Brutalité des soldats FACA au KM5 : quand un homme a été violemment assassiné en public
Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>des soldats FACA lors d’une patrouille
Les exactions commises régulièrement par les soldats des FACA dans le quartier KM5 de Bangui ont atteint un niveau inquiétant, allant de la brutalité lors des contrôles d’identité à des actes de violence extrêmes, comme en témoigne le récent meurtre d’un civil.
Les actions violentes des soldats des FACA au KM5 à Bangui sont devenues une menace croissante pour les citoyens.
La scène funèbre s’est déroulée samedi dernier dans le quartier de Kpéténé 1, près du carrefour KM5, où des soldats des FACA ont tiré brutalement et publiquement sur un homme. L’incident a commencé lorsque l’homme, dont l’identité reste inconnue, a été intercepté par des soldats des FACA alors qu’il passait devant leur poste dans la rue. Paniqué, cet homme a tenté de s’enfuir, mais l’un des soldats a ouvert le feu sur son dos, le tuant sur le coup, sous le regard horrifié des habitants.
Cette violence gratuite et excessive n’est malheureusement pas un cas isolé dans ce quartier populaire de la capitale Bangui. Des témoignages d’habitants attestent des exactions répétées commises par les soldats de l’armée nationale, allant des fouilles arbitraires à la brutalité physique, et maintenant au meurtre. Ces actions ont instillé la terreur parmi les habitants, qui vivent dans la peur constante d’être les prochaines victimes de cette force militaire nuisible.
Malgré les appels à l’action et à l’obligation de rendre des comptes, les autorités militaires sont restées étrangement silencieuses face à ces atrocités. Leur inaction reflète une défaillance du système de justice et de sécurité, laissant les citoyens sans protection et à la merci de soldats indisciplinés et violents. Cette impunité accordée aux soldats des FACA alimente un cycle de violence incontrôlée, sapant la confiance de la population dans les forces de sécurité et compromettant gravement la stabilité du pays.
Pour les habitants du KM5, il est plus qu’impératif que les autorités prennent des mesures immédiates et radicales pour mettre fin à ces atrocités et assurer leur sécurité.
Quand la Russie de Poutine transforme le régime de Bangui en rouleau compresseur de mensonges
Centrafrique.org/poutine-wagner-et-touadera-un-trio-de-criminels-de-guerre/le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-son-homologue-russe-poutine-lors-dune-audience-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-66486″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-Faustin-Archange-Touadera-et-son-homologue-russe-Poutine-lors-dune-audience-a-Moscou-450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou” width=”450″ height=”299″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou
Depuis 2020, un grand vent de tromperie souffle sur la République centrafricaine, instrumenté de main de fer par le régime de Bangui. Dans une scène politique où la vérité se dissout dans le mensonge, les acteurs gouvernementaux jouent leur rôle avec une maladresse enfantine, donnant lieu à un spectacle grotesque de manipulation et de falsification.
Au cœur de cette triste carnaval se trouve une sinistre coopération entre le régime de Bangui et la Russie de Poutine, transformant la gouvernance publique en un rouleau compresseur de mensonges. Avec l’arrivée du groupe Wagner, experts en désinformation et manipulation, les ficelles du pouvoir ont été confiées à une cellule de communication du quartier de Boy-Rabe, véritable berceau de la propagande présidentielle.
Là-bas, une armée solide de jeunes recrues est enrôlée pour inonder les réseaux sociaux de louanges à la gloire de la Russie, tout en célébrant les actions du président Touadera. Comme une toile d’araignée tissée sur le fragile tissu de la vérité, ces manœuvres visent à éclipser la réalité sous un voile de tromperie.
Pourtant, l’ironie atteint son paroxysme lorsque des organisations internationales, telles que les Nations Unies en République centrafricaine, sont dupes de cette farce déconcertante. Le régime de Bangui, bourré de mensonges, reçoit ainsi une validation tacite de ses mensonges, en émaillant ses rapports d’éloges mesurés.
Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Le mariage entre Bangui et Moscou a ouvert les portes à l’absurdité politique, où la vérité est devenue une denrée rare, un luxe réservé à ceux qui osent la chercher. Les médias, autrefois gardiens de la vérité, se vendent maintenant au plus offrant, publiant des articles sponsorisés en l’honneur de Wagner et de ses acolytes.
Les Centrafricains, témoins de ce virage à 360 degrés, assistent, impuissants, à la transformation de leur pays en théâtre de l’absurde, où le mensonge règne en maître et la vérité, en un fugitif traqué sans relâche.
Dans ce paysage sombre, la Russie de Poutine apparaît comme le maître du mensonge, orchestrant une symphonie de tromperie où la vérité est reléguée à l’arrière-plan. Derrière l’écran de fumée des faux récits, le peuple centrafricain, lassé et désabusé, attend impatiemment que le voile de l’illusion se déchire, révélant enfin la dure réalité de son quotidien.
En réalité, la tragédie centrafricaine s’écrit sous les feux de la désinformation, orchestrée par un régime corrompu et ses alliés russes. Tant que le mensonge prospère, la vérité reste prisonnière, condamnée à errer dans les méandres de la tromperie, cherchant en vain une échappatoire vers la lumière.
Serge Simon Bozanga, représentant du Comité de salut public (CRSP), , lance un appel à la résistance contre le régime dictatorial de Faustin Archange Touadera en République centrafricaine.
Dans une déclaration enflammée largement partagée sur les réseaux sociaux, Serge Simon Bozanga, patron du Comité de salut public (CRSP), a exhorté les citoyens centrafricains à se soulever contre le régime « tyrannique » du président putschiste Faustin Archange Touadera. Dénonçant des années de répression, de pillage et de terreur infligées par le gouvernement actuel, Bozanga a appelé à une action immédiate pour renverser ce qu’il décrit comme un régime dictatorial.
« Il y a un temps pour la guerre, un temps pour la paix », a-t-il proclamé, soulignant la nécessité d’une résistance active à l’oppression qui a tant souffert le peuple centrafricain.
Bozanga reproche à Faustin Archange Touadera d’avoir transformé la République centrafricaine en un « goulag à ciel ouvert », où les droits de l’homme sont violés et où la population souffre dans des conditions inacceptables. Il dénonce également la complicité des Mercenaires russes de la société Wagner et des forces spéciales rwandaises dans la perpétuation de la tyrannie dans le pays. Face à cette situation, Bozanga insiste sur la nécessité d’agir avec détermination pour mettre fin à l’oppression.
Le CRSP, fondé le 29 février 2024, se présente comme une alternative politique et militaire pour restaurer la démocratie en République centrafricaine. Bozanga affirme que son l’organisation propose une nouvelle gouvernance et un dialogue inclusif pour mettre fin à des décennies de souffrances sous le régime de Faustin Archange Touadera. L’objectif principal du CRSP est de renverser le régime actuel et d’établir un gouvernement démocratique, garantissant la sécurité, la justice et le respect des droits fondamentaux du peuple centrafricain.
L’appel de Bozanga ne se limite pas aux seuls citoyens centrafricains. Il s’adresse également aux jeunes, aux organisations civiles, aux partis politiques et aux forces armées, les exhortant à se joindre à la lutte pour la liberté. Il appelle à l’unité et à la solidarité pour faire face à l’adversité et renverser le régime oppressif de Faustin Archange Touadera.
Dans son discours, Bozanga reconnaît que le chemin vers la liberté sera difficile, mais il reste convaincu que la détermination du peuple centrafricain triomphera. Il appelle à l’action collective, soulignant que le pouvoir ne se donne pas mais se prend. Avec le soutien du CRSP, Bozanga espère écrire un nouveau chapitre de l’histoire de Centrafrique, marqué par la liberté, la justice et la dignité pour tous.
L’émission politique Patara de la radio Ndékèluka a mis en lumière les impacts du changement climatique en République centrafricaine, révélant une situation alarmante caractérisée par la hausse des températures, les maladies liées à la chaleur et les phénomènes météorologiques extrêmes. Face à cette crise, la question se pose : comment la nation peut-elle s’adapter, et quelles sont les responsabilités du gouvernement et de ses partenaires ?
Le changement climatique, souvent perçu comme un phénomène lointain, a désormais des répercussions directes sur la vie quotidienne des Centrafricains. La hausse des températures liée à ce phénomène entraîne non seulement une augmentation des maladies, mais aussi une insécurité alimentaire due à des saisons agricoles perturbées.
Le débat Patara a mis en lumière des efforts déployés par le gouvernement pour contrer ce fléau, notamment les projets de développement durable et l’adoption de technologies respectueuses de l’environnement. Cependant, les témoignages des participants ont souligné un besoin urgent de sensibilisation et de participation de la communauté.
Igor Tola Cogadou, expert au ministère de l’Environnement, a souligné l’importance des initiatives gouvernementales visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dans le même temps, M. José Ngoïtta, député de Mungumba, a évoqué la nécessité d’une législation plus stricte pour protéger les écosystèmes et promouvoir des pratiques agricoles durables.
Laurent Yangetta, coordinateur de l’Observatoire des ressources naturelles et de l’environnement, et Jean-Jacques Matamale, du Centre d’information sur l’environnement et le développement durable, ont tous deux souligné l’urgence d’une action collective et d’une meilleure gestion des ressources naturelles.
La voie vers un avenir durable
Plusieurs stratégies sont explorées pour faire face à cette crise climatique :
Sensibilisation : Il est crucial d’éduquer la population sur les impacts du changement climatique et les actions quotidiennes pour le combattre.
Énergies renouvelables : Le développement de projets hydroélectriques et de cuisson solaire représente une alternative prometteuse aux énergies fossiles.
Reforestation : La plantation d’arbres et la gestion durable des forêts sont essentielles pour absorber le CO2 de l’atmosphère.
Pratiques agricoles durables : L’adoption de techniques agricoles respectueuses de l’environnement peut améliorer la sécurité alimentaire et réduire l’empreinte carbone du secteur agricole.
Il y’a lieu de préciser que le changement climatique en République centrafricaine est un défi de taille qui nécessite une réponse coordonnée de la part du gouvernement, des partenaires internationaux et de la société civile. Les projets et initiatives en cours sont des pas dans la bonne direction, mais une action plus rapide et plus inclusive est nécessaire pour assurer un avenir durable au pays et à ses habitants. La lutte contre le changement climatique n’est pas seulement une question environnementale mais aussi une question de développement, de santé publique et de sécurité.
Le procès de l’avocat Crépin Mboli-Goumba, accusé d’outrage à magistrat, a de nouveau été reporté ce mercredi 13 mars pour le 20 mars prochain.
La décision de reporter le procès de l’avocat Crépin Mboli-Goumba a été motivée par quelques éclaircissements demandés par Me Nicolas Tiangaye, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats centrafricains et l’un des avocats de la défense. Tout d’abord, il s’est opposé à la jonction des plaintes du ministère public et de Daniel Nzéwé, arguant que ce dernier n’avait pas le pouvoir de saisir le parquet pour « diffamation et outrage à magistrats ». De plus, Me Nicolas Tiangaye a noté que la déclaration de la plaignante n’a été rendue disponible que mardi dans la soirée, ce qui ne laisse pas suffisamment de temps à la défense pour l’exploiter pleinement. Par ailleurs, il a souligné qu’à ce jour, aucun rapport sur l’arrestation de Me Crépin Mboli-Goumba n’a été déposé par le procureur. Au vu de ces développements, les juges ont décidé de reporter le procès afin de réunir tous les éléments nécessaires.
Rappelons que l’avocat Crépin Mboli-Goumba, président du Parti africain pour la transformation radicale et l’intégration de l’État (PATRIE) et coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), a été enlevé à l’aéroport international de Bangui Mpoko le dimanche 3 mars, alors qu’il s’apprêtait à s’envoler pour Douala, au Cameroun, pour des raisons de santé à bord d’un avion de Kenya Airways. Détenu à l’OCRB, son premier procès devait avoir lieu trois jours plus tard, mais il a été reporté au 13 mars. Une fois de plus, ce procès a été reporté au 20 mars à la demande de ses avocats. Entre-temps, l’accusé a été libéré le 13 mars. Crépin Mboli-Goumba avait tenu une conférence de presse à Bangui, au cours de laquelle il avait dénoncé la mafia qui imprègne le système judiciaire du pays.
La citation de Charles Augustin Sainte-Beuve, “Il faut se donner le jour où l’on est belle afin d’être encore aimée le jour où on ne l’est pas”, retentis d’une sagesse intemporelle. Dans l’œuvre brûlante de M. Elie OUEIFIO, intitulée “Enfin Libres ! Un cri d’espoir et d’espérance pour un monde nouveau”, cette sagesse se mélange avec une vision audacieuse pour la République Centrafricaine
Un appel à la solidarité et à l’espoir de l’ancien ministre Élie Ouéifio
Dans une préface empreinte d’une profonde réflexion, l’ancien ministre Élie Ouéifio nous plonge dans un monde où se rencontrent critique constructive et vision d’un avenir meilleur en République centrafricaine. S’inspirant des paroles de saint Exupéry, Élie Ouéifio appelle à la compréhension mutuelle, soulignant qu’en dépit de nos différences, nous poursuivons tous une quête commune de dignité et de vérité spirituelle.
“Comme tout bon intellectuel digne de ce nom, je fais mien l’esprit critique auquel le doute méthodique est appelé à disparaître une fois la raison trouvée.”, déclare Élie Ouéifio.
Un regard vers l’avenir
Loin de se perdre dans les méandres du passé, l’ancien ministre Élie Ouéifio nous exhorte à regarder vers l’avenir avec détermination. Dans un pays où la souffrance a longtemps prévalu, il propose une vision d’un avenir radieux où chaque citoyen, indépendamment de sa religion, de son âge ou de son statut social, trouve sa place dans la renaissance de la nation.
