jeudi, mai 28, 2026
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Rebondissement dans l’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires rencontrent finalement le dictateur en personne à Damara

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Rebondissement dans l’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires rencontrent finalement le dictateur en personne à Damara

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des véhicules impayés loués par le comité d’organisation de l’investiture prend une nouvelle tournure spectaculaire. Après des semaines de tracasseries bureaucratiques et de promesses non tenues, les propriétaires des véhicules de l’investiture de Touadéra ont réussi à porter leur dossier directement aux oreilles du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

Pour rappel, le 30 mars 2026, lors de la prestation de serment du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra au stade 20 000 places de Bangui, des centaines de pick-up, bus et voitures particulières avaient été mobilisés pour transporter les invités. Les propriétaires avaient accepté de mettre leurs engins à disposition, convaincus d’être réglés rapidement. Plus de deux semaines après, pas un franc n’avait été versé malgré les allers-retours entre le ministère des Transports, l’ONEM et le ministre des Mines Ruffin Benam Beltoungou.

 

Après la signature par le ministre des Mines de l’autorisation de décaissement des fonds, le directeur général de l’ONEM est devenu invisible depuis une semaine. Au Trésor public comme au ministère des Finances, aucune avancée concrète. Face à ce nouveau blocage, les propriétaires ont monté une stratégie audacieuse.

 

Le dimanche 19 avril 2026, profitant du départ du convoi présidentiel vers Damara, ils ont choisi trois délégués et ont pris la même route pour se rendre à la ferme du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra, située à environ 75 km de Bangui. Ils ont réussi à rencontrer le chef de l’État et lui ont remis tous les documents : état des véhicules, montants dus par engin, et justificatifs complets.

 

Le dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra les a écoutés et leur a promis de faire un effort personnel pour que le problème soit réglé « très vite et en bonne intelligence » dans les prochains jours.

 

Les propriétaires sont rentrés à Bangui et patientent désormais. Ils espèrent une issue favorable dès mardi, mercredi ou jeudi. Les détails et confirmations de paiement suivront dans nos prochains articles.

 

Dans la septième République du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra, il faut donc aller jusqu’à la ferme présidentielle pour espérer récupérer un simple dû après avoir rendu service à l’État. Une situation qui en dit long sur le fonctionnement du régime.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Quand le gouvernement prétend combattre les faux diplômes qu’il produit lui-même en masse

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Quand le gouvernement prétend combattre les faux diplômes qu’il produit lui-même en masse

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans un communiqué de presse, le ministère de la Justice, par la voix de son ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazene, a instruit le Procureur de la République d’engager des poursuites contre près de 600 personnes accusées d’avoir intégré la fonction publique avec des diplômes falsifiés. Le texte officiel met en avant la nécessité de restaurer la crédibilité des institutions et de respecter les règles de recrutement basées sur le mérite et l’équité.

 

Pourtant, cette annonce arrive au milieu d’une autre polémique qui agite fortement l’opinion publique depuis plusieurs jours. Un arrêté signé par le ministre d’État chargé de l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Kongbelet Zingas, a fuité sur les réseaux sociaux.

 

Ce document liste des noms et attribue des diplômes de baccalauréat à des dizaines de personnes, souvent proches du régime. Beaucoup d’entre elles n’auraient même pas terminé le primaire. L’affaire a pris une telle ampleur que le ministre lui-même a dû organiser un point de presse le samedi 18 avril pour tenter de calmer les esprits.

 

Malgré cela, des pétitions circulent déjà et rassemblent des milliers de signatures, tandis que les discussions continuent de monter sur les réseaux.

 

Ce qui rend la situation particulièrement délicate, c’est que le pouvoir est directement impliqué dans cette production massive des faux diplômes.

 

Ce qui aggrave cette situation, c’est que la nouvelle Constitution du troisième mandat de Touadéra exige le baccalauréat pour pouvoir se présenter aux élections législatives. Or, selon des informations qui reviennent régulièrement, une grande partie des candidats du parti présidentiel MCU, soit environ 80%,  ne rempliraient pas cette condition de base. Plutôt que d’exclure ces personnes, le régime préfère choisir de leur fournir les faux diplômes nécessaires par voie d’arrêté ministériel. Cela permettrait de maintenir en lice des candidats qui, autrement, n’auraient pas pu participer.

 

Cette façon de faire ne concerne pas seulement le domaine politique. D’ailleurs dans le secteur de la santé, des syndicats de soignants ont signalé depuis longtemps l’intégration de personnes présentées comme médecins ou infirmiers, alors qu’elles n’ont suivi aucune formation appropriée. Ces alertes n’ont pas reçu de réponse concrète de la part des autorités. Aujourd’hui, le même gouvernement qui a laissé passer ces cas ressort le dossier des faux diplômes dans l’administration publique pour annoncer des poursuites. Beaucoup y voient une manière de détourner l’attention du scandale lié à l’arrêté du ministère de l’Éducation.

 

Le communiqué du ministère de la Justice insiste sur l’ouverture d’enquêtes et la fermeté des autorités. Mais pour une partie de l’opinion, cette opération tombe à point nommé pour diluer les responsabilités et orienter le regard vers des fonctionnaires anonymes plutôt que vers les décisions prises au sommet. Pendant ce temps, les captures d’écran de l’arrêté continuent de circuler largement, et la colère ne retombe pas dans les quartiers.

 

L’administration centrafricaine se trouve une nouvelle fois au centre des débats. Les citoyens attendent des explications claires et des mesures qui s’appliquent de la même manière à tous, sans distinction. Pour l’instant, le débat reste ouvert et les questions persistent.

 

Par Anselme Mbata

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Le cortège de la mort de l’UPC et du MPC revient à Bowaye et fait des dégâts énormes

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Le cortège de la mort de l’UPC et du MPC revient à Bowaye et fait des dégâts énormes

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le cortège de la mort de l’UPC et du MPC est revenu à Bowaye ce lundi 20 avril 2026 vers 15 heures. Les ex-rebelles de l’Union pour la Paix en Centrafrique et du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique ont de nouveau fondu sur ce village de la préfecture de l’Ouham, situé à 70 km de Bossangoa, lourdement armés, à bord de motos, semant la terreur et poussant une nouvelle fois la population sur les chemins de l’exode.

 

D’ailleurs ce n’est pas la première fois. Ces mêmes éléments armés, que beaucoup appellent désormais les « Russes noirs », terrorisent plusieurs villages de l’Ouham depuis quelques semaines. Ils incendient les habitations, agressent les habitants et tuent des gens. Cela ne cesse pas. Lors de leur précédent passage à Bowaye, plus de 10 000 personnes avaient été déplacées, des morts avaient été déplorés et des habitations réduites en cendres.

 

Derrière eux, on trouve les mercenaires russes. Ces ex-rebelles, qui ont récemment signé un accord avec le gouvernement, ont pris le relais dans le sale boulot des Wagner et de l’Africa Corps. Ce sont eux qui font le travail sur le terrain, tandis que les Russes se couvrent et leur font porter la responsabilité. Nous avions même documenté à plusieurs reprises les exactions commises contre ce village, de fois par les mercenaires russes du groupe Wagner depuis des années, de fois par leurs supplétifs de l’UPC et du MPC..

 

Ce schéma se répète partout. À l’ouest et au nord-ouest, le gouvernement sous-traite la sécurité aux mains des ex-rebelles. Dans l’est, dans la préfecture du Haut-Mbomou, c’est identique. Ces sales besognes sont confiées aux ex-rebelles de l’UPC qui acceptent et continuent de commettre ces actes barbares, pendant que Bangui regarde ailleurs.

 

Il est à noter que la dangerosité de cette situation tient à sa dimension communautaire. Ces ex-rebelles sont majoritairement des Peuls ou des Arabes tchadiens.

 

Dans l’est, les éléments de l’UPC kidnappent des civils et attaquent les communautés chrétiennes. Dans l’Ouham, ceux du MPC, composés d’Arabes tchadiens et de Soudanais, font de même. Le gouvernement et les mercenaires russes tentent ainsi de recréer les conditions des tensions intercommunautaires de 2012, qui avaient fait des milliers de morts et des millions de déplacés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Féimonazoui

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Orange Money : les transferts inter-pays bloqués, les clients centrafricains en colère

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Orange Money : les transferts inter-pays bloqués, les clients centrafricains en colère

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis plusieurs jours, le service de transfert Orange Money via GIMAC connaît de graves dysfonctionnements. Les envois d’argent entre la République centrafricaine et le Cameroun, notamment via l’application Orange et Allô Orange, n’arrivent plus de manière instantanée comme promis par l’opérateur.

 

De nombreux utilisateurs à Bangui ont envoyé de l’argent vers des comptes Orange Money au Cameroun pour des achats urgents ou des besoins immédiats. Pourtant, les destinataires signalent que les fonds n’apparaissent pas sur leur compte. Ils tentent en vain de récupérer l’argent et se heurtent à un solde nul.

 

Les plaintes se multiplient dans la capitale centrafricaine. Certains clients ont contacté le service clientèle d’Orange à Bangui. On leur a assuré que le transfert allait passer dans la soirée, mais les promesses n’ont pas été tenues. Les lignes téléphoniques restent désormais muettes et les appels sans réponse.

 

Le problème touche directement le principe d’instantanéité mis en avant par Orange Money. Les utilisateurs paient des frais pour des opérations censées être rapides et fiables, surtout en cas d’urgence. Aujourd’hui, ces mêmes transferts prennent plusieurs jours, voire plus, ce qui transforme une solution mobile en simple virement classique lent et incertain.

 

Beaucoup de personnes se retrouvent bloquées dans leurs projets quotidiens à cause de ces retards répétés. Orange doit rapidement corriger son système de transfert international pour retrouver la confiance de ses clients.

 

Les mécontentements grandissent et les utilisateurs attendent des solutions concrètes.

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : Émile Gros Nakombo, président de la délégation de la ville de Bangui, voit son décret de nomination abrogé par le personnel en colère

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Émile Gros Nakombo, président de la délégation de la ville de Bangui, voit son décret de nomination abrogé par le personnel en colère

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

De retour après sa mise en disponibilité pour les élections municipales, Émile Gros Nakombo a tenté sans succès lundi de réintégrer son bureau à la mairie de Bangui.

 

Accompagné de ses gardes du corps, le maire de la capitale centrafricaine s’est présenté en voiture devant le bâtiment administratif dans l’intention de regagner son bureau.

 

Mais la grande surprise pour lui est que les agents et le personnel de la mairie, informés de son arrivée, lui ont opposé un refus ferme et immédiat. Ils ont bloqué l’accès aux locaux et exigé qu’il reparte sans délai.

 

Émile Gros Nakombo dirige la mairie de Bangui depuis bientôt dix ans. Il avait été placé en disponibilité pendant trois mois afin de se présenter comme candidat aux élections municipales du 28 décembre 2025. Une fois cette période écoulée et les scrutins terminés, il souhaitait retrouver son poste.

 

Les employés en ont décidé autrement. Ils ont clairement indiqué qu’ils ne voulaient plus de lui à la tête de la délégation spéciale de la ville de Bangui.

 

Sous sa direction, la ville s’est transformée en un vaste dépotoir où les déchets s’accumulent dans les rues et les quartiers. Les agents de la mairie font également face à des retards chroniques et à une grande confusion dans le paiement de leurs salaires.

 

Nommé à l’origine par décret présidentiel, Émile Gros Nakombo s’est vu refuser l’entrée par les travailleurs eux-mêmes. Sans attendre une décision officielle, ils ont barré la route à celui qui dirigeait l’institution depuis une décennie.

 

La scène a montré l’ampleur du rejet dont il fait l’objet au sein du personnel municipal après dix années à la tête de la mairie.

 

Les agents ont fait savoir, de manière collective et déterminée, qu’ils ne l’acceptaient plus à ce poste. L’affaire s’est conclue sur ce blocage net.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Quand le ministre de commerce, Patrick Akoloza, joue au malin : il exige que les magasins illuminent leurs devantures pendant que Bangui reste dans le noir

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Quand le ministre de commerce, Patrick Akoloza, joue au malin : il exige que les magasins illuminent leurs devantures pendant que Bangui reste dans le noir

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le ministre du Commerce Patrick Akoloza a réuni le 9 avril à Bangui les opérateurs économiques et les commerçants de bétail. Dans son discours mécanique et robotique, il leur a demandé dans un ton aussi spectaculaire et pathétique d’illuminer les devantures de leurs magasins et supermarchés pour embellir la ville de Bangui et améliorer la vie des habitants.

 

Et l’homme ne s’arrête pas là! Pourtant, Aux boulangers il a parlé du pain et des pâtisseries comme des aliments du quotidien en insistant sur le respect des normes d’hygiène à toutes les étapes. Plus pire encore, aux bouchers il a rappelé que la viande de bœuf doit être transportée et conservée correctement parce qu’elle arrive chaque jour dans les assiettes des familles. Vraiment ça fait rire! Incroyable!

 

Franchement, est-ce que c’est le travail du ministre du Commerce de dire aux propriétaires de boutiques d’allumer leurs devantures ? Le texte qu’il a lu sonne froid et sans vie, comme si ces gens étaient venus écouter un robot qui débite des phrases sans chaleur humaine.

 

Et oui! À Bangui, la lumière manque tout le temps, les coupures arrivent sans prévenir. Les commerçants doivent trouver des groupes électrogènes juste pour faire tourner leurs fours et garder leurs produits au frais. S’il y a coupure, comment ils font pour illuminer en plus ?

 

Au lieu de mettre cette pression sur eux, le ministre devrait plutôt aller voir l’ENERCA et exiger qu’elle éclaire correctement les rues et les quartiers. Les boulangers, souvent libanais, subissent déjà les pressions de la mairie depuis longtemps pour moderniser, pourtant rien n’a vraiment changé sur le terrain.

 

Le pain, censé peser 250 grammes, fait maintenant 30 ou 20 grammes. Les beaux discours ne suffiront pas. Il faudrait des contrôles sérieux tous les jours sur place, sans corruption, pour que les choses bougent vraiment.

 

Est-ce qu’avec un texte aussi robotique lu devant eux, il croit sincèrement que la qualité va s’améliorer ?

 

Par Alain Nzilo

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RCA : Louis-Marie KOGRENGBO interpelle le Ministre Conseiller Personnel du Chef de l’État sur la place de Touadéra dans le cycle électoral en cours

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Louis-Marie KOGRENGBO interpelle le Ministre Conseiller Personnel du Chef de l’État sur la place de Touadéra dans le cycle électoral en cours

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans une lettre ouverte adressée à Monsieur le Ministre Conseiller Personnel du Chef de l’État, Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général Exécutif de l’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC) et acteur de la vie sociale, s’exprime sur la place du Chef de l’État dans le cycle électoral en cours.

 

Selon Louis-Marie KOGRENGBO, un document qui circule sur la toile détaille un programme de descentes du Chef de l’État pour soutenir des candidats aux élections Législatives, Régionales et Municipales, tant à Bangui qu’en province. Cette initiative interroge la posture que doit adopter le Chef de l’État dans une compétition électorale.

 

Dans toute République digne de ce nom, le Chef de l’État incarne le Symbole de l’Unité Nationale. Une fois élu, il cesse d’être le représentant d’un parti, d’une région, d’une ethnie ou d’un clan. Il devient le garant de l’intérêt général et le point d’équilibre entre les forces politiques et sociales.

 

Affirmer que le Chef de l’État se tient « au-dessus de la mêlée » ne constitue pas une simple formule. C’est un principe fondamental, une exigence éthique et institutionnelle.

 

Pourtant, en participant activement à des meetings de soutien à des candidats d’un parti politique, le Chef de l’État quitte cette position d’arbitre pour entrer dans l’arène partisane.

 

Le programme annoncé montre une implication directe dans la campagne électorale. Cette situation crée une confusion entre la fonction présidentielle, qui doit rester neutre et rassembleuse, et l’engagement partisan, par nature clivant et compétitif.

 

Cette confusion fragilise les fondements de l’État de droit. Elle donne l’impression que l’appareil d’État peut être mobilisé au service d’un camp, au détriment des autres.

 

L’un des piliers de toute élection crédible repose sur l’égalité des chances entre les candidats. Lorsque le Chef de l’État s’implique publiquement et activement en faveur de certains candidats, il introduit un déséquilibre évident. Sa position, son influence et les moyens qui accompagnent ses déplacements confèrent un avantage structurel à ceux qu’il soutient.

 

Louis-Marie KOGRENGBO juge plus grave encore l’utilisation d’établissements publics, notamment des écoles et des lycées, comme cadres de meetings politiques. Ces lieux doivent rester des espaces neutres, dédiés à l’éducation, à la formation et à la construction de l’esprit critique. Les transformer en tribunes politiques constitue une dérive qui mérite d’être dénoncée avec fermeté.

 

C’est aussi un signal envoyé à la jeunesse : celui d’une confusion entre savoir, citoyenneté et engagement partisan.

 

À travers ces descentes, le débat politique semble se déplacer des programmes des candidats vers la figure du Chef de l’État. Les élections risquent ainsi de se transformer en un référendum implicite sur sa personne.

