mercredi, juin 17, 2026
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ACFPE : une note circulaire du conseil d’Administration révèle l’ampleur du pillage financier que CNC avait dénoncé

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ACFPE : une note circulaire du conseil d’Administration révèle l’ampleur du pillage financier que CNC avait dénoncé

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’Agence centrafricaine pour la Formation professionnelle et l’Emploi traverse actuellement une crise financière grave. Le Président du Conseil d’administration, l’incompétent Henri Koulayom, a signé le 17 avril 2026 une note circulaire portant le numéro 464, intitulée “Réduction urgente des dépenses non essentielles”, dans laquelle il reconnaît ouvertement “une absence de liquidités disponibles” au sein de l’agence.

 

Le document, dont CNC a obtenu copie, suspend immédiatement le recrutement et certains investissements. Selon la note circulaire signée par le Pr Henri Koulayom, seules trois catégories de dépenses sont désormais maintenues : les salaires et charges du personnel, le carburant “strictement limité aux besoins opérationnels indispensables”, et les travaux de construction du bâtiment R+1, présentés comme un “investissement stratégique”.

 

Ce qui frappe dans ce texte, c’est l’absence totale de mention des dépenses de santé, pourtant garanties par la convention collective de l’établissement.

 

Contacté par CNC, une source proche de l’agence indique que cette situation est prévisible depuis plusieurs mois. D’ailleurs, d’après la même sources, les agents avaient même informé et dénoncé un pillage organisé au sein de cette structure publique.

 

Au cœur de ce dossier, se cache  la ministre du Travail, Mme Annie-Michelle Mwanga, qui a imposé au départ sa cadette Renée Bimbo comme directrice générale par intérim, ouvrant la voie à des détournements massifs portant sur les véhicules de service et les fonds de l’agence.

 

Selon les informations qu’on n’a cessé de dénoncer sur CNC, une grande partie du pillage de l’ACFPE se fait via les formations bidon telles que celle portée sur  “changement de mentalité”, assurées par la sœur et la fille directe de la Ministre Anie Michelle Mouanga venues spécialement de France. Cette formation, à elle seule,  a englouti plusieurs millions de francs CFA en l’espace d’une seule semaine. Et ce, durant des années.

 

La note circulaire du Pr Henri Koulayom, loin de rassurer, confirme ce que CNC avançait depuis longtemps : l’ACFPE est à sec à cause de son pillage. “

 

Chaque responsable de service est tenu d’en assurer l’application sans délai”, conclut le document, sans expliquer comment l’agence en est arrivée là, ni nommer les responsables de la situation.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : les informaticiens de l’autorité nationale des élections menacent d’entrer en grève faute de paiement de leur salaire

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les informaticiens de l’autorité nationale des élections menacent d’entrer en grève faute de paiement de leur salaire

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des prestataires informatiques ayant travaillé pour l’Autorité Nationale des Élections lors du scrutin de décembre 2025 menacent d’entrer en grève, leurs honoraires restant impayés depuis plus de quatre mois.

 

Contactés par la rédaction du CNC, plusieurs de ces informaticiens disent attendre en vain le règlement de leurs prestations depuis la fin des opérations électorales. Aucune avancée ne leur a été communiquée par la direction de l’institution, selon leurs déclarations. La colère monte d’autant plus que le volume de travail fourni lors du processus électoral était considérable.

 

La crise financière à l’ANE va au-delà des prestataires extérieurs. Selon des informations exclusives de la rédaction du CNC, le personnel permanent de l’institution accuserait plus de deux mois d’arriérés de salaire. Les primes de risques et les indemnités liées aux panels des cadres et agents n’auraient pas non plus été versées.

 

Au cœur de ce problème financier se trouve Alain Andjingbo, agent comptable de l’ANE. Plusieurs sources internes le soupçonnent d’avoir détourné des millions de francs CFA. Ces allégations, si elles venaient à être confirmées, expliqueraient en partie le blocage des paiements que subissent agents et prestataires depuis des semaines.

 

Le président de l’ANE, Morouba Mathias Barthelémy, est lui aussi dans le viseur. Des agents interrogés par la rédaction du CNC l’accusent de couvrir son agent comptable plutôt que de prendre des mesures pour remédier à la situation. Cette passivité dénoncée au sommet de l’institution accentue le sentiment d’abandon ressenti par le personnel.

 

Si aucune réponse ne leur parvient dans les prochains jours, les informaticiens prestataires disent être prêts à cesser tout travail, une décision qui pourrait compliquer davantage le fonctionnement d’une institution déjà fragilisée par ses propres turpitudes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Ouanda-Djallé : la femme de l’ancien ministre de commerce Come Hassan appelle un étudiant à se battre après la défaite de son mari aux législatives

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Ouanda-Djallé : la femme de l’ancien ministre de commerce Come Hassan appelle un étudiant à se battre après la défaite de son mari aux législatives

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La localité de Ouanda-Djallé vit depuis le dimanche 26 avril 2025 des scènes que personne n’aurait anticipées. L’ancien ministre Comme Hassan , candidat du MCU,  parti au pouvoir,  vient d’être largement battu au second tour des législatives par le député sortant. Une défaite nette. Mais c’est ce qui s’est passé après le dépouillement qui retient l’attention.

 

Contactée par la rédaction de CNC, une source présente dans les cercles estudiantins de la diaspora de Ouanda-Djallé à Bangui a confirmé les faits. Selon la même source, le député sortant avait depuis plusieurs années loué et financé une maison à Bangui pour regrouper les étudiants et élèves ressortissants de la localité, située à plus de  900 kilomètres de la capitale. Il leur versait régulièrement de quoi manger et vivre, une aide que beaucoup de ces jeunes, sans famille proche à Bangui, ne trouvaient nulle part ailleurs.

 

C’est dans ce contexte qu’une scène surprenante s’est produite dimanche dernier dans la soirée. Mariame Fotor, épouse de l’ex-candidat Come Hassan, a appelé directement au téléphone un jeune étudiant, simple sympathisant du député sortant vivant à Bangui, pour lui fixer rendez-vous au croisement Marabena, dans le 5e arrondissement — et se battre avec lui à mains nues.

 

Le jeune homme a rendu publique l’affaire sur les réseaux sociaux. Son témoignage, posté dans le groupe «carrefour politique de Ouanda-Djallé», est clair:

«Ce soir vers 15h22, j’ai reçu un appel de notre maman, madame excellence Komassam. Elle me dit qu’on arrive vers la finale et qu’elle va me retrouver au croisement du 5e pour qu’on se batte, moi et elle.» Il précise n’être ni candidat ni responsable politique, juste un électeur et un sympathisant vivant loin de sa localité. Il met nommément en cause un certain Adam Lion, qu’il accuse d’avoir transmis son numéro à la dame.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ce n’est pas la première fois que l’épouse de l’ex-ministre Come Hassan en vient à ce genre de méthodes. Il y’a quelques mois, avant les élections, elle était parti au quartier Combattant, accompagnée de sa maman pour aller se battre avec une mère de famille originaire de Ouanda-Djallé. Et ce n’est pas tout! Sur les réseaux sociaux, la dame attaque parfois des gens n’importe comment à tel point que son comportement est décrié par les jeunes de Ouanda-Djallé. D’ailleurs, les ressortissants de cette ville de la Vakaga à Bangui le savent : c’est au moins la quatrième fois qu’elle agit ainsi.

 

Rappelons que le premier tour des législatives à Ouanda-Djallé s’était tenu le 28 décembre 2025. Malgré les conditions controversées dans lesquelles Come Hassan  avait obtenu son investiture au MCU, il était parvenu à se qualifier pour le second tour avec le député sortant. Le verdict du 26 avril a été sans appel.

 

Par Serge Binguimalé

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Alkatim Mahamat , chef du MPC limogeait son chef d’état-major Djido Ali pour indiscipline et double jeu

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Alkatim Mahamat , chef du MPC limogeait son chef d’état-major  Djido Ali pour indiscipline et double jeu

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Alkatim Mahamat , chef du  Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) vient de démettre son propre chef d’état-major, un poste qu’il avait lui-même créé il y a moins d’un an. Une rupture brutale qui dit beaucoup sur les tensions internes qui rongent ce groupe armé signataire de l’Accord de Ndjamena.

 

Par décision n° 0027/5/06, signée le 1er mai 2026 à Ndjamena, l’autoproclamé général Alkatim Mahamat, président fondateur du MPC, a relevé de ses fonctions Djido Ali, un Soudanais qu’il avait lui-même propulsé à la tête de l’état-major du mouvement. La décision prend effet immédiat. Djido Ali est désormais interdit d’exercer toute activité ou représentation au nom du MPC.

 

Les motifs invoqués dans le document sont lapidaires : non-respect des dispositions statutaires relatives aux objectifs du mouvement et violation du règlement intérieur. Mais selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, la réalité derrière cette décision est plus crue.

 

Djido Ali, nommé chef d’état-major dans le cadre d’une restructuration du mouvement, aurait pris ses distances avec la ligne de commandement du MPC pour se rapprocher d’un autre groupe armé tchadien actif dans l’est du pays, au mépris des obligations qu’impose sa position. Des sources proches du dossier, interrogées par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, indiquent qu’il agissait en dehors de toute concertation avec sa hiérarchie, prenant des initiatives sans en référer au président fondateur, et ce en totale impunité.

 

Ce comportement,  travailler avec d’autres factions rebelles tout en portant le titre de numéro un militaire du MPC,  constituait, aux yeux du général Alkatim Mahamat, une trahison de l’accord de Ndjamena, dont le MPC est l’un des signataires. Dans ce type de cadre, chaque mouvement est supposé respecter une ligne politique et militaire claire. Djido Ali n’en faisait visiblement plus qu’à sa tête.

 

La décision de limogeage a été transmise en ampliation au garant de l’Accord de Ndjamena, au gouvernement centrafricain, aux alliés russes, à la MINUSCA, ainsi qu’aux archives du mouvement. Un protocole qui signale que le MPC entend officialiser cette rupture sur tous les plans, y compris diplomatiques.

 

Ce limogeage confirme une réalité que l’on retrouve dans de nombreux groupes armés: la fidélité des combattants et des cadres reste conditionnelle, tributaire des intérêts du moment plutôt que des engagements signés.

 

Par Brahim Sallé

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À Ndélé, une jeune femme interpellée après avoir enterré son nouveau-né vivant

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À Ndélé,  une jeune femme interpellée après avoir enterré son nouveau-né

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, un événement survenu dans le quartier Sultan 3 a véritablement choqué les habitants. Une jeune femme a accouché seule à son domicile. L’enfant, une fois sortie, elle l’a immédiatement enterré vivant.

 

Les voisins, informés de la situation, se sont rassemblés massivement chez la dame et ont exprimé leur vive colère. Ils ont menacé de s’en prendre physiquement à la jeune mère. Heureusement pour elle, Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour calmer la foule et ont procédé à l’arrestation de la femme concernée.

 

Selon les premiers éléments recueillis par la rédaction du CNC, la jeune femme aurait agi seule, sans assistance médicale ni déclaration. Les autorités judiciaires, selon les témoins,  auraient ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de la mort de l’enfant et les responsabilités.

 

Ce type d’affaire rappelle à chacun de nous une réalité que personne ne doit oublié : en République centrafricaine comme dans la plupart des pays, la loi protège l’enfant dès sa conception. Une fois né, cet enfant dispose de droits fondamentaux. Le priver de la vie constitue un acte grave puni par la loi, quelles que soient les difficultés rencontrées par la mère.

 

Chaque enfant représente un potentiel pour la société. Il peut devenir un citoyen qui contribue au développement du pays, exercer un métier utile, ou même occuper des fonctions importantes au service de la nation. Au-delà des circonstances personnelles, il importe de préserver ces vies nouvelles qui constituent l’avenir collectif.

 

Par Barthelemy Kossi

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Centrafrique : pourquoi la COSCIPAC avait appelé les fonctionnaires à boycotter le défilé officiel du premier mai à Bangui

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pourquoi la COSCIPAC avait appelé les fonctionnaires à boycotter le défilé officiel du premier mai à Bangui

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Tandis que le défilé du 1er mai s’est tenu à Bangui sous les habituels dispositifs protocolaires, une organisation indépendante s’était élevée deux jours plus tôt pour appeler au boycotte de l’événement en RCA .

 

En effet, le 30 avril 2026, la Coordination des organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) avait publié une lettre ouverte appelant syndicats, fonctionnaires et agents de l’État à boycotter la cérémonie du premier mai 2026.

 

Signée par son Coordonnateur National, Petit Delphin Kotto, ce document enregistré sous la référence N°0125, constitue un réquisitoire en règle contre les conditions de travail dans l’administration publique centrafricaine.

 

La COSCIPAC ne réclamait pas un simple geste protestataire. Petit Delphin Kotto expliquait dans sa lettre que le 1er mai ne devait pas être « réduit à un défilé symbolique dépourvu de sens », mais redevenir « un moment fort de revendication et de mobilisation collective ».

 

Derrière cet appel, une accumulation de griefs que l’organisation documente avec précision.

 

Le premier concerne les salaires.

La COSCIPAC constate dans son document que depuis plusieurs décennies, aucune revalorisation significative n’a été engagée, alors que le coût de la vie n’a cessé de grimper sous l’effet des crises économiques mondiales et des séquelles de la pandémie de Covid-19. Les fonctionnaires centrafricains, écrit Petit Delphin Kotto, perçoivent des rémunérations « héritées d’une autre époque, totalement déconnectées des réalités économiques actuelles ».

 

Le deuxième grief porte sur les conditions matérielles.

La lettre décrit une administration à bout de souffle : absence de fournitures de bureau, manque de moyens logistiques, lignes budgétaires inexistantes. La COSCIPAC soutient que cette dégradation a ouvert la voie à la corruption, le service public étant devenu un espace où l’accès aux prestations est parfois conditionné à des pratiques contraires à l’éthique.

 

L’éducation occupe une place particulière dans l’argumentaire de Petit Delphin Kotto.

Les enseignants, note-t-il, exercent leur métier dans une précarité qui compromet la qualité de l’enseignement et, au-delà, l’avenir du pays tout entier. À cela s’ajoutent des pratiques de gouvernance que l’organisation dénonce sans détour : clientélisme, promotions fondées sur l’appartenance politique au parti au pouvoir, et affaiblissement des contre-pouvoirs, illustré selon elle par la dissolution de l’ANECA.

 

Contacté par la rédaction du CNC, Petit Delphin Kotto n’a pas donné suite à nos sollicitations. La COSCIPAC, dans sa lettre, avait réclamé cinq mesures concrètes : l’amélioration des conditions de travail, la revalorisation des salaires, l’équité de traitement entre tous les agents de l’État — y compris ceux affectés à la Présidence, à la Primature et à l’Assemblée nationale —, la lutte contre la corruption et la restauration de la dignité du fonctionnaire centrafricain.

 

Le défilé a eu lieu. Mais les revendications portées par la COSCIPAC deux jours avant la cérémonie restent, elles, entières.​​​​​​​​​​​​​​​​

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : La septième République issue des récentes élections repose t-elle sur des bases suffisamment solides pour surmonter les fragilités politiques, économiques et sécuritaires du pays ?

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La septième République issue des récentes élections repose t-elle sur des bases suffisamment solides pour surmonter les fragilités politiques, économiques et sécuritaires du pays ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-Moscou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : La septième République issue des récentes élections repose t-elle sur des bases suffisamment solides pour surmonter les fragilités politiques, économiques et sécuritaires du pays ?
Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le processus électoral tant controversé et contesté par l’opposition démocratique selon les formes prescrites par les lois et règlements a connu son épilogue avec l’avènement de la septième République devenue un slogan populaire.

 

Il apparaît important de rappeler qu’après son entrée par effraction dans l’arène politique centrafricaine à la faveur de l’ancien président de la République en l’occurrence le Général François Bozizé qui l’a déniché à l’université de Bangui pour en faire un premier ministre, le président de la République dont la légitimité est contestée par un troisième mandat illégal règne selon ses humeurs et caprices au moyen de la répression des libertés publiques, du rapt d’opposants, de l’arrestation arbitraire des professionnels des médias, des mandats d’arret internationaux contre les blogueurs, de l’oppression de toute voix discordantes avec l’appui du nébuleux groupe paramilitaire des Wagners.

 

C’est dans cette optique que le président de la République a délibérément mis en veilleuse les attentes et les aspirations de la population depuis son investiture en attendant la configuration de la nouvelle assemblée parlementaire pour reconduire ou former un nouveau gouvernement.

 

À cette mégalomanie sans limites s’ajoutent la prédation systématique de deniers publics, la vampirisation dans des propositions épharantes des ressources de l’État etc…

 

Fort de ce sinistre et lugubre constat, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- La septième République issue du processus électoral controversé repose t-elle sur des fondements robustes pour éviter les inconsistances ou fugacités politiques, économiques et sécuritaires de notre pays ?

 

2- Au lendemain de la foire électorale, la septième République pourra t-elle contenir sur la durée les tensions sociales latentes ?

 

3- En d’autres termes, le cumul des colères sociales nées des inégalités et des injustices peut-il rattraper la septième République ?

 

4- L’absence d’inclusivité politique qui entraîne un affaiblissement démocratique et l’instabilité sécuritaire récurrente en province offre t-elle à la septième République des garanties nécessaires pour un développement durable ?

 

En tout état de cause, la situation sécuritaire au nord de la République sœur du Mali avec les supplétifs russes de Wagner doit faire réfléchir les autorités établies de Bangui qui defie l’équilibre géopolitique mondial en bradant la souveraineté nationale, économique et securitaire y compris l’exclusivité de l’exploitation de nos ressources naturelles.

