La COSCIPAC, via Petit Delphin KOTTO, a adressé à la présidente de la Commission de l’Union européenne une saisine intitulée SAISINE ET PLAIDOYER INSTITUTIONNEL A L’ATTENTION DE LA PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DE L’UNION EUROPÉENNE ET DES PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE pour demander une conditionnalité stricte de l’aide en Centrafrique.
Dans ce document signé par Petit Delphin KOTTO pour la COSCIPAC, l’organisation expose une série de défaillances structurelles qui touchent la gouvernance publique en République centrafricaine. La lettre cite notamment l’absence de poursuites effectives contre les auteurs de violations des droits humains au sein des forces de défense et de sécurité ainsi que des groupes armés alliés comme les mercenaires du groupe Wagner. Elle signale aussi l’instrumentalisation des forces de sécurité pour des objectifs de contrôle politique, avec des arrestations arbitraires d’opposants et un usage disproportionné de la force.
Le texte de Petit Delphin KOTTO pour la COSCIPAC aborde par ailleurs les contraintes qui pèsent sur la liberté d’expression à travers des pratiques d’intimidation et de menaces qui favorisent l’autocensure. Il évoque l’insécurité qui persiste sur de larges portions du territoire malgré la présence de l’État et de ses partenaires. Le recours à des partenaires sécuritaires extérieurs dans un cadre opaque fait l’objet d’allégations d’exactions contre les civils.
Le système judiciaire reste marqué par un manque de moyens humains et matériels, des cas de corruption et une lenteur des procédures, selon la saisine de la COSCIPAC signée par Petit Delphin KOTTO. Les mécanismes de contrôle de l’action publique manquent d’indépendance et de culture de reddition des comptes.
La COSCIPAC, par l’intermédiaire de Petit Delphin KOTTO, attire l’attention sur les effets d’un appui international sans conditions rigoureuses qui pourrait renforcer des pratiques contraires aux principes démocratiques et entraîner un détournement des ressources.
La lettre demande l’instauration d’une conditionnalité stricte de l’aide afin que tout appui financier ou technique soit subordonné à des progrès mesurables en matière de droits humains, d’indépendance de la justice et de gouvernance démocratique. Elle réclame aussi des dispositifs de traçabilité et de contrôle renforcés ainsi qu’une pression diplomatique coordonnée pour encourager des réformes dans les secteurs de la justice, de la sécurité et des institutions.
La COSCIPAC sollicite enfin le soutien à un processus de transition politique inclusif qu’un dialogue politique sincère et inclusif soit encouragé en vue de favoriser l’émergence d’un cadre consensuel de transition politique garantissant la restauration de l’État de droit la crédibilité des processus électoraux et la stabilité institutionnelle mais la COSCIPAC estime que
Un accident de la circulation s’est produit dimanche 11 avril 2026 dans la matinée au quartier Damalat, près de la brigade de l’OCRB de Damala, dans la commune de Bégoua, au nord de la capitale centrafricaine.
Selon les témoins présents sur les lieux interrogés par la rédaction du CNC, une mère de famille, seule, poussait un pouce-pouce chargé d’équipements. La dame, qui venait de la direction du PK10, s’approchait du croisement de Damala. À cet endroit, comme vous le savez, une route descend vers l’ancien marché Combattant en direction de l’aéroport, tandis qu’une autre voie continue vers le PK10 et le PK12 pour rejoindre Gobongo.
Le véhicule des mercenaires russes, conduit par un seul homme et en provenance de la direction de Don Bosco, a pris la direction de sortie vers PK10. La dame venait du même côté. Le camion, dans sa vitesse, a touché le pouce-pouce, qui a ensuite percuté la femme. Celle-ci est tombée au sol.
Heureusement, les blessures de la victime ne paraissent pas très graves. Les personnes présentes ont surtout remarqué le comportement du conducteur russe. Il est descendu aussitôt de son véhicule, s’est approché de la dame pour vérifier son état et a contacté ses collègues pour organiser son transport vers l’hôpital.
Pour la première fois que cet acte marque les esprits dans le quartier. Les banguissois ont souvent observé dans la capitale que, lors d’accidents impliquant des mercenaires russes, ces derniers ne s’arrêtent généralement pas et poursuivent leur route sans porter assistance aux victimes centrafricaines.
Par ailleurs, les policiers de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) de Damala sont arrivés rapidement en nombre. Ils ont sécurisé la zone pour éviter tout débordement et sont restés sur place jusqu’à la fin de l’intervention.
À Ouanda-Djallé, le 27 février 2026, une dispute banale autour d’une bouteille d’eau a viré au drame : des soldats FACA ont ouvert le feu sur une foule en colère, laissant trois morts – dont des élèves – et une dizaine de blessés. Le lendemain, la ville entière s’est murée dans le silence, marchés clos, rues vides, deuil muet.
C’est dans ce climat de sidération que le sultan-maire, voix la plus écoutée de la localité, s’est adressé sans détour au ministre de la Défense Claude Rameaux Bireau, venu en délégation avec Bruno Yapandé. Debout devant une assemblée tendue, il a lâché les mots qui résument des mois de rancœur accumulée :
« Nous ne sommes pas des Centrafricains ? Dites-le nous clairement si c’est le cas. » Il a décrit une ville coupée du monde : pas de réseau fiable, pas de gendarmes, pas de policiers, une école fermée depuis le carnage, des enfants terrorisés par des uniformes qui patrouillent jusque dans les cours de récréation. « Les militaires que vous nous envoyez sont devenus des lions sur nous », a-t-il lancé, citant les saisies arbitraires de téléphones, les taxes forcées sur les champs, les tirs en l’air pour intimider, l’occupation prolongée des locaux de l’OFCA en plein centre-ville.
Le sultan-maire n’a pas hésité à nommer : « Un certain Yamale a pris le portable de mon enfant et refuse de le rendre malgré les réunions au sous-préfet. » Il a conclu en interpellant le ministre : « Vous êtes là maintenant. Ramenez ce téléphone. Expliquez-nous comment on va vivre. Ouadadjali est dans un trou, oubliée, noyée. »
Le sous-préfet, témoin oculaire, a confirmé la chronologie implacable : une altercation au marché, une marche vers la base FACA, l’intervention manquée de la MINUSCA, puis les rafales. Il a ajouté que les habitants subissent depuis longtemps « violations des droits, intimidation, occupation illégale », sans que personne n’agisse vraiment avant ce drame.
Face à cette charge directe, le ministre Bireau a répondu avec gravité. Il a reconnu que « un militaire ne tire pas sur sa population », présenté des condoléances officielles, promis une enquête menée par le général Isamo, des sanctions disciplinaires rapides, des poursuites judiciaires et surtout le remplacement intégral des unités stationnées sur place. « Nous allons relever tout le monde ici et ramener d’autres soldats », a-t-il assuré.
Bruno Yapandé, de son côté, a insisté sur l’attention personnelle du président Touadéra : « Ses yeux sont rivés sur vous. » Il a comparé l’incident à une querelle familiale – « les dents et la langue se battent parfois » – pour appeler à la réconciliation.
Pourtant, derrière les promesses, la fracture reste béante. Le sultan-maire et une grande partie de la population ne demandent pas seulement des mots ou des changements de visage : ils exigent le départ des FACA de l’OFCA, le retour à une base excentrée, la présence effective de forces de l’ordre civile, et surtout que justice soit rendue pour les trois vies perdues.
À Ouanda-Djallé, on attend désormais moins des discours que des actes. La ville blessée observe, silencieuse mais vigilante.
Alors que le discours sans sincérité de Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro, bébé chéri de Omba Excellence n’a encore fait un mois, une terrible réalité est venue nous rappeler que rien n’a changé. Que la 7e République est la copie de la 6e République de Touadéra. Comme toutes les copies, elle est même pire.
Votre journal en ligne Corbeaux News a décidé de prendre un cas très symbolique du refus de rendre justice à travers le cas de Me Crépin Mboli-Goumba, coupable d’être opposant, jeté en prison dont le domicile a été perquisitionné à la demande du célèbre criminel parrain mafieux Sani Yalo, et aujourd’hui c’est la spoliation de tous ses biens. Nous rendrons fidèlement à nos lecteurs pour que les Centrafricains sachent le niveau de notre justice et le niveau de corruption dans la septième république de Touadéra.
En effet, on peut se demander comment un criminel comme Sani Yalo peut arriver à mettre sous sa coupe lez magistrats?
Le Président du Tribunal de Commerce s’appelle Namsio, même père et même mère avec Obède NAMSIO, Ministre d’Etat Directeur de Cabinet de Baba Kongo Boro. Président du Conseil d’administration de l’Arsep, et d’autres sociétés. C’est ce dernier qui a imposé encore son frère au tribunal de commerce car, selon lui, ce poste est très juteux. Pourtant, ce fameux magistrat Namsio, que CNC connait très bien depuis sa formation à l’ENAM, dont il avait échoué lamentablement à ses cours, avec une moyenne de 05/20. Son frère Obed NAMSIO, depuis son bureau, a fait pression pour qu’il devienne Magistrat.
Revenons à l’affaire de notre mafieux Sani Yalo. Dans l’affaire de tentative de spoliation de la propriété de Me Mboli-Goumba par l’escroc multi récidiviste criminel Sani Yalo, qui était aussi derrière l’arrestation à l’OCRB du célèbre opposant , il a également mis Namsio à contribution.
C’est ainsi qu’après avoir saisi le Tribunal de Commerce pour le paiement des 450 millions d’indemnité d’occupation pendant 7 ans de sa propriété, Namsio tranche pathétiquement : Sani Yalo ne peut pas payer parce qu’il n’y a pas de contrat. Lisez bien ceci! Incroyable! Nous qui ne sommes pas Juriste, nous pouvons seulement aller faire des recherches sur Google. Ce moteur de recherche nous explique qu’on n’a pas besoin de contrat pour les indemnités d’occupation. Comment Namsio peut expliquer que quelqu’un aille chez un autre, prendre sa propriété en otage pendant sept ans et lui, le Magistrat incompétent décide qu’il n’y a rien à payer? Incroyable la septième république.
Tous les magistrats doivent aller lire la décision.
Sani Yalo avait déjà essayé de prendre de force la maison de Banguetande, heureusement qu’au niveau de la Cour de Cassation certains magistrats honnêtes avaient dit non.
Aujourd’hui c’est cet évadé de prison qui dicte sa loi. Un évadé de prison devenu Ministre d’Etat sans être allé à l’école dans la République de Touadera!
Mais cela est une perte de temps. Il y a la Cour d’appel , et après la Cour d’Appel, la Cour d’Abidjan.
On verra si l’escroc international Sani Yalo peut également aller là-bas. Rire! La Guinée Équatoriale l’attend de pieds ferme pour le mettre en cachot.
Nous suivons pas à pas cette chronique judiciaire de la septième république. Une demande en expulsion de Sani Yalo a été introduite devant Namsio. Nous vous informerons. Sans doute qu’il va décider de que Sani Yalo a la droit de rester dans la propriété de Me Mboli-Goumba dans contrat , puisqu’il a lui-même dit qu’il n’y a pas de contrat.
Aux dernières nouvelles Sani Yalo a fait une requête au tribunal de grande instance pour dire que la vente a Mboli-Goumba par l’État, n’est pas normal.
Comment quelqu’un dont le titre foncier a été forgé et déclaré faux par la Cour de Cassation, dernière juridiction, peut avoir le droit et la qualité pour saisir la justice?
Corbeaux News suit l’affaire. Restez à l’écoute, les détails dans nos prochains articles.
La prestation solennel de serment du Président de la République au stade vingt mille places a marqué l’ascension tant attendue de la septième République.
Cette méga cérémonie à la fois budgetivore et génératrice de polémiques des hôtesses et d’injures publiques des femmes de Centrafrique a été suivie d’un discours fort du Président de la République qui marque le point de départ d’un nouvel ère.
La tradition républicaine, les us et coutumes démocratiques voire l’évidence trilogique martèle que cette suite cartesienne devrait marquer le début d’une nouvelle République, d’un nouveau mandat et par voie de conséquence d’un nouveau gouvernement.
Force est de constater avec regret qu’après plus de dix jours, le gouvernement sortant n’est toujours pas démissionnaire à plus forte raison la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale n’est pas à l’ordre du jour pour répondre aux attentes pressantes, aux aspirations socio-économiques et sécuritaires du peuple centrafricain.
Cette problématique politico-juridique à la frontière d’un imbroglio s’est érigée en matière à débats pour des juristes de salon, des juristes de réseaux sociaux, des juristes opportunistes qui ouvre la voie à une interprétation biaisée de la constitution, et qui n’hésite pas à travestir le droit pour des intérêts égoïstes au détriment des vrais juristes qui ont parcouru le célèbre ouvrage de Georges Burdeau sur le droit constitutionnel.
Pour mieux comprendre et appréhender ce quiproquo politico-juridique, il est judicieux d’interroger la loi fondamentale à travers les trois modèles standards pour définir le régime politique de la République centrafricaine.
À titre illustratif et pédagogique, il y’a d’abord le régime parlementaire où le gouvernement issu de la majorité parlementaire est politiquement responsable devant le parlement et le Président de la République peut dissoudre l’assemblée nationale.
Inversement, le parlement peut renverser le gouvernement par la voie d’une motion de censure.
Dans ce contexte, le Président de la République est obligé de nommer un premier ministre issu de la majorité parlementaire au risque de ce qu’on appelle “la cohabitation” si la majorité parlementaire appartient au parti politique opposé.
Ensuite, il y’a le régime présidentiel où le Président de la République qui est à la fois chef du gouvernement détient la quasi-totalité du pouvoir exécutif au détriment du sacré principe de séparation des pouvoirs et la motion de censure n’a pas droit de cité.
Enfin, il y’a le régime semi-presidentiel qui est un régime hybride avec un clonage du régime parlementaire et présidentiel c’est-à-dire que le parlement peut renverser le gouvernement et que ce dernier est politiquement responsable devant l’assemblée, le tout sous l’autorité renforcée du Président de la République.
De ces trois régimes politiques scrutés, la République centrafricaine est officiellement un régime semi-presidentiel mais en réalité c’est à dire dans la pratique il s’agit d’un régime présidentiel renforcé car le Président de la République contrôle tous les autres pouvoirs y compris le parlement.
Le chef de l’État avait par le passé imposé au parlement les lois sur la cryptomonnaie, la tokenisation, la nouvelle constitution, la modification successive du code électoral qui sont tous votées par acclamations sans amendements ni une deuxième lecture.
De tout ce qui précède, juridiquement et plus particulièrement en droit constitutionnel centrafricain, le Président de la République n’est pas obligé de mettre en place un nouveau gouvernement ni d’attendre la fin des élections législatives.
Cela relève librement de son pouvoir discrétionnaire et n’est aucunement conditionné à un délai.
Mais politiquement, il existe une crainte qui est d’ailleurs légitime…celle de présenter son programme de gouvernement devant parlement legitime et constitué pour négocier le vote de confiance c’est-à-dire le soutien politique du parlement d’où la nécessité d’une majorité parlementaire pour éviter la motion de censure précoce.
À ce stade d’analyse où la constitution ne prévoit aucun délai entre la prestation de serment et la mise en place du nouveau gouvernement, il apparaît important de souligner que cette situation d’impasse, d’indecision ne constitue pas une illégalité, ni une violation de la constitution mais il s’agit d’un conflit de cohérence logique entre les normes juridiques et la pratique politique ou la tradition démocratique qui traduit une nécessité d’insuffler un souffle nouveau en phase avec le discours d’investiture du Président de la République.
En conséquence de ce qui précède, le statuquo c’est à dire dans l’attente de la fin des législatives pour mettre en place le nouveau gouvernement, le pays va connaître une période d’impasse et de gouvernance provisoire parce que les ministres sortants ou intérimaires sont incertains sur leur sort debrayent et ne se contentent que des affaires courantes.
En conséquence, les grands projets et ou réformes économiques, sociaux et sécuritaires seront ralentis, retardés ou paralysés.
Les partenaires au développement ainsi que les institutions internationales financières vont hésiter pour engager des financements colossaux.
Face à ce constat qui inquiète, le citoyen lambda s’interroge :
1- La nouvelle constitution est-elle véritablement opérationnelle dès lors que les binationaux sont toujours en fonction, le vice-président de la République non désigné, les chefs des groupes armés toujours au gouvernement ?
2- Conscient que le gouvernement va débrayer, le pays va t-il rester en veilleuse en attendant le résultat définitif des élections législatives ?
3- Le destin ou l’avenir de ce pays ne constitue t-il pas une priorité par rapport aux considérations politiques qui fragilisent l’État ?
4- La subordination du nouveau gouvernement aux résultats définitifs des élections législatives est-elle juridiquement fondée au regard du principe de séparation de pouvoirs ?
5- En d’autres termes, cet état de fait traduit-il une nécessité institutionnelle ou une derive visant à satisfaire des intérêts égoïstes ?
6- En agissant ainsi, le Président de la République est-il habilité à orienter l’ordre institutionnel ?
7- Enfin, si pour des raisons quelconques les législatives traînent y compris le traitement des contentieux électoraux par le conseil constitutionnel, la mise en place du nouveau gouvernement doit toutefois attendre ?
En tout état de cause, l’attente ne résout pas le problème des centrafricains mais les déplace et qu’un Président de la République sans majorité dans un régime présidentiel et semi-presidentiel n’existe pas.
