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Bangui: SABOTAGE DE LA 37ème COMMEMORATION DE LA JOURNEE DES MARTYRS PAR LE GOUVERNEMENT TRANSITION

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(Corbeau News Centrafrique)

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SABOTAGE DE LA 37ème COMMEMORATION DE LA JOURNEE DES MARTYRS

PAR LE GOUVERNEMENT TRANSITION

 

Bangui, (CNC), 21-01-2016

 

« Brisons les chaines de la peur pour bâtir la paix en Centrafrique », c’est le thème de cette journée des Martyrs du 18 janvier 2016 organisée par le Conseil National de la Jeunesse sous l’impulsion de son nouveau président Francis Mongombé. La commémoration de la journée historique des Martyrs s’est passée tant bien que mal pour honorer la mémoire des disparus du 18 janvier 1979 sous le régime de Jean Bedel Bokassa, alors empereur de la République Centrafricaine. En dépit du sabotage à dessin par le gouvernement de la transition, le Conseil Nation de la Jeunesse (CNJ) a pu sauver cette journée des Martyrs qui s’est tenue le 18 janvier 2016, au rond-point des Martyrs à Bangui.

Puisque la transition est en train de tirer résolument à sa fin, on s’en fout du reste. C’est dans une ambiance peu enthousiasmante que la commémoration de la journée des Martyrs a eu lieu. La cérémonie s’est passée en présence du ministre de l’éducation nationale avec le corps universitaire, mais aussi du corps diplomatique et de quelques représentants des Nations Unies en Centrafrique. De façon méprisante, le ministre de la jeunesse et des sports, Nicaise Samedi Karno a boycotté cette cérémonie par son absence qui ne se justifie pas alors que le Conseil National de la Jeunesse et le département de la jeune sont habituellement les co-organisateurs de cette manifestation de la journée commémorative des Martyrs du 1979. Or, la cérémonie commémorative de la journée se passe habituellement en présence des hautes autorités du pays pour donner un sens à la mémoire des Martyrs du 1979. Raison pour laquelle, la journée est placée sous le haut patronage de la présidente de la transition pour rehausser cette cérémonie.

De surcroit, les fonds destinés à l’organisation de la cérémonie n’ont pas été décaissés pour permettre au CNJ de bien préparer les activités. Ce qui a fait dire les organisateurs que l’absence du Ministre de la jeunesse et des sports à la cérémonie est le fait d’un éventuel détournement des fonds alloués par le gouvernement pour l’organisation de ladite journée. Aussitôt à la fin de la cérémonie, les jeunes se sont soulevés prenant d’assaut l’enceinte du ministère de la Jeunesse et des sports. Car, d’après eux, la cérémonie a pu se tenir grâce aux efforts de membres du CNJ sans l’appui du gouvernement qui leur a promis de verser les fonds à la fin.

«Nous sommes sidérés parce qu’aujourd’hui la jeunesse n’est effectivement pas prise en compte malgré les efforts que les jeunes ont consenti pour le retour de la paix dans notre pays. Cette journée, on l’a commencée dans de nombreuses difficultés. Nous avons envoyé des correspondances au niveau de gouvernement pour pouvoir réaliser cette journée. Mais tout ce que nous avons élaboré dans le terme de référence n’est pas pris en compte par le gouvernement. Depuis trois jours, nous avons tenté en vain de rencontrer le ministre de la jeunesse qui a refusé de nous rencontrer. Or, le ministre nous a demandé d’organiser l’activité à crédit pour qu’à la fin, on aille nous décaisser les fonds. Mais aujourd’hui si le gouvernement veut compléter le nombre des Martyrs, nous sommes là », a expliqué Monsieur KPANGBA, Secrétaire général du CNJ.

Le département de la jeunesse cité dans ce sabotage, balaie d’un revers de la main ces accusations et parle plutôt d’une question de procédure. Selon les explications d’Héritier Doneng, le Chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports, le décaissement des fonds a rencontré une difficulté au niveau des finances où le personnel du département était en grève. D’après lui : « c’est la question de procédure administrative que les jeunes du CNJ n’ont pas compris et qu’ils doivent, prendre leur mal en patience ». Car de toute manière les fonds vont être décaissés, à en croire le Chargé de mission. La fin de la cérémonie de la journée des Martyrs a été marquée par une manifestation de revendication des fonds alloués à l’activité et jusque-là, le CNJ n’a encore reçu aucun rond de la part du gouvernement. L’Avenue des Martyrs a été barricadée par les manifestants en colère contre Samedi Carno, ministre de la jeunesse et des sports accusé par les manifestants de saboteur des activités de la jeunesse centrafricaine. « Le ministre de tutelle n’aime pas l’épanouissement de la jeunesse et nous allons le lui dire en face », a dit un des organisateurs des activités relatives à la commémoration de la journée des Martyrs, à Charles Malinas, ambassadeur de France accrédité à Bangui qui a pris part à la cérémonie.

Pour rappel, la journée des Martyrs est célébrée chaque 18 janvier en République centrafricaine en mémoire des élèves et étudiants assassinés sous le régime de l’ex empereur centrafricain Jean Bedel Bokassa en raison de leur opposition au port de la tenue scolaire exigé par le régime Bokassa alors que les fonctionnaires et agents de l’Etat totalisaient à l’époque 6 mois d’arriéré de salaire. En prélude à cette journée, le gouvernement centrafricain décaisse au CNJ, les fonds alloués pour l’organisation des activités marquant cette journée.

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Bangui Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: CENTRAFRIQUE : ETAT DE DROIT OU REPUBLIQUE BANANIERE ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : ETAT DE DROIT OU REPUBLIQUE BANANIERE ?

 

Bangui, (T.T.M), 21-01-2016

 

L’Etat légal ou selon la terminologie à la mode « l’Etat de droit » est un Etat qui agit dans le strict respect de la règle de droit. La légalité étant bien entendu un système dans lequel tous les actes à portée générale sont non seulement « sources de légalité », mais sont eux-mêmes « soumis à la légalité » (Constitution, Lois ordinaires, organiques, Décrets, Arretés, Décisions etc.). Ainsi, l’Etat ou les Pouvoirs publics qui décideraient d’évoluer en dehors dudit système prendraient inéluctablement le risque de conduire le pouvoir Etatique lui-même « pouvoir de droit, originaire et suprême » vers l’anarchie et l’inconnu… La question fondamentale qui se pose ici est de savoir si la Centrafrique dans les tourments de l’incertitude post-électorale dans laquelle elle se trouve actuellement, saura se démarquer de ce carcan conceptuel de République dite « BANANIERE » pour apparaitre aux yeux de l’opinion tant national qu’international avec les oripeaux plus flatteurs d’Etat de droit ? La question demeurent posée et la Cour Constitutionnelle de Transition avec ses Hauts Magistrats imbus justement du droit a ici une occasion en or et une voie royale pour conduire le peuple centrafricain vers cet idéal de légalité faisant tant défaut dans de nombreux pays du Continent africain.
Dernier rempart de la DEMOCRATIE et de DAME JUSTICE, les regards sont rivés sur cette auguste institution étatique appelée à dire le droit, rien que le droit, en rétablissant la stricte « vérité des urnes » respectant ainsi les suffrages véritablement exprimés par le peuple centrafricain pour le choix de ses dirigeants. Un éminent universitaire, Monsieur Jean François AKONDJI-KOMBE, Professeur de Droit à la Sorbonne, Président de l’IPAP, invité de « DIASPORA » disait ceci, je cite : « Nous avons besoin d’une rupture. Il faut rompre avec les habitudes du passé ! Je comprends qu’il y a des difficultés d’ordre politique, juridique, mais l’élément essentiel de ces élections ce sont les Centrafricains qui se sont levés pour ces élections et la seule voie acceptable est celle de la Cour Constitutionnelle. Je considère comme étant une insulte aux centrafricains lorsqu’on agite le spectre du chaos si jamais on n’est pas élu ; personne n’est propriétaire de ce pays à la place des centrafricains ». Fin de citation ! Voilà une stricte vérité claire et limpide comme l’eau de roche…
Il parait ici fondamental de combattre avec la dernière énergie possible la « CULTURE DE LA FRAUDE, DE LA TRICHE et de L’IMPUNITE ». Il s’agit donc d’opérer en l’espèce, en nous joignant au Philosophe Français Gaston BACHELARD, « UNE RUPTURE EPISTEMOLOGIQUE » avec les fâcheuses habitudes du passé. Aucun centrafricain et de surcroit aucun « INTELLECTUEL » digne de ce nom ne saurait cautionner de telles pratiques, de telles fuites en avant, s’agissant de la destinée, de l’avenir de tout un peuple.
Le choix des centrafricains quel qu’il soit, vise justement la désignation d’un homme rigoureux ou d’une femme rigoureuse (pourquoi pas ?) pour aider à mettre un terme à des pratiques illicites d’un autre âge et surtout un compatriote à même de conduire la Centrafrique vers des horizons meilleurs.
Puisse Dieu Tout-Puissant et miséricordieux accéder aux pleurs du peuple centrafricain meurtri, mais également le Pouvoir de Transition et la Communauté internationale de tout mettre en œuvre pour PROTEGER les membres de la Cour Constitutionnelle qui ont la LOURDE RESPONSABILITE de rendre justice à la vérité et à la PATRIE, gage d’une fin de Transition apaisée.

THOMAS TATENE-LA-MBITENE

Centrafrique: Communiqué de presse

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(Corbeau News Centrafrique)

President SAMI

 

Communiqué de presse

 

Bangui(C.N.C), 21-01-2015

 

Le président de l’Union et Réconciliation, Sylvain Sami appelle au sens civique et responsable des hommes politiques Centrafricains à l’heure où la République Centrafricaine traverse une période sensible caractérisée par les échéances électorales encours.

Centrafricaines, Centrafricains, Mes chers compatriotes.

A l’heure où notre pays, la République Centrafricaine traverse une période sensible caractérisée par les échéances électorales encours,

Force est de constater, malheureusement, que certains compatriotes, leaders politiques s’illustrent par des propos irresponsables, incendiaires qui peuvent une de fois plus mettre le pays à feu et à sang.

Personne n’oublie que notre pays n’est pas encore sorti du cycle des violences, des tueries, du chaos que chaque centrafricaine et centrafricain a vécus douloureusement dans sa chair et son âme.

Des vies humaines ont été brisées, des populations violées, torturées, massacrées…la plaie est toujours saignante, même si les uns et les autres font d’énormes sacrifices pour pardonner, oublier et tourner cette page sombre de notre histoire au nom de l’union, de la réconciliation et de la cohésion sociale, car nous sommes condamnés à vivre ensemble !

Mes chers compatriotes,

En ce temps sensible, c’est avec tristesse que nous écoutons et voyons des concitoyens, des responsables politiques s’activer négativement, en tenant des propos incendiaires, en faisant des déclarations qui tendent à réveiller les vieux démons de la haine, de la division, de l’extrémisme. Pour leurs propres calculs et intérêts politiciens, ils jouent aux pyromanes, en sachant pertinemment qu’il ya du gaz  dans l’atmosphère centrafricain à l’heure actuelle. Et comme toujours, ils cherchent à mettre le feu, mais ils ne seront jamais les pompiers…

Face à ce danger qui nous guette, j’en appelle au sens civique et responsable des uns et des autres.

Evitons de replonger dans des maux qui vont encore nous diviser, soyons des acteurs et partisans de la promotion de l’apaisement, de la paix, de la réconciliation, de la tolérance, du vivre ensemble.

Privilégions l’intérêt supérieur de la Centrafrique.

Chrétiens, musulmans,  animistes, athéistes, nous sommes tous Centrafricains. L’intérêt national d’abord ! Préservons et consolidons cette « fragile » paix en cette période sensible que nous sommes entrain de traverser, car nous n’avons que trop soufferts et que nos sacrifices consentis jusque là ne soient pas vains.

Je prends à témoin l’opinion nationale et internationale et n’oublions jamais que l’histoire jugera nos actes et nos dires.

Vive la paix et l’union ! Vive la jeunesse ! Vive le peuple!  Vive la République Centrafricaine !

Sylvain SAMI

Président de l’Union et Réconciliation (UR)

BANGUI: LES MEDIAS DE CENTRAFRIQUE ET LA MINUSCA EN SYNERGIE POUR UN PROCESSUS ELECTORAL REUSSI

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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LES MEDIAS DE CENTRAFRIQUE ET LA Minusca EN SYNERGIE

POUR UN PROCESSUS ELECTORAL REUSSI

 

 

Bangui,(C.N.C), 20-01-2015

 

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique: France-RCA : le retrait de la force Sangaris annoncé par François Hollande

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(Corbeau Nnews Centrafrique)

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France-RCA : le retrait de la force Sangaris annoncé par François Hollande

Bangui, (CNC), 19-01-2016

 

Si la mesure se concrétise, elle met un terme à une présence militaire française en Centrafrique depuis décembre 2013.

Au cours d’une cérémonie d’échanges de vœux aux armées, le chef de l’Etat français, François Hollande, a salué la bravoure de ses soldats engagés en RCA pour, a-t-il dit, empêcher les massacres. « Les élections ont eu lieu et nous pourrons donc nous désengager maintenant rapidement. En République centrafricaine, la force Sangaris- elle doit en être fière- a contribué à apporter la stabilité après avoir empêché les massacres », a déclaré François Hollande, le 14 janvier dernier, à l’école Saint-Cyr de Coëtquidan, en Bretagne.

La mission de l’opération Sangaris, initialement de courte durée, vise à mettre un terme à la spirale de violences intercommunautaires qui a suivi le renversement du régime de François Bozizé par les rebelles de la Séléka, en mars 2013. « Les soldats français ont permis à la RCA qui, il y a trois ans, était déchirée par une guerre civile, d’élire démocratiquement le futur président », s’est réjoui le président français. Plus de 2000 soldats au départ, la force française Sangaris a réduit ses effectifs à quelque 900 militaires dans le pays.

Même si Paris se félicite de la mission accomplie par ses soldats en RCA, l’opération Sangaris aura laissé des stigmates insurmontables au sein de la population centrafricaine, notamment chez les mineurs. Nonobstant, les accusations liées à la partialité des troupes sur le terrain, les éléments Sangaris se sont rendus coupables d’agressions sexuelles sur des fillettes centrafricaines. En effet, fin avril 2015, un quotidien britannique, The Guardian, révèle un rapport d’enquête portant sur des agressions et abus sexuels commis à l’encontre des mineurs âgés de 8 à 12 ans. Les faits imputables aux soldats français, se sont alors produits sur un site des déplacés à Bangui début 2014.

Le même rapport aurait été transmis en juillet 2014 aux autorités françaises par un membre suédois du HCDH, Anders Kompass, choqué par l’inertie de sa hiérarchie. Les mêmes abus ont été commis dans d’autres localités par d’autres contingents présents dans le pays, à l’encontre des populations vulnérables meurtries par la guerre civile. Malgré les déclarations et l’annonce des mesures, rien de concret n’a été fait pour punir les auteurs de ces crimes. Les victimes composées en majorité des mineurs, sont parfois abandonnées à leur triste sort.

 

Fiacre Kombo

CENTRAFRIQUE: LA RCA A UN NOUVEAU PLAN STRATEGIQUE DE LUTTE CONTRE LE SIDA DU 2016-2020

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA RCA A UN NOUVEAU PLAN STRATEGIQUE DE LUTTE CONTRE LE SIDA DU 2016-2020

 

Bangui, (C.N.C), 01-19-2016

 

Un niveau plan stratégique de combat contre le Sida en République centrafricaine est désormais disponible pour le travail du Conseil National de Lutte Contre le Sida (CNLS). Une réunion conjointe entre le Bureau du Conseil National de Lutte Contre le Sida et le Forum des partenaires et le gouvernement de transition s’est tenue, du 14 au 15 janvier 2016 à l’Hémicycle du Conseil National de Transition (CNT) à Bangui. Cette assemblée générale vise à valider ce nouveau plan

stratégique de lutte contre le Sida pour la période de 2016-2016 en République centrafricaine, et à informer sur le nouveau modèle de financement du Fonds mondial (NFM).
Placée sous le Haut patronage de Catherine Samba-Panza, Cheffe de l’Etat de la transition, et Présidente du Comité national de Lutte contre le Sida (CNLS), l’Assemblée générale portant sur ce nouveau plan stratégique a vu la présence de nombreuses personnalités de la transition dont le premier ministre, représentant spéciale de la présidente de transition à la réunion, les membres gouvernement et du Bureau du CNT, la Maire de la ville de Bangui, la société civile, aussi des Chefs de missions diplomatiques, Postes consulaires et des Représentants des Organisations internationales ainsi que d’autres partenaires impliqués dans ce programme. Prévue pour deux jours d’activités, la réunion a été présidée par Mahamat Kamoun, Chef du gouvernement et premier Vice-président du CNLS. L’Assemblée générale est marquée entre autres, dans un premier temps, par plusieurs activités à savoir la présentation des activités de lutte contre Sida réalisées par les ONG humanitaires depuis le début de la crise en Centrafrique, les Sketch, les débats et discutions sur les différentes interventions des acteurs impliqués dans la lutte contre le Sida en République centrafricaine, et la visite du stand des articles de sensibilisation sur le VIH planté au couloir de la salle de l’Hémicycle, ainsi que la présentation ce nouveau plan stratégique de lutte contre le Sida 2016-2020. Au deuxième jour d’activité, les travaux de la réunion se sont poursuivi en plénière pour la validation des résultats des travaux en commission afin de terminer l’Assemblée générale par les lectures du rapport général de cette réunion conjointe, les déclarations et engagements, ainsi que la présentation des recommandations de ladite réunion.

Les recommandations

De nombreuses recommandations ont été énumérées par les participants à l’issue des commissions mises en place par l’Assemblée. Il a été noté que la vision nationale vise entre autre à réduire les nouvelles infections d’une part et l’amélioration de l’état de santé des Personnes vivant en VIH (PVVIH). En matière de prévention, les participants ont recommandé trois points essentiels. Il s’agit au premier point, du rapprochement des services et la prise en charge de toutes les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes, les femmes enceintes séropositives et leurs enfants exposés ; au deuxième point, l’intensification des activités des sensibilités et de mobilisation sociale par l’implication des organisations nationales et internationales à travers des stratégies de visite à domicile des personnes vivant au VIH ; au troisième point, le dépistage systématique des groupes prioritaires dont les prisonniers, les enfants, les jeunes et les femmes enceintes. En matière de prise, il est recommandé, d’abord, l’implication du ministère en charge de l’agriculture et de l’élevage dans l’exécution des tâches relatives à la sécurité alimentaires et nutritionnelle pour la pérennisation de la stratégie. Dans la prise en charge, les participants recommandent, ensuite, d’augmenter la couverture géographique en site de prise en charge (ARV, PTPE, prise en charge pédiatrique) ; la promotion de la politique de délégation des taches dans le cadre de la prise en charge par les ARV et le renforcement de capacités des archives communautaires pour le continuum des soins selon les normes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ; et enfin l’augmentation du nombre des compteurs CD4 et charge virale pour améliorer la qualité de la prise en charge.
En matière de gouvernance, ils recommandent la mise en application rigoureuse du plan de travail annuel budgétisé ; l’application des autorités locales dans la mise en œuvre des activités de la lutte contre le VHI/SIDA à tous les niveaux. Ils recommandent la mise en œuvre des résultats issus de l’étude sur la stigmatisation et la discrimination des PVVIH et les personnes affectées et les aider à développer des activités génératrices de revenus ; la construction des orphelinats et des cases de passage à Bangui et dans les préfectures pour accueillir les victimes démunies ; la création du fonds de lutte contre le VIH et le Sida qui sera alimenté par les taxes sur les billets d’avions et sur les produits nocifs pour la santé. En fin, les participants à cette Assemblée générale recommandent l’augmentation significative de la subvention accordée à la Coordination Nationale du Comité National de Lutte contre le SIDA.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: L’Union européenne salue la fin de la transmission du virus Ebola en Afrique et réitère son soutien

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’Union européenne salue la fin de la transmission du virus Ebola en Afrique et réitère son soutien

Bangui, (C.N.C), 19-01-2015

 

L’Organisation mondiale pour la Santé a annoncé que la transmission du virus Ebola en Afrique de l’Ouest a pris fin, alors que le Libéria connait aujourd’hui son 42ème jour sans nouveaux cas. Une importante date que la Guinée et le Sierra Leone voisins ont franchi en novembre et en décembre dernier. La pire épidémie d’Ebola enregistrée jusqu’ici a eu un bilan humain tragique, avec 11 300 morts sur les 28 600 cas déclarés depuis l’annonce de l’épidémie.

A cette occasion, le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le virus Ebola et Commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises Christos Stylianides a fait la déclaration suivante :
“Il y a un an, la fin de l’épidémie d’Ebola aurait semblé inimaginable. Mais grâce à l’action des agents de santé, des personnes ordinaires, des gouvernements dans les trois pays touchés, associée à une réponse internationale sans précédent, la bataille contre la maladie a été gagnée. Je tiens à rendre hommage à tous ceux qui ont été impliqués pendant des mois pour ramener le nombre à zéro, une réussite à célébrer.

Dès le départ, l’Union européenne a été à l’avant-garde de la réponse internationale à l’épidémie d’Ebola. Nous avons envoyé du matériel médical, des laboratoires et des épidémiologistes. Nous avons mis en place un système européen d’évacuation médicale pour tous les agents de santé internationaux dans la région. Nous avons financé l’excellent travail accompli par les organisations non gouvernementales et les Nations Unies pour soigner les victimes d’Ebola et faire face à ses conséquences.

Au total, avec ses Etats membres, l’UE a mobilisé près de €2 milliards en aide humanitaire, expertise technique, aide au développement à plus long terme et à la recherche de vaccins et de traitements. Nous déplaçons désormais notre réponse de l’urgence vers le développement, avec une attention toute particulière aux besoins des survivants.

En dépit de l’annonce faite aujourd’hui que l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest est terminée, il faut se garder de tout excès de confiance. Le risque de réinfection est beaucoup plus grand que nous le pensions, comme les différentes rechutes au Libéria depuis Mai 2015 l’ont montré.

Il y a aussi des leçons à tirer. Le système international doit remédier aux défaillances qui sont devenues plus qu’évidentes devant l’insuffisance de la réponse à la maladie dans les premiers mois de 2014. A cet égard, l’Union européenne met en place un Corps Médical Européen par le biais duquel les équipes médicales et l’équipement de nos Etats membres peuvent être déployés rapidement pour faire face à de futures situations d’urgence sanitaire. Il y aura d’autres crises comme celle-ci. Nous devons être mieux préparés.

