jeudi, avril 30, 2026
Accueil Blog Page 523

BANGUI: LE RAPPORT DE LA MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE L’UA SUR LES ELECTIONS EN RCA

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_0399

 

 

LE RAPPORT DE LA MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE

L’UA SUR LES ELECTIONS EN RCA

 

Bangui,(C.N.C), 03-01-2016

 

Dans la perspective des consultations électorales en République centrafricaine, la présidente de la commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma a dépêché une mission de 40 observateurs en vue d’observer les élections présidentielle et législative du 30 décembre 2015. La Mission d’Observation Electorale de l’Union Africaine (MOEUA) a présenté, le 02 janvier 2016 à Bangui, son rapport sur le déroulement de ce scrutin, au regard des observations faites par les ses 19 équipes déployées dans la ville de Bangui et dans toutes les préfectures du pays.
Dans une conférence organisée le samedi dernière à Bangui, la Mission d’Observation Electorale de l’Union Africaine (MOEUA), dirigé par l’ancien premier ministre du Senegal Soulemane Ndéné NDIAYE, a donné ses avis sur le processus électoral en République centrafricaine. La MOEUA a noté que les Centrafricains sont allés aux urnes le 30 décembre dernier dans une atmosphère calme et conviviale. De l’ouverture des bureaux de vote, la mission a observé que 61,5% des bureaux de vote visités ses observateurs n’ont pas ouvert à l’heure prévue. Dans 38% des cas, les bureaux ont ouvert avec plus de 30 minutes de retard voire 1 heure et même au-delà à cause de l’arrivée tardive du matériel et dans 50% des cas suite à l’aménagement tardif des bureaux de vote.
L’accessibilité des bureaux de vote
L’accessibilité d’un bureau de vote le jour du scrutin est l’un des facteurs déterminants de la participation des électeurs. La Mission a noté que dans 77,7% des cas, les bureaux de vote étaient accessibles le jour de vote. La plupart des bureaux de vote étaient dans des écoles à proximité des lieux de résidence des électeurs.
La participation électorale
Le jour du scrutin, la Mission a noté une forte participation des Centrafricains surtout à l’ouverture des bureaux de vote visités par les observateurs. Bien que cette affluence se soit réduite vers la fin de la journée, un certain nombre de bureau de vote avaient encore des files d’attente à l’heure officielle de la fermeture du scrutin, selon la Mission. D’après les informations obtenues auprès de l’Autorité nationale des Elections (ANE) au deuxième jour du dépouillement, le taux de participation à ce double scrutin est estimé à 78,18%.
Le déroulement du scrutin
La Mission a observé que le déroulement du scrutin s’est passé dans le calme et en toute sérénité et que le vote n’a pas été perturbé. Ce bon déroulement du scrutin est un indicateur de l’intérêt de la population centrafricaine pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel en République centrafricaine. la Mission a noté que dans 78,3% des cas, une assistance a été apportée aux électeurs qui en avaient besoin, que le vote n’a été interrompu que momentanément dans quelque bureaux de vote visités. Pendant ce temps, la Mission a relevé que des consignes de campagne n’ont pas été observées à l’intérieur des bureaux de vote visités, mais que la tentative d’influencer les électeurs était régulière aux alentours de plusieurs centre de vote visités. Dans 98% des cas, les observateurs de l’Union africaine ont constaté que les électeurs n’étaient pas autorisés à voter sans avoir présenté leur carte d’électeur et une pièce d’identité valable. Dans certains cas, les récépissés étaient acceptés si l’électeur était muni d’une pièce d’identité avec son nom figurant sur les listes électorales. La vérification de l’encre sur le doigt de l’électeur dans 100% des cas. Le secret de vote a été garanti dans 97% des bureaux de vote.
Le matériel électoral
La Mission a constaté que dans la grande majorité des cas, les listes électorales n’étaient pas affichées à l’entrée des bureaux de vote. La MOEUA a noté que certains bureaux de vote n’avaient pas de bulletins pour les législatives, mais dans la préfecture de Mbomou, tous les bureaux de voté visités n’avaient pas suffisamment des bulletins pour la présidentielle. La Mission a constaté que les urnes n’étaient pas scellées dans plusieurs bureaux de vote visités. Certains bureaux de vote n’avaient pratiquement pas reçu des urnes scellés et étaient contraints de commencer le scrutin avec des urnes non scellés.
La participation des femmes
La mission a noté la présence d’une seule femme candidate à la présidentielle et de 174 candidates aux législatives parmi les 1639 candidatures en dépit du fait que les femmes représentent 48,36% de l’électoral. La Mission a observé que même si les femmes sont minoritaires comme candidates et ne représentent que 26,8% du personnel électoral rencontré le jour du vote et 12,3 de délégué, elles ont été très présentes pendant la campagne électorale et elles ont participé massivement au double scrutin du 30 décembre dernier.
La sécurité électorale
En dépit de la situation sécuritaire volatile qui prévaut en Centrafrique, la Mission a observé la présence des forces de sécurité plus en milieu urbain que rural. Certains bureaux de vote, dans le milieu rural, étaient sans sécurité tout au long du scrutin. Des forces présentes étaient essentiellement composées des forces onusiennes et des forces de défense et de sécurité centrafricaine. La Mission a noté que ces forces étaient discrètes t aucun incident majeur n’a perturbé le déroulement du double scrutin.
Fermeture et dépouillement
La MOEUA a noté que la majorité des bureaux de vote visités par ses équipes ont fermé à l’heure légale de clôture. Elle a observé que les opérations de vote ont été prolongées dans les bureaux de vote qui avaient ouvert en retard au regard de l’article 78 du code électoral. Bien que la Mission ait noté dans certains cas que le personnel des bureaux de vote visités ne maitrisait pas les procédures de dépouillement, cela n’a pas affecté le bon déroulement des opérations de clôture. Elle a également noté que dans tous les bureaux de vote visités, le président du bureau de vote a annoncé les résultats à l’assistance. Les procès-verbaux ont été signés par les délégués des candidats présents dans les bureaux d vote visités.
En dépit de nombreux défis observés dans le cadre de l’organisation des élections présidentielle et législatives du 30 décembre en RCA, la MOEUA considère que ce double scrutin s’est déroulé dans le calme, la sérénité et la transparence. « les Centrafricains se sont rendus massivement aux urnes et ont voté en toute liberté pour choisir leur président de la République et leurs députés. Les nombreux dysfonctionnements constatés n’ont pas été de nature à entacher la crédibilité de ces deux scrutins », a souligné l’ancien premier ministre du Sénégal Soulemane Ndéné NDIAYE, le président de la Mission avant d’exhorter les partis politiques et les candidats à respecter le verdict des urnes et à sauvegarder le climat de paix qui a prévalu tout au long du processus électoral.
En concluant, la Mission une série de recommandations, au gouvernement, à l’Autorité Nationale des Elections, aux candidats et partis politiques et à la Communauté Internationale. Il est par exemple recommandé aux politiques de respecter le verdict des urnes et privilégier le recours aux moyens légaux en cas de contentieux en vue de préserver la paix et la stabilité. La Mission invité le gouvernement à réinviter, dans le cadre d’un dialogue permanant avec l’ensemble des acteurs politiques en vue de renforcer la cohésion nationale au sein de la classe politique et de restaurer un climat de confiance pour la préservation de la paix et de la cohésion sociale. A l’AN, la Mission appelle à renforcer la capacité du personnel électoral en vue d’une appropriation des procédures et des outils de travail. A la Communauté internationale, la Mission recommande de continuer d’appuyer la République centrafricaine afin de lui permettre de faire face à ses nombreux défis.

SAM_0387

SAM_0401

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Résultats partiels des élections en Centrafrique : Sylvain Sami appel les candidats

0

(Corbeau News Centrafrique)

vote

Résultats partiels des élections en Centrafrique : Sylvain Sami appel les candidats

à s’imprégner de l’Unité, Dignité et Travail

Bangui,(C.N.C), 2016-03-01

 

L’Autorité Nationale des élections vient de publier les résultats partiels de l’élection présidentielle pour la ville de Bangui. A cet effet, le président de l’Union et Réconciliation, Sylvain Sami appel les candidats à la présidentielle de faire preuve de sagesse en respectant les trois mots d’ordre unité, dignité et travail, inscrits dans la constitution centrafricaine.

« J’appelle tous les candidats à s’imprégner de ces trois mots d’ordre « Unité – Dignité – Travail » inscrits dans notre constitution », déclare-t-il.
Sylvain SAMI, Président d’Union et Réconciliation, rappel aux candidats la devise nationale « Unité – Dignité -Travail » du père fondateur Barthélemy Boganda. L’espoir du peuple centrafricain pour la Paix sonne comme un leitmotiv, mais la classe politique Centrafricaine apparaît toujours plus divisée. Cette situation ne permettra à aucun candidat élu de mener son programme, et ses objectifs dans des conditions favorables pour le changement.
« Je les invite à faire preuve de sagesse, et d’agir avec un grand sens de responsabilité. Dans un contexte où la République Centrafricaine fait face à des crises multiples, notre classe politique doit se remettre en question, se souder pour l’intérêt national », a-t-il dit, avant d’ajouter que « pourtant, celle-ci se livre dans le même temps toujours aux mêmes querelles politiciennes qui sont celui de prendre le pouvoir coûte que coûte et user de tous les moyens (corruption, fraude…) c’est bien une triste illustration pour ses échéances électorales qui m’avaient amené à ne pas y participer ».
À la suite des résultats qui seront validés par la cour constitutionnelle, Sylvain Sami invite le futur locataire du palais à se réunir avec les partis politiques autour d’idées communes « LA PAIX » et de travailler ensemble, afin d’apporter le vrai changement.
« Être chef ne consiste pas à faire preuve de vigueur, d’éloquence, d’audace ou d’habileté. Être chef ne consiste pas non plus à rassembler autour de soi des adhésions sentimentales ou des intérêts. Être chef consiste essentiellement à savoir faire travailler les hommes en commun, à reconnaître et à utiliser au mieux les capacités de chacun, à indiquer la place la plus efficace pour l’un comme pour l’autre, à donner à tout le sens de leur solidarité et de leur égalité devant la tâche dont ils sont responsables aux postes différents d’une même équipe », explique-t-il.
D’après lui, ce rappel s’inscrit dans un esprit d’Union et Réconciliation pour la paix et la construction de notre nation. En effet nous devons faire preuve d’honnêteté intellectuelle. Notons que dans l’histoire de la République centrafricain, qu’aucun président de la République n’a été élu sans avoir connu une cohabitation. Cela explique ces différentes signatures d’accords entre partis.

 

Martial Kochékpa

BANGUI: LES RESULTATS PARTIELS ET PROVISOIRES DE LA PRESIDENTIELLE DU 30 DECEMBRE

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_0138

 

LES RESULTATS PARTIELS ET PROVISOIRES DE LA PRESIDENTIELLE

DU 30 DECEMBRE

 

Bangui, (C.N.C), 03-01-2016

L’Autorité nationale des élections, ANE en sigle, a proclamé les résultats provisoires et partiels de la présidentielle du 30 décembre 2015 en République centrafricaine. Ces résultats qui ne concernent que les 66% des procès verbaux des 8 arrondissements de Bangui, ont placé provisoirement Faustin Archange Touadera à la tête du classement des voix obtenus. Il est secondé par Anicet George Dologuele suivi par Désiré Zanga Bilal Kolingba. Les résultats publiés comptent 66% des procès-verbaux de la capitale dont l’ANE a eu à traiter.
Donc, voici les candidats avec les voix obtenus par ordre de numérotation établie par l’ANE
1 Anicet George Dologuele 28629
2 Faustin Archange Touadera. 31864
3 Jean Michel Mandaba. 2122
4 Martin Ziguele 10219
5 Armel Doubane. 1902
6 Fidel Gouandjika 758
7 Désiré Zanga Bilal Kolingba 25320
8 Sylvain Patassé 1106
9 Cyriaque Gonda. 488
10 Guy Moskit 640
11 Timoléon Baikoua 617
12 Regina Konzi 796
13 Mandata Nguerekata 1131
14 Karim Meckassoua 3729
15 Jean Barkes Gombe kette. 2810
16 Laurent Gomina Pampali. 257
17 Kongba Gouyomgbia. 587
18 Mathias Morouba. 516
19 Jean Wilibiro Sako. 685
20 Téodore Kapou. 3157
21 Emile Gros Raymond Nakombo 309
22 Sylvestre Yangongo. 1173
23 Sony Cole 1196
24 Ange Max Kazagui 293
25 Olivier Gabirault. 149
26 Moussa Kembe. 249
27 Jean Baptiste Koba. 112
28 Jean Serge Bokassa 10697
29 Marcel Djimasse 575
30 Joseph Yakete. 378

 

Bangui Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: COMMUNIQUE DE PRESSE: MLPC POUR ELECTIONS

0

(Corbeau News Centrafrique)

 

sans-titreee

 

COMMUNIQUE DE PRESSE: MLPC POUR ELECTIONS

Bangui, (CNC), 01-02-2016

En dépit des difficultés de tous ordres, l’Autorité Nationale des Elections (ANE), avec l’appui déterminant de la communauté internationale et de la Minusca a pu créer les conditions pour que le peuple centrafricain choisisse ses dirigeants ce mercredi 30 décembre 2015. Cet effort doit être apprécié à sa juste valeur.

 

IMG_5722

Bangui CNC

CENTRAFRIQUE: SYNERGIE DES MEDIAS: 2ème EDITION SPECIALE DU JOURNAL ELECTIONS SIRIRI

0

(Corbeau News Centafrique)

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/01/SAM_0138.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>SAM_0138

 

SYNERGIE DES MEDIAS: 2ème EDITION SPECIALE DU

JOURNAL ELECTIONS SIRIRI

Bangui, (CNC)02-01-2016

Les électeurs se sont rendus en masse dans les bureaux de vote

Sur quatre cents électeurs inscrits au bureau de vote n° 12 de l’école Missionnaire de Gobongo (8ème arrondissement de Bangui), trois cent trente et un, soit plus de 75%, ont pris part au double scrutin du mercredi 30 décembre. Pour mémoire, lors du premier tour des élections présidentielle et législatives du 23 janvier 2011, seuls 28% des électeurs du 8ème arrondissement s’étaient rendus aux urnes, selon les chiffres officiels. En réalité, de nombreux électeurs n’avaient pas pu retrouver leur sur les listes électorales, affichés dans certains cas après l’ouverture des bureaux de vote. Lassés et résignés, ils n’avaient eu d’autres ressources que de regagner leur domicile.

Editorial : Participation et Sécurité : les vrais gagnants du premier tour

La participation et la sécurité sont les deux principaux gagnants des élections présidentielle et législatives organisées mercredi 30 décembre 2015 à Bangui, la capitale, et dans les villes et villages de l’arrière-pays ainsi que dans les consulats de la République Centrafricaine à l’étranger.
Dès les premières heures de ce jour mémorable pour la RCA, les électeurs ont pris d’assaut les différents bureaux de vote, déterminés à choisir leur candidat à la présidence et leur député à envoyer à l’Assemblée Nationale.
Certes, quelques cafouillages ont été enregistrés à l’ouverture des bureaux et des carences signalées, mais rien n’a pu empêcher tous les électeurs réguliers d’accomplir leur devoir civique.
Des dispositions sécuritaires drastiques appuyées par des déclarations de mise en garde envers les fauteurs de troubles et les fraudeurs par les plus hautes autorités militaires centrafricaines ne sont pas étrangères à ce succès dans les bureaux de vote de la Capitale.
Le climat apaisé du scrutin peut également être mis à l’actif des candidats, qui ont fait montre de fair-play lors de la campagne électorale, exception faite de quelques-uns d’entre eux vite mis au pas par le Haut Conseil de la Communication de Transition (HCCT).
On peut d’ores et déjà dire bravo aux électeurs centrafricains, qui ont, par le vote de mercredi dernier, montré leur attachement à la démocratie et au suffrage universel comme mode d’accession au pouvoir.
Un vote responsable pour une sortie définitive de la crise

Comme dans l’ensemble de la République Centrafricaine, Les élections groupées du mercredi 30 décembre se sont déroulées dans le calme et la sérénité dans le 5ème arrondissement, sans tenir compte des considérations ethniques, régionales, claniques et religieuses qui étaient à l’origine des dissensions.

A l’Ecole Malot, l’ambiance était conviviale. Très tôt le matin, hommes, femmes et jeunes en âge de voter se sont donné rendez-vous. La sécurité des lieux était assurée par les éléments des forces internationales et des forces de défense nationales. C’était un motif d’assurance et de confiance pour les électeurs. Tous les matériels étaient mobilisés notamment les urnes, les isoloirs, les cartes d’électeur et l’encre indélébile étaient disponibles pour la fiabilité de ces élections.
Dans ce centre de vote, les matériels sont déployés dans le délai requis et les opérations ont commencé selon les dispositions indiquées par l’Autorité Nationale des Elections (ANE). outre les représentants de cet organe chargé de préparer, d’organiser et de superviser les élections en Centrafrique, il y a eu dans les bureaux de vote ceux des candidats aux législatives et à la présidentielle. Il n’y a pas eu d’incidents majeurs dans ce centre mais toutefois, au début, il y a eu quelques perturbations parce que certains électeurs n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste. Après quelques vérifications, il y a eu plus de peur que de mal.

En plus de la sécurité assurée par la Minusca, les observateurs nationaux et internationaux sont déployés sur les lieux. Il convient de signaler la présence du Pasteur Nicolas Guérékoyamé, président de l’Alliance des évangéliques en Centrafrique, membre de la plateforme religieuse qui a œuvré pour la paix et la réconciliation entre les communautés chrétienne et musulmane.

En définitive, il n’y a eu ni incidents majeurs ni bousculades jusqu’à la clôture du scrutin. les habitants du 5ème arrondissement ont prouvé que le temps des violences est révolu et qu’il va falloir tourner la page sombre de l’histoire de la Centrafrique.
Marcel Dexter Gazikolguet

Distribution des cartes d’électeur : fortunes diverses
Certains incidents enregistrés lors du scrutin de mercredi dernier trouvent leur origine dans la distribution des cartes d’électeur qui s’est poursuivie jusqu’au jour du vote. Notre reporter s’est rendu la veille dans quelques centres de vote de Bangui. Voici son reportage.
Ecole Missionnaire de
Gobongo 1 : atmosphère morose
A l’Ecole Missionnaire, Située dans le 8è arrondissement, les électeurs n’ont pas manifesté beaucoup d’intérêt pour le retrait de leur carte. Nombreux “craignent d’aller trainer dans les queues ou de voir se reproduire le scénario de jet de grenades dont ce centre a été victime lors du référendum constitutionnel”, a indiqué un citoyen rencontré sur place.

Trois tables-bancs servent de bureaux aux agents recenseurs pour la distribution des cartes. Ils procèdent à l’appel des noms selon l’ordre alphabétique, à charge pour l’électeur de donner le prénom. Il est à noter qu’il y a eu des doublons dans la confection des cartes.

Ecole Gobongo fille 2 : Les forces de l’ordre sécurisent

Dans ce bureau de vote, les agents de l’A.N.E ont disposé horizontalement trois tables bancs. Les électeurs font la queue et répondent à l’appel pour le retrait de leur carte. Là, trois militaires centrafricains en faction suivent les faits et gestes des agents électoraux.

Ecole Assana – très peu d’engouement
Située dans le 1er arrondissement de Bangui, la concession de ce centre de vote était quasi-déserte en mi-journée. Les agents de l’A.N.E attendaient désespérément le passage des électeurs pour le retrait de leurs cartes.

Ecole Lakouanga – un cas d’agression
La sentinelle a été agressée physiquement par trois hommes armés qui lui ont exigé les urnes et les cartes d’électeur. “Menacé de mort, la sentinelle a dû ruser en faisant croire à ses agresseurs que les urnes étaient récupérées par un agent de l’ANE et de ce fait, il n’est pas en possession de ces matériels électoraux.”, a indiqué la présidente du centre de vote.

Max-Landry Kassaï
Les élections générales se sont déroulées sans incidents majeurs dans le 4e Arrondissement, en général, et le quartier Boy-Rabe, en particulier. Beaucoup de citoyens en âge de voter se sont mobilisés dans les centres de vote, notamment des établissements scolaires comme Ndrès 1 et 2 ainsi que Mandaba pour choisir leurs futurs dirigeants. offrant l’espoir d’une stabilisation politique en République Centrafricaine.
A l’Ecole Ndrès 2, les files d’attente se sont étendues devant l’entrée des huit bureaux de vote. Cet engouement citoyen tranche nettement avec le référendum, fortement perturbé par des violences ayant provoqué des cas de blessures dans certains secteurs.
“Aujourd’hui ça se passe vraiment bien : je suis venu voter avec mes amis et on est à l’aise. Nous attendons seulement que le meilleur gagne”, déclare Franco Koulmédé, un habitant de Boy Rabe.
Observatrice nationale et représentante de la Coalition des Femmes pour la Paix et la Reconstruction en Centrafrique (CFPRC), Marie Claude Mboliji a, quant à elle, salué le déroulement des scrutins en ces termes : “pour le moment, y a pas d’incident majeur. Je viens du premier centre qui se trouve au niveau de l’Ecole Mandaba. C’est depuis 5h 45 mn que les premiers électeurs étaient arrivés. Ils étaient venus avant l’ouverture des bureaux de vote. Mais le petit problème que nous avons relevé est que le matériel est arrivé un peu en retard, à 6h 45 mn. Vraiment on sent une volonté véritable, voire un engagement de la population.’
Sur le plan sécuritaire, les forces égyptiennes de la Minusca et les forces de l’ordre nationales en faction aux abords et à l’intérieur de ces grands centres de vote avaient le sourire et ont géré sans difficultés l’affluence des électeurs.

