lundi, octobre 26, 2026
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Centrafrique : hors du gouvernement, Sista Ngola critique désormais la communication du régime après plusieurs mois de silence

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Quand on quitte le système, le regard porté sur ses pratiques peut changer. L’ancienne ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme, Ngola Françoise Ramadan Mahata, dite Sista Ngola, vient d’en donner une illustration avec une publication sur sa page Facebook. Elle critique ouvertement la qualité de la communication institutionnelle, les moyens accordés aux professionnels et le niveau de formation dans certaines administrations.

 

Sista Ngola a occupé le portefeuille des Arts, de la Culture et du Tourisme dans le gouvernement formé en janvier 2024. Elle a quitté ses fonctions lors de la formation du nouveau gouvernement le 21 mai 2026, son département ayant été confié à Gina Lawson Rosalem. 

Centrafrique : hors du gouvernement, Sista Ngola critique désormais la communication du régime après plusieurs mois de silence

 

Dans son message, l’ancienne ministre commence par rappeler que chacun doit gérer sa propre communication. Elle affirme ensuite gérer depuis plusieurs années plusieurs pages Facebook, comptes YouTube et TikTok. Elle estime que ce travail demande de la rigueur pour donner envie au public de suivre les contenus proposés.

 

La partie la plus sévère de son message concerne la communication institutionnelle. Elle compare la qualité des images produites avec ses téléphones à celle de certains contenus diffusés par la télévision centrafricaine.

À lire aussi : Sido : panique dans la ville, les mercenaires russes enlèvent les jeunes, les tuent

 

« La qualité des images prises par mes différents téléphones est meilleure que celle offerte par la Télévision centrafricaine », écrit-elle.

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Elle poursuit avec une critique directe de l’orthographe utilisée dans certains supports institutionnels. « La médiocrité est devenue la marque déposée et protégée de certaines institutions dans ce pays », écrit encore Sista Ngola.

 

Un bandeau institutionnel avec plusieurs fautes

 

La publication est accompagnée d’une image montrant un bandeau consacré à l’opération Kwa ti Kodro au ministère de la Défense. Le texte visible à l’écran contient plusieurs erreurs grammaticales et orthographiques.

 

On peut notamment lire « Ministère Nationale de la défense ». Le mot « ministère » étant masculin, l’adjectif doit s’écrire « national ». La formulation correcte est donc « ministère national de la Défense ».

 

Sur la seconde ligne, le bandeau comporte également la formulation « au seins du Ministère Nationale ». L’expression correcte est « au sein du ministère national ».

 

La dénomination complète devrait ainsi être formulée : « au sein du ministère national de la Défense et de la Reconstruction de l’Armée ».

 

Sista Ngola ne s’arrête pas à la qualité des textes. Elle demande aussi davantage de moyens pour les professionnels chargés de produire et de diffuser ces contenus.

 

« Formons-nous vivants et donnons-nous également les moyens car le monde nous regarde », écrit-elle.

 

Cette phrase place la formation et les moyens matériels au centre de sa critique. Elle considère que la qualité d’une communication publique dépend aussi des compétences de ceux qui la produisent et des outils mis à leur disposition.

 

Une critique qui prend une autre portée après son départ

 

Le message intervient quelques mois après le départ de Sista Ngola du gouvernement. Lorsqu’elle occupait encore son portefeuille ministériel, elle se trouvait à l’intérieur de l’appareil institutionnel. Depuis son départ, elle s’exprime publiquement depuis l’extérieur du gouvernement.

 

Ce changement de position permet surtout de mesurer une différence de regard. Les critiques formulées depuis plusieurs années par des journalistes, des acteurs de la société civile et des observateurs sur la communication publique centrafricaine sont désormais reprises, sur certains aspects, par une ancienne responsable gouvernementale.

 

Le propos de l’ancienne ministre ne porte pas uniquement sur une faute d’orthographe. Elle met en cause la manière dont certaines institutions produisent leurs messages, leur présentation et les moyens accordés aux personnes chargées de cette communication.

 

La question devient alors celle de la chaîne de production de l’information institutionnelle : qui rédige, qui relit, qui valide et qui diffuse les contenus avant leur passage à l’antenne ?

 

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Aboulkassim Algoni, auteur de l’attaque d’Am Dafock, arrêté à N’Djamena : Wagner tente en vain de le faire libérer

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Aboulkassim Algoni, ancien conseiller à la présidence centrafricaine et coordinateur de l’attaque d’Am Dafock, a été arrêté à N’Djamena alors qu’il tentait de récupérer de l’argent lié à l’opération envoyé par le groupe Wagner. Détenu depuis plusieurs jours, il fait désormais l’objet d’une enquête des services tchadiens, tandis que Wagner multiplie les démarches pour obtenir sa libération.

 

L’arrestation de cet ancien responsable du MPC apporte de nouveaux éléments sur l’opération menée le 30 juin contre la ville d’Am Dafock, dans la Vakaga.

 

Aboulkassim Algoni, auteur de l’attaque d’Am Dafock, arrêté à N’Djamena : Wagner tente en vain de le faire libérer
Aboulkassim Tidjani

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, l’attaque avait été préparée avec l’implication de Wagner, en coordination avec Aboulkassim Algoni et Hassan Bouba.

 

À lire aussi : La septième République de Faustin-Archange Touadéra commence mal : la famine continue de frapper , avec la viande de bœuf qui devient un luxe inaccessible pour beaucoup de Centrafricainsle

L’opération devait donner l’apparence d’une offensive menée par une coalition de groupes armés centrafricains et étrangers. Les investigations du CNC montrent désormais un dispositif différent, avec des combattants recrutés pour participer à l’opération et plusieurs relais utilisés de part et d’autre de la frontière.

 

À lire aussi : Nana-Mambéré : un détenu décapité et brûlé par des mercenaires russes près de Bouar

Aboulkassim Algoni arrêté dans une banque à N’Djamena

 

Après l’opération d’Am Dafock, une somme d’argent a été remise à Hassan Bouba par le groupe Wagner dans le cadre du dispositif de l’attaque d’Am-Dafock. Celui-ci a ensuite transféré les fonds à Aboulkassim Algoni.

 

C’est en se rendant dans une banque de N’Djamena pour récupérer cet argent qu’Aboulkassim Algoni a été interpellé par les services de renseignement tchadiens, selon les informations recueillies par le CNC.

 

Depuis son arrestation, l’ancien conseiller à la présidence est détenu à N’Djamena.

 

Les autorités tchadiennes cherchent notamment à établir ses relations avec des rebelles tchadiens recrutés pour participer à l’attaque d’Am Dafock.

 

Trois rebelles tchadiens arrêtés à leur tour

 

L’enquête tchadienne s’est ensuite étendue à plusieurs autres participants au dispositif.

 

Selon les informations du CNC, trois rebelles tchadiens recrutés par Aboulkassim Algoni pour participer à l’attaque d’Am Dafock ont été arrêtés à N’Djamena depuis deux jours.

 

Les services tchadiens poursuivent leurs investigations sur les réseaux utilisés pour constituer le groupe engagé dans l’opération.

 

La présence de ces combattants tchadiens constitue un élément important de l’enquête. Aboulkassim Algoni a directement participé à leur recrutement pour l’opération menée contre Am Dafock.

 

Hassan Bouba et Wagner tentent de faire libérer Aboulkassim Algoni

 

Depuis l’arrestation d’Aboulkassim Algoni, Hassan Bouba et les chefs de Wagner à Bangui cherchent à obtenir sa libération.

 

Comme vous le savez tous, Hassan Bouba est un ressortissant tchadien et dirige une faction de l’UPC en Centrafrique. Selon les informations du CNC, il a entrepris plusieurs démarches auprès de différents interlocuteurs au Tchad.

 

Ces démarches n’ont pas permis d’obtenir la libération d’Aboulkassim Algoni.

 

Les réseaux liés à Wagner ont également entrepris des démarches pour le faire libérer. Elles sont restées sans résultat.

 

Aboulkassim Algoni demeure donc détenu à N’Djamena, tandis que les autorités tchadiennes poursuivent leurs investigations.

 

Une attaque présentée à tort comme une opération impliquant une coalition militaire incluant le FPRC

 

Cette arrestation permet également de revenir sur le récit initial concernant l’identité des responsables de l’attaque.

 

Après la chute d’Am Dafock, plusieurs informations avaient associé l’opération au FPRC de Nourredine Adam et à d’autres groupes armés centrafricains.

 

Les vérifications effectuées depuis par la rédaction du CNC ne confirment pas l’implication de Nourredine Adam dans la préparation ou la coordination de l’attaque.

 

Le dispositif était en réalité organisé autour d’Aboulkassim Algoni et de Hassan Bouba, avec l’implication de réseaux liés à Wagner.

 

Plusieurs combattants centrafricains et tchadiens avaient été intégrés à cette coalition, donnant à l’opération l’apparence d’une offensive rebelle autonome.

 

Une opération destinée à démontrer l’utilité de Wagner

 

Selon l’enquête du CNC, le montage d’Am Dafock répondait à un objectif précis : démontrer que Wagner demeure indispensable au pouvoir centrafricain.

 

Moscou souhaite depuis plusieurs mois réorganiser son dispositif militaire en Centrafrique avec le déploiement d’Africa Corps. Cette perspective se heurte aux intérêts de Wagner, implanté dans le pays depuis plusieurs années.

 

L’attaque d’Am Dafock devait permettre de présenter une nouvelle menace armée contre une ville stratégique de la Vakaga.

 

Après la prise de la ville par les groupes armés, Wagner est intervenu avec ses supplétifs et les forces nationales pour la reprendre.

 

Le scénario permettait ainsi de montrer que Wagner pouvait intervenir rapidement face à une offensive armée et reprendre le contrôle d’une ville menacée.

 

Pour le CNC, cette démonstration répondait directement au bras de fer autour du maintien de Wagner en Centrafrique.

 

L’enjeu dépasse le dispositif militaire

 

Le maintien de Wagner concerne aussi les intérêts économiques développés par le groupe russe en Centrafrique.

 

Depuis son arrivée, Wagner a constitué des réseaux dans plusieurs secteurs, notamment dans l’exploitation minière. Ses intérêts s’étendent à différentes zones du pays, notamment autour des activités aurifères et diamantifères.

 

Un remplacement complet par Africa Corps remettrait donc en cause une partie de cet appareil économique.

 

Selon les informations diffusée par Africa Intelligence, le compromis actuellement recherché permettrait à Africa Corps de renforcer sa présence à Bangui, tandis que Wagner conserverait plusieurs positions dans les villes et les provinces.

 

L’arrestation d’Aboulkassim Algoni au Tchad intervient ainsi au moment où les autorités tchadiennes cherchent à démêler les réseaux ayant participé à l’attaque d’Am Dafock.

 

Avec l’arrestation de trois autres combattants tchadiens, l’enquête se poursuit désormais à N’Djamena. Elle pourrait apporter de nouveaux éléments sur les financements, les recrutements et les contacts établis autour de cette opération. Actions disponibles

 

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Centrafrique : l’échec de l’émission d’Obligations du Trésor de 27,5 milliards FCFA met la trésorerie de l’État sous pression

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Le Trésor centrafricain n’a mobilisé que 12,7 milliards FCFA sur les 27,5 milliards recherchés lors de l’adjudication du 14 septembre. L’opération laisse un besoin de financement important à quelques mois de la fin de l’année.

 

Seulement 46,2 % des 27,5 milliards recherchés

 

La séance d’adjudication du 14 septembre 2026 donne une nouvelle mesure de la pression financière qui pèse sur Bangui.

 

Centrafrique : l’échec de l’émission d’Obligations du Trésor  de 27,5 milliards FCFA met la trésorerie de l’État sous pression

 

Le Trésor cherchait à mobiliser 27,5 milliards FCFA à travers trois lignes d’Obligations du Trésor Assimilables.

À lire aussi : Centrafrique : Faustin Zaméto estime que la Primature Sarandji a réussi la survie de l’État sans engager sa refondation

 

Au terme de l’opération, seulement 12,7 milliards FCFA ont été levés, soit 46,2 % du montant recherché. Les résultats de l’opération ont été publiés le 21 septembre.

À lire aussi : Sans police ni tribunaux à Ouadda, la justice populaire remplace la loi de la République selon le sous-préfet Ghislain Stéphane Yonaba

 

L’une des trois lignes proposées n’a reçu aucune offre.

 

Le Trésor voulait lever 7,5 milliards FCFA sur cette ligne à trois ans, rémunérée à 6,50 %. Aucun des dix Spécialistes en valeurs du Trésor sollicités n’a présenté de proposition.

 

Le résultat est donc très inférieur aux besoins annoncés par le gouvernement. Sur les 27,5 milliards FCFA recherchés, 14,8 milliards n’ont pas été mobilisés.

 

Pour la trésorerie publique, cette différence représente une nouvelle contrainte alors que plusieurs dépenses et échéances doivent encore être financées avant la fin de l’année.

 

Une opération largement incomplète

 

Les résultats montrent que les souscriptions ont été très différentes selon les lignes proposées par Bangui.

 

Sur l’OTA à quatre ans, le Trésor recherchait 10 milliards FCFA. Quatre SVT ont présenté des offres pour 8,5 milliards FCFA, dont 8,2 milliards ont finalement été retenus.

 

Sur l’OTA à deux ans, seulement 4,5 milliards FCFA ont été mobilisés sur les 10 milliards recherchés.

 

La troisième ligne, d’un objectif de 7,5 milliards FCFA, n’a enregistré aucune soumission.

 

Au total, le Trésor a donc obtenu moins de la moitié des ressources qu’il espérait mobiliser.

 

Cette situation intervient alors que l’État centrafricain utilise régulièrement le marché régional pour compléter ses ressources budgétaires et assurer ses besoins de trésorerie.

 

L’opération du 14 septembre montre ainsi que les montants recherchés par Bangui ne correspondent pas toujours aux montants effectivement mobilisés sur le marché.

 

Les 12,7 milliards FCFA doivent déjà répondre à plusieurs contraintes

 

Les 12,7 milliards FCFA obtenus ne peuvent pas être considérés comme une enveloppe entièrement disponible pour les dépenses courantes de l’État.

 

Parallèlement à l’émission, le gouvernement a organisé une opération de rachat anticipé de titres arrivant à échéance dans les prochains mois.

 

Pour une obligation arrivant à échéance le 29 novembre 2026, Bangui souhaitait racheter 8,8 milliards FCFA. Les investisseurs n’ont proposé que 1,3 milliard FCFA, intégralement racheté.

 

Sur une autre ligne arrivant à échéance le 4 décembre, 1,2 milliard FCFA étaient recherchés et ont été entièrement rachetés.

 

Ces opérations montrent que le Trésor doit gérer simultanément ses besoins immédiats et plusieurs échéances financières rapprochées.

 

La pression ne porte donc pas uniquement sur les nouveaux financements. Elle concerne aussi la gestion des dettes déjà contractées.

 

Le véritable signal se trouve dans la ligne restée sans souscripteur

 

L’absence totale d’offre sur une des trois lignes constitue l’un des éléments les plus importants de l’adjudication.

 

Le Trésor proposait une rémunération de 6,50 % pour cette obligation à trois ans.

 

Aucun des dix SVT sollicités n’a soumis d’offre.

 

Cette situation intervient après plusieurs mois sans sollicitation documentée du marché primaire régional. La précédente opération identifiée remontait au 17 novembre 2025.

 

Le résultat du 14 septembre intervient donc dans un contexte où les besoins financiers de Bangui restent élevés.

 

Le gouvernement doit désormais composer avec une capacité de mobilisation inférieure à celle qu’il avait prévue.

 

Cette situation réduit mécaniquement les ressources disponibles pour les autres engagements de l’État.

 

Une trésorerie déjà confrontée à de lourdes obligations

 

Cette difficulté intervient alors que les finances publiques supportent déjà un important stock d’arriérés.

 

Les données évoquées ces derniers jours font état de plus de 172 milliards FCFA d’arriérés de paiement. Le CNC avait déjà consacré une analyse à cette accumulation des impayés et à ses conséquences sur la trésorerie publique.

 

La situation devient plus difficile lorsque plusieurs obligations financières se présentent simultanément.

 

Le Trésor doit assurer le fonctionnement courant de l’État, honorer ses engagements financiers et continuer à payer les agents publics.

 

Il doit également financer les dépenses qui ne peuvent pas être reportées.

 

Lorsque l’émission recherchée rapporte 12,7 milliards FCFA au lieu des 27,5 milliards prévus, l’écart atteint 14,8 milliards FCFA.

 

Cette somme doit nécessairement être absorbée par d’autres ressources, de nouvelles opérations financières ou des arbitrages budgétaires.

 

Une difficulté qui réduit la marge de manœuvre de Bangui

 

Le gouvernement voulait mobiliser 27,5 milliards FCFA.

 

Il en a obtenu 12,7 milliards.

 

Il manque donc 14,8 milliards FCFA par rapport à l’objectif initial.

 

Cette somme représente plus de la moitié du montant recherché.

 

Pour un Trésor qui doit déjà gérer des arriérés importants, des dépenses courantes et des échéances de dette, cette insuffisance réduit davantage la marge de manœuvre financière.

 

Les ressources disponibles doivent être réparties entre plusieurs priorités.

 

Chaque dépense supplémentaire pèse ainsi sur une trésorerie qui dispose de moins de ressources immédiatement mobilisables.

 

La dette devient un problème de trésorerie permanent

 

Le problème centrafricain dépasse donc cette seule adjudication.

 

Depuis plusieurs mois, les finances publiques sont prises entre des recettes intérieures limitées, des charges permanentes, des arriérés et des remboursements de dette.

 

Le recours au marché régional permet à l’État de rechercher des liquidités lorsque ses ressources propres ne suffisent pas.

 

Mais lorsque le marché ne fournit pas la totalité du montant demandé, la pression se déplace vers les autres ressources disponibles.

 

Une échéance arrive.

 

Le Trésor recherche des financements.

 

L’opération ne permet pas de réunir la totalité du montant prévu.

 

Le gouvernement doit alors rechercher d’autres ressources pour équilibrer sa trésorerie.

 

Cette mécanique entretient une dépendance croissante au financement par la dette.

 

Le gouvernement doit maintenant gérer l’écart

 

L’adjudication du 14 septembre laisse donc le gouvernement avec 12,7 milliards FCFA sur les 27,5 milliards recherchés.

 

L’écart de 14,8 milliards FCFA constitue une contrainte supplémentaire pour les finances publiques.

 

Cette situation ne permet pas, à elle seule, de déterminer le calendrier de paiement des salaires dans les prochains mois.

 

Elle montre en revanche que le Trésor dispose de moins de ressources que prévu pour faire face à ses engagements.

 

À cette difficulté s’ajoutent les arriérés de paiement, les échéances de dette et les dépenses courantes de l’État.

 

Le gouvernement de Félix Moloua doit désormais absorber cet écart dans une trésorerie déjà fortement sollicitée.

 

Pour Bangui, la question devient alors celle de la capacité à mobiliser de nouvelles ressources sans alourdir davantage la dette et sans accroître le stock d’arriérés.

 

L’opération du 14 septembre constitue ainsi un nouvel indicateur de la pression qui pèse sur les finances publiques centrafricaines à l’approche de la fin de l’année. Actions disponibles

 

 

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Carnot : le suspect du meurtre du conducteur de taxi-moto, le caporal Boudane Penile, est finalement transféré à Bangui pour être entendu

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Le caporal-chef Boudane Penile, militaire de l’Armée nationale, a été transféré à Bangui mardi 22 septembre 2026 après son arrestation par la gendarmerie de Carnot. Il est suspecté d’avoir assassiné Freddy, un conducteur de taxi-moto de Berbérati.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, le militaire a été conduit à Bangui pour être mis à la disposition du Tribunal militaire permanent (TMP). Les premiers éléments de l’enquête de la gendarmerie ont permis de retracer une partie des faits et le parcours de la moto appartenant à la victime.

 

Carnot : le suspect du meurtre du conducteur de taxi-moto, le caporal Boudane Penile, est finalement  transféré à Bangui pour être entendu

 

Après les faits, le suspect aurait pris la moto de Freddy et serait arrivé avec celle-ci à Carnot. Il aurait ensuite confié la moto à un démarcheur en lui demandant de la vendre à 350 000 francs CFA.

 

À lire aussi : Crise à l’Est : “Pas de solution militaire contre les Zandé sur la terre de leurs ancêtres”.  Crépin Mboli-Goumba dénonce Wagner et les accusations montées

Le démarcheur aurait revendu la moto à 400 000 francs CFA à un collecteur de diamants. Les deux hommes ont été interpellés par la gendarmerie dans le cadre de l’enquête. Ils ont été entendus avant d’être relâchés quelques heures plus tard, aucun élément ne permettant à ce stade de les présenter comme impliqués dans l’assassinat du conducteur.

 

À lire aussi : Les rebelles de la LRA à cinq kilomètres de Bangassou : la panique gagne la ville après plusieurs attaques sur l’axe Rafaï

La moto a été récupérée par la gendarmerie et constitue désormais un élément de l’enquête menée autour des circonstances de l’assassinat de Freddy.

 

Le corps du conducteur avait été retrouvé dans les environs du village Béré, sur l’axe Berbérati-Carnot. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, c’est un chasseur qui a découvert le corps dans une zone boisée avant d’alerter les autres habitants. La découverte avait permis d’identifier le sort réservé au conducteur, porté disparu depuis plusieurs jours à Berbérati.

 

À Berbérati, les collègues de Freddy ont également fait le déplacement à Carnot mardi dans la soirée, vers 17 heures. Plusieurs conducteurs de taxi-moto sont venus auprès de la famille de la victime pour lui apporter leur soutien et partager sa douleur.

