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Coup de Tonnerre à l’Assemblée Nationale : L’ÉNERCA frappe de nouveau, Touadera se retrouve dans le noir

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Coup de Tonnerre à l’Assemblée Nationale : L’ÉNERCA frappe de nouveau, Touadera se retrouve dans le noir

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/hémécycle-de-lassemblée-nationale-le-30-novembre-2019-par-cnc-450×300.jpg” alt=”Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.” width=”450″ height=”300″ />
Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.

 

 

Bangui, 05 mai 2024 (CNC)  

 “L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut.” En ce jour du vendredi 3 mai, où la liberté de la presse est célébrée dans l’enceinte de l’assemblée nationale, l’obscurité s’invite dans l’hémicycle, rappelant avec force l’importance de la transparence et de la vérité.

 

Dans le sanctuaire de la politique nationale, alors que Faustin Archange Touadera s’apprêtait à jouer les funambules rhétoriques sur la scène de l’Assemblée, l’ÉNERCA, cette entité mystérieuse, a encore frappé. Les lumières se sont éteintes, laissant les dignitaires du régime plongés dans l’obscurité, symbole d’un pouvoir défaillant, d’une gestion hasardeuse, ou peut-être même d’une machination politique digne des meilleurs scénarios de théâtre congolais.

 

Vingt longues minutes, l’électricité a fait grève, laissant le silence peser lourdement sur les épaules des élus. Pas de réunions, pas de débats, juste le son des téléphones en quête de lumière, cherchant désespérément une connexion, un signe de vie dans ce noir impénétrable.

 

Les appels se multipliaient, chacun espérant trouver une réponse, une explication à cette interruption impromptue. Le Président de l’Assemblée Nationale, Simplice Mathieu Sarandji, le Premier Ministre Félix Moloua, tous étaient sollicités, mais aucun ne pouvait apaiser les craintes et les interrogations qui grandissaient dans l’obscurité.

 

Et puis, comme un voile se levant sur une scène théâtrale, la vérité émergea de l’ombre. Une réalité longtemps niée, cachée sous des promesses creuses et des discours bien polis : la coupure sauvage d’électricité, orchestrée par les fils entrelacés du pouvoir et de l’intérêt personnel.

 

Arthur Piri, ministre de l’Énergie, le parrain mafieux, client et fournisseur de l’ÉNERCA, une toile tissée si serrée qu’il est difficile de démêler les liens entre responsabilité et complicité. Dans un pays où les paradoxes sont monnaie courante, où la lumière et l’obscurité se disputent le contrôle des destins, cette coupure n’est peut-être qu’un rappel brutal de la fragilité de la démocratie, de la nécessité de rester vigilant face aux ombres qui se cachent dans les couloirs du pouvoir.

 

Alors que le monde célèbre la liberté de la presse, l’Assemblée Nationale centrafricaine se retrouve plongée dans l’obscurité, un rappel brutal des défis qui persistent, des batailles qui restent à livrer pour que la lumière de la vérité puisse enfin briller sur tous.

 

Par Alain Nzilo

 

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La Cellule de Veille contre la Corruption : gardienne des petits secret, silencieux sur  les grands scandales

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La Cellule de Veille contre la Corruption : gardienne des petits secret, silencieux sur  les grands scandales

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/ernest-mada-de-Centrafrique-450×348.jpg” alt=”Monsieur Ernest Mada, Directeur de cabinet du Premier ministre Félix Moloua” width=”450″ height=”348″ />
Monsieur Ernest Mada, Directeur de cabinet du Premier ministre Félix Moloua

 

 

Bangui, 05 mai 2024 (CNC)  

 Dans la prétendue lutte contre la corruption en Centrafrique, la Cellule de Veille semble naviguer entre ombre et lumière, comme le dit le proverbe africain : “Quand les petits rats dansent, les gros chats regardent.” Cette réalité complexe nous pousse à nous interroger sur les véritables intentions de cette institution. À travers cette analyse, plongeons dans les méandres de la lutte anti-corruption, où les petits scandales éclatent au grand jour tandis que les plus gros restent soigneusement dissimulés.

 

Depuis plusieurs semaines, les projecteurs médiatiques sont braqués sur cette entité, mais les résultats ne sont pas aussi éclatants qu’espérés. Au lieu de s’attaquer aux cas de corruption majeure qui gangrènent les institutions, la Cellule semble se complaire dans la dénonciation de petites affaires, laissant les gros poissons nager en eaux troubles.

 

Certains observateurs se demandent si ce silence assourdissant sur les affaires impliquant des proches du Président putschiste Faustin Archange Touadera ne serait pas le résultat d’un jeu stratégique visant à protéger les intérêts familiaux. Ou peut-être est-ce une tactique pour ménager les partenaires financiers internationaux, au détriment de la justice?

 

Un exemple récent illustre ce dilemme : alors que des cas flagrants de corruption éclatent au grand jour, comme le récent cambriolage au ministère de l’urbanisme impliquant un directeur général, un neveu de Touadera, la Cellule reste muette. Est-ce par souci de protéger les siens ou par volonté délibérée de détourner l’attention de l’opinion publique ?

 

Pourtant, cette semaine, une autre dénonciation mineure s’éclate  : la Cellule de Veille contre la Corruption a organisé une conférence de presse pour dénoncer l’ingérence de certaines autorités dans la délivrance des cartes nationales d’identité aux étrangers. Une dénonciation nécessaire, certes, mais qui semble détourner l’attention des véritables enjeux du pays.

 

William Nathan Moswagindo, superviseur général de la Cellule, s’est exprimé sans détour sur cette affaire, déplorant les inégalités flagrantes dans le traitement des demandes d’identification. Des étrangers se voient délivrer des cartes nationales d’identité sans respecter les procédures légales, tandis que des piles de dossiers frauduleux s’accumulent sur les bureaux des autorités.

 

Mais alors que cette dénonciation sonne comme un cri de désespoir dans un océan de corruption, certains restent sceptiques quant à la réelle volonté d’action. Les paroles sont fortes, les promesses de sanctions sévères, mais qu’en est-il des actes concrets ?

 

La population est appelée à dénoncer les actes de corruption en composant le numéro vert 1316, mais combien oseront braver la peur et la répression pour dénoncer les puissants ?

 

En réalité, la Cellule de Veille contre la Corruption oscille entre dénonciations superficielles et dénis sélectifs. Tant que les véritables responsables de la grande corruption restent impunis, le doute planera sur l’intégrité de cette institution. La véritable lutte contre la corruption exige plus que des mots : elle requiert des actions courageuses et déterminées, même au risque de déplaire aux puissants de ce monde.

 

Par Anselme Mbata

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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La commune de Vassako : Une Voix Crie au Secours

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La commune de Vassako : Une Voix Crie au Secours

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Carte-postale-de-Bamingui-Bangoron-par-la-Minusca-450×251.jpg” alt=”Carte postale de Bamingui-Bangoron par la Minusca” width=”450″ height=”251″ />
CopyrightDiaspora

 

 

Bangui, 05 mai 2024 (CNC)  

 L’État centrafricain, c’est le nom, mais en réalité, il est pauvre que la misère elle-même.

 

Dans les recoins reculés de la République centrafricaine, dans la sous-préfecture de Bamingui, se cache une voix qui crie au secours. C’est celle d’Etienne Magonda, maire de la commune de Vassako, une figure locale qui témoigne des difficultés étouffantes qui entravent le bon fonctionnement de sa municipalité.

 

Depuis des mois, le refrain du non-versement des salaires résonne comme un écho lugubre dans les bureaux de la mairie. Le personnel communal attend impatiemment, le ventre creux et les poches vides, une réponse qui tarde à venir. Etienne Magonda, porteur de cette voix désespérée, dévoile la détresse qui règne, sans filtre ni fard.

 

“Auparavant, la capacité de la municipalité de Vassako était meilleure”. Ces mots résonnent comme une nostalgie amère, rappelant une époque où les sociétés de safari arpentaient les terres, contribuant au dynamisme économique de la commune. Mais depuis 2012, un voile sombre semble s’être abattu, étouffant les espoirs et la prospérité d’antan.

 

Les chiffres sont glaçants : 82 mois d’arriérés de salaire pour le personnel communal, 57 mois d’indemnités non perçues pour le maire lui-même. Les murs de la mairie, témoins muets de cette détresse, ont été érigés grâce à l’aide de la Minusca, tandis que le PNUD a apporté une lueur d’espoir sous la forme d’une imprimante et d’un ordinateur. Mais même avec ces outils entre les mains, l’absence d’énergie électrique plonge la municipalité dans l’obscurité, entravant toute tentative de travail efficace.

 

“Comment peut-on travailler?”, Cette question, lancinante, résonne dans les couloirs vides de l’administration locale. Les registres de naissance, symboles de l’identité et de l’avenir des enfants, brillent par leur absence. Et lorsque même les subventions de l’État tardent à arriver, l’avenir semble sombre et incertain.

 

Et pourtant, malgré ces tourments, une lueur d’espoir subsiste. Etienne Magonda, dans un geste de désespoir mêlé de détermination, lance un appel vibrant à tous les partenaires, à toutes les âmes charitables, à se joindre à lui dans cette lutte pour la survie de la commune de Vassako. Car au cœur de cette détresse, réside un espoir fragile, celui d’un avenir meilleur pour les générations à venir.

 

La municipalité de Vassako, autrefois florissante, lutte aujourd’hui pour sa survie. Mais dans l’obscurité de l’oubli, une voix s’élève, portant avec elle le cri de tout un peuple en quête de justice et de dignité. Et dans cette lutte, dans ce combat pour la lumière, se dessine peut-être le chemin vers un avenir plus juste, plus équitable, pour tous.

 

Issa Jonas

 

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Focus sur le Renforcement de Capacité des Agents Pénitentiaires de Paoua

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Focus sur le Renforcement de Capacité des Agents Pénitentiaires de Paoua

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Monument-de-la-Paix-a-Paoua-286×450.jpg” alt=”Un monument avec une sculpture de colombe blanche surmontant un pilier orné de bandes colorées, situé dans la ville de Paoua.” width=”286″ height=”450″ />
À Paoua, ce monument célèbre les valeurs de dignité et de travail tout en aspirant à renforcer la paix et l’unité dans la communauté, affirmant son statut de ville modèle pour la cohésion sociale.. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 05 mai 2024 (CNC)  

 L’amélioration des conditions de détention commence souvent par une formation adéquate de ceux qui en sont les gardiens. À Paoua, un atelier de renforcement des capacités a réuni des agents pénitentiaires dans un effort commun pour élever les standards de surveillance et de traitement des détenus. Organisé avec le soutien d’organismes internationaux et locaux, cet événement souligne l’engagement continu vers un système carcéral plus humain et efficace.

 

Au centre de cette action, la Plateforme d’Appui à la Réforme du Système Pénitentiaire (PARSP) et l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) se sont unies pour adresser une problématique majeure : l’amélioration des conditions de détention et la prévention de la torture. Quarante leaders, parmi lesquels des forces de sécurité intérieure (FSI) et des agents pénitentiaires, ont participé activement à cette session de formation.

 

Les Enjeux et les Objectifs….

 

L’atelier animé par Ghislaine Inga avait un double objectif : sensibiliser et outiller. Les participants ont été formés à des méthodes rigoureuses de suivi et d’évaluation des conditions de détention. Essaie Bomal Gondje, un participant, témoigne : “Ce que j’ai appris aujourd’hui transformera notre approche du monitoring des prisons. Nous sommes désormais mieux préparés pour détecter et rapporter les cas de mauvais traitements”.

 

Création d’un Comité de Suivi….

 

L’une des initiatives marquantes de cet atelier a été la mise en place d’un comité de suivi. Cette équipe aura pour mission de veiller à l’application des techniques enseignées et de s’assurer que les améliorations des conditions de détention ne restent pas lettre morte. “Nous avons établi une structure qui permettra une réelle transformation des pratiques sur le terrain”, précise Ghislaine Inga.

 

À travers cet atelier à Paoua, la PARSP, l’ACAT, et leurs partenaires montrent un engagement sans faille envers le respect des droits humains dans les prisons. Avec le soutien de la Minusca, ils espèrent instaurer une dynamique durable de respect et de dignité pour tous les détenus. Ces efforts pourraient bien marquer un tournant dans la lutte contre la torture et les mauvais traitements dans les centres de détention de la ville.

 

Par Gaël Boberang

 

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Braquage de coffre fort au ministère de l’urbanisme à Bangui, 23 millions disparus, un DG épinglé

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Braquage de coffre fort au ministère de l’urbanisme à Bangui, un DG épinglé

 

Centrafrique.org/kodak-digital-still-camera-4/” rel=”attachment wp-att-75797″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Patrice-Yarkokpa-un-pilier-de-lamenagement-urbain-450×447.jpg” alt=”Patrice Yarkokpa, directeur général du fond d’aménagement et d’entretien urbain, assis dans son bureau au ministère de l’urbanisme.” width=”450″ height=”447″ />
Patrice Yarkokpa, Directeur général du fonds d’entretien et d’aménagement urbainKODAK Digital Still Camera

 

 

Bangui, 02 mai 2024 (CNC)

 Des actes criminels au cœur du pouvoir…

 

C’est une histoire à la fois inédite et pourtant tristement familière dans le paysage politique de la République centrafricaine sous le régime de Faustin Archange Touadera. Ce qui aurait semblé impensable pour de nombreux Centrafricains se déroule aujourd’hui sous ce régime, où les liens familiaux et ethniques semblent primer sur la loi. Vendredi dernier, un événement des plus scandaleux s’est déroulé au ministère de l’Urbanisme, secouant les fondations mêmes du pouvoir.

 

Il s’agit d’un braquage, non pas dans les rues sombres de Bangui, mais au sein même des bureaux du ministère. Plus précisément, le coup a été orchestré au sein du Fonds d’Aménagement et d’Entretien Urbain, une institution paraétatique censée servir l’intérêt public.

 

Les coulisses d’un vol organisé

 

La scène se déroule le vendredi dernier, dans l’enceinte du bureau du comptable du Fonds d’Aménagement et d’Entretien Urbain. À l’insu des employés, une séquence digne d’un film congolais se déroule, orchestrée par le directeur général de l’institution, monsieur Patrice Yarkokpa.

 

Tout a commencé avec l’arrivée de monsieur Séraphin Selesson, le nouveau responsable financier. Dès sa prise de fonction, un durcissement des contrôles financiers a été instauré, bloquant toute sortie de fonds jugée anarchique. Chaque demande de fonds du directeur général, Patrice Yarkokpa, se heurte désormais à un refus catégorique du comptable, arguant qu’aucun argent n’est disponible en caisse, malgré les taxes payées régulièrement par les citoyens. Même les indemnités des employés sont désormais en suspens, plongeant l’institution dans une crise financière sans précédent.

 

Un dénouement spectaculaire

 

Pourtant, le vendredi fatidique, sur ordre du directeur général, la porte du bureau du comptable est violemment enfoncée, révélant un coffre-fort lui aussi brisé. À l’intérieur, une somme considérable de 16 millions de francs CFA mis à part, et un autre lot de 7 millions de francs CFA de l’autre côté. Ces fons en espèces est découverte et immédiatement confisquée par le directeur général.

