Centrafrique : A quand le Conseil d’Administration de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0188.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Directeur Général de L’ACFPE Jean-Pierre Douzima. Crédits CNC.
Bangui, le 8 juin 2017.
Par : Alain Nzilo, Directeur de Publication du CNC.
La loi portant création de l’ACFPE a très bien défini deux organes de gestion de l’Agence Centrafricaine pour le Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) en tant que Office Public et jouissant d’une autonomie financière et administrative Il s’agit de 1°) Un Conseil d’Administration composé de 5 membres dont 2 représentants du Patronat, 2 représentants du Syndicat représentatif des travailleurs et 1 représentant du Ministère de Tutelle c’est-à-dire le Ministre de la Formation Professionnelle et de l’Emploi qui n’a jamais existé dans notre pays. La tutelle de l’ACFPE est noyée dans la Fonction Publique. 2°) Une Direction Générale composée de deux directions techniques dont une pour l’emploi et l’autre pour la formation professionnelle. Une troisième direction d’appui dénommée direction administrative et financière.
Il y a aujourd’hui un an, jour pour jour, que le Conseil d’Administration de l’ACFPE dirigé par Monsieur Théodore LAWSON a vu son mandant expiré. Les membres de ce Conseil n’ont jamais été formellement notifiés par décret parce qu’ils sont nommés par décret. Le Directeur Général, rattrapé lui aussi par la retraire depuis janvier 2017, donc expiration de mandat, s’accroche par contre désespérément à son poste sans qu’un quelconque contrat spécial dédié aux régimes des retraités lui soit accordé. Il s’accorde à dire qu’il est nommé par décret et qu’il doit être relevé par décret. Quel en est le cas des membres du Conseil d’Administration pour qui Jean-Pierre DOUZIMA ne convoque plus de conseil sachant pertinemment que leur mandat peut être reconduit tacitement. Du coup cette situation de double vacance octroie l’opportunité au tandem PIRI et DOUZIMA de mener le bateau à leur guise.
En d’autres termes, l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) fonctionne sans organe de décision. C’est un pilotage à vue décidé à travers des programmes d’emploi. Même le budget 2017 n’a jamais été adopté puisque le Conseil d’Administration n’a jamais siégé.
Outre ces organes de gestion, le législateur a confié trois principales missions à l’ACFPE et lui a délégué le pouvoir de recouvrer directement la contribution patronale évaluée à 2% de la masse salariale. C’est sur ces trois missions que l’équipe du CNC a enquêté pour dresser le bilan de douze années de DOUZIMA à la tête de l’ACFPE.
Point positif : Les liens de Fran maçonnerie, de tamboula ngangou, de rose croix, tissés par DOUZIMA avec la plupart des chefs d’entreprises ont permis de fidéliser la contribution patronale pour porter le niveau de recouvrement de 2016 à 1 Milliard de FCFA. C’est là que JP12 va se rendre compte qu’il va aller à la retraite et laisser cette masse d’argent bouffer par quelqu’un d’autre. Voilà la raison fondamentale qui hante DOUZIMA à remuer ciel et terre pour défier la loi de la retraite.
Points négatifs :
(i) s’agissant de la promotion de l’emploi, il existe beaucoup de mécanismes d’insertion professionnelle que les jeunes centrafricains peuvent en bénéficier. Par exemple, défiscaliser les entreprises au profit de l’emploi des jeunes. C’est un système certes très compliqué pour DOUZIMA. Pour l’heure c’est le Contrat d’Insertion Professionnelle en Emploi (CIPE) qui est maladroitement exploité car les bénéficiaires sont majoritairement des filles, généralement « copines aux amis ». Aucun rapport de stage n’est établi pour vérifier si le stage est concluant. Le taux de chômage ne cesse de grimper provoquant ainsi la prolifération des bandes armées, du banditisme, du braquage, de prostitution et de la délinquance juvénile, parce que l’ACFPE qui devrait palier à cela n’existe que pour le recouvrement de la contribution patronale. Il n’y a pas un professionnelle en matière d’emploi à sa tête.
(ii) s’agissant de la promotion de la formation professionnelle. Il y a deux options. La formation continue et la formation initiale. La formation continue est celle qui consiste à renforcer les capacités des salariés d’entreprises. A ce niveau DOUZIMA s’est contenté de faire du chiffre (milliers de salariés formés par an) et non de la qualité. Les formations sont dispensées au pifomètre sans une expression quelconque des besoins. En effet, la méthodologie qui permet d’identifier les besoins en formation des salariés est le diagnostic. Depuis bientôt sept ans aucun rapport de diagnostic n’a été établi par la Direction de la Formation et du Conseil en Organisations. Les entreprises ne bénéficient plus de conseil en organisation particulièrement en ce qui concerne la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, un catalogue est édité en grande pompe en France sans base d’ingénierie appliquée à la formation des adultes et diffusé péniblement par les retraités français de AGIR ou autres formateurs nationaux. La formation initiale, ce secteur a bénéficié d’un appui de l’AFD pour former les jeunes post primaires en apprentissage par les compétences et par alternance. Là aussi ce projet peine à démarrer à cause des multiples Avis de Non Objection (ANO) sur les TDR. L’AFD a dévié une partie du financement pour former les ouvriers des entreprises mobilisées sur les THIMO de Bangui et du projet LONDO. Malgré sa retraite DOUZIMA souhaite très vivement voir démarrer l’apprentissage par les compétences et par alternance. Une activité qui lui permettra de marquer un petit point.
(iii) enfin, la promotion de la libre entreprise, DOUZIMA avait encore fait piètre mine devant les partenaires, dans la démonstration du relèvement rapide des communautés. Pour lui, les jeunes diplômés devraient être privilégiés dans ce programme. Il n’y a pas de doute, il faut comprendre ce que c’est qu’une communauté victime d’un conflit et à la recherche d’un relèvement. Ce sont des centrafricains, diplômés ou pas diplômés, désœuvrés, déscolarisés, groupe armé, prostituées, filles mères, etc, victimes des événements et qui ont perdu leur boussole et qui ont besoin d’être réorientés par l’ACFPE à travers cet espace entreprise pour qu’ils aient un gain rapide pour se reconstituer.
Un bilan potentiellement négatif.
Aucune de ces trois principales missions assignées à l’ACFPE n’a été mise en œuvre pour satisfaire le besoin du Gouvernement. Tout est à refaire dans cette institution. Plusieurs contrôles effectués par l’Inspection Générale d’Etat, par l’Inspection Générale de Finances et par la Cour Compte n’ont apparemment pas abouti puisque DOUZIMA persiste et signe.
Selon une source concordante de l’ACFPE, PIRI Arthur, Ministre, Contrôleur Général des Entreprises et Offices Publics, agissant en lieu et place du Conseil d’Administration de l’ACFPE, toucherait mensuellement les indemnités du PCA tacitement en fonction. Il a unilatéralement décidé de ne plus octroyer les acomptes sur salaire aux personnels de l’ACFPE en leur demandant de s’adresser à leur banque. PIRI confond l’acompte sur salaire à un prêt.
Maintenant le personnel attend avec beaucoup d’impatience, la solennelle et bonne nouvelle, c’est de la prolongation de l’âge de la retraite du personnel de l’ACFPE à 65 ans pour faire plaisir à son acolyte DOUZIMA. Cette décision si elle devrait être prise fera le bonheur de l’ensemble du personnel qui n’attendait que cela. Comme quoi, à quelque chose malheur est bon.
Pourquoi ceux-là qui ont les mains toutes mouillées de sang et qui, normalement doivent s’attendre à un jugement digne de leurs forfaits s’agitent-ils pour être amnistiés ? Pas d’amnistie en Centrafrique vue la cruauté et la gravité des faits commis par ceux-là qui aspirent avidement à l’amnistie.
Coup de feu par-là, bruits de bottes par ci. Qu’est ce qui se passe ? C’est la question que se pose tout le peuple Centrafricain qui n’aspire qu’à la paix et rien que la paix. Qui alimente les violences et les tueries gratuites d’innocentes victimes à Koui, Bokaranga, Batangafo, Kaga-Bandoro et très récemment à Bria, Alindao, BANGASSOU et Mobaye ? Pense-t-on que de loin, on peut résoudre le problème du pays alors qu’on voit le maçon au pied du mur ?
Il n’y aura jamais d’amnistie en Centrafrique. C’est le vœu mortel du peuple meurtri et qui continue de souffrir dans sa chaire. Celui qui en doute un seul instant n’a qu’à convoquer un referendum populaire pour savoir ou alors connaître l’intérieur de la tripe des centrafricains. C’est un véritable et méchant venin. Un venin orienté adroitement vers Touadéra, objet de son choix à la magistrature suprême de l’Etat.
Le choix porté sur Touad est un choix de la majorité, c’est à dire des centrafricains. Pourquoi ne profite-t-il pas de cette opportunité ? Ce n’est pas de sa faute parce qu’il est entouré de ceux-là qui hier, étaient les diseurs de « TOUT VA BIEN ».
Attention, tout va bien alors que Bria, Mobaye, Alindao, Bangassou et toute la cohorte des provinces du pays brulent… Où est ce que le pays va ? Qui va arrêter cette hémorragie suicidaire ?
Il y a de quoi à dire mais qui ne servira à rien. Comme la langue et la bouche sont là pour parler et que notre devoir est de tirer la sonnette d’alarme, Corbeau New Centrafrique continuera à le faire.
VISA D’OR DE L’INFORMATION NUMERIQUE : APPPEL À CANDIDATURES 2017
Visa pour l’Image – Perpignan, France Médias Monde, France Télévisions, Radio France et l’Institut National de l’Audiovisuel lancent la seconde édition du Visa d’or de l’Information numérique France-info. Ce prix est organisé par le Festival avec le soutien des médias audiovisuels de service public.
Face au flux de l’information permanente, le Visa d’or de l’Information numérique France-info récompense un projet, un contenu, une création numérique – réalité virtuelle, interactivité, vidéo éditorialisée et postée sur les réseaux sociaux…- se distinguant par le choix, le traitement original d’un sujet d’actualité et par l’utilisation des nouveaux outils multimédias.
Doté de 8 000 euros, le prix sera remis le jeudi 7 septembre à Perpignan à l’occasion de la 29ème édition du Festival International de Photojournalisme Visa pour l’Image – Perpignan, lors de la soirée de projection au Campo Santo.
Les contenus doivent obligatoirement être en français ou en anglais et avoir été publiés entre le 27 juillet 2016 et le 27 juillet 2017.
Les projets présélectionnés par le festival seront présentés à un jury composé de personnalités du monde du web, de la photographie et des médias.
Pour rappel, le lauréat du Visa d’or de l’Information Numérique 2016 : Magnus Wennman pour « FATIMA’S DRAWINGS »,
avec des animations de Jenny Svenberg Bunnel, et produit par le quotidien national suédois Aftonbladet. Ce projet met en scène une petite fille syrienne réfugiée en Suède qui à travers ses mots et ses dessins – qui s’animent ensuite – raconte son terrible voyage, les souvenirs de son pays natal et sa vie dans son pays d’accueil.
Contacts presse
« Visa pour l’Image – Perpignan »
France Médias Monde France Télévisions Radio France
Au moment où les autorités du pays tentent par tous les moyens de s’organiser pour sortir la Centrafrique de ce bourbier politico-économique, certains esprits malins, qui voient d’un mauvais œil ces efforts, cherchent à tirer vers le bas ou même ralentir cet élan positif. Les banques, autrefois, vectrices de la croissance économique d’un pays, celles implantées en Centrafrique, se transforment dans le cas centrafricain, en des agents pathogènes nuisibles pour le Trésor public centrafricain. En cause, les séries de tromperies et d’escroquerie mises en place par une banque de la place pour siphonner le Trésor public centrafricain.
Au moment où la commission bancaire séjourne en Centrafrique pour son contrôle, grande est leur surprise d’entendre que les créances des banques centrafricaines sur l’État centrafricain ont fortement baissé. En effet, il n’y a pas longtemps, les banques ont réclamé à l’État centrafricain le paiement de leurs créances dont le montant avoisinait 35 milliards F CFA et que, face aux difficultés de la trésorerie que traverse le ministre des Finances et du Budget, l’ordonnateur principal, le ministre Henri-Marie Dondra avait rencontré l’association professionnelle des banques et aurait pris des engagements en vue de trouver une solution pour apurer ces engagements. Pour ce faire, il avait ordonné un audit du fichier de ces engagements pour s’en faire une idée nette sur le montant desdits engagements.
Grande est la surprise des auditeurs de découvrir qu’auprès d’une banque de la place, une série de supercherie bien organisée, notamment, le gonflement de la dette, l’augmentation des agios, des imputations comptables erronées sur les comptes de l’État est institué et mise en œuvre pour bien siphonner l’État centrafricain. Pourtant, cette banque est très connue et a des filiales partout en Afrique de l’Ouest et du Centre.
D’après la première conclusion de l’audit, de 35 milliards F CFA de créances annoncées, elles ont été revues à 26 milliards F CFA. Un écart de près de 10 milliards de F CFA. Cette supercherie et vol en série, auraient poussés le ministre des Finances Henri-Marie DONDRA a décidé d’une opération de titrisation de ces dettes avec la banque centrale.
Si certaines banques centrafricaines se sont plongées dans ce genre d’escroquerie, cela prouve clairement qu’elles ne sont plus les actrices du développement de Centrafrique, mais plutôt, comme les groupes armés, des agents destructeurs de sa croissance inclusive et que cela ne peut se faire sans la complicité des agents du Trésor public.
