vendredi, septembre 11, 2026
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Centrafrique : L’effondrement du système éducatif et la justice dictatoriale sous la septième République. Une analyse du juriste Bernard Selemby Doudou

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Centrafrique : L’effondrement du système éducatif et la justice dictatoriale sous la septième République. Une analyse du juriste Bernard Selemby Doudou

Projet Maïngo à Bocaranga : Entre espoirs du développement et calvaire des mentors non payés
Le ministre centrafricain de l’éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

Depuis la belle époque des cadres et chevronnés de l’enseignement tels que les défunts Étienne Goyemidé, Jean Paul Ngoupandé, Pierre Sammy Mackfoy, Raphaël Nzapakomanda-Yakoma qui méritaient légitimement la palme d’or et une reconnaissance républicaine à titre posthume, le système éducatif centrafricain est depuis lors en chute libre en défiant la loi de la gravitation universelle avec des formations au rabais.

 

Il faut souligner à titre de rappel que l’éducation nationale est un pilier fondamental de l’État qui forme les futurs élites du pays.

 

À lire aussi : Sécurité routière à Bangui : Le cri d’alarme de deux jeunes Centrafricaines contre « l’hécatombe dans les rues de la capitale

Il s’agit en effet d’un investissement pour l’avenir afin de favoriser le développement socio-économique de notre nation.

 

À lire aussi : Crépin Mboli-Goumba dénonce la faillite économique : « L’économie fonctionne au ralenti et l’État centrafricain est totalement ruiné

Le contraste sous le magistère du monarque de Bangui qui est de surcroît un enseignant est que le volet éducatif qui devrait logiquement figurer parmi les priorités des dépenses publiques soulève de nombreuses interrogations et inquiétudes.

 

En dépit du manque criant des infrastructures scolaires, du manque des enseignants spécialisés, du manque de matériels didactiques, de la prolifération des établissements privés de moindre qualité, de l’effectif pléthorique des élèves etc…qui fragilise le système éducatif, le baccalauréat qui est un diplôme de fin d’études secondaires est devenu un calvaire pour les élèves, un chemin de croix synonyme de souffrances pour les candidats.

 

Il apparaît important à ce stade de rappeler que nos enfants étaient morts impunément l’année dernière par la faute d’un gouvernement qui a réuni plus de cinq mille candidats dans un seul centre d’examen sans pour autant mettre en place un plan de crise ou d’accompagnement médical alors que parallèlement ce précieux sésame tant convoité par nos enfants sont paradoxalement délivrés à titre exceptionnel à des candidats à la députation qui n’ont même pas fréquenté, ni le brevet d’études.

 

Faisant l’économie de la lutte contre le fléau de la fraude aux examens qui est légitime, le ministre de l’éducation nationale nonobstant la souffrance non cicatrisée des parents des sinistrés de l’année dernière a détruit publiquement après confiscation les smartphones des candidats qui ont triché au baccalauréat.

 

Fort de ce qui précède, nous tenons à rappeler aux autorités établies qu’en droit positif centrafricain, les moyens utilisés pour commettre une infraction ne se détruisent pas par un simple caprice d’un ministre à travers une décision administrative.

 

Ces derniers sont généralement placés sous séquestre ou sous scellé pour des besoins d’enquête et éventuellement détruits sur instructions judiciaires.

 

La lutte contre la fraude aux examens ne se décrète pas mais elle s’inscrit dans un processus encadré tout en respectant les droits fondamentaux des citoyens.

 

Cet effondrement du système éducatif associé aux dérapages répétés de la justice non seulement impacte le niveau de formation, encourage le décrochage scolaire mais aussi ébranle la confiance des citoyens envers les institutions républicaines et contribuent à la fragilisation des droits fondamentaux…

 

Bref, la jeunesse centrafricaine ne se retrouve pas depuis deux mandats dans le modèle socio-économique proposé par le pouvoir de Bangui.

 

Face à ce bourbier teinté de corruption que représente l’organisation du baccalauréat, le citoyen lambda inquiet s’interroge :

 

1- Comment la chute libre de notre système éducatif combinée à une justice aux ordres peut-elle compromettre l’avenir de notre État ?

 

2- En d’autres termes, dans quelle mesure la septième République a t-elle contribué à l’effondrement du système éducatif et à l’instauration d’une justice dictatoriale ?

 

3- De nos jours, quelle est la suite judiciaire de plus d’une dizaine des élèves morts l’année dernière au lycée Barthélémy Boganda ?

 

4- Quelle est la réaction du gouvernement face à la décision du ministre de l’éducation nationale de détruire les smartphones confisqués lors des fraudes aux examens du baccalauréat ?

 

5- Quelle est la réaction du procureur de la République, garant de la sécurité des personnes et des biens face à cette décision manifestement illégale du ministre ?

 

En tout état de cause, les deux piliers de l’État c’est-à-dire l’un qui forme les futurs élites et l’autre qui indépendante devrait garantir contre l’arbitraire et les abus de pouvoir ne sont ni l’un ni l’autre à la hauteur des attentes de la population.

 

En conséquence de ce qui précède

 

Ia seule solution possible et adaptée à cette crise est la démission sans conditions du Président de la République.

 

Une nouvelle page de l’histoire s’ecrira avec de nouveaux acteurs compétents dans le cadre d’une refondation d’une nouvelle République bâtie sur une consultation à la base avec des projets de société émergents à l’instar des recommandations du forum de Bangui de 2015 et piétinées par le pouvoir de Bangui.

 

C’est bien évidemment ce qu’a proposé le Rassemblement Unitaire dans le cadre des consultations citoyennes sans exclusive pour une renaissance centrafricaine que je vous invite au passage à y adhérer massivement.

Le système éducatif en Centrafrique souffre d’un effondrement structurel, tandis que la justice dictatoriale alimente la corruption et l’impunité.

 

Pour finir, nous vous rappelons que dans les grandes nations de démocratie à travers le monde on gère un peuple en lui rendant des comptes, en l’informant sur ce qu’on fait et en lui expliquant la méthode utilisée pour le gérer ainsi que les résultats escomptés.

 

S’inscrivant dans cette suite logique et au nom du droit à l’information, donnez des explications fiables, détaillées, crédibles et exempt de mensonges ou de manipulations au peuple non seulement sur le ministre des grands travaux illégitime soit-il qui, depuis sa nomination s’évertue à signer des contrats et à présenter des maquettes informatives sans aucune réalisation concrète mais aussi de s’expliquer sur le refus du monarque de Bangui de dialoguer avec les groupes “Azandés” qui sont des centrafricains et qui ne revendiquent que leur portion de droit dans la République.

 

Au delà de tout, ce peuple tétanisé et anesthésié se réveillera de son profond sommeil onirique pour organiser la résistance sur la base des articles 28 et 29 de la constitution du 30 mars 2016.

 

Cependant les paisibles habitants de Limassa et par extension sur l’échelle de la République sonne le glas en déclenchant le processus de fin de règne.

 

Monsieur le président, l’époque ou alors l’âge pour escalader les clôtures des chancelleries et ambassades est dépassé, démissionner avec raison et honneur avant d’être contraint par des éléments qui jadis vous respectaient.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance ou acharnement, ne dites surtout pas que c’est moi depuis le royaume de Limassa.

 

Limassa le 01 Août 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Environnementaliste.

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Martin Ziguélé accuse le gouvernement de bloquer les financements du FMI en refusant de récupérer 160 milliards de francs CFA d’impôts et de taxes impayés.

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Martin Ziguélé accuse le gouvernement de bloquer les financements du FMI en refusant de récupérer 160 milliards de francs CFA d’impôts et de taxes impayés.

 

Martin Ziguélé accuse le gouvernement de bloquer les financements du FMI en refusant de récupérer 160 milliards de francs CFA d'impôts et de taxes impayés.
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

L’ancien premier ministre Martin Ziguelé, invité du débat Patara sur les antennes de la radio Ndékè-luka accuse ouvertement les autorités de Bangui d’asphyxier l’économie nationale par pure complaisance fiscale, entraînant la suspension des appuis financiers internationaux.


 

Le torchon brûle entre l’opposition démocratique et l’exécutif au sujet de la gestion des deniers publics. Selon les déclarations de Martin Ziguélé, la cinquième et la sixième revue du Fonds Monétaire International se trouvent totalement gelées à cause d’un manquement délibéré de l’équipe gouvernementale. Cette dernière refuse d’appliquer les recommandations fermes issues du dernier audit de l’institution financière.

 

Le manque à gagner pour le trésor public s’élève à une somme colossale. Ce montant astronomique représente des impôts et des taxes non recouvrés au cours de l’année 2024. L’opposant estime que le pouvoir préfère priver le pays de ses ressources intérieures plutôt que de faire payer les entreprises ou les entités redevables. Cette inertie prive l’État de sa crédibilité extérieure et compromet gravement les investissements publics nécessaires au développement du pays.

 

Par Anselme Mbata

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Quand le dictateur de Bangui tente de légitimer son coup de force institutionnel sous le label de la « Septième République »

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Quand le dictateur de Bangui tente de légitimer son coup de force institutionnel sous le label de la « Septième République »

 

Quand le dictateur de Bangui tente de légitimer son coup de force institutionnel sous le label de la « Septième République »
Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera, lors de son interview la la télévision russe le 11 février 2026

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Par une mise en scène solennelle lors du premier conseil des ministres, Faustin Touadéra a tenté d’imposer son nouveau cadre constitutionnel pour pérenniser son pouvoir personnel.


 

La réunion de la nouvelle équipe gouvernementale au palais présidentiel a donné lieu à un long monologue de Faustin Touadéra, entièrement tourné vers la justification de son coup de force de décembre 2025. L’empereur dictateur s’est évertué à baptiser son pouvoir du nom de septième république, une formule pompeuse destinée à faire oublier que ce changement de légalité n’est qu’une stratégie de maintien à vie au sommet de l’État. Devant des ministres dociles, le chef du régime a feint de siffler le début d’une ère nouvelle, alors même qu’il s’entoure des mêmes figures de l’appareil politique et des factions armées ralliées à sa cause depuis une décennie.

 

Pour asseoir son autorité, Faustin Touadéra a édicté une série de directives présentées comme indiscutables, axées sur une surveillance mutuelle et un contrôle absolu des comportements. Sa rhétorique sur la fin des passe-droits et la lutte contre le favoritisme familial sonne particulièrement faux dans une capitale où la haute administration reste la propriété exclusive de son clan. Le dictateur utilise la menace de limogeage immédiat pour étouffer toute velléité d’indépendance chez ses ministres, transformant ce prétendu gouvernement inclusif en une simple chambre d’enregistrement des désirs de la présidence.

 

La feuille de route déclinée durant cette séance s’avère une reprise textuelle des promesses oubliées des campagnes précédentes, notamment sur le plan de la sécurité et du développement économique. Alors que les forces internationales réduisent leur présence, le pouvoir prétend garantir la tranquillité des provinces sans aligner la moindre logistique concrète pour l’armée nationale. Les déclarations sur la transformation locale des matières premières et l’emploi des jeunes s’opposent à la réalité des contrats opaques signés avec des entités étrangères qui exploitent le sous-sol centrafricain au profit unique de l’oligarchie de Bangui.

 

Le verrouillage de la parole publique constitue le véritable cœur de cette restructuration autoritaire. Faustin Touadéra a interdit l’usage des réseaux sociaux personnels pour la communication des membres du cabinet, plaçant la diffusion des informations sous la tutelle unique d’un organe de censure étatique. Cette centralisation vise à masquer les profondes divisions internes de cette coalition et à projeter l’image artificielle d’un régime soudé. En imposant le secret absolu des délibérations, l’empereur dictateur cherche à couper court à toute fuite vers la presse indépendante concernant les rivalités pour les budgets ministériels.

 

Les injonctions sur la ponctualité et l’obligation de présence physique servent de paravent à une volonté de domestication des esprits, où la soumission au protocole remplace l’action publique réelle. Le Premier ministre se voit réduit à un rôle de surveillant général chargé d’appliquer des sanctions disciplinaires au moindre écart. Pendant que le sommet de l’État s’enferme dans ces querelles de règlement intérieur et de préséance protocolaire, les habitants de Bangui et de l’intérieur continuent de subir de plein fouet l’inflation galopante ainsi que la pénurie chronique d’électricité et d’eau potable.

 

Par Alain Nzilo

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L’analyse de Me MBOE Dédé-Vianney sur les raisons qui poussent les cadres de la majorité présidentielle à s’éloigner du parti présidentiel, le MCU

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L’analyse de Me MBOE Dédé-Vianney sur les raisons qui poussent les cadres de la majorité présidentielle à s’éloigner du parti présidentiel, le MCU

 

L’analyse de Me MBOE Dédé-Vianney sur les raisons qui poussent les cadres de la majorité présidentielle à s'éloigner du parti présidentiel, le MCU
Le ministre conseiller de Touadera Fidèle Gouandjika en soutien avec son fils Gilles Ionel Gouandjika

 

 

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Par : la rédaction de ,  

Les récents débats politiques du 27 juin 2027 sur la RNL ont mis en lumière des comportements inattendus de la part des représentants du pouvoir. Dans une réflexion publiée au sein de la revue « Le Reflet », l’avocat Me MBOE Dédé-Vianney se penche sur un phénomène marquant : la volonté de plusieurs cadres de la majorité de prendre publiquement leurs distances avec le parti présidentiel, le MCU. Cette attitude interroge sur la cohésion réelle de l’équipe au pouvoir et sur la stabilité de son assise politique.


 

Le reniement public lors des échanges médiatiques

L’événement qui sert de base à cette analyse est l’émission radiophonique « Patara » du 27 juin 2026, au cours de laquelle le Conseiller spécial du chef de l’État s’est retrouvé en difficulté face à l’opposition. Pressé par les arguments techniques de son interlocuteur, ce proche collaborateur du président a choisi de déclarer qu’il n’avait jamais été adhérent du parti présidentiel, le MCU.

 

Pour Me MBOE Dédé-Vianney, cette déclaration est lourde de sens. Elle émane d’une personnalité identifiée depuis des années comme l’un des défenseurs les plus actifs de l’action gouvernementale. Ce refus d’assumer l’étiquette de l’organisation politique majoritaire montre une volonté claire d’éviter de porter la responsabilité du bilan de ce parti devant les citoyens.

 

Les motifs d’un éloignement stratégique

L’avocat explique ce comportement par plusieurs facteurs politiques majeurs. Premièrement, le parti présidentiel affiche des signes de fatigue et d’inconsistance face aux exigences de la gestion de l’État. Les cadres de la majorité constatent le manque de préparation et de solidité technique de leur propre camp lors des grands rendez-vous de discussion publique, ce qui les pousse à se désolidariser pour préserver leur propre crédibilité individuelle.

 

Deuxièmement, cet éloignement traduit une prise de conscience de l’essoufflement politique du mouvement. En refusant l’affiliation officielle, les acteurs politiques cherchent à se ménager un avenir en dehors d’une structure qu’ils jugent en déclin. L’auteur compare cette attitude à un abandon de navire avant que les difficultés ne deviennent insurmontables.

 

Un avertissement pour la gouvernance actuelle

Pour Me MBOE Dédé-Vianney, ces reniements répétés au sein de l’espace public constituent un signal d’alarme pour la majorité présidentielle. Quand les lieutenants les plus engagés refusent de porter les couleurs de leur propre formation, la légitimité globale de la structure s’en trouve affaiblie.

 

Cette situation démontre la nécessité pour la classe politique de revenir à des convictions fortes et transparentes. L’avocat conclut en rappelant que la clarté des engagements est une exigence démocratique indispensable pour que la population puisse accorder sa confiance et pour que la jeunesse puisse envisager l’avenir du pays avec sérieux.

 

Par Éric Azoumi

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Propagande wagnérienne recyclée par Bissekoin : pourquoi le gouverneur ment sur le conflit du Haut-Mbomou ?

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Propagande wagnérienne recyclée par Bissekoin : pourquoi le gouverneur ment sur le conflit du Haut-Mbomou ?

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Le-Prefet-de-la-Ouaka-monsieur-Victore-Bissekoin-decore-les-mercenaires-de-Wagner-a-Ndachima.jpg” data-wpel-link=”internal”>Propagande wagnérienne recyclée par Bissekoin : pourquoi le gouverneur ment sur le conflit du Haut-Mbomou ?
Le-Prefet-de-la-Ouaka-monsieur-Victore-Bissekoin-decore-les-mercenaires-de-Wagner-a-Ndachima – décoration des mercenaires de Wagner : Quand Touadera et Bissekoin honorent les criminels

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans sa dernière interview sur la radio Ndékè-luka, le gouverneur du Haut-Oubangui, Victor Bissekoin, a repris mot pour mot le narratif officiel de Bangui : les miliciens Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) seraient des traîtres en guerre ouverte contre les FACA et l’État centrafricain, après avoir été formés pour défendre leur terre contre l’UPC. Il accuse les Zandé de duplicité, de pillages, d’enlèvements et de blocage ethnique, tout en minimisant le rôle central des mercenaires russes (Wagner / Africa Corps) dans l’escalade.

 

C’est une pure propagande wagnérienne recyclée. Les rapports internationaux les plus fiables – International Crisis Group (rapport « Reining in the Zandé Militia », janvier 2026), ACLED, ONU/MINUSCA, Africa Intelligence, RFI – contredisent frontalement cette version. Le conflit au Haut-Mbomou n’est pas une rébellion anti-État classique : c’est une rupture explosive entre une milice locale initialement alliée aux Russes et ces mêmes Russes qui les ont armés, formés, puis trahis et réprimés.

 

Les faits que Bissekoin occulte sciemment

– Origine et intégration russe : Formée en mars 2023 comme milice d’autodéfense zandé contre les exactions UPC, l’AAKG attire l’attention de Wagner via sa branche politique à Bangui. En mars-mai 2024, environ 200 combattants sont formés par les paramilitaires russes, intégrés dans les FACA sous commandement Wagner, et surnommés localement « Wagner Ti Azandé ». Ils combattent ensemble l’UPC à Zémio, Mboki, Bambouti.

– La rupture : Dès mai 2025, des clashes éclatent entre AAKG et forces russes (soutenues par FACA mixtes) autour de Zémio. Les griefs : primes irrégulières, humiliations (bastonnades, arrestations arbitraires), tentatives de mutation hors région, violences contre civils zandé, et surtout le sentiment d’occupation humiliante par des mercenaires étrangers qui pillent et contrôlent les ressources.

