’audience de la Cour de cassation deviendra l’arène où ce débat prendra forme lors d’une Assemblée générale extraordinaire convoquée par le syndicats des magistrats (SYNAMAC).

« Cette réforme nous concerne tous », confie Pierro, un magistrat centrafricain au TGI de Bangui.

« Cela remet en question l’équilibre entre notre protection et notre devoir de transparence et de justice ».

 

L’enjeu est de taille : l’immunité judiciaire, conçue comme un rempart contre les pressions extérieures, est aujourd’hui perçue par certains comme une porte ouverte à l’impunité.

« Nous voulons des juges honnêtes, pas des intouchables », affirme Firmin Ngala, un activiste centrafricain de la société civile, capturant le sentiment d’une partie de la population.

 

Cependant, les magistrats mettent en garde contre une réforme précipitée qui, en affaiblissant leur immunité, pourrait les exposer à des influences et des pressions qui pourraient compromettre leur indépendance.

« Modifier l’immunité, oui, mais sans ouvrir la porte à des pressions qui pourraient influencer nos décisions », explique Magloire Passi, un autre magistrat à Bangui, illustrant l’équilibre délicat sur lequel repose l’équilibre judiciaire.

 

La proposition de Boukanga, probablement poussée par le régime,  ne laisse personne indifférent. Elle oblige toutes les parties prenantes à prendre position sur des questions fondamentales : comment assurer une justice équitable tout en luttant efficacement contre la corruption ? Comment garantir l’indépendance des magistrats tout en répondant aux appels à plus de responsabilité et de transparence ?

 

L’Assemblée générale du SYNAMAC promet d’être un moment décisif, un forum où les voix des magistrats pourront s’élever pour défendre leur vision de la justice, mais aussi où les préoccupations de la société civile pourront être entendues. La décision qui en découlera définira non seulement l’avenir de l’immunité judiciaire en République centrafricaine mais aussi la confiance que le peuple centrafricain accorde à son système judiciaire.

 

Dans cette quête d’équilibre entre la force et la justice, le chemin est encore long. Mais une chose est sûre : le débat autour de l’immunité des magistrats, catalysé par le projet de loi d’Auguste Boukanga, marque un tournant potentiel dans la manière dont la justice est perçue et pratiquée en République centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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“Sortons les centrafricains de la misère avant de parler de l’émergence”, déclare  Anicet Georges Dologuelé

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“Sortons les centrafricains de la misère avant de parler de l’émergence”, déclare  Anicet Georges Dologuelé

 

Centrafrique.org/rca-presidentielle-du-27-decembre-lopposition-conteste-la-victoire-du-president-touadera/anicet-georges-dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende/” rel=”attachment wp-att-43375″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende-450×338.jpg” alt=”Anicet Georges Dologuelé lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2020 par cyrille jefferson yapendé” width=”450″ height=”338″ />
Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 “Sortons les Centrafricains de la pauvreté avant de parler d’émergence », déclare Anicet Georges Dologuelé, Président de l’URCA.  D’après lui, Les huit années de mandat du président Touadera ont été catastrophiques.

 

La République centrafricaine continue de traverser une période difficile de son histoire, marquée par des défis politiques, économiques et sécuritaires. Anicet Georges Dologuelé, leader de l’Union centrafricaine pour le renouveau (URCA), a récemment fait part de son inquiétude sur les antennes de la Radio Ndékè-Luka quant à la situation actuelle du pays.

 

Dologuelé a exprimé son indignation face au récent massacre de Bohong, où 17 personnes ont été brutalement tuées par des hommes armés présumés de 3R. Il insiste sur la nécessité d’un dialogue entre les communautés pour éviter de telles tragédies récurrentes. Il déclare :

« Je suis à la fois attristé et profondément peiné… tous ces gens, ligotés et froidement exécutés ».

 

L’insécurité persistante en République centrafricaine est une préoccupation majeure. Dologuelé reproche au gouvernement son manque de prévention et son intervention tardive après les massacres. Il appelle à une résolution durable des conflits entre les communautés et les éleveurs, soulignant l’inefficacité des actions actuelles.

 

Sur le plan économique, Dologuelé critique les politiques fiscales du gouvernement, notamment l’augmentation des taxes sur les transferts d’argent et les plaintes des utilisateurs. Il dénonce l’impact négatif de telles mesures sur une population déjà plongée dans l’extrême pauvreté.

« Accabler la population d’impôts n’est pas une bonne chose », affirme-t-il.

 

La crise énergétique est également une préoccupation majeure. Dologuelé critique les efforts inefficaces du gouvernement pour résoudre les problèmes persistants d’ENERCA, malgré l’inauguration récente de champs solaires. Il souligne les conséquences désastreuses des pénuries d’électricité sur la santé et l’économie du pays.

 

En réponse aux affirmations du Mouvement des Cœurs Unis (MCU) sur les progrès vers l’émergence, Dologuelé insiste sur la priorité de sortir les Centrafricains de la pauvreté avant de parler de développement.

« L’espoir des Centrafricains est d’échapper à l’extrême pauvreté », déclare-t-il. Il appelle à une approche plus réaliste axée sur les besoins immédiats de la population.

 

Anicet Georges Dologuelé soulève des questions cruciales sur la Situation en République centrafricaine, appelant à des actions concrètes pour répondre aux besoins urgents de la population.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Bangui se prépare à une Bataille Contre les Hausses de Prix et les Surtaxes

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Bangui se prépare à une Bataille Contre les Hausses de Prix et les Surtaxes

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-les-anciens-de-la-police-nationale-projettent-de-bloquer-lacces-a-la-primature/les-manifestants-face-a-la-police-a-bbangui/” rel=”attachment wp-att-25222″ data-wpel-link=”internal”>Image d'illustration de la grève contre la passivité de la Minusca à Bangui en 2016.
Image d’illustration de la grève contre la passivité de la Minusca à Bangui en 2016.

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 Selon Nelson Mandela , “La protestation est un droit fondamental lorsque l’injustice devient la norme”. Justement, la société civile centrafricaine se mobilise une fois de plus pour exprimer son mécontentement face à la gestion de l’électricité et la hausse des taxes gouvernementales.

 

Depuis plusieurs années, les habitants de Bangui et de ses environs subissent régulièrement des coupures d’électricité et une répartition inégale de l’énergie. Face à cette situation impactant leur quotidien et l’économie du pays, le Groupe de travail de la société civile (GTSC) appelle à une manifestation ce vendredi.

 

Selon Paul Beninga, porte-parole de la GTSC, cette mobilisation ne concerne pas seulement l’électricité mais vise également à dénoncer la flambée des prix et les hausses de taxes du gouvernement.

 

Les Centrafricains se sentent de plus en plus opprimés par ces mesures qui affectent leur pouvoir d’achat et leur qualité de vie. Paul Beninga souligne :

« Nous avons vu le prix des hydrocarbures à la pompe augmenter de plus de 50 %. Nous sommes restés silencieux. Aujourd’hui, vous allez au marché, le prix de la nourriture a considérablement augmenté. Nous sommes restés silencieux. Ils ont encore augmenté les taxes».

 

La colère monte également en raison du manque de transparence des autorités.

« Ce qui nous choque, c’est le comportement insolent des dirigeants qui refusent de communiquer », dit Monsieur Paul Beninga.

 

En effet, les témoignages des habitants de Bangui illustrent l’impact concret de ces enjeux sur leur vie quotidienne. Jeanne, une mère de famille, se plaint des coupures d’électricité constantes :

« C’est très difficile de vivre dans ces conditions. Mes enfants ne peuvent pas étudier le soir et je perds souvent de la nourriture dans mon réfrigérateur à cause des coupures. Même la vente de l’eau glacée ne fonctionne plus. Nous sommes à sec ».

 

Cette manifestation, prévue le 12 avril, vise à refléter la frustration généralisée de la population centrafricaine. Les organisateurs s’attendent à une mobilisation massive pour faire entendre leurs revendications.

« Nous appelons tous les citoyens conscients de l’urgence de la situation à nous rejoindre », déclare Paul Beninga.

 

Outre les problèmes d’électricité, la question du coût élevé de la vie est au premier plan des préoccupations des manifestants. La hausse des prix des biens de première nécessité pèse lourdement sur les ménages les plus vulnérables.

« Ces augmentations successives nous mettent à genoux. Nous ne pouvons plus subvenir aux besoins de notre famille », se lamente Fatou, vendeuse sur le marché KM5.

 

Quant à la cascade de taxes imposées par le gouvernement, elle ne fait qu’exacerber la situation.

« Les employés paient déjà des impôts sur leur salaire, mais à chaque transaction, nous sommes à nouveau imposés. C’est injuste et insupportable », s’insurge Marius, enseignant.

 

La frustration croissante de la population est également alimentée par le manque de transparence des autorités. Les promesses de réhabilitation des infrastructures électriques restent souvent lettre morte et les citoyens se sentent abandonnés par leurs dirigeants.

« Nous avons accepté des coupures d’électricité temporaires, mais elles se poursuivent sans explication. C’est un mépris total pour les gens », dénonce Sylvie, commerçante.

 

Face à ce mécontentement généralisé, la manifestation de vendredi s’annonce comme un moment crucial pour le pays. Les organisateurs espèrent que leur mobilisation sera entendue et que des mesures concrètes seront prises pour améliorer la situation.

« Nous sommes déterminés à poursuivre le combat jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites », conclut Paul Beninga .

 

Par Anselme Mbata

 

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Le démantèlement de la barrière de Wantiguira: une nouvelle aube pour la ville de Bouar».

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Le démantèlement de la barrière de Wantiguira: une nouvelle aube pour la ville de Bouar».

 

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Wantiguira, entrée de la ville de Bouar, dans la Nana-Mambéré. CopyrightCNC

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 Un habitant de Boire, sourire aux lèvres, partage sa joie quelques minutes après le démantèlement de cette barrière illégale à Wantiguira : « Enfin, le chemin de la liberté est ouvert. Cette barrière n’était rien d’autre qu’un obstacle à notre vie quotidienne.

 

Dans la préfecture de la Nana-Mambéré, à plus de 450 kilomètres de Bangui, la capitale centrafricaine, un événement important s’est déroulé lundi à 8 kilomètres à l’entrée de la ville de Bouar, capitale provinciale de ladite préfecture. La barrière de Wantiguira, synonyme de violence et d’oppression pour les riverains et des usagers de ces voies, a été officiellement démantelée. Cette décision, fortement soutenue par le gouvernement centrafricain, a été accueillie avec un immense soulagement et une immense joie par la population locale.

 

La barrière en question était devenue un symbole d’abus de pouvoir, où douaniers, policiers, soldats FACA et gendarmes imposaient des taxes exorbitantes sur les biens des citoyens voyageant entre Boire et d’autres localités telles que    Baoro, Bozoum ou encore Bangui  ou au sens inverse.

Ces prélèvements illégaux, sanctionnés ni plus ni moins que par une décision  des plus hautes autorités centrafricaines, pesaient lourdement sur les épaules de la population, érodant jour après jour leur confiance envers les forces de l’ordre. La décision de démonter cette barrière de Wantiguira n’a pas été prise à la légère. Elle résulte d’un acte officiel signé par le premier ministre, classant l’existence même de cette barrière comme illégale.

L’opération de démontage a été exécutée par une brigade spécialement chargée de cette mission, marquant la fin d’une ère de racket organisé sous le couvert de contrôles routiers.  Les réactions à cette nouvelle ne se sont pas fait attendre. La joie exprimée par les habitants de Bouar était palpable, une joie qui reflète le soulagement d’un fardeau enfin levé

« Cette barrière nous volait notre liberté et notre argent. Aujourd’hui, nous pouvons enfin respirer », déclare Ousman, un transporteur sur l’axe Bouar-Bozoum, soulignant le poids économique et psychologique que représentait la barrière de Wantiguira.

 

Cependant, cette action n’a pas été sans conséquences. Le délégué des transporteurs locaux, accusé par les forces de l’ordre d’avoir “trahi” leur cause en informant Bangui de leurs agissements, se trouve désormais sous la menace directe de ces mêmes forces. Cette tension souligne l’ampleur des enjeux et des intérêts en jeu autour de cette barrière.

Du côté des forces de l’ordre, les sentiments sont mitigés. Si certains reconnaissent la nécessité de cette mesure pour rétablir la justice, d’autres expriment leur frustration :

« C’était un moyen de maintenir l’ordre, mais nous comprenons la décision », confie un policier sous couvert d’anonymat.

 

L’impact de cette action va bien au-delà du simple démantèlement d’une structure physique. Il symbolise la lutte contre la corruption et les abus de pouvoir, rétablissant un lien de confiance entre les citoyens et le gouvernement.

« Nous attendions ce moment depuis longtemps. C‘est une victoire pour nous tous », témoigne Bienvenu Zanda, évoquant la fin d’une ère de prélèvements forcés.

 

Rappelons que le démantèlement de la barrière de Wantiguira n’est pas seulement la suppression d’un obstacle physique, c’est le début d’une nouvelle ère pour la ville de Boire et ses habitants. Cette action illustre l’engagement du gouvernement centrafricain envers ses citoyens, promettant un avenir où règnent la justice et la liberté.

 

Par Gervais Lenga

 

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L’Or Jaune de la Santé Publique: La Crise des Faux Médicaments en République centrafricaine

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L’Or Jaune de la Santé Publique: La Crise des Faux Médicaments en Centrafrique

Mensonges et géopolitique : Le ministère de la Santé de la RCA dans la tourmente
Mensonges et géopolitique : Le ministère de la Santé de la RCA dans la tourmente

 

 

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 Dans une révélation troublante, le ministre centrafricain de la Santé Pierre Sancé évoque une crise de santé publique majeure due à de faux médicaments, surnommés « or jaune », dans une déclaration diffusée sur la radio Guira FM de la Minusca le 7 avril 2024. Cette crise représente un défi de taille pour le système de santé du pays.

 

La racine du problème

 

Les années 90 et 2000 ont été une époque où l’accès aux médicaments essentiels à un coût abordable était la norme. Cependant, les crises politico-sécuritaires ont dévasté ces systèmes, entraînant les établissements de santé dans une pénurie de bons médicaments.

 

  • L’impact des crises sur la santé :

 

« Et suite aux premières crises politico-sécuritaires, tous ces systèmes ont été vandalisés, détruits, ce qui fait que nos structures de santé sont privées de médicaments depuis plusieurs années », selon le ministre Somsé

  • L’essor des médicaments de rue :

 

« Cette situation s’est aggravée avec la porosité des frontières et l’absence de contrôle adéquat, facilitant ainsi la propagation de faux médicaments, ajoute le ministre.

 

Lutter contre l’or jaune

 

Le ministre Sancé propose une solution axée sur la disponibilité de médicaments de qualité, une stratégie reconnaissant la complexité et l’ampleur transnationale du problème.

 

  • Stratégie de résolution :

 

« Mais les éliminer, ce n‘est pas par la répression, car ce phénomène dépasse les limites de notre pays. La question des médicaments de rue entre dans la catégorie des médicaments de qualité inférieure, ce qui est un véritable fléau aujourd’hui », déplore Somsé.

 

Perspectives et défis

 

Cette situation complexe exige une analyse approfondie, non seulement des mécanismes de distribution des médicaments, mais aussi de l’ensemble des politiques de santé publique.

 

  • Vers un avenir meilleur :

 

La mise à disposition de médicaments de qualité est présentée comme le fondement de la solution à cette crise. Cela nécessite un engagement soutenu en faveur de l’amélioration du système de santé.