Ainsi, les Centrafricains lambda se demandent si l’État, détenteur de forces publiques, est escroqué sans crainte aucune de cette manière, quels seraient leurs sorts ? Affaire à suivre !!!!
Les victimes de la crise en République Centrafricaine réclament une justice sur les atrocités commises par l’armée tchadienne sur le territoire centrafricain. Réunies en collectif, ces victimes de la crise que la République Centrafricaine a connue de 2003 à 2013, demandent à l’ONU, au Tribunal Pénal International (TPI), à la Cour Pénale Internationale (CPI) et à la Cour Pénale Spéciale (CPS) d’ouvrir une enquête internationale contre les ordonnateurs du déploiement de l’armée tchadienne en Centrafrique notamment président tchadien Idriss Deby Itno.
C’est à la suite du rapport de l’ONU sur les cas d’exactions commises en Centrafrique que les victimes réclament justice. Selon ce rapport de 400 pages publié le 30 mai 2017, 620 cas d’exactions sont commises par l’armée tchadienne en République Centrafricaine entre 2003 et 2013.
A cet effet, le collectif ces victimes demande aux juridictions internationales d’ouvrir une enquête visant les ordonnateurs du déploiement de l’armée tchadienne en Centrafrique plus précisément le président tchadien Idriss Deby Itno.
Pour Marguerite Vouta, responsable de ce collectif, le président tchadien doit être visé par une sanction internationale et jugé pour ses crimes en Centrafrique allant de 2003 à 2013.
Le collectif tient à féliciter l’ONU pour son rapport apportant la lumière sur les atrocités commises à l’égard du peuple centrafricain. Il témoigne par la même occasion la reconnaissance des victimes à soutenir la mission de l’ONU en République Centrafricaine pour la Stabilité.
Le président tchadien Idriss Deby Itno est à chaque occasion impliqué dans les changements de régimes par coup de forces en République Centrafricaine. Les rébellions en Centrafrique bénéficient souvent du soutien du pouvoir de Ndjamena pour renverser un pouvoir de Bangui.
En Centrafrique en général, et plus spécifiquement pour les travailleurs des secteurs de l’administration générale et privé, à Bangui, les transports en commun constituent un parcours de combattant pour l’usager. Malgré des efforts observables des particuliers investissant dans le transport, de la municipalité de Bangui ainsi que des partenaires expatriés à faciliter la liberté d’aller et venir à la population, la problématique d’emprunter un taxi, un minibus, un bus demeure tout un casse tête chinois constant. Le phénomène urbain qui ne date pas d’aujourd’hui, laisse absolument pantois tant le bout du tunnel n’est point perceptible. A se demander qui ou quel bâton magique retournera la situation pernicieuse à s’en arracher les cheveux ?
De mémoire de Centrafricain, les rues, avenues, boulevards de la capitale grouillent de véhicules de grosses cylindrées. A les voir dévaler à grandes vitesses ces artères, il est un enchantement pour le laissé-pour-compte, le désœuvré de bâtir des châteaux en Espagne. Malheureusement un tel rêve ne deviendra réalité. Il vaut mieux pour ceux-là de compter sur la possession des autres. Cela, malgré tout, sans peine aucune.
Nul n’ignore que les difficultés liées au transport en Centrafrique se posent avec acuité. Les scènes récurrentes de bousculade entre les clients désireux d’occuper une banquette les premiers aux arrêts des véhicules de transport à savoir, taxis, minibus et bus voire mototaxis. Quant aux masse et longue files d’attente, un tel tableau misérabiliste témoigne gravement de la pertinence du marasme dans ce domaine précis.
Diane Sanze-Gonana, habitante de Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui, en a conscience tout en déplorant : « Vraiment, la situation de transport en commun dans notre grande ville est un problème très préoccupant pour nous les travailleurs. Il nous faut chaque jour, femme et homme, jouer des muscles pour avoir de la place dans un bus ou taxi ». La carence flagrante de moyens de transport contraint des parents tenant à l’avenir de leurs enfants à se saigner à blanc, en prenant attache avec des conducteurs de taxi moto afin de remédier au manque. Une telle entreprise n’est pas sans risque réel pour certains fruits verts de lycéennes n’ayant pas atteint leur majorité mais dont des garçons mal intentionnés peuvent abuser de leur naïveté.
Yvon MBARI, un parent d’élèves qui ne perd pas de vue le danger, déclare : « Nous sollicitons à cœur gros le service de ces mototaxis pour qu’ils déposent à temps nos enfants à l’école compte tenu des difficultés de transport ».
Eu égard à ces difficultés délicates et financièrement insurmontables, le gouvernement centrafricain a, dans un passé récent, passé des accords de partenariat avec les Indiens en vue de mettre en place une société nationale de transport urbain. Les Centrafricains se seraient réjouis quelques mois à peine pour vite déchanter tant leur calvaire reviendrait au galop. La SONATU n’a pas encore fait son temps que tous ces véhicules se remirent sur cale. De valables raisons sous-tendent la descente précipitée de SONATU aux enfers. L’état de nos rues, avenues, et boulevards, ne favorisent guère une gestion économique devant appâter les bailleurs dignes d’investir efficacement dans le secteur pourtant très juteux. Ensuite, l’équipe managériale de la société a fait rapidement piètre figure dans la gestion qui n’a pas manqué de faire péricliter l’entreprise.
Face à la pénurie de transports urbains, beaucoup d’habitants de la capitale ont fait un choix sans appel de marcher à pied. Parfois, pendant des heures et des heures, pour se rendre à leur lieu de travail.
Pour contourner l’épineux problème, la municipalité de Bangui avec l’appui du gouvernement centrafricain, a pris langue avec la société béninoise Benafrique, En ce moment, la compagnie est en train de faire de son mieux pour juguler le mal du pays de F.A.Touadera.
Pour un économiste contacté, l’Etat doit mettre en place une politique cohérente de transport en commun sur le plan national, avoir par ailleurs une société nationale à endiguer le phénomène latent car, si les citoyens se déplacent aisément d’un point à un autre, l’économie ne s’en porterait que mieux. .
Malgré la prouesse de la société Benafrique dans la capitale, avec ses bus de 80 places mais aux coûts exorbitants (200 francs par personne), les habitants de Bangui sont loin de voir le bout du tunnel. Ils éprouvent encore mille difficultés pour aller de gauche à droite comme ils le souhaitent. Ajouter à cela, l’état des routes extrêmement dégradées de la capitale et le sectionnement des avenues par les chauffeurs de taxis et bus, en vue de gains faramineux. Tous les Centrafricains rêvent d’une solution idoine et urgente à leur fléau.
Le vendredi,2 juin 2017, le siège de la Direction Régionale n° 1 du Département de l’Habitat, des Logements Sociaux et de l’Urbanisme est redevenu une jeune belle fille grâce aux efforts du Ministre Gaby-Francky LEFFA qui ne cesse de démontrer qu’il est le meilleur élève de l’école de Touadéra qui exécute à la lettre sa feuille de route en tant que membre du gouvernement Sarandji.
Longtemps délaissé dans la détritus, dans l’abime du néant, le siège de la Direction Régional n° 1 du Ministère de l’Habitat, des Logements Sociaux et de l’Urbanisme a repris vie, on peut même affirmer sans risque de se tromper que c’est du plus que vie.
Que s’est-il passé pour mériter une telle appréciation ? Le bâtiment s’est habillé en femme au jour de son mariage avec le chéri de toute sa vie. Des réhabilitations d’une œuvre qui pourraient s’apparenter aux œuvres d’une l’architecture hors commun alors que le bâtiment lui-même n’a pas totalement été transformé.
Alors, si le bâtiment n’a pas été transformé, de quoi s’agit-il exactement ? Il s’agit bien entendu de la remise en état des installations sanitaires sous une structure taillée sur mesure ; du revêtissement des murs avec de la peinture d’une mélange extraordinairement scientifique qui lui a donné le visage d’une femme en parure d’or et de diamant de dernier cri ; du rechaussement de la toiture fait d’une main géniale au point de susciter l’étonnement de tous ceux qui connaissaient la manière dont elle chuintait à flot, ce qui faisait inondait toutes les salles des bureaux et les rendaient très impropres pour une vie de travail, sachant que les fonctionnaires et agents de l’Etat passent la moitié de leur journée dans leur bureau que dans leur maison. Et tout çà au Fonds d’Aménagement et d’Entretient Urbain (FAEU) que le ministre Gaby-Francky LEFFA a su utiliser à bon escient contrairement à ces prédécesseurs qui considéraient cette caisse comme leurs comptes courants ou épargnes, là où ils peuvent plonger la main comme bon leur semble. N’est-ce pas là le témoignage de quelqu’un qui a véritablement le souci de son pays et de son développement ?
Qu’à cela ne tienne, le ministre LEFFA, qui est lui-même issu du Département de l’Habitat, des Logements Sociaux et de l’Urbanisme, maîtrisant parfaitement les problèmes de sa maison mère, ne cesse de voler au secours de ses compatriotes qui peinent à mener à bien leurs tâches quotidiennes par manque de moyens. C’est ainsi qu’i a dû renouveler le parc automobile du Département en achetant 2 pick up 4X4, une toyota fortuner ainsi que des équipements topographiques de dernier cri, c’est-à-dire très performants pour faciliter le travail de terrain.
La remise de tous ces équipements et la visite du siège de la Direction Régionale n° 1 ont été les points d’achoppement de la journée de travail du ministre Gaby-Franckly LEFFA, le vendredi, 2 juin 2017.
Ils sont supposés être venus protéger les populations civiles de Centrafrique. Pour cela ils sont dotés de mandats qui leur donnent la possibilité de surmonter tout genre d’affront. Curieusement, ils ne cessent de tomber comme des petites mouches. Qu’est ce qui se passe pour qu’ils deviennent curieusement la cible des groupes armés ? Cette question, aucun Centrafricain n’est en mesure de répondre car cela dépasse ce qui est dépassable.
Il ne se pas plus de semaine en Centrafrique sans qu’on entende parler de casques bleus de la Minusca qui tombe sous les balles des groupes armés qui occupent présentement les 2/3 du pays, particulièrement les zones du Centre, du Centre-Est et de l’Est du pays. De Bangassou à Bria et maintenant Mobaye, les casques bleus ne respirent qu’au tiers de la capacité de leur poumon. Ils tombent comme des mouches chaque jour. Qui les tue ainsi ? Pourquoi sont-ils ainsi ciblés ?
La ruée vers l’or. C’est le titre d’une bande dessinée que nous avons eu à lire avec un très grand intérêt lorsque nous étions en classe de 5ème, 4ème. Ces histoires abracadabrantes de nature à faire endormir debout, pourtant elles témoignaient la réalité du terrain lorsque le continent américain avait été découvert dans le temps et dont les richesses étaient à l’origine de multiples mouvements en terme d’immigration de peuple venant de partout et particulièrement du vieux continent, se vérifient aujourd’hui avec le cas Centrafricain.
Pourquoi nous le disons ainsi ? Simplement parce que ce sont les richesses de la RCA qui sont à l’origine de tous ses problèmes actuels. Les zones minières du pays ont toujours fait objet d’infiltration d’étrangers. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Qui oserait porter un doigt de démenti si l’on va affirmer que Maliens, Sénégalais, Mauritaniens venaient, il y a très longtemps, élire domicile dans les zones de diamant de la Haute-Kotto au point de devenir originaire même de la zone car s’étant marié et ayant fait des enfants là ? Puis est venue la période des habitants du Moyen-Orient tels les libanais, les syriens ? les iraniens, les irakiens pour ne citer que ceux-là.
La Minusca, tout le monde le sait et personne ne peut porter de démenti, est venue en Centrafrique comme d’ailleurs partout où les casques bleus sont déployés dans le monde pour s’enrichir. Les casques bleus sont toujours déployés là où ils peuvent devenir quelqu’un en rentrant dans leurs pays. D’ailleurs les pays qui s’engagent à envoyer des troupes sont dans le besoin d’argent et le font sur calcul. Le Burundi n’a-t-il pas menacé de retirer ses troupes de la Somalie ? C’est parce que Bruxelles a coupé sa meilleurs source d’approvisionnement en devise étrangère garantie par l’envoi de ses troupes à l’ONU.
Centrafrique, pays riche pourtant, mais avec un peuple trop et très pauvre, voit avec une impuissance indescriptible ses richesses emportées par des braqueurs de tous genres qu’on appelle bandes armées non identifiés alors qu’ils sont biens identifiés. Il s’agit des éléments Tchadiens de Nouradine Adam, du Nigérian d’Ali Darass, du Soudanais d’Alkatim, du Camerounais Sidiki et toute l’autre cohorte des patentés dans le vol et l’exploitation des richesses des pays d’accueil des soldats de l’ONU.
Voilà ce qui se passe au su et au vu des nouvelles autorités du pays qui trainent à déployer les éléments des FACA, les seuls sont capables de maîtriser la situation et ramener la paix. Pourquoi toujours dire qu’il n’y a pas des forces armées nationales en Centrafrique ? C’est la seule volonté de la communauté internationale d’assouvir les chronogrammes de son agenda caché qui l’amène à martyriser le peuple Centrafricain. S’il vous plait, laisser nos Faca aller sur le terrain, même sans moyen. Leur présence suffit déjà à rassurer les populations.
Aucun Centrafricain de l’heure ne dira le contraire de cette affirmation qui semble un véritable cri de cœur du Professeur Gaston Mandata-Nguérékata car,Il ne se passe pas de jour où l’on ne tue, viole et détruise le peu d’infrastructures de base dont la Centrafrique dispose. Cette situation a poussé CNC à se rapprocher duProfesseur de Recherche à l’Université d’Etat de New York, envoyé par l’Académie Mondiale des Sciences (TWAS) pour renforcer la capacité scientifique du département de mathématiques de l’Université de Bangui, qui lui a accordé l’entretien qui suit.