 

Cette affaire provoque une vive émotion parmi les conducteurs de taxi-moto de Berbérati. Plusieurs d’entre eux ont décidé de ne plus prendre de militaires des FACA comme passagers sur leurs motos, quel que soit le motif de la course.

 

Le caporal-chef Boudane Penile est désormais entre les mains de la justice militaire à Bangui. L’enquête devra déterminer les circonstances exactes de l’assassinat de Freddy ainsi que les responsabilités dans cette affaire. La rédaction du CNC suit l’évolution de la procédure. Actions disponibles

 

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Centrafrique : Dimitri Sytyi confirme enfin l’existence de ses Wagner Noirs

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C’est un secret de Polichinelle que la milice russe, Wagner, tentait d’étouffer depuis des mois, ” Russes noirs”, mais la vérité a fini par éclater en direct.

 

Lors de son passage, le 22 septembre 2026, sur les ondes de Radio Ndeke Luka, Dimitri Sytyi, chef de la Maison russe à Bangui, a maladroitement tenté de justifier, sous d’autres formes, l’existence de ces « Wagner noirs », aussi appelés « Russes noirs » ces combattants centrafricains et étrangers qu’ils ont formés, armés et intégrés au sein des FACA et qui sont les premiers aujourd’hui à envoyer au front à la moindre escarmouche.

 

Centrafrique : Dimitri Sytyi confirme enfin l’existence de ses  Wagner Noirs

 

La fable de l’auto-défense d’Amdafock : Un mensonge éhonté

 

Pris au piège par les questions de la rédaction sur la présence de ces hommes lors des opérations militaires, Dimitri Sytyi tente gauchement de convaincre l’opinion que les jeunes de la ville d’Amdafock se seraient « volontairement constitués en groupe d’auto-défense » et auraient eux-mêmes choisi de porter ce nom tristement célèbre de « Wagner Noirs ».

À lire aussi : Élysée Nguémalé : « Le vrai problème n’est pas le passeport de Dologuélé, mais l’insécurité juridique dans notre pays »

 

Cette version est un mensonge pur et simple. Aucun jeune de la ville d’Amdafock ne s’est enrôlé de son propre chef dans le mercenariat de Wagner aux côtés de ces Russes communément surnommés « tôrô ti à mbourou ».

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Selon plusieurs sources documentées à l’époque, ces combattants dits « Russes Noirs » n’ont rien de local : ils ont été déportés depuis Bambari, Bangui et Alindao. Il s’agit pour la plupart d’anciens éléments rebelles Peuls rattachés à Hassan Bouba, actuel ministre de l’Urbanisme et relais de Moscou, ainsi que de miliciens façonnés et armés directement par Wagner et inscrits dans le programme de DDRR.

 

C’est encore une preuve flagrante que l”État-major des FACA n’était rien dans cette machination d’Amdafok.

 

Ce recrutement et ces déploiements massifs apportent une preuve irréfutable : l’État-major des Forces Armées Centrafricaines (FACA) est sous la tutelle directe et le commandement militaire de Wagner.

 

Alors que Dimitri Sytyi affirme à Bambari que ces hommes portent des cartes et des matricules des FACA, sur le terrain, ils n’obéissent à aucun officier de l’armée nationale. Ils reçoivent leurs ordres de route de Wagner et d’Hassan Bouba, transformant l’armée régulière en une coquille vide manipulée par des intérêts privés.

 

Une manipulation cynique pour contrecarrer Africa Corps

 

L’épisode d’Amdafock met en lumière la stratégie de survie de la milice mercenaire. L’attaque initiale de la ville a été un véritable montage orchestré par Wagner et Hassan Bouba : envoyer une première faction d’hommes assaillir la localité, puis déployer d’autres éléments pour feindre de la « libérer » en demandant aux premiers de s’éclipser à la nuit tombée.

 

L’objectif de cette mise en scène macabre était de faire croire au président-empereur Faustin-Archange Touadéra que seuls les réseaux de Wagner sont capables de garantir la sécurité du pays, dans l’espoir de bloquer l’arrivée de la structure officielle du ministère russe de la Défense, Africa Corps, que Moscou cherche à imposer en remplacement.

 

En fabriquant des milices parallèles et en les faisant passer pour des forces d’auto-défense, Wagner et ses complices locaux n’installent pas la paix : ils posent des bombes à retardement au sein même de l’appareil sécuritaire centrafricain.

 

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Alerte Danger : Quand l’annonce du recrutement de formation des jeunes centrafricains en drones en Russie mène tout droit sur le front ukrainien

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Alerte Danger : Quand l’annonce du recrutement de formation des jeunes centrafricains en drones en Russie mène tout droit sur le front ukrainien

Un drone navic
Image d’illustration d’un drone commercial MAVIC

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Méfiez-vous des offres trop belles pour être vraies. Depuis plusieurs semaines, une vaste campagne de recrutement cible la jeunesse centrafricaine sous un prétexte alléchant : s’envoler pour la Russie afin d’y suivre une « formation de pointe dans le pilotage de drones ».

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Au fond de cette annonce de recrutement se cache en réalité un piège redoutable. Le véritable objectif ? Envoyer ces jeunes servir de chair à canon sur le front russe en Ukraine.

À lire aussi : ENTRE L’UNOPS ET LE MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS : QUI A VRAIMENT DÉTOURNÉ L’ARGENT DE LA BANQUE MONDIALE finançant les travaux de route entre et Ndélé OUADDA-MAÏKAGA ?

 

Une stratégie pour cacher une armée russe à bout de souffle

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Ce n’est un secret pour personne : l’armée russe subit des pertes colossales et fait face à un besoin critique d’effectifs. Alors que le Kremlin envisage de nouvelles vagues de mobilisation forcée pour envoyer des centaines de milliers de ses propres citoyens au combat, Vladimir Poutine hésite. Faire repartir les jeunes Russes au front risque d’attiser la colère des familles et d’étouffer sa popularité.

À lire aussi : Affaire Bossembélé devant la CPS : de nouvelles révélations sur la disparition de Charles Massi devant la CPS-RCA

 

Pour contourner ce risque politique interne, Moscou a trouvé la parade : exporter son recrutement à l’international, et tout particulièrement en Afrique centrale.

 

Le mirage de la « formation »

 

La promesse d’une formation technique en Russie n’est qu’une manœuvre d’illusion de plus. L’histoire récente l’a amplement prouvé : même les jeunes Africains censés bénéficier de formations militaires ou académiques en Russie finissent bien souvent par passer des années à n’apprendre que la langue russe, sans jamais toucher au matériel ou à la haute technologie qu’on leur avait promise.

 

Aujourd’hui, l’argument de la « formation en drones » sert simplement d’appât. Pourquoi faire traverser des milliers de kilomètres à des jeunes pour une simple initiation au pilotage d’équipements civils ou légers ? La réalité est brutale : une fois sur le sol russe, le piège se referme. Les recrues sont rapidement réorientées, sous pression ou par la tromperie, vers les unités combattantes déployées dans les tranchées ukrainiennes.

 

Ne soyez pas les victimes du mensonge

 

Cette stratégie déguisée repose entièrement sur la désinformation et la vulnérabilité des jeunes en quête d’opportunités.

 

Il est urgent de faire passer le message autour de vous :

 

Aucun contrat d’études ou de formation en Russie n’est garanti une fois sur place.Les promesses d’apprentissage technologique ne sont que le masque d’un enrôlement militaire.Accepter ces offres, c’est risquer sa vie dans une guerre qui n’est pas la vôtre.Partagez cette information auprès de vos proches, de vos amis et de votre communauté. Ne laissez pas la jeunesse centrafricaine servir de bouclier humain dans un conflit distant sous couvert de fausses promesses.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana et le Conseil constitutionnel : une leçon de droit d’un faux diplômé qui ne tient pas debout

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Le porte-parole du gouvernement centrafricain, le faux diplômé Évariste Ngamana  affirme que le Conseil constitutionnel n’est pas une juridiction judiciaire pour justifier une décision sur la nationalité de Dologuélé, un raisonnement juridique qui interroge et confirme officiellement l’amateurisme du pouvoir.

 

Une distinction juridique qui ne va pas de soi

 

Le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana affirme parler « en tant que juriste ». Selon lui, la question de la nationalité relève du tribunal de grande instance, pas du Conseil constitutionnel. Il justifie cette position par une distinction institutionnelle : le tribunal de grande instance est une juridiction d’ordre judiciaire, le Conseil constitutionnel une juridiction à caractère électoral.

Le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana, porte-parole du gouvernement, affirme que « La question de la nationalité ne relève pas du Conseil constitutionnel »
Le grand sorcier de Carnot, Évariste Ngamana

 

Cette distinction existe bel et bien dans le droit centrafricain. Elle ne règle pourtant pas le problème que Ngamana tente de contourner. Le Conseil constitutionnel a statué sur l’éligibilité de Dologuélé. Cette décision reste valide tant qu’aucune juridiction compétente ne l’annule.

 

À lire aussi : « Touadéra a accéléré la mort du système éducatif centrafricain » : Elie Oueifio dénonce la déconfiture de l’Éducation nationale sous la gestion d’Aurélien Zingas

Des preuves qui n’ont jamais été déposées

 

Le gouvernement affirme détenir le passeport français de Dologuélé. Il cite aussi une lettre adressée aux autorités françaises, publiée au journal officiel, demandant la renonciation à sa nationalité. Ces éléments dateraient de 1994.

À lire aussi : Dossier spécial : Daniel Nzéwé, du petit voleur des cabris du quartier à Bambari au grand escroc des millions à Bangui

 

Le problème est simple : ces pièces n’ont jamais été versées au dossier du Conseil constitutionnel. Ngamana le reconnaît lui-même. Une juridiction ne juge pas sur des documents qu’on lui présente après coup. Elle juge sur ce qui lui est soumis.

 

Une sagesse qui contredit sa propre thèse

 

Le faux diplômé Ngamana qualifie la décision du Conseil constitutionnel de « sage ». Il explique ce choix par la volonté d’apaiser le climat électoral. Mais cet aveu contredit son propre raisonnement.

 

Si la question de la nationalité ne relève pas du Conseil constitutionnel, celui-ci n’avait aucune raison de trancher dans un sens ou dans l’autre. Ngamana lui reproche pourtant une décision qui « fait entorse » à une juridiction judiciaire. On ne peut pas dénoncer une incompétence et, dans la même phrase, valider une décision rendue au nom de cette incompétence.

 

Un argument taillé pour le pouvoir

 

Cette construction juridique sert un objectif précis. Elle maintient la question de la nationalité de Dologuélé ouverte, sans qu’aucune juridiction ne tranche formellement. Elle permet au gouvernement de parler d’un opposant qui aurait « perdu la nationalité centrafricaine ». Il n’a pourtant jamais produit de décision de justice qui le confirme.

 

Le titre choisi par le ministre lui-même résume la situation : conflit de compétences, incompétence, ignorance. Ces mots visent le Conseil constitutionnel. Ils s’appliquent tout aussi bien à la démonstration qu’il vient de faire.

 

Par Alain Nzilo

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Comment la MINUSCA équipe et finance Wagner en Centrafrique

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La cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza,  organise depuis plusieurs mois un système d’approvisionnement discret vers Wagner. Un exemple? L’aide de la Minusca, soi-disant  destinée aux élections groupées du 28 décembre, arme par détour les mercenaires russes déployés dans le pays.

 

Valentine Rugwabiza pilote cette opération depuis la capitale centrafricaine Bangui. La responsable onusienne en RCA maintient des liens étroits depuis des années avec le pouvoir en place, ce qui lui permet d’organiser ce transfert sans éveiller les soupçons à New York. Les mercenaires russes, arrivés dans le pays à l’invitation du président, bénéficient ainsi d’un soutien logistique des nations-unies.

 

Comment la MINUSCA équipe et finance Wagner en Centrafrique
Deux mercenaires russes sur deux motos entre Gallo et Baboua en RCA

Le dernier lot de 10 motos livrées par la mission internationale avant les élections du 28 décembre dernier confirme parfaitement ce stratagème. Ces engins en deux roues circulent aujourd’hui à Zémio, Obo, Bambouti, Mboki,  conduits par des hommes en armes qui ne portent pas l’uniforme centrafricain. Les engins servent aux déplacements des combattants russes lors de leurs interventions dans le Haut-Mbomou.

 

La MINUSCA a justifié ce don par la nécessité de sécuriser le scrutin. Les autorités onusiennes ont affirmé que ces motos équiperaient les forces de l’ordre pour leurs patrouilles pendant la période électorale. Mensonge délibéré. Wagner utilise ce matériel pour ses opérations militaires dans les zones du Haut-Mbomou en conflit depuis près d’un an.

 

Le financement de ces élections suit le même schéma. L’opposition avait formulé des exigences minimales pour garantir la régularité du vote. Rugwabiza a refusé net et maintenu le soutien matériel, humain, financier destiné au gouvernement. Cet argent alimente la présence russe sur le territoire puisque le régime consacre une partie de ses ressources à rémunérer Wagner.

 

New York ignore tout de ces arrangements. La cheffe de mission présente des rapports édulcorés qui masquent la réalité du terrain. Elle transforme ainsi l’aide internationale en instrument de renforcement militaire pour des mercenaires impliqués dans des violences contre les civils.

 

Les habitants du Haut-Mbomou constatent quotidiennement cette collaboration. Ils voient les motos neuves que conduisent les Russes. À Zémio particulièrement, ces engins participent aux opérations de ratissage menées par Wagner dans les villages environnants.

 

Pendant ce temps, la mission onusienne nie toute implication dans ce détournement. Rugwabiza qualifie ces accusations de rumeurs malveillantes destinées à nuire à son action. Elle maintient que le matériel fourni reste sous contrôle des autorités centrafricaines légitimes. Pourtant, les faits contredisent sa version. Les motos roulent pour Wagner, l’argent finance Wagner, l’ONU équipe Wagner​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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En Centrafrique, l’autorité de Poutine bat de l’aile. Le groupe Wagner réussit à s’imposer et faire plier le dictateur russe

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La reprise en main des opérations russes en Afrique se heurte à une résistance persistante à Bangui. Le dispositif Wagner conserve une position centrale dans le système sécuritaire et économique installé en Centrafrique depuis 2018.

 

Le projet Africa Corps bloqué à Bangui

 

Le ministère russe de la Défense a engagé une réorganisation de son dispositif africain autour d’Africa Corps. À Bangui, cette stratégie vise à renforcer la présence directe de l’appareil militaire russe et à intégrer les effectifs liés à Wagner dans cette nouvelle structure.

En Centrafrique, l’autorité de Poutine bat de l’aile. Le groupe  Wagner réussit à s’imposer et faire plier le dictateur russe
Poutine et Touadera à Moscou

 

Les responsables de Wagner présents en Centrafrique refusent cette absorption. Le réseau conserve ses propres cadres, ses intérêts économiques et ses relations établies avec les autorités centrafricaines. Cette résistance bloque le projet de contrôle direct voulu par Moscou.

 

À lire aussi : Si on ne s’occupe pas de nos enfants, d’ici dix ans, tous seront dans la rue : l’ultime avertissement de Joël Karpandji, éducateur principal de la Fondation La Voix du Cœur

Le rapport de force reste particulièrement sensible à Bangui en raison du poids acquis par Wagner dans les domaines de la sécurité, de l’exploitation minière et des relations avec le pouvoir centrafricain. Depuis 2018, le groupe s’est progressivement installé au cœur du dispositif sécuritaire autour du président Faustin-Archange Touadéra.

 

À lire aussi : CNCA-PDD : Ferdinand Mbokoto Madji interpelle Faustin-Archange Touadéra sur la gouvernance et l’avenir de la RCA

Quinze millions de dollars par mois au centre du désaccord

 

Les négociations entre Bangui et Moscou butent également sur le coût du dispositif Africa Corps. La structure russe réclame 15 millions de dollars par mois pour assurer ses opérations en République centrafricaine.

 

Cette exigence financière se heurte aux capacités et aux choix budgétaires du pouvoir centrafricain. Bangui refuse de supporter une facture aussi élevée alors que le dispositif Wagner dispose déjà d’une implantation opérationnelle et économique importante dans le pays.

 

À cette question financière s’ajoute celle des intérêts accumulés par Wagner depuis son arrivée en Centrafrique. Les cadres du groupe réclament le remboursement de sommes qu’ils évaluent à plus de 900 milliards de francs CFA avant tout retrait du dispositif.

 

Wagner conserve ses positions stratégiques

 

Une réunion tenue à l’ambassade de Russie à Bangui a permis d’aboutir à un compromis entre les différentes parties. Africa Corps conserve une présence en Centrafrique, mais son implantation reste limitée face au poids opérationnel et économique du réseau Wagner.

 

Les hommes de Wagner maintiennent leur influence sur les contrats liés à la sécurité et leurs intérêts dans plusieurs activités économiques. Le secteur minier occupe une place importante dans ce dispositif, notamment autour de l’or et du diamant.

 

Cette configuration donne à Wagner une capacité d’action qui dépasse le seul cadre militaire. Le groupe dispose de réseaux établis dans plusieurs régions et conserve des relais auprès des autorités et des acteurs économiques centrafricains.

 

Moscou face aux limites de sa reprise en main

 

La situation à Bangui révèle les difficultés rencontrées par le Kremlin dans sa volonté de placer les anciens réseaux de Wagner sous un contrôle direct de l’État russe. Le décès d’Evgueni Prigojine n’a pas entraîné la disparition de l’ensemble des structures construites sous son autorité.

 

En Centrafrique, ces réseaux ont conservé leurs positions et leurs intérêts. La présence d’Africa Corps ne suffit pas à remplacer immédiatement l’organisation implantée depuis plusieurs années autour des cadres historiques de Wagner.

 

Le compromis conclu à Bangui consacre ainsi une coexistence entre deux dispositifs russes aux intérêts parfois divergents. Africa Corps dispose d’une présence officielle, tandis que le réseau Wagner conserve une influence déterminante dans plusieurs secteurs stratégiques.

 

Pour le pouvoir centrafricain, cette configuration maintient un équilibre entre Moscou et les réseaux russes déjà implantés dans le pays. Pour le Kremlin, elle limite la portée de sa stratégie de centralisation du dispositif sécuritaire russe en Afrique.

 

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Flash info : l’ancien ministre RÉGIS LIONEL DOUNDA LIBÉRÉ APRÈS PLUS DE CINQ ANS À NGARAGBA

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Surprise totale à Bangui. L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Régis Lionel Dounda, vient de quitter la prison centrale de Ngaragba après plus de cinq années de détention.

 

Selon les informations confirmées par la rédaction du CNC, Régis Lionel Dounda est désormais libre et a regagné son domicile à Bangui, à la suite d’une décision surprise de justice.

 

Flash info : l’ancien ministre RÉGIS LIONEL DOUNDA LIBÉRÉ APRÈS PLUS DE CINQ ANS À NGARAGBA
Regis Lionel Dounda, ancien ministre de la jeunesse et des sports

 

Cette libération intervient alors que l’ancien ministre était détenu depuis avril 2021. En mai 2022, il avait été condamné à 10 ans de prison pour détournement de fonds et faux en écriture.

 

Régis Lionel Dounda avait contesté cette condamnation et interjeté appel. Depuis, son dossier n’avait pas encore abouti à un nouveau jugement en appel.

À lire aussi : Centrafrique : Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC demande des explications après les révélations d’Anthropic sur l’usage de l’IA par Wagner en Centrafrique

 

Cinq années derrière les barreaux, puis une libération soudaine. Sans sursis. Sans nouvelle condamnation. Une décision qui prend de court son entourage et de nombreux observateurs du dossier.

À lire aussi : Élysée Nguémalé : « Le vrai problème n’est pas le passeport de Dologuélé, mais l’insécurité juridique dans notre pays »

 

Régis Lionel Dounda retrouve ainsi sa liberté après une longue période passée à Ngaragba.

 

Félicitations à Régis Lionel Dounda pour sa libération. Le CNC suivra de près les suites judiciaires de cette affaire. Actions disponibles

Affaire à suivre…

 

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Gouvernement centrafricain : après l’échec des menaces de Touadéra et de la justice, le régime crée sa milice de trolls sur les réseaux sociaux pour tenter d’étouffer la vérité

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La panique a définitivement changé de camp au sommet de l’État centrafricain. Face à l’échec cuisant de l’appareil sécuritaire et judiciaire à faire taire les citoyens centrafricains sur les réseaux sociaux, le régime tente une nouvelle manœuvre de répression numérique. Le Conseil des ministres du 3 septembre 2026 a ainsi validé la création d’une cellule de veille communicationnelle auprès du porte-parole du gouvernement, marquant une nouvelle étape dans l’escalade de la désinformation d’État.

 

L’échec de la stratégie de la terreur : de Touadéra aux procureurs

 

Cette décision intervient après une longue série de défaites pour l’exécutif. L’empereur dictateur Faustin-Archange Touadéra avait lui-même donné le ton en menaçant publiquement les internautes lors de son discours au stade de 20 000 places à Bangui, sifflant une prétendue « fin de la récréation » sur les réseaux sociaux. Face à la résistance du peuple centrafricain qui refuse de se taire, le pouvoir s’est ensuite tourné vers les opérateurs téléphoniques pour tenter de tracer les échanges, notamment sur les plateformes comme WhatsApp. Une peine perdue face au cryptage et à la détermination des citoyens.

 

Gouvernement centrafricain : après l'échec des menaces de Touadéra et de la justice, le régime crée sa milice de trolls sur les réseaux sociaux pour tenter d'étouffer la vérité

 

Voyant l’impuissance présidentielle, le ministre de la Justice, lors de la rentrée judiciaire, y compris le directeur général de la police par intérim et le deuxième vice-procureur de la République sont tour à tour montés au créneau pour annoncer des ouvertures d’enquêtes et des poursuites. Peine perdue : la peur a changé de camp et la vérité continue de circuler.