Il est aussi plus important que jamais d’aider les trois pays à se reconstruire, à renforcer leurs systèmes de santé et à investir dans des mécanismes d’alerte et de réponse efficaces et solides. Ce sont des exigences essentielles pour empêcher toute nouvelle épidémie de se propager. L’engagement de l’UE à soutenir les pays touchés demeure ferme. Nous nous tiendrons aux côtés du Libéria, du Sierra Leone et de la Guinée aussi longtemps que nécessaire.

 

Bangui Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Communique de presse: de la DNC du MLPC et de Martin ZIGUELE

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(Corbeau News Centrafrique)

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                                                      Communique de presse: de la DNC du MLPC et de Martin ZIGUELE

 

Bangui, (CNC), 15-01-2016

Le jeudi 14 janvier 2016,  l`equipe de campagne du Mouvement de Liberation du Peuple Centrafricain (MLPC) a effectue une descente dans les locaux du centre de Traitement des Donnee (CTD) de l`Autorite Nationale des Elections (ANE).

 

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Bangui, Giselle MONAM pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA DNC DE MARTIN ZIGUELE REMET EN CAUSE LA COMPETENCE DE L’ANE SUITE A UNE INVESTIGATION

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA DNC DE MARTIN ZIGUELE REMET EN CAUSE LA COMPETENCE

DE L’ANE SUITE A UNE INVESTIGATION

 

Bangui, (C.N.C), 17-01-2016

« Nous voulons que le processus électoral soit limpide et juste », ainsi a déclaré Christian Touaboy, Directeur national de Campagne de Martin Ziguelé. Depuis la proclamation des résultats provisoires de ce double scrutin par l’ANE, les revendications se font enregistrer pour au sein des partis politiques pour remettre en cause la fiabilité de ces résultats. Ainsi, l’équipe de la Direction nationale de Campagne du candidat du MLPC Martin Ziguelé, accompagnée d’un Huissier et d’un Informaticien, a effectué le 14 janvier 2016, une descente à l’ANE pour s’informer et vérifier la chaîne du traitement informatique des résultats.

Le dérapage constaté dans l’organisation des élections du 30 décembre 2015 en République centrafricaine, par l’Autorité Nationale des Elections(ANE) n’est secret pour personne. Dans une conférence de presse, tenue le 15 janvier 2016 à la résidence de Martin Ziguelé, la Direction a noté que la publication des résultats provisoires par l’ANE a fini par convaincre les uns et les autres sur les conditions pour le moins douteuses et préoccupantes dans lesquelles ces élections ont été organisées et que les responsables de cette institution reconnaissent eux-mêmes. La DNC a souligné que devant les constats troublants faits d’une part par les représentants du candidat Martin Ziguelé dans les bureaux de vote et d’autre part par des Huissiers de justice, les faits ont été mis en évidence. L’éviction manu militari des représentants du candidat des bureaux de vote des circonscriptions sous l’emprise des groupes armés, le bourrage des urnes, le trafic d’influence, la substitution des procès-verbaux par d’autres falsifiés, et le refus délibéré de saisir les résultats du candidat à la présidentiel Martin Ziguelé sont entre autre les constats troublants que dénonce la DNC du candidat du MLPC.

Ce point de presse a été l’occasion pour l’équipe de campagne du candidat du MLPC de présenter à la presse les bulletins de vote vivement brulés, et pourtant en faveur de Martin Ziguelé. Ces bulletins de vote brulés sont, d’après les explications de la DNC, des Centre de vote de la région de l’Ouham-Pendé. La gravité de ces dérives, d’après Christian Touaboy, à l’évidence préméditées, sont telles qu’elles font planer un sérieux doute sur toute la chaine opérationnelle de l’ANE. Cela dit, selon les dires de Christian Touaboy, le doute plane depuis l’organisation des élections, la collecte des résultats, leur acheminement jusqu’au Centre de Traitement des Données (CTD), le traitement informatique des procès-verbaux et la publication des résultats provisoires.

«Le constat établi au cours de la descente et les explications données par les responsables de l’ANE a laissé la délégation sans voix. Les démonstrations demandées pour trois circonscriptions différentes font apparaitre à l’écran la mention « aucune saisie » devant le nom du candidat Martin Ziguelé », a expliqué Christian Touaboy, Directeur national de Campagne de Martin Ziguelé qui a ajouté : « le procès-verbal d’huissier établi à l’issue de cette descente a été versé à l’appui de la requette déposée à la Cour constitutionnelle de Transition vers laquelle désormais tous les regards sont tournés pour dire le droit et constater les graves dysfonctionnements et les fraudes mises en œuvre à grande échelle pour déterminer les résultats des élections».
Par ailleurs, le DNC de Martin Ziguelé a souligné que les candidats aussi aux législatives qu’à la présidentielle du MLPC ont été logiquement amenés à exiger le décompte manuel des voix, seule parade à la corruption du système informatique. Par ces décisions attendues, à en croire le DNC, la Cour constitutionnelle de transition enverra des signaux très claires à tous ceux pour qui la tricherie et le vol fondent la culture et l’action politique tout autant qu’un raccourci pour parvenir au pouvoir politique et la fonction de la représentation populaire. Toutefois, « nous sommes confiants du travail de la Cour Constitutionnelle à l’image de son président Zacharie Ndouba. Nous faisons confiance à la justice car nous sommes nous inscrivons dans un processus démocratique», a-t-il martelé.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LA TRANSHUMANCE POLITIQUE, UN MAL BIEN CENTRAFRICAIN

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(Corbeau News Centrafrique)

Élections en Centrafrique

 

LA TRANSHUMANCE POLITIQUE, UN MAL BIEN CENTRAFRICAIN

 

Bangui, (CNC), 16-01-2016

La République Centrafricaine, ce petit pays d’Afrique Centrale avec ses cinq millions d’habitants, est un Etat bien particulier.

Dans les démocraties avancées, l’adhésion à un parti politique ou un courant politique se fonde d’abord sur l’IDEOLOGIE prônée par ce parti ou véhiculée par le courant politique en question. L’idéologie étant l’ensemble des idées, des croyances et des doctrines propres à une époque, à une société ou à une classe. C’est sur ces idées prônées que se fonde tout militant pour suivre tel ou tel personnalité politique.

En Centrafrique, les modalités d’adhésion semblent bien différentes. Si ce n’est sur la base de l’appartenance ethnique, clanique, régionaliste, ce sera sur la base du « ventre ».

Pour preuve, lors de la campagne électorale pour les scrutins groupés du 30 Décembre 2015, des individus bien connus sur l’échiquier politique centrafricain, pour tel ou tel raison, ont vite fait de prendre fait et cause pour tel ou tel candidat. Ce qui, de prime abord constitue l’expression de leur liberté et donc leur droit le plus absolu de suivre qui bon leur semble. Seulement voilà, juste après la proclamation PROVISOIRE par la célébrissime A.N.E, et avant même que la Cour Constitutionnelle de Transition ait fini de « DIRE LE DROIT » en procédant à l’examen en la forme et au fond des scrutins couplés et leur PROCLAMATION DEFINITIVE, voilà nos larrons en foire, tels des « rats », sont entrain de « quitter le navire » de leurs poulains en perdition après les dépouillements et publication des résultats provisoires du 1er tour. Certains sans crier gare ni rendre compte du « pactole » qu’ils ont reçu de leurs champions du premier tour pour battre campagne, vont prendre purement et simplement la TANGENTE pour rejoindre le camp des « NOUVEAUX NANTIS »… sous des appellations des plus farfelues du genre « FRONT REPUBLICAIN DE SOUTIEN » au candidat X ou Y, de « Comité de soutien à X ou Y » etc. Certains Candidats pourtant partant pour le FAUTEUIL SUPREME, sans même attendre le verdict fatidique de la Cour Constitutionnelle de Transition, vont bonnement FAIRE ALLEGEANCE aux nouveaux chevaux « déclarés provisoirement » partant pour la suite de la compétition, ceci en dehors de toute sagesse et prudence requises en pareilles circonstances. Voilà, sans conteste la pratique démocratique au « BERCEAU DES BANTUS ».Seulement, le peuple BANTUS dans son essence même, privilégie le fameux « UBUNTU » qui signifie « je suis parce que nous sommes », autrement dit l’intérêt général, le communautarisme, en dehors de toute prédation, égoïsme ou mangeocratie.
Le Président Fondateur de la République Centrafricaine, feu Barthélemy BOGANDA doit surement se retourner moult fois dans sa tombe à cause de l’image tragi-comique véhiculée par ses fils et filles censés suivre ses pas pour assurer la pérennité et le développement de sa chère et douce Centrafrique.

NESTOR ZABANA

BANGUI: SANS AUDACE ET NI COMBAT, LES CENTRAFRICAINS NE CONNAITRONT JAMAIS LA LIBERTÉ. Dixit Robert ENZA, Entrepreneur

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(Corbeau News Centrafrique)

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SANS AUDACE ET NI COMBAT, LES CENTRAFRICAINS NE CONNAITRONT JAMAIS

LA LIBERTÉ. Dixit Robert ENZA, Entrepreneur politique.

 

Bangui, (R.E.E), 16-01-2016

 

Notre rassemblement autour de TOUADERA ARCHANGE est un combat, une audace pour conquérir par nous mêmes notre propre liberté. Il ne s’agit pas pour nous d’avoir élu un Président, mais plutôt d’afficher notre liberté.

Si la démocratie émane du peuple, elle n’est pas une déesse ; quelle est cette déesse que l’on traine par le bout de nez et lui impose la forme dans laquelle elle doit se tenir. Ceci dit la démocratie n’est pas un cadeau, c’est une lutte pour la liberté.

Le président sorti de ces élections annoncées avant même son déroulement de mauvaises élections pour finir avec la transition chancelante selon les organisateurs, doit être le Président du peuple centrafricain, sans regret et ni ressentiment. Car on ne gère pas un pays pour soi ni pour ses intérêts propres mais c’est réaliser le destin commun de tout un peuple. C’est un devoir de société.

Trois (3) ans d’inexplicables violences gratuites. On ne connaît ni les auteurs , ni les causes. Mais une chose est vraie, les causes et les auteurs sont connus. Tout laisse croire que les auteurs ne seront jamais poursuivis. Les auteurs et les causes seront punis. C’est de notre vie qu’il s’agit, il nous faut établir la justice pour apporter la paix sociale.

Notre peuple a connu de ces atrocités sauvages et crapuleuses qu’aucun outil mathématique et financier au monde ne peut mesurer ; mais notre prise de conscience commune d’avoir compris ce qui nous est arrivé est la seule mesure et cette mesure-là au niveau de la conscience est une arme pour nous défendre.

Jamais, les centrafricains ne pourront tolérer ni accepter que le pays revive ce que nous avons vécu ; la crise politique de la Séléka est un événement inique en son genre dans l’histoire de notre peuple. Nous sommes déterminés à jamais à combattre cette calamité politique qui nous a conduit à la catastrophe.

Le peuple centrafricain veut que les choses changent et ça il faut aller chercher, il faut se battre. Ça ne se donne pas. Pour se battre c’est à nous de nous battre pour l’acquérir. Qu’on ne nous impose rien par coup d’argent. Un Président élu par la grâce de l’extérieur ne changera jamais les choses pour notre bonheur.

Le peuple centrafricain veut un président à lui et une politique à lui où il peut participer et être écouté. Le peuple centrafricain veut que le pouvoir lui appartienne et qu’il est acteur à part entière.

Le caractère principal de ces élections qu’il faut retenir, c’est d’abord qu’il s’agit pour nous d’un combat pour notre liberté et puis pour notre unité. Pour cela les centrafricains doivent montrer qu’eux aussi, ils sont audacieux. Qu’ils sont capables de se défendre contre tout ce qu’on peut leur imposer. En politique, choisir c’est toujours un acte de défense pour la liberté.

Durant ces campagnes nous avons assisté à un gangstérisme de la part de ces candidats mandatés par l’extérieur. Jamais l’argent dans le monde n’a été utilisé de cette façon. Ils ont dépensé et dépenser afin de conquérir le pouvoir, rien que le pouvoir pour leurs intérêts propres.

Avec l’argent, ils ont pensé avoir le dessus sur le peuple centrafricain, ils n’ont jamais pensé que dieu était avec ce peuple et dieu nous a accroché à cet espoir : c’est TOUADERA ARCHANGE.

Leurs supporters se plaisaient à dire, qu’ils faisaient une démonstration de force. Il fallait dire plutôt qu’ils faisaient une démonstration de honte parce que ces gens là qui n’ont rien réussi et qui n’ont pas d’argent pour eux-mêmes et qui soudain démontrent une fortune. Ils caracolaient à la tête des sondages, des mandatés insipides et dès le premier tour ce fut une décembrisade.

Pour ce second tour, centrafricains, si jamais nous n’avions connu de révolution, c’est maintenant ; et c’est l’occasion pour nous de forger notre avenir. Nous devons avoir la capacité pour forcer les choses à devenir accessibles grâce à notre audace. Centrafricains, nous avons toujours manqué d’audace mais cette fois soyons audacieux.

Abandonnons notre infantilité légendaire, la corruption grâce à laquelle ces gens-là nous manipulent. Nous devons être capables de périr courageusement dans le combat pour se défendre, si non nos enfants et nos descendants continueront à tout souffrir.

Les centrafricains doivent accepter de laisser un pays libre à leurs enfants, ils doivent savoir que la liberté se confond avec le bonheur et le courage avec la liberté. Si au BURKINA FASO, ces peuples là-bas se sont battus, c’est pour éviter à leurs enfants de tout souffrir, leur conquérir au moins ce bonheur qu’est la liberté. Par leurs dernières élections, les Burkinabés ont conquis leur liberté, plus rien ne s’opposera à eux si non le défi du développement.

La RCA est corrompue et tellement corrompue, que nos descendants vont continuer à souffrir de tout car nous n’avions rien défendus, nous n’avions rien conquis par notre audace. Nous n’avions aucun monument qui représente l’histoire de

nos combats. Nous sommes un peuple qui n’est pas encore constitué en tant que peuple ; c’est pour cela que tout énergumène peut tout se permettre.

Mais le moment est là devant nous, faisons savoir aux autres, à ceux qui nous méprisent que nous sommes un peuple qui a tout appris et qu’ils peuvent compter sur notre capacité à nous défendre, surtout quand il s’agit pour nous de choisir démocratiquement notre Président : TOUADERA ARCHANGE est notre Président.

 

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

BANGUI: « NOS REVENDICATIONS PORTENT SUR LA SINCERITE DU SCRUTIN » DIXIT LES CANDIDATS DE L’ AFDT

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(Corbeau News Centrafrique)

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« NOS REVENDICATIONS PORTENT SUR LA SINCERITE DU SCRUTIN »

DIXIT LES CANDIDATS DE L’ AFDT

Bangui, (C.N.C), 15-01-2016

 

Les leaders de la plate-forme politique de l’Alliance des Forces Démocraties pour la Transition(AFDT) ont persistent toujours dans leurs revendications sur les opérations électorales en cours à la suite de publication des résultats provisoires du premier tour de la présidentielle du 30 décembre 20415, par l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Dans une rencontre, le 12 janvier 2016 avec les Journalistes, les leaders de cette plateforme regroupant les partis politiques le MLPC, le RDC, le CRPS, ASD, MDS, et l’UDCA ont demandé le recomptage manuel des bulletins des candidats et ont décidé de saisir la Cour constitutionnelle de Transition.

«Où sont passées les 228.512 voix qui n’apparaissent pas dans la publication des résultats provisoires de l’ANE du 7 janvier 2016 ? » s’interroge l’AFDT lors de cette conférence de presse le mardi 12 janvier 2016, à la résidence de Me Nicolas Tiangaye. L’occasion pour les leaders de cette plateforme politique à savoir Martin Ziguelé du MLPC, Désiré Zanga Bilal Kolingba du RDC, et Me Nicolas Tiangaye de CRPS, d’analyser avec les professionnels des médias les données électorales fournies par l’ANE afin d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur, d’après eux, une éventuelle crise post-électorale dues aux nombreuses irrégularités constatées tout le long du processus électoral en cours. Car pour les leaders de l’AFDT, de l’examen des données chiffrées par l’ANE elle-même, le taux de participation de 79% est erroné. Pour eux, le vrai taux de participation est finalement de 77% au lieu de 79%, en tenant compte des 73.677 voix, 228.512 voix volatilisées et des votes blancs et nuls.

Les 228.512 voix se sont volatilisées selon l’analyse des leaders de l’AFDT qui posent la question de savoir pour quelle raison et à quel dessein la volatilisation de ces importantes voix non sorties dans la publication des résultats provisoires par l’ANE. Ils ont souligné l’injonction de la communauté internationale d’avoir refusé aux candidats de l’AFDT qui ont saisi l’ANE de test du système informatique afin de s’en assurer de la crédibilité au Centre du traitement des données au sein de l’institution chargée des élections. «Pourquoi ils ont refusé de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote comme dit la loi », s’interroge Martin Ziguelé, candidat du MLPC.

Au regard de tous les constats faits sur les données de l’ANE, les leaders de l’AFDT émettent de sérieuses réserves sur la sincérité et la crédibilité des opérations électorales qui, d’après eux, ne reflètent nullement la volonté du peuple centrafricains de choisir librement ses dirigeants et ne respectent pas les standards universels admis d’une élection libre, transparente, démocratique et équitable. Ainsi, l’AFDT tiens pour responsable d’une éventuelle crise post-électorale, les commanditaires de cette mascarade électorale. Pour rétablir la vérité, les leaders de l’AFDT exige l’audit du système informatique de l’ANE, le décomptage manuel des résultats du scrutin. A cet effet, ils saisiront la Cour constitutionnelle de Transition, juge de la régularité des élections en vue de faire faire valoir leurs droits. Selon le président de l’AFDT, Christophe Mbrémaïdo, la plateforme politique entend tirer toutes les conséquences d’un hold-up électoral opéré contre la volonté du peuple centrafricain.

A cet effet, les leaders de l’AFDT demandent à la Cour constitutionnelle de transition de statuer en toute indépendance, sans pression extérieure et d’assumer ses responsabilités devant le peuple centrafricain et devant l’histoire. A la Communauté internationale, ils demandent d’être impartiale vis-à-vis de tous les candidats et d’éviter d’apporter sa caution à des manipulations électorales susceptibles de conduire à de nouvelles crises comme celles que le pays a déjà connues.

JOURNALISTES

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Bangui: INTERVIEW: L’Abbé Frederick Nakombo dresse le bilan annuel de la Commission Episcopale Justice et Paix

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(Corbeau News Centrafrique)

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INTERVIEW: L’Abbé Frederick Nakombo dresse le bilan annuel

de la Commission Episcopale Justice et Paix

 

Bangui, (CNC), 14-01-2016

Dans une interview exclusive accordée à la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), le Secrétaire National de la Commission Episcopale Justice et Paix, l’Abbé Frédéric NAKOMBO fait le bilan annuel de la Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP), une association qui œuvre dans les domaines de la Justice, Paix, Cohésion sociale, et la Réconciliation en République centrafricaine.
Corbeau News Centrafrique (CNC) : Abbé Frédéric NAKOMBO, Bonjour !

Frédéric NAKOMBO (FN) : Bonjour !

CNC : Pouvez-vous présenter brièvement la Commission Episcopale Justice et Paix ?

FN La Commission épiscopale Justice et paix est service de la conférence épiscopale des Evêques. C’est une association qui traite de la question de la Justice, de la paix et des Droits de l’Homme. La Commission épiscopale Justice et paix a pour but de sensibiliser la population sur la lutte contre l’impunité, sur la défense de la dignité de la personne humaine, la promotion de la paix à la lecture de l’évangile. Elle étudie toutes les questions qui touchent aux droits de l’homme et fait des recommandations à l’endroit de la conférence épiscopale centrafricaine. Cette commission a été créée le 1er juillet 1991 à Berberati lors de la conférence épiscopale des évêques conformément à la recommandation qui a été faite par le Conseil pontifical Justice et paix le 6 janvier 1964 à Rome.

CNC : Quels sont les activités que la Commission Episcopale Justice et Paix a eues à mener durant l’an 2015?

FN : Nos activités durant l’année 2015 sont multiples. La Commission Episcopale Justice et Paix est une association à but non lucratif. Et elle vit des projets. En 2015, nous avons eu à mettre en œuvre un projet qui concerne la formation des acteurs de la Commission Episcopale Justice et Paix. Nous avons formé les ces acteurs de à la gestion financière, au montage des projets, à la lutte contre l’impunité, à l’engagement de l’église en faveur de la justice et paix, et aussi à la formation des acteurs aux droits humains. En plus de ce projet qui a été financé par Secours catholique France, nous avons aussi mis en œuvre un projet qui concerne l’édification de la paix, surtout la réconciliation et la paix au niveau de quatre Diocèses dont l’Archidiocèse de Bangui, les Diocèses d’Alindao, de Bouar et de Bossangoa. Par rapport à la mise en œuvre de ce projet, la CEJP a mobilisé des formateurs et des sensibilisateurs à l’intérieure du pays. Nous avions effectué des missions dans les diocèses concernées par le projet, et nous avons eu à sensibiliser les Chrétiens et les musulmans à la cohésion sociale et au vivre ensemble. Les activités que nous avons réalisées sur le terrain, il faut dire que nous avons réalisé les activités à 90%, et ces activités ont bien réussi. Aujourd‘hui, les personnes qui ont été sensibilisées et par le Bureau national et par le Bureau diocésain demandent à ce que la CEJP puisse approfondir les activités pour la seconde fois, pour une meilleure compréhension des participants qui sont au niveau de chaque Diocèses. En plus de ce projet qui a été financé par Miserior via Cordaid, la CEJP a aussi octroyé un financement auprès de l’Association Avocats Sans Frontière Belgique qui se trouve implantée en ce moment à Bangui dans le cadre d’un service d’aide minimum légal. Et ce projet porte sur la sensibilisation de la population de Bangui sur le rôle et l’importance d’un Avocat et l’amélioration de l’accès facile à la justice des personnes en situation de vulnérabilité. En ce moment, la CEJP est entrain de travailler en partenariat avec Avocat sans Frontière pour la mise en œuvre du projet. Nous avons réalisé les activités de façon trimestrielle, il nous reste à réaliser aussi des activités dans la deuxième phase qui va commencer de janvier au mois de mars. La CEJP travaille en partenariat avec EISA qui est l’Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique en ce qui concerne l’éducation civique. Dans les années 2011, la CEJP avait mobilisé ses propres observateurs sur le terrain, et ils ont pu recueillir les informations et données sur l’observation. Pour cette année à travers AISA avec le financement de l’Union européenne, la CEJP a aussi mobilisé les observateurs électoraux qui ont beaucoup travaillé et ils sont entrain de parvenir les résultats au siège d’EISA qui se trouve ici à Bangui.