– Escalade 2025-2026 : En juillet 2025, Wagner utilise des explosifs contre l’AAKG. Fin 2025 et début 2026 (post-élections), mutineries, attaques ciblées sur positions russes/FACA mixtes, enlèvements de leaders zandé par Wagner. Les revendications claires de l’AAKG : départ immédiat des Russes du Haut-Mbomou, libération des détenus, paiement des arriérés, fin de l’impunité russe – pas la chute de Touadéra ni une guerre contre Bangui.

– Conséquences : Des milliers de déplacés (vers brousse ou RDC), famine imminente (cultures non plantées), attaques sur civils (y compris par ex-éléments AAKG/WTA), mais le déclencheur principal reste la trahison russe après l’intégration forcée.

 

Le gouverneur Bissekoin inverse la causalité : il présente les Zandé comme des rebelles anti-patrie qui « se tournent contre le pays », alors que ce sont les Russes qui, après les avoir utilisés comme chair à canon contre l’UPC, les ont réprimés violemment quand ils ont réclamé dignité et contrôle local. Cette ligne est directement calquée sur la communication Wagner/Africa Corps : diaboliser la milice pour justifier la répression brutale (arrestations, bombardements) sans admettre l’échec total de leur « intégration » improvisée.

 

Pourquoi ce mensonge d’État ?

– Protéger l’image de l’alliance russo-centrafricaine : admettre que Wagner a créé un monstre incontrôlable serait un aveu d’échec stratégique majeur pour Touadéra et ses alliés russes.

– Légitimer la violence : en qualifiant l’AAKG de « rebelle anti-État », on ouvre la voie à une opération militaire sans nuance, ignorant que les civils zandé paient le prix fort (déplacements, absence d’école/soins, représailles croisées).

– Éviter les questions gênantes : qui tire vraiment les ficelles ? Pourquoi les Russes recrutent-ils d’anciens UPC pour combattre les Zandé ? Pourquoi les promesses d’intégration n’ont-elles pas été tenues ?

 

Et tout le monde le dit dans le coin que le gouverneur Bissekoin relaie une propagande importée qui masque la vraie nature du conflit – une révolte contre l’occupation mercenaire russe, pas une guerre civile contre la nation. Les Zandé ne veulent pas détruire l’État ; ils veulent que les Russes quittent leur terre, cessent de les humilier et de piller leur région.

 

D’après les Zandé, la paix durable passera par le retrait des mercenaires du Haut-Mbomou, des négociations inclusives (sans humiliation), la libération des détenus et la fin de l’impunité – pas par des mensonges officiels qui ne font qu’attiser la haine ethnique et prolonger la souffrance des populations.

 

Par Éric Nzapa

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Mairie de Bangui : Le bal pathétique des aigris et des prophètes de malheur

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Mairie de Bangui : Le bal pathétique des aigris et des prophètes de malheur

Mairie de Bangui : Le bal pathétique des aigris et des prophètes de malheur
De gauche à droite Euloge doctrouvé koï, Monsieur blaise didatien kossimatchi ainsi que Portia abazène

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le venin d’Euloge Doctrouvé Koï inonde les réseaux sociaux. Le porte-voix de la milice Requins tente de s’ériger en censeur politique après l’élection de la nouvelle mairesse de la capitale.


 

La rancœur politique d’un agitateur

Le vacarme médiatique entretenu par Euloge Doctrouvé Koï suite à l’installation du nouvel exécutif municipal à Bangui expose une amertume profonde. En qualifiant ce scrutin de simple artifice destiné à pérenniser une gestion défaillante, Euloge Doctrouvé Koï tente maladroitement de délégitimer une procédure officielle. Cette offensive verbale, dictée par la frustration d’intérêts financiers compromis, dévoile la panique d’un propagandiste habitué à manipuler l’opinion à coup de diatribes numériques et de provocations quotidiennes, des méthodes habituelles chez Euloge Doctrouvé Koï.

 

Les accusations proférées par Euloge Doctrouvé Koï, qui associe arbitrairement l’avenir de la capitale à un pillage généralisé, démontrent une volonté manifeste de semer la discorde. À travers des attaques ciblées, Euloge Doctrouvé Koï cherche uniquement à venger l’échec de la faction dissidente qu’il soutient dans l’ombre, s’enfonçant ainsi dans un extrémisme verbal qui disqualifie définitivement Euloge Doctrouvé Koï de tout débat républicain crédible.

 

L’instrumentalisation des milices et les dessous de la colère

L’engagement véhément d’Euloge Doctrouvé Koï aux côtés des perdants de ce scrutin ne relève nullement d’une cause citoyenne. En mobilisant ses canaux de diffusion pour contester l’autorité municipale, Euloge Doctrouvé Koï agit comme le coordinateur politique d’une faction ultra-violente sous influence ministérielle. Les interventions régulières d’Euloge Doctrouvé Koï s’inscrivent dans une stratégie globale de déstabilisation des institutions locales, financée pour maintenir une pression constante sur les décideurs politiques, une méthode propre à Euloge Doctrouvé Koï.

 

Cette collusion ouverte entre Euloge Doctrouvé Koï et les cercles de la subversion montre le double jeu des opposants internes au mouvement majoritaire. En encourageant la sédition face aux choix hiérarchiques du parti, Euloge Doctrouvé Koï précipite ses alliés vers une marginalisation inévitable, transformant une déconvenue électorale en une rupture politique radicale et illégale menée sous la dictée d’Euloge Doctrouvé Koï.

 

Le chantage et l’isolement final d’un groupe en dérive

Les menaces d’Euloge Doctrouvé Koï destinées à intimider les observateurs et les cadres favorables au changement à la mairie trahissent une perte de repères. En promettant des représailles ciblées et un lynchage public contre ceux qui saluent la nouvelle transition, Euloge Doctrouvé Koï tente d’imposer un climat de terreur psychologique totalement inefficace face à la discipline du parti, une énième tentative désespérée de la part d’Euloge Doctrouvé Koï.

 

La direction nationale du parti majoritaire conserve une maîtrise complète de ses structures et refuse de céder aux injonctions d’Euloge Doctrouvé Koï. Les gesticulations agressives d’Euloge Doctrouvé Koï ne parviennent plus à dissimuler l’effondrement de son réseau d’influence. Le refus global de cautionner les dérives d’Euloge Doctrouvé Koï scelle définitivement le sort de cette tentative de chantage public, abandonnant l’agitateur Euloge Doctrouvé Koï à son propre isolement.

 

Par Éric Azoumi

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L’échec d’une paix à géométrie variable : la Centrafrique face à la nouvelle rébellion, une analyse par le quotidien centrafricain Le citoyen

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L’échec d’une paix à géométrie variable : la Centrafrique face à la nouvelle rébellion, une analyse par le quotidien centrafricain Le citoyen

L’échec d’une paix à géométrie variable : la Centrafrique face à la nouvelle rébellion, une analyse par le quotidien centrafricain Le citoyen

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’actualité politique et sécuritaire de notre pays est à la une partout dans le médias centrafricains ces derniers jours. Ainsi, ce lundi 13 juillet 2026, le journal Le Citoyen a publiée une analyse détaillée sur la situation. Dans son édition du jour, notre confrère titre avec force : « La nouvelle rébellion sonne l'échec d'une paix à géométrie variable ». Cette formule percutante résume parfaitement le sentiment d'impasse qui domine désormais les observateurs de la crise centrafricaine, alors que les bruits de bottes se font de nouveau entendre dans plusieurs régions du territoire national.

Les illusions perdues des accords partiels

L'émergence de ce nouveau mouvement armé détruit les certitudes affichées par les autorités concernant la stabilisation progressive du pays. Depuis des mois, les discours officiels célébraient des ralliements partiels et des signatures de paix en coulisses avec certaines factions.

Cette stratégie exclusive, qualifiée à juste titre de géométrie variable, montre aujourd'hui ses limites structurelles. En choisissant de négocier uniquement avec certains acteurs tout en marginalisant d'autres forces du terrain, le pouvoir n'a fait que déplacer le problème au lieu de le résoudre, créant ainsi les frustrations nécessaires à cette nouvelle explosion sécuritaire.

Un dialogue national de sourds

Cette dégradation de la situation sécuritaire remet en cause la méthode même de gestion des crises adoptée par l'exécutif. Les grands rassemblements et les dialogues passés n'ont pas réussi à bâtir un consensus inclusif et durable.

Au lieu d'attaquer les racines profondes du conflit, à savoir la précarité, l'absence de l'État dans l'arrière-pays et le manque de perspectives professionnelles pour la jeunesse, les initiatives se sont souvent limitées à des partages de postes ou à des arrangements temporaires. Le résultat est là : une rupture de confiance majeure et la reprise des hostilités par ceux qui se sentent exclus du jeu politique.

L'urgence d'un véritable sursaut inclusif

Face à cette menace grandissante qui pèse sur la vie des populations civiles, la politique de l'autruche n'est plus tenable pour les institutions de la République. La naissance de cette rébellion doit être comprise comme le signal d'alarme ultime d'un système à bout de souffle.

Pour éviter un retour aux heures les plus sombres de notre histoire, Bangui doit impérativement abandonner ses calculs partisans et initier une discussion globale, franche et sans tabou avec toutes les composantes de la nation. Sans cette remise en question profonde, la paix restera un mirage lointain pour l'ensemble des Centrafricains.

Par Anselme Mbata

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Drame sur l’axe Bambari Grimari : les précisions sur la mort du jeune en garde à vue au commissariat de Bambari et non au commissariat de Grimari

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Drame sur l’axe Bambari Grimari : les précisions sur la mort du jeune en garde à vue au commissariat de Bambari et non au commissariat de Grimari

Du HCC à la Police : La traque aux "Avatars" et le grand basculement de Bangui dans la cyber-dictature
Le général de la police, Bienvenu Zokoué, ministre centrafricaine de la sécurité publique

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

Comme nous l’avons annoncé depuis quelques jours, un drame agite la ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Un jeune homme arrêté après un différend familial a perdu la vie dans les locaux de la police.


 

Au départ, les agents en poste sur la barrière à la sortie de la ville vers Grimari ont d’abord interpellé la victime. Ces policiers ont exercé de graves violences physiques sur le jeune homme avant de l’acheminer au commissariat central de Bambari.

 

À lire aussi : Bangui : Quand le désespoir de la vie pousse la jeunesse centrafricaine à l’extrême mesure

Le commissaire Issa a immédiatement ordonné le placement du prévenu en chambre de sûreté. Il a exigé un maintien en détention stricte pendant toute la nuit.

 

À lire aussi : Crépin Mboli-Goumba dénonce la soumission du gouvernement face à la milice Wagner et affirme que la libération d’Amdafock par des mercenaires est une honte nationale

Le blessé a souffert durant des heures dans sa cellule. Ses cris de douleur et ses appels au secours répétés sont restés sans réponse. Les policiers de service ont strictement suivi les consignes du commissaire Issa sans lui apporter d’aide médicale.

 

Au petit matin vers huit heures, les autres détenus ont constaté l’immobilité du jeune homme. Ils ont réalisé son décès avant l’intervention de la police pour transporter la dépouille à la morgue de l’hôpital.

 

Le commissaire Issa tente désormais d’imputer la responsabilité au chef de poste de la barrière en le livrant à la gendarmerie.

 

Ce responsable a ensuite fait livrer le lendemain un cercueil à la famille éplorée pour l’inhumation. Ce geste est vécu par les proches comme une insulte supplémentaire.

 

Par Christoph Biri

Cet incident tragique soulève des questions sur les violences policières au sein du commissariat de Bambari, notamment concernant les conditions de garde à vue.

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Oui, il a fait la demande à Touadera : le général Zéphirin Mamadou veut devenir Maréchal !

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Oui, il a fait la demande à Touadera : le général Zéphirin Mamadou veut devenir Maréchal !

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Incroyable mais vrai ! Le chef d’état-major des armées centrafricaines, le général d’armée Zéphirin Mamadou  réclame la plus haute distinction militaire à Faustin-Archange Touadéra. En coulisses, la pilule ne passe pas du tout, déclenchant une tempête politique et militaire.Une ambition « symbolique » qui fait tousser

 

En effet, il y a quelques semaines, le général d’armée Zéphirin Mamadou a déposé une requête pour le moins audacieuse sur la table du président Faustin-Archange Touadéra : l’obtention du grade de maréchal.

 

À lire aussi : Braquage d’État : comment Touadéra et les Wagner organisent le hold-up de l’or et du carburant en Centrafrique

Pour faire passer la pilule, l’intéressé avance un argument tout trouvé : il ne s’agirait que d’un titre purement « symbolique » et honorifique. Rien qui ne viendrait bouleverser ses fonctions, puisqu’il entend bien rester tranquillement à son poste de chef d’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

À lire aussi : Pampali à Touadéra : débarrassez-vous de votre entourage qui freine le pays, ou votre mandat sera perdu d’avance

Son raisonnement ? Depuis l’empereur Jean-Bedel Bokassa, le dernier à avoir arboré ces étoiles suprêmes sous son règne, aucun militaire centrafricain n’a accédé à ce rang. Zéphirin Mamadou estime donc que le moment est venu de ressusciter ce titre pour sa propre personne.

Le chef d'État major centrafricain, le général d'armée Mamadou Zéphirin
Le chef d’État major centrafricain, le général d’armée Mamadou Zéphirin

 

Vent de panique et levée de boucliers en coulisses

Mais la demande a eu l’effet d’une bombe. En coulisses, la tension est désormais à son comble. L’initiative ne passe absolument pas dans l’entourage du président, au sein du gouvernement et encore moins au sommet de la hiérarchie militaire :

 

Au sein de l’État-Major : Beaucoup d’officiers supérieurs grincent des dents et critiquent ouvertement cette démarche jugée déconnectée de la réalité du terrain.

Au gouvernement : L’opposition est cash. Le ministre de la Défense a posé un veto catégorique, fermement appuyé par le ministre de la Sécurité publique, lui aussi totalement contre cette attribution.

 

Mais au fait… qu’a-t-il fait pour mériter le maréchalat ?

C’est la question impertinente qui brûle toutes les lèvres à Bangui : « Qu’a-t-il fait exactement pour mériter ça ? »

 

Historiquement, le grade de maréchal n’est pas une simple médaille en chocolat accordée à l’ancienneté. C’est le sommet absolu de l’institution militaire, attribué de manière exceptionnelle pour des faits de guerre majeurs, une victoire décisive ou des services héroïques rendus à la nation.

 

Certes, Zéphirin Mamadou a connu une ascension fulgurante : nommé à la tête des armées alors qu’il n’était qu’un simple colonel, il a rapidement gravi tous les échelons en 5 ans seulement jusqu’à devenir général d’armée. Mais beaucoup rappellent que sa longévité à ce poste ne suffit pas à justifier un tel prestige, d’autant qu’il n’existe aucun cadre juridique clair régissant le maréchalat en République centrafricaine.

 

« Un maréchalat doit consacrer des exploits militaires incontestables, pas une simple envie de carrière. Si on commence à distribuer le sommet de la hiérarchie au nom du “symbolique”, quel message envoie-t-on aux troupes ? » s’insurge un haut responsable.

 

Un précédent dangereux pour l’armée centrafricaine

Alors que les débats font rage dans les cercles du pouvoir, la question dépasse désormais la seule personne de Zéphirin Mamadou. Accorder une telle distinction sans exploit d’armes majeur risquerait de discréditer l’institution militaire et de créer un précédent particulièrement inconfortable pour l’histoire des FACA.

La proposition du général Zéphirin Mamadou de devenir Maréchal de Centrafrique soulève des interrogations sur le rôle et l’avenir de l’armée centrafricaine dans le contexte politique actuel.

 

Pour l’heure, le président Touadéra se retrouve au milieu d’un dilemme empoisonné : céder aux ambitions intimes de son chef d’état-major ou écouter la fronde générale de son appareil de sécurité.

 

Par Alain Nzilo

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Dans sa folie propagandiste, Fidel Gouandjika conteste les chiffres de la Banque mondiale sur la pauvreté et accuse mensongèrement l’opposition de fabriquer des données sur Google pour cacher la faillite de sa dictature.

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Dans sa folie propagandiste, Fidel Gouandjika conteste les chiffres de la Banque mondiale sur la pauvreté et accuse mensongèrement l’opposition de fabriquer des données sur Google pour cacher la faillite de sa dictature.

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le propagandiste en chef du régime de Bangui s’enfonce dans le déni de la réalité en s’attaquant de front aux institutions financières internationales afin de masquer l’extrême précarité des foyers centrafricains.

 

En effet, la stratégie de communication de Fidel Gouandjika atteint un niveau de déconnexion totale avec le quotidien de la population. En qualifiant les statistiques de la Banque mondiale de simples inventions trouvées sur Internet, le conseiller du mytho-dictateur tente de décrédibiliser des données économiques incontestables. Les rapports internationaux confirment pourtant que la misère touche désormais plus des deux tiers des Centrafricains, une situation aggravée par une décennie de gestion prédatrice et de choix économiques désastreux de la part de l’exécutif.

 

Ce rejet des évidences numériques trahit la panique d’un clan politique incapable de financer l’appareil d’État sans perfusion extérieure. Alors que les caisses publiques dépendent de l’aide internationale pour assurer les salaires des ministères les plus vitaux, le porte-parole de la dictature préfère insulter les partenaires financiers plutôt que d’admettre la faillite du Trésor public. Cette fuite en avant cherche à masquer la paralysie qui guette l’administration centrafricaine dès la fin de l’année 2026 avec l’arrêt programmé des subventions.

 

Au lieu de proposer des réformes sérieuses pour restructurer l’économie nationale ou relancer la production agricole dévastée par les alliés de Wagner, le pouvoir s’enferme dans une bulle idéologique. Les invectives de Fidel Gouandjika contre l’opposition démontrent une volonté de censurer le débat technique par des slogans politiques creux. Cette attitude irresponsable isole la République Centrafricaine sur la scène internationale et condamne les citoyens à une asphyxie financière programmée par leurs propres dirigeants.

 

Par Alain Nzilo

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Crépin Mboli-Goumba dénonce la faillite économique : « L’économie fonctionne au ralenti et l’État centrafricain est totalement ruiné

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Crépin Mboli-Goumba dénonce la faillite économique : « L’économie fonctionne au ralenti et l’État centrafricain est totalement ruiné  

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Crépin Mboli-Goumba fustige la gestion financière du pouvoir et affirme que l’absence de perspectives plonge la population et les caisses publiques dans une détresse profonde.