 

Pendant ce temps, le week-end était tranquille pour le DG, mais la poudre s’est emparée du ministère de l’urbanisme que ce lundi 29 avril. Ce début de semaine révèle une toute autre tournure. Dans la matinée du lundi, , à son arrivée au bureau, le comptable découvre le désastre et alerte immédiatement le ministre et le directeur de cabinet, monsieur Pamphile Maleyombo. S’ensuit une réunion secrète au bureau de la ministre, où le directeur général avoue avoir pris l’argent.

 

Cette affaire, pour le moins troublante, reste pour l’instant étouffée au sein du ministère de l’Urbanisme. Pendant ce temps, si un citoyen lambda avait commis un acte similaire, il serait déjà derrière les barreaux. Il semblerait que la prison et la bonne gouvernance soient réservées à ceux qui ne font pas partie du cercle restreint du régime. Il est temps de remettre en question ces pratiques qui sapent la confiance du peuple envers ses dirigeants et de garantir que la justice soit réellement impartiale pour tous, quel que soit leur statut ou leurs liens familiaux.

Voilà les conséquences de la nomination familiale  aux postes de responsabilité.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui : 10 soldats FACA, enlevés par les Wagner au KM5, ont été froidement assassinés

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Bangui : 10 soldats FACA, enlevés par les Wagner au KM5, ont été froidement assassinés

 

Centrafrique.org/rca-reprise-de-la-ville-de-kembe-mais-aussi-de-dimbi-de-poumbolo-et-de-gambo-par-les-forces-loyalistes/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-46677″ data-wpel-link=”internal”>Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  
Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 03 mai 2024 (CNC)

La violence, où qu’elle sévisse, laisse des cicatrices indélébiles dans le tissu social et traumatise la population. L’histoire tragique de dix soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) enlevés discrètement chez eux au KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, et assassinés froidement par les mercenaires russes du groupe Wagner, révèle le niveau alarmant de la criminalité dans le pays.

 

En effet, ces dix soldats FACA, tous originaires du quartier KM5 et anciennement membres des milices locales, communément appelées Moudjahidine, avaient été intégrés dans les forces armées centrafricaines (FACA) en échange de leur désarmement il y a plusieurs années. Cependant, après avoir servi pendant un certain temps dans l’armée nationale, ils avaient choisi de rester chez eux et de ne plus se rendre au travail. Cependant, , il y a quelques jours à peine, vers minuit, des mercenaires russes accompagnés de soldats FACA sont venus les arrêter chez eux pour les emmener vers une destination inconnue. Deux jours plus tard, les corps sans vie de six d’entre eux, dont le Sergent-chef Sanda et l’Adjudant-chef Moussa Zakaria, surnommé Moussa Major, ont été ramenés par les mercenaires russes au KM5, criblés de balles. Leurs dépouilles ont été entassées dans la mosquée du quartier avant d’être enterrées, tandis que le sort des quatre autres demeure inconnu.

 

Pour l’instant, un silence total règne autour de cette affaire. Ni le gouvernement ni le chef d’État-major n’ont encore réagit sur cet événement, gardant toujours un silence coupable.

 

Toutefois, il est important que la Cour pénale spéciale se saisisse de cette affaire pour mener une enquête approfondie, plutôt que de délivrer des mandats d’arrêt spectaculaire et sans fondement.

 

Par Gisèle MOLOMA

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La Campagne Hostile de Wagner contre la Vente aux Enchères de la Réplique du Trône de Bokassa

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La Campagne Hostile de Wagner contre la Vente aux Enchères de la Réplique du Trône de Bokassa

Centrafrique.org/le-trone-de-bokassa-entre-histoire-art-et-encheres/trone-bokassa-a-2/” rel=”attachment wp-att-75442″ data-wpel-link=”internal”>Trône-Bokassa-a (2) aux enchères
Trône-Bokassa-a (2) aux enchères

 

 

Bangui, 01 mai 2024 (CNC)

 Au cœur d’une controverse naissante, la réplique du trône de l’Empereur Bokassa, une pièce historique de grande valeur, se trouve désormais au centre d’une campagne hostile orchestrée par le groupe Wagner. Mais comment cette histoire a-t-elle commencé, et quelles implications cela pourrait-il avoir pour l’avenir de cette précieuse relique ?

 

La Genèse de la Controverse.

 

Tout a débuté avec un article captivant publié par le journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique, intitulé « Le Trône de Bokassa: Entre Histoire, Art et Enchères ». Ce récit enflammé a suscité l’intérêt de nombreux lecteurs, mais a également attiré l’attention du groupe Wagner, qui y a vu une opportunité de propager sa propre narrative.

 

Selon les publications sponsorisées par Wagner sur les réseaux sociaux, la réplique du trône de Bokassa ne serait rien d’autre que le vrai trône de Bokassa, pillé par la France et actuellement vendu aux enchères. Cette affirmation a immédiatement semé le doute et l’indignation parmi ceux qui suivent de près l’histoire centrafricaine et les relations avec l’Occident.

 

Les Articles Controversés.

 

Pour mieux comprendre les enjeux, il est crucial de revenir sur les deux articles qui ont alimenté cette polémique. Le premier, datant du 08 juillet 2023, décrivait l’exposition du trône de Bokassa au prestigieux Palais Vivienne à Paris. Il louait la réplique comme une œuvre d’art remarquable, rendant hommage à l’histoire de la Centrafrique et de l’Empire de Bokassa.

 

En revanche, l’article plus récent du 18 avril 2024, annonçait la vente aux enchères de cette même réplique, mettant en lumière son importance culturelle et historique. Cependant, cette publication a été le catalyseur de la campagne hostile de Wagner, remettant en question l’authenticité de la réplique et accusant la France de pillage.

 

Alors que la controverse fait rage, une question demeure : quelle sera l’issue de cette bataille pour la vérité et la justice ? Seul l’avenir nous le dira. En attendant, il est impératif de rester vigilants et de ne pas se laisser manipuler par les campagnes de désinformation. L’histoire du trône de Bokassa est trop précieuse pour être réduite à des querelles politiques et économiques. Au final, c’est la vérité qui triomphera, éclairant ainsi le chemin vers un avenir où le respect de l’histoire et de la culture prévaudra toujours.

 

Par Alain Nzilo

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Tragédie à Mbali, vers Bria   : Le Chef du Village Victime d’un Assassinat violent

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Tragédie à Mbali, vers Bria   : Le Chef du Village Victime d’un Assassinat violent

 

Centrafrique.org/Centrafrique-attaque-de-la-ville-de-ndah-le-bilan-salourdit-a-24-soldats-faca-pris-en-otage-20-tues/les-rebelles-de-la-cpc/” rel=”attachment wp-att-62791″ data-wpel-link=”internal”>Une partie des rebelles de la CPC qui ont attaqué les positions des soldats FACA à Ndah
Une partie des rebelles de la CPC qui ont attaqué les positions des soldats FACA à Ndah, le 14 février 2023

 

 

Bangui, 03 mai 2024 (CNC)

Dans le paisible village de Mbali, situé à 60 kilomètres de Ouadda-Maïkaga sur la route de Bria, , un acte impensable a ébranlé la communauté : le chef du village a été sauvagement assassiné par des hommes armés non identifiés. Cette tragédie a jeté une ombre sombre sur la tranquillité autrefois paisible de Mbali, laissant les résidents choqués et déconcertés. Alors que les rumeurs et les spéculations affluent, la quête de justice et de vérité commence dans ce village maintenant plongé dans le deuil.

 

Benjamin, chef du village de Mbali, situé à 60 kilomètres de Ouadda Maïkaga sur l’axe de Bria, a été tué. La population locale pointe du doigt les groupes armés comme responsables de son assassinat, tandis que les mercenaires du groupe Wagner venaient de quitter la zone quelques heures auparavant.

 

En effet, les samedis 20 et 27 avril, ainsi que le lundi 29 avril 2024, les Mercenaires russes du groupe Wagner ont été déployés dans la localité de Ouadda Maïkaga, située à 204 kilomètres de la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Initialement chargés de pourchasser les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), leur mission a pris une tournure différente lorsqu’ils sont arrivés à Ouadda-Maïkaga. Dans cette ville, les Wagner ont commis des exactions insupportables contre les civils, pillé des maisons, et agressé des personnes innocentes avant de quitter la ville le lundi soir pour retourner à Bria. Curieusement, 3à 5 minutes après leur départ de Ouadda, les rebelles de la coalition des patriotes ont fait leur apparition dans la ville, laissant penser qu’ils attendaient leur départ autour de la ville. Cette proximité temporelle soulève des questions sur l’efficacité des mercenaires du groupe Wagner, étant donné que chaque fois qu’ils interviennent et repartent, les rebelles accusent les habitants de trahison et subissent de la punition.

 

Pendant ce temps, à 60 kilomètres de Ouadda, sur la route de Bria, dans le village de Mbali, le chef du village, monsieur Benjamin,  a été battu puis assassiné, et un civil a également été agressé et grièvement blessé. Les témoignages recueillis dans ce village pointent tous les doigts vers les rebelles qui accusent les habitants de ce village de haute trahison. Cependant, selon les proches du chef de ce village, ce dernier n’était pas un traître, encore moins quelqu’un dans le village. D’après eux, lorsque les mercenaires du groupe Wagner sont arrivés dans son village, ils sont venus le rencontrer. Les rebelles l’ont alors soupçonné le chef de collaboration avec les mercenaires russes pour les trahir, ce qui aurait conduit à son assassinat, selon ses proches.

 

La situation dans ce secteur est désastreuse. Il est à noter que ce n’est pas la première fois que les mercenaires du groupe Wagner se rendent à Ouadda. Ils sont déjà venus à plusieurs reprises, mais leurs séjours sont généralement brefs, ne dépassant pas quelques jours. Après leur départ, tous ceux qui ont eu des contacts avec eux sont accusés par les groupes armés de collaboration avec les mercenaires de Wagner. Les circonstances exactes de la mort du chef du village de Mbali restent donc sujettes à des investigations approfondies.

 

Par Moïse Banafio

Corbeaunews Centrafrique

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Acte de courage sous un toit effondré : l’histoire d’une survie à Kaga Bandoro

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Acte de courage sous un toit effondré : l’histoire d’une survie à Kaga-Bandoro

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Quand-la-nature-reprend-ses-droits-a-Kaga-Bandoro-Un-arbre-sabat-sur-une-maison-familiale-338×450.png” alt=”Un arbre massif couché sur une maison en tôle dans le quartier Socada de Kaga-Bandoro, montrant les racines exposées et les branches étendues.” width=”338″ height=”450″ />
Résilience face à la nature : À Kaga-Bandoro, les habitants du quartier Socada font face aux caprices de la nature, illustrés ici par cet arbre tombé sur une maison familiale. Un rappel de la force et de l’imprévisibilité des éléments naturels.. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 03 avril 2024 (CNC)  

 “Un seul instant suffit pour changer une vie”, dit un proverbe qui n’a jamais été aussi vrai que dans le récit qui a secoué le calme de Kaga-Bandoro, un jour où le ciel était d’un bleu immaculé. Dans cette localité paisible du nord de la République Centrafricaine, une famille s’apprêtait à vivre une épreuve qui testerait son courage jusqu’aux limites de l’imaginable.

 

Un arbre, vieux de plusieurs décennies, est soudainement tombé sur la maison où vivait une mère avec ses cinq petits-enfants. Ce jour-là, le destin a voulu que ce soit un moment de vie ordinaire qui se transforme en scène de bravoure extraordinaire. La mère, seule face au danger imminent, s’est lancée dans une mission de sauvetage désespérée pour extraire ses enfants des griffes de ce géant tombé.

 

Sa détermination à protéger sa progéniture, en dépit des risques immenses, offre un exemple de courage pur et de l’instinct maternel poussé à son extrême. Cette introduction à notre histoire n’est que le début d’un récit de survie et d’amour maternel qui résonnera longtemps dans les cœurs de ceux qui l’entendront.

 

En effet, le mardi dernier, un arbre ancien, peut-être fatigué par le temps et les orages, a choisi ce moment pour s’abattre sur la modeste maison d’une famille du quartier Socada à Kaga-Bandoro. Sous ce toit vivaient une mère et ses cinq enfants, un sanctuaire de joie quotidienne et de sécurité jusqu’à ce jour.

 

La mère, une figure de résilience et de courage, était chez elle avec ses petits-enfants. Quand l’arbre s’est écrasé subitement sur la maison, elle a réagi avec une promptitude remarquable. Avec une présence d’esprit hors du commun, elle a réussi à évacuer quatre de ses petits-enfants. Mais le sort en avait décidé autrement; un dernier enfant était encore à l’intérieur.

 

Sans hésiter, elle s’est précipitée à l’intérieur pour le sauver. Alors qu’ils s’échappaient de justesse, un mur, sous le poids de l’arbre, s’est effondré sur elle. Par miracle, elle a réussi à sortir avec l’enfant, mais pas sans conséquences. Gravement blessée au dos, elle est aujourd’hui hospitaliséeà l’hôpital de Kaga-Bandoro, son état témoignant de son sacrifice.

 

Les habitants de Kaga Bandoro, et particulièrement ceux du quartier Socada, connaissent bien la rudesse de la vie mais aussi la chaleur humaine qui les lie les uns aux autres. Cet acte de bravoure ne surprendra personne mais restera gravé dans les mémoires comme un exemple de l’amour inconditionnel d’une mère pour ses enfants.

 

À travers cet événement dramatique, nous voyons non seulement la vulnérabilité de nos existences mais aussi la force incroyable que peut déployer un cœur déterminé à protéger sa famille. L’histoire de cette mère est une source d’inspiration et un rappel poignant de la fragilité de la vie et de la puissance de l’amour familial.

 

Alfred Bazoui

Correspondant du CNC dans la Nana-Gribizi

 

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Wagner ti Azandé, c’est le nom de la nouvelle milice de Touadera à Obo

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Wagner ti Azandé, c’est le nom de la nouvelle milice de Touadera à Obo

 

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Les AZANDE ANI KPI GBE manifestent leur joie pour leur formation par les Mercenaires russes du groupe Wagner.

 

 

Bangui, 03 mai 2024 (CNC)

Wagner ti Azandé” : Une nouvelle force nuisible composée des mercenaires soudanais et congolais émerge désormais dans l’Est de la République centrafricaine.

 

Après un mois de formation dispensée par les mercenaires russes, la milice AZANDE ANI KPI GBE s’est rebaptisée Wagner ti Azandé.

 

La fin de la formation de la première vague des miliciens AZANDE ANI KPI GBE par le groupe de mercenaires Wagner a été marquée par une cérémonie officielle ce mercredi 1 mai 2024. Toutefois, initialement, le gouvernement avait nié leur formation par les Wagner, mais suite aux révélations du journal Corbeaunews, il a changé de position en affirmant l’intégration de ces forces dans les Forces Armées Centrafricaines, une histoire fictive visant à tromper l’opinion publique centrafricaine.

 

Le général Mbetibangui, émissaire de l’État-major, a honoré de sa présence lors de la cérémonie de la sortie de ces miliciens. Son discours, empreint de pragmatisme et de volonté de collaboration, a symbolisé l’union entre les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et cette nouvelle unité de la milice Pro-gouvernementale. Il a souligné l’importance de la discipline et du respect des droits humains, valeurs essentielles pour l’avenir de cette force.

 

Les débuts de cette intégration sont marqués par une volonté commune de pacification et de sécurisation de l’est de la République centrafricaine, une région depuis trop longtemps en proie aux conflits et à l’instabilité. “Wagner ti Azandé” s’engage à combattre les rebelles de l’UPC et leurs alliés, avec pour objectif ultime la libération totale du territoire centrafricain, d’après leur porte-parole.