Corbeau News Centrafrique (CNC) :
Bonjour Professeur ! Vous êtes l’un des hauts cadres de la Nation Centrafricaine, Professeur en Mathématique, donc chargé entre temps de la formation des jeunes cadres centrafricains. Vous avez préféré aller aux Etats Unis où vous résidez et enseignez. Vous êtes présentement à Bangui. Pourriez-vous nous dire pourquoi ?
Gaston Mandata-Nguérékata (GMN)
Je n’ai jamais « préféré aller aux Etats-Unis » comme vous le dites. J’étais contraint d’y rester car j’avais été simplement viré de la Fonction Publique pour des raisons politiques alors que j’avais profité de mon congé pour aller faire de la recherche à l’Université d’Etat de New York à Buffalo, après plus d’une décennie au service de l’Etat. Je suis aujourd’hui à Bangui envoyé comme Professeur de Recherche par l’Académie Mondiale des Sciences (TWAS) pour renforcer la capacité scientifique du département de mathématiques, plus précisément pour « booster » la recherche et assurer la formation doctorale.
CNC : C’est une première en Centrafrique d’avoir des impétrants en doctorat de mathématique. Vous-même qui l’avez passé ailleurs, dites-nous si les conditions de cet examen sont idoines pour le succès de nos futurs docteurs en mathématique.
GMN : Il ne s’agit pas d’examen. Ceux qui sont admis au doctorat se consacrent à la rédaction d’une thèse qui doit comporter des résultats nouveaux. En ce qui me concerne en tant que directeur de thèse, j’exige du candidat la publication d’au moins 2 à 3 articles dans des revues internationales à comités de lecture avant la défense. Contrairement à d’autres disciplines comme la biologie, la chimie et autres sciences expérimentales, les mathématiciens ont besoin de peu d’encadrements physiques et moyens matériels pour faire de la recherche.
CNC : En tant qu’homme politique centrafricain, vous l’êtes et on ne peut se voiler, quelle lecture faites-vous de la situation sécuritaire en Centrafrique.
GMN : La situation sécuritaire du pays est très grave. Il ne se passe pas de semaine où l’on ne tue, viole et détruit le peu d’infrastructures de base dont nous disposons. Face à la faiblesse, voire l’inexistence des services de l’Etat, des bandes armées écument l’arrière-pays et pillent à volonté nos richesses naturelles. Outre les bandits de grand chemin, c’est aussi et surtout les chefs de guerre (souvent des étrangers) menacés par des poursuites au niveau tant national qu’international, qui s’agitent pour réclamer une amnistie générale, ce dont le peuple centrafricain ne veut pas entendre parler, la communauté internationale non plus d’ailleurs. Avec le retrait de Sangaris, des forces américaines et ougandaises, la question du réarmement et du redéploiement de nos forces de défense et de sécurité est plus que jamais à l’ordre du jour. Il faut arrêter l’hémorragie du pays ici et maintenant.
CNC : S’agissant du Parti pour la Renaissance Centrafricaine, êtes-vous encore le Président ? Puisque des voix se sont élevées pour vous destituer au profit, on ne sait de qui, il y a peu de temps ?
GMN : Un congrès national a eu lieu en Septembre 2016 qui a réuni des délégués de Bangui, de province et de la diaspora. Un bureau politique que je préside a été élu dans la plus grande transparence en présence des autorités politiques et administratives concernées pour remplacer les instances jusque-là provisoires du Parti. Cette question ne se pose plus.
CNC : Votre cri de cœur en tant que fils de la République Centrafricaine en ce qui concerne la honteuse et fracassante dislocation de l’Union Sacrée formée pour accompagner le régime de Faustin-Archange Touadera.
GMN : Chacun est libre de quitter la majorité qui s’était formée tout aussi librement autour du Chef de l’Etat au second tour des élections. Cependant, je fais remarquer que dans tous les pays avancés, lorsque la nation est menacée, comme c’est notre cas, l’ensemble des forces vives se réunit autour de leur Chef d’Etat pour combattre l’ennemi commun. Je ne partage pas le choix de nos frères qui ont quitté le groupe à un moment où le pays a besoin de la contribution de tous. Ce n’est pas sage. Allez dire aux citoyens de Bangassou, Bria, Mingala, Koui, Alindao, etc…que vous êtes venus leur parler d’opposition à Touadera, je parie qu’ils vous répondront que Touadéra n’est pas leur problème. Leurs problèmes, ce sont les exactions qu’ils subissent au quotidien de la part des bandes armées, leurs problèmes c’est le manque de nourriture, de soins de santé, la fermeture des écoles, le manque et la détérioration des routes, l’absence de l’autorité de l’Etat. Si vous venez les voir avec des solutions à ces problèmes-là, ils vous accueilleraient comme de vrais amis, pour ne pas dire des héros. Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) et ses 3 députés ont, quant à eux, choisi la voie de la stabilité en continuant à œuvrer avec le Président Touadéra en vue d’une sortie de crise rapide et durable.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1738.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le chef Rebelle Ali Darassa de l’UPC.
Bangui, le 5 juin 2017.
Par: GBANDI Anatole
Pour éviter que la population de Bambari ne soit prise sous les feux croisés de Darass qui tenait la ville, et de ses anciens amis de la Séléka, qui voulaient l’en déloger, la Minusca (1) n’a pas trouvé mieux que de laisser partir le condottiere nigérien, pour des régions relativement épargnées jusqu’ici mais qui vont malheureusement basculer dans l’horreur à leur tour.
FAUTE LOURDE
Cette énième flambée de violence était prévisible, comme l’était, quelques années auparavant, le transfert des Séléka lourdement armés, de Bangui en province. Que de déceptions ! Mais qui sont ces militaires de l’ONU qui n’apprennent pas de leurs échecs ? Régler le conflit centrafricain a consisté jusqu’ici à déplacer les foyers de tension, à faire passer les théâtres d’affrontements d’une région à l’autre, avec son cortège de morts, avec son cortège de blessés, comme si cette guerre n’aurait jamais de fin. Il me semble, et cela n’a point échappé à la sagacité des observateurs, qu’il était relativement aisé de réduire la rébellion Séléka pendant que ses généraux et le gros de ses troupes se trouvaient à Bangui que maintenant qu’on les a semés comme de l’ivraie dans toutes les provinces.
Les jours passent et le doute s’installe. Après, je ne sais plus quel massacre, un des hauts dirigeants de l’ONU en charge du conflit centrafricain avait promis que dorénavant ses hommes seraient proactifs. Promesse de gascon, lui diraient aujourd’hui Alindao, Bangassou, Mobaye. En Centrafrique, un drame chasse l’autre et les promesses des Nations unies n’engagent que ceux qui les reçoivent.
DOS AU MUR
La violence des derniers affrontements a surpris tout le monde, à l’exception de la MINUSCA, qui savait qu’en laissant partir vers la frontière sud de la Centrafrique un homme traqué, accusé de vols, de rébellion et de massacres, elle le poussait littéralement dans ses derniers retranchements. C’est un buffle blessé qu’elle a lâché dans la Basse-Kotto. Il sera d’autant plus difficile à capturer qu’il y dispose à Mboma, à côté de Zangba, à quinze kilomètres de Mobaye, d’une base militaire. Pendant qu’à Bambari la MINUSCA parlementait avec lui, il assurait ses arrières, en transformant la Basse-Kotto en un véritable camp retranché. Ce secret de Polichinelle, toute la population de Mobaye le savait, qui s’est enfuie comme un seul homme de l’autre côté de la rivière, à Mobayi-Mbongo, en territoire congolais.
Les deux villes portent le même nom comme la plupart des villages qui se font face de part et d’autre de l’Oubangui. Elles partagent aussi une longue tradition d’entraide. Quand les rebelles de Mulélé, le vengeur malheureux de Lumumba, avaient attaqué Mobayi, toute sa population s’est repliée sur Mobaye. Et réciproquement quand la Séléka s’empara de Mobaye en 2013, sa mauvaise réputation l’avait précédée dans la ville et fait fuir à Mobayi tous ses habitants.
DRAME HUMANITAIRE
Deuxième fuite en moins de cinq ans : les mêmes causes produisant les mêmes effets. Mais cette fois-ci, il ne s’agit pas d’une simple fuite : on peut parler de sauve-qui-peut à Mobaye. Pour une raison que j’ignore, la population n’a pas fui à Mobayi-Mbongo, mais à côté, en aval, sur une plage d’un kilomètre et demi où l’on ne trouve rien. Pas l’ombre d’un arbre où s’abriter de la canicule ou des orages, pas de nourriture, pas d’eau potable : on se contente de boire l’eau de la rivière. Ces conditions extrêmes n’augurent rien de bon. Des enfants et des vieillards ont commencé à mourir, sur du sable chaud ou mouillé par temps d’orage, dans une zone qui, avant la construction du barrage hydroélectrique par Mobutu, était inondable pendant la saison des pluies.
Je précise à l’attention des autorités centrafricaines, si autorités il y a, que la MINUSCA à Mobaye a prêté main forte aux séides d’Ali Darass pour chasser la population des villages qu’elle était venue protéger. Au moment où je termine cette tribune, Mobaye n’est plus qu’une ville fantôme, arpentée par des pillards, les sicaires du condottiere nigérien.
GBANDI Anatole
(1) MINUSCA : acronyme ronflant de << Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations unies pour la Stabilisation de la Centrafrique >>
COP23 : la décision de Donald TRUMP de retirer les USA de l’accord de Paris inquiète le Secrétariat de la CCNUCC
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0170.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President américain Donald Trump.
Bangui 03 juin 2017, CNC.
Par Eric NGABA
Suite à l’annonce faite par le Président américain Donald TRUMP selon laquelle son gouvernement se retirera de l’Accord de Paris sur le changement climatique, le Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a exprimé son regret. Le Secrétariat note également l’intention annoncée de renégocier les modalités de participation des États-Unis à l’accord. À cet égard, le Secrétariat se dit prêt à engager un dialogue avec le gouvernement américain concernant les implications de cette annonce.
L’accord de Paris reste un traité historique ratifié par 147 pays depuis sa signature par 194 pays à travers le monde. Le Secrétariat a estimé que ce traité ne peut pas être renégocié en fonction de la demande d’une seule Partie. Car, l’accord de Paris vise à réduire les risques pour les économies et à vivre partout, tout en créant les bases d’un monde plus prospère, sûr et durable. C’est pourquoi, il a une profonde crédibilité, tel qu’il a été forgé par toutes les nations et est soutenu par une vague croissante d’entreprises, d’investisseurs, de villes, d’états, de régions et de citoyens.
« Nous nous engageons à continuer de travailler avec tous les gouvernements et les partenaires dans leurs efforts pour faire progresser l’action climatique aux niveaux mondial et national », précise un communiqué du Secrétariat.
Ce qui faut savoir de la CCNUCC
Avec 197 Parties, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CMNUCC) a une adhésion quasi universelle. Elle est le traité parental de l’Accord de Paris sur le changement climatique de 2015. L’objectif principal de l’accord de Paris est de maintenir une élévation de la température moyenne mondiale ce siècle bien en dessous de 2 degrés Celsius et de stimuler les efforts pour limiter l’augmentation de la température jusqu’à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.
La CCNUCC est également le traité parental du Protocole de Kyoto de 1997. L’objectif ultime de tous les accords au titre de la CCNUCC est de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêchera les interférences humaines dangereuses avec le système climatique, dans un cadre qui permette aux écosystèmes de s’adapter naturellement et permettant un développement durable.
Déclaration de Godfroy Luther GONDJE-DJANAYANG, Leader de la Société Civile, propose la tenue immédiate d’une Conférence Nationale et Souveraine (CNS), au sujet de la crise centrafricaine !
Par : Godfroy Luther GONDJE-DJANAYANG, Leader de la Société Civile.
Une année après le retour à la légalité constitutionnelle, la République Centrafricaine bascule à nouveau dans une nouvelle flambée des actes de violences.
En effet, il est frappant de voir que la République Centrafricaine depuis toute une décennie entrain de disparaitre sur la carte planétaire, les indicateurs sont en rouge à tous les niveaux ; le monde de la diplomatie confirme récemment que la République Centrafricaine risque de replonger dans une crise majeure. Les zones stratégiques sont contrôlées par les bandes armés qui commettent des dégâts collatéraux, l’Etat Centrafricain connaît à ce jour, une grande difficulté pour reconquérir les zones sous contrôles des groupes rebelles.
L’analyse des indicateurs géostratégiques et géopolitiques ne cessent de connaitre un bouleversement non maitrisable, la barbarie humaine s’érige en règle de gouvernance, l’Etat est démissionnaire dans sa mission traditionnelle qui consiste de protéger la population civile, en revanche, les victimes exigent à ce que la dame justice puisse se mettre en robe pour dire le droit. Une crise institutionnelle stratégiquement profonde oppose l’exécutif et le parlement, cependant, une partie de la classe politique se désolidarise de « l’union sacrée », qui représentait en quelque sorte la feuille de route pour le régime actuel.
Face à ces bouleversements très interrogatoires, l’Union Africaine avait proposée l’amnistie pour les principaux seigneur de guerre, afin de désamorcer la situation, malheureusement l’offre connaitra un échec. Les calculs machiavéliques empêchent les autorités actuelles de mettre en amont les intérêts supérieurs de la nation. La problématique de la crise reste dans une dynamique très complexe.
