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Centrafrique: Contribution aux préparation de la table ronde de Bruxelles de Novembre 2016.

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Centrafrique: Contribution aux préparation de la table ronde de Bruxelles de Novembre 2016.

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Bangui le 12 octobre 2016. 13:10′.

Par: Temy Tomba.

1- Contexte :
Les Autorités Centrafricaines s’emploient activement à préparer la prochaine Table Ronde des Bailleurs de Fonds à Bruxelles prévue en novembre 2016. L’idée d’une Table Ronde n’est pas nouvelle et elle est même bien venue pour la recherche de financement pour le relèvement de l’économie centrafricaine après la crise militaro-politique qu’a connue la RCA.
Les conditions pour bénéficier du concours des financements internationaux en provenance des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux sont basées sur la crédibilité, la transparence et la bonne gouvernance. La RCA sort d’une crise profonde qui a détruit tout le dispositif de l’appareil productif. Elle se trouve confrontée à une insuffisance des ressources propres qui la pénalisent et l’empêcher d’assurer la gestion de son fonctionnement courant et de ses équipements en termes d’investissements. Cette situation la pousse et l’oblige à faire appel à l’aide extérieure. C’est dans cette optique qu’elle prépare l’organisation d’une Table Ronde avec des bailleurs de fonds à Bruxelles afin de mobiliser des fonds pour le financement de sa reconstruction.
L’objectif à terme de la Table ronde est de faire un plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers internationaux pour la mobilisation des financements nécessaires à la construction et au relèvement de l’économie :
Il convient de rappeler que la précédente Table Ronde de Bruxelles de juin 2011 qui avait vu la forte participation des Autorités et Hauts cadres centrafricains, avait suscité tant d’engouement, mais elle s’était soldée par un échec. En effet, les engagements pris par les bailleurs de fonds n’ont pas été honorés et les fonds annoncés n’ont jamais été décaissés, portant un préjudice considérable sur le pays.
Les personnalités de l’époque, comme le Premier Ministre, Faustin Archange TOUADERA, le Ministre de Développement Rural Fidèle GOUANDJIKA, porte-parole du Gouvernement, le Ministre des Affaires Etrangères, M. Antoine GAMBI avaient proclamé sur tous les toits centrafricains le succès de cette réunion qui « devait rapporter » au bas montant 400 milliards de F CFA. Or, ces 400 milliards exhibés à l’époque comme un trophée n’étaient que de promesses sans lendemain.
Lors de cette Table Ronde de Bruxelles, le principal document servant de base de travail pour les négociations était le DSRP (Document de Stratégie de la Réduction de la Pauvreté) qui est, rappelons-le, la première conditionnalité imposée par le FMI et la BM aux pays candidats à l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative de Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). Ce document, aux yeux des bailleurs de fonds de Bruxelles, n’était qu’une compilation de catalogues non détaillés non chiffrés qui avait le seul avantage de décrire la situation du pays, loin d’un Plan National de Développement censé indiqué ce qu’attend faire le pays.
Or l’objectif assigné à une Table ronde est de faire le plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux pour la mobilisation des ressources nécessaires pour le financement des projets et programmes de développement du pays entrepris préalablement et contenus dans un Plan National de Développement.
Les autres pays qui ont su tirer profit de ces Tables Rondes, comme le Mali et la Côte d’Ivoire, ont présenté comme document de base un véritable Plan National de Développement dans lesquels étaient détaillés tous les projets et programmes étudiés et chiffrés pour lesquels les financements étaient sollicités.
On doit donc retenir que pour ce type de réunions, on doit aller avec des projets et programmes bien étudiés et chiffrés basés sur des analyses économiques et financières contenus dans un document d’ensemble : Plan National de Développement.
Ce qu’on peut craindre pour la prochaine Table Ronde est le fait que ce sont les mêmes personnalités, avec quelques nouvelles têtes dans le Gouvernement de Simplice Michel Sarandji, qui ont déjà participé à la Table Ronde de 2011, qui vont encore participer à cette nouvelle réunion.
La participation du Président de la République, Faustin Archange TOUADERA, « élu démocratiquement », aux 10èmes Journées européennes de Bruxelles de la mi-juin 2016, ne saurait être un gage de réussite et de succès de cette nouvelle Table Ronde des Bailleurs de Fonds de Bruxelles prévue en novembre 2016.
Toutefois, la transformation du GIC, Groupe International de Contact, en GIS, Groupe International de Soutien est un atout. De plus, l’arrivée dans le Groupe de 2 membres, lors de la dernière réunion, à savoir la Chine et la Banque africaine de développement (BAD) qui s’ajoutent aux 8 autres membres que compte le GIS RCA (l’UE, l’UA, la BM, le Congo Brazzaville, la France, la CEEAC, les Etats-Unis et le Tchad) est une bonne chose.
De plus, la participation du Président de la République au TICAD organisé par le Japon, ajoute de nouveaux membres comme la Côte d’Ivoire et le Japon. Ce sont autant d’atouts qu’il faut capitaliser.
Toutefois, Il y a un précédent. Et cela intéresse trop souvent les bailleurs de fonds. C’est pourquoi, il convient, si l’on veut réussir cette nouvelle table ronde, de bien se préparer et être réalistes et pratiques voire pragmatiques. Et pour ce faire, il faut maitriser le processus d’un tel mécanisme.
Nous essayons ici de donner quelques éléments sur les étapes et mécanismes du processus d’une Table Ronde, comme de la Table Ronde de Bruxelles

II- PROCESSUS DE LA TABLE RONDE. 
Rappelons tout d’abord que l’aide extérieure constitue un soutien important pour un pays comme la RCA qui sort d’une crise militaro-politique grave. Sans l’aide extérieure, la RCA ne peut pas réaliser ses investissements et aussi être en mesure d’équilibrer son budget de fonctionnement courant. Pour l’heure, la RCA ne compte que sur l’aide extérieure pour sa reconstruction et pour ce faire, il faut un investissement massif dans son économie. Et celui–ci ne peut venir que des financements extérieurs. Ainsi, pour recourir à la mobilisation de ces ressources, la Table Ronde est le mécanisme qui convient. Rappelons que “l’objectif à terme d’une Table ronde est de faire un plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers internationaux pour la mobilisation des financements nécessaires à la construction et au relèvement de l’économie nationale”.
Il est du rôle du Gouvernement de mettre en place des mécanismes qui permettent d’atteindre cet objectif. Pour aider le pays, la Table Ronde est le mécanisme approprié mis en place par certaines Institutions Internationales comme la Banque mondiale. Mais ce mécanisme doit s’adapter aux réalités intrinsèques du pays. Le succès d’un tel processus type Table Ronde de Bruxelles ne peut être garanti que par le respect des modèles économiques en y ajoutant d’une part la créativité dont le pays peut faire preuve pour conduire ses partenaires au développement à coopérer et à participer dans la mise en place de sa politique.
C’est pourquoi, il importe de connaitre les mécanismes et leurs variantes pour être en mesure de conduire efficacement le processus d’une Table Ronde comme celle de Bruxelles.
Mais avant, il revient donc au pays de mettre en place un système de planification et programmation qui sera contenu dans un Plan National de Développement. Cet outil technique vise à donner davantage de cohérence aux actions des différents acteurs qui interviennent dans les secteurs économiques. Une planification pour être efficace doit être élaborée sur une base participative. Les acteurs étant nombreux, leur participation à l’élaboration dans la cohésion des actions doit être évidente. C’est pourquoi, il y a nécessité d’améliorer la complémentarité entre les outils techniques de planification et la recherche de consensus pour l’action de tous les partenaires du développement local. Car, il est question de bien définir la politique économique du pays et mieux coordonner l’aide extérieure.
Pour ce faire, il faut solliciter l’aide de la France, des organes de l’ONU, de la BM, du FMI, de l’UE, l’UA, la CEMAC, la CEEAC, et les pays donateurs pour appuyer l’ensemble du processus et permettre au pays une meilleure définition de la politique économique et une meilleure manière pour l’utilisation de ces ressources à mobiliser.
I- Le Processus de la Table Ronde. 
La RCA ne dispose pas de ressources suffisantes pour conduire une reconstruction et une expansion soutenue et durable de son économie. La solution, pour palier ses difficultés devra consister à faire appel à l’aide extérieure caractérisée par les dons et les prêts auprès des donateurs extérieurs. Pour être efficace, cette aide doit donc être pertinente et coordonnée. La RCA doit définir ses priorités, en mettant l’accent par exemple sur le secteur rural, les secteurs sociaux et les autres secteurs. Par ailleurs, la RCA doit maitriser son endettement pour être en mesure de faire face dans l’avenir à ses remboursements et s’assurer de sa capacité d’absorption de cette aide et sa capacité pour construire les infrastructures qu’il envisage. Dans ces conditions, le rôle du secteur privé devient déterminant.
Les donateurs ont chacun des conceptions différentes en matière d’aide reposant sur des stratégies propres à chaque pays ou chaque organisation. La juxtaposition d’aides peut parfois conduire à une incohérence globale, et une incoordination de l’aide peut conduire à des effets négatifs sur le processus de développement d’un pays. Ainsi, la Table Ronde de Bruxelles constitue un mécanisme qui devrait permettre de répondre à cette nécessité de concertation. La RCA et les bailleurs de fonds, dans un dialogue ouvert et constructif, doivent s’entendre sur la politique qu’ils veulent mettre en œuvre et les moyens qu’ils y consacreront.
*La conférence ou réunion d’une Table Ronde comme celle de Bruxelles doit donner lieu à une phase de préparation. Pour ce faire, comme elle se tient à Bruxelles, la Délégation de l’Union Européenne à Bangui et le Gouvernement Centrafricain doivent mettre en place un Groupe de Travail interministériel de pilotage, de coordination et de suivi de ce processus. A ce groupe, il pourrait être associé le Service économique de l’Ambassade de France au titre de la Coopération économique, monétaire et financière entre les deux pays. Ce groupe doit avoir pour but de préparer la documentation qui constituera la base des discussions lors de la Conférence de Bruxelles.
II.2. Présentation générale du dispositif
Le partenariat entre la RCA et les donateurs doit être formalisé par cette Table Ronde. Dans ce cadre, il faut associer les agences de l’ONU sur place à Bangui, l’Union Européenne, la BAD, la BDEAC. La BDEAC étant une Institution de la CEMAC devrait jouer le rôle de Chef de file, à côté de la Délégation de l’Union Européenne à Bangui qui est concernée en premier lieu, parce que la Table Ronde se tient Bruxelles.
Une Table est un processus qui se déroule en plusieurs étapes. Nous allons retenir un cycle de trois (3) phases.
A- LA PHASE PREPARATOIRE
Cette première phase se décline en plusieurs phase :
– la désignation des partenaires qui seront impliqués dans le processus tant du côté du gouvernement que des partenaires au développement ;
– la mise en place des instances qui participeront à la préparation de la Table Ronde et qui seront regroupées en trois entités :
(a) Le Comité de pilotage qui sera composé d’un secrétariat technique et d’un comité technique et aura les fonctions suivantes : (i) Coordination ; (ii) rédaction des documents ; (iii) validation technique des documents ;
(b) la Commission sectorielle sera chargée de la réflexion et l’élaboration de la politique économique nationale, des stratégies et des moyens d’action, et des orientations programmatiques ;
(c) le Haut Comité sera chargé de la validation finale des documents leur donnant le caractère officiel.

– Le lancement effectif du dispositif qui demande la tenue d’une réunion officielle de lancement. Cette réunion devrait être présidée par le Premier Ministre, assisté par le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale en tant coordonateur de l’aide extérieure de l’Etat et du Ministre des Finances et du Budget en tant gestionnaire de l’Etat. Cette réunion doit être la plus large possible. Elle doit s’adresser à tous les départements ministériels concernés par la politique économique : instances nationales, représentations des partenaires au développement, les ONG, la société civile, la diaspora, le secteur privé, les syndicats. C’est l’occasion pour le Gouvernement d’indiquer clairement son leadership sur ce processus caractérisé par :
* une appropriation nationale. Tous les acteurs nationaux tant les décideurs que les techniciens de la chose publique, que les acteurs extérieurs à l’Etat doivent se reconnaître dans les documents qui seront présentés à la Table Ronde. Le dispositif mis en place doit chercher constamment le consensus et pour ce faire, les documents doivent reproduire ce consensus.
* une implication des partenaires extérieurs au développement à travers le processus de la Table Ronde, le Gouvernement doit chercher l’appui des bailleurs de fonds. Il revient au Gouvernement de garder la maitrise du processus tout en prenant en compte le point de vue des partenaires auxquels il demande l’appui. Dans cette étape, ce sont les techniciens qui sont impliqués, à savoir les techniciens des départements ministériels, les partenaires nationaux et les agences de développement. Les responsables du pilotage du processus de la Table Ronde doivent être vigilants sur ce point. Ils doivent s’assurer la liaison entre les techniciens et leurs responsables décideurs.
– La finalisation des documents : La concrétisation de cette épate doit déboucher sur les documents constituants la base des discussions lors de la Table Ronde. La finalisation des documents marque la fin du travail technique. Les documents produits par la Commission sectorielle doivent avoir la validation technique de tous les acteurs des domaines sectoriels. Ils doivent être le fruit de multiples consensus, eux-mêmes, résultats de négociations. Ces documents doivent comprendre au moins quatre (4) grands domaines : (i) la revue sectorielle, (ii) le cadrage macro-économique, (iii) la politique et les stratégies, (iv) les priorités et orientations programmatiques.
L’esprit général de ces documents doit consister à présenter la politique économique du pays et les réalisations que le Gouvernement compte mener à bien au cours des prochaines années. Ces documents doivent permettre de sceller le consensus le plus large possible entre tous les acteurs économiques et sociaux du pays. Ils doivent être le meilleur compromis possible entre les points de vue de tout le monde sans pour autant que le Gouvernement renie ses Convictions. On peut présenter les dossiers de la réunion de la Table Ronde de Bruxelles en deux volumes : Tome I et Tome II. Ces deux tomes peuvent s’articuler de la manière suivante : (i) Tome I : ce premier tome fournir davantage de détails et faits économiques:
Tome I : Diagnostic, Politique et Stratégies. Il s’agit ici de présenter la politique économique du pays pour les prochaines années (Actualités et Perspectives). Cette politique ne peut se comprendre que par un diagnostic préalable de la situation économique nationale. De même, cette politique doit être mise en perspectives par rapport au contexte économique, social et environnemental du pays. Pour la clarté, ce Tome peut se décliner en 4 partie : (i) environnement général du pays ; (ii) le diagnostic de la situation économique, sociale et environnementale ; (iii) la politique économique définie : les priorités, les stratégies et les moyens d’actions ; (iv) le cadrage macro-économique.
Tome II : Les Orientations Programmatiques (Programmes et Projets). Il s’agit ici de présenter les grandes orientations programmatiques qui traduisent la politique économique du pays en réalité. Il s’inscrit dans la continuité du Tome I. Ces orientations doivent être élaborées en référence simultanée à la politique économique et au cadrage macro-économique, chacun des éléments ayant été établis en inter-relation. Ces orientations doivent embrasser toutes les Priorités définies pour tous les domaines économiques tant les programmes techniques que les programmes de support..
De l’objectif du Tome II dans le processus, il s’agit pour le Gouvernement d’indiquer les programmes/projets qu’il compte développer pour mettre en œuvre sa Politique. Pour chacun de ces Programmes/Projets, sont indiqués les objectifs à atteindre, les stratégies qui seront mises en place, les moyens financiers nécessaires, en distinguant clairement les investissements et les frais récurrents de fonctionnement. Dans ce Tome II, il doit être aussi indiqué les mesures d’accompagnement que le Gouvernement compte prendre pour faciliter la mise en œuvre des Plans d’Actions. Ces mesures d’accompagnement qui relèvent de la responsabilité du Gouvernement, sont des pré-requis à la mise en œuvre effective de sa politique.
REMARQUE : Les DOCUMENTS à présenter à la Table Ronde doivent être inspirés du PLAN NATIONAL DE DEVELOPPEMENT. Ce Plan National de Développement doit contenir le Programme d’Investissement Public (PIP).
Le PND (Plan National de Développement) reprend la politique économique du pays et les orientations Programmatiques. L’objectif essentiel d’un PND doit viser à montrer comment le Gouvernement et ses partenaires vont s’y prendre pour mettre en œuvre la politique économique définie par l’Etat. Le PND doit être un processus permanent de Planification-Programmation à mener par le Gouvernement en dehors même du processus d’une quelconque Table Ronde. Il doit donc reprendre la vision globale du système économique comme fondement de sa Programmation-Planification, c’est-à-dire en termes financiers, envisageant autant les dépenses de fonctionnement que celles d’investissement. A ce PND doit s’adosser un Programme d’Investissement Public (PIP).
Le PIP (Programme d’Investissement Public) est un sous-ensemble du PND en ce sens qu’il doit rassembler toute la mise en œuvre de la Politique Economique pour les prochaines années. Le PIP est caractérisé par les éléments suivants : (i) une programmation détaillée des activités qui doivent être mises en œuvre ; il s’agit de programmer la mise en œuvre de la politique économique pour les prochaines années avec le maximum de précisions et détails. Le PIP est considéré comme un Budget pluri-annuel, comprenant les investissements et les dépenses de fonctionnement. C’est un programme à moyen terme de 2 à 3 ans, indiquant avec beaucoup de détails les actions qui seront menées au cours des 2 à 3 prochaines années. Le PIP doit être glissant, c’est-à-dire qui se décale chaque année d’un an. (ii) le PIP doit constituer un ensemble cohérent d’actions pour lesquelles les moyens financiers et humains nécessaires sont en grande partie détermin
ées..
La dynamique des Accords de Coopération ou de Partenariat créée par le processus d’une Table Ronde, est un mouvement continu, et le PIP peut contenir les actions dont les moyens ne sont pas entièrement assurés. Le PIP doit s’appuyer sur des financements sûrs et certains, et non sur des financements aléatoires.
– L’Approbation Politique : c’est la dernière phase importante, une fois la finalisation des documents faite sur le plan technique. Les documents produits par le Comité de Pilotage doivent à travers diverses instances politiques être approuvés : le Haut Comité : c’est un Comité Inter Ministériel, rassemblant les Ministères impliqués dans la Politique du Gouvernement (Premier Ministres et tous les Ministres). Ces documents pourront passer devant la Représentation Nationale (Commission Finance Economie de l’Assemblée Nationale). Ces documents, une fois approuvés par les différentes instances politiques nationales deviennent officiels et seront ceux qui seront présentés à la Table Ronde de Bruxelles.
Il convient de souligner que l’approbation du Ministre de l’Economie, du Plan, de la Coopération Internationale, en raison de son mandat de Coordination de l’Aide Extérieure et celle du Ministre des Finances et du Budget, en raison des incidences sur l’ensemble des finances publiques, reste une nécessité absolue.
Cette étape de préparation demande de la part de tous les techniciens responsables du processus de la Table Ronde de Bruxelles une grande sensibilité politique.
• Il est très important de signaler, une fois, que la date de la réunion est fixée et que les invitations sont envoyées, les dossiers à présenter lors de la Table Ronde doivent être mis à la disposition des bailleurs bien avant la tenue de la réunion.
B- TENUE DE LA TABLE RONDE
De la tenue de la Table Ronde, le Gouvernement attend une VALIDATION par les partenaires au développement ou bailleurs de fonds, de sa politique et des actions qu’il souhaite entreprendre. La VALIDATION est la reconnaissance de la politique du Gouvernement. Le Gouvernement engage sa responsabilité sur la politique qu’il propose et un CONTRAT oral ou écrit est donc passé entre lui (gouvernement) et les bailleurs de fonds. Ce CONTRAT lie les deux parties pour les années à venir. Le Gouvernement s’engage ainsi à mettre en œuvre la politique économique qu’il a proposée et les partenaires au développement s’engagent à respecter cette politique et à ne pas entreprendre d’actions qui seraient contradictoires.
Aussi, le Gouvernement attend un POSITIONNEMENT des bailleurs de fonds sur les priorités et les orientations programmatiques qui leur seront proposées par lui. Ce qui signifie qu’au moment de la réunion de la Table Ronde, certains bailleurs de fonds vont déclarer leur souhait d’entreprendre avec le Gouvernement des négociations bilatérales sur la base de ces orientations programmatiques.
Il convient de souligner fortement qu’une réunion de Table Ronde n’est pas avant tout uniquement une réunion de mobilisation de ressources. Elle se situe en amont. Pour mobiliser des ressources, il faut d’abord que le pays dispose d’un bon cadre de politique économique nationale, de bons programmes d’actions qui seront appréciés par les partenaires au développement, grâce à leur pertinence. Sur cette base, la mobilisation des ressources pourra être alors facilitée.
Le communiqué final de la Table Ronde doit reprendre les engagements mutuels des deux parties en présence, le Gouvernement et les bailleurs de fonds.
La tenue d’une Table Ronde est un évènement officiel. Il s’agit de présenter officiellement la politique économique du pays aux partenaires au développement (bailleurs de fonds) reconnus par le pays. Le caractère officiel de la réunion induit inévitablement le respect d’un certain nombre de règles de protocole. Toutefois, le respect de ces règles ne doit pas se faire au détriment de l’efficacité.

La réunion de la Table Ronde ne doit pas être l’occasion de discussions oiseuses sans impact sur l’économie. Afin de garder toute crédibilité et toute efficacité, la Table Ronde doit conserver son caractère technique des travaux de la réunion : les participants à cette réunion doivent garder à l’esprit qu’ils doivent discuter sur le fond des propositions faites par le Gouvernement.

L’officialité de l’évènement doit être perçue comme un élément positif ; il s’agit de donner aux travaux techniques toute visibilité et toute crédibilité. Il est utile que le Gouvernement porte à la connaissance de la population des pays invités la tenue de la Table Ronde. Pour ce faire, il doit inviter la presse écrite ou parlée ou télévisuelle aux cérémonies d’ouverture et de clôture de l’évènement et organiser des conférences de Presse.
Il est plus qu’important de rappeler que le BUT de la Ronde proprement dite consiste à obtenir de la part des Bailleurs de fonds un CONSENSUS et un ENGAGEMENT ferme de soutenir la politique du Gouvernement par le financement de son programme.

Mais, ce genre de réunion doit être à sa juste place. Une Table Ronde n’est pas la panacée universelle et elle ne résoudra pas tous les problèmes auxquels le pays est confronté. Elle n’est qu’un moment privilégié où le Gouvernement et les partenaires au développement se retrouvent pour partager leurs points de vue et adopter une stratégie commune.
– C- L’APRES TABLE RONDE. 
Le processus de la Table Ronde ne doit pas s’arrêter à la tenue de la Table Ronde. Il est à noter que de nombreuses tables Rondes n’ont pas donné les résultats escomptés (c’est le cas de celle de 2011), simplement parce que le processus s’est arrêté à la réunion de Bruxelles.
Les engagements spécifiques ou annonces des partenaires au développement ou bailleurs de fonds, ne se font pas lors de la Table Ronde. Tout au plus, ceux-ci vont-ils indiquer leur positionnement, c’est-à-dire leurs intérêts pour appuyer l’effort du Gouvernement dans un domaine donné. La formalisation d’une proposition se fera après la réunion de la Table Ronde. C’est alors que le Gouvernement, sur la base de cette proposition, doit reprendre contact avec ce partenaire au développement pour négocier un Accord de coopération ou de partenariat qui formalisera les engagements mutuels et définira les modalités opérationnelles de mise en œuvre.
La consolidation progressive de tous ces Accords viendra alors renforcer la planification-programmation qui aura avant été entreprise au niveau du Gouvernement. Cet ensemble d’activités doit alors être coordonnée. Il s’agit donc pour le Gouvernement de mettre en place des mécanismes qui permettent une implantation coordonnée de tous les engagements des partenaires de sorte à rationaliser les moyens et harmoniser les pratiques. Dans le même temps, le Gouvernement devra poursuivre le dialogue avec les partenaires au développement et maintenir ses objectifs de recherche de consensus. Il doit être atteint de manière permanente. C’est à ce prix qu’on peut aboutir à un succès.
III- LE MECANISME DE LA TABLE RONDE. 
Il est important de noter que la Table Ronde est un mécanisme de réunion, de concertation de Groupe participatif et doit être orienté vers les problèmes macroéconomiques et des problèmes de développement et de réduction de la pauvreté d’un pays. Elle doit suivre deux objectifs à deux perspectives en ce qui concerne la RCA:
1)- Face à un environnement macro-économique dégradé, détruit, la Table Ronde doit conduire dans les meilleurs délais à une Stabilisation financière de manière à retrouver les grands équilibres macro-économiques qui sont les conditions préalables à tout développement soutenu et durable. Elles doivent s’inscrire dans une perspective à court terme.
2)– La Table Ronde dans un deuxième temps, doit s’inscrire dans une perspective à Moyen et long terme pour qu’elle vise à ce que le pays définisse un cadre cohérent de développement pour l’avenir.
Ainsi, les documents élaborés pour la Table Ronde doivent constituer :
– Le document de Politique Economique et Financier du pays, établi par le Gouvernement qui regroupe toutes les études détaillée sur la politique économique, les stratégies, et les moyens de mise en œuvre des projets et programmes chiffrés.
En définitive, le Processus d’une Table Ronde consiste en la recherche d’un consensus entre le Gouvernement et ses bailleurs de fonds (donateurs) autour de la politique de Reconstruction du pays, des priorités d’actions et des orientations programmatiques.
Pour ce faire, le Gouvernement aura besoin d’une programmation détaillée et chiffrée, car cela signifiera alors qu’il doit négocier avec les partenaires au développement sur des bases solides et crédibles. On doit venir à la Table Ronde avec une programmation bien détaillée pour mettre les partenaires devant une situation qui consiste à prendre, au lieu d’hésiter. Cela évitera une espère de foire à projets, mais à des projets préalablement déterminés.
IV- LES PRINCIPES D’UNE TABLE RONDE. 
La Table Ronde ne doit pas être vue comme une réunion où il est demandé aux bailleurs de fonds de choisir parmi une longue liste de projets et programmes, ceux qui sont mieux conformes aux critères de financement des donateurs, pour éviter que les discussions de fond sur le programme du Gouvernement soient totalement absentes. Elle doit permettre des discussions de fond sur le programme du Gouvernement. Le processus de Table Ronde doit mettre l’accent sur le dialogue concernant les politiques économique du pays et élargir la participation au-delà des principaux partenaires.
Le processus de La Table Ronde doit s’inscrire dans les mécanismes de planification de programmation et de gestion économique du pays. La démarche doit être située dans le cadre de la politique économique global et cohérent du pays avec la participation de tous.