« Nous sommes là pour travailler en étroite collaboration, d’abord avec les FACA. Les FACA nous considéraient comme des individus ayant pris les armes illégalement, et ils avaient raison. Pendant ce temps, nous revendiquions nos droits. Maintenant que nos droits sont reconnus, je crois que les discours sont révolus et nous allons travailler main dans la main. Le gouvernement a enfin entendu nos revendications et nous a tendu la main. Nous sommes prêts à affronter les rebelles de l’UPC et leurs alliés pour libérer l’est de la République centrafricaine, voire l’ensemble du territoire centrafricain », déclare le porte-parole de la milice Wagner ti Azandé, avant d’ajouter que : Le général Bangui a pris le temps de nous prodiguer des conseils concernant la discipline et le respect des droits humains tels que définis par la loi de la République centrafricaine ».

 

 

Cependant, cette première vague d’intégration n’est que le début d’une série d’étapes à venir, selon les plans des Wagner. D’autres miliciens suivront, progressivement, dans cette voie.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

 

La Députée Ali Aziza-Soumaïne Révèle la Misère des Soldats FACA à Thiry

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La Députée Ali Aziza-Soumaïne Révèle la Misère des Soldats FACA à Thiry

 

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Les soldats FACA à Ngakobo, dans le centre de la RCA.

 

 

Bangui, 03 mai 2024 (CNC)

 

Dans les coins reculés de notre patrie, le pays de Boganda, le pays de Zo Kwé Zo, là où le bruit des batailles est remplacé par le silence étouffant de la négligence, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) mènent une lutte silencieuse pour leur survie. À Thiry, à 90 km de Ndélé, leur réalité est criante, leurs besoins déchirants. Mais leurs voix se perdent dans l’oubli, jusqu’à ce qu’une députée courageuse les fasse résonner dans les couloirs du pouvoir….

 

La députée de Ndélé-1, Ali Aziza-Soumaïne, a bravé les kilomètres et les obstacles pour témoigner de la vie difficile des soldats FACA à Thiry. Son récit, empreint de préoccupation maternelle et d’indignation citoyenne, révèle une situation intenable, un appel à l’aide resté trop longtemps sans réponse.

 

Pendant deux ans, ces soldats ont été relégués à Thiry, loin de leurs familles et de leurs droits élémentaires. Privés de salaires, leur dévouement à la protection de la population est confronté à des conditions de vie précaires. Leurs uniformes, témoins muets de leur sacrifice, sont usés par l’indifférence de ceux qui devraient les soutenir.

 

Dans ses paroles, la députée souligne l’urgence d’une action concertée. Elle implore le ministre de la Défense de venir en aide à ces soldats oubliés, de reconnaître leur courage et leur dévouement en leur assurant des conditions de vie dignes. Son appel résonne comme un cri de compassion et de responsabilité, exigeant que ceux qui portent le fardeau de la protection soient à leur tour protégés.

 

Dans cette bataille pour la dignité, la députée ne demande pas seulement des paroles, mais des actions concrètes. Elle propose un plan de rotation régulière, une rotation qui permettrait à chaque soldat de retrouver l’espoir et à chaque village reculé de sentir le souffle réconfortant de la solidarité nationale.

 

“Ces FACA qui sont restés à Thiry, ils ont été installés là depuis deux ans. Ils n’ont pas accès à leur famille, ils ne perçoivent pas leur salaire et ils rencontrent de nombreuses difficultés. En les voyant dans cet état, leurs tenues usées me touchent profondément en tant que maman. En tant que membre de la Commission de Défense à l’assemblée nationale, j’ai été réellement troublée. En constatant de mes propres yeux les réalités de ce village, je lance un vibrant appel au ministre de la Défense pour qu’il vole au secours de ses soldats qui, avec courage, protègent la population mais se retrouvent éloignés de Bangui, dans la détresse. Si quelqu’un a le courage, il doit les encourager, et l’encouragement se traduit par des affectations tous les six mois ou un an pour ces FACA, permettant à d’autres de les remplacer. Ainsi, progressivement, tout le monde bénéficiera d’une rotation et sera dans de meilleures conditions.”

 

Ainsi, alors que les voix des soldats de Thiry se font entendre à travers les mots de leur représentante, le silence assourdissant qui les entoure doit être brisé. Le ministre de la Défense est appelé à répondre à cet appel pressant, à agir avec la célérité et la compassion qu’exige cette situation.

 

En réalité, le destin des soldats de Thiry ne peut plus être ignoré. Leur sacrifice mérite reconnaissance et soutien. Puissent les paroles de la députée Ali Meaziza-Soumaïne trouver écho dans les cœurs et les actions de ceux qui ont le pouvoir de changer leur réalité.

 

Par Moussa Gildas

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Exclusion d’Élèves à FATEB : Défense des Droits de l’Enfant ou Excès de Sévérité ?

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Exclusion d’Élèves à FATEB : Défense des Droits de l’Enfant ou Excès de Sévérité ?

 

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Faculté évangélique de Bangui

 

 

Bangui, 03 mai 2024 (CNC)

À Bangui, capitale de la République centrafricaine, une affaire d’exclusion à l’établissement évangélique FATEB a ravivé les débats sur l’éducation et la discipline des enfants. La controverse éclate après la diffusion d’une vidéo choquante sur les réseaux sociaux, mettant en lumière les tensions entre les valeurs éducatives et les droits individuels des jeunes élèves.

 

Au centre de la controverse réside la question cruciale de la discipline des enfants. Les parents conscients soulignent à juste titre qu’à un jeune âge, il est impératif de guider les enfants vers des comportements respectueux et appropriés. La diffusion de discussions sur des réseaux sociaux en groupe sur des sujets aussi sensibles que la sexualité est un rappel alarmant de la nécessité de vigilance dans nos écoles.

 

Cependant, certains membres de la communauté éducative, comme Rémy Djiamouss du Centre pour la promotion et la défense des droits de l’enfant, soulèvent des préoccupations quant à la sévérité de la décision de la FATEB d’exclure ces 5 élèves. Ils mettent en avant l’importance de l’intérêt supérieur de l’enfant et du droit à l’éducation, inscrits dans la loi.

 

Rémy Djiamous, président du CP2E, a vivement critiqué cette décision jugée trop sévère. Selon lui, elle va à l’encontre de la loi, enfreignant notamment l’article 4 du code de protection de l’enfant qui prône l’intérêt supérieur de l’enfant. Pour lui, le droit à l’éducation, inscrit dans l’article 107, est un pilier essentiel, ne laissant aucune place à l’exclusion brutale des apprenants.

 

“Nous estimons que cette sanction est excessivement sévère et qu’elle ne respecte pas la législation en vigueur dans notre pays. En effet, nous disposons d’un code de protection de l’enfant en République Centrafricaine, qui stipule clairement dans son article 4 que toute décision ou mesure doit être prise dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Par conséquent, il est primordial de prioriser cet intérêt supérieur, notamment en garantissant le droit à l’éducation, tel que le prévoit l’article 107 du même code. Ce droit implique que tous les parents doivent inscrire leurs enfants à l’école, les accompagner dans leur parcours éducatif, et veiller à leur bien-être, même ceux qui ont la garde des enfants. Nous considérons qu’il est essentiel de prendre des mesures proportionnées qui tiennent compte de l’âge des enfants, sans recourir à des exclusions. En effet, une telle mesure va à l’encontre de la loi.”, a déclaré monsieur Remy Djamous.

 

Loin de nier la gravité des propos tenus par ces jeunes élèves, le débat s’enlise dans la quête d’un équilibre entre la sanction nécessaire et la préservation du droit fondamental à l’éducation. Certes, les valeurs évangéliques de l’établissement peuvent dicter des normes strictes de conduite, mais comment concilier ces valeurs avec le respect des droits individuels des enfants ?

 

Pourtant, il est essentiel de reconnaître que FATEB n’est pas l’unique bastion de l’éducation à Bangui. D’autres établissements offrent des alternatives éducatives aussi importante aux parents, soulignant ainsi la nécessité pour les écoles de maintenir des normes de conduite strictes, mais pas nécessairement punitives.

“Nous avons déjà entrepris une première démarche en adressant une lettre à l’établissement concerné, afin de demander aux responsables de reconsidérer leur décision. Si aucune action n’est entreprise dans un délai d’une semaine, nous prendrons nos responsabilités en saisissant les instances compétentes pour que justice soit rendue.”, conclut monsieur Remy Djamous.

 

Dans la quête d’un équilibre délicat entre la discipline nécessaire et le respect des droits fondamentaux des enfants, cette affaire souligne l’importance de la réflexion et de la médiation. Alors que les débats font rage, gardons à l’esprit que l’objectif commun est la protection et le bien-être des enfants, garants de l’avenir de notre société. Espérons que cet incident serve de catalyseur à des discussions constructives et à des actions concertées, œuvrant pour un juste équilibre entre discipline et compassion dans nos institutions éducatives.

 

Par Prisca VICKOS

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Urgence à Cantonnier : l’église Béthel Appelle à Votre Générosité

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Urgence à Cantonnier : l’église Béthel Appelle à Votre Générosité

 

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Cantonnier, village frontalier avec la ville camerounaise Garoua-boulaï. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 29 avril 2024 (CNC)  

 “L’union fait la force.” Cette maxime résonne particulièrement à Cantonnier, où la foi des fidèles de la Mission Béthel Église Source d’Eau Vive est mise à l’épreuve face à un défi de taille.

 

Derrière le centre de santé Le Bon Samaritain à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun, les murs d’une église inachevée témoignent d’un projet commencé avec espoir mais suspendu par le manque de ressources. Là où devrait s’élever un toit, le ciel s’invite à travers les interstices, laissant la pluie pénétrer sans invitation.

 

Un témoignage des fidèles

 

“Chaque fois qu’il pleut, nous nous pressons sous les rares parties du toit couvertes, écoutant le prêche entrecoupé par le bruit des gouttes sur les tôles qui tombent sur nous ”, raconte Martine, une fidèle de la mission Béthel de Cantonnier “, ajoutant  que « C’est notre réalité, mais notre espoir reste intact. Nous savons que l’aide viendra, que notre église sera terminée”.

 

Pour que l’église soit terminée, il est essentiel de se procurer des matériaux de construction de base : des tôles, des lattes, et des chevrons. Ces ressources permettront d’achever la structure, offrant aux habitants de Cantonnier un lieu sûr pour se rassembler et pratiquer leur foi.

 

Comment aider la mission Béthel  de Cantonnier ?

 

Les fidèles déclarent : « Nous invitons tous ceux qui le peuvent, des individus bienveillants aux organisations humanitaires, à participer à ce projet. Les donations peuvent être adressées directement à la Mission Béthel de Cantonnier, ou à notre point de repère local : tel. +236 74 67 26 38 ».

 

Répondez à l’appel de Cantonnier, aidez la Mission Béthel à bâtir un refuge pour sa communauté. Ensemble, transformons cette structure inachevée en un sanctuaire d’espoir et de foi.

 

Par Emmanuel Gassawi

 

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Bangui, Un policier frappé à mort, son collègue, paniqué,  a pris fuite

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Bangui, Un policier frappé à mort, son collègue, paniqué,  a pris fuite

 

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CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 02 mai 2024 (CNC)

 Dans les rues chaotiques et traumatisées de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, chaque nuit apporte son lot d’incertitudes et de dangers. Dans la soirée du lundi au mardi 30 avril 2024, au cœur de la ville, un simple contrôle routier s’est transformé en tragédie, laissant derrière lui une famille en deuil et une communauté policière sous le choc.

 

Lundi, 29 avril 2024, il était environ 20 heures lorsque deux gardiens de la paix du commissariat du premier arrondissement de Bangui ont décidé d’entreprendre un contrôle de routine, à quelques pas seulement de leur poste. Ce qui aurait dû être une vérification ordinaire s’est rapidement mué en un événement tragique, coûtant la vie à l’un des policiers. Mais comment cette nuit funeste s’est-elle déroulée ?

 

Aux alentours de 20h45, ce lundi 29 avril 2024, un taxi-moto, avec à son bord un conducteur et une passagère, filait tranquillement en direction de Kassaï-Ouango lorsque les policiers ont décidé de l’arrêter. Mais le conducteur, refusant de se soumettre, a tenté de s’échapper, engageant ainsi une poursuite tendue. Dans cette confusion, l’un des policiers, armé de sa matraque, a porté des coups violents au conducteur et à sa passagère, les contraignant à stopper brusquement leur course.

 

Alors que le policier s’approchait du conducteur pour lui demander ses documents, celui-ci, dans un geste impulsif, lui asséna un violent coup de poing qui le fit chuter lourdement au sol. Tandis que son collègue prenait la fuite, abandonnant la scène à son sort, le conducteur et sa passagère reprirent possession de leur moto et repartirent calmement dans la nuit.

 

Quelques minutes plus tard, le policier en fuite revint sur les lieux, découvrant avec horreur que son camarade gisait toujours au sol, gravement blessé. Malgré l’arrivée rapide des secours, son décès fut malheureusement constaté sur place.

 

Au sein du commissariat du premier arrondissement, c’est le deuil qui prévaut suite à la perte tragique de l’un des leurs, un jeune policier issu de la promotion 2022. Interrogés par la rédaction du CNC, de nombreux témoins expriment leur consternation face à cette situation. Pour certains, ces policiers auraient agi dans un cadre illégal, succombant à ce que le droit qualifie de “faute à la victime”. Mais la responsabilité ne s’arrête pas là, elle incombe également à leurs supérieurs hiérarchiques, accusés de les pousser à des pratiques douteuses dans le but de garnir leurs propres poches.

 

Comme l’a souligné un chef de la police lors d’une interview, lorsqu’on habitue ses subalternes à commettre des actes répréhensibles pour satisfaire des intérêts personnels, il ne faut pas s’étonner si un jour ils franchissent la ligne, même sans ordre explicite. La tragédie qui a frappé cette nuit Bangui rappelle cruellement les dangers inhérents à un système gangrené par la corruption et l’impunité.

 

Ainsi, dans les rues de Bangui, la peur et le deuil se mêlent ce jour-là, témoins d’une réalité où la sécurité et la justice demeurent des idéaux lointains pour beaucoup.

 

Par Alain Nzilo

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Touadera et Piri reprennent en main le commerce de carburant en Centrafrique

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Touadera et Piri reprennent en main le commerce de carburant en Centrafrique

 

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station service de TOTAL Énergie à Bangui, centre-

 

 

Bangui, 02 mai 2024 (CNC)

 Depuis la nomination de M. Arthur Piri en tant que ministre du développement énergétique en Centrafrique, le pays est plongé dans une crise de carburant sans précédent. Associé à Faustin Archange Touadera, son oncle, Piri a transformé le ministère de l’énergie en une véritable entreprise mafieuse où il joue à la fois le rôle de fournisseur et de client. Sous couvert d’un prétendu accord confidentiel avec Neptune Oil du Cameroun, Piri a monopolisé le marché du carburant, instaurant ainsi une crise artificielle pour mieux l’exploiter.

 

Au cœur de cette mafia, le ministre Arthur Piri exige des Marketeurs qu’ils lui remettent leurs bons de commande de carburant, devenant ainsi le fournisseur exclusif des fournisseurs de carburant dans le pays. Cette situation ubuesque témoigne de l’emprise abusive du ministre sur un secteur vital de l’économie nationale. Alors que certains acteurs comme Total résistent, d’autres comme Tradex se plient à ses demandes, alimentant ainsi le monopole de Piri et Touadera sur le commerce de carburant en République centrafricaine.