 

À lire aussi : Anicet-Georges Dologuélé : « J’ai honte de cette image que nous donnons aux jeunes », l’exaspération du leader face à l’instrumentalisation politique de la nationalité par la présidence

La milice de trolls du régime : l’héritage Wagner au service de la propagande

 

C’est dans ce contexte de déroute totale que le gouvernement entre en scène pour lancer son projet de contrôle des réseaux. Conscient de son image dévastée, de son incapacité à tenir des conférences de presse crédibles et des moqueries incessantes qui touchent plusieurs ministres, l’exécutif a présenté ce projet de décret sous couvert de « suivi de l’environnement médiatique et numérique ».

À lire aussi : Wenjin One et Kona Resources : qui sont vraiment ces sociétés auxquelles Touadéra distribue, une fois de plus, les permis miniers de la RCA ?

 

Incapables d’éteindre la vérité par la menace, le régime et la clique au pouvoir ont décidé d’appliquer la méthode Wagner, déjà expérimentée dans les cellules de manipulation installée au quartier Boy-Rabe. Il s’agit de recruter des brigades de jeunes trolls, payés par les deniers publics, pour les installer devant des téléphones et des ordinateurs afin de fabriquer des faux comptes en masse, d’inonder les réseaux de contre-vérités et de vanter les mérites de ministres discrédités.

 

Le gouvernement centrafricain, premier moteur de la désinformation

 

Alors que le texte approuvé par le Conseil des ministres prétend que cette structure aura pour rôle « de recueillir et d’analyser les informations » et « d’anticiper les risques liés à la désinformation et aux rumeurs », la réalité est tout autre. En créant cette fabrique de trolls, le gouvernement centrafricain s’impose lui-même comme le principal moteur de la rumeur, de la désinformation et de la propagande dans le pays. Plus le régime investit dans la manipulation, plus la colère populaire et les révélations sur sa gestion s’accentuent.

 

Le texte désormais transmis à la signature du président Faustin-Archange Touadéra ne changera rien à la réalité du terrain. Les menaces directes, l’intimidation judiciaire et l’achat de trolls numériques par le pouvoir ne pourront jamais étouffer la voix du peuple centrafricain ni masquer l’imposture d’un régime aux abois.

 

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Attaque d’Am-Dafock : l’enquête du CNC écarte définitivement Nourredine Adam et dévoile le montage autour d’Aboulkassim Algoni et Hassan Bouba, les deux sous-mains de Wagner

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L’attaque subie par la localité d’Am Dafock le 30 juin dernier a longtemps alimenté une version erronée imputant l’offensive à Nourredine Adam et son mouvement. Des recoupements rigoureux menés auprès de sources de terrain permettent d’établir avec certitude que le chef rebelle n’a joué aucun rôle dans cette opération. Le tableau initial se dissipe pour laisser apparaître les rouages d’une stratégie élaborée dans l’ombre de la milice russe Wagner et de Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro.

 

Les investigations conduites par la rédaction du CNC montrent  une entreprise d’illusionnisme militaire. L’alliance exhibée lors de l’assaut manquait en réalité de consistance technique, regroupant divers éléments armés sans leur fournir le matériel indispensable à une action d’envergure.

 

Am-Dafock : l’enquête du CNC écarte Nourredine Adam et dévoile le montage autour d’Abderkassim et Hassan Bouba, les deux sous-mains de Wagner
Les rebelles qui patrouillent la ville d’Amdafock à 60km de Birao

 

Aboulkassim Algoni et Hassan Bouba au centre du dispositif piloté par Wagner

 

À lire aussi : Lettre ouverte au président Touadéra : Jean-Pierre Mara alerte sur la baisse du pouvoir d’achat des cultivateurs de manioc

La véritable charpente de cette entreprise repose sur une entente entre deux figures bien connues du paysage sécuritaire centrafricain. D’un côté figure Aboulkassim Algoni  , ancien conseiller à la présidence issu du MPC, mouvement patriotique centrafricain, réfugié au Tchad après son départ du pays. De l’autre se trouve Hassan Bouba, actuel ministre de l’Urbanisme et figure dominante d’une faction de l’UPC, surtout, porte-voix du groupe Wagner dans son sal boulot.

 

À lire aussi : Obo : un jeune homme agressé et blessé par balle par un soldat FACA

Installé en territoire tchadien, Abderkassim, sur décision du groupe Wagner et de Hassan Bouba,  a tissé des connexions le long de la bande frontalière avec le Soudan. Ce réseau a permis d’enrôler des éléments isolés de la rébellion soudanaise des Forces de soutien rapide afin de gonfler artificiellement les rangs des assaillants qui pourraient attaquer la ville d’Am-Dafock.

 

L’objectif visait à offrir le spectacle d’une vaste déferlante rebelle sur la ville, alors même que les hommes déployés ne répondaient à aucune chaîne de commandement unifiée.

 

Nourredine Adam écarté après les nouvelles vérifications du CNC

 

La mise au point de notre rédaction s’avère catégorique concernant la responsabilité des acteurs du conflit.

 

Si le nom de Nourredine Adam ainsi que la signature du FPRC avaient été avancés dans les premières heures de l’attaque, notamment par le journal Africa Intelligence, , les vérifications ultérieures  faite par la rédaction du CNC démontrent l’absence totale du chef de faction dans la préparation ou le suivi de cet assaut.

 

Nourredine Adam n’a ni ordonné la manœuvre ni fourni de troupes pour appuyer cette opération frontière.

 

Le CNC rectifie ainsi formellement ses informations antérieures. Les faits pointent désormais en direction des arrangements noués entre Abderkassim, Hassan Bouba et les stratèges de la présence russe.

 

Une opération présentée comme une attaque rebelle

 

L’artifice reposait sur la création d’un rassemblement hétéroclite destiné à semer la confusion.

 

Nombre de combattants ont été attirés dans ce piège sans percevoir la nature exacte du projet auquel ils prêtaient leur concours. Privés d’équipements lourds et de munitions adaptées, ces hommes ont servi de figurants dans un scénario rédigé à leur insu.

 

Cette mise en scène ambitionnait d’accréditer la thèse d’une offensive majeure déclenchée par la rébellion.

 

Les constats établis par notre équipe mettent en lumière la manière dont cette couverture a servi à masquer la responsabilité directe des commanditaires.

 

Les éléments recueillis par notre rédaction orientent ainsi l’enquête vers une opération préparée avec l’implication de réseaux liés à Wagner, avec Abderkassim et Hassan Bouba comme principaux relais centrafricains.

 

Wagner derrière le montage d’Am Dafock

 

Au cœur de cette machination apparaît la volonté de l’organisation paramilitaire Wagner d’orchestrer un événement susceptible de démontrer son utilité stratégique et ainsi freiner la volonté de Poutine de déployer les éléments d’AfricaCorps. Pour les mercenaires russes, il s’agissait d’exhiber une efficacité sans pareille aux yeux de Moscou et du président Poutine, en fabriquant une menace sur mesure pour mieux la réduire, ainsi, donner du poids aux arguments de Touadera qui a longtemps refuser le déploiement de forces d’Africa corps que Poutine veut à tout prix les déployer en Centrafrique.

 

Grâce aux connexions entretenues par Hassan Bouba avec l’appareil mercenaire, le piège s’est refermé méthodiquement. Wagner a laissé la ville tomber entre les mains de cette coalition de circonstance avant d’organiser une contre-offensive spectaculaire quelques jours plus tard.

 

Le groupe russe s’offrait ainsi un succès médiatique et militaire opportun, apparaissant comme le seul rempart capable de rétablir l’ordre face à un péril qu’il avait lui-même contribué à fabriquer.

 

Abderkassim arrêté au Tchad

 

L’affaire connaît un rebondissement judiciaire majeur au-delà de la frontière.

 

Abderkassim a été interpellé par les services de sécurité tchadiens à N’Djamena, où il demeure incarcéré depuis trois semaines.

 

Les autorités de N’Djamena ont très peu apprécié l’implication des éléments rebelles tchadiens et des mercenaires sud-soudanais dans cette aventure déstabilisatrice à  sa frontière.

 

Notre journal publiera très prochainement les détails relatifs aux conditions de cette arrestation.

 

L’éclairage apporté sur l’épisode d’Am Dafock dissipe les fausses pistes : hors de cause, Nourredine Adam cède la place dans ce dossier à l’alliance conclue entre Abderkassim, Hassan Bouba et la direction de Wagner pour façonner une crise de toutes pièces.

 

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Centrafrique : Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC demande des explications après les révélations d’Anthropic sur l’usage de l’IA par Wagner en Centrafrique

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Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) réagit au rapport publié par l’entreprise américaine Anthropic sur l’utilisation abusive de l’intelligence artificielle en République centrafricaine. Le rapport documente une opération d’influence russe menée depuis Bangui et l’utilisation de Claude pour surveiller des personnalités de l’opposition.

 

Dans son rapport intitulé « Detecting and Countering Misuse of AI: September 2026 », Anthropic indique avoir identifié et interrompu une opération d’influence étrangère menée depuis Bangui. L’entreprise décrit l’activité d’un opérateur russophone qui produisait quotidiennement des contenus pour Radio Lengo Songo, en coordination avec des médias d’État russes et la Maison russe à Bangui.

 

Centrafrique : Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC  demande des explications après les révélations d’Anthropic sur l’usage de l’IA par Wagner en Centrafrique

 

Selon Anthropic, une partie importante des contenus produits était favorable au gouvernement centrafricain et à Wagner, tout en développant des récits hostiles à la France et à l’opposition centrafricaine. L’entreprise établit également un lien entre l’opération et Politology, présenté dans le rapport comme la branche d’influence d’Africa Corps/Wagner.

 

L’intelligence artificielle utilisée pour surveiller l’opposition

 

À lire aussi : Centrafrique : Faustin Zaméto estime que la Primature Sarandji a réussi la survie de l’État sans engager sa refondation

Le rapport d’Anthropic indique que les opérateurs ont utilisé Claude pour organiser une opération récurrente de surveillance des responsables politiques de l’opposition centrafricaine.

 

À lire aussi : Lâché par les bailleurs et soumis à Wagner : Touadéra veut plonger la Centrafrique dans l’asphyxie financière.

L’outil d’intelligence artificielle servait notamment à suivre et actualiser des données concernant des personnalités de l’opposition. Anthropic décrit ainsi une utilisation de Claude dépassant la simple production de contenus médiatiques, avec une fonction de soutien à la collecte et à l’organisation d’informations politiques.

 

Le rapport indique également que Claude a été utilisé pour automatiser plusieurs fonctions internes de l’opération, notamment la rédaction de contrats, l’élaboration de critères d’évaluation du personnel et des recommandations concernant le maintien ou le départ de certains employés.

 

Le BRDC met en cause le pouvoir centrafricain

 

Dans un communiqué publié à Bangui le 21 septembre 2026, le coordonnateur du BRDC, Maître Crépin Mboli-Goumba, estime que ces révélations apportent des éléments nouveaux sur les méthodes utilisées contre l’opposition centrafricaine.

 

Le BRDC établit également un rapprochement entre les informations contenues dans le rapport d’Anthropic et la tentative de perquisition menée, selon le communiqué, sans mandat à la résidence de son coordonnateur.

 

Pour le BRDC, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la surveillance des opposants constitue un élément suffisamment grave pour justifier une action sur le plan juridique. Le mouvement met directement en cause la responsabilité du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Le rapport d’Anthropic établit, de son côté, l’existence d’une opération d’influence russe depuis Bangui, l’utilisation de Claude pour produire des contenus favorables au gouvernement et à Wagner, ainsi que la surveillance de responsables de l’opposition.

 

Le BRDC affirme que ces éléments doivent désormais être portés à la connaissance de l’opinion nationale et internationale. Maître Crépin Mboli-Goumba appelle ainsi à une vigilance accrue autour de la sécurité des responsables politiques de l’opposition et conclut son communiqué par cette formule : « La lutte continue. » Actions disponibles

 

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Élysée Nguémalé : « Le vrai problème n’est pas le passeport de Dologuélé, mais l’insécurité juridique dans notre pays »

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L’affaire du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé continue de provoquer des réactions dans la société civile centrafricaine. Élysée Nguémalé, coordonnateur de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC), déplace le débat vers une question plus large : l’exécution des décisions de justice par l’administration. 

 

« Le vrai problème de mon pays »

 

Dans une déclaration consacrée à la situation de Dologuélé, Élysée Nguémalé estime que le refus de délivrer ou de renouveler le passeport de l’ancien Premier ministre et président de l’URCA ne constitue pas, à lui seul, le principal problème du pays.

Élysée Nguémalé : « Le vrai problème n’est pas le passeport de Dologuélé, mais l’insécurité juridique  dans notre pays »
Élysée Nguemalet en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

« Le vrai problème de mon pays à l’heure actuelle, n’est pas le refus de délivrer le passeport à l’honorable Anicet Georges DOLOGUELE le président du parti URCA », affirme-t-il.

 

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Pour le responsable de la société civile, le dossier Dologuélé révèle surtout une difficulté plus profonde concernant la sécurité juridique des citoyens face à l’administration. Il estime que les décisions rendues par les juridictions doivent être appliquées par les autorités administratives.

 

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Une « insécurité juridique » qui touche les citoyens

 

Élysée Nguémalé place ainsi au centre de son intervention la notion d’« insécurité juridique ». Il accuse l’administration dirigée par le président Faustin-Archange Touadéra de ne pas respecter systématiquement les décisions rendues par les juridictions.

 

« Mais le vrai problème c’est L’INSÉCURITÉ JURIDIQUE dont fait face tous les citoyens centrafricains du fait de la RÉBELLION de l’administration de Faustin Archange TOUADERA contre les lois et les décisions de justices », écrit-il.

 

Le terme « rébellion » utilisé par l’activiste vise directement le fonctionnement de l’administration. Il ne parle donc plus seulement du cas particulier de Dologuélé, mais d’un problème qu’il présente comme systémique et susceptible de toucher l’ensemble des citoyens.

 

Cette accusation intervient alors qu’Élysée Nguémalé est lui-même un acteur régulier des débats juridiques et institutionnels en Centrafrique. Il a notamment saisi le Conseil constitutionnel dans le cadre de la candidature de Faustin-Archange Touadéra à la présidentielle de 2025. 

 

Des fonctionnaires victimes, selon Nguémalé

 

Pour étayer son accusation, le coordonnateur de l’OGDC évoque le cas de plusieurs fonctionnaires. Il affirme que certains agents de l’État ont obtenu des décisions de justice favorables contre l’administration, sans que celles-ci soient exécutées.

 

« Plusieurs fonctionnaires sont victimes du refus d’exécution par l’administration des décisions de justice rendues sur l’excès de pouvoir en leur faveur », dénonce-t-il.

 

Cette affirmation élargit considérablement la portée du dossier Dologuélé. Pour Nguémalé, le problème n’est donc pas uniquement celui d’un passeport refusé à une personnalité politique. Il s’agit, selon lui, de la capacité de l’administration à respecter les décisions de la justice lorsqu’elles lui sont défavorables.

 

« Personne n’est à l’abri »

 

Le responsable de la société civile appelle dès lors les Centrafricains à se mobiliser autour de la défense de l’État de droit. Il considère que le problème dépasse les clivages politiques et peut concerner n’importe quel citoyen.

 

« Nous devons nous unir pour arrêter immédiatement cette rébellion car personne n’est à l’abri », conclut Élysée Nguémalé.

 

Cette prise de position intervient dans un débat déjà nourri par plusieurs réactions autour du passeport et de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé. La Cour constitutionnelle avait notamment rejeté, en novembre 2025, une requête contestant sa candidature à la présidentielle, en déclarant sa compétence et en rejetant la demande comme mal fondée. 

 

Pour Élysée Nguémalé, l’enjeu dépasse donc le cas personnel de Dologuélé : il porte sur le respect des lois, l’exécution des décisions de justice et la protection de tous les citoyens face à l’administration.

 

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Sido : des policiers transformés en agents municipaux pour racketter les habitants au nom de Kwa ti-Kodro

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À Sido, dans l’Ouham-Fafa, des policiers sillonnent les quartiers pour contrôler l’entretien des concessions au nom de Kwati-Kodro. Les habitants dénoncent un système de racket.

 

Sido est une ville centrafricaine située à la frontière avec le Tchad. Elle fait face à Moyenne-Sido, de l’autre côté de la frontière. Depuis plusieurs semaines, des policiers parcourent les quartiers dans le cadre de l’opération Kwati-Kodro.

Sido : des policiers transformés en agents municipaux pour racketter les habitants au nom de Kwa ti-Kodro

 

Cette opération lancée par le président Faustin-Archange Touadéra vise officiellement à nettoyer les villes. À Sido, son application prend une autre tournure. Les policiers se chargent désormais du contrôle des concessions et réclament directement de l’argent aux habitants.

 

À lire aussi : Passeport du député Dologuélé : La Ligue centrafricaine des droits de l’homme rappelle l’autorité des décisions de la haute juridiction nationale

5 000 francs CFA pour des herbes devant une maison

 

Dans plusieurs quartiers, les policiers inspectent désormais les concessions. Une maison entourée de quelques herbes suffit pour convoquer son principal occupant.

À lire aussi : Vincent Mbokoto Dilla du CNCA-PDD dénonce une politique de « deux poids, deux mesures » autour de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé

 

La personne est appelée à s’expliquer. Elle est ensuite conduite au poste et maintenue en garde à vue avant de payer 5 000 francs CFA.

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Les habitants dénoncent clairement ces pratiques comme du racket. Ils ne savent pas à quelle caisse publique sont destinées les sommes encaissées. Aucun mécanisme clair de perception n’est présenté aux personnes concernées.

 

Le problème prend une autre dimension lorsque les habitants quittent Sido pour rejoindre leurs champs. En cette période de pluies, de nombreuses familles restent plusieurs jours, parfois plusieurs semaines, dans leurs exploitations agricoles.

 

À leur retour, elles retrouvent naturellement des herbes autour de leurs concessions. Les policiers leur ordonnent alors de payer pour le nettoyage jugé insuffisant.

 

Des agriculteurs obligés d’abandonner leurs champs

 

Les habitants vivent principalement de l’agriculture. Leur présence dans les champs constitue donc une nécessité économique.

 

Pourtant, les contrôles et les policiers les obligent désormais à interrompre leur travail agricole pour revenir nettoyer leurs concessions à Sido.

 

Certains parcourent plusieurs kilomètres pour éviter une sanction. Une fois sur place, ils débroussaillent les abords de leur maison avant de repartir vers leur champ.

 

Pour les habitants, cette méthode constitue un nouveau moyen de leur soutirer de l’argent. Ils dénoncent une stratégie de racket qui utilise Kwati-Kodro comme motif.

 

Des policiers transformés en agents municipaux pour racketter les habitants

 

À Sido, l’entretien des concessions relève traditionnellement de l’organisation communautaire. Les chefs de quartier et les chefs de village rappellent régulièrement les habitants à leurs obligations.

 

Chaque matin, des chefs de quartier utilisent leurs sifflets pour appeler les habitants et leur demander de nettoyer les abords des maisons et les espaces communs.

 

Cette organisation existait avant l’arrivée des policiers dans ces opérations de contrôle. Les habitants ne comprennent donc pas pourquoi les forces de l’ordre se chargent désormais de ces tâches.

 

Leur présence transforme une opération d’assainissement en activité de taxation illégale. Les policiers deviennent ainsi, de fait, des agents municipaux d’occasion acharnés à soutirer des taxes et à traquer les concessions à sanctionner.

 

Une nouvelle source d’argent pour abuser la population

 

Les habitants relient cette pratique aux difficultés financières auxquelles sont confrontées les forces de l’ordre sur les différents axes de la ville.

 

Aux barrières, les forces de l’ordre sont régulièrement accusées par les transporteurs et les commerçants de leur réclamer de l’argent. Les contrôles aux postes deviennent ainsi une autre source de revenus informels.

 

À Sido, les policiers disposent désormais d’un nouveau moyen pour récupérer de l’argent auprès de la population.

 

Le mécanisme est simple : une concession mal entretenue entraîne une convocation, puis une amende arbitraire de 5 000 francs CFA. L’argent est remis aux agents sans que les habitants connaissent précisément sa destination.

 

Les habitants demandent donc que les autorités précisent les règles de Kwati-Kodro, les personnes habilitées à infliger des sanctions et surtout la destination des sommes collectées.

 

Des dénonciations similaires circulent déjà sur les réseaux sociaux. La célèbre activiste Petit Piment, présentée comme chef d’état-major, fustige d’ailleurs haut et fort ces abus policiers et ce racket organisé.

 

À Sido, la question posée par les habitants est désormais directe : pourquoi des policiers sont-ils chargés de percevoir de l’argent auprès des familles au nom d’une opération d’assainissement qui relève normalement des autorités administrative et des responsables de quartier ?

 

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Faustin Zaméto : « Les 1 500 enseignants et les 7 500 bacheliers sans université posent la question du modèle éducatif centrafricain »

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Sociologue et analyste politique, Faustin Zaméto analyse l’article de Me Crépin Mboli-Goumba consacré au recrutement annoncé de 1 500 enseignants. Il estime que cette mesure doit être accompagnée d’une réforme plus large de l’enseignement supérieur et de l’aménagement du territoire.

 

Dans sa tribune publiée le 20 septembre 2026, Faustin Zaméto distingue deux dimensions dans l’analyse de Me Crépin Mboli-Goumba. La première concerne les conditions du recrutement des enseignants. La seconde porte sur la capacité de la République centrafricaine à accueillir les milliers de bacheliers qui arrivent chaque année sur le marché de l’enseignement supérieur.

