vendredi, septembre 11, 2026
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Après la libération de Mokom, la crainte d’un retour de Ngaïssona et Yekatom pousse Touadéra à la manœuvre auprès de la CPI

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Après la libération de Mokom, la crainte d’un retour de Ngaïssona et Yekatom pousse Touadéra à la manœuvre auprès de la CPI

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Depuis que la Cour pénale internationale a libéré Maxime Mokom, Faustin-Archange Touadéra fait tout pour éviter que Patrice-Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom ne sortent à leur tour.

 

 

condamnations, un appel qui inquiète Bangui

Poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, les procès de monsieur Alfred Yekatom  et de Patrice Édouard Ngaïssona ont été conclus en première instance par une condamnation. Les magistrats de la CPI ont rendu leur verdict en juillet 2025. Patrice-Édouard Ngaïssona a écopé de douze ans de prison. Alfred Yekatom a reçu une peine plus lourde, quinze ans, pour des faits liés aux exactions commises par les milices anti-balaka entre 2013 et 2014.

À lire aussi : Flash Info Bangui : Un incendie en cours au marché Kokoro, plusieurs boutiques détruites

 

Les deux hommes ne comptent pas s’en tenir là. Leurs avocats ont déposé un recours en appel dans les semaines qui ont suivi le jugement. Cette procédure, encore au stade de l’examen à La Haye, relance une inquiétude que le palais présidentiel à Bangui espérait avoir refermée.

À lire aussi : Attaque de la LRA dans le village de Tandja, près de Nzacko : plusieurs habitants enlevés lors d’une incursion nocturne

 

Le précédent Mokom hante Touadéra

En octobre 2023, les juges avaient abandonné les poursuites contre Maxime Mokom, ancien coordinateur politique des anti-balaka. La décision avait surpris jusqu’à Bangui. Mokom avait recouvré sa liberté après plusieurs mois de détention, sans procès au fond.

 

Touadéra n’a pas oublié cet épisode. Selon plusieurs sources proches du dossier interrogées par la rédaction du CNC, il redoute qu’un scénario comparable se reproduise avec l’appel de Ngaïssona et Yekatom. Une libération, même partielle, des deux hommes changerait l’équilibre des forces à Bangui, où d’anciens cadres anti-balaka gardent une base militante active.

 

Le président mobilise son ministre chargé de jutice

Face à cette perspective, Touadéra s’est entretenu directement avec son ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène. Il lui a demandé une action ferme pour peser sur l’issue de la procédure d’appel. Les échanges entre les deux hommes se poursuivent depuis plusieurs semaines, selon des sources gouvernementales.

 

Cette ligne de conduite ne convainc pas tout le monde au sein de l’exécutif. Certains collaborateurs jugent illusoire de vouloir influencer une justice internationale qui revendique son indépendance vis-à-vis des États. D’autres conseillers rappellent que Ngaïssona et Yekatom restent des citoyens centrafricains à part entière. Pour eux, un éventuel retour au pays ne devrait pas être traité uniquement comme une menace pour le pouvoir en place.

 

Des discussions qui se poursuivent à Bangui

Malgré ces divergences internes, les réunions continuent dans les bureaux ministériels. L’objectif affiché est d’évaluer les marges de manœuvre disponibles face à une juridiction qui échappe, par construction, au contrôle direct des autorités centrafricaines. Reste à savoir si ces efforts pourront réellement peser sur la décision finale des juges de La Haye, attendue dans les prochains mois.

 

La libération de Mokom suscite des craintes à Bangui concernant le procès de Ngaïssona et l’appel de Yekatom, qui pourraient bouleverser l’équilibre des forces.

Par Alain Nzilo

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Élections du 28 décembre en Centrafrique : L’OGDC fustige la « dérive juridique » du Conseil Constitutionnel et appelle à une mobilisation citoyenne

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Élections du 28 décembre en Centrafrique : L’OGDC fustige la « dérive juridique » du Conseil Constitutionnel et appelle à une mobilisation citoyenne

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Dans un communiqué de presse particulièrement sévère rendu public ce samedi 25 juillet 2026 à Bangui, l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC), sous la plume de son Coordinateur National, Elysée SIFOTINGA, dresse un réquisitoire sans concession contre le Conseil Constitutionnel. L’organisation de la société civile dénonce ce qu’elle qualifie de « dérive juridique » dans le traitement des contentieux liés aux élections du 28 décembre 2025.Des décisions jugées infondées et contraires à la Loi fondamentale

 

Dans le Communiqué n°02 /OGDC/CN-26, l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) exprime son profond regret face aux arrêtés récemment rendus par la haute juridiction. Selon les analyses menées par l’OGDC et présentées par son Coordinateur National, Elysée SIFOTINGA, les décisions portant sur la validation ou l’invalidation des résultats provisoires proclamés par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) sont, pour la majorité d’entre elles, « mal fondées et contraires à la loi fondamentale ».

 

À lire aussi : FRACARITA Centrafrique : le congolais Faustin Wabulassa au cœur d’une tempête financière et morale

L’OGDC rappelle une règle juridique centrale : les décisions du Conseil Constitutionnel étant insusceptibles de tout recours, les juges constitutionnels ont le devoir absolu de motiver solidement leurs arrêts et de veiller à ce qu’ils ne souffrent d’aucun manquement ni d’aucune erreur matérielle ou du droit. Or, pointe Elysée SIFOTINGA au nom de l’OGDC, plusieurs vainqueurs proclamés par l’ANE se sont vus invalidés sans justification valable ni motivation juridique rigoureuse.

 

À lire aussi : Centrafrique : deux morts près de Djema, dont un habitant tué dans une embuscade de la LRA

Accusations de déni de justice et soupçons au sein de l’institution

 

L’accusation portée par l’OGDC va bien au-delà de simples griefs d’interprétation du droit. L’organisation dirigée par Elysée SIFOTINGA accuse le Conseil Constitutionnel de s’abstenir volontairement de trancher certaines requêtes déposées dans les formes par les candidats. Pour l’OGDC, ce refus d’exercer sa mission juridictionnelle constitue une violation flagrante de l’obligation de juger imposée à toutes les juridictions républicaines, s’apparentant directement à un « crime de déni de justice ».

 

Le communiqué signé par Elysée SIFOTINGA aborde également un épisode d’une gravité inouïe : un cambriolage survenu au sein même du siège du Conseil Constitutionnel. Pour l’OGDC, cet acte inédit dans l’histoire institutionnelle de la République Centrafricaine aurait été perpétré avec des complicités internes, voire par des membres de l’institution eux-mêmes. L’Observatoire soutient que de tels comportements exposent les magistrats de cette cour suprême à des poursuites devant la Haute Cour de Justice pour motif de « Haute Trahison ».

 

Une Assemblée Nationale décriée et un risque de « décadence de la Nation »

 

Pour l’OGDC et son Coordinateur National, Elysée SIFOTINGA, les conséquences de ces dysfonctionnements sont désastreuses pour la représentativité de la démocratie centrafricaine. L’organisation souligne le paradoxe de la situation actuelle : l’Assemblée Nationale se retrouve composée d’individus qui avaient pourtant été invalidés par la même juridiction constitutionnelle en 2020 pour des motifs extrêmement graves, notamment leur implication dans la rébellion, le détournement de deniers publics ou le faux et usage de faux.

 

Face à cette détérioration du climat institutionnel, l’OGDC tire la sonnette d’alarme. En tant que dernier rempart pour la protection des droits humains et des libertés fondamentales, un Conseil Constitutionnel compromis ou corrompu plonge irrémédiablement la population dans une situation de vulnérabilité juridique extrême, constituant le terreau de la « décadence de la Nation ».

 

L’appel de l’OGDC à la souveraineté populaire et aux réformes

 

Constatant l’impasse, l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC), appuyé par la déclaration officielle d’Elysée SIFOTINGA, rappelle que le peuple demeure le seul souverain supra-institutionnel.

 

L’OGDC lance ainsi un appel solennel à l’ensemble des citoyens et « compatriotes éclairés » afin qu’ils se mobilisent pour exiger deux mesures fondamentales :

 

L’OGDC appelle à une mobilisation citoyenne pour contrer la dérive juridique du Conseil Constitutionnel, essentielle pour les élections à venir.

La réforme en profondeur du Conseil Constitutionnel afin de lui restaurer son indépendance, son impartialité et son intégrité.

 

La révision complète et la reprise des contentieux relatifs aux scrutins du 28 décembre, condition indispensable pour garantir la légitimité et la validité du parlement Centrafricain.

 

Par Éric Azoumi 

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Centrafrique : Louis-Firmin Kongoubé compare les travaux forcés de Ngaragba au grand nettoyage des ministres

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Centrafrique : Louis-Firmin Kongoubé compare les travaux forcés de Ngaragba au grand nettoyage des ministres

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Dans une tribune signée ce vendredi 24 juillet 2026, Louis-Firmin Kongoubé revient sur ses souvenirs d’enfance au quartier Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. Il y dresse un parallèle entre les détenus d’hier et les ministres d’aujourd’hui.

 

Le souvenir de Ngaragba, la “Bastille” de Bangui

Louis-Firmin Kongoubé raconte son enfance dans le quartier qui a donné son nom à la principale prison centrale de la capitale. Il se souvient qu’à l’approche des grands événements, les détenus de la Maison d’arrêt sortaient en uniforme rouge et blanc.

 

À lire aussi : Pampali à Touadéra : débarrassez-vous de votre entourage qui freine le pays, ou votre mandat sera perdu d’avance

« Crânes rasés, faucilles, pelles, machettes à la main », écrit-il. Ces détenus débroussaillaient les espaces publics, vidaient les caniveaux et refaisaient les voiries de Bangui, selon son récit.

 

À lire aussi : Centrafrique : Quand Touadéra sous-traite au Ciel la gestion de son empire

Un ministre en “stage intensif” pour l’auteur

L’auteur note un renversement de situation. « Aujourd’hui, ce sont des ministres en gilets bleus, gants rouges, râteaux à la main, qui nettoient la ville pour les caméras », ironise-t-il.

 

À lire aussi : Attaque de la LRA dans le village de Tandja, près de Nzacko : plusieurs habitants enlevés lors d’une incursion nocturne

Il vise directement le ministre Hassan Bouba qu’il surnomme en sango le Gorghou Zo ti Bâtangô Bagara, chargé hier de la santé animale et aujourd’hui de l’Urbanisme à Votongbo-2. Pour Louis-Firmin Kongoubé, ce ministre « semble déjà en stage intensif », comme s’il anticipait de futurs travaux d’intérêt général.

 

Un avertissement autour du “Printemps Centrafricain”

L’auteur évoque ensuite un changement politique qu’il nomme le Printemps Centrafricain. Il avertit que certains dirigeants pourraient un jour échanger le costume-cravate contre un autre uniforme.

 

« L’histoire a ce sens de l’humour, ceux qui attribuaient les parcelles hier pourraient bien finir par débroussailler les parcelles publiques demain », prévient Louis-Firmin Kongoubé. Il conclut sa tribune par une formule forte : « Que le Salut du Peuple soit la Loi Suprême à la République en Centrafrique. »

 

Par Alain Nzilo

Les travaux forcés à Ngaragba rappellent les enjeux du Printemps Centrafricain, mettant en lumière le rôle controversé de Hassan Bouba dans cette dynamique.

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Nouvelle attaque des rebelles de la LRA près de Nzacko : huit enfants enlevés dans le village de Konon

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Nouvelle attaque des rebelles de la LRA près de Nzacko : huit enfants enlevés dans le village de Konon

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Les rebelles de la LRA du chef de guerre ougandais Joseph Kony ont encore frappé en RCA, et cette fois, ça s’est passé dans la préfecture du Mbomou, à l’est du pays.

 

Ce lundi 27 juillet, très tôt dans la matinée, ces hommes armés ont fait irruption à Konon, un village situé à quinze kilomètres de Nzacko sur l’axe de Bakouma. Ils se sont emparés de huit jeunes enfants avant de disparaître rapidement avec eux dans la forêt.

À lire aussi : Sortir de l’enfantillage politique : Elie Oueifio appelle les Centrafricains à la repentance pour sauver une nation en dérive

 

Cette nouvelle incursion survient seulement quelques jours après un premier raid dans le même secteur. Lors de cette précédente attaque, les assaillants avaient déjà capturé treize personnes, ce qui porte désormais le bilan total à vingt-et-une personnes enlevées dans la zone.

À lire aussi : Nana-Mambéré : combat féroce entre les mercenaires russes et la CPC à une dizaine de kilomètres de Bouar, plusieurs morts

 

Parmi ces captifs figurent des hommes, des femmes et des enfants sans défense. Les membres de la LRA ciblent particulièrement la jeunesse, recrutant de force les garçons pour en faire des combattants et réservant les filles pour devenir leurs épouses.

 

Cette vague de kidnapping rappelle les heures sombres des années deux mille neuf et deux mille dix où ce groupe semait déjà la terreur dans la région. Après une période de calme relatif, les enlèvements ont repris en deux mille vingt-quatre et ne cessent d’augmenter depuis.

 

Alors que le pouvoir affirme régulièrement que le pays est pacifié, la réalité sur le terrain s’aggrave pour les habitants du Mbomou. Les populations locales se retrouvent plongées dans le même cauchemar qu’autrefois, abandonnées face au retour en force des hommes de Joseph Kony.

 

Simon Goussoumalé 

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Les enlèvements LRA se multiplient dans la préfecture du Mbomou, ravivant les craintes d’une résurgence des violences orchestrées par Joseph Kony.

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Projet Maïngo à Bocaranga : Entre espoirs du développement et calvaire des mentors non payés

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Projet Maïngo à Bocaranga : Entre espoirs du développement et calvaire des mentors non payés

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 C’était censé être une bouffée d’oxygène pour la jeunesse et l’autonomisation des femmes dans le nord-ouest de la République Centrafricaine. Déployé en février 2026 sous l’impulsion du gouvernement centrafricain et grâce à un financement conséquent de la Banque mondiale, le Projet Maïngo (« Évolution » en langue sango) promettait d’investir massivement dans le capital humain. Mais sur le terrain, à Bocaranga, le magnifique vernis institutionnel laisse place à une réalité bien plus sombre : retards de salaires, coupes budgétaires arbitraires, intimidation et gestion opaque.

 

Un recrutement porteur d’espoir pour la communauté

En février dernier, le lancement des activités du Projet Maïngo dans la sous-préfecture de Bocaranga avait provoqué un élan d’enthousiasme. Pour concrétiser le projet, une centaine de personnes, hommes, femmes, jeunes filles et garçons ont été recrutées localement en qualité de moniteurs, monitrices et mentors.

À lire aussi : Centrafrique : la milice d’autodéfense Azandé accuse les mercenaires russes du groupe Wagner et le député Lambert Akovourou d’avoir armé illégalement les éleveurs Peuls dans le Haut-Mbomou

 

Leur mission était pourtant capitale et noble :

À lire aussi : Déchéance du député Souleman Bi Hassan : Élysée Nguemale relance le Conseil constitutionnel

 

Animer les « Espaces Sûrs » destinés aux jeunes filles et femmes pour l’alphabétisation et la santé de la reproduction.

Encadrer les clubs d’hommes et de garçons pour lutter contre les violences basées sur le genre (VBG) et promouvoir le leadership communautaire.

Engagés pour une durée de six mois (devant s’achever en août), ces acteurs de terrain se sont investis sans ménagement auprès des populations locales.

 

Quatre mois de travail sans salaire : le désarroi des moniteurs

Aujourd’hui, alors que le terme du projet approche à grands pas, le constat est inquiétant : sur les six mois de contrat, les mentors n’ont perçu que deux mois de rémunération.

 

Depuis quatre mois, environ 120 moniteurs travaillent sans recevoir le moindre centime, plongés dans une précarité intolérable alors même qu’ils portent sur leurs épaules la réussite du programme.

 

« Nous nous battons jour et nuit pour réclamer notre dû, mais en face, nous ne trouvons que le silence ou des manœuvres d’esquive », déplorent les victimes de cette situation à Bocaranga, interrogées par la rédaction du CNC.

 

Gestion opaque et menaces d’arrestation : les méthodes de la gestion locale

Au centre de toutes les tensions, la gestion locale du projet pointe directement du doigt les responsables locaux du projet, représentée par MM. Théo et Rodrigue, responsables locaux du Projet Maïngo à Bocaranga.

 

Lorsque les jeunes recrutés tentent de solliciter des explications sur leurs arriérés de salaire, les réponses manquent de clarté et dérivent vers le contournement. Pire encore, face à la volonté des moniteurs d’organiser un mouvement de grève pacifique pour faire entendre leur voix, les responsables locaux, notamment Théo et Rodrigue auraient usé de méthodes coercitives :

 

La peur des forces de l’ordre : Les responsables auraient clairement intimidé les jeunes en leur affirmant qu’agissant dans le cadre d’un « projet du gouvernement », toute grève entraînerait immédiatement leur arrestation par la gendarmerie. En région provinciale, ce type de discours instrumentalise la peur pour étouffer toute revendication sociale.

 

Des ponctions arbitraires sur les primes de formation

La gestion des indemnités de formation de neuf jours fait l’objet également de la colère. Alors que ces sessions devaient donner lieu à des paiements prévus entre 40 000 et 45 000 francs CFA, des retenues injustifiées de 10 000 à 20 000 francs CFA auraient été appliquées de manière unilatérale sur les enveloppes de certains participants, sans aucune justification financière claire.

