lundi, octobre 26, 2026
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La septième République de Faustin-Archange Touadéra commence mal : la famine continue de frapper , avec la viande de bœuf qui devient un luxe inaccessible pour beaucoup de Centrafricainsle

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Cette difficulté touche l’ensemble du territoire, des marchés de Bangui aux étals de Berbérati, Bangassou ou Ndélé. Les habitants observent la même hausse des tarifs et la même rareté des morceaux, sans exception notable d’une région à l’autre. Pour eux, c’est peut-être la mauvaise surprise de la septième république qui commence. Même les condiments simples, comme les cubes d’arôme, se font plus durs à dénicher et plus onéreux dans les provinces.

 

À Berbérati, une vendeuse nommée Nadège raconte comment les prix ont changé. Autrefois, on trouvait de la viande pour 1000 ou 1500 francs CFA. Aujourd’hui, ces montants appartiennent au passé, et les familles peinent à s’en procurer. Cette évolution complique les repas quotidiens et alourdit les dépenses courantes.

La septième République de Faustin-Archange Touadéra commence mal : la famine continue de frapper , avec la viande de bœuf qui devient un luxe inaccessible pour beaucoup de Centrafricainsle
Photo Guira FM

 

Les bouchers expliquent que l’achat du bétail coûte désormais beaucoup plus cher. Un bœuf entier grimpe parfois jusqu’à 900 000 francs CFA, contre 400 000 ou 500 000 auparavant. Les éleveurs livrent moins d’animaux aux villes, en partie parce que les forces de sécurité leur imposent des paiements forcés ou des détentions arbitraires sur les routes.

 

À Ndélé, les abattages quotidiens ont chuté de façon nette. On passait de quatre ou cinq bœufs par jour à un seul pour toute la localité, quand la marchandise arrive. Certains jours, on ne vend qu’une partie, comme une cuisse, pour éviter les pertes. Les morceaux se coupent désormais sans balance précise, avec beaucoup d’os mélangés, et le prix se fixe d’avance.

 

Dans d’autres endroits comme Carnot ou Alindao, la situation ressemble. Les routes dégradées et les risques d’attaques freinent les convois de bétail. Les taxes accumulées ajoutent encore au coût final. À Bangassou, certains responsables locaux pointent du doigt les bouchers, mais cette vue manque de profondeur sur les causes plus larges.

 

La viande en os, autrefois courante partout, devient un produit cher que beaucoup évitent. Les familles réduisent les portions ou cherchent d’autres aliments pour compenser. À Bangui, le kilo sans os atteint des niveaux élevés, et les consommateurs ressentent cette pression sur leur budget chaque jour.

 

Les éleveurs, poussés par ces obstacles répétés, préfèrent parfois garder leurs troupeaux loin des centres ou même quitter le pays. Cette distance creuse encore le manque sur les marchés. Les condiments de base suivent la même pente ascendante, rendant les plats simples plus difficiles à préparer.

 

Partout, les témoignages convergent vers une même réalité : l’accès à la viande bovine s’amenuise, et les prix grimpent sans signe d’apaisement proche.

 

Cette situation générale,  rareté, prix exorbitants, peur des éleveurs,  alimente une menace alimentaire réelle. La viande de bœuf, source clé de protéines, devient rare, poussant vers une précarité accrue et une possible famine dans des zones comme Louison ou d’autres régions vulnérables. La septième République, marquée par le troisième mandat de Touadéra, s’ouvre sur cette galère et cette souffrance pour les populations.

 

Par Moïse Banafio

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Élections présidentielle et législatives 2025 – 2026, écoutez le délire pathétique du ministre Bruno Yapandé

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Le spectacle offert par Bruno Yapandé, ministre de l’Administration du territoire sur les dernières élections groupées en RCA, dépasse l’entendement. Dans une sortie médiatique qui ressemble plus à un cauchemar qu’à une analyse politique, l’homme affirme que tout est sous contrôle, alors que le pays observe une fabrication artisanale des résultats. Selon lui, ce processus électoral est une réussite totale, un exploit que le monde entier acclame debout. On se demande bien de quel monde il parle, car sur le terrain, le calcul est simple : on prend un petit 10 % de données manipulées et on décrète que c’est la volonté globale de la nation.

 

Dans son délire pathétique, le ministre Bruno Yapandé s’en prend avec une force particulière au réseau Arc-en-Ciel. Ce groupe, coupable de noter des irrégularités, est traité de structure alarmiste. Pour Yapandé, critiquer l’organisation des élections n’est pas un acte citoyen, mais une preuve que l’on est un opposant caché. Il balaie les doutes d’un revers de main, assurant que même les erreurs les plus visibles ne sont que des faits sans importance. Quand on lui parle de procès-verbaux qui disparaissent ou de représentants limogés pour faute grave, il répond avec un aplomb incroyable que cela prouve la bonne marche de la machine. Dans sa logique, punir des fraudeurs au sein de l’organe électoral est la preuve que l’élection est crédible, et non la preuve que la triche est installée dans les bureaux.

 

Élections présidentielle et législatives 2025 – 2026, écoutez le délire pathétique du ministre Bruno Yapandé
Le ministre Bruno Yapandé

Le sommet de ce délire se trouve dans son appel à l’honnêteté. Il demande aux responsables politiques, à l’exemple de Dologuelé  de savoir perdre avec dignité et de féliciter les gagnants, tout en ignorant les preuves de la fraude qui s’affiche du début à la fin du scrutin. Le ministre parle de transparence totale alors que les chiffres sortent d’un chapeau magique. Il affirme que les documents sont partout, accessibles à tous, pendant que les observateurs cherchent encore la trace d’un vote sincère. C’est une vision où la vérité est inversée : celui qui dénonce le vol est un menteur, et celui qui fabrique les scores est un héros de la démocratie. Le pays assiste ainsi à une démonstration de force où les mots n’ont plus aucun lien avec les actes posés.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : après les vols et les braquages, l’incendie frappe à nouveau. Cette fois, c’est l’administration électorale qui est touchée

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L’incendie n’est pas un phénomène nouveau qui frappe l’administration publique centrafricaine. Plusieurs bâtiments administratifs ont déjà été touchés ces dernières  années par des incendies, tandis que des cas de vols, de braquages et de dégradations de bureaux ont également été signalés dans différents services publics ces dernières semaines.

 

Le phénomène revient cette fois au sein de l’administration électorale. Dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 septembre 2026, un incendie s’est déclaré au Centre de traitement des données (CTD) de l’Autorité nationale des élections (ANE), à Bangui.

Centrafrique : après les vols et les braquages, l’incendie frappe à nouveau. Cette fois, c’est l’administration électorale qui est touchée
Image d’illustration d’un incendie au centre-ville de Bangui

 

Les sapeurs-pompiers sont intervenus et ont maîtrisé le feu aux environs de minuit. Une partie du centre a été touchée. L’origine du sinistre et l’étendue exacte des dégâts restent à déterminer.

 

À lire aussi : Vincent Mbokoto Dilla du CNCA-PDD dénonce une politique de « deux poids, deux mesures » autour de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé

Des incendies qui se répètent dans les bâtiments publics

 

Ces derniers mois, plusieurs services de l’administration publique centrafricaine ont été concernés par des incendies. Des bâtiments liés à des ministères et à d’autres administrations ont notamment été touchés.

À lire aussi : Tension au sein de la Minusca : l’expatrié angolais Benedicto gifle deux fois le journalier Saint Cyr Kozengué à l’entrepôt de l’UNOPS

 

À ces incendies s’ajoutent des faits de vols et de braquages signalés dans certains services publics. Des bureaux ont été forcés, du matériel emporté et des motos de service volées dans différents endroits.

 

La répétition de ces incidents pose directement la question de la sécurité des bâtiments, des équipements et des documents appartenant à l’État. Chaque nouvel incident remet également au premier plan les moyens consacrés à la protection des administrations publiques.

 

Cette fois, l’administration électorale est touchée

 

L’incendie du CTD intervient à quelques semaines des élections résiduelles prévues le 25 octobre 2026. Le centre joue un rôle dans le traitement et la gestion des données électorales.

 

L’ANE devra donc procéder à un état des lieux afin d’identifier les équipements endommagés et de vérifier l’intégrité des données. Les conséquences éventuelles sur la préparation du scrutin devront être évaluées après les vérifications techniques.

 

Le nouvel incident intervient aussi alors que les agents de l’ANE connaissent des difficultés salariales, avec deux mois d’arriérés de salaires selon les informations disponibles.

 

Des moyens de secours qui restent limités

 

La capacité d’intervention des sapeurs-pompiers constitue également un point important dans la gestion de ces incendies. Les moyens humains et matériels disponibles au niveau national restent limités face aux besoins d’un pays dont les services publics sont répartis sur un vaste territoire.

 

Dans plusieurs situations, l’intervention des éléments de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) vient compléter les capacités nationales de secours et d’intervention.

 

La répétition des incendies dans les bâtiments publics pose donc la question des mesures de prévention, de la surveillance des locaux, des équipements de lutte contre le feu et des capacités d’intervention disponibles.

 

Le nouvel incendie relance la question de la sécurité des administrations

 

Après les vols, les braquages et les incendies enregistrés dans différents services publics, le CTD de l’ANE vient à son tour d’être touché. La succession de ces incidents montre surtout la nécessité d’un dispositif permanent de protection des bâtiments administratifs et de leurs équipements.

 

L’origine du feu au Centre de traitement des données devra être établie avec précision. Les dégâts devront également être évalués et les installations sécurisées.

 

À quelques semaines du scrutin du 25 octobre, l’administration électorale doit désormais vérifier ses équipements et ses données tout en poursuivant ses opérations. Dans le même temps, la question plus large de la protection des bâtiments publics et du renforcement des capacités nationales de secours reste posée. Actions disponibles

 

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Obo : un jeune homme agressé et blessé par balle par un soldat FACA

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MBOLIKOÏGO Yves, un jeune commerçant d’Obo, a été blessé par balle dans la nuit du 14 au 15 septembre 2026 à la place Mortière, dans le chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, à l’extrême sud-est de la République centrafricaine.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, le jeune homme, connu dans la ville sous le surnom de « pharmacien » en raison de son activité de vente de médicaments, arrivait à moto à la place Mortière lorsqu’un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) a ouvert le feu dans sa direction.

MBOLIKOïGO Yves sur le lit de l’hôpital après son agression par le soldat FACA à Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la Centrafrique.
MBOLIKOïGO Yves sur le lit de l’hôpital

 

Surpris par les tirs, MBOLIKOÏGO Yves se serait arrêté pour demander au militaire les raisons de cette intervention. Une altercation a alors éclaté. Le soldat aurait tiré à trois reprises à pied. Une balle a atteint le jeune homme à la jambe.

 

La balle n’a pas atteint les os. Elle a traversé les tissus musculaires de la jambe, provoquant une importante blessure. MBOLIKOÏGO Yves a été conduit à l’hôpital d’Obo, où il reçoit actuellement des soins.

À lire aussi : Centrafrique : quand les seigneurs de guerre dictent la loi à Bangui

 

Une précédente agression lors d’une patrouille FACA

 

À lire aussi : Touadéra, né avant la honte : voilà comment le pouvoir rend sourd et aveugle à la soufrance

Cet incident intervient après une première agression dont MBOLIKOÏGO Yves avait été victime lors d’une patrouille des FACA à Obo.

 

Les militaires l’avaient alors arrêté et accusé de détenir des armes et des munitions. Cette accusation intervenait pourtant après son désarmement, à la suite de son passage au sein des groupes Azandé formés par Wagner et intégrés par la suite dans l’armée nationale.

 

Lors de cette interpellation, les soldats l’auraient torturé. Les violences lui auraient notamment causé des douleurs et des blessures au niveau de la poitrine. Son état avait nécessité une prise en charge médicale à l’hôpital d’Obo, avant qu’il ne puisse rentrer chez lui après sa sortie.

 

Après son désarmement, MBOLIKOÏGO Yves avait repris ses activités commerciales, notamment la vente de médicaments.

 

Un nouvel incident pendant le contrôle du couvre-feu

 

La nouvelle agression s’est produite alors que les autorités ont instauré un couvre-feu à Obo. Des soldats effectuent des patrouilles et demandent aux habitants de regagner leurs domiciles à l’approche de l’heure de fermeture des activités.

 

C’est dans ce contexte que MBOLIKOÏGO Yves est arrivé à moto à la place Mortière dans la nuit du 14 au 15 septembre. Les circonstances exactes ayant conduit le soldat à tirer dans sa direction restent à établir.

 

Pour le jeune homme, il s’agit d’un nouvel incident impliquant des militaires après son arrestation et les violences subies lors d’une précédente patrouille. Son hospitalisation à Obo intervient alors que les circonstances de cette nouvelle blessure par balle doivent encore être clarifiées par les autorités compétentes. Actions disponibles

 

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Centrafrique : les trois soldats FACA déserteurs de Birao poursuivent leur route vers Bangui. Ils sont actuellement à Sam-Ouandja

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Les trois soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ayant déserté Birao sont désormais signalés à Sam-Ouandja, poursuivant leur route vers Bangui après plusieurs braquages.

 

D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, les trois hommes sont arrivés dans la localité de Sam-Ouandja après avoir quitté la zone de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga.

 

Centrafrique : les trois soldats FACA déserteurs de Birao poursuivent leur route vers Bangui. Ils sont actuellement à Sam-Ouandja
Les soldats FACA à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

Ces soldats sont d’anciens combattants issus de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) et du mouvement 3R. Ils avaient été intégrés dans les FACA après leur désarmement dans le cadre du processus issu de l’accord de N’Djamena.

 

À lire aussi : Peut-être qu’il y aura des ingénieurs ou des guerriers parmi les demandeurs d’asile expulsés des États-Unis vers la RCA : La défense surréaliste et ridicule d’Eddy Symphorien Kparekouti sur la radio Ndékè-luka

Ils avaient quitté leur base de Birao dans la nuit du 31 août au 1er septembre. Leur objectif était de rejoindre Bangui.

 

À lire aussi : Centrafrique : plus de dix ans après, où en est l’affaire du don angolais impliquant Catherine Samba-Panza ?

Des motos emportées à Birao

 

Avant leur départ, deux incidents avaient été signalés à Birao dans la même nuit. Le premier concernait un chantier lié à une organisation non gouvernementale.

À lire aussi : Tension dans le village Yongoro : un habitant poignardé, un peul kidnappé, et la tension est vive

 

Une moto appartenant à l’ONG avait été emportée. Le bureau du sous-préfet avait également été cambriolé au cours de cette même nuit.

 

Les informations recueillies par le CNC indiquent désormais que les trois soldats ont poursuivi leur déplacement après avoir quitté Birao.

 

Ils ont d’abord emporté des motos avant d’abandonner l’une d’elles près de Ouanda-Djallé. Ils ont ensuite poursuivi leur déplacement à pied à travers la forêt.

 

Plusieurs usagers dépouillés sur la route

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, les trois hommes ont ensuite installé des barrages sur leur itinéraire.

 

Plusieurs personnes circulant sur la route auraient été arrêtées et dépouillées. Les sommes emportées varient selon les victimes.

 

Une victime aurait ainsi perdu 400 000 francs CFA. D’autres personnes auraient été dépouillées de 25 000 et 30 000 francs CFA.

 

Plusieurs autres usagers auraient également été victimes de ces braquages au cours de leur progression vers le sud.

 

Une poursuite lancée depuis Ouanda-Djallé

 

Après avoir été informé de leur présence dans la zone, le capitaine responsable du détachement à Ouanda-Djallé a ordonné à ses éléments de partir à leur recherche.

 

Les soldats ont engagé les recherches avec l’appui des auxiliaires de sécurité de la localité, notamment des éléments d’autodéfense.

 

Les recherches ont porté sur plusieurs secteurs forestiers traversés par les trois déserteurs. Les militaires et leurs auxiliaires n’ont pas réussi à les retrouver.

 

Les trois hommes avaient entre-temps poursuivi leur déplacement en direction de Sam-Ouandja.

 

Les trois déserteurs signalés à Sam-Ouandja

 

D’après les informations recueillies par le CNC, les trois soldats sont désormais identifiés dans la localité de Sam-Ouandja.

 

Ils poursuivraient leur route vers Bangui. Des informations recueillies sur place font également état de nouveaux braquages commis sur leur itinéraire.

 

Le détachement parti de Ouanda-Djallé a finalement regagné sa position après les recherches dans la forêt.

 

La rédaction du CNC suit de près l’évolution de la situation et poursuit la collecte d’informations sur l’itinéraire des trois soldats, les éventuels nouveaux incidents signalés sur la route et les opérations engagées pour les retrouver. Actions disponibles

 

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Centrafrique : Vers la mise à prix de la tête de Moloua face au carburant hors de prix, caisses vides et menace d’effondrement du régime Touadéra ?

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À trois mois seulement de sa reconduction comme Premier ministre pour servir rendu, le séjour de Félix Moloua à l’immeuble Petroca comme Premier ministre commence à compter.

 

Rattrapé par une énième crise d’approvisionnement en carburant et l’assèchement critique des caisses du Trésor public, le royaume de Faustin-Archange Touadéra s’enfonce dans une impasse politique majeure. Pris de panique face au risque d’une explosion sociale généralisée qui menace d’emporter son pouvoir, les têtes pensantes du parti réfléchissent en coulisse sur un projet de remaniement d’urgence où la tête du Premier ministre Félix Moloua se retrouve désormais en première ligne, réclamée sur l’échafaud politique par plusieurs caciques mêmes du parti au pouvoir et de leurs alliés.

 

Centrafrique : Vers la mise à prix de la tête de Moloua face au carburant hors de prix, caisses vides et menace d'effondrement du régime Touadéra ?

 

Ces derniers temps, la pénurie de carburant n’est plus seulement un calvaire quotidien : elle est devenue le détonateur d’une crise d’État globale. L’effet combiné du gel des aides internationales, du monopole de Neptune Oil contrôlé en sous-main par les réseaux russes et de la hausse des cours mondiaux des hydrocarbures fait bondir les coûts des matières premières, des denrées alimentaires de base et des matériaux de construction.

 

Cette spirale inflationniste déjà hors de contrôle menace d’asseoir définitivement le pays et d’asphyxier la population.

À lire aussi : Elysée Nguimalé : « Si nous voyons le chef de l’État danser avec son gouvernement devant de l’alcool, on se demande si c’est-ce que c’est ça travailler ? »

 

La fronde interne au MCU : Félix Moloua dans le collimateur

 

À lire aussi : La terreur par des tirs d’armes: la stratégie de traumatisme sonore des mercenaires russes dans le Haut-Mbomou

Au sein même du parti présidentiel, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), plusieurs langues se délient et exigent déjà en coulisse le départ de Félix Moloua de la Primature.

 

Selon des confidences obtenues par la Rédaction de Corbeau News Centrafrique auprès de plusieurs cadres et caciques du parti au pouvoir et des partis alliés, Félix Moloua est désigné comme le principal artisan de cet effondrement financier imminent.

 

Les griefs formulés à son encontre sont lourds, très lourds: après avoir occupé le poste stratégique de ministre du Plan et de la Coopération internationale durant le premier mandat, il s’est fait remplacer à ce portefeuille par un ancien prêtre issu de son propre clan, Richard Filakota. Promu sans expérience diplomatique ou économique d’envergure, ce dernier a orchestré, de concert avec le Premier ministre, le fiasco retentissant de la table ronde des bailleurs de fonds tenue à Casablanca, au Maroc. Pour de nombreux cadres du MCU, le diagnostic est sans appel : la tête du chef du gouvernement ne passe plus auprès des partenaires financiers internationaux, qui refusent désormais de traiter avec une équipe jugée incompétente et discréditée.

 

L’ardoise lourde de l’Africa Corps de Poutine

 

À cette impasse avec les bailleurs traditionnels s’ajoute une équation financière intenable pour la présidence : la prise en charge des services sécuritaires russes.

 

Alors que Moscou a progressivement réorganisé sa présence continentale en déployant les éléments de l’Africa Corps, sous contrôle direct du Ministère russe de la Défense et de Vladimir Poutine, les coûts d’entretien et de rémunération de ces troupes pèsent d’un poids écrasant sur les finances publiques de Centrafrique.

 

En plus, sanctionné par le gel de la Facilité élargie de crédit du FMI et incapable d’emprunter sur les marchés régionaux après le revers cuisant de sa dernière émission de titres publics, le pouvoir de Bangui se trouve dans l’incapacité de payer la note sécuritaire russe tout en assurant le fonctionnement de base de l’État et le versement des salaires de la fonction publique jusqu’à la fin de l’année.

 

Un sacrifice politique pour masquer un désastre systémique

 

Face au risque de faillite et à la grogne populaire qui couve dans les quartiers et les provinces, Faustin-Archange Touadéra, sous la pression des caciques de son parti et de ses alliés, s’apprête à trancher dans le vif. Si l’opération de levée de fonds engagée ce mois-ci se solde par un nouvel échec, le limogeage de Félix Moloua et la dissolution du gouvernement serviront de pare-feu politique.

 

Mais ce sacrifice annoncé suffira-t-il à éteindre l’incendie ? Rien n’est moins sûr.

 

En faisant porter la responsabilité de la crise à sa Primature tout en maintenant le verrouillage du secteur pétrolier et la cession des ressources nationales aux forces étrangères, le régime ne fait que retarder l’échéance d’un effondrement politique et social devenu inévitable.

 

Affaire à suivre.

 

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Am Dafock : quand Nourredine Adam et ses hommes tombent dans le piège monté par Wagner

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L’attaque d’Am Dafock, le 30 juin, suivie de la reprise de la ville une semaine plus tard par Wagner et ses supplétifs russes noirs, confirment un scénario préparé en amont par le groupe Wagner.

 

Une attaque annoncée deux jours avant son déclenchement

 

Située à environ 65 kilomètres de Birao, dans la préfecture de la Vakaga, Am Dafock se trouve à la frontière avec le Soudan. Le 30 juin, une coalition de groupes armés attaque la ville. Les combats provoquent d’importants dégâts et des pillages. Les forces de défense et de sécurité intérieure présentes sur place se replient alors dans la base de la MINUSCA par un sauve qui peut.

 

Am Dafock : quand Nourredine Adam et ses hommes tombent dans le piège monté par Wagner
Les rebelles qui patrouillent la ville d’Amdafock à 60km de Birao

 

Des éléments armés liés au FPRC de Nourredine Adam participent à l’opération. Pour les hommes engagés sur le terrain, l’attaque s’inscrit dans une opération militaire visant les positions gouvernementales. Les éléments recueillis par l’enquête du CNC montrent pourtant que Wagner connaît à l’avance le déroulement de l’offensive.

À lire aussi : Regarder comment le ministre Bienvenu Zokoué transforme les crimes des mercenaires russes en propagande pathétique

 

Avant l’attaque, Dimitri Sityi, chef des mercenaires russes prend contact avec le capitaine commandant le détachement des forces nationales déployé à Am Dafock. Ils l’informent de l’imminence de l’opération et lui communiquent le calendrier prévu, notamment la date et l’heure du déclenchement.

À lire aussi : Sosthène Marius Dingombe plaide pour une visite présidentielle dans les écoles dégradées de Bangui

 

Le capitaine confirme alors que les forces présentes sont informées de la situation. Cet échange, dont les éléments ont circulé sur les réseaux sociaux, constitue un point central dans la reconstitution des événements. Wagner ne découvre donc pas l’offensive au moment où celle-ci commence. Les mercenaires russes disposent déjà d’informations précises sur l’opération.

 

Des relais au sein du FSR soudanais pour préparer l’opération

 

La position géographique d’Am Dafock donne une importance particulière aux réseaux établis de part et d’autre de la frontière. La ville se trouve à proximité des zones d’activité des groupes armés soudanais et des forces engagées dans le conflit au Soudan.

 

Wagner dispose depuis plusieurs années de contacts avec différents acteurs armés soudanais, notamment au sein du FSR. Ces relations lui permettent de maintenir des relais dans les zones frontalières et de suivre les mouvements des groupes armés opérant autour de la Vakaga. Les réseaux liés au FPRC de Nourredine Adam disposent également de contacts au sein même de ce FSR piloté par Wagner en RCA.

 

Selon les éléments recueillis par l’enquête du CNC, ces relais au sein du FSR a servi à faciliter la mise en place de l’opération contre Am Dafock le 30 juin dernier. Le dispositif repose alors sur une attaque présentée comme une initiative des groupes armés, tandis que Wagner, auteur de cette manœuvre,  conserve une connaissance préalable de son déroulement.