Les Forces internationales sont débordées par la prolifération des bandes armées qui décident dans leur stratégie belliqueuse d’intensifier des assauts, afin de rendre ingouvernable les collectivités territoriales. La question de l’embargo reste un sujet assez très diplomatique, les faits dominaux de la crise sont à la fois extrêmement sensible.
Vu les inadmissibles pertes humaines et l’accroissement des nombres des déplacés internes.
Vu le blocage du fonctionnement des institutions de la République, je propose ce qui suit : La tenue immédiate d’une Conférence Nationale et Souveraine (CNS).
«Les hommes se battent, mais la parole reste la seule solution salvatrice et dominatrice».
Vive la République, vive le peuple centrafricain que Dieu bénisse notre pays!
Godfroy Luther GONDJE-DJANAYANG, Leader de la Société Civile.
CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR MESURE T-IL LA PORTÉE, LA DANGEROSITÉ DES PROPOS ET AGITATIONS DU MINISTRE CONSEILLER SPÉCIAL GOUANDJIKA ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1941.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.
Bangui, le 4 juin 2017.
Par : Bernard Selemby Doudou.
Au lendemain des élections présidentielles, le President de la République a prôné la politique de rupture lors de la prestation de serment et a institué une règle morale pour la démocratie centrafricaine : se présenter à l’élection présidentielle même sans conviction et soutenir le candidat qui est en ballottage favorable au second tour. C’est ainsi qu’on devient ministre ou ministre conseiller spécial dans le pays de Boganda. Avec la cooptation des avares, le peuple avait un brin d’espoir et croyait au miracle. Après quatorze mois de gouvernance, le peuple a commencé progressivement à émettre des doutes sur la capacité réelle de ce pouvoir à gérer la chose publique en temps de crise. Au chapitre des constats, des tueries galopent à grande échelle, le pouvoir peine à imprimer sa marque de fabrique, l’insécurité gagne douze préfectures sur seize, augmentation de la fréquence des agitations des groupes armés et les tissus économiques en lambeaux…Au moment où les centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer, un ministre conseiller spécial du President de la République se fait remarquer par des propos et agitations qui profilent en filigrane une insulte au peuple centrafricain. Une vidéo de ce dernier qui a fait une sérieuse audience sur Facebook a fait bondir le curieux citoyen lambda qui ne cesse de s’interroger : cette vidéo a t-elle été faite sur initiative du pouvoir ? Toute personnalité politique appartenant au régime peut-elle faire une vidéo qui engage le pouvoir ? A t-il reçu mandat pour parler au nom du gouvernement ou de la présidence alors qu’il est en visite de famille ou privée en France ? Une personnalité de cette calibre n’est-elle pas soumise au secret d’état ou secret défense ? Ce dernier est-il un membre du gouvernement ? Assiste t-il au conseil des ministres ? Est-il le seul ministre conseiller spécial à la présidence de la République ? Et pourquoi c’est toujours lui ? Eu égard à son rang, il se croit tout permis ? Nous estimons opportun de définir et d’encadrer les missions d’un conseiller spécial à la présidence. Sa proximité avec le chef de l’Etat lui confère le caractère de spécial de ses conseils. En clair, c’est un confident, une boite à idées, un outil d’aide à la prise de décisions. Il a la noble mission de peaufiner la stratégie, la communication et l’image du President de la République. Il doit intervenir sur les médias pour la promotion du President de la République mais ce dernier ne cesse d’empiéter sur le territoire et les compétences du porte parole de la présidence. Nous estimons qu’il est dans ses droits de faire la propagande du chef de l’Etat partout où il se trouve mais il le fait très maladroitement même en défaveur de son mentor car il est obligé de conjuguer plusieurs verbes au passé pour dire la même chose. En outre, nous avons beaucoup d’admiration pour sa franchise mais dès lors qu’on est conseiller spécial d’un President de la République, on doit encadrer ses propos et sorties médiatiques. Ce personnage fougueux mérite t-il vraiment d’être un interlocuteur privilégié d’un President de la République ? Dans l’affirmative, pourquoi le pouvoir de Bangui s’indigne ou s’insurge t-il lorsqu’on le traité d’amateur ou de guignol ? Était-il une bonne idée de s’entourer des anciens présidentiables prêts à mettre les bâtons dans les roues ? Après le feuilleton de gueuleton avec des photos ridicules et insolites, vinrent les séries de vidéos dans lesquelles il vante les vielles compétences de la présidence qui n’ont plus rien à prouver et en panne d’imagination. Mais en quatorze mois quelles sont les réalisations de cette vieille garde ? Sachant que le tissu politique et sécuritaire sont très fragiles, ses propos et agitation sont de nature à monter une communauté contre une autre et portent une atteinte grave à l’éthique et la morale de la profession. Il exagère même en mettant au défi les parlementaires qui viennent d’accorder une grâce au gouvernement de n’avoir initié aucune loi contributive à la résolution de la crise. Ce qui traduit et justifie le climat électrique et délétère qui existait entre le parlement et le gouvernement. Ainsi, qui accuse qui ? Quels sont la morale et les enseignements de cette fracassante sortie médiatique ? Quel est ce genre de régime qui “s’autosatisfait” et exclu toute contradiction au risque d’être accusé de coup d’état et de déstabilisation du régime ? Il est temps de lui rappeler que ces méthodes calquées sur le modèle roumain de Ceausescu sont obsolètes, désuètes et vidées de son contenu. Pour finir, nous invitons humblement le President de la République, le gouvernement ainsi que les parlementaires de visionner la vidéo et d’en tirer les leçons. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 2 juin 2017
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.
Centrafrique: quand le tchadien Idris Deby veut imposer l’amnistie au grand dam des victimes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0167.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President tchadien Idriss Déby.
Bangui 03 juin 2017, CNC.
Par Eric NGABA
La crise centrafricaine a de multiples facettes à tel point que son ampleur perdure et prenne une autre dimension. Tellement que les complots et manipulations sont grandioses, le conflit qui déchire le pays continue d’accentuer le nombre des victimes éprises de justice. Pour certains pyromanes, il fau amnistier les bourreaux pour que le feu qui continue de bruler puisse s’éteindre. Tel est le cas des manœuvres que le président Tchadien Idris DebyItno, précédent président de l’Union africaine, qui s’appuie sur ses deux anciens ministres des Affaires étrangères occupant des postes internationaux privilégiés, pour imposer une amnistie au profit des bourreaux au grand dam des victimes.
L’amnistie a été au début l’une des démarches envisagées en avril 2015 dans l’Accord de Nairobi signé entre l’acine président centrafricain et son tombeur de pouvoir Michel Djotodia. Cet Accord remet en cause la création de la Cour Pénale Spéciale en République Centrafricaine et les sanctions imposées par la Communauté internationale sur les principaux acteurs de la crise dans le pays.
Des rencontres sont organisées dans certains pays d’Afrique, notamment Nairobi, Kampala et Kigali aux fin de mettre en œuvre ces initiatives. Pour parvenir à ce complot contre les victimes de conflits, le président tchadien Idriss Deby Itno cherche à s’appuyer sur les organisations africaines pour amnistier par tous les moyens ceux avec qui il a réussi à plonger la République Centrafricaine dans le gouffre. Il se base sur ses deux anciens ministres des Affaires étrangères à savoir Moussa Faki, président de la Commission de l’Union Africaine, et Ahmad Allam-Mi, Secrétaire général de la CEEAC, de connivence avec la Représentation de l’Union Africaine en Centrafrique, pour tenter de réussir son plan machiavélique contre les victimes de conflits en Centrafrique.
Une révolte nationale contre ce plan suicidaire
Les démarches diaboliques de l’Union Africaine ont suscité la révolte des Centrafricaines de toutes les couches sociales. Depuis le bas peuple et les autorités centrafricaines, l’on observe un sentiment de révolte nationale. Les populations, notamment les victimes, considèrent l’amnistie comme une insulte à leu mémoire.
Des marches pacifiques sont organisées dans le pays pour dénoncer l’initiative de l’amnistie. Car, pour les Centrafricains, les recommandations du Forum national de Bangui en mai 2015 interdisent l’impunité et l’amnistie en faveur des bourreaux. La société civile centrafricaine a plusieurs reprise dénoncé les démarches de l’Union Africain qui sont contraires aux initiatives de la résolution du conflit en République Centrafricaine.
De leur part, les hautes autorités centrafricaines, de l’exécutif au parlement, condamnent cette initiative de l’Union Africaine d’amnistier les criminels des Seleka ou des Antibalaka. Le lundi 29 mai dernier, le Procureur Spéciale près la Cour Pénale Spéciale et le président du parlement centrafricain ont échangé sur cette question de l’amnistie. Il est ressorti de leur échange un refus catégorique à l’idée d’amnistier les criminels.
Ces deux personnalités ont rejeté en bloc la question de l’amnistie. L’on peut comprendre que les agitations du président tchadien Idriss Deby Itno démontrent son implication dans la crise qui a endeuillé des milliers de foyers en République Centrafricaine. Car le régime de Ndjamena a fortement contribué au renversement du pouvoir de Bangui en mars 2013 qui a conduit le pays aujourd’hui dans l’impasse.
La question que les Centrafricains se posent est de savoir pourquoi Idriss Deby Itno n’a-t-il pas amnistié Hissen Abbré, condamné pour de nombreux crimes commis au Tchad ?
Vous n’êtes pas sans savoir qu’à cinq mille kilomètres de la France, un pays est en train de mourir.
Ce pays, c’est la République Centrafricaine.
Les médias internationaux, tout comme ceux de votre pays qui devraient être, au contraire, les premiers concernés, gardent le silence sur le génocide en gestation là-bas. Tous les jours, les populations y subissent la cruauté indicible de rebelles armés jusqu’aux dents. Elles sont suppliciées, razziées, massacrées. Beaucoup de ceux qui ont réussi à se sauver ont pris les chemins d’un exil qui semble sans retour.
Le Centrafrique a pratiquement perdu sa souveraineté. Une partition menace son intégrité territoriale. L’agriculture, élément essentiel à la survie des populations, est en carence, car les paysans ont fui les atrocités pour se réfugier dans les profondeurs d’une forêt hostile, laissant derrière eux leurs villages incendiés. L’avenir de toute une jeunesse est, désormais, durablement compromis.
Depuis le retrait de la force Sangaris, la situation n’a cessé de s’aggraver. L’armée centrafricaine, démembrée et désarmée, restait impuissante devant la puissance de feu des rebelles, alors que la présence des soldats français réussissait à freiner leurs ardeurs sanguinaires. Malgré les difficultés d’intervention, les militaires français montaient au front et affrontaient les séditieux, contribuant ainsi à arrêter les massacres qui étaient en train de se transformer en véritable génocide.
Depuis que votre prédécesseur a réduit de façon drastique le nombre des soldats français en République Centrafricaine, les tueries confessionnelles sont devenues quotidiennes. Les massacres se sont multipliés.
Monsieur le Président, lorsque l’ancien territoire colonisé de l’Oubangui-Chari est devenu un état souverain, vous n’étiez pas encore né. Mais, vous le savez, la France, ex-puissance coloniale, et le Centrafrique avaient alors signé un accord de défense, afin de se porter mutuellement aide et assistance en cas de menace ou d’attaque de l’un ou de l’autre.
La République Centrafricaine est aujourd’hui pratiquement assiégée par des mercenaires venus du Tchad, du Soudan et du Niger, qui menacent de procéder à une partition du territoire. On est d’ailleurs en droit de se demander quelles puissances étrangères équipent ces rebelles, transformés en criminels de guerre féroces qui tuent sans discernement.
Mais, dans un premier temps, ne serait-il pas indispensable de demander au Conseil de Sécurité de lever le scandaleux embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine, qui prive les Forces Armées des moyens de défendre leur propre pays ?
Vous vous êtes rendu récemment au Mali auprès des soldats français de l’opération Barkhane. N’était-ce pas le moment de vous rendre également en République Centrafricaine ? La situation y est tout aussi grave.
Un détachement de l’armée française y est encore pour aider la Minusca dans ses missions. Mais cet engagement a minima ne suffit pas. La force Sangaris doit revenir en totalité, sinon, une sorte de somalisation de la R.C.A. risque d’advenir.
Plus inquiétant encore : l’Etat Islamique, par l’intermédiaire de Boko-Aram, peut venir créer un foyer djihadiste en Centrafrique et dans les pays limitrophes. Le Cameroun et le Tchad subissent déjà les assauts sanglants de Boko-Aram qui, ne l’oublions pas, a fait allégeance à Daech.
Monsieur le Président, la République Centrafricaine est en danger de mort. Ce pays ne disposant pas de moyens militaires dignes de ce nom pour résister aux assauts des belliqueux, il ne peut compter que sur l’aide de pays amis, dont la France, le principal et le plus ancien de ses alliés.
C’est pourquoi il nous semble nécessaire que la France réexamine son engagement militaire en Centrafrique. La situation chaotique et délétère actuelle préfigure une dislocation du pays, sauf si l’action militaire de la France et de la MINUSCA contraint les rebelles à rejoindre la table des négociations.
En espérant que vous pourrez prendre, le plus tôt possible, les mesures qu’impose la situation dramatique de la République Centrafricaine, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à ma haute considération.
La Fédération Africaine des Naturopathes est un jalon et une
œuvre PIONNIÈRE!
