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Touadera et l’accord brisé : Un rebelle du MPC s’évapore avec des millions du désarmement de ses collègues

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Touadera et l’accord brisé : Un rebelle du MPC s’évapore avec des millions du désarmement de ses collègues

 

Centrafrique.org/rca-violente-attaque-des-groupes-armes-au-village-grevai-au-moins-10-morts-et-plusieurs-blesses/les-combattans-rebelles-du-mpc-de-mahamat-alkhatim/” rel=”attachment wp-att-45941″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim-450×425.jpg” alt=”Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim” width=”450″ height=”425″ />
Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim. Photo CNC

 

 

Bangui, 009  mai 2024 (CNC)

“Qui sème le vent, récolte la tempête.” Jamais cet adage n’a été aussi pertinent qu’à Bangui, où le président putschiste Faustin Archange Touadera, en confiant des millions à un ancien rebelle pour désarmer le MPC, a vu son plan se dissiper aussi rapidement que les fonds alloués.

 

 

Faustin Archange Touadera, dans un élan qui pourrait être qualifié de machiavélique, a négocié en secret avec Mahamat Al-Khatim, président du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), réfugié au Tchad après l’accord de l’Angola. Des délégations officielles ont été envoyées par Faustin Archange Touadera pour sceller un accord permettant à Mahamat Al-Khatim de revenir à Bangui pour collaborer avec le régime. Cet accord, célébré avec faste à Ndjamena, s’est transformé en piège quand Mahamat Al-Khatim et son associé Abakar Sabone ont été arrêtés pour une autre raison par les services de renseignement extérieur tchadiens et jetés en prison à Ndjamena.

 

La suite des événements dépeint un président désespéré de désarmer les rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) à tout prix. Ainsi, Faustin Archange Touadera a fait appel à M. Ataïr Nour, connu sous le sobriquet de Aboyo, un ancien petit criminel de Cabo, connu pour sa petite délinquance mais sans grande envergure politique. Ce dernier, après un bref passage en prison à Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, a été mystérieusement libéré sur ordre de Touadera qui l’a immédiatement appelé et lui a confié une somme conséquente pour mener à bien la mission de désarmement des rebelles du MPC, sous escorte de Mercenaires russes. Toutefois, au lieu de remplir sa mission, M. Ataïr Nour, connu sous le sobriquet de Aboyo, est arrivé dans sa ville de Kabo avant de progresser vers Sido et traverser la frontière du Tchad puis disparaitre avec l’argent, laissant derrière lui un président aux stratégies douteuses et une réputation encore plus écornée.

 

Les actions de Faustin Archange Touadera posent un dilemme éthique considérable. Étant professeur d’université, l’homme s’entoure de figures louches et controversées, transformant son gouvernement en un repaire pour des voyous et criminels, loin de l’idéal de gouvernance que l’on pourrait attendre. La question demeure : quel genre de président privilégie la compagnie de voyous à celle de conseillers légitimes ?

 

Cette affaire nous confronte à l’ironie d’un leader qui, en voulant purger son pays des forces rebelles, s’allie avec des éléments tout aussi corruptibles, sapant ainsi les fondements de la confiance publique et de la légitimité gouvernementale.

 

Par Alain Nzilo

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Corruption et Désordre : La Descente aux Enfers de l’Armée Centrafricaine”

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Corruption et Désordre : La Descente aux Enfers de l’Armée Centrafricaine”

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/elie-ouefio-438×450.png” alt=”L’ancien ministre Élie Ouéifio, assis, portant un costume bleu, appuyé sur sa main, en train de réfléchir lors d’une conférence.” width=”438″ height=”450″ />
Élie Ouéifio, un homme d’État en réflexion

 

Bangui, 09 mai 2024 (CNC)  

 Selon Platon, “La première et meilleure victoire est de conquérir soi-même.” Face à la crise qui ravage l’armée centrafricaine, cette maxime prend tout son sens. Jadis pilier de la stabilité nationale, cette institution est aujourd’hui ébranlée par des jeux politiques destructeurs, transformant les protecteurs en otages d’ambitions partisanes.

 

La République Centrafricaine, un pays autrefois renommé pour sa stabilité et son leadership dans la sous-région d’Afrique centrale, est aujourd’hui en proie à une crise profonde qui touche notamment son institution militaire. Dans son ouvrage intitulé L’Armée Centrafricaine, l’Otage Politique, Elie Wefio, explore avec acuité comment les forces armées de la nation ont été progressivement capturées par les manœuvres politiques, mettant en péril la sécurité même de l’État et de ses citoyens.

 

Elie Ouéifio, dans une démarche analytique rigoureuse, décrit un tableau sombre de l’armée centrafricaine, soulignant combien cette institution autrefois prestigieuse est devenue un outil aux mains de politiciens peu scrupuleux. Le 18 juillet 2018, Wefio publiait une adresse poignante aux dirigeants centrafricains, les exhortant à prendre conscience de la gravité de la situation. Cet appel, malheureusement, fut ignoré, et les conséquences de cette négligence sont aujourd’hui palpables.

 

L’auteur rapporte que les pratiques immorales se sont multipliées au sein de l’armée, allant de l’ingérence des civils dans les affaires militaires jusqu’à l’attribution de grades en fonction des allégeances politiques plutôt que du mérite. “Jamais l’armée centrafricaine n’a été aussi vulnérable”, écrit-il, décrivant des scènes où des soldats sont abattus par des civils ou sont forcés de se retourner contre leurs propres frères d’armes.

 

Ces dérives, selon Ouéifio, sont le résultat direct d’une politisation excessive de l’armée, transformant ses missions régaliennes en “business politiques et d’affaires commerciales”. Cette situation a non seulement affaibli la défense nationale, mais elle a aussi exposé le peuple centrafricain à des dangers extrêmes, avec des éléments étrangers et nationaux se livrant à des pillages et des tueries.

 

Face à cette tragédie, l’auteur appelle à un sursaut de conscience de la part des dirigeants actuels et futurs. Il plaide pour une reprise en main de l’armée, à l’abri des influences politiques et des recherches de gains personnels. Selon lui, seul un retour aux valeurs fondamentales de protection du peuple et de défense du territoire pourra redonner à l’armée sa vocation originelle.

 

En définitif , L’Armée Centrafricaine, l’Otage Politique n’est pas seulement un cri d’alerte ; c’est aussi un appel à l’action pour tous les Centrafricains. C’est un plaidoyer pour que la nation transcende les clivages politiques et redonne à son armée la place et le respect qu’elle mérite. Cet ouvrage, par son analyse pénétrante et ses propositions concrètes, s’avère un incontournable pour quiconque souhaite comprendre les enjeux de la sécurité en République Centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Licencié par le DG de l’ONASPORT, sa fille de 14 ans interpelle Touadera et Doneng

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Licencié par le DG de l’ONASPORT, sa fille de 14 ans interpelle Touadera et Doneng

 

Centrafrique.org/les-deux-jeunes-filles-de-monsieur-crepin-olivier/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/les-deux-jeunes-filles-de-monsieur-Crepin-Olivier-450×232.jpg” alt=”Jeune fille en larmes tenant son petit frère, lisant une lettre de licenciement, en appelle à l’aide auprès du président et du ministre de la jeunesse en Centrafrique.” width=”450″ height=”232″ />
Confrontés à la précarité économique, les enfants de Monsieur Crépin cherchent du soutien au plus haut niveau, témoignant de la résilience face à l’adversité. La jeune fille, en pleurs, symbolise la lutte des nombreuses familles touchées par le chômage en temps de crise.

 

Bangui, 08  mai 2024 (CNC)

Quand la justice se tait, les cris des opprimés résonnent dans le vide. Mais quand l’injustice frappe à notre porte, où se tourner pour trouver réparation ? Cette question hante désormais la famille de Monsieur Crépin LOMBET Ouvrier, licencié injustement par le Directeur Général de l’ONASPORT, Monsieur Hervé Sévérin Lidamon. Dans un geste désespéré, sa fille de 14 ans se dresse devant l’oppression et interpelle directement le chef de l’État, Faustin Archange Touadera, ainsi que son ministre des sports, le chef milicien Héritier Doneng.

 

Dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, la famille de Monsieur Crépin LOMBET Ouvrier Jean a décidé de ne pas rester silencieuse face à cette injustice flagrante. Avec plus de 18 ans de service dévoué à l’ONASPORT, Monsieur Jean a été brutalement licencié, aux côtés de trois autres collègues, pour des raisons aussi fantaisistes que fallacieuses.

“On m’a licencié à cause de la vérité”, déclare-t-il avec amertume.

 

La fille de Monsieur Crépin LOMBET Ouvrier Jean prend courageusement la parole pour lire la lettre de licenciement, dévoilant au grand jour les motifs absurdes avancés par la direction générale de l’ONASPORT. Des accusations de comportement récidiviste, de propos tendant à l’ordre, et même de manque de respect envers la hiérarchie sont proférées sans fondement solide. Le licenciement immédiat, sans préavis ni indemnité, est asséné tel un coup de massue, plongeant la famille dans l’incertitude et le désarroi.

 

À travers les mots de sa fille, Monsieur Crépin Ouvrier  voit son avenir s’assombrir. C’est grâce à son labeur acharné qu’il a pu offrir à sa fille une éducation dans des établissements scolaires privés. Mais maintenant, qu’en sera-t-il de ses rêves et de ses ambitions? Cette question, brûlante d’urgence, résonne dans l’esprit de tous ceux qui ont été témoins de cette injustice.

 

La mère de famille, prenant à son tour la parole, dévoile une autre facette poignante de cette tragédie. Enceinte et sur le point d’accoucher, elle clame que ce que Monsieur Lidamon a fait à son mari, c’est Dieu qui le jugera. Les conséquences de ses actes retentiront bien au-delà des murs de l’ONASPORT.

 

En guise de conclusion, Monsieur Crépin LOMBET Ouvrier  Jean adresse un message direct à Lidamon, lui signifiant que son enfant à naître portera son nom, une façon de rappeler à sa famille et au monde entier que l’homme responsable de leur désespoir ne sera pas oublié.

 

Dans cette lutte pour la justice, la famille de Monsieur Crépin LOMBET Ouvrier  Jean se tourne vers les plus hauts échelons du pouvoir, implorant l’intervention de Touadera et Doneng pour réparer cette injustice criante. Car lorsque les voies de la justice semblent obstruées, il reste toujours l’espoir que la lumière de la vérité perce les ténèbres de l’oppression.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Projet CENI : La Crise Silencieuse des Salaires Impayés

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Projet CENI : La Crise Silencieuse des Salaires Impayés

Bambari/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Rencontre-de-formation-du-personnel-du-projet-SENI-PLUS-a-Bambari-450×203.jpg” alt=”Photo de groupe des membres de la coordination et des staffs de terrain du projet SENI PLUS, rassemblés pour une formation à Bambari.” width=”450″ height=”203″ />
Équipe du projet SENI PLUS à Bambari lors d’une importante session de formation destinée à renforcer les compétences et l’efficacité du travail sur le terrain. Cette rencontre souligne l’importance de la formation continue et de l’unité parmi les membres du projet pour atteindre leurs objectifs communs.

 

Bangui, 07  mai 2024 (CNC)

Quand le silence rime avec souffrance : derrière le projet CENI, une crise silencieuse bouleverse la vie des personnels depuis quelques mois. Dévoués et engagés, ces travailleurs endurent désormais les affres d’arriérés de salaire qui s’accumulent. Depuis des mois, leur quotidien est un combat pour la survie, marqué par l’incertitude et l’angoisse d’un avenir financier incertain.

 

Au fin fond des différents districts sanitaires, loin de l’agitation de Bangui, la réalité des personnels du projet SENI PLUS est marquée par un silence assourdissant. Chaque jour, ils s’efforcent de fournir des soins essentiels à des citoyens dans certaines villes de provinces, malgré le poids croissant de leurs propres difficultés. L’absence de salaire transforme leurs nobles missions en véritables parcours de combattant.

 

Jean De Dieu, un infirmier de quarante ans, raconte comment la situation a bouleversé sa vie : “Je me suis engagé dans ce projet SENI qui dit en sango santé pour faire la différence. Mais aujourd’hui, l’ironie du sort, je me bats encore pour me nourrir, mais également nourrir ma famille qui est actuellement loin de moi, Actuellement, je totalise en tout 3 mois d’arriéré de salaire, et je ne sais quoi faire ”. Sa voix trahit une fatigue profonde, celle d’un homme poussé à ses limites. Comme lui, d’autres personnels partagent des récits similaires, des histoires de loyers impayés et de tables parfois vides, des fêtes du travail passées sans festivités ni réconfort.

 

Les implications de cette crise des arriérés de salaire vont au-delà des difficultés individuelles ; elles menacent la pérennité du projet lui-même. Des personnels découragés commencent à envisager d’autres horizons, moins précaires, quitte à abandonner une vocation qui fut jadis leur fierté. L’ironie de la situation réside dans le fait que ces mêmes travailleurs, essentiels à la lutte contre les maladies et à la promotion de la santé publique, sont aujourd’hui les victimes d’un système qui semble les oublier.

 

La situation requiert une intervention urgente. La résolution de ces problèmes de paiement ne constitue pas seulement un acte de justice mais est essentielle pour maintenir l’élan du projet SENI PLUS. Il est impératif que les autorités prennent des mesures concrètes pour remédier à cette situation, afin que ces dévoués professionnels de la santé puissent continuer à œuvrer sans le fardeau de l’incertitude financière.

 

Dans ce récit de sacrifice et de désespoir, la crise silencieuse des salaires impayés au sein du projet CENI interpelle sur la valeur que nous accordons à ceux qui sont en première ligne. Reconnaître leur travail et les rémunérer équitablement n’est pas seulement une question de morale; c’est un pilier fondamental sur lequel repose la santé de toute une nation.

 

Par Gisèle MOLOMA

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La Crise de la Monnaie à Kaga Bandoro : Entre Réjection et Rareté

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La Crise de la Monnaie à Kaga Bandoro : Entre Réjection et Rareté

 

Centrafrique.org/piece-de-monnaie-500-cfa/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/piece-de-monnaie-500-CFA-339×450.jpg” alt=”Pièce de 500 Francs CFA avec le portrait de Barthélemy Boganda de la Banque des États de l’Afrique Centrale à droite, et une pièce symbolique de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest à gauche” width=”339″ height=”450″ />
Voici deux pièces de 500 Francs CFA, chacune émise par une banque centrale différente en Afrique. La pièce de droite, frappée par la Banque des États de l’Afrique Centrale, rend hommage à Barthélemy Boganda, tandis que celle de gauche, issue de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, célèbre l’unité et la liberté à travers une représentation allégorique. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 09 mai 2024 (CNC)

Pourquoi certains billets de banque sont-ils rejetés par les consommateurs même quand ils sont légalement en circulation ? À Kaga Bandoro, dans la préfecture de Nana Gribizi, un phénomène étrange perturbe le quotidien des commerçants et des acheteurs. Les billets de 500 francs et les pièces de 100 francs, bien que valides, sont souvent refusés par les clients. Cette réticence mystérieuse à accepter certaines coupures pose une question fondamentale sur la confiance et la praticité de la monnaie fiduciaire dans la région.