Par Gael Ngouka Langandi (Pacifique RCA)

Elections présidentielle et législatives : le grand rendez-vous avec les candidats
Après une campagne électorale bien accomplie, Les 30 candidats à l’élection présidentielle ont accepté de marquer la journée de trêve du mardi par une rencontre d’échanges avec l’ensemble des partenaires au processus électoral, sur l’initiative de l’assistance électorale internationale des Nations Unies. Cette rencontre, présidée par Parfait Onanga-Anyanga, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations en RCA, s’est tenue dans la matinée du mardi 29 décembre, veille de l’élection, au Ledger Plazza Hotel de Bangui et a été marquée par la présence de 29 candidats sur les 30.

Après avoir fait partager le message d’encouragement du Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki Moon au peuple centrafricain avec les candidats, Parfait Onanga a tenu à les féliciter pour avoir mené « une campagne électorale civilisée et professionnelle ».
Il a surtout félicité les candidats pour avoir respecté les engagements pris lors de la signature du code de conduite des candidats et des partis politiques pour des élections apaisées en RCA. « Vous vous y êtes engagés par conviction dans l’objectif de promouvoir une éthique politique mais aussi et surtout de sauvegarder la cohésion sociale et l’unité nationale », a dit Parfait Onanga. Le vrai test reste à venir, c’est celui d’accepter de se soumettre au verdict implacable des urnes. Dans tous les cas, c’est la République Centrafricaine qui en sortira gagnante et grandie, a-t-il souligné. Et pour qu’il en soit ainsi, il faut clarifier les règles de transparence et les garanties de crédibilité qu’offre ce scrutin. A cet effet, Aurélien Agbénonci, le Représentant Spécial Adjoint a fait un exposé suivi de débats aux candidats sur le dispositif de gestion des élections 2015 en RCA.

Le Général Babacar Keita, le Force Commander de la MINUSCA a présenté le plan de sécurisation des élections. Il a rassuré que tirant leçon du scrutin référendaire, le nouveau dispositif de sécurisation actuelle à l’intérieur du pays permet de contrôler les positions des groupes armées hostiles aux élections.« Vous avez pu constater depuis quelques jours qu’il y a dans tout le pays une liberté de mouvement et donc qu’il y aura une liberté de voter », a rassuré Babacar Keita. Le dispositif sécuritaire a été certes renforcé mais le Général Keita a demandé aux candidats de contribuer à désarmer les mentalités de leurs militants pour mieux sécuriser l’après élection. Tout en appréciant de façon unanime l’initiative de réunir les 30 candidats dans une sorte de conclave des gentlemen, le Candidat Maxime Kazagui a demandé que l’ANE communique suffisamment sur le dispositif de répression de la fraude électorale pour mieux la prévenir. Madame Régina Konzi Mongot, la seule femme candidate, a dénoncé le traitement inéquitable d’une certaine presse internationale qui semble trouver des favoris parmi les candidats. Le candidat Martin Ziguele a, quant à lui, soulevé des défauts de fabrication sur les bulletins de vote des législatives dans certaines localités à la veille du scrutin. Toutes choses qui ne rassurent guère, si ce n’est cette séance d’explication et de discussion qui vient clarifier quelque peu les doutes générés par des erreurs techniques dans la fabrication des bulletins de vote.
Répondant au nom de l’ANE aux questions soulevées par les candidats, le Vice-Président, Bernard Kpongaba, a souligné que quelles que soient les difficultés d’organisation émanant de l’ANE, le peuple centrafricain ira voter massivement ce mercredi. Parce qu’il veut de ces élections pour tourner la page de plusieurs années de souffrance. Là où il y aura des difficultés, des élections partielles pourraient être organisées pour corriger. Mais dans l’ensemble, rassure t-il, tous les efforts ont convergé vers la crédibilité du processus électoral, et donc des résultats.

La séance s’est terminée par une visite au centre de traitement des données de l’ANE où les candidats ont pu suivre le cheminement du traitement des résultats du vote, une fois acheminés sur Bangui.
Correspondance particulière

« L’engagement observé démontre bien la volonté des Centrafricains de passer à l’ordre constitutionnel » Souleymane Ndéné Ndiaye
C’est bien l’ex-PM sénégalais, Souleymane Ndéné Ndiaye, qui est à la tête de la mission d’observation électorale de l’Union africaine (UA). Il nous a accordé un bref entretien.

Vous êtes le chef de la délégation des observateurs de l’Union africaine, après toute une journée à observer le scrutin des législatives et de la présidentielle en République centrafricaine, quels sont vos premiers constats ?
Je voudrais juste vous dire que c’est depuis six heures du matin que nous sommes à pied d’œuvre. Parce que le scrutin était censé démarrer à 6 heures. Nous avons pu parcourir tous les bureaux de vote, tous les centres de vote, du 8e arrondissement à Fatima en passant par le PK 5. Nous avons pu nous rendre compte, d’une part, de la mobilisation des Centrafricains, et d’autre part, de quelques couacs organisationnels. Par exemple, le scrutin qui était censé démarrer à 6h, a débuté, par endroit, à 8 heures. Donc, accusant un retard de deux heures, ce qui n’est pas méchant du reste. Et, par endroit, à l’heure pile. Au centre de vote de l’école Notre Dame, j’ai visité beaucoup de bureaux où le scrutin a démarré entre 6 heures et 6h10 du matin. Ce qui dénote l’engagement du peuple centrafricain, de sa volonté de passer à un ordre constitutionnel normal.
Alors, le seul endroit où nous avions rencontré des difficultés majeures, c’était au centre Koudoukou où le matin, les électeurs se sont entendu dire que le bureau de vote numéro 9 était fermé, sans autre forme de procès, et qu’ils devraient aller quelque part, dans le voisinage voter. Quand l’incident m’a été signalé, j’ai moi-même appelé la président de l’ANE pour l’en informer. Dans l’après-midi, lorsque je suis retourné là-bas, j’ai remarqué que l’ANE avait recréé non seulement le bureau numéro 9, mais aussi créé les bureaux numéro 10 et 11. Au moment où je vous parle, les Centrafricains sont entrain de voter dans ces bureaux là. Cela traduit la volonté des autorités de passer à des élections, non pas parfaites, mais normales. Parce que les élections parfaites n’existent dans aucun pays du monde. Si je dois tirer une conclusion, c’est que les élections, pour l’essentiel, se sont bien passées. Parce que le matériel électoral, même s‘il était arrivé dans certains bureaux en retard, était là. L’encre indélébile était là, les registres aussi. Le personnel scrutateur était dans les bureaux, les représentants des candidats aussi.

Vous venez d’évoquer le cas de Bangui, mais pour l’intérieur du pays ?
Nous avons des observateurs dans les 16 préfectures de la République Centrafricaine. Le compte rendu qui nous a été fait évoque le même constat qu’à Bangui, à savoir l’arrivée tardive du matériel, mais le scrutin s’est déroulé sans incident sécuritaire. A partir de ce que j’ai vécu, de ce que j’ai vu, de ce que j’ai entendu, de ce qu’on m’a rapporté, le vote s’est globalement bien passé. Il n’y a pas eu de couac sur le plan militaire, j’ai vu de mes propres yeux les militaires de la Minusca, les militaires de la force Sangaris et les militaires des Forces armées centrafricaines assurer la patrouille pour que personne n’aie peur d’aller voter. Toutefois, un de vos confrères m’a appelé pour me dire que quelque part dans le nord, des représentants des candidats se sont tiré dessus. Ce cas-là ne relève pas de la compétence des autorités en charge du processus électoral. C’est un autre problème.

Il n’empêche qu’on a eu écho des irrégularités enregistrées dans certains centres de vote, notamment ici à Bangui. Alors, sur ce que vous avez observé, n’y a t-il pas eu d’irrégularités susceptibles d’avoir un impact négatif sur le processus électoral ?
Non, franchement non. On a parlé, quelques jours avant le scrutin, des cartes d’électeur qui seraient vendus. Mais franchement, je n’ai pas rencontré une seule carte d’une personne ou un électeur détenteur d’une carte, alors que son nom n’était pas sur la liste et qu’on a laissé voter. Ça, je dois le dire avec force. J’ai parcouru tous les bureaux de vote de Bangui, je n’en ai pas vu, je n’en ai pas entendu parler.

Un message à l’adresse de la population centrafricaine ?
C’est la première fois que je visite la République Centrafricaine, j’ai été agréablement surpris par la paix qui a prévalu ici, en ce jour extrêmement important de l’histoire de la République Centrafricaine. Ce ne sont pas les premières élections qui se passent ici, mais ce sont les élections les plus suivies de la République Centrafricaine.
Je voudrais transmettre aux Centrafricains, qui sont mes frères, un message d’amitié, un message de fraternité. Le Centrafrique et le Sénégal, c’est deux Etats, mais c’est une même Nation. Vous avez le soutien du peuple sénégalais.

Propos recueillis par SP Ndouba

Les femmes du 4ème arrondissement de Bangui s’intéressent de plus en plus à la vie politique
Le 4è arrondissement de la capitale n’est pas seulement connu pour être le fief des porteurs illégaux d’armes communément appelés anti balaka. Cet arrondissement n’en demeure pas moins un endroit habité par des paisibles citoyens connaissant très bien leurs devoirs civiques. Des femmes du 4è font bien partie de cette catégorie.

Hier mercredi, elles étaient assez nombreuses à se rendre en masse vers les bureaux de vote pour remplir leurs devoirs de citoyennes responsables. «Ce double scrutin est l’occasion pour nous de prouver que le nombre des femmes prenant part au processus politique est en hausse dans notre pays», nous confie « très fière », Mireille MALEYO, suppléante d’un candidat à la députation.

«Glisser un bulletin de vote dans l’urne signifie pour moi, contribuer au processus de la paix, affirmer la dignité féminine, voire même jouir de notre devoir de citoyenne qui se préoccupe de la gestion de la chose publique du pays », affirme-t-elle, l’air serein.
Hier, les électeurs et les électrices de cet arrondissement, qui a toujours brillé d’une manière ou d’une autre, était de concert avec l’ensemble des populations nationales.« Même aveugle, je ne suis pas privée de ce droit. Voter, c’est m’associer à ceux et celles qui ne veulent plus courir de gauche à droite dans le 4ème arrondissement de Bangui. Car, c’est un pas vers la justice pour que les auteurs des crimes soient punis », insiste une autre électrice répondant au nom de Marinette BAMBA. Après avoir voté, celle-ci a eu le privilège d’être retenue par le président de son bureau de vote pour remplir le rôle de scrutateur, fonction qu’elle a pris plaisir à remplir. C’est aux côtés d’une connaissance femme, membre du bureau de vote de l’école publique de Mandaba qu’elle a aidé en tant que scrutateur. En tant que tel, c’est à elle qu’est revenu le rôle de déplier les bulletins de l’urne. Une expérience riche qu’elle ne va pas oublier de sitôt. La date du 30 décembre 2015 reste pour Marinette un grand jour. A la fin du dépouillement, Marinette est témoin du nombre considérable des femmes ayant voté à l’école publique de Madamba.
Prudence Yamété et Gilbert Mbakop
MAISON DE LA PRESSE ET DES JOURNALISTES (MPJ)

Structure dédiée au renforcement de la solidarité entre les professionnels des médias centrafricains pour plus de professionnalisme et de promotion de la liberté de presse ! Depuis deux semaines, elle a mis sur pied une synergie des médias (radio, télé, presse écrite et presse en ligne) pour accompagner le processus politique. Ce projet temporaire est réalisé en partenariat avec OMCA, ARC, RJDH et l’appui financier de la MINUSCA et du PNUD.

 

Bangui, Eric NGAGA Pour CNC

BANGUI: E MLPC APPELLE LES CENTRAFRICAINS A LA VIGILANCE JUSQU’À LA PUBLICATION DES RESULTAS FINAUX

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_4355

 

LE MLPC APPELLE LES CENTRAFRICAINS A LA VIGILANCE JUSQU’À

LA PUBLICATION DES RESULTAS FINAUX

 

Bangui, (C.N.C),12-31-2015

Dans l’attente des résultats partiels et définitifs des scrutins du 30 décembre 2015 en République centrafricaine, les oreilles et yeux de tous sont rivés vers l’Autorité nationale des Elections (ANE) et la Cour constitutionnelle de Transition pour connaitre la vérité. Ainsi, la Direction Nationale de Campagne (DNC) du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) au nom de son candidat Martin Ziguelé, réitère la consigne de vigilance.
Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, la Direction nationale de campagne de Martin Ziguelé tient tout particulièrement à féliciter l’ensemble des électeurs pour la détermination dont ils ont fait montre pour exercer dans la dignité leur devoir citoyen. La DNC du candidat du MLPC note qu’en dépit des difficultés de tous ordres, l’ANE, avec l’appui déterminant de la communauté internationale et de la Minusca, a pu créer les conditions pour que le peuple centrafricain choisisse ses dirigeants. « Cet effort doit être apprécié à sa juste valeur », lit-on dans le communiqué.
Par la même occasion : « la DNC réitère la consigne de vigilance dont les uns et les autres doivent continuer à faire montre jusqu’à la publication des résultats finaux de ces consultations et présente ses sincères remerciements à tous les acteurs du processus dont l’action a rendu possible ces élections »
En outre, à la l’aube de cette année nouvelle, la Direction nationale de campagne présente-elle, à tous les Centrafricains ainsi qu’aux amis de la République centrafricaine tous ces vœux les meilleurs de paix, d’unité et de bonheur dans l’intérêt supérieur de la nation centrafricaine, conclue le communiqué.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

 

 

BANGUI: LES CENTRAFRICAINS ONT DECIDE DE CHOISIR LES NOUVEAUX DIRIGEANTS LEGITIMES

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_0190

 

LES CENTRAFRICAINS ONT DECIDE DE CHOISIR LES NOUVEAUX

DIRIGEANTS LEGITIMES

 

Bangui,(CNC), 31-12-2015

 

Les Centrafricains sont massivement allés aux urnes, le 30 décembre 2015 pour tourner la page sombre de l’histoire. Ils ont décidé de choisir les nouveaux dirigeants légitimes pour le relèvement de la République centrafricaine. C’est dans un climat apaisé sous les dispositifs sécuritaires des forces internationales et nationales que les scrutins se sont passés en dépit de quelques difficultés enregistrées au cours des opérations.

Ils étaient environs 2 millions des Centrafricains appelés à choisir parmi les 30 candidats, le futur président(e) de la République, et aussi les 140 futurs députés parmi les 1400 environ des candidats à la législative. Malgré les multiples difficultés enregistrées au cours des opérations, le vote s’est passé dans la sérénité. Sous les dispositifs sécuritaires des casques bleus de la Minusca, et des forces de défense et de sécurité nationales, les opérations de vote n’ont pas connu des incidents majeurs.

Comme prévus à 16h par le code électoral, certains bureaux de vote dans la capitale sont déjà fermés à temps pour procéder aux opérations de dépouillement. Pendant que dans d’autres centres de vote, les opérations ont pris du retard. En présence des observateurs nationaux et internationaux, ainsi que des représentants des candidats aux élections, les opérations de dépouillement ont bouclé les scrutins qui ont été repoussés à plusieurs reprises.

Par ailleurs dans certains bureaux de vote, plusieurs difficultés sont enregistrées au cours des opérations de ces scrutins. Le retard dans l’ouverture des bureaux de vote le matin, la délocalisation de certains bureaux de vote, l’insuffisance de bulletins de vote, les cas de fraude dans certains centres constituent les irrégularités durant ces scrutins. Dans un communiqué publié le jour du vote, l’Autorité nationale des Elections (ANE), a reconnu ces dérapages et a appelé à plus de retenu pour que ces scrutins soient apaisés.

La population qui s’est massivement mobilisée pour voter, a estimé que seules les élections permettent de retrouver le chemin de la paix. Ces élections vont permettent à la République centrafricaine de se doter de nouvelles autorités légitimes pouvant conduire la destinée du pays. A l’école Colombe où la présidente de la transition a votée, l’engouement de la population démontre combien le peuple centrafricain décide de renouer avec la paix après plusieurs années de crise accumulées. La République centrafricaine a traversé un dur moment de son histoire après la prise du pouvoir par l’ex coalition seleka.

SAM_0130

SAM_0166

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

BANGUI: COMMUNIQUE DE PRESSE: COORDINATION NATIONALE

0

(Corbeau News Centrafrique)

constat5

 

COMMUNIQUE DE PRESSE: COORDINATION NATIONALE

 

Bangui, (C.N.C),12-31-2015

 

Le 30 Décembre 2015, le peuple centrafricain est appelé à choisir son président et ses représentants à l’Assemblée Nationale par l’organisation des scrutins afin d’élire les représentants devant conduire la destinée de la République centrafricaine.
L’ONE qui est une plateforme d’organisation de la société civile regroupant les minorités, les syndicats, les confessions religieuses, les ONG de Droits de l’Homme, a déployé 250 observateurs sur toute l’étendue du territoire Centrafricain.
L’ONE salut la forte mobilisation des citoyens à accomplir leurs devoirs de vote et se félicite des efforts consentis par l’ANE et de toutes les parties prenantes pour la tenue effective de ces élections.

En effet, les contats partiels a mi-journée montrent que sur les 250 bureaux de votes observés, les matériels électoraux sont quasi-effectifs, les 03 membres du bureau de vote sont présents, les délégués des candidats, ainsi que la présence des forces de sécurité constatée aux alentours des centres de vote rassure les électeurs.
L’ONE malheureusement à la mi-journée constate ce qui suit :
1- Le Démarrage tardif dans la quasi-totalité des bureaux de vote des activités électorales sur l’ensemble du territoire du au non déploiement dans le délai du matériels ;
2- La délocalisation des bureaux de vote vers d’autres circonscriptions;
3- L’insuffisance des bulletins de certains candidats aux législatives et aux présentielles constatée dans certains bureaux de vote occasionnant l’arrêt des opérations ;
4- L’arrivée tardive dans les bureaux de vote de certains agents électoraux et des forces de sécurités ;
5- La présence visible de certains délégués dans les bureaux de vote arborant les messages de leurs candidats,
6- La présence de certains électeurs possédant plusieurs cartes électorales dans les bureaux de vote (Désinformation faisant état des omissions sur la liste électorale) ;
7- L’absence d’aménagement facilitant l’accès des handicapés aux bureaux de vote;
8- Le refus de voter aux électeurs ayant voté au referendum en raison de leurs omissions sur la liste électorale.
9- Contrairement aux dispositions de l’article 76 du Code Electoral qui stipule que : les éléments de force de défense et de sécurité sont autorisées à voter 72h avant l’organisation des scrutins dans les casernes ou lieux appropriés, ceux –ci ont plutôt voté le jour du scrutin ;
10- La présence d’un seul délégué de candidat à Betou ;
11- L’augmentation du nombre des bureaux de vote à Douala au Cameroun.

L’ONE estime que ces actes sont de nature à compromettre dangereusement les issues des consultations électorales et de facto, engendrer une éventuelle crise postélectorale.

Fort de ce constat, l’ONE :

1- Interpelle une fois de plus le peuple centrafricain à doubler de vigilance sur l’organisation de la présente consultation ;
2- Demande aux autorités en charge de la conduite des élections (Gouvernement et ANE) de tout mettre en œuvre pour parvenir à une élection équitable, juste et transparente afin d’éviter à notre pays une nouvelle crise post-électorale;
3- Prend à témoin la communauté nationale et internationale des irrégularités ci-dessus mentionnées ;
4- Exhorte les acteurs de mise en œuvre du processus électoral de tout mettre en œuvre afin de corriger les imperfections constatées ;
5- L’ONE recommande à l’ANE de prendre les mesures diligentes pour prolonger la durée du scrutin conformément aux dispositions de l’article 78 du Code Electoral afin de permettre aux citoyens d’accomplir leurs devoirs civiques.

L’ONE continue sa veille et son observation citoyenne. Elle fera une déclaration préliminaire sur le déroulement de l’ensemble des opérations de de vote le jeudi 31 Décembre 2015 à 12 h.
L’ONE remercie le NDI pour son appui technique et financier ayant contribué à la mobilisation des observateurs pour la veille au bon déroulement du scrutin.