 

Cette organisation planifiée donne aux mercenaires russes la possibilité d’anticiper l’effondrement du dispositif sécuritaire présent dans la ville et de préparer leur propre intervention.

 

Nourredine Adam pris dans son propre dispositif

 

Le piège repose surtout sur la différence entre ce que pensent les combattants de cette coalition engagés dans l’opération et ce que Wagner cherche à obtenir.

 

Les éléments du FPRC et des groupes armés associés à l’attaque ne disposent pas, selon l’enquête du CNC, de la vision complète du scénario. Ils pensent participer à une opération militaire destinée à prendre le dessus sur les forces gouvernementales. Ils ignorent que l’attaque, selon nos enquêtes, sert en premier les intérêts de Wagner.

 

L’objectif recherché par les mercenaires russes consiste alors à laisser se créer une situation de crise suffisamment importante pour justifier une intervention spectaculaire et justifier leur présence sur le territoire centrafricain. La chute temporaire d’Am Dafock devient ainsi le point de départ d’une seconde opération : celle de la reconquête.

 

Une semaine après l’attaque, Wagner revient avec ses supplétifs, notamment des éléments de l’UPC, ainsi qu’avec des soldats FACA. La force russe engage alors l’opération permettant de reprendre la ville aux groupes armés qui l’avaient occupée.

 

La séquence est alors complète : les groupes armés attaquent, les forces nationales se replient, la ville tombe, puis Wagner intervient pour la récupérer.

 

Une reconquête qui sert la stratégie du pouvoir et les intérêts de Wagner

 

La reprise d’Am Dafock produit immédiatement un effet politique à Bangui. Le pouvoir centrafricain donne à l’opération une visibilité exceptionnelle. Le président Faustin-Archange Touadéra, avant de se rendre personnellement à Am Dafock, reçoit une clique des mafieux musulmans dirigé par Rator pour faire une déclaration spectaculaire. En suite, il se rend à Am Dafock et prononce plusieurs discours.

 

Le chef d’état-major des armées intervient également dans la communication autour de l’opération. Il se rend luiaussi  à Am Dafock pour la première fois de son histoire.  Des députés et plusieurs responsables proches du pouvoir prennent à leur tour position. Am Dafock devient alors un événement politique majeur, au-delà de son importance militaire réelle.

 

Cette réaction contraste avec celle observée lors de précédentes attaques contre des villes ou des localités centrafricaines. Des populations ont été tuées, des villes occupées puis reprises et des forces nationales mises en difficulté sans provoquer une mobilisation présidentielle comparable.

 

Dans le cas d’Am Dafock, le déplacement du président permet surtout de présenter la reconquête comme une victoire majeure et de mettre en avant la capacité des forces russes du groupe Wagner à rétablir rapidement le contrôle de l’État.

 

Wagner transforme la crise en démonstration de force

 

Le scénario produit ainsi un résultat particulièrement favorable aux mercenaires russes. Une ville frontalière est attaquée. Les forces nationales ne parviennent pas à empêcher son occupation. Wagner intervient ensuite aux côtés des forces centrafricaines et participe directement à sa reconquête.

 

Le message politique devient alors évident : sans l’appui militaire russe, le pouvoir centrafricain aurait davantage de difficultés à reprendre certaines zones stratégiques du pays.

 

Pour Wagner, cette démonstration intervient à un moment particulièrement sensible. Moscou cherche à réorganiser son dispositif militaire et sécuritaire en Afrique à travers Africa Corps, avec l’objectif de placer les opérations russes sous une nouvelle structure.

 

En Centrafrique, cette réorganisation se heurte aux intérêts déjà installés de Wagner depuis 2018. Les mercenaires russes disposent de réseaux militaires, économiques et politiques qu’un remplacement brutal pourrait fragiliser.

 

Le bras de fer autour du départ de Wagner

 

Selon les éléments de l’enquête du CNC, le maintien de Wagner en Centrafrique constitue précisément l’un des principaux enjeux des discussions entre Bangui et Moscou, et l’attaque d’Am Dafock montée par Wagner va servir d’argument à Touadera.

 

Comme vous le savez tous, Wagner refuse de quitter le pays sans compensation pour les investissements et les dépenses engagés depuis son arrivée en 2018. Le montant avancé dans les négociations atteint environ 900 milliards de francs CFA.

 

À cette exigence s’ajoute le coût du nouveau dispositif russe. Moscou demande 15 millions de dollars par mois pour assurer son déploiement et son fonctionnement en Centrafrique au tour d’Africacorps. Pour Bangui, le coût d’un remplacement complet de Wagner devient alors particulièrement élevé.

 

Le pouvoir centrafricain se retrouve ainsi entre deux exigences : répondre aux demandes de Moscou et préserver l’appui militaire de Wagner, dont les réseaux sont déjà implantés dans le pays.

 

Am Dafock comme argument dans les négociations avec Moscou

 

C’est dans ce contexte que l’opération d’Am Dafock prend une dimension stratégique beaucoup plus importante.

 

En démontrant que Wagner peut anticiper une attaque, mobiliser rapidement ses hommes, intervenir avec les forces nationales et reprendre une ville frontalière, l’opération fournit un argument aux responsables centrafricains qui souhaitent maintenir les mercenaires russes sur le terrain.

 

La forte communication organisée après la reprise renforce cette démonstration. Le déplacement de Touadéra, les déclarations officielles et la mobilisation des responsables politiques contribuent à présenter Wagner comme un acteur incontournable de la sécurité nationale.

 

L’opération permet donc de transformer une crise sécuritaire en argument politique : Wagner n’est plus seulement présenté comme une force étrangère présente en RCA, mais comme une force dont le retrait créerait un risque immédiat pour le contrôle territorial du pays.

 

Africa Corps arrive, Wagner ne disparaît pas

 

La solution finalement recherchée par Moscou ne correspond pas à un remplacement complet de Wagner. Africa Corps doit entrer dans le dispositif centrafricain, mais les réseaux déjà constitués par Wagner doivent rester en place.

 

Selon les informations recueillies par le CNC, Africa Corps doit principalement établir sa présence à Bangui, tandis que Wagner conserve une partie de ses positions militaires et surtout de ses intérêts économiques.

 

Le secteur minier constitue l’un des principaux enjeux de cette réorganisation. Les activités économiques développées autour de l’exploitation des ressources naturelles, ainsi que les structures commerciales associées au dispositif russe, doivent rester dans l’orbite de Wagner.

 

Cette configuration permettrait à Moscou d’introduire Africa Corps dans le pays sans démanteler immédiatement l’empire économique et militaire construit par Wagner depuis 2018.

 

Une opération militaire au service d’un enjeu russe

 

L’affaire d’Am Dafock dépasse donc largement le conflit entre les forces gouvernementales et les groupes armés présents dans la Vakaga.

 

L’élément central de l’enquête réside dans la connaissance préalable de l’attaque par Wagner, dans les contacts établis autour de la frontière soudanaise et dans l’intervention des mercenaires russes une semaine après la prise de la ville.

 

Nourredine Adam et les éléments armés engagés dans l’offensive pensent mener une opération contre le pouvoir centrafricain. Wagner, de son côté, dispose des informations nécessaires pour anticiper l’attaque et intervient ensuite pour reprendre la ville. La séquence permet aux Russes de démontrer leur utilité militaire au moment même où Moscou prépare l’arrivée d’Africa Corps.

 

À Bangui, la réaction présidentielle et la communication officielle donnent à cette reconquête une portée nationale. À Moscou, l’épisode apporte un argument supplémentaire en faveur du maintien d’une partie du dispositif Wagner en Centrafrique.

 

Am Dafock apparaît ainsi comme le point de rencontre de trois enjeux : la lutte pour le contrôle de la Vakaga, le bras de fer entre Wagner et les groupes armés qui opèrent dans la région, et la bataille engagée autour du futur dispositif russe en République centrafricaine.

 

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Tension au sein de la Minusca : l’expatrié angolais Benedicto gifle deux fois le journalier Saint Cyr Kozengué à l’entrepôt de l’UNOPS

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L’expatrié angolais Benedicto, employé par l’UNOPS dans le dispositif d’appui à la MINUSCA, a giflé à deux reprises le journalier centrafricain Saint Cyr Kozengué, jeudi 17 septembre 2026 vers 10 heures, dans l’entrepôt de l’UNOPS à l’aéroport international de Bangui-Mpoko.

 

Les faits se sont produits lors d’une opération de manutention portant sur environ trois palettes de climatiseurs destinés à être placés dans un conteneur. Benedicto est sorti pour vérifier la liste des personnes affectées à cette opération.

 

Tension au sein de la Minusca : l’expatrié angolais Benedicto gifle deux fois le journalier Saint Cyr Kozengué à l’entrepôt de l’UNOPS
L’expatrié angolais Benedicto qui gifle deux fois le journalier Saint Cyr Kozengué à l’UNOP de la Minusca à Bangui

 

En consultant la liste, il a constaté que le nom de Saint Cyr Kozengué n’y figurait pas. Il a alors demandé à un journalier nommé Stéphane où se trouvait Saint Cyr.

 

Stéphane lui a indiqué que Saint Cyr était dans une autre partie de la zone. Benedicto lui a demandé d’aller le chercher afin qu’il vienne aider à transporter les climatiseurs.

À lire aussi : Centrafrique : le gouvernement crée une cellule de veille communicationnelle à la sauce Wagner auprès de son porte-parole, le faux diplômé Évariste Ngamana pour tenter de le sauver des réseaux sociaux

 

Stéphane est alors parti retrouver Saint Cyr Kozengué. Il lui a expliqué que trois palettes de climatiseurs devaient être transportées dans un conteneur et que l’équipe n’était composée que de trois personnes.

À lire aussi : Peut-être qu’il y aura des ingénieurs ou des guerriers parmi les demandeurs d’asile expulsés des États-Unis vers la RCA : La défense surréaliste et ridicule d’Eddy Symphorien Kparekouti sur la radio Ndékè-luka

 

Saint Cyr a accepté de venir les aider. Stéphane a ensuite tourné le dos pour retourner vers la zone où les climatiseurs devaient être transportés. Saint Cyr s’est levé et a commencé à le suivre.

 

Deux gifles devant plusieurs travailleurs

 

Quelques instants plus tard, Benedicto a retrouvé Stéphane et lui a demandé où se trouvait Saint Cyr. Stéphane lui a répondu qu’il arrivait et qu’il allait le rejoindre.

 

Benedicto s’est alors avancé dans la direction de Saint Cyr. Lorsqu’il l’a retrouvé, il lui a demandé d’où il venait et pourquoi il ne portait pas une tenue de travail.

 

Saint Cyr lui a expliqué qu’il travaillait avec une autre personne et qu’il venait apporter son aide. Il a également indiqué qu’il avait été informé que son fils était malade et qu’il se trouvait préoccupé par son état.

 

Une discussion s’est engagée entre les deux hommes. La tension est rapidement montée. Benedicto a alors porté deux gifles à Saint Cyr Kozengué devant plusieurs personnes présentes sur le site.

 

Des agents de sécurité et d’autres travailleurs sont immédiatement intervenus pour séparer les deux hommes et mettre fin à l’incident.

 

La rédaction du CNC se trouvait également dans la zone de l’aéroport international de Bangui-Mpoko au moment des faits. Plusieurs témoignages ont été recueillis sur place après l’incident.

 

Des menaces de radiation rapportées

 

Selon plusieurs personnes interrogées par la rédaction du CNC, Benedicto a également déclaré à Saint Cyr Kozengué qu’il allait le faire radier de son travail.

 

Les mêmes témoignages rapportent que l’expatrié angolais a déclaré être « plus centrafricain que le Centrafricain ». La signification exacte de cette déclaration n’a pas été précisée.

 

L’incident intervient dans un contexte de tensions rapportées parmi les travailleurs intervenant dans les activités de l’UNOPS à l’aéroport de Bangui-Mpoko.

 

Une précédente affaire de dette de 7 millions de francs CFA

 

Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, Benedicto avait déjà été interpellé par la Section de recherches et d’investigations dans une autre affaire.

 

Il était visé par une plainte déposée par un particulier centrafricain concernant une dette d’environ 7 millions de francs CFA. Il ne s’agissait pas d’une dette contractée auprès de l’État, mais d’une dette entre particuliers.

 

D’après les informations recueillies, l’expatrié avait été arrêté dans le cadre de cette affaire avant d’être libéré après l’intervention de plusieurs personnes auprès des autorités.

 

Des arriérés de salaires qui alimentent la tension à l’UNOPS

 

Cet incident intervient alors que les travailleurs de l’UNOPS à Bangui traversent une période de fortes difficultés liées au paiement de leurs rémunérations.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, certains agents basés à Bangui cumulent actuellement environ deux mois d’arriérés de salaires. Dans les secteurs et les provinces, notamment pour les agents affectés hors de Bangui, les retards atteignent quatre à cinq mois.

 

Il y a trois à quatre jours, des travailleurs de l’UNOPS à Bangui ont observé un mouvement de grève pour réclamer le paiement de leurs salaires. Face à l’absence de règlement, de nouveaux mouvements de grève sont envisagés par les travailleurs.

 

La situation est également marquée par des difficultés administratives. Des journaliers et des contractuels individuels dénoncent des périodes sans contrat, sans badge et sans paiement régulier, alors qu’ils continuent d’assurer leurs tâches sur les différents sites.

 

Selon plusieurs témoignages recueillis par la rédaction du CNC, un agent est récemment décédé après un accident alors qu’il se rendait chercher de l’argent pour faire soigner son enfant. Les témoins indiquent qu’il cherchait notamment à obtenir une dette de 30 000 francs CFA pour faire face à cette urgence familiale.

 

Ces difficultés touchent des travailleurs qui interviennent dans les activités de l’UNOPS, une structure du système des Nations unies. Les agents concernés demandent depuis plusieurs semaines le règlement de leurs arriérés et une clarification de leur situation contractuelle.

 

Dans ce contexte de retards de salaires, de mouvements de grève et de tensions croissantes sur les lieux de travail, l’incident survenu jeudi matin entre l’expatrié angolais Benedicto et le journalier Saint Cyr Kozengué intervient alors que les travailleurs annoncent la possibilité de nouvelles actions pour réclamer leurs rémunérations. Actions disponibles

 

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Centrafrique : Anthropic révèle publiquement comment l’IA Claude a servi à fabriquer des contenus pour la gendarmerie, le ministère de la Défense et la présidence de la Réublique

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Anthropic confirme qu’un compte lié à la galaxie Wagner utilise Claude pour produire des contenus propagandistes pro-russes et des documents destinés à plusieurs institutions centrafricaines à la solde des russes.

 

Un compte lié à la galaxie Wagner : des voleurs crient au voleur

 

L’entreprise américaine Anthropic, créatrice de l’intelligence artificielle Claude, identifie une utilisation illégale et massive de son outil dans une opération d’influence pro-russe en Centrafrique.

 

Centrafrique : Anthropic révèle publiquement comment l’IA Claude a servi à fabriquer des contenus pour la gendarmerie, le ministère de la Défense et la présidence de la Réublique
Albert Yaloké Mokpeme, inistre et porte-parole de la présidence centrafricaine

 

D’après les éléments rapportés par la Radio France Internationale (RFI), le compte concerné appartient directement à Arthur Thévossian.

 

À lire aussi : Elysée Nguimalé : « Si nous voyons le chef de l’État danser avec son gouvernement devant de l’alcool, on se demande si c’est-ce que c’est ça travailler ? »

Le collectif Impact l’identifie comme le coordinateur en Centrafrique de Politology, une ancienne structure de la galaxie Wagner.

 

À lire aussi : Affaire Guen : le Parquet spécial requiert la perpétuité contre Edmond Beina et Jean Bahara

Cette structure est désormais contrôlée directement par les services de renseignement russes.

 

Claude utilisé pour produire des contenus propagandistes pro-russes en RCA

 

Arthur Thévossian utilise d’abord Claude pour des tâches administratives liées à la gestion de son activité.

 

L’intelligence artificielle sert notamment à créer des offres d’emploi et à rédiger des contrats.

 

Elle sert également à élaborer un système de notation des salariés et des procédures de licenciement.

 

L’utilisation du compte ne se limite pas à ces tâches administratives.

 

Selon Anthropic, Claude sert ensuite à produire des contenus favorables au gouvernement centrafricain et au groupe Wagner.

 

Ces contenus sont diffusés automatiquement par Radio Lengo Songo.

 

Ils sont ensuite repris par la radio-télévision nationale.

 

Des contenus présentés comme des programmes locaux

 

Selon Anthropic, l’objectif consiste à injecter dans la population centrafricaine des contenus produits par l’État russe.

 

Ces contenus sont diffusés sous une fausse apparence de programmes locaux.

 

Radio Lengo Songo sert ainsi de simple relais à cette opération d’influence.

 

Les contenus bénéficient ensuite d’une amplification avec les médias russes RT et Sputnik.

 

L’utilisation de l’intelligence artificielle permet donc de fabriquer rapidement une importante quantité de contenus destinés à la diffusion.

 

Des rapports destinés à la Maison Russe et à la présidence

 

Le compte attribué à Arthur Thévossian sert également à rédiger des rapports.

 

D’après le reportage de RFI citant Anthropic, certains rapports sont destinés au directeur de la Maison Russe.

 

Le compte produit aussi des documents destinés au porte-parole de la présidence centrafricaine.

 

Cette utilisation donne une tout autre dimension à l’affaire.

 

L’IA ne sert pas seulement à produire des contenus de propagande destinés au public.

 

Elle sert également à préparer des documents destinés aux dirigeants et aux structures institutionnelles.

 

Des communiqués attribués à la gendarmerie et au ministère de la Défense

 

Anthropic rapporte également une utilisation du compte pour fabriquer des communiqués attribués à la gendarmerie.

 

Le ministère de la Défense est lui aussi concerné par cette fabrication de contenus.

 

Ces documents sont générés avec l’intelligence artificielle avant leur utilisation dans le cadre de l’opération décrite par Anthropic.

 

Le reportage de RFI rapporte aussi que le compte sert à mettre en place un système de collecte de données sur des opposants politiques.

 

L’intelligence artificielle sert ainsi à la fois à produire des contenus publics et à organiser des informations concernant des adversaires politiques.

 

Claude refuse d’aller jusqu’aux arrestations

 

Selon RFI, l’utilisation du compte rencontre finalement une limite imposée par Claude.

 

Lorsque l’utilisateur lui demande de dénoncer des opposants afin qu’ils soient arrêtés, l’intelligence artificielle refuse d’exécuter cette demande.

 

Anthropic affirme avoir ensuite coupé l’accès du compte concerné à ses services.

 

L’entreprise américaine présente cette affaire comme un exemple d’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle dans des campagnes d’influence.

 

Le cas centrafricain s’inscrit, d’après le reportage de RFI, dans une opération plus large qui concerne également le Mali, la République démocratique du Congo, le Kenya et le Soudan.

 

L’affaire montre aussi une évolution des méthodes de production de contenus politiques et médiatiques, avec l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle pour rédiger, automatiser et diffuser des messages à grande échelle.

 

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Lettre ouverte au président Touadéra : Jean-Pierre Mara alerte sur la baisse du pouvoir d’achat des cultivateurs de manioc

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Dans une lettre ouverte intitulée « Qui peut changer la RCA », l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, interpelle le président Faustin-Archange Touadéra sur le pouvoir d’achat des populations et l’évolution du prix du manioc.

 

Jean-Pierre Mara revient d’abord sur le parcours politique de Faustin-Archange Touadéra, Premier ministre sous François Bozizé puis président de la République à partir de 2016. Il évoque également le parcours de Félix Moloua, devenu ministre du Plan puis Premier ministre sous la présidence de Touadéra.

 

Lettre ouverte au président Touadéra : Jean-Pierre Mara alerte sur la baisse du pouvoir d’achat des cultivateurs de manioc
L’ancien député de Mala, monsieur Jean-Pierre Mara

 

L’ancien député s’appuie ensuite sur la tribune-reportage consacrée aux 100 jours du gouvernement Moloua III, réalisée sur l’axe Bangui-Bangassou par le sociologue et analyste politique Faustin Zaméto. Celui-ci rapporte notamment son passage au KM5 à Bangui, où il a rencontré une vendeuse de manioc.

 

Selon le témoignage repris par Jean-Pierre Mara, cette vendeuse, qui commercialise du manioc depuis 20 ans, affirme que sa cuvette est toujours vendue à 1 500 francs CFA et que le sac de riz coûte 35 000 francs CFA. Elle estime que rien n’a changé pour les populations qu’elle représente.

À lire aussi : Passeport du député Dologuélé : La Ligue centrafricaine des droits de l’homme rappelle l’autorité des décisions de la haute juridiction nationale

 

Jean-Pierre Mara compare les prix du manioc depuis 2016

 

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Jean-Pierre Mara revient sur le prix du manioc au début du premier mandat de Faustin-Archange Touadéra en 2016.

 

À lire aussi : Maître Crépin Mboli-Goumba : « Un juriste approximatif qui réduit le rôle du Conseil constitutionnel aux questions des contentieux électoraux », le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana violemment recadré par le président du Patri

Il affirme qu’à cette période, un sac de manioc de 75 kilogrammes coûtait 1 000 francs CFA au marché de Dékoa. Il précise qu’un sac contenait du Ngawi et indique qu’au marché d’approvisionnement du PK12, cinq Ngawi se vendaient entre 2 000 et 2 500 francs CFA, soit environ 500 francs CFA par Ngawi.

 

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L’ancien député compare ces chiffres avec les prix observés au PK5. Selon lui, le prix du Ngawi est passé progressivement de 1 000 francs CFA à 2 500 francs CFA.

 

Pour Jean-Pierre Mara, cette évolution des prix doit être analysée en tenant compte du coût des autres produits consommés par les ménages. Il prend notamment l’exemple de la viande de bœuf et du poulet d’élevage.

 

« Son pouvoir d’achat est divisé par cinq », affirme Jean-Pierre Mara

 

Jean-Pierre Mara estime que la seule comparaison du prix du manioc ne permet pas de mesurer l’évolution du pouvoir d’achat de la vendeuse citée dans le reportage.

 

Selon son analyse, en 2016, les revenus tirés de la vente d’un Ngawi permettaient, d’après lui, d’acheter un kilogramme de viande de bœuf ou un poulet d’élevage. Aujourd’hui, affirme-t-il, il faudrait vendre cinq Ngawi pour acheter le même kilogramme de viande.

 

L’ancien député attribue cette évolution à l’inflation et affirme que le pouvoir d’achat des ménages a été réduit sous le régime de Faustin-Archange Touadéra et les différents Premiers ministres qui se sont succédé depuis 2016. Il rappelle que, selon lui, les Premiers ministres mettent en œuvre la vision du président de la République.

 

Jean-Pierre Mara interroge ainsi directement la responsabilité de l’exécutif dans l’évolution du pouvoir d’achat : « Le mandat est celui du Président Touadéra ou de son Premier ministre ? »

 

Quatre questions sur les prix et le pouvoir d’achat

 

Dans sa lettre ouverte, Jean-Pierre Mara demande au président Touadéra depuis quand la cuvette de Ngawi coûte 1 500 francs CFA et qui a fixé ce prix. Il demande également si le tarif est identique sur l’ensemble du territoire centrafricain.

 

Il demande aussi à quand remonte la dernière intervention de l’État pour réglementer les prix du manioc et de la viande. Une autre question porte sur la place du pouvoir d’achat des citoyens dans les préoccupations du régime et du MCU.

 

L’ancien député interroge enfin l’explication donnée aux difficultés économiques des populations qui ne sont pas fonctionnaires. Il met en parallèle les revenus réguliers des fonctionnaires et la situation des personnes vivant principalement de leurs activités agricoles ou commerciales.

 

Les populations rurales au centre de la lettre

 

Jean-Pierre Mara cite plusieurs localités, notamment Gobongo, Mala, Miaméré, Bambouti et Adoumandalia. Il estime que les populations de ces zones doivent être prises en compte dans les politiques portant sur le pouvoir d’achat et l’emploi.

 

Il affirme que 70 à 80 % de la population ne demandent que du travail. Il cite également les paysans de Ndassima, Gamboula et Guiffa, ainsi que les problèmes liés aux routes de l’intérieur du pays, à l’accès à l’eau potable à Bangui et aux dispensaires dans les communes.

 

L’ancien député estime que ces préoccupations doivent être considérées dans l’évaluation des 100 jours du gouvernement Moloua III.