“Car, l’Eternel Dieu le créateur du monde dont la République Centrafricaine, a déjà eu compassion de ce bas peuple longtemps écrasé et meurtri, qu’il est en train de faire sortir de la mer rouge de Centrafrique, formée par le mélange du sang et de larmes des innocents, pour le placer sur les hauteurs d’un Centrafrique rénové, terre de ZO KWE ZO du Père Fondateur Barthélemy BOGANDA !”, affirme l’auteur.
Un appel à l’action collective
L’auteur nous rappelle que l’action est le moteur du changement. Il nous invite à nous joindre à lui pour construire un avenir meilleur pour la République centrafricaine. À travers des mots remplis d’émotion et d’espoir, il nous encourage à nous engager dès maintenant pour que la liberté devienne une réalité tangible pour tous les Centrafricains.
“Oui, nous serons enfin libres, j’y crois. Et si cela ne se passait pas totalement maintenant, il s’accomplira certainement avant les autres années à venir. Tous, ensemble, nous devons travailler à son avènement.”, estime l’ancien ministre.
Vers un avenir de liberté et de prospérité
« Enfin libre ! Un cri d’espoir et d’attente pour un monde nouveau » incarne un appel à l’action et un hymne d’espoir pour la République centrafricaine. Dans un monde où les défis abondent, cette collection nous rappelle que la solidarité, la compréhension et la détermination sont les piliers sur lesquels nous pouvons construire un avenir de liberté et de prospérité pour tous.
Tensions à la frontière entre la Centrafrique et le Cameroun : des entraves à la libre circulation
Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC
La libre circulation des personnes et des biens, pilier essentiel de l’intégration dans la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est actuellement compromise entre la République centrafricaine et le Cameroun. Des témoignages font état de difficultés croissantes rencontrées par les Centrafricains lors du passage de cette frontière, suscitant ainsi des inquiétudes légitimes.
Les voyageurs centrafricains se plaignent régulièrement des exigences financières et administratives imposées par les soldats camerounais pour traverser leur frontière. Ces exigences administratives et financière, perçues comme injustifiés et arbitraires, créent des tensions et entravent la fluidité des échanges entre les deux pays frères.
Selon Boris Iyangue, citoyen centrafricain, cette pratique est source de frustration et d’anxiété pour les voyageurs.
« Ils savent que nous sommes des frères, mais si nous allons là-bas dans leur pays, ils nous exigent constamment de l’argent », dit-il, soulignant la nature oppressive de ces contrôles.
La situation s’aggrave pour ceux qui n’ont pas de documents officiels, les exposant à des risques juridiques et sécuritaires accrus. Les témoignages recueillis attestent du climat d’insécurité qui règne à la frontière, alimenté par des pratiques discriminatoires et des mesures coercitives.
Attanas Malayombo, un jeune habitant de Cantonnier, dénonce une violation flagrante de la législation communautaire de la CEMAC, qui prévoit la libre circulation des biens et des personnes au sein de la sous-région.
« Le système mis en place par le Cameroun viole les droits fondamentaux de tous les centrafricains», affirme-t-il avec détermination, exprimant le désespoir d’une population confrontée à une injustice persistante.
Les autorités centrafricaines, de leur côté, reconnaissent l’urgence d’une intervention diplomatique pour résoudre cette crise. Lucien Bélédé, sous-préfet de Baboua, témoigne des efforts déployés pour trouver des solutions concertées avec les autorités camerounaises. Cependant, malgré les engagements officiels, la situation reste inchangée, exacerbant les tensions entre les deux pays.
En toile de fond, l’occupation controversée des territoires centrafricains par le Cameroun favorise un climat d’instabilité et de méfiance. Les initiatives visant à apaiser les tensions restent vaines, compromettant ainsi la stabilité régionale et la coexistence pacifique entre les nations voisines.
En résumé, la situation à la frontière entre la République centrafricaine et le Cameroun provoque des inquiétudes légitimes quant au respect des principes de libre circulation et de souveraineté territoriale. Face à l’urgence de la situation, une action concertée entre les deux pays et déterminée est nécessaire pour assurer la sécurité et les droits des populations affectées par ces tensions frontalières.
Son Éminence cardinal Dieudonné Nzapalainga met l’accent sur la situation critique en République centrafricaine.
Dans le cadre solennel de l’archidiocèse de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga est devenu le porte-voix des oubliés de la République centrafricaine. À l’issue d’une tournée dans l’est du pays, une région déchirée par des années de conflits et de négligence, il présente, lors d’une conférence de presse tenue à Bangui, une dure réalité à la communauté nationale et internationale, souvent aveuglée par les crises mondiales et les questions géopolitiques très éloignées de la vie quotidienne des Centrafricains.
Une région en détresse appelle à l’action
La conférence de presse du 12 mars a servi de tribune à un rapport détaillé sur la situation alarmante de précarité dans lequel vivent les populations de l’Est centrafricain.
« Je suis la voix des sans-voix », a débuté le cardinal Nzapalainga, donnant un ton poignant à un discours rempli d’urgence et de compassion. Il a partagé des déclarations émouvantes, mettant en lumière des réalités souvent ignorées par les médias et les décideurs politiques.
La sécurité et l’éducation, un couple indivisible pour la paix : Le Cardinal a souligné la nécessité cruciale de renforcer les forces de sécurité dans la région. Une présence accrue des forces de sécurité est considérée comme fondamentale pour assurer un environnement propice à l’éducation et à la normalité quotidienne.
« Certes, j’ai entendu les appels, je les ai remontés à travers le plaidoyer. Maintenant est venu le moment pour que le gouvernement puisse aussi prendre à bras le corps la question des forces de sécurité qui existent déjà dans certains endroits, d’autres endroits il en manque encore, les renforcer pour qu’il y ait la sécurité, pour que les enfants puissent fréquenter librement, pour que les parents puissent vaquer à leurs occupations.
», a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’une action immédiate du gouvernement.
Besoins sanitaires urgents : S’exprimant sur l’état désastreux de l‘hôpital de Mingala, où un seul lit doit suffire pour tous les besoins de l’hôpital, le Cardinal a appelé à la mobilisation pour équiper les établissements de santé en équipements de base.
« J’ai parlé de la situation de l’hôpital de Mingala, où il y a un seul lit pour tout l’hôpital. Il n’y a pas d’autre lit. Certes, un un ba^bâtiment a été construit mais il n’y a rien dedans. Donc, il est temps de penser aussi à ces populations qui se croient exclus, abandonnées.
», a-t-il déclaré, révélant l’ampleur des défis dans le domaine des soins de santé.
Un plaidoyer pour l’humanité et la solidarité
Le message du cardinal Nzapalainga va au-delà d’un simple rapport de situation, c’est un appel urgent à l’action pour le gouvernement centrafricain et la communauté internationale. Il nous rappelle que derrière les chiffres et les rapports, il y a des vies humaines, des familles, des enfants dont l’avenir est compromis par la négligence et le manque de ressources. « Il est temps de penser aussi à ces populations qui se sentent exclues, abandonnées », a-t-il souligné, appelant à un réveil collectif.
La conférence de presse s’est conclue sur une note d’espoir, malgré le sombre tableau dressé par le cardinal. Son appel à la solidarité et à l’action collective est un défi pour tous : les gouvernements, les organisations internationales et les individus. L’est de la République centrafricaine, comme beaucoup d’autres régions du monde, a besoin d’un coup de main, d’un engagement renouvelé en faveur de la paix, de la sécurité et du développement.
Les oubliés de l’Est de la RCA attendent maintenant une réponse à cet appel.
Plaidoyer pour les droits des personnes handicapées : l’appel urgent de l’ODPHAB à Boda
Centrafrique.org/deux-membres-de-lodphab-a-boda-sortant-de-la-reunion/” data-wpel-link=”internal”>Deux membres de l’ODPHAB à BODA sortant de la réunion à la mairie avec les autorités locales.
Une réunion cruciale de l’Organisation pour le développement des personnes handicapées s’est tenue à la mairie de BODA révèle les défis auxquels sont confrontées les personnes handicapées en République centrafricaine.
Lundi 11 mars, une réunion cruciale s’est tenue à la mairie de BODA dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la République centrafricaine. Organisée par l’ODPHAB (Organisation pour le développement des personnes handicapées à BODA), la réunion a réuni un groupe diversifié, allant des membres de la société civile aux autorités administratives locales.
Dans son discours poignant, M. BAM ÉRIC, le Secrétaire Général de l’ODPHAB, a exprimé avec émotion les défis auxquels sont confrontées les personnes handicapées à Boda. Voici ses mots :
« Nous sommes abandonnés à notre triste sort par le gouvernement, malgré nos appels répétés à un soutien adéquat. »
Cette déclaration résume l’essence de la lutte quotidienne des personnes handicapées à BODA et, par extension, dans toute la République centrafricaine.
En effet, la situation des personnes handicapées en République centrafricaine est souvent caractérisée par des difficultés persistantes et des insuffisances dans les politiques d’accompagnement du gouvernement. La réunion de l’ODPHAB à BODA a mis en lumière ces problèmes flagrants.
Selon Mme Agnès, membre active de l’association, « nous sommes confrontés à d’des discriminations dans tous les aspects de notre vie quotidienne. L’accès aux soins de santé, à l’éducation et à l’emploi, même à des activités sociales reste extrêmement limité pour les personnes handicapées ».
Les témoignages poignants des membres de l’ODPHAB ont capté l’attention de l’auditoire, soulignant le besoin urgent d’un changement significatif. M. Pierre, un jeune homme handicapé, a partagé son expérience avec émotion : « Je me bats tous les jours pour surmonter les obstacles physiques et sociaux. Nous méritons aussi l’égalité des chances dans cette société que Dieu a fait».
Les défis auxquels sont confrontées les personnes handicapées vont au-delà des barrières physiques. Mme Nicole, une militante dévouée, a déclaré : « La stigmatisation et le manque de sensibilisation sur notre situation contribuent à notre marginalisation dans la société . Nous devons changer les mentalités et promouvoir l’inclusion ».
La réunion a également été l’occasion pour les autorités locales de reconnaître l’urgence d’agir. M. David, représentant de la mairie, a affirmé : « Nous sommes prêts à travailler en étroite collaboration avec l’ODPHAB pour développer des politiques inclusives et mettre en œuvre des mesures concrètes pour soutenir les personnes handicapées. »
La mobilisation communautaire et l’implication des leaders locaux sont essentielles pour passer de la parole aux actes. M. ÉRIC a conclu la rencontre en soulignant : « Ensemble, nous pouvons surmonter les défis et bâtir un avenir plus inclusif pour tous en République centrafricaine. »
Il y’a lieu de rappeler que la réunion de l’ODPHAB à BODA souligne le besoin urgent d’une action collective pour soutenir les personnes handicapées.
Le Championnat de la Ligue de Football de Mambéré-Kadéi Débute en Fanfare
Centrafrique.org/carat-football-club-de-berberati/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/CARAT-Football-club-de-Berberati-450×338.jpg” alt=”CARAT Football club de Berberati en pause photo après le match du dimanche 10 mars 2024 à Berberati, dans la Mambéré-Kadéi.” width=”450″ height=”338″ />CARAT Football club de Berberati
La saison 2023 – 2024 de la Ligue de football de la Mambéré-Kadéi débute par trois matchs palpitants.
La Ligue de football de la Mambéré-Kadéi a démarré son championnat 2023-2024 avec enthousiasme, accueillant six clubs pour une compétition féroce. Lors de la journée d’ouverture, qui s’est tenue dimanche 20 mars dernier, trois matchs ont offert un divertissement passionnant aux fans de football de la Mambéré-Kadéi.
Au stade municipal de Bania, les Zèbres de Mambéré-Kadéi ont impressionné en battant le FC Ndoumbé de Bania sur le score de 3-0. Pendant ce temps, à Gamboula, au stade René Ngamana, l’AS Frontière de Gamboula a remporté son match par défaut avec un score de 3-0 face à l’AS Sonac de Sosso Nakombo, ce dernier n’ayant pas pu se présenter sur le terrain. Enfin, à Berberati, au stade Blaise Yani Nakombo, le CARATS FC de Berberati a réussi à vaincre le Diamant Vert de Nandebo sur le score de 2-1.
Le témoignage du capitaine victorieux, WANEMBE Yakilthon du CARAT FC Berberati :** « C’était un excellent début pour notre équipe. Nous sommes ravis d’avoir remporté notre premier match et nous sommes déterminés à poursuivre sur cette lancée pour viser le titre de champion cette année.
Le témoignage du capitaine du Diamant Vert sur leur défaite :** « Nous reconnaissons que nous n’avons pas livré notre meilleure performance aujourd’hui. Cependant, nous allons travailler dur pour nous améliorer et revenir plus forts lors des prochains matchs ».
Cette première série de matchs marque le début d’une saison passionnante alors que les équipes se disputent la qualification pour les séries éliminatoires. Les fans de football de Mambéré-Kadéi peuvent s’attendre à des semaines de compétition féroce et d’excitation alors que les clubs se battent pour la gloire ultime dans le championnat de la ligue.
Le trio de l’incompétence et du chaos sécuritaire de la nation
Centrafrique.org/de-la-paranoia-a-la-comedie-letat-major-des-armees-centrafricaines-en-spectacle/assis-de-gauche-a-droite-les-generaux-bienvenu-zokoue-dg-de-la-police-general-landry-ulrich-depot-dg-de-la-gendarmerie-et-zephirin-mamadou-chef-detat-major/” rel=”attachment wp-att-63839″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Assis-de-gauche-a-droite-les-generaux-Bienvenu-Zokoue-DG-de-la-police-General-Landry-Ulrich-Depot-DG-de-la-gendarmerie-et-Zephirin-Mamadou-chef-detat-major-450×344.jpg” alt=”Assis de gauche à droite , les généraux Bienvenu Zokoué, DG de la police, General Landry Ulrich Depot, DG de la gendarmerie et Zéphirin Mamadou, chef d’état-major” width=”450″ height=”344″ />Assis de gauche à droite , les généraux Bienvenu Zokoué, DG de la police, General Landry Ulrich Depot, DG de la gendarmerie et le général de corps d’armées Zéphirin Mamadou, chef d’état-major
En République centrafricaine, la discorde et la confusion règnent alors qu’un trio d’incompétence jette une ombre sur l‘appareil de sécurité de la nation. Le chef d’état-major, le directeur général de la police nationale et le directeur général de la gendarmerie se dressent comme des sentinelles de l’illusion et de la confusion plutôt que comme des gardiens de la paix.