Centrafrique: Sur la dégradation avancée du Stade 20 000 places, le DG de l’ONASPORTS Louis Kader ZAÏ répond à nos questions.

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Centrafrique: Sur la dégradation avancée du Stade 20 000 places, le DG de l’ONASPORTS Louis Kader ZAÏ répond à nos questions.

 

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Bangui le 12 octobre 2016.11:30′.

Propos recueillis par: Fortuné Boberang, journaliste stagiaire.

Devant la vétusté de l’unique structure sportif moderne en Republique Centrafricaine dénommé “Stade 20 000”, le débat sur la gestion financière des maths de footballs organisés dans ce stade est relancé. Qui entre l’ONASPORT et la Fédération centrafricaine de football ( FECAFOOT) devrait posséder à l’entretien de ce Stade ? Et sur quel budget? Comment répartissent les recettes générées par les organisations des rencontres sportives entre l’ONASPORT, le ministère, la municipalité et les fédérations sportives? Le DG de l’ONASPORT répond à nos préoccupations.

Corbeau News Centrafrique(CNC): Bonjour Monsieur le Directeur Général.

Louis Kader Zaï(LKZ): Bonjour Monsieur le Journaliste.

CNC: Monsieur le Directeur Général, merçi d’avoir accepté de prêter à nos jeux de questions réponses. Beaucoup de vos compatriotes dont moi aussi ne savent quel nom porte réellement le stade qui abrite votre bureau.

LKZ: Je vous remercie de l’occasion que vous m’offrez pour éclaircir l’opinion nationale et surtout la famille sportive, ce que c’est que l’ONASPORTS et comment il fonctionne.

Le nom du stade qu’abrite notre bureau est: Le stade 20 000 places.

CNC: Existe t’ il un texte juridique (loi, arrêtés, décrets….) réglementant le fonctionnement et la gestion de ce stade 20 000 places?

LKZ: Oui il y’a d’abord par ordre chronologique:
– La Loi n°08.023 du 16 août 2008 portant création de l’Office National de Promotion et de Gestion des Infrastructures Sportives Publiques en abrégé ONASPORTS et régi par la loi n°08.11 organisation du Cadre Institutionnel et Juridique applicable aux entreprises et Offices Publics;

– Son Décret d’application n°08.296 du 20 décembre 2008;

– Un Arrêté n°007/MJSAC/DIR CAB du 25 mai 2009 portant mise en place du comité d’élaboration des textes d’application de la loi portant sa création;

-Un Décret n°09.379 du 19 novembre 2009 qui approuve le statut de cet Office.

Malheureusement, il n’existe pas un texte qui régi la répartition des quotas des recettes par entité.

CNC: Lors d’un match de foot, quel est l’organisme habilité à éditer les billets ou tickets pour chaque match et à en percevoir les recettes ? Je fais allusion à la FECAFOOT, l’ONASPORTS ?

LKZ: Ce n’est ni le FECAFOOT encore moins l’ONASPORTS. ça devrait être plutôt un comité mise en place par le Ministre en charge de la Jeunesse et des Sports qui organise et gère les compétitions tant nationales qu’internationales.
Après il procède à la répartition des recettes en se référant au texte s’il existait entre les parties prenantes telles que: Les frais d’organisation, l’ONASPORTS pour la MAINTENANCE des infrastructures, le Comité national des sports, équipe nationale, le Trésor public, la municipalité, la fédération centrafricaine de football et la confédération africaine de football.

Ce n’est que maintenant que le Ministre actuel s’attelle à ce que ce texte voit le jour.

CNC: Et comment ces fonds sont répartis entre tous ces organismes selon le texte?

LKZ: Ces fonds ne sont jamais repartis. Même l’ONASPORTS en charge de la gestion de cette infrastructure ne bénéficie de rien. Par manque de texte, le FECAFOOT édite les billets et gère les recettes seul. Si l’ONASPORTS en bénéficiait, il aurait déjà réhabilité le stade après les dégâts causés lors du match Centrafrique/Angola. les preuves sont là.

CNC: Le Centrafricain lambda remarque à juste titre que le stade dit 20 000 places devient un centre commercial et ne cesse de se détériorer du jour en jour. Cela est permis et qui est en charge de son entretien? Et sur quelle ligne budgétaire ? du trésor public ?.

LKZ: Nous sommes venu retrouver le stade qui abritait déjà des centres commerciaux, qui constituent l’une des sources de revenu de l’ONASPORTS.
– Quant à sa dégradation accentuée, il y’a plusieurs raisons:
a- après la cérémonie officielle d’ouverture du stade , aucune réhabilitation ne serait ce que partielle n’a été faite.
b- la crise militaro politique a occasionnée d’avantage des dégâts matériels par des hommes en tenu qui avaient élus domicile dans l’enceinte même du stade.
c-certains matériels utilisés de fabrication chinoise ne s’adaptent pas aux matériels de norme européenne quant il s’agit de les remplacer. Toute fois, nous réussissons à modifier ces matériels quand nous menons certains travaux d’entretien quotidien .

Son entretien étant à la charge de l’ONASPORTS que nous gérons, nous avons réhabilités sommairement le stade avec nos maigres ressources, en prélude à la visite du Pape à Bangui, en novembre 2015, sans aucune subvention de l’Etat, et nous continuons de le faire en attendant l’appui des partenaires tels que la Chine dont le Chef de Département a renoué la relation bilatérale en accordant une audience dans son cabinet, à son Excellence Monsieur l’Ambassadeur . Lors de cette audience, certaines promesses ont été faites et actées aussitôt par des dons en matériels au ministère déjà.
CNC : Mais pourquoi ces entretiens ne se font pas comme il le faut?

LKZ :
-Faute de moyens financiers conséquents.
-Pas de subvention de l’Etat.
-Nos ressources propres sont absorbées par des obligations régaliennes.
-Les loyers sont payés à compte goûte;
-Trop de sollicitation gratuite des salles de conférences pour des actions gouvernementales, quand bien même ces activités sont budgétisées par les demandeurs.
-Aucun quotas de recette des compétitions n’est versé à l’ONASPORTS ne serait ce que pour nettoyer le stade après le match. Nous sommes obligés de prélever dans notre caisse pour balayer et payer la main d’œuvre temporaire recrutée pour la circonstance.

Voilà succinctement des difficultés que nous éprouvons pour entretenir ce stade.

CNC: Monsieur le Directeur Général, depuis combien de temps êtes vous à ce poste ?

LKZ: Depuis novembre 2015. bientôt 11 mois.

CNC: Et quels sont vos projets d’avenir pour ce joyeux cadeau des jeunes ?

LKZ: Mes projets d’avenir pour ce joyeux , cadeaux des jeunes, c’est de le réhabiliter totalement. Faire de ce stade, un lieu de rencontre idéale pour la jeunesse centrafricaine qui a perdu ses repères et se cherchent après la crise qu’a connu notre pays, en utilisant le sport comme symbole de cohésion sociale pour la paix sur le plan national et au delà de nos frontières.

CNC: Je vous remercie monsieur le DG.

LKZ: C’est moi qui vous remercie.

 

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Centrafrique: Quand le Chef Rebelle Sidiki déclare être le demi-frère du Président Faustin Archange TOUADÉRA.

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Centrafrique: Quand le Chef Rebelle Sidiki déclare être le demi-frère du Président Faustin Archange TOUADÉRA.

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Bangui, le 10 octobre 2016. 13:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis deux semaines, un nouveau« général » Sidiki, un peul d’origine camerounaise à la tête d’une centaine d’hommes d’une nouvelle rébellion dénommée Retour Réclamation et Réhabilitation (RRR) vient s’ajouter à la très longue liste des mouvements armés en Centrafrique. Son mouvement 3R multiplie les exactions sur les populations de l’Ouham-Pende et notamment autour des localités de Dankouri, Koui et de Bocaranga et fait la une des médias nationaux et internationaux. Mais qui est le « général » Sidiki ?

Installé confortablement après son offensive sur la population et les anti-balaka à Koui, l’homme ne cesse d’expliquer à qui de droit qu’il a eu la mission de sécurisation de la région du président Faustin Archange TOUADERA après leur entretien à Bangui. Dans un entretien avec les peuls de Koui, le « général » Sidiki, ajoute qu’il est l’un des demi-frères du président Faustin Archange TOUADERA et qu’ils ne doivent s’inquiéter de rien. Il est là pour eux et pour leurs betails.

Elu au second tour de la dernière présidentielle de 2015-2016 face au Candidat Anicet Georges Dologuélé, en février dernier, le Président Faustin Archange TOUADÉRA, qui est natif de Damara à quelques 75km de Bangui, faisait l’objet depuis plusieurs mois des rumeurs folles à Bangui sur ses origines ethniques et régionales de son père naturel. Pour beaucoup des Centrafricains, le père biologique du président Faustin Archange TOUADÉRA serait un Peul qui l’a abandonné depuis son premier mois de naissance à ses cousins à Damara, d’où la signification de son nom “TOUADÉRÉ” qui signifie en langue Ngbaka-Mandja « élevé par des oncles maternels » francisé de nos jours en “TOUADÉRA”.

Dans le cerveau du « général » Sidiki et ses conspirateurs proches de Boko Haram qui endeuillent les familles centrafricaines, le conflit centrafricain est un conflit communautaire et qu’il fallait créer dans la région une rébellion 100% musulmans pour contrer l’influence des différents groupes armés à majorité chrétiens et animistes qui contrôlent la région. Il déclare avoir le soutien du président TOUADREA et d’être son demi-frère pour faire peur à ces groupes armés. Certains comzones des anti-balaka tombent ainsi dans ce piège à tel point que leur coordination affirme que le président TOUADERA fait la part belle des choses aux éléments de la séléka.

En Afrique, les origines ethniques et régionales de certains présidents ont été à l’origine des multiples débats politiques. En RDC, beaucoup des Congolais Démocrates accusent leur président Kabila d’être un Tanzanien. Tandis qu’au Congo Brazzaville, le président Déni Sassou Nguésso serait un centrafricain. En Côte d’Ivoire, le président OUATARA serait un Burkinabé. En Centrafrique, l’analphabétisme avancé endoctrine une notion selon laquelle, être un peul où un musulman c’est être un tchadien alors qu’il y’a des centrafricains peuls et aussi musulmans. Un travail à fond dans l’éducation de base s’impose pour voir le vivre ensemble redevenir une réalité.
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Centrafrique : l’ANE évalue le processus électoral 2015-2016 pour préparer les prochaines échéances.

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Centrafrique : l’ANE évalue le processus électoral 2015-2016 pour préparer les prochaines échéances.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/10/image13.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Marie Madeleine Nkouet, présidente de l’ANE.
Madame Marie Madeleine Nkouet, présidente de l’ANE.

Bangui 08 octobre 2016.
Par Eric NGABA.
Pour préparer les échéances électorales à venir, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) a organisé, du 27 au 30 septembre dernier, un atelier d’évaluation du processus électoral de 2015-2016, dans la salle de conférence de la CEMAC à Bangui. L’évaluation vise à tirer les leçons du processus électoral passé. Elle a porté aussi un jugement sur la pertinence, le bien fondé, l’efficacité et la rationalité des résultats de l’appui à ce processus.
L’atelier d’évaluation a réuni des centaines de personnes issues de l’ANE, du gouvernement, et des partenaires qui ont contribué à l’organisation des élections. Il a duré quatre jours des travaux en commission et des présentations en plénière. Il s’agit pour les participants d’identifier les points forts et les points faibles et d’élaborer un plan d’action pour une meilleure gestion de la suite du processus et des prochaines échéances électorales en République Centrafricaine.
Les participants ont travaillé sur plusieurs thématiques à savoir le cadre légal, l’enregistrement des électeurs, les opérations électorales, l’éducation civique et la communication, et l’administration du processus électoral. Cet atelier a permis à l’ANE d’évaluer le précédent processus électoral afin de corriger ses erreurs comme l’a souligné la présidente de l’ANE dans une interview avec la presse en marge de l’atelier.
« Les défis étaient énormes, car en face, les contraintes et autres difficultés techniques ou politiques paraissaient insurmontables. Nous avons dû composer avec l’insécurité généralisée sur presque tout le territoire national, la destruction des infrastructures de base, en particulier celles de l’Administration provinciale, notamment les tribunaux et les centres d’état civil. Il fallait prendre en compte les délais légaux prescrits par le Code électoral en même temps que le laps de temps imparti à la Transition. Il fallait aussi trouver des solutions, le plus souvent aériennes, à l’insuffisance des infrastructures routières, pour pallier au manque de télécommunications et d’électricité », a martelé Marie Madeleine Nkouet, présidente de l’ANE.
D’après la responsable de l’ANE, la mobilisation des ressources financières a également posé quelques problèmes à son institution. Eu égard à l’absence de décaissement par certains contributeurs, le budget initial prévu a été revu à la baisse avant le démarrage des opérations électorales. Ce budget, a-t-elle fait savoir, a été ensuite progressivement revu à la hausse, à cause des annulations successives des scrutins législatifs. Ces diverses contraintes ont occasionné selon la présidente de l’ANE, plusieurs révisions du chronogramme électoral et des reports successifs des dates des scrutins.
« Malgré ces contraintes colossales et les pressions de diverses natures, nous avons pu, collégialement, offrir à la République Centrafricaine une nouvelle constitution, un président élu démocratiquement et presque l’ensemble des députés devant siéger à l’Assemblée Nationale », a renchérit la présidente de l’ANE.
Durant les quatre jours de cet atelier, l’ANE a pu définir le cadre légal qui a présidé à la mise en œuvre du processus électoral de sortie de crise dans le pays. Elle a pu examiner la méthodologie d’enregistrement des électeurs et de traitement des données en commençant par la cartographie électorale. Dans la thématique des opérations électorales, les participants ont mis l’accent sur l’appui à la logistique, la sécurisation des scrutins, la formation, la gestion de contentieux électoraux, et la participation des déplacés et des réfugiés au processus électoral. A la fin de l’atelier, il est attendu cinq rapports des thématiques comportant l’évaluation des groupes de travail portant sur le sujet sur lequel ils ont travaillé. Ces rapports mettent l’accent sur les problèmes identifiés.
Des recommandations ont été formulées à l’endroit du gouvernement centrafricain et des partenaires impliqués dans le processus électoral afin d’appuyer l’ANE à mieux organiser des prochaines échéances électorales.

Centrafrique : Le MLPC communique au sujet de la lettre ouverte à son président Martin ZIGUELE

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BUREAU POLITIQUE                                                                                                                                          M.L.P.C

   —————————-                                                                                  Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

   Secrétariat Général                                                                                                             Justice – Liberté – Travail

—————————-

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MLPC

 

Depuis quelques temps, il nous a été donné de constater le déclenchement d’une campagne médiatique fortement teintée de haine et de dénigrement contre le MLPC, son Président et les membres de sa famille, des membres de son Bureau Politique et les militants du Parti.

Devant cette situation, le Bureau Politique porte à la connaissance des concepteurs et des auteurs de cette campagne ainsi que leurs exécutants, que le MLPC est un parti politique structuré et organisé, composé de militants qui ont élu l’ensemble des ses dirigeants de la base au sommet, et qui fonctionne conformément à ses textes de base adoptés par le Congrès.

L’examen et la résolution d’éventuels problèmes internes au MLPC relèvent de la seule compétence de ses militants à qui il revient souverainement d’en apprécier le timing et l’opportunité, conformément aux textes en vigueur dans le Parti.

Par conséquent, il ne revient à nul autre intrus, pour quelque motif que ce soit, de s’ingérer dans la gestion des affaires qui ne le concernent en rien.

Aussi, comme tout justiciable, le Parti ainsi que ses militants se réservent le droit de recourir à la justice chaque fois qu’il le jugera utile.

 

Fait à Bangui, le 10 octobre 2016

 

      Pour le Bureau Politique

      Le 2ème Vice-Président

      Jacquesson MAZETTE

« La chine continuera à soutenir le développement de la RCA » dixit l’Ambassadeur de chine à Bangui.

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« La chine continuera à soutenir le développement de la RCA » dixit l’Ambassadeur de chine à Bangui.

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Bangui 08 octobre 2016.
Par Eric NGABA.
La République populaire de Chine réitère au peuple centrafricain son engagement à soutenir les causes de la paix et du développement socio-économique de la République Centrafricaine. Un engagement réitéré par le diplomate chinois M. Ma Foulin lors de la célébration du 67ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le 30 septembre 2016 à l’ambassade de Chine à Bangui.
Plusieurs autorités centrafricaines ont rehaussé de leur présence cette cérémonie du 67ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. Cette commémoration a vu la présence du président de la République Faustin Archange Touadera accompagné du premier ministre, du ministre des affaires étrangères, du président de l’Assemblée nationale et bien d’autres membres du gouvernement centrafricain. L’occasion pour l’Ambassadeur de Chine à Bangui d’évoquer les relations fructueuses entre son pays et la République Centrafricaine entretenues depuis plusieurs décennies.
« Toujours fidèle à ses principes de sincérité, de crédibilité, d’amitié et de franchise, le gouvernement chinois n’a ménagé aucun effort pour enrichir sa coopération pragmatique dans tous les domaines avec les pays d’Afrique. Depuis le rétablissement des relations diplomatiques, la RCA et la Chine entretiennent une coopération fructueuse dans divers domaines », a affirmé l’ambassadeur de Chine à Bangui, M. Ma Foulin.
De nombreux projets réalisés par la Chine en Centrafrique ont été évoqués par le diplomate chinois lors de cette commémoration. La construction du complexe sportif 20.000 places, de l’hôpital de l’Amitié, de l’hôpital Madame Elisabeth Domitien de Bimbo, des écoles, des logements sociaux, de l’électrification de la ville de Bangui grâce aux panneaux solaires, des formations sont brièvement quelques fruits de la coopération entre les deux pays amis. Ces différentes réalisations ont contribué fortement au développement socio-économique de la République Centrafricaine.
Le retour à l’ordre constitutionnel ayant permis à la République Centrafricaine de tourner la page de conflits, offre de nouvelles opportunités pour la coopération Sino-centrafricaine. Aujourd’hui, plusieurs projets de construction ont été suspendus à cause des derniers évènements dans certaines localités du pays. Dans quelques jours, a fait savoir Ma Foulin, tous les projets suspendus vont redémarrer. D’autres projets initiés par des entreprises chinoises sont en cours de discussion.
« Je tiens à réaffirmer encore une fois, la Chine continuera comme toujours à soutenir la cause de la paix et du développement de la République Centrafricaine, à prendre une part active à sa reconstruction post-crise à travers la mise en œuvre des plans d’action issus du sommet de Johannesburg et hiérarchiser encore davantage la coopération amicale entre nos deux pays dans les divers domaines afin de mieux protéger les intérêts de nos deux peuples » a ajouté le diplomate chinois.
La Chine a décidé à travers le dernier sommet du forum sur la coopération sino-africaine en décembre dernier à Johannesburg, d’élever les relations sino-africaines au niveau de partenariat stratégique et global. De son côté, le gouvernement centrafricain à travers le ministre des affaires étrangères salue les initiatives et l’engagement du gouvernement chinois aux côtés de la République Centrafricaine. C’est une possibilité de nouvel espoir qui s’ouvre entre ces deux partenaires.
« La coopération entre la RCA et la Chine a tenu des rapports soutenus et basés sur la compréhension mutuelle, et la non-ingérence dans les affaires internes. La relation entre la RCA et la Chine n’a cessé de connaitre un épanouissement fructueux. Depuis le rétablissement des relations entre la RCA et la Chine, la Chine s’est hissée au rang des partenaires privilégiés et stratégiques de la République Centrafricaine à travers une coopération diversifiée. La Chine a affirmé d’accompagner la RCA sur les multiples chantiers. Cela a commencé à se matérialiser par une coopération pragmatique dans les domaines prioritaires que le Chef de l’Etat s’est fixés et qui ont été présentés dans la politique générale du gouvernement », a déclaré le diplomate centrafricain, Charles Armel Doubane. A titre de rappel, les relations entre la RCA et la Chine ont été rétablies depuis les années 60.

Centrafrique : la mission ministérielle à Washington rassure la conférence des bailleurs de Bruxelles.

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Centrafrique : la mission ministérielle à Washington  rassure la conférence des bailleurs de Bruxelles.

 

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Bangui 08 octobre 2016. 8:25′.
Par Eric NGABA.
Le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie DONDRA et son collègue de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Félix MOLOUA accompagné de chargé de mission banques, finances et institutions internationales, madame LOUDEGUE, du conseiller technique du ministère des Finances et Budget, Franck Wakers, du Directeur National de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, Monsieur Ali CHAIBOU, de Monsieur Amadou CISSE, Consultant international,  de la Directrice Générale de l’Economie, du Conseiller Economique de l’Ambassade de la RCA à Washington et d’autres personnalités ont effectué une mission à Washington, capitale des Etats-Unis d’Amérique.
C’est dans le cadre du Conseil d’Administration et l’assemblée générale annuelle notamment du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale ainsi que du préparatif de la conférence des donateurs qui se tiendra à partir 17 novembre prochain à Bruxelles, capitale de Belgique.
La préparation de cette table ronde à laquelle le président de la République, professeur Faustin Archange TOUADERA tient à la réussite de même que le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, semblerait-il, se prépare très bien.
Pour couvrir le programme de la banque mondiale avec la RCA, les besoins évalués ont été estimés à hauteur de 3,2 milliards de dollars américains.
Par contre, afin de rendre effectif ce programme sur les trois premières années, le Gouvernement devra mobiliser auprès des donateurs 1,7 milliards de dollars.
A ce jour, des annonces de 1,1 milliards de dollars auraient été enregistrées. Le dernier passage du président Faustin Archange TOUADERA à la banque mondiale et au fonds monétaire international (FMI) a beaucoup facilité les négociations.
La mission du ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie DONDRA et de son collègue du plan prouve déjà la réussite des préparatifs de la conférence de Bruxelles en novembre prochain.

RCA: LE QUARTIER KILOMÈTRES 5, BAROMÈTRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE.

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RCA: LE QUARTIER KILOMÈTRES 5, BAROMÈTRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PAIX EN Centrafrique.

 

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Bangui le 10 octobre 2015. 8:00′.
Par: Bernard Selemby Doudou.