 

Cette personnalisation du pouvoir affaiblit la démocratie représentative. Elle réduit le rôle des candidats à celui de relais, au lieu d’en faire de véritables porteurs de projets pour leurs circonscriptions.

 

Dans un contexte national marqué par des fragilités sociales et politiques, une telle implication du Chef de l’État dans une logique partisane peut accentuer les divisions. Elle peut nourrir un sentiment d’exclusion chez ceux qui ne se reconnaissent pas dans le parti soutenu. Elle peut également entamer la confiance des citoyens dans l’impartialité des institutions.

 

Or, la stabilité d’un pays repose avant tout sur la confiance.

 

Louis-Marie KOGRENGBO rappelle quelques exigences essentielles : le respect strict de la neutralité du Chef de l’État en période électorale, la préservation des espaces publics comme lieux neutres, la garantie d’une compétition électorale équitable, et la promotion d’un débat politique fondé sur les idées et les programmes.

 

La démocratie ne se mesure pas seulement à l’organisation d’élections, mais à la qualité des conditions dans lesquelles elles se déroulent.

L’histoire jugera les actes posés aujourd’hui. Le Chef de l’État a le choix entre deux postures : être le rassembleur au-dessus des intérêts partisans, ou devenir un acteur direct d’une compétition politique inégale.

 

Mais une question demeure, incontournable : peut-on être à la fois arbitre et joueur sans compromettre l’équité du jeu ? Il en va de la crédibilité de nos institutions, de la confiance du peuple, et de l’avenir de notre démocratie.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : les soldats FACA se sont transformés en bandits de grand chemin à Ouanda-Djallé

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les soldats FACA se sont transformés en bandits de grand chemin à Ouanda-Djallé

 

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les habitants de Ouanda-Djallé ne supportent plus le comportement des soldats FACA. Ils demandent au général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major des armées  de venir récupérer ces voyous militaires.

 

La situation dépasse l’entendement. Les habitants de Ouanda-Djallé regardent, impuissants, leurs propres soldats – qu’ils financent pourtant par leurs impôts, qu’ils équipent et arment avec l’argent public – se transformer en racketteurs.

 

Ce qui énerve encore plus la population, c’est de constater que ces voyous militaires s’en prennent aux plus vulnérables. Les Peuls de la région constituent l’essentiel de l’activité commerciale de Ouanda-Djallé.

 

Ces éleveurs quittent régulièrement leurs campements de brousse pour venir échanger au marché. Ils apportent du beurre, du lait et d’autres produits d’élevage qu’ils vendent avant d’acheter des vivres pour retourner dans leurs campement.

 

Mais leurs déplacements se transforment désormais en cauchemar. Les soldats FACA les interceptent à la sortie de la ville, les arrêtent et les fouillent minutieusement.

 

Dès qu’ils découvrent de l’argent sur eux, ils confisquent tout. L’intégralité de leurs gains passe dans les poches des ces voyous militaires, sans aucune forme de justification.

 

Ce pillage en règle se répète continuellement. Les habitants de Ouanda-Djallé assistent, incrédules, à ces scènes de banditisme commis par ceux-là mêmes censés assurer leur sécurité.

 

Ces pauvres éleveurs qui viennent simplement gagner leur vie se font détrousser au vu et au su de tous. La population ne comprend plus comment le pays peut tolérer de telles pratiques.

 

C’est pourquoi elle continue de réclamer au général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major, qu’il vienne chercher ces voyous militaires et qu’il laisse les gens tranquilles​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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Zingas , Encore Zingas. Zingas hier, Zingas aujourd’hui, toujours Zingas. Le père de la fausseté d’État, le criminel en col blanc en Centrafrique

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Zingas , Encore Zingas. Zingas hier, Zingas aujourd’hui, toujours Zingas. Le père de la fausseté d’État, le criminel en col blanc  en Centrafrique

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Aurélien Simplice Zingas, Un nom qui hante les mémoires centrafricaines comme un présage de déshonneur et de décadence depuis plus de 20 ans.

 

On dit que les Centrafricains ont la mémoire courte. Pourtant, ce nom-là, Aurélien Simplice Zingas, résonne encore comme une malédiction, un exemple parfait de l’effondrement des valeurs et de l’impunité généralisée. Ceux qui l’ont côtoyé de près depuis de longues années le savent : dès sa nomination comme Ministre d’État au département de l’éducation nationale, tout était écrit. On se demandait alors quelle est la vision de Faustin-Archange Touadera de l’éducation des enfants de ce pays.

 

Le scandale du « BAC exceptionnel » explosé depuis deux jours sur les réseaux sociaux centrafricains n’a donc rien d’une surprise. L’homme n’en est ni à son premier méfait, ni à sa première dérive.

 

2005-2006 : un drame qui n’a jamais eu son procès, dans un appareil d’État qui préfère l’ombre à la justice

 

À l’époque, Aurélien Simplice Zingas, alors ministre délégué à l’Éducation nationale sous l’autorité de Charles Armel Doubane, autorisait déjà des vagues de candidats camerounais à venir composer à Bangui,  et ce, à l’insu de son supérieur hiérarchique.

 

C’est dans ce contexte trouble que survient, lors de la session du baccalauréat 2005-2006, un accident tragique sur l’axe Bouar-Yaloké. Des bus transportant des candidats camerounais vers Bangui sont impliqués. Bilan : des morts, des blessés graves. Cet événement triste met à nu la réalité indigne : des centaines de candidats étrangers affluent vers la Centrafrique, attirés par un système déjà pourri par la corruption. Au fond de ces déplacements, des réseaux parallèles prospèrent, alimentés par des flux d’argent et des pratiques en totale violation des règles en vigueur.

 

L’année suivante : Zingas exporte sa mafia à Douala, au Cameroun

 

Après ce fiasco, Aurélien Simplice Zingas ne recule pas. Bien au contraire. Il décide d’exporter sa mafia : un centre d’examen centrafricain est installé à Douala, au Cameroun, sous couvert d’un prétendu partenariat éducatif avec un établissement privé local. Un centre fictif, illégal, qui piétine allègrement les règles d’organisation des examens nationaux.

 

En effet, pour donner de la forme à la supercherie, deux enseignants centrafricains,(professeur de Sciences Eco au Lycée MJ Caron et l’autre professeur d’histoire Géo au lycée des Martyrs) furent envoyés sur place pour superviser les épreuves, en qualité de Chef de Centre et Président du Jury de Douala et le second en qualité de chef de secrétariat.

 

Sur le terrain, le système est bien connu d’ailleurs. Les candidats paient des sommes exorbitantes,  plusieurs millions de francs CFA,  pour s’inscrire, passer les épreuves et s’assurer des résultats. L’argent circule, les complicités se monnayent.

 

Interpellations, destruction de preuves et protection politique

 

À la fin des épreuves à Douala, les copies sont acheminées vers Bangui à bord d’un vol Camer-Co. Mais à l’aéroport, les autorités tombent sur des valises remplies de copies en provenance de Douala. Le pot aux roses est découvert.

 

Les deux encadreurs sont immédiatement interpellés et placés en garde à vue à la SRI. L’enquête révèle une organisation parallèle, illégale, montée de toutes pièces. Pourtant, une intervention politique au plus haut niveau de l’État permet leur libération rapide. Zingas, protégé par la première dame de l’époque qui le considère comme « son fils chouchou », s’en sort une fois de plus sans encombre.

 

Les copies saisies sont détruites, effaçant toute preuve tangible. Malgré tout, les diplômes sont délivrés aux candidats concernés, avec des notes exceptionnellement élevées — grâce à la complicité de la Direction des Examens et Concours.

 

Zingas, toujours le même scénario

 

Avec Zingas, rien ne change. Il ne brille ni par le talent, ni par l’intégrité, mais par une ruse sans limites. Partout où il passe, il laisse derrière lui des traces de médiocrité et de corruption.

 

Il est grand temps, si la justice de la septième République veut prouver son indépendance et sa fermeté, de s’emparer de ce dossier et de neutraliser définitivement cet individu. L’avenir de l’éducation et la confiance des Centrafricains en dépendent.

 

Par Anselme Mbata, tiré d’un éditorial fait par AKZ

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Abakar Sabone met en garde les proches de Touadéra : « À chacun son tour, votre tour viendra »

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Abakar Sabone met en garde les proches de Touadéra : « À chacun son tour, votre tour viendra »

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Abakar Sabone s’est adressé directement le 29 mars dernier aux partisans et collaborateurs actuels de Faustin-Archange Touadéra lors de son direct sur Facebook. L’ancien ministre centrafricain les a avertis sans détour sur le caractère temporaire de leur position au pouvoir.

 

Il a rappelé qu’il avait lui-même travaillé aux côtés de l’ancien président François Bozizé, occupant les mêmes fonctions et partageant les mêmes espaces gouvernementaux. À cette époque, tout le monde se trouvait encore au pays. Aujourd’hui, beaucoup d’anciens responsables, dont lui, vivent à l’étranger. Sabone a insisté sur le fait que la chaise sur laquelle Touadéra est assis est la même que celle qu’occupait Bozizé auparavant.

 

Selon lui, ce qui se passe actuellement avec l’ancien président Bozizé n’a rien d’une exception. Il a lancé un avertissement clair aux proches du régime en place : ce qui arrive aujourd’hui à Bozizé pourrait très bien leur arriver demain. « À chacun son tour. Votre tour viendra », a-t-il répété avec insistance. Il les a invités à ne pas se croire en sécurité permanente, car rien n’est figé dans la vie politique centrafricaine.

 

Sabone a expliqué que le pouvoir actuel décide seul de son sort. Un décret annule un autre décret. On dissout une constitution comme on dissout un gouvernement ou une assemblée. Tout se fait selon la volonté de ceux qui dirigent, sans aucun contre-pouvoir réel. Il a accusé les autorités d’avoir modifié la constitution sur mesure, comme un vêtement taillé par leur propre couturier, uniquement pour permettre un troisième mandat.

 

L’ancien ministre a poursuivi en soulignant que lui et d’autres étaient présents au pays avec Bozizé, mais que la situation a complètement changé. Il a mis en garde contre l’illusion de stabilité. Ceux qui se sentent en paix aujourd’hui risquent de découvrir que leur tour arrive plus vite qu’ils ne l’imaginent. Sabone a rappelé que tout le monde dort avec la paix au ventre chaque nuit, mais que cette paix apparente cache une autre réalité faite d’incertitudes et de revirements brutaux.

 

Il a terminé son message en revenant sur l’idée que personne n’est à l’abri des retournements de situation politique. Ce qu’ils font subir à l’ancien président Bozizé pourrait leur être retourné un jour. « Attendez. Votre tour viendra », a-t-il conclu sur ce point précis de son intervention.

 

Par Alain Nzilo

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Madame Ousna Sabé réagit avec force au licenciement abusif de madame Samantha Olivia Imanga par les Libanais de Mercure Logistique : “Garder le silence face à l’injustice, c’est devenir complice de sa propre maltraitance”

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Madame Ousna Sabé réagit avec force au licenciement abusif de madame Samantha Olivia Imanga  par les Libanais de Mercure Logistique : “Garder le silence face à l’injustice, c’est devenir complice de sa propre maltraitance”

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le vendredi 17 avril dernier, Madame Ousna Sabé, depuis son profil Facebook,  réagit avec force au licenciement abusif de madame Samantha Olivia Imanga  par les Libanais de Mercure Logistique : “Garder le silence face à l’injustice, c’est devenir complice de sa propre maltraitance”

 

Dans une déclaration courageuse et sans filtre, Ousna Sabé appelle tous les Centrafricains à briser le silence face aux injustices, particulièrement celles subies sur les lieux de travail.

 

Voici l’essentiel de sa réaction :

 

« Bonjour la population, j’espère que vous allez bien. Sur Centrafricain, garder le silence face à l’injustice n’est pas une solution. Ça ne l’a jamais été et ça ne le sera jamais. Au contraire, en vous taisant, vous devenez complices de votre propre maltraitance.

 

Si vous pensez qu’en vous taisant vous serez épargnés, que l’on ne vous remarquera pas et qu’on ne vous fera pas subir la même chose, c’est faux. Quand vous subissez de l’injustice dans votre lieu de travail, dans votre famille, dans vos lieux de prière, dans les associations… partout où vous évoluez, apprenez à libérer la parole et à dénoncer.

 

La peur ne va pas changer votre situation. Ce qui peut changer votre situation, c’est quand vous ouvrez la bouche, quand vous prenez la parole et que vous dénoncez les maltraitances et les injustices que vous subissez.

 

Aujourd’hui on est dans un pays où, quand tu dénonces, on te taxe tout de suite d’opposant politique. On dit que c’est parce que tu n’aimes pas le régime en place, parce que tu n’aimes pas le Président de la République, parce que tu es ennemi de la paix. Mais écoutez-moi très bien : dans ce pays, il n’y a aucune loi qui interdit à qui que ce soit d’être de l’opposition politique. Il n’y a aucune loi qui interdit aux Centrafricains d’être opposants politiques. Il n’y a aucune loi qui oblige qui que ce soit à aimer un régime ou à aimer le Président de la République.

 

Le Président de la République, on lui doit respect en tant que Président de tous les Centrafricains, même ceux de l’opposition. Mais l’aimer ? Rien ne nous y oblige. Alors qu’on ne vous fasse pas peur, qu’on ne vous intimide pas en vous taxant de ces choses que vous n’êtes pas.

 

Vous n’êtes pas une mauvaise personne si vous ne partagez pas la vision du Président. Vous n’êtes pas une mauvaise personne si vous ne partagez pas la vision de ceux qui le soutiennent. Arrêtez avec cette peur.

 

Apprenons à dénoncer. Apprenons à créer le scandale, à demander de l’aide. Allez sur la page Tube Centre, regardez la vidéo de cette jeune dame et vous comprendrez de quoi je parle. Ce qu’elle dénonce est grave, extrêmement grave. Mais je peux vous assurer qu’il y a encore des cas beaucoup plus graves que le sien.

 

Les gens qui travaillent chez les Libanais sont maltraités tout le temps. Pour la plupart, j’en sais quelque chose. Pendant presque 15 ans, dans la société où je travaillais, nous étions logés dans un immeuble avec des Libanais en haut, nous en bas… Nous savons comment ces gens traitent leurs employés : licenciements abusifs à répétition, maltraitance morale, psychologique et même physique.

 

Beaucoup de gens m’ont demandé de parler de ces choses, mais je leur ai toujours dit : je ne suis personne pour aller imposer quoi que ce soit aux Libanais. La seule chose que je peux faire, c’est d’en parler. Mais pour en parler, il faut que vous-mêmes, les victimes, vous dénonciez afin que nous puissions vous appuyer.

 

Parfois, quand certaines personnes prennent le courage de parler, il y en a toujours d’autres à côté pour les décourager : “Si tu parles, tu ne vas plus avoir de travail dans ce pays.” Mais comment ça ? Pourquoi ? Et ce sont souvent les mêmes qui disent vouloir le changement, vouloir une nation plus juste… Vous qui avez trop peur, gardez votre peur pour vous. Laissez ceux qui ont le courage de parler le faire. Une chose est claire : le monde n’est pas détruit seulement par ceux qui font le mal, mais aussi et surtout par ceux qui les regardent faire sans réagir.

 

Je suis fière de cette jeune dame qui a osé prendre la parole. Ma sœur, beaucoup de courage ! Si tu veux, on peut en parler en privé.

 

Aux autres, je vous demande : n’ayez plus peur. La peur ne vous protège pas. Au contraire, vous subissez tout ce mal dans le noir. Il faut en parler pour que tout le monde le sache. Il faut en parler pour espérer que les choses changent.

 

Nous voulons vraiment d’une République qui respecte tout le monde et chacun de ses enfants. Trop, c’est trop !

 

Et à vous qui travaillez dans les instances censées régler ces situations (femmes juristes, inspection du travail, etc.), les Centrafricains se plaignent trop de vous. Aidez ceux qui n’ont pas de relations, ceux qui n’ont personne. S’il vous plaît, aidez-les. » Madame Ousna conclut en appelant clairement à la fin du silence et à la protection effective des travailleurs centrafricains face aux abus.

 

Par Alain Nzilo

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Pour le Dr Junior Romuald Ouéfio Nguérénam,  « Les faux médicaments détruisent le système de santé » :  Insuffisance rénale, hépatites et résistance extrême aux antibiotiques

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Pour le Dr Junior Romuald Ouéfio Nguérénam,  « Les faux médicaments détruisent le système de santé » :  Insuffisance rénale, hépatites et résistance extrême aux antibiotiques

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une interview accordée à la radio Ndékè-luka, le Dr Junior Romuald Ouéfio Nguérénam, Directeur de la Pharmacie, des Laboratoires et de la Médecine Traditionnelle au ministère de la Santé publique, alerte sur les ravages causés par les faux médicaments et les mini-pharmas illégales en République centrafricaine.