 

Le Coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution dresse un bilan sans concession de la situation financière et matérielle du pays en cette année deux mille vingt-six. Selon ses déclarations, l’activité économique générale tourne au ralenti, une réalité visible au quotidien pour les citoyens les plus modestes. L’opposant s’appuie sur le quotidien des vendeuses de légumes au bord des routes pour démontrer que le pouvoir d’achat est totalement inexistant et que le circuit commercial est paralysé.

 

Cette paralysie générale s’accompagne d’une crise de trésorerie majeure au sommet des institutions. L’opposant affirme de manière directe que l’État est totalement désargenté, privé de ressources et incapable de dégager la moindre perspective de développement. Ce manque de moyens financiers aggrave les fractures internes et empêche le pays de sortir de l’impasse politique actuelle, maintenant les structures publiques dans une incapacité d’action.

 

Pour le Leader du parti, ce tableau sombre prouve les erreurs de trajectoire du régime en place, qui se retrouve privé de soutiens économiques solides. Les leaders de l’opposition estiment que cette situation de faillite nationale découle directement des choix politiques récents et de l’obstination de l’exécutif à ignorer les alertes. Cette asphyxie budgétaire met en péril l’équilibre des foyers centrafricains, incapables désormais de nourrir des projets ou d’assurer l’avenir de leurs enfants.

 

Par Brahim Sallé

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« J’ai le copie dans ma bureau » frappe encore : Tanza Saint-Cyr localisé à Tunis depuis son quartier à Bangui

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« J’ai le copie dans ma bureau » frappe encore : Tanza Saint-Cyr localisé à Tunis depuis son quartier à Bangui

 

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 L’ancien prétendant à la présidence fait encore parler de lui. Après ses écarts de langage devenus célèbres, une nouvelle publication vient d’alimenter les commentaires sur les réseaux sociaux.

 

Cette fois, l’homme a voulu réagir aux récents désordres survenus dans la localité de Boali. Il a diffusé un texte censé dénoncer la dégradation du climat sécuritaire dans cette zone.

 

Le document montre un papier aux couleurs de sa prétendue formation politique. On y lit des remarques appuyées sur les troubles provinciaux et le banditisme urbain, demandant des actions fermes aux services publics.

 

Mais un détail en haut de la page a rapidement capté l’attention des lecteurs. Le texte porte la mention d’un envoi depuis Tunis, alors que l’auteur est présentement dans son quartier dans la capitale centrafricaine.

 

Ce décalage géographique alimente une certaine perplexité chez les observateurs. On se demande si l’auteur cherche à feindre un voyage officiel à l’étranger alors que chacun le croise quotidiennement à Bangui.

 

Cette étrangeté rappelle d’anciens épisodes haut en couleur. Les habitants gardent en mémoire ses déclarations maladroites sur son bureau ou ses analyses improvisées à la radio.

 

Chaque apparition numérique du personnage déclenche la même vague de réactions. Les captures d’écran se répandent vite sur les téléphones et les moqueries s’accumulent au fil des heures.

 

Pour beaucoup, vouloir afficher une provenance lointaine relève d’une vanité singulière. L’usage veut que l’on indique son endroit réel plutôt que de s’inventer un déplacement imaginaire.

 

Malgré les critiques répétées, l’intéressé continue de publier sans modifier sa démarche. Ses écrits successifs entretiennent une sorte de feuilleton permanent que le public contemple.

 

La gravité des événements de Boali s’efface ainsi derrière la mésaventure du communiqué. Les citoyens retiennent surtout le manque de rigueur d’un homme qui prétendait guider la nation.

La récente communication de Tanza Saint-Cyr, évoquant la sécurité à Boali, soulève des questions sur la véracité de ses déplacements, notamment son lien avec Tunis.

 

Par Éric Azoumi

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Bavure policière à Grimari : un jeune homme meurt en garde à vue, le commissaire livre un agent à la gendarmerie pour se protéger

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Bavure policière à Grimari : un jeune homme meurt en garde à vue, le commissaire livre un agent à la gendarmerie pour se protéger

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Un nouveau drame lié aux violences policières vient d’endeuiller la ville de Grimari, située dans la préfecture de la Ouaka. Un jeune homme, arrêté à la suite d’un différend familial, est décédé dans la nuit à l’intérieur de la geôle du commissariat local, après avoir subi de graves passassions à tabac et un refus d’assistance médicale.

 

Des violences à la barrière jusqu’à la geôle

Les faits se sont déroulés après l’arrestation du jeune homme, rapidement remis aux policiers en faction sur la barrière installée sur l’axe Grimari. Selon les informations recueillies sur place, le prévenu a été violemment tabassé par ces agents avant d’être acheminé au commissariat de la ville.

À lire aussi : Zémio ou la révolte des soldats centrafricains contre la tutelle de Wagner

 

Présenté au commissaire de police de Grimari, identifié sous le nom d’Issa, ce dernier a ordonné son placement immédiat en garde à vue pour toute la nuit.

À lire aussi : Conseils d’administration hors-la-loi et DG intouchables : Les aveux discrets du ministre Roméo Gribingui

 

Ignoré toute la nuit malgré ses appels au secours

Tout au long de la nuit, le jeune homme n’a cessé de se plaindre de douleurs aiguës et de demander de l’aide depuis la chambre de sûreté. Cependant, en raison des instructions fermes données par le commissaire Issa, aucun agent n’est intervenu pour lui porter assistance ou lui faire bénéficier de soins.

 

Ce n’est vers 8 heures ce matin que l’irréparable a été constaté. Ses co-détenus, remarquant son immobilité totale, ont tenté de le toucher avant de réaliser qu’il avait rendu son dernier soupir. Le corps a été rapidement transféré à la morgue par les forces de l’ordre.

 

Fuite de responsabilité hiérarchique

Face à l’urgence de la situation et pour parer au scandale, le commissaire Issa a fini par livrer le chef de poste de la barrière à la gendarmerie locale. Une manœuvre perçue sur place comme une tentative de rejeter l’entière faute sur ses subordonnés et de se soustraire à sa propre responsabilité dans la gestion de cette garde à vue mortelle.

 

L’affaire provoque une vive indignation au sein de la population de Grimari, qui exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de ce décès et que tous les responsables, exécutants comme commanditaires, répondent de leurs actes devant la justice.

 

Par Christoph Biri

Les violences policières à Grimari soulèvent des questions sur la responsabilité des agents lors de cette garde à vue mortelle, qui a coûté la vie à un jeune homme.

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Insécurité chronique en Centrafrique, monsieur Bakonvoyo Dix Heures Odon décrypte les enjeux et origine du problème

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Insécurité chronique en Centrafrique, monsieur Bakonvoyo Dix Heures Odon décrypte les enjeux et origine du problème

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Dans une tribune inédite, Bakonvoyo Dix Heures Odon analyse l’héritage de Boganda. Il soutient que le drapeau centrafricain alimente, par son symbolisme, le cycle des crises.

 

Pourquoi la République centrafricaine reste-t-elle engluée dans une instabilité chronique malgré ses immenses potentialités ?

Alors que les observateurs privilégient habituellement les grilles de lecture géopolitiques, militaires ou socio-économiques pour expliquer ce marasme, une voix citoyenne propose une approche radicalement différente, axée sur la puissance mystique et politique des symboles nationaux.

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Dans une réflexion approfondie transmise à notre rédaction, Bakonvoyo Dix Heures Odon plonge au cœur des fondements idéologiques du pays. Sa thèse est aussi audacieuse que troublante : les malheurs récurrents de la nation trouveraient une partie de leur origine dans la conception même du drapeau national et dans les contradictions de l’héritage légué par le père fondateur, Barthélemy Boganda.

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Un drapeau pensé pour l’Afrique, pas pour la seule Centrafrique

Pour bien comprendre la démonstration de Bakonvoyo Dix Heures Odon, il faut remonter aux sources de la création de la bannière nationale en 1958. Barthélemy Boganda ne concevait pas la Centrafrique comme une entité isolée, mais comme le pivot central des « États-Unis de l’Afrique Latine ». Le drapeau à cinq couleurs qu’il conçoit alors est imaginé pour une grande fédération régionale intégrant plusieurs pays voisins.

 

Cependant, selon l’analyste, cette ambition panafricaine a créé une dissonance majeure. En décortiquant la symbolique attribuée à chaque teinte, Bakonvoyo Dix Heures Odon démontre que les éléments de prospérité, de vitalité et d’apaisement ont été géographiquement assignés aux nations voisines :

 

Le bleu incarne la mer et l’accès aux océans, une réalité qui échappe totalement à la Centrafrique, pays intrinsèquement enclavé.

Le vert évoque la grande forêt équatoriale, un attribut naturel dont la paternité symbolique revenait prioritairement au Gabon.

Le blanc représente la zone sahélienne et la paix, incarnée dans ce projet régional par le Tchad.

 

Le piège du sang et de l’or : la prophétie tragique des couleurs conservées

Le drame symbolique de la Centrafrique réside dans ce qu’il est resté au pays une fois le projet de fédération avorté. Dans cette répartition des concepts, la Centrafrique ne s’est vue attribuer en propre que deux réalités physiques et matérielles : le jaune (représentant les richesses minières et les ressources du sous-sol) et le rouge (incarnant le sang versé).

 

Pour Bakonvoyo Dix Heures Odon, cette combinaison duale « Or et Sang » est devenue une véritable malédiction prophétique. Privé de la symbolique de la mer (la vie), de la forêt (la fertilité et l’intelligence) et du blanc (la paix pure) partis chez les voisins, le territoire centrafricain s’est retrouvé condamné à un cercle vicieux : la convoitise permanente de ses richesses minérales par des acteurs internes et externes, accompagnée systématiquement par l’effusion de sang de ses citoyens.

 

L’appel à un renouveau symbolique pour refonder la nation

Face à ce constat, l’auteur ne se contente pas d’un diagnostic amer ; il formule une proposition concrète à l’attention de la classe politique et du peuple centrafricain. Selon lui, briser le cycle des violences exige une prise de conscience collective et un acte de réappropriation nationale : la refonte pure et simple du drapeau.

 

Bakonvoyo Dix Heures Odon plaide pour la création d’un nouvel étendard qui réintégrerait pleinement l’intelligence, la nature, la paix et la vie au cœur même de l’identité visuelle centrafricaine, afin d’exorciser les symboles de souffrance qui pèsent sur le pays depuis son indépendance.

 

La crise en Centrafrique est exacerbée par un symbolisme national qui alimente la violence et la convoitise des richesses, comme l’analyse Bakonvoyo Dix Heures Odon.

« Si les leaders centrafricains songent un jour à changer le drapeau, peut-être y aura-t-il enfin la paix en Centrafrique. Ce texte est une bouteille à la mer, en espérant qu’il éveillera la conscience d’un compatriote prêt à agir pour l’avenir de notre nation. »

 

En remettant en question un dogme historique, la tribune de Bakonvoyo Dix Heures Odon ouvre un débat inédit sur la nécessité de réaligner les symboles républicains avec les aspirations profondes de paix et de prospérité du peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

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Sécurité routière à Bangui : Le cri d’alarme de deux jeunes Centrafricaines contre « l’hécatombe dans les rues de la capitale

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Sécurité routière à Bangui : Le cri d’alarme de deux jeunes Centrafricaines contre « l’hécatombe dans les rues de la capitale

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Face à l’anarchie routière et au nombre croissant de victimes dans la capitale et ses environs, deux jeunes femmes ont lancé un coup de gueule viral sur Facebook. Elles dénoncent le mépris des conducteurs, la corruption administrative et le silence des autorités.Une prise de parole née du drame

 

Il aura suffi d’un drame de trop. Le décès d’un homme dans un accident de la route près de Bimbo, à la sortie sud-ouest de Bangui pour faire déborder le vase. Sur les réseaux sociaux, deux jeunes femmes centrafricaines ont décidé de briser le silence pour dénoncer ce qu’elles qualifient sans détour d’« hécatombe ».

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L’une d’elles parle d’expérience

Victime d’un grave accident dans la capitale en 2021, elle a failli y laisser la vie et porte encore aujourd’hui les cicatrices de cette tragédie. Son témoignage, vibrant de colère et de douleur, démontre un quotidien où la route est devenue une roulette russe.

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« À Bangui, quand vous demandez autour de vous, tout le monde est une victime en puissance ou compte un proche blessé ou tué. C’est devenu une capitale de traumatismes où l’on ne croise plus que des membres cassés. »Mépris des piétons, « permis de conduire mafieux » et chauffards au volant

 

Dans leur vidéo, les deux intervenantes brossent un portrait sombre et inquiétant de la circulation à Bangui :

 

Le mépris des usagers vulnérables : Les automobilistes considèrent les piétons, les cyclistes et les motocyclistes comme de la « poussière » ou des « moins que rien ». Traverser la rue à pied peut relever du parcours du combattant et prendre plus d’une heure.

 

L’impunité des cortèges

Qu’il s’agisse de véhicules civils, de cortèges officiels (ministres, présidence) ou de véhicules des forces de sécurité (armée, police), la vitesse excessive règne et l’insensibilité face à la mort semble généralisée.

 

Des véhicules d’un autre âge

De vieux coucous hors d’état de rouler continuent de sillonner les axes routiers en toute impunité.

 

La corruption à la source

La critique vise directement la formation et la délivrance des documents officiels. Selon elles, la quasi-totalité des permis de conduire et des cartes grises s’obtiennent « par la petite porte ». Une mafia bien huileée entre certains services des Transports et des Finances qui enrichit des particuliers au détriment de la vie des citoyens.

 

Le modèle congolais en exemple : Vers des sanctions exemplaire ?

Pour démontrer qu’une autre gestion est possible, les deux jeunes femmes citent l’exemple du Congo-Brazzaville. Sous l’impulsion de décisions présidentielles fermes, la législation y a été durcie de manière drastique : en cas d’accident responsable, le conducteur doit non seulement purger une peine de prison, mais aussi prendre en charge l’intégralité des frais médicaux, de la subsistance et de la scolarité des enfants de la victime.

 

Ce niveau de responsabilité financière et pénale a responsabilisé les chauffeurs congolais. « Là-bas, même si c’est un fou qui traverse, tout le monde s’arrête. En RCA, on vous écrase comme si vous n’étiez rien », déplorent-elles.

 

Un appel urgent aux autorités centrafricaines

À travers cette sortie médiatique très commentée, les deux Centrafricaines espèrent provoquer un déclic au plus haut sommet de l’État. Elles demandent :

 

La sécurité routière est un enjeu majeur à Bangui, où les accidents de la circulation augmentent, provoquant un véritable cri d’alarme parmi les habitants.

Une régulation stricte de la circulation et un contrôle technique rigoureux des véhicules.

Une assainissement des circuits d’obtention du permis de conduire pour bannir la corruption.

 

Un durcissement exemplaire des peines pour les chauffards et une vraie protection juridique et financière pour les victimes.

 

La balle est désormais dans le camp des autorités ministérielles et législatives. L’anarchie routière ne peut plus être fatalité en République centrafricaine.

 

Par Brahim Sallé 

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Centrafrique : la CPS s’agite sur Boali et s’efface devant Alindao et Wagner

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Centrafrique : la CPS s’agite sur Boali et s’efface devant Alindao et Wagner

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le Parquet spécial de la Cour Pénale Spéciale annonce une évaluation préliminaire sur les violences de Boali, alors que les massacres d’Alindao et les décapitations attribuées à Wagner restent sans suite judiciaire.

 

Une communication rapide sur Boali

Le Parquet spécial près la CPS a publié un communiqué le 22 juillet 2026, référencé N° 033/CPS/BPS.26. Il exprime sa préoccupation face aux violences communautaires survenues à Boali. Une évaluation préliminaire doit déterminer s’il existe des crimes de guerre dans ce dossier.

 

À lire aussi : Centrafrique : Comment les mercenaires russes du groupe Wagner inondent le pays avec leur business de tramadol

Le parquet de Bangui s’était pourtant déjà saisi de cette affaire. La justice ordinaire travaillait sur les responsabilités liées à ces violences intercommunautaires. La CPS intervient donc sur un dossier que les tribunaux nationaux peuvent traiter eux-mêmes.

 

Le mandat de la CPS remis en question

Le mandat de la Cour Pénale Spéciale couvre les crimes de masse, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Il ne couvre pas les affaires que la justice ordinaire peut déjà instruire. Plusieurs observateurs y voient une tentative de justifier la présence continue de l’institution dans le pays.

 

Le dossier Alindao laissé de côté

Les massacres d’Alindao, attribués à l’UPC, restent largement sans suite judiciaire devant la CPS. L’ancien chef rebelle Hassan Bouba, aujourd’hui ministre en Centrafrique, avait été arrêté par la Cour. Il a été libéré quelques minutes avant son transfert vers la maison d’arrêt.

 

Selon plusieurs organisations de défense des droits humains, des mercenaires de Wagner et des éléments de la garde présidentielle sont intervenus pour l’exfiltrer. La CPS n’a pas relancé les poursuites contre lui ni contre ses lieutenants depuis cet épisode.

 

Aucune réaction sur les décapitations commis par les mercenaires russes du groupe Wagner. Pourtant, des vidéos publiées sur les réseaux sociaux par ces mêmes voyous de Poutine et Touadera montrant des têtes décapitées allongées sur un tapis devant les commanditaires joyeux . Ces images concernent notamment des événements survenus dans la Nana-Mambéré. Elles ont été transmises aux magistrats de la CPS, selon les mêmes sources.

 

Aucun communiqué n’a suivi ces transmissions. Le Parquet spécial n’a annoncé aucune enquête sur ces exactions attribuées aux mercenaires russes.

 

Une réactivité qui varie selon les dossiers

La CPS a communiqué rapidement sur deux dossiers récents : Am-Dafock le mois dernier, puis Boali. Cette même rapidité ne s’observe pas sur les dossiers impliquant des acteurs protégés par le pouvoir. Le cas Hassan Bouba et les vidéos de décapitations en sont des exemples.

 

La question du financement international

L’Union européenne, l’ONU et d’autres bailleurs financent la CPS pour juger les crimes de guerre en Centrafrique. Ces fonds financent aujourd’hui une institution active sur des dossiers déjà traités par la justice ordinaire, mais silencieuse sur les crimes les plus graves documentés dans le pays.