 

À Mala, le manioc resterait sans acheteurs

 

Jean-Pierre Mara revient enfin sur sa propre expérience politique dans la circonscription de Mala. Il affirme que Yanindji et Gourna Zacko avaient, avec la complicité du sous-préfet Kpodan et de la cheffe du secteur scolaire, œuvré en 2020 pour son éviction de la circonscription au profit d’un candidat du MCU.

 

Il affirme que la population attend depuis lors les résultats des promesses concernant l’amélioration du pouvoir d’achat. Selon lui, le sac de manioc et le sac de maïs à Mala coûtent comme en 2016 et restent sans acheteurs.

 

Jean-Pierre Mara

 

Ancien député de Mala Actions disponibles

 

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Centrafrique : Faustin Zaméto critique le bilan des 100 jours du gouvernement Moloua III et dénonce un « discours de cohérence »

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Faustin Zaméto, sociologue et analyste politique, critique le bilan présenté après les 100 premiers jours du gouvernement Félix Moloua III et réclame des résultats vérifiables.

 

Dans une tribune publiée le 17 septembre 2026, Faustin Zaméto analyse le document consacré aux 100 jours du gouvernement Moloua III. Il estime que ce texte présente surtout une continuité de l’action gouvernementale, sans détailler les résultats obtenus.

 

Centrafrique : Faustin Zaméto critique le bilan des 100 jours du gouvernement Moloua III et dénonce un « discours de cohérence »

 

Faustin Zaméto : « Cohérence, Continuité, Consolidation »

 

Faustin Zaméto estime que le texte consacré aux 100 jours repose principalement sur trois notions : « Cohérence, Continuité, Consolidation ».

 

À lire aussi : Enquête : comment Harol Beranger Toufeina, étudiant, cousin du Doyen Azoumaye, est devenu le maître occulte de la Faculté des lettres et sciences humaines de Bangui

Pour le sociologue, « ce sont des mots de gestion, pas des mots d’action ». Il relève notamment l’utilisation des termes « conception, cadrage, coordination, accélération ».

 

À lire aussi : Centrafrique : la crise financière frappe aussi le sport, le budget des Fauves pour la CAN 2027 revu à la baisse

Faustin Zaméto observe que le document « ne cite pas une seule conception qui a changé, un seul cadre qui a été réformé, une seule coordination qui a produit un résultat ».

 

Il critique également l’absence d’actions précises. « On parle de traduire les grandes priorités en actions concrètes, mais aucune action concrète n’est nommée », écrit-il.

 

Dans sa tribune, il cite notamment l’absence de données sur « un kilomètre de route, pas une école, pas une réforme ».

 

« Le texte ne décrit pas ce que le Gouvernement a fait »

 

Faustin Zaméto considère que le document gouvernemental insiste davantage sur les intentions que sur les réalisations.

 

« On parle de recherche de résultats, mais on ne donne aucun résultat vérifiable », affirme-t-il.

 

Il estime ainsi que le texte « ne décrit pas ce que le Gouvernement a fait ». Selon lui, il décrit plutôt « ce que le Gouvernement aurait voulu faire ».

 

Faustin Zaméto relie cette présentation à une logique de continuité. « Le Gouvernement Moloua III est un gouvernement qui se pense en continuité, pas en rupture », écrit-il.

 

Il considère que cette orientation peut être comprise à 100 jours, tout en estimant qu’elle ne permet pas encore de mesurer précisément les changements intervenus.

 

Faustin Zaméto critique la continuité des gouvernements Moloua

 

Le sociologue s’intéresse ensuite à la notion de continuité présentée dans le bilan officiel. Le document gouvernemental évoque notamment la volonté de « préserver les acquis » et de « poursuivre les chantiers ».

 

Pour Faustin Zaméto, cette continuité doit être examinée dans le contexte du troisième gouvernement dirigé par Félix Moloua.

 

« Quand on est au troisième gouvernement du même Premier Ministre, la continuité pose question », écrit-il.

 

Il interroge également la durée des chantiers engagés. « Si les chantiers sont les mêmes depuis 2022, pourquoi ne sont-ils pas finis ? », demande-t-il.

 

Faustin Zaméto formule alors une critique directe : « La continuité ne peut pas être un bilan. La continuité, c’est l’absence de bilan. »

 

Selon lui, la population attend surtout de connaître les corrections apportées aux difficultés rencontrées lors des précédents gouvernements Moloua.

 

« À 100 jours d’un Gouvernement III, la population n’attend pas qu’on lui dise qu’on continue. Elle attend qu’on lui dise ce qu’on a corrigé de Moloua I et II », écrit-il.

 

« Coordonner sans arbitrer ne sert à rien »

 

Faustin Zaméto s’arrête aussi sur la coordination entre les ministères, présentée dans le document comme un élément de l’action gouvernementale.

 

Il estime que cette coordination doit être accompagnée de décisions concrètes. « En sociologie des organisations, coordonner sans arbitrer ne sert à rien », affirme-t-il.

 

Pour illustrer son propos, il prend l’exemple de l’agriculture et des finances. « Si le Ministère de l’Agriculture veut des engrais et que le Ministère des Finances ne débloque pas, qui tranche ? », demande-t-il.

 

Faustin Zaméto distingue alors deux notions : « La coordination est une réunion. L’arbitrage est une décision. »

 

Il estime que les précédents gouvernements Moloua I et II ont connu une « absence d’arbitrage visible ». Selon lui, le document consacré au troisième gouvernement « ne montre pas que cette faiblesse a été corrigée ».

 

Faustin Zaméto réclame des données sur les 100 jours

 

La question de la redevabilité constitue un autre axe de sa tribune. Faustin Zaméto relève que le document gouvernemental évoque des « mécanismes rigoureux de suivi, d’évaluation et de reddition des comptes ».

 

Il considère cette partie comme « la phrase la plus importante » du document. Il relève toutefois que cette ambition est formulée au futur.

 

« La gouvernance ne se mesure pas à l’intention de rendre compte. Elle se mesure au compte rendu », écrit-il.

 

Faustin Zaméto demande notamment la publication de plusieurs données. « Où est le tableau de bord des 100 jours ? Quel ministère a consommé combien ? Quels marchés ont été passés ? Quels indicateurs de présence de l’État sur le territoire ? », interroge-t-il.

 

Pour lui, l’absence de ces données fait que « la cohérence institutionnelle reste une cohérence de discours, pas une cohérence de faits ».

 

Trois changements proposés pour les 100 prochains jours

 

Dans sa tribune, Faustin Zaméto propose trois axes pour la suite de l’action gouvernementale.

 

Le premier consiste, selon lui, à « passer du discours de continuité au discours de correction ». Il suggère au gouvernement de reconnaître publiquement les difficultés des précédents gouvernements.

 

« Dire publiquement : voilà 3 choses qui n’ont pas marché en Moloua II et voilà comment on les corrige en Moloua III », propose-t-il.

 

Le deuxième axe concerne le passage « de la coordination à l’arbitrage public ». Faustin Zaméto propose de retenir trois priorités pour les six prochains mois et d’en publier régulièrement l’état d’avancement.

 

Il cite notamment, à titre d’exemple, « la route Bangui-Baoro, le paiement des bourses, l’électricité ».

 

Le troisième axe porte sur la redevabilité. Faustin Zaméto demande de « passer de l’intention de redevabilité à la redevabilité réelle ».

 

Il propose notamment de « publier le budget d’exécution des 100 jours ». Selon lui, cette publication permettrait de transformer « le citoyen de spectateur d’un discours en contrôleur d’une action ».

 

« Ces 100 jours ne sont pas un échec »

 

Dans son appréciation finale, Faustin Zaméto nuance sa critique. « Les 100 jours de Moloua III ne sont pas un échec. Ce sont des 100 jours de mise en place », écrit-il.

 

Il refuse également de qualifier cette période de dynamique au sens plein du terme. « Une dynamique suppose un mouvement, une accélération, une différence avec avant », précise-t-il.

 

Faustin Zaméto estime que le gouvernement « a réussi à ne pas créer de crise », ce qu’il considère comme « déjà important en Centrafrique ».

 

Il recentre toutefois son analyse sur les résultats attendus dans les prochains mois. « La question des 100 prochains jours est simple : va-t-il réussir à créer du résultat visible, vérifiable, ressenti par le Centrafricain de Kembé, de Berbérati et de Ndélé ? », écrit-il.

 

Faustin Zaméto conclut sa tribune par une mise en garde sur la présentation des prochains bilans : « Sans cela, on écrira le même texte à 200 jours, en changeant juste le chiffre. ». 

 

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Vincent Mbokoto Dilla du CNCA-PDD dénonce une politique de « deux poids, deux mesures » autour de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé

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Le Conseil National de la Communication et de l’Action pour la Promotion de la Démocratie et le Développement (CNCA-PDD), par la voix de son Secrétariat général adjoint Vincent Mbokoto Dilla, dénonce les attaques visant Anicet-Georges Dologuélé et réclame un traitement identique des questions de nationalité. Document sans titre.docx

 

Dans un communiqué de presse daté du 7 septembre 2026 et signé à Yaoundé, Vincent Mbokoto Dilla, au nom du Bureau politique du CNCA-PDD, apporte son soutien au président de l’URCA. L’organisation affirme que ce dernier fait l’objet depuis plusieurs mois d’attaques politiques, médiatiques et administratives portant sur sa nationalité centrafricaine. Document sans titre.docx

 

Vincent Mbokoto Dilla  du  CNCA-PDD dénonce une politique de « deux poids, deux mesures » autour de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé
Portrait de monsieur Vincent Mbokoto Dilla, secrétaire général adjoint du CNCA-PDD

 

Le CNCA-PDD dénonce une utilisation politique de la nationalité

 

Selon le CNCA-PDD, les restrictions qui seraient imposées à Anicet-Georges Dologuélé dans l’exercice de ses droits, notamment en matière de liberté de circulation, seraient liées à une procédure concernant sa nationalité. L’organisation estime que cette question ne doit pas servir à écarter un adversaire de la compétition politique.

 

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Vincent Mbokoto Dilla affirme ainsi que « cette instrumentalisation de la question de la nationalité constitue une grave dérive lorsqu’elle devient un moyen d’écarter un adversaire politique de la compétition démocratique ». Le CNCA-PDD rappelle également que Dologuélé aurait engagé des démarches relatives à sa situation au regard de la nationalité afin de respecter les exigences légales liées à l’exercice de ses droits politiques. Document sans titre.docx

 

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Pour l’organisation, cette démarche ne devrait pas être transformée en moyen de pression politique. Elle estime qu’une telle utilisation des institutions pourrait porter atteinte aux principes de l’État de droit.

 

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« Un État démocratique ne peut pas choisir à qui appliquer la loi »

 

Le CNCA-PDD élargit sa dénonciation au traitement réservé aux différentes personnalités politiques lorsque les questions de nationalité, de loyauté institutionnelle ou d’éligibilité sont évoquées.

 

Dans son communiqué, Vincent Mbokoto Dilla écrit que « la République ne peut être gouvernée selon le principe de la vengeance politique, encore moins selon celui de la protection des membres d’un clan ». Le texte ajoute : « Un État démocratique ne peut pas choisir à qui appliquer la loi et à qui l’épargner. » Document sans titre.docx

 

Le CNCA-PDD demande ainsi que les mêmes critères soient appliqués à tous les responsables concernés. L’organisation évoque notamment des interrogations présentes dans l’opinion centrafricaine au sujet de certains responsables politiques et hauts cadres proches du pouvoir, en lien avec leurs éventuelles nationalités étrangères. Document sans titre.docx

 

Le CNCA-PDD réclame les mêmes règles pour tous

 

Pour Vincent Mbokoto Dilla et le CNCA-PDD, toute procédure portant sur la nationalité doit reposer sur des règles générales et transparentes. « Si la question de la nationalité doit être soulevée, elle doit l’être pour tous, sans exception, sans favoritisme et sans considération d’appartenance politique », affirme le communiqué.

 

L’organisation demande que les procédures soient conduites selon des critères « généraux, transparents, objectifs et identiques pour tous les citoyens », indépendamment de leurs opinions politiques. Elle estime également que la loi ne doit pas devenir un instrument dirigé exclusivement contre les opposants au pouvoir. Document sans titre.docx

 

Le CNCA-PDD condamne par ailleurs les attaques publiques et campagnes de dénigrement attribuées à certains responsables et cadres du Mouvement Cœurs Unis, notamment Fidèle Gouandjika et Evariste Ngamana, contre Anicet-Georges Dologuélé. Document sans titre.docx

 

Soutien total à Anicet-Georges Dologuélé

 

Dans ses sept principales demandes, le CNCA-PDD réaffirme son « soutien total, ferme et indéfectible » à Anicet-Georges Dologuélé. L’organisation condamne les attaques, insultes, campagnes de dénigrement et provocations visant le président de l’URCA et, plus largement, les responsables de l’opposition démocratique. Document sans titre.docx

 

Le CNCA-PDD demande aussi que toute question relative à la nationalité soit traitée dans un cadre « strictement juridique, transparent, contradictoire et conforme à la Constitution ». Il réclame la levée de toute restriction de mouvement qui ne serait pas fondée sur une décision judiciaire régulière, motivée et susceptible de recours. Document sans titre.docx

 

L’organisation demande enfin une vérification transparente et impartiale concernant tous les responsables publics concernés par les mêmes questions de nationalité. Elle invite également les Nations unies et les organisations africaines de défense des droits humains et de la démocratie à suivre l’évolution de cette affaire. Document sans titre.docx

 

Vincent Mbokoto Dilla : « La République centrafricaine appartient à tous ses citoyens »

 

Dans la dernière partie du communiqué, Vincent Mbokoto Dilla présente la question comme un enjeu lié au fonctionnement des institutions et au respect des libertés publiques. Le CNCA-PDD appelle à une justice indépendante, à des institutions impartiales et à des élections crédibles.

 

Le communiqué affirme notamment : « On ne construit pas une République en éliminant ses adversaires. On ne défend pas la démocratie en utilisant la loi comme une arme politique. » Le CNCA-PDD appelle les forces démocratiques, les organisations de la société civile, la jeunesse, les femmes et les autres forces vives à défendre l’État de droit, la démocratie, la justice et l’égalité devant la loi. Document sans titre.docx

 

Vincent Mbokoto Dilla conclut au nom du CNCA-PDD sur une formule qui résume la position de l’organisation : « La République centrafricaine appartient à tous ses citoyens. Elle ne peut être la propriété d’un parti, d’un clan ou d’un homme. » Le communiqué a été signé à Yaoundé le 7 septembre 2026 par le Secrétariat général adjoint du CNCA-PDD. Document sans titre.docx

 

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Il a lancé un ultimatum de 48 heures aux miliciens Azandé pour libérer les otages de Bambouti : six mois plus tard, quelle est la suite de la déclaration pathétique du commandant de compagnie de gendarmerie du Haut-Mbomou ?

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Six mois après l’ultimatum de quarante-huit heures lancé précipitamment par le commandant de compagnie de gendarmerie du Haut-Mbomou pour libérer les otages de Bambouti, l’heure est désormais au bilan.

 

La gestion d’une crise exige de la part des responsables une rigueur, une retenue et un sens de la planification qui s’opposent aux réactions impulsives de la rue.

Il a lancé un ultimatum de 48 heures aux miliciens Azandé pour libérer les otages de Bambouti : six mois plus tard, quelle est la suite de la déclaration pathétique du commandant de compagnie de gendarmerie  du Haut-Mbomou ?
Les otages de Bambouti

 

Lorsqu’une autorité représente l’État et coordonne les forces de la loi dans une région sensible, chaque parole publique engage la crédibilité de l’institution tout entière. C’est cette exigence de lucidité qui aurait dû guider l’action militaire dans le Haut-Mbomou après les événements du 28 décembre 2025, lorsque la sous-préfète de Bambouti, le commandant de brigade de la gendarmerie locale ainsi que deux agents de l’Autorité nationale des élections ont été capturés par des miliciens d’autodéfense de l’ethnie Azandé.

 

Au lendemain de cette capture, le commandant de compagnie de la gendarmerie, basé à Obo, a choisi d’occuper l’espace numérique plutôt que d’organiser une riposte stratégique. Via l’application WhatsApp, cet officier a diffusé un message vocal et écrit particulièrement véhément, fixant un ultimatum strict de quarante-huit heures aux ravisseurs. Dans cette déclaration, le chef de compagnie exigeait la libération immédiate des prisonniers, manifestant un intérêt exclusif pour le sort du commandant de brigade de gendarmerie. Ses propos allaient cependant bien au-delà d’une injonction légale, puisqu’il proférait des menaces directes à l’encontre de l’ensemble de la communauté azandée, affirmant vouloir en finir définitivement avec cette ethnie si ses exigences n’étaient pas satisfaites dans les deux jours.

 

Le calendrier a désormais fait son œuvre et le constat est sans appel. Six mois se sont écoulés depuis cette sortie médiatique. Les quarante-huit heures accordées par l’officier se sont transformées en une attente de six mois, et les otages demeurent toujours entre les mains de leurs ravisseurs dans la brousse de Bambouti. Cette absence de résultats met en relief l’impuissance réelle d’un commandement qui a confondu la gesticulation verbale sur les réseaux sociaux avec l’action de terrain. L’officier de gendarmerie ne possède en réalité aucun moyen logistique pour mener à bien ses menaces, il manque cruellement de véhicules pour transporter ses hommes sur les cent kilomètres qui séparent Obo de Bambouti, et ses troupes souffrent d’un manque criant d’armes et de munitions.

 

Pour compenser ce vide opérationnel, le commandant de compagnie a choisi de s’en remettre totalement aux mercenaires russes du groupe Wagner, espérant que ces forces paramilitaires appliqueraient la force promise dans ses messages. Cette alliance s’est traduite par un déplacement de la violence vers les populations civiles d’Obo, une ville pourtant parfaitement calme où aucun trouble à l’ordre public n’avait été constaté. Sur les indications du commandant, les mercenaires russes ont procédé à des vagues d’arrestations parmi les jeunes civils azandés. Des cultivateurs ont été raflés sur le site de déplacés de Nguili Nguili alors qu’ils s’occupaient de leurs travaux champêtres.

 

La répression a également frappé des jeunes de l’ethnie zandé qui s’étaient pourtant pliés de bonne foi au processus officiel de désarmement et de réinsertion. Ces anciens miliciens, formés par ces mêmes instructeurs russes et intégrés dans l’armée nationale, attendaient la régularisation de leur situation par l’état-major lorsqu’ils ont été capturés à leur domicile. Plusieurs de ces détenus ont été transférés vers la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui, tandis que d’autres ont été emprisonnés ou tués. Pendant que la machine policière tente de monter des dossiers fictifs à Bangui pour justifier ces détentions abusives, les véritables auteurs du rapt à Bambouti continuent d’agir en toute liberté, indifférents aux messages de menace d’un officier démuni de tout moyen de coercition

 

Par Éric Nzapa

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Ndélé : la panique gagne les nouvelles recrues de Wagner après des informations sur leur possible départ vers….

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La panique gagne une très grande bonne partie des jeunes recrutés à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, après la circulation d’informations sur leur possible affectation en Ukraine ou auprès de groupes armés opérant dans le nord-est de la Centrafrique.

 

Il y a quelques semaines, le groupe Wagner avait lancé à Ndélé un recrutement massif portant sur environ 1 000 jeunes. De nombreux candidats avaient répondu à l’appel et déposé leurs dossiers.

Ndélé : la panique gagne les nouvelles recrues de Wagner après des informations sur leur possible départ vers....
Image d’illustration des nouvelles recrues du dimanche 28 novembre 2021 dans le corps des forces armees centrafricaines. Photo CNC

 

 

Une partie des recrues avait ensuite été regroupée dans un lieu de cantonnement, où les jeunes attendaient depuis plusieurs jours de connaître leur prochaine destination et leur affectation pour formation.

 

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Depuis, la situation a changé. Plusieurs recrues ont quitté le lieu de cantonnement et se sont dispersées dans différents quartiers de Ndélé. Le nombre exact de jeunes ayant quitté le site reste difficile à établir, mais le groupe présent sur place a fortement diminué en nombre

 

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Selon les informations qui circulent parmi les recrues, certains jeunes auraient appris qu’une partie d’entre eux pourrait être envoyée en Russie avant de rejoindre le front en Ukraine. Cette information aurait provoqué une forte inquiétude parmi ceux qui pensaient avoir répondu à un recrutement destiné à intégrer les forces armées centrafricaines.

 

D’autres informations évoquées parmi les recrues font état d’une possible répartition en plusieurs groupes. Les jeunes considérés comme les plus aptes au maniement des armes et aux opérations militaires pourraient être orientés vers l’extérieur du pays.

 

Une autre partie pourrait être envoyée dans le nord-est de la Centrafrique, notamment vers la zone de Soungou, dans la préfecture de la Vakaga. Cette zone est présentée par les recrues comme un autre point possible de leur affectation et de leur formation.

 

Ces informations évoquent également la présence de groupes rebelles tchadiens dans cette région. Les jeunes recrutés craignent ainsi d’être affectés à des opérations qui ne correspondent pas à l’objectif initial qu’ils avaient compris du recrutement.

 

La majorité des candidats pensaient répondre à un appel destiné à rejoindre les forces armées centrafricaines. La perspective d’une affectation en dehors du pays ou auprès de groupes armés aurait donc refroidi plusieurs d’entre eux.

 

La question de leur intégration dans l’armée nationale constitue désormais une autre source d’inquiétude. Les recrues ne disposent pas d’informations précises sur leur statut, leur formation, leur destination ou la durée de leur cantonnement.

 

Dans les discussions entre jeunes recrutés, une même interrogation revient : leur recrutement vise-t-il réellement à renforcer les forces armées centrafricaines ou répond-il à d’autres objectifs militaires décidés par le groupe Wagner ?

 

À Ndélé, les départs successifs du lieu de cantonnement traduisent cette inquiétude. Ceux qui restent attendent toujours de connaître leur destination et les conditions dans lesquelles ils seront finalement employés.

 

Le groupe Wagner conserve une influence importante sur les opérations militaires et la formation de plusieurs éléments armés en Centrafrique. Dans ce contexte, les recrues estiment que leur affectation finale dépendra des décisions prises par les responsables du groupe, plutôt que de leur seule volonté d’intégrer l’armée nationale.

 

À Ndélé, le recrutement massif annoncé pour renforcer les rangs militaires centrafricains se retrouve ainsi plongé dans l’incertitude, avec des jeunes qui quittent progressivement leur lieu de cantonnement par crainte d’être envoyés vers des zones ou des opérations qu’ils n’avaient pas envisagées. Actions disponibles

 

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Passeport du député Dologuélé : La Ligue centrafricaine des droits de l’homme rappelle l’autorité des décisions de la haute juridiction nationale

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La Ligue centrafricaine des droits de l’homme hausse le ton sur le dossier du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé. Son président rappelle que la Cour constitutionnelle a déjà pris position sur la question de sa nationalité et demande aux autorités de respecter cette décision.

 

La Ligue déjà positionnée sur le dossier Dologuélé

Passeport du député Dologuélé : La Ligue centrafricaine des droits de l’homme rappelle l’autorité des décisions de la haute juridiction nationale
Le magistrat Joseph Bindoumi

 

Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme affirme que l’organisation s’est déjà prononcée sur le dossier concernant Anicet-Georges Dologuélé. Il présente cette position comme une continuité de l’analyse menée par la Ligue sur la question de la nationalité du député.

 

« Nous nous sommes déjà prononcés au niveau de la Ligue Centrafricaine des droits de l’homme sur le cas de Loguele », déclare-t-il.

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Pour le responsable de l’organisation de défense des droits humains, la poursuite du débat autour de la nationalité du député ne se justifie plus dès lors qu’une décision a déjà été rendue par la juridiction constitutionnelle.

À lire aussi : Mouammar Bengué-Bossin : « Ce régime présidentiel hyper-concentré étouffe littéralement le développement du pays en confisquant tous les pouvoirs décisionnels »

 

Il appelle donc les autorités à mettre fin à ce qu’il considère comme une nouvelle remise en cause du dossier.

 

« Il faut qu’on arrête »

 

Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme adopte un ton particulièrement ferme lorsqu’il évoque la poursuite des démarches concernant Dologuélé. Il estime que les autorités doivent cesser de revenir sur une question déjà examinée au niveau de la haute juridiction.

 

« Je voudrais dire au nom de la Ligue Centrafricaine des droits de l’homme, mais avec autant de fermeté, pardon, il faut qu’on arrête. Qu’est-ce que cette histoire-là ? », affirme-t-il.