 

Mais pourquoi cette avidité pour le contrôle du commerce de carburant? Pour de nombreux observateurs, il s’agit d’une stratégie pour financer la future campagne électorale de 2025, même au détriment de la population centrafricaine qui continue de souffrir en silence. Alors que les stations Total, symboles de résistance, reprennent timidement leurs activités de vente des produits pétroliers, la question demeure : jusqu’où ira cette mafia pour s’enrichir au détriment du peuple?

 

Pour comprendre l’ampleur de cette crise, il faut remonter aux origines de la mafia de Piri. Depuis plusieurs années, ce dernier a progressivement consolidé son emprise sur le secteur énergétique, transformant le ministère en un véritable instrument de profit personnel. Ses propres dépôts disséminés à travers le pays lui permettent de contourner les règles et d’imposer sa loi sur le marché du carburant.

 

Laccord prétendument signé avec Neptune Oil n’est qu’une façade, dissimulant les véritables intentions de Piri et Touadera. Le manque de transparence entourant cet accord soulève de sérieuses questions quant à sa légitimité et à ses implications pour l’économie centrafricaine. Pendant que les citoyens font face à des pénuries de carburant et à des hausses de prix, Piri et son oncle continuent d’enrichir leurs coffres au détriment du bien-être du pays.

 

La complicité de certains acteurs du secteur énergétique ne fait qu’aggraver la situation. En cédant aux pressions de Piri, ils contribuent à renforcer son emprise sur le marché, éliminant ainsi toute concurrence et toute possibilité de régulation. Cette collusion entre le gouvernement et les acteurs privés menace non seulement la stabilité économique du pays, mais aussi la confiance des citoyens dans leurs institutions.

 

Face à cette mafia orchestrée par Piri et Touadera, certaines voix commencent à s’organiser pour dénoncer les abus et réclamer des mesures de transparence et de responsabilité. La société civile prévoit d’organiser Des manifestations dans tout le pays pour exiger la fin de l’exploitation et le retour à un système énergétique équitable et transparent. Mais jusqu’à présent, les autorités restent sourdes aux appels de la population, préférant protéger leurs intérêts personnels au détriment du bien-être collectif.

 

Dans ce contexte, il est crucial que la communauté internationale prenne conscience de la situation en Centrafrique et soutienne les efforts visant à restaurer la démocratie et l’état de droit. L’exploitation des ressources naturelles du pays ne doit pas servir les intérêts d’une élite corrompue, mais plutôt contribuer au développement et à la prospérité de l’ensemble de la population.

 

Il convient de rappeler que la mafia de vente de carburant en Centrafrique, dirigée par Piri et Touadera, représente une menace sérieuse pour la stabilité économique et politique du pays.

 

Par Alain Nzilo

 

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La Terreur des Mercenaires Russes à Birao : Le Calvaire de Terfel

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La Terreur des Mercenaires russes à Birao : Le Calvaire de Terfel

 

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Les mercenaires de la société Wagner

 

Bangui, 02 mai 2024 (CNC)

 Comme si Dieu avait abandonné les populations centrafricaines à leur triste sort aux mains des mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Dans les terres meurtries de Terfel, située à Birao, le cauchemar semble éternel. Les événements tragiques des 27, 28 et 29 avril derniers ont laissé des cicatrices profondes dans le tissu social de cette communauté. Les mercenaires russes du groupe Wagner, accompagnés de leurs complices locaux, ont déferlé tel un ouragan de terreur, semant le chaos et la destruction sur leur passage.

 

À Terfel, comme dans d’autres localités malheureuses telles que Zinzir, Boromata et Tiringoulou, la population a été confrontée à l’horreur de la violence gratuite. Les chefs de villages, les imams et les citoyens ordinaires ont été pris au piège de cette vague de brutalité. Capturés puis battus sans pitié, ils ont été soumis à des traitements inhumains, dépassant l’entendement.

 

Imaginez-vous, hommes, femmes et enfants, arrachés de leurs foyers, contraints de se prosterner au sol, les yeux rivés vers le ciel, impuissants face à l’oppression qui s’abattait sur eux. Pendant des heures interminables, ils ont enduré cette punition dégradante, pendant que leurs maisons étaient pillées, leurs biens confisqués, leur dignité piétinée.

 

Dans ces contrées oubliées de la Vakaga, le nom de Faustin Archange Touadera, autrefois porteur d’espoir, est désormais associé à celui de “criminel de Bangui”. Sa cote de popularité a plongé dans les abysses de l’indignation. Un habitant de Terfel, désabusé, a confié à la rédaction du CNC que si Touadera quittait le pouvoir aujourd’hui, ou pire, s’il disparaissait, une célébration sans précédent éclaterait. Une célébration de la libération, de la fin d’un règne de terreur et de souffrance infligé au peuple du nord.

 

Terfel, comme tant d’autres, demeure une cicatrice béante dans le cœur de la Centrafrique, rappelant que tant que la paix et la justice resteront des chimères lointaines, l’avenir de ce pays continuera d’être assombri par les sombres nuages de la violence et de l’oppression.

 

Par Moïse Banafio

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À Bambari, les forces de l’ordre renforcent les contrôles et fouillent les véhicules après la découverte de munitions de guerre

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À Bambari, les forces de l’ordre renforcent les contrôles et fouillent les véhicules après la découverte de munitions de guerre

 

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Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

 

Bangui, 02 mai 2024 (CNC)

 Dans les rues de Bambari, la tension est palpable. Les habitants de cette localité, située au cœur de la préfecture de la Ouaka,  en République centrafricaine, se retrouvent plongés dans un climat d’appréhension suite à des rumeurs inquiétantes et la découverte récente de munitions de guerre.

 

Les forces de l’ordre, conscientes de la gravité de la situation, ont réagi avec fermeté et vigilance. En effet, les checkpoints, en particulier celui situé à la sortie sur l’axe Djoubissi, sont devenus le théâtre d’un contrôle intensif et minutieux des véhicules et des motos. Cette mesure vise à prévenir toute tentative de transport illégal d’armes ou de munitions ainsi que de prévenir toute incursion des rebelles de la CPC dans la ville, qui pourraient aggraver davantage une situation déjà tendue.

 

Les autorités locales ont confirmé que cette intensification des contrôles fait suite à la récente découverte de munitions de guerre dissimulées dans des véhicules circulant sur cet axe stratégique. Cette trouvaille alarmante a renforcé la détermination des forces de l’ordre à maintenir la sécurité et la stabilité dans la région.

 

Les habitants, bien que conscients des nécessités de telles mesures de sécurité, ressentent néanmoins une certaine appréhension face à ces événements troublants. Pour beaucoup, ces contrôles renforcés sont perçus comme un moyen de dissuasion face à toute tentative de déstabilisation de la ville par des rebelles.

 

Dans cette période d’incertitude, les habitants de Bambari espèrent que ces mesures sécuritaires contribueront à préserver la paix et la tranquillité dans leur ville. Ils comptent sur l’efficacité et la détermination des forces de l’ordre pour faire face à toute menace potentielle et assurer la sécurité de tous.

 

Face à ces défis, la population de Bambari demeure unie et solidaire, faisant preuve de résilience et de détermination dans l’optique de surmonter cette période d’instabilité et de préserver l’intégrité de leur communauté.

 

Par Bertrand Yékoua

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L’Énigme des Dégâts Environnementaux en RCA: Entre Mythes et Réalités Industrielles

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L’Énigme des Dégâts Environnementaux en RCA: Entre Mythes et Réalités Industrielles

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-ville-de-cantonnier-aux-prises-avec-les-deluges-devastateurs/catastrophe-a-cantonnier/” rel=”attachment wp-att-75584″ data-wpel-link=”internal”>Un homme devant une maison endommagée avec un toit en tôle effondré, des résidents autour dans le village frontalier de Cantonnier. Descript
Catastrophe à Cantonnier. CopyrightCNC

 

Bangui, 01 mai 2024 (CNC)

 Pourquoi tant de désastres écologiques liés à de violents vents continuent de frapper la RCA ce dernier temps? Cette question hante les esprits dans la préfecture de la Nana-Mambéré, où la communauté s’interroge sur les causes profondes de ces phénomènes dévastateurs.

 

Gervais Lenga, depuis Bouar, apporte un éclairage particulier sur cette série de phénomènes météorologiques extrêmes.  Selon certains habitants  de la Nana-Mambéré interrogés, la colère des esprits ancestraux serait provoquée par un abandon des rites traditionnel. Cette explication, teintée de mysticisme, coexiste avec des critiques plus terre-à-terre. D’autres pointent du doigt les pratiques destructrices telles que la coupe excessive d’arbres, notamment pour la production de charbon, qui implique des acteurs centrafricains et camerounais.

 

En effet, les actions des entreprises chinoises et d’autres firmes étrangères dans l’exploitation minière sont sévèrement critiquées. Leur usage intensif de machines lourdes, qui ravagent les forêts et dévient les cours d’eau, est vu comme un catalyseur majeur des troubles environnementaux récents. Ces activités non seulement exacerbent la vulnérabilité de la région aux conditions climatiques extrêmes, mais participent également à un cercle vicieux de dégradation écologique.

 

Face à cette situation, les voix locales, telles que celle de Firmin Balao,  un membre de la société civile de la Nana-Mambéré, s’élèvent pour réclamer une prise de conscience et une action coordonnée. Le défi est de taille, mais l’urgence est manifeste. La RCA se trouve peut-être à un moment décisif, où le choix entre la tradition et la modernité doit être réévalué dans le contexte d’une responsabilité environnementale accrue.

 

Par Gervais Lenga

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Fête du Travail à Bangui : Entre célébration et coupures d’électricité

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Fête du Travail à Bangui : Entre célébration et coupures d’électricité

 

Bangui/” rel=”attachment wp-att-47096″ data-wpel-link=”internal”>un blanc sur une moto au ccentre ville de Bangui
En circulation sur une moto

 

 

Bangui, 02 mai 2024 (CNC)

 Comment peut-on célébrer une fête quand la lumière manque dans la ville  ? Justement, ce mercredi premier mai deux mille vingt-quatre, les rues de Bangui devaient scintiller de festivités pour la Fête du Travail. Pourtant, la capitale centrafricaine a plongé dans l’obscurité, une coupure de courant généralisée éclipsant toute célébration.

 

La réalité d’une capitale sans courant….

 

Dans de nombreux quartiers de Bangui, l’électricité était absente ou n’a fait que de brèves apparitions de quinze minutes dans certains quartiers avant de disparaître à nouveau. Une réalité choquante pour un jour censé être de fête, transformant la joie en frustration palpable. Sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale, le mécontentement grondait, les citoyens exprimant ouvertement leur désarroi face à l’inaction des autorités.

 

Adaptation et débrouillardise….

 

Privés d’électricité, les Banguissois ont dû trouver des solutions alternatives. Des groupes électrogènes bourdonnaient dans les rues, tandis que d’autres se tournaient vers l’énergie solaire, bien que précaire et insuffisante. Ce tableau sombre contrastait vivement avec les images du défilé lumineux à Marseille, retransmis sporadiquement sur les télévisions alimentées par intermittence.

 

Alors que la Fête du Travail devrait symboliser un moment de répit et de célébration, pour Bangui, elle a révélé une réalité plus sombre. Cette journée a mis en lumière non seulement l’importance de l’électricité, mais aussi le fossé entre les attentes des citoyens et la capacité du gouvernement à répondre à leurs besoins fondamentaux. Un décalage qui, espérons-le, éveillera un élan de changement pour l’avenir.

 

 

Par Anselme Mbata

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Actes criminels à Bouar : les écoles Cotonaf A et B ravagées par des malfrats

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Actes criminels à Bouar : les écoles Cotonaf A et B ravagées par des malfrats

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Un-etablissement-scolaire-public-de-Bouar-450×338.jpg” alt=”Un établissement scolaire public à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mmbéré” width=”450″ height=”338″ />
CopyrightDR

 

 

Bangui, 02 mai 2024 (CNC)  

 Quelle est cette ombre malveillante qui s’abat régulièrement sur les écoles de Bouar ? Les établissements Cotonaf A et B ont été victimes, dans la nuit du 28 au 29 avril, d’actes de vandalisme d’une brutalité inouïe. Des malfrats sans scrupules ont pris d’assaut ces sanctuaires de savoir, dérobant et détruisant ce qu’ils trouvaient sur leur chemin.

 

Koumondji Nina Marie Kolette, la directrice de Cotonaf Mix B, est accablée par cette récurrence de la violence.

“Ce n’est pas la première fois que notre école subit de tels actes. Chaque incident nous laisse un peu plus démunis, et pourtant, nous nous efforçons de poursuivre notre mission éducative”, témoigne-t-elle avec une résilience teintée de désarroi.

 

Mangouré, à la tête de l’Association des Parents d’Élèves de Cotonaf Mix A, atteste de cette réalité sombre.

“Ces actes destructeurs ne sont pas isolés. Ils reviennent, inlassablement, détériorer notre espoir et notre engagement pour l’éducation de nos enfants”, partage-t-il, la voix chargée d’émotion.

 

La sécurité des lieux laisse à désirer, point faible régulièrement exploité par les auteurs de ces méfaits. Les gardiens, malgré leur sacrifice, se trouvent dépassés par l’ingéniosité et l’audace des vandales, ce qui permet à ces derniers de frapper en toute impunité.

 

En cette matinée fatidique, une enseignante s’est retrouvée devant un spectacle de désolation. Voici son récit :

“Ce matin, en ouvrant mon bureau, j’ai été confrontée à la désolation. Nos armoires vidées, les portes arrachées, et le bureau de mon collègue, un champ de ruines. Tout avait été détruit. Ils avaient même scié le mât du drapeau, symbole de notre fierté nationale, et brisé la porte de notre salle de classe. C’est un acte de mépris total pour ce que nous construisons ici chaque jour”.

 

Face à ces attaques répétées, la communauté éducative de Bouar se mobilise pour protéger son avenir. Malgré le chagrin et la colère, ils restent unis, déterminés à surmonter cette épreuve et à reconstruire, pour que l’école demeure un lieu sûr et propice à l’apprentissage.

 

 

Par Gervais Lenga

 

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Sensibilisation des Clients d’Orange Centrafrique à Cantonnier sur la Nouvelle Grille Tarifaire d’Orange Money

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Sensibilisation des Clients d’Orange Centrafrique à Cantonnier sur la Nouvelle Grille Tarifaire d’Orange Money

 

Agent de Orange Centrafrique présentant un T-shirt promotionnel
Agent de Orange Centrafrique présentant un T-shirt promotionnel. CopyrightCNC

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 01 mai 2024 (CNC)

Dans un souci de transparence, Orange Centrafrique clarifie les ajustements tarifaires de son service Orange Money, rassurant ainsi sa clientèle.

 

Ce dimanche 28 avril 2024, à Cantonnier, une localité située au nord-ouest de la République centrafricaine, les clients de la société de téléphonie mobile Orange Centrafrique ont été conviés à une session de sensibilisation concernant la récente mise en place d’une nouvelle grille tarifaire pour Orange Money. Cette initiative vise à répondre aux interrogations et préoccupations des utilisateurs, suite à l’introduction d’un nouvel impôt gouvernemental de 1% sur toutes les transactions électroniques dans le pays.

