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Centrafrique: Des radiations dans le bureau politique du parti de François Bozizé

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(Corbeau New Centrafrique)

KNK

 

Des radiations dans le bureau politique du

parti de François Bozizé

 

Bangui, (CNC), 02-12-2016

 

Bertin Bea, le Secrétaire général par intérim, Nadia Christelle Bea née Elian, Dieudonné Kpamon, Jules Féïmone, Barthélemy Ngana Kpamo, Méthode Légué, Mathurin Dimbélé et Christian Guébébem sont les hauts cadres du parti KNK « radiées » par l’Assemblée générale extraordinaire. Dans le communiqué, les motifs évoqués sont entre autres, « la haute trahison, le détournement des fonds, le crime de lèse-majesté, la caporalisation du parti aux fins personnelles ».

C’est l’Assemblée générale extraordinaire du parti KNK, tenue d’urgence le 3 février 2016 aux 200 Villas, à Bangui qui a scellé le sort de ces cadres du parti. Un comité ad’hoc est donc annoncé pour gérer provisoirement la destinée du parti de François Bozizé

En réalité, le feuilleton de cette rocambolesque mésaventure au KNK remonte au 23 novembre 2015, date de la signature d’un polémique accord politique électoral entre le Secrétaire général par intérim Bertin Bea et le président de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), Anicet Georges Dologuélé, en vue du premier tour des élections du 30 décembre dernier. Cet accord, à peine signé a été dénoncé par « une coordination de la base » pilotée par Samuel Tokofeisse et Didatien Kossimatchi.

Ces deux leaders « influents » du KNK n’ont pas gobé le fait que Bea ait signé un accord « sans l’aval du Président Fondateur », selon leur terme, ni se référer à la base. Du coup, le parti est divisé sur la question d’où le soutien de la base à Faustin Archange Touadera challenger de Anicet Georges Dologuélé.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: «NOUS SERONS LES YEUX, LES OREILLES DE L’UNION AFRICAINE POUR CES ELECTIONS » DIXIT SOULEMANE NDENE

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(Corbeau News Centrafrique)

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«NOUS SERONS LES YEUX, LES OREILLES DE L’UNION AFRICAINE

POUR CES ELECTIONS » DIXIT SOULEMANE

NDENE NDIAYE

 

Bangui, (C.N.C), 02-11-2016

 

Le chef de mission des observateurs de l’Union africaine, Souleymane Ndéné Ndiaye, veut se rassurer des conditions dans lesquelles ces scrutins vont se dérouler. De son retour à Bangui le 10 février 2016 pour la suite de sa mission, il a annoncé le renforcement des dispositifs de sa mission pour mieux observer les scrutins du 14 février 2016 en République centrafricaine.

L’ancien premier ministre du Sénégal est retourné à Bangui, la capitale centrafricaine pour poursuivre sa mission d’observation des élections en République centrafricaine. A la tête d’une délégation des Observateurs de l’Union africaine, Monsieur Souleymane Ndéné Ndiaye appelle les Centrafricains à aller massivement voter pour choisir leurs nouvelles autorités légitimes. En se livrant à la presse, le Chef de Mission de l’Union africaine veut s’assurer des conditions préalables pour le bon déroulement de ces élections groupées.

«Notre objectif principal, c’est d’avoir une idée précise sur les conditions dans lesquelles ces scrutins vont se dérouler. Et nous serons les yeux, les oreilles de l’union africaine pour ces élections afin d’apprécier le processus. Nous allons observer. Et Observer signifie, regarder si les conditions préalables sont réunies pour que les Centrafricains puissent exprimer leur choix. Si toutes conditions pour garantir la sincérité, la régularité de ces élections sont réunies, nous sommes là pour observer tout cela», a expliqué LE Chef de Mission d’Observateurs de l’Union africaine.

Le Chef de Mission souhaite que le temps qui a mis à profit entre le premier et la tenue du second tour de la présidentielle le 14 février permet corriger tous les dérapages et les irrégularités qui ont conduit à l’invalidation des législatives du 30 décembre dernier. Pour les scrutins du 14 février, le chef de Mission a annoncé à la presse que l’Union africaine renforcer son équipe d’Observateurs. Pour lui, la Mission fera tout pour couvrir le maximum des bureaux de vote pour mieux observer le scrutin, car dit-il, la République centrafricaine est plus vaste, trois fois que son pays le Sénégal si bien que la Mission n’a pas tous les moyens de se représenter sur toute l’étendue du territoire centrafricaine.

Dans la perspective des consultations électorales en République centrafricaine, la présidente de la commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma a dépêché une mission de 40 observateurs en vue d’observer les élections présidentielle et législative du 30 décembre 2015. La Mission d’Observation Electorale de l’Union Africaine (MOEUA) a présenté, le 02 janvier 2016 à Bangui, son rapport sur le déroulement de ce scrutin, au regard des observations faites par les ses 19 équipes déployées dans la ville de Bangui et dans toutes les préfectures du pays. Ce rapport a révélé que les nombreux dysfonctionnements constatés lors des opérations du premier des scrutins n’ont pas été de nature à entacher la crédibilité de ces deux scrutins.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: UN RAPPORT DES NATIONS UNIES DEMANDE DES ACTIONS URGENTES CONTRE L’IMPUNITE EN RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

Casques bleus

 

 

UN RAPPORT DES NATIONS UNIES DEMANDE DES ACTIONS

URGENTES CONTRE L’IMPUNITE EN RCA

 

Bangui, (CNC), 11-02-2016

Dans un rapport publié le lundi 8 février 2016 sur la spirale de violence de septembre 2015, les Nations Unies demandent des actions urgentes contre l’impunité pour des violations graves des droits de l’homme en République centrafricaine. Le chef de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) Parfait Onanga Anyanga, demande à tous les acteurs de soutenir le processus électoral afin d’éviter une nouvelle spirale de violence.

Ce rapport fait état de violations graves et d’abus des droits de l’homme commis lors de la reprises des violences à Bangui, la capitale centrafricaine, le 26 septembre dernier et se poursuivant jusqu’au 20 octobre dernier. Les jours qui suivirent furent marqués par des attaques et des homicides contre des civils, ainsi que par la destruction et l’incendie généralisés de maisons et de biens, parmi l’ensemble des violations des droits de l’homme commises. Ce rapport coïncide avec une période critique en République centrafricaine, soit immédiatement avant les élections présidentielle et législatives du 14 février 2016. Dans un communiqué du 10 février 2016 parvenu à notre rédaction, le Chef de la MINUSCA, aussi Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga Anyanga demande à tous les acteurs de soutenir le processus électoral, de rejeter toutes les formes de violence et de respecter l’issue du vote. Des élections paisibles et légitimes marqueront un pas significatif vers la réconciliation, la justice et la paix durable en Centrafrique.

En compilant ce rapport, les enquêteurs de la MINUSCA ont documenté des violations des droits de l’homme, incluant les homicides de 41 civils et au moins 1 blessés, des cas de viol et d’autres formes de violences sexuelles, l’enlèvement et la détention arbitraire, le pillage, l’appropriation et la destruction de biens. Le rapport contient des extraits de récits de témoins et de victimes. De son côté, la MINUSCA a également observé la destruction et l’appropriation généralisées de biens, incluant l’incendie de plusieurs maisons et le vol de biens humanitaires, comme l’équipement médical, d’organisations intergouvernementales et ONG.

Dans les jours suivant la crise, les enquêtes furent limitées en raison de contraintes sécuritaires restreignant la liberté de circulation, et ce particulièrement dans les zones à prédominance musulmane de Bangui. Par conséquent, d’après le communiqué de la MINUSCA, le nombre réel de victimes et de violations est potentiellement beaucoup élevé que celui figurant au rapport. Alors que la majorité des violences ont été commises par les groupes armés antibalaka et ex-seleka et leurs affiliés, le rapport détaille également des violences des droits de l’homme commises par des membres des forces armées centrafricaines. La faiblesse des autorités étatiques à Bangui et leur absence à l’extérieur de Bangui laissent planer le risque que les auteurs de violations des droits de l’homme demeurent impunis. Les violations à Bangui ont également engendré une série d’incidents violents dans toute la République centrafricaine, incluant à Bambari, Kaga-Bandoro, Bouar, Carnot et Sibut.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies demande aux autorités centrafricaines, aux groupes armés et à la communauté internationale de mettre en œuvre une série de recommandation afin d’éviter des violations massives des droits de l’homme à l’avenir, et de prendre des actions effectives afin de lutter contre l’impunité. Le Chef de la MINUSCA a exprimé ses inquiétudes quant à la possibilité que « les auteurs de ces violations graves bénéficient de l’impunité et demande aux autorités centrafricaines de prendre des actions effectives afin que les responsables soient traduits en justice ». Il réitère l’engagement de l’ONU à améliorer l’améliorer l’administration de la justice.

Recommandations du rapport

Ce rapport formule des recommandations incluant la priorisation de la lutte contre l’impunité pour les violations graves et abus passés et présents des droits de l’homme, la cessation des attaques contre les civils par les groupes armés, et la réforme des FACA . De surcroit, le rapport recommande la mise en œuvre des programmes robustes et efficaces de désarment, démobilisation et réinsertion (DDR) et de réduction de la violence communautaire (RVC), aussi la protection et l’assistance pour les victimes de violences sexuelles et basées sur le genre, ainsi que du support technique et financier de la communauté internationale pour la mise en place et le fonctionnement de la Cour pénale spéciale pour la République centrafricaine.
Le 30 septembre 2015, la Procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a exprimé sa grande inquiétude face à l’escalade de la violence à Bangui. Madame Bensouda a averti que tous ceux commettant des crimes tombant sous la juridiction de la Cour pourraient être tenus individuellement responsables. Dans une déclaration séparée, la procureure a souligné la tenue prochaine des élections en Centrafrique , disant : « le processus de collecte de la preuve à l’encontre de toute personne incitant ou prenant part à des gestes de violence massive avant, pendant ou après les élections se poursuit. Ces gestes continuent des crimes graves, qui font parties des crimes pour lesquelles la CPI à juridiction ».
La MINUSCA va aussi partager les conclusions de ses enquêtes avec la CPI et la Cour pénale spéciale pour la RCA, qui sera mise sur pied prochainement. Par ailleurs, le Forum national de Bangui a recommandé la création d’une Cour pénale spéciale en Centrafrique pour juger les responsables de crimes commis durant le conflit dans le pays.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Corps du message : COMMUNIQUE DE PRESSE n°009/2016 De la Direction Fédération de Campagne Europe du MLPC

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Corps du message :
COMMUNIQUE DE PRESSE  n°009/2016

  De la Direction Fédération de Campagne Europe du MLPC

 

Bangui, (CNC) 11-02-2016

Après la signature du protocole d’accord politique entre le Bureau Politique Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain  (MLPC) et le candidat indépendant Faustin Archange TOUADÉRA, la Direction Fédérale de Campagne (DFC) EAAMOO du MLPC apporte à son tour tout son soutien au candidat n°2 à l’élection présidentielle du 14 février 2016.

Notre décision de soutenir le Pr Faustin Archange TOUADÉRA s’inscrit dans une démarche patriotique et républicaine, dans notre volonté indéfectible d’œuvrer pour la Paix, la Réconciliation, le Rassemblement de toutes les forces vives de la Nation afin de porter notre pays hors de ses cendres et de le reconstruire.
En conséquence, la Direction Fédérale de Campagne (DFC) EAAMOO du MLPC appelle l’ensemble de ses militants et sympathisants à voter massivement en faveur du candidat n°2, Faustin Archange TOUADÉRA.

Les Directions sous-fédérales de campagne du Parti sont ainsi appelées à soutenir les actions des « Comités de soutien » au candidat Faustin Archange TOUADÉRA.

Fait à Paris, le 10 février 2016

Antoine Jérémie NAM-OUARA

Membre du Bureau Politique,

Chargé de communication extérieure

CENTRAFRIQUE: DÉCLARATION N° 0509 : LE FPRC-COALITION SÉLÉKA N’APPUIE AUCUN CANDIDAT AUX ÉLECTIONS DU

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(Corbeau News Centrafrique)

Les Combattants de la milice Ex-Séléka en juin 2014 en Centrafrique
Les Combattants de la milice Ex-Séléka en juin 2014 en Centrafrique

 

DÉCLARATION N° 0509 : LE FPRC-COALITION SÉLÉKA N’APPUIE

AUCUN CANDIDAT AUX ÉLECTIONS DU

14 FÉVRIER 2016 EN RCA

 

Bangui, (CNC), 02-11-2016

 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) – Coalition SÉLÉKA, tient à informer l’opinion nationale et internationale, qu’il a le devoir et l’obligation de respecter l’esprit et la lettre de son règlement intérieur qui stipule à son article 12.4 de s’abstenir de prendre position dans des situations électives et de conserver la neutralité républicaine.

Toute personne membre du FPRC– Coalition SÉLÉKA, a le droit de soutenir et voter le candidat de son choix en toute souveraineté, mais a titre strictement personnel et individuel. En marge des élections en cours auxquelles notre mouvement n’a pas participé, le FPRC– Coalition SÉLÉKA, ne donne aucune consigne de vote encore moins appuie un candidat aux élections du 14 février 2016 en République Centrafricaine (RCA). Que le meilleur gagne.

  Le Président qui va être choisi par le peuple sera de facto, le Président de tous les centrafricains. Le FPRC-Coalition SÉLÉKA, sans perdre ses objectifs de vue, acceptera de discuter de grands enjeux du pays, avec celui que le peuple aura choisi si ce dernier nous tend la main avec sincérité. Il faut abréger la souffrance du peuple Centrafricain et permettre le retour assisté au bercail de nos frères et sœurs dispersés à travers le monde à titre des réfugiés et bâtir ensemble notre pays, la République Centrafricaine dans l’Unité, la Dignité et le Travail.

Il est à rappeler que le FPRC– Coalition SÉLÉKA, est un mouvement politico-militaire et de facto apolitique. Mais il n’en demeure pas moins que la branche politique donne les grandes orientations pour mieux faire aboutir notre projet de société pour la RCA en conformité avec les Statuts et règlement intérieur de notre mouvement. Nous privilégions le dialogue, le patriotisme, l’unité et la cohésion nationale dans l’équité et la tolérance. Nous luttons pour le bien-être du peuple, rien que pour le bien-être du peuple et les conseils du Pape François, nous aient été bénéfiques.

Nous sommes cohérents et respectueux de notre Déclaration relative à l’accord de Paix de Nairobi. Ces accords ont été signés pour préserver la paix sociale négociée avec les autres protagonistes de la crise Centrafricaine, les Antis-Balaka et la Société Civile. Ces accords de Nairobi ont permis au pays (RCA) de retrouver la paix et libérer l’espace pour l’organisation des élections.
Depuis, notre mouvement reste attaché aux valeurs qui fondent la société à laquelle nous appartenons et pour laquelle nous œuvrons pour le bien être de toutes les centrafricaines et de tous les centrafricains. Nous sommes constants et conséquents avec notre action politique.
Les évènements ayant prévalu après le premier tour démontrent à suffisance que ces élections à la va-vite en Centrafrique ne répondaient qu’à l’impératif financier et non à rassembler toutes les centrafricaines et tous les centrafricains autour de l’exercice de la démocratie par des élections accessibles à toutes et à tous. Si cela ne dépendait que du FPRC-

Coalition SÉLÉKA, on se serait d’abord et avant tout préoccupé du retour assisté de nos frères et sœurs exilés dans les pays limitrophes, instaurer la sécurité sur l’étendue du territoire national, s’occuper des hommes en armes avant d’organiser des élections inclusives, libres et transparentes pour une Paix durable comme gage de confiance, d’où résulteront des investissements étrangers pour le développement économique du pays.

Pour preuve, l’analyse faite par un organisme International Crisis Group (ICG), qui a pour mission la prévention des crises, avait estimé que les conditions ne sont pas réunies pour l’organisation des élections transparentes, équitables et crédibles en RCA. La non application du programme du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), est en l’illustration la plus parfaite.
Voilà pourquoi, nous combattons de manière la plus forte : toutes les formes de dictature, les inégalités sociales, les inégalités régionales, le racisme, l’exclusion, l’injustice, l’insécurité, la pauvreté, la marginalisation et le clientélisme dans notre pays la République Centrafricaine.

Nous souscrivons aux valeurs d’une société ouverte, démocratique, laïque et prônant l’émergence d’une citoyenneté active et participative capable de créer la richesse et la distribuer équitablement.
Notre projet de société est inclusif et innovant. Force est de constater que les programmes de partis politiques présentes à la population de notre pays la RCA, ainsi que les discours politiques entendus durant la campagne électorale ne sont à la hauteur de notre programme politique de société.
Notre projet de société et la vision que nous-nous faisons de la RCA sont diamétralement opposés à la projection faite par ceux qui cherchent à obtenir le suffrage de nos populations et diriger le pays.
Nous-nous sommes engagés à bâtir une société à l’image de notre pays, la République Centrafricaine et en principe il est hors de question pour nous de soutenir un candidat dont le programme ne cadre pas avec le nôtre. Toutefois, vu les circonstances, nous soutiendrons le choix fait par le peuple puisque le peuple est souverain et nous privilégions la paix et l’unité nationale.
Le 11 février 2016

M. Moustapha SABOUNE

Coordonnateur Politique Général

FPRC-Coalition-SÉLÉKA

saboune@hotmail.ca

Centrafrique: Bangui, Programme des Obseques du feu Mathieu GONDJE

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(Corbeau News Centrafrique)

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Bangui: Programme des Obseques du feu  Mathieu GONDJE

 

Bangui, (G.F.G), 02-11-2016

 

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CENTRAFRIQUE: LE PUR APPELLE SES MILITANTS ET SYMPATISANT A VOTER TOUADERA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE PUR APPELLE SES MILITANTS ET SYMPATISANT

A VOTER TOUADERA

 

Bangui, (E.S.K), 11-02-2016

Dans sa déclaration du 10 janvier 2016 à la presse relative au second tour de la présidentielle, le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction, Eddy-Symphorien KPAREKOUTI donne le consigne de vote aux militants et sympathisants de son parti. Il les appelle à voter le candidat indépendant Faustin Archange Touadera, arrivé au second tour de la présidentielle.

La Cour Constitutionnelle de Transition, a rendu le lundi 25 janvier 2016, sa décision sur les élections groupées du 30 décembre 2015 en République centrafricain. Elle a ainsi validé le second tour entre Anicet George DOLOGUELE avec 23,74% des voix, et Faustin Archange TOUADERA avec 19,05% des voix. Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), fidèle aux valeurs de la démocratie, prend acte de ces décisions et salue par la même occasion, le sens élevé du devoir des neuf membres de la Cour Constitutionnelle de Transition, qui viennent de marquer l’histoire des élections en Centrafrique. La décision de la Cour permet aujourd’hui au Parti de l’Unité et de la Reconstruction de prendre position de manière claire par rapport aux deux candidats qui devront se soumettre au suffrage populaire en vue de briguer la magistrature suprême de l’Etat.

«Le P.U.R, membre de la Concertation Elargie des partis, Associations Politique et Personnalités Indépendantes, après réflexion au sein du bureau politique et de larges concertations organisées au sein des organes de base tant à Bangui, qu’à l’intérieur et à l’extérieur du pays, le Parti de l’Unité et de la Reconstruction a décidé d’apporter son soutien au candidat numéro 2 Faustin Archange TOUADERA qui, pour le PUR répond le plus aux critères que le peuple attend du nouveau chef d’Etaté » a déclaré Eddy-Symphorien KPAREKOUTI, président du PUR .

Le président du PUR tient à préciser que cette décision est prise sans aucun accord politique avec le candidat ni son équipe. Il s’agit pour le PUR, d’après Eddy Symphorien, d’une décision de principe, justifiée par la conviction qui anime le parti.

«J’appelle mes militants et sympathisants, les membres de la diaspora et les déplacés internes ainsi que les réfugiés, à soutenir massivement le candidat Faustin Archange TOUADERA, le choix de la raison, capable de relever la RCA de la situation actuelle », a-t-il martelé avant d’ajouter « Le PUR est convaincu que le nouveau Président qui sera élu doit avoir pour mission primordiale : La restauration de l’autorité de l’Etat; la réconciliation nationale ; la relance de l’économie».

Le PUR exhorte la population centrafricaine à manifester plus d’engouement pour les élections du 14 février 2016 en coopérant avec les acteurs impliqués dans le processus électoral pour une véritable solution de sortie de crise. Par ailleurs, il appelle l’Autorité Nationale des Elections (ANE) à corriger tous les dérapages et les irrégularités qui ont conduit à l’invalidation des législatives du 30 décembre et surtout ceux qui ont nourri les nombreuses contestations enregistrées. Aussi, le PUR se félicite du changement de comportement positif enregistré ces derniers temps par les autorités de la transition et tous les acteurs impliqués dans le processus électoral en République Centrafricaine.

«Au moment où nous prenons le dernier virage des élections du 14 février 2016, le PUR, en tant que parti politique averti, tient à formuler certaines préoccupations afin que nous arrivions à des scrutins orthodoxes desquels dépend l’image de la démocratie que nous souhaitons asseoir mais aussi de l’avenir de ce pays » a-t-il souligné.