 

Cette déclaration intervient alors que le passeport centrafricain d’Anicet-Georges Dologuélé reste au centre d’un différend politique et juridique. L’ancien Premier ministre et député est concerné par une controverse portant sur sa nationalité, alors que son camp estime que cette question a déjà été tranchée.

 

La Cour constitutionnelle placée au centre du débat

 

Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme insiste surtout sur l’autorité des décisions de la Cour constitutionnelle. Il rappelle qu’une décision rendue par cette institution s’impose aux autres institutions de la République.

 

« Les gens qui nous regardent, qui nous voient, qui nous entendent, nous en train de tergiverser sur un problème qui semble nous préoccuper, j’ai entendu, qu’on revient sur la nationalité en disant qu’un député élu par le peuple va être démis de l’Assemblée parce qu’il n’aurait pas justifié une correspondance qui lui donnait la nationalité, alors que la Cour constitutionnelle, la juridiction suprême dont les décisions s’imposent au gouvernement, à l’Assemblée, toutes les juridictions de la République a déjà pris une position », soutient-il.

 

Pour lui, la question ne porte donc plus uniquement sur la nationalité du député. Elle concerne aussi le respect de l’autorité d’une décision rendue par la juridiction constitutionnelle.

 

Il considère qu’une décision de la Cour constitutionnelle ne peut pas être ignorée ou remise en discussion par d’autres institutions lorsque celles-ci sont tenues de s’y conformer.

 

« Comment est-ce que nous allons encore venir gratter là-dedans ? »

 

Le responsable de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme s’interroge ainsi sur la volonté de poursuivre les démarches autour de la nationalité de Dologuélé. Il estime que le débat actuel revient à rouvrir une question déjà examinée par la haute juridiction.

 

« Comment est-ce que nous allons encore venir gratter là-dedans ? », demande-t-il.

 

Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions autour du statut juridique et politique d’Anicet-Georges Dologuélé. La Ligue centrafricaine des droits de l’homme demande désormais que la décision de la Cour constitutionnelle soit pleinement respectée et que les institutions cessent de multiplier les procédures autour de cette question.

 

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Vague de licenciements chez CORE AVIATION SERVICES à l’aéroport de Bangui : les employés concernés dénoncent une cabale et saisissent l’inspection du travail

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Plusieurs employés de CORE AVIATION SERVICES (CAS), société opérant à l’aéroport international Bangui-M’Poko, contestent leur licenciement intervenu après la fin de la période de réquisition et ont saisi l’inspection du travail.

 

D’après les éléments recueillis par la rédaction du CNC et l’examen de plusieurs contrats de travail, des employés disposant de contrats à durée indéterminée (CDI) ont été écartés sans notification individuelle de licenciement, sans préavis et sans règlement des droits qu’ils estiment leur être dus.

 

La rédaction du CNC a recueilli plusieurs témoignages concordants sur les conditions dans lesquelles ces licenciements ont été effectués. Les employés concernés dénoncent une procédure qu’ils considèrent comme irrégulière et parlent d’une cabale visant certains membres du personnel.

Vague de licenciements chez CORE AVIATION SERVICES  à l’aéroport de Bangui : les employés concernés dénoncent une cabale et saisissent l’inspection du travail
Aéroport international de Bangui Mpoko. Photo CNC

 

Des CDI rompus sans préavis

 

CORE AVIATION SERVICES a pris en charge les activités après le départ de HS. Plusieurs employés issus de l’ancienne structure ont poursuivi leur activité dans le nouveau dispositif, avec des contrats de travail dont certains sont des contrats à durée indéterminée.

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À la fin de la période de réquisition, une partie de ces employés s’est retrouvée écartée de l’entreprise. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, plusieurs personnes disposant de CDI n’ont reçu ni notification écrite précisant la rupture de leur contrat, ni préavis avant leur mise à l’écart.

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Cette situation pose une question au regard du droit du travail centrafricain. Le Code du travail prévoit qu’une rupture d’un contrat à durée indéterminée doit faire l’objet d’une notification écrite et respecter un délai de préavis, sauf notamment en cas de faute lourde. Les durées prévues varient selon la catégorie professionnelle du travailleur. 

 

Lorsqu’un préavis n’est pas respecté, le Code du travail prévoit également le versement d’une indemnité correspondant à la rémunération et aux avantages que le travailleur aurait perçus pendant la période concernée. 

 

Les employés saisissent l’inspection du travail

 

Face à l’absence de règlement du différend, plusieurs employés concernés ont constitué un collectif et saisi l’inspection du travail.

 

Les revendications portent notamment sur les conditions de rupture des contrats, le paiement des préavis et des autres droits liés à la fin de la relation de travail, ainsi que sur la remise des attestations de travail.

 

La rédaction du CNC a également recueilli des éléments indiquant que certains employés concernés sont restés plusieurs mois sans percevoir les droits qu’ils réclament depuis leur départ de CORE AVIATION SERVICES.

 

La direction générale mise en cause

 

Les décisions de gestion prises au sein de CORE AVIATION SERVICES sont placées sous la responsabilité du directeur général GOM-AIAM Jacques, assisté du directeur général adjoint NZAMURAMBAHO Thierry.

 

Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, des employés qui ont cherché à obtenir des explications sur leur licenciement se sont vu opposer l’argument selon lequel certaines décisions seraient venues « d’en haut ».

 

La rédaction du CNC n’attribue pas cette expression à une personne en particulier et poursuit ses vérifications sur l’origine exacte des décisions ayant conduit aux licenciements.

 

Des recrutements après les licenciements

 

Les employés concernés contestent également l’idée d’une réduction générale des effectifs. Selon plusieurs témoignages recueillis par le CNC, de nouvelles personnes ont été recrutées pour occuper certaines fonctions précédemment exercées par des salariés licenciés.

 

Les anciens employés estiment que cette situation ne correspond pas à une suppression de postes pour raisons économiques. Ils considèrent plutôt que certains salariés ont été écartés avant l’arrivée de nouvelles recrues.

 

La rédaction du CNC poursuit la vérification de ces informations à partir des contrats de travail, des documents relatifs aux licenciements et des témoignages recueillis auprès de plusieurs employés.

 

Un dossier désormais entre les mains de l’inspection du travail

 

Le collectif des employés licenciés attend désormais l’examen de son dossier par l’inspection du travail. Les intéressés demandent notamment que les conditions de rupture de leurs contrats soient examinées et que leurs droits soient déterminés conformément aux textes applicables.

 

La rédaction du CNC poursuit son enquête sur la gestion du personnel au sein de CORE AVIATION SERVICES, les conditions de reprise des activités après la réquisition et les autres faits signalés par plusieurs employés de la société. Actions disponibles

 

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Maître Crépin Mboli-Goumba : « Un juriste approximatif qui réduit le rôle du Conseil constitutionnel aux questions des contentieux électoraux », le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana violemment recadré par le président du Patri

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Maître Crépin Mboli-Goumba conteste et démolit l’argumentaire du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana (Eva Yana), sur les compétences du Conseil constitutionnel dans le dossier de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé. L’avocat démontre que l’interprétation du marabout du régime réduit de manière absurde et ignorante les attributions de la haute juridiction.

 

Le faux diplômé Évariste Ngamana affirme sans vergogne que « la question de la nationalité ne relève pas de la compétence du Conseil constitutionnel ». Le porte-parole du gouvernement tente ainsi de faire croire que les attributions du Conseil constitutionnel se limitent à la simple régularité des scrutins et aux contentieux électoraux.

 

Maître Crépin Mboli-Goumba : « Un juriste approximatif qui réduit le rôle du Conseil constitutionnel aux questions des contentieux électoraux », le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana violemment recadré par le président du Patri

 

L’imposture juridique d’Évariste Ngamana mise à nu

 

Dans sa déclaration, le marabout de Carnot prétend que le Conseil constitutionnel est uniquement compétent pour statuer sur la régularité du scrutin. Pour masquer son incompétence, il affirme même que les élections législatives relèveraient du Tribunal administratif.

 

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« Et la question de la nationalité ne relève pas de la compétence du Conseil constitutionnel », rabâche le faux diplômé Évariste Ngamana, tentant d’imposer une manœuvre d’invalidation contre Anicet-Georges Dologuélé sous couvert de la législation sur la nationalité.

 

À lire aussi : Zémio : la criminalité urbaine reprend après plusieurs mois d’accalmie sécuritaire

Le porte-parole du gouvernement recrache le principe selon lequel « la nationalité centrafricaine est une », instrumentalisant le droit pour servir sa cabale politique.

 

Crépin Mboli-Goumba fustige une ignorance crasse du droit

 

Cette manipulation est balayée par Maître Crépin Mboli-Goumba. Le président du Patri expose au grand jour l’inculte doctrine du porte-parole du régime.

 

« Un juriste approximatif qui réduit le rôle du Conseil constitutionnel aux questions des contentieux électoraux », tranche l’avocat, ridiculisant la culture juridique fictive du marabout de Carnot.

 

Le Conseil constitutionnel ne se limite évidemment pas aux seules opérations de vote. Maître Crépin Mboli-Goumba rappelle que la haute juridiction garantit le contrôle de constitutionnalité et s’impose au sommet de l’architecture institutionnelle de l’État.

 

« Il fait de l’alchimie judiciaire »

 

Maître Crépin Mboli-Goumba enfonce le clou en affirmant que le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana « fait de l’alchimie judiciaire ». La formule démasque les bidouillages juridiques d’un porte-parole dépourvu de toute formation universitaire sérieuse.

 

Pour l’avocat, la décision rendue par le Conseil constitutionnel s’impose de manière absolue et irrévocable à toutes les autorités administratives et politiques. Le faussaire du gouvernement ne peut en aucun cas effacer un arrêt constitutionnel par de simples sophismes.

 

L’arbitraire du pouvoir, qui refuse de délivrer son passeport à Anicet-Georges Dologuélé, heurte de plein fouet la légalité constitutionnelle.

 

La suprématie des décisions constitutionnelles réaffirmée

 

Maître Crépin Mboli-Goumba rétablit la vérité juridique face aux divagations d’Eva Yana. Il rappelle que les prérogatives du Conseil constitutionnel englobent la protection des droits fondamentaux de chaque citoyen.

 

L’avocat souligne que le Conseil vérifie la constitutionnalité des lois, contrôle les règlements de l’Assemblée nationale et tranche les conflits entre les pouvoirs publics.

 

Les litiges électoraux ne constituent qu’un pan des compétences globales de la juridiction supreme. C’est sur ce constat implacable que la prétendue argumentation d’Évariste Ngamana s’effondre totalement.

 

La décision sur Dologuélé est définitive et intangible

 

Pour Maître Crépin Mboli-Goumba, la décision déjà rendue par le Conseil constitutionnel sur la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé lie définitivement l’État. Elle s’impose au régime de Bangui qui tente vainement de passer outre.

 

Le président du Patri démontre que le débat sur le passeport de l’opposant met en lumière le mépris du pouvoir pour la hiérarchie des normes et l’autorité des institutions suprêmes.

 

Face aux contorsions du régicide constitutionnel qu’est le gouvernement, Maître Crépin Mboli-Goumba confirme : les arrêts du Conseil constitutionnel sont sacrés. Il accuse directement le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana (Eva Yana), de travestir le droit constitutionnel et de sombrer dans une imposture juridique totale.

 

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Justice populaire à Ouadda-Maïkkaga : trois personnes tuées par les soldats FACA après une accusation de sorcellerie

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Trois personnes, dont deux femmes et un homme, ont été tuées mardi 15 septembre 2026 à Ouadda-Maïkkaga, dans la préfecture de la Haute-Kotto, après avoir été accusées de sorcellerie.

 

Selon des sources interrogées par la rédaction du CNC, les faits ont commencé après le décès d’une jeune femme qui venait d’accoucher et allaitait un bébé. Sa mort a conduit ses proches à chercher une explication aux circonstances de son décès.

Justice populaire à Ouadda-Maïkkaga : trois personnes tuées par les soldats FACA après une accusation de sorcellerie

 

La famille s’est tournée vers un marabout pour tenter d’identifier les causes de cette mort. Celui-ci a désigné trois personnes, deux femmes et un homme, qu’il a accusées d’être responsables de la mort de la jeune mère.

 

À lire aussi : L’arnaque des pavillons africains : comment la flotte fantôme de Moscou pille les identités maritimes pour financer sa guerre en Ukraine

Des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) sont ensuite allés chercher les trois personnes désignées. Elles ont été emmenées par les militaires avant d’être tuées.

 

À lire aussi : La terreur par des tirs d’armes: la stratégie de traumatisme sonore des mercenaires russes dans le Haut-Mbomou

D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, l’une des trois victimes a été enterrée vivante. Les deux autres ont été enfermées dans un sac puis jetées dans une rivière. Les trois personnes sont mortes.

 

À lire aussi : Centrafrique : quand les seigneurs de guerre dictent la loi à Bangui

Les faits se sont déroulés en présence de plusieurs habitants de Ouadda-Maïkkaga. Des témoins interrogés par la rédaction du CNC mettent directement en cause les soldats des FACA dans ces actes.

 

Cette affaire intervient quelques heures après le décès de la jeune mère, qui laisse derrière elle un bébé. La mort de la mère et celle des trois personnes accusées de sorcellerie ont profondément troublé les habitants de Ouadda-Maïkkaga.

 

Pour plusieurs habitants interrogés par la rédaction du CNC, une accusation de sorcellerie ne peut pas justifier une mise à mort. Les personnes accusées devaient être remises aux autorités compétentes afin qu’une enquête soit menée et qu’elles puissent se défendre devant la justice.

 

Le triple meurtre relance également les préoccupations sur les actes de justice populaire et la responsabilité des éléments des forces de sécurité. Lorsque des militaires participent à de tels actes, leur statut ne peut pas les placer au-dessus de la loi.

 

À Ouadda-Maïkkaga, les habitants demandent désormais que les circonstances de la mort des trois personnes soient établies et que les responsabilités soient déterminées par une procédure judiciaire. Actions disponibles

 

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Du gouverneur aux ministres : toute la propagande officielle est copiée-collée de Wagner ! L’AAKG n’est pas rebelle, elle résiste à l’envahisseur russe

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Quand le gouverneur Victor Bissekoin parle des Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) comme d’une milice qui « se retourne contre le pays » et qui mène une guerre contre les FACA et l’État, il ne fait que répéter, presque mot pour mot, la grille de lecture imposée depuis Bangui par les conseillers russes et les porte-parole de Wagner/Africa Corps.

 

Cette version officielle – reprise par plusieurs ministres, porte-parole de la présidence et même certains médias proches du pouvoir – est une copie conforme de la communication russe : transformer une révolte locale contre l’occupation mercenaire en « rébellion anti-patrie » pour justifier la répression sans limite et protéger l’image de l’alliance Moscou-Bangui.

Insécurité, écoles en crise, enseignants impayés : pour le gouverneur Victor Bissekoin, la population de la région Bas-Oubangui serait satisfaite par la réélection frauduleuse de Touadéra. Quel délire ?
Victor-Bissekoin-

 

Ce que la propagande officielle cache derrière les mots

– Les AAKG n’ont jamais déclaré la guerre à l’État centrafricain ni appelé à renverser le président Touadéra.

– Leur seul cri de ralliement clair, répété depuis mi-2025 : **« Les Russes dehors du Haut-Mbomou ! »**

– Ils demandent la libération de leurs camarades détenus par Wagner, le paiement des primes promises lors de l’intégration, la fin des humiliations quotidiennes (bastonnades, insultes racistes, viols signalés sur des femmes zandé) et surtout l’arrêt de l’occupation de fait de Zémio, Mboki et Bambouti par des mercenaires étrangers armés jusqu’aux dents.

 

Au lieu de cela, le narratif officiel les accuse de :

– vouloir un village « mono-ethnique » (alors qu’ils reprochent surtout aux Russes de favoriser certains groupes au détriment des Zandé),

– kidnapper et piller (alors que les enlèvements les plus médiatisés concernent des leaders AAKG arrêtés par Wagner),

– bloquer le retour des populations (alors que ce sont les bombardements et les représailles croisées qui empêchent le retour).

 

Une mécanique bien connue : du recrutement à la diabolisation

  1. 2023-2024 : Wagner recrute et arme les Zandé pour en faire des supplétifs contre l’UPC.
  2. 2024-2025 : Intégration forcée sous commandement russe → surnom moqueur « Wagner Ti Azandé ».
  3. Mi-2025 : Les Zandé demandent plus de respect, leurs primes, et surtout que les Russes arrêtent de traiter leur région comme un fief personnel.
  4. Fin 2025 : Wagner répond par la force (explosifs, arrestations massives).
  5. 2026 : Mutineries → affrontements directs → la propagande bascule : « Ce ne sont plus nos alliés, ce sont des rebelles anti-État ».

 

C’est exactement le même scénario que Wagner a appliqué ailleurs : recruter localement, utiliser, puis éliminer quand le groupe devient trop autonome ou réclame sa part.

 

Le vrai visage de la crise

Les civils zandé, coincés entre les exactions russes et les représailles de l’armée, fuient par milliers. Les écoles sont fermées, les champs en friche, la faim menace. Et pendant ce temps, le gouverneur et les ministres accusent les victimes de la situation d’en être les responsables.

 

Corbeau News Centrafrique le répète : l’AAKG n’est pas une milice rebelle classique. Elle est née pour se défendre contre l’UPC, a été utilisée par Wagner contre l’UPC, et se révolte aujourd’hui contre Wagner lui-même. Ce n’est pas une guerre contre la Centrafrique ; c’est une résistance contre l’envahisseur russe qui s’est installé sur leur terre, les a trahis et continue de les humilier.

 

Tant que Bangui continuera à colporter la version wagnérienne – du gouverneur Bissekoin jusqu’aux plus hauts niveaux de l’État –, la crise du Haut-Mbomou ne s’arrêtera pas. La solution ne viendra pas de plus de mensonges, mais d’une seule chose : le retrait des mercenaires russes de Zémio et du Haut-Mbomou, suivi de vraies négociations avec les communautés locales.

 

La Centrafrique n’appartient ni à Wagner, ni à Africa Corps. Elle appartient aux Centrafricains – y compris aux Zandé qui refusent d’être traités en sujets d’une puissance étrangère sur leur propre sol.

 

Par Éric Nzapa

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Peut-être qu’il y aura des ingénieurs ou des guerriers parmi les demandeurs d’asile expulsés des États-Unis vers la RCA : La défense surréaliste et ridicule d’Eddy Symphorien Kparekouti sur la radio Ndékè-luka

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Le plateau de la radio Ndékè-luka a servi de décor à une scène d’un comique absolu, mettant à nu la légèreté des satellites politiques créés de toutes pièces par le pouvoir pour simuler un pluralisme de façade.

 

Tout le monde sait d’ailleurs que l’Union des forces démocratiques de l’opposition n’est qu’une création artificielle du régime, un regroupement de trois ou quatre micro-partis sans base réelle visant à tromper la vigilance des citoyens. C’est sous cette étiquette usurpée qu’Eddy Symphorien Kparekouti a tenu des propos d’une naïveté déconcertante au sujet du dossier le plus opaque du moment. Interrogé sur l’arrivée clandestine et massive de demandeurs d’asile expulsés des États-Unis, ce dernier a tenté de transformer une situation de dépendance nationale en une opportunité de développement, imaginant l’arrivée de scientifiques ou de soldats d’élite parmi ces exilés.

 

Peut-être qu'il y aura des ingénieurs ou des guerriers parmi les demandeurs d'asile expulsés des États-Unis  vers la RCA : La défense surréaliste et ridicule d'Eddy Symphorien Kparekouti sur la radio Ndékè-luka
Eddy Symphorien Kparekouti, président du PUR

Cette tentative de justification intervient au moment où le pouvoir pratique une rétention totale de l’information, ayant interdit à ses ministres l’usage de canaux d’information indépendants. Le mutisme absolu des autorités entoure les clauses financières et juridiques de cet accueil forcé, laissant la population dans une incertitude totale. La posture de cette pseudo-opposition, qui applaudit sans savoir et invente des compétences imaginaires à des personnes rejetées par l’administration américaine, illustre la déconnexion totale d’une élite pro-gouvernementale uniquement soucieuse de plaire au sommet de l’exécutif.

 

Pendant que les alliés du régime se livrent à ces conjectures fantaisistes, la réalité de l’appareil étatique de la septième république reste marquée par une désorganisation profonde. La reconduction de soixante-douze pour cent des anciens ministres s’est immédiatement traduite par un acte d’indiscipline collective, quatre membres du nouveau cabinet ayant manqué le conseil des ministres inaugural présidé par le chef de l’État. Ce dysfonctionnement institutionnel s’ajoute à une opacité chronique dans l’exploitation des matières premières, où plus de cent permis miniers ont été cédés à des entités étrangères, notamment à Andesma, pour un retour budgétaire dérisoire bloqué à quatre pour cent des recettes publiques.

 

Au plan social, le quotidien de la population dément chaque jour les fables de transformation célébrées par les soutiens du pouvoir. Trois Centrafricains sur quatre vivent sous le seuil de pauvreté avec un revenu inférieur à mille francs par jour, subissant une hausse des prix qui restreint l’alimentation courante à un seul repas quotidien. Le système de santé publique est à l’abandon, les hôpitaux manquant de produits pharmaceutiques élémentaires, ce qui cause une augmentation continue de la mortalité, tandis que le réseau de transport intérieur se résume à des pistes de poussière impraticables.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : la crise financière frappe aussi le sport, le budget des Fauves pour la CAN 2027 revu à la baisse

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Le gouvernement centrafricain veut réduire le budget initial de 254,3 millions de francs CFA prévu pour les Fauves dans les éliminatoires de la CAN 2027.

 

La crise financière atteint le football

 

La crise financière qui frappe les finances publiques centrafricaines touche désormais directement le sport national.

 

Centrafrique : la crise financière frappe aussi le sport, le budget des Fauves pour la CAN 2027 revu à la baisse
Les Fauves football de Bas-Oubangui

 

Lors du Conseil des ministres du jeudi 10 septembre 2026, le gouvernement a décidé de maintenir la participation des Fauves aux éliminatoires de la CAN 2027.

À lire aussi : Centrafrique : 19 blessés dans le renversement d’un minibus de l’agence Pacifique à Yaloké

 

Mais l’enveloppe initialement prévue ne sera pas conservée dans son intégralité.

À lire aussi : Centrafrique : Chancel Sekode-Ndeugbayi, Président du PCS dénonce « le chaos économique et social » du régime Touadéra

 

Le budget présenté pour cette participation s’élève à 254 313 425 francs CFA.

 

Le gouvernement demande désormais sa révision et une rationalisation des dépenses liées à la délégation.

 

Les salaires absorbent une grande partie du budget

 

Cette décision intervient dans un contexte de fortes contraintes sur les finances publiques.

 

Depuis plusieurs années, l’État centrafricain peine à dégager des marges financières suffisantes pour financer les investissements et les différents secteurs publics.

 

Le Premier ministre avait déjà expliqué que la masse salariale représentait plus de 80 % du budget de l’État.

 

Cette situation laisse une marge particulièrement réduite pour financer les routes, les écoles, les infrastructures sanitaires ou encore les activités sportives.

 

Le paiement régulier des salaires des fonctionnaires constitue ainsi une priorité permanente pour le gouvernement.

 

Le sport paie aussi le prix des difficultés budgétaires

 

Avec un budget public fortement absorbé par les dépenses salariales et le service de la dette, les autres secteurs doivent fonctionner avec des ressources limitées.

 

Le sport n’échappe pas à cette réalité.

 

La participation des Fauves aux éliminatoires de la CAN 2027 doit donc être maintenue avec des moyens revus à la baisse.

 

Le gouvernement entend notamment rationaliser les dépenses liées au transport, à l’hébergement, à la composition de la délégation et à la logistique.

 

L’objectif est de permettre à la sélection nationale de participer à la compétition tout en réduisant la facture pour les finances publiques.

 

Sauver la participation malgré les restrictions

 

Les Fauves doivent disputer leurs rencontres des éliminatoires entre le 21 septembre et le 6 octobre 2026, notamment face à la Mauritanie et au Burkina Faso.

 

Le gouvernement ne remet donc pas en cause la participation de la Centrafrique.

 

Il cherche plutôt à réduire les coûts nécessaires pour maintenir la sélection dans la compétition.

 

Cette décision traduit surtout les difficultés auxquelles l’État est confronté pour financer les activités qui ne relèvent pas directement des dépenses prioritaires.