En réalité, le pouvoir de Bangui n’a pas de crainte car la majorité parlementaire est déjà acquise au regard des résultats définitifs du premier tour et en l’absence de l’opposition démocratique à la compétition électorale, il n’y a aucun risque d’inversement de tendances.
Il ne faut pas aussi oublier que le pouvoir de Bangui a l’habitude de débaucher des députés des autres partis politiques pour se fabriquer une majorité mécanique.
En déduction de tout ce qui précède et en attendant le résultat définitif des élections législatives, le pays peut fonctionner avec un nouveau gouvernement sans obstacles majeurs.
Au delà de ce serment réduit à un formalisme protocolaire, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal est une voie infructueuse voire sans issue qui ne résout pas la crise mais au contraire n’est qu’une aggravation des causes du problème.
Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré, terrorisé où les femmes sont impunément et copieusement insultées mais qui ne reagissent pas…
Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que les dérapages, la corruption, le népotisme, la gabegie, le bradage des ressources naturelles, la sous-traitance de notre indépendance et le mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.
Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie exacerbée dans la poubelle non recyclable de l’histoire.
Au delà de votre insatiable soif de pouvoir, le sage du village disait que ce dernier n’était pas un patrimoine familial et/ou dynastique où on pouvait négocier par des manœuvres dilatoires des mandats à vie.
Il faut savoir que nul n’est indispensable à ce pays qui regorge des compétences avec des visions multiples et variées à travers le monde et qui peuvent mieux servir ce pays que vous.
Alors n’attendez pas que la huée populaire, la clameur de la rue et la vocifération pour manifester l’hostilité ou la réprobation vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.
Attention Monsieur le tyran, nous ne cessons de vous rappeler puisque la répétition est pédagogique que nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’étonnent du résultat produit alors qu’ils étaient conscients du danger.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande même avec insistance ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Quand on dirige un pays, on doit se préoccuper de l’image qu’il renvoie au monde. Cette image ne se fabrique pas dans les discours officiels ou les communiqués du gouvernement. Elle se construit dans les conversations entre étrangers qui ont séjourné sur place, qui ont vu la réalité, qui comparent. Récemment, aux États-Unis, trois Africains se sont croisés : notre directeur de publication Alain Nzilo, un Rwandais et un Ougandais. Le Rwandais a raconté ses quatre séjours à Bangui, où travaille son épouse à l’UNICEF. Son témoignage est terrible pour Touadéra.
La scène s’est déroulée il y a quelques jours à Buffalo, une ville qui est dans l’État de New York aux États-Unis. Notre directeur de publication, Alain Nzilo, croise deux Africains. L’un est rwandais, l’autre ougandais. Le Rwandais, qu’Alain Nzilo connaissait déjà, lui lance une phrase en lingala pour plaisanter. Alain répond dans la même langue, mais d’une manière ironique, car il ne connait pas Lingala. Les trois hommes se saluent.
L’Ougandais, curieux, demande à Alain s’il est Congolais. Le Rwandais coupe court : “Non, il est Centrafricain”.
Le mot est lâché. Centrafricain. L’Ougandais enchaîne aussitôt avec une question polie : “Ça va votre pays ? C’est tranquille maintenant ?”
Alain Nzilo n’a pas eu le temps de répondre. Le Rwandais a pris la parole, et ce qu’il a dit pendant les minutes suivantes résume l’échec total du régime Touadéra.
“Moi, j’étais parti quatre fois à Bangui”, commence le Rwandais. L’Ougandais lève la tête “. Ah bon ?”
“Oui, ma femme travaille à l’UNICEF là-bas. J’ai visité Bangui deux fois, trois fois.”
Puis vient le coup de massue : “Mais Bangui, ce n’est pas une capitale d’un pays”.
L’Ougandais ne comprend pas. “Comment ça ?”
Le Rwandais n’hésite pas d’enfoncer le clou. “Quand tu vois Bangui, c’est très très sale. C’est comme un village. Un très gros village. On ne comprend pas”.
L’Ougandais, peut-être pour avoir une comparaison claire, demande au rwandais si Kampala, sa capitale, est vraiment mieux. La réponse du rwandais tombe comme un couperet : “Même 100 fois plus. Le rwandais exagère. Et il n’hésite plus à foncer le pays : Bangui, c’est zéro.Quand tu vois Bangui, c’est zéro”.
Le Rwandais continue. Il raconte ce qu’il a vu lors de ses passages dans la capitale centrafricaine. “Tu vois les autorités rouler avec leurs grosses voitures, dans la poussière, dans le désordre. Ils sont escortés, lourdement armés. Et ils sont contents. Ils roulent comme ça, contents”.
Il explique avoir interrogé son épouse sur cette situation incompréhensible. “Je lui ai demandé : le pays est vraiment comme ça ? Elle m’a dit oui, le pays est comme ça. Les autorités sont contentes”.
Puis vient le passage le plus dur. “Mon épouse m’a dit : quand tu les écoutes, ils mentent. Ils mentent, ils mentent tout le temps. Ils disent que le pays avance. Mais moi, je suis là depuis avant la crise et après la crise. Quand tu regardes bien, le pays n’avance même pas. Il recule. Et les exactions, il y a beaucoup d’exactions”.
À ce moment précis, notre directeur de publication a senti qu’il fallait partir. Il a prétexté une course urgente, salué les deux hommes et s’est éclipsé. Mais le mal était fait. Les mots du Rwandais tournaient dans sa tête.
Ce Rwandais n’est pas un opposant politique. Il n’est pas un journaliste cherchant le scandale. C’est juste un homme dont l’épouse travaille pour les Nations unies, qui a séjourné quatre fois dans notre capitale, qui compare ce qu’il voit avec d’autres villes africaines.
Pendant que Baba Kongoboro multiplie les discours sur le développement, pendant que ses ministres parlent de progrès et de transformation, voilà ce que racontent les étrangers qui vivent à Bangui. Voilà l’image que notre pays renvoie dans les conversations informelles entre Africains à l’étranger.
Touadéra, es-tu content de cela ? Es-tu satisfait que ton Bangui soit décrit ainsi par quelqu’un qui y a séjourné quatre fois ? Penses-tu vraiment que les Centrafricains vont continuer à avaler tes mensonges pendant que les étrangers parlent ainsi de notre capitale ?
Certains chefs d’église gouvernent avec la Bible. D’autres gouvernent avec leur humeur. Au Bataillon 2, le Pasteur Faki vient encore de choisir son camp.
Après son retour du PK55 où il était parti pour se reposer, Pasteur Issene Faki a repris son esprit. Tout avait pourtant bien commencé.
En effet, quelques jours après une violente dispute avec un diacre, ancien policier à la retraite lors du conseil de l’église, le Pasteur Issène Faki Saïté avait fait le déplacement jusqu’au domicile de cet homme pour lui présenter ses excuses. Un geste que beaucoup avaient salué, y voyant un signe que les choses allaient enfin changer dans cette communauté du Bataillon 2.
Le pasteur Issene Faki s’était discrètement retiré dans sa ferme au PK55 durant une semaine pour se ressourcer. Une semaine plus tard, le samedi suivant, lors du conseil de l’église, le pasteur est allé plus loin en renouvelant ses excuses publiquement, devant l’ensemble des diacres et diaconesses présents. L’assemblée avait écouté en silence, soulagée. Certains fidèles croyaient sincèrement que cette page difficile était enfin derrière eux.
Mais à la fin de cette même réunion, au moment où tout le monde s’apprêtait à partir, le Pasteur Faki a croisé une femme diaconesse dans l’église. Sans discussion préalable, sans explication, il lui a signifié oralement qu’elle était désormais sanctionnée et qu’elle ne ferait plus partie des réunions des responsables de l’église. Puis il est sorti et il est rentré chez lui.
Ce qui est plus étonnant, c’est qu’une seule voix du pasteur Issene Faki a largement suffi pour sanctionner cette diaconesse. La Bible est pourtant claire en 1 Corinthiens 14 verset 40 : « Que tout se fasse avec bienséance et dans l’ordre ». Ce qui s’est passé ce samedi-là ressemble à tout sauf à cela. C’est plutôt un grand désordre total.
Ce qui choque le plus dans cette affaire, c’est le calendrier. Le matin, cet homme demande pardon devant toute l’assemblée. Quelques minutes plus tard, il sanctionne seul une femme sans que personne ne comprenne pourquoi.
Le livre des Proverbes au chapitre 29 verset 20 dit : « Vois-tu un homme qui se précipite dans ses paroles ? Il y a plus à espérer d’un insensé que de lui. »
Des théologiens comme John Stott ont écrit que le pasteur qui exige l’obéissance de ses fidèles doit lui-même accepter d’être encadré et questionné. Ce que le Pasteur Faki pratique à l’UFEB du Bataillon 2 ressemble davantage à un pouvoir personnel qu’à un ministère partagé. Matthieu 20 verset 26 rappelle pourtant que « celui qui veut être grand parmi vous sera votre serviteur. »
Ce n’est pas la première fois que le pasteur se retrouve au cœur d’une telle situation. CNC avait déjà rapporté la dispute du 21 février 2025, au cours de laquelle il avait traité ce même diacre de sorcier et d’homme de ténèbres, devant une assemblée pétrifiée qui n’avait pas osé intervenir. Ce diacre avait quitté l’église ce jour-là en déclarant qu’il n’y remettrait plus les pieds.
Le Pasteur Faki est par ailleurs convaincu que des membres de sa communauté transmettent des informations aux médias. Il oublie que CNC dispose de journalistes qui fréquentent cette église, et que les faits rapportés n’ont pas besoin d’intermédiaires quand ils se produisent au grand jour, devant des dizaines de témoins.
Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, a choisi cette année la mosquée Anour de Kina, dans le troisième arrondissement, pour la grande prière de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du Ramadan. Pas la mosquée centrale du PK5 cette fois, mais Kina. Même armada : pick-up blindé, véhicules blindés, mercenaires russes, hélicoptères qui tournent au-dessus pour un trajet court dans Bangui. La peur reste la même dans le ventre de ce dictateur voleur.
Là-bas, dans cette mosquée Anour de Kina, devant les fidèles musulmans, il a tenu un discours plein de prières et de larmes pour le pays. Il a salué les musulmans de Centrafrique et du monde entier. Il a parlé du jeûne, de la prière sans manger ni boire pendant le Ramadan. Il a dit que c’est un grand moment pour la religion et pour le pays. Que les prières des musulmans, dans les mosquées, dans les églises et ailleurs, ont aidé le pays à trouver la paix. Que grâce à ces prières, le chemin de la sécurité, du travail, de l’amour pour le pays se dessine. Que Dieu veille sur le pays pour qu’il avance, parce que sans Dieu, rien ne marche. Il a même lancé : « Dieu est le leader. Ô wetio. »
Mais écoutez bien : cet homme qui parle de Dieu comme le vrai leader, c’est le même qui laisse les tueurs, les voleurs, les criminels, les pilleurs courir librement. Il ne sanctionne personne. Il amène les Russes qui massacrent et pillent les ressources. Il laisse les voyous camerounais voler tout ce qu’ils veulent. Il laisse les Libanais faire pareil. Il pourrit tout le pays avec ces gens-là. Et maintenant il vient dire que le développement passe par la prière ? Non, le développement, c’est l’homme qui le fait. C’est lui qui doit créer le cadre, sanctionner les voleurs, arrêter les criminels. Pas se cacher derrière Dieu pour masquer son incapacité.
C’est honteux. Honte pour ce grand-père de famille qui se comporte comme un grand bébé. Il prie en public, il parle de Dieu qui tient le pays, mais en réalité il est le premier à torturer, à massacrer, à tuer les Centrafricains. Il proclame la paix revenue, mais il ne sort jamais sans blindage total. Il parle de développement par la prière, mais il laisse les pillards étrangers tout emporter.
Les Centrafricains voient clair : ces discours d’hémagogues ne trompent plus personne. Pendant qu’il prie à Kina avec son escorte de guerre, le pays saigne encore des braquages, des vols de bœufs, des attaques sur les routes. De quoi a-t-il peur au juste ? Des Centrafricains eux-mêmes ? Des vérités qu’il cache ?
Le peuple n’est pas dupe. Ces mots doux à la mosquée ne lavent pas le sang sur ses mains.
Centrafrique : Martin Ziguelé dénonce un coup d’État électoral permanent
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/photo-de-famille-des-leaders-de-brdc-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Photo de famille des leaders de BRDC. Photo CNC
Le porte-parole du BRDC accuse le régime de Bangui d’avoir capté de force le processus électoral du 28 décembre. Martin Ziguelé détaille les multiples violations constatées et exige l’ouverture d’un dialogue politique pour garantir l’alternance démocratique en République centrafricaine.
Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution rappelle d’abord que la MINUSCA a reçu mandat du Conseil de sécurité des Nations unies pour accompagner le gouvernement et l’Autorité nationale des élections. Cette assistance visait à garantir des élections inclusives, transparentes et crédibles. Toutefois, les faits observés sur le terrain racontent une tout autre histoire qui contredit les objectifs initiaux de cette mission internationale censée protéger l’intégrité du scrutin.
Dès la phase de dépôt des candidatures, un bras de fer s’est installé entre le pouvoir exécutif et l’ANE. Le premier s’est ingéré directement dans la validation des dossiers tandis que la seconde gardait un silence complice face aux pressions exercées. Cette interférence précoce annonçait déjà les dérives qui allaient suivre durant toute la campagne et le jour du vote lui-même.
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC
Durant la période électorale, une compétition totalement déséquilibrée s’est déroulée sous les yeux de tous. Le parti au pouvoir a utilisé sans retenue les ressources de l’État, allant jusqu’à mobiliser des aéronefs privés pour ses déplacements. De l’autre côté, les candidats d’opposition ne pouvaient même pas accéder aux populations de l’intérieur du pays pour présenter leurs programmes et échanger avec les électeurs disséminés sur les 624 000 kilomètres carrés du territoire national.
Pourtant, chaque Centrafricain possède le droit souverain d’écouter et de juger toutes les personnes aspirant à gouverner le pays. Ce droit fondamental ne concerne pas uniquement les habitants de Bangui et des grandes villes mais s’étend à tous les citoyens sans exception. Personne ne peut confisquer cette prérogative constitutionnelle qui fonde la légitimité de tout pouvoir démocratique dans un État de droit respectueux des libertés.
Le jour du scrutin, le 28 décembre, les prédictions du BRDC se sont malheureusement vérifiées. L’ANE n’a pas pu résister à la volonté du pouvoir de fabriquer des résultats dès le soir même des élections. Le cadre légal a tout simplement disparu au profit d’une course effrénée vers l’annonce d’une victoire au premier tour, sans attendre le dépouillement complet ni respecter les procédures prévues par le code électoral.
Comme en 2020, aucun candidat à l’exception du pouvoir en place n’a eu accès aux procès-verbaux ni aux feuilles de résultats. L’article 121 du code électoral stipule pourtant que les listes électorales doivent être affichées devant les bureaux de vote dans les communes. Aucun affichage de ce type n’a été effectué malgré cette obligation formelle qui garantit la transparence et permet aux citoyens de vérifier la régularité des opérations.
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordinateur du BRDC
La loi impose également que les représentants des candidats reçoivent les résultats après le scrutin. Le 29 décembre, soit 24 heures après le vote, le président de l’ANE a diffusé un communiqué radio pour demander aux présidents des bureaux de vote de remettre les résultats aux candidats. Cet aveu confirme que cette remise n’avait pas eu lieu conformément aux dispositions légales, vidant ainsi le processus de toute crédibilité juridique.
Même dans ses analyses les plus pessimistes, le BRDC ne pensait pas que la réalité dépasserait ses prévisions. Pour la première fois, les Centrafricains ont assisté de visu à la captation totale d’un processus électoral par un pouvoir déterminé à conserver ses prérogatives. Les résultats annoncés ne reflètent ni la totalité des votes exprimés ni la sincérité du verdict populaire censé émaner librement des urnes.
Face à cette situation inédite, le Bloc Républicain réitère sa demande d’ouverture d’un dialogue politique avec le régime. Cette exigence découle directement des événements du 28 décembre et de la proclamation précipitée d’un candidat élu alors que seul le Conseil constitutionnel détient cette prérogative. L’ANE a outrepassé ses attributions en annonçant un vainqueur sans disposer de l’autorité constitutionnelle pour le faire dans les règles.
Ce cafouillage ne résulte pas d’une erreur administrative mais d’une volonté délibérée d’imposer au peuple centrafricain un fait accompli. Le dialogue politique apparaît comme l’unique issue pour restaurer la possibilité d’une alternance démocratique conforme aux aspirations des citoyens. Le combat mené par le BRDC ne cible pas un individu particulier mais défend le principe selon lequel la volonté populaire doit être respectée quand on convie les électeurs à se rendre aux urnes.
En refusant de participer à ces élections, le Bloc Républicain a fait un choix stratégique assumé. Cette posture expose l’organisation à mener une opposition extra-parlementaire avec le risque de dissolution de tous les partis membres au regard des dispositions de la nouvelle constitution. Malgré cette menace, le BRDC maintient sa ligne directrice fondée sur un constat juridique simple et incontestable pour ses dirigeants.