 

L’hostilité ou l’antipathie des institutions financières internationales conjuguée à l’isolement diplomatique de notre pays affaiblissent les capacités d’action d’un gouvernement qui s’auto-satisfait dans la médiocrité,  le mensonge, la magouille et l’illusion.

 

En attendant la formation du nouveau gouvernement, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président afin de donner une chance à la nation de se reconstruire sur de bases saines.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 02 Mai 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Centrafrique : le MCU rafle la quasi-totalité des régions et communes

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Centrafrique : le MCU rafle la quasi-totalité des régions et communes

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Que valent des élections en République centrafricaine quand un seul parti remporte presque tout, sans que personne ne soit vraiment surpris ?

 

Les décisions n° 07/CC et n° 08/CC, rendues par le Conseil constitutionnel les 24 et 26 avril 2026, ont entériné les résultats du premier tour des scrutins locaux. Cent seize requêtes examinées, des dizaines de contestations traitées, et au bout du compte, la carte politique des collectivités territoriales centrafricaines se dessine en une seule couleur : le MCU.

 

Dans les circonscriptions régionales comme dans les communes, le Mouvement Cœurs Unis ressort dominant à un degré qui neutralise toute idée de compétition. Les trente et une requêtes portant sur les élections régionales n’ont pas altéré la tendance. Les quatre-vingt-cinq requêtes liées aux scrutins municipaux non plus. Les conseillers régionaux et les membres des conseils municipaux sont, dans leur très grande majorité, issus du parti présidentiel ou de listes indépendantes gravitant dans son orbite.

 

Le bloc d’opposition réuni au sein du BRDC avait choisi de ne pas participer, dénonçant d’avance un simulacre. Deux ou trois candidats se réclamant d’une opposition résiduelle ont déposé des listes. Ils n’ont pesé sur rien. Le MCU a couru seul ou face à des indépendants dont la neutralité restait à démontrer.

 

Les irrégularités documentées pendant le scrutin dessinent un tableau connu. Des candidats du pouvoir ont utilisé du matériel et du personnel publics pour leur campagne. Des agents de l’administration se sont présentés dans des bureaux de vote pour orienter les électeurs. Des cas d’achat de voix et d’intimidation physique ont été portés devant le Conseil, qui a prononcé des invalidations ponctuelles sans remettre en cause l’architecture générale des résultats.

 

Les résultats du premier tour à peine proclamés, l’organisation d’un second tour est déjà engagée. Pour un scrutin dont le coût se chiffre en milliards de francs CFA, beaucoup s’interrogent sur ce que cette dépense aura produit de concret pour la démocratie locale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Pour l’opposant Martin Ziguelé, les urgences vitales des Centrafricains à ce jour sont : alimentation, routes, santé, éducation

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Pour l’opposant Martin Ziguelé, les urgences vitales des Centrafricains  à ce jour sont : alimentation, routes, santé, éducation

 

Rédigé le  02 mai 2026.

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au lendemain du couronnement de l’empire dictatorial de Baba Kongoboro,  l’opposant Martin Ziguelé, dans une interview à la RNL, affirme qu’à ce jour, les urgences vitales des Centrafricains  sont entre autre l’alimentation, les routes, la  santé et  éducation.  

 

Pour le leader du MLPC, les centrafricains mangent une fois par jour ou tous les deux jours, le système de santé est par terre, pour aller d’une ville à l’autre c’est la croix et les barrières»

 

En effet, l’opposant Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a listé les urgences vitales des Centrafricains dans son interview.

 

Martin Ziguelé dit clairement : « Le premier besoin naturel de l’homme, c’est l’alimentation. Les Centrafricains mangent une fois par jour ou une fois pour tous les deux jours. J’aurais voulu qu’ils aient trois repas par jour. »

 

Il ajoute sur les routes et la mobilité : « Aujourd’hui, pour aller d’une ville à l’autre, c’est la croix et les barrières à cause de l’état des routes et à cause des contrôles qui font que, quand un Centrafricain quitte une ville pour l’autre, c’est comme s’il allait dans un pays étranger. »

 

Sur la santé, Martin Ziguelé déclare : « Aujourd’hui, le système de santé est par terre. Les ONG internationales et nationales ont porté le système de santé à bout de bras. Aujourd’hui, il y a un mouvement de retrait progressif des ONG. Et le problème de la santé revient. »

 

Pour l’éducation, il explique : « Les jeunes veulent aller à l’école dans toutes les villes et dans tous les villages de la République centrafricaine parce que c’est leur droit. Et aujourd’hui, le droit à l’éducation connaît des difficultés et des empêchements multiples et variés. »

 

Martin Ziguelé insiste sur ces points : alimentation, mobilité, santé et éducation restent les urgences vitales du pays. Il cite la substance des cinq verbes de la médecine du président fondateur Barthélemy Boganda pour appuyer ces priorités.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Du pasteur au dictateur : comment Issène Faki a construit son réseau d’informateurs et de mouchards au sein de l’église Bataillon 2

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Du pasteur au dictateur : comment Issène Faki a construit son réseau d’informateurs et de mouchards au sein de l’église Bataillon 2

 

 

 

Rédigé le  03 mai 2026.

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Quand le pasteur Issène Faki est arrivé à l’UFEB Bataillon 2 en novembre 2019, il se présentait comme un homme de Dieu calme et guidé par le Saint-Esprit. Les fidèles l’ont accepté même si l’église n’avait pas demandé son envoi. Mais au fil des mois, son comportement a changé. Un an plus tard, il a commencé à montrer un autre visage. Il a mis en place un système de contrôle qui a transformé l’église en un lieu où personne ne peut parler librement.

 

Le pasteur Issène Faki a commencé par placer autour de lui des proches : des enfants, des collègues, des amis et des connaissances. Il leur a donné des téléphones et d’autres moyens pour qu’ils puissent lui rapporter tout ce qui se disait dans l’église. Ces personnes ont reçu pour mission d’écouter attentivement pendant les réunions, les causeries et les moments de discussion entre fidèles.

 

Dès qu’une personne parlait mal de lui ou critiquait ses décisions, l’information remontait rapidement. Le pasteur entendait tout. Ensuite, il sanctionnait la personne concernée. Parfois la sanction arrivait sans explication claire. Parfois elle venait après une discussion houleuse au conseil. Petit à petit, les fidèles ont compris qu’il valait mieux se taire ou dire seulement ce qui plaisait au pasteur.

 

Ce système a permis au pasteur Issène Faki d’instaurer une forme de dictature dans l’église. Ceux qui osaient résister ou donner leur avis contraire étaient vite repérés. Ils pouvaient être exclus de certaines activités, privés de responsabilités ou mis à l’écart. La peur s’est installée. Les gens ont commencé à se méfier les uns des autres, car ils ne savaient plus qui rapportait les paroles au pasteur.

 

Avec le temps, ce réseau d’informateurs est devenu très efficace. Le pasteur pouvait anticiper les oppositions avant même qu’elles ne soient ouvertes. Il savait qui pensait quoi et qui risquait de lui tenir tête. Cela lui a donné un pouvoir important sur toute la vie de l’église Bataillon 2.

 

Aujourd’hui, beaucoup de fidèles constatent que ce réseau fonctionne toujours. Ils évitent de parler ouvertement lors des réunions. Ils craignent que leurs paroles ne soient rapportées et qu’ils ne subissent des conséquences. L’église qui devrait être un endroit de confiance et de fraternité est devenue un lieu où les informateurs et les mouchards surveillent tout.

 

Ce changement est venu progressivement après l’arrivée du pasteur. Il n’a pas dirigé par l’Esprit comme il le prétendait au début, mais par le contrôle et la force. Le réseau qu’il a construit lui permet de maintenir son autorité, mais il a aussi créé une atmosphère de méfiance et de peur parmi les fidèles.

 

Les responsables de l’Union des Églises Baptistes de Centrafrique ont maintenant l’occasion de regarder comment ce système fonctionne à Bataillon 2. Une église ne peut pas prospérer dans la division et la surveillance constante. Les fidèles espèrent que la vérité sur ce réseau d’informateurs sera prise en compte afin que l’église retrouve la paix et la liberté de servir Dieu sans crainte.

 

Par Éric Azoumi

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Sommet de l’UA à Addis-Abeba : Le clepto-mythomane Maxime Balalou se félicite de la forte délégation centrafricaine  pour des photos pendant que la faim ronge la Centrafrique

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Sommet de l’UA à Addis-Abeba : Le clepto-mythomane Maxime Balalou se félicite de la forte délégation centrafricaine  pour des photos pendant que la faim ronge la Centrafrique

 

 

 

Rédigé le 02 mai 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou se félicite de la “forte délégation centrafricaine” conduite par Touadera au 39e sommet de l’Union africaine. Belle formule. Mais derrière le vernis diplomatique, une question s’impose : qu’est-ce que ce voyage coûteux a vraiment rapporté aux Centrafricains qui crèvent de faim ?

 

Le sommet était pourtant placé sous un thème en or : la disponibilité durable de l’eau, la sécurité alimentaire, l’agriculture, la résilience climatique. Des enjeux vitaux pour la RCA. Le clepto-mythomane Maxime Balalou en parle avec emphase, comme si énoncer les problèmes suffisait à les résoudre.

 

Il évoque des consultations bilatérales, des partenariats stratégiques, une diplomatie active. Des mots. Rien que des mots. Pas un projet spécifique lancé, pas un engagement chiffré obtenu, pas une aide immédiate mobilisée pour les zones où la faim frappe le plus durement.

 

Car pendant que le clepto-mythomane Maxime Balalou récite son chapelet diplomatique, la réalité centrafricaine est tout autre. Les stocks alimentaires sont vides. Les cultures sont détruites par les conflits. Les marchés flambent. Les enfants souffrent de malnutrition aiguë dans les zones rurales comme urbaines.

 

Il répète que la RCA ne se contente pas d’observer les dynamiques africaines mais y participe pleinement. Participer, soit. Mais participer pour quoi, pour qui, avec quels résultats ? Le clepto-mythomane Maxime Balalou n’apporte aucune réponse concrète à cette question pourtant fondamentale.

 

Il vante fièrement la présence du président comme preuve d’un engagement dans l’Agenda 2063 et la construction d’une Afrique stable et prospère. Pendant ce temps, en RCA, la stabilité reste un luxe et la prospérité une blague cruelle pour des millions de citoyens abandonnés.

 

La forte délégation ? Des billets d’avion, des hôtels cinq étoiles, des poignées de mains officielles et des photos avec les autres chefs d’État. Le clepto-mythomane Maxime Balalou appelle ça de la diplomatie active. Le peuple centrafricain, lui, appelle ça du tourisme présidentiel financé sur son dos.

 

Le régime envoie une armada à Addis-Abeba pour briller sur la scène continentale. Mais aucun discours du clepto-mythomane Maxime Balalou ne dira jamais combien ce voyage a coûté, ni ce qu’il a concrètement rapporté pour remplir les assiettes

vides des Centrafricains. Le sommet est terminé. La faim, elle, continue.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Où sont les cimetières ? Le scandale d’une capitale sans lieu de recueillement

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Où sont les cimetières ? Le scandale d’une capitale sans lieu de recueillement

 

Rédigé le 02 mai 2026

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La tragédie du lycée Boganda expose une réalité bouleversante : Bangui demeure la seule capitale d’Afrique centrale dépourvue d’un cimetière national, privant ainsi les familles endeuillées d’un espace de recueillement approprié.

 

Une capitale amputée de sa dignité funéraire

 

Le drame du lycée Barthélémy-Boganda, qui a coûté la vie à plus de 30 personnes, révèle une anomalie administrative inquiétante. Bangui se distingue négativement parmi les capitales d’Afrique centrale par l’absence totale d’un cimetière national. Hugues Francis-Mongoume, vice-président du parti ITA, a pointé du doigt cette carence institutionnelle qui laisse les familles des 29 jeunes décédés sans espace consacré pour honorer leur mémoire. Cette situation, persistante sous l’administration de Faustin-Archange Touadéra, témoigne d’une négligence envers les besoins fondamentaux des citoyens dans leurs moments les plus difficiles.

 

L’impossible deuil collectif

 

  1. Mongoume a insisté sur la nécessité d’un lieu approprié pour organiser une veillée symbolique, pratique universellement reconnue dans toutes les sociétés civilisées. L’État centrafricain, en ne disposant d’aucun cimetière national, empêche les familles et l’ensemble de la nation de vivre pleinement leur deuil. Cette absence a rendu impossible l’organisation d’une veillée permanente au lycée Boganda, proposition avancée par M. Mongoume, accentuant le sentiment d’isolement des citoyens face à une administration qui semble déconnectée de leurs préoccupations légitimes.

 

Une défaillance institutionnelle chronique

 

L’inexistence d’un cimetière à Bangui résulte d’une négligence administrative persistante plutôt que d’un simple oubli. M. Mongoume a souligné que cette particularité, unique parmi les capitales d’Afrique centrale, constitue un dysfonctionnement institutionnel. Le ministère responsable de l’aménagement du territoire n’a jamais accordé la priorité nécessaire à la création d’un tel espace public essentiel. Cette inertie, caractéristique de l’ère Touadéra, démontre une incapacité à anticiper et répondre aux besoins élémentaires des citoyens, y compris dans les circonstances les plus solennelles.

 

Une solution concrète laissée sans suite

 

  1. Mongoume a formulé une proposition constructive : établir un cimetière national où les 29 victimes de Boganda seraient les premières à reposer, créant ainsi un symbole durable du mandat présidentiel actuel. Cette initiative, susceptible de restaurer la dignité des familles tout en renforçant la cohésion nationale, n’a reçu aucun écho favorable. Le mutisme gouvernemental face à cette suggestion révèle une incapacité à comprendre l’importance d’un lieu de mémoire collective pour une nation traversée par l’épreuve.

 

Des familles abandonnées à leur détresse

 

En l’absence d’un cimetière national, les familles des victimes se retrouvent contraintes d’organiser les obsèques dans des conditions difficiles, souvent sur des parcelles privées ou des espaces de fortune. M. Mongoume a posé la question directe : “Où vont-ils enterrer ces 30 personnes ?” Cette interrogation, restée sans réponse officielle, expose l’abandon dans lequel se trouvent les endeuillés. L’État, en ne fournissant aucune infrastructure dédiée, prive les Centrafricains d’un cadre approprié pour rendre hommage à leurs disparus, renforçant leur sentiment de délaissement face aux épreuves.

 

Une gouvernance sourde aux besoins symboliques

 

L’absence d’un cimetière national traduit les dysfonctionnements d’une administration incapable de répondre aux attentes à la fois pratiques et symboliques de la population. M. Mongoume a caractérisé cette situation comme révélatrice d’un État qui “ne respecte pas les morts”. En s’abstenant de toute démarche pour créer un lieu de recueillement, l’administration Touadéra manque à ses obligations envers les citoyens, privant les 29 jeunes victimes d’un hommage approprié et la nation d’un espace pour exprimer son deuil collectif….

 

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Pour Pampali, Gagner ou voler une élection n’a jamais signifié posséder la République en entier

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Pour Pampali, Gagner ou voler une élection n’a jamais signifié posséder la République en entier

Rédigé le 30 avril 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Laurent Gomina Pampali n’a pas passé par le dos de la cuillère pour analyser le discours du nouveau dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera lors de son couronnement le 30 mars dernier au stade 20 000 places à Bangui.

L’ancien ministre et ex-député, interrogé  par la radio Guira Fm sur le discours d’investiture du dictateur Faustin-Archange Touadéra prononcé le 30 mars dernier, a posé une question que beaucoup évitent : de quel peuple parle-t-on exactement, quand le chef de l’État dit gouverner au nom du peuple ?

Car pour Pampali, le peuple centrafricain, ce n’est pas uniquement le MCU, le mouvement des cœurs unis  et ses militants. C’est aussi le BRDC, le MLPC, le FPP, ces formations de l’opposition que des pans entiers de la mouvance présidentielle ont longtemps traités, selon ses propres termes, « comme des parias ».

Il dit avoir été « terrifiée » par l’ambiance qui régnait avant et pendant les dernières élections. Des militants du camp au pouvoir qui réduisent les adversaires politiques à rien, des cadres expérimentés de l’opposition écartés comme si leur citoyenneté était suspendue au résultat d’un scrutin.

C’est là, selon lui, que le bât blesse depuis des années. Gagner une élection n’a jamais signifié posséder la République en entier. Pourtant, c’est précisément ce réflexe que Pampali dénonce : celui qui consiste à traiter l’opposition non pas comme une composante normale de la vie politique, mais comme une menace à neutraliser ou une nuisance à ignorer.

L’ancien professeur de philosophie rappelle qu’une République, ce n’est pas une monarchie. Le pluralisme n’est pas une faveur que le pouvoir accorde à ses adversaires. C’est la condition même de son existence. Et un président élu par le suffrage universel est, constitutionnellement et moralement, le président de tous — y compris de ceux qui ont voté contre lui.

La formule « seul, je ne peux rien, ensemble, nous pouvons tout », utilisée par Touadéra lors de son discours, sonne juste dans l’absolu. Mais Pampali pose la vraie question : cet ensemble inclut-il réellement l’opposition, ou s’agit-il d’un appel rhétorique destiné uniquement aux alliés déjà acquis ?​​​​​​​​​​​​​​​​

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : au cœur de l’influence occulte du Kremlin sur l’espace médiatique et politique en RCA

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Centrafrique : au cœur de l’influence occulte du Kremlin sur l’espace médiatique et politique en RCA

Rédigé le 30 avril 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’espace médiatique et politique en République centrafricaine subit une mutation profonde, impulsée par des acteurs extérieurs dont les intérêts s’éloignent radicalement des besoins de stabilité de la population.