 

Parfait Zanguilo, responsable d’Orange Money, s’est exprimé lors de cette session, apportant des éclaircissements cruciaux sur la nouvelle grille tarifaire. Dès le début, son ton était direct et rassurant, établissant ainsi une communication franche avec les clients présents.

 

“Bonjour, veuillez-vous présenter s’il vous plaît ?” demande un des participants.

 

“Oui, je m’appelle Parfait Zanguilo, je suis le responsable Orange Money“, répond Zanguilo, démarrant ainsi la conversation de manière cordiale.

 

Les clients, soucieux des récentes augmentations des frais, expriment leurs préoccupations quant à l’impact financier de ces ajustements. Zanguilo répond avec clarté et transparence, expliquant que malgré l’augmentation des frais, la structure tarifaire de base reste inchangée. Il attribue l’augmentation des frais à l’introduction du nouvel impôt de 1% imposé par le gouvernement sur toutes les transactions électroniques.

 

La population s’inquiète sur le frais coupé. Quelles sont vos appels à l’ordre de cette population ? interroge un autre participant.

 

“Ce que j’aimerais dire à toute la population est que la population ne se panique pas,” répond Zanguilo avec assurance. “La grille tarifaire n’a pas été modifiée. C’est juste qu’on a ramené le prélèvement à un pourcentage, pour répondre aux inquiétudes de la population. Mais la grille tarifaire n’a pas bougé.”

 

Zanguilo rassure également les clients des régions éloignées, affirmant que la politique d’Orange Centrafrique est de fournir une couverture réseau à l’ensemble du territoire, y compris dans des localités comme Koundé et Besson.

 

En résumé, la séance de sensibilisation à Cantonnier a permis d’éclaircir les raisons derrière les ajustements tarifaires d’Orange Money. Parfait Zanguilo, avec son approche directe et transparente, a su apaiser les craintes des clients et renforcer la confiance dans les services d’Orange Centrafrique.

 

Par Gervais Docka

Correspondant du CNC à Baboua

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Panne chez Orange à Berbérati : Chaos économique et numérique pour les clients de l’opérateur

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Panne chez Orange à Berbérati : Chaos économique et numérique pour les clients de l’opérateur

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Rond-point-de-la-ville-de-Berberati-copyrights-CNC-450×338.jpg” alt=”Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC” width=”450″ height=”338″ />
Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC

 

 

Bangui, 02 mai 2024 (CNC)  

 Que se passe-t-il lorsqu’une partie de la population d’une ville ne peut plus communiquer ? À Berbérati, après la fête des Premiers Mai déjà passée, les répercussions de la panne de réseau chez Orange se font encore ressentir violemment. Si d’autres opérateurs comme Télécel et Moov continuent timidement de fonctionner, les clients d’Orange, eux, sont plongés dans un véritable isolement numérique et financier depuis quatre jours.

 

Un arrêt ciblé mais perturbant….

 

La panne affecte sévèrement ceux qui dépendent exclusivement d’Orange pour leurs communications et transactions financières. Des commerçants aux particuliers, beaucoup comme Alain, qui tient une épicerie, se retrouvent impuissants.

“Tout est à l’arrêt pour nous. Sans Orange Money, sans appels, c’est comme perdre un lien vital”, explique-t-il.

 

Les institutions financières également touchées….

 

La banque BGFI, qui utilise aussi le réseau Orange, connaît des retards importants dans le traitement des transactions.

“Le lendemain des célébrations du Premier Mai, au lieu de reprendre un rythme normal, nous accumulons les retards”, confie Marie, une employée de la banque, révélant l’étendue des complications.

 

Perspectives et adaptations nécessaires….

 

Cet incident souligne la nécessité pour Berbérati d’élargir et de sécuriser ses infrastructures de télécommunication.

“Cette panne nous montre combien il est crucial d’avoir des options diversifiées et fiables en matière de connectivité”, commente un ingénieur en télécommunication. Ce genre de situation pousse à une réflexion sur l’indépendance et la résilience des réseaux dans les préfectures peuplées.

 

L’après-crise et les leçons à tirer….

 

Alors que la ville attend la résolution du problème par Orange, la crise actuelle pourrait inciter à une refonte des stratégies de gestion de réseau. Pour les clients affectés, la situation est plus qu’un désagrément, c’est un appel à réévaluer et à renforcer les systèmes de communication pour prévenir de futures interruptions.

 

Par Bertrand Siri

 

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Boali se Mobilise : Formation d’un nouveau Comité Croix-Rouge

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Boali se Mobilise : Formation d’un nouveau Comité Croix-Rouge

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/croix-rouge-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”Membres de la Croix-Rouge centrafricaine aidant des patients dans un centre médical temporaire.” width=”450″ height=”338″ />
Les membres de la Croix-Rouge centrafricaine aidant des patients dans un centre médical temporaire. CopyrightCroix Rouge

 

 

Bangui, 02 mai 2024 (CNC)  

 “Le vrai génie sans cœur est un non-sens. Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie. Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l’âme du génie.” Ces mots de Wolfgang Amadeus Mozart résonnent particulièrement à Boali, où l’amour et l’engagement communautaire se sont manifestés lundi dernier à travers la formation d’un nouveau comité sous-préfectoral de la Croix-Rouge, marquant un tournant potentiel pour cette sous-préfecture dynamique.

 

Une Élection Sous le Signe de l’Unité et de l’Engagement….

 

La mise en place du nouveau comité s’est déroulée dans une atmosphère chargée d’attentes et d’espoir, sous les regards attentifs des autorités locales et des membres de la communauté. Le maire de la ville, Pierre Poutou, ainsi que des représentants de la Croix-Rouge Centrafricaine, venus spécialement de Bangui pour l’occasion, ont supervisé le déroulement de cette élection cruciale.

 

Au total, sept membres, dont trois femmes, ont été élus pour composer ce nouveau comité, avec un mandat s’étendant sur cinq années. Ce mélange de genres et de compétences est perçu par beaucoup comme un gage d’équilibre et de renouveau, essentiel pour répondre efficacement aux besoins pressants de la région.

 

Perspectives et Espoirs pour Boali….

 

Le comité nouvellement formé ne manque pas de défis à relever. Entre les nécessités de renforcer les capacités locales en matière de gestion des crises et l’importance de soutenir les populations les plus vulnérables, les membres élus sont conscients de l’ampleur de la tâche qui les attend. Ils envisagent une série d’initiatives visant à améliorer les interventions en cas de catastrophe naturelle ou de crise sanitaire, en étroite collaboration avec les autorités locales et les organismes humanitaires.

 

Aggee Michael Yagoua Guéret, qui a assisté à l’élection, partage son optimisme :

« Ce comité représente un pas en avant significatif pour notre communauté. L’engagement de ses membres à servir et à innover peut véritablement transformer notre façon de répondre aux urgences et de soutenir le développement durable de Boali».

 

Un Nouveau Chapitre pour Boali….

 

Ce renouvellement à la tête du comité sous-préfectoral de la Croix-Rouge à Boali n’est pas seulement symbolique. Il incarne l’espoir d’une meilleure coordination des efforts humanitaires et d’une réponse plus efficace et inclusive aux défis du quotidien. C’est avec un esprit de collaboration et un dévouement renouvelé que les membres du comité entament leur mandat, prêts à faire face à l’avenir avec résilience et optimisme.

 

Par         Fred Koyali

 

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Inquiétudes à Kouki : Le Bruit des Armes des Wagner Annonce-t-il un Nouveau Massacre ?

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Inquiétudes à Kouki : Le Bruit des Armes des Wagner Annonce-t-il un Nouveau Massacre ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-coscipac-sonne-lalarme-sur-la-situation-securitaire-dans-le-pays/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” rel=”attachment wp-att-70634″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

 

Bangui, 01 mai 2024 (CNC)

 “Le silence est le plus grand des précurseurs de la tempête…”. À Kouki, le crépitement lointain des armes tirés par les Mercenaires russes du groupe Wagner sur des chantiers miniers sème l’angoisse, présageant un possible nouveau massacre sur les sites miniers, où la paix reste une quête lointaine.

 

Un vent de terreur souffle à nouveau depuis 4 jours sur les sites miniers autour de Kouki, là où les ressources précieuses attirent des visiteurs venus de toute part. Ces derniers jours, des habitants de Kouki qui sont par ailleurs des témoins oculaires ont rapporté avoir vu un groupe de mercenaires de Wagner traverser leur ville. Leur destination ? Les sites miniers situés à des distances respectives de 25 et 34 kilomètres de Kouki. Leur passage n’est pas inaperçu. D’ailleurs,  les bruits de moteurs de leurs motos et de détonations brisent la tranquillité de cette localité déjà marquée par des violences antérieures.

 

Des habitants de Kouki, sous couvert d’anonymat, partagent leurs craintes : « Dès que nous entendons les motos traversées notre village, nous savons ce qui va suivre. Les tirs ne tardent pas». Ces mots, lourds de fatalité, témoignent de l’atmosphère de peur qui règne, d’autant plus qu’il Il y a quelques semaines, ces mêmes hommes de Wagner auraient exécuté plus de cinquante personnes dans une démonstration brutale de force, pillant tout sur leur passage, des motos aux biens les plus précieux comme l’or et des smartphones.

 

Aujourd’hui, les habitants de Kouki et des environs sont laissés à eux-mêmes, observant avec une impuissance frustrante le retour des mercenaires. Les témoignages se multiplient, mais les assistances restent absents.

« Ils reviennent toujours. Et chaque fois, ils prennent plus que notre or; ils emportent des vies », confie Adamou, un ancien mineur artisanal, le regard éteint par le désespoir.

 

Cette série d’incursions des hommes de Wagner sur des chantiers miniers met en lumière non seulement la faiblesse des populations locales mais aussi la brutalité des mercenaires qui exploitent sans relâche les richesses produites par cette même communauté, laissant derrière eux un sillage de douleur et de destruction.

 

Alors que le soleil se couche sur Kouki, les récits de ces journées sombres continuent de se tisser dans la mémoire collective. Les habitants, bien que dépourvus de soutien extérieur, gardent l’espoir de jours meilleurs, tout en sachant que demain pourrait à nouveau être marqué par le bruit des armes et des moteurs.

 

Par Arsène Féimonazoui

Corbeaunews Centrafrique

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Crise à Bakouma : après l’assassinat de FAFA, la tension monte entre la population et les forces de l’ordre

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Crise à Bakouma : après l’assassinat de FAFA, la tension monte entre la population et les forces de l’ordre

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Véhicule des casques bleus marocains de la Minusca à la sortie de Bakouma sur la route de Bangassou .CopyrightCNC

Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC / 

 

Bangui, 30 avril 2024 (CNC)  

 “Que se passe-t-il à Bakouma, où une simple étincelle a mis le feu aux poudres?” Dans cette localité isolée de l’Est de la RCA, la mort tragique du jeune Fafa par un gendarme a enflammé un brasier de ressentiments longtemps couvés contre les forces de sécurité, accusées de négligence et de brutalité prolongées.

 

Une communauté en deuil et en colère

 

La nouvelle de la mort de monsieur Fafa, abattu par un gendarme suite à une affaire de moquerie,  s’est répandue comme une traînée de poudre, entraînant l’arrêt immédiat des activités commerciales dans la ville… : les boutiques, magasins, marché central sont fermés.  Ainsi, depuis quatre jours, Les habitants, motivés par le président des commerçants, ont exprimé un refus catégorique de reprendre les activités tant que les forces actuelles, déployés depuis trois ans dans la ville,  resteront en place.

 

Joint au téléphone, Martin, un fonctionnaire affecté à Bakouma, témoigne : « depuis la mort de jeune frère Fafa tué par un gendarme. La population de Bakouma et certains villages environnants sont mécontents. Ils veulent déclaré la guerre contre les militaires et les gendarmes. Ainsi,  depuis la mort de ce jeune Fafa, les boutiques et le marché sont fermés. Ils ne veulent plus vendre des choses autorités de la ville. Le président des commerçants qui encourage les commerçants. Disant qu’ils veulent plus voir les militaires et les gendarmes. Qu’on les changes pour les activités reprennent ? », s’interroge-t-il.

 

Le spectre de la rébellion

 

Et la tension ne s’est pas baissé, bien au contraire. Certains ont proféré  des menaces voilées de faire appel à des forces rebelles pour venger la mort de Fafa, posant une question cruciale : Bakouma basculera-t-elle dans la violence ou retrouvera-t-elle la paix?

 

Monsieur Martin, joint au téléphone, poursuit son témoignage : « Certains habitants de Bakouma disent qu’ils vont venger la mort de FAFA. Et qu’ils vont appeler les rebelles pour venir. Mais la question qui se pose, la population de Bakouma sont des rebelles où des simples citoyens ? Certains habitants commencent à fuir la ville pour réfugié dans la brousse. Il faut l’état major fasse quelques choses pour résoudre ce problème. Ils veulent plus voir les anciens militaires et gendarmes, car ils ont fait 3 ans, et leur comportement ne reflètent plus comme les militaires de notre pays », et ajoute que : “Nous sommes à un tournant décisif; notre réponse à cette tragédie définira l’avenir de notre localité”.

 

Appel à l’État-major

 

Avec des familles entières fuyant vers la brousse de peur de représailles ou de nouveaux affrontements, la pression monte sur l’état-major pour intervenir et rétablir l’ordre. Les demandes sont claires : remplacer les forces de sécurité actuelles, jugées incompétentes et corrompues, et instaurer un climat de confiance renouvelée.

 

Il convient de noter que la crise à Bakouma soulève des questions profondes sur la gestion des forces de sécurité et la capacité de l’État à protéger ses citoyens tout en respectant leurs droits. Comment Bakouma, symbole de la lutte entre l’ordre et la justice, naviguera-t-elle ces eaux troubles? Seul le temps nous le dira.

 

Par Félix Ndoumba

 

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Birao, un système éducatif au bord du gouffre

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Birao, un système éducatif au bord du gouffre

 

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Le ministre Aurélien Simplice Zingas à Birao

 

 

Bangui, 01 mai (CNC)  

 Peut-on vraiment parler de développement lorsque l’éducation est en péril ?” Cette question, alarmante et pertinente, se pose avec gravité à Birao, chef-lieu de la Vakaga, situé au Nord-est  de la République Centrafricaine. Là, les fondations mêmes de l’éducation semblent vaciller, menaçant de s’effondrer sous le poids des défis incessants.

 

Une structure en quête de solidité.

 

Malgré l’initiative récente visant à établir des centres pédagogiques régionaux dans diverses préfectures, le centre de Birao peine à trouver ses marques. Faute de locaux adaptés, ce nouvel édifice éducatif lutte pour assurer une formation de qualité. Les témoignages recueillis sur place révèlent une réalité préoccupante : seulement quatre enseignants qualifiés pour le fondamental 1 peinent à couvrir les besoins.

 

Des lacunes criantes.

 

Le lycée moderne de Birao souffre d’une carence sévère en enseignants spécialisés. “Depuis plus d’une décennie, nous n’avons pas de vrai professeur de mathématiques,” confie un éducateur local. Les disciplines fondamentales telles que le français et l’anglais sont également touchées. La majorité des cours sont dispensés par des “maîtres parents” ou des vacataires, en dépit des interdictions formelles du gouvernement.

 

Des conditions d’apprentissage précaires.