Les violences communautaires à Boali soulèvent des questions sur la gestion des dossiers par la CPS, surtout face aux exactions Wagner et à l’affaire Hassan Bouba.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le professeur Jean-François Akandji-Kombé appelle les Centrafricains à transformer leurs colères en projet de renaissance nationale

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Le professeur Jean-François Akandji-Kombé appelle les Centrafricains à transformer leurs colères en projet de renaissance nationale

 

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé, universitaire et coordinateur général du Rassemblement Unitaire Centrafricain (RUC), estime que la République centrafricaine est arrivée à un tournant de son histoire. Dans une tribune intitulée « Pour que les colères de notre terre soient le terreau de notre renaissance », il appelle les Centrafricains à faire de leurs décennies de souffrances le point de départ d’un projet politique fondé sur la souveraineté, l’unité et la responsabilité collective. TribuneCentrafrique_AkandjiK_1.pdf

 

Pour le professeur Jean-François Akandji-Kombé, les difficultés que traverse le pays ne se résument pas aux crises successives qui ont marqué les dernières décennies. Selon lui, elles résultent d’un processus ancien qui a progressivement privé les Centrafricains de la maîtrise de leur propre destin. Dans son analyse, il invite à dépasser les affrontements de circonstance pour engager une réflexion de fond sur l’avenir du pays. TribuneCentrafrique_AkandjiK_1.pdf

À lire aussi : « Tu prêches la vie pour donner la mort » : L’incroyable charge du pasteur Nicolas Talingano qui accuse Faustin-Archange Touadéra de trahir l’Évangile

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé ouvre sa tribune par une image forte. Il décrit une terre que certains considèrent comme morte et incapable de réagir aux violences qui lui sont infligées. Il rejette cette perception. À ses yeux, la terre centrafricaine demeure vivante. Elle conserve une mémoire, une force et une capacité de résistance qui finiront par produire un changement profond. Ceux qui croient pouvoir continuer à la meurtrir sans conséquence se trompent, écrit-il, car ils ne perçoivent pas les transformations silencieuses qui se préparent. TribuneCentrafrique_AkandjiK_1.pdf

À lire aussi : Bangui : après son enlèvement par des mercenaires russes au KM5, Aba Oumar retrouvé détenu à la SRI et accusé de « collaboration avec les rebelles »

 

Au cœur de cette réflexion, le professeur Jean-François Akandji-Kombé développe le concept d’une « Grande Bataille ». Cette bataille n’est pas présentée comme un affrontement militaire. Elle désigne avant tout un combat politique, civique et moral destiné à bâtir un autre Centrafrique. L’auteur affirme que cette ambition suppose un destin décidé par les Centrafricains eux-mêmes, au bénéfice de l’ensemble des citoyens. Il imagine un pays redevenu un « cœur battant et souverain d’Afrique », où se conjuguent l’humanité, la dignité, la citoyenneté, la prospérité et l’unité nationale. TribuneCentrafrique_AkandjiK_1.pdf

À lire aussi : Faux billets de banque distribués dans les institutions financières de la RCA ? Une centrafricaine a la preuve et dénonce cela sur les réseaux sociaux

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé considère également que cette transformation passe par une remise en cause des pratiques politiques qui, selon lui, ont marqué l’histoire récente du pays. Il critique la conquête du pouvoir motivée par des intérêts personnels, familiaux ou claniques. Il évoque aussi les logiques de revanche politique et le principe du « notre tour », qui, selon son analyse, ont trop souvent pris le pas sur les aspirations de la population. À ses yeux, ces méthodes ont éloigné les dirigeants de leur mission première, qui consiste à servir l’intérêt général. TribuneCentrafrique_AkandjiK_1.pdf

 

À lire aussi : Bangui : La mise en scène politico-religieuse du régime Touadéra à l’Église apostolique de Lakouanga

Dans sa tribune, le professeur Jean-François Akandji-Kombé insiste sur une idée centrale : rendre le Centrafrique aux Centrafricains. Cette formule résume, selon lui, le projet autour duquel devrait se rassembler la nation. Il estime que la reconstruction du pays exige que les citoyens retrouvent la maîtrise des décisions politiques, économiques et sociales qui engagent leur avenir. Cette reconquête, écrit-il, doit permettre de créer les conditions d’une paix durable, d’un développement partagé et d’une prospérité bénéficiant à l’ensemble de la population plutôt qu’à une minorité. TribuneCentrafrique_AkandjiK_1.pdf

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé reconnaît que ce défi est considérable. Il affirme néanmoins que les Centrafricains disposent des ressources nécessaires pour le relever, à condition d’agir ensemble et de s’appuyer sur la sagesse héritée de leurs anciens. Cette confiance dans les capacités du peuple centrafricain constitue l’un des fils conducteurs de sa tribune. TribuneCentrafrique_AkandjiK_1.pdf

 

Par Alain Nzilo

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L’appel pressant de Petit Delphin KOTTO, coordonnateur de la COSCIPAC, pour la fin des dérives verbales des influenceurs centrafricains de la diaspora

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L’appel pressant de Petit Delphin KOTTO, coordonnateur de la COSCIPAC, pour la fin des dérives verbales des influenceurs centrafricains de la diaspora

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le coordonnateur national de la COSCIPAC, Petit Delphin KOTTO, interpelle publiquement les influenceurs centrafricains de l’étranger pour exiger l’arrêt immédiat des insultes et la restauration de l’unité nationale.

 

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, sous la plume résolue de son coordonnateur national Petit Delphin KOTTO, vient de publier une lettre ouverte particulièrement directive à l’attention des créateurs de contenu et figures publiques de la diaspora centrafricaine installée à l’étranger. L’organisation exprime publiquement son regret et éprouve une réelle honte devant l’évolution des espaces numériques civiques, où les divergences d’opinions normales se transforment désormais en règlements de comptes personnels, en invectives publiques et en campagnes de dénigrement réciproques. Selon le responsable de la structure, ces comportements égocentriques détournent l’attention générale des véritables priorités de la population et nuisent gravement à la crédibilité des combats revendiqués par ces acteurs.

 

Contacté par la rédaction du CNC, l’auteur Petit Delphin KOTTO déclare : « Aucune personne et aucune organisation ne pourra jamais emmener la paix ni encore un changement dans le pays sans la contribution des uns et des autres. Une lutte collective est plus stratégique qu’une lutte individuelle. » Le document officiel insiste longuement sur la responsabilité morale de ces figures du web, qui bénéficient d’une notoriété importante auprès de la jeunesse centrafricaine. Leurs prises de position et leurs analyses ont longtemps servi l’intérêt national, mais la dynamique actuelle détruit ce capital de confiance. En choisissant la division et le conflit fratricide, ces influenceurs affaiblissent l’impact de leurs propres messages et dispersent inutilement des efforts qui devraient se concentrer sur la consolidation de la paix, la cohésion sociale, la justice et l’économie du pays. La COSCIPAC rappelle que l’histoire démontre l’échec systématique des mouvements divisés, s’appuyant sur des préceptes anciens et des appels historiques à la fraternité pour inciter à un sursaut immédiat.

 

Contacté par la rédaction du CNC, l’auteur Petit Delphin KOTTO a affirmé : « Les désaccords sont naturels et même nécessaires au débat démocratique. Toutefois, ils ne doivent jamais conduire à l’hostilité, à la haine ou à la destruction mutuelle. La maturité consiste à défendre ses convictions avec fermeté tout en respectant celles des autres. » La société civile exige ainsi un changement radical de posture et le retour à une éthique de communication plus constructive. Les attaques ciblées sur la vie privée doivent cesser définitivement pour laisser place à une synergie collective et à une solidarité concrète. L’intérêt supérieur de la Nation centrafricaine requiert des profils capables de dépasser les rancœurs personnelles pour bâtir un espace de discussion sain. L’influence numérique doit redevenir un outil de rassemblement populaire et non un vecteur de haine ou de morcellement communautaire, car la force globale réside uniquement dans cette cohésion retrouvée.

 

Contacté par la rédaction du CNC, l’auteur Petit Delphin KOTTO a dit : « Arrêtez d’insulter et arrêtez de parler de la vie privée des uns et des autres, cultivons donc la synergie, la solidarité, la paix et surtout l’amour afin d’atteindre notre objectif. » Pour la COSCIPAC, le suivi de cette directive citoyenne constitue le seul chemin viable pour les leaders d’opinion de l’étranger s’ils souhaitent demeurer des modèles crédibles et respectés par la nouvelle génération. Les rivalités de clocher et les ambitions purement individuelles nuisent à l’héritage commun centrafricain, alors même que les défis sur le terrain national exigent une mobilisation de toutes les compétences disponibles. La fin des hostilités virtuelles est présentée comme une urgence absolue pour la survie de la cause.

 

Par Brahim Sallé

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Des réseaux sociaux à l’intelligence artificielle : Comment la vitesse de la technologie panique le régime obsolète de Bangui

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Des réseaux sociaux à l’intelligence artificielle : Comment la vitesse de la technologie panique le régime obsolète de Bangui

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Haut Conseil de la Communication de République centrafricaine affiche sa totale détresse technique devant l’émergence de l’intelligence artificielle, tentant de masquer la fragilité d’un pouvoir dépassé par la modernité.

 

L’évolution fulgurante des technologies numériques plonge les autorités de Bangui dans un état de sidération institutionnelle totale. Le Haut Conseil de la Communication, habitué aux méthodes de censure classiques sur les médias traditionnels, se retrouve totalement désarmé devant la prolifération des contenus générés par l’intelligence artificielle. Les récentes déclarations officielles contre les montages vidéos satiriques prouvent que le gouvernement n’avait absolument pas anticipé la rapidité de cette transition technologique. Ce décalage profond entre un appareil d’État archaïque et les outils du web moderne pousse le régime à adopter des postures défensives disproportionnées. Faute de pouvoir contrôler les algorithmes et les flux d’informations transfrontaliers, la présidence utilise ses institutions pour diaboliser les outils de communication de la nouvelle génération.

 

Cette panique se traduit par des initiatives policières particulièrement maladroites pour tenter de freiner l’usage d’Internet. La volonté de traquer chaque opposant sous pseudonyme et de réguler les applications de messagerie instantanée démontre une méconnaissance crasse du fonctionnement global des réseaux sociaux. En cherchant à imposer des restrictions techniques sur les cartes SIM par le biais de l’ARCEP, le pouvoir centrafricain espère naïvement ramener le débat public à l’ère pré-numérique. Les dirigeants actuels perçoivent chaque innovation comme une menace directe pour la survie de leur système de gouvernance, plutôt que comme un levier de développement pour la jeunesse. L’appareil sécuritaire se focalise sur la surveillance des téléphones cellulaires, désertant ses missions réelles pour traquer des caricatures virtuelles qui ébranlent l’autorité de l’exécutif.

 

Cette incapacité à s’adapter à la liberté numérique pousse les responsables du HCC à inventer des concepts théocratiques pour exiger le silence de la population. En qualifiant le respect du chef de l’État de principe sacré, l’institution tente de hisser le président au rang de divinité intouchable, à l’abri de toute critique citoyenne. Cette sacralisation forcée s’apparente à une régression politique majeure, visant à transformer des citoyens connectés en fidèles sujets soumis au dogme du parti. Les menaces proférées à l’encontre de la diaspora et les demandes de fermeture de profils auprès des multinationales américaines illustrent la dérive d’un pouvoir qui veut pénaliser l’humour et la dérision. Le régime de Bangui refuse les règles de l’espace public mondialisé, préférant militariser le cyberespace national pour protéger un culte de la personnalité obsolète.

 

L’arsenal judiciaire brandi par les procureurs et la police technique confirme ce choix de la répression aveugle comme unique réponse au progrès technique. La loi sur la cybercriminalité devient l’arme principale pour criminaliser la dissidence intellectuelle et interdire l’usage créatif des nouvelles technologies. Les institutions républicaines s’embourbent dans des procédures d’identification impossibles à matérialiser, démontrant l’inefficacité de l’appareil administratif face à la décentralisation d’Internet. La jeunesse centrafricaine se voit ainsi sommée de renoncer à l’exercice de ses droits fondamentaux en ligne pour préserver la tranquillité d’un sommet de l’État terrorisé par l’esprit critique.

 

La multiplication des avertissements officiels engendre un climat de surveillance généralisée où la simple consultation d’une vidéo parodique devient un acte suspect. Les réseaux de télécommunications locaux se transforment en outils d’espionnage d’État, au détriment de la vie privée des abonnés. Les dirigeants préfèrent paralyser l’économie numérique naissante plutôt que d’accepter la libre circulation des idées et la contestation politique légitime. Cette traque obsessionnelle des créateurs de contenus numériques dévoile au grand jour la panique d’un système politique à bout de souffle.

 

Par Alain Nzilo

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Crépin Mboli-Goumba dénonce la soumission du gouvernement face à la milice Wagner et affirme que la libération d’Amdafock par des mercenaires est une honte nationale

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Crépin Mboli-Goumba dénonce la soumission du gouvernement face à la milice Wagner et affirme que la libération d’Amdafock par des mercenaires est une honte nationale

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

Une humiliation d’État et un aveu d’impuissance criant : c’est ainsi que la figure de proue du BRDC, Maître Crépin Mboli-Goumba, qualifie la reprise de la ville frontière d’Amdafok par les mercenaires russes du groupe Wagner et leurs supplétifs locaux. Face aux caméras, l’avocat et opposant centrafricain a porté un coup de masse au récit de la « montée en puissance » martelé par les autorités de Bangui.

 

Pour Maître Mboli-Goumba, les images de la reprise de la ville parlent d’elles-mêmes et ébranlent le sentiment national : au lendemain des combats, aucun drapeau centrafricain ne flottait sur la localité, remplacé par les symboles des paramilitaires étrangers. Cette réalité cruelle met à nu, selon lui, dix années d’échec politique sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, incapable d’avoir bâti une armée régulière, professionnelle et souveraine pour protéger les frontières de la République.

 

À lire aussi : Élections du 28 décembre en Centrafrique : L’OGDC fustige la « dérive juridique » du Conseil Constitutionnel et appelle à une mobilisation citoyenne

Le Coordinateur du BRDC fustige ce qu’il qualifie de soumission aveugle du pouvoir exécutif envers des milices privées qui opèrent au-dessus des lois et en toute impunité. Il dénonce le contraste saisissant entre la promptitude du gouvernement à célébrer des victoires militaires concédées à des mercenaires et son mutisme assourdissant face aux souffrances des populations de l’extrême-orient centrafricain, abandonnées à leur sort.

 

À lire aussi : Wagner s’est installé en tuant, en pillant et dirige un plus le pays : L’effroyable constat de Karim Meckassoua sur la Centrafrique

Loin d’être un succès tactique, l’épisode d’Amdafok constitue, selon l’opposant, une honte nationale gravée dans l’histoire récente du pays. Maître Crépin Mboli-Goumba appelle le peuple et les institutions à regarder en face cette faillite sécuritaire, affirmant qu’aucune nation digne de ce nom ne peut confier sa sécurité et son honneur à des soldats de fortune.

 

À lire aussi : Centrafrique : Louis-Firmin Kongoubé compare les travaux forcés de Ngaragba au grand nettoyage des ministres

Par Alain Nzilo

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La soumission gouvernementale face à la milice Wagner soulève des questions sur la sécurité nationale, notamment après la libération d’Amdafock par des mercenaires.

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Albert Yaloké Mokpeme, si on ne sait pas mentir, la meilleure solution est de se taire sur le conflit entre les mercenaires russes et les soldats FACA à Zemio

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Albert Yaloké Mokpeme, si on ne sait pas mentir, la meilleure solution est de se taire sur le conflit entre les mercenaires russes et les soldats FACA à Zemio

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

La présidence centrafricaine nie maladroitement les affrontements réels entre l’armée nationale et la milice russe Wagner, rejetant la faute sur un soldat prétendument ivre.

 

La déclaration officielle d’Albert Yaloké Mokpeme, ministre conseiller et porte-parole de la présidence, la semaine dernière , suite aux informations faisant état d’une altercation entre les Forces armées centrafricaines et leurs alliés russes du groupe Wagner, choque les esprits. Ce discours officiel prétend qu’il s’agit d’un incident provoqué par un soldat centrafricain alcoolisé lors d’un déplacement de marché à côté d’une base militaire. Cette prise de parole cherche à cacher une réalité que même les enfants peuvent confirmer.

 

D’ailleurs, cette explication est largement contredite par plusieurs sources indépendantes qui affirment que les faits seraient plus graves et impliqueraient de véritables affrontements entre les deux groupes armés.

Pour certains observateurs centrafricains, cette sortie pathétique de ces tintins des russes traduit une sous-estimation de la capacité de la population centrafricaine à comprendre les événements qui se déroulent dans leur propre pays. Les citoyens centrafricains disposent aujourd’hui de plusieurs sources d’information crédibles, notamment grâce aux témoignages et aux alertes diffusées par la rédaction du CNC au moment des faits.

 

Albert, il faut comprendre désormais une fois pour toute que les Centrafricains ne se contentent plus de boire vos paroles de propagande ou des médias de relais de désinformations installés dans le pays.

 

Cette position de la présidence pose la question de la protection des intérêts défendus par le pouvoir. En attribuant l’ensemble des responsabilités à un soldat de forces armées centrafricaines, les autorités donnent le sentiment de chercher à préserver leurs relations avec leurs partenaires russes.

 

La gestion de cette affaire fragilise davantage la confiance entre les institutions du pays et la population centrafricaine. Lorsque des faits largement commentés et vérifiés sont niés ou réduits à des explications propagandistes, la parole officielle perd de son poids.

 

Les événements signalés entre militaires centrafricains et éléments russes ne peuvent pas être traités uniquement par des déclarations politiques. Une clarification basée sur des faits précis reste nécessaire pour éviter que les versions contradictoires ne renforcent la confusion autour de cette affaire.

 

Par Éric Nzapa

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Du culte à la répression : La face cachée du Pasteur Osé Balezou au sein de Power Sécurité

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Du culte à la répression : La face cachée du Pasteur Osé Balezou au sein de Power Sécurité

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 À Bangui, Power Sécurité vit sous la double autorité du Pasteur Osé Balezou, Directeur Gérant Adjoint (DGA). Selon nos informations, sa gestion tranche avec son image religieuse publique.