CNC : Quel bilan peut-on tirer de toutes ces activités que la Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP) a pu mener?

FN : Je vous dis que le bilan est positif. Certes, la situation des droits de l’homme au niveau de l’arrière-pays varie d’une localité à une autre. Mais les Diocèses que nous avons parcourus, nous ont présenté un bilan positif en termes d’actions. Parce qu’au niveau, les Diocèses d’Alindao, de Bouar et de Bossangoa, nous avons constaté que la CEJP est visible. Et la visibilité de la CEJP fait à ce que les partenaires puissent collaborer avec les acteurs de la CEJP pour la mise en œuvre de certains projets qui touchent beaucoup plus la question de la paix et de la justice dans la localité. C’est pour cela que les Diocèses d’Alindao, de Bouar et de Bossangoa et de Bangui travaillent en ce moment en partenariat avec CRS (Catholic Relief service) ; et CRS a beaucoup appuyé ces commissions dans différents domaines. A l’heure où nous parlons, nous avons au moins cinq Diocèses qui sont un peu en retard, parce qu’il y a eu de difficultés quant à ce qui concerne la nomination de certains Directeurs Diocésains qui n’ont pas pu terminer leur mandat et la nomination aussi de nouveaux Directeurs Diocésains qui n’ont pas été formés par rapport aux règlement et Statut de ladite commission. Mais il faut savoir que la CEJP est entrain de déployé tous les moyens nécessaires pour qu’au courant de cette année 2016 toutes les commissions soient dynamiques et fassent un travail d’efficacité sur le terrain.
CNC : Quelles sont vos perspectives pour cette année ?

FN : Présentement, la CEJP organise une Assemblée générale communément appelée Conseil National au tour de thème Cohésion sociale. Ce Conseil National vise d’abord à renforcer les capacités des acteurs de la CEJP, et ensuite à donner l’opportunité aux membres de la CEJP à réfléchir sur les atouts, les faiblesses, les opportunités et aussi les contraintes de la cohésion sociale par rapport à toutes activités que nous avons réalisées sur le terrain depuis l’année 2014-2015. En ce moment, la CEJP est en train d’établir un plan d’action qui vise une synergie d’action avec les membres du Bureau diocésain pour que dans six mois, les membres du Bureau diocésain puissent se retrouver en plénière à Bangui pour examiner cette question de violation des droits de l’homme et en suite essayer de trouver des solutions qui pourraient éventuellement aider les Bureaux diocésains à lutter contre les violations des droits de l’homme au niveau local

CNC : Pour finir, quels sont vos partenaires?

FN : Nous avons de multiples partenaires. La CEJP travaille avec l’Ambassade des Etats unis, le Secours Catholique, Avocats Sans Frontière, Cordaid, avec l’Aide d’Afrique en France, EISA, Miserior en Allemagne. Nous sommes en train de voir la possibilité d’engager d’autres partenaires comme l’Ambassade de France, et aussi des partenaires qui œuvrent dans le domaine de l’éducation civique pour les élections comme ENDIA et le PNUD qui sont les deux partenaires qui ont déjà travaillé avec la CEJP. Donc, nous avons toute une panoplie de partenaires qui soutiennent de près et de loin la Commission Episcopale Justice et Paix.

CNC : Monsieur Abbé Fréderick Nakombo, nous vous remercions

FN : C’est à moi de vous remercier pour l’intérêt que vous portier à nos activités.

Interview réalisée par Eric NGABA  Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MSF LANCE UNE CAMPAGNE DE VACCINATION DE MASSE SANS PRECEDENT EN RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

medecin

 

MSF LANCE UNE CAMPAGNE DE VACCINATION DE

MASSE SANS PRECEDENT EN RCA

 

Bangui, (C.N.C), 13-02-2016

Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé, le 13 janvier 2016 en Centrafrique, une vaste campagne de vaccination pour environ 220 000 enfants centrafricains. Menée en collaboration avec le ministère de la Santé, la campagne a démarré mi-juillet dans le nord du pays et se déroulera jusq u’à fin 2016 dans 13 des sous-préfectures où MSF mène des projets médicaux. Actuellement, cette campagne est en œuvre, selon un communiqué du MSF parvenu ce mercredi à notre rédaction, dans la sous-préfecture de Berberati, au sud-ouest de la RCA.

Dans le cadre de cette campagne, MSF administrera également un vaccin conjugué contre le pneumocoque (PCV), dont l’utilisation à large échelle par les acteurs humanitaires a été jusqu’ici très limitée, notamment à cause de son prix prohibitif.
« Nous bénéficions actuellement d’une donation de la part du laboratoire pharmaceutique Pfizer, l’un des deux fabricants du PCV, donation sans laquelle nous aurions dû dépenser plusieurs millions de dollars rien que pour l’achat de ce vacci », a-t-elle poursuivi. Toutefois, elle souligne que les donations ne sont pas une solution viable. Pour elle, il faut que le vaccin soit disponible à un prix juste, pour qu’il puisse être utilisé là où il est nécessaire et au moment où les acteurs de santé l’estiment important.

Le pourcentage d’enfants immunisés en République centrafricaine (RCA), d’après MSF, s’est effondré depuis la crise de 2013. « Médecins Sans Frontières (MSF) prévoit de vacciner un quart de la totalité des enfants centrafricains contre les principales maladies meurtrières de l’enfance. La possibilité d’organiser ce type de campagnes reste malheureusement exceptionnelle, notamment à cause du prix trop élevé du vaccin contre le pneumocoque », lit-on dans le communiqué.

D’après les chiffres officiels du ministère de la Santé, la crise politico-militaire qui a débuté en 2013 a provoqué l’effondrement des taux de couverture vaccinale dans le pays. Entre 2012 et 2014, le nombre d’enfants ayant été complètement immunisés contre la rougeole est passé de 64% à 25% ; de 52% à 20% pour les infections respiratoires aigües. Ainsi fin 2013, seulement 13% des enfants étaient complètement vaccinés à l’âge d’un an.

«Cette campagne de vaccination préventive est la plus importante jamais lancée par MSF en RCA et est l’une des premières visant à protéger les enfants âgés de moins de cinq ans contre autant de maladies », a expliqué le Dr. Pauline Lechevalier, référent vaccination à MSF qui a ajouté que « dans le contexte qui prévaut aujourd’hui en RCA, le risque d’épidémies, ainsi que celui du nombre de décès liés aux maladies évitables par la vaccination, est très élevé. Il est urgent de protéger le plus grand nombre d’enfants contre ces maladies ».

En plus d’organiser des campagnes de vaccination de masse, MSF va renforcer et élargir les activités de vaccination dans les structures de soins où elle intervient déjà. Viaces deux stratégies, MSF proposera aux enfants âgés de moins de 5 ans n’ayant pas reçu toutes les vaccinations nécessaires auparavant, jusqu’à neuf antigène. En fonction des besoins spécifiques à chaque sous-préfecture, d’autres mesures de prévention seront associées à la vaccination : distribution de Vitamine A, de moustiquaires, d’antiparasitaire et dépistage de la malnutrition, entre autres.

Depuis décembre 2013, MSF a doublé son niveau d’assistance médicale en réponse à la crise en cours en RCA. L’association gère actuellement 15 projets, dont plusieurs sont destinés à aider les réfugiés centrafricains dans les pays voisins dont le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo. MSF travaille en RCA depuis 1996 et, compte actuellement plus de 300 personnels internationaux et plus de 2 000 personnels centrafricains dans le pays. Depuis décembre 2013, MSF a doublé son niveau d’assistance médicale en réponse à la crise. Ses équipes offrent des soins gratuits concernant entre autres la pédiatrie, la santé maternelle, la chirurgie, le VIH et tuberculose. MSF soutient également l’activité de vaccination de routine (PEV).

En avril 2015, MSF a lancé une campagne de mobilisation publique dont l’objectif est d’appeler les laboratoires GlaxoSmithKline (GSK) et Pfizer, les deux producteurs de vaccins contre le pneumocoque (PCV), à rendre public le prix de ce vaccin pour tous les pays et à en réduire le prix dans les pays en développement en le faisant passer à 5 dollars par enfant, soit 4,50 euros pour les trois doses nécessaires. Une pétition a également été lancée en novembre dernier à cet effet.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique: Les Nations Unies militent-elles en faveur d’un candidat à la présidentielle?

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(Corbeau News Centrafrique)
 
ANICE, DOUADERA
 
 

Les Nations Unies militent-elles en faveur d’un candidat à la présidentielle?

 
 
Bangui, (C.N.C), 01-13-2016
 

Le peuple centrafricain est en train vivre un scénario au niveau de la communauté internationale sur les opérations en cours des résultats encore provisoires des élections du 30 décembre 2015. Ainsi, les Nations unies financent les élections en République centrafricaine, elles font le choix à la place du peuple centrafricain. L’attitude affichée par les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations unies pour la Centrafrique laisse réfléchir sur la manœuvre diplomatique de la communauté internationale qui cherche à influencer le verdict des urnes en République centrafricaine.

Cela apparait comme un fait anodin, mais lorsqu’on fait un arrêt sur image des opérations en cours des résultats du scrutin du 30 décembre 2015, on comprendra dans un peu de temps là où la communauté internationale veut en venir. D’un constat d’indignation, ceux qui viennent au nom des Nations unies en soutien à la République centrafricaine semblent oublier les institutions de cette République. Dans ce contexte centrafricain que le pays tente de sortir de ses cendres à travers le retour à l’ordre constitutionnel, le dicton selon lequel « la main qui donne, commande » doit donner tort à son auteur. Cela dit, la communauté internationale qui finance en majeure partie les élections du 30 décembre 2015 en République centrafricaine, pense dicter sa loi au peuple centrafricain qui a traversé plusieurs années de crise accumulée. En effet, l’attitude diplomatique visiblement affichée par les Représentants spéciaux du Secrétaire Général des Nations Unies en République centrafricaine sème le doute quant à la crédibilité des résultats des urnes donnés par l’Autorité nationale des Elections (ANE) que de nombreux candidats même à la présidentielle rejettent.

Quel est la crédibilité de ces résultats lorsque le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga félicite les deux candidats provisoirement arrivés en tête du peloton électoral ? Quel est la crédibilité de ces résultats lorsque le Représentant Spécial Adjoint, Représentant résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en Centrafrique, Aurélien AGBENONCI rend des visites nocturnes à certains des 30 candidats à la présidentielle ? Sans attendre la confirmation des résultats provisoires par la Cour constitutionnelle de Transition, Parfait Onanga-Anyanga se voit au-dessus de cette Cour, seule institution ayant la compétence de déterminer qui des 30 candidats iront au deuxième tour, prépare déjà la conscience collective au tour des candidats Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadera dont on chante la victoire avant le coup de sifflet final. Pour illustration de son attitude belliqueuse, il a même appelé ces deux candidats à préparer leurs militants et sympathisants à une campagne

apaisée pour le second tour, alors que la Cour constitutionnelle de la Transition n’a pas encore rendu son verdict final sur les données provisoires de l’ANE. Ce qui peut traduit la pensée d’Onanga-Anyanga qui ne considère pas la valeur de la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine. Par ailleurs, il a qualifié de succès incontestable le déroulement des élections présidentielles et législatives du 30 décembre 2015, marquées selon, par une participation massive des électeurs centrafricains.

Dans le même sillage du comportement diplomatique peu fertile de la communauté internationale qui s’ingère qui se substitue aux institutions centrafricaines, Aurélien AGBENONCI a dans la coulisse une diplomatie au tour des candidats. Ce qui est surprenant, aux environs de 19h à la résidence de Anicet Georges Dologuélé, en présence de de Jean Serge BOKASSA un des 30 candidats dans la course, le Représentant Spécial Adjoint a rendu une visite nocturne un candidat provisoirement favoris du scrutin. Surpris de cette visite qu’il estime anormale en cette période cruciale, Jean Serge BOKASSA s’explique : “je lui ai demandé l’en jeu de son visite chez Dologuele, il me répond c’est juste pour vérifier les soldats qui sont chargés d’assurer la protection de Doleguele “. Or le rôle d’Aurélien Agbénonci n’est pas de faire le contrôle des casques sur le terrain à moins qu’il se substitue aux commandants de la force MINUSCA. Selon Serge BOKASSA, le Représentant Spécial Adjoint lui a fait savoir dans la suite de discussion qu’il devrait se rendre également chez Archange Touadera. « Mais le jour d’après, j’appelle monsieur Touadera pour vérifier si effectivement
monsieur Aurélien Agbénonci était passé aussi chez lui pour contrôler les dispositifs sécuritaires, Touadera répond “NON”. C’est là que j’ai pensé que cette visite n’est pas du tout claire, car monsieur Aurélien Agbénonci l m’avait promis de se rendre dans la même nuit chez Touadera ». Alors, si les Nations Unies militent en faveur d’un candidat, les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations unies pour la République centrafricaine le démontrent déjà. C’est pour ce constat que l’Alliance des Forces démocratiques pour la Transition (AFDT), dans sa déclaration du 13 janvier 2016, demande à de la Communauté internationale d’être impartiale vis-à-vis des candidats et d’éviter d’apporter sa caution à des manipulations électorales.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: DECLARATION RELATIVE AUX ELECTION DU 30 DECEMBRE 2015

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(Corbeau News Centrafrique)

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DECLARATION RELATIVE AUX ELECTION DU 30 DECEMBRE 2015

 

 

Bangui, (C.N.C), 13-01-2015

 

 

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: PRESIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE : Anicet Georges DOLEGUELET vs Faustin Archange TOUADERA

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(Corbeau News Centrafrique)

ANICE, DOUADERA

 

PRESIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE : Anicet Georges DOLEGUELET

vs Faustin Archange TOUADERA

Comment la diaspora centrafricaine peut-elle faire la différence ?

Analyse de Kag SANOUSSI, Président de l’Institut International de Gestion

des Conflits, Expert en Intelligence Négociationnelle

Bangui, (C.N.C), 13-01-2016

Au regard des résultats du premier tour de l’élection présidentielle en Centrafrique et des projections faites en report de voix, le second tour risque de se jouer dans un mouchoir de poche.

S’il est vrai que c’est sur le terrain que tout se joue, la diaspora centrafricaine peut avoir un rôle décisif dans le choix du prochain Président de la République.
Bien qu’avec près de 28 000 votants, soit 1,5% du corps électoral, la diaspora centrafricaine ne doit pas pour autant être négligée.

En effet, nous savons qu’un acteur de la diaspora est “potentiellement” en relation avec une trentaine de personnes dans son pays d’origine. Ceci laisse entrevoir une surface d’influence potentielle non négligeable de la diaspora, notamment si certaines conditions sont réunies : contacts réguliers avec les personnes concernées dans le pays d’origine, envois réguliers de fonds de soutien, niveau de sensibilisation des personnes à la ‘‘chose’’ publique, etc.

Dans le cas centrafricain, en partant même d’une hypothèse très base d’un acteur de la diaspora en relation avec 10 personnes en RCA, cela fait passer la zone d’influence de la diaspora centrafricaine à un échantillon significatif de 280 000 votants, soit près de 14,5% des suffrages.

Mais la diaspora ne peut réellement être décisive qu’à condition de:

1- Ne pas se contenter d’écrire sur les réseaux sociaux, de parler dans les médias pour faire falloir ses analyses et ses choix ;

2- Appeler régulièrement la dizaine de personnes ciblées sur le territoire centrafricain pour échanger, se renseigner, informer et convaincre sur la pertinence de l’orientation choisie ;

3- Faire de chaque contact en RCA, un actif de la campagne du candidat de son choix. En sommes amener chaque votant à convaincre au moins cinq autres à faire le même choix. Par ailleurs, il conviendrait de garder un contact quasi permanent d’au moins une fois tous les trois jours jusqu’au soir du second tour.

4- Soutenir les acteurs ainsi ciblés sur le terrain, même avec des envois symboliques de fonds, non pas pour les ‘‘acheter’’ mais en guise de soutien à leurs activités citoyennes.

Mais outre le fait mobiliser et d’appeler à voter pour un candidat, nul ne peut oublier que la RCA sort doucement d’une crise profonde d’une rare violence.

L’esprit de Responsabilité doit donc prévaloir afin que l’adrénaline de l’élection ne conduise pas à des outrances et à la propagation de la haine d’un camp sur l’autre. Les supporteurs des deux finalistes doivent donc éviter de se laisser aller à des écrits et des propos qui seraient contraires à leur volonté affichée pour une cohésion nationale intégrale, vecteur d’une paix juste et durable en Centrafrique.

Cette élection, malgré ses imperfections, est sans nul doute, un rendez-vous pour un nouveau départ de la Centrafrique.
Il y a donc lieu de saluer l’équipe de la Transition qui, malgré les difficultés et les multiples reports est parvenue à l’organiser, tout comme le peuple centrafricain, pour son courage et sa détermination pour un véritable renouveau.

L’élection d’un nouveau Président de la République Centrafricaine ne règlera pas tout, mais constitue indubitablement un signal d’espoir et d’espérance.

Messieurs Anicet Georges DOLEGUELET et Faustin Archange TOUADERA incarnent sans doute ce nouvel espoir du peuple centrafricain qui, au soir du 31 janvier sera dans tous les cas, le véritable vainqueur.

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Kag SANOUSSI.

iigcafrique@gmail.com

www.institut-international-gestion-conflits.org

 

Centrafrique: UNE INTELLIGENTSIA RESPONSABLE

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(Corbeau News Centrafrique)

Le Bureau de l'autorité nationale des Élections en Centrafrique

 

UNE INTELLIGENTSIA RESPONSABLE

Bangui, (C.N.C),12-02-2016

 

L’intelligence est, apparemment, la chose du monde la moins bien partagée en Centrafrique. Dans son acception substantielle, l’intelligence est la capacité de connaitre et de comprendre, par opposition à la bêtise.

L’intellectuel est par voie de conséquence le détenteur de cette connaissance ou entendement. De façon globalisante, ces intellectuels constituent cette classe de privilégiés du savoir communément appelés « INTELLIGENTSIA ». Ces personnes sont censées être les « lumières du monde » et aider leurs concitoyens à quitter « le monde de la caverne pour accéder à celui de la lumière » autrement dit à la connaissance, selon le philosophe Grec PLATON.

L’intelligentsia centrafricaine joue-t-elle véritablement ce rôle pour conduire les moins nantis à l’accession à cette lumière ? Rien n’est moins sure ! Pour preuve, les agissements des uns et des autres au lendemain des élections générales du 30 Décembre 2015.Dès les premières heures de la proclamation PROVISOIRE des résultats de ces élections groupées, un conglomérat de candidats a vite fait de crier à la fraude et solliciter illico l’annulation et la reprise pure et simple de ces scrutins présidentiel et législatif. De ce point de vue, ils n’ont pas tort car comment comprendre qu’un candidat comme Faustin TOUADERA lamentablement en ballotage défavorable à la législative dans sa circonscription de DAMARA puisse sans honte aucune aller glaner des milliers de voix dans la circonscription électorale de Paoua, par exemple, où il est quasiment un PARFAIT INCONNU ? La couleuvre est trop grosse à avaler c’est certain !!! Seulement voilà, ces mêmes candidats malheureux qui sollicitaient URBI ET ORBI l’invalidation du scrutin et sa reprise, en violation du fameux « code de bonne conduite » qu’ils ont signé avant les votes et en irrespect flagrant des textes en matière électorale qui stipulent que seule la Cour Constitutionnelle de Transition est appelée à dire le droit et à procéder à la PROCLAMATION DEFINITIVE des élections en Centrafrique.

Le ridicule ne tuant pas au pays de Barthélemy BOGANDA, ces contestataires patentés ont vite fait d’oublier l’objet de leurs contestations au lendemain de la scandaleuse parodie de traitement et de proclamation PROVISOIRE des scrutins par la douteuse A.N.E… A l’annonce desdits résultats PROVISOIRE, politique du ventre oblige, nos couards de candidats malheureux vont se ruer la tête baisser vers de verts pâturages, en faisant allégeances contre toute SAGESSE à des candidats déclarés PROVISOIREMENT en tête du 1 er tour et qui devraient tout de même avec PRUDENCE attendre les délibérations définitives de la Cour Constitutionnelle de Transition pour crier victoire à qui veut l’entendre…

Ce qui est cocasse, c’est que parmi ces candidats, figurent des individus censés incarner l’INTELLIGENTSIA, la CREME de l’élite centrafricaine…Pitoyable !!!

La morale de ce vaudeville version « CENTROS » démontre à suffisance la CUPIDITE LATENTE et le peu d’intérêts pour le PEUPLE de ceux qui aspirent à diriger la Centrafrique et plus promptes, au nom de la MANGEOCRATIE, à s’agiter auprès de candidats annoncés par l’A.N.E PROVISOIREMENT partant pour le second tour.

Mais que diront ou feront ces PREDATEURS en cols blancs qui lient des pactes avant terme, si la Cour Constitutionnelle de Transition venait à DESAVOUER la position de l’A.N.E ? Leurs contestations premières des résultats du 1er tour des scrutins les confond et dessert à coup sur !
La leçon à retenir est que les INTELLECTUELS quels qu’ils soient se doivent de bannir les intérêts égoïstes, catégoriels et partisans afin d’éclairer, de guider les centrafricains car comprenant mieux les causes de toutes les crises récurrentes en Centrafrique qui perdurent à ce jour. A bon entendeur salut !!!

 

Arthur KO-NGASSA

Centrafrique: LETTRE DE SOUTIEN DE Joseph YAKETE Candidat n° 30 Aux élections présidentielles.

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(Corbeau News Centrafrique)

Prime Minister of Central African Republic Addresses General Assembly

 

LETTRE DE SOUTIEN DE Joseph YAKETE Candidat n° 30
Aux élections présidentielles.