 

Faustin Zaméto : « Les 1 500 enseignants et les 7 500 bacheliers sans université posent la question du modèle éducatif centrafricain »
Faustin Zameto

 

Selon le sociologue, le recrutement de 1 500 enseignants ne peut pas être évalué uniquement à travers le nombre de personnes intégrées dans la fonction publique. Il doit aussi prendre en compte les conditions dans lesquelles ces enseignants exerceront leur métier.

 

Il cite notamment les salles de classe, les table-bancs, les tableaux, les logements et la régularité du paiement des salaires. Pour lui, recruter des enseignants sans prévoir ces moyens risque de limiter l’impact de la mesure sur la qualité de l’éducation.

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Faustin Zaméto reprend également la crainte exprimée par Me Mboli-Goumba concernant les modalités de sélection. Il estime que le recrutement doit permettre aux enseignants bénévoles qui travaillent depuis plusieurs années dans des zones éloignées de pouvoir accéder équitablement à la fonction publique.

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Une seule université pour tout le pays

 

La seconde partie de son analyse porte sur l’enseignement supérieur. Faustin Zaméto reprend le constat selon lequel plusieurs milliers de jeunes obtiennent chaque année le baccalauréat alors que l’Université de Bangui ne peut accueillir qu’une partie d’entre eux.

 

Il estime que cette situation crée un problème social qui dépasse la seule question de l’accès aux études. Les jeunes qui ne trouvent pas de place dans l’enseignement supérieur doivent rechercher d’autres possibilités, notamment dans les grandes villes, dans le secteur informel ou à l’extérieur du pays.

 

Le sociologue défend ainsi l’idée d’un réseau d’universités régionales. Il rappelle la proposition évoquée en 2020 avec le professeur Gaston Mandata Nguerekata, consistant à développer plusieurs pôles universitaires répartis sur le territoire national.

 

Le projet présenté dans la tribune prévoit une spécialisation des établissements selon les caractéristiques économiques et géographiques des régions.

 

L’Est pourrait être orienté vers l’élevage, la médecine vétérinaire et la gestion des ressources pastorales. Le Nord pourrait accueillir des formations dans les mines, la géologie et le pétrole. Le Centre serait davantage consacré à l’agriculture et à l’agronomie. L’Ouest pourrait développer les formations liées au bois, à l’environnement, à l’eau et aux forêts. Bangui conserverait les principales formations en médecine, droit, lettres et sciences.

 

Pour Faustin Zaméto, cette organisation permettrait de rapprocher l’université des étudiants et de développer les compétences directement dans les régions.

 

Des universités pour développer les villes

 

Le sociologue associe également la création d’universités à la transformation des villes de l’intérieur du pays.

 

Il considère qu’un campus universitaire entraîne progressivement l’installation de logements, de commerces, de transports, de services financiers et de nouvelles infrastructures. Il cite notamment les bâtiments universitaires, les logements des enseignants, les résidences étudiantes, les routes, l’accès à l’eau, l’électricité et les télécommunications.

 

Dans cette logique, l’investissement universitaire ne serait donc pas limité à la construction de salles de cours. Il participerait aussi au développement économique des villes qui accueilleraient les établissements.

 

Faustin Zaméto oppose cette approche à des projets urbains présentés essentiellement à travers des maquettes. Il défend plutôt des investissements directement utilisables par les populations et les étudiants.

 

Le brassage universitaire comme outil de cohésion

 

La troisième dimension développée dans la tribune concerne la cohésion nationale.

 

Faustin Zaméto estime que la concentration des étudiants dans une seule université limite les possibilités de brassage entre les différentes régions du pays. Il considère que des universités implantées dans plusieurs zones pourraient permettre à des jeunes issus de communautés différentes de vivre et d’étudier ensemble pendant plusieurs années.

 

Il prend l’exemple d’un étudiant originaire de Bossangoa qui pourrait poursuivre ses études à Ndélé. Cette mobilité lui permettrait de découvrir d’autres communautés, leurs langues et leurs habitudes, tout en créant des relations personnelles et professionnelles.

 

Pour le sociologue, ces échanges peuvent contribuer à renforcer les liens entre les populations et à réduire les distances sociales et régionales.

 

Faustin Zaméto propose enfin que le recrutement des 1 500 enseignants repose sur un concours écrit anonyme, la publication des résultats et des notes, ainsi qu’une affectation accompagnée de moyens matériels adaptés.

 

Pour les bacheliers qui ne trouvent pas de place à l’université, il suggère de commencer par créer deux établissements régionaux, à l’Est et à l’Ouest, avant d’étendre progressivement le réseau à d’autres régions. L’objectif, selon lui, est de traiter simultanément la qualité de l’enseignement primaire, l’accès à l’enseignement supérieur et le développement des villes de l’intérieur du pays. Actions disponibles

 

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OUANDA-DJALLÉ : un enfant de 10 ans se noie dans une rivière, son corps sans vie retrouvé le lendemain

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Un enfant de 10 ans est mort noyé dimanche 20 septembre 2026 dans une rivière de la sous-préfecture de Ouanda-Djallé, dans la Vakaga. Son corps a été retrouvé lundi.

 

L’enfant était parti au champ avec sa famille. Dimanche, ses parents ont quitté les lieux pour se rendre à l’église. Il devait ensuite les rejoindre pour assister au service religieux.

OUANDA-DJALLÉ : un enfant de 10 ans se noie dans une rivière, son corps sans vie retrouvé le lendemain
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En quittant le champ, le garçon a emprunté le chemin menant vers l’église. Sur son trajet, il devait traverser une petite rivière. C’est à cet endroit qu’il s’est noyé.

 

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Le corps retrouvé 24 heures plus tard

 

La disparition de l’enfant a rapidement inquiété ses proches. Des recherches ont été engagées pour tenter de retrouver sa trace.

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Son corps a finalement été retrouvé lundi 21 septembre, environ 24 heures après sa noyade. Il a ensuite été récupéré par les habitants.

À lire aussi : Crépin Mboli-Goumba critique l’annonce du recrutement de 1 500 enseignants et relance l’idée de cinq universités

 

Les informations recueillies par la rédaction du CNC indiquent que l’enfant souffrait d’épilepsie. Les circonstances exactes de sa chute dans la rivière restent à établir. Aucun élément ne permet, à ce stade, d’affirmer que sa maladie est à l’origine de la noyade.

 

Une famille frappée par un drame

 

La mort de cet enfant provoque une vive émotion parmi les habitants de Ouanda-Djallé. Il s’agit d’un enfant qui se rendait simplement auprès de ses parents après leur départ pour l’église.

 

Dans cette partie de la Vakaga, les déplacements des enfants entre les champs, les villages et les lieux de culte peuvent se faire sur des chemins dépourvus d’aménagements de protection. Les cours d’eau constituent aussi des passages quotidiens pour les populations.

 

Ce drame rappelle les risques auxquels les enfants peuvent être exposés dans les zones rurales, où les moyens de protection et d’intervention restent limités.

 

La dépouille de l’enfant a été retrouvée lundi 21 septembre, laissant une famille et des habitants de Ouanda-Djallé confrontés à la perte d’un enfant de seulement 10 ans. Actions disponibles

 

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Nana-Mambéré : Gbokao Moustapha capturé à Bouffou, torturé puis exécuté par des mercenaires russes

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Gbokao Moustapha, 26 ans et père de quatre enfants, a été capturé le 14 septembre 2026 dans le village Bouffou, près de Bouar, avant d’être exécuté trois jours plus tard par des mercenaires russes.

 

En effet, dans la journée du 14 septembre, deux engins, un véhicule et une moto, occupées par des mercenaires russes du groupe Wagner, lourdement armés, arrivent dans le village Bouffou. Ces criminels de Touadera demandent à leur victime, le jeune Gbokao Moustapha de leur remettre son téléphone portable. Il répond ne pas en avoir.

Nana-Mambéré : Gbokao Moustapha capturé à Bouffou, torturé puis exécuté par des mercenaires russes
La victime de Wagner dans la Nana-Mambéré, monsieur Gbokaou Moustapha

 

Les mercenaires russes fouillent minutieusement alors son habitation. Ils n’ont pas pu retrouver le téléphone qu’ils cherchent et décident alors de repartir  avec le jeune homme. Gbokao Moustapha est conduit à Bouar, où il est détenu dans la base militaire occupée par les mercenaires russes.

 

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Trois jours de détention avant l’exécution

 

Pendant sa détention, Gbokao Moustapha est interrogé à plusieurs reprises sur les positions des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

À lire aussi : Centrafrique : Vers la mise à prix de la tête de Moloua face au carburant hors de prix, caisses vides et menace d’effondrement du régime Touadéra ?

 

Les mercenaires russes l’accusent de connaître les positions des rebelles. Le jeune homme nie ces accusations. Les interrogatoires se poursuivent sous pression durant les jours suivants.

 

Le 17 septembre, les mercenaires quittent leur base de Bouar avec leur détenu. Le groupe se déplace à bord de treize motos. Les hommes circulent à moto et le détenu est transporté derrière l’un des conducteurs.

 

Le groupe prend d’abord la direction du village Gayi, situé plus loin de Bouar. À leur arrivée, de nombreux habitants observent leur passage.

 

La présence d’un grand nombre de personnes dans ce village attire leur attention. Les mercenaires font alors demi-tour et reprennent la direction du village  Yénga.

 

De Yénga à la forêt

 

Yénga est situé à environ 14 kilomètres de Bouar. Après avoir atteint le village, les mercenaires quittent l’axe habituel et s’enfoncent dans la forêt avec leur détenu.

 

Ils parcourent environ 20 kilomètres avant d’atteindre une zone fréquentée par des cultivateurs. Des hangars servant d’abris aux personnes travaillant dans les champs se trouvent dans cette partie de la forêt.

 

Sur place, les mercenaires commencent à tirer à plusieurs reprises. Plusieurs tirs sont effectués en l’air avant l’exécution de Gbokao Moustapha.

 

Le jeune homme est tué, puis décapité. Une partie de ses organes est retirée de son corps. Les mercenaires brûlent ensuite le reste de la dépouille.

 

La tête demeure identifiable après l’incendie. Les mercenaires enterrent sommairement les restes avant de quitter les lieux.

 

Le lendemain, après leur départ, des habitants découvrent la sépulture. Ils déterrent les restes et constatent les traces de l’exécution et de l’incendie. La tête de Gbokao Moustapha est notamment retrouvée et reste reconnaissable.

 

La victime laisse derrière elle une épouse et quatre enfants.

 

Les informations recueillies par la rédaction du CNC dans le cadre de cette enquête établissent que l’exécution intervient après trois jours de détention et d’interrogatoires à Bouar. D’autres témoignages recueillis dans la même zone font état de disparitions de jeunes hommes après leur arrestation par des mercenaires russes.

 

La rédaction du CNC poursuit ses investigations afin d’établir les circonstances de ces autres disparitions et d’identifier les éventuelles victimes.

 

Affaire à suivre. Actions disponibles.

 

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Crépin Mboli-Goumba critique l’annonce du recrutement de 1 500 enseignants et relance l’idée de cinq universités

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Me Crépin Mboli-Goumba, président du parti Patrie et coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), réagit à l’annonce du recrutement de 1 500 enseignants dans la fonction publique et propose cinq universités publiques en Centrafrique.

 

Me Crépin Mboli-Goumba estime que le recrutement annoncé de 1 500 enseignants constitue une mesure positive, mais qu’elle ne suffit pas à répondre aux besoins du système éducatif centrafricain. Dans une publication consacrée à cette annonce, le président du parti Patrie et coordinateur du BC rappelle le déficit d’enseignants qu’il avait évoqué quelques jours auparavant.

 

Crépin Mboli-Goumba critique l’annonce du  recrutement de 1 500 enseignants et relance l’idée de cinq universités

 

Selon Me Crépin Mboli-Goumba, le système éducatif centrafricain manque d’environ 12 000 enseignants. Il estime donc que le recrutement annoncé doit s’inscrire dans une politique plus large, prenant en compte les effectifs scolaires, les conditions de travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves.

 

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Crépin Mboli-Goumba met en garde contre les recrutements sans planification

 

Me Crépin Mboli-Goumba s’interroge aussi sur la planification de cette opération. Il rappelle que le gouvernement vient d’intégrer de nombreux agents dans la fonction publique, avec une masse salariale qu’il estime désormais à 12 milliards de francs CFA.

À lire aussi : La septième République de Faustin-Archange Touadéra commence mal : la famine continue de frapper , avec la viande de bœuf qui devient un luxe inaccessible pour beaucoup de Centrafricainsle

 

Pour le président du parti Patrie, l’objectif ne doit pas être uniquement de réduire le nombre d’élèves par enseignant. Il faut aussi garantir la qualité de l’enseignement et améliorer les conditions de travail des enseignants.

 

Me Crépin Mboli-Goumba met également en garde contre le risque de recrutements fondés sur les relations personnelles. Il demande que les enseignants qualifiés, qu’il décrit comme étant « clochardisés depuis trop longtemps », puissent bénéficier de ces recrutements.

 

L’ancien projet de cinq universités remis sur la table

 

Au-delà du recrutement des enseignants, Me Crépin Mboli-Goumba pose la question de l’avenir des milliers de jeunes qui obtiennent chaque année leur baccalauréat.

 

Le président du parti Patrie estime que l’Université de Bangui ne dispose pas des capacités suffisantes pour accueillir tous ces nouveaux bacheliers. Il rappelle alors une proposition qu’il avait formulée en 2020, lors d’un échange avec le professeur Gaston Mandat Nguerekata.

 

Me Crépin Mboli-Goumba avait proposé la création de cinq universités publiques réparties dans les différentes régions du pays : à l’Est, à l’Ouest, au Nord, au Sud et au Centre.

 

Il présente cette proposition autour de trois objectifs : l’enseignement supérieur, le développement urbain et la cohésion nationale.

 

Des universités pour développer les régions

 

Sur le plan académique, Me Crépin Mboli-Goumba estime que plusieurs universités permettraient de rapprocher les étudiants des établissements d’enseignement supérieur.

 

Il cite notamment le Tchad, le Cameroun, le Gabon et le Congo pour comparer le nombre d’universités publiques disponibles dans ces pays avec la situation centrafricaine.

 

Sur le plan du développement urbain, le président du parti Patrie considère qu’une université pourrait devenir le point de départ d’une nouvelle ville. Il évoque la construction de bâtiments universitaires, de logements, de routes, ainsi que l’accès à l’eau et à l’électricité.

 

Selon Me Crépin Mboli-Goumba, l’arrivée d’étudiants, d’enseignants, de personnels administratifs, de banques et de commerces pourrait également favoriser le développement économique des zones concernées.

 

Crépin Mboli-Goumba défend le brassage des étudiants

 

Le troisième objectif avancé par Me Crépin Mboli-Goumba concerne la cohésion nationale.

 

Il estime que la répartition des étudiants dans différentes régions pourrait favoriser une meilleure connaissance entre les populations. Il prend l’exemple d’un bachelier de Bossangoa qui serait orienté vers une université à Ndélé pour y suivre des études de médecine.

 

Pour Me Crépin Mboli-Goumba, cet étudiant pourrait passer plusieurs années dans cette région, découvrir les coutumes locales et développer des liens avec les populations.

 

Il rappelle enfin que le professeur Gaston Mandat Nguerekata avait, selon lui, levé ses réserves sur cette proposition formulée en 2020. Faites glisser vers le haut ou le bas pour sélectionner une action personnalisée, puis touchez deux fois pour l’activer.

 

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Sido : panique dans la ville, les mercenaires russes enlèvent les jeunes, les tuent

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À Sido, dans l’Ouham-Fafa, les mercenaires russes enlèvent puis assassinent les jeunes de la ville afin de s’emparer de leurs biens.

 

La population de Sido subit de plein fouet cette vague effroyable de crimes sanglants. Depuis plusieurs semaines, les mercenaires russes capturent froidement commerçants et chauffeurs de moto pour les exécuter et voler leurs biens. C’est une véritable criminalité du jamais vue en RCA.

 

Sido : les mercenaires russes enlèvent les jeunes, les tuent avant de récupérer leurs biens
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

La semaine dernière encore, un jeune homme quittait bravement son domicile pour prendre sa moto. Il est tombé dans le piège mortel de ces criminels de Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro.

 

À lire aussi : Vincent Mbokoto Dilla du CNCA-PDD dénonce une politique de « deux poids, deux mesures » autour de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé

Sa famille a fini par retrouver sa moto dans la base des mercenaires russes. Les assassins utilisent aujourd’hui le deux-roues de leur victime sans la moindre honte.

 

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Cette terrible découverte confirme l’horrible réalité qui frappe la ville. Les mercenaires russes suppriment méthodiquement les jeunes pour dépouiller leurs cadavres et saisir leurs équipements.

 

Les habitants de Sido vivent sous le règne de la terreur face à ces tueurs impitoyables. Chaque déplacement devient une marche vers la mort et l’angoisse déchire le cœur des mères.

 

Ce massacre méthodique rappelle le sort atroce réservé au transporteur Bilal, capturé puis exécuté par ces mêmes mercenaires russes à l’entrée de Ndélé.

 

Ces criminels prétendent absurde que Bilal s’est enfui, dissimulant à peine leur odieux forfait. La révolte légitime de la population de Ndélé avait totalement paralysé la ville.

 

À Sido, le chagrin des familles se transforme en une colossale vague de colère. Elles exigent justice pour la mémoire de leurs enfants massacrés et détroussés par ces bandes armées.

 

Les organisations de défense des droits humains, à l’instar de Human Rights Watch, documentent minutieusement ces nettoyages sanglants et ces expropriations sauvages.

 

Face à ce carnage quotidien et aux pillages systématiques, la population exige une intervention immédiate pour neutraliser ces criminels et venger leurs victimes.

 

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Maître Crépin Mboli-Goumba : « Tout le monde est devenu juriste, tout le monde est devenu constitutionnaliste », le fonctionnement des institutions centrafricaines vivement critiqué par le Coordinateur du BRDC

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Maître Crépin Mboli-Goumba, président du parti Patri et coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC), a vivement critiqué le fonctionnement des institutions centrafricaines dans une interview consacrée à l’actualité politique nationale. Il dénonce notamment les prises de position de membres du gouvernement contre des décisions du Conseil constitutionnel.

 

L’avocat réagissait aux déclarations du ministre d’État et porte-parole du gouvernement, Evariste Ngamana, sur la nationalité de l’ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé. Pour Crépin Mboli-Goumba, le débat juridique sur cette question a déjà été tranché par le Conseil constitutionnel.

 

Maître Crépin Mboli-Goumba : « Tout le monde est devenu juriste, tout le monde est devenu constitutionnaliste », le fonctionnement des institutions centrafricaines vivement critiqué par le Coordinateur du BRDC

 

« Le problème de la nationalité du président Dologuélé a été posé, le débat a eu lieu, le Conseil constitutionnel a tranché », affirme-t-il. Selon lui, une décision du Conseil constitutionnel qui n’est susceptible d’aucun recours doit s’imposer à l’ensemble des autorités publiques.

 

L’opposant estime ainsi qu’un membre de l’exécutif ne peut pas remettre en cause une décision rendue par cette institution. « Nous sommes dans une situation où un membre éminent de l’exécutif entre en rébellion contre une décision du Conseil constitutionnel », déclare-t-il.

À lire aussi : Centrafrique : La validation de la candidature aux élections présidentielles et législatives par le conseil constitutionnel fait-elle obstacle à la d’échéance ultérieure d’un député pour défaut de nationalité ?

 

Pour lui, cette position traduit une mauvaise compréhension du fonctionnement des institutions. Il rappelle que les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent aux autorités civiles et militaires et que le président de la République est censé garantir l’indépendance de la justice.

À lire aussi : Objets d’art, habitat, accoutrements : La RCA n’a rien de spécifiquement centrafricain, affirme Jean-Pierre Mara

 

Crépin Mboli-Goumba critique également les déclarations antérieures d’Evariste Ngamana sur la Constitution adoptée par référendum. Il rappelle que le ministre avait déclaré publiquement qu’il était possible de réécrire le texte constitutionnel après avoir constaté que certaines de ses dispositions ne correspondaient pas aux attentes du pouvoir.

 

L’avocat considère cette approche comme une « ignorance dangereuse du mécanisme constitutionnel ». Pour lui, une Constitution adoptée par le peuple ne peut pas être modifiée selon les convenances des responsables politiques.

 

Il s’appuie sur l’exemple de la Constitution française de 1958 pour expliquer son raisonnement. Même lorsqu’une erreur rédactionnelle avait été relevée dans le texte, les constitutionnalistes français n’avaient pas entrepris de réécrire la Constitution après son adoption. « Le souverain primaire, qui est le peuple, s’était déjà exprimé », rappelle-t-il.

 

Le Conseil constitutionnel au-delà des contentieux électoraux

 

Crépin Mboli-Goumba conteste aussi l’affirmation selon laquelle le Conseil constitutionnel serait essentiellement chargé de régler les contentieux électoraux.

 

Il rappelle que ses compétences sont beaucoup plus larges. Le Conseil constitutionnel est notamment chargé de contrôler la conformité des lois à la Constitution, d’examiner le règlement intérieur de l’Assemblée nationale et de régler certains conflits d’attribution entre les pouvoirs publics et entre les différentes collectivités avant même d’intervenir sur les contentieux électoraux.

 

« Les choses les plus élémentaires », insiste-t-il, avant de lancer une formule qui résume sa critique : « Le droit ne se maîtrise pas par le haut. Le droit se maîtrise par le bas. »

 

Pour l’avocat, la connaissance des fondamentaux juridiques est indispensable à l’exercice des responsabilités publiques. Une mauvaise maîtrise du droit au départ conduit, selon lui, à des interprétations erronées des textes constitutionnels et à des conflits entre les institutions.