 

La prise de position du ministre Pierre Sancé souligne l’urgence de s’attaquer à la crise des faux médicaments. Sa déclaration encourage la réflexion sur la nécessité d’une politique de santé plus forte et mieux outillée pour faire face aux défis actuels et futurs.

 

Par Prisca VICKOS

 

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L’exploitation artisanale du bois menace-t-elle l’équilibre écologique près de Bangui ?

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L’exploitation artisanale du bois menace-t-elle l’équilibre écologique près de Bangui ?

 

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Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui

 

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 « Nous sommes une association organisée, dotée d’autorisations depuis plusieurs années», affirme Gildas Mbokani. Mais quel est l’impact réel de leurs activités près de Bangui ?

 

Contexte délicat

 

L’accusation portée contre l’association « Amis Bois » de coupe illégale d’arbres interpelle. Gildas Mbokani défend vigoureusement son association :

« Nous avons des documents, depuis plusieurs décennies, de l’époque de l’ancien président de la République, François Bozizé. Nous n’agissons pas illégalement », insiste-t-il, citant une histoire d’autorisations enracinée dans le temps.

 

La délivrance des permis

 

Le ministère des Eaux et Forêts a suspendu les permis artisanaux, une décision qui, selon Mbokani, ne concerne pas tous les artisans.

« Il y a encore des artisans autorisés à travailler. Il ne s’agit pas d’une suspension définitive », souligne-t-il. Cette nuance suggère une complexité dans la gestion des permis et des autorisations.

 

Légitimité et droits d’exploitation

 

Face aux critiques, Mbokani rappelle l’existence du Code forestier.

« Ce code nous autorise à exploiter et à vendre du bois. Nous avons choisi ce domaine par vocation, pas par hasard », déclare-t-il. Sa réponse met en lumière la conviction et l’engagement des membres d’Amis Bois envers leur profession.

 

Témoignages et perspectives

 

– Répondre aux accusations de Centrabois:

Mbokani réfute l’influence de l’entreprise sur les politiques gouvernementales.

« Ce n’est pas au directeur général de Centrabois de prendre des décisions importantes au nom du gouvernement », affirme-t-il, pointant du doigt les tentatives des grandes entreprises de monopoliser le secteur.

 

– Impact environnemental et socio-économique :

L’argument de Mbokani sur l’impact environnemental mérite qu’on s’y attarde.

« Nous n’avons pas les moyens de causer de tels dégâts à la forêt. Nos méthodes sont réglementées, pas industrielles », affirme-t-il, opposant l’approche artisanale à des méthodes industrielles plus destructrices.

 

Vers l’équilibre ?

 

Approches et dialogues

 

L’association est en négociation avec le ministère, cherchant à clarifier sa position et ses droits.

« Des démarches administratives sont en cours. Nous avons rencontré le nouveau ministre et nous espérons une issue favorable », a déclaré Mbokani, soulignant une volonté de dialogue et de régularisation.

 

Les débats autour de l’exploitation du bois près de Bangui soulèvent une question fondamentale sur l’équilibre entre développement économique et préservation de l’environnement. La défense passionnée de Mbokani révèle un secteur en quête de reconnaissance et de régulation, naviguant entre tradition et modernité.

 

Pierre Azoumi

 

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L’association Action Solidaire à nouveau au Chevet des Enfants Atteints de Drépanocytose à Bangui

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L’association Action Solidaire à nouveau au Chevet des Enfants Atteints de Drépanocytose à Bangui

 

Centrafrique.org/la-remise-de-lenveloppe-a-la-directrice-du-centre-par-la-tresoriere-de-lassociation-action-solidaire/” data-wpel-link=”internal”>La remise de l'enveloppe au Dr NGUILELO, Directrice du centre, par la trésorière de l'association Action solidaire, madame KOYATRO
La remise de l’enveloppe au Dr NGUILELO, Directrice du centre, par la trésorière de l’association Action solidaire, madame KOYATRO

 

 

Bangui, 10 janvier 2024 (CNC) –

 Le bonheur ne réside pas dans la possession, mais dans le don”. Inspirés par cette maxime, les membres d’Action Solidaire ont prouvé une fois de plus leur engagement inébranlable envers les enfants de Bangui souffrant de drépanocytose. C’est une journée marquée par la générosité et l’espoir, où des sourires ont été offerts en guise de remède.

 

Au cœur de la capitale centrafricaine, Bangui, le centre de recherche et de traitement de la drépanocytose reçoit l’appui renouvelé d’Action Solidaire, un partenariat solide bâti sur l’altruisme.

« Cette association est un pilier pour nous. Elle apporte bien plus que des aides financières ; elle offre de l’espoir », confie à CNC Dr. Telma Lorna Ngidelo, la directrice.

Lors de la cérémonie de remise de Don par l'association action solidaire aux enfants Atteints de Drépanocytose
Lors de la cérémonie de remise de Don par l’association action solidaire aux enfants Atteints de Drépanocytose

 

L’association ne se limite pas à l’aspect médical. Elle crée également des moments de partage lors de fêtes et soutient les initiatives éducatives, soulignant l’importance de la communauté dans le combat contre la maladie.

 

Cette année, une contribution de 450 000 francs va permettre de couvrir les frais médicaux de 3 jours de 30 enfants. Bernadette Koyatro, trésorière, éclaire leur démarche :

« C’est notre mission d’apporter un peu de lumière dans leurs vies, par des gestes concrets ».

 

Action Solidaire ne s’arrête pas là ; elle envisage l’avenir avec des projets d’éducation et de sensibilisation, prouvant que leur engagement va au-delà du soutien financier.

 

Forger un Avenir Meilleur Ensemble

 

Le partenariat entre Action Solidaire et le centre de drépanocytose de Bangui est un témoignage vibrant de ce que la solidarité et le dévouement peuvent accomplir. Chaque geste de l’association, chaque sourire d’un enfant est une étincelle d’espoir, illuminant le chemin vers un avenir où la maladie ne définit plus les limites de leur potentiel. Dans cet esprit de générosité, chaque action d’Action Solidaire est un pas de plus vers un monde plus bienveillant.

 

Par Fortuné B Boberang

 

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Le linguistique faut pas  du Panneau de campagne  de William Ndjapou

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Le linguistique faut pas  du Panneau de campagne  de William Ndjapou

 

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Don de William Ndjapou à la ville de Bambari

 

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 À Bambari, la campagne préélectorale de William Ndjapou achoppe sur un détail linguistique qui fait le buzz sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale Bangui.

 

L’intention de William Ndjapou de briguer le siège législatif de la première circonscription de Bambari  a été annoncée au sens littéral par un panneau routier. Loin d’être un simple panneau directionnel, il est devenu un vecteur de controverse linguistique et politique. L’erreur sur le panneau, bien qu’apparemment mineure, s’est transformée en un symbole des déficiences perçues de l’élite politique locale.

 

« Ce n‘est pas seulement une faute d’orthographe, c‘est un manque de prudence », se plaint avec véhémence Gildas, un enseignant au lycée de Bambari, dont les mots s’étendent au-delà de la ville de Bambari et faisant écho au mécontentement généralisé du public local.

 

L’erreur a suscité une agitation particulière parmi les habitants de la préfecture de la Ouaka, qui voient à William Ndjapou non seulement un candidat potentiel mais aussi un reflet de leurs dirigeants.

« Comment peut-on aspirer à être député si l’on ne maîtrise pas la langue de l’Assemblée ? », s’interroge Marina, une commerçante au marché de Bambari, dont le témoignage dépasse le périmètre de la Ouaka, traduisant tout de même une profonde et contemplative déception.

 

Les réseaux sociaux sont devenus un champ de bataille où chaque erreur est une munition pour l’opposition. Des voix anonymes se font l’écho d’une frustration générale :

« On nous parle de diplômes, de doctorats, mais les preuves sont sur les panneaux d’affichage, et elles ne sont pas convaincantes. »

 

La critique transcende la simple moquerie pour remettre en question les fondements mêmes de la légitimité politique.

« On attend d’un leader qu’il inspire confiance. Comment cela peut-il être réalisé alors que même les messages les plus élémentaires sont erronés ? », s’interroge Jaunasse, un militant du parti MLPC de Bambari, dont la contribution ne se limite pas à la critique mais appelle à l’introspection collective.

 

Il  convient de rappeler que le débat soulevé par la pancarte de William Diapo dépasse l’anecdotique pour devenir le reflet des attentes d’un peuple vis-à-vis de ses représentants.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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La crise de l’électricité à Bangui : entre colère populaire et mobilisation citoyenne

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La crise de l’électricité à Bangui : entre colère populaire et mobilisation citoyenne

 

Centrafrique.org/enerca-se-prepare-a-briller-perturbations-ephemeres-pour-un-avenir-lumineux/2-un-agent-de-lenerca-travaillant-sur-un-pylone-electrique-sans-casque-sans-veritable-outil-de-travail/” rel=”attachment wp-att-66804″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/2-Un-agent-de-lENERCA-travaillant-sur-un-pylone-electrique-sans-casque-sans-veritable-outil-de-travail-450×446.jpg” alt=”Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail” width=”450″ height=”446″ />
Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Bangui connaît des jours sombres, littéralement, avec des coupures d’électricité prolongées qui déclenchent une vague d’indignation.

 

Le problème de l’énergie à Bangui : un cauchemar pour les habitants

 

Depuis plusieurs jours, la capitale centrafricaine est plongée dans une crise énergétique inquiétante. Les coupures de courant de plusieurs jours sont devenues fréquentes, plongeant une grande partie de Bangui dans l’obscurité. Ce phénomène n’est pas nouveau, mais sa récurrence soulève de sérieuses questions sur la capacité de la Société centrafricaine de l’énergie (ENERCA) à fournir un service stable et fiable.

« Que M. Bendima ne se mêle pas de nous », s’exclame Pierre, un habitant du PK12, exprimant un sentiment largement partagé par les consommateurs.

 

Un impact économique et social dévastateur

 

Le manque d’électricité touche tous les domaines d’activité. Des entreprises aux services de santé, en passant par l’administration publique, tous souffrent de cette situation.

« Derrière ces pannes de courant imprévisibles, il y a une perte économique importante », souligne un citoyen. La vie quotidienne des habitants est perturbée, mettant en péril non seulement l’économie locale mais aussi les conditions de vie de base.

 

Distribution sélective de l’électricité ?

 

Les témoignages font état d’une répartition inégale de l’électricité, privilégiant des zones comme le quartier présidentiel et des secteurs où les commerçants ont pu « contribuer » à assurer leur approvisionnement en électricité. Cette situation crée un fossé entre les différentes couches de la société, exacerbant les tensions et le mécontentement général.

 

Mobilisation de la société civile

 

Face à cette crise, le Groupe de travail de la société civile (GSTC) se mobilise et menace d’organiser une marche le 12 avril pour exiger une amélioration de la situation.

« Sans un mouvement de masse, les droits des consommateurs ne seront jamais respectés », a déclaré le Dr Beninga, soutenant l’appel à l’action. Cette démarche met en évidence la  volonté des citoyens de ne pas rester passifs face à ce qu’ils considèrent comme une violation de leurs droits fondamentaux.

 

Une question de droits de l’homme

«

L’accès à l’électricité doit faire partie des droits de l’homme », affirme Ngassan, un journaliste, activiste de la société civile, soulignant la dimension humaine de cette crise. Sans électricité, les fondamentaux de la société sont compromis : la santé, l’éducation, l’économie, et même la culture et le sport sont touchés.

 

À Bangui, l’électricité n’est pas seulement une marchandise, c’est un droit essentiel à la vie moderne.

 

NDLR : Cet article intègre la colère et les attentes des citoyen·ne·s face à cette crise énergétique persistante, tout en soulignant l’urgence de la mobilisation collective pour assurer l’accès à l’électricité pour tous. La situation à Bangui nous rappelle que derrière chaque coupure d’électricité, il y a des vies bouleversées, des entreprises en danger et un avenir incertain.

 

Par Anselme Mbata

 

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Constat s  Sur la Porosité Politique Centrafricaine

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Constats  Sur la Porosité Politique Centrafricaine

 

Centrafrique.org/touadera-endormi-un-president-au-pays-des-reves-diplomatiques/img-20240220-wa0065/” rel=”attachment wp-att-74093″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240220-WA0065-450×283.jpg” alt=”Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complement lors d’une conférence internationale” width=”450″ height=”283″ />
Le président Faustin Archange Touadera endormi complètement debout au milieu des deux femmes diplomates lors d’une conférence internationale

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)

 La déroute politique en Centrafrique ne nous apprend rien ! Après l’avènement de la fameuse nouvelle constitution, elle s’érige en confirmation bien attendus, celle de la crise de la démocratie, de la gouvernance pour l’heure en Centrafrique, est la plus belle illustration de l’embastillement de l’opinion de l’Opposition dans une certaine mesure, qui n’ose plus avoir un avis contraire au régime… bien que, en ayant un esprit critique constructif. Nb) Le régime veut s’épuiser au pouvoir malgré tout, mais ne parvenant pas à retrouver un second souffle.

 

Afin de Produire un nouveau modèle de Gouvernance, soit moderniser leurs réponses face aux multitudes crises que ce régime lui-même a institué, orienter par des politiques des répressions et des décisions hasardeuses, égoïstement pensées par des artisans politiques affamés, malgré tout dans cet air de la mondialisation galopante et à une société en mutation, c’est tout le défi que doivent relever les Centrafricains(es), parmi les Pays de la sous-région, et notamment sur le continent. Le paradoxe, c’est que jamais la crise politique actuelle en République Centrafricaine n’a autant validé les principes des irrégularités dans l’application de la constitution au niveau des institutions de l’Etat, d’intervention de l’État dans un optique d’une Gouvernance plus apaisée et juste pour un Pays déjà bien abîmer, qui se retrouve à la merci des Factions Armées Non Conventionnelles et des Mercenaires de tout bord.

Nb) Le régime ne parvient pas, par aggravation de plus d’avoir une vision plus pragmatique pour Gouverner, mais plutôt à s’intéresser à sa seule survie désespérément.

L’absence d’une politique réelle de la bonne Gouvernance encrée vers une politique de promotion et des amortisseurs sociaux que ce régime prétends défendent de manière ostentatoire, en outre, a acquis un brevet de l’incompétence notoire.

Ps) Seul au Royaume des Aveugles, les Borgnes sont Rois.

Constat amer, en effet… La part de rêve des plupart des Centrafricains(es), de la Jeunesse et d’imagination de vivre en Paix, vaquer paisiblement à leur occupation sans avoir peur au ventre. Malheureusement ces rêves sont restés au Vestiaire des Palais des Orties.

Ce manque de vision politique a gommé, le pragmatisme politique et l’idéologie de la bonne Gouvernance.

Pire…, diront certains… les dignitaires de ce régime se sont convertis à la pensée unique et dominante de l’exercice du pouvoir triomphant du fait des présences des Mercenaires de tout bord en Centrafrique qui massacre les bonnes marches de nos institutions !  Ils se seraient « auto-covécues qu’ils détiennent la raison, même Acculés sans dignités », oubliant leurs racines, leurs valeurs et, par là même, ceux qu’ils devaient défendre les Centrafricains(es).

Difficile pour les Centrafricains(es) de s’y reconnaître dans cette politique hasardeuse. Résultat, cette Politique qu’en prête le régime aujourd’hui en République Centrafricaine est complètement à la ramasse, plus personne ne nous considère, respecte au niveau international et plus grave sur le contient. De quoi donner aussi du grain à moudre à cœur joie chez les soi-disant des Liveurs Patentés qui excellent dans les Injures, Calomnies et des Mensonges de toutes sortes et qui défie en prônant des propagandes sur propagandes en diffamant ou des discours de manipulations, diffusions de la haine et au passage de se venter des mérites imaginaires sans expériences apparentes ou en éventant des qualifications, des profils, de surcroit de toute alliance avec les groupes Armées fussent-ils recyclés, de part et d’autre … Le pouvoir et ces Opposants Liveurs patentés, pour dire chacun à sa crèmerie et sa sauce… Sans penser à la souffrance déjà en durée par le peuple Centrafricain.