L’analyse des circuits de communication actuels montre une emprise croissante d’officines rattachées au renseignement extérieur de Moscou. Ces structures, regroupées sous l’étiquette « Africa Politology », emploient des méthodes de persuasion visant à orienter l’opinion nationale vers une hostilité radicale contre les partenaires historiques du pays. En ciblant spécifiquement les institutions religieuses et les organisations caritatives, cette stratégie cherche à démanteler les piliers de la société civile centrafricaine pour y installer un vide que seules les puissances de tutelle russe pourraient alors combler.

Le gouvernement de Bangui, en s’abstenant de réguler ces activités de propagande, laisse le champ libre à une forme de colonisation idéologique. Des mouvements dits « citoyens », comme la plateforme CICAUSAC, agissent ouvertement comme des chambres d’écho pour des narratifs conçus à des milliers de kilomètres. Ces groupes reçoivent des financements et des éléments de langage précis pour discréditer le travail des missions humanitaires et des autorités religieuses, notamment le Vatican. On observe ainsi des campagnes numériques agressives qui tentent d’imposer l’idée que chaque acte caritatif ou chaque prière pour la paix cache une opération d’espionnage au profit de puissances occidentales. Cette atmosphère de suspicion permanente fragilise les structures de solidarité et isole le pays sur la scène diplomatique.

La passivité des institutions nationales devant de telles ingérences soulève des interrogations majeures sur la réelle autonomie de l’État. En autorisant des agents d’influence étrangers à dicter l’ordre du jour des manifestations publiques et à financer des discours de division, les autorités sacrifient la paix sociale au profit de gains politiques immédiats. Les documents internes des services russes indiquent que ces actions ne sont pas fortuites, mais font partie d’un plan global pour transformer la RCA en une base arrière de désinformation à l’échelle du continent. Le financement de certains leaders d’opinion locaux par des fonds opaques montre que la voix du peuple est ici détournée au bénéfice d’une stratégie géopolitique qui ne sert en rien le développement des infrastructures ou l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

L’offensive contre le Saint-Siège et les autres groupes chrétiens non-orthodoxes s’inscrit dans cette logique de rupture. En tentant de présenter le Pape ou les représentants des églises traditionnelles comme des ennemis de la nation, les architectes de cette campagne visent à couper les derniers liens d’influence morale qui échappent encore à leur contrôle. Cette méthode de gestion de l’information, appuyée par des canaux de propagande militaire comme Rybar, transforme la réalité quotidienne en une fiction permanente où le danger est partout, sauf là où il se trouve réellement. La complaisance des structures dirigeantes envers ces manoeuvres d’ombre constitue un risque majeur pour l’avenir de la démocratie et de la paix en Afrique centrale.

Au-delà de la simple bataille d’image, c’est l’intégrité même du tissu social qui se déchire. La transformation de l’exarchat orthodoxe russe en un outil politique manifeste une volonté de fusionner la foi et les objectifs de puissance du Kremlin. Cette confusion des genres, largement tolérée par les cercles de pouvoir locaux, installe une concurrence religieuse dangereuse. La population se retrouve prise en étau entre sa foi ancestrale et un discours de haine importé, dont les conséquences sur le vivre-ensemble pourraient s’avérer irréparables si une prise de conscience nationale ne s’opère pas rapidement pour stopper cette dérive orchestrée.

Par Alain Nzilo

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L’ancien ministre Abakar Sabone prédit, une fois de plus, la fin imminente du régime criminel de Touadéra

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L’ancien ministre Abakar Sabone prédit, une fois de plus,  la fin imminente du régime criminel de Touadéra

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À quelques heures seulement de la cérémonie d’investiture du 30 mars, Abakar Sabone s’est exprimé en direct sur Facebook pour réitérer une fois de plus sa prédiction. L’ancien ministre centrafricain a affirmé que le règne de Faustin-Archange Touadéra touchait à sa fin.

 

Dans ce live, il a déclaré ignorer si la fin de leur danse interviendrait dès le lendemain. Il a comparé la situation actuelle à un dernier rassemblement dans un stade, rappelant le grand meeting organisé à l’époque de François Bozizé, qu’il qualifie de dernier pour l’ancien président. Selon lui, la cérémonie d’investiture de Touadéra constitue également la dernière de ce genre. « Gardez bien cette vidéo que je fais là », a-t-il insisté auprès de ses auditeurs.

 

Sabone a insisté sur le fait que cette prise de parole n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, il annonce régulièrement l’approche de cette fin. Cette fois, il l’a fait juste avant l’investiture d’un troisième mandat qu’il juge totalement illégal. Il a souligné que plus aucune règle démocratique ne s’applique aujourd’hui dans le pays. L’expression « je suis élu démocratiquement » n’a plus de sens, selon lui.

 

Il s’est interrogé sur la légitimité réelle du pouvoir en place, critiquant le empressement à prêter serment pour se déclarer légitime. Pour lui, la légitimité ne repose plus sur les mécanismes habituels du pays. Il a évoqué Donald Trump comme une figure qui incarne désormais un nouveau rapport de force international, capable d’agir sans respecter les cadres traditionnels.

 

L’ancien ministre a poursuivi en affirmant que la démocratie en Afrique se résume souvent à la raison du plus fort. Il a rappelé que les prises de pouvoir par les armes étaient autrefois condamnées, mais que cette époque est révolue. Personne ne condamne aujourd’hui les actions de puissances comme les États-Unis ou Israël, a-t-il observé, rendant encore moins probable toute condamnation dans le contexte centrafricain.

 

Sabone a également critiqué la modification de la constitution pour permettre ce troisième mandat. Il a accusé les autorités d’avoir fait tailler le texte sur mesure par leur propre couturier. Selon lui, le pouvoir décide seul, annulant un décret par un autre, dissolvant ce qui lui déplaît comme bon lui semble.

 

Il a rappelé que lui-même et d’autres responsables avaient travaillé aux côtés de François Bozizé, occupant les mêmes fonctions et les mêmes espaces. Pourtant, aujourd’hui, beaucoup se retrouvent à l’étranger. Il a mis en garde les proches de Touadéra en leur rappelant que ce qui arrive à Bozizé pourrait leur arriver à leur tour. « À chacun son tour », a-t-il lancé.

 

L’ancien ministre a terminé son intervention en s’en prenant à l’idée selon laquelle le pays vivrait en paix. Il a évoqué les assassinats nocturnes quotidiens dans les villes et les villages, les enlèvements, la cherté de la vie et la peur généralisée. Pour lui, affirmer qu’il y a la paix revient soit à manquer d’information, soit à tromper délibérément les gens. Il a affirmé que la paix véritable n’est pas un simple mot, mais un comportement concret qu’il entend contribuer à instaurer.

 

Par Alain Nzilo

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Dominique Désiré ERENON en prison, un criminel au gouvernement : la justice à deux vitesses de la 7e République

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Dominique Désiré ERENON en prison, un criminel au gouvernement : la justice à deux vitesses de la 7e République

Rédigé le 30 avril 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Deux hommes. Deux destins que tout oppose. Et pourtant, ils coexistent dans la même République, sous le même régime, au même moment. C’est Elysée Nguémalé, coordonnateur de l’OGDC, qui a posé ce parallèle lors du débat Patara du 19 avril 2026 sur Radio Ndeke Luka. Et le silence qui a suivi en disait long.

Premier cas: Dominique Désiré ERENON, enseignant-chercheur, professeur de droit à l’université de Bangui. Il a donné son opinion sur la modification de la constitution. Il s’est senti menacé, a quitté le pays. Il est revenu après un accord personnel avec Faustin Archange Touadéra. À son retour, on l’a arrêté. Il est aujourd’hui en prison.

Deuxième cas: Un homme recherché par la justice pour des crimes commis contre des centrafricains. Cet homme siège au gouvernement. Il perçoit un salaire payé par les impôts des citoyens qu’il a meurtris. Son nom? Hassan Bouba. Mais il n’est pas le seul, il y’a aussi Héritier Doneng, Arnaud Djoubaye Abazène et autres.

Laurent Gomina-Pampali, quatre fois ministre et quatre fois élu député de la nation, a rappelé que le dialogue reste le seul rempart contre ce type de dérive. Quand la parole est punie et que le crime est récompensé, c’est l’ensemble du pacte républicain qui vacille.

Parler coûte la prison. Tuer ouvre les portes du gouvernement. Voilà où en est la justice centrafricaine en cette année 2026.​​​​​​​​​​​​​​​​

Par Gisèle MOLOMA

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On est presqu’au niveau de la folie collective : voilà! Quand les soldats FACA font du simple sport, les partisans du pouvoir applaudissent et parlent de la montée en puissance de l’armée

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On est presqu’au niveau de la folie collective : voilà! Quand les soldats FACA font du simple sport, les partisans du pouvoir applaudissent et parlent de la montée en puissance de l’armée

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La semaine dernière, un internaute a filmé les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en train de faire leur sport matinal un samedi. Et voilà que dans cette vidéo, le filmeur, un partisan du pouvoir,  fait un commentaire bizarre et pathétique transforme cette scène banale en grande victoire nationale.

 

« Le pays est en marche ! », « Les FACA montent en puissance, l’essor est là ! », « Le développement avance à grandes foulées ! ». On applaudit, on poste sur les réseaux sociaux , on se félicite.

 

Franchement, on se demande jusqu’où ira cette dérive.

 

Attend! Les centrafricains doivent savoir une chose. Faire du sport est une bonne chose. Dans n’importe quel pays du monde, les militaires s’entraînent, courent, maintiennent leur forme physique. C’est même une obligation pour une armée. Personne ne conteste cela. Mais de là à en faire un événement de propagande, à filmer la scène comme si les soldats venaient de reconquérir un territoire ou de résoudre la crise, il y a un pas que la raison refuse de franchir.

 

Pendant que certains se pâment devant ces images de militaires en short et baskets, la réalité du pays reste implacable : l’insécurité persiste dans plusieurs régions, les routes sont dans un état lamentable, l’électricité reste un luxe intermittent, les salaires des fonctionnaires et des militaires eux-mêmes arrivent souvent en retard, et la population court tous les jours… mais pas pour le plaisir : elle court après sa survie.

 

Le contraire est même claire. On nous présente le footing du samedi comme une preuve d’« émergence », alors que les vrais indicateurs de développement :  sécurité effective, services publics fonctionnels, économie productive,  stagnent ou reculent. C’est comme si, face à l’incapacité ou à la lenteur à résoudre les problèmes structurels, on préférait célébrer le minimum visible : des soldats qui courent.

 

Le sport est utile, nécessaire même pour la discipline et la cohésion des troupes. Mais il ne remplace pas une stratégie de sécurité globale, une réforme profonde de l’armée, ni des investissements concrets dans l’éducation, la santé et les infrastructures. Applaudir des soldats qui courent ne suffira pas à masquer les faiblesses structurelles qui minent encore la République centrafricaine.

 

Merci à celui qui a filmé la vidéo. Elle montre au moins une chose : les soldats font leur sport. Reste maintenant à exiger du gouvernement qu’il fasse, lui aussi, son vrai travail.

 

Par Éric Azoumi

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À Ouanda-Djallé, des enfants assis à même le sol dans une école pour prendre les cours

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À Ouanda-Djallé, des enfants assis à même le sol dans une école pour prendre les cours

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pendant que Bangui claironne ses progrès en matière d’éducation, à Ouanda-Djallé, dans la Vakaga, des enfants apprennent assis par terre dans une salle de briques nues.

 

L’une de nos équipes des journalistes du CNC  s’est rendue à l’école de la fondation Ngarba, à Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Ce qu’elle a trouvé sur place n’a rien à voir avec ce que les autorités de Bangui décrivent quand elles parlent d’éducation en marche. Des dizaines d’enfants, entassés les uns contre les autres, posés à même la terre battue, dans une salle aux murs de briques sans enduit.

 

Pas de tables, pas de chaises, pas de tableau. Les cartables sont jetés au sol entre les jambes, certains enfants se tiennent serrés pour tenir dans l’espace. On compte les têtes et on perd le fil tant ils sont nombreux dans cette pièce qui ressemble davantage à un hangar qu’à une salle de classe.

 

Ce qui rend la situation encore plus lourde, c’est que ceux qui enseignent ici ne sont pas des maîtres formés. Ce sont des habitants du quartier, des gens du village, choisis parce qu’ils savent lire et écrire. À Ouanda-Djallé, sous-préfecture enclavée, c’est suffisant pour qu’on leur confie des enfants.

 

Ouanda-Djallé est loin de Bangui, loin des caméras, loin des discours officiels. Mais les enfants de la fondation Ngarba, eux, sont là chaque matin, assis sur le sol froid, à apprendre comme ils peuvent, avec ce qu’on leur donne.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Serge Binguimalé

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Tuberculose en République centrafricaine : l’augmentation spectaculaire du nombre de cas observée par le centre de Boy-Rabe

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Tuberculose en République centrafricaine : l’augmentation spectaculaire du nombre de cas observée par le centre de Boy-Rabe

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, au centre de santé de Boy-Rabe, Abdoulaye Kapounou suit au quotidien l’évolution de la tuberculose. Responsable du service de dépistage et de traitement, il constate une hausse marquée du nombre de personnes qui arrivent avec la maladie.

 

Depuis le début de l’année jusqu’à aujourd’hui, le centre a déjà pris en charge 111 patients. Des hommes comme des femmes. « Le niveau augmente, ça augmente », explique-t-il simplement. Cette tendance observée sur le terrain pousse à renforcer les actions de sensibilisation pour inverser la courbe.

 

Une prise en charge organisée et gratuite

Dès que le laboratoire confirme un cas positif, le nom du patient est transmis directement à l’équipe. Abdoulaye Kapounou lui remet alors une fiche de suivi et commence le traitement après avoir pesé la personne. Les médicaments sont adaptés au poids de chacun.

 

Le protocole prévoit un rendez-vous toutes les semaines ou toutes les deux semaines pendant les deux premiers mois. Un contrôle est réalisé à la fin de cette période. Si le résultat reste négatif, le suivi continue jusqu’au cinquième mois, puis un dernier contrôle intervient au sixième mois. Quand tout est négatif à ce stade, la personne est déclarée guérie.

 

Le traitement repose sur le REZ, un comprimé qui combine quatre molécules : rifampicine, isoniazide, éthambutol et pyrazinamide. Dans ce centre, les stocks restent suffisants. Dès qu’une commande est nécessaire, elle est passée auprès du programme national et le ravitaillement arrive rapidement, souvent via le PAM. Tout est gratuit pour les patients.

 

Des ajustements selon la réalité des patients

Le suivi tient compte des difficultés quotidiennes. Beaucoup de personnes habitent loin du centre, notamment vers PK-12 ou Kwanga. Le problème de transport peut les décourager. Pour celles qui viennent de ces quartiers éloignés, l’équipe donne parfois les médicaments pour trois semaines au lieu de une ou deux. Cela les encourage à revenir régulièrement.

 

Chaque patient reçoit un carnet. À chaque visite, il pointe, reçoit ses médicaments et repart. Ce système permet de tracer le parcours de soin.

 

Symptômes et dépistage

Les signes qui doivent alerter restent les mêmes : une toux qui dure plus d’une ou deux semaines, un amaigrissement visible, une perte d’appétit et des sueurs nocturnes. Quand une personne présente ces éléments, elle est orientée vers le médecin ou directement vers le service.

 

Le dépistage commence généralement par l’examen des crachats. Si le résultat est positif, le traitement démarre. S’il est négatif, une radiologie est demandée. Dans certains cas, la tuberculose se cache ailleurs : ganglions, ventre, ou même sous forme pleurale avec du liquide dans le thorax. Une ponction peut alors être réalisée.

 

Il existe aussi des formes extra-pulmonaires. L’équipe les prend en charge de la même manière.

 

Les difficultés du quotidien

Les défis ne manquent pas. Beaucoup de patients ont peu de moyens. Pour les motiver, le centre leur donne parfois du savon ou des sardines en plus du traitement. Quand des problèmes surgissent, que ce soit pour les médicaments ou le matériel, l’équipe contacte les administrateurs qui trouvent rapidement des solutions.

 

Par Sylvie Vickos

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ISCA, quand les Centrafricains tendent la main à leurs frères

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ISCA, quand les Centrafricains tendent la main à leurs frères

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En 2013, au plus fort de la crise centrafricaine, une initiative est née d’un constat simple : des Centrafricains de la diaspora voulaient aider leur pays, mais aucun canal ne leur permettait de le faire concrètement. C’est sur cette réalité que Maryse Dimassé et ses pairs ont fondé l’Initiative Solidarité Centrafrique, l’ISCA.

 

L’association repose sur une philosophie claire : ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui doivent tendre la main à leurs frères centrafricains. Mais pour l’ISCA, tendre la main ne signifie pas simplement distribuer des biens. La vraie aide, selon Maryse Dimassé, passe par la transmission. C’est pourquoi l’association concentre ses efforts sur deux secteurs jugés essentiels : l’éducation et la santé.

 

Sur le volet éducatif, l’ISCA finance la scolarité d’orphelins, organise des activités de sensibilisation et s’emploie à rendre les formations accessibles aux jeunes. Sur le volet sanitaire, l’association mène des actions d’éducation à la santé sexuelle et reproductive, dans un pays où les complications liées aux avortements clandestins constituent la première cause de mortalité des jeunes adolescentes.