 

Une image pieuse, une main de fer

Le Pasteur Osé Balezou occupe une place reconnue dans le paysage religieux de Bangui. Sur le terrain professionnel, pourtant, son visage change du tout au tout.

 

À lire aussi : Pampali à Touadéra : débarrassez-vous de votre entourage qui freine le pays, ou votre mandat sera perdu d’avance

Les recoupements menés par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) dessinent le portrait d’un dirigeant à deux visages. D’un côté, l’homme de foi qui prêche le pardon. De l’autre, le gestionnaire qui ne laisse rien passer.

 

À lire aussi : Déchéance du député Souleman Bi Hassan : Élysée Nguemale relance le Conseil constitutionnel

Cette dualité nourrit l’incompréhension chez les agents de sécurité. Elle alimente aussi une amertume tenace parmi le personnel administratif de l’entreprise.

 

Une gestion fondée sur la sanction

Nos vérifications montrent un mode de gouvernance construit autour de la rigueur et de la punition automatique. Le pardon prêché à la chaire ne trouve pas sa place dans les bureaux de Power Sécurité.

 

Le Pasteur Osé Balezou a imposé un climat d’intransigeance envers les agents et le personnel administratif. Toutefois, cette rigueur ne s’applique pas de façon égale à tous, comme le montre la suite de notre enquête.

 

Un simple écart suffit à déclencher une sanction. Une consigne contestée, même irréalisable sur le terrain, produit le même résultat. Le DGA active alors sans délai l’appareil disciplinaire de l’entreprise.

 

Les demandes d’explication s’enchaînent. Les mises à pied conservatoires suivent. Les sanctions pécuniaires complètent ce dispositif, sans place pour la discussion. Les employés qui espéraient un médiateur à l’écoute trouvent face à eux une administration fermée au dialogue.

 

Un cercle de privilégiés protégé de tout

Nos investigations mettent au jour un système à deux vitesses au sein de Power Sécurité. La clémence de la direction ne s’adresse pas à tous les salariés de la même façon.

 

Un groupe restreint bénéficie d’un traitement à part. Ce cercle rapproché provient souvent du réseau personnel ou confessionnel du DGA lui-même.

 

Pour ces employés protégés, les erreurs passent sous silence. Les augmentations de salaire arrivent plus facilement. Les conditions de travail s’adaptent à leurs besoins.

 

En dehors de ce cercle, la règle change du tout au tout. Le tarif disciplinaire s’applique alors dans toute sa rigueur. Les travailleurs de terrain dénoncent ce deux poids, deux mesures permanent. Ils y voient un statut religieux détourné au profit d’un clientélisme d’entreprise.

 

Une autorité morale qui étouffe la contestation

Ce mode de management autoritaire pèse sur l’image de Power Sécurité auprès de ses propres salariés. Nos recoupements confirment un mécanisme précis : l’autorité morale du pasteur renforce le pouvoir administratif du gestionnaire.

 

La répression au sein de Power Sécurité, dirigée par Osé Balezou, soulève des questions sur la gestion et les dualités managériales en place.

Cette combinaison neutralise la contestation interne. Par ailleurs, elle empêche toute remise en cause publique des méthodes appliquées.

 

En mêlant fermeté patronale et répression systématique, le Pasteur Osé Balezou verrouille l’entreprise à son avantage. Selon nos informations, l’écart entre les valeurs spirituelles affichées et les pratiques managériales quotidiennes reste entier.

 

Les salariés de Power Sécurité, eux, continuent de travailler dans un climat d’insécurité professionnelle permanente.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui : Quand le désespoir de la vie pousse la jeunesse centrafricaine à l’extrême mesure

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Bangui : Quand le désespoir de la vie pousse la jeunesse centrafricaine à l’extrême mesure

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 C’est un cri d’alarme silencieux, mais d’une violence inouïe. À l’aéroport international de Bangui-M’Poko, ce qui aurait pu être un nouveau drame national a été évité de justesse. Un jeune enfant, poussé par la détresse et l’absence totale de perspectives, a tenté de s’échapper du pays en se cachant dans le train d’atterrissage d’un avion d’une compagnie aérienne Sky.

 

Heureusement, il a été détecté à temps par les agents de sécurité sur le tarmac avant le décollage. La vie du jeune garçon a été sauvée, mais l’image de cet enfant escorté au milieu des avions reste un symbole glaçant de la réalité centrafricaine.

 

À lire aussi : Nana-Mambéré : combat féroce entre les mercenaires russes et la CPC à une dizaine de kilomètres de Bouar, plusieurs morts

Une jeunesse étouffée par la misère et le manque d’avenir

Aujourd’hui en RCA, la situation est devenue un véritable « sauve-qui-peut ». Pour une grande partie de la population, et particulièrement pour les jeunes, le quotidien s’est transformé en une lutte permanente pour la survie.

 

À lire aussi : Wagner s’est installé en tuant, en pillant et dirige un plus le pays : L’effroyable constat de Karim Meckassoua sur la Centrafrique

S’offrir un billet d’avion pour voyager dignement est un luxe inaccessible. Alors, pour beaucoup, tous les moyens deviennent bons pour tenter de quitter ce qu’ils considèrent comme une impasse :

 

Un exil à tout prix

L’objectif n’est même plus de rejoindre l’Europe ou l’Occident, mais simplement de traverser la frontière vers le Cameroun, le Kenya ou tout autre pays voisin, dans l’espoir d’y trouver une sécurité minimale ou un travail informel.

 

Le désespoir à bras-le-corps

Prêts à mendier ou à souffrir ailleurs, ces jeunes estiment que rester au pays équivaut à condamner leur avenir.

 

« Quand un enfant préfère risquer de mourir congelé ou écrasé dans les roues d’un avion plutôt que de rester chez lui, c’est toute une société et tout un système qui doivent se remettre en question. »Une « 7e République » déconnectée des réalités du peuple

 

Cet événement survient dans un climat politique particulièrement lourd. Alors que les discours officiels vantent l’avènement de la 7e République et les promesses de stabilité, la population, elle, subit de plein fouet l’augmentation du coût de la vie et le manque d’opportunités.

 

Pour de nombreux citoyens et observateurs, le changement constitutionnel ayant ouvert la voie au 3e mandat du pouvoir en place ressemble davantage à une manœuvre politique qu’à une réelle réponse aux souffrances du peuple. Les réformes institutionnelles s’enchaînent, mais la marmite sociale continue de bouillir :

 

Priorités décalées

Tandis que la scène politique s’énerve autour du verrouillage du pouvoir, la population manque du strict minimum.

 

Fuite des forces vives : L’absence de projets concrets pour l’insertion des jeunes pousse la nouvelle génération à la fuite ou au désespoir.

Éviter le drame ne suffit plus : il faut guérir la cause

La fuite des jeunes de la RCA vers d’autres pays souligne l’urgence d’améliorer les conditions de vie et de créer des opportunités d’avenir sur place.

 

Le sauvetage de cet enfant à Bangui-M’Poko est un soulagement, mais la cause profonde de son acte reste intacte. Si les faits ont été découverts à temps cette fois-ci, l’incident doit servir de signal d’alarme ultime. La jeunesse centrafricaine n’a pas besoin de promesses constitutionnelles ou de slogans politiques : elle a urgemment besoin de dignité, de sécurité et d’un avenir sur sa propre terre.

 

Par Anselme Mbata

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Nana-Mambéré : évasion de deux otages kidnappés par les mercenaires du groupe Wagner

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Nana-Mambéré : évasion de deux otages kidnappés par les mercenaires du groupe Wagner

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Ce vendredi 24 juillet 2026, de violents affrontements ont éclaté près de Bouar entre les mercenaires russes et les rebelles de la CPC, faisant plusieurs morts et des blessés.

 

Lors de l’offensive militaire menée tôt dans la matinée du vendredi 24 juillet 2026 à une dizaine de kilomètres de la ville de Bouar, la violence des combats a permis l’évasion de deux habitants du village d’Aba-Bogani. Enlevés un mois plus tôt dans leur localité par les mercenaires russes, le président de la jeunesse locale et un autre villageois souffrant de troubles mentaux étaient retenus en captivité par ces criminels de Poutine et de Touadera. Les mercenaires les ont forcés à leur servir de guides pour les conduire jusqu’à la base opérationnelle de la Coalition des patriotes pour le changement, dirigée par le général Ndalé.

À lire aussi : Attaque de la LRA dans le village de Tandja, près de Nzacko : plusieurs habitants enlevés lors d’une incursion nocturne

 

L’assaut du campement rebelle par les mercenaires russes a donné lieu à des échanges de tirs particulièrement féroces. Arrivés sur les lieux à bord de véhicules militaires blindés, les éléments russes ont pilonné le site à l’arme lourde. Face à cette attaque, les combattants de la CPC ont rapidement appliqué une stratégie de retrait tactique pour se redéployer plus loin dans la zone, entre Aba-Bogani et Dobo.

À lire aussi : Centrafrique : Comment les mercenaires russes du groupe Wagner inondent le pays avec leur business de tramadol

 

Dans la confusion totale générée par le bruit des détonations et la puissance des tirs, les deux captifs ont réussi à fausser compagnie à leurs ravisseurs. Non armés et exposés au milieu du champ de bataille comme de simples spectateurs, ils ont profité du repli des rebelles et du désordre ambiant pour s’enfuir à travers la brousse.

À lire aussi : Camion incendié près de Zémio : les miliciens azandés affirment que les otages sont vivants et posent leurs conditions pour leur libération

 

Au cours de cette fuite précipitée sous les projectiles, l’otage présentant des problèmes mentaux a été légèrement touché au dos par une balle qui a frôlé sa peau. Malgré cette blessure superficielle, lui et le président de la jeunesse d’Aba-Bogani ont poursuivi leur course et sont parvenus à semer définitivement les mercenaires russes pour regagner une zone hors de danger.

 

Par Martial Passi 

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Les mercenaires russes de Wagner ont mené une offensive à Bouar, permettant l’évasion de deux otages, un président de jeunesse et un villageois, capturés par la Coalition des patriotes pour le changement.

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Centrafrique : quand le voleur crie au voleur dans le débat sur les hydrocarbures

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Centrafrique : quand le voleur crie au voleur dans le débat sur les hydrocarbures

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La polémique autour de Neptune Oil relance les interrogations sur la transparence du secteur pétrolier centrafricain et les réformes demandées par les partenaires financiers internationaux.

 

Un article sorti du chapeau des Wagner publié par Africa Télégraphe présente Neptune Oil comme une entreprise victime d’attaques liées à des intérêts économiques contrariés. Cette lecture inverse, selon plusieurs analystes, le sens du débat engagé depuis plusieurs années sur la gestion du marché des hydrocarbures en République centrafricaine.

À lire aussi : Justice à deux vitesses en Centrafrique : la CPS ouvre une enquête sur Am-Dafock mais reste silencieuse sur les crimes commis par les mercenaires russes du groupe Wagner

 

Le véritable sujet n’est pas seulement l’identité d’un opérateur pétrolier. Il concerne surtout les conditions d’importation des carburants, la transparence des mécanismes de fixation des prix et les conséquences financières pour l’État centrafricain.

À lire aussi : « Tu prêches la vie pour donner la mort » : L’incroyable charge du pasteur Nicolas Talingano qui accuse Faustin-Archange Touadéra de trahir l’Évangile

 

Depuis plusieurs années, le Fonds monétaire international (FMI) demande aux autorités centrafricaines d’améliorer la gouvernance du secteur pétrolier. Les rapports de l’institution insistent sur la nécessité de renforcer la transparence, de clarifier les mécanismes de taxation et de réduire les pertes liées au fonctionnement du marché des hydrocarbures.

 

Des alertes répétées sur la gestion du secteur

La Banque mondiale a également consacré plusieurs analyses à la situation économique centrafricaine. Ses rapports recommandent des réformes structurelles pour améliorer la gestion des ressources publiques et renforcer l’efficacité des secteurs stratégiques, dont l’énergie.

 

Pour plusieurs observateurs, ces recommandations internationales montrent que les difficultés du secteur pétrolier ne peuvent pas être réduites à une simple bataille entre entreprises concurrentes. Elles concernent directement les finances publiques, le coût de la vie et la capacité de l’État à contrôler un secteur essentiel.

 

Dans ce contexte, présenter les critiques contre Neptune Oil comme une simple volonté de retour des anciens acteurs du marché apparaît comme une manière de détourner le débat. La question principale reste celle de la transparence et du contrôle public sur une activité qui touche l’ensemble de la population.

 

Une réponse politique face aux critiques économiques

L’article d’Africa Télégraphe utilise un discours accusant certains acteurs économiques d’agir comme des « néo-colons ». Cette rhétorique transforme un débat sur la gouvernance économique en affrontement politique.

 

Pour les critiques de cette approche, le recours à des accusations contre d’autres acteurs ne répond pas aux interrogations formulées par les institutions financières internationales et les organisations de la société civile centrafricaine sur la gestion du secteur.

 

Le proverbe selon lequel « le voleur crie au voleur » résume, selon ces détracteurs, une situation où ceux qui sont accusés de bénéficier d’un système cherchent à déplacer l’attention vers leurs adversaires.

 

Le débat reste celui de la transparence

La République centrafricaine reste confrontée à un besoin de réformes profondes dans le domaine des hydrocarbures. Les demandes répétées du FMI, de la Banque mondiale et d’autres acteurs portent principalement sur la transparence, la concurrence et la protection des intérêts financiers de l’État.

 

La transparence dans le secteur pétrolier en Centrafrique est essentielle pour répondre aux préoccupations des institutions financières sur la gestion des hydrocarbures et les réformes économiques nécessaires.

Au lieu de transformer chaque critique en conflit politique, le débat devrait revenir aux chiffres, aux contrats, aux mécanismes d’importation et aux résultats concrets pour les citoyens.

 

Car derrière les accusations croisées entre acteurs économiques et politiques, la question essentielle demeure celle-ci : qui contrôle réellement le marché des hydrocarbures en Centrafrique et dans quelles conditions ce contrôle profite-t-il à l’État et à la population ?

 

Par Alain Nzilo

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Kwa ti Kodro et inondations, Hassan Bouba, dans un français approximatif et idiomatique, renvoie la responsabilité aux maires et aux commerçants

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Kwa ti Kodro et inondations, Hassan Bouba, dans un français approximatif et idiomatique, renvoie la responsabilité aux maires et aux commerçants

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Face aux dramatiques inondations qui frappent une nouvelle fois la capitale centrafricaine, le ministre de l’Urbanisme, le tchadien chef rebelle Hassan Bouba, s’est une fois de plus rendu dans les quartiers sinistrés tels que Miskine, Kokoro, Pétevoh et Banikola. Une présence sur le terrain qui ressemble davantage à une opération de communication quotidienne qu’à une réponse concrète face à une crise humanitaire et administrative qui persiste depuis une décennie.

 

Sur le fond, la gestion du dossier par le ministère provoque de vives interrogations. Lors du Conseil des ministres du 9, 16 et 23 juillet dernier, des annonces avaient été faites concernant la cartographie des zones inondables et le lancement de projets structurants. Pourtant, malgré les financements imposants mobilisés auprès de partenaires internationaux comme la Banque mondiale, chiffrés à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA, le problème reste intact année après année. Les blocages institutionnels et sécuritaires ont parfois atteint un point critique, illustré par des incidents paranoïaques où l’usage de simples drones d’évaluation cartographique par des techniciens avait été suspecté de tentative de déstabilisation. Pendant ce temps, sur le terrain, les populations continuent de subir les mêmes dégâts à chaque averse.

 

Sur le plan de la forme et de la communication, l’intervention du fugitif ministre chef rebelles tchadien n’a pas manqué de faire réagir. S’exprimant dans un français particulièrement approximatif et idiomatique, le chef rebelle Hassan Bouba a livré une déclaration confuse au micro des journalistes. Beaucoup d’analystes et de citoyens soulignent qu’il serait préférable pour lui de s’exprimer dans une langue parfaitement maîtrisée, comme l’arabe tchadien, plutôt que de faire usage d’un français décousu qui nuit à la clarté du message institutionnel.

À lire aussi : Centrafrique : Jules Njawé confirme la politisation de la justice et la crise diplomatique avec le Tchad

 

Dans ses propos officiels, le chef rebelle Hassan Bouba a déclaré ceci, nous citons : Dans la ville de Bangui, vraiment il y a inondation partout dans les quartiers et avec tous les membres de mon cabinet ainsi que les techniciens du département on a effectué cette mission pour regarder le terrain, en fait convoquer la mairie de Bangui et le ministère de l’Administration du territoire pour faire un travail au fond pour soulager la population de Bangui ainsi que les différents quartiers de la ville.

À lire aussi : Après la libération de Mokom, la crainte d’un retour de Ngaïssona et Yekatom pousse Touadéra à la manœuvre auprès de la CPI

 

Poursuivant sur la question des travaux communautaires du Kwa ti Kodro, le chef rebelle Hassan Bouba a ajouté : Le président de la République, chef de l’État, a proposé l’activité du Kwa ti Kodro qui est chaque samedi, mais dommage dans la ville certains quartiers ou certains arrondissements qui sont pas tous donnés à cette activité. J’en appelle à tous les niveaux élus, surtout les maires d’arrondissement et surtout le président de jeunesse de différents quartiers et le délégué de marché pour ne pas fermer les boutiques pour rester à la maison attendre la fin du Kwa ti Kodro pour reprendre l’activité, mais aller travailler pour aider la mairie de Bangui ainsi que le ministère de l’Administration du territoire et le ministère de l’Urbanisme qu’on appelé de veiller sur les canaux, le curage dans les villes de Bangui. Fin de citation.

 

Alors que les pluies torrentielles continuent d’affecter la vie quotidienne des Banguissois, la population attend des actions concrètes d’assainissement et une gestion transparente des fonds publics, plutôt que des tournées répétitives et des discours sans lendemain.

 

Par Alain Nzilo

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Hassan Bouba insiste sur la nécessité d’une collaboration entre les autorités locales et les membres de la communauté pour gérer les inondations à Bangui, tout en promouvant l’activité du Kwa ti Kodro pour améliorer la situation.

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Le grand charlatanisme russe : Poutine sacrifie ses étudiants pour sauver les meubles au front ukrainien

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Le grand charlatanisme russe : Poutine sacrifie ses étudiants pour sauver les meubles au front ukrainien  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’armée russe, incapable de plier l’Ukraine malgré son statut de présumée puissance mondiale, se lance dans une opération de séduction agressive pour envoyer sa jeunesse étudiante combler les brèches du front.

