On connaît enfin l’auteur de la statue-ratée de Touadéra : entre le fiasco du culte de la personnalité et le ridicule du jamais vu

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
La statue de Faustin-Archange Touadéra, érigée en grande pompe sur la “Place Touadéra Merci”, est devenue en quelques heures l’objet de railleries et de controverses. Après des jours de spéculations, l’identité de son concepteur ne fait plus mystère : Dorcis Bio, président de l’association “Touadéra Merci”, assume fièrement la paternité de ce monument qui, pour beaucoup, ressemble davantage à un cochon qu’au président centrafricain.
Dorcis Bio, l’homme derrière la statue qui fait rire Bangui
Dorcis Bio, dans une déclaration solennelle sur les antennes de la radio Centrafrique, explique que ce monument est un “signe de reconnaissance et d’amour pour tous les travaux abattus par le président”. Selon lui, il fallait “matérialiser toutes les actions qu’a menées le chef de l’État” et lui offrir une “lettre de noblesse” à travers cet ouvrage d’art. Pourtant, dès son inauguration, les Centrafricains ont été unanimes : la statue ne ressemble en rien à Touadéra. Pire, sa tête évoque celle d’un cochon, déclenchant une vague de moqueries sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale.
Le régime, visiblement embarrassé, a tenté de masquer la statue sous une bâche, avant qu’une femme proche du pouvoir ne propose de la refaire à ses frais. Une initiative qui en dit long sur l’état d’un système où chacun court après les faveurs du président, quitte à financer des monuments à sa gloire.
Pascal Bida Koyagbele et l’art de la flatterie politique
Pascal Bida Koyagbele, ministre conseiller en charge des grands travaux, a salué l’inauguration comme un “moment historique” et un “hommage à notre héros, notre champion”. Des mots qui sonnent faux dans un pays où la majorité de la population peine à se nourrir et où les services publics sont quasi inexistants.
Pour Koyagbele, ce monument marque “l’avènement d’une nouvelle révolution porteuse de renaissance”. Une déclaration qui contraste avec la réalité d’un pays en proie à la pauvreté, à l’insécurité et à une corruption endémique. Mais dans un contexte où la critique est étouffée, la flatterie devient une stratégie de survie pour ceux qui veulent rester dans les bonnes grâces du pouvoir.
Une statue qui divise et une population qui se moque
L’inauguration de la statue a provoqué un tollé. Les Centrafricains, habitués aux promesses non tenues et aux symboles vides de sens, n’ont pas hésité à exprimer leur ironie. Certains y voient une manœuvre de l’opposition pour ridiculiser Touadéra, d’autres une simple preuve de l’incompétence des artistes à la solde du régime.
Quoi qu’il en soit, l’affaire a forcé le régime à réagir : la statue a été recouverte, et une femme liée à un douanier influent a proposé de la refaire. Une course à la loyauté qui montre à quel point, en Centrafrique, le pouvoir se maintient moins par la compétence que par la soumission.
Un culte de la personnalité qui rappelle les pires heures de l’histoire centrafricaine
L’opposant Crépin Mboli-Goumba n’a pas manqué de rappeler que “jamais depuis l’empire Bokassa on n’était allé aussi loin dans le culte de la personnalité”. Une comparaison qui résume l’absurdité d’un régime obsédé par son image, alors que le pays s’enfonce dans la crise.
Alors que Touadéra entame un troisième mandat sous le signe de la répression et de la dépendance étrangère, cette statue-cochon restera comme le symbole d’un pouvoir déconnecté, plus préoccupé par son propre culte que par le sort de son peuple.
Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