La position de base du Bloc stipule que le président Touadéra n’aurait pas dû se présenter à ce scrutin. Élu sous l’empire de la constitution de 2016, il a prêté serment à deux reprises en s’engageant à effectuer deux mandats de cinq ans. Ayant accompli cette durée, sa candidature aux élections du 28 décembre constitue une violation de ses engagements solennels et du cadre constitutionnel initial qui régissait son accession au pouvoir.
Tous les actes posés dans ce contexte revêtent donc un caractère illégal aux yeux du BRDC. Si le pouvoir persiste dans cette voie en supprimant, intimidant ou dissolvant les partis politiques, il ne fera que prolonger cette chaîne d’illégalités. Le Bloc continuera alors à se battre sur le terrain du droit et de l’action politique en s’appuyant sur le peuple centrafricain comme source de légitimité démocratique.
La logique du régime actuel s’apparente à celle d’un coup d’État permanent qui se perpétue par étapes successives. Le pouvoir a d’abord modifié la constitution sans en avoir le droit, puis organisé un référendum contesté dans sa légalité. Il a ensuite imposé une nouvelle constitution que la plupart des Centrafricains n’ont jamais consultée avant de participer à des élections alors que les conditions de cette participation violaient les engagements antérieurs.
Enfin, le régime a contraint l’ANE à proclamer son candidat élu alors que cette autorité ne dispose pas de cette compétence constitutionnelle. Face à cette succession d’entorses aux règles démocratiques, le BRDC répond par la mobilisation politique et le recours au droit comme armes principales dans un combat qui s’annonce long et difficile pour restaurer l’État de droit.
Germain Wamoustoyo, ancien Inspecteur Général des Finances à la retraite, et l’Ambassadeur Yvon Tazou, ancien Directeur de Cabinet au Ministère des Affaires Étrangères et ex-Consul de la République Centrafricaine à Lomé, ont été libérés de façon provisoire dans le cadre de l’affaire dite « Armel Sayo ».
Selon des informations concordantes, leur détention, qui durait depuis environ un an, prend ainsi fin. Ils font partie des personnes interpellées entre février et mars 2025 dans le sillage de l’arrestation puis de l’extradition du Commandant Armel Mingatoloum Sayo (dit « Tayo ») depuis le Cameroun.
L’ancien directeur du trésor, monsieur Abakar Mahamat, Le Pasteur Guy Doba, Directeur Général chargé de la Réforme Administrative au Ministère de la Fonction Publique, ainsi que 6 autres personnes arrêtées illégalement dans cette affaire, restent quant à eux en détention provisoire. Leur demande de libération est en cours d’étude.
Rappelons que les deux hauts – cadres libérés avaient été arrêtés d’une manière totalement illégale et spectaculaire portant sur un présumé « complot » visant à renverser le pouvoir en place, qui a plus en plus peur de tomber.
Dès le mois d’avril 2025, le juge d’instruction avait pourtant recommandé la libération de plusieurs suspects, dont Wamoustoyo et Tazou, estimant que les charges n’étaient pas suffisamment étayées. Ces recommandations n’avaient pas été immédiatement suivies, entraînant une prolongation de la détention pour les intéressés.
Cette libération provisoire intervient alors que de nombreuses voix, y compris au sein de la société civile et de la famille des détenus, dénoncent depuis plusieurs mois des irrégularités dans la procédure, des conditions de détention difficiles et un silence judiciaire persistant sur le sort d’Armel Sayo lui-même, dont la famille et les avocats restent sans nouvelles fiables depuis plusieurs mois.
D’autres informations et développements sur cette affaire sont attendus dans les prochains jours. Corbeau News Centrafrique continuera de suivre de près l’évolution du dossier du Pasteur Guy Doba ainsi que les suites judiciaires concernant l’ensemble des mis en cause.
Faustin-Archange Touadéra transforme la République centrafricaine en plaque tournante pour les livraisons d’armes des Émirats arabes unis aux Forces de soutien rapide (FSR), les paramilitaires soudanais dirigés par Mohamed Hamdan Daglo dit Hemetti. Ce choix conscient du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera prolonge un conflit qui tue des milliers de civils soudanais chaque année, tout en rapportant à Bangui des millions en financements et en protections pour son pouvoir.
Lisez bien ceci! Un avion-cargo A300 immatriculé en Centrafrique sous le numéro TL- depuis janvier 2026, décolle fréquemment des Émirats, souvent de Foujeyra avec transpondeur éteint, pour atterrir à Bangui puis rejoindre Birao, aérodrome du nord près de la frontière soudanaise. Cet appareil, auparavant propriété de Gewan Airways – filiale du groupe NG9 Holding lié à la famille du président émirati Mohammed ben Zayed –, est maintenant affrété par Invicta Air Cargo, société créée à Bangui en août 2025 par un ressortissant émirati. Un second A300, immatriculé TL-ARU, suit le même circuit. Ces vols transportent du matériel militaire : munitions, armes, drones et véhicules destinés aux FSR. Et Touadera jure devant tout le monde que c’est de la contre – vérité. Merde!
Abou Dhabi paie cher pour ce service. Le 6 mars 2025, Touadéra a signé à Abou Dhabi un accord de coopération économique avec Mohammed ben Zayed, ouvrant la voie à des projets massifs à Bangui : construction d’un nouvel aéroport international et d’une importante centrale solaire. Ces investissements masquent l’objectif réel : faire de la Centrafrique une porte d’entrée stable pour les armes vers le Soudan. Des sources sécuritaires et diplomatiques confirment que des envois ont transité par Bangui et Birao avant la prise sanglante d’El-Fasher, capitale du Darfour du Nord, par les FSR fin octobre 2025. Abou Dhabi prépare même une base à Birao pour consolider cette route.
Touadéra accepte ces arrangements contre de l’argent liquide et des garanties. Il finance les mercenaires russes d’Africa Corps (ex-Wagner), qui protègent son régime et extraient des ressources minières.
Déjà visé par un dossier à la Cour pénale internationale, Faustin-Archange Touadera répète qu’il n’a plus peur de rien : ni de la justice internationale, ni des conséquences. Il se présente en voyou continental, cabri mort sans crainte du couteau, prêt à tout pour rester au pouvoir et remplir les caisses.
Le Tchad a fermé sa porte après des menaces claires liées à la CPI et à son rôle passé de plateforme. Seule la Centrafrique reste ouverte aux Émirats. Touadéra laisse les avions atterrir, les armes transiter et les FSR continuer leurs offensives. Résultat : des milliers de Soudanais, civils massacrés, villages rasés, famines aggravées, paient le prix de cette complicité. Les Émirats arrosent sans relâche leurs alliés paramilitaires, et Touadéra touche sa part sans sourciller.
Ce régime à Bangui porte une responsabilité lourde. Touadéra vend l’espace aérien, les aérodromes et la neutralité du pays pour des avantages personnels. Les fournisseurs émiratis exploitent cette faiblesse pour contourner les blocages ailleurs et maintenir leur soutien aux FSR. Ensemble, ils alimentent une guerre qui s’éternise et multiplie les cadavres. Pendant que les avions TL-AIT et TL-ARU continuent leurs rotations, les civils soudanais meurent par milliers année après année. Touadéra sait. Il laisse faire. Et il en tire profit.
Le Professeur Franklin Nyamsi s’adresse directement au Président Faustin Archange Touadéra dans un message d’alerte fraternelle qu’il a fait sur les réseaux sociaux. Il informe le peuple centrafricain que, selon plusieurs témoignages fiables, le chef de l’État a commencé à gérer le pays en s’entourant essentiellement de membres de sa famille ou de personnes issues de son clan ou de son ethnie.
Cette pratique touche particulièrement les forces de défense et de sécurité. De nombreux officiers et sous-officiers des FACA bien formés et expérimentés auraient été écartés pour laisser la place à des parents ou à des membres du clan de Faustin-Archange Touadera disposant seulement d’une formation militaire très sommaire.
Le Professeur Franklin Nyamsi insiste sur le fait qu’un Président peut aider sa famille en leur offrant formation et renforcement de capacités. Mais il met en garde contre la confusion entre le pouvoir politique et le pouvoir familial. Il rappelle que cette confusion marque le commencement des douleurs pour le pays.
Franklin Nyamsi conclut en demandant à Touadéra d’arrêter rapidement cette spirale de clanisation et de familialisation du pouvoir dans l’armée. Il le fait en tant que cadet en âge et collègue académique qui conserve beaucoup de respect et d’admiration pour le Président.
Perdue au cœur de l’Afrique, la République centrafricaine, plus de 10 ans après le conflit qui a ravagé le pays, est aujourd’hui l’ombre d’une nation, déchirée entre l’avidité de ses dirigeants et l’indifférence du monde.
Ce pays, riche en ressources naturelles et en cultures diversifiées, devrait être un exemple de résilience et de potentiel. Pourtant, son histoire récente n’est qu’une litanie de coups d’État, de violences et de promesses trahies. Depuis son indépendance en 1960, la Centrafrique a été ballottée entre des régimes autoritaires, des rébellions sanglantes et une instabilité chronique qui a réduit ses institutions à l’impuissance. Les noms de Samba-Panza ou encore Touadéra ne sont pas ceux de bâtisseurs, mais ceux de dirigeants qui ont souvent privilégié leur survie politique au bien-être de leur peuple. Chaque transition, chaque accord de paix, semble n’être qu’un leurre, une parenthèse avant un nouveau cycle de chaos.
La situation économique de la Centrafrique est un scandale à elle seule. Malgré des sols fertiles et un sous-sol regorgeant de diamants, d’or et d’uranium, la majorité de la population vit dans une pauvreté extrême, avec moins de deux dollars par jour. Les richesses du pays, au lieu de financer des écoles ou des hôpitaux, alimentent les réseaux de corruption et les milices armées comme Wagner. L’agriculture, qui pourrait nourrir des millions de personnes, est abandonnée, tandis que les mines sont contrôlées par des groupes armés ou des intérêts étrangers comme Wagner ou le Rwanda. Le résultat est accablant : un pays où l’on meurt de faim, alors que quelques-uns s’enrichissent sans vergogne.
Sur le plan sécuritaire, la Centrafrique ressemble à un champ de ruines. Les mercenaires russes du groupe Wagner terrorisent les civils et transforment des villages entiers en zones de guerre. Bangui, la capitale, est une ville assiégée, où la présence des Casques bleus de la MINUSCA, des mercenaires russes et des troupes rwandaises ne semble plus suffire au régime des criminels. Les accords de paix, signés puis violés, ne sont que des leurres, tandis que l’impunité règne pour ceux qui commettent les pires exactions comme les mercenaires russes du groupe Wagner. Pendant ce temps, l’État, incapable de protéger ses citoyens, semble avoir renoncé à sa mission la plus élémentaire.
La politique centrafricaine est une comédie également où les élections ne sont qu’une façade démocratique. Les scrutins sont truqués, l’opposition muselée, et le pouvoir se maintient par la force plutôt que par la légitimité. Les mercenaires étrangers, qu’ils viennent de Russie, du Rwanda ou d’ailleurs, ne sont pas là pour apporter la stabilité, mais pour servir des intérêts obscurs. Pendant ce temps, la communauté internationale, divisée et peu encline à s’engager, se contente de regarder de loin, comme si la souffrance des Centrafricains n’était qu’un détail parmi d’autres.
La société centrafricaine, elle, étouffe sous le poids de l’abandon. Les écoles manquent de tout, les hôpitaux sont des mouroirs, et les jeunes, sans perspective, n’ont d’autre choix que de fuir ou de rejoindre les rangs des milices. Les femmes et les enfants sont les premières victimes de cette violence endémique, exposés aux violences sexuelles, aux mariages forcés et à l’exploitation. La culture, autrefois riche et vibrante, s’étiole dans un pays où survivre est déjà une victoire.
Face à cette tragédie, une question s’impose : jusqu’à quand la Centrafrique restera-t-elle otage de ses démons ? Le pays a besoin de plus que des mots et des promesses. Il a besoin d’une refonte totale de ses institutions, d’une justice impartiale et d’un engagement réel de la communauté internationale. Sans cela, la Centrafrique continuera de sombrer, et son peuple, déjà si éprouvé, paiera le prix de l’indifférence et de la lâcheté.
Le quartier PK5 (ou KM5, appelé aussi Mamadou Mbaïki), poumon commercial de Bangui, est un bastion incontesté de la communauté tchadienne en République centrafricaine (RCA). Ces commerçants, souvent désignés sous le terme générique de « communauté arabe », forment un réseau soudé, organisé et doté d’une puissance financière colossale. Certains sont nés en RCA, d’autres y ont immigré très jeunes, mais tous maintiennent des liens indéfectibles avec le Tchad – et c’est cette double appartenance qui a permis à ce groupe de tisser une relation aussi étroite qu’opaque avec le président Faustin-Archange Touadéra.
Un chèque de 200 millions de francs CFA : l’investissement qui lie
Dès mai 2025, soit sept mois avant l’élection présidentielle (officiellement prévue pour le 28 décembre 2025), la communauté tchadienne de PK5 a cotisé massivement pour financer la campagne et l’investiture de Touadéra. Le montant ? 200 millions de francs CFA, une somme colossale pour un pays en proie à la pauvreté et aux conflits. Officiellement, cet argent était destiné à « soutenir la préparation de l’investiture » – en réalité, il s’agissait d’un placement stratégique pour s’assurer une place de choix dans le cercle du pouvoir.
Quelques semaines après cette « contribution », le ministre de l’Administration du territoire, M. Bruno Yapandé , s’est précipité à PK5 pour une visite pour le moins symbolique. Objectif affiché : « renforcer les liens avec la communauté ». Objectif réel ? Distribuer des cartes de visite et installer un canal direct d’influence entre le palais présidentiel et les commerçants tchadiens. Une manière de dire : « Vous avez payé, nous sommes à votre service. »
Une dette morale qui étouffe la raison d’État
À quelques jours du couronnement du nouveau dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera le Le 30 mars 2026, la communauté tchadienneétait reçue en grande pompe au Palais de la Renaissance. Photos et vidéos circulent, montrant des échanges chaleureux, des sourires complices, des promesses chuchotées. Un message clair : ces hommes ne sont pas de simples commerçants, ce sont des partenaires privilégiés du régime.
Pourtant, un détail crispe : Ahmat Deleris, alias Rator, ancien président par intérim du Conseil supérieur islamique de Centrafrique (CSISCA), reste l’homme incontournable du système. Originaire du Tchad, Rator a été un pilier du soutien à Touadéra, et le président, malgré la mise en place d’un nouveau bureau du CSISCA en février 2026, refuse de le lâcher. Pourquoi ? Parce que Rator incarne la dette morale de Touadéra envers la communauté tchadienne. Une dette qui pèse plus lourd que les institutions, plus lourd que la légitimité démocratique.
PK5 : un quartier sous surveillance… et sous influence
PK5 n’est pas qu’un centre commercial. C’est aussi un nœud stratégique pour le renseignement centrafricain. Les groupes armés actifs en RCA, à l’exception des milices anti-balaka et zandé, sont majoritairement musulmans – et souvent liés, de près ou de loin, aux réseaux tchadiens. En s’alliant avec les commerçants de PK5, Touadéra ne se contente pas de s’assurer un soutien financier : il s’offre aussi un accès aux informations circulant dans ces cercles.
Le ministre Bruno Yapandé, lors de sa visite au KM5 en mai 2025, n’est pas venu les mains vides. Il a installé des relais dans le quartier, des oreilles attentives pour remonter les rumeurs, identifier les menaces, et surtout, contrôler. PK5 est devenu un poste avancé du pouvoir – et la communauté tchadienne, un rempart contre les dissidences.
Un « travail de titans »… ou une prise d’otage politique ?
Les membres de cette communauté le disent eux-mêmes : leur force réside dans l’organisation. Ils savent mobiliser des fonds en un clin d’œil, agir comme un seul homme, et surtout, faire pression quand leurs intérêts sont menacés. Ce que certains appellent un « travail de titans » ressemble furieusement à une machine de guerre économique et politique.
Aujourd’hui, la question se pose : jusqu’où ira cette influence ? Jusqu’où Touadéra, acculé par une dette morale et des intérêts croisés, acceptera-t-il de sacrifier la souveraineté de son pays pour contenter une communauté transnationale ? Le cas de Rator, maintenu dans l’ombre malgré son éviction officielle, est révélateur : le président centrafricain n’a plus le choix. Il est pris dans un étau.
une alliance contre nature
L’histoire de la communauté tchadiennede PK5 et de sa mainmise sur le pouvoir centrafricain est celle d’une symbiose malsaine. D’un côté, des commerçants qui ont acheté leur place au soleil ; de l’autre, un président qui, faible et isolé, n’a d’autre option que de s’en remettre à ceux qui le financent.
Selon Mathurin Bengué Bossin, la réalité sociale en République centrafricaine se lit à travers trois indicateurs simples : l’accès marginal à l’électricité, un système de santé à bout de souffle et des écoles saturées. Des données qu’il avance pour décrire un pays où les services essentiels restent hors de portée de la majorité des centrafricains.
L’accès à l’électricité constitue, selon Mathurin Bengué Bossin, l’un des marqueurs les plus visibles du décrochage centrafricain. Il affirme que seuls 3 % de la population ont accès à l’électricité, sans même tenir compte de la fréquence des coupures massives. Un chiffre qu’il oppose à ceux de pays voisins ou comparables, où l’électricité est devenue un service largement disponible.
Cette situation pèse directement sur la vie quotidienne des centrafricains.