Désordre dans la hiérarchie militaire
Au cœur de l’armée centrafricaine se trouve une hiérarchie bien définie, catégorisant les forces en catégories distinctes :
– Les forces de 1ère catégories (les paramilitaires, police eaux et forêts, douanes et police municipale)
– la force de 2ème catégorie est la gendarmerie
– les forces armées centrafricaines (FACA) sont de la 3ème catégorie.
En cas d’événements c’est la 1ère force qui intervient avec des moyens limités. Dépassée, elle est soutenue par la force de 2ème catégorie. En cas d’extrême
que la dernière force intervient.
Les deux dernières forces sont purement militaires et la Gendarmerie assure la police militaire sur toutes les armes en cas d’infraction à la loi.
Cependant, l’arrivée de ce trio dysfonctionnel a semé le chaos. Les frontières entre soldats, policiers et gendarmes se sont estompées, plongeant les institutions de sécurité dans un désarroi alarmant.
Un trio d’incompétence
Avec plus de 20 000 soldats, 6 000 gendarmes et 6 000 policiers, la République centrafricaine devrait être un bastion de sécurité. Hélas, la mauvaise gestion de ce trio des incompétents conduit à l’inefficacité et au gaspillage des ressources. Les détournements de fonds, les affectations abusives et les pratiques douteuses portent atteinte à l’intégrité des forces de l’ordre. Les primes globales d’alimentation détournées par le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou, le placement des gendarmes comme des gardiens de magasin des libanais par le directeur général de la gendarmerie, Landry Ulrich Dépôt et les manœuvres frauduleuses du directeur général de la police, Bienvenu Zokoué sont les symptômes d’une corruption généralisée.
Conséquences désastreuses
Avec une main-d’œuvre surabondante mais mal gérée, la sécurité nationale s’effondre. Les quartiers de Bangui sont le théâtre de braquage incessants, preuve de l’incapacité de ce trio à maintenir l’ordre. Le recrutement massif de bataillons et de policiers, sans véritable reconnaissance ni salaire, ne fait qu’exacerber la crise sécuritaire.
Le cas du directeur général de la police Bienvenu Zokoué
Au centre de ce tourbillon d’incompétence se trouve le directeur général de la police, connu pour ses pratiques mafieuses et son incompétence flagrante. Son ascension illustre les failles béantes du système, où la compétence est sacrifiée sur l’autel de la corruption.
Il est à noter que le destin sécuritaire de la République centrafricaine est pris en otage par un trio d’incompétents, plus préoccupés par leurs intérêts personnels que par le bien-être de la nation. Tant que cette emprise de l’inefficacité persistera, la stabilité du pays restera un mirage lointain.
Quand Wagner déclenche une vaste campagne de propagande contre Bancroft
Centrafrique.org/centrafrique-une-quinzaine-des-conseillers-militaires-americains-seraient-arrives-a-Bangui/image-illustration-conseillers-americains-a-Bangui/” rel=”attachment wp-att-63053″ data-wpel-link=”internal”>Image d’illustration des conseillers américains en RCA
Avant même l’arrivée de Bancroft en Centrafrique, Wagner débute des campagnes de fake news contre ce groupe des paramilitaires américains, semant la confusion et la méfiance.
À l’aube de l’arrivée du groupe américain Bancroft en Centrafrique, les agissements de Wagner prennent une tournure inquiétante dans le pays. Ces russes, déjà présents depuis 7 ans dans ce pays, organisent des marches manipulées dans la capitale, Bangui et à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran, causant l’inquiétude avant même que Bancroft ne mette le pied sur le sol centrafricain.
Ces marches servent de prétexte à une campagne de propagande intense de Wagner, déversant par la suite des fake news dans la presse étrangères. Ces fausses informations, relayant depuis deux semaines dans des médias étrangers, explique qu’une adolescente centrafricaine aurait été prétendument violée par les Américains du groupe Bancroft. Le même fake news se poursuit, affirmant que les américains auraient manipulé un groupe des malfaiteurs qui ont pris en otage deux exploitants chinois à Yaloké. Pourtant, la réalité sur le terrain en Centrafrique montre que les Américains ne sont pas aussi très visibles comme les russes et les chinois. Dans la plus part des cas, ils sont restés confinés dans leur ambassade, et difficile de les voir dans les rues.
Pourtant, Wagner ne recule pas, propageant ses mensonges venimeux malgré la faible crédibilité qu’ils auraient auprès de la population centrafricaine. Au lieu de publier ces accusations sur le sol national, ils inondent délibérément certains médias étrangers, suscitant des questions sur leurs motivations.
En outre, Wagner, qui bloque l’arrivée de Bancroft en Centrafrique ne s’arrête pas là. Exerçant un contrôle total sur la police nationale, ils en profitent pour expulser des membres de Bancroft en provenance des États-Unis. L’unique représentant de Bancroft à Bangui, un russe d’origine, a été également arrêté par les Mercenaires russes et détenu au camp de Roux dans leur base. Cependant, son relâchement intervient grâce à l’intervention de Touadera qui a lui-même signé cet accord avec Bancroft.
Affaire Crépin Mboli-Goumba, quand Morouba, Président de l’ANE, interfère dans le dossier
Centrafrique.org/Centrafrique-referendum-controverse-barthelemy-mathias-mourouba-une-declaration-trompeuse-et-la-trahison/mathias-morouba-de-lane/” rel=”attachment wp-att-67567″ data-wpel-link=”internal”>Mathias Barthélémy Mourouba, Président de l’autorité nationale des élections (ANE)
Intrigues et manipulations politiques
D’après les révélations faite par monsieur Joseph Prudence Mayté dans son live sur la plateforme du réseau social Facebook, Maître Mathias Morouba semble avoir franchi une ligne importante en s’immisçant directement dans l’arène judiciaire du pays. Sa sollicitation auprès du ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, de faire condamner à tout prix maître Crépin Mboli-Goumba, figure de proue de la parti africain pour une transformation radicale et l’intégration des États (PATRIE) et du Bloc républicain pour la défense de la constitution du 30 mars 2016 (BRDC), témoigne d’une partialité flagrante de cette institution.
L’utilisation par Morouba de son lien d’amitié politique avec le ministre Abazène pour influencer la décision de la justice dans l’affaire d’un acteur politique majeur, en disant “Mboli-Goumba veut montrer qu’il a beaucoup de biens“, soulève de profondes questions sur l’intégrité de l’ANE. Cette approche, loin d’être bénigne, révèle une intention de neutraliser un adversaire politique gênant sous couvert de justice.
Le pouvoir judiciaire instrumentalisé
Si la demande de Morouba est confirmée, elle illustre l’utilisation de la justice à des fins politiques. Cette tentative d’écarter un rival politique par le biais de l’appareil judiciaire reflète un mépris des principes démocratiques et de la séparation des pouvoirs.
Conséquences sur la scène politique
L’implication de Morouba dans une telle affaire jette une ombre de suspicion sur l’impartialité de l’ANE. Comment une organisation chargée d’organiser des élections peut-elle être considérée comme neutre alors que son président se livre à des manœuvres politiques douteuses ?
Réactions et répercussions
La révélation de ces actions a provoqué une onde de choc au sein de la classe politique et de la société civile centrafricaines. Les appels se multiplient en faveur d’une enquête approfondie sur les agissements de Morouba et sur l’indépendance réelle de l’ANE.
Cette affaire met en lumière les obstacles auxquels la République centrafricaine est confrontée dans sa quête de stabilité et de démocratie. Elle souligne l’importance cruciale d’institutions indépendantes et transparentes.
La République centrafricaine à la croisée des chemins
La crise politique autour de l’ANE et de Maître Morouba est révélatrice des problèmes profonds qui affligent le tissu politique centrafricain. Cette affaire ne doit pas être ignorée. Pour rétablir la confiance, une enquête transparente et approfondie est essentielle. La République centrafricaine mérite des institutions fortes et impartiales capables d’orienter le pays vers un avenir démocratique et prospère.
Présence renforcée des soldats FACA au KM5, la tension monte avec la population
Centrafrique.org/km5-un-quartier-de-bangui-abandonne-aux-criminels/dans-le-quartier-gbayadombia-au-km5-non-loin-de-leglise-baptiste-du-secteur-a-20-metres-de-la-residence-ou-les-braqueurs-ont-commis-leur-forfait/” rel=”attachment wp-att-70294″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Dans-le-quartier-Gbayadombia-au-KM5-non-loin-de-leglise-baptiste-du-secteur-a-20-metres-de-la-residence-ou-les-braqueurs-ont-commis-leur-forfait-450×253.jpg” alt=”Dans le quartier Gbayadombia, au KM5, non loin de l’église baptiste du secteur, à 20 mètres de la résidence où les braqueurs ont commis leur forfait” width=”450″ height=”253″ />Dans le quartier Gbayadombia, au KM5, non loin de l’église baptiste du secteur, à 20 mètres de la résidence où les braqueurs ont commis leur forfait
En réponse à l’escalade de l’insécurité qui sévit dans le quartier populaire de KM5 à Bangui, le gouvernement a décidé de renforcer la présence des forces de l’ordre pour y ramener le calme. Cependant, contrairement aux objectifs du gouvernement, le déploiement accru de soldats FACA (Forces armées centrafricaines) a suscité une grave crise, avec des informations faisant état d’exactions généralisées contre la population locale.
Depuis la semaine dernière, un nombre important de soldats de l’armée nationale été déployé dans divers secteurs du KM5. Malheureusement, leur présence, loin de rassurer la population locale, a bien au contraire instillé la peur et l’appréhension parmi les habitants de KM5.
Par exemple, à Gbayadombia, des dizaines de soldats FACA ont été basés à proximité de l’église baptiste . Malheureusement, leur présence a exacerbé l’insécurité des riverains. Ils ont mis aussitôt un système en place pour terroriser la population. Les personnes aux cheveux légèrement plus longs sont régulièrement accostées, rasées de force et soumises à des agressions physiques de la part de ces soldats. Il est choquant de constater que de tels incidents sont devenus quotidiens dans ce secteur. Ceux qui résistent ou manifestent leur désaccord sont sévèrement battus, comme en témoigne l’agression mardi dernier d’un père de famille. Refusant d’obtempérer aux exigences des soldats de se raser les cheveux, il a été brutalement battu, le laissant avec des blessures et des cheveux ébouriffés. Malheureusement, des incidents similaires ont été signalés par heure et par jour dans ce secteur du KM5.
En plus des coupes de cheveux forcées, les soldats FACA s’adonnent le titre des policiers et gendarmes pour contrôler les pièces d’identité, exigeant des passants qu’ils présentent leur document officiel. Le fait de ne pas présenter une pièce d’identité appropriée entraîne de l’extorsion, les personnes étant contraintes de payer des amendes pour éviter d’autres harcèlements.
Ces violations flagrantes des droits des civils ne sont pas des incidents isolés limités à la rue Gbayadombia . Ils s’infiltrent dans tout KM5 partout où les soldats des FACA sont déployés.
La détérioration de la situation dans le quartier KM5 souligne la nécessité urgente pour le gouvernement de remédier aux exactions commises par ses forces armées et d’assurer la protection des droits des civils. Ne pas le faire exacerbe non seulement les tensions, mais érode également la confiance dans les institutions chargées de l’application de la loi.
Rappelons que l’escalade des tensions résultant de la présence accrue de soldats des FACA dans le district de KM5 met en lumière une question urgente de droits humains qui exige une attention immédiate et des mesures correctives de la part des autorités.
Restauration de l’Association Nationale des Étudiants Centrafricains : Une nouvelle Requête Ultime des Étudiants accompagnée d’un ultimatum au rectorat
Centrafrique.org/Centrafrique-les-etudiants-en-greve-pour-reclamer-le-paiement-de-leur-bourse/universite-de-bangui-bon-3/” rel=”attachment wp-att-37133″ data-wpel-link=”internal”>Campus de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Les étudiants centrafricains de l’université de Bangui, représentés par leurs porte-parole, DAMANDJI-BELLA Jéhova-Jiré Kennedy, rapporteur KIRINENDJI Donald Murphy, et chargée de communication LOBADONGA Leticia, ont adressé une requête ultime accompagnée d’un ultimatum à leur recteur pour le rétablissement de l’Association Nationale des Étudiants Centrafricains (ANECA).
En effet, l’ANECA a été temporairement suspendue le 08 Décembre 2018, sous la houlette de l’ancien recteur, ministre actuel de l’enseignement supérieur, professeur Laurent SISSA MAGALE. Cette suspension, initialement justifiée, est désormais considérée comme abusive par les étudiants, qui appellent à son rétablissement dans le respect de leurs droits.
Lors de leur demande initiale le 8 décembre 2023, les étudiants avaient prévu une manifestation pacifique pour exiger le retour de l’association. Cependant, les engagements pris par le rectorat par la voie de son Secrétaire général n’ont pas été honorés, malgré les assurances de ce dernier qui a déclaré : « Nous ferons de notre mieux pour rétablir l’ANECA d’ici février 2024… »
Dans leur requête, les étudiants expriment leur volonté de contribuer au développement de la République centrafricaine et exigent le retour de leur association, conformément à la liberté d’association garantie par l’article 37 de la Constitution centrafricaine du 30 août 2023. Ils soulignent également leur engagement à préserver l’indépendance politique de l’ANECA et à promouvoir les droits de l’homme, conformément à la Charte internationale des droits de l’homme.
Face au silence des autorités, les étudiants annoncent qu’en cas d’absence de réponse, ils organiseront une manifestation pacifique sur le campus universitaire le 18 mars 2024, pour attirer l’attention de la nation et de la communauté internationale sur leur situation.
Les étudiants concluent leur demande en adressant des copies aux plus hautes autorités du pays, notamment à la Présidence, à l’Assemblée nationale, au Premier Ministre, au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, au Ministère de l’Enseignement supérieur, ainsi qu’au Rectorat.
Ainsi, le Recteur est donc invité à prendre en considération cette demande urgente des étudiants, en respectant leurs droits et en favorisant le dialogue pour trouver une solution favorable à cette situation.
Le ministre de la fonction publique, Marcel Djimassé , promet la transparence dans le processus d’intégration de 6000 candidats dans la fonction publique en RCA
Centrafrique.org/guide-normatif-des-emplois-une-reforme-radicale-pour-les-fonctionnaires-en-rca/fb_img_1708372228235/” rel=”attachment wp-att-73904″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708372228235-450×351.jpg” alt=”Monsieur Marcel Djimassé, ministre de la Fonction publique de Centrafrique habillé en costume devant son téléphone portable. Il porte ses verres progressives” width=”450″ height=”351″ />Monsieur Marcel Djimassé , ministre de la Fonction publique de Centrafrique
Le ministre centrafricain de la Fonction publique, monsieur Marcel Djimassé , s’est engagé, dans une interview, à assurer l’égalité des chances dans l’intégration des candidats dans la fonction publique.
Le processus d’intégration de 6000 candidats dans la fonction publique en République centrafricaine est au cœur de l’actualité. Le ministre de la Fonction publique, Marcel Djimassé , a récemment promis une plus grande transparence dans ce processus crucial. Cette annonce survient à un moment où la gestion des ressources humaines dans le secteur public est scrutée de près par la population et les observateurs.
Selon Marcel Djimassé , ministre de la Fonction publique, « l’égalité des chances est au cœur des préoccupations du gouvernement ». Un comité technique a été spécialement mis en place pour examiner les dossiers des candidats en vue de leur intégration. Cela répond à un besoin exprimé par le ministère de l’Éducation nationale, qui cherche à pourvoir les postes vacants dans le secteur de l’éducation.
Selon Marcel Djimassé, le ministre de l’Éducation nationale a également pris des mesures pour accélérer le processus de son côté. Il a commencé à examiner certains dossiers au niveau de son ministère, en collaboration avec les responsables régionaux. Parmi ces dossiers, il y a ceux des maîtres-parents, qui enseignent dans les écoles primaires et secondaires du pays depuis plusieurs années.
Les candidats intéressés ont été encouragés à déposer leur dossier conformément aux annonces officielles émises par les autorités compétentes. Tous les dossiers reçus seront soigneusement examinés par le comité technique, qui s’assurera qu’aucun favoritisme n’est démontré et que seuls les candidats qualifiés sont sélectionnés.
Le comité technique, selon le ministre Dimassé, est composé d’un juge d’instruction et d’un officier de police judiciaire, qui joue un rôle crucial dans ce processus. Il est chargé de veiller à l’intégrité et à la légalité du processus de sélection. Toute tentative de fraude ou d’abus d’influence sera sévèrement punie.
Marcel Djimassé insiste sur l’importance de la transparence dans ce processus. Les candidats et le grand public peuvent être assurés que chaque dossier sera examiné de manière équitable et impartiale. Il insiste également sur le fait que les décisions finales seront prises en fonction du mérite et des besoins de la fonction publique.
Pour le ministre Djimassé, le processus d’intégration sera méticuleusement examiné par le comité technique afin d’en assurer l’équité et la légalité.
Le communiqué de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) suscite débats et critiques pour sa position sur l’attaque rebelle à Ndah, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine.
Le communiqué de presse n° 004/OGDC/CN-24, publié par l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en République centrafricaine (OGDC) le 11 mars 2024, fait écho à l’attaque rebelle contre la position de l’armée nationale à Ndah, dans la préfecture de la Vakaga, le 9 mars dernier. Dans son communiqué, l’OGDC condamne fermement l’attaque injustifiée et exprime sa solidarité avec les victimes, tout en critiquant le haut commandement des FACA.
Le communiqué dénonce l’attaque des rebelles comme injustifiée et souligne la nécessité pour le peuple centrafricain de ne pas tolérer la prise du pouvoir par les armes. L’OGDC salue également la contre-attaque robuste des soldats FACA tout en regrettant la perte de cinq soldats et d’un blessé. Cependant, l’organisation souligne les lacunes du système de renseignement et du déploiement des troupes, appelant à une révision de la stratégie de défense nationale.
En réponse au Communiqué publié par l’OGDC, des réactions contrastées ont émergé, remettant en question la position de l’OGDC et soulevant des questions sur la situation politique actuelle en République centrafricaine.
Certains observateurs centrafricains critiquent la naïveté de la déclaration de l’OGDC, soulignant la relation étroite entre la politique et la guerre, et affirmant que l’utilisation de la force est parfois inévitable pour rétablir l’équilibre politique. Ils soulignent que la situation actuelle en République centrafricaine, marquée par une impasse politique, nécessite une action militaire pour ouvrir la voie au dialogue politique.
D’autres contestent la terminologie utilisée par l’OGDC pour décrire les assaillants, qualifiés de « bandits » et de « barbares », arguant que de telles expressions renforcent la polarisation du débat et adoptent le même langage que le gouvernement en place.
Certains vont jusqu’à remettre en cause la légitimité du régime de Touadéra, pointant du doigt les irrégularités électorales et le caractère illégal de son accession au pouvoir ainsi que de son maintien. Ils appellent l’OGDC à dénoncer ces faits et à soutenir activement les actions visant à restaurer la légitimité démocratique en République centrafricaine plutôt que de s’embourber dans des déclarations inutiles.
En réponse à ces critiques, l’OGDC est appelé à clarifier sa position sur la légitimité du régime actuel et à reconsidérer son approche de la crise politique en République centrafricaine.
Il y’a lieu de rappeler que la déclaration de l’OGDC sur l’attaque des rebelles à Ndah a suscité des débats et des critiques, mettant en évidence les questions complexes et les opinions divergentes entourant la situation politique en République centrafricaine.
La controverse autour de cette déclaration soulève des questions cruciales sur la légitimité politique de la République centrafricaine et sur l’avenir du pays.
À Aïgbando, une localité de la Haut-Kotto, située à 75 kilomètres de Bria, fait face depuis quelque temps à l’insécurité persistante et à des enlèvements inquiétants.
Dans la préfecture de la Haute-Kotto, précisément dans la commune de Baïdou, le climat d’insécurité demeure un défi majeur. Le 9 mars dernier, un homme a été tragiquement tué tandis que trois autres ont été enlevés par un groupe d’hommes armés non identifiés.
Depuis leur enlèvement, le sort des otages demeure inconnu, plongeant les habitants d’Aïgbando dans l’angoisse et l’incertitude.
Cependant, le député de Bria 1, Max Sylvain Balenda, a lancé un vibrant appel au gouvernement ainsi qu’à la Minusca pour qu’ils prennent des mesures urgente afin d’assurer la sécurité des habitants d’Aïgbando ainsi que de toute la commune de Baïdou. Il demande également l’installation d’une base militaire de l’armée nationale dans la commune pour faire face la menace croissante.
Situation de l’insécurité à Aïgbando :
La localité de Aïgbando, dans la préfecture de la Haute-Kotto, est en proie à une insécurité grandissante, comme en témoigne l’incursion survenue le 9 mars dernier. Des hommes armés ont fait leur apparition dans la ville, perpétrant un acte de violence qui a coûté la vie à un homme et entraîné l’enlèvement de trois autres.
Le député Max Sylvain Balenda a exprimé son inquiétude quant à l’absence de présence des forces de l’ordre dans la commune de Baïdou, où aucun dispositif des Forces Armées Centrafricaines (FACA), de la gendarmerie ou de la police n’est en place depuis plus de deux près de 22 ans. Cette situation expose les habitants à des risques constants, laissant le contrôle de la localité entre les mains des autorités civiles locales.
Appel à l’intervention gouvernementale :
Le député Balenda a émis l’urgence d’une intervention gouvernementale, exhortant le Premier Ministre Félix Moloua et le Ministre de la Défense à agir rapidement pour sécuriser la commune de Baïdou. Il a également plaidé en faveur d’une réintroduction de la présence de la MINUSCA, dont le retrait précédent de la localité reste inexpliqué pour la population locale.
Il a insisté sur la nécessité de rétablir la sécurité à Aïgbando, soulignant que la vie quotidienne des habitants est devenue insupportable dans un climat d’insécurité permanente.
Réactions en attente :
À ce jour, ni le gouvernement centrafricain ni la MINUSCA n’ont réagi aux appels désespérés du député Sylvain Max Balenda. Cette situation laisse la population locale dans l’incertitude quant à son avenir et à sa sécurité.
En un mot, face à l’urgence de la situation, une réaction rapide du gouvernement et de la MINUSCA est impérative pour garantir la sécurité à Aïgbando.
suspension temporaire des audiences de la Cour pénale spéciale dans l’affaire Ndélé 1
Centrafrique.org/dans-la-salle-de-la-cour-penale-speciale-le-20-juillet-2023/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Dans-la-salle-de-la-cour-penale-speciale-le-20-juillet-2023-450×322.jpg” alt=”Dans la salle de la cour pénale spéciale, le 20 juillet 2023″ width=”450″ height=”322″ />Dans la salle de la cour pénale spéciale, le 20 juillet 2023
La Cour pénale spéciale a annoncé dans un communiqué publié la semaine dernière avoir suspendu temporairement les audiences dans l’affaire Azar Kalite en raison de la grève des avocats.
La cour pénale spéciale est confronté depuis une semaine à une impasse sans précédent. Cette institution judiciaire hybride, chargée de juger les affaires les plus sensibles, a dû suspendre temporairement ses audiences, en particulier dans l’affaire historique du procureur spécial contre Azor Kalite et ses associés. Cette suspension, annoncée dans un communiqué la semaine dernière, révèle un sérieux problème au sein du système judiciaire du pays, exacerbées par une grève inattendue des avocats.
Une suspension lourde de conséquences
Prévues pour reprendre le 5 mars 2024, les audiences dans l’affaire Ndélé1, dont Azor Kalite et ses associés sont poursuivis, ont été interrompues en raison de l’absence remarquée d’avocats des différentes parties. Gervais Bodagaï, chef de l’Unité Information et Communication du CPS, a déclaré :
« Les juges de la section d’Assise dans l’affaire, le procureur spécial contre Azar Kalite et sa suite, avaient annoncé la reprise des audiences le mardi 5 mars 2024.
À ce jour et à 10h pile, ces juges étaient entrés dans la salle d’audience pour pouvoir commencer. Et malheureusement, ils ont constaté qu’à l’appel de l’affaire, les différents avocats n’étaient pas présents dans la salle.
Ces juges ne pourraient pas se permettre d’avancer avec cette procédure, donc de lancer l’audience en absence des avocats qui sont des parties au procès.
Et c’est pour cela que les juges ne connaissent pas les causes exactes de l’absence de ces avocats, qui seraient, dit-on, en grève, ne pourraient pas se permettre d’annoncer une date pour la reprise de ces audiences, en attendant que même les avocats disent quand est-ce qu’ils vont reprendre le travail pour pouvoir organiser les audiences », a déclaré Gervais Bodagaï, chef de l’Unité Information et Communication du CPS.
Les raisons d’une grève
Cette absence s’explique par la décision des avocats centrafricains de suspendre leurs activités, suite à l’arrestation controversée de leur confrère, Crépin Mboli-Goumba. Cette arrestation a agi comme un catalyseur d’un malaise plus profond au sein de la profession, conduisant à une mobilisation sans précédent de ces professionnels du droit.
Impact sur la procédure judiciaire
L’impact de cette suspension va au-delà du simple report des audiences. Il met en lumière les défis auxquels est confrontée la justice centrafricaine dans sa quête de transparence et d’équité. Cette situation révèle les tensions qui peuvent exister entre les différents acteurs du système judiciaire, et les obstacles qui s’opposent à un système judiciaire pleinement opérationnel en République centrafricaine.
Vers une reprise des activités judiciaires ?
Selon les dernières informations, les avocats prévoient de reprendre le travail après l’audience de maître Crépin Mboli-Goumba prévue pour ce jour 13 mars 2024. Cette reprise attendue pourrait marquer le début d’une résolution de cette crise judiciaire. Cependant, des défis subsistent, en particulier en ce qui concerne les garanties d’une justice équitable et indépendante.
Les habitants de la localité de Bimbo, une commune limitrophe de Bangui, ainsi que ceux de Mbossoro et de Gbanikola, dans le 6e arrondissement de Bangui, s’apprêtent à subir un changement majeure dans leur quotidien. En effet L’effondrement du pont de la Tolérance il y a six mois avait plongé ces localités dans un isolement quasi total, entravant la mobilité quotidienne de ses habitants. Grâce à l’intervention de la Minusca, un ambitieux projet de reconstruction promet de rétablir et d’améliorer la fluidité du trafic entre ces localités clés du sud-ouest de la capitale centrafricaine.
Depuis la disparition du pont, les répercussions sur la vie locale ont été tangibles, transformant les déplacements en un véritable parcours du combattant, surtout pour ceux qui disposent de moyens roulants. La réponse de la MINUSCA à l’appel désespéré de la population locale confirme la solidarité et l’engagement de cette institution envers les communautés affectées, en finançant la construction d’un nouveau pont durable, destiné à remplacer l’ancienne structure défaillante.
Des témoignages de soulagement et d’optimisme.
Priska Aburu, vendeuse à proximité du site, partage sa joie face à ces progrès :
« Ma joie est grande, nous avons trop souffert ici. Avec le nouveau pont en béton, la circulation va probablement devenir fluide et nous aurons des clients ». Elle souligne également l’importance du pont pour les urgences médicales, illustrant l’impact direct de cette infrastructure sur le bien-être de la communauté locale.
Antoine Etimbi, chef du quartier Mbossoro et initiateur du projet, veille personnellement à l’avancement des travaux. Conscient de l’importance de cette construction pour sa communauté, il s’engage à sensibiliser les jeunes à l’importance de préserver cette précieuse structure.
« Je remercie beaucoup la MINUSCA, la MINUSCA a répondu rapidement à notre appel et venir nous aider», a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude envers l’organisation pour son soutien crucial.
Un avenir prometteur.
La réouverture du nouveau pont construit par la Minusca, prévue avant la fin du mois de mars 2024, représente plus qu’une simple amélioration logistique ; Il symbolise un lien renouvelé entre les communautés, facilitant les échanges commerciaux et sociaux, et renforçant la cohésion sociale. Ce projet démontre la capacité des interventions humanitaires à transformer positivement la vie quotidienne des populations locales.
La construction du Pont de la Tolérance est un témoignage poignant de résilience et d’espoir, nous rappelant l’importance de la solidarité internationale et locale pour répondre aux défis infrastructurels. Alors que les habitants de Bimbo et de Bangui attendent avec impatience l’inauguration de ce pont, ils sont prêts à entamer un nouveau chapitre prometteur de leur histoire commune.
Bangui : au sein de l’école privée Genesis, un fantôme sème la terreur
Centrafrique.org/les-eleves-de-lecole-internationale-genesis-dans-la-salle-des-classes/” data-wpel-link=”internal”>Les élèves de l’école internationale Genesis dans la salle des classes
Au plein centre-ville de la capitale Bangui, l’école privée Genesis a été le théâtre d’un événement troublant. Une élève de la première année de secondaire affirme avoir vu un fantôme menaçant lors d’un cours, provoquant la panique parmi ses camarades de classe.
Située dans le centre-ville, à proximité du siège de l’Organisation mondiale de la Santé, l’école privée Genesis est réputée pour son excellence académique. Cependant, un récent événement a semé la terreur parmi les élèves et le corps enseignant dudit établissement scolaire.
En effet, le vendredi dernier, entre 9h et 10h, pendant un cours de sixième, une élève a soudainement crié, s’agrippant désespérément à son professeur. Elle affirme avoir vu un fantôme dans la salle de classe. Selon ses dires, le fantôme était un blanc, portant une cagoule avec un et le torse nu, une image troublante qui a répandu soudainement la peur parmi ses camarades de classe.
École internationale GENESIS à Bangui. Photo Gisèle MOLOMA / CNC
Le professeur a rapidement pris en charge la situation, escortant l’élève vers le bureau de la surveillance générale. Des interrogations ont suivi pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’un problème de santé mentale ou physique.
Cependant, quelques heures plus tard, une autre élève, cette fois de la classe de troisième, a vu la même figure, avec le même portrait : un blanc, torse nue, cagoulée, corroborant ainsi le récit de l’élève de sixième.
Interrogés par la rédaction du CNC, certains membres du corps enseignant évoquent la possibilité que la présence des Mercenaires russes du groupe Wagner, basant à proximité au sein de l’hôpital général, puisse influencer les perceptions des élèves. Ces mercenaires russes de Wagner, souvent vus vêtus de cagoules et le torse nu, pourraient avoir créé une atmosphère d’anxiété parmi les jeunes élèves.
L’école privée Genesis, fondée il y a moins de cinq ans, est implantée dans un quartier huppé de la capitale, à proximité du lycée français Charles de Gaulle. Son infrastructure moderne et son programme éducatif novateur en font un établissement prisé par les parents soucieux de l’éducation de leurs enfants.
L’incident survenu à l’école privée Genesis met en lumière les difficultés de la vie quotidienne à Bangui. Alors que la ville aspire à la normalité et à la prospérité, des éléments inattendus, tels que la présence de mercenaires russes peuvent engendrer des peurs irrationnelles parmi la jeunesse.
Tensions ethniques exacerbées : La gendarmerie face à ses démons interneas
Centrafrique.org/Centrafrique-formation-en-diplome-detat-major-un-jalon-pour-la-gendarmerie-nationale/fb_img_1708249852978/” rel=”attachment wp-att-73846″ data-wpel-link=”internal”>Le général Landry Ulrich Dépot, Directeur général de la gendarmerie nationale centrafricaine
La gendarmerie centrafricaine, bastion de la sécurité nationale, est secouée par des tensions internes d’une gravité sans précédent. Depuis l’ascension du général Landry DEPOT à sa tête, une division insidieuse se creuse, alimentée par une animosité inexplicable envers les officiers de l’ethnie Gbaya, révèlent des sources internes.
Le général DEPOT, dans un comportement aussi déconcertant qu’inquiétant, semble nourrir une aversion profonde envers ses pairs Gbaya. Ses actions, souvent soutenues par Madame Mamadou Patricia, elle-même Gbaya, ont eu pour effet de reléguer les officiers Gbaya au second plan, les excluant ainsi de toute participation significative dans la gestion des affaires sécuritaires de la nation.
Selon les informations recueillies auprès de plusieurs officiers de la gendarmerie, qui ont préféré garder l’anonymat par crainte de représailles, le général DEPOT déploie des stratégies discriminatoires à l’encontre des officiers Gbaya.“Nous sommes traités comme des parias au sein de notre propre institution”, confie l’un des officiers interrogé par la rédaction du CNC.
Un autre officier, la voix empreinte de frustration, déclare : “Le général DEPOT agit comme s’il avait une vendetta personnelle contre nous, simplement à cause de notre ethnie. C’est dévastateur pour la cohésion et l’efficacité de la gendarmerie.”
Les conséquences de cette politique discriminatoire se font sentir dans les quartiers de Bangui, où les officiers Gbaya, autrefois piliers de la sécurité du pays, errent désormais dans les méandres de l’oubli professionnel, relégués à des postes marginaux.
La situation soulève des questions essentielles sur l’intégrité et l’impartialité au sein des forces de sécurité centrafricaines. En favorisant la division ethnique au détriment de l’unité nationale, le général DEPOT compromet gravement la stabilité et la confiance du peuple envers ses forces de l’ordre.
Face à ces accusations troublantes, les autorités du pays se doivent d’agir avec fermeté et impartialité pour restaurer l’équité au sein de la gendarmerie et préserver l’unité nationale.
À dire vrai, l’avenir de la gendarmerie centrafricaine repose sur sa capacité à surmonter les divisions ethniques et à promouvoir une culture d’inclusion et de respect mutuel. Seul un engagement résolu en faveur de la justice et de l’égalité permettra à cette institution vitale de retrouver sa légitimité et sa crédibilité aux yeux du peuple centrafricain.
Baboua : violente bagarre entre le commissaire de police et le CB de la douane
Centrafrique.org/yamba-lezincommissaire-de-police-chef-service-de-commissariat-de-baboua/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/YAMBA-LEZINCommissaire-de-Police-Chef-Service-de-Commissariat-de-Baboua-285×450.jpg” alt=”Monsieur YAMBA LEZIN,Commissaire de Police, Chef Service de Commissariat de Baboua” width=”285″ height=”450″ />Monsieur YAMBA LEZIN,Commissaire de Police, Chef Service de Commissariat de Baboua
Baboua, une ville centrafricaine de la Nana-Mambéré, située non loin de la frontière avec le Cameroun, a été le théâtre d’une violente rixe entre le commissaire de police et le commandant de la brigade des douanes.
La ville de Baboua, nichée au nord-ouest de la RCA, a récemment été secouée par un incident choquant impliquant deux responsables des forces de l’ordre. Le commissaire de police, M. Yamba Lezin, et le commandant de la brigade des douanes se sont retrouvés au cœur d’une violente altercation qui a mis en évidence les tensions sous-jacentes et soulevé des questions sur la discipline et le professionnalisme au sein des forces de sécurité intérieure.
La bagarre, qui s’est produite il y a quelques semaines, a rapidement attiré l’attention des habitants de Baboua et des autorités de Bangui. Selon des témoins, l’incident a éclaté dans un restaurant-bar local où le commissaire de police et le commandant de la brigade des douanes avaient apparemment passé du temps ensemble. Des sources affirment que la confrontation a été déclenchée par le comportement agressif du commissaire, qui aurait attaqué le commandant de la brigade des douanes de manière inattendue.
Rappelons que le commissaire de police M. Yamba Lezin est déjà connu pour son attitude controversée et son penchant pour le chanvre indien depuis la capitale Bangui. Des rapports antérieurs suggèrent qu’il vivait au-dessus de ses moyens, ce qui soulève des questions sur ses sources de revenus. Les événements de cette soirée ont mis en lumière des questions plus profondes sur sa conduite et sa capacité à s’acquitter de ses fonctions de manière responsable.
La réponse des autorités policières ne s’est pas fait attendre. Le directeur général de la police a ordonné le rapatriement immédiat du commissaire à Bangui, tandis que le sort du commandant de la brigade des douanes reste incertain, dans l’attente de décisions hiérarchiques. Ces mesures reflètent la gravité de l’incident et la détermination des autorités à maintenir la discipline au sein des forces de sécurité.
Les répercussions de cet incident continuent de se faire sentir à Baboua. Les habitants sont profondément troublés par le comportement non professionnel de ceux qui sont censés les protéger. La confiance dans les forces de sécurité locales a été ébranlée et de nombreuses questions restent sans réponse sur les véritables motivations de cette altercation.
L’incident de Baboua souligne la nécessité d’une discipline rigoureuse et d’une responsabilisation accrue au sein des forces de sécurité.
La décision des autorités centrafricaines de forcer pour la résiliation du contrat du Dr Dominique Erenon à l’Union africaine a suscité une vague de critiques et de consternation, notamment sur les réseaux sociaux. Recruté à la suite d’un concours comme expert constitutionnel, M. Erenon a été brusquement évincé pour des raisons politiques, soulevant des questions sur la nature démocratique du processus.
Le putschiste centrafricain, Faustin Archange Touadéra, alias FATOU, et sa ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baipo Temon, exercent depuis quelques semaines une pression implacable sur les autorités de l’Union africaine depuis le dernier sommet d’Addis Abeba. Ces pressions ont finalement conduit le commissaire Bankole Adeoye à mettre fin brusquement au contrat de travail de M. Erenon. Selon les premières informations, cette décision serait motivée par des considérations politiques, car le Dr Erenon est connu pour être un farouche opposant à la nouvelle Constitution permettant à Touadéra de briguer un troisième mandat à partir de 2025.
Sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas fait attendre, exprimant leur profond mécontentement face à cette décision. Marcelin Zirazalé a exprimé son incrédulité face à la vengeance et à la malveillance du président, remettant en question son titre de « Père de la nation ».
« C’est incroyable mais vrai. Comment un Président qui se dit Père de la nation peut être rancunier et méchant jusqu’à tel niveau ? ».
Georges Pinali, quant à lui, a décrit Touadéra comme plus que diabolique, soulignant ainsi la gravité de la situation.
« C’est pas possible. Touadera est plus que le diable »
Des commentaires exprimant des soupçons selon lesquels Touadéra favoriserait des membres de son ethnie ont également émergé, faisant référence à des pratiques de favoritisme similaires observées précédemment.
Cyrille Zoto : « Donc Touadera veut que ça soit un centrafricain de son ethnie Gbakamandja exactement comme il a fait pour le gouverneur de la BEAC ? »
Cette décision des autorités centrafricaines suscite de sérieuses inquiétudes quant au respect des principes démocratiques et à l’indépendance des institutions internationales. Le limogeage de M. Erenon met en évidence les dangers potentiels d’instrumentalisation de l’appareil d’État à des fins politiques personnelles, compromettant ainsi la crédibilité des institutions et sapant la confiance du peuple dans ses dirigeants.
Obo à nouveau paralysé : pas d’école, pas de marché, pas d’hôpitaux, les grèves s’intensifient
Centrafrique.org/dans-un-quartier-de-la-ville-dobo/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Dans-un-quartier-de-la-ville-dObo-450×253.png” alt=”Dans un quartier de la ville d’Obo” width=”450″ height=”253″ />Dans un quartier de la ville d’Obo. Photo CNC
La ville d’Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, sombre depuis trois jours dans le chaos. Grèves, couvre-feux, questionnements : un état d’urgence aux multiples facettes.
Obo, une ville folklorique de la préfecture du Haut-Mbomou, est actuellement plongée dans les ténèbres de la crise. Des tensions ont éclaté le 9 mars à la suite d’une altercation entre les Forces armées centrafricaines (FACA) et la famille d’un jeune du quartier AIM. Ce qui n’était au départ qu’un simple incident s’est envenimé, conduisant les FACA à imposer un couvre-feu strict, interdisant la circulation des motocyclistes et rythmant la ville de détonations assourdissantes.
Aussitôt, suite aux détonations intense d’armes, la ville, désormais prise entre deux feux, est paralysée : les écoles fermées, les marchés déserts et les rues vides. Les habitants, perplexes face à la brutalité inattendue des FACA, s’interrogent sur les raisons de cette répression soudaine, surtout après avoir salué l’arrivée de ce nouveau contingent militaire dans leur ville.
Pour exprimer leur désapprobation, les habitants ont déclenché des grèves, privant la ville de son activité économique vitale. En signe de solidarité, les commerçants locaux ont décidé de suspendre la vente de leurs produits, ce qui a encore affaibli la situation. Cependant, cette action de la population locale a suscité la désapprobation des fonctionnaires et agents d’ONG à Obo, la jugeant inappropriée.
En représailles, les fonctionnaires et agents des ONG ont également annoncé leur entrée en grève, amplifiant le chaos. Sans personnel soignant dans les hôpitaux, sans écoles, sans administration, les conséquences se font sentir à tous les niveaux. Une spirale de revendications qui, pour l’instant, ne montre aucun signe d’essoufflement.
Pour l’heure, des négociations sont en cours avec toutes les parties. La population locale réclame des explications sur les violences soudaines des FACA, tandis que les fonctionnaires cherchent à comprendre la réticence des commerçants à ouvrir leurs commerces. Pour l’instant, les FACA restent tranquilles dans leur base.
Il est à rappeler que pendant le couvre-feu instauré par les soldats FACA, au moins sept personnes ont été arrêtées et détenues dans un conteneur à la base de l’armée nationale. Ils ont été relâchés le lendemain, c’est-à-dire dimanche, soulevant encore plus de questions sur les actions des FACA.
La vile d’Obo, théâtre d’une crise complexe, cherche des réponses. Les négociations en cours font naître l’espoir d’une solution pacifique imminente.
L’effervescence qui entourait le Projet d’appui à la Relance Agricole au développement de l’Agrobusiness en Centrafrique (PRADAC) dans la région de Lim-Pendé s’est rapidement estompée, laissant place à un profond sentiment de désillusion parmi les associations et groupements agricoles et d’élevage de la localité.
Initié il y a quatre ans par le ministère de l’agriculture, avec le soutien financier de la Banque mondiale, le PRADAC avait pour ambition de redynamiser les activités agricoles et d’élevage, en fournissant un appui financier substantiel aux associations et groupements en règle avec les exigences étatiques. Cependant, l’élan initial d’espoir s’est rapidement transformé en un sentiment de trahison et de frustration.
Le processus, en apparence transparent et prometteur, a rapidement montré des signes de dysfonctionnement. Le Comité Régional de Concertation (CRC), présidé par le Préfet de Lim-Pendé lui-même, a été mis en place pour superviser la sélection des bénéficiaires potentiels. 110 groupements et associations ont été soigneusement choisis pour bénéficier de ce financement tant attendu.
Cependant, malgré les formations sur la rédaction de plans d’affaires et les promesses de financement imminent, les attentes des bénéficiaires ont été constamment repoussées. Trois longues années se sont écoulées sans aucune avancée concrète. Les visites de vérification des sites et des équipements par des missions venues de Bangui n’ont fait qu’ajouter à l’illusion de progrès.
La frustration est désormais palpable parmi les bénéficiaires qui se sentent trahis et floués par un système qu’ils pensaient être leur bouée de sauvetage économique. Leur désespoir s’est transformé en action, avec des pétitions adressées à diverses autorités, y compris la Minusca et le Préfet, menaçant de manifestations et de grèves si leurs préoccupations ne sont pas prises au sérieux.
Le PRADAC, qui se présentait comme un phare d’espoir dans un océan d’incertitudes économiques, semble avoir perdu son éclat initial. Les rêves de développement agricole et d’élevage se sont heurtés à la dure réalité de la bureaucratie et de l’inertie institutionnelle, laissant les bénéficiaires dans un état de désarroi et de méfiance envers les promesses de développement. Il est impératif que les autorités compétentes prennent des mesures urgentes pour rectifier cette situation et restaurer la confiance perdue dans les projets de développement.
La Bataille Contre les Barrières Illégales S’intensifie, création d’une nouvelle brigade mixte spéciale de surveillance et de contrôle
Centrafrique.org/narcisse-yakende-alias-jack-bauer-un-general-de-police-implique-dans-des-trafics-illicites-entre-cameroun-et-Centrafrique/un-pick-up-blanc-stoppe-au-checkpoint-des-gendarmes-a-gallo-a-une-cinquantaine-kilometres-de-bouar-dans-la-nana-mambere/” rel=”attachment wp-att-38095″ data-wpel-link=”internal”>Un véhicule stoppé à la barrière de la gendarmerie à Gallo, dans la sous-préfecture de la Nana-Mambéré. Photo CNC / Gervais Lenga.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 12 mars 2024 (CNC)
Depuis quelques mois, en République centrafricaine, la lutte contre les barrières illégales sur les réseaux routiers du pays s’intensifie. Initiée par le gouvernement du premier ministre Félix Moloua, cette campagne vise à faciliter la libre circulation et à réduire le coût des denrées alimentaires, en freinant les pratiques préjudiciables à l’économie nationale et au bien-être des citoyens.
Historiquement, le réseau routier centrafricain a été parsemé de multiples barrières, souvent érigées sans autorisation légale. Ces postes de contrôle, bien qu’initialement destinés à des raisons de sécurité intérieure, se sont convertis en points d’extorsion, générant des surcoûts importants pour les transporteurs et, par conséquent, pour l’ensemble de la population. La multiplication de ces barrières a non seulement empêché la fluidité des transports, mais a également contribué à l’inflation des prix des produits de base.
Une réponse gouvernementale ferme
Face à cette problématique, le Premier ministre Félix Moloua a pris des mesures drastiques, comme l’illustre un décret établissant un cadre strict pour la gestion des barrières et instituant des sanctions sévères en cas d’infraction. Dans le même temps, une brigade mixte spéciale de surveillance et de contrôle a été créée pour veiller au respect de ces nouvelles dispositions. Ces actions reflètent la volonté du gouvernement Moloua de rétablir l’ordre et la légalité sur les routes du pays.
Impact et évaluations de la société civile
Les retours d’expérience terrain montrent que ces mesures ont été accueillies favorablement par les usagers et les professionnels du transport. La réduction significative du nombre de barrières a été perçue comme un soulagement, contribuant à une amélioration notable de la fluidité du trafic et à une diminution des coûts logistiques. Les observateurs et les acteurs de la société civile, tout en saluant cette initiative, restent toutefois vigilants quant à sa pérennisation et à son extension sur l’ensemble du territoire nationale.
Défis persistants et perspectives d’avenir
Malgré ces avancées, la lutte contre les barrières illégales en République centrafricaine reste semée de pièges. La persistance de comportements récalcitrants chez certains éléments des forces de défense et de sécurité, les résistances culturelles à l’élimination des barrières, la nécessité d’assurer la sécurité nationale sont autant de défis à relever. Dans ce contexte, une stratégie globale est essentielle, combinant l’éducation, le renforcement de la discipline au sein des forces et l’amélioration des infrastructures routières.
Rappelons que la La République centrafricaine se trouve depuis plusieurs mois à un tournant décisif dans sa quête d’une mobilité sans entrave, condition sine qua non de son développement économique et de sa stabilité sociale. Les mesures gouvernementales contre les barrières illégales représentent un pas important vers cet objectif. Cependant, leur succès à long terme dépendra de la capacité du gouvernement à maintenir son engagement, à renforcer la cohésion sociale et à poursuivre les efforts de réforme dans une approche inclusive et durable.
En consolidant les acquis et en s’attaquant aux problèmes profondément enracinés, la République centrafricaine peut espérer construire un système de transport routier qui soutienne véritablement ses aspirations à la croissance et au progrès pour tous ses citoyens.
À Boda, des inquiétudes croissantes concernant les risques pour la sécurité routière
Centrafrique.org/les-mercenaires-russes-de-wagner-diversifient-leurs-affaires-en-Centrafrique-des-charbons-de-bois-aux-khanda-ngoundja/rond-point-de-la-ville-de-boda-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64857″ data-wpel-link=”internal”>Rond point de la ville de Boda. copyrights CNC
Située dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la RCA, la ville de Boda, autrefois connue sous le nom de « Boda la belle », elle est actuellement aux prises avec une augmentation alarmante des défis en matière de sécurité routière.
La ville de Boda est actuellement confrontée à une série de défis majeurs, notamment en matière de sécurité routière. Autrefois louée pour sa beauté et sa tranquillité, Boda est aujourd’hui confrontée à une réalité beaucoup plus sombre, marquée par une forte augmentation des accidents de la route.
Dans un avenir proche, la population de Boda sera confrontée à un danger généralisé en termes de circulation. La route principale reliant Bangui à Boda et s’étendant jusqu’à Berberati est aujourd’hui criblée de points critiques. Les gros véhicules rencontrent de sérieuses difficultés à passer par ces points en raison de leur dégradation avancée. Cette situation a entraîné une augmentation significative du nombre d’accidents, avec plus d’une trentaine d’incidents enregistrés récemment. Malheureusement, la plupart de ces accidents ont entraîné la perte totale des marchandises transportées.
La route menant à Boda pour aller à Berberati, à l’ouest de la RCA
La population locale, confrontée à cette crise croissante de la sécurité routière, lance un appel désespéré aux autorités pour qu’elles interviennent rapidement et efficacement. Les habitants de Boda expriment leurs craintes pour l’avenir de leur ville si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement. Selon eux, si la situation perdure, Boda risque de pleurer la perte d’un plus grand nombre de ses enfants, victimes de ces tragiques accidents.
En effet, les statistiques révèlent que les accidents de la route à Boda font désormais plus de victimes que le paludisme, ce qui souligne le besoin urgent d’une action immédiate pour endiguer cette tendance meurtrière.
Boda doit agir rapidement pour prévenir une tragédie routière sans précédent et préserver le bien-être de ses habitants.
Dans l’ensemble, la ville de Boda se trouve à un moment critique de son histoire, où la sécurité routière devient une préoccupation majeure. Les inquiétudes croissantes exprimées par la population reflètent un appel urgent à l’action de la part des autorités et des agences compétentes.
Après les barrières illégales , la brigade motorisée : la galère continue pour les conducteurs
Centrafrique.org/rca-un-controleur-des-impots-retrouve-mort-a-son-domicile-de-pk14/vehicule-de-la-brigade-motorisee-de-la-gendarmerie-de-begoua/” rel=”attachment wp-att-46233″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/vehicule-de-la-brigade-motorisee-de-la-gendarmerie-de-Begoua-450×362.jpg” alt=”Un véhicule de la brigade de la gendarmerie de Bégoua.” width=”450″ height=”362″ />Un véhicule de la brigade de la gendarmerie de Bégoua.
Après le démantèlement des barrières illégales sur la route de Damara, les conducteurs font face à de nouveaux défis avec les brigades motorisées.
Suite au démantèlement des barrages routiers illégaux, la brigade motorisée de la gendarmerie prend position sur l’axe vital reliant les villes du centre, du nord, du nord-est et du nord-ouest de la RCA. Cependant, les automobilistes font état de nouvelles difficultés rencontrées sur la route, principalement entre le PK20 et le PK22 sur la route de Damara.
Sur cet axe, les gendarmes motorisés sont accusés d’avoir mis en place de multiples embuscades et contrôles abusifs. Les chauffeurs affirment que ces pratiques visent à extorquer de l’argent, souvent sous prétexte de fausses infractions ou en délivrant des quittances expirées. Cette situation soulève des craintes quant à la légalité et à l’éthique des pratiques d’application de la loi, ainsi qu’à leur impact sur l’économie du pays.
Sur la route de Boali, la présence de la même brigade motorisée est mieux perçue par les automobilistes, qui saluent son professionnalisme. Cependant, sur la route de Damara, la situation est différente, avec des témoignages unanimes décrivant des pratiques abusives de racket et des comportements préjudiciables à la confiance des conducteurs.
Les chauffeurs dénoncent également le manque de transparence dans les interactions avec la brigade motorisée. Les reçus datés de 2023 au lieu de 2024 sont délivrées régulièrement et soulèvent des questions sur l’intégrité des agents et la véracité des amendes infligées. Cette situation nuit non seulement à la réputation des forces de l’ordre, mais sape également la confiance des citoyens dans l’application de la loi.
Il y’a lieu de rappeler que la présence de brigades motorisées sur les différents axes reliant Bangui ne cesse de susciter des inquiétudes de la population.
Alarme à Bimbo : L’Hôpital Elisabeth Domitien au Bord de l’Effondrement
Centrafrique.org/vu-du-batiment-principal-de-lhopital-maman-emilienne-domitien-de-bimbo/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Vu-du-batiment-principal-de-lhopital-Maman-Emilienne-Domitien-de-Bimbo-450×338.jpg” alt=”Vu du bâtiment principal de l’hôpital Maman Emilienne Domitien de Bimbo” width=”450″ height=”338″ />Vu du bâtiment principal de l’hôpital Maman Emilienne Domitien de Bimbo. CopyrightRNL
L’hôpital Elisabeth Domitien de Bimbo, situé à la sortie sud-ouest de Bangui, est confronté depuis plusieurs années à une crise alarmante, mettant en danger la santé des patients et la qualité des soins. Inauguré en 2012, l’établissement a du mal à répondre aux besoins médicaux de base dans un contexte de détérioration des infrastructures, de fréquentes pannes de courant et de pratiques douteuses au sein de son personnel.
L’hôpital Elisabeth Domitien, jadis emblème de la santé publique, peine aujourd’hui à maintenir sa mission première : sauver des vies. Ses couloirs témoignent d’un déclin progressif, où les murs en ruine portent les cicatrices du temps et de l’abandon.
Les défis commencent par l’accès aux soins de santé de base. Les délestages et coupures d’électricité à répétition plongent les salles d’opération dans l’obscurité, mettant en danger la vie des patients et rendant les interventions chirurgicales risquées, voire impossibles.
Vincent, parmi les voix des malades, partage son inquiétude face à cette réalité effrayante. Le manque d’électricité compromet sérieusement les opérations médicales, soulignant le besoin urgent d’une solution viable pour assurer un approvisionnement constant en énergie.
Les témoignages des patients ne sont pas seulement teintés de désespoir mais aussi de déception. Certains malades déplorent des raquettes organisées par le personnel soignant.
Aimés, un parent de malade affirme que « Quand tu emmènes un malade, les infirmiers te donnent une ordonnance. Ils te demandent d’acheter certains médicaments entre leurs mains. Les autres médicaments manquants, tu pourras les acheter dehors. Et c’est quand tu le fais qu’ils s’occupent du malade. Dans le cas contraire, ils abandonnent le malade et c’est ce qui n’est pas bien ».
Pourtant, au cœur de cette crise se trouve un espoir faible mais palpable. Alpha, un habitant de Bimbo, lance un appel passionné aux autorités pour qu’elles réhabilitent l’hôpital et rétablissent l’accès aux soins de santé. Elle incarne la voix d’une communauté fatiguée des promesses non tenues et des vies perdues dans l’attente de soins adéquats.
Jacob Julio Apatita, directeur de l’hôpital, parle dans l’ombre de la détresse. Son plaidoyer résonne comme un appel à l’action, exhortant les autorités compétentes à reconnaître l’urgence de la situation et à fournir les ressources nécessaires pour restaurer la dignité et l’efficacité de l’établissement.
« Nous, c’est de faire un plaidoyer auprès du gouvernement, et c’est ce travail que nous avons fait depuis 2018 jusqu’à la date d’aujourd’hui. Et je pense avec la réaction peut-être de la population que je félicite, Ça permettra peut-être aux autorités compétentes de prendre des mesures qui s’imposent pour qu’au moins l’hôpital puisse disposer de l’énergie de 24 sur 24, et ceci dans l’intérêt naturellement de la population », affirme-t-il.
Cependant, les défis vont au-delà de l’infrastructure défaillante. Depuis son inauguration, l’hôpital Elisabeth Domitien souffre d’une pénurie criante de personnel qualifié et de moyens techniques insuffisants pour répondre à la demande croissante de soins médicaux.
Rappelons que la crise qui sévit actuellement à l’hôpital Elisabeth Domitien de Bimbo demande une réponse urgente et concertée. Au-delà des murs délabrés et des pannes d’électricité, se dessine le portrait poignant d’une communauté en attente de justice et de soins dignes.
Les voix des patients, des résidents et du personnel résonnent comme un cri de désespoir, mais aussi comme un appel à l’action. L’avenir de cette institution emblématique dépend de la volonté collective de surmonter les obstacles et de redonner espoir au système de santé centrafricain.
Monsieur Jean-Pierre Gouteux, maire de Bodo, une localité de la Nana-Gribizi, appelle à la construction de puits pour faire face à la crise de l’eau dans son village.
Crise de l’eau à Bodo : un triste sort pour les habitants
En cette période de la saison sèche, la population de Bodo, une localité située à 18 kilomètres de Kaga-Bandoro, dans la préfecture de Nana-Grébizi, subit un calvaire sans précédent : l’accès à l’eau potable est devenu un défi quotidien. À chaque période de la saison sèche, les habitants sont confrontés à une situation critique. Jean-Pierre Gouteux, le maire dévoué de cette commune, tire la sonnette d’alarme en lançant un appel à l’aide aux autorités et aux partenaires pour pallier cette pénurie inacceptable.
Jean-Pierre Gouteux : « Cette population souffre effectivement parce qu’il n’y a pas de forages et la population se déplace au niveau de 4 à 7 km dans la forêt pour s’en provisionner de l’eau de marigot. Alors là, cela les rend malades parce qu’il n’y a pas de l’eau potable. Donc vraiment, je demande de l’appui du gouvernement et des partenaires pour nous appuyer à recevoir des forages qui nous permettront de garantir notre santé pour les permettre de cultiver cette année normalement pour que le déroulement puisse se revenir dans notre ville ».
La principale préoccupation réside dans le manque criant d’infrastructures hydrauliques, en particulier de puits, qui sont essentiels pour fournir de l’eau potable à la population. Face à cette réalité alarmante, les habitants sont contraints de parcourir de longues distances, jusqu’à 7 kilomètres à travers la forêt, pour aller chercher de l’eau. Une telle épreuve quotidienne est non seulement épuisante physiquement, mais expose également les citoyens à de graves maladies d’origine hydrique.
Dans une région où l’agriculture est l’épine dorsale de l’économie locale, l’absence d’eau potable entrave également les activités agricoles. Sans un accès fiable à cette ressource vitale, les agriculteurs sont confrontés à des rendements désastreux, menaçant ainsi la sécurité alimentaire de l’ensemble de la communauté.
Face à cette impasse, le maire Gouteux implore le soutien du gouvernement central et des partenaires nationaux et internationaux. Il souligne l’urgence d’investir dans la construction de puits afin d’assurer un approvisionnement en eau stable et sûr pour la population de Bodo. « Je demande vraiment le soutien du gouvernement et des partenaires pour nous aider à recevoir des puits qui nous permettront de garantir notre santé et de cultiver normalement cette année afin que le développement puisse revenir dans notre ville », insiste-t-il.
L’appel du maire de Bodo résonne comme un appel à la solidarité nationale pour garantir l’accès à l’eau potable pour tous.
Mise en place d’un nouveau comité mixte pour la gestion des structures sanitaires en République Centrafricaine
Centrafrique.org/centrafrique-le-ministre-de-la-sante-dr-pierre-somse-un-citoyen-en-peril-face-a-la-nouvelle-constitution-de-touadera/pierre-somse/” rel=”attachment wp-att-66539″ data-wpel-link=”internal”>Mensonges et géopolitique : Le ministère de la Santé de la RCA dans la tourmente
Le 22 février dernier, en République centrafricaine, un nouveau comité mixte pour la gestion des structures sanitaires a été instauré pour améliorer la gestion des structures sanitaires dans le pays.
En effet, les hôpitaux centrafricains font face depuis des années à des défis majeurs tels que le manque d’infrastructures, de personnel et de moyens techniques.
Selon un arrêté interministériel du février dernier, ce comité dispose de trois mois pour identifier les obstacles et proposer des solutions.
Le défi de la santé en République centrafricaine
Jean-Christophe Ngodi, directeur du complexe pédiatrique de Bangui, précise l’objectif du comité : “C’est d’apporter aux deux ministres les problèmes, les défis à relever.”
Ce comité, composé de 10 membres issus des ministères de la Santé et des Finances, a pour objectif d’élaborer des stratégies d’amélioration des soins de santé.
Ngodi souligne l’importance de la contribution du ministère des Finances, déclarant : « C’est une question de dynamique. Notre pays s’améliore en matière de gestion financière.
Il exprime sa confiance dans les technocrates du ministère des Finances pour résoudre rapidement les problèmes.
Ngodi affirme : « Je ne pense pas qu’il y aura d’obstacles pour ralentir le ministère de la Santé. »
La réunion inaugurale du comité s’est tenue à Bangui dans l’espoir d’améliorer la gestion financière des hôpitaux et la qualité des soins.
Il y’a lieu de préciser que le nouveau comité mixte offre des perspectives prometteuses pour relever les défis de la gestion des établissements de santé en République centrafricaine.
Affaire Mboli-Goumba : quand le procureur de la République pris en flagrant délit de faux en écriture
Centrafrique.org/drame-a-locrb-un-detenu-victime-de-torture-des-mercenaires-russes-decede-en-plein-tribunal/le-magistra-benoit-narcisse-foukpio-procureur-de-la-republique-pres-tgi-bangui/” rel=”attachment wp-att-70682″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Le-magistra-Benoit-Narcisse-Foukpio-Procureur-de-la-Republique-pres-TGI-Bangui-450×319.jpg” alt=”Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui” width=”450″ height=”319″ />Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui
Dans un scandale qui secoue les fondements de la justice centrafricaine, Maître Crépin Mboli-Goumba, figure de proue de l’opposition, se retrouve au centre d’une controverse où le procureur de la République est pris en flagrant délit de manipulation des procédures judiciaires.
Depuis une semaine, la République centrafricaine est le théâtre d’un scandale judiciaire sans précédent, mettant en lumière des abus de pouvoir et des orchestrations au plus haut niveau de l’État centrafricain.
Le scandale dévoilé
Alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire centrafricain pour le Cameroun à bore de la compagnie Kenya Airways, Crépin Mboli-Goumba a été brusquement arrêté avec son épouse à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Les autorités ont invoqué l’outrage présumé au magistrat comme raison de son arrestation, mais les investigations menées par la rédaction du CNC révèlent un tout autre récit.
Les manœuvres éhontées du procureur
Le procureur de la République, dans une tentative maladroite de justifier ses actes, se retrouve pris au piège de ses propres machinations.
Plainte inexistante
Les investigations du CNC révèlent l’absence totale d’une plainte enregistrée au tribunal contre Mboli-Goumba. Le numéro attribué à cette plainte présumée présentée par le procureur de la République pour justifier son action correspond au numéros d’un autre dossier judiciaire entièrement différent. À cet effet, la loi a prévu de sanction pénale. C’est un faux en écriture publique. Puisque c’est le procureur qui a présenté cette plainte, il est tenu responsable de cette fausseté.
Procédure anormale
Le recours à une procédure de citation directe par le procureur de la République soulève des questions. Cette procédure, généralement initiée par un huissier de justice, est détournée de son parcours juridique par le Procureur, mettant en lumière les abus de pouvoir et le mépris des procédures judiciaires dans le pays.
Diffamation et flagrant délit
Les accusations de diffamation et de flagrant délit portées par le procureur soulèvent des questions sur l’intégrité de ses actes. Dans quel cadre juridique la diffamation et le flagrant délit peuvent-ils être associés ? Les agissements du procureur jettent le doute sur l’ensemble du système judiciaire centrafricain.
L’affaire Mboli-Goumba met en lumière les failles béantes du système judiciaire centrafricain, révélant une crise de confiance sans précédent. Les manipulations orchestrées par le procureur de la République mettent en péril les fondements mêmes de l’État de droit. Une enquête indépendante et transparente est impérative pour restaurer la confiance de la population dans ses institutions.
Dans ce tourbillon d’accusations et de contre-accusations, la République centrafricaine se trouve à la croisée des chemins, face à l’urgence d’une réforme judiciaire profonde et transparente.
Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC” width=”450″ height=”338″ />Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC
Le scandale éclate : Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la justice, éclaboussé par un acte financier scandaleux à Orléans, France.
Dans un acte à la fois stupéfiant et répréhensible, le ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, a remis, comme argent de poche, près de 13 millions de francs CFA, soit environ 20 000 euros, à l’une de ses maîtresses résidant à Orléans, France. Cette dernière, confrontée à des besoins urgents, sollicita une assistance financière de la part du ministre, mais fut consternée de se voir offrir une somme jugée dérisoire et « maigre ». En effet, la jeune femme, escomptant une aide bien plus conséquente et importante, refusa catégoriquement les 20 000 euros remis par le ministre, déclarant que cela ne répondait pas à ses attentes. Elle préfère une somme plus importante que la maigre somme de 20 000 euros.
Ce geste financier aberrant met en lumière les pratiques douteuses d’Arnaud Djoubaye Abazène, qui, percevant mensuellement près de 1,3 millions de francs CFA, semble user de son influence pour tirer profit de l’État en toute impunité. Des témoignages de magistrats révèlent l’existence d’un réseau mafieux orchestré par le ministre au sein de la justice nationale, lui générant des gains considérables chaque mois. Cette affaire n’est que la partie émergée de l’iceberg ; quelles sont les ramifications financières pour d’autres bénéficiaires ? Déjà marié à trois femmes officiellement, le ministre cherche à élargir sa sphère d’influence, sans se soucier le moins du monde de son état de santé. Avec une avidité démesurée, comment peut-il prétendre à gérer ses multiples liaisons ?
Le comportement répréhensible d’Arnaud Djoubaye Abazène révèle l’ampleur de la corruption qui gangrène nos institutions. Il est temps de demander des comptes à ceux qui exploitent impunément le système au détriment de la société.
Le 8 mars 2024 : Journée funeste à Obo, des explosions d’armes secouent la ville
Centrafrique.org/la-ville-de-obo-dans-la-prefecture-du-haut-mbomou/” data-wpel-link=”internal”>La ville de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou. CopyrightMinusca
La joyeuse célébration du 8 mars, consacrée à la journée internationale de la femme, commémorée à travers la République centrafricaine contraste avec les événements tragiques à Obo, Haut-Mbomou.
Le 8 mars 2024 a marqué une journée de tragédie à Obo, une ville centrafricaine située dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Alors que le reste du pays célébrait la Journée internationale de la femme avec festivités et joie, la ville d’Obo a été le théâtre d’une série d’événements malheureux. Des tirs intenses ont secoué la ville, plongeant ses habitants dans la terreur et le chaos. Ce qui était généralement une journée consacrée à la célébration des femmes et de leurs réalisations s’est transformé en un jour maudit pour les habitants d’Obo.
La journée a commencé dans le calme, mais tout a changé lorsqu’un convoi de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a quitté la ville pour Mboki, une ville voisine sur la route de Bangui. Parmi les véhicules du convoi se trouvait le camion d’un particulier transportant des passagers civils, dont certains souhaitaient se rendre à Bangui, la capitale. Parmi eux se trouvaient des citoyens musulmans qui cherchaient à quitter la ville pour des raisons personnelles.
Cependant, le convoi de la MINUSCA, quittant Obo, a été stoppé à environ 7 kilomètres de la ville par des éléments de la milices Anikpigbé, un groupe d’autodéfense locale. Ces milices ont catégoriquement refusé de laisser passer le camion transportant des civils, exigeant son retour immédiat à Obo. Ils ont également demandé une fouille minutieuse du véhicule, malgré la présence de Casques bleus de la MINUSCA qui escortaient le convoi.
Face à ces exigences, le convoi a été contraint de rebrousser chemin et de retourner à Obo. Mais quelques heures plus tard, une altercation s’est éclatée dans la ville, poussant les soldats FACA à faire usage de leurs armes pour tenter d’instaurer le calme.
Durant plusieurs heures, des détonations d’armes automatiques secouent la ville, poussant les habitants d’Obo à cloîtrer chez eux. Un couvre feu a même été instauré par les soldats FACA, et aucune circulation des motos est autorisée. Des miliciens ont également été interpellé et placé en détention dans la base des soldats FACA.
Rappelons que le 8 mars 2024 restera gravé dans la mémoire des habitants d’Obo comme un jour de terreur et de chaos. Les événements tragiques qui se sont déroulés soulignent les défis persistants auxquels la République centrafricaine est confrontée en termes de sécurité et de stabilité. Alors que le reste du monde célébrait la Journée de la femme, Obo pleurait ses pertes et craignait l’incertitude de l’avenir dans un climat d’escalade des tensions.
Joseph Bendounga exige l’évacuation sanitaire du député Dominique Éphrem Yandocka
Centrafrique.org/rca-lopposant-joseph-bendounga-president-du-parti-mdrec-saisi-a-nouveau-la-cour-constitutionnelle/le-depute-de-bimbo3-joseph-bendounga-dans-lhemicycle-de-lassemblee-nationale/” rel=”attachment wp-att-49674″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/Le-depute-de-Bimbo3-Joseph-Bendounga-dans-lhemicycle-de-lAssemblee-nationale-450×338.jpg” alt=”Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale” width=”450″ height=”338″ />Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Photo CNC
Dans la sombre réalité politique de Bangui, la détérioration de la santé du député Dominique Éphrem Yandocka en prison révèle une profonde injustice caractérisée du régime de Touadera.
Le sort tragique réservé au député Yandocka en prison souligne les violations flagrantes des droits humains sous le régime de Bangui. Enlevé arbitrairement à son domicile de Bangui vers 4 heures du matin, sans mandat ni considération pour son immunité parlementaire, son calvaire dans les griffes du pouvoir illustre la décadence morale qui s’empare de la capitale centrafricaine.
L’accusation de complot concoctée contre Yandocka est un prétexte grotesque pour faire taire les voix dissidentes de l’opposition. Les visites d’éminentes personnalités nationales et internationales témoignent de la gravité de son état, malgré les efforts désespérés déployés pour le maintenir en vie.
La déclaration sincère du MDRC, signée par le député Bendounga Joseph, dénonce avec véhémence Touadéra et les machinations de ses hommes de main. Les enlèvements, les conditions de détention inhumaines et les tentatives répétées d’enlèvement reflètent un régime autoritaire prêt à tout mettre en place pour écraser l’opposition.
La comparaison poignante avec les méthodes de Poutine en Russie souligne l’ampleur de la dérive autocratique du régime. Le sort de Yandocka n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de l’abus de pouvoir et de l’impunité qui règnent en maître à Bangui.
Pour le MDREC, la communauté internationale ne peut fermer les yeux sur cette violation flagrante des droits fondamentaux. La libération immédiate et l’évacuation sanitaire de Yandocka ne sont pas seulement des impératifs humanitaires, mais aussi des actes de justice élémentaire. Bangui doit être tenue responsable de ses crimes contre ses propres citoyens, selon le député Joseph Bendounga.
Pour ses collègues députés, la tragédie de Yandocka ne doit pas être enfouie dans l’oubli. C’est un appel à l’action pour tous ceux qui défendent la liberté et la dignité humaine, en République centrafricaine.
Dans une initiative conjointe destinée à combattre la stigmatisation et la discrimination associées au VIH, Expertise France et l’ONUSIDA ont formé un partenariat stratégique. L’accord, évalué à 1 921 520 €, a été officialisé lors d’une cérémonie à la représentation permanente de la France auprès des Nations unies à Genève.
Distinguée par la présence d’éminentes personnalités telles que Mme l’Ambassadrice Anne-Claire Amprou, M. l’Ambassadeur Jérôme Bonnafont, Mme Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’ONUSIDA, et M. Jérémie Pellet, directeur général d’Expertise France, cette cérémonie marque le début d’un effort collaboratif crucial.
L’objectif principal de ce partenariat est de soutenir la réponse communautaire contre la stigmatisation et la discrimination dans six pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, incluant la République centrafricaine. Le financement provient d’Expertise France via L’Initiative, une facilité française complémentaire du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Ce projet vise à faciliter l’accès à des services VIH inclusifs et respectueux des droits de l’homme pour les populations clés, les jeunes femmes, les adolescentes et les filles. Ces services seront déployés au Bénin, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Togo et en République centrafricaine.
Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève, a souligné l’importance de réduire les inégalités d’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables au VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Anne-Claire Amprou, ambassadrice pour la santé mondiale, a mis en avant l’engagement de la France à renforcer les systèmes de santé et à lutter contre la stigmatisation, la discrimination et les inégalités de genre dans l’accès aux soins des populations les plus vulnérables.
Les populations clés dans ces pays sont touchées de manière disproportionnée par le VIH. Les statistiques de 2022 ont révélé des taux préoccupants de prévalence du VIH parmi ces populations, soulignant l’urgence d’une action concertée.
Ce partenariat vise également à améliorer les réponses juridiques et sociales face au VIH, en ciblant la réduction des inégalités de genre et des violences basées sur le genre dans l’accès à la prévention, au dépistage et au traitement du VIH.
Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’ONUSIDA, a souligné l’importance de protéger les droits de chacun pour assurer la santé de tous. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts mondiaux visant à éliminer le SIDA d’ici 2030.
Ce partenariat entre Expertise France et l’ONUSIDA reflète l’engagement commun à soutenir les communautés les plus vulnérables et à promouvoir des sociétés plus justes et inclusives.
Le projet sera dirigé par le bureau régional Afrique de l’Ouest et du Centre de l’ONUSIDA, en collaboration avec des partenaires locaux et régionaux. Il s’appuiera sur l’expertise de l’Institut de la Société Civile pour le VIH et la santé en AOC, d’Alliance Côte d’Ivoire et de Coalition PLUS.
Pour plus d’informations sur ce partenariat et sur les initiatives d’Expertise France et de l’ONUSIDA, veuillez contacter les personnes ci-dessous :
– **Expertise France | Éric Fleutelot, directeur technique de L’Initiative | eric.fleutelot@expertisefrance.fr**
– **Expertise France | Curtis Piel, chargé de communication presse et éditoriale | curtis.piel@expertisefrance.fr**
– **ONUSIDA Genève | Charlotte Sector | sectorc@unaids.org**
**À propos d’Expertise France :** Expertise France est une agence publique interministérielle de coopération technique internationale, affiliée au groupe Agence française de développement (AFD). Elle œuvre pour renforcer durablement les politiques publiques dans les pays en développement et émergents.
**À propos de l’ONUSIDA :** L’ONUSIDA est le Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida, qui guide et mobilise la communauté internationale pour atteindre l’objectif commun de “Zéro nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro décès lié au sida.”
**À propos de L’Initiative :** L’Initiative est une facilité française complémentaire du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, visant à améliorer l’efficacité des subventions et renforcer l’impact sanitaire des programmes financés.
Ce partenariat représente un pas significatif vers l’élimination de la stigmatisation et de la discrimination liées au VIH en Centrafrique et dans d’autres pays ciblés de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
L’État-major des FACA : un rouleau compresseur de mensonges et de désinformation
Centrafrique.org/le-chef-detat-major-le-general-zephyrin-mamadou-est-sous-le-feu-des-critiques-des-faca/le-general-de-corps-darmees-zephirin-mamadou-chef-detat-major/” rel=”attachment wp-att-63842″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Le-general-de-corps-darmees-Zephirin-Mamadou-chef-dEtat-major-450×434.jpg” alt=”Le général de corps d’armées Zéphirin Mamadou, chef d’État-major” width=”450″ height=”434″ />Le général de corps d’armées Zéphirin Mamadou, chef d’État-major
En République centrafricaine, l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) continue de semer la confusion à travers ses communiqués de presse. L’annonce de la perte de cinq soldats lors d’une attaque à Ndah, dans la préfecture de la Vakaga, entachée de fausses déclarations sur les pertes de l’ennemi, soulève des questions sur la transparence et l’intégrité de l’armée nationale.
Dans un communiqué publié après l’attaque d’un poste avancé de l’armée nationale à Ndah par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC),L’État-major des FACA a fait état de la mort de cinq soldats centrafricains. Cependant, au lieu de simplement communiquer cette perte, l’État-major a choisi de s’engager dans une propagande éhontée en exagérant les pertes infligées à l’ennemi.
Selon le communiqué, les forces de défense nationale auraient éliminé plus de quarante rebelles, détruit deux pick-up et plusieurs motos, et saisi des documents d’identité étrangers. Ces affirmations, bien qu’elles visent à consolider la loyauté du public dans les capacités des FACA, manquent cruellement de crédibilité.
La population centrafricaine est en droit d’exiger la vérité. Pourquoi l’État-major de l’armée nationale ressent-il le besoin de gonfler les chiffres des pertes ennemies à chaque attaque ? Quel est l’objectif de cette propagande ? Ces questions soulignent la nécessité d’une plus grande transparence et d’une communication honnête de la part des autorités militaires du pays.
Il est également important de s’interroger sur l’influence du groupe russe Wagner sur nos institutions militaires.
La population centrafricaine mérite une armée qui défende non seulement ses intérêts mais aussi sa crédibilité. Les FACA doivent servir la nation avec intégrité et responsabilité, en mettant fin aux pratiques de désinformation et de propagande au modèle russe de Vladimir Poutine.
En réalité, l’État-major des FACA doit faire preuve de transparence et de responsabilité dans ses communications avec le public. La confiance de la population dans son armée repose sur la vérité et l’intégrité. Il est temps que les autorités militaires centrafricaines reconnaissent l’importance de la vérité et mettent fin au cycle de la désinformation.
Ensemble, nous construirons une armée centrée sur la vérité, la transparence et la défense des intérêts nationaux.
Selon l’ancien ministre Elie Ouéifio, la ségrégation et l’injustice à l’égard des femmes trouvent leurs racines dans l’histoire biblique d’Adam et Eve.
Depuis la création d’Adam et Ève, la question de l’égalité entre les hommes et les femmes a été controversée. L’ancien ministre Elie Ouéifio, dans un document qu’il a publié ce mois de mars, examine cette question à travers un prisme religieux, historique et socioculturel, en soulignant l’importance de reconnaître et de valoriser le rôle des femmes dans la société pour parvenir à un développement durable.
Dès le commencement, comme il est dit dans la Genèse, Dieu créa l’homme et la femme à son image, leur accordant ainsi l’égalité intrinsèque. Cependant, l’histoire d’Adam et Ève et de leur désobéissance a conduit à des interprétations qui ont souvent été utilisées pour justifier une hiérarchie entre les sexes, plaçant injustement les femmes dans une position d’infériorité.
L’ancien ministre Élie Ouéifio souligne comment cette perception a évolué au fil du temps, entravant le potentiel de développement des femmes et, par extension, de la société dans son ensemble. Selon lui, les femmes ne doivent pas être considérées comme de simples instruments pour les hommes, mais comme des partenaires égales dans la poursuite du progrès humain.
Le texte élaboré par l’ancien ministre se penche sur la complexité de l’égalité des sexes, en se référant non seulement à la Bible mais aussi à d’autres textes religieux, démontrant ainsi que l’idée de parité entre les sexes transcende les cultures et les croyances. Cette égalité est présentée comme une condition essentielle du développement économique, social, culturel et éducatif.
Les obstacles à l’émancipation des femmes, tels que décrits par l’ancien ministre Élie Ouéifio, sont nombreux et comprennent l’ignorance, l’ingratitude masculine et l’égoïsme, ainsi que la manipulation des capacités et des opportunités des femmes à des fins personnelles ou politiques. Pour surmonter ces obstacles, il propose un ensemble d’actions visant à promouvoir l’éducation et la connaissance, essentielles pour libérer le potentiel des femmes et assurer leur participation active au développement.
La compréhension et l’intériorisation de l’égalité entre les hommes et les femmes, comme le préconise Elie Ouéifio, sont cruciales pour la réussite de toute société.
La milice AZANDE ANI KPI GBE : Une menace réelle pour la liberté de la presse dans le Haut-Mbomou
FPRC-et-mlcj-dans-la-ville-dam-dafock/une-dizaine-des-combattants-de-la-seleka-en-civil-et-tenue-en-arme-dans-une-foret-moins-desense-bien-mais-cest-leur-dos-qui-sont-visibles/” rel=”attachment wp-att-34922″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/12/une-dizaine-des-combattants-de-la-seleka-en-civil-et-tenue-en-arme-dans-une-foret-moins-desense-bien-mais-cest-leur-dos-qui-sont-visibles-450×301.jpg” alt=”Les combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR” width=”450″ height=”301″ />
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 11 mars 2024 (CNC)
La milice AZANDE ANI KPI GBE, un groupe notoire des criminels qui sévit dans le sud-est de la République centrafricaine, menace ouvertement un journaliste correspondant local du CNC, démontrant ainsi la menace qu’elle fait peser sur la liberté d’expression dans cette région du pays.
La milice AZANDE ANI KPI GBE, opérant dans le Haut-Mbomou, a récemment proféré via un communiqué des menaces de mort à l’encontre du correspondant du journal en ligne CNC. Ce groupe criminel, tout comme celui de l’UPC, s’en prend à la liberté de la presse et à la vérité.
Le communiqué de la milice AZANDE ANI KPI GBE est une atteinte flagrante à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes. En réponse à un article publié par le journaliste Fidèle ZEGUINO, correspondant du CNC dans le Haut-Mbomou, la milice a réagi de manière agressive, niant toute responsabilité dans les atrocités commises dans la région et menaçant ouvertement la vie du journaliste.
Les charges portées contre le journaliste ZEGUINO, insinuant une complicité avec les rebelles de l’UPC, sont non seulement infondées mais aussi dangereusement diffamatoires. En ciblant un représentant des médias, la milice cherche à instaurer un climat de terreur et de censure dans la préfecture du Haut-Mbomou, piétinant ainsi les droits fondamentaux que sont la liberté d’expression et la presse.
Le communiqué ne reconnaît pas les preuves irréfutables des atrocités commises par la milice AZANDE ANI KPI GBE. Les témoignages des victimes et les rapports des organisations humanitaires attestent de la violence perpétrée par ce groupe armé, semant la terreur et le chaos parmi les populations civiles.
En outre, les menaces de mort proférées à l’encontre du journaliste ZEGUINO constituent une violation flagrante des droits humains les plus élémentaires. La liberté d’expression et la sécurité des journalistes doivent être garanties, sans aucune forme de répression ou d’intimidation de la part des groupes armés ou des autorités.
Il est plus qu’important que les autorités centrafricaines prennent des mesures concrètes pour mettre fin à l’impunité dont jouissent les milices comme AZANDE ANI KPI GBE. La protection des journalistes et la préservation de la liberté de la presse doivent être des priorités absolues dans la consolidation de l’État de droit et de la démocratie en République centrafricaine.
La milice AZANDE ANI KPI GBE doit répondre de ses actes et être traduite en justice tôt ou tard pour ses atrocités.