En Afrique, depuis deux millénaires, les incantations, l’observation des couleurs de la langue, L’œil , l’écoute des voix , l’interrogatoire et questionnement sur les antécédents des récits familiaux , digestion sommeil, activité aux champs constituent les fondements du diagnostic clinique. Grâce à ces informations non écrite, le tradi-praticiens identifie les « ouvertures » dans le corps .Ensuite il élabore un traitement destiné à « libérer » l’âme, apaiser l’esprit, restaurer l’équilibre et la protection global de l’organisme.
Paradoxalement, si ces Principes millénaires sont efficaces, ils sont de plus en plus rares les techniques et médicaments modernes ne laisse plus place aux savoirs ancestraux .Aujourd’hui la santé et la sécurité publique en Afrique traverse une profonde crise. Les facultés de médecines, cherche à trouver des solutions de comment intégrer la médecine traditionnelle africaine, mais les démarches sont très difficile à réaliser dans les faits.
Les manuels et les cursus médicaux, 5ans de cours, puis deux à trois ans de stage hospitalier sont toujours et régulièrement affinés pour mieux équilibrer les connaissances en thérapies. Mais ces formations sont très superficielles à un savoir très complexe, car ce savoirs est transmis de maître à l’élève sur dix voir vingt ans.
Les systèmes éducatifs africains sont tous calqués sur celui de l’Europe. L’ironie du sort c’est qu’ un monde qui se dit moderne et civilisé fabrique des humains le plus souvent assis sur des chaises, les pieds posés sur une moquette, un monde moderne ou les enfants et adolescent scrutent des écrans dix à douze heures par jour et trop rarement un ciel étoilé, ou ils ne savent plus faire la différence entre l’herbe et la paille , le canard et la pintade.
Un monde moderne ou une pomme abîmée est considérée comme impropre à la consommation.
On s’étonne moins dès lors que dans un monde moderne comme celui-ci on a des leçons à donner sur l’être humain qui se trouve derrière le numéro de la sécurité sociale.
Il ne faut pas oublier que les fondements théoriques et pratiques des médecines occidentales et africaines sont différents. A savoir, les occidentaux étudie avant tout les maladies, alors que les guérisseurs et tradi-praticiens Africains s’intéressent au patient dans sa globalité. C’est possible que ces fondements puissent collaborer l’une et l’autre mais difficilement fusionner.
Le dilemme est similaire pour la recherche pharmaceutique, prise en étau entre la spécificité philosophique de la médecine locale et les méthodologiques scientifiques modernes. Il en résulte une certaine préoccupation de l’industrialisation et la commercialisation forcenée de la pharmacopée traditionnelle. Dans un continent Africain obsédée par la consommation et la recherche du profit, les conséquences sont désastreuses.
En Afrique , la recherche fondamentale est altérée par les diktats des firmes pharmaceutiques occidentaux , et la qualité des produits de phytothérapie, gorgés de pesticides , d’engrais ou d’hormones , a fortement baissé, alors que leurs coûts se sont envolés soit 30 à 70% des remèdes de la médecine traditionnelle écoulés en Afrique sont des contrefaçons.
Résultat : 800 000 décès par ans direct ou indirect, plus de 2000 par jour ! 55 millions de tonnes de faux médicaments saisies rien qu’a République du Benin, ils sont 49% des prises effectuées dans les quinze grands ports du continent Africain.
Prenons un exemple au Benin: un médecin diplômé pour dix mille habitants contre 32 en France. En revanche 50% de la population Africaine dans beaucoup de régions ont recours à la médecine traditionnelle et des plantes pour subvenir à leurs soins et soulager leur maux.
Les scandales médiatiques qui font état de substances médicinal nocives ou de contrefaçons fabriqué en Afrique ont achevé d’instaurer la méfiance face aux prospects de la Naturopathie en Afrique. Les Africains préfèrent payer plus cher des remèdes naturels importés de l’Europe.
Conscient de la problématique, et après cinq ans de voyage dans différents pays en Afrique, nous avons décidé de créer la Fédération Africaine des Naturopathes en Europe avec le siège a Epinac – France et des antennes a Brussels, Londres, Portugal et Genève en Suisse. Nous avons mis en place des protocoles et un ensemble de règlementations à proposer aux pays Africain cibles et stratégique, l’Union Africaine et l’ECOWAS visant à renforcer les contrôles sur les plantations médicinales.
Sur notre site sacré a Epinac- France, nous cultiverons, préparerons, fabriquerions et distribuerons nos propres remèdes des soins labélisée, nous dispenserons des cours aux tradi-praticiens, formons des doctorants et conduire des études sur la phytothérapie, naturopathie et la massothérapie Africaine.
Nous avons aussi préparé un projet de loi qui étudie pour les différents pays et régions stratégiques pour mieux intégrer la médecine traditionnelle au sein du système de santé public Africaine. Nous avons compris que la médecine Africaine est une clé majeure qui permettra d’accéder au cœur du noyau de la civilisation et du mysticisme Africain.
Les pratiques, thérapies et pharmacopée ancestrale Africaine en voie de disparition sont des instruments vitaux aux services des ambitions planétaires. C’est pour cette cause que la Fédération Africaines des Naturopathes se bat pour une reconnaissance, et valorisation pleine de la médecine traditionnelle en Afrique .
Avec la présence de la Fédération Africaine des Naturopathes en France, grâce à un lobbysme habile, qui a de la ténacité et votre soutien, même une petite association arrive à s’imposer face aux forces établies. Nous voulions que la médecine douce et particulièrement la médecine naturelle traditionnelle africaine soit aligné sur les autres disciplines médicales et a être soumis à une consultation publique les adaptations réglementaires requises.
Il ne s’agit plus maintenant que de franchir l’étape du combat pour que les méthodes et thérapies soient remboursées par l’assurance de base – mais que la FAN cherche le plus grand nombre possible de partenaires qui soutiennent nos projets de lois en Afrique et la proposition de nouvelle réglementation sur l’obligation de prestations en Europe, la révision de la loi sur les produits thérapeutiques et a continuer à lutter contre la résistance de certains vicieux, toujours les mêmes.
Le système de santé France et Européen fait face à des enjeux variés et plus particulièrement contradictoires, où la médecine standardisées prend de plus en plus de poids. Cette tendance menacée l’approche individuelle et holistique de la médecine complémentaire.
Le travail et défi de la Fédération Africaine des Naturopathes est de continuer à mettre la pression sur les décideurs, politiciens et les autorités pour que la médecine naturelle devienne et reste une part reconnue du système de santé publique. Le besoin d’action reste important dans les hôpitaux, la formation et la recherche.
Nous gardons un œil attentif sur la politique, les autorités, l’organisation et l’administration nationale et internationale et exerçons notre influence sur les décisions. Nous ne voulons pas que la médecine naturelle africaine soit morte d’oubli collectif et délibérer !
Pour plus d’information visiter notre site intenet :
En séjour à Banguidepuis près d’une semaine, une délégation du Fonds Monétaire international (FMI)conduite par l’économiste Samir Jajahvient d’achever hier jeudi 1er juin 2017 la seconde revue à Banguipar une note de satisfactionau gouvernement, plus particulièrement au ministre des Finances Henri -Marie DONDRA.
C’est au cours d’une conférence de presse avec le ministre des Finances et du Budget, Monsieur Henri-Marie DONDRAdans la salle de conférence dudit département que le FMIvient de conclure avec satisfaction sa seconde revue et félicite le ministre des Finances et le gouvernement pour le travail accompli. Le dossier de la République Centrafricaine sera présenté au conseil d’administrationdu FMIau mois de juillet 2017.
Il faut rappeler que sans une conclusion positive de cette revue et le passage devant le conseil d’administration du FMI la Centrafriquene pourra bénéficier d’aucune aide Budgétairedes autres partenaires techniques au développement. Le chef de mission Samir JAHJAHa précisé que le taux de croissanceéconomique prévisionnel de la Centrafrique en 2017 sera de 5 %contre 4,7%en 2016. Pour 2017 alors que la sous-région compacte emprunte à une crise liée à la baisse du cours des produits pétroliers afficherait un taux de 1%. Aussi à t il noté avec beaucoup de plaisir une augmentation des ressources domestiques qui sont passées de 5 à 8% du PIB. Il estime que le programme se déroulant bien un accroissement des ressources du FMI à la RCAserait envisageable. Il a encouragé le ministre à poursuivre les réformes. Le ministre Henri Marie DONDRAs’est dit satisfait d’être arrivé à la conclusion de cette revue et se dit déterminier à accélérer les réformes. Tout en encourageant le gouvernement de Sarandji et Touadera sur le plan de la relance économique dans un contexte sécuritaire aussi préoccupant, il est impératif de protéger les populations civiles et de penser au financement du redéploiement des FACAS. Cependant aussi brillant et réputé bosseur qu’il soit, le ministre des Finances et du Budget devrait réfléchir à comment financer l’armement des FACAS, car sans Sécurité il n’y’a pas de développement.
Centrafrique : interpéllation du Premier Ministre Sarandji sur la situation sécuritaire du pays par Dr. Doctrouvé Euloge KOI
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1831.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji.
Communiqué de presse No 001du Dr Doctrouvé Euloge KOI
Depuis quelques semaines, plusieurs centaines de nos compatriotes des villes de Koui, Kaga bandoro, Bria, Alindao, Bangassou et bien d’autres, sont égorgés et froidement abattus par des bandes de barbares armés sans que le gouvernement n’envisage de prendre des mesures qui s’imposent.
Comme si cela ne suffisait pas, le Premier Ministre, M.Sarandji choisit de vociférer des propos va-t-en-guerre en appelant les musulmans du Km5 d’aller tuer les chrétiens de Boeing et du 5eme arrondissement de Bangui sous prétexte qu’on tue les musulmans à Bangassou.
Comment le Premier Ministre peut-il inciter certains centrafricains d’aller tuer d’autres centrafricains?
Doit-on admettre que le Premier Ministre excite à la haine communautaire?
Au nom de quels intérêts de la cité un homme d’État républicain et homme politique peut-il se permettre de faire l’apologie et la promotion de la violence sauvage, destructive et meurtrière ?
Les propos nettement irresponsables, absolument graves et extrêmement incendiaires tenus par M. Sarandji ne sont ni tolérables ni excusables.
De tels propos, dénués de noblesse et de dignité, débités par un homme d’État avec une très mauvaise humeur, d’une voix sonnante et un accent de colère et emportement comme s’il se querellait avec une foule, déshonorent la fonction gouvernementale.
Cette maladresse vient allonger la liste de graves manquements que le Premier Ministre et certains membres de son gouvernement se sont déjà rendus coupables et pour lesquels l’opinion nationale et internationale appellent instamment à la démission ou au limogeage.
Dans l’exercice des charges publiques, un homme d’État doit s’exprimer et agir de manière à ne pas outrager la sensibilité publique. Sa conduite doit être pure de tout reproche et de toute inconséquence. Il doit conserver sa modération, rompre avec tout esprit belliqueux, expurger sa pensée de tout de ce qui cause malheur et désolation et n’avoir que des motivations auxquelles commandent le bon sens et la raison.
Je rappelle qu’en politique, l’esprit de lucre, les vues intéressées, les affections, les considérations personnelles et la vision de faire la moisson d’or sont totalement proscrits.
L’honneur, la vertu,la grandeur et la noblesse qu’exige la fonction gouvernementale font présumer que les comportements honteux et nuisibles pour l’État doivent être sanctionnés sans mesure.
L’éloquence politique exige que l’on ne laisse pas libre cour aux différends politiques, aux états d’âme, aux rivalités et au dissentiment au détriment des intérêts collectifs et du rayonnement de la République.
Je déclare que le Président de la République, Pr Faustin Archange TOUADERA, que son intégrité a hissé au sommet de l’État, est un homme plein de bon sens, doué de hardiesse, de prudence et de brillantes qualités se montrant toujours affectueux, conciliant et étranger à tout sentiment d’animosité, mais le Premier Ministre, certains ministres et conseillers qui l’entourent sont des ombres vaines et constituent la pierre d’achoppement dans l’exercice de sa mission républicaine.
Dès lors, le Chef de l’État doit veiller à la fois sur le caractère, les discours et les actes de ceux-ci, de telle sorte qu’aucune de leurs fautes, aussi légère que soit-elle, n’échappe à sa connaissance.
Je trouve fort impérieux et urgent que l’intérêt public attaché à la répression de l’incitation à la haine communautaire et à la violence meurtrière, de la mauvaise gouvernance, de l’incompétence et de l’immoralité doit obliger le Président de la République, Chef de l’État, à prendre ses responsabilités pour sanctionner le gouvernement, car seuls la loi, la justice , l’utilité publique et les résultats concrets sont les limites naturelles des attachements amical, familial et professionnel dans le maniement des charges publiques.
Ils sont quatre : les députés Stève KOBA et Clément NDOTIZO à qui s’ajoutent Christian LENGBE et Thierry KAMACH du parti MOUNI qui viennent de rallier la majorité présidentielle à vouloir couler et mettre plus bas que terre Anicet-George DOLOGUELE. C’est eux qui veulent tout faire noyer DOLOGUELE en proférant des graves monstruosités faisant croire que l’URCA est en train de préparer un Coup d’Etat.
Ce sera quand que le Centrafricain prendra conscience qu’accéder à la magistrature supérieure de l’Etat, c’est par des élections libres, démocratiques et transparentes comme cela vient de se passer en Centrafrique entre Décembre 2015 et mars 2016 ?
Les Koba et consorts étaient partant pour occuper ce fauteuil. Que s’était-il passé ? Rien de grave que ce qui devait se passer. C’est-à-dire l’incapacité de certains prétendus chefs de partis ou des indépendants non véritablement connus de leurs compatriotes Centrafricains qui se sont réservés de donner leur voix à des bandits de grands chemins qui attendent que des occasions pareilles pour se positionner sans un réel projet de société pour le peuple centrafricain.