 

« Tout le monde est devenu juriste »

 

Le président du Patri élargit ensuite sa critique au fonctionnement général de l’État. « Tout le monde est devenu juriste, tout le monde est devenu constitutionnaliste », déplore-t-il.

 

Il estime que certains responsables politiques interviennent sur des questions juridiques sans disposer, selon lui, de la maîtrise nécessaire des textes et des principes fondamentaux du droit.

 

Cette situation devient particulièrement problématique lorsqu’elle concerne des membres du gouvernement. Pour Crépin Mboli-Goumba, le respect des règles institutionnelles ne peut pas dépendre des rapports de force politiques.

 

Il considère que la contestation publique d’une décision du Conseil constitutionnel par un membre de l’exécutif peut avoir des conséquences sur l’ensemble du fonctionnement de l’État. « Si vous êtes capables, vous, en tant que membre du gouvernement, de vous rebeller contre une décision du Conseil constitutionnel », cela peut, selon lui, encourager d’autres acteurs publics à contester à leur tour les règles auxquelles ils sont soumis.

 

Il cite ainsi les fonctionnaires, les parlementaires et les autres institutions. Selon son raisonnement, si les responsables placés au sommet de l’État peuvent s’affranchir des règles institutionnelles, les autres catégories de citoyens peuvent être tentées de faire de même.

 

« Ça autorise une dérégulation générale de ce qui fait une société », affirme-t-il.

 

Un appel à revoir le pacte républicain

 

Pour sortir de cette situation, Crépin Mboli-Goumba estime nécessaire de revoir le pacte républicain. Il ne limite pas cette réforme aux institutions politiques. Il l’étend à l’éducation, à la formation civique et au rapport des citoyens aux règles communes.

 

Selon lui, le pacte républicain doit commencer dès l’école. Il dénonce notamment la disparition de l’instruction civique des programmes scolaires, estimant que celle-ci avait un rôle important dans l’apprentissage du respect du bien public, de la patrie et des règles de la vie collective.

 

« Le pacte républicain commence à la maternelle », soutient-il.

 

Dans cette logique, il considère que la crise institutionnelle ne peut pas être séparée des insuffisances du système éducatif et de la formation civique. Le respect des institutions, des lois et des biens publics doit, selon lui, être appris dès le plus jeune âge.

 

Une critique plus large de la gouvernance

 

L’analyse de Crépin Mboli-Goumba dépasse donc la seule affaire liée à la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé. Il présente cette controverse comme un symptôme d’un problème plus large dans le fonctionnement de l’État centrafricain.

 

Pour lui, le non-respect des règles par les institutions crée progressivement une confusion entre les pouvoirs et affaiblit l’autorité des textes constitutionnels.

 

« Nous ne sommes plus dans un État civilisé avec des règles établies, et surtout le respect de ces règles-là », affirme-t-il.

 

Le coordinateur du BRDC estime que le rétablissement d’un fonctionnement institutionnel fondé sur le droit passe par le respect des compétences de chaque institution. Il appelle également les responsables politiques à revenir aux fondamentaux juridiques et à éviter que les rapports de force politiques prennent le dessus sur les textes en vigueur.

 

Dans son analyse, la question de la nationalité de Dologuélé devient ainsi un exemple d’un problème institutionnel plus vaste : celui d’un État où les décisions des institutions peuvent être publiquement contestées par ceux qui sont censés les appliquer.

 

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Centrafrique : un soldat FACA interpellé par la gendarmerie de Carnot pour meurtre d’un conducteur de taxi-moto

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Un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) est arrêté à la brigade de gendarmerie de Carnot, dans la préfecture de Mambéré, après la mort de Freddy, un conducteur de taxi-moto domicilié à Berbérati.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, Freddy avait quitté Berbérati après avoir accepté de transporter le militaire à moto jusqu’à Carnot. Quelques kilomètres avant la ville, dans les environs du village Béré, le militaire aurait demandé au conducteur de s’arrêter, prétextant vouloir se soulager.

Centrafrique : un soldat FACA interpellé par la gendarmerie de Carnot pour meurtre d’un conducteur de taxi-moto
Les policer du commissariat de Carnot. Photo CNC

 

Après l’arrêt de la moto, le soldat aurait sorti son arme et tiré sur Freddy. Le conducteur a été tué sur place. Le corps a ensuite été déplacé dans une zone boisée, tandis que le militaire aurait récupéré la moto et poursuivi son trajet jusqu’à Carnot.

 

À lire aussi : Trafic de drogue à l’aéroport de Bangui : le dossier du cannabis retrouvé sur un vol Ethiopian Airlines au cœur de nouvelles révélations

À Berbérati, l’absence de Freddy avait suscité des inquiétudes au sein de sa famille et parmi ses collègues conducteurs de taxi-moto. Les recherches ont finalement permis de retrouver son corps grâce à des villageois, qui l’ont découvert avant de procéder à son inhumation.

 

À lire aussi : Ouanda-Djallé : le représentant de l’ONG SOPANDJI grièvement blessé par un sous-lieutenant

La moto de la victime a également été retrouvée à Carnot chez le militaire. Ce dernier soupçonné d’être impliqué dans les faits a été interpellé et placé à la disposition de la gendarmerie de Carnot, où une enquête est en cours pour établir les circonstances exactes de la mort du conducteur.

 

À Berbérati, cette affaire provoque la colère des conducteurs de taxi-moto. Plusieurs d’entre eux ont décidé de ne plus transporter des militaires des FACA sur leurs motos, quel que soit le motif de la course.

 

La rédaction du CNC suit l’évolution de l’enquête et poursuit ses vérifications pour établir l’identité du militaire arrêté et les circonstances précises des faits. Actions disponibles

 

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Trafic de drogue à l’aéroport de Bangui : le dossier du cannabis retrouvé sur un vol Ethiopian Airlines au cœur de nouvelles révélations

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De nouveaux éléments recueillis par la rédaction du CNC reviennent sur l’affaire du cannabis chargé à l’aéroport international de Bangui à bord d’un vol d’Ethiopian Airlines. La marchandise a été découverte en Inde, déclenchant une chaîne de signalements entre les autorités indiennes, éthiopiennes et la compagnie aérienne.

 

La marchandise a été embarquée à Bangui avant d’être découverte à l’arrivée en Inde. Les autorités indiennes ont alors saisi leurs homologues éthiopiennes pour signaler que l’affaire impliquait un appareil de leur compagnie nationale.

Trafic de drogue à l’aéroport de Bangui : le dossier du cannabis retrouvé sur un vol Ethiopian Airlines au cœur de nouvelles révélations
Un avion de Kenya Airways sur le tarmac de l’aéroport international de Bangui M’Poko, avec des bus d’embarquement à proximité Photo CNC

 

L’alerte est ensuite remontée jusqu’à Addis-Abeba. La direction d’Ethiopian Airlines a saisi ses services afin d’obtenir des explications sur les conditions dans lesquelles le cannabis a été introduit dans le circuit du fret et chargé à bord de l’appareil.

 

À lire aussi : Peut-être qu’il y aura des ingénieurs ou des guerriers parmi les demandeurs d’asile expulsés des États-Unis vers la RCA : La défense surréaliste et ridicule d’Eddy Symphorien Kparekouti sur la radio Ndékè-luka

Le dossier est ensuite revenu vers l’escale de Bangui. Le représentant d’Ethiopian Airlines, identifié comme Erlens, ainsi que M. Solomon, ont exigé des explications sur les circonstances de l’embarquement de cette marchandise.

 

À lire aussi : Il a lancé un ultimatum de 48 heures aux miliciens Azandé pour libérer les otages de Bambouti : six mois plus tard, quelle est la suite de la déclaration pathétique du commandant de compagnie de gendarmerie du Haut-Mbomou ?

Plusieurs responsables intervenant dans le traitement du fret sont directement mis en cause. Parmi eux figurent SANDOS Stevy, chef du fret, ainsi que Luango Tedi. Ces responsables de différents services sont directement impliqués dans la chaîne de traitement et de contrôle des marchandises.

 

Un douanier affecté au service du tourisme est également impliqué dans le dossier. Cet agent a été sanctionné et se trouve actuellement à son domicile pour une période de mise à pied.

 

L’intervention du commissaire chargé du dossier à Bangui est établie. Celui-ci a contribué à bloquer et à étouffer les suites données à l’affaire, alors que plusieurs responsables de services étaient appelés à fournir des explications sur les contrôles effectués avant le départ du vol.

 

Au cœur de l’affaire se trouve la méthode employée : la marchandise contenant du cannabis a été chargée à Bangui puis a voyagé jusqu’en Inde grâce au contournement délibéré des contrôles avant l’embarquement. Les procédures de contrôle du fret, les responsabilités des différents intervenants et la traçabilité de la marchandise démontrent ces défaillances.

 

Les éléments recueillis par le CNC établissent la responsabilité individuelle des personnes citées. Les documents de fret, les contrôles douaniers, les registres de chargement et les échanges intervenus entre les différents services après la découverte de la marchandise en Inde confirment les faits.

 

Les investigations de la rédaction du CNC exposent les circonstances exactes de cette affaire et les responsabilités directes dans la chaîne de contrôle du fret à l’aéroport international de Bangui.

 

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Ouanda-Djallé : le représentant de l’ONG SOPANDJI grièvement blessé par un sous-lieutenant

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Le représentant de l’ONG SOPANDJI, Chado, a été grièvement blessé samedi 19 septembre 2026 vers 16 heures à Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga, après une altercation avec un sous-lieutenant des Forces armées centrafricaines.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, Chado se trouvait dans un lieu de vente de boissons où il avait l’habitude de consommer à crédit. Il devait environ 400 000 francs CFA à la vendeuse. Il avait déjà versé 100 000 francs, laissant une dette de 300 000 francs CFA.

 

Ouanda-Djallé : le représentant de l’ONG SOPANDJI grièvement blessé par un sous-lieutenant
Trois soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la Haute-Kotto

 

Une dispute après un refus de servir à crédit

 

Samedi, Chado est revenu dans le même lieu pour acheter à nouveau des boissons. La vendeuse a refusé de lui servir à crédit, en raison de la dette restante. Elle lui a demandé de poursuivre d’abord le remboursement.

À lire aussi : La septième République de Faustin-Archange Touadéra commence mal : la famine continue de frapper , avec la viande de bœuf qui devient un luxe inaccessible pour beaucoup de Centrafricainsle

 

Le refus a provoqué la colère du représentant de l’ONG SOPANDJI. Une dispute a éclaté entre lui et la vendeuse. Chado a également insulté la jeune femme, qui est la compagne d’un sous-lieutenant présent sur les lieux au moment des faits.

À lire aussi : Centrafrique : Quels enjeux politiques et économiques sous-tendent la mise en garde de la Banque mondiale sur les finances publiques ?

 

Le sous-lieutenant est alors intervenu pour demander à Chado de cesser les insultes. L’échange verbal s’est rapidement durci entre les deux hommes.

À lire aussi : Centrafrique : le piège de la dette place l’État au bord de l’asphyxie financière

 

Le sous-lieutenant abandonne son arme avant la confrontation

 

Selon les informations recueillies par le CNC, les deux hommes ont failli en venir aux mains. Le sous-lieutenant portait son arme de service. Il a retiré son pistolet et l’a confié à une autre personne présente sur les lieux.

 

Le sous-lieutenant a expliqué qu’il voulait éviter de se battre avec son arme et souhaitait régler le différend à mains nues. Plusieurs personnes présentes sont alors intervenues pour séparer les deux hommes.

 

La dispute s’est finalement arrêtée. Chado a quitté les lieux, pensant que l’incident était terminé.

 

Une agression sur la route

 

Après la fin de l’altercation, le sous-lieutenant est resté dans le secteur. Il s’est positionné sur la route dans l’attente du passage de Chado.

 

Lorsque le représentant de SOPANDJI est arrivé, les deux hommes se sont retrouvés face à face. D’après les informations recueillies par le CNC, le sous-lieutenant était alors muni de bâtons.

 

Il a frappé Chado à plusieurs reprises. Le représentant de l’ONG est tombé au sol sous les coups. Il a été grièvement blessé au cours de cette agression.

 

Des personnes présentes ont ensuite porté assistance à Chado avant son transfert à l’hôpital de Ouanda-Djallé. Il y est toujours hospitalisé et reçoit des soins pour ses blessures.

 

Le sous-lieutenant, membre des forces armées centrafricaines, se trouve de son côté dans sa base à Ouanda-Djallé, selon les informations recueillies par la rédaction du CNC.

 

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Sans police ni tribunaux à Ouadda, la justice populaire remplace la loi de la République selon le sous-préfet Ghislain Stéphane Yonaba

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L’autorité de l’État et l’application des lois républicaines s’arrêtent aux portes de la sous-préfecture de Ouadda. Alors que les discours officiels vantent la restauration des institutions sur le territoire, le témoignage de Ghislain Stéphane Yonaba expose l’inexistante chaîne judiciaire dans sa circonscription. Cette absence totale de structures officielles abandonne la population locale à une gestion extrajudiciaire des conflits, loin des règles de droit.

 

Le constat dressé par le représentant local de l’État est sans appel : la localité ne dispose d’aucun agent de police ni de gendarmerie pour assurer l’ordre public ou mener des enquêtes. Depuis l’installation du sous-préfet, aucune instance de juridiction itinérante n’a fait le déplacement. Le tribunal est totalement absent de Ouadda, laissant un vide institutionnel complet après dix-neuf années de crises militaro-politiques répétées.

Sans police ni tribunaux à Ouadda, la justice populaire remplace la loi de la République selon le sous-préfet Ghislain Stéphane Yonaba
Ghislain Stéphane Yonaba, sous-préfet de Ouadda. Photo RNLGasmala Moustapha, mai 2026.

 

Ce manque de services de sécurité et de magistrats produit des effets destructeurs sur la cohésion sociale. Les auteurs de crimes, de forfaits et de viols agissent sans la moindre crainte de poursuites légales. Devant cette impunité totale, les habitants choisissent de se faire justice eux-mêmes. La justice populaire devient ainsi la norme, créant un climat de violences arbitraires que les seules campagnes de sensibilisation de la sous-préfecture ne parviennent plus à endiguer.

 

Le chef de l’administration locale qualifie lui-même cette situation de danger majeur pour la collectivité. Sans l’affectation immédiate de forces de l’ordre et le déclenchement de procédures judiciaires régulières, l’idée même de commettre un acte répréhensible reste impunie à Ouadda. Le rétablissement d’un corps de police et d’un tribunal permanent apparaît comme l’unique solution pour enseigner à nouveau aux citoyens que les actes criminels mènent à une sanction de la République.

 

Par Moïse Banafio

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Centrafrique : incroyable! Le gouvernement s’étonne de la multiplication des naissances de jumeaux et de triplés dans le pays

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Le gouvernement centrafricain s’intéresse à la multiplication des naissances multiples signalées dans plusieurs localités du pays, avec un nouveau cas de triplés enregistré à Mobaye.

 

La question a été portée devant le Conseil des ministres du 3 septembre 2026 par la ministre chargée de la Promotion du genre, de la Protection de la femme, de la Famille et de l’Enfant.

 

Selon le compte rendu officiel, une série de naissances multiples est observée depuis quelque temps à travers le territoire national. Le dernier cas cité concerne des triplés nés dans la ville de Mobaye.

Centrafrique : incroyable! Le gouvernement s’étonne de la multiplication des naissances de jumeaux et de triplés dans le pays
Photo MSF

 

Le gouvernement n’a pas communiqué de statistiques permettant de mesurer une éventuelle augmentation réelle du nombre de naissances multiples dans le pays.

À lire aussi : Anicet-Georges Dologuélé : « J’ai honte de cette image que nous donnons aux jeunes », l’exaspération du leader face à l’instrumentalisation politique de la nationalité par la présidence

 

Aucune donnée comparative avec les années précédentes n’a non plus été présentée. Le compte rendu ne précise pas combien de naissances de jumeaux, de triplés ou de quadruplés ont été recensées sur l’ensemble du territoire.

À lire aussi : Bangui : l’interminable combat des déplacés musulmans  de Bégoua pour leurs propriétés confisquées de force lors des événements des Séléka et anti-balaka de 2013 – 2014

 

La multiplication des informations concernant ces naissances peut aussi s’expliquer par une évolution des moyens de communication. Les réseaux sociaux permettent aujourd’hui de diffuser rapidement les informations provenant des villes et des villages du pays.

 

Une naissance de triplés dans une localité peut ainsi être connue en quelques heures à Bangui, alors que des événements similaires pouvaient autrefois rester limités à la famille et à la communauté concernée.

 

Les naissances multiples ne constituent pas en elles-mêmes un phénomène nouveau. Des jumeaux, des triplés et, plus rarement, des quadruplés naissent régulièrement dans différents pays.

 

En Centrafrique, le véritable enjeu pourrait davantage se situer dans la prise en charge de ces grossesses et des nouveau-nés. Les grossesses multiples présentent des besoins médicaux particuliers et peuvent nécessiter une surveillance renforcée avant et après l’accouchement.

 

Le compte rendu du Conseil des ministres ne fournit aucune information sur les conditions sanitaires dans lesquelles les naissances multiples citées ont été prises en charge.

 

Il ne précise pas non plus si le gouvernement envisage une étude médicale ou démographique pour déterminer si le nombre de naissances multiples augmente réellement ou si leur visibilité est simplement devenue plus importante grâce aux réseaux sociaux.

 

La ministre a informé les membres du gouvernement de la poursuite de cette série de naissances multiples. Le Conseil a indiqué que la situation fera l’objet d’un nouvel examen lors d’une prochaine réunion.

 

Cette communication intervient dans un contexte où les capacités du système sanitaire centrafricain restent un sujet majeur pour la prise en charge des femmes enceintes, des nouveau-nés et des grossesses nécessitant une surveillance particulière.

 

Pour l’heure, le gouvernement n’a annoncé aucune mesure spécifique concernant les naissances multiples. Le dossier doit être de nouveau examiné en Conseil des ministres.

 

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Centrafrique : Faustin Zaméto estime que la Primature Sarandji a réussi la survie de l’État sans engager sa refondation

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Faustin Zaméto, sociologue et analyste politique, estime que la Primature de Mathieu Simplice Sarandji a permis à l’État centrafricain de survivre après 2016, sans réussir à engager sa refondation institutionnelle.

 

Dans une nouvelle tribune publiée le 17 septembre 2026, Faustin Zaméto revient sur les trois années de Mathieu Simplice Sarandji à la Primature. Il distingue deux périodes : la gestion de l’urgence après la crise et l’absence de transformation profonde des institutions.

 

Centrafrique : Faustin Zaméto estime que la Primature Sarandji a réussi la survie de l’État sans engager sa refondation
Le premier ministre Félix Moloua avec sa bouche entre-ouverte

 

Faustin Zaméto : « L’État au bord du vide » en 2016

 

Pour Faustin Zaméto, la nomination de Mathieu Simplice Sarandji comme Premier ministre en avril 2016 intervient dans un contexte où l’État centrafricain est fortement affaibli.

À lire aussi : Réintégration de Dologuélé dans la nationalité centrafricaine : Crépin Mboli-Goumba démonte le raisonnement du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana

 

« Quand Mathieu Simplice Sarandji est nommé Premier Ministre en avril 2016, il n’y a plus d’État », écrit le sociologue.

À lire aussi : Du gouverneur aux ministres : toute la propagande officielle est copiée-collée de Wagner ! L’AAKG n’est pas rebelle, elle résiste à l’envahisseur russe

 

Faustin Zaméto décrit alors des caisses publiques vides, une administration territoriale largement absente et un territoire échappant en grande partie au contrôle administratif.

 

Selon lui, le président Faustin-Archange Touadéra fait alors le choix de nommer un proche de confiance. Il rappelle que Mathieu Simplice Sarandji était son collègue à l’Université et son directeur de campagne.

 

Pour Faustin Zaméto, la priorité du nouveau gouvernement n’était pas encore le développement économique. « La mission n’est pas de développer. La mission est de faire survivre », écrit-il.

 

Bruxelles 2016, un tournant pour la survie de l’État

 

Faustin Zaméto considère la conférence de Bruxelles de novembre 2016 comme l’un des principaux acquis de la Primature Sarandji.

 

Il rappelle que le gouvernement y présente le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix, le RCPCA, et obtient plus de 2 milliards de dollars d’engagements des partenaires internationaux.

 

« L’Union Européenne, la Banque Mondiale, la BAD reviennent. Les salaires reprennent », écrit Faustin Zaméto.

 

Pour lui, cet épisode constitue « l’acte fondateur qui empêche l’effondrement final ».

 

Le sociologue cite également plusieurs signes de reprise institutionnelle. Il évoque le retour de certains préfets, la réouverture de l’Université et la reprise de la vie parlementaire.

 

Sur le plan sécuritaire, Faustin Zaméto estime que c’est également durant cette période que se prépare une nouvelle coopération permettant, à partir de 2018, d’engager une reconquête progressive du territoire.

 

Il résume cette première période en une phrase : « Pour cette première mission – survivre – la Primature a fait son travail. »

 

Une Primature affaiblie face à une Présidence forte

 

Faustin Zaméto situe le principal « chaînon manquant » dans l’incapacité du gouvernement à transformer cette phase de survie en refondation institutionnelle.

 

Il décrit d’abord un déséquilibre entre la Primature et la Présidence. « Une Primature faible, une Présidence forte », écrit-il.

 

Selon lui, l’absence de base politique propre du Premier ministre limitait sa capacité d’arbitrage.

 

« Sa légitimité venait entièrement du Président. Résultat : les ministres allaient directement à la Présidence. La Primature coordonnait, mais ne tranchait », affirme Faustin Zaméto.