 

Treize ans après sa création, l’ISCA poursuit ce chemin, convaincue qu’investir dans la jeunesse centrafricaine reste le levier le plus durable pour construire un avenir différent.

 

Par Brahim Sallé

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Fuite de responsabilité dans la Bamingui-Bangoran : quand l’État centrafricain sous-traite la paix sociale entre les Cultivateurs et les éleveurs aux ONG WCS

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Fuite de responsabilité dans la Bamingui-Bangoran :  quand l’État centrafricain sous-traite  la paix sociale entre les Cultivateurs et les éleveurs aux ONG WCS

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans les localités d’Akroussoulback et de Miamani, dans la Bamingui-Bangoran, les champs de manioc ont disparu sous les sabots des bœufs. Des centaines de bêtes conduites par des enfants, incapables de contenir des troupeaux aussi nombreux, ont ravagé les cultures de paysans qui ne savent plus comment nourrir leurs familles.

 

En effet, monsieur Gilbert Ouaga, représentant des cultivateurs de Miamani, l’a dit clairement : le gouvernement doit se pencher sur cette affaire. Pas une ONG. Pas un partenaire étranger. Le gouvernement. Celui qui perçoit des impôts, celui qui nomme des ministres, celui qui tient des discours sur le développement agricole depuis des décennies. Mais c’est l’ONG WCS qui a organisé les forums communautaires à Akroussoulback et Miamani fin mars. C’est elle qui a réuni les deux communautés. C’est elle qui gère les couloirs de transhumance que les éleveurs nomades du Tchad ne respectent plus.

 

L’État centrafricain, lui, était absent. Comme d’habitude.

Les éleveurs reconnaissent les faits. Ali Alenanga, leur représentant, admet que des enfants de dix ans ne peuvent pas contrôler deux cents ou trois cents bœufs. Il promet de sensibiliser ses frères. Des promesses. Pendant ce temps, le chargé de transhumance à WCS, Mesambo, parle de communautés autochtones en tension avec des transhumants venus du Tchad, de couloirs de passage non respectés, d’infiltration des aires protégées. Un tableau qui dure depuis des années et que Bangui laisse pourrir.

 

Ce qui s’est passé à Akroussoulback et Miamani, à quatre-vingt et cent vingt-cinq kilomètres de tout centre de décision, n’est pas une affaire locale. C’est le résultat direct d’un État qui a abandonné sa responsabilité de réguler l’usage du territoire national. Quand un gouvernement délègue la gestion des conflits entre ses propres citoyens à des organisations financées par des bailleurs étrangers, il avoue publiquement son incapacité à gouverner.

 

Les paysans centrafricains n’ont pas besoin d’un dialogue facilité par une ONG américaine. Ils ont besoin d’un ministre de l’Agriculture qui descend sur le terrain, d’une loi sur la transhumance appliquée, de couloirs balisés et surveillés, de mécanismes d’indemnisation quand un champ est détruit. Ce que WCS fait par substitution, l’État devrait le faire par obligation.

 

Par Barthelemy Kossi

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Flash info : un apprenti chauffeur perd la vie dans un accident de maintenance au quartier Galabadja à Bangui

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Flash info : un apprenti chauffeur perd la vie dans un accident de MAINTENANCE au quartier Galabadja à Bangui

 

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Le camion accidenté ce sur l’avenue Mbaïkoua à Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La matinée de ce jeudi 30 avril 2026 débute par un événement tragique dans le huitième arrondissement de la capitale. Un jeune apprenti chauffeur a trouvé la mort alors qu’il effectuait des travaux de réparation sous un véhicule de transport de marchandises.

 

Le drame s’est produit aux alentours de 7 heures du matin, sur la rue Mbaïkoua, au niveau du bar WhatsApp. Un camion de transport 6 roues, en plein préparatifs pour un voyage à destination de Bouca, était stationné pour le chargement des marchandises. C’est lors d’une opération de maintenance de routine que l’irréparable est arrivé.

 

Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC sur place, la victime s’était glissée sous le véhicule après l’avoir soulevé à l’aide de crics pour procéder au changement d’une roue. Alors qu’il se trouvait en pleine intervention, le dispositif de levage a brusquement cédé. Le poids massif du camion s’est alors affaissé sur le jeune homme, le tuant sur le coup sous les yeux de ses collègues et des voyageurs.

 

Ce décès a plongé le quartier dans la stupeur et la tristesse. Pour les nombreux voyageurs qui s’apprêtaient à prendre la route vers le nord du pays, le choc est immense. Le voyage prévu pour Bouca a été immédiatement suspendu, laissant place aux procédures de constatation et au recueillement.

 

Cet accident rappelle les risques quotidiens auxquels sont exposés les travailleurs du secteur des transports, souvent contraints d’opérer dans des conditions de sécurité précaires. Pour la famille de la victime et ses proches, ce jeudi 30 avril restera une date de deuil profond.

 

Par Anselme Mbata

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Des prisonniers de Ngaragba écrivent à Touadéra et au monde entier pour dire qu’ils sont en train de mourir dans l’indifférence

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Des prisonniers de Ngaragba écrivent à Touadéra et au monde entier pour dire qu’ils sont en train de mourir dans l’indifférence

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Des détenus de la Maison Centrale de Ngaragba ont fait parvenir, le 27 avril 2026, une lettre ouverte au Chef de l’État centrafricain, avec ampliation aux ambassades de Chine, de France, des États-Unis, aux Nations Unies, à l’Union Européenne et à l’Union Africaine. Un geste qui dit, à lui seul, tout ce que ces hommes pensent des chances d’être entendus à Bangui.

 

Le document tient en plusieurs feuillets écrits à la main, avec la graphie appliquée de gens qui savent que chaque mot compte. Ce n’est pas une pétition de forme. C’est un cri rédigé par des hommes qui ont épuisé toutes les voies internes et qui ont compris, au fil des mois et des années, que l’administration centrafricaine ne répondrait pas d’elle-même. Alors ils ont écrit. Au président. Et au monde.

 

Ce que ces hommes décrivent à l’intérieur de Ngaragba n’a rien d’une détention au sens légal du terme. Ils dorment à même le sol, sans matelas, sans espace suffisant pour s’allonger. La nourriture est servie mal préparée, en quantité insuffisante, dans un établissement qui déborde de détenus entassés les uns sur les autres. Personne, dans les couloirs du pouvoir à Bangui, ne semble s’en émouvoir. Les discours sur la réforme pénitentiaire restent ce qu’ils ont toujours été dans ce pays : des mots prononcés devant des bailleurs étrangers, sans lendemain dans les geôles.

 

L’accès aux soins est peut-être le point le plus accablant du document. À l’infirmerie de Ngaragba, soigner n’est pas un droit — c’est une transaction. Pour être examiné, pour recevoir un médicament, il faut payer. Ceux qui n’ont rien restent sans soins. Des malades sont morts dans ces conditions, écrivent les signataires, sans qu’aucune enquête ne soit ouverte, sans que personne ne soit convoqué, sans que le ministre de tutelle daigne expliquer comment un être humain peut décéder en détention provisoire sans que l’État ne s’en préoccupe. Dans un pays qui se targue d’avoir un ministère de la Justice, cette réalité est une honte administrative documentée.

 

La question de la durée des détentions est tout aussi incroyable. Certains des signataires sont détenus depuis douze ans. Douze ans. Sans grâce présidentielle. Sans remise de peine. Faut-il rappeler que la Constitution centrafricaine, comme les textes internationaux auxquels la RCA est signataire, garantit des droits élémentaires aux personnes privées de liberté ? Faut-il rappeler que le Chef de l’État dispose du droit de grâce, et qu’il l’a exercé dans d’autres circonstances, pour d’autres personnes, avec une célérité que ces hommes n’ont jamais connue ?

 

Car c’est précisément là que la lettre devient politiquement explosive. Les détenus pointent nommément le ministre de la Justice Doubaye Abazène, qu’ils accusent d’avoir fait incarcérer plus de 77 personnes dans le contexte de la guerre ethnique ayant opposé les communautés Gola, Rouga et Arange. Ces arrestations massives, réalisées sous couvert d’un portefeuille ministériel, auraient conduit à des détentions prolongées sans procès équitable, sans suivi judiciaire, dans un silence administratif que le ministère de la Justice n’a jamais rompu publiquement.

 

Deux décrets présidentiels de libération de détenus malades ont pourtant été signés. Les signataires de la lettre en sont informés. Ils les citent. Mais ils affirment que ces décrets n’ont jamais été exécutés par le ministère de la Justice. C’est une accusation grave : elle signifie que la volonté affichée du Chef de l’État — si tant est qu’elle soit sincère — serait délibérément bloquée par l’appareil administratif qu’il est censé diriger. Ou, hypothèse plus sombre encore, que ces décrets n’ont jamais été destinés à être appliqués, et qu’ils n’ont servi qu’à produire une communication favorable sans aucune conséquence réelle sur le sort des détenus.

 

Les auteurs de la lettre convoquent eux-mêmes un précédent historique pour mesurer l’étendue de l’injustice. Sous Bokassa, écrivent-ils, des condamnés à perpétuité ont fini par obtenir leur grâce et recouvrer la liberté. Ce rappel n’est pas anodin. Il signifie que des hommes détenus à Ngaragba en 2026, sous un régime qui se réclame de la démocratie et de l’État de droit, estiment être traités plus durement que des prisonniers de l’ère impériale. C’est une comparaison que le pouvoir ne peut balayer d’un revers de main sans répondre sur le fond.

 

Face à l’incapacité ou au refus des institutions centrafricaines de traiter cette réalité, les signataires ont choisi de porter leur voix au-delà des frontières. La lettre liste en ampliation les ambassades de Chine, de France et des États-Unis, les Nations Unies, l’Union Européenne et l’Union Africaine. Ce n’est pas une démarche protocolaire. C’est l’aveu lucide d’hommes qui savent que leur seule chance d’être entendus passe par une pression extérieure sur un État qui ne se surveille plus lui-même. Quand des prisonniers centrafricains écrivent à Pékin et à Washington pour demander de l’aide, c’est que Bangui a cessé de fonctionner comme un État de droit.

 

La lettre se referme sur une phrase d’une simplicité émouvante : leurs familles les attendent, et leur pays a besoin d’eux. Pas de menace. Pas d’ultimatum. Juste le constat de gens qui ont eu douze ans pour comprendre que la dignité, dans ce pays, n’est pas un acquis — c’est un privilège que l’on négocie, que l’on achète, ou que l’on perd définitivement derrière les murs de Ngaragba.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : qu’est-ce qui se cache derrière l’affaire des visas des artistes centrafricains. CNC a mené sa propre enquête

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Centrafrique : qu’est-ce qui se cache derrière l’affaire des visas des artistes centrafricains. CNC a mené sa propre enquête

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis plusieurs jours, une polémique prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux en République centrafricaine. Des accusations graves circulent, poussant la rédaction de CNC à mener ses propres recherches durant 72 heures pour établir la vérité. Ce que nos investigations ont permis de découvrir est pour le moins inattendu.

 

Un silence nécessaire sur certains points

Nous avons choisi de ne pas tout diffuser immédiatement. Certains éléments de ce dossier touchent à la vie privée ou présentent un caractère trop confidentiel pour être jetés en pâture au public. Toutefois, nous allons apporter des explications précises pour que chaque Centrafricain comprenne les dessous de ce qui se joue dans les coulisses de notre monde musical.

 

Les origines de la dénonciation

Tout commence par l’intervention d’un jeune artiste sur les réseaux sociaux. Bien que ses propos aient manqué d’organisation, il a pointé du doigt une situation précise concernant l’obtention des visas des artistes pour la France. Selon lui, une star majeure de la musique centrafricaine ferait barrage à ses confrères.

 

L’artiste visé est Ozaguin, star de la rumba centrafricaine, de mère centrafricaine et de père congolais. Sa popularité est immense, mais il est aujourd’hui indexé comme étant celui qui bloque l’accès à l’Europe pour d’autres talents centrafricains.

 

Le lien privilégié avec l’ambassade

Au cœur de cette affaire se trouve une connexion directe entre Ozaguin et un certain Didier, responsable du service des visas à l’ambassade de France à Bangui. Nos recherches confirment une proximité étroite entre les deux hommes, d’abord dans leur club privé d’homme à homme que tout le monde connait en RCA.

 

Les deux hommes partagent des intérêts très privés au sein de ce cercle restreint que les jeunes banguissois commencent petit à petit à y intéresser ce dernier temps.

 

Suite à cette proximité, Didier a nommé Ozaguin  comme Ambassadeur de leur  club de rugby, alors même que l’artiste ne pratique pas ce sport. Cette relation d’intimité permet à Ozaguin de bénéficier d’un accès direct aux services consulaires.

 

Un système de “titres” détournés

Contrairement à ce qui a été dit par le jeune dénonciateur, Ozaguin ne vole pas les passeports des autres artistes. Le procédé est plus clair:

 

Le business des “artistes de circonstance

 

Les investigations de notre équipe confirment que lors des voyages de la star Ozaguin, sa délégation officielle ne compte en réalité qu’un ou deux musiciens de métier. Le reste du groupe est composé de profils standard qui achètent leur place pour rejoindre l’Europe. Nous avons pu confirmer tout ce que cet jeune artiste l’a dit. Et c’est vrai. Parmi ces heureux bénificiaires qui ont obtenu leur visa grâce à Ozaguin, on retrouve Yaya Kôta Kôta, le propriétaire d’une quincaillerie qui gère ses affaires au quotidien loin des studios de musique. À ses côtés, on identifie également Koguet Juillet, dont l’activité réelle se situe au bureau sur les baleinières au niveau de Sêngué Bambé. Voir ces commerçants tenir le rôle de musiciens pour obtenir des papiers provoque une colère immense au sein de la communauté artistique. Ces hommes profitent d’un titre qui ne leur appartient pas, pendant que les véritables artistes centrafricains restent bloqués à Bangui avec des refus de visa inexpliqués.

 

Le cas Thibault  alias “Champagne”

Un exemple précis permet de comprendre l’emprise totale d’Ozaguin sur les décisions de l’ambassade. Il s’agit du dossier de M. Thibault, plus connu sous le surnom de Champagne, un commerçant de bière et d’alcool qui gravite depuis longtemps dans l’entourage de la star. Habituellement, ce dernier obtenait son droit de voyager grâce à l’influence de l’artiste. Toutefois, le jour où Monsieur Champagne a voulu agir de manière autonome en obtenant un visa de six mois par ses propres moyens, la donne a changé. Dès qu’il a appris la nouvelle, Ozaguin s’est rendu auprès de son partenaire M. Didier, le chef du service des visas, pour exiger une mesure radicale : l’annulation pure et simple du visa de Monsieur Champagne. Cet acte montre que toute tentative d’indépendance est punie. Nous possédons des preuves et des documents qui confirment ce réseau de favoritisme et nous les sortirons si ce business continue de pénaliser la carrière des autres créateurs centrafricains.

 

Par Gisèle MOLOMA

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CICAUSAC : Les dessous financiers d’une plateforme « citoyenne » aux ordres du renseignement russe en Centrafrique

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CICAUSAC : Les dessous financiers d’une plateforme « citoyenne » aux ordres du renseignement russe en Centrafrique  

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’illusion de la spontanéité citoyenne vient de voler en éclats à Bangui. Derrière l’acronyme CICAUSAC, qui prétend porter la voix d’une Centrafrique souveraine, se cache en réalité une courroie de transmission grassement rémunérée par les services de renseignement extérieurs russes (SVR).

 

Les documents internes de l’officine « Africa Politology » révèlent au grand jour une mécanique de corruption d’une précision chirurgicale, où chaque manifestation de rue et chaque communiqué incendiaire contre les institutions religieuses ou occidentales correspondent à une ligne budgétaire précise validée à Moscou.

 

Ce que les leaders de cette plateforme présentent comme un élan patriotique centrafricain n’est qu’une prestation de services facturée pour alimenter la paranoïa d’État. En finançant ces faux collectifs de la soi-disant société civile, le Kremlin ne cherche pas à soutenir la souveraineté de la République centrafricaine, mais à fabriquer un chaos informationnel où la méfiance envers le Vatican et les organisations humanitaires devient une arme de contrôle social.

 

Cette stratégie de « l’astroturfing » — la création artificielle d’un mouvement populaire — transforme des acteurs centrafricains en simples mercenaires de l’influence, prêts à sacrifier la cohésion religieuse et sociale de la nation pour les dividendes de l’ombre.

 

Notons que le gouvernement, en laissant ces structures opérer en toute impunité, se rend complice d’une dépossession de la parole citoyenne au profit d’une puissance étrangère qui utilise la foi et la colère comme des variables d’ajustement géopolitique. La révélation des circuits de financement de la CICAUSAC n’est pas seulement un scandale financier, c’est la preuve d’une mise sous tutelle de l’opinion publique centrafricaine par des officines qui méprisent la réalité des enjeux centrafricains.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Gouvernement Moloua 2, le bilan du naufrage d’un système

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Centrafrique : Gouvernement Moloua 2, le bilan d’un naufrage d’un système  

 

 

Rédigé le .\

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Trois jours. Trois groupes. Trente-deux ministres plus un Premier ministre passés à la loupe. Le Baromètre CNC 2025/2026 du gouvernement Moloua 2 est bouclé. Le verdict ne prête pas à discussion : la République Centrafricaine est entre les mains d’un équipage qui a coulé le navire. Pas par accident. Par choix.