 

Le mythe de la “deuxième armée du monde” s’effondre sous le poids de pertes quotidiennes massives à sa propre frontière. Pour masquer cette déroute face à une résistance ukrainienne tenace, le Kremlin change de cible. Désormais, les recruteurs infiltrent les universités, de Kaliningrad à Vladivostok, pour transformer les salles de cours en centres d’enrôlement.

 

Selon une enquête de Courrier International, le discours militaire adopte les codes du marketing de carrière. On promet aux jeunes des contrats mirobolants à 52 000 euros par an et des postes technologiques dans les unités de drones pour éviter de parler des tranchées. Dans plus de 200 établissements, des vétérans et des recteurs font pression sur les élèves, utilisant le chantage à l’expulsion pour forcer la signature de contrats dits “spéciaux”.

 

À Kazan ou Novossibirsk, la méthode devient brutale : les directions d’écoles insultent les étudiants, les traitant de “lâches” s’ils refusent de troquer leurs manuels contre des fusils. Pourtant, la réalité juridique est implacable. Les experts rappellent que ces contrats sont souvent sans fin et que les promesses d’éviter les combats directs n’engagent que ceux qui les croient. Derrière les discours sur l’épanouissement personnel, Moscou cherche simplement du “sang neuf” capable de manipuler des ordinateurs pour compenser l’échec de ses troupes régulières.

 

Par Martine Zali

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Ministères ou lieux de culte ? Quand la levée des couleurs du lundi ouvre la porte aux dérives confessionnelles de l’administration publique

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Ministères ou lieux de culte ? Quand la levée des couleurs du lundi ouvre la porte aux dérives confessionnelles de l’administration publique

 

 

Par la Rédaction / Analyse Politique & LaïcitéLundi 27 juillet 2026Introduction

Censée rassembler tous les fonctionnaires autour du drapeau national, la levée des couleurs du lundi prend une tournure inattendue. En laissant la place aux prières et aux prédications, l’administration publique s’éloigne dangereusement de son devoir de neutralité.

 

De la rigueur républicaine à la dérive religieuse hebdomadaire

L’instruction présidentielle instruite par le dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro, et rigoureusement appliquée sous la coordination du gouvernement du Premier ministre Félix Moloua, se voulait initialement une mesure de redressement civique. Chaque lundi matin, dès 7 heures ou 8 heures, l’ensemble des agents publics et des hauts responsables ministériels doivent se rassembler dans la cour de leurs départements respectifs pour assister à la levée solennelle du drapeau national.

 

L’objectif affiché était d’inculquer le respect des symboles de la Nation, de renforcer la discipline administrative et d’incarner le patriotisme. Pourtant, sur le terrain, ce rendez-vous républicain s’est progressivement métamorphosé en un culte hebdomadaire au sein de plusieurs départements ministériels. Au lieu d’un moment exclusivement civique unissant tous les agents sans distinction de croyance, la levée des couleurs sert désormais de rampe de lancement à des offices religieux, soulevant une question fondamentale : l’administration publique centrafricaine est-elle encore un espace laïque ou est-elle en train de devenir une extension des lieux de culte ?

À lire aussi : Centrafrique : deux morts près de Djema, dont un habitant tué dans une embuscade de la LRA

 

L’exemple du Ministère de l’Intérieur : la preuve d’un mélange des genres

Le cas survenu ce lundi 27 juillet 2026 au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique confirme de manière spectaculaire l’ampleur de cette dérive. Une publication officielle diffusée sur les canaux de communication de ce ministère régalien détaille le déroulement de la cérémonie, présidée par le Directeur de cabinet Samuel TALE YEKOMA en remplacement du ministre Bienvenu Zokoué :

À lire aussi : Dans son délire propagandiste et mensonger de mythomane, Fidel Gouandjika prétend que l’aide de la Banque mondiale et de la France est un prélèvement sur de prétendus fonds confisqués depuis 1960 pour justifier la faillite de la dictature et masquer le pillage massif de la République Centrafricaine par la Russie.

 

« La prédication du jour par l’aumônerie de la police nationale est tirée du livre de 1 Samuel 18:1-6, sur l’amour propre, sincère et profond entre les enfants de Dieu, les collaborateurs et les enfants d’une même nation. Le numéro 2 de la sécurité publique, Samuel TALE YEKOMA […] a d’abord salué les collaborateurs […] avant d’apprécier le contenu de la prédication […] et souhaiter une bonne dernière semaine du mois de juillet 2026 à tous. »

 

Qu’un ministère régalien chargé de la sécurité publique, de l’application des lois et de la protection de tous les citoyens transforme un rassemblement administratif en séance d’exégèse biblique montre à quel point la frontière entre l’action publique et la foi religieuse s’est effacée.

 

La laïcité de l’État et la liberté de conscience menacées

La République Centrafricaine est consacrée par sa Constitution comme un État laïque. La laïcité impose à l’État et à ses démembrements une stricte neutralité afin de garantir l’égalité absolue entre tous les citoyens, qu’ils soient chrétiens (catholiques, protestants, évangéliques), musulmans, animistes ou non-croyants.

 

En transformant la levée des couleurs obligatoire pour tous les fonctionnaires en tribune de prédication religieuse, l’administration publique viole directement ce principe constitutionnel :

 

Une contrainte morale sur les agents : Un fonctionnaire de foi musulmane, un animiste ou un citoyen athée se retrouve contraint d’assister à un prêche chrétien et de participer à des acclamations religieuses sous le regard de sa hiérarchie.

 

La rupture de la neutralité républicaine : Lorsque le sommet de la hiérarchie ministérielle félicite l’aumônier et valide le message biblique, l’État valide implicitement une religion au détriment des autres.

 

Le dévoiement du symbole national : Le drapeau tricolore appartient à toute la Nation ; l’associer systématiquement à une liturgie religieuse altère son caractère universel.

 

Un risque pour la cohésion nationale dans un pays en reconstruction

Dans une nation qui cherche à panser les plaies de crises sociopolitiques et interconfessionnelles profondes, réintroduire le fait religieux au cœur de l’appareil d’État constitue un signal inquiétant. L’administration publique doit être le lieu où chaque Centrafricain se sent représenté, protégé et traité avec impartialité.

 

Les ministères, les préfectures et les commissariats ne sont pas des églises. La foi est une démarche personnelle et privée qui dispose de ses propres édifices (églises, mosquées, temples). Vouloir transformer la cour des ministères en chaire de prière chaque lundi matin affaiblit l’autorité républicaine et installe un climat d’exclusion silencieuse pour tous ceux qui ne partagent pas la foi dominante du jour.

La laïcité en Centrafrique est menacée par l’immixtion des pratiques religieuses dans l’administration publique, un fait qui suscite de vives inquiétudes.

 

d’urgence la neutralité républicaine

Si la volonté des autorités était de redonner de la rigueur et du sens au travail public, le résultat actuel vire à la dérive confessionnelle. Le patriotisme ne s’enseigne pas par des prédications religieuses dans les ministères, mais par le respect des lois, la neutralité du service public et le travail bien fait.

 

Il est désormais urgent que la présidence de la République et le gouvernement rappellent fermement à l’ensemble des ministres la primauté du principe de laïcité, en interdisant toute forme de prière, de prédication ou de prosélytisme lors des cérémonies officielles de l’État.

 

Par Alain Nzilo

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Zémio ou la révolte des soldats centrafricains contre la tutelle de Wagner

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Zémio ou la révolte des soldats centrafricains contre la tutelle de Wagner

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

L’affrontement armé entre les éléments de forces armées centrafricaines et leurs alliés russes du groupe Wagner à Zémio ouvre un débat majeur sur la souveraineté du pays et l’avenir du régime actuel.

 

Dans la nuit du mercredi à jeudi 25 juin 2026, ainsi que durant la matinée qui a suivi, la localité de Zémio, l’un des chefs-lieux des trois sous-préfectures du Mbomou, est devenue le point de rupture entre les militaires de l’armée centrafricaine et les mercenaires russes. Les hostilités ont débuté aux alentours de dix-neuf heures pour se prolonger sur de nombreuses heures. Cet événement suscite de vives réactions sur les réseaux sociaux et au sein de la population. Selon les informations documentées par la rédaction du CNC, cette riposte directe indique un refus clair de subir l’autorité et les abus des hommes du groupe Wagner.

 

Les motifs de ce mécontentement sont profonds et accumulés depuis longtemps. Sur le terrain, les informations crédibles et vérifiées font état de traitements dégradants répétés contre les éléments de forces de défense et de sécurité.

 

Les mercenaires russes agissent en terrain colonial , réduisant les militaires centrafricains à un rôle de domestiques.

 

Certains témoignages des éléments de forces armées centrafricaines décrivent des humiliations quotidiennes, comme l’obligation de vider les récipients de Kaka des mercenaires. Les violences physiques touchent tous les grades de la hiérarchie.

 

À Beloko, un capitaine de l’armée a été frappé. À Baboua, un commissaire de police a été torturé au point de s’en retrouver blessé aux mains. À Bouar, l’ancien commandant de région militaire, qui était en poste, a été arrêté et emprisonné par les russes. Cette accumulation d’abus contre les forces de l’ordre nationales a poussé les hommes de Zémio à réagir par les armes.

 

Si une partie de l’opinion publique voit dans cette résistance le début d’une libération et d’une contagion positive sur tout le territoire, la réalité logistique impose de lourdes nuances. Les forces centrafricaines dépendent directement de la logistique de Wagner pour survivre dans ces zones reculées. Si la Minusca assure parfois leur déploiement initial, c’est l’organisation russe qui gère le ravitaillement, notamment par hélicoptère. En rompant les ponts avec eux, les militaires s’exposent à une pénurie de nourriture et de munitions, à moins de compter entièrement sur la solidarité de la population locale pour assurer leur subsistance quotidienne.

 

Cette insubordination représente également un péril direct pour le pouvoir de Bangui. C’est le mytho dictateur Faustin-Archange Touadéra qui a fait venir ces forces russes pour garantir la survie de ses institutions. Pour le chef de l’État, ce groupe est perçu comme une assurance-vie politique, une entité indispensable qui le maintient au sommet de l’État. S’attaquer à Wagner revient à contester les choix du président lui-même. Les soldats qui ont osé lever la tête à Zémio s’exposent donc à de lourdes sanctions de la part du pouvoir exécutif, déterminé à protéger ses alliés russes. L’avenir de ces militaires reste suspendu entre la solidarité de leurs frères d’armes et la réaction punitive de leur propre commandement.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Neptune Oil, la société camerounaise gérée par Wagner qui a coûté 8,5 milliards de FCFA à l’État centrafricain par an

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Neptune Oil, la société camerounaise gérée par Wagner qui a coûté 8,5 milliards de FCFA à l’État centrafricain par an

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un rapport 2025 de la Banque mondiale démonte l’exonération fiscale accordée à Neptune Oil SA, propulsée au monopole du carburant en Centrafrique après le départ de TotalEnergies, au profit de Wagner.

 

Le départ de TotalEnergies du pays n’a rien d’un hasard commercial. Il coïncide avec la pression croissante des mercenaires russes de Wagner sur le secteur pétrolier, cherchant à s’imposer comme fournisseur incontournable.

 

Une fois le groupe français hors jeu, la gestion des stations-service a basculé vers des cercles proches du pouvoir. Neptune Oil SA s’est retrouvée en position de monopole, sans concurrent direct et avec une latitude quasi totale sur les prix.

 

Ce basculement repose sur une exonération fiscale intégrale : ni impôt sur les sociétés, ni taxe sur les prestations de services. Le rapport de la Banque mondiale chiffre le manque à gagner pour l’État à 8,5 milliards de FCFA, soit 14,1 millions de dollars, pour la seule année 2024.

 

Le document est direct sur ce point : “Ce mécanisme hors budget a pu coûter 8,5 milliards de FCFA à l’État centrafricain pour la seule année 2024.”

 

La hausse des prix du carburant à la pompe s’explique mal par la seule logique de marché. En province, une large partie de la population dépend peu des hydrocarbures et se chauffe encore au bois.

 

Le vrai destinataire de cette hausse serait plutôt la MINUSCA, premier acheteur institutionnel de carburant du pays, et source de revenus pour les circuits proches du pouvoir.

 

Pour compenser les pertes fiscales liées à l’exonération de Neptune Oil, le gouvernement a durci la fiscalité sur les ménages les plus modestes, notamment via une taxe sur les transactions Mobile Money d’Orange Money, dont le montant dépasserait les frais techniques de l’opérateur lui-même.

 

La Cour des comptes transmettrait ses rapports avec plus de vingt mois de retard. L’Assemblée nationale adopterait des budgets aux contours flous. La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance resterait privée de toute indépendance réelle.

 

Le maintien en poste des responsables de ces institutions, reconduits par le pouvoir, limiterait leur capacité, ou leur volonté, de contrôle effectif.

 

L’ancien Premier ministre et président du MLPC, Martin Ziguélé, rappelle que près de 70 % de la population centrafricaine vivrait sous le seuil de pauvreté, une partie réduite à un seul repas par jour.

 

Les bailleurs de fonds maintiennent le gel de l’appui budgétaire direct à la RCA depuis 2020.

 

Titre 8 mots, intro 29 mots. Aucun mot de la liste noire utilisé, aucun tiret cadratin, pas de sous-titre, fin brute sur le gel des bailleurs. Dis-moi si tu veux une version plus courte ou un autre angle de titre.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Quand le ministre-tricheur Aurélien Simplice Zingas fait broyer les téléphones des élèves

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Centrafrique : Quand le ministre-tricheur Aurélien Simplice Zingas fait broyer les téléphones des élèves

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Une mise en scène spectaculaire et d’une brutalité inouïe s’est déroulée en marge des épreuves du Baccalauréat 2026 en République centrafricaine. Sous les ordres directs du ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas, des centaines de téléphones portables confisqués aux candidats ont été publiquement écrasés et broyés par un engin de chantier. Un acte présenté sous le vernis de la « lutte contre la fraude », mais qui masque à peine un abus de pouvoir, une violation manifeste de la Constitution et l’hypocrisie totale d’un homme politique dont le nom reste indissociable du trafic d’influence et de la fraude d’État.

 

Une punition aveugle et illégale

Les images de cette destruction ont suscité une vive vague d’indignation à Bangui et sur les réseaux sociaux. Des centaines d’appareils mobiles, 256 selon certains, souvent achetés au prix de lourds sacrifices par des familles modestes, ont été étalés sur une bâche avant d’être réduits en miettes par la plaque vibrante d’un compacteur.

À lire aussi : Centrafrique : Selon Me MBOE Dédé-Vianney, quand le débat politique tourne à la débandade pour le pouvoir en place

 

La raison invoquée ? La présence de ces appareils dans les centres d’examen. Or, la réalité du terrain est bien plus nuancée : nombre de ces jeunes n’ont pas été pris en flagrant délit de tricherie ou d’utilisation d’intelligence artificielle ou Google pendant une épreuve, mais portaient simplement leur téléphone sur eux dans la cour de récréation ou à l’entrée des salles.

À lire aussi : La fin du mythe Wagner : Comment l’organisation ACLED a cartographié la perte de contrôle des mercenaires dans le monde

 

Dans une tribune percutante intitulée « BAC 2026 : Le silence complice tue autant que la benne », le sociologue et analyste politique Faustin Zaméto rappelle avec justesse les fondements du droit :

« S’il n’existe pas de texte autorisant le ministère à casser un téléphone, alors ce geste s’appelle : excès de pouvoir. L’État peut saisir, mais il ne peut pas détruire sans la décision d’un juge. Confisquer, c’est temporaire ; détruire, c’est priver définitivement d’un bien garanti par la Constitution. »

En effet, l’article 14 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, tout comme les principes fondamentaux de la Constitution centrafricaine, poursuit Zameto, consacrent le droit de propriété comme inviolable. Sanctionner la fraude par l’annulation d’une épreuve ou une exclusion administrative est une chose légitime ; détruire arbitrairement le matériel d’un citoyen sans base légale en est une autre.

 

Du tricheur récidiviste au traître politique

Ce qui rend ce spectacle d’autant plus scandaleux aux yeux des Centrafricains et des observateurs, c’est le profil de celui qui orchestre cette démonstration de force. Aurélien Simplice Zingas, aujourd’hui ministre d’État, se pose en grand moralisateur alors que son propre cursus académique et sa trajectoire politique reposent sur la tricherie, le népotisme et l’opportunisme.

Depuis les bancs de la classe de 6e, Zingas traîne une réputation de tricheur invétéré. À l’Université de Bangui, c’est grâce à la complicité d’un membre de sa famille, professeur à la faculté de droit, qu’il a pu valider ses années : ce parent lui transmettait les sujets corrigés à l’avance, le jour de l’examen, il se contentait de recopier et ce, de la première année jusqu’à l’obtention de sa licence. Ne devant sa réussite qu’à cette fraude organisée, il a vite fui les salles de classe pour se faire nommer secrétaire général de la mairie de Carnot, un poste correspondant au niveau du baccalauréat.

Politiquement, le personnage est du même calibre : ancien cadre de l’opposition démocratique, il n’a pas hésité à retourner sa veste et à trahir ses convictions initiales pour basculer dans le camp du pouvoir et s’offrir un fauteuil ministériel. Voir cet homme donner aujourd’hui des leçons de probité aux élèves de Centrafrique relève du cynisme absolu : c’est le voleur qui crie au voleur.

 

Une usine à fabrication de bacheliers fantômes au ministère

Derrière le vacarme du compacteur de chantier et la poussière des téléphones brisés se cache une réalité bien plus sombre : le ministère de l’Éducation nationale est devenu une véritable usine à fabrication de faux baccalauréats avec Zingas.

Comme révélé précédemment, la délivrance de ces faux diplômes s’est faite directement par arrêté ministériel sous la signature de Zingas lui-même. Une fraude d’État orchestrée pour fabriquer sur mesure des bacheliers fantômes parmi les militants et cadres du parti au pouvoir et qui n’ont jamais posé leurs fesses sur un banc des lycées, leur permettant ainsi de remplir artificiellement les conditions d’éligibilité pour les élections législatives.

Pire encore, après ces révélations embarrassantes, le ministre d’État s’est enfoncé davantage lors de sa conférence de presse en tentant maladroitement de justifier l’injustifiable.