 

Le problème n’est pas seulement local. La rareté de monnaie est un phénomène observé dans tout le pays, même dans la sous-région, exacerbé ici à Kaga-Bandoro par un rejet spécifique qui semble se propager. Quelles en sont les origines ? Les réponses sont variées mais pointent toutes vers une crise de confiance exacerbée par des rumeurs ou des malentendus sur la valeur ou l’acceptabilité des billets et pièces.

 

Devant cette situation, le rôle du gouvernement et de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) devient crucial. Une intervention pourrait impliquer la sensibilisation sur la légitimité des coupures en question et sur la nécessité d’une circulation fluide de toutes les formes de monnaie. Parallèlement, un renouvellement des billets usés et une clarification des politiques monétaires pourraient aider à restaurer la confiance.

 

Mais la solution pourrait également nécessiter une approche plus innovante. Dans un monde qui avance vers la digitalisation, des alternatives telles que les paiements mobiles pourraient être promues, même dans des régions moins desservies par l’électricité et les infrastructures bancaires, grâce à des technologies adaptées aux conditions locales.

 

Cette crise monétaire à Kaga Bandoro n’est pas juste une anomalie économique; elle est révélatrice des défis que rencontre la BEAC dans sa mission de stabilisation monétaire. Alors que le refus persiste, les commerçants et les clients de Kaga Bandoro continuent de naviguer dans cette incertitude, espérant une résolution qui rétablira non seulement la fluidité monétaire mais également la confiance dans le système économique de la région.

 

Par :Nicaise Baïpou

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Sensibilisation des militaire à Bouar : Un pas vers la résolution des bavures

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Sensibilisation des militaire à Bouar : Un pas vers la résolution des bavures

 

Minusca/” rel=”attachment wp-att-44228″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/les-wagner-et-les-faca-a-bouar-et-la-minusca-450×286.jpg” alt=”Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.” width=”450″ height=”286″ />
Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.

 

 

Bangui, 09 mai 2024 (CNC)

À Bouar, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les récentes bavures militaires causent des profondes inquiétudes. Pour y faire face, la cour d’appel, soutenue par la MINUSCA, a lancé une campagne de sensibilisation pour les militaires de la garnison du Nord-Ouest.

 

Déroulement de la campagne….

 

Une centaines des soldats des Forces Armées Centrafricaines a participé à cette sensibilisation, qui visait à les informer sur le code de justice militaire, souvent méconnu et source de violations des droits de l’homme.

 

Roger Pusinga, vice-président du tribunal militaire permanent, explique :

“Quand nos militaires et les forces de sécurité intérieure sont en mission ou en permission, il arrive qu’ils commettent des exactions envers la population civile, qu’ils sont censés protéger”.

 

Clara Guidimont, gendarme de première classe, renchérit :

“Nous avons sensibilisé certains collègues qui ignoraient l’existence du code de justice militaire. Il est crucial qu’ils soient conscients des infractions qu’ils pourraient commettre”.

 

Réactions de la communauté….

 

La communauté locale aspire à une coexistence pacifique avec les forces armées pour favoriser la paix dans la localité. Martin Vita, responsable local de la société civile, partage ses espoirs :

“Ils sont là pour nous aider, pour intervenir lors de conflits. Mais certains comportements sont inacceptables et doivent cesser”.

 

La population souhaite que de telles initiatives de sensibilisation deviennent régulières pour apaiser les tensions entre les militaires et les communautés locales. Le Code de justice militaire, adopté en 2017, est un outil essentiel pour combattre les violations des droits de l’homme.

 

Cette campagne est un pas important pour réduire les bavures à Bouar, en améliorant la connaissance du cadre légal chez les militaires et en promouvant un respect mutuel entre les forces de l’ordre et les citoyens.

 

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Fermeture des portes de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation

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Fermeture des portes de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation

 

Centrafrique.org/crise-au-sein-de-la-commission-verite-justice-reparation-et-reconciliation-les-membres-exigent-le-depart-de-la-presidente-marie-edith-douzima/maitre-marie-edith-douzima/” rel=”attachment wp-att-64196″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Maitre-Marie-Edith-Douzima-450×338.jpg” alt=”Maître Marie-Edith Douzima” width=”450″ height=”338″ />
Maître Marie-Edith Douzima. CopyrightRNL

 

 

Bangui, 09 mai 2024 (CNC)

 La Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR) a vu ses portes fermées par les forces de sécurité la semaine dernière. Cet événement surprenant stoppe les préparatifs des premières audiences publiques de l’organisation, des moments importants pour écouter les victimes de conflits. Ces réunions devaient se tenir après des sessions à Boussamwa-dong-loa et des retards accumulés à Bammingi-Bangoran.

 

La présidente de la CVJRR a partagé au téléphone que l’institution n’a reçu aucune explication avant cette fermeture. Vendredi, alors que les commissaires étaient au travail, les forces de l’ordre ont arrivé sans prévenir pour fermer les portes. Ils ont indiqué que cette décision venait de hauts responsables du pays. Cette affirmation a été confirmée par le premier vice-président et d’autres commissaires de cette institution.

 

Les victimes, directement touchées par cette décision, expriment leur inquiétude. Elles craignent que cet incident ne retarde encore plus l’organisation des audiences, une étape clé pour leur réparation. Ces audiences sont essentielles car elles permettent aux victimes de partager leurs expériences et de commencer à guérir les plaies du passé.

 

La fermeture des portes de la CVJRR s’est produite juste avant la neuvième journée nationale des victimes, qui est célébrée le 11 mai chaque année.

Rappelons que la CVJRR, établie en 2020 à côté de la Cour pénale spéciale, a pour but de promouvoir la réconciliation et la paix à travers une justice adaptée aux transitions du pays.

 

La situation actuelle soulève des questions sur la capacité de l’institution à fonctionner sans interférence et à maintenir son rôle de facilitateur entre les victimes et la justice. Il est crucial que les autorités clarifient les raisons de cette fermeture pour permettre à la commission de reprendre ses activités importantes.

 

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Crise éducative à Gorongo-Mia : Un village en quête de solution

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Crise éducative à Gorongo-Mia : Un village en quête de solution

 

Bambari/ecole-mixte-de-dongbayeke-a-10-kilometres-de-baboua-dans-la-nana-mambere-copyrightcnc/” rel=”attachment wp-att-74345″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Ecole-mixte-de-Dongbayeke-a-10-kilometres-de-Baboua-dans-la-Nana-Mambere.-CopyrightCNC-450×250.jpg” alt=”École mixte de Dongbayéké à 10 kilomètres de Baboua, dans la Nana-Mambéré. CopyrightCNC” width=”450″ height=”250″ />
Image d’illustration d’une école en République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 09 mai 2024 (CNC)

 Pourquoi les bancs de l’école du village Gorongo-Mia restent-ils vides alors que les examens de fin d’année approchent ? À 35 kilomètres de Ndélé, cette question taraude les esprits des parents et responsables locaux. Depuis mars, les élèves de cette école rurale sont privés d’éducation suite au départ des trois mètres-parents, ces enseignants communautaires qui sont normalement soutenus par les contributions financières des parents d’élèves.

 

Habituellement, chaque famille participe avec une somme de 1500 francs CFA par mois pour rémunérer ces éducateurs. Cependant, un conflit financier a émergé suite à un mois d’indemnité impayée, causant une interruption complète des cours. Michel Mandago, chef de groupe d’Adomido, a pris l’initiative de comprendre les racines de cette crise. Après une visite sur le terrain, il explique :

 

« Au village Gorongo-Mia, depuis mars, les élèves ne vont pas à l’école. Les 3 mètres-parents ont cessé de dispenser les cours. Je suis informé de cette situation, raison pour laquelle j’ai fait une descente sur le terrain pour comprendre ce qui se passe. Interrogés, mes administrés m’ont dit qu’ils s’s’agit d’un problème financier et qu’ils ont déjà cotisé, mais ils manquent 5 000 francs pour atteindre le montant qu’ils donnent mensuellement aux mètres-parents. Malgré cet effort, ces mètres-parents n’ont pas accepté de revenir dans le village. J’en ai déjà parlé à l’inspecteur d’académie de Bamingui-Bangoran. Les élèves de l’école de la localité de Gorongo-Mia sont constamment à la maison. Donc, je demande au gouvernement et à ses partenaires de penser à nous en envoyant 2 ou 3 maîtres qualifiés pour sauver l’éducation des enfants », a déclaré monsieur Michel Mandago, chef de groupe du village  Adomido.

 

Malgré plusieurs tentatives de résolution, y compris la communication avec l’inspecteur d’académie de Bamingui-Bangoran, les portes de l’école restent closes. Les enfants, désœuvrés, perdent un temps précieux de leur parcours éducatif. Face à cette impasse, Michel Mandago lance un appel pressant : « Nos enfants sont privés d’éducation. Nous appelons le gouvernement et ses partenaires à intervenir en urgence pour nous envoyer deux ou trois maîtres qualifiés. C’est crucial pour l’avenir de nos jeunes.».

 

Cet appel marque l’urgence de soutenir l’éducation dans les zones rurales, où les défis financiers et logistiques peuvent souvent entraver l’accès à un enseignement de qualité.

 

Moïse Banafio

 

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L’Affaire du Stagiaire Douanier  Bossokombo Josias : Chronique d’une Vidéo sex-tape Virale sur les réseaux sociaux

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L’Affaire du Stagiaire Douanier  Bossokombo Josias : Chronique d’une Vidéo sex-tape Virale sur les réseaux sociaux

 

Centrafrique.org/stagiaire-douanier-bossokombo-josias/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Stagiaire-Douanier-Bossokombo-Josias-203×450.jpg” alt=”Stagiaire Douanier Bossokombo Josias” width=”203″ height=”450″ />
Le Stagiaire Douanier Bossokombo Josias, impliqué dans une affaire de sextape

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)

Plongeons dans les méandres tumultueux de l’affaire qui a secoué plus d’un sur les réseaux sociaux centrafricains. Au cœur de cette chronique palpitante se trouve un stagiaire douanier du nom de Bossokombo Josias dont la vidéo virale a mis en lumière les défis de la cyberculture et de la maladie mentale. Découvrons ensemble les rebondissements captivants de cette saga moderne, où les frontières entre la vie privée et la vie publique s’effacent devant la puissance des réseaux sociaux.

 

Dans les rues méconnaissable  et poussiéreuses de Bangui à Bimbo, où elles sont parsemée de nids-de-poule profonds qui ponctuent chaque kilomètre, une histoire captivante se déroule sous nos yeux, mettant en scène un protagoniste inattendu : un stagiaire douanier du nom de Bossokombo Josias, résident de Bimbo. Sa vidéo virale a déclenché une série d’événements choquants, révélant les fissures de la société moderne. Plongeons dans les détails de cette chronique saisissante, où la technologie défie les frontières de la morale et de l’éthique.

 

Tout a commencé lorsque la vidéo compromettante du stagiaire avec une mineure de moins de 16 ans a fait surface sur les réseaux sociaux, exposant des moments intimes que beaucoup appellent cela de la pédophilie, mais qui auraient dû rester privés. Dans cette vidéo, le stagiaire portait un treillis  militaire, probablement de la douane. Son visage, clairement identifiable, a été diffusé à travers les quartiers de Bangui, suscitant l’indignation et la curiosité des banguissois. Rapidement, l’affaire est devenue virale, attirant l’attention des internautes centrafricains et des médias nationaux.

 

Pourtant, derrière chaque clic et chaque partage se cachent des questions profondes sur la culture des réseaux sociaux et la responsabilité individuelle. Certains ont pointé du doigt le stagiaire pour son manque de jugement et son comportement irresponsable, tandis que d’autres ont remis en question l’impact des médias sociaux sur notre société.

 

En effet, certains observateurs ont soulevé la possibilité d’un problème mental sous-jacent chez le stagiaire. Ils s’interrogent sur les défis auxquels il pourrait être confronté dans son métier et sur son poste en raison de problèmes psychologiques. Comment quelqu’un peut-il se permettre de partager publiquement sa propre vidéo aussi intime  avec des mineures ? C’est une question qui soulève des inquiétudes quant à la santé mentale et à la stabilité émotionnelle du stagiaire.

 

Au cœur de cette saga se trouve donc un dilemme moral et psychologique : jusqu’où la vie privée peut-elle être compromise au nom de la viralité en ligne ? Alors que le débat fait rage, le stagiaire et ceux qui l’entourent sont confrontés à des conséquences personnelles et professionnelles. Pourtant, au-delà du scandale, cette affaire soulève des questions plus larges sur la façon dont nous naviguons dans le paysage numérique en constante évolution.

 

En fin de compte, l’affaire du stagiaire douanier est bien plus qu’un simple fait divers ; elle est le reflet des défis auxquels est confrontée notre société dans l’ère numérique. Alors que nous nous efforçons de trouver un équilibre entre la connectivité et la protection de la vie privée, cette chronique nous rappelle l’importance de la prudence et du respect dans un monde où chaque clic peut avoir des répercussions inattendues.

 

Par Alain Nzilo

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Les heures sombres de la Nana-Bakassa : Couvre-feu et chicotte des Wagner

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Les heures sombres de la Nana-Bakassa : Couvre-feu et chicotte des Wagner

 

 

Centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-Centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires russes de Wagner occupant l'État major des rebelles en Centrafrique
Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

Bangui, 08 mai 2024 (CNC)  

 “La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent,” écrivait Montesquieu. Or, à Nana-Bakassa, ce principe semble s’effondrer sous le poids d’un couvre-feu sévère imposé par le sous-préfet Jérôme Gouma. Dès huit heures, les rues de la ville tombent sous le silence de la répression, les cris des habitants résonnant contre les chicottes des mercenaires de Wagner. Cette mesure, loin de garantir la sécurité, inspire terreur et méfiance parmi les citoyens.

 

Le sous-préfet Jérôme Gouma, un homme à la gouvernance controversée, s’appuie sur des Mercenaires russes du groupe Wagner pour maintenir ce qu’il qualifie d’« ordre nécessaire ». Ces hommes, devenus ses instruments de contrôle, imposent une loi martiale non officielle, chassant femmes et enfants des rues à la nuit tombée sous la menace de la chicotte.

 

Ainsi, chaque 18 heures, à Nana-Bakassa, dès que l’horloge sonne, le sous-préfet Jérôme ordonne à ses mercenaires du groupe Wagner de faire respecter un couvre-feu strict qu’il a imposé. Les hommes de Wagner patrouillent alors dans les ruelles, forçant tout le monde à rentrer chez soi. Avec leurs chicottes en main, ils n’hésitent pas à user de violence pour chasser les retardataires. Des cris et le bruit des coups résonnent dans la nuit noire, poussant les habitants à se précipiter vers la sécurité de leurs foyers avant que les rues ne tombent entièrement sous le silence imposé.

 

Par ailleurs, dans cette préfecture, un motel construit à l’origine par une organisation non gouvernementale pour des besoins communautaires a été usurpé par le sous-préfet. Le bâtiment est désormais sa résidence privée, et aussi une source de son revenus supplémentaires, car Jérôme Gouma le loue au détriment de la communauté qui en était le destinataire initial.