 

Milliards de la Banque mondiale et réalités: la défaillance du suivi

Cette situation remet en question la chaîne de responsabilité et d’imputabilité dans la gestion de l’aide internationale en République Centrafricaine :

 

Le rôle des bailleurs La Banque mondiale accorde des financements colossaux basés sur des cahiers des charges stricts. Cependant, l’institution n’a pas vocation à assurer la gestion quotidienne de chaque sous-préfecture, s’en remettant aux structures d’exécution nationales.

 

La responsabilité de l’État

Il incombe aux ministères sectoriels et aux coordonnateurs nationaux du projet de contrôler rigoureusement les chaînes de paiement et d’encadrer le comportement des responsables locaux afin d’éviter tout détournement ou abus de pouvoir.

 

Le développement ne peut se bâtir sur l’injustice

Alors que le projet touche à sa fin en ce mois d’août, l’amertume prévaut à Bocaranga. Comment un pays peut-il se développer sereinement si la jeunesse mobilisée pour faire évoluer les mentalités est elle-même victime d’abus et de précarisation ?

Les mentors non payés du Projet Maïngo à Bocaranga font face à une précarité alarmante alors qu’ils tentent de défendre leurs droits et d’obtenir des explications sur leur situation.

 

Le Projet Maïngo, censé incarner l’« évolution », risque de laisser derrière lui un sentiment de frustration collective si les instances nationales et les bailleurs de fonds n’interviennent pas de toute urgence pour :

 

Diligenter une enquête indépendante sur la gestion financière menée à Bocaranga par l’équipe locale.

 

S’assurer du versement intégral et direct des quatre mois de salaires impayés à la centaine de moniteurs.

 

Rétablir ces jeunes travailleurs dans leurs droits face aux menaces et ponctions indues.

 

Par Fortuné Bobérang 

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Tragédie à Birao : Les détails sur le suicide du soldat FACA au quartier Bangui Mouraille

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Tragédie à Birao : Les détails sur le suicide du soldat FACA au quartier Bangui Mouraille

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 De nouveaux éléments apportent la lumière sur le drame survenu en fin d’après-midi, vers 17h55, ce dimanche au chef-lieu de la préfecture de la Vakaga. Les investigations menées sur place par la rédaction du CNC permettent désormais de reconstituer le fil exact des événements ayant conduit à la mort tragique d’un soldat FACA à l’extrême nord-est de la Centrafrique.

 

L’abandon du poste de contrôle

Selon les informations recoupées auprès de sources locales et sécuritaires, la victime était en service ce dimanche sur une barrière de contrôle (checkpoint) à la sortie de la ville. Portant son arme de dotation, le soldat FACA a soudainement quitté son poste pour se rendre au quartier Bangui Mouraille, dans un point de vente d’alcool traditionnel.

À lire aussi : La fin du mythe Wagner : Comment l’organisation ACLED a cartographié la perte de contrôle des mercenaires dans le monde

 

Une fois sur place, le militaire commence à consommer de l’alcool. C’est à ce moment qu’il est rejoint par un autre soldat FACA, son collègue de service, venu lui aussi sur les lieux mais sans son arme.

À lire aussi : Centrafrique : Quelle part de souveraineté reste effectivement maîtriser par les institutions républicaines ?

 

Une altercation sous l’emprise de l’alcool

En constatant la présence du soldat armé au débit de boisson, son collègue lui fait des remarques appuyées sur l’abandon de son poste de garde. Il lui rappelle fermement les risques disciplinaires encourus et l’enjoint à regagner la barrière sans délai. Malgré ces avertissements répétés, le soldat refuse d’obtempérer et continue de boire.

 

La tension monte d’un cran lorsque son camarade insiste de nouveau sur la gravité de la situation. Irrité par ces remarques, le soldat en poste s’empare de son arme et tire un premier coup de feu en l’air. Face à cette intimidation, son collègue désarmé réplique : “Comme tu vois que je n’ai pas mon arme, tu fais ton malin. Je vais aller chercher la mienne et je reviens.”Des tirs en rafale et l’acte fatal

 

Après le départ de son camarade, la situation bascule définitivement dans la folie. Toujours sous l’emprise de l’alcool et pris d’une crise soudaine, le soldat FACA se met à tirer plusieurs coups de feu en l’air, semant l’effroi parmi la population du quartier Bangui Mouraye.

 

Puis, dans un geste irréparable commis devant plusieurs témoins sous le choc, le soldat retourne brutalement son arme contre lui-même et fait feu, s’abattant sur le coup.

 

Lorsque son collègue et les renforts arrivent sur les lieux quelques minutes plus tard, ils ne peuvent que constater le décès du militaire gisant au sol dans une mare de sang.

 

Rapatriement de la dépouille vers Bangui

Cet acte tragique, survenu à l’approche de 18 heures, met une nouvelle fois en lumière la détresse psychologique et les dérives liées à la consommation d’alcool au sein de certains éléments déployés sur le terrain.

 

Cette tragédie à Birao soulève des questions sur la sécurité des soldats FACA et les effets de l’alcool sur leur comportement en service.

Aux dernières nouvelles, le corps du soldat FACA a été sécurisé par le commandement local et les dispositions sont actuellement en cours pour acheminer sa dépouille vers la capitale, Bangui. Une enquête interne a été ouverte pour consigner formellement les témoignages recueillis sur les lieux du drame.

 

Par Ibrahim Moussa

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Machines à sous de qualité : 7 critères pour faire le bon choix en France

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Machines à sous

Les machines à sous se ressemblent souvent en surface. Deux titres, même thème, même interface, et pourtant l’un affiche un RTP à 97 %, des mécaniques bonus construites avec soin et une compatibilité mobile irréprochable, l’autre déçoit dès la troisième session. La différence tient rarement au hasard, et presque toujours à des critères vérifiables. Pour les joueurs français qui veulent tirer le meilleur de leur temps de jeu, quelques repères techniques et pratiques suffisent à faire le tri. Voici les sept critères qui comptent vraiment.

Les indicateurs techniques à vérifier en premier

Avant même de lancer une partie, les chiffres parlent.

Le taux de retour au joueur (RTP)

Le RTP (Return to Player) exprime le pourcentage théorique redistribué aux joueurs sur le long terme. Tout ce qui dépasse 96 % mérite attention. Les meilleurs titres du marché tournent entre 96 % et 99 %, ce qui sur des millions de tours, représente une différence réelle. Les éditeurs sérieux publient ce chiffre dans les règles du jeu ; son absence est déjà une information.

La volatilité : comprendre le rythme du jeu

La volatilité détermine la fréquence et l’amplitude des gains. Faible volatilité : des petites sommes qui tombent régulièrement. Forte volatilité : des paiements moins fréquents, mais plus conséquents. Les deux ont leur logique : tout dépend du style de jeu.

Type de volatilitéFréquence des gainsMontant typiqueProfil adapté
FaibleÉlevéePetitsSessions longues, budget modéré
MoyenneModéréeVariablesProfil équilibré
ÉlevéeBasseGrandsJoueurs patients, budget plus large

L’éditeur du jeu : un critère souvent sous-estimé

Les studios ne se valent pas tous. Parmi les plus fiables sur le marché francophone : NetEnt, Play’n GO, Microgaming, Relax Gaming, Big Time Gaming. Ces noms reviennent pour une raison simple : ils publient leurs RTP officiels, font auditer leurs générateurs de nombres aléatoires par des organismes indépendants comme eCOGRA ou iTech Labs, et maintiennent leurs titres dans le temps.

Un studio certifié, c’est une garantie sur l’équité du jeu. Pratiquement, le Jeton Rouge Casino avis illustre bien ce point : avec un catalogue de 2 000+ titres filtrables directement par fournisseur, le joueur peut cibler les studios qui l’intéressent sans chercher dans tous les sens.

L’expérience de jeu : au-delà des chiffres

Les métriques techniques font le gros du travail. Mais une machine à sous de qualité se reconnaît aussi à ce qui est plus difficile à quantifier.

Fluidité et compatibilité mobile

En France, une part croissante des sessions se déroule sur mobile. Un bon titre tourne sans ralentissements sur smartphone et tablette, adapte son interface à l’écran, et reste lisible en format portrait comme en paysage. Les titres plus anciens accusent parfois le coup sur ce point.

Richesse des fonctionnalités

Les machines à sous qui retiennent l’attention ont généralement plusieurs mécaniques distinctes :

  • tours gratuits déclenchés par des symboles scatter ;
  • multiplicateurs intégrés aux tours bonus ;
  • fonctions achat de bonus pour accéder directement aux rounds spéciaux ;
  • symboles wild avec comportements variés (expansif, collant, ambulant) ;
  • mécanique de cascades ou d’avalanche pour des combinaisons en chaîne.

Deux ou trois de ces mécaniques combinées, et le titre tient bien plus longtemps qu’une machine à fonctionnalité unique. C’est aussi là que les éditeurs se distinguent vraiment.

La fourchette de mises : un critère pratique souvent oublié

Un RTP de 97 % perd tout son intérêt si la mise minimale dépasse le budget prévu pour la session. Les machines à sous sérieuses affichent leur plage de mises clairement : souvent de 0,10 € à 100 € par tour. Pour les joueurs qui gèrent leur bankroll sur la durée, cette donnée est aussi utile que le RTP. À vérifier avant de lancer la première partie.

Où jouer : la plateforme compte autant que le jeu

La meilleure machine à sous sur une mauvaise plateforme, c’est du potentiel gâché. Un casino en ligne sérieux met à disposition les données techniques des jeux, propose des versions démo avant toute mise, et affiche ses offres promotionnelles clairement. Pour les joueurs français qui souhaitent explorer un catalogue sans engagement immédiat, les bonus sans dépôt restent l’option la plus pratique pour tester avant de décider.

FAQ

Comment vérifier le RTP d’une machine à sous ?

La plupart des éditeurs publient le RTP dans la section « informations » ou « règles du jeu », accessible directement depuis l’interface du titre.

Quelle volatilité choisir pour débuter ?

Une volatilité faible à moyenne convient bien aux premières sessions : les gains arrivent plus régulièrement, ce qui permet de se familiariser avec les mécaniques sans trop attendre.

Les machines à sous en démo ont-elles le même RTP qu’en version réelle ?

Oui. Le moteur de jeu est identique : mêmes algorithmes, même RTP, mêmes probabilités.

Un RTP élevé garantit-il des gains fréquents ?

Le RTP s’exprime sur des millions de parties et reflète une tendance statistique à long terme. Les résultats d’une session individuelle restent indépendants de ce chiffre.

Tous les casinos en ligne affichent-ils les RTP de leurs jeux ?

Les plateformes régulées le font systématiquement. C’est aussi un bon indicateur de transparence côté opérateur.

Free Spins Limités à Certains Jeux : RTP et Accords Expliqués

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Free Spins Limités à Certains Jeux
Free Spins Limités à Certains Jeux

 

Recevoir 50 free spins valables sur un seul titre : voilà une situation que beaucoup de joueurs français ont déjà rencontrée. Cette limite répond à une logique précise qui implique les studios de jeux, les casinos en ligne et les mécaniques de bonus. Comprendre pourquoi les free spins sont attribués sur des jeux spécifiques permet de mieux choisir ses offres. Ce guide explique les raisons concrètes derrière cette pratique, avec des exemples issus du marché francophone actuel.

Les Raisons Commerciales : Accords entre Studios et Casinos

La première explication est commerciale. Les studios de jeux (NetEnt, Hacksaw Gaming, Play’n GO, Quickspin) concluent des accords de promotion avec les casinos. Lorsqu’un nouveau titre sort, le studio peut négocier pour que ses free spins soient distribués exclusivement sur ce jeu pendant une période donnée. Pour le studio, c’est une visibilité immédiate. Pour le casino, une offre différenciante.

Ces partenariats expliquent pourquoi un même pack de free spins peut être lié à Book of Dead chez un opérateur et à Starburst chez un autre, même à nombre de spins identique.

Ce que ça change pour le joueur

La limitation à un titre spécifique a des conséquences directes sur la valeur des free spins :

  • le RTP du jeu imposé influence directement le montant moyen des gains produits ;
  • la volatilité détermine le rythme des gains pendant les spins ;
  • les mécaniques bonus actives (cascades, multiplicateurs) amplifient les gains ;
  • un titre à RTP de 96 % ou plus optimise le rendement des tours gratuits.

Pour évaluer le RTP des titres disponibles sur une plateforme avant de choisir une offre, les fiches détaillées comme celle de l’avis Slot7 donnent accès aux informations sur les studios présents (NetEnt, Hacksaw Gaming, Play’n GO) et leurs RTP compétitifs entre 96 % et 97 %.

Les Raisons Techniques : RTP et Wagering

La deuxième raison est mathématique. Chaque machine à sous affiche un RTP différent. Des free spins sur un slot à 97 % représentent un risque statistique plus élevé pour l’opérateur que sur un titre à 94 %. En restreignant les spins à des jeux spécifiques, le casino calibre son exposition financière.

RTP du jeu imposéImpact sur les gains théoriquesProbabilité d’atteindre le plafond
94 %Gains moyens faiblesModeste
96 %Gains équilibrésModérée
97–98 %Gains moyens élevésPlus élevée

C’est aussi pourquoi les free spins sans dépôt sont attribués sur un ou deux slots : le choix du titre permet au casino de calibrer précisément le coût réel de la promotion.

Pour comparer les offres de free spins sans dépôt disponibles en France avec le RTP des jeux imposés et les conditions de wagering, un comparateur spécialisé permet de filtrer rapidement les offres avant de s’inscrire.

Comment Choisir une Offre de Free Spins Intelligemment

Avant d’activer une offre, trois éléments méritent attention : le RTP du jeu imposé, le wagering appliqué aux gains, le plafond de retrait.

Identifier un Bon Titre pour ses Free Spins

Un slot favorable pour des free spins combine :

  • un RTP affiché à 96 % ou plus dans le paytable ;
  • une volatilité moyenne, pour un rythme de gains régulier ;
  • des mécaniques bonus actives en free spins (multiplicateurs, cascades) ;
  • une mise par spin cohérente avec la valeur affichée dans l’offre.

FAQ

Pourquoi les free spins sont-ils limités à un seul jeu ?

Les accords entre studios et casinos orientent les free spins vers des titres spécifiques, souvent des nouvelles sorties. Le RTP du jeu choisi permet aussi au casino de calibrer son exposition financière.

Un jeu à RTP élevé est-il toujours meilleur pour les free spins ?

Un RTP élevé améliore les gains théoriques sur l’ensemble des tours. Pour atteindre le seuil de retrait, un slot à 96 % ou plus reste plus favorable qu’un titre à 93–94 %.

Peut-on connaître le jeu lié aux free spins avant de s’inscrire ?

Oui. Les conditions générales du bonus indiquent le titre sur lequel les spins sont utilisables. Un casino sérieux l’affiche clairement avant toute inscription.

Les free spins en jeu (via scatters) sont-ils aussi limités à certains titres ?

Les free spins déclenchés par des scatters font partie de la mécanique du slot. Ils s’appliquent au jeu en cours, sans restriction externe imposée par le casino.

Wagner s’est installé en tuant, en pillant et dirige un plus le pays : L’effroyable constat de Karim Meckassoua sur la Centrafrique

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Wagner s’est installé en tuant, en pillant et dirige un plus le pays : L’effroyable constat de Karim Meckassoua sur la Centrafrique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de ,  

La substitution de l’autorité de l’État par la terreur mercenaire. Incroyable! Touadera, pour les centrafricains, est un fou! Et Meckassoua a raison.

 

La dérive de l’empereur-dictateur Faustin Toadera a franchi un seuil de non-retour en abdiquant la souveraineté nationale au profit de milices privées étrangères. Au cœur de ce système d’oppression, la force de frappe russe occupe une place centrale, non plus comme simple appui sécuritaire, mais comme la véritable instance décisionnelle du pouvoir centrafricain. Karim Meckassoua jette une lumière crue sur cette occupation qui prive le peuple de son destin et installe une mafia internationale aux commandes de l’État.

« C’est Wagner qui faisait la loi, la force en tuant, en pillant » L’ancien président de l’Assemblée nationale ne mâche pas ses mots pour décrire l’enracinement de ce réseau criminel au sommet des institutions. Loin des discours officiels sur la coopération bilatérale, la réalité du terrain se résume à une mainmise absolue par la violence, la spoliation des ressources et le contrôle direct des leviers de commandement.

 

« Wagner s’est installé en République centrafricaine, a pris le pouvoir, s’est installé au cœur de la Présidence. C’est Wagner qui faisait la loi, la force en tuant, en pillant. »

 

Cette omniprésence transforme radicalement la nature du régime, puisque la milice russe a relégué l’administration locale et le gouvernement de l’empereur-dictateur Toadera au rang de simples figurants. Ce sont ces mercenaires qui dictent les orientations politiques, gèrent d’une main de fer l’accès aux richesses minières et forestières du territoire, et verrouillent l’appareil sécuritaire. Le constat est sans appel : le pays est aujourd’hui entièrement sous la coupe d’une armée privée qui fait la loi à la place des institutions républicaines.