Pour éviter toute contestation dangereuse pour le pays, le président du PUR appelle les deux finalistes de la présidentielle au respect scrupuleux du code de bonne conduite, signé par tous. Le perdant devra avec honneur, pour le PUR, accepter la victoire de l’autre au nom de l’intérêt suprême de la nation centrafricaine. Le PUR appelle les uns et les autres au calme et au respect de la volonté populaire qui est le principal baromètre de la démocratie surtout celle que le peuple centrafricain veut asseoir avec ces élections. «Que seul le peuple centrafricain soit vainqueur à l’issue du processus électoral en cours en République Centrafricaine, tel est le vœu ardent que porte le Parti de l’Unité et de la Reconstruction » a-t-il conclu.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: L’ ACFPE PRESENTE SON NOUVEAU PLAN QUINQUENNAL POUR 2016-2020

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’ ACFPE PRESENTE SON NOUVEAU PLAN QUINQUENNAL

POUR 2016-2020

 

Bangui, (CNC), 10-02-2016

L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) présente à ses partenaires contribuables son nouveau plan quinquennat pour la période de 2016-2020. La présentation de ce plan a eu lieu le 9 janvier 2016, dans la salle de conférence de l’institution à Bangui. Au terme de cette séance d’information et de sensibilisation, l’ACFPE veut informer ses partenaires sur les activités et les méthodes de travail de l’Agence au titre de l’année en cours.

En prélude à la mise en œuvre de son plan d’action 2016, l’ACFPE veulent attirer l’attention de ses partenaires contribuables à travers une séance d’information et de sensibilisation de ceux-ci. Cette séance d’information de sensibilisation a vu la participation d’environ 150 cadres et agents des entreprises et ONG en République centrafricaine. il s’agit des Directeurs généraux des entreprises contribuables, des Coordonnateurs et Directeurs pays des ONG, des Directeurs des Ressources humaines et ONG contribuables, les responsables des centres de formation professionnelle et technique. L’occasion pour le Directeur général de l’ACFPE, Jean Pierre Douzima, de présenter dans un premier temps, les activités menées par son institution en période de 2011-2015, et ensuite les activités à mener au cours de la nouvelle année du quinquennat 2016-2020.

Dans son discours d’ouverture de la séance, le Directeur général de l’ACFPE a fait état des lieux des activités menées entre 2011 et 2015 dans le pays. D’après Jean Pierre Douzima, l’année 2015 était la dernière année du deuxième plan quinquennat 2011-2015 de l’agence. Le plan avait pour objectif principal la consolidation des résultats du premier plan quinquennat 2005-2010 pendant lequel les activités de l’Agence avaient été relancées de manière spectaculaire, le renforcement des capacités des salariés des entreprises et des ONG en étant un des axes prioritaires. Selon lui, la mise en place, au cours du deuxième quinquennat, de catalogues des sessions de formation, a amené les responsables des entreprises et des ONG ainsi que leurs salariés à mieux s’organiser et assurer une bonne planification du renforcement des capacités du personnel. Durant ces cinq dernières années, 315 sessions de formation ont été organisées sur 530 prévues soit un taux de réalisation d’environ 60%, avec 6443 salariés d’entreprises et ONG formés.

« La situation de crise dans laquelle se trouve notre pays depuis décembre 2012 ne nous a pas permis, malheureusement, d’assure la totalité des sessions de formations prévues », a fait savoir Jean Pierre Douzima. Le Directeur général a expliqué que l’ACFPE a immatriculé au cours du deuxième quinquennat environ 41.000 demandeurs d’emploi contre environ 6.000 offres d’emploi. Ce qui explique, d’après lui, un déséquilibre du marché d’emploi en République centrafricaine et également un fort taux de chômage dans le pays.

Plan quinquennat pour période de 2016-2020

Le Directeur général de l’ACFPE a indiqué que pour le prochain plan quinquennat qui couvrira la période 2016-2020, son institution s’attachera à poursuivre son exaltante mission de contribuer à l’efficacité et à l’efficience des entreprises et ONG par le renforcement des capacités de leur personnel. L’ACFPE fixe six grands axes pour ce plan. Il s’agit de l’élaboration et mise en œuvre du programme en appui aux demandeurs d’emploi, du renforcement de capacité du personnel des entreprises et ONG, du projet pré-emploi qui vise la formation des étudiants et jeunes diplômés pour des compétences, le renforcement de système d’emploi sur le marché d’emploi, du développement des Agences de l’institution à travers le pays, et de l’amélioration de l’emploi.

« Notre offre de formation, toujours variée, et répertorié dans le catalogue de cette année 2016, comprend une cinquantaine de modules soigneusement sélectionnés pour répondre aux besoins et exigences de qualités, de productivité et de compétitivité » a martelé Jean Pierre Douzima.

Une des nouveautés pour le nouveau plan, c’est qu’il s’ouvre également aux salariés de l’arrière-pays et leur donnera ainsi la possibilité de pouvoir, eux aussi, avoir accès aux actions de formation dans leur localité respective par l’intermédiaire des agences régionales de l’ACFPE. Le Directeur général invite donc les chefs d’entreprises, les responsables Ressources Humaines, les Délégués du personnel ainsi que les salariés eux-mêmes à se rapprocher des agences de l’institution pour de plus amples informations.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: l’ex-rébellion revendique la capture d’un chef de la LRA

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: l’ex-rébellion revendique la capture d’un chef de la LRA

 

Bangui, (Corbeau News Centrafrique)

Le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), une faction de l’ex-rébellion de la Séléka, a capturé le week-end dernier et remis aux forces américaines un chef de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), le commandant “Sam”, a affirmé lundi à l’AFP l’un de ses chefs.

“Nos éléments ont capturé le commandant +Sam+ le week-end dernier dans la localité de Mbangana, dans le nord-est”, a déclaré lors d’un entretien téléphonique le commandant Mahamat Déa du FPRC, s’exprimant en sango, la langue nationale centrafricaine.

“Ils nous ont appelés et demandé la conduite à tenir. Nous avons souhaité que les autorités centrafricaines, les Nations unies, soient présentes pour le livrer. Mais un problème de communication a fait que nos hommes l’ont hâtivement remis aux forces américaines”, dont un détachement est basé à Obo, localité de l’extrême-est de la Centrafrique, a-t-il poursuivi.

Cette arrestation, qui n’est pour l’instant pas confirmée de source officielle, intervient après une série d’attaques d’hommes de la LRA ces dernières semaines dans les régions de Zémio, Bakouma et Bangassou dans l’est et le nord-est de la Centrafrique. Ces incidents se sont soldés par la mort d’au moins une personne et par plusieurs dizaines d’enlèvements.

– 100.000 personnes tuées par la LRA –

L’ex-Séléka avait déjà revendiqué en janvier 2015 l’arrestation de Dominic Ongwen, ancien chef de guerre ougandais de la LRA, qui a comparu le 21 janvier dernier devant la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre de 70 chefs d’accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Surnommé la “Fourmi Blanche”, Dominic Ongwen était un des commandants de la LRA, menée par Joseph Kony. Selon l’ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants d’abord dans le nord de l’Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins.

Créée en 1987 avec l’objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, elle s’est forgée une effroyable réputation au fil de ses exactions en Ouganda, dans le Soudan du Sud, dans le nord-est de la République démocratique du Congo puis en Centrafrique.

L’état de déliquescence des autorités centrafricaines dans les régions de l’est, soumises aux bandes armées bien avant la chute du président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la Séléka, a facilité la pénétration de la LRA.

Ces zones échappent en grande partie au contrôle des 10.000 Casques bleus présents dans les principales villes du pays.

 

TV5Monde

BANGUI: LE GENERAL MOKOKO AFFRONTERA DENIS SASSOU-NGUESSO A LA PRESIDENTIELLE 2016 AU CONGO

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(Corbeau News Centrafrique)
 
Mokoko et Ndiaye
 
 

LE GENERAL MOKOKO AFFRONTERA DENIS SASSOU-NGUESSO

A LA PRESIDENTIELLE 2016 AU CONGO

 
 
Bangui, (CNC), 09-02-2016
 
 
Le général Jean Mari Michel Mokoko considéré comme un précieux allié du chef d’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso, vient de le quitter. Officiellement, il a rompu le 3 février dernier avec le pouvoir car Il entend briguer la magistrature suprême lors de l’élection présidentielle qui aura lieu le 20 mars prochain, alors qu’il ne s’entendait pas bien avec Sassou depuis un certain temps.
Certes, les deux hommes ne s’entendaient plus depuis un moment, mais c’est désormais officiel pour que le monde sache que le bras droit du chef d’état congolais, le général Jean-Marie Michel Mokoko l’a lâché. Ce célèbre général, Représentant spécial de la présidente de l’Union africaine (UA), chef de mission pour la Centrafrique et l’Afrique centrale, a annoncé, sa démission du cabinet présidentiel, où il était, depuis 2005, conseiller chargé des questions de paix et de sécurité. Une annonce faite dans une lettre adressée à Denis Sassou-Nguesso le 3 février 2016.
Pour quoi le général a pris cette décision?
Le général Mokoko, dans la lettre adressée au chef d’Etat, revient sur le traitement qui lui avait été réservé à la suite d’un entretien accordé à la presse en ligne locale en juillet 2015. En tant que représentant de l’Union Africaine (UA) en République centrafricaine, il avait alors exprimé sa désapprobation à la modification de Constitution par Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis plus de trente ans, ouvrant la voie à un nouveau mandat. Cette modification de la loi fondamentale fut votée à 92,96 % par référendum en octobre 2015, lors d’un scrutin entaché de « tricherie » dont les résultats ont été contestés par l’opposition mais aussi par la France et les Etats-Unis pour se maintenir au pouvoir. «Vraisemblablement, cette prise de position de principe n’a pas été appréciée à sa juste valeur prospective », écrit-il au chef de l’Etat. Il a ajouté : «Ce qui se passe depuis lors dans notre pays n’a fait que conforter ma prise de position». Le pouvoir de Brazzaville a mal digéré la prise de position du Chef de mission de l’Union africaine qui a comme seule ambition d’affronter Denis Sassou Nguesso à la prochaine élection présidentielle au Congo, pays où il n’y a pas d’alternance du pouvoir depuis le règne absolu de Sassou. Le général Mokoko avait été convoqué à Brazzaville par le ministre chargé de la défense, Charles Richard Mondjo, qui avait tenté, en vain, de lui faire changer d’avis. Ce que le général qualifie d’« humiliation » dans cette missive. Selon les informations du journal français Le Monde, le général Mokoko avait aussi reçu des menaces d’émissaires du régime et s’était vu retirer sa protection à Bangui en République centrafricaine, assurée par des éléments des forces spéciales congolaises.
Candidat indépendant à la prochaine présidentielle
L’ancien chef d’Etat-major, de 1987 à 1993, jouit toujours d’une certaine popularité au Congo vue sa réputation à travers le pays et sur le continent. En octobre dernier, lors de manifestations d’opposants au changement de Constitution, à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, des banderoles l’appelaient à revenir dans le champ politique pour mettre un terme aux dérives dictatoriales de Denis Sassou-Nguesso. Alors que pouvoir et opposition ont échoué à engager un dialogue, le général Mokoko a un temps songé à se proposer pour assurer une transition politique et apaiser les tensions dans le pays. Nul n’a oublié au Congo le rôle joué par le général Mokoko lors de la conférence nationale de 1991, qui a ouvert la voie au multipartisme. Le général très vénéré par les Congolais avait alors persuadé Denis Sassou-Nguesso de se retirer du pouvoir afin d’éviter le pire au pays. De retour de France où il était en exil, l’ancien premier ministre Pascal Lissouba fonde alors son parti politique, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), et remporte l’élection présidentielle d’août 1992 face à Bernard Kolélas.
De retour au pouvoir conquis par un coup d’Etat militaire cinq ans après le règne de Pascal Lissouba, Denis Sassou-Nguesso se méfiera du général Mokoko, le respecté. Il l’a nommé Conseiller. Il prend le soin de l’éloigner de Brazzaville et de le tenir à l’écart des coulisses d’un pouvoir de plus en plus clanique et dictatorial. En novembre 2013, Denis Sassou Nguesso a désigné ce saint-cyrien Mokoko à la tête de la MISCA, la Mission internationale de Soutien en Centrafrique, devenue aujourd’hui Minusca. Pour le compte de l’Union Africaine, le général Mokoko a eu à réaliser de nombreuses missions de résolution de conflit notamment au Mali, en Côte d’Ivoire puis en République centrafricaine. Attaché au devoir de réserve, le général Mokoko est resté en retrait de la vie politique congolaise. Il a néanmoins entretenu ses réseaux dans certains cercles de l’armée de son pays, mais aussi au sein de la société civile congolaise fragilisée par le régime en place. Le futur candidat ambitieux et sans parti politique peut mobiliser avec son statut de candidat indépendant ses soutiens dans toute la couche sociale congolaise et se faire une place au sein d’une opposition divisée, sans candidature unique et en mal de leader. Aujourd’hui, le général Jean-Marie Michel Mokoko se présente comme celui qui incarne un leadership, de par son expérience et son charisme, à pouvoir réunir tout le peuple congolais autour de sa candidature pour bâtir un Congo démocratique et prospect. Ce qui fait régner la peur dans le cercle du président au pouvoir depuis une trentaine d’année sans une alternance.
 
 
Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: CAMPAGNES LEGISLATIVES, VIRGINIE BAIKOUA A LE SOUTIEN DE LA POPULATION DE BEGOUA

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(Corbeau News Centrafrique)

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CAMPAGNES LEGISLATIVES, VIRGINIE BAIKOUA A LE SOUTIEN

DE LA POPULATION DE BEGOUA

Bangui, (CNC), 02-09-2016

 

Les campagnes électorales pour le premier tour des législatives et pour le second tour de la présidentielle en République centrafricaine se poursuivent sur le terrain. Les candidats, femmes et femmes, dévoilent leurs programmes de société permettant à la population de faire un choix utile lors du scrutin dans le pays. Ainsi, la candidate indépendante aux législatives de la circonscription de Bimbo 4, Virgine Baikoua a démarré ses consultations à la base par la rencontre avec la population de PK10. Elle a entamé le 6 février 2016, un grand meeting d’assurance à la population de sa circonscription. Le 25 décembre 2015, elle a fait son meeting de grande envergure sur le terrain de football de dans Bosco vers le 8ème arrondissement de Bangui.

C’est devant une foule des habitants de pk10 à sortie sud de Bangui, dans la circonscription de Bibmo 4, dont femmes, jeunes et hommes que la candidate Virginie Baikoua a fait son meeting d’entrée politique pour le premier tour des législatives du 14 février 2016. Ce meeting allait prendre l’allure d’une consultation à la base, la méthode d’être plus proche de la population. L’occasion pour la candidate indépendante qui soutient le professeur Faustin Archange Touadera pour le second tour de la présidentielle, de présenter en détail la primeur de son programme de société à la population. Virginie Bakoua a choisi comme mode d’action le développement local et intégré pour la circonscription de Bégoua et villages. A travers ce projet de société, Virginie Baikoua compte jetter les bases du développement local de sa circonscrition.

En s’adresse à cette population venue l’écouté, la candidate indépendante a montré le role que chaque cathégorie de personne dans la société doit jouer. Aux femmes, jeunes et les hommes venus massivement à son meeting, elle les a appelé à se mettre en groupement permettant de mettre en œuvre les initiatives et projets du développement local du Bimbo 4. Sur ces points, elle a affirmé son vif engagement à faire sortir la population de Begoua et villages de la précarité à travers son projet de développement local et intégré où sont impliqués les femmes, hommes et enfants. Connaissant les problèmes auxquels la population de Bimbo 4 est confrontée, Virgine Baikoua a mis l’action sur les services de bases dans la localité tels que l’eau, les Centres de santé communautaires et les bâtiments scolaires. Comme elle a toujours fait dans ses actions humanitaires, elle compte sur la mobilisation de la population de Begoua et villages autour de sa candidature pour ces projets soient réalisés.

« Je connais les réels problèmes de la population de cette circonscription, parce que j’habite dans la localité. Le problème d’accès à l’eau, de l’éducation, de chômage des jeunes, de la santé, sont entre autres le quotidien de cette population qui continue de vivre dans la précarité. Une fois que je serais élue, c’est en ensemble avec la population que nous allons mener des actions pour le développement local et intégré de notre circonscription » a expliqué la candidate indépendante àaux législatives tout en invitant la population à faire un choix objectif.

Virginie Bakoua, de par son expérience et ses parcours, a des partenaires qui pourront l’aider à mettre en œuvre son programme comme ils l’ont fait dans le cadre des activités associatives de la candidate. Pour aller plus loin, elle dit avoir besoin de pouvoir politique permettant de frapper à toutes les portes afin de faire sortir la population de cet état de vulnérabilité. Virginie Baikoua souhaite élargir ses champs d’action afin de contribuer d’une nouvelle manière au relèvement et à la reconstruction du pays, notamment la circonscription de Bimbo 4 où le niveau de vie de la population demeure très précaire.

La candidate veut dans son ^projet de société accompagner le développement local Intégré des quartiers Bégoua et Villages vers une ouverture à l’internationale par des partenariats dans le cadre de la coopération décentralisées autour des priorités dont l’accès à l’eau, aux soins, à l’éducation. Il s’agit également dans ce projet de la lutte contre l’insalubrité, du parrainage des villages, du centre de réinsertion, de l’amélioration des conditions de vie des femmes et enfants, de la promotion de la cohésion sociale, de la démocratie participative, de la jeunesse, ainsi que de l’entreprenariat au féminin et genre.

A cela s’ajoutent, des plaidoyers à l’international pour mobiliser les partenaires, les outils et moyens financiers en vue d’accompagner la réalisation de ces différents projets. Virginie Baikoua sollicite l’adhésion de toute la population de Bimbo 4 pour les élections législatives 2015 afin de commencer le réel développement local. Plusieurs candidats aux législatives ont désisté en faveur de la candidate indépendante Virginie Baikoua qui soutient le candidat indépendant Faustin Archange Touadera à la présidentielle.

Par ailleurs, elle a commencé ses actions jadis dans le domaine social et humanitaire. En 2003, elle a créé une ONG dénommé « SOLISIDAC» pour aider les personnes touchées par l’infection à VIH/SIDA. Convaincu de sa victoire qui s’est traduite par l’engouement de la population au tour de sa candidature, Virginie Baikoua appelle la population de Bimbo 4 à faire un choix responsable.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI : MSF OUVRE UNE NOUVELLE MATERNITE DANS LE QUARTIER DE PK5

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(Corbeau News Centrafrique)

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BANGUI : MSF OUVRE UNE NOUVELLE MATERNITE

DANS LE QUARTIER DE PK5

Bangui, (CNC), 02-08-2016

L’organisation Médecins Sans Frontières a inauguré, le 15 janvier dernier, une nouvelle maternité dans le quartier de PK5, à Gbaya Dombia, pour permettre aux femmes enceintes d’avoir un meilleur accès à des soins obstétricaux et néonataux, préventifs et curatifs, de qualité et entièrement gratuits.

C’est au cœur du troisième arrondissement de Bangui, dans le quartier de PK5, à Gbaya Dombia, que Médecins Sans Frontières (MSF) a installé sa nouvelle maternité. En effet, depuis les évènements qui ont secoué la Centrafrique en décembre 2013, la population de ce quartier vit dans la peur de sortir et n’a donc que très peu accès à des soins de qualité, notamment les femmes enceintes. Si la situation semble s’être améliorée depuis quelques mois dans la capitale, ces femmes, marquées par les violences de ces trois dernières années, ne souhaitent pas aller accoucher ailleurs que dans leur quartier.

«Nous avons décidé d’installer notre nouvelle maternité au PK5, car il y a dans ce quartier un véritable problème d’accès à une prise en charge et des soins de qualité gratuits pour les femmes enceintes. Par peur de sortir, les femmes se retrouvaient à accoucher dans des conditions parfois difficiles ce qui entrainait des complications…», explique Wiet Vandormael, coordinateur du projet pour MSF.

Refaite à neuf et ouverte 24h/24h, la maternité à Gbaya Dombia offre aux femmes, 9 lits d’accueil en post-partum et en cas de complication, la possibilité d’être transférées vers la maternité des Castors, centre de référence obstétrique soutenu par MSF et équipé de matériel chirurgical adéquat. Par ailleurs, les équipes MSF de la maternité prennent aussi en charge 24h/24h, les victimes de violences sexuelles. Seule maternité dans le quartier de PK5, cette nouvelle structure va permettre aux femmes d’accoucher dans de meilleures conditions et en toute sécurité. Depuis l’ouverture, les équipes de Gbaya Dombia ont déjà assisté 27 accouchements dont deux gémellaires.

Les équipes de MSF apportent des soins à la population du PK5 depuis les événements de décembre 2013. Elles prennent en charge les enfants jusqu’à 15 ans dans le centre de santé de Mamadou M’baïki et se rendent une fois par semaine, au sein de la Mosquée Centrale pour mettre en place une clinique mobile pour adulte.

Bangui,

Centrafrique: L’UPC : histoire d’une politisation en cours…

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(Corbeau News Centrafrique)

les Combattant de l'Ex-séléka

 

L’UPC : histoire d’une politisation en cours…

 

Bangui, (CNC), 08-02-2016

 

Depuis l’éclatement de la Séléka fin 2014, des groupes armés résiduels sont nés, se sont structurés et souhaitent à présent s’investir dans le chantier de reconstruction de notre pays. L’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) en est une émanation. Focus sur un mouvement en pleine mutation qui mise résolument sur l’avenir…

Implanté à Bambari, fief des Peuls de Centrafrique, l’UPC n’était au départ qu’un rassemblement militaire structuré autour du Général Ali Darrass et qui avait pour objectif de défendre les intérêts peuls de la région. Dès que la Minusca s’est déployée, ce dernier a vite compris qu’il était nécessaire de se repositionner et que l’avenir de son mouvement serait assuré par un véritable engagement politique.