Dans les hôpitaux, Mathurin Bengué Bossin décrit des structures dégradées, incapables de répondre aux besoins élémentaires. Il avance un ratio d’un médecin pour environ 25 000 habitants, très éloigné des standards observés ailleurs. À ce rythme, explique-t-il, le système ne peut ni prévenir ni soigner correctement.
La formation médicale reste limitée.
Mathurin Bengué Bossin souligne que l’Université de Bangui forme en moyenne une vingtaine de médecins par an. Un chiffre qu’il juge dérisoire au regard de la croissance démographique, estimée à plus de 3 % par an. Cette dynamique aggrave mécaniquement la pénurie de personnels de santé et fragilise l’espérance de vie.
Les écoles ne sont pas épargnées.
Sur le plan éducatif, Mathurin Bengué Bossin évoque des salles de classe accueillant parfois plus de 250 élèves, notamment à Bangui. Une situation qui, selon lui, rend tout suivi pédagogique illusoire et compromet la qualité de l’enseignement dès le primaire.
Ces réalités s’additionnent.
Pour l’auteur, l’absence d’électricité freine le fonctionnement des hôpitaux et des écoles, la pénurie de médecins affaiblit la santé publique, et la surcharge scolaire prépare une génération sans bases solides. Un enchaînement qu’il décrit comme le reflet d’un État incapable d’assurer les fonctions sociales essentielles, laissant ces secteurs évoluer dans une tension permanente.
Ce mardi 7 avril 2026, les mercenaires russes d’Afrikakor ont plongé les villages de l’axe Zémio-Rafaï dans la terreur. Parti de Zemio tôt dans la journée, un convoi a parcouru plus de 40 kilomètres vers Rafaï avant de faire demi-tour , comme s’ils veulent rentrer à Zemio.
Mais c’est la surprise qui attend les habitants. Au retour, le chaos a éclaté sur la population. Les mercenaires russes, comme dans leurs habitude, ont commencé à forcer une par une les portes des habitations. Comme si c’est la fin du monde pour ces pauvres, ces éléments d’Afrikacorp pillent méthodiquement tout ce qu’ils retrouvent. Même les réserves de nourriture des familles : riz, haricots, tout ce qui servait à manger ont été pillés. Ils ont raflé les biens des villageois sans distinction.
En effet, tout a commencé au village de Bar, situé à environ 40 kilomètres de Zemio sur cet axe. Là, après le pillage des maisons, ces criminels de Poutine ont arraché littéralement les chevrons de l’église CEC pour les emporter. Rien n’a échappé à leur passage : ni les habitations ni le lieu de culte.
Les habitants, pauvres des pauvres, se retrouvent aujourd’hui sans rien pour se nourrir. Les familles regardent leurs maisons vides et ne savent plus comment survivre dans les jours qui viennent.
Comme dans toute la préfecture du Haut-Mbomou, y compris Sur cet axe Zémio-Rafaï , la population, de plus en plus terrorisée, vit désormais dans la peur constante. Chaque passage de ces mercenaires laisse derrière lui le vide et le désespoir. Les habitants parlent de voyous qui viennent tout prendre, même ce qui permet de tenir jusqu’à la prochaine récolte.
Des individus armés ont tenté de braquer des commerçants qui rentraient du marché hebdomadaire de Benzambe. L’incident a eu lieu au village de Bongueré, au PK 30, sur la route de Bossangoa.
Les assaillants se sont positionnés pour attaquer le groupe de voyageurs. Le braquage n’a pas abouti à cause du bruit des véhicules qui approchaient. Des tirs ont retenti pendant la tentative.
Les commerçants ont pu poursuivre leur route sans que les coupeurs de route armés puissent prendre leurs biens. Personne n’a été blessé dans cet événement.
Cet incident intervient dans la même zone où, il y a deux jours plutôt, six motos avaient déjà été emportées lors d’un braquage près de Bokoté, à cinq kilomètres de Benzambe. Les habitants de ce secteur de l’Ouham notent que ces faits se répètent sur les axes utilisés pour le marché.
À ce jour, les auteurs de la tentative n’ont pas été identifiés.
À Ndélé, dans la préfecture de la Bamingui-Bangoran, au nord-est de la République centrafricaine, un violent incendie s’est déclaré ce mercredi 8 avril 2026 vers 19 heures au marché central de Ndélé.
Le feu a pris naissance dans une boutique située dans un local à côté, selon le témoignage d’Ibrahim qui a assisté à l’incident. Il semblerait qu’un fût d’essence ou un produit inflammable ait pris feu en premier, avant de se propager rapidement aux magasins et entrepôts voisins.
Une dizaine de magasins et d’entrepôts ont été totalement réduits à néant. Les flammes ont également touché des boutiques et des maisons avoisinantes. De nombreuses marchandises, dont des fûts d’huile de palme et d’autres produits stockés, ont été complètement détruites.
Comme dans la plupart des villes de provinces de la RCA, il n’y a pas d’électricité à Ndélé. Les populations utilisent souvent des panneaux solaires, des groupes électrogènes et d’autres moyens locaux pour s’éclairer et mener leurs activités quotidiennes. L’origine exacte du départ de feu reste encore inconnue.
Le marché central de Ndélé avait déjà connu un incendie lors des violences intercommunautaires qui avaient opposé le groupe armé FPRC à d’autres factions comme le PRNC et le RPRC.
Lorsque le marché a pris feu, ce sont les habitants eux-mêmes qui ont organisé des efforts de secours et de dégagement sur place après le déclenchement du sinistre.
Depuis le coup d’État constitutionnel en 2023 puis celui de la manipulation électorale qui a conduit au couronnement le 30 mars dernier de l’empereur Faustin-Archange Touadera, son ami, le redoutable Sani Yalo veut désormais devenir son nouveau Premier ministre.
Mais pour y arriver, le parrain des parrains commence d’abord à la publication d’un livre saluant Touadéra comme le sauveur de la RCA, puis, dans sa folie, falsifie grossièrement des documents, utilise des photos générée par l’intelligence artificielle, et invente des fausses rencontres historiques de Charles De Gaulle avec son père dans le troisième arrondissement.
Mais ce que cet homme a oublié, il est le vrai visage d’un criminel endurci : auteur des braquages à l’ambassade de Libye à Bangui en 2020, responsable des attaques et vols au marché de Bimbo, il a aussi confisqué illégalement des immeubles, comme ceux de l’ONG Hama et de Maître Crépin Mboli-Goumba. À l’hôtel Ledger Plaza et à la BGFI Bank, il est également cité dans des détournements massifs. Condamné pour escroquerie, impliqué dans des affaires de corruption et de racket, Yalo représente le pire du banditisme organisé. Son objectif ? Utiliser la Primature pour étendre son empire criminel.
En effet, tout a commencé véritablement la semaine dernière quand le parrain des parrain mafieux Sani Yalo a décidé de publier sur les réseaux sociaux une courte vidéo générée par l’intelligence artificielle , dans laquelle il met en avant une photo ancienne, toute aussi générée par l’intelligence artificielle.
Mais le texte qui accompagne la vidéo affirme qu’en 1945, à Bangui, dans le quartier Mamadou Mbaïki, dit PK5, le général Charles de Gaulle, alors chef du Gouvernement provisoire de la République française, aurait rencontré deux dignitaires Haoussa originaires dudit quartier populaire de la capitale : Mamadou Mbaïki et Mahamat Yalo, père de Sani Yalo.
Selon ce récit fabriqué et qui sort directement du chapeau de Sani Yalo, cette image servirait de témoignage d’une présence ancienne de la famille Yalo, reconnue à l’époque par les autorités coloniales.
Le message insiste sur la mosaïque des peuples centrafricains et sur le fait que chaque fil de cette trame mérite d’être visible avec dignité.
Mais cette affirmation ne tient pas la route. Elle est surtout pathétique et criminelle. Elle est fausse sur le plan historique. Charles de Gaulle et ses passages en Oubangui-Chari En 1945? C’est vraiment malade. Le général Charles de Gaulle dirige effectivement à ce moment là le Gouvernement provisoire depuis Paris
Pour rappel, Sani Yalo doit comprendre que les élections d’octobre 1945 ont lieu, l’Assemblée l’élit le 13 novembre comme président du Gouvernement provisoire, il forme son équipe le 21 novembre et reste en fonction jusqu’à sa démission le 20 janvier 1946. Pendant toute cette période, Charles de Gaulle se trouve en France, occupé par la reconstruction du pays et la préparation de la nouvelle Constitution. Aucune source sérieuse ne signale un déplacement en Afrique cette année-là.
De Gaulle s’est rendu en Oubangui-Chari (future RCA) à d’autres moments précis :
En octobre 1940, il passe à Bangui pour passer en revue les troupes ralliées à la France Libre.En avril 1941, un bref arrêt à Bangui lors d’une tournée.En janvier-février 1944, dans le cadre de la Conférence de Brazzaville, il effectue une grande tournée en Afrique équatoriale française.La photo diffusée dans la vidéo provient très probablement de l’un de ces passages (1940 ou 1941). La date a simplement été changée pour 1945. Ce procédé consiste à déplacer un événement réel dans le temps pour lui donner plus de poids politique. Un politologue centrafricain a qualifié ce genre de récit de « mensonge du siècle » dans la propagande locale. Voilà la réalité.
Le parcours de Sani Yalo
Sani Yalo, né le 10 mars 1966 à Bangui dans une famille haoussa, a grandi dans le quartier PK5. Son père, Mahamat Yalo, travaillait comme mécanicien et revendeur de pièces détachées. Après l’école primaire à Bangui, Sani Yalo, bien que issu d’une famille musulmane, poursuit sa scolarité au petit séminaire catholique de Bangassou. Il revient ensuite à Bangui et fréquente le lycée des Martyrs, où il arrête ses études en classe de première. Il n’a pas poursuivi à l’université.
À partir des années 1990, il se lance dans le commerce, notamment la revente de pièces automobiles, le taxi et le secteur pétrolier. Son nom apparaît dans l’affaire Zongo Oil (Petroca) sous le gouvernement d’Anicet-Georges Dologuélé. Cette affaire a entraîné des pertes importantes pour le Trésor public. Sani Yalo fait l’objet d’un mandat d’arrêt, fuit au Cameroun, puis revient en RCA. En août 2006, le tribunal correctionnel de Bangui le condamne à huit ans de prison pour escroquerie, faux et corruption de fonctionnaires. Il a repris ses activités par la suite et s’est imposé comme un homme d’affaires influent dans les réseaux financiers et politiques.
Aujourd’hui, il est décrit comme un mécène important du président Touadéra depuis la campagne de 2016 et comme l’un des personnages écoutés à la présidence, même s’il ne détient pas toujours un titre officiel formel.
Pourquoi cette vidéo ?
Dans la lutte actuelle pour la Primature, Sani Yalo tente de se présenter comme une figure ancrée dans l’histoire du pays, porteuse d’une continuité culturelle. En reliant son père à une rencontre avec de Gaulle, il cherche à transformer une image trafiquée en argument de légitimité. Le discours sur la dignité des peuples et l’absence d’exclusion vise à toucher l’opinion.
Pourtant, le poste de Premier ministre demande une certaine stature : une formation solide, une vision pour le pays et une crédibilité qui va au-delà des réseaux d’affaires. Un parcours scolaire arrêté tôt, complété par de l’autodidaxie et des activités commerciales parfois controversées, ne correspond pas forcément à l’image d’un dirigeant capable de rassembler largement, notamment les jeunes qui attendent des exemples clairs d’effort et de rigueur.
La RCA croise depuis plus de 25 ans des années difficiles. Les citoyens souhaitent des débats politiques basés sur des faits vérifiables, pas sur des récits réinventés pour servir une ambition personnelle. Réécrire une date dans l’histoire pour gagner du terrain discrédite l’argument et affaiblit le débat public.
Le passé compte. Mais il faut le respecter tel qu’il est, sans le modifier pour des raisons du moment. Charles de Gaulle n’était pas à Bangui en 1945 avec le père de Sani Yalo. Les archives, les chronologies officielles et les témoignages historiques le confirment sans ambiguïté.
Après les gifles en Russie et les agressions à Bangui, les insultes idiote et criminelle du jeune Gouandjika ravivent la colère populaire.
Un observateur centrafricain a parfaitement résumé l’indignation qui monte dans tout le pays : « Affaire de l’impunité déclarée depuis 2016 par Faustin Archange Touadéra, ça continue de faire des vagues après sa prestation de serment que beaucoup appellent couronnement de son empire le 30 mars dernier. Il parle d’impunité zéro, mais il a oublié ce qu’on appelle vraiment impunité zéro. »
Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, Faustin-Archange Touadéra n’a cessé de promettre la fin de l’impunité. Le 30 mars 2026, lors de sa prestation de serment au stade 20 000 places, il l’a encore juré solennellement. Mais la réalité est tout autre : ses propres enfants et ceux de ses proches agissent en toute impunité.
Le fils du président : Évariste Touadéra, la récidive sans conséquence
Le cas le plus emblématique reste celui d’Évariste Touadéra. Envoyé en « rééducation » à Kislovodsk en Russie en 2023, il s’était enfui et avait giflé une femme à la gare, incident filmé qui avait créé une tension. Rapatrié discrètement, il a récidivé à Bangui. En juillet 2025, dans le quartier Benz-vi, il a violemment agressé son garde du corps, Chérubin Saraga. Aucune sanction, aucune poursuite judiciaire. Le fils du président reste intouchable.
Le fils du conseiller : Gilles Lionel Gouandjika insulte les femmes centrafricaines
L’affaire Gilles Lionel Gouandjika est venue aggraver la situation. Le fils de Fidèle Gouandjika, ministre conseiller à la présidence et ancien consul honoraire de Roumanie, a publiquement insulté les femmes centrafricaines en les traitant de « sales », « malpropres » et « malodorantes ». Au lieu de condamner ces propos dégradants, son père a publié une défense inconditionnelle : « Mon fils Gilles Ionel Gouandjika, je t’aime tel que tu es. Papa », avec une photo souriante prise dans un supermarché.
Cette attitude a provoqué une vague d’indignation massive sur les réseaux sociaux. Des milliers de commentaires dénoncent le manque de respect envers les mères, sœurs et filles centrafricaines, piliers de la nation. Beaucoup rappellent que l’amour paternel ne saurait justifier des insultes sexistes ni dispenser d’une éducation fondée sur la dignité.
Quand on parle d’impunité zéro, l’exemple impressionnant reste celui de l’empereur Jean-Bédel BOKASSA et de ses proches. Touadera, le nouvel empereur centrafricain, qui rêve de devenir Bokassa, lit ceci. C’est un parfait exemple de l’impunité que tu en parles tous les jours du matin au soir sans même un résultat.
En effet, après la chute de Bokassa, lorsque les gardiens promènent leurs visiteurs dans les restes pillés de sa belle résidence à Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui, ils leur montrent à l’arrière, à côté du garage, une enfilade de petites pièces où, selon eux, Bokassa enfermait ses enfants quand ils lui désobéissaient.
Il devait alors sanctionner quelque peccadille puisque aussi bien il n’a pas hésité à les incarcérer à Ngaragba lorsqu’il voulait leur infliger une punition plus importante. Le régisseur de la prison, Otto Sacher, avait certes amélioré leur séjour en aménageant pour eux une chambre dans le magasin d’approvisionnement. Ils ne manifestaient pas une excessive contrariété, ils avaient été punis par leur père.
Georges Bokassa a ainsi été écroué du 29 septembre au 25 novembre 1972. À cette occasion, Bokassa avait convoqué Sacher et lui avait expliqué qu’il n’appréciait pas que son fils ne voulût pas de la carrière d’ingénieur ou d’informaticien qu’il aurait aimé lui voir entreprendre.
Nestor Bokassa fut aussi enfermé pour indiscipline du 23 au 29 juin 1975. Jean-Charles et Saint-Cyr y passèrent huit jours en avril 1976. C’est Nicaise qui y accomplit le séjour le plus long : enfermé le 7 juillet 1977, il n’en ressortit que le 22 février 1978.
BOKASSA se montre aussi sévère envers ses domestiques, et la moindre faute pouvait se traduire par plusieurs mois de prison. C’est le malheur qui échoit au chef cuisinier Flavien BALEPOU. Il est arrêté le 14 mars 1973 et passe neuf mois à Ngaragba parce qu’il avait fait manger des poulets « saignants » aux enfants de Bokassa.
Une autre fois le cuisinier Flavien BALEPOU se présente en tenue « directeur ». On appelle ainsi en Afrique la tenue que portent ministres et dirigeants et qui se compose d’une chemise-veste et d’un pantalon.
Voilà! Touadéra, tu lit déjà ce qu’on appelle impunité zéro! Arrête désormais de nous salir les oreilles avec tes bla-bla-bla pathétiques.
Après son couronnement célébrée en faste dans la capitale centrafricaine, vient le tour maintenant du règlement des dettes. Le pouvoir est incapable de payer les propriétaires des véhicules loués, et la colère monte à Bangui
Les partisans et militants du parti au pouvoir, sous la pluie au stade 20 000 places à Bangui ce lundi 30 mars 2026 pour la cérémonie de présentation de serment de Touadera
L’investiture du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra a été célébrée avec faste le 30 mars dernier au stade 20 000 places à Bangui. Des centaines de véhicules ont été loués par le comité d’organisation : pick-up, bus et voitures de luxe pour transporter les invités et assurer le bon déroulement de la cérémonie.