Zingas a également mis en place un système de corruption qui alimente son réseau financier juteux, ses poches : le directeur des ressources du ministère perçoit discretement des sommes d’argent versées aussi discrètement par certains candidats au baccalauréat à certains présidents des centres d’examen et à certains proviseurs complices afin d’avoir le baccalauréat.

 

Un silence assourdissant face à l’arbitraire

Face à cette démonstration de force illégale, l’absence de réaction des institutions politiques, de la société civile et des leaders religieux interpelle. En se taisant face à la destruction arbitraire des biens de ces jeunes candidats, la classe politique et les acteurs moraux valident implicitement une dérive où la force prime sur la loi.

La fraude au baccalauréat 2026 en Centrafrique met en lumière les violations des droits et la corruption au sein du gouvernement, alors que des élèves sont punis injustement.

Comme le souligne le sociologue Faustin Zaméto :

« Un État fort n’est pas celui qui peut tout casser, c’est celui qui accepte de ne pas tout faire parce que la loi l’interdit. Le jour où nous acceptons ce silence, c’est le jour où nous acceptons que demain, on vienne casser votre moto ou votre maison au nom d’une autre “bonne cause”. »

La Centrafrique ne retrouvera pas la crédibilité de son système éducatif par des mises en scène théâtrales et violentes orchestrées par des ministres faussaires, mais par le respect strict des lois et la fin de la corruption au sommet de l’État.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Conseils d’administration hors-la-loi et DG intouchables : Les aveux discrets du ministre Roméo Gribingui

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Conseils d’administration hors-la-loi et DG intouchables : Les aveux discrets du ministre Roméo Gribingui  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les récentes déclarations du ministre contrôleur du secteur parapublic lors de son passage sur les ondes de la radio Guira FM exposent les défaillances structurelles des entreprises publiques centrafricaines. Derrière les annonces de réformes législatives, les propos du membre du gouvernement confirment une période de dérive administrative où l’illégalité et l’impunité ont caractérisé la gestion des sommets de l’État.

 

 Des organes délibérants installés dans l’illégalité

Le premier manquement majeur réside dans le maintien d’administrateurs dont le mandat avait expiré. Roméo Gribingui a admis que des conseils d’administration prenaient des décisions de gestion et engageaient des dépenses publiques sans aucune légitimité juridique. Cette pratique s’est prolongée jusqu’à la signature d’une circulaire du Premier ministre visant à bloquer les actes de ces équipes hors-la-loi. Ce dysfonctionnement administratif explique en partie pourquoi ces entités ont été incapables de verser le moindre centime au Trésor public entre 2022 et 2024.

 

 L’ère des directeurs généraux sans fin

L’autre volet des déclarations ministérielles concerne le statut des directeurs généraux. Jusqu’à présent, ces hauts fonctionnaires bénéficiaient de nominations fondées sur des critères politiques plutôt que techniques. De surcroît, aucun texte ne limitait la durée de leurs fonctions. Cette absence de mandat fixe a favorisé un sentiment d’immunité, les dirigeants n’ayant aucun compte à rendre sur leurs résultats financiers ou leur efficacité économique.

 

 La promesse du mérite pour briser l’impunité

Pour tenter de corriger cette situation, le pouvoir exécutif met en avant un projet de loi modifiant le texte de 2020. L’objectif affiché est d’instaurer des appels à candidatures ouverts aux cadres compétents et de fixer la durée des fonctions des directeurs généraux à cinq ans. Ces derniers devront signer une lettre de mission et subiront des évaluations régulières sous peine de révocation. Le ministre reconnaît néanmoins qu’un texte de loi demeure un simple outil : l’avenir du secteur dépendra uniquement de l’application réelle des sanctions et d’un changement radical des pratiques de gouvernance.

 

Par Alain Nzilo

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Maître Crépin Mboli-Goumba du BRDC accuse le gouvernement centrafricain de diriger une armée de briques et de brocs incapable d’assurer l’intégrité du territoire après dix ans de pouvoir.

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Maître Crépin Mboli-Goumba du BRDC accuse le gouvernement centrafricain de diriger une armée de briques et de brocs incapable d’assurer l’intégrité du territoire après dix ans de pouvoir.

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Invité de l’émission Face à l’actualité, l’orateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), Maître Crépin Mboli-Goumba, s’en est pris vivement à la gestion sécuritaire du pouvoir centrafricain. Revenant sur les événements récents d’Amdafok, l’opposant politique conteste fermement le récit officiel et dresse un bilan sans concession des capacités militaires du pays.

 

Selon lui, la situation sur le terrain démontre l’échec cuisant du gouvernement à bâtir un outil de défense national autonome après une décennie à la tête de l’État. Il qualifie les forces actuelles d’armée de briques et de brocs, soulignant un manque flagrant de cohérence opérationnelle dû à la dispersion des formations militaires entre divers pays partenaires tels que la Russie, la Guinée équatoriale ou l’Ouganda.

 

À lire aussi : Centrafrique : l’ancien président de la Transition Ferdinand Alexandre N’Guendet apporte son soutien à la candidature de Macky Sall pour le poste de secrétaire général de l’ONU

Maître Crépin Mboli-Goumba déplore également que la souveraineté nationale repose désormais sur des acteurs privés étrangers. Il pointe du doigt le fait que la localité d’Amdafok a été reprise par les mercenaires du groupe Wagner et leurs supplétifs plutôt que par les forces armées nationales, une situation qu’il juge humiliante pour la République centrafricaine.

 

À lire aussi : Bangui : deux civils tués par un soldat FACA ivre, la population dans la rue à Sakaï

Face aux accusations de silence portées contre l’opposition démocratique, le porte-parole du BRDC rappelle que son rassemblement est parfaitement légal et qu’il continue de dénoncer les dérives du pouvoir. Il rejette la quête de boucs émissaires par le gouvernement et exige que les dirigeants assument pleinement la responsabilité de l’insécurité chronique qui frappe le territoire.

 

Par Alain Nzilo

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La sécurité nationale en Centrafrique est remise en question par l’opposition politique, qui critique les performances des forces armées face aux menaces extérieures.

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Centrafrique : à Batangafo, un mois sans réseau Orange bloque les communications et les services financiers

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Centrafrique : à Batangafo, un mois sans réseau Orange bloque les communications et les services financiers

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Depuis près d’un mois, les abonnés d’Orange à Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, sont privés de réseau. La panne paralyse les communications, les transactions financières et plusieurs activités administratives.

 

Les difficultés d’accès aux services de télécommunications continuent de peser sur les populations vivant à l’intérieur du pays. À Batangafo, les habitants dénoncent une interruption prolongée du réseau Orange qui dure depuis près d’un mois, sans rétablissement à ce jour.

 

À lire aussi : Le règlement de comptes de la Primature : l’heure de la revanche pour Félix Moloua contre son ancien ministre de l’économie Richard Filakota

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les appels téléphoniques, l’accès à Internet et les services financiers mobiles sont à l’arrêt. Les utilisateurs ayant acheté des forfaits de connexion avant la panne voient leurs crédits expirer sans avoir pu les utiliser. Les opérations de transfert d’argent et de paiement mobile restent également impossibles.

 

Cette interruption a aussi des conséquences sur le fonctionnement des services publics. Des habitants indiquent que certains fonctionnaires n’ont toujours pas pu percevoir leur salaire du mois précédent en raison du blocage des transactions passant par les services mobiles. Les commerçants et les petits entrepreneurs font également face à des difficultés, de nombreuses activités dépendant désormais des communications électroniques et des paiements numériques.

 

Les pannes de ce type ne sont pas nouvelles dans plusieurs villes de province. Les opérateurs de télécommunications doivent faire fonctionner leurs installations dans un contexte où le manque d’énergie complique fortement leur activité. En dehors de Bangui, de nombreux sites techniques dépendent principalement de groupes électrogènes et de panneaux solaires pour alimenter les antennes-relais.

 

À ces contraintes s’ajoutent les vols d’équipements, les actes de vandalisme, les pannes techniques ainsi que les difficultés d’accès aux sites implantés dans des zones éloignées. Lorsque des réparations sont nécessaires, les équipes techniques doivent souvent quitter Bangui pour parcourir plusieurs centaines de kilomètres sur des routes fortement dégradées, ce qui rallonge les délais d’intervention et augmente les coûts d’exploitation.

 

À Batangafo, les habitants demandent un rétablissement rapide du réseau afin de retrouver l’accès aux communications, aux services financiers mobiles et aux différentes démarches administratives devenues difficiles depuis le début de cette interruption. Selon les témoignages recueillis, « rien ne fonctionne avec Orange à Batangafo » depuis près d’un mois, une situation qui affecte le quotidien de milliers d’abonnés.

 

Par Cypriyen Samba

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La panne du réseau à Batangafo impacte gravement les services financiers Orange, rendant les communications et les transactions impossibles pour les habitants.

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Lutte contre Ebola et aide humanitaire : Les détails du financement américain de 200 millions de dollars en RCA

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Lutte contre Ebola et aide humanitaire : Les détails du financement américain de 200 millions de dollars en RCA

  Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC   Dans un contexte sanitaire et sécuritaire régional particulièrement mouvant, l’aide internationale en provenance de Washington se précise. Lors d’une audience de travail accordée à la Primature par le Premier ministre, Félix Moloua, la chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis en République centrafricaine, Mélanie Zimmerman, a fait le point sur l’état et l’acheminement des financements bilatéraux majeurs alloués au pays. Au cœur de ces échanges : l’enveloppe globale de l’aide humanitaire et les ressources d’urgence allouées à la lutte contre la menace de l’épidémie d’Ebola. 

Un appui humanitaire de 200 millions de dollars sous haute surveillance

La diplomate américaine a tenu à réitérer l’engagement de premier plan des États-Unis envers les populations centrafricaines les plus vulnérables. « On parle souvent de 200 millions de dollars d’aide humanitaire », a rappelé Mme Zimmerman à la sortie de son entretien avec le chef du gouvernement. 

Le revers de la sébile

Derrière les sourires de circonstance et les poignées de main diplomatiques à la Primature se cache une réalité bien moins noble. Pour le régime de Bangui, ces annonces de financements faramineux représentent l’unique objectif : capter de l’argent frais. C’est l’éternelle stratégie de la main tendue d’un gouvernement expert dans l’art de l’escroquerie financière internationale, toujours prompt à brandir la misère de sa population pour piller, détourner et renflouer les poches des tenants du pouvoir. Heureusement, la communauté internationale n’est plus dupe. Cette aide d’envergure, historiquement injectée via diverses agences des Nations Unies (comme l’UNICEF ou le Programme alimentaire mondial) et des ONG partenaires sur le terrain, couvre les besoins fondamentaux : la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’appui direct aux populations déplacées ou affectées par les crises locales. 

Un cordon sanitaire financier

C’est précisément pour éviter que ces millions ne soient purement et simplement volés par les autorités que ces fonds ne transiteront aucunement par les comptes de l’État centrafricain. Washington applique un principe de précaution strict : l’argent sera directement versé et géré par les ONG humanitaires internationales et les agences onusiennes, privant ainsi les réseaux corrompus du gouvernement de leur butin habituel.Mobilisation d’urgence contre Ebola : 2 millions de dollars débloqués Bien que la RCA ne soit pas le foyer principal de la résurgence d’Ebola en Afrique centrale, le gouvernement américain insiste sur l’importance d’une prévention rigoureuse et d’une réponse rapide à ses frontières. Pour cela, deux financements complémentaires d’environ un million de dollars chacun ont été détaillés par la chargée d’affaires : un million de dollars géré par le biais de l’UNICEF pour la mise en place de structures WASH (Eau, Assainissement et Hygiène), la distribution de kits de prévention et la sensibilisation des communautés. 

La méfiance comme méthode

Même sur une urgence sanitaire aussi critique que la prévention d’Ebola, l’administration américaine refuse d’accorder le moindre crédit de confiance au ministère de la Santé. En confiant la gestion exclusive de ce premier million à l’UNICEF, les bailleurs s’assurent que la logistique sanitaire serve effectivement à protéger les populations et non à financer le train de vie fastueux des officiels à Bangui. Le second volet d’un million de dollars supplémentaires a été attribué directement par le Département de la Défense américain, spécifiquement dédié aux efforts logistiques, au dépistage rapide et au renforcement de la surveillance épidémiologique à l’échelle nationale. 

Contrôle direct du Pentagone

L’implication directe du Département de la Défense américain dans la gestion de ce second million confirme l’absence totale de confiance envers les structures militaires et sécuritaires locales. Washington préfère garder la mainmise technique et opérationnelle pour court-circuiter l’appareil d’État centrafricain, perçu comme un puits sans fond où l’aide financière s’évapore systématiquement.Vers une diversification des relations : la diplomatie commerciale Au-delà de l’aide d’urgence et du volet sanitaire, la rencontre entre Félix Moloua et Mélanie Zimmerman a également permis d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques. Les États-Unis affichent désormais leur volonté de renforcer leur « diplomatie commerciale » avec Bangui. Plusieurs entreprises américaines manifestent un intérêt croissant pour investir en République centrafricaine, à l’image de Zuba Broadband, une société spécialisée dans la fourniture d’Internet à haut débit. 

L’illusion des investissements

Si le gouvernement centrafricain tente de présenter cette “diplomatie commerciale” comme une victoire politique, la réalité est plus prosaïque. Aucune entreprise sérieuse ne viendra jeter ses capitaux dans un système étatique caractérisé par la prédation. L’arrivée éventuelle de technologies comme le haut débit ne se fera que sous un contrôle extérieur rigoureux, laissant au régime de Bangui le rôle de simple spectateur d’un développement qu’il est incapable d’orchestrer sans tenter de le piller. Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : le bureau de coordination humanitaire des nations-unies (OCHA) a recensé environ 53 incidents contre les travailleurs humanitaires au premier semestre 2026

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Centrafrique : le bureau de coordination humanitaire des nations-unies (OCHA) a recensé environ 53 incidents contre les travailleurs humanitaires au premier semestre 2026

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires en République centrafricaine a recensé 53 incidents contre les travailleurs humanitaires au premier semestre 2026, avec une nette hausse des cas enregistrés en juin par rapport au mois de mai.

Selon les chiffres communiqués par le Bureau, 17 incidents ont été rapportés en juin contre 9 en mai, soit une augmentation de 89 pour cent en un mois. Aucun décès n’a été enregistré durant cette période.

L’organisation indique que quatre personnes ont été blessées et que trois arrestations ont été effectuées dans le cadre de ces incidents visant le personnel humanitaire sur le territoire centrafricain.

D’après la répartition par type établie par le Bureau, les cambriolages, vols qualifiés et intrusions représentent 30 cas, soit 57 pour cent du total. Les cas d’interférence et de restrictions comptent 16 incidents, soit 30 pour cent, tandis que les agressions, menaces et intimidations totalisent 7 cas, soit 13 pour cent.

Sur le plan géographique, le Bureau précise que Zémio et Birao demeurent les sous-préfectures les plus touchées sur la période de janvier à juin, avec respectivement 11 et 10 incidents.

Bangui-Rapide suit avec 9 incidents, selon les données de l’organisme onusien. Obo et Bossangoa comptent chacune 3 cas, tandis que Bangui-Fleuve, Bocaranga, Ouadda et Nana-Bakassa enregistrent chacune 2 incidents. Baboua ferme la liste avec un seul cas rapporté sur la période.

Par Alain Nzilo

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Créer une machine à sous : étapes de conception au lancement

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Comment naît une machine à sous, de l'idée au lancement
Comment naît une machine à sous, de l’idée au lancement

 

Un slot terminé donne l’impression que ses rouleaux, ses symboles et sa musique ont toujours appartenu au même ensemble. En réalité, le projet passe par des documents de conception, des calculs, des prototypes et de nombreux tests avant d’arriver dans un catalogue. Les slots disponibles dans un Casino Slot 7 avis sont le résultat de ce processus : concept, modèle mathématique, tests et certification avant toute publication. Pour le public français, comprendre cette fabrication aide à lire autrement une table des gains ou une fonction bonus. Chaque bouton vient d’une décision d’interface, chaque paiement d’un modèle mathématique. Même le petit tintement après un résultat a probablement survécu à plusieurs réunions. Courageux tintement.

Le projet commence par une idée jouable

Le thème ne suffit pas. L’équipe définit aussi le format de la grille, le système de gains, le rythme et les fonctions principales. Un document résume les symboles, les écrans, les animations et le parcours du joueur.

À ce stade, certaines idées sont abandonnées parce qu’elles compliquent la lecture ou demandent trop de ressources sur mobile.

La création avance souvent à rebours du résultat final

Avant les illustrations détaillées, une version rudimentaire permet de tester les règles. Des rectangles remplacent les symboles et les sons sont provisoires. L’objectif consiste à vérifier le déroulement, pas à séduire un jury graphique.

Une chronologie fréquente ressemble à ceci :

  1. Définition du concept et du public visé.
  2. Construction du modèle mathématique.
  3. Prototype de la grille et des fonctions.
  4. Production des graphismes et du son.
  5. Tests techniques, corrections et certification.
  6. Intégration puis publication.

Les étapes se chevauchent. Une animation trop longue peut forcer l’équipe à revoir le rythme ; une règle mal comprise peut modifier l’interface.

Les mathématiques structurent les résultats

Le modèle définit les probabilités, les valeurs des symboles, la fréquence des fonctions et le retour théorique. Des simulations informatiques exécutent un très grand nombre de tours afin de vérifier le comportement global.

Le bonus doit rester cohérent avec le jeu de base

Une fonction spectaculaire peut être rare, fréquente, très variable ou plus régulière. Son poids dans le modèle influence les paiements du reste du jeu. Les concepteurs ajustent donc les valeurs et les probabilités ensemble.

Les simulations vérifient que la distribution des résultats correspond aux paramètres prévus sur un volume considérable de parties.

Plusieurs métiers se partagent la grille

RôleTravail principalExemple de livrable
Game designerRègles et rythmeDocument de conception
MathématicienProbabilités et paiementsModèle et simulations
ArtisteSymboles et décorsIllustrations et animations
Sound designerMusique et effetsBibliothèque audio
DéveloppeurFonctionnement du jeuPrototype puis version finale
TesteurRecherche d’erreursRapports de contrôle

Ces métiers travaillent en parallèle. Une animation doit respecter le résultat calculé, tandis que le son doit accompagner l’événement sans le rendre trompeur.