Darrass s’engage alors dans une véritable mutation de l’UPC. Le mouvement ayant été structuré autour du peuple Peul, usant de valeurs parfois répréhensibles, il fallait assurer la reconversion d’un groupe armé en une union politique capable d’être une force de proposition et de contribution au développement du pays. Pour atteindre son objectif, le général a su profiter du Forum de Bangui. En effet, en envoyant des hommes lucides sur la situation et sur les enjeux qui attendaient la Centrafrique, il a su saisir l’opportunité de pouvoir convertir son groupe en une émanation politique. Ainsi, grâce à Hassan Bouba Ali, Ahmat Nedjad et Souleymane Daouda, les précieux conseillers du général, une ambition mais surtout un projet de société ont très rapidement émergé. Ces derniers ont d’ailleurs été écoutés lors de ce forum par les autorités de transition et la communauté internationale, marquant ainsi en quelque sorte l’entrée en scène de l’UPC dans la politique centrafricaine. Depuis, dans la perspective du processus électoral, le mouvement est en mesure de proposer aux futures autorités un projet qui s’intègre parfaitement aux tendances politiques actuelles.

Mais, faire de la politique, c’est aussi envoyer des gestes forts. Ainsi, après l’attaque d’une délégation du mouvement à Bangui fin octobre 2015, dans laquelle Nedjad a perdu la vie, tout le monde redoutait que Darrass n’ordonne des représailles relançant alors une spirale de violence dont le pays n’a pas besoin. En refusant cette option, le général a su prendre ses responsabilités en choisissant de ne pas faire parler les armes. Quelques semaines plus tard, même si les auteurs de cette attaque n’ont jamais été identifiés, Darrass et Patrice Edouard NGaissona, ennemis d’hier, ont signé un pacte de non agression entre les Anti-balakas et l’UPC afin de ne pas faire usage de leurs armes lors du processus électoral. Cet acte inédit est un geste fort qui guide les deux mouvements dans la dynamique de sortie de crise et montre l’exemple à d’autres partis.

Pour l’heure, tout en poursuivant sur la voie d’un dialogue constructif, l’UPC suit avec intérêt les élections. Même si le chemin est encore long, le général Darrass est en train de réussir le repositionnement politique de son mouvement et pourrait s’engager rapidement auprès du futur président notamment sur les questions de sécurité de sa région mais aussi sur la démilitarisation de l’UPC.

 

Ngamende Abdoulaye

 

 

Centrafrique: Cher tous Balao !

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Cher tous Balao !

 

Bangui, (CNC),02-08-2016

Par la présente , je vous prie de noter que nous avons organisé une conférence de presse le vendredi 05 Février 2015. A cette occasion nous avons pu rendre public le rapport d’observation du premier tour de l’élection présidentielle et législatives du 30 décembre 2015 et ce, en présence des journalistes et de plusieurs invités (Le Représentant de l’Ambassadeur des USA , le Représentant du Secrétaire Général de l’ONU qui s’est fait représenter par les responsables de la Section Électorale et de la Section Droit de l’Homme, le Chef de Mission du Centre de Dialogue Humanitaire et plusieurs collègues de la Société Civile Centrafricaine et des associations membres de l’ONE).

Par ailleurs, je saisi cet opportunité pour féliciter tous les membres de la coordination de ONE qui, en dépit de tout, ont pu apporter leur modeste contribution au retour à l’ordre constitutionnel en RCA. Merci aux amis démocrates responsables de NDI de WASHIGTONC et de Bangui pour votre accompagnement technique et votre soutien indéfectible qui, sauf erreur de ma part, nous a permis d’atteindre ce résultat et de retrouver notre place de n° I.

Aussi, je vous informe que les responsables de ce présent projet vont travailler afin de soumettre à vos appréciations le rapport d’activité et financier et ce au plus tard lundi ou mardi.

La question se pose maintenant celle de savoir si l’ONE va observer ou pas les scrutins couplés du 14 Février 2016.

Pour l’instant nous avons reçu un financement de la MUNISCA (7.000.000) FCFA et ce, pour réaliser un projet dénommé Surveillance et Reporting des Violations des Droit de l’Homme avant, pendant et après les scrutins groupés du 14 Février 2016. Moins de 50 observateurs locaux seront déployés dans 5 arrondissements de Bangui, dans deux villes de la lobaye et enfin dans 5 villes de l’ombella mpoko.

La patience est de mise et l’espoir est là. Si d’ici là nous arrivons à avoir un autrement financement, et bien nous allons réaliser notre rêve, celui de déployer les observateurs de ONE dans presque tous les BV afin d’être des véritables gardiens et gardiennes des élections

le 14 Février 2016.

Serge Soleil Coordonnateur National de l’ONE

Lu pour vous par :

1er Vice-Coordonnateur de l’ONE

André MORNADJI BOBAL

BANGUI: AGRESSION SUR LE HAUT CONSEILLER BLONDIN SONGUEL PAR DES BRIGANTS DE L’URCA

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(Corbeau News Centrafrique)

Direction camapgne URCA

 

AGRESSION SUR LE HAUT CONSEILLER BLONDIN SONGUEL

PAR DES BRIGANTS DE L’URCA

 

Bangui, (CNC), 02-03-2016

Le Haut Conseiller à la Communication de Transition (HCCT), Blondin Songuel a été physiquement agressé par les agents de sécurité du bureau politique du parti de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA). L’agression s’est produite ce dimanche janvier 2016 à la Direction Nationale de Campagne du candidat de l’URCA, Anicet Georges Dologuelé. Le Haut Conseil a promis de saisir un Huissier de justice pour gérer cette affaire
C’est à la surprise de tout le monde, des Journalistes des militants de l’URCA, que l’acte de gangstérisme s’est produit. Tout est parti d’un malentendu entre le Haut Conseiller Blondin Songuel et un magistrat qui travaille au compte du parti de l’URCA, dans un bureau de la direction. Tout d’un coup, quelqu’un a juste dit « sécurité », et une cohorte de brigands pris comme des agents de sécurité au niveau de la direction a pris d’assaut le bureau où il y a eu l’altercation. Un acte de désolation s’en est suivi. Pendant ce temps, le Haut Conseiller Blondin Songuel a été molesté par ces brigands considérés comme agents de sécurité du parti avant d’être jeté à la porte comme un vulgaire. Le Haut Conseiller s’est retrouvé avec des blessures sur son bras, et ses vêtements déchirés.
D’après lui, en s’adressant aux journalistes présents sur les lieux des faits, un magistrat se trouvant dans le bureau de la Direction de Campagne du candidat Dologuelé a ordonné aux agents de la sécurité du parti de faire sortir du bureau alors qu’il était venu prendre la profession de foi du candidat de l’URCA, comme l’a recommandé le Haut Conseil de Communication de Transition qui veut organiser un débat radiotélévisé entre les deux candidats au second tour de la présidentielle. Mais de sa grande surprise, le prétendu magistrat a affirmé ne pas reconnaitre Monsieur Blondin Songuel comme Haut Conseiller à HCCT.
« Je viens du Haut Conseiller de Communication pour juste prendre la profession de foi du candidat de l’URCA pour mettre à la disposition des Journalistes qui auront la responsabilités de diriger le débat entre les deux candidats au second tour des élections. Un monsieur qui se dit magistrat dit qu’il ne me connait pas comme un Haut Conseil parce que je n’ai pas prêté sermon devant lui. Et immédiatement il a intimé l’ordre aux gardes de me vider de la salle et voilà la réalité, j’ai mes pairs de lunette cassé, ma chemise froissée et déchirée. Voilà, c’est comme ça que les gens traitent les autorités de ce pays », a expliqué qui a ajouté «ce que j’ai à faire c’est saisir un huissier de justice pour faire le constat de tout ce que je viens de subir. Parce que le comportement affiché contre moi un est injuste» Blondin Songuel.

L’agression sur le Haut Conseiller est survenue à un moment sensible où les candidats sont en plein campagne électorale pour le second tour de la présidentiel, et le premier pour les législatives, que tout le monde a l’obligation de respecter le code de bonne conduite. La Direction de campagne de l’URCA accueille des gens des mentalités douteuses dont certains font l’objet de mandat d’arrêt du parquet de Bangui. Pour illustration, le chef de gang du km5, Haroun Gaye alors cherché par la justice nationale pour plusieurs chefs d’accusation, s’est déporté avec sa bonde à la Direction Nationale de Campagne de l’URCA pour battre campagne. Ce seigneur de guerre, rappelons-le, a été traqué par la Minusca qui n’a pu lui mette la main dessus mais qui est aujourd’hui, à la surprise de tous, libre de sa circulation.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: FACE À L’INNOVATION SOCIALE TOUADERA EST TOUT DÉSIGNÉ.

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(Corbeau News Centrafrique)

Robert INZA
Monsieur Robert INZA

FACE À L’INNOVATION SOCIALE TOUADERA EST TOUT DÉSIGNÉ.

 

Bangui, (U.S.C), 07-02-2016

Point de tâtonnements, point d’errements, il faut des compétences requises.

Nous avons déjà dit que notre ÉTAT est en faillite. L’ÉTAT n’est pas capable aujourd’hui de se prendre en charge sur ses fonds propres. Ce format de base est le diagnostic fondamental qui doit être compris par tous et sera retenu comme le leitmotiv dans tous les processus de décisions à prendre et les actes à poser. Ceci dit : qui est capable de travailler avec compétence en se conformant aux exigences de ce changement que les centrafricains appellent de toutes leurs forces : on s’attend au fait à une innovation sociale, par exemple la co-construction des politiques publiques, la co-construction des services cruciaux et ainsi que la pluralité de l’économie.

Toutes les compétences ne sont pas nécessairement compétentes dans toutes les situations. Le changement s’invite généralement dans une situation de crise, il vise à apporter une rupture et il fait appel à des compétences requises pour le pilotage.

Le changement que réclament les centrafricains est d’ordre innovateur et participatif. Il touche les couches sociales, les structures de l’État avec une modification radicale du système de gestion publique et implique tous les acteurs sociaux. Les centrafricains demandent une transformation totale de l’existant, une métamorphose, passer d’un état à un autre pour une meilleure conduite des affaires de l’État qui transcende avec le passé lugubre et mafieux qui a anéanti notre ÉTAT.

Les centrafricains demandent d’évoluer, de développer et de progresser, cela implique donc un changement. Quand on se mobilise pour une cause c’est pour exiger ou produire un changement. Le gouvernement constitué doit s’appuyer sur des personnes d’autorité compétentes afin d’apporter le changement souhaité. Le choix des hommes et des femmes devient un enjeu très délicat.

Parce qu’il plane dans l’air l’idée d’un gouvernement d’union nationale quelque soit l’issu des élections. Qu’on ne nous construise pas une usine à gaz à fort taux de pollution de CO2 qui viendra pourrir notre vie et plomber l’élan social de l’innovation.

Des individus ayant des compétences inadaptées, des sensibilités chicanières et puis qui n’ont pas d’ascendants communs. Au diable, éviter de nous refaire un gouvernement de ces anciens ministres brevetés que nous connaissons déjà et qui n’ont rien réussi. Le gouvernement d’union nationale ne peut pas être constitué que de ces anciens ministres candidats-là.

Vous serez sûrement tentés de nous dire qu’il n’ y a que les imbéciles qui ne changent pas, ils sauront changer. Dites leur un seul instant qu’ils sont coupables de la faillite de l’État, ils plaideront tous non coupables comme à la CPI.

Nous ne sommes pas à notre premier gouvernement d’union, une telle situation où nous avons eu 30 candidats pour la magistrature et vu les moyens financiers colossaux qu’ils ont eu à déployer et qu’ils ont échoué, l’idée de récupérer leurs dépenses n’est pas à s’en douter. Ils sont prisonniers de leurs dépenses. Ces dépenses leur pèsent sur le cœur comme un homme qui a perdu son propre enfant dans le feu de chasse aux gibiers, qu’il a lui-même organisé.

Préparons-nous à vivre un K.O gouvernemental sans précédant post crise avec ces personnes qui passeraient tout leur temps à chercher plutôt le devant de la scène que de s’aligner derrière le leader qui porte la vision de rassemblement, qui crée les attentes, l’émotion et l’engagement face au changement attendu.

Le gouvernement d’union doit répondre aux attentes des centrafricains, à savoir des compétences nouvelles et une équipe nouvelle. Il ne s’agit pas de refaire le toit avec ces mêmes bois tordus tirés des décombres du toit écroulé.
Ces bois, on ne peut pas tout jeter vous le direz mais il faut à 95% de nouveaux bois solides contre 5% de ces anciens s’ils ne sont pas surtout tordus et nous pesons bien le mot « surtout ».

Il ne sert à rien de se jeter dans la pavée en pensant qu’on doit tout faire sans faire un choix judicieux des axes stratégiques. La stratégie est la réponse à la politique et les actions sont la réponse à la stratégie. La politique générale ici, c’est redresser l’État et les axes stratégiques seront les suivants :

– rétablir l’administration, une administration compétente et acquise au changement (mobilisation motivée des agents, éviter la résistance au changement, quand les agents de l’État pensent toujours que rien ne va changer au monde)
– rétablir les comptes de l’État, l’État doit être capable de se prendre en charge sur ses fonds propres (plus important dans un contexte de crise sur fond de budgets serrés et de pression accrue)
– rétablir la sécurité sur tout le territoire pour permettre la libre circulation des personnes et de leurs biens (sans sécurité, pas d’activités humaines véritables)

C’est par ces axes là que seront planifiées les actions sur le terrain ; tous les moyens humains, financiers et matériels seront déployés dans une seule direction en vue de créer l’énergie nécessaire pouvant porter le changement.

Ici l’initiateur du projet de changement joue un rôle très important. Communiquer et communiquer sans cesse, décentraliser le leadership, provoquer l’adhésion par la vente des enjeux du changement. Créer enfin de l’enthousiasme.

Certes, TOUADERA n’est pas le démurge ni le messie mais sa sensibilité naturelle et sa disponibilité personnelle lui vaut la marque de fabrique qui sied à cette mission qui se veut de saisir l’occasion pour ouvrir à notre pays la voie de l’innovation sociale qui incarne la gouvernance.
TOUADERA a un cœur qui compatit et le cœur qui compatit est le germe du sens de l’humain.

TOUADERA connaît les hommes pour les avoir formés et il est capable de mettre l’union parmi les peuples de son pays. Il saura faire moins valoir la grosse tête et pensera aux blessures et aux souffrances de ce peuple. Il est lui-même de ce bas peuple.
Et son expérience d’avoir servi pendant 5 années à la primature face à un pouvoir exclusif, est une qualité.

Et la bible dit, tout arrivera comme dans le rêve et TOUADERA fut.

Et la bible d’y ajouter « heureux les doux car ils posséderont la terre ».

Touadèrèment votre,

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

Centrafrique: Arrivée en Centrafrique du matériel électoral sensible destiné au 2ème tour du présidentiel et

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(Corbeau News Centrafrique)

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Arrivée en Centrafrique du matériel électoral sensible destiné

au 2ème tour du présidentiel et

1er tour des législatives

 

Bangui, (PNUD), 07-02-2016

En vue du 2ème tour du scrutin présidentiel couplé avec le 1er tour des élections législatives prévu pour le 14 février 2016, deux vols cargos en provenance de Dubai et Cotonou transportant le matériel sensible sont arrivés aujourd’hui à l’aéroport international de Bangui M’Poko.

Ce matériel est constitué de 2 360 000 bulletins de vote pour le deuxième tour de l’élection présidentielle, de 2 142 700 bulletins de vote pour  1er tour des législatives et de 132 000 imprimés électoraux y compris les enveloppes sécurisées. Le matériel a été stocké dans l’entrepôt des FACA sis à l’aéroport sous la garde des forces de la Minusca.

Mathieu Bile, Directeur de la Division Electorale de la Minusca et responsable de l’Assistance Electorale intégrée des Nations Unies se réjouissant de l’arrivée à temps du matériel a indiqué : « Dès demain matin conformément au plan de déploiement et avec le concours de la Minsuca en liaison avec l’ANE, nous commençons le déploiement dans les préfectures, puis dans les sous-préfectures et dans les centres de vote de sorte que le matériel soit positionné suffisamment à temps. »

 Par ailleurs, le Vice-président de l’ANE, Bernard Kpongaba se félicité de l’arrivée du matériel électoral sensible à temps et considère cela comme un facteur déterminant de la réussite du processus.

« La réception de ce matériel est un gage d’un travail sérieux, un gage d’une réussite, il faut que les choses se passent dans les meilleures conditions. En réceptionnant tôt le matériel, nous avons aussi assez de temps pour pouvoir le dispatcher à temps dans les localités les plus reculées » a déclaré après réception des deux cargos, le Vice-Président de l’Autorité Nationale des Elections.

Ce matériel électoral a été acquis par le Projet d’Appui au Cycle Electoral en Centrafrique (PACEC) mis en œuvre par le PNUD, grâce aux contributions techniques et financières de l’Union Européenne, l’Union Africaine, de la France, de l’Italie, du Japon, du Royaume du Maroc, du Luxembourg, de la République du Congo, de l’ONU Femmes et du PNUD ainsi que de la Minusca.

Malgré les efforts financiers additionnels réalisés par les partenaires tels que le Gouvernement américain à travers le Bureau International de Lutte contre les Stupéfiants, chargé  de l’Application des Lois et le Fonds de consolidation pour la paix, le projet accuse encore un gap financier d’au moins de 3 millions de Dollars US, si toutes les promesses de contributions se réalisent. Ce gap de financement tient compte des coûts additionnels générés par la reprise du 1er tour des élections législatives du 30 décembre 2015, annulées par la Cour Constitutionnelle de Transition.

Le scrutin du 14 février 2016 va mettre fin à la transition qui dure depuis 2012 et va permettre le retour de la République Centrafricaine à l’ordre constitutionnel.

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 PNUD

BANGUI: SILENCE DU GOUVERNMENT SUR DE NOUVELLES ACCUSATIONS D’ABUS SEXUELS PORTEES CONTRE

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(Corbeau News Centrafrique)

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SILENCE DU GOVERNEMENT SUR DE NOUVELLES ACCUSATIONS

D’ABUS SEXUELS PORTEES CONTRE

LA Minusca A BAMBARI

Bangui, (CNC), 02-06-2016

En plus de bavures d’abus sexuels sur la population centrafricaine par les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), sept nouvelles victimes d’exploitation et d’abus sexuels ont été identifiées à Bambari. Ces cas ont été signalés le 21 janvier 2016 par une équipe de chercheurs de Human Rights Watch dans le pays. Silence complice des autorités nationales est toujours observé malgré la gravité de ces actes considérés comme des crimes.

L’équipe de chercheurs de Human Rights Watch a communiqué cette information à la MINUSCA afin que des soins médicaux et psycho-sociaux soient prodigués aux victimes et afin que la Mission endosse toute sa responsabilité pour ces actes considérés comme crimes. Informée de cette situation, la MINUSCA a dépêché à Bambari un expert du Bureau des services de contrôle interne des Nations Unies (BSCI) pour une mission d’information. L’évaluation initiale du BSCI a fourni des preuves suffisantes qui confirment que cinq des victimes étaient mineures et avaient été victimes d’abus sexuels. Une adulte a été victime d’exploitation sexuelle.

Le bureau n’a pas pu interviewer la septième présumée victime, qui serait également mineure. Enfin, une des allégations portée à la connaissance de la MINUSCA par Human Rights Watch est actuellement à l’étude. Les soldats impliqués dans cette affaire sont de la République du Congo et de la République démocratique du Congo. Leurs gouvernements respectifs ont été informés de ces actes et ont été invités à mener des enquêtes.

Silence complice du gouvernement de la transition

Les autorités centrafricaines ont également été informées de ces nouvelles accusations. Mais c’est dans leur coutume, on observe depuis lors un silence radio de leur part. Malgré de multiples cas d’exploitation et d’abus sexuels signalés dans le pays, le gouvernement de transition ne cherche pas à prendre des mesures fermes vis-à-vis des forces internationales déployées dans le pays. En raison de la gravité de ces actes d’abus sexuels et compte tenu des informations recueillies par la mission d’enquête préliminaire, les Nations Unies ont décidé de prendre des mesures immédiates, y compris le rapatriement des 120 soldats congolais qui ont été déployés à Bambari du 17 septembre au 14 décembre 2015. Ce rapatriement sera effectif après la conclusion de l’enquête. Dans l’attente, les soldats seront confinés dans leurs casernes.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, s’est rendu le jeudi dernier à Bambari avec une délégation de haut niveau de la Mission. Dans un communiqué de presse le même jour, le Représentant spécial a exprimé son sentiment d’indignation et de honte, rappelant aux soldats que «l’exploitation et l’abus sexuel constituent une atteinte grave aux règles des Nations Unies et une violation des droits de l’Homme; un double crime qui affecte les femmes et les enfants vulnérables que vous ont êtes ici pour protéger ».

Il a également abordé les cas d’exploitation et d’abus sexuels avec les communautés touchées et a recommandé en urgence des mesures supplémentaires d’atténuation, d’après le communiqué. Face au bataillon de la RDC qui est dans ses dernières semaines avant son rapatriement, le Commandant de la Force de la MINUSCA, Général Balla Keita, lit-on dans le communiqué, a exhorté les soldats à «s’honorer eux-mêmes ainsi que leur pays et le drapeau de l’ONU en observant les normes les plus élevées de conduite et de la dignité ».