Ce que ce baromètre met à nu, c’est une abdication organisée de l’État. Quand le ministre d’État à l’Éducation nationale, Kongbelet-Zingas, peine à aligner trois phrases correctes en français et monnaye le Baccalauréat pour fabriquer des députés de complaisance, de quelle école parle-t-on ? Quand Arthur Bertrand Piri, patron de l’Énergie, confisque le marché du carburant au profit de ses prête-noms et d’une seule entreprise camerounaise, qui paie la facture ? Le peuple. Toujours le peuple.

Le règne des ministres-écrans a atteint son point de non-retour. Du ministre-mercenaire Hassan Bouba, chef de guerre étranger assis en conseil des ministres avec l’impunité d’un seigneur féodal, à Madame Konan née Josiane Lina Bemaka-Souï, qui surveille les fréquentations féminines du Président plutôt que de gérer les déplacés de Zémio, le régime Touadéra a transformé l’État en affaire privée de famille et d’alliés.

 

Moloua, le berger aveugle

Au sommet de cet édifice en ruine, Félix Moloua. Sa note de 10 sur 20 est presque charitable. Surnommé « Taba n’a pas de problème », il a dirigé ce gouvernement comme quelqu’un qui attend la fin du service. Incapable d’imposer un cap, incapable de sanctionner un ministre qui le méprise ouvertement, incapable même de défendre son propre poste sans quémander des soutiens extérieurs. Pendant deux ans, il a avancé les yeux fermés pendant que le pays s’enfoncait. Sa reconduction dans la septième République serait une insulte de trop.

 

L’équation difficile pour Touadéra, un mathématicien

Le dictateur se réclame mathématicien. Soit. Qu’il lise alors cette équation que son propre gouvernement a produite : exclusion plus incompétence plus pillage organisé par les mercenaires égale rupture. Ce n’est pas de la politique, c’est de l’arithmétique. Chaque nommé incompétent, chaque milliard détourné, chaque dossier confié à un chef rebelle récompensé pour sa capacité de nuisance, tout cela ajoute une pression sur une population dont la résilience n’est pas infinie. Aucun mercenaire, aussi lourdement armé soit-il, ne peut résoudre une équation sociale. Seul le consensus le peut.

 

Dialogue ou rupture

Faustin Archange Touadéra doit choisir. Gouverner par la peur, la stigmatisation et la force brute d’une milice étrangère ne bâtit pas un État, cela l’épuise. L’exclusion de l’opposition, le muselage de la société civile, la justice à deux vitesses qui protège les bourreaux et pourchasse les faibles : tout cela a un prix. Une nation ne se construit pas contre son peuple. Elle se construit avec lui, ou elle ne se construit pas.

Un dialogue sincère, inclusif, sans liste d’exclusion préétablie, est la seule sortie raisonnable. Ce n’est pas de la faiblesse. C’est ce que font les dirigeants qui veulent encore gouverner dans dix ans.

 

Le temps des comptes

Quelques noms méritent d’être cités sans ironie : Ndoba aux Finances, Benam aux Mines, Baïpo-Temon aux Affaires Étrangères, Mbata aux Eaux et Forêts. Quatre ministres qui ont fait leur travail dans un système qui ne le facilitait pas. Quatre arbres debout dans une forêt abattue par le reste.

Le peuple centrafricain a lu ce baromètre. Il sait maintenant qui a travaillé, qui a fait semblant et qui a pillé. La note globale de ce gouvernement ne mérite pas un commentaire long. Elle parle d’elle-même. Derrière chaque 08 sur 20, derrière chaque zéro, il y a des enfants sans école digne, des malades sans médicaments, des éleveurs abandonnés à l’insécurité et des fonctionnaires qui n’ont plus d’État à servir.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Du fer de Bambari à l’uranium de Bakouma : le Conseil des ministres qui enterre l’espoir de souveraineté économique nationale. Eh! Touadéra!

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Du fer de Bambari à l’uranium de Bakouma : le Conseil des ministres qui enterre l’espoir de souveraineté économique nationale. Eh! Touadéra!

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En une seule séance de moins de deux heures, le Conseil des ministres présidé par le dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra a validé une série impressionnante de décrets qui livrent une partie significative du sous-sol centrafricain à des sociétés étrangères. Du fer de Bambari à l’uranium de Bakouma, en passant par l’or, le cuivre et le diamant, le message est clair : la RCA continue de vendre ses ressources naturelles au lieu de les transformer en véritable levier de développement souverain.

 

Le ministre des Mines et de la Géologie, le 24 mars dernier,  lors du conseil des ministres, a présenté dix dossiers miniers. Parmi les plus emblématiques :

 

Quatre permis de recherche pour l’exploration du minerai de fer dans les régions de Bambari, Yaloké, Bozoum et Baboua, accordés à la société Poxine International Company.

 

Un permis de recherche pour l’uranium dans la région de Bakouma, au profit de Safir Energy.

 

Quatre permis de recherche pour le cuivre, l’or, le diamant et le minerai de fer dans les zones de Ngandé, Alindao, Karno et Bouka, confiés à la Société Générale des Mines (Sogé Mine).

 

Plusieurs permis d’exploitation industrielle de petites mines à Amto Mining Company, Anxine et Abeka Mining.L’agrément d’une raffinerie d’or à la société Fortifive de Saoudima.

 

Le Conseil a tout approuvé sans difficulté. L’argument officiel ? Les régions concernées ont déjà fait l’objet de travaux de reconnaissance dans le passé, mais ceux-ci restent « insuffisants ». Il faudrait donc des « méthodes modernes conformes aux standards internationaux ». Chaque société aurait payé les frais exigés par la loi n°24.008 du 21 août 2024 portant code minier. Fin de la discussion.

 

Ce qui frappe, c’est la récurrence de ce schéma depuis 2016. À chaque Conseil des ministres, ou presque, de nouveaux permis sont distribués. Pourtant, le secteur minier reste marqué par la fraude, la contrebande et l’artisanat sauvage. Le gouvernement lui-même l’admet en créant une direction générale de la police des mines (avec deux sous-directions : opérations et administratif-économique) pour tenter de juguler le fléau. On renforce la répression tout en continuant à ouvrir les vannes.

 

Parallèlement, le Conseil a validé la création d’un Secrétariat Permanent de Certification des Substances Minérales pour mieux tracer l’or, devenu la première source de recettes d’exportation. On parle aussi de démolir un ancien bâtiment du ministère (jadis affecté à l’Union nationale des coopératives minières) pour construire un nouvel édifice destiné aux nouvelles structures bureaucratiques (Sonaderme, Géminca, Fonds minier…). Symbole cruel : on rase pour bâtir plus d’administration, pendant que les populations des zones minières attendent toujours des routes, des écoles et des hôpitaux décents.

 

L’uranium de Bakouma et le fer de Bambari : promesses anciennes, résultats absents

Le cas de Bakouma est particulièrement révélateur. Ce gisement d’uranium est connu depuis des décennies. Des sociétés étrangères (dont Areva/Orano par le passé) s’y sont succédé, avec des études, des investissements initiaux, puis des abandons ou des reports liés aux prix du marché et à des difficultés techniques. Aujourd’hui, un nouveau permis est attribué à Safir Energy. Quelles garanties réelles pour que cette fois-ci profite à la RCA ? Aucune n’est explicitement mentionnée dans le compte rendu.

 

Même chose pour le fer de Bambari et les autres régions. Ces zones regorgent de potentiel, mais les populations locales y vivent souvent dans la précarité, parfois en proie à l’insécurité. Où sont les usines de transformation ? Où sont les emplois qualifiés massifs pour les jeunes Centrafricains ? Où sont les infrastructures financées par les revenus miniers ?

 

Pendant ce temps, la pauvreté s’aggrave

La réalité est implacable. Près de 70 % des Centrafricains vivent sous le seuil de pauvreté, selon les données récentes de la Banque mondiale. Les routes restent majoritairement des pistes, les hôpitaux manquent de médicaments et de personnel, l’accès à l’électricité et à l’eau potable reste dramatique pour l’immense majorité. L’or et le diamant rapportent des recettes, mais ces fonds servent davantage à entretenir l’appareil d’État qu’à bâtir un avenir collectif.

 

Au lieu d’une politique de souveraineté économique – qui passerait par une transformation locale forte, un contrôle rigoureux des contrats et une redistribution visible des bénéfices –, le régime multiplie les décrets d’attribution. Le nouveau code minier de 2024 devait théoriquement mieux encadrer le secteur. Dans les faits, il sert surtout à légaliser une nouvelle vague de concessions.

 

Ce Conseil du 24 mars 2026 intervient à la veille de l’investiture du 30 mars marquant le début d’un nouveau septennat. Pendant que l’on prépare gerbes de fleurs, hommages à Boganda et opérations de nettoyage « Coati-Codro », le sous-sol continue d’être morcelé.

 

Du fer de Bambari à l’uranium de Bakouma, l’espoir d’une souveraineté économique réelle s’éloigne un peu plus. La RCA reste riche sur le papier, pauvre dans la réalité. Tant que les ressources seront distribuées sans véritable stratégie de valorisation nationale, le grand dépeçage continuera, et avec lui, l’enterrement des aspirations du peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

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Bangui : Un poteau électrique s’effondre sur l’avenue de Gaulle, faisant un mort et un blessé

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Bangui : Un poteau électrique s’effondre sur l’avenue de Gaulle, faisant un mort et un blessé

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’émotion est vive dans le 1er arrondissement de la capitale centrafricaine après un accident de travail d’une rare violence survenu ce mercredi 29 avril dans la matinée. L’effondrement d’un poteau électrique sur l’avenue du Général de Gaulle, à proximité de l’ambassade de France et des rives de l’Oubangui, a coûté la vie à une personne et en a grièvement blessé une autre.

 

En effet, l’accident s’est produit alors qu’une équipe technique de l’Énergie Centrafricaine (ENERCA) effectuait des opérations de MAINTENANCE sur le câblage aérien. Selon les témoins sur place ayant observé la scène en direct, l’un des agents était monté au sommet du  poteau pour procéder aux raccordements.

C’est à ce moment que le support, dont l’état de vétusté et de dégradation semble manifeste, a cédé. Le poteau s’est littéralement déraciné de son socle, entraînant l’agent dans une chute vertigineuse avant de s’écraser lourdement sur la chaussée.

 

Le poteau n’a pas seulement entraîné l’agent technique dans sa course. Dans sa chute, la structure massive a percuté de plein fouet un taxi-moto qui circulait au même moment sur cet axe très fréquenté, reliant le septième arrondissement au premier.

 

Le bilan provisoire fait état d’un décès constaté sur place et un blessé grave, transporté d’urgence vers les services de santé.

 

Toutefois, les   dégâts matériels  qui restent à évaluer. Mais dores et déjà, les témoins font état  de la moto qui a été totalement broyée par l’impact et les câbles électriques à nu ont créé une situation de danger immédiat pour les badauds.

 

Cet accident remet malheureusement sur le devant de la scène la question de la sécurité des infrastructures électriques dans la capitale, surtout 9 mois seulement après les événements du lycée Barthelemy Boganda, où plus de 29 morts ont été déplorés.

 

Sur les lieux du drame, de nombreux riverains pointent du doigt l’état de délabrement des installations électriques.

 

> « Comment peut-on envoyer des agents monter sur des poteaux qui sont manifestement pourris à la base ? C’est de l’inconscience. Aujourd’hui, un homme est mort simplement parce que le matériel ne tient plus debout », s’indigne un témoin de la scène interrogés par la rédaction du CNC.

 

Le manque d’entretien et l’absence de remplacement des supports électriques vieillissants transforment désormais les rues de la capitale en zones de danger permanent pour les passants et pour les techniciens eux-mêmes.

 

À l’heure actuelle, la direction de l’ENERCA n’a pas encore communiqué officiellement sur les mesures qui seront prises pour sécuriser le reste du réseau sur cet axe stratégique.

 

Par Brahim Sallé

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Après dix ans de “on va corriger”, les bras cassés de l’autorité nationale des élections promettent de réparer la pire élection de l’histoire de la RCA

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Après dix ans de “on va corriger”, les bras cassés de l’autorité nationale des élections promettent de réparer la pire élection de l’histoire de la RCA

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le porte-parole de l’Autorité nationale des élections (ANE), Jimmy Antony Zitongo Bodeman, est passé à la radio pour vendre la suite du spectacle. Et quel spectacle ! Après le scandale du 28 décembre dernier, reconnu par tous comme la plus mauvaise organisation électorale que ce pays ait jamais connue, voilà que ces mêmes responsables reviennent avec le disque rayé habituel : « nous allons corriger les erreurs ».

 

Dix années que ça dure. Dix années de promesses identiques à chaque scrutin. On vote, on triche, on proclame les résultats en un temps record quand il s’agit de la présidentielle, puis on annonce solennellement que cette fois-ci on va tout arranger pour la suite. Le peuple écoute, le peuple attend, et rien ne change. Jamais.

 

Zitongo l’a répété sans gêne : ils font l’inventaire du matériel, ils récupèrent ce qui reste en bon état dans les circonscriptions, ils scionnent leurs démembrements, ils analysent les décisions du Conseil constitutionnel, ils réfléchissent à des mesures pour « recadrer » les gens qui ont déjà tout saboté lors du premier round. Et bien sûr, ils demandent à la population de « rester calme » et de suivre les instructions des formateurs qu’ils vont déployer. Le message est clair : taisez-vous, on s’occupe de tout.

 

Sauf que l’objectif principal est déjà rempli. La présidentielle a été bouclée en une semaine. La présidente a été déclarée réélue, le pouvoir est verrouillé, le reste n’est que formalité. Les législatives, les partiels, le second tour du 26 avril ? Simple décor. Ils ont fabriqué ce qu’ils voulaient là où ça comptait vraiment, et maintenant ils font mine de nettoyer derrière eux avec l’aide de la MINUSCA pour acheminer le matériel dans les zones difficiles comme la Haute-Kotto, le Haut-Mbomou, la Vakaga ou la Basse-Kotto.

 

Les bras cassés de l’ANE osent parler de transparence et de crédibilité alors qu’ils n’ont même pas su organiser un vote correct en décembre. Ils reçoivent des plaintes de candidats, ils étudient les annulations dans les 2e, 3e, 5e et 7e arrondissements de Bangui et à Bimbo, et ils promettent que cette fois les candidats « reconnaîtront les résultats des urnes ». Personne n’y croit. Personne n’est dupe.

 

C’est le même refrain depuis plus de dix ans. Après chaque élection, les mêmes incompétents sortent le même discours : « on va corriger ». Et à chaque fois, l’élection suivante est encore plus lamentable. Le 28 décembre 2025 restera dans les annales comme le sommet de cette longue série d’échecs organisés. Un coup d’État électoral pur et simple, exécuté en accéléré pour la présidentielle, puis habillé de belles paroles pour les législatives à venir.

 

Zitongo et ses collègues peuvent continuer à inventorier, à réfléchir et à appeler au calme. Le peuple centrafricain a entendu ce mensonge trop souvent. Il sait que corriger n’a jamais été le but. Le but était d’atteindre le pouvoir et de le garder. Point final.

 

Le 26 avril approche. Encore un tour. Encore le même mensonge. Et les bras cassés de l’ANE qui promettent, une fois de plus, de réparer ce qu’ils ont eux-mêmes détruit.

 

Triste routine d’un système qui refuse de changer depuis trois décennies.

 

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : le parti Patrie de maître Crépin-Mboli-Goumba dénonce l’imposture d’un collectif fictif du Haut-Mbomou, connu sous le nom du collectif des cherchés à manger

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Centrafrique : le parti Patrie de maître Crépin-Mboli-Goumba dénonce l’imposture d’un collectif fictif du Haut-Mbomou, connu sous le nom du collectif des cherchés à manger

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Parti Patrie, via sa Cellule de Communication, tient à rétablir les faits concernant les attaques visant son Président, le Patriote Crépin Mboli-Goumba, par ailleurs Coordonnateur du Bloc Républicains pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC).

 

Dans une mise au point institutionnelle, la formation politique déconstruit la stratégie de fragmentation opérée par un groupuscule d’individus se présentant comme les porte-paroles de la préfecture du Mbomou, alors que leurs objectifs réels relèvent du mercantilisme et de l’ambition personnelle.

 

Le texte produit par la Cellule de Communication du Patrie indique que les accusations portées contre Crépin Mboli-Goumba, prétendant qu’il aurait tenu des propos désobligeants envers Sani Yalo, ne reposent sur aucune preuve concrète. Le Parti précise que ce prétendu « collectif des ressortissants du Mbomou » n’est qu’une émanation d’une seule ethnie très isolée qui trahit la pluralité de cette préfecture.

 

En réalité, selon le parti PATRIE, le Mbomou est une terre de diversité habitée par les Nzakara, Yakoma, Zandé, Banda, Ngboungbou, Langba et Togbo. La volonté de ces « quatre mercenaires » de s’approprier la parole de toute une population constitue une usurpation d’identité communautaire.

 

L’examen du parcours des signataires, notamment les nommés Kpingo et Piko, montre des trajectoires définies par l’opportunisme et des changements d’allégeance au gré des intérêts financiers.

 

Le Patrie rappelle que la seule organisation crédible et établie depuis plus de vingt ans pour la défense des intérêts régionaux est l’ASODEMB, une association apolitique qui fédère tous les enfants du Mbomou. Cette démarche médiatique n’a pour finalité que de favoriser la division pour des motifs de survie matérielle, au mépris de la cohésion nationale prônée par Crépin Mboli-Goumba.