A

Archange Faustin TOUADERA.
Candidat N° 2 au second tour des élections
Présidentielles.

 

Bangui, (C.N.C), 12-01-2015

Objet: Lettre de soutien officiel
Pour le second tour du scrutin

L’année 2015 aura marqué à jamais une page de la démocratie en RCA ; où trente (30) candidats se sont engagés dans un scrutin pour le poste de Président de la république.
Ces engouements provenaient d’une volonté de tous, à vouloir apporter un changement, parce que nous avons tous pris conscience de l’état de la dégradation économique et de la déchirure sociale de notre pays. Parmi les trente (30) candidats en liste dont moi même, vous êtes arrivés en deuxième position pour le second tour.
Par ces élections, les centrafricains attendent beaucoup et tous, nous voulons un pays apaisé, réconcilié et réunifié ; un pays tourné vers l’avenir et engagé dans la perspective de la production massive et de l’émergence.
Dès lors, j’ai le désir de vous faire savoir ici pour ces raisons évoquées ci-haut, qu’il faut pour la RCA un homme d’État rempli qui soit humble, disponible, sociable et sans prétentions de tout savoir. Un Chef d’État ouvert, capable de rassembler, de créer une énergie autour de lui et d’utiliser dans une unité d’actions toutes les compétences dont dispose son pays pour restaurer l’Etat totalement détruit.
Au terme de ce second tour, j’ai vu en vous le profil de l’homme qui correspond à cette mission délicate de reconstruction nationale.
Je vous confirme ici que vous avez tout mon soutien, le soutien de mon équipe, le soutien de mon unité politique l’UNION DE LA GAUCHE CENTRAFRICAINE et enfin le soutien de tous les électeurs qui ont porté leurs voix sur ma personne.

Fait à Bangui le 12 janvier 16.

JOSEPH YAKETE, Le candidat n° 30.

Centrafrique: Communiqué de Presse N°0050/2015

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(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

Communiqué de Presse N°0050/2015

Bangui, (C.N.C), 12-01-2015

Le Collectif «Touche pas à ma Constitution » en appelle les compatriotes à participer massivement aux élections du 30 décembre 2015 et les candidats d’instruire leurs représentants dans les bureaux de vote pour bien surveiller le déroulement des opérations électorales du 30 décembre 2015.
Afin de mettre en exécution cette volonté manifeste de revenir à la normalité constitutionnelle en date du 30 décembre 2015 le peuple Centrafricain s’est massivement rendu aux urnes dans l’intérêt supérieur de la nation afin d’élire dans la grande dignité et la sérénité nos futurs décideurs ; suite à l’opération de ces scrutins, l’Autorité Nationale des Elections, par la voix de sa Présidente a rendu le 07 Janvier 2016 le résultat provisoire de l’élection présidentielle en proclamant respectivement les deux anciens Premiers Ministres Anicet Georges DOLOGUELE et Faustin TOUADERA ayant comptabilisés plus de voix contrairement aux autres candidats.
Le Collectif« Touche pas à ma Constitution », membre de la Société Civile qui milite pour le retour à la légalité constitutionnelle prend acte de la décision et salue surtout le courage et la maturité de nos compatriotes qui ont démontré leur attachement à la culture de la démocratie.
Dans l’attente de la sentence qui sera rendue par la Cour Constitutionnelle, le Collectif demande dès maintenant à l’Autorité Nationale des Elections de prendre des mesures nécessaires afin de faire montre de professionnalisme et corriger surtout les carences constatées durant ce premier tour pour éviter toutes formes d’irrégularités pendant la tenue du second tour.
Le Collectif exhorte tous les Candidats qui ont été lésés pendant ces scrutins d’introduire leurs requêtes à l’appréciation du Juge Constitutionnel et appelle au calme. Vive la République Centrafricaine, Vive le retour à l’ordre constitutionnel,
Vive le Peuple Centrafricain uni et déterminé.

Fait à Paris, le 11 Janvier  2015.

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

BANGUI: AVANT LE VERDICT DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE, DOLOGUELE ET TOUADERA PROCLAMÉS VAINQUEURS

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(Corbeau News Centrafrique)

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AVANT LE VERDICT DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE, DOLOGUELE ET TOUADERA PROCLAMÉS VAINQUEURS

 

Bangui,(C.N.C), 12-01-2016

 

Les agitations se font comme si tout a été prévu pour que Anicet Georges Dologuelé et Faustin Archange Touadera soient vainqueurs du peloton électoral. Avant le verdict final de la Cour constitutionnelle de la Transition, des voix se lèvent au sein de la communauté internationale et de la communauté nationale, pour féliciter par anticipation les deux candidats provisoirement favoris des résultats provisoires donnés par l’Autorité nationale des Elections (ANE). Des soutiens aux félicitations, on veut influencer la Cour constitutionnelle, seule institution ayant la capacité de déterminer qui des candidats aux élections va être dans bientôt vainqueur du scrutin.

Alors que les yeux du peuple centrafricain sont rivés vers la Cour Constitutionnelle pour connaître son futur président, des félicitations fallacieuses aux soutiens contre postes juteux tentent de semer le trouble au sein de la population qui s’est mobilisée le 30 décembre dernier en allant aux urnes. De la grande surprise des Centrafricains, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga félicite Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra. Dans un communiqué du 7 janvier 2016, il a félicité les deux candidats, arrivés respectivement au premier et au deuxième du scrutin du 30 décembre 2015, et les invite à préserver l’esprit de paix et de retenue qui a prévalu jusque lors. Or la Cour constitutionnelle n’a pas encore dit son dernier mot.

Par ailleurs, certains candidats malheureux ayant perdu l’espoir courtisent Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadera dont on chante la victoire avant le coup de sifflet final. Des soutiens contre postes juteux au prochain gouvernement légitime, les uns et autres s’alignent derrière les deux candidats proclamés vainqueurs avant la sentence finale de Cour. En premier lieu, le candidat de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), Anicet Georges Dologuélé bénéficie de soutien du Mouvement National des Indépendants (MOUNI) regroupant 32 députés dont deux de ces trente-deux sont élus du coup au premier tour de la députation. . URCA et MOUNI, selon Thierry KAMACH, ont opté de proposer quelque chose de nouveau au peuple centrafricain, longtemps victime d’une mauvaise politique.

« Dans les préfectures comme Mambere Kadeï et la Sangha Mbaéré, le travail du MOUNI sur le terrain a récolté plus de 60.000 voix, soit, dit-il, environs 30% des suffrages en faveur d’Anicet Georges DOLOGUELE », a-t-il souligné. Les deux formations politiques ont signé un protocole d’accord le 6 décembre 2015, de surcroit l’alliance avec le KNK.

De son côté, le candidat indépendant et l’ex 2ème Vice-Président du parti Travailliste Kwa Na Kwa (KNK), Faustin Archange Touadera a eu une forte mobilisation de certains candidats malheureux de la course à la présidentielle du 30 décembre 2015. Il a signé, le 10 janvier 2016, un accord de soutien pour le deuxième tour du scrutin avec au moins 20 candidats malheureux du 1er tour du scrutin dernier. Ce qui est écœurant, c’est l’attitude diplomatiquement peu fertile du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga qui, sans se référer au préalable à la décision de la Cour Constitutionnelle s’est permis, non seulement de féliciter, mais appelle d’ores et déjà ces candidats à préparer leurs militants et sympathisants à une campagne conduite dans le calme et avec civisme. Il a rappelé que le Président élu sera celui de tous les Centrafricains.

Parfait Onanga-Anyanga a félicité également les 28 autres candidats du premier tour pour la qualité de leur campagne caractérisée par la dignité et le respect mutuel et qui s’est traduit par la participation massive des électeurs centrafricains aux élections législatives et présidentielles. Il les appelle à user des voies légales de recours là où des irrégularités seraient avérées et leur demande aussi d’appeler leurs militants à respecter les résultats annoncés par l’ANE. Mais à quoi sert donc le respect des voies de recours si des déclarations de ce genre tendant à confirmer les favoris comme étant définitifs et non provisoires ? cette déclaration de Parfait Onanga-Anyanga est tendancieuse et renforce la thèse selon laquelle, les Nations Unies militent en faveur d’un candidat. Et ce n’est pas Jean Serge Bokassa, dans ces déclarations sans détour, qui nous démentira. Ironie du sort !

 

BANGUI, ERIC NGABA POUR CNC

BANGUI: SYNERGIE DES MEDIAS : 3ème EDITION SPECIALE SUR LES ELECTIONS DU 30 DECEMBRE FAIR-PLAY ET GRANDEUR D’ESPRIT

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(Corbeau News Centrafrique)

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SYNERGIE DES MEDIAS : 3ème EDITION SPECIALE SUR LES ELECTIONS

DU 30 DECEMBRE FAIR-PLAY ET GRANDEUR D’ESPRIT

Bangui, (C.N.C), 11-01-2015

 

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire ». Cette phrase de Voltaire peut faire recette en cette période électorale en République Centrafricaine. L’acceptation du résultat n’est pas une faiblesse.

EDITORIAL

On a remarqué qu’au fur et à mesure que les résultats partiels et provisoires tombent au compte-goutte, certains candidats, pourtant signataires du Code de bonne conduite, s’emploient à violer le texte qu’ils ont eux-mêmes signé. Les élections, comme dans toutes les compétitions au monde, sont régies par des lois et principes. Hélas, le fairplay en tant que respect de l’autre, respect du résultat, pardon et tolérance, souffre en ce moment névralgique du processus électoral en cours.
Pour rappel, ce sont les élections qui ont conduit le pays de Boganda au plus profond de l’abime. Le passé récent de 2011 avec la victoire contestée au premier tour de l’ancien Président François Bozize est encore présent dans les esprits. Les conséquences continuent de se faire sentir. Trente candidats pour un seul fauteuil, ce n’est pas sûr de ne pas avoir de contestation. Comme un homme fatigué après la traversée à pied d’un long désert, le peuple centrafricain ne veut plus d’une sempiternelle crise qui serait synonyme de l’enterrement de toute la nation déjà aux abois.L’arrêt du processus électoral demandé par certains candidats n’est pas de nature à assurer un lendemain apaisé à une République Centrafricaine déjà grabataire. Madame et messieurs, les textes et paroles ont valeur d’acte posé. A la fin de ces scrutins, une marque historique et indélébile restera. Soit on est des acteurs d’une sortie honorable de crise, soit on est des continuateurs d’une histoire interminable de crises. Nous sommes tous à la baguette, l’histoire jugera.

Juvénal Koherepede

1er tour des élections
Fidèle Gouandjika : « Je reconnais ma défaite et je respecte la volonté des électeurs »

Si l’on devait décerner un prix du fairplay à l’issue du processus électoral en cours, il reviendrait sans aucun doute à Fidèle Gouandjika. L’ancien ministre des Télécommunications a reconnu sa défaite seulement vingt-quatre heures après l’élection présidentielle du 30 décembre 2015 et donné rendez-vous aux électeurs pour 2021.

En bon démocrate

« Je reconnais ma défaite et je respecte la volonté des électeurs et électrices qui se sont valablement et massivement exprimés le 30 décembre 2015 pour un véritable changement dans notre pays.», écrit notamment ce ministre atypique qui se qualifie lui-même d’inoxydable et qui se présentait pour la deuxième fois à une élection présidentielle. Intervenant au moment où ses compatriotes avaient plutôt la tête à préparer le premier réveillon tranquille depuis 3 ans, le message de Fidèle Gouandjika a dû passer inaperçu. Mais la fronde engagée contre l’Autorité nationale des élections (ANE) par une vingtaine de candidats réclamant l’interruption du processus n’en souligne que mieux l’élégance. Dans une déclaration commune en date du 3 janvier, ces candidats affirment « remettre fondamentalement en cause la sincérité, la transparence et la crédibilité du scrutin ».

Ils relèvent également de « sérieux manquements qui entachent les opérations électorales en cours”, lesquelles conduiront, selon eux, “au rejet des résultats par la population entraînant un nouvel embrasement du pays ». A la veille du scrutin, ces personnalités avaient pourtant signé un code de bonne conduite aux termes duquel ils s’engageaient à « Accepter les résultats des urnes, nous féliciter mutuellement et féliciter le gagnant ». Si le message du candidat Gouandjika ne comporte pas de félicitations adressées au gagnant, c’est simplement parce que, à la date du 31 janvier, le gagnant n’était pas encore connu, l’ANE n’ayant pas encore entamé l’examen des procès-verbaux. Il est donc loin, le temps où “l’inoxydable” Gouandjika se faisait sanctionner par le Haut Conseil de la Communication pour ses écarts de langage lors des campagnes électorales. Simon Pierre Ndouba

Scrutin du 30 Décembre: Synthèse des rapports des observateurs internationaux et nationaux
Plusieurs missions ont été dépêchées en Centrafrique pour l’observation des opérations de vote du 30 décembre 2015. Parmi elles, nous notons de la mission de l’Union Africaine, de l’Electoral Institute for Democracy in Africa, de la CEEAC ainsi que l’appui non négligeable de l’Observatoire Nationale des Elections. Le résultat de leur analyse se présente …comme suit.
Union Africaine
La mission de l’Union Africaine commence par des constats préliminaires faits au terme de l’observation des opérations de vote et de dépouillement des voix. Elle a évalué la régularité, l’équité et la crédibilité des élections du 30 décembre, en rappelant l’histoire politique du pays, laquelle est jalonnée de crises militaro-politiques. Elle relève l’insuffisance de formation des agents recenseurs de l’ANE et déplore par la même occasion quelques comportements négatifs affichés par certains compatriotes pendant la campagne électorale à l’endroit de certains candidats. Elle se félicite de la participation massive des populations au vote, en dénonçant également les irrégularités relatives à l’ouverture tardive des bureaux de vote. Elle se félicite aussi de l’appui sécuritaire des forces onusiennes, de la SANGARIS ainsi que des forces nationales de sécurité. Elle salue la transparence, la crédibilité, et la sérénité des opérations de vote et appelle à

l’acceptation des résultats des urnes par les candidats ainsi que la sauvegarde de la paix et de la cohésion sociale.

CEEAC

La mission d’observation de la CEEAC dépêchée en Centrafrique voudrait se rassurer si les opérations de vote se sont déroulées conformément aux standards internationaux. Elle s’est félicitée de l’atmosphère calme, sereine et transparente qui a prévalu durant le déroulement du vote. Elle s’est également félicitée de l’implication des forces internationales dans le processus. Elle rappelle aux parties prenantes le respect des traités auxquels ils ont souscrit, ainsi que l’acceptation des résultats des urnes. Elle insiste sur l’importance de trancher juridiquement les contentieux qui naîtront des opérations, et d’éviter d’afficher des comportements de nature à perturber le processus de stabilisation du pays. Elle déplore également la livraison tardive des matériels et documents de vote dans les bureaux de vote ainsi que quelques irrégularités notifiés.

EISA

Electoral Institute for Democracy in Africa a également observé les opérations de vote du 30 décembre 2015. Il s’est félicité de l’engagement et de la détermination des Centrafricains à tourner la page de transition pour un nouvel élan démocratique basé sur un nouvel ordre constitutionnel. Le réseau reconnaît que le scrutin s’est déroulé sans incident majeur. Le scrutin a eu lieu dans une atmosphère apaisée, dans la transparence et la sérénité. Il affirme que la procédure du vote s’est faite en conformité avec la loi électorale.

Il recommande par la même occasion :
– D’accepter le résultat des urnes, de privilégier les voies légales de recours, de renforcer la formation de leurs délégués et d’accroître leur nombre dans les bureaux de vote ;
– Au gouvernement, de renforcer la sécurisation des scrutins dans l’arrière-pays pour le tour ;
– A l’ANE de corriger les imperfections constatées pour les scrutins à venir ;
– Aux partenaires d’appuyer l’ANE afin d’intensifier la campagne de sensibilisation et d’éducation civique.

O.N.E

L’Observatoire National des Elections a déployé plus de deux cent soixante-cinq (265) observateurs électoraux sur l’emble du territoire national, ainsi qu’à Douala, au Cameroun. Il félicite les Centrafricains pour leur forte mobilisation au vote du 30 décembre, lequel scrutin s’est déroulé dans le calme, la transparence et la sérénité. L’O.N.E loue également la bonne collaboration de l’ANE lors de tout le processus électoral. Mais, l’ONE aimerait que les irrégularités enregistrées pendant le scrutin soient corrigées, pour permettre une nouvelle relance organisationnelle afin de garantir l’avenir politique du pays. Max-Landry Kassaï

Des présumés fraudeurs Interpellés lors du scrutin

La fraude électorale inclut toute action ou inaction entreprise hors des normes légales ayant pour objet d’influer sur le résultat des élections de façon à garantir ou favoriser un résultat voulu. Quelques formes de fraude ont été décelés lors des élections groupées du 30 décembre 2015 dont le dépouillement et la proclamation des résultats provisoires sont en cours.
A titre d’exemple, au centre de vote du lycée de Bimbo, Paterne Djeukam a été surpris le jour du scrutin avec des urnes bourrées de bulletins en faveur d’un candidat à la présidentielle, a rapporté le commandant de la brigade de gendarmerie de PK 9 où ce dernier à été conduit pour nécessité d’enquête. Au centre de l’école Gobongo, c’est Joachim, un jeune homme de 21 ans qui a été surpris avec un lot de cartes d’électeur le jour du vote. Le présumé fraudeur a été remis à la police pour nécessité d’enquête. Dans le 2ème arrondissement de Bangui, plusieurs partisans d’un candidat à la présidentielle ont été aperçus monnayant des voix. Conformément aux règles de procédure définies par le Code de procédure pénale, ces présumés fraudeurs seront jugés par les juridictions de droit commun, notamment les Tribunaux de Grande Instance. Les peines varient selon le degré des infractions. Il peut s’agir d’une amende allant de 50 à 500 000 F CFA ou d’un emprisonnement variant de 2 à 5 ans. A.M Ngoumbassa-Komy (Le Messager) et Marcellin Zoumadou (l’Harmattan.)

Visite guidée au centre de Traitement des données du vote par l’ANE
Traiter et diffuser dans un délai de 6 jours francs les résultats issus des quelque 5600 bureaux de vote ouverts lors du vote du 30 décembre dernier. Tel est l’exploit que s’efforcent de réaliser les opérateurs du centre de traitement des données (CTD) de l’Autorité nationale des élections. Nos reporters leur ont rendu visite le mardi 5 janvier. Voici leur reportage.
Situé en face de l’hôtel Somba au centre-ville de Bangui, l’ancienne direction générale des Transports devenue le siège du CTD est devenu un véritable camp retranché. Des véhicules et policiers de la force de la Minusca en assurent la protection, tandis que des blocs de béton en cours de construction en complique désormais l’accès. Dans la guérite qui sert d’entrée, tout ce qui entre est passé au peigne fin et au détecteur de métaux.
Dans la cour, le visiteur peut voir des véhicules, des urnes empilées, plusieurs jeunes gens vêtus d’un gilet aux couleurs de l’ANE déchargeant ou rangeant d’autres urnes. Sous un hangar au toit de tôle, des hommes et femmes à la mine défaite examinent le contenu d’ enveloppes sorties des urnes empilées. Au fond du hangar, un homme seul devant sa table. “Notre problème, c’est le sous-effectif et la charge de travail qui nous contraignent à travailler jour et nuit. Depuis hier, je ne suis pas rentré chez moi. Matin et soir, je suis ici”, indique aux visiteurs Bernard Kpongaba le vice-président de l’ANE. Mais il accepte de servir de guide pour la visite des salles de travail.

Traitement des résultats
Selon lui, les opérations se font dans la plus grande transparence, en présence des représentants des candidats qui le désirent ainsi que des observateurs de l’Union Européenne et des Nations Unies. “On ouvre les plis en présence de tout e monde pour voir combien de voix chaque candidat a obtenu. La jeune femme là-bas qui a un cahier dit de transmission enregistre dedans puis elle se rend dans la salle là-bas appelée salle de saisie”. Dans cette seconde salle, une première équipe enregistre toutes les feuilles des résultats sur 7 ordinateurs pour les sauvegarder. Après quoi, les documents sont transmis aux opérateurs travaillant sur les ordinateurs de ces 2 rangées qui les saisissent et sortent un procès-verbal. Mais pour s’assurer de la conformité des données saisies, on affecte les mêmes documents aux opérateurs de l’autre rangée qui les saisissent à leur tour. S’il y a un écart, c’est qu’il y a un problème. Peut-être que l’opérateur a mal entré les données. Dans ce cas, on envoie les documents à la 3ème rangée d’ordinateurs. C’est là que l’erreur est corrigée. A la fin, tout est rangé dans les malles que vous voyez là-bas et qui sont fermées à clé…
Et Bernard Kpongaba de conclure : «Nous ne travaillons ni sous la pression, ni dans la peur. Je demande aux compatriotes de rester calmes. Si, comme candidat, vous êtes capable de gagner, vous gagnerez”. Frédéric Mbomba

« Les règles des Nations-Unies font que nous n’avons pas mandat de manipuler les imprimés », Aurélien Agbénonci, Représentant spécial adjoint du SG des Nations Unies en RCA
Après le 1er tour, le n°2 des N.U livre ses impressions sur l’appui logistiques apporté à l’ANE.

Est-ce que la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) est satisfaite du déroulement des élections du 30 octobre dernier ?

La MINUSCA est satisfaite, mais ce qu’il faut dire c’est que cet appui aux élections est fait dans une composante plus complexe. Nous appelons cela l’assistance intégrée des Nations-Unies au processus électoral et cette configuration c’est à la fois la MINUSCA et le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD).

Quelle a été votre degré d’implication dans la collecte du matériel électoral (procès-verbaux et urnes) après le scrutin?

Les Nations-Unies, comme vous le savez, étaient représentées sur le terrain à travers leurs bureaux régionaux, mais aussi les bureaux régionaux de la MINUSCA et les agents électoraux de l’assistance électorale intégrée. Les règles des Nations-Unies font que nous n’avons pas mandat de manipuler les imprimés, mais nous avons apporté à l’Autorité Nationale des Elections (ANE) une assistance irremplaçable, c’est-à-dire de convoyer sur Bangui toutes les enveloppes des procès-verbaux et aussi tout le matériel nécessaire : les urnes dans lesquelles se trouvent les bulletins de vote pour permettre au Centre de Traitement des Données de faire son travail. Notre implication a été une implication par air et par la route. Nous avons loué des centaines de véhicules qui ont pu porter assistance à l’ANE et aux autorités nationales.