S’adressant à la presse à la fin de la visite, le Représentant spécial a déclaré que la MINUSCA est «en position de combat ». Il a ajouté «qu’il ne trouvera le repos que lorsque ces actes odieux seront révélés, les auteurs punis, et que ces cas cessent ».
Ces nouvelles accusations viennent s’ajouter à une vingtaine de cas dont sont impliqués les casques bleus de la MINUSCA.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: TOUT LE MONDE CRIE A UNE MASCARADE ELECTORALE ALORS QUE LE PUR LE DENONÇAIT

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(Corbeau Nnews Centrafrique)

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TOUT LE MONDE CRIE A UNE MASCARADE ELECTORALE

ALORS QUE LE PUR LE DENONÇAIT

 

Bangui, (CNC), 02-05-2016

Alors que le processus électoral a été lancé, le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) Eddy Symphorien Kparekouti voyait venir des manœuvres politiques tendant à voler le choix réel du peuple centrafricain. Lors d’un échange avec les Journalistes le 4 décembre 2015, à l’Hôtel Ledger à Bangui, le président du PUR dénonçait les en dessous d’une mascarade électorale en préparation avant d’annoncer par la même occasion son retrait à la course au pouvoir.

Dès la publication des résultats du double scrutin du 30 décembre 2015 par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), des voix se sont levées au sein de la classe politique centrafricaine pour crier à un hold-up électoral. Plusieurs candidats à ces élections, présidentielles et législatives, ont dénoncé des fraudes électorales entrainant des contestations des résultats du scrutin émaillé de nombreuses irrégularités constatées lors des opérations.

« Un homme prudent, voit le mal de loin », dit un dicton. Lors de la conférence de presse en décembre dernier, Eddy Symphorien Kparekouti, président du PUR a évoqué les multiples dérives de la période de transition suscitant la déception et le mécontentement au sein de la population. Pour le président lui, ces dérivent organisées par des opportunistes ont impacté sur le processus électoral conduisant à la mascarade électorale décriée aujourd’hui par certains candidats.

«Le processus électoral en République centrafricain devient de plus en plus inquiétant. Le peuple centrafricain est pris en otage par des opportunistes véreux», a-t-il déclaré à la presse.

Le président du PUR avait montré son point de vue sur le processus élection en Centrafrique dont il voyait les dangers et que ces pairs de classe politique n’y croyaient. Raison pour laquelle il s’est réservé de postuler à ces élections dont il dénonçait une mascarade en préparation en plein processus. Pour Eddy Symphorien Kparékouti, les conditions dans lesquelles les élections se sont préparées dans le pays ne permettaient pas au peuple centrafricain d’aller librement aux urnes dans les délais indiqués par l’Autorité Nationale des Elections (ANE).

«Nous sommes aux regrets de constater aujourd’hui que le processus électoral en Centrafrique connais une défection, car, détourné de ses objectifs et des attentes du peuple centrafricain. Aujourd’hui, un groupuscule de leaders, voulant se faire une virginité politique, et inscrit dans la dynamique de se dédouaner, se rendent complice de cet état de fait que nous tenons à dénoncer avec énergie et détermination ici et maintenant. Cette indécence politique accompagnée d’une dose de cynisme, est à nos yeux, franchement répugnante » dénonçait le président du PUR.

Toutefois, le PUR relève pour lui le caractère irréaliste du calendrier électoral et surtout d’illégalité des décrets pris par la cheffe de l’Etat de la transition, pour convoquer le corps électoral inexistant, selon Eddy Symphorien Kparékouti, en vue du référendum fixé au 13 décembre 2015, le 1er tour des élections au 27 décembre et le second tour le 31 janvier 2016. Il a rappelé la mission assignée aux autorités de la transition qui est d’abord la restauration de la sécurité et la protection des populations civiles sur l’ensemble du territoire, ensuite l’assistance humanitaire aux populations affectées, puis la relance de l’économie et en fin l’organisation des élections apaisées, transparentes et crédibles.

« La transition en Centrafrique telle que nous l’avons vécue jusqu’ici, a échoué pour une raison fondamentale : le peuple centrafricain a été sciemment méprisé, et ses souffrances ne sont pas prises en compte.

Les principales préoccupations du peuple n’ont jamais été prises en compte ni lors des consultations à la bases, ni lors du Forum de Bangui » a-t-il déploré.

L’ingérence de la Communauté internationale

Par ailleurs, le président du PUR dénonçait la manière à travers laquelle la communauté internationale veut conduire le peuple centrafricain dans ces élections. D’après lui, les autorités de la transition et la Minusca n’arrivent toujours pas à contrôler 20% du territoire national. Même la ville de Bangui, a-t-il martelé, échappe encore et toujours au contrôle effectifs des forces internationales. Le président de PUR a estimé que les conditions minimales d’organisations d’élections transparentes, crédibles et démocratiques, comme le souhaite le peuple centrafricain sont loin d’être réunies. Il a souligné que « sans une sécurité préalablement rétablie, il nous parait quasiment impossible d’organiser des élections crédibles, quel que soit le dégré de puissance de ceux qui nous accompagnent».

Eddy Symphorien Kparékouti a intimé que son parti ne saurait être complice des manœuvres politiciennes qui risquent à terme de replonger la Centrafrique dans un autre chaos. C’est pourquoi, il a pris l’opinion nationale et internationale à témoins. Par conséquent, le PUR a décidé de ne pas participer, selon son président, à ces élections 2015-2016. Aujourd’hui, l’heure est la prise de conscience et au respect de bonne conduite signée entre les candidats aux élections qui doivent donner chance à la République centrafricaine de se relever à travers ces élections de la sortie de crise.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA SYNERGIE DES MÉDIAS POUR DES ÉLECTIONS EN ATELIER D’ÉVALUATION DU 1ER TOUR

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA SYNERGIE DES MÉDIAS POUR DES ÉLECTIONS EN

ATELIER D’ÉVALUATION DU 1ER TOUR

 

Bangui, (CNC), 05-02-2016

Lors de l’atelier organisé le 21 janvier à l’Hôtel Somba par la synergie des médias pour l’évaluation de la couverture médiatique du premier tour du Scrutin, le porte-parole et Rapporteur général de l’Autorité nationale des élections (ANE), Julius Rufin Ngouadé-Baba, s’est félicité de l’apport des médias au processus électoral.
Dans sa communication, le Rapporteur général de l’ANE a défini le type de collaboration qui existe entre son Institution et la presse Centrafricaine : “la presse est notre partenaire car elle représente le quatrième pouvoir quand bien même cela n’est pas formel “.
Julius Ngouadé-Baba a relevé quelques écarts du côté de la presse car, selon lui, certains organes ne prennent pas le temps de recouper les informations et ont publié des articles violant l’éthique et la déontologie de la profession. En dépit de ce manque de professionnalisme de certains organes de presse, a-t-il assuré, beaucoup d’autres par contre ont fait montre d’un travail professionnel pendant la phase critique du processus qui est celle de l’enregistrement des électeurs sur les listes électorales. “La presse a su accompagner l’Autorité nationale des élections en mobilisant les électeurs à s’inscrire massivement sur la liste électorale et à accomplir leur devoir civique”, a-t-il mentionné.
En définitive, Julius Ngouadé-Baba a appelé les médias à jouer un rôle important dans la diffusion des informations pour le second tour dont la date sera publiée par l’ANE après la proclamation des résultats définitifs du premier tour.
Frédéric Mbomba

Cour constitutionnelle de transition : La population accueille les résultats officiels du double scrutin dans le calme

Tribunal de grande instance de Bangui, avant-hier matin. Jusqu’à 08 heures, tout est encore calme, pourtant un grand évènement est prévu dans quelques heures. Le bâtiment est encerclé par des éléments des Forces internationales et nationales. Tous filtrent minutieusement l’accès des lieux. A l’intérieur de la salle, on note entre autres la présence des officiels, notamment les membres du Bureau exécutif de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), de quelques membres du gouvernement, des représentants des candidats et de certains candidats eux-mêmes dont Fidèle Gouandjika, et enfin des avocats en robe noire. C’est à 10 h 35 mn qu’un son de clochette annonce l’entrée des juges de la Cour constitutionnelle de transition (CCT), emmenés par leur Président, Zacharie N’douba. S’ensuit alors la lecture des rapports de six requêtes par le Rapporteur général. Ces requêtes sont bien celles introduites par certains candidats à la présidentielle, dont Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Désiré Bilal Nzanga Kolingba du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), Régina Konzi Mongo, candidate indépendante, Théophile Sony Colé, Candidat indépendant, Cyriaque Gonda du Parti National Pour un Centrafrique Nouveau (PNCN) et Abdou Karim Meckassoua, candidat indépendant. Sur les six requêtes reçues, la CCT a traité cinq dossiers, la candidate Régina Konzi Mongo ayant retiré la sienne le 19 janvier pour des raisons personnelles. Après la plénière des juges constitutionnels, «toutes les cinq requêtes tendant à l’annulation partielle ou entière ont été rejetées », a expliqué le Rapporteur général, Emile Ndjapou. La raison de ce rejet en bloc est que « les griefs formulés par les requérants ne sont pas, sur le fond, de nature à impacter sur les résultats », conclut-il. Après l’intervention des différents conseils des candidats requérants, l’audience est suspendue. A la reprise, le Président Zacharie N’douba reprend la parole quelques minutes pour la lecture des résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle. On peut remarquer que ces résultats ne diffèrent guère fondamentalement de ceux annoncés par l’ANE. Ces résultats placent bien Anicet George Dologuéle (23,74%) et Faustin Archange Touadéra (19,95 %) en tête et du coup, ces derniers sont ainsi qualifiés pour le second tour. C’est bien entre ces deux protagonistes que le peuple est appelé à choisir la personnalité qui va prendre la tête du pays pour les cinq prochaines années. Abraham Azouyangui et Marcellin Zoumadou

Proclamation des résultats officiels par la Cour constitutionnelle de transition: les Centrafricains donnent leurs avis

Trois semaines après les élections groupées du 30 décembre 2015, le coup de gong de la Cour constitutionnelle de transition a retenti ce lundi 25 janvier avec la proclamation des résultats. Les Centrafricains ont poussé un «ouf» de soulagement. A cet effet, la Synergie des Médias a promené son micro dans les rues de la capitale et a récolté les réactions de quelques banguissois.

4è Arrondissement

RODRIGUE : «Je suis vraiment dans la joie après la décision rendue par la Cour Constitutionnelle. Etant citoyen centrafricain, la décision que nous attendions de la Cour Constitutionnelle est ce qui vient d’être publié. A ce sujet, je suis convaincu que cette même joie est partagée par l’ensemble de la jeunesse centrafricaine. Désormais, les Centrafricains peuvent faire confiance à la justice de leur pays.»

JULIE : «Je me réjouis de cette décision rendue par la Cour Constitutionnelle car nous avons trop souffert dans ce pays. Donc, cette décision est tout à fait juste et conforme à la loi par rapport à la volonté du peuple centrafricain et vraiment ça me réjouit».

PIERRE : «Ma joie est que nous sommes désormais situés. Les deux challengers autorisés à aller au second tour sont donc connus à l’issue de la décision de la Cour Constitutionnelle de ce jour. A noter que ces deux candidats reflètent la volonté du peuple. Je ne leur reproche rien. Pour cela, je remercie Dieu tout en souhaitant que le second tour prochain puisse se dérouler dans le calme et que le meilleur gagne.».

JEAN JACQUES : «Oui cette décision m’a réjoui parce que nous l’avons attendue depuis près d’un mois. Pour le 2ème tour, nous avons deux candidats en lice, le vrai choix se fera entre ces deux et celui qui sera élu prendra la destinée du pays et surtout rétablira la paix dans le pays tout entier».

Fred Koyawali : «J’étais présent lorsque la Cour Constitutionnelle de Transition a procédé à la proclamation définitive des résultats du premier tour des élections. Mais que voulez-vous? Ladite Cour a tranché l’affaire. Force est de constater que les résultats de la présidentielle n’ont pas été annulés. Au départ, j’étais vraiment frustré. Mais j’ai compris que force est et demeure à la loi. Les deux candidats au second tour sont des Centrafricains. On fait avec. Et je demande à tous mes compatriotes et plus particulièrement aux partisans de notre parti politique et à notre leader d’accepter la décision de ladite Cour. Jouons au fair-play dans l’intérêt supérieur de la nation. Nous avons trop souffert. On n’y peut rien. Le peuple Centrafricain a trop souffert.

Brigitte Bombo : « C’est l’ANE qui a faussé les donnes. Elle a recruté des bras cassés, incapables de dresser un procès verbal à telle enseigne que beaucoup de bulletins et de procès-verbaux ont été invalidés. Malgré tout, je ne peux que me réjouir des résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle de Transition. Mon candidat préféré est écarté. Mais les deux autres sont des Centrafricains. Pourvu que l’élu soit un rassembleur car nous avons trop souffert. Et je lance un vibrant appel à la jeunesse centrafricaine de surmonter toutes les considérations partisanes et de ne pas céder à la violence et à la manipulation. Sauvons notre pays. A tous les candidats de jouer au fair-play en acceptant la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition. Même s’ils la jugent mal rendue. Toutefois l’ANE doit tout faire pour éviter les mêmes erreurs au second tour.
Achille Zonpagnan : « Bien que je ne partage pas le même avis que la Cour Constitutionnelle qui devait annuler tous les deux résultats en décidant autrement, je ne peux que me ranger derrière elle. La situation du pays et celle de son peuple ne nécessitent plus une autre considération politique partisane, régionale ou ethnique. Car l’essentiel est de tourner la page sombre de notre histoire. Les candidats Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra sont des grands fils du pays. Acceptons un parmi les deux au second tour. Espérons que les autres vont m’écouter.

2ème arrondissement :

Romaric Baguila, commerçant : «Je crois que les Magistrats qui ont été nommés à la Cour constitutionnelle ont prêté serment avant l’exercice de leur fonction. Si aujourd’hui la Cour constitutionnelle a déclaré Dologuélé et Touadéra, les vainqueurs au premier tour, je ne vois pas le mal. Ce sont tous des Centrafricains comme moi. Il faut que nous allions seulement au deuxième tour. Celui qui sera élu sera le reflet de Dieu. Nous voulons seulement la sécurité sur le corridor Bangui-Garoua-MboulaÏ, rien que la sécurité, pour nous permettre de vaquer à nos occupations».

Lucienne Tinayo, vendeuse de produits maraîchers : «Nous avons beaucoup souffert depuis trois ans. Nous voulons tourner la page sombre de la crise que notre pays a connue. Parmi les 30 candidats, tout le monde ne pouvait pas passer Président de la République. Si c’est Dologuélé ou Touadéra, nous voulons la bonne gouvernance pour le développement de la RCA.

Igor Toundou : «Les résultats donnés par la Cour constitutionnelle de Transition. c’est un résultat que nous tous nous pouvons accepter pour l’avenir de notre pays. nous irons massivement voter au second tour. Ce sont les urnes qui vont juger. Nous voulons que la RCA aille de l’avant comme d’autres pays de la sous-région. Nous voulons la sécurité, la paix.

Joseph Yakété : «J’ai postulé pour une première fois, j’ai battu campagne en 11 jours, ce qui est insignifiant. La Cour constitutionnelle a fait son travail. Je suis satisfait du résultat qui est le reflet de ce que j’ai fait. J’ai confiance et je pense mieux faire la prochaine fois».

Fidèle Gouadjika, un des candidats à la présidentielle : «Je suis ému. L’ANE a fait un bon travail. Je félicite les deux premiers et que le meilleur gagne. Le tout est que la RCA soit forte et que nous vivions dans la paix. Je suis conscient de mon score. Que le 2ème tour se déroule dans le calme!».

Simplice Sarandji, directeur national de campagne du candidat Archange Faustin Touadéra : «Le contraire du résultat m’aurait surpris. Je rends grâce à Dieu qui a été à l’œuvre. Touadéra et Dologuélé iront au 2ème tour. Mon candidat est un enseignant. il a fait ses preuves. Le résultat est là. Il a été soutenu par ses étudiants, ses collaborateurs.

8ème arrondissement: (quartier sinistré)

Gildas Norlabbe : « A mon avis, un peu d’éclairage par rapport aux résultats provisoires donnés par l’ANE, car tout le monde savait au préalable que c’était Anicet Georges Dologuélé et Archange Touadéra qui vont aller au second tour et si c’était le contraire, ça allait mal tourner”.

Mme Félicité Nambena : « Félicitations aux candidats retenus pour le second tour des élections. Ils portent notre espoir. Félicitations aussi à l’équipe de l’ANE et à la Cour Constitutionnelle pour ces efforts fournis à la population car ceci a enlevé des doutes et a prouvé le respect du choix des électeurs durant ce processus.

Narcisse Ndol : «Le doute planait dans ma tête depuis un certain temps, on raconte que pour ce second tour, il y aura 3 candidats et je me suis dit que le Code électoral n’a prévu que 2 au second tour et si par malheur, la Cour Constitutionnelle proclamait les trois, on aurait cru à une tricherie, mais la clarté des choses nous a rassurés”.

Rachel Yambassa : «Bien que mon candidat ne soit pas retenu pour le second tour, je suis fière des résultats proclamés. Cela démontre le choix et la volonté du peuple centrafricain pour la sortie définitive de la crise. Félicitations à la Cour Constitutionnelle sans oublier l’ANE ».

Propos recueillis par:

Prudence Yamété, Benjamin Imbi, Bienvenu Paya, Julio, Jocelyn Mossona

Editorial: Depuis le déclenchement du processus électoral, les compatriotes de Mme Samba-Panza, en fin de mission, ont bien montré qu’ils veulent en finir avec la violence et que le retour à l’ordre constitutionnel reste leur premier souci… en espérant voir leur quotidien s’améliorer fondamentalement. Cela ne serait possible qu’avec une politique globale bien pensée par les prochaines autorités, légitimées par les urnes. Le double scrutin de décembre dernier a tracé impeccablement la voie ; et les électeurs (trices), en se rendant de manière disciplinée en masse dans les bureaux de vote, ont fait preuve d’un tel civisme que même la Communauté internationale et les plus sceptiques se sont montrés « surpris, étonnés ». Avec près de 80% de participation à l’élection présidentielle dans les conditions que l’on connaît, la Centrafrique a fait mieux que certaines vieilles démocraties. Les requêtes en annulation de certains candidats recalés à la présidentielle et l’annulation pure et simple des législatives pour irrégularités constatées par la Cour constitutionnelle n’enlève rien à la maturité et à la sagesse du peuple centrafricain souverain. Dans tous les quartiers de la capitale, dans tous les villes et villages de l’arrière-pays, la tendance est la même : le peuple, mature et sage, est bien motivé et exprime sa soif de liberté, celle de choisir librement ses représentants dans les différentes sphères politiques.
Gilbert Mbakop

La MINUSCA et d’autres partenaires en parfaite communion avec les médias

Un atelier d’évaluation de la couverture médiatique du premier tour des élections présidentielle et législatives s’est déroulé jeudi 21 janvier dans la salle de conférence de l’hôtel Somba à Bangui. L’objectif de cette rencontre était d’établir un bilan de la couverture médiatique du premier tour de scrutin du 30 décembre dernier afin de mieux préparer celle du second tour.
Organisé par la Coordination de la Synergie des médias que chapeaute monsieur Célestin David Gamou, cet atelier a vu la participation de la MINUSCA, partenaire principal de ladite synergie, de l’Union Africaine, de l’Autorité Nationale des Elections, du Haut Conseil de Communication de Transition et de l’Observatoire des Médias en Centrafrique (OMCA). Quatre communications ont ponctué ces travaux. La première était celle de José Richard Pouambi, Président du Haut Conseil de Communication de Transition. Lors du scrutin du premier tour, a-t-il indiqué, une équipe a été mise en place pour suivre les interventions des candidats sur les ondes. Cela a permis de constater des dérapages de certains candidats par rapport aux dispositions du Code de bonne conduite. Quant à la presse, il a relevé que, d’une manière générale, tous les organes de la presse écrite se sont transformés en propagandistes de certains candidats et des dérapages tels que l’incitation à la haine, des propos diffamatoires etc. ont été constatés. Et donc pour le second tour, tout le monde doit se corriger pour que le peuple centrafricain connaisse effectivement des élections apaisées.
A son tour Madame Lydie Solange Yaoumbi, Présidente de l’OMCA a fait les mêmes remarques que ceux du Président du HCCT, mais cependant certains organes de la presse écrite ont été sanctionnés.
Enfin, c’est Monsieur Simon-Pierre Ndouba qui est intervenu pour faire le bilan de la synergie. En dépit des insuffisances qu’il a relevé, la synergie a produit quatre numéros du journal de la synergie et le cinquième est en cours. Marcellin ZOUMADOU

Anicet-Georges Dologuélé, le banquier né le 14 avril 1957

Deuxième enfant d’un couple d’instituteurs, Anicet Georges Dologuélé est un économiste né le 17 avril 1957 à Bozoum (Ouham-Péndé). Ancien élève du petit séminaire de Berbérati et du lycée Jean Bédel Bokassa de Bangui, il étudie à l’université de Bangui puis à l’université de Bordeaux (France) où il décroche un DESS en gestion des entreprises (1981) et d’un DEA en économie (1982). Il passe avec succès le concours d’entrée à l’institut de formation de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) et se voit intégrer en 1983 dans les effectifs de la BEAC pour occuper les fonctions d’inspecteur général et chef de mission. En 1991, il est nommé Délégué du Gouverneur et Représentant de la BEAC auprès de l’Union Européenne. En juillet 1994, il revient au siège de la Banque comme directeur des relations extérieures, puis Directeur de l’organisation et de l’informatique (1995). La politique vient à lui en 1997 lorsque feu le Président Ange Félix Patassé lui fait appel pour occuper le poste de Ministre des Finances et du Budget du gouvernement d’Action pour la Défense de la Démocratie (GADD), dirigé alors par Michel Gbézéra Bria. Il succède à ce dernier le 3 janvier 1999 et conserve les fonctions de Ministre de l’Economie, des Finances, du Plan et de la Coopération internationale. Il quitte la Primature le 1er avril 2001 pour prendre, cinq mois plus tard, la présidence de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), poste qu’il occupe jusqu’en janvier 2010. En 2012, il crée “AfriParteners international consulting”, un cabinet de consultants, et jette les bases d’un parti politique, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), qui voit le jour à l’issue d’une assemblée générale tenue à Bangui le 25 octobre 2013. Son score au 1er tour de la présidentielle (23,74% des suffrages) constitue un coup de maître pour ce jeune parti. Mais Il devra capter les électeurs de Désiré Kolingba et Martin Ziguélé, classés 3ème et 4ème au premier tour. Fridolin Mamoko

Fils d’un chauffeur et d’une femme au foyer originaires de Damara, à 75 km au nord de Bangui, le Professeur Faustin Archange Touadéra est né le 21 avril 1957 à Bangui.