 

L’impasse d’un cocktail de milices étrangères face à un peuple déterminé

Pour maintenir cette dictature déconnectée des aspirations populaires, le pouvoir de Bangui multiplie l’appel aux forces extérieures. Au déploiement de Wagner, qui dirige les affaires courantes de la Présidence, s’ajoute désormais la présence de la société privée américaine Bancroft, des troupes rwandaises et des contingents ougandais. Cette accumulation de forces hétéroclites et privées met en évidence la panique d’un chef d’État qui ne fait plus confiance à sa propre armée nationale et préfère sous-traiter la souveraineté de sa patrie.

 

Karim Meckassoua prévient que cette accumulation de proxys et de mercenaires constitue une bombe à retardement pour la région : *« Tout ce cocktail-là finira par faire boum aujourd’hui »*. Face à un pouvoir qui a abdiqué ses responsabilités pour laisser Wagner diriger totalement le pays par la terreur, la résistance menée par les forces démocratiques s’organise pour exiger le départ des forces d’occupation et le retour immédiat à la légalité républicaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Affaire Didacien Kossimatchi : Quand la justice à deux vitesses frappe ses propres créatures

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Affaire Didacien Kossimatchi : Quand la justice à deux vitesses frappe ses propres créatures

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

Pendant des années, il incarnait le bras armé verbal du pouvoir central, insultant sans retenue l’opposition, menaçant la société civile et défiant le barreau. Le 22 juillet 2026, le Tribunal de Grande Instance de Bangui a condamné Didacien Kossimatchi. Un verdict qui illustre avec une ironie mordante les rouages d’une justice politique à deux vitesses.Une condamnation inédite pour un « insulteur public »

 

C’est un retournement de situation qui n’a pas manqué de faire réagir à Bangui. Le 22 juillet 2026, le Tribunal de Grande Instance de la capitale centrafricaine a rendu son verdict dans le procès opposant le pouvoir à l’un de ses plus véhéments partisans : Didacien Kossimatchi.

 

À lire aussi : Vous voulez savoir Comment Touadéra a vendu la Centrafrique à Wagner ? Et bien! Maître Larochelle explique dans sa plainte devant la CPI. Lisez cet article

Poursuivi pour « insulte publique, outrages et menaces contre des membres du gouvernement », notamment à l’encontre du ministre contrôleur général Roméo Gribingui, l’homme fort des réseaux sociaux a été condamné à :

 

4 mois de prison avec sursis ;

100 000 FCFA d’amende au profit du Trésor public ;

1 Franc symbolique de dommages et intérêts à la partie civile ;

6 mois d’interdiction de production de vidéos en direct (lives) sur les réseaux sociaux.

 

L’affaire remonte à juin 2026, lorsque Kossimatchi publiait une vidéo dans laquelle il qualifiait certains membres du gouvernement de « puants » et de « peu compétents ». Épinglé par ceux-là mêmes qu’il défendait naguère, il a été immédiatement traduit en justice, avant de former appel de la décision.

 

Des années d’impunité et d’excès sous le regard bienveillant du pouvoir

Ce qui choque profondément l’opinion publique et les observateurs de la scène politique centrafricaine, ce n’est pas la sévérité de la peine, mais bien le contraste saisissant avec l’impunité totale dont jouissait le personnage depuis des années.

 

Pendant très longtemps, Didacien Kossimatchi a joué le rôle d’insulteur public numéro un. Véritable fer de lance de la propagande et des attaques ad hominem, il ne s’embarrassait d’aucune limite. Opposition politique, leaders de la société civile, diplomates, journalistes : quiconque osait émettre une critique contre le régime devenait sa cible privilégiée.

 

Ses déclarations dépassaient fréquemment les simples invectives. On se souvient de ses menaces ouvertes d’« écraser », de « broyer » ou de « torturer » les manifestants et les opposants, de ses discours haineux et de ses appels à la répression. En 2022, ses dérapages verbaux avaient provoqué l’indignation du Barreau des avocats de Centrafrique. Le Bâtonnier de l’Ordre des avocats (le chef des avocats) avait vivement réagi et menacé d’engager des poursuites judiciaires fermes après que Kossimatchi s’en était pris directement à la profession d’avocat.

 

À l’époque, la justice était restée muette. Le régime au pouvoir fermait les yeux, trouvant en lui un bouclier commode et un exécuteur des basses œuvres médiatiques pour terroriser la contradiction.

 

L’arroseur arrosé : Quand le monstre échappe à ses créateurs

Tout a basculé lorsque la créature a fini par se retourner contre ses propres parrains. Grisé par des années de tolérance institutionnelle et de protection au plus haut sommet, Kossimatchi a franchi la ligne rouge en s’attaquant en juin 2026 aux membres de sa propre famille politique et aux ministres en exercice.

 

Dès lors que les insultes ont touché le pré carré des gouvernants, l’appareil judiciaire, si somnolent lorsqu’il s’agissait de protéger les droits des opposants ou des citoyens ordinaires, s’est brusquement réveillé avec une célérité déconcertante. En l’espace de quelques semaines, l’instruction a été bouclée, le procès tenu, et la sentence prononcée.

 

« Tant qu’il broyait l’opposition, menaçait les avocats et terrorisait la population, la justice fermait les yeux. Mais dès qu’il touche un ministre du régime, l’épée de la justice s’abat en un clin d’œil. »La preuve éclatante d’une justice instrumentalise et aux ordres

 

Cette affaire illustre les dérives du système judiciaire en Centrafrique, où la justice politique semble favoriser l’impunité, sauf quand des membres du gouvernement sont attaqués, comme dans le cas de la condamnation de Kossimatchi.

Cette affaire met à nu l’arbitraire et le caractère éminemment politique du système judiciaire en place. Elle fournit la preuve irréfutable que la justice souffre d’un mal profond : la sélectivité.

 

Quand les droits des opposants sont bafoués, quand des citoyens subissent des menaces publiques, la justice n’a plus ni yeux ni oreilles. Mais quand les intérêts ou la susceptibilité des membres du gouvernement sont effleurés, la machine judiciaire devient d’une efficacité redoutable.

 

L’affaire Kossimatchi restera comme le symbole de cette incohérence du régime : un système capable de tolérer les méthodes les plus violentes contre ses adversaires, mais qui se précipite pour appliquer la loi dès lors que ses propres instruments se retournent contre lui. Une leçon politique amère pour tous les zélateurs du pouvoir : dans un régime où la justice n’est pas indépendante, nul n’est jamais à l’abri, pas même ses plus fervents défenseurs.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : La mère de Faustin-Archange Touadéra évacuée sanitairement vers Saint-Pétersbourg en Russie

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Centrafrique : La mère de Faustin-Archange Touadéra évacuée sanitairement vers Saint-Pétersbourg en Russie

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

C’est dans un cadre à la fois familial et hautement diplomatique que la mère du chef de l’État centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a quitté Bangui à destination de Saint-Pétersbourg, en Russie. Souffrant de soucis de santé nécessitant une prise en charge médicale spécialisée, la matriarche a été évacuée pour suivre des soins dans la seconde ville de la Fédération de Russie.

 

Une mobilisation familiale autour de la matriarche

Pour ce déplacement médical important, la mère du président n’a pas fait le voyage seule. Elle est accompagnée des deux épouses du chef de l’État centrafricain. La présence des deux Premières dames aux côtés de leur belle-mère témoigne d’un véritable soutien familial et d’une union autour de la santé de la doyenne de la famille présidentielle.

 

À lire aussi : Pampali à Touadéra : débarrassez-vous de votre entourage qui freine le pays, ou votre mandat sera perdu d’avance

Ce recours aux structures médicales de Saint-Pétersbourg n’est pas une première pour la famille Touadéra. La ville russe est devenue au fil du temps le point d’attache médical et privé du cercle présidentiel. Le fils du président, Évariste Touadéra, et même Faustin-Archange Touadera y a lui-même séjourné récemment durant deux semaines pour y suivre des soins. Le chef de l’État y dispose d’ailleurs d’une résidence de standing, facilitant ainsi les séjours prolongés de ses proches.

 

À lire aussi : Flash Info Bangui : Un incendie en cours au marché Kokoro, plusieurs boutiques détruites

Une prise en charge diplomatique officielle

Signe de l’étroitesse des relations entre Bangui et Moscou, ce déplacement privé et médical a fait l’objet d’un accompagnement officiel dès l’aéroport de Bangui. En présence du président Faustin-Archange Touadéra venu saluer les siennes, le chef de la section consulaire de l’Ambassade de Russie en RCA a assisté à la cérémonie de départ.

 

Dans une publication officielle relayée sur ses réseaux sociaux, la chancellerie russe a tenu à saluer ce départ, illustrant une fois de plus la proximité entre les deux pays, qui s’étend désormais à l’accompagnement logistique et consulaire de la famille présidentielle dans les épreuves personnelles.

 

Par Anselme Mbata

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Cette évacuation témoigne d’un soutien fort au sein de la santé familiale Touadéra, tout en soulignant les relations diplomatiques croissantes entre la Centrafrique et la Russie.

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Nana-Mambéré : combat féroce entre les mercenaires russes et la CPC à une dizaine de kilomètres de Bouar, plusieurs morts

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Nana-Mambéré : combat féroce entre les mercenaires russes et la CPC à une dizaine de kilomètres de Bouar, plusieurs morts

Nana-Mambéré : combat féroce entre les mercenaires russes et la CPC à une dizaine de kilomètres de Bouar, plusieurs morts
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce vendredi 24 juillet 2026, de violents combats ont opposé mercenaires russes et rebelles de la CPC à une dizaine de kilomètres de Bouar, dans la Nana-Mambéré, faisant plusieurs morts.

 

 

Une offensive matinale guidée par des otages

Tôt dans la matinée, une unité des mercenaires russes du groupe Wagner venue de Bouar a lancé une offensive ciblée à environ dix kilomètres de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Pour localiser leur cible, les combattants se sont appuyés sur deux jeunes hommes capturés un mois plus tôt dans le village d’Aba-Bogani. Ces deux captifs ont été forcés de servir de guides à travers la zone. Ils devaient conduire les mercenaires du groupe Wagner jusqu’à la base militaire des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement, commandés sur place par le général Ndalé.

À lire aussi : Damara : un voleur du bœuf de Touadéra arrêté par les mercenaires russes grâce au GPS posé sur l’animal

 

L’assaut initial s’est déroulé aux premières heures du jour. Les mercenaires russes sont arrivés sur les lieux à bord de véhicules militaires lourds de type Vélera. Après s’être positionnés autour de la base rebelle, ils ont ouvert le feu à l’arme lourde et automatique. Face à cette puissance de feu, les combattants de la CPC ont appliqué un repli tactique immédiat, quittant précipitamment leurs base pour éviter un affrontement direct désavantageux.

À lire aussi : Jean Symphorien Mapenzi et le fantasme de la “volonté du peuple” : l’absolutisme du MCU pousse le nouveau bureau de l’assemblée nationale à l’obéissance aveugle

Le campement de la CPC retrouvé vide

Les rebelles se sont dispersés puis regroupés plus loin, dans le secteur situé entre Aba-Bogani et Dobo. En pénétrant dans le campement, les mercenaires russes n’ont trouvé qu’un site totalement déserté. Persuadées que l’opération était achevée, les troupes de soutien ont estimé que les insurgés s’étaient dispersés sans organisation dans la brousse environnante. Elles ont alors entamé leur rassemblement pour organiser le trajet de retour vers leur base principale à Bouar.

 

Cette lecture de la situation allait toutefois s’avérer trompeuse. Loin d’être en déroute, les combattants du général Ndalé s’étaient au contraire réorganisés méthodiquement pour préparer une riposte sur l’axe de repli des mercenaires.

 

Une embuscade meurtrière sur le chemin du retour

C’est sur le chemin du retour, entre 17 heures et 18 heures, que la situation a basculé. Le convoi militaire des Wagner sillonnait la piste reliant Aba-Bogani au village de Dobo, à une dizaine de kilomètres de Bouar. Les rebelles de la CPC attendaient les véhicules russes en embuscade le long de cet axe. L’unité s’est retrouvée piégée dans un guet-apens d’une extrême violence. Les combattants du général Ndali ont ouvert le feu simultanément depuis plusieurs positions dissimulées.

 

Pris au piège sur la piste, les mercenaires russes ont quitté leurs véhicules en désordre pour se jeter au sol et chercher une couverture. Durant l’affrontement, l’un des blindés du convoi a été directement touché par les tirs avant d’être totalement calciné par les flammes. Les échanges de tir à courte distance ont provoqué de lourds dégâts matériels et un bilan humain sanglant.

 

Un bilan encore incertain

Selon nos informations, les vérifications directes sur le terrain ne permettent pas à ce stade d’établir le décompte exact des décès. Les survivants sont rentrés tard dans la soirée à Bouar après avoir subi cette déroute. Dans ce secteur de la Nana-Mambéré, selon plusieurs sources, une telle intensité de combat n’avait pas été observée depuis au moins deux ans.

 

Par ailleurs, cet événement confirme la capacité de la CPC à mener des opérations coordonnées contre les mercenaires russes déployés dans la Nana-Mambéré.

 

Les mercenaires russes ont subi une embuscade meurtrière orchestrée par la CPC, révélant les tensions persistantes dans la région de la Nana-Mambéré.

Il y’a lieu de noter que la zone entre Aba-Bogani et Dobo, déjà frappée par des affrontements récurrents, reste sous haute tension à l’issue de cette journée du 24 juillet.

Par Martial Passi

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Bangui : deux civils tués par un soldat FACA ivre, la population dans la rue à Sakaï

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Bangui : deux civils tués par un soldat FACA ivre, la population dans la rue à Sakaï

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La tension est à son comble ce dimanche 26 juillet 2026 dans le secteur du projet Sakai, situé derrière l’aéroport. Un drame effroyable a plongé la communauté locale dans le deuil et la colère, lorsqu’un militaire en poste dans la zone, dans un état d’ébriété avancée, a fait usage de son arme de service contre des civils.

 

Le bilan est lourd et tragique : deux morts sont à déplorer parmi la population civile.

Selon plusieurs témoins sur place, le soldat, visiblement incapable de contrôler ses actes en raison de son état d’intoxication alcoolique majeure, aurait ouvert le feu sans raison apparente sur des habitants. Ce comportement irresponsable et meurtrier suscite une indignation légitime et une vive émotion au sein de la population.

 

À lire aussi : Sortir de l’enfantillage politique : Elie Oueifio appelle les Centrafricains à la repentance pour sauver une nation en dérive

Manifestation et colère populaire en cours

À la suite de ce drame, un mouvement de protestation spontané s’est rapidement formé. En ce moment même, des centaines de riverains manifestent dans le secteur du projet Sakai pour crier leur ras-le-bol et exiger justice. Barricades improvisées, chants de colère et rassemblements d’habitants hors d’eux illustrent un climat d’extrême tension qui menace de dégénérer.

 

À lire aussi : Le président prend la République centrafricaine comme sa ferme : Raymond Adouma dénonce sur la radio Ndékè-luka l’opacité des accords secrets du pouvoir

« C’est un dérapage inacceptable. On ne peut pas confier des armes de guerre à des hommes ivres au milieu de la population. Deux innocents ont perdu la vie aujourd’hui, cela doit s’arrêter ! », martèle un habitant présent sur le lieu de la manifestation.

 

L’urgence d’une réaction

La population exige désormais :

 

L’arrestation immédiate et le jugement du militaire auteur des tir.

 

Des garanties de sécurité strictes concernant l’encadrement des forces armées déployées dans le secteur.

 

Une prise de responsabilité claire des autorités militaires et civiles.

La situation sur place reste très volatile et évolue minute par minute. Les autorités locales et le commandement militaire sont attendus de toute urgence pour ramener le calme et répondre à la détresse d’une population à bout de souffle.

 

La manifestation à Sakaï met en lumière les préoccupations croissantes concernant la sécurité des civils face à la violence militaire des FACA.

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : l’ancien président de la Transition Ferdinand Alexandre N’Guendet apporte son soutien à la candidature de Macky Sall pour le poste de secrétaire général de l’ONU

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Centrafrique : l’ancien président de la Transition Ferdinand Alexandre N’Guendet apporte son soutien à la candidature de Macky Sall pour le poste de secrétaire général de l’ONU

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 L’ancien président de la Transition en République centrafricaine, Ferdinand Alexandre N’Guendet, a annoncé son soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations Unies. Dans une déclaration rendue publique, il met en avant l’expérience politique et diplomatique de l’ancien chef de l’État sénégalais, dont le processus de désignation doit débuter le 30 juillet 2026.

 

Ferdinand Alexandre N’Guendet rappelle avoir rencontré Macky Sall en marge du XVe Sommet de la Francophonie organisé à Dakar les 29 et 30 novembre 2014. À cette occasion, il indique avoir été reçu en audience par le président sénégalais, en compagnie de son homologue, le doyen Moustapha Niasse.

 

À lire aussi : Damara : un voleur du bœuf de Touadéra arrêté par les mercenaires russes grâce au GPS posé sur l’animal

Selon l’ancien président de la Transition centrafricaine, cette rencontre lui avait permis de souligner que sa sécurité était assurée par le contingent sénégalais déployé en République centrafricaine dans le cadre des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Il affirme que cette expérience lui a permis d’apprécier l’engagement du Sénégal en faveur de la paix et de la stabilité internationales.