Dans quelles conditions ces matériels ont été acheminés de l’arrière-pays) depuis les bureaux de vote jusqu’à Bangui ?

Dans des conditions assez difficiles parce que les hameaux les plus reculés ont eu la possibilité de faire remonter d’abord au niveau des communes ces matériaux, ensuite du niveau des communes vers les sous-préfectures parfois par moto, parfois par voiture, et maintenant des sous-préfectures au niveau des préfectures et les préfectures correspondent généralement à des sites où nous avons des aérodromes et ces aérodromes ont permis aux avions de la MINUSCA d’atterrir et récupérer ces matériels pour pouvoir les convoyer sur Bangui dans des délais qui sont quand même particulièrement raisonnables – on ne serait jamais arrivés à remplir cette mission là si on n’avait pas l’appui aérien dont la MINUSCA dispose et qu’elle a mis à la disposition de la République Centrafricaine.

Quelles dispositions avez-vous prises pour éviter tout risque de tripatouillage pendant le trajet ?
De deux ordres. D’abord notre personnel civil a reçu des consignes très fermes pour être attentif et pour signaler tous les dysfonctionnements, c’est le premier cas. La seconde chose est la force de la MINUSCA. Nous savons que cette force est présente à travers notamment les casques bleus, le personnel militaire ou les observateurs et aussi la police des Nations Unies. Alors toutes ces forces ont été combinées pour appuyer les structures locales qui s’occupent des élections et de signaler le moindre incident.

Un exemple : dans une préfecture que je ne voudrais pas préciser ici, mais bien connue, un préfet, un moment donné, s’était emparé de l’ensemble du matériel alors que ce matériel devait être convoyé directement à l’aéroport, mais il a été arraisonné et le matériel a été récupéré et transféré à l’aéroport. Dans un autre endroit, un sous-préfet qui peut-être était encore dans le mode opérationnel du passé a pensé qu’il devait récupérer l’ensemble du matériel et le garder dans sa sous-préfecture au lieu de le convoyer directement, alors que le temps lui permet de le faire. Là aussi, nos agents étaient vigilants à la demande du démembrement de l’ANE et ce matériel a été ramené. Donc, il n’y a pas eu de manipulation. Nous avons veillé strictement à cela que dès que le vote était terminé, le compte a été fait. Le convoyage s’est fait des bureaux aux centres de vote vers les communes, des communes vers les sous-préfectures et vers les préfectures. Nous avons été des acteurs très attentifs et nous avons fait en sorte qu’il n’y ait pas de manipulation afin que le vote des Centrafricains puisse s’exprimer dans de bonnes conditions.

Propos recueillis par Sébastien Lamba

René Sakanga Morouba : « il n’y a pas de tripatouillage »
Commissaire en charge de la logistique et du matériel à l’ANE
Le scrutin du 30 décembre dernier a accusé un important retard (jusqu’à 24 heures pour certains centres ou bureaux). Comment expliquez-vous ces retards dus pour 38%, selon certains observateurs, à la non disponibilité des documents ?

René Sakanga Morouba : Vous savez, les documents que nous avons utilisés pour ces scrutins présidentiel et législatifs ont été tous commandés à l’extérieur du pays et donc on a eu, hélas, des difficultés en ce qui concerne l’arrivée à temps de ces formulaires à Bangui. Des avions qui ne sont pas disponibles pour certains et aussi, les fournisseurs n’ont pas été actionnés à temps pour pouvoir produire ces documents et de les mettre à disposition de l’ANE.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que ces retards ont été occasionnés à dessein pour soit saboter le scrutin, soit favoriser la fraude ?
En réalité, il faudrait que ces personnes s’approchent de l’ANE pour savoir réellement ce qui se passe à l’intérieur. Donc, je mets çà sur le compte de ce qui se dit dans la rue.

Les matériels acheminés (pour l’arrière-pays) depuis les bureaux de vote jusqu’à Bangui en passant par les chefs-lieux des préfectures n’ont-ils pas fait l’objet de tripatouillage en cours de route ?
Nos démembrements au niveau de l’intérieur sont également des personnalités qui sont assermentées aussi bien que nous aussi, nous sommes au niveau central. S’il y a eu tripatouillage, que les gens nous apportent les preuves de tripatouillage à tel niveau et à tel autre. Nous pensons très sincèrement que depuis le démembrement, le bureau de vote, en passant par nos démembrements ainsi que dans les différentes étapes du rapatriement de matériels à l’intérieur du pays jusqu’à Bangui, nous disons jusqu’à preuve du contraire qu’il n’y a pas tripatouillage.

Quelles dispositions avez-vous prises pour éviter tout risque de tripatouillage pendant le trajet ?
Nous travaillons en collaboration étroite avec les agences du système des Nations unies que ce soit la Minusca dans toute sa composante, soit le HCR et autres… Toutes ces Organisations internationales nous ont aidés et nous aident encore dans le travail que nous faisons notamment en ce qui concerne le rapatriement des résultats des élections depuis les bureaux de vote. Il y a des convoyages sous escorte de la Minusca jusqu’au niveau des autorités sous-préfectorales et préfectorales. Propos recueillis par Sébastien Lamba

Vox Pop : Paroles aux citoyens sur les résultats provisoires et partiels des élections présentées par l’ANE

—Annie Kelefio : « Les élections se sont déroulées dans la paix et la sérénité, dans notre localité à Bégoua. Nous saluons les efforts de l’ANE dans la publication des résultats provisoires. C’est ce qui nous a permis d’avoir des informations fiables sur chaque candidat ».
— Dieudonné Sylvestre Bangbe : « Quand le peuple décide, personne ne peut contredire. Le candidat qui serait élu c’est Dieu qui l’a élevé.».
— Joseph Yanam : « Nous allons soutenir le candidat qui sera proclamé par l’ANE et la Cour constitutionnelle de transition, même si ce ne n’était pas notre candidat. Nous avons beaucoup souffert et nous espérons la paix dans notre pays. »
— Marlène Azougo : « C’est le choix que nous avions fait qui est en train d’être diffusé provisoirement par l’ANE. Moi par exemple, ce n’est pas le candidat que j’ai choisi qui est en tête. Mais, comme c’est un choix national, dont je ne constitue qu’un maillon, que vais-je faire ? L’ANE est en train de faire son travail. Mais, il faudrait qu’elle communique aussi des chiffres et des pourcentages.
— Vanessa Ngawen : « Je suis en train de suivre ça avec tous les Centrafricains. Je n’ai rien à reprocher à l’ANE qui n’a fait que faire son travail régalien ».
— Florent Mbianika : « C’est un moment très remarquable pour tout le peuple centrafricain. Je pense que ces élections se sont bien déroulées. Les résultats partiels et provisoires en cours selon moi, reflètent le choix du peuple centrafricain ».
— Narcisse Baguene : « Les résultats provisoires qui sont en train d’être donnés par l’ANE ne doivent pas faire l’objet de questionnement. Ce qui devait être fait est fait. Je demanderai aux uns et aux autres de respecter le peuple centrafricain en acceptant le verdict des urnes ».

Propos recueillis par la rédaction

L’heure est au respect du Code de bonne conduite

Après la publication par l’ANE des résultats partiels et

provisoires de l’élection présidentielle, certains candidats estiment que les chiffres publiés ne sont pas conformes aux procès verbaux en leur possession.
A travers un point de presse organisé par une vingtaine de candidats à la récente élection présidentielle du 30 décembre, les frondeurs ont exprimé leur volonté de demander à l’ANE de surseoir à la publication des résultats partiels. Pour le candidat indépendant Abdou Karim Meckassoua : «Depuis la date du 30 décembre, jour du scrutin, j’ai recueilli une bonne dose de témoignages, des documents et des preuves d’un détournement du vote tant à Bangui que dans l’arrière-pays. Les suffrages qui me sont attribués en divers endroits du pays s’avèrent souvent ridiculement inférieurs au nombre des citoyens mobilisés dans mes comités de soutien. Des procès-verbaux ont disparu. Des urnes apparaissent étonnement vides alors que d’autres sont remplis».
Face à cette revendication, même si elle est justifiée à travers des preuves de fraude, le citoyen lambda pense que quels que soient les résultats publiés par l’ANE, l’heure est grave et souhaite le respect scrupuleux du Code de bonne conduite auquel les candidats ont souscrit. L’une des dispositions de ce Code de bonne conduite stipule en son Article 28 : “Régler nos différends par la médiation, la conciliation et le dialogue avant de recourir à la justice”. En d’autres termes, il est fortement conseillé aux candidats de se concerter, de réunir les preuves d’éventuelles tentatives de fraude et de définir une ligne de conduite commune avant de mener une action en justice. Ceci garantirait la légitimité des nouvelles autorités du pays issues des urnes après des élections transparentes. Interrogée, l’ANE indique qu’il existe des dispositions légales mentionnées dans le Code électoral qui prévoient des sanctions pour les contrevenants. Ces sanctions sont définies à l’Article 200 du Code de bonne conduite qui stipule : ” Toute personne qui sera rendue coupable de modification ou d’altération des documents ou résultats des élections ou du référendum, lors de leur transmission, sera punie d’un emprisonnement ferme d’un (1) à cinq (5) ans et d’une amende de cent (100) à cinq cent (500) mille FCFA et de l’interdiction de droit de vote et d’être éligible pendant 5 ans au moins et de 10 ans au plus”. Telles sont les sanctions qui pourraient frapper les agents de l’ANE à qui revient la responsabilité de conduire dans la transparence tout le processus électoral.

Ces contestations pour des tentatives de fraude ne sont pas une nouveauté en Centrafrique. Et la République Centrafricaine n’est pas le seul pays au monde à vivre ce phénomène lors des scrutins. Toutefois, il s’avère impérieux en ce moment sensible pour un pays qui sort d’une période de crise de privilégier l’intérêt général des Centrafricains. Le patriotisme devrait être le leitmotiv de tous les leaders politiques engagés dans cette course au pouvoir. Que l’on se souvienne que le fair-play honore et grandit le perdant et occulte souvent l’éclat de la victoire du vainqueur. Fridolin Mamoko

Elections Siriri : Tél: 72 70 09 04/ 75 32 4078 Courriel: spndouba@yahoo.fr
Un projet de la MPJ, réalisé avec l’appui technique de : OMCA, ARC, RJDH et financier de la MINUSCA et du PNUD

Rédacteur en chef: Simon Pierre Ndouba, Red. adjoint : Simplice Doayouane, Relecture : Marcel Mboula et M.DGazikolguet, Secrétaire de rédaction : Armel Paul Ouakola (MPJ), Ont collaboré à ce numéro : Sébastien Lamba (ACAP), Gilbert Mbakop (Sango Ti Afrika), Marcel Mboula (Janus), M. L Kassaï (L’Agora), Ngoumbassa-Komy (Le Messager), etc. Montage graphique Gilbert Mbakop, Consultance particulière : Prospert Yaka Maïde

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

CENTRAFRIQUE : MASCARADE ELECTORALE, LES CANDIDATS DE L’ AFDT SAISIRONT LA COUR CONSTITUTIONNELLE

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : MASCARADE ELECTORALE, LES CANDIDATS DE L’ AFDT

SAISIRONT LA COUR CONSTITUTIONNELLE

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

DECLARATION N° 20 RELATIVE AUX ELECTIONS DU 30 DECEMBRE 2015

 

Bangui, (C.N.C), 01-10-2015

Le 30 décembre 2015, le peuple Centrafricain a été appelé à aller choisir par la voie des urnes, son prochain Président de la République ainsi que ses représentants à l’Assemblée Nationale.

L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) félicite l’ensemble des électeurs Centrafricains qui s’était massivement mobilisé à cette occasion et salue son engouement qui traduit sa ferme volonté d’aller résolument vers le retour du pays à l’ordre constitutionnel.

Cependant, de l’avis général, l’organisation de ces élections par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) a été entachée de nombreux dysfonctionnements et irrégularités qui sont de nature à jeter du discrédit sur les résultats de ces scrutins.

Ces irrégularités sont caractérisées par :

– Les ouvertures tardives des bureaux de vote ;
– L’insuffisance des bulletins de vote dans plusieurs bureaux de vote ;
– Les intimidations et les menaces à main armée enregistrées dans des zones sous contrôle des groupes armés ;
– La non concordance des numéros des candidats inscrits sur les bulletins de vote avec les numéros sur les Procès Verbaux des dépouillements.
– l’absence de garantie de transparence dans le ramassage et l’acheminement des résultats électoraux au Centre de Traitement des Données(CTD) de l’ANE privant les candidats de la sincérité et de la fiabilité des résultats ;
– La transcription des résultats sur des feuilles vierges par les Agents de l’ANE au niveau du Centre de Traitement des Données sans les signatures des Représentants des candidats ;
– Le refus catégorique par l’ANE du test de fiabilité exigé par certains représentants des candidats à l’élection présidentielle, alors qu’elle l’a accordé à l’URCA sans la moindre justification de cette discrimination ;

– La violation de l’article 124 nouveau du code électoral qui exige la publication des résultats circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote.
Aussi, les statistiques publiées par l’ANE en dates des 06 et 07 janvier 2016 pour le 1er tour de l’élection présidentielle se présentent – elles selon le tableau ci-dessous :

Dates Electeurs Inscrits Nombre des Votants ou Electeurs Inscrits PV consolidés Votes Blancs Votes Nuls Suffrages
Valablement exprimés Taux de participation
06.01.2016 1. 954. 433 1. 509. 565 Inconnu Inconnu 1. 107. 438 73%
07.01.2016 1. 954. 433 1. 281. 053 42. 790 57. 148 1. 181. 115 79%

De l’examen des données chiffrées fournies par l’ANE elle- même, il ressort que :
 le taux de participation publié par l’ANE est de 79% le 07.01.2016. Ce taux est erroné. Au regard des données de l’ANE du 07.01.2016, avec un total d’électeurs inscrits (1. 954. 433) et le nombre des votants (1. 281. 053), le taux de participation réel est finalement de 65,546%, au lieu de 79%.

 les statistiques sur les votes blancs et nuls n’étaient pas communiquées jusqu’au 6.1.2016, alors que 402. 127 bulletins non traités le 06.01.2016 représentant la différence entre les Electeurs Inscrits PV consolidés et les suffrages valablement exprimés soit (1. 509. 565 – 1. 107. 438 = 402.127) devrait être traitée le 07.01.2016. Ce chiffre correspond à la somme du total des suffrages des 30 candidats valablement exprimés plus le nombre de votes blancs et nuls. Au regard des statistiques du 07.01. 2016 de l’ANE, le total des suffrages des 30 candidats valablement exprimés est de 73. 677, le nombre des votes blancs est de 42. 790 et celui des votes nuls 57. 748. Or, le total de ces trois rubriques selon l’ANE ne fait que 173. 615, nombre très inférieur à 402. 127.

 la différence entre 402.127 et 173. 615 est de 228. 512 représentant des voix volatilisées.

 cette différence correspond curieusement à 15% des Electeurs Inscrits PV déjà consolidés le 06.01.2016, soit 228. 512 :1. 509. 565 x 100=15%, un taux élevé de nature à remettre en cause la sincérité du scrutin.

 Une chute brutale et non justifiée du nombre des Electeurs Inscrits PV consolidés de 1. 509. 565 le 6.1.2016 à 1. 281. 053 le 07.1.2016 soit une différence de 228.512 représentant les voix volatilisées.
De tout ce qui précède, l’AFDT émet de sérieuses réserves sur la sincérité et la crédibilité de ces opérations électorales qui ne reflètent nullement la volonté du peuple Centrafricain de choisir librement ses dirigeants et qui ne respectent pas les standards universellement admis d’une élection libre, transparente, démocratique et équitable.

L’AFDT tient pour responsables d’une éventuelle crise post-électorale, les commanditaires de cette mascarade électorale.

Pour rétablir la vérité des urnes, l’AFDT exige :

– L’audit du système informatique de l’ANE ;
– Le décompte manuel des résultats du scrutin.

Les candidats de l’AFDT à l’élection présidentielle saisiront la Cour Constitutionnelle de Transition, juge de la régularité des élections en vue de faire de faire valoir leurs droits.

L’AFDT entend tirer toutes les conséquences d’un hold-up électoral opéré contre la volonté du peuple centrafricain.

Fait à Bangui, le 08 janvier 2016

Le Président de la Conférence des Présidents

Christophe BREMAÏDOU

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: FORAC: Forum pour le Rassemblement Centrafricain « Wa Songo é – Espoir et Avenir »

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FORAC: Forum pour le Rassemblement Centrafricain

« Wa Songo é – Espoir et Avenir »

 

 

Bangui,(C.N.C), 09-01-2016

La Présidence

Déclaration n°2016/01/001

Chers Sœurs et Frères Centrafricains,

Mes Chers compatriotes,

Vous vous êtes rendus massivement le 30 décembre dernier aux urnes voter pour le changement, la paix, la sécurité, la reconstruction de notre armée et pour l’ordre constitutionnel.
Nos populations ont tant souffert. Les candidats ont sûrement compris votre espérance et vos aspirations profondes à travers la ferveur qui a animé ces votes déroulés sans incidents, dans la paix, la sécurité et la dignité.

Vous avez choisi deux personnalités pour le 2ème tour de ces élections. Ces deux personnalités ne sont pas des ennemis. Ce sont des fils du pays. Chacun d’eux incarne une vision sociétale de notre nation. Nous attendons qu’ils nous convainquent.

Forac et moi-même acceptons votre choix : « la voix du peuple est la voix de Dieu », dit-on, et vous remercions.

Forac salue tous les électeurs qui ont effectué le geste républicain du vote permettant d’avoir un taux de participation très honorable, donnant ainsi une véritable légitimité à cette élection.

Forac remercie particulièrement tous les électeurs qui lui ont fait confiance et ont apporté leur voix à son candidat.

Forac adresse sa profonde gratitude à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien depuis que son candidat a décidé de soumettre son projet de société au vote des centrafricains.
Par conséquent,

Forac n’acceptera aucune manipulation, aucune malversation visant à installer l’anarchie et à perturber les élections du 2ème tour.
Les éternels instigateurs de troubles et les contestataires anti-démocrates doivent prendre conscience de la souffrance de nos vaillantes populations innocentes et se plier aux seules lois des urnes.

Forac reste vigilant pour la suite des élections.

Forac, pour sa part, apportera son soutien à l’un des deux candidats élus pour le deuxième tour. Par la même, il appellera, le moment venu, ses électeurs, amis et sympathisants à voter pour celui qu’il désignera.

Forac entend rester une force de proposition et du vrai changement dans le paysage politique de la nation et dans la gestion de la chose publique pour la Justice Sociale et la Solidarité Nationale.

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Fait à Bangui, le 08 janvier 2016

Le Président

Joseph YAKÉTÉ

CENTRAFRIQUE: LES THIMO POUR CONSOLIDER LA PAIX ET POUR ERADIQUER LA PAUVRETE

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LES THIMO POUR CONSOLIDER LA PAIX ET POUR ERADIQUER LA PAUVRETE

 

Bangui, (C.N.C), 01-08-2016

 

Les Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (THIMO) deviennent, tout d’un coup, un moyen de combattre le chômage au milieu jeune en République centrafricaine. Ce programme qui exécuté depuis plus de dix mois d’action dans la capitale Bangui, a créé 61 milles emplois qui bénéficient aux jeunes et aux femmes désœuvrés. Ce projet d’assistance post-conflit destiné à l’utilisation optimale de la main d’œuvre pour réduire au maximum la pauvreté, atteint sa première phase d’action sociale à Bangui.

Lancé officiellement le 22 janvier 2015 à Bangui par la présidente de la transition, les THIMO sont financés par la Banque mondiale sur le fonds du projet de Facilitation des Transports et de Transit en zone-CEMAC, à hauteur 4 milliards de Franc CFA. Les THIMO consistent à travailler au curage des canaux de drainage, à la salubrité du cadre de vie, à la construction de canaux maçonnés et autres travaux de voirie urbaine. Le programme THIMO permet la réduction de la vulnérabilité des jeunes démunis en période post-conflit. Il est dédié à un large éventail de jeunes désœuvrés quels que soient leurs qualifications et leurs niveaux d’instruction. Il s’agit de créer un grand nombre d’emplois dans le but de résorber le chômage des jeunes en proie à la hantise de violence en période de conflit.

Le programme THIMO a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays africains jadis frappés par la crise militaro-politique. C’est le cas de la Cote d’Ivoire, du Burundi où le projet THIMO a été expérimenté par la Banque mondiale et certaines institutions internationales. « L’expérience de notre institution, dans d’autres situations similaires y compris en Côte d’Ivoire, a montré que les activités THIMO constituent une stratégie efficace pour atténuer la vulnérabilité des jeunes en proie à la violence et au conflit. Ces travaux contribuent à la réinsertion économique et sociale dans ce pays » a déclaré Ibrahim Bidou, Représentant résidant de la Banque mondiale à Bangui, qui a précisé que les autorités centrafricaines de la transition et la Banque mondiale ont décidé de conjuguer leurs efforts pour mettre en œuvre les activités THIMO, avec des approches, à la fois, économiques et sociales et donc, avec un impact direct sur la population.

Le Gouvernement centrafricain s’est inspiré de cette approche, c’est pourquoi, il a initié le programme THIMO-Bangui financé par la Banque Mondiale. Dix mois après son lancement officiel, ce programme a eu des impacts socio-économiques indéniables à plusieurs niveaux. Au niveau des entreprises nationales, les THIMO sont exclusivement mis en œuvre par des entreprises nationales. Cela permet de contribuer à la survie de ces structures économiques vis-à-vis des effets collatéraux de la crise enfin de leur permettre de protéger les emplois.