 

Le football national se retrouve ainsi pris dans les mêmes contraintes budgétaires que plusieurs autres secteurs.

 

Une enveloppe de 254 millions devenue difficile à maintenir

 

Les 254 313 425 francs CFA prévus initialement représentent une somme importante dans un contexte où les ressources publiques restent fortement contraintes.

 

Le gouvernement veut donc revoir cette programmation avant les prochaines rencontres.

 

La réduction du budget pourrait concerner plusieurs postes de dépenses, sans remettre en cause la présence des Fauves aux éliminatoires.

 

Derrière cette décision administrative se dessine surtout une réalité plus large : la crise financière de l’État centrafricain frappe désormais aussi le sport.

 

Le gouvernement tente de maintenir la participation internationale des Fauves, mais avec des moyens financiers plus limités.

 

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Tension dans le village Yongoro : un habitant poignardé, un peul kidnappé, et la tension est vive

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Une tension oppose actuellement les communautés peule et chrétienne à Yongoro, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, après l’agression d’un habitant et l’enlèvement d’un membre de la communauté peule par un groupe des jeunes en colère.

 

Un habitant poignardé à Yongoro

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC auprès des témoins sur place, un habitant de Yongoro, localité située à environ 40 kilomètres de Bouar sur l’axe Bocaranga, a été poignardé, selon les habitants,  par un membre de la communauté peule.

 

Tension dans le village Yongoro : un habitant poignardé, un peul kidnappé, et la tension est vive
Capture d’écran de la vidéo des ouvriers du chantier minier de Yongoro en grève

 

Les circonstances précises de cette agression restent à établir. L’état de santé de la victime fait actuellement l’objet d’une attention particulière dans la localité.

À lire aussi : Centrafrique : à Yaloké, le criminel GBAKOUNDE Samuel refuse d’évacuer les concessions des familles musulmanes qu’il a confisquées depuis plus de 10 ans

 

À la suite de cette agression, des habitants ont à leur tour procédé à l’enlèvement d’un membre de la communauté peule. Celui-ci serait actuellement retenu par des habitants de Yongoro.

À lire aussi : Elysée Nguimalé : « Si nous voyons le chef de l’État danser avec son gouvernement devant de l’alcool, on se demande si c’est-ce que c’est ça travailler ? »

 

D’après les informations recueillies sur place, les personnes qui détiennent cet homme auraient indiqué suivre l’évolution de l’état de santé de la victime poignardée.

À lire aussi : Quand la Banque mondiale montre comment le Premier ministre Félix Moloua doit affronter la faillite cachée de l’ENERCA et de la SODECA

 

Une menace d’exécution en cas de décès

 

Les mêmes informations font état d’une menace visant l’otage. Ses ravisseurs auraient averti qu’ils pourraient l’exécuter si la victime de l’agression venait à décéder.

 

Cette situation fait craindre une succession de représailles entre les deux communautés. La présence d’un otage et les menaces rapportées rendent la situation particulièrement sensible dans cette localité.

 

Les autorités administratives et les forces de sécurité sont appelées à suivre de près l’évolution de la situation afin d’éviter une nouvelle escalade.

 

Un contexte déjà tendu à Yongoro

 

Cet incident intervient quelques semaines après les manifestations de colère des habitants autour du site minier de Yongoro. En juillet dernier, les ouvriers et orpailleurs locaux avaient protesté contre leur déguerpissement du chantier aurifère, dont l’exploitation devait être attribuée à des opérateurs chinois. 

 

La rédaction du CNC avait alors rapporté l’intervention des forces de sécurité sur le site et la colère des travailleurs locaux, qui dépendaient de cette activité minière pour leurs revenus. 

 

La nouvelle tension communautaire intervient donc dans une zone qui connaît déjà des difficultés liées à l’exploitation minière et aux rapports entre les différentes communautés présentes sur place.

 

À Yongoro, l’évolution de l’état de santé de la personne poignardée sera déterminante pour la suite de cette affaire, alors que le membre de la communauté peule reste présenté comme retenu en représailles. Faites glisser vers le haut ou le bas pour sélectionner une action personnalisée, puis touchez deux fois pour l’activer.

 

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Touadéra, né avant la honte : voilà comment le pouvoir rend sourd et aveugle à la soufrance

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 Dans les quartiers de Bangui et les villes de province, on le répète sans cesse : Faustin-Archange Touadéra est né avant la honte. Le 30 mars 2026, il a pris la parole pour célébrer une victoire qu’il qualifie effectivement sans la moindre honte d’incontestable.

 

Le 28 décembre 2025, le peuple centrafricain attendait un scrutin clair et transparent. Mais contre toute attente, il a assisté involontairement à un chaos  totale ce jour. Il a même  assisté au déplacement  massif des urnes que le pouvoir a préalablement  récupérées dans les bureaux de vote et transportées vers des endroits connus seulement des mafieux du pouvoir. Comme par exemple dans le sixième arrondissement de Bangui, le pouvoir les a

entreposé  dans la bases des sapeurs- pompiers avec tous les documents requis.

Touadéra, né avant la honte : voilà comment le pouvoir rend sourd et aveugle à la soufrance
Touadera en campagne de 2020

 

Même les procès-verbaux restaient bloqués, entreposés , voir même détruits  . L’Autorité Nationale des Élections n’a pas tout supervisé. Beaucoup de Centrafricains ont vu dans ces opérations une organisation qui n’avait rien d’un vote normal. Une semaine plus tard, la proclamation est arrivée : Touadéra vainqueur dès le premier tour.

 

Mais le dictateur, dans son discours d’investiture du 30 mars 2026, a déclaré avec gravité : « Le 28 décembre 2025, le peuple centrafricain a réaffirmé son attachement au suffrage universel en me renouvelant souverainement sa confiance pour un mandat de sept ans, dès le premier tour du scrutin présidentiel. Le quadruple scrutin organisé ce jour-là a été jugé libre, inclusif, transparent et équitable par toutes les missions d’observations et la communauté internationale, preuve de la maturité démocratique de notre pays. »

 

Il a parlé de victoire historique, de taux de participation record et s’est présenté comme le président démocratiquement élu de tous les Centrafricains, y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui.

 

Ces paroles ont surpris tous les centrafricains qui avaient participé à cette parodie électorale.

 

Même lors du débat Patara sur la Radio Ndékè Luka, les journalistes et débateurs ont interrogé le ministre conseiller Fidèle Gouandjika sur cette grosse parodie. Ils ont demandé comment une telle organisation avait pu avoir lieu dans notre pays en 2026? La réponse de monsieur Fidèle Gouandjika est venue : on procède comme dans certains pays européens, quelques urnes suffisent pour estimer le total, et le Conseil constitutionnel se charge du reste.  Lisez bien cette partie! Il a lui-même confirmé que l’ANE n’a pas comptabilisé tous les résultats, mais elle n’utilise que quelques échantillons pour estimer les résultats globaux, et c’est au conseil constitutionnel de tout comptabiliser. Incroyable! Cette explication n’avait jamais été entendue dans un pays africain, surtout en Centrafrique. Elle a laissé beaucoup de gens perplexes.

 

Le pouvoir place celui qui l’exerce dans une bulle. Il l’entoure de voix qui répètent qu’il reste populaire, qu’il a bien agi, qu’il est indispensable.

 

L’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle l’avait pourtant averti dès 2020 : attention aux sons de sirènes qui flattent autour du palais, car elles chantent souvent pour leurs propres intérêts.

 

Aujourd’hui, ces mêmes voix ont accompagné l’adoption d’une nouvelle Constitution qui a permis ce troisième mandat. Autour de Touadéra, on évoque l’exploitation des ressources du pays pour trente ans et la stabilité imposée.

 

Le peuple centrafricain, habitué aux épreuves, observe. Il voit les urnes qui n’ont pas été comptées publiquement, les mandataires qui ont rencontré des difficultés, les résultats validés loin des regards directs. Il entend les discours qui parlent de maturité démocratique alors que le déroulement du scrutin soulève encore des doutes chez beaucoup. La Centrafrique entre dans la VIIe République. Pour certains, c’est un nouveau départ. Pour d’autres, c’est la preuve que celui qui dirige finit par ne plus entendre les voix venues des quartiers et des provinces.

La vraie légitimité ne se proclame pas seulement dans un discours solennel. Elle se construit dans le respect du bulletin de vote, dans le comptage visible et dans l’écoute réelle de tous. Le peuple a la mémoire longue. Il jugera sur les actes posés au quotidien, bien au-delà des mots prononcés le 30 mars 2026.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : le gouvernement crée une cellule de veille communicationnelle à la sauce Wagner auprès de son porte-parole, le faux diplômé Évariste Ngamana pour tenter de le sauver des réseaux sociaux

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Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, ministre d’État à la Communication et porte-parole du gouvernement,  paniqué par le scandale de son faux doctorat, le marabout en chef crée une usine à trolls pour sa propre propagande.

 

Après s’être ridiculisé à chacune de ses sorties publiques par des discours infantiles et pathétiques, le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, tente un nouveau coup de force. Bombardé et lynché sur les réseaux sociaux en raison de ses mensonges répétés et de son prétendu doctorat en carton, le ministre d’État chargé de la Communication sombre dans la panique générale. Incapable de tenir une conférence de presse digne de ce nom et tétanisé par les critiques, le faussaire du régime a fait adopter en Conseil des ministres du 3 septembre 2026 la création d’une cellule de veille communicationnelle placée directement sous sa coupe.

 

Centrafrique : le gouvernement crée une cellule de veille communicationnelle à la sauce Wagner auprès de son porte-parole, le faux diplômé Évariste Ngamana pour tenter de le sauver des réseaux sociaux
Le grand sorcier de Carnot, Évariste Ngamana

 

Le faux diplômé Évariste Ngamana copie les méthodes de Wagner pour fabriquer sa propagande

 

Sous prétexte de renforcement et de coordination de la communication publique, cette nouvelle structure n’est rien d’autre qu’une tentative grossière d’imiter le système de troll de la milice Wagner. L’objectif caché du marabout du régime est de recruter une armée de jeunes, de les installer devant des téléphones et des ordinateurs financés par le contribuable centrafricain, afin de créer des faux comptes en masse.

 

À lire aussi : Bangui : l’interminable combat des déplacés musulmans  de Bégoua pour leurs propriétés confisquées de force lors des événements des Séléka et anti-balaka de 2013 – 2014

Le projet de décret présenté par le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, prétend organiser une prétendue structure d’appui à la décision. En réalité, le ministre en détresse cherche désespérément à redorer son image ternie et à étouffer le scandale grandissant de ses faux diplômes qui agite l’opinion publique.

 

À lire aussi : Pas de marché, pas d’agriculture : Yalinga meurt de faim pendant que Bangui et ses partenaires font semblant de développer

Une fabrique de mensonges financée par les deniers publics

 

Selon le compte rendu officiel, cette cellule aurait pour mission d’analyser les informations et de traquer les rumeurs. En pratique, le faux diplômé Évariste Ngamana veut utiliser l’appareil d’État pour organiser sa propre promotion individuelle et insulter ses contradicteurs sur les plateformes numériques.

 

Le dispositif doit soi-disant permettre d’apporter des réponses institutionnelles rapides. Mais quelle crédibilité peut avoir une communication pilotée par un individu déjà cuit et discrédité avant même sa nomination ? Les citoyens centrafricains ne sont pas dupes face aux gesticulations d’un porte-parole en perdition.

 

Un ministre déjà maudit et chassé de l’Assemblée nationale

 

La tentative du marabout de Carnot de blanchir son image par une milice de trolls numériques est vouée à un échec cinglant. Le faux diplômé Évariste Ngamana oublie qu’il est déjà politiquement mort et démasqué. Avant même de squatter le ministère de la Communication, il avait été violemment expulsé et chassé de l’Assemblée nationale par le président de l’institution parlementaire, qui l’accusait ouvertement d’avoir tenté de l’assassiner un épisode sombre qui lui a valu son surnom mérité de « grand sorcier de Carnot ».

 

Malgré l’approbation de ce décret par le Conseil des ministres et son envoi imminent à la signature du président Faustin-Archange Touadéra, aucune usine à trolls et aucun budget d’État ne pourront effacer la réalité : Évariste Ngamana reste un faux docteur, un imposteur de la République et le grand sorcier de Carnot définitivement démis par le peuple et la vérité.

 

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Centrafrique : plus de dix ans après, où en est l’affaire du don angolais impliquant Catherine Samba-Panza ?

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Plus de dix ans après l’affaire dite « Angola Gate », le rapport attendu de la Cour des comptes sur l’utilisation du don angolais reste introuvable dans l’espace public. Le dossier avait pourtant fait l’objet d’un examen et Catherine Samba-Panza avait été entendue.

 

L’affaire remonte à la période de transition dirigée par Catherine Samba-Panza. L’Angola avait apporté une importante aide financière à la République centrafricaine, dans un contexte marqué par la crise politique et sécuritaire qui suivait la chute de François Bozizé.

 

Centrafrique : plus de dix ans après, où en est l’affaire du don angolais impliquant Catherine Samba-Panza ?

 

Dans une interview réalisée en 2020, soit plusieurs années après les faits, l’ancienne présidente de transition était revenue sur cette affaire et avait rejeté les accusations de détournement.

 

Interrogée sur l’« Angola Gate », Catherine Samba-Panza avait expliqué que les fonds angolais avaient été accordés dans le cadre d’une décision prise par les chefs d’État de la sous-région. Elle avait précisé que l’aide devait notamment permettre de soutenir la Mission internationale de soutien à la Centrafrique ainsi que le fonctionnement de l’État.

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Selon ses explications, l’Angola avait versé son appui en plusieurs tranches. Les autorités centrafricaines avaient rencontré des difficultés pour convertir les fonds en francs CFA sur le territoire national. Une partie des opérations avait donc été effectuée au Cameroun, notamment à travers Ecobank à Douala.

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Catherine Samba-Panza avait également affirmé que les fonds avaient servi à plusieurs dépenses publiques. Elle avait notamment cité le paiement des bourses, des pensions, des salaires ainsi que des dépenses liées à la sécurité et au renseignement.

 

L’ancienne présidente avait aussi assuré que les pièces comptables existaient et qu’il n’y avait pas eu de détournement. Elle avait expliqué que certaines dépenses effectuées hors budget avaient ensuite été régularisées.

 

Mais ces explications données par l’ancienne présidente de transition ne constituent pas les conclusions du contrôle qui devait être effectué par la Cour des comptes.

 

C’est précisément à ce niveau que le dossier reste aujourd’hui sans réponse publique.

 

La Cour des comptes avait été saisie de l’affaire. Catherine Samba-Panza avait été appelée à fournir des explications et le dossier avait fait l’objet de démarches au cours des années qui ont suivi. Des éléments avaient été demandés à l’ancienne présidente de transition afin de permettre aux institutions compétentes d’examiner l’utilisation des fonds.

 

Plus de dix ans après les faits, une question demeure donc entière : qu’est devenu le dossier de l’Angola Gate ?

 

Où est le rapport de la Cour des comptes ? Le contrôle a-t-il été achevé ? Quelles conclusions ont été tirées de l’examen des pièces comptables ? Les différentes personnes entendues dans le cadre du dossier ont-elles reçu une réponse officielle ?

 

Aucune conclusion publique de la Cour des comptes permettant de refermer définitivement ce dossier n’est aujourd’hui disponible.

 

Cette absence de rapport public laisse donc l’affaire dans une situation particulière. La version de Catherine Samba-Panza est connue. Les accusations qui avaient alimenté la polémique sont également connues. Les investigations de la Cour des comptes avaient été annoncées et des démarches avaient été engagées. Mais leurs conclusions restent inconnues du public.

 

En 2020, Catherine Samba-Panza avait encore défendu sa gestion des fonds angolais et donné sa version des faits. Six ans plus tard, alors que l’affaire remonte désormais à plus de douze ans, la même question reste posée : qu’est devenu l’Angola Gate et pourquoi le rapport de la Cour des comptes n’est-il toujours pas public ?

 

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Centrafrique : l’État englouti par la dette, le système économique au bord de l’effondrement

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La Centrafrique cherche 27,5 milliards FCFA sur le marché régional tout en procédant au rachat anticipé de 10 milliards FCFA de dette. Une mécanique qui confirme l’étau financier dans lequel l’État centrafricain géré par des bras cassés de la septième république s’enferme.

 

La dette pour payer la dette : la spirale infernale d’un pouvoir aux abois

 

L’État centrafricain n’emprunte plus pour bâtir, il s’endette désormais pour honorer ses dettes. Après une décennie de gestion calamiteuse, le Trésor public s’enfonce dans une cavalerie budgétaire vertigineuse où chaque nouvel emprunt sert uniquement à éteindre l’incendie du précédent.

 

Centrafrique : l’État englouti par la dette, le système économique au bord de l’effondrement

 

Le piège s’est refermé de manière catastrophique sur les finances publiques centrafricaines. Il ne s’agit plus d’une simple tension de trésorerie, mais de l’incapacité structurelle d’un régime à financer son propre fonctionnement sans tendre la sébile sur les marchés financiers.

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Pour éviter le défaut de paiement immédiat, le pouvoir des bras cassés de la septième république injecte des liquidités de fraîche date afin de liquider des créances arrivées à terme. Cette fuite en avant expose le pays à une accumulation d’intérêts colossaux qui achèvent d’asphyxier le budget national.

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Chaque échéance financière qui tombe ressemble à un couperet. L’administration tourne à vide, les caisses sont vides, et la recherche de liquidités devient l’unique boussole d’un gouvernement incapable d’anticiper le désastre.

 

Cette frénésie d’emprunts transforme la dette en une chaîne invisible mais indestructible. Le Trésor public se retrouve pieds et poings liés face aux exigences des créanciers, condamnant le pays à une paralysie totale.

 

Le navire centrafricain dérive sans cap : payer les factures d’hier engloutit l’intégralité des ressources de demain.

 

Les 27,5 milliards FCFA : l’illusion d’une bouffée d’air dans un océan de ruines

 

Présenter la quête de ces 27,5 milliards FCFA sur le marché régional comme une opération financière ordinaire relève de la pure mystification politique.

 

Cette manœuvre désespérée masque à peine le délabrement profond des comptes publics.

 

Pendant que Bangui tente d’extorquer de nouveaux crédits, le Trésor court après 10 milliards FCFA pour racheter à la hâte des titres expirant en fin d’année.

 

C’est le sommet de l’impuissance financière : l’État fait de la haute voltige budgétaire simplement pour maintenir sous perfusion une administration exsangue.

 

Pas un seul centime de ces sommes faramineuses n’ira à la reconstruction de la nation.

 

La totalité de cet argent sera immédiatement dévorée par les banques créancières et les charges de remboursement.

 

Dès lors, le constat est sans appel : comment construire la moindre route, rénover des hôpitaux délabrés ou équiper des écoles à l’abandon quand chaque franc collecté disparaît instantanément dans le puits sans fond du désendettement ?

 

Un budget totalement paralysé par le train de vie de l’État et la sécurité du régime

 

La machine administrative absorbe désormais la totalité des recettes directes, ne laissant que des miettes au reste de la nation.

 

Les salaires des fonctionnaires et les dépenses d’impayés prioritaires bouffent l’intégralité du budget disponible.

 

À cette charge asphyxiante s’ajoute le coût exorbitant de la sécurité du régime, marqué par des versements massifs et prioritaires aux mercenaires étrangers de Wagner et Africa Corps. Pendant que ces groupes paramilitaires pompent les dernières liquidités du pays, le réseau routier s’effondre, plongeant les provinces dans un isolement critique.

 

Ce choix politique suicidaire condamne définitivement les investissements productifs à la ruine.

 

L’État ne produit plus aucune valeur, il consomme frénétiquement ses propres ressources pour maintenir un mirage d’autorité.

 

Obligé de mendier de nouveaux crédits pour payer ses factures courantes, le pouvoir crée de lui-même les conditions de sa propre faillite.

 

Le piège est désormais parfait, scellé par l’incompétence et la quête de survie politique.

 

Quand l’endettement sert à financer le néant et la survie du régime

 

L’endettement n’a plus rien à voir avec un levier d’investissement stratégique ou de modernisation des infrastructures.

 

Lorsqu’un pays s’endette pour construire des centrales électriques ou des voies ferrées, la richesse créée rembourse naturellement le crédit.

 

Ici, l’emprunt sert uniquement à maintenir un pouvoir sous perfusion et à payer le fonctionnement d’un appareil d’État inefficace.

 

Ce mode de gestion stérile ne génère aucun retour sur investissement, condamnant la population à payer la facture sans jamais en voir les bénéfices.

 

Chaque somme levée est consumée à l’instant même de sa réception, obligeant les dirigeants à repartir immédiatement en campagne de mendicité financière.

 

Une nouvelle dette chasse la précédente.

 

L’échéance suivante arrive encore plus vite.

 

Les taux d’intérêt grimpent en flèche à mesure que la signature de l’État perd toute crédibilité.

 

L’économie nationale est prise en otage par cette dérive infernale.

 

L’assèchement du secteur privé : les banques captées par le Trésor public

 

Ce naufrage financier ravage de plein fouet l’initiative privée locale.

 

Les banques commerciales d’Afrique centrale, frileuses face au risque, préfèrent prêter leurs liquidités au Trésor public à des taux très lucratifs.

 

Pendant ce temps, les petites et moyennes entreprises centrafricaines se voient refuser le moindre centime pour développer leurs activités.

 

Comment un entrepreneur local peut-il survivre quand les banques préfèrent financer le déficit permanent de l’État plutôt que l’économie réelle ?

 

Le risque de faillite pour une entreprise privée est jugé trop élevé par des établissements bancaires devenus les rentiers du déficit public.

 

L’État assoiffé de cash pompe la totalité des liquidités disponibles sur le marché financier.

 

Cette situation condamne le tissu économique national à une asphyxie lente et irréversible.

 

L’État vampire : l’asphyxie programmée des entrepreneurs locaux

 

En devenant l’unique demandeur de capitaux sur le marché, le gouvernement ruine tout espoir d’émergence d’un secteur privé fort.

 

Les banques régionales ferment leurs guichets aux projets porteurs de la jeunesse et des commerçants locaux pour nourrir l’ogre public.

 

Les conséquences sur le quotidien des Centrafricains sont désastreuses.

 

L’investissement privé est au point mort absolu.

 

La création d’emplois décents s’est totalement volatisée, laissant la jeunesse face au chômage de masse et à la misère.

 

Sans production locale, le pays s’enfonce dans une dépendance totale vis-à-vis des importations coûteuses.

 

C’est un cercle vicieux implacable : l’État ruine les entreprises qui auraient pu lui apporter des recettes fiscales, se condamnant à s’endetter encore plus.

 

Une masse salariale disproportionnée pour une poignée de privilégiés

 

L’équation budgétaire du pays révèle une injustice sociale effrayante.

 

Plus de 80 % des recettes propres de l’État sont engloutis par les soldes de quelques dizaines de milliers de fonctionnaires.

 

Cette poignée d’agents publics capte la quasi-totalité de la richesse nationale au détriment de plus de six millions de Centrafricains abandonnés à leur sort.

 

Le problème ne réside pas dans le droit des fonctionnaires à percevoir un salaire, mais dans l’incapacité du pouvoir à élargir l’assiette économique du pays.

 

L’État est devenu un simple guichet de distribution de soldes pour une minorité, incapable de fournir l’eau, l’électricité ou la sécurité au reste de la population.

 

Faute de recettes diversifiées, le pays refuse d’affronter sa réalité et s’enferme dans l’illusion d’un fonctionnement normal.

 

Résultat : la majorité silencieuse croupit dans le dénuement pendant que l’État s’endette pour payer ses cadres.

 

Une fiscalité exsangue dans une économie totalement informelle

 

Sous le fardeau de dix années de mauvaise gouvernance, la capacité du pays à générer ses propres recettes fiscales s’est totalement effondrée.

 

Sans industrie, sans secteur privé structuré et avec une économie informelle qui règne en maître, l’État tente de presser une éponge déjà sèche.

 

Les fonctions régaliennes de base ne sont même plus assurées correctement sans le soutien à bout de bras de la communauté internationale.

 

Pourtant, le train de vie du pouvoir et ses engagements financiers hors de portée ne faiblissent pas.

 

Face au vide des caisses publiques, le recours compulsif à l’emprunt est devenu l’unique mode de gestion gouvernemental.

 

Mais multiplier les bons du Trésor ne créera jamais la moindre usine ni la moindre recette fiscale durable.