 

À lire aussi : Centrafrique : près de 100 enfants participent au deuxième « Goûter atelier lecture » organisé par l’Action solidaire à Bangui

Dans sa déclaration, Ferdinand Alexandre N’Guendet rappelle que le processus de désignation du prochain secrétaire général de l’ONU doit s’ouvrir à huis clos le 30 juillet 2026. Il estime que Macky Sall réunit plusieurs atouts pour exercer cette fonction.

 

Il souligne notamment les douze années passées par l’ancien président sénégalais à la tête du Sénégal. Selon lui, cette expérience témoigne d’une capacité à diriger un État stable, à promouvoir le dialogue politique et à organiser des alternances démocratiques.

 

L’ancien chef de l’État de transition met également en avant le parcours diplomatique de Macky Sall. Il rappelle que ce dernier a présidé l’Union africaine en 2022 et représenté les intérêts du continent africain sur la scène internationale, notamment auprès du G20. Il le présente comme une personnalité reconnue aussi bien par les grandes puissances que par les pays du Sud.

 

Ferdinand Alexandre N’Guendet évoque aussi l’engagement du Sénégal dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Il estime que la contribution régulière de soldats sénégalais aux missions onusiennes illustre l’attachement du pays aux principes défendus par l’organisation.

 

Il cite également les priorités défendues par Macky Sall sur les questions liées au climat, à la sécurité alimentaire, au financement du développement et à la lutte contre le terrorisme. Selon lui, ces enjeux figurent parmi les principaux défis auxquels la communauté internationale est confrontée.

 

Enfin, l’ancien président de la Transition centrafricaine considère que Macky Sall dispose d’une capacité à rassembler différents partenaires internationaux. Il souligne ses relations avec les espaces francophone, anglophone et le monde arabe, estimant que ce profil pourrait favoriser la recherche de consensus au sein des Nations Unies.

 

À travers cette déclaration, Ferdinand Alexandre N’Guendet affirme apporter son soutien à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations Unies et invite la communauté internationale à lui accorder sa confiance.

Ferdinand N’Guendet met en avant la candidature de Macky Sall pour le poste de secrétaire général de l’ONU, soulignant son expérience politique et diplomatique.

 

Par Alain Nzilo

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FRACARITA Centrafrique : le congolais Faustin Wabulassa au cœur d’une tempête financière et morale

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FRACARITA Centrafrique : le congolais Faustin Wabulassa au cœur d’une tempête financière et morale

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Par ses détournements de fonds et son comportement scandaleux, Faustin Wabulassa sacrifie la prise en charge des populations vulnérables accompagnées par l’ONG FRACARITA à Bangui.

 

Un pouvoir absolu au service du clan et du népotisme

Débarqué en avril 2022 sous couvert d’une mission religieuse, Faustin Wabulassa a rapidement verrouillé toute la gestion du Centre d’Écoute Psychosociale et Soins de Santé Mentale de Bimbo. En s’accaparant simultanément les postes de directeur, comptable, gestionnaire, responsable des ressources humaines et caissier, il a supprimé tout contrôle interne pour régner en maître absolu.

À lire aussi : Braquage d’État : comment Touadéra et les Wagner organisent le hold-up de l’or et du carburant en Centrafrique

 

Cette concentration des pouvoirs s’accompagne de renvois abusifs et de recrutements partisans. Le centre humanitaire est devenu une entreprise familiale privée : sa compagne, Juliette, dicte sa loi, impose les membres de sa famille aux postes clés comme son propre père recruited comme technicien de surface et influence directement le licenciement ou la conservation du personnel.

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Dilapidation des budgets et pillage des équipements de l’ONG

La gestion financière du centre relève du pillage méthodique des ressources destinées aux malades et aux démunis :

Le véhicule tout-terrain des Frères de la Charité – programme Fracarita Soins de santé mentale – arrive dans le village, empruntant la piste
Le véhicule tout-terrain des Frères de la Charité – programme Fracarita Soins de santé mentale – arrive dans le village, empruntant la piste

 

Détournement des véhicules de fonction : Le véhicule Land Cruiser de l’ONG (immatriculé BG-TT/66-AAW) sert de corbillard personnel pour la belle-famille du directeur lors de déplacements privés à Sékia. Pour masquer ses trajets, Faustin Wabulassa a acheté un second véhicule blanc (immatriculé BG-TT 82 ABE) en obtenant des remises douanières au nom de FRACARITA, avant de se l’approprier à des fins personnelles.

 

Constructions immobilières privées : Les fonds de l’organisation sont injectés dans des chantiers personnels. Faustin Wabulassa fait construire une maison pour Juliette et bâtit une autre résidence privée sur une parcelle achetée vers l’Aéroport pour une seconde concubine nommée Suraya.

 

Sabotage des financements humanitaires : Les partenaires et bailleurs ayant facilité l’obtention de projets pour le centre ont été dépouillés. Les 7 % prévus pour le fonctionnement direct du centre de santé mentale ont été détournés, privant les patients des soins fondamentaux.

 

Mœurs scandaleuses, abus et profanation de la mission religieuse

Loin de toute éthique ecclésiastique, la conduite du directeur entache la communauté des Frères de la Charité :

 

Scandales publics et humiliations : La vie nocturne et les sorties en boîtes de nuit du directeur s’accompagnent de scènes violentes sur la voie publique. Lors d’une veillée mortuaire, Faustin Wabulassa a été giflé publiquement par sa compagne sous les yeux de la communauté religieuse.

 

Profanation du couvent : Des enquêtes confirment que ses concubines possèdent les clés du portail du couvent et y passent la nuit en toute impunité.

 

Pédophilie et corruption des familles : Plus grave encore, dans la commune de Bimbo, Faustin Wabulassa se livre à des viols sur des jeunes filles mineures. Pour étouffer ces crimes et imposer le silence, il utilise l’argent détourné afin de payer et corrompre directement les parents.

 

Une institution au bord du chaos : l’urgence des sanctions

Pendant que Faustin Wabulassa abandonne ses responsabilités pour festoyer et signer hâtivement quelques papiers, la structure s’effondre. La prise en charge psychiatrique est complètement délaissée.

 

La gestion de FRACARITA par Faustin Wabulassa est entachée de détournements de fonds et d’abus graves, mettant en péril l’aide aux populations vulnérables.

Face à la gravité extrême de ces actes, des nombreuses voix s’élèvent pour demander que 

La justice et les autorités centrafricaines doivent engager des poursuites pénales immédiates contre Faustin Wabulassa pour détournement de fonds et atteintes graves sur des mineures.

 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, Monseigneur Josaphat Samedi et les responsables de la Congrégation des Frères de la Charité doivent sortir de leur inertie pour démettre ce directeur de ses fonctions et nettoyer la mission avant sa faillite totale.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Birao : Un soldat FACA s’est tué après une altercation sur fond d’alcool

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Birao : Un soldat FACA s’est tué après une altercation sur fond d’alcool

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Un drame s’est produit ce dimanche 26 juillet 2026 aux environ d’après-midi au cœur du chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine. Un élément des Forces armées centrafricaines (FACA) a perdu la vie après avoir retourné son arme de service contre lui-même.

 

Selon les premiers éléments d’information recoupés par la rédaction du CNC auprès de sources militaires et locales, le drame est survenu dans un point de vente d’alcool traditionnel. Plusieurs soldats s’y étaient rassemblés au cours de l’après-midi au quartier Bangui Mouraille. Sous l’effet d’une forte imprégnation alcoolique, une vive discussion a éclaté entre les militaires présents. Pour des raisons encore non éclaircies, l’un des soldats a brusquement fait usage de son arme personnelle pour mettre fin à ses jours.

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Panique au sein de la population

La détonation a immédiatement provoqué un mouvement de panique parmi les riverains du quartier. Craignant une attaque ou une détérioration soudaine de la situation sécuritaire, de nombreux habitants se sont terrés chez eux avant d’apprendre l’origine du tir.

À lire aussi : Dans son délire propagandiste et mensonger de mythomane, Fidel Gouandjika prétend que l’aide de la Banque mondiale et de la France est un prélèvement sur de prétendus fonds confisqués depuis 1960 pour justifier la faillite de la dictature et masquer le pillage massif de la République Centrafricaine par la Russie.

 

Bien que la panique soit retombée, l’inquiétude reste vive au sein de la population de Birao, choquée par cet événement tragique et l’usage létal d’une arme de service au milieu des civils.

 

Des conditions de vie sous tension ?

Si le motif exact de la dispute reste pour l’heure inconnu, plusieurs témoignages évoquent le climat de tension et le traumatisme psychologique auxquels sont confrontés les hommes sur le terrain. L’absence de primes globales d’alimentation (PGA) et les conditions de déploiement difficiles dans cette zone isolée du pays sont régulièrement pointées du doigt comme des facteurs de stress important pour les troupes.

 

Par Ibrahim Moussa

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Le suicide d’un soldat FACA à Birao soulève des questions sur le stress et la tension au sein des troupes, exacerbés par l’alcool et les conditions difficiles.

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Centrafrique : deux morts près de Djema, dont un habitant tué dans une embuscade de la LRA

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Centrafrique : deux morts près de Djema, dont un habitant tué dans une embuscade de la LRA

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Un chasseur s’est noyé dans la rivière Ouara la semaine dernière. Un groupe parti chercher son corps est tombé dans une embuscade de la LRA. Deux hommes sont morts.

 

Une partie de chasse vire au drame

La semaine dernière, un double drame a frappé les environs de Djema. Cette ville se situe dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est du pays. Un habitant s’est noyé pendant une partie de chasse.

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Quelques jours plus tard, un second habitant a perdu la vie. Des rebelles de la Lord’s Resistance Army (LRA) l’ont tué lors d’une attaque. Ces deux drames se sont déroulés à soixante kilomètres de Djema, près de la rivière Ouara.

À lire aussi : Sortir de l’enfantillage politique : Elie Oueifio appelle les Centrafricains à la repentance pour sauver une nation en dérive

 

Les faits ont débuté entre lundi et mardi derniers. Deux chasseurs originaires de Djema sont partis en brousse. Ils voulaient chasser près de la rivière Ouara, à une soixantaine de kilomètres de la ville.

 

Arrivé au bord de l’eau, l’un des deux hommes est tombé dans la rivière. Il s’est noyé sous les yeux de son compagnon. Ce dernier n’a pas réussi à le sauver.

 

Son compagnon a ensuite cherché le corps, sans succès. Il est reparti à pied vers Djema. Là, il a averti la famille de la victime et les habitants de la localité.

 

Un groupe tombe dans une embuscade de la LRA

Mercredi, plusieurs proches et habitants ont quitté Djema à pied. Leur objectif était de récupérer le corps du chasseur noyé. Ils ont marché en direction de la rivière Ouara.

 

Au cours de leur progression, ils ont croisé un groupe armé. Selon nos informations, ces combattants appartiennent à la LRA. Les villageois ont aussitôt pris la fuite.

 

Les assaillants ont ouvert le feu sur le groupe en fuite. Il a reçu une balle dans le dos. Il est mort sur place, faute de soins disponibles dans cette zone isolée.

 

Les autres membres du groupe ont réussi à s’échapper. Ils ont regagné Djema après plusieurs heures de marche. Aucun autre blessé n’a été signalé dans cette attaque.

 

Djema, une localité isolée sous la menace de la LRA

Djema se trouve dans une zone reculée du Haut-Mbomou. Les routes y sont rares et souvent impraticables. Plusieurs jours sont nécessaires aux secours pour atteindre certains villages.

 

La LRA de Joseph Kony sévit dans cette région depuis plusieurs années. Ce groupe armé ougandais mène régulièrement des embuscades et des enlèvements. Il vit notamment de pillages et de vols de bétail, selon plusieurs organisations humanitaires.

 

Cette insécurité complique fortement les déplacements des populations locales. Les habitants doivent souvent choisir entre rester chez eux ou s’aventurer en brousse. Cette dernière option expose les civils à un risque constant d’attaque.

 

Les deux corps retrouvés et enterrés sur place

Samedi, une nouvelle expédition s’est rendue sur les lieux du drame. Les habitants ont d’abord retrouvé le corps de la victime tuée par balle. Ce corps était déjà en état de décomposition.

 

Ils ont ensuite localisé le corps du chasseur noyé dans la rivière Ouara. Transporter les deux dépouilles jusqu’à Djema s’est révélé impossible. Les difficultés d’accès et la distance ont motivé cette décision.

 

En conséquence, les deux victimes ont été inhumées sur place. Leurs familles n’ont pas pu organiser de cérémonie funéraire classique à Djema. Cette situation ajoute à la douleur des proches, déjà éprouvés par ce double deuil.

 

La communauté Azandé dénonce l’insécurité

Ce double décès a provoqué une vive émotion à Djema. Les localités voisines ont également réagi avec inquiétude. Dans un communiqué, la communauté Azandé a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

 

Par ailleurs, cette communauté dénonce la dégradation de la situation sécuritaire dans le Haut-Mbomou. Elle attribue cette insécurité à la présence de plusieurs groupes armés dans la région. Ces groupes agissent en toute impunité selon le communiqué.

Les récentes attaques menées par la LRA aggravent l’insécurité dans la région du Haut-Mbomou, affectant gravement la communauté Azandé et ses habitants.

 

Plusieurs groupes armés actifs dans le Haut-Mbomou

Le communiqué cite plusieurs acteurs responsables de l’insécurité régionale. Voici les principaux groupes armés mentionnés :

 

– La LRA de Joseph Kony

– Le groupe Wagner

– Les ex-Séléka

– L’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC)

 

Selon la communauté Azandé, les populations civiles restent insuffisamment protégées. Les attaques se répètent dans cette partie du sud-est centrafricain. À ce stade, aucune réaction officielle des autorités n’a été communiquée.

 

Toutefois, les habitants de Djema réclament un renforcement de la présence sécuritaire. Ils demandent également une meilleure protection des axes menant vers les zones de chasse. Ce double drame rappelle la vulnérabilité persistante des civils face aux groupes armés.

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : Quelle part de souveraineté reste effectivement maîtriser par les institutions républicaines ?

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Centrafrique : Quelle part de souveraineté reste effectivement maîtriser par les institutions républicaines ?

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 L’État est par définition une personne morale de droit public qui dispose de la souveraineté sur un territoire habité par une population.

 

Cela suppose la présence cumulative des trois éléments constitutifs qui se résument en un territoire, une population et un pouvoir politique organisé.

 

À lire aussi : Attaque de la LRA dans le village de Tandja, près de Nzacko : plusieurs habitants enlevés lors d’une incursion nocturne

Au delà de ce décor, la République centrafricaine présente une apparence d’un État souverain parce qu’elle a un Président quoique mal élu, un gouvernement, une assemblée nationale et surtout une constitution qui organise les pouvoirs publics, fixe les pouvoirs des dirigeants et garantit les droits fondamentaux des citoyens.

 

À lire aussi : Amdafock : Le clochard politique Bertin BÉA est de retour

Il apparaît important à ce stade de souligner que ces prestigieuses notions d’Etat et de souveraineté ne se limitent pas qu’à l’existence des institutions républicaines mais elles relèvent aussi de la capacité exclusive de l’État dit souverain de prendre librement des décisions et orientations stratégiques, de protéger l’intégrité et l’inviolabilité du territoire ainsi que de disposer librement de ses ressources naturelles.

 

Ce formalisme juridique est loin de la réalité socio-politique de notre nation et est gérée sur tous les plans par procuration par les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner.

 

Il s’agit ainsi d’une souveraineté sous influence ou asymétrique car les Wagners jouent un rôle hyper important dans la haute sphère décisionnelle de notre pays.

 

L’opinion nationale a compris qu’un partenariat dans le cadre d’une coopération sécuritaire avec des mercenaires soit-il reste légitime en droit international mais lorsque ce partenariat devient indispensable à la survie politique du régime, il y’a problème car notre pays ne conserve que les attributs de l’État mais la gestion du pays l’échappe au profit de la nébuleuse Wagner.

 

Ainsi, il ne peut y avoir d’Etat sans souveraineté…par voie de conséquence notre nation s’érige en un État failli, un État sous occupation.

 

Fort de ce qui précède, le véritable défi de la septième République est celui de la capacité du pouvoir de Bangui à reprendre le contrôle de la destinée de son peuple…ce qui s’apparente à de la mer à boire.

 

Dans le désespoir, le citoyen lambda toujours inquiet s’interroge :

 

1- Comment construire une souveraineté durable si le pouvoir ne maîtrise pas ses moyens de défense et de décision ?

 

2- En d’autres termes, la septième République appartient-elle encore à une nation souveraine dès lors que ses décisions stratégiques se prennent au mépris des aspirations du peuple ?

 

3- Faisant l’économie du paradoxe, un État peut-il être juridiquement souverain et laisser les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner décider des choix et orientations stratégiques importants ?

 

4- Au delà de l’ambiguïté, les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner sont-ils des partenaires militaires encadrés par un accord ou plutôt des acteurs politiques au sommet de l’État ?

 

5- Entre le pouvoir de Bangui et les alliés, qui détient véritablement les leviers stratégiques du pouvoir ?

 

En tout état de cause, le Président de la République lui-même est convaincu de la fin imminente de son règne car les signes avant-coureurs de déclin s’accumulent au point de devenir préoccupants.

 

Le pays agonise lentement et résolument nonobstant les soins palliatifs d’urgence administrés.