Les impacts des THIMO sur la population

Au niveau des ex combattants dans le 4ème arrondissement par exemple, beaucoup des ex-combattants ont abandonné la rapine, grâce aux emplois. Ils préfèrent désormais renouer avec des activités qui leur permettre de gagner dignement leur vie avec les salaires perçus. Au niveau des jeunes désœuvrés. Chaque bénéficiaire perçoit en termes de revenu financier 2500 FCFA par jour, cela pour deux (2) semaines minimum de contrat et deux (2) mois maximum. Les résultats montrent que le projet a effectivement contribué à réduire la pauvreté et à ramener la cohésion sociale au sein des communautés. Car il a favorisé la réinsertion des jeunes, des femmes démunis et des ex-combattants dans le tissu professionnel. Comme le témoigne Justin Nganamokoé « mon salaire me permet de payer le loyer, d’assurer les frais de scolarité de mes enfants et de prendre soin de ma famille ». Outre au niveau des jeunes désœuvrés, beaucoup de jeunes naguère démunis ont dorénavant droit à un emploi rémunéré à la faveur duquel ils peuvent s’organiser.
Par ailleurs au niveau des femmes, les THIMO donnent également d’opportunités aux femmes dépossédées de leur patrimoine de relancer leurs activités génératrices de revenus (AGR). Certaines d’entre elles, ont accru leur capital grâce aux travaux THIMO. « Avec un bénéfice journalier de 2500 FCFA obtenu grâce à la vente de spaghetti, je constitue des provisions qui nous permettent de survivre, moi et ma petite famille. Une partie du bénéfice me permet d’assurer la scolarité de mes deux enfants » a confié Carine Ngoussa, l’un des bénéficiaires des activités THIMO. Au niveau communautaire, le cadre de vie s’est amélioré dans les arrondissements bénéficiaires, par le truchement des travaux THIMO. Grace à ce projet, la jeunesse naguère encline au pillage, au vandalisme et à la violence, s’est reconvertie en acteurs de développement curant les canaux de drainage et des fossés maçonnés, participant ainsi à la salubrité du milieu et aux travaux de voirie.

Les armes de guerre ne sont qu’un souvenir

Les THIMO ont changé le mode de vie des ex combattants. Comme de nombreux jeunes du 4ème arrondissement de la ville de Bangui, Justin Nganamokoé a décidé d’abandonner les armes de guerre au profit des THIMO dont il tire l’essentiel de ses revenus. Il a troqué son arme de guerre contre la pioche, jadis élément des Antibalaka. Il est aujourd’hui manœuvre de l’entrprise DDN-Construction chargée d’exécuter les Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (THIMO) dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui. Comme de nombreux manœuvres qui travaillent sur le site de Boy-Rabe, Justin s’adonne beaucoup aux activités des THIMO qu’il considère comme un moyen d’amener les jeunes à disposer de revenus afin d’assurer leur prise en charge et d’abandonner les mauvaises pratiques préjudiciables au développement de la République centrafricaine. Il se réjouit de ce que le gouvernement de la transition et les partenaires aient pris la décision de donner des emplois aux jeunes du 4ème arrondissement à travers les THIMO. Le projet est divisé en deux phases. Mais la première phase a eu quelques difficultés au cours de sa mise en œuvre. « Cette première phase qui a démarré en janvier 2015 devait durer normalement 6 mois. Malheureusement les récents évènements ont perturbé le déroulement des activités THIMO. C’est pourquoi les travaux de cette première phase continuent encore dans certains Arrondissements de la ville de Bangui », a expliqué dans une conférence presse relative au bilan à mi-parcours des THIMO, Jules YANGANDA, Expert en communication de ce projet.
La 2ème phase des THIMO a été lancée le 4 décembre dernier dans le 2ème Arrondissement de la ville de Bangui. Les travaux seront axés sur la réhabilitation de route et la création des fossés maçonnés. L’avènement des THIMO dans le 2ème arrondissement de Bangui a suscité le satisfecit des autorités locales. Elles se réjouissent de l’avènement de ce projet qui va permettre, selon elles, aux jeunes et femmes de la localité d’accéder aux sources de revenus afin d’améliorer leurs conditions de vie. Les résultats montrent que le projet THIMO a effectivement contribué à réduire la pauvreté et à ramener la cohésion sociale au sein des communautés. Car il a favorisé la réinsertion des jeunes, des femmes démunis et des ex-combattants dans le tissu professionnel.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

entrafrique: Fraude électorale, le parti RDC accuse le camp du candidat en tête du peloton

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(Corbeau News Centrafrique)

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Fraude électorale, le parti RDC accuse le camp du candidat en tête du peloton

Bangui, (C.N.C), 08-01-2016

« Le système informatique des élections a été verrouillé par un candidat aux législatives au profit d’un candidat à la présidentielle qui est en bonne position », c’est la substance de la déclaration du Directeur national de campagne du candidat du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) Désiré Nzanga Bilal Kolingba. Une déclaration faite, le 07 janvier 2016, lors d’une conférence de presse tenue dans la salle de conférence du Centre SOS santé à Bangui.

Le DNC du candidat du RDC, Anatole Ndemagouba-Gbogot n’y était pas allé sur l dos de la cuillère pour dénoncer les manœuvres organisées par l’Autorité nationale des Elections pour favoriser un des 30 candidats à la présidentielle de 30 décembre 2015 en Centrafrique. Le DNT a voulu à travers la rencontre avec les journalistes de démontrer et informer, selon lui, l’opinion nationale et internationale. Pour lui, une vaste manœuvre de détournement de certaines urnes et procès-verbaux a été organisée. Ces procès-verbaux, selon lui, ont été installés au siège même de l’ANE en vue de détourner l’expression du peuple.

« Quand on observe de près ce qui se passe au niveau de l’ANE, on peut déjà voir à l’œil nu les multiples cas de fraudes qui ont émaillé le scrutin du 30 décembre 2015. Déjà, le système informatique des élections au niveau de l’ANE a été installé par un candidat aux élections législatives qui appartient à un parti politique qui est en bonne position », Anatole Ndemagouba-Gbogot, Directeur national de Campagne de Désiré Zanga Kolingba, candidat du RDC à la présidentielle.

Pour aller dans la démonstration de preuves de ce qu’il qualifie de fraude électorale, Anatole Ndemagouba-Gbogot a évoqué l’inaccessibilité des représentants des candidats aux certains bureaux de vote dès le début des opérations électorales. Etant empêchés, « ils ont eu accès dans les bureaux de vote qu’à partir de 12 heures. Donc, ce qui prouve que pendant tout ce temps où les représentants ont été empêchés de rentrer dans les bureaux de vote, des multiples fraudes ont été émaillés », a-t-il martelé.

Le DNC prend à témoin les militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique Centrafricain(RDC), les acteurs nationaux et internationaux dans le processus électoral en  RCA, de ce qui peut advenir. Pour lui, le peuple centrafricain doit rester serein et vigilant en s’employant et en se battant  de son énergie pour barrer la route au complot contre son choix. Il convient de rappeler que la République centrafricaine vient de traverser une crise qui l’a conduite dans le pétrin que chacun des Centrafricains doit prendre conscience afin d’éviter le pire à la population éprise de paix et justice.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE n° 004 « NON A UNE MASCARDE ELECTORALE DE TROP ! »

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(Corbeau News Centrafrique)
 
 
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COMMUNIQUE DE PRESSE n° 004 « NON A UNE MASCARDE

ELECTORALE DE TROP ! »

 
 
 
Bangui, (C.N.C), 01-07-2016
 
 
 
En allant voter massivement le 30/12/2015 la population centrafricaine avait montré sa détermination à clore définitivement cette sinistre page de son histoire et doter les institutions de la République de personnalités légitimement élues afin de relever les grands défis qui attendent notre pays à l’issue de ces élections. Le peuple centrafricain a prouvé son sens de la responsabilité et le désir d’en finir une fois pour toutes avec les multiples crises qu’il a connues afin de retrouver la Paix, l’Unité et la Reconstruction de la RCA.
Malheureusement c’était sans compter avec la malhonnêteté, le mercantilisme et l’irresponsabilité de personnes bassement égoïstes aux méthodes mafieuses qui ont volontairement biaisé les résultats de ces élections de la dernière chance. Par cette démarche les auteurs et les commanditaires de cette mascarade électorale marquent clairement leur net refus de respecter non seulement les suffrages valablement exprimés des centrafricaines et centrafricains mais aussi la mémoire de nos innombrables compatriotes disparus depuis l’éclatement de la crise que traverse le Centrafrique de Barthélémy BOGANDA, crise dont on sait que les racines se trouvent justement dans la mascarade électorale de 2011.
Forte de ce qui précède la Fédération EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE (EAAMOO) du MLPC :
–       Salue la mobilisation du peuple centrafricain pour le double du 30/12/2015 et s’en félicite car elle avait appelé plusieurs fois à cette mobilisation ;
–       Dénonce avec la dernière énergie les manœuvres machiavéliques des groupes obscurs qui ont tenté par l’organisation et la réalisation de ces fraudes massives afin de voler aux Centrafricains leurs votes ;
–       Appelle la Cour Constitutionnelle de Transition à dire le droit et rétablir ainsi la vérité sur cette mascarade électorale afin d’éviter à notre pays de plonger dans une autre crise dont il ne se relèvera pas ;
–       Demande aux autorités judiciaires compétentes de se saisir des dossiers des fraudeurs et leurs commanditaires aux fins de rendre justice au peuple centrafricain.
Enfin la Fédération « EAAMOO » du MLPC  appelle tous les militants, militantes et sympathisants à se lever comme un seul homme, et à se mobiliser massivement au côté du candidat Martin ZIGUELE afin de barrer la route, le moment venu, aux fossoyeurs de la Démocratie, de la Paix du Vivre-ensemble.
 
Fait à Paris, le 6 janvier 2016
 
Antoine Jérémie NAM-OUARA
 
Membre du Bureau Politique, Chargé de communication extérieure
 
 

Bangui: Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé et Touadéra en tête au 1er tour, 07-01-2016

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(Corbeau News Centrafrique)

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Présidentielle en Centrafrique : Dologuélé et Touadéra

en tête au 1er tour, 07-01-2016

 

Bangui, (C.N.C), 07-01-2016

 

L’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé jeudi les résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle centrafricaine du 30 décembre. Respectivement en première et deuxième position, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra s’affronteront au second tour prévu le 31 janvier.

Les résultats provisoires annoncés jeudi 7 janvier par l’Autorité nationale des élections (ANE) doivent maintenant être validés par la Cour constitutionnelle. Cette institution devra étudier les nombreuses requêtes déposées par les autres candidats à la présidentielle du 30 décembre.

Avec 23,78 % des suffrages, Anicet Georges Dologuélé devance Faustin Archange Touadéra ( 19,42 %), selon les chiffres de l’ANE. Grande surprise de ce scrutin, le dernier Premier ministre de François Bozizé affrontera donc au de ce scrutin, le dernier Premier ministre de François Bozizé affrontera donc au second tour celui dont le parti, l’Urca (Union pour le renouveau centrafricain), a signé un accord politique avec le KNK, le formation de l’ancien président centrafricain.

Désiré Kolingba arrive quant à lui en troisième position avec 12,60 % des suffrages exprimés devant l’un des grands favoris de cette élection, Martin Ziguélé, crédité de seulement de 10,82 % des voix. Suivent derrière eux Jean-Serge Bokassa, Charles Armel Doubane et Karim Meckassoua.

Selon l’ANE, le taux de participation s’élève à 79 %. Le second tour de la présidentielle est prévu le 31 janvier.

Jeune Afrique

 

BANGUI: ABUS SEXUELS, LE CHEF DE LA MINUSCA SOMME LES CASQUES BLEUS DE RESPECTER LES VALEURS DE L’ONU

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(Corbeau News Centrafrique)

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ABUS SEXUELS, LE CHEF DE LA Minusca SOMME LES CASQUES BLEUS

DE RESPECTER LES VALEURS DE L’ONU

 

 

Bangui, (C.N.C), 01-07-2015

Une fois de plus, les casques bleus véreux de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) violent les personnes démunies en Centrafrique. Les éléments de la MINUSCA de trois différents pays membres de la mission sont accusés d’exploitation et d’abus sexuels sur quatre filles centrafricaines en situation de vulnérabilité à Bangui la capitale. Ces dernières sont violées en échange de fournitures scolaires. Une révélation faite mardi dernier par l’UNICEF qui a enquêté sur ces nouveaux cas.
«Le béret bleu ou le casque bleus que vous portez est un signe d’espoir pour la population vulnérable de la RCA » a dit le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga qui s’est adressé aux des militaires et des policiers de la MINUSCA mardi dernier dans la capitale centrafricaine pour tirer leurs oreilles concernant les cas d’abus sexuels commis dans le pays.
Dans un communiqué publié le 4 janvier 2016, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a annoncé avoir pris contact avec la jeune fille qui aurait été violée par un Casque bleu en République centrafricaine pour lui apporter une assistance médicale et psychologique. « Nos collègues de l’UNICEF en République centrafricaine ont rencontré la jeune fille qui aurait été violée par un policier des Nations Unies. Tout en respectant l’intégrité de l’enquête sur cet incident, il est clair que cet enfant a subi une épreuve très brutale », a fait savoir Anthony Lake, Directeur exécutif de l’UNICEF, dans le même communiqué tout en ajoutant : «Nous lui offrons, à elle et à sa famille, toute l’aide possible, y compris une assistance médicale, un soutien pour faire face à l’impact psychologique de l’agression, et des conseils juridiques».

L’exploitation et abus sexuels (SEA) ainsi que la mauvaise conduite par des Casques bleus et des forces internationales en République centrafricain ont terni l’image de la mission de l’ONU dans ce pays. Le Représentant spécial a réitéré son engagement indéfectible à la politique de «Tolérance Zero » du Secrétaire général. Il leur a rappelé qu’il n’y aura aucune complaisance pour les auteurs ou complices de ces crimes qui traumatisent la vie des personnes vulnérables et ternissent à la fois l’identité des soldats de la paix, l’honneur de leur pays et le drapeau de l’ONU.
Le Représentant spécial a également annoncé que des discussions sont en cours avec le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme afin de mener des actions communes dans le cadre du renforcement de la capacité de MINUSCA pour lutter contre les abus et exploitations sexuels. Les mesures à prendre prévoient se trouve la création d’une brigade conjointe de la police et de la Force chargée d’identifier les auteurs d’abus et exploitations sexuels et prévenir l’apparition de nouveaux cas. Il a également renouvelé son engagement à protéger les donneurs d’alerte. Selon lui, la Mission continue d’enquêter sur chaque allégation de mauvais conduit et une enquête est actuellement en cours à cet égard.
Les autorités nationales ont été informées à Bangui et les pays contributeurs de troupe concernés ont été informés officiellement à New York. Le Représentant spécial les invite à mener immédiatement leurs propres enquêtes nationales. Le Bureau des services de contrôle interne de l’ONU sera également associé le cas échéant, à en croire le Chef de la MINUSCA.
Un communiqué signé le 5 janvier 2016 par Onanga-Anyanga a souligné que l’ensemble de la famille des Nations Unies est entrain de collaborer dans la lutte contre les abus et exploitations sexuels dans un cadre plus large destiné à promouvoir les valeurs de conduite et de discipline au sein de l’organisation. Au cours de la semaine écoulée, le personnel de l’UNICEF du bureau à Bangui a effectué quatre visites pour rencontrer les quatre enfants victimes. Sur ce cas, l’UNICEF travaille avec un partenaire local pour aider les filles à recevoir des soins médicaux et évalue leurs besoins psychosociaux. Les filles ont également reçu des vêtements, des chaussures et des kits d’hygiène.
Le Représentant spécial rappelle que l’ensemble du personnel international et toutes les unités seront tenus responsables conformément aux normes de comportement et de conduite. “Dans une mission de maintien de la paix, il n’y a pas de place pour ceux qui trahissent la confiance des gens don’t nous avons pour mission de protéger “, a-t-il dit.
Moins 26 cas d’abus sexuel commis par les forces internationales sont aujourd’hui enregistrés. Mais depuis lors, aucune justice n’est rendue aux victimes qui, parfois, perdent l’espoir. Malgré la chanson de tolérance zéro que entonne le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, la MINUSCA continue de briller dans les violations des droits de l’homme dont les exploitations et abus sexuels sur des mineurs en République centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : ELECTIONS DEMOCRATIQUES OU COUP D’ETAT INSTITUTIONNEL PREMEDITE ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : ELECTIONS DEMOCRATIQUES OU COUP D’ETAT

INSTITUTIONNEL PREMEDITE ?

Bangui, (C.N.C), 07-01-2016

 

Véritable chronique d’une désillusion, le coup d’état institutionnel, ou mieux encore, le holdup électoral savamment ourdi contre le peuple centrafricain est éventé.
Tel est pris qui croyait prendre diront les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine. N’en déplaise aux tricheurs de tous bords, aux « Nairobistes » indécrottables et autres « stratèges des pouvoirs publics » tapis dans les ténèbres qui œuvrent pour porter atteinte aux suffrages du peuple centrafricain meurtri et valablement exprimés dans les urnes le 30 Décembre 2015.
A coup de manigances, de billets de banques et de magouille à grande échelle, les ennemis du peuple, les nostalgiques d’un passé récent peu flatteur et encore vivace dans les esprits, veulent berner le peuple à coup d’intimidations diverses, de bourrages d’urnes, même par certaines autorités habilitées, de tripatouillages de procès-verbaux etc. Pas du tout dupes et extrêmement choqués, les langues des centrafricains se délient et les témoins parlent en pointant des doigts accusateurs à l’endroit des auteurs…
Tous ces stratagèmes savamment orchestrés ont pour objectif final d’installer, à défaut de candidature de François BOZIZE , sieur Faustin-Archange Touadera , un proche « OUVRIER » issu de la nébuleuse « Convergence K.N.K », sorti de nul part par coup de baguette magique, afin de faire un passage en force comme Président élu et faciliter à terme le retour de l’ancien Général-Président au pays ,préservant ainsi les intérêts du régime putschiste de 2003 déchu, qui n’a pas encore rendu compte de sa calamiteuse et sanguinaire gestion de la Centrafrique.
Dorénavant, la peur a changé de camp et les fossoyeurs de la République déjà démasqués redoutent la fatidique délibération de la Cour Constitutionnelle appelée à dire le droit, rien que le droit, à rétablir la vérité et la réalité des urnes dans le seul et unique intérêt du peuple centrafricain.

ALBERT SERENAM

Centrafrique: FORAC Forum pour le Rassemblement Centrafricain « Wa Songo é – Espoir et Avenir »

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(Corbeau News Centrafrique)

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FORAC
Forum pour le Rassemblement Centrafricain
« Wa Songo é – Espoir et Avenir »

 

La Présidence

Communiqué de presse n° 2016/01/001

Le FORAC condamne avec fermeté les instigations visant à annuler
les élections en Centrafrique

Bangui,(CNC), 01-07-2016

Alors que les élections se sont déroulées dans la paix et dans la ferveur malgré les manquements observés dans certains bureaux de vote ;
Alors que les populations enthousiastes ont massivement voté pour mettre fin aux conflits et remettre leur pays sur les marches de la paix, de la réconciliation, de la sécurité et ainsi redonner au pays l’ordre constitutionnel ;

Alors que les centrafricains espèrent à l’issue de ces élections une présidence démocratiquement élue et un gouvernement d’Union Nationale solide pour rebâtir une nouvelle armée et instaurer l’autorité de l’État sur tout le territoire ;
Certains leaders politiques, mécontents de leur score provisoire exigent l’annulation de ces élections, synonyme d’anéantissement des efforts consentis par les compatriotes et la communauté internationale, synonyme du retour aux divisions, aux crépitements des armes, aux règnes des prédateurs, à l’anarchie et au chaos.

La communauté internationale observe la Centrafrique.
Les ex-selekas, silencieux, observent ces leaders politiques aux objectifs inavoués.
La République Centrafricaine ne veut plus du désordre.

A ce titre :

Le FORAC condamne fermement cette initiative anti-démocrate et anti-républicaine.

Le Forac appuie de toutes ses forces le processus électoral engagé, depuis le 13 décembre 2015, jusqu’à son terme et ne cèdera à aucune malversation politique destructrice.

Le FORAC lance un appel aux autorités de Transition de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour maintenir les élections.

Le FORAC appelle les compatriotes épris de paix, de l’unité du pays à ne pas céder aux tentations déstabilisatrices et aux manipulations subversives et sournoises qui risquent de nous replonger dans la pétaudière.
Le FORAC appelle la communauté internationale et la sous-région à une vigilance accrue des résultats des élections

En tant que républicain, démocrate et défenseur de la Justice Sociale, je m’inclinerai devant la loi des urnes tout en restant une force de proposition pour la bonne gouvernance et le développement de Centrafrique.

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Bangui, le 05 janvier 2016

Président du Forac
Candidat aux élections présidentielles de 2015-2016

Joseph YAKÉTÉ

Mail : forac2015changement@gmail.com

 

 

 

CENTRAFRIQUE : Martin ZIGUELE une fois de plus victime d’une mascarade électorale de plus ! Une trahison de la transition de trop !

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(Corbeau News Centrafrique)

Martin Ziguélé campagne

 

CENTRAFRIQUE : Martin ZIGUELE une fois de plus victime d’une mascarade

électorale de plus ! Une trahison de la transition de trop !