Après des études supérieures à l’Université de Bangui, puis de Yaoundé et de Lille, il entame, en 1987, une carrière d’enseignant comme Maître Assistant à l’Université de Bangui. Successivement Inspecteur de Mathématiques, Vice-Doyen de la Faculté des Sciences, Directeur de l’École Normale Supérieure (ENS), il est inscrit sur la liste d’Aptitude du C.A.M.E.S et devient Recteur de l’université de Bangui en 2004.
Alors qu’on ne lui connaît pas d’étiquette politique, il est nommé Premier Ministre en janvier 2008 en remplacement d’Elie Doté, nommé en juin 2005. Il devient membre du parti Travailliste Kwa Na Kwa (KNK) l’année suivante, lors du premier congrès de ce parti créé par l’ancien Président François Bozizé, et sous les couleurs duquel il se fait élire député de Damara, lors des élections groupées du 23 janvier 2011. Maintenu en poste pendant cinq années par le fondateur de son parti, il ne bénéficie pas cependant du soutien de ses camarades, lorsqu’il se lance dans la course au fauteuil présidentiel. C’est donc en indépendant qu’il bouleverse les pronostics en prenant la deuxième place lors du premier tour de la présidentielle du 30 décembre dernier. «Les Centrafricains ont besoin de quelqu’un qui les rassure, qui a de l’expérience. Donc, je suis candidat indépendant pour les élections d’octobre 2015 “, déclare-t-il pour justifier sa candidature annoncée peu après la publication du calendrier électoral. L’expérience lui sera, plus que jamais, utile pour non seulement réunir sur son nom une majorité d’électeurs, mais surtout disposer d’une majorité parlementaire, à l’issue des prochaines législatives, pour mener à bien les réformes nécessaires au redressement du pays qu’il promet avec ferveur. Parmi les défis qu’il dit vouloir relever figurent de nombreux dossiers hérités des précédents gouvernements. Les arriérés de salaires, par exemple, qui courent sur plusieurs années. Pour apaiser le climat social, l’ancien Premier ministre privilégie le dialogue et s’efforce de convaincre les fonctionnaires des difficultés, bien réelles, du pays. Mais son chantier le plus important reste la «lutte contre la fraude, dont les conséquences sur le Trésor public sont désastreuses.» Il ne croit pas que la corruption soit liée à l’extrême pauvreté des Centrafricains. «Le problème est ailleurs», assure-t-il.

Sébastien Lamba

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: QUI DE GEORGES BAMAIBA ET LE CANDIDAT NGAKOUTOU YAPANDE DIT VRAI DANS CETTE AFFAIRE?

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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QUI DE GEORGES BAMAIBA ET LE CANDIDAT NGAKOUTOU YAPANDE

DIT VRAI DANS CETTE AFFAIRE?

 
 
Bangui, (C.N.C), 04-02-2016
 

C’est une affaire encore pendante qui suit son cours à la justice et opposant M Georges Bamaïba Wacka et le locataire de ses deux véhicules. Le candidat aux élections législatives dans la circonscription de Paoua 3, M Octave Ngakoutou Yapandé.

En toile de fond, un déficit de confiance entrainant le premier à se plaindre pour escroquerie et le second de clamer sa bonne foi. Mais cette affaire est loin de trouver un terrain d’entente en dépit de la conciliation devant le juge mais aussi l’interférence des magistrats qui nous rappelle le bon vieux temps où la justice est devenue une affaire de relation. Tout est partie d’une interprétation personnelle d’un contrat tacite qui lie les deux parties à savoir : Octave Ngakoutou Yapandé candidat aux élections législatives dans la circonscription de Paoua 3, locataire des deux véhicules appartenant à M. Georges Bamaïba Wack qui se plaint du fait que le premier l’a roulé dans la farine. En effet, le candidat Octave NgakoutouYapandé a loué les véhicules pour un nombre de jour aussi limité en vue de battre campagne dans sa circonscription. Or, selon le propriétaire, il a fait autant de jour que prévu qu’il a l’obligation de payer.

Par contre, le locataire lui oppose des cas de force majeur survenu sur le terrain, entrainant l’immobilisation d’un véhicule pendant deux jours, mais aussi l’insécurité qui a prévalu car selon le candidat Ngakoutou, son convoi a fait l’objet d’une attaque des rebelles dans la localité entrainant ainsi la Minusca à Paoua de mener des investigations avant d’autoriser sa circulation sous escorte.

Le nœud de l’affaire, c’est que le propriétaire des véhicules exige du locataire le paiement des jours en dehors du contrat. Mais l’autre partie en fait une autre démonstration. D’abord selon le locataire, l’un des chauffeurs mis à disposition aurait commis une faute grave en entretenant une relation coupable avec la femme d’un chef religieux de la localité. D’après le candidat, ce qui a suscité le courroux de la population locale qui a immobilisé le véhicule pour 48h exigeants le versement d’une somme de 300.000F et un cabri plus un poulet pour les rites. «Je suis de bonne foi et j’ai pris sur moi la responsabilité de faire face à ces exigences afin de décanter la situation à mon niveau. Or, ce qui n’est pas dans le contrat », a martelé Octave Ngakoutou Yapandé.

Le locataire a dit qu’il reconnait avoir payé l’essentielle de la somme et qu’il lui reste la somme de 80.000 à verser dans la semaine en cours. Mais le propriétaire du véhicule part du principe que les jours écoulés en dehors des jours du contrat doivent être comptabilisés et payés. Par conséquent il demande à ce que la comptabilité soit faite à partir du 22 décembre date de la facture jusqu’au 8 janvier date de retour de Paoua. Ce qui fait en tout 2.520.000 FCFA sur lequel il faut déduire la somme déjà

versée. Mais, l’autre lui oppose comme argument le fait qu’il est arrivé le 22 décembre de Paris, il ne pouvait prendre les véhicules le même, et qu’en principe le contrat devrait courir à partir du 24 décembre et que par bonne foi, il a pris en compte le 23 décembre 2015.

La justice entre en jeu

D’abord, le propriétaire, M Georges Bamaïba Wack a saisi le procureur pour que le droit soit dit, mais le locataire dit que « c’est une affaire civile qui ne peut être tranchée en pénale ». Informé que le locataire se préparait à prendre son vol, il a utilisé les instruments judiciaires pour obtenir gain de cause à savoir, l’ordonnance en référé, la signification d’une ordonnance de référé avec commandement de payer et l’assignation à comparaitre devant le tribunal de grande instance de Bangui en audience des référés d’heure à l’heure du 14 janvier 2016. Mais à l’heure actuelle le bras de fer ne fait que commencer et chaque partie reste sur sa soif de connaitre la lumière. Affaire à suivre…

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: ANICET GEORGES DOLOGUELE, POURQUOI EN TETE DES RESULTATS DU 1er TOUR ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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ANICET GEORGES DOLOGUELE, POURQUOI EN TETE

DES RESULTATS DU 1er TOUR ?

 

Bangui, (C.N.C), 04-01-2016

Les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle du 30 décembre 2015 en République centrafricaine ont placé en tête le candidat de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), Anicet Georges Dologuelé avec 23, 74% des voix. Ce pourcentage de voix l’oppose au second tour de ce scrutin avec le candidat indépendant Faustin Archange Touadera qui a obtenu 19,05% des voix. Quelles sont les raisons de ce choix? Dans un cadre de réflexion avec la presse, le par parti URCA évoque les actions positives réalisées par son candidat qui a convaincu l’électorat.

Pour rappeler aux Centrafricains les actions positives d’Anicet Georges Dologuelé (AGD), l’URCA remonte les faits à l’époque des mutineries en 1996, l’époque où son candidat était aux affaires sous le régime de l’ex-président Ange Félix Patassé avant d’évoquer quelques réalisations dans le pays dont le candidat AGD est à l’origine. Pour les cadres de l’URCA, leur candidat était celui qui a su unifier et rassembler les Centrafricains. Pour eux, il sera, de par son expérience et ses compétences, celui qui pourra réaliser la véritable réconciliation entre les communautés. Pour le développement de la République centrafricaine, les cadres de l’URCA argumentent que le peuple centrafricain a porté son choix sur Anicet Géorges Dologuelé pour son engagement à construire les infrastructures de développement et les édifices dont ce peuple a besoin. D’après eux, le peuple a ainsi su rappeler dans quels états des routes, des ponts, des hôpitaux, des écoles et l’unique université du pays se trouvent.

Le peuple centrafricain, selon les cadres l’URCA, le peuple centrafricain qui a refusé d’être pris pour ce qu’il n’est pas depuis plus de 5 ans dangereux, avec la dégradation avancée de ces infrastructures, a décidé de sanctionner tous les autres prétendants au fauteuil présidentiel en faisant le choix de Anicet Georges Dologuelé au premier tour de l’élection présidentielle. La majorité des Centrafricains a choisi le candidat de l’URCA pour la sortir de la pauvreté dans laquelle elle a été plongée.

Par ailleurs, les cadres de l’URCA argumente que c’est grâce à Anicet Georges Dologuelé que la jeunesse se réjouit du Stade 20.000 places parce que, selon eux, c’est le candidat Anicet Georges Dologuelé qui avait négocié et obtenu le financement de la construction de ce stade dont la première pierre fut posée par le feu Président Ange Félix ¨Patassé.
«Le peuple centrafricain n’a pas oublié que c’est encore Anicet Georges Dologuelé qui avait négocié et obtenu le financement de la construction à l’époque du Complexe hôtelier 500 chambres, aujourd’hui Ledger-Plazza qui fait la fierté nationale », ont-ils souligné dans leur déclaration.

Pour ce combat de second tour, l’URCA appelle le peuple centrafricain à porter massivement son choix sur le candidat Anicet Georges Dologuelé. Pour l’URCA, le peuple centrafricain ne se laissera pas duper par ceux qui veulent réécrire l’histoire en niant la vérité et en s’octroyant des mérites dont ils ne se sont pas dignes. En fin, le peuple centrafricain saura répondre massivement et définitivement à ceux qui jouent aux pompiers pyromanes.

 

Bangui, Eric NGABA POUR CNC

BANGUI: LA MINUSCA SE FELICITE DE LA POURSUITE DU DIALOGUE INTERCOMMUNAUTAIRE A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA Minusca SE FELICITE DE LA POURSUITE DU DIALOGUE

INTERCOMMUNAUTAIRE A BANGUI

 

Bangui, (CNC), 04-01-2016

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) se félicite de l’avancée du dialogue intercommunautaire entre les populations des quartiers de Boeing et PK5 à Bangui en vue de la réouverture du cimetière musulman à Boeing, a indiqué le Porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission ce mercredi 3 février 2016 à au siège de la Mission à Bangui, le Porte-parole a annoncé que 200 jeunes issus de ces deux quartiers travaillent actuellement pour réaménager les 70.000m2 de ce cimetière.

“Il s’agit d’un signal très fort envoyé par les deux communautés en vue de la cohésion et de la réconciliation, et qui est le résultat d’efforts conjoints des responsables locaux, des autorités nationales et des partenaires dont la MINUSCA, le PNUD, et l’Ambassade de France à Bangui », a précisé Vladimir Monteiro avant d’ajouter « Cette activité matérialise une réelle cohabitation pacifique et donne à ces bénéficiaires l’opportunité d’avoir un travail et un revenu pour favoriser leur réinsertion et contribuer à la stabilisation de la communauté ».

Sur les élections, Vladimir Monteiro a informé la presse que des rencontres ont eu lieu entre le leadership de la Mission, dans le cadre du G8-RCA, avec les acteurs politiques clés à Bangui, y compris le chef de l’Etat de la Transition, le Premier ministre, le Président du Conseil National de Transition, le Président de la Cour constitutionnelle ainsi que les candidats à la présidentielle. «Ces contacts font partie des consultations permanentes entre la communauté internationale et les autorités et personnalités centrafricaines, en vue de la tenue d’élections crédibles, apaisées et ouvertes à toutes et à tous» a-t-il rappelé.

Formation des agents électoraux

D’après Monteiro, les Nations Unies (MINUSCA et PNUD), en coordination avec leurs partenaires dont l’Autorité nationales des élections (ANE), poursuivent leur assistance notamment dans le domaine de la formation. Parmi ces formations, notons celle à l’endroit des formateurs nationaux de l’ANE et les coordonnateurs des Bureaux électoraux régionaux de l’Assistance électorale intégrée et qui a été essentiellement axée sur les aspects pratiques et la maîtrise du remplissage des documents électoraux, pour s’assurer que les formateurs nationaux soient à même de mieux restituer la formation au niveau des démembrements de l’ANE. Les formateurs nationaux ont été, depuis le 2 février, déployés dans les préfectures où ils formeront les démembrements (ALE et ASPE) les 5 et 6 février dans les chefs-lieux de préfecture. Ces démembrements devront à leur tour former, sous la supervision des formateurs nationaux, les membres de bureaux de vote.

Les activités de formation ont également touché 164 policiers et 148 gendarmes, avec pour objectif le renforcement des capacités des forces de sécurité intérieures afin de garantir la sécurité du scrutin du 2ème tour de l’élection présidentielle et du 1er tour des législatives. Cette session additionnelle s’est déroulée simultanément à Bangui, Bria et Bouar, les 2 et 3 février 2016.

En outre, les Nations Unies, le Cadre de Concertation et du National Democratic Institute (NDI) ont engagé des activités portant sur l’intensification de la campagne d’information et de sensibilisation sur le code de bonne conduite à Bangui et dans les préfectures ainsi que de la formation des représentants des candidats dans les bureaux de vote pour la surveillance des opérations de vote et de dépouillement. Les formations de représentants des candidats seront organisées à Bangui, Bangassou, Kaga-Bandoro et Paoua.

Les droits de l’homme

Concernant, la promotion et à la protection des droits de l’Homme, la MINUSCA a initié un échange avec le Rectorat de l’Université de Bangui en vue de la mise en place d’un Club de droits de l’Homme. Des ouvrages traitant des droits de l’Homme ont été remis à l’Université à cette occasion. Par ailleurs, dans le cadre de sa stratégie de lutte contre l’exploitation et les abus sexuels, la MINUSCA a rencontré le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui pour discuter sur la collaboration entre les Nations Unies, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme et les acteurs judiciaires nationaux sur les allégations d’exploitation et d’abus sexuels portées contre des fonctionnaires non onusiens.

Situation sécuritaire

Sur la situation sécuritaire, le Porte-Parole de la police de la MINSUCA, le Lieutenant Salifou Konseiga, a indiqué qu’elle reste calme malgré quelques infractions. La Police de la MINUSCA continue toutefois d’assurer la protection des populations civiles en collaboration avec les forces de sécurité intérieures. A cet effet, 10 véhicules destinés aux activités spéciales de police ont été mis à la disposition des équipes qui sont en colocation avec les FSI. Au chapitre de l’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat, le Lieutenant Konseiga a annoncé le lancement des travaux de la réhabilitation de la salle d’audience du Palais de justice de Bouar. « Ce chantier s’inscrit dans le cadre du programme des projets à impact rapide de la MINUSCA », a expliqué le Lieutenant Salifou Konseiga.

Pour sa part, le Porte-Parole de la Force, le Lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza a annoncé que les mesures vigoureuses prises par la MINUSCA pour traquer certains malfaiteurs dans l’arrière-pays se sont soldées par une situation sécuritaire relativement calme sur tout le territoire. « Ces mesures ont été particulièrement efficaces dans les préfectures de Mbomou, Haute-Kotto dans le secteur Est, Ouham et Ouham-Pende dans le secteur Ouest » a-t-il martelé. En effet, le Porte-Parole de la Force a informé les professionnels des médias que des opérations sont en cours pour mettre hors d’état de nuire les éléments des différents groupes armés qui troublent la quiétude des populations civiles.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: «PLUS DE 2,3MILLIONS DE PERSONNES DANS UN BESOIN URGENT D’ASSISTANCE HUMANITAIRE »

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(Corbeau News Centrafrique)

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«PLUS DE 2,3MILLIONS DE PERSONNES DANS UN BESOIN URGENT

D’ASSISTANCE HUMANITAIRE »

DIXIT AURELIEN AGBENONCI

Bangui, (C.N.C), 02-01-2016

 

La situation humanitaire en République Centrafricaine demeure stable en dépit des efforts multipliés pour apporter des solutions au sujet des personnes vulnérables dans le pays. Dans une conférence de presse organisée, le 02 février 2016 au siège de l’OCHA, le Coordonnateur humanitaire Aurélien Agbenonci a annoncé à la presse que la communauté humanitaire continue à apporter son assistance aux personnes affectées. Le nombre des personnes déplacées à l’intérieur du pays est passé de 469.307 en novembre à 451.986 personnes en décembre 2015, d’après les données annoncées par le Coordonnateur. Pour cela une allocation de 9 millions de dollars, soit environ 4, 218 millions a été lancée par le Fonds Commun Humanitaire pour assister ces personnes déplacées.

La baisse du taux d’environ 4% des personnes déplacées pour l’ensemble du pays est principalement liée, d’après Aurélien Agbenonci, au calme accompagnant le processus électoral en cours en RCA. Cette accalmie favorise, selon lui, les retours volontaires des personnes déplacées tel qu’au village Kambakota, sous-préfecture de Batangafo, préfecture de l’Ouham. Dans ce village, a-t-il expliqué, environ 3,800 personnes déplacées internes ayant fui suite aux attaques du 14 décembre 2015 par des hommes armés sont retournées. Toutefois, ces personnes vivent dans des conditions de vie précaire dues à l’absence d’un centre de santé fonctionnel et aux problèmes d’accès à l’eau. Des besoins chroniques en éducation ont également été soulevés parce que des établissements scolaires sont fermés depuis plus de 3 ans.

Situation sécuritaire tendue

Cependant, le Coordonnateur Humanitaire a souligné que la situation sécuritaire reste tendue dans certaines régions avec la présence d’hommes en armes. On constate une recrudescence d’attaques de la LRA dans les préfectures de la Haute-Kotto, du Mbomou et du Haut-Mbomou. La psychose créée par cette situation est à la base de déplacements préventifs de population dans plusieurs villages de ces préfectures. Selon Aurélien Agbenonci, plus de la moitié de la population, soit plus de 2,3 millions de personnes reste dans un besoin urgent d’assistance humanitaire; presque trois ans après le déclenchement de la violence dans le pays. La situation de la sécurité alimentaire s’est fortement détériorée en un an. En septembre 2015, 50% des ménages étaient en insécurité alimentaire contre 29% en septembre 2014. Alors qu’environ 15% des ménages sont en insécurité alimentaire sévère, soit environ 586.000 personnes.

«Ces ménages ont une consommation alimentaire extrêmement pauvre et insuffisante, ils sont dans une situation de très grande vulnérabilité économique et recourent à des stratégies qui mettent en péril leurs moyens de subsistance future de manière irréversible. La proportion des ménages en insécurité alimentaire est plus élevée chez les ménages déplacés dans des familles d’accueil (63,5%), chez les déplacés qui vivent dans des sites/enclaves (52%) et les retournés (53%)» a-t-il expliqué.

Réponse directe de Fonds Commun Humanitaire

Afin de répondre aux besoins des personnes affectées, le Fond Commun Humanitaire (CHF), un mécanisme de financement multi-bailleurs humanitaire établi en RCA en 2008 a lancé une allocation de 9 millions de dollars, soit 4, 218 millions. Le CHF organise habituellement deux allocations standard par an, fonction des fonds disponibles, et ceci est la première pour l’année 2016. La stratégie de l’allocation s’articule autour de deux objectifs principaux en accord avec la stratégie du plan de réponse humanitaire. Dans un premier temps, il s’agit de répondre aux besoins humanitaires urgents, critiques et immédiats en fournissant une assistance humanitaire ciblant les populations les plus à risque dans des zones touchées par la crise ou caractérisées par des mouvements de population récents. Il s’agit, dans un deuxième temps, de renforcer la centralité de la protection en s’assurant la réduction de la violence inter-intracommunautaire et l’amélioration de l’accès aux services de base pour les populations affectées. Ces objectifs devront être au centre des stratégies proposées et des projets sélectionnés. Ce financement de 9 millions de dollars aidera les organisations humanitaires à fournir: de l’eau potable et l’assainissement, la gestion des sites des déplacés, l’accès à éducation et aux services sanitaires, l’assistance alimentaire et des moyens de subsistance immédiate, l’assistance nutritionnelle, la protection, l’abri et les non-vivres. De même, seront considérés favorablement les projets soumis proposant dans leur intervention une stratégie de transfert de capacités à un partenaire d’une ONG nationale. «Toutes les informations sur cette allocation et comment soumettre un projet sont disponibles sur le site internet humanitaire réponse » a-t-il informé.

Par ailleurs, Aurélien Agbenonci a rappelé qu’en 2015, la communauté humanitaire a fait plusieurs réalisations au profit de la population vulnérable telle que dans le domaine de l’éducation ou parmi les 70,000 enfants et jeunes déplacés ciblé, plus de 37,000 garçons et 35,000 filles ont bénéficié d’activités éducatives dans les espaces temporaires d’apprentissage et écoles d’accueil; soit un réalisation de 105%.

