L’illusion de la Paix et le mercenariat de fer : voilà comment La Centrafrique , sous-traitée entre Wagner, désormais AfrikaCorp, et Kigali de Kagamé sombre dans un désordre sécuritaire

0
11

L’illusion de la Paix et le mercenariat de fer : voilà comment La Centrafrique , sous-traitée entre Wagner, désormais AfrikaCorp, et   Kigali de Kagamé  

 

 

L’illusion de la Paix et le mercenariat de fer : voilà comment La Centrafrique , sous-traitée entre Wagner, désormais AfrikaCorp, et   Kigali de Kagamé  
Image d’illustration de l’arrivée à Bangui d’un suspect arrêté par les Wagner en province

Rédigé le 06 mai 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’allocution d’investiture prononcée par le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera tente de dessiner l’image d’une nation souveraine, mais la réalité vécue par les citoyens centrafricains offre un tout autre récit. Derrière les mots de gratitude envers les “forces alliées”, on devine la mise en gestion du territoire national au profit d’intérêts étrangers. Ce partage du pays, entre les mercenaires russes et les troupes de Kigali, transforme la République en une entité sous-traitée où l’autorité centrafricaine n’est  plus qu’une ombre.

 

La souveraineté en location, pour ne pas dire en vente

Lors de son discours au stade 20 000 places, le dictateur de Bangui a rendu un hommage appuyé à ses soutiens extérieurs, confirmant ainsi que la survie de son fauteuil dépend exclusivement de bras armés non centrafricains. Ce que le régime appelle une “coopération” ressemble à une perte totale de contrôle sur les leviers de sécurité. En s’appuyant sur ces groupes de mercenariat pour tenir les provinces, le pouvoir accepte de devenir le locataire de sa propre sécurité. Le statut du MCU (communément appelé ainsi dans la capitale au lieu de Constitution) sert alors de cadre légal pour valider cette dépendance.

 

L’économie de guerre et le pillage du sous-sol centrafricain L’accord avec ces forces étrangères ne repose pas uniquement sur la protection des institutions. L’accès aux ressources minières et naturelles constitue le moteur de ce mercenariat de fer. Pendant que le discours officiel parle de “transformation” et de “progrès”, les richesses du sous-sol s’évaporent au bénéfice des protecteurs du régime. Cette gestion occulte des revenus de la nation prive les citoyens des infrastructures promises, car la priorité reste le paiement des factures de sécurité contractées par le dictateur de Bangui.

 

Un État fantôme derrière les uniformes

La présence massive de troupes rwandaises et russes dans les zones stratégiques rend l’administration centrafricaine invisible. Le pouvoir jure de restaurer l’autorité de l’État, mais cette autorité porte désormais des drapeaux étrangers. Pour l’habitant de l’arrière-pays, la justice et l’ordre ne sont plus le fait des lois nationales, mais des règles imposées par ces mercenaires. Le résultat est une stabilité artificielle, une paix de façade maintenue par la peur, loin de la réconciliation nationale tant vantée.

 

Le prix d’un maintien au pouvoir

Le choix de cette sous-traitance sécuritaire indique la méfiance du régime envers son propre peuple et sa propre armée. Pour durer, le dictateur de Bangui a fait le choix du fer étranger contre le dialogue avec ses compatriotes. Cette stratégie enferme la RCA dans un cycle de dépendance où chaque jour de pouvoir supplémentaire se paie par une parcelle de souveraineté en moins. La 7ème République commence ainsi sous l’influence directe de puissances extérieures, laissant les Centrafricains spectateurs du partage de leurs terres.

 

Par Alain Nzilo

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21