Une semaine plus tard, c’est la surprise totale. Les propriétaires de ces véhicules, qui croyaient faire affaire avec des gens conscients, ils viennent de rendre compte que ces bras cassés n’ont toujours pas changé du comportement. Depuis une semaine, ils n’ont toujours pas touché leur argent. Ils se regroupent chaque jour en masse devant le ministère des Transports pour réclamer leur argent. Certains annoncent déjà qu’ils vont rentrer en grève et manifester avec force si rien n’est fait rapidement.
Pourtant, pour les minibus utilisés pour le transport des gens, eux, ils ont été payés en cash sans problème. Comme les chauffeurs doivent rendre des comptes chaque soir à leurs patrons, le gouvernement a tenu à les payer rapidement.
Mais pour les autres véhicules, surtout les voitures, le silence persiste. Aucun décaissement n’a été effectué jusqu’à présent.
La langue commence à délirer parmi les propriétaires. D’autres accusent directement le comité d’organisation d’avoir saboté leur paiement. Ils estiment que si le gouvernement n’avait pas la capacité de payer, il n’aurait pas dû louer autant de véhicules et organiser une cérémonie aussi coûteuse.
« Ils veulent faire des cérémonies comme si de jamais vu en RCA, mais quand il s’agit de payer, ils sont incapables », disent-ils avec colère.
Les gens se regroupent tout le jour. Ils usent leurs chaussures à force d’aller et venir pour réclamer ce maigre paiement qui leur revient. La colère monte actuellement dans la capitale et le malaise grandit.
Une semaine après l’investiture en grande pompe de Faustin-Archange Touadéra pour sa « Septième République », le Premier ministre Félix Moloua et son équipe sont toujours en poste. Un blocage qui confirme les rumeurs de pactes secrets et l’influence grandissante des conseillers russes sur l’architecture de l’État.
Dans toute démocratie, même de façade comme en Afrique centrale, l’usage veut qu’au lendemain d’une prestation de serment présidentielle, le Premier ministre remette sa démission ainsi que celle de son gouvernement. Cet acte symbolique permet au chef de l’État de renouveler sa confiance ou de changer de cap.
Pourtant, une semaine après le serment du 30 mars, Félix Moloua s’installe dans un mutisme confortable et une contradiction flagrante. Nommé sous l’égide de l’ancienne Constitution, aujourd’hui décriée et jetée dans les poubelles d’histoires du pays par le régime, il se retrouve en porte-à-faux avec le nouveau cadre institutionnel. Si Touadéra prétend que la nouvelle Constitution est « sacralisée » par son serment, Moloua n’a plus de base légale claire. Il devrait, en toute logique, démissionner pour espérer être reconduit sous l’autorité du nouveau texte. Ce mépris des formes n’est pas un oubli : il traduit une gouvernance qui s’affranchit des règles pour ne répondre qu’à des accords privés.
Malgré les attentes autour de sa démission, Félix Moloua s’agrippe à son fauteuil de Premier ministre. Ce blocage renforce l’hypothèse d’un pacte secret ayant permis le passage de la Constitution du 30 mars 2016 à celle du 30 août 2025. Le doute s’installe : ce ne seraient ni le Président ni le Premier ministre qui décideraient réellement de l’avenir du gouvernement centrafricain, mais des acteurs extérieurs, en l’occurrence les mercenaires de Wagner ayant comme avatâr Africa Corps. Une perception alimentée par les déclarations de Dmitri Podolsky, officiellement « conseiller » à la présidence, dans une interview accordée à la chaîne russe RT.
Dmitri Podolsky avait affirmé : « Il n’y aura pas de changements au sein de son équipe. La majeure partie restera en fonction. »
Cette déclaration apparaît comme un camouflet pour la souveraineté nationale, pourtant revendiquée par Touadéra. En annonçant publiquement le maintien de l’équipe Moloua avant même la prestation de serment présidentielle, Podolsky alimente l’idée d’un pouvoir sous influence. Le « pacte » qui en découle semble clair : pour garantir sa stabilité, le régime maintiendrait une équipe jugée fiable par ses partenaires.
Des ministres-députés : Le peuple attend la relève
L’opinion publique est exaspérée. La population attend non seulement le départ de Moloua, mais aussi celui des ministres élus députés lors du scrutin du 28 décembre 2025 sans parler des incompétents qui doivent être naturellement relâchés. Les Centrafricains veulent voir ces élus siéger à l’Assemblée pour porter leur voix, et non rester agrippés à des portefeuilles ministériels par pur appétit de pouvoir. En gelant le remaniement, Wagner paralyse le renouvellement démocratique et maintient des hommes liges aux postes clés pour sécuriser ses propres intérêts miniers et politiques.
La réalité, Touadéra semble déjà avoir oublié les pages lues au stade, préférant laisser Moloua s’accrocher pour ne pas perturber les affaires de ses alliés russes qui ne veulent aucun changement au sein de l’exécutif.
Votre « impunité zéro », ça ne va pas rétroagir ? Les femmes centrafricaines ont décidé de ne plus subir en silence. Ce lundi matin, une plainte formelle a été déposée auprès de l’office du procureur de la République contre Gilles Lionel Gouandjika (également appelé Yonel Ouandjika ou Ionel Gilles Gouandjika), fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika, pour ses propos injurieux et dégradants tenus sur les réseaux sociaux.
Dans une déclaration forte partagée sur les réseaux sociaux, les femmes leaders ont expliqué : « Ce message que nous avons adressé aujourd’hui, c’est une dénonciation du point de vue du droit qui saisit l’office du procureur de la République sur les actes crapuleux posés par M. Yonel Ouandjika. » Le document cible plusieurs textes de loi, dont le Code pénal, la loi sur la protection des données personnelles, la cybercriminalité et la loi sur la liberté d’information.
L’initiative vise à dire clairement « non » à toutes les injures, humiliations et atteintes à la dignité des femmes sur les réseaux sociaux. « Cet acte, nous l’avons posé ce matin. Notre plainte officiellement à Maître Biga, qui est aussi président de l’organisation des sociétés civiles et des droits de l’homme. » Les plaignantes soulignent le caractère particulièrement grave du cas : les insultes ont été proférées immédiatement après l’investiture du président Faustin-Archange Touadéra, qui a promis solennellement dans son discours la fin de l’impunité, la promotion et la protection des droits de la femme.
« Nous voulons que l’exemple soit donné, c’est pourquoi nous avons assigné M. Yonel Ouandjika. Si la justice rend une décision favorable, ça servira de leçon à tous ceux qui vont se permettre ce genre d’actes crapuleux sur les réseaux sociaux », ont-elles déclaré.
Elles précisent que cette action ne s’arrêtera pas à Gilles Lionel Gouandjika : « Il y a beaucoup de liaiseurs qui insultent les femmes. Il y a certaines femmes aussi qui insultent leurs sœurs-femmes, mais pour le moment nous avons commencé avec Yonel Ouandjika dont le cas est très flagrant. » Cette plainte intervient après la simple condamnation verbale du ministère de la Promotion du Genre et alors que le père, Fidèle Gouandjika, a publiquement défendu son fils avec un « je t’aime tel que tu es ». Elle fait également écho aux précédents dérapages d’autres enfants de hauts responsables, dont ceux du président lui-même.
Les femmes centrafricaines, mères, sœurs et filles, exigent aujourd’hui que la promesse d’impunité zéro ne reste pas un slogan vide. Elles veulent des actes concrets : ouverture d’une enquête, poursuites judiciaires et sanctions exemplaires pour rétablir la dignité bafouée.
Après le MSF, Wagner vise maintenant les ivoiriens de la Minusca à Mboki dans un spectacle propagande délirante
Le Lieutenant Roger Abeja, officier logistique congolais de la RDC, est décoré dans le cadre de son service en tant que casque bleu au sein de la MINUSCA. Il reçoit des médailles pour son engagement dans les missions de maintien de la paix en Centrafrique . Découvrez les distinctions attribuées aux héros de la paix des Nations Unies.
Après l’échec de leur opération à Zémio, où ils avaient arrêté illégalement un cadre humanitaire de MSF en l’accusant sans preuve de complicité avec des miliciens Azandé, les mercenaires russes du groupe Wagner changent de cible. Leur nouvelle propagande vise désormais le contingent ivoirien de la MINUSCA.
Depuis quelques jours, des images circulent sur les réseaux sociaux : des caisses en bois, des boîtes métalliques vert olive, des palettes de bouteilles d’eau, et un camion marqué « ONG TOLERANCE 19 ».
Un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA), se présentant comme soldat de deuxième classe, a publié un message pour expliquer ces photos. Selon lui, un véhicule humanitaire serait sorti de la base de la MINUSCA à Mboki, occupée par les casques bleus ivoiriens, transportant des caisses de munitions pour armes légères et lourdes (AK-47, DKM). Et dans son délire pathétique, ce fameux soldat raconte dans sa folie qu’une partie de Ces caisses de munitions auraient été cachées sous des palettes d’eau, destinées aux miliciens azandés à Zémio. Une caisse serait tombée sur une route de montagne entre la base de la Minusca et et le centre Mboki, démontrant le chargement, avant que des soldats FACA, qui roulaient derrière le camion, n’interceptent.
Mais comme tous les centrafricains le savent, cette nième manipulation ne tient pas debout. En tout cas cette version est une tromperie grossière. D’abord les miliciens azandés, formés et armés par les Russes en 2024, sont en conflit ouvert avec les casques bleus de la Minusca. Ils ont d’ailleurs tué un casque bleu kenyan l’année dernière près de Zemio. En plus, un convoi de la Minusca était même la cible des miliciens Azandé il y’a quelques mois. Dans un tel contexte, pourquoi les casques bleus ivoiriens prendraient-ils le risque d’armer un groupe qui les attaque régulièrement ? Pourquoi cacher des munitions sous des palettes d’eau, alors que ces casques bleus ont une parfaite liberté de transporter eux-même ces minutions s’ils veulent vraiment les remettre aux miliciens Azandé?
En plus, les images propagées ne prouvent rien : ni l’origine, ni la destination du chargement. Elles ne montrent pas que les casques bleus ivoiriens ont manipulé ces caisses.
Ce que ces Wagner ont oublié, cette affaire suit le même schéma que d’autres accusations contre la MINUSCA : les mercenaires russes accusent, depuis plusieurs années, les casques bleus népalais et mauritaniens d’armer les rebelles de l’UPC et de 3R. Et maintenant, comme cette stratégie ne leur suffit plus, ils branchent les ivoiriens de leur folie.
Il y’a lieu de rappeler que les miliciens azandés, regroupés sous le nom Azandé Ani Kpi Gbè, avaient été recrutés et équipés par les Russes. En janvier 2025, les mercenaires russes ont arrêté deux de leurs chefs à Bangui, provoquant une vague de colère. Le 3 avril 2025, une tentative de désarmement de ces miliciens à Koumboli a dégénéré en embuscade, faisant quatre morts (deux soldats FACA, un gendarme, un policier, et un mercenaire russe). Depuis, les relations entre ces différents groupes sont exsangues.
Le soldat, dans ses propos, a même déclaré que cette septième république, c’est la délivrance de la RCA. La pire folie d’un homme déréglé.
Le Directoire Politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) a publié un communiqué de presse dans lequel il exprime sa plus profonde indignation et sa condamnation la plus ferme suite aux propos ignominieux tenus par Monsieur Gilles Ionel Ngouandjika, consul honoraire de la Roumanie en Centrafrique.
Dans ce communiqué de CRPS référencé N° : 021/CRPS/DP/P/026, la CRPS affirme que les déclarations de Gilles Ionel Ngouandjika offensent gravement les femmes centrafricaines, sapent leur dignité et dégradent la parole publique. « En tenant de tels propos, Monsieur Gilles Ionel Ngouandjika a franchi une ligne rouge morale et républicaine », écrit le Directoire Politique de la CRPS.
La CRPS dénonce avec vigueur la banalisation du sexisme, l’humiliation des femmes et la propagation d’une culture politique du mépris qu’elle juge incompatible avec les principes de respect, d’égalité et de responsabilité qui doivent fonder l’action publique.
Le parti va plus loin en pointant du doigt le silence des plus hautes autorités de l’État. Selon la CRPS, ce silence apporte une caution implicite à une dérive immorale. « Dans un État digne de ce nom, elles ne sauraient observer l’outrage sans réagir. L’absence de condamnation claire et immédiate équivaut, aux yeux de l’opinion, à une forme de complaisance, sinon d’approbation tacite, face à des propos indignes de la République. » Rappel des propos infâmes du père Fidèle Ngouandjika La CRPS rappelle également que ce n’est pas la première fois que la famille Gouandjika est mise en cause. En mars 2021, la Coalition de l’Opposition Démocratique (COD-2020) avait déjà interpellé le Chef de l’État sur les propos infâmes de Monsieur Fidèle Ngouandjika, père de Gilles Ionel, qui avait rabaissé les femmes centrafricaines au rang de simples marchandises livrables aux mercenaires du groupe Wagner.
« Le géniteur de Gilles Ionel » avait alors tenu des déclarations qui avaient profondément choqué l’opinion publique, souligne le communiqué de la CRPS.
Cette nouvelle prise de position de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) intervient alors que la polémique autour des insultes de Gilles Ionel Ngouandjika ne cesse de s’amplifier. Après la condamnation du ministère de la Promotion du Genre et la plainte officielle déposée par des femmes leaders, l’opposition politique monte au créneau pour exiger une réaction ferme des autorités.
La CRPS, à travers son Directoire Politique, appelle implicitement le pouvoir à rompre avec la culture de l’impunité et à sanctionner les dérapages qui dégradent l’image de la République et humilient les femmes centrafricaines.
Face au silence des autorités après le préavis de marche de la population en date du 16 mars dernier, la tension monte d’un cran dans la commune de Banh. Les populations locales, dénonçant l’ma disqualification de leur candidat favori, exigent désormais que le scrutin du 26 avril soit délocalisé à Bangui au domicile du candidat au second tour, le sulfureux Namtoli tandis que la pression des mercenaires russes de Wagner se fait de plus en plus lourde sur les chefs de village.
L’imbroglio politique dans la circonscription de Paoua 3 semble avoir atteint un point de non-retour. Alors que le second tour des élections législatives est prévu pour le 26 avril 2026, le climat social à Banh est marqué durant tout le mois de mars par une rupture totale de confiance envers les instances électorales locales et nationales.
Un dialogue de sourds et une mobilisation étouffée.
L’origine de la crise remonte à la disqualification de leur candidat favori et arrivé en tête lors du 1er tour, Tononi Ndinganza Ghislain. Dans un mémorandum adressé à l’Autorité Nationale des Élections (ANE) dès le 5 mars, les représentants des villages de la commune de Banh fustigeaient déjà ce qu’ils qualifient de “manipulation politique” et de “monopole de gestion” par une seule famille.
Malgré un préavis de marche déposé le 12 mars pour une manifestation prévue le lundi 16 mars à Paoua, les autorités locales sont restées murées dans le silence des morts. Cette absence de réaction a empêché la tenue de la marche, mais a surtout exacerbé le sentiment d’oppression d’une population qui estime son choix souverain volé au profit d’un candidat mafieux.
Devant l’absence de garanties sur la transparence et l’indépendance du processus, les chefs de village et les collectifs de citoyens, notamment à Mbali, Kama et Souli, durcissent leur position. Le message est désormais clair : si les revendications ne sont pas entendues, le processus électoral ne pourra pas se tenir sereinement sur leurs terres.
La population demande officiellement à l’ANE de remettre dans la course du second tour, leur candidat favori ou dans le cas contraire, d’organiser le vote du 26 avril en dehors de leur circonscription. Ils refusent de cautionner un scrutin déjà volé au premier tour et craignent que leur vote du second tour ne soit autre qu’une validation de leur vol.
Mais selon nos informations, l’ANE compte user la méthode Wagner dans la circonscription : Le vote sous surveillance. D’après ces sources, les éléments de la société de sécurité Wagner seront appelés en renfort. Ces derniers exigent fermement à l’ANE que le scrutin se déroule au sein même de la circonscription, sous leur supervision directe, comme ils l’ont imposé dans d’autres grandes localités du pays.
Cette position sonne comme un avertissement direct aux autorités coutumières. En affirmant vouloir surveiller de près le déroulement du vote, Wagner place les chefs de quartier et de village, signataires des listes de protestation, sous une pression extrême. La menace est à peine voilée : l’objectif est d’étouffer toute velléité d’obstruction le jour J.
Un test de légitimité pour l’ANE.Le dossier, transmis au département juridique et à la MINUSCA, place les autorités électorales devant un dilemme majeur. Entre une population qui réclame justice ou délocalisation et des forces paramilitaires qui entendent imposer le scrutin par la force, la circonscription de Paoua 3 est devenue une véritable poudrière.
À moins d’un mois du vote, le silence de la préfecture de Paoua ne fait qu’alimenter l’incertitude : le 26 avril sera-t-il le jour d’une élection démocratique ou celui d’une simple opération de contrôle territorial ?
Affaire Lionel Gouandjika, Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC, dénonce les insultes ignobles, les propos dégradants et le manque de respect répété envers les femmes
Gilles Lionel Gouandjika, le fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika
À l’occasion de la fête de Pâques, l’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC) interpelle la société entière sur les dérives observées en ligne et dans le quotidien.