«Cette année nous continuons à rester au chevet des personnes affectées par la crise en RCA. Il est important à ce titre de continuer à joindre nos efforts pour mobiliser les ressources financières nécessaires pour soutenir le financement de la réponse ».

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: L’Afrique veut quitter la CPI

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’Afrique veut quitter la CPI

 

Bangui, (C.N.C), 01-02-2016

Une proposition en faveur du retrait des pays africains de la Cour pénale internationale, faite par le président kényan Uhuru Kenyatta, a été adoptée à la fin du sommet de l’UA, ce dimanche, à Addis-Abeba.

M. Kenyatta a proposé à ses pairs du continent de préparer une feuille de route censée aboutir au désengagement des pays africains du Statut de Rome, par lequel la CPI a été instituée.

Selon le chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno, le nouveau président en exercice de l’UA, la proposition kényane repose sur le sentiment que la Cour pénale internationale cible notamment les dirigeants africains.

La CPI a abandonné ses poursuites contre Uhuru Kenyatta et son vice-président William Ruto, qu’elle soupçonnait d’être les principaux instigateurs des violences consécutives aux élections générales de 2007, au Kenya.

Ces violences avaient fait plus de mille morts et près de 300 mille déplacés.

L’Ivoirien Laurent Gbagbo, 70 ans, est le premier ex-chef d’Etat à comparaître devant la CPI.

A l’ouverture de son procès, jeudi, à La Haye, il a plaidé non coupable des crimes contre l’humanité pour lesquels il est poursuivi.

Il est mis en cause pour les violences postélectorales de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, qui avaient fait quelque trois mille morts, selon un bilan des Nations unies.

BBC AFRIQUE

 

 

BANGUI: LE NOUVEAU PLAN D’ACTION DE LA FAO EN CENTRAFRIQUE POUR 2016-2018

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE NOUVEAU PLAN D’ACTION DE LA FAO EN

CENTRAFRIQUE POUR 2016-2018

 

Bangui, (C.N.C), 01-02-2016

 

«Que les nouvelles autorités centrafricaines prennent consciences de la relance économique», a déclaré Jean Alexandre Scaglia, Représentant de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentaire (FAO) en Centrafrique. Il a interpellé les nouvelles autorités centrafricaines issues des urnes sur la nécessité de la relance économique dans le pays. Au cours de la présentation du bilan des activités de la FAO en 2015 en République centrafricaine et du nouveau plan d’action pour 2016-2018, Jean Alexandre Scaglia a mis l’accent sur la relance de l’économie centrafricaine qui doit se faire à travers la relance agricole.
C’est dans une conférence de presse organisée le 29 janvier 2016 au siège de l’institution à Bangui à la presse que le Représentant de la FAO a dressé un bilan de l’intervention de l’institution pour l’année dernière en Centrafrique. L’occasion pour Jean Alexandre Scagla, d’interpeller les nouveaux dirigeants de la République centrafricaine à se pencher sur les défis qui les attendent en ce qui concerne le redressement de l’économie du pays. Pour lui, la relance économique en République centrafricaine doit passer par la relance des activités agricoles qui ont subi de fracture dans les années écoulées de la crise dans le pays. «Il faut que les actions politique s’accompagnent avec la relace agricole, sinon, tout sera voué à échec. Car la véritable relance économie, je le redis ici, s’effectue avec la relance agricole pour le bien être de la population de ce pays », a-t-il martelé.

« Notre avenir réside dans l’agriculture », c’est le slogan du nouveau plan d’action sur lequel se focalise la FAO pour mener à bien son intervention en République centrafricaine 2016-2018. En partenariat avec le ministère chargé du développement du monde rural, la FAO trace des axes stratégiques prioritaires. C’est une feuille de route qui s’inscrive dans la logique de mise en œuvre basée sur les régions administratives qui visera d’une part à favoriser les potentialités régionales, sources de frustration et de marginalisation. Des groupes de travail par région nt donc été constitués au niveau du Ministère chargé du Développement du Monde Rural et auront pour objectif de faire des propositions concrètes pour chaque région sur la base des opérations.

La feuille de route qui est constituée au tour de quatre thèmes vise à répondre à quatre objectifs prioritaires identifiés par le gouvernement. Le premier objectif vise à améliorer la capacité de résilience, de relance durable des activités agropastorales et développement économique des communautés et ménages vulnérables, en facilitants leur accès aux capacités techniques, aux services finances ainsi qu’aux systèmes de résolution des conflits, pour répondre ux situations d’urgence humanitaire, aux exigences des marchés, au renforcement de la cohésion sociale et la promotion de la stabilité. Le deuxième objectif consiste à favoriser la réconciliation nationale des communautés fragilisées par la crise, à travers le renforcement du dialogue agriculteurs-éleveurs et des échanges économiques intercommunautaires, ainsi que la réintégration des ex-combattants à travers les programmes de Désarmement Démobilisation, Réinsertion (DDR), afin de retisser le lien social.
Troisièmement, l’objectif de cette feuille de route vise à former et encadrer l’entreprenariat et l’insertion professionnelle des jeunes afin de résorber leur chômage, leur donner des perspectives d’avenir et de répondre à la demande du marché intérieur, pour leur accomplissement personnel, la cohésion sociale et la réconciliation de paix. en fin, le quatrième objectif de cette feuille de route vise à consolider et valoriser la gouvernance et compétitivité de l’agriculture centrafricaine sur la base de son avantage comparatif écologique et géographique au sein de la sous-région CEMAC et CEEAC pour réduire la pauvreté, reconquérir le marché national et accélérer la croissance économique.
Pour contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à l’augmentation et la diversification des revenus de la population rurale, à la lutte contre la pauvreté et à la stabilisation et la cohésion sociale, des actions prioritaires seront articulées autour de plusieurs aspects essentiels.
Il s’agit d’abord du soutien au renforcement d’une production résiliente dont le manioc, arachide, mais et plantains, en vue d’améliorer les revenus agricoles et l’accessibilité d’une amélioration diversifiée aux consommateurs. Ensuite, il s’agit de la promotion de cultures de rente, dont le coton, café, cacao, et le palmier à huile, et vivrières porteuses (sésame, riz) afin de diversifier les sources de revenus des producteurs. L’un des aspect c’est l’appui aux exploitations d’élevage individuelles ou familiales pour accroitre leur revenus et augmenter la disponibilité de produits d’élevage sur le marché, dont la viande, le lait, les peaux et les cuirs. Il s’agit également dans ce programme de l’appui à l’élevage transhumant comme vecteur de dialogue intercommunautaire, de gestion des espaces et des conflits et de protection des populations et de favoriser l’accès aux services d’éducation et de santé aux populations nomades. Ces appuis visent aussi les produits forestiers non ligneux (PFNL) dont le gnetum africanum, huile de karité, miel chenilles et les champions pour amélioration des moyens d’existence et de la sécurité alimentaire des communautés locales, autochtones et déplacées dépendant de la foret de la République centrafricaine. En fin, il s’agit d’appuyer la gestion durable des pêcheries et exploitations piscicoles en vue d’accroitre la production de poisson, ce qui permettra d’augmenter les revenus et d’améliorer la disponibilité de protéine animale pour la population.
Un grand nombre de personnes se trouvent encore aujourd’hui privées d’accès à une alimentation en qualité nutritionnelle et quantité suffisante par manque de moyens ou simplement par incapacité d’accéder physiquement aux champs ou marchés. Ceux-ci doivent toujours, selon le plan d’action mis en place, être soutenus dans ces phases de privation, mais l’on doit absolument s’assurer qu’elles pourront retrouver leur autonomie le plus rapidement possible.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : la France veut mettre fin à son opération militaire en 2016

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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Centrafrique : la France veut mettre fin à son opération militaire en 2016

 
 
 
Bangui, (CNC), 01-02-2016
 

La France souhaite mettre fin à son opération militaire Sangaris en Centrafrique en 2016, a déclaré dimanche le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

«L’objectif c’est que l’opération Sangaris en tant que telle, opération militaire, s’arrête», a-t-il dit au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro en rappelant le «processus démocratique» en cours en Centrafrique et l’élection prochaine d’un président.

«Je souhaite que cela soit fait au cours de l’année 2016 et qu’il reste sur le territoire de Centrafrique de petites unités comme c’était le cas auparavant», a ajouté Jean-Yves Le Drian.

Les effectifs français, qui s’élèvent à 900 soldats actuellement – après avoir atteint jusqu’à 2.500 hommes au début de l’opération fin 2013/début 2014 –  seront alors ramenés à environ 300 soldats, a-t-il laissé entendre.

Les Nations unies ont déployé parallèlement une force de quelque 10 000 hommes, la Minusca, qui aide notamment à sécuriser les élections en vue d’une transition politique en Centrafrique.

«Il y a en Centrafrique une mission des Nations unies, la Minusca, dont le rôle va être croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique», a noté le ministre.

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs émis l’espoir que l’Union européenne s’engage à former l’armée centrafricaine, lors d’une réunion informelle des ministres européens de la Défense les 3 et 4 février à Amsterdam.

«J’ai souhaité – et je pense que j’aurai satisfaction cette semaine – qu’il y ait aussi, comme nous l’avons fait au Mali, une mission de formation de l’UE pour reconstituer l’armée de la République centrafricaine, en faire une véritable armée», a-t-il dit. «J’espère pouvoir obtenir cela de mes collègues dans quelques jours», a-t-il ajouté.

Le second tour de l’élection présidentielle en Centrafrique et le premier tour des législatives – scrutin annulé en raison de nombreuses irrégularités – auront lieu le 14 février, selon des décrets de la présidence de transition rendus publics jeudi.

Le second tour de la présidentielle opposera les anciens Premiers ministres Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, arrivés en tête du premier tour le 30 décembre 2015.

L’armée française, mobilisée sur de nombreux fronts antiterroristes – y compris sur le territoire national depuis les attentats de Paris en 2015 – ne compte pas en revanche réduire la voilure au Sahel.

Le dispositif «Barkhane n’a pas vocation à être allégé», a souligné le ministre de la Défense. L’opération mobilise 3.500 hommes sur cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso).

«Nous assurons par cette force la sécurité sur les cinq pays de la zone sahelo-saharienne», a-t-il dit, tout en soulignant qu’il faut aussi «permettre à ces pays de se doter de forces antiterroristes».

Le chef d’état-major, le général Pierre de Villiers, a souligné vendredi que l’armée française était «au taquet» et que tout nouveau déploiement nécessiterait de réduire la voilure ailleurs ou d’augmenter le budget de la Défense.

La France pourrait être notamment amenée à intervenir en Libye, aux côtés des Etats-Unis et d’autres pays européens ou de la région, si un gouvernement d’union nationale libyen est effectivement mis en place et demande de l’aide pour rétablir la sécurité dans le pays.

En Libye, «il n’y a pas d’autre solution que ce processus politique», a martelé le ministre français de la Défense.

 

La presses.ca

 
 

Centrafrique: CPI: le camp Gbagbo contre-attaque et charge les soutiens de Ouattara

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(Corbeau News Centrafrique)

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CPI: le camp Gbagbo contre-attaque et charge les soutiens de Ouattara

Bangui, (C.N.C), 02-01-2016

Au troisième jour du procès inédit de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale de La Haye, c’est au tour des défenseurs de l’ex-président ivoirien, jugé pour crimes contre l’humanité avec son ancien ministre Charles Blé Boudé, de faire entendre leur position. Ce lundi 1er février dans la matinée, l’avocat de l’ancien chef d’Etat a ouvertement mis en cause les autres parties engagées dans la crise post-électorale de 2010-2011 : l’actuel président Alassane Ouattara, mais aussi la France.

Ce lundi 1er février à La Haye, c’est au tour de la défense de dévoiler les grandes lignes de ce que sera sa stratégie durant le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, jugés pour crimes contre l’humanité. Laurent Gbagbo, 70 ans, est le premier ex-président poursuivi par la CPI depuis sa création.

Et ce lundi matin, l’avocat de l’ancien président ivoirien a clairement affiché sa position, qui consistera durant ce procès à « combler les silences du procureur, donner à voir un autre scénario ». Pour Emmanuel Altit, « la préméditation est avérée, Alassane Ouattara et ses soutiens voulaient se saisir du pouvoir par la force et la bataille d’Abidjan est la mise en application de cette stratégie. »

Et le conseil de M. Gbagbo d’attaquer : « En les faisant disparaitre du récit, veut-on faire oublier que l’armée de combattants pro-Ouattara venue du Nord à la fin du mois de mars 2011 avait laissé derrière elle un sillage de sang, commettant des massacres innombrables ? »

« Peut-être veut-on faire oublier qu’à leur arrivée à Abidjan, continue Me Altit, ces soldats s’étaient livrés à toutes sortes de crimes sur la population, dont des viols massifs. Veut-on faire oublier les crimes, les pillages et les viols dont s’étaient aussi rendus coupables à Abidjan dès décembre 2010 soldats et mercenaires pro-Ouattara ? »

La France mise elle aussi en cause pour le camp Gbagbo

La défense a donc pris le parfait contrepied de la thèse de l’accusation pour développer une tout autre vision de la crise post-électorale ivoirienne. Non seulement Me Emmanuel Altit, principal avocat de Laurent Gbagbo, nie que son client ait établi dès les années 2000 un plan meurtrier pour rester au pouvoir, mais il renvoie l’accusation sur son rival Allassane Ouattara, accusé d’avoir préparé sa prise de pouvoir par la force.

Ce, avec l’aide de mercenaires recrutés dès début 2010 au Burkina Faso. « Si ce sont les forces de sécurité qui étaient attaquées, tout le récit du procureur s’écroule et les preuves en ce sens sont innombrables. Si ce sont des groupes d’assaillants, organisés militairement et lourdement armés, qui lançaient des attaques et qu’une stratégie visant la prise du pouvoir par la force est discernable, alors le récit du procureur s’écroule », énumère l’avocat de l’ancien chef d’Etat.

Et de conclure en renvoyant également à M. Ouattara l’argument de la préméditation brandie par la procureure contre Laurent Gbagbo : « Si ces groupes de soldats et mercenaires ont été, dès avant les élections, infiltrés à Abidjan pour certains, transférés à l’hôtel du Golfe pour d’autres, organisés dans le nord du pays en vue de l’assaut final pour les derniers, alors la préméditation est avérée. »

Emmanuel Altit reproche à la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, d’avoir ignoré les exactions commises selon lui par les forces pro-Ouattara et le rôle joué de la France dans cette crise. Paris est accusée d’avoir fourni des armes aux forces pro-Ouattara malgré un embargo décrété par l’ONU, et d’avoir appuyé en sous-main l’offensive qui a mené à la chute de Laurent Gbagbo en avril 2011.

« La France ne voulait pas d’une paix négociée », a conclu l’avocat, dressant par ailleurs de son client Laurent Gbagbo, le portrait d’un homme « de paix », qui s’est toujours battu pour l’unité pour la démocratie et contre la Françafrique. Un engagement qu’il aurait finalement payé de sa chute, selon son conseil.

Centrafrique: à Kabo, isolé, on vit la campagne dans l’insécurité

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Centrafrique: à Kabo, isolé, on vit la campagne dans l’insécurité

 

Bangui, (CNC), 01-02-2016

La ville de Kabo, située au centre-nord de la RCA, à 70 km de la frontière tchadienne, est au cœur d’une zone toujours aux mains de l’ex-Seleka. Les combattants ont empêché la tenue du référendum, entrainant l’arrivée d’un petit contingent de vingt-six casques bleus de la Minusca. Le premier tour des élections s’est en revanche déroulé dans le calme, même si certains bureaux ont fermé à 16h pour éviter l’insécurité plus forte la nuit. Mais la présence de ces hommes armés, complique la vie des populations.

Comment les électeurs ont-ils arrêté leur choix dans cette région reculée ? A quoi ressemble une campagne électorale à Kabo et ses environs ?

« Le problème de l’insécurité totale se pose. Vous savez, Kabo est l’azimut de la rébellion. » Enoque sort rarement de Kabo, surtout la nuit. Et pour voyager, il faut avoir beaucoup d’argent. Sur les quelque 110 km qu’il y a entre Kabo et Kaga-Bandoro, au sud-est, il peut y avoir quatorze barrières, souffle-t-il.

Eloi, lui, habite un petit village entre Kabo et la frontière tchadienne. Comme de nombreux habitants de la zone, il dénonce des cas de racket commis par certains éléments de l’ex-Seleka. « Ici, on a ni les gendarmes, ni les policiers. On appelle les Seleka, c’est eux maintenant les autorités. Les autorités de l’Etat avant, ils étaient formés. Ils connaissent bien les droits et les devoirs des citoyens ; mais eux, ils ne les connaissent pas. Ils ont besoin d’argent. »

Les hommes de l’ex-Seleka ont mis en place des barrières de contrôle, à l’entrée et à la sortie de Kabo, sur l’axe principal nord-sud de la ville. Ils occupent aussi les locaux de la police et de la gendarmerie. Il y a quatre mois, un sous-préfet nouvellement nommé a subi des menaces, il n’est pas resté plus de 48h dans la ville. Les 26 éléments de la Minusca, sous-équipés, observe un couvre-feu à 17h. Si ces dernières semaines, la tension était un peu retombée, la situation reste volatile. Il y a quatre jours, des différends entre des combattants de deux factions rivales des ex-Seleka a fait un mort à l’arme blanche.

Le difficile accès à l’information, l’absence physique des candidats

Dans le petit village de Mudu, entre Kabo et le Tchad, même le réseau téléphone ne passe pas. Alors, pour s’informer sur les élections, c’est la débrouille, souligne Jonas : « Cette année la campagne a été très difficile. Elle s’est faite sournoisement, de bouche-en-bouche. Il y a de l’insécurité, on ne pouvait pas aller [aux meetings] et être reconnus ! »

Les habitants de Kabo et les déplacés, installés aux abords de la ville, sont à peine mieux lotis, confirme Crépin, pourtant avide de se renseigner sur les programmes : « La campagne est médiocre. On a pas bénéficié des journaux. La radio de Bangui fonctionne difficilement. Il y a quelques postes récepteurs, mais il n’y a pas de moyens pour acheter des piles pour écouter les infos. »

Quelques rares candidats aux législatives ou leurs représentants ont toutefois sillonné Kabo et ses environs. En revanche, les habitants rencontrés ne se souviennent pas avoir vu de représentants des prétendants à la présidence. Choisir en conscience n’est donc pas évident. « Pour nous, lettrés, ce n’est pas difficile ; mais pour ceux qui ne comprennent pas, qui ne savent pas lire ou écrire, cela pose problème. Or, il faut quand même penser pour faire un bon choix. Je pense que celui qui est admis à la députation ou aux élections, il doit faire quelque chose pour moi. Il y en a qui vont voter compte-tenu de l’argent. »

De nombreux habitants espèrent maintenant une visite des deux finalistes à la présidentielle, ce serait une signe fort pour cette région qui se sent oubliée. « Cela fait trois ans que l’Etat a quitté Kabo, rappelle Faustin, un autre habitant du village. On n’a pas vu de gendarmes, ni de policiers, ni d’enseignants… alors, on a l’espoir que les élections soient transparentes et que le gouvernement reprenne le travail pour nous envoyer sécurité, santé et éducation. La RCA est vaste », ce n’est pas seulement la capitale Bangui, insiste Faustin. « Celui qui sera élu devra veiller sur tous les Centrafricains, car chez nous à Kabo, nous vivons seulement grâce aux ONG qui nous donnent un peu de nourriture. Sinon, on moisit. »

Bangui, RFI

 

CENTRAFRIQUE: LE CICR APPUIE LA SODECA POUR UN MEILLEUR ACCES A L’EAU POTABLE A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE CICR APPUIE LA SODECA POUR UN MEILLEUR

ACCES A L’EAU POTABLE A BANGUI

 

Bangui, (C.N.C), 31-01-2016

 

Environ 400 000 personnes vont bénéficier d’un meilleur accès à l’eau potable dans la ville de Bangui, la capitale centrafricaine. Dans le but d’améliorer l’accès à l’eau potable des habitants de Bangui, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) ont décidé de remplacer près de quatre kilomètres de conduite d’eau du réseau de distribution qui dessert la capitale centrafricaine. Ce projet, dont le lancement officiel a lieu ce 29 janvier 2016, permettra aussi de fournir du travail aux habitants.

La cérémonie de lancement officiel des travaux de réhabilitation de conduite d’eau du réseau de distribution a eu lieu en façade de la primature à Bangui. C’était en présence des cadres de la SODECA dont la Directrice Générale Justine ainsi que de la délégation du CICR conduite par son chef Jean François Sangué. Ces travaux de remplacement de réseau s’effectuent sur 4km de conduite d’eau de SODECA et d’installation de 18 vannes le long de l’avenue des Martyrs entre les ronds-points des Nations Unies et Marabena.

«Les travaux, en majeure partie financés par le CICR, consisteront à remplacer une conduite primaire, située sur l’avenue des Martyrs, entre le rond-point des Nations Unies et le rondpoint Marabena», a expliqué Jonathan Pease dans, coordinateur des activités eau et habitat à la délégation du CICR en République centrafricaine, dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Cette conduite, très ancienne et sujette à de fréquents dysfonctionnements, est un maillon essentiel du système de distribution d’eau à Bangui, car elle est directement connectée au réservoir qui dessert une grande partie de la ville. «Plus de 400 000 personnes, y compris les déplacés installés à l’aéroport de Bangui et les personnes se trouvant à l’hôpital communautaire, en dépendent », a précisé Jonathan Pease.