Fait à Bangui le 30 Décembre 2015

Le Coordonnateur

Me. Serges Soleil SERAMALE

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE OFFICIEL DE L`ANE

0

(Corbeau News Centrafrique)

vote

 

COMMUNIQUE OFFICIEL DE L`ANE

 

 

Bangui,(C.N.C), 12-30-2015

 

L`ANE Autorise Nationle des Election a ete informee d`actes d`incivisme de la part de certains agens d`enregistrement membres de Bureaux de vote ou de demembrements. Ces actes actes consisteraient entre autres a sequestre le materie documents electoraux aux seules fins de saboter le processus electoral en alleguant de pretendues revendications financieres

 

IMG_5662

 

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Le G8-RCA invite les acteurs centrafricains à préserver le climat de paix pour les élections

0

(Corbrau News Centrafrique)

FullSizeRender-2

 

Le G8-RCA invite les acteurs centrafricains à préserver le climat

de paix pour les élections

 

Bangui, (C.N.C),12-30-2015

C’est dans un Communiqué, signé ce mardi 29 décembre, que le Groupe de huit (G8-RCA) a invité les centrafricains, toute couche socio-politique confondue à préserver le climat de paix qui règne depuis quelques temps, pour garantir la sérénité du déroulement du premier tour des élections groupes de ce mercredi, 30 décembre 2015.

Les membres du G8: Union africaine (UA), Nations Unies (UN), Union Européenne (UE), Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), Etats Unis, France, Banque Mondiale et Médiation, se sont réunis à Bangui, capitale de la République Centrafricaine dans le cadre des élections présidentielle et législatives prévues le 30 décembre 2015.

A cette occasion, les membres du G8 se félicitent du climat de paix qui prévaut dans le pays et de l’esprit consensuel qui anime les différents acteurs impliqués dans le processus. Ils saluent l’engouement du peuple centrafricain qui s’est inscrit massivement sur les listes électorales, témoignage s’il en était besoin, de sa détermination à exercer ses droits civiques et politiques afin de tourner définitivement la page de la transition.

Ils invitent les autorités de la transition, tous les leaders politiques et leurs représentants, ainsi que le peuple centrafricain à préserver ce climat de paix et de cohésion sociale pendant et après le processus électoral en cours afin de promouvoir le développement économique et social des fils et filles de la Centrafrique.

Ils exhortent les citoyens centrafricains à bannir toute forme de violence qui nuirait gravement à la dynamique de paix constatée. Enfin, les membres du G8 réaffirment leur engagement aux côtés du peuple centrafricain en vue d’élections libres, transparentes et crédibles et pour l’accompagner dans sa marche vers le retour à un ordre constitutionnel normal.

Fait à Bangui, le 28 décembre 2015

Souleymane N’déné N’diaye

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DU G8 EN RCA SUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET LEGISLATIVES

0

(Corbeau News Centrafrique)

FullSizeRender-2

 

COMMUNIQUE DU G8 EN RCA SUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLE

ET LEGISLATIVES

 

Bangui, (C.N.C), 30-12-2015

 

Les membres du G8: Union africaine (UA), Nations Unies (UN), Union Européenne (UE), Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), Etats Unis, France, Banque Mondiale et Médiation, se sont réunis à Bangui, capitale de la République Centrafricaine dans le cadre des élections présidentielle et législatives prévues le 30 décembre 2015

 

IMG_5651

 Souleymane N’déné N’diaye

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

Centrafrique: Elections 2015 : Sévère mise en garde du Directeur de l’OCRB, Colonel Robert Yékoua-Kette

0

(CNC)

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/12/Robert-Yekoua-Kette.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Robert Yekoua Kette

 

 

Elections 2015 : Sévère mise en garde du Directeur de l’OCRB, Colonel Robert Yékoua-Kette

Bangui, (C.N.C), 12-30-2015

Le Directeur de l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB), colonel Robert Yekoua-Kette a lancé une mise en garde sans équivoque à l’égard des fauteurs de troubles, lors du déroulement du premier tour des élections groupées de mercredi 30 décembre 2015. L’officier a fait une déclaration y relative, ce mardi 29 décembre à la Direction générale de l’OCRB.

« Le vote du 30 décembre est très capital, je dirais très déterminant pour l’avenir de notre pays, la République centrafricaine. Il intervient à un moment où, je dois dire à toutes les centrafricaines et à tous les centrafricains, la guerre est terminée. Il se tient à un moment où la hache de la guerre est définitivement enterrée. Ce vote représente un nouveau départ pour le peuple centrafricain tout entier qui veut, à travers les urnes, reprendre sa destinée en main. C’est pourquoi, il ce vote doit se dérouler dans la plus grande tranquillité possible » a tenu à souligner, Robert Yekoua-Ketté avant de lancer sa mise en garde.

En effet, la déclaration de Yekoua-Kette qui correspond à s’y méprendre à un ultimatum aux fauteurs de troubles au moment des scrutins groupés de mercredi, prend plutôt la forme d’un conseil ferme pour interpeler et les agitateurs de l’insécurité, ainsi que les fraudeurs des élections à s’abstenir de tout acte de sabordage des opérations de vote. « Je conseille à tous les centrafricains, que vous soyez sur le territoire national, que vous soyez à l’étranger, vous ne devriez pas être menacés par qui que ce soit. Vous devez aller voter en toute sérénité et dans la quiétude et vous rentrer chez vous dans la quiétude. C’est votre droit absolu », a-t-il précisé.

« Je voudrais, de mon côté, en tant que Directeur de la répression du banditisme, et sur les déclarations des Ministres de l’Administration du territoire et de la Sécurité publique appelant à la paix durant ce vote, je mets sévèrement en garde, tous les détenteurs de fausses cartes d’électeurs ou de documents électoraux falsifiés, tous les détenteurs d’armes de toute sorte… afin de perturber le déroulement du vote de mercredi, que je condamnerai avec toute mon énergie et avec la dernière rigueur ces actes. Ainsi, je prends à témoin l’opinion nationale et internationale de tout ce qui adviendra, si jamais des mauvais gens seront tentés de causer quoi que ce soit », a martelé le Directeur de l’OCRB.

Toutefois, Yekoua-Kette a profité de l’occasion pour demander les centrafricains à être reconnaissants envers le Chef de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza qui a su conduire avec magnanimité et dextérité, la transition complexe actuelle jusqu’à son terme.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: COMMUNIQUE DE PRESSE : La Sous-fédération du MLPC au Sénégal par la voix de son bureau invite

0
(Corbeau News Centrafrique)

12391413_10205543348599888_7512037867863059434_n

 

COMMUNIQUE DE PRESSE : La Sous-fédération du MLPC au Sénégal par la voix de son bureau invite

 

 

Bangui, (MLPC), 12-29-2015

 

les camarades-militants, sympathisants et l’ensemble des concitoyens résident sur le territoire national ou à l’étranger, de se rendre le Mercredi 30 Décembre 2015 dans les centres de vote et d’user de leurs voix lors des élections présidentielles et législatives prévues à cette date afin de permettre à notre pays de retrouver sa souveraineté au travers d’un régime légitime.

IMG_5466

 

Le Secrétaire Général
Gérard Nga BOUKANGA GONOGUELE

CENTRAFRIQUE: VIRGINIE BAIKOUA RASSURE LA POPULATION DE BIMBO 4 A TRAVERS SON PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT LOCAL

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_9694

 

VIRGINIE BAIKOUA RASSURE LA POPULATION DE BIMBO 4 A TRAVERS

SON PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT LOCAL

Bangui, ,(C.N.C) 12-29-2015

En République centrafricaine, les campagnes électorales vont résolument en bon train pour atteindre l’apogée des élections groupées dans le pays. La candidate indépendante à l’élection législative dans la circonscription de Bimbo 4, Virgine Baikoua a terminé sa tournée politique par un grand meeting d’assurance à la population de sa circonscription. Le 25 décembre 2015, elle a fait son meeting de grande envergure sur le terrain de football de dans Bosco vers le 8ème arrondissement de Bangui.
C’était devant environ un millier de personne, dont femmes, jeunes et hommes que la candidate Virginie Baikoua fait son meeting de derniers jours de la tenue des scrutins. Après avoir procédé à une consultation à la base, une méthode d’être plus proche de la population en faisant porte par porte, elle a terminé sa tournée politique par ce meeting. L’occasion pour la candidate de Bimbo 4 de présenter en détail la primeur de son programme politique à la population. Dans son projet, elle a mis l’action sur le développement local et intégré pour la circonscription de Bégoua et villages. A travers ce projet de société, Virginie Baikoua compte aider la population de Bimbo 4 à sortir de la misère.
Dans son adresse à la foule, la candidate indépendante a rassuré les femmes, jeunes et les hommes venus massivement à son meeting. Elle les a appelé à se mettre en groupement permettant de mettre en œuvre les initiatives et projets du développement local. Sur ces différents points évoqués, elle a affirmé son vif engagement à venir en aide à cette population en détresse, comme elle a toujours fait dans ses actions humanitaires.
« Je connais les réels problèmes de la population de cette circonscription, parce que j’habite dans la localité. Le problème d’accès à l’eau, de l’éducation, de chômage des jeunes, de la santé, sont entre autres le quotidien de cette population qui continue de vivre dans la précarité. Une fois que je serais élue, c’est en ensemble avec la population que nous allons mener des actions pour le développement local et intégré de notre circonscription. J’ ai des partenaires qui m’aident dans le cadre de mes activités associatives. Aujourd’hui, j’ai besoin de pouvoir politique permettant de frapper à toutes les portes afin de faire sortir la population de cet état de vulnérabilité », a martelé Virginie Baikoua, candidate indépendante aux élections législatives à Bimbo 4.
Elle a par ailleurs justifié son engagement dans la vie politique au-delà de l’action humanitaire qu’elle mène au côté de la population. Pour elle, le pouvoir politique permet d’aller loin dans les démarches afin de mettre en œuvre les initiatives du développement de la localité où elle est candidate. Après de longues années d’engagement de terrain dans la vie associative, et au vu de la situation de chaos dans laquelle se trouve la République centrafricaine depuis trois ans, Virginie Baikoua souhaite élargir ses champs d’action afin de contribuer d’une nouvelle manière au relèvement et à la reconstruction du pays. Elle estime que cette étape va lui donner des attributions et pouvoirs politiques pour participer aux prises de décisions, mais aussi mener des grands projets de société ensemble avec la population des quartiers et Villages de Begoua afin de concourir au programme du développement de la localité.
Pour mettre en œuvre ce programme ambitieux, la Candidate pour le développement local intégré de Begoua et Villages a tracé plusieurs axes d’intervention. Il s’agit, à cet effet, d’accompagner le développement local Intégré des quartiers BEGOUA et Villages vers une ouverture à l’internationale par des partenariats dans le cadre de la coopération décentralisées autour des priorités dont l’accès à l’eau, aux soins, à l’éducation. Il s’agit également de la lutte contre l’insalubrité, du parrainage des villages, du centre de réinsertion, de l’amélioration des conditions de vie des femmes et enfants, de la promotion de la cohésion sociale, de la démocratie participative, de la jeunesse, ainsi que de l’entreprenariat au féminin et genre. A cela s’ajoutent, des plaidoyers à l’international pour mobiliser les partenaires, les outils et moyens financiers en vue d’accompagner la réalisation de ces différents projets. Virginie Baikoua sollicite l’adhésion de toute la population de Bimbo 4 pour les élections législatives 2015 afin de commencer le réel développement local.
Par ailleurs, elle a commencé ses actions jadis dans le domaine social et humanitaire. En 2003, elle a créé une ONG dénommé « SOLISIDAC» pour aider les personnes touchées par l’infection à VIH/SIDA. Convaincu de sa victoire qui s’est traduite par l’engouement de la population au tour de sa candidature, Virginie Baikoua appelle la population de Bimbo 4 à faire un choix utile

SAM_9713

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Communiqué de Presse N°0050/2015

0

(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

Communiqué de Presse N°0050/2015

Bangui,(C.N.C), 12-29-2015

Le collectif «Touche pas à ma Constitution » en appelle les compatriotes à participer massivement aux élections du 30 décembre 2015 et les candidats d’introduire leurs représentants dans les bureaux de vote pour bien surveiller le déroulement des scrutins du 30 décembre 2015.
La période de la compagne électorale qui prendra fin ce lundi 28 décembre 2015 doit ouvrir sa porte dans les 48 heures aux compatriotes qui sont inscrits régulièrement sur la liste électorale de se rendent aux urnes afin d’aller élire de manière transparente et démocratique les futurs dirigeants de notre pays qui auront la responsabilité de diriger nos institutions républicaines dans les cinq années à venir.
Fort de ce qui précède afin de lutter contre toute forme d’irrégularité liée à ces scrutins et qui pourrait servir comme prétexte aux détracteurs de la république ainsi qu’aux ennemis de la paix pour infliger encore une nouvelle souffrance au peuple centrafricain qui reste très déterminer d’aller aux urnes au-delà de la situation qu’elle connait.
Vu les multiples enjeux qui découleront de ces scrutins, le Collectif« Touche pas à ma Constitution », Organisation de la Société Civile en appelle les compatriotes à participer massivement aux élections du 30 décembre 2015 et aux candidats d’introduire leurs représentants respectifs dans les différents bureaux de vote pour bien surveiller le déroulement de ces strutins en vue de réduire le risque d’invalidation des bureaux de vote et lutter efficacement contre toute tentative des fraudes.

Fait à Paris, le 28 décembre 2015.

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

 

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE: BERTIN BEA A VENDU LE KNK EN FAISANT ALLEGEANCE A L’URCA D’ANICET GEORGE DOLEGUELE,

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_9458

 

BERTIN BEA A VENDU LE KNK EN FAISANT ALLEGEANCE A L’URCA D’ANICET GEORGE DOLEGUELE,

D’APRES CERTAINS CADRES DU KNK

 

Bangui,(C.N.C), 29-12-2015

 

La signature du protocole d’accord électoral entre Bertin Béa au nom du parti KNK et Anicet George Dologuelé au nom de l’Union pour le Renouveau de Centrafrique (URCA) ne fait pas l’unanimité au sein des militants et sympathisants du KNK de l’ex président François Bozizé. Deux réactions se font enregistrer quelques jours après la signature cet accord. La dernière en date est celle de Blaise Didatien Kossimatchi avec Guy Francis Baya qui ont conjointement remis en cause le ralliement du parti KNK à Anicet Géorge Dologuelé et ont décidé d’orienter le soutien du KNK plutôt vers Faustin Archange Touadéra.

Rien ne va plus au sein du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK) de François Bozizé, si bien que le torchon continue de bruler entre les militants et sympathisants de cette formation politique. En cause, la signature de protocole d’accord politique par Bertin Béa, Secrétaire général par intérim du parti KNK et Anicet George Dooguelé candidat de l’URCA. Les avis sont différemment partagés au sein du parti travailliste le KNK.

Après la réaction d’Alain Mbaya, président du KNK conseil pays France qui a déclaré que cet accord n’engage que les signataires, une autre réaction s’est faite enregistrée pour remettre en cause ledit. Le 25 décembre 2015, Blaise Didatien Kossimatchi et Guy Francis Baya, respectueusement, Membre influent du KNK et Grand mobilisateur dudit parti, ont unanimement fait une déclaration relative à cette allégeance. Dans leur appel à la mobilisation général, ils ont interpelé les militants et sympathisants du parti travailliste de ne pas se laisser entrainer.

« Nous appelons à la mobilisation générale de tous les organises de base du parti Kwa Na Kwa pour le soutien aux candidats Faustin Archange Touadera aux élections présidentielles de 2015, et Clide Privat Aimé LEPPA de Boali pour les législatives dans la circonscription de Boali », lit-on dans la déclaration. Se réclamant de la jeunesse, des femmes, des membres des Conseils d’arrondissement, des membres des conseils préfectoraux tous du KNK, considèrent cette signature d’accord de haute trahison par le Secrétaire général par intérim Bertin Béa. Selon eux, cette signature de soutien au candidat de l’URCA est fantaisiste.

« Considérant le rejet de cette mascarade d’accord, tous les organes de base du parti KNK, considérons du soutien total de tous les organes de base du parti KNK aux candidatures de Clide Privat Aimé LEPPA pour les législatives à Boali et de Faustin Archange Touadera aux élections présidentielles du 30 décembre 2015 », ont souligné les signataires de déclaration.

Ils appellent par ailleurs, « tous les ouvrières et ouvriers à se mobiliser pour une large victoire des candidats Faustin Archange Touadera aux élections présidentielles de 2015, et Clide Priv LEPPA de Boali pour les législatives dans la circonscription de Boali ».
En outre, le président du KNK France, Alain Mbaya a annoncé que le choix de l’ex vice-président du KNK Faustin Archange Touadera a été validé par les ouvriers dès l’annonce de l’invalidation du président BOZIZE. « Le choix du vice-président est un choix digne et responsable » a déclaré Alain Mbaya.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA DIRECTION FEDERALE DE CAMPAGNE DU MLPC EUROPE

0

(Corbeau News Centrafrique)

10256196_10153723201241083_5243848904516845270_n

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA DIRECTION FEDERALE DE CAMPAGNE DU MLPC EUROPE

 

Bangui, (C.N.C),12-29-2015

Les élections législatives et présidentielle prévues le 27/12/2015 et reportées au 30/12/2015 auront été l’occasion de voir les masques tombés, permettant ainsi de découvrir les vrais visages de ceux qui prétendent diriger la RCA.

Sans cesse, encore et encore, l’ex candidat à la candidature F.BOZIZE revient,  par tous les moyens, se remettre en selle comme une sangsue, s’accrocher aux pieds de la Centrafrique, effrayé par l’engouement des électeurs pour le candidat du MLPC, cherchant par tous les moyens à nuire au candidat de la « Réconciliation, du Rassemblement et de la Reconstruction » de la République Centrafricaine.
C’est ainsi qu’il a conclu,  en dehors de son parti et malgré les oppositions des membres du bureau politique du KNK, et contre le candidat issu des rangs du KNK, une alliance de circonstance, dans le seul but de revenir par la petite porte dans le processus électoral, dans le funeste dessein d’influer de manière plus que  nuisible sur la normalisation de la vie politique et des élections pour lesquelles sa candidature n’a pas été retenue, non seulement pour « le défaut d’inscription » et « non-respect du code électoral », mais aussi et surtout en raison des procédures pendantes devant les juridictions tant nationale qu’internationale ainsi que des sanctions internationales prononcées à son endroit, pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et autres délits graves.

Qu’à cela ne tienne, on ne saurait s’étonner de la soif du pouvoir légendaire de sieur François BOZIZE. En revanche, on ne pourrait s’empêcher de s’émerveiller qu’un digne fils du pays ayant servi son Etat  dans les plus hautes fonctions s’allier non seulement à François BOZIZE qui a commandité les « les boucheries de Paoua » et dont la réputation tristement célèbre a dépassé les frontières de la RCA, et même du continent africain, mais aussi avec « la bande des Naïrobistes », dans une sorte de coalition du mal, regroupant ainsi des milices qui ont ensanglanté le Centrafrique jusqu’à ce jour. Pire, ledit accord engagerait le candidat de l’URCA, s’il venait à être élu, à absoudre ceux qui sont à l’origine de l’introduction des mercenaires étrangers de leurs crimes contre le peuple centrafricain perpétuant ainsi la tradition de l’impunité bien connue de tous sous le régime du dictateur François BOZIZE.

Forte de ce qui précède la Direction Fédérale de Campagne « EAAMOO » du MLPC exprime sa vive préoccupation concernant l’avenir sécuritaire de la République, eu égard à cet attelage des ennemis de la paix, ayant la mort et la désolation sur leur chemin dans l’unique but cynique d’arriver au pouvoir par des voix non démocratiques et pour lesquels le candidat de l’URCA réserve une place de choix dans les futurs institutions en cas de victoire auxdites élections.

Direction Fédérale de Campagne « EAAMOO » du MLPC attire l’attention du candidat de l’URCA sur les risques d’isolement de la République Centrafricaine, ainsi que  ses conséquences sur les relations de notre pays avec les institutions internationales et  nos partenaires au développement,  tout en l’appelant instamment à reconsidérer ces alliances qui sonnent comme un mépris vis-à-vis des souffrances endurées par le peuple centrafricain, et lui demande de faire acte d’humilité en demandant pardon au peuple meurtri dans sa chair par cette alliance plus que douteuse.
Enfin elle appelle les centrafricaines et centrafricains à rejeter en bloc cet attelage suicidaire.
Tous unis, nous vaincrons dans le « Rassemblement, la Réconciliation et la Réconciliation » !

Fait à Paris, le 28 décembre 2015

Pour la Direction Fédérale de Campagne,

Porte-parole

Arsène ANGOURE

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE: MEETING DE VERITE DU CANDIDAT DU MLPC MARTIN ZIGUELE AU STADE 20.000 PLACES

0
(Corbeau News Centrafrique)

1878_10153723200836083_8058669184785580291_n

 

MEETING DE VERITE DU CANDIDAT DU MLPC MARTIN ZIGUELE

AU STADE 20.000 PLACES

 

Bangui, (C.N.C),12-29-2015

Le tambour électoral bat son plein en République centrafricaine après son lancement officiel au 12 décembre dernier. En prélude à la tenue des scrutins ce 30 décembre 2015, les candidats aux élections groupées en Centrafrique mettent en marche, de part et d’autres, leur dernière énergie pour convaincre le peuple centrafricain à travers leur programme politique. Ainsi, le candidat du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguelé a fait son géant meeting dit meeting de vérité au stade 20.000 places à Bangui.
Après avoir multiplié ses tournées politiques, en termes de campagne électorale, dans les grandes villes de la République centrafricaine, le candidat du MLPC a fait un tour dans quelques arrondissements de la capitale, ce 25 décembre 2015. Ce jour-là, il a sonné le pk5 dans le 3ème arrondissement, et le quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui lui permettant de d’organiser son meeting de vérité au stade 20.000 places. L’occasion pour Martin Ziguelé de dévoiler au grand public son programme politique bâti au tour de 3 R : Réconciliation, Rassemblement et la Reconstruction. Rassuré d’une probable victoire au premier tour des élections, le candidat du MLPC, a sorti un livre intitulé « Des crises à l’expérience Ma vision pour la Centrafrique » où il a décliné son programme politique.