Plus encore la rhétorique les uns et les autres qu’ils utilisent pour faire face à la crise, Vampirisent les enjeux de la Politique réellement, et d’une vraie Opposition politique par des contre-projet, en fait la démonstration de l’Irresponsabilité et d’une Inconscience Chronique des Centrafricains(es), désorientent l’électorat future et la bonne marche de la Politique dans notre Pays que je ne cesse d’observer.

Là ! Je fais appel aux hommes Politiques Centrafricains(es) de faire très attention de l’utilisation de ces Liveurs Patentés dépourvus d’un langage Politique soutenu, de tout étique idéologique, déontologie…et communicationnel pour ne pas dire Vulgarités… !, Constat de voire l’Absence de l’éducation politique, de délimitation claire entre deux domaines (Calomnies, Mensonges, Manipulations, Injure et de faire de la Politique basée sur des projets, stratégies de la Gouvernance), deux milieux, diamétralement opposer et complétement d’antithèse du point de vue institutionnel, etc., pouvant donner lieu à un jeu d’influences, d’un effet Boomerang et Réciproquement, voire à une connivence répréhensible pour le future Politique en Centrafricain.

Nb) Que l’État d’une frontière Politique soit mal protégée de Droit, que l’on peut traverser illégalement en divers points de passage en Centrafrique, preuve qu’on se retrouve avec des bras-cassés dans le Gouvernement de tout genre, des Analphabètes, qui ne s’auront instruire un dossier, élaborer un projet et de la conduire… !

Important : Les leçons Politiques et des différents avènements d’hier (Libérateurs, Séléka, Antibalaka…et maintenant…CPC) ! Que nous ne n’avons jamais tirées les leçons, nous accumulons des erreurs en erreurs et au passage ces, des innocents Centrafricains(es) qui souffres.

Nb) L’exigence de la Neutralité est de mise sur le plan Politique.

Il faut bien …Apprendre des autres…voire les récents changements Politiques et des luttes exemplaires de nos frères Sénégalais d’Opposition et la Neutralité du Pouvoir et de régime de Mr. Le Président Macky-Sall qui est sorti malgré tout par la Grande porte Bravo ! Apaiser, installer la Paix dans la continuité dans son Pays.

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

 

Fait à Lyon le 05 -04-2024

Diaspora, Mr. Aubin-Roger KOMOTO

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Wagner : Qu’est-ce qui distingue un libérateur d’un oppresseur ?

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Wagner : Qu’est-ce qui distingue un libérateur d’un oppresseur ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-nouveau-massacre-dans-la-vakaga-un-bilan-humain-terrifiant/deux-hommes-de-wagner-en-operation/” rel=”attachment wp-att-54332″ data-wpel-link=”internal”>Deux hommes de Wagner en opération
Deux mercenaires de Wagner en opération

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Cette question résonne particulièrement douloureusement dans le récit d’un petit village situé à treize kilomètres de Bouar, dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Le 6 avril, une opération menée par des mercenaires du groupe Wagner, sous prétexte de combattre les insurgés de la Coalition des patriotes pour le changement (PCC), a dégénéré en un épisode de violence et de pillage systématique, laissant derrière elle une population brisée.

 

L’aube d’une tragédie

 

Le 6 avril, sous le voile trompeur d’une opération contre des éléments rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), les forces Wagner sont descendues sur le village de Haba Bogani, localité située dans la commune de Yétoua Bangarème, située à 13 kilomètres de Bouar. Joseph Baïndo, Un habitant, la voix chargée d’une gravité sombre, confie :

« Ils ont prétendu chasser l’ombre de la rébellion, mais c’est notre paix qu’ils sont venus briser, pillant nos biens, saccageant nos maisons. »

 

Chronique d’un désastre annoncé :

 

Les récits des villageois, avec une éloquence poignante, brossent le tableau d’une nuit où le chaos s’est drapé dans l’étendard de la justice.

 

« Ils nous ont pris nos motos, nos économies, ébranlant les fondements mêmes de nos existences », témoigne un autre, les mots chargés de la douleur des pertes irréparables.

 

Le lendemain du déluge

 

À l’aube du 7 avril, le village s’éveilla méconnaissable, les cicatrices d’une intrusion barbare ornant chaque coin de rue. « Le village semblait pleurer ses enfants perdus, ses rires emportés par les brigands », raconte un ancien, la voix brisée par l’émotion.

 

La Renaissance au milieu des ruines :

 

Cependant, l’esprit de résilience anime les cœurs blessés.

« Nous allons reconstruire, non seulement nos maisons, mais aussi le tissu de notre communauté », affirme avec conviction Marina, une jeune mère, incarnant l’indomptable volonté de survivre et de reconstruire.

 

Méditation sur un destin brisé

 

L’assaut de Bangarème par les mercenaires wagnériens interroge profondément la légitimité des moyens mis en œuvre au nom de la lutte contre la subversion. Elle dévoile l’ambiguïté morale de tels actes qui, loin de rétablir l’ordre, sèment le désordre et la souffrance.

 

Epilogue:

 

Le drame de Bangarème, dans ses silences et ses cris, nous invite à une introspection sur les valeurs de justice et de paix dans les sociétés contemporaines. Par la résilience de ses habitants, elle nous rappelle la précarité de l’existence et l’urgence de préserver la dignité humaine face à l’adversité.

 

Par Gervais Lenga

 

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Manifestation devant l’ÉNERCA : révélations sur les tactiques d’intimidation du régime

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Manifestation devant l’ÉNERCA : révélations sur les tactiques d’intimidation du régime

 

Centrafrique.org/rca-prorogation-illegale-du-mandat-de-touadera-paul-crescent-beninga-sinsurge-et-interpelle-les-deputes/paul-crescent-beninga-porte-parol-gtsc-4/” rel=”attachment wp-att-37276″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/Paul-Crescent-Beninga-Porte-parol-Gtsc-450×337.jpg” alt=”Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc” width=”450″ height=”337″ />
Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc. Photo CNC.

 

 

Bangui, 09  avril 2024 (CNC)

Dans la capitale centrafricaine Bangui, une manifestation prévue cette semaine pour l’accès à l’eau et à l’électricité dévoile un réseau d’intimidation, où le courage des citoyens affronte l’ombre de la manipulation politique.

 

En effet, l’annonce d’une manifestation de la société civile visant à dénoncer les carences dans l’approvisionnement en électricité et en eau, a mis en lumière une pratique inquiétante : le recours à la manipulation et aux menaces par des entités obscures, se présentant faussement comme des représentants de la jeunesse centrafricaine.

 

Une association fantôme :

 

Le communiqué publié par un mouvement fictif dit « Action – Réaction » révèle une tentative flagrante de discréditer les efforts de la société civile, en particulier ceux du groupe de travail de la société civile (GTSC), dont M. Crescent BENINGA est le  porte-parole charismatique. Ce communiqué, truffé d’accusations et de menaces, peine à cacher sa véritable origine : une milice affiliée au régime en place, cherchant à semer la discorde et à réprimer toute forme de dissidence pacifique.

 

Les vrais problèmes ignorés :

 

Les progrès mentionnés dans le secteur de l’énergie dans ce communiqué, bien qu’importants, ne peuvent pas occulter les problèmes réels auxquels les citoyens centrafricains sont confrontés quotidiennement. L’accent mis sur une prétendue déstabilisation du pays, en réaction à l’organisation d’une manifestation pacifique, détourne l’attention des besoins essentiels de la population qui ne sont pas satisfaits.

 

  • Témoignage d’un militant :

 

« Nous ne demandons que le droit aux services de base. Les menaces et la diffamation ne feront que renforcer notre détermination ».

  • Observation d’un sociologue centrafricain  :

 

« Ces tactiques d’intimidation révèlent une peur du dialogue. La véritable force d’un gouvernement réside dans son écoute et sa capacité à répondre aux préoccupations de ses citoyens ».

 

La réponse de la société civile :

 

Face aux tentatives de discrédit et aux menaces voilées, la société civile, loin de se laisser intimider, prépare sa protestation avec une résolution renforcée. Cette détermination témoigne d’un engagement profond en faveur de la justice sociale et du bien-être collectif.

 

Les ombres qui planent sur la manifestation du 10 avril ne peuvent éteindre la lumière de la résilience et de l’espoir.

 

NDLR : Cet article, en scrutant les dessous d’une déclaration malveillante, cherche à remettre les pendules à l’heure : loin d’être une menace pour la stabilité du pays, la manifestation prévue est un appel à une meilleure gestion des ressources vitales et à une gouvernance plus inclusive. Dans la confrontation entre les menaces d’une fausse association et les aspirations légitimes du peuple, la voix de la raison et de la justice doit prévaloir.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Sans lumière ni espoir : la triste réalité du centre de santé d’Irabanda, au nord de la RCA

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Sans lumière ni espoir : la triste réalité du centre de santé d’Irabanda, au nord de la RCA

 

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Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Au cœur de la préfecture de la Haute Kotto, au nord de la République centrafricaine, le village d’Irabanda abrite un centre de santé plongé dans l’obscurité à la fois physique et métaphorique. Privé du soutien des ONG et confronté à un manque criant de ressources, ce centre a du mal à fournir les soins les plus élémentaires à sa population.

 

Le centre de santé d’Irabanda : un combat quotidien pour la vie

 

David Lenda-Hondji, le directeur du centre de santé d’Irabanda, évoque le retrait de l’ONG International Medical Corps (IMC) le 31 mars, un tournant qui a profondément affecté le fonctionnement du centre.

« Nous étions habitués au soutien d’IMC, notamment pour l’accès gratuit aux médicaments pour nos patients. Aujourd’hui, tout est devenu payant, ce qui détériore l’accès aux soins pour nos communautés », témoigne-t-il.

 

Conditions de travail précaires

 

Le personnel du centre, réduit de 17 à 7 membres, tous bénévoles, reflète une crise critique de la main-d’œuvre.

« Nous travaillons bénévolement, dans l’espoir de jours meilleurs. Les promesses d’intégration dans la fonction publique ne sont toujours pas tenues », a déclaré M. Lenda-Hondji.

 

Équipement et accès aux soins : des enjeux majeurs

 

L’équipement médical, autrefois fourni par l’IMC, est aujourd’hui rare ou hors d’usage.

« Nous sommes confrontés à des maladies dominantes comme le paludisme, avec peu de moyens pour soigner efficacement nos patients », déplore le chef du centre.

 

En outre, le transport des patients gravement malades vers Bria, le centre de référence, est devenu un véritable défi. « Sans moyens de transport adéquats, des vies sont perdues en cours de route », révèle-t-il, évoquant la perte tragique d’un enfant de trois mois en raison du manque de soins en temps opportun.

 

Un appel à l’aide

 

L’appel d’alarme de M. Lenda-Hondji est un appel désespéré aux autorités et aux partenaires humanitaires : ils doivent fournir des médicaments essentiels, des équipements et surtout des moyens de transport pour éviter de nouvelles tragédies. « Il est crucial d’agir maintenant pour sauver des vies. Chaque jour compte », insiste-t-il.

 

Il convient de noter qu’à l’ombre de Haute Kotto, le centre de santé d’Irabanda fait face à une réalité inacceptable. La détresse de son personnel et de ses patients appelle une action urgente et décisive. Pour redonner espoir à Irabanda, il est impératif que les autorités et les partenaires se mobilisent sans tarder.

 

Moïse Banafio

 

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Gamboula : Les sites miniers, le nouvel établissement scolaire des jeunes

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Gamboula : Les sites miniers, le nouvel établissement scolaire des jeunes

 

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Pancarte de bienvenue à Gamboula. Photo Anselme Mbata, CNC.

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Dans la sous-préfecture de Gamboula, un phénomène préoccupant remplace progressivement les salles de classe par des sites miniers: la déperdition scolaire. Alors que l’avenir des jeunes devrait se dessiner à travers l’éducation , beaucoup troquent le tableau noir pour les paillettes d’or, voyant dans les mines non pas un danger, mais une opportunité de revenu immédiate. Cette transition, loin d’être bénigne, soulève des questions cruciales sur l’équilibre entre la nécessité économique et la valeur fondamentale de l’éducation dans le développement à long terme de la région.

 

La sous-préfecture de Gamboula, dans l’ouest de la République centrafricaine, est confrontée à un défi de taille qui menace l’avenir de sa jeunesse : le décrochage scolaire. Cette situation préoccupante est exacerbée par l’attrait des sites miniers pour les jeunes, au détriment de leur éducation.

 

Dans cette région d’environ 100 000 habitants, majoritairement jeunes et en âge d’être scolarisés, le phénomène du décrochage scolaire est particulièrement alarmant. Selon le Principal du collège de la sous-préfecture, alors que l’établissement a commencé l’année scolaire avec 1 050 élèves, ce nombre était tombé à 495 à la fin du premier trimestre. La principale raison de cette baisse drastique est l’attrait des sites miniers pour les jeunes, qui préfèrent y travailler plutôt que de poursuivre leurs études.

 

Jonas Kuzukamba, le Principal du collège, exprime son inquiétude :

« Vous savez, c’est une zone intacte, et pas seulement cela, il y a des zones minières qui nous entourent. Et c’est vraiment un problème grave qui est devant nous, et nous luttons pour l’éradiquer à chaque fois ».

 

Décrochage scolaire : entre nécessité économique et perte d’éducation

 

Le décrochage scolaire à Gamboula est un phénomène complexe, résultant de plusieurs facteurs. La pauvreté et le manque d’opportunités économiques obligent de nombreux jeunes à quitter l’école pour travailler dans les mines, perçues comme une source immédiate de revenus. Cette situation est d’autant plus préoccupante que, selon un récent rapport du secteur éducatif de Gamboula, 80 % des enfants scolarisés au cours des trois dernières années ont quitté l’école pour des sites miniers.

 

Témoignages et perspectives

 

Un enseignant de Gamboula, qui a préféré garder l’anonymat, partage la gravité de la situation :

« C‘est un vrai casse-tête pour nous. Chaque année, nous voyons des élèves prometteurs abandonner l’école pour les mines. Malheureusement, beaucoup ne reviennent jamais, et ceux qui le font ont du mal à se réinsérer dans le système éducatif ».

 

Face à ce défi, les autorités locales et les éducateurs cherchent des solutions. La mise en place de programmes d’éducation alternative et la sensibilisation aux dangers du travail minier dès le plus jeune âge sont des pistes envisagées. De plus, il est essentiel de créer des opportunités économiques alternatives pour les jeunes afin de les dissuader de se tourner vers les mines.

 

Rappelons que le décrochage scolaire à Gamboula est le symptôme d’un problème plus large, mettant en évidence les difficultés économiques et les défis éducatifs auxquels la région est confrontée. Pour inverser cette tendance, il est essentiel d’adopter une approche multidimensionnelle, combinant éducation, opportunités économiques et sensibilisation. Seul un effort concerté de toutes les parties prenantes assurera un avenir meilleur à la jeunesse de Gamboula.

 

Par Bertrand Siri

 

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Le Président Kenyan William Ruto Visite Bangui pour Discuter d’un Partenariat Stratégique avec la RCA

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Le Président Kenyan William Ruto Visite Bangui pour Discuter d’un Partenariat Stratégique avec la RCA

 

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Le président du Kenya, William Ruto, à droite de l’image, serre la main du président centrafricain Touadera à gauche de l’image, à Bangui. CopyrightPrésidence.