Le réseau d’alimentation en eau de la ville de Bangui est vétuste et plusieurs conduites primaires sont en en fin de vie. «À l’issue des travaux qui ont commencé aujourd’hui, la SODECA pourra disposer d’un réseau plus fiable », a affirmé Justine Sow Ouakara, la Directrice générale de la SODECA. Cette réhabilitation de conduite d’eau est un projet qui vise à améliorer l’accès à l’eau potable des habitants de la capitale Bangui en assurant une meilleure desserte à plus de 400.000 personnes. Au cours des dernières semaines, cette conduite a connu deux fuites d’eau de grande ampleur réparées par la SODECA avec un appui du CICR. A l’issue des travaux qui ont démarré vendredi dernier, permettant également de fournir du travail aux populations environnantes, la SODECA devrait disposer d’un réseau plus fiable.

Un partenariat plus large entre la SODECA et le CICR

Dans son discours pendant la cérémonie de lancement des travaux, le Chef de la délégation du CICR a intimé que ce projet n’est pas le seul à être mis en œuvre par son institution en vue d’améliorer l’accès à l’eau potable des populations centrafricaines. D’après lui, le projet s’inscrit dans le cadre d’un partenariat plus large entre la SODECA et le CICR.

«Déjà en 2003, le CICR avait fourni deux pompes à la station d’exhaure (SP1) permettant d’assurer le renforcement et la continuté de la production d’eau à toute la ville de Bangui. Plus récemment en 2014, ce partenariat a vu la réhabilitation de la station de pompe SP3 qui assure l’accès à l’eau potable à plus de 100.000 habitants de Bangui », a rappelé Jean François Sangué, qui a ajouté que d’autres projets prévus sont notamment la construction de 50 chambres de vannes sur le réseau et réduire le nombre de personnes affectées lors des activités de réparation. Il est également prévu, selon le Chef de délégation CICR, de renforcer la production et l’extension du réseau dans la ville de Ndele. « Le soutien de CICR ne se limite pas uniquement au domaine de l’intervention physique sur les infrastructures. Il s’étend également aux donations en pièces de rechange ou en produits chimiques ainsi qu’à des formations poussées qui appuient le développement de compétences à la SODECA. En 2015, les activités CICR e soutien à la SODECA ont bénéficié à plus de 600.000 personnes à Bangui et à Ndele », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, deux véhicules de marque Pick-up ont été offerts à la SODECA par le chef de délégation CICR lors de la cérémonie de lancement officiel de ces travaux. Chef de la délégation a souligné dans son discours que l’une des conséquences du conflit et des violences est le déplacement des personnes et leur regroupement dans des sites de fortune. Ces personnes ont encore plus besoin d’avoir accès à l’eau. Ainsi, le CICR appuie les populations déplacées à Bangui, à Kaga-Bandoro et Bambari, leur fournissant de l’eau soit à travers des infrastructures existantes soit en la transportant par le biais de camions. A ceci s’ajoutent la construction de latrine et douches ainsi que des activités de promotion d’hygiène, cette dernière étant réalisée en collaboration avec des volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine. A l’intérieur du pays, le CICR réhabilite des sources, des puits et des forages tant en milieu urbain que rural pour les populations victimes de conflit armé et des violences. Plus de 24000 personnes en ont bénéficié en 2015 dans les préfectures de Nan-Gribizi, Kemo, Ouaka, Bamuingui-Bangoran et Vakaga.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: KNK : Vers une marche pacifique de mobilisation de la base au soutien à Touadera ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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KNK : Vers une marche pacifique de mobilisation

de la base au soutien à Touadera ?

 

Bangui, (CNC), 30-01-2016
La précision est de mise en ce qui concerne le second tour de l’élection présidentielle, depuis la proclamation des résultats définitifs des scrutins groupés du 30 décembre 2015. Deux candidats concourent pour la magistrature suprême de l’Etat, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadera. Pendant qu’un accord politique lie le parti KNK au candidat Dologuélé, une base dudit parti projette une marche pacifique de soutien au second candidat, Faustin Archange Touadera.
« Au niveau de la base, nous avons mobilisé tous les militants derrière le candidat Faustin Archange Touadera. Nous sommes en train d’organiser une grande marche pacifique de soutien qui aura lieu très bientôt », a annoncé Didatien Kossimatchi, un membre de la base lors d’une rencontre avec la presse. Cette marche s’aligne dans la dynamique d’actions d’une base de KNK, le parti de l’ex-Président François Bozizé, qui n’a jamais voulu accepter l’Accord électoral signé par le Secrétaire général du KNK et le président du pari URCA.
Au fond, il s’agit pour la coordination de la base du KNK dirigée par M. Samuel Tokofeisset d’appeler les Ouvriers du KNK à voter pour Touadera, ceci à l’encontre de l’accord électoral avec l’URCA.
Attendons le jour de la marche…

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Bangui: Des candidats indépendants aux législatives suggèrent la date du 13 mars pour la tenue du premier tour

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(Corbeau News Centrafrique)

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Des candidats indépendants aux législatives suggèrent la date

du 13 mars pour la tenue du premier tour

 

Bangui, (CNC), 2016-01-30

41 candidats aux législatives de désormais 2016 se sont constitués en collectif lors d’une Assemblée générale tenue le mercredi 27 janvier 2016, à Bangui. Au nom de cette entité, la quarantaine de prétendants députés de la nation a demandé que le 1er tour des élections législatives qui sera réorganisé par l’Autorité nationale des élections (ANE) puisse avoir lieu le 13 mars prochain suivi le 27 mars du second tour conformément au délai de 60 jours accordé par la Cour constitutionnelle de transition à l’ANE pour l’organisation de ces élections. C’était au cours d’un point de presse, ce 28 janvier 2016, au restaurant Balafon co-animée par Nestor Sembona Président, Marcel Diki Kiriri Porte-parole et Prospère Daouda.
« Le Collectif des candidats indépendants aux législatives 2015-2016 approuve pleinement l’annulation, par la Cour constitutionnelle, des résultats des élections législatives en raison de très nombreuses irrégularités et violations graves du Code électoral sur toute l’étendue du territoire », peut-on lire dans la déclaration du Collectif.
Le Collectif s’insurge ainsi contre le nouveau chronogramme publié par l’Autorité nationale des élections (ANE) qui consacre à nouveau le couplage du premier tour des législatives et du second tour de la présidentielle pour le 14 février 2016, ceci, au mépris de la décision de la Cour constitutionnelle. « Le Collectif constate que la Cour constitutionnelle donne à l’ANE un délai maximal de 60 jours (soit jusqu’au 27 mars 2016) pour organiser des nouvelles élections législatives. Le Collectif approuve pleinement cette décision de la Cour constitutionnelle, car elle donne à l’ANE la possibilité d’organiser les élections législatives après le second tour de la présidentielle. En effet, en dissociant les deux élections, l’ANE sera beaucoup plus à l’aise pour bien préparer et gérer convenablement chaque élection.
C’est pourquoi, le Collectif dirigé par le candidat indépendant Nestor Sembona suggère que ces législatives puissent être organisées le 13 mars 2016. « Le Collectif attire l’attention des autorités de la transition, de l’ANE et de la communauté internationale sur le danger que représente un nouvel échec des législatives organisées précipitamment dans un délai trop court et irréaliste. Si le deuxième tour de la présidentielle a lieu le 14 février, le Collectif suggère que le premier tour des législatives se tienne le dimanche 13 mars 2016 et le second tour le dimanche 27 mars 2016. Ainsi, le délai de 60 jours préconisé par la Cour constitutionnelle sera respecté tout en donnant à l’ANE le temps nécessaire pour bien organiser chaque élection ».
Notons qu’aux termes du décret convoquant le corps électoral pour le scrutin législatif, la campagne démarre ce samedi à 6 heures et prendre fin le 12 février à minuit. Parallèlement au sentiment d’humeur du Collectif des indépendants, l’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) a organisé, ce vendredi 29 janvier à Bangui, un sit-in et réclamé l’annulation de l’élection présidentielle.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: DEGLARATION NO 22 de L`Alllliance des Forces Dellérrrocratiques pour Ia Transition A.F.D.T (ASD, CRPS, MCP, MDES, MLPC,

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(Corbeau News Centrafrique)

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DEGLARATION  NO 22
de L`Alllliance des Forces
Dellérrrocratiques pour Ia Transition
A.F.D.T
(ASD, CRPS, MCP, MDES, MLPC, RDC, UDEGA)
RELATIVE AUX RESULTATS DEFINITTFS DES ELECTIOTIIS COUPLEES
DU 30 DECEMBRE 2O15

Bangui, (CNC), 01-28-2016

La Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) vient de rendre publics les résultats des élections couplées (présidentielle et législatives) dites de sortie de crise du 30 Décembre 2015.

L’AFDT comme la plupart des compatriotes centrafricains, constate avec regret que les nombreux cas de dysfonctionnement liés à I’organisation de ces élections par I’ANE ainsi que les fraudes massives qui ont fait I’objet de nombreuses requêtes de certains candldats aussi bien à l’élection présidentielle qu’aux législatives devant la CCT ont subi un traitement tout aussi discriminatoire qu’incompréhensible.

En effet, Ia CCT faisant fl du principe de I’indivisibilité des élections groupées a rejeté les mêmes éléments de preuves fournis à I’appui des requêtes et confirmé d’une part les résultats provisoires de I’ANE pour la prêsidentielle et invalidé en bloc la totalité du premier tour des législatives d’au6e part; Ceci montre que la CCT a préféré prendre une position politique au lieu de dire le droit.

Exemples: Les cartes d’électeurs achetées, les cas de corruption, de violence portant atteinte à la liberté de choix des électeurs et qui ont été retenus par la CCT sont des vices qui ont affecté les deux (2′) scrutins, et qui logiquement dewaient entrainer une annulation globale des élections présidentielle et législatives.

En outre, la CCT tout en proclamant ces résultats a émis de sérieux ” doutes sur la fiabilité des résultats” publiés par I’ANE dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle a failli. Les nombreux appels pressants à recourir aux institutions légales pour le règlement des contentieux électoraux est un marché de dupe dont de nombreux candidats ont fait aujourd’hui les frais.

En dépit de cet état reglettable des choses, I’AFDT : Demande aux militants des entités qui la composent de continuer à observer la retenue et à refuser de céder à la violence et à toute provocation d’où qu’elle vienne; Exige un audit de I’ANE et de son système informatique.

Compte tenu de son échec cuisant, exige sa recomposition pour éviter que les mêmes causes ne reproduisent les mêmes effets ; Réitère son attachement au maintien d’une organisation couplée du second tour de l’élection présidentielle et du premier tour des législatives et propose que I’OM soit retenu comme opérateur pour le traitement (infonnatique) des données;

Enfin I’AFDT se réserve le droit d’engager des poursuites pénales contres les Agents de I’ANE qui se sont rendus coupables des graves faits ayant occasionné de préjudices aux nombreux candidats et entrainé I’annulation du premier tour des législatives ;

Exige des Autorités de la Transition des sanctions administratives à I’encontre des Agents (héfets, Sous-préfets etc….) qui ont participé aux fraudes électorales.

Fait à Bangui, le 26 Janvier 2016

Le Plésident en exercice de IAFDT

Christphe BREMAIDOU

 

CENTRAFRIQUE: «LE CNT VA POURSUIVRE SA MISSION JUSQU’A LA MISE EN PLACE DE LA NOUVELLE ASSEMBLEE NATIONALE» DIXIT T. P. AKOLOZA

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«LE CNT VA POURSUIVRE SA MISSION JUSQU’A LA MISE EN PLACE

DE LA NOUVELLE ASSEMBLEE NATIONALE»

DIXIT T. P. AKOLOZA

 

Bangui, (CNC), 28-01-2016

Le Bureau exécutif du Conseil National de Transition(CNT) a reçu en audience, le 27 janvier 2016, dans le salon d’Honneur de l’institution, les membres de la Cour Constitutionnelle de Transition. L’objectif de cette rencontre entre les deux institutions de la transition est d’échanger avec les membres de cette Haute Cour de Justice en vue de mieux comprendre l’essence de la décision par elle rendue le 25 Janvier 2016.

La délégation de Cour Constitutionnelle de Transition était dirigée par son Président, Monsieur Honoré NDOUBA. La délégation de la Cour a été reçue par Alexandre-Ferdinand N’Guendet, Président du Parlement de transition assisté de tous les autres membres du Bureau du Conseil National de Transition. A l’issue de cette rencontre, Thierry-Patrick AKOLOZA, Rapporteur Général du Conseil National de Transition, répondant aux questions de la presse, a déclaré que «leParlement de Transition a voulu échanger avec les membres de cette Haute Cour de Justice en vue de mieux comprendre l’essence de la décision par elle rendue le 25 Janvier 2016 ».

Le Rapporteur Général a tenu à rappeler que la décision de la Cour s’impose à toutes les institutions de la République centrafricaine. L’annulation des élections législatives par cette Cour veut dire, a expliqué Thierry-Patrick AKOLOZA, que: « tout le processus électoral sera repris entièrement depuis la liste électorale jusqu’au scrutin législatif en question…».

Il a ajouté que dans l’esprit de la décision de cette Cour, le second tour de l’élection présidentielle ne sera pas couplé avec les législatives annulées, comme l’a déclaré, le mercredi dernier, sur les ondes de RFI, Mahamat Kamoun, Premier Ministre de Transition. «Le second tour de l’élection présidentielle couplé avec les législatives annulées ne peuvent avoir lieu le 14 Février 2016», a précisé le Rapporteur du Conseil National de Transition qui a relevé que « c’est en violation de la décision de la Cour Constitutionnelle et des dispositions du Code Electoral ». pour le Rapporteur du CNT, le premier ministre n’a pas respecté la regle du jeu qu’il s’est permis de faire cette déclaration sur les ondes de Rfi, annonçant la tenue du second tour de la présidentielle avec les législatives annulées.

Enfin, Monsieur AKOLOZA a souligné que le «Conseil National de Transition va poursuivre sa mission jusqu’à la mise en place de la nouvelle Assemblée Nationale élue conformément aux dispositions de la Charte Constitutionnelle de Transition ainsi que de la Nouvelle Constitution de notre pays ».

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: DEMAIN LA CENTRAFRIQUE…

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DEMAIN LA CENTRAFRIQUE…

 

Bangui, (CNC), 28-01-2016

 

La République Centrafricaine, pays de feu Barthélemy BOGANDA, est le pays de tous les paradoxes. Les récentes élections organisées à l’emporte-pièce et à la va vite nous confortent dans cette assertion.
Les chantres de la fameuse « 3ème TRANSITION » doivent se gausser dans l’ombre en observant les gesticulations postélectorales de certains acteurs désignés pour concourir à cette parodie électorale réclamée à cor et à cris par les centrafricains, appuyer par la Communauté Internationale dont l’issue est désormais un secret de polichinelle. Un maçon version « aile de BRAZZA » sous la protection bienveillante du tout-puissant « MEDIATEUR DE LA CRISE CENTRAFRICAINE » PAPA DENGUESSE en sortira vainqueur. Il ya lieu de se le tenir pour dit ! Le second tour de la présidentielle confirmé (après tergiversation entre confirmation ou annulation) par la Cour Constitutionnelle de Transition, nonobstant les fraudes massives et nombreuses autres irrégularités, n’est donc qu’une simple formalité devant parachever vaille que vaille cette TRANSITION POLITIQUE encombrante et épuisante à « évacuer » rapidement. Ainsi, peu importe la suite des évènements dans ce pays pauvre miné par des soubresauts politiques récurrents, des SEIGNEURS DE GUERRE et CRIMINELS NOTOIRES toujours dans la nature, un calme précaire, une atmosphère délétère, une paupérisation criarde de la population prête à vendre son âme et à succomber à tous les mirages, une déliquescence de l’élite politique naviguant au gré du vent tel un bateau ivre sans Maitre ni repère , une administration notoirement corrompue nécessitant d’être expurgée de ses « VIEUX MACHINS » à envoyer d’office à la retraite, une jeunesse traumatisée et sans référence plausible et qui aurait surement besoin d’un suivi psychologique majeur suite aux violences inhérentes aux différents conflits vécus. Il ne faut surtout pas perdre de vue que les élections en cours sont organisées dans un pays qui demeurent une véritable poudrière depuis la chute du président BOZIZE, le calamiteux passage de la nébuleuse SELEKA et l’apparition des ANTIBALAKAS qui est une bouillabaisse version « CENTROS » composés de « patriotes », de ZARAGUINAS(coupeurs de route NDLR) repentis, de voyous et désœuvrés de tout acabit, enfin un pouvoir de TRANSITION décrié quant à son incompétence, son incurie et truffé d’individus véreux aux passés obscurs…Assis sur de la braise, la Centrafrique est encline à de nouvelles tensions qui couvent et qui pourront se déclencher aux moindres faux pas des uns et des autres.
Le conseil à donner ici aux futurs dirigeants quels qu’ils soient est d’éviter TOUT TRIOMPHALISME BEAT et d’envisager le retour à la légalité constitutionnelle plus comme un cadeau inespéré de dame nature, la

chance d’une renaissance du pays voire une NOUVELLE TRANSITION LEGALISEE et qu’il est souhaitable de voir « apaisée ». Eu égard à la descente aux enfers de la République centrafricaine, il s’agira de composer avec toutes les bonnes volontés, toutes les compétences, les vraies nous entendons, sans REGLEMENTS DE COMPTES ou CHASSES AUX SORCIERES et sans EXCLUSION AUCUNE afin d’aide ce petit pays d’Afrique centrale tant meurtri à renaitre, autant que faire se peut, de ses cendres. Ce qui n’est évidemment pas une chose facile et acquise !
Dans un pays du « je t’aime, moi non plus » à la GAINSBOURG, rien n’est moins sur. Il est de notoriété publique qu’au-delà de la comédie humaine jouée par les uns et les autres, les centrafricains se détestent mutuellement. Le pays semble désespérément vivre dans une sorte d‘hypocrisie généralisée. Pour preuve, les troubles militaro-politiques récents (2013-2015…) avaient dans un élan patriotique primaire mis en exergue notre compassion pour la mère patrie et notre amour pour le « 236 », mais la tenue récente dés élections a fait ressortir nos vices cachés, nos cynismes, nos sectarismes, nos natures profondes refoulées à travers la haine viscérale de l’autre. Les centrafricains vivent dans un cocktail toujours prêt à exploser à tout moment. Même la fameux « CODE DE BONNE CONDUITE » signé par le LEADERSHIP POLITIQUE » n’a rien pu y faire. Il n’y qu’à observer les invectives des uns envers les autres au niveau des réseaux sociaux et autres médias qui se sont substituées aux PROJETS DE SOCIETES ou PROGRAMMES POLITIQUES à proposer au peuple pour solliciter son suffrage…Dans un pays quasi affamé et près à tous les travers, quoi de plus normal !
Pour paraphraser un auteur éminent bien connu du continent africain, notamment au sud du Sahara, « la République centrafricaine serait-elle mal partie » ? A cette épineuse question, la réponse sera donnée par le peuple centrafricain lui-même qui se cherche encore et est entrain de réinventer sa nouvelle histoire. Attendons de voir et d’être agréablement surpris par les faits.

ARISTIDE YEYE WO

BANGUI: LA MINUSCA REITERE SON ENGAGEMENT A PROTEGER LES CIVILS DES ATTAQUES DES GROUPES ARMES

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(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

 

LA MINUSCA REITERE SON ENGAGEMENT A PROTEGER LES CIVILS

DES ATTAQUES DES GROUPES ARMES

 

Bangui, (CNC), 28-01-2016

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a réitéré mercredi 27 janvier 2016 à Bangui, son engagement à protéger les populations civiles des attaques des différents groupes armés, au moment où des informations font état d’incidents provoqués par des présumés éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) dans l’Est du pays (Haute Kotto et Mbomou). Au cours de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de la mission, le porte-parole de la mission, Vladimir Monteiro, ainsi que celui de la Force, colonel Adolphe Manirakiza, ont annoncé une série de mesures prises par la MINUSCA notamment l’envoi d’une mission d’évaluation et le renforcement de moyens dans la zone concernée.

Selon les deux porte-paroles, les informations recueillies permettront de préciser clairement si les incidents sont le fait de présumés éléments de la LRA et/ou d’autres groupes armés. « Quoiqu’il en soit, la MINUSCA, dans sa mission de protection des civils, s’est réunie cette semaine avec les partenaires impliqués dans la lutte contre la LRA (la force régionale de l’Union africaine et le groupe spécial américain) pour discuter de la coordination et de l’échange d’informations. La MINUSCA a aussi renforcé les moyens notamment avec des hommes et des patrouilles aériennes », précisent-ils.

Le porte-parole de la MINUSCA a aussi indiqué qu’au cours de la semaine écoulée, la MINUSCA a pu surveiller, vérifier et documenter, sur tout le territoire national, 24 cas de violations et d’abus des droits de l’homme avec au moins 54 victimes y compris trois femmes, trois mineurs et deux personnes âgées. Citant des sources concordantes, il a indiqué que les auteurs présumés sont des éléments des groupes armés appartenant aux anti-Balaka, aux ex-Seleka (FPRC), des peulhs affiliés au groupe 3R et quelques agents de l’Etat (policiers et gendarmes).

Par ailleurs, selon Monteiro, la mission a eu des rencontres de suivi et d’échange avec le ministère de la justice sur les questions relatives à la justice transitionnelle et à la mise en place effective d’une commission nationale des droits de l’homme conformément aux standards internationaux des droits humains. La mission a également poursuivi son appui au ministère de la justice dans la planification des missions de

travail dans les préfectures, permettant ainsi de vérifier l’effectivité du redéploiement du personnel judiciaire et de réaliser le contrôle et l’inspection des juridictions. Les représentants du ministère et de la MINUSCA se sont rendus à Bouar, la semaine dernière, afin d’évaluer l’état des travaux à la prison de Bouar et ont établi que l’établissement est désormais fonctionnel.

