Exclusivité : comment la communauté tchadienne de Bangui a réussi à mettre le président Touadéra dans sa poche ?

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le quartier PK5 (ou KM5, appelé aussi Mamadou Mbaïki), poumon commercial de Bangui, est un bastion incontesté de la communauté tchadienne en République centrafricaine (RCA). Ces commerçants, souvent désignés sous le terme générique de « communauté arabe », forment un réseau soudé, organisé et doté d’une puissance financière colossale. Certains sont nés en RCA, d’autres y ont immigré très jeunes, mais tous maintiennent des liens indéfectibles avec le Tchad – et c’est cette double appartenance qui a permis à ce groupe de tisser une relation aussi étroite qu’opaque avec le président Faustin-Archange Touadéra.
Un chèque de 200 millions de francs CFA : l’investissement qui lie
Dès mai 2025, soit sept mois avant l’élection présidentielle (officiellement prévue pour le 28 décembre 2025), la communauté tchadienne de PK5 a cotisé massivement pour financer la campagne et l’investiture de Touadéra. Le montant ? 200 millions de francs CFA, une somme colossale pour un pays en proie à la pauvreté et aux conflits. Officiellement, cet argent était destiné à « soutenir la préparation de l’investiture » – en réalité, il s’agissait d’un placement stratégique pour s’assurer une place de choix dans le cercle du pouvoir.
Quelques semaines après cette « contribution », le ministre de l’Administration du territoire, M. Bruno Yapandé , s’est précipité à PK5 pour une visite pour le moins symbolique. Objectif affiché : « renforcer les liens avec la communauté ». Objectif réel ? Distribuer des cartes de visite et installer un canal direct d’influence entre le palais présidentiel et les commerçants tchadiens. Une manière de dire : « Vous avez payé, nous sommes à votre service. »
Une dette morale qui étouffe la raison d’État
À quelques jours du couronnement du nouveau dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera le Le 30 mars 2026, la communauté tchadienneétait reçue en grande pompe au Palais de la Renaissance. Photos et vidéos circulent, montrant des échanges chaleureux, des sourires complices, des promesses chuchotées. Un message clair : ces hommes ne sont pas de simples commerçants, ce sont des partenaires privilégiés du régime.
Pourtant, un détail crispe : Ahmat Deleris, alias Rator, ancien président par intérim du Conseil supérieur islamique de Centrafrique (CSISCA), reste l’homme incontournable du système. Originaire du Tchad, Rator a été un pilier du soutien à Touadéra, et le président, malgré la mise en place d’un nouveau bureau du CSISCA en février 2026, refuse de le lâcher. Pourquoi ? Parce que Rator incarne la dette morale de Touadéra envers la communauté tchadienne. Une dette qui pèse plus lourd que les institutions, plus lourd que la légitimité démocratique.
PK5 : un quartier sous surveillance… et sous influence
PK5 n’est pas qu’un centre commercial. C’est aussi un nœud stratégique pour le renseignement centrafricain. Les groupes armés actifs en RCA, à l’exception des milices anti-balaka et zandé, sont majoritairement musulmans – et souvent liés, de près ou de loin, aux réseaux tchadiens. En s’alliant avec les commerçants de PK5, Touadéra ne se contente pas de s’assurer un soutien financier : il s’offre aussi un accès aux informations circulant dans ces cercles.
Le ministre Bruno Yapandé, lors de sa visite au KM5 en mai 2025, n’est pas venu les mains vides. Il a installé des relais dans le quartier, des oreilles attentives pour remonter les rumeurs, identifier les menaces, et surtout, contrôler. PK5 est devenu un poste avancé du pouvoir – et la communauté tchadienne, un rempart contre les dissidences.
Un « travail de titans »… ou une prise d’otage politique ?
Les membres de cette communauté le disent eux-mêmes : leur force réside dans l’organisation. Ils savent mobiliser des fonds en un clin d’œil, agir comme un seul homme, et surtout, faire pression quand leurs intérêts sont menacés. Ce que certains appellent un « travail de titans » ressemble furieusement à une machine de guerre économique et politique.
Aujourd’hui, la question se pose : jusqu’où ira cette influence ? Jusqu’où Touadéra, acculé par une dette morale et des intérêts croisés, acceptera-t-il de sacrifier la souveraineté de son pays pour contenter une communauté transnationale ? Le cas de Rator, maintenu dans l’ombre malgré son éviction officielle, est révélateur : le président centrafricain n’a plus le choix. Il est pris dans un étau.
une alliance contre nature
L’histoire de la communauté tchadiennede PK5 et de sa mainmise sur le pouvoir centrafricain est celle d’une symbiose malsaine. D’un côté, des commerçants qui ont acheté leur place au soleil ; de l’autre, un président qui, faible et isolé, n’a d’autre option que de s’en remettre à ceux qui le financent.
Par Anselme Mbata
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