 

Il estime ainsi que la coordination gouvernementale n’a pas été accompagnée d’un pouvoir d’arbitrage suffisamment fort au niveau de la Primature.

 

Faustin Zaméto critique une gestion de l’urgence devenue durable

 

Le sociologue revient aussi sur l’utilisation des financements internationaux obtenus après la conférence de Bruxelles.

 

Il parle d’une « gestion de rente » et estime que l’arrivée des financements extérieurs a conduit à privilégier une logique d’exécution rapide.

 

« Pour la dépenser vite et montrer des résultats aux bailleurs, le recours aux procédures d’exception – gré à gré, conventions directes – est devenu fréquent », écrit-il.

 

Faustin Zaméto précise que ces procédures peuvent être utilisées dans un contexte d’urgence.

 

Il estime toutefois que leur maintien pendant plusieurs années peut modifier les pratiques administratives. « Quand l’urgence dure trois ans, l’exception devient une culture administrative », affirme-t-il.

 

Le sociologue ne présente pas cette situation comme la responsabilité personnelle d’un seul acteur. « Ce n’est pas une faute individuelle. C’est la logique d’un État rentier sans contre-pouvoirs techniques », écrit-il.

 

Un contrôle parlementaire encore limité

 

Faustin Zaméto aborde ensuite le fonctionnement du contrôle parlementaire durant cette période.

 

Il cite le ministère des Finances dirigé à l’époque par Henri-Marie Dondra ainsi que la Commission Finances de l’Assemblée nationale présidée par Martin Ziguélé.

 

Selon lui, le ministère des Finances assurait l’exécution budgétaire dans un système où les mécanismes de contrôle étaient encore en reconstruction.

 

« La Commission Finances de l’Assemblée Nationale, présidée par Martin Ziguélé, a voté les budgets dans un système où les outils de contrôle a posteriori – Cour des Comptes, régulation des marchés – étaient encore en reconstruction », écrit Faustin Zaméto.

 

Il rattache cette faiblesse au contexte institutionnel de l’époque, plutôt qu’à la responsabilité individuelle des personnalités citées.

 

L’Accord de Khartoum, un compromis sans désarmement complet

 

La question sécuritaire constitue un autre volet de l’analyse de Faustin Zaméto.

 

Il estime que le processus de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement, le DDRR, n’a pas permis d’obtenir un désarmement significatif.

 

« Le DDRR n’a pas produit de désarmement significatif », écrit-il.

 

Faustin Zaméto estime que le gouvernement s’est alors engagé dans une solution politique avec les groupes armés.

 

« Faute de mieux, le Gouvernement signe l’Accord de Khartoum en février 2019, qui intègre des groupes armés au Gouvernement », affirme-t-il.

 

Il qualifie cet accord de « compromis politique qui achète du temps, mais qui ne règle pas le fond ».

 

Faustin Zaméto estime que le système de 2016 à 2019 perdure

 

Dans la seconde partie de sa tribune, Faustin Zaméto affirme que les mécanismes installés durant la période Sarandji ont continué après son départ de la Primature.

 

« Le système mis en place entre 2016 et 2019 a survécu à Sarandji lui-même », écrit-il.

 

Il identifie quatre caractéristiques qu’il considère encore présentes en 2026 : « Une forte centralisation autour de la Présidence », « un recours fréquent à la procédure d’exception », « un Parlement qui vote mais qui contrôle peu l’exécution » et « une paix qui repose plus sur des équilibres politiques que sur un désarmement complet ».

 

Pour Faustin Zaméto, le bilan de Mathieu Simplice Sarandji doit donc être replacé dans le contexte de la crise de 2016.

 

« Sarandji a réussi la première phase : l’État a survécu », écrit-il.

 

Il estime en revanche que « la seconde phase », celle de la « refondation par les institutions », n’a pas été enclenchée.

 

« La survie est devenue un frein après 2019 »

 

Faustin Zaméto estime que la méthode adoptée après la crise était adaptée à l’urgence, mais qu’elle devait évoluer après la stabilisation initiale.

 

« Cette méthode était nécessaire en 2016. Elle est devenue un frein après 2019 », écrit-il.

 

Il estime que la Centrafrique aurait dû renforcer les institutions chargées du contrôle des finances publiques, des marchés publics et de l’administration territoriale.

 

Faustin Zaméto cite notamment l’absence, selon son analyse, d’une « Cour des Comptes forte », d’une « autorité des marchés publics autonome » et d’une « administration déconcentrée réellement financée ».

 

Pour lui, ces institutions constituent des éléments nécessaires au passage d’un État organisé autour de l’urgence à un État reposant sur des mécanismes institutionnels durables.

 

De l’État de survie à l’État de refondation

 

Faustin Zaméto déplace finalement le débat de la période Sarandji vers les choix institutionnels actuels.

 

« La question pour la Centrafrique de 2026 n’est donc pas de savoir qui a fait quoi entre 2016 et 2019 », écrit-il.

 

Selon lui, l’enjeu est désormais de passer « de l’État de survie, qui dépend de la rente extérieure et de l’urgence, à l’État de refondation, qui repose sur des institutions de contrôle, de redevabilité et de services publics ».

 

Faustin Zaméto relie cette question aux attentes des populations dans plusieurs quartiers et villes du pays.

 

Il conclut sa tribune en estimant que ce « chaînon manquant » permet de comprendre pourquoi, « huit ans après Bruxelles, avec autant d’argent promis, le Centrafricain de PK5, de Boy-Rabe ou de Birao a encore le sentiment que l’État n’est pas arrivé chez lui ». Actions disponibles

 

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Crise à l’Est : “Pas de solution militaire contre les Zandé sur la terre de leurs ancêtres”.  Crépin Mboli-Goumba dénonce Wagner et les accusations montées

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 Dans son interview exclusive avec Jean-Fernand Koéna et Éric Sabbé, Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC et président du parti PATRIE, aborde longuement la situation explosive à l’Est de la République Centrafricaine. Il rejette toute idée de solution militaire contre les Zandé sur la terre de leurs ancêtres.

 

Il rappelle que les royaumes zandés ont été formés sur ce territoire qui deviendra plus tard la République Centrafricaine. Il y a deux millions de Zandé en RCA et un million au Soudan du Sud. Si ces Zandé du Sud-Soudan rentraient en RCA, cela changerait la démographie et obligerait à prendre les Zandé au sérieux. Mais il insiste : « Si j’étais à la tête des Anikoubé, je n’aurais même pas eu besoin d’acheter une seule arme pour régler le problème zandé ». La force ne résout rien. « On ne peut pas gagner cette guerre contre les Zandé sur la terre de leurs ancêtres par la force. Il faut régler le problème en profondeur et intégrer les Zandé dans la République. C’est tout ce qu’ils demandent. »

 

Crise à l’Est : “Pas de solution militaire contre les Zandé sur la terre de leurs ancêtres”.  Crépin Mboli-Goumba dénonce Wagner et les accusations montées

Mboli-Goumba dénonce les accusations montées contre lui. Un plan a été mis en place au palais pour lui attribuer la responsabilité des troubles via les Anikoubé. Un ami proche du pouvoir l’avait prévenu : « À partir de demain, il y a des articles qui vont commencer à sortir ». Les articles sont sortis comme prévu. On a voulu l’essentialiser, le réduire à sa dimension ethnique. Il est fier d’appartenir au peuple zandé, membre de la famille des fondateurs des royaumes zandés (Ngura), mais il est né à Bangassou, a grandi là-bas, sa mère est née à Kitika, il descend du dernier grand sultan de Bangassou, Bari Nduba.

 

Il explique que les Zandé n’ont pas de problème avec les musulmans : ils ont défait le Mahdi en 1898 à la bataille de Mburekhiye, ce qui leur a permis de rester animistes puis chrétiens. Rafaï est musulman, il y a des Zandé musulmans depuis longtemps (Derbaki, Derbissaka). Le vrai problème à l’Est vient d’ailleurs : depuis l’indépendance, cette partie du pays est abandonnée. Pas d’infrastructures, pas de routes, pas d’écoles. Priver d’instruction empêche une composante de la nation de participer à la gouvernance.

 

Les Anikoubé ont été formés avec l’aide de Wagner. Un communiqué des Anikoubé disait que Wagner leur enseignait que les hommes de l’UPC étaient des envahisseurs qu’il fallait tuer. Une fois forts, les Anikoubé se sont vengés sur leurs frères sur la même terre. De part et d’autre, il y a eu des tragédies. Le gouvernement opte pour une solution militaire par proxy (via Wagner), mais Mboli-Goumba prévient : aucune force d’occupation n’est éternelle. Si ces forces se retirent, on se retrouvera entre Centrafricains, avec une crise supplémentaire.

 

Il dénonce le mépris du gouvernement : le porte-parole parlait d’« écraser » ces familles qui souffrent. On a laissé flotter le drapeau d’un pays étranger (Boki) pendant deux ans sans réaction. La monnaie utilisée là-bas est essentiellement la monnaie soudanaise. Cette partie du pays s’appelait les territoires autonomes du Haut-Oubangui depuis 1892. Les habitants ont choisi la RCA, mais l’État n’a rien fait pour eux. Au contraire, on les traite avec mépris.

 

Mboli-Goumba appelle à la responsabilité du chef de l’État : à l’Est, il n’y a point de solution militaire. Il faut intégrer les Zandé, ouvrir une vraie enquête judiciaire sans politisation. Annoncer le même jour qu’une enquête est ouverte et que les auteurs intellectuels sont à Bangui, c’est irresponsable. Il faut prendre la mesure de la gravité pour éviter un coup de plus à l’unité nationale. La nation centrafricaine a besoin de tous ses fils.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Touadéra reçoit à Bangui les chefs des Wagner noirs de la Vakaga et leur remet des enveloppes d’argent

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Plusieurs chefs des Wagner noirs de la Vakaga ont été reçus jeudi dernier à la présidence de la République par Faustin-Archange Touadéra, en présence du ministre de la Défense, de Dimitri Sytyi et de plusieurs responsables russes.

 

Venus de Birao à bord d’un hélicoptère de Wagner, ces chefs des miliciens d’autodéfense de la Vakaga ont participé à une réunion avec les autorités centrafricaines et les responsables russes.

Touadéra reçoit à Bangui les chefs des Wagner noirs de la Vakaga et leur remet des enveloppes d’argent
Un Camerounais Wagner noir présentant sa médaille de reconnaissance de la boucherie humaine

 

Ils sont repartis vendredi pour Birao, après deux jours passés à Bangui.

 

À lire aussi : Centrafrique : après les vols et les braquages, l’incendie frappe à nouveau. Cette fois, c’est l’administration électorale qui est touchée

Une réunion pour remercier les miliciens

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, la rencontre avait principalement pour objectif de remercier les chefs des Wagner noirs pour leur participation aux opérations menées dans la Vakaga aux côtés de Wagner.

À lire aussi : Obo : un jeune homme agressé et blessé par balle par un soldat FACA

 

Faustin-Archange Touadéra leur a demandé de rester vigilants dans leurs différentes zones.

 

Les responsables présents ont évoqué des menaces potentielles venant des zones frontalières avec le Tchad et le Soudan. Les chefs des Wagner noirs ont été invités à surveiller les mouvements dans leurs secteurs et à transmettre rapidement toute information aux responsables militaires et aux Russes présents dans la région.

 

Le message transmis lors de la réunion était donc simple : maintenir la vigilance et continuer à faire remonter les informations recueillies sur le terrain.

 

Des enveloppes remises aux chefs des différentes localités

 

À l’issue de la réunion, des enveloppes d’argent ont été remises aux différents chefs des Wagner noirs présents à Bangui.

 

Ces sommes doivent ensuite être distribuées aux éléments placés sous leur responsabilité dans les différentes localités de la Vakaga.

 

La préfecture compte plusieurs zones concernées par ce dispositif, notamment Birao, Am Dafock, Ndah, Boromata, Ouanda-Djallé  ou encore Gordil.

 

Le montant total remis n’a pas pu être formellement établi par la rédaction du CNC.

 

Les informations recueillies font état de montants différents. Certains interlocuteurs évoquent 4 millions de francs CFA, d’autres 5 millions et d’autres encore 7 millions.

 

Le CNC ne retient donc pas de montant précis à ce stade. L’information confirmée porte sur la remise d’enveloppes financières aux chefs concernés.

 

Des miliciens devenus des relais importants dans la Vakaga

 

Cette rencontre intervient après plusieurs opérations menées dans la région avec l’appui des Wagner noirs.

 

Ces miliciens d’autodéfense sont particulièrement présents dans plusieurs localités de la Vakaga. Ils servent également de relais aux forces russes pour obtenir des informations sur les mouvements des groupes armés et les activités observées dans les zones frontalières.

 

Leur présence est devenue particulièrement visible lors des événements d’Am Dafock.

 

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Les rebelles de la LRA à cinq kilomètres de Bangassou : la panique gagne la ville après plusieurs attaques sur l’axe Rafaï

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Des éléments de la LRA sont désormais signalés à Madabazouma, dans la commune de Zangando, à environ cinq kilomètres de Bangassou, dans la préfecture du Mbomou. Leur présence provoque une forte inquiétude parmi les habitants.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ces hommes armés ont installé, depuis deux jours, une barrière sur l’axe reliant Bangassou à Rafaï  . Des passagers venant de Bangassou ou de Rafaï   ont été interceptés avant d’être conduits dans une zone boisée.

 

Les rebelles de la LRA à cinq kilomètres de Bangassou : la panique gagne la ville après plusieurs attaques sur l’axe Rafaï

 

Plusieurs personnes ont été dépouillées de leurs biens. Parmi les victimes figurent un humanitaire de l’ONG RDA et un pasteur. Ils ont été conduits en forêt avec d’autres passagers avant d’être finalement libérés. D’autres personnes interceptées sont restées bloquées sur place.

 

À lire aussi : Ndélé : la panique gagne les nouvelles recrues de Wagner après des informations sur leur possible départ vers….

Les voyageurs arrivant de Rafaï   en direction de Bangassou ont également été arrêtés et dépouillés. Ces contrôles répétés ont fortement perturbé la circulation sur cet axe et alimentent la panique dans la ville.

 

À lire aussi : Obo : un jeune homme agressé et blessé par balle par un soldat FACA

Des affrontements signalés à Madabazouma

 

La présence des éléments de la LRA à proximité de Bangassou a également provoqué des affrontements avec des habitants. Des villageois se sont regroupés pour tenter de repousser les hommes armés.

 

Le bilan communiqué à la rédaction du CNC fait état d’au moins un mort et de blessés du côté de la population. Le bilan du côté des assaillants reste inconnu.

 

Les éléments de la LRA sont signalés depuis plusieurs jours dans plusieurs secteurs du Mbomou et du Haut-Mbomou. Ils circulent notamment dans les zones de Bakouma et de Zako, avant de progresser vers Rafaï  , Zémio et Obo.

 

Cette progression vers Bangassou constitue une nouvelle étape dans leurs mouvements dans le sud-est de la République centrafricaine. La ville est le chef-lieu de la préfecture du Mbomou et constitue un important centre administratif et commercial de la région.

 

Une présence armée inhabituelle aux portes de Bangassou

 

Selon plusieurs sources interrogées par la rédaction du CNC, les éléments actuellement signalés dans le secteur sont nombreux et lourdement armés. Leur présence à seulement quatre à cinq kilomètres de Bangassou inquiète particulièrement les habitants.

 

Des éléments russes basés à Bangassou ont quitté la ville pour effectuer une patrouille dans le secteur après les affrontements signalés à Madabazouma. Les informations disponibles ne permettent pas encore d’établir le bilan de cette opération ni la situation exacte sur l’axe Bangassou-Rafaï  .

 

Les motivations de ces hommes armés restent également inconnues. Leurs actions rapportées ces derniers jours sont principalement liées aux barrages, aux interceptions de passagers et aux dépouillements de voyageurs.

 

À Bangassou, la circulation sur l’axe de Rafaï   reste ainsi au centre des inquiétudes, alors que la présence de ces éléments armés se rapproche du centre-ville. Actions disponibles

 

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Selon l’accord russe signé à Bangui, les sous-sols centrafricains restent entre les mains des hommes de Dmitri Sytyi

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L’espoir du peuple centrafricain de voir un jour cesser la mainmise des miliciens russes s’est définitivement effondré avec la validation de l’accord négocié sous la tutelle du pouvoir central de Moscou. En entérinant ce pacte, le dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra sacrifie la souveraineté du pays et protège ouvertement les mercenaires du groupe Wagner, pourtant auteurs de multiples exactions et massacres contre les populations centrafricaines.

 

L’accord scelle l’incapacité de Bangui à libérer le territoire national, piégé par des équations financières insoutenables. Pour remplacer le dispositif en place, la défense russe exigeait le paiement d’une facture mensuelle de quinze millions de dollars (soit près de dix milliards de francs CFA) au titre des services d’Africa Corps. De leur côté, les hommes du groupe Wagner conditionnaient tout départ au remboursement préalable d’une créance colossale de 900 milliards de francs CFA accumulée pour couvrir l’ensemble de leurs opérations passées. Faute de moyens budgétaires pour s’acquitter de telles sommes, le pouvoir centrafricain a fait le choix de s’en remettre de nouveau aux mercenaires.

 

Selon l'accord russe signé à Bangui, les sous-sols centrafricains restent entre les mains des hommes de Dmitri Sytyi

 

Sur les ondes de la radio Ndékè-luka, Dmitri Sytyi a d’ailleurs affiché ses intentions en déclarant publiquement sa volonté de s’installer en République centrafricaine pour au moins vingt ans. Ne prévoyant aucun retour en Russie, le responsable des mercenaires entend pérenniser sa présence et sanctifier son ancrage local. Pour assurer sa propre rémunération et garantir le silence du pouvoir central de Vladimir Poutine, le groupe Wagner continue d’exploiter directement les gisements d’or et de diamants. Une portion minoritaire des ressources minières est reversée au pouvoir de Touadéra, qui en redistribue à son tour une part au Kremlin pour sceller cette alliance criminelle au détriment du peuple centrafricain.

 

À lire aussi : Si on ne s’occupe pas de nos enfants, d’ici dix ans, tous seront dans la rue : l’ultime avertissement de Joël Karpandji, éducateur principal de la Fondation La Voix du Cœur

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À lire aussi : Mouammar Bengué-Bossin : « Ce régime présidentiel hyper-concentré étouffe littéralement le développement du pays en confisquant tous les pouvoirs décisionnels »

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Crépin Mboli-Goumba rappelle le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana à l’ordre : « Les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent à toutes les autorités »

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Crépin Mboli-Goumba répond directement au grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana sur le rôle du Conseil constitutionnel et la portée de ses décisions dans le dossier d’Anicet Georges Dologuélé. Dans un aide-mémoire adressé au ministre d’État chargé de la Communication et porte-parole du gouvernement, l’avocat rappelle que les décisions de la juridiction constitutionnelle s’imposent aux pouvoirs publics et aux autorités administratives.

 

Le rappel intervient après les déclarations du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana sur la nationalité de Dologuélé. Le porte-parole du gouvernement soutient que l’opposant doit demander sa réintégration dans la nationalité centrafricaine et adresser sa demande au président de la République.

Crépin Mboli-Goumba rappelle le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana à l’ordre : « Les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent à toutes les autorités »
À gauche Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du BRDC et à droit M. Martin Ziguele, porte-parole du BRDC. lors de la conférence de presse du vendredi 11 septembre 2026. Photo CNC

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, une telle position doit être examinée à la lumière de la Constitution et surtout de la décision du Conseil constitutionnel du 14 novembre 2025.

 

Le Conseil constitutionnel n’est pas une administration

 

À lire aussi : Justice à Bozoum : après un viol, le père de la victime, René Béfio, incarcéré à la gendarmerie sur décision incroyable et spectaculaire du procureur Feï-ingmona Steve

Dans son aide-mémoire, Mboli-Goumba commence par rappeler le statut particulier du Conseil constitutionnel.

 

À lire aussi : Général Tago : « Personne ne peut nous diviser », les adversaires de Touadéra appelés à s’unir contre le pouvoir

Cette institution n’est pas une administration placée sous l’autorité du président de la République. Elle exerce les compétences que lui attribue la Constitution, notamment en matière de contrôle de constitutionnalité et de contentieux électoral.

 

À lire aussi : Centrafrique : La dérive autoritaire du sous-préfet Évariste Ganamo à Ndim

Le Conseil constitutionnel intervient notamment pour contrôler la régularité de l’élection présidentielle et examiner les contestations relatives aux candidatures.

 

Pour Mboli-Goumba, cette précision est essentielle dans le débat sur Dologuélé. Une autorité administrative ne peut pas simplement substituer sa propre interprétation à celle du Conseil constitutionnel lorsqu’une décision a déjà été rendue dans le cadre de ses compétences.

 

L’article 147 au cœur du rappel

 

L’avocat s’appuie principalement sur l’article 147 de la Constitution du 30 août 2023.

 

Cette disposition prévoit que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours et qu’elles s’imposent aux pouvoirs publics ainsi qu’aux autorités administratives, militaires et juridictionnelles.

 

Pour Mboli-Goumba, cette règle constitutionnelle ne laisse pas de place à une interprétation selon laquelle une administration pourrait ignorer une décision du Conseil constitutionnel ou lui opposer ultérieurement une lecture différente.

 

La décision constitutionnelle constitue donc une référence obligatoire pour les autorités concernées.

 

C’est précisément sur ce terrain que l’avocat rappelle le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana à l’ordre.

 

La décision du 14 novembre 2025

 

Mboli-Goumba renvoie à la décision n°14/CC/25 du 14 novembre 2025.

 

Le Conseil constitutionnel avait alors été saisi d’un recours contestant notamment la candidature d’Anicet Georges Dologuélé à l’élection présidentielle.