Anicet-George DOLOGUELE, challenger de Faustin-Archange Touadera a véritablement montré aux yeux de l’opinion nationale et internationale qu’il est un vrai fils du pays, en appelant TOUADERA et le félicitant de son succès au 2ème tour des élections centrafricaines. En plus, il n’a rien réclamé que de se contenter de son rôle de Député de la Nation.
Pourquoi après un an d’inertie, d’apathie, de léthargie et du surplace qu’entretiennent TOUADERA et ses sbires, on veut faire noyer quelqu’un qui a véritablement le souci de ce pays et de son peuple ?
Pourquoi envoyer des gens tels que Joachim KOKATE, un ex mutin radié des rangs des EMET, soutenu par le farfelu Didacien KOSSIMATCHI, un racketteur et braqueur connu de tous à cause de ses activités de B2 sous Bozizé et TOUADERA à mentir au nom de DOLOGUELE ?
La République centrafricaine est en marche avec l’appui de la Communauté Internationale. La Cour Pénale Spéciale est en train de se mettre doucement, mais surement en place. S’i y a des craintes quelque part, ne cherchons pas à mouiller les maillots des autres. La sueur de chacun ne mouille que son propre maillot et non celui de l’autre.
De source sûre, et ayant été aux fins de la manipulation du gouvernement à son égard, Anicet-George DOLOGUELE, en digne fils du pays, a dénoncé publiquement cette fourberie à l’Assemblée Nationale, lors de l’interprétation du 1er Ministre. Et du coup, il est devenu l’homme à abattre par un certain KOSSIMATCHI, ce chien enragé du comité de soutien à TOUADERA qui, lors de sa conférence de presses de la semaine passée s’est autoproclamé Procureur et Avocat et a osé lancer un ultimatum de 48 heure, sommant DOLOGUELE dont il n’est pas du tout capable de tenir ne fut-ce que l’orteil , à lui dire la vérité sur son prétendu cout d’état au risque de se voir houspiller par leur brigade cachée de Boy-rabe.
L’histoire n’enseigne pas assez certaines crapules de Centrafrique. Publiant cette page, Anicet-Georges DOLOGUELE tient à prendre à témoin toute l’opinion nationale et internationale sur ce qui se trame contre sa personne dont il rend directement responsable Didacien KOSSIMATCHI, KOKATE et leur cohorte de Boy-rabe qui prétendent saisir l’Assemblée nationale pour la levée de son immunité diplomatique ou de sa destitution comme député de la nation. Une histoire qui fait dormir les yeux ouverts.
En homme de loi, et le cas échéant, ce sera lui-même qui va saisir le Procureur de la République contre qui de droit pour ses monstrueux mensonges de nature à détourner la vigilance du peuple sur le véritable danger de déstabilisation du pays que représentent les différents groupes armés qui assassinent dans l’arrière-pays sans que le gouvernement de Sarandji ne lève un seul doigt pour arrêter ce massacre inouï.
Le grand public a pu se rendre compte de cette réalité avec la conférence de presse du RPR organisée le lundi 15 Mai 2017 où Son Excellence le Président Ferdinand-Alexandre N’guendet a pu démontrer, si besoin en était encore, ses indiscutables qualités d’homme politique, pleinement républicain, hautement démocrate et résolument responsable en proposant cinq (5) mesures phares de sortie de crise au Président de la République, Faustin-Archange Touadera. Atitre de rappel, voici les 5 points proposés et pour suivre la logique des choses, le RPR vient de mettre en place son Bureau de son cabinet chargé de de l’exécution du programme du parti et du suivi de ses propositions au régime actuel.
Concernant les propositions
1°) Mise en place expresse du dialogue politique inclusif sans sujets tabous.
2°) Application sans complaisance par la MINUSCA de toutes les résolutions musclées adoptées pour la stabilisation de la RCA par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
3°) Neutralisation sans aucun délais de l’ennemi public N°1 en la personne du mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass et ses troupes de soudards de l’UPC.
4°) Opérationnalisation immédiate d’une plateforme d’experts en finance internationale capables de récupérer au plus vite les 1400 milliards de Francs CFA promis à la RCA lors de la table-ronde de Bruxelles en novembre 2016.
5°) Activation de la coopération militaire avec les pays membres de la CEEAC afin de former et équiper en trois (3) mois dix(10) bataillons de FACA, soit 6000 fantassins prêts à combattre pour la liberté, à raison d’un bataillon pour chacun des dix (10) pays membres.
A propos de la mise en place du Cabinet du RPR
Au-delà de ses capacités intrinsèques comme sa vision politique claire, son légendaire sang-froid face à des situations de crise ou encore sa haute aptitude à gérer avec sérénité et prévoyance les affaires de l’Etat, ce qui permet aujourd’hui à Son Excellence Ferdinand Alexandre N’guendet et par conséquent son parti, le Rassemblement Pour la République (RPR), de se présenter en parti crédible fort en propositions, ce sont ses ressources humaines, la qualité des hommes et des femmes qui constituent aussi bien le Comité Central du Parti que le Cabinet du Président du RPR.
La constance dans le combat, la cohérence des positions, la fermeté dans les décisions et le dynamisme naturel du Président N’guendet ont fini de séduire la crème des meilleures compétences que comptent le pays afin de les amener à le rejoindre alors même qu’il est dans l’opposition démocratique. Fait assez rare, en RCA, pour le souligner. Ainsi est-il des membres de son Cabinet constitué de « grosses têtes » bien faites et bien pleines avec des hauts cadres des plus capés et des universitaires des plus pointus. Un Cabinet d’expérience qui brille non seulement par la qualité assez remarquable des compétences qui le constitue mais également par l’idée directrice de renouvellement simultanée de la classe politique, du logiciel politique et de la praxis politique. Ce Cabinet finement étoffé et consolidé étant piloté essentiellement par jeunes talents, des « quadragénaires » originaires de tous les horizons et des quatre points cardinaux de la RCA.
Ainsi comptons-nous autant de hauts fonctionnaires blanchis sous le harnais de la République, de diplomates chevronnés, de titulaire de doctorat, de chercheurs primés, d’enseignants-chercheurs et de chefs de département de l’université de Bangui comme de l’ISDR de Mbaïki, d’informaticiens, de scientifiques, d’économistes opérant dans différents secteurs (transport, douanes, agriculture, sécurité et défense, énergie, etc.).
A ce jour le Cabinet du Président N’guendet est constitué de quatorze (14) personnalités dont les noms suivent :
Directeur de Cabinet : Monsieur Joseph NDAMA-ASSANA, Diplomate
Chef de Cabinet Particulier : Monsieur Jules MBESSEREWANE-FIOBOY, Personnel Hors Statut
Conseiller Spécial Chargé de la Communication, des Relations Extérieures, Porte-Parole du Parti : Monsieur Fari Tahéruka SHABAZZ, Expert Senior en Communication Politique
Conseiller en Matière de Prévention, de Gestion et de Résolution de Conflits : Monsieur Frédéric BAMADO, Docteur en Philosophie Politique, PhD
Conseiller Politique : Monsieur Yves Delor Junior MOUSSA, Doctorant en Sciences Politiques
Conseiller Spécial : Monsieur Jean Marius BOUGUINZA, Enseignant
Conseiller en Charge des Droits de l’Homme : Monsieur Blaise BANDJO N’KALI, Personnel Hors Statut
Conseiller Economique : Monsieur Raymond ZAMEYA, Inspecteur des Impôts
Conseiller en Matière des Finances et du Budget : Monsieur Alexis MOYOUKODANA, Administrateur Civil, Diplômé de l’ENA de Paris
Conseiller en Matière d’Environnement et de Développement : Monsieur François BATAWALIGBA, Ingénieur Spécialisé en Protection de l’Environnement et Gestion Rationnelle des Ressources Nouvelles
Conseiller en Matière de Multimédia et des Nouvelles Technologies de l’Information : Monsieur Elvis Gaston Jules BANAFIO, Ingénieur de Conception en Informatique Scientifique
Conseiller Chargé des Ressources Humaines, de la Stratégie et de la Mobilisation : Monsieur El-Frazer BEKOUE MAME ZOUMBALA, Enseignant en Management à l’Université de Bangui
Conseiller Chargé de Politique Energétique : Monsieur Blaise NIARI, Enseignant de Physique à l’Université de Bangui
Conseiller Chargé des Organisations Non Gouvernementales et de la Société Civile : Monsieur Rodrigue Ghislain SAMBO, Fonctionnaire Parlementaire
Dans un contexte difficile que traverse la Centrafrique avec le regain des violences dans l’arrière-pays, une mission du Fonds Monétaire International (FMI) conduite par monsieur Samir Jahjah, chef de division adjoint du département Afrique de cette institution, est à Bangui dans le cadre de la négociation sur la seconde phase du programme du gouvernement avec le FMI.
Si les groupes armés tentent volontairement avec leurs manœuvres obscures de freiner le retour à la normale dans le pays, certains membres du gouvernement, à l’instar du ministre des Finances monsieur Henri-Marie Dondra, n’attend pas que ces ennemis de la paix déposent les armes afin de se battre pour sortir le pays de cette ornière. Pour preuve, les négociations pour la seconde revue du programme ont débuté depuis quatre jours dans la capitale.
S’il est vrai que, depuis le début de l’année 2017, la Centrafrique n’a reçu aucune aide budgétaire de l’extérieur et que toutes les charges liées aux charges régaliennes de l’État à savoir, les salaires, pensions, bourses et autres sont totalement à la charge du Trésor public centrafricain, d’après l’affirmation du ministre Henri Marie DONDRA devant les députés de la nation la semaine dernière, des efforts se déploient par l’équipe du ministère des Finances sous sa houlette, en dépit de la situation sécuritaire chaotique du pays, pour renouer avec les bailleurs de fonds qui pourront financer des projets de développement afin de minimiser les effets négatifs de l’insécurité sur les objectifs macroéconomiques du pays.
Il y’a lieu de rappeler que les négociations pour la seconde revue du programme ont débuté depuis quatre jours plus tôt et que le séjour à Bangui de monsieur Samir Jahjah, chef de division adjoint du département Afrique de cette institution, bouclera ces journées de négociations avant le passage du pays devant le conseil d’administration du FMI prévu pour le mois de juillet prochain.
Il est donc nécessaire pour le gouvernement de fixer clairement les objectifs à atteindre avant la fin de l’année 2017 en termes des réformes nécessaires à la croissance économique de leur pays.
Centrafrique : de conflits armés au terrorisme, quelle posture doivent prendre les autorités pour en faire face ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_20071.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka en Centrafrique
Bangui 31 mai 2017, CNC.
Par Eric NGABA
Malgré le retour à légalité constitutionnelle ayant suscité l’espoir des Centrafricains qui espéraient une vie normale après une longue période de troubles, l’insécurité continue de faire voler en éclat cet espoir. Chaque jour que Dieu fait, des civils sont massacrés dans divers endroits de la République Centrafricaine sous le regard des casques bleus de la Minusca qui sont dépassés par cette situation. Sans perdre de vue sur l’ampleur de la criminalité, le pays quitte le stade de conflit armé au stade du terrorisme au regard du mode d’opératoire opté par les criminels qui opèrent en terroristes comme cela se fait sous d’autres cieux.
La République centrafricaine connait depuis le début de l’année 2017 ayant marqué un an de l’arrivée au pouvoir de Faustin Archange Touadera, un cycle de violence armée. Les régions Sud-est et nord du pays sont devenues les théâtres des évènements fâcheux. On y déplore des violences inouïes qui terrorisent les civils.
Au regard de ce qui se passe en dans le pays, l’on peut réaliser que c’est le terrorisme en son sens étymologique. Car des hommes armés utilisent le mode opératoire des terroristes comme Boko-Haram et Aqmi, pour semer la terreur au sein de la population civile.
Ils prennent des civils soit le personnel de la Communauté internationale en otage pour revendiquer une cause. Prise d’otage, l’incendie des villages, la calcination, l’égorgement, l’éventrement et l’enterrement des personnes vivantes sont entre autres le mode d’opération des criminels de grand chemin adoptant un comportant terroriste. Ces actes ne sont pas de la nature humaine des Centrafricains.
Les localités Bangassou, Alindao, Mobaye, Bria, Bambari pour ne citer que celles là, vivent ces actes de terrorisme. L’on n’a pas besoin d’assister à l’explosion d’une bombe pour parler du terrorisme. Mais l’ampleur de ce qui se passe dans le pays doit interpeller les autorités centrafricaines et la communauté internationale à combattre les terroristes qui écument le territoire centrafricain et continuent d’accentuer la souffrance de la population et rendre difficile l’action humanitaire.
« Même si le coq ne chante pas à l’aube, le soleil se lèvera quand même » (dicton africain)
LE SILENCE DES ARMES, LA PAIX A TOUT PRIX
Après le fracas des engins porteurs de mort ; après le tourbillon funeste qui a emporté Bangassou et Bambari ; après les gémissements de douleur et de souffrance qui sont montés de la savane suppliciée ; après toutes les tentatives, restées vaines jusqu’ici, pour parvenir à la réconciliation et à la paix, puissent enfin les armes cesser leurs crépitements sinistres ! Puissent les rebelles, ex-Sélékas et Antibalakas, choisir enfin le chemin de la sagesse et rejoindre la table des négociations !
Quelle autre issue que la paix, en effet ? Les armes doivent se taire pour laisser place à la raison. Il n’y aura ni vainqueur ni vaincu. Mais, si la raison ne prévaut pas, il n’y aura que ruine et désolation pour des populations en errance ou en exil.