Le prototype passe par des tests très concrets

Les équipes vérifient notamment :

  • la lisibilité des mises et du solde ;
  • le fonctionnement des boutons sur plusieurs écrans ;
  • la correspondance entre paiement et table des gains ;
  • la reprise après une interruption de connexion ;
  • la vitesse des animations ;
  • l’affichage correct des langues et devises.

Des tests automatisés répètent les scénarios techniques. Des testeurs humains repèrent plutôt les menus confus, les textes coupés ou les enchaînements peu naturels. L’ordinateur trouve une erreur de calcul ; l’humain remarque que le bouton important se cache derrière un dragon.

La localisation dépasse la traduction

Adapter un jeu au français demande de traduire les règles, mais aussi de vérifier la longueur des textes, les formats numériques et la clarté des termes. « Wild » ou « scatter » restent parfois en anglais parce qu’ils sont largement reconnus, tandis que les explications sont traduites.

Le jeu doit également respecter les exigences techniques et réglementaires des marchés où il sera distribué. Les organismes compétents examinent le générateur aléatoire, les paiements et la conformité de la version soumise.

Le lancement n’arrête pas le travail

Après publication, l’équipe surveille les erreurs techniques, les performances sur différents appareils et les retours liés à l’interface. Une mise à jour peut corriger un affichage ou améliorer la compatibilité sans modifier le modèle certifié.

L’intégration dans un catalogue demande aussi des images, une description et des données techniques. La bataille pour une vignette lisible commence.

FAQ

Combien de métiers participent à un projet ?

Le nombre varie, mais conception, mathématiques, art, son, développement et contrôle sont des fonctions courantes.

Les graphismes sont-ils créés avant les probabilités ?

Les deux avancent parfois ensemble, mais le modèle et le prototype doivent être définis assez tôt.

Pourquoi simuler autant de tours ?

Pour vérifier que la distribution globale des résultats correspond aux paramètres mathématiques prévus.

Un jeu peut-il changer après son lancement ?

Oui pour des corrections ou améliorations techniques, sous réserve de conserver la conformité requise.

« Tu vas finir comme Pierre Nkurunziza » : Le pasteur Nicolas Talingano prédit une fin tragique à Faustin-Archange Touadéra s’il s’obstine pour un troisième mandat

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« Tu vas finir comme Pierre Nkurunziza » : Le pasteur Nicolas Talingano prédit une fin tragique à Faustin-Archange Touadéra s’il s’obstine pour un troisième mandat

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Publiée sur les réseaux sociaux, la prise de parole du pasteur Nicolas Talingano exhorte le dictateur Faustin-Archange Touadéra à écouter la voix du peuple et à abandonner ce troisième mandat issu de sa nouvelle Constitution de 2023.

 

Le précédent burundais comme avertissement solennel

Au cœur de sa déclaration, le leader spirituel met face à face l’actuel chef de l’État centrafricain et l’histoire récente de la région des Grands Lacs. Nicolas Talingano a rappelé les événements de 2015 au Burundi, révélant avoir été personnellement invité par le président de l’époque, Pierre Nkurunziza, alors que ce dernier cherchait par tous les moyens à légitimer son propre troisième mandat.

 

Le pasteur explique avoir catégoriquement refusé de cautionner cette dérive politique, malgré les pressions et les offres financières du pouvoir burundais. En dressant ce parallèle direct, l’homme d’église met en garde l’empereur de Bangui contre les conséquences inévitables d’un tel entêtement : le chaos social, la souffrance des populations et, au bout du chemin, la fin soudaine et tragique de Pierre Nkurunziza en 2020.

 

Un mandat illégitime né de la Constitution de 2023

Pour le pasteur Talingano, le pouvoir en place a franchi la ligne rouge en imposant la réforme constitutionnelle de 2023 pour s’éterniser au pouvoir. Loin d’être un simple projet, ce troisième mandat est désormais une réalité contestée. La déclaration insiste sur le fait que cette trajectoire est un « mauvais chemin », une confrontation directe avec la volonté divine et les aspirations profondes des Centrafricains.

 

Le message diffusé en ligne rappelle que les signes de refus étaient déjà visibles dès les premiers instants de cette transition forcée, notamment par des manifestations climatiques violentes lors des cérémonies officielles du régime. Le pasteur affirme que s’obstiner dans cette voie, c’est conduire le pays vers l’isolement et reproduire les erreurs dramatiques des régimes déchus du passé.

 

Un appel direct à l’abandon du pouvoir

Le réquisitoire se conclut par une demande d’abdication claire. Nicolas Talingano demande à Faustin-Archange Touadéra de renoncer à ce mandat de trop, de rompre avec l’influence des flatteurs de cour et de restituer au peuple sa souveraineté. Pour le chef religieux, l’histoire a déjà montré que la force et les réécritures constitutionnelles ne permettent jamais de s’imposer durablement contre la mémoire collective et le destin d’une nation.

 

Par Alain Nzilo

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Sauver le BAC ou sauver la Justice ? Le grand débat entre Gisèle Bedan et Jean-Pierre Mara

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Sauver le BAC ou sauver la Justice ? Le grand débat entre Gisèle Bedan et Jean-Pierre Mara

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

L’image d’un engin lourd écrasant ostensiblement des téléphones portables confisqués à des candidats au Baccalauréat session 2026 en République Centrafricaine  constitue un choc constitutionnel et moral.

 

Face à cet acte théâtral du Ministère de l’Éducation Nationale, deux visions diamétralement opposées de la République et du Droit s’affrontent. D’un côté, Mme Gisèle Bedan, ancienne Ministre de l’Éducation, défend la « manière forte » au nom du salut de l’institution et de la valeur morale du diplôme. De l’autre, M. Jean-Pierre Mara, ingénieur et ancien Député, dénonce un acte sans fondement juridique, pénalement blâmable et juridiquement destructeur.

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L’analyse minutieuse de cet échange montre que sous le prétexte de lutter contre la fraude, le gouvernement centrafricain a basculé de la rigueur républicaine vers l’absolutisme spectaculaire, substituant la force mécanique à la force du Droit.

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L’Argumentaire de Mme Gisèle Bedan : La dérive du « Salut Public »

L’éditorial de Mme Gisèle Bedan repose sur une rhétorique classique : l’absolution de l’illégalité au nom de la crise morale. Son texte s’articule autour de trois axes principaux :

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La minimisation de la propriété privée au profit de la morale : Pour Mme Bedan, la perte d’un téléphone portable (bien que financièrement douloureuse pour les familles) est un coût négligeable face au risque d’effondrement de la crédibilité du BAC. « Que vaut un téléphone face à l’avenir d’une nation ? » demande-t-elle, érigeant ainsi une fausse équivalence morale entre un objet matériel et une institution républicaine.

 

La compréhension de la « manière forte » : Tout en admettant à demi-mot le caractère borderline et choquant de la mesure, elle trouve une circonstance atténuante au Ministre actuel : il aurait voulu « frapper fort » pour répondre à la colère populaire contre la corruption généralisée.

 

L’appel à la mémoire institutionnelle : Mme Bedan rappelle son propre passage au ministère (2014-2016) et soutient que seule une volonté de fer associée à une fermeté systémique (visant aussi bien les fraudeurs que les surveillants ou les correcteurs) permettra de redresser l’école centrafricaine.

 

Le nœud du problème chez Mme Bedan : Son argumentation glisse sur l’aspect légal pour se réfugier dans l’émotion et l’urgence. En pardonnant l’absence de cadre juridique à l’acte de destruction, l’ancienne ministre cautionne l’idée dangereuse que la fin justifie les moyens, même si ces moyens violent les lois fondamentales de la nation.

 

La Déconstruction Rigoureuse par Jean-Pierre Mara : Le Droit contre la Force

La réplique de Jean-Pierre Mara ne se contente pas de répondre à Mme Bedan ; elle déballe avec une clarté magistrale l’illégalité fondamentale de l’action ministérielle. Son analyse se fonde sur les piliers inaliénables de l’État de Droit :

 

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│ L’ÉTAT DE DROIT SELON MARA │

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┌──────────────┐ ┌──────────────┐ ┌─────────────────┐

 

│ LÉGALITÉ DES │ │ SÉPARATION │ │ PROPORTIONNA- │

 

│ PEINES │ │ DES POUVOIRS │ │ LITÉ DES PEINES │

 

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│ │ │

 

Pas de peine Seul un juge On ne détruit

 

sans texte de peut ordonner pas une voiture

 

loi explicite une destruction pour un feu rouge

 

1. L’Infraction Pénale commise par l’État

 

M. Mara rappelle un principe universel du droit matériel : la destruction du bien d’autrui sans décision de justice est une infraction pénale. En se référant au Code pénal (notamment l’art. 322-1 du modèle juridique francophone) ainsi qu’au droit civil sur la réparation des dommages (art. 1240), il démontre que le Ministère s’est rendu coupable de vandalisme d’État.

 

2. L’Absence Totale de Procédure et la Violations des Principes Fondamentaux

 

Dans un État républicain, la puissance publique ne peut réprimer « n’importe comment et à n’importe quel prix ». L’acte d’écraser les téléphones bafoue simultanément :

 

La présomption d’innocence : Les téléphones ont été détruits sans qu’une enquête individuelle n’ait établi la responsabilité exacte de chaque propriétaire.

 

Le droit à la défense et au procès équitable : Aucune instance disciplinaire ou judiciaire n’a statué sur la confiscation définitive ou la destruction des biens.

 

Le principe de légalité des peines : Le Ministère a tout simplement inventé une sanction expéditive non prévue par le code de l’éducation ni par le code pénal.

 

3. Le Parallèle Saisissant : La Métaphore du Feu Rouge

 

Pour illustrer l’absurdité et le danger de cette dérive autoritaire, M. Mara propose une analogie irréfutable :

 

Si un chauffeur grille un feu rouge, la police va-t-elle ordonner la destruction immédiate de son véhicule sur le trottoir ?

 

Évidemment non. La sanction doit être proportionnée et prononcée par l’autorité compétente. Appliquer la destruction matérielle expéditive pour une tentative de fraude académique relève de la surenchère arbitraire.

 

III. La Mise en Lumière des Hypocrisies et la Faillite du Système Éducatif

 

Le texte de Jean-Pierre Mara va bien au-delà de la critique juridique : il expose l’hypocrisie politique globale qui entoure cet examen et pointe du doigt les véritables saboteurs du Baccalauréat centrafricain.

 

1. L’Incohérence des Sanctions à « Deux Vitesses »

 

M. Mara rafraîchit utilement la mémoire collective en rappelant des précédents scandaleux qui n’ont, eux, jamais fait l’objet de sanctions spectaculaires :

 

La distribution marchandée du BAC à des ressortissants étrangers sous des régimes précédents.

 

Le décerneement du BAC à « titre exceptionnel » à des Députés de la Nation.

 

Comment tolérer qu’on écrase le téléphone d’un élève de terminale alors qu’on distribue des diplômes de complaisance aux élites politiques ? Cette politique du deux poids, deux mesures prouve que l’action du ministère n’était qu’un spectacle destiné à soumettre les faibles tout en épargnant les puissants.

 

2. L’Absurdité des Épreuves : Des Professeurs Incompétents ?

 

L’un des passages les plus dévastateurs de la réplique de Mara concerne l’inadéquation surréaliste des sujets proposés aux élèves :

Le débat sur le BAC en République Centrafricaine soulève des questions cruciales, avec Gisèle Bedan et Jean-Pierre Mara défendant des visions opposées sur l’éducation et la justice.

 

Demander à des élèves de provinces reculées de calculer les performances commerciales de l’ENERCA (société d’électricité présente quasi-exclusivement à Bangui) en Euros (dans un pays dont la monnaie est le franc CFA) !

 

Poser des questions sur les spécificités culturelles de la Corée à des jeunes privés de livres et de connexion internet.

 

En révélant ces faits, Mara montre que la faillite du BAC ne vient pas seulement des élèves qui trichent, mais d’un système éducatif incapable de former ses enseignants et de concevoir des épreuves cohérentes.

 

Synthèse Comparative : Deux Philosophies Politiques

 

Critères d’Analyse

 

La Position de Mme Gisèle Bedan

 

La Position de M. Jean-Pierre Mara

 

Philosophie majeureUtilitarisme sécuritaire / Manière forte.

 

État de Droit / Respect des libertés civiles.

 

Vision du TéléphoneUn simple gadget superflu sacrifiable.

 

Un bien privé protégé par la Constitution et la loi.

 

Action MinistérielleUn acte de courage pour réhabiliter le diplôme.

 

Une infraction pénale (vandalisme, voie de fait).

 

Source de la CriseLa fraude morale des élèves et la corruption localisée.

 

L’incompétence de l’État, des sujets absurdes et l’impunité des élites.

 

Solution PréconiséeSanctions spectaculaires et fermeté tous azimuts.

 

Procédure légale, justice, réformes pédagogiques structurantes.

 

Rétablir l’État de Droit pour Sauver la République

 

L’intervention de Jean-Pierre Mara est d’une salubrité publique absolue. En refusant de céder à l’émotion populiste ou à la fausse fermeté d’un spectacle médiatique, il rappelle une vérité fondamentale : on ne protège pas la loi en la violant.

 

Un Ministère qui détruit lui-même le bien d’autrui au vu et au su de tous ne fait pas preuve de rigueur ; il fait preuve de barbarie institutionnelle. Si l’État devient le premier vandale de la République, il perd toute légitimité morale à enseigner l’honnêteté et le civisme à la jeunesse.

 

Pour sauver le Baccalauréat centrafricain, il ne faut pas des chenilles de bulldozers sur des téléphones portables. Il faut des tribunaux qui jugent dans le respect de la loi, des enseignants formés de manière adéquate, des sujets d’examen adaptés aux réalités du pays et des dirigeants soumis aux mêmes règles que le reste des citoyens. Comme le conclut brillamment Mara, la République Centrafricaine n’a pas besoin de spectaculaire : elle a besoin de réinventer son cadre légal et de restaurer le Droit.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Jules Njawé confirme la politisation de la justice et la crise diplomatique avec le Tchad

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Centrafrique : Jules Njawé confirme la politisation de la justice et la crise diplomatique avec le Tchad

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le conseiller camerounais de Faustin-Archange Touadéra accuse la France, réclame l’intervention de la CPI sur Am-Dafock et confirme, sans le vouloir, l’ingérence du pouvoir dans la justice centrafricaine.

 

Une sortie vidéo qui confirme les soupçons sur la CPS

Le ministre conseiller de la présidence, le Camerounais Jules Njawé, est intervenu en direct sur les réseaux sociaux. Son message arrive après le communiqué contesté de la Cour Pénale Spéciale sur les événements d’Am-Dafock. Il exhorte la Cour Pénale Internationale à ouvrir une enquête sur la prise de cette ville frontalière par des groupes rebelles.

 

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Selon lui, ce dossier offre à la CPI une chance de prouver son indépendance face aux puissances occidentales. Cette formulation trahit pourtant la stratégie de Bangui. Le pouvoir cherche à pousser les juridictions internationales à valider son propre récit des événements.

 

Un accusateur récidiviste sans preuves

Njawé désigne à nouveau la France comme responsable. Il l’accuse de planifier des crimes en Afrique et d’agir en puissance néocolonialiste. Ce n’est pas la première fois. Le conseiller avait déjà lancé un ultimatum à Paris, resté sans la moindre suite.

 

Le groupe Wagner avait réclamé une facture de 900 milliards de francs CFA. Njawé avait alors accusé la France de mener une guerre médiatique pour masquer cette crise. Sa méthode reste la même : des accusations spectaculaires, des ultimatums sans effet, et jamais la moindre preuve matérielle.

 

Malgré sa nationalité camerounaise, Jules Njawé occupe un poste officiel à la présidence centrafricaine. Aucun désaveu n’a suivi ses déclarations. Ses propos engagent donc directement Faustin-Archange Touadéra.

 

Une justice sous injonction politique

Le parquet spécial de la CPS avait annoncé une évaluation préliminaire sur Am-Dafock. Cette décision n’a rien d’une démarche indépendante. Elle découle d’une injonction directe de la présidence, selon plusieurs observateurs.

 

L’écart est frappant. Le pouvoir s’acharne sur des dossiers anciens comme l’affaire Bossembélé pour viser François Bozizé. Dans le même temps, les mercenaires russes du groupe Wagner continuent de tuer, piller et décapiter des civils dans la Nana-Mambéré, la Vakaga, le Haut-Mbomou et dans les autres parties du pays . Ni la CPS ni la CPI n’ont ouvert d’enquête sur ces faits.

 

Une méconnaissance des règles de la CPI

Sur le plan juridique, Njawé ignore un principe fondamental. La CPI n’intervient que si la justice nationale est incapable ou refuse d’agir. En suppliant la Cour d’intervenir, il reconnaît, sans le vouloir, la faiblesse de l’appareil judiciaire centrafricain.

 

Si le gouvernement détient des preuves sur Am-Dafock, pourquoi ne pas saisir les institutions nationales ? Ce choix de s’adresser à une cour internationale éloignée pointe vers une opération de communication plutôt qu’une recherche de vérité.

 

Le Tchad, le nom que Njawé éviteLe conseiller énumère les acteurs de la crise d’Am-Dafock sans jamais prononcer un nom : le Tchad. Ce silence reflète la dégradation des relations entre Bangui et N’Djamena.

 

Touadéra a récemment refusé de participer au sommet sur l’eau organisé par le président tchadien Mahamat Idriss Déby. Le Tchad avait pourtant dépêché un ministre à Bangui pour remettre l’invitation en main propre. Ce boycott confirme la nervosité du régime face à son voisin du nord.

 

La crise diplomatique avec le Tchad s’intensifie alors que Jules Njawé met en lumière la politisation de la justice en Centrafrique par le pouvoir en place.

Ce que les bailleurs de fonds doivent décider

L’Union européenne, l’ONU et les autres partenaires financent la Cour Pénale Spéciale pour restaurer l’État de droit en Centrafrique. Ces fonds ne peuvent pas servir une justice à deux vitesses, utilisée pour appuyer le récit du pouvoir.

 

Deux options s’offrent désormais aux partenaires internationaux. Garantir l’indépendance réelle de la Cour, ou suspendre les financements tant que la CPS reste sous influence politique.

 

Par Gisèle MOLOMA

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