Dans un message rendu public dimanche 5 avril 2026, Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC, dénonce les insultes ignobles, les propos dégradants et le manque de respect répété envers les femmes. Il appelle les travailleurs et l’ensemble des citoyens à réagir avec fermeté.
« En ce jour qui célèbre le triomphe de la vie sur la mort et de la lumière sur les ténèbres, nous ne pouvons rester silencieux », déclare Louis-Marie KOGRENGBO au nom de l’ODSTC.
Le dirigeant syndical pointe du doigt la transformation de l’espace numérique, qui devrait être un lieu d’échange et de solidarité, en une tribune où se multiplient injures, humiliations et déshumanisation. Il souligne que ces comportements touchent particulièrement celles qui incarnent l’avenir du pays : mamans courageuses, épouses dévouées, sœurs, filles, collègues et compagnes de lutte.
L’ODSTC refuse de banaliser ces atteintes à la dignité humaine. L’organisation, par la voix de son Secrétaire Général Exécutif, rejette toute forme de tolérance face à cette décadence morale qui piétine les valeurs fondamentales de la société centrafricaine.
Le message met en évidence la réalité vécue par de nombreuses femmes du pays : sacrifices souvent ignorés, efforts non reconnus et injustices persistantes. Pour Louis-Marie KOGRENGBO, ce quotidien ressemble trop souvent à un chemin difficile, alors que Pâques invite précisément au renouveau et à la restauration.
Face à cette situation, l’ODSTC lance un appel clair et direct à tous les travailleurs, camarades et citoyens, quel que soit leur rang ou leur position :
Éduquer massivement au respect ;Promouvoir avec détermination la dignité humaine ;Réhabiliter pleinement la valeur inestimable de la femme dans notre société.Louis-Marie KOGRENGBO insiste : le respect de la personne humaine n’est ni une option ni un luxe, mais une exigence absolue et une responsabilité collective. Il invite chacun à devenir un défenseur actif de ces principes.
Le message du syndicaliste conclut sur une note d’espoir : une société qui honore, protège et valorise ses femmes se construit un avenir digne, stable et prospère. À l’inverse, celle qui les humilie s’engage sur la voie de la décadence.
Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général Exécutif de l’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC), appelle les centrafricains à la paix, à la dignité restaurée et à une espérance renouvelée.
Ce mardi 7 avril 2026, l’entrée de la mairie de Bimbo ressemblait de nouveau à un champ de bataille: chants, cris, sifflets et une foule d’usagers bloqués devant des portes hermétiquement fermées. Le personnel municipal a officiellement lancé une grève illimitée, marquant une nette escalade dans leur mouvement de protestation.
Les agents ne supportent plus la situation. Depuis 12 mois, ils travaillent sans percevoir le moindre salaire. Douze mois d’arriérés couvrant les années 2024 et 2025. Douze mois où ces employés continuent d’assurer (quand ils le peuvent) des services essentiels comme la délivrance d’actes de naissance, les légalisations de documents et autres formalités administratives, tout en rentrant chez eux les mains vides.
Des usagers venus ce matin pour faire enregistrer la naissance de leurs enfants témoignent de leur impuissance :
« Nous sommes venus pour les actes de naissance et ils nous ont dit qu’ils sont en grève car depuis 12 mois ils ne sont pas payés. On ne sait plus quoi faire. » Une pancarte posée à l’entrée résume tout : « Réclamation de 12 mois d’arriérés de salaire ».
Fabien Arsis-Songo, délégué du personnel, est clair et ferme :« C’est la troisième ou quatrième phase de notre grève. Nous avons été patients. On nous a demandé d’attendre avant les élections, puis après les élections, puis jusqu’au 25 mars pour que notre situation soit décomptée. La base a décidé qu’elle ne peut plus supporter. S’il n’y a pas de salaire, il n’y aura rien. Sans paiement effectif des salaires dus, aucune reprise d’activité n’est envisageable. »
La grève avait déjà commencé par étapes depuis le 3 février 2026, avec des préavis et des arrêts de travail progressifs. Aujourd’hui, ils passent à la vitesse supérieure : grève illimitée.
Une situation incroyable en 2026
Comment est-il possible, en 2026, qu’une administration publique laisse ses agents travailler pendant un an entier sans les payer ? Comment peut-on exiger d’eux qu’ils assurent un service public vital pour les citoyens (surtout pour des actes de naissance, documents indispensables dans la vie quotidienne) tout en les condamnant à la précarité la plus totale ?
Ce n’est pas une exception dans le pays depuis des nombreuses années. Les mêmes problèmes de paiement chronique des salaires touchent d’autres mairies dans la capitale centrafricaine Bangui et dans plusieurs communes de province. La mairie de Bimbo n’est que l’exemple visible d’une gestion défaillante qui se répète.
Dans un pays qui sollicite régulièrement l’aide internationale, on est en droit de se poser des questions:
Où passent les ressources allouées aux collectivités territoriales ?Pourquoi les autorités locales et nationales ne trouvent-elles pas de solution durable ?N’est-il pas temps de solliciter ouvertement les partenaires techniques et financiers (Union européenne, Banque mondiale, autres bailleurs) pour assainir les finances municipales, mettre en place des mécanismes de paiement fiables et éviter que ce genre de crise ne paralyse régulièrement les services de base ?
La réalité du pays apparaît ici: des agents publics qui font preuve d’une patience remarquable finissent par craquer après un an sans salaire, tandis que les citoyens ordinaires, déjà confrontés à de multiples difficultés, se retrouvent bloqués dans leurs démarches administratives les plus élémentaires.
En une seule conseil des ministres, Touadéra distribue l’uranium de Bakouma, le fer de Bambari et l’or du pays à des groupes étrangers. Le grand pillage continue
Touadera et son gouvernement réunis autour de diamant découvert par le collecteur de boubou blanc au Bec d’or à Bangui
Pendant que les Centrafricains peinent à trouver de quoi manger, que les routes restent des pistes impraticables et que les hôpitaux manquent de tout, le Conseil des ministres extraordinaire, présidé par le Professeur Faustin-Archange Touadéra, a validé en moins de deux heures une quinzaine de projets de décrets qui livrent littéralement le sous-sol du pays à des sociétés étrangères.
Le ministre des Mines et de la Géologie a soumis 10 dossiers miniers. Parmi eux :
Quatre permis de recherche pour le minerai de fer dans les régions de Bambari, Yaloké, Bozoum et Baboua à la société Poxine International Company.
Un permis de recherche pour l’uranium dans la région de Bakouma au profit de Safir Energy.Quatre permis de recherche pour le cuivre, l’or, le diamant et le minerai de fer dans les zones de Ngandé, Alindao, Karno et Bouka à la Société Générale des Mines (Sogé Mine).
Plusieurs permis d’exploitation industrielle de petites mines à Amto Mining Company, Anxine et Abeka Mining.L’agrément d’une raffinerie d’or à la société Fortifive de Saoudima.Le Conseil a tout validé sans sourciller. Ces sociétés ont « satisfait aux conditions » et payé les frais exigés par la loi n°24.008 du 21 août 2024 portant code minier. Point final. Aucune garantie réelle de transformation locale, d’emplois massifs pour les jeunes Centrafricains, ni de réinvestissement visible dans les régions concernées.
Le gouvernement justifie ces attributions par « l’insuffisance des travaux antérieurs » et la nécessité de « méthodes modernes ». Pourtant, depuis l’arrivée de Touadéra au pouvoir en 2016, les Conseils des ministres se suivent et se ressemblent : une pluie régulière de permis de recherche et d’exploitation accordés à des acteurs étrangers, souvent opaques. Résultat ? Le secteur minier reste dominé par l’artisanat sauvage, la contrebande et la fraude, au point que le même gouvernement avoue la « persistance de la fraude » et crée… une direction générale de la police des mines pour tenter de la juguler.
Ironie suprême : on renforce la répression bureaucratique tout en distribuant de nouveaux permis. On crée aussi un Secrétariat Permanent de Certification des Substances Minérales pour l’or, qui est devenu « la première source des recettes d’exportation ». Mais où vont ces recettes ? Pas dans la construction d’hôpitaux dignes, ni dans des routes bitumées reliant Bangui aux provinces, ni dans des écoles équipées.
Le compte rendu mentionne encore la démolition d’un ancien bâtiment du ministère des Mines (jadis affecté à l’Union nationale des coopératives minières) pour construire un « nouvel édifice » destiné au personnel et aux nouvelles structures (Sonaderme, Géminca, Fonds minier…). Symbole parfait : on rase le passé pour bâtir plus de bureaucratie, pendant que le peuple attend toujours les fruits du sous-sol.
Pendant ce temps, la pauvreté explose
La RCA reste l’un des pays les plus pauvres du monde. Plus de 65 % de la population vit sous le seuil de pauvreté extrême. L’accès à l’eau potable, à l’électricité et aux soins reste dramatiquement faible. Les infrastructures de base (routes, hôpitaux, écoles) sont dans un état lamentable. Les régions minières comme Bambari, Bakouma ou Bria, riches en fer, uranium ou or, sont souvent des zones de tensions sécuritaires où les populations locales tirent peu ou pas profit des richesses extraites.
Au lieu de transformer ces ressources en levier de développement souverain, le régime préfère multiplier les décrets d’attribution. Depuis 2016, le schéma est identique : on signe, on communique sur « l’attractivité » du pays, et on passe au Conseil suivant. L’or et le diamant rapportent, certes, mais ces revenus servent davantage à entretenir le système qu’à bâtir un avenir pour les Centrafricains.
Un dépeçage qui s’accélère avant l’investiture Ce Conseil du 24 mars intervient juste avant la cérémonie d’investiture du 30 mars 2026, marquant le début du nouveau septennat de la VIIe République. Hommage à Boganda, gerbes de fleurs, drapeaux en berne, opération « Coati-Codro » de nettoyage… Le spectacle est rodé. Mais derrière les symboles républicains, la réalité est cruelle : le sous-sol continue d’être bradé pendant que les promesses de développement restent lettre morte.
Le message est clair : les multinationales (Poxine, Safir Energy, Sogé Mine, Fortifive, etc.) peuvent venir explorer et exploiter l’uranium de Bakouma, le fer de Bambari et l’or du pays. Les Centrafricains, eux, continueront à ramasser les miettes – ou à subir les conséquences environnementales, sociales et sécuritaires de ces activités.
Depuis des décennies, ceux qui se disent les autorités de ce pays continuent de parler à leurs compatriotes Centrafricains comme s’ils s’adressaient à leurs propres moutons, incapables de comprendre le moindre détail technique de ce qu’ils racontent à la longueur de la journée comme des malades mentaux. Ils pensent que la pauvreté, l’analphabétisme et l’abandon institutionnel qu’ils plongent la population volontairement suffisent à transformer tout le monde en troupeau docile. Ils se trompent lourdement. Même dans les villages les plus isolés, des hommes et des femmes observent, comparent, analysent et voient les incohérences. Touadera et son clan pensent qu’en quittant Bangui pour faire un discours à l’intérieur du pays, tout passera. Mais les Centrafricains ont déjà trop entendu, trop vu, trop subi.
Comme tout le monde le sait, à chaque cycle électoral, les promesses foisonnent. Tout le monde connaît ce rituel : au début du calendrier électoral, les annonces se multiplient, les projets miraculaires surgissent, et les autorités redoublent d’efforts pour vendre des rêves. En Centrafrique, ce mécanisme s’est amplifié au fil des années, surtout avec l’arrivée des Russes en 2018. Le pouvoir de Baba Kongoboro a adopté une méthode fondée sur la surenchère verbale, le mensonge, la construction d’un récit sans lien avec la réalité. Depuis 2020, les discours officiels n’ont cessé d’accumuler des projets futuristes : ville intelligente, île de singe artificielle, usine d’assemblage automobiles russes, hôtel de prestige 7 étoiles, installations bancaires qu’ils appellent Wali banque, Tourougou banque, autoroutes, bitumage de 10 000 kilomètres en 4 ans, prix du carburant révisé, développement industriel soudain. Une avalanche de promesses, sans une seule réalisation visible.
Aujourd’hui, c’est le projet de chemin de fer qui sert de nouvel emballage à cette stratégie pathétique. Et pour justifier cette annonce, Fidèle Gouandjika affirme que les études auraient été faites « par satellite ». Une explication qui défie toute logique.
Fidèle Gouandjika prétend qu’un projet ferroviaire peut être validé grâce à une simple observation vue du ciel. Il parle d’un travail complet, pourtant aucun document n’a été publié par l’État. Aucun ministère n’a annoncé la réception d’un rapport technique. Aucun cabinet d’ingénierie n’a revendiqué une étude portant sur un tracé reliant Bangui au Cameroun.
Un tracé de voie ferrée ne se détermine pas à travers des images spatiales. Les ingénieurs effectuent des mesures précises : topographie, sondages du sol, tests hydrauliques, analyses de terrain, inspection des zones instables, relevés dans les zones habitées, estimation des ouvrages à construire, inventaire des ponts, tunnels, remblais et plateformes. Rien de tout cela ne peut être exécuté sans présence physique d’équipes spécialisées.
Aucune équipe n’a été aperçue sur le terrain. Aucun rapport n’a circulé. Aucun bailleur n’a confirmé son implication. Pourtant, le conseiller présidentiel affirme que tout est prêt. Une contradiction claire.
La cérémonie du 1ᵉʳ novembre au PK-30 le montre clairement. Le président s’est déplacé pour poser symboliquement une première pierre, sans présenter la moindre étude, sans plan de tracé, sans calendrier d’exécution, sans engagement financier détaillé. Le décor reposait uniquement sur des discours.
Face à ce vide, l’argument du « satellite » apparaît comme une tentative improvisée pour masquer l’absence totale de préparation. Il ne s’agit pas d’explications techniques, mais d’une justification express construite pour soutenir une mise en scène électorale.
Ce nouvel épisode s’ajoute à une longue liste d’annonces sans suite. Depuis quatre ans, les autorités ont présenté des dizaines de projets spectaculaires sans jamais livrer un seul résultat concret. Le chemin de fer s’inscrit dans la même logique. Et les propos de Gouandjika confirment que le pouvoir avance sans éléments tangibles, tout en espérant que la population acceptera sans poser de questions.
Les Centrafricains comprennent très bien que les discours officiels ne correspondent pas aux réalités visibles. Ils savent qu’un projet ferroviaire exige des études détaillées, des experts identifiés, des financements sécurisés, des contrats transparents et un suivi technique rigoureux. Rien de cela n’a été présenté.
Ici, personne n’oublie. Et personne n’accepte l’idée qu’un chemin de fer puisse être validé depuis l’espace.
Par Anselme Mbata….
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Dans une déclaration diffusée en direct sur Facebook depuis N’Djamena, l’ancien ministre Abakar Sabone a axé son intervention sur la peur qu’il estime installée au cœur de la vie politique centrafricaine. Il affirme que la prison, la mort et l’intimidation sont utilisées comme des moyens de domination contre les citoyens.
Selon lui, cette peur est entretenue volontairement pour maintenir le silence. Abakar Sabone déclare que « quand on te fait peur avec la prison ou avec la mort, c’est pour t’empêcher de parler ». Il soutient que ce mécanisme vise à empêcher toute contestation du pouvoir en place.
Dans son propos, il affirme que cette stratégie ne devrait plus fonctionner. « Quand tu es un homme, tu n’as plus peur de la prison, tu n’as plus peur de la mort », dit-il, estimant que la soumission par la peur n’est ni naturelle ni durable.
Il poursuit son raisonnement.
Abakar Sabone insiste sur le fait que la peur est une construction politique. Il rappelle que « ce n’est pas un homme qui t’a créé, c’est Dieu », pour souligner que nul ne devrait craindre un autre citoyen comme lui. Selon lui, accepter la peur revient à renoncer à sa dignité.
Il affirme que cette intimidation s’appuie sur des arrestations arbitraires et des menaces permanentes. À ses yeux, l’objectif est clair : pousser les citoyens à se taire et à obéir sans poser de questions.
Il marque une rupture nette avec cette logique.
L’ancien ministre soutient que tous les Centrafricains ne sont pas prêts à vivre dans cette crainte. « Ce pays n’est pas composé uniquement de gens qu’on peut acheter ou traîner comme des moutons », affirme-t-il, rejetant l’image d’un peuple entièrement soumis.
Il explique que la peur a longtemps paralysé la parole publique. Selon lui, beaucoup savent ce qui est bon ou mauvais pour le pays, mais n’osent pas le dire. « Tu as un cerveau, tu sais ce qui est juste », rappelle-t-il.
Il appelle ainsi à un sursaut individuel.
Abakar Sabone affirme que la prison ne devrait plus être perçue comme une fin en soi. Il déclare que « la peur d’être emprisonné ne peut pas empêcher un homme de dire la vérité ». À ses yeux, le silence imposé par la menace ne protège personne.
Il évoque également la peur de la mort, qu’il considère comme un levier extrême utilisé pour faire taire. « Nous avons peur de Dieu seulement », dit-il, estimant que la mort ne peut pas justifier l’acceptation de l’injustice.
Son discours se veut sans ambiguïté.
Pour lui, céder à la peur permet au système de se maintenir. Il affirme que tant que les citoyens accepteront l’intimidation, ceux qui gouvernent continueront à agir sans limite. La peur devient alors un outil de contrôle collectif.