Ce meeting a réuni les militants et sympathisants du MLPC ainsi que ceux des formations politiques signataires au soutien à la candidature de Martin Ziguelé à la présidentielle. Il s’agit entre autre de la formation politique Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) de Nicolas Tiangaye, le MDES, le MPC, l’UDCA, et de la plateforme des anciens députés de la troisième législature ayant signé les accords politiques avec le MLPC. Un meeting de vérité pour lancer publiquement un défi avec ses adversaires politiques sur la sempiternelle question de connivence avec l’ex rébellion seleka qui a renversé François Bozizé de pouvoir le 24 mars 2013. Martin Ziguelé a qualifiée ses allégations comme de l’intoxication visant ternir son image. Sur cette question, le candidat du MLPC exige des preuves.
Il a promis désormais une poursuite judiciaire contre tous ceux continuent de mener des campagnes de dénigrement et d’intoxications sur sa personne. D’ores et déjà, le candidat du MLPC a annoncé une plainte qu’il déposée avec Maitre Nicolas Tiangaye à la justice centrafricaine contre une Journal centrafricain qui aurait fait une campagne d’intoxication à son encontre.
Martin Ziguelé s’est montré convaincu de remporter les élections dès le premier tour. Avec le soutien de plusieurs partis politiques ayant fait allégeance avec le MLPC, Il a rassuré ses militants et sympathisants sur sa probable victoire au premier tour des scrutins du 30 décembre 2015. Certes, la victoire c’est dans les urnes, et l’histoire le dira dans quelques jours.

10256196_10153723201241083_5243848904516845270_n

12391413_10205543348599888_7512037867863059434_n

SAM_9745

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: les candidats profitent du dernier jour de campagne électorale

0

(Corbeau News Centrafrique)

IMG_2375

 

RCA: les candidats profitent du dernier jour de campagne électorale

 

Bangui,(CNC),12-28-2015

 

La campagne des élections présidentielle et législatives en Centrafrique prend fin ce lundi soir après que le scrutin a été repoussé de trois jours en raison de contraintes logistiques. Ce report au 30 décembre, qui signifie également prolongation de la campagne électorale, fait plutôt les affaires des candidats.

Certains candidats à l’élection présidentielle réclamaient sept jours de report au lieu des trois finalement annoncés pour, d’une part, satisfaire les contraintes logistiques et, d’autre part, pouvoir poursuivre la campagne électorale qui a été très courte. Dans les faits, elle aura duré moins de deux semaines après le référendum du 13 décembre.

Sitôt le report du premier tour au 30 décembre annoncé, les candidats les plus fortunés ont repris l’avion direction les provinces pour battre campagne dans le reste de la Centrafrique. Anicet Dologuélé, Désiré Kolingba, mais aussi Karim Meckassoua ont aussi prolongé leurs programmes dans l’arrière-pays. Ce dernier confiait d’ailleurs que ce report « l’arrangeait ».

Du côté des petits candidats, c’est l’occasion de visiter d’autres arrondissements de la capitale et de continuer les opérations de porte-à-porte. Les caravanes musicales qui sillonnent Bangui pour inciter les gens à voter pour tel ou tel candidat doivent s’arrêter ce lundi soir à minuit, clôture officielle des campagnes présidentielles et législatives.

 ■ Probité des autorités : la présidence répond aux critiques

En Centrafrique, la campagne en vue des élections de mercredi 30 décembre touche à sa fin. Au cours de cette campagne, des allégations et des commentaires ont été émis mettant en doute la probité de personnalités de la transition. La présidence répond par la voix de son porte-parole, Anicet Clément Guiyama Massogo.

 

Paris RFI

CENTRAFRIQUE: «LES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE NE SONT QU’UNE PREMIERE ETAPE» DIXIT JEFFREY HAWKINS

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_9330

 

«LES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE NE SONT QU’UNE PREMIERE ETAPE»

DIXIT JEFFREY HAWKINS

Bangui,(C.N.C), 12-28-2015

 

Les défis que fait face la République centrafricaine avec la tenue des scrutins restent énormes. La population estime qu’avec les élections groupées du 27 décembre 2015, le pays pourra sortir de ses cendres. A l’occasion de la soirée de sa réception organisée le 23 décembre 2015 à sa résistance, l’Ambassadeur des Etats unis à Bangui, Jeffrey HAWKINS a souligné que la RCA doit faire face au quatre points cruciaux pour son relèvement. Il s’agit d’abord des élections, en suite de la réconciliation, le DDR, en fin de la relance de l’économie.
La soirée de la réception a permis au diplomate américain de s’adresser aux Centrafricains sur les grandes étapes que le pays doit franchir. Pour cette soirée, de nombreuses personnalités dont les membres du gouvernement, le président du Haut conseil de communication de la transition à la desquels le premier ministre Mahamat Kamoun, le corps diplomatique, les forces internationales et quelques membres de la société civile centrafricaine et leaders religieux qui ont honoré de leur présence. Dans son adresse de circonstance à ses invités, Jeffrey HAWKINS a relevé les quatre étapes majeures que la République centrafricaine doive faire. Pour le diplomate américain, il n’y a pas que des élections pour que la République centrafricaine puisse se relever mais au-delà, beaucoup reste à faire. Les élections, la réconciliation, le Désarmement Démobilisation et la Réinsertion, et l’économie sont entre autres les défis à relever.
«Nous ne pouvons pas oublier que ces élections ne sont qu’une première étape. Il reste beaucoup de travail à faire. Il y a la réconciliation qui est aussi importante. Je suis très content de voir les responsables de confession religieuse qui sont là. Car ce travail de réconciliation c’est très important, et c’est surtout pour vous à le faire avec l’appui du gouvernement et des amis de la Centrafrique. Il y a le désarment qui est dextrement important en ce qui concerne la réforme des FACA », a souligné Jeffrey HAWKINS, l’Ambassadeur des Etats unis accrédité à Bangui, qui a également mis l’accent sur l’économie du pays qu’il a estimé importante et qu’on en parle peu dans cette période de crise. Selon lui, sans économie et sans développement, les jeunes qui sont restés désœuvrés, les problèmes recommencent, finalement on ne peut pas faire avancer les choses.
Sur cette question de l’économie, le diplomate américain a rappelle l’engagement des Etats unis au côté de la République centrafricaine durant la crise. L’aide financière et logistique que son pays fournie pour la stabilisation de la RCA à travers la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (Minusca), et l’appareil judiciaire centrafricain. Les Etats unis sont financièrement très impliqués dans la gestion de la crise en Centrafrique. En tout, 839 millions de Dollars soit environ 393.281.241.088 FCFA de l’aide américaine ces dernières années, pour le travail de la MINUSCA, d’après Jeffrey HAWKINS. Cette aide, selon lui, est faite également dans le domaine de la réconciliation avec 20 millions de dollars, soit environ 9.374.999.552 de FCFA, et 25 millions de dollars, soit environ 11.718.750.208 de FCFA dans le domaine de la justice.
« C’est pour vous dire que nous sommes là pour travailler ensemble avec vous. L’engagement des Etats unis est sans faille. Et j’espère que vous allez me trouver comme un partenaire fidèle et bien veillant ; et je vais œuvrer à vos côtés pour que tous ces défis marchent résolument bien », a martelé le diplomate. Il a par ailleurs souligné l’engagement de son pays dans le domaine sécuritaire dont les troupes américaines sont déployées à l’Est de la République centrafricaine au côté des forces de l’Union africaine dans la traque de Seigneur de guerre, Joseph Kony avec sa bonde de rébellion ougandaise qui écument une partie de territoire centrafricain.
En outre, Jeffrey HAWKINS n’a pas manqué de féliciter le travail abattu par les autorités de la transition centrafricaine pour le redressement du pays à travers le processus politique et électoral avec l’appui des forces internationales qui sont travaillent au côté des Centrafricains. L’Ambassadeur des Etats unis en Centrafrique, , Jeffrey HAWKINS, est nommé à son poste à Bangui au mois de novembre dernier. Il a succédé a son compatriote David Brown.

SAM_9325

SAM_9355
Eric NGABA

Bangui: Les médias centrafricains se mettent en synergie pour mieux couvrir les élections

0

(Corbeau News Centrafrique)

IMG_1987

Les médias centrafricains se mettent en synergie pour mieux couvrir les élections

 

 

Bangui, (C.N.C), 27-12-2015

 

IMG_5176

 

 

IMG_5177

 

IMG_5178

 

IMG_5179

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: « LA MINUSCA ASSURERA LA BONNE TENUE DES ÉLECTIONS» DIXIT LE PORTE-PAROLE DE LA MINUSCA

0

(Corbeau Nnews Centrafrique)

SAM_4935

 

« LA Minusca ASSURERA LA BONNE TENUE DES ÉLECTIONS» DIXIT

LE PORTE-PAROLE DE LA MINUSCA

 

Bangui, (C.N.C), 24-2-2015

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), en partenariat avec les forces de sécurité intérieure centrafricaines et Sangaris, veilleront à ce que les scrutins présidentiel et législatifs du 27 décembre se déroulent sans incident et que chaque Centrafricain puisse voter en toute sécurité. Une déclaration f aite par le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la mission, du mercredi 23 décembre 2015 à Bangui.

En quelques jours de la tenue des scrutins en République centrafricaine, la mission onusienne présente dans le pays a précisé à la presse son plan pour assurer la tenue des élections prévues du 27 décembre 2015 au 31 janvier 2016. Au cours de cette conférence de presse hebdomadaire au siège de la mission, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué également que la MINUSCA et le système des Nations Unies en Centrafrique appuient les autorités compétentes pour que les défis logistiques relatifs à l’organisation soient rapidement relevés.

D’après le Porte-Parole de la mission, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a effectué une visite du terrain mercredi à Ndélé en compagnie de quelques ambassadeurs où ils ont rencontré des responsables locaux ainsi que ceux de la délégation locale de la Mission et de la Force. Les discussions ont porté sur la protection des civils et les préparatifs pour les élections de dimanche 27 décembre. Selon le Porte-parole de la MINUSCA, la protection des civils reste la priorité principale de la Mission et qu’elle s’inscrit au cœur de son engagement dans la sécurisation des prochaines élections.

Vladimir Monteiro a aussi mentionné que pour permettre la meilleure couverture médiatique de ces élections, la MINUSCA, en partenariat avec la Maison de la Presse et des journalistes, a mis en place un programme de renforcement des capacités des journalistes pour la couverture des élections. Avec le PNUD, la Mission a appuyé la mise en place d’une synergie des médias pour des élections apaisées en RCA ainsi qu’une salle de veille. La synergie est officiellement lancée le jeudi 24 décembre 2015 à la Maison de la presse et des journalistes par Aurélien Agbénonci, le Représentant spécial adjoint et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Pour sa part, le Porte-Parole de la Force, Lieutenant-Colonel Adolphe Manirakiza, a précisé que, afin d’éviter toute tentative de sabotage de ces élections, et dans le souci de la protection des civils pendant les échéances, la Force de la MINUSCA est aussi entrain de réaménager son dispositif sur le terrain, spécialement dans les secteurs Centre et Est du pays. Ainsi et compte tenu de l’évaluation des signes d’insécurité observés dans chaque secteur, certaines zones ont bénéficié de plus d’attention par rapport aux autres. Le Porte-Parole a précisé que la Force fera tout ce qui est à sa hauteur pour s’assurer que tout le nécessaire est en place, sur tout le territoire, pour le bon déroulement des élections du 27 décembre.

La Porte-parole de la police, Pospescu Oana Andreea, a quant à elle indiqué qu’outre les dispositions prises par la Force, la police de la MINUSCA a adopté des mesures, toujours en appui aux forces de sécurité intérieure, pour protéger les candidats aux élections législatives et présidentielles. Dans le cadre de la campagne électorale, les différents candidats sillonnent les quartiers de la capitale Bangui et les provinces, notamment Bria, Birao, Kaga-Bandoro, Bouar, Bambari et Mbaïki avec l’appui de la police, a précisé la Porte-parole.

En ce qui concerne la situation des Droits de l’Homme, la MINUSCA condamne, dans les termes les plus forts, les individus et groupes responsables de violences contre la population, en particulier de violences sexuelles contre les femmes et les filles. Selon Monteiro, la Mission est déterminée à poursuivre sa collaboration avec les forces de sécurité intérieures centrafricaines afin de procéder à l’identification, à l’arrestation et aux poursuites engagées contre les auteurs de ces crimes odieux.

Au cours de la semaine écoulée, la mission a pu surveiller, vérifier et documenter, aussi bien à Bangui qu’à l’arrière-pays, 23 incidents de violations et d’abus des droits de l’homme avec au moins 28 victimes dont 1 femme, d’après le Porte-parole de la MINUSCA. De sources concordantes, les auteurs présumés sont, en plus des individus armés non identifiés, des groupes armés appartenant aux Anti-Balaka, aux ex-Séléka/MPC/UPC/FPRC et quelques agents de l’Etat.

Bangui Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Le parti KNK de François Bozizé divisé sur l’ ‘’Accord politique électoral’’ signé avec l’URCA

0

(Corbeau News Centrafrique)

DSCN2430

 

Le parti KNK de François Bozizé divisé sur l’ ‘’Accord politique électoral’’ signé avec l’URCA

Bangui, (C.N.C), 12-24-2015

Mardi 22 décembre 2015, Bertin Bea, Secrétaire général du parti KNK de François Bozizé a signé, au nom du parti, un Accord politique électoral avec l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) de Anicet George Dologuélé, pour le compte de l’élection présidentielle de 2015-2016. Un jour après, des voix internes au KNK dénonçant cet accord s’élèvent. La première, est celle incarnée par Samuel Toko Feisse, le Coordonnateur de la base et Membre du bureau politique du KNK qui, au nom de la base du KNK qui, non seulement dénonce l’accord, mais appelle plutôt les « Ouvriers » (militants du KNK) à soutenir le candidat Faustin Archange Touadéra.
« Nous, membres du bureau politique du parti KNK, Jeunesse de KNK, Femmes de KNK, Membres des conseils de huit (08) arrondissements de Bangui et de Begoua et de Bimbo, ainsi que les conseils préfectoraux et sous-préfectoraux du KNK, nous dénonçons catégoriquement cette mascarade d’accord politique électoral signé par le Secrétaire général par intérim du KNK et ses acolytes au mépris des Ouvriers et Ouvrières, avec le parti URCA de Anicet George Dologuélé, lequel accord a été conclu sans consultation avec la base du parti KNK », pet-on lire dans une déclaration signée ce mercredi 23 de Samuel Toko Feisse, le Coordonnateur de la base et Membre du bureau politique du KNK.
Tout en rejetant cet accord, cette base du KNK demande plutôt aux Ouvriers de soutenir la candidature de Faustin Archange Touadéra, un autre membre du bureau politique. « Par conséquent, nous appelons toutes les Ouvrières et tous les Ouvriers du parti KNK, sur l’ensemble du territoire centrafricain à se mobiliser massivement derrière le seul candidat Faustin Archange Touadéra, issu du parti KNK pour une large victoire à l’élection présidentielle du 27 décembre 2015. Seule la base souveraine peut trancher», poursuit la déclaration.
En tout cas, le ver est dans le fruit. Toutefois, la base qui a rejeté l’accord signé par Bertin Bea a demandé à ce que Bozizé personnellement puise s’adresser aux militants de son parti comme il a l’habitude de le faire, pat téléphone.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Les enfants déplacés célèbrent Noël avec TELECEL-Centrafrique

0

(Corbeau News Centrafrique)

Mlle Gabriella Guégbélé, don

 

Les enfants déplacés célèbrent Noël avec TELECEL-Centrafrique

 

BANGUI, (C.N.C), 24-12-2015

Mlle Gabriella Guégbélé, Responsable sociale de la société de téléphonie mobile TELECEL-Centrafrique assistée de Régis Koyaga, Agent de communication a sillonné quelques sites des déplacés internes de Bangui, ce mercredi 23 décembre 2015, pour remettre des cadeaux de Noël aux enfants déplacés. Au Complexe pédiatrique de Bangui également, des jouets ont été distribués aux enfants malades. Il s’agit d’une action sociale de TELECEL-Centrafrique qui se veut une société citoyenne.
Des sacs de riz, des cartons de savon, des cartons de sardine, des jouets, sont entre autres les biens qui ont constitué le pactole qui a été distribué hier, aux enfants par TELECEL à travers la capitale Bangui. Plus particulièrement, les enfants démunis sont la cible de TELECEL pour cette année.
En effet, les enfants centrafricains, à l’instar de leurs pairs du monde entier sont à l’honneur en cette période de Noël. Un jour seulement après l’honneur que la Président de transition Catherine Samba-Panza leur a fait, ce mardi en leur remettant des cadeaux de Noël, la société de téléphonie mobile TELECEL-Centrafrique emboite le pas. Gabriella Guégbélé est la Responsable sociale de TELECEL-Centrafrique. Elle a dirigé les opérations de distribution des cadeaux de Noël, d’abord sur le site des déplacés de Benz-vi, puis sur le site des déplacés de la paroisse Saint Sauveur pour boucler au Complexe pédiatrique de Bangui. « TELECEL a trois domaines d’interventions sociales, à savoir la santé, l’environnement et l’éducation des enfants. Donc, ce que nous faisons aujourd’hui participe de l’appui de TELECEL en tant que société citoyenne auprès du peuple centrafricain et en accompagnement aux autorités du pays », a-t-elle indiqué au préalable pour situer le cadre institutionnel de cette distribution.
Régis Koyaga, Agent de communication à TELECEL qui a accompagné la Responsable sociale, est rentré dans les détails pour expliquer que « Noël, c’est la fête des enfants. Les dons que nous leur faisons aujourd’hui s’inscrivent dans le cadre de l’action sociale de TELECEL, une action traditionnelle qu’on fait aux enfants à cette occasion pour leur remettre des jouets. Mais, par rapport à tout ce que notre pays vient de connaitre comme crise, TELECEL a pensé aux enfants démunis qui sont dans les sites communément appelés ‘’ledger’’. Comme il s’agit cette année d’assister des enfants en difficultés, nous n’avons pas jugé nécessaire de leur offrir que des jouets, mais aussi des vivres et non-vivres ».
Au passage de l’équipe de TELECEL dans chaque site, c’est la réjouissance. Les enfants accouraient et s’attroupaient autour de Gabriella pour obtenir en premier un jouet, ou un paquet de vivres et non-vivres. « Je ne pensais même pas un seul instant que mes enfants allaient avoir de jouets cette années. Cela fait deux mois que je suis ici à l’hôpital avec mes deux enfants, et donc dans l’impossibilité de leur offrir des jouets. Merci à TELECEL qui m’a levé la honte aujourd’hui », a déclaré Jérémie Kozandji, père de famille rencontré au Complexe pédiatrique de Bangui, qui a vu ses enfants dotés des jouets par TELECEL.
Sur le site des déplacé de la paroisse Saint Sauveur, le père Marc Bélikassa, curé de ladite paroisse qui abrite encore près de 4 000 déplacés s’est réjoui de l’assistance de TELECEL. « Notre fierté est grande aujourd’hui de voir que TELECEL a inscrit dans ses rubriques, des actions sociales, je dirais humanitaires, à l’endroit du peuple centrafricain. En cela, la société a témoigné qu’elle n’existe pas en dans notre pays uniquement à but lucratif, mais qu’elle est une société citoyenne qui évolue avec le peuple et partage avec le peuple, ses désidératas », a déclaré le curé.
Le religieux a ajouté que « les enfants qui sont dans plus de 3700 ménages déplacés du site de Saint Sauveur sont certainement dans la joie avec moi aujourd’hui, de voir TELECEL venir à leurs côtés pour leur distribuer les jouets. Ils seraient peut-être dans l’impossibilité d’avoir des jouets comme les enfants qui vient avec leurs parents. Grâce à TELECEL, ces enfants sont heureux aujourd’hui au même titre que leurs frères et sœurs ».
Selon Gabriella Guégbélé, ce n’est ni une première intervention sociale de son entreprise et ce ne sera plus une dernière. Il s’agit d’une annonce de la poursuite de la compagne de distribution des cadeaux de Noël en cette année pour sa société. En cela, TELECEL réaffirme son ferme engagement sur le volet social à soutenir le peuple centrafricain dans la crise sans précédent qu’il traverse encore.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: La présidente de transition, Catherine Samba-Panza fête la Noël avec des enfants malades

0

(Corbeau News Centrafrique)

Ambulance Samba-Panza

 

La présidente de transition, Catherine Samba-Panza fête la Noël avec des enfants malades