Après une longue accalmie faisant croire au retour définitif de la sécurité et de la paix, la Centrafrique a renoué avec les démons du passé. En effet, un officier de l’armée centrafricaine a été froidement abattu et de façon lâche par des assaillants bien connus des services de police. L’armée nationale perd ainsi un valeureux officier au moment où elle en avait besoin. S’agit-il d’un règlement de compte ou d’un crime provocateur ? En tout état de cause, le ministre de la justice doit s’employer à faire la lumière sur cet énième crime et la loi doit s’appliquer dans la plénitude de sa rigueur. Ce crime crapuleux a embrasé le pays avec des actes de représailles sur de paisibles citoyens des deux communautés capitalisant au passage une dizaine de morts. Cette recrudescence de la violence a amené le citoyen lambda à s’interroger légitimement sur le statut du quartier kilomètres 5. Ce quartier à l’origine est un quartier d’affaires où toutes les ethnies, communautés religieuses se croisent pour soit vendre, soit acheter des produits de tout genre. Avec l’avènement de la Séléka, ce paisible quartier s’est érigé en forteresse, une base militaire lourdement outillée que le camp Kassaï qui abrite l’Etat major des forces armées centrafricaines. Ce quartier est devenu avec la bénédiction des nouvelles autorités une zone de non-droit, une poudrière, un Etat dans un Etat ( chose inédite au monde ). Une zone de non-droit est par définition un quartier ou un territoire à la merci du crime où les forces de défense nationale ne sont pas les bienvenues et que le seul droit qui s’applique est leur volonté. Les autorités observent avec impuissance sans rien dire avec une tacite complicité de la Minusca. Devant le recul du pouvoir central, peut-on parler d’ingérence passive de la Minusca ? Cela s’apparente t-elle à une tutelle ? En rétrospective, quelles sont les vraies raisons de cette guerre ? Quels sont les en-dessous de cette guerre ? Notre colonisateur et/ou la communauté internationale à travers la Minusca sont-ils les régulateurs de cette guerre ? Si cette hypothèse se confirme, cela justifie t-elle l’embargo sur les armes ? Est ce que le President de la République lui-même connaît les raisons de cette guerre ? Que peut encore prouver la Minusca ? Elle a montré ses limites à chaque fois qu’elle est mise à l’épreuve. En outre, quel est l’intérêt de s’adresser à la nation après un crime quand le discours est vide de contenu, sans annonces, ni mesures ? Un President de la République ne s’adresse à la nation que s’il y a des annonces et non pour faire un constat d’amertume ou seulement de condamner. En guise d’exemple, après les attentats de Charlie hebdo à Paris, le chef de l’Etat a décrété l’état d’urgence assorti des mesures administratives et sécuritaires. Les multiples voyages du chef de l’Etat ont alors servi à quoi ? La diplomatie économique doit s’accoupler avec la diplomatie sécuritaire. La résolution de l’ONU sur la Centrafrique est très claire mais son application a été biaisée pour des intérêts égoïstes. Le President de la République devrait, en marge du sommet de l’ONU à New-York demander des clarifications sur les termes de cette résolution et discuter franchement avec les autorités françaises pour nous accorder ne fusses que la sécurité et la paix. Notre colonisateur a appliqué en Centrafrique le même schéma tactique qu’au Mali à la seule différence que Kidal est au nord du pays, excentré de la capitale tandis que le quartier du kilomètres 5 est implanté en pleine capitale. L’absence de volonté politique est à la base de cet imbroglio. En est-il ainsi pour faire pression sur les nouvelles autorités centrafricaines ? Désarmer de force le kilomètres 5, zone superficiellement petit doit aussi attendre la table ronde de Bruxelles ? Pensez-vous que des gens qui ont acquis l’habitude de gagner aussi facilement leur vie en faisant usage de leur arme vont accepter désarmer pour de maudite somme ? Le President actuel, en connaît quelques expériences quand il fut premier ministre. L’attentisme des nouvelles autorités a favorisé l’éclosion des seigneurs de guerre. L’attentisme par définition est une pratique politique qui consiste à refuser l’initiative et à se déterminer en fonction des événements. Il traduit l’attente d’une occasion favorable pour agir. Mais cette occasion favorable viendra quand ? Les centrafricains meurent tous les jours et un nouveau recensement démentira les statistiques souvent maquillées pour des besoins de la cause. Ainsi nous exhortons humblement le chef de l’Etat d’exercer le pouvoir du peuple en prenant des décisions avant que le pouvoir ne l’exerce car la tolérance du peuple a des limites. Nous nous permettons de rappeler au chef de l’Etat que le meilleur moyen de conserver le pouvoir du peuple est de ne pas le perdre. Les actions que vous posez depuis un semestre ne sont pas de nature à contribuer à la pleine jouissance de votre pouvoir. En conséquence de ce qui précède, nous vous invitons à mettre en place le gouvernement de l’union sacrée tant attendu avec la représentation des grands courants politiques y compris les membres représentatifs des groupes armés en contrepartie de leur reddition ou capitulation. En six mois de gouvernance, soit 1/10 eme du mandat, les membres du gouvernement cooptés en guise de remerciements ou de services rendus ne peuvent pas débarquer au nom de l’intérêt supérieur de la nation ? N’ont-ils pas encore récupéré leur énergie dépensée ? L’heure est grave et doit être orientée vers le travail basé sur la compétence pour éradiquer le mal centrafricain. Dans le volet sécuritaire, le ministère de l’intérieur semble réussir par le passé aux militaires et para-militaire c’est à dire les officiers de la police, de la gendarmerie et de l’armée. Pourquoi ne pas tenter cette expérience ? Nous avons également constaté que le President n’écoute personne. Lors de la rencontre de Paris avec la diaspora de France, le chef de l’Etat a botté en touche toutes les remarques, initiatives et propositions qui lui ont été faites au point de se demander si cette rencontre a servi à quelque chose. Quand on s’entoure des conseillers, il faut daigner les écouter car le chef de l’Etat ne peut pas être à la fois au four et au moulin. Son entêtement dans cette posture risque de lui coûter très cher et rompre le lien de confiance que le peuple a placé à l’endroit de sa modeste personne. Le peuple est tolérant car conscient de la crise mais il ne faut pas en abuser de sa confiance car tout abus nuit. Mais attention, ne dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.

Centrafrique: Des combats signalés à 40km au nord de Grimari entre les Combattants de la Séléka et les FACA Anti-Balaka

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Centrafrique: Des combats signalés à 40km au nord de Grimari entre les Combattants de la Séléka et les FACA-Balaka.

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Bangui, le 9 octobre 2016. 10:21′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Des combats nous ont été signalés à quelques 40km de Grimari entre les éléments de la Séléka proches du Général Ali Darassa et les soldats FACA identifiés comme proches des Anti-Balaka. A l’origine, certains Combattants de l’ex-coalition de la Séléka  qui ont voulu devancer leurs points de contrôle à quelques kilomètres plus bas, mais au cours de leur avancée sur le terrain, ils ont rencontré une résistance farouche de quelques soldats FACA appuyés par des miliciens Anti-Balaka à une quarantaine de kilomètres de Grimari. Plusieurs morts ont été enregistrés dans le combat. La crise centrafricaine est-elle une crise institutionnelle ou sociale ?

C’est la question que posent désormais certains observateurs de la vie politique centrafricaine. Pour certains, la crise est institutionnelle d’où l’idée d’un sursaut de l’Exécutif et pour d’autres c’est social et ont inventé ce qu’ils appellent le travail à haute intensité de la main d’œuvre. Une chose est sure, avec l’inaction du gouvernement, le pays se dirige droit vers sa décomposition avancée. Tout se dégénère pour un rien et une violence entraine une autre. La reprise sectorielle des combats sur le territoire centrafricain fait penser aux Centrafricains que leur pays est loin de sortir de ce bourbier dans lequel des nombreuses familles perdent au moins un membre proche.

Les événements successifs de ces quatre dernières semaines, très violents en termes de dégâts matériels et humains, n’ont jamais poussé les belligérants à stopper leur folie meurtrière très dévastatrice. Un jour avant l’assassinat du Commandant Marcel Mombéka en plein jour et sur une grande avenue de la capitale au quartier Km5 par deux hommes armés à visage découvert, certains combattants Séléka de la branche Ali Darassa, basés à Bambari à quelques 400km de la capitale Bangui, avaient pris la décision de couper dans la brousse et sortir plus loin à 40km entre Bambari et Grimari  afin d’installer leur tchek-point et ainsi élargir leur zone d’influence dans le secteur. Cette folie de grandeur de ces combattants Séléka a été à l’origine des combats meurtrier entre ces derniers et les Soldats FACA-Balaka, appuyés par des Anti-Balaka en machette de la région, qui ont pu stoppé l’avancée de ces Séléka vers Grimari.

Le bilan fait état de 15 morts et plusieurs blessés. Pour l’heure, les Soldats FACA-Balaka de la ville de Grimari ont reçu un renfort d’une cinquantaine des Anti-Balaka civiles des villages voisins. La tension reste palpable dans le secteur malgré le retrait des Séléka du lieu de combat après l’intervention des Soldats de la MINUSCA.

Repliés sur la ville de Bambari après le départ de Monsieur Michel Djotodia, le Chef suprême de la Séléka, du pouvoir en 2014, certains éléments de l’ex-coalition de la Séléka de l’ethnie peule se sont regroupés massivement sous le Commandement d’un autre peul autoproclamé  général le nommé Ali Darassa. Depuis lors, des affrontements sont réguliers dans la région entre eux les Séléka d’une part, et avec les Anti-Balaka d’autre part.

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Centrafrique: Tentative de vol à mains armées de l’Institut Pasteur à Bangui, deux suspects arrêtés.

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Centrafrique: Tentative de vol à mains armées de l’Institut Pasteur à Bangui, deux suspects arrêtés.

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Bangui, le 9 octobre 2016. 08:21′.

Par: Gisèle MOLOMA.

La crise qui a délité la République Centrafrique est un arbre qui cache la forêt d’un ensemble des épiphonèmes qui ont contribué à son effondrement et à la dégénérescence de sa société : Le vol et les braquages.   A Bangui, voler, braquer, escroquer est devenu une occupation et un emploi rentable pour certains désœuvrés. Ces derniers, armés ou pas armés,  n’hésitent plus à oser voler même dans des sites hautement protégés. Tel est l’épisode d’un braquage raté le mercredi dernier 5 octobre à l’Institut Pasteur de Bangui ou un groupe de trois jeunes hommes bien armés ont voulu pénétré dans l’immeuble vers 22h. Que s’est-t-il passé ?

Apres la révision de leurs armes et passage chez Maman Péguy où ils sont pris chacun deux Mutzig , trois jeunes hommes, âgés d’une trentaine d’année ont décidé d’aller braquer l’Institut Pasteur de Bangui. A trois sur une moto, ils s’arrêtent et prennent place dans l’abri bus « Institut Pasteur » pour finaliser leur plan d’attaque le mercredi 5 octobre dernier vers 22h. Cinq minutes pour observer les mouvements des véhicules qui ne devenaient rares et s’accorder sur la technique d’attaque. Entre temps, tous les agents de sécurité privés protégeant l’Institut se sont concentrés dans le local gardien situé à l’entrée principale.

En seulement trois minutes pas plus, ces trois cambrioleurs se sont concoctés sur leurs stratégies. Un est chargé d’escalader le mur mitoyen pour accéder dans la cour de l’Institut Pasteur de Bangui, le deuxième, la vigie et le dernier qui a la maitrise du guidon de sa moto est chargé d’aller embrouiller les gardiens. Pendant que ce dernier passe à l’action et embrouille à merveille les gardiens, l’attaquant de pointe qui a réussi à escalader, passait en revue les différentes portes du bâtiment.  Par inadvertance, il a mis pieds sur les graviers épandus sur le sol et en voulant les éviter, une lumière flache sa silhouette à l’un des gardiens qui a donné l’alerte.

Malgré l’alerte et l’arrestation de l’intrus, l’embrouilleur quant à lui, courageux comme un lézard, n’a pas voulu montrer qu’il est l’un des voleurs. Il n’a pas daigné non plus précipiter sur sa moto et s’enfuir comme la vigie qui, dès le bruit, s’est évaporée dans la cour du Lycée Carron. Il a été très vite suspecté et arrêté avec l’escaladeur.

Les deux malchanceux ont été conduits à la SRI et y passent depuis ce jour des nuits glacées. Quant à la vigie, elle a pu regagner son domicile et passe des nuits à chaud.

Selon nos enquêtes sur place, l’embrouilleur a des accointances avec l’un des agents de sécurité. C’est ce qui lui a permis d’être reçu sans grand questionnement des autres agents.

Que cherchent-ils exactement à l’Institut Pasteur?

En tout cas, personne ne le sait encore et les enquêtes bous diront davantage. Cet acte pousse beaucoup des centrafricains à imaginer à quel point les voleurs sont prêts à tout, malgré le dispositif de sécurité mis en place dans cet Institut.

Installé en République Centrafricaine depuis plus de 40ans, l’Institut Pasteur a été reconnu utilité publique à travers ses activités de recherches et de santé publique. Il abrite un laboratoire moderne et un centre de vaccination. Ultra protégé par des caméras et les soldats français de la Force Sangaris, puis par une dizaine des agents vigiles privés, il faisait l’objet de menaces à répétition des groupes armés pendant les temps forts de cette crise.

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Centrafrique : « le basket centrafricain doit changer d’angle »dixit Guy Maurice Limbio.

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Centrafrique : « le basket centrafricain doit changer d’angle »dixit Guy Maurice Limbio.

 

 

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Bangui 07 octobre 2016.
Par Eric NGABA.
Le basket centrafricain doit changer de visage. C’est la vision de Guy Maurice Limbio, l’un des candidats à la course à la présidence de la fédération centrafricaine de basket-ball. A quelques jours de la tenue de l’Assemblée générale élective, le candidat Guy Maurice Limbio trace ses priorités pour le développement du basket national sur trois axes.
Le candidat Guy Maurice a conféré avec la presse le jeudi dernier en vue de dévoiler son programme du développement du basket de la République Centrafricaine. Il a mis l’accent sur les infrastructures, la formation des formateurs, l’encadrement et l’esprit de jouer en équipe. Pour lui, le basket centrafricain est tombé plus bas et qu’il est une nécessité de le développer à tous les niveaux. Il faut, d’après le président du club basket ball Zarasclo, fonder une équipe nationale qui donne la possibilité à tous les enfants et jeunes générations de pouvoir se mouvoir avec les autres.
« Mon projet ambitieux établi, qui certainement sera en accointance avec la future équipe qui sera élue, rentrera rapidement dans sa phase active pour impulser une nouvelle vision autour de ce sport qui nous a tan donné », a affirmé Guy Maurice Limbio qui fut un ancien basketteur, entraineur et arbitre du basket-ball centrafricain.
Il a ajouté par ailleurs : « nul n’est censé ignorer ces dernières années, mon implication dans cette discipline qui a témoigné mon attachement et ma ferme conviction d’agir concrètement au sein de la fédération centrafricaine, plus qu’en tant que mécène, président de club mais en tant que décideur ».
Le président du club Zarasclo Guy Maurice Limbio, entend développer le basket centrafricain à travers renforcement des textes statutaires, développement des infrastructures, la formation, la promotion de l’histoire du basket national, marketing innovation et financement, la relation avec l’international et la compétition. Il faut noter que l’assemblée générale élective est prévue pour ce samedi 8 octobre 2016.

Centrafrique : le renouveau du basket centrafricain en 4 axes selon Singha Bengba.

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Centrafrique : le renouveau du basket centrafricain en 4 axes selon Singha Bengba.

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A quelques jours de l’Assemblée générale élective de la Présidence de la fédération centrafricaine de Basket-ball, Singa Bengba, l’un des élites sportives de Centrafrique envisage la relance du basket ball sur quatre axes principaux.
D’abord c’est de redonner confiance au public et aux acteurs du basket professionnel et amateur de Centrafrique. Premier pilier de son action, cette proposition est la réponse selon les proches du candidat aux maux qui minent le basket centrafricain. Cela s’articule autour d’une offensive patriotique tendant à remettre en confiance tous les fauves évoluant à l’intérieure et à l’extérieur de mettre en exergue le drapeau centrafricain avant tout et après tout. Cela d’autant plus possible pour rassurer le public de la victoire si et seulement si ces derniers font confiance à l’équipe dirigeante de la politique du basket.
« je suis donc ici aujourd’hui pour marquer ma ferme volonté de refonder le basket centrafricain et dire que cette nouvelle ère qui s’ouvre est celle de la renaissance de notre sport roi », a déclaré Singha Bengba.
Le président du Club centrafricain de Basket-Ball, et aujourd’hui candidat à la présidence de la fédération, a réhabilité le terrain du basket du lycée des Martyrs où en 1987 les fauves s’entrainaient, symbolise d’après lui, la chute du basket national qui, de champion en 1987, occupe la 14ème place de l’Afro-Basket 2015.
Selon lui, la réhabilitation du terrain de basket du lycée des Martyrs démontre aussi sa volonté de relance du championnat scolaire et du basket populaire qui sont les fers de lance du renouveau de cette discipline.
Ensuite, assurer la pérennité en pensant à la nouvelle génération des fauves. Pour atteindre cette vertu, l’homme propose à ces concitoyens, une politique pratique et praticable à long termes et qui consiste à recruter des jeunes dans les établissements publics et privés à travers l’identification des talons au niveau scolaire. Il a envisagé, à cet effet, relancer le basket scolaire dans les 16 préfectures de la République Centrafricaine afin de donner la chance à la nouvelle génération du basket centrafricain.
« Le basket populaire nous permettra de rechercher les talents cachés et les grandes tailles, de les former, de les encadrer et de construire la pépinière d’où sortiront les nouveaux Kott Gomez, Goporo, Lavodrama, Péhoua et j’en passe, qui ont joué ici », a-t-il renchérit
La réussite dépend de la préparation, il entend placer son mandat sous le signe d’espoir et de la renaissance. Sa feuille de route s’organise autour de la mobilisation de toutes les énergies des acteurs du basket centrafricain pour donner un souffle nouveau à l’équipe nationale. Notons que l’Assemblée générale élective de la présidence de la fédération est prévue pour ce samedi 8 octobre 2016.

Centrafrique: La Section des Recherches et d’Investigation (SRI) dans le collimateur de la Cour Pénale Internationale (CPI) ?

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Centrafrique: La Section des Recherches et d’Investigation (SRI) dans le collimateur de la Cour Pénale Internationale (CPI) ?

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Bangui, le 7 octobre 2016. 10:14′.

Par: Gisèle MOLOMA.

La Section des Recherches et d’Investigation (SRI), la Police politique du régime défunt du Général François Bozizé, a été visitée durant cinq jours la semaine dernière par les Enquêteurs de la Cour Pénale Internationale (CPI). Pour ces derniers, cette Section de la Gendarmerie qui avait été dirigée durant près de 10ans entre 2003 et 2013 par le fils de l’ancien Président François Bozizé, le Capitaine Aimé Papy BOZIZÉ, fait partie des lieux les plus dangereux et plusieurs fois cités dans les enquêtes internationales menées dans ce pays depuis plus de dix ans. Ainsi, peut-on parler d’une avanJvcée certaine au bout de l’enquête sur les possibles crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le pays 2003.

La réponse à cette interrogation semble être à l’affirmative si l’on en croire à vitesse orbitale que prennent les enquêtes diligentés ces dernières semaines par la Cour Pénale Internationale à Bangui. De la prison spéciale de Nourredine Adan derrière l’Agence Air France de Bangui, à celle de l’ancien président François Bozizé à Bossembélé à environ 145km de la capitale, en passant par celles de Bossangoa et de la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) à Bangui, les enquêteurs de la Cour Pénale Internationale (CPI) n’ont laissé aucun indice qui pourrait faire parler et les victimes, et les bourreaux. Avec leurs appareils de dernière génération et très sophistiqués, toutes les cellules de ces différents centres carcéraux les plus brutaux d’Afrique ont été minutieusement fouillées, filmées, photographiées et analysées. Ces enquêteurs, visiblement très professionnels dans leur boulot, n’étaient pas prêts de laisser traîner après leur passage des indices matériels ou descriptifs ou oublier certains endroits. D’après nos informations, certains lieux érigés en centre de torture et d’assassinat politique tel que le site industriel chinois situé à presque 18 km de la capitale Bangui sur la route de Boali où des dizaines des personnes originaires de la Vakaga ont été sommairement exécutées et les corps dissouts par l’acide entre 2012 et mars 2013 par François BOZIZE ont été également localisés et expertisés.

Dans les locaux du centre de détention à usage personnel de l’ex-général Nourredine Adam, la fameuse Cellule d’État pour La Défense des Acquis Démocratiques (CEDAD) sise derrière l’agence d’Air France à Bangui, les enquêteurs ont retrouvé une vieille chaise spéciale servant de matériel de torture physique des prisonniers de son DG qui n’est autre que l’ancien autoproclamé général Nourredine Adam. Tout comme dans les pénitenciers de François BOZIZÉ ou certains matériels de tortures ont été récupérés pour servir de preuves. Entre temps des nombreuses victimes et des témoins ont été identifiés, interrogés et localisés sur toute l’étendue du territoire depuis des mois.

Selon nos informations recueillies auprès d’un des intervenants dans le dossier, ces dernières descentes sur le terrain de ces enquêteurs de la Cour Pénale Internationale consistent à peaufiner les dossiers des criminels issus de la milice Anti-Balaka qui viennent s’ajouter le 5 décembre 2013 à ceux de leurs frères d’armes et machettes Séléka dont les mandats d’arrêts sont disponibles et boucler le plus vite que possible les dossiers des criminels centrafricains pendant depuis plusieurs années au cabinet du Procureur de la Cour Pénale Internationale à la Haie.

La machine judiciaire est en marche, ceux qui croient détenir le titre foncier de la République Centrafricaine et le pouvoir sur toutes ses institutions pour massacrer leurs concitoyens sans état d’âmes verront à quel point le peuple à travers la justice les rattrapera.

Annoncées en avril 2014 par la Procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) Madame Ben Souda, les enquêtes sur des possibles crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur le territoire de la République Centrafricaine par les groupes armés entre 2012 et 2016 avancent et touchent presque à sa fin. Les dix personnalités Centrafricaines sanctionnées par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies pour leur possible implication dans la crise politico-militaire qui a endeuillé les familles centrafricaines, connaîtront en début 2017 les charges retenues contre elles.

Copyright CNC.

Centrafrique Lu pour vous : Les Anti-Balaka menacent de quitter le processus DDRR-CVR et projettent de reprendre les armes

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Centrafrique : Les Anti-Balaka menacent de quitter le processus DDRR-CVR et projettent de reprendre les arme

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Bangui, le 7 octobre 2016. 10:20′.

Info http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 6 OCTOBRE 2016

 

Les Com-zones des Anti-Balaka ont projeté de se retirer du processus DDRR et réduction de la violence communautaire (CVR). Cette annonce a été faite aujourd’hui 06 octobre lors de l’Assemblée générale extraordinaire de ce groupe armé à l’Hôtel Azimut à Bangui.

Cette menace des Anti-Balaka de se retirer du processus DDRR et CVR intervient à la veille de la tenue du comité consultatif et de suivi du processus DDRR et se fait alors que le Président de la République Faustin Archange Touadera a fait du DDRR une de ses priorités.

Ndomandji, le chargé d’opération explique les raisons de ce retrait en ces termes : « nous avons décidé de nous retirer du DDRR et CVR à cause de la mauvaise politique du Gouvernement à notre égard. Le Gouvernement ignore que c’est à cause de nous qu’il y a retour à l’ordre constitutionnel. Il ignore aussi  que nous avons contribué à l’élection du Président Touadera en battant la campagne électorale en sa faveur. Et aujourd’hui, le Gouvernement ne traite qu’avec la Séléka. Mais aussi à cause de l’inaction de la Minusca face à la montée de la violence».

A cette justification s’ajoute les positions du Coordonnateur des Anti-Balaka, Edouard Patrice Ngaïssona« les combattants Anti-Balaka garderont leurs armes jusqu’à ce que le DDRR soit effectif », a-t-il déclaré. Edouard Patrice Ngaïssona a interpellé le pouvoir de Bangui sur la situation des militaires Anti-Balaka. « Il faut régler le cas des FACA Anti-Balaka très rapidement, parce qu’ils ont contribué pour le changement, mais n’ont pas été gradés, contrairement à ceux qui sont restés bras croisés et qui sont remerciés sous la transition», a-t-il souligné.

Cette prise de position intervient au moment où les Séléka se regroupent à Bria pour leur  Assemblée générale.

C’’est une première pour les Anti-Balaka depuis la signature de l’Accord sur le Principe du DDRR le 10 mai 2015 et depuis le 30 mars, date de prise de fonction de Faustin Archange Touadera comme Président de la République, de vouloir quitter le processus.

Source : http://rjdh.org/centrafrique-anti-balaka-menacent-de-quitter-processus-ddrr-cvr-projettent-de-reprendre-armes/

NDLR : Les propos tenus par ces leaders anti-balaka n’ont pour but de rappeler au président TOUADERA que son élection à la tête de l’Etat n’était une tricherie mais à tous ceux qui pensent que les dernières élections en Centrafrique étaient des élections démocratiques. Anicet Georges DOLEGUELE, le premier bénéficiaire de cette opération « Mains basses » l’a si bien rappelé quand il a été délaissé par la suite. Une bouche pleine ne parle pas, mais une bouche n’est pas aussi un bruitomètre. Selon nos informations ce sont des Anti-balaka FACA qui seraient, avec certains bandits de Km5 à l’origine de cet dernier regain de violence à Bangui. Ils comptent par cette action, secouer le gouvernement de son inaction envers eux. Par quelle action la victime a passé de grade de sous-lieutenant au commandant? elle ne les commanderait jamais, avaient conclu certains éléments.

Afrique: la présidence marocaine de la COP22 se félicite de l’entrée en vigueur à venir de l’Accord de Paris.

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Afrique: la présidence marocaine de la COP22 se félicite de l’entrée en vigueur à venir de l’Accord de Paris.

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Rabat, 06 octobre 2016.
Par Eric Ngaba.
Grâce au dépôt des instruments de ratification aux Nations Unies de l’Union européenne, de 7 de ses Etats membres (Hongrie, France, Slovaquie, Autriche, Malte, Portugal, Allemagne) et du Népal, le deuxième Seuil nécessaire à l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris a été franchi. Ainsi, plus de 55 pays représentant plus de 55% des émissions de gaz à effet de serre ont ratifié l’Accord qui entrera donc officiellement en vigueur 30 jours à partir d’aujourd’hui, soit le 4 novembre prochain, à temps pour la 22e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), à Marrakech du 7 au 18 novembre.
En 2015, l’adoption par 195 délégations de l’Accord de Paris avait été un moment historique. Aujourd’hui, son entrée en vigueur est un nouveau rendez-vous avec l’Histoire.
L’entrée en vigueur de l’Accord de Paris a été la première priorité de la présidence marocaine de la COP22. La présidence est donc aujourd’hui fière de cette réussite et salue l’effort collectif de tous ceux qui ont contribué à l’accomplir.
La présidence de la COP22 et la présidence française de la COP21 ont travaillé conjointement pour accélérer la ratification de l’Accord de Paris.
La détermination et la rapidité – en moins d’une année – avec laquelle l’Accord a été ratifié illustrent la prise de conscience de la part des Etats de l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique.
Du fait de l’entrée en vigueur prochainement de l’Accord, la première Conférence des parties agissant comme réunion des parties à l’Accord de Paris (Conference of the Parties serving as the Meeting of the parties to this Agreement- CMA1) se tiendra en marge de la COP22.
Aucun pays, aucune entreprise, aucun citoyen ne peut lutter seul contre le réchauffement climatique. La COP22 se veut donc une expérience inclusive. Seule une action collective est en mesure d’aboutir à l’élaboration d’un protocole de mise en œuvre de l’Accord de Paris et limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés Celsius.
L’Accord de Paris entrant en vigueur, la COP22 a pour objectif de le mettre en œuvre en fixant comme priorités le renforcement des capacités, la finance climat et le transfert de technologies vers les pays les plus vulnérables, à savoir les petits Etats insulaires, les pays les moins avancés et le continent africain.
Le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, salue le succès accompli aujourd’hui et invite les acteurs étatiques et non-étatiques à Marrakech pour poursuivre sur cette dynamique « La COP22 sera indiscutablement la COP de l’action. L’étape franchie aujourd’hui confirme cette conviction et témoigne de la mobilisation et de la confiance de la communauté internationale pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris ».

Centrafrique : Dieudonné Nzapalainga offre des kits scolaires et des vivres aux enfants peuls de Yaloké. Yaloké 06 octobre 2016.