 

C’est reculer pour mieux sauter, en alourdissant chaque jour la dette que devront payer les générations futures.

 

La facture s’allonge irrémédiablement pendant que l’appareil productif reste au niveau zéro.

 

Le développement immolé sur l’autel de la dette et des salaires

 

La trajectoire économique de la Centrafrique est désormais totalement verrouillée.

 

D’un côté, le pouvoir doit maintenir le paiement des salaires pour éviter une explosion sociale immédiate dans la capitale.

 

De l’autre, il doit cracher au bassin chaque mois pour honorer le service de la dette et payer ses parrains sécuritaires.

 

Au milieu de ce désastre, le développement du pays a été purement et simplement rayé de la carte.

 

Pistes rurales défoncées, hôpitaux sans médicaments, écoles publiques en ruines, délestages électriques permanents : le pays est en plein chaos infrastructurel.

 

Toutes les ressources qui devraient servir à sortir la population de la misère absolue sont siphonnées par les créanciers et les dépenses courantes.

 

La Centrafrique continue de s’endetter lourdement sans injecter un seul centime dans ce qui pourrait sauver son avenir.

 

Une souveraineté nationale bradée au marché financier régional

 

Ce recours frénétique au marché des titres publics place la gestion du pays sous le diktat direct des banquiers et des investisseurs régionaux.

 

Pour obtenir leurs faveurs, le Trésor public doit accepter des taux d’intérêt usuraires qui achèvent de ruiner les finances de la nation.

 

La politique économique du gouvernement n’est plus décidée à Bangui en fonction des besoins du peuple, mais sous la pression des échéanciers financiers.

 

Chaque mois apporte son lot de panique financière et de négociations de la dernière chance.

 

Si le marché régional ferme le robinet, c’est la faillite immédiate et le krach financier pour l’ensemble du système.

 

Le pays a perdu toute marge de manœuvre, réduit à mendier l’accord des banques pour boucler ses fins de mois.

 

Cette dépendance financière totale détruit les derniers vestiges de la souveraineté nationale.

 

Dix ans de pouvoir : le bilan d’un effondrement économique global

 

La Centrafrique ne fait pas seulement face à une crise budgétaire passagère, elle traverse l’effondrement pur et simple de son modèle économique.

 

Le constat après une décennie de gestion est accablant : des recettes fiscales au plus bas, des infrastructures en ruine totale, une croissance nulle et un surendettement massif.

 

Chaque emprunt contracté aujourd’hui vient sceller un peu plus le destin du pays en hypothéquant ses rares ressources futures.

 

La boucle est désormais bouclée : l’absence d’investissement détruit la croissance, la baisse de la croissance ruine les recettes, et le vide des caisses force à un endettement suicidaire.

 

Pendant que les dirigeants célèbrent le succès d’une levée de fonds à des taux prohibitifs, le pays réel s’enfonce inexorablement dans le chaos.

 

L’opération financière de 27,5 milliards FCFA n’est que l’acte final d’une faillite orchestrée : la chronique d’un État qui brûle ses vaisseaux pour payer ses dettes, pendant que l’économie nationale touche définitivement le fond.

 

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Réintégration de Dologuélé dans la nationalité centrafricaine : Crépin Mboli-Goumba démonte le raisonnement du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana

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Crépin Mboli-Goumba conteste l’argumentaire du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana sur la réintégration d’Anicet Georges Dologuélé dans la nationalité centrafricaine et renvoie le porte-parole du gouvernement à la décision du Conseil constitutionnel du 14 novembre 2025.

 

Dans un aide-mémoire adressé au ministre d’État chargé de la Communication, le coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) reconnaît que le Code de la nationalité prévoit une procédure de réintégration. Mais il estime que cette procédure ne peut pas être appliquée à Dologuélé sans répondre à une question préalable : a-t-il juridiquement perdu sa nationalité centrafricaine ?

Réintégration de Dologuélé  dans la nationalité centrafricaine : Crépin Mboli-Goumba démonte le raisonnement du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

Cette distinction est au cœur de la controverse entre les deux lectures du dossier.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana part d’une perte de nationalité

 

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Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana soutient que Dologuélé a perdu sa nationalité centrafricaine après avoir acquis la nationalité française. Selon lui, l’intéressé doit donc demander sa réintégration. Cette demande doit être adressée au président de la République et suivie d’une enquête avant qu’un décret puisse éventuellement prononcer sa réintégration.

 

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Le porte-parole du gouvernement en tire une conséquence politique directe : si Dologuélé ne fait pas cette démarche, il ne disposerait plus de la qualité nécessaire pour continuer à exercer son mandat de député.

 

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Crépin Mboli-Goumba conteste cette construction.

 

Pour lui, la question de la réintégration ne peut pas être posée avant d’avoir établi juridiquement la perte de nationalité.

 

Une procédure qui suppose d’abord une perte juridiquement établie

 

Mboli-Goumba ne nie pas l’existence de la procédure prévue par le Code de la nationalité.

 

Le texte de 1961 prévoit effectivement des dispositions relatives à la perte de nationalité ainsi qu’une procédure de réintégration par décret après enquête.

 

Mais l’existence de cette procédure ne signifie pas automatiquement que toute personne ayant détenu une nationalité étrangère doit demander sa réintégration.

 

Il faut d’abord déterminer si cette personne a juridiquement perdu sa nationalité centrafricaine.

 

C’est précisément sur ce point que l’avocat renvoie le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana au Conseil constitutionnel.

 

Le Conseil constitutionnel avait déjà examiné le cas Dologuélé

 

La candidature de Dologuélé à l’élection présidentielle de 2025 avait été contestée, notamment en raison de sa situation au regard de la nationalité.

 

Dans sa décision n°14/CC/25 du 14 novembre 2025, le Conseil constitutionnel s’était déclaré compétent pour examiner le contentieux relatif aux candidatures présidentielles et avait rejeté la requête visant notamment Dologuélé.

 

Le Conseil avait notamment examiné l’argument selon lequel Dologuélé aurait perdu sa nationalité centrafricaine après l’acquisition de la nationalité française et devait, pour cette raison, solliciter une réintégration.

 

Selon l’analyse développée dans l’aide-mémoire de Mboli-Goumba, le Conseil avait relevé qu’aucun décret n’avait formellement constaté la perte de la nationalité centrafricaine de Dologuélé.

 

Il avait également considéré que cette perte ne pouvait pas être traitée comme automatique dans les conditions examinées.

 

Le Conseil en avait déduit que Dologuélé ne pouvait pas être soumis aux formalités de réintégration en l’absence de l’acte juridique constatant sa perte de nationalité.

 

Le point qui oppose directement le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana au Conseil constitutionnel

 

C’est ici que le raisonnement du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana devient contestable au regard de la décision constitutionnelle.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana raisonne ainsi : Dologuélé a perdu sa nationalité, donc il doit demander sa réintégration.

 

La décision du Conseil constitutionnel conduit à poser la question autrement : où est l’acte juridique établissant que Dologuélé a perdu sa nationalité centrafricaine et permettant de lui imposer ensuite une procédure de réintégration ?

 

Cette différence n’est pas secondaire.

 

Elle touche au fondement même de la démarche réclamée aujourd’hui à l’opposant.

 

Une procédure de réintégration suppose une perte préalable de nationalité. Si cette perte n’a pas été juridiquement constatée dans les conditions retenues par le Conseil constitutionnel, la demande de réintégration ne peut pas être présentée comme une simple formalité administrative obligatoire sans expliquer cette contradiction.

 

Le Tribunal de grande instance avait pourtant annulé son certificat

 

Le dossier comporte une autre décision que Mboli-Goumba ne cherche pas à effacer.

 

Le 16 octobre 2025, le Tribunal de grande instance de Bangui avait annulé le certificat de nationalité de Dologuélé. Cette décision s’appuyait notamment sur les dispositions du Code de la nationalité relatives à l’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère.

 

Cette décision avait alimenté la controverse sur la nationalité de l’ancien Premier ministre.

 

Mais quelques semaines plus tard, le Conseil constitutionnel a été appelé à se prononcer sur cette question dans le cadre du contentieux de la présidentielle.

 

Il a examiné l’argument relatif à la réintégration et rejeté la requête contestant notamment la candidature de Dologuélé.

 

Le débat actuel ne peut donc pas s’appuyer uniquement sur la décision du Tribunal de grande instance en écartant celle du Conseil constitutionnel.

 

L’article 147 complique davantage la position du gouvernement

 

Crépin Mboli-Goumba insiste également sur l’article 147 de la Constitution du 30 août 2023.

 

Cette disposition prévoit que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours et qu’elles s’imposent aux pouvoirs publics ainsi qu’aux autorités administratives, militaires et juridictionnelles.

 

Pour Mboli-Goumba, la conséquence est claire : la décision du 14 novembre 2025 ne peut pas être traitée comme une simple opinion juridique.

 

Elle a été rendue par l’institution compétente dans le cadre du contentieux de l’éligibilité présidentielle. L’administration doit donc expliquer comment elle peut aujourd’hui adopter une position qui revient à traiter Dologuélé comme ayant définitivement perdu sa nationalité et à lui imposer une réintégration, alors que le Conseil constitutionnel avait écarté cet argument dans le contentieux de sa candidature.

 

La demande adressée à Touadéra devient le véritable enjeu

 

Le débat prend également une dimension politique avec la formulation utilisée par les responsables du pouvoir.

 

Fidèle Gouandjika avait précédemment demandé à Dologuélé de reconnaître la victoire de Touadéra et de solliciter sa réintégration.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana a repris l’exigence d’une demande adressée au président de la République, tout en affirmant qu’il ne s’agit pas d’une faveur présidentielle mais d’une procédure prévue par la loi.

 

Crépin Mboli-Goumba replace cette demande dans le cadre institutionnel.

 

Pour lui, avant d’exiger de Dologuélé qu’il écrive au chef de l’État, il faut établir la base juridique qui rend cette lettre nécessaire.

 

La question n’est donc pas de savoir si une procédure de réintégration existe. Elle existe.

 

La question est de savoir si Dologuélé doit être soumis à cette procédure après la décision du Conseil constitutionnel du 14 novembre 2025.

 

Une menace directe sur le mandat de député

 

Les propos du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana vont au-delà de la question administrative.

 

En affirmant que Dologuélé n’aurait plus aucune nationalité pour continuer à siéger à l’Assemblée nationale s’il refuse de demander sa réintégration, le porte-parole du gouvernement établit un lien direct entre la controverse sur la nationalité et le mandat parlementaire.

 

Cette position ouvre la voie à une éventuelle contestation de son siège.

 

Pour Mboli-Goumba, cette conséquence ne peut pas être tirée par simple déclaration.

 

Il faut une base juridique et une procédure correspondant aux règles applicables au mandat parlementaire.

 

Dologuélé est devenu député après la validation de sa candidature présidentielle par le Conseil constitutionnel. Remettre aujourd’hui en cause sa qualité de citoyen et, par conséquent, son mandat exige donc de résoudre la contradiction entre les décisions et les positions institutionnelles successives.

 

Une bataille désormais institutionnelle

 

L’intervention de Crépin Mboli-Goumba transforme ainsi le débat.

 

Le gouvernement affirme que Dologuélé doit demander sa réintégration.

 

Mboli-Goumba répond que cette exigence ne peut être séparée de la décision du Conseil constitutionnel qui avait examiné précisément la question de sa nationalité et de sa réintégration.

 

L’article 147 ajoute une difficulté supplémentaire pour le gouvernement : les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent aux pouvoirs publics et aux autorités administratives.

 

Le véritable enjeu n’est donc plus seulement de savoir si Dologuélé acceptera d’écrire au président Touadéra.

 

Il est de déterminer quelle autorité peut aujourd’hui considérer qu’il a perdu sa nationalité, sur quel acte juridique elle fonde cette position et comment cette interprétation peut s’articuler avec la décision du Conseil constitutionnel du 14 novembre 2025.

 

À travers cette controverse, le dossier de la nationalité devient aussi celui du maintien de Dologuélé à l’Assemblée nationale. La demande de réintégration réclamée par le pouvoir apparaît ainsi comme une étape potentielle dans une procédure susceptible de remettre en cause son mandat.

 

Par Alain Nzilo

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Enquête : comment Harol Beranger Toufeina, étudiant, cousin du Doyen Azoumaye, est devenu le maître occulte de la Faculté des lettres et sciences humaines de Bangui

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Clés de l’administration, faux bordereaux bancaires, chantage aux téléphones, trafic de notes, don détourné : Harol Beranger Toufeina construit un empire parallèle à la faculté des lettres de Bangui, à l’abri de son cousin, le doyen Jean-Claude Azoumaye.

Un étudiant devenu incontournable

Harol Beranger Toufeina s’inscrit en anthropologie à la faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Bangui. Son parcours universitaire prend rapidement une tournure inhabituelle. Cousin du doyen Jean-Claude Azoumaye, il accumule des responsabilités administratives sans lien avec son statut d’étudiant, année après année.

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Cette ascension informelle débute bien avant son passage officiel au service de scolarité. Elle s’appuie sur un seul ressort : le lien familial qui l’unit au doyen de la faculté.

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Les clés de tout un établissement entre les mains d’un étudiant

Toufeina détient les clés des salles de classe et de l’administration de la faculté pendant plusieurs années. Cette responsabilité, habituellement confiée à l’appariteur officiel, reste concentrée entre ses seules mains. Il peut ainsi ouvrir ou fermer les salles selon sa propre volonté, en dehors de tout contrôle hiérarchique.

Un épisode survenu en mai 2025 démontre les risques de cette organisation. Un étudiant en deuxième année d’anthropologie, Bourève, reçoit les clés à la place de l’appariteur. Ces clés disparaissent ensuite pendant plusieurs heures, le temps que professeurs et étudiants attendent devant des salles fermées. Deux journées complètes de cours sont perdues dans cette confusion.

Le secrétariat par intérim et les premières disparitions d’argent

Pendant le congé du secrétaire permanent de la faculté, le doyen Azoumaye choisit Toufeina pour assurer l’intérim, plutôt que de désigner un autre membre du personnel administratif. Des disparitions d’argent sont constatées au retour du secrétaire permanent. Ces faits restent sans suite, ni interne ni judiciaire.

Cette période marque aussi le début d’un trafic autour des inscriptions. Toufeina vend directement des fiches de quittance aux étudiants pendant qu’il occupe ce poste, en dehors des procédures normales de la faculté.

Enquête : comment Harol Beranger Toufeina, étudiant, cousin du Doyen Azoumaye, est devenu le maître occulte de la Faculté des lettres et sciences humaines de Bangui

 

Le transfert à la scolarité et l’organisation d’un système de fraude bancaire

Après avoir terminé son cursus en anthropologie depuis près d’un an, Toufeina est transféré par son cousin au service de scolarité. Ce poste lui donne un accès direct aux dossiers d’inscription de l’ensemble des étudiants de la faculté.

Il met alors en place un système structuré de détournement. Chaque étudiant frappé d’une pénalité de 15 000 francs CFA doit normalement régler ce montant à la banque BGFI, installée sur le campus, puis rapporter le reçu officiel pour compléter son dossier. Toufeina contourne cette procédure. Il récupère lui-même l’argent en espèces auprès des étudiants, puis fabrique de faux bordereaux de versement portant un cachet imitant celui de la BGFI.

Le chef du service de scolarité découvre l’anomalie en examinant plusieurs dossiers. Il constate une différence entre le cachet apposé sur ces bordereaux et celui habituellement utilisé. Une vérification auprès de la banque BGFI confirme la fraude : le cachet est fabriqué, sans aucun lien avec l’établissement bancaire. Toufeina prend la fuite vers une destination inconnue dès que cette découverte est faite.

Un train de vie qui ne correspond à aucun revenu déclaré

Toufeina n’occupe officiellement aucun poste rémunéré au sein de l’université. Son statut reste celui d’un étudiant, sans salaire ni contrat de travail. Son mode de vie contredit pourtant cette situation.

Il possède cinq motos exploitées en taxi-moto, une activité commerciale qu’il supervise personnellement. Son domicile comprend un congélateur de 600 litres et un poste de télévision, des équipements qui interpellent son entourage depuis plusieurs mois. Cet enrichissement coïncide avec sa prise de fonction au service de scolarité et avec la période où le système de faux bordereaux se développe.

Le chantage aux téléphones pendant les examens

Pendant les périodes d’évaluation, Toufeina collecte systématiquement les téléphones des étudiants avant chaque épreuve. Il remet ensuite ces appareils au chef du département d’anthropologie. Ce dernier réclame de l’argent aux étudiants pour la restitution de leur téléphone : 5 000 francs CFA pour un smartphone Android, 2 000 francs CFA pour un téléphone à clavier simple.

Toufeina partage l’argent collecté avec le chef du département. Cette collaboration s’étend au-delà de la simple confiscation des téléphones. Elle sert également à faciliter le passage d’étudiants en année supérieure moyennant paiement, en coordination avec l’équipe de saisie des résultats de la faculté.

Le trafic de notes et les passages sans examen

Un étudiant nommé Johan accède à une classe supérieure sans avoir composé aucun examen. Toufeina gère personnellement ce dossier auprès de l’équipe de saisie, permettant à cet étudiant de monter en deuxième année de sociologie sans justification académique.

Toufeina intervient également dans la fabrication de fausses revues de notes pour d’autres étudiants, moyennant rémunération. Cette pratique s’appuie sur sa connivence avec l’équipe chargée de la saisie informatique des résultats, mise en place directement par le doyen Azoumaye.

Le don de Priska Mamadou détourné et revendu

Lors des élections législatives du 28 décembre dernier, Priska Mamadou, épouse du chef d’état-major et candidate dans le premier arrondissement, offre un don de matériel à la faculté des lettres. Photocopieurs, fournitures de bureau, rames de papier et chemises cartonnées composent cette livraison, destinée aux étudiants et au personnel.

Toufeina s’empare de la totalité de ce matériel et le revend intégralement. Aucune trace de ce don ne profite finalement à la faculté ni à ses étudiants.

Un doyen informé qui ferme les yeux

L’ensemble de ces affaires remonte, à un moment ou un autre, jusqu’au bureau du doyen Azoumaye. Aucune sanction n’est prise contre son cousin, quelle que soit la gravité des faits rapportés. Cette absence de réaction constitue un schéma répété depuis l’arrivée d’Azoumaye à la tête de la faculté en janvier 2022.

Le doyen adopte progressivement une gestion solitaire de l’établissement, sans consulter les chefs de département. Il met en place une cellule informatique rattachée directement à son bureau pour la gestion des notes d’examen, écartant les responsables académiques de ce processus. Il confie également la surveillance de certains examens à des étudiants plutôt qu’à des professeurs, une pratique qui alimente les tensions avec les chefs de département.

L’intervention du président Touadéra, un précédent connu des autorités

L’année dernière, le président Faustin-Archange Touadéra, qui enseigne également à l’université de Bangui, se rend à la faculté pour une visite protocolaire. À son arrivée, il interpelle directement un doyen au sujet de l’argent réclamé aux doctorants pour leurs dossiers universitaires. Le président ordonne le remboursement immédiat de tous les étudiants concernés, dans une ambiance de tension visible devant l’ensemble du personnel présent ce jour-là.

Cet épisode démontre que les pratiques dénoncées autour de Toufeina et du doyen Azoumaye s’inscrivent dans un climat déjà connu des plus hautes autorités universitaires du pays.

Une faculté sans réponse institutionnelle

Le rectorat de l’université de Bangui reste informé de la situation depuis plusieurs mois, sans qu’aucune mesure concrète ne soit annoncée. Les chefs de département, qui organisent les emplois du temps malgré une pénurie chronique de salles, voient leurs efforts régulièrement compromis par les décisions unilatérales du doyen Azoumaye.

Les étudiants de la faculté des lettres et sciences humaines continuent de subir les conséquences de cette gestion familiale de l’établissement. Harol Beranger Toufeina demeure, à ce jour, en fuite, tandis que son cousin conserve son poste de doyen sans avoir répondu publiquement aux accusations qui pèsent sur son entourage proche…

Par Alain Nzilo

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La terreur par des tirs d’armes: la stratégie de traumatisme sonore des mercenaires russes dans le Haut-Mbomou

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Dans le Haut-Mbomou, les mercenaires russes et les soldats de l’armée nationale imposent désormais une terreur psychologique par des tirs massifs d’armes lourdes et légères injustifiés, plongeant délibérément les populations de ladite préfecture dans une angoisse quotidienne permanente.

 

En effet, depuis plusieurs mois, le quotidien des habitants de la préfecture du Haut-Mbomou est devenu un enfer et psychologique, dicté par les armes de ceux qui sont censés assurer la sécurité. À Mboki, Obo, Zemio, comme à Bambouti, un même mode opératoire se répète régulièrement. Les mercenaires russes, appuyés par les soldats des Forces armées centrafricaines, déclenchent de manière intempestive des salves de tirs assourdissants, utilisant un arsenal d’armes légères et lourdes sans aucune raison opérationnelle.

 

La terreur par des tirs d’armes: la stratégie de traumatisme sonore des mercenaires russes dans le Haut-Mbomou
Les mercenaires russes du groupe Wagner prenant position de tirs à Alindao, dans la Basse-Kotto. Photo CNC

Ces détonations débutent souvent dès le matin, ou dans la soirée, plongeant instantanément les villes dans la panique. Pour une population civile déjà habituée aux violences et aux assauts répétés des miliciens azandés, ces bruits de guerre ne peuvent signifier qu’une chose : une nouvelle attaque imminente contre leurs localités. L’effet est immédiat, tout le monde se barricade, les parents cachent leurs enfants et l’activité économique s’arrête net. Les rues se vident en quelques minutes, la population restant terrée chez elle dans l’attente d’un assaut qui n’existe pas.

 

Pendant environ une heure, le déluge de feu continue, puis le silence revient aussi soudainement qu’il a commencé. Les auteurs de ces tirs reprennent ensuite leurs occupations comme si de rien n’était, circulant librement dans des rues totalement paralysées. Les habitants, prudents, doivent attendre de longues périodes pour vérifier la situation avant de oser pointer le nez dehors, ruinant ainsi des journées entières de travail et d’école.

 

Le cas survenu à Zemio le jeudi 28 mai en est la nouvelle preuve. En pleine journée, les forces conjointes ont ouvert le feu massivement, prolongeant les tirs jusque dans les quartiers de la mission AIM. Les détonations en rafale ont persuadé la population qu’un affrontement direct se déroulait au cœur de la ville, ravivant les pires souvenirs des incursions de milices. Une fois de plus, après ce vacarme destructeur pour les nerfs, les tireurs se sont arrêtés d’eux-mêmes, laissant la ville prostrée.

 

La situation prend une tournure encore plus extrême à Obo, où ces pratiques sont devenues quasiment quotidiennes. Les mercenaires russes ont investi le terrain de football de l’église catholique pour y installer des lance-roquettes et tirer des missiles à blanc ou vers la brousse, uniquement pour maintenir la pression sur les esprits. Au même moment, dans leurs propres camps, les soldats tirent également, créant un véritable concert de détonations croisées.

 

Cette méthode de guerre psychologique pose de lourdes questions sur l’avenir de la région, en particulier pour les enfants nés au milieu de ces détonations permanentes, dont le développement se fait sous un stress post-traumatique constant. L’absence totale de discipline et de commandement donne l’impression aux habitants de vivre dans un territoire d’anarchie totale, livré à des méthodes de gangsters où la force brute sert uniquement à maintenir les civils dans la soumission par la peur.

 

Par Éric Nzapa

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Affaire Guen : le Parquet spécial requiert la perpétuité contre Edmond Beina et Jean Bahara

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Le Parquet spécial de la Cour pénale spéciale (CPS) a requis, le 11 septembre 2026 à Bangui, la réclusion criminelle à perpétuité contre Edmond Beina et Jean Bahara dans l’affaire dite « Guen ». Il a également demandé 30 ans de prison contre Philémon Kahena et François Boybanda, ainsi que l’acquittement de Dieudonné Gomitua.

 

Le Parquet défend les qualifications de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité

 

L’audience, présidée par le juge Aimé Pascal Delimo, avec les juges Emile Ndjapou et Herizo Rado Andriamanantena, a été consacrée aux répliques des parties. Le Parquet spécial, représenté par le substitut du procureur Alain Tolmo, a rejeté les principaux arguments présentés par les avocats de la Défense.