 

Il s’était déclaré compétent pour examiner le contentieux relatif aux candidatures présidentielles.

 

La question de la nationalité de Dologuélé figurait parmi les arguments soulevés contre sa candidature.

 

Le Conseil constitutionnel a donc examiné cette question dans le cadre précis de ses compétences.

 

Le Conseil a examiné la question de la perte de nationalité

 

Selon l’aide-mémoire de Mboli-Goumba, le Conseil constitutionnel avait relevé qu’aucun décret n’avait formellement constaté la perte de la nationalité centrafricaine de Dologuélé.

 

Le Conseil avait également considéré que l’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère ne permettait pas, dans les circonstances examinées, de considérer automatiquement la perte de nationalité centrafricaine comme juridiquement établie.

 

Cette appréciation avait des conséquences directes sur l’argument relatif à la réintégration.

 

Le Conseil constitutionnel avait considéré que Dologuélé ne pouvait pas être soumis aux formalités de réintégration dans les conditions invoquées contre sa candidature.

 

La requête contestant notamment sa candidature avait finalement été rejetée comme mal fondée.

 

Une décision qui doit être prise en compte par l’administration

 

C’est à partir de cette décision que Mboli-Goumba construit sa réponse au grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana.

 

Le problème n’est pas de savoir si le Code de la nationalité prévoit une procédure de réintégration. Cette procédure existe.

 

Le problème est de savoir si une autorité administrative peut aujourd’hui considérer que Dologuélé doit obligatoirement l’utiliser alors que le Conseil constitutionnel a déjà examiné cet argument dans le contentieux de son éligibilité.

 

L’article 147 donne à cette question une portée constitutionnelle.

 

Les autorités administratives sont expressément visées par cette disposition.

 

Pour Mboli-Goumba, elles ne peuvent donc pas traiter une décision du Conseil constitutionnel comme une simple opinion juridique.

 

Une distinction entre juridiction et administration

 

L’avocat insiste également sur la nécessité de distinguer le Conseil constitutionnel des autorités administratives. Le Conseil constitutionnel exerce une fonction juridictionnelle dans les matières qui relèvent de sa compétence.

 

Une administration applique les textes et met en œuvre les décisions relevant de ses attributions.

 

Cette différence devient déterminante lorsqu’une question a déjà été soumise au Conseil constitutionnel.

 

Dans le dossier Dologuélé, le Conseil s’est prononcé sur sa candidature présidentielle et a examiné l’argument relatif à sa nationalité.

 

Pour Mboli-Goumba, une autorité administrative qui souhaite aujourd’hui tirer une conséquence différente doit donc expliquer la base juridique qui lui permettrait de le faire.

 

« On ne peut pas simplement écarter une décision »

 

L’aide-mémoire insiste sur la portée exacte d’une décision constitutionnelle.

 

Selon Mboli-Goumba, lorsqu’une question a déjà fait l’objet d’une décision du Conseil constitutionnel, il faut examiner son dispositif, ses motifs, les textes constitutionnels concernés et la compétence dans laquelle le Conseil a statué.

 

Il ne suffit pas de retenir une disposition du Code de la nationalité et d’écarter le reste du raisonnement.

 

Dans le cas de Dologuélé, cela signifie que les dispositions relatives à la nationalité doivent être lues avec la décision du Conseil constitutionnel du 14 novembre 2025.

 

La question de la réintégration ne peut donc pas être isolée de cette décision.

 

Le rappel de Mboli-Goumba au grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana

 

À travers son aide-mémoire, Crépin Mboli-Goumba adresse ainsi un rappel direct au porte-parole du gouvernement : le débat sur la nationalité de Dologuélé doit rester dans le cadre fixé par la Constitution.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana peut défendre son interprétation du Code de la nationalité.

 

Mais cette interprétation doit être confrontée à la décision du Conseil constitutionnel et à l’article 147 de la Constitution.

 

C’est là que se situe le désaccord entre les deux hommes.

 

Le porte-parole du gouvernement met en avant une obligation de réintégration.

 

L’avocat rappelle qu’une décision du Conseil constitutionnel a déjà examiné cette question dans le contentieux de l’éligibilité présidentielle.

 

Une question institutionnelle avant toute nouvelle démarche

 

Pour Mboli-Goumba, la question préalable n’est donc pas de savoir si Dologuélé acceptera d’écrire au président de la République.

 

Elle est de savoir quelle est la portée juridique de la décision du Conseil constitutionnel du 14 novembre 2025 et comment les autorités administratives doivent s’y conformer.

 

L’article 147 apporte une réponse constitutionnelle sur un point essentiel : les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent aux pouvoirs publics et aux autorités administratives.

 

C’est sur cette disposition que Crépin Mboli-Goumba fonde son rappel au grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, estimant que la question de la nationalité de Dologuélé ne peut pas être traitée en faisant abstraction de la décision constitutionnelle déjà rendue.

 

Par Alain Nzilo

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Lâché par les bailleurs et soumis à Wagner : Touadéra veut plonger la Centrafrique dans l’asphyxie financière.

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La gouvernance politique et administrative du dictateur  empereur Faustin-Archange Touadéra touche irrémédiablement à sa fin. En s’entêtant à refuser les réformes exigées par le FMI et la Banque mondiale visant principalement à assainir la gestion des produits pétroliers sous le contrôle invisible des mercenaires russes de Wagner, le pouvoir de Bangui se trouve dans l’obligation de mendier des crédits auprès des banques privées régionales à des taux asphyxiants, tout en abandonnant les richesses minières et forestières du pays à ses parrains russes pour sa protection physique.

 

Tout le monde se plaint: pas d’argent. Même l’Autorité Nationale des Élections à dû annuler les résidus des élections. La crise de liquidités et le surendettement atteignent désormais un point de rupture historique en cette fin d’année 2026.

Lâché par les bailleurs et soumis à Wagner :  Touadéra veut plonger la Centrafrique dans l'asphyxie financière.

 

Selon les révélations de nos confrères d’Africa Intelligence, le ministre des Finances, Hervé Ndoba, cherche à lever en urgence près de 27 milliards de francs CFA (41 millions d’euros) sur le marché financier régional dès ce mois de septembre. Une manœuvre désespérée suite au revers essuyé en août dernier, où le Trésor centrafricain n’avait pu récolter que 500 millions de francs CFA sur les 8 milliards espérés.

 

Le couperet du FMI et de la Banque mondiale : l’effet Neptune Oil

 

À lire aussi : Il avait dit qu’un mathématicien a des solutions à tous les problèmes. Mais voilà le résultat : le fiasco total de son Sango Coin

Cette fermeture des robinets internationaux découle directement de l’expiration, le 26 juin dernier, de la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI. La Centrafrique n’aura pu tirer que 124 millions de dollars sur les 197 millions prévus. Ce gel a immédiatement entraîné la suspension des autres appuis budgétaires conditionnés, dont une aide directe française de 10 millions d’euros.

 

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Au cœur du litige entre Bangui et les bailleurs de fonds : l’opacité totale du secteur pétrolier. Comme le révélait déjà une enquête de Corbeau News Centrafrique basée sur un rapport de la Banque mondiale, la société camerounaise Neptune Oil SA s’est vu octroyer un monopole de fait sur l’approvisionnement en carburant après le départ forcé de TotalEnergies. Choisie par la galaxie Wagner pour acheminer du pétrole russe revendu au prix fort, Neptune Oil bénéficie d’une exonération fiscale totale. Ce mécanisme hors budget fait perdre au Trésor public 8,5 milliards de FCFA (14,1 millions de dollars) par an, sous forme de manque à gagner direct pour la seule année 2024.

 

Pendant que Wagner encaisse les bénéfices et bloque toute baisse des prix à la pompe, maintenant les tarifs les plus élevés d’Afrique, le régime compensait cette perte fiscale en étouffant la population avec des taxes injustes, comme celles imposées sur les transactions Mobile Money d’Orange Money et contre les nouveaux fonctionnaires intégrés sous leurs soins pour sabrer la masse salariale plutôt que d’annuler les privilèges fiscaux illégaux accordés à ses parrains de Wagner et à Neptune Oil.

 

La bulle des salaires : 81 % des recettes englouties

 

Aujourd’hui, pris au piège par son propre système mafieux, le gouvernement et l’Empereur président Touadera ne savent plus comment faire face à ses dépenses de fonctionnement. D’après le dernier rapport d’exécution budgétaire du ministère des Finances révélé par EcoMatin et confirmé par Hervé Ndoba, ministre des Finances, les salaires des fonctionnaires ont absorbé à eux seuls 81 % des recettes fiscales et douanières mobilisées au premier semestre 2026. La masse salariale a bondi de 17,21 % en un an, atteignant 68,41 milliards de FCFA à fin juin.

 

Ce rebondissement de la masse salariale décidé par la Constitution de l’Empire et qui absorbe aussitôt les recettes publiques oblige le énième gouvernement Moloua à emprunter pour la deuxième fois sur le marché bancaire régional à des taux d’intérêt exorbitants (entre 6 % et 7 %).

 

Mais où passent les richesses nationales ?

 

Pendant que l’État s’endette et peine à payer tous ses agents avec des arriérés de dette intérieure qui dépassaient déjà 173 milliards de FCFA en juin, la population s’interroge : où vont les retombées financières des richesses du sous-sol et des forêts ?

 

L’or et les diamants de Ndassima, Bria, Boda, Berberati ou Carnot, ainsi que le bois précieux de la Lobaye, sont exploités de manière prédatrice par les mercenaires de Wagner sans qu’aucun centime ne rentre dans les caisses de l’État.

 

En réalité, le carburant « offert » selon leur propre expression, puis vendu au prix fort malheureusement, les transactions opaques et la privatisation des douanes ne servent qu’à financer le maintien au pouvoir du régime et le paiement des mercenaires russes.

 

Face à la fuite en avant financière de l’Empereur président Faustin-Archange Touadéra et de son gouvernement, la Centrafrique se dirige droit vers un mur budgétaire aux conséquences sociales explosives.

 

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Centrafrique : à Bayanga, l’Europe construit pendant que la Russie exploite les richesses du pays

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 À Bayanga, l’Union européenne soutient l’électrification de la ville et plusieurs infrastructures, pendant que les intérêts russes liés à Wagner poursuivent leur présence dans le secteur minier centrafricain.

 

Il suffit de regarder ce qui se passe à Bayanga pour mesurer la différence entre deux formes de présence étrangère en Centrafrique.

Centrafrique : à Bayanga, l’Europe construit pendant que la Russie exploite les richesses du pays
Bâtiment de la sous-préfecture de Bayanga, dans la Sangha-Mbaéré

 

À lire aussi : Centrafrique : à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, le KNK préconise une véritable souveraineté nationale

 

D’un côté, l’Union européenne finance et accompagne des projets destinés à améliorer directement les conditions de vie des populations. L’électrification de Bayanga par l’énergie solaire en est un exemple. Le projet doit permettre à la ville de disposer d’une nouvelle infrastructure énergétique et d’améliorer progressivement l’accès à l’électricité.

À lire aussi : Après Carnot, la barbarie gagne Mboki : Un conducteur agressé et blessé par un gendarme de deuxième classe

 

De l’autre côté, la Russie continue d’entretenir une présence économique et sécuritaire étroitement liée à l’exploitation des ressources naturelles centrafricaines. Le modèle associé au groupe Wagner repose notamment sur les secteurs de l’or et du diamant. À Ndassima, dans la préfecture de la Ouaka, l’exploitation est passée de l’artisanat à une échelle industrielle sous le contrôle d’intérêts liés à Wagner. (Wikipédia⁠)

 

Deux visions de la présence étrangère

 

La différence est frappante.

 

Lorsqu’un projet européen est engagé à Bayanga, il s’agit de construire une infrastructure dont les habitants doivent bénéficier directement. L’électricité doit alimenter les ménages, les commerces, les services publics et les activités économiques.

 

Le financement extérieur est ainsi transformé en équipement visible sur le terrain.

 

Le modèle russe apparaît différent. Depuis l’arrivée des mercenaires russes en Centrafrique, les activités économiques liées à leur présence se sont développées autour des ressources naturelles. Des enquêtes ont documenté l’implication de structures liées à Wagner dans l’or, le diamant et le bois. (Le Monde.fr⁠)

 

La question centrale n’est donc pas de savoir si la Russie apporte quelque chose à la Centrafrique. La question est de savoir ce que la population centrafricaine reçoit réellement en retour de l’exploitation de ses ressources.

 

Des sous-sols riches, des populations pauvres

 

La Centrafrique possède de l’or, des diamants et d’autres ressources minières. Pourtant, ces richesses ne se traduisent pas automatiquement par des routes, des écoles, des hôpitaux, de l’électricité ou des services municipaux correctement financés.

 

C’est précisément là que le contraste devient difficile à ignorer.

 

À Bayanga, une ville confrontée à de graves difficultés financières, la perspective de voir arriver l’électricité grâce à un projet soutenu par l’Union européenne représente une réalisation concrète.

 

Dans le même temps, dans les zones minières, l’exploitation de l’or constitue une activité économique considérable. À Ndassima, les intérêts liés à Wagner ont notamment transformé une exploitation artisanale en opération industrielle. Le Monde rapportait en 2024 que les entreprises liées à Wagner concentraient leurs activités centrafricaines sur l’extraction de l’or et des diamants et que l’exploitation de Ndassima était passée à l’échelle industrielle. (Le Monde.fr⁠)

 

La propagande ne remplace pas les infrastructures

 

C’est ici que le débat sur la coopération russe mérite d’être posé autrement.

 

La Russie communique beaucoup sur son partenariat avec Bangui, son soutien sécuritaire et son amitié avec la Centrafrique. Cette communication est particulièrement visible dans l’espace public et sur les réseaux sociaux.

 

Mais une politique étrangère ne se mesure pas uniquement au nombre de drapeaux, aux discours d’amitié ou aux campagnes de communication.

 

Elle se mesure aussi à ce qu’elle laisse derrière elle.

 

Une centrale solaire, un réseau électrique, une école, un centre de santé ou un bâtiment administratif constituent des réalisations dont la population peut directement bénéficier. L’exploitation industrielle d’une mine, elle, doit produire des recettes, des emplois, des infrastructures et des retombées économiques pour le pays si elle doit être présentée comme un partenariat gagnant-gagnant.

 

C’est cette différence qu’il faut regarder.

 

Que rapporte réellement l’exploitation des ressources ?

 

La question devient encore plus importante lorsque les activités minières sont entourées d’opacité.

 

Dans le cas de Ndassima, le transfert du permis d’exploitation de l’entreprise canadienne Axmin à Midas Resources, une société présentée comme proche des intérêts russes, a été largement documenté. L’affaire a également fait l’objet de contestations sur le plan juridique. (TVA Nouvelles⁠)

 

À Yidéré, dans le nord-ouest de la Centrafrique, les russes exploitent également en grande quantité industrielle.

 

Ces réalités posent une question simple : combien les ressources extraites rapportent-elles réellement à l’État centrafricain et aux populations des zones concernées ?

 

Les infrastructures à Bayanga, soutenues par l’Union européenne, contrastent avec l’exploitation des ressources naturelles par des intérêts russes, notamment dans les secteurs de l’or et du diamant.

Il ne suffit pas que l’or sorte du sous-sol centrafricain. Il faut savoir dans quelles conditions il est extrait, par qui, sous quels permis, avec quelles obligations fiscales et quelles contreparties pour le pays.

 

L’Europe construit, la Russie doit aussi rendre des comptes

 

Le débat ne consiste pas à présenter l’Union européenne comme parfaite et la Russie comme l’unique problème de la Centrafrique.

 

Il s’agit de comparer les résultats.

 

À Bayanga, l’Union européenne contribue à un projet d’électrification qui doit bénéficier directement à la population. Cette approche s’inscrit dans une logique de développement des infrastructures.

 

La Russie, elle, a construit son influence en Centrafrique autour de la sécurité, de la communication politique et d’un réseau d’intérêts économiques dont le secteur minier occupe une place importante. Les activités liées à Wagner dans l’or et le diamant sont documentées depuis plusieurs années. (Le Monde.fr⁠)

 

La Centrafrique n’a donc pas besoin de choisir ses partenaires sur la base de slogans. Elle doit les juger sur les résultats.

 

Si un partenaire étranger extrait des ressources valant des millions ou des milliards de francs CFA, la population doit pouvoir voir les retombées de cette exploitation. Elle doit retrouver ces richesses dans les routes, l’électricité, les écoles, les centres de santé, les emplois et les recettes publiques.

 

Autrement, le partenariat risque de ressembler davantage à une relation d’exploitation qu’à une coopération.

 

À Bayanga, le contraste est déjà visible : pendant que des partenaires européens participent à la construction d’infrastructures destinées aux habitants, la question demeure entière sur les bénéfices que les Centrafricains tirent réellement de l’exploitation de leurs propres ressources naturelles par les intérêts russes.

 

Par Chantale Pendé 

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Steeve Bendo-Ndeni : « Le premier tenant de ce qui se passe dans ce pays, c’est le président de la République… Il est le seul responsable. »

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L’observateur sociopolitique Steeve Bendo-Ndeni estime que le chef de l’État porte la responsabilité principale des crises sécuritaires en République centrafricaine, sur Radio Ndeke Luka.

 

Steeve Bendo-Ndeni place le président de la République au sommet des responsabilités

Invité du débat politique Patara diffusé sur Radio Ndeke Luka, Steeve Bendo-Ndeni a analysé les crises sécuritaires et communautaires qui touchent la République centrafricaine.

Steeve Bendo-Ndeni : « Le premier tenant de ce qui se passe dans ce pays, c’est le président de la République… Il est le seul responsable. »

 

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L’acteur de la société civile refuse de limiter les responsabilités aux responsables administratifs ou aux structures intermédiaires. Selon lui, la chaîne de commandement place le président de la République au premier niveau des décisions nationales.

 

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« Les tenants et les aboutissants doivent être déterminés. Le premier tenant de ce qui se passe dans ce pays, c’est le président de la République. Excusez-moi, je dois vous le dire comme ça. Il est le garant. Il est par extension tout ce qui est centrafricain. […] Et le président de la République est le seul responsable puisqu’il est le garant de l’ensemble, de l’intégrité du territoire centrafricain. On lui a confié un mandat. C’est pas aux gens qu’on a nommés, c’est pas aux gens à qui on a affecté des responsabilités, non », déclare Steeve Bendo-Ndeni.

 

Les promesses de paix face aux réalités sécuritaires

Par ailleurs, Steeve Bendo-Ndeni estime que les déclarations officielles sur la paix et la cohésion sociale doivent être comparées aux réalités observées sur le terrain.

 

Selon lui, les violences enregistrées à Boali ainsi que les actions de groupes armés dans plusieurs zones du pays montrent un décalage entre les engagements annoncés et les résultats attendus.

 

« Vous savez, tout ce qui survient dans ce pays a été la cause de la gestion de ce pays. […] Le président de la République dans son discours, à chaque fois il dit “je suis là, je veux garantir la paix, je veux que la cohésion sociale soit là”. Aujourd’hui, il est devant les faits. Et vous savez ce qu’on dit, je finis sur cette phrase-là : ce n’est pas le fait de parler des problèmes qui est important en politique, c’est ce que les problèmes disent de vous qui est très important », poursuit-il.

 

Steeve Bendo-Ndeni rejette les justifications politiques

Ensuite, le membre de la société civile critique les arguments qui attribuent les difficultés du pays à des facteurs extérieurs ou à des opposants politiques.

 

De son côté, il appelle à une analyse centrée sur la gestion des institutions et sur les responsabilités liées aux fonctions occupées par les dirigeants.

 

« Il faudrait qu’on arrête de faire cette démagogie-là, qu’on dise les choses comme il faut le dire. […] Si on a un problème dans ce pays, ça dit long sur la gestion », affirme Steeve Bendo-Ndeni lors du débat Patara sur Radio Ndeke Luka.

Les crises sécuritaires en République centrafricaine sont directement liées à la responsabilité présidentielle, comme l’affirme Steeve Bendo-Ndeni dans son analyse politique.

 

Par Alain Nzilo

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L’Unicef annonce la vaccination de deux millions cinq cent mille enfants contre la polio en République centrafricaine en 2025

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L’Unicef confirme avoir appuyé les autorités sanitaires centrafricaines pour administrer le vaccin contre la poliomyélite à deux millions cinq cent mille enfants au cours de l année 2025.

 

Ce résultat chiffré provient des rapports d activités de l organisme international engagé auprès des structures de santé publique. Les injections et les gouttes administrées visent à consolider l immunité collective des plus jeunes au sein des huit régions sanitaires du territoire. La République centrafricaine s efforce de maintenir son statut de pays exempt de poliomyélite, aucun cas de virus sauvage n ayant été détecté depuis plusieurs années. Pour y parvenir, l acheminement des doses requiert une logistique rigoureuse pour atteindre les villages isolés ainsi que les centres urbains de grande densité.

 

L’Unicef annonce la vaccination de deux millions cinq cent mille enfants contre la polio en République centrafricaine en 2025

Les équipes de terrain s appuient de manière essentielle sur la participation active des réseaux de bénévoles locaux. Les jeunes membres du groupement U-Report effectuent de longues sessions de sensibilisation à Bangui et dans les provinces afin d expliquer l importance de cette protection médicale aux familles. Ces animateurs communautaires se rendent directement au sein des foyers pour écouter les doutes des parents, répondre à leurs interrogations et faciliter l acceptation du produit par les populations locales.