 

La solution idoine à cette crise ne réside que dans une éventuelle transition politique consensuelle sans l’actuel Président de la République.

 

Ce nouveau contrat social a besoin d’écrire une nouvelle page de l’histoire avec de nouveaux acteurs politiques et avec un nouveau projet de société qui répondra aux aspirations du peuple souverain.

 

C’est bien évidemment ce qu’a proposé le Rassemblement Unitaire dans le cadre des consultations citoyennes sans exclusive pour une renaissance centrafricaine que je vous invite au passage à y adhérer massivement.

 

En outre, nous adressons un message de réconfort républicain et patriotique au sieur Dominique Désiré ERENON et tous ceux ou celles qui sont injustement emprisonnés, séquestrés au prix de leurs opinions ou visions politiques innovantes.

 

Nous vous rappelons que dans les grandes nations civilisées et de démocratie à travers le monde on gère un peuple en lui rendant des comptes, en l’informant sur ce qu’on fait et en lui expliquant la méthode utilisée pour le gérer.

 

La souveraineté Centrafrique semble compromise, alors que le groupe Wagner influence les décisions stratégiques au sommet du pouvoir politique.

S’inscrivant dans la suite logique de ce qui précède et au nom de ce droit à l’information, donnez des explications fiables, détaillées et crédibles au peuple non seulement sur la légalité, la licéité et la légitimité de la décision du ministre de l’éducation nationale de détruire les smartphones considérés comme une denrée rare des candidats qui ont triché ou fraudé aux épreuves du baccalauréat 2026 mais aussi de s’expliquer sur les éléments du groupe paramilitaire des Wagners qui arborent les tenues officielles de la police nationale avec tous les attributs de souveraineté et qui procèdent illégalement aux missions de police judiciaire en fouillant les boutiques des particuliers soit disant à la recherche de “cache d’armes”.

 

Au delà du mutisme non expliqué de la grande muette qui est une institution republicaine vouée à la défense des intérêts du peuple, la population tétanisée et anesthésiée se réveillera de son profond sommeil onirique pour organiser la résistance et proclamer leur besoin et désir de liberté.

 

Cependant les paisibles habitants de Limassa et par extension sur l’échelle de la République vous alertent que le chronomètre de fin de cycle est déclenché et que la fin de règne, de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges, des manipulations est imminente.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que les bruits de botte, la cyrene des morts, la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour se rendre à l’évidence que le moment d’escalader les clôtures des chancelleries et ambassades est enfin arrivé.

 

En outre, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur au risque d’être contraint par des éléments qui vous respectaient.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance ou acharnement, ne dites surtout pas que c’est moi depuis le royaume de Limassa.

 

Limassa le 25 Juillet 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Environnementaliste.

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Dans son délire propagandiste et mensonger de mythomane, Fidel Gouandjika prétend que l’aide de la Banque mondiale et de la France est un prélèvement sur de prétendus fonds confisqués depuis 1960 pour justifier la faillite de la dictature et masquer le pillage massif de la République Centrafricaine par la Russie.

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Dans son délire propagandiste et mensonger de mythomane, Fidel Gouandjika prétend que l’aide de la Banque mondiale et de la France est un prélèvement sur de prétendus fonds confisqués depuis 1960 pour justifier la faillite de la dictature et masquer le pillage massif de la République Centrafricaine par la Russie.

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le conseiller du mytho-dictateur tente de manipuler la frange la plus naïve de la population avec des théories du complot grotesques, cherchant à dissimuler le vol à grande échelle des richesses nationales commis par ses propres parrains de Moscou.

 

Les élucubrations de Fidel Gouandjika sur les prétendus comptes secrets centrafricains en Europe n’ont absolument aucun sens et ne peuvent tromper aucun esprit éveillé. Cette rhétorique simpliste est calquée sur la mauvaise foi de ceux qui tentent de légitimer la délinquance quotidienne au nom d’un ressentiment historique.

 

Si la colonisation fut une période sombre, les infrastructures héritées comme les écoles ou les réseaux de transport restent aujourd’hui le bien des Africains. En revanche, le bilan de la présence russe en République Centrafricaine se résume à un assassinat généralisé de l’économie et à un siphonnage des ressources sans contrepartie pour le pays.

 

Pendant que le pouvoir crie au complot occidental, la réalité du pillage organisée par Wagner est immense et chiffrée entre 200 et 250 milliards de francs CFA par année, volés gratuitement au détriment du peuple centrafricain.

 

Les forces russes tuent, pillent les ressources naturelles et confisquent l’avenir des enfants du pays sans avoir construit la moindre infrastructure viable. L’obstination de ce porte-parole à inventer des fables sur l’argent de la Banque mondiale, qui maintient pourtant à flot les salaires des fonctionnaires, prouve la folie d’un régime aux abois qui préfère mentir allègrement plutôt que d’assumer sa complicité dans la destruction de sa propre patrie.

 

Par Alain Nzilo

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La fin du mythe Wagner : Comment l’organisation ACLED a cartographié la perte de contrôle des mercenaires dans le monde

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La fin du mythe Wagner : Comment l’organisation ACLED a cartographié la perte de contrôle des mercenaires dans le monde

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’expansion internationale du Groupe Wagner subit un coup d’arrêt important, modifiant les équilibres sécuritaires là où les forces russes s’étaient établies. À travers des données collectées à l’échelle globale, l’organisation de recherche spécialisée ACLED (Armed Conflict Location & Event Data Project) documente la diminution de l’influence et de l’efficacité opérationnelle de cette structure paramilitaire, notamment au sein de la région sahélienne.

 

Les données d’ACLED confirment le recul stratégique

Les analyses cartographiques d’ACLED mettent en évidence les limites opérationnelles des forces de Wagner. Alors que l’organisation revendiquait une capacité à stabiliser les territoires d’Afrique de l’Ouest, les faits démontrent une réalité inverse. L’incapacité à sécuriser les zones clés du nord et du centre du Mali indique des lacunes structurelles majeures. Les mouvements de rébellion locale ainsi que les groupes insurgés mobiles tirent profit du manque de coordination et de la connaissance insuffisante du relief par les forces russes.

 

Ce déclin global s’explique par plusieurs facteurs documentés par les experts :

Un déficit de soutien logistique :Les troupes au sol agissent de manière isolée sans la couverture aérienne indispensable pour couvrir de grandes étendues désertiques.

Une rupture de confiance locale :Les méthodes employées nuisent aux populations civiles, ce qui détruit la collaboration nécessaire à l’obtention de renseignements fiables sur le terrain.

Le renforcement involontaire des insurgés :Les erreurs commises par les mercenaires permettent aux groupes extrémistes d’accroître leur influence et de faciliter leurs campagnes de recrutement.

 

Un impact direct sur les partenariats étatiques

Cette baisse d’efficacité a des conséquences immédiates sur la cohésion interne des structures militaires locales. Le rapport de l’ONG The Sentry confirme que la présence de ces forces génère des crispations et des doutes croissants au sein des commandements militaires à Bamako, brisant l’illusion d’une solution de sécurité miracle. L’incapacité à remporter des victoires décisives, couplée à des exigences de compensation financière élevées, pousse les États partenaires à réévaluer la rentabilité de ce modèle.

 

Les conclusions partagées par ACLED rejoignent les observations de plusieurs observateurs internationaux : le déploiement des paramilitaires russes ne constitue plus un gage de contrôle, mais un facteur d’instabilité accrue et de fragmentation territoriale. Le retrait progressif ou la réorganisation des contrats sous la structure d’Africa Corps marque la reconnaissance officielle de ce manque de résultats durables.

 

Par Alain Nzilo

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Sortir de l’enfantillage politique : Elie Oueifio appelle les Centrafricains à la repentance pour sauver une nation en dérive

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Sortir de l’enfantillage politique  : Elie Oueifio appelle les Centrafricains à la repentance pour sauver une nation en dérive

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

S’appuyant sur son long parcours au cœur des institutions nationales comme ministre et préfet, Elie Oueifio livre une réflexion profonde sur les comportements des citoyens. Son analyse invite à une prise de conscience collective pour redresser le pays.

 

L’évolution de la situation sociopolitique en République Centrafricaine nécessite une révision complète des mentalités et des postures citoyennes. Dans ses écrits, l’ancien membre du gouvernement Elie Oueifio dresse un parallèle entre l’attitude de la classe politique et un état d’immaturité qui freine le développement de la patrie. Pour étayer sa pensée, l’auteur s’inspire d’une recommandation spirituelle de l’Apôtre Paul, invitant à abandonner les attributs de l’enfance pour embrasser les responsabilités de l’âge adulte.

 

Selon les observations de l’ex-haut fonctionnaire, la gestion des affaires publiques et les débats sociétaux restent prisonniers de calculs égoïstes, de querelles partisanes et d’intérêts immédiats. L’écrivain explique que cette absence de vision à long terme fragilise les fondements de la nation, laissant le champ libre à l’effondrement des structures étatiques et au pillage des ressources par des réseaux opportunistes. Pour lui, le salut de la patrie passe impérativement par une démarche de contrition générale, où chaque acteur reconnaît sa part de responsabilité dans la situation actuelle.

 

Ce retour vers une éthique républicaine exige l’abandon des pratiques de délation, de haine et de recherche de gains faciles qui détruisent la cohésion sociale. Elie Oueifio souligne que les solutions militaires et les interventions extérieures ont montré leurs limites objectives dans la recherche d’une stabilité durable. Les appels à un sursaut patriotique authentique peinent pourtant à se faire entendre dans les cercles de pouvoir de la capitale, alors que les initiatives de réconciliation de façade continuent de se succéder sans jamais toucher la racine des maux qui accablent la population…

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Selon Me MBOE Dédé-Vianney, quand le débat politique tourne à la débandade pour le pouvoir en place

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Centrafrique : Selon Me MBOE Dédé-Vianney, quand le débat politique tourne à la débandade pour le pouvoir en place

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le paysage politique centrafricain affiche de nouvelles dynamiques après les récents échanges vif sur les antennes de la radio Ndékè-luka du débat Patara du 27 juin 2026. Suite à cet échange, Me MBOE Dédé-Vianney propose une lecture politique de l’exercice du pouvoir par la majorité actuelle, en s’appuyant sur des faits précis qui marquent les esprits.

 

Une absence remarquée sur la scène publique

Les événements du 27 juin 2026, lors de l’émission politique Patara de la radio Ndékè-luka, ont mis en évidence un évitement de la part des autorités. Alors que l’opposition, représentée par le porte-parole du BRDC Martin Ziguelé, était prête pour une discussion contradictoire, les principaux représentants de la majorité présidentielle désignés ont choisi de ne pas se présenter.

 

Cette situation a obligé le Conseiller spécial du Président de la République à intervenir seul et sans préparation pour tenter de défendre la position officielle. Malgré l’énergie employée par ce dernier pour assumer l’échange, le déséquilibre technique et de compétences a tourné à l’avantage de l’opposition.

 

Les contradictions internes de la majorité

Cette rencontre a mis en avant des déclarations contradictoires au sein même du camp présidentiel. D’une part, le Conseiller spécial a attribué à plusieurs reprises à son interlocuteur le titre de président d’un parti d’opposition, ignorant ainsi les divisions internes de cette formation que le pouvoir essayait pourtant d’exploiter.

 

D’autre part, poussé dans ses retranchements par les arguments économiques de son contradicteur, le représentant du pouvoir a affirmé publiquement qu’il n’avait jamais été adhérent du parti majoritaire, le MCU. Pour les observateurs et l’auteur de l’analyse, ce reniement public témoigne d’un essoufflement politique sérieux de l’organisation au pouvoir.

 

Vers un retour aux exigences de la démocratie

Pour Me MBOE Dédé-Vianney, la gestion des affaires de l’État exige une rigueur et une transparence que la majorité actuelle peine à démontrer. L’absence des cadres annoncés à ce rendez-vous citoyen montre les limites d’une gouvernance qui évite la contradiction constructive. L’esprit critique et l’analyse objective des faits restent les seuls outils pour permettre à la population, et notamment à la jeunesse, de comprendre les véritables enjeux du pays et de préparer l’avenir.

 

Par Éric Azoumi

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Martin Ziguélé : “Un pays sans routes, un président sans vision, pas d’avenir pour la Centrafrique”

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Martin Ziguélé : “Un pays sans routes, un président sans vision, pas d’avenir pour la Centrafrique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et porte-parole du BRDC, a dressé le portrait d’une Centrafrique paralysée par l’absence totale d’infrastructures routières et de vision politique sous la présidence de Touadéra.

Martin Ziguélé raconte une anecdote qui résume la situation : “Le premier ministre Kamoun, qui est avec nous dans le BRDC, est allé saluer sa famille à Bambari au centre du pays. De Sibut à Bambari, ça fait 200 kilomètres, ils ont fait 16 heures de temps. Une route qui à l’époque se pratiquait en 3 heures, 2 heures et demie».

Ce témoignage concret montre la dégradation catastrophique des infrastructures. Un trajet de 200 kilomètres qui prenait 3 heures nécessite maintenant 16 heures. Cette multiplication par cinq du temps de transport paralyse toute activité économique.

L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé porte une accusation sans appel : “Depuis que le président Touadéra est arrivé au pouvoir, il n’a pas reconstruit 10 kilomètres de route sur le budget national». Dix ans de présidence sans reconstruire 10 kilomètres de route – ce chiffre résume l’abandon total des infrastructures.

Martin Ziguélé anticipe le comportement présidentiel pendant la campagne : “Tous ces déplacements à l’intérieur du pays, y compris pour cette campagne, il le fera uniquement avec des hélicoptères et des avions. Il ne peut pas le faire par route. Même pour les cérémonies, lundi par exemple, ils iront à Bouar pour lancer la rentrée scolaire, tout le monde ira par avion».

L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé compare avec sa propre pratique : “Moi, quand je circule en Centrafrique, je vais par route, je m’arrête dans les villages, je dors à la belle étoile, je vis ce que vit la population. Pourquoi ils ne vont pas par route ? Parce qu’il n’y a pas de route. Vous avez un pays où il n’y a pas de route, il n’y a pas d’électricité».

Cette comparaison entre un président qui fuit son territoire en hélicoptère et un opposant qui circule par route dans les villages témoigne de deux conceptions opposées de la politique.

Martin Ziguélé compare la Centrafrique à d’autres pays africains : “Vous arrivez en Centrafrique, c’est l’inverse, c’est-à-dire la pauvreté augmente, il n’y a pas de route». Pendant que d’autres pays construisent, la Centrafrique détruit.

L’ancien Premier ministre dénonce les priorités du gouvernement : “Qu’est-ce que le gouvernement fait ? De la crypto-monnaie. Le sango coin, le meme coin et tout cela. Cette fébrilité cache l’impuissance et l’absence de vision pour le pays».

Au lieu d’investir dans les routes et les infrastructures de base, le régime lance des projets fantaisistes comme le sango coin qui n’apportent rien à la population.

Martin Ziguélé s’inquiète pour l’avenir : “Lorsque je vois la manière dont le pouvoir se comporte, beaucoup plus porté vers la jouissance que vers l’autocritique et la lucidité économique, je me dis que demain sera pire qu’hier parce que la population s’accroît. Et avec les différentes crises que nous avons connues, la population urbaine de Bangui a presque doublé avec les mêmes infrastructures qu’il y a 20 ans, sauf que ces infrastructures sont en état de dégradation avancé».

Cette prévision sombre découle d’une analyse rationnelle : population croissante + infrastructures dégradées = catastrophe annoncée.

L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé répète : “Ce pays, je vous le dis, c’est Dieu qui protège sa population, ce n’est pas le système de santé. La plus grande catastrophe que nous aurons dans ce pays, c’est la qualité du capital humain que nous avons déjà et qui va en s’aggravant».

Sans routes, sans écoles fonctionnelles, sans hôpitaux équipés, la Centrafrique produit une génération sacrifiée qui n’aura pas les moyens de développer le pays.

Martin Ziguélé tire une conclusion définitive : “Ce pays est à l’arrêt. Ce pays est non seulement à l’arrêt, mais ce pays recule».

L’ancien Premier ministre pose une question finale : “Est-ce que nous sommes un pays conscient du fait que nous perdons notre contenu chaque jour à cause d’un leadership évanescent, qui n’est pas crédible, qui n’est pas consistant et qui n’a aucune vision ?”

Dans des interviews précédentes, Ziguélé a réitéré ces critiques. En 2025, il affirmait : “C’est par l’agriculture et par l’agriculture seule que la Centrafrique s’en sortira». Mais comment développer l’agriculture sans routes pour acheminer les produits ?

Il dénonçait également la crise économique : “70% de la population vit en pauvreté extrême. Deux Centrafricains sur cinq ont besoin d’assistance pour vivre, se couvrir, aller à l’école ou se soigner. Dans 80% des foyers, les familles se contentent d’un unique repas quotidien».

Cette pauvreté massive découle directement de l’absence d’infrastructures qui permettraient l’activité économique.

Martin Ziguélé qualifiait le bilan de 2024 d’“accablant” et estimait que “les perspectives pour 2025 ne sont guère optimistes”. Il constatait : “Le pouvoir d’achat est au plus bas, et l’inflation est devenue incontrôlable en raison de décisions de politique publique incompréhensibles et opaques».