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Samedi dernier, une importante rencontre a eu lieu dans la capitale centrafricaine Bangui entre le président kényan William Ruto et son homologue centrafricain, Faustin Archange Touadera. Cette visite, marquée par d’intenses discussions et des annonces significatives, ouvre la voie à un partenariat prometteur entre le Kenya et la République centrafricaine (RCA) dans divers secteurs clés tels que l’énergie, les mines et l’agriculture.

 

Selon les déclarations officielles faites à l’issue de cette visite de travail, le partenariat entre les deux pays se concentrera principalement sur les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, des mines et de l’éducation. Le président Ruto a souligné l’importance de cette première visite, affirmant qu’elle offre de nombreuses occasions d’explorer des partenariats fructueux entre les deux pays.

 

« Nous avons un grand potentiel dans l’agriculture », a déclaré le président Ruto lors d’une conférence de presse conjointe. « Nous travaillerons avec nos agriculteurs, en amenant des experts agricoles à travailler avec votre peuple ici dans le transfert de technologie, le partage d’expériences et l’augmentation de la productivité dans notre région. »

 

Ce partenariat vise également à tirer parti des ressources minérales disponibles dans les deux pays, en combinant les capacités du Kenya et de la RCA pour promouvoir le développement économique et social dans la région. En outre, des accords ont été conclus dans les domaines de l’éducation et du tourisme, dans le but d’exploiter les possibilités d’éducation pour stimuler l’emploi et renforcer les économies des deux pays.

 

Le Président putschiste Faustin Archange Touadera, a chaleureusement salué ce partenariat, le considérant comme une opportunité majeure pour le développement de son pays.

« Dans les jours à venir, nous avons établi un calendrier de travail qui permettra aux deux pays de renforcer leur coopération dans les domaines de l’agriculture, des mines, de la formation et de l’énergie », a déclaré le président du putschiste Faustin Archange Touadera.

 

En outre, le président Ruto a annoncé un partenariat militaire entre le Kenya, la RCA et d’autres pays de la sous-région, tels que la RDC et le Soudan, dans le but de renforcer la sécurité et de favoriser la croissance économique.

 

Cette visite historique marque ainsi le début d’une nouvelle ère de coopération entre le Kenya et la RCA, promettant des avantages mutuels et un développement durable pour les deux pays et la région dans son ensemble.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Les enjeux de gestion des aires de conservation de Chinko : quelles mesures d’accompagnement pour les chasseurs et pêcheurs de Mbomou ?

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Les enjeux de gestion des aires de conservation de Chinko : quelles mesures d’accompagnement pour les chasseurs et pêcheurs de Mbomou ?

 

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Chinko à Bangassou. CopyrightDR

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Dans la préfecture de Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, se trouve un défi complexe : la gestion des zones de conservation de Chinko. Quelles sont les solutions envisagées pour soutenir les chasseurs et les pêcheurs locaux dans ce nouveau paysage réglementaire ?

 

Dans un équilibre délicat entre la préservation de la biodiversité et les besoins des populations locales, la question cruciale se pose : comment concilier la protection des ressources naturelles avec les aspirations économiques des habitants du Mbomou ? Les activités traditionnelles de chasse et de pêche, essentielles à la subsistance et à l’économie locale, sont désormais réglementées par des mesures de conservation.

 

Pour l’organisation africaine Pax, gestionnaire des aires de conservation de Chinko, la solution réside dans une réglementation stricte de la chasse et de la pêche. Mais alors, quelles sont les implications pour les chasseurs et les pêcheurs locaux qui dépendent de ces activités pour leur survie ?

 

La nouvelle réglementation implique l’adoption de techniques de chasse et de pêche plus durables. Aristide de Kubu, chasseur expérimenté, témoigne de ce changement de paradigme. Il souligne l’importance d’une chasse réglementée qui favorise la sélectivité dans la capture des animaux, évitant ainsi les pratiques destructrices du passé.

 

Cependant, pour certains, comme Armand Yawili, la transition vers ces nouvelles pratiques n’est pas sans défis. Après des décennies de chasse à Bangassou, il exprime la nécessité d’une transition vers d’autres activités économiquement viables, comme l’élevage caprin.

 

Du côté des pêcheurs, les défis sont tout aussi présents. Malgré la formation dispensée par l’organisation Chinko et les nouvelles techniques telles que l’Akadia, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Emmanuel Govo, président des pêcheurs de Bangassou, pointe le manque de soutien financier et appelle à une formation professionnelle pour faire face à cette situation.

 

Face à ces enjeux, Tristan Fakos, responsable du développement durable chez Chinko, propose une approche centrée sur l’autonomisation des habitants. En renforçant les capacités des groupes locaux, l’objectif est de favoriser leur indépendance vis-à-vis de l’organisation, tout en leur fournissant les compétences nécessaires pour s’épanouir dans ce nouvel environnement.

 

Cependant, malgré ces efforts, les conséquences de la restriction des activités de chasse et de pêche se font sentir. La préfecture de Mbomou, autrefois réputée pour sa viande de brousse et son poisson frais, voit ses ressources s’amenuiser.

 

Dans ce contexte complexe où se croisent conservation et subsistance, la préfecture de Mbomou se trouve à la croisée des chemins. Comment concilier la protection de la biodiversité avec les besoins socio-économiques des populations locales reste une question cruciale pour l’avenir de la région.

 

Par Félix Ndoumba

 

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Crise de la Pêche sur l’Oubangui : Les Pêcheurs Déplorent une Situation Alarmante

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Crise de la Pêche sur l’Oubangui : Les Pêcheurs Déplorent une Situation Alarmante

Centrafrique.org/rca-le-maire-de-mobaye-rassure-la-population-locale-apres-lincident-survenu-samedi-dernier-entre-les-pecheurs-du-village-boronga-et-ceux-de-la-rdc/des-civils-traversent-le-fleuve-de-banguassou-vers-la-rdc-dans-une-pirogue-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-45795″ data-wpel-link=”internal”>Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC
Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC. Photo CNC

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 « Attention, si rien n’est fait pour réguler la pêche, nous risquons de perdre tous les poissons de la rivière Oubangui », affirme Gildas Pendé.

 

La crise de la pêche sévit actuellement sur les rives du fleuve Oubangui, provoquant des répercussions majeures sur les marchés de la capitale, Bangui en particulier, et sur l’économie en général.

 

La rivière Oubangui, source de vie pour de nombreux habitants de la capitale Bangui, connaît aujourd’hui une aggravation de la crise de la pêche. Les pêcheurs, autrefois prospères, déplorent aujourd’hui une réalité alarmante où la pêche devient de plus en plus difficile, ce qui entraîne une forte hausse des prix du poisson sur les marchés, en particulier dans la capitale, Bangui.

 

Sur les rives de l’Oubangui, près de l’hôtel du même nom, des scènes de désespoir se déroulent quotidiennement. Réper, jeune pêcheur, témoigne de la difficulté de son métier :

« Nous avons commencé hier à 16 heures, nous finirons aujourd’hui à 16 heures, mais malheureusement, nous n’avons pas trouvé beaucoup de poissons, nous sommes nombreux. » Les récoltes sont maigres et les pêcheurs sont contraints de prendre même de petits poissons dans l’espoir d’un maigre revenu.

 

José, un autre pêcheur, confirme cette situation précaire :

« La pêche n’a pas été fructueuse ces derniers temps, nous n’avons trouvé qu’un petit nombre de poissons, et nous ne pouvons pas les vendre. » La rareté du poisson est devenue un fait indéniable, laissant les acheteurs comme Evodi attendre avec impatience la vente d’une petite quantité de marchandises.

 

Symphorien Koyaméné, chef du service pêche au ministère des Eaux et Forêts, s’inquiète du non-respect des règles établies :

« Les gens ne respectent même pas les méthodes de pêche. Il y a des pêcheurs qui utilisent des méthodes qui sont interdites par la loi. Ces pratiques non durables mettent en danger la durabilité des ressources halieutiques et exacerbent la crise actuelle ».

 

Face à cette situation critique, les responsables du ministère de la Pêche appellent au strict respect du code de la pêche pour favoriser la reproduction des poissons et rétablir l’équilibre écologique de l’Oubangui. Des mesures urgentes doivent être prises pour réguler la pêche et protéger les ressources naturelles de Bangui.

 

Par Ousman Ndiki

 

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À Dékoua, Le maire réclame un nouvel édifice municipal

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À Dékoua, Le maire réclame un nouvel édifice municipal

 

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Mairie de Dékoua

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Le maire de Dékoua, Dimanche François Nabana, réclame à cor et à cri un nouveau bâtiment municipal, déplorant des conditions de travail inadéquates.

 

La commune de Dékoua, située dans la préfecture de Kémo, à environ 270 kilomètres de la capitale Bangui, est confrontée depuis quelques années à une situation préoccupante. Le maire Dimanche François Nabana s’inquiète des conditions de travail du personnel municipal. Le bâtiment actuels est dans un état de délabrement avancé, n’offrant pas un cadre approprié pour les services municipaux essentiels.

 

Le maire souligne :

« Nous n’avons pas de bâtiment digne d’abriter les services de la mairie. » Cette situation compromet la capacité de la commune à fournir efficacement des services essentiels à la population.

 

Le maire de Dékoua a sollicité l’aide de la Minusca, ainsi que celle des autorités administratives et de la population locale, pour obtenir un nouveau bâtiment municipal. Il exprime sa confiance dans le soutien de la MINUSCA, soulignant l’importance de recevoir une assistance similaire à celle fournie au poste de police local.

 

Dimanche François Nabana a également évoqué le Syndicat National des Journalistes (UNJ) comme partenaire potentiel pour aider la commune à se doter d’un nouveau bâtiment municipal. Il déclare :

« Nous serons très satisfaits de recevoir cette aide. » Ces efforts visent à s’assurer que la commune dispose d’installations adéquates pour servir efficacement ses résidents.

 

L’appel du maire de Dékoua pour un nouveau bâtiment municipal souligne l’urgence de répondre aux besoins essentiels de la communauté locale.

 

La rédaction du CNC

 

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Le Cameroun renoue avec ses vieilles habitudes , deux centrafricains injustement arrêtés, et des sommes d’argent exigée  

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Le Cameroun renoue avec ses vieilles habitudes , deux centrafricains injustement arrêtés, et des sommes d’argent exigée

 

Centrafrique.org/les-policiers-camerounais/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/les-policiers-camerounais-365×450.jpg” alt=”Les policiers camerounais. CopyrightDR” width=”365″ height=”450″ />
Les policiers camerounais. CopyrightDR

 

 

Bangui, 8 avril  2024 (CNC)

Le Cameroun semble retomber dans l’étau de la corruption, un problème récurrent dans son histoire récente. Les derniers événements qui se sont produits à Bertoua et Garoua-Boulaï, soulèvent des questions alarmantes sur le traitement réservé aux ressortissants étrangers, en particulier aux citoyens centrafricains vivant au Cameroun, par les autorités locales.

 

Les racines d’un mal persistant :

 

Il y a quelques années, le Cameroun était considéré comme le pays le plus corrompu du monde, dépassant même le Nigeria. Face à cette réputation décourageante, le gouvernement camerounais a initié des mesures ambitieuses de lutte contre la corruption. Ces efforts semblaient porter leurs fruits, signalant une stabilisation du pays. Cependant, les derniers événements qui se sont produits dans le pays ces derniers temps montrent des signes alarmants pour un retour effectif aux vieilles habitudes. L’arrestation injuste de deux commerçants centrafricains signifie une régression inquiétante dans la lutte contre la corruption au Cameroun.

 

Des cas de corruption et d’extorsion :

 

Amadou Orti, un commerçant centrafricain vivant  dans la ville camerounaise de Kenzo, a été arrêté il y’a près d’un mois à Bertoua par le chef des services de renseignement locaux alors qu’il était en route pour Garoua-Boulaï.  Accusé sans fondement de financer des groupes armés en République centrafricaine, une accusation étonnement similaire à celles utilisées par le groupe Wagner en RCA pour justifier des arrestations et l’extorsion de fonds des Centrafricains, et les autorités camerounaises semblent reprendre ces même versets. Dans le cas de l’arrestation du centrafricain Amadou Orti , le chef du renseignement camerounais de Bertoua lui demande de lui verser une rançon de 10 millions de francs CFA avant qu’il ne le libère. Cependant, faute de liquidité, une somme de 5 millions de francs CFA lui ont été versée. Malgré le versement de cette somme d’argent, monsieur Amadou Orti reste étonnement toujours en prison.

 

Et ce n’est pas tout! Dans une affaire similaire, un autre commerçant réfugié centrafricain, connu sous le nom d’Ali, vivant cette fois à Garoua-Boulaï, a été arrêté sous les mêmes prétextes infondés du financement des groupes armés en République centrafricaine.

En effet, ces deux derniers incidents mettent en lumière une tendance périlleuse à l’exploitation financière des étrangers par des fonctionnaires camerounais corrompus, révélant une corruption systémique profondément enracinée au Cameroun.

 

Silence et complicité

 

Le silence du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) sur le cas de monsieur Ali soulève des questions sur la protection et la sécurité des réfugiés dans ce pays. Cette absence de réponse laisse les victimes sans défense face à leurs oppresseurs, ce qui exacerbe leur vulnérabilité.

 

Témoignages des victimes :

 

« Ali pensais trouver refuge et sécurité au Cameroun, mais il s’est  retrouvé pris au piège de la corruption », raconte Mahamat, un proche de monsieur Ali, exprimant son désespoir face à cette injustice.

« Où pouvons-nous aller si même les pays voisins deviennent des terres d’exploitation ? », ajoute Mahamat, soulignant l’urgence d’une intervention internationale.

 

La recrudescence de la corruption au Cameroun, ciblant particulièrement les centrafricains, appelle à une action concertée pour protéger les plus vulnérables. Il est impératif que la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains s’unissent pour mettre fin à ces abus et garantir la sécurité et la dignité de tous les réfugiés.

 

Par Brice Moloua

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Centrafrique : pillage de l’ONG MSF par les Wagner à Boway, vers Nana-Bakassa  

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pillage de l’ONG MSF par les Wagner à Boway, vers Nana-Bakassa  

 

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vue de l’extérieur dans la cour de l’hôpital de Nanga Boguila. Photo CNC

 

 

Bangui, 08  avril 2024 (CNC)

 À Boway, dans la sous-préfecture de Nana Bakassa, au nord-ouest de la RCA, des mercenaires de Wagner ont laissé à nouveau leur marque de destruction, ciblant Médecins Sans Frontières lors d’un raid brutal contre un groupe des assaillants.

 

L’opération des Wagner tourne au cauchemar

 

L’opération des mercenaires de Wagner à Boway, situé à 35 kilomètres de Nana Bakassa sur l’axe Bolio et Gbako,avait un objectif initial précis : capturer l’ancien député Florent Kema, aujourd’hui chef de son propre groupe armé. Cependant, cette mission a pris une tournure inattendue et dramatique. Au cœur de leurs recherches, les mercenaires se sont heurtés à une résistance imprévue, qui a entraîné la mort de l’un des leurs et la blessure d’un autre.

 

L’escalade de la violence

 

Le mercenaire blessé, malgré son état, a réussi à s’échapper et partir informer ses camarades de l’attaque. En réponse, consumés par la colère, ses collègues ont organisé des représailles. Circulant sur cinq motos, ils ont pris d’assaut le village Boway, laissant derrière eux une traînée de destruction. Dans leur fureur, ils ont incendié et vandalisé plusieurs maisons, une vengeance aveugle pour l’attaque subie.