Bangui, (C.N.C), 24-12-2015

Ce mardi 22 décembre dernier, Catherine Samba-Panza Chef de l’Etat de transition a la tête d’une forte délégation gouvernementale, accompagnée de Mgr Dieudonné Nzapalainga Archevêque de Bangui et l’Imam Omar Kobine Layama, Président de la Communauté islamique de Centrafrique (CICA) ainsi que de Miss-Centrafrique 2015, Flora Habiba Ngahally, a allée faire un don de jouets aux enfants malades du Complexe pédiatrique de Bangui et du Centre de la Mère et de l’enfant. Une ambulance et un bâtiment flambants neufs ont été remis par le Chef de l’Etat de transition au Complexe pédiatrique.
Particulièrement pour la célébration de Noël 2015, Catherine Samba-Panza pense à la consolidation des acquis du passage du Pape François en RCA. « Lorsque j’ai décidé d’organiser cette fête de Noëlle de cette année, j’ai pensé aux enfants vulnérables. Parce que le Pape François qui est venu ici dans notre pays est le Pape des pauvres. Les personnes les plus vulnérables dans notre pays sont des enfants, nous devons tout faire, en ce temps de Noël pour leur donner la joie et le sourire », a déclaré le Chef de l’Etat de transition au Centre de la Mère et de l’enfant où elle était hier, pour remettre des jouets aux enfants.
Evidemment, cette campagne de distribution de jouets inaugurée par Samba-Panza, devra viser essentiellement les enfants encore bloqués dans les sites de déplacés. Ce seront 8 000 jouets qui ont être mobiliser la par le Chef de l’Etat de transition à la différence des 2 000 qu’elle avait distribués l’année dernière.
« Nous allons voire dans tous les sites de déplacés, comment apporter la joie aux enfants qui s’y trouvent en leur offrant des jouets. Avec les petits moyens qui sont en notre possession, nous allons acheter 8 000 jouets pour remettre aux enfants dans 23 sites », a précisé Catherine Samba-Panza.
Au niveau du Complexe pédiatrique de Bangui, Dr Chrysostome Gody, Directeur dudit centre hospitalier trouve d’une grande valeur symbolique la présence de Samba-Panza au sein de son institution. « Nous sommes dans une semaine de Noël toujours marquée par le remise des jouets aux enfants. C’est un moment symbolique et en venant personnellement ici, le Chef de l’Etat a bien voulu marquer cette semaine d’une pierre formidable. Je crois que les enfants sauront apprécier ainsi que leurs parents », a –t-il noté avant d’ajouter, « le Pape est passé ici en disant que les centrafricains doivent se donner les moyens pour vivre dans la dignité. Je pense qu’en remettant aujourd’hui ce nouveau bâtiment, les enfants seront accueillis ici dans la dignité. Parce qu’au niveau des services des urgences, les enfants viennent souvent en masse. Du coup, il n’y avait pas d’intimité ni de confidentialité. Ce qui détruit la dignité de l’être humain. Avec ce nouveau bâtiment suffisamment aéré, nous allons pouvoir recevoir individuellement », a ajouté Dr Gody.
Mme Annette Séragoni, a vu son enfant bénéficier d’une poupée. « Je ne savais pas que la Présidente pouvait venir jusqu’ici pour offrir à nos enfants des jouets. On se croyait abandonné. Mais, grâce à la Présidente, mon enfant, malgré qu’il souffre encore, connaitra la joie quand même », s’est-elle réjouie.
Le Chef de l’Etat a promis que la remise d’hier, n’est que le lancement d’une vaste campagne de distribution et qu’elle se poursuivra, par le biais des ministres, jusqu’à Noël, puisqu’il s’agit de distribuer 8 000 jouets.

FullSizeRender

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Centrafrique: Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC-Coalition-SÉLÉKA) dit Non et Non à la Partition de la RCA

0

(Corbeau News Centrafrique)

 

FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE BUREAU EXECUTIF

NATIONAL COORDINATION POLITIQUE GÉNÉRALE

N° 00197 /FPRC/CGP.

République Centrafricaine

Unité – Dignité – Travail

 

FullSizeRender-1

Communiqué No 00197-20-12-15/CGP du FPRC-SÉLÉKA
Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC-Coalition-SÉLÉKA) dit Non et Non à la Partition de la RCA

Bangui, (C.N.C), 12-22-2015

Les observateurs de la politique en République Centrafricaine ont été mis au courant d’un message émanent du Général Noureddine Adam 1er Vice-Président du FPRC-SÉLÉKA, dont la quintessence se trouve être la partition du pays et tout récemment, la cessation des hostilités. Plusieurs se sont frotté les mains en se confortant dans leurs pensées diaboliques que le FPRC Coalition-SÉLÉKA n’existe que pour cela, oubliant que la signature des accords de paix de Nairobi avait pour objectif, entre autre, la fin des hostilités. Le FPRC, a un projet de société pour l’ensemble du pays.

Loin de là. Nous venons aujourd’hui apporter un démenti formel. Ce message, ne peut d’aucune façon provenir d’un mouvement (FPRC Coalition-SÉLÉKA), qui continue de croire non seulement aux vertus de la négociation, du dialogue, de la Paix, de la Sécurité mais aussi à l’Unité du Pays, au respect de la parole donnée et des engagements pris et consignés dans les accords de paix signés à Nairobi.

Nul n’ignore que le Général Noureddine Adam vit dans la forêt, d’où il n’a même pas accès à Internet et que les communiqués de notre mouvement ne portent que la main du bureau politique. Ceux et celles qui veulent continuer à discréditer notre mouvement le FPRC pour des objectifs inavoués, ne recevront de notre part aucune caution.

Notre mouvement ne sentira jamais concerné par des engagements pour lesquels, il n’est pas partie prenante. Nous en appelons au sens élevé de l’éthique et du sens de responsabilité des candidates et candidats aux élections présidentielles et législatives qui ont déjà prononcé des sentences de condamnation des centrafricaines et centrafricains qui ont résolu à leur façon de mener le combat de la libération de la Centrafrique. Plusieurs doivent prendre le temps de se regarder au miroir et de nous assurer qu’ils n’y sont pour rien à la déconfiture de l’État, à la paupérisation très prononcée de la population, à la marginalisation d’une grande partie de nos concitoyennes et concitoyens et à l’exclusion.

Nous-nous battons contre le gain facile, l’injustice sociale, la mauvaise gouvernance, la course au pouvoir et surtout contre les vieilles politiques et pratiques qui font reculer notre pays : le clientélisme, le mensonge, le détournement des deniers publics, des alliances inopportunes, le manque de vision et de projet de société digne d’un État moderne.

Il convient de rappeler que le fonctionnement de notre mouvement le FPRC Coalition-SÉLÉKA impose à chaque membre le respect des statuts, des textes constitutifs, des accords ou ententes signés. Pour nous et pour tous ceux et toutes qui nous lisent, tout communiqué qui ne porte pas la signature du Coordonnateur Politique, est nul et non avenu. Notre coalition ne donnera aucune suite à toute communication ne respectant pas cette procédure, à moins d’en avoir reçu le consentement du Coordonnateur Politique, seule personne habileté à signer les communiqués, les accords et les ententes au nom de notre mouvement le FPRC Coalition-SÉLÉKA.

Notre combat est noble et juste. Nous avons conscience que les moyens de diffusion de nos actions ne peuvent nullement plaire aux ennemis du peuple Centrafricain. Nous tenons à mettre en garde tous ceux et toutes celles qui cherchent à nous détourner de l’objectif ultime de notre engagement politique et de la vision concertée : construire au centre de l’Afrique un pays à notre image, un pays uni et indivisible.

Nous-nous opposons à toutes les formes de dictature, d’Exclusion, de marginalisation, d’enrichissement personnel ou illicite. Nous voulons un pays Laïc, ouvert, démocratique et capable de créer la richesse et de la distribuer Équitablement, une armée républicaine, nationale et ouverte à tous les centrafricains. Notre projet de société, est le reflet de nos ambitions et de la vision que nous avons pour notre pays la République Centrafricaine. Nous-nous sommes donné le devoir civique et politique de promouvoir notre engagement à travers le territoire national. Nous œuvrons pour la réconciliation, la concorde nationale et la paix, la libre circulation des biens et des personnes.

Il est de ce fait, illogique pour nous de prôner la partition de notre pays, la République Centrafricaine. Voilà pourquoi, nous en appelons au sens civique et à l’amour de notre pays à tous les membres et les leaders politiques de notre mouvement de préserver l’intégrité de notre territoire. La discipline dans nos rangs et la convergence de nos pensées et de nos actions demeurent des valeurs sur lesquelles, nous continuerons à travailler pour que notre projet de société contribue à l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes. Nous restons attachés à jamais à la devise de notre pays : Unité-Dignité-Travail.

Le 20 décembre 2015

Moustapha SABOUNE
Coordonnateur Politique
FPRC-Coalition-SÉLÉKA
saboune@hotmail.ca

BANGUI: LE RAPPORT DE LA MINUSCA SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN CENTRAFRIQUE

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_8136

 

LE RAPPORT DE LA Minusca SUR LA SITUATION DES DROITS

DE L’HOMME EN CENTRAFRIQUE

Bangui, (C.N.C), 11-23-2015

La Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA a rendu public son premier rapport sur la situation des Droits de l’Homme en République centrafricaine. Au cours de la période sous revue, la Division des droits de l’Homme (DDH) de la MINUSCA a documenté 775 cas de violations des droits de l’Homme qui ont fait au moins 785 victimes, dont 88 femmes, 18 garçons et 25 filles. La présentation de ce rapport a été faite devant la presse, le vendredi 11 décembre 2015 à Bangui, au siège de la MINUSCA.

Dans un document de 26 pages rapportant les cas des violations des droits de l’Homme commis en Centrafrique, la Division des Droits de l’Homme a établi un tableau sombre de la situation des droits de l’homme dans le pays. Ce rapport est le résultat d’enquêtes menées par la Division des droits de l’Homme de la MINUSCA entre le 15 septembre 2014 et le 31 mai 2015, depuis le transfert d’autorité entre la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et la MINUSCA. Il fait état de violations des droits de l’Homme et du Droit humanitaire, y compris des assassinats, des violences basées sur le genre, de restriction de mouvements et d’actes de torture, entre autres.

« Alors que l’ampleur et la gravité du conflit ont diminué, de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire continuent d’être commises dans tout le pays par des groupes armés non étatiques, y compris les Anti-Balaka et ex-Seleka, et dans une moindre mesure, par des acteurs étatiques », a rapporté Musa Gassama, Directeur à la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA, qui s’est réservé en toute partialité de mettre l’accent sur ces violations commises aussi par les forces internationales notamment la Sangaris et les casques bleus de la MINUSCA.

Le Rapport a établi que les violations des droits de l’homme sont commises par non seulement les groupes armés mais aussi par les forces internationales et nationales. Au cours de la période en vue, la DDH a documenté 124 cas de violations graves des droits de l’homme et de violations du droit humanitaire, imputables aux Antibalaka ayant affecté 209 victimes, dont au moins 46 femmes et 10 enfants dont cinq filles et cinq garçons. A cela s’ajoutent les 45 cas de violations du droit à la vie, affectant au moins 18 femmes et 5 enfants dont deux garçons et trois filles. Du coté des ex-Seleka, la DDH a documenté 75 cas de violations et abus des droits de l’homme et du droit humanitaire, affectant ay moins neuf femmes et six filles. Ces ex rebelles de la coalition seleka ont commis, d’après DDH, les 29 cas de violations du droit à la vie affectant au moins quatre femmes et une fille. La DDH a enregistré 23 cas de mauvais traitements affectant au moins quatre femmes et trois enfants dont deux garçons et une fille.

Pour les violations commises par les forces gouvernementales, la DDH a documenté des cas où les forces de sécurité nationales ont été activement empêchées par des groupes armés de réinstaller l’autorité de l’Etat. Elle a enregistré une violation du droit à la vie, quatre cas de traitements cruels, inhumains et dégradants et un cas d’arrestation arbitraire par les forces gouvernementales. Du coté des forces internationales, la DDH a collecté des informations et continué à suivre les cas de violations des droits de l’homme et des violations du droit humanitaire qui ont été commis par les forces internationales avant la période sous revue. Des informations incluent les abus et exploitations sexuels contre les enfants, les exécutions extrajudiciaires, la torture et les disparitions forcées.

Le Rapport fait une série de recommandations pour assurer l’amélioration progressive de la situation des droits de l’Homme en Centrafrique à l’endroit des autorités centrafricaines, de la communauté internationale et des groupes armés.

Aux Anti-Balaka et les ex-Séléka, le Rapport demande qu’ils réitèrent «leur engagement au référendum constitutionnel et à des élections pacifiques» en s’abstenant de toute forme de violence. Le Rapport leur demande également de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre des recommandations du Forum de Bangui. Il précise que «les membres des groupes armés et leurs dirigeants qui mettent en péril la paix et le processus de réconciliation en commettant des violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire seront poursuivis devant les tribunaux nationaux ou internationaux et traduits en justice ».

Selon le Représentant du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, ce premier rapport public, qui s’inscrit dans la droite ligne des résolutions du Conseil de sécurité établissant la MINUSCA, sert de référence stratégique aux autorités judiciaires centrafricaines, à la Cour pénale spéciale, lorsqu’elle sera opérationnelle, et à la Cour pénale internationale.
Enfin, le Rapport invite la communauté internationale à intensifier l’appui et l’extension de l’autorité de l’État et à apporter un soutien financier et technique pour la mise en place et le fonctionnement effectif de la Cour pénale spéciale. Elle est aussi invitée à mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour traduire en justice les auteurs de violations des droits de l’Homme en République centrafricaine.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LA MOCAF APPUIE LA CPJE POUR OFFRIR DES JOUETS AUX ENFANTS DEPLACES DU SAINT ANTOINE PADOU

0

(Corbeaun News Centrafrique)

SAM_9066

 

 

LA MOCAF APPUIE LA CPJE POUR OFFRIR DES JOUETS AUX ENFANTS DEPLACES

DU SAINT ANTOINE PADOU

Bangui, (CNC), 12-23-2015

Ils sont 113 enfants démunis du camp de déplacés de la Paroisse Saint Antoine Padou, à recevoir des jouets offerts par l’Association dénommée Commission pastorale Jeunes et enfants. Avec l’appui financé de la société MOCAF, la commission a procédé, ce 22 décembre 2015, à la distribution des jouets aux à ces enfants pour la célébration de la fête de Noel.

En prélude à la célébration de la fête de Noel, les enfants déplacés du site de la paroisse Saint Antoine Padou sont à l’honneur. Pour cela, en tout 113 enfants recensés sur le camp ont reçu leurs cadeaux de Noël. La distribution de ces cadeaux a eu lieu dans ladite paroisse située dans la commune de Bimbo. Des jeux, des sketchs, de la danse ont été présentées par les enfants dudit camp des déplacés de la paroisse Saint Antoine Padou. Dans sa déclaration au public, le président de la Commission Pastorale des Jeunes et Enfants a estimé que ce don permet aux enfants démunis de retrouver le sourire.

« Nous exprimons notre gratitude à la MOCAF qui nous a appuyés dans la célébration de l’arbre de Noel aux enfants. Car ce don permet aux enfants de retrouver un peu de sourire.

La célébration de Noel pour cette année en Centrafrique vient dans un contexte particulier. Car depuis plus de trois (3) ans, c’est dans la douleur que les enfants ont parfois tenté de célébrer cette fête en dépit de la situation incertaine de sécurité qui s’installe dans le pays. C’est ce que souligne dans son message aux enfants bénéficiaires de ces cadeaux, Thierry Lancien, le Directeur Général de la société MOCAF.

« La MOCAF entreprise citoyenne veut, à travers la fête de Noel, rappeler aux enfants déplacés que nous pensons à eux. C’est ainsi que la brasserie MOCAF a organisé cette petite fête. Cela témoigne de la présence quotidienne de notre société au côté de tous les gens qui souffrent, en particulier les déplacés » a martelé Thierry Lancien.

Il souligne par ailleurs que les besoins de la population de Bimbo sont énormes, chose que la MOCAF ne pourra pas répondre à tous ces besoins. La crise que le pays a traversée a occasionné un déséquilibre social. Ce qui a fait que la fête de Noel semble parfois oubliée. Ce geste a rencontré l’agrément de Curé de la Paroisse Saint Antoine Padou, Marc Antoine Barben qui exprime sa satisfaction de voir les enfants épris de paix recevoir les cadeaux de Noel.

SAM_9051

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Le président d’Union et Réconciliation, Sylvain Sami appel le peuple centrafricain à la vigilance,

0

(Corbeau News Centrafrique)

ob_8ca987_car87-1-5532co3-sylvain-sami-3

 

Centrafrique : Le président d’Union et Réconciliation, Sylvain Sami appel le peuple centrafricain à la vigilance,

à la sagesse et au calme pour le scrutin du 27 décembre prochain

 

Bangui, (CNC), 12-23-2015

Mes chers compatriotes ;

Mes chers électeurs ;

Je m’adresse à vous, pour une raison qui est capitale pour la paix. Oui pour la Paix, Oui pour l’Amour, Oui pour le Développement. Et pour atteindre cet objectif, il est primordial pour chacun de nous, de prier, d’agir et de mener des actions contre les esprits sataniques qui animent certains à nous prendre en otage. Nous devons briser ce lien par la prière, par l’action et par l’amour.
Oui, ils viendront vous monnayez, vous proposez, vous soutirez votre suffrage. Ils sont là pour combien de temps ? Après les élections que feront-ils ? Si ce n’est que remplir leur poche…Voilà comprenez !
Alors j’appelle à la vigilance, à la sagesse et au calme. Ne vous laissez pas embarquer. Prenez votre temps de prier, de méditer et demandez une réponse au tout puissant afin qu’il puisse vous orientez à choisir une personne, qui sera capable de changer la destinée de notre pays, de donner l’espoir à nouveau à notre peuple.
Oui, je ne suis pas partant pour cette élection, c’est vrai. Dans mon dernier communiqué je vous ai donné les raisons, et je tiens avec fermeté et conviction, car je ne joue pas avec le peuple, je ne joue pas avec mon pays. Je veux la paix et pour cette paix, ça se construit. On prend des risques, mais c’est des risques calculés. Je vous demande d’être patient et continuez de poursuivre vos actions qui permettent de sortir de ce ghetto, de ce massacre. Je serais toujours là, je continuerais de mener mes actions avec, bien sûr avec celles ou ceux qui voudront me soutenir afin de faciliter le retour définitif à la paix et la réconciliation. Circuler librement, manger à notre faim, nous vêtir, nous soigner, nous loger et éduquer notre jeunesse.
Eduquer notre jeunesse c’est aussi éduquer nos parents. Sans que les parents aient une éducation, une formation et un accompagnement social il est difficile, on le voit dans notre pays ! Alors, il faut nos parents prennent conscience également qu’ils ont besoins d’être accompagné pour accompagner les enfants. Donc je poursuivais les actions avec amour et détermination, pour que demain, un changement soit pour nous et pour longtemps.
Je vous appel, à aller tous votés le 27 décembre prochain, sans provocation mais avec amour. Je vous demande de respecter tous les partis présentent ainsi que les candidats malgré leurs intentions. C’est le début de la sagesse, de la création, du développement, de l’amour et de la paix.

Je vous remercie et à très bientôt !