Abakar Sabone conclut en appelant les Centrafricains à rompre avec cette logique. Il estime que refuser la peur est une étape essentielle pour reprendre la parole et défendre ses droits. Selon lui, aucun changement n’est possible tant que la crainte de la prison et de la mort domine la vie publique.
Lim-Pendé : les ex-combattants de 3R réclament leurs propres postes de contrôle sur les axes routiers
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-ex-rebelles-du-3r-en-formation-militaire-a-berongo-dans-la-lobaye-avec-les-instructeurs-russes-du-groupe-wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les ex-rebelles du 3R en formation militaire à Berongo, dans la Lobaye avec les instructeurs russes du groupe Wagner
Les anciens rebelles de 3R ont saisi les autorités préfectorales de Lim-Pendé d’une requête étonnante : ériger des postes de contrôle comme ceux tenus par l’armée régulière.
La demande est parvenue directement au bureau de la préfète dans cette zone du nord-ouest centrafricain. Les ex-combattants ont formulé leur requête sans détour, invoquant une logique qui peut paraître déconcertante. Ils observent que les soldats FACA, les gendarmes et les policiers tiennent déjà de nombreux checkpoints le long des axes routiers dans Lim-Pendé, où ils collectent de l’argent auprès des usagers.
Cette pratique des forces de désordre leur donne l’idée de réclamer le même droit de racket des citoyens. Puisque les forces soi-disant régulières prélèvent des sommes aux barrières pour compenser le non versement de leur prime global d’alimentation (PGA), pourquoi les anciens rebelles n’obtiendraient-ils pas la même possibilité ? Leur raisonnement repose sur une forme d’égalité de traitement qu’ils jugent équitable dans leur situation actuelle.
Car depuis qu’ils ont déposé les armes, leur quotidien est devenu extrêmement difficile. L’accord signé avec le gouvernement prévoyait une prise en charge de leur réinsertion, mais les engagements peinent à se matérialiser. Les ex-3R se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans ressources ni perspectives claires pour assurer leur subsistance.
Leurs anciens responsables ne leur versent plus rien. L’État, censé prendre le relais, ne leur fournit aucun moyen financier pour vivre décemment. Cette absence de soutien les place dans une impasse économique qui pourrait les pousser vers des solutions dangereuses s’ils n’obtiennent pas d’alternative rapidement.
C’est précisément ce qu’ils tentent d’éviter en passant par la voie officielle. Plutôt que de replonger dans le banditisme ou les braquages, ils préfèrent demander l’autorisation d’installer des barrières en bonne et due forme. Cette démarche administrative vise à légitimer une source de revenus qui leur permettrait de manger sans enfreindre la loi.
Dans la région, leur requête ne choque pas tout le monde. Certains habitants estiment que si les agents phytosanitaires, les responsables des eaux et forêts, ainsi que les militaires prélèvent des taxes aux points de passage, les ex-rebelles pourraient bénéficier du même arrangement. Cette vision pragmatique considère leur demande comme une solution à un problème social réel.
Les anciens combattants calculent qu’avec les sommes récoltées aux barrières, ils pourraient couvrir leurs besoins alimentaires. Ils rêvent d’obtenir l’équivalent des primes globales d’alimentation versées aux soldats réguliers, mais sous une forme adaptée à leur statut particulier. Ces revenus de checkpoint leur permettraient de tenir sans basculer dans l’illégalité ni menacer la population.
Le dossier attend maintenant sur le bureau des responsables préfectoraux. Ceux-ci doivent peser le pour et le contre d’une décision qui pourrait créer un précédent embarrassant. D’un côté, refuser expose à un risque de retour à la violence de la part d’hommes désespérés et armés hier encore.
De l’autre, accepter reviendrait à officialiser un système de taxation parallèle. Les autorités de Lim-Pendé se trouvent coincées entre la nécessité de maintenir l’ordre et celle de gérer des ex-combattants abandonnés par l’État. Le temps presse car la patience des anciens 3R s’amenuise au rythme de leurs estomacs vides.
Au cœur de la capitale centrafricaine Bangui, des sites de fabrication, de la production massive et de consommation de drogue fonctionnent à ciel ouvert, pendant que les forces de l’ordre courent après les vendeurs de boissons dans les quartiers.
Ce qui se passe dans les arrondissements de la capitale centrafricaine dépasse l’entendement. Le jardin public, baptisé depuis quelque temps les cinquantenaires, espace jadis destiné à la détente des familles et des enfants, s’est transformé en un point de rassemblement de fumeurs de chanvre, de marijuana et de haschich, sans oublier les drogues de synthèse comme Tramadol et Wanawa. Sur place, des Nationaux et des étrangers s’y retrouvent chaque jour, en pleine lumière, sans la moindre gêne.
Ce qui rend la situation encore plus étonnante, c’est la façon dont tout cela se déroule. Les consommateurs arrivent l’air de rien, feignant de boire un verre ou de fumer une cigarette ordinaire, alors qu’il s’agit bel et bien de stupéfiants durs. Personne ne se cache, personne ne baisse la voix, et surtout, personne ne vient les interrompre.
Et pourtant, les riverains connaissent cet endroit depuis très longtemps. Selon les habitants du coin, ce carrefour de vente et de consommation existe depuis les années 1980, ancré dans le paysage du quartier comme un commerce ordinaire. Ce qui était autrefois subi en silence est aujourd’hui devenu une menace directe pour la jeunesse qui grandit dans ces rues.
Ce n’est d’ailleurs pas uniquement à cinquantenaire que la situation a pris cette ampleur. Dans le troisième arrondissement, dans le huitième, au quartier Combattant, la drogue circule, se vend et se consomme au grand jour. La capitale entière semble avoir été gagnée par ce phénomène, qui s’étend d’un arrondissement à l’autre sans rencontrer de véritable résistance.
Ce qui interpelle davantage, c’est le rôle que joue l’Office Central de Lutte Anti-Drogue dans tout cela. L’OCLAD organise des opérations ponctuelles, monte des spectacles médiatiques pour montrer qu’il démantèle des réseaux, mais sur le terrain, les fumeurs continuent d’opérer librement, parfois à quelques pas des zones supposément sécurisées comme la présidence de la République. La distance entre les annonces officielles et la réalité du terrain est immense.
Pendant ce temps, la police concentre l’essentiel de ses moyens sur la traque des vendeurs de bil-bil et autres boissons artisanales locales. Des hommes en uniforme mobilisés pour saisir des jarres de boisson traditionnelle, alors que des filières de stupéfiants impliquant des étrangers, russes et autres, opèrent à visage découvert dans les mêmes rues. Le décalage entre les priorités affichées et la réalité du terrain interroge.
Face à cette situation qui dure depuis trop longtemps, les habitants de Lakouanga et ses environs ont fini par prendre la parole. Ils réclament l’installation d’une antenne temporaire de l’OCLAD dans leur zone, pour qu’une présence effective vienne enfin perturber ce commerce qui empoisonne leur quotidien.
Mais la question est de savoir si les policiers de l’OCLAD peuvent-ils empêcher les Wagner d’ouvrir leur industrie de la production des drogues dans le pays ?
Le Parti Kwa Na Kwa (KNK), à travers son Bureau Politique et sous la Présidence Intérimaire d’Elie OUEIFIO, a publié un Communiqué de presse daté du 02 avril 2026 (référence N° 018_KNK/BP/PI/SG/2026) dans lequel il dénonce avec la plus grande fermeté les harcèlements quotidiens dont sont victimes ses militants. Le document, authentifié par le cachet officiel « Le Président Intérimaire » et la signature d’Elie OUEIFIO, a été amplifié à tous les niveaux de l’État et de la société civile centrafricaine.
Dans ce communiqué, le KNK affirme sans ambiguïté :« Le parti Kwa Na Kwa dénonce avec la plus grande fermeté les harcèlements quotidiens dont sont souvent victimes ses militants la dernière en date du samedi 28 mars 2026 contre les membres du bureau politique et un ouvrier tels que : » Le parti cite nommément trois de ses cadres victimes de ces attaques :
NGANAKPAMO Barthélémy, Secrétaire National, chargé des relations avec les Organisations politiques et la société civile ;DEGANAI Alain, Secrétaire national, chargé des stratégies et prospectives ;EMTENOU Edias Wenceslas, ouvrier du KNK (propriétaire du bar Afrique Soir).Le communiqué, signé par le Président Intérimaire Elie OUEIFIO, s’étonne de la publication dans le journal en ligne « FLASH INFO 236 » d’articles qui, selon le KNK, constituent « des manœuvres orchestrées avec horde de transfuges bien identifiés » visant à discréditer ses militants. Le parti rappelle que ces attaques portent atteinte à la liberté d’expression et à l’État de droit.
Elie OUEIFIO et le Bureau Politique du KNK soulignent dans le communiqué que, malgré les efforts du parti pour contribuer à la réconciliation nationale, « grande est la surprise et la stupéfaction du bureau politique de lire dans les colonnes d’un journal en ligne dénommé « FLASH INFO 236 », dirigé par une fratrie bien connue avec ses ramifications politiques, que ses militants, au nombre desquels deux membres du bureau politique ci-dessus cités et un ouvrier, soient vilipendés pour des raisons dignes d’un conte de fée. »
Le communiqué insiste sur le fait que ces agissements confondent à tort un parti politique légal avec une rébellion :« Le parti Kwa Na Kwa condamne ces attaques personnelles et menaces à l’encontre de ses militants, surtout l’amalgame dont il est fait usage, confondant la dissociation qui existe entre un parti politique tirant son existence sur une base légale, d’autre part, une rébellion qui en est le contraire. »
Elie OUEIFIO, au nom du KNK, met en garde contre les méthodes de désinformation et appelle à la conscience nationale et internationale :« En rappelant à la conscience nationale et internationale que ces pratiques dignes de Satan avec ses méthodes basées sur la manipulation qui procède par la désinformation avec ses fibres d’intoxications blanches, grises mais surtout noires ont non seulement détruit des milliers de centrafricains mais aussi, occasionné le retard chronique du pays sur tous les plans. »
Le parti annonce qu’il se réserve le droit de saisir la justice tout en lançant un appel solennel aux autorités :« Le KNK, tout en se réservant le droit de saisir la justice, en appelle aux autorités à changer de paradigmes et à prendre leurs responsabilités pour protéger l’ensemble des centrafricains dont ses militants et garantir leur liberté. » Ce communiqué de presse a été officiellement amplifié aux plus hautes instances du pays.
Le Parti Kwa Na Kwa, sous la direction d’Elie OUEIFIO, réaffirme ainsi sa détermination à défendre ses militants et à lutter contre toute forme de manipulation et d’intoxication politique qui entraverait la paix et la réconciliation en République Centrafricaine.
Touadéra s’accroche au pouvoir, les Banguissois s’accrochent à leurs bidons : honte d’État !
Longues files de bidons jaunes à une fontaine d’eau à Bangui, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien pour de nombreux habitants.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 19 janvier 2026, le Conseil constitutionnel valide le coup d’État électoral de Faustin-Archange Touadéra pour un troisième mandat de sept ans avec 77,90 % des voix. Pendant ce temps, dans les quartiers de Bangui, des milliers de personnes font la queue dès trois heures du matin, bidons à la main, pour quelques litres d’eau.
À Nzangoyya , dans le sixième arrondissement, les femmes et les enfants parcourent des kilomètres jusqu’à Nguitangola. Parfois l’eau n’est même pas potable. Une habitante raconte qu’elle paie 500 francs par jour pour huit à dix bidons, mais l’attente dure de sept heures du matin jusqu’à seize ou dix-sept heures. Les files s’allongent sans fin.
Le chef de quartier supplie en vain les membres du gouvernement. Selon lui, ce manque d’eau potable n’est plus un simple désagrément mais une urgence sanitaire. Les hôpitaux renvoient des enfants chez eux faute d’eau, comme à Saint-Charles. Des écoles ferment leurs portes. Les petits commerces s’arrêtent.
À Damala, commune de Bimbo, les fontaines sont à sec depuis plus de cinq ans. Les habitants implorent les autorités nationales de les aider. Dans le quartier Fatima, toujours au sixième arrondissement, aucune goutte de la Sodéka depuis 2004. Vingt-deux ans d’abandon complet.
Dans les quatrième, septième et huitième arrondissements, l’eau coule deux ou trois minutes par jour au maximum. Les gens avancent même l’heure de réveil pour arriver à temps. Certains se lèvent à trois heures du matin et rentrent bredouilles.
Sur le plateau de l’émission Patara, Raymond Adouma de l’opposition ne mâche pas ses mots. Il affirme que la Constitution de 2016 interdit clairement de tripler le mandat. On ne peut pas s’amuser avec le peuple, martèle-t-il. Ce régime ne cherche qu’à se maintenir au pouvoir coûte que coûte, alors qu’il est honni par la population.
Adouma rappelle les promesses non tenues. Cinq mille châteaux d’eau annoncés, un seul à Bimbo et même pas terminé. Des pompes promises, jamais livrées. De la crypto-monnaie annoncée à grands coups de publicité, sans aucun effet sur la vie quotidienne des gens. Pendant ce temps, les responsables perdent leur temps à danser et montrer leur ventre.
Quentin Gbouando de la société civile insiste sur le fait que cette situation dure depuis longtemps. Si l’État avait développé une politique décente, on ne serait pas là chaque année à en parler sur le plateau. Il interpelle le gouvernement pour qu’il prenne des mesures sérieuses face à cette calamité qui ronge la capitale.
Fidèle Gouandjika, représentant du pouvoir, adopte une posture de déni. Selon lui, le Centrafricain ne meurt pas de soif, il y a de l’eau. C’est un problème saisonnier, affirme-t-il, pendant la saison des pluies ces problèmes n’existent pas. C’est la saison sèche dans le monde entier, ajoute-t-il comme si cela justifiait tout.
Gouandjika considère que l’élection a été transparente, inclusive, démocratique. Pour lui, il ne s’agit pas d’un troisième mandat mais d’un premier mandat d’une nouvelle République. Le président a battu tous les autres à plate couture avec 77,90 %. Les opposants et la société civile ont boycotté et dénoncé des irrégularités, mais le Conseil constitutionnel a tranché.
L’animateur Armando Yanguendji note que les responsables indiqués ont fui pour venir sur ce plateau parce qu’ils n’ont rien fait de bien. Gouandjika, lui, promet qu’on pourra d’ici dix ou quinze ans construire une centrale nucléaire. Il demande même si l’équipe de l’émission n’est pas fatiguée de faire ce sujet chaque année.
Adouma répond que la population n’est pas au centre des préoccupations du régime en place. Ce régime s’en fout complètement. Le taux de pauvreté atteint désormais 68 % et risque d’augmenter encore. L’espérance de vie est passée de soixante ans avant 2016 à cinquante-trois ans aujourd’hui. Une chute vertigineuse qui coïncide avec l’arrivée de Touadéra à la présidence.
Les investissements de la Banque mondiale destinés à l’eau et à l’électricité sont détournés ou mal utilisés. Aucun investissement direct de l’État dans les infrastructures vitales. Les annonces se multiplient, les réalisations se comptent sur les doigts d’une main. Les Banguissois continuent de se lever avant l’aube, de marcher des kilomètres, d’attendre des heures pour remplir leurs bidons.
La société civile demande au gouvernement d’organiser un vrai dialogue après toutes les tensions qui ont entouré le processus électoral. Les refus de dialogue, les désagréments, les boycotts ont laissé des traces. Mais rien ne change. Les mêmes promesses reviennent en boucle. Les mêmes excuses saisonnières.
Dans les rues de Bangui, les bidons s’accumulent devant les fontaines. Les enfants portent des jerricanes trop lourds pour eux. Les femmes enceintes attendent debout pendant des heures. Les malades renoncent à se laver. Les écoles restent fermées. Les hôpitaux fonctionnent au ralenti.
Pendant ce temps, au palais, on valide un troisième mandat contesté. On parle de centrales nucléaires dans quinze ans. On minimise la souffrance quotidienne en la qualifiant de problème saisonnier. On danse, on montre son ventre, on promet l’uranium et le pétrole. Les Banguissois, eux, ne demandent qu’une chose : que l’eau coule quand ils ouvrent le robinet
L’accès aux soins pour les personnes vivant avec le VIH représente aujourd’hui un drame humanitaire en République Centrafricaine. Bienvenu Gazalima, directeur exécutif du RECAPEV (Réseau Centrafricain des Associations de Personnes vivant avec le VIH), tire la sonnette d’alarme : dans les zones reculées du pays, obtenir des antirétroviraux relève du parcours du combattant.
À l’approche du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, le constat est accablant. Les PVVIH centrafricaines se heurtent à une double peine : la pénurie d’ARV dans les provinces éloignées et le coût prohibitif des traitements contre les maladies opportunistes. Cette situation condamne des malades à mort, alors que ces pathologies peuvent être maîtrisées avec un accès régulier aux médicaments.
Le RECAPEV insiste sur l’urgence de réduire le prix de ces traitements complémentaires, indispensables à la survie des personnes séropositives. Sans action rapide, la mortalité continuera sa progression dans un pays où le système de santé s’effondre progressivement.
Sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, la santé publique centrafricaine connaît une déliquescence généralisée. Les soldes des agents de santé dans les villes de provinces ne sont plus versés régulièrement, les structures médicales manquent de tout, et désormais, les malades les plus vulnérables paient ce naufrage de leur vie.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/l-ancien-depute-jean-pierre-mara-a-bangui-au-sein-de-l-assemblee-nationale-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine
Rédigé le .L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine
Après plusieurs décennies d’indépendance et autant de lois suprêmes adoptées, la République Centrafricaine peine encore à transformer ces promesses écrites en réalités tangibles pour ses citoyens.