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RCA: Dieudonné Nzapalainga offre des kits scolaires et des vivres aux enfants peuls de Yaloké.
Yaloké 06 octobre 2016.

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Bangui le 07 octobre 2015.
Par Eric NGABA.
Les enfants peuls rendus vulnérables par le conflit qu’a connu la République Centrafricaine, ont reçu l’aide de l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga. Des kits scolaires leur ont été offerts par l’Archevêque de Bangui lors d’une mission effectuée le 3 octobre 2016 à Yaloké pour assister les déplacés peuls de cette localité située à 225 km à l’ouest de Centrafrique.
La communauté peule du site des personnes déplacées à Yaloké se trouvent encore dans un état de vulnérabilité. Rendus vulnérables par les effets pervers de la crise en Centrafrique, les enfants peuls du site de Yaloké qui manifestent le désir d’étudier, éprouvent des difficultés de reprendre le chemin de l’école. Leurs parents dépossédés de leurs biens durant la crise, ne peuvent satisfaire les besoins en fournitures scolaires permettant ainsi à leurs enfants de continuer les études, alors que l’année scolaire 2016-2017 vient de commencer sur l’ensemble du territoire national.
L’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga a décidé de voler au secours de ces enfants qui doivent retrouver leur droit à l’éducation comme tout autre enfant de Centrafrique. Il leur a apporté des kits scolaires lors de cette mission qu’il a effectuée le lundi dernier à Yaloké. Le lot de ces kits est composé de 40 paquets de cahiers, de 100 pages, 40 paquets de cahiers de 50 pages, 25 paquets de cahiers de 32 pages 50 boites de craies, 25 douzaines de crayons, 25 douzaines de règles, 5 douzaines d’ardoises, 6 sacs de riz, 6 bidons d’huile et 7 cartons de sardine.
En faisant ce geste, l’Archevêque de Bangui a estimé qu’il ne faut pas oublier ces enfants qui seront les futurs cadres de Centrafrique. « Ici à Yaloké sur ce site, nous avons des femmes, des hommes, et surtout des enfants qui constituent le présent et l’avenir de ce pays. Ils sont tous des Centrafricains. Nous ne pouvons pas les abandonner. Voilà pourquoi nous sommes venus aujourd’hui dire à leurs parents que nous sommes proches d’eux, que nous les soutenons. Et que nous voudrions que ces enfants puissent aller à l’école. Voilà pourquoi nous avons apporté ces fournitures symboliques. Mais l’impression qui se dégage c’est la volonté et surtout que ces enfants ont déjà commencé à réciter, à prendre conscience de l’hymne national, à penser à la paix, à la maladie du SIDA, les enfants qui se réunissent pour chanter. Je pense que c’est la pépinière de la RCA qui est en cours. On ne peut pas les oublier », a déclaré Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga à la presse qui l’a accompagné dans cette mission.
L’Archevêque a profité de l’occasion pour lancer l’appel aux personnes de bonne foi et aux associations pour prendre le relais afin de soutenir les personnes vulnérables. Tout est, selon lui, la question de l’attention, de la volonté et de l’engagement à l’égard de la communauté peule qui souffre sur le site des personnes déplacées de Yaloké.
A l’arrivée de la délégation conduite par l’Archevêque de Bangui sur le site, ces enfants peuls ont réservé un accueil chaleureux à travers des récitations, et l’hymne national. Prenant la parole au nom de la communauté peule de Yaloké, le délégué des peuls du site de Yaloké El-Adjh Ousman Laouni a exprimé la gratitude des déplacés peuls pour cette assistance. Aussi symbolique comme geste de reconnaisse, 5 poulets ont été remis à l’Archevêque de Bangui par ces peuls.
Par ailleurs, les déplacés peuls de Yaloké se plaignent de leur situation de vie qui se détériore avec la pluie qui accentue leurs souffrances. Les abris qui leur ont été construits par l’ONG World Vision se trouvent aujourd’hui dans un état de dégradation avancée. Quand il y a la pluie, d’après El-Adjh Ousman, tout le monde se met debout à cause de la vétusté de ces abris. Il a sollicité l’appui de Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga pour faire un plaidoyer auprès des autorités du pays et des partenaires afin de trouver une solution à ce calvaire.
A la prochaine étape, l’Archevêque de Bangui va mettre le cap sur le 3ème arrondissement de la capitale pour apporter des fournitures scolaires aux enfants déplacés de la communauté musulmane du site de la mosquée centrale de Bangui. Au titre de rappel, la rentrée scolaire 2016-2017 a été lancée le 19 septembre dernier par le gouvernement centrafricain sur tout le territoire national.

Centrafrique : Cri du cœur d’un militant du MLPC

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Centrafrique : Cri de cœur d’un militant du MLPC

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Bangui le 05 Octobre 2016

Chers camarades

Je n’ai pas été éduqué d’engager une polémique stérile et sans fondement avec mes camarades.  Mais mon honneur est de refuser d’être muselé sur des propos diffamatoires et attentatoires aux vies privées d’autrui tels que décrits dans un article titré « lettre ouverte à Martin Ziguélé » parut dans le quotidien « MEDIAS+ » n°1519  du 15 septembre 2016 et « détournement des biens matériels du Parti et enrichissement illicite avec sa famille et son clan : les jours du camarade Ziguélé sont comptés à la tête du MLPC », parut cinq jours plus tard dans un autre quotidien « L’Expansion » n°590 du 20 septembre 2016, j’ai décidé de réagir, en ma qualité de militant de ce parti de vous dire ce que je pense de vos écrits.

Chers camarades,

J’abhorre les manœuvres politiciennes, la perfidie, les sous-entendus, et par-dessus tout le manque de courage et de franchise dont vous faites preuves dans vos écrits concertés.

Vous croyez vous cacher derrière un arbre pour cracher vos haines, pour injurier et dénigrer le leader du MLPC et sa famille par des accusations malhonnêtes et des insinuations écœurantes qui relèvent de la seule volonté délibérée de nuire à sa personnalité et voir s’effondre le MLPC.

Durant vos années de repos au MLPC après celles menées, sans résultat,  en transhumance politique, vous aviez bénéficié de soutien tout azimut du camarade  Martin ZIGUELE, président du MLPC de ce parti. De la formation au soutien financier et à vous et à votre famille. Il vous a nouveau fait confiance pour l’assister dans sa course à la présidence de la République. Aujourd’hui, vous semblez devenir « Grand quelqu’un » et vouloir prendre son fauteuil. Demandez à nos grands-parents la suite de l’histoire d’une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf.

Par vos propos et comportements durant la campagne électorale, je devinais à vous des militants transhumants en quête du bien-être. Vous n’aviez pas de conviction quand vous militiez au sein du parti. Tous vos faits et gestes de « vaka by vaka » ne tiraient que le coffre-fort du parti et de son président. Et vous en aviez largement reçu pour acheter des terrains et bâtir des fondations à vos copines.

A moment où vous ne pouvez plus avoir, en bande organisée, vous aviez cru vendre le MLPC, notre parti par une alliance hypocrite lors du second tour des élections afin de procurer des maigres avantages individuels pour votre survie. Or en réalité c’est vos âmes et vos facultés humaines que vous aviez certainement rendus à qui de droit. Les effets secondaires vous agitent.

Ces perturbations morales et comportementales vous poussent désormais à ménager et soudoyer en monnaie locale par personne interposée bien connue certains camarades à Bangui et en province en vue de perturber les activités du parti allant des Assemblées générales au Congrès en passant par le conclave dans le but ultime de prendre la tête du parti. Aujourd’hui, ces camarades que vous croyez les soudoyer, n’ont pas perdu comme vous, leurs facultés de raisonnement et commencent à glisser au parti vos identités respectives.

Si vous ne vous sentez plus à l’aise dans le parti, par ce qu’il a raté le pouvoir, libre à vous camarades monnayés, de repartir d’où vous êtes venus. Le MLPC est un parti de masse que tout centrafricain a toute sa place pourvu qu’il milite à égalité avec ses camarades et dans le respect des statuts. Le MLPC n’est pas, non plus, vos patrimoines pour que vous en revendiquiez l’héritage.

Cher Camarade président,

Chers camarades militants,

Ne soyez pas abattus. C’est un secret pour personne que dans un grand parti comme le MLPC, il y’a et il y’aura toujours des militants à multiples casquettes, déguisés et /ou télécommandés par d’autres politiciens perdus.

Cher Camarade président, la méritocratie que vous cessez de prôner comme mode de gouvernance, est une redoutable arme de destruction massive sans munition. Ne vous soyez pas surpris de lire ou de voir de temps en temps des tics de certains de vos militants et sympathisants.

Pour conclure, chers camarades, l’heure n’est plus à râler, à penser autrement contre nos responsables, à développer chacun dans nos ghettos de fortune des considérations, des injures et calomnies, à attendre un congrès où il ne passera pas grand-chose.

A un an des municipales et régionales, l’heure est à l’unisson et aux débats intellectuels. Les calculs d’intérêts personnels et individuels, les compromissions et la mise en avant de « titres » obtenus à l’occasion des scrutins passés ne passeront plus après des militants convaincus de base.

Que chacun de nous comprenne qu’en politique, ce sont les idées, les actes et les résultats qui doivent guider l’action des uns et des autres et non les personnes. Ces dernières passent mais les idées restent.

Espérant que mon cri du cœur permettra à quelques-uns d’ouvrir leurs yeux, et à d’autres, de ne pas les fermer non plus afin de regarder l’avenir qui est devant nous.

Vive le MLPC

Modeste NGOUNSSIBE. 

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Centrafrique: grève générale à Télécel, le personnel exige le départ du Directeur Technique et sa bande.

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Centrafrique: grève générale à Télécel, le personnel exige le départ du Directeur Technique et sa bande.

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Société TELECEL CENTRAFRIQUE. Phototregu CNC .

Bangui, le 5 octobre 2016. 13:21′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis quelques mois, nous n’avions cessé d’alerter l’opinion publique nationale et internationale sur les conditions du travail des agents de la Société de Téléphonie mobile TÉLÉCEL en Centrafrique. Le Directeur Général, le Rwandais Aimable M’Poré, résolument décidé à remplacer tout le personnel Centrafricain de cette Société aux congolais démocrates, frappe fort ce dernier temps. En conséquence, une grève générale est déclenchée avant hier matin dans la Société Télécel à Bangui. Le départ du Directeur Technique est exigé avant toute négociation. Va-t-on vers une prise des consciences générale dans cette Société?

Rien n’est moins sûr. Mais ce qui est là, portes bloquées et verrouillées, attroupement de tout le personnel dehors avec des sifflets à la main et des banderoles affichées partout contre le mur, telle est l’image du premier jour de la grève à Télécel à Bangui. A l’origine, les Ingénieurs et techniciens de cette Société de téléphonie mobile contestent vigoureusement les compétences techniques de leur Directeur Technique le sieur Alexis IDENGUÉ d’origine congolaise de la RDC ramené il y’a quelques mois par le DG rwandais Aimable M’Poré. Petit à petit, cet Ingénieur congolais démontre clairement son incompétence à maîtriser la Direction Technique, tant sur le plan technique que managériale.

Chose la plus étonnante, le DG rwandais ne semble plus avoir besoin de ses collègues Ingénieurs centrafricains même pour un petit boulot en interne. Tout passe par les congolais de la RDC qu’il recrute à tour de bras.

Il y’a deux semaines, une autre vingtaine des congolais sont arrivé à Bangui, recrutés comme des consultants, pour installer seulement des pylônes généralement attribuée aux prestataires centrafricains.

Selon des informations des sources concordantes, une autre dizaine des congolais vont arriver bientôt pour être consultants aux Directions Financières, Commerciales et Informatiques. Ce qui n’est pas du goût du personnel de la société dans laquelle tous ces congolais viendront travailler.

En plus de l’arrivée massive des congolais de la RDC, l’environnement du travail à proprement parlé reste difficilement supportable avec une nouvelle méthode instaurée, celle de mettre à la porte sans préavis tout personnel qui critique le Directeur Général. Une pratique unique à son genre dans cette société qui n’avait pas eu l’adhésion du personnel.

Des négociations ont démarré hier vers midi à l’Inspection Générale du Travail entre les Délégués du personnel et le Directeur Général. Les consignes ont été données pour la réouverture des agences commerciales de la Société en attendant la suite.

Arrivé à la Télecel il y’a exactement cinq mois, le sieur Alexis Iduéngué, actuel Directeur Technique, ne semble pas laisser une marge de manœuvre à ses collègues centrafricains. Les revendications non négociables de son départ de la Télécel sifflent comme une sirène de corbillard dans ses oreilles. Va t-il tenir avec ces revendications? En tout cas rien est joué pour le Congolais Alexis IDENGUÉ et son ami le Rwandais DG Aimable M’Poré qui ont tout le pouvoir financier pour corrompre les Délégués du personnel s’il y’a la résistance.
Copyright CNC.

Centrafrique: Quand le parti Kwa na Kwa (KNK) impose un nom au poste du Premier Ministre au Président TOUADÉRA.

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Centrafrique: Quand le parti Kwa na Kwa (KNK) impose un nom au poste du Premier Ministre au Président TOUADÉRA.

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Bangui, le 5 octobre 2016. 14:51′.
Par: Gisèle MOLOMA.

La bataille pour la succession de Mathieu Simplice SARANDJI qui dirigera un nouveau gouvernement d’Union sacrée de la nouvelle majorité Touadera comme à s’éclater. Lors d’une réunion secrète des quelques cadres de l’ancien parti au pouvoir le Kwa na Kwa (KNK) au domicile de son Secrétaire général à Bangui, il était question de proposer deux noms du futur Premier Ministre au Président Faustin Archange TOUADÉRA. Des noms ont été cités, mais les cadres présents ce jour ne sont pas tombés d’accord sur les deux noms. D’où le report de la discussion pour cette semaine au siège du parti. Alors, peut-on dire que l’ancien président François Bozizé continue de mettre la pression sur son ancien PM devenu Chef de l’Etat à travers son parti le Kwa na Kwa (KNK)?

Décidément, l’ancien président François Bozizé semble vouloir percer bon gré mal gré le nuage orageux qui lui empêche la communication avec poulain le Professeur Faustin archange TOUADÉRA et ce à travers son parti que dirige un Secrétaire général, député de Boali. Le parti Kwa na Kwa (KNK) créé par l’ancien président BOZIZÉ et grâce auquel le président TOUADERA a sucé à la politique, entend depuis quelques semaines s’imposer sur la gouvernance de l’ère Touadera en proposant à la nomination de ce dernier un cadre « pur », selon leur expression, du KnK au poste du Premier Ministre. Ils se réservent le droit d’aviser si une autre personnalité qui ne porte pas leurs signatures, saurait nommée, selon leur conclusion.

Le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji qui brille par son incompétence, risque d’être éjecté avant table ronde de Bruxelles du 17 novembre prochain avec les donateurs ou juste après. Sur ces entrefaites, des leaders des partis politiques sortent de leur corbeille à travers des interviews et points de presses divers, l’histoire de ne pas se faire oublier et dans l’espoir de se voir recycler.

De part et d’autres, c’est l’accalmie et la révision. Au cabinet présidentiel, en absence du Directeur de cabinet du président TOUADREA qui est reparti en France pour des raisons personnelles, le président de la République mise sur un remaniement technique, dans la semaine, du gouvernement Sarandji. Du coté des partis politiques alliés, c’est la mise à jour des CV. Le combat est rude et entre autres les coups bas et les messes de nuit recommencent depuis plusieurs jours.

Nommé il y’a près de six mois par le président Faustin Archange TOUADÉRA, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI devient aphone suite aux menaces de ne pas mettre pieds à Bruxelles le mois prochain. Sa présence, selon un expert financier joint par CNC, pourrait capoter ou accoucher d’une souris les négociations capitales pour le pays.

Copyright CNC.

Centrafrique: le collectif “touche pas à ma constitution”condamne fermement l’assassinats du Commendant Marcel MOMBEKA et autres.

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Centrafrique: le collectif “touche pas à ma constitution”condamne fermement l’assassinats du Commendant Marcel MOMBEKA et autres.

 

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Communiqué de Presse N°55/2016.
Le Collectif « Touche pas à ma Constitution », Organisation de la société civile condamne l’assassinat du Commandant Marcel MOMBEKA ainsi de toutes les victimes.

Considérant que des crimes contre l’humanité ont été commis en République Centrafricaine.

Considérant que la République Centrafricaine est signataire du Traité de Rome.

Considérant que la Cour pénale Spéciale pour la Centrafrique dispose une compétence requise en matière des poursuites judicaires.

Considérant que le droit à la vie est un principe fondamentalement protégé par tout un arsenal des règles juridiques.

Suite aux différentes élections qui ont marquées la fin de la période de la transition et qui ont permis le retour à la légalité constitutionnelle, le processus de la paix doit impérativement se matérialiser par le retour imminent de la sécurité gage de la stabilité. En revanche, date du 04. 10 2016 le journal des réseaux des journalistes des droits de l’homme, nous confirme qu’un brave officier de son Etat en la personne du Commandant Marcel MOMBEKA l’ex garde du corps de la Présidente de la Transition Catherine Samba Panza a été froidement abattu par les ennemis de la paix ainsi d’autres compatriotes auraient été également assassinés et blessés ce jour par les fauteurs de troubles.

Face à ces actes odieux d’une grande gravité qui viennent encore grossir le rang des victimes, fragiliser la paix, la cohésion sociale, le Collectif « Touche pas à ma Constitution », Organisation de la société civile défenseur des droits de l’homme, condamne fermement ces assassinats lâches commis par les barbares et dénonce cette nouvelle montée des actes de violences dans la capitale de la ville Bangui et en appelle le peuple centrafricain au calme.

Fort de ce qui précède, le Collectif exige de la Minusca et du Gouvernement de rendre publiquement leur plan opérationnel de désarmement des toutes les forces négatives faute de quoi, le collectif retiendra la responsabilité des Institutions mentionnées ci-haut pour motif « non assistance à un peuple en danger » et exige du Gouvernement de faire usage de tous les moyens, afin de traquer les auteurs de ces actes odieux qu’ils puissent répondre devant la justice.

Enfin, le collectif, adresse son soutien aux blessés et présente ses sincères condoléances à la famille des victimes.

Fait à paris, 04. 10. 2016
Le Coordonnateur Général du Collectif.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG
Ampliations :
-A son Excellence Monsieur le Président en exercice de la CEEAC
-A son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat à Bangui (RCA),
-A son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale à Bangui (RCA),
-A son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement à Bangui (RCA)
-A son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de l’Union Européenne à Bangui (RCA),
-A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France à Bangui(RCA),
-A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur des USA à Bangui (RCA),
-Au Général de la Minusca à Bangui ( RCA).

RCA: Face au défi de l’insertion professionnelle et/ou de la réinsertion socio professionnelle des jeunes en général, des Combattants, éternels ex combattants, démobilisés en particulier en RCA.

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RCA: Face au défi de l’insertion professionnelle et/ou de la réinsertion socio professionnelle des jeunes en général, des Combattants, éternels ex combattants, démobilisés en particulier en RCA.

 

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Nul ne peut mettre en doute le fait que l’une des causes profondes de la crise structurelle et multidimensionnelle que connaît aujourd’hui la RCA réside dans le problème de l’insertion ou de la réinsertion professionnelle mal finalisée (ou mal ficelée) de nos jeunes, des combattants et désormais éternels ex combattants. Du coup, ces derniers demeurent susceptibles de devenir la proie ou des Desperados à la solde d’aventuriers de tous poil, sans foi ni loi ou servir une cause illégitime, négative, nocive voire funeste pensée par un illuminé ou un assoiffé de pouvoir ou du sang des Centrafricains. Ceci, dans le seul et unique but de satisfaire un intérêt égoïste et personnel.
C’est pourquoi, nous pensons que le temps est plus qu’arrivé de déclarer et crier haro sur cette hémorragie sans fin qui mine et encalmine la société centrafricaine dans son ensemble, créant ainsi les conditions de son dépérissement et de sa paupérisation. Partant, handicapant gravement son développement, au passage censément, représentatif de l’alpha et l’oméga de toute politique publique digne de ce nom.
Sans plus tarder, afin d’espérer obvier définitivement à la crise de la société centrafricaine, dans ses dimensions multiformes, il est impératif que le nouveau gouvernement puisse prendre les mesures qui s’imposent- en ce qui concerne les jeunes désœuvrés en général, les combattants ayant vocation à intégrer les programmes de démobilisation dans le cadre du dispositif DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Réinsertion) et les sempiternels ex combattants qui doivent malheureusement leur statut à l’échec des précédents dispositifs DDRR-, sur l’ensemble du territoire national. C’est-à-dire à Bangui et dans les principales villes de l’intérieur du pays profond.
Il s’agit de développer tous azimuts notamment une politique de l’apprentissage par la création des Centres (ou Instituts) de formation professionnelle aux métiers du secteur primaire, secondaire et tertiaire d’une part (I) et de définir et mettre en œuvre, à court terme, une politique économique favorable à l’éclosion et au développement de l’embryon des PME et PMI existantes d’autre part (II).
Cette étude s’adresse principalement aux jeunes sortis prématurément du système éducatif normal et aux combattants, éternels ex combattants, démobilisés communément appelés- vous l’aurez bien compris-, ex Seleka et anti Balaka.
L’objectif, ici, c’est d’élever le niveau de qualification de nos jeunes afin de les rendre plus opérationnels sur le marché du travail et ainsi rendre l’économie nationale plus compétitive pour affronter les grands défis de la mondialisation et de la globalisation implacables.

I. Développer une politique de l’apprentissage par la création de Centres de formation professionnelle aux métiers de proximité.

Cette vaste politique de l’apprentissage doit concerner TOUT le pays. Donc, pas uniquement Bangui, généralement conçue, dans la mémoire collective, comme unique épicentre de toutes les activités. Une sorte de plaque tournante où tout se fait, où tout doit être fait, entrepris.
Dans cette optique, il faut changer de paradigme, les mentalités longtemps ancrées. Il s’agit, ici, de prendre le taureau par les cornes, c’est-à-dire, de conduire une véritable politique de décentralisation ou autrement de déconcentration en matière d’apprentissage et de formation professionnelle et technique.
Il s’agit subséquemment de répondre aux besoins de nos populations et de notre économie
Cela concerne les secteurs dits primaire (A), secondaire (B) et tertiaire (C).
Cela suppose aussi la création, en amont, d’un Centre de préparation et de formation à la citoyenneté et au civisme en direction notamment du public des Combattants à démobiliser et à réinsérer et des éternels ex Combattants après ces années de crises politico militaires à répétition qui ont achevé de laminer le tissu social du pays (D).
Il convient, à travers ce vaste programme relatif aux différents corps de métiers, de moderniser notre tissu économique et social et, par là même, soutenir la croissance économique indispensable et créatrice d’emplois.

A. Dans le secteur primaire. 

Le gouvernement du Président Touadera doit profiter du rendez-vous historique de Bruxelles de novembre prochain avec les bailleurs de fonds pour leur présenter les différents projets structurants et sectoriels qui se déclinent comme suit :

1. Dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage. 

Le Président nouvellement élu et son gouvernement désigné de fraîche date doivent s’atteler rapidement à créer des écoles de formation aux métiers de l’agriculture et de l’élevage (EFMAE). L’agriculture et l’élevage représentant les 2 principales mamelles de l’économie du pays. En attendant l’exploitation hypothétique du pétrole.
Il s’agit d’organiser, dans la foulée, les métiers dits de bouche : boucherie, charcuterie, restauration, boulangerie, etc.
Il s’agit aussi de développer une économie de travail.

B. Dans le secteur secondaire. 

Le Président nouvellement élu et son gouvernement doivent s’attacher à mettre en place, sur l’ensemble du territoire national, des centres de formation professionnelle et technique en vue de répondre aux besoins des petites unités de productions industrielles et notamment des PMI et aussi de permettre à nos jeunes en apprentissage, aux combattants démobilisés et en voie de réinsertion, aux éternels ex combattants, de créer leur propre outil de travail à la sortie de leur formation. Ce, grâce à la mise en place, par les pouvoirs publics, d’un véritable statut de l’auto entrepreneur ou, plus généralement, de l’auto entreprenariat.
Cela concerne indistinctement :

1. les métiers de la bijouterie
2. les métiers de la cordonnerie
3. les activités de la serrurerie
4. Etc.

C. Dans le secteur du tertiaire. 

Le Président nouvellement élu et son gouvernement doivent, sans tarder, favoriser la création d’écoles de formation professionnelle et technique.

1. Dans le domaine de l’automobile :

a) Les métiers de la mécanique et de l’électricité automobiles
b) L’entretien automobile : la pneumatique, le nettoyage, etc.

2. Dans le domaine du bâtiment et des travaux publics. 

a) Les métiers de la maçonnerie
b) Les métiers de l’électricité
c) Les métiers de la menuiserie
d) Les métiers de la plomberie
e) Les métiers de la peinture

3. Dans le domaine de l’esthétique

a) Les activités de coiffure
b) Les activités de couture
c) Les activités de remise en forme

4. Dans le domaine des Arts plastiques

a) Les activités de sculpture et de peinture
b) les activités de tapisserie
c) les métiers de la maroquinerie

D. La création d’un Centre de formation à la citoyenneté et au civisme. 

Sans vouloir passer par pertes et profits la question de l’impunité en RCA – sujet auquel j’ai déjà consacré un chapitre entier- et afin de prévoir l’insertion sociale des Combattants ou éternels ex combattants, le nouveau gouvernement doit s’atteler à créer d’une sorte de Centre de préparation et de formation à la Citoyenneté et au Civisme en direction de ce public particulier. Le mot « particulier » est usité, à dessein, pour tenir compte des traumatismes post conflit qu’a connu le pays. Notre pays pourrait, dans cette perspective, s’inspirer de l’expérience rwandaise qui a plutôt été un franc succès après le génocide de 1994.