 

Le pillage de Médecins Sans Frontières

 

Le chaos n’a pas épargné le poste de santé , pris en charge par le Médecins Sans Frontières. Profitant du désordre, les mercenaires de Wagner ont pris pour cible le poste de santé pris en charge par le MSF , situé sur l’axe de Papa, volant des médicaments essentiels et du matériel médical.

« Le pillage de notre quartier général à Nana Bakassa est un coup dévastateur pour notre mission et pour ceux qui dépendent de nos services », confie un agent de MSF, la voix lourde de tristesse.

 

Répercussions de la violence aveugle

 

Ce pillage représente non seulement une perte matérielle pour MSF, mais met également en lumière la vulnérabilité des organisations humanitaires face aux conflits armés. L’acte des mercenaires de Wagner à Boway est un sombre rappel de la complexité et du danger du terrain en République centrafricaine.

« Nos efforts pour fournir de l’aide sont aujourd’hui entravés, laissant un vide pour ceux qui en ont besoin », explique un volontaire de MSF, décrivant l’impact immédiat de l’attaque.

 

Il convient de rappeler que l’agression de Médecins Sans Frontières à Boway par les mercenaires de Wagner est un acte inqualifiable qui résonne comme un appel à l’action pour assurer la sécurité des acteurs humanitaires dans le pays.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Entre aspirations financières et défis de gouvernance en Centrafrique

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Entre aspirations financières et défis de gouvernance en Centrafrique

 

 

Hervé Ndoba
Hervé Ndoba

 

 

Bangui, 08  avril 2024 (CNC)

 La République centrafricaine s’engage dans un virage ambitieux avec sa notation financière, mais les nuances du contexte politique et sécuritaire appellent à la prudence.

 

L’annonce des résultats de Bloomfield Investment Corporation, le 5 avril à Bangui, a révélé l’initiative de la République centrafricaine de se plonger dans la notation financière, dans le but d’améliorer son image sur le marché international. Cette démarche, qui met l’accent sur la numérisation et les réformes, soulève néanmoins des questions quant à sa viabilité à la lumière des réalités politiques et sécuritaires internes du pays.

 

Une Réalité Complexifiée par les Enjeux de Pouvoir

 

Le paysage politique centrafricain, marqué par les influences mafieuses du groupe russe Wagner, et la présence de nombreux parrains mafieux autour du président, ajoute une couche de complexité à l’interprétation de ces réformes.

En effet, la nécessité de réformes judiciaires est évidente, mais la réalité sur le terrain, où la justice est sous l’influence de Wagner, soulève des questions sur l’authenticité et la portée des initiatives annoncées.

 

Finance et gouvernance : un duo indissociable

 

Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget, a souligné l’importance d’œuvrer sur tous les fronts, de la justice au tourisme. Cependant, l’efficacité de ces réformes est intrinsèquement liée à la capacité du gouvernement à agir indépendamment des influences de la Russie et du Rwanda, notamment en ce qui concerne le financement d’acteurs tels que Wagner, ce qui soulève des inquiétudes quant à la sincérité de l’engagement en faveur d’une véritable amélioration.

 

Des réformes sous le signe de la contradiction

 

Les ambitions de réforme financière et administrative s’inscrivent dans un contexte où l’intention de tromper à la fois la population locale et la communauté internationale est préoccupante. Cette dichotomie entre les annonces de progrès et la réalité des influences en coulisses met en lumière les défis que la République centrafricaine doit surmonter pour gagner la confiance internationale.

 

Il convient de noter que la République centrafricaine, à travers son initiative de notation financière, espère ouvrir la voie à une reconnaissance et à une confiance accrues dans le marché international. Cependant, la complexité de son contexte politique et sécuritaire, marqué par des influences qui remettent en cause l’intégrité de ses réformes, exige une compréhension nuancée de ces ambitions. La voie vers un véritable progrès exige une transparence et une indépendance accrues, loin des ombres qui jettent actuellement le doute sur les intentions réelles du gouvernement.

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’odyssée de la santé en Centrafrique : entre pandémies déclarées et absence de réponse gouvernementale

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L’odyssée de la santé en Centrafrique : entre pandémies déclarées et absence de réponse gouvernementale

 

Hôpital sous-préfectorale de Kabo. CopyrightCNC
Hôpital sous-préfectorale de Kabo. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 08 avril 2024 (CNC)

 Au milieu des multiples pandémies déclarées en République centrafricaine, les réponses gouvernementales sont lentes, voir même absentes, laissant la population concernée dans l’incertitude. Mais contre toute attente, le gouvernement déclare que la pandémie est maitrisée sans porter de secours aux malades. Quelle stratégie?

 

La cascade des déclarations sans suite

 

Depuis plusieurs mois, la République centrafricaine est aux prises avec les annonces successives des autorités sanitaires sur la pandémie. Maladies diverses, diarrhées, fièvre jaune, méningite… Les afflictions s’accumulent, mais les actions restent invisibles. L’annonce d’une pandémie, qui devrait mobiliser des ressources et des stratégies d’intervention rapide, semble se perdre dans l’écho de sa propre voix.

 

Le vide derrière les mots

 

À Cabo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, la récente déclaration gouvernementale d’une pandémie de méningite n’a été suivie d’aucune aide concrète. Les parents des enfants hospitalisés et vulnérables, témoignent de cette négligence.

« Le gouvernement a reconnu le danger, mais où sont les actions ? », s’interroge un parent d’enfant malade. La déclaration semble n’être qu’un mot dans le vent, sans l’écho d’une assistance médicale adéquate. Cependant, quelques jours plus tard, le gouvernement publie un communiqué pour annoncer que cette pandémie à Kabo est maitrisée. Mais avec quel miracle ? S’interrogent les habitants de Kabo.

 

Des promesses sur le dos d’une tortue ?

 

La communauté de l’Ouham-Fafa, en quête de réponses, se demande amèrement si l’aide promise n’est pas acheminée par des moyens aussi lents qu’imaginaires.

« Peut-être en pousse-pousse, en brouette ou sur le dos d’une tortue ? », se lamente en plaisantant un habitant de Cabo, soulignant la lenteur et l’inefficacité de la réponse gouvernementale. Cette image presque comique cache une dure réalité : l’absence de soutien tangible et rapide aux victimes de la pandémie.

 

Témoignages de consternation

 

Face à la peur et à l’incertitude, les habitants de Kabo expriment un sentiment d’abandon.

« Nous attendons toujours les médicaments promis, quelque soit la suite », dit une mère dont l’enfant se bat contre la méningite. Ces mots reflètent un profond désespoir face à un système de santé qui semble dépassé par les événements.

 

La voix des oubliés

 

Alors que les pandémies se succèdent partout dans le pays de Boganda, les réponses sont retardées ou absentes, creusant le fossé entre les promesses gouvernementales et la réalité sur le terrain. Les appels à l’aide de la population, résonnant dans un vide de solution, deviennent un écho douloureux de la crise sanitaire en République centrafricaine.

 

Notons que les déclarations de pandémie sans suivi adéquat laissent la population centrafricaine en proie à l’abandon et à l’incertitude.

 

NDLR : Cet article vise à faire la lumière sur la situation sanitaire difficile en République centrafricaine, où les annonces gouvernementales de pandémie ne sont pas suivies d’actions concrètes, exacerbant la vulnérabilité de la population face aux multiples crises sanitaires. S’appuyant sur des témoignages réels, il dénonce un système de réponse inadéquat, soulignant l’urgence d’une mobilisation efficace pour répondre aux besoins sanitaires urgents de la population.

 

Par Cyrille Féinam

Correspondant du CNC à Kabo

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Le mouvement 3R rejette les accusations du massacre de Bohong et accuse le gouvernement

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Le mouvement 3R rejette les accusations du massacre de Bohong et accuse le gouvernement

 

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Le chef d’État-major de 3R, à droite, et son garde du corps, à gauche. copyrightCNC

 

 

Bangui, 08 avril 2024 (CNC)  

 En réponse aux récentes accusations portées par le gouvernement de Bangui, le Mouvement 3R présente sa version des faits, mettant en lumière une réalité complexe en RCA. Ce communiqué du 3R a pour but d’éclairer le public sur les véritables enjeux des événements de Bohong, appelant à la paix et à la compréhension mutuelle dans un contexte de tensions croissantes.

 

Dans une récente escalade des tensions en République centrafricaine, le Mouvement 3R a publié un communiqué en réponse aux allégations du gouvernement de Bangui, qui l’accuse d’être responsable des récents massacres à Bohong, dans la sous-préfecture de Bocaranga. Ce communiqué intervient à un moment où les tensions entre les différents groupes communautaires et les entités politico-militaires du pays s’intensifient, exacerbées par les actions du groupe Wagner.

 

Contexte du conflit :

 

La RCA a longtemps été le théâtre de conflits intercommunautaires, souvent alimentés par des intérêts politiques et économiques divergents. Le Mouvement 3R, fondé à l’origine par le général Sidiki Abbass, se retrouve au cœur des récentes allégations du gouvernement à la suite de la tragédie de Bohong, où 17 personnes ont perdu la vie.

 

Accusations et défense :

 

Selon le communiqué du gouvernement, le Mouvement 3R serait l’instigateur de ces actes de violence, une affirmation catégoriquement rejetée par le mouvement.

Le général RAssane DAGULA, chef d’état-major adjoint du Mouvement 3R, insiste sur le fait que leur intention n’a jamais été de provoquer ou d’exacerber un conflit intercommunautaire, soulignant l’harmonie qui règne dans les zones sous leur contrôle.

 

Réaction de la CPC :

 

La Coordination générale de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) a également pris position, condamnant les actes de violence attribués aux forces Wagner et aux FACA, ainsi qu’aux hommes armés non identifiés agissant contre les camps peuls.

 

Témoignages et accusations :

 

            «          Dans les zones que nous contrôlons, musulmans et chrétiens coexistent en paix », explique un élément de 3R joint au téléphone.

Un autre membre  de la CPC affirme :

« Nous travaillons pour la cohésion sociale, malgré les provocations des Wagner. »

 

Analyse de la situation :

 

Il est crucial de comprendre que derrière ces affrontements se cachent souvent des enjeux politiques importants. Le gouvernement centrafricain, dirigé par le président Faustin-Archange Touadéra, est accusé par le Mouvement 3R d’orchestrer ces tensions pour affaiblir la CPC et, par extension, toute opposition.

 

Stratégie de déstabilisation :

 

Les événements de Yaloké, avec la destruction d’édifices religieux et le pillage de magasins appartenant à des musulmans, sont présentés par la CPC comme des tentatives de provocation destinées à déclencher une réponse des communautés musulmanes, réponse qui, selon le Mouvement 3R, n’a pas eu lieu.

 

Appel à la vigilance :

 

Le Mouvement 3R appelle le peuple centrafricain à rester calme et vigilant, afin de ne pas succomber aux provocations visant à attiser davantage les tensions intercommunautaires. L’unité et la dignité, principes fondamentaux de la République, sont plus que jamais nécessaires pour traverser ces temps difficiles.

 

Un appel à l’unité pour éviter une crise plus profonde.

 

Cette situation en RCA illustre la complexité des conflits modernes, où les lignes de front ne sont pas seulement militaires, mais aussi communautaires et informationnelles. Le chemin vers la paix exige de la transparence, du dialogue et une volonté ferme de la part de toutes les parties de mettre fin aux cycles de violence.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Bouar : quand les femmes tissent le tissu de la paix

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Bouar : quand les femmes tissent le tissu de la paix

 

 

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Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bangui, 08 avril 2024 (CNC)  

 À Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, les femmes leaders se sont unies pour jouer un rôle décisif dans le processus de paix et de réconciliation en République centrafricaine.

 

Un pas vers l’harmonie grâce au leadership féminin

 

Au cœur de la Nana Mambéré, la maison de la mairie de Bouar a récemment vibré de l’énergie d’une assemblée extraordinaire. Plus d’une soixantaine de femmes, figures de proue de leurs communautés, se sont réunies dans un but commun : discuter et définir leur rôle crucial dans la consolidation de la paix en République centrafricaine. Cette initiative, encadrée par l’APPR/Feuille de route de Luanda, souligne l’importance de l’engagement des femmes dans les efforts de paix.

 

Voix et actions pour la paix

 

 Lucie Morgodé, figure de proue de ces femmes, a partagé sa vision :

« Notre rassemblement d’aujourd’hui témoigne de notre engagement à façonner l’avenir de notre pays. Il est crucial que chaque femme puisse contribuer activement à la paix et à la réconciliation ». Cette déclaration met en lumière le rôle transformateur que les femmes peuvent jouer dans les efforts de paix, non seulement en tant que bénéficiaires, mais aussi en tant qu’actrices clés du changement.

 

Céline Mbiabivo, présidente de l’Association des femmes centrafricaines, a soutenu cette idée, soulignant l’importance de l’engagement de toutes les femmes dans le processus de paix.

« Nous avons un rôle crucial à jouer », a-t-elle déclaré, « notre contribution est indispensable pour construire un avenir pacifique pour notre pays ».

 

Dialogue et éducation pour l’avenir

 

Les discussions ont été enrichies par des ateliers interactifs, des débats constructifs et des présentations éducatives, fournissant aux participants les connaissances nécessaires pour influencer positivement leurs communautés. Ces échanges ont porté sur des thèmes variés tels que la médiation, la résolution des conflits et la promotion de la tolérance, essentielle au tissage d’un tissu social fort et pacifique.

 

À l’aube d’une nouvelle ère en RCA

 

Cet événement marque une étape importante vers l’instauration d’une paix durable en République centrafricaine, illustrant le pouvoir transformateur de l’engagement des femmes. Les femmes de Bouar, et par extension de toute la RCA, se positionnent non seulement comme des gardiennes de la paix, mais aussi comme des architectes d’un avenir où règnent l’harmonie et la prospérité. Leur détermination et leur capacité à inspirer le changement nous rappellent avec force que la paix est possible lorsque les communautés s’unissent pour construire ensemble, quel que soit leur sexe.

 

 

Par Gervais Lenga

Correspondant du CNC dans la Nana-Mambéré

 

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Déclaration de Yaoundé : M’baïki ouvre la voie au retour des refugiés centrafricains.

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Déclaration de Yaoundé : M’baïki ouvre la voie au retour des refugiés centrafricains.

 

Centrafrique.org/le-retour-au-bercail-un-nouvel-espoir-pour-les-refugies-centrafricains-en-rdc/groupe-des-refugies-centrafricains-en-rdc-sapprettaient-a-rentrer-au-pays/” rel=”attachment wp-att-74860″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Groupe-des-refugies-centrafricains-en-RDC-sapprettaient-a-rentrer-au-pays-450×338.jpg” alt=”Groupe de réfugiés avec des travailleurs humanitaires se préparant pour le rapatriement en République Centrafricaine depuis la République démocratique du Congo.” width=”450″ height=”338″ />
Groupe des refugiés centrafricains en RDC s’apprêttaient à rentrer au pays

 

 

Bangui, 08 avril (CNC)  

 La réunion de M’baïki, dans la préfecture de la             Lobaye,  s’est avérée cruciale, marquant un engagement renforcé en faveur du retour des réfugiés centrafricains dans leur pays, sous l’égide de la Déclaration de Yaoundé et avec le soutien du HCR.

