Selon Mathurin Bengué Bossin, électricité rare, hôpitaux à bout et écoles surchargées confirment le chaos social des centrafricains

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Selon Mathurin Bengué Bossin, la réalité sociale en République centrafricaine se lit à travers trois indicateurs simples : l’accès marginal à l’électricité, un système de santé à bout de souffle et des écoles saturées. Des données qu’il avance pour décrire un pays où les services essentiels restent hors de portée de la majorité des centrafricains.
L’accès à l’électricité constitue, selon Mathurin Bengué Bossin, l’un des marqueurs les plus visibles du décrochage centrafricain. Il affirme que seuls 3 % de la population ont accès à l’électricité, sans même tenir compte de la fréquence des coupures massives. Un chiffre qu’il oppose à ceux de pays voisins ou comparables, où l’électricité est devenue un service largement disponible.
Cette situation pèse directement sur la vie quotidienne des centrafricains.
Dans les hôpitaux, Mathurin Bengué Bossin décrit des structures dégradées, incapables de répondre aux besoins élémentaires. Il avance un ratio d’un médecin pour environ 25 000 habitants, très éloigné des standards observés ailleurs. À ce rythme, explique-t-il, le système ne peut ni prévenir ni soigner correctement.
La formation médicale reste limitée.
Mathurin Bengué Bossin souligne que l’Université de Bangui forme en moyenne une vingtaine de médecins par an. Un chiffre qu’il juge dérisoire au regard de la croissance démographique, estimée à plus de 3 % par an. Cette dynamique aggrave mécaniquement la pénurie de personnels de santé et fragilise l’espérance de vie.
Les écoles ne sont pas épargnées.
Sur le plan éducatif, Mathurin Bengué Bossin évoque des salles de classe accueillant parfois plus de 250 élèves, notamment à Bangui. Une situation qui, selon lui, rend tout suivi pédagogique illusoire et compromet la qualité de l’enseignement dès le primaire.
Ces réalités s’additionnent.
Pour l’auteur, l’absence d’électricité freine le fonctionnement des hôpitaux et des écoles, la pénurie de médecins affaiblit la santé publique, et la surcharge scolaire prépare une génération sans bases solides. Un enchaînement qu’il décrit comme le reflet d’un État incapable d’assurer les fonctions sociales essentielles, laissant ces secteurs évoluer dans une tension permanente.
Par Brahim
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