 

Le Parti demande que cette manipulation des origines prenne fin, soulignant que les instigateurs de ces agissements devront répondre de leurs actes. Pour la Cellule de Communication, l’action de Crépin Mboli-Goumba au sein du Patrie et du Bloc Républicain demeure concentrée sur le rassemblement des citoyens, loin des dérives sectaires qui nuisent à l’avenir du pays.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : à Zémio, les mercenaires russes paniquent la population avec des tirs assourdissants

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Centrafrique : à Zémio, les mercenaires russes paniquent la population avec des tirs assourdissants

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce mardi 28 avril 2026 dans la matinée, les mercenaires russes d’Afrika Korps ont ouvert le feu dans le quartier AIM de Zémio, plongeant les habitants dans une panique que rien ne semblait pouvoir arrêter.

 

En effet, peu avant 11 heures de ce mardi dernier, les habitants de Zémio ont été superbement paniqués par des tirs nourris, d’une densité qui a immédiatement évoqué une incursion des miliciens hasandés. Les réseaux de communication étant coupés, la confusion a d’abord régné. Puis une certitude s’est imposée : les auteurs de ces tirs n’étaient autres que les mercenaires russes d’Afrika Korps, anciennement connu sous le nom de groupe Wagner.

 

Leur cible du jour : le quartier AIM, du nom de la mission évangélique qui y accueillait autrefois des missionnaires étrangers. Les rafales y ont claqué sans discontinuer, selon le mode opératoire déjà documenté à Obo, Boki, Bangui et Kanduru. Dans cette dernière ville, les tirs nocturnes des Russes, régulièrement déclenchés vers 19 heures, ont fini par ancrer la terreur dans le quotidien des populations.

 

Zémio n’en est pas à sa première confrontation avec la violence. Le 4 avril 2025, miliciens, mercenaires russes, soldats FACA, policiers et gendarmes s’y étaient affrontés dans des combats ayant fait des morts. Depuis ce jour, la ville n’a jamais retrouvé un calme durable.

 

L’onde de choc de ces nouveaux tirs se propage désormais dans d’autres localité de la ville de Zemio.

 

Par Éric Nzapa

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EXCLUSIVITÉ : troisième partie du baromètre du gouvernement Moloua II. Le groupe des nuls absolus

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EXCLUSIVITÉ :  troisième partie du baromètre du gouvernement Moloua II.  Le groupe des nuls absolus

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Voici le pire. Après les dix qui ont mouillé le maillot et les douze qui ont fait du bruit pour rien, place au troisième et dernier groupe du Baromètre CNC du gouvernement Moloua II. Ces onze ministres-là n’ont ni la première ni la deuxième catégorie comme excuse. Ils n’ont rien produit, rien tenté, rien défendu. Certains ont pillé ce qu’ils étaient censés protéger. D’autres ont bradé la souveraineté nationale à des puissances étrangères. Un chef de milice parachuté à la Jeunesse pour donner des leçons de civisme. Un ministre de l’Éducation qui vend des faux baccalauréats. Et au bout du couloir, un chef de guerre étranger assis en conseil des ministres, dont la seule compétence connue est le mercenariat. Notes entre 4 sur 20 et zéro. Zéro. Lisez bien. Voici la liste des dernayos.

 

23eme Monsieur Hyppolite NGATÉ : Ministre chargé des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur Privé

Note CNC : 04 / 20

Mention : Nul

L’ombre d’un ministère « scillé » et le silence de la récompense

Le cas d’Hyppolite Ngaté est symptomatique de la déliquescence de l’exécutif : il est le symbole d’un gouvernement qui sacrifie son économie sur l’autel de la « paix des braves ». Propulsé au pouvoir comme prix de sa capacité de nuisance, il occupe un ministère créé de toutes pièces par le dépeçage du département du Commerce. Sans aucune base intellectuelle pour saisir les enjeux macroéconomiques, il erre dans un costume trop grand pour lui, au sein d’un département « scillé » sur mesure pour lui plaire.

Depuis sa nomination, le bilan de Monsieur Ngaté est une page blanche. Au Conseil des ministres, il brille par son absence de dossiers techniques et sa méconnaissance totale des rouages de l’entreprise. Il est le ministre du « silence assourdissant », incapable de porter la moindre réforme structurelle ou vision pour le secteur privé.

Faute de comprendre comment promouvoir l’économie, le ministre s’est replié sur le micro-associatif. Il se contente de nouer des relations avec des organisations féminines pour tenter d’en faire des « entreprises » de façade. Si l’action sociale est louable, elle est dérisoire pour un ministre censé être le moteur de la croissance nationale. Le secteur privé, déjà agonisant, est le grand perdant : en confiant les PME à un profil sans compétences, le gouvernement condamne les entrepreneurs à l’abandon. Ce ministère n’existe que pour financer le train de vie d’un chef de milice récompensé.

 

24eme   Madame Annie Michelle MOUANGA : Ministre chargé du Travail, de l’Emploi, de la Protection Sociale et de la Formation Professionnelle

Note CNC : 03,50 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : La DRH du népotisme et du placement familial.

Annie Michelle Mouanga est la preuve que les diplômes ne font pas toujours l’homme (ou la femme) d’État. Arrivée de la diaspora avec une réputation d’experte invérifiable, elle a rapidement transformé son ministère en un cabinet de recrutement pour son propre clan. Pour elle, l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) n’est pas un outil de lutte contre le chômage, mais un patrimoine privé.

Le scandale du recrutement à la direction générale de l’ACFPE reste le point noir de son bilan : elle a tenté la prouesse de manipuler les critères de sélection pour y placer sa propre sœur, Renée Bimbo, malgré l’absence flagrante des diplômes requis pour un tel poste. Cette volonté de verrouiller les institutions au profit de sa famille, au mépris de la méritocratie, a fini par briser sa crédibilité.

Sa gestion est d’autant plus aberrante qu’elle semble confondre géographie et stratégie : parce que l’ACFPE partage la même cour que son bureau, elle s’y ingère quotidiennement pour ses placements familiaux, tout en délaissant totalement la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). En privé, elle confesse d’ailleurs son ignorance totale sur les enjeux de la protection sociale, pilier dont elle est pourtant la garante.

Préférant l’agitation médiatique et les conflits avec les syndicats aux réformes de fond, elle navigue à vue. En confiant le sort des travailleurs et des chômeurs à une ministre qui réduit la politique nationale à une gestion de cour de récréation familiale, le régime de Touadera condamne une génération entière à l’exclusion.

 

25eme  Monsieur Maxime BALALOU : Ministre chargé de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement

Note CNC : 03,25 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : le haut-parleur du mercenariat et le liquidateur de l’information publique.

Maxime Balalou a réduit la fonction prestigieuse de Porte-parole du Gouvernement à celle de simple lecteur de communiqués. Au lieu d’être l’architecte d’une communication d’État souveraine et transparente, il s’est transformé en l’agent de liaison zélé des mercenaires russes de Wagner. Il a troqué la vérité nationale contre une propagande étrangère dictée par ses parrains de l’ombre.

Pendant qu’il s’agite devant les caméras pour justifier l’injustifiable, les structures vitales de son département tombent en ruine. Le délabrement de la télévision et de la radio publiques (TVCA) a atteint un point de non-retour, illustré par le fiasco technique lors de la transmission en direct de la cérémonie de couronnement du « Président-Empereur » Touadéra. La coupure du signal, conséquence directe d’une gestion chaotique et du manque d’investissement, a été suivie d’une réaction barbare : ce sont les techniciens et le personnel qui ont payé le prix de cette faillite ministérielle par des passages à tabac à la SRI.

Balalou ignore superbement le besoin de modernisation de ces outils de souveraineté, préférant investir son énergie dans la gestion de l’image du régime et de ses alliés armés. Son mépris pour la presse indépendante et son absence de vision font de lui l’un des principaux artisans du recul de la liberté d’expression en RCA.

Pour le Baromètre CNC, sa note reflète l’échec d’un ministre qui a confondu l’autorité de l’État avec le rôle d’attaché de presse d’une milice étrangère, laissant son personnel servir de bouc émissaire à sa propre incapacité.

 

26eme  Madame Ngola Françoise RAMADAN MAHATA : Ministre chargé des Arts, de la Culture et du Tourisme

Note CNC : 03 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : L’arôme Maggi du gouvernement, la passagère clandestine de la culture.

Ngola Françoise Ramadan Mahata est l’énigme de ce cabinet. Nommée sur des critères qui échappent même aux cadres de son ministère, elle incarne la figure de la « ministre-décoration ». Véritable « arôme Maggi » du gouvernement, elle est présente pour la forme et les cérémonies, mais totalement absente sur le terrain des réformes. Pis encore, son attitude en public et en privé choque : sans vergogne, elle se comporte sur les réseaux sociaux comme une « fille de rue de Château-Rouge » à Paris, troquant la dignité ministérielle contre une vulgarité déconcertante.

Alors que son portefeuille exige la restauration des sites touristiques en ruine, la ministre semble avoir une tout autre priorité : son propre confort. Elle utilise sa position pour se faire servir gratuitement par les nouveaux établissements hôteliers de la capitale, confondant la promotion du tourisme avec l’usage personnel d’une « carte de membre privilège ».

« Rien dans la tête », disent ses collaborateurs en évoquant l’absence totale de projets pour les artistes ou pour le patrimoine national. Elle occupe l’espace médiatique comme une majorette lors d’un défilé : on la voit, mais elle ne dirige rien. Le patrimoine culturel centrafricain se meurt sous sa gestion passive et intéressée. En laissant ce secteur entre les mains d’une figure de façade au comportement aussi léger,  le Président-Empereur Touadera confirme que la culture est le dernier de ses soucis.

 

27ème  : Monsieur Ernest MADA, Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions de la République

Note CNC : 02,50 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : Le braconnier des fonds publics, greffier de l’immobilisme.

Ernest Mada est l’homme des dossiers qui dorment et des caisses qui se vident. Ministre chargé de garantir la fluidité de l’État, il semble confondre la gestion de la République avec celle d’une boîte d’archives poussiéreuse. Mais derrière cette image d’archiviste passif se cache un profil de prédateur financier bien connu des services d’enquête.

Le passé d’Ernest Mada est entaché par un scandale majeur : lorsqu’il était Directeur de Cabinet au ministère de l’Éducation Nationale, il a été reconnu coupable du détournement de plus de 90 millions de francs CFA. Cet argent était sacré : il devait servir à l’achat de livres scolaires pour les enfants et de motos pour les enseignants en province. En volant l’avenir de la jeunesse, il a prouvé que son sens de l’intérêt général est inexistant. Pourtant, dans la « République de Touadéra », ce vol n’a pas été sanctionné, mais récompensé par un poste de ministre.

Aujourd’hui, il continue ses pratiques en surfacturant les cérémonies officielles pour s’enrichir personnellement. Dans ses fonctions de Secrétaire Général du Gouvernement, il paralyse l’équilibre des pouvoirs par une inertie délibérée. En ignorant les autorités de contrôle et en fermant les circuits de transparence, il devient le complice actif de la corruption qui prospère sous son silence. Pour le Baromètre CNC, Mada n’est pas le moteur du gouvernement, mais son verrou.

 

28eme Monsieur Jean WILLYBIRO-SAKO : Ministre d’État chargé du DDRR et du Suivi de l’Accord de Paix (APPR-RCA)

Note CNC : 02,25 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : Le dernier fatigué du gouvernement, le paravent gâteux du désarmement sous tutelle.

Vestige de l’ère Bokassa, ce ministre d’État Jean Willybiro-Sako, véritable dinosaure politique d’un autre siècle égaré dans le présent, n’est plus que l’ombre d’un décor physique. Terrassé par une sénilité profonde qui le fait sombrer dans un sommeil permanent, au bureau comme en voiture, sa déchéance physique et mentale est totale. Jean Willybiro-Sako ne maîtrise plus rien : ni ses besoins naturels, ni les dossiers cruciaux dont il a la charge.

Ce vide laissé par son épuisement est une aubaine pour les mercenaires russes de Wagner. Pendant que Jean Willybiro-Sako somnole, les Russes rédigent les dossiers à sa place, court-circuitent les processus officiels de désarmement et intègrent massivement des recrues douteuses dans les FACA sans aucun filtrage. En signant mécaniquement des documents qu’il n’a plus la force de lire, il valide une véritable « bombe à retardement » sécuritaire pour la République.

Pour le Baromètre CNC, son maintien à ce poste de ministre d’État est une preuve du mépris souverain du Palais pour la sécurité nationale. Willybiro-Sako n’est plus un homme d’action, c’est un paravent gâteux derrière lequel une puissance étrangère déconstruit méthodiquement de son pays.

 

29eme Monsieur Rodolphe Héritier Bonheur DONENG-WANZOUMON : Ministre chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sport et de l’Éducation Civique

Note CNC : 02 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : L’apprenti-sorcier de la jeunesse, le « bélier » des marchés publics.

Propulsé par une « récompense de combat », ce ministre est le produit fini de l’incivisme, placé paradoxalement à la tête d’un département en charge de l’Éducation Civique. En nommant un tel profil, le Président Touadéra insulte la logique : quel exemple de civisme un chef de milice peut-il donner à la jeunesse ?

Bras armé de Wagner et chef des « Requins », Doneng gère son ministère comme une zone de non-droit. On l’a vu transformer la réhabilitation du stade de 20 000 places en une farce grotesque : le matin, il arrive au bureau en costume de ministre, avant de se rendre au marché du KM5 pour racketter gratuitement les commerçants en matériaux de construction. Une fois sur le chantier, il retire sa veste derrière son véhicule de fonction pour enfiler une tenue de maçon. S’improvisant tour à tour ingénieur, architecte et même caissier, il s’occupe personnellement de payer les manœuvres pour mieux verrouiller les flux financiers et détourner les fonds publics.

Sa gestion est celle d’un chef de gang qui ne tolère aucune dissidence. Le cas du Directeur Général de l’ONASPORT est édifiant : après avoir pillé ensemble les deniers publics, les deux hommes se sont déchirés sur le partage du butin. Vexé d’avoir été floué par son complice, Doneng a riposté par un limogeage brutal, annulé par la suite par le Tribunal Administratif, infligeant une gifle juridique à ce ministre qui se croit au-dessus des lois.

Fort de ses parrains russes, il méprise l’autorité de la Primature et rêve déjà du fauteuil de Félix Moloua. En érigeant le vol, la trahison entre compères et l’agitation en modèles de réussite, il transforme l’éducation de la jeunesse en une école du banditisme d’État.

 

30eme Madame Josiane Lina BEMAKA-SOUÏ : Ministre chargé de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation Nationale

Note CNC : 01,75 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : La sentinelle du Palais, l’imposture humanitaire au service d’une « République de couple ».

Madame Konan, née Bemaka-Souï Josiane Lina, est le symbole ultime du mélange des genres et de la dérive privée au sommet de l’État. Sa nomination révèle un mode de gestion paroxystique : une République gérée en « couple » de l’ombre. À la tête d’un département ultra-sensible, elle délaisse les questions urgentes de l’action humanitaire, de la solidarité et de la réconciliation nationale pour se consacrer à la véritable mission d’une femme amoureuse : la surveillance étroite des entourages féminins du Président Touadéra, tout en restant elle-même sous les liens du mariage avec Monsieur Konan.

L’imposture est totale et devient ridicule dès qu’elle ouvre la bouche. Alors qu’elle se présente indûment comme une pédiatre formée à Bruxelles, elle est en réalité une simple aide-accoucheuse formée par les sœurs de l’Église catholique, terrorisée par la langue française. De peur d’être corrigée ou de devenir la risée du pays, elle refuse systématiquement toute interview et s’exprime exclusivement en sango, même lors des conseils des ministres ou de cabinet. Ce blocage linguistique est l’aveu flagrant d’un parcours universitaire inventé de toutes pièces.

Pour Madame Konan, son prétendu diplôme de “pédiatre” semble avoir une spécialité bien particulière : la préparation de purges à base de feuilles sauvages, le fameux « kongoboro », destiné à doper la virilité masculine. On est loin de la médecine moderne, de la gestion des catastrophes humanitaires et des actions de réconciliation. En confondant la pharmacopée occulte pour “soigner” ses conquêtes avec la gestion des déplacés de Zémio ou d’Obo, elle paralyse son ministère et fait de la solidarité nationale une vaste escroquerie.

Sous son règne, la solidarité nationale est devenue un concept creux. Tandis que les besoins du peuple explosent, les ONG internationales se heurtent à une opacité administrative telle qu’elles ferment leurs portes les unes après les autres. Incapable de maîtriser les codes de la médiation ou les réalités sociologiques du pays, elle laisse la réconciliation nationale en lambeaux.

Pour le Baromètre CNC, elle incarne l’État devenu patrimoine intime, où la gestion des sentiments prime sur le sauvetage des vies humaines.

 

31eme  Monsieur Gilbert TOUMOU DÉYA : Ministre Délégué auprès du Ministre d’État du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration, du Rapatriement, Chargé du Suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation.

Note CNC : 01,25 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : Le paravent administratif du désarmement sous tutelle.

Gilbert Toumou Déya occupe un bureau dont l’intitulé est plus long que la liste de ses accomplissements. Sa nomination n’est rien d’autre qu’un « partage de gâteau » politique destiné à satisfaire des chefs rebelles. Dans un pays qui aspire à voir ses groupes armés réellement dissous, il préside un simulacre de réintégration. Ce chef rebelle, placé là pour « manger », n’est en réalité qu’un pion dans le jeu des mercenaires russes de Wagner.