 

Affaire Guen : le Parquet spécial requiert la perpétuité contre Edmond Beina et Jean Bahara
Dans la salle de la cour pénale spéciale

 

Le ministère public a notamment défendu l’application de l’article 154 du Code pénal centrafricain et de l’article 3 commun aux Conventions de Genève. Selon lui, ces dispositions permettent de retenir la qualification de crimes de guerre dans le contexte d’un conflit armé non international.

À lire aussi : Deux jeux peuvent afficher des couleurs similaires et fonctionner de manière totalement différente. Le premier distribue souvent de petits gains. Le second reste calme longtemps, puis concentre ses paiements sur quelques tours.

 

Pour les crimes contre l’humanité, le Parquet spécial a soutenu que les attaques contre les populations civiles musulmanes avaient présenté un caractère généralisé et systématique. Il a notamment cité les feuilles de palmier utilisées comme signes distinctifs devant certaines concessions chrétiennes, les mots de passe et les pratiques de vaccination censées rendre les combattants Antibalakas invulnérables.

À lire aussi : Centrafrique : braquages, vols et dégradations se multiplient dans les ministères, le Building administratif à nouveau touché

 

Le Parquet a aussi évoqué des attaques menées très tôt, notamment pendant les heures de prière, contre des civils musulmans et leurs biens. Il considère ces éléments comme permettant d’établir une attaque organisée et systématique contre cette population.

 

Des responsabilités individuelles contestées par la Défense

 

Concernant Edmond Beina, le Parquet spécial a soutenu qu’il exerçait des fonctions de commandement au sein des Antibalakas et disposait d’un pouvoir sur leurs éléments. Il l’a également présenté comme impliqué directement dans certaines attaques, notamment lors des violences commises au domicile du chef Ali Garba.

 

Pour François Boybanda alias Balhere, le ministère public a retenu une responsabilité liée à son rôle allégué d’instigateur ou d’auteur moral. Il lui reproche notamment d’avoir participé à la préparation de combattants Antibalakas et d’avoir contribué à la mobilisation d’Edmond Beina et de son équipe.

 

Philémon Kahena alias CB est, de son côté, présenté par le Parquet comme ayant exercé des responsabilités au sein des Antibalakas après le départ d’Edmond Beina. Le ministère public a notamment évoqué ses liens de commandement avec un dénommé Nara, auquel la mutilation d’un civil musulman, Abackar X, avait été attribuée.

 

Jean Bahara, jugé par contumace, est également mis en cause par plusieurs témoignages. Le Parquet a notamment cité celui de Gambo Yaya, qui a déclaré avoir vu l’accusé transporter le conseiller Bandjoukou sur une moto et avoir affirmé être l’auteur de son meurtre. Le mandat d’arrêt délivré contre Jean Bahara reste en vigueur depuis mars 2022, selon le compte rendu de la CPS.

 

Les avocats demandent l’acquittement

 

La Défense a rejeté les arguments du Parquet spécial et demandé l’acquittement des accusés qu’elle représente. Me Fred Yvon Makpevo, avocat de François Boybanda et de Philémon Kahena, a notamment contesté l’individualisation des charges et la valeur probante de certains témoignages.

 

Pour Philémon Kahena, l’avocat a affirmé qu’aucun élément suffisamment probant n’établissait son appartenance active aux Antibalakas ni sa participation aux attaques. Il a également relevé des contradictions dans les arguments du Parquet concernant les liens entre son client et le dénommé Nara.

 

Me Albert Panda a demandé l’acquittement de Dieudonné Gomitua, estimant que les éléments présentés ne permettaient pas d’engager sa responsabilité pénale. Cette position rejoint les réquisitions du Parquet spécial et les observations de la partie civile concernant cet accusé.

 

De son côté, Me Adrien Tabangue, avocat d’Edmond Beina, a contesté la qualification de crime de guerre. Il a notamment soutenu que les conditions permettant de caractériser un conflit armé non international n’étaient pas réunies dans les localités concernées. Il a aussi contesté la participation directe de son client aux meurtres commis au domicile du chef Ali Garba.

 

Me Claude Ngaisset Pessinam, avocat de Jean Bahara, a invoqué le principe d’interprétation stricte de la loi pénale. Il a contesté les éléments matériels retenus contre son client ainsi que la valeur de certains témoignages qu’il considère fondés sur des ouï-dire, des rumeurs ou des déclarations vagues.

 

Les accusés maintiennent leurs positions

 

Après les répliques des parties, la Cour a donné la parole aux accusés pour leurs dernières déclarations, conformément à l’article 125 du RPP. François Boybanda alias Balhere a déclaré ne pas se reconnaître dans les attaques et les tueries évoquées à l’audience. Philémon Kahena alias CB a affirmé son innocence et expliqué avoir été confondu avec une autre personne portant le même surnom.

 

Dieudonné Gomitua a remercié Dieu pour la position adoptée en sa faveur par le Parquet spécial et la partie civile. Edmond Beina, pour sa part, n’a rien ajouté à ses précédentes déclarations.

 

L’audience a été levée à 16h03. La suite de la procédure est fixée au 15 décembre 2026 à 10 heures devant la Cour pénale spéciale. Actions disponibles

 

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L’arnaque des pavillons africains : comment la flotte fantôme de Moscou pille les identités maritimes pour financer sa guerre en Ukraine

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Le ciblage des registres maritimes africains par les réseaux mafieux russes confirme une stratégie de Poutine de dissimulation agressive pour alimenter le conflit en Ukraine et contourner les blocages financiers mondiaux.

 

La récente interception du patrouilleur Tagore par les forces navales françaises au large des côtes de la Bretagne a mis au jour une pratique de piraterie administrative de grande ampleur. Ce navire utilisait de manière totalement illégale les couleurs du Cameroun, une méthode récurrente qui provoque désormais la colère noire des autorités à Yaoundé.

L'arnaque des pavillons africains : comment la flotte fantôme de Moscou pille les identités maritimes pour financer sa guerre en Ukraine

 

Le ministre des Transports, Jean-Ernest Masséna Ngallé Bibéhé, a publiquement dénoncé cette falsification des attributs nationaux. Les enquêtes officielles démontrent que le bâtiment de guerre n’apparaît sur aucun registre légal du pays.

 

Cette situation découle directement des besoins logistiques du Kremlin. Pour maintenir l’effort militaire sur le front ukrainien et assurer le financement des mercenaires du groupe Wagner sur le continent africain, Moscou a mis sur pied une gigantesque structure maritime clandestine. Cette entité utilise des prête-noms, des sociétés écrans basées dans des paradis fiscaux et des documents falsifiés pour usurper l’identité de nations souveraines. Le but premier reste le transport de pétrole sous embargo, d’armement et de ressources précieuses pour générer les liquidités nécessaires aux opérations militaires russes.

 

Les ports et les eaux territoriales se retrouvent ainsi envahis par des navires techniquement dangereux, souvent privés d’assurance valide, qui coupent leurs systèmes de localisation pour opérer dans l’illégalité totale. Le gouvernement camerounais a déjà dû publier plusieurs alertes similaires entre février et mai deux mille vingt-six. Pour stopper cette exploitation de sa souveraineté, le pouvoir de Yaoundé a pris la décision radicale de suspendre son registre international de navigation. Cette action vise à nettoyer en profondeur l’administration maritime nationale, alors que le pays subit de lourdes pressions de la part des institutions internationales.

 

Ces manipulations russes privent les États africains de leur contrôle légitime sur la sécurité de leurs propres espaces maritimes. Les réseaux mafieux russes ciblent prioritairement les administrations en cours de modernisation pour y injecter de faux dossiers d’immatriculation. Les experts du secteur confirment que ces fraudes répétées nuisent gravement à la crédibilité des pavillons visés sur le marché mondial, ce qui complique le commerce légitime des opérateurs locaux. La communauté internationale est désormais appelée à appliquer des sanctions directes contre les véritables propriétaires de ces navires fantômes, cachés derrière des structures opaques à Saint-Pétersbourg ou à Dubaï. Les autorités maritimes européennes et africaines tentent maintenant de coordonner leurs bases de données pour repérer les faux numéros d’identification avant que les navires ne quittent les zones portuaires.

 

Malgré ces efforts de surveillance accrus, les navires russes continuent de changer de nom et de repeindre leurs coques en pleine mer pour échapper aux radars des garde-côtes.

 

Par Patricia Mballa

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Centrafrique : quand les seigneurs de guerre dictent la loi à Bangui

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L’allocution solennelle du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera le 30 mars dernier a tenté de dresser le portrait d’une nation où la justice redeviendrait souveraine. Pourtant, cette promesse de mettre fin à l’impunité se heurte à une réalité brutale : le régime ne survit que par l’alliance avec ceux-là mêmes qui ont mis le pays à feu et à sang. Derrière les grands mots de l’investiture, la “7ème République” s’écrit avec l’encre de la compromission, transformant les bourreaux d’hier en piliers du système actuel.

 

Le statut du MCU, imposé comme la nouvelle constitution, ne sert qu’à valider cette distribution des rôles. Au lieu d’ouvrir les portes des tribunaux pour les chefs de groupes armés, le pouvoir leur offre des bureaux ministériels ou des grades de conseillers. Cette intégration de seigneurs de guerre au sein de l’appareil d’État montre que la justice est une monnaie d’échange. Pour le dictateur de Bangui, la stabilité ne passe pas par le droit, mais par l’achat du silence des criminels à travers des postes de prestige et des immunités de fait.

 

Centrafrique : quand les seigneurs de guerre dictent la loi à Bangui
Le ministre criminel Hassan Bouba avec les Wagner à Bria

Ces accords opaques, conclus loin des regards du peuple, garantissent à une élite de prédateurs une protection totale contre toute poursuite. Alors que le discours officiel prétend traquer les délinquants jusque dans les villages reculés, les véritables responsables des massacres et du pillage des ressources circulent librement dans les couloirs du palais. Cette protection institutionnelle vide de son sens la notion même de justice républicaine et confirme que la loi ne s’applique qu’à ceux qui n’ont pas les moyens de menacer le régime.

 

La présence de ces figures du crime au cœur du pouvoir crée un climat d’insécurité permanente pour les victimes. Comment croire à la “réconciliation nationale” quand les donneurs d’ordres des pires exactions occupent les hautes fonctions de l’administration ? Le système ne cherche pas à réparer les torts causés à la population, mais à consolider une alliance de circonstance entre le dictateur de Bangui et les milices. Le résultat est une administration gangrénée par la violence, où l’autorité de l’État ne sert qu’à valider le partage des zones d’influence entre alliés du moment.

 

En définitive, la fin de l’impunité proclamée au camp de Mars est un écran de fumée destiné à rassurer les partenaires étrangers. Sur le sol centrafricain, chacun sait que le crime paie dès lors qu’il se met au service du maintien du clan au pouvoir. La justice est devenue une fiction juridique, un outil de propagande que le dictateur de Bangui manipule pour masquer la réalité d’un État devenu le sanctuaire des nouveaux maîtres de la guerre.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Elysée Nguimalé : « Si nous voyons le chef de l’État danser avec son gouvernement devant de l’alcool, on se demande si c’est-ce que c’est ça travailler ? »

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Sur la Radio Ndeke Luka, Elysée Nguimalé dénonce l’attitude de l’empereur Touadéra et de son gouvernement. Le coordonnateur de l’OGDC les accuse de négliger le travail au profit du divertissement.

 

Une dénonciation frontale du pouvoir

Au cours du débat sur Radio Ndeke Luka, Elysée Nguimalé s’en prend directement à l’empereur Touadéra et à son entourage. Il ne mâche pas ses mots face à ce qu’il considère comme une déconnexion totale. Les priorités affichées par le palais de la Renaissance, selon lui, n’ont rien à voir avec la détresse quotidienne des Centrafricains.

 

Elysée Nguimalé : « Si nous voyons le chef de l’État danser avec son gouvernement devant de l’alcool, on se demande si c’est-ce que c’est ça travailler ? »
Touadera et ses invités en danse au palais de la renaissance

À lire aussi : Le règlement de comptes de la Primature : l’heure de la revanche pour Félix Moloua contre son ancien ministre de l’économie Richard Filakota

Le juriste rattache cette critique aux principes fixés en 1950 par Barthélémy Boganda. Le père fondateur de la nation avait posé le travail comme premier pilier du progrès national. À ce stade, Nguimalé estime que ce principe reste lettre morte au palais de la Renaissance.

 

Il interpelle donc directement le dictateur, ses députés et son gouvernement sur leur propre rapport au travail. Personne n’échappe à sa charge.

 

Elysée Nguimalé : « Le premier élément, c’est l’élément matériel qui selon Boganda est le travail. Le travail à quel niveau ? Est-ce que nos autorités, le président de la République, les députés, le gouvernement, est-ce qu’ils travaillent ? Parce que le travail commence d’abord à leur niveau là-bas. Quand ils travaillent bien, c’est eux aussi qui vont nous distribuer le travail à la population. »

 

L’image de la danse comme symbole

Une scène en particulier résume tout son propos. Nguimalé décrit l’empereur en train de danser avec son propre gouvernement. Pour lui, cette image vaut toutes les démonstrations.

 

Il interpelle directement l’animateur pour appuyer son propos. D’un côté, la fête au sommet de l’État. De l’autre, l’urgence des crises que traverse le pays.

 

Elysée Nguimalé : « Si nous voyons le chef de l’État sur le mat danser avec son gouvernement danser, M. Conamolo, est-ce que c’est ça ? »

 

Cette image dépasse déjà largement le cadre de l’émission. Elle nourrit, selon nos informations, l’exaspération d’une partie de la population.

 

Un pouvoir jugé déconnecté de l’urgence

Pour le responsable de la société civile, ce spectacle ne relève pas d’un simple détail. Il illustre l’incapacité du dictateur et de son gouvernement à affronter la misère et l’insécurité. Les Centrafricains attendent des actes, pas des symboles.

 

La critique gouvernementale d’Elysée Nguimalé met en avant une déconnexion entre le pouvoir et les réalités de la crise en Centrafrique.

Le palais de la Renaissance n’avait donné aucune réaction au moment de la diffusion de l’émission. Nguimalé, lui, maintient sa position : le travail des autorités doit précéder toute promesse de richesse pour la population.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Comment la Centrafrique a été livrée à l’écosystème criminel de Wagner

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Leau rapport de l’ONG Global Initiative Against Transnational Organised Crime (GI-TOC), consacré non pas aux crimes commis par les mercenaires de Wagner contre les Centrafricains eux-mêmes, mais contre les ressources stratégiques de leur pays, a été rendu public ce 10 juin 2026.

 

Alors que les rapports internationaux s’accumulent à Genève et à New York, le citoyen centrafricain, lui, subit chaque jour les conséquences concrètes d’un pays progressivement asphyxié. Ce document de haute expertise, publié sous le titre explosif « Malicious Markets », jette une lumière crue sur une réalité que le pouvoir de Bangui tente désespérément d’étouffer : la République centrafricaine n’a pas été libérée ; elle a été méthodiquement livrée à un système international de prédation.

Comment la Centrafrique a été livrée à l'écosystème criminel de Wagner

 

Que ce soit Wagner ou Africa Corps, seul le masque change ; le système, lui, demeure intact. Pour nos lecteurs qui ne peuvent se procurer ce rapport particulièrement technique, l’un de nos journalistes a pu consulter son contenu. Voici la radiographie d’un pillage d’État sans précédent et la manière dont Wagner s’est transformé en véritable empire économique parallèle en Centrafrique.

 

Mais derrière cette façade sécuritaire vendue à l’opinion publique, le rapport décrit surtout une lutte de pouvoir économique entre réseaux russes eux-mêmes.

 

Wagner ou Africa Corps : Le masque change, le système reste

Depuis la mort d’Evgueni Prigojine, Moscou tente d’imposer une reprise en main officielle des opérations africaines sous le label Africa Corps, désormais contrôlé directement par le ministère russe de la Défense. Pourtant, sur le terrain centrafricain, cette transition peine à s’imposer.

 

La raison est simple : les hommes de Wagner refusent de céder leur place.

 

Ce refus n’a rien d’idéologique. Il est avant tout financier. En République centrafricaine, Wagner s’est transformé en véritable multinationale du crime économique. Les commandants locaux ont bâti des réseaux personnels de contrebande et de prédation si lucratifs qu’ils refusent toute reprise en main susceptible de centraliser ou d’auditer leurs bénéfices.

 

Pour ces réseaux, quitter la Centrafrique ou changer de hiérarchie signifie perdre des millions de dollars de revenus directs.

 

Et c’est précisément cette logique de rente qui explique la mise en place d’un mécanisme de pillage extrêmement structuré.

 

La mécanique du pillage : Comment ils se font payer

Le rapport de la GI-TOC décrit un système de « gouvernance criminalisée » dans lequel l’argent public et les ressources nationales sont directement captés à la source. Wagner ne se contente plus de recevoir des financements du pouvoir de Bangui : le groupe se rémunère désormais lui-même à travers plusieurs secteurs stratégiques.

 

C’est précisément ce système de paiement à la source qui séduit le régime de Touadéra, contrairement à Africa Corps, dont Moscou exige un financement plus direct et davantage de paiements en devises.

 

Le hold-up sur les mines d’or et de diamants

Les principaux sites miniers stratégiques, notamment celui de Ndassima, sont placés sous contrôle militarisé. L’or et les diamants y sont extraits en dehors de tout contrôle légal avant d’être évacués au vu et au su des autorités locales, lorsqu’elles osent encore regarder, à bord d’avions cargos militaires russes échappant aux circuits douaniers centrafricains.

 

Le monopole du carburant

 

Le rapport révèle également l’existence d’un système de monopole d’importation de carburant soutenu par le gouvernement centrafricain. Ce dispositif impose des prix exorbitants à la population et génère entre 17,5 et 30 millions de dollars de profits illicites chaque année, directement injectés dans les réseaux russes.

 

Les corridors transnationaux de la fraude

Qu’il s’agisse du trafic de bois, de minerais ou encore de faux médicaments comme le tramadol utilisé pour doper les combattants, les réseaux liés à Wagner contrôlent leurs propres routes commerciales à travers plusieurs frontières régionales, privant ainsi l’État centrafricain de recettes douanières essentielles.

 

Concernant le tramadol, communément appelé « béret vert » ou encore whisky frelaté, Wagner a même poussé le gouvernement à interdire sa commercialisation officielle afin de mieux contrôler lui-même les circuits parallèles de distribution.

 

Mais face à un tel niveau de prédation, une question revient avec insistance dans l’opinion publique : pourquoi le président Touadéra évite-t-il systématiquement les questions liées aux ressources nationales ?

 

Le grand silence de Touadéra : Pourquoi esquive-t-il les journalistes ?

Face à ce pillage à ciel ouvert, une interrogation brûle toutes les lèvres : pourquoi le président Faustin-Archange Touadéra fuit-il systématiquement les questions des journalistes indépendants dès qu’il s’agit des ressources du pays ?

 

La réponse tient en un mot : la survie du régime.

 

Le pouvoir de Bangui s’est enfermé dans une dépendance sécuritaire totale. Touadéra sait parfaitement que les Forces armées centrafricaines (FACA), à elles seules, ne garantissent plus la stabilité de son pouvoir face aux groupes armés et aux tensions politiques croissantes.

 

En cédant progressivement le contrôle du sous-sol, des douanes, du carburant et même de certains secteurs commerciaux à Wagner, le régime a signé un véritable pacte de Faust.

 

Répondre précisément aux questions des journalistes revient à reconnaître publiquement l’impensable : la souveraineté économique de la République centrafricaine a été abandonnée en échange d’une protection militaire du régime.

 

Et cette stratégie du silence est apparue de manière particulièrement flagrante lors d’une récente sortie internationale du chef de l’État.

 

Brazzaville ou le malaise présidentiel face aux richesses du pays

L’exemple le plus révélateur s’est produit le 25 mai dernier à Brazzaville, en marge des assemblées de la Banque africaine de développement (BAD). Interpellé publiquement par une journaliste sur un paradoxe devenu insupportable, comment un pays aussi riche en ressources minières peut-il demeurer aussi pauvre? Faustin-Archange Touadéra a offert une démonstration spectaculaire d’évitement politique.

 

Au lieu de présenter une stratégie claire de développement, une politique de transformation locale des ressources ou une vision économique structurée, l’empereur-président centrafricain s’est réfugié dans un discours diplomatique fait de remerciements vagues et de généralités prudentes.

 

Or, un détail frappe immédiatement : les mots or, diamant, uranium ou bois n’ont jamais franchi ses lèvres.

 

Ce silence n’est pas une maladresse. Il constitue une ligne politique assumée. Le pouvoir refuse désormais de placer les ressources nationales au cœur d’un véritable projet de reconstruction économique, précisément parce qu’une partie essentielle de ces ressources échappe déjà au contrôle réel de l’État.

 

La raison de cette omerta est autant politique que sécuritaire. En échange d’une protection militaire permanente, le régime a accepté une gestion opaque et parallèle de secteurs stratégiques du pays par les réseaux russes liés à Wagner.

 

Le silence observé à Brazzaville illustre donc une réalité beaucoup plus profonde : la Centrafrique ne contrôle plus totalement ses propres richesses.

 

Et selon la GI-TOC, cette économie prédatrice dépasse désormais largement le seul cadre russe.

 

Un hub criminel transnational

Le constat final du rapport de la GI-TOC est particulièrement alarmant. Le système mis en place en République centrafricaine ne repose plus uniquement sur Wagner.

 

D’autres acteurs internationaux, notamment certains réseaux rwandais, chinois et émiratis, s’imbriquent désormais dans cette économie parallèle fondée sur l’exploitation des ressources, les circuits opaques et l’affaiblissement volontaire de l’État centrafricain.

 

La République centrafricaine devient progressivement un véritable hub criminel transnational où les intérêts économiques étrangers prospèrent sur la faiblesse institutionnelle du pays.

 

Pendant ce temps, la population centrafricaine continue de subir l’effondrement des services publics, l’inflation des prix, la pauvreté chronique et l’insécurité grandissante.

 

Le rapport « Malicious Markets » ne décrit donc pas seulement un scandale économique. Il expose surtout la transformation progressive de la Centrafrique en sanctuaire de trafiquants, de mercenaires et de réseaux criminels transnationaux, où la souveraineté nationale sert désormais de monnaie d’échange dans des accords sécuritaires opaques conclus au sommet de l’État.

Par Gisèle MOLOMA

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Quand la Banque mondiale montre comment le Premier ministre Félix Moloua doit affronter la faillite cachée de l’ENERCA et de la SODECA

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La Banque mondiale demande au Premier ministre Félix Moloua de « Renforcer la transparence, la viabilité et l’efficacité du secteur public » pour sauver les finances de la République centrafricaine. ÉNERCA, SOCATEL et autres compagnies sont dans le viseur.

 

L’analyse de l’organisation met en relief les lourdes pertes financières des grandes entreprises publiques de distribution d’électricité et d’eau potable.

 

Quand la Banque mondiale montre comment le Premier ministre Félix Moloua doit affronter la faillite cachée de l'ENERCA et de la SODECA

Ces défaillances répétées de l’ENERCA et de la SODECA créent des dettes massives que le trésor public doit éponger régulièrement.

 

Cette charge financière imprévue prive l’État des ressources nécessaires pour soutenir l’activité économique et le développement de la population.

 

Le gouvernement se retrouve contraint d’injecter des fonds continus pour maintenir à flot ces structures de distribution défaillantes.

 

Pendant ce temps, les pannes de courant et les pénuries d’eau potable pénalisent lourdement le quotidien de la société.

 

Les centrafricains vivant dans l’arrière-pays subissent de plein fouet l’absence de raccordement aux réseaux essentiels de survie.

 

Les experts soulignent que la gestion de ces sociétés d’État souffre d’une absence totale de contrôle indépendant.

 

Les tarifs appliqués ne couvrent pas les coûts de production, aggravant le déficit comptable de manière continue.

 

De plus, les impayés des administrations publiques elles-mêmes fragilisent la trésorerie de ces fournisseurs d’énergie et d’eau.

 

Le Premier ministre doit engager des réformes difficiles pour imposer une gouvernance rigoureuse au sein de ces entités.

 

La mise en place de compteurs prépayés et la révision des contrats d’approvisionnement constituent des mesures de secours urgentes.

 

Sans un assainissement immédiat de ces portefeuilles publics, le budget de l’État restera suspendu aux subventions d’urgence.

 

L’aide des bailleurs internationaux ne pourra plus combler indéfiniment les pertes de ces entreprises en situation de naufrage.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : le préfet Francis Bangue Doungoupo quitte sa résidence de Ndélé en catastrophe après une nuit insolite

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Le préfet de Bamingui-Bangoran, Francis Bangue Doungoupo, a quitté sa résidence officielle sur une colline de Ndélé après une nuit au cours de laquelle un hibou puis quatre pigeons sont apparus dans sa chambre.

