la naissance d’un nouvel Empire d’esclavage, d’humiliation et de répression baptisé la « 7e République »

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Sous le vernis d’une investiture aux allures de couronnement le 30 mars dernier, Faustin-Archange Touadéra a acté le basculement de la République vers une forme d’Empire. En prêtant serment sur sa nouvelle Constitution, le Chef de l’État lève les derniers verrous de la retenue pour laisser place à une politique de ségrégation et de violence politique et sociale, caractéristique atypique d’un régime autoritaire.
La fin du double jeu constitutionnel.
Jusqu’à ce 30 mars, Touadéra jouait la carte de l’ambiguïté. Bien que la Constitution du 30 août 2023 soit officiellement en vigueur, il s’est gardé de l’appliquer dans son intégralité, notamment ses dispositions les plus clivantes. Sous prétexte que ce texte n’avait pas encore reçu son « serment d’investiture », il maintenait dans son entourage immédiat des ministres et des hauts cadres binationaux.
Ce 30 mars 2026 marque la fin de cette hypocrisie. En prêtant ce serment, Touadéra serait désormais lié par la totalité de son texte. Cette “sacralisation” annonce une purge imminente : la discrimination institutionnalisée doit désormais frapper ceux-là mêmes qui l’ont servi, les binationaux.
L’ordre de la “traque” : Un dérapage indigne d’un Chef d’État.
Le point le plus sombre de ce discours reste l’ordre explicite donné aux forces de sécurité et aux alliés de « traquer » les opposants et leurs prétendus « relais invisibles ». Entendre un Chef d’État, censé être le garant de l’unité nationale et de la sécurité de tous les citoyens, tenir de tels propos est un fait sans précédent dans une nation qui se prétend démocratique.
Touadéra s’en prend à des fantômes, des “relais” que lui-même ne voit pas, ouvrant ainsi la porte à l’arbitraire le plus total. Cet appel à la traque signifie que n’importe quel citoyen peut désormais être arrêté, interrogé et brutalisé sous simple suspicion d’être un “relais invisible”. Un Président ne devrait jamais appeler à la chasse à l’homme ; il devrait appeler à la justice. En choisissant la traque, il abdique sa fonction de protecteur pour celle de chef des miliciens.
Le spectre de l’impôt de capitation : Un avertissement à la jeunesse.
Si l’application de la nouvelle Constitution est désormais totale, elle porte en elle le retour de l’infâme impôt de capitation, prévu pour être réactivé dans les prochains mois. La jeunesse qui danse aujourd’hui pour le pouvoir doit se souvenir des récits de ses aînés.
Avant son abolition par feu le Président Ange-Félix Patassé, cet impôt colonial était le moteur d’une humiliation quotidienne. Dans la mémoire collective, on se souvient de ces jeunes interpellés pour non-paiement, déshabillés et exposés publiquement assis a terre les uns entre les jambes de l’autre, pour être humiliés, avant d’être jetés dans des camions militaires comme des rebelles capturés au front. C’est ce futur de dégradation et de contrôle policier permanent que la 7e République prépare pour ceux-là mêmes qui dansent aujourd’hui.
L’exploitation de la dignité et humiliation.
Le mépris du peuple s’est manifesté dès les premières heures de la cérémonie. Des jeunes filles, pour la plupart mineures, ont été mobilisées comme « majorettes » pour une journée entière sous la pluie. Le prix de leur dignité ? Une pitance de 3 000 FCFA.
Plus grave encore, le régime a instauré une sélection discriminatoire parmi les hôtesses d’accueil : les jeunes femmes centrafricaines, sous prétexte qu’elles ne savent pas parler couramment le français, ont été écartées, au profit des filles camerounaises au mépris de leur pays.
Pendant ce temps, dans les gradins, des militants assoiffés et affamés se livraient à des scènes de pillage de sachets d’eau, révélant la détresse d’un peuple qui meurt de soif sous les acclamations forcées.
Comme si cela ne suffisait pas, Gilles Lionel Gouandjika, fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika et consul honoraire de la Roumanie, pays d’origine de sa mère, s’est permis de tenir des propos d’une extrême vulgarité à l’encontre des femmes centrafricaines, insultant leur dignité de manière inacceptable.
En mêlant ordres de mission pour « traquer » l’invisible et méthodes de coercition héritées de l’époque coloniale, Touadéra n’a pas inauguré une nouvelle ère, mais un Empire de la peur. La 7e République se baptise dans les larmes des mineures exploitées et la menace d’une répression sans visage. Le peuple centrafricain a soif, mais le pouvoir, lui, n’a soif que de contrôle.
Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