Bien que son titre évoque le suivi de l’Accord de Paix (APPR), Toumou Déya n’est qu’un spectateur passif. La véritable stratégie sécuritaire est décidée et rédigée par les mercenaires de Wagner ; le ministre ne voit passer les documents que pour la forme, signant souvent ce qu’on lui présente sans même en comprendre les nuances. Wagner utilise ce “ministre de paille” pour manipuler ses éléments armés à d’autres fins, intégrant des combattants dans les circuits officiels selon leurs propres intérêts géopolitiques.

En créant ce ministère délégué « scillé » entre plusieurs mains, le régime Touadéra a volontairement dilué les responsabilités pour que personne ne soit comptable du chaos. Pendant que Toumou Déya gère des concepts vides, les armes continuent de circuler et les déplacés ne rentrent pas. Ce sous-département « fantôme » n’existe que pour la fiche de paie de son titulaire, servant de paravent à une gestion sécuritaire totalement privatisée par des mercenaires. En laissant un tel profil jouer au ministre, le régime Touadéra décrédibilise définitivement tout espoir de paix durable en RCA.

 

32eme Monsieur Aurélien-Simplice KONGBELET-ZINGAS : Ministre d’État chargé de l’Éducation.

Note CNC : 01 / 20

Mention : Indigne / Nul

L’étiquette CNC : Le faussaire de la République et l’assassin de l’école.

Si le ridicule était une discipline olympique, Aurélien-Simplice Kongbelet-Zingas serait médaillé d’or. Ancien secrétaire de mairie devenu ministre d’État par la grâce de sa trahison envers l’opposition, il est l’incarnation de l’opportunisme pur. Mais là où le scandale devient insupportable, c’est que le ministre chargé de l’Éducation nationale est incapable de s’exprimer dans un français correct. Il “boxe” la langue avec une telle brutalité que si Molière était vivant, il ne lui pardonnerait jamais. Même les mercenaires syriens de Wagner ne malmènent pas le français avec autant de férocité que celui qui est censé en être le premier pédagogue.

Kongbelet-Zingas est décrit par ceux qui l’ont connu, de Gbadolite à l’Université de Bangui, comme un « tricheur né ». Propulsé à la tête du sanctuaire du savoir, il y a importé ses méthodes de voyou. Son dernier acte dépasse l’entendement : par simple arrêté, il a organisé la vente et la délivrance de faux diplômes de Baccalauréat à des cadres du MCU et à des amis d’enfance n’ayant jamais mis les pieds au lycée. Ce détournement du sceau de l’État n’avait qu’un but : permettre à des analphabètes politiques de se présenter aux élections législatives.

En transformant le Baccalauréat en un simple ticket de loterie « Caprono », il a assassiné la valeur du diplôme centrafricain à l’international. Ce « ministre du diable » compense son vide intellectuel par une agitation médiatique bruyante, tel un tonneau vide cherchant à masquer l’agonie du système éducatif.

Pour le Baromètre CNC, sa place n’est pas dans un gouvernement, mais devant la justice pour haute trahison envers la jeunesse.

 

33eme  Monsieur Hassan BOUBA : Ministre chargé de l’Élevage et de la Santé Animale

Note CNC : 00 / 20

Mention : Indigne / Hors-jeu / Sa place est en prison

L’étiquette CNC : L’agent de liaison du mercenariat et le sanctuaire de l’impunité

Hassan Bouba n’est pas un ministre, c’est une anomalie tragique. Ancien chef rebelle d’origine tchadienne, il occupe un siège au Conseil des ministres alors que son nom est associé aux pages les plus sombres des crimes de guerre en RCA. Sa présence au gouvernement n’obéit à aucune logique de développement ; elle est le fruit d’une stratégie de sous-traitance sécuritaire au profit de ses parrains de Wagner. Touadéra a réussi l’exploit d’étonner la planète entière en nommant un espion étranger et chef de guerre à la tête d’un département civil.

Incapable de s’exprimer de manière intelligible dans les langues de l’administration (français ou sango), Hassan Bouba ne gère aucun dossier. Son véritable rôle est celui de « sergent-recruteur » : il sert de pont pour fournir des hommes, des bœufs et des réseaux au groupe russe Wagner, transformant le ministère de l’Élevage en une base logistique occulte pour le mercenariat. Que connaît un seigneur de guerre à la santé animale ? Rien. Pendant qu’il siège pour la forme, les éleveurs centrafricains sont abandonnés à l’insécurité que ses propres réseaux ont contribué à instaurer.

Le cas Bouba est un crachat au visage des victimes. Arrêté, puis libéré par la force par ses propres hommes avec la bénédiction du régime, il circule librement sous les yeux de la Cour Pénale Spéciale (CPS). Sa présence au gouvernement fait de la RCA un sanctuaire pour les criminels. En maintenant un tel profil, le régime Touadéra prouve que le crime paie et humilie l’appareil judiciaire national.

Hassan Bouba est l’anti-ministre par excellence, un corps étranger dans une République qui se prétend souveraine.

 

Ce troisième groupe referme définitivement le Baromètre CNC du gouvernement Moloua II. Deux ans de gouvernance. Trente-deux ministres et un Premier ministre. Un bilan en trois actes : quelques-uns ont servi, d’autres ont occupé l’espace, et ces derniers ont tout simplement saccagé ce qu’on leur avait confié.

La note zéro attribuée à Hassan Bouba restera dans les annales. Ce n’est pas une note, c’est un verdict : sa place n’est pas dans un gouvernement, mais devant la justice. Et le fait qu’il siège encore en conseil des ministres dit tout ce qu’il y a à savoir sur l’état de la République centrafricaine sous Touadéra.

Dorénavant, tous les trois mois, Corbeau News Centrafrique reviendra avec un nouveau Baromètre pour éplucher le prochain gouvernement de la septième République — ce régime des bras cassés, des menteurs et des propagandistes qui s’apprêtent à changer de costume sans changer de méthode. Le peuple centrafricain mérite mieux. Il saura s’en souvenir.

 

Par Gisèle MOLOMA

Désinformation et propagande : dans les rouages de l’offensive russe contre les missions chrétiennes en Centrafrique

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Désinformation et propagande : dans les rouages de l’offensive russe contre les missions chrétiennes en Centrafrique  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le déploiement des stratégies d’influence du Kremlin en Afrique centrale prend désormais une tournure confessionnelle définie par une hostilité ouverte envers les institutions religieuses traditionnelles.

 

Des documents internes issus de l’organisation « Africa Politology », opérant sous la tutelle directe du renseignement extérieur russe (SVR), détaillent une campagne de déstabilisation visant à présenter l’Église catholique et les groupes protestants comme des vecteurs d’ingérence étrangère.

 

Cette offensive médiatique, coordonnée depuis Moscou, cherche à éroder l’autorité morale du Vatican en République centrafricaine pour y substituer une hégémonie politique et culturelle totale.

 

Le dispositif repose sur une manipulation des faits et l’usage de relais d’opinion nationaux pour diffuser des théories de complot impliquant le Saint-Siège. Des structures comme la CICAUSAC reçoivent des directives pour organiser des manifestations et propager des discours accusant les missionnaires de collaborer avec des services de renseignement occidentaux.

 

Cette tactique vise à écarter les populations de leurs soutiens spirituels et sociaux historiques. En laissant ces réseaux étrangers opérer sans contrainte sur le territoire national, les autorités de Bangui permettent une dégradation de la cohésion sociale, transformant le paysage religieux en un champ de bataille idéologique au profit d’intérêts extérieurs. Les budgets alloués à ces opérations de propagande démontrent une volonté de rupture définitive avec les partenaires internationaux, au risque de fragiliser davantage la stabilité intérieure du pays.

 

Par Alain Nzilo

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Annie Michelle Mouanga et la danse du gouffre à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale

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Annie Michelle Mouanga et la danse du gouffre à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 A côté du gigantesque gâteau d’anniversaire que les convives de Faustin Archange Touadéra ont bouffé avec boulimie à Mondjo lors de son anniversaire, un feuilleton a occupé toutes les lèvres durant le festin. L’avenir des Ministres actuellement en fonction, à commencer par le Premier Ministre lui-même. Certains s’en vont voir des marabouts pour se garantir leurs postes. D’autres pensent charmer le Président de la République ou bien lui vendre carrément leur âme. Ce sont les plus gourmands de tous, et ce, la Ministre du Travail et de l’Emploi Annie Michelle Mouanga tient la tête de ce peloton de mort.

 

En effet, il faut être clair dès le départ. Tout le monde sait d’ailleurs que ce sont des tristes nouvelles depuis que Faustin Archange Touadéra a décidé de confier le Ministère du Travail et de l’Emploi à cette dame dénommée Annie Michelle Mouanga qui n’a jamais été directrice à Orange Centrafrique, son ancien poste.

 

Notre prochaine publication sera consacrée au mariage des Archanges Touadéra et Mouanga. En attendant, parlons de ces opérations de boucheries mises en place par l’actuelle Ministre du Travail et de l’Emploi qui a été nommée uniquement pour signer des arrêtés de fériés parfois même quand le jour est déjà férié et d’autre part, pour siphonner les caisses des entreprises publiques.

 

Annie Michelle Mouanga n’est certainement pas le seul membre du Gouvernement qui se livre à cette pratique digne du gangstérisme. Il y a le feuilleton Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports, mais également celui de monsieur Hervé Lidamon, Directeur Général de l’ONASPORT.

 

Mais en ce qui concerne Annie Michelle Mouanga, il faut noter un goût effréné de l’argent, une volonté de tout avoir en un temps record, une volupté incommensurable.

 

Souvenons-nous de l’ouragan qu’elle a fait pleuvoir sur l’ACFPE qui n’est que l’ombre d’elle-même aujourd’hui. Bombardée au Ministère du Travail et de l’Emploi, c’est sur l’ACFPE qu’elle a jeté son dévolu et son grappin. Après le départ du Dg Douzima, ceux qui l’ont suivi tels que Yawélé, Komassa, ont été littéralement avalés par Annie Michelle Mouanga chaque fois qu’ils décident de s’opposer à lui.

 

Disons-le clairement, Annie Michelle Mouanga se comporte exactement comme une « Mamba ». Comme vous le savez, cette  expression utilisée souvent pour désigner les crocodiles, les caïmans, ces espèces avec des groins et des mandibules servant à tout broyer.

 

Finalement, c’est une nièce d’Annie Michelle Mouanga qui occupe le poste de DG de l’ACFPE après avoir réussi à démettre l’ancien Conseil d’Administration de strapontins en servant de monsieur Komassa comme une taupe dans l’affaire contre les précédents Directeurs généraux.

 

Pour en rire, en mai 2025, Annie Gisèle Mouanga et sa cousine de Directrice Générale ont entamé les travaux de réhabilitation de l’ACFPE. Jusqu’à ce jour, cette institution qui rayonnait sous le Dg Douzima ressemble à une porcherie québécoise. Où sont partis les fonds ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Va-t-on compter l’ACFPE au nombre des grands ouvrages entamés sous la 6e République mais inachevés sous la 7e République ?

 

Pour la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, depuis Mondjo,  la Capitale de la 7e République, au cours d’une discussion, deux dames proches de l’une des épouses officielles du Président de la République, ont fait éclater une information dont nous avons la primeur.

 

Selon ces confidences, à tous les ministres de l’actuel Gouvernement, le Président Faustin Archange Touadéra a beaucoup exigé pour espérer se voir reconduire tellement que la liste des personnalités, amies et connaissances à récompenser est longue et bidon. C’est ainsi que Annie Michelle Mouanga qui a récemment effectué une mission à Lomé au Togo en tant que Ministre en exercice de la CIPRES, a cru bon de charmer le Chef de l’Etat avec un projet de construction d’un hôpital VIP tel qu’il en existe au pays des Eyadéma.

 

Mais comme le dirait Château Briand : « Une ambition sans compétence n’est qu’un château de cartes ». Peut-être que la Ministre du Travail et de l’Emploi a voulu imiter l’ex-empereur Jean-Bédel Bokassa. Mais c’est une vilaine imitation puisqu’elle aurait contraint selon ces mêmes sources, l’administration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale à piocher dans les pensions des retraités pour soutenir ce projet de manière que cela puisse attirer l’attention du Président Faustin Archange Touadéra. Ainsi, elle ne pourra pas être évincée de son poste de Ministre chargée de signer les arrêtés de fériés.

 

Si tenté que le projet soit porteur de sens pour la République, la Ministre ne peut pas outrepasser le Conseil d’Administration de la CNSS qui n’est plus sous-tutelle traditionnelle d’un département ministériel.

 

Et toujours depuis Mondjo, les convives du Président gobent mal l’attitude de la Ministre Annie Michelle Mouanga parce que ce projet dont elle revendique la paternité n’est véritablement pas à elle puisque les autorités de la CNSS et le Conseil d’Administration y auraient longtemps travaillé. La bonne dame voudrait faire donc de la récupération. Qui plus est, prendre de l’argent pour soutenir un projet de construction d’un hôpital juste parce que l’on veut garder son poste de ministre relève de l’escroquerie. Et cela dénote le degré de moralité des gens qui entourent le président Faustin Archange Touadéra.

 

Les informations de nos confrères de Médias + étaient déjà si claires sur les boucheries administratives d’Annie Michelle Mouanga, l’ange de la mort des entreprises publiques. Le restaurant de la CNSS, c’est elle qui le tient à hauteur de 15 millions par mois selon nos confrères journalistes. La salle de conférence de la CNSS, c’est encore elle qui la tient.

 

Mais est-ce que le Président Faustin Archange Touadéra sait au moins que les entreprises publiques sont créées pour servir l’intérêt général et non les intérêts des ministres ? C’est maintenant ou jamais l’occasion pour la Haute Autorité de Bonne Gouvernance, l’Inspection Générale d’Etat ou bien la Cour des Comptes de diligenter une enquête musclée contre tous les ministres suceurs d’argents et de deniers publics parce que ceux-ci n’ont pas leur place dans la 7e République.

 

Par Yvon Doudou Golongosso

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Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires russes , aux FACA et à la coalition UPC-LRA

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Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires russes, aux FACA et à la coalition UPC-LRA

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé (AAKG) a rendu public un communiqué officiel adressé à l’opinion nationale et internationale, dans lequel elle documente des violations graves des droits humains commises dans la région du Haut-Mbomou, en République centrafricaine. Les faits dénoncés impliquent directement les Forces armées centrafricaines (FACA), les mercenaires russes du groupe Wagner — désormais rebaptisé Africa Corps — et la coalition formée par l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) et la Lord’s Resistance Army (LRA).

 

Le communiqué de la Coordination AAKG rappelle en préambule que le groupe avait soumis, le 04 février 2026, des recommandations pacifiques au gouvernement centrafricain, dans le but d’obtenir une résolution apaisée du conflit. Ces recommandations sont restées sans réponse. Le gouvernement du dictateur Faustin Archange Touadéra a choisi d’ignorer cette démarche, ouvrant ainsi la voie à une escalade des violences dans le Haut-Mbomou.

 

Pire, selon le même document, la déclaration publique du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, à l’encontre du groupe AAKG, a aggravé la situation au lieu de l’apaiser. Le communiqué indique que depuis cette prise de position hostile, les exactions se sont multipliées dans la région, ciblant aussi bien les biens des civils que les infrastructures collectives.

 

Des pillages contre la communauté Azande. Le communiqué de l’AAKG décrit une campagne de destruction délibérée menée par les mercenaires russes Wagner contre les biens de la communauté Azande dans le Haut-Mbomou. Les faits rapportés ne relèvent pas d’incidents isolés : il s’agit d’une série d’actes de pillage qui visent méthodiquement les avoirs des populations civiles, les privant de ressources essentielles à leur survie quotidienne.

 

Le communiqué précise que ces destructions s’inscrivent dans un contexte où la communauté Azande attendait un signal de bonne foi de la part des autorités centrafricaines. Ce signal n’est jamais venu. À la place, les mercenaires d’AfrikaCorp et les FACA ont poursuivi leurs opérations militaires contre les positions du groupe, en violation de la cessation d’hostilités que la Coordination AAKG avait pourtant décidé d’observer unilatéralement.

 

Alors, des infrastructures publiques délibérément détruites. L’un des aspects les plus graves du communiqué concerne la destruction d’infrastructures publiques dans plusieurs localités du Haut-Mbomou. Le document cite nommément les établissements suivants, qui ont été ciblés et saccagés :

 

L’École AIM de Zemio, un établissement scolaire dont la destruction prive des centaines d’enfants de leur droit à l’éducation. L’hôpital de la sous-préfecture de Bambouti, ainsi que l’ensemble des biens mobiliers de cette sous-préfecture, ont également été touchés. Le Centre de Santé du village Tabane, structure sanitaire indispensable pour les populations rurales de la zone, figure aussi parmi les cibles. Le communiqué mentionne par ailleurs plusieurs autres établissements publics répartis dans différentes localités du Haut-Mbomou, sans en donner l’inventaire exhaustif.

 

Ces destructions d’écoles et de centres de santé constituent, selon le droit international humanitaire, des violations graves des règles de protection des civils en temps de conflit armé.

 

Au-delà des pillages et des destructions matérielles, le communiqué de la Coordination AAKG signale des enlèvements de civils perpétrés sur l’axe Mboki. Ces actes sont attribués à des milices affiliées à des factions armées, notamment des éléments liés à l’UPC et à la LRA, opérant avec l’appui direct des mercenaires russes Wagner.