 

Mais ce n’est pas tout. Une fontaine, autrefois érigée par une ONG pour offrir un accès libre à l’eau potable à la population, est aujourd’hui contrôlée par le même sous-préfet Jérôme Gouma. L’eau, source de vie, est devenue une marchandise que Jérôme vend au plus offrant, privant ainsi ses administrés d’un droit fondamental.

 

Il convient de noter que les actions du sous-préfet Jérôme Gouma à Nana- Bakassa soulèvent des questions cruciales sur la légitimité de son pouvoir et les limites de l’autorité en temps de crise. Entre gestion sécuritaire et exploitation ouverte, où doit-on vraiment tracer la ligne ? Nana-Bakassa reste une énigme, un coin sombre de la République centrafricaine où la lumière de la justice peine encore à percer.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

 

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L’ombre de la manipulation politique plane sur le mandat d’arrêt de la CPS contre François Bozizé

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L’ombre de la manipulation politique plane sur le mandat d’arrêt de la CPS contre François Bozizé

 

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Le général François Bozizé, ancien Président de la République centrafricaine

Bangui, 08 mai 2024 (CNC)  

 Le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale spéciale contre l’ancien président François Bozizé continue de susciter une polémique intense en Centrafrique.

 

Quand la justice devient l’outil d’une stratégie politique, le scepticisme s’installe. C’est le sentiment dominant parmi de nombreux Centrafricains après la récente décision de la Cour pénale spéciale de lancer un mandat d’arrêt fantaisiste contre François Bozizé, ancien président et actuellement en exil en Guinée-Bissau. Accusé de divers crimes, Bozizé est perçu non seulement comme une menace dissipée, mais aussi comme une figure de proue dans un jeu d’échecs politique plus large orchestré par l’administration actuelle du président Faustin-Archange Touadera.

La majorité de la population perçoit ce mandat comme un mouvement stratégique visant à diviser et régner, impliquant des manœuvres pour manipuler les sentiments ethniques et politiques. « Pendant que de vrais criminels défilent librement devant nos yeux, la Cour s’acharne sur un homme isolé et apparemment impuissant hors du pays», partage Mélanie, une habitante de Bangui.

Pour les centrafricains, l’accusation porte l’empreinte de la politique, avec des implications profondes non seulement pour Bozizé mais aussi pour le tissu socio-politique de la Centrafrique.

Toutefois, dans un texte virulent publié sur les réseaux sociaux, Fidèle Gouandjika, ministre conseiller spécial de Touadera, accuse l’Occident, particulièrement la France, de fomenter des troubles en insistant sur le retour de Bozizé pour qu’il soit jugé. Selon lui, ceci est une tentative de déstabilisation masquée, alors que le vrai danger, comme il l’affirme, serait les actions des puissances étrangères qui perpétuent des crimes de guerre ailleurs sans répercussions.

« LES CRIMES DE GUERRE ET CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ SE FONT TOUS LES JOURS À CIEL OUVERT ET EN DIRECT À LA TÉLÉVISION EN EUROPE ET AU MOYEN ORIENT. ALLEZ ARRÊTER CES CRIMINELS LÀ-BAS VITE AVANT QUE NE S’ÉCLATE LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE», clame Gouandjika dans un message incendiaire partagé sur les réseaux sociaux.

Cependant, l’inquiétude de Fidèle Gouandjika: Une affaire personnelle autant que politique

En effet, le mandat d’arrêt contre l’ancien président François Bozizé, lancé par la Cour pénale spéciale, suscite également l’inquiétude du ministre conseiller Fidèle Gouandjika, un frère, beau-père et allié de Faustin Archange Touadera . Pour avoir une idée sur ses réaction, il est aussi important de comprendre que cette affaire plonge ses racines dans un passé politique tumultueux où Faustin Archange Touadera, le président actuel, occupait le poste de Premier ministre sous la présidence de Bozizé. À cette époque, Touadera était lui-même impliqué dans plusieurs affaires controversées, y compris des exécutions extrajudiciaires. Gouandjika craint que l’examen minutieux des actions passées de Bozizé n’entraîne une réévaluation des responsabilités de Touadera dans ces mêmes événements. Cette situation pourrait potentiellement exposer des vérités inconfortables sur le rôle de Touadera et par ricochet, menacer la stabilité de l’administration actuelle.

Par ailleurs, Fidèle Gouandjika, dans ses fonctions de ministre et porte-parole sous le régime de François Bozizé, était au cœur des opérations gouvernementales, connaissant intimement les détails et les décisions prises à l’époque. Sa profonde implication personnelle dans les affaires de l’État lui confère une perspective unique et, potentiellement, des responsabilités dans les mêmes dossiers scrutés aujourd’hui par la cour pénale spéciale. C’est en partie pour cette raison que Gouandjika a lancé une déclaration puissante sur les réseaux sociaux, tentant de contrôler le récit et de détourner l’attention du public des actions passées qui pourraient éclabousser de nombreuses figures politiques actuelles, y compris lui-même. Sa déclaration cherche à déplacer le focus vers des cibles externes et à minimiser la portée des enquêtes qui pourraient remettre en question la légitimité de leur gestion passée et présente du pouvoir.

 


Dans cette ambiance chargée, la question demeure : la justice peut-elle réellement être impartiale dans un contexte si politiquement chargé? Alors que les tensions montent, les yeux restent rivés sur l’évolution de cette affaire, qui pourrait soit éroder davantage la confiance dans les institutions nationales, soit ouvrir la voie à un nouvel ordre de responsabilité et de réconciliation.

 

Par Alain Nzilo

 

 

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Le maire de la ville de Sido arrêté par les Wagner

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Le maire de la ville de Sido arrêté par les Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/pancarte-de-la-ville-de-Moyenne-Sido-450×401.jpg” alt=”pancarte de la ville de Moyenne Sido” width=”450″ height=”401″ />

 

 

Bangui, 01 janvier 2024 (CNC) –…

 Dimanche dernier, la tranquillité de la ville de Sido, à la frontière avec le Tchad,  a été brisée par l’effroyable écho des arrestations menées par les impitoyables criminels Mercenaires russes du groupe Wagner. Tout a commencé avec l’arrestation spectaculaire du commandant de brigade de la gendarmerie locale, plongeant la ville dans un tourbillon d’interrogations et de spéculations. Mais ce n’était que le début d’une série d’événements saisissants.

 

Quelques heures seulement après cette première prise, un autre coup de tonnerre a ébranlé les rues de Sido : le maire de la ville lui-même a été appréhendé par ces mêmes hommes de main russes. Les accusations étaient graves : implication présumée dans la sponsorisation et le soutien des activités criminelles qui gangrènent la localité.

 

Des sources locales, interrogées par la rédaction du CNC, affirment qu’un réseau de jeunes présumés délinquants, responsables de multiples actes de braquage et d’assassinat le long de l’axe Moyenne Sido-Kabo, a été démantelé par les mercenaires russes du groupe Wagner.  Lors de L’intervention de ces derniers, deux membres de ce groupe ont été arrêtés, tandis qu’un troisième a trouvé la mort lors de sa tentative de fuite, abattu sans sommation.

 

Les deux individus capturés sont actuellement détenus dans les locaux de la base russe de Moyenne Sido, mais leur destin semble tragiquement scellé. Avant même leur jugement, ils ont été soumis à des sévices inhumains, forcés de divulguer des noms fictifs de complices, de commanditaires et de soutiens financiers. C’est ainsi que le nom du maire de Sido et celui du commandant de brigade ont été mis en lumière, les accusant de complicité avec les criminels.

 

Ainsi, après leur arrestation, le commandant de brigade et le maire de Sido ont été transférés lundi dernier vers Kaga-Bandoro.

 

Jules Borohi

 

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Le Mensonge d’État : Les Miliciens AZANDE et le Stratagème de Wagner

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Le Mensonge d’État : Les Miliciens AZANDE et le Stratagème de Wagner

 

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Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE de Obo en formation par des mercenaires russes de la société Wagner sur le terrain de l’église catholique d’Ob.

 

 

Bangui, 08 mai 2024 (CNC)  

 Si la paix n’a pas de prix, vous ne mesurez pas que dans notre pays, nous aspirons à la paix, » affirme Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Ces mots ont résonné lors d’une conférence de presse, présentant la prétendue incorporation des éléments de la milice AZANDE ANI KPI GBE comme un pas vers la réconciliation. Toutefois, les coulisses de cette déclaration dépeignent un scénario bien différent, teinté de manipulations et de fausses promesses.

 

Les Réalités Dissimulées derrière les Promesses de Paix

 

Un Discours Apaisant en Surface seulement.  Balalou a mis en avant le désir du gouvernement de parvenir à la paix, invoquant l’Accord de Paix et de Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) comme fondement de cette intégration. Selon lui, certains combattants ont choisi de renoncer à la violence pour rejoindre le processus de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR).

 

 

Un premier pas vers le mensonge :la Réalité sur le Terrain

 

Avant même l’annonce de leur formation militaire par le groupe Wagner, les représentants des miliciens Azandé ont été invités à une réunion avec le ministre de la Défense à Obo. Là, le sujet brûlant du désarmement a été abordé, une étape essentielle selon les accords de paix de Khartoum, APPR-RCA. Cependant, face à la demande de renoncer à leurs armes, les miliciens ont émis un refus catégorique. Leur condition était claire : aucun désarmement sans le retrait des rebelles de l’UPC de leur territoire. Cette ferme opposition met en lumière le mensonge du porte-parole du gouvernement qui a affirmé lors de son point de presse que certains combattants ont choisi de renoncer à la violence pour rejoindre le processus de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR).

 

 

La Transformation en Wagner Ti Azandé

 

Un  mois seulement après la formation de la première vague des miliciens Azandé par les mercenaires russes sur le terrain de l’église catholique à Obo, les représentants de cette milice ont rebaptisé leur mouvement « Wagner ti Azandé ». Ils ont trouvé un nouveau rôle sous la tutelle des mercenaires russes. Ces derniers, cherchant à renforcer leur présence dans le pays sans augmenter directement leurs effectifs, ont opté pour une stratégie de supplétifs. Ainsi, les miliciens AZANDE ont été rebaptisés Wagner T. Azandé, formés spécifiquement pour devenir des forces auxiliaires dans les opérations de Wagner. Ce changement de nom et de fonction illustre non seulement une incorporation factice mais aussi une militarisation continue sous un nouveau drapeau, exactement comme ils l’ont fait avec les ex-rebelles de l’UPC désarmés dans la Ouaka.

 

Une dichotomie troublante du gouvernement…

 

Le discours de Balalou et les actions du gouvernement créent une dichotomie troublante. D’un côté, il y a des discours sur la paix et la réconciliation, et de l’autre, des actes qui alimentent la guerre et le conflit sous couvert de stratégies géopolitiques. Cette approche a des répercussions directes sur la sécurité et la stabilité de la région, poussant les miliciens à agir non pas comme des agents de paix, mais comme des mercenaires dans une guerre qui n’est pas la leur.

 

L’analyse des événements autour de la prétendue incorporation des miliciens AZANDE dans les forces armées met en lumière une série de mensonges et de manipulations. Ce que le gouvernement présente comme une intégration dans les FACA n’est, en réalité, qu’une façade pour des opérations militaires élargies, avec des implications profondes pour la paix future de la République Centrafricaine. La route vers la paix véritable semble encore semée d’embûches, et les déclarations de paix du gouvernement, malheureusement, semblent être juste un autre voile qui cache la préparation à la guerre.

 

Par Alain Nzilo

 

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La chute de l’Empire du Crime à l’Aéroport International de Bangui

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La chute de l’Empire du Crime à l’Aéroport International de Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Monsieur-Armand-GRAH-450×436.jpg” alt=”Monsieur Armand GRAH, Président du conseil d’administration de la société International Technology Handling Service (ITHS), portant une veste grise avec une cravate raillée sur fond blanc” width=”450″ height=”436″ />
Monsieur Armand GRAH, Président du conseil d’administration de la société International Technology Handling Service (ITHS),

 

 

Bangui, 08 mai 2024 (CNC

 Dans les couloirs labyrinthiques de l’aéroport international Bangui-Poko, autrefois régnait un empire obscur, dirigé par un nom redouté : Armand Grah, le baron mafieux ivoirien. Mais comme dans tout récit de crime et de châtiment, la justice finit toujours par frapper.

 

L’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC) a finalement tranché le nœud gordien en rompant le contrat de gestion avec l’entreprise ITHS, dont les couloirs étaient jusqu’alors infestés par les pratiques douteuses et l’incompétence flagrante. Les raisons ? Une dégradation alarmante de la qualité de service, une main-d’œuvre non qualifiée, et surtout, l’absence cruelle de licence d’exploitation.

 

Selon les hauts responsables de l’ANAC, la gestion chaotique de l’ITHS mettait en péril la sûreté aéroportuaire, une situation que déplorait fortement le directeur général de l’ANAC.

 

Après quinze longs mois d’asservissement sous le joug de l’ITHS, l’aéroport a finalement retrouvé une lueur d’espoir avec le retour en grâce de son ancien gardien, AHS. Connu pour son expertise, AHS avait déjà veillé sur Bangui-Poko de 2009 à 2022, avant d’être écarté.

 

Le Colonel François Follot, directeur général de l’ANAC, éclaire les démarches entreprises : “Il y a des étapes cruciales dans la certification. L’ITHS n’a jamais franchi les épreuves requises, bloqué à mi-chemin dans un dédale de documents manquants et de pratiques illégales”.

 

Les ombres du passé ne se dissipent pas si facilement. Les arcanes financiers de l’ITHS révèlent des dettes impayées, des équipements défectueux, et des menaces pesantes sur l’avenir du pays. Air France, autrefois un fidèle visiteur des cieux de Bangui, avait déjà abaissé ses ailes en signe de protestation contre l’insalubre gestion de l’ITHS.

 

Les nouveaux horizons s’ouvrent avec la décision ferme des autorités aéroportuaires de se conformer aux normes internationales de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). La route vers la rédemption est longue, mais le ciel de Bangui s’éclaircit enfin, libéré des ténèbres de la corruption et de l’incompétence.

 

Dans l’épopée mouvementée de l’aéroport international de Bangui, un chapitre se ferme tandis qu’un autre commence, porteur d’espoir et de renouveau.

 

Par D. Y. Ibrahim.

 

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Un Tournant Historique : Radio Ndékè – Luka Brise le Silence sur Wagner

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Un Tournant Historique : Radio Ndékè – Luka Brise le Silence sur Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/dimitri-au-milieu-des-deputes-centrafricains-450×302.jpg” alt=”Dmitry Sitiy (au centre), fondateur de la société minière Lobaye Invest et placé sous sanctions du Trésor américain pour ses liens présumés avec le groupe Wagner, entouré de députés centrafricains sur les marches de l’Assemblée nationale à Bangui le 15 octobre 2021. – AFP” width=”450″ height=”302″ />
Dmitry Sitiy (au centre), fondateur de la société minière Lobaye Invest et placé sous sanctions du Trésor américain pour ses liens avec le groupe Wagner, entouré de députés centrafricains sur les marches de l’Assemblée nationale à Bangui le 15 octobre 2021. – AFP

 

 

Bangui, 08 mai 2024 (CNC)  

 La vérité, aussi dérangeante soit-elle, doit être dite.