 

Bangui, (C.N.C), 07-01-2016

Les élections du 30 décembre 2015, censées mettre un terme au chaos centrafricain qui dure depuis des décennies, sont en train d’être détournées au profit d’un groupuscule de dirigeants centrafricains temporairement aux affaires et leurs alliés de l’ombre d’antan.
Il n’y a pas si longtemps, la Direction Nationale de Campagne du candidat Martin ZIGUELE, par la voix de son porte-parole le camarade SEKODE NDEUGBAYI Chancel, mettait déjà en garde l’ANE et les Autorités de la Transition contre toute mascarade électorale. Et depuis le mois de novembre dernier, le MLPC, surveillant ce fameux personnel de l’ANE et le gouvernement complice comme le lait sur le feu, dénonçait déjà le trafic des centaines de milliers de fiches jaunes avec des noms fictifs, vendues depuis de jour en jour tant à Bangui que dans l’arrière-pays, avec la bénédiction des gros requins de cette même ANE. Malheureusement, ceux-là même qui ont comme charge l’organisation de ces élections du retour à l’ordre constitutionnel persistent et signent, malgré la présentation de ces preuves à convictions au représentants de la Minusca à l’hôtel Ledger à Bangui et la mise en garde des observateurs.
Un processus électoral diablement influencé de l’intérieur en amont.
La démission de MOKAMAEDE suivie de celle de KOMBO YATA n’étaient que la partie visible de l’iceberg.
Contraintes par les preuves sur la médiocrité et l’incapacité des autorités de la transition à gérer le pays par la stricte application de la feuille de route et des recommandations issues du Forum de Bangui, obligées par l’opinion nationale et internationale à organiser coûte que coûte les élections avant le 31 décembre 2015, celles-ci auraient, d’après les informations de sources concordantes et fiables, délibérément choisi de torpiller le processus électoral en cours par le bourrage des urnes parallèles, la falsification des résultats, le tripatouillage des procès-verbaux afin de provoquer inévitablement une grave crise post-électorale pouvant se solder par l’annulation pure et simple de l’élection : seul moyen d’espérer bénéficier encore une fois d’une énième prolongation de la transition. Leur seule grande ambition.
Cette mascarade électorale que les autorités tentent de légitimer risque de replonger le pays dans une terrible aux conséquences désastreuses.
Aucun pouvoir de transition au monde n’a droit à la partialité. Cette trahison est de trop. Nous sommes bel et bien là dans un stratagème politicien savamment orchestré par le Autorités de la transition et l’ANE en vue de mettre à nouveau la Centrafrique à feux et à sang. Car il est hors de question et inconcevable qu’un candidat comme TOUADERA qui n’a même pas mis pieds en province, qui n’est même pas connu par les populations rurales de toutes les régions que j’ai pu battre campagne en compagnie de ZIGUELE puisse obtenir des scores dignes d’un dictateur. A tort, beaucoup sont ces hommes politiques qui ont jalousé Martin ZIGUELE, le traitant de candidat de la France et ne supportant pas de voir le MLPC revenir au pouvoir par méfiance ou défiance.
Avant toute chose, les juges doivent se mettre en robe et dire le droit.
Le peuple Centrafricain doit savoir et comprendre que le MLPC dispose des preuves et pièces à convictions qui démontrent à suffisance la volonté délibérée et machiavélique de certaines personnalités aux affaires, pourtant bien identifiées, celle ou ceux que le MLPC a soutenue et aidée au nom de l’intérêt suprême de la nation, d’empêcher frauduleusement le candidat Martin ZIGUELE d’accéder au pouvoir. Mais le MLPC quoique parti républicain et démocrate ne se laissera pas faire. C’est pourquoi, nous exigeons de l’ANE et du gouvernement le strict respect de la volonté du peuple, car les nombreuses irrégularités constatées sont de nature à compromettre dangereusement les issues de ces consultations électorales et par voie de conséquence, engendrer une éventuelle crise postélectorale.
Nous estimons que la Cour Constitutionnelle doit prendre ses responsabilités, en corrigeant toutes les imperfections relevées et en tout mettant en œuvre pour parvenir à la prise en compte des résultats véritables, justes et réels afin d’éviter à notre pays un nouveau chaos.

Il est évident ! Nous savons que le bal des hypocrites qui avait commencé bien longtemps était loin de se terminer. Mais seulement, ceux qui prennent notre silence pour idiot se trompe lourdement. Le MLPC ne se laissera jamais voler sa victoire ! Que celui qui a des oreilles entendent !
Vive la Victoire de la Démocratie ! Vive le MLPC ! Vive la Centrafrique !
Tous unis, nous vaincrons !

Fait à Paris, le 7 janvier 2016

Le Porte-parole de la DNC/MLPC

SEKODE NDEUGBAYI

 

CENTRAFRIQUE: LE RESEAU ARC-EN-CIEL APPELLE LES CANDIDATS A PRIVILEGER LES VOIES LEGALES DE RECOURS

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE RESEAU ARC-EN-CIEL APPELLE LES CANDIDATS A PRIVILEGER

LES VOIES LEGALES DE RECOURS

 

Bangui, (C.N.C), 05-01-2016

 

Les opérations électorales enclenchées depuis le 30 décembre 2015 en République centrafricaine attirent l’attention de nombreux observateurs qui ont suivi de bout en bout le déroulement du processus. Ainsi, le réseau Arc-en-ciel regroupant 15 organisations de la société civile, a présenté son rapport sur les opérations électorales du 30 décembre dernier, lors d’une conférence tenue le 4 janvier 2016 à Bangui. Il a exhorté les candidats à privilégier les voies légales de recours.
Devant une dizaine des professionnels des médias et de ses observateurs, le Réseau Arc-en-ciel coordonné par l’Abbé Fréderic Nakombo et Ali Ousman, a présenté son rapport au regard des observations faites par les ses équipes déployées dans la ville de Bangui et dans les préfectures de la République centrafricaine. Dans son rapport de 11 pages, le Réseau Arc-en-ciel a relevé plusieurs points le jour du scrutin. Il a noté qu’en dépit du contexte de sécurité fragile, les élections du 30 décembre 2015 se sont déroulées sans incidents majeurs. Le réseau a constaté l’absence totale des agents de sécurité dans certaines préfectures du pays comme celle de la Kémo, de la Ouaka, de la Basse-kotto, et du Mbomou. Néanmoins, le déploiement des forces internationales et nationales, a permis aux Centrafricains de voter en toute sérénité.
De l’ouverture des bureaux de vote
Dans son rapport à la page 7, le Réseau Arc-en-ciel a noté qu’à Bangui et à l’Ombella M’poko, 74,33% des bureaux de vote visités ont ouvert en retard. 57,55% ont ouvert avec plus d’une heure de retard. Dans 47,48% de cas le matériel électoral est arrivé en retard, dans 31,65% de cas, les agents électoraux n’ont pas aménagé le bureau à l’heure, dans 8,63% les agents électoraux sont arrivés en retard, et 12,23% regroupent le cas d’autres raisons, d’après le rapport.
Du matériel électoral
Dans la quasi-totalité des bureaux de vote visités par le réseau Arc-en-ciel, le matériel était en quantité insuffisante. Dans 1,10% de cas, le matériel manquant a été pourvu au courant de la journée et permis aux scrutins de se dérouler sans interruption.
De la procédure du vote
Le Réseau Arc-en-ciel a noté avec satisfaction les efforts menés par les agents électoraux pour respecter la procédure des opérations du vote en conformité à la loi électorale. Cependant, il a été constaté que les agents électoraux accusaient des lacunes notamment en oubliant, selon le rapport du réseau, de vérifier l’encore indélébile sur le doigt avant le vote et dans le scellage des urnes.
De la clôture et dépouillement
A la page 8 du rapport, le réseau a constaté que plusieurs bureaux de vote n’ont pu fermer à l’heure à cause des problèmes logistiques ayant prévalu à l’ouverture. Plusieurs bureaux ont donc fermé très tard et le dépouillement a pu se poursuivre jusque tard dans la nuit. Dans tous les bureaux de vote visités par les observateurs du réseau, le président du bureau de vote a annoncé les résultats à l’assistance. Les procès-verbaux ont été signés et remis aux délégués des candidats présents conformément à la loi. Dans 70% de bureau de vote visité, le procès-verbal a été affiché.
Du personnel électoral
Dans les bureaux de vote visités, il a été constaté la présence de 3 agents électoraux comme l’exige la loi. Les observateurs du Réseau Arc-en-ciel ont constaté que les femmes ne sont pas suffisamment représentées.
De la participation des femmes
La participation des femmes au processus électoral a été effective au niveau de l’enrôlement, d’après le rapport à la page 9, soit un taux de 46,36% du nombre total des électeurs inscrits. A Bangui, la présence des femmes dans les bureaux de vote avoisinait 25% des agents électoraux tandis que dans les provinces, elles représentent moins de 2%, selon le rapport. Ce faible taux des femmes s’explique par son analphabétisme en milieu rural, à en croire l’Abbé Fréderic Nakombo, le coordonnateur du réseau.
Malgré de nombreux dysfonctionnements qui ont émaillé l’organisation des scrutins du 30 décembre 2015, le Réseau Arc-en-ciel note que le déroulement du vote s’est globalement passé dans la sérénité et en conformité avec les procédures et législations nationales du pays rien n’a pu empêcher les Centrafricains à exprimer leur choix massivement. Toutefois au regard de tout ce qui précède, le Réseau Arc-en-ciel fait une série des recommandations au gouvernement, à l’Autorité Nationale des Elections (ANE), aux candidats et partis politiques, aux médias, aux organisations de la société civile, et à la Communauté Internationale.
Il recommande au gouvernement de renforcer la sécurisation des scrutins dans l’arrière-pays dans la perspective du deuxième tour. A l’ANE, le réseau recommande de rendre public dans le délai requis par les textes en vigueur, les résultats provisoires des élections. Il recommande aussi de corriger les imperfections constatées pour les scrutins à venir. Aux partenaires, le réseau recommande d’appuyer l’ANE afin d’intensifier la campagne de sensibilisation et d’éducation civique électorale, de renforcer le dispositif de la sécurisation des élections dans l’arrière-pays. Aux partis politiques et candidats, le réseau les exhorte de privilégier des voies légales de recours, de renforcer la formation de leurs délégués et accroitre leur nombre dans les bureaux de vote. Aux médias, le réseau demande aux professionnels des médias d’observer le code de bonne conduite. Aux organisations de la société civile, le Réseaux Arc-en-ciel les invite à se mobiliser davantage pour mener la campagne de sensibilisation et d’éducation civique.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

RCA: APPEL AUX CANDIDATS SIGNATAIRES DU DOCUMENT DE LEDGER

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(Corbeau News Centrafrique)

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 APPEL AUX CANDIDATS SIGNATAIRES DU DOCUMENT DE LEDGER

 

Bangui, (CNC), 05-01-2016

C’est avec consternation que j’apprends par Jeune Afrique et RFI que des compatriotes candidats aux élections présidentielles centrafricaines se sont réunis le dimanche à l’hôtel Ledger pour dénoncer le processus électoral en cours et réclamer viva voce l’arrêt pure et simple du processus. Selon eux, des insuffisances d’organisations, des multiples irrégularités et des intimidations qui auraient entachées l’organisation du scrutin sont de nature `à compromettre la véracité du verdict des urnes, et partant, à entrainer un nouvel embrasement du pays.

Nous comprenons que les compatriotes candidats à ces élections soient frustrés par les manquements qui ont accompagné le processus électoral ; surtout si cela aboutit à leur écartement ipso facto d’une possible participation au deuxième tour. Mais de-là à ouvrir la porte à une crise politique de trop qui pourrait compromettre la bonne marche du pays vers son relèvement de la pire des crises politiques et militaires de son histoire qui l’a frappé ces dernières années, il faut réfléchir par deux fois.

Les conditions dans lesquelles ces élections ont été organisées sont à ne point en douter loin d’être les meilleures. L’on ne peut pas nier qu’il y ait eu des irrégularités et des insuffisances dans l’organisation. La situation, dès le départ, était telle que ces élections ne pouvaient être organisées que dans des conditions a minima. Les fraudes en faveur des uns ou des autres étaient inévitables. Tous étaient conscients de cela. Tous avaient choisi d’aller malgré tout aux élections parce qu’il faut que le pays sorte assez rapidement de ce bourbier dans lequel il traine depuis trois ans au moins, forçant nos peuples à ployer sous le poids du fardeau de cette trop longue crise.

Je lance donc un appel vibrant et pressant à tous les candidats à surseoir à leurs intérêts politiques personnels et à accorder la préséance aux intérêts de la République de Boganda qui doit se relever sans plus tarder et dans la concorde. Je vous invite de tout cœur à un sursaut patriotique en évitant à la Centrafrique une crise politique inutile et de trop. L’heure est à la reconstruction nationale. Sans vouloir souscrire à une quelconque manipulation que ce soit, je me dois de reconnaitre que les deux candidats en tête ne sont pas des moindres, mais comme bon nombre d’entre vous, sont des fils du pays avec des capacités et des profils valables et intéressants pour l’accomplissement de la lourde tâche de la reconstruction nationale. Et il faudra pour cela un seul des candidats pour être le prochain Président centrafricain.

Il faut épargner à tout prix à la Centrafrique une autre crise politique post-électorale. Il faut arrêter d’enfreindre à la dignité centrafricaine en étalant un spectacle désolant et inutile aux yeux du monde ; le monde qui nous regarde avec espoir de nous voir prendre enfin notre destin en main avec patriotisme et un sens de responsabilité. Le peuple a donné le ton et l’exemple en sortant massivement voter, même dans des conditions sécuritaires des plus déplorables. Comme prétendant au fauteuil présidentiel, vous devez être à la hauteur du défi sous peine de se disqualifier à jamais devant le peuple. Ce peuple qui, en dépit de la paupérisation économique et anthropologique quand lui a imposé au fil des années pour mieux le manipuler, sait tout, voit tout et qui continue de faire preuve de résilience et de clairvoyance.

Je crois savoir qu’un des problèmes majeurs, c’est la discordance entre le numéro des candidats sur le bulletin de vote et sur les procès-verbaux. La question que l’on peut se poser dans ce cas de figure, c’est celle de savoir si : primo, est-ce que cette confusion a contribué de toute évidence à améliorer le score de ceux qui sont en tête de course, notamment des deux premiers ? Secundo, est-ce que cette confusion a contribué à réduire drastiquement le score d’un candidat qui aurait pu être parmi les deux premiers ou même gagner les élections au premier tour ?

Tels sont les seuls deux scenarii qui peuvent compromettre sérieusement la véracité du verdict des urnes. Il appartient à chacun des candidats de faire son examen et de voir s’il entre dans l’un ou l’autre de ce cas de figure. Et s’il est avéré qu’un candidat aurait pu gagner mais que ses voix ont été attribuées à un autre candidat, il se doit de documenter les faits et faire suivre ses plaintes par la voie légale. Agissant ainsi, il préservera la paix et la cohésion sociales dont nous avons cruellement à cette étape de notre histoire. Il fera preuve de maturité politique.

En humble compatriote, soucieux du relèvement centrafricain, déterminé à voir le peuple centrafricain être rétabli assez rapidement dans ses droits à la paix, à la sécurité, à l’éducation, à la santé et au développement de sa nation,

Au  nom de Barthelemy Boganda qui a donné sa vie pour le bien de son peuple,

Au nom des nombreux martyrs de nos intérêts politiques égoïstes et des crises politiques sans fin qui en sont découlées,

Au nom du peuple centrafricain qui a longtemps souffert de nos mauvaises gouvernances, nos manipulations politico-politiciennes et nos mépris de la loi fondamentale sensée régir notre vie comme nation,

Au nom du bien commun et de l’intérêt suprême de la nation centrafricaine,

J’invite chacun des candidats aux élections présidentielles de notre pays et signataires du fameux document de Ledger:

  1. A faire preuve de fidélité au code de bonne conduite qu’ils ont signé et aux dispositions légales du code électoral ;
  2. A privilégier les moyens pacifiques et légaux mis en place pour gérer les litiges électoraux ;
  3. A apporter leur soutien à l’amélioration du processus électoral malgré ses limites et défaillances ;
  4. A envoyer vos représentants surveiller le dépouillement dans le centre de traitement de l’ANE, comme cela est requis ;
  5. A ne pas mobiliser leurs sympathisants dans la rue, mais à les encourager à la patience, au fairplay et au patriotisme ;
  6. A consentir à des sacrifices et compromis, sans compromission, pour donner à la Centrafrique et au peuple centrafricain une chance de renouer avec un futur serein et stable.

La Centrafrique a trop souffert des crises politiques ou militaires qui n’ont fait qu’accroitre la souffrance du peuple centrafricain. Il faut à tout prix lui éviter une crise post-électorale en suivant strictement la voie légale.

Je vous remercie de votre patriotisme et de votre bonne foi.

Vive la République Centrafricaine et que Dieu nous bénisse.

Nairobi, le 5 Janvier 2016

Paterne A. MOMBE, SJ

BANGUI: RELATIVE AUX SCRUTINS PRESIDENIEL ET LEGISLATIFS COUPLES DU 30 DECEMBRE 2015 EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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(Corbeau News Centrafrique)

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DECLARATION PRELIMINAIRE

RELATIVE AUX SCRUTINS PRESIDENIEL ET LEGISLATIFS COUPLES

DU 30 DECEMBRE 2015 EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, (S.S.S), 2016-01-05

Dans le cadre de son accompagnement du processus électoral et de la gouvernance démocratique en République Centrafricaine, l’Observatoire National des Elections (ONE) a déployé deux cent soixante cinq (265) observateurs électoraux de court terme sur toute l’étendue du territoire national de la République Centrafricaine ainsi qu’à Douala au Cameroun. Il est déployé soixante (60) observateurs électoraux de court terme repartis dans les huit Arrondissements de la Ville de Bangui, dont un pool de 8 observateurs électoraux déployés par Arrondissement et dans les six (6) Arrondissement, notamment les 1er,2ème, 5ème, 6ème, 7ème et 8èmeArrondissement. Puis particulièrement 10 observateurs électoraux dans le 3ème et le 4ème Arrondissement qui tient compte de la sensibilité de ces deux Arrondissements. Dans chaque Chef lieu des Régions de la République Centrafricaine, il est déployé trente (30) observateurs électoraux de court terme et cinq (5) observateurs électoraux à Douala.
L’Observatoire National des Elections (ONE) est un réseau des réseaux d’organisations de la société civile Centrafricaine. Il est constitué de plus de quatre-vingt (80) organisations de la société civile Centrafricaine, reparties dans les réseaux que sont :
• Réseau des ONG de promotion et défense des Droits de l’Homme (RONGDH) ;
• Réseau des organisations de confessions religieuses (catholiques, musulmans, protestants) ;
• Réseau des organisations syndicales (CNTC, ANECA, USTC) ;
• Réseau des organisations de minorités (Pygmée, Peulhs, Albinos).
Dans le cadre du processus électoral 2015-2016 en République Centrafricaine, l’Observatoire National des Elections (ONE) bénéficie d’un accompagnement technique du National Democratic Institute (NDI) et de l’appui financier du National Endowment for Democracy (NED) pour observer le premier tour des scrutins présidentiel et législatifs couplés du 27 décembre 2015. Ce qui lui a permis de déployer des observateurs électoraux de court terme qui ont relevé des aspects positifs et des aspects négatifs lors du déroulement de ces scrutins.

I. DES ASPECTS POSITIFS

L’Observatoire National des Elections (ONE) tient à féliciter la population Centrafricaine qui s’est fortement mobilisée le 30 décembre 2015 pour accomplir son droit ou son devoir civique. L’Observatoire National des Elections (ONE) salue l’effort déployé par les différentes forces vives de la Nation Centrafricaine et la Communauté Internationale pour que les élections du 30 décembre 2015 se déroulent dans le calme et la sérénité.
L’ONE loue la bonne collaboration qui a prévalu entre lui et l’ANE lors du déroulement de tout le processus électoral.
L’ONE encourage l’ANE à poursuivre les efforts déjà consentis dans la préparation et l’organisation des élections ayant contribué à:
• l’accessibilité aisée des Centres de vote
• l’atmosphère calme et sereine des Centres ou Bureau de Vote,
• la présence discrète des forces de défense et de sécurité;
• la présence effective des membres des Bureaux de Vote;
• la présence quasi effective du matériel électoral;
• la prorogation du délai des opérations au-delà de 16 heures pour permettre une durée de 10 heures des opérations de votes.

II. DES ASPECTS NEGATIFS

Nonobstant les aspects positifs observés le jour des scrutins couplés, l’Observatoire National des Elections (ONE) a relevé plusieurs aspects négatifs, que sont les dysfonctionnements et les irrégularités.

II.1- DYSFONCTIONNEMENTS

L’Observatoire National des Elections a relevé des dysfonctionnements qui ont paralysé les opérations électorales de sortie de crise en République Centrafricaine. Les opérations électorales censées se tenir le dimanche 27 décembre 2015 selon la prévision du chronogramme de l’élection publié par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) sont reportées à moins 72 heures des échéances au mercredi 30 décembre 2015.
L’Autorité Nationale des Elections a déployé très tardivement les matériels électoraux dans l’arrière pays et n’a pu former certains agents électoraux qu’à un jour des scrutins. Ce qui a offert très peu de chance à la maîtrise des opérations électorales par ceux-ci. A cela s’ajoute la non maitrise par certains électeurs non lettré du procédé de vote constaté le jour des scrutins.
De plus la mobilité incessante des agents des forces de sécurité aux alentours des Bureaux de Vote dans les axes Centre (Sibut-Grimari), Centre Est ( Ippy- Bria) et Sud Est (Alindao– Kongbo- Gambo etc.) affectés par les conflits armés confirme-t-elle l’impréparation de ces scrutins et présente un risque d’insécurité grandissant pour les électeurs de l’arrière pays.
En outre, l’Observatoire National des Elections a relevé, dans certains cas :
• le transport des matériels électoraux avant l’ouverture des Bureaux de Vote par les agents électoraux eux-mêmes retardant l’organisation des Bureaux de vote ;
• le transport des urnes après le dépouillement par des moyens rudimentaires (taxi-moto, vélo, poussepousse etc.) posant un problème de logistique insuffisante pour le déploiement du matériel électoral;
• La maîtrise insuffisante des règles et procédures par les membres de certains bureaux de vote de Bangui et de l’arrière-pays.

II.2- DES IRREGULARITES

Plusieurs irrégularités sont relevées lors des scrutins couplés du 30 décembre 2015, entre autres :
• L’ouverture tardive des Bureaux de vote sur presque toute l’étendue du territoire national ;
• les votes massifs par dérogation atteignant par endroit le 1/3 des suffrages exprimés ;
• le vote des militaires le jour des scrutins et non 72 heures avant le scrutin comme prescrit par la loi ;
• l’insuffisance des matériels électoraux, notamment les bulletins de vote à Bangui ainsi que dans l’arrière-pays.

II.3- DES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME

Lors des scrutins couplés du 30 décembre 2015, l’Observatoire National des Elections a constaté plusieurs cas de violations des droits humains fondamentaux, en l’occurrence le secret de vote. Dans certains Bureaux de Vote de l’arrière pays comme par exemple sur l’axe Est (Sibut- Grimari), le vote s’est déroulé sous des manguiers ou sous une paillotte du domicile des chefs de quartier. Là, on a pu relever que certains électeurs qui ont demandé d’être assistés ont été interrogés par les membres des Bureaux de vote pour présenter en public le candidat qu’ils aimeraient choisir, ce comportement remet en cause le secret de vote. De plus, l’omission par l’ANE des noms de certains électeurs sur les listes électorales les ont privés du droit de vote.