 

La résidence officielle du préfet est située sur une hauteur à l’écart du centre-ville de Ndélé. Construite sous l’empereur Jean-Bedel Bokassa, elle domine une partie de la ville et se trouve dans une zone résidentielle recherchée.

 

Centrafrique : le préfet Francis Bangue Doungoupo quitte sa résidence de Ndélé en catastrophe après une nuit insolite
Francis Bangue Doungoupo, préfet de Bamingui Bangoran. Photo Guira FM

Plusieurs habitations se trouvent aux alentours de cette résidence. La zone est aussi traversée par des motos qui se rendent vers des chantiers miniers situés dans les environs.

 

Ces dernières semaines, Francis Bangue Doungoupo avait demandé aux habitants installés autour de la résidence de quitter les lieux. Le préfet avait expliqué que cette zone appartenait à l’État et qu’elle devait être réservée à la résidence préfectorale.

À lire aussi : Centrafrique : 19 blessés dans le renversement d’un minibus de l’agence Pacifique à Yaloké

 

Cette demande a provoqué des réactions parmi les habitants concernés. Certains affirment vivre dans cette zone depuis plus de vingt ou trente ans. Ils ne comprenaient pas pourquoi leur départ était désormais exigé après plusieurs décennies d’occupation.

À lire aussi : Centrafrique : les mercenaires russes du groupe Wagner sèment le chaos dans le village Tamboura , à 20 kilomètres de Zémio

 

D’autres habitants avaient accepté de quitter progressivement les lieux, estimant qu’il fallait respecter la décision du préfet.

 

C’est dans ce contexte qu’une scène pour le moins inhabituelle s’est produite dans la résidence officielle.

 

Une nuit, Francis Bangue Doungoupo s’est retiré dans sa chambre pour dormir. Une fois installé, il a aperçu un hibou posé sur une table dans la pièce.

 

L’oiseau se trouvait à l’intérieur de la chambre et regardait directement le préfet. Surpris par cette présence, Francis Bangue Doungoupo est sorti de la pièce et a appelé ses gardes du corps.

 

Les gardes sont intervenus et ont fait sortir le hibou de la chambre. L’oiseau a finalement quitté la résidence.

 

Le préfet est ensuite retourné dans sa chambre. Il pensait pouvoir reprendre tranquillement son sommeil.

 

Une nouvelle surprise l’attendait.

 

Quatre pigeons se trouvaient cette fois dans la chambre. Les oiseaux se sont mis à roucouler à plusieurs reprises dans la pièce.

 

Après la présence du hibou, puis celle des quatre pigeons au même endroit et au cours de la même nuit, le préfet a décidé de ne plus rester dans la résidence.

 

Il a demandé à ses gardes du corps de l’accompagner jusqu’au centre-ville de Ndélé. Francis Bangue Doungoupo a ainsi quitté précipitamment sa résidence officielle située sur la colline pour passer la nuit en ville.

 

Depuis cet épisode, la résidence est délaissée par le préfet, qui a choisi de loger au centre-ville de Ndélé.

 

L’histoire fait depuis beaucoup parler dans la ville. La présence successive d’un hibou et de quatre pigeons dans la chambre du préfet, alors que celui-ci venait de demander aux habitants voisins de quitter la zone, donne à l’affaire un caractère particulièrement insolite.

 

Pour les habitants de Ndélé, cette scène est devenue l’un des épisodes les plus commentés autour de la résidence préfectorale.

 

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Centrafrique : à Yaloké, le criminel GBAKOUNDE Samuel refuse d’évacuer les concessions des familles musulmanes qu’il a confisquées depuis plus de 10 ans

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Rien ne stoppe désormais le chef de bande GBAKOUNDE Samuel, qui continue d’occuper toujours les terrains et habitations des musulmans chassés par la crise de 2013 à Yaloké. Sourd aux appels répétés des autorités locales comme de la justice pour rendre ces concessions confisquées depuis dix ans, il s’attaque et détruit désormais méthodiquement chaque maison, une par une.

 

À Yaloké, dans l’Ombella-M’Poko, le conflit autour des propriétés musulmanes dure depuis les événements de 2013. Le criminel GBAKOUNDE Samuel squatte ces parcelles privées sans aucun document légal et refuse obstinément le dialogue.

 

Centrafrique : à Yaloké, le criminel GBAKOUNDE Samuel refuse d'évacuer les concessions des familles musulmanes qu'il a confisquées depuis plus de 10 ans
À Yaloké, des maisons détruites par un chef criminel

 

Certains propriétaires, à l’exemple de la famille HODI Alidou, sont obligés de saisir le Tribunal de grande instance de Yaloké pour récupérer leur domaine.

 

Pour la famille HODI Alidou , la succession veut récupérer le domaine de la famille situé au quartier Bandoro 4, près de la station Tradex. Les ayants droit, qui faisait partie des propriétaires ayant saisi la justice,  exigent leur propriété, le déguerpissement immédiat du chef de bande, l’arrêt des exactions et le paiement de lourds dommages pour compenser ce préjudice prolongé.

À lire aussi : Centrafrique : 19 blessés dans le renversement d’un minibus de l’agence Pacifique à Yaloké

 

Une propriété acquise par le feu HODI Alidou en 1998 et confisqué par ce chef de bande criminel

 

À lire aussi : Centrafrique : Peut-on raisonnablement parler de déclaration de politique générale pour un gouvernement qui est en place depuis 2024 ?

Feu HODI Alidou a acheté ce terrain le 30 juillet 1998, transaction officielle scellée devant le maire de la Commune d’élevage de Yaloké. L’acheteur a bâti sur place deux édifices imposants.

 

Le premier bâtiment comportait quatre portes réservées aux salles de classe, tandis que le second abritait l’ensemble de la famille.

 

Chacun à Yaloké connaissait parfaitement cette parcelle appartenant de droit à feu HODI Alidou, autorités comme résidents du secteur.

 

L’explosion de 2013 a forcé la famille à prendre la route de l’exil, laissant derrière elle ses biens immobiliers.

 

Cet éloignement forcé n’effaçait aucunement les titres fonciers, transmis ensuite aux héritiers légitimes après le décès du patriarche.

 

Un bandit hors de contrôle

 

Le fauteur de troubles GBAKOUNDE Samuel s’est installé illégalement sur ce terrain, tout comme sur d’autres parcelles des musulmans de la ville  sans le moindre papier, bail ou accord des légitimes propriétaires.

 

Ce chef de bande, après la demande répétée  des propriétaires légitimes, commence maintenant à démanteler les bâtisses et rase méthodiquement les habitations des familles musulmanes, une à une, pour empêcher définitivement le retour des légitimes propriétaires.

 

Par ailleurs, le procureur de la République traite parallèlement une plainte pénale pour démolition volontaire visant cet individu et ses complices.

 

Les victimes exigent un jugement exemplaire contre cet agitateur qui alimente la discorde entre communautés.

 

Des habitations méthodiquement détruites une par une

 

Les constats montrent un véritable pillage organisé des constructions sur la concession, bien au-delà d’une simple occupation illégale.

 

Les tôles, madriers et menuiseries ont été pillés avant le démantèlement systématique des structures, où chaque maison est détruite l’une après l’autre.

 

Ces destructions massives visent sciemment à effacer toute trace des habitations et à rendre impossible la réinstallation des propriétaires légitimes.

 

Les représentants des victimes ont initié plusieurs conciliations auprès des institutions locales, restant sans réponse constructive.

 

Le préfet, le sous-préfet, le maire, son adjoint et le procureur sont intervenus personnellement pour faire entendre raison au hors-la-loi.

 

Toutes ces autorités locales se heurtent au refus catégorique de cet individu d’évacuer les lieux et de cesser ses démolitions.

 

Un blocage qui pérennise les séquelles de 2013

 

Les troubles de 2013 avaient provoqué l’exode forcé des habitants musulmans de la ville.

 

Le retour progressif de la stabilité pousse les familles expulsées à réclamer la restitution immédiate de leurs biens immobilisés.

 

L’affaire HODI Alidou montre le calvaire des déplacés face au braquage foncier et à la destruction méthodique des habitations perpétrés par ce hors-la-loi.

 

Ce blocage aggrave le climat social et retarde le rétablissement de la concorde locale à Yaloké.

 

Les magistrats doivent faire respecter le droit absolu de propriété pour rétablir les victimes dans leurs droits.

 

Un refus obstiné face aux démarches administratives

 

Les autorités administratives de Yaloké ont tenté d’apaiser la situation par la négociation directe.

 

GBAKOUNDE Samuel a balayé les convocations successives des responsables municipaux et préfectoraux avec un mépris total, continuant de bloquer l’accès aux parcelles.

 

Devant cet entêtement criminel et la démolition continue des bâtiments, les familles lésées saisissent la justice.

 

L’action civile vise l’expulsion immédiate, l’arrêt des exactions et l’indemnisation complète des dégâts subis.

 

La procédure pénale doit sanctionner l’auteur de ces destructions criminelles d’habitations.

 

Une plainte portée devant les juges

 

Le Tribunal de grande instance de Yaloké examine la requête enregistrée le 11 septembre 2026.

 

La succession HODI Alidou attend la confirmation de ses titres, le départ forcé du squatteur et la réparation intégrale des dommages subis.

 

Les juridictions doivent condamner fermement les démolitions clandestines commises sur cette parcelle.

 

Pour les familles spoliées, l’expulsion du fauteur de troubles et la fin des démolitions répareront cette iniquité qui dure depuis plus de dix ans.

 

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Centrafrique : le BRDC accuse le régime MCU d’échec économique et social avant de dénoncer une propagande gouvernementale à la longueur de la journée

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Le BRDC accuse le régime MCU d’échec économique et social et dénonce la communication du gouvernement, lors d’une conférence de presse tenue vendredi 11 septembre 2026 à Bangui.

 

Le BRDC charge le bilan économique du régime MCU

 

Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) a vivement critiqué la politique économique du régime de Faustin-Archange Touadéra. L’organisation s’est exprimée lors de sa conférence de presse du vendredi 11 septembre 2026.

 

Centrafrique : le BRDC accuse le régime MCU d’échec économique et social avant de dénoncer une propagande gouvernementale à la longueur de la journée

 

La rencontre s’est tenue au siège du Parti africain pour la transformation et l’émergence (Patri), formation politique de Maître Kémpé Brongouba, coordinateur du BRDC.

À lire aussi : Centrafrique : Fari Tahéruka Shabazz réclame la démission du gouvernement Moloua face au dérive de la masse salariale

 

Dans ses propos liminaires, le BRDC affirme que l’échec économique du régime MCU est désormais manifeste. L’organisation estime que les annonces officielles ne correspondent pas à la situation économique du pays.

À lire aussi : Justice en Afrique : L’appel au courage de l’ancien ministre malien Mamadou Ismaila Konaté face au naufrage constitutionnel de la RCA

 

Le regroupement de l’opposition accuse ainsi le gouvernement de chercher à présenter une image positive de son bilan à travers une communication qu’il qualifie de propagande.

 

Des annonces gouvernementales contestées

 

Pour le BRDC, cette communication ne permet pas de répondre aux difficultés économiques auxquelles la population centrafricaine reste confrontée.

 

L’organisation estime que les autorités multiplient les annonces sur les projets et les grandes réalisations engagés au début de la septième République.

 

Le BRDC considère que ces annonces ne suffisent pas à démontrer une amélioration de la situation économique du pays. Il invite donc les Centrafricains à examiner les résultats du régime à partir des données économiques et des engagements pris par l’État.

 

Le regroupement politique s’appuie notamment sur les engagements de la Centrafrique en matière de développement et sur les objectifs fixés à l’horizon 2030.

 

La mobilisation des ressources internes au cœur des critiques

 

Le BRDC met particulièrement en cause la faiblesse structurelle de la mobilisation des ressources internes (MRI). Pour l’organisation, cette difficulté limite fortement la capacité de l’État à financer son développement.

 

La Centrafrique s’est engagée à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030. Ces objectifs constituent également, selon le BRDC, un élément central du Plan national de développement (PND).

 

À quatre années de l’échéance de 2030, le BRDC estime que les résultats économiques restent insuffisants pour permettre au pays d’atteindre les objectifs annoncés.

 

L’organisation rappelle que le PND a succédé au Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA). Elle déplore aussi l’absence, à ses yeux, d’un inventaire permettant d’établir clairement le bilan du précédent programme.

 

Pour le BRDC, la faiblesse des ressources mobilisées par l’État constitue donc l’un des principaux obstacles à la réalisation des engagements de développement pris par la Centrafrique.

 

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Centrafrique : braquages, vols et dégradations se multiplient dans les ministères, le Building administratif à nouveau touché

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Les vols, effractions et dégradations se répètent dans plusieurs bâtiments administratifs centrafricains, avec un nouvel incident signalé au Building administratif de Bangui.

 

Le Building administratif à nouveau touché

 

Le Building administratif, qui regroupe plusieurs administrations et services publics, vient à nouveau d’être touché par un acte de délinquance.

 

Centrafrique : braquages, vols et dégradations se multiplient dans les ministères, le Building administratif à nouveau touché

 

Lors du Conseil des ministres du jeudi 10 septembre 2026, le gouvernement a fait état d’un vol avec effraction dans le bâtiment.

 

À lire aussi : Bozoum : le père de la victime du viol, incroyablement incarcéré, est finalement libéré après un procès spectaculaire et digne d’un filme de la mafia italienne

Une plainte contre X a été déposée à la suite de cette affaire.

 

À lire aussi : Centrafrique : deux femmes tuées dans un accident de camion à la montagne de Kassango

Un autre bureau a également fait l’objet de dégradations.

 

Le Conseil des ministres a condamné les faits et demandé que des investigations soient menées pour établir les responsabilités.

 

Des vols qui ne concernent plus seulement les bureaux

 

Le problème dépasse désormais les seuls actes commis à l’intérieur des bureaux.

 

Des fonctionnaires signalent régulièrement des vols de motos et d’autres biens aux abords des bâtiments administratifs.

 

Des agents arrivent le matin, stationnent leurs motos avant de rejoindre leurs bureaux, puis découvrent parfois leur disparition à la fin de leur journée de travail.

 

Ces faits posent des questions sur l’efficacité de la surveillance autour des bâtiments publics.

 

La présence d’agents chargés de la sécurité ne suffit visiblement pas à empêcher certains actes de vol.

 

Plusieurs ministères concernés

 

Le cas du Building administratif intervient quelques semaines après d’autres incidents signalés dans des bâtiments abritant des services de l’État.

 

Le ministère des Affaires étrangères a également été concerné par des faits de braquage et de vol.

 

Des incidents similaires ont été signalés au ministère des Finances ainsi que dans d’autres administrations.

 

À ces vols s’ajoutent des actes de dégradation et, dans certains cas, des incendies.

 

La répétition de ces incidents commence donc à poser une véritable question sur la sécurité des bâtiments administratifs de l’État.

 

Qui surveille les ministères après les heures de travail ?

 

La question devient encore plus préoccupante en dehors des heures de service.

 

Une fois les fonctionnaires partis, les bâtiments administratifs doivent pourtant continuer à être surveillés.

 

Or, la multiplication des vols et des dégradations laisse penser que certains sites restent vulnérables malgré les dispositifs de sécurité annoncés.

 

L’État doit donc s’interroger sur les moyens réellement affectés à la protection de ses propres bâtiments.

 

Il ne suffit pas d’attendre qu’un vol soit commis pour déposer une plainte et demander une enquête.

 

La sécurité des administrations doit aussi permettre de prévenir ces actes.

 

Des forces de sécurité mobilisées ailleurs

 

Cette situation interroge d’autant plus que des policiers et des gendarmes sont régulièrement mobilisés pour assurer la sécurité de certains commerces et établissements privés.

 

Dans le même temps, des bâtiments qui abritent les services de l’État restent exposés aux vols et aux dégradations.

 

Cette différence dans l’affectation des forces de sécurité pose une question simple : pourquoi l’État ne renforce-t-il pas également la protection de ses propres administrations ?

 

Les ministères concentrent des documents administratifs, des équipements, des archives et d’autres biens appartenant à l’État.

 

Leur sécurité ne devrait donc pas être traitée comme une question secondaire.

 

Une série d’incidents qui appelle une réponse

 

Le gouvernement a demandé des investigations concernant le vol et les dégradations signalés au Building administratif.

 

Mais au-delà de cette enquête, la répétition des incidents appelle une réponse plus large.

 

Les braquages, vols, effractions et dégradations signalés dans plusieurs ministères ne peuvent pas être considérés comme des événements complètement séparés.

 

La multiplication de ces faits donne l’image d’administrations vulnérables, alors même qu’elles devraient être parmi les lieux les mieux protégés du pays.

 

Le gouvernement doit désormais expliquer quelles mesures seront prises pour renforcer durablement la sécurité des bâtiments administratifs et éviter que les mêmes scènes ne se répètent.

 

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Comment choisir une machine à sous selon son style de jeu

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Bien choisir une machine à sous selon son style de jeu
Bien choisir une machine à sous selon son style de jeu

 

Une machine à sous peut sembler familière dès les premiers tours, puis révéler un rythme très particulier. Certaines distribuent de petites combinaisons avec régularité. D’autres concentrent leur mécanique autour d’une fonction bonus plus rare, de multiplicateurs ou de symboles spéciaux. Pour un joueur en France, un site comme Winstler Casino offre un bon terrain de comparaison, avec des fiches techniques et des formats variés à examiner côte à côte. Le bon choix dépend moins du décor que de quatre éléments concrets : le temps prévu, le budget, la cadence recherchée et les fonctions appréciées. Une machine sur le thème des fruits peut être mathématiquement nerveuse. Les cerises ont parfois un agenda chargé.

Commencer par définir le rythme recherché

Le style de jeu se remarque d’abord dans la cadence préférée. Certains joueurs apprécient des tours courts, des règles immédiates et des paiements répartis sur de nombreuses combinaisons. D’autres préfèrent une progression plus lente, avec des fonctions qui se développent sur plusieurs étapes.

Une session de vingt minutes appelle un format différent d’une période d’une heure. Avec une durée courte, une interface lisible et une vitesse réglable donnent rapidement accès aux principales mécaniques. Une session plus longue permet d’observer des fonctionnalités telles que les symboles collectés, les compteurs persistants ou les niveaux successifs.

La vitesse automatique mérite aussi une vérification. Un tour de trois secondes produit environ vingt tours par minute. Un rythme de six secondes en produit dix. Sur trente minutes, l’écart atteint trois cents tours. Le bouton semble anodin, mais il dirige une bonne partie de la soirée.

Avant de choisir, trois questions suffisent :

  1. Combien de temps la session doit-elle durer.
  2. Quel niveau d’animation paraît agréable.
  3. Les règles doivent-elles rester simples ou proposer plusieurs couches.

Ces réponses orientent déjà vers une famille de jeux cohérente.

Relier la volatilité au profil de jeu

La volatilité décrit la façon dont les paiements sont répartis. Une faible volatilité correspond généralement à des résultats plus fréquents et plus mesurés. Une volatilité élevée concentre davantage la valeur théorique dans certaines séquences ou fonctions. La volatilité moyenne se situe entre ces deux profils.

Un joueur qui aime voir régulièrement le compteur évoluer peut préférer un niveau faible ou moyen. Un amateur de fonctions plus marquées peut se tourner vers une volatilité élevée, avec une mise adaptée au budget. Le choix reste une question de rythme, pas de qualité. Une mécanique calme et une mécanique intense peuvent être également bien conçues.

Les studios présentent cette donnée sous différentes formes : faible, moyenne ou élevée, jauge sur cinq, indice numérique ou simple description. Lorsque l’indication manque, la table des gains apporte des indices. De nombreuses petites combinaisons et des fonctions fréquentes suggèrent souvent une cadence régulière. Un plafond très élevé lié à une manche rare indique plutôt une distribution concentrée.

Style recherchéVolatilité indicativeCaractéristique fréquente
Cadence régulièreFaibleCombinaisons nombreuses et montants mesurés
ÉquilibreMoyenneAlternance entre jeu de base et fonctions
Fonctions marquéesÉlevéeValeur concentrée dans certains événements
Observation techniqueVariableRègles et statistiques clairement affichées

La volatilité ne prédit aucun tour individuel. Elle sert à choisir une texture de jeu. Ce mot paraît presque culinaire, mais il décrit assez bien la différence.

Adapter la mise au budget et au nombre de tours

Le niveau de mise transforme immédiatement la durée possible. Avec un budget de 40 €, une mise de 0,20 € correspond à deux cents tours théoriques avant prise en compte des résultats. Une mise de 1 € correspond à quarante tours. Le même jeu change donc de rythme financier selon le bouton sélectionné.

Une méthode simple consiste à fixer une mise représentant une petite fraction du budget. À 1 %, quarante euros donnent une mise de 0,40 €. À 2 %, elle atteint 0,80 €. Cette proportion facilite la comparaison entre plusieurs machines, même lorsque leurs plages de mises diffèrent.

Les jeux à forte volatilité sont souvent observés avec une mise plus basse afin de conserver davantage de tours. Les jeux à faible volatilité peuvent convenir à une session courte et régulière. Il s’agit d’organisation, avec des chiffres posés avant le premier tour plutôt qu’au milieu d’une animation particulièrement persuasive.

Le menu doit aussi indiquer la mise totale. Certains titres affichent une valeur par ligne, d’autres une valeur globale. La table des gains précise cette convention. Un contrôle de quelques secondes garde le budget aligné avec le plan choisi.

Choisir les fonctions qui apportent réellement de l’intérêt

Les fonctions bonus donnent une identité au jeu. Tours gratuits, symboles extensibles, multiplicateurs, grilles en cascade, collection d’objets ou jackpots fixes produisent des séquences très différentes. Le meilleur format dépend de ce que le joueur souhaite observer.

Un amateur de règles directes peut choisir un jeu à lignes fixes avec un wild et un scatter clairement définis — des titres de Pragmatic Play Classic ou de Red Tiger suivent souvent ce modèle. Un profil plus curieux peut préférer des cascades, où les symboles gagnants disparaissent pour laisser place à de nouveaux, une mécanique popularisée par des studios comme Relax Gaming ou Hacksaw Gaming. Les systèmes de collection conviennent aux sessions plus longues, surtout lorsque la progression reste visible entre plusieurs étapes.

La table des gains doit expliquer le déclenchement, la durée et le calcul de chaque fonction. Trois scatters peuvent lancer une manche, mais leur rôle varie selon le titre. Un multiplicateur peut s’appliquer à un seul symbole, à un gain complet ou à une série de cascades. Les mots sont familiers, les contrats internes changent.

Le gain maximal donne une indication supplémentaire sur la structure. Un plafond exprimé en 500 fois la mise décrit un profil différent d’un plafond à 10 000 fois. Ce chiffre complète le RTP et la volatilité, sans les remplacer.

Utiliser une grille de sélection rapide

Une comparaison tient sur cinq critères : RTP, volatilité, mise minimale, fonction et vitesse. Chaque critère reçoit une note selon les préférences personnelles.

Le mode démonstration aide à vérifier l’ergonomie. Quelques tours montrent la position des commandes, la lisibilité du solde, la vitesse et la qualité des explications. La fiche technique reste la référence pour les données mathématiques.

Après deux ou trois essais, les préférences deviennent souvent claires. Certains formats plaisent par leur rythme. D’autres par leur logique. Une note courte après la session suffit : mise, durée, volatilité, fonction appréciée. Pas besoin de rapport de quarante pages, les rouleaux survivront à cette sobriété administrative.

FAQ

Quel critère regarder en premier ?

La volatilité et la plage de mises donnent rapidement une idée du rythme et de la durée possible avec le budget prévu.

Un RTP plus élevé suffit-il pour choisir ?

Le RTP facilite la comparaison théorique, tandis que la volatilité, les fonctions et la mise déterminent le caractère réel de la session.

Quelle machine convient à une session courte ?

Une interface lisible, une faible volatilité ou une volatilité moyenne et des fonctions simples conviennent généralement à une durée limitée.

Comment reconnaître une machine à forte volatilité ?

La fiche peut l’indiquer directement. Un plafond élevé, des fonctions rares et une valeur concentrée dans les bonus constituent aussi des indices.

Le mode démonstration aide-t-il à choisir ?

Il permet d’observer les commandes, la cadence et les fonctions, tandis que les règles fournissent les statistiques exactes.