 

Dans un geste audacieux, Radio Ndékè – Luka a récemment rompu son silence sur un sujet sensible : le groupe Wagner. Cette radio, connue pour sa prudence en matière de sécurité de ses journalistes, avait évité de prononcer le nom de Wagner, préférant adopter la terminologie du gouvernement qui les désignait comme de simples “instructeurs russes”.

 

Cependant, une déclaration de la radio ce mardi 7 mai 2024 a marqué un tournant décisif. Pour la première fois, elle a clairement qualifié Dimitri Sitiy de responsable du volet militaire du groupe Wagner en RCA. Cela constitue un changement significatif dans la rhétorique de la station, qui a longtemps suivi la ligne du gouvernement.

 

Malgré les efforts du gouvernement pour nier la présence du groupe Wagner en RCA, les preuves s’accumulent. Wagner est devenu omniprésent, distribuant des t-shirts aux militaires, policiers et gendarmes, et même portés par des ministres conseillers. Malgré cela, le président Touadera et son gouvernement persistent à nier leur présence.

 

Cette prise de position courageuse de Radio Ndékè – Luka mérite d’être saluée. En brisant le silence sur Wagner, elle contribue à éclairer l’opinion publique sur une réalité souvent dissimulée. C’est un pas important vers une information plus transparente et équilibrée dans le paysage médiatique de la RCA.

Reste seulement à RNL de couvrir les informations des Mercenaires russes dans le pays, soigneusement évitées par cette station radio.

 

Par Anselme Mbata

 

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Fake news : La Déclaration du Sous-Préfet sur la Minusca et la Réponse du Gouvernement

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Fake news :  La Déclaration du Sous-Préfet sur la Minusca et la Réponse du Gouvernement

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Le ministre Maxime Balalou

 

 

Bangui, 08 mai 2024 (CNC)  

 Une fausse nouvelle vaut mieux que mille vérités tordues.” C’est sur cette toile de fond que s’inscrit la récente polémique autour de la déclaration d’un sous-préfet de Gamboula, accusant la MINUSCA de collusion avec des forces armées. Cette affirmation, vite démentie par le gouvernement, soulève des interrogations profondes sur la véracité et la gestion de l’information par les autorités centrafricaines.

 

Quand on apprend à mentir, à ne pas dire la vérité, toute l’administration centrafricaine va certainement emboîter les pas.

 

Dans un échange lors de la conférence de presse hebdomadaire à Bangui, le Ministre de la Communication et des Médias, Maxime Balalou, a réfuté les allégations selon lesquelles la MINUSCA serait de connivence avec des hommes armés dans la région de Gamboula, dans la Mambéré-Kadéï. Ces accusations, originaires d’une autorité sous-préfectorale, ont été diffusées par une radio locale, provoquant des questions sur la véracité et la vérification des informations.

 

Le ministre Balalou a appelé les autorités locales à exercer une plus grande retenue dans leurs déclarations.

“Ce genre d’informations devrait être vérifiée avant toute diffusion”, a-t-il insisté, marquant une distance avec la source de la fausse nouvelle.

 

Pourtant, cette situation soulève un dilemme plus profond sur la crédibilité du gouvernement lui-même. Des cas précédents de désinformation, souvent propagés ou non corrigés par les autorités gouvernementales, ont déjà sapé la confiance publique. Le gouvernement éveille des doutes, non seulement par ses dénégations, mais aussi par son incapacité apparente à maintenir une ligne cohérente de communication.

 

Les implications de telles déclarations sont vastes, affectant non seulement la perception de la MINUSCA mais aussi la stabilité du pays. En se désengageant de la réaction du sous-préfet de Gomboula et en maintenant un discours de désinformation, le gouvernement perpétue un cycle de méfiance et de manipulation.

 

“Nous menons les investigations pour savoir exactement ce qui s’est passé et nous prendrons nos responsabilités comme on l’a toujours fait”, a conclu le ministre. Cependant, les citoyens restent sceptiques. Quand les fondations de la vérité sont si fragiles, peut-on vraiment espérer une administration transparente et responsable?

 

Par Prisca VICKOS

 

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Attente Sous le Soleil : L’Insensible Accueil Ministériel de Aurélien Simplice-Zingas à Bambari

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Attente Sous le Soleil : L’Insensible Accueil Ministériel de Aurélien Simplice-Zingas à Bambari

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/les-ecoliers-de-Bambari-450×255.jpg” alt=”Des élèves en uniforme rose rassemblés en plein air à Bambari, attendant l’arrivée du ministre Aurélien Simplice Zingas à Bambari .” width=”450″ height=”255″ />
Dans la chaleur étouffante de Bambari, les jeunes élèves attendent avec espoir et résignation le ministre de l’Éducation Aurélien Simplice Zingas, illustrant la vulnérabilité des innocents face à la désorganisation administrative.. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 08 mai 2024 (CNC)…  

Avant-hier à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, des écoliers en uniforme scolaire attendaient le ministre d’État à l’éducation, Aurélien Simplice-Zingas, sous un soleil de plomb. De 9h à 16h45, ils ont été exposés aux éléments, un tableau vivant de l’incurie administrative qui frappe notre système éducatif. Cette scène nous pousse à nous interroger si nos enfants sont-ils vraiment prioritaires pour nos dirigeants ?

 

En ce lundi 6 mai 2024, dès la matinée, des enfants, certains à peine plus hauts que les pupitres qu’ils occupent habituellement, étaient rassemblés devant l’École Nationale des Instituteurs, ÉNI de Bambari. Ils étaient là, symbole d’un futur promis par chaque jour d’école mais aujourd’hui, ils n’apprenaient pas. Ils attendaient, sous un soleil impitoyable, un ministre dont l’arrivée était annoncée comme un événement majeur pour la localité.

 

Le ministre de l’Éducation, Aurélien Simplice-Zingas, était attendu pour porter des nouvelles prometteuses pour l’éducation dans cette ville laissée en marge. Mais avant même son apparition, c’est un autre enseignement qui était donné : celui de l’indifférence. Ces jeunes élèves sont devenus les victimes involontaires d’une piètre planification et d’une communication défaillante, exposés non seulement à la rigueur du climat mais aussi à l’absurdité d’un système qui semble privilégier les apparats du pouvoir aux besoins fondamentaux de ses citoyens.

 

À mesure que les heures passaient, l’attente se transformait en épreuve, les visages joviaux se muaient en masques de fatigue et de frustration. Comment des responsables, à l’abri dans leurs bureaux, pouvaient-ils ignorer une telle souffrance infligée à l’innocence ? Est-ce là le respect que nous devons à nos enfants, ces jeunes âmes que nous sommes censés préparer à devenir les leaders de demain ?

 

Cet incident n’est pas un simple faux pas ; il reflète une faille profonde dans notre gouvernance, un manque criant d’empathie et de considération pour la génération future. Si nous ne pouvons pas protéger nos enfants lors d’une simple visite officielle, comment pouvons-nous prétendre bâtir un avenir où ils seront en sécurité, respectés et éduqués ?

 

Il est plus qu’important de repenser nos priorités et de redéfinir nos méthodes. Les enfants de Bambari, et de toute la République Centrafricaine, méritent une gouvernance qui les place au premier plan, non en arrière-plan d’une scène politique. Ce jour à Bambari doit être un catalyseur pour un changement, pour une réforme où chaque enfant comptera plus que les heures d’attente sous le soleil.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Chômage Technique et Flambée des Prix : Les Conséquences de la Suspension des Baleinières

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Chômage Technique et Flambée des Prix : Les Conséquences de la Suspension des Baleinières

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Une-baleiniere-sur-la-riviere-Mpoko-450×338.jpg” alt=”Des baleinières sur la rivière Mpoko Bac” width=”450″ height=”338″ />
Des baleinières sur la rivière Mpoko Bac . CopyrightDR

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)  

 La quiétude apparente des eaux cache le tumulte des conséquences : chômage technique, flambée des prix, et un cri d’appel pour la reprise des activités des baleinières.

 

Au bord de la rivière Oubangui, non loin de la capitale centrafricaine, les eaux calmes reflètent un malaise palpable. La suspension temporaire des activités des baleinières et autres embarcations a plongé plus de 500 personnes dans le chômage technique, avec des répercussions directes sur l’économie locale et la vie quotidienne des habitants.

 

À 10h30, le port Sao, d’ordinaire vibrant d’activités, repose silencieux. Les baleinières, d’habitude en mouvement, gisent immobiles, leurs conducteurs et les commerçants riverains témoins d’une atmosphère inhabituelle de désolation. Alain, receveur de la baleinière “le Général”, exprime les difficultés rencontrées : chargé et prêt à partir pour Mobaye depuis le 26 avril, il se trouve désormais immobilisé, confronté aux difficultés de ses clients et à ses propres défis.

 

« Moi qui vous parle, ma baleinière est déjà chargée. Je devais quitter Bangui pour Mobaye, mais je suis bloqué à cause de cet arrêtée. Mes clients souffrent et c’est moi qui les nourris. J’ai beaucoup de problèmes pour le moment »,  a déclaré monsieur Alain.

 

Christophe, conducteur de la baleinière “Jésus La Solution”, pointe du doigt le manque de rigueur dans les contrôles techniques des embarcations, appelant les autorités à accélérer le processus pour permettre la reprise des activités et mettre fin aux souffrances des familles dépendantes de cette économie fluviale.

 

« Jusqu’à présent, ça ne fait pas de bien. Jusqu’aujourd’hui, l’équipe de controle technique de ces baleinières n’est pas encore arrivée ici à Port Sao. Nous demandons au ministère des Transports d’accélérer ce contrôle et autoriser la reprise de nos activités pour que cesse la souffrance de nos enfants », affirme monsieur Christophe.

 

Pourtant, ce n’est pas seulement l’activité des ports qui est touchée. Au marché Kolongo, la décision gouvernementale se traduit par une augmentation drastique des prix des denrées alimentaires. La cuvette de manioc, hier accessible à 2500 francs, se vend désormais à 4000 francs, tandis que l’huile de palme et le poisson fumé voient leurs prix grimper en flèche. Brigitte, commerçante au marché Kolongo, témoigne des difficultés d’approvisionnement et de l’impact sur les prix des produits importés, mettant en lumière une réalité économique de plus en plus précaire pour les habitants.

 

Brigitte : « Nous éprouvons beaucoup de difficultés à nous approvisionner en denrées alimentaires. Le prix de manioc, l’huile de palme et de poisson fumé a augmenté. Les prix de tous les aliments importés de la RDC et du Congo-Brazzaville sont en hausse. Dernièrement, un bidon d’huile qui se vendait à 17000 francs est vendu aujourd’hui à 30 000 francs parce que les activités des baleinières sont suspendues ».

 

Cette suspension des activités découle du tragique naufrage d’une baleinière le 19 avril dernier, au confluent de la rivière Ubangi et Poko, entraînant la perte de près de 70 vies selon les autorités. Un événement tragique qui a déclenché une série de mesures visant à assurer la sécurité des voies navigables, mais qui a également jeté des centaines de familles dans l’incertitude économique.

 

Ainsi, au cœur de cette situation complexe, se joue un équilibre délicat entre la nécessité de protéger les vies humaines et de maintenir les moyens de subsistance de toute une population. En attendant, les eaux calmes de la rivière Oubangui cachent les tourments d’une population confrontée à une crise économique sans précédent, dans l’attente d’une solution qui permettra de redonner vie aux rives animées de ce fleuve majestueux.

Par Anselme Mbata

 

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L’affaire Piri – Touadera : quand la mafia des produits pétroliers s’enracine en RCA

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L’affaire Piri – Touadera : quand la mafia des produits pétroliers s’enracine en RCA

 

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Le ministre Arthur Piri

 

 

Bangui, 08 mai 2024 (CNC)

Quand la nepotisme prend le volant, la justice se retrouve au bord de la route. Cette phrase trouve un écho particulier en République Centrafricaine, où le ministre Arthur Piri, orchestré par son oncle, le président putschiste Faustin Archange Touadera, a imposé un prétendu monopole exclusif à Neptune Oil, évinçant sans préavis les marketeurs nationaux. Une politique qui soulève une tempête de questions sur les véritables bénéficiaires de ce contrat mafieux.

 

Quand la cupidité prime sur l’intérêt national

 

La crise du carburant qui secoue depuis plusieurs mois la République Centrafricaine est une affaire qui dépasse les simples fluctuations de marché. Au cœur de cette tempête, le ministre Arthur Piri, avec l’aval de son oncle, le président Faustin-Archange Touadera, orchestre une mafia carburante qui paralyse économiquement le pays.

 

Il s’avère que le ministre Piri a scellé une entente douteuse avec Neptune Oil S.A., une société camerounaise, conférant à cette dernière un monopole exclusif sur l’importation des produits pétroliers. L’annonce de cette convention a été faite le 29 septembre 2023, suivie d’un arrêté ministériel daté du 3 octobre qui interdit à tous les marketeurs locaux de poursuivre leurs importations, réduisant ainsi leurs opérations à de simples activités de distribution interne.

 

Ce stratagème a immédiatement éveillé des soupçons de corruption et de népotisme. Alors que le pays fait face à une pénurie artificielle de carburant, aggravée par cette manipulation du marché, les marketeurs légitimes, qui avaient auparavant obtenu l’autorisation présidentielle pour importer et vendre des produits pétroliers, se retrouvent soudainement mis au banc, leurs investissements et leurs contributions fiscales ignorés.

 

Le ministre Piri, non content de bannir la concurrence, semble également tirer profit personnellement de cette pénurie orchestrée. Des témoignages concordantes,  accablants et  vérifiées  indiquent que Piri vendrait du carburant à des prix exorbitants à des entreprises désespérées, récoltant des bénéfices énormes au détriment de l’économie nationale et du bien-être des citoyens centrafricains.

 

Cette affaire suscite des questions sur l’intégrité et la compétence du gouvernement Touadera. Comment un président peut-il justifier une telle conspiration, clairement au détriment de son peuple? Ce népotisme manifeste, où les intérêts familiaux prévalent sur les besoins criants de la nation, est un symptôme d’un mal plus profond qui ronge les fondements de la gouvernance en Centrafrique.

 

Les implications de cette gestion calamiteuse sont vastes, affectant non seulement le secteur énergétique mais également la confiance du peuple centrafricain en ses leaders. Les marketeurs locaux, forcés de se reconvertir en de simples distributeurs, témoignent d’une économie où la libre entreprise est étouffée par des décisions arbitraires et des alliances douteuses.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Des Chinois kidnappés,  Leurs Véhicules Confisqués par les Mercenaires Russes à Gofo

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Centrafrique : Des Chinois kidnappés,  Leurs Véhicules Confisqués par les Mercenaires russes à Gofo

 

Centrafrique.org/les-massacres-de-chimbolo-la-complicite-de-la-chine-avec-le-pmc-wagner-en-question/les-trois-chinois-enleves-a-ndiba-mole-dans-la-region-de-abba-sont-liberes-dans-la-matinee-du-dimanche-2-avril-2023-a-gallo-en-bonne-sante/” rel=”attachment wp-att-63904″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Les-trois-chinois-enleves-a.-Ndiba-mole-dans-la-region-de-Abba-sont-liberes-dans-la-matinee-du-dimanche-2-avril-2023-a-Gallo-en-bonne-sante-450×253.jpg” alt=”Les trois chinois enlevés à Ndiba molé dans la région de Abba sont libérés dans la matinée du dimanche 2 avril 2023 à Gallo en bonne santé” width=”450″ height=”253″ />
Les trois chinois enlevés à Ndiba molé dans la région de Abba sont libérés dans la matinée du dimanche 2 avril 2023 à Gallo en bonne santé

 

 

Bangui, 07  mai 2024 (CNC)

À Gofo, située dans la préfecture de la Basse-Kotto, une ombre plane sur le site minier alors que des Chinois sont enlevés et leurs véhicules saisis par les mercenaires russes.