 

La collaboration transfrontalière : un pilier de la réconciliation

 

Le 5 avril 2024, M‘baïki est devenu le point focal d’une convergence unique d’espoirs et d’efforts. Dans le cadre d’une initiative phare, le gouvernement centrafricain, avec l’appui du HCR, a orchestré une réunion pour discuter du retour des réfugiés, une question cruciale pour la stabilité régionale. La Déclaration de Yaoundé, fruit d’une diplomatie humanitaire patiente et persévérante, est devenue le symbole d’un nouvel élan vers la paix et la réinsertion.

 

La voix de l’engagement : Auguste Malogolo

 

Auguste Malogolo, directeur général du ministère de l’Action humanitaire, a pris la parole pour souligner l’importance de l’événement.

« Notre mission aujourd’hui est double : sensibiliser nos communautés à l’importance de la Déclaration de Yaoundé et définir ensemble les meilleures stratégies pour réussir la réinsertion de nos frères et sœurs », a-t-il expliqué. L’accord, qui inclut la RCA et six pays voisins, est une étape décisive vers la résolution du dilemme des réfugiés.

 

Un plan en trois axes

 

Le directeur Malogolo a ensuite détaillé le plan d’action national, structuré autour de trois axes majeurs. Ce plan ambitieux, doté d’un budget de 41 milliards 110 millions, vise à créer un cadre propice au retour des réfugiés, à leur protection et à leur intégration socio-économique.

« Chaque axe de ce plan est un engagement en faveur de la dignité retrouvée de nos citoyens », a-t-il précisé, soulignant l’importance de l’inclusion économique et sociale dans le processus de réhabilitation.

 

  • Renforcement institutionnel
  • Inclusion socio-économique
  • Conditions d’un retour durable

 

Témoignages et perspectives

 

La rencontre a également été l’occasion d’entendre les témoignages de plusieurs participants.

« Ce plan d’action représente un regain d’espoir », explique Berala Minghi, une habitante de Mbaïki.

« Il est réconfortant de voir notre gouvernement et la communauté internationale unis dans cet effort. »

 

L’espoir brille à M’baïki pour le retour des réfugiés, porté par des actions concrètes.

 

Avec la rencontre de M’baïki comme point de départ, le chemin vers la réintégration des réfugiés est rempli d’espoir. Les efforts concertés du gouvernement, du HCR et des pays signataires de la Déclaration de Yaoundé tracent une voie prometteuse vers un avenir où le retour des réfugiés se fera dans la dignité et la sécurité.

 

Par Fred Ingmonazananga

 

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À Kouango,  la population construit deux abris pour les soldats FACA

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À Kouango,  la population construit deux abris pour les soldats FACA

 

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Les soldats FACA

 

Bangui, 08 avril 2024 (CNC)  

 Dans la sous-préfecture de Kouango, située à environ 130 kilomètres au sud-ouest de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, une initiative remarquable est en train d’émerger, symbolisant l’unité et le soutien aux forces de sécurité nationales.

 

Le contexte à Kouango

 

Kouango, située au sud-ouest de Bambari, témoigne de la résilience et de l’ingéniosité de ses habitants. Confrontée à des défis sécuritaires constants, la population du groupement numéro 3 a pris une initiative louable : la construction de deux abris pour les soldats de Forces armées centrafricaines (FACA) dans les quartiers de Gbalache et de Verre Gouala.

 

Initiative communautaire

 

La décision de construire ces abris a été motivée par la reconnaissance du rôle crucial joué par les FACA dans la protection de la population locale contre diverses menaces. Selon M. Ndjimasse Gaspard, responsable du groupe, cette action n’est pas seulement un geste de reconnaissance mais aussi un appel à une plus grande collaboration entre la population et les forces de sécurité. Voici ce qu’il dit :

« Il est de notre devoir en tant que citoyens de soutenir nos protecteurs. Ces abris sont un symbole de notre engagement en faveur de la paix et de la sécurité ».

 

Contribution des résidents

 

Les habitants de Kouango, conscients de l’importance de la sécurité pour le développement et la cohésion sociale, ont participé activement à ce projet. M. Diguiyema Charles Clément, chef de quartier, souligne l’aspect communautaire de l’initiative :

« Chaque pierre posée est un message de solidarité. Nous sommes tous préoccupés par la sécurité de notre localité. Cette participation démontre la volonté des citoyens de contribuer activement à la sécurité et au bien-être de leur communauté ».

 

Signification plus large

 

Cette initiative va au-delà de Kouango et sert d’exemple pour d’autres régions de la République centrafricaine. Il souligne la nécessité d’une collaboration étroite entre les forces armées et les communautés locales pour assurer une sécurité durable. De plus, il renforce la confiance entre les FACA et la population, essentielle dans la lutte contre l’insécurité.

 

– Engagement communautaire : Les habitants de Kouango unis pour la sécurité.

– Soutien aux forces de sécurité : construction d’abris pour les FACA.

– Symbolisme : Les abris comme symboles de paix et de solidarité.

 

L’effort de Kouango est un modèle d’unité et de partenariat pour la sécurité et le progrès en République centrafricaine.

 

Cyrille Balepou

 

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Centrafrique : L’appel de détresse des déplacés de Bohong à Zégoneta

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L’appel de détresse des déplacés de Bohong à Zégoneta

 

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Photo CNC / Florentine Maïguélé

 

 

Bangui, 08 avril 2024 (CNC)  

La situation précaire des déplacés internes de Bohong, installés à Zégoneta, nécessite une réponse humanitaire urgente.

 

Environ 400 déplacés internes de Bohong ont trouvé refuge dans le village de Zégoneta, situé à 17 kilomètres de Bouar, la capitale provinciale de la Nana-Mambéré. Leur installation dans cette localité de Zégoneta est le résultat des troubles sécuritaire qui ont secoué leur localité la semaine dernière. Malheureusement, leur nouvelle situation est loin d’être idéale, avec des conditions de vie déplorables et un manque criant de ressources essentielles.

 

Certains habitants de Bohong, qui se sont déplacés à Zekonta, sont confrontées à une crise humanitaire sans précédent. Privés d’accès à l’eau potable, à une alimentation adéquate, à des soins de santé et à l’éducation, leur survie est gravement compromise. Pierre Malenzapa, habitant de Zégoneta, témoigne de la détresse de ses déplacés :

« Ces déplacés dorment à même le sol sous des abris de fortune ici à Zégoneta. Ils sont exposés aux éléments et aux maladies, y compris le paludisme ».

 

Yolande Péphara, mère de six enfants, partage son calvaire :

« On n’arrive pas à s’installer correctement. Nous n’avons pas accès à l’eau potable, c’est pourquoi nous demandons l’aide de personnes bien intentionnées. Même l’accès aux services de santé est difficile ».

 

Avec le début de la saison des pluies, la situation s’aggrave pour ces personnes déplacées à l’intérieur du pays. Sylvêque Barment, l’une des déplacés de Bohong à Zégoneta, plaide pour une intervention urgente :

« Dès le premier coup d’œil, on voit nos problèmes. Nous luttons malgré nos efforts. Il est difficile d’obtenir de la nourriture et de l’eau potable. Nous attendons toujours l’aide promise ».

 

Samedi Diya, chef du village de Nborianga, souligne l’urgence de la situation :

« Ils sont confrontés à ce problème alimentaire parce qu’ils n’ont pas les moyens. Ils attendent notre réaction, les autorités locales. J’envoie ce message pour que des mesures d’assistance soient mises en place pour ces personnes déplacées ».

 

Les autorités centrafricaines et les organisations humanitaires sont instamment priées d’intervenir rapidement pour répondre aux besoins urgents de ces personnes déplacées à l’intérieur du pays. Une action concertée est nécessaire pour fournir de l’eau potable, de la nourriture, des soins médicaux et une éducation adéquate à ces populations vulnérables.

 

Par Gervais Lenga

 

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Lancement officiel de la campagne agricole à Yangouasso : une nouvelle ère pour l’agriculture à Kouango

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Lancement officiel de la campagne agricole à Yangouasso : une nouvelle ère pour l’agriculture à Kouango

 

Bambari-dans-la-prefecture-de-la-ouaka-par-acted/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Un-champ-de-Mais-proche-de-Bambari-dans-la-prefecture-de-la-Ouaka.-Par-ACTED-450×299.jpg” alt=”Un champ de Maïs proche de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka. Par ACTED” width=”450″ height=”299″ />
Un champ de Maïs . CopyrifghtACTED

 

Bangui, 08 avril 2024 (CNC)  

 La campagne agricole a démarré la semaine dernière à Yangouasso, dans la sous-préfecture de Kouango, au sud-est de la préfecture de la Ouaka, marquant une étape importante pour l’agriculture.

 

C’est dans le cadre verdoyant de Yangouasso, avec à peine 5 km séparant les habitants de la commune de Kouango de leurs futurs champs, que la campagne agricole a pris son envol la semaine dernière. Cette initiative, loin d’être anodine, a réuni 12 groupements agricoles dans une symphonie de volontés pour remodeler le paysage agricole de la localité.

 

Une mobilisation exemplaire

 

La cérémonie d’ouverture a été marquée par une forte mobilisation des agriculteurs et des représentants des groupements agricoles. M. Waplende Bertrand, chef de secteur de l’ACDA à Kouango, s’est exprimé en français et en sango, soulignant l’importance de cette initiative pour le développement économique et la sécurité alimentaire de la région.

« Cette campagne est un pas important vers l’autonomisation  alimentaire et le développement durable dans notre communauté », a-t-il déclaré, marquant ainsi l’esprit d’espoir et de renouveau qui caractérise l’événement.

 

Des objectifs ambitieux

 

L’objectif de cette campagne va au-delà de la simple production agricole. Il vise à instaurer une dynamique de développement durable en encourageant les pratiques agricoles responsables et en favorisant l’innovation. M. Yama David Gombele, conseiller de M. Waplende, a renforcé ce message, soulignant l’importance d’adopter des techniques agricoles respectueuses de l’environnement.

« Nous sommes à l’aube d’une révolution agricole, où chaque graine semée est un pas vers l’avenir », a-t-il déclaré, illustrant la vision progressiste de la campagne.

 

– Engagement de groupement: La participation de 12 groupement agricole souligne une mobilisation sans précédent.

Innovation et durabilité : l’accent est mis sur les pratiques agricoles modernes et durables.

– Sécurité alimentaire : L’objectif ultime est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire pour Kouango.

 

Témoignages et espoirs

 

Les témoignages recueillis auprès des participants reflètent un mélange d’optimisme et de détermination.

« C’est l’occasion de montrer de quoi nous sommes capables  ici à Kouango», confie un agriculteur, soulignant l’esprit de résilience qui anime la communauté. Un autre a ajouté : « Ensemble, nous pouvons transformer notre avenir », soulignant l’importance de la collaboration et de la solidarité dans cette entreprise.

 

Vers un avenir prospère

 

Le lancement de la campagne agricole à Yangouasso n’est pas seulement un événement significatif pour Kouango mais aussi un symbole d’espoir pour toute la région. Sous l’impulsion éclairée de personnalités telles que M. Waplende Bertrand et son conseiller, M. Yama David Gombele, Kouango s’engage sur la voie de l’autosuffisance et du développement durable. C’est une histoire de renouveau, d’innovation et d’unité, où chaque action d’aujourd’hui est une graine semée pour une récolte abondante demain.

 

L’espoir bourgeonne à Kouango, annonciateur d’une ère de prospérité et de bien-être pour ses habitants.

 

Par Cyrille Balepou

 

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Bouar : un vent violent dévaste une partie du village Maïgaro

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Bouar : un vent violent dévaste une partie du village Maïgaro

 

Centrafrique.org/braquage-un-convoi-des-commercants-de-la-basse-kotto-depouilles-par-des-coupeurs-de-route/village-vers-bangassou-avec-6-habitations-et-une-personne-debout/” rel=”attachment wp-att-45794″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/village-vers-bangassou-avec-6-habitations-et-une-personne-debout-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />

 

Bangui, 08 avril 2024 (CNC)  

 Un vent violent s’est abattu sur le paisible village de Maïgaro, situé à sept kilomètres de Bouar, sur l’axe de Bocaranga, laissant derrière lui un paysage de désolation. Une dizaine des maisons d’habitation a été réduite à l’état de ruines, tandis que quatre personnes ont été blessées dans cette tragédie. Face à cette situation d’urgence, la population locale a fait preuve d’une solidarité remarquable en offrant un refuge aux victimes dans leurs propres maisons.

 

Les habitants de Maïgaro, encore sous le choc des événements, ont témoigné de l’horreur qui s’est abattue sur eux.

 

« Nous étions terrifiés quand le vent soufflait. Il a tout balayé sur son passage, laissant derrière lui une véritable catastrophe dans le village », a déclaré Alphonse Gombe.

 

Des jeunes du village ont formé des équipes de secours pour venir en aide aux victimes.

 

« Nous avons été témoins de scènes déchirantes, mais la solidarité des résidents a été remarquable. Tout le monde s’est soutenu et a offert son aide aux victimes », explique Marie Ngandu, membre de l’équipe de secours.

 

Malgré les difficultés, la population de Maïgaro a fait preuve d’une incroyable résilience. De nombreuses familles ont ouvert leurs portes pour accueillir les sinistrés, offrant abri et réconfort à ceux qui en avaient besoin.

 

« C’est dans les moments les plus sombres qu’émerge la véritable solidarité. Nous devons rester unis et soutenir ceux qui ont tout perdu », a souligné François Mboli, un habitant du village qui a accueilli plusieurs familles chez lui.

 

Alors que la population de Maïgaro commence à se remettre de cette catastrophe, l’accent est mis sur la reconstruction et la réhabilitation. Les efforts conjugués de la population locale permettront au village de retrouver rapidement sa vigueur et sa vitalité. Dans cette épreuve, la solidarité et l’entraide restent les piliers sur lesquels la communauté se reconstruit, avec courage et détermination.

 

Par Gervais Lenga

 

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Centrafrique : le communiqué de la CPC dénonce un « chaos programmé » par le gouvernement

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le communiqué de la CPC dénonce un « chaos programmé » par le gouvernement

 

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L’ancien Président centrafricain François Bozizé

 

Bangui, 07 avril 2024 (CNC)  

 Dans un contexte de crise politique et militaire exacerbée au pays de Zo Kwé Zo,, la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) publie un communiqué véhément contre le gouvernement centrafricain, accusé de semer le chaos contre sa propre population.

 

Une fois de plus, la République centrafricaine se retrouve en proie à des tensions avec la publication d’un nouveau communiqué de la Coalition des patriotes pour le changement, daté du 6 avril 2024. Ce document, qui fait suite à un précédent communiqué du 4 avril, intensifie les critiques à l’encontre du président Faustin-Archange Touadéra, accusé de manœuvres visant à « monopoliser le pouvoir souverain » du peuple centrafricain.

 

Une crise politique et sécuritaire

 

Le communiqué détaille les actions du gouvernement qui, selon la CPC, exacerbent la crise : modifications du code électoral, élimination des candidats de l’opposition, militarisation du processus électoral et gestion de la crise par les armes avec l’aide du groupe russe Wagner. Ce dernier est particulièrement pointé du doigt pour son rôle dans la formation de milices ethniques et l’organisation de groupes rebelles, exacerbant les tensions communautaires.

 

Témoignages et réactions

 

Fred Mouzoua, Un habitant de Bangui, exprime son inquiétude :

« La peur s’installe. Les divisions s’approfondissent et la violence semble devenir une réponse politique ».

 

L’implication du groupe Wagner

 

La présence et les actions du groupe Wagner sont particulièrement soulignées, notamment leur rôle dans la formation de milices ethniques et leur collaboration avec des groupes rebelles comme la LRA.