A propos du pré-DDR, Monteiro a indiqué qu’un séminaire communautaire organisé récemment à Bambari, pour discuter de la question de la présence des armes et munitions dans les camps de déplacés, recommande l’instauration d’une chaîne de communication entre les gestionnaires des sites et la MINUSCA et un contrôle plus strict des personnes étrangères de l’accès aux camps.

Le porte-parole de la mission a ajouté qu’en vue de la réouverture du cimetière musulman de Boeing et la finalisation du pacte de non-agression entre les communautés, une première session de sensibilisation concernant le projet avec les chefs de quartier de Bimbo III et du 3ème arrondissement a eu lieu le 22 janvier. Les participants ont promis de travailler pour la réouverture du cimetière et ont exprimé leur satisfaction concernant les informations fournies sur le pacte. Le projet “jeunes à risques” a également organisé plusieurs campagnes de sensibilisation dans ces deux localités de la ville de Bangui, destinées à renforcer l’esprit de cohabitation pacifique. A cet effet, une stratégie intégrée MINUSCA-PNUD-Ambassade de France a été mise sur pied, avec notamment des activités à haute intensité de main d’œuvre.

Pour sa part, le porte-parole de la Force, Adolphe Manirakiza, est aussi revenu sur la poursuite des patrouilles et opérations menées par la MINUSCA dans tous les secteurs, notamment à l’ouest de la Centrafrique où un accent particulier a été mis sur Paoua et ses alentours, avec le renforcement en personnel et en équipement pour combattre les actes de banditisme et de harcèlement de la population observés ces derniers jours. Dans le secteur centre, les patrouilles de la semaine écoulée ont été concentrées sur Batangafo, Bouca, Sibut, Grimari, Bambari et Ndele, en raison des tensions entre les différents groupes armés qui risquaient de porter atteinte à la sécurité de la population.

De son côté, le porte-parole de la police Salifou Konseiga, a annoncé que la composante police poursuit ses missions d’escorte et de protection des hautes personnalités, les patrouilles, les gardes statiques, les opérations de lutte contre la délinquance et la co-location dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie. Dans le cadre de la sécurisation du processus électoral, le dispositif sécuritaire est maintenu autour du Centre de traitement des données de l’ANE. Par ailleurs, la Police de la MINUSCA effectue fréquemment des visites à la Brigade des mineurs, afin de s’enquérir de la situation concernant cette frange vulnérable de la population, et faire le suivi de la procédure, en collaboration avec les officiers en charge desdits dossiers.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COORDINATION NATIONALE SECRETARIAT GENERAL PORTE PAROLE

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(Corbeau News Centrafrique)

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COORDINATION NATIONALE
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SECRETARIAT GENERAL
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PORTE PAROLE
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N°____002___ /2016 /CN/SG/PP/

 

Bangui, (CNC), 28-01-2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

DE LA COORDINATION NATIONALE   DU GROUPE D’AUTO-DEFENSE ET DE RESISTANCE POPULAIRE RELATIVE À L’INDEFECTIBLE SOUTIEN. AU PRESIDENT  Faustin-Archange Touadera

Les résultats de l’Election Présidentielle du 30 Décembre 2015 viennent d’être rendus publics le lundi 25 Janvier 2016, à la satisfaction de la grande majorité du peuple centrafricain longtemps meurtri par les affres des ennemis de la République.
Malgré les gesticulations et agitations sans fondement des habitués des contestations sans tête ni queue tendant à provoquer l’annulation du scrutin, la Cour Constitutionnelle de transition a dit le droit sous toutes ses formes pour confirmer la validité des votes. Ainsi, les deux têtes de liste du 1er tour, à savoir Messieurs Anicet-Georges DOLOGUELE et Faustin-Archange TOUADERA sont retenus pour le second tour qui se tiendra le dimanche 14 février 2016.

A cet effet, le Groupe des patriotes que dirige le Grand Patriote Patrice-Edouard NGAISSONA a dresse ses vives félicitations aux deux lauréats en général et particulièrement au Professeur Faustin-Archange TOUADERA dont le bon sens et la promptitude dans la gestion des affaires de l’Etat ont marqué positivement le peuple centrafricain dans un passé récent. Aussi, le Groupe des patriotes tient à rassurer le Professeur TOUADERA de son indéfectible soutien lors de la tenue du second tour de l’élection afin que la République Centrafricaine et tout son peuple retrouve le chemin du développement et de la prospérité.

Entre  celui qui a régularisé la situation des cotons  et cafés des agriculteurs et celui qui na riens fait, qui choisissons- nous ?

Entre celui qui donne de l’eau à boire pour atténuer la souffrance du peuple et ceux qui ont donné du vinaigre, qui choisissons nous ?

Entre celui qui s’est  privé de nourriture pour en donner à ses  semblables et ceux qui ont pensé qu’à garnir leur boyaux, qui choisissons nous ?

Entre celui qui paye les salaires, bourses et les  pensions et celui qui à laissé des ardoises salles, qui choisissons-nous ?

FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA est la  solution  et le chemin par lequel le peuple réalisera ses attentes à brève échéance dans la paix, la solidarité et la sécurité. ll est porteur d’un nouveau contrat social.

Fait à Bangui, le 27 Janvier 2016

La Coordination Nationale

Le Chargé de la Communication
Porte Parole:

Bérenger Ludovic Igor LAMAKA

igor.lamaka@yahoo.fr

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CENTRAFRIQUE: UN PACTE DE NON AGRESSION AB-UPC

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(Corbeau News Centrafrique)

Les Refugiés centrafricains dans un Camp au Cameroun
Les Refugiés centrafricains dans un Camp au Cameroun

 

UN PACTE DE NON AGRESSION AB-UPC

Bangui, (CNC), 01-28-2016

 

Il y a quelques jours, deux personnalités réputées ont décidé de faire la preuve de leur intention réelle de s’engager pour une pacification définitive de notre pays : le Général Ali Darrass, ex-personnalité militaire de l’ex-Séléka, figure des Peuls et représentant aujourd’hui l’UPC, et Patrice Edouard NGaissona, chef historique et représentant les anti-balakas. Ils se sont engagés par un geste très fort en ces temps de sortie de crise par la signature d’un pacte de non agression entre les deux parties ex-ennemies. Un signe que tous les Centrafricains sont convaincus de la nécessité de concentrer leurs efforts sur la préservation de la stabilité du processus électoral.

Une initiative partie de Bambari

Au lendemain du 1e tour des élections, la presse Banguissoise titrait : « Bambari, la ville modèle : tout s’est parfaitement bien passé ». Bambari, fief des Peuls et de plusieurs groupes d’Anti-Balakas, fut le théâtre d’affrontements, de tensions entre les communautés et avaient sombré dans la détestation. Bambari est à présent devenue la ville paisible que l’on n’aurait osé imaginer il y a encore quelques mois.

Faut-il y voir le signe annonciateur d’un apaisement général qui s’étend sur le reste de notre pays de jour en jour ? C’est bien probable. En tout état de cause, à Bambari, c’est bien le dialogue qui a permis d’apaiser les tensions entre groupes qui jadis ne trouvaient pas les clés du dialogue et de la cohabitation. Depuis quelques jours, ce retour au dialogue est bien le fait d’hommes qui ont eu le courage de prendre leurs responsabilités et se rassembler autour d’une table.

Un pacte inclusif repris au niveau national

Ce rapprochement a conduit les deux représentants de chacune des parties, le Général Darrass et Patrice Edouard NGaissona, à s’engager à un niveau national et à promettre respect et bonne cohabitation entre leurs deux communautés. Ainsi, ils ont pu rédiger un pacte national de non-agression et de bonne cohabitation. Le document, signé de la main des deux chefs juste avant les élections, couvre la totalité de la période électorale et peut s’étendre bien au-delà. De plus, Darras et NGaissona s’engagent à ne commettre aucun acte de violence à l’encontre des populations, des forces internationales et à favoriser la libre-circulation de chacun. Enfin, cet accord prévoit à ne recourir aux armes que dans un cas de force majeure et dans le respect de la légitime défense. Mais nous retiendrons de cet accord un aspect complémentaire et non des moindres : c’est bien un accord inclusif qu’ont signé les deux leaders. Toutes les autres communautés du pays pourront venir s’y adjoindre en apposant leurs signatures. Ce pacte ouvert raisonne comme une incitation à emboiter le pas des deux communautés.

Un geste symbolique fort

La signature de cet accord par deux poids lourds, qui se sont illustrés par un engagement très dur durant la crise, constitue une véritable reconnaissance culturelle mutuelle et un gage de cohésion sociale pour l’avenir. C’est ainsi que les composantes de la citoyenneté centrafricaine se rapprochent et décident, non seulement de se reconnaitre, mais aussi de s’accepter et de se fondre dans une seule identité : être centrafricain ! C’est dire la portée symbolique de ce geste.

Depuis la mise en place de ce pacte, force est de constater que ça marche ! Aucune entorse à l’accord n’a été constatée depuis sa signature. En effet, le référendum s’est très bien déroulé à Bambari, le 1e tour également. A présent, Peuls et Anti-balakas se retrouvent à la même table chaque semaine pour une réunion de sécurité. Le protocole prévoit également la désignation de deux émissaires chargés de faciliter le travail avec la police et la justice.

Faut-il voir dans ce pacte l’engagement définitif de ne plus se diviser et de se respecter dans notre pays qui commence à peine à panser ses plaies ? C’est fort possible. Cette signature révèle une prise de conscience par deux hommes que tout a pu opposer durant la crise : c’est le fait qu’ils représentent des communautés qui convergent vers un même dessein : une nation Centrafricaine unie et indivisible.

Max Rudford

Journaliste indépendant engagé pour la paix en Centrafrique  

Bangui: Déclaration du Collectif « Touche pas à ma Constitution »suite au verdict de Cour Constitutionnellede Transition

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(Corbeau News Centrafrique)

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Déclaration du Collectif « Touche pas à ma Constitution »suite au verdict

de Cour Constitutionnellede Transition et

la réorganisation des élections législatives.

 

Bangui,(CNC), 01-27-2015

 

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » prend acte du verdict rendu par la Cour Constitutionnelle de Transition et rejette en bloc la proposition de la date du 14 février 2016 faite par l’Autorité Nationale des Elections pour la réorganisation des élections législatives.

En date du 25 Janvier 2016 la Cour Constitutionnelle de Transition a rendu son verdict relatif aux résultats des élections groupées du 30 décembre 2015.
Il ressort de cette décision rendu par la Cour que les deux anciens Premiers Ministres Anicet Dologuélé et Faustin Touadera sont autorisés d’aller au second tour de la Présidentielle. Cependant, la Cour annule totalement les résultats des élections législatives au motif des graves irrégularités constatées pendant le déroulement des scrutins législatifs.

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution », prend acte du verdict rendu par les membres de la Cour concernant l’élection Présidentielle, mais rejette en bloc la nouvelle proposition de la date du 14 février 2016 qui vient d’être faite via la presse par l’Autorité Nationale des Elections pour la tenue des élections législatives et demande à cette Institution de revoir sa proposition irréaliste.

Par-ailleurs, le collectif dénonce surtout l’amateurisme, le dysfonctionnement et les graves irrégularités constatées pendant le déroulement de ce scrutin et exige de l’Autorité Nationale des Elections de faire preuve de compétence, de rigueur et de transparence afin d’éviter les multiples contestations durant ce second tour de la présidentielle et pendant la réorganisation des élections législatives.

Enfin le Collectif, rend un vibrant hommage au peuple Centrafricain pour sa détermination très remarquable de revenir à la légalité Constitutionnelle.

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Fait à Paris et Dakar le 26.01.2016

Ont signé :

Le Coordonnateur Général

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Le Secrétaire Général.

Mandela YAPENDE.

BANGUI: LE CICR DRESSE LE BILAN ANNUEL DE SES REALISATIONS DE 2015 EN CENTRAFRIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE CICR DRESSE LE BILAN ANNUEL DE SES REALISATIONS

DE 2015 EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, (CNC), 26-02016

Les défis humanitaires, sanitaires, et de droit humanitaire en République centrafricaine demeurent une préoccupation du Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR). Lors d’une rencontre d’échange avec les Journalistes centrafricains organisée le 22 janvier 2016 à sa base dans le 5ème arrondissement de Bangui, le CICR a dressé le bilan de ses activités réalisées au cours de l’année 2015 dans le pays, tout en présentant ses vœux les meilleurs pour l’amélioration des souffrances des victimes de conflits en Centrafrique.

Cette rencontre avec les professionnels des médias a permis à Jean François Sangué et Yves Giebens respectueusement Chef de délégation et Coordinateur Santé au CICR, de faire l’état des lieux de la situation humanitaire en République Centrafricaine. Il s’agit, en effet, de formuler les vœux du CICR et de faire le bilan des activités du Comité en période 2015 dans le pays. Ces activités sont relatives à la santé, la sécurité économique, l’accès à l’eau et à l’habitat, la protection et la promotion du droit humanitaire (DIH). La vulnérabilité et la précarité des centaines de milliers de familles dans la République Centrafricaine continuent de nécessité, selon le CICR, une aide humanitaire considérable à court et moyen terme. De son point de vue humanitaire, le Comité rappelle que la plupart des zones du pays touchées par une crise chronique de développement ayant conduit à une pauvreté extrême. La crise qui a frappé le pays depuis 2013 n’a fait que qu’augmenter, d’après le Chef de délégation CICR, l’ampleur des besoins humanitaires auxquels il a fallu d’urgence répondre. Dans sa présentation du bilan du Comité, le Coordinateur de Santé Yves Giebens a fait le résumé de l’ensemble des activités du CICR en période 2015 en République Centrafricaine.

Activités sanitaires

A travers des activités dans le domaine de la santé, le Mouvement s’efforce de féliciter l’accès aux services de santé primaire et secondaire, améliorer la prise en charge chirurgicale des blessés de guerre et assurer une réponse aux besoins psychologiques les plus urgents des victimes de violences, en particulier celles de violences sexuelles. En collaboration avec le Ministère de la santé et d’autres partenaires, le Comité contribue à la lutte contre le paludisme, le VIH/Sida et la tuberculose. D’après les chiffres annoncés par le Coordinateur Santé, plus de 1000 interventions chirurgicales ont été réalisées à l’hôpital communautaire de Bangui et 50 patients ont été orientés à l’Hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro, plus de 27500 patients en urgence ont été consultés à l’hôpital communautaire et à l’hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro. De la prise en charge des femmes enceintes, plus de 1400 femmes enceintes consultées, plus de 1400 doses de vaccin administrées dans les Centres de santé de Dissikou et Ouandago, plus de 95000 personnes ont été prises en charge dans 22 Centres de santé et des cliniques mobiles à Bangui, Kaga-Bandoro, Berberati et Bambari. En plus, 9000 femmes enceintes reçues en consultations prénatales à Bangui, Bambari et Berbérati, plus de 49000 personnes dans les villes citées ont été sensibilisées sur la santé communautaire. Plus de 2400 blessés ont été transférés dans les Centres de référence et 5800 autres blessés pris en charge au Centre de santé Henry Durant à Bangui. Ensuite, plus de 3500 personnes victimes de violences sexuelles prises en charge sur le plan psychosocial et médical dans les villes citées ci-haut. Pour les enfants malnutris, plus de 3500 enfants malnutris de moins de 5 ans et femmes enceintes et allaitantes ont été prises en charge à travers les programmes nutritionnels à Kaga-Bandoro, Bambari, et Berberati. Par ailleurs plus de 1500 personnes dont les conducteurs de taxi-moto, membres de groupes armés, leaders des associations de jeunes ont été formées aux gestes qui sauvent. Environ 2 millions de personnes ont été assistées avec des moustiquaires imprégnées à longue durée. Concernant le paludisme, plus de 23000 malades ont été traités. Plus de 20000 patients ont été placés sous ARV. Et plus de 7000 cas de tuberculose ont été diagnostiqués dont 71% sont guéris, d’après la statistique présentée.

De la sécurité économique

De la nourriture et des biens essentiels de ménage ont été distribués aux personnes déplacées, des petits ruminants, des outils agricoles et des semences ont été remis aux retournés et aux populations vulnérables afin de contribuer à l’autosuffisance alimentaire. En collaboration avec l’Agence Nationale pour le Développement de l’Elevage (ANDE), des animaux ont été vaccinés contre la péripneumonie contagieuse bovine. Selon le bilan tel que présenté, plus de 30000 personnes déplacées ont été assistées avec des vivres à Bangui, sur l’axe Bambari-Ippy, à Kaga-Bandoro et dans la sous-préfecture de Kouango. Des boutures de variété de manioc résistantes à la mosaïque ont été remises à environ 300 familles reparties en groupement agricoles dans les préfectures de Nana Gribizi, Kémo, Ouaka, Nana-Mamberé, Bamingui-Bangoran et Vakaga. Le CICR a également assisté environ 10000 personnes résidentes et retournées des préfectures d’Ouham, Nana Grebizi et Ouaka avec des semences et des outils agricoles. Plus de 47000 bœufs vaccinés contre la péripneumonie contagieuse bovine(PPCB) en collaboration avec l’ANE dans la sous-préfecture de Bambari. Environ 18000 personnes ont été assistées avec des outils agricoles dans les préfectures de Nana-Grébizi, Kémo et Ouaka. En plus à Berberati, des semences vivrières et des vivres de protections ont été remis à environ 24000 personnes. Plus de 75000 personnes retournées ont pu bénéficier des biens essentiels de ménages dans la sous-préfecture de Boguila et Markounda. A Boda et à Yaloké, le CICR a assisté environ 270 femmes avec des petits ruminants. 1500 personnes déplacées et résidentes de la sous-préfecture de Moyenne Sido identifiées en vue de bénéficier des kits d’hygiène et de la construction des abris.

Dans le domaine de protection

Le CICR apporte son aide aux personnes déplacées de conflit et violences afin de rétablir le contact avec leurs proches ou à rechercher des membres de famille dont elles n’ont plus de nouvelles. Il enregistre également les enfants non-accompagnés et recherche leurs parents dans le but de les réunifier avec leurs familles lorsque cela est possible. Les personnes détenues sont visitées afin de garantir un traitement humain et des conditions de vies acceptables. En période de 2015, plus de 1000 personnes détenues ont été visitées par l’équipe du CICR. Plus de 30 enfants non-accompagnés ont été réunifiés. Par ailleurs, environ 500 messages Croix-Rouge ont été collectés.

Dans le domaine de l’Eau et Habitat

Le CICR a assuré l’approvisionnement en eau potable en faveur des personnes déplacées. Il a entretenu des infrastructures sanitaires et a procédé à la sensibilisation à l’hygiène sur les sites de déplacées. Un soutien a été accordé à la SODECA pour garantir de l’eau potable à Bangui et Ndélé. Plus de 60000 personnes déplacées à Bangui, à Kaga-Bandoro et Bambari approvisionnées quotidiennement en eau potable. A Ndélé ainsi qu’à l’hôpital de la ville, plus de 13000 habitants ont été desservis quotidiennement à travers le réseau SODECA. A Birao, environ 1000 personnes desservies grâce à la réhabilitation de trois puits. A Ndélé comme à Birao, 23 puits, 2 sources et 10 pompes ont été réhabilités. A Kaga-Bandoro, l’équipe de CICR a construit 30 latrines sur deux sites de déplacés. A Bangui, le CICR a fourni 125 tonnes de produits chimiques à la SODECA pour le traitement de l’eau à Bangui. A Dekoua et à Bambari, des matériaux et outils pour la reconstruction d’environ 1000 maisons ont été remis aux habitants. A Bambari, Bouar, et Kaga-Bandoro, environ 48000 personnes ont été sensibilisées aux pratiques d’hygiène. A Kabo, l’équipe de CICR a distribué 525 abris accessibles à l’eau potable et à l’assainissement construits et 800 kits d’hygiène à 1750 personnes déplacées. Dans le domaine de prévention
La protection des populations en période de conflit armé ou de violences passe également par la promotion et la diffusion des règles de base du droit international humanitaire (DIH), principalement à l’attention des porteurs d’armes. Environ 3500 membres des Forces armées centrafricaines (FACA) et des groupes armés dont les Antibalaka, ex seleka, RDPC, et RJ ont été sensibilisés sur les règles du DIH. Plus de 1000 leaders communautaires et conducteurs de taxi-moto ont été sensibilisés sur les activités de la Croix-Rouge et formés sur les gestes qui sauvent. Environ 160 policiers et gendarmes ont été formés sur les règles des Droits de l’Homme applicables aux opérations de maintien de l’ordre. En outre, environ 700 malades et leurs accompagnants ainsi que le personnel médical ont été sensibilisés sur la protection de la mission médicale.
Dans toutes ces activités présentées, le Coordinateur Santé au CICR, Yves Giebens a relevé que les équipes de CICR rencontrent souvent de difficultés au cours des interventions notamment les problèmes d’accès aux personnes en besoin d’aide nécessaire. Pour mémoire, le CICR est présent en République centrafricaine depuis 1982. Sa délégation a été ouverte en 2007. A ce jour, le CICR dispose d’une délégation à Bangui, des sous-délégations à Kaga-Bandoro, Bambari, Ndélé, et d’un bureau à Birao. Il opère également dans l’Ouest du pays à partir d’une sous-délégation à Bangui. il mène ses activités dans domaine de la santé, de l’eau et habitat, de la sécurité économique, du rétablissement des liens familiaux, de la visite des personnes privées de liberté et de la promotion du droit international humanitaire (DIH), en étroite collaboration avec la Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA).

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC