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La République centrafricaine sous l’ombre menaçante du Groupe Wagner : Témoignages de terreur

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La République centrafricaine sous l’ombre menaçante du Groupe Wagner : Témoignages de terreur.

 

Centrafrique.org/rca-reprise-de-la-ville-de-kembe-mais-aussi-de-dimbi-de-poumbolo-et-de-gambo-par-les-forces-loyalistes/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-46677″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui-450×300.jpg” alt=”Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  ” width=”450″ height=”300″ />
Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP

 

 

Bangui, 23 février 2024 (CNC).

La République Centrafricaine se lutte contre une crise sécuritaire et politique exacerbée par les activités des mercenaires du groupe Wagner appelés au secours par le président putschiste Faustin Archange Touadera. Les témoignages poignants des habitants dépeignent une réalité marquée par la terreur et l’incertitude. 

  

Dans les rues de Bangui, la capitale de la République centrafricaine tous comme les rues des arrière-pays, la présence oppressante ou même juste le passage des mercenaires du groupe Wagner pèse lourdement sur la population. Fatoumata, une mère de famille vivant au quartier Km5, dans le troisième arrondissement de Bangui, partage ses craintes et son désespoir : “ Chaque jour, nous vivons dans la crainte des enlèvements. Nous ne savons plus à qui faire confiance. Et c’est grâce aux prières que Dieu ne nous a pas oublié.” Ses mots reflètent l’angoisse palpable qui règne dans les quartiers les plus vulnérables du Km5. 

  

Sylvestre, un jeune étudiant, raconte avec émotion son vécu en ces termes : “ Nous sommes devenus des cibles faciles pour les mercenaires de ce groupe Wagner que Touadera les a ramenés dans le pays. Ils nous enlèvent, nous brutalisent, et certains ne reviennent jamais. J’espère que ceux du groupe Bancroft qui vont arriver ne seront pas comme ceux actuels de Wagner ”. Les rues autrefois animées sont désormais hantées par la peur, les rumeurs de disparitions et d’abus circulant comme les bruits du moteur d’un avion qui survole une partie de Bangui, toutes les nuits à 00h 00. 

  

La menace des mercenaires du groupe Wagner va au-delà des frontières des zones urbaines. Dans les villages reculés de la Nana-Mambéré, des communautés entières vivent dans la terreur constante, tout comme leurs animaux domestiques : “ Nous ne pouvons plus faire nos activités minières en paix. Même nos poulets et nos cabris à la maison aussi ont peur de circuler librement comme en avant”, confie Amadou, un artisan minier de la sous-préfecture de Abba qui ajoute, pour conclure : “ Les patrouilles de Wagner nous obligent à abandonner nos sites miniers, notre seul moyen de subsistance”. 

  

Le chaos engendré par le groupe Wagner à travers ses mercenaires afin de bien piller le pays et installer Touadera à vie comme président, a des répercussions dévastatrices sur la vie quotidienne des Centrafricains. Les efforts pour reconstruire une nation complétement fragilisée par des décennies de conflits sont constamment contrecarrés par cette présence menaçante. 

  

Face à la menace du groupe Wagner, la République Centrafricaine appelle à une action internationale urgente pour restaurer la paix. 

 

Affaire à suivre. 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Promotion en grade : Grogne au sein de l’armée nationale centrafricaine qui se transforme en une coalition, modèle Seleka.

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Promotion en grade : Grogne au sein de l’armée nationale centrafricaine qui se transforme en une coalition, modèle Seleka.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240216-WA0059-450×269.jpg” alt=”Le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou habillé en tenue confectionnée pour la fête, cravatte papillon, chemise blanche devant une assiette, couvert et un verre d’eau servi sur la table, sa femme à sa gauche. Et au milieu est à sa droite le ministre de la Défense Biro. ” width=”504″ height=”301″ />
Le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou habillé en tenue confectionnée pour la fête et au milieu est à sa droite le ministre de la Défense Biro.

 

 

Bangui, 23 février 2024 (CNC).

Depuis son indépendance, la République Centrafricaine est le seul pays d’Afrique à connaitre autant des bouleversements politiques, sociaux et sécuritaires. En cause, plusieurs facteurs dont le tribalisme, le népotisme, le clanisme, tous, chapeautés par l’incompétence et la mal gouvernance. L’armée nationale est devenue pour ses dirigeants, un outil pour des pratiques claniques à répétition et qui font grogner les morales des troupes. L’évolution de son armée nationale, censée être le garant de la sécurité et de l’intégrité territoriale, reflète ces tumultes. Ces dernières années, une tendance préoccupante s’est manifestée : l’armée nationale semble suivre les traces laissées par le régime de la coalition rebelle Séléka, devenant ainsi sa propre version officielle sous le régime de Touadera. 

  

La Séléka, une coalition rebelle à majorité musulmane, a brièvement pris le pouvoir en 2013 et 2014, avant de céder le pouvoir à une transition politique civile. Sa composition, principalement issue du nord-est de la République Centrafricaine, était marquée par une dominance de grades de généraux obtenus dans la brousse et une hiérarchie laxiste. Et depuis lors, les empreintes et les salives de la Seleka sont restées dans cette armée nationale. L’on assiste miraculeusement à la montée en une vitesse de fusée, en grade de certains soldats au détriment des autres et à la nomination de membres basées sur des affiliations politiques et familiales, déformant ainsi la hiérarchie et la discipline de cette armée nationale dite FACA, la transformant au passage en une version officielle de la Séléka. 

  

Dans cet éditorial, nous examinerons de près cette transformation troublante de l’armée nationale centrafricaine. Nous explorerons les pratiques de nomination et de promotion qui ont conduit à cette dérive, les conséquences sur la cohésion et l’efficacité opérationnelle de l’armée, ainsi que les implications pour la sécurité et la stabilité de la République Centrafricaine. 

  

La montée en grade accélérée au sein de l’armée Nationale. 

  

Depuis plus de 40 ans, l’armée nationale centrafricaine (FACA) vivait avec des nominations en grade farfelues, bien que sporadiques, respectant néanmoins les règles établies de cette armée nationale. Mais depuis 2014 avec la prise de pouvoir par les rebelles de la Séléka et surtout et plus grave encore, depuis 2016, avec l’accession au pouvoir de Faustin Archange Touadera, cette pratique a pris une ampleur alarmante, et automatisée dans l’attribution des grades. Cette situation a engendré une course effrénée vers les promotions, où chaque individu aspire à monter en grade en une vitesse vertigineuse. 

  

L’augmentation exponentielle des promotions a conduit à une dégradation de la qualité des officiers au sein de cette armée. Les critères traditionnels de mérite et de compétence sont souvent relégués au troisième, dernier plan, au profit de considérations familiales au premier, ethniques ou relationnelles au deuxième plan. Ainsi, la montée en grade ne dépend plus de la capacité à diriger ou de l’expérience sur le terrain, mais plutôt des affiliations personnelles. 

  

Cette situation a eu un impact significatif sur la composition de l’armée centrafricaine. Les grades de général et de colonel sont sur le marché comme à l’époque de la Séléka et sont devenus monnaie courante, tandis que les autres rangs sont devenus rares. Le cas Zéphirin Mamadou lui-même est illustrant. En 5 années, il passe de commandant au général de corps d’armée, 4 étoiles, sans aucune formation de recyclage. La dépréciation des grades a sapé les morales des éléments engagés sur les terrains, la cohésion et l’efficacité opérationnelle de l’armée, conduisant à une situation précaire où la compétence est souvent sacrifiée au profit de la loyauté personnelle. 

  

La montée en grade accélérée soulève également des préoccupations quant à la capacité des officiers promus à assumer leurs responsabilités. De nombreux officiers sont propulsés à des postes de haute responsabilité sans avoir acquis l’expérience nécessaire pour les remplir efficacement. Cette situation fragilise la structure de commandement et compromet la capacité opérationnelle de l’armée à répondre aux défis sécuritaires du pays. A cela s’ajoute la politique de diviser pour régner. 

  

Un officier retenu à la fête et habillé en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Il est avec sa femme habillée en robe festive de couleur rose, montre en or massif, collier africain autour de son cou.
Un officier retenu à la fête et habillé en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Il est avec sa femme.

 

La division au sein de l’armée nationale.  

  

La montée en grade effrénée au sein de l’armée nationale en République centrafricaine a exacerbé les divisions au sein de l’institution militaire. La quête désespérée des membres de l’armée pour obtenir des promotions a engendré la formation de factions rivales, alimentant ainsi un climat de rivalité et de méfiance au sein des rangs militaires. 

  

Au modèle de la guerre froide, trois principaux camps se sont établis au sein de cette armée et se distinguent : le clan du chef d’état-major des armées, le général Zéphirin Mamadou, le clan du président putschiste Faustin-Archange Touadéra, et le camp des neutres, ceux qui ne savent pas comment faire pour obtenir un galon. Chaque camp s’engage dans une lutte acharnée pour obtenir des promotions et consolider son pouvoir au sein de l’institution militaire. 

  

Dans le camp du chef d’état-major des armées, les promotions sont souvent attribuées de manière arbitraire, favorisant les membres de sa famille, ses enfants, ses neveux, ses cousins, et les habitants de son village. Des individus jeunes et inexpérimentés se voient conférer des grades élevés, contournant ainsi les critères traditionnels de mérite et d’expérience. 

  

De même, le président putschiste Faustin-Archange Touadéra, dans son camp, n’est pas en reste dans la course aux promotions. Les membres de sa famille, ses neveux, ses cousins, ainsi que les habitants du village de sa mère, Damara, bénéficient eux-aussi de promotions plus rapides que le vent au sein de l’armée. La compétence et l’expérience sont souvent reléguées au second plan, au profit des liens familiaux et des affiliations politiques. 

  

En revanche, le camp des neutres est relégué au troisième plan, souffrant d’un manque d’opportunités de promotion et de reconnaissance au sein de l’armée. Les membres de ce camp respectent, dans une longue attente disciplinaire, les délais établis par l’armée pour les promotions, tandis que dans les factions Mamadou et Touadéra, y’a pas délai.  

  

Les pratiques de nomination et de promotion au sein de l’armée nationale ont engendré une cacophonie et un désordre généralisés. Les critères de mérite et d’expérience sont relégués au second plan, tandis que les affiliations politiques et familiales prévalent. Cette situation compromet gravement l’intégrité et l’efficacité opérationnelle de l’armée, sapant ainsi sa capacité à assurer la sécurité et la stabilité du pays. Cette pratique ne fait qu’affaiblir cette armée qui ne peut plus assurer la sécurité sans les appuis de l’extérieur. 

 

Outre les pratiques nominatives et promotionnelles dans cette armée, viennent de s’ajouter, les têtes des officiers qui doivent diner avec le président putschiste chaque année. Cette pratique oblige la hiérarchie militaire à choisir que les mêmes officiers, généraux ou supérieurs, à prendre part à des fêtes que Touadera et ses femmes veulent organiser. Afin d’éviter l’entrée des récalcitrants et de celle par complaisance, leur effectif est arrêté en avance, une soixantaine, pas plus, d’après nos sources et est identifié à travers les tenues spéciales qu’ils porteront le jour J. Cette pratique répétée cette année a exaspéré les grognes au sein de l’armée depuis novembre 2023.   

  

Des couples des officiers retenus à la fête et habillés eux-aussi en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Ils sont avec leurs femmes.
Des couples des officiers retenus à la fête et habillés eux-aussi en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Ils sont avec leurs femmes.

 

L’affaiblissement de l’armée nationale : Conséquences de la course aux grades. 

  

Les pratiques de nomination et de promotion au sein de l’armée nationale en République centrafricaine depuis 2016 ont conduit à un affaiblissement, pour ne pas dire, effondrement significatif de l’institution militaire, compromettant ainsi sa capacité à assurer la sécurité et la stabilité du pays. L’accent mis sur les affiliations familiales et politiques au détriment du mérite et de l’expérience a engendré des conséquences dévastatrices des hommes sur le terrain. 

  

De nombreux officiers promus rapidement manquent cruellement de l’expérience et des compétences nécessaires pour diriger efficacement leurs troupes sur le terrain. Des unités entières sont commandées par des individus inexpérimentés envoyés à la va-vite dans des écoles et qui rentrent sans qualification et sans expérience au finish, tandis que des officiers plus qualifiés sont affaiblis, négligés et contrôlés sous prétexte qu’ils peuvent faire un coup d’état. Cette situation crée un déséquilibre dans la hiérarchie de commandement et compromet la capacité opérationnelle de l’armée à répondre aux défis sécuritaires. 

  

Les défaites répétées de l’armée nationale sur le terrain témoignent de l’incapacité des officiers promus rapidement à assumer leurs responsabilités de manière efficace. Les conséquences désastreuses directes de telles pratiques se voient désormais institutionaliser par la création de la Brigade d’Intervention Rapide (BIR), dirigée par un capitaine sans expérience significative sur le terrain, mais favorisé en raison de ses liens familiaux avec le président et qui ne sait et ne doit faire que son sale boulot dans la capitale Bangui. 

 

Ce capitaine, parti en France en 2022 pour une formation de recyclage des officiers, revient à Bangui et est gradé capitaine en 2024 malgré son échec à la formation. “Un truc de fou”. 

 

Son adjoint, un lieutenant, lui aussi, vient de sortir de formation des officiers, sans passer à la case de l’application. Il est nommé déjà chef adjoint de la BIR. Quelle catastrophe ? Mais comme c’est une Unité de sale boulot ? Les officiers supérieurs formés et compétents sont laissés, pour ne pas que leurs oreilles sifflent, auriculairement loin de cette BIR et que seuls les membres de la famille présidentielle sont autorisés à faire leur entrée, compromettant ainsi la capacité opérationnelle de l’armée à remplir ses missions essentielles. 

  

En conséquence, l’armée nationale est confrontée à une crise de légitimité et d’efficacité, laissant de plus en plus de responsabilités aux forces étrangères telles que les Wagner, les Rwandais, pour assurer la sécurité du pays et bientôt, Bancroft. Cette situation fragilise davantage la stabilité de la République centrafricaine, mettant en péril la sécurité de ses citoyens et le fonctionnement des institutions démocratiques. 

  

En somme, l’évolution de l’armée nationale centrafricaine reflète les défis persistants de la nation, nécessitant une réflexion profonde sur son avenir et sa stabilité. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publication.

 

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République centrafricaine : Wagner bloque le déploiement de Bancroft

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République centrafricaine : Wagner bloque le déploiement de Bancroft

 

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Image d’illustration des conseillers américains en RCA

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 23 février 2024 (CNC). 

Le déploiement de Bancroft Global Development en République centrafricaine se heurte à un seul obstacle majeur : l’opposition catégorique du groupe Wagner, entraînant ainsi des tensions diplomatiques entre la Centrafrique et l’Occident et surtout des tensions sécuritaires sur le terrain par des recrudescences des violences commises par les mercenaires de Wagner afin de remettre les pendules de pressions sur Touadera à l’heure. 

  

À Bangui, Bancroft Global Development n’est plus la bienvenue aux yeux des mercenaires de Wagner et leurs soutiens politiques et leurs partisans dans les rues de Bangui. Bancroft Global Development fait désormais face à des difficultés croissantes dans son processus d’établissement. Selon le journal Afrique Intelligence, le 2 janvier dernier, l’un de ses représentants à Bangui a été arrêté et interrogé à la base militaire du camp de Roux par des forces paramilitaires russes du groupe Wagner, en collaboration avec une unité de police sous son contrôle, l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB). 

  

Le personnel de Bancroft, comprenant un ancien de la Légion étrangère française d’origine russe, a été appréhendé à l’hôtel Quatre Saisons aux côtés de Prince Borel Yaounga Yiko, ministre-conseiller du président putschiste Faustin-Archange Touadéra. Cette double arrestation intervient malgré les efforts de rapprochement entre Bancroft et le gouvernement centrafricain, orchestrés par Yaounga Yiko lui-même, également responsable du Centre analytique des ressources administratives et militaires (Caram). 

  

Le déploiement effectif des instructeurs de Bancroft, prévu après la signature d’un accord-cadre en septembre, n’a pas encore débuté. Seuls quelques représentants sont présents à Bangui, dans l’attente de directives claires sur leurs missions. Les pressions de Wagner, soutenues par des éléments du service des renseignements russes, ont entravé les efforts de Bancroft, créant un climat d’incertitude et de méfiance. 

  

Les tentatives d’intimidation de la part de Wagner et du SVR russe ont été exacerbées par la révélation de l’accord entre Bancroft et le gouvernement centrafricain. Cette situation a conduit à une escalade des tensions, avec des implications diplomatiques et sécuritaires majeures. Les relations entre la Russie et les États-Unis, ainsi que la stabilité régionale, sont menacées par ce bras de fer à Bangui. 

  

La confrontation entre Wagner et Bancroft souligne les enjeux géopolitiques et sécuritaires complexes qui se jouent en République centrafricaine. 

 

Affaire à suivre. 

 

Source : Article d’Afrique Intelligence du 09/02/2024

Par la Rédaction du CNC

 

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Centrafrique : le village Badinga, à Mala, ravagé par un incendie

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le village Badinga, à Mala,  ravagé par un incendie

 

Centrafrique.org/incendie-au-village-badinga-a-mala-en-republique-centrafricaine/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Incendie-au-Village-Badinga-a-Mala-en-Republique-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”Incendie au Village Badinga, à Mala, en République centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />
Incendie au Village Badinga, à Mala, en République centrafricaine

 

Mala, 23 février 2024 (CNC).

Le village de Badinga, situé dans la circonscription de Mala en République centrafricaine, a été récemment frappé par un désastre sans précédent. Un incendie d’origine encore inconnue a englouti toutes les habitations et les greniers, laissant la population dans le désarroi le plus total. 

  

L’incendie, dont la cause demeure mystérieuse, a dévasté le village de Badinga, plongeant ses habitants dans une situation de détresse indescriptible. Toutes les maisons ont été réduites en cendres, et les provisions stockées dans les greniers ont été anéanties. Les familles se retrouvent sans abri, sans nourriture et sans ressources. 

  

Au milieu des décombres fumants, Thomas, un habitant de longue date de Badinga, exprime sa désolation : “Tout ce que nous avions a été englouti par les flammes. Nos maisons, nos récoltes, nos souvenirs… Nous sommes complètement démunis. Nous avons besoin d’aide, de solidarité, pour nous relever de ce cauchemar.” 

  

Cependant, Éric, un père de famille éploré, témoigne également de l’ampleur du désastre : “Mes enfants ont tout perdu. Leur innocence a été brûlée avec nos maisons. Nous ne savons pas par où commencer, comment reconstruire nos vies. S’il vous plaît, aidez-nous, nous sommes à genoux.” 

  

Pour Frédéric, un artisan du village, décrit avec amertume l’impact dévastateur de l’incendie : “Le feu a tout ravagé sur son passage. Nos outils de travail, nos moyens de subsistance, tout a disparu en un instant. Nous avons besoin d’une main tendue, d’un espoir pour nous accrocher dans cette nuit sombre.” 

  

Face à ces témoignages poignants, l’appel à l’aide pour les sinistrés de Mala résonne avec une urgence capitale. La solidarité et la générosité de chacun sont plus que jamais nécessaires pour redonner espoir à cette communauté meurtrie. La paroisse de Mala, en coordination avec le Diocèse de Bandoro, se tient prête à recevoir et à distribuer les secours pour répondre aux besoins immédiats des sinistrés. 

  

Dans cette épreuve sans précédent, chaque geste de compassion, chaque don de soutien compte pour apaiser les souffrances et aider les habitants de Badinga à se reconstruire. Ensemble, unis dans la solidarité, nous pouvons transformer la tragédie en espoir, les cendres en renaissance. 

  

Votre aide, quelle qu’elle soit, fera une différence significative dans la vie des sinistrés de Mala. Merci pour votre générosité et votre compassion envers nos frères et sœurs dans le besoin. 

  

Pour toute aide ou information, veuillez contacter Jean-Pierre Mara, Ancien Député, au numéro suivant : +33 6 59 64 93 57 (Tel/WhatsApp). 

Votre générosité fera toute la différence dans la vie des sinistrés de Mala. Merci pour votre soutien inestimable. 

 

Par Bertrand Yékoua

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Opacité des Accords militaire centrafricains-ougandais : Les interrogations persistantes sur les partenariats de Touadéra

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Opacité des Accords militaires centrafricain-ougandais : Les interrogations persistantes sur les partenariats de Touadéra

 

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CopyrightDR

 

 

Bangui, 23 février 2024 (CNC).  

La multiplication des accords militaires en Afrique Centrale, dont les retombées échappent aux citoyens de ces pays, suscite des inquiétudes croissantes. Focus sur la stratégie de Touadéra et les récentes révélations de l’Assemblée africaine.

 

La République centrafricaine, sous le régime de Touadéra, a multiplié les accords de défense et de partenariat avec divers pays d’Afrique, le Rwanda, le Burundi, la RD Congo, le Gabon, ainsi que la Guinée Équatoriale, et même la Russie. Malgré cette profusion d’accords, les retombées concrètes pour les citoyens demeurent insaisissables.

 

La récente révélation sur un potentiel accord militaire avec Ouganda souligne l’ampleur des partenariats de défense conclus par le régime de Touadéra. Cependant, les interrogations sur la nature et les bénéfices de ces accords persistent. Les centrafricains, malgré les formations des soldats FACA dispensées à l’étranger, ne voient pas les retombées positives sur le terrain depuis plus de huit ans.

 

L’accord actuel avec l’armée ougandaise pour la formation des forces armées centrafricaines (FAKA) illustre cette opacité. Les déclarations du chef d’état-major ougandais, Fred Swinam Sikoro, soulèvent des préoccupations quant à l’indépendance opérationnelle des FAKA et à la souveraineté nationale.

 

La multiplication des accords militaires sans transparence alimente le mécontentement au sein de la population centrafricaine déjà confrontée à des défis socio-économiques majeurs. Les citoyens réclament des réponses quant à l’utilisation des ressources nationales et aux bénéfices concrets de ces partenariats pour le pays.

 

La stratégie de Touadéra et de son régime demeure floue. Malgré les multiples accords signés, les retombées restent nébuleuses, laissant place à des spéculations quant aux véritables motivations du gouvernement. L’absence de reddition de comptes et de transparence renforce les doutes quant à la sincérité des engagements pris.

 

Face à l’opacité persistante des accords militaires, la République centrafricaine doit engager un dialogue transparent avec sa population.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Catastrophe naturelle à Bossembélé : Une pluie dévastatrice laisse 112 personnes sans sbri

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Catastrophe naturelle à Bossembélé : Une pluie dévastatrice laisse 112 personnes sans sbri

 

Centrafrique.org/labandon-du-gouvernement-face-a-la-detresse-des-sinistres-de-ndangala-4/inondation-a-ndangala-4/” rel=”attachment wp-att-70213″ data-wpel-link=”internal”>Inondation à Ndangala 4

 

 

Bossembélé, 23 février 2024 (CNC). 

La ville de Bossembélé a été violemment frappée par la première pluie diluvienne de cette saison, laissant derrière elle un bilan sinistre de destructions très considérables à l’instar du passage d’un volcan. 112 foyers sans abri dans une ville qui ne compte pas assez des foyers. 

  

Mardi dernier, la tranquillité de Bossembélé a été brisée par une pluie diluvienne accompagnée des vents violents, estimés à l’œil nu ici par un professeur de physique chimie, à environ 850 Km/h, laissant dans son sillage une scène de dévastation. Les quartiers Banda, Beucoin et Gbabou ont été particulièrement touchés, avec des murs effondrés, des toitures emportées, et des clôtures renversées. 

  

Les conséquences humaines de cette catastrophe sont douloureusement évidentes. Anand Faradanga, l’une des victimes, raconte comment le vent a arraché le toit de sa maison, laissant ses biens trempés et sa famille sans abri. Actuellement logés chez des voisins, ils font face à une réalité difficile. 

  

Les statistiques alarmantes montrent que 16 ménages ont été durement touchés, et une fille de 14 ans, élève au lycée, a été blessée. Mais sa vie n’a pas été touché par ces dégâts. Au total, 112 personnes qui disent avoir constituées déjà un foyer, se retrouvent sans abri. Elles sont tontes sous la pleine lune du moment et cherchent refuge auprès de proches. Le président de la Croix-Rouge sous-préfectorale de Bossembélé, Réis honoré Ndogite, témoigne aussi l’ampleur des dégâts. 

  

Face à l’impuissance, la sous-préfète Jumokolombo Kamakanda lance un appel urgent à une assistance humanitaire de la part des humanitaires. Les familles, surtout les enfants, sont particulièrement touchées, et elles sollicitent également le soutien des ressortissants de Bossembélé à Bangui. Elles appellent également le gouvernement et les ONG locales à intervenir et à prêter main forte à ces victimes sans abri et sans abri de fortune. 

  

Rappelons que Bossembélé fait face à une crise sans précédent, les habitants ont besoin d’une assistance rapide et efficace pour reconstruire leurs vies. 

 

Par Anselme Zato

 

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Un Rayon de Santé à Sibut : Maternité et Bloc Opératoire Inaugurés

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Un Rayon de Santé à Sibut : Maternité et Bloc Opératoire Inaugurés

Centrafrique.org/peut-etre-image-de-lhopital-de-sibut/” data-wpel-link=”internal”>Hôpital de Sibut, dans la préfecture du Kémo
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Bangui, 23 février 2024 (CNC)  

 À Sibut, la concrétisation du projet SENIPLUS ouvre de nouvelles perspectives pour les soins de santé, avec une maternité et un bloc opératoire dernier cri.

 

Sibut, situé à 186 kilomètres de Bangui, dans la préfecture du Kémo, est sur le point de bénéficier d’une avancée significative dans le secteur de la santé. Le projet SENIPLUS a récemment achevé la construction d’une maternité et d’un bloc opératoire, dont les clés ont été officiellement remises au ministère de la Santé lors d’une cérémonie émouvante.

 

Les travaux de construction ont été réalisés avec une qualité exceptionnelle, et les équipements de dernière génération installés témoignent de l’engagement envers des soins de santé de qualité. Jean-Baptiste Madondji, Directeur régional de la pharmacie et de l’organisation des soins au ministère de la Santé, a exprimé sa satisfaction lors de la visite des nouvelles installations. Il a souligné que même les hôpitaux de référence de Bangui ne disposent pas d’équipements aussi avancés, saluant ainsi le soutien crucial de la Banque Mondiale.

 

La remise officielle à la communauté est imminente, marquant le début d’une nouvelle ère pour la population locale en matière de soins de santé. L’ouverture prochaine de ces installations représente un pas de géant vers l’amélioration des services médicaux disponibles dans la région. Les bénéficiaires auront accès à des équipements de pointe, notamment des dispositifs analytiques de troisième génération.

 

Jean-Baptiste Madondji a souligné l’importance de cette initiative dans le contexte sanitaire actuel. Il a souligné que la réhabilitation et l’équipement progressifs des hôpitaux régionaux et des hôpitaux des districts sont essentiels pour garantir l’accès à des soins de qualité. La disponibilité de médicaments adaptés à la réalité sociale renforce également l’impact positif de ces projets sur la population.

 

Le Directeur régional a évoqué les futurs plans de réhabilitation et d’équipement d’autres hôpitaux du district grâce à l’appui continu de la Banque Mondiale. Cette perspective encourageante témoigne de l’engagement à long terme envers l’amélioration du système de santé dans la région et augure bien pour l’avenir des soins médicaux en République centrafricaine.

 

En fin de compte, Sibut célèbre une avancée majeure grâce au projet SENIPLUS, promettant des soins de santé de qualité, un modèle pour d’autres régions à suivre.

 

Par Éric Azoumi

 

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Horreur à Mboki : Des tensions explosent, 4 morts, la peur paralyse Zemio

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Horreur à Mboki : Des tensions explosent, 4 morts, la peur paralyse Zemio

 

Centrafrique.org/chaos-a-zemio-lequipe-dune-ong-internationale-victime-dun-braquage-spectaculaire/upc-rebelles/” rel=”attachment wp-att-68394″ data-wpel-link=”internal”>Trois combattants rebelle de l'UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Obo, 22 février 2024 (CNC).  

Lundi dernier, dans une attaque brutale à 25 kilomètres de Mboki, des individus armés lourdement armés et non identifiés ont semé la terreur en enlevant deux personnes et tuant 4 autres. L’onde de choc s’est propagée jusqu’à Zemio, paralysant ainsi la ville et plongeant ses habitants dans la peur. 

  

Les rues de Zemio sont désertes, les boutiques fermées, les activités commerciales à l’arrêt brutal. La nouvelle de l’attaque a frappé la ville de plein fouet, laissant ses habitants sous le choc et dans l’incertitude grandissante. Les témoignages recueillis dépeignent un tableau de terreur et de désolation. Des voix tremblantes racontent des scènes d’horreur, des familles dévastées par la perte soudaine de leurs proches. La communauté est en deuil, mais aussi en colère face à l’insécurité croissante qui règne dans la région. 

  

En effet, le lundi 19 février, peu après midi, un véhicule de transport publique, quittant la ville de Mboki pour Zemio a été violemment attaqué à 25 kilomètres de Mboki, à proximité de la rivière Kierre. Dans cette attaque brutale, quatre personnes ont perdu la vie sur place, tandis que deux autres ont été pris en otage. De nombreux autres passagers ont été blessés et ont dû être transportés à l’hôpital de Zemio pour recevoir des soins médicaux. L’impact de cette attaque a plongé toute la préfecture dans un profond sentiment de peur et d’inquiétude, soulignant l’urgence d’une action pour assurer la sécurité des habitants de la région. 

 

Les habitants de Zémio, femmes et hommes, s’inquiètent et s’expriment : 

  

Pour madame Awa, résidente de Zemio : “ La situation devient de plus en plus difficile ici dans le Haut-Mbomou. Nous ne pouvons plus sortir librement de Zémio, de peur d’être pris pour cible. Les rues sont vides, les commerces fermés. Nous vivons dans la peur constante.” 

  

Pour monsieur Ibrahim, habitant de Mboki : “ La violence qui sévit dans notre région nous prive de notre liberté de mouvement et de notre tranquillité d’esprit. Chaque jour, nous redoutons de devenir les prochaines victimes de ces attaques brutales et sanglantes.” 

  

Fatou, une jeune mère de famille à Zemio : “ Mes enfants ne peuvent plus aller même à l’école, et je crains pour leur sécurité chaque fois qu’ils mettent un pied dehors même ici en plein Zémio. Nous sommes pris au piège dans notre propre ville, sans espoir de voir la situation s’améliorer.” 

  

Jean, commerçant à Mboki : “ La vie quotidienne devient de plus en plus difficile pour nous tous. Les affaires sont au point mort, et nous ne pouvons pas compter sur les autorités pour assurer notre sécurité. Nous avons besoin d’aide, et nous avons besoin qu’elle arrive rapidement.” 

  

Dans cette atmosphère de peur et d’incertitude, les habitants de Zemio, de Mboki et d’autres localités du Haut-Mbomou demandent des mesures urgentes pour mettre fin à la violence qui menace leur vie quotidienne. La paix et la sécurité sont essentielles pour permettre à ces communautés de se reconstruire et de vivre en paix. 

  

Alors que les habitants de Zemio tentent de reprendre leur souffle après le choc de cette attaque, l’avenir reste incertain. Les autorités doivent agir rapidement pour protéger les populations vulnérables et mettre un terme à la spirale de violence qui menace de déchirer davantage la région. La paix et la sécurité sont plus que jamais nécessaires pour permettre aux communautés de se reconstruire et de vivre en harmonie. 

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Grands scandales des détournements, de la corruption et de la mafia à la MINUSCA : Fonds détournés et création des ONG fictives.

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Grands scandales des détournements, de la corruption et de la mafia à la Minusca : Fonds détournés et création des ONG fictives.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708470568996-450×317.jpg” alt=”Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca devant un pipitre pour son discours” width=”493″ height=”347″ />
Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca.

 

 

Bangui, 22 février 2024 (CNC).  

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), est secouée par un scandale mafieux de la corruption visant à détourner les fonds des projets à impact rapide (QIPs) de l’ONU géré par cette mission. Des employés internationaux de la MINUSCA créent leurs propres ONG fictives pour octroyer des contrats à leurs propres comptes par personne interposée, compromettant ainsi la confiance du public. 

  

Les révélations récentes mettent en lumière un réseau complexe d’une mafia et de la corruption au sein de la MINUSCA, où des employés exploitent leur position pour créer leurs propres entreprises et ONG fictives et attribuer frauduleusement des contrats. Dès qu’ils reçoivent le premier versement initial, à hauteur le plus souvent de 80 % du montant total du contrat, ces ONG disparaissent dans la nature, laissant derrière elles, employés et des impayés. Ce phénomène, principalement orchestré par des employés Rwandais et congolais, soulève des questions sur la complicité de Madame la Représentante de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, dans cette affaire. 

 

Selon des nombreux témoignages recueillis par la Rédaction du CNC, ce système permet à ces individus mafieux de détourner des fonds des projets à impact rapide (QIPs) et destinés à des activités essentielles visant à maintenir la confiance entre la MINUSCA et la population centrafricaine. 

 

Honneurs militaires des troupes de la Minusca à Mme Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca.  Elle est habillée en pontalon noir,cemise polo et vets-robe longue et scortée par le chef des hommes d'honneurs
Honneurs militaires des troupes de la Minusca à Mme Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca

 

Le chef de cette mafia est un Congolais de la RDC, Monsieur KEKE KAPIASILA Blanchard, le chef de management projet de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) à Bangui. C’est à travers ses multiples ONG et les ONG des parents à la Représentante Valentine Rugwabiza, expatriées en Centrafrique pour besoin de la cause, entre autres, COPADEM (RDC), CASIDEV (Burundi), MEDECIN NAF (RDC), SAD AFRICA (RDC), COHEB (RDC, Cameroun), sans oublier les contingents rwandais de la Minusca, qui obtiennent à tour de bras des contrats que l’affaire se passe. En 2023, plus de 18 contrats pour ses propres ONG fictives, dont celui de la réhabilitation de la Direction Générale de la Gendarmerie.

 

D’après nos expertises auprès de certains ingénieurs, les travaux réalisés sous ces contrats sont de qualité médiocre, poussant même à l’arrestation de son ingénieur. De plus, certains entrepreneurs, principalement Rwandais et Congolais, bénéficient de contrats surestimés, facilitant ainsi leur implantation en RCA. 

  

Malgré les appels à la transparence, les audits réalisés n’ont pas abouti à des résultats significatifs, laissant le système de la corruption et de la mafia intact. Les fonds destinés aux actions civilo-militaires, essentielles pour maintenir la confiance entre la MINUSCA et la population, sont détournés, privant ainsi la population de services vitaux. 

  

Une action immédiate est nécessaire pour éradiquer la corruption et restaurer la confiance envers la MINUSCA. 

  

Cette situation met en évidence l’urgence de réformes profondes au sein de la MINUSCA pour restaurer la confiance du public et garantir que les fonds alloués soient utilisés de manière transparente et efficace pour le bien-être de la population centrafricaine. 

 

Affaire à suivre. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Douala : Le cauchemar des réfugiés pris au piège de la mafia et de l’indifférence

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Douala : Le cauchemar des réfugiés pris au piège de la mafia et de l’indifférence

 

Centrafrique.org/ils-ont-arrose-mon-frere-de-tirs-des-milliers-de-centrafricains-affluent-au-cameroun-pour-fuir-les-violences/des-refugies-de-la-republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-garoua-boulai/” rel=”attachment wp-att-43621″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Des-refugies-de-la-Republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-Garoua-Boulai-450×253.jpg” alt=”Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA” width=”500″ height=”281″ />
Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA . CopyrightDR

 

Bangui, 22 février 2024 (CNC) – La ville de Douala, capitale économique du Cameroun, est devenue un véritable lieu d’enfer des réfugiés de toutes nationalités confondues qui se retrouvent dans plusieurs pièges tendus par un système abrité par des corrompus et des défaillants, où la mafia dicte les règles de survie. 

  

Les réfugiés à Douala, qu’ils soient centrafricains, tchadiens ou d’autres nationalités, sont confrontés à des conditions de vie inhumaines. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), censé être un refuge pour les plus vulnérables qui ont fui leurs pays pour sauver leur vie, est devenu un instrument de manipulation entre les mains de la mafia locale. Les réfugiés sont pris au piège, incapables de sortir de Douala en raison de la bureaucratisation excessive et de la corruption qui règnent dans l’attribution des documents de voyage. 

  

La situation est désespérée. Les réfugiés n’ont pas été pris en charge sanitairement. Même cas pour l’éducation ou à un logement même dérisoire. Même l’obtention d’un simple passeport biométrique est un parcours de combattant, avec des délais de traitement absurdes qui s’étendent parfois sur des années, 10 ans au minimum, selon un réfugié qui arrive à partir après avoir joué au jeu de leur mafia financière. Leur liberté de mouvement est restreinte par des exigences kafkaïennes de « acquis de droit », les maintenant prisonniers dans une ville où l’espoir semble s’évaporer chaque jour davantage. 

  

Pour les refugiés installés à Douala au Cameroun, il est impératif que des mesures urgentes soient prises pour mettre fin à cette tragédie humaine. 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Atrocités dans le Haut Mbomou : La  CPC dénonce le silence international

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Atrocités dans le Haut Mbomou : La  CPC dénonce le silence international

 

Centrafrique.org/tentatives-de-destabilisation-du-tchad-lupc-met-en-garde-touadera-et-sa-suite/le-chef-rebelle-ali-darassa-et-ses-hommes-dans-la-localite-du-mbomou/” rel=”attachment wp-att-68447″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Le-chef-rebelle-Ali-Darassa-et-ses-hommes-dans-la-localite-du-Mbomou-450×406.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes dans la localité du Mbomou” width=”450″ height=”406″ />
Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes dans la localité du Mbomou

 

 

Bangui, 22 février 2024 (CNC).

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a récemment publié un communiqué de presse condamnant les actes de violence atroces perpétrés dans la région du Haut Mbomou, en République Centrafricaine. Ces événements tragiques, survenus du 18 au 20 février 2024, ont provoqué une onde de choc au sein de la population civile, soulevant des questions sur la sécurité et la protection des droits fondamentaux dans la région. 

  

La CPC, par le biais de son chef d’État-major, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, a exprimé sa vive préoccupation concernant les attaques brutales menées par la milice AAK Zandé. Dans le communiqué parvevu à la Rédaction, la CPC dénonce le mutisme tant de l’opinion nationale qu’internationale face à ces atrocités. Selon le communiqué, “des éléments de la milice AAK Zandé ont attaqués des peulhs sur l’axe Mboki- Obo faisant plusieurs victimes au sein de la population civile musulmane.” 

  

Les détails macabres des événements sont évoqués dans le communiqué, soulignant que “des sujets musulmans [ont été] arrachés des véhicules de transport pour les abattre froidement.” De plus, des femmes et des enfants ont été enlevés, laissant leurs familles dans l’angoisse. La CPC considère ces actes comme “un manquement grave de la part du gouvernement” et le tient pour “responsable directe” de cette tragédie. 

  

La situation des éleveurs peulhs, déjà vulnérables, est également mentionnée, avec des rapports faisant état de leur enlèvement par les forces de sécurité intérieure. Ces actes ne font qu’aggraver une crise humanitaire déjà préoccupante dans le pays. 

  

Pour conclure, la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) appelle à une action immédiate de la part des autorités nationales et internationales pour mettre fin à ces atrocités et garantir la sécurité des civils innocents dans le Haut-Mbomou. Le silence ne peut être toléré face à de telles violations des droits humains. La CPC reste déterminée à poursuivre ses efforts pour faire entendre la voix des victimes et obtenir justice pour les crimes commis dans la région. 

 

Avec Prisca Vickos pour la Rédaction du CNC

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Racket et intimidation : 3 clans mafieux installent un climat de terreur au Km5

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Racket et intimidation : 3 clans mafieux installent un climat de terreur au Km5

 

Centrafrique.org/Centrafrique-grave-incendie-dune-boutique-au-marche-pk5/marche-du-pk5-sur-avenue-koudoukou-devant-abc-direction-rondpoint-bon-le-15-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-49584″ data-wpel-link=”internal”>marché du PK5 sur avenue koudoukou devant ABC direction rondpoint bon le 15 mai 2020
Dans le marché du PK5 niveau ABC. Photo Bobérang / CNC

 

Bangui, 22 février 2024 (CNC).

Au Km5, des mafias locales en conflit menacent la stabilité, exploitant le nom du parti MCU pour leurs intérêts personnels et criminels. 

  

Dans le quartier populaire de Km5 à Bangui, la montée en puissance de la mafia centrafricaine au sein du parti MCU local suscite des préoccupations croissantes. Trois factions mafieuses ont émergé, chacune contrôlant une partie du territoire au sein du marché Km5.  

 

Les membres de ces gangs ont tous adhérés au parti au pouvoir le MCU et œuvrent au nom de ce parti dans chaque portion du territoire de vaste Km5. D’après nos enquêtes, les abords de l’avenue menant au marché Kokoro dans les deux sens, l’avenue la plus fréquentée et donc la plus populaire, chaque boutique qui y est installée, ou qui va être installée, son propriétaire doit acquitter une somme de 500 000 francs CFA.  

 

“ C’est une décision du secrétariat exécutif du parti. 30 mars, la date de notre anniversaire s’approche ”, disent ces propriétaires terriens, les membres de cette mafia aux commerçants. Ils exploitent au passage le nom du parti MCU à des fins criminelles. D’après ces propriétaires terriens de cette communauté mafieuse, la première condition pour avoir de place sur leur territoire est la possession d’une carte d’adhésion du parti MCU. 

 

Ibrahim Ould Al Hissen Algoni,  député de la 2ème circonscription du 3ème arrondissement de Bangui. Le choix de Jean-Pierre Waboué pour remplacer Meckassoua
Ibrahim Ould Al Hissen Algoni, député de la 2ème circonscription du 3ème arrondissement de Bangui. Le choix de Jean-Pierre Waboué pour remplacer Meckassoua

 

Aux abords de cette rue menant à Kokoro, l’effectif des boutiques avec ce montant donne la migraine aux comptables et révèle l’ampleur de cette exploitation mafieuse. La famille Algoni, le père Hussein Algoni, deuxième adjoint au maire du troisième arrondissement de Bangui et son fils, Alhissen Algoni, député de la première circonscription du troisième arrondissement, tous les deux, chefs du premier groupe mafieux du Km5, détiennent 10 boutiques qu’ils contrôlent.  

 

Le deuxième clan, le clan Mahamat Salé Ganama et Youssef Djibrine, en possède également 10 sous leur contrôle journalier, tandis que le troisième clan, composé d’Adam Adef, un agent de renseignement de Mercenaires russes et de Touadera  et de Maloud, un chargé de mission à l’Assemblée nationale, contrôlent 16 boutiques.  

 

Chaque commerçant est contraint de verser une somme considérable à chaque mafia, sous peine de représailles. Et ceci ne concerne uniquement la rue qui mène au marché Kokoro. Mais qu’en-est-il pour les autres places ? 

  

La situation est aussi exacerbée par les tensions entre les groupes rivaux, alimentant le risque imminant des affrontements violents dans les quartiers. Face à ces rivalités criminelles au sein du Km5, la République centrafricaine se prépare à une autre crise à l’issue incertaine.  

 

Par Gisèle Moloma

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Un appel à l’Unité et à la Paix : Message aux dirigeants et peuples du monde en 2024 par l’ancien ministre Élie Ouéifio

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Un appel à l’Unité et à la Paix : Message aux dirigeants et peuples du monde en 2024 par l’ancien ministre Élie Ouéifio.

 

Centrafrique.org/rca-on-ne-tient-pas-eternellement-un-peuple-dans-la-misere-previent-lancien-ministre-elie-oueifio/ministre-elie-oueifio/” rel=”attachment wp-att-41002″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/ministre-elie-oueifio-450×294.jpg” alt=”Le ministre Elie Ouéifio” width=”450″ height=”294″ />
L’ex-ministre Elie Ouéifio

 

 

Bangui, 22 février 2024 (CNC).  

Dans un monde marqué par la division, la haine et la violence, le poème “ Unir – Diviser ” de l’ancien ministre centrafricain Elie OUEIFIO résonne comme un appel poignant à la paix universelle. 

  

Dans un monde marqué par les conflits, les haines et les divisions, le recueil “ Enfin Libres ! Un cri d’espoir et d’espérance pour un monde nouveau ” de l’ancien ministre Élie Ouéfio résonne comme un appel poignant à la réconciliation et à l’unité pour tous les peuples du monde. L’auteur, Élie Ouéfio, à travers ses écrits, nous invite à méditer sur les paroles de Sainte-Beuve : “ Il faut se donner le jour où l’on est belle afin d’être encore aimée le jour où on ne l’est pas.” 

  

Dans ce plaidoyer pour la paix, M. Élie Ouéfio  nous rappelle avec éloquence l’urgence de dépasser nos différences et de travailler ensemble pour un avenir meilleur. Il souligne avec justesse que “ l’Eternel Dieu le créateur du monde… a déjà eu compassion de ce bas peuple longtemps écrasé et meurtri ” et qu’il est temps de tourner la page des souffrances passées. 

  

En effet, à travers les mots de l’auteur, nous percevons un appel vibrant à l’action collective, à la construction d’un monde où règnent la justice et la solidarité. Il est temps, comme le souligne M. Élie Ouéfio, de “regarder le lendemain, de le bâtir en vue de laisser un avenir enjoué à nos progénitures.” 

  

Ainsi, face aux défis qui nous confrontent, il est impératif de prendre conscience de notre responsabilité commune et de suivre l’appel de l’auteur à œuvrer pour la paix et la prospérité. Comme le rappelle M. Élie Ouéfio, “tous ensemble, nous devons travailler à son avènement”, en mettant de côté nos différences pour nous concentrer sur ce qui nous unit : notre humanité partagée. 

  

Dans un monde tourmenté par les conflits et les injustices, le poème “ Unir – Diviser ” de Élie Ouéfio résonne comme un appel vibrant à la paix et à la réconciliation. Inspiré par les enseignements spirituels et les valeurs universelles, l’auteur exhorte les dirigeants et les peuples du monde entier à œuvrer ensemble pour un avenir de justice et d’harmonie. En cette nouvelle année, que ce message résonne comme un écho de l’espoir, nous rappelant notre responsabilité commune dans la construction d’un monde meilleur pour tous. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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L’inquiétante tendance apocalyptique de la démographie centrafricaine

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L’inquiétante tendance apocalyptique de la démographie centrafricaine

 

Centrafrique.org/medard-polisse-bebe-2/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Medard-POLISSE-BEBE-338×450.jpg” alt=”Médard POLISSE-BEBE, portant un chapeau noir avec un costume gris, cravate à l’intérieur, en train de regarder tout droit dans un temps sérieux.” width=”338″ height=”450″ />
Monsieur Médard POLISSE-BEBE

 

 

Bangui, 22 février 2024 (CNC).  

Depuis ces dernières années, une réalité tend à se banaliser en République centrafricaine, alors qu’elle touche dangereusement à l’avenir du pays. Il s’agit de l’augmentation exponentielle du taux de mortalité dans les catégories d’âges les plus valides (jeunes et adultes). 

 

En effet, en dehors des périodes où notre pays traversait une crise militaro-politique aiguë, occasionnant des massacres et exactions à grande échelle, c’est la première fois que le territoire centrafricain enregistre un taux aussi élevé de mortalité en temps de paix. Jamais en Centrafrique, il n’y a eu autant de morts en dehors de la guerre et/ou de conflits armés. Toutes les semaines ou presque, chaque famille centrafricaine est touchée par un ou plusieurs cas de décès et cela de façon récurrente. Il suffit de sillonner les quartiers et différentes contrées de la capitale, ainsi que ceux des provinces pour s’en rendre compte. Dernièrement, un compatriote de la diaspora, de passage à Bangui, a dénombré plus d’une centaine de défilés funéraires en l’espace de trois heures vers le cimetière de Nzila.

 

À son grand étonnement, les habitants du secteur ont fait savoir que « c’est comme ça tous les jours de la semaine ici, sauf le dimanche ». Dans plusieurs familles aujourd’hui, l’on ne compte plus les cas de décès des personnes qui sont allées à l’hôpital pour des maladies banales, mais qui ont laissé la vie. Alors, imaginez une telle hécatombe régulière à l’échelle de l’ensemble du territoire… D’ailleurs, la multiplication des annonces macabres ou nouvelles nécrologiques sur les réseaux sociaux, dans les médias de la place et autres canaux informels de communication témoignage de la réalité terrifiante de ce phénomène.

 

Alors pourquoi les autorités centrafricaines, notamment la Présidence de la République, l’Assemblée nationale, la Primature, les ministères de la santé et celui des affaires sociales, ne se prononcent-ils pas sur le sujet ? Quelles sont les statistiques réelles du taux de mortalité de ces huit (8) dernières années en République centrafricaine ? Quelles mesures ont-elles été prises pour lutter efficacement contre cette augmentation exponentielle du taux de mortalité ?

 

Au-delà de la douleur et du désespoir des familles fortement éprouvées, c’est l’inquiétude liée à une telle situation extrêmement grave (au regard de l’avenir du pays) qui devient préoccupante. Surtout lorsqu’on sait que les autorités centrafricaines actuelles ne font presque rien pour endiguer cette situation afin de contenir l’hégémonie, à défaut de l’arrêter.

 

Une chose est sûre : les structures sanitaires sont devenues rudimentaires par manque d’investissement, transformant ainsi les hôpitaux, de manière épouvantable, en mouroirs. Autrement dit, l’hôpital qui aurait pu être un lieu de lutte pour la vie, devient paradoxalement un lieu de lutte pour la mort, surtout à grande échelle. Et ça, ce n’est pas acceptable !

 

Cela dit, alors que toutes les nations (développées ou qui ambitionnent de l’être) se battent à coup de grands frais et d’investissements colossaux pour leur « réarmement démographique » (terme employé par le Président Emmanuel Macron dans son adresse à la nation du nouvel an), à travers des politiques incitatives de natalité et de lutte contre la mortalité, la République centrafricaine continue de perdre, à l’inverse, de façon vertigineuse, ses bras, ses compétences, ses ouvriers, ses cadres, ses enfants, bref ses filles et ses fils, par manque de politiques stratégiques dans ce sens.

 

La démographie centrafricaine, qui aurait dû être un levier de croissance et de développement à l’instar de la plupart des pays africains, européens, asiatiques (pour ne citer que ceux-là), est ainsi amputée des ressources humaines indispensables pour son présent et son avenir. Tout cela n’est pas sans conséquences, non seulement pour le développement économique et social du pays, mais surtout pour les familles désormais en proie au désespoir, au désœuvrement, à la délinquance juvénile, bref à la déchéance sociale.

 

Par ailleurs, en dehors du taux excessif de mortalité, il est à craindre désormais la montée inquiétante de ceux de nos concitoyens qu’on pourrait appeler désespérément des « morts ambulants ». Car, à force d’absorber quotidiennement les quantités débordantes de poussières dans les rues de Bangui et de certaines provinces, beaucoup de gens ont mis involontairement et inconsciemment en péril leurs poumons, par conséquent leur santé et leur vie. Eu égard à la dégradation du système sanitaire (pour ne pas dire son état déliquescent), plusieurs de ces victimes sont condamnées d’office à la mort lente et systématique. Il en est de même de nos compatriotes victimes de dérives graves et d’exactions de toutes sortes de par les Mercenaires russes du groupe Wagner qui volent, violent, tuent dans l’impunité la plus totale.

 

Rien qu’à voir les choses sous cet angle, il semble absolument scandaleux de « laisser mourir » autant de personnes innocentes ou d’envisager l’éventualité d’autant de pertes en vies humaines dans un avenir proche, au mépris total du principe de « non-assistance à personne en danger ». D’où la question de savoir si les autorités centrafricaines actuelles (à commencer par le Président TOUADERA lui-même) seraient-elles réellement conscientes du désastre actuel et de celui qui se profile ?

 

Sans épiloguer sur les grandes théories démographiques et ses implications, la force politique, économique, sociale et culturelle d’un pays se détermine par sa densité démographique. Les grandes nations et autres grands pays émergents sur les différents continents en sont une parfaite illustration.

 

Si les autorités centrafricaines voulaient maintenir le Centrafrique dans « l’éternel » sous-développement, elles ne s’y prendraient pas autrement, en laissant la population être décimée progressivement. Et ça, ce n’est pas acceptable non plus !

 

Par conséquent, afin d’éviter au pays ce sort apocalyptique, il est temps de se mobiliser fortement pour arrêter cette hémorragie avant qu’il ne soit trop tard. Car, pour conjurer ce mauvais sort, les larmes, les jérémiades, les indignations et simples condamnations de principe ne suffisent plus. Il faut des actions fortes, résolues et massives visant à mettre les autorités actuelles, au premier rang desquelles le Président Faustin Archange TOUADERA, devant leur responsabilité, dans l’espoir d’éviter la déchéance assurée de la République centrafricaine.

 

 

Par Médard POLISSE-BEBE

Personnalité politique centrafricaine

 

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Rivière Mambéré : Centre vital de la vie quotidienne à Nola

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Rivière Mambéré : Centre vital de la vie quotidienne à Nola

 

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Une pirogue remplie de passagers, traversant la rivière Mambéré. CopyrightRNL

 

 

Nola, 22 février 2024 (CNC)  

La rivière Mambéré, à Nola, devient un havre d’activités vitales pendant la saison sèche. Les habitants trouvent en elle un refuge contre la pénurie d’eau, nourrissant ainsi la vie locale. 

  

Sous les rayons brûlants du soleil, la rivière Mambéré à Nola se transforme en un lieu animé où hommes, femmes et enfants se rassemblent pour diverses raisons. En cette période de décru, l’eau devient une ressource précieuse, incitant les habitants à exploiter la rivière non seulement pour s’abreuver mais aussi pour des activités lucratives. 

  

Elodie Nangia, 16 ans, partage son expérience en lavant le linge au bord de la rivière pour sa famille, soulignant la rareté croissante de l’eau potable dans la ville. Les jeunes se réunissent pour profiter du moment, échappant à la réalité de la pénurie d’eau. 

  

La rivière Mambéré offre également une opportunité aux conducteurs de moto qui utilisent ses eaux pour laver leurs engins. Cyril Samba, un conducteur de moto, exprime sa satisfaction face à cette ressource abondante et non payante, soulignant l’importance de la rivière dans un contexte où l’eau se fait rare dans les quartiers. 

  

Les activités économiques fleurissent le long des rives, avec des commerçants comme Leticia Maliyombo qui ont établi des mini-restaurants proposant une variété de plats. Les affaires prospèrent, offrant des revenus substantiels à ceux qui tirent parti de cette oasis pendant la saison sèche. 

  

Anne-Marie Dessalibans, une habitante de Nola, explique comment la rivière devient une solution pragmatique pour les besoins ménagers tels que le bain, la lessive et la vaisselle. Avec le manque d’eau dans les quartiers et les ressources financières limitées, la rivière Mambéré devient un pilier essentiel de la vie quotidienne. 

  

Cette pratique n’est pas limitée à la rivière Mambéré ; les rivières Sangha et Kadéi sont également le théâtre d’une intensification similaire des activités humaines. Les autorités locales soulignent toutefois les risques de noyade, en particulier pour les mineurs, appelant à la prudence. 

  

La rivière Mambéré émerge comme un protagoniste vital à Nola, offrant vie, distractions et opportunités économiques dans une période marquée par la rareté de l’eau. 

  

Par Bertrand Siri  

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Restauration de l’autorité de l’État dans la Basse-Kotto : Défis et perspectives

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Restauration de l’autorité de l’État dans la Basse-Kotto : Défis et perspectives

 

Centrafrique.org/scandale-de-detournement-massif-le-prefet-du-mbomou-madame-pierrette-bengeure-au-coeur-des-accusations/bangassou-par-la-Minusca/” rel=”attachment wp-att-65812″ data-wpel-link=”internal”>Bangassou par la Minusca

 

 

Bangassou, 22 février 2024 (CNC).  

La semaine dernière, à Mobaye, dans la Basse-Kotto, la MINUSCA a orchestré une table ronde visant à évaluer la restauration de l’autorité de l’État entreprise depuis près de sept ans dans la région de la Basse-Kotto. Cette évaluation cible spécifiquement la présence des fonctionnaires et agents de l’État dans certaines sous-préfectures, à la suite de conflits armés. Bien que les autorités locales aient noté des améliorations significatives, notamment à Mobaye, des défis subsistent, tels que l’absence des forces de défense et de sécurité à Zangba et à Satéma, ainsi que celle de certains fonctionnaires dans ces localités. 

  

Cyrille Koumoubaïa Libangue, sous-préfet de Mobaye, souligne la situation particulière à Zangba et à Satéma, où deux de ses collègues ont pris leur retraite. Le préfet assure désormais l’intérim à Zangba, tandis que le sous-préfet de Mobaye assure également l’intérim à Satéma. Cependant, ces localités demeurent sans présence des Forces de Sécurité Intérieure (FSI), créant ainsi un vide sécuritaire préoccupant. 

  

Malgré les multiples communications du préfet de la Basse-Kotto à l’attention des fonctionnaires et agents de l’État affectés à Mobaye, Satéma et Zangba, certains tardent toujours à rejoindre leur poste. Un exemple frappant est celui de l’équipe douanière, affectée mais se fait retenir d’elle-même sans raison à Bangui. Cette inertie compromet le bon fonctionnement des services publics locaux, obligeant l’armée à travailler à leur place comme douanier. En outre, le manque d’infrastructures et de fournitures de bureau constitue un défi majeur, nécessitant un soutien accru de la MINUSCA et de ses partenaires. 

  

Pour la population de la Basse-Kotto, il est impératif que les autorités centrafricaines et les organismes internationaux unissent leurs efforts pour résoudre ces problèmes persistants. La restauration complète de l’autorité de l’État dans la Basse-Kotto est essentielle pour assurer la stabilité, la sécurité et le bien-être des populations locales. Les fonctionnaires récalcitrants doivent répondre à l’appel du devoir et regagner leur poste pour participer à la reconstruction de la région. 

  

En définitif, la restauration de l’autorité de l’État en Basse-Kotto est un processus simple pourtant mais complexe dans la pratique et nécessite une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes. Seul un engagement collectif permettra de surmonter les obstacles actuels et d’instaurer un climat de confiance et de prospérité pour l’ensemble de la région. 

 

Par Félicien Gossy

 

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La Journée internationale de la langue maternelle ternie par le déclin du sango en RCA

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La Journée internationale de la langue maternelle ternie par le déclin du sango en RCA

 

Centrafrique.org/pour-faustin-touadera-president-de-la-republique-centrafricaine-la-guerre-et-la-violence-ne-sont-pas-un-destin-inevitable/faustin-archange-touadera-Centrafrique-discours-janvier-2019-6/” rel=”attachment wp-att-32035″ data-wpel-link=”internal”>

 

 

Bangui, 22 février 2024 (CNC).  

La Journée internationale de la Langue Maternelle, célébrée le 21 février de chaque, souligne l’importance des langues maternelles. En République centrafricaine, le sango, menacé, suscite des préoccupations croissantes. 

  

La Journée internationale de la Langue Maternelle, proclamée par l’UNESCO en 1999, vise à préserver et promouvoir les langues maternelles dans le monde. En République centrafricaine (RCA), le Sango, l’une des langues maternelles, est confronté à des défis inquiétants. 

  

Malgré son statut officiel dans toutes les Constitution de ce pays depuis son indépendance et son importance en tant que symbole d’unité nationale puisque tout le monde en parle et l’écoute sur toute l’étendue du territoire, le Sango est relégué au second plan lors des cérémonies officielles. Les dirigeants privilégient de plus en plus le français, suscitant des interrogations parmi les Centrafricains. Pourquoi le Sango, langue officielle, est-il éclipsé au profit du français, une langue étrangère, dans les discours officiels ? S’interrogent plusieurs Centrafricains. 

  

Cette tendance soulève des inquiétudes quant à la préservation de la culture centrafricaine. Certains estiment que l’usage prédominant du français est une violation de la Constitution. Gervais Lakosso, artiste et promoteur culturel, soutient que les discours officiels devraient être initialement en sango, soulignant l’importance de préserver les racines culturelles. 

  

Les conséquences de cette négligence linguistique pourraient être profondes. Le Dr Clément Béty, linguiste et chef du département de langue vivante à l’université de Bangui, met en garde contre la perte des racines et des valeurs culturelles. La langue, véhicule de la culture et de la connaissance ancestrale, risque de s’estomper, laissant place à une aliénation culturelle. 

  

Malgré cela, les autorités nationales n’ont pas expliqué les raisons de leur préférence pour le français lors des discours officiels. La RCA, avec le sango comme seule langue nationale, possède une richesse linguistique peu valorisée, car le sango n’est pas enseigné dans les écoles et reste absent des textes officiels. 

  

En fin de compte, la négligence du sango met en péril la richesse culturelle de la RCA. Il est impératif que les autorités réaffirment l’importance de cette langue nationale. 

 

Singuila mingui, Merci beaucoup.

 

Par Anselme Mbata

 

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Classement de la démocratie : La Centrafrique au dernier rang mondial

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Classement de la démocratie : La Centrafrique au dernier rang mondial.

 

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

 

Bangui, 21 février 2024 (CNC).

Le récent classement de The Economist Intelligence Unit n’a pas seulement jeté la lumière sur les lauréats de la démocratie, mais a aussi exposé les sombres profondeurs où se trouve la République Centrafricaine. Classée au bas de l’échelle, cette nation d’Afrique centrale encerclée est désormais affublée du titre peu enviable du pays le moins démocratique du monde, une étiquette qui ne peut être ignorée ni minimisée. 

  

Les critères rigoureux appliqués par The Economist Intelligence Unit ont révélé un pays en proie à une haute crise démocratique profonde. Avec un score dérisoire de 1,18 sur 10, la République Centrafricaine se retrouve dans un isolement politique qui illustre l’ampleur de ses défis. Parmi les facteurs clés, le processus électoral et le pluralisme, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique, la culture politique et les libertés civiles, la Centrafrique est enlisée dans une haute marée de dysfonctionnements institutionnels. 

  

Les conséquences de cette désignation sont dévastatrices. Non seulement, elle met en lumière les échecs persistants du gouvernement à garantir les droits fondamentaux de ses citoyens, mais elle souligne également l’urgence d’une intervention internationale concertée pour éviter une détérioration encore plus grave de la situation. 

  

Pendant que les démocraties florissantes comme celles de la Norvège et de la Nouvelle-Zélande brillent au sommet de l’échelle, la République Centrafricaine se noie dans les eaux troubles de l’autoritarisme et de l’oppression. Le contraste est saisissant, et il ne peut être ignoré par la communauté internationale qui se doit de répondre à l’appel de détresse des citoyens centrafricains. 

  

Dans un continent où les aspirations démocratiques sont à la fois louées et contestées, le cas de la République Centrafricaine sert d’avertissement urgent. L’Afrique ne peut se permettre d’ignorer les signaux d’alarme qui clignotent dans les profondeurs de Bangui. Les récentes tendances à la baisse dans le classement de la démocratie mondiale sont autant de rappels cinglants de l’importance de la vigilance démocratique. 

  

En réalité, le statut de la République Centrafricaine comme le pays le moins démocratique du monde est un réquisitoire sévère contre les déficits démocratiques persistants qui minent sa société. C’est un appel à l’action pour ceux qui croient en la primauté des droits de l’homme et de la gouvernance juste. La route vers la démocratie est longue et sinueuse, mais la République Centrafricaine doit choisir cette voie avec détermination et courage, guidée par la conviction que chaque citoyen mérite une voix et un choix dans le destin de leur nation. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Patricia Mamadou : De l’employée modèle à la baronne de la mafia au ministère de l’Intérieur.

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Patricia Mamadou : De l’employée modèle à la baronne de la mafia au ministère de l’Intérieur.

 

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Patricia Mamadou, épouse du general Zéphirin Mamadaou

 

 

Bangui, 21 février 2024 (CNC).

Patricia Mamadou, autrefois une simple fonctionnaire de l’État, s’est élevée des rangs modestes de l’Administration pour devenir une figure aussi puissante que redouté en Centrafrique, incarnant la quintessence de la corruption, de la mafia et du pouvoir occulte qui gangrènent toutes les Administrations de la République centrafricaine. 

  

Son ascension, marquée par une série d’alliances obscures et de manœuvres politiques audacieuses, révèle l’emprise croissante de sa mafia sur les institutions clés du pays, notamment au sein de l’armée, de la police et de la gendarmerie. 

  

En tant que directrice du budget à la gendarmerie, Patricia Mamadou a été au cœur des décisions financières qui ont façonné, au côté de son mari Zéphirin, l’appareil sécuritaire de la nation pendant des années. Sa nomination ultérieure en tant que directrice administrative et financière au ministère de la Sécurité Publique a marqué une transition vers un nouveau domaine d’influence, où les enjeux étaient encore plus élevés et les opportunités de gain encore plus vastes et importantes. 

  

Sa position de trésorière au sein du MCU, le parti au pouvoir, lui confère en plus une immunité tant judiciaire que diplomatique quasi absolue. Cette connexion politique la place au-dessus des lois et des règlements, lui permettant d’opérer en toute impunité, hyperprotégée par ses alliances politiques et ses relations privilégiées avec les plus hautes sphères du pouvoir, y compris le président putschiste Faustin Touadera lui-même. 

  

Si son accession a atteint son apogée aujourd’hui, faut-il le rappeler, qu’elle a été l’aboutissement d’un fruit minutieusement préparé et mis en œuvre depuis 2015. Patricia Mamadou a joué un rôle crucial dans l’ascension de Touadera au pouvoir, lui apportant un soutien financier inestimable lors des élections de 2016. En retour, elle exerce aujourd’hui un contrôle indéniable sur le président putschiste, qui lui doit une dette politique et personnelle qu’il ne peut, en principe, facilement ignorer du jour au lendemain. 

  

La nomination de son mari, Zéphirin Mamadou, au poste de chef d’État-major des armées, illustre l’étendue de son emprise sur les rouages du pouvoir. Cette décision stratégique consolide davantage son influence, plaçant un allié fidèle à la tête de l’appareil militaire et renforçant ainsi sa position au sommet de la hiérarchie politique et sécuritaire. 

  

Patricia Mamadou, actuellement directrice des affaires financières au ministère de la Sécurité publique, a su étendre son influence au-delà des simples frontières de son poste, en se positionnant comme l’une des principales fournisseuses de l’État en matière d’habillement et d’équipements militaires. Les fonds alloués pour l’habillement des policiers, s’élevant à 400 millions dans le budget de l’État 2024, sont désormais entre ses mains, lui permettant de contrôler non seulement les vêtements de la police, mais aussi de l’armée nationale, y compris de la gendarmerie. 

  

Mais ce n’est pas tout. Patricia Mamadou a su influencer et mettre en place une caisse noire, alimentée par les 92 millions de francs CFA issus du budget de la Direction Générale des Opérations qui est un organe de coordination des patrouilles de la police et de la gendarmerie. Cette somme qui représente une manne noire du ministère de la Sécurité publique est gérée directement par madame Patricia Mamadou et sa clique, représente une source de pouvoir et de richesse considérable, lui permettant de consolider son emprise sur les forces de l’ordre et de maintenir son influence sur les rouages de l’État. 

  

Son ascension financière ne se limite pas à la fourniture d’habillements militaires et aux alimentations des forces de sécurité et de défense. Patricia Mamadou a également investi dans l’immobilier. Elle achète des immeubles au centre-ville, les détruit et reconstruit des nouveaux immeubles prestigieux dans la capitale, signes extérieurs de sa puissance croissante et de sa richesse accumulée grâce à ses activités illicites. 

  

Le champ visuel de Patricia Mamadou porte plus loin en dehors de son ministère qui ne paie pas bien à ses yeux. Patricia Mamadou envisage désormais de se lancer dans l’arène politique, aspirant à devenir la prochaine députée du premier arrondissement de Bangui. Cette nouvelle dimension de son parcours illustre l’étendue de ses ambitions et son désir de consolider son pouvoir à travers toutes les sphères de la société centrafricaine. 

  

Dans un pays rongé par la corruption et l’impunité, Patricia Mamadou incarne les défis auxquels est confrontée la République centrafricaine dans sa quête de stabilité et de démocratie. Son ascension fulgurante, de l’obscurité de l’administration à la lumière éblouissante de la mafia politique, souligne les failles béantes du système et la nécessité urgente de réformes profondes pour restaurer l’intégrité et la confiance dans les institutions de l’État. 

 

Patricia Mamadou, de l’employée modèle à la baronne de la mafia au ministère de l’Intérieur, implanterait sa mafia sous une immunité parlementaire à l’Assemblée nationale en 2025.  

 

Affaire à suivre.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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À Mboki, une galère frappe les soldats FACA dans l’indifférence totale du gouvernement

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À Mboki, une galère frappe les soldats FACA dans l’indifférence totale du gouvernement.

 

Minusca-a-bangassou-bon-bon-5/” rel=”attachment wp-att-34335″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/patrouille-mixte-faca-minusca-à-bangassou-bon-bon-1-450×253.jpg” alt=”Image d’illustration d’une patrouille mixte FACA-Minusca à Bangassou. CopyrightCNC.” width=”491″ height=”276″ />
Image d’illustration d’une patrouille mixte FACA-Minusca à Bangassou. CopyrightCNC.

 

 

Obo, 21 février 2024 (CNC).

Dans la sous-préfecture reculée de Mboki, au sud-est de la République centrafricaine, les soldats de l’armée nationale font face à des conditions de vie déplorables. Victimes de l’insécurité grandissante, de l’isolement et du manque de soutien financier, ces soldats luttent pour survivre au quotidien. 

  

Dans la sous-préfecture isolée de Mboki, en République centrafricaine, les soldats FACA endurent des conditions de vie extrêmement difficiles. Depuis leur retour en 2023, après avoir quitté la ville en 2017, ils se trouvent confrontés à une série de défis insurmontables. Les routes dégradées et les affrontements réguliers entre milice AZANDE ANI KPI GBE et rebelles de l’UPC rendent l’accès à Mboki périlleux pour les civils. De plus, l’absence de services bancaires et de connexion Internet signifie que les soldats n’ont pas reçu ni leurs soldes, encore moins leurs primes globales d’alimentation depuis près de six mois. Ils dépendent entièrement du bien vouloir de la MINUSCA et de la générosité des casques bleus marocains et pakistanais pour leur subsistance quotidienne. Parfois, pour avoir de quoi à manger convenablement à leur goût, ils sont contraints de vendre dans les quartiers les ratios alimentaires remis par les casques bleus marocains et pakistanais pour pouvoir acheter de la viande ou du poisson. 

  

Une situation est encore plus alarmante se dévoile lorsque l’on examine de plus près la vie quotidienne de ces soldats FACA à Mboki redevenus des sentinelles employées par la MINUSCA ou leurs prisonniers. Pour sortir de leur base, ils doivent impérativement demander et obtenir l’autorisation des casques bleus marocains ou pakistanais. Ces derniers les escortent armés jusqu’aux dents, parfois même avec des véhicules blindés, pour qu’ils puissent effectuer leurs courses à l’extérieur avant de rentrer. 

 

Cette pratique soulève des questions troublantes sur le rôle des soldats FACA et l’intérêt de leur présence dans la ville de Mboki. 

  

Il est difficile de comprendre pourquoi ces soldats de l’armée nationale doivent avoir une escorte militaire pour vaquer à leurs besoins les plus élémentaires. Cette dépendance envers la MINUSCA remet en question l’autonomie et la légitimité des FACA dans la ville. 

  

Il y’a lieu de rappeler que la situation des soldats FACA à Mboki est alarmante et nécessite une action urgente de la part de l’État-major de forces armées centrafricaines. Il est impératif de reconnaître et de soutenir ces soldats qui risquent leur vie dans des conditions extrêmement difficiles. Sans assistance immédiate, leur présence dans la ville pourrait devenir insignifiante, laissant place à une détérioration encore plus profonde de la sécurité et du bien-être des habitants de Mboki. 

  

Par Fidèle ZEGUINO 

Correspondant du CNC dans le grand sud-est 

 

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Révolte à Alindao : Les jeunes dénoncent le recrutement des ONG à Bangui

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Révolte à Alindao : Les jeunes dénoncent le recrutement des ONG à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240220-WA0066-450×323.jpg” alt=”Siège local de l’ONG The MENTOR Initiative Alindao dans une zone de poussière” width=”522″ height=”375″ />
Siège local de l’ONG The MENTOR Initiative Alindao

 

 

Alindao, 21 février 2024 (CNC).  

Dans la petite ville d’Alindao, située dans la Basse-Kotto, au centre de la République centrafricaine, est au centre d’un mécontentement palpable qui s’empare la jeunesse locale à l’égard des pratiques de recrutement des organisations non-gouvernementales (ONG), en particulier de l’ONG “Mentor Initiative”. Les jeunes, animés par un sentiment d’injustice et de déception, expriment ouvertement leur désapprobation face à un système qui semble les exclure au profit de candidats de Bangui, la capitale. 

  

Les jeunes d’Alindao expriment leur frustration à l’égard du système de recrutement des ONG internationales, qui favorise les candidats de Bangui qui se déplacent spécialement pour des postes locaux au détriment des jeunes et nés et grandis localement. Malgré les difficultés pour réunir les documents nécessaires, les jeunes postulent avec détermination, mais se retrouvent ignorés au profit de recrutements externes. De fois, les appels à candidature ne sont même pas affichés dans la ville, mais des nouvelles figurent se débarquer dans la ville en provenance de Bangui pour travailler comme gardiens. 

 

Alain Bingui, un jeune résident d’Alindao, partage son expérience avec amertume. “ Nous avons des difficultés ici à Alindao à imprimer des documents. Pour le faire, une copie coûte 500 francs CFA. Et pour postuler un poste, je dois photocopier une dizaine des documents. Avec des maigres sous en notre possession, je fais tout pour réunir ces documents et déposer ma candidature. Mais à la fin, aucune mesure d’encouragement, ne fût-ce que par la présélection de la part de ces ONG qui préfèrent aller recruter à Bangui. C’est malheureux.” 

  

Étienne Zougba, un autre jeune résident d’Alindao, partage des sentiments similaires de sa frustration. “Nous aussi nous avons fait nos études à Bangui avant de rentrer dans notre localité à Alindao pour le développement de notre région. Mais s’il y a la possibilité de procéder au recrutement des jeunes locaux, ça va nous aider nous aussi. Mais à Alindao, c’est tout le contraire. Tous les employés sont recrutés qu’à Bangui et non à Alindao, même pour les postaux locaux. Je soutiens l’initiative de la grève annoncée par le collectif des jeunes d’Alindao.” 

  

Ces témoignages poignants reflètent la réalité vécue par de nombreux jeunes à Alindao. Face à des obstacles financiers et logistiques, ils luttent pour postuler à des opportunités d’emploi locales, seulement pour être confrontés à une indifférence déconcertante de la part des ONG opérant dans leur propre communauté. 

  

La situation soulève des questions cruciales sur l’équité, l’inclusion et la responsabilité sociale des ONG. Les jeunes d’Alindao réclament avec légitimité une révision urgente des politiques de recrutement, mettant en avant la valeur des talents locaux et la nécessité de renforcer le tissu social et économique de leur communauté. 

  

Il est impératif que les ONG reconnaissent l’importance de soutenir et d’investir dans la jeunesse locale, non seulement pour promouvoir le développement durable, mais aussi pour favoriser un sentiment de fierté et d’appartenance au sein de la communauté. 

  

En fin de compte, le soulèvement imminent des jeunes d’Alindao contre les pratiques de recrutement discriminatoires des ONG reflète un désir profond de justice et d’égalité des chances. Leur détermination à faire entendre leur voix témoigne d’un engagement inébranlable envers un avenir plus équitable et inclusif pour leur ville et leur pays. 

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Quartier Km5 à Bangui : les habitants en proie au chaos perpétuel

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Quartier Km5 à Bangui : les habitants en proie au chaos perpétuel.

 

Centrafrique.org/les-faca-triomphent-dans-une-nuit-de-combats-acharnes-au-km5/les-presumes-braqueurs-interpelles-par-les-forces-de-lordre-au-quartier-km5/” rel=”attachment wp-att-66518″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-presumes-braqueurs-interpelles-par-les-forces-de-lordre-au-quartier-KM5-450×337.png” alt=”Les présumés braqueurs interpellés par les forces de l’ordre au quartier KM5″ width=”450″ height=”337″ />
Les présumés braqueurs interpellés par les forces de l’ordre au quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui

 

 

Bangui, 21 février 2024 (CNC).

Dans les rues étroites et animées du quartier Km5 de Bangui, une atmosphère de chaos, d’incertitude et peur règne en maître. Depuis des années, cette communauté commerciale dynamique est confrontée à des défis sans fin, oscillant entre la peur et le désespoir. De jour comme de nuit, les habitants de ce quartier du poumon économique du pays, le Km5, sont plongés dans un tourbillon des ténèbres qui vient avec les violences et l’instabilité, où la simple perspective de sortir de chez soi est empreinte d’appréhension. Dans ce contexte sombre, la vie quotidienne est marquée par les confrontations brutales et sporadiques entre les forces de l’ordre, les anciens miliciens locaux et les criminels impitoyables comme ceux du groupe Wagner. Dans cet article, nous plongeons au cœur du quartier Km5 de Bangui pour explorer les réalités troublantes de ceux qui vivent sous l’emprise du chaos perpétuel. 

  

Dans les rues sinueuses du vaste quartier Km5, la dualité de la violence imprègne la vie quotidienne des habitants, les plongeant dans un cycle incessant de peur et d’incertitude au milieu de la jungle. De jour, les anciens miliciens auto-défense reprennent les exercices de leur influence des années 2014 à 2017, semant la terreur et l’instabilité. Leurs actions, motivées par une quête de pouvoir et de contrôle, plongent la communauté du Km5 dans un état de chaos permanent. 

  

Pour de nombreux résidents, la simple perspective de sortir de chez eux est empreinte d’appréhension. Les rues autrefois animées sont désormais le théâtre de confrontations violentes, où les anciens miliciens auto-défense imposent leur loi avec brutalité. Les commerçants du marché ferment souvent précipitamment leurs commerces, craignant les représailles pour avoir refusé de se plier à leurs exigences arbitraires. Les enfants, autrefois insouciants, apprennent trop tôt les dures réalités de la vie dans un quartier en proie à la violence. 

  

Pendant ce temps, à la tombée de la nuit, une autre force sombre émerge des ténèbres. Les forces de l’ordre, censées protéger les citoyens, se transforment en agents de terreur, collaborant avec les mercenaires de Wagner pour maintenir un contrôle brutal sur le quartier. Les rues se vident alors que la population se barricade chez elle, espérant échapper aux griffes de ceux qui devraient les protéger. 

  

Les témoignages des habitants du Km5 sont un cri de désespoir dans l’obscurité. Marie-Claire Nzapa, une mère de famille, habitant le quartier Sénégalais, décrit les nuits sans sommeil, hantée par le bruit des affrontements et la peur pour la sécurité de ses enfants. “Chaque nuit, je me recroqueville dans la peur, ne sachant pas si mes enfants et moi serons les prochaines victimes des violences qui règnent dans notre quartier”, confie-t-elle avec anxiété. 

  

Les récits de Ibrahim Mahamat, commerçant de longue date aux abords de la rue Idriss Déby, témoignent de la menace constante des braqueurs qui opèrent impunément sous le couvert de l’obscurité. “Chaque soir, en fermant mon magasin, je prie Allah le Dieu Tout Puissant pour me protéger à rentrer chez moi sain et sauf et pour protéger mon commerce après moi ”, avoue-t-il, la voix empreinte de crainte et de résignation. 

  

Pendant ce temps, la voix tremblante de Ousman Sallé résonne avec un écho de désespoir. “Les anciens miliciens d’auto-défense qui prétendaient protéger notre quartier, mais en réalité, ils sont devenus les premiers criminels de ce quartier en extorquant de l’argent et en commettant des actes de violence”, déclare-t-il, les mots chargés de tristesse et d’impuissance. 

  

Ahamat, un résident de longue date de la rue ABC au plein Km5, exprime sa frustration face à l’échec des autorités à protéger les citoyens contre la menace croissante des forces de l’ordre corrompues. “La présence des forces de l’ordre la nuit est censée nous rassurer, mais au lieu de cela, elle amplifie notre anxiété”, déplore-t-elle, les mots empreints de colère et de désillusion. 

  

Dans un quartier où la violence est devenue la norme, où le jour et la nuit se confondent dans un cycle incessant de peur et d’incertitude, les habitants du Km5 luttent pour survivre dans un monde où la violence règne en maître. Les rues qui étaient autrefois le cœur vibrant de la communauté sont désormais le théâtre d’une lutte quotidienne pour la survie. Et pourtant, malgré les défis insurmontables et les obstacles en constante évolution, l’espoir demeure, fragile mais tenace, dans le cœur des habitants du quartier Km5. 

 

Par Anselme Mbata

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La MINUSCA rénove l’école Galabadja pour améliorer les conditions d’étude

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La Minusca rénove l’école Galabadja pour améliorer les conditions d’étude

 

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Les élèves dans une salle de classe renovée par la Minusca à l’école Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui.

 

 

Bangui, 21 février 2024 (CNC)  

Dans une initiative louable visant à renforcer le système éducatif de Bangui, les élèves de l’école Galabadja ont récemment bénéficié d’une transformation significative. Grâce à l’intervention du Contingent cambodgien de la MINUSCA, trois salles de classe et une bibliothèque ont été rénovées pour un montant dépassant les 6 millions de francs CFA. Ces rénovations s’inscrivent dans le cadre des Projets à Impact Rapide, démontrant l’engagement continu envers l’éducation et l’amélioration des conditions d’étude des jeunes centrafricains.

 

Cette action réaffirme l’importance accordée à l’éducation dans le pays, offrant aux élèves un environnement propice à l’apprentissage. Les salles de classe rénovées et la nouvelle bibliothèque représentent des espaces d’apprentissage modernes et inspirants, où les élèves pourront s’épanouir intellectuellement et développer leur potentiel.

 

La contribution du Contingent cambodgien de la MINUSCA est un exemple édifiant de coopération internationale en faveur du progrès éducatif en République centrafricaine. Ces efforts ne se limitent pas à la rénovation matérielle, mais incarnent également un message de solidarité et d’espoir pour l’avenir de la jeunesse centrafricaine.

 

Rappelons que  ces rénovations témoignent de l’engagement collectif envers l’éducation et illustrent la capacité de la communauté internationale à soutenir le développement durable en République centrafricaine. Elles représentent un pas significatif vers la création d’un environnement éducatif favorable, où chaque enfant a la possibilité de réaliser ses aspirations et de contribuer à l’avenir de son pays.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Justice et santé : Les enjeux de la médecine légale en RCA

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Justice et santé : Les enjeux de la médecine légale en RCA.

 

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Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

 

Bangui, 21 février 2024 (CNC).  

Le gouvernement centrafricain, en partenariat avec des acteurs clés, cherche à revitaliser la médecine légale pour résoudre les défis persistants liés à l’évaluation des lésions et aux enquêtes sur les décès. 

  

La médecine légale en République centrafricaine est au cœur d’une initiative visant à améliorer ses structures et à renforcer ses capacités. Plus de cinquante acteurs et spécialistes, représentant les départements de la santé, de la justice, de la sécurité, et des organisations humanitaires, se sont réunis lundi dernier à Bangui pour discuter des actions nécessaires. 

  

Dr Patrick Lessenne, directeur exécutif du centre d’étude juridique africaine basé à Genève, souligne l’importance de cette rencontre. Il vise à sensibiliser les acteurs centrafricains sur la prise en charge des victimes de violations des droits de l’homme et des violences. L’objectif est de créer un centre de médecine de violence et à long terme, un institut de médecine légale. Ces structures pourraient prendre en charge les victimes, procéder aux autopsies, et fournir les expertises nécessaires à la justice et à la santé. 

  

Le professeur Bertrand Tepa, responsable de la traumatologie et médecin légiste, met en lumière les défis auxquels la médecine légale est confrontée en République centrafricaine. L’établissement précis de la cause des décès pose le problème, surtout en cas d’empoisonnement. Le manque de toxicologues et de laboratoires spécialisés entrave la capacité des médecins légistes à fournir des réponses satisfaisantes aux autorités judiciaires. Depuis 2012, le service de médecine légale opère avec des moyens limités, entravant son efficacité. 

  

Cette situation souligne l’urgence de renforcer les ressources de la médecine légale en Centrafrique. La mise en place d’un centre de médecine de violence et d’un institut de médecine légale permettrait de combler ces lacunes. Les experts présents à la réunion s’accordent sur la nécessité de mobiliser des ressources financières et logistiques pour équiper le service en moyens adéquats. Cela inclut le recrutement de toxicologues et la création de laboratoires spécialisés pour accélérer les expertises, surtout en cas de morts suspectes. 

  

Il y’a lieu de rappeler que le renforcement de la médecine légale en République centrafricaine est essentiel pour garantir une justice efficace et protéger la santé publique. 

 

Par Prisca VICKOS

 

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Les étudiants de l’Université de Bangui face à l’étau des frais universitaires en hausse

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Les étudiants de l’Université de Bangui face à l’étau des frais universitaires en hausse

 

Centrafrique.org/Centrafrique-12-mois-darriere-des-bourses-les-etudiants-victimes-dune-dictature-naissante/faculte-de-sciences-juridiques-et-politique-de-luniversite-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-63895″ data-wpel-link=”internal”>Faculté de sciences juridiques et politique de l'Université de Bangui
La Faculté de sciences juridiques et politique de l’Université de Bangui

 

 

Bangui, 21 février 2024 (CNC).  

Les étudiants de l’Université de Bangui expriment leur inquiétude croissante face à l’augmentation des frais de scolarité, soulevant des préoccupations quant à la gestion de ces fonds. 

  

La polémique autour des frais de scolarité élevés à l’Université de Bangui prend de l’ampleur, avec des étudiants dénonçant la multiplication et l’augmentation de ces coûts. Les anciens tarifs sont réévalués à la hausse, plongeant les étudiants dans une situation financière précaire. 

  

Certains départements, comme celui des Sciences de l’information et de la communication, sont particulièrement touchés. Les frais de laboratoire, qui étaient de 15 000 francs il y a quelques années, ont été progressivement augmentés pour atteindre 50000 francs, en plus des 7 500 francs d’inscription. Cette augmentation soudaine et importante crée des difficultés financières pour de nombreux étudiants. 

  

Des témoignages poignants émergent, décrivant des étudiants contraints de reprendre des cours en raison du non-paiement dans les délais. Certains abandonnent même l’école par manque de moyens, exacerbant les défis auxquels sont confrontés les jeunes chercheurs de savoir. 

  

L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique intervient, mettant en lumière la diversité des frais exigés à l’université. Élysée Nguimalé, coordinateur du GDC, souligne que seuls les frais payés à la banque peuvent être vérifiés comme rentrant dans les caisses de l’État. Il pointe du doigt l’opacité entourant les autres frais prélevés à l’université, suscitant des interrogations sur la destination de ces fonds. 

  

La situation pousse les étudiants à remettre en question la pertinence de ces frais et à exiger une transparence accrue. Le débat persiste sur le campus, alimenté par des préoccupations quant à l’accès équitable à l’éducation supérieure. 

  

Les frais de scolarité à l’Université de Bangui génèrent des inquiétudes croissantes, mettant en lumière la nécessité d’une réforme transparente pour garantir l’égalité d’accès à l’éducation. 

 

Par Éric Azoumi

 

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Réconciliation dans le Mbomou : La MINUSCA intervient avec des semences et des médicaments pour apaiser les tensions entre cultivateurs et éleveurs

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Réconciliation dans le Mbomou : La Minusca intervient avec des semences et des médicaments pour apaiser les tensions entre cultivateurs et éleveurs.

 

Centrafrique.org/en-Centrafrique-des-eleveurs-pris-en-tenaille-entre-milices-et-militaires-y-compris-les-mercenaires-de-wagner/une-dizaine-des-boeufs-au-bord-de-la-route-entre-bossemptele-et-baoro/” rel=”attachment wp-att-53088″ data-wpel-link=”internal”>Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro
Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro. Photo CNC / Gervais Lenga

 

 

 

Bangassou, 20 février 2024 (CNC).  

Dans le Mbomou, la MINUSCA tente de résoudre les conflits entre cultivateurs et éleveurs à Yongosaba en distribuant des semences et des médicaments, favorisant ainsi la paix et la coopération portées-disparues dans la région depuis une dizaine d’années. 