 

Le centre pédagogique régional de la Vakaga ne brille pas non plus par ses infrastructures. Avec un déficit flagrant en matériels didactiques et l’absence d’une bibliothèque, les huit élèves instituteurs en formation sont laissés à eux-mêmes, dans un environnement peu propice à l’apprentissage. “Nous n’avons qu’un seul conseiller pédagogique pour toute la préfecture,” ajoute un autre enseignant, soulignant le manque de supervision et de soutien pédagogique.

 

Un appel aux autorités centrafricaines. l’action

 

Face à cette situation délicat, il devient impératif pour les autorités éducatives de redoubler d’efforts et d’initiatives. Sans une intervention rapide et substantielle, la disparition progressive de l’éducation dans cette région n’est plus une simple hypothèse mais une possibilité tangible.

 

Dans ce contexte, la communauté de Birao, les décideurs politiques et les acteurs éducatifs doivent se mobiliser pour renverser cette tendance alarmante. L’avenir de la Vakaga, ainsi que celui de ses jeunes résidents, en dépend grandement.

 

 

Par Ndiki Chaffardine

 

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Le Silence de Abdoulaye Hissen  devant la CPS : Un prétendu Témoin au Cœur de l’Affaire Ndélé 1

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Le Silence de Abdoulaye Hissen  devant la CPS : Un prétendu Témoin au Cœur de l’Affaire Ndélé 1

 

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Un accusé devant la barre de la CPS à Bangui. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 01 mai 2024 (CNC)

 Peut-on juger le silence?

 

Dans les couloirs de la Cour pénale spéciale à Bangui, l’attente était tendue, palpable. Le procès dans l’affaire Ndélé 1 battait son plein, et chaque témoignage était crucial pour démêler les fils de cette tragédie qui avait ensanglanté la région.

 

Abdoulaye Hissein, annoncé comme un témoin clé, suscitait l’intérêt de tous. Mais hier, l’anticipation s’est transformée en perplexité lorsque, après trois reports, il a enfin fait face aux juges, pour choisir le mutisme.

 

Les questions se bousculaient dans l’air confiné de la salle d’audience. Pourquoi le silence? Quels secrets dissimulait-il derrière ses lèvres scellées?

 

Les juges, déterminés à éclaircir les événements fatidiques du 29 avril 2020 à Ndélé, ont pressé Abdoulaye de parler. Mais ses mots se sont figés, comme emprisonnés par une loyauté indéfectible envers ceux qu’il considérait comme des frères d’armes.

 

“Je suis un fils de Ndélé, mais je n’étais pas là lors de cet événement”, a-t-il déclaré, évoquant son exil forcé depuis 2016 à Bangui. Une déclaration d’impuissance, teintée d’une loyauté difficile à dissimuler.

 

Pourtant, derrière ce silence, se cachait une réticence profonde, presque sacrée. “Je détiens des secrets d’État”, murmura-t-il, comme pour justifier le poids de ses silences.

 

Face à l’insistance des juges, Abdoulaye n’a pas fléchi. “On ne peut pas m’interroger de la sorte en public”, a-t-il ajouté, défiant l’autorité de la Cour avec une résolution déconcertante.

 

Son avocat, visiblement conscient de la gravité de la situation, a plaidé pour la compréhension, soulignant que son client n’était pas un habitué des prétoires. Une suspension fut alors demandée, et accordée.

 

À la reprise, le silence était toujours roi. “Je ne peux pas témoigner contre des gens avec qui je dors et mange ensemble en prison”, murmura Abdoulaye, révélant ainsi les liens invisibles qui le liaient à ceux qu’il était censé condamner.

 

La Cour, confrontée à ce dilemme moral, a accepté sa décision et a suspendu l’audience.

 

Dans cette affaire complexe, où la frontière entre loyauté et justice est floue, le silence de Abdoulaye Hissen résonne comme un écho des choix impossibles qui hantent les hommes en temps de guerre.

 

Et tandis que le procès se prépare à reprendre, une question persiste : dans un monde où les mots peuvent condamner ou absoudre, peut-on juger le silence?

 

L’affaire Ndélé 1 continue, dans l’attente de réponses qui se cachent peut-être derrière les silences.

 

Par Éric Azoumi

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Recul des Droits des Travailleurs en République Centrafricaine : Quel Avenir pour le Travail ?

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Recul des Droits des Travailleurs en République Centrafricaine : Quel Avenir pour le Travail ?

 

 

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Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi, Bangui, République centrafricaine. Image : Mickael Kossi / CNC

 

Bangui, 01 mai 2024 (CNC)

 Alors que le 1er mai 2024 célèbre la fête du travail, une ombre plane sur la République Centrafricaine. Les syndicalistes expriment un profond regret devant le recul alarmant des droits des travailleurs. Dans un pays où la précarité de l’emploi règne en maître, nombre de travailleurs se trouvent contraints d’exercer dans des conditions indignes, jusqu’à collaborer avec des mercenaires du groupe Wagner.

 

Les maux sont nombreux : salaires dérisoires, licenciements abusifs, absence de couverture sanitaire, non-déclaration du personnel à la caisse nationale de sécurité sociale… La liste est longue et accablante. À la mairie de Bangui, à l’ONASPORT, des employés demeurent dans l’ombre administrative, tandis que d’autres sont renvoyés brutalement, sans justification valable.

 

Thomas Golomy, secrétaire général adjoint du syndicat national des métiers en Centrafrique, témoigne de l’ampleur de la détresse :

“Si nous, travailleurs du secteur public, sommes les victimes de ces lois censées nous protéger, alors ces lois ont failli à leur mission. Elles sont devenues des déserts législatifs”.

 

Guillaume Brassi, de la Fédération Dynamique des Enseignants, pointe du doigt les litiges incessants entre employeurs et employés, ainsi que le laxisme généralisé en matière de surveillance du monde du travail :

“Le cadre légal existe, mais certains agissements nuisent à la satisfaction de tous. Ces brebis galeuses ternissent l’image du travail”.

 

Cependant, Jean-Paul Sengata, directeur général de la protection sociale au ministère du travail, présente un point de vue différent :

“Ces critiques sont souvent formulées à l’encontre des juges. Certes, je ne défends pas les mauvais acteurs, mais il est important de reconnaître que dans tout conflit, il y a un gagnant et un perdant. Les licenciés n’ont-ils pas obtenu gain de cause ?”.

 

Malgré la revalorisation du salaire minimum en 2021 par le gouvernement, de nombreux employeurs tardent à l’appliquer, laissant les travailleurs dans l’expectative. Pour beaucoup de ces derniers, cette revalorisation apparaît comme un non-événement, tant elle demeure marginale.

 

Ainsi, nombreux sont ceux qui appellent à une révision du code du travail, à une revalorisation salariale et à une amélioration des conditions de travail, tant dans le secteur public que privé. L’avenir du travail en République Centrafricaine dépendra de la volonté collective de faire respecter les droits fondamentaux des travailleurs, dans un souci d’équité et de justice sociale.

 

Par Anselme Mbata

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La Fracture de la Communication : La Défaillance du Réseau Téléphonique à Djoukou

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La Fracture de la Communication : La Défaillance du Réseau Téléphonique à Djoukou

 

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Un pylône de réseau téléphonique mobile GSM en Afrique. CopyrightDR

 

 

Bangui, 01 mai 2024 (CNC)

 Dans la Kémo, les soucis de connexion pèsent lourd sur les épaules des abonnés d’Orange Centrafrique depuis l’arrivée tumultueuse du réseau en 2023. La frustration monte alors que les appels se perdent dans les limbes de la mauvaise couverture.

 

Raymond ajuste son téléphone, le visage crispé par la frustration alors qu’il se prépare à composer un numéro. Mais pas n’importe où. Il doit s’approcher dangereusement du seul pilier de communication dans les environs : une antenne de relais perchée à dix mètres de hauteur. Dans la région de Djoukou, cette scène est devenue la norme, où chaque appel est synonyme d’une expédition périlleuse à la recherche du signal perdu.

 

La couverture du réseau ne s’étend que sur un rayon de 500 mètres, parsemé de perturbations incessantes. Pourtant, dans cette ère de connectivité, la simple tâche de passer un appel exige une proximité physique avec l’antenne de relais”.

 

Les habitants, résignés mais déterminés, parcourent parfois des kilomètres à pied ou à moto, dépensant temps et argent simplement pour échanger quelques mots avec leurs proches. Mais même cette quête n’est pas garantie de succès. Parfois, malgré leur dévouement, la communication reste insaisissable, se fondant dans les silences frustrants d’un réseau capricieux.

 

Pour Antoine Linha, chef du village local, ces difficultés sont bien plus qu’un simple inconvénient. Elles représentent un obstacle à la tisse de liens familiaux et communautaires, essentiels dans ces contrées éloignées.”*

 

La situation est critique,”* dit-il avec gravité. *”Même nos contacts avec Bangui, la capitale, sont entravés. Nous aspirons à la simplicité de pouvoir appeler nos proches au quotidien, mais souvent, nous sommes confrontés à un silence assourdissant.”*

 

Mais la détresse ne se limite pas aux foyers. Les activités des ONG locales sont également compromises, comme le souligne Blaise Likol Mayanga, chef de base de l’ONG WHH à Ndjoukou.

 

Dans une région dépendant d’un unique réseau, les implications sont désastreuses. La collaboration avec nos partenaires ministériels, souvent basés dans des endroits reculés, devient un véritable casse-tête logistique. Les informations vitales se perdent dans les méandres de la connectivité intermittente.

 

Pourtant, malgré ces défis persistants, les gestionnaires du site local d’Orange Centrafrique demeurent insaisissables. Les tentatives pour obtenir des réponses sont vaines, laissant la population locale dans un état de frustration et d’impuissance face à une situation qui perdure depuis trop longtemps.

 

Alors que le réseau opérationnel depuis février 2023 continue de faillir, les habitants de Djoukou restent suspendus dans une réalité où la simple tâche de passer un appel est devenue un acte de détermination et de résilience. Leur appel au rétablissement de la communication résonne dans les airs, espérant que quelqu’un entende enfin leur cri de détresse.

 

Par Frédéric  Zouma

Correspondant du CNC dans le Kémo

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Médecins Sans Frontières en RCA : Une Année d’Action Humanitaire Intense

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Médecins Sans Frontières en RCA : Une Année d’Action Humanitaire Intense

 

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Un chirurgien de l’hôpital MSF SICA à Bangui tente d’extraire une balle profondément logée dans l’épaule d’un patient. ©AFP

 

 

Bangui, 01 mai 2024 (CNC)

 Dans un communiqué publié le 26 avril 2024, Médecins Sans Frontières (MSF) a dévoilé le bilan de ses activités en République Centrafricaine (RCA) pour l’année 2023. L’organisation a rapporté une nette hausse des consultations médicales offertes à la population centrafricaine, avec un total de 565 938 patients traités, soit une augmentation significative par rapport à l’année précédente.

 

“En 2023, nos équipes ont poursuivi leur mission avec détermination, appuyant le Ministère de la Santé dans sept préfectures du pays, incluant Bangui, Bambari, Bangassou, et d’autres”, selon le communiqué de presse.

 

MSF a également souligné son engagement à fournir une assistance cruciale dans des domaines variés tels que la chirurgie d’urgence, la pédiatrie, et la prise en charge du VIH/SIDA, tout en renforçant les capacités locales pour une réponse médicale efficace.

 

“Présente en République Centrafricaine depuis 1997, MSF a employé en 2023 près de 2 500 personnes, dont 2 285 nationaux et 218 internationaux, ainsi que 1 500 salariés du Ministère de la Santé et 153 personnels de santé communautaire”, indique le communiqué.

 

En plus des services réguliers, MSF a répondu aux urgences humanitaires à travers le pays, apportant une assistance vitale aux réfugiés fuyant les conflits au Soudan et au Tchad, ainsi qu’aux populations déplacées internes dans plusieurs préfectures.

 

Le travail collaboratif avec le gouvernement, notamment avec les ministères des Affaires étrangères et de la Santé et de la Population, a permis de répondre aux besoins vitaux des populations en danger. Cette coopération a été soulignée dans le communiqué comme étant essentielle pour assurer une réponse efficace aux crises humanitaires en RCA.

 

En un mot, l’action humanitaire de MSF en RCA en 2023 a été marquée par un engagement sans faille envers la santé et le bien-être des communautés les plus vulnérables, soulignant l’importance cruciale de la solidarité internationale dans la lutte contre les crises humanitaires.

 

Par la rédaction du CNC

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Terror à Tiringoulou  et Boromata : Les mercenaires russes sèment le chaos, des civils tués, des chefs kidnappés, des habitations incendiées

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Terror à Tiringoulou  et Boromata : Les Mercenaires russes sèment le chaos, des civils tués, des chefs kidnappés, des habitations incendiées

 

Le village Zinzir se vide de ses habitants. De loin, les habitants ont pris la fuite pour échapper aux Wagner, abandonnant leur habitation, qui seront ensuite incendiées par les Wagner
Le village Zinzir se vide de ses habitants. De loin, les habitants ont pris la fuite pour échapper aux Wagner, abandonnant leur habitation, qui seront ensuite incendiées par les Wagner. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 30 avril 2024 (CNC

 Dans les villes de Tiringoulou et Boromata ainsi que dans des villages environnants, la terreur règne alors que les mercenaires russes du groupe Wagner déclenchent un tourbillon de chaos et de désolation dans cette région du nord-est du pays. Des civils tués, familles déchirées, des chefs kidnappés, des imams tabassés, des habitations incendiées  : leur sinistre présence marque le début d’une tragédie inimaginable dans la Vakaga.

 

Leur arrivée dans cette région du nord-est du pays a marqué le début d’une série d’atrocités. Des vies innocentes fauchées, des villages pillés, et des familles déchirées par le deuil. Tant de vies brisées, tant de destins détruits, alors que les hommes de Wagner écrivent leur sinistre histoire sur le sol meurtri de la Vakaga.

 

Focalisons notre regard sur Tiringoulou et Boromata ainsi que ses environs, où les ténèbres se sont abattues avec une intensité exceptionnelle.

 

En effet, le jeudi dernier, à Tiringoulou, plusieurs dizaines des mercenaires du groupe Wagner ont été Largués par une navette des hélicoptères dans cette ville. Aussitôt, ils se sont divisés en plusieurs petits groupes, et éparpillés dans des villages environnants allant jusqu’à Boromata, situé à environ 130 kilomètres de Birao, semant la mort et la destruction sur leur passage.

Ainsi, le lendemain, c’est-à-dire le vendredi, aux environs de 16 heures, ils sont arrivés dans les villages paisibles de Zinzir et d’Oulou, situés respectivement à 12 et 11 kilomètres de Boromata, c’est-à-dire à 68 et 69 kilomètres de Tiringoulou. Dans ces deux villages,  où la cruauté des mercenaires a atteint des sommets d’inhumanité.

À  l’entrée du village  Zinzir, un jeune garçon, à peine âgé de douze ans, le petit-fils du chef du village Oulou, roulait paisiblement sur son vélo, chargé d’une simple mission : aller acheter du sel pour sa famille. Mais sur son chemin, il a croisé le regard impitoyable d’un mercenaire du groupe Wagner, armé d’une arme meurtrière. En un instant, l’innocence a été anéantie, le destin brisé par la violence aveugle de ces hommes sans merci. Mais avant de quitter le lieu, ils ont pris leur temps pour calciner le corps de ce jeune.

Dégâts causés par les mercenaires russes du groupe Wagner dans le village Zinzir, avec un arbre brûlé, des restes carbonisés d’un jeune de 12 ans et un habitant en contemplation.
Dégâts causés par les mercenaires russes du groupe Wagner dans le village Zinzir, avec un arbre brûlé, des restes carbonisés d’un jeune de 12 ans et un habitant en contemplation.
. CopyrightCNC

 

De même, quelques minutes plus tard, un arabe berger, sur son âne, se dirigeait vers le centre Zinzir pour aller écraser son sorgo, ignorant le danger qui guettait son chemin. Mais sa route a croisé celle des mercenaires, et son destin a été scellé par une balle impitoyable. Comme ils l’ont fait avec le corps de ce jeune enfant, ils ont également calciné celui de cet homme qu’ils venaient de tuer. La cruauté de ces hommes sans scrupules n’épargne personne, pas même ceux qui vaquent paisiblement à leurs occupations quotidiennes. Aussitôt, les habitants de Zinzir, voyant ce convoi de mort s’approchait d’eux, certains ont pris la fuite pour aller se refugier dans la brousse,  s’échappant ainsi à la terreur des hommes de Wagner  qui prend une nouvelle dimension.  Dans cette confusion de panique, des chefs de villages et des notables sont pris en otage par la cruauté impitoyable de ces mercenaires sans âme, des imams tabassés, la terreur n’a pas de limite ce jours. Enfin, la nuit tombe ainsi sur ce village. Mais pour combien de temps ?

 

Le lendemain samedi, après avoir semé la terreur au sein de la population la veille, les mercenaires russes du groupe Wagner ont repris leurs exactions tôt le matin du samedi. Ils ont rassemblé les habitants rescapés, les plaquant au sol avec les yeux fixés vers le ciel pendant quatre longues heures, de 9 à 13 heures, tandis qu’ils continuent de faire des tirs en l’air pour les intimider, provoquant la terreur parmi ces pauvres victimes prises en otages.

Alors que les habitants sont maintenus au sol, impuissants et terrorisés, leurs habitations étaient incendiées et réduites en cendres par les mercenaires sans merci. Plusieurs maisons ont été détruites de manière implacable, ajoutant encore plus de désolation à cette tragédie déjà insoutenable.

la ville de Tiringoulou après la débandade de la population
La ville de Tiringoulou, au nord -est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Ainsi, la séparation des forces de Wagner en plusieurs groupes a jeté une ombre sinistre sur cette préfecture de la Vakaga. Alors que 25 autres Wagner restent à Tiringoulou pour contrôler cette ville, d’autres se dispersent dans les localités avoisinantes, allant jusqu’à Boromata, éparpillant la terreur et la mort sur leur passage. Chaque village devient le théâtre d’une tragédie sans fin, chaque famille est confrontée à l’horreur indicible de la violence incontrôlée.

 

Pendant ce temps, à Boromata, lorsque les hommes de Wagner arrivent dans cette ville, la tension monte, tandis qu’ils érigent des checkpoints  à l’entrée et sortie de la ville, et que les contrôles oppressants se poursuivent. L’angoisse étreint chaque habitant, alors que l’ombre de la violence plane sur chaque parcelle de terre. Mais même dans les ténèbres les plus épaisses, l’espoir persiste, ténu mais indomptable.

Finalement,  parmi les 5 personnes kidnappées, les Wagner, avant de quitter Boromata dimanche dernier,  ont libéré deux, dont le chef du village Oulou et l’opérateur économique qu’ils les ont arrêté la veille.

 

 

Les mercenaires du groupe Wagner continuent leur sinistre marche à travers la Vakaga, laissant derrière eux un sillage de destruction et de désespoir. Nous demeurons à l’écoute, prêts à relater les prochains chapitres de cette sombre saga.

 

Rappelons que la lumière de l’espoir peut vaciller, mais elle ne s’éteindra jamais.

 

Par Moïse Banafio

Correspondant du CNC dans le grand nord

 

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Berberati : La Menace Mortelle d’un Soldat FACA Planant sur un Journaliste

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Berberati : La Menace Mortelle d’un Soldat FACA Planant sur un Journaliste

 

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La base du BIT 10 des Forces armées centrafricaines (FACA) à Berberati. copyrights CNC

 

 

Bangui, 30 avril 2024 (CNC)

 Dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi, un coup de téléphone suffit pour plonger un homme dans un abîme de peur ». Ce n’est pas le début d’un roman policier, mais le témoignage glaçant d’un journaliste à Berberati, sous la menace constante d’un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

 

Un appel téléphonique qui résonne la peur

 

Lors d’une journée qui semblait ordinaire à la Radio Évangile Sinaï à Berberati, la quiétude fut brisée par la sonnerie aiguë d’un téléphone. Le journaliste, se préparant pour sa prochaine émission, répondit à l’appel d’un numéro Orange d’un inconnu avant d’être accueilli par une menace glaçante.

“Prépare-toi ; ton jour est déjà arrivé. Je vais te montrer ce que cela signifie d’être militaire”, avertit une voix agressive au bout du fil, indubitablement militaire dans son ton.

 

L’ombre du soldat sur Berberati

 

Ce n’était pas un incident isolé. Le même élément militaire, identifié comme membre des FACA, avait précédemment visité la station de radio, clarifiant ses intentions létales. Le journaliste, connu pour ses rapports francs sur les activités sécuritaires locales, était soudainement devenu une cible à abattre.

 

Échos de la communauté et des camarades

 

La menace s’est rapidement propagée dans la ville de Berberati, atteignant jusqu’aux oreilles de la hiérarchie militaire locale. Les collègues du journaliste à la station se sont ralliés autour de lui, offrant leur soutien et confirmant la gravité de la situation aux autorités.

“Nous connaissions les dangers de parler à Berberati”, remarqua un collègue du journaliste, “mais nous n’aurions jamais pensé que l’ombre assombrirait notre seuil”.

Cependant, la menace proférée contre le journaliste à Berberati a rapidement enflammé les réseaux sociaux, où une vague de réactions indignées s’est déversée. Les internautes ont exprimé leur colère et leur frustration face à l’impunité perçue des soldats FACA, contrastant leur comportement avec celui observé envers les mercenaires du groupe Wagner.

“Pourquoi s’en prennent-ils à un journaliste innocent et non aux mercenaires qui tuent et pillent nos familles ?”, interrogeait un commentaire virulent.

D’autres commentaires acerbes soulignaient la dualité de la force militaire, traitant les soldats de “femmes des Wagner” lorsqu’ils font face aux mercenaires, tout en se proclamant héroïquement militaires contre les civils désarmés. Cette tempête de critiques sur les plateformes digitales illustre le profond mécontentement populaire et le sentiment de trahison envers ceux censés protéger la nation.

 

À Berberati, la frontière entre devoir et danger s’estompe pour ceux qui osent parler. Alors que ce journaliste continue de naviguer sur son chemin périlleux, sa résolution à découvrir la vérité reste inébranlable, servant de rappel saisissant de la lutte continue pour la liberté d’expression face à l’oppression.

 

Par Bertrand Siri

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Disparition du Prêt Mystérieux du Projet Diaspora : Félix Moloua Sommé de S’expliquer

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Disparition du Prêt Mystérieux du Projet Diaspora : Félix Moloua Sommé de S’expliquer

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/felix-moloua-450×268.jpg” alt=”Monsieur Félix Moloua” width=”450″ height=”268″ />
Monsieur Félix Moloua. Copyrightprimature Centrafrique

 

Bangui, 29 avril 2024 (CNC)  

 “Qu’est-ce qui se cache derrière les chiffres étincelants d’un prêt international? C’est la question brûlante que pose Guy Aimé Nzawagbossa, président du mouvement NGOÏ TI CHANGEMENT, en scrutant les profondeurs du ‘Projet Diaspora’. Signé le dix neuf juin deux mille vingt-trois, cet accord tripartite, impliquant le gouvernement centrafricain, la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), promettait un essor économique grâce à l’entrepreneuriat et à l’engagement de la diaspora. Or, presque un an plus tard, l’absence de clarté concernant l’utilisation des 2,2 millions de dollars américains alloués soulève des interrogations impérieuses. Pourquoi la diaspora, pivot central de ce projet ambitieux, demeure-t-elle dans l’ignorance de ces fonds censés catalyser leur potentiel entrepreneurial? Cette réflexion initiale nous conduit à exiger des réponses du Premier Ministre Félix Moloua, sous peine de voir cette affaire portée devant les tribunaux pour une enquête approfondie.”

 

 

INTERPELLATION DU PREMIER MINISTRE FÉLIX MOLOUA POUR ÉCLAIRCISSEMENT SUR LE PRÊT POUR LE FINANCEMENT DU “PROJET DIASPORA”

 

Le mouvement NGOÏ TI CHANGEMENT interpelle le premier Ministre Félix MOLOUA sur l’accord tripartite relatif au projet d’appui à l’inclusion socio-économique à travers l’entreprenariat et la mobilisation de la diaspora, dit “Projet Diaspora”.

 

Cet accord signé le 19 juin 2023 par le gouvernement centrafricain représenté par lui, le 1er Ministre MOLOUA, la BAD  par Mamady SOUARE Directeur pays de ladite institution et le PNUD par le Représentant à Bangui Jean-Luc Stalon sur le financement de 2,2 millions de Dollars américains, soit 122.7.000.000fcfa

 

L’accord prévoit que la BAD finance 1,5 millions de dollars américains et le PNUD 600.000 dollars.

 

La période de la mise en œuvre était de 2023 – 2025.

 

Bientôt 1 an, nous avons fait le tour des 5 continents, mais aucune personne de la diaspora n’est au courant de ce prêt, alors nous réclamons impérativement un éclaircissement de la part du premier Ministre, faute de quoi, le mouvement politique NGOÏ TI CHANGEMENT se réserve le droit de saisir le parquet pour une enquête.

 

NGOÏ TI CHANGEMENT

Tout pour le peuple, par le peuple, avec le peuple.

 

Guy Aimé NZAWAGBOSSA

Président

 

 

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Déforestation massive: La Course Folle vers la Ruine Écologique dans les villages frontaliers centrafricano – camerounais 

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Déforestation massive: La Course Folle vers la Ruine Écologique dans les villages frontaliers centrafricano –  camerounais 

 

Centrafrique.org/un-trafiquant-de-bois/” data-wpel-link=”internal”>Cette image montre un homme travaillant dans un environnement extérieur avec de la végétation dense en arrière-plan, probablement une forêt ou un bois. Il utilise une tronçonneuse pour couper une large planche de bois, et l’acte de scier produit un nuage de sciure rougeâtre. La planche de bois se trouve sur un tapis de sciure, indiquant que plusieurs coupes ont déjà été faites. Il y a quelques outils et un sac bleu éparpillés sur le sol. Le temps semble être ensoleillé et clair. L’homme est concentré sur sa tâche et porte des vêtements de travail, un pantalon et un gilet, mais il ne semble pas porter d’équipement de protection comme des lunettes ou un casque, ce qui est préoccupant pour sa sécurité.
CopyrightCNC

 

Bangui30  avril 2024 (CNC)

 “La déforestation est un problème de notre temps, mais c’est aussi un problème pour l’éternité.” – Sylvia Earle

 

Pourtant, dans les villages frontaliers entre la Centrafrique et le Cameroun, une tragédie écologique se déroule silencieusement. La déforestation massive menace de plonger ces régions frontalières centrafricaines dans une spirale incontrôlable de destruction environnementale. Dans cette course folle vers la ruine écologique, les conséquences pour les communautés locales et la biodiversité sont profondes et durables. Explorez avec nous les méandres de cette crise écologique qui frappe les villages frontaliers centrafricains, où la nature est sacrifiée au nom du profit et de l’ignorance.

 

La distance entre ces villages est plus qu’une simple mesure en kilomètres ; c’est une frontière entre des réglementations strictes et une liberté chaotique. Au Cameroun, la coupe illégale d’arbres est fermement interdite, mais de l’autre côté de la frontière, sur le territoire centrafricain, règne un climat d’anarchie où tout semble permis. Les autorités locales, telles que les chefs de village et de groupe, tolèrent et même encouragent cette exploitation illégale des ressources forestières. Si bien que  les camerounais, sur autorisation de certains  chefs de villages centrafricains, traversent leur frontière pour venir sur le territoire centrafricain couper massivement des arbres et détruire l’échos-système forestier national.

Centrafrique.org/planches-coupees-illegalement-sur-le-territoire-centrafricain-par-les-camerounais/” data-wpel-link=”internal”>un ensemble de planches de bois fraîchement coupées alignées sur le sol couvert de sciure rougeâtre. La personne qui les a probablement coupées est partiellement visible, portant des bottes et tenant une tronçonneuse,
planches coupées illégalement sur le territoire centrafricain par les camerounais. CopyrightCNC

 

Les conséquences de cette activité sont dévastatrices. Les arbres sont abattus sans discernement, ce qui entraîne des dommages environnementaux graves, tels que des vents violents, des sécheresses et des inondations dévastatrices. Les populations locales se retrouvent souvent à la merci des éléments, leurs maisons ravagées par des intempéries exacerbées par la déforestation incontrôlée.

 

Pourtant, même lorsque l’aide gouvernementale et humanitaire arrive sous forme de matériaux de construction, tels que tôles et planches, destinés à reconstruire les maisons endommagées, certains chefs de village ne voient que l’opportunité de s’enrichir davantage. Ils détournent ces matériaux pour les revendre, sacrifiant ainsi le bien-être de leur communauté pour leur profit personnel.

 

Pour la population locale, il est impératif que les autorités compétentes ouvrent les yeux sur la réalité de ces villages frontaliers. Des mesures efficaces doivent être prises pour mettre fin à cette exploitation néfaste des ressources naturelles, préserver l’environnement et protéger les populations locales des conséquences désastreuses de cette activité illicite. Seulement alors pourrons-nous espérer restaurer un équilibre fragile dans cette région vitale de l’Afrique centrale.

 

Par Ghislain Bengué

Correspondant du CNC à Baboua

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Batangafo : Un Arbre Sème la Destruction à l’École Baga B Mixte

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Batangafo : Un Arbre Sème la Destruction à l’École Baga B Mixte

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Quand-la-Nature-Frappe-Un-Arbre-Deracine-Endommage-lEcole-Baga-B.-Mixte-de-Batangafo-450×338.jpg” alt=”“Déracinement d’arbre causant des dégâts considérables à l’École Baga B. Mixte à Batangafo, avec résidents locaux témoins de l’inciden” width=”450″ height=”338″ />
Un Arbre Déraciné Endommage l’École Baga B. Mixte de Batangafo

 

 

Bangui, 29 avril 2024 (CNC)  

 “Lorsque la nature réclame soudainement le tribut de nos négligences, les conséquences peuvent être dévastatrices.” À Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, un drame a été évité de justesse à l’école Baga B. Mixte, où la chute d’un arbre a gravement endommagé un bâtiment scolaire, mettant en péril l’éducation de plus de trois mille élèves.

 

L’Intervention Refusée et la Réaction Communautaire.

 

Face à un danger imminent, le directeur, Saragba Bernard, avait sollicité l’aide de la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique, présente également à Batangafo, pour retirer l’arbre menaçant.

“Nous avons demandé à la MINUSCA d’intervenir, sachant qu’ils disposent des équipements nécessaires pour de telles opérations. Cependant, leur réponse fut claire : leur mission est de garantir la sécurité, pas de réaliser ce type d’interventions”, explique M. Bernard, visiblement frustré par cette limitation.

 

Devant le refus de la MINUSCA, une réunion d’urgence avec les parents d’élèves a été organisée. Conscients du risque, ces derniers ont pris la décision courageuse de prendre les choses en main.

“Nous ne pouvions simplement pas attendre qu’une tragédie survienne. Les parents ont donc décidé de pousser l’arbre eux-mêmes”, raconte Marthe Koli, une mère de famille active dans la communauté scolaire.

 

Le Jour de la Chute.

 

Le jour de l’intervention, une atmosphère de tension enveloppait l’école. Les parents, mobilisés, ont commencé à pousser l’arbre.

“Le poids était bien plus lourd que prévu. Malgré nos efforts, l’arbre a basculé plus tôt que prévu, s’écrasant sur le bâtiment principal”, continue le directeur. Heureusement, prévoyant le potentiel danger, l’école avait fait évacuer tous les élèves du bâtiment avant de commencer les manœuvres.

 

L’Appel à l’Aide et la Vision pour l’Avenir.

 

Aujourd’hui, alors que les débris de l’incident sont encore visibles, le besoin de reconstruire est plus urgent que jamais. “Nous appelons à une aide concrète pour reconstruire non seulement ce bâtiment mais aussi pour rétablir un environnement sécuritaire pour nos enfants. Nous avons été chanceux cette fois-ci, mais nous ne pouvons laisser le hasard décider de l’avenir de nos élèves,” conclut M. Bernard.

 

Le récit de cet incident à l’école Bagha mixte est un rappel poignant de la fragilité de nos infrastructures et de la nécessité d’une action collective face aux défis imprévus. C’est un appel à l’action, un appel à ne pas ignorer les signaux d’alarme de notre environnement, pour la sécurité de nos enfants et l’avenir de notre communauté.

 

Yvon Simplice Ndikissi

 

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La CPC dénonce les attaques de ses positions par les FACA appuyés par les Wagner, et annonce un bilan spectaculaire

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La CPC dénonce les attaques de ses positions par les FACA appuyés par les Wagner, et annonce un bilan spectaculaire

 

Bambari-en-fevrier-2022/” rel=”attachment wp-att-54008″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-chef-rebelle-Ali-Darassa-et-ses-hommes-dans-la-localite-de-Bambari-en-fevrier-2022-450×203.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes dans la localité de Bambari en février 2022″ width=”450″ height=”203″ />
Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes, ici dans la localité de Bambari en février 2022

 

 

 

 

Bangui, 30 avril 2024 (CNC)

 “Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre…”. Cette maxime, pleine de vérité, résonne avec force dans le contexte actuel en République centrafricaine, où la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), par la voix de son porte-parole près de l’État-major Général, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, vient de publier un communiqué de presse alarmant.

 

Selon le communiqué daté du 29 avril 2024, des confrontations violentes ont éclaté entre les forces de la CPC et les Forces armées centrafricaines (FACA), soutenues par des mercenaires russes du groupe Wagner. Les incidents, qui ont eu lieu le 24 avril dans la Ouaka, le 26 avril dans la Haute-Kotto et le 27 avril dans l’Ouham, auraient occasionné de nombreuses victimes et des blessés parmi les FACA et leurs alliés, tandis que la CPC affirme avoir récupéré du matériel des mains de ces “criminels”.

 

Réactions et conséquences des affrontements….

 

Le Général Darassa Mahamat accuse les FACA et leurs alliés d’attaquer des positions pacifiques, de tuer des civils, de piller des biens commerciaux et de brûler des habitations civiles. Cette série d’accusations souligne la gravité de la situation et la tension qui règne sur le terrain. La CPC prend “la communauté nationale et internationale à témoin” sur ces agissements, marquant un appel désespéré à la reconnaissance et à l’intervention extérieure pour rétablir la paix.

 

Appel à la sérénité civile….

 

Face à cette escalade de violence, le chef d’État-major de la CPC, le général d’armées Ali Darassa  exhorte la population civile à rester calme et à poursuivre ses activités quotidiennes sans crainte. Ce message vise à stabiliser la situation locale et à éviter la propagation de la panique parmi les citoyens.

 

Analyse de la situation….

 

La République centrafricaine, marquée par des années de conflits armés et d’instabilité politique, fait face à un nouveau cycle de violence qui menace la sécurité et le développement durable de la région. Les implications de ces affrontements vont au-delà des pertes immédiates et soulèvent des questions sur l’efficacité des interventions internationales et le rôle des groupes mercenaires dans les conflits contemporains.

 

Dans ce contexte complexe et chargé, le communiqué de la CPC sert non seulement de bulletin d’information mais aussi de cri d’alerte, espérant attirer l’attention sur la souffrance des populations innocentes prises entre les feux croisés de forces en lutte pour le pouvoir.

 

Par la rédaction du CNC

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Suspension et inspection : Les mesures gouvernementales après le naufrage de la baleinière sur Mpoko

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Suspension et inspection : Les mesures gouvernementales après le naufrage de la baleinière sur Mpoko

 

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Bangui, 29 avril 2024 (CNC)  

 “Une tragédie évitable ou un avertissement négligé? Quand la mort s’invite sur nos voies d’eau…”

 

Dans les eaux de la rivière Mpoko, une baleinière sombre, emportant avec elle non seulement des vies, mais aussi des questions. Les autorités se mobilisent, mais les réponses ne sont pas aussi simples qu’elles le semblent.

 

Les récentes tragédies qui ont frappé les voies navigables centrafricaines ont laissé des cicatrices profondes dans le tissu social du pays. Le naufrage de la baleinière sur la rivière Mpoko a secoué la conscience collective, révélant des fissures dans la sécurité et la réglementation du transport fluvial.

 

Les enquêtes gouvernementales ont mis en lumière un fait troublant : ce n’est pas un problème technique qui a conduit au naufrage, mais bien une surcharge flagrante. Le propriétaire de la baleinière, bien que conscient de la situation précaire de son embarcation, a cédé aux pressions sociales, décidant de prendre la mer pour répondre à un appel de deuil de la communauté. Une décision lourde de conséquences.

 

Face à cette tragédie, le gouvernement a réagi avec fermeté. Deux arrêtés ont été signés, portant des mesures cruciales pour assurer la sécurité des voies navigables de la République centrafricaine.

 

Le premier arrêté, le numéro 035, ordonne la suspension provisoire des activités des baleinières et des menues embarcations. Une mesure radicale, mais nécessaire pour évaluer les risques et mettre en place des solutions adéquates.

 

Le second arrêté, le numéro 036, établit la création d’un comité technique mixte chargé de l’inspection des baleinières et des menues embarcations. Ce comité, composé de représentants de divers ministères et de l’association des propriétaires d’embarcations, a pour mission de vérifier la conformité des embarcations à la réglementation en vigueur et de dresser un rapport détaillé de ses conclusions.

 

Ces mesures sont un pas dans la bonne direction, mais la vigilance reste de mise. La sécurité des transports fluviaux ne peut être garantie que par une coopération étroite entre les autorités, les propriétaires d’embarcations et la communauté dans son ensemble.

 

Alors que le gouvernement prend des mesures pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent, la population centrafricaine retient son souffle, espérant que ces efforts porteront leurs fruits et que la paix reviendra sur les eaux jadis tranquilles de la rivière Mpoko.

 

Par Alain Nzilo

 

 

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La Lutte pour les Paiements des indemnités en Souffrance : Le Soulèvement au Ministère des Finances

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La Lutte pour les Paiements des indemnités en Souffrance : Le Soulèvement au Ministère des Finances

 

Centrafrique.org/rca-greve-au-ministere-des-finances-les-stagiaires-exigent-leur-integration-dans-la-fonction-publique/greve-des-stagiaires-fonctionnaires-au-ministere-des-finances-le-8-septembre-2020-par-anselme-mbata/” rel=”attachment wp-att-40494″ data-wpel-link=”internal”>grève des stagiaires fonctionnaires au ministère des finances le 8 septembre 2020 par anselme mbata

 

 

CentrafriqueBangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 30 avril 2024 (CNC)

Le manque de paiements trimestriels aux agents de bloc finances plonge leur ministère dans une paralysie financière grave.

 

Lundi 29 avril dans la matinée, une scène de colère et de frustration a éclaté devant la Direction Générale du Budget. Les agents du ministère des Finances, débordant de mécontentement, ont lancé un sit-in de trois jours pour revendiquer le paiement de leurs arriérés salariaux.

 

Dans une démonstration bruyante, les portes de l’édifice ont été momentanément fermées par les manifestants. Le son strident des sifflets, le vacarme des couvercles de marmite utilisés comme instruments de protestation et les cris de désespoir ont enveloppé l’atmosphère tendue.

 

Parmi les mécontents, Bertrand Biro, secrétaire général du syndicat bloc finance, a exprimé le désarroi de ses collègues.

“Certains attendent le paiement de quatre trimestres, d’autres de trois, voire deux”, a-t-il déclaré, soulignant l’ampleur du problème qui pèse sur le moral du personnel.

 

Les efforts du bureau syndical pour résoudre la situation se sont heurtés à un mur d’inertie de la part des autorités financières. Malgré les démarches entreprises, aucune solution concrète n’a été avancée, laissant les agents dans l’incertitude quant à l’avenir de leurs finances.

 

La revendication principale reste claire : le paiement intégral et immédiat des arriérés salariaux. Ces paiements trimestriels, précise Biro, ne sont pas des revenus réguliers, mais des indemnités distinctes des recettes de l’État. Cependant, les pratiques de gestion centralisée du gouvernement entravent leur versement, exacerbant ainsi les tensions.

 

L’impact de cette agitation se fait sentir dans les couloirs du ministère des Finances, où les activités sont sévèrement perturbées. Les usagers, comme Victor venu régler les affaires de pension de sa défunte mère, se retrouvent bloqués devant des portes closes, confrontés à une situation aussi inattendue que délicate.

 

“Toutes les portes sont fermées, les usagers ne peuvent pas entrer”, témoigne-t-il, révélant les conséquences désastreuses de ce bras de fer sur ceux qui dépendent des services publics. Pour ceux qui viennent de loin, comme cet habitant d’Agwaya Dombia II, l’impact est d’autant plus pénible, soulignant l’urgence d’une résolution rapide de la crise.

 

Dans l’attente d’une intervention gouvernementale, le ministère des Finances reste paralysé, pris en étau entre les revendications de son personnel et les contraintes financières qui entravent leur satisfaction. En attendant, les agents restent mobilisés, déterminés à faire valoir leurs droits dans cette lutte pour la justice financière.

 

Par Anselme Mbata

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Lutte contre la Cherté de la Vie à Sosso-Nakombo : Les Voix du Marché

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Lutte contre la Cherté de la Vie à Sosso-Nakombo : Les Voix du Marché

 

Centrafrique.org/Centrafrique-lynchage-des-4-chinois-a-sosso-nakombo-arrestation-des-jeunes-par-la-gendarmerie-continue/pancarte-mairie-de-sosso-nakombo-img_4199-5/” rel=”attachment wp-att-23725″ data-wpel-link=”internal”>
Enseigne de la Mairie de Sosso-Nakombo. Credit photo : CNC.

 

 

Bangui, 30 avril 2024 (CNC)

 Dans l’effervescence du marché de Sosso-Nakombo, les voix s’élèvent, portant le cri silencieux de ceux qui luttent contre la cherté de la vie.

 

Dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi, loin des regards et des grands centres urbains, se situe la ville de Sosso-Nakombo, une localité aux prises avec les affres de la vie chère économique. À plus de 70 kilomètres de Berberati, cette bourgade voit ses habitants se battre au quotidien pour faire face à des prix qui s’envolent, défiant les bourses déjà fragiles de ses résidents.

 

Les Origines de la Crise…

 

Au centre de cette lutte, se dressent les femmes courageuses qui tiennent les restaurants du marché. Parmi elles, Verdiane, témoigne des difficultés auxquelles elle est confrontée. “C’est la crise”, explique-t-elle, désignant du doigt les échos des dépenses qui résonnent jusqu’à Gnanti, d’où proviennent les produits de chasse. Les coûts des denrées explosent, rendant chaque repas une bataille financière.

 

Une Chaîne de Conséquences…

 

Mais la cherté ne se limite pas aux restaurants. Les produits de première nécessité subissent également l’assaut des prix exorbitants. Ousmane Brahim Mamat, venu de Berberati, souligne l’impact de cette inflation sur la vie quotidienne.

“C’est difficile d’avoir à manger”, déplore-t-il, notant la dépendance de la région aux importations en provenance du Cameroun voisin, où tout coûte cher.

 

Vers des Solutions…

 

Au-delà des constats, émerge la quête de solutions. Certains pointent du doigt la préférence pour les activités minières au détriment de l’agriculture, contribuant ainsi à la spirale de la vie chère. Pourtant, l’espoir réside dans la voix unie de la communauté, déterminée à faire entendre ses revendications et à rechercher des moyens de soulager le fardeau financier qui pèse sur chacun.

 

Dans le brouhaha du marché de Sosso-Nakombo, les voix se mêlent, formant un chœur de résistance contre la flambée des prix. Alors que la ville lutte pour retrouver un équilibre économique, ces témoignages résonnent comme un appel à l’action, rappelant à tous que la solidarité et l’engagement communautaire sont les armes les plus puissantes dans la lutte contre la cherté de la vie.

 

Par Bertrand Siri

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Gamboula : L’épuration urbaine met fin au désordre des kiosques

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Gamboula : L’épuration urbaine met fin au désordre des kiosques

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/A-Gamboula-la-chasse-aux-kiosques-et-installations-anarchiques-450×203.jpg” alt=”À Gamboula, une ville frontalière de la RCA, la chasse aux kiosques et installations anarchiques” width=”450″ height=”203″ />
À Gamboula, la chasse aux kiosques et installations anarchiques

 

 

Bangui, 30 avril 2024 (CNC) –

 La ville centrafricaine de Gamboula, dans la Mambéré-Kadéi,  a vécu une journée de grande transformation ce samedi, alors que les autorités procédaient à la suppression des kiosques et installations jugés non conformes le long des voies principales. Cette opération drastique, bien que controversée, vise à rétablir l’ordre public et à embellir la ville, souvent perçue comme un havre de paix et de propreté dans la région de la Marmédia-Cadine.

 

La décision, émanant d’une collaboration étroite entre le conseil économique, social et environnemental et les mairies locales, répond à un impératif de sécurité et d’esthétique. Les trottoirs encombrés et les kiosques mal placés obstruaient non seulement la vue mais posaient également des risques pour les piétons et les conducteurs.

“Les commerces doivent se conformer aux règles, se positionner derrière les canaux, non pas pour les punir, mais pour harmoniser l’espace public et garantir la sécurité de tous”, explique un représentant du conseil.

 

Face à cette réglementation stricte, les réactions des commerçants sont mitigées. Si certains comprennent la nécessité de maintenir l’ordre, d’autres expriment leur frustration face à ce qu’ils perçoivent comme une atteinte à leurs moyens de subsistance.

“Nous demandons simplement plus de clarté et de soutien dans la transition vers les nouvelles zones désignées pour nos activités”, déclare un vendeur concerné.

 

Cette initiative marque un tournant décisif pour Gamboula, entre la nécessité de moderniser et d’organiser l’espace urbain et le défi de préserver les intérêts économiques de petits entrepreneurs. Alors que la ville continue de s’adapter, les prochains mois seront cruciaux pour équilibrer croissance urbaine et justice sociale.

 

Par Bertrand Siri

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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