Corruption, instabilité et absence d’investissement : le diagnostic sans concession de Martin Ziguélé sur le sous-développement de la RCA
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Dans l’émission Beuf Politique en Visio sur JMTV+, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre, ancien ministre des Finances et député sortant, a dressé un tableau précis des obstacles qui freinent le développement de la République centrafricaine.
Ziguélé a identifié plusieurs facteurs clés. Il a d’abord insisté sur la corruption, qu’il considère comme un poids supplémentaire pour un pays qui dispose déjà de moyens limités. Il l’a comparée à un fardeau trop lourd pour un malade. Selon lui, la corruption, qu’elle soit petite ou grande, détourne des ressources qui devraient aller dans les caisses de l’État.
À titre d’exemple, il a évoqué les nombreuses barrières volantes tenues par des gendarmes, des policiers ou des jeunes sur les axes routiers autour de Bangui. Les transporteurs de légumes ou de produits agricoles doivent payer 500 francs CFA à chaque barrage pour passer. Ce type de pratique, observé au niveau local, reflète selon lui un comportement plus large qui touche l’ensemble de l’administration et de l’économie.
Un autre indicateur cité par Ziguélé concerne les critères de convergence de la CEMAC. Dans les États de la zone, les recettes publiques doivent normalement représenter environ 18 % du PIB. En Centrafrique, ce taux atteint seulement 7 %. La différence s’explique en partie par le faible rendement des services fiscaux et par les pertes liées à la corruption.
L’ancien chef du gouvernement a également pointé l’instabilité politique comme un frein majeur à l’investissement. Il a rappelé que l’investissement constitue le cœur de la théorie de la croissance. Sans stabilité, les capitaux privés hésitent à s’engager. Or, dans le budget qu’il a suivi en tant que président puis membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale, la contribution de l’État aux investissements s’élevait à seulement 8 milliards de francs CFA.
Ziguélé a expliqué que, pour sortir de la pauvreté, un pays doit investir durablement autour de 25 % de son produit intérieur brut pendant au moins 25 années consécutives. La Centrafrique se trouve très loin de cet objectif. L’État manque de marge à cause de recettes internes faibles et de dépenses courantes élevées. Le secteur privé, lui, évolue dans un environnement de faible consommation et de ressources limitées.
Il a ajouté que 70 % de la population vit en milieu rural et que les grandes cultures d’exportation ont fortement reculé. La production de coton, qui atteignait 60 000 tonnes en 1972, est tombée à quelques milliers de tonnes seulement. Le café suit la même tendance. Ces cultures assuraient autrefois un revenu monétaire régulier à une grande partie des familles. Leur déclin prive le pays d’une base économique solide.
Ziguélé a également mis en cause la concentration du développement à Bangui. Contrairement au Cameroun, à la Côte d’Ivoire, au Bénin ou au Tchad, où existent plusieurs pôles économiques régionaux, le développement centrafricain reste centré sur la capitale. Il se fait « par Bangui et pour Bangui ». Cette absence de développement vertical empêche la création progressive d’une classe moyenne et limite l’initiative privée.
Enfin, il a rappelé que les taux de croissance du PIB, souvent autour de 2 à 3 %, doivent être comparés à la croissance démographique qui dépasse régulièrement 3 %. Chaque année, la population augmente plus vite que la richesse produite, ce qui maintient la pauvreté à un niveau structurel.
Martin Ziguélé, qui achève son deuxième mandat de député et ne s’est pas représenté aux dernières élections, a indiqué qu’il se consacrera désormais pleinement à son parti, le MLPC, et à ses réflexions sur l’avenir du pays. Il reste convaincu que le redressement passe par une reprise de la production agricole, une lutte réelle contre la corruption et des investissements soutenus dans l’économie réelle.
Son diagnostic, nourri par son expérience comme ministre des Finances et directeur national de la Banque centrale, met l’accent sur la nécessité de bâtir une économie qui repose sur ses propres forces plutôt que sur l’aide extérieure seule.
Par Anselme Mbata
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