 

Selon le  Dr Junior Romuald Ouéfio Nguérénam , La bataille contre les faux médicaments ne date pas de septembre 2025. D’après ses explications, , elle a commencé dès 2019 avec la fermeture de l’établissement Orof Pharma pour présence de produits falsifiés. En 2024, deux conteneurs de 40 pieds remplis de faux médicaments ont été interceptés et entièrement détruits.

 

En septembre 2025, les autorités ont procédé à la fermeture de 17 mini-pharmas dans les 5e, 6e et 8e arrondissements de Bangui. Aucune de ces structures n’avait d’autorisation du ministère de la Santé, aucune ne disposait de personnel qualifié en pharmacie, et les conditions de conservation étaient catastrophiques : produits stockés jusqu’à 45-50°C, dates de péremption falsifiées, injections et même actes chirurgicaux pratiqués sur place.

 

Le directeur insiste : cette lutte est transversale et multisectorielle. Elle a d’abord visé le milieu formel, avec des contrôles rigoureux dans les hôpitaux publics comme l’hôpital communautaire. Des agents véreux qui introduisaient des faux médicaments dans les circuits officiels ont été identifiés, sanctionnés et, pour la plupart, licenciés.

 

Des conséquences sanitaires

Les risques liés à la consommation de ces faux médicaments sont extrêmement graves. Le Dr Ouéfio Nguérénam cite des statistiques alarmantes :

 

Plus de 2 000 cas d’insuffisance rénale chronique suivis au Centre de Modialyses, y compris chez des enfants, souvent après la prise de produits vendus dans les mini-pharmas.Un taux élevé d’hépatites directement lié à ces médicaments de qualité inférieure.La République centrafricaine est le premier pays au monde avec un taux de résistance aux antimicrobiens supérieur à 85 %. « Aujourd’hui, si vous donnez un traitement, ça ne marche pas parce que les microbes sont habitués à ces produits-là », explique-t-il.Il évoque également des cas d’empoisonnement dans les quartiers, liés à des substances vendues illégalement dans ces structures.

 

Réouvertures illégales et intervention de la justice Six mois après leur fermeture, certaines mini-pharmas ont rouvert leurs portes, commettant un « bris de scellés ». Le Dr Ouéfio Nguérénam annonce que la justice est désormais saisie et que les responsables devront répondre de leurs actes devant les tribunaux.

 

« Beaucoup de gens pensent que la lutte contre les faux médicaments est une exclusivité du ministère de la Santé. C’est faux », martèle-t-il. Cette lutte nécessite une collaboration étroite avec la justice, les forces de défense et de sécurité.

 

Des solutions en cours : sensibilisation et approvisionnement Pour renforcer l’action, le ministère prévoit :

Une intensification de la sensibilisation des populations via les médias et tous les canaux de communication.Un meilleur approvisionnement des districts et formations sanitaires en médicaments de qualité, sûrs, efficaces et accessibles.Un renforcement de la coopération multisectorielle pour une répression plus efficace.Le Dr Ouéfio Nguérénam rappelle que la loi de 2020 sur le médicament et l’exercice de la pharmacie encadre strictement l’ouverture des officines. Elle exige un doctorat en pharmacie pour les pharmacies classiques et prévoit des dépôts pharmaceutiques (pharmacies villageoises) dans les zones éloignées sous conditions.

 

Il conclut avec fermeté : les mini-pharmas ne comblent aucun vide dans le système de santé. Au contraire, elles le détruisent. Leur disparition n’entraînera pas de manque, car l’État travaille activement à garantir un accès légal et sécurisé aux vrais médicaments.

Par Brahim Sallé

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Grève à l’UNOPS : les chantiers routiers de la MINUSCA stoppés net à Ndélé

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Grève à l’UNOPS : les chantiers routiers de la MINUSCA stoppés net à Ndélé

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Après trois mois d’arriéré de salaire, les activités de l’agence UNOPS de la MINUSCA sont totalement paralysées dans la région de Ndélé.

 

Depuis la semaine dernière, toutes les machines des travaux de routes menés par l’UNOPS, en collaboration avec la Minusca  ont été rapatriées à la base de Krakoma, située à 105 kilomètres de Ndélé, tandis que l’ensemble du personnel se trouve actuellement à Ndélé centre.

 

Suite à ce problème de salaires, les employés accusent ouvertement l’Office national du matériel (ONM) d’avoir détourné les fonds destinés à leurs rémunérations. Ils ont saisi l’EUNOPS, qui affirme de son côté que les salaires ont bien été versés depuis plusieurs semaines. Selon les travailleurs, ils auraient été joués par l’ONM, même si aucune preuve n’a pour l’instant été rendue publique et que l’organisation onusienne maintient sa version.

 

Ces travaux routiers s’inscrivent dans les grands projets de réhabilitation menés par l’UNOPS en partenariat avec la MINUSCA et le gouvernement centrafricain, notamment sur l’axe Kaga-Bandoro-Mbrès-Ndélé et la route Ndélé-Pata. Ils visent à reconnecter les communautés isolées du nord-est du pays, à faciliter l’accès humanitaire et à relancer l’économie locale après des années de conflit.

 

Des centaines de kilomètres ont déjà été réhabilités grâce à ces interventions, souvent soutenues par la Banque mondiale dans le cadre du projet d’urgence de rétablissement des infrastructures. Les engins lourds fournis ou coordonnés via l’ONM et la MINUSCA étaient essentiels pour ces chantiers mécanisés dans une zone où l’accès reste difficile.

 

Pour l’instant, les équipes restent bloquées à Ndélé sans perspective immédiate de reprise, et les accusations continuent de circuler.

 

Par Barthelemy Kossi

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La septième république des menteurs : comment le Préfet de la Vakaga, Jude Ngayoko , préfère mentir que de dire la vérité

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La septième république des menteurs : comment le Préfet de la Vakaga, Jude Ngayoko , préfère mentir que de dire la vérité  

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le préfet Jude Ngayoko est atteint de la maladie de mythomanie. Comme un bon mythomane, il préfère mentir que de dire la vérité. La preuve en est que ce lundi 13 avril 2026, depuis son confort de Birao, il a décrit à Radio Guira FM une Vakaga paisible, sécurisée, presque sans souci. Aucun incident, une transhumance apaisée, des routes libres, un accord local respecté. Il a remercié, avec une assurance déconcertante, les forces russes de la milice Afrikacorp, baptisées dans le langage des bras cassés du régime comme des forces  de sécurité, mais également la MINUSCA et le gouvernement pour ce “bilan positif”. Pendant ce temps, à Angatoy, à quarante kilomètres d’Amdafock, des civils gisaient dans leur sang.

 

En effet, deux jours plus tôt avant sa déclaration pathétique, le samedi 11 avril, des miliciens des Forces de Soutien Rapide (FSR) soudanaises avaient attaqué le village d’Angatoy. Des hommes, des femmes, des enfants — des cibles faciles pour des armes venues d’un conflit que personne ne maîtrise. Corbeau News Centrafrique a expliqué les faits : une riposte aux raids de l’Afrikacorp, parti de Birao pour frapper le Soudan. Mais Jude Ngayoko, lui, n’a pas prononcé le nom d’Angatoy. Pas un mot sur les morts. Pas une allusion aux corps abandonnés à quelques heures de route de son bureau.

 

La distance explique-t-elle tout ? Birao, où le préfet s’exprimait, est à plus de d’une dizaine de kilomètres d’Angatoy. Assez pour ne pas entendre les cris, assez pour ignorer les fosses. Mais la géographie ne justifie pas l’omission. Un préfet est censé connaître son territoire, pas le décrire comme un décor de théâtre.

 

Ce n’est pas un fait rare dans ladite préfecture. Depuis des mois, les populations de cette bande frontalière subissent les assauts des groupes armés,  des milices soudanaises qui traversent les frontières comme on traverse une rue du quartier Malimaka, sans que ni la MINUSCA, ni les forces russes stationnées à Birao ne les arrêtent. Jude Ngayoko le sait. Pourtant, dans son interview, il a choisi de taire Angatoy. Comme si effacer un nom pouvait effacer les crimes.

 

En plus de cela, le Préfet ne parle même pas de ce qui se passe sur les axes reliant la ville d’Ouanda-Djallé avec des morts quotidiens des bandits soudanais ou des miliciens russes. Voilà la septième république des mythos.

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Par Ibrahim Moussa

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Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR

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Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles  du FSR pendant que l’État regarde ailleurs

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto  reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays.

 

Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré.

 

Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement.

 

La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan.

 

C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national.

 

L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire.

 

Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment.

 

La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs.

 

Par Moïse Banafio

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Bambouti : arrestation de deux conducteurs de taxi-moto par des mercenaires d’Afrikacorp

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Bambouti : arrestation de deux conducteurs de taxi-moto par des mercenaires d’Afrikacorp

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Depuis l’installation en janvier dernier des miliciens russes d’Afrikacorp, les déplacements quotidiens sont devenus très risqués  pour les habitants du Haut-Mbomou souhaitant se rendre au Soudan du sud via la ville de Bambouti.

 

Comme tout le monde le sait d’ailleurs, dans la préfecture du Haut-Mbomou, la ville de Bambouti est une localité que les habitants d’Obo, de Zemio, même de Mboki  rejoignent régulièrement pour transporter des passagers ou écouler des marchandises vers le Sud-Soudan. Une route ordinaire, un commerce transfrontalier banal,  jusqu’à l’arrivée des mercenaires russes de la milice Afrikacorp dans la zone.

 

Pour comprendre la réalité de cette histoire, il faut remonter à la semaine dernière quand deux conducteurs de taxi-moto sont crapuleusement arrêtés par ces criminels de Poutine.

 

En effet, le mardi 14 avril dernier, deux taximen partis d’Obo en direction de Bambouti ont été interceptés et arrêtés par des éléments d’Afrikacorp au niveau juste de Bambouti. L’un est centrafricain, l’autre est de nationalité soudanaise. Plusieurs jours après les faits, aucun des deux n’a été relâché. Mais après l’intervention pour la seconde fois des autorités sud-sudanaises, les deux jeunes sont finalement libérés et retrouvent Source Ybou au Soudan du sud le week-end dernier.

 

de nationalité soudanaise. Plusieurs jours après les faits, aucun des deux n’a été relâché.

 

Ce n’est pas la première fois d’ailleurs. Depuis que les forces russes se sont installées à Bambouti le 1er janvier 2026, les arrestations arbitraires, les blocages et les intimidations se sont accumulés dans la région. Les commerçants hésitent désormais avant de prendre la route. Les taximen calculent le risque. Les familles attendent le retour des leurs sans savoir si ce sera pour le soir ou pour dans plusieurs jours.

La population d’Obo et des environs ne cache plus son exaspération.

 

Par Éric Nzapa

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Petit Delphin KOTTO, Coordonnateur National de la COSCIPAC, sollicite un nouvel appui de la France pour la restauration de la démocratie en Centrafrique

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Petit Delphin KOTTO, Coordonnateur National de la COSCIPAC, sollicite un nouvel appui de la France pour la restauration de la démocratie en Centrafrique

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, désignée sous le nom de COSCIPAC, a adressé une lettre à Son Excellence Emmanuel Macron, Président de la République française.

 

Dans cette correspondance, la COSCIPAC, par l’intermédiaire de son Coordonnateur National Petit Delphin KOTTO, expose les raisons d’une reconsidération stratégique de l’engagement de la France en République Centrafricaine en vue de la restauration de la démocratie et de la stabilité durable.

 

La COSCIPAC rappelle que l’histoire commune entre la France et la République Centrafricaine constitue un socle vivant porteur de responsabilités partagées, d’intérêts réciproques et d’engagements moraux envers les peuples.

 

La COSCIPAC indique que la République Centrafricaine occupe une position charnière au cœur du continent africain et demeure un espace déterminant pour les équilibres régionaux.

 

La COSCIPAC mentionne que la situation sécuritaire en République Centrafricaine demeure fragilisée malgré la présence de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique, désignée par le sigle MINUSCA.

 

La COSCIPAC souligne que les ressources naturelles de la République Centrafricaine, telles que les diamants, l’or et l’uranium, représentent une opportunité de développement et requièrent une gestion équitable et durable dans l’intérêt du peuple centrafricain et des partenaires internationaux.

 

La COSCIPAC évoque la dimension culturelle et linguistique des relations entre la France et la République Centrafricaine, liée à l’appartenance à l’espace francophone ainsi qu’aux liens éducatifs et aux échanges humains.

 

La COSCIPAC exprime son point de vue sur l’évolution de la gouvernance nationale sous le régime politique de Faustin-Archange TOUADERA, avec des signaux qui témoignent d’un recul des principes démocratiques, de violations des droits de l’Homme, d’une concentration du pouvoir et d’une marginalisation des forces vives de la nation.

 

La COSCIPAC en appelle à la responsabilité historique, politique et morale de la France pour favoriser un retour à un ordre constitutionnel pleinement démocratique.

 

La COSCIPAC indique que la France dispose de leviers diplomatiques pour encourager un dialogue politique inclusif, soutenir les initiatives de réconciliation nationale et promouvoir une gouvernance respectueuse des aspirations du peuple centrafricain.

 

La COSCIPAC précise qu’il ne s’agit pas de solliciter une ingérence mais plutôt une action diplomatique fondée sur les principes universels de liberté, de justice et de dignité humaine.

 

La COSCIPAC sollicite de la part du Président français une reconsidération approfondie des relations entre la France et la République Centrafricaine, l’usage du poids diplomatique de la France pour favoriser une transition politique inclusive et crédible, un appui à la restauration des institutions démocratiques et de l’État de droit, ainsi qu’une vigilance accrue face aux dérives autoritaires susceptibles de compromettre la stabilité du pays.

 

Pour la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC), le document est signé par le Coordonnateur National Petit Delphin KOTTO.

 

que du poisson.

 

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : Le ministère centrafricain de l’Éducation, nouvelle usine à fabrication des bacheliers fantômes avec des faux baccalauréat

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Centrafrique : Le ministère de l’Éducation, usine à fabrication des bacheliers fantômes avec des faux baccalauréat

 

Centrafrique : Le ministère de l’Éducation, usine à fabrication des bacheliers fantômes avec des faux baccalauréat
Le ministre centrafricain de l’éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Il fut un temps où les « bacs de Rinegui »,  ces diplômes obtenus frauduleusement,  se négociait dans l’ombre. Aujourd’hui, en Centrafrique, la fraude s’affiche au grand jour. Le ministère de l’Éducation a institutionnalisé la fabrication de bacheliers fantômes, avec un arrêté qui valide des admissions spectaculaire et criminelle. Le tout, sans la moindre honte. Le pays, dirigé par un ancien professeur de mathématiques, vient d’écrire une nouvelle page de son histoire éducative : celle où le diplôme se décroche par décret.

 

Le ministère centrafricain de l’Éducation est devenu une usine de fabrication massive des faux diplômes. Sur une simple commande passée au téléphone, on peut avoir n’importe quel diplôme. On peut commander un baccalauréat comme on passe une commande  au restaurant Zougoulou À Bangui.

 

Cette histoire ressemble à une blague. Nombreux de nos lecteurs pensent plutôt à une comédie à l’ivoirienne, mais non! C’est une réalité.  Regarder, on vous donne un exemple réel.

 

Depuis la semaine dernière, sur les réseaux sociaux,  circule un arrêté ministériel du gouvernement centrafricain. L’arrêté est très visible, noir sur blanc, largement partagé et commenté sur les plateformes de réseaux sociaux.

 

Daté du 28 février 2025, ce vrai-faux arrêté ministériel proclame l’admission « à titre exceptionnel » de plusieurs dizaines de candidats dans les séries B, G2 et A4. Des noms, des lycées (Gobongo, Barthélémy Boganda),

 

Le pire  dans cette histoire ? Ce document est antidaté. Signé après la publication des résultats officiels, il légalise a posteriori des candidatures qui n’ont jamais existé. En droit, cela s’appelle un faux en écriture publique, commis avec la complicité de l’État.

 

Comme tout le monde le sait d’ailleurs, certains de ces « lauréats » n’ont jamais dépassé les classes de primaire. D’autres n’ont pas fréquenté l’école. Leurs noms figurent pourtant en série B, G2, A4,  aux côtés de ceux qui ont travaillé, révisé, tremblé le jour des épreuves.

 

Sur les réseaux sociaux, les Centrafricains ont réagi avec colère. Les commentaires des Centrafricains disent tout.

 

Guy Gervais Komboth Bida a reconnu sur la liste le nom de l’ex-député Ndotizo,  un monsieur dont le dossier de candidature aux législatives mentionne déjà un baccalauréat obtenu en 2015. Il figure pourtant parmi les “admis à titre exceptionnel” de 2025 du ministère de l’éducation.

 

Consultânt Romaric Ganga, lui, est plus direct : “La plupart sont des députés.” José Malot, ex-doyen de la faculté de droit et des sciences économiques  à l’université de Bangui résume d’une formule lapidaire : “Bac Honoris causa, comme dirait un frère.”

 

Dan Frederick Ngbiegba Kognabade anticipe déjà la suite : “Pour la saison 2 : Licence, Master et Doctorat à titre exceptionnel.”

 

Serge Gbokou pose la question que personne dans les institutions n’ose poser : pourquoi envoyer les enfants à l’école si le diplôme n’est plus la reconnaissance des efforts scolaires ?

 

Patrick Mbawa répond à sa manière : “Pendant que certains se battent jour et nuit, d’autres obtiennent des diplômes tranquillement par décision administrative. C’est une insulte à tous ceux qui travaillent dur.”

 

Abdoul Nassir Bello va plus loin : voilà un pays dirigé par un éducateur,  Touadéra est professeur de mathématiques,  et c’est sous sa présidence qu’on distribue le baccalauréat comme un bon de réduction.

 

Ce qui est plus délirant, c’est que ça se passe ouvertement. Les faussaires du régime de Touadéra ne se cachent plus. Alors qu’auparavant, les faux diplômes circulaient sous le manteau. On murmurait le nom du baccalauréat de. Aujourd’hui, le ministre, qui est d’ailleurs un faux diplômé,  signe en plein jour et publie des listes additives sans se cacher. Le message est désormais clair : l’école ne récompense plus le mérite. Elle récompense les relations. Pourquoi réviser quand un coup de tampon suffit ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Licenciée pour avoir refusé les avances sexuelles du directeur technique : le témoignage explosif de Samantha Olivia Imanga contre Mercure Logistique

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Licenciée pour avoir refusé les avances du directeur technique : le témoignage explosif de Samantha Olivia Imanga contre Mercure Logistique

 

 

Licenciée pour avoir refusé les avances du directeur technique : le témoignage explosif de Samantha Olivia Imanga contre Mercure Logistique
La jeune dame victime du licenciement abusif des libanais de Mercure logistique

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Samantha Olivia Imanga travaillait à Mercure Logistique quand le directeur technique a commencé à lui faire des avances. Elle a refusé net. Dès ce moment, les insultes et la maltraitance ont démarré.

 

Chaque fois qu’il l’appelait, il l’humiliait violemment. Samantha pleurait en silence, incapable de répondre à cet homme plus âgé qu’elle. Tout le personnel savait ce qui se passait.

 

Le 24 mars, elle a tout raconté au chef du personnel : harcèlement sexuel, maltraitance et injures. Il a promis d’en parler au PDG. Mais le 3 avril, son chef l’a convoquée pour lui annoncer son licenciement immédiat. Le PDG aurait conclu après enquête qu’elle n’était « pas de bonne moralité ».

 

Samantha est allée à l’inspection du travail et chez les femmes juristes. Elle décrit un climat où les Libanais traitent les Centrafricains comme des esclaves. On insulte les mères, on crie jusqu’à faire saigner, on licencie sans raison. Personne ne défend les employés, même pas le délégué du personnel.

 

Elle révèle que dix Camerounais ont déjà été recrutés pour remplacer les locaux, et d’autres arrivent. Pourtant, les Centrafricains ont des diplômes et font tout le travail, y compris celui du directeur technique qui, selon elle, ne connaît rien à la mécanique.

 

Samantha appelle toutes les autres victimes, femmes et hommes, à témoigner. Elle pose une question directe aux autorités : si le gouvernement n’intervient pas, qui protégera les Centrafricains dans leur propre pays ?

 

Mercure Logistique nie-t-elle ces faits ? L’avenir dira si ce témoignage restera isolé ou s’il déclenchera enfin une enquête réelle.

 

Ce témoignage laisse un goût amer. Une jeune femme qualifiée, humiliée puis jetée dehors pour avoir simplement dit non. Les Centrafricains méritent mieux que ce mépris quotidien sur leur propre sol. Il est temps que les autorités écoutent et agissent.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : un jeune civil arrêté, torturé et pendu près de Sikikédé par des éléments russes d’Afrikacorp et leurs supplétifs

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Centrafrique : un jeune civil arrêté, torturé et pendu près de Sikikédé par des éléments russes d’Afrikacorp et leurs supplétifs

Centrafrique : un jeune civil arrêté, torturé et pendu près de Sikikédé par des éléments russes d’Afrikacorp et leurs supplétifs
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, une nouvelle affaire d’exactions impliquant des forces mixtes Afrikacorp (ex-Wagner) et leurs supplétifs russes noirs est signalée depuis quelques jours dans cette région du nord-Est de la République centrafricaine.

 

En effet, il y a environ deux semaines, un groupe composé d’éléments russes d’Afrikacorp (ex-Wagner) et leurs supplétifs russes noirs se serait dirigé vers le village de Massambaye. Sur place, ils ont interpellé un jeune civil, sans que les motifs précis de l’arrestation ne soient clairement établis au-delà d’une accusation farfelue de complicité avec des rebelles imaginaires.

 

Le jeune homme a ensuite été emmené par ces criminels de Poutine et de Touadera jusqu’à Sikikédé. Là, les voyous russes ont exigé de ses parents la somme de 10 millions de francs CFA pour sa libération, affirmant qu’il s’agissait d’un « rebelle » de la CPCF. Les parents, selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, n’auraient pas été en mesure de réunir cette somme.

 

Face à l’impossibilité de payer, les forces russes de la milice Afrikacorp ont tout simplement procédé à la torture du jeune civil. Il aurait ensuite été pendu à mort. Son corps aurait été traîné sur plusieurs kilomètres dans la brousse aux abords de Sikikédé, avant d’être abandonné. Le groupe aurait ensuite poursuivi sa route en direction de Gordil, toujours dans la Vakaga.

 

Ce type d’incident s’inscrit malheureusement dans un contexte de tensions persistantes dans le nord et le nord-est du pays, où les opérations de sécurisation menées par les éléments russes d’Afrikacorp avec l’appui des jeunes centrafricains souvent appelés russes noirs visent les groupes armés  imaginaires dans la zone. Des sources sécuritaires évoquent régulièrement des arrestations arbitraires, des demandes de rançon et des violences contre des civils soupçonnés de liens avec la rébellion.

Par Barthelemy Kossi

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HCR, où est passé l’argent des aides scolaires 2024-2025 pour les enfants et étudiants réfugiés, alors qu’on est déjà en mars 2026 et que rien n’est encore arrivé ?

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Où est passé l’argent des aides scolaires 2024-2025 pour les enfants et étudiants réfugiés, alors qu’on est déjà en mars 2026 et que rien n’est encore arrivé ?

 

Où est passé l’argent des aides scolaires 2024-2025 pour les enfants et étudiants réfugiés, alors qu’on est déjà en mars 2026 et que rien n’est encore arrivé ?
Liliane GAMANZA, Chargée de service communautaire HCR

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les parents réfugiés installés à Bangui en ont ras-le-bol. Depuis l’année scolaire 2024-2025, l’aide promise pour les frais de scolarité de leurs enfants n’est toujours pas arrivée. On parle de 35 000 FCFA pour les élèves du primaire et du lycée, et 100 000 FCFA pour les étudiants à l’université. C’était une habitude chaque année : on amenait le bulletin, on enregistrait, on vérifiait les notes affichées, et l’argent tombait pour aider à payer l’école.

 

Mais là, depuis plus d’un an, zéro franc tombait aux mains de ces enfants réfugiés. Les familles attendent, attendent, et le budget 2025 est déjà passé à la trappe. On est en mars 2026, la nouvelle année scolaire avance, et toujours rien pour l’ancienne. Les parents à Saint-Charles, par exemple, déboursent parfois 70 000 FCFA de leur poche pour le primaire, alors que l’aide couvre à peine la moitié. Et les tout-petits de maternelle ? Ils sont inscrits, mais pas pris en compte dans cette aide.

 

Les autorités centrafricaines et les bureaux du HCR ont convoqué des réunions pour calmer le jeu. D’abord vers février 2025, quand les murmures montaient,  on parlait de marches, de brouilles entre communautés. Les délégués ont été appelés en urgence, on leur a présenté des excuses, promis que l’argent serait débloqué « bientôt », fin février. Rien. Ensuite, d’autres réunions : on prépare 2026, on va vérifier les effectifs dans les écoles, contrôler les enfants… Mais pour 2024-2025 ? Silence total.

 

Il y a même des contradictions qui rendent les gens fous. La chargée de protection (la Canadienne) dit d’un côté qu’on va finir avec les réfugiés de longue date, trouver des solutions durables. De l’autre, les gens chargés de la scolarité et de la santé réunissent du monde pour dire qu’on va faire des contrôles et payer pour la nouvelle année. Pendant ce temps, les bulletins des enfants restent sans aide, et les parents se demandent : l’argent est où ?

 

Certains murmurent que le budget a été bouffé quelque part, qu’on cherche juste comment justifier. D’autres calculent : comment un budget 2025 peut-il passer directement à 2026 sans rien verser ? Les réfugiés n’ont presque plus d’assistance ici. Cette aide scolaire était la seule chose concrète qui restait. Sans elle, les gosses risquent de décrocher, les familles s’endettent encore plus.

 

Les parents posent désormais la question simple : où est passé cet argent ? Et pour la suite, 2026, est-ce que ça va recommencer la même galère ? On attend des réponses claires de l’HCR, des partenaires et des autorités. Parce que les enfants ne peuvent pas attendre éternellement.

 

Par Alain Nzilo

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Martin Ziguélé : “La Centrafrique est devenue un goulag tropical sous Touadéra”

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Martin Ziguélé : “La Centrafrique est devenue un goulag tropical sous Touadéra”

De la transparence volée à la fraude totale : Martin Ziguélé accuse le pouvoir d’avoir détruit le système électoral centrafricain depuis 2005
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et porte-parole du BRDC, a employé une métaphore forte pour qualifier le régime Touadéra : “Nous sommes dans un goulag, une sorte de goulag tropical.”

 

Cette comparaison avec les camps de travail soviétiques montre selon lui le niveau de répression atteint en Centrafrique. Ziguélé explique d’abord sa situation personnelle : “Moi je suis interdit d’expression sur la radio de mon propre pays, je suis interdit de participation à un débat à la télévision d’État de mon propre pays.”

 

L’ancien Premier ministre, figure politique majeure du pays, ne peut plus s’exprimer sur les médias publics centrafricains. Cette censure totale d’un opposant de cette envergure témoigne du verrouillage de l’espace médiatique.

 

Ziguélé compare la situation actuelle avec le chemin parcouru : “Regardez le chemin que nous avions parcouru en renversant l’Empire, en restaurant la République, en instaurant la démocratie, en créant une alternance démocratique en Afrique. Et regardez le recul que nous avons connu aujourd’hui”.

 

Cette référence historique rappelle que la Centrafrique a été pionnière en matière démocratique en Afrique. Le pays avait renversé la monarchie de Bokassa, restauré la République, organisé des élections libres. Cette histoire rend le recul actuel encore plus dramatique.

 

L’ancien Premier ministre décrit l’état des médias publics : “La radio-télévision n’existe que de nom. La télévision n’existe que de nom et la radio est constamment en panne, elle n’a même pas de groupe électrogène de secours”.

 

Il raconte un incident récent : “Il y a deux semaines, un journaliste en plein journal a pété les plombs et a dit que ce n’est plus possible, que c’est incroyable qu’une radio nationale, alors que le sommet des chefs d’État de la CEMAC se tenait ici, la radio centrafricaine ne pouvait pas faire le reportage en direct par manque de moyens”.

 

Cette anecdote montre l’état de délabrement des médias publics. Un pays qui accueille un sommet international mais dont la radio nationale ne peut pas le couvrir faute de moyens.

 

Ziguélé évoque l’histoire de la télévision centrafricaine : “La télévision a une histoire particulière en République Centrafricaine. C’était sous Bokassa que Bangui, la République Centrafricaine, a été le premier pays à avoir la télévision couleur à l’époque. Nous nous en vantions un peu partout et aujourd’hui nous nous retrouvons le dernier de la classe sans moyens”.

 

Cette comparaison historique est parlante : du premier pays africain avec la télévision couleur au dernier de la classe. Cette régression symbolise le destin du pays entier sous Touadéra.

 

L’ancien Premier ministre dénonce la transformation des médias publics : “Nos médias nationaux sont non seulement verrouillés pour que l’opposition ne s’y trouve pas, mais transformés en radio-collines”.

 

Cette référence aux “radio-collines” rwandaises qui ont diffusé la propagande du génocide en 1994 constitue une accusation grave. Ziguélé affirme que les médias centrafricains servent désormais uniquement la propagande du régime.

 

La métaphore du “goulag tropical” employée par Ziguélé renvoie à plusieurs réalités : l’interdiction d’expression pour l’opposition, la censure des médias, la répression politique, l’emprisonnement des voix critiques.

 

Un goulag est un camp de travail forcé où les dissidents étaient envoyés en Union soviétique. En qualifiant la Centrafrique de “goulag tropical”, Ziguélé suggère que le pays entier est devenu une prison pour ceux qui osent critiquer le pouvoir.

 

Cette situation contraste totalement avec l’histoire démocratique du pays. La Centrafrique avait connu des périodes de liberté d’expression, d’alternance démocratique, de pluralisme politique. Touadéra a détruit ces acquis.

 

Le verrouillage des médias publics constitue un élément clé de cette dérive autoritaire. Quand l’opposition ne peut plus s’exprimer sur les radios et télévisions nationales, le débat démocratique devient impossible.

 

L’état de délabrement de ces médias,  pannes constantes, absence de moyens,  n’est probablement pas accidentel. Un média public qui fonctionne mal peut difficilement jouer son rôle de contre-pouvoir.

 

La transformation en “radio-collines” témoigne de l’instrumentalisation totale des médias publics au service du pouvoir. Ils ne servent plus à informer mais à propager la parole officielle.

 

Cette situation médiatique s’inscrit dans le tableau plus large dressé par Ziguélé et Akandji-Kombé : un pays contrôlé par Wagner, un président qui vend les ressources nationales, une Constitution taillée pour protéger les criminels économiques, une opposition muselée.

 

Le “goulag tropical” de Ziguélé décrit une Centrafrique devenue prison à ciel ouvert où la liberté d’expression a disparu, où les opposants sont réduits au silence, où les médias propagent uniquement la parole du pouvoir.

 

Cette dérive autoritaire s’accompagne d’un effondrement des services publics – routes détruites, hôpitaux sans moyens, écoles délabrées, médias en panne – qui rend la vie quotidienne insupportable pour la majorité des Centrafricains.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Nouvelle tragédie à Bangui : après les obsèques d’un policier décédé à Berberati, un grave accident endeuille à nouveau la police centrafricaine

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Nouvelle tragédie à Bangui : après les obsèques d’un policier décédé à Berberati, un grave accident endeuille à nouveau la police centrafricaine

Nouvelle tragédie à Bangui : après les obsèques d’un policier décédé à Berberati, un grave accident endeuille à nouveau la police centrafricaine
L’une des victimes de l’accident de circulation sur la route de Damara ce vendredi 17 avril 2026

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Police nationale centrafricaine est une nouvelle fois frappée par le deuil. Alors que les obsèques du Gardien de la Paix Junior Bagaza Yadere, décédé le 4 avril dernier à Berberati, venaient de se dérouler, un dramatique accident de la circulation est survenu vendredi 17 avril 2026 sur l’axe de Damara, blessant grièvement plusieurs agents de la police.

Les policiers victimes d'un terrible accident ce vendredi 17 avril 2026 sur la route de Damara
Les policiers victimes d’un terrible accident ce vendredi 17 avril 2026 sur la route de Damara

La dépouille du défunt, affecté à la Compagnie régionale numéro 2 basée à Berberati, a été présenté officiellement vendredi dernier au commissariat central de Bangui. La cérémonie s’est déroulée dans la dignité avant que le cortège ne prenne la direction de l’axe Damara pour l’enterrement.

 

À leur retour, un terrible accident s’est produit. Trois policiers à bord d’une moto sont entrés en collision avec une moto-taxi. Le choc a été d’une extrême violence. L’agent qui pilotait la moto a été particulièrement touché : son pied, encore chaussé de son ranger, a été sectionné sous le choc et projeté à plusieurs mètres du lieu du drame. Les secouristes et les collègues présents ont immédiatement entamé des recherches pour retrouver le membre amputé, qui a finalement été localisé quelques instants plus tard.

 

La victime, grièvement blessée, a d’abord été évacuée vers l’hôpital communautaire. Devant la gravité de son état, elle a été transférée en urgence vers la structure de Médecins Sans Frontières (MSF). Il s’agit du policier Quentin, en service à l’Interpol.

 

Cet accident endeuille une nouvelle fois la grande famille de la Police nationale, déjà éprouvée par la perte récente de Junior Bagaza Yadere, qui laisse derrière lui une veuve et quatre enfants (deux garçons et deux filles).

 

Cet enchaînement tragique rappelle la vulnérabilité des forces de l’ordre sur les routes centrafricaines, souvent exposées à des conditions de circulation dangereuses. Il pose également la question de la sécurité des cortèges funéraires et des moyens de transport utilisés par les agents. Les autorités policières et sanitaires sont mobilisées pour apporter tout le soutien nécessaire au policier Quentin et à sa famille, tandis que l’enquête sur les circonstances exactes de la collision devrait permettre de déterminer les responsabilités.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Touadéra enterre le dialogue politique. Le « rassemblement » ou rien

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Touadéra enterre le dialogue politique. Le « rassemblement » ou rien

 

Touadéra enterre le dialogue politique. Le « rassemblement » ou rien

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans son discours fleuve de son couronnement marquant l’entrée officielle dans sa « Septième République », le désormais l’Empereur Faustin-Archange Touadéra a livré un message clair et sans ambiguïté à l’opposition démocratique : le temps du dialogue politique est révolu. Place désormais à un « rassemblement » derrière sa vision et son projet, sous peine d’être assimilé aux ennemis de la République.

 

Un revirement cynique après une campagne axée sur le dialogue.

Ce discours marque un revirement spectaculaire. Avant les élections présidentielles de décembre 2025, tous les discours de Touadera et de son entourage étaient centrés sur la nécessité du dialogue avec l’opposition. Touadéra avait même chargé son Premier ministre, Félix Moloua, d’entamer des discussions avec les leaders du BRDC et d’autres formations. Cette posture d’ouverture avait permis d’obtenir une certaine indulgence, voire un soutien technique et financier de la part de la communauté internationale et de l’Union africaine.

 

En réalité, ce dialogue n’était qu’une façade. Une fois l’élection remportée dans des conditions fortement contestées (76,15 % des voix au premier tour, boycott d’une grande partie de l’opposition et accusations d’irrégularités), le discours a changé radicalement. Le masque est tombé : le « dialogue » promis n’était qu’un outil pour légitimer le processus et débloquer des appuis extérieurs. Maintenant que le pouvoir est consolidé, Touadéra impose une nouvelle ligne : le « rassemblement ».

 

L’absence remarquée du dialogue.

Alors que le pays sort d’un scrutin présidentiel fortement contesté, beaucoup attendaient un geste d’apaisement ou au moins une reconnaissance de la pluralité politique. Il n’en a rien été.

 

Le terme « dialogue » n’a été évoqué que comme une page tournée du passé. Pour l’avenir, Touadéra impose un nouveau vocabulaire : le « rassemblement ». Derrière ce mot apparemment consensuel se cache une exigence d’allégeance. l’Empereur Touadera dit tendre la main, mais uniquement à ceux prêts à « transcender les clivages » pour soutenir un projet déjà déclaré « plébiscité » par les urnes. En clair : acceptez mon leadership sans discuter, ou restez en dehors.

 

L’opposition reléguée au rang de menace.

L’élément le plus inquiétant reste l’absence totale de reconnaissance de l’opposition démocratique comme interlocuteur légitime. Au lieu d’ouvrir des espaces de concertation, Touadéra fusionne critique politique et menace sécuritaire.

 

Il désigne explicitement des « ennemis de la République » et des « relais clandestins », notamment ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour dénoncer les dérives du pouvoir. Contester la légitimité du troisième mandat ou pointer les irrégularités électorales n’est plus une opinion politique légitime, mais une « trame criminelle » visant à plonger le pays dans le chaos.

 

Cette rhétorique, officialisée lors d’un discours d’investiture, criminalise potentiellement la dissidence et justifie à l’avance une répression judiciaire ou sécuritaire contre les voix dissonantes.

 

Les leaders de l’opposition doivent s’attendre au pire.

Dans les prochaines semaines suivant la fin du processus électoral, les leaders de l’opposition démocratique doivent s’attendre à une intensification de la pression. La criminalisation de la contestation laisse craindre des arrestations, des poursuites judiciaires pour « trouble à l’ordre public » ou « atteinte à la sûreté de l’État », voire des mesures plus drastiques de dissolution de leurs partis politiques. Le « rassemblement » annoncé ressemble moins à une main tendue qu’à une sommation : intégrez-vous ou subissez les conséquences.

 

La réconciliation confisquée par le pouvoir.

Touadéra exige des leaders politiques qu’ils placent « la République désormais Empire Touadera au-dessus de leurs ambitions personnelles ». Pourtant, sa propre boussole semble se résumer à son serment et à la consolidation de son projet. La réconciliation nationale, autrefois envisagée comme un processus politique inclusif, est désormais renvoyée exclusivement à la justice et à la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR).

 

En évacuant tout besoin de consensus politique large, le régime de la Septième République se présente comme un bloc monolithique où la diversité d’opinions devient suspecte.

 

La Centrafrique se dirige inexorablement vers une République du silence.

En refusant d’évoquer un véritable dialogue avec ses opposants, Faustin-Archange Touadéra confirme la fin de l’ère de la concertation. La « Transformation » qu’il promet semble inclure la transformation de l’espace politique en une chambre d’écho de son propre discours.

 

Pour l’opposition démocratique, le choix devient cruellement binaire : se fondre dans le « rassemblement » officiel ou risquer d’être traquée comme menace à la stabilité. Pour les Centrafricains ordinaires, cela soulève une question essentielle : une stabilité obtenue par le silence et l’uniformité sera-t-elle durable, ou portera-t-elle en germe de nouvelles frustrations et tensions ?

 

La communauté internationale, qui a été bernée par la promesse initiale de dialogue, doit prendre la mesure de ce tournant autoritaire larvé. Accepter la souveraineté d’un État ne signifie pas fermer les yeux sur le rétrécissement de l’espace démocratique, la criminalisation de la critique et les risques d’exclusion qui en découlent. Touadéra a choisi sa voie. Il est temps que chacun assume les conséquences de ce choix, sans illusions.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Un an après la levée de l’embargo sur les armes, que devient la logistique militaire en Centrafrique ?

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Près d’un an après la levée de l’embargo sur les armes, que devient la logistique militaire en Centrafrique ?

 

Patrouille_soldats_faca_sibut_centrafrique_corbeaunews Centrafrique : débandade au poste de péage à l’entrée de Sibut après une détonation d’armes.
Patrouille_soldats_faca_sibut_centrafrique_corbeaunews – Centrafrique : débandade au poste de péage à l’entrée de Sibut après une détonation d’armes.

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un an après la levée de l’embargo sur les armes, la logistique militaire centrafricaine, toujours en ruine, entrave l’armée face à une insécurité croissante.

 

En République centrafricaine, où les groupes armés continuent de semer la terreur dans les provinces, l’espoir d’une armée nationale forte et autonome s’effondre sous le poids d’une logistique militaire en plein désarroi. La levée de l’embargo sur les armes par les Nations unies en juillet 2024, saluée comme une étape vers la souveraineté sécuritaire, n’a pas tenu ses promesses. Lors d’une émission de la radio Ndéké-Luka, Jean Sosthène Dengbe, président de la Commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale, a peint un tableau optimiste, vantant des véhicules neufs et des dons des partenaires étrangers pour équiper les Forces armées centrafricaines (FACA). Mais ses paroles, entre ambition affichée et aveux d’impuissance, cachent une réalité bien plus sombre : la logistique militaire est en lambeaux, et les ressources, lorsqu’elles existent, semblent échapper aux soldats centrafricains pour bénéficier à d’autres acteurs, notamment les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Dengbe, chargé de superviser la réforme du secteur de la sécurité (RSS), a mis en avant plusieurs efforts. Il a évoqué l’acquisition de véhicules neufs pour certains détachements, une rupture avec les carcasses d’occasion qui encombraient les casernes. Il a également salué des dons américains, comme des citernes qu’il dit “intactes”, et une hausse des budgets pour les ministères de la Défense et de l’Intérieur. Ces annonces s’accompagnent de projets ambitieux : relancer les génies militaires pour construire des routes ou des bases, comme l’avenue Benz-vi jadis, et former une armée d’élite via des académies au Maroc ou en Russie. Une formation récente de 36 chauffeurs à Beyrumeu est présentée comme un pas vers la professionnalisation. Dengbe insiste sur la discipline et l’engagement des soldats, qu’il décrit comme soucieux du matériel confié, et rêve d’une RCA libérée de toute dépendance étrangère pour sa défense.

 

Pourtant, ces déclarations se heurtent à une réalité implacable, que Dengbe lui-même laisse entrevoir. La logistique militaire ne se résume pas à des véhicules. Elle exige une chaîne complète : carburant, rations pour les soldats, maintenance, techniciens qualifiés. Sur ces points, le tableau est désastreux. Dengbe admet l’absence d’un service dédié à la gestion logistique, un vide qui paralyse les FACA. Autrefois, des chauffeurs, ingénieurs et logisticiens formaient l’épine dorsale de l’armée ; aujourd’hui, ce savoir-faire s’est volatilisé. Pire, le carburant, essentiel pour les opérations, dépend encore de la MINUSCA, la mission onusienne en RCA. Cette dépendance, que Dengbe mentionne avec une gêne palpable, contredit l’aspiration à une armée autonome, un objectif martelé par le président et le ministre de la Défense.

 

Mais une ombre encore plus lourde plane sur ces annonces : les ressources, lorsqu’elles arrivent, ne semblent pas bénéficier aux FACA, surtout dans les provinces. Des témoignages persistants, relayés par des observateurs locaux, révèlent une réalité alarmante. Les véhicules neufs et les équipements fournis par les partenaires internationaux, souvent destinés à renforcer l’armée nationale, seraient en grande partie détournés vers les mercenaires russes du groupe Wagner, omniprésents en RCA. Ces derniers, déployés dans des zones stratégiques, roulent dans des blindés modernes, utilisent des motos tout-terrain pour sillonner les forêts, et disposent de flottes de plusieurs véhicules – parfois deux, trois, voire quatre par unité. Pendant ce temps, les soldats FACA stationnés dans des villes comme Bambari, Bria ou Kaga-Bandoro manquent cruellement de moyens. Dans bien des cas, ils n’ont aucun véhicule à leur disposition et doivent emprunter des motos à des civils pour se déplacer, voire pour partir au combat contre des groupes armés mieux équipés.

 

Cette disparité jette une lumière sur les déclarations de Dengbe. Lorsqu’il parle de véhicules neufs, il omet de préciser leur répartition. Combien de ces camions ou citernes atteignent réellement les FACA, et combien finissent entre les mains de Wagner, qui opère en parallèle de l’armée nationale ? Cette question, que le député élude, alimente un sentiment de défiance. Les FACA, censées incarner la souveraineté de la RCA, se retrouvent reléguées au second plan, dépendantes non seulement de la MINUSCA pour le carburant, mais aussi de Wagner pour les opérations d’envergure. Cette tutelle russe, loin d’être un simple appui, confine à une mainmise. Les mercenaires, avec leurs blindés et leurs motos, mènent des missions que les FACA, faute de moyens, ne peuvent assumer. Cette situation, murmurée dans les provinces, transforme l’optimisme de Dengbe en une promesse vide pour les soldats laissés à l’abandon.

 

La levée de l’embargo, censée doter la RCA d’une armée capable de tenir tête aux milices dans des préfectures comme l’Ouham-Pendé, l’Ouham ou la Nana-Gribizi, n’a fait que révéler ces déséquilibres. Sans logistique fiable, les armes neuves, si elles parviennent, restent inutiles. Dengbe souligne l’importance du carburant, “en matière de guerre”, mais qui contrôle les citernes ? Les FACA, clouées au sol par manque de moyens, ou Wagner, qui parade avec des équipements modernes ? Les soldats, souvent contraints d’improviser avec des motos de fortune, ne peuvent rivaliser avec des groupes armés mobiles et bien armés. Cette faiblesse logistique, aggravée par la captation des ressources par des acteurs étrangers, rend l’armée incapable de sécuriser les couloirs de transhumance – un autre échec que Dengbe reconnaît à demi-mot.

 

Les racines du problème sont profondes, et Dengbe ne les ignore pas. Il évoque les “plaies béantes” héritées des crises, de la guerre civile de 2013 aux conflits qui ont suivi, qui ont démantelé les institutions et vidé les caisses de l’État. Ce constat est juste, mais il ne peut excuser l’absence de progrès tangibles. La RSS, soutenue par l’Union européenne et d’autres partenaires, devait reconstruire une armée opérationnelle. Or, près d’un an après la levée de l’embargo, les avancées se limitent à des gestes symboliques : quelques véhicules, une poignée de chauffeurs formés, des promesses de génies militaires sans calendrier précis. Les formations à l’étranger, au Maroc ou en Russie, concernent une élite restreinte, loin des besoins massifs d’une armée en reconstruction. Et pendant que les FACA peinent à se déplacer, Wagner consolide son emprise, transformant l’armée nationale en un simple faire-valoir.

 

Jean Sosthène Dengbe, en tant que président de la Commission défense, porte une responsabilité dans ce fiasco. Son discours, qui oscille entre satisfecit et aveux, manque de franchise. Lorsqu’il loue la discipline des soldats ou la “vision” d’une armée indépendante, il passe sous silence la dépendance humiliante envers Wagner et la misère logistique des FACA dans les provinces. Les citoyens centrafricains, épuisés par l’insécurité, n’attendent pas des mots, mais des actes. Chaque jour où les soldats mendient des motos pour rejoindre le front, la confiance dans l’État s’effrite. Chaque véhicule détourné vers Wagner est une trahison des promesses faites après l’embargo….

 

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Centrafrique : Des bases humanitaires fermées dans l’Ouham-Péndé, Lim-Péndé et Haute-Kotto faute de financements

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Des bases humanitaires ferment dans l’Ouham-Péndé, Lim-Péndé et Haute-Kotto faute de financements

 

Centrafrique : Des bases humanitaires ferment dans l’Ouham-Péndé, Lim-Péndé et Haute-Kotto faute de financements
Intervention des humanitaires à Botto après les dégâts. Photo OCHA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’Organisation des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a publié son Rapport de situation n°61 en date du 31 mars 2026. Ce document met en évidence des difficultés croissantes dans la réponse humanitaire, notamment la fermeture de plusieurs bases opérationnelles dans le nord-ouest et le centre du pays.

 

Selon le rapport, des bases humanitaires ont dû fermer leurs portes dans les préfectures de l’Ouham-Péndé, Lim-Péndé et Haute-Kotto en raison d’un manque de financements. Ces fermetures interviennent alors que les acteurs humanitaires poursuivent l’évaluation de la situation sur les axes Zémio-Dembia et Zémio-Mboki.

 

Dans le centre et l’ouest du pays, les opérations de réponse aux besoins alimentaires se poursuivent, mais restent contraintes par les ressources limitées.

 

Le rapport confirme que 2,3 millions de personnes ont toujours besoin d’assistance humanitaire à travers la République centrafricaine. Parmi elles, 1,3 million sont ciblées par les opérations en cours. Au 31 décembre 2025, 427 000 personnes demeuraient déplacées internes.

 

Les besoins financiers requis s’élèvent à 264,1 millions de dollars. Au 19 mars 2026, 38,4 millions de dollars ont été reçus, soit 14,6 % du montant total demandé.

 

Ce rapport hebdomadaire, élaboré par l’OCHA en collaboration avec ses partenaires humanitaires, couvre la période du 25 au 31 mars 2026. Il souligne les défis persistants liés au sous-financement qui limitent la capacité des organisations à maintenir leur présence sur le terrain.

 

Par Brahim Sallé

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Le BRDC dresse un réquisitoire sans appel contre dix ans de gouvernance Touadéra : routes mortes, écoles effondrées, armée inexistante et peuple abandonné

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Le BRDC dresse un réquisitoire sans appel contre dix ans de gouvernance Touadéra : routes mortes, écoles effondrées, armée inexistante et peuple abandonné

Le BRDC dresse un réquisitoire sans appel contre dix ans de gouvernance Touadéra : routes mortes, écoles effondrées, armée inexistante et peuple abandonné
Maître Crépin Mboli Goumba, président du parti Patrie et coordonnateur du BRDC. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dix ans après l’accession de Faustin-Archange Touadéra à la magistrature suprême, le Bloc Républicains pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC) tire un bilan dévastateur d’un régime qui a méthodiquement ruiné chaque secteur vital du pays.

 

Pour l’opposition réunie au sein du BRDC, les promesses de 2016 appartiennent désormais à une autre époque. Les routes de l’arrière-pays sont impraticables, coupant les paysans de tout débouché commercial. Les élèves apprennent sous les arbres, faute de salles. Les 67% de maîtres-parents qui portent à bout de bras un système éducatif sinistré ne reçoivent rien ou presque. L’université unique du pays manque d’amphithéâtres, de bibliothèques, de tout. Les hôpitaux soignent avec des mains nues. Les permis miniers s’obtiennent dans l’opacité la plus totale pendant que les rivières crèvent sous les rejets des sociétés extractives.

 

À l’est, selon le BRDC, Wagner a fabriqué une milice dénommée Wagner ti Azandé que Bangui ne contrôle plus. À l’ouest, des corps décapités témoignent du retour des vieux démons. La sécurité du territoire a été sous-traitée  à la Minusca hier, désormais à Wagner,  sans qu’une armée républicaine digne de ce nom ait jamais été construite. Le retrait progressif de la MINUSCA ouvre un vide que personne n’est en mesure de combler.

 

Sur le plan politique, le BRDC affirme que les prétendues élections groupées du 28 décembre 2025 ont achevé de détruire ce qui restait de légitimité au régime. Le BRDC avait appelé au boycott. Le peuple a suivi. Le stade 20 000 places lors de l’investiture était désert, les rares militants présents se battant pour trouver de l’eau à boire.

 

Et ce n’est pas tout! Le BRDC fonce et pense que la capitale Bangui n’est plus épargnée  par ce chaos : braquages dans les arrondissements, assassinats en milieu carcéral, tortures documentées dans les prisons. Un policier enlevé et exécuté dans ses propres locaux. Des arriérés de salaires qui s’accumulent. Une communauté financière internationale qui tourne le dos à un gouvernement incapable de réformer sa politique sur les hydrocarbures, maintenant délibérément les prix à la pompe pour appauvrir le consommateur centrafricain.

 

Le BRDC ne compte plus laisser Touadéra dormir sur ses deux oreilles. Il constate en plus que les terres de la périphérie, elles, partent en lambeaux. Chaque année, des portions du territoire national glissent vers les pays voisins qui profitent du vide de l’État. Aucune réaction officielle. Aucune conscience patriotique mobilisée depuis le palais.

 

Enfin, pour terminer, le BRDC sort son arme de la paix : le dialogue. Il exige désormais, comme il l’a fait toujours, un dialogue politique. Les consignes au peuple, précise l’organisation, viendront en temps voulu pour défendre la liberté, la dignité, et arracher la restauration de la démocratie à un régime qui a pris la Constitution, les ressources naturelles et l’avenir du pays en otage.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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CENTRAFRIQUE : LA FORMATION ATTENDUE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT POURRAIT FRAGILISER L’ÉLAN D’UNE DYNAMIQUE ET AMORCER LE CYCLE DE DÉCLIN DE LA SEPTIÈME RÉPUBLIQUE.

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LA FORMATION ATTENDUE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT POURRAIT FRAGILISER L’ÉLAN D’UNE DYNAMIQUE ET AMORCER LE CYCLE DE DÉCLIN DE LA SEPTIÈME RÉPUBLIQUE.

 

CENTRAFRIQUE : LA FORMATION ATTENDUE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT POURRAIT FRAGILISER L'ÉLAN D'UNE DYNAMIQUE ET AMORCER LE CYCLE DE DÉCLIN DE LA SEPTIÈME RÉPUBLIQUE.
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après l’investiture du Président de la République suite à sa réélection à un score soviétique estimé à plus de 76% de suffrages valablement exprimés, le stade vingt mille places sous une pluie diluvienne du 30 mars dernier a servi de cadre cérémonial et festif du parti au pouvoir.

 

L’opinion publique nationale s’est enfin rendue à l’évidence que la formation du nouveau gouvernement et très probablement la désignation du vice-président de la République se feront après les résultats définitifs des élections législatives.

 

Cette épreuve de formation du gouvernement est un exercice aussi délicat, critique que polémique et intervient dans un contexte où le pouvoir de Bangui est pressé par les attentes, les aspirations du peuple nées des promesses de campagne, les récompenses voire les primes de reconnaissances ou du devoir accompli du camp présidentiel qu’on appelle traditionnellement et affectueusement “les mouillés-maillots” sans oublier les attentes des partenaires au développement.

 

Cette problématique de la formation du nouveau gouvernement a certes préoccupé les observateurs de la vie politique centrafricaine mais aussi a agité et inquiété bon nombre avec un risque d’embraserment et d’éclatement de la sphère présidentielle.

 

Il s’agit d’une étape charnière où le Président de la République est confronté à un test optionnel décisif de sa capacité de résilience c’est-à-dire de choisir soit de continuer avec les siens en conservant les acteurs politiques actuels et être accusé de favoritisme ou d’immobilisme, soit d’ouvrir largement le gouvernement à d’autres courants politiques au risque d’exposer son pouvoir aux fractures tout en neutralisant les foyers de tension ou de contestation ainsi que de la frustration de son propre camp.

 

Ce noble et prestigieux exercice qui relève exclusivement du pouvoir discrétionnaire du Président de la République apparaît de prime abord comme une phase de consolidation des institutions républicaines mais soulève aussi des inquiétudes voire des craintes d’effondrement du socle de l’État.

 

Il apparaît important de rappeler que pendant cette période d’attente ou de latence, des ondes électrostatiques se baladent dans la stratosphère et qui se matérialisent par des rivalités internes au sein du pouvoir, des guerres de clans, d’ethnie et de région, la guerre entre les fidèles historiques et les opportunistes, le sort réservé aux alliances de circonstances et des centaines de comités de soutien qui attendent leur récompense sans oublier les attentes pressantes de la population nées des promesses de campagne.

 

Au delà de tout ce qui précède, le chef de l’État sera non seulement l’otage des groupes paramilitaires de Wagners qui asphyxient la gouvernance politique, pillent les ressources naturelles et minières mais aussi prisonnier de luxe de son propre camp.

 

Au firmament de ce qui précède, l’épicentre de la problématique nous amène à esquisser des scénarios plausibles afin d’en créer un équilibre pour le bien-être de la population.

 

Le Président de la République peut tout d’abord opter pour la continuité c’est-à-dire jouer la carte de la prudence pour sécuriser le pouvoir en repoussant ou en retardant les tensions internes.

 

Ce qui conduira immédiatement à son isolement politique, diplomatique surtout envers les partenaires au développement y compris les institutions internationales financières.

 

Ensuite, le chef de l’État a la latitude ou la liberté de remanier partiellement le gouvernement avec l’entrée de nouvelles têtes afin de rechercher un équilibre en prévision de foyer de tension où les ministres sortants deviendront potentiellement et en filigrane des opposants insipides.

 

Enfin, le Président de la République peut opter pour une nouvelle équipe gouvernementale et possiblement avec une grande ouverture politique afin de marquer une rupture, de gagner la confiance jadis perdue de la population ainsi que d’ envoyer de signaux positifs à la communauté internationale.

 

Dans l’attente de ce nouveau gouvernement où le pays est volontairement placé en veilleuse, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Le risque de fractures et de déclin de la septième République est-il réel ou utopique ?

 

2- Quels sont les enjeux pour la stabilité, l’équilibre social et les perspectives d’avenir pour la septième République ?

 

3- Quels sont les impacts des différents choix sur la trajectoire géométrique de la septième République ?

 

4- En d’autres termes, entre le choix de la continuité politique et la rupture où le pouvoir de Bangui est confus voire indécis, quels sont les effets potentiels sur la consolidation de la septième République ?

 

En tout état de cause, la formation du nouveau gouvernement ne sera nullement une simple formalité administrative mais une étape décisive qui marquera le test de crédibilité de cette nouvelle République qui est menacée de delitement et de l’effondrement de l’État.

 

Il faut comprendre par ailleurs que ce n’est pas la formation du nouveau gouvernement qui pose problème pour un envol démocratique et économique mais c’est le mandat de trop volé au peuple au mépris des textes constitutionnels qui erode de façon graduelle l’unité et la cohésion nationale…facteur clé de notre développement.

 

Au delà de ce serment réduit à un formalisme protocolaire, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal est une voie infructueuse voire sans issue qui ne résout pas la crise mais au contraire n’est qu’une aggravation des causes du problème.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré, terrorisé dans une République où les femmes sont impunément et copieusement insultées et que les diplômes de baccalauréat qui couronnent le cycle de l’enseignement secondaire autrefois prestigieux au point que les échoués se suicidaient de façon phénoménal sont désormais délivrés à titre exceptionnel c’est-à-dire par simple décision ou humeur du ministre de l’éducation nationale.

 

Bientôt ce sésame se délivrera sans étonnement à titre posthume…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que les dérapages, la corruption, le népotisme, la gabegie, le bradage des ressources naturelles, la sous-traitance de notre indépendance et le mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie exacerbée dans la poubelle non recyclable de l’histoire.

 

Au delà de votre insatiable soif de pouvoir, le sage du village disait que ce dernier n’était pas un patrimoine familial et/ou dynastique où on pouvait négocier par des manœuvres dilatoires des mandats à vie.

 

Il faut savoir que nul n’est indispensable à ce pays qui regorge des compétences avec des visions multiples et variées à travers le monde et qui peuvent mieux servir ce pays que vous.

 

Alors n’attendez pas que la huée populaire, la clameur de la rue et la vocifération pour manifester l’hostilité ou la réprobation vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, il apparaît judicieux de démissionner Monsieur le Président.

 

Attention Monsieur le tyran, nous ne cessons de vous rappeler puisque la répétition est pédagogique que nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur

à ceux où celles qui s’étonnent du résultat produit alors qu’ils étaient conscients du danger.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 18 Avril 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste,Environnementaliste.

 

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Ça chauffe à l’église UFEB Bataillon 2. En plein culte, un violent affrontement verbal éclate en pleine prière

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Ça chauffe à l’église UFEB Bataillon 2. En plein culte, un violent affrontement verbal éclate en pleine prière

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une scène inhabituelle a marqué le culte dominical du dimanche 12 avril 2026 à l’Église UFEB Bataillon 2 de Bangui. En effet, tout a commencé après la diffusion d’une chanson très critique composée par le pasteur Issene Faki lui-même.

 

Rappelons que le pasteur Issene Faki avait sorti il y’a quelques semaines deux chansons directement du studio. Les paroles, très dures et ciblées, visent clairement des personnes qu’il considère comme ses détracteurs au sein de l’église. Le ton et le style rappellent plus celui d’un chanteur de cabaret que celui d’un pasteur. Dès leur sortie, ses enfants ont partagé ces morceaux dans plusieurs groupes liés à l’église, dont celui des chorales rédemptrices.

 

L’une de ses filles a particulièrement poussé la publication en envoyant la chanson dans plusieurs groupes de l’église. Cette action a immédiatement attiré l’attention et provoqué des réactions vives.

 

Le lundi de Pâques, une responsable de la chorale du culte français, vice-présidente du groupe des chorales rédemptrices, qui avait déjà eu des tensions avec le pasteur Faki,  car elle avait été suspendue par ce dernier du rang des diaconesses proposées sans motif apparent, a découvert la chanson dans le groupe. Elle a aussitôt exprimé son mécontentement : « Ce n’est pas le lieu approprié pour diffuser ce genre de musique. » Le président de la chorale a pris la parole à son tour pour dire que publier ce type de chanson dans le groupe n’était pas approprié et qu’il fallait éviter ce genre de geste. Pour lui, publié ce genre de chanson ici dans le groupe de la chorale revient à leur envoyer un message claire.

 

Mais la surprise vient quelques jours plus tard. Le dimanche 12 avril, lors du culte français, le moment est venu pour la chorale de faire sa présentation. Au lieu de chanter comme d’habitude, les membres de la chorale ont diffusé directement la chanson du pasteur Issene Faki dans toute l’église. À la fin du morceau, le président de la chorale a pris le micro et a expliqué publiquement leur choix  en ce terme :

 

« Depuis l’arrivée du pasteur Faki en 2019 à l’église Bataillon 2 de l’UFEB, beaucoup de choses ne vont plus. Il y a des malversations, des insultes, des provocations permanentes. Cela décourage un grand nombre de fidèles. Certains ne veulent même plus venir à l’église à cause de cette situation. Nous pensons qu’il est temps que le pasteur Faki quitte cette église et qu’il soit remplacé par d’autres pasteurs, car la situation actuelle ne peut plus continuer ainsi. »

 

À peine avait-il terminé son intervention que l’épouse du pasteur Faki a tenté de prendre la parole. Le président du culte de ce jour lui a immédiatement retiré le micro. C’est alors que la fille du pasteur (celle-là même qui avait publié la chanson dans les groupes de chorales) a explosé de colère en plein culte. Elle s’est mise à crier :

 

« Non ! Non ! Tout le temps c’est le nom de Faki ! Tout le temps c’est le nom de Faki ! C’est trop ! C’est trop ! »

 

La tension est montée d’un coup dans l’église. Plusieurs responsables se sont rapidement levés pour calmer la jeune femme. Ils l’ont prise par la main, l’ont fait sortir pour lui parler longuement et la raisonner. Pendant ce temps, l’assemblée restait agitée. Une fois la jeune femme apaisée, elle est revenue s’asseoir et le culte a pu reprendre son cours normal.

 

Le pasteur qui prêchait ce dimanche a ensuite demandé aux fidèles de se serrer la main et de se pardonner mutuellement avant de conclure le service.

 

Pendant ce temps, le pasteur Issene Faki n’était pas présent ce jour-là. Il se trouvait au Cameroun pour obtenir un visa en vue d’un voyage missionnaire en Allemagne. Il doit rentrer à Bangui avant de prendre l’avion.

 

Beaucoup de fidèles s’attendent maintenant à une réaction forte de sa part à son retour, car il est connu pour son tempérament impulsif. Deux camps bien distincts se font désormais face au sein de l’église : d’un côté les chorales et ceux qui soutiennent leur position, de l’autre ceux qui restent fidèles au pasteur Faki.

 

La situation met également en cause la direction de l’UFEB. Plusieurs voix accusent le président de l’UFEB d’être un proche parent du pasteur Faki et de l’avoir maintenu à ce poste malgré le refus manifeste d’une grande partie des fidèles de l’église Bataillon 2. Après le décès de l’ancien pasteur, l’UFEB avait envoyé Issene Faki, mais les membres de l’église n’en voulaient pas dès le départ.

 

Aujourd’hui, l’église qui comptait autrefois beaucoup plus de membres ne rassemble plus que 200 à 300 personnes. De nombreux fidèles ont déjà quitté les lieux à cause des tensions répétées. Si rien n’est fait, l’église risque de se vider complètement.

 

L’affaire de la chanson du pasteur Issene Faki a fait éclater au grand jour les profondes divisions qui existent depuis plusieurs années au sein de l’Église UFEB Bataillon 2 à Bangui. Les prochains jours et surtout le retour du pasteur risquent d’être déterminants pour l’avenir de cette communauté.

 

Par Alain Nzilo

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Né en 1995 au Liban, le plus jeune consul honoraire de la RCA vient de prendre officiellement ses fonctions. Eh Touadéra! Tu vas nous amener ou?

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Né en 1995 au Liban, le plus jeune consul honoraire de la RCA vient de prendre officiellement ses fonctions. Eh Touadéra! Tu vas nous amener ou?  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le 9 août dernier, à Libreville, au Gabon, Rayan Al-Akhras, né en 1995 au Liban, a présenté ses lettres de créance au président gabonais. Fils de l’homme d’affaires libanais Ali Akhras, marié et déjà père de famille, il devient officiellement consul honoraire de la République Centrafricaine auprès du Gabon, avec résidence à Libreville. Il a aujourd’hui 31 ans.

 

Pendant que nos enfants, ici au pays, se lèvent tôt pour chercher un peu d’argent afin d’aller à l’école ou à l’université, pendant qu’à 31 ans beaucoup d’entre eux vivent encore chez leurs parents, galèrent pour trouver un emploi stable et luttent chaque jour pour se nourrir, on choisit le fils d’un Libanais né au Liban pour représenter la RCA sur la scène diplomatique.

 

C’est ça la réalité qui nous saute aux yeux aujourd’hui avec ce régime des bras cassés. On se fout clairement de notre gueule.

 

Dans la vidéo de la présidence gabonaise, on voit Rayan Al-Akhras présenté comme diplomate et homme d’affaires expérimenté. Au début, certaines informations disaient qu’il était né en Centrafrique. Maintenant, tout le monde sait qu’il est né au Liban. Peu importe laquelle des deux versions est exacte, le vrai problème n’est pas là.

 

Mais au-delà de cette histoire, ce qui reste choquant, c’est le choix lui-même. Nos jeunes, nés ici, qui portent le poids du quotidien, qui se battent pour un avenir dans ce pays, restent sur le bord de la route. Et on donne un poste diplomatique important au fils d’un Libanais qui a aujourd’hui 31 ans.

 

On parle de relations historiques entre le Gabon et la RCA, de sécurité régionale, de paix et d’échanges commerciaux. Très bien. Mais pourquoi faut-il toujours privilégier des profils venus d’ailleurs pour représenter la Centrafrique, pendant que nos propres enfants galèrent pour manger et pour étudier ?

 

C’est dur à digérer, mais il faut le dire: c’est une insulte à tous les jeunes Centrafricains qui essaient de s’en sortir ici. On leur demande des sacrifices tous les jours, et dans le même temps on offre des fonctions de haut niveau à des personnes nées au Liban.

 

La réalité du pays est là, crue et sans maquillage. Nos enfants méritent qu’on pense d’abord à eux quand il s’agit de nommer ceux qui vont parler au nom de la RCA à l’extérieur. Ils méritent qu’on arrête de se foutre de leur gueule avec des décisions pareilles.

 

Par Bruno Massaïgo

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Le Parti du Changement Social (PCS), dirigé par son président Chancel SEKODE-NDEUGBAYI, dénonce la décision du ministre Aurélien Simplice ZINGAS d’attribuer à titre exceptionnel le Baccalauréat et le Brevet de Technicien

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Le Parti du Changement Social (PCS), dirigé par son président Chancel SEKODE-NDEUGBAYI,  dénonce la décision du ministre Aurélien Simplice ZINGAS d’attribuer à titre exceptionnel le Baccalauréat et le Brevet de Technicien

Le Parti du Changement Social (PCS), dirigé par son président Chancel SEKODE-NDEUGBAYI,  dénonce la décision du ministre Aurélien Simplice ZINGAS d’attribuer à titre exceptionnel le Baccalauréat et le Brevet de Technicien
L’ancien ministre centrafricain Chancel SEKODE NDEUGBAYI

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Parti du Changement Social (PCS), dirigé par son président Chancel SEKODE-NDEUGBAYI, a publié ce 17 avril 2026 un communiqué dans lequel il exprime son indignation face à la décision du Ministre d’État à l’Éducation Nationale, Aurélien Simplice ZINGAS, d’attribuer à titre exceptionnel le Baccalauréat et le Brevet de Technicien en Économie Familiale et Sociale (BTEFS) à certains citoyens centrafricains.

 

Selon le document signé par le ministre lui-même et accompagné d’une liste nominative de récipiendaires, cette mesure a été prise en dehors des règles prévues par la loi centrafricaine sur les examens nationaux. Le PCS estime que cette attribution repose sur des considérations de népotisme et de clanisme, au détriment des procédures d’évaluation objectives qui garantissent l’équité pour tous les candidats.

 

Le parti politique demande l’ouverture d’une enquête parlementaire indépendante pour faire toute la lumière sur cette affaire. Il exige des explications claires auprès du peuple centrafricain concernant l’identité des bénéficiaires cités dans le document ainsi que les raisons qui ont permis cette attribution en dehors des voies légales.

 

Le PCS appelle également les parents d’élèves, les syndicats d’enseignants et la société civile à se mobiliser de manière unie pour défendre l’intégrité du système éducatif. Il annonce qu’il saisira la justice afin d’obtenir l’annulation de ces attributions et la sanction des responsables impliqués.

 

Le communiqué se conclut par ces mots : « Non à la fraude diplômante des clans ! L’Éducation centrafricaine doit rester intègre ! » Pour le Parti du Changement Social, le président Chancel SEKODE-NDEUGBAYI.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Maître Nicolas Tiangaye dénonce les observateurs internationaux comme des « touristes électoraux » en RCA

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Maître Nicolas Tiangaye dénonce les observateurs internationaux comme des « touristes électoraux » en RCA

 

Maître Nicolas Tiangaye dénonce les observateurs internationaux comme des « touristes électoraux » en RCA
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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Plus d’un mois après le coup d’état électoral du 28 décembre 2025, qui a conduit à valider un troisième mandat illégal pour Touadéra, Maître Nicolas Tiangaye, président de  la CRPS, invité de la radio RJDH, n’a pas mâché ses mots.

 

En effet, dans plusieurs pays africains, les élections sont devenues un calendrier que l’on respecte moins pour choisir un dirigeant que pour donner l’impression d’en choisir un. En RCA, ce calendrier a une fois de plus été respecté, et le résultat était connu d’avance par beaucoup de Centrafricains qui ont regardé le processus avec une profonde amertume.

 

C’est dans ce climat lourd que Maître Nicolas Tiangaye a pris la parole sur la radio RJDH pour dire ce que des millions de personnes retenaient depuis des semaines. Il a pointé du doigt le rôle joué par les missions d’observation internationale, venues constater sans vraiment regarder, et reparties avec des conclusions que personne sur le terrain ne reconnaissait comme vraies.

 

Ces missions, selon lui, suivent toutes le même chemin balisé depuis des années. Elles arrivent, circulent dans quelques endroits choisis, et produisent un rapport qui dit que le scrutin s’est globalement bien déroulé, avec quelques manquements qui ne remettent rien en cause. Cette formule, répétée élection après élection, a fini par vider ces rapports de toute crédibilité aux yeux des Centrafricains.

 

Ce que Tiangaye a ajouté ensuite a frappé encore plus fort, parce qu’il a mis un mot sur ce que beaucoup pensaient sans oser le formuler. Il a dit que nombreux sont ceux qui considèrent ces observateurs comme de simples touristes électoraux, des gens qui font le déplacement sans vraiment s’immerger dans la réalité du pays qu’ils sont censés surveiller.

 

Il a tenu à préciser qu’il ne visait personne directement, mais il n’a pas non plus nié que cette image collait parfaitement à ce qu’on observe depuis des années en RCA. Pour lui, se fier aux conclusions de missions dont on connaît déjà les positions politiques avant même le début du vote, c’est priver les Centrafricains d’une lecture honnête de leur propre situation électorale.

 

Il a rappelé qu’il existe pourtant un précédent qui prouve que les choses peuvent être dites autrement. En 2011, les observateurs de l’Union européenne avaient rendu un rapport qui jugeait les élections centrafricaines sujettes à caution. C’était une position courageuse, rare, et c’est précisément cette rareté qui rend le silence des années suivantes si difficile à accepter.

 

Pour Tiangaye, la seule évaluation qui devrait peser dans ce débat est celle du peuple centrafricain lui-même. Ce sont les Centrafricains qui ont vécu le processus de l’intérieur, qui ont vu ce qui s’est passé avant, pendant et après le vote, et ce sont eux dont la parole devrait primer sur celle des délégations venues de loin avec des agendas que tout le monde devine.

 

Et pendant que ces rapports continuent de s’empiler dans les bureaux des organisations internationales,​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Martin Ziguelé rejette l’appel à l’unité de Touadéra et déclare qu’il n’a pas de leçons à donner aux centrafricains

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Martin Ziguelé rejette l’appel à l’unité de Touadéra  et déclare qu’il n’a pas de leçons à donner aux centrafricains

Martin Ziguelé rejette l’appel à l’unité de Touadéra  et déclare qu’il n’a pas de leçons à donner aux centrafricains
Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien premier ministre du Président  Patassé,  Martin Ziguelé, dans une interview accordée à la RNL au lendemain du couronnement de Touadéra,  rejette en bloc l’appel à l’unité de l’empereur Touadéra : « Il n’a pas de leçons à nous donner sur l’intérêt personnel, il a trahi son serment et manipulé la Constitution »

 

L’opposant Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a répondu sans complaisance à l’appel à l’unité lancé par le président Faustin Archange Touadéra.

 

Martin Ziguelé trouve cet appel surprenant de la part du président. Il rappelle que la prestation de serment pour la septième république poursuit avant tout un intérêt personnel. Selon lui, Touadéra s’est engagé en 2016 et en 2021 à respecter la Constitution qui limitait le nombre de mandats à deux et leur durée à cinq ans.

 

L’opposant accuse directement le chef de l’État d’être à l’origine du décryptage de la Constitution par ambition personnelle. Il déclare que Touadéra n’a pas de leçons à donner aux autres hommes politiques en matière de respect de la parole donnée.

 

Martin Ziguelé ajoute que le président doit commencer par respecter sa propre parole et placer l’intérêt du pays au-dessus de tout. Il dénonce l’apparition de statuts et d’un déploiement de culte de la personnalité que l’on n’avait plus vu depuis cinquante ans dans le pays.

 

Pour Martin Ziguelé (MLPC/BRDC), ce n’est pas en manipulant les institutions et les textes pour servir un intérêt personnel que l’on construit la République et l’esprit du sacrifice.

 

Par Éric Azoumi

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De l’achat en ligne aux paris, comment évoluent les dépenses

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Homme consultant ses finances numériques sur smartphone et ordinateur portable
Homme consultant ses finances numériques sur smartphone et ordinateur portable

 

Gérer son argent aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec ce que l’on connaissait il y a quelques années. Les décisions qui demandaient du temps se prennent désormais en quelques secondes. Un geste suffit pour payer, s’abonner ou réagir à une offre.

Cette évolution s’est faite progressivement. Elle commence avec les achats du quotidien, passe par les abonnements et l’investissement simplifié, puis s’étend à des formes de dépenses plus rapides et plus émotionnelles. Dans ce contexte, des usages comme les paris sportifs BizBet apparaissent comme un exemple parmi d’autres de ces dépenses numériques, au même titre que certains services de divertissement ou les microtransactions.

Une consommation devenue instantanée

Le premier changement visible, c’est la vitesse. Paiement en un clic, portefeuilles numériques, solutions différées : tout est conçu pour réduire le temps de décision.

Les réseaux sociaux jouent un rôle central. Sur TikTok ou Instagram, un produit apparaît dans une vidéo, et quelques secondes plus tard, il est déjà acheté. Il n’y a presque plus de transition entre le contenu et la transaction.

Ce type de consommation repose souvent sur l’impulsion. L’achat n’est plus forcément planifié, il devient une réaction immédiate à un stimulus.

L’accumulation silencieuse des abonnements

En parallèle, les paiements récurrents se sont multipliés. Aujourd’hui, un utilisateur gère en moyenne entre 5 et 8 abonnements : streaming, sport, stockage, services divers.

Le problème n’est pas leur utilité, mais leur accumulation. Beaucoup restent actifs sans être réellement utilisés. Cette “fatigue des abonnements” se traduit par des dépenses invisibles, qui s’installent sans véritable contrôle.

Ce phénomène est renforcé par la facilité d’inscription et la difficulté psychologique à résilier.

L’IA influence les décisions sans être visible

L’intelligence artificielle a changé la manière de consommer sans toujours se faire remarquer. Elle ne se contente plus de suggérer des produits, elle anticipe les moments où l’on est le plus susceptible d’acheter.

Elle analyse les habitudes, le contexte, le timing. Résultat : les propositions arrivent au moment le plus efficace.

Cela rend l’expérience fluide, mais aussi plus orientée. La frontière entre choix personnel et suggestion devient plus difficile à distinguer.

Investir devient une habitude, parfois trop simple

Les mêmes logiques s’appliquent à l’investissement. Avec les applications actuelles, il est possible d’investir de petites sommes, régulièrement, sans barrière technique.

Cette accessibilité a démocratisé l’investissement, mais elle a aussi introduit un comportement plus proche de la consommation que de l’analyse. Quand investir devient aussi simple qu’acheter, le risque est de perdre en rigueur.

Quand les mêmes mécaniques s’appliquent aux paris

Dans ce contexte, les dépenses associées aux paris ne sont pas un phénomène isolé. Elles s’inscrivent dans la continuité des usages numériques actuels.

Rapidité, notifications personnalisées, interaction en temps réel : les mêmes mécanismes qui influencent les achats en ligne ou les abonnements se retrouvent ici. Pour certains utilisateurs, suivre un match et réagir aux évolutions devient une forme de consommation similaire à d’autres expériences digitales.

La différence tient surtout à l’intensité. Ces dépenses sont souvent plus réactives et plus liées au moment, ce qui peut accélérer la prise de décision et réduire le recul.

Un rapport à l’argent devenu plus abstrait

Tous ces changements ont un point commun : ils rendent la dépense moins tangible. Quand tout se passe en quelques secondes, le lien entre l’action et ses conséquences devient plus flou.

Beaucoup de personnes ressentent aujourd’hui un décalage entre leurs revenus et leurs dépenses réelles. Non pas par manque de contrôle volontaire, mais parce que le système est conçu pour être fluide.

Garder le contrôle dans un environnement rapide

Face à ces évolutions, certaines habitudes font la différence :

  • suivre régulièrement ses paiements automatiques
  • limiter les dépenses impulsives liées au divertissement
  • séparer les dépenses essentielles des dépenses émotionnelles
  • utiliser des outils pour visualiser clairement ses flux financiers

Ces réflexes ne bloquent pas les dépenses, mais permettent de les rendre visibles et mieux maîtrisées au quotidien.

Les grandes transformations à retenir

TendanceEffet principal
Paiement instantanéDécisions accélérées
Abonnements multiplesDépenses invisibles
IA personnaliséeChoix influencés
Investissement simplifiéMoins de barrières, plus de risques
Expériences interactivesDépenses plus émotionnelles

Vers une nouvelle manière de gérer son argent

Les habitudes de dépense ont changé, mais le principe reste le même : ce n’est pas la technologie qui décide, mais la manière dont on l’utilise. Aujourd’hui, l’enjeu n’est pas de ralentir le progrès, mais de garder une forme de distance face à des systèmes conçus pour aller vite. Dans un environnement où tout pousse à agir immédiatement, la vraie compétence devient la capacité à prendre du recul.

 

L’empereur Touadéra : votre cortège a la priorité, mais n’a pas le droit de tuer

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Président Touadéra : votre cortège a la priorité, mais n’a pas le droit de tuer

 

Accidents impliquant des véhicules officiels : la réponse folle et pathétique de Maxime Balalou lors de sa conférence de presse
Une victime de l’accident de la route de véhicule du DG de l’ASECNA du aux allures du cortège de Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les cortèges officiels de l’empereur Touadera circulent en Centrafrique avec une priorité absolue garantie par la loi. Cette mesure vise à protéger le dictateur centrafricain et assurer ses déplacements rapides lors de missions officielles ou d’urgences sécuritaires. Le dispositif prévoit l’usage de sirènes, gyrophares et coordination avec les forces de sécurité pour dégager les axes routiers.

 

Cette priorité légale ne donne pourtant aucun droit d’ignorer la sécurité des citoyens centrafricains. Le code de la route impose aux véhicules prioritaires de respecter la vie des autres usagers. Les cortèges doivent adapter leur vitesse aux conditions de circulation et protéger les piétons qui traversent.

 

La réalité diffère complètement de ces règles. Les convois impériaux roulent à des vitesses dangereuses, forcent le passage sans précautions suffisantes et ne bénéficient d’aucune préparation sérieuse. Les routes restent ouvertes, aucune information n’est donnée à la population, et aucune campagne de sensibilisation n’existe.

 

L’accident du 1er juin 2025 à Combattant démontre cette négligence. Le cortège impérial , parti vers l’aéroport pour déposer l’empereur Touadera qui devrait se rendre à Bruxelles pour négocier des financements électoraux avec l’Union européenne, était à l’origine d’un violent accident de circulation. Le véhicule du DG de l’ASECNA, paniqué, voudrait céder la route,  a  percuté piétons, motocyclistes et un poste de police. Quatre personnes sont mortes, dont des policiers, plusieurs autres ont été gravement blessées. Aucun message de condoléances n’a été prononcé, aucune visite effectuée, aucune prise en charge organisée.

 

D’autres drames similaires ont déjà endeuillé Bangui et les routes menant à l’aéroport lors des déplacements impériaux . Les mêmes scénarios se répètent : vitesse excessive, violence des impacts, familles laissées à l’abandon. Les véhicules officiels ne disposent d’aucune assurance malgré leur statut d’équipement d’État, privant les victimes de toute compensation ou soins.

 

L’empereur Touadéra garde un silence total face à ces tragédies. Pas une déclaration publique, pas un geste de compassion, pas une aide matérielle. Les Centrafricains vivent désormais ces cortèges comme des “cimetières roulants”, générateurs de peur et d’injustice.

 

La question se pose aujourd’hui avec urgence : jusqu’à quand cette priorité routière sera-t-elle confondue avec un permis de tuer ? Jusqu’à quand le silence officiel remplacera-t-il le respect de la vie humaine et la compassion élémentaire envers les familles endeuillées… ?

 

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Rebondissement dans l’affaire des véhicules non payés de l’investiture de Touadéra : après l’autorisation du ministre des Mines, le jeu du chat et de la souris se poursuit avec l’ONEM

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Rebondissement dans l’affaire des véhicules non payés de l’investiture de Touadéra : après l’autorisation du ministre des Mines, le jeu du chat et de la souris se poursuit avec l’ONEM

Rebondissement dans l’affaire des véhicules non payés de l’investiture de Touadéra : après l’autorisation du ministre des Mines, le jeu du chat et de la souris se poursuit avec l’ONEM
Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des véhicules non payés de l’investiture de l’empereur Touadéra continue de faire des vagues. Après la dernière promesse selon laquelle le ministre des Mines, Rufin Benam Beltoungou, avait signé l’autorisation de décaissement des fonds, les propriétaires des véhicules de l’investiture de Touadéra pensaient enfin toucher leur argent.

 

Malheureusement, ce mercredi, ils sont revenus à la Direction générale des Transports sans aucune bonne nouvelle. Descendus à l’ONEM pour rencontrer le directeur général, ils se sont heurtés à une nouvelle réalité : celui-ci ne vient plus au bureau depuis deux jours. Introuvable. Au ministère des Transports, le directeur général Wenceslas Nguelekoumon (Nono) semble lui aussi fatigué de les recevoir.

 

Pour les propriétaires, ce silence et ces absences ne sont pas un hasard. Ils y voient un jeu intentionnel destiné à user leurs nerfs et à les pousser à bout. Lassés des renvois, des promesses non tenues et des arnaques, ils ont décidé de passer à l’offensive publique.

 

Ce jeudi 16 avril 2026, chaque propriétaire est invité à amener son véhicule et à venir barricader l’entrée du ministère des Transports. Personne ne doit entrer, personne ne doit sortir. L’objectif est clair : exprimer leur profond mécontentement et attirer l’attention des médias. Car, comme ils l’ont déjà vécu à la radio Gouandjika avec Fidèle Gouandjika qui a empoché leurs 8 000 FCFA avant de refuser de leur donner la parole sous prétexte d’« affaire politique », ils savent que seule la pression publique peut faire bouger les lignes.

 

Il y’a lieu de rappeler que  le 30 mars 2026, lors de la prestation de serment de l’empereur Faustin-Archange Touadéra au stade 20 000 places de Bangui, des centaines de pick-up, bus et voitures particulières ont été mobilisés pour transporter les invités. Les propriétaires avaient accepté de jouer le jeu, convaincus d’être payés rapidement. Plus de deux semaines après, rien. Pas un franc n’a été versé malgré les allers-retours entre le ministère des Transports, l’ONEM et le ministre des Mines.

 

Après le jeu de ping-pong bureaucratique, la tentative de censure à la radio et les promesses restées lettres mortes, les propriétaires des véhicules de l’investiture de Touadéra ont décidé de hausser le ton. Ils passent à l’action pour que leur voix soit enfin entendue.

 

Dans la septième République, même pour récupérer un dû aussi simple, il faut en arriver au blocage des routes et des ministères.

 

L’affaire risque de prendre une nouvelle ampleur ce jeudi. Nous y serons.

 

Par Anselme Mbata

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Pris la main dans le sac, Mamadou Anselme, en intérim à l’Inspection académique de la Vakaga, détourne les frais de formation des enseignants de la Vakaga

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Pris la main dans le sac, Mamadou Anselme, en intérim à l’Inspection académique de la Vakaga, détourne les frais de formation des enseignants de la Vakaga

 

 

Pris la main dans le sac, Mamadou Anselme, en intérim à l’Inspection académique de la Vakaga, détourne les frais de formation des enseignants de la Vakaga
Les enseignants après leur formation par l’inspection académique de la Vakaga

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Alors que la Banque mondiale injecte des fonds colossaux via le projet PARE pour sauver un système éducatif en déliquescence dans la préfecture de la Vakaga, un homme sabote méthodiquement ces efforts : Mamadou Anselme, secrétaire général de l’Inspection académique. Sous couvert d’intérim,  qu’il occupe depuis des années,  l’homme a transformé les formations pédagogiques en machine à spolier les enseignants et à asphyxier l’éducation dans ladite préfecture.

 

Une formation sabotée dès le départ

Du 4 au 13 avril 2026, une session de formation sur la « pédagogie explicite », financée par la Banque mondiale, devait permettre à des dizaines d’enseignants de Birao, Tiringoulou et Ouanda-Djallé de se former. Sur le papier. En réalité, Mamadou Anselme en a fait un cauchemar administratif et financier :

Pris la main dans le sac, Mamadou Anselme, en intérim à l’Inspection académique de la Vakaga, détourne les frais de formation des enseignants de la VakagaMonsieur Mamadou Anselme, Inspecteur académique par intérim dans la Vakaga
Monsieur Mamadou Anselme, Inspecteur académique par intérim dans la Vakaga

 

 

Dès le départ, le ministère de l’éducation avait envoyé comme chef de mission l’inspecteur d’académie Justin Guy Evarist Kouzou. Ce dernier s’est vu rapidement mis dans la poche par Mamadou Anselme, secrétaire général de l’Inspection académique de la Vakaga qui assure l’intérim de l’inspecteur d’académie de la préfecture depuis plusieurs mois, et qui occupe cette fonction d’intérim depuis des années.

 

Pour cette formation de dix jours qui se déroulait de 7h30 à 15h30, les organisateurs avaient prévu le petit-déjeuner, de l’eau potable et le déjeuner communautaire à midi. Mamadou Anselme et son entourage ont suspendu le petit-déjeuner et l’eau, laissant les participants sans ces prestations.

Les participants ont été sélectionnés à partir d’une vieille liste établie il y a deux ans. Plusieurs enseignants figurant sur cette liste ont déjà quitté la préfecture, tandis que des enseignants présents sur place ont été mis à l’écart simplement parce que leur nom ne figurait pas sur cette liste obsolète présentée par monsieur Mamadou. Seule une cinquantaine d’enseignants de Birao ont suivi la formation, alors qu’à  Birao, on  peut compter environ une centaine d’enseignants et que d’autres viennent des sous-préfectures de Tiringoulou et Ouanda-Djallé.

 

Le système de racket massif des indemnités

À la clôture de la formation, le lundi 13 avril 2026, les frais de participation et les frais de transport pour les enseignants venus de loin devaient être versés. Dans d’autres préfectures, ces frais s’élèvent à 5 000 francs par jour, soit 50 000 francs pour dix jours, plus les indemnités de transport selon la distance. À Birao, Mamadou Anselme a fait ramener le montant journalier à 3 000 francs.

 

Les enseignants venus de l’extérieur (au-delà de 15 km) ont reçu 50 000 francs au total. Ceux de la ville qui ont accepté les conditions ont perçu publiquement 100 000 francs, avant de remettre une partie en cachette à Mamadou Anselme. Au final, certains enseignants ont touché seulement 25 000 ou 30 000 francs, tandis que d’autres ont perçu 100 000 francs selon qu’ils résident ou non à Birao.

 

Ces pratiques ne datent pas d’hier. Lors d’une formation précédente organisée par l’ONG Triangle pour la même durée de dix jours, les montants versés variaient fortement : certains enseignants ont reçu 90 000 francs, d’autres 25 000 francs et d’autres encore seulement 9 000 francs. Ceux qui ont perçu 100 000 francs ont dû partager la somme avec Mamadou Anselme. Cette répartition inégale avait déjà provoqué le limogeage de certains employés de l’ONG, alors que le secrétaire général reste en poste.

 

Mamadou Anselme choisit les enseignants qui acceptent ses propositions pour participer aux formations et écarte ceux qui refusent. Cette manière de faire prive de nombreux enseignants de la possibilité de se former sur les nouvelles méthodes pédagogiques et réduit les moyens destinés à améliorer la qualité de l’enseignement dans la Vakaga.

 

Les efforts des partenaires et de la Banque mondiale pour relever le niveau de l’éducation dans cette zone se heurtent ainsi à des détournements répétés au sein même de l’Inspection académique. Les enseignants et les populations locales attendent des mesures concrètes pour que ces fonds servent réellement à la formation et à l’encadrement des enfants.

 

 

Par Ibrahim Moussa

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Sur le site minier chinois de Rondji, puis de Gobolo : comment l’adjudant-chef Kota Maboko bâtit son empire financier en volant les graviers chinois

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Sur le site minier chinois de Rondji, avant d’être affecté à Gobolo  : comment l’adjudant-chef Kota Maboko bâtit son empire financier en volant les graviers chinois

 

Le spectacle du ministère des Mines sur le chantier minier chinois de Gobolo: débandade générale, sortie des armes, tentative d’attaque des agents par les soldats FACA
Le commandant Lamtagué

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC….

 

Avant son affectation sur le site de Gobolo, l’adjudant-chef Kota Maboko règne en maître à Rondji sur le site minier chinois. Il a mis en place un double système d’exploitation : d’un côté, il vole les graviers aurifères des chinois pour les faire laver dans son installation privée ; de l’autre, il impose une taxe aux villageois qui viennent fouiller les résidus miniers pour survivre.

 

Pour comprendre ce stratagème criminel digne de la mafia mexicaine, il faut d’abord expliquer comment fonctionne l’extraction de l’or sur des sites miniers. Lorsque les ouvriers creusent pour chercher le précieux métal, ils tombent sur une plaque de terre compactée que les habitants de la région appellent communément “saltée”. Cette plaque doit être retirée et jetée dans une zone de décharge avant d’atteindre les graviers aurifères qui se trouvent en dessous et qui permettent, après lavage, d’extraire l’or.

 

Normalement, ces saltées jetées dans les dépotoirs attirent la population riveraine qui vient fouiller et laver ces résidus dans l’espoir de trouver quelques paillettes d’or qui auraient échappé à la première exploitation. Mais l’adjudant-chef Kota Maboko a transformé cette pratique en source de revenus personnels. Désormais, quand les villageois arrivent pour récupérer ces saltées, ils se font souvent frapper par les militaires ou sont obligés de payer pour avoir le droit de ramasser ces déchets.

 

Le système instauré par l’adjudant-chef est simple et brutal. Chaque personne qui souhaite venir récupérer et fouiller ces saltées doit payer 1000 francs CFA par tour. Si quelqu’un revient une deuxième fois, il paie 2000 francs. Un troisième passage coûte 3000 francs, et ainsi de suite. Peu importe que la personne trouve ou non de l’or dans ces résidus, elle doit payer à chaque fois qu’elle vient sur le site. Cette taxation forcée rapporte déjà des sommes considérables à l’adjudant-chef Kota Maboko.

 

Mais ce n’est pas tout. L’adjudant-chef a également créé son propre chantier de lavage en parallèle des activités officielles du site chinois. Il recrute des villageois qu’il emploie sur son installation personnelle et leur fournit des saltées à laver. Cependant, il ne se limite pas à ces résidus officiellement jetés. L’adjudant-chef vole carrément des graviers appartenant aux chinois, ces mêmes graviers aurifères que les exploitants ont déjà récupérés et qu’ils s’apprêtent à traiter pour en extraire l’or.

 

Ces graviers volés sont acheminés vers son chantier de lavage clandestin où les villageois qu’il a recrutés les travaillent pour en extraire le précieux métal. Le système fonctionne en toute discrétion, loin du regard des propriétaires chinois du site. Les villageois lavent les graviers, trouvent de l’or, et l’adjudant-chef Kota Maboko récupère tout. Il fait ainsi son business en parallèle, profitant à la fois des saltées et des graviers volés directement aux exploitants chinois.

 

Les quantités d’or récupérées sont loin d’être négligeables. Une bichette d’allumettes remplie d’or se vend à 5000 francs CFA sur le marché local. Avec les volumes que l’adjudant-chef parvient à extraire grâce à son réseau de villageois et aux graviers détournés, il vend régulièrement des quantités importantes d’or. Les revenus générés par ce trafic se chiffrent en millions de francs CFA.

 

Associé au commandant Lamtagué dans ces multiples combines, l’adjudant-chef Kota Maboko fait désormais partie des personnes les plus riches de la Centrafrique. Ensemble, ces deux hommes ont bâti un véritable empire financier sur le dos des exploitants chinois et de la population locale. Entre les détournements de salaires des soldats absents, la taxation forcée des villageois qui viennent chercher les saltées, et maintenant le vol pur et simple des graviers chinois, le commandant Lamtagué et l’adjudant-chef Kota Maboko accumulent des fortunes considérables.

 

Ce business mafieux continue de prospérer à Rondji dans l’indifférence totale des autorités, transformant ces militaires censés assurer la sécurité du site en véritables patrons d’une organisation criminelle qui ne cesse de s’enrichir aux dépens de tous.

 

Par Brice Kossi

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Touadéra, Abazène et Djono-Ahaba, vous êtes interpellés ici : À Gordile, les élèves de troisième privés de cours depuis plus d’un mois à cause d’un simple tableau

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Touadéra, Abazène et Djono-Ahaba, vous êtes interpellés ici : À Gordile, les élèves de troisième privés de cours depuis plus d’un mois à cause d’un simple tableau qui manque

 

Touadéra, Abazène et Djono-Ahaba, vous êtes interpellés ici : À Gordile, les élèves de troisième privés de cours depuis plus d’un mois à cause d’un simple tableau qui manqueImage d'illustration des élèves de la classe de troisième de Gordile
Image d’illustration des élèves de la classe de troisième de Gordile

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis plus d’un mois, dans la ville de Gordile,  située dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, les élèves de classe de troisième n’ont pas suivi un seul cours. Ces collégiens inscrits en année d’examen restent assis sans tableau ni craie, alors que la rentrée scolaire a eu lieu il y a plusieurs mois.

 

C’est incroyable en 2026. Lisez bien ceci : les professeurs se présentent chaque jour dans les établissements, mais impossible de dispenser les leçons. Aucun tableau noir, même un simple contreplaqué peint, n’est disponible. La craie manque aussi totalement. Les enfants arrivent le matin, constatent la situation et repartent chez eux sans rien apprendre. Cette paralysie touche directement des jeunes qui préparent des examens importants dans quelques mois.

 

Pourtant, les discours officiels se multiplient sur l’importance de former la jeunesse et de bâtir l’avenir du pays grâce à l’éducation. Faustin-Archange Touadera se déplace régulièrement à Paoua, à Batangafo et ailleurs pour répéter ces engagements. Sur le terrain à Gordile, rien ne suit. Les salles de classe restent vides d’outils élémentaires.

 

La situation devient encore plus choquante quand on sait que Gordile est la ville natale de hauts responsables du gouvernement, dont le ministre d’État chargé de la Justice et le ministre des Transports. Ces personnalités originaires de la localité occupent des postes influents depuis longtemps. Elles n’ont pourtant pas réussi à fournir un tableau et quelques craies aux écoles de leur propre ville.

 

Pendant ce temps, des sommes importantes comme 16 millions sont débloquées à Touadéra pour sa campagne électorale de décembre 2025. Un simple tableau reste introuvable pour ces collégiens.

 

Par ailleurs, dans d’autres coins du pays, comme à Ouanda-Djallé par exemple, des élèves suivent déjà les cours sous les arbres ou assis par terre, mais à Gordile le manque atteint un niveau où même le tableau de base fait défaut.

 

Les parents et les enseignants expriment leur incompréhension totale face à cette inaction. Les enfants perdent des semaines précieuses d’apprentissage sans que personne ne bouge pour corriger le problème. Le système scolaire montre ici ses limites les plus criantes en plein milieu de l’année 2026.

 

Par Ibrahim Moussa

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Plus de 4 morts, 25 blessés, 2 ans de prison ferme : les familles des victimes sont en colère à Akroussoulback après la condamnation du soldat Kada

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Plus de 4 morts, 25 blessés, 2 ans de prison ferme : les familles des victimes sont en colère à Akroussoulback après la condamnation du soldat Kada

Akroussoulback : Des savonnettes pour compenser la mort d'enfants tués par un soldat FACA
L’une des blessés d’l’une des blessées de massaccre d’Akroussoulback

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les habitants d’Akroussoulback expriment leur profond mécontentement après le jugement rendu par le tribunal militaire de Bangui dans l’affaire du soldat Kada, alias marabout, auteur de plusieurs morts.

La deuxième photo des blessés d'Akroussoulback, illustrant l'article qui s'intitule : Massacre à Akroussoulback : Un ex-anti-balaka devenu FACA tue 6 enfants à la grenade
blessés au ventre dans l’attaque d’Akroussoulback

 

En effet, dans la nuit du 9 au 10 novembre 2024, ce militaire des FACA a lancé une grenade sur un groupe d’enfants qui dansaient à la lumière de la lune, selon la tradition locale appelée Ti-gbagba. Le bilan s’élève à six enfants tués, tous âgés de moins de 17 ans, et plus de vingt-cinq blessés.

 

Près de deux ans plus tard, le tribunal militaire a condamné Kada à deux ans d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende de 100 010 francs CFA. Cette décision a provoqué la colère des familles des victimes.

 

Plusieurs parents soulignent que la peine paraît trop légère au regard du nombre de morts et de blessés causés. Une mère a déclaré : « Ma fille n’avait que 12 ans. Elle dansait avec ses amis comme le veut notre tradition. Elle est morte sur le coup. »

 

Les familles estiment que si un civil avait commis le même acte, la justice aurait prononcé une condamnation beaucoup plus lourde, allant jusqu’à 20 ou 25 ans de travaux forcés et des millions de francs d’amende. Elles dénoncent une différence de traitement entre les militaires et les civils.

 

Rappelons que Kada est un ancien milicien anti-balaka, originaire du quartier Galabadja 3 dans le 8e arrondissement de Bangui. Son intégration dans les Forces armées centrafricaines (FACA) fait partie d’un recrutement qui inclut d’anciens combattants. Ces militaires ont reçu une formation dispensée par les instructeurs russes de Wagner.

 

Selon les témoignages recueillis, l’état-major des FACA et l’adjudant-chef responsable du détachement sur place n’ont pas réagi immédiatement après les faits. Aucune mesure visible n’a été prise dans les heures qui ont suivi pour arrêter ou sanctionner le soldat. Les familles déplorent également les difficultés rencontrées pour transporter les blessés vers les centres de santé.

 

Cet incident d’Akroussoulback s’ajoute à d’autres cas signalés dans plusieurs localités du pays, notamment à Ouanda Djallé, Zemio, Bambouti, Obo, Rafaï, Mboki, Djema et dans certaines zones du nord-ouest. Dans ces endroits, des exactions attribuées aux FACA et à leurs alliés ont été rapportées par les populations locales.

 

Les familles des victimes demandent une révision du jugement et une peine plus sévère à l’encontre du soldat Kada. Elles appellent également les autorités à revoir les critères de recrutement et de formation au sein des FACA pour éviter que des personnes aux antécédents violents ne soient intégrées dans l’armée nationale.

 

Par Barthelemy Kossi

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