Venant pour la première fois en Centrafrique, le pape François s’était adressé à tous en déclarant : « je prie pour les morts et les blessés et je renouvelle mon appel au silence des armes ». Puisse une étincelle de bon sens jaillir enfin dans le cerveau de ceux qui sèment la mort ! Puisse le pays tout entier espérer que le sang qui a tant coulé et qui coule encore tarira un jour, pour céder la place à une entente cordiale et fraternelle dans une Centrafrique apaisée !
L’ESPOIR ENFIN ?
Après les destructions, les supplices et les morts, le temps de la reconstruction et de la réconciliation est venu.
Un immense espoir étreint les Centrafricains. Les eaux du Mbomou de la Ouaka ne doivent plus charrier des cadavres : elles doivent redevenir des sources de vie. Les enfants, dont la guerre a fait des parias, doivent retrouver leurs rires et leurs jeux. Les femmes violentées, qui attendent que justice passe, doivent retrouver leur honneur. Il faut aussi que les chefs religieux partent à la rencontre de leurs ouailles pour prêcher la paix et la réconciliation. Quant aux autorités, ce sont des preuves de courage et de rigueur qu’on attend d’elles. Car, dans un pays en guerre, aucune faiblesse, aucune tergiversation ne doivent être tolérées. Ceux qui, par ambition politique et soif de pouvoir, manipulent et complotent, seront tenus pour complices des massacres.
Pour sauver une République Centrafricaine en détresse, place aux actions militaires efficaces de la part des forces internationales et des autorités centrafricaines. Il faut à tout prix stopper l’enlisement. L’espoir doit poindre à l’horizon apaisé.
UN GROUPE DE SAGES POUR UNE MÉDIATION ?
Quand deux groupes s’affrontent et se déchirent, il faut des intermédiaires pour arrêter les hostilités sanglantes. Est-ce qu’on ne pourrait pas constituer un groupe de sages pour entamer immédiatement des négociations afin de réunir les antagonistes autour d’une table ?
Il faudrait que ce groupe comprenne aussi des membres de la communauté internationale. Il serait composé de personnes insoupçonnables, humanistes et d’un sens moral rigoureux.
Ce serait un moyen de cesser de biaiser ou d’adopter des postures tonitruantes qui ne font que mener à des impasses. Car il faut bien constater que le Gouvernement actuel a montré ses limites et son incapacité à résoudre la crise. Dans l’intérêt de la nation, il serait presque nécessaire d’en changer. On constate de même que les forces internationales ne parviennent pas à sortir le pays de son enlisement et devraient sans doute adopter une autre stratégie pour y parvenir.
Les crépitements des mitrailleuses et le chant sinistre des culasses doivent cesser. Le chaos qui s’éternise a trop duré. Place, enfin, à la paix et à la réconciliation !
Un bilan 300 morts, 200 blessés et 100.000 déplacés fait peur en République centrafricaine qui connait une résurgence de violence armée durant ce moi de mai dans la région Sud-est. C’est une situation à la fois sécuritaire et humanitaire qui frappe les localités de Bria, Alindao, Bangassou et Mobaye au Sud-est du pays. Dans une déclaration faite à Bangui à la fin de leur mission hier dans les villes de Bangassou et Bria, le ministre des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, et le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Michel Yao s’inquiètent de la situation alarmante qui prévaut dans cette partie du territoire centrafricain.
Les régions Sud-est de la République Centrafricaine notamment Bangassou, Alindao, Mobaye et Bria connaissent une résurgence de conflit armé entre les Antibalak et les éléments rebelles de la Seleka. Cette recrudescence de violence depuis le début du mois de mai crée une situation d’urgence sécuritaire et humanitaire.
Cette situation a poussé la ministre centrafricaine des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, et le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Michel Yao d’effectuer une mission d’évaluation. A la fin de cette mission conjointe, ils ont alerté sur les dangers d’une propagation de la violence.
« La résurgence des derniers foyers de tensions au cours des deux dernières semaines ont fait environ 100 000 nouveaux déplacés, 200 blessés et 300 morts. A ce bilan s’ajoute les maisons incendiées, les réserves alimentaires pillées et les biens saccagés soit autant de besoins nouveaux auxquels la communauté humanitaire devra répondre alors que les ressources financières stagnent », rappellent Le membre du gouvernement et le Coordonateur humanitaire.
Virginie Baikoua et Michel Yao se disent être confrontés à la détresse des populations civiles qui paient le lourd tribut des affrontements armés. Ils ont signalé qu’une multiplication des foyers de tension et des besoins « pourraient mener vers une crise de grande envergure dont les conséquences pourraient être plus graves qu’en 2013 car la réponse humanitaire en République Centrafricaine reste encore largement sous-financée ».
Les stocks ont été vite épuisés en raison du très grand nombre de déplacés dès les premiers jours qui ont suivi les affrontements. Les humanitaires ont fait savoir qu’en pleine saison pluvieuse dans le pays « le besoin humanitaire le plus urgent est la disponibilité des abris ».
D’après le coordonateur des affaires humanitaires, la communauté humanitaire est en train de répondre aux besoins des déplacés à Bangassou ou Alindao où respectivement 14 814 et 14 293 déplacés dépendent plus que jamais de l’assistance humanitaire.
Le Bureau des affaires humanitaires (OCHA) en Centrafrique informe que le financement du Plan de réponse humanitaire de 399,5 millions de dollars n’atteint que 64,8 millions durant les 6 mois.
A l’occasion de la journée internationale des casques bleus des Nations Unies, la Minusca et le gouvernement centrafricain ont réaffirmé leur volonté d’œuvrer ensemble pour la paix et la sécurité en République Centrafricaine. Une préoccupation exprimée hier 29 mai 2017 à Bangui par la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine (RCA), Diane Corner, et le Premier ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji qui ont rendu hommage aux 46 soldats de la paix disparus depuis le début de la Mission onusienne dans le pays.
Les deux personnalités au nom du gouvernement centrafricain et des Nations Unies ont loué l’engagement des casques bleus au service de la paix en République Centrafricaine.
« Nous mesurons tous les jours les efforts inlassables des soldats de la paix pour instaurer la paix et la stabilité dans notre pays. C’est pourquoi, nous allons continuer à travailler ensemble pour relever ce défi. Mon gouvernement réaffirme sa ferme volonté à créer les meilleures conditions en vue de favoriser un retour rapide à la paix et la stabilité », a assuré Simplice Mathieu Sarandji, premier ministre centrafricain.
Par ailleurs, le Chef du gouvernement centrafricain a invité le peuple centrafricain à s’unir afin de travailler ensemble pour la réconciliation nationale.
« Bien que le chemin soit long et parfois semé d’embuches à cause des ennemis de la paix, nous sommes déterminés à conduire notre pays vers la voix d’une réconciliation durable. C’est pourquoi, j’en appelle au sens patriotique de tous mes compatriotes, aux forces vives de la Nation, car le moment est venu pour que nous soyons tous ensemble autour du Président de la République, pour relever le défi de la paix », a lancé le chef du gouvernement.
De son côté, la Représentante spéciale adjointe, Diane Corner, est revenue sur le message du Secrétaire général, avant de souligner que les casques bleus resteront fermes quant à leur engagent en Centrafrique.
« Nous rendons hommage à tous ces courageux soldats de la paix et au personnel qui sont morts pour la paix et saluons les contingents militaires pour rester résilients. Malgré les actions des groupes armés et de ceux qui les appuient, qui sont prêt à tout faire y compris à massacrer des centaines d’innocents, la MINUSCA continuera d’assurer une présence solide même dans des zones très difficiles », a prévenu Corner.
La Représentante spéciale adjointe a réaffirmé que la MINUSCA travaillera ensemble avec les autorités centrafricaines. «Nous travaillerons pour la réduction des groupes armés; la protection des civils; la promotion et protection des droits de l’homme; la réconciliation nationale, et la prestation de l’aide humanitaire », a-t-elle souligné.
La cérémonie de commémoration de la journée des casques bleus s’est déroulée au siège de la Minusca à Bangui, en présence des autorités centrafricaines, du corps diplomatique et du personnel civil et en uniforme de la Mission. La journée a également été commémorée dans les différents bureaux régionaux de la Mission en République Centrafricaine.
Depuis le début de l’année, 14 soldats de maintien de la paix des Nations unies sont tombés dans la quête de la paix et de la stabilité en Centrafrique. Entre 2014 et 2017, la MINUSCA a perdu 46 soldats de la paix.
Centrafrique : allocution de l’honorable abdou karim meckassoua président de l’assemblée nationale à l’ occasion de la cérémonie de clôture de la première session ordinaire
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0147.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA
Bangui, le 31/05/2017
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques, Consulaires et les Représentants des Organisations Internationales ;
Messieurs les Présidents des Cours
Mesdames et Messieurs les Membres de Cabinet de la Primature, de l’Assemblée Nationale et de la Présidence de la République ;
Madame la Première Vice- Présidente de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui ;
Honorables Députés, Chers Collègues ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs ;
Avant toute chose, levons-nous-en la mémoire des centaines de nos compatriotes et des soldats de la Minusca morts dans la nouvelle vague d’horreur qui frappe notre pays, et observons une minute de silence.
Monsieur le Premier Ministre, Chers collègues Mesdames et Messieurs,
Je tiens d’abord à exprimer à l’endroit de chacun de vous la gratitude de la Représentation nationale pour avoir favorablement répondu à notre invitation à cette cérémonie de clôture de la Session ordinaire qui s’est ouverte le 1er mars 2017.
J’ai en même temps conscience que nos compatriotes peuvent s’interroger sur le sens de cette cérémonie dans un contexte national comme le nôtre. L’interrogation est totalement légitime. En effet, quel sens donner au rassemblement dans la capitale des plus hautes autorités de l’Etat quand le reste du pays est à feu et à sang ? Le décalage de temps n’aura, lui non plus, échappé à personne : entre le temps de nos institutions, inspiré de la normalité constitutionnelle, et le temps politique et sécuritaire d’un pays, le nôtre, dont les convulsions sont si brusques et si imprévisibles. La preuve, nous allons clore la session parlementaire alors que notre pays, nos compatriotes ont plus que jamais besoin de la mobilisation de toutes leurs institutions. Hier, c’était la fête des mères, une fête célébrée dans le monde entier. Malheureusement le contexte sécuritaire de l’heure n’a hélas pas permis de célébrer cette fête placée à juste titre par le Chef de l’Etat sous le signe de deuil national en l’honneur de nos mères Centrafricaines tuées par les groupes armés.
Il y a là matière à réflexion. Et nous devrons réfléchir pour trouver des solutions qui nous permettent, d’une part, de réinvestir tout notre territoire et, d’autre part, d’être plus et toujours en phase avec le pays réel.
Monsieur le Premier Ministre, Chers collègues, Mesdames et Messieurs, En regardant l’état de notre pays, avec un espace vital national qui se réduit de jour en jour ; en voyant le sort qui est celui de la très grande majorité de nos compatriotes, tués, chassés de leurs terres et de leurs villages pillés et brûlés, errant dans les brousses et les forêts ou forcés à un exil des plus précaires ; bref, en voyant cela, nul ne comprendrait que je me livre ici à un bilan froid de nos travaux au cours des 3 mois qui s’achèvent.
Ceux qui suivent nos travaux savent que les Commissions et les députés n’ont pas chômé, qu’ils ont même intensément travaillé, toujours avec engagement et avec rigueur. Je voudrais ici les remercier de leur dévouement et les féliciter. Ce travail législatif est parfois ingrat : beaucoup d’heures de travail pour peu de résultat visible par le public. C’était par exemple le cas avec le projet de loi portant Code des collectivités territoriales et des circonscriptions administratives. Texte important s’il en est, vu qu’il conditionne l’élection des maires, et potentiellement la mise en place du Sénat. Texte particulièrement dense aussi : pas moins de 694 articles. Après plusieurs jours de travaux intenses, la Commission Institutions, Démocratie, Judiciaire et Affaires Administratives m’a saisi pour faire état de difficultés pour avancer. Nous avons alors décidé ensemble d’organiser des ateliers pour permettre aux députés d’échanger avec des experts tant nationaux qu’internationaux, des collectivités territoriales. Ces échanges se sont avérés riches et fructueux. Au point que les travaux de la Commission se sont réorientés vers la préparation d’une Loi-cadre en lieu et place du Code initialement projeté.
Il en est ainsi des cinq ateliers relatifs à la Familiarisation des Députés sur la Réforme du Secteur de la Sécurité organisés par la Commission Défense et Sécurité. Ainsi en va-t-il du travail parlementaire. Beaucoup d’effort déployé, mais dont on ne voit qu’une infime partie émergée.
Merci donc, chers collègues, pour toute l’œuvre parlementaire accomplie au cours de cette session, dans des conditions que je sais difficiles.
Je vous remercie et sollicite en même temps votre indulgence. Car comme je l’ai dit, je ne vais pas faire aujourd’hui le bilan détaillé de notre session. Parce que la situation dans notre pays appelle autre chose.
Aussi permettez que je me limite, premièrement, à livrer un message général et, deuxièmement, à évoquer un seul des textes que nous avons effectivement adopté.
Le message d’abord.