  

Au cœur du Mbomou, le village de Yongosaba, situé à environ 25 kilomètres de Bangassou, connaissait des tensions persistantes entre les cultivateurs et les éleveurs. Les différends, initiés l’année précédente, étaient liés à la dévastation des champs par les troupeaux et la mort du bétail, provoquée soit par des maladies soit par des actes hostiles de certains paysans en représailles. 

  

La semaine dernière, la MINUSCA a joué un rôle crucial dans la résolution de ces conflits en distribuant des semences aux cultivateurs et des médicaments vétérinaires aux éleveurs. La coordinatrice des affaires civiles de la MINUSCA à Bangassou, Hélène Tonga, a souligné l’importance de cette initiative pour restaurer la paix entre les deux communautés. 

  

Les semences distribuées comprennent du maïs, du riz et des courges, offrant ainsi aux agriculteurs une base solide pour la prochaine campagne agricole du mois d’avril-mai. Eugenie, une cultivatrice bénéficiaire, exprime sa gratitude envers la MINUSCA et appelle la population à la réconciliation, laissant derrière les conflits passés. 

  

La distribution de médicaments vétérinaires, notamment de l’oxy-tétracycline et des seringues, a été bien accueillie par les éleveurs. Amadou Sadio, l’un des bénéficiaires, se montre ravi de cette première distribution, soulignant l’impact positif sur la coexistence pacifique. 

  

La directrice régionale numéro 6 du développement rural, Ange Pommatou, propose une solution durable pour prévenir de futurs conflits. Il encourage les agriculteurs à délimiter leurs parcelles et suggère aux éleveurs de rester dans leurs zones respectives pour favoriser une cohabitation harmonieuse. Les deux parties expriment également le désir de délimiter des couloirs de transhumance dans leur localité. 

  

Cette action de la MINUSCA a ainsi joué un rôle significatif dans la résolution des tensions, favorisant la paix et la collaboration entre cultivateurs et éleveurs à Yongosaba. 

  

La distribution de semences et de médicaments par la MINUSCA à Yongosaba montre des signes prometteurs pour la paix durable entre cultivateurs et éleveurs. 

 

Par Félix Ndoumba

 

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Touadera veut-il avoir un nouveau cadavre dans son placard ? Le député Dominique Yandocka serait-il le prochain ?

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Touadera veut-il avoir un nouveau cadavre dans son placard ? Le député Dominique Yandocka serait-il le prochain ?

 

Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-architecte-dune-campagne-de-repression-impitoyable/yandocka/” rel=”attachment wp-att-71482″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/yandocka-450×297.png” alt=”Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA” width=”450″ height=”297″ />
Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA

 

 

Bangui, 20 février 2024 (CNC).

Les préoccupations croissantes entourant le sort du député Dominique Yandocka, dont l’état de santé se dégrade de jour en jour, rapidement la prison militaire de Camp de Roux tenue par les mercenaires de Wagner mettent en lumière les craintes d’une répression politique croissante en République centrafricaine. 

 

Le 15 décembre 2023 vers 4 heures du matin, le député Dominique Éphrem Yandocka a été kidnappé chez lui par des éléments armés non identifiés et déposé à la Section de Recherche et d’Investigation de la gendarmerie (SRI). Quelques heures plus tard, il a appris qu’il a été accusé d’une tentative de coup d’État. Selon le magistrat Benoît Narcisse Foukpio, le procureur de la République près TGI de Bangui désigné pour traiter son cas, Dominique Éphrem Yandocka a été pris en flagrant délit de crime, les mains dans le sac. Par la suite, il a été placé en détention, sous mandat de dépôt à la prison militaire du Camp de Roux.  

  

Malgré les accusations de flagrance d’élit, il est resté en mandat de dépôt à la prison militaire du Camp de Roux depuis près de deux mois. Depuis lors, Dominique Éphrem Yandocka commence à développer des problèmes de santé et hospitalisé plusieurs fois au dispensaire militaire pour recevoir des soins. 

 

Son état, nécessitant des soins intensifs, il a été transféré à l’hôpital à l’extérieur de la prison pour recevoir des soins médicaux appropriés. Mais le séjour hospitalier du député Dominique Éphrem  Yandocka à l’extérieur n’était que de courte durée. Sur instruction du ministre de la Justice, il a été ramené d’urgence dans sa cellule en prison par la police. 

  

Depuis son retour à la prison, son état de santé demeure préoccupant, et les visites extérieures lui ont été interdites. Cette série d’événements soulève des questions sur le respect des droits de l’homme et la justice dans le pays. 

  

Le cas du député Dominique Éphrem Yandocka est souvent comparé à celui de l’opposant russe Alexeï Navalny qui vient de rendre son âme en prison. Les parallèles avec Vladimir Poutine, connu pour ses méthodes répressives et son historique controversé en matière de droits de l’homme, suscitent des préoccupations quant à la direction que prend le régime de Touadera. 

  

La question demeure : Touadéra veut-il imiter son parrain Vladimir Poutine en accumulant des cadavres dans son placard, avec Yandocka sur sa liste ? Cette interrogation souligne les défis persistants en matière de démocratie et de droits de l’homme en République centrafricaine, nécessitant une attention urgente de la part de la communauté internationale. 

  

Il y’a lieu de rappeler que la situation politique actuelle en République centrafricaine exige une attention urgente et une action concertée pour prévenir toute violation supplémentaire des droits de l’homme. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Défense de la Constitution : Les Paroles Fortes de Crépin Mboli-Goumba du BRDC

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Défense de la Constitution : Les Paroles Fortes de Crépin Mboli-Goumba du BRDC

 

Centrafrique.org/menace-et-intimidation-les-hommes-armes-traquent-lopposant-politique-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-bon-bon/” rel=”attachment wp-att-66129″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-bon-bon-450×409.jpg” alt=”Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE” width=”450″ height=”409″ />
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

 

Bangui, 20 février 2024 (CNC)

 Dans leffervescence politique de la République centrafricaine, les paroles de maître Crépin Mboli-Goumba résonnent comme un appel à laction et à la vigilance démocratique. En tant que Coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et Président du PATRIE, Mboli-Goumba incarne la lutte pour préserver les fondements de la démocratie et de l’État de droit dans son pays. Ses discours sont empreints de fermeté et dune détermination inébranlable à défendre les principes constitutionnels contre toute forme de menace ou datteinte. À travers ses paroles fortes et engagées, Crépin Mboli-Goumba  lance un appel à la conscience collective, invitant chaque citoyen centrafricain à se tenir aux côtés de la Constitution de 2016 et à résister aux forces qui cherchent à la déstabiliser. Dans cette analyse, nous plongeons dans le discours et les convictions de Crépin Mboli-Goumba , explorant son plaidoyer pour une Centrafrique où la primauté du droit et les libertés fondamentales demeurent intacts.

 

Dans un discours empreint de détermination, Maître Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et Président du PATRIE, souligne l’urgence d’une action concertée pour restaurer la démocratie en République centrafricaine.

Nous avons pris des initiatives sur le plan judiciaire et organisé des manifestations. Le BRDC est déterminé à faire tout ce qui est légalement possible pour restaurer la démocratie”, déclare-t-il avec fermeté.

 

L’économie fragile du pays est au cœur des préoccupations. Les derniers salaires nont pas été entièrement payés, encore une fois”, déplore Mboli-Goumba. La chute vertigineuse des revenus diamantifères, passant de 30 milliards à seulement 300 millions de francs CFA, est un symptôme alarmant dune gestion économique défaillante. “Il est évident que ce diamant suit un circuit qui n’est pas bénéfique à l’État. Certains profitent du pouvoir, à Dubaï et ailleurs”, souligne-t-il, mettant en lumière les maux qui affligent l’économie centrafricaine.

 

Pourtant, malgré les défis, l’espoir persiste. Mboli-Goumba  insiste sur l’importance de catalyser l’espérance du peuple centrafricain pour un avenir meilleur. Notre rôle est de catalyser cette espérance pour rendre au centrafricain leur pays qui ne leur appartient plus”, affirme-t-il avec conviction.

 

L’appel à l’excellence et à l’ambition résonne également dans ses paroles. Je souhaite que les centrafricains puissent exceller dans tous les domaines de la société et quon ne se contente pas de peu. Lambition est nécessaire”, souligne-t-il, mettant en avant la nécessité d’une élite intransigeante et visionnaire.

 

La solidarité entre les centrafricains et leurs leaders politiques est cruciale dans ce combat pour la démocratie. Mboli-Goumba exhorte à la création d’une osmose avec le peuple pour contrer les forces adverses. Il faut plus de solidarité entre les centrafricains, entre les leaders centrafricains, pour être plus forts que les armes. Leau est plus forte que le fer”, déclare-t-il, illustrant la puissance de lunité face à loppression.

 

En un mot, l’appel de Crépin Mboli-Goumba résonne comme une invitation à l’action et à l’espoir. Les causes justes finissent toujours par triompher. Cest cet espoir-là que je voudrais partager avec mes compatriotes aujourdhui”, déclare-t-il, laissant entrevoir une lueur d’espoir dans les défis actuels de la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Défis logistiques et corruption : Le triste état de l’armée centrafricaine 64 ans après.

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Défis logistiques et corruption : Le triste état de l’armée centrafricaine 64 ans après.

 

Centrafrique.org/rca-violent-affrontement-entre-les-rebelles-et-larmee-nationale-a-la-frontiere-avec-le-cameroun-plusieurs-faca-captures-dautres-en-fuite/un-soldats-faca-regarde-dans-une-jumelle-au-quartier-sakai-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-46776″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/un-soldats-FACA-regarde-dans-une-jumelle-au-quartier-Sakai.-Photo-CNC-450×300.jpg” alt=”un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC” width=”450″ height=”300″ />
Un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC

 

 

Bangui, 20 février 2024 (CNC).

Dans les coulisses de la décadence imminente de l’armée nationale centrafricaine, des réalités sombres qui se sont cachées pour l’occasionner, commencent à s’émerger au grand jour. Au commencement, l’incompétence, le népotisme, le tribalisme, la haine, la traitrise, viennent de s’ajouter les défis logistiques et la corruption qui gangrènent cette institution militaire créée par le feu l’Empereur Jean-Bedel Bokassa en 1960 et qui a eu à former des hauts cadres militaires de toute l’Afrique dont certains avaient pris les règnes de leurs pays.  

 

L’armée nationale, FACA, tourne et se tourmente. Au cœur de cette tourmente, les voix des soldats, des logisticiens, des hauts gradés et des citoyens se lèvent, leurs langues se délient pour dire à haute et intelligible voie des maux qui entravent l’efficacité opérationnelle et minent la crédibilité de notre armée nationale à prendre en compte.

  

Pierre Songa, un soldat intrépide, incarne la dévotion et le patriotisme de ceux qui servent sous l’uniforme. Avec détermination, il exprime : “ Nous sommes prêts à remplir nos missions régaliennes, mais nos efforts sont constamment entravés par le manque d’équipements et de ressources essentielles. La sécurité de notre belle nation, la République centrafricaine, est compromise par ces lacunes logistiques qui mettent nos vies en danger sur le terrain.” 

  

Sarah Marie, une ardente défenseuse de l’efficacité logistique, déplore l’état désastreux des approvisionnements et des équipements : “ La situation logistique est critique. Les véhicules de transport sont souvent défaillants, les stocks de nourriture et de matériel médical sont inexistants, compromettant ainsi la capacité de nos soldats FACA à mener des opérations efficaces.” 

  

Les témoignages poignants de Jean, un haut gradé de l’armée confronté à la réalité de la corruption, soulèvent des questions cruciales : “ Nous sommes confrontés au sein de forces armées centrafricaines (FACA) à un grave problème de détournement d’équipements. Les ressources précieuses fournies par nos partenaires internationaux comme les États-Unis, la Minusca, l’Europe, ou encore la Chine, disparaissent inexplicablement, sapant la crédibilité et l’efficacité de notre institution militaire.” 

  

Fatima, citoyenne engagée, exprime avec émotion les attentes du peuple centrafricain : “Il est temps que nos dirigeants prennent leurs responsabilités. L’armée, censée garantir notre sécurité, est affaiblie par la corruption et le manque de leadership. Nos soldats méritent mieux, et notre nation aussi.” 

 

C’est dans ce leadership que se cachent les soldats qui ont suivi aucune formation et qui sont nommés, promus, sur des critères de race et d’ethnie, effritant ainsi l’ensemble du commandement de cette armée désormais sous contrôles des mercenaires.  

 

Ces voix, témoins de la réalité complexe de l’armée centrafricaine, révèlent un tableau troublant de dysfonctionnements et de défis persistants. Au-delà des récits individuels, c’est une institution tout entière qui lutte pour maintenir sa crédibilité et son efficacité dans un contexte marqué par l’instabilité et l’insécurité. 

  

Pour notre armée nationale, la voie vers la rédemption passe par une refonte logistique et structurelle profonde. Il est impératif d’investir dans des ressources adéquates, en luttant d’abord contre la corruption, le tribalisme et de promouvoir un leadership éclairé et responsable. Seule une armée forte et intègre pourra assurer la sécurité et la stabilité de notre nation, et répondre aux attentes légitimes de notre peuple. 

  

En somme, ces témoignages poignants révèlent l’urgence d’agir pour restaurer l’intégrité et l’efficacité d’une armée intelligente, disciplinée, afin qu’elle puisse remplir pleinement son rôle de défense et de protection de notre nation. 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le Sous-préfet de Bocaranga, Esaïe Gbanet, sème la panique au marché central de la ville

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Le Sous-préfet de Bocaranga, Esaïe Gbanet, sème la panique au marché central de la ville.

 

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Esaïe Gbanet l’un des sous-préfets des sous-prefets de Bocaranga

 

 

Bocaranga, 20 février 2024 (CNC).

La semaine dernière, la tranquillité du marché central de Bocaranga, dans l’Ouham-Pendé a été brutalement interrompue par une action provoquée par le sous-préfet, Esaïe Gbanet. Ses multiples tentatives de convoquer les commerçants pour une réunion d’urgence entrainant un refus massif de plusieurs de ses administrés commençants, l’ont irrité dans les fesses comme les irritations du début de la peste, provoquant une réaction inattendue de sa part et qui a plongé le marché dans la confusion et d’énormes incertitudes sur ses caractères. Les menaces d’une attaque des pillages des mercenaires sur le marché, proférées par le sous-préfet lors de sa réunion, ont semé la panique parmi les commerçants et les clients, illustrant les tensions croissantes entre les autorités locales et la communauté commerciale de la ville. 

  

Peu-après l’arrivée des Mercenaires russes du groupe Wagner à Bocaranga, le sous-préfet, monsieur Esaïe Gbanet, a convoqué les commerçants du marché central de la ville à une réunion d’urgence à la sous-préfecture. Malgré l’urgence perçue par le sous-préfet, les commerçants, habitués à ce genre de convocations, ont choisi de ne pas y assister. Attendant pendant plusieurs heures sans voir venir un commerçant à sa réunion d’urgence, le sous-préfet Esaïe Gbanet se voyait obliger de se rendre directement et personnellement sur le marché pour les rencontrer en chair et en os et tenir sa réunion séance tenante. 

  

Lors de sa rencontre avec les commerçants sur le marché, Esaïe Gbanet, le sous-préfet des sous-préfets au monde, a proféré des menaces inquiétantes aux commerçants réticents. Il leur a clairement indiqué que si désormais, ils refusent de participer à une réunion qu’il convoque, il va envoyer les mercenaires de Wagner qui sont à nouveau à Bocaranga pour venir se rationner eux-mêmes dans leurs boutiques en les pillant.

 

Ce langage a été interprété par plusieurs fonctionnaires comme étant une réunion d’appel aux cotisations aux commerçants et que le tour des fonctionnaires affectés dans la ville va venir. “la réunion était pour demander aux commerçants de cotiser au paiement des mercenaires de Wagner ? ” S’est interrogé un enseignant de passage devant moi le jour de cette grande Assemblée caporale, une nouvelle formule des réunions avec les indigènes locaux baptisée, “Marché à palabre”. 

 

Cette déclaration a immédiatement été interprétée comme une tentative d’intimidation par certains commerçants, qui ont aussitôt réagi en fermant précipitamment leurs boutiques et en quittant le marché, laissant le sous-préfet seul monologuer avec les arbres et stands. Les fermetures de certaines boutiques ont créé une scène de panique qui s’en est suivie et ont semé l’inquiétude parmi les autres commerçants et clients du marché, reflétant les tensions croissantes entre les autorités locales et la communauté commerciale à Bocaranga. 

  

Rappelons que l’incident qui s’est produit au marché central de Bocaranga souligne les défis persistants auxquels sont confrontées les relations entre les autorités locales qui se prennent comme un demi-dieu sur terre face aux pauvres commerçants. 

  

Par Fortuné Boberang 

 

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Fléau de la criminalité : Damala et Ngongonon sous l’emprise de l’insécurité

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Fléau de la criminalité : Damala et Ngongonon sous l’emprise de l’insécurité.

 

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Antenne OCRB de Damala, derrière quartier Combattant, dans le 8e arrondissement. CopyrightDR

 

 

Bangui, 20 février 2024 (CNC).  

Deux quartiers de la ville de Bangui, le quartier de Damala et le quartier Ngongonon, dans le huitième arrondissement de Bangui, sont en proie à une montée alarmante de la criminalité. Des cas de braquages, des vols, et des agressions armées sont de retour et sont devenus monnaie courante. 

  

Dans une atmosphère où la peur règne en maître, les habitants de Damala et Ngongonon expriment leur profonde inquiétude. “C’est devenu impossible de sortir après la tombée de la nuit sans craindre pour sa vie”, confie Pauline, résidente depuis plus de dix ans à Damala. “ Les agresseurs opèrent en toute impunité, sans craindre les conséquences ”, ajoute-t-elle. 