L’analyse de Martin Ziguélé démontre qu’un pays sans routes est un pays sans avenir. Les infrastructures routières constituent la condition première du développement économique. Sans elles, impossible de commercer, d’accéder aux marchés, de transporter les productions agricoles, de se rendre à l’école ou à l’hôpital.

Dix ans sans reconstruire 10 kilomètres de route témoignent d’un abandon délibéré des fonctions régaliennes de l’État. Le président préfère dépenser des milliards pour Wagner plutôt que d’investir dans les routes qui permettraient à la population de vivre dignement.

Cette absence de routes condamne la Centrafrique à rester un archipel de zones isolées incapables de communiquer entre elles. Le pays se fragmente pendant que le président le survole en hélicoptère sans voir la misère qu’il a créée.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le président prend la République centrafricaine comme sa ferme : Raymond Adouma dénonce sur la radio Ndékè-luka l’opacité des accords secrets du pouvoir

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Le président prend la République centrafricaine comme sa ferme  : Raymond Adouma dénonce sur la radio Ndékè-luka l’opacité des accords secrets du pouvoir

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Lors d’une intervention particulièrement virulente sur la radio Ndékè-luka , le représentant du BRDC a condamné l’absence totale de transparence et la gestion patrimoniale des affaires publiques par l’exécutif.

 

La gouvernance de la septième république suscite de profonds clivages au sein de la classe politique, l’opposition dénonçant une confiscation des prérogatives de l’État par un cercle restreint d’initiés. Raymond Adouma a fustigé une méthode de direction qui exclut les institutions républicaines, notamment l’Assemblée nationale, des grandes décisions stratégiques du pays. Ce fonctionnement opaque s’illustre par la signature de conventions confidentielles concernant l’accueil de vagues de migrants en provenance des États-Unis. Ces ressortissants étrangers sont désormais installés sur l’avenue Conjugo, au cœur de la capitale, sans qu’aucune communication officielle n’ait été partagée avec les citoyens centrafricains.

 

Cette centralisation du pouvoir s’accompagne d’un contrôle strict de la parole publique, le chef de l’État ayant interdit à ses ministres l’usage de canaux d’information indépendants. Ce verrouillage institutionnel prive les médias et la population d’un accès légitime aux dossiers d’intérêt national, instaurant une culture du secret. La dérive administrative est devenue manifeste dès le premier conseil des ministres, où l’indiscipline s’est affichée publiquement avec l’absence non justifiée de quatre membres du gouvernement fraîchement nommés.

 

Les retombées de ce système de gestion patrimoniale touchent de plein fouet l’économie et la souveraineté du territoire. L’attribution discrétionnaire de plus de cent permis miniers à des entités étrangères, incluant l’exploitation aurifère de la zone d’Andesma, s’effectue au détriment des caisses de l’État, les redevances minières ne comptant que pour quatre pour cent des revenus publics globaux. Pendant que les richesses du sous-sol sont captées à l’extérieur, les provinces orientales subissent un désastre écologique de grande ampleur, caractérisé par la destruction des cours d’eau et l’anéantissement des ressources halieutiques.

 

Au plan social, les choix politiques actuels maintiennent la population dans un état d’abandon complet. Trois Centrafricains sur quatre survivent sous le seuil de pauvreté avec moins de mille francs par jour, subissant les effets d’une cherté de la vie qui limite l’accès à l’alimentation à un seul repas quotidien. Les services de base se sont totalement effondrés, à l’image des hôpitaux publics qui manquent cruellement de médicaments essentiels et de matériels de soin, provoquant une hausse continue de la mortalité, tandis que le réseau routier national est réduit à des pistes de poussière impraticables.

 

Par Alain Nzilo

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Justice, Économie, Sécurité : Les grands chantiers du Rassemblement Unitaire pour la renaissance centrafricaine

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Justice, Économie, Sécurité : Les grands chantiers du Rassemblement Unitaire pour la renaissance centrafricaine

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

La RCA se trouve aujourd’hui dans une impasse totale. Les structures étatiques, démocratiques et sociales ne fonctionnent plus, entraînant une faillite générale qui affecte le quotidien de la population. Devant cette inertie et le refus du dialogue opposé par le pouvoir en place, le Rassemblement Unitaire refuse la fatalité. Cette organisation lance officiellement les Consultations Citoyennes Centrafricaines, un projet d’envergure conçu comme le premier instrument de la reconstruction nationale et un moteur pour la dynamique continentale africaine.

 

L’objectif de cette démarche est redoutablement simple mais ambitieux : redonner la parole aux Centrafricains afin qu’ils dessinent eux-mêmes, de manière collective, le futur de leur pays. Pour le Rassemblement Unitaire, l’histoire nationale démontre que le génie populaire possède les ressources nécessaires pour bâtir des solutions viables et durables. Cette grande concertation s’articule autour de trois piliers fondamentaux : la justice, l’économie et la sécurité.

 

 

Le rétablissement de la Justice et de l’État de droit

Le premier chantier de cette refondation porte sur la Justice et l’État de droit. Le Rassemblement Unitaire constate que l’exclusion, la marginalisation et la suppression des libertés d’action citoyenne ont détruit le contrat social. Les futures consultations permettront aux citoyens de définir les bases d’une justice équitable et accessible à tous. En restaurant la confiance dans les institutions judiciaires, l’organisation souhaite rebâtir un cadre où la dignité humaine, l’inclusivité et la responsabilité individuelle comme collective redeviennent les règles directrices de la vie publique.

 

La redynamisation de l’Économie et de la société

Le deuxième axe fort concerne l’économie et le développement social. La gestion actuelle a conduit à un effondrement des structures productives et à une paupérisation de la population. Les débats citoyens initiés par le Rassemblement Unitaire viseront à faire émerger des propositions concrètes issues de la réalité du terrain. Il s’agit de stimuler l’innovation citoyenne, de valoriser les ressources locales et de mettre en place une solidarité nationale active. L’économie doit cesser de servir des intérêts restreints pour se mettre enfin au service de l’intérêt général centrafricain.

 

La refonte de la Sécurité et de la défense

Enfin, le troisième pilier indispensable est celui de la sécurité et de la défense. Un État ne peut se développer sans un environnement stable et protecteur pour ses habitants. Les Consultations Citoyennes offriront un espace pour repenser l’organisation des forces de défense, afin qu’elles soient républicaines, protectrices et respectueuses des droits de chacun. Cette stabilité interne est également présentée par le Rassemblement Unitaire comme une condition majeure pour réussir l’intégration africaine et normaliser les relations internationales du pays.

 

Une méthode ouverte et inclusive

Pour mener à bien ces réformes, le Rassemblement Unitaire propose une méthode inclusive et moderne. Les échanges se feront à travers des modalités de participation variées, combinant des rencontres en présentiel, des plateformes en distanciel ainsi que le dépôt de contributions écrites. Supervisée par un comité de coordination ouvert, cette initiative garantit le respect de la liberté d’opinion de chaque participant. À travers cet appel au peuple, le Rassemblement Unitaire prend des engagements clairs pour livrer un projet de société solide, écrit par et pour les Centrafricains.

 

Par Éric Azoumi

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Flash Info Bangui : Un incendie en cours au marché Kokoro, plusieurs boutiques détruites

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Flash Info Bangui : Un incendie en cours au marché Kokoro, plusieurs boutiques détruites

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un incendie d’origine inconnue s’est déclaré ce jeudi vers 20 heures, heure locale, au marché Kokoro, dans le secteur Km5 à Bangui. Les flammes continuent de ravager plusieurs boutiques, dont certaines sont déjà parties en fumée.

 

Des témoins sur place indiquent à la rédaction du CNC que les secours tentent de maîtriser le feu. L’origine de l’incendie reste inconnue pour le moment. Des informations complémentaires seront communiquées au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

À lire aussi : Déchéance du député Souleman Bi Hassan : Élysée Nguemale relance le Conseil constitutionnel

À suivre…

 

À lire aussi : Attaque de la LRA dans le village de Tandja, près de Nzacko : plusieurs habitants enlevés lors d’une incursion nocturne

Par Anselme Mbata

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L’incendie au marché Kokoro à Bangui a causé la destruction de plusieurs boutiques, laissant les secours lutter contre les flammes.

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Braquage d’État : comment Touadéra et les Wagner organisent le hold-up de l’or et du carburant en Centrafrique

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Braquage d’État : comment Touadéra et les Wagner organisent le hold-up de l’or et du carburant en Centrafrique

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le président Faustin-Archange Touadéra et son gouvernement dirigent un véritable braquage d’État en volant directement les opérateurs économiques, plongeant la population et les opérateurs dans une colère et une incompréhension totale.

 

Ce système de vol recycle de vieilles méthodes criminelles du régime. En effet, tout a commencé petit à petit, à l’époque où les mercenaires russes du groupe  Wagner ont débarqué en volant du kérosène directement sur la piste de l’aéroport de Bangui M’Poko pour ravitailler leurs hélicoptères.

 

Le prestigieux rapport d’enquête de l’organisation internationale Global Initiative montre comment ces vols de carburant à l’aéroport se sont transformés au fil des ans en une immense entreprise de crime organisé de contrôle des hydrocarbures.

 

Comme si cela ne suffisait pas, le régime pousse le cap plus loin. Le gouvernement a confisqué de force les stations-service de la société Tamoil, l’ancien réseau Total, pour laisser le champ libre à ses partenaires privilégiés, installant ainsi une pénurie étouffante pour la population.

 

En coulisses, la Banque mondiale et des enquêtes financières dénoncent le monopole d’importation de dix ans accordé à la société opaque camerounaise Neptune Oil, qui sert en réalité de pompe à cash pour le clan présidentiel et les opérations de Wagner.

 

Récemment, le coup a été monté d’un cran avec la saisie injuste de centaines des milliers de litres de carburant. Le premier ministre Félix Moloua et ses ministres ont prétendu qu’il s’agissait de marchandise de contrefaçon alors que ces produits étaient dans les cuves du dépôt officiel de l’État.

 

Ce carburant volé a ensuite été distribué publiquement à l’armée par Touadéra lui-même. Ce geste montre bien que le pouvoir ne recule devant rien pour s’approprier les biens d’autrui.

 

Après le carburant, la présidence passe maintenant à la vitesse supérieure en confisquant les lingots d’or des entreprises privées. Ils font braquer publiquement les bureaux de diamant et or sous de faux prétextes.

 

Pour justifier ce pillage de l’or et de diamants, le gouvernement ose déclarer publiquement que l’État a simplement besoin d’argent pour ses caisses. C’est du vol pur et simple commis par ceux qui devraient protéger la loi et les investisseurs.

 

Pendant que le monde essaie de sauver ce pays, Touadéra et ses ministres maintiennent volontairement le désordre. Ils utilisent l’argent du vol pour construire des villas privées et garder le pouvoir le plus longtemps possible.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : Comment les mercenaires russes du groupe Wagner inondent le pays avec leur business de tramadol

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Centrafrique : Comment les mercenaires russes du groupe Wagner inondent le pays avec leur business de tramadol

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La RCA subit de plein fouet l’influence grandissante des mercenaires russes du groupe  Wagner. Alors que beaucoup pensaient naïvement que la circulation de ces tramadol relevait d’actes commis par des éléments incontrôlés de l’armée nationale, la réalité est bien plus sombre : il s’agit d’un business global, structuré et entièrement piloté par Wagner, une vérité qui éclate enfin au grand jour après le reportage publié par un journal américain et repris par courrier international

 

En effet, les mercenaires russes ont trouvé une source de revenus particulièrement lucrative en organisant l’importation massive et la redistribution de tramadol, ce puissant antalgique détourné qui ravage la jeunesse centrafricaine.

 

Ce médicament, acheminé par les eaux depuis le Congo voisin, est revendu à prix fort sur l’ensemble du territoire et jusque dans les pays limitrophes. Ce commerce génère des profits considérables qui s’ajoutent aux millions tirés de l’exploitation clandestine des gisements aurifères dans le pays. 

 

Mais pour inonder le marché, Wagner ne travaille pas seul. Le groupe a transformé les forces armées centrafricaines (FACA) en véritables commis de son entreprise criminelle. Des cargaisons entières débarquent des hélicoptères, des avions de Wagner ou de camions venus de la capitale, remplies de tramadol et d’alcools frelatés fabriqués dans leurs propres installations.

 

Loin d’être une armée nationale digne de ce nom, les FACA se sont reconverties en grossistes en uniforme et en distributeurs officiels de la mafia russe. Ce trafic se déroule au vu et au su de tous, en plein jour, sur les marchés et dans les rues de localités comme Sam-Ouandja. L’accès à cette substance permet aussi au groupe d’asseoir son emprise sur les forces armées nationales et les milices privées de la capitale. En distribuant ces comprimés aux combattants, les mercenaires russes s’assurent une obéissance totale et une agressivité accrue lors des opérations de répression. Pour les soldats abandonnés par l’État-major et privés de tout soutien, dealer la mixture de Wagner est devenu le seul moyen de survivre, au point d’exporter ce commerce toxique au-delà des frontières, comme lors de l’arrestation humiliante de deux caporaux FACA en flagrant délit au Tchad.

 

Cette mainmise s’étend désormais aux plus hauts cercles du pouvoir politique et militaire à Bangui, où le trafic est directement parrainé au sommet de l’État. Les saisies ne servent qu’à alimenter les stocks de hauts gradés intouchables, à l’image du commandant mafieux de la garde présidentielle, Simplice Yarkokpa. Chez ce dernier, les autorités ferment les yeux sur un véritable QG de la drogue débordant de palettes et de bidons de tramadol dissimulés. Pire encore, ce système tordu utilise sa force pour radier et briser les policiers ou agents honnêtes qui tenteraient de s’interposer, assurant une impunité totale au cartel. Pendant que les militaires grossistes prospèrent sous la protection russe, les simples civils subissent une répression féroce et des amendes pleuvent pour les mêmes infractions.

 

C’est dans ce climat de corruption totale que Pavel Prigojine maintient fermement son autorité à Bangui, malgré les réorganisations décidées à Moscou. Cette assise territoriale et ce contrôle absolu des réseaux de contrebande par l’entremise de l’armée centrafricaine permettent aujourd’hui d’envisager une expansion de leurs activités commerciales et logistiques vers les zones de combat au Soudan.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Quand Touadéra sous-traite au Ciel la gestion de son empire

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Centrafrique : Quand Touadéra sous-traite au Ciel la gestion de son empire

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Après dix années passées à la tête de l’État, sans réussir à garantir un accès durable à l’eau potable, à l’électricité, à des infrastructures sanitaires fonctionnelles, à des routes praticables ni à rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire, Faustin-Archange Touadéra s’en remet désormais au Ciel. Lors d’un culte organisé dans une église évangélique, puis retransmis par la Télévision centrafricaine (TCF), le chef de l’État s’est appliqué à lire, mot après mot, une longue prière dans laquelle il demande à Dieu d’intervenir directement pour résoudre les crises sécuritaires, économiques et morales auxquelles le pays reste confronté.

 

L’exercice, présenté comme un moment de recueillement, a rapidement pris les allures d’un discours officiel. Le visage fermé, la voix hésitante et les yeux constamment fixés sur son texte, Faustin-Archange Touadéra est resté accroché à son pupitre, récitant sa prière sans véritable interaction avec les fidèles, comme un texte soigneusement préparé à l’avance.

 

À lire aussi : Bangui : après son enlèvement par des mercenaires russes au KM5, Aba Oumar retrouvé détenu à la SRI et accusé de « collaboration avec les rebelles »

La mise en scène a été renforcée par la présence de deux drapeaux centrafricains de part et d’autre de l’estrade. L’introduction de symboles de l’État au cœur d’un lieu de culte traduit une volonté d’associer le pouvoir politique à un cadre religieux, brouillant davantage la frontière entre les institutions de la République et la foi.

 

Au-delà de la forme, le contenu de cette prière retient l’attention. Devant les fidèles, Faustin-Archange Touadéra demande à Dieu d’assumer des missions qui relèvent directement des responsabilités de l’État.

 

Sur le plan sécuritaire, il prie pour que disparaissent « l’esprit de rébellion, l’esprit de guerre et de destruction », tout en demandant à Dieu de protéger les frontières, d’assurer la sécurité du territoire et de garantir la libre circulation des personnes.

À lire aussi : Manger au restaurant tout en gardant une alimentation équilibrée : nos meilleures astuces

 

 

Sur le plan économique et social, il sollicite une intervention divine afin de rendre l’économie centrafricaine « forte, stable et prévisible », de bénir les activités des agriculteurs et des commerçants et de permettre à chaque citoyen de manger à sa faim et de vivre dans la dignité.

 

Concernant la gouvernance, le président demande également à Dieu d’éliminer de l’administration la corruption, les détournements de fonds publics, le gaspillage, l’injustice et la paresse.

 

Ces demandes soulèvent une interrogation simple : pourquoi confier à Dieu des missions qui relèvent normalement de l’action gouvernementale et des institutions publiques ?

 

Pour plusieurs analystes politiques, un élément n’a pas échappé à l’attention. Dans cette longue liste de requêtes adressées au Créateur, le président n’évoque ni le Fonds monétaire international (FMI) ni la Banque mondiale, dont les rapports successifs mettent en évidence les difficultés des finances publiques et critiquent régulièrement la gestion économique du pays.