« Ces actions ne font qu’aggraver la division et la souffrance de notre peuple », affirme un membre de la société civile centrafricaine qui a préféré garder l’anonymat.

 

Appel à la communauté internationale

 

La CPC lance un appel urgent à la communauté internationale, soulignant la nécessité d’une  implication « sans réserve » pour contrer la « gouvernance dangereuse » de  Touadéra et empêcher une escalade régionale du conflit.

 

Résistance et unité

 

Le communiqué appelle à la résistance contre les manœuvres du pouvoir en place et à l’unité nationale pour « libérer la Nation ». « Notre premier ennemi, c’est TOUADÉRA et son allié Wagner », conclut le communiqué, invitant le peuple centrafricain à la vigilance et à la solidarité.

 

Ce communiqué de la CPC marque un nouvel épisode dans la crise prolongée que traverse la République centrafricaine, révélant les profondes divisions et la complexité des défis à relever pour rétablir la paix et l’unité dans le pays.

 

Par la Rédaction du CNC

 

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Entre innovation fiscale et dissidence publique : la nouvelle taxe sur les transactions numériques en République centrafricaine

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Entre innovation fiscale et dissidence publique : la nouvelle taxe sur les transactions numériques en RCA 

 

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Le ministre des postes et télécommunications, Monsieur Gourna-Zacko Justin, lors de son point de presse dans la salle de conférence de son ministère le 03 décembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahime

 

 

Bangui, 07 avril 2024 (CNC)  

 La République centrafricaine introduit une taxe de 1 % sur les transactions numériques, ce qui suscite des vagues de mécontentement dans les rues de la capitale Bangui et sur les réseaux sociaux.

 

La nouvelle politique fiscale numérique du gouvernement : un pas vers la modernisation ou une charge supplémentaire ?

 

En avril 2024, la République centrafricaine a franchi une étape importante dans sa politique budgétaire en mettant en place le prélèvement effectif d’une taxe de 1 % sur toutes les transactions financières numériques. Cette mesure s’ajoute aux frais d’exploitation existants de 3 %, ce qui porte le coût total pour les utilisateurs à 4 %. Ainsi, pour un retrait de 60 000 francs CFA via Orange Money, les citoyens doivent s’acquitter de 2 400 francs CFA de frais.

 

Des interrogations légitimes face à une décision unilatérale

 

Se faisant l’écho de la perplexité générale, Bienvenu Boda s’interroge :

« À quoi servira cette taxe ? A-t-elle été débattue au parlement ? Ces questions mettent en évidence une exigence de transparence et de débat public sur les décisions qui affectent la vie quotidienne des Centrafricains.

 

Une résonance sociale et politique

 

Sur les réseaux sociaux, les réactions sont vives. Entre sarcasme et indignation, l’opinion publique perçoit cette mesure comme une spoliation visant à financer des intérêts particuliers, notamment le groupe Wagner et ses activités en Centrafrique.

« Les autorités vont piller la population pour la protection d’une seule personne », s’exclame un internaute, s’inquiétant de l’utilisation des fonds collectés.

 

La crainte d’une fiscalité omniprésente

 

La satire est également présente, avec des prédictions amères mais humoristiques sur l’avenir :

« Bientôt, le gouvernement taxera aussi les mariages, les services religieux, et même les rapports sexuels… », Derrière cette hyperbole se cache une critique acerbe de la fiscalité perçue comme envahissante et déconnectée des réalités économiques et sociales du pays.

 

Une taxe sur les transactions numériques qui soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

 

Entre perplexité et colère : le spectre de la contestation à la soudanaise ?

 

L’augmentation du prix du pain a renversé un président au Soudan. Cette référence historique, mentionnée par Bernard, un citoyen centrafricain, illustre la crainte d’une réaction publique à des décisions perçues comme déconnectées des besoins et de la dignité des Centrafricains. La comparaison, bien que spectaculaire, souligne l’importance cruciale de l’écoute et de la consultation dans la gouvernance.

 

La variabilité des commentaires : le reflet d’une société en quête de dignité

 

La variabilité et la complexité des réactions sont le reflet d’une société diversifiée unie dans son désir de respect et de considération. La décision de taxer les transactions numériques, bien que présentée comme une avancée fiscale, se heurte à la réalité d’une population aux prises avec des défis économiques majeurs et méfiante à l’égard de l’utilisation des fonds publics.

 

Une fiscalité mise à l’épreuve par la transparence

 

La nouvelle mesure fiscale, au-delà de ses implications économiques, pose une question fondamentale de gouvernance et de transparence. Les appels à un débat parlementaire et à une clarification des objectifs de la taxe sont essentiels pour rétablir la confiance entre le gouvernement et ses citoyens.

 

Il convient de rappeler que la mise en place de la taxe sur les transactions financières numériques en République centrafricaine représente un tournant budgétaire important. Cependant, en l’absence d’un dialogue ouvert et d’une transparence quant à l’objectif et à l’utilisation des fonds, cette mesure risque d’alimenter le mécontentement et la méfiance plutôt que de contribuer au développement économique et social attendu.

 

Par Alain Nzilo

 

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CENTRAFRIQUE : QUAND LE PUTSCHISTE CONSTITUTIONNEL DE BANGUI PEINE À DÉLIMITER LA FRONTIÈRE DE LA HONTE ET DE L’HUMILIATION AU PAYS D’UN PUTSCHISTE ACCLAMÉ

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QUAND LE PUTSCHISTE CONSTITUTIONNEL DE BANGUI PEINE À DÉLIMITER LA FRONTIÈRE DE LA HONTE ET DE L’HUMILIATION AU PAYS D’UN PUTSCHISTE ACCLAMÉ

 

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Le président putschiste Faustin Archange Touadera, tellement gros, descend avec de la peine de l’avion que lui empruntent les mercenaires de Wagner pour

 

Bangui, 07 avril 2024 (CNC)  

 Au lendemain du coup d’état militaire du 30 août 2023 qui a mis un terme définitif au pouvoir dynastique gabonais, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) ont unanimement condamné par principe et ont en conséquence désigné le président centrafricain comme facilitateur afin d’engager des pourparlers, de discuter avec toutes les forces vives de la nation en vue de mettre en place une feuille de route d’accompagnement de la transition politique.

 

S’inscrivant dans la logique d’un retour à l’ordre constitutionnel et conformément aux dispositions de la charte de transition, le président centrafricain était l’hôte d’honneur de la nation gabonaise pour l’ouverture du dialogue politique inclusif qui permettra aux forces vives de circonscrire les différents problèmes du pays et d’esquisser des solutions durables.

 

Fort de ce qui précède, il apparaît important de souligner l’hypocrisie politique qui se profile en filigrane dans le beau discours du médiateur régional qui sème la terreur dans son propre pays en bâillonnant son peuple, en emprisonnant injustement les opposants voire les députés en dépit de leur immunité parlementaire, en instrumentalisant la machine judiciaire pour commettre un putsch constitutionnel afin de s’éterniser au pouvoir…mais par la force des circonstances devient donneur de leçons chez le voisin.

 

Au regard des murmures et des bruits du couloir dans le palais qui abritait l’ouverture du dialogue politique inclusif le citoyen lambda s’interroge :

 

Quelle est la différence entre un putschiste constitutionnel et un putschiste militaire ?

 

Un président qui a refusé le dialogue politique inclusif avec son peuple et qui a mis son armée sous la tutelle d’un groupe de mercenaires peut-il s’ériger au grand jour en donneur de leçons de démocratie ?

 

Tout être humain ayant une conscience…était-il à l’aise dans ce rôle de démocrate ?

 

En d’autres termes, le président centrafricain était-il crédible et influent pour coordonner les efforts des chefs d’Etat de la CEEAC ?

 

Il est évident que le ridicule ne tue pas mais il urge de rappeler qu’un putschiste constitutionnel utilise injustement les moyens légaux pour confisquer le pouvoir tandis qu’un putschiste militaire prend le pouvoir par les armes en violation de la constitution et des lois de la république.

 

Les deux sont des dictateurs, des « hors la loi » et la différence réside dans les méthodes utilisées.

 

Au delà de tout, n’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne fait pas aux autres ce qu’on aimerait pas qu’on nous le fasse, on ne récolte au passage que ce qu’on a semé et qu’au final les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

 

Mais attention, ne le dites à personne.

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Par Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste,

 

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Descente de la Brigade Spéciale Mixte pour Démanteler les Postes de Contrôle Illégaux aux Ports de Bangui

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Descente de la Brigade Spéciale Mixte pour Démanteler les Postes de Contrôle Illégaux aux Ports de Bangui

 

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Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, 07 avril 2024 (CNC)  

 La Brigade spéciale mixte pour le contrôle et la surveillance des barrières a mené vendredi un raid visant les ports de Bangui, dans le but de démanteler les points de contrôle illégaux qui entravent le bon fonctionnement des activités portuaires.

 

Cette mission, la cinquième du genre, concentre ses efforts sur les ports de Bangui, y compris ceux de Sao et d’Amont. Sous la supervision du lieutenant-colonel Zoko Ketté-Zigbi, coordinateur de la brigade, des agents ont été mobilisés pour effectuer des contrôles rigoureux et mettre en œuvre les mesures nécessaires.

 

Au poste du port de Sao, le lieutenant-colonel Zoko Ketté-Zigbi a inspecté la présence des agents et a passé en revue leurs responsabilités respectives. Malgré la présence des services de sécurité, y compris la police, des lacunes ont été constatées dans la délivrance des reçus aux usagers.

 

Dans sa déclaration, Eric Mandazou, membre du patronat des baleinières, a exprimé son mécontentement face au désordre, notant l’absence de reçus présentés par les services en place. Cependant, il reste optimiste quant à l’amélioration de la situation à l’avenir.

 

Répondant à ces préoccupations, le ministre des Transports et de l’Aviation civile, Gautron Djono Aba, a confirmé la disponibilité des reçus sécurisés et a annoncé des plans pour leur lancement officiel, en particulier aux points d’entrée de Bangui et aux postes frontaliers, y compris Béloko. Il a également assuré que ces reçus seraient mis à la disposition de tous les services de contrôle aux différents points de contrôle légaux.

 

Dans le cadre de cette opération, trois postes de contrôle ont été identifiés comme illégaux et des sanctions seront prises à l’encontre de leurs responsables dans les plus brefs délais, selon les commandants de brigade.

 

Cette mission des Brigades spéciales mixtes se poursuit également dans d’autres préfectures, notamment en Lobaye, à Nana Mambéré et à Mambéré KDI, démontrant l’engagement continu des autorités à assurer la sécurité et l’ordre sur l’ensemble du territoire.

 

Cette action marque une étape importante dans la lutte contre les activités illégales et le renforcement de la transparence et de l’efficacité des opérations portuaires, contribuant ainsi au développement économique et à la stabilité de la République centrafricaine.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Coup de pouce de la Fondation Cris de Cœur d’une Mère pour les Maternités et les Femmes âgées

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Coup de pouce de la Fondation Cris de Cœur d’une Mère pour les Maternités et les Femmes âgées

 

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Bangui, 07 avril 2024 (CNC)  

 Dans le cadre d’une initiative visant à renforcer les services de santé maternelle et à soutenir les femmes âgées en République centrafricaine, la Fondation Cris de Cœur  a récemment lancé une campagne de dons. Cette organisation philanthropique a distribué des kits médicaux à plusieurs maternités de Bangui et d’autres villes de province, ainsi que des denrées alimentaires aux femmes âgées dans neuf quartiers de Bangui, Bimbo et Bégoua.

 

Sous la présidence de Brigitte Touadera, présidente de la Fondation Heart Cry, la cérémonie de remise des dons a été un moment d’espoir et de soutien pour de nombreuses communautés. Quatorze maternités de Bangui et seize autres dans des villes comme Mbaïki et Bossangoa ont bénéficié de l’apport crucial de ces kits médicaux.

 

Regina Patricia Peppa, présidente de l’Association des sages-femmes et infirmières, a exprimé sa gratitude pour ce soutien essentiel, soulignant le besoin crucial de fournitures médicales dans les établissements de santé locaux. Elle a déclaré :

« Nous en avions besoin, et jusqu’à présent, dans nos établissements de santé, nous manquons de matériel de travail, et souvent les sages-femmes en souffrent. »

 

La générosité de la Fondation Cris de Cœur ne s’est pas arrêtée là. Il a également soutenu 110 femmes âgées, en leur fournissant des produits alimentaires de base et des fournitures essentielles. Marie Dominique, bénéficiaire de Bimbo, a exprimé sa gratitude en décrivant les articles qu’elle a reçus et l’impact positif sur son quotidien.

 

Cependant, certains membres de la communauté, comme Sarira Touroufaye du troisième arrondissement, ont exprimé le souhait d’un soutien plus durable axé sur le développement économique. Elle a souligné :

« Ce qu’elle a fait là-bas est vraiment louable, nous l’admirons, mais c’est aussi notre pensée, nous aimerions qu’elle nous donne quelque chose qui nous permette de faire des affaires, de vendre du bois de chauffage, du charbon de bois, d’être autonomes parce que nous ne pouvons pas attendre comme ça qu’elle vienne nous donner ça. »

 

En réponse à ces préoccupations, la Fondation Cris de Cœur pourrait envisager des initiatives supplémentaires pour promouvoir des activités génératrices de revenus au sein des communautés bénéficiaires, renforçant ainsi leur autonomie économique à long terme.

 

De plus, les organisations d’aide aux orphelinats ont également bénéficié de cette action caritative, en recevant des médicaments de premiers soins. Gauthier Beaumayenne, éducateur à l’orphelinat Saint-Charles, a exprimé sa gratitude pour ce soutien crucial, soulignant son importance pour assurer des soins de santé de base aux enfants vulnérables.

 

Cette initiative de la Fondation Cris de Cœur a été rendue possible grâce au soutien de l’ambassade de Chine à Bangui, soulignant l’importance de la coopération internationale dans la promotion du bien-être et du développement communautaire en République centrafricaine.

 

Par Éric Azoumi

 

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Flash info : une patrouille des FDSI tombée dans une embuscade vers Damara, 1 mort

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une patrouille des FDSI tombée dans une embuscade vers Damara, 1 mort

 

Centrafrique.org/rca-un-colonel-des-eaux-et-forets-assassine-a-son-domicile-du-pk13-par-les-requins/un-element-faca-du-bit6-a-boali/” rel=”attachment wp-att-44282″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/un-element-faca-du-BIT6-a-Boali-450×300.jpg” alt=”Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali.” width=”450″ height=”300″ />
Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine

 

Bangui, 05  avril 2024 (CNC)

 Une patrouille mixte des forces de défense et de sécurité, composé d’un éléments de la garde présidentielle, d’un gendarme, d’un policier et de 4 Mercenaires russes du groupe Wagner, était tombée dans une embuscade mortelle proche de Damara, situé à 75 kilomètres de Bangui.

 

Ce jeudi 4 avril, vers après-midi, les zones périphériques de Damara, habituellement tourmentée, est  devenue le théâtre d’un drame soudain et violent. Des rumeurs alarmantes circulant depuis deux jours dans la localité ont incité une équipe composée de membres du groupe Wagner, d’un élément de la Garde présidentielle, d’un gendarme et d’un policier à procéder à une vérification sur le terrain.

 

La gravité de la situation a été sous-estimée par l’équipe. Leur enquête les a conduits directement dans la gueule du loup. Alors qu’ils revenaient de leur patrouille, ils sont tombés dans un piège méticuleusement préparé par des assaillants non identifiés. Une embuscade a été tendue, déclenchant un affrontement soudain et violent.