 

Dans les méandres de l’axe Dimbi – Mingala, à quelque 612 kilomètres de la capitale centrafricaine Bangui, la tranquillité du site minier de Gofo a été brutalement troublée ce dimanche 5 mai 2024. Des responsables chinois, en pleine activité d’extraction minière, sont soudainement interpellés et enlevés par les hommes du mystérieux groupe Wagner. Trois véhicules, symboles de leur présence et de leurs opérations, sont également emportés dans cette étrange transaction.

 

Les raisons de cet enlèvement demeurent floues, enveloppées dans un voile de conjectures et de spéculations. Cependant, des murmures provenant des couloirs du ministère des mines et de la géologie à Bangui laissent entendre une possible explication : les autorités auraient pris la décision radicale de mettre un terme aux activités minières des Chinois, arguant qu’ils auraient failli à leurs engagements contractuels.

 

Dans une tentative de justification, des voix officielles avancent que cette prise en charge par les mercenaires russes viserait à garantir la sécurité des Chinois jusqu’à la capitale, où ils sont sommés de comparaître devant les autorités minières. Cependant, cette version officielle ne suffit pas à dissiper les nuages d’incertitude qui planent au-dessus de cette affaire.

 

Des sources locales, parlant à voix basse, évoquent d’autres motivations derrière cet enlèvement spectaculaire, mais se gardent bien de révéler davantage de détails pour l’instant. Néanmoins, notre équipe de journalistes reste aux aguets, prête à dévoiler la vérité dans nos prochains articles sur CNC.

 

Dans l’attente de réponses claires, Gofo retient son souffle, tandis que les échos lointains de cette affaire résonnent jusqu’aux confins de la préfecture de la Basse-Kotto, soulignant les tensions et les intrigues qui persistent au cœur de la Centrafrique.

 

Par Serge Mbirisso

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Centrafrique : Décapitation brutale d’un enseignant à Zemio

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Décapitation brutale d’un enseignant à Zemio

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/marche-du-6-septembre-2023-a-Zemio-en-faveur-de-la-paix-450×338.jpg” alt=”marche du 6 septembre 2023 à Zémio en faveur de la paix” width=”450″ height=”338″ />
La marche pour la paix à Zémio le mercredi 6 septembre 2023. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)  

 Pourquoi une vie dédiée à l’éducation et au développement se termine-t-elle dans une violence inouïe ?

 

À Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, un enseignant respecté a été tragiquement décapité alors qu’il travaillait sur son chantier de fabrication de briques. Ce drame marque un voile sur la fragilité de la paix dans cette préfecture du sud-est de la RCA.

 

Le drame sur le chantier….

 

Lundi, 6 mai dans la soirée, aux environs de 18 heures, au quartier Aregue 4, un silence lourd s’est abattu sur la ville de Zemio. Un enseignant, pilier de la communauté éducative, a été sauvagement tué sur son propre chantier, un lieu où il cherchait à construire bien plus que des murs. “Il était la gentillesse même, toujours prêt à aider, à éduquer”, témoigne Pierre, un résident de Zémio, la peur palpable dans sa voix.

 

Une ville sous le choc….

 

Zemio, d’ordinaire plus ou moins paisible, se retrouve maintenant en proie à l’angoisse et à l’incertitude. Les habitants, horrifiés, se demandent qui pourrait commettre un acte aussi barbare et pourquoi. “C’est comme si nous avions perdu notre boussole morale”, confie Marie, une mère de famille, les yeux hantés par l’effroi.

 

Des coupables insaisissables….

 

À ce stade, les autorités n’ont pas encore identifié les auteurs de ce crime odieux. L’absence d’arrestation et la rareté des indices disponibles rendent la résolution de ce meurtre particulièrement complexe. “Nous demandons justice, mais surtout, nous voulons comprendre”, insiste un groupe d’enseignants encore sous le choc.

Toutefois, selon les premiers éléments d’information recueillis par la rédaction du CNC, l’un des voisins de la victime serait directement impliqué dans cet assassinat. Il serait actuellement en fuite, et les forces de l’ordre sont à sa recherche.

 

La décapitation de cet enseignant à Zemio montre la fragilité de la sécurité dans cette localité du sud-est de la RCA.

 

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Sido : le commandant de la gendarmerie et ses éléments emprisonnés par les Wagner

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Sido : le commandant de la gendarmerie et ses éléments emprisonnés par les Wagner

 

Centrafrique.org/rca-un-homme-sauvagement-assassine-a-sido-par-les-mercenaires-russes/pancarte-de-la-ville-de-moyenne-sido/” rel=”attachment wp-att-46650″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/pancarte-de-la-ville-de-Moyenne-Sido-450×401.jpg” alt=”pancarte de la ville de Moyenne Sido” width=”450″ height=”401″ />

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)

Dans le petit matin du dimanche 5 mai 2024 à Sido, située dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, à la frontière avec la République du Tchad, une scène de violence inédite a secoué cette ville frontalière centrafricaine. Les mercenaires du groupe Wagner, lourdement armés, sont venus subitement à la brigade de la gendarmerie de Sido . Ils ont arrêté le commandant et ses hommes, les accusant de complicité avec des braqueurs qu’ils ont capturés quelques heures plutôt.

 

Les habitants de Sido, témoins de cette brutalité, racontent que les Wagner ont agi rapidement et sans merci. “Ils ont emmené le commandant et ses hommes, les mains liées, et les ont enfermés”, dit un témoin qui préfère garder l’anonymat par peur de représailles.

 

Pendant ce temps, les présumés braqueurs qu’ils ont précédemment arrêtés, ils les ont tous exécuté sans forme de procès ni de vérification.

 

Par ailleurs, la brigade de la gendarmerie de Sido est actuellement sous le contrôle des Wagner. Les portes sont fermées, et ce sont eux qui font la loi. Les gendarmes, d’habitude protecteurs de la paix, sont maintenant derrière les barreaux, laissant la population locale sans auxiliaires de justice.

 

Cet incident pose des questions sur la sécurité et la justice à Sido. Les habitants se demandent qui est vraiment là pour la justice.

 

 

Par Bruno Zoumia

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Vol et Assassinat : Soldats FACA de Kouki Impliqués dans un Scandale de Bétail

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Vol et Assassinat : Soldats FACA de Kouki Impliqués dans un Scandale de Bétail

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Zone-dabattage-du-bovin-des-agriculteur-de-Bolio-par-les-soldats-FACA-338×450.jpg” alt=”Zone d’abattage du bovin des agriculteur de Bolio par les soldats FACA” width=”338″ height=”450″ />
CopyrightCNC

 

 

Bangui, 08 mai 2024 (CNC)  

 Depuis près de trois semaines, l’agitation règne à Kouki, un village où la vie s’écoule habituellement paisiblement. Tout a commencé avec la mystérieuse disparition dans le village Bolio d’un précieux toro, compagnon de labeur des agriculteurs locaux. Utilisé pour labourer les champs avec ardeur, il a soudainement disparu dans la nature, laissant derrière lui l’inquiétude de ses propriétaires. Puis, tel un personnage de conte, le bœuf réapparut, traversant le village de Bolio pour se diriger vers celui de Kouki. Cependant, ce retour tant espéré ne fut pas aussi simple qu’il y paraissait. Sous l’œil vigilant du chef du groupe du village de Kouki, l’animal fut rapidement retrouvé et récupéré.

 

Pendant ce temps, le chef du groupe, souhaitant éviter tout malentendu, décida de confier le bœuf aux soldats FACA à Kouki pour qu’ils le gardent en attendant que son propriétaire se manifeste. Mais la situation prit une tournure inquiétante lorsque l’adjudant-chef des FACA, sans vérifier qui sont les véritables propriétaires de l’animal, décida de vendre celui-ci à la hâte à une autre personne.

 

Lorsque les véritables propriétaires à Bolio se rendirent compte de la disparition de leur bœuf, ils entreprirent une quête désespérée pour le retrouver. Les témoins les orientèrent vers le village de Kouki, affirmant que l’animal avait été récupéré par le chef du groupe de Kouki. Ainsi, ils ont retrouvé le chef du groupe de Kouki, celui-ci leur a dit qu’il a déjà confié l’animal aux soldats FACA pour le garder. Cependant, une visite très rapide à la base des FACA révéla que le bœuf avait mystérieusement disparu. Ainsi, des informations recueillies sur place par les propriétaires affirment que l’animal aurait été vendu très rapidement par l’adjudant-chef des soldats FACA à un monsieur bien identifié. Ainsi, l’animal a été conduit dans une ferme dans la forêt et tué.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Le-boeuf-vendu-et-tue-par-les-soldats-FACA-a-Kouki-337×450.jpg” alt=”Le boeuf disparu, confié aux soldats FACA, puis vendu par ces derniers et tué à Kouki” width=”337″ height=”450″ />
CopyrightCNC

 

Déterminés à retrouver leur bien, les propriétaires furent guidés par des témoins courageux jusqu’à la ferme isolée dans la brousse, où le bœuf avait été emmené. Malheureusement, les propriétaires ne font que constater les traces de sang et de déchets de l’animal tué. Pendant ce temps, alors que les propriétaires demandent à l’adjudant-chef pourquoi leur animal a été vendu et tué sans qu’on cherche le propriétaire, celui-ci affirme que selon les dispositions de la fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC) et de la loi nationale, lorsqu’un animal est disparu, et une semaine passée sans que le propriétaire se manifeste, l’animal en question devient automatiquement propriété de l’État. Donc c’est l’État qui devient le nouveau propriétaire. Et l’adjudant-chef ne s’arrête pas là, il menace également les propriétaires.

Voilà comment nos éléments de force de défense fonctionnent dans les villes de provinces.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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L’ombre de la terreur plane sur les élections de 2025 : le double jeu de Faustin Archange Touadera

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L’ombre de la terreur plane sur les élections de 2025 : le double jeu de Faustin Archange Touadera

 

Centrafrique.org/la-tragedie-du-naufrage-sur-la-riviere-mpoko-entre-declaration-de-deuil-et-festivites-politiques/la-fete-du-parti-mcu-organisee-au-pk12-avec-touadera/” rel=”attachment wp-att-75682″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/La-fete-du-parti-MCU-organisee-au-PK12-avec-Touadera-450×280.jpg” alt=”La fête du MCU organisée à Begoua le lundi 22 avril 2024, le jour de deuil national pour soutenir la candidature de Ngueremi Daniel, candidat du MCU aux législatives PHOTO-2024-04-26-04-48-10.jpg” width=”450″ height=”280″ />
La fête du MCU organisée à Begoua le lundi 22 avril 2024, le jour de deuil national pour soutenir la candidature de Ngueremi Daniel, candidat du MCU aux
législatives
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Bangui, 07 mai 2024 (CNC)

 Quand le pouvoir choisit la force comme messager, que reste-t-il pour la population ?

 

À l’approche des élections de 2025, Faustin Archange Touadera, déjà à la tête de deux mandats présidentiels successifs, orchestre une préparation d’un troisième mandat dans la terreur, et

qui suscite autant de craintes. Ainsi, depuis plus d’un mois, le criminel de Bangui, Faustin Archange Touadera, a mobilisé le groupe Wagner, des Mercenaires russes connus pour leur cruauté, épaulés par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et des gendarmes, pour une mission qui dépasse la simple sécurisation.

 

La stratégie de la peur….

 

Dans plusieurs villes de provinces, précisement dans le nord et nord-est ainsi que dans le nord-ouest, le climat est électrique. Les mercenaires, loin de se cantonner à des opérations de sécurisation, se livrent à des actes de violence : arrestations arbitraires, passages à tabac et expositions prolongées au soleil. Ces méthodes de terreur, qui visent à briser la volonté de résistance de la population, soulèvent des questions inquiétantes sur les véritables intentions du dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadera.

 

Une résistance obstinée malgré l’oppression….

 

Les rebelles, ainsi que des segments courageux de la population, ne cèdent pas. Le pays, loin de retrouver une paix précaire, semble s’enfoncer davantage dans le chaos, témoignant de la complexité des tensions qui le traversent.

 

Un président en campagne, une anomalie politique….

 

Sur le plan politique, Faustin Archange Touadera  prend une initiative sans précédent. Ignorant les protocoles habituels qui assignent les activités politiques du parti présidentiel à certains responsables politiques du régime, il parcourt lui-même la capitale pour soutenir ses candidats positionnés pour les prochaines législatives. À Bangui, à Bégoua et au PK 12, il se contente d’investir lui-même les candidats de son parti pour les prochaines élections, une démarche qui étonne plus d’un.

 

Des implications profondes pour la démocratie….

 

Dans la ligne droite de la dictature

 

À mesure que 2025 se rapproche, l’approche de Faustin Archange Touadera pose une question cruciale : peut-on parler d’élections libres quand le pouvoir en place use de l’intimidation et de la violence pour sécuriser sa continuité ? Entre préparations sécuritaires agressives et campagnes politiques directes, le pays se dirige vers un scrutin qui va frôler la catastrophe.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Désarmement et Réorientation : La Surprenante sortie du maquis de 45 Anti-Balakas à Kouango

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Désarmement et Réorientation : La Surprenante sortie du maquis de 45 Anti-Balakas à Kouango

 

Centrafrique.org/rca-arrestation-de-deux-importants-chefs-anti-balaka-soupconnes-de-crimes-de-guerre/les-miliciens-anti-balaka-a-Bangui-le-4-fevevrier-2014-afp/” rel=”attachment wp-att-36993″ data-wpel-link=”internal”>Les miliciens Anti-Balaka à Bangui le 4 fevevrier 2014 afp
Les miliciens Anti-Balaka à Bangui le 4 fevevrier 2014. Photo AFP.

 

 

Bangui, 07  mai 2024 (CNC)

Quelle source de mystère que ces 45 jeunes hommes, qui se réclament de la milice anti-balakas, qui ont décidé de se défaire de leur armement en présence de mercenaires russes à Kouango, une révélation aussi soudaine qu’étonnante. Dirigés par le soi-disant Général Sioni Mene, originaires de Lissara sur l’axe Kouango-Ndjoukou, ces individus ont pris une décision inattendue dans un contexte où les affrontements armés les impliquant avec les forces gouvernementales sont totalement absents.

 

Un Pas Vers la Paix ou un Calcul Politique?