Fort de tout ce qui précède, nous proposons de porter sur les fonts baptismaux un Département de rang ministériel en charge cumulativement des enjeux de l’emploi, de la formation professionnelle et technique, des PME et PMI. Autant de problématiques qui vont de pair, c’est-à-dire qui se conjuguent ensemble en vertu d’une certaine cohérence.
La coordination de cette politique d’insertion et/ou de réinsertion sociale des publics concernés avec une vaste politique d’apprentissage et de formation professionnelle et technique suppose la conception, in fine, d’une stratégie économique globale et crédible.
II. Définir et mettre en œuvre une politique économique favorable à l’éclosion et au développement de PME- PMI sur l’ensemble du territoire national. 

On ne dira jamais assez que si aucune œuvre humaine n’est parfaite en soi, en tout temps et en toutes circonstances, la réflexion (I) doit toujours précéder l’action(II).
A. Concevoir une politique économique globale et crédible. 

L’Etat (à savoir le Président de la République, le gouvernement et le nouveau Parlement) doit définir une politique afin de permettre à notre économie d’attirer les entreprises les plus performantes et les plus compétitives et, par ricochet, de créer de la richesse et des emplois en faveur de nos jeunes. Nous pensons, ici, aux entreprises industrielles, commerciales et artisanales envisagées sous l’angle des PME- PMI (Petites et Moyennes Entreprises- Petites et Moyennes Industries).
Cela suppose de prendre rapidement les mesures destinées à améliorer le cadre macro économiques du pays.
Cela suppose de prendre les mesures propres à rendre très compétitive notre économie.
Cela passe par l’édiction de décisions ayant vocation à permettre à nos jeunes, aux combattants et éternels ex combattants de s’insérer plus facilement dans le tissu économique et industriel.
L’Etat doit s’atteler à définir un statut de l’entreprenariat et/ou de l’auto entreprenariat.
Des initiatives fortes devraient être prises en direction de nos partenaires techniques et au développement afin de nous aider à rendre opérationnelles ces différentes mesures. Car, il y va de notre cohésion sociale, du pacte républicain cher à notre cœur.
Dans cette perspective, nous préconisons la création pure et simple d’un Ministère en charge de l’Economie et du Développement.

B. Mettre en œuvre, à brève échéance, une politique d’envergure de développement économique. 

Si l’Etat centrafricain veut définitivement tourner la page des vieux démons du passé qui ont douloureusement amoindri ses capacités opérationnelles d’intervention et ses choix d’avenir, il doit administrer au pays un remède de cheval c’est-à-dire mettre en œuvre les mesures économiques et sociales idoines. Le remède doit être ajusté au mal. N’oublions pas que le mal centrafricain est profond ; il est dû à nos propres turpitudes et égarements.
Nous voulons que la RCA fasse dorénavant du développement la pierre angulaire de sa politique afin de résolument situer son destin dans la mondialisation à l’instar des pays du continent en quête et en mal du statut de l’émergence. En dépit de son retard, notre pays peut se mettre au diapason. Cela est une question de volonté politique.
Notre pays doit construire des infrastructures dignes d’un Etat moderne.
Compte tenu des contraintes du mécanisme du crédit bancaire, nous pensons que l’Etat doit créer les conditions nécessaires afin de mettre en place un système de micro crédit ou de la micro finance et ainsi permettre d’offrir aux jeunes et aux femmes des perspectives plus radieuses en termes d’insertion sociale et professionnelle.
Nous avions déjà abordé ces mesures dans les thématiques précédentes relatives aux enjeux économiques, financiers et sociaux de la RCA disponible sur les réseaux sociaux.
Nous ne pourrions ici passer sous silence les différentes mesures déjà élaborées, de concert, avec nos partenaires au développement dans le cadre de l’assistance technique bilatérale et multilatérale.
La mise en œuvre rapide de ces différentes mesures devrait venir renforcer la politique de réconciliation nationale et de cohésion sociale, chère à notre cœur, afin de sceller et recoudre le pacte républicain sérieusement mis à mal après les longues années de crise politico militaire à répétition.

La RCA a besoin d’un traitement de choc ; doit combattre ses traumatismes afin de parvenir à une société apaisée.
Elle doit, dans les années à venir, tourner définitivement le dos à l’amateurisme, à l’aventurisme politique qui a fait le lit des politiques.

Elle doit être capable d’offrir à ses enfants des perspectives d’avenir, un horizon d’espoir.
Cela dépend des différentes politiques sectorielles à mettre en œuvre. C’est-à-dire que cela dépend d’une volonté politique.

Fait à Paris, le21/09/2016.

Wilfried Willy HETMAN-ROOSALEM

Observateur attentif de la vie publique centrafricaine

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Sincèrement.

 

 

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Centrafrique: Attention! Stéphane Toïma un gros escroc transitaire recherché par la Gendarmerie et la Police.

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Centrafrique: Attention! Stéphane Toïma un gros escroc transitaire recherché par la Gendarmerie et la Police.

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Bangui, le 3 octobre 2016. 14:00′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Quand l’insécurité règne dans un pays, sa sœur jumelle, l’escroquerie, s’épanouit et se développe au même rythme. Certains Centrafricains inconscients, qui brillent d’ailleurs par leur mauvaise pratique de tous les jours, trouvent une occasion de soutirer frauduleusement de l’argent ou des biens appartenant à des paisibles citoyens. C’est le cas du sieur Stéphane Toïma, un agent de transit basé à Bangui qui s’est spécialisé dans le détournement des fonds du dédouanement des marchandises appartenant aux particuliers. Il est activement recherché partout à Bangui par la Gendarmerie et la Police criminelle. Pour cause, une trentaine des plaintes pour vols et détournement en bande organisée à son encontre et compagnie.

Selon la réglementation douanière dans la zone CEMAC, seul les transitaires, qui sont des professionnels mandatés dans le domaine des formalités et de la liaison entre les différents transporteurs d’une marchandise jusqu’à sa destination, doivent être les interlocuteurs agréés  mandatés par l’expéditeur ou le destinataire à procéder à des formalités douanières auprès des différents services compétents. En ce sens, tous les déclarants en douane doivent nécessairement être identifiés au moins par un Transitaires reconnu avant toutes activités liées aux douanes dans la région. Pour certains centrafricains qui, du jour au lendemain, se déclarent incognito déclarants en douane, c’est une occasion pour eux de soutirer frauduleusement de l’argent à leurs compatriotes qui se battent tous les jours pour sortir leur tête de l’eau.

Dans une enquête menée par CNC auprès du Bureau du Procureur de la République à Bangui, de la Police criminel et de la Gendarmerie nationale, une affaire rocambolesque digne d’un roman policier avait retenu notre attention. Nous avons décidé de rendre public cette affaire afin d’alerter l’opinion publique nationale et internationale non informée de bien faire attention dans le choix de leur transitaire.

Il s’appelle Stéphane Toïma déclarant en douane de nationalité centrafricaine et âgé d’une quarantaine d’années. Il représente la société de Transit CAMAS et est domicilié à Bangui. Stéphane Toïma, apparemment à l’article de la mort vu ses agissements, profite de l’affaiblissement de l’Etat centrafricain pour dépouiller ses clients. Il fait l’objet d’une trentaine des plaintes déposées contre lui près du Tribunal Correctionnel de Bangui pour plus de 15 chefs d’accusation d’abus de pouvoir, détournement de plus 200 millions de F CFA, faux et usage de faux, vol et escroquerie en bande organisée.

D’après les résultats partiels de l’instruction judiciaires que CNC a pu lire, le Directeur escroc Stéphane Toïma, quand il reçoit ses clients, exige à ce que ces derniers lui versent tous les frais des douanes et frais annexes y compris ses honoraires avant de commencer les démarches. Une fois l’argent encaissé, il fabrique, de son bureau, les moyens de preuve de versement des frais des douanes sur le compte du Trésor public. S’il fait face à un client docile, il lui redemande quelques jours plus tard, les frais de port et de caution afin que son ou ses véhicules sortent. En réalité, le Directeur escroc Stéphane Toïma ne pratique que l’escroquerie, faux et usage de faux et les clients n’auront jamais leurs biens ou ne verront jamais leurs liquidités sorties revenir au bercail sauf si sa femme, très digne, s’interpose.

Durant la transition, son affaire marchait à merveille et a laissée sur le carreau une centaine des victimes qui ont décidé de s’en remettre à la justice. Depuis quelques semaines, les choses ont changé et le Procureur de la République a décidé finalement de mettre tout son poids. Le sieur Stéphane Toïma a quité precipitalement Douala pour revenir à Bangui vivre dans la clandestinité.

Selon des informations reçues ce matin, la Société de transit CAMAS vient de suspendre et interdire au sieur Stéphane Toïma de mettre ses pieds dans l’entreprise. L’homme, qui cherche à partir se réfugier, court toujours dans la nature. Pour combien de temps encore? Pourquoi une telle vie? Sûrement en lisant cet article, l’escroc fera mouvoir sa langue pour mentir à ses proches comme il aime le faire et dire à ses amis qu’il faisait partie du club des « hommes d’affaires » ayant financé en partie la campagne électorale des candidats Dologuélé et de Sylvain Patassé.

Copyright CNC.

RCA: Le président Touadéra et le gouvernement frappent fort et centrafricanisent la gestion des documents administratifs.

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RCA: Le président Touadéra et le gouvernement frappent fort et centrafricanisent la gestion des documents administratifs.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/10/image.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ministre Dandra et Dominique YANDOKA.
Ministre Dandra et Dominique YANDOKA.

Bangui le 04 Octobre 2016. 7:55′.
Par: Freddy MASSENQUÉ.
Depuis quelques jours, l’affaire de la gestion opaque, anarchique et non rentable des documents administratifs parmi lesquels la carte nationale d’identité, le passeport, la carte de séjour, les visas d’entrée, le certificat de nationalité pour ne citer que ceux – là, a défrayé les chroniques. Tous les combattants de la liberté, les démocrates dignes de ce nom et tous les résistants à l’occupation de la République par des conquistadores, ont dénoncé par exemple, de la manière la plus vive, l’attribution du juteux marché de la confection du passeport, à la société dénommée Africard Co Rca et ont encouragé le ministre de la sécurité publique, Jean – Serge Bokassa, non seulement à revenir sur cette convention, mais surtout à octroyer la gestion de cette activité à une société centrafricaine. Lors de la dernière session extraordinaire portant examen et adoption de la loi de finances rectificative, tant pendant les travaux en commissions sectorielles qu’au cours de la plénière, les représentants du peuple s’en sont saisis et ont interpellé à ce propos les ministres et leurs experts. Des propositions ont été faites et prises en compte, non seulement en vue de renflouer les caisses de l’Etat, mais surtout de disposer d’une banque de données fiables, caution de crédibilité vis – à – vis des partenaires et un signal très fort de bonne volonté et de bonne gouvernance à l’endroit des organisateurs de la table ronde de Bruxelles. Quelques jours plus tard, cet appel du pied, expression du vœu légitime de tout un peuple à la pleine jouissance de sa souveraineté, est parvenu au plus haut sommet de la République et semble avoir été entendu par le président de la République, Touadéra et tout son gouvernement sans exclusive.
En effet, selon des informations dignes de foi en notre possession, une convention vient d’être signée entre le gouvernement centrafricain, représenté par le ministre des finances et du budget, Henri – Marie Dondra et la société ci – devant dénommée Centrafrique Cartes Systèmes (CCS), filiale de la société ivoirienne « Ivoire Cartes Systèmes ». Pour la gouverne des uns et des autres, Ivoire Cartes Systèmes dispose d’une approche scientifique et globale de la reconstitution des bases de données et de la sécurisation des recettes, en Côte d’Ivoire. Du fait de ses compétences techniques transversales, de sa solide expérience en matière de relèvement des ressources, au lendemain d’une terrible guerre civile qui a ravagé ce pays frère et ami, et de sa capacité à financer l’ensemble des projets identifiés, Ivoire Cartes Systèmes a séduit, entre plusieurs offres des plus sérieuses, et a convaincu le président Touadéra, le premier ministre, Sarandji et toute son équipe gouvernementale, de son sérieux, de son offre la plus avantageuse et la mieux adaptée au contexte centrafricain, et de sa totale disponibilité à mettre son savoir – faire au service de la République centrafricaine. Une offre dont l’expertise a déjà fait ses preuves, dans le cadre de l’amélioration du système de gestion des finances publiques et de la bonne gouvernance, au Mali, Burkina – faso, Sénégal, et même au Niger. Une offre des plus sérieuses qui a permis au Rwanda de recouvrer une bonne santé financière, d’être classé parmi les sept (7) pays les mieux gérés au monde, et d’être une puissance économique émergente au sud du Sahara. Un partenariat stratégique secteur public/privé, gagnant – gagnant, dans le cadre de la coopération sud/sud qui a le mérite de servir de locomotive au développement des initiatives privées dans notre pays. En contrepartie de ses obligations, des sources dignes de foi soutiennent que le gouvernement n’a lésiné sur aucun moyen pour que la direction générale de la société « Centrafrique Cartes Systèmes » revienne à un centrafricain et que cette société soit véritablement une affaire des centrafricains. Un acte louable, courageux et éminemment politique de la part d’un gouvernement responsable et digne de ce nom, car depuis plusieurs années aucun gouvernement n’a eu la volonté politique de prendre une telle heureuse initiative et une si patriotique décision. Un acte qui doit retenir l’attention de tous les combattants de la liberté et recevoir un satisfecit populaire. Un acte enivrant et ensorcellant certes, mais un acte qui appelle aussi à la vigilance et au contrôle.
Rappelons qu’afin d’apporter un plus à la République centrafricaine, ICS a décidé que les solutions aux problématiques identifiées en RCA, liées à la mauvaise gestion des ressources propres et à leurs évasions, doivent être portées par des centrafricains. C’est dans cette dynamique que la société Ivoire Cartes Systèmes a créé la société « Centrafrique Cartes Systèmes » en abrégé CCS, à qui elle a transféré l’ensemble de ses compétences. Un transfert de compétence qui s’accompagnera de la création de 350 emplois directs et plus de 500 emplois à terme. Une véritable bouffée d’oxygène par la création des richesses et de l’emploi !
Avant d’arriver à la signature de cet accord de concession, plusieurs missions ont été effectuées en Centrafrique par les experts de la société Ivoire Cartes Systèmes. Des échanges fructueux ont été menés entre ces experts et les responsables politiques et techniques de certains départements ministériels. C’est à l’issue de ces missions que des solutions ont été proposées aux problématiques identifiées. Ces solutions serviront à reconstituer les bases des données qui ont été détruites ou perdues pendant la crise, augmenter sensiblement le niveau des recettes de l’Etat, moderniser la gestion des différents départements ministériels par l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, et à renforcer le climat de sécurité financière. Le domaine d’intervention de la société CCS est vaste et touche les départements ministériels les plus importants que sont le ministère des finances et du budget, le ministère de la justice, le ministère de l’éducation nationale, le ministère des transports et de l’équipement, le ministère de la sécurité publique, le ministère de l’environnement, etc. L’objet de son offre vise au traitement et à la sécurisation des diplômes, des certificats de nationalité, des permis de conduire, des cartes grises, des plaques d’immatriculation, des passeports, des cartes nationales d’identité, des cartes d’étudiant, etc.…..Un si vaste chantier !
En termes clairs, chaque ministère délivre des documents sécurisés et stockés dans une base de données dédiée. Les informations obtenues à partir des bases de données de ces différents ministères sont répliquées et centralisées dans une base de données dite « base de données biométrique centralisée ». L’interconnexion et la centralisation des différentes bases de données permettent l’échange des informations entre les différents ministères. La synchronisation avec les différentes bases de données dédiées des ministères permet l’actualisation rapide de la base de données biométrique centralisée. L’accès aux données mises à disposition des ministères est soumis à un contrôle préalable conformément à la politique de gestion des informations définie par l’Etat.
De façon générale, la mise en œuvre des projets confiés à ICS, à travers CCS permettra l’augmentation des recettes fiscales, la modernisation de la gestion des différents ministères par l’utilisation des TIC (création des bases de données, partage et synchronisation en temps réel, réplication des données sur un site distant, etc.), l’exploitation des bases de données pour des requêtes et statistiques, l’endiguement de la fraude, la célérité du traitement des demandes.

Voilà une décision courageuse qui a le mérite d’avoir les félicitations de tous les combattants de la liberté. Une décision politique responsable qui a été validée par le conseil de cabinet du 13 septembre, puis entérinée par le conseil des ministres du 15 septembre, autorisant in fine et à l’unanimité le ministre des finances et du budget à signer la convention en date du 22 septembre 2016. Une décision qui est à mettre à l’actif et sur les acquis du président Touadéra et du gouvernement Sarandji, qui constitue un premier signal fort aux nombreux défis à relever, et qui doit recevoir l’approbation et un indéfectible soutien de la part de tous les combattants de la liberté. Car, les combattants de la liberté ne doivent pas seulement critiquer, mais doivent aussi reconnaitre la justesse et la noblesse de certains actes positifs. Et cette décision de confier la gestion, le traitement et la sécurisation des documents administratifs à CCS en est véritablement un, sous l’œil vigilant et inquisiteur du peuple…..
Jean – Paul Naïba

Centrafrique: Quand les miliciens Anti-Balaka appellent à la résistance populaire, et menacent de quitter le DDRR.

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Quand les miliciens Anti-Balaka appellent  à la résistance populaire, et menacent de quitter le DDRR.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Milliciens antibalaka
Les Milliciens antibalaka

 

Bangui, le 3 octobre 2016. 10:11′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Décidément, rien ne va plus sur le plan sécuritaire dans ce pays de paradoxe et d’anomalie situé aux antipodes de la planète terre qui est la République Centrafricaine. Le président Faustin Archange TOUADERA, l’élu du peuple, des séléka et Anti-balaka , le président des pauvres et de tous les espoirs, goute depuis son élection à la magistrature suprême de l’Etat à la réalité des pouvoirs. La résistance des groupes armés qui, visiblement, ne veulent plus adhérer à son seul et unique plan de paix. La Coordination nationale des Anti-balaka , la branche qui ouvrait à son élection, menace à son tour de se retirer du processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) très cher à la Communauté internationale mais très mal piloté par le président Faustin Archange TOUADERA. Un coup dur pour cette Communauté Internationale, principale et unique bailleur de ce projet.

Va-t-on vers une vaste confrontation des groupes armés sur toute l’étendue du territoire national? 

C’est le schéma qui se dessine ces dernières semaines et selon l’avis des experts. Pour assoir une “Paix”  il faut nécessairement instaurer la Confiance, et la Confiance découle de la non remise en cause la capacité et l’intelligence de quelqu’un à poser des actes. Si aujourd’hui le Gouvernement se retrouve dos au mur face à une résistance plus en plus perceptible de la plus part des groupes armés à adhérer au programme du DDRR lancé par le Président TOUADERA, c’est inévitablement à cause de l’inaction et de lenteur de ce dernier. Un climat de méfiance en découle et règne de plus en plus entre eux d’une part et  d’autre part envers le pouvoir en place. Hormis  la méthode de pressions, d’harcèlement, de division et  de roublardise pratiquée et qui seraient à l’origine de ce climat de méfiance, aucun acte concret qui mérite l’adhésion de tous les belligérants  au processus du DDRR n’a été jusqu’alors posé ni par le Gouvernement que dirige le géographe Simplice Mathieu Sarandji, ni par le matheux de Boye-rabe le président TOUADERA alias la Tortue. Le retour intégral aux affaires des caciques de l’ancien parti au pouvoir le KnK et la nomination en masse des personnalités jugées proches de la milice Anti-balaka au détriment des Séléka seraient à l’origine du grincement des dents, ce dernier temps, de ces derniers.

Selon nos informations, les regains de violence à Koui, Kabo, Kaga-Bandoro, Ndomété, Dékoua , NDjoukou et Yalinga initiées par les anti-balaka seraient un prétexte plausible pour le pouvoir actuel de mettre en exécution son plan de guerre caché depuis plusieurs mois et dénoncé régulièrement par la rédaction de CNC. Les enquêtes sur les lieux de violence confirment les provocations et harcèlement répétés des Anti-balaka sur les combattants de la Séléka, source et cause de ces nombreuses dernières confrontations armées.

Le Président Faustin Archange TOUADERA qui, depuis six mois, gère à lui seul le dossier du DDRR serait dans l’obligation de revoir ses copies et les adapter en tenant compte de certains paramètres indispensables à la réussite de son plan de paix.

Dans un communiqué publié le jeudi 29 septembre dernier, la Coordination Nationale de la milice Anti-balaka proche du régime en place, appelle tous les citoyens centrafricains à un soulèvement populaire. Ce communiqué, accompagné d’une menace du retrait de programme DDRR, klaxonne l’échec personnel du président Faustin Archange TOUADERA. Ce dernier, qui vient de rentrer vendredi après un séjour touristique aux USA et  en Europe avec la quasi-totalité des membres de son cabinet, n’a pas encore réagi à ce communiqué.

 

Copyright CNC.

Centrafrique : la Minusca joue au médecin après la mort.

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Centrafrique : la Minusca joue au médecin après la mort.

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Bangui 29 septembre 2016.

Par Eric NGABA.

Rien ne va plus en République Centrafricaine si bien que l’insécurité persiste sur le territoire national en dépit de la présence des casques bleus de la Minusca qui prouvent leur limite. Est-ce un aveu d’impuissance ou une volonté délibérée de ne pas appliquer à la lettre la résolution des Nations Unies? Qui sait si c’est un agenda caché. Les groupes armés qui voient en ces forces onusiennes un aveu d’impuissance, continuent de défier l’autorité de l’Etat et prendre les populations en otage.

C’est un sentiment d’agacement général qui converge vers la Mission onusienne en République Centrafricaine. Les voix s’élèvent de partout pour fustiger la Minusca pour sa passivité devant les criminels qui, visiblement, ne sont pas prêt à cesser les armes. Les forces de la Minusca sont toujours démissionnaires face aux menaces des éléments de la Seleka. Plusieurs incidents se sont produit sur le territoire centrafricain au vu et su des contingents de la Minusca qui ne cherchent pas à éviter le pire à la population prise en otage par des criminels. Ces derniers temps, les localités de Kouango, Sibut, Bambari, Kouï, Niem-Yelewa, Bocaranga, et Kaga-Bandoro ont connu des regains de violences des groupes armés qui terrorisent les populations. Toutes ces violences se sont produites en présences des casques bleus de la Minusca qui laissent faire.

Sur l’axe Kouango-Bianka A Kouango, localité située dans la préfecture de la Ouaka au Centre-est du pays, des cas de de tueries et d’incendies des maisons ont été enregistrés le 10 et 11 septembre. Ces violences ont provoqué la mort d’une vingtaine personnes et environ 3500 déplacés. La Minusca qui est en charge de la sécurité du pays, n’est pas intervenue pendant ce temps pour protéger la population terrorisée par les groupes armés. C’est quand les actes ont été commis que la Minusca est intervenue pour jouer au médecin après la mort.

Le porte-parole la Minusca, Vladimir Monteiro a indiqué que la mission conjointe gouvernement et MINUSCA quitte Bangui vendredi 30 septembre pour évaluer la situation sur place. « Une délégation conjointe gouvernement et MINUSCA devra se rendre prochainement au village de Kouango pour évaluer la situation sur place. La délégation conjointe essaiera de déterminer les faits concernant ces incidents. Lors d’un entretien avec le premier ministre, la MINUSCA a informé le chef du gouvernement sur les mesures qu’elle a prises sur place après les violences enregistrées. La Force de la MINUSCA a immédiatement renforcé sa position, ce qui a permis de ramener le calme dans cette zone».

Mais à quand la Minusca cessera d’attendre la fin de violence pour intervenir afin d’évaluer la situation? Les différentes résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU sont claires, protéger la population civile, désarmer les groupes armés et réduire considérablement leur présence sur le territoire. Or la présence continue de ces groupes armés constitue un obstacle à la stabilité et au redressement du pays. Marre de digérer la passivité de la Minusca, les sentiments de consternation générale fusent au sein de la population pour critiquer la mauvaise méthode des forces onusiennes.

A Kaga-Bandoro au nord du pays, la population a manifesté pour exiger le départ du contingent pakistanais de la Minusca jugé de connivence avec les rebelles de la seleka, les laissant de côté la résolution du Conseil de Sécurité, la Minusca s’inscrit dans une autre logique qui ne favorise pas la stabilité du pays mais par contre encourage l’insécurité empêchant le pays de jeter les bases du développement. Les fameuses enquêtes sur les crimes commis, les viols et bus sexuels qu’elle a diligentées ne sont jamais rendues publiques pour déterminer les responsabilités. Ce qui est aberrant, les leaders de la Mission onusienne exigent aux autorités centrafricaines d’entamer des dialogues avec les extrémistes qui ne cessent de torpiller le pays.

Or les groupes armés sont soumis au programme du DDRR tracé par les accords signés entre le gouvernement et les groupes armés. Le président de la République a plusieurs fois entamé des discutions avec les leaders des groupes rebelles au palais présidentiel. Mais force est de constater que ces multiples rencontres sont toujours mises à mal par ces hors-la-loi qui n’écoutent que le langage des armes pour asphyxier économiquement le pays.

La Minusca est présente dans différentes régions du pays et à différents niveaux soit disant de protéger les populations, notamment les victimes de violences récentes provoquées par des groupes armés. « La Minusca reste vigilante non seulement dans les zones touchées par ces exactions mais aussi dans d’autres parties du pays pour assurer la protection de la population civile et préserver l’intégrité du territoire. La Minusca, à travers la Force et la Police, est impliquée dans divers secteurs et à des degrés différents”, a affirmé le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro. Interrogé sur la situation à Kouih et Bocaranga, le porte-parole a indiqué que la  Force patrouille dans le village de Kouih et a pris des dispositions pour éviter des attaques contre Bocaranga. Selon les informations en notre possession, les hommes armés notamment les 3R et les anti-balaka continuent de circuler dans la localité sans être inquiétés.

Les groupes armés avec leurs accolytes perturbent la stabilité du pays en commettant des exactions inacceptables contre des civils au moment où le Chef de l’État mobilise les partenaires de la RCA en vue de la réunion de Bruxelles de novembre prochain. Ces hors-la-loi leurs protecteurs enemis de la paix en Centrafrique commencent à saboter les efforts conscentis par les autorités pour le relevement du pays.

CENTRAFRIQUE : RENCONTRE AVEC LA DIASPORA DE FRANCE, LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A T-IL CONVAINCU ?

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Centrafrique : RENCONTRE AVEC LA DIASPORA DE FRANCE, LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A T-IL CONVAINCU ?

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Bangui le 03 octobre 2016.8:00′.
Par: Bernard Selemby Doudou.

De son retour du sommet de l’ONU à New-York, le President de la République a émis le voeu de rencontrer la diaspora de France afin d’échanger positivement et de manière constructive sur les problèmes qui minent notre chère patrie. Les objectifs du chef de l’Etat étaient de faire passer quelques messages et en retour recueillir des avis et propositions définissant des pistes pour remédier durablement à la crise centrafricaine.

Nous tenons à remercier le President de la République pour cette initiative salvatrice qui a créé un espace d’échange direct avec la diaspora. Cet exercice est souvent craint par ses prédécesseurs mais il a osé se prêter au jeu de questions/réponses en répondant à chacune des questions même tordues.

Outre l’éloquence du locataire du palais de la renaissance, qui se croyait dans un amphithéâtre, il répondait avec spontanéité et parfois avec des improvisations. À travers cet exercice, nous ressentons que le President de la République a de l’envie pour réussir sa mission mais la seule envie ne suffit pas. Il faut une équipe et une stratégie et surtout la bonne. Au niveau organisationnel, nous avons apprécié la ponctualité du chef de l’Etat car de tradition, nos autorités n’ont jamais la notion d’heure. Le protocole qui est encore en rodage de courtoisie est vite submergé par le débit festif au point que le President de la République n’était pas en bonne posture pour partager le pot avec la communauté comme initialement prévu. Le choix des internants semblait être avalisé d’avance, peut être dans le souci de museler ou d’imposer une pensée unique alors que l’essence ou la quintessence de cette rencontre était d’échanger contradictoirement. Nous avons également relevé certains actes d’incivisme de nos compatriotes car on ressentait de l’agressivité voire de l’impolitesse dans certains propos adressés au chef de l’Etat. N’oublions pas que quel que soit sa personne, le President de la République est celui qui a été choisi par le peuple pour assurer sa destinée pour un mandat de cinq ans. Nous lui devons du respect en dépit de nos appartenances politiques. Nous avons occulté qu’il y avait la présence des expatriés et de la presse internationale dans la salle. La traditionnelle arrogance intellectuelle des parisiens à pousser certains à faire le déballage de leur cursus universitaire parfois peu élogieux et douteux au lieu de débattre de vrais problèmes qu’attendait le chef de l’Etat.

Par ailleurs, le President de la République s’est fait remarqué par des applaudissements fanatiques mais à t-il vraiment convaincu la salle ? Dans ses déclarations liminaires, le President a porté un doigt accusateur sur des personnalités qui seraient en manoeuvres sous-marines pour torpiller la table ronde du 17 novembre 2016 à Bruxelles. Nous nous posons légitimement la question de savoir s’il s’agissait de qui ? Pensez-vous vraiment qu’une tierce personne peut faire obstacle à la réussite de la table ronde de Bruxelles ? Notre modeste personne pense que Bruxelles et les partenaires de développement évalueront les capacités de notre pays sur la base d’un programme établi établi par le comité de pilotage mis en place depuis un certain temps. Si le programme présenté ne fournit pas les garanties nécessaires ouvrant les voies aux financements tous azimuts des projets de développement, cela n’engagera que le gouvernement. Le doigt accusateur n’est-il pas une stratégie du pouvoir pour préparer l’opinion publique en cas d’échec de la table ronde ? N’est-il pas un moyen de faire porter le chapeau par quelqu’un d’autre ? Nous n’envisageons évidemment pas cette hypothèse d’échec car elle sera catastrophique pour notre pays et les nouvelles autorités s’attacheront les cheveux même sur des crânes rasés.

Pour finir, la scrutation et la lecture synoptique de la déclaration liminaire du President sous-entend que la Centrafrique est actuellement en stand-by en attendant la table ronde de Bruxelles. Le programme DDR, la mise en place du tribunal pénal spécial, le problème des réfugiés et déplacés, la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, la justice et la réconciliation, la formation du nouveau gouvernement de l’union sacrée etc…n’attendent que la table ronde de Bruxelles. Le stand-by se définit comme une situation d’attente à la réalisation d’une autre action prioritaire, une mise en veille. Cela traduit l’immobilisme dans l’espoir. Alors si tel est le cas, que fait concrètement le gouvernement actuel ? Il donne l’impression d’assurer le service minimum limité à l’expédition des affaires courantes. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.

Centrafrique : le parlement valide le projet du collectif budgétaire 2016.

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Centrafrique : le parlement valide le projet du collectif budgétaire 2016.

Bangui 30 septembre 2016
Par: Eric NGABACentrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image40.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>image
Les députés ont, dans leur majorité, voté le samedi dernier, le projet du collectif budgétaire 2016, lors de la quatrième session extraordinaire du 12 au 26 24 septembre 2016 au parlement. Présenté par le ministre des finances et du budget Henry-Marie Dondra devant le parlement centrafricain, ce collectif budgétaire a remporté le OUI des 119 députés contre le NON d’un seul député et de 3 bulletins nuls.

Le ministre des finances et du budget, Henry-Marie Dondra a présenté le projet de collectif budgétaire 2016 devant l’assemblée nationale. Ce projet a rencontré l’agrément des élus de la nation qui, dans leur écrasante majorité, l’ont validé. Selon les facteurs explicatifs du collectif budgétaire, le retour à l’ordre constitutionnel est le principal facteur qui nécessite la révision du budget de l’année 2016.
A l’installation des nouvelles autorités, les prévisions budgétaires initiales doivent être revues pour tenir compte des grandes orientations définies par le gouvernement dans le discours de politique générale du premier ministre adopté par l’Assemblée nationale. Il ressort de la situation économique qu’en 2016, la croissance économique a été revue à la hausse passant de 4,8% en 2015 à 5,2% en 2016 tirée par le rétablissement de la paix et de la sécurité progressive du territoire, la poursuite du processus de réconciliation nationale, la finalisation du processus de retour à l’ordre constitutionnel, la conclusion d’un programme appuyé par la facilité élargie de crédit, l’adoption et la mise en œuvre d’un nouveau programme de politique générale, le redéploiement progressif de l’administration sur toute l’étendue du territoire ainsi que la mise en œuvre du programme de DDR. Le secteur primaire affiche une croissance de 1,9% en 2016.
Selon la situation des finances publiques en fin juin 2016, la loi de finances initiales 2016 a prévu un niveau de ressources de 210 milliards de Francs CFA dont 103,7 milliards de ressources propres. Les dépenses ont été projetées à près de 259,2 milliards de FCFA dégageant ainsi un solde global déficitaire de 49,2 milliards de FCFA. Dans la réalisation des recettes en fin juin 2016 des ressources propres du gouvernement, l’exécution budgétaire au cours des six premiers mois s’est soldée par une mobilisation des recettes publiques de 40,72 milliards de FCFA contre 30 milliards de FCFA en 2015.
« La majorité des députés ont voté OUI. Et nous pensons que c’est un exercice de la démocratie. Nous avons présenté un collectif budgétaire qui devrait en principe répondre au cadre macroéconomique que nous avons signé avec le Fonds monétaire international, bien évidement en prenant en compte les aspirations actuelles qui nécessitent justement cette révision budgétaire », a fait savoir à la presse, le ministre des finances et du budget, Henry-Mari Dondra.
Lors des travaux sur l’examen du présent projet budgétaire, la Commission Economique, Finances et Plan a auditionné le 20 septembre 2016, le ministre des finances et du budget. Dans les échanges, la Commission a fait savoir au ministre que le projet du collectif budgétaire soumis à son examen, se propose d’accuser un déficit budgétaire au-delà du taux fixé comme critère de convergence de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).
La Commission a exprimé une inquiétude qui s’explique par le fait que ce déficit se fait dans un contexte de débudgétisation massive des dépenses d’investissement qui jouent un rôle déterminant dans toute politique de relance économique. Elle pense que c’est un signal négatif non seulement à la communauté internationale mais aussi à la communauté nationale. Selon la commission, il y a un risque d’accroissement du déficit budgétaire au cas où l’inflation serait supérieure au taux de croissance. Aussi, la Commission pense que le taux de croissance est calculé à partir des données internationales et macro-économiques du pays. Elle a enfin noté que les dépenses de personnel ont explosé au niveau de tous les départements ministériels et a souhaité avoir des éclaircissements sur cette situation.
En réponse à cette série de questions, le ministre des finances a d’abord expliqué que le taux de croissance et d’inflation sont des critères de mesure macroéconomique et leurs niveaux respectifs dans le projet du collectif budgétaire 2016 sont relatifs à la crise pétrolière qui a touché l’ensemble des économies de la CEMAC et que face à cette situation, le gouvernement s’est fixé comme objectif de rabaisser le taux d’inflation quise situe actuellement à 4% afin de permettre l’accroissement des importations pour juguler la crise. Il a aussi souligné que le niveau actuel d’inflation ne pose pas de problème majeur à l’économie nationale et qu’il conviendrait de craindre plutôt les effets exogènes venant des Etats voisins qui ont déjà provoqué une dégradation importante des comptes extérieurs de la sous-région avec les risques d’incidences négatives sur l’évolution future de la valeur de la monnaie.

S’agissant des dépenses du personnel, le ministre a informé que le pointage du personnel de l’Etat avec les partenaires a été réalisé à plusieurs reprises et que le gouvernement, dans l’optique d’atteindre les critères de gouvernement de convergence communautaire, a souhaité mettre dans le projet du collectif budgétaire 2016 les vrais chiffres concernant le personnel de l’Etat afin de connaitre le niveau exact du déficit en vue d’envisager les modalités de sa correction. Répondant aux préoccupations de la commission, le membre du gouvernement a précisé que la relance économique se fera par le biais des investissements extérieurs. Il a aussi précisé que la baisse du niveau des investissements dans le projet du collectif budgétaire 2016 ne dépend pas du gouvernement mais des décaissements des bailleurs.
Par ailleurs, le ministre a estimé que le manque à gagner de l’Etat au regard de la situation sécuritaire actuelle s’élève à presque 50% des prélèvements antérieurs. Concernant la dette publique de la RCA, le ministre a précisé que le montant global se chiffre à 572 milliards de FCFA dont 312 milliards de dette extérieure et 260 milliards de dette intérieure.

Centrafrique: Braquage de l’ONG InterSOS à Kabo.

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Centrafrique: Braquage de l’ONG InterSOS à Kabo.

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Bangui, le 30 septembre 2016. 11:10′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis quelques mois, les activités sur le terrain des Organisations Non Gouvernementales (ONG) sont de plus en plus menacées dans des villes assiégées par les groupes armés. Le cas de l’ONG Internationale InterSOS à Kaga-Bandoro et à Kabo montre à quel point les conditions du travail et de sécurité dans ces zones sont devenues très inquiétantes. Dans la nuit de jeudi à vendredi de ce jour, le bureau de l’ONG internationale InterSOS de Kabo, a été visitée par un groupe des hommes armés qui ont littéralement pris tous dans ces locaux. Que s’est-il passé alors?

Aucune information sur les raisons, sauf un bilan provisoire de ce braquage à mains armées n’est disponible au moment où nous mettons en ligne cette information. Un coffre-fort emporté dans lequel une importante somme d’argent a été logée, des documents administratifs détruits, des appareils informatiques emportés, tel est le bilan provisoire. Vue l’ampleur du dégât causé, on se demande si cette Organisation Non Gouvernementale (ONG) internationale va continuer ses activités dans la région?

Il y’a quelques jours à Kaga-Bandoro, le personnel de cette même Organisation Non Gouvernementale (ONG) internationale avait subi des menaces de mort et pressions de la part des hommes en armes qui gouvernent cette Région. Afin d’éviter des mauvaises surprises, une décision d’évacuation du personnel de Kaga-Bandoro sur Bangui a été prise par la Coordination nationale et la base a été fermée provisoirement. Une semaine jours plus tard, c’est le bureau de Kabo de voir ses matériels s’envoler non pas sur Bangui mais dans la ville même.

Cet énième acte regrettable pourrait pousser les différentes Organisation Non Gouvernementale (ONG) internationale en Centrafrique à revoir leur carte d’activités dans les régions où le regain de tension et d’insécurité sont perceptibles.

A titre de rappel, l’ONG interna le Médecin Sans Frontière (MSF) installée à Kabo a été braquée il y’a un an dans des mêmes conditions paralysant ainsi toutes ses activités dans la région. Le secteur de l’humanitaire, qui emploie plusieurs milliers des Centrafricains, risque d’être touché de plein fouet par des pareils actes inconscients des bandits armés.

 

Copyright CNC.

 

 

 

Centrafrique: Une dizaine des soldats FACA arrêtés pour vente illégale de leurs équipements.

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Centrafrique: Une dizaine des militaires emprisonnés pour vente illégale de leurs équipements.

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Bangui, le 30 septembre 2016. 11:01′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Fournis dans le cadre de la formation de nos Forces de Défense et de Sécurité, des équipements de sports complets ont été remis aux soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour leur permettre de participer pleinement aux exercices militaires de chaque matin. Or, pendant que les autorités militaires du pays et leurs partenaires étrangers se battent tous les jours pour équiper et former nos soldats aux techniques modernes de combat, certains de ces soldats semblent retrouver leur vieille et mauvaise manière. Ainsi, les équipements sportifs militaires qui leur avaient été remis ont été, tout simplement, vendus sur le marché public par ces éléments inconscients. En conséquence, ces derniers pris la main dans le sac, ont été arrêtés et écroués.

Dans un article publié par CNC il y’a deux mois et intitulé “arrivage à Bangui des équipements militaires l’étau et non l’étau”, nous avions signalé la livraison dans deux conteneurs des équipements militaires destinés aux soldats FACA. C’est effectivement ces équipements qui ont été remis aux FACA dans le cadre de leur formation pilotée par l’Union Européenne. Force est de constaté que ces équipements qui devraient permettre aux soldats FACA en formations depuis près d’un mois de participer pleinement aux activités physiques et sportives, se retrouvent bizarrement en vente sur le marché à un prix dérisoire défiant toute concurrence. Choqués de voir des civils traînés dans les quartiers avec des équipements militaires fraîchement remis aux soldats en formation, certains officiers supérieurs des FACA ont lancé l’alerte auprès des autorités militaires compétentes. Une enquête a été ouverte et une dizaine des soldats fautifs repérés sont arrêtés. Certes, les soldats fautifs sont très minoritaires et négligeables, mais suffisant pour écorner d’avantage l’image de l’armée centrafricaine.

Selon des sources concordantes, des autorités militaires du pays revendiquent des sanctions sévères et exemplaires à l’encontre de ces soldats inconscients et avars. Pour l’heure, ces derniers seraient toujours aux arrêts.

Mise sur le banc de touche par une Résolution du Conseil de Sécurité des Nations-Unies suite au déclenchement de la guerre civile en 2013, l’armée nationale centrafricaine a été réduite en poudre lors des avancées de la fameuse rébellion séléka et dissoute quelque jours plus tard lorsque celle-ci s’emparait le pouvoir en mars 2013. Sous la pression de la Communauté Internationale, le pouvoir de la sékéka dirigé par son leader le sieur Michel Djotodia a été miniaturisé puis concentré dans le Nord-ouest du pays. L’armée nationale quant à elle reste concentrée dans la capitale et reste sous sanction de l’ONU qui exige sa restructuration profonde comprenant entre autre, les formations militaires et civiques des officiers, sous-officiers et hommes du rang afin que l’embargo sur les armes décrété par les Nations-Unies serait levé progressivement en fonction des résultats obtenus par ces soldats sur le terrain.

Copyright CNC.

Centrafrique: à Berberati, le ministre des mines encourage les fonctionnaires à favoriser l’extension de l’autorité de l’état.

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Centrafrique: à Berberati, le ministre des mines encourage les fonctionnaires à favoriser l’extension de l’autorité de l’état.

 

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Bangui 26 septembre 2016
Par Eric NGABA
Les agents et fonctionnaires de l’Etat sont appelés à contribuer efficacement dans le processus de l’extension de l’autorité de l’Etat centrafricain sur l’ensemble du territoire national. A Berberati, localité située à environ 600 km à l’ouest de Centrafrique, les activités minières constituent un vecteur à travers lequel ces agents et fonctionnaires doivent prouver la présence de l’Etat pour relever le niveau des recettes publiques. Un appel pressant leur a été lancé par le ministre des mines, de l’énergie et de l’hydraulique, Léopold Mboli Fatran, lors d’une mission d’évaluation de diamants bruts effectuée le 30 août 2016 à Berberati, avec une importante délégation américaine.
L’autorité de l’Etat centrafricain est fragilisée depuis les récents conflits armés qu’a connus le pays il y a au moins 3 ans, suite au coup d’Etat militaire de l’ex coalition séléka en mars 2013. Les bâtiments administratifs sont pour la plupart vandalisées. L’insécurité accrue encore visible dans certaines régions du pays enfreint l’extension de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Durant la période de transition, le gouvernement a tenté, tant bien que mal, de redéployer les agents et fonctionnaires de l’Etat à leur poste à l’intérieur du pays et de réhabiliter certains bâtiments administratifs. Ce redéploiement a été un succès pour certaines régions, dont Sud-Ouest, mais un échec pour d’autres notamment les régions Nord-Est.
Après les élections ayant conduit à l’installation des autorités issues des urnes, l’extension de l’autorité de l’Etat a connu des avancées considérables avec la présence des agents et fonctionnaires de l’Etat que l’on aperçoit à leur poste à l’intérieur du pays en dépit de l’insécurité qui persiste. La mission conjointe des ministres des mines et des affaires sociales avec la délégation américaine à Berberati à l’ouest du pays, a permis d’interpeller les administrateurs et agents de l’Etat à s’engager dans ce processus.
Au cours d’une réunion tenue avec les autorités locales au bureau de la préfecture à Berberati, le ministre Léopold Mboli Fatran a rappelé ceux-là qui doivent marquer la présence de l’Etat, et d’aider le gouvernement à restaurer la paix dans le pays. Les activités minières, principales activités de la population de la région de Mamberé Kadéï, doivent permettre l’extension de l’autorité de l’Etat si les autorités locales se mettent à l’œuvre. Car le secteur minier rassemble toutes les classes sociales à savoir entre autres les artisans miniers, les collecteurs, les autorités locales représentant l’Etat et la population. Le ministre des mines a félicité les autorités locales pour les sacrifices consentis en vue de contribuer à la consolidation de la stabilité dans la région de Mamberé Kadéï. Il a par la même occasion attiré leur attention sur les fraudes de diamants bruts dans la région. Pour le ministre des mines, c’est le secteur minier qui apporte des sous dans la caisse de l’Etat. Il leur a montré la nécessité de faire du secteur minier un vecteur de restauration de l’autorité de l’Etat dans la région.
Cette mission conjointe de revue a permis à la délégation de toucher du doigt la situation sécuritaire stable dans cette région et la cohésion sociale qui y règne. L’occasion a permis à la ministre centrafricaine des affaires sociales et de la réconciliation, Virginie Baïkoua, d’appeler les autorités locales à aider les communautés à consolider le vivre ensemble afin de permettre le retour des personnes déplacées. Selon elle, le gouvernement se bat avec l’aide de ses partenaires pour favoriser le retour des personnes déplacées de cette région. La présence de la délégation à Berberati témoigne, a-t-elle-renchéri, de l’engagement du gouvernement dans le relèvement de la région à travers les activités minières. La mission des ministres des mines, et des affaires sociales, est une mission conjointe qui a pour objectif d’évaluer la traçabilité d’exploitation de diamants bruts dans cette zone conforme à l’exploitation définie par le Processus de Kimberley et aussi de s’enquérir de l’état de la cohésion sociale entre les communautés.

Centrafrique: Coup de gueule d’un militant du MLPC.

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Centrafrique: coup de gueule d’un militant du MLPC.

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Lettre au Bureau Politique du MLPC

Bangui le 22 septembre 2016
Distribution individuelle
Camarades du Bureau Politique, en vos rangs et grades respectifs,
Je vous salue !

J’ai choisi aujourd’hui de sortir du long silence que j’ai volontairement observé dans les instances du MLPC, depuis mon retour d’Europe en 2010, période pendant laquelle j’ai réintégré, comme Cadre du Parti, la Sous-Fédération de la Kémo à Sibut, en quittant provisoirement celle d’Europe dont j’y reste profondément attaché par la pensée.
Depuis lors, j’ai participé comme Candidat MLPC aux Législatives de 2011 et de 2015-2016 à Sibut, sans succès, mais aussi sans état d’âme sur mes expériences politiques, parfois moralement et matériellement douloureuses, qu’il faut reconnaître.
Malgré des échecs et une déception collective que nous, militants (et les sympathisants du Parti), n’avions cessé de partager au cours des diverses élections qui se succèdent depuis 2005, beaucoup d’entre nous ont pris comme option de rester toujours engagés au MLPC pour défendre les idéaux du Parti (voir Préambule des Statuts) que nous avions volontairement choisis de soutenir.
C’est ce que l’on appelle glorieusement « mourir pour les idées » !
Pour revenir sur un cas personnel, mon parcours du militantisme politique est bien né en Europe, parmi des anonymes jeunes étudiants noirs, membres de la FEANF (Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France) des années 70 à 79, traqués à l’époque sans cesse par la dictature impériale de la RCA, à cause des idéaux démocratiques naissantes en Afrique centrale, qualifiés jadis « d’idées révolutionnaires subversives» par des dictateurs imposés par l’Occident, pour lesquels des élèves du Lycée Jean-Bedel Bokassa, baptisé plus tard « Lycée des Martyrs » ( pour la circonstance) avaient perdu massivement la vie, sans oublier bien entendu toutes les personnes qui ont payé de leur vie ou de leurs carrières pour le soutien au MLPC, depuis sa création jusqu’à nos jours, à qui je rends hommage et respect militants !

« Mourir pour des idées » comme chantait G. Brassens me paraît plus noble que mourir pour des disputes sur quelques poignées des Francs CFA ! Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain avait opté, au cours de sa formation, pour la « Social-démocratie » (voir Art 5 des Statuts), en ce qui concerne la politique du développement économique et social de la République Centrafricaine. Cette ligne politique modérée (née en Allemagne et soutenue en Angleterre), était celle qui prenait ses distances de la ligne dure de la Révolution communiste «marxiste-léniniste» venue de l’Union soviétique, soutenue dans le Monde à l’époque par certains pays de l’Amérique latine, notamment : Cuba, Bolivie… et par quelques pays d’Afrique centrale et de l’ouest, à travers des leaders dits « éclairés » dont les plus célèbres étaient : Fidèle Castro et Che Guevara, et plus récemment, SANKARA du Burkina Faso, sans oublier au passage Marien NGOUABI du Congo Brazza.
Si aujourd’hui, beaucoup de cadres démissionnaires du MLPC ont fondé leurs propres Partis en conservant la ligne de la « social-démocratie », cela prouve à suffisance que le « social- démocrate » est sans doute la ligne politique adaptée pour les pays du 1/3 Monde, dont la République Centrafricaine fait partie intégrante.

C’est d’ailleurs pourquoi, des Militants ne cessent de vanter cette ligne politique, celle du « social démocrate ». Lorsque d’aucuns disent : « le MLPC est un Grand Parti », cela ne veut pas dire qu’ils font seulement référence au nombre d’adhérents qui composent cette plate-forme politique ; c’est inévitablement au contenant du slogan dont ils se réfèrent pour orienter leur parcours.

Chers Camarades du Bureau Politique,
Où est donc passée l’idéologie du MLPC que je viens de brosser en guise de préambule ? Ne sommes-nous pas préoccupés par la recherche de résultats immédiats qui tardent à venir depuis 2003 ~ ce qui nous marginalise par rapport aux autres adversaires politiques plus malins que nous, plus avertis, et qui nous poussent maintenant à une automutilation, véritable suicide collectif, pour leur rendre la voie libre afin qu’ils puissent aisément voler vers la victoire [leur Victoire] au détriment de notre Parti ?

La lutte politique n’est pas comme une participation à un jeu olympique où l’on pleure sur soi-même après avoir manqué une médaille ! C’est une lutte de longue haleine dont l’agenda de la réussite dépend à la fois de la manière dont la structure du Parti est gérée et aussi, de l’environnement politique national sans cesse en mutation.

Et la gestion de la structure du MLPC est statutairement confiée à des Hommes et Femmes que nous pensions dynamiques, dignes et ayant le sens du devoir avéré, y compris le « Devoir de réserve ». Or force est de constater que la « vie » du Parti qui devrait se gérer en vase clos, conformément aux Statuts et Règlement intérieur, se gère désormais dans la rue !
A qui bénéficie le dérapage ?

Chers Camarades du Bureau Politique,

Si j’avais choisi de garder le silence dans les instances du Parti depuis longtemps, c’était avant tout d’observer et comprendre la manière dont fonctionne le MLPC à travers son Bureau Politique. J’aurais beaucoup à dire si cette lettre était destinée uniquement à traiter du fonctionnement interne de ce Bureau politique.

Mais si j’ai choisi de briser mon silence aujourd’hui, c’est à cause d’un article publié dans le quotidien MEDIAS+n°1519 du 15 septembre 2016, sous le titre de : « lettre ouverte à Martin Ziguélé ». Ce même article a été repris cinq jours plus tard par un autre quotidien : « L’Expansion » n°590 du 20 septembre 2016, sous le titre commenté de : « détournement des biens matériels du Parti et enrichissement illicite avec sa famille et son clan : les jours du camarade Ziguélé sont comptés à la tête du MLPC ».

Très bien, mais à qui profite le crime ?

Loin de voler au secours du Président en exercice du MLPC, qui était bel et bien choisi à la tête du Parti par des instances avisées sur la base de son intégrité, je crois comprendre pour ma part que certains membres du Bureau Politique, qui ont choisi volontairement la rue pour régler des comptes au sein de leur instance dirigeante, ont bel et bien opté pour le suicide collectif du Parti.
Je crois aussi savoir qu’un « conclave » est en préparation et que tous les thèmes touchant à la vie politique du MLPC ont été distribués à quelques participants désignés pour déposer leurs propositions et/ou critiques éventuelles au Secrétariat du Comité préparatoire de ce « conclave », dans un délai défini.

Alors ? Certains auraient-ils manqué de courage pour déposer leurs critiques ou accusations de manière ouverte, comme convenu, à l’endroit indiqué et auraient confié leur « draft-zéro » à la presse locale pour faire le « sale boulot » à leur place ?
En effet, c’est depuis les échecs des élections de 2015-2016 que des critiques violentes ont émané d’abord de la DNC (dont beaucoup de membres étaient repartis chez eux dans la frustration après ces élections manquées). Ces critiques ont progressivement entaché les membres du Bureau Politique et certains militants, au sujet de la répartition des matériels et d’équipements de Compagne électorale, y compris la distribution des financements entre les candidats aux Législatives dont des « Super-Députés » (entendre : candidats aux législatives issues du BP) estimaient que certains avaient bénéficié avantageusement que d’autres. Ces critiques se sont ensuite muées en accusations, puis jetées sur la place publique, sans laisser aux accusés la moindre présomption d’innocence.

C’est ce qu’on appelle salir tout en se salissant soi-même !

A notre avis, si la convocation d’un « conclave » avait été décidée, c’était sans doute pour faire la lumière sur tous ces différends avant d’aborder d’autres questions liées à l’avenir du MLPC. Mais dès lors que ces malentendus politiques, qui relèvent strictement des questions internes du Parti, ont été jetés en pâture, nous posons la question de savoir quelle crédibilité faudra-t-il encore accorder au Bureau Politique actuel, d’une part, et d’autre part, à ce fameux « conclave » en préparation qui n’en finit pas ?

En vendant le « draft-zéro » du principal thème de ce « conclave » aux ennemis du Parti, l’auteur (ou les auteurs) aurait (ent) sans doute coulé volontairement ou involontairement le navire MLPC « pour quelques poignées de CFA », je suppose, ou bien simplement,  par suite d’une crise d’état d’âme doublée de profondes frustrations causées sans doute par des échecs successifs du MLPC aux élections, facteurs qui fragilisent le moral de certains militants peu aguerris à la lutte politique ?!

Ainsi donc, en pensant atteindre seuls son Président du Parti et sa famille, c’est tout le MLPC qui est atteint et dénigré.

Nous sommes tous indignés et c’est ce qui suscite mon coup de gueule d’aujourd’hui !

Cependant, le MLPC survivra au grand dam de ses détracteurs. Car le MLPC est une Idée. Et l’on ne peut tuer une idée qui est porteuse de bonnes valeurs pour l’avenir de notre pays.

 

Vive le MLPC !
Salutations militantes
Par le Camarade :
Jean-Jacques SANZE
Cadre du Parti MLPC
Ancien candidat à la Députation de SIBUT
(Préfecture de la Kémo)

Centrafrique: Audit de la transition, l’accord trouvé entre TOUADERA et Samba-Panza.

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Centrafrique: Audit de la transition, l’accord trouvé entre TOUADERA et Samba-Panza.

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Touadera et Samba-Panza.

Bangui, le 27 septembre 2016. 11:31′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis l’annonce de l’audit de la transition en avril dernier, les relations amicales et parentales entre le Président Faustin Archange TOUADÉRA et l’ancienne présidente de la transition madame Catherine Samba-Panza se sont complètement détériorées et fissurées. Cette dernière, qui aurait accusé le premier de n’avoir pas respecté l’accord qu’ils ont signé secrètement avant les élections couplées de 2015-2016, s’était mise à dénoncer le comportement de son beau-frère TOUADERA. Or, du côté de roublard, il ne cesse d’accusé à son tours sa belle-sœur Catherine d’avoir ordonné à son Ministre de la justice d’alors de coopérer pleinement avec la justice française dans l’affaire dite “des biens mal acquis” dans laquelle son nom a été cité et ses comptes bancaires ont été bloqués en France sur instruction de la justice de ce pays. Finalement, il y a quelques semaines, les deux personnalités se sont retrouvées et un accord de principe a été trouvé pour un audit de la transition à minima. Ainsi, on se demande si la tortue va-t-elle respecter ce deuxième accord?

En Centrafrique, malheur à ceux qui pensent que leur pays est gouverné par une élite consciencieuse et intègre. Les intérêts personnels sont privilégiés au détriment des ceux du peuple en général. Le cas de l’ancienne Présidente Catherine Sam-Panza témoigne clairement à quel point le peuple Centrafricain est relégué au second plan dans la redistribution des richesses de son pays.

Durant la période de la seconde transition dirigée par Madame Catherine Samba-Panza, le détournement des deniers publics faisaient partie des sports politiques préférés d’elle et de son clan au pouvoir. Afin d’éviter d’être poursuivis en justice pour crime économique de grande ampleur, l’ancienne présidente de Transition Catherine Samba-Panza et tout son clan se sont mis d’accord pour choisir le nouveau président de la République qui conviendrait au mieux aux critères qu’ils ont mis en place en amant à savoir être docile et régionalement proche, tout en écartant d’office de la liste trois candidats poids lourds et intransigeants notamment Karim MECKASSOUA, Martin Ziguélé et Désiré Kolingba.

Selon nos informations, lors du débat sur le choix à opérer, Catherine Samba-Panza, driblait sans ballon son ami d’enfance et conseiller Kongba-Zézé pour faire passer entre ses deux jambes le matheux de Boy-rabe Faustin TOUADERA tandis que son entraîneur politique Jean Jacques Démafouth, marchandait cette affaire auprès du banquier Anicet Dologuélé. Pendant que chacun concevait son plan caché, Catherine Samba-Panza faisait déjà le lobbying de son candidat du Professeur TOUADERA auprès des autorités françaises. Finalement un compromis a été trouvé sur proposition de Monsieur Jean Jacques DÉMAFOUTH pour que leurs candidats préfèrés respectifs se retrouvent en attendant la suite. C’est au second tour que le choix de la Patronne a été accepté par la Communauté internationale grâce à l’appui des français et du président Congolais Denis SASSOU NGÉSSO.

Depuis sa prise de fonction en mars dernier comme Chef de l’Etat, le matheux et préféré de Cathérine Samba-Panza, Faustin TOUADÉRA s’agite sous pression de son entourage et montre son vrai visage qu’il a pu cacher à tout le monde.

Affaire sur affaire, l’homme accuse désormais sa belle-sœur Catherine Samba-Panza d’avoir laissé son Ministre de la Justice coopérer pleinement avec la Justice française dans l’affaire dite des “biens mal acquis” dans laquelle son nom est cité et ses comptes bancaires ont été bloqués en France. Il décide alors de se venger de sa belle sœur Cathi par tous les moyens. Il abroge le décret nommant sa fille comme ambassadrice en Guinée Équatoriale et annonce un audit de la transition également dans la foulée.

Colère contre colère, Catherine Samba-Panza, furieuse, contre-attaque et lance des multiples pics à l’endroit de son préféré. Cette escalade verbale, publique et gênante pour les deux a été suivie avec un grand étonnement par des centrafricains qui considèrent cela comme un acte de trahison vis à vis d’eux.

Les linges sales se lavent en famille. C’est en ces termes que le président Equato-Guinéen Obiang Nguéma, le Parrain des deux s’est jeté dans la mer pour leurs apporter de l’eau. Une rencontre discrète avait été organisée par le président Equato-Guinéen Obiang Nguéma pour leur permettre de laver leurs linges sales. « Je trouverai une formule mathématique pour vous blanchir Madame » a conclu le Professeur en mathématique et président Faustin Archange TOUADÉRA en présence du facilitateur, un Conseiller du président Equato-Guinéen. Une solution avait été trouvée et le président Faustin Archange TOUADÉRA aurait même donné sa parole d’honneur à l’ancienne présidente de la transition madame Catherine Samba-Panza que ses intérêts ne seraient plus menacés durant tout son mandat à la tête du pays, l’affaire dite de “Don angolais” sera classée sans suite et l’audit de la transition annoncé sera collé intégralement sur le dos de Djotodia et son Premier Ministre Maitre Nicolas Tiangaye.

Le président Faustin Archange TOUADÉRA aura le temps matériel pour trouver sa formule mathématique acceptable par tous ? Rien ne peut garantir cela d’autant plus que l’homme est un grand voyageur et est connu de sa lenteur, sa roublardise et son volte-face.
Élu au second tour avec 64% des voix contre 36% pour son challenger Anicet Georges Dologuélé dans une élection complètement chaotique et désordonnée, le président Faustin Archange TOUADÉRA est actuellement désavoué par la quasi-totalité des Centrafricains qui lui reprochent sa politique de double face et sa lenteur incroyable dans le traitement des affaires urgente du pays.

 
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MAROC COP22 : l’adaptation dans les pays vulnérables débattue en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

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MAROC COP22 : l’adaptation dans les pays vulnérables débattue en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

 

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New-York, 24 septembre 2016, CNC
COP22 Communication.

Le comité de pilotage de la COP22 a organisé un « side event » autour du thème de l’Adaptation dans les pays les moins avancés, cet après-midi au siège des nations unies à New York. La rencontre a été présidée par Nizar Baraka, Président du comité scientifique de la COP22, en présence de Salaheddine Mezaouar, Président de la COP22.

L’événement, organisé en marge de la 71ème Assemblée Générale des Nations Unies, a vu la participation de Khaled Fahmy, ministre de l’Environnement égyptien, Mohamed Ait Kadi, Président du Conseil Général du Développement Agricole, et Maria Helena Semedo, Directrice Adjointe de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
La rencontre a été l’occasion de mettre en exergue les problématiques de l’adaptation dans les pays les moins avancés, particulièrement en Afrique et en Asie. Ces régions du monde sont en effet considérées comme les plus impactées par les effets du changement climatique. Ces pays possédant rarement les ressources et capacités nécessaires pour faire face à ce phénomène, la question de l’aide et de l’assistance qui doivent leur être destinées sera débattues lors de la COP22.
 
Des événements de haut-niveau seront également organisés pour traiter ce sujet, selon les déclarations de Nizar Baraka, qui a souligné : « Nous organiserons une rencontre de haut niveau autour de la finance climat et la construction d’une vision commune pour encourager les capitaux privés à investir dans l’adaptation ».
Mohamed Ait Kadi a quant à lui déclaré : « La communauté internationale est consciente de l’urgence de la question de l’adaptation. La Conférence de Marrakech sera l’occasion idéale de créer un écosystème pour l’adaptation agricole. »  La dimension africaine sera fortement présente dans la COP22.
L’un des objectifs de la conférence sera d’apporter des réponses convaincantes aux problématiques spécifiques du continent. « Le coût estimé de l’adaptation en Afrique est extrêmement élevé », selon Khaled Fahmy.

Enfin, selon Maria Helena Semedo« il est impératif d’arriver à Marrakech avec des mesures opérationnelles, car la COP22 sera la conférence de l’action et de l’application ».

Centrafrique: Comment Anicet Georges Dologuélé a pu se contredire dans ses multiples interviews.

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Centrafrique: Comment Anicet Georges Dologuélé a pu se contredire dans ses multiples interviews.

 

 

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Bangui, le 26 septembre 2016. 14:11′.
Par: Fortuné BOBERANG, Journaliste stagiaire.

Dans ses multiples déclarations à la radio et dans les presses écrites la semaine dernière, le candidat malheureux au second tour de la dernière présidentielle de 2015-2016 le sieur Anicet Georges Dologuélé a résolument pris son temps pour cracher ce qu’il savait de ces dernières élections au peuple Centrafricain. Cependant, l’homme malheureux qui n’a pas mâché ses mots à l’endroit du président Faustin Archange TOUADÉRA, a aussi oublié qu’il était en train de se contredire dans ses mêmes et multiples déclarations. Alors, comment Dologuélé a pu se contredire?

De la dernière élection présidentielle aux actions du premier Gouvernement de l’ère TOUADERA en passant par la situation sécuritaire du pays et l’inaction avérée du président Faustin Archange TOUADÉRA, Anicet Georges Dologuélé, ancien candidat doublement malheureux aux dernières élections présidentielle et au perchoir de l’Assemblée nationale, n’a pas manqué cette opportunité de tirer à boulets rouges durant toute la semaine sur le locataire actuel du Palais de la Renaissance le Professeur Faustin Archange TOUADÉRA.

Si   le monde peut être d’accord à 100% avec Anicet Georges Dologuélé concernant les dernières élections présidentielles et législatives dans lesquelles les groupes armés, plus précisément les Antibalaka, faisaient leur loi et les résultats truqués sur ordre de l’ancienne présidente de la transition Madame Catherine Samba-Panza et de l’ancien Ambassadeur de France en Centrafrique , c’est par contre sur la reconnaissance et la validation des résultats de ces élections que le sieur Dologuélé se contredit. Ce que l’honorable AGD a oublié, le trucage de ces élections n’était pas seulement constaté au second tour de la présidentielle mais depuis le premier tour, y compris celui de les législatives dont elles ont été purement et simplement annulées. Les résultats avaient été planifiés et distribués par avance par Samba-Panza et son clan en tête Jean Jacques DEMAFOUTH avant même ces élections. Rappelez-vous que sur 30 candidats dans la course, 27 avaient contesté en bloc les résultats du premier tour donnant ce même Anicet Georges Dologuélé en tête sur son challenger Faustin TOUADERA et demandaient dans la foulée l’annulation de ces élections truquées. Or, Anicet Georges Dologuélé, qui fraudait entre temps afin d’arriver en tête du scrutin, s’est réjoui de ces résultats contestés par la quasi-totalité des 30 candidats et acceptait de ce fait participer au second tour dans l’espoir de voler à nouveau. A malin, malin et demi. Un voleur crie au voleur. L’homme imprudent comme lui ne voit jamais le mal de loin, le sieur AGD se retrouve très rapidement, à l’issue du second tour tristement chaotique, sur le banc de “si je savais”.

Cinq mois après l’investiture de son adversaire à la présidence de la République, l’ancien candidat doublement malheureux Anicet Georges Dologuélé revient gauchement sur la scène politique nationale en traînant à nouveau derrière lui un lot des contradictions. Si Monsieur Anicet Georges Dologuélé aujourd’hui revendique 13 députés à l’Assemblée nationale et à ce titre le premier parti d’opposition, tout le monde se demande finalement sur quelle base il se positionne ainsi? Sur la base des élections truquées qu’il a lui-même dénoncées? Ce n’est pas ce même Anicet Gerges Dologuélé qui avait demandé que le président TOUADERA de le soutenir au détriment des autres candidats dans sa course à la présidence de l’Assemblée nationale ?

Le ridicule ne tue pas et avoir la honte n’est pas honteux.

C’est peut-être pour cela que le sieur Anicet Georges Dologuélé s’agite sinon il aurait dû se taire comme un poisson dans l’Ouham. En perdant le second tour des élections qu’il comptait remporter par tous les moyens, le sieur Anicet Georges Dologuélé n’a pas voulu un instant basculer dans l’opposition ou de l’être naturellement comme il nous l’affirme. Seul le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) qui ne s’est pas positionné. Mais lui avec son parti l’URCA et son allié le KNK n’avaient pas réunir leurs militants pour décider de soutenir TOUADERA. Aujourd’hui, il se réclame de l’opposition. Mais quelle opposition ?

Anicet Georges Dologuélé en déclarant soutenir TOUADERA lui avait demandé en retour son soutien dans sa nouvelle aventure au perchoir. Cette demande devenait la troisième épée de Damoclès sur la tête du professeur TOUADDERA laquelle le poussait à recevoir les trois. Aujourd’hui, il l’accuse de fausser à nouveau cette mini élection au perchoir. En plus, il a fait entrer au gouvernement un militant de l’URCA comme Ministre de la promotion des PME.

Anicet Georges Dologuélé se glorifie des 13 députés de son parti issus des jeux faussés selon ses propres termes « …De la même manière que les jeux des élections présidentielles ont été faussés,.. ». Certes les résultats de ces élections avaient été truqués et manipulés à volonté depuis Malabo et Brazzaville, et qu’aucune revendication politique ou statistique ne devrait s’opérer par aucun homme politique averti ou parti politique aguerri. Des chiffres obtenus par des candidats à la présidentielle tout comme ceux des législatives sont donc des chiffres imaginaires, fictifs, non réels. Sinon, les RDC, KNK, MLPC, URCA ou bien d’autres partis politiques pouvaient avoir plus des députés que ceux qu’ils en détiennent à l’Assemblée Nationale. C’est un apprenti politique, ses fracas sont d’ailleurs justifiés par lui-même : « Pour moi qui démarre la vie politique, c’est beaucoup plus d’enseignement qu’autre chose. Ce n’est pas la déception, c’est des enseignements sur la manière de faire la politique en Centrafrique. »

Monsieur Anicet n’a pas encore bien digéré sa defaite et n’a cessé de courir deriere certains leaders en vue de former une opposition tant démocratique que militaire à TOUADERA. Aujourd’hui, il crie que sa place est dans l’opposition démocratique. C’est tout à fait normal pour un homme politique de se placer comme il veut sur la scène politique nationale. Mais il aurait dû le faire dès la première seconde qui suivait sa débâcle électorale. A-t-il sollicité en vain le poste du Premier Ministre tant covoité ? Maintenant que les navires des pirates s’aperçoivent le navire TOUADERA, il est hors de question qu’il l’abandonne.

Les Centrafricains sont tous d’accord avec lui concernant l’inaction et l’amateurisme du Président TOUADERA à la tête du pays. TOUADERA n’est qu’une perte probable pour le pays et l’ancienne Présidente de la transition Madame Samba-Panza serait tenue responsable à l’avenir.

Il y’a lieu de rappeler à nos lecteurs que 30 candidats étaient en lice pour la dernière présidentielle de 2015-2016 et plus de 1000 pour la législative de la même période électorale dans laquelle les Antibalaka avaient été payés pour semer le trouble en faveur de quelques candidats bien connus. Ainsi, plus de six Antibalaka ont été nommés députés de la République par madame Catherine Samba-Panza à l’issue de ces élections.

 
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Centrafrique: Un garde rapproché du président Faustin Archange TOUADÉRA disparaît dans la nature aux Etats-Unis.

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Centrafrique: Un garde rapproché du président Faustin Archange TOUADÉRA disparaît dans la nature aux Etats-Unis .

 

 

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Touadera aux Etats-Unis.

Bangui, le 26 septembre 2016. 11:41′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Décidément, l’état actuel du pays n’inspire plus confiance à aucun Centrafricain quel que soit son rang social. La preuve en est que même les proches parents du président Faustin Archange TOUADÉRA, qui vivent bien pourtant, n’hésitent plus à prendre la poudre d’escampette dans un pays développé une fois qu’ils auront l’occasion d’y mettre leurs pieds. Il y’a quelques jours, c’est l’un de ses gardes rapprochés, inscrit dans la liste des personnalités qui ont accompagné le président TOUADERA dans son voyage de luxe aux Etats-Unis, de profiter de sommeil du président Faustin Archange TOUADÉRA pour s’éclipser dans la nature. Cet événement inédit pousse énormément des Centrafricains à se questionner sur la réelle motivation de ce soldat parent du président à faire ce geste honteux?

Il est vrai qu’en Afrique, beaucoup des jeunes pensent que la clef de la réussite se trouve en Occident. Si bien que certains n’hésitent pas à utiliser tous les moyens légaux ou illégaux à leur disposition pour accomplir leur rêve de réussite. Contrairement aux autres pays africains, en Centrafrique, pour beaucoup des jeunes, partir en aventure dans un pays européen où de l’Amérique ne faisait pas partie de leurs priorités. Mais depuis quelques années avec les crises politico-militaires successives dans le pays, c’est désormais le sauve-qui-peut. “Le temps change, les mentalités changent”, disent-ils à Bangui. Tous les moyens sont bons pour partir, pourvu qu’on arrive à la destination souhaitée, racontent certains jeunes du quartier Pétévo de Bangui ce matin à CNC. Pour eux, avec la dernière crise que traverse le pays depuis 2013, toutes les portes sont hermétiquement fermées aux jeunes et leur avenir n’est plus dans leur pays.

Cette idée qui est loin d’être isolée, est largement partagée non seulement parmi les jeunes en difficulté d’emplois, mais aussi parmi les plus aisés qui craignent l’insécurité ambiante en RCA. Ce dernier temps, on remarque de plus en plus le cas de fuite de certains cadres du pays en mission à l’étranger qui disent craindre pour leur vie. Mais le cas du garde rapproché du président TOUADERA pousse énormément les centrafricains à se questionner sur l’état réel de leur pays.

Il a entendu quoi dans la bouche du président pour ne plus revenir au bercail ?

C’est la question que se posent certains membres de sa famille qui a eu la nouvelle. Pour eux, une mauvaise odeur répond sur le pays. Pour le centrafricain lambda, pour quel intérêt un garde rapproché d’un président de la République peut-il se permettre de prendre la fuite dans un pays occidental? Étant l’un des soldats les mieux payés et en plus neveu du président TOUADÉRA, on se demande pourquoi un tel acte?

Pour certains, ce militaire et parent du président Faustin TOUADERA ne faisait pas partie des gardes très rapprochés de son oncle TOUADERA, mais inscrit dans l’ordre de mission du président pour lui faciliter les tâches du visa. Cela s’apparente à un trafic d’être humain. Si c’est le cas, le président TOUADÉRA serait dans l’obligation de faire toute la lumière sur cette affaire. Le temps de démenti est révolu, il faut une enquête parlementaire transparente afin d’éclairer le peuple.

Selon nos sources, l’homme est toujours dans la nature et serait en route pour Washington.

Le 16 septembre dernier, le président Faustin Archange TOUADÉRA avait quitté Bangui à la tête d’une importante délégation officielle à destination des Etats-Unis via Italie afin de participer à la 71ème Session Ordinaire de l’Assemblée générale des nations-Unies. Ce voyage très coûteux à l’Etat centrafricain semble se transformer à un voyage touristique de cette importante délégation présidentielle.

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RCA: QU’EST CE QUE LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ATTEND DE LA DIASPORA ?

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RCA: QU’EST CE QUE LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ATTEND DE LA DIASPORA ?

 

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Bangui le 25 septembre 2016. 10:55′.
Par: Bernard SELEMBY DOUDOU.

A l’instar de ses pairs, le President de la République a pris part au traditionnel sommet de l’ONU à New-York aux États Unis. Le thème retenu pour ce sommet porte sur la problématique des migrants. De retour, le President de la république en escale à Paris propose de rencontrer la diaspora dans un hôtel parisien afin d’échanger positivement sur la situation tous azimuts de notre chère nation. En procédant ainsi, le citoyen lambda se pose la légitime question de savoir ce que le President de la république attend de la diaspora et de cette rencontre. La diaspora par définition est la dispersion d’un peuple ou d’une ethnie à travers le monde. Certains ont quitté le pays pour rechercher des diplômes de haut niveau, d’autres pour se mettre à l’abri des conflits armés ou ont quitté la terre des ancêtres à cause de la mauvaise gouvernance. Certains membres de la diaspora ont gardé le lien ombilical avec leur pays d’origine, d’autres pour des raisons administratives n’ont de lien que de fait. Il faut noter que la diaspora est un réservoir de savoir, de connaissances, une banque de compétences dans différentes branches d’activité mais les autorités du pays se rapprochent de tradition par cooptation ou clientélisme des membres de la diaspora qui ne sont pas des personnes ressources. Ainsi, elles cooptent et sollicitent les services des coquilles vides qui pensent à tort et avec arrogance que seule leur présence en France justifie une valeur ajoutée pour la Centrafrique. L’initiative du President de la république de rencontrer la diaspora de France et Europe est salutaire et permet à tous ceux qui se réclament centrafricains d’échanger avec les décideurs politiques pour créer un cadre de réflexion pour que la diaspora ait des impacts au niveau local. Pour éviter de mettre la charrue avant les bœufs, quelques questions nous brûlent les lèvres.

Combien de rencontres de ce genre ont été déjà organisées par le President de la République depuis son élection ? Combien ont été organisées par ses prédécesseurs ? Quelles ont été les suites réservées ? La diaspora centrafricaine à travers le monde entier veut croire aux nouvelles autorités car depuis leur avènement, elles multiplient de bonnes intentions mais le pragmatisme doit être au rendez-vous. En presque six mois de gouvernance, le gouvernement a fait appel aux compétences de la diaspora .

Quels ont été leur impact ou emprunte sur le développement socio-économique du pays ?

Les centrafricains ont d’ores déjà pris conscience du rôle de la diaspora dans le développement de leur pays d’origine. Elle constitue une force in

contournable et veut imiter leur frère malien et sénégalais. Le transfert d’argent en provenance de la diaspora représente une part importante de l’aide au développement. Les apports de la diaspora peuvent contribuer de manière significative à transformer les économies nationales. Certains ont initié au pays des petites et moyennes entreprises dont la gestion est beaucoup plus confiée aux membres de la famille qui n’ont pas les compétences managériales requises. A cela s’ajoutent le manque d’études de faisabilité, le manque d’études préalable du marché qui précipitent ces initiatives à la banqueroute. Fort de ce qui précède, nous exhortons le gouvernement de créer les conditions nécessaires d’implantation et d’accompagnement car ces initiatives sont génératrices d’emploi. L’Etat peut s’employer à garantir les aides techniques et financières auprès des banques locales en faveur de la diaspora, d’alléger les formalités de création et d’implantation des sociétés et surtout d’accorder des exonérations douanières et/ou fiscales pendant une période déterminée. L’Etat centrafricain doit considérer la diaspora comme des partenaires économiques et aussi comme des acteurs du jeu démocratique car elle apporte une clairvoyance et porte des critiques acerbes sur la gestion de la chose publique. L’Etat peut en outre solliciter les expertises, les consultations ou recruter des experts centrafricains vivant à l’étranger et hautement qualifiés au lieu de décaisser des sommes faramineuses pour des experts étrangers. Nous espérons in fine avoir esquissé de façon non exhaustive les différentes attentes du Chef de l’Etat dans l’espoir qu’une attention particulière sera réservée à la diaspora dans l’optique de la reconstruction de notre chère patrie émiettée par les conflits armés. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections
Tel : 0666830062

RCA: AUX ASSISES DU PRINCIPE DE GOUVERNEMENT EN RCA.

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RCA: AUX ASSISES DU PRINCIPE DE GOUVERNEMENT EN RCA.

 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image28.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>imageBangui le 24 septembre 2016.10:05′.

Par: Robert ENZA

Nous devrions apprendre à nous appliquer une gestion basée sur le principe de gouvernement, visant à créer un véritable État. C’est-à-dire, qu’il s’agit avec les représentants du peuple, de décider de la nature et de l’étendue des fonctions qu’ils jugent à propos de constituer « les services publics ».

Des services publics à valeur ajoutée et à juste prix qui répondent à nos besoins. Des services publics qui poursuivent des objectifs de rentabilité publique. Par principe toutes les fonctions de l’État devraient être en concurrence appréciés et approuvés par les représentants du peuple sur des critères : de contenu de mission, de volume d’activités et d’objectif de rentabilité publique. L’Exécutif ne devrait plus à sa seule guise créer les services et les fonctions de l’État.
Le Législatif devrait émettre ses avis sur la taille de l’État à créer pour assurer la république. L’Exécutif n’est pas supérieur au Législatif. Les deux (2) pouvoirs sont conjoints en démocratie.
Le législatif a un pouvoir réel de conseil et de recadrage des actions de l’État et ceci dans l’intérêt général des populations qu’il représente.
Par principe l’État doit équilibrer ses comptes de charges et de revenus pour une meilleure performance de la gestion publique. L’épaisseur de l’État se traduit dans les dépenses de fonctionnement. Il faut moins d’État pour plus d’investissements.

Les fonctions politiques sont des plus nombreuses et des plus budgétivores. L’Etat n’a jamais couvert les charges inhérentes à la défense, à l’éducation, à la santé, etc… sur son vaste territoire de 623983 Km2.
L’État développe lui même une culture de consommation improductive justifiée par les paiements des salaires, au détriment de la production de l’économie qui libère l’énergie sociale.
Le principe de gouvernement a l’avantage d’apporter la transparence, l’objectivité et est basé sur la réalisation d’un programme clair d’investissements publics et la réduction du fonctionnement de l’État.
Un programme économique et social structuré qui permet la participation de tous : le gouvernement, l’assemblée, les partis politiques, les associations et la population.

Parce qu’ils sont les acteurs potentiels du pouvoir dont l’État doit s’en servir pour mener sa mission. Il faut savoir les rassembler, les mettre en groupe de projet qui constitue un stock d’informations et de connaissances nécessaires sur les problèmes de l’État qu’on veut traiter et, partant de là, possède un potentiel imaginatif et associatif bien supérieur à celui d’individus isolés. Les membres doivent s’entendre et se comprendre ; ils sont motivés au regard des problèmes de l’État à résoudre.

Tout projet consomme beaucoup d’énergie et il faut savoir la renouveler; ainsi l’engagement des membres et de leur choix dans le projet est important afin d’éviter tout défaut psychologique d’incapacité et d’inaction.
La gouvernance est une des causes de nos difficultés, mais ce qui est à évoquer à ce sujet c’est les qualités du caractère des managers qui nous gèrent. La gouvernance est une politique, c’est-à-dire une action, un ensemble de décisions que l’on prend, de choses que l’on fait, de risques que l’on assume et, le tout avec l’appui des populations dans une cohérence d’objectifs managériaux.

Le management n’est pas un truc, il faut avoir des qualités de chef. C’est la qualité du manager qui fera la différence. L’histoire des peuples comme des entreprises témoigne de façon irrécusable de l’influence du chef quant au destin d’une nation.
C’est les qualités du chef, sa façon d’être, ou de faire, sa vision des objectifs et, sa seule présence, jouent un rôle considérable sur l’efficacité de ses collaborateurs car il est différent d’eux parce qu’il sait qu’il est responsable infiniment en cas d’échec.

Tout le mal de notre pays vient de l’État et de ses dirigeants venant tous du secteur public et non du monde de l’économie; de son incompétence chronique liée à des traits culturels caractérisés par une inconscience à toute épreuve, une naïveté, et des dirigeants n’ayant aucun sens des principes de développement, aucune rigueur et ni volonté de puissance. Des dirigeants qui vivent dans une excessivité conviviale et le refus à tout conflit.

Un État traditionnel, quand une remise en cause de ce qui existe est toujours mal vue et comprise comme un défi aux réalisations et leurs auteurs, imprécision des objectifs de gouvernement, absence de sanctions objectives, le mythe du chef et de ses courtisans, le trafic d’influence, le népotisme accru, l’omniprésence de la mentalité communautaire qui entraine des obligations (allégeance, protection, redistribution) sont des facteurs paralysants.

Un État des dettes et des aides. Un État des fêtes autour du chef. Toutes ces caractéristiques font de notre État, un État attardé, nain, primitif, isolé et ignorant de tout concept de modernité.
Il s’agit là d’une question d’état d’esprit qu’il faut révolutionner : penser et agir autrement pour apporter la gouvernance.

L’échec nutritif de nos gouvernements a conduit à l’échec destructif des agents de l’Etat et par la suite à l’effondrement de l’État.
Cette crise est la conséquence imparable des mauvaises gouvernances. A nous maintenant, de nous opposer à la mauvaise gouvernance.

Les promotions à des postes de responsabilités portent souvent sur des personnes irrésolues, des sublimées qui ne correspondent pas à leurs postes et qui ne portent pas le défi de fournir à l’État un service.
Nous devons avoir un état d’esprit qui doit s’adapter aux principes et aux caractères rigoureux du progrès.

En fait, l’on se pose tous cette question, qu’est ce qui fait qu’une organisation ou un individu réussisse une action, une mission, quel est le processus qui permette de connaître la réussite.

Si réussir est le but de toute organisation, il doit exister une énergie ou une force permettant de canaliser cette réussite. D’où vient cette énergie et comment se transforme-t-elle en succès.

L’énergie humaine joue un rôle prépondérant dans le développement de tout individu ou d’une organisation en occurrence. Il faut savoir convertir cette énergie en une atmosphère intense. La source de cette énergie et le mécanisme qui la transforme en force motrice est à l’origine du succès.

Mais qui est à l’origine de cette transformation ? C’est la personnalité de l’organisation. Donc, c’est la personnalité elle-même de l’ÉTAT qui devait être à l’origine de la transformation.

La personnalité comprend tout ce que représente l’ÉTAT, c’est-à-dire l’ensemble vivant et intégré de ses éléments constitutifs de notre société à savoir : les moyens matériels et financiers, les compétences des hommes, les associations, les partis politiques, les syndicats, la population et l’extérieur.
L’ensemble de tous ces éléments cités est source d’énergie inépuisable et exploitable. Donc la personnalité de l’ÉTAT c’est l’ensemble vivant de tous ces éléments intégrés qui la constituent. Si l’État ne dégage pas de personnalité suffisante vis à vis de sa population et de l’extérieur, il ne saura s’affirmer, il perd son pouvoir.

Donc le Gouvernement, l’Assemblée nationale, les Associations, etc.., ne doivent pas être politiquement détachés, distants, cloisonnés et isolés car ces éléments dont la mise en mouvement peut créer la grande énergie dont l’ÉTAT aura besoin pour la réussite de sa mission.
Avoir à l’esprit que réussir a besoin d’énergie. L’énergie est à la base de la réussite et de toute activité humaine.

Les acteurs doivent être unis et mobilisés dans un esprit discipliné pour mener conjointement la mission. Les acteurs sont de même nature et non différente. Ils doivent être ouverts à l’un à l’autre, à l’esprit d’entreprise, pas d’ambition personnelle autre que celle de réussir ensemble. Pas de maladresse, pas d’orgueil, pas de rancune et pas de trahison. Tout le monde doit être unis dans la mission, un challenge et un défi que la nation leur reconnaitra, s’ils réussissent.

Mais une autre question de fond nous préoccupe cependant, notre pauvreté à soutenir un état de développement. Les activités qu’exercent les centrafricains n’ont pas de portée économique pour soutenir un Etat. Ces activités sont considérées comme des activités de subsistance et de lutte contre la pauvreté, elles sont affranchies de toute contrainte fiscale légale. Ces activités pourtant dynamiques et pleines de souplesse ont plutôt créé une économie de subsistance rigide au détriment de l’économie de développement.

C’est parce que ceux qui gouvernent n’ont jamais eu à l’idée de travailler pour la création d’un Etat ; ils se sont contentés de la gestion administrative du fonctionnariat au lieu d’ouvrir des horizons aux populations. Mais comment faire exister l’Etat ? C’est l’effort constant des membres de la société pour vivre et se développer aux dépens des uns et des autres qui fait exister un Etat.
La pauvreté en Centrafrique est-elle qu’elle transcende l’infortune personnelle et l’incapacité des centrafricains à se prendre en charge et à améliorer leurs conditions de vie, et les limites personnelles de ceux-ci.
La pauvreté chez nous tend à désigner une situation globalisant la faiblesse physique, morale et intellectuelle. C’est le sous-développement social.
Les indicateurs macroéconomiques (PIB) sont des indicateurs qui ne portent pas sur l’évaluation de l’impact social, ils ne collent pas à la réalité de la vie des centrafricains vivant de la pauvreté depuis déjà un demi siècle.

La pauvreté, cet ennemi qui vit en nous. Cet ennemi qui contrecarre toutes nos bonnes volontés. Elle est comme un virus dans notre corps. La pauvreté est notre faiblesse. Elle nous a réduit à l’état de chose.

La pauvreté nous expose à toutes les vices : la corruption, la manipulation, la soumission, la traitrise et la paresse. Le pauvre produit moins où presque pas. Le pauvre ne pense qu’à demander. La pauvreté a atteint notre propension marginale à penser. Elle nous dépossède de nos facultés à penser et réduit notre jugement.
La pauvreté est la cause de l’effondrement du sens de la responsabilité dans notre pays. Cette pauvreté devenue morale, est dans notre subconscient. Mais comment combattre la pauvreté : c’est par le travail, un travail acharné qui génère de revenus permanents.

Il faut exercer notre esprit à la créativité. Il nous faut créer des activités tous azimuts générateurs de revenus pour résorber le problème de la précarité dans notre pays, source de pauvreté.

La pauvreté, elle affecte la large couche sociale. Le chômage et les sous-emplois au sens de travail rémunéré ont pris des proportions chroniques et alarmantes en créant des inégalités sociales très profondes dans la population. 80% de notre population vivent dans l’extrême précarité.

Cette pauvreté a poussé la population vers le secteur informel, basé sur des organisations familiales, il permet aux familles de vivre et à ses membres de s’occuper. L’agriculture est le secteur qui occupe les ¾ de la population active, estimée à près de 3 millions d’individus. Les produits agricoles sont destinés et limités à la consommation familiale.

L’Etat est privé des recettes fiscales indispensables aux investissements publics pour créer un « effet d’encombrement » avec les investissements modestes du secteur privé, lui aussi resté nain, et qui a du mal à se développer.

A la faiblesse de l’économie, il faut ajouter le manque de capacité humaine, matérielle et institutionnelle, l’inertie des administrations, le manque de main d’œuvre qualifiée possédant un bon niveau d’éducation nécessaire au travail, l’étroitesse du marché intérieur, la faible monétarisation de l’économie, le très faible pouvoir d’achat, tous ces effets conjugués font de l’économie de notre pays une économie de subsistance et donc d’un État pauvre.

Il va de soit que notre Etat n’est pas pris en charge par les activités qu’exercent ses populations, conséquence, l’État ne peut compter sur ses fonds propres, du moins. L’État doit créer de l’économie, la condition de la renaissance. Si non sa présence sera toujours inefficace sur tout le territoire et manquera à sa mission d’institution suprême.

TOUADERA est habité par une très grande énergie personnelle et de volonté. Mais pour sortir de la situation actuelle il nous faut inventer une grosse activité nationale transversale pouvant relancer l’économie en dépit de l’insécurité et de toutes choses.
Le travail responsabilise l’homme et lui donne de l’envie d’avoir une vie de famille, le travail peut aider à désarmer.

Robert ENZA

Centrafrique: Ministère de l’environnement, Le désordre s’accentue et la Ministre très isolée.

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Centrafrique: Ministère de l’environnement, Le désordre s’accentue et la Ministre très isolée.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image31.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ministre de l'environnement.
Ministre de l’environnement.

Bangui le 23 septembre 2016.1:40′
Par: Fortuné Boberang, journaliste stagiaire.

On ne comprend plus rien dans l’environnement Centrafricain, alors que le Chef de l’Etat cherche à resoudre les problèmes d’ordre ethnique, tribal, certain membres du Gouvernement tire sur les ficelles pour que le pays replonge dans une crise politico militaire, ce qu’on reprochait dans les régimes précédent est la gestion clanique, ethnique et tribale des biens de l’Etat, un des membres du gouvernement qui ne ménage aucun effort de pouvoir destabiliser le gouvernement en place, en étant son maillon faible est la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable, des Eaux, Forêts Chasse et Pêche, Madame SOMBO DIBELE Arlette se considére comme une souveraine, une monarque au service de personne, elle dirige ce ministère en s’appuyant sur des liens de parenter, d’ethniques et de clientélisme, d’ailleurs d’après de source elle n’a pas grandi en RCA, longtemps au service d’un autre pays, n’a aucune réalité du pays, elle n’a connu que la République démocratique du Congo, les réalités ne sont pas les mêmes, elle ne connait pas la misère, la souffrance que le peuple centrafricain a enduré pendant de nombreuses années.
Elle est entrain de mettre en mal le processus de reconciliation que le chef de l’Etat et le Gouvernement de Simplice SARANDJI se battent jour et nuit pour sortir ce pays de l’impasse et qui ne concerne pas seulement les groupe armées, mais tous les citoyens centrafricains de toutes les couches sociales, réligieuses et ethniques.
En effet la ministre avait taillé un organnigramme qui ne répond pas au aspiration du Ministère, la dénommination du Ministère donne une idée sur la priorisation des activités du Ministère, nous savons que l’accent doit être mis sur l’Environnement, puis le Développement Durable et enfin les Eaux, Forêts, Chasse et Pêche ( Source selon les experts du Ministère de l’Environnement), chose que Madame la ministre ne comprend pas et s’entête dans cette voie, elle a également pour des raisons que tout le monde ignore se séparer depuis la prise de ses fonction de trois chauffeurs du ministère qui ont jeté l’éponge a cause de son comportement, d’après certaines sources, cette derniers est une femme insolente, téméraire traitant ces collaborateurs comme des moin que rien, elle aime insulter dicter ses ordres , refusant toute compréhension, use de son pouvoir pour maltraiter son prochain, a la limite, elle n’a pas de limite.
Une autre scène extrêment grave, est qu’elle a constituer une liste de ses parents, amenant des stagiaires qui se font payer sur le dos du Ministère, elle fait des affaires louches, elle est entrain de piller le ministère non seulement de ses ressources haumaines, mais également de ses ressources financières, ces collaborateurs ne traitent aucun dossier, tout se passe entre elle et son directeur de Cabinet Monsieur KONGBO Vincent, son valet qui n’a aucune carrure de technicien du domaine, aucune légitimité auprès de ces collaborateurs, ce dernier voulant faire signer des documents financiers aux Fonds National de l’Environnement (FNE), document rejetter par le CAS-DF (le CAS DF gère le Fonds des Eaux et Forêts), chose que depuis la mise en place des textes organnique régissant l’organisation des institution de l’Etat, le Ministère possède deux directeurs de Cabinet, celui de l’Environnment et celui des Eaux et Forêts, le directeur du FNE est rattaché au DIRCAB de l’Environnement, mais hélas, chose patétique, la Ministre prend une note de service pour mettre fin à la fonction du DIRCAB de l’Environnement (Voir note en Annexe). On ne comprend plus rien a t-elle le pouvoir d’abroger un décret, on vit ou la, on n’est pas au Zaïre ( actuelle République Démocratique du Congo). Il y’a qu’un décret qui peut abroger un décret, une note de service n’a pas de valeur juridique et pourtant elle même soit disant est juriste (ses compétences managériales et ses diplomes reste à vérifier), alors d’après cette note seule le DIRCAB des Eaux et Forêts assure les fonctions des deux Ministères.
Autre chose encore extrêmement grâve est la mise à l’Ecart du directeur de la Forêts et celui de la faune, refusant de délivrer des certifications a certaines sociètés forestières, encore et encore une note de service pour mettre fin leurs attributions et désormait assurer par le DIRCAB des Eaux et Forêts.
On se demande a quel jeux joue la Ministre de l’Environnement et son parent et valet le DIRCAB, tout le monde le connait, attenton Monsieur le Président de la République, monsieur le premier Ministre, depuis des mois on attire votre attention sur le cas de la ministre de l’Environnement, le tissus social et économique s’est considérablement dégradés ces dernières années, n’ya t-il pas des fils et filles dignes de ce pays pour gerer au mieux les affaires de l’Etat, elle se dit intellectuelle, mais plus que qui, connait- elle véritablement les références de ces collaborateurs, leurs mérites et leurs services rendus à la nation Centrafricaine, une étrangère qui vient dans un pays qui cherche a panser ses plaies, se retrouve sur une situation plus cruelle avec certain membre du gouvernement cherchant que coûte que coûte a destabiliser le régime actuel, en divisant les cadre du Ministère, certain des antibalaka, d’autre des séléka, d’autre des moins que rien, jugeant les gens s’il vous plait a leur juste valeur, le minimum d’effort qu’il fournisse, les encourageant, les poussant a s’améliorer au lieu de jouer au tintin.
Une fois de plus la RCA a des problèmes d’ordre financier, mais chers compatriote s’aviez vous combien génère le ministère de l’Environnement et des Forêts, la composante environnementale a elle seule des milliards émanant de la conservation de nos forêts, un exemple concret est la Forêt de Bangassou ou chaque année on verse à la RCA un montant de 42 Milliards de francs CFA et d’ailleurs pour information une partie de l’argent de cette année a été versée, mais détourné.
Alors pourquoi ce floue au Ministère de l’Environnement, on veut de la transparence, une audit sera la bienvenue.
Affaire à suivre.

RCA: Le président Faustin Archange TOUADERA,Cinq mois Pour Rien !

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RCA: Le président Faustin Archange TOUADERA,Cinq mois Pour Rien !

 

 

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par: Chancel SEKODE.
Il ne m’est jamais familier de prendre la plume au tout début d’un quinquennat pour lancer l’alerte, mais la singulière détérioration de la situation politique et sécuritaire de ces derniers jours dans mon pays m’oblige à le faire. En effet, en tant qu’homme politique engagé pour la bonne cause, celle de rendre à mon pays une partie de tout ce qu’il m’a donné, comment rester indifférent et muet face à l’interminable souffrance du peuple centrafricain ? Rester muet face à la nouvelle flambée de violences en cours, ce n’est rien d’autre qu’une faute morale.

Le Gouvernement SARANDJI malgré sa sarabande n’incarne pour l’instant que des symptômes régressifs d’un nouveau chaos prévisible.

Certes, d’aucuns diront que le Professeur TOUADERA est aux affaires depuis seulement cinq mois. Mais dans la situation actuelle, où l’on assiste avec stupéfaction à l’impuissance de l’État à rétablir un minimum de sécurité notamment dans plusieurs villes de provinces de notre pays, il faut rompre le silence.

Oui, dans la situation où se trouve la Centrafrique depuis 2013, les centrafricains attendent d’abord d’un Président de la République qu’il leur permette d’espérer dans un nouvel avenir. Hélas, en presque un semestre d’une gouvernance dite de « rupture », c’est sans doute ce qu’on appelle un sans-faute, je m’attendais personnellement au pire, au moins de ce point de vue, je n’ai pas été déçu, à l’image d’une immense majorité de centrafricains qui doutent déjà de l’incapacité des autorités actuelles à garantir un minimum de sécurité.

Je pense qu’il y a un travail urgent à engager. Il faut sans délai mettre fin au clientélisme, à la fusion-confusion-compromission, à l’impunité qui gangrène la vie de la cité, si le gouvernement veut réellement bouter l’insécurité hors du territoire national. Mais qui peut imaginer qu’on peut réussir en faisant des appels du pied à ceux-là mêmes qui ont -d’une manière ou d’une autre, été et qui continuent d’être à l’origine des souffrances du peuple centrafricain ?

D’aucuns me diront encore que le pays a besoin d’une union sacrée autour d’un chef de l’État pour rebondir, d’une majorité soudée pour venir à bout des forces négatives quelles qu’elles soient. Mais moi, je dis que la majorité ne veut absolument pas dire naïveté, l’union sacrée ne signifie pas lâcheté.

Une politique de gribouille, c’est regarder l’avenir dans le rétroviseur.

Que pense le régime de TOUADERA de plusieurs dizaines de personnes sauvagement abattues ces derniers jours au village NDOMETE  dans la NANA-GRIBIZI ? Que dit le Ministre de la Défense par rapport aux incursions des bandes armées dans la Sous-préfecture de Kouango ayant occasionné de nombreuses pertes en vies humaines parmi les pauvres paysans ? Enfin, quel est le véritable plan de Sécurité mis en place par le Ministre SERGE BOKASSA pour garantir un brin de protection aux populations centrafrica ines ? Poser la question, c’est même déjà y répondre.

Oui, les centrafricains ont la réponse à ces interrogations : C’est se chamailler à longueur de journée avec la Minusca. C’est faire des yeux doux aux ANTI-BALAKA. C’est baisser la culotte devant la SELEKA. C’est attendre tout de la MINUSCA. Un jour on convoque les responsables de la SELEKA au Palais de la Renaissance pour discuter de la paix, mais avant même que l’on soit passé à la journée suivante, ces mêmes SELEKA tuent, pillent et saccages de pauvres innocents. Un matin on apprend qu’un gros requin des ANTIBALAKA s’est fait arrêter pour répondre devant la justice de son pays, le soir l’on apprend qu’il est remis en liberté. Un temps on nous fait croire qu’une colonne de mercenaires de la SELEKA a été stoppée et neutralisée par la MINUSCA entre Damara et Sibut, un temps l’on apprend qu’ils se sont évaporés dans la nature.

Cinq mois pour rien, ni propositions concrètes ni plans de pacification concrets, bref : Une véritable politique de gribouille. Le pouvoir exécutif oublie que quand on pratique une politique de gribouille, c’est qu’on regarde l’avenir dans le rétroviseur. Oui, quand on tresse des lauriers aux fossoyeurs de la République, c’est le peuple qui rêve éveillé.

Face à ce grand Rien, il faut à la Centrafrique une thérapie de choc.

Cinq mois pour rien, quel gâchis ! Il est vrai que le Président TOUADERA a été élu sur la base d’aucun programme de société. Disant cela, certains auront des lubies en me qualifiant de haineux. Pourtant, loin s’en faut. Je ne suis pas dans cette logique.

Que reste-t-il du programme baptisé « Les 100 JOURS » concentré par des soi-disant experts politiques représentant la classe politique centrafricaine ? Une longue litanie de mensonges. Que font les députés de la nation face à tous ces crimes récurrents ? Rien ! Cinq mois pour rien !

La RCA ne doit pas rester immobile. C’est pourquoi, il est temps de définir une véritable ligne de gouvernance politique. Il est temps d’incorporer rapidement et efficacement les soldats de la MINUSCA dans cette logique -pas simplement de force d’observation- mais de forces d’action, par la stricte application du mandat qui est le leur. Nous savons que sans nos Forces de Défenses et de Sécurité, ce ne sera pas chose facile.

Mais en attendant la refondation des FACA, la MINUSCA doit arrêter avec sa politique du tourisme diplomatique. Elle doit agir pour non simplement dissuader, mais surtout neutraliser en cas d’attaques contre les populations civiles.
Il faut donner un singulier coup d’accélérateur au processus de DDRR. En y impliquant réellement et pleinement les vrais acteurs pour éviter toutes éventuelles déconvenues.

Il faut refonder profondément la chaîne pénale, gage d’une véritable justice républicaine. On ne doit pas transiger avec la République. Aucun citoyen n’est en-dessous des autres. Mais aucun centrafricain n’est au-dessus des autres. Quand un citoyen commet une infraction, il doit être jugé, quand un citoyen commet un crime, il doit être condamné. L’impunité ne doit pas être une fatalité en Centrafrique. Quant aux éléments étrangers, la question ne devrait même pas se poser. Alors pourquoi continuer avec une politique du spectacle qui cache bien des choses réelles ?
On peut encore éviter toutes éventuelles déconvenues. Tout est encore possible, à condition de trouver les bonnes formules et surtout de bons managers et les bons endroits.

Que celui qui a des oreilles entende ! Vive la République une et indivisible pour que vive la Centrafrique !
Lorient le 21/09/2016

Chancel SEKODE, homme politique engagé.