III. RECOMMANDATIONS

Afin de remédier aux dysfonctionnements et irrégularités constatées sur le terrain et permettre une amélioration significative dans l’organisation des scrutins du deuxième tour, l’Observatoire National des Elections (ONE) recommande :

A l’Autorité Nationale des Elections (ANE) :

• De poursuivre le renforcement des capacités des agents électoraux ;
• D’intensifier la sensibilisation et l’éducation des électeurs sur les techniques de vote ;
• De prendre des dispositions nécessaires pour favoriser l’ouverture des Bureaux de vote selon le délai légal afin d’éviter des prorogations qui épuisent les agents électoraux, les délégués et les observateurs dans la phase fatidique de dépouillement ;
• De mettre à la disposition des Bureaux de Vote des matériels électoraux en nombre suffisant ;
Aux Candidats :
D’accroitre leur représentativité dans les Bureaux de Vote ;
• D’accroitre la formation de leurs représentants dans les Bureaux de vote ;
• D’exiger de leurs représentants dans les Bureaux de Vote le retrait du procès verbal de vote et de dépouillement;

Aux partenaires :

• De renforcer le dispositif de sécurité des Bureaux de Vote dans l’arrière pays ;
• D’appuyer l’ANE dans la sensibilisation et l’éducation des électeurs sur les techniques de vote ;
• D’appuyer l’ONE pour l’observation du second tour des élections.
Dans l’ensemble, l’ONE estime que les élections se sont déroulées sur l’ensemble du territoire national dans le calme et la sérénité, malgré les dysfonctionnements et les irrégularités constatés. Pour respecter le Code de bonne conduite, l’ONE se réserve de donner des pronostics ou résultats provisoires qu’il publiera dans le rapport final.

Dans la perspective du second tour des échéances électorales, l’ONE exhorte toutes les parties prenantes à prendre, dès à présent, des mesures idoines pour faire face aux disfonctionnements et irrégularités relevées durant le premier tour du scrutin de façon à garantir la crédibilité des élections.
L’ONE lance un appel à l’ANE au respect scrupuleux des procédures de centralisation, de traitement et de publication des résultats électoraux dans la transparence et la sincérité.
Fort de ce qui précède, l’ONE continue sa veille et son observation citoyennes. Elle s’engage à accompagner l’ANE, dans la correction des dysfonctionnements et l’amélioration du processus dans son ensemble.
L’ONE exhorte la population à maintenir cet engouement observé jusqu’ au second tour pour des élections apaisées en République Centrafricaine.

Fait à Bangui le, 01 janvier 2015

Le Coordonnateur National

Me. Serges Soleil SERAMALE

 

LU POUR VOUS PAR : André MORNADJI BOBAL

1er Vice-Coordonnateur de l’ONE

Tél. 75501490

CENTRAFRIQUE: MASCARADE ELECTORALE, DES CANDIDATS A LA PRSIDENTIELLE REJETTENT LES RESULTATS PROVISOIRES

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(Corbeau News Centrafrique)

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MASCARADE ELECTORALE, DES CANDIDATS A LA PRSIDENTIELLE

REJETTENT LES RESULTATS PROVISOIRES

 

 

Bangui, (C.N.C), 05-01-2016

 

Un nouveau rebondissement dans le processus électoral en République centrafricaine. Les candidats à l’élection présidentielle du 30 décembre dernier se disent lésés du processus électoral sur la proclamation des résultats partiels et provisoires par l’Autorité nationale des Elections (ANE). Au moins, 21 d’entre eux ont signé une déclaration demandant l’arrêt du processus électoral en cour au profit d’un processus concerté. Ils ont en unanimité déclaré les opérations électorales en cour non crédibles, et rejeté les résultats provisoires.
Dans une conférence de presse organisée en fin de cet après-midi du 04 janvier que les 21 des 30 candidats à la présidentielle ont fait leur déclaration relative à la proclamation des résultats provisoires. En dépit des obstacles de toutes sortes, en toute responsabilité, ils ont souligné que la classe politique a accepté d’aller à ces élections. La classe politique centrafricaine a ainsi offert, d’après les candidats lésés, l’opportunité au gouvernement, à l’ANE et à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour un meilleur aboutissement de la transition politique telle que définie dans la feuille de route, les différents textes légaux ainsi que les résolutions du
En unanimité, ils contestent les résultats en cours et parlent d’une mascarade électorale qu’ils refusent d’en être des complices. Cependant, ils exigent purement et simplement l’arrêt des opérations électorales au profit d’un processus concerté. Par la même occasion, ils déclarent non crédibles ces opérations.
Selon eux, les opérations électorales démarrées depuis 30 décembre 2015 ont révélé de graves insuffisances d’organisation, de multiples irrégularités et intimidations dans le déroulement du scrutin, et des manipulations de nature à remettre fondamentalement en cause la sincérité, la transparence et la crédibilité du scrutin. En exemple, ils ont souligné des cas d’irrégularités sur les numéros attribués aux candidats. D’après les 21 candidats signataires, les numéros affectés à chaque candidat sur les procès-verbaux (PV) ne correspondent pas à ceux des bulletins de vote. Sur le bulletin de vote du candidat Sonny Colé a le numéro 23 alors qu’il a le numéro 12 sur les procès-verbaux. « Les résultats qui lui ont été accordés sur les procès-verbaux sont-ils bons ? », s’interroge le candidat Sonny Colé en question.
Il en est de même pour tous les candidats, à en croire les candidats signataires de la déclaration. Ainsi Martin Ziguelé a le numéro 7 sur les bulletins de vote et le numéro 4 sur les PV ; Karim Meckassoua a le numéro 14 sur les bulletins et le n° 22 sur les PV ; Jean Serge Bokassa a le numéro 28 sur le bulletin de vote et le n°29 sur les PV, Gouyongbia Zezé a le numéro 17 sur les bulletins et le n°9 sur les PV ; Cyriaque Gonda a le n°9 sur les bulletins de vote et 5 sur les PV etc…
« Nous arrêtons que sur la forme ainsi décrire, nous nous posons la question de la sincérité, de la crédibilité et de la transparence dans les résultats provisoires annoncés par l’ANE. La précipitation avec laquelle l’ANE a organisée ce scrutin se poursuit dans l’annonce fantaisiste des résultats provisoires », a fait savoir Théophile Sony COLE, candidat indépendant à la présidentielle qui a animé la conférence de presse.
En outres, les candidats à l’élection présidentielle signataires de la déclaration relative aux opérations électorales, invitent tous les acteurs impliqués à se mettre autour de la table pour définir les modalités pour, selon eux, la sauvegarde de la nation. Ainsi, ils invitent la population centrafricaine à la retenue et au calme. Par ailleurs, ils en prennent à témoin, l’opinion internationale.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: ‘’Action pour la Centrafrique ’’ secourt des hôpitaux à Bangui en équipements médicaux

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(Corbeau News Centrafrique)

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‘’Action pour la Centrafrique ’’ secourt des hôpitaux à Bangui en équipements médicaux

 

Bangui, (C.N.C), 01-04-2016

 

Samedi 2 janvier 2016, l’Ong centrafricaine de la diaspora française, ‘’Action pour la Centrafrique ’’ (APCA) a remis, un pactole de matériel médical à l’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga au profit des hôpitaux de la place. M. Elysée Roche Tombidan, représentant de l’Ong APCA a remis symboliquement sept cartons don au Dr Germais Piamale Directeur de l’hôpital de l’Amitié, à l’archevêché de Bangui.
C’est un imposant pactole de 241 cartons contenant des médicaments, d’équipements et matériels médicaux qui a été offert aux hôpitaux de la place, par l’entremise de l’Archevêque de Bangui. Il s’agit d’une contribution de la diaspora centrafricaine de France, incarnée par l’Ong APCA pour le renforcement de la capacité de résilience de la population centrafricaine, ainsi que de l’assistance tant attendue par les personnes rendues vulnérables par les trois années de crise militaro-politique dans le pays.
« En ma qualité de représentant du fonds de dotation ‘’APCA’’ – cette organisation basée en France et qui œuvre depuis 2013, je suis venu assister nos frères et sœurs qui traversent des périodes difficiles ici au pays. Il s’agit pour nous de venir assister les populations avec ces matériels médicaux et consommables pour équiper les différents hôpitaux », a déclaré M. Elysée Roche Tombidan représentant de l’Ong APCA qui a remis officiellement le don.
En effet, depuis sa création en 2013, APCA n’a cessé de porter assistance aux centrafricains en détresse, notamment les déplacés internes qui sont dans les ‘’ledger’’ et les personnes malades, ainsi que les réfugiés centrafricains, se trouvant dans les pays voisins. En 2014 par exemple, non seulement des médicaments ont été collectés et envoyés d’urgence en RCA, au plus fort de la crise, mais aussi des médecins centrafricains de la diaspora française – membres de ladite Ong sont descendus à Bangui pour secourir leurs frères et sœurs en difficulté.
Mgr Dieudonné Nzapalainga qui, au nom de la CARITAS-Bangui, a réceptionné le don, a témoigné de sa vive reconnaissance à l’Ong APCA. « C’est l’occasion de dire merci à tous ces partenaires qui pensent à la République centrafricaine et qui ont décidé de venir au chevet des Centrafricains en difficulté. Nous espérons que les biens matériels que nous avons reçus aujourd’hui et qui seront distribués, vont servir aux bénéficiaires directes, c’est-à-dire les malades et les personnes en détresse », s’est-il réjoui.
Même satisfaction pour Dr Germais Piamale : « Je saisis cette opportunité qui m’ait offerte pour dire merci à Action pour la Centrafrique et à Son Excellence Mgr Dieudonné Nzapalainga qui a bien voulu nous donner des médicaments envoyés par nos frères qui sont en France qui, déjà l’année dernière, sont venus ici et travaillé au niveau de l’hôpital de l’Amitié, afin d’apporter leur appui et leur expérience pour la prise en charge de beaucoup de patients ici à Bangui. Certes, à leur retour en France, ils nous avaient fait la promesse de nous aider à travers des équipements et matériels médicaux. Aujourd’hui, je pense que c’est une promesse tenue. C’est une véritable aubaine et un véritable soulagement pour les malades. Donc, au nom des malades, ainsi que de Madame le Ministre de la santé publique, je voudrais dire merci à Action pour la Centrafrique tout en espérant que cela ne sera pas la fois pour le bien du peuple centrafricain ».
Somme toute, point n’est besoin de rappeler que la dernière crise actuelle en RCA a rongé son peuple dans son ensemble, au point même de le réduire à l’invivable comme en est le cas des déplacés internes… D’où tout le mérite des actions de solidarité en tout genre qui ne pourra qu’assouplir la souffrance des plus démunis.

Remise don APCA

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Interview exclusive de la Miss-Centrafrique France, Sabrina Sabé, en visite à Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

Miss Sabrina Sabé

 

Interview exclusive de la Miss-Centrafrique France, Sabrina Sabé, en visite à Bangui

 

Bangui, (C.N.C), 01-04-2016

L’Ambassadrice de la beauté centrafricaine pour l’Hexagone Sabrina Sabé, élue en octobre dernier en France est venue dans son pays pour, non seulement palper la réalité après pratiquement près de trois années consécutives de crise militaro-politique avec son corolaire de crise humanitaire et sociale, mais aussi de porter assistance aux enfants démunis. Après avoir rencontré les autorités de la transition, la Miss-Centrafrique Bangui, Flora Habiba Ngahally et visité les orphelins de la ville de Bouar et remis ensuite des dons de médicaments au Centre de santé des Sœurs de PK 10 à Bangui, Sabrina Sabé a trouvé toujours très beau son pays plein d’espoir, malgré tout.

Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : Mlle Sabrina Sabé, bonjour !

Sabrina Sabé (SS) : Bonjour !

CNC : Qui est Sabrina Sabé ?

SS : Je suis Sabrina Sabé, née en République centrafricaine, j’ai 19 ans aujourd’hui et réside avec mes parents en France. J’ai eu la chance d’être élue, en octobre dernier, Miss-Centrafrique-France, c’est-à-dire que je représente mon pays auprès de la République française.

CNC : Comment est-ce que vous avez été élue Miss Centrafrique-France ?

SS : Il a été organisé un casting qui s’est effectué au mois de janvier 2015. Dans la période de janvier à octobre, nous avons eu plusieurs séances de répétitions, à raison d’une fois par mois. On se rencontrait pour répéter les chorégraphies, et le défilé. Nous étions au nombre de neuf (9) sur la liste au départ. Au concours, et à ma grande surprise, j’ai été élue Miss-Centrafrique-France pour l’année 2016.

CNC : C’est certainement une fierté de représenter votre pays à ce niveau de responsabilité. Mais, peut-on savoir sur les idées fortes sur lesquelles vous placez votre mandat et votre lutte ?

SS : Il était très important pour moi de participer au concours de Miss-Centrafrique-France de cette année. Particulièrement parce que je savais que notre cher pays, la République centrafricaine traverse une période difficile de crise. Donc, il était important pour moi de montrer qu’il y a quand même un espoir, que nous en France, pensons à notre pays, la Centrafrique. Mais, surtout de montrer qu’on veut aider et qu’on veut se mobiliser. Avec tout ce qui s’est passé, tous les centrafricains dans le monde ont été atteints d’une manière ou d’une autre par les événements.

CNC : Trois mois après votre élection, vous avez décidé de prendre votre bâton de pèlerin pour venir dans votre pays, à la rencontre de vos frères, sœurs et parents. Qu’en est-il de l’agenda de cette première mission en Centrafrique ?

SS : Je me réjouis d’abord du fait que j’ai pu, à travers cette visite, me rendre dans mon pays pour palper de mes doigts, la réalité de la situation difficile que traversent mes frères et sœurs. Je suis venue dans le cadre de la mise en œuvre de mes premiers projets humanitaires en faveur des personnes affectées par la crise. C’est l’association ‘’Counda’’ basée en Champagne Ardenne en France qui porte mes projets humanitaires. Cette association, si je dois le préciser, œuvre dans le domaine d’amélioration de la santé et l’éducation des enfants, ainsi que l’appui aux femmes enceintes.

Je suis venue d’abord avec des médicaments pour doter un centre de santé du pays, notamment le Centre de santé des Sœurs de PK 10 (à la sortie nord de Bangui). J’ai déjà procédé à la remise de cet important don qui s’inscrit dans le cadre de mes actions en faveur justement de la santé des enfants et des femmes enceintes.
Aussi, en collaboration avec l’association ARAN, j’ai organisé un arbre de Noël dans la ville de Bouar où un nombre de jouets ont été offerts aux enfants de la localité. Depuis le France, nous avons organisé des collectes de dons en médicaments et en jouets que nous avons pu distribuer aux bénéficiaires ici en Centrafrique. A
Bouar, j’ai eu l’heureuse opportunité de rencontrer l’Imam de la Mosquée de la ville et le Curé de la Cathédrale de Bouar. Du coup, j’ai appris que la ville de Bouar est celle marquée par la cohésion sociale. J’ai vu à quel point la ville préservait le vivre ensemble entre les communautés.
Globalement, c’est une fierté pour moi de voir que ma personne ait pu servir à améliorer les conditions de vie des enfants dans mon pays. En principe, je devrais rentrer en France le 29 décembre, mais je prolonge mon départ parce que Bangui me plait beaucoup.

CNC : Bientôt, vous aller retourner en France. Alors qu’est-ce qui reste de vos projets, en ce qui vous tient à cœur pour votre pays ?

SS : Je tiens à vous dire que pendant ma visite à Bouar, j’ai pu visiter un orphelinat. J’ai été marquée par le fait que beaucoup manquaient dans cette structure qui a pas mal d’enfants orphelins à sa charge. Entre autres, il y a une bibliothèquevide, des balançoires hors d’usage depuis très longtemps… Déjà, en plus de ce que je vais mettre en place avec l’association ‘’Counda’’ pour mon pays, je pense que cet orphelinat peut faire l’objet de mes prochaines actions pour les enfants en Centrafrique.

CNC : Y-a-t-il une relation entre Miss-Centrafrique-France et Miss-Centrafrique Bangui ?

SS : Ma réponse à cette question est oui ! Que ce soit Miss-Centrafrique ou Miss-Centrafrique-France, on représente toutes les deux la Centrafrique. On est toutes les deux des sœurs qui montrent le bel exemple à notre génération et aux prochaines générations. On incarne les valeurs centrafricaines, et plus particulièrement les valeurs de la femme centrafricaine aux yeux du monde. Donc, je pense que c’est une obligation pour nous de rester unie dans cette tâche.
D’ailleurs, je suis heureuse de vous annoncer qu’à mon arrivée à l’aéroport, c’est la Miss Flora Ngahally Habiba (Miss-Centrafrique 2015) qui est venue m’accueillir. Je profite de votre colonne pour la remercier pour sa présence qui me réconforte sincèrement.

CNC : Miss Sabrina, vous venez de visiter votre pays après pratiquement trois années de soubresauts. Et clopin-clopant, le pays est en train d’organiser des élections dans des conditions toujours difficiles. Quelles en sont vos impressions en tant que fille de ce pays ?

SS : Cela me fait quand même plaisir qu’il ait des élections malgré tout. Parce qu’il est temps qu’on puisse passer à autres choses. Donc, la crise est désormais derrière nous et qu’on essaie de passer à d’autres choses, notamment de reconstruire notre pays.

Toutefois, je dois vous dire que j’ai le cœur serré à mon arrivée à l’aéroport à quel point, il y avait un site des déplacés juste à côté de l’aéroport. Ça fait quand même mal de voir son pays comme ça. Mais, en allant sur la route de Bouar, j’ai découvert le beau paysage de la Centrafrique, c’est un beau et merveilleux pays qui ne demande qu’à être exploité par nous-mêmes.
Je dis donc bonne chance au nouveau président de la République parce que je sais qu’il y a beaucoup à faire. Je suis optimiste que cela se fera. J’y crois parce qu’on a énormément de potentiel. Je pense que beaucoup de personnes y croient également comme moi.

CNC : Miss Sabrina Sabé, je vous remercie.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: A près de 30% de proclamation des résultats des élections , Faustin Archange Touadéra toujours en tête

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(Corbeau News Centrafrique)

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A près de 30% de proclamation des résultats des élections ,

Faustin Archange Touadéra toujours en tête

 

Bangui, (CNC), 01-04-2016

 

L’Autorité national des élections (ANE) est, ce dimanche 3 janvier, à son deuxième jour de proclamation des résultats partiels provisoires de l’élection présidentielle du 30 décembre dernier. En fin de journée, Julius Ruffin Ngouadé Baba, Porte-parole de l’ANE table sur un pourcentage de 73% de résultats traité uniquement pour Bangui et 15% pour l’étranger. Les résultats des villes de province n’ont pas encore été traités. De tout, Faustin Archange Touadéra est toujours en tête de liste avec 120 838 voix, suivi tout comme la première journée de Anicet Georges Dologuélé à 68 547. Martin Ziguélé, l’un des candidats favoris garde sa place de 5ème avec 27 381 voix, ce après Désiré Zanga Kolingba Bilal et Jean Serge Bokassa.
Derniers chiffres
Anicet Georges DOLOGUELE : 68 547
Faustin Archange TOUADERA : 120 838
Jean Michel MANDABA : 14 317
Martin ZIGUELE : 27 381
Charles Armel DOUBANE : 5 349
Fidel NGOUANDJIKA : 4 738
Désiré ZANGA-KOLINGBA : 39 952
Sylvain NGAKOUTOU-PATASSE : 4 197
Cyriaque GONDA : 1 568
Guy MOSKIT : 2 611
Timoléon MBAÏKOUA : 2 239
Abdou Karim MECKASSOUA : 8 371
Régina KONZI MONGOT : 1 974
Gaston NGUEREKATA : 3 629
Jean Barkes GOMBE KETTE : 8 669
Laurent GOMINA PAMPALI : 1 011
Constant GOUYOMGBIA KONGBA ZEZE : 1 624
Barthélémy Mathias MOROUBA : 1 586
Jean WILIBIRO SAKO : 1 750
Théodore KAPOU : 7 006
Emile Gros NAKOMBO : 896
Xavier Sylvestre YANGONGO : 2 501
Théophile SONY COLE : 2 201
Max KAZAGUI : 973
Olivier GABIRAULT : 478
Stanislas MOUSSA KEMBE : 887
Jean Baptiste KOBA : 606
Jean Serge BOKASSA : 33 958
Marcel DJIMASSE : 1 552

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE: DIRECTION FEDERALE DE CAMPAGNE 2015

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(Corbeau News Centrafrique)

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   COMMUNIQUE DE PRESSE: DIRECTION FEDERALE DE CAMPAGNE   2015

Bangui, (M.L.P.C), 04-02016

Le 30 décembre 2015 le peuple centrafricain s’est rendu massivement aux urnes afin d’élire le président de la république et ses représentants à la future assemblée nationale. La Direction Fédérale de Campagne « France-Europe » du MLPC et du candidat Martin ZIGUELE félicite et remercie tous les Centrafricains pour cet engouement qui témoigne de la volonté de la population centrafricaine de tourner définitivement cette page sombre de son histoire générée par la crise qu’elle a connue.
En attendant la publication des résultats définitifs des suffrages réellement exprimés dans les urnes, validés par la Cour Constitutionnelle de Transition, certains organes médiatiques ou des réseaux sociaux publient des chiffres fantaisistes en totale violence du code électoral ainsi que du code de bonne conduite qui devraient être scrupuleusement observés par tous en cette période sensible. Ces fallacieux résultats sont publiés à dessein par des personnes mal intentionnées dans l’unique but de semer le trouble dans l’esprit des Centrafricains et préparer l’opinion publique à des manœuvres malsaines dont elles seules connaissent le secret. Ces pratiques ne sauraient être acceptables par la population tant meurtrie par les affres de la crise que connaît notre pays et dont l’une des voies prioritaires de sortie passe par ces élections.
En conséquence de ce qui précède la Direction Fédérale de Campagne « France-Europe » du MLPC et du candidat Martin ZIGUELE appelle tous les compatriotes à la réserve et les exhorte à demeurer sereins car la vérité sur ces fameux chiffres sera connue ; la réalité des urnes s’exprimera autrement que celle que les ennemis de la paix voudraient nous imposer par des méthodes dignes de brigands politiques d’un temps révolu.
Enfin en cette nouvelle année qui commence la Direction Fédérale de Campagne « France-Europe » du MLPC souhaite à chacun et chacune d’entre vous une année 2016 pleine de paix, de joie, de bonheur et d’unité.
Bonne et heureuse 2016 à tous et à toutes !

Fait à Paris, le 3 janvier 2016

Pour la Direction Fédérale de Campagne,

Arsène ANGOURE

Porte-parole