 

Un témoin, qui a préféré garder l’anonymat, raconte les faits :

« Ils pensaient que ce n’était qu’une rumeur, mais la réalité était tout autre. La confrontation a été brutale. L’affrontement a laissé derrière lui un gendarme blessé et un membre de la garde présidentielle mort, soulignant la gravité de l’incident ».

 

L’intensité de la pluie qui s’est abattue sur la zone au moment de l’affrontement a ajouté à la confusion, rendant impossible la récupération immédiate du corps de la victime. Ainsi, les conditions météorologiques ont joué en défaveur des forces de sécurité, laissant le corps du membre de la Garde présidentielle sur place.

 

« Il a été impossible de récupérer le corps à cause de la pluie », confirme une source au sein des forces de sécurité, soulignant les défis supplémentaires auxquels les équipes ont dû faire face. La récupération du corps est prévue pour le lendemain, une opération qui s’annonce difficile compte tenu des tensions dans la région.

 

Les détails dans nos prochains articles sur CNC

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Nouvelle arrestation du colonel Édouard Modoua à Bouar par les mercenaires russes

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Centrafrique : Nouvelle arrestation du colonel Édouard Modoua à Bouar

 

Centrafrique.org/sous-letau-de-wagner-crise-de-commandement-et-derive-de-larmee-centrafricaine/le-colonel-commandant-de-zone-militaire-du-nord-ouest-arrete-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner/” rel=”attachment wp-att-71974″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-colonel-commandant-de-zone-militaire-du-nord-ouest-arrete-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-423×450.jpg” alt=”Le colonel Modoua Édouard, commandant de zone militaire du nord-ouest arrêté par les mercenaires russes du groupe Wagner en janvier 2024 à Bouar, au nord-ouest de la RCA. Ici, il porte une tenue militaire avec ses galants à l’épaule.” width=”423″ height=”450″ />
Le colonel Modoua, commandant de zone militaire du nord-ouest arrêté par les Mercenaires russes du groupe Wagner

 

Bangui, 05 avril 2024 (CNC)  

 La surprenante nouvelle arrestation du colonel Édouard Modoua par les mercenaires russes du groupe Wagner à Bouar jette une ombre sur la justice et la sécurité en République centrafricaine.

 

La ville de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, a été une fois de plus le théâtre d’un événement troublant qui suscite une fois de plus des inquiétudes et des interrogations parmi les citoyens centrafricains.

Le colonel Édouard Modoua, ancien commandant de zone militaire du nord-ouest, fait face, pour la deuxième fois, à une arrestation qui défie l’entendement du public et les normes de justice.

 

Arrêté une première fois à Bouar en janvier dernier et transféré vers Bangui, le colonel Édouard Modoua avait été incarcéré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, sans qu’aucune charge formelle ne soit retenue contre lui. Cette période d’incertitude prend fin lorsque le président de la République promulgue un décret le mettant officiellement à la retraite, un acte qui semble ouvrir la voie à une certaine rédemption et à une nouvelle phase de la vie du  colonel Édouard Modoua.

 

Cependant, alors que le colonel Édouard Modoua  s’est retourné à Bouar pour préparer sa passation de service, nécessaire pour officialiser sa retraite, il fut de nouveau arrêté. Cette fois, c’est toujours les mercenaires russes, appuyées par quelques gendarmes, qui mènent l’opération. Cette arrestation soulève de multiples questions, d’autant que le ministère de la défense et le gouvernement restent à nouveau silencieux sur l’endroit où il se trouve et les raisons de cette détention.

 

« Nous n’avons aucune idée de la raison pour laquelle il a été arrêté. Ni lui ni ses avocats n’ont été informés. C‘est un choc total pour la famille et ceux qui le connaissent », confie un proche du colonel, sous couvert d’anonymat.

 

L’absence de communication officielle sur les raisons de l’arrestation du colonel  Édouard Modoua et son lieu de détention ajoute une couche d’incertitude et de méfiance à l’égard des autorités. La rédaction du CNC, qui a tenté de contacter sa famille, fait état d’une profonde inquiétude et d’un manque d’informations sur son état actuel.

 

Ce nouveau chapitre de la saga du colonel Édouard Modoua révèle les tensions et les dysfonctionnements au sein de l’appareil sécuritaire et judiciaire du pays. L’implication des mercenaires de Wagner dans les affaires de sécurité intérieure soulève également des questions sur leur rôle et leur influence dans la dynamique du pouvoir en République centrafricaine.

 

Le cas du colonel Édouard Modoua à Boire reste entouré de mystère, reflétant les défis persistants en termes de droits et de sécurité en République centrafricaine.

 

Cet événement met en lumière non seulement les défis liés à la gouvernance et à la transparence, mais aussi la fragilité de l’État de droit dans un pays en proie à des conflits internes et à des influences externes complexes. La communauté internationale et les citoyens centrafricains restent attentifs, espérant des éclaircissements et des actions justes qui pourront restaurer la confiance dans les institutions du pays.

 

Par Gervais Lenga

Correspondant du CNC dans la Nana-Mambéré

 

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Pour Vladimir Poutine, Jésus-Christ est noir! Quelle stratégie maladroite de séduction de l’Afrique?

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Pour Vladimir Poutine, Jésus-Christ est noir! Quelle stratégie maladroite de séduction de l’Afrique?

 

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Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP

 

 

Bangui, 05 avril 2024 (CNC)

Depuis quelques semaines, la Russie du Président Vladimir Poutine déploie à nouveau une stratégie mythomaniaque de séduction audacieuse à l’égard des noirs du monde, particulièrement de l’Afrique, centrée autour d’une déclaration surprenante et controversée : « Jésus-Christ est noir ». Cette déclaration, loin d’être anodine, s’inscrit dans une tentative plus large de se rapprocher des peuples africains en jouant sur des symboles forts et émotionnels. Mais quelle réalité se cache derrière cette séduction spirituelle ?

 

Le contraste entre le discours et la réalité des relations russo-africaines est frappant, en particulier pour les africains vivant en Russie. Leurs expériences révèlent un côté moins flatteur de l’accueil russe, marqué par des comportements discriminatoires de la part d’une majorité de Russes.

« Les regards, les traitements discriminatoires, c’est le quotidien des Africains ici en Russie de Poutine », dit un étudiant tchadien , témoignant de la difficulté de vivre et d’étudier dans un environnement souvent hostile.

 

Un autre étudiant centrafricain fait le même constat :

« L’intérêt manifesté par les autorités russes pour l’Afrique contraste fortement avec nos expériences en Russie. Il y a une grande différence entre le discours officiel et l‘attitude de la population ». Ces témoignages mettent en évidence un décalage entre la stratégie de séduction africaine de Poutine et la réalité quotidienne des Africains en Russie.

 

Cette dichotomie se reflète également dans les ambitions géopolitiques de la Russie en Afrique. En évoquant des figures spirituelles noires et en glorifiant les contributions africaines à l’histoire de l’humanité, Poutine vise non seulement à gagner la sympathie des Africains, mais aussi à jeter les bases d’une influence accrue sur le continent.

« C‘est une manœuvre calculée, visant à créer un sentiment d’affinité spirituelle et historique, tout en masquant les intentions réelles de la colonisation économique et politique », analyse un expert centrafricain en relations internationales.

 

S’ajoutant à cette réalité complexe, l’expérience d’un étudiant centrafricain à Moscou souligne les défis auxquels sont confrontés les Africains en Russie, même dans des situations de vulnérabilité. Lorsque cet étudiant a été diagnostiqué tuberculeux, au lieu de recevoir les soins et le soutien nécessaires, les autorités russes lui ont ordonné de quitter le pays pour se faire soigner.

« J’avais eu la honte de rentrer dans mon pays la Centrafrique. J’ai dû aller me faire soigner en Guinée équatoriale avant de pouvoir retourner en Russie », raconte-t-il, illustrant les obstacles à l’accès aux soins pour les Africains en Russie, alors que ce problème est totalement absent dans d’autres pays européens comme la France, l’Espagne, l’Allemagne etc..

 

La Russie, sous Poutine, semble déployer une stratégie complexe en Afrique, mêlant séduction spirituelle et ambitions géopolitiques, afin de nouer des alliances et de renforcer sa présence. Cependant, la réalité des actions russes et l’expérience des Africains, tant en Russie qu’en Afrique, interrogent la sincérité et les implications de cette approche.

 

Face à ces stratégies, la réponse des pays africains et de leurs citoyens sera cruciale pour déterminer l’avenir des relations afro-russes. Entre séduction et réalités, les peuples africains sont appelés à naviguer prudemment, pesant soigneusement les paroles contre les actes, les promesses contre les preuves tangibles d’amitié et de respect mutuel. La séduction par les mots doit être confrontée à la vérité des actes, pour un partenariat véritablement égalitaire et respectueux.

 

Par Alain Nzilo

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Publicité et loterie : les tactiques contestées de Wagner pour sa bière Africa ti l’or en  Centrafrique

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Publicité et loterie : les tactiques contestées de Wagner pour sa bière Africa ti l’or en  Centrafrique

 

Publicité de la bière russe de Wagner africa ti l'or contre la mocaf
Publicité de la bière russe de Wagner africa ti l’or contre la mocaf

 

 

Bangui, 04 avril 2024 (CNC)  

 L’audacieuse campagne publicitaire de Wagner pour Africa ti l’or suscite des inquiétudes et des réticences en République centrafricaine.

 

Dans le paysage économique et social de la République centrafricaine, l’introduction récente de la bière Africa ti l’or par le groupe Wagner ne passe pas inaperçue. Plus qu’un simple produit, cette bière représente pour beaucoup une imposition par une entité étrangère aux pratiques douteuses, à travers une campagne publicitaire et de loterie qui soulève de nombreuses questions.

 

La stratégie de Wagner : entre promotion et imposition

 

La campagne publicitaire de Wagner pour sa bière Africa ti l’or n’est pas une simple opération marketing. Il est perçu comme une tentative de manipulation, utilisant une loterie avec des promesses de gains alléchants pour attirer les consommateurs.

« C‘est une stratégie qui nous force la main, loin d’une approche commerciale traditionnelle », affirme Anatole, un citoyen centrafricain, exprimant son désarroi face à ces méthodes.

Cette opération de séduction voilée révèle l’intention de Wagner de s’imposer sur le marché centrafricain, sans tenir compte des désirs ou des besoins de la population.

 

Préoccupations relatives à la qualité et à la transparence

 

La qualité d’Africa ti l’or et les conditions de sa production sont au cœur des préoccupations. La bière est distribuée dans des bouteilles en plastique, une pratique qui soulève déjà des questions de santé.

« Personne ne connaît le processus de fabrication, et cela nous inquiète », souligne Gervais, un habitant de Sica 1, reflétant l’inquiétude générale.

Le manque de transparence qui entoure cette bière ajoute à l’atmosphère de méfiance, dans un contexte où la présence et les activités de Wagner dans le pays sont déjà sources de controverse.

 

Un rejet prononcé de la part de la population

 

Contrairement à ce que pourrait laisser penser une campagne publicitaire traditionnelle, l’accueil d’Africa ti l’or est loin d’être positif. Consciente des enjeux et réticente aux méthodes wagnériennes, la population rejette massivement cette tentative d’influence.

« Ce n‘est pas seulement la bière qui est rejetée, mais tout ce qu’elle représente  Wagner dans notre pays», déclare Pierre Pemba, un leader communautaire à Bégoua.

Cette opposition n’est pas seulement un refus d’un produit mais une forme de résistance contre une influence jugée néfaste et intrusive.

 

Il convient de rappeler que la campagne de Wagner en faveur d’Africa ti l’or en Centrafrique, loin de séduire, suscite opposition et critiques.

 

NDLR : L’initiative de Wagner en Centrafrique, loin de trouver un écho favorable, est devenue un symbole des tensions entre intérêts étrangers et aspirations locales. La campagne publicitaire et de loterie d’Africa ti l’or, en plus de soulever des questions sur la qualité et la sécurité, reflète une tentative d’imposition qui n’a pas sa place dans le contexte centrafricain. Cette approche appelle à une réflexion plus large sur les impacts des entreprises étrangères dans les pays en développement, en soulignant l’importance de la souveraineté économique et de la transparence dans les affaires commerciales.

 

Par Alain Nzilo

 

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Centrafrique : la désintégration de l’armée nationale se poursuit

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la désintégration de l’armée nationale se poursuit

 

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Le général Alfred Johnson Sakama

 

 

Bangui, 05 avril 2024 (CNC)  

 La désintégration de l’armée centrafricaine s’accélère. Un phénomène troublant marqué par une mafia interne dont l’influence grandissante défie l’entendement. Les règles et textes fondamentaux qui régissent l’armée semblent relégués au second plan, révélateurs d’une institution en plein désarroi.

 

L’ascension fulgurante de l’officier Johnson Sakama jette une ombre sur l’intégrité de l’armée nationale. Johnson Sakama est un « officier sac à dos », c’est-à-dire un officier qui a gravi les échelons depuis son grade du soldat. En règle militaire, un soldat qui gravit les échelons jusqu’à celui d’officier doit s’arrêter au grade de « commandant ». Et si, dans le cas d’un acte de bravoure, ils peuvent être promus à titre exceptionnel lieutenant-colonel. Mais sous le régime de Touadéra, cette règle de l’armée nationale n’est plus respectée. Certains officiers « sac à dos » sont promus et dépassent même le grade de commandant fixé par la règle militaire. Sakama est l’un d’entre eux.

Et ce n’est pas tout ! Pourtant, contre toute attente, Sakama gravit les échelons à une vitesse stupéfiante, atteignant le grade de général de division. De plus, Sakama, qui n’a jamais commandé une unité militaire, a été promu chef des opérations militaires. Le résultat ? La désintégration de notre armée.

 

Une hiérarchie en plein désarroi ?

 

La rapidité et la facilité avec lesquelles certains accèdent à des postes de pouvoir sans les qualifications requises soulèvent des questions sur l’existence d’une mafia au cœur de l’armée. Une entité obscure qui, par ses manœuvres, menace l’équilibre et l’efficacité de la défense nationale.

 

« Tout le monde le sait, mais personne ne s’exprime. La peur s’est répandue dans les rangs », confie un soldat s’exprimant sous couvert d’anonymat, illustrant la loi du silence qui semble prévaloir. Une autre voix s’élève, celle d’un vétéran désabusé : « L’armée que nous connaissions n’existe plus. La discipline et le mérite sont devenus des concepts étrangers ».

 

Le témoignage d’un ancien officier révèle l’ampleur du problème. « J’ai vu des hommes de valeur mis à l’écart, tandis que d’autres, moins scrupuleux, se sont vu confier des responsabilités qu’ils ne méritaient pas. C’est une honte pour notre nation », déplore-t-il.

 

Face à cette situation alarmante, des questions se posent. Comment l’armée nationale peut-elle se remettre de ces déviations ? Quel est l’impact de cette désintégration sur la sécurité et la stabilité de la République centrafricaine ? La confiance du peuple dans ses forces armées peut-elle être restaurée ?

 

Pour des nombreux observateurs nationaux, il est impératif d’engager un dialogue national sur la réforme de l’armée. La mise en place d’un système de promotion transparent et méritocratique est cruciale pour redonner du sens et de l’honneur à l’institution militaire. Sans un engagement ferme à rétablir l’ordre et la discipline, l’armée risque de perdre sa raison d’être première : protéger la nation et ses citoyens.

 

c’est maintenant qu’il faut agir. Il est vital pour la République centrafricaine de s’engager dans une profonde refonte de ses forces armées, afin que l’honneur, la discipline et le mérite redeviennent les piliers de l’armée nationale.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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