Vive la jeunesse

Vive le peuple

Vive la République Centrafricaine

Sylvain Sami

Président d’Union et Réconciliation

Bangui: Le parti URCA regrette le phénomène « FA MAPA » qui ôte la dignité du centrafricain

0
(Corbeau News Centrafrique)

Saturnin Ndomby

 

Le parti URCA regrette le phénomène « FA MAPA » qui ôte la dignité du centrafricain

 

Bangui, (C.N.C),12-22-2015

 

M. Saturnin Ndomby, Porte-parole du candidat à la présidentielle, Anicet George Dologué du Parti URCA (Union pour le renouveau centrafricain) a animé un point de presse, ce lundi 21 décembre 2015, au siège dudit parti. Si l’occasion a été donnée pour retracer la tournée provinciale du candidat Anicet George Dologué, une question cruciale a été soulevée : le phénomène de ‘’FA MAPA’’ (donner du pain). Et, le candidat à la présidentielle de l’URCA a profité de sa compagne en province pour relever et donner la leçon du développement durable qui ne saurait passer par le fait de donner du pain à la population.
La compagne électorale est entrée dans le vif de son sujet. Seulement, il est apparu un phénomène, celui de l’achat des électeurs ou de vente de voix des électeurs vice-versa. La Parti URCA de Anicet George Dologuélé a très vite décelé ce phénomène et l’a trouvé de très dangereux pour l’avenir de la Nation. La tournée provinciale effectuée la semaine dernière par son candidat à la présidentielle a été beaucoup plus pédagogique.
En effet, la semaine dernière, Anicet George Dologuélé a été battre campagne dans l’arrière-pays. « Le problème auquel le président Anicet George Dologuélé est confronté partout il est passé, c’est le phénomène de ‘’FA MAPA’’. C’est que quand les délégations arrivent, les populations se mobilise et la première chose qu’elle demande, c’est du pain, parce qu’elle est habituée à rencontrer des candidats qui leur distribuent de l’argent pour leur faire croire qu’ils sont capables de les nourrir », a déclaré Saturnin Ndomby, Porte-parole du AGD.
Qu’à cela ne tienne, AGD, en parlant franc avec la population n’a pas manqué de leur expliquer, que ‘’FA MAPA’’ ne reconstruira jamais la RCA comme le pays l’attend réellement, mais c’est la prise de responsabilité de l’Etat afin d’assurer le travail individuel de chaque citoyen qui est la voie de développement.
Selon le Porte-parole de l’AGD, « les passages du président Anicet George Dologuélé sont une occasion pour lui de dire la vérité aux populations que sa vision pour le développement de la RCA n’est pas de donner 2000 F Cfa, une seule fois sur les cinq ans de sa gouverne de l’Etat. Bien au contraire, sa vision de voir le peuple centrafricain tout entier se rassembler au lendemain de son élection, de mettre tout le monde, individuellement et collectivement au travers de son projet de reconstruction dans la dignité. Ainsi, chaque citoyen centrafricain trouvera du travail pour pouvoir vivre dignement, c’est-à-dire d’être capable de se nourrir et nourrir sa famille, à se loger, à sa soigner et à s’instruire. Là, on retrouve les cinq verbes du MESSAN ».
Notons que la tournée provinciale a été jugé d’un franc succès, à en croire son Porte-parole. « La population qu’il a rencontrée a compris qu’elle a, enfin le droit d’espérer et de compter sur l’homme qui pourra prendre en compte ses aspirations, à savoir la paix et la reconstruction du pays qui permettra à la jeunesse et aux femmes, ainsi qu’aux personnes défavorisées de ne pas quitter les villes et les villages ; mais d’y rester pour reconstruire la RCA ».
Après Mbaïki dans la Lobaye, AGD s’est rendu le 17 décembre à Bouar, Bozoum, Bocaranga, Paoua à la rencontre des centrafricains, en vue de leur expliquer, ce pourquoi il veut devenir le président de la République. Le 18 suivant, il a été à Berbérati, Bossangoa avant de se rendre, le 20 décembre à Bambari, à Bangassou pour boucler à Mobaye. Hier lundi 21 décembre, il a été au quartier Gbaya-Dombia au Km5 dans un grand meeting, puis en fin d’après-midi sur le terrain ATEMI au quartier Castors.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Pathétique tournée provinciale de Martin Ziguélé

0
(Corbeau News Centrafrique)

zigue

 

Pathétique tournée provinciale de Martin Ziguélé

 

 

Bangui, (C.N.C), 22-12-2015

 

Tous s’accordent à dire que la compagne électorale pour les prochaines élections groupées en RCA devrait paraitre difficile pour beaucoup de candidats, en particulier le candidat du MLPC pour avoir été un ancien et l’un des poids lourds de la classe politique nationale. Le succès de Martin Ziguélé dans l’arrière-pays a défié tout pronostic.
D’amblée, la première semaine de la campagne électorale en RCA est marquée, par l’ouverture de la compagne à Bangui, suivie immédiatement par des tournées provinciales. Martin Ziguélé, au nombre de ses pairs, en tout cas ceux qui ont la possibilité, a fait l’arrière-pays. Le clou de cette tournée du candidat du MLPC est l’accueil chaleureux et toutefois grandeur-nature qui lui est réservé dans plusieurs villes.
La première semaine de ce candidat a été chargée par plusieurs meetings qu’il a tenus à Mbaiki, Bambari, damara, Sibut, Mobaye, Bangassou, Berberati, Nola et Carnot. De sources indépendantes, dans toutes ces villes, Martin Ziguelé a été en héro par une population comme dirait un de ses proches « en quête d’un leader expérimenté ».
Selon des sources contactées depuis Bambari, c’est une foule immense composée à la fois des chrétiens et musulmans qui ont fait le déplacement pour accueillir le candidat du MLPC. « C’est des milliers de personnes qui ont attendu Martin Ziguelé. Nous avons vu un engouement sans précédent à son arrivée jusqu’à son départ. Nous pensons que son arrivée à crée une nouvelle dynamique dans l’approche du revivre ensemble parce qu’on ne s’attendait pas à cela » a expliqué une autorité locale de Bambari.
Ce même engouement est enregistré dans les villes telles que Mbaiki, Bambari, Mobaye, Bangassou, Berberati, Nola et Carnot. Un membre de la délégation spéciale de la ville de Carnot a confirmé cette information en ces termes : « c’est des centaines de personnes qui ont accueilli avec joie le candidat du MLPC dans la ville. Toutes les couches sociales étaient là. La joie a gagné la ville à son arrivée. Cela n’est pas étonnant parce qu’ici c’est un terrain conquis pour cette formation politique », raconte cette source.
Francis, un jeune de Nola pense que le déplacement de ce candidat dans la ville est une marque d’importance que Martin Ziguélé leur accorde. Ce dernier s’est dit marqué par cette visite et les plans de relèvement de la République Centrafricaine que ce candidat soumet au peuple. « A chaque élection, les candidats négligent Nola pour des raisons qu’on ignore. Martin Ziguelé a placé Nola dans ses priorités et cela nous marque. Aussi, il a fait un plan bien réaliste pour mettre fin à l’insécurité et surtout sortir le pays de la situation actuelle. Je pense qu’il y a de bonnes raisons pour qu’il devienne président pour aider ce pays », a souligné ce dernier.
A Bangassou, l’arrivée de Martin Ziguelé a drainé une foule immense qu’un membre de la société civile de cette ville a parlé « d’une marée humaine jamais mobilisée dans la ville par un politique ou un quelconque leader ». Selon les informations en notre possession, ce sont des milliers de jeunes dévoués qui ont attendu le président du MLPC et qui l’ont accompagné depuis l’aérodrome jusqu’au centre-ville. « Beaucoup voulaient par tous les moyens voir Ziguelé, le toucher, l’écouter. Ici, on parle trop de ce leader politique » a confié une source religieuse qui a requis l’anonymat.
« C’est en compagnie de la jeunesse, des femmes et des vieux sinon de toute la ville de que Martin Ziguelé a passé ses heures à Bangassou. Tout le monde était au rendez-vous » a expliqué un cadre d MLPC de cette ville.
Dans l’entourage de ce candidat, on semble reconnaitre que c’est à Bangassou que le meeting a battu le record en matière de mobilisation même si à Mbaiki, Carnot, Nola, Berbérati, des centaines de personnes avaient suivi le message de ce candidat.
Le MLPC et son candidat ont tellement mis leur marque à la première semaine de cette campagne qu’un observateur de la société civile s’interroge « nous ne voyons qu’un seul candidat dans les provinces. Où sont passés les autres pour que seul Martin Ziguelé sillonne les villes et villages ? ».
Si dans les villes éloignées, le candidat du MLPC utilise des avions à Damara et Sibut, c’est en voiture qu’il a fait le déplacement. Le concerné dit à propos que « j’adore faire des déplacements en voiture parce que c’est le meilleur moyen d’entrer en contact avec la population qui vous pose des questions directement ».
La campagne lancée le 12 décembre dernier prendra fin d’ici le 25. Les élections groupées se tiendront le 27 décembre.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Le Projet « THIMO 4 BIS », officiellement lancé par le gouvernement avec l’appui de l’AFD

0

(Corbeau News Centrafrique)

 

Charles Malinas Florence Limbio

Le Projet « THIMO 4 BIS », officiellement lancé par le gouvernement avec l’appui de l’AFD

 

Bangui, (C.N.C), 12-22-2015

Le samedi 19 décembre, Mme Florence Limbio, Ministre de l’Economie, du plan et de la coopération internationale, Chargée des pôles de développement a officiellement lancé, à Bangui, la deuxième phase des Travaux à haute intensité de mains d’œuvres (THIMO 4). Appelé ‘’THIMO 4 BIS’’, cette deuxième phase financée par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de deux millions d’Euros vise à parachever les deux lots restants de THIMO 4. L’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, a été présent à la cérémonie du lancement des THIMO 4 BIS, assisté de Daniel Vain Représentant de l’AFD.
Après THIMO 1, 2, 3 et 4, THIMO 4 BIS vient officiellement d’être lancé à Bangui. Initialement, projet de développement des infrastructures urbaines de Bangui suite aux terribles inondations de 2005, THIMO est devenu aujourd’hui une approche de résolution de la crise actuelle dans le pays. Il s’agit, selon le gouvernement de transition d’un outil imparable qui permet d’employer en masse les jeunes désœuvrés, victimes ou acteurs, des violences dans le pays, afin de les détourner de cette voie pour les ramener vers les dignes activités génératrices de revenus.
Le Chef de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza, en lançant en janvier dernier, les projets THIMO-Bangui dans le 6ème arrondissement, en a fait un pari, puisqu’elle a cru que les récurrentes crises politico-militaires survenues en RCA sont et restent la résultante de la pauvreté et de la misère, surtout en milieu jeune. Donc, il faudrait bien, si l’on veut la stabilité et la paix, occuper les jeunes en leur donnant du travail.
Dans cette posture, THIMO a bénéficié de la contribution, non seulement de l’AFD, mais également de l’Union européenne, de la Banque mondiale et de la MINUSCA. Pendant la crise, certains projets de développement ont été convertis en projets THIMO entre 2013 – 2014 où des jeunes sont recrutés pour la suppression des dépôts sauvages dans la ville de Bangui ; le nettoyage des collecteurs ensevelis et la construction de quelques collecteurs.
Au lancement de THIMO 4 BIS, Mme Florence Limbio, ministre de l’Economie, du plan et de la coopération internationale est longuement revenue sur l’intérêt que représente cette nouvelle approche dans la situation actuelle de la République centrafricaine. « Les techniques THIMO sont unanimement louées par les partenaires techniques et financiers et les entreprises qui interviennent dans le domaine. Les programmes THIMO ont un impact très positif sur les populations compte tenu du nombre important des ouvriers employés sur le chantier, qu’on peut facilement évaluer aujourd’hui à quelque 51 000 bénéficiaires. Ce sont environ 22,5 milliards de Francs Cfa qui ont été distribués à l’ensemble de la population », a déclaré le membre du gouvernement.
Elle a ajouté par ailleurs que « le guide THIMO a permis à tous les acteurs de partager une approche commune et d’harmoniser leurs pratiques en la matière. Il s’agit particulièrement des critères de recrutements, du niveau minimum de rémunération, le principe de rotation des travailleurs, de la formation professionnelle qui est réalisée par l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE) au bénéfice d’une main d’œuvre nombreuse, et des modalités d’accompagnement des travailleurs ».
A n’en point douter, les précédents projets THIMO sont devenus, aux yeux des partenaires de la RCA, le symbole de la continuité de leurs actions auprès du gouvernement centrafricain en faveur de la population de Bangui et de la population centrafricaine toute entière dans les moments difficiles qu’elles ont connus depuis décembre 2012 jusqu’à ce jour. La mise en œuvre de tous ces projets a permis non seulement de réduire considérablement les dégâts et dommages causés par l’importante inondation qui a touché la ville de Bangui en 2015, mais aussi d’atténuer l’impact socioéconomique de la crise de manière générale.
Daniel Vain, Représentant de l’AFD et Charles Malinas, Ambassadeur de la France en Centrafrique se sont félicité de ce que les THIMO ont comblé les attentes, notamment en ce qui concerne l’implication des acteurs locaux. « Lors de la pose de la plaque commémorative des THIMO, on avait souligné que ces travaux avaient été faits avec des entreprises locales, en étroite collaboration avec AGETIP-CAF et le gouvernement centrafricain. C’est une grande fierté de savoir qu’on pouvait faire beaucoup de choses avec des compétences locales », s’est réjoui le Représentant de l’AFD.
Coup de projecteur sur les réalisations THIMO
L’idée des THIMO est née des inondations de 2005 dans la capitale Bangui dont les plus inoubliables ont été les localités totalement inondées de Camp Fidèle Obrou jusqu’au BARC. Cette situation a poussé le gouvernement à la réflexion autour de la réhabilitation des infrastructures urbaines de Bangui. Et, THIMO qui est à sa quatrième génération aujourd’hui a été innovée comme l’alternative. C’est ainsi que THIMO 1 a été réalisé dans les localités de 92 logements et Mamadou-Mbaïki ; THIMO 2 dans le secteur Malimaka (5ème arrondissement) ; THIMO 3 dans les quartiers Moustapha, Bakongo et le marché Ouango. Malgré ces réalisations, il y avait encore des insuffisances chroniques.
En 2008, le ministère de l’Urbanisme a lancé une étude d’un schéma directeur de drainage identifiant les insuffisances des différents collecteurs, afin d’y proposer des solutions à travers les THIMO 4. Cette quatrième étape de THIMO a été financée par l’AFD en 2009 à hauteur de 5 millions d’Euros pour une période d’exécution de cinq (5) ans au tour de cinq marchés de travaux. Le Lot 1 attribué à l’entreprise Alizé Construction concerne le prolongement du collecteur de l’indépendance vers la rivière Oubangui et le prolongement du collecteur USES. Le Lot 2 concerne le prolongement du collecteur de l’avenue de l’indépendance vers la gendarmerie, exécuté par Diversité Service. Le Lot 3 concerne le colleteur de l’avenue Gamal Naser.
A en croire Gabriel Pounaba, Expert qualité à AGETIP-CAF, avec l’augmentation des prix dans les années 2013, les deux autres lots n’ont pu être réalisés à cause des avenants qui ont été signés auprès de ces trois entreprises, d’où la mise en place de THIMO 4 BIS.
Entre temps, THIMO 4 permis à la RCA et à la ville de Bangui en particulier de disposer aujourd’hui de grands acquis infrastructurels. Il s’agit entre autres de 4 km de canaux maçonnés ; la construction de 1km de fossé enterré qui conduit les eaux de pluie vers la rivière Oubangui ; la mise en place de 750 m3 de gavion pour prévenir l’érosion de l’Oubangui vers les collecteurs ; la mise en place des garde-corps de 1 km pour protéger la population face aux grandes ouvertures de collecteurs ; la mise en place de 819 balises, le reprise des revêtements qui ont été décapés pour permettre la construction de ces collecteurs en revêtement tri-couches (à la place de la République) et bicouches (autres). Et, la ville de Bangui s’est embellie à l’allure de la reconquête progressive de ‘’Bangui la conquête’’.
THIMO 4 BIS
Les deux lots restants de THIMO 4 font l’objet de réalisation de THIMO 4 BIS et se réaliseront dans les 1er et 2ème arrondissements de Bangui en début du mois de janvier 2016. Ils concernent l’avenue de l’Indépendance, à partir de l’Institut Pasteur vers l’avenue des Martyrs et financés par l’AFD à hauteur de 2 millions d’Euros.
A la différence des précédents THIMO, THIMO 4 BIS, se basant sur les insuffisances de THIMO 4, comporte quelques spécificités en termes d’innovations. Il s’agit entre autres de la mise en place d’un contrat de sous-traitance entre l’entreprise retenue et l’entreprise chargée de l’accompagnement social pour recruter et payer la main d’œuvre locale pour le compte de l’entreprise des travaux ; accompagner la main d’œuvre par un dispositif de formation aux activités génératrices de revenus, la cohésion sociale et l’éducation financière ; dérouler le projet sans incident social notable ; mettre en place un dispositif de recrutement efficace ; dispenser des formation aux manœuvres par l’Ong ; mettre en place un budget permettant aux manœuvres d’épargner. Ce seront 1300 jeunes qui seront recrutés par vague rotative pour une période de huit (08) semaines. Ces derniers seront payés toutes les deux semaines à 2000 F Cfa par jour.
THIMO 4 BIS qui est toujours placé sous la maitrise d’ouvrage déléguée de AGETIP-CAF vise le Lot 4 qui sera réalisé par l’entreprise Semence BTP et le Lot 5 par le Groupement BETGC-SA BTP. L’Ong ‘’Nourrir’’ est recrutée pour l’accompagnement social. Au total, huit (08) contrats seront signés avec des entreprises locales et étrangères dans le cadre de ces travaux.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: INTERVIEW : « NOUS ALLONS GAGNER LES ELECTIONS A 53,2% ET NOUS CONSIDERONS QUE CEUX DECHIRENT

0

(Corbeau News Centrafrique)

sans-titreee

 

INTERVIEW : « NOUS ALLONS GAGNER LES ELECTIONS A 53,2% ET NOUS CONSIDERONS QUE CEUX DECHIRENT

LES EFFIGIES DU MLPC FONT PARTIES DES 47% » DIXI CHRISTIAN

TOUABOY DNC DE MARTIN ZIGUELE.

 

Bangui, (CNC), 12-22-2015

 

Le Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) s’assure de sa victoire à la présidentielle du 27 décembre 2015. Dans une interview accordée à notre rédaction, Christian TOUABOY, Directeur national de Campagne du candidat du MLPC Martin Ziguelé revient sur la tournée de son candidat effectuée des certaines villes de la RCA. Il souligne que la victoire du MLPC est mathématique.

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Monsieur Christian Touaboy, Bonjour !

Christian TOUABOY (CT): Bonjour !

CNC : Vous êtes le Directeur national de Campagne du MLPC, votre candidat a commencé les campagnes dans la Lobaye. Qu’est-ce qui justifie le choix de cette région en premier lieu ?

CT : Toute stratégie mise à part, théoriquement, la Lobaye c’est le lieu de naissance du président fondateur Barthélémy Boganda. Vous savez que notre pays a traversé de moments extrêmement difficiles, aller jusqu’à parler même de la partition du pays. lorsque nous repartons à nos bases, à nos origines, à ce qui constitue l’essence même et la substance de notre centrafricaneté, c’est Barthélémy Boganda qui a fait de nous cette République. C’est de là qu’il vient. Il a prôné la paix, l’unité, la dignité. Donc pour nous, il était plus que normal de repartir à la base, de repartir à la source afin de nous imprégner du message réel et profond, du message de paix de Bonganda. M’Baiki a été donc tout indiqué pour nous de commencer notre campagne.

CNC : M’Baiki est le point fort de départ de votre Candidat Martin Ziguelé de prôner les 3R : la Réconciliation, le Rassemblement et la Reconstruction. Il a été également dans la Ouaka, est-ce que ce message autour des 3R a été accueilli ?

CT : Je vous le dit, Bambari a été un triomphe. Ça, il faut le dire d’entrée de jeu. Et vous n’êtes pas sans savoir que Bambari a été divisé pendant longtemps, un peu comme Boda dans la Lobaye, et au KM5 à Bangui. Donc Bambari a été divisé, il y avait des zones des Musulmans, des Chrétiens, et il y a même une zone créée par les forces internationales au Centre qui est devenue une zone de No Man’s land. Bambari était indiqué, d’abord c’est l’un des bastions du MLPC. Mais aussi, c’est pour montrer la capacité du MLPC à pouvoir réunir les gens, à pouvoir ramener les gens autour de table pour discuter. Et je vais vous dire, le président Martin a marché 2 kilomètres avec près de 100.000 personnes, Chrétiens et Musulmans pour traverser toute la ville. Ils ont quitté un quartier chrétien pour aller dans un quartier musulman afin d’essayer de réunir les gens. Il y a eu des scènes de fraternisation, les gens se sont embrassés, se font des accolades, des larmes. En un mot, Martin Ziguelé est allé à Bambari, une ville divisée, il a réussi à rassembler les gens. Et c’est là, la force de MLPC.

CNC : Au-delà de Bambari, il a été dans la Mambéré-Kadéi, la Sangha-Mbaéré, on a constaté cet engouement. Entre temps dans certaines régions, on déchire les effigies de votre candidat. Êtes-vous inquiets lorsqu’on aussi l’un de vos candidats à la législative touché de balle?

CT : Inquiet? Non ! Déçu? Un peu! Déçu parce que le jeu politique n’est pas un jeu que l’on essaie de payer des jeunes pour s’adonner à des actes de violence. Nous ne le faisons pas. Nous ne sommes pas inquiets, nous sommes le MLPC. Le MLPC est né dans la douleur, il est né dans le sang, dans la lutte, et c’est comme ça que nous combattons. Déchirer des posters, je crois que les gens aujourd’hui voient Martin Ziguelé, il y a une certaine cristallisation de tout ce qui se passe en RCA sur Martin Ziguelé, et c’est normal. Moi, j’ai toujours dit que Martin Ziguelé est le numéro 1. Il est le père de la nation. Aujourd’hui lorsqu’il y a quelque chose qui ne va pas, les yeux, les oreilles se tournent vers Martin Ziguelé pour écouter, pour savoir ce qu’il pense, ce qu’il dit. Il est donc normal, même dans une famille il y a certains enfants qui de temps à autres s’expriment violement à leur père. Je ne vois pas une gravité à cela. Nous allons gagner les élections à 53,2%. Nous considérons donc ceux qui déchirent les effigies du MLPC font partie de 47%. Ils ne sont pas contents, lorsque nous serons au pouvoir, nous allons nous assoir, nous allons discuter pour réunir les gens.

CNC : Et votre candidat à la législative de Bossangoa qui a eu une balle dans la jambe et d’autres qui sont menacés?

CT : D’abord, c’est triste au premier point. Au deuxième point, nous n’allons pas directement pointer du doigt qui que ce soit. Puisque rien ne prouve au jour d’aujourd’hui que cette violence soit politique. Parce que la voiture qui a emmené le camarade Namféi à Bossangoa, n’avait pas d’effigie. Il n’y avait absolument rien du MLPC sur le véhicule. C’est peut être un crime crapuleux, peut-être des bandits. Et vous savez que sur cet axe, le chemin est dangereux. Rien ne prouve, sauf l’enquête diligentée par les autorités. Nous allons réunir les données, et lorsque nous sauront que cela est politique, nous allons aviser. Pour le moment, il n’y a pas de sujet d’inquiétude. Nous sommes allés à Boali, à Damara, à Bossembele, à Lobaye, il n’y a pas absolument eu de dérapage. Martin Ziguelé a traversé le pays, du Sud à l’Est à l’Ouest du moins pour l’instant, il n’y a absolument pas eu de violence.

CNC : Maitre Nicolas Tiangaye a fait allégeance au MLPC, et cela a fait buzz sur les réseaux sociaux ; est-ce pour vous un sujet de réjouissance et quel est le message que vous avez à lancer à l’endroit de ceux qui veulent rallier le MLPC et qui hésitent encore ?

CT : Ecoutez ! Maitre Nicolas Tiangaye est probablement l’une des sommités, intellectuel du pays. C’est un quelqu’un qui a de crédit. Lorsque nous voyons à l’étranger, et lorsque nous parlons de Nicolas Tiangaye, nous constatons chez ceux qui ne sont pas Centrafricains un respect immense. Et moi particulièrement lorsque j’étais encore petit, le procès du président Bokassa a établi Maitre Tiangaye comme l’une des sommités intellectuelles du pays. C’est évidemment avec beaucoup de réjouissance de voir Nicolas Tiangaye que nous considérons comme une idole appeler à voter pour Martin Ziguelé. C’est un allié naturel qui a fait le combat politique comme nous.

CNC : Beaucoup des gens considèrent Martin Ziguelé comme candidat de la France, qu’en dites-vous ?

CT : Je suis Directeur national de campagne mais je n’ai jamais reçu de Français dans mon bureau. Je n’ai jamais été à l’ambassade de France, je n’ai jamais discuté avec qui que ce soit. Ma campagne ça se passe en Centrafrique. Mon souhait c’est de parler, de transmettre, de faire l’état des choses à Martin Ziguelé, des expériences, des peines, des souffrances des Centrafricains. Je le redire ici, la victoire du MLPC est mathématique. Et c’est une évidence.

CNC : Donc Martin Ziguelé n’est pas Ministre conseillé de Catherine Samba-Panza?

CT : Il ne l’a jamais été. A ce sujet, une plainte a été déposée. Et je vais mettre le pied dans le plat. Regardez le décret qu’on vous a donné, c’est un faux. Nous savons que le numéro de ce décret est originairement un décret qui a été signé pour autre chose. Nous en avons les preuves. C’est fait. Nous allons poursuivre à la justice ceux qui ont commis ces actes.

CNC : Monsieur Christian Touaboye, je vous remercie.

CT : C’est à moi de vous remercier.

Bangui, Interview réalisée par Eric NGABA CNC

Bangui: EDDY SYMPHORIEN KPAREKOUTI APPELLE SES MILITANTS ET SYMPATHISANTS A VOTER LES CANDIDATS DE LEUR CHOIX

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_7009

 

EDDY SYMPHORIEN KPAREKOUTI APPELLE SES MILITANTS ET SYMPATHISANTS

A VOTER LES CANDIDATS DE LEUR CHOIX

Bangui, (CNC), 12-21-2015

 

Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), non partant de la course à la présidentielle du 27 décembre 2015 en Centrafrique, a donné la consigne de vote à ses militants et sympathisants. Une consigne donnée par le président du PUR, Eddy Symphorien Kparekouti lors une d’une déclaration à la presse, dimanche 20 décembre au siège du parti à Bangui.
La République Centrafricaine vient d’amorcer les élections avec la tenue du référendum constitutionnel organisé le 13 décembre dernier. Au moment où les Centrafricains amorcent le dernier virage du 1er tour des élections groupées du 27 décembre prochain, le président du PUR tient à préciser à ses militants et sympathisants, la consigne de vote. Qu’après analyse et moult réflexions, il a décidé de s’abstenir de toute consigne de vote. Après un recul, le président du PUR a estimé qu’il n’y a pas de raison que son parti soutienne un candidat pendant ces élections.
«Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), tout en réitérant son inquiétude sur l’issue de ces scrutins, ce qui justifie son retrait de la course, donne libre cour à ces militants et sympathisants tant au niveau national qu’au sein de la diaspora de voter le candidat de leur choix tant pour la présidentielle que pour les législatives » a déclaré Eddy Symphorien Kparekouti, président du PUR.
Toutefois, a rappelé Eddy Symphorien Kparekouti, le PUR rappelle à ses militants et sympathisants que le vote ne doit pas se baser sur l’achat de conscience. «Ils doivent aussi éviter de porter leur choix sur des candidats qui se sont allégrement servis sur le dos du peuple centrafricain ».
Par ailleurs, le PUR exige de ses militants et sympathisants, des comportements responsables et transparents avant, pendant et après les échéances électorales. Les élections actuelles, au-delà de tout doute que le PUR port, représentent un tournant décisif pour la République que le peuple veut avoir après cette crise. Pour le PUR, la construction de cette nouvelle République passe par ces élections cruciales. C’est pourquoi, un vote utile, basé sur les mérites et la compétence est souhaitable par le PUR qui appelle les Centrafricains à ne pas oublier le passé car il permet aux Centrafricains d’envisager le futur de la République centrafricaine.
Des efforts ont été consentis pour le retour à l’ordre constitutionnel pendant la Transition. Toutes les entités impliquées n’ont fait que rechercher des solutions sans se poser des questions. Ainsi, le PUR appelle toutes les forces vives de la nation à se poser aujourd’hui un certain nombre de questions entre autres : Que s’est-il passé le 24 mars 2013? Pourquoi sommes –nous dans l’enfer aujourd’hui ? Pourquoi ce forcing électoral aux dernières minutes ? Pourquoi devons-nous aller aux élections sans aucune réconciliation inclusive ? Pourquoi aller aux élections sans que les principales préoccupations des victimes de cette crise ne soient prises en compte ?
« Eu égard a toutes ces questions, le PUR engage les autorités de la Transition, la Minusca, l’Autorité Nationale des Elections, les autorités locales ainsi que toutes les entités impliquées dans le processus à garantir équitablement aux Centrafricains le droit de vote et à faire en sorte que la volonté populaire exprimée dans les urnes soit celle qui sera sincèrement publiée », a martelé le président du PUR.
Par ailleurs, le PUR exige de la Communauté Internationale, des Autorités de la Transition et de l’Autorité Nationale des Elections, une attitude de totale impartialité avant, pendant et après les échéances électorales. Le président du PUR a déclaré que son parti reste disposé à apporter ce qu’il a pour la réussite des élections malgré les nombreux ratés déjà constatés mais qui peuvent encore être rattrapés. A tous, le PUR lance un appel au calme et à la sérénité. « Autant notre destinée dépend de ces élections, autant cet avenir sera déterminé par la qualité du choix que nous aurons fait » a conclu Eddy Symphorien KAREKOUTI.
Pour rappel, le président du PUR a annoncé, le 04 décembre dernier, son retrait de la course au pouvoir qu’il a évoqué d’une mascarade électorale en préparation. Il a par la même occasion, dénoncé les multiples dérives de la période de transition suscitant la déception et le mécontentement au sein de la population.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: Moustapha SABOUNE veut changer le FPRC

0
(Corbeau News Centrafrique)

 Photo M.Saboune

 

Moustapha SABOUNE veut changer le FPRC

 

Bangui, (B.K),12-21-2015

 

Alors que le peuple centrafricain vient de montrer massivement son engouement pour le référendum et que la campagne pour les élections présidentielle et législatives bat son plein, tous les candidats tiennent des discours orientés vers le rassemblement, la réconciliation et l’unité nationale en Centrafrique. Seuls les radicaux du FPRC s’opposent à ce que des élections démocratiques aient lieu. Pour cela, leur leader Nourredine ADAM vient de proclamer l’autonomie du Nord-Est de notre pays. Dans ce contexte si particulier, nous avons choisi de nous intéresser à l’autre courant du FPRC, plus cohérent et moins brutal, incarné par Moustapha SABOUNE, auteur de récentes déclarations suite à la visite pontificale de fin novembre et sur la nécessité d’une constitution. Portrait d’un homme modéré et aux idées claires qui pourrait être l’instigateur d’un nouveau souffle politique pour son mouvement.    

Mr SABOUNE, un homme méconnu…

Moustapha Saboune a longtemps vécu en RCA et y a obtenu un baccalauréat en économie. Arrivé au Québec avec un statut d’étudiant étranger afin de poursuivre ses études, il est depuis détenteur de deux maîtrises en gestion et administration. Résidant avec sa famille dans la ville de Sherbrooke au Canada, il mène des activités politiques locales. Même s’il est loin de notre terre centrafricaine, il a toujours ardemment participé à la vie institutionnelle et politique de notre république. En effet, outre avoir occupé la fonction de directeur général de l’agence de télécommunication de la Centrafrique en 2013, où il a fortement œuvré au développement des réseaux téléphonique dans fil à travers le pays, il a été le secrétaire général de l’ex-Séléka durant plusieurs années. C’est notamment à ce poste qu’il apprend son limogeage à la radio en 2014 ! Dès lors, il décide de prendre son autonomie qui le mène quelques mois plus tard à devenir le premier secrétaire général politique du Front Populaire de Renaissance pour la Centrafrique (FPRC). Aujourd’hui, Moustapha Saboune s’est éloigné des tendances radicales et n’a qu’un objectif: participer à la résolution de la crise centrafricaine afin de bâtir une république unie et indivisible !

Un vrai leader politique ?

Mais alors, tandis qu’il endosse l’habit de leader politique, que nous propose exactement ce centrafricain en exil ? Pour l’heure, pas un programme mais des idées et l’esquisse d’un projet cohérent et surtout moins radical pour son mouvement! En effet, en reprenant à son compte le message de paix et d’espoir lancé par le pape François, il exhorte à l’apaisement et la réconciliation nationale, notamment sur le plan confessionnel. Par son discours, Mr.Saboune se place radicalement à contre-courant avec l’aile dure du front, celle incarnée par l’ennemi public numéro 1, Nourredine Adam.

 

Fort de son expérience passé et disposant d’un potentiel politique avéré, il prétend œuvrer pour un avenir meilleur en RCA et avoir toujours délivré un message de paix. Ainsi, serait-il l’homme du renouveau politique de ce parti en pleine recherche de son identité ? Michel Djotodia n’en dirait pas tant tellement il brille par son absence à la tête du parti. Complètement transparent, il ne supervise plus les actions du FPRC depuis de nombreux mois et laisse toute liberté au général Adam pour fixer les orientations irresponsables qui ont conduit très récemment à une déclaration « farfelue » sur l’autonomie des régions du nord-est de notre pays. Imaginer la surprise de Moustapha à la lecture de cette déclaration ! Parfaitement rodé aux arcanes de la diplomatie et des institutions d’état, il n’a même pas été consulté sur ce projet irréalisable et fantaisiste, lui le plus expérimenté sur le plan politique…

Dans ce contexte, tant pour les branches politique que militaire, le FPRC peine à convaincre. Trop de divergence ! Et le mot est faible… D’un côté, des radicaux armés jusqu’aux dents qui accomplissent des actions de déstabilisation, comme nous avons pu le constater lors du référendum pour la nouvelle constitution, notamment dans les provinces de Bamingui-Bangoran, Vakaga et Haute-Kotto, et qui ne proposent que des options criminelles et corruptives. De l’autre, des leaders politiques qui changent d’étiquette comme on change de chemise. Même son propre frère, Abakar Saboune, a fait dissidence au FPRC et s’est tourné vers un mouvement plus modéré, le Mouvement Pour la Centrafrique (MPC). Tout cela n’a que trop duré ! Il est temps d’être crédible quitte à officialiser une scission entre les militaires et les diplomates. 

Moustapha Saboune aime à le répéter :

« Je suis un homme politique avant tout ! »

Un avenir et des perspectives…

Très souvent dans ces communiqués, Mr.Saboune s’amuse à exposer les résultats du gouvernement notamment en matière d’économie et de développement. A ce titre, il dénonce le bilan amer de la politique menée depuis presque deux ans par les autorités en place. Présenté comme un personnage dynamique du développement, Mr.Saboune aime à le répéter : « je suis un homme politique avant tout ! ». Mais, sera-t-il en mesure de participer à la relance d’une économie à l’agonie ? Sa motivation et son expérience outre-Atlantique nous laisse à penser que oui…     

Mais au-delà de son expérience, Moustapha est musulman modéré et, en cela, il se définit comme un homme de consensus. Il ne fait pas de distinction religieuse ou ethnique. De plus, il participe à modifier l’image des jeunes musulmans des quartiers délaissés et assure qu’ils sont capables du meilleur. En félicitant l’attitude de la jeunesse musulmane de Bangui lors de la visite du Pape, principalement du 3e arrondissement, il envoie un message fort. Il met également en avant de nombreuses questions notamment celle de l’extrême pauvreté de la population centrafricaine ou encore les problèmes irrésolus dans les domaines de la sécurité et de la justice. Enfin, dans son communiqué du 11 décembre, il rappelle qu’ « une constitution, cette loi fondamentale qui régule la gestion d’un pays et les rapports entre citoyens, doit être adoptée après référendum et que la campagne précédant son adoption est un autre moment fort de l’exercice de la démocratie participative ». Par ces propos, il approuve la tenue du scrutin référendaire et s’oppose aux  idées incohérentes de l’ « autre » FPRC.   

En reconnaissant publiquement vouloir respecter le processus démocratique en cours, spécialement le référendum sur la constitution mais aussi les élections et le futur président élu, Mr.Saboune propose à l’opinion publique d’identifier son parti comme un élément incontournable de l’échiquier politique centrafricain. Ainsi, selon ces engagements (et en annonçant un retour en terre centrafricaine), Moustapha Saboune serait-il le seul leader du FPRC à pouvoir conduire (ou pourquoi pas créer) un courant politique émergeant vers une direction assurément novatrice en effaçant le recours militaire ? Aujourd’hui, ma réponse est oui !

 

   Bangui,   Blanche Kere, Collaboratrice Especila  Pour CNC

CENTRAFRIQUE: EXCLUSIVITE : DIEUDONNE NZAPALAINGA APPELLE A CREER DES CONDITIONS POSSIBLES POUR LE RETOUR DES REFUGIES

0
(Corbeau News Centrafrique)

SAM_7959

 

 

EXCLUSIVITE : DIEUDONNE NZAPALAINGA APPELLE A CREER DES CONDITIONS POSSIBLES

POUR LE RETOUR DES REFUGIES CENTRAFRICAINS

 

Bangui,(CNC), 12-21-2015

Après une visite effectuée aux réfugiés centrafricains en République démocratique du Congo, le constat du prélat Dieudonné Nzapalainga est tel qu’il faut créer les conditions propices pour le retour de ces réfugiés dans leurs familles respectives en République centrafricaine. Ainsi, suivez l’interview qu’il a accordée à notre rédaction

Corbeau News Centrafrique (CNC) : L’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga, Bonjour !

Dieudonné Nzapalainga (DN): Bonjour !

CNC : Vous avez effectué un déplacement au Congo démocratique auprès des réfugiés centrafricains, quel est le sens de cette visite ?

DN : Comme vous le savez, le Saint-Père a foulé le sol centrafricain. Il est venu en messager de paix. Il nous a ramené la flamme de l’espérance. Il nous a incités maintenant à partir pour aller à la rencontre de l’autre, ne pas avoir peur. Et surtout, il a nous invités à la réconciliation. Car le Dieu en qui nous croyons, est un Dieu de miséricorde. Et sans plus tarder, j’ai décidé en collaboration avec l’Archevêque de Molègbè (Zongo RDC), Monseigneur Dominic Boulamoutari pour accompagner le représentant du Saint-Père, le Nonce apostolique que le Saint-Père lui-même a envoyé. De même que le Saint-Père a manifesté sa solidarité à l’égard des Centrafricains, en étant proche d’eux, en venant ici, en foulant leur sol, en touchant du doigt la réalité, il a envoyé son ambassadeur pour ne pas dire le Nonce apostolique qui est au Congo démocratique pour partir faire le tour où se trouvent les réfugiés centrafricains. C’est pour dire que le problème centrafricain tient à cœur le Saint-Père. Voilà pourquoi il se déploie, il s’engage pour qu’il y ait de solutions. Et nous aussi, nous ne pouvons qu’apportons notre premier pierre en allant aussi à la rencontre de nos frères et nos sœurs. Déjà le Saint-Père, au nom de Dieu, vient à notre rencontre, maintenant à nous de partir à la rencontre de nos frères.

CNC : Qu’est-ce que vous avez pu constater, une fois que vous arrivez sur les camps des refugiés centrafricains dans ce pays ?

DN : Et ce que nous avons vu, ce sont des scènes de tristesse et de désolation. Nos frères et nos sœurs qui sont sur le site de Transit de Zongo, un site prévu pour 300 personnes, il y a 1800 personnes. C’est la promiscuité. Et ça, nous ne pouvons pas dire que nous sommes heureux de voir nos frères qui dorment sous la pluie, dans la boue quand il pleut. Et ils mangent une fois par jour. Ça ce sont des situations qui sont difficiles à supporter. Nous avons vu également au Camp de Molé que pour certains est un rêve. Mais ceux qui sont là-bas, ils disent qu’ils traversent aussi des moments difficiles. Certes, ils sont à la charge de HCR, mais toutes les conditions ne sont pas réunies. La vie d’un réfugié à l’étranger, est difficile. Vraiment je supplie, je tends les genoux à tous ceux qui ont reçu comme vocation d’être politiciens d’avoir un projet de société pour que rapidement la réconciliation revienne. Car ce que j’ai vu de mes yeux, c’est inhumain. Dans une salle de classe, il y a plus de 150 élèves. Et Dieu seul le sait, ce qu’il y a comme enseignant. Quelqu’un qui est en classe de 5ème peut être enseignant ? Ça c’est vraiment une formation au rabais. Et je supplie à ce que nous puissions taire nos armes, que nous puissions nous réconcilier pour donner la chance à nos frères et sœurs de revenir. Nous avons vu nos frères et sœurs musulmans qui sont à Zongo. Ils ont construit les camps de fortune au tour de la Mosquée centrale de Zongo. Certes, ils sont bien accueillis mais c’est précaire ce que j’ai vu. Donc il est temps, la situation que je dresse ici, il interpelle à un sursaut pour qu’on puisse arrêter nos barbaries, arrêter nos guerres, nos violences, nos querelles intestines, nos intérêts égoïstes pour penser maintenant à nos frères et sœurs qui sont en train de mourir, de tomber malades, qui n‘ont rien même les habits pour porter. Il est temps, il est temps, il est temps ! Nous devons nous engager résolument vers la réconciliation pour avoir très vite une institution reconnue pour que la République centrafricaine sorte de cette ornière.

CNC : Vous apportez le message du Pape François aux Réfugiés centrafricains en RDC, qu’en est-il ces Refugiés centrafricains dans d’autres pays limitrophes?

DN : Le message de paix que le Saint-Père a transmis au Nonce de la RDC est adressé à tous les réfugiés centrafricains dans les pays limitrophes. Parce que le Saint-Père se préoccupe de Centrafrique, il est venu lui-même. Il a envoyé le Nonce comme un émissaire. Et maintenant le même message nous voulons prendre le relais pour le communiquer aux autres ; car il ne peut pas être partout. Mais ce qui est plus important, que chacun se saisisse. La paix reviendra en Centrafrique quand les Centrafricains décideront d’enterrer la hache de guerre, quand ils décideront de faire taire la guerre, quand ils vont décider de considérer l’autre pas comme un ennemi mais comme un frère. C’est là que la paix reviendra. La paix c’est la condition sine quoi none pour un nouveau développement. Et si nous ne pouvons pas nous mettre ensemble, comment le pays pourra se développer ? Nous serons les derniers des derniers. Parce que nos enfants ne peuvent pas aller à l’école. Nous sommes à l’air de numérique, mais beaucoup de nos enfants sont là à la maison. Et les autres enfants, aux alentours, continuent d’étudier. Je peine, je souffre avec tous ces enfants qui n’ont pas choisi d’être analphabètes. Et nous les adultes, responsables, il est de notre responsabilité de mettre fin, de donner la chance à ces enfants de rêver, d’être des médecins, instituteurs, des ministres et les dirigeants de demain. Nous n’avons pas le droit de leur fermer la porte. Le message du Pape François, est adressé à toute la sous-région, à tous les Centrafricains qui sont de par le monde. Mais en venant ici, il s’est préoccupé de notre sort et nous espérons que nous allons avoir un sursaut patriotique pour nous relever de cette situation.

CNC : Certains Réfugies du Centre de Transit de Zongo souhaitent leur relocalisation vers le camp de Molé, alors que d’autres veulent rentrer au bercail : comment voyez-vous cette situation?

Dans la vie de l’homme il y a toujours un rêve à avoir. Tous ceux qui sont au Centre de Transit rêvent d’aller à Molé car ils pensent que la prise en charge là-bas est meilleure. Mais une fois que vous arrivez à Molé, vous avez l’impression que vous êtes restés sur votre faim, que tout n’est pas acquis au niveau sanitaire, au niveau éducatif à plusieurs niveaux. Nous avons entendu les témoignages de ceux qui sont à Molé, ça montre que rien n’est satisfait. Mais in finé, ce que les Centrafricains devraient rechercher, c’est de créer des conditions nécessaires pour que nos compatriotes reviennent au pays. On n’est jamais mieux que chez soi. Nous devons créer des conditions nécessaires à travers les élections, à travers les rencontres bilatérales pour faire que la sécurité revienne afin donner la chance à nos compatriotes de revenir pour apporter leur contribution. Je crois que la solution n’est pas de rester à l’étranger. Le Pape nous a dit clairement : ne fuyez pas le pays, il a insisté. Il nous a dit de résister. Et nous devons résister par la prière, le pardon et la réconciliation. C’est là nos armes, mais pas avec de fusils, pas avec les machettes.

CNC : Comment appréciez-vous la cohésion sociale entre les Chrétiens et Musulmans réfugiés en RDC ?

DN : En écoutant les uns et les autres, ils ont donné une leçon. Là-bas à l’étranger, ils témoignent de la cohésion sociale. Il n’y a pas de problème entre musulman et chrétien là-bas. D’ailleurs, le problème centrafricain n’est pas un problème de chrétien et musulman, ni de religion. Non, c’est un faux problème. C’est un problème plutôt militaro-politique, on déplace pour instrumentaliser la religion. Le problème centrafricain, c’est de faire une bonne politique, la bonne gouvernance. Nous pensons qu’il faut cibler et voir ce problème en face. Il est de se retrouver comme des frères. . Boganda nous a dit dans la devise : Unité et ce n’est pas anodin. Malheur à l’homme seul. Et si nous sommes seuls, nous sommes condamnés à mort. J’ai vu des chrétiens et des musulmans centrafricains, j’ai attendu leur désire, tous aspirent à rentrer au pays.

CNC : avez-vous un message à dire ?

DN : Je lance un appel à tous ceux qui aide pour qu’ils puissent penser à créer des conditions possibles pour que nos frères et sœurs reviennent ici au pays. Et à nous aussi, de nous mobiliser d’aider tous ceux qui ont perdu leurs biens, en leur apportant des briques, des tôles pour qu’ils puissent reconstruire leurs maisons. Je crois que Dieu sera dans les cœurs Des uns et autres. C’est en nous mettant ensemble dans la solidarité à aider nos compatriotes démunis pour que nous puissions retrouver la cohésion sociale.

CNC : Monseigneur Dieuddonné Nzapalainga nous vous remercions !

DN : Je vous remercie !

Bangui, Interview réalisée par Eric NGABA

Bangui: Nourredine ADAM, le grand perdant … Le son des armes ne peut rien contre la voix de la paix

0

(Corbeau News Centrafrique), 20-12-2015

FullSizeRender

Nourredine ADAM, le grand perdant …

Le son des armes ne peut rien contre la voix de la paix !

Bangui, (N.A)

Malgré les incidents qui ont endeuillé la capitale, le peuple centrafricain vient d’adopter démocratiquement la nouvelle constitution. Désormais, la campagne pour les élections présidentielles et législatives bat son plein dans tout le pays. Et c’est bien ce qui dérange les rares partisans de Nourredine Adam. En effet, après qu’il ait annoncé l’autonomie des régions du Nord-Est de la Centrafrique dans l’indifférence générale, quelques éléments du FPRC cherchent à priver une partie des populations de leur droit à s’exprimer librement. Une fois de plus, le général Adam et ses sbires sont responsables de la privation des libertés individuelles et continuent de s’opposer à la sortie de crise pourtant si proche. Alors qu’un vent d’espoir et de paix souffle sur notre terre, je vous invite à consulter le médiocre bilan de l’ennemi public numéro 1 et à prendre connaissance des agissements de cet homme qui, depuis, a pris la fuite et s’est isolé probablement en Vakaga.

Tout en restant dans la droite lignée des radicaux du FPRC, Nourredine s’exprime sur les ondes de radio N’Deke Luka le 4 décembre. Son message confirme ce que l’on pensait : cet homme n’a plus les pieds sur terre ! En effet, alors que tous les mouvements et partis politiques du pays (sauf le FPRC) naviguent sur le même cap, lui nage à contre-courant… Ses dernières frasques ? Rejet des fonctionnaires de l’état, opposition aux élections, tentative de créer une république ! Le général Adam reste sur sa ligne dure qui n’a, heureusement, aucun avenir ! Ayant compris ses erreurs et, à sa grande habitude, il aurait tenté de revenir sur ses propos en dénonçant un piège tendu par la radio.

Mais, sur le fond, quel est le bilan de Nourredine depuis la division de l’ex-Séléka ? Très maigre, voire inexistant ! En effet, parmi ses échecs, on notera l’absence d’une 3e transition souhaitée depuis des mois, des échecs militaires retentissants, de nombreuses dissidences de cadres du mouvement, une tentative avortée de créer une province autonome du « Nord Dar El Khouti », etc…

Sur le plan militaire, ses moyens de frappe sont de plus en plus remis en doute et le général est très affaibli. Son contingent ne serait constitué que d’une petite centaine d’irréductibles. En effet, les autres soldats ont vite compris qu’il n’y avait pas d’avenir et ont préféré rejoindre d’autres mouvements comme le MPC, notamment la branche du général Al Khatim. Corrompu jusqu’à l’os et obligé de quémander des soutiens venus des pays limitrophes, il fait acheminer de l’armement en provenance du Soudan. N’ayant pas cessé ses activités de contrebande, il persiste dans le trafic d’armes de guerre qui, selon lui, lui permettrait de chasser. Chasser ? Ou plutôt chercher l’argent facile en braconnant !

Sur la scène politique, incapable de construire un programme, Nourredine Adam est complètement isolé et ses plus fidèles lieutenants du FPRC le lâchent un par un. D’ailleurs, même si le mouvement continue à prôner une troisième transition et s’oppose à la tenue des élections, un communiqué diffusé le 11 décembre par son secrétaire général politique privilégie les paroles aux armes ! Ne parvenant plus à rassembler autour de lui, de nombreux cadres se sont tournés vers d’autres partis beaucoup plus modérés, notamment l’UPC ou le MPC, qui s’inscrivent dans la dynamique nationale. Et que dire de l’influence du FPRC sur la capitale ? Il n’y a quasiment plus de représentation politique ! En effet, depuis les évènements tragiques du 13 décembre dans le 3e arrondissement, Haroun Gaye et Hamit Tidjani se font botter par la population du KM5 ! Il était temps…

Comme il l’a fait lors du référendum, Nourredine cherche toujours à entretenir la confusion. Il manipule les minorités et les monte les unes contre les autres parce qu’il cherche à causer des affrontements interreligieux. Un objectif: empêcher les électeurs de s’exprimer et créer un terrain favorable à la transition. Mais, lui, le musulman qui se prétend intègre, n’a même plus le soutien de ses frères. Ces derniers ont choisi la voie des urnes et souhaitent une sortie de crise immédiate. Aujourd’hui, les musulmans de Bangui ne veulent plus entendre parler du général Adam car c’est lui le vrai ennemi des musulmans !

Comme il l’a exposé à la radio, l’objectif de Nourredine Adam est d’entraver le processus électoral. Depuis début décembre, il se déplace dans l’extrême nord-est du pays notamment dans les régions de N’Délé et Birao. A l’approche du premier tour des élections présidentielles et législatives prévu le 27 décembre, comme pour le référendum, les options dont il dispose lui permette encore de mener des actions d’intimidation sur la population afin d’inciter les électeurs à ne pas se rendre aux urnes. Selon des témoins de plusieurs quartiers de Kaga Bandoro, il avait interdit que les listes électorales soient rendues publiques ! Pourquoi ? Parce que l’homme est vexé. En effet, dans sa « déclaration sur une 3e transition » parue le 5 aout 2015, il annonçait l’échec total du recensement électoral. Avec plus de 95% de personnes recensées pour les élections, Nourredine s’est une nouvelle fois illustré par son manque de clairvoyance! Depuis, le OUI l’a emporté très largement au référendum.

Faisant route vers la Vakaga, il a exalté quelques partisans de N’Délé de se joindre à lui pour tenter de semer le désordre. Très vite, des notables et le préfet de la ville historique du Sultan Sénoussi ont alerté les autorités de Bangui que des actes d’incivisme et des violences étaient perpétrées par les illuminés à la botte du général. Et les faits sont tous simplement déplorables ! Outre des affiches de candidats arrachées, les groupes armés de Nourredine ont cherché à s’attaquer à des agents de l’état chargés de mettre en place la logistique électorale. Ils ont ensuite tentés de faire irruption dans les écoles pour faire peur aux enfants à qui l’ont promet depuis des années un avenir radieux. Finalement, ils n’ont pas osé s’attaquer à des maisons ou à des établissements administratifs, parce que la Minusca a réagi et les a mis en déroute, appuyés par la population de la ville.

Même s’il a perdu pied à Kaga-Bandoro, les évènements du 13 décembre confirment que l’homme et ses idées sont toujours à considérer comme une menace sur les populations du nord-est et sur les libertés individuelles qu’il veut interdire. Aujourd’hui, les autorités locales et les habitants des régions de Bamingui-Bangoran et de Vakaga ne peuvent plus accepter que Nourredine et ses hordes s’installent durablement sur leurs terres. Quelle que soit la ville dans laquelle il fera halte et dans laquelle il cherchera à s’établir, c’est bien un accueil très hostile qui attend ce traitre à la nation.

 

Général déchu à la solde des rebelles soudanais et tchadiens, Nourredine Adam est un individu qui n’a plus sa place en Centrafrique. Ses intentions anti-démocratiques n’ont jamais été en accord avec la volonté du peuple centrafricain, celle de retrouver la voie de la réconciliation et de la paix durable. Ayant recours à la violence depuis de trop nombreuses années, tout doit être mis en œuvre pour exclure Adam et faire cesser ses manœuvres déstabilisatrices. Tous les Centrafricains ont droit au vote car tous les Centrafricains ont envie de tourner cette page tragique de notre histoire à laquelle le nom de Nourredine sera associé !

Ngamende Abdoulaye

 

CENTRAFRIQUE: NICOLAS TIANGAYE ET MARTIN ZIGUELE SIGNENT UN PACTE ELECTORAL

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_8668

 

Nicolas Tiangaye ET MARTIN ZIGUELE SIGNENT UN PACTE ELECTORAL

Bangui, (C.N.C)20-12-2015

 

A l’approche des échéances électorales en Centrafrique, certaines formations politiques se fédèrent avec les unes et les autres. Ainsi, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) par l’entremise de son candidat à la présidentielle Martin Ziguelé a signé, le 16 décembre 2015 devant la presse, un protocole d’accord politique avec le parti Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) de Nicolas Tiangaye. Cet accord permet aux deux formations politiques de mener ensemble la bataille électorale pour la présidentielle du 27 décembre 2015.
La signature de ce protocole d’accord politique a eu lieu ce samedi à la résidence de Martin Ziguelé candidat du MLPC. Plusieurs cadres et militants des deux partis signataires, MLPC et CRPS, ont honoré de leur présence à la signature. L’occasion pour Martin Ziguelé et Nicolas Tiangaye d’évoquer leur parcours depuis leur jeunesse au lycée et à l’Université jusqu’au jour où ils se sont retrouvés ensemble sur la scène politique. L’on a retenu de cette anecdote que Ziguelé et Tiangaye, c’est une histoire de longue date. Au tour de rôle, ils ont procédé à la signature successive d’accord électoral qui les lié durant ces scrutins du 27 décembre 2015 au 31 janvier 2016. Selon le candidat du MLPC, son parti et la CRPS font la politique pour le bien être de la population, l’histoire de s’unir pour assurer les biens de la nation.
« C’est d’abord l’accomplissement d’un long compagnonnage politique. Parce qu’avec la CRPS, nous avons mené depuis longtemps une lutte politique pour notre pays, au péril de notre vie avec beaucoup de menace, d’intimidation et beaucoup de peines. C’est pourquoi nous avons pensé qu’à tournoi historique de notre pays, le MLPC et la CRPS aient le devoir de s’unir pour mener ensemble le combat électoral avant le premier. Parce que notre ambition, c’est de faire en sorte que ce pays soit debout », a intimé Martin Ziguelé, candidat du MLPC à la présidentielle avant d’ajouté : « Et La première étape c’est de gagner, dès le premier tour, les élections présidentielles pour que, très rapidement, nous puissions nous atelier aux problèmes cruciaux qui sont ceux du peuple centrafricain, la sécurité, la paix et le pardon dans la réconciliation et dans le rassemblement ».
Il a par ailleurs estimé que c’est un nouveau départ qui a pris aujourd’hui avec Nicolas Tiangaye devant leurs bureaux politiques respectifs. Si le peuple les suit, ils doivent continuer ensemble. Ce que ils ont dit ils doivent le faire pour que les Centrafricains se disent qu’ils se sont battus longtemps et on n’avait tort de ne pas croire en eux parce qu’ils sont en train d’apporter la solution au problème de la population.
De son côté, le président de la Convention républicaine pour le progrès social pense que Martin Ziguelé est un homme d’Etat. Pour lui, le président du MLPC est un leader politique qui a la vision pour la République centrafricaine.
« La journée d’aujourd’hui est une journée historique. Au-delà de la signature de ce protocole, notre lien a été toujours un lien de fraternité. Nous nous engageons dans un combat et ce combat nous ne le menons pas pour nous mais l’intérêt général. Car on fait la politique pour le bien de la population. Parce que notre pays a de problème et ce n’est pas une fatalité. Nous devons nous armer de constance, de lucidité pour sortir ce pays de la crise. Voilà le sens de cet accord », a expliqué Nicolas Tiangaye, président de CRPS qui a été frappé par le critère d’inéligibilité de se postuler à ces élections.
Cet accord prévoit que pour l’élection présidentielle, les parti CRPS s’engagent, par le présent protocole, à soutenir la candidature du président du MLPC Martin Ziguelé dès le premier tour. Pour les élections législatives, chacun des partis présente des candidats dans la circonscription de son choix, d’après les dispositifs de l’accord. Or au second tour des élections législatives, les parties s’engagent à désister au profit du candidat le mieux placé.
En cas de victoire du candidat du MLPC à l’élection présidentielle de 2015, l’accord stipule que les parties contractantes s’engageront par un protocole d’accord politique pour la gestion des affaires publiques.

SAM_8658

SAM_8621

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique : la Minusca suspend le déploiement du Burundais Gaspard Baratuza

0

(Corbeau News Centrafrique)

Bangui-

 

Centrafrique : la Minusca suspend le déploiement du Burundais Gaspard Baratuza

 

Bangui, (J.N.A)

Alors que la polémique enflait, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), a décidé de suspendre le déploiement de Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée burundaise et soupçonné d’avoir pris part aux exactions menées par le régime de Pierre Nkurunziza.

« À ce jour, le colonel Baratuza n’est pas déployé en Centrafrique, la Minusca est au courant des rapports et procède à des vérifications », a fait savoir la mission de maintien de la paix vendredi 18 décembre sur son compte Twitter. Dans un autre tweet, cette fois-ci en anglais, la mission de l’ONU a précisé « suspendre son déploiement ».

Tollé 

Il faut dire que l’arrivée du colonel Gaspard Baratuza, fortement pressenti pour porter la voix de la mission onusienne en Centrafrique, avait suscité un tollé. Le militaire, également porte-parole de l’armée burundaise, est en effet soupçonné d’avoir pris part aux exactions menées dans les quartiers connus pour être des bastions de l’opposition à Pierre Nkurunziza.

Porte-voix du régime burundais, Gaspard Baratuza a ainsi évoqué un bilan de « 79 ennemis tués » après des attaques coordonnées de trois camps militaires au Burundi le 11 décembre. Après ces affrontements, les cadavres d’au moins quarante jeunes tués par balles, souvent à bout portant, avaient été découverts dans les rues de la capitale. Pourtant très prolixe sur les réseaux sociaux où il relaie l’actualité du régime, le colonel s’était alors refusé à tout commentaire.

La Minusca, dont la réputation est déjà largement entachée après les accusations de viols, semble donc s’être évité un nouveau scandale.

Claire Rainfroy

 

CENTRAFRIQUE: L’ONG KINGSTONE-DIASPORA S’INVESTI DANS LE PROCESUS DE DEVELOPPEMENT EN CENTRAFRIQUE

0

(Corbeau News Centrafrique)

SAM_8157

L’ONG KINGSTONE-DIASPORA S’INVESTI DANS LE PROCESUS DE

DEVELOPPEMENT EN CENTRAFRIQUE

Bangui, (C.N.C), 12-19-2015

L’Organisation Non Gouvernementale nationale dénommée Kingston Diaspora s’active à contribuer efficacement au développement économique et social de la République centrafricaine. Le 11 décembre 2015, Kingston Diaspora a organisé un congrès d’évaluation à son siège au pk13 dans la commune de Begoua, route de Boali. L’objectif est d’évaluer ses activités menées au cours de l’année 2015 dans le pays.
Le congrès annuel d’évaluation s’est passé pendant quatre jours de travail en interne. Ce congrès a réuni une dizaine de personnes au siège du Centre de Sant de l’ONG Kingston-Diaspora dans la commune de Begoua, à la proximité de la sortie nord de la capitale centrafricaine. L’Assemblée générale de Kingston-Diaspora a permis à ses cadres et membres à supputer les efforts du Centre de Santé de l’organisation pendant une année d’activité dans le pays. Cela dit, le personnel de la structure a consacré ces quatre jours à déterminer ce qui a marché et ce qui n’a pas marché durant un an d’activité sanitaire. Kingston-Diaspora intervient dans le domaine de la santé et de la protection enfance en République centrafricaine.
«Cette Assemblée générale nous permet d’évaluer le bilan de l’année 2015 pour examiner le point positif et négatif. Au cours de ce congrès, nous avons énuméré le coté négatifs et positif. Et ce côté n négatif nous permet de faire encore davantage dans nos prochaines pour l’année 2016 », a fait savoir Dario Gbenou, Coordonnateur de l’ONG Kingston-Diaspora.
L’ONG Kingston-Diaspora s’occupe également des orphelins dans le pays. Depuis et avant la crise en Centrafrique, Kingston-Diaspora a déjà enregistré 148 enfants. Il dispose dans sa structuration, un service de médecine générale, un service de consultation externe, un point de vente des médicaments essentiels génériques, un service de laboratoire avec une unité de parasitologie et d’hématologie, un service prénatale et post natale, un service paramédical avec les ambulances pour urgence et transfert à longue distance et courte distance, et un service de pédiatrie.
Par ailleurs, le Coordonnateur a souligné des cas de pertes qu’a subies l’ONG Kingston-Diaspora durant le conflit en Centrafrique. Des locaux et matériels de Centre de Santé à Begoua ont été saccagés et pillés par des bandits armés qui règnent dans le pays. Mais avec les moyens de bord, l’organisation continue d’intervenir en faveur de la population.
L’ONG Kingston-Diaspora s’est fixé comme objectif l’amélioration de la santé de la population dont elle a la charge, l’instruction et la formation des membres, l’organisation des activités économiques et l’accélération du procès induisant à l’adoption du plein statut de ladite structure et plus généralement toutes les actions sociales, culturelles et éducatives propres à atteindre ses objectives. Durant la crise que traverse la République centrafricaine, l’ONG fait des dons des vivres aux personnes vulnérables. A l’image de son président fondateur Steven François GANAYE, l’ONG Kingston-Diaspora est l’œuvre d’une longue expérience et d’un constat sur les conditions de vie incertaines de la population.
« Je crois qu’il y a un besoin dans le domaine de l’éducation et de la santé s’impose en Centrafrique. je me suis rendu que les gens meurent juste à cause d’une petite manque d’attention et de service médical. C’est pourquoi, j’ai décidé de créer l’ONG Kingston-Diaspora qui œuvre dans le domaine humanitaire au côté de la population », a intimé Steven François GANAYE qui, après de longue année de service dans le système des Nations unies, a décidé de s’investir pleinement dans le développement de la République centrafricaine.
Depuis la création de l’ONG en 2009, le président fondateur de Kingston-Diaspora a su tenir, malgré tout, dans sa vision d’apporter de l’aide aux personnes vulnérables. Mais toutefois, Steven François GANAYE a évoqué des difficultés rencontrées dans les démarches à faire fonctionner de l’organisation. « Si on est oisif, les gens se manquent de nous. Mais là, on est productif, les gens cessent de se manquer de nous », a-t-il martelé.
Il en appelle aux partenaires de soutenir l’ONG Kingston-Diaspora dans son évolution afin d’apporter l’aide nécessaire aux personnes en situation de vulnérabilité dont la prise en charge médicale devient difficile. Aux Centrafricains et particulièrement à la diaspora, Steven François GANAYE appelle tous à se rendre compte de la gravité de l’état de santé des populations dans le pays. L’organisation compte en tout 25 membres qui œuvrent pour l’épanouissement de Kingston-Diaspora en dépit du manque de partenaires pour soutenir l’organisation.

SAM_8180

SAM_8229

Bangui, Eric NGABA Pour CNC