 

Parmi eux, 19 ont opté pour un avenir dans l’armée nationale, emmenés à Bangui par les mercenaires russes pour y être formés, signe d’une possible intégration dans les forces régulières. Les autres ont préféré rester à Kouango, située à une centaine de kilomètres de Bambari, où ils sont en cours de réorientation socioprofessionnelle. Mais qui sont réellement ces hommes ? D’où surgissent-ils, et quelle est la nature de leurs affiliations antérieures ?

 

Une forces non combattantes : sont-ils réellement des anti-balaka?

 

Le phénomène anti-balaka, bien que complexe et fractionné entre diverses allégeances politiques, dont certaines à Faustin Archange Touadera et à son conseiller spéciale, Sébastien Wénézoui, , n’a pas récemment été impliqué dans des affrontements militaires directs contre les forces armées centrafricaines ou les contingents de Wagner. L’absence de ces miliciens dans les récits de combat soulève des questions sur leur rôle actuel et les motivations derrière leur démobilisation soudaine.

 

Implications et Perspectives

 

Cette sortie groupée pourrait signaler un tournant significatif dans les dynamiques de sécurité locale, mais elle pose également la question de la véracité de l’affiliation de ces hommes aux groupes anti-balaka historiques. L’examen minutieux de leurs motivations, affiliations passées et futur rôle dans la société civile ou l’armée centrafricaine sera nécessaire pour évaluer l’impact de cette démobilisation sur la stabilité locale.

 

La suite de leur parcours pourrait éclairer des aspects méconnus des stratégies de réconciliation ou de manipulation politico-militaire en Centrafrique. Pour l’instant, le mystère demeure entier et la surveillance de leur intégration et de leur adaptation à de nouvelles vies civiles ou militaires sera essentielle pour comprendre les véritables enjeux derrière ce geste de paix apparent.

Par Ghislain Gbalé

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Horreur à Bangui : Les Enlèvements au PK5 Explosent, Passant de 8 à 16 en une nuit

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Horreur à Bangui : Les Enlèvements au PK5 Explosent, Passant de 8 à 16 en une nuit

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-une-operation-des-forces-de-lordre-tourne-au-fiasco-au-marche-du-pk5/les-soldats-faca-les-gendarmes-et-les-policiers-appuyes-par-les-mercenaires-de-wagner-dans-le-marche-du-pk5-mamadou-mbaiki-ce-jeudi-22-septembre-2022/” rel=”attachment wp-att-59716″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022
Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)

La liberté est quelque chose que l’on prend”, écrivait Jean-Paul Sartre. Dans la nuit du samedi à dimanche, à Bangui, la liberté a été arrachée brutalement par les Mercenaires russes à seize individus, marquant une escalade terrifiante des violences. Initialement rapportés comme huit, les enlèvements dans le quartier PK5 ont doublé, une statistique alarmante qui révèle l’ampleur de la crise sécuritaire dans cet arrondissement.

 

En effet, dans l’obscurité enveloppante qui caractérise les heures tardives dans le quartier PK5 de Bangui, une série d’événements alarmants a secoué ce secteur populaire de la capitale centrafricaine, traditionnellement animé mais aujourd’hui teinté de peur. Les rumeurs de la veille ont cédé la place à une réalité plus sombre : non pas huit, mais seize personnes qui ont été kidnappés dans la nuit du samedi à dimanche par les mercenaires russes du groupe Wagner, encapuchonnées et armées. Parmi ces personnes kidnappées, dix soldats de l’armée nationale et six civils, dont les activités ont été brusquement suspendues par un acte de violence inouï.

 

Cependant, quelques jours avant cet enlèvement qui s’est déroulé dans la nuit du samedi à dimanche, une opération similaire menée toujours par les mercenaires du groupe Wagner, avait vu dix militaires arrachés à leurs familles. Ces hommes, enlevés sous le voile de la nuit par les mêmes mercenaires, ont rencontré un destin tragique. Ils ont été exécutés froidement par les russes du groupe Wagner. Mais  Leur mort n’a pas seulement laissé un vide chez leurs proches mais a aussi semé une onde de choc à travers la communauté du PK5.

Donc au total,  au moins 26 personnes, dont 20 militaires ont été kidnappé par les Wagner en moins d’une semaine dans le quartier PK5.

 

Dans ce contexte de crise, l’absence de communication officielle des autorités compétentes, notamment le ministre de la Sécurité publique et le ministre de la Défense, soulève des questions cruciales sur la sécurité et la justice dans la capitale. Les familles des victimes, initialement trompées par des affirmations rassurantes sur le prétendu emprisonnement de leurs proches, découvrent la dure réalité de la trahison et de la perte.

 

Cependant, dans un message poignant adressé à sa communauté, l’Honorable Algoni Ibrahim, député du troisième arrondissement, a exprimé sa profonde tristesse et ses condoléances aux familles des personnes récemment arrêtées par les Wagner à PK5. Reconnaissant la douleur et l’incertitude engendrées par ces événements, il a affirmé son engagement à examiner chaque cas individuel, malgré ses responsabilités actuelles qui limitent sa présence directe. M. Ibrahim a insisté sur son dévouement à défendre les droits et les intérêts des détenus, affirmant qu’aucune faute présumée ne justifie les méthodes employées pour ces arrestations. Il a également appelé à l’unité et à la solidarité au sein de la communauté, soulignant son engagement à œuvrer pour le respect des principes fondamentaux de justice et des droits humains, conformément aux lois nationales et aux normes internationales.

 

Par Anselme Mbata

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Braquage en série sur l’axe Ôgo-Batangafo : la population appelle le gouvernement à l’aide

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Braquage en série sur l’axe Ôgo-Batangafo : la population appelle le gouvernement à l’aide

 

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Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim. Photo CNC

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)  

 Quand le danger rôde, chaque ombre semble suspecte.” Cette pensée résume la tension qui pèse sur les habitants de l’axe Ôgo-Batangafo, récemment témoins d’une série de braquages audacieux. La dernière en date, particulièrement alarmante, s’est déroulée hier au village Kaoué, exacerbant la peur et l’incertitude parmi les commerçants et résidents locaux.

 

Des braquages répétés et coordonnés….

 

Selon des témoignages recueillis sur place, lundi dernier, des hommes armés non identifiés, et  soupçonnés par la population locale d’appartenir à la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), ont ciblé, dans une précision alarmante,  des motos taxis. Le lendemain, ces mêmes assaillants se sont attaqués aux marchands se rendant au marché hebdomadaire de Kaoué, situé à 25 km de Batangafo. Leur retour a été marqué par un guet-apens soigneusement orchestré.

 

Témoignage d’un père affligé….

 

Tomte Jud, chef du village de Kolo, relate avec émotion l’agression subie par son fils et d’autres marchands.

“Ils étaient huit, armés jusqu’aux dents. Ils n’ont laissé aucune chance à ces travailleurs acharnés, leur arrachant biens, une moto, et une somme considérable”, confie-t-il. La détresse dans sa voix peint un tableau sombre des réalités que ces communautés de Batangafo et ses environs doivent affronter.

 

Appel à l’aide….

 

L’incident s’est produit au village Gongozénde, à 12 km sur l’axe de Kambakota. La récurrence de ces actes de banditisme a plongé cette préfecture dans une atmosphère de peur constante. La communauté de Kambakota et ses environs lance un appel désespéré au gouvernement pour le déploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). “Leur présence n’est plus une option mais une nécessité,” martèle un habitant de Batangafo, écho d’un sentiment général d’urgence.

 

Notons qu’entre peur et résilience, les habitants de l’axe Ôgo-Batangafo se retrouvent pris au piège d’une insécurité croissante. Les appels à l’aide résonnent dans un vide que seule une intervention rapide et décisive des autorités pourrait combler. La sécurité, un droit fondamental, reste pour eux un luxe lointain, un idéal à atteindre pour retrouver la paix et la stabilité dans leurs vies quotidiennes.

 

Simon Zala

 

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Insalubrité et Serpents : La Double Peine à l’Hôpital de l’Amitié de Bangui

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Insalubrité et Serpents : La Double Peine à l’Hôpital de l’Amitié de Bangui

 

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Le batiment de l’hôpital de l”Amitié de Bangui. CopyrightMinusca

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)

Dans l’enceinte de l’Hôpital de l’Amitié de Bangui, une ombre inquiétante s’installe, suscitant crainte et préoccupation parmi les usagers. Cette menace rampante prend la forme des serpents, qui font une apparition récurrente dans certains services de l’établissement. Une situation qui, selon les responsables, est étroitement liée à l’insalubrité aux alentours de cet établissement médical de la capitale.

 

Des serpents à l’hôpital ? C’est une réalité qui glace le sang des patients et du personnel soignant, en particulier dans le service de neurologie, où ces reptiles sortent le plus souvent. Alain Blaise Ndako, surveillant général de l’hôpital, témoigne de la gravité de la situation : “Parfois, on peut tuer un ou deux serpents par jour, et cela constitue vraiment un handicap pour nous, le personnel soignant d’abord, et aussi pour le malade. Surtout lorsque quelqu’un est malade et qu’un serpent surgit brusquement, c’est vraiment un problème”.

 

Face à ce péril, la direction de l’hôpital réagit. Jean-Chrysostome Ketté annonce des mesures immédiates. Tout d’abord, un effort est entrepris pour désherber les environs, en particulier les hautes herbes derrière le logement de la mission médicale chinoise et près de la morgue. Cette démarche vise à éliminer les possibles habitats des serpents. De plus, des opérations de désinfection sont lancées, avec l’utilisation de produits chimiques dispersés dans les locaux.

 

Cependant, une question persiste : ces mesures seront-elles suffisantes pour mettre un terme à cette menace reptilienne ? Certains agents de santé demeurent mobilisés pour affronter ce phénomène et s’engagent à assainir les alentours de l’Hôpital de l’Amitié. La protection des autres services de l’établissement devient désormais une priorité absolue pour la direction.

 

La bataille contre les serpents à l’hôpital est lancée. L’objectif est clair : assurer la sécurité des patients et du personnel, afin que cet établissement demeure un lieu de soin et de réconfort, débarrassé de toute menace rampante.

Par Éric Azoumi

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Tensions sur l’axe Kouango-Ndjoukou : L’opération conjointe des mercenaires Wagner et des soldats FACA se poursuit

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Tensions sur l’axe Kouango-Ndjoukou : L’opération conjointe des mercenaires Wagner et des soldats FACA se poursuit

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Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC) ….

 Aux sud-ouest de la préfecture de la Ouaka, où le silence de la nature est seulement interrompu par le bruissement des feuilles, une autre forme de tumulte prend racine.” L’axe Kouango-Ndjoukou est désormais la scène d’une opération militaire intense menée par les mercenaires du groupe Wagner et les soldats de l’armée nationale, débutée il y a une semaine dans la prétendue recherche des éléments des groupes rebelles UPC/CPC.

 

Déploiement et objectifs….

 

Depuis une semaine, la zone entre Kouango et Ndjoukou a vu un déploiement accru de forces combinées de Mercenaires russes et de soldats FACA. Cette opération a été initiée dans le but de rechercher et de neutraliser les éléments des groupes rebelles de l’UPC (unité pour la paix en Centrafrique), membre de la  CPC (Coalition des Patriotes pour le Changement), qui ont longtemps agité cette région.

 

Situation actuelle sur le terrain….

 

Jusqu’à présent, il n’y a eu aucun affrontement direct signalé entre les forces gouvernementales et les rebelles dans cette zone. Cependant, la présence continue des troupes de Wagner et de forces armées centrafricaines indique une opération en cours qui se poursuit avec détermination. “La forêt elle-même semble retenir son souffle, anticipant les mouvements de ceux qui se cachent dans ses ombres,” raconte un soldat sous couvert d’anonymat, soulignant l’intensité de la recherche.

 

Implications et perspectives….

 

Bien que les combats directs n’aient pas encore été rapportés, l’intensité de l’opération suggère une volonté ferme de la part du gouvernement et de ses alliés du groupe Wagner de mettre la pression sur ces groupes armés dans cette région critique. Les implications pour la sécurité locale sont considérables, car une réussite pourrait signifier un recul significatif pour les forces rebelles, tandis qu’un échec pourrait leur permettre de renforcer leur emprise sur la région.

 

Alors que les ombres s’allongent sur les routes entre Kouango et Ndjoukou, l’issue de cette opération militaire demeure incertaine. Cependant, l’espoir demeure que la paix puisse finalement s’enraciner dans cette localité tourmentée par le conflit, où chaque pas en avant est un pas vers la stabilité. Les jours à venir seront cruciaux pour déterminer le futur de cette zone, témoin silencieux des efforts incessants pour la paix.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Centrafrique : Le Mandat d’Arrêt de la CPS contre François Bozizé, un Coup de Pied dans l’Eau

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Centrafrique : Le Mandat d’Arrêt de la CPS contre François Bozizé, un Coup de Pied dans l’Eau

 

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L’ancien Président centrafricain François Bozizé

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)  

 “La justice qui tarde est souvent niée.” Cette citation, attribuée à William Shakespeare, résonne particulièrement dans le contexte du mandat d’arrêt émis par la Cour pénale spéciale (CPS) contre François Bozizé en République centrafricaine. Pourtant, ce geste semble plus symbolique que significatif, soulignant les défis persistants auxquels est confrontée la quête de justice dans le pays. 

 

Un Mandat d’Arrêt Surprenant….

 

Dans le paysage politique et judiciaire centrafricain, la Cour Pénale Spéciale (CPS) se retrouve sous le feu des critiques. Depuis sa création il y a près d’une décennie, cette institution était censée être le fer de lance de la justice dans un pays déchiré par les conflits. Cependant, les événements récents ont soulevé des doutes sérieux quant à son efficacité et à son impartialité.

 

Le dernier exemple en date est le mandat d’arrêt émis contre l’ancien président François Bozizé. Cette décision aurait dû être un pas significatif vers la responsabilisation des responsables de crimes graves. Cependant, au lieu de cela, elle a soulevé un débat houleux quant à la crédibilité de la CPS.

 

La question fondamentale qui se pose est la suivante : pourquoi François Bozizé a-t-il été ciblé, alors que d’autres figures politiques, y compris des ministres en exercice, sont restées impunies malgré des allégations graves à leur encontre ? Par exemple, le cas du ministre de l’Élevage et de la santé animale, Hassan Bouba, est particulièrement troublant. Inculpé et incarcéré à la prison du Camp De Roux par la CPS, il a été libéré à peine une semaine plus tard grâce à l’intervention des mercenaires russes du groupe Wagner, laissant ainsi planer un doute sérieux sur l’indépendance et la capacité de la cour pénale spéciale (CPS).

 

Mais le problème va bien au-delà de quelques cas isolés. Il s’agit d’un schéma récurrent où les criminels présumés occupent des postes de pouvoir et échappent à toute forme de responsabilité. Des ministres, comme celui de la Justice, monsieur Arnaud Djoubaye Abazène, qui avait acheté des armes pour soutenir ses cousins rebelles du PRNC, ou encore le ministre des Transports, monsieur Djono Ahaba,  par ailleurs chef rebelle du RPRC, dont ses combattants ont mis à plat la ville de Ndélé, et le ministre de l’Agriculture, ainsi que celui du ministère délégué au désarmement, sont librement en circulation dans la capitale en face de la CPS, malgré les accusations portées contre eux.

 

Cette impunité généralisée envoie un message désastreux à la population centrafricaine : que les puissants peuvent commettre des crimes en toute impunité, tandis que les victimes restent sans recours. Même des personnalités comme l’ancien président de la transition, Michel Djotodia, impliqué dans des massacres, semblent intouchables. Et le coût de théâtre, c’est l’ancien Président François Bozizé qui est visé par un mandat d’arrêt de la CPS. Et puis ? La réaction de la Guinée.

 

L’Écho du Rejet en Guinée-Bissau….

 

La Guinée-Bissau, où Bozizé est en exil, a rapidement réagi en déclarant qu’elle ne procéderait pas à son extradition. Le président guinéen, Umaro Sissoco Embaló, a souligné que la loi de son pays ne permettait pas l’extradition et a exprimé son étonnement face au mandat d’arrêt émis par la CPS.

 

La CPS Sous Influence Politique : Un Système Corrompu….

 

Pour de nombreux Centrafricains, la Cour pénale spéciale (CPS) est loin d’être un bastion de justice indépendante. Des allégations abondent selon lesquelles elle serait sous l’influence politique du président Touadéra lui-même, qui aurait régulièrement reçu des magistrats à son domicile. Ces mêmes magistrats sont soupçonnés d’être sous la coupe du ministre de la Justice, un individu lui-même impliqué dans des activités criminelles dans le pays. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que la CPS se soit permis de lancer des mandats d’arrêt fantaisistes, détournant ainsi son attention des véritables criminels qui continuent d’agir en toute impunité.

 

Les Crimes des Mercenaires de Wagner : Un Défi Ignoré par la CPS….

 

Alors que la Cour pénale spéciale (CPS) semble plus préoccupée par des mandats d’arrêt fantaisistes que par la justice véritable, les mercenaires du groupe Wagner continuent de semer la terreur en République centrafricaine. Sous l’influence politique de certaines figures, la CPS reste étrangement silencieuse face aux atrocités commises par ces mercenaires. Pendant ce temps, les populations locales sont laissées à la merci de ces criminels, tandis que la CPS semble détourner son regard des véritables responsables des crimes perpétrés dans le pays. Il est grand temps que la CPS se concentre sur la véritable justice et prenne des mesures pour traduire en justice les coupables de ces atrocités.

 

Il est clair que la CPS a échoué dans sa mission de rendre justice de manière équitable et transparente. Au lieu de cela, elle semble être utilisée à des fins politiques, servant les intérêts de certains au détriment de la vérité et de la justice.

 

Il est grand temps que la CPS soit soumise à un examen approfondi et à une réforme sérieuse. L’Afrique centrale mérite une justice qui soit véritablement indépendante, impartiale et efficace. Tant que des criminels continueront à se promener en toute impunité, la paix et la stabilité resteront des objectifs lointains pour le peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

 

 

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Centrafrique : Nouveau Carnage à Gadzi Béa ,  des morts et des blessés

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Centrafrique : Nouveau Carnage à Gadzi Béa ,  des morts et des blessés

 

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Les combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka.

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Une fois de plus, le village paisible de Gadzi Béa, situé à 55 km de Yaloké axe secondaire Boganangone,   des hommes armés non identifiés ont fait une incursion dans ce village et lancé des grenades dans trois églises différentes en plein culte, faisant plusieurs morts et des blessés.  Ce village, autre fois paisible, devient le théâtre d’une tragédie sans fin. Dans l’ombre des grenades lancées lors de ce culte matinal, se dessine le récit d’une nation déchirée par la violence. Cette nouvelle vague de carnage rappelle cruellement que la paix reste un rêve lointain pour ceux qui habitent ces terres tourmentées.

 

La situation a provoqué une panique générale au sein de la population , nombreux sont ceux qui ont pris la poudre d’escampette pour se refugier dans la brousse et dans les villages avoisinants. La situation reste tendue dans ce village en raison de la présence des éléments armés sur le triangle Gadzi Béa- Yaloké – Boganangone.

Selon la population locale, cette nouvelle vague de tuerie est attribuée aux éléments rebelles du 3R après un cas du vol des bœufs appartenant à des éleveurs par des jeunes dudit village, survenu une semaine plutôt.

 

Les habitants, en quête de réponses à ce cauchemar récurrent, pointent du doigt les rebelles du 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), qui semblent venger cet acte de vol de bétail, à en croire des nombreux témoignages de la population recueillis par la rédaction du CNC.

 

En effet, la spirale de la violence dans le pays semble sans fin, enracinée dans un sol déjà fertilisé par le sang et les larmes.

 

Face à cette descente aux enfers, les soldats FACA basés à Yaloké se sont rendus sur les lieux. De nouveaux affrontements, entre des éléments armés et des soldats FACA ne sont pas exclus. De plus de nouveaux incidents liés à la transhumance pourraient provoquer un cycle de représailles dans les sous préfectures de Yaloké – Gadzi et Boganangone.

 

La transhumance, événement anodin en d’autres temps, devient une étincelle potentiellement mortelle dans ce brasier de conflits sans cesse en République centrafricaine. Chaque déplacement de troupeaux, chaque pas dans l’ombre des arbres, risque de déclencher une nouvelle vague de représailles, plongeant davantage le pays dans le chaos.

 

Par Anselme Zato

 

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Tragédie à Koundé : Une Jeune fille de 9 ans noyée dans les Ravins de l’Exploitation Minière chinoise

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Tragédie à Koundé : Une Jeune fille de 9 ans noyée dans les Ravins de l’Exploitation Minière chinoise

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Kounde-noyade-450×253.jpg” alt=”Vue aérienne d’un chantier minier chinois à Koundé, montrant une grande étendue d’eau entourée de terre rougeâtre sous un ciel clair.” width=”450″ height=”253″ />
Chantier minier chinois à Koundé, illustrant les effets de l’exploitation minière sur l’environnement . Un bassin formé suite aux travaux d’extraction est visible, entouré de la végétation typique de la Nana-Mambér. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 07 mai 2024 (CNC)  

 Quel est le coût humain de l’exploitation minière sans contraintes ? Dans la localité minière de Koundé, dans la Nana-Mambéré, une réalité sombre vient de frapper une famille et une communauté entière : une fillette de seulement neuf ans a tragiquement perdu la vie dans les ravins créés par les activités des entreprises minières chinoises.

 

Des Ravins Mortels

 

Les engins lourds des sociétés d’exploitation, principalement chinoises, ont transformé le paysage de Koundé, laissant derrière eux des ravins profonds et dangereux. C’est dans l’un de ces pièges naturels modifiés que la jeune victime, originaire de Nièmme-Yéléwa, s’est noyée alors qu’elle tentait de laver du sable creusé sur des chantiers miniers dans la rivière Koundé, selon les témoins interrogés sur place. Son corps a été retrouvé quelques jours plus tard flottant à la surface de l’eau, un tableau qui a énormément choqué et bouleversé la communauté.

 

Une Communauté en Deuil et en Colère

 

Le drame a suscité une onde de choc parmi les habitants de Koundé, mais également de la colère. « Pourquoi nos enfants sont-ils exposés à de tels dangers ? », s’interrogent certains résidents, critiquant à la fois les pratiques dangereuses des compagnies minières et le choix des parents d’impliquer leurs enfants dans des activités aussi périlleuses. Les ravins, souvent laissés ouverts et non sécurisés, sont des accidents en attente de se produire.

 

Appels à l’aide des Autorités de Koundé

 

Face à l’inaction des exploitants et le manque de réponses concrètes de leur part, les autorités de Koundé interpellent directement le gouvernement de Bangui. Elles exigent des mesures immédiates pour assurer la sécurité des riverains, notamment la fermeture de ces ravins et une régulation plus stricte des activités minières chinoises. « Il est impératif de protéger notre peuple et d’offrir un avenir plus sûr à nos enfants », affirme un représentant local.

 

Précisons que cette tragédie à Koundé met en lumière les risques et les coûts cachés de l’exploitation minière dans des régions vulnérables. Il est temps pour les autorités compétentes d’agir, non seulement pour faire respecter les règles de sécurité mais aussi pour repenser l’impact de telles activités sur les communautés locales. Un enfant perdu est déjà un enfant de trop.

 

Par Gervais Docka

 

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Nuit de terreur à PK5 : huit civils à nouveau kidnappés par les mercenaires Wagner

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Nuit de terreur à PK5 : huit civils à nouveau kidnappés par les mercenaires Wagner

 

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Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Quand la peur est sur le chemin, la sécurité prend le maquis,” dit un vieux proverbe centrafricain. Dans la nuit du samedi au dimanche, ce dicton a pris une résonance particulière dans le quartier PK5 de Bangui, où les mercenaires du groupe Wagner ont fait irruption, semant la terreur et kidnappant huit personnes. Cette nouvelle vague d’enlèvements a plongé le quartier dans une atmosphère de peur et d’incertitude.

 

Dans la nuit du samedi au dimanche 5 mai 2024, une scène terrifiante s’est déroulée au quartier PK5 de Bangui, où les mercenaires du groupe Wagner ont opéré avec une précision glaçante. Vers vingt heures quarante-cinq, les rues normalement vibrantes de ce quartier populaire ont été le théâtre d’une opération de kidnapping orchestrée avec une efficacité sinistre. Huit personnes, dont les identités sont encore inconnues, ont été arrachées à leur quotidien par ces hommes armés, sans laisser de traces quant à leur destination actuelle.

 

Cette opération marque le deuxième acte de violence de ces mercenaires en seulement une semaine, ayant précédemment enlevé il y’a une semaine et exécuté dix soldats de l’armée nationale. Ces agissements brutaux ne sont pas isolés mais s’inscrivent dans une série d’interventions qui terrorisent les habitants et soulèvent des questions urgentes sur la sécurité et la souveraineté en République centrafricaine.

 

La rédaction du CNC poursuit ses efforts pour faire la lumière sur cette affaire, cherchant à identifier les victimes de ce dernier enlèvement. La communauté du PK5, déjà meurtrie, attend des réponses tandis que le spectre de la peur continue de planer sur Bangui, témoignant de la présence oppressive des mercenaires du groupe Wagner qui agissent avec impunité.

 

Par Alain Nzilo

 

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Terreur à Ketté Gbako : Un faux prétexte pour un nouveau massacre”

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Terreur à Ketté Gbako : Un faux prétexte pour un nouveau massacre”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos-en-province-450×395.jpg” alt=”Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos” width=”450″ height=”395″ />
Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Au cœur de la préfecture de l’Ouham, le chantier minier de Ketté Gbako, dans la sous-préfecture de Nana-Bakassa,  a été le théâtre d’une tragédie sanglante. Le 29 avril 2024, des Mercenaires russes du groupe Wagner, sous le faux prétexte de combattre des rebelles inexistants, ont déchainé une violence aveugle sur des civils innocents.

 

Le drame de Ketté Gbako….

 

Le site minier de Ketté Gbako, situé non loin de Nana-Bakassa , est connu pour son activité minière artisanale et non comme un foyer de conflit armé. Cependant, ce jour-là, le 29 avril dernier, il est devenu le lieu d’un massacre où une vingtaine d’artisans miniers et de commerçants ont été froidement abattus. Les mercenaires de Wagner ont justifié leur intervention par la nécessité de neutraliser des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, une affirmation rapidement démentie par les faits : aucun rebelle n’était présent.

Dégâts humains causés par les mercenaires russes sur le chantiers Ketté Gbako
Dégâts humains causés par les mercenaires russes sur le chantiers Ketté Gbako

 

Témoignages et réactions….

 

“Nous étions là pour travailler, pas pour combattre”, témoigne Adama, un mineur de quarante ans. “Ils ont tiré sans avertissement, sans raison”. L’indignation est palpable parmi les survivants et dans les communautés environnantes. Les appels à la justice et à la responsabilité internationale se multiplient, exigeant des réponses et des actions concrètes contre les agresseurs.

 

Implications et conséquences…

 

Cette attaque soulève des questions critiques sur l’impunité avec laquelle les mercenaires du groupe Wagner opèrent sous couvert de sécurité. Les analystes pointent du doigt non seulement les violations flagrantes des droits humains, mais aussi l’impact déstabilisant de telles actions sur la sécurité nationale.

“C’est un acte de barbarie déguisé en mission de paix”, critique un expert en sécurité régionale.

 

Le massacre à Ketté Gbako est un exemple alarmant de la manière dont les opérations militaires peuvent être détournées pour justifier des actes inhumains. Alors que la poussière retombe sur les mines de Ketté Gbako, la demande de justice ne fait que s’intensifier, espérant qu’un jour la vérité émergera des ombres de ce sombre épisode.

 

Par Anselme Féimonazoui

 

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Kouki :  entre mercenaires et rebelles,  un village pris au piège

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Kouki :  entre mercenaires et rebelles,  un village pris au piège

 

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À Kouki, dans la préfecture de l’Ouham. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 En République centrafricaine, dans la préfecture de l’Ouham, le village minière de Kouki vit un cauchemar éveillé. Coincé entre les massacres des Mercenaires russes du groupe Wagner et les représailles des rebelles, les habitants de cette localité minière portent le lourd fardeau d’être constamment sur le fil du rasoir.”

 

 

Dans la petite localité minière de Kouki, située dans le nord-ouest de la République centrafricaine, une menace mortelle plane depuis trois jours. Ce village, où l’or est extrait artisanalement par des citoyens centrafricains et étrangers, est devenu le théâtre de violences récurrentes orchestrées par les mercenaires du groupe Wagner. À deux reprises, ces derniers ont déferlé sur Kouki, laissant derrière eux des artisans miniers massacrés. Lors de leur troisième incursion, bien que la plupart des habitants aient fui, deux personnes n’ont pas eu cette chance et ont été froidement exécutées par balles.

 

Cette spirale de violence a engendré des tensions exacerbées entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), actifs également dans ces sites miniers, et la population de Cookie. Les rebelles accusent ces derniers ainsi que les soldats FACA, postés en ville, de collusion avec les mercenaires russes du groupe Wagner, les ayant prétendument guidés vers leurs position dans la forêt. Ainsi, la semaine dernière, les rebelles ont lancé un avertissement sinistre: ils promettent une vengeance imminente sur la ville de Kouki.

 

Face à cette menace, la tension à Kouki est palpable. Les soldats FACA, préoccupés, ont dû faire appel aux mercenaires russes du groupe Wagner pour renforcer leur position. La population, terrifiée, passe des nuits blanches, guettant le moindre bruit. Bien que les rebelles n’aient pas encore lancé leur attaque annoncée, la présence des mercenaires n’a fait qu’accroître l’angoisse.

En effet, dans leur quête de repousser les rebelles, ces mercenaires russes sont allés, faisant semblant de retourner à Nana-Bakassa, ont fait demi-tour et pénétrer dans la forêt et aller abattre deux civils innocents de passage, exacerbant encore le climat de peur et de suspicion qui règne à Kouki.

 

Ce cycle de violence et d’accusations a plongé la ville dans une situation précaire, où chaque habitant craint pour sa vie, témoignant de la complexité et de la brutalité du conflit qui sévit dans cette région riche en ressources mais tourmentée.

 

Arsène Féimonazoui

 

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Entre nécessité fiscale et asphyxie économique : La pression insoutenable sur les petits commerces de Bangui

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Entre nécessité fiscale et asphyxie économique : La pression insoutenable sur les petits commerces de Bangui

 

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Image d’illustration du bar La Verdure au 4e arrondissement. Credit photo : Mickael Kossi /CNC.

 

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Où va le pays, lorsque même la lumière des entreprises nationales commence à vaciller sous le poids d’impositions écrasantes ?

 

Dans les rues de Bangui, la capitale centrafricaine, un vent de panique souffle parmi les propriétaires de buvettes, restaurants, et autres petits établissements commerciaux. Dernièrement, une pratique alarmante a été observée: la fermeture et le scellage de ces commerces par les services de la perception du Trésor. Selon des sources recueillies, chaque propriétaire reçoit une convocation impérieuse les sommant de se présenter dans un délai de 48 heures pour régler une taxe de 150 000 francs CFA. Cette mesure frappe sans distinction, ciblant aussi bien les établissements récemment inaugurés que ceux ouverts depuis plus longtemps.

Illustration, bar la Récréation au marché Gobongo de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi /Corbeaunews.

 

Le cœur du problème réside non seulement dans le montant exorbitant demandé, mais aussi dans l’approche utilisée par les agents de la perception. Des témoignages concordants dépeignent une situation où les textes législatifs justifiant de telles collectes ne sont pas présentés aux commerçants, laissant place à une confusion et une frustration grandissantes. Une propriétaire de buvette, sous couvert d’anonymat, partage son désarroi :

“Ils viennent, ils scellent, et la seule chose qu’ils nous disent c’est le montant à payer. On ne sait même pas pourquoi on paie, ni sur quelle base légale”.

 

Cette situation soulève des questions déterminantes sur la viabilité à long terme des petites entreprises nationales. Si les propriétaires de ces établissements sont forcés de fermer leurs portes faute de pouvoir s’acquitter de ces taxes, quel sera l’impact sur l’économie centrafricaine déjà précaire ? La réponse, malheureusement, semble se dessiner dans les rues poussiéreuses de Bangui, où l’activité autrefois vibrante cède la place à un silence lourd de conséquences.

 

Et pendant que les générateurs des buvettes tournent à plein régime, le futur économique du pays semble lui, tourner au ralenti.

 

La pression fiscale: symptôme d’un mal plus profond

 

Face à cette pression accrue, il est impératif de comprendre les origines de ces exigences fiscales qui semblent s’étendre partout dans le pays.

 

La pression fiscale exercée sur les commerçants de Bangui n’est qu’un reflet d’une réalité plus sombre et complexe qui pèse sur le pays. Au cœur de cette crise se trouve l’implication du groupe Wagner, une présence qui semble dicter une partie de la politique fiscale du gouvernement. Faustin Archange Touadera, dans son effort de maintenir une emprise sur le pouvoir, se trouve dans l’obligation de financer ce groupe mercenaire, essentiel à la stabilisation de son régime mais à un coût exorbitant pour la nation.

 

Pour satisfaire ces exigences financières, une augmentation drastique des taxes a été observée, touchant non seulement les transactions financières, la téléphonie mobile et la connexion internet, mais étendant sa portée à presque tous les aspects de l’économie locale. Récemment, même les barrage routiers et, désormais, les buvettes et les bars sont visés. Cette escalade laisse présager un avenir où aucune sphère, pas même les dons religieux, ne pourrait échapper à cette vague de taxation.

 

Cette stratégie risque non seulement de paralyser l’économie centrafricaine, mais aussi de pousser les citoyens vers un seuil de désespoir économique inédit. Quelles seront les prochaines cibles de cette politique fiscale envahissante ? Et jusqu’où le pays peut-il être poussé avant que la structure même de son économie ne commence à s’effondrer sous le poids de ces exigences financières de la Russie?

 

Par Alain Nzilo

 

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Intense Extorsion des gendarmes à la barrière de Greko : Un abus persistant malgré les décrets présidentiels

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Intense Extorsion des gendarmes à la barrière de Greko : Un abus persistant malgré les décrets présidentiels

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Deux-gendarmes-centrafricains-en-poste-a-Yaloke-407×450.jpg” alt=”Deux gendarmes centrafricains en poste à Yaloké” width=”407″ height=”450″ />
CopyrightCNC

 

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Dans la préfecture de Kémo, le village de Greko, situé à 45 kilomètres de Sibut sur l’axe Bambari, témoigne d’une réalité alarmante. Malgré le décret présidentiel ordonnant la suppression des barrages routiers illégaux, le commandant de compagnie de Sibut a déployé des gendarmes à Greko, perpétuant l’extorsion en toute impunité.

 

Les gendarmes, en poste depuis la nuit du samedi au dimanche 5 mai 2024, exigent sans scrupule 5 000 francs CFA de chaque véhicule. Cette nuit-là, entre 21h et 22h, quatre véhicules ont été bloqués et leurs conducteurs contraints de payer. Sur cette route très fréquentée, où transitent quotidiennement entre 200 et 500 véhicules, l’ampleur de cette extorsion pourrait être colossale.

 

Le sergent-chef en charge, notoirement connu pour son alcoolisme, dirige ces opérations avec une brutalité qui terrorise les passants. Parmi les victimes, Aline Dao, une femme malade venant d’Alindao, avec des papiers médicaux valides, qui, malgré son état, a été forcée de payer 1 000 francs CFA aux gendarmes qui lui a demandé ses pièces d’identités.

 

Ces gendarmes, selon leur propre dire, ils seraient autorisés à retournés sur cette barrière sur la décision de leur commandant de compagnie, un proches parent ethnique du président Touadera. Ce commandant, selon la population de Sibut, il  agit souvent avec la conviction d’être au-dessus des lois.

“Les commandants de compagnies de Bambari et de Sibut sont des parents au président, donc ils font ce qu’ils veulent”, explique un passager de passage dans un autre véhicule cette nuit.

 

Les passagers de la route Sibut – Bambari, exaspérés et effrayés, appelle le gouvernement de la République à intervenir. Les gendarmes, en transformant les barrages en outils de racket, non seulement violent le décret présidentiel mais sapent également la confiance en l’autorité de l’État.

 

Selon plusieurs sources interrogées à Sibut et Grimari, la nécessité de rétablir l’ordre et de respecter la loi est urgente, afin de protéger les citoyens contre ces abus qui ternissent l’image du gouvernement et menacent la sécurité publique.

 

Patrice Mboli

 

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Dérive alcoolique au volant : un camion-citerne se renverse entre Sibut et Grimari

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Dérive alcoolique au volant : un camion-citerne se renverse entre Sibut et Grimari

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/camion-citerne-accidente-450×338.jpg” alt=”Camion-citerne renversé sur une route rouge terre, entouré de personnes et de forêts tropicales.” width=”450″ height=”338″ />
Camion-citerne renversé près de Ouaoua, entre Sibut -Grimari, causé par un chauffeur en état d’ivresse, sans victimes graves signalées. CopyrightCNC

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Sur l’axe routier entre Sibut et Grimari, un incident peu commun mais évocateur des risques routiers s’est produit. Un camion-citerne, lourdement chargé de carburant, a fini sa course en travers de la route, après que son chauffeur, sous l’effet manifeste de l’alcool, a perdu le contrôle du véhicule.

 

Le drame potentiel a été évité de justesse : aucun autre véhicule n’a été impliqué et, par miracle, il n’y a eu aucune victime. Les détails recueillis sur place révèlent un chauffeur dont l’état d’ébriété avancé soulève des questions sur la sécurité routière dans cette localité, souvent négligée par les contrôles et les mesures préventives.

 

Le camion, en s’immobilisant brusquement, a bloqué la circulation dans les deux sens pendant plusieurs heures, créant de frustration aux usagers. Les conducteurs et les passants ont pu constater les dangers immédiats liés à la conduite en état d’ivresse, un phénomène malheureusement trop courant sur les routes du pays.

 

Cet incident souligne l’urgence de mettre en place des contrôles alcooliques réguliers pour les conducteurs, surtout sur des axes aussi fréquentés. Bien que les interventions des autorités locales soient souvent limitées dans ces situations, la nécessité d’actions concrètes pour prévenir de tels incidents reste une priorité claire pour la sécurité de tous.

 

 

Patrice Mboli

 

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Renforcer les voix pacifiques : Retour sur l’atelier de Paoua

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Renforcer les voix pacifiques : Retour sur l’atelier de Paoua

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Monument-de-la-Paix-a-Paoua-286×450.jpg” alt=”Un monument avec une sculpture de colombe blanche surmontant un pilier orné de bandes colorées, situé dans la ville de Paoua.” width=”286″ height=”450″ />
À Paoua, ce monument célèbre les valeurs de dignité et de travail tout en aspirant à renforcer la paix et l’unité dans la communauté, affirmant son statut de ville modèle pour la cohésion sociale.. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 06 mai 2024 (CNC)  

 Sous le chaud soleil de mai, la Maison des Jeunes de Paoua s’est transformée en un véritable laboratoire de la paix. Pendant trois jours, un atelier unique y a rassemblé des leaders communautaires de divers horizons pour une cause commune : la lutte contre les discours de haine, ces poisons invisibles qui sapent les fondements de la coexistence pacifique.”

 

Thierry Messongo, un des modérateurs de l’atelier, a partagé avec nous les ambitions de ce rassemblement : “Notre objectif était de renforcer les capacités des leaders locaux, de leur fournir les outils nécessaires pour identifier et contrer les discours de haine avant qu’ils ne s’enracinent dans le tissu social”.

 

Le séminaire a débuté par une session éducative sur la nature des discours de haine, leurs causes et leurs impacts potentiellement destructeurs dans la société centrafricaine. Les participants ont exploré les différents mécanismes par lesquels de tels discours se propagent et les stratégies pour les désamorcer.

 

“Nous avons surtout cherché à créer une compréhension commune et à développer un langage partagé autour de la prévention des discours de haine”. explique Messongo. L’accent a été mis sur la formation d’un réseau d’alerte précoce composé de 180 activistes à travers le pays, capables d’intervenir rapidement en cas de détérioration du climat social.

 

L’importance de cette initiative est d’autant plus cruciale que la Centrafrique se prépare à des élections locales. “Nous sommes en période préélectorale, et il est vital que le public soit sensibilisé aux dangers des discours de haine, qui peuvent inflamer les tensions et conduire à la violence”, ajoute Messongo.

 

Grâce au soutien logistique et financier de la Minusca, le RJDH a pu mener cet atelier, espérant ainsi semer les graines d’une paix durable.

 

En résumé, les efforts du RJDH et de ses partenaires illustrent un engagement profond envers la construction d’une communauté plus résiliente et informée à Paoua. Cet atelier n’est qu’un début, car les enseignements tirés ici sont destinés à rayonner bien au-delà des murs de la Maison des Jeunes.

 

Par Gaël Boberang

 

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CENTRAFRIQUE : LA DUPLICITÉ D’UN MANDAT D’ARRÊT INTERNATIONAL CONTRE L’ANCIEN PRÉSIDENT BOZIZE RENFORCE T-ELLE SON EFFICACITÉ ?

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LA DUPLICITÉ D’UN MANDAT D’ARRÊT INTERNATIONAL CONTRE L’ANCIEN PRÉSIDENT BOZIZE RENFORCE T-ELLE SON EFFICACITÉ ?

 

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L’ancien Président François Bozizé à gauche de l’image

 

 

Bangui, 05 mai 2024 (CNC)  

 La Cour Pénale Spéciale (CPS) est une juridiction hybride incorporée dans l’ordonnancement judiciaire centrafricain et composée de juges nationaux et étrangers.

 

Il s’agit d’une Cour créée par la loi organique N*15.003 du 03 juin 2015 chargée d’enquêter, de poursuivre les auteurs, coauteurs et complices des crimes relevant du droit international perpétrés en République centrafricaine le 01 janvier 2003.

C’est dans cette optique qu’en conformité aux dispositions de l’article 3 de la loi organique, la Cour s’est déclarée compétente pour poursuivre l’ancien président de la république, le général François BOZIZE pour de présumés crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

En conséquences de ce qui précède, les juges de la chambre d’instruction après avis du procureur près la Cour ont décerné un mandat d’arrêt international le 27 février 2024 resté secret et rendu public le 30 avril 2024.

Par définition, un mandat d’arrêt international communément appelé procédure d’extradition est une demande officielle d’un État à un ou plusieurs autres États de procéder à l’arrestation suivie de rapatriement d’une ou de plusieurs personnes visées par le mandat d’arrêt afin de répondre des crimes du droit international qui lui sont reprochés.

À titre de rappel, le général recherché était déjà visé par un mandat d’arrêt international délivré par le procureur près du tribunal de grande instance de Bangui Mr Alain Tolmo le 29 mai 2013 alors que ce dernier était exilé en Ouganda.

Dès son retour d’exil où il a vu sa candidature aux Élections présidentielles de 2020 rejetée par la Cour constitutionnelle, ce mandat d’arrêt international n’avait pas été exécuté pour des raisons propres au pouvoir d’antan.

De nouveau en rébellion avec la base arrière au Tchad suivie de l’accord de Luanda dérivé d’une demande expresse des autorités de Bangui pour l’éloigner des frontières centrafricaines, le général BOZIZE réside actuellement en Guinée Bissau où lui est opposable un autre ou un nouveau mandat d’arrêt international.

Choqué par ce mandat d’arrêt de trop qui s’apparente à la diversion ou provocation, le citoyen lambda s’interroge sur les chances d’aboutissement d’une démarche aussi complexe qu’ambiguë :

La duplicité d’un mandat d’arrêt international renforce t-elle son efficacité ?

En d’autres termes, à quoi servira un mandat d’arrêt international de trop alors qu’un premier n’avait pas été exécuté ?

Existe t-il un accord de coopération judiciaire entre les deux États ?

Sachant que le général BOZIZE bénéficie du statut de réfugié en Guinée Bissau…Que dit le statut de Rome qui régi les réfugiés a à ce propos ?

Quelle sera l’issue des accords politiques de Luanda validés par l’Union Africaine pour écarter le général BOZIZE des frontières centrafricaines ?

Les mêmes raisons qui ont compromis l’exécution du premier mandat d’arrêt sont-elles encore valables aujourd’hui ?

Pourquoi poursuivre seulement le général BOZIZE…L’actuel ministre de l’élevage Mr Hassan Bouba que le pouvoir de Bangui avait libéré manu militari de prison n’est-il pas concerné par la procédure ?

Peut-on affirmer que la Cour Pénale Spéciale est aussi aux ordres du pouvoir de Bangui ?

Au nom du principe de la solidarité militaire, le général président de la république de Guinée Bissau acceptera t-il de livrer son compagnon d’armes ?

En tout état de cause et nonobstant toutes les bonnes volontés, cette procédure d’extradition est longue, complexe, parsemée d’embûches avec des considérations géopolitiques et géostratégiques qui alourdissent le mécanisme d’extradition.

Au delà de tout, n’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne fait pas aux autres ce qu’on aimerait pas qu’on nous le fasse, on ne récolte au passage que ce qu’on a semé et qu’au final les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

Mais attention, ne le dites à personne.

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 04 Mai 2024.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste,

 

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