Jean-Pierre Mara, ancien parlementaire centrafricain, aborde cette question avec franchise. « Une constitution doit formuler des mesures à respecter afin de garantir la marche d’une société vers un développement », affirme-t-il d’emblée. Selon lui, lorsque les rédacteurs se contentent de reproduire des formules venues d’ailleurs, le document perd son âme et sa raison d’être.
Cette approche du copier-coller produit des effets désastreux selon l’ancien député. « À partir du moment où la constitution est établie par la reprise de formulations de mesures Copier-Coller pour garantir le maintien d’une classe sans rapport avec les préoccupations de la société, elle perd son caractère d’instrument de régulation de cette société », explique-t-il sans détour.
Ce constat l’amène à examiner le contenu même de ces textes fondamentaux. « Les articles de ces constitutions n’adressent pas les exigences nécessaires pour légiférer et réguler le fonctionnement de base de la société », regrette Jean-Pierre Mara. Il énumère alors une série d’interrogations restées sans réponse dans les chartes successives.
Comment rendre la vie facile aux citoyens ? Quels instruments utiliser pour mieux nourrir la population ? Quelle attitude observer pour garantir la cohésion sociale ? L’ancien parlementaire liste ces questions essentielles que les textes actuels esquivent soigneusement, préférant s’attarder sur des considérations abstraites sans prise avec le quotidien des gens.
Il prend ensuite l’exemple du haut Mbomou pour rendre son propos plus parlant. « Comment s’y prendre et quelles directives appliquer pour garantir la vie aux habitants du haut Mbomou ? », interroge-t-il. Cette région reculée symbolise pour lui l’oubli dans lequel se trouvent de nombreuses zones du territoire national.
La question alimentaire revient également dans son analyse. « Comment produire un manioc propre pour que sa consommation contribue à une longévité ? », demande Jean-Pierre Mara. Cette culture de base mériterait selon lui des normes sanitaires précises inscrites dans la loi suprême pour protéger la santé publique.
Les infrastructures de base occupent aussi une place centrale dans sa réflexion. « Quelle disposition prendre pour qu’il y ait de l’eau, de l’électricité ou des voies navigables ou encore des routes ? », questionne-t-il. L’accès à ces services élémentaires demeure aléatoire partout dans le pays sans que les constitutions successives n’y apportent de solutions concrètes.
Son verdict tombe alors sans appel sur les textes actuellement en vigueur. « Tant que la constitution n’adressera pas ces questions relatives à la vie du citoyen, tant que la constitution sera le copier-coller des textes qui permettent de faire comme ailleurs ou de protéger une seule personne, on ne peut pas attendre d’une telle constitution un élément de contribution au développement », déclare-t-il fermement.
Cette critique s’appuie sur une observation simple mais dérangeante. « Tant que la constitution sera la reprise des termes d’une constitution d’un autre système social, on ne peut pas attendre d’une telle constitution un élément de contribution au développement », insiste l’ancien député. L’imitation aveugle de modèles étrangers ne peut selon lui produire aucun bénéfice réel pour le pays.
Il oriente ensuite son propos vers la dimension multiculturelle du pays. « Y a-t-il des lois en RCA qui sont formulées pour adresser les besoins du Zandé, du Mandja, du Gbaya ou du Yakoma et de les fédérer ? », demande Jean-Pierre Mara. Cette interrogation touche au cœur même de la construction nationale dans un espace aussi hétérogène.
Cette diversité ethnique et tribale exige selon lui une réflexion approfondie. « C’est juste une question sur la notion de constitution », précise-t-il modestement. Pourtant, derrière cette apparente simplicité se cache un enjeu majeur pour l’avenir du pays et la cohésion entre ses différentes composantes.
Sa question finale résume toute la complexité du défi constitutionnel centrafricain. « C’est quoi au juste une constitution dans le contexte multi ethnique, multi tribal, multi sociétal tel qu’existant en RCA aujourd’hui ? », s’interroge l’ancien parlementaire. Cette dimension nécessite une approche radicalement différente de celle consistant à recopier passivement des textes venus d’ailleurs sans adaptation locale
La polémique née des propos dégradants de Gilles Lionel Gouandjika contre les femmes centrafricaines ne retombe pas. Au contraire, elle s’amplifie de manière spectaculaire. Quelques jours après les insultes gratuites du fils (qualifiant les jeunes filles et mamans de Bangui de « sales », « malpropres » et dégageant de mauvaises odeurs), c’est au tour du père, Fidèle Gouandjika, conseiller du président Faustin-Archange Touadéra, de jeter de l’huile sur le feu.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, Fidèle Gouandjika a publiquement défendu son fils en affichant un amour inconditionnel : « Mon fils Gilles Ionel Gouandjika, je t’aime tel que tu es. Papa ». Accompagnée d’une photo souriante prise dans un supermarché, cette déclaration a provoqué une vague d’indignation massive. Au lieu d’apaiser les esprits ou de condamner les dérapages verbaux de son fils, le père choisit la posture du soutien aveugle, transformant une affaire d’insultes sexistes en démonstration de solidarité familiale.
Les commentaires sous cette publication montrent l’ampleur du ras-le-bol des Centrafricains. Des milliers de réactions, likes, partages et réponses explosives montrent que la population ne digère plus ni les insultes, ni l’impunité qui semble protéger cette famille proche du pouvoir.
Des commentaires qui en disent long sur la colère collective
Parmi les centaines de réactions capturées :
Françoise Olofio De Borossei : « Aimer c’est aussi éduquer. La jeunesse centrafricaine fragilisée a plus besoin de langages soutenus venant des occupants d’un palais que de vulgarités !! Après vous êtes étonnés que le niveau intellectuel camerounais soit plus élevé que celui de votre population à l’abandon ! »
Médard Polisse-bébé (avec 5 likes) : « M. le ministre conseiller Fidèle Gouandjika, l’on ne vous reprochera jamais d’aimer votre fils tel qu’il est. Cependant, en tant que responsable de son éducation […], vous pouvez désapprouver ses sorties intempestives et surtout insultantes, notamment à l’égard des femmes. Car, non seulement ces sorties témoignent d’une mauvaise éducation, mais ternissent l’image de la haute fonction que vous occupez. […] on ne peut pas tout accepter et tout tolérer à ses proches sous prétexte qu’on les aime. »
Yaris Jean Louis : « Il n’y a pas un père qui n’aime pas son fils, mais nous sommes africains dotés d’une culture basée sur le respect de la femme. Il faut simplement lui inculquer ça […], on insulte les femmes en Roumanie mais pas en Centrafrique ».
Hocsene Ngbambou : « C’est le contraire étonnerait les gens. Dans tous les cas, il s’agit d’un comportement héréditaire. »
Elikia Yangbo : « Famille des Tintin, un père qui cautionne les bêtises de ses enfants, c’est vraiment malheureux. Aimer son enfant ne veut pas dire lui offrir une belle vie ni lui donner tout mais […] lui transmettre des bonnes valeurs. […] Parfois le silence est synonyme de sagesse […] Cette fois ci on est godogo sur cette affaire, la dignité ou la mort nous vaincrons ».
D’autres réactions ironiques ou proverbiales : « Tel père, tel fils », « Les oiseaux de même plume volent ensemble », « Un citronnier ne produit jamais d’oranges », « Les chiens aboient, la caravane passe », ou encore « parce qu’il a piétiné le kaka et tu vas le laver et protéger ».
Beaucoup soulignent le contraste avec la culture africaine traditionnelle qui place le respect de la femme (mère, sœur, éducatrice) au cœur des valeurs. D’autres rappellent que Gilles Lionel Gouandjika, approchant la quarantaine, n’est plus un enfant qu’on peut excuser par « l’amour paternel ».
Un père qui répète le schéma familial
Ce n’est pas la première fois que les Gouandjika sont au cœur de controverses impliquant le manque de respect envers les femmes centrafricaines. Il y a deux ans, Fidèle Gouandjika lui-même avait tenu des propos choquants en suggérant que l’on pouvait « donner » femmes et enfants aux Wagner comme s’il s’agissait de simples objets.
Aujourd’hui, en défendant sans nuance les insultes de son fils contre les « hôtesses camerounaises » préférées à celles du pays, il enfonce le clou : la famille semble considérer que le statut social protège de toute critique et de toute conséquence.
Le ministère de la Promotion du Genre, dirigé par la ministre Dr Marthe Augustine Kirimat, avait pourtant condamné fermement les propos du fils dans un communiqué daté du 3 avril 2026, rappelant le rôle essentiel des femmes centrafricaines dans la paix et le développement national. Mais cette condamnation reste lettre morte : aucune plainte, aucune auto-saisine du parquet, aucune sanction visible.
L’impunité promise par Touadéra mise à l’épreuve dès le lendemain de l’investiture Le 30 mars 2026, lors de son discours d’investiture au stade de 20 000 places, le président Touadéra a une nouvelle fois promis solennellement la fin de l’impunité. Quelques heures plus tard, le fils d’un de ses proches conseillers insulte publiquement les femmes du pays. Et maintenant, le père vient publiquement cautionner ces dérapages.
Les Centrafricains, particulièrement les femmes, exigent aujourd’hui plus qu’un simple communiqué :
Une enquête judiciaire immédiate ;Des plaintes collectives des associations de femmes ;Des sanctions exemplaires contre Gilles Lionel Gouandjika ;Une clarification de la part du pouvoir sur ce qu’il entend réellement par « fin de l’impunité » quand les auteurs sont issus de son entourage.Comme l’ont écrit plusieurs internautes : « Aimer son fils, oui. Mais éduquer, transmettre des valeurs et corriger quand il faut, c’est aussi cela être père. » Ou encore : « On ne lave pas le kaka en public en espérant que personne ne verra l’odeur. » Les femmes centrafricaines, qui portent quotidiennement le pays sur leurs épaules – mères, éducatrices, actrices de paix –, méritent mieux que des insultes gratuites et un soutien aveugle de la part de ceux qui devraient incarner l’exemple.
Il est temps que les mots se transforment en actes. Le silence ou la complaisance ne sont plus acceptables. La dignité des Centrafricaines n’est pas négociable.
Justice pour les femmes insultées. Sanctions pour les auteurs. Fin réelle de l’impunité.Corbeau News Centrafrique reste mobilisé pour suivre cette affaire jusqu’au bout. Vos témoignages et réactions sont les bienvenus.Contact : +236 75 72 18 21 Cet article intègre plusieurs commentaires réels pour montrer l’ampleur de l’indignation tout en restant factuel et ferme sur le fond : le respect dû aux femmes centrafricaines ne peut être sacrifié sur l’autel de l’amour parental ou du statut social. La bêtise du fils a été relayée par celle du père – la société civile et les femmes doivent maintenant exiger des conséquences concrètes.
À quelques jours de son couronnement au stade 20 000 places, le régime de Faustin-Archange Touadéra a inauguré une statue à son effigie sur l’avenue portant son nom, à Bangui. Mais l’événement, censé célébrer le pouvoir en place, a rapidement tourné au fiasco. En moins de 24 heures, la statue a été recouverte d’une bâche, sous le poids des critiques et des moqueries.
Une statue qui ne ressemble à personne… sauf peut-être à un cochon ?
Dès son inauguration, la statue a provoqué un tollé général. Sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale, les réactions ont été sans appel : “Cette statue ne ressemble pas à Touadéra”, “C’est un cochon qu’on a mis sur le corps”, “L’artiste a sabordé l’image de l’empereur”. Certains vont même jusqu’à accuser le sculpteur d’avoir secrètement collaboré avec l’opposition pour ridiculiser l’empereur.
Le régime, visiblement pris de court, a tenté de limiter la casse en masquant la statue. Mais le mal était fait. La question reste entière : comment une telle bourde a-t-elle pu se produire ? Les proches du pouvoir n’ont-ils pas validé le projet avant son inauguration ? Ou s’agit-il d’un nouveau symbole de l’amateurisme et de la corruption qui gangrènent le pays ?
La course à l’allégeance : quand la servilité devient un business
Face à la polémique, une organisation de femmes, dirigée par l’épouse d’un douanier notoirement corrompu, s’est empressée de proposer une solution : “Je vais refaire la statue à l’image de Touadéra !” Un geste qui n’a rien d’altruiste. Son mari, dont le frère est ministre de la Justice, et lui-même aspirent à des postes clés – notamment celui de Premier ministre. Dans ce contexte, flatter le régime devient une stratégie de survie politique.
Cette précipitation à sauver la face du pouvoir montre clairement une triste réalité : en Centrafrique, la loyauté ne se mesure pas à l’aune de la compétence ou de l’intégrité, mais à celle de la soumission la plus servile. Les mêmes qui pillent le pays, volent les deniers publics et écrasent la population se bousculent pour prouver leur dévouement à un système qui les protège.
Un régime aux abois, une population exsangue
Cette affaire de statue n’est qu’un exemple de plus de la dérive autoritaire du régime Touadéra. Alors que le pays s’enfonce dans la misère, que les services publics sont inexistants et que la répression s’intensifie, le pouvoir préfère ériger des monuments à sa gloire plutôt que de répondre aux besoins élémentaires des Centrafricains.
Les mêmes qui moquent la statue aujourd’hui sont ceux qui subissent au quotidien les exactions des milices pro-gouvernementales, la corruption endémique et l’impunité totale des dignitaires. Pourtant, certains, par intérêt ou par peur, continuent de cautionner cette dictature. Jusqu’à quand ?
Cette polémique autour de la statue de Touadéra est révélatrice d’un système pourri jusqu’à la moelle. Entre incompétence, clientélisme et culte de la personnalité, le régime montre une fois de plus son mépris pour le peuple centrafricain.
Rebondissement dans l’affaire des deux commerçants tués à 45 km de Ouanda-Djallé : les victimes sont des commerçants soudanais, tués par des mercenaires russes
Deux miliciens russes du dgroupe Wagner en opération.
Les deux hommes tués la semaine dernière à 45 km de Ouanda-Djallé (Madjanguere) sur l’axe Ouanda-Djallé sont des commerçants soudanais. Ils ont été interceptés et tués par des mercenaires russes, selon les informations recueillies sur place par la rédaction du CNC.
Comme vous le savez, ces deux commerçants soudanais avaient l’habitude, avec d’autres compatriotes soudanais, de quitter le Soudan pour venir vendre et acheter des marchandises à Ouanda-Djallé, sur le territoire centrafricain.
Mais il y’a quelques semaines, ils ont quitté leur pays pour venir à Ouanda-Djallé pour faire leurs affaires commerciales. La semaine dernière, ils ont terminé leurs affaires et ont décidé de rentrer au Soudan sur leur moto. Ils étaient deux sur la route en ce moment là.
C’est à ce moment qu’ils ont été interceptés à 45 km de Ouanda-Djallé. Les mercenaires russes les ont tués. Leur moto est restée intacte sur place, avec leurs sacs, leurs téléphones et d’autres effets personnels. Rien n’a été emporté.
Au départ, l’information avait circulé que des bandits soudanais étaient responsables de ces morts. Notre rédaction avait publié un article sur leur assassinat, accusant par erreur les bandits soudanais. Mais deux jours plus tard, les faits montrent maintenant que les victimes elles-mêmes étaient des commerçants soudanais.
Comment les habitants ont identifié les auteurs de ce crime ? Rappelant que les mercenaires russes avaient été déployés dans la zone depuis le 28 mars dernier suite à des informations selon lesquelles des hommes armés en provenance du Soudan pourraient attaquer Ouanda-Djallé ou Ouadda-Maïkaga. Ce déploiement s’est poursuivi jusqu’à ce jour.
Malheureusement pour les deux soudanais, ce jour-là du 2 mars, après l’investiture, ces mercenaires, au nombre de 33 au total, ont été déposés par hélicoptère au milieu de la forêt pour effectuer des patrouilles. Malheureusement, le même jour, ces deux commerçants soudanais ont eux-aussi quitté Ouanda-Djallé pour rentrer à Toulous, au Soudan. Au cours de route, ils ont croisé ces mercenaires russes qui les ont stoppé et froidement tués sur place.
Quelques heures plus tard, d’autres commerçants soudanais, à bord de trois véhicules, en provenance du Soudan pour Ouanda-Djallé, sont arrivés sur le lieu du crime avec les corps sur la route, leurs motos également.
Les commerçants soudanais, quant à eux, ont eu peur, et quittent le lieu rapidement pour venir à Ouanda-Djallé alerté d’autres commerçants soudanais de l’assassinat de leur compatriotes.
Aussitôt, d’autres soudanais ont quitté Ouanda-Djallé et se rendent sur place pour enterrer les corps des victimes. Sur place, ils ont retrouvé des effets personnels des mercenaires russes : de l’eau, des chargeurs et d’autres objets qu’ils avaient laissés derrière eux. Ces indices, ajoutés au fait que les mercenaires russes étaient déployés dans la forêt pour des patrouilles à ce moment précis, ont permis aux populations de conclure que ce sont eux les auteurs.
Ce n’est pas la première fois que les Wagner tuent les civils sans vérification. Pour eux, il suffit qu’ils te croisent et c’est fini. Parfois ils t’égorgent, parfois ils te fusillent. Dans tout le cas, tu dois mourir.