 

Le principal défi rencontré lors de cette campagne réside dans la circulation de fausses rumeurs concernant la sécurité sanitaire. Les informations erronées partagées au sein des communautés freinent parfois l adhésion populaire et empêchent les agents d atteindre une couverture vaccinale optimale. Abdoulaye Ousmane, un représentant des jeunes volontaires du troisième arrondissement de la capitale, insiste sur la nécessité de combattre ces contre-vérités par un dialogue de proximité permanent. Selon ses observations, l éducation et la diffusion de données vérifiées constituent les meilleurs outils pour neutraliser la peur.

 

Les agents de santé poursuivent leurs visites à domicile pour veiller à ce qu aucun nourrisson ne soit oublié lors des passages successifs. Les statistiques compilées démontrent une progression encourageante des taux de vaccination, en particulier dans les secteurs où la réticence initiale était élevée. Toutefois, la pérennité de cette protection globale dépend de la continuité des financements et de la capacité à maintenir une vigilance constante face aux croyances erronées qui persistent

 

Par Brahim Sallé

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Nana-Mambéré : un détenu décapité et brûlé par des mercenaires russes près de Bouar

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Un détenu aux mains de mercenaires russes a été assassiné, décapité puis brûlé le 17 septembre dans un village situé à une trentaine de kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

Les faits se sont produits après l’arrivée d’un groupe de mercenaires russes à bord des motos et des véhicules dans ce village de la sous-préfecture de Bouar. Comme ça se passe souvent, à  l’approche de leurs motos et véhicules, les habitants dudit village ont pris la fuite et abandonnent leurs maisons, comme cela se produit régulièrement dans plusieurs localités de la Nana-Mambéré lors du passage de ces criminels de Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro.

 

Nana-Mambéré : un détenu décapité et brûlé par des mercenaires russes près de Bouar
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

Les mercenaires russes, après leur incursion, ont alors investi le village déserté. Ils détenaient un homme dont l’identité reste encore à établir. Le prisonnier a été tué avant d’être décapité. Son corps a ensuite été brûlé, puis enterré dans le village.

 

À lire aussi : Il a lancé un ultimatum de 48 heures aux miliciens Azandé pour libérer les otages de Bambouti : six mois plus tard, quelle est la suite de la déclaration pathétique du commandant de compagnie de gendarmerie du Haut-Mbomou ?

Le lendemain, 18 septembre dernier, après le départ des mercenaires russes, les habitants sont revenus dans leurs maisons. Un habitant, par surprise,  a découvert un monticule de terre à proximité de son habitation. En creusant, il a constaté la présence d’un corps enterré.

 

À lire aussi : Centrafrique : Faustin Zaméto critique le bilan des 100 jours du gouvernement Moloua III et dénonce un « discours de cohérence »

Alertés, les habitants ont alors extrait la dépouille. Des traces de brûlure étaient encore visibles sur le corps, qui restait reconnaissable malgré l’incendie. La victime a ensuite été inhumée de nouveau dans une tombe aménagée par les habitants.

 

À lire aussi : Vincent Mbokoto Dilla du CNCA-PDD dénonce une politique de « deux poids, deux mesures » autour de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé

Les premières vérifications effectuées par la rédaction du CNC établissent que l’homme était détenu depuis quelques heures par les mercenaires russes avant son assassinat. Son identité et son village d’origine restent à déterminer.

 

La rédaction du CNC poursuit actuellement ses investigations afin d’identifier la victime, de retrouver sa famille et de préciser les circonstances de son arrestation et de son exécution.

 

Pour préserver cette enquête, certains éléments, notamment les images disponibles, ne sont pas publiés à ce stade. Ils seront examinés et recoupés avant toute diffusion.

 

Affaire à suivre. Les détails suivront. Actions disponibles.

 

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Centrafrique : le piège de la dette place l’État au bord de l’asphyxie financière

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L’accumulation des impayés, le recul des financements extérieurs et la faiblesse des recettes intérieures plongent les finances publiques centrafricaines dans une grave précarité.

 

Plus de 172 milliards FCFA d’arriérés de paiement

 

Les arriérés de paiement accumulés par l’État centrafricain dépassent désormais 172 milliards de francs CFA.

 

Centrafrique : le piège de la dette place l’État au bord de l’asphyxie financière

 

Ce niveau d’impayés traduit une forte tension sur la trésorerie publique.

À lire aussi : Centrafrique : la Cour pénale spéciale clôt les débats dans l’affaire « Guen » et fixe le jugement au 15 décembre

 

L’État doit faire face à des engagements financiers qu’il ne parvient pas à régler dans les délais prévus.

À lire aussi : Centrafrique : le ministère de la Défense veut totalement verrouiller la communication des militaires

 

Cette accumulation réduit progressivement la capacité de l’administration à honorer ses obligations courantes.

 

Elle pèse aussi sur les entreprises et les opérateurs qui attendent le règlement de leurs créances auprès de l’État.

 

Lorsqu’un État accumule les impayés, les conséquences dépassent rapidement les seules écritures comptables.

 

Les entreprises concernées peuvent elles-mêmes rencontrer des difficultés de trésorerie. Certaines réduisent leurs activités ou retardent leurs investissements.

 

Le problème devient alors économique : l’argent attendu par les acteurs privés ne circule plus normalement dans l’économie.

 

Le recul des financements extérieurs aggrave la pression

 

Cette fragilité intervient alors que les financements extérieurs se réduisent.

 

La suspension des versements internationaux accordés par certains partenaires financiers prive l’État de ressources dont il dépend pour équilibrer ses finances.

 

Cette situation a également entraîné le blocage d’autres appuis bilatéraux, notamment l’appui français.

 

Pour un pays dont les recettes intérieures restent faibles, la diminution des financements extérieurs constitue une contrainte majeure.

 

Ces ressources permettent habituellement de financer des programmes publics, des investissements et certaines dépenses qui ne peuvent être couvertes par les recettes nationales.

 

Lorsque ces financements se tarissent, la pression se reporte directement sur la trésorerie de l’État.

 

Le marché régional devient une bouée financière

 

Face à cette réduction des ressources, les autorités se tournent davantage vers le marché régional des titres publics.

 

Le mécanisme permet au Trésor de mobiliser rapidement des ressources auprès des investisseurs, notamment des banques.

 

Mais ces financements ont un coût.

 

Les intérêts à payer s’ajoutent aux engagements déjà accumulés.

 

L’État obtient ainsi des ressources immédiates, mais augmente en même temps ses obligations financières futures.

 

Le recours répété à ce mécanisme peut installer une dépendance au refinancement.

 

Une échéance arrive. Le Trésor doit trouver les ressources nécessaires pour la payer. Lorsque les recettes disponibles ne suffisent pas, une nouvelle émission peut devenir nécessaire.

 

La dette permet alors de gérer la dette.

 

Des emprunts qui aggravent la pression sur les finances publiques

 

Le problème apparaît lorsque les nouveaux emprunts ne permettent pas de créer suffisamment de richesses ou de recettes supplémentaires.

 

Un emprunt destiné à financer un investissement productif peut contribuer à augmenter la capacité économique du pays.

 

Un emprunt destiné principalement à couvrir des besoins de trésorerie ou des engagements antérieurs produit un effet différent.

 

Il apporte une réponse immédiate à une difficulté financière sans régler nécessairement son origine.

 

L’État doit ensuite rembourser le capital et payer les intérêts.

 

Chaque nouvelle opération ajoute donc des obligations aux précédentes.

 

La succession des emprunts peut progressivement réduire les marges de manœuvre budgétaires.

 

Des recettes fiscales qui ne suffisent plus

 

La faiblesse des recettes fiscales intérieures constitue le troisième élément de cette équation.

 

Les ressources collectées sur le territoire national couvrent à peine une fraction des besoins réels de l’État.

 

Cette faiblesse place les finances publiques dans une dépendance permanente à l’égard des financements extérieurs et de l’endettement.

 

Un État ne peut durablement financer ses politiques publiques s’il ne dispose pas de recettes intérieures suffisamment importantes.

 

Or, lorsque les recettes fiscales restent faibles, chaque choc extérieur produit un effet immédiat sur la trésorerie.

 

La suspension d’un financement extérieur, le retard d’un décaissement ou l’augmentation du coût de la dette peuvent rapidement créer de nouvelles tensions.

 

Une économie prise entre impayés, dette et faibles recettes

 

Les trois difficultés se renforcent mutuellement.

 

Les recettes intérieures sont faibles.

 

Les financements extérieurs diminuent.

 

Les arriérés de paiement augmentent.

 

Pour maintenir ses activités, l’État recourt davantage à l’emprunt.

 

Mais les nouveaux emprunts créent de nouvelles échéances et de nouveaux intérêts.

 

La trésorerie doit alors financer simultanément les dépenses courantes, les arriérés et le service de la dette.

 

L’espace disponible pour les investissements se réduit.

 

C’est cette mécanique qui place progressivement l’économie centrafricaine dans une situation d’asphyxie financière.

 

Le risque d’un État qui emprunte pour rester à flot

 

La dette devient particulièrement préoccupante lorsqu’elle cesse d’être un instrument de financement du développement pour devenir un moyen de maintenir l’État à flot.

 

L’objectif d’un endettement soutenable devrait être de financer des investissements capables de renforcer la production et les recettes futures.

 

Lorsque les ressources servent surtout à combler des déficits de trésorerie, le pays reste enfermé dans le même problème.

 

Les besoins demeurent.

 

Les recettes progressent peu.

 

Les dépenses continuent.

 

Les échéances s’accumulent.

 

De nouveaux financements sont recherchés.

 

Cette mécanique peut fonctionner pendant un certain temps tant que l’État conserve un accès suffisant au financement.

 

Elle devient beaucoup plus dangereuse lorsque les financements extérieurs diminuent et que le coût des emprunts augmente.

 

Le secteur privé paie aussi le prix de cette crise financière

 

Les conséquences de cette situation ne s’arrêtent pas au budget de l’État.

 

Les entreprises qui attendent des paiements publics subissent directement les retards.

 

Celles qui dépendent des marchés publics peuvent voir leur trésorerie se dégrader lorsque les factures restent impayées.

 

Dans le même temps, le recours important de l’État au système bancaire peut réduire l’espace disponible pour le financement des entreprises privées.

 

Une économie qui manque déjà d’investissements productifs ne peut pas facilement supporter une telle pression.

 

Le secteur privé a besoin de capitaux pour investir, embaucher et augmenter sa production.

 

Lorsque le crédit devient difficile ou coûteux, cette dynamique ralentit.

 

Le véritable problème dépasse le montant de la dette

 

Le danger ne réside donc pas uniquement dans le chiffre de la dette publique.

 

Il se trouve dans la combinaison entre l’endettement, les arriérés, la faiblesse des recettes intérieures et la réduction des financements extérieurs.

 

Pris séparément, chacun de ces problèmes peut être géré.

 

Ensemble, ils créent une contrainte budgétaire beaucoup plus forte.

 

L’État doit trouver de l’argent pour payer ses anciennes dettes, régler ses arriérés, assurer son fonctionnement et financer ses nouvelles obligations.

 

Dans le même temps, il dispose de recettes intérieures limitées et de moins de financements extérieurs.

 

La marge de manœuvre financière se réduit donc progressivement.

 

Une économie qui risque de s’enfermer dans la dette

 

La Centrafrique se retrouve ainsi face à une mécanique où chaque difficulté financière peut produire une nouvelle dette.

 

Les impayés nécessitent des ressources.

 

Le manque de ressources pousse vers l’emprunt.

 

L’emprunt crée de nouvelles échéances.

 

Les échéances futures réduisent les marges budgétaires.

 

Et la faiblesse des investissements limite la capacité de l’économie à produire davantage de recettes.

 

Tant que cette mécanique ne sera pas inversée, l’État restera sous pression.

 

Avec plus de 172 milliards FCFA d’arriérés, des financements extérieurs qui se réduisent, des recettes fiscales intérieures faibles et un recours accru au marché régional, les finances publiques centrafricaines se trouvent prises dans un engrenage où la dette ne finance plus seulement les besoins de l’État : elle devient elle-même l’un de ses principaux besoins financiers.

 

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Centrafrique : Quels enjeux politiques et économiques sous-tendent la mise en garde de la Banque mondiale sur les finances publiques ?

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Les finances publiques désignent l’ensemble des recettes et des dépenses de l’État c’est-à-dire comment l’État obtient, gère et dépense les deniers publics. Elles constituent un instrument essentiel et indispensable pour le fonctionnement de l’État car elles servent à financer l’essentiel des services publics, à redistribuer les richesses, à soutenir ou réguler l’économie du pays et à répondre aux besoins primaires de la population.

 

Au demeurant, les finances publiques d’un État est la résultante de la fusion des droits fiscaux, de la comptabilité publique et du droit budgétaire.

 

Centrafrique : Quels enjeux politiques et économiques sous-tendent la mise en garde de la Banque mondiale sur les finances publiques ?
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

 

Elles sont principalement composées des recettes telles les impôts, les taxes et les cotisations sociales, des dépenses de fonctionnement des services publics ainsi que des dépenses d’investissement, du budget qui représente le cadre prévisionnel annuel et enfin de la dette qui correspond aux emprunts pour combler les déficits budgétaires.

 

Ainsi présentées, les finances publiques de la République centrafricaine depasse un simple enjeu économique et représente une problématique très sensible avant de prendre une dimension politique, surtout de bonne gouvernance et cela démontre de la capacité du pouvoir de Bangui de répondre à ses obligations régaliennes, de fournir les services sociaux de base à la population.

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En effet, en date du 2 juillet 2026, un rapport de la Banque mondiale alerte sur la situation calamiteuse des finances publiques de la Centrafrique et estime qu’elles sont sur une trajectoire raide avec des fragilités structurelles.

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L’alerte de la Banque mondiale sur les finances publiques centrafricaines ne signifie pas que l”État est en faillite, ni en cessation de paiement mais doit être comprise comme un appel, un avertissement voire une prise de conscience urgente pour apporter des réformes nécessaires afin d’éviter l’effondrement d’un dispositif déjà sous tutelle.

 

Le rapport de la Banque mondiale qui établi un diagnostic préventif et prospectif identifie une panoplie de difficultés financières nées de la mauvaise gouvernance et surtout de l’absence de reddition de comptes d’où le risque que la République centrafricaine se retrouve avec des dettes cachées à l’instar de l’Etat du Sénégal.

 

Ce diagnostic à charge et sans réserve à insisté sur la forte pression de la masse salariale qui absorbe à elle seule près de 3/4 de recettes domestiques.

 

L’on note également la faible mobilisation de recettes publiques, la traditionnelle dépendance à l’aide extérieure qui met à mal la notion de souveraineté qui n’a d’existence que dans les discours, et enfin la faiblesse des mécanismes de contrôle des finances publiques qui fragilise nos institutions.

 

En dépit de cette tension de trésorerie énumérée de façon non exhaustive, et pendant que les institutions financières internationales alertent sur la fragilité des finances publiques, le Président de la République planifie un énième voyage touristique et de gaspillage avec une forte délégation pour deux semaines dans l’hexagone tandis que le Président de l’assemblée nationale de son côté est en mission de supervision électorale en Russie comme si l’assemblée nationale centrafricaine avait une expertise électorale à exporter ou à vendre.

 

À cela, il ne faut pas perdre de vue l’opacité de la facture des mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner qui n’a aucune traçabilité ni dans la loi des finances qui constitue le socle des finances publiques, ni dans les archives de la comptabilité publique.

 

Ce nébuleux groupe paramilitaire de Wagner est non seulement un partenaire sécuritaire mais un acteur économique et minier de grande envergure.

 

Face à ce constat calamiteux, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Quels sont les enjeux politiques et économiques qui expliquent l’alerte de la Banque mondiale sur les finances publiques ?

 

2- En d’autres termes, comment l’alerte de la banque mondiale sur les finances publiques peut-elle être interprété sur le plan politique ?

 

3- Le pouvoir de Bangui maîtrise t-il suffisamment sa trésorerie, ses engagements et ses dépenses avant de prendre de nouvelles décisions budgétaires ?

 

4- Face au risque élevé de surendettement avec des taux d’intérêt exorbitants, le pouvoir de Bangui est-il capable de trouver un équilibre entre l’aide budgétaire et sa capacité de résilience ?

 

En tout état de cause, ce pilotage à vue de nos finances publiques risque d’impacter et perturber la zone CEMAC car le pouvoir de Bangui finance ses activités économiques sur le marché régional en émettant des titres.

 

En cas de difficultés sérieuses de trésorerie, les banques qui détiennent ces titres vont subir des pertes nées des impayés et surtout l’État du Cameroun qui est notre partenaire privilégié pour les échanges commerciaux dans la zone pourra subir de grosses pertes.

 

Cette situation pourrait également engendrer la méfiance des investisseurs étrangers et même des effets sécuritaires trans-frontaliers dus au manque de moyens matériels et financiers pour nos forces de défense afin de sécuriser les frontières.

 

Face à la situation actuelle de notre pays qui est assez préoccupante, une prise de conscience collective ou un sursaut national serait salutaire pour libérer l’héritage commun et rétablir l’état de droit.

 

C’est bien évidemment le constat qui a motivé le Rassemblement Unitaire, une organisation politique de la société civile centrafricaine qui envisage d’organiser des consultations citoyennes sans exclusive pour une renaissance centrafricaine afin que les centrafricains ne vivent plus et à jamais ce cauchemar et de s’approprier leur avenir.

 

Afin d’insuffler une dynamique à l’initiative du Rassemblement Unitaire, je vous invite vivement à y adhérer massivement dès le lancement.

 

Monsieur le Président, on ne peut mentir indéfiniment à un peuple.

 

La coïncidence entre le cambriolage du conseil constitutionnel et l’incendie du centre de traitement des données de l’autorité Nationale des Élections interroge.

 

Au delà de tout, nous insistons une fois de plus sur l’illustration de l’accident du “Titanic” en 1912 qui est le naufrage le plus célèbre de l’histoire qui s’accommode parfaitement à la situation centrafricaine et que le Président de la République représente l’iceberg qui est à l’origine de l’accident c’est à dire l’obstacle à la bonne marche de ce pays.

 

Après l’identification du principal problème et en absence des actes qui donnent des lueurs d’espoir, ce peuple que vous croyez facilement domptable vous surprendra en vainquant la peur et se réveillera de son profond sommeil onirique pour organiser la résistance sur la base des articles 28 et 29 de la constitution du 30 mars 2016.

 

Cependant les paisibles habitants de Limassa qui ne se lassent dans leur combat soutenus par les vaillants citoyens de Mala et par extension à l’échelle nationale vous demande de démissionner car c’est la seule issue honorable.

 

Monsieur le président, l’époque ou alors l’âge pour escalader les clôtures des chancelleries et ambassades avec femmes, enfants et bagages est revolue et surtout votre morphologie endomorphique est inadaptée à cet exercice.

 

Nous vous rappelons avec insistance que l’exil de nos jours est une prison dorée certes mais son essence est la souffrance, le calvaire, entremêlé de regret, de remord et de la désolation…

 

Si je savais serait trop tard, mais demandez maintenant aux autres presidents d’ici et d’ailleurs qui ont goutté à l’exil serait mieux pour vous.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis le royaume de Limassa.

 

Limassa le 19 Septembre 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Environnementaliste.

 

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Justice en Centrafrique : À quoi servent les lois si les vrais criminels et les mercenaires russes sont intouchables ?

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Chaque vendredi sur les ondes de Guira FM, les fonctionnaires de la MINUSCA déballent l’arsenal juridique de la République centrafricaine. On y parle du Code pénal, des traités internationaux ratifiés, du Statut de Rome et des procédures gratuites pour porter plainte. Sur le papier, la machine judiciaire semble huilée, protectrice et accessible. Mais sur le terrain, la réalité quotidienne des Centrafricains montre un univers totalement différent, où la force des armes écrase le droit.

 

L’écart entre les discours officiels et la vie dans le pays de Boganda est total. Les soldats des forces armées, envoyés dans les villes de l’intérieur pour protéger la population, se comportent trop souvent comme des prédateurs. Les agressions et les viols sur des jeunes filles de 12 ou 13 ans se multiplient dans l’indifférence des états-majors et de la justice. Pour ces hommes en uniforme, l’impunité est totale.

Justice en Centrafrique : À quoi servent les lois si les vrais criminels et les mercenaires russes sont intouchables ?
photo de torture d’un centrafricain par les mercenaires russes du groupe Wagner

 

À cette terreur s’ajoute l’action des mercenaires russes, dont beaucoup sont des criminels de haut calibre. Ces derniers agissent à ciel ouvert, sans se cacher, et la capitale Bangui n’est pas épargnée. Les témoignages décrivent des scènes de prédation directe, notamment dans les boîtes de nuit et les espaces publics. Il y a deux ans, au quartier Benz-Vi, un mercenaire russe a sorti son arme de guerre et tiré pour écarter la foule afin de s’emparer de force d’une jeune fille, avant de s’enfuir en voiture avec ses complices. Ce type d’abus montre que ces forces extérieures se placent au-dessus de toutes les règles nationales.

 

Devant ces faits, une interrogation s’impose : pour qui ces lois sont-elles écrites ? La MINUSCA rappelle les textes, mais le citoyen constate que l’application de la justice est à double vitesse. Pendant que les véritables auteurs de violences de masse commettent leurs forfaits en toute liberté, la rigueur de la loi semble réservée aux plus faibles. On retrouve ainsi des mineurs de 10 à 14 ans sous les verrous pour des accusations diverses, tandis que les criminels en chef ne sont jamais inquiétés.

 

Les interventions radiophoniques sur le droit positif centrafricain apparaissent déconnectées du quotidien des victimes. Tant que les porteurs d’armes, nationaux ou étrangers, bénéficieront d’un passe-droit permanent, les textes juridiques resteront de simples déclarations d’intentions sans impact sur la sécurité des femmes et des enfants du pays.

 

Par Anselme Mbata

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