  

D’autres habitants partagent des récits poignants de vols à main armée et d’agressions violentes, souvent commises sous le couvert de l’obscurité. “ Nous sommes prisonniers sans regisseurs dans nos propres quartiers ”, déclare David, père de famille à Ngongonon. “ Nos enfants ne peuvent plus sortir hors de la maison à partir de 17 heures 30 sans risquer d’être pris pour cible vers 18 heures.” 

  

Face à cette escalade de la criminalité organisée, les résidents appellent à une action urgente des autorités. “ Nous avons besoin d’une présence policière renforcée dans nos quartiers au moins ”, déclare Marie, commerçante à Damala. “ Il est temps que nos voix soient entendues et que des mesures concrètes soient prises pour assurer notre sécurité. La 7ème République ne veut pas dire insécurité et braquage ” 

  

Dans un geste de solidarité et d’engagement envers leur communauté, certains habitants se portent volontaires pour assumer des responsabilités de leadership de sécurité locale. “ Nous devons agir ensemble pour protéger nos familles et nos voisins ”, déclare Jean, un résident engagé de Ngongonon. “ Je suis prêt à prendre la tête d’une initiative communautaire visant à renforcer la sécurité de notre quartier.” 

  

Ensemble, les habitants de Damala et Ngongonon réclament des mesures immédiates de la part de leurs autorités afin de mettre fin à cette spirale d’insécurité. Dans le cas contraire, ils envisagent de mettre en place des groupes d’autodéfenses. 

Affaire à suivre. 

 

Par Anselme Mbata

 

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Sur la route de la mort : Témoignages de l’insécurité entre Bambari et Alindao

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Sur la route de la mort : Témoignages de l’insécurité entre Bambari et Alindao

 

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Les combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka.

 

 

Bambarai, 20 février 2024 (CNC).  

Le trajet entre Bambari et Alindao en République centrafricaine est bien plus qu’une simple liaison routière. C’est une traversée périlleuse, une danse avec la mort, où chaque kilomètre est marqué par l’ombre menaçante des bandits criminels.

 

En effet, sur la route entre Bambari et Alindao, la terreur est palpable. Chaque kilomètre est une lutte sans fin pour la survivre,” confie Samatouraï Thomas, un voyageur dépouillé dans un acte criminel orchestré par des coupeurs de route la semaine dernière. Des prêtres catholiques, pourtant dévoués à leur mission, ne sont plus épargnés. “Nous vivons dans la peur constante quand nous sommes en déplacement pour Bangui, et que nous empruntons l’axe de Bambari,” témoigne l’un d’eux.

 

Les humanitaires, pourtant habitués aux zones dangereuses, sont également pris pour cible. “La situation est devenue hors de contrôle depuis le début de la saison sèche,” déclare un travailleur humanitaire dépouillé par des criminels la semaine dernière entre Bambari-Alindao.

 

La voie, pourtant vitale pour de nombreuses localités, est devenue un cauchemar pour tous les usagers. “Nous ne sommes plus en sécurité même dans notre mission,” déplore un conducteur d’ambulance à Alindao, exposant la vulnérabilité des civils.

 

Les récentes attaques produites à quelques kilomètres à l’entrée d’Alindao ont semé la panique parmi les voyageurs qui ont quitté Bambari pour Bangassou. “Nous sommes livrés à nous-mêmes. Sans défense ni rien, ” témoigne Igor Séréngué, un passager dépouillé, exprimant le désarroi face à l’absence de sécurité.

 

Malgré les appels à l’aide, les forces de sécurité restent inefficaces. “Nous sommes abandonnés à notre triste sort à chaque fois que nous empruntons cette route de l’enfer,” déclare un autre passager dépouillé. Les pillages récents mettent en lumière l’urgence d’une action sécuritaire. “Nous avons besoin de protection,” clame un habitant d’Alindao, exprimant le désir d’une vie sans peur.

 

En somme, la route entre Bambari et Alindao est devenue un enfer pour les voyageurs. “Nous ne sommes plus en sécurité nulle part,” déclare un agent humanitaire centrafricain, résumant l’angoisse omniprésente. La situation sécuritaire demeure critique. “Nous avons besoin d’aide,” clame un habitant d’Alindao, exprimant le désir d’un avenir sans peur.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Guide normatif des emplois : Une réforme radicale pour les fonctionnaires en RCA

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Guide normatif des emplois : Une réforme radicale pour les fonctionnaires en RCA.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708372228235-450×351.jpg” alt=”Monsieur Marcel Djimassé, ministre de la Fonction publique de Centrafrique habillé en costume devant son téléphone portable. Il porte ses verres progressives” width=”450″ height=”351″ />
Monsieur Marcel Djimassé, ministre de la Fonction publique de Centrafrique

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 20 février 2024 (CNC). 

En République centrafricaine, une réforme audacieuse du ministère de la fonction publique redéfinit la rémunération des fonctionnaires, plaçant l’accent sur les postes plutôt que sur les diplômes. Cette mesure, présentée le 16 février par le ministre de la Fonction publique, monsieur Marcel Djimassé, vise à résoudre les défis actuels de déconnexion et d’iniquité. 

  

Le nouveau Guide normatif des emplois en RCA, en cours d’élaboration selon le ministre, marque un tournant significatif dans la gestion des ressources humaines de l’État. Selon le ministre de la Fonction publique, Marcel Djimassé, l’actuel système présente d’énormes lacunes majeures, notamment la non-maîtrise des effectifs, la déconnexion entre la rémunération et l’emploi, et l’absence de redevabilité. 

  

L’innovation clé de cette réforme réside dans le passage d’une fonction publique de carrière à une fonction publique d’emploi, selon son initiateur. En d’autres termes, la rémunération sera désormais déterminée par les postes occupés, rompant ainsi avec le système basé sur les diplômes et les indices. Marcel Djimassé explique que la qualification individuelle ne sera plus le seul critère, mettant en lumière une déconnexion totale entre la rémunération et le travail. 

  

La présentation du nouveau guide aux représentants des centrales syndicales souligne la volonté du gouvernement de consulter les travailleurs sur cette transition majeure, selon le ministre Djimassé. Les leaders syndicaux, conscients des défis actuels, ont exprimé leur demande d’une implication totale dans toutes les étapes de l’élaboration du guide. Le ministre de la Fonction publique assure que cette collaboration sera active pour garantir une mise en œuvre opérationnelle d’ici mi-2024. 

  

Cette réforme vise à résoudre plusieurs problèmes persistants. Tout d’abord, elle remédie à la non-maîtrise des effectifs en établissant un lien direct entre la rémunération et les postes, permettant un contrôle plus précis des coûts salariaux. De plus, la déconnexion entre la qualification individuelle et la rémunération sera éliminée, assurant une équité accrue au sein de la fonction publique. 

  

Marcel Djimassé souligne également l’importance d’une réelle redevabilité dans le nouveau guide. Les travailleurs seront désormais évalués et rémunérés en fonction de leur contribution effective, mettant fin à la pratique de baser la rémunération sur des critères statiques tels que l’ancienneté ou le niveau d’éducation. 

  

Malgré l’enthousiasme suscité par cette réforme, des préoccupations subsistent. Les représentants syndicaux insistent sur la nécessité d’une implication continue pour s’assurer que les intérêts des travailleurs sont pleinement pris en compte. Ils appellent à une transparence totale dans le processus d’élaboration du guide et à une collaboration étroite pour surmonter les éventuels obstacles. 

  

La réforme ambitieuse de la rémunération en RCA promet une fonction publique plus équitable et efficiente, avec une mise en œuvre prévue d’ici mi-2024.  

 

Mais pour un cadre de la société civile : ” C’est de la cacophonie juridique qui se poursuit et ce n’est pas ce que recherche réellement le gouvernement, car jusqu’à ce jour, les rémunérations des fonctionnaires sont basées sur des postes et non sur les diplômes qui sont, eux, fourrés dans les différentes hiérarchies, A, B, C et j’en passe”. Et d’ajouter pour conclure :

 

“ Et même pour les postes, ils sont tous définis et hiérarchisés dans les organigrammes de chaque ministère. Reste alors la question de redevabilité qui trouve son origine dans les gonflements des nombres des postes, dans les manques des termes de référence pour chaque poste créé. Qu’il remette ses pieds sur terre ”. 

 

 Affaire à suivre.

 

Par Prisca Vickos.

 

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Crise économique à Ouadda : Les habitants, face à une hausse exponentielle des prix, lancent des appels urgents au gouvernement.

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Crise économique à Ouadda : Les habitants, face à une hausse exponentielle des prix, lancent des appels urgents au gouvernement.

 

Centrafrique.org/rca-une-ong-de-lune-des-epouses-du-chef-de-letat-epinglee-dans-la-distribution-des-semences-pourries/deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-bria-par-banaf-depuis-bangui/” rel=”attachment wp-att-47187″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui-450×225.jpg” alt=”Deux femmes qui reviennent du champs à Bria” width=”518″ height=”259″ />
Deux femmes qui reviennent du champs . Photo CNC

 

 

Bria, 20 février 2024 (CNC).  

 

La ville de Ouadda, dans la Haute-Kotto, endure une crise économique depuis plus d’un an pour ne pas dire depuis toujours, avec une augmentation alarmante des prix des produits de première nécessité, mettant à mal commerçants et consommateurs. 

  

La situation à Ouadda est devenue critique, avec une hausse continue des prix des marchandises sur les marchés, dans les boutiques, affectant ainsi la vie quotidienne des habitants. Les produits essentiels, tels que le sucre, le savon, l’huile végétale, la farine de blé, ainsi que des articles manufacturés comme les pagnes, les chaussures et les habits, ont subi des augmentations alarmantes. C’est vers le gouvernent de Bangui que ces habitants frappés par cette crise se tournent pour l’appeler à l’aide en attendant de se retourner vers Dieu dans les jours à venir. 

  

Abdel Nourd Hussein, délégué des commerçants du marché de Ouadda, témoigne des difficultés croissantes. Les prix du sucre ont doublé, passant de 1000 à 2000 francs CFA le kilo. De même, le savon et l’huile sont devenus inabordables pour de nombreux habitants, créant une pression économique insoutenable. 

  

La conseillère à la mairie, Germaine Lesendji, souligne un autre facteur contribuant à la crise : l’insécurité sur les axes routiers. Les opérateurs économiques hésitent à approvisionner la ville en raison de la fermeture des frontières du Soudan et des attaques d’hommes armés sur les mototaxis qui assurent le ravitaillement. Elle implore le gouvernement d’intervenir pour garantir la sécurité des transporteurs et faciliter la libre circulation des véhicules. 

  

La population, affectée par ces circonstances difficiles, prie Dieu pour une cessation des hostilités au Soudan, principal fournisseur de la région. La dégradation de la situation économique est directement liée aux problèmes sécuritaires, et les habitants espèrent que des mesures seront prises pour rétablir la stabilité et assurer un approvisionnement régulier. 

  

Rappelons que la ville de Ouadda fait face à une crise économique dévastatrice, marquée par une augmentation vertigineuse des prix. L’appel urgent au gouvernement pour assurer la sécurité et faciliter la circulation n’est pas à ignorer par ce dernier, désormais, dépassé par les problèmes du pays. 

 

Par Moïse Banafio

 

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Faustin Archange Touadera : Guide de l’armée ou architecte de sa division ? Colères dans la base.

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Faustin Archange Touadera : Guide de l’armée ou architecte de sa division ? Colères dans la base.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240216-WA0059-450×269.jpg” alt=”Le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou habillé en tenue confectionnée pour la fête, cravatte papillon, chemise blanche devant une assiette, couvert et un verre d’eau servi sur la table, sa femme à sa gauche. Et au milieu est à sa droite le ministre de la Défense Biro.” width=”509″ height=”304″ />
Le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou habillé en tenue confectionnée pour la fête et au milieu est à sa droite le ministre de la Défense Biro.

 

Bangui, 19 février 2024 (CNC) – Divisions croissantes, injustices poignantes et flagrantes et frustrations émergentes : l’armée nationale centrafricaine se trouve confrontée à une crise interne d’une ampleur sans précédent. Au cœur de cette tourmente se trouvent les récentes festivités présidentielles, qui ont révélé au grand jour les profondes disparités et les tensions latentes au sein de l’institution militaire nationale. Alors que certains officiers étaient conviés à célébrer dans les salons dorés de la présidence de la République avec leurs femmes, d’autres soldats, déployés sur le terrain, font face à des conditions de vie précaires et à un manque cruel de ressources dans leurs missions.  

Dans cet article, nous plongerons au cœur de cette crise qui se plane, examinant les détails souvent omis et les réalités souvent cachées derrière les façades festives. De la fête à la frustration, explorez avec nous les nuances et les enjeux de l’armée nationale centrafricaine, alors qu’elle navigue entre l’unité tant recherchée et les divisions internes qui menacent de la déchirer. 

  

Il y a quelques jours, à Bangui, le chef d’état-major de l’armée centrafricaine le général de corps d’armée Zéphirin Mamadou avait organisé une festivité à l’honneur du président putschiste Faustin Archange Touadera et de son épouse pour la fin d’année 2023 et la nouvelle, 2024. Dans cette cérémonie, une catégorie de 70 officiers de l’armée nationale a été choisie sur des critères flous. Ils ont organisé la festivité avec le président putschiste, ils ont dansé, ils ont mangé, ils ont bu, en un mot, ils ont vraiment fait la fête devant un menu à la pelle et des bouteilles à flots. 

 

Ce n’est pas la première fois non plus qu’une telle festivité bizarre est organisée avec Faustin Archange Touadera. L’année dernière, une cérémonie similaire avait été tenue, mais elle était réservée exclusivement aux généraux des forces armées centrafricaines. Les généraux, les présidents et leurs épouses étaient les seuls conviés à cette fête exclusive.  

 

Des couples des officiers retenus à la fête et habillés eux-aussi en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Ils sont avec leurs femmes.
Des couples des officiers retenus à la fête et habillés eux-aussi en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Ils sont avec leurs femmes.

 

En cette année 2024, la fin de celle de 2023, décision a été prise pour élargir le cercle en incluant certains officiers. Ces officiers rajoutés ont été choisis selon des critères flous et inconnus, et une cérémonie spéciale et grandiose a été organisée. C’est de là où est née la grogne. Toutefois, en préparation de l’événement, des uniformes bleus marines ont été achetés à l’étranger et un couturier-styliste spécial est venu de l’hexagone pour confectionner ces uniformes, financés en partie par le président putschiste lui-même. Des uniformes qui redonnent à la fête l’aspect d’une campagne d’évangélisation de la chorale de l’église baptiste de Ngoubagara et qui occasionnent :

  

Colère et mécontentement au sein de l’armée nationale. 

  

Certains officiers, sous-officiers et hommes du rang de l’armée nationale qui n’ont pas été invités à cette fête, se demandent à juste titre que si l’armée nationale est devenue une armée de factions ou une armée ethnique. Les critères de sélection de ces 70 officiers demeurent obscurs, laissant planer le doute sur l’équité et l’impartialité de l’institution militaire. Chaque année, ce sont ces mêmes officiers, les mêmes sous-officiers qui bénéficient des privilèges, des promotions en grade, et des opportunités de formation à l’étranger, alors que d’autres sont laissés pour compte en les envoyant sur le terrain. 

 

Le mécontentement s’amplifie au sein de l’armée nationale, où certains remettent en question la pertinence de confectionner des uniformes exclusifs pour une élite restreinte. Pendant que la fête battait son plein à Bangui, les soldats sur le terrain faisaient face à des conditions de vie difficiles qui les obligent à se suicider. Ils manquaient de nourriture et se retrouvaient souvent à dépendre de la générosité de la population locale pour se sustenter, ce qui témoigne de l’ampleur de leurs privations. 

 

Un officier retenu à la fête et habillé en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Il est avec sa femme habillée en robe festive de couleur rose, montre en or massif, collier africain autour de son cou.
Un officier retenu à la fête et habillé en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Il est avec sa femme.

 

Cette situation soulève autant des questions sur l’équité et l’intégrité de l’institution militaire, et alimente les craintes selon lesquelles l’armée pourrait être devenue le domaine exclusif d’une élite restreinte. Les officiers expriment leur préoccupation quant à la nature même de leur armée, se demandant si elle représente véritablement l’ensemble de la nation ou si elle est devenue le jouet d’intérêts particuliers. Plusieurs officiers affirment que Touadera, en se retournant vers les mercenaires étrangers, accentue ouvertement sa négligence envers l’armée de Bokassa. 

 

Une autre source de frustration est la présence du Directeur général de la police, Bienvenu Zokoué parmi les officiers invités. Cette inclusion soulève des questions sur les frontières entre les forces de sécurité et la légitimité des structures militaires. Les soldats questionnent légitimement pourquoi un officier de la police, un civil habillé en général, est considéré comme un membre à part entière de l’armée nationale, remettant en cause l’intégrité et l’identité de leur institution ? 

  

Face à ces divisions grandissantes, l’armée centrafricaine doit réaffirmer son unité et son engagement envers tous ses membres pour assurer la stabilité nationale. 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Afrique centrale : quand la BEAC s’échappe de justesse à son infiltration par une grosse mafia centrafricaine

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Afrique centrale : quand la BEAC s’échappe de justesse à son infiltration par une grosse mafia centrafricaine

 

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Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 20 février 2024 (CNC) – Dans les coulisses politiques tumultueuses de la République centrafricaine, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) est devenue le théâtre d’une lutte intense pour son pouvoir, sa mafia et son influence. La récente désignation et la nomination du gouverneur de la BEAC, Monsieur Yvon Sana Bangui, a révélé les tensions profondes inter-centrafricaines et les enjeux criants qui entourent cette institution régionale clé depuis Bangui. Alors que les aspirations politiques se heurtent aux intérêts criminels, la question de la légitimité et de la stabilité de la BEAC est devenue une préoccupation majeure pour les Centrafricains et pour la région dans son ensemble. 

  

La bataille pour la succession au Gouvernorat de la BEAC. 