 

Selon le communiqué, le recours aux enlèvements vise délibérément à aggraver le climat d’insécurité dans la région et à terroriser les populations civiles déjà fragilisées par des années de conflit. L’axe Mboki, qui constitue un couloir vital pour les déplacements et les approvisionnements dans le Haut-Mbomou, est ainsi rendu dangereux par ces opérations menées en toute impunité.

 

La MINUSCA est aussi pointée du doigt dans ce communiqué. Le communiqué de l’AAKG ne ménage pas la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). La Coordination prend à témoin cette mission onusienne, qu’elle accuse d’avoir failli à sa mission de protection des civils dans le Haut-Mbomou.

 

Le communiqué indique que les populations locales attendent désormais avec urgence une intervention concrète de la MINUSCA, dont le mandat prévoit explicitement la protection des non-combattants. L’absence de réaction de la mission face aux événements en cours constitue, aux yeux de la Coordination, une forme de complicité passive avec les auteurs des exactions.

 

Le communiqué insiste sur un point central : la Coordination AAKG a, de sa propre initiative, décidé de respecter une cessation des hostilités afin de laisser la place au dialogue. Cette décision, prise de bonne foi, n’a pas été honorée par l’autre camp. Les mercenaires russes Wagner et les FACA ont continué de mener des attaques contre les positions du groupe, ignorant totalement le geste d’ouverture posé par la Coordination.

 

Ce constat d’échec du cessez-le-feu unilatéral est central dans le raisonnement du communiqué. Il démontre, selon l’AAKG, que les forces gouvernementales et leurs supplétifs russes ne recherchent pas une solution négociée, mais cherchent à écraser militairement toute opposition dans le Haut-Mbomou.

 

L’AAKG réaffirme son engagement pour la paix tout en refusant le silence En conclusion de son communiqué, la Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé réaffirme que son engagement reste orienté vers la protection des populations civiles et la recherche d’une paix durable dans la région. Mais le groupe prévient clairement qu’il ne peut pas rester silencieux devant les atteintes répétées à la dignité humaine et aux droits fondamentaux que subissent les Azande du Haut-Mbomou.

 

Cette déclaration intervient dans un contexte de tension extrême dans le sud-est de la Centrafrique, une zone enclavée où l’accès humanitaire reste difficile et où les violations des droits humains sont rarement documentées par les médias internationaux. Corbeau News Centrafrique continuera de suivre l’évolution de la situation dans le Haut-Mbomou.

 

Par Anselme Mbata

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Fidèle Gouandjika félicite les vrais-faux nouveaux bacheliers du ministre Aurélien Simplice Zingas

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Fidèle Gouandjika félicite les vrais-faux nouveaux bacheliers du ministre Aurélien Simplice Zingas

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis quelques jours, un sujet fait vibrer la Centrafrique. Dans les rues de Bangui, sur les réseaux sociaux, et même autour d’un café entre amis, tout le monde en parle : cette histoire de diplômes du baccalauréat qui ne collent pas. Des diplômes signés par Aurélien Simplice Zingas, ministre d’État chargé de l’Éducation, et attribués à des personnalités proches du pouvoir qui ont depuis longtemps quitté les bancs de l’école. Parmi ces nouveaux faux vrais bacheliers, d’autres sont devenus déjà officiers de l’armée, députés, mécaniciens, etc.. Mais un détail qui choque  plus,   ces précieux sésames portent la date de 2025, comme si le temps n’avait plus de sens pour ces bras cassés.

 

Devant ce scandale qui ne trompe personne, que fait Fidèle Gouandjika, ministre-conseiller à la présidence ? Il sort de son coin, oui, mais pour quoi faire ? Pour féliciter ces nouveaux bacheliers. Pas une ombre de doute, pas la moindre honte. Juste des félicitations, comme si tout était normal, comme si on pouvait offrir des diplômes sur mesure, comme on distribue des faveurs entre amis.

 

Pourtant, personne n’est dupe. Ces papiers, antidatés de manière aussi grossière, ne sont pas une simple erreur de procédure. C’est une supercherie, une tentative éhontée de faire passer des arrangements privés pour des réussites méritées.

 

En applaudissant ces faux lauréats, Fidèle Gouandjika ne se contente pas de couvrir les agissements de Zingas. Il envoie un message à toute la Centrafrique : ici, les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Certains peuvent se permettre des passe-droits, des arrangements, des diplômes bidouillés, tandis que d’autres triment sans jamais voir leurs efforts reconnus.

 

Alors, la question qui brûle les lèvres, c’est : jusqu’où ira cette comédie ? Jusqu’où les Centrafricains devront-ils supporter ces mensonges éhontés ? Une chose est sûre : tant que des hommes comme Gouandjika et Zingas seront aux commandes, le pays continuera de s’enliser dans l’injustice et le mépris. Et aucun diplôme, même antidaté, ne pourra jamais effacer cette tache indélébile sur la crédibilité de nos institutions.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Insécurité à Bangui, décapitations à l’ouest, milices à l’est : le BRDC dénonce la « dégradation critique » de la sécurité du pays après 10 ans de Touadéra au pouvoir

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Insécurité à Bangui, décapitations à l’ouest, milices à l’est : le BRDC dénonce la « dégradation critique » de la sécurité du pays après 10 ans de Touadéra au pouvoir

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Les leaders du BRDC ont tenu une conférence de presse ce jeudi 16 avril 2026 au siège du parti PATRIE à Bangui. Ils ont pointé du doigt la dégradation de la sécurité dans plusieurs régions du pays sous les deux mandats du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Pour le BRDC, dans la capitale Bangui, l’insécurité ne baisse pas, bien au contraire, elle monte avec des braquages réguliers dans les différents arrondissements et leurs périphéries. Plus grave encore, au sein d’une unité de la police nationale, un policier a été enlevé puis exécuté pendant qu’il assurait son service dans les locaux de la police. Des tortures touchent les détenus dans les établissements pénitentiaires du pays.

 

En plus, à l’ouest, des images montrent des corps décapités. Ces scènes indiquent que le pays retrouve d’anciens problèmes de violence. À l’est, la situation sécuritaire a atteint un niveau critique à cause de la mauvaise gestion de la milice azandée formée par Wagner.

 

Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC, lors de cette conférence  de presse, a pris la parole. Il a souligné que l’État n’a pas construit une armée républicaine capable de défendre le territoire national. La sécurité du pays repose encore sur Wagner, sur la MINUSCA ou sur des accords bilatéraux. Le retrait progressif de la MINUSCA crée un vide que les groupes armés commencent à exploiter. La sécurité arrive seulement jusqu’à Boilly.

 

Le premier mandat avait commencé en 2016 avec de l’espoir. Dix ans plus tard, la situation sécuritaire reste marquée par ces difficultés persistantes. Les arriérés de salaires augmentent et l’État manque de moyens pour assurer la défense du territoire.

 

L’opposition réunie au sein du BRDC réclame le dialogue politique.

 

Par Brahim Sallé

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LA DÉFENSE FERME DE FAUSTIN ZAMÉTO CONTRE LE CARDINAL : « NE TOUCHEZ PAS À DIEUDONNÉ NZAPALAINGA »

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 LA DÉFENSE FERME DE FAUSTIN ZAMÉTO  CONTRE LE CARDINAL : « NE TOUCHEZ PAS À DIEUDONNÉ NZAPALAINGA »

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une déclaration publiée ce lundi 27 avril dans la matinée, Faustin Zaméto a décidé de rompre le silence. Pour ce citoyen centrafricain, le seuil de l’acceptable a été franchi. Il dénonce avec force la campagne de calomnie qui vise actuellement le Cardinal Dieudonné Nzapalainga.

 

Faustin Zaméto démonte les accusations de manipulation

Faustin Zaméto est formel : les attaques contre l’archevêque de Bangui sont l’œuvre de manipulateurs qui craignent la vérité. Pour lui, le Cardinal dérange car il refuse de choisir un camp.

 

Sur l’influence étrangère : Faustin Zaméto rejette l’idée que le Cardinal travaillerait pour la France. Il rappelle que Dieudonné Nzapalainga parle à tous les diplomates (Russes, Chinois, Rwandais) dans l’unique but de maintenir la paix en Centrafrique.

 

Sur le positionnement politique : Faustin Zaméto précise que la boussole du Cardinal est l’Évangile et non la Constitution. S’il s’exprime, c’est pour protéger les plus faibles, peu importe qui détient le pouvoir.

 

Sur le train de vie : Faustin Zaméto qualifie d’obscènes les rumeurs d’enrichissement. Il décrit un homme vivant dans la simplicité d’une chambre de 9m², loin du luxe des villas ou des véhicules de fonction clinquants.

 

 Le démenti de Faustin Zaméto sur le tribalisme

L’accusation de favoriser l’ethnie Yakoma est, selon Faustin Zaméto, la plus basse des calomnies. Il apporte des faits vérifiables pour clore ce débat :

 

> « Le Chancelier, le Vicaire Général, le Recteur du Grand Séminaire de Bimbo ou le responsable de Caritas Bangui ne sont pas Yakoma », martèle Faustin Zaméto.

 

Il explique que Dieudonné Nzapalainga a passé sa vie à lutter contre les divisions ethniques, envoyant des prêtres de toutes origines partout sur le territoire. Pour Faustin Zaméto, le Cardinal ne reconnaît qu’une seule appartenance : la famille humaine.

 

Faustin Zaméto demande aux détracteurs de se souvenir des actes du Cardinal depuis 2013. C’est Dieudonné Nzapalainga qui, aux côtés de l’Imam et du Pasteur, a créé la Plateforme des Confessions Religieuses pour arrêter les massacres.

 

Faustin Zaméto rappelle que le Cardinal se rend là où personne ne veut aller : dans les bases des groupes armés, sans protection, pour libérer des enfants-soldats. Il mentionne également son rôle clé lors de la venue du Pape François et son action humanitaire durant la crise sanitaire de 2020, où l’aide était distribuée sans distinction de religion.

 

Pour Faustin Zaméto, s’attaquer à l’archevêque, c’est briser l’un des derniers repères moraux du pays. Il invite ceux qui critiquent à montrer leurs propres preuves ou, à défaut, leurs propres accomplissements pour la paix.

 

Faustin Zaméto conclut son plaidoyer par une mise en demeure claire : le Cardinal n’est peut-être pas parfait, mais son intégrité et son refus du tribalisme sont des piliers pour la nation. Son message final est sans équivoque : que les calomniateurs cessent de viser l’homme de Dieu et s’occupent plutôt de guérir leurs propres haines.

 

Par Brahim Sallé

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Corridor 13 : Le ministre Rokosse-Kamot demande à la population de Mbaïki de “se contenter” de la route étroite et de dire merci à Dieu et reste tranquille

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Corridor 13 : Le ministre Rokosse-Kamot demande à la population de Mbaïki de “se contenter” de la route étroite et de dire mer

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les travaux du corridor 13, qui relie la République du Congo à la République centrafricaine et au Tchad, avancent avec un financement de 168 milliards de francs CFA de la Banque africaine de développement. Une mission d’évaluation a eu lieu la semaine passée, menée par le Conseil économique, social et environnemental et le ministère des Travaux publics.

 

Éric Rokosse-Kamot, ministre de l’Équipement et des Travaux publics, a répondu aux questions sur l’état d’avancement. Il se dit très satisfait du déroulement général, même s’il regrette des retards sur certains lots. Seul le lot 2, de Mbaïki à Gouga, est affecté et montre des progrès visibles sur toute la longueur. Pour limiter les excès de vitesse sur cette route jugée belle, des ralentisseurs seront installés.

 

Interrogé sur les plaintes de la population qui trouve la route trop étroite et très petite dans la ville de Mbaïki, le ministre a répondu : « Non, je pense qu’il ne faut pas que la population s’étonne qu’ils disent ça, ils sont contents de voir l’enrobé traverser la ville de Mbaïki, même certaines villes de la capitale à Bangui n’ont même pas ça. Alors ils doivent se contenter de ça et de dire déjà merci et puis on essaiera de voir, c’est en fonction de la capacité financière, en fonction de la capacité de ressources que nous avons disposé, que nous avons fait cet ouvrage. Donc on commence déjà par nous contenter de cela et puis après, en fonction de l’évolution et du développement de l’économie de nos pays, on verra la possibilité d’élargir cette route. »

 

Le projet comporte sept volets. Le volet routier est réalisé à environ 85 %. Les prochains marchés concernent la section de Gouga à Moungoumba avec un pont de 380 mètres sur la Lobaye, puis 30 km jusqu’à la frontière avec le Congo, ainsi que la partie de Mbaïki à Bossongo. Les indemnisations des impactés bloquent encore certains travaux, mais elles doivent intervenir prochainement.

 

Parmi les autres volets, deux concernent le fluvial : la construction du port de Moungoumba avec entrepôts, bureaux et zones d’activité, plus un appui à la gestion (règles, manuels, conventions). Des activités connexes incluent la construction d’écoles, de centres de santé, des appuis aux jeunes et aux femmes, et un centre dédié aux femmes.

 

Sur le pont du PK9 à Bimbo, le ministre annonce deux interventions : la réhabilitation de l’ouvrage existant (renforcement des barrières de sécurité et du tablier, sans toucher aux structures de base qui restent solides selon les tests du laboratoire national) et la construction d’un nouveau pont à double voie pour les véhicules. Le pont actuel sera ensuite réservé aux piétons et autres usagers. Les ressources sont déjà mobilisées pour ces travaux.

 

Le bureau de contrôle vient de l’extérieur car le financement l’exige et le concours est ouvert. Le ministre encourage les cabinets centrafricains à se regrouper pour être plus compétitifs, regrettant leur individualisme qui les handicape face aux profils internationaux. Il insiste sur le respect strict des critères techniques et financiers imposés par la banque, sans patriotisme qui nuirait à la qualité.

 

Par Éric Azoumi

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Pendant que le dictateur Touadera s’accroche au pouvoir , la Flambée des prix frappe à Bangui : les étals se vident, le peuple paie le prix fort

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Pendant que le dictateur Touadera s’accroche au pouvoir  , la Flambée des prix frappe à Bangui : les étals se vident, le peuple paie le prix fort

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 

Depuis le mois de février 2026, le sel devient de plus en plus rare sur les marchés de Bangui. La petite assiette qui se vendait à 250 francs CFA s’achète aujourd’hui à 500 francs. Au détail, les vendeuses parlent d’une explosion : le sac qui coûtait entre 4500 et 5000 francs grimpe maintenant jusqu’à 9000 francs, voire plus selon les points de vente. Les clients repartent souvent les mains vides, et les commerçants peinent à reconstituer leurs stocks.

 

Les clients sur les marchés de la capitale, comme la jeune dame Kadidia Touré, qui vient pour acheter des marchandises au marché du kilomètre 5, témoigne de la situation : « Le prix du sel a augmenté à 9000. On achetait à 5000 voire 4500, mais subitement le prix a grimpé. Nous sommes obligés d’en acheter parce que c’est du sel que nous vivons. On change un peu le prix pour avoir du bénéfice. »

 

Une vendeuse venue du village Samba, interrogée par la radio Guira FM, qui préfère garder l’anonymat, raconte son impuissance : « Je suis venue à Bangui pour acheter du sel, mais je n’ai pas pu, à cause du prix trop élevé. Que le gouvernement veille à ce que le prix revienne à la normale pour permettre aux boutiquiers, aux élèves et aux vendeuses de se procurer du sel à un bon prix. »

 

De nombreux commerçants du kilomètre Cinco pointent du doigt les difficultés d’approvisionnement. La principale source reste les usines de production au Cameroun, actuellement en période de MAINTENANCE. Cette interruption prolongée bloque les arrivages et fait bondir les tarifs en Centrafrique, pays qui ne produit presque rien localement et dépend entièrement de l’extérieur pour ce produit de base.

 

Du côté officiel, Aristide Binga, directeur général du commerce, de la concurrence et de la consommation, reconnaît la situation : « Le ministère est en état d’alerte, en train de suivre le dossier, mieux comprendre. Si c’est une crise passagère, je crois que la situation va redevenir à la normale dans très peu de temps. Mais si c’est une situation qui a appelé à perdurer, il va falloir que nous essayions de trouver des solutions appropriées, de voir comment diversifier les sources d’approvisionnement. »

 

Pour l’heure, de nombreux magasins au kilomètre 5, véritable hub d’approvisionnement pour Bangui, manquent cruellement de sel.

 

Pendant que les familles serrent la ceinture et que les petits commerçants luttent pour survivre, le dictateur Faustin-Archange Touadéra et son régime se concentrent sur une seule chose : protéger et prolonger leur mandat. Après avoir modifié la Constitution pour s’offrir un troisième mandat de sept ans, après avoir emprisonné les opposants politiques et verrouillé le jeu électoral, le pouvoir reste sourd aux souffrances quotidiennes du peuple.

 

Le sel double de prix en quelques semaines, comme tant d’autres produits de première nécessité. Voilà la réalité d’un pays qui ne produit rien, livré à l’importation et aux caprices extérieurs. Les autorités aiment seulement le pouvoir. Elles veulent rester 50 ans au pouvoir. Wagner, puis ses successeurs, imposent des décennies de présence au dictateur pour « aider les Centrafricains » : résultat, zéro bénéfice concret pour la population.

 

Au contraire, l’exploitation de l’or et des ressources rapporte des centaines de milliards de francs CFA par an – des dizaines de milliards versés chaque mois aux Russes via Afrikakorps ou autres structures – pendant que les Centrafricains subissent la rareté et la hausse des prix. L’or part en Russie, le peuple reste sans sel sur la table.

 

Par Gisèle MOLOMA

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