Pour Vladimir Poutine, Jésus-Christ est noir! Quelle stratégie maladroite de séduction de l’Afrique?
Depuis quelques semaines, la Russie du Président Vladimir Poutine déploie à nouveau une stratégie mythomaniaque de séduction audacieuse à l’égard des noirs du monde, particulièrement de l’Afrique, centrée autour d’une déclaration surprenante et controversée : « Jésus-Christ est noir ». Cette déclaration, loin d’être anodine, s’inscrit dans une tentative plus large de se rapprocher des peuples africains en jouant sur des symboles forts et émotionnels. Mais quelle réalité se cache derrière cette séduction spirituelle ?
Le contraste entre le discours et la réalité des relations russo-africaines est frappant, en particulier pour les africains vivant en Russie. Leurs expériences révèlent un côté moins flatteur de l’accueil russe, marqué par des comportements discriminatoires de la part d’une majorité de Russes.
« Les regards, les traitements discriminatoires, c’est le quotidien des Africains ici en Russie de Poutine », dit un étudiant tchadien , témoignant de la difficulté de vivre et d’étudier dans un environnement souvent hostile.
Un autre étudiant centrafricain fait le même constat :
« L’intérêt manifesté par les autorités russes pour l’Afrique contraste fortement avec nos expériences en Russie. Il y a une grande différence entre le discours officiel et l‘attitude de la population ». Ces témoignages mettent en évidence un décalage entre la stratégie de séduction africaine de Poutine et la réalité quotidienne des Africains en Russie.
Cette dichotomie se reflète également dans les ambitions géopolitiques de la Russie en Afrique. En évoquant des figures spirituelles noires et en glorifiant les contributions africaines à l’histoire de l’humanité, Poutine vise non seulement à gagner la sympathie des Africains, mais aussi à jeter les bases d’une influence accrue sur le continent.
« C‘est une manœuvre calculée, visant à créer un sentiment d’affinité spirituelle et historique, tout en masquant les intentions réelles de la colonisation économique et politique », analyse un expert centrafricain en relations internationales.
S’ajoutant à cette réalité complexe, l’expérience d’un étudiant centrafricain à Moscou souligne les défis auxquels sont confrontés les Africains en Russie, même dans des situations de vulnérabilité. Lorsque cet étudiant a été diagnostiqué tuberculeux, au lieu de recevoir les soins et le soutien nécessaires, les autorités russes lui ont ordonné de quitter le pays pour se faire soigner.
« J’avais eu la honte de rentrer dans mon pays la Centrafrique. J’ai dû aller me faire soigner en Guinée équatoriale avant de pouvoir retourner en Russie », raconte-t-il, illustrant les obstacles à l’accès aux soins pour les Africains en Russie, alors que ce problème est totalement absent dans d’autres pays européens comme la France, l’Espagne, l’Allemagne etc..
La Russie, sous Poutine, semble déployer une stratégie complexe en Afrique, mêlant séduction spirituelle et ambitions géopolitiques, afin de nouer des alliances et de renforcer sa présence. Cependant, la réalité des actions russes et l’expérience des Africains, tant en Russie qu’en Afrique, interrogent la sincérité et les implications de cette approche.
Face à ces stratégies, la réponse des pays africains et de leurs citoyens sera cruciale pour déterminer l’avenir des relations afro-russes. Entre séduction et réalités, les peuples africains sont appelés à naviguer prudemment, pesant soigneusement les paroles contre les actes, les promesses contre les preuves tangibles d’amitié et de respect mutuel. La séduction par les mots doit être confrontée à la vérité des actes, pour un partenariat véritablement égalitaire et respectueux.
Par Alain Nzilo
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