  

Après le mandat du Tchadien Toli, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) se préparait logiquement à accueillir un gouverneur centrafricain, étant une institution régionale pour les six pays de la région d’Afrique centrale : le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Congo, le Tchad et la Centrafrique. Au sein du parti au pouvoir à Bangui, le MCU, une lutte acharnée sans merci s’était engagée en coulisses pour la nomination du prochain gouverneur. Chaque membre influent du parti au pouvoir cherchait à présenter son candidat au président putschiste. Cette bataille n’a pas échappé aussi au redoutable parrain mafieux Sani Yalo, qui a avancé son propre candidat dans le but inavoué d’étendre son influence sur la Banque Centrale. Finalement, le putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera a décidé de choisir seulement un seul candidat, son parent, son protégé, Yvon Sana Bangui, comme unique candidat sans concurrence au poste de gouverneur. Une décision qui a été validée récemment par la conférence des chefs d’État de la CEMAC. Mais ce choix a fait crever les nerfs du tout puissant conseiller occulte de Touadera. 

  

La nomination de Sana et la colère du parrain Sani Yalo.  

  

Après la nomination d’Yvon Sana Bangui, le sieur Sani Yalo s’est retrouvé avec des nerfs dehors. Il est devenu furieux comme un lion. Son candidat que la Rédaction taise le nom, n’ayant pas été choisi par Touadera, sa colère s’est retournée et concentrée sur Yvon Sana Bangui, plutôt que sur son ami Faustin Archange Touadera, qui avait fait le choix. Organisant ses acolytes criminels en coulisses, Sani Yalo lance une campagne d’attaques virulentes contre Yvon Sana Bangui, le diffamant et le calomniant à tous les niveaux. Malgré le choix de Faustin Archange Touadera, Sani Yalo refuse d’accepter la décision et attaque avec fureur. Cette réaction met en lumière sa volonté d’étendre son emprise sur l’institution bancaire régionale, même au prix de la stabilité et de la légitimité. C’est ainsi que la BEAC a échappé de justesse aux tentacules de la mafia centrafricaine au plus haut niveau. 

  

Les objectifs de Sani Yalo à la BEAC. 

  

La question qui préoccupe tout le monde est de savoir ce que Sani Yalo cherche réellement à la Banque des États de l’Afrique Centrale. Pourquoi cherche-t-il à installer sa mafia au sein de cette institution régionale ?  

 

Les Centrafricains se demandent pourquoi Sani Yalo insiste pour placer ses hommes partout, que ce soit dans les institutions régionales ou nationales. Il exerce déjà une influence généralisée dans le pays, y compris sur le système judiciaire, la présidence, les transports, les finances, et bien d’autres domaines. Maintenant, il cherche à étendre son emprise jusqu’à la Banque centrale de l’Afrique centrale.  

 

Mais quelle est sa motivation ? Peut-être est-ce pour des raisons financières ou il se prépare pour les prochains coups.  

 

Déjà en Centrafrique, il a influencé une banque locale en y soutirant illégalement plus de 10 milliards de francs CFA. Peut-être cherche-t-il à orienter sa mafia vers des activités plus lucratives au sein de la Banque centrale. C’est une question qui reste sans réponse. Néanmoins, l’essentiel est que la Banque centrale a réussi à échapper à l’emprise de la mafia de Sani Yalo. 

  

La nomination du gouverneur de la BEAC a mis en lumière les tensions et les enjeux profonds qui caractérisent la politique en République centrafricaine. Alors que les forces politiques et criminelles se disputent le contrôle de cette institution clé, la stabilité économique et politique de la région est mise à l’épreuve. Malgré les manœuvres de la mafia et les pressions politiques, la nomination de Monsieur Yvon Sana Bangui témoigne de la résilience des institutions face aux tentatives d’infiltration et de manipulation. Cependant, les défis persistent et exigent une vigilance continue pour préserver l’intégrité et l’indépendance de la BEAC. Le candidat du sulfureux Sani Yalo a raté le poste de gouverneur, mais celui du Directeur national ne va pas l’échapper, martèle Sani Yalo.  

 

Dans un contexte où la transparence et la bonne gouvernance sont essentielles, il est impératif de rester attentif aux risques et aux menaces qui pèsent sur les institutions financières et politiques de la région. Seule une action collective et déterminée peut garantir un avenir plus stable et prospère pour la République centrafricaine et ses citoyens. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications.

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Bocaranga secouée : Les mercenaires de Wagner déclenchent les horreurs

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Bocaranga secouée : Les mercenaires de Wagner déclenchent les horreurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708251477827-450×328.jpg” alt=”Les mercenaires du groupe Wagner déployés en province, dans leur véhicul Land cruser 4×4, avec des armes lourdes RPG 44 ” width=”493″ height=”359″ />
Les mercenaires du groupe Wagner déployés en province

 

 

Bocaranga, 19 février 2024 (CNC) – L’ombre sinistre des mercenaires de Wagner s’est abattue sur la paisible ville de Bocaranga, dans la préfecture de L’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine, déclenchant une vague de terreur et de désolation. Leur arrivée il y’a quelques jours a marqué le début d’une période sombre pour une communauté déjà éprouvée par les conflits et les difficultés économiques. L’histoire poignante d’une jeune fille, dont l’identité reste anonyme pour des raisons de sécurité, incarne le drame vécu par de nombreux habitants de Bocaranga. Victime des exactions sexuelles des mercenaires de Wagner, elle représente un symbole poignant de la cruauté humaine et de l’injustice qui règne dans les rues de cette ville autrefois paisible. 

  

Les mercenaires de Wagner, une force obscure au service d’intérêts inavoués du régime de Bangui, ont jeté leur ombre sinistre sur la paisible sous-préfecture de Bocaranga. 

  

À peine arrivés, ces hommes sans grades et sans scrupules ont semé la terreur parmi une population déjà vulnérable. Leur présence a inauguré une période sombre et tumultueuse dans l’histoire de la ville. 

  

L’histoire poignante d’une jeune que la Rédaction garde son identité pour des raisons de sécurité de famille, montre que ces criminels de Wagner n’ont pas de pitié pour les êtres humains. 

 

Le mardi dernier, un mercenaire de Wagner, voyant passer une jeune belle fille dans la rue, s’est approché d’elle pour la draguer. Séduite par l’apparente gentillesse de ce mercenaire de Wagner et surtout de sa couleur, elle a accepté innocemment, sans débat au fond en raison de la barrière linguistique, toutes les propositions de ce criminel sans pitié. Ainsi, le mercenaire lui a fixé un rendez-vous dans un modeste motel local. 

  

Ce qui aurait pu être un moment d’innocence et de romance entre eux deux, s’est rapidement transformé en un cauchemar sans fin cette nuit pour la jeune fille. 

  

Alors qu’elle s’imaginait partager un moment privilégié avec son prétendu soupirant, la jeune fille a été confrontée à l’horreur indicible de la perversion humaine. 

  

Le premier mercenaire de Wagner, l’attaquant de pointe en premier, après avoir couché avec la jeune fille, juste un coup d’après les minutes passées dans la chambre, a quitté la chambre silencieusement sur les pentes de ses pieds, laissant la jeune fille, toute épuisée et désemparée se reposer. Ce n’était que le début d’une descente aux enfers dont elle ne se remettrait jamais complètement. 

  

À son retour en version remplacement, la jeune fille a été confrontée à une succession de visages inconnus et impitoyables, chacun représentant un nouveau tourment, une nouvelle agression contre son intégrité, son intimité et son humanité. 

  

AU total, dix mercenaires de Wagner, sans cœur ni conscience, ont usé et abusé successivement d’elle comme d’une vulgaire marchandise. Leur insatiable appétit sexuel du mois a laissé la jeune fille brisée, meurtrie et marquée à jamais. 

  

Les blessures infligées à son corps par ces dix mercenaires de Wagner ne sont que le reflet extérieur de la douleur indicible qui consomme son âme. Transportée à l’hôpital dans un état de choc et de détresse, elle a reçu des soins médicaux d’urgence, mais aucun traitement ne peut guérir les blessures invisibles de l’esprit. 

  

Après avoir quitté l’hôpital, elle s’est retrouvée à la croisée des chemins, déchirée entre la peur et le désespoir. Ainsi, elle s’est portée disparue depuis ces jours, laissant derrière elle une famille angoissée et impuissante. Certains ont expliqué à la famille qu’elle a quitté définitivement Bocaranga, tandis que les autres affirment qu’elle est partie se réfugier à l’abri des hontes dans la forêt. 

  

Le destin de la jeune fille, comme celui de tant d’autres à Bocaranga, reste incertain, perdu dans les méandres de la violence tant sexuelle que physique et de l’indifférence. 

  

Son histoire, bien que tragique, est un appel vibrant à la conscience collective, un rappel poignant de la nécessité d’agir contre l’impunité des criminels et la complicité du silence. 

  

En racontant son histoire, nous donnons une voix à celles et à ceux qui ont été réduits au silence, une lueur d’espoir dans l’obscurité oppressante de l’injustice. 

  

Cet article est dédié à toutes les victimes de l’oppression et de la violence, dans l’espoir qu’un jour, la lumière de la justice brillera à nouveau sur Bocaranga et sur tous les endroits où règne l’ombre de la terreur. 

 

Par Fortuné Boberang

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À la prison du camp de Roux, 6 casques bleus sénégalais de la Minusca impliqués dans des actes de violence grave sur un jeune détenu de 20 ans

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À la prison du camp de Roux, 6 casques bleus sénégalais de la Minusca impliqués dans des actes de violence grave sur un jeune détenu de 20 ans

 

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des casques bleus de la Minusca

 

 

Bangui, 19 février 2024 (CNC) – La prison militaire du camp de Roux aux mains des mercenaires russes de Wagner à Bangui est au cœur dun scandale de violence qui a éclaté ce mercredi 14 février 2024. Des membres du contingent sénégalais de la MINUSCA sont accusés davoir perpétré des actes de brutalité choquants, soulevant ainsi de graves préoccupations quant au respect des droits humains et à la sécurité des détenus.

 

Ce mercredi 14 février, Amat Alhabib, un jeune détenu de 20 ans, a été violemment agressé par six membres du contingent sénégalais de la MINUSCA à la prison du camp de Roux. Les casques bleus sénégalais l’ont tabassé avant de le placer en isolement à la redoutable Porte Rouge de la prison. Après cet épisode, Alhabib a commencé à ressentir de graves maux de tête.

 

Les autorités pénitentiaires ont ensuite décidé de le sortir de l’isolement pour le présenter devant le coordinateur de la MINUSCA afin de signer un document avant de lui administrer des soins. Cette démarche suscite des interrogations sur le protocole de prise en charge des détenus malades et sur la nécessité de faire signer un document préalable aux soins médicaux.

 

Ces incidents soulèvent également des préoccupations quant au comportement des casques bleus de la MINUSCA à l’égard des détenus de la prison de Roux. Il est crucial d’examiner en profondeur ces actes de violence et de garantir la protection des droits fondamentaux des détenus, tout en assurant que de telles situations ne se reproduisent plus jamais à l’avenir, plus jamais.

 

Il faut rappeler que la violence perpétrée à la prison du camp de Roux met en lumière des défaillances graves dans la supervision et la responsabilité des forces de maintien de la paix dans ce pays désormais aux mains des mercenaires russes de la société Wagner. La complicité de leur cheffe, Valentine Rugwabiza, avec le pouvoir en place et surtout, avec les mercenaires de Wagner, ne doit pas leur servir de couverture pour dormir en se couvrant totalement les yeux avec afin de ne pas voir les atrocités commises dans le pays et surtout, leur donner une carte blanche de commettre, eux-mêmes, des atrocités. 

 

Il est impératif que des mesures immédiates et transparentes soient prises pour enquêter sur ces actes, traduire les responsables en justice et garantir la protection des droits fondamentaux des détenus. La MINUSCA doit réaffirmer son engagement envers les principes des droits de l’homme et prendre des mesures concrètes pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.

 

Par Anselme Mbata

 

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Pression politique sur les ONG à Bocaranga : Quand l’aide humanitaire devient un pion politique

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Pression politique sur les ONG à Bocaranga : Quand l’aide humanitaire devient un pion politique

 

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Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga dans son champ

 

 

Bocaranga, 19 février 2024 (CNC) – La pression croissante du sous-préfet de Bocaranga, Esaïe Gbanet, sur les ONG internationales exerçant dans sa zone de juridiction témoigne d’une ingérence politique préoccupante dans les opérations humanitaires en Centrafrique. 

  

Lors de la réunion convoquée par le sous-préfet de Bocaranga, l’homme des réunions Esaïe Gbanet, la semaine dernière, les ONG internationales ont été confrontées à une pression politique inédite et venant de lui-même selon un des participants. Cette réunion, prétendument pour discuter des affaires locales, s’est avérée être une tentative flagrante du sous-préfet de manipuler le processus de recrutements locaux des ONG et pour favoriser ses proches parents. Selon ce participant contacté par la Rédaction, Esaïe Gbanet, le sous-préfet, assisté de son président de délégation, son maire, Aimé Césaire Kodomon, a nommément cité des noms des personnes, comme Carrière Lagbo, qu’il ne veut plus les voir travailler dans les ONG localement à Bocaranga.  

  

À Bocaranga comme ailleurs, les ONG internationales sont souvent guidées par leur propre protocole établi depuis longtemps par leurs sièges, dictant leurs pratiques de recrutement conformes aux exigences des bailleurs au monde. Cependant, le sous-préfet exerce une influence démesurée pour que ses proches parents, amis et connaissances adhérents à son nouveau parti le MCU, soient priorisés dans les processus de recrutement. De plus, il cherche activement à évincer les individus qu’il considère comme hostiles à ses activités et ceux des autres partis politiques. 

  

Parmi les exemples les plus marquants exposés lors de la réunion, c’est celui du sieur Carrière Lagbo, diplômé en droit international option droit humanitaire et considéré comme son ennemi juré. Carrière Lagbo, un intellectuel aux compétences polyvalentes, avec un bagage rempli de connaissance humanitaire, est devenu la cible des manœuvres politiques du sous-préfet et du maire qui ne cessent de l’accuser ouvertement. Ils font pression sur les ONG pour qu’elles cessent de collaborer avec Lagbo, mettant ainsi en danger son emploi et sapant l’indépendance des organisations humanitaires. 

  

Il est crucial de souligner que cette situation n’est pas isolée. Le sous-préfet et le maire de Bocaranga ont instauré un climat de favoritisme et d’ingérence politique dans le recrutement des ONG. Ils poussent activement ces organisations à privilégier les membres de leur famille, au détriment de la compétence et de l’équité. 

  

Cette pratique compromet la crédibilité et l’efficacité des opérations humanitaires dans la région. En sacrifiant les principes de compétence et d’objectivité sur l’autel du favoritisme politique, les autorités locales mettent en péril la qualité de l’aide humanitaire à Bocaranga. 

 

Pour Célestin Bingui, membre de la société civile locale, il est impératif que ces abus de pouvoir soient dénoncés et que des mesures soient prises pour restaurer l’intégrité et l’indépendance des ONG dans leur mission essentielle d’apporter une aide humanitaire impartiale et efficace. 

  

Rappelons que l’ingérence politique dans le recrutement des ONG compromet l’objectivité et l’efficacité de l’aide humanitaire à Bocaranga. 

 

Par Fortuné Boberang

 

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Centrafrique :  les derniers jours d’un journalisme libre ?

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Centrafrique :  les derniers jours d’un journalisme libre ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708248238800.jpg” alt=”Le journaliste YALIKE NGONZO Ephrem Fidèle, habillé en chemise de couleur rouge, casque aux oreiles dans le studio de la radio Ndèkèluka” width=”478″ height=”393″ />
Le journaliste Ephrem Fidèle YALIKE NGONZO dans le studio de la radioj Ndèkèluka

 

Bangui, 19 février 2024 (CNC) – Avec l’arrivée des Russes en RCA, le métier de journalisme s’est considérablement détérioré dans le pays. Entre désinformation et arrestations arbitraires, point sur la situation des journalistes dans le pays.

 

Le 6 février dernier, le journaliste est interpellé à l’aéroport international de Bangui-M’Poko juste avant son embarquement. Si sa femme et son enfant ont pu prendre l’avion, le pensionnaire de la radio Ndékéluka s’est vu éconduit.

 

Son arrestation ne doit rien au hasard. Le journaliste Fidèle Ephrem NGONZO YALIKE est en lien depuis plus d’un an avec Forbidden Stories, un réseau international de journalistes continuant et publiant le travail de journalistes menacés, emprisonnés, ou assassinés. Il collaborait avec cette plateforme, notamment, dans le cadre d’un reportage sur Wagner.

 

Pourtant, les relations entre le groupe de mercenaires et le « journaliste » de la presse écrite centrafricaine avaient bien commencé avec son quotidien le Patriote Déchainé. Pendant de longues années, Fidèle Ephrem NGONZO YALIKE a participé activement à la stratégie de communication offensive des Russes en travaillant avec Dimitri Sitiy, un des responsables de Wagner.

 

Rattrapé par sa passion pour le journalisme et ses valeurs, son choix de dénoncer les actions du groupe russe lui vaut cette arrestation. Il ambitionnait de divulguer toutes les preuves pour informer de la désinformation orchestrée par la Russie en RCA. Cette énième forfaiture interroge sur l’avenir de ce noble métier dans le pays.

 

La RCA occupe la 98e place du dernier classement de Reporters sans frontières. : « Dans un pays qui peine à sortir de la guerre civile, journalistes et médias continuent à être pris en étau entre les groupes armés et les autorités, dont le rapprochement avec le pouvoir russe s’est accompagné d’une propagation importante de la désinformation », note RSF. La présence russe est, de ce fait, intimement liée à la régression de la liberté de la presse dans le pays.

 

Le sursaut d’un journalisme libre et éthique est nécessaire pour espérer redonner à ce métier la noblesse qu’il mérite.

 

Par Adama Bria

 

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