 

La prière ne remplace ni les réformes économiques, ni la discipline budgétaire, ni les exigences de transparence imposées par les partenaires financiers. Aucun miracle ne peut se substituer aux responsabilités qui incombent au gouvernement dans la gestion des affaires publiques.

 

Cette intervention télévisée s’inscrit dans une série de déplacements effectués ces dernières semaines dans plusieurs églises évangéliques de Bangui. Accompagné d’une de ses épouses, Faustin-Archange Touadéra multiplie les séances de prière. Les images diffusées montrent également le président du Conseil constitutionnel, Jean-Pierre Waboué, agenouillé devant un pasteur, ainsi que le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, priant les mains levées.

 

À ce stade, deux importantes communautés religieuses ne figurent toujours pas dans cette tournée : l’Église catholique et la communauté musulmane.

 

Dans plusieurs quartiers de Bangui, une question revient avec insistance : le président se rendra-t-il également à la grande mosquée de Bangui pour y organiser une nouvelle prière publique ?

 

La prière publique de Touadéra soulève des questions sur l’absence de solutions concrètes face à la crise sécuritaire et économique en Centrafrique.

Pour de nombreux habitants de la capitale, cette multiplication des cérémonies religieuses reflète les inquiétudes d’un pouvoir sous pression. Alors que les rumeurs d’une progression des groupes armés alimentent les discussions dans certains quartiers, le chef de l’État semble concentrer une partie de son discours sur « l’esprit de rébellion », au point de donner l’image d’un dirigeant préoccupé avant tout par les menaces qui pèsent sur son pouvoir.

 

En demandant publiquement à Dieu de prendre en charge la sécurité du pays, le redressement de l’économie et la lutte contre la corruption, Faustin-Archange Touadéra donne le sentiment de déplacer vers le domaine spirituel des responsabilités qui relèvent de l’exercice du pouvoir. Lorsque les réponses aux difficultés du pays prennent la forme d’une prière lue devant les caméras plutôt que d’annonces de mesures concrètes, la capacité du pouvoir à apporter des solutions devient un sujet de débat.

 

Pour de nombreux observateurs, cette intervention ressemble davantage à un aveu d’impuissance qu’à une démonstration de leadership. Face aux difficultés persistantes que traversent les Centrafricains et aux critiques répétées des partenaires internationaux, les prières ne peuvent tenir lieu de bilan ni remplacer les résultats attendus de l’action publique.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : la milice d’autodéfense Azandé accuse les mercenaires russes du groupe Wagner et le député Lambert Akovourou d’avoir armé illégalement les éleveurs Peuls dans le Haut-Mbomou

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Centrafrique : la milice d’autodéfense Azandé accuse les mercenaires russes du groupe Wagner et le député Lambert Akovourou d’avoir armé illégalement les éleveurs Peuls dans le Haut-Mbomou

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

La milice d’autodéfense Azandé affirme que des mercenaires russes du groupe Wagner ont remis des armes à des éleveurs peuls installés dans les environs de Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Elle met également en cause le député de Djema, Lambert Akovourou, qu’elle accuse d’avoir fourni des armes à des éleveurs peuls.

 

Selon les responsables de la milice, leur mouvement a été informé de la présence d’armes dans un campement d’éleveurs situé à proximité de Zémio. Ils disent avoir lancé une opération pour investir le site et saisir l’ensemble des armes qui s’y trouvaient.

 

Après cette opération, les responsables de la milice ont informé la rédaction de CNC des résultats de leur intervention. Ils affirment avoir récupéré plusieurs armes au cours de cette opération. Ils ajoutent avoir maintenu la pression sur les éleveurs présents dans le campement. D’après leurs déclarations, ces derniers ont confirmé que les armes leur avaient été remises par les mercenaires russes du groupe Wagner.

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Pour les responsables de la milice, ces révélations renforcent leurs accusations selon lesquelles les mercenaires russes du groupe Wagner apportent un soutien armé à certains groupes d’éleveurs peuls dans le Haut-Mbomou, une situation qu’ils estiment de nature à aggraver l’insécurité dans cette préfecture du sud-Est du pays.

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Les dirigeants de la milice affirment également que les mercenaires russes du groupe Wagner entretiennent volontairement un climat d’insécurité afin de justifier la poursuite de leur présence et de leurs activités en République centrafricaine.

 

Les accusations visent aussi le député Lambert Akovourou. Selon la milice, l’élu de Djema aurait lui aussi remis des armes à des peuls. Au moment de la rédaction de cet article, les tentatives de le joindre par téléphone pour recueillir sa réaction n’ont pas abouti.

 

Interrogés de nouveau, les responsables de la milice d’autodéfense Azandé ont maintenu l’ensemble de leurs accusations à l’encontre des mercenaires russes du groupe Wagner et du député Lambert Akovourou.

 

Arrêté en mai 2025 avant d’être détenu pendant environ six mois au sein de l’office central pour la répression du banditisme (OCRB    ) à Bangui, Lambert Akovourou avait ensuite retrouvé son siège à l’Assemblée nationale grâce aux dernières législatives. La milice affirme aujourd’hui qu’il aurait abandonné les positions qu’elle lui prêtait auparavant pour se rapprocher des mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Les mercenaires russes du groupe Wagner sont accusés d’avoir armé des éleveurs dans le Haut-Mbomou, en lien avec le député Lambert Akovourou.

Par Éric Nzapa

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Amdafock : Le clochard politique Bertin BÉA est de retour

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Amdafock : Le clochard politique Bertin BÉA est de retourRédigé le 24 juillet 2026.Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  En panne de visibilité et réduit au rang de spectateur politique, l’ancien député de Boali, Bertin Béa, tente un va-tout médiatique pour sauver sa peau. Lors d’une conférence de presse pathétique organisée au complexe sportif Barthélemy Boganda à Bangui, l’ex-secrétaire général du parti KNK s’est fendu d’une déclaration sur les récents événements d’Amdafock. Mais derrière les trémolos dans la voix et une condamnation de façade, cette sortie n’est que le miroir déformant d’un opportuniste politique qui cherche désespérément à se vendre au régime de Bangui pour assurer sa propre survie financière.

Le traumatisme d’Amdafock : un prétexte à l’agitation médiatique

Revenant en détail sur les faits survenus dans la sous-préfecture d’Amdafock, l’ex-parlementaire a dressé un bilan dramatique de l’incursion armée, évoquant des pertes en vies humaines, des pillages et des destructions d’infrastructures. Pour cet ancien secrétaire général du parti KNK, fraîchement revenu d’un exil infructueux en France, cette tragédie s’avère être une tribune inespérée pour tenter de revenir dans le jeu politique centrafricain.

Le miroir aux alouettes d’un transfuge en quête de pitance

Derrière la gravité de la tribune, la démarche de Bertin Béa relève de la pure mendicité politique. Ce clochard politique, marginalisé à son retour de France et ignoré par le pouvoir en place, multiplie les interventions désespérées à gauche et à droite pour tenter d’exister. Prêt à toutes les contorsions et à toutes les déclarations pathétiques pour caresser le régime dans le sens du poil, ce transfuge ne cherche ni la justice ni la paix, mais simplement une place à la table pour subvenir à ses propres besoins.Une riposte mythologique : la fable des FACA face à la réalité de WagnerDans son allocution, Bertin Béa s’est empressé de louer la “puissante riposte” des Forces armées centrafricaines (FACA) aux côtés de leurs alliés étrangers, reprenant la rhétorique officielle pour plaire au sommet de l’État.

Le mensonge des FACA et le business du chaos

Cette version des faits est une pure fiction destinée à masquer une réalité bien mais sombre. Sur le terrain d’Amdafock, les soldats réguliers des FACA étaient totalement inexistants. La contre-offensive a été exclusivement menée par les mercenaires russes de Wagner, appuyés par leurs supplétifs locaux des milices d’autodéfense communément appelées “Wagner Noirs” ou “Russes Noirs” et des ex-rebelles recyclés issus de l’UPC, du MPC et des 3R. Loin d’être une attaque terroriste spontanée, cette opération cache en réalité un double jeu des mercenaires russes eux-mêmes, qui entretiennent sciemment l’instabilité et le chaos pour pérenniser leur business hautement lucratif en RCA.L’appel stérile à l’exécutif : « C’est la tête et non les bras qui gouvernent »Pour clore sa mise en scène, l’ancien député de Boali, Bertin Béa, a directement interpellé le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, en convoquant des maximes historiques pour exiger la protection du territoire. Un coup d’épée dans l’eau pour un homme politique dont la voix ne porte plus auprès des décideurs de Bangui.

L’opportunisme érigé en doctrine

En brandissant le précepte selon lequel « c’est la tête et non les bras qui gouvernent », Bertin Béa cherche avant tout à se faire remarquer par le sommet de l’État. Mais le régime actuel, conscient du profil de ce chercheur de nourriture capable de vendre son âme pour un décret, feint de ne pas l’entendre. Cette conférence de presse n’est pas le cri du cœur d’un patriote indigné, mais le chant du cygne d’un politicien aux abois, tentant désespérément de monnayer son ralliement dans un pays mis à genoux par la mauvaise gestion et le pillage systématique de ses ressources.Par Éric Azoumi 

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Centrafrique : Fari Tahéruka Shabazz promet une vengeance implacable contre Doctrouvé Koï suite à l’insulte contre sa défunte mère

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Centrafrique : Fari Tahéruka Shabazz promet une vengeance implacable contre Doctrouvé Koï suite à l’insulte contre sa défunte mère

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le politologue centrafricain Fari Tahéruka Shabazz promet une riposte implacable contre l’insulteur public Doctrouvé Koï, ne pouvant tolérer l’affront personnel lié aux invectives ordurières lancées publiquement contre sa propre maman.

 

Cet outrage intolérable commis par le griot zélé du régime brise définitivement les limites du respect et de la décence humaine. En s’attaquant à une femme disparue, Euloge Doctrouvé Koï, auteur de ces propos abjects, a transformé un simple désaccord politique en un conflit d’honneur d’une extrême gravité.

 

La réaction du politologue Shabazz ne s’est pas fait attendre. Blessé mais déterminé, il a scellé le serment solennel de faire payer cet affront, affirmant qu’aucune trêve ne sera possible tant que justice ne sera pas rendue.

 

Cette promesse de châtiment découle directement de la douleur immense provoquée par l’évocation d’une maman ayant tant souffert. L’impossibilité de lui offrir de dignes funérailles à cause du contexte politique nationale ajoute une immense amertume à cette blessure intime profondément rouverte.

 

Les dérives verbales récurrentes de ce griot du régime, habitué à cibler l’intimité des femmes avec une vulgarité inouïe, atteignent ici un point de non-retour. En ouvrant ainsi la voie à un cycle de règlements de comptes, le provocateur s’expose à des conséquences d’une rare violence.

 

Par Éric Azoumi

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Déchéance du député Souleman Bi Hassan : Élysée Nguemale relance le Conseil constitutionnel

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Déchéance du député Souleman Bi Hassan : Élysée Nguemale relance le Conseil constitutionnel

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le juriste Élysée Nguemale, mandataire de Harouna Moelle, interpelle le Conseil constitutionnel sur la déchéance de Souleman Bi Hassan, élu à Bouar, après deux mois de silence sur sa requête.

 

Une requête en déchéance introduite depuis le 18 mai

Le juriste Élysée Nguemale a adressé une lettre de rappel au président du Conseil constitutionnel le 20 juillet 2026. Il agit comme mandataire de Harouna Moelle, candidate aux législatives du 28 décembre 2025 dans la 4e circonscription de Bouar. Sa requête, enregistrée sous le numéro 1117, réclame la déchéance de l’élu Souleman Bi Hassan.

À lire aussi : Kété-Sido : dix jeunes filles victimes d’agression sexuelle par des hommes armés non identifiés

 

Selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, cette démarche s’appuie sur les jurisprudences de la juridiction constitutionnelle centrafricaine. Elle invoque également les dispositions du code électoral en vigueur.

À lire aussi : Le règlement de comptes de la Primature : l’heure de la revanche pour Félix Moloua contre son ancien ministre de l’économie Richard Filakota

 

Les délais légaux que le mandataire invoque

L’article 146 de la Constitution impose au Conseil constitutionnel un délai de quinze jours pour statuer sur toute saisine. Ce délai est largement dépassé, souligne Élysée Nguemale dans son courrier. Toutefois, le code électoral prévoit un délai plus long en cas de contentieux post-électoral de masse. Son article 150 accorde un mois au Conseil constitutionnel pour rendre une décision motivée et la notifier aux parties.

 

Le mandataire résume ainsi la chronologie du dossier :

 

18 mai 2026 : requête enregistrée au greffe sous le n°1117Article 146 de la Constitution : délai légal de quinze joursArticle 150 du code électoral : délai d’un mois en cas de contentieux de masse20 juillet 2026 : envoi de la lettre de rappel, deux mois révolus sans décisionDeux mois sans décision motivée

 

Au moment de l’envoi de ce rappel, la requête totalise deux mois révolus sans décision motivée, selon le mandataire. Élysée Nguemale rappelle que les règles de procédure relèvent de l’ordre public. Elles s’imposent, précise-t-il, aux juges, aux autorités publiques et à tous les citoyens. Par ailleurs, il estime que les juges constitutionnels ont l’obligation de rendre une décision motivée dans le délai prévu par la loi fondamentale.

 

La population de Bouar dans l’attente

Le mandataire affirme que la population de la 4e circonscription de Bouar attend impatiemment cette décision. Elle souhaite savoir qui la représente réellement à l’Assemblée nationale. De son côté, Élysée Nguemale évoque une situation qui demeure confuse pour les habitants concernés depuis plusieurs mois. À ce stade, aucune réponse officielle du Conseil constitutionnel n’a été communiquée sur ce dossier.

 

La déchéance du député Souleman Bi Hassan soulève des questions sur le rôle du Conseil constitutionnel en Centrafrique et sur l’impact de cette décision sur la représentation politique à Bouar.

Par Anselme Mbata

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Attaque de la LRA dans le village de Tandja, près de Nzacko : plusieurs habitants enlevés lors d’une incursion nocturne

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Attaque de la LRA dans le village de Tandja, près de Nzacko : plusieurs habitants enlevés lors d’une incursion nocturne

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 

Des combattants de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont attaqué, dans la nuit de lundi à mardi, le village de Tandja, situé à environ huit kilomètres de Nzacko, dans la préfecture du Mbomou. Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC auprès de sources locales, plusieurs habitants ont été enlevés au cours de cette attaque.

 

Les hommes armés sont entrés dans le village à la faveur de la nuit, prenant les habitants par surprise. Des habitations ont été pillées et plusieurs femmes ont subi des violences sexuelles, d’après les témoignages recueillis sur place. Les assaillants ont ensuite quitté le village en direction de la brousse avec plusieurs personnes dont le nombre exact n’était pas encore connu.

À lire aussi : Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel

 

Cette nouvelle attaque intervient après plusieurs années de faible activité de la LRA dans le Haut-Mbomou et le Mbomou. Rappelons que jusqu’en 2017, les forces spéciales américaines, déployées en République centrafricaine dans le cadre de la traque du chef rebelle ougandais Joseph Kony, avaient fortement limité les déplacements du groupe dans cette région. Après leur retrait, l’arrivée des rebelles de l’UPC dans le Haut-Mbomou suivi de la création du mouvement d’autodéfense Azandé en 2023, accentué par les affrontements opposant les combattants de l’UPC aux groupes d’autodéfense azandé, , ont à leur tour réduit la présence de la LRA dans cette partie du pays. Sous cette pression, les combattants du mouvement se sont progressivement repliés vers la région de Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Vakaga, à proximité des frontières avec le Soudan du Sud.

À lire aussi : Le règlement de comptes de la Primature : l’heure de la revanche pour Félix Moloua contre son ancien ministre de l’économie Richard Filakota

 

 

Depuis 2024, plusieurs sources locales et sécuritaires signalent un retour progressif d’éléments de la LRA dans les préfectures du Haut-Mbomou et du Mbomou. Selon ces mêmes sources, la détérioration des relations entre les groupes d’autodéfense azandé et les mercenaires russes présents dans la région aurait favorisé cette réapparition. Elles affirment également que des éléments de la LRA sont utilisés pour contenir les offensives menées par les groupes d’autodéfense azandé.

 

Dans les zones où elle est active, la LRA est régulièrement accusée d’enlever des civils pour assurer sa logistique. Des adultes sont contraints de transporter des vivres, des munitions et d’autres équipements lors des déplacements du groupe, tandis que des enfants sont recrutés de force pour renforcer ses effectifs, selon des rapports des Nations unies et d’organisations humanitaires.

 

Les autorités centrafricaines n’avaient pas encore réagi officiellement à cette attaque au moment de la publication de cet article. À Tandja, plusieurs familles restent sans nouvelles de leurs proches emmenés par les assaillants, tandis que les habitants des villages voisins vivent dans la crainte de nouvelles incursions.

 

Par Simon Goussoumalé

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Les enlèvements par la LRA à Tandja soulèvent des inquiétudes sur la sécurité à Nzacko et dans les villages environnants, mettant en évidence la situation préoccupante dans la région.

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Centrafrique : près de 100 enfants participent au deuxième « Goûter atelier lecture » organisé par l’Action solidaire à Bangui

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Centrafrique : près de 100 enfants participent au deuxième « Goûter atelier lecture » organisé par l’Action solidaire à Bangui

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Près d’une centaine d’enfants ont participé, mardi à Bangui, à la deuxième édition du « Goûter atelier lecture », organisée par Action Solidaire pour encourager la lecture pendant les vacances scolaires.

 

Une initiative pour développer le goût de la lecture

L’association Action Solidaire a organisé cette activité dans les locaux de l’église Coopération évangélique de Bruxelles « Ga Mo Ba », située dans le 2ᵉ arrondissement de Bangui. La rencontre a réuni près d’une centaine d’enfants venus participer à des ateliers de lecture et d’échange.

À lire aussi : Le règlement de comptes de la Primature : l’heure de la revanche pour Félix Moloua contre son ancien ministre de l’économie Richard Filakota

 

Cette deuxième édition s’inscrit dans la volonté de maintenir les élèves au contact des livres durant les grandes vacances. Les organisateurs souhaitent aussi renforcer les habitudes de lecture dès le plus jeune âge.

À lire aussi : À Paoua, les ONG accusées d’avoir transformé la population à un groupe des “fainéants”

 

L’atelier a été animé par Kamélia Kossy, 14 ans, élève en classe de troisième, et Sarah Aziz, 18 ans, étudiante en première année de BTS. Toutes deux ont représenté l’association en l’absence de sa présidente.

Photo de famille du deuxième « Goûter atelier lecture » à Bangui
Photo de famille du deuxième « Goûter atelier lecture » à Bangui

 

Des ateliers centrés sur la pratique de la lecture

Kamélia Kossy explique que cette initiative répond à un constat fait pendant les vacances scolaires.

 

« Nous avons remarqué que les enfants ne lisent pas beaucoup pendant les grandes vacances. Nous sommes venues leur proposer des activités pour leur donner le goût et l’envie de lire au quotidien », indique-t-elle.

À droite Sarah-Isis Lardenois, au milieu un participant et à gauche Camélia Kossi, lors du deuxième « Goûter atelier lecture » à Bangui
À droite Sarah-Isis Lardenois, au milieu un participant et à gauche Camélia Kossi, lors du deuxième « Goûter atelier lecture » à Bangui

 

Selon elle, les participants disposent déjà de bonnes bases. En revanche, ils peuvent encore progresser grâce à une pratique plus régulière.

 

La jeune animatrice espère que les enfants conserveront cette habitude après la fin des ateliers. Elle estime que la lecture constitue un appui important pour la réussite scolaire.

 

Apprendre les règles essentielles de la lecture

Sarah Aziz a également salué l’implication des enfants présents. À ses yeux, leur niveau reste encourageant malgré des marges de progression.

 

Elle a profité de la séance pour rappeler plusieurs règles de lecture. D’abord, un point marque un arrêt. Ensuite, une virgule demande une courte pause. Un point d’exclamation nécessite une intonation adaptée afin de mieux transmettre le sens du texte.

 

Selon elle, ces techniques permettent aux enfants de mieux comprendre les textes et d’améliorer leur expression orale.

 

Sarah Aziz insiste aussi sur la place de la lecture dans le parcours éducatif. Elle considère que cette pratique accompagne les apprentissages et aide les jeunes dans leur vie quotidienne.

 

L’événement à Bangui s’inscrit dans une série d’activités éducatives visant à encourager la lecture pour enfants pendant les vacances scolaires.

L’association souhaite élargir l’initiative

Les organisateurs reconnaissent que le nombre de participants reste limité par les moyens disponibles. Plusieurs enfants intéressés n’ont pas pu prendre part à cette deuxième édition.

 

De son côté, Sarah Aziz espère que l’association pourra bénéficier de nouveaux partenaires afin d’accueillir davantage d’enfants lors des prochaines éditions.

 

Elle affirme également vouloir revenir chaque année à Bangui pour poursuivre ces activités. Selon elle, ces rencontres permettent de transmettre aux enfants le plaisir de lire tout en renforçant leurs compétences pendant la période des vacances scolaires.

 

Par Brahim Banafio

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Dans son délire propagandiste et mensonger de mythomane, Fidel Gouandjika se réjouit de la prétendue élimination de la LRA par les forces russes pour falsifier l’histoire et masquer la complicité de la dictature avec les criminels de Joseph Kony.

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Dans son délire propagandiste et mensonger de mythomane, Fidel Gouandjika se réjouit de la prétendue élimination de la LRA par les forces russes pour falsifier l’histoire et masquer la complicité de la dictature avec les criminels de Joseph Kony.

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le conseiller du mytho-dictateur sombre dans une folie politique sans précédent en attribuant aux mercenaires de Wagner une victoire imaginaire sur la LRA, un mensonge grossier conçu pour justifier l’occupation russe en République Centrafricaine.

 

Les déclarations de Fidel Gouandjika sur l’éradication de la LRA par les mercenaires russes relèvent de la pure fabulation. Dans la réalité, aucun Centrafricain n’a jamais vu ni entendu parler du moindre combat entre les hommes de Wagner et les forces de Joseph Kony. Les troupes russes ne sont arrivées dans le Haut-Mbomou qu’en 2024, non pas pour traquer ces criminels, mais dans l’unique but de former les milices Azandé Ani Kpi Gbé afin de combattre la rébellion de l’UPC. La LRA reste parfaitement intacte, continue d’endeuiller le pays par des rapts de masse en province et s’implante partout où l’État brille par son inefficacité.

 

Le cynisme du porte-parole de l’empereur-dictateur va encore plus loin : au lieu de combattre la LRA, le pouvoir utilise en secret via le groupe Wagner ces mêmes bandits criminels ougandais comme supplétifs de sécurité des mercenaires russes dans certaines villes du pays pour combattre certains groupes armés centrafricains et terroriser les populations civiles.

 

Attaquer les missions américaines ou européennes qui ont financé la traque historique de Joseph Kony est une manœuvre pour détourner l’attention du pacte de sang secret liant Wagner à des criminels de guerre.

 

Après avoir pillé les ressources minières et organisé des massacres dans l’Ouham et ailleurs, le régime invente des victoires virtuelles pour cacher que la sécurité des Centrafricains a été vendue aux réseaux mafieux de Moscou.

 

Par Alain Nzilo

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Pampali à Touadéra : débarrassez-vous de votre entourage qui freine le pays, ou votre mandat sera perdu d’avance

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Pampali à Touadéra : débarrassez-vous de votre entourage qui freine le pays, ou votre mandat sera perdu d’avance

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 C’est un conseil que peu osent formuler publiquement. Laurent Gomina Pampali, ancien ministre, ex-député et ancien professeur de philosophie à l’université de Bangui, l’a dit sans passer par le dos de la cuillère dans un entretien accordé à la radio Guira FM : le président Faustin-Archange Touadéra doit se séparer, et vite, de ceux qui l’entourent pour se servir plutôt que pour servir. « Il doit se débarrasser de ceux qui veulent lui faire du surplace, honnêtement », tranche l’ancien ministre.

 

Pas de formule diplomatique qui tente d’embellir les choses. Pas de précaution oratoire. Une prescription directe, de quelqu’un qui connaît les rouages du pouvoir centrafricain de l’intérieur.

 

Ce que Pampali décrit, c’est un mécanisme que l’histoire politique africaine a produit dans presque tous ses États : l’entourage immédiat du chef devient progressivement son principal obstacle. Des hommes et des femmes qui ont obtenu leur place non pas par compétence, mais par allégeance. Qui maintiennent cette place non pas en servant le pays, mais en contrôlant l’accès au président. Qui filtrent les informations, écartent les voix discordantes, et construisent autour du chef une réalité fabriquée où tout va bien pendant que le pays s’enfonce.

 

Pampali l’a observé sur près de quarante ans de carrière politique. Un dirigeant peut arriver avec les meilleures intentions du monde. Si son entourage est mauvais, ces intentions ne franchiront jamais la porte du palais. Les courtisans, dit-il, « veulent se tailler une place à la table du pouvoir » et pour y parvenir, ils n’hésitent pas à discréditer ceux qui pourraient concurrencer leur influence. Le résultat : le président se retrouve isolé dans sa propre présidence, gouvernant une fiction pendant que la réalité du pays lui échappe.

 

L’avertissement de Pampali prend une acuité particulière au moment où Touadéra entame illégalement un nouveau septennat avec des promesses ambitieuses. Lutte contre la corruption, fin de l’impunité, mérite comme critère de promotion, ouverture vers l’opposition,  autant d’engagements qui exigent, pour se concrétiser, que les hommes chargés de les mettre en œuvre y croient réellement. Or si ces hommes sont précisément ceux qui ont prospéré sous le système que le président dit vouloir réformer, la réforme ne viendra pas. Elle sera sabotée de l’intérieur, lentement, méthodiquement, sans que personne n’en porte jamais la responsabilité.

 

L’ancien professeur de philosophie cite Aristote, qui définissait l’État comme l’assemblage des égaux. Mais il ajoute une vérité plus prosaïque, tirée de l’expérience : malheur à l’homme seul. Touadéra ne peut pas gouverner sans entourage. La question n’est donc pas de choisir entre la solitude et les courtisans. Elle est de choisir les bons collaborateurs — ceux dont la loyauté va au pays avant d’aller à leur propre carrière. Et pour Pampali, tant que ce tri n’aura pas été fait, toutes les promesses du 30 mars resteront suspendues dans l’air du discours, sans jamais toucher le sol de la réalité centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Jean Symphorien Mapenzi et le fantasme de la “volonté du peuple” : l’absolutisme du MCU pousse le nouveau bureau de l’assemblée nationale à l’obéissance aveugle

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Jean Symphorien Mapenzi et le fantasme de la “volonté du peuple” : l’absolutisme du MCU pousse le nouveau bureau de l’assemblée nationale  à l’obéissance aveugle

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le nouveau vice-président de l’Assemblée nationale tente d’imposer un récit trompeur. Sous couvert d’un choix populaire, Jean Symphorien Mapenzi valide l’hégémonie d’un parti unique qui confisque désormais tout débat contradictoire.

 

En effet, l’assurance affichée par Jean Symphorien Mapenzi lors de son interview sur la radio Ndékè-luka témoigne d’une volonté de normaliser une situation politique pourtant étouffante. En qualifiant l’omniprésence du MCU de simple « vivacité de notre démocratie », il occulte sciemment le verrouillage institutionnel qui empêche l’expression de toute opposition réelle. Pour lui, l’unanimité observée lors de l’élection du bureau de l’Assemblée n’est pas le résultat d’une pression politique, mais une preuve de cohésion. Pourtant, cette absence de concurrence traduit surtout l’extinction des voix divergentes au sein de l’hémicycle.

 

L’élu de la nation va plus loin en comparant l’institution à un orchestre où le président de l’Assemblée donnerait le tempo. Cette vision réduit le rôle des députés à celui de simples exécutants, dénués de tout pouvoir critique. Cette conception du travail législatif transforme la représentation nationale en un instrument docile aux mains de l’exécutif. Mapenzi prétend que le peuple a donné au chef de l’État les outils nécessaires pour sa politique, oubliant que le rôle premier d’un parlementaire réside dans le contrôle et l’équilibre des pouvoirs, et non dans l’obéissance aveugle à un parti dominant.

 

Derrière les mots lénifiants sur la « paix » et le « développement », se cache une stratégie de domination globale. Jean Symphorien Mapenzi refuse de voir les failles d’un système qui se replie sur lui-même. En affirmant que la configuration monocolore de l’Assemblée est le reflet de la souveraineté, il tente de légitimer un régime où la pluralité est sacrifiée sur l’autel de l’allégeance partisane. Ce discours belliqueux, déguisé en sagesse institutionnelle, annonce une législature où les intérêts du clan passeront avant les nécessités de la nation centrafricaine.

 

Par Éric Azoumi

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Damara : un voleur du bœuf de Touadéra arrêté par les mercenaires russes grâce au GPS posé sur l’animal

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Damara : un voleur du bœuf de Touadéra arrêté par les mercenaires russes grâce au GPS posé sur l’animal 

Damara : un voleur du bœuf de Touadéra arrêté par les mercenaires russes grâce au GPS posé sur l’animal
Troupeau des bœufs au marché à bétail de Bouboui
  Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC    Le vol d’un bœuf appartenant au dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra continue de faire de grand bruit à Damara, une ville située à environ 75 kilomètres de Bangui, capitale de la RCA.À lire aussi : À Paoua, les ONG accusées d’avoir transformé la population à un groupe des “fainéants” Selon plusieurs témoignages recueillis sur place par la rédaction du CNC, un jeune ancien milicien Anti-Balaka faction Touadera, connu pour des braquages du bétail, a cette fois-ci volé un bœuf appartenant au troupeau du chef de l’État centrafricain. Il ignorait que l’animal faisait partie d’un troupeau d’environ 5 000 bœufs appartenant à Touadéra, gardé à Damara par ses parents paternels, des éleveurs mbororo venus spécialement du Niger. Après avoir volé et récupéré le bœuf, le suspect l’a abattu avant de partager la viande avec ses proches. Ce qu’il ne savait pas, c’est que l’animal portait autour du cou une bague GPS utilisé pour suivre les déplacements du troupeau. À lire aussi : Le règlement de comptes de la Primature : l’heure de la revanche pour Félix Moloua contre son ancien ministre de l’économie Richard FilakotaPensant qu’il s’agissait d’une  simple jolie bague, le braqueur l’a conservé précieusement dans son salon. C’est cette erreur qui lui a coûté sa liberté en ce moment. Grâce au signal GPS, les mercenaires russes chargés de surveiller et de localiser les troupeaux présidentiels ont finalement localisé la bague, par extension  le domicile du suspect. Ils sont intervenus, puis  l’arrêter avant de le remettre à la gendarmerie. Une plainte a ensuite été déposée pour le vol du bœuf par le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera. Placé en garde à vue, le suspect aurait expliqué avoir agi parce qu’il n’avait plus de quoi nourrir sa famille. Selon plusieurs personnes ayant connaissance de son audition, il aurait déclaré : « Nous mourons de faim pendant que Touadéra grossit comme un cochon. Ça ne peut plus durer. Nous maigrissons à mesure que lui grossi. » Depuis son arrestation, le suspect est maintenu en détention. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, le dictateur Faustin-Archange Touadera réclame le remboursement de la valeur du bœuf. L’intéressé affirme qu’il ne possède pas les moyens financiers pour payer et soutient qu’il n’a même pas de quoi subvenir à ses besoins quotidiens.Affaire à suivre… Par Anselme Mbata

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 Chaine officielle du CNC  Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4  CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC  Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube  Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.orgPour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org   

Camion incendié près de Zémio : les miliciens azandés affirment que les otages sont vivants et posent leurs conditions pour leur libération

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Camion incendié près de Zémio : les miliciens azandés affirment que les otages sont vivants et posent leurs conditions pour leur libération 

  Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC    Près de sept mois après l’enlèvement d’une dizaine de personnes sur l’axe Bangassou-Zémio, la rédaction de CNC a obtenu une réponse des miliciens azandés. Ces derniers affirment que les otages sont toujours en vie et détenus sous leur contrôle, tout en déclarant avoir fixé des conditions pour leur libération. Le 16 décembre 2025, deux camions transportant des marchandises en provenance de Bangui avaient été attaqués à quelques kilomètres de l’entrée de Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Les assaillants avaient incendié l’un des véhicules avant d’enlever les membres de l’équipage ainsi que plusieurs passagers. Depuis cette attaque, les familles étaient restées sans la moindre nouvelle de leurs proches. Dans plusieurs articles publiés ces derniers mois, la rédaction de CNC s’était interrogée sur le sort des personnes enlevées. Les familles ne disposaient d’aucune information, tandis qu’aucun groupe n’avait officiellement revendiqué leur détention ni communiqué sur leur état de santé. La rédaction de CNC a finalement pu entrer en contact avec des responsables des miliciens azandés. Selon leurs déclarations, les personnes kidnappées sont toujours vivantes. Ils assurent qu’elles sont maintenues sous leur garde depuis leur enlèvement. Les miliciens affirment également avoir transmis des conditions en vue de leur libération. Selon eux, ces exigences ont été communiquées aux familles des otages. Ils n’ont en revanche donné aucun détail sur la nature de ces conditions. Malgré cette déclaration, aucun élément matériel n’a été fourni pour confirmer les affirmations des ravisseurs. Aucune photographie récente, aucun enregistrement audio, aucune vidéo et aucun autre signe de vie n’ont été transmis à la rédaction de CNC. Les familles demeurent donc dans l’attente d’une preuve permettant de confirmer que leurs proches sont effectivement en vie. L’enlèvement est intervenu après l’attaque particulièrement violente contre les deux camions. Le véhicule avait été incendié et réduit en cendres, tandis que les passagers et les membres de l’équipage avaient été emmenés de force par les assaillants. Depuis ce jour, aucune des personnes kidnappées n’a retrouvé la liberté. Cette affaire continue d’alimenter les inquiétudes sur la sécurité de l’axe Bangassou-Zémio, emprunté par les transporteurs pour ravitailler le sud-est de la République centrafricaine. Plusieurs commerçants limitent désormais leurs déplacements sur cette route, craignant de subir des attaques similaires. Contactée par la rédaction de CNC, la direction des miliciens azandés affirme que les otages sont toujours en vie et que leur libération reste liée au respect des conditions qu’elle dit avoir fixées aux familles, sans présenter, à ce stade, la moindre preuve de vie. Par Éric Nzapa

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