La session qui s’achève a connu des temps politiques forts. L’élection du Bureau de la Représentation nationale a ouvert la marche. La présentation du gouvernement quasiment au grand complet et du Premier ministre devant notre Assemblée ce 25 mai a clos ce cycle. Le fait est que nombre d’acteurs politiques n’ont vu dans ces temps que l’occasion de faire des coups, de mettre en échec tel ou tel, l’occasion de dribbler, de ruser. Au point que ce qui aurait dû constituer des temps démocratiques normaux autour de projets positifs pour le pays a été transformé, en stratégies de survie politique personnelle. Le pays n’a aucun intérêt à cela. L’Assemblée nationale s’honore de ne participer à aucune cabale, ni à aucune messe de minuit, et ce contre aucune personne ni institution. L’Assemblée nationale s’honore de faire le travail que la Constitution lui assigne.
Mais l’Assemblée nationale souhaiterait aussi que l’on arrête de voir dans chaque initiative qu’elle prend pour remplir sa mission constitutionnelle je ne sais quelle manœuvre occulte ou quel agenda caché.
Je le redis ici. D’agenda caché il n’y en a pas. Il y a seulement une Assemblée nationale déterminée à prendre toute la place que la Constitution lui réserve ; autrement dit, une Assemblée nationale déterminée à agir et à servir dans toute la mesure de ce qu’ont voulu les Centrafricains qui ont voté pour cette Constitution sous la menace des armes, voire parfois sous les balles.
J’en viens maintenant au texte, au seul texte, que j’ai dit que j’évoquerai.
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; Honorables Députés ; Distingués invités ;
C’est avec fierté, mais aussi avec gravité que je vous annonce que la Représentation nationale a, pas plus tard que vendredi dernier, ce 26 mai, adopté à l’unanimité, par acclamation, un des textes les plus importants de cette législature.
Ce texte, que nous tenons à la disposition de chacun, est intitulé « Initiative parlementaire pour l’adoption d’un Plan de paix en République centrafricaine – Recommandation ».
Ce texte, il faut le souligner, a donné lieu à un travail assidu au sein de l’Assemblée nationale pendant près de deux mois. Il a aussi donné lieu, avant présentation à l’hémicycle, à une très large consultation. En plus du sein même de l’Assemblée, où le Bureau, la Conférence des Présidents et les leaders politiques ont été consultés, j’ai personnellement saisi du projet les plus hautes institutions de notre pays dont, en particulier, le Président de la République et la Présidente de la Cour constitutionnelle. Les Représentations diplomatiques de nos principaux partenaires n’ont pas été oubliées. Le texte voté par l’Assemblée nationale a été substantiellement enrichi par ces différentes consultations. De quoi s’agit-il au fond ? Qu’est-ce que cette Initiative ? L’initiative est un ensemble de mesures dont nous estimons qu’elles permettraient d’aller vers une paix durable dans notre pays, en alliant les impératifs de désarmement et de réconciliation nationale avec les justes exigences de justice et de réparation pour les victimes.
Les principales mesures qu’elle contient sont les suivantes : – précédée d’un cessez-le feu effectif, l’ouverture de négociations en vue d’un accord de paix ; – la mise en place d’un Comité des victimes ; – l’ouverture, parallèlement aux négociations, de chantiers de la reconstruction, ouverts notamment aux combattants des groupes armés ; – l’engagement d’une dynamique de paix dans les communautés à travers les Comités locaux de Paix et de réconciliation ; – l’organisation du retour des réfugiés et des personnes déplacées ; – la mise en œuvre de la justice à travers la Cour pénale spéciale et les juridictions pénales ordinaires d’un côté et, de l’autre, à travers ce que nous avons appelé « un modèle centrafricain de justice alternative, éventuellement traditionnel ».
Le dispositif de paix ainsi proposé, j’y insiste, comporte trois nouveautés remarquables par rapport à tout ce qui a été pratiqué jusqu’alors dans notre pays. La première est que les victimes sont placées au centre du processus de paix. Elles ont un droit à participer aux négociations, à travers des représentants qu’elles auront désignés elles-mêmes ; leur besoin de justice est dûment pris en compte ; et enfin, les grands travaux entrepris au titre des chantiers de la reconstruction le sont d’abord au profit des communautés auxquelles appartiennent ces victimes.
La deuxième nouveauté est que le processus de paix tout entier se déroule dans le cadre de la légalité constitutionnelle, et reste ainsi un processus républicain. C’est en ce sens que l’initiative insiste sur la nécessité que les négociations se déroulent dans un cadre défini par les institutions de la République et que leur résultat soit ratifié par une Loi, laquelle loi, je le précise, serait susceptible de contrôle de constitutionnalité. Ce faisant, on s’assure, par exemple, que les négociations n’auront pas pour objet, comme par le passé, la distribution de postes ministériels ou d’autres prébendes politiques, car la seule référence pour les nominations restera la Constitution. La troisième nouveauté est que l’Assemblée nationale considère comme non amnistiables les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, et le crime de génocide.
Nous en avons conscience, le processus de paix avec une telle colonne vertébrale ne fera pas nécessairement l’affaire des entrepreneurs politico-militaires, eux qui revendiquent l’amnistie, et entendent aborder les négociations en position de force.
Mais, pour l’Assemblée nationale, le défi vaut la peine d’être lancé, et ce serait ici une épreuve capitale de vérité. Quand on a le souci du peuple, on respecte sa volonté. Quand on a l’amour du pays, on s’inscrit dans le cadre républicain voulu par nos concitoyens. Quand on a le sens de la cohésion nationale, on œuvre à la protection des victimes et à la satisfaction de leurs attentes de justice.
Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs,
Comme vous le voyez c’est un projet à la fois cohérent, ambitieux, novateur, concret et raisonnable que l’Assemblée nationale vient d’adopter.
Parce qu’il est cela, ce texte ne manquera pas de susciter questions et interprétations. Cela est normal. Mais il est possible aussi que notre intention soit déformée. Je me dois donc de lever d’emblée toute ambiguïté en répondant aux principales questions qui se profilent déjà.
Première question : L’Assemblée nationale est-elle dans son rôle en adoptant pareille initiative ?
A cette question je réponds résolument oui.
Personne ne devrait d’ailleurs être surpris. Souvenez-vous, la toute première action de la Représentation nationale a été de faire convoquer par le Chef de l’Etat, en juillet 2016 déjà, une session d’urgence nationale sur la sécurité des Centrafricains, alors que les groupes armés sévissaient à travers notre territoire. Cette session s’était achevée sur des recommandations adressées au Gouvernement et à la MINUSCA. Depuis lors, les préoccupations de notre institution sur le sujet n’ont jamais cessé, convaincus que nous sommes que la recherche de la Paix est l’affaire de tous les citoyens et de toutes les institutions.
Je réponds oui à cette première question en considérant aussi notre Constitution. Celle-ci ne donne pas seulement à la Représentation nationale la mission de voter les lois et de contrôler le Gouvernement. Elle y ajoute celle de contribuer. C’est à ce titre que les députés peuvent prendre l’initiative des Lois en faisant des propositions.
Ces propositions doivent bien sûr être faites dans le domaine de la Loi telle que définie par la Constitution. C’est précisément le cas pour l’initiative. Qu’il suffise à ce propos de rappeler que l’article 80 de notre Constitution place dans le domaine de la Loi, notamment, l’organisation générale de la défense nationale, l’organisation générale de la justice et du régime pénitentiaire, de même que « Les sujétions imposées aux Centrafricains et aux étrangers résidents en leur personne et en leurs biens en vue de l’utilité publique et en vue de la défense nationale ». On a là le cœur de l’initiative. Et la base de la légitimité incontestable de l’intervention parlementaire.
Voilà pour l’essentiel de la réponse à cette question de savoir si la Représentation nationale est dans son rôle. Mais on pourrait y ajouter l’interrogation suivante : dans un contexte où les institutions étrangères, institutions d’Etats amis parfois, rivalisent de plans de paix pour notre pays, au nom de quoi interdirait-on aux Centrafricains, par la voix de leurs représentants, de concevoir un tel plan pour eux-mêmes ?
Deuxième question : L’Assemblée nationale ne tenterait-elle pas de se substituer à l’Exécutif sur cette question de paix ?
La réponse ici est assurément non.
Non ! D’abord parce que le texte de l’initiative prévoit très clairement, je cite, « que le pilotage du processus de Paix est de la responsabilité de l’Exécutif », et que, lorsqu’une Loi doit intervenir, l’initiative de celle-ci en revient au Gouvernement.
Non ! Ensuite, parce que l’initiative n’est pas le plan de Paix, mais une recommandation au Gouvernement. L’Assemblée nationale n’y était pas obligée. Compte tenu de ce que j’ai précisé tantôt sur le domaine de la Loi, notre institution aurait pu tout aussi bien choisir la forme législative, contraignante pour le Gouvernement. Mais son choix a été autre. Plutôt que de dicter unilatéralement un plan de paix, la Représentation nationale a préféré œuvrer à la construction d’un consensus national équilibré sur les principes et modalités de la marche vers une paix durable dans notre pays.
Monsieur le Premier Ministre, Honorables Députés, chers collègues, Mesdames et Messieurs ;
Un dernier mot pour finir.
En adoptant la recommandation portant Initiative parlementaire pour l’adoption d’un Plan de paix en République centrafricaine, l’Assemblée nationale a voulu répondre à une urgence qui est aujourd’hui indiscutable.
Nous sommes conscients aussi que, pour que cette entreprise vitale réussisse, il faut la participation de tous, à commencer par l’Exécutif et la MINUSCA. C’est pourquoi je saisis cette occasion pour lancer un appel solennel au Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, à vous Monsieur le Premier Ministre ainsi qu’à votre Gouvernement ; un appel enfin à tous nos partenaires, MINUSCA en tête. L’Assemblée nationale se tient à la disposition de tous pour commencer, dès aujourd’hui, à travailler ensemble, à partir de l’Initiative du 26 mai, à l’élaboration d’un cadre commun pour sortir de la crise. Cela est urgent et vital. La vie de nos concitoyens et la survie de notre Nation en dépendent.
Je vous remercie pour votre aimable attention.
Sur ce, je déclare close la première session ordinaire de l’Assemblée nationale de l’année 2017
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0140.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Immeuble de la Socatel Bangui-Sica. CopyrightCNC
Bangui, le 30/05/2017
Par : Herman THEMONA CNC,
Longtemps laissée en déconfiture, la Socatel, opérateur incontournable de téléphonie mobile en RCA est entrain de retrouver ses lettres de noblesse depuis peu. En si peu de temps, ce joyau national est en train d’émouvoir de sortir de l’ornière. Après le lancement avec succès de ses services internet, les travaux de réhabilitation et de réfection des installations vétustes a commencé et avancent à pas de géant.
Qui eut cru ? Qui avait précocement prédit la mort ou la disparition pure et simple de la Socatel ? Décidément, l’on peut dire sans risque de se tromper à la vue de ce qui se passe actuellement, cette société citoyenne est appelée à la renaissance, grâce au plan de sauvetage concocté par le nouveau Directeur Général, Bruno GRELA-M’POKO.
Après avoir initié un projet somme toute ambitieux qui non seulement fera consteller la Socatel mais qui va encore davantage embellir la ville de Bangui, le bâtiment abritant la direction général de la Socatel est en train de faire peau neuve. L’immeuble de Bangui-Sica abandonné dans une vétusté sans pareille commence à connaitre ses premières couches de peinture depuis quelques semaines déjà, grâce à l’ingéniosité de l’entreprise Société de développement Commerce et Industrie(SDCI) qui a pris le soin de mener de bout en bout d’une main de maître les travaux de peinture. Les travaux actuels sont estimés à hauteur de 9.298.500 francs CFA et sont prévus pour la fin du mois de mai 2017 au plus tard.
Il sied de souligner que sur Appel d’offre, la SDCI(Société de Développement-Commerce et Industrie) a pu ravir l’appel au détriment de six autres sociétés concurrentes. Les raisons qui expliquent ce choix proviennent du fait que la facture de la SDCI a été jugée raisonnable et dont au moins 2.360.000 francs CFCA sera déduit du montant global en guise de compensation car cette société avait déjà antérieurement des actifs de la Socatel. Ces travaux s’inscrivent dans la politique et la juste ligne décidée par les nouveaux responsables de la Socatel qui consiste à soigner l’image de la société jadis numéro un de la téléphonie mobile en Centrafrique et même dans la sous-région.
Mais malheureusement, des esprits non citoyens ont voulu bloqué les travaux pourtant salutaires pour l’avenir et l’image de cette société centrafricaine. Le Conseil d’Administration dirigé par Panzet-Sebas et avec la complicité du Ministre Gourna se mêlant dans la danse, a presque failli créer l’anathème n’eut été la sage intervention du Ministre- Contrôleur général du secteur parapublic. Est- ce du ressort du président du Conseil d’Administration de la Socatel de s’immiscer outrageusement dans la bonne marche pourtant de la Société ? Aux esprits citoyens, le développement. Et il y a lieu de mentionner que la Socatel s’inscrit dans cette logique avec cette nouvelle dynamique instituée par l’équipe dirigeante!
Le Mardi 23 mai 2017 Madame la Ministre des Affaires sociales accompagnée des Honorables Députés Serge SINGHA BENGBA de Bangassou 1 et Samuel NZOUNGOU de Bangassou 2 ainsi que du coordonnateur adjoint des actions humanitaires des nations unies ont effectué un déplacement à Bangassou chef-lieu du M’BOMOU.
Toutes ces personnalités voulaient toucher du doigt la dure réalité que vivent les habitantes et habitants du M’BOMOU suite aux derniers combats dans la ville de Bangassou et de ses environs.
Lors de cette visite la délégation a d’abord fait une réunion à la Minusca avec les responsables locaux de cette institution puis avec les autorités administratives locales (préfet, sous-préfet, Maire …)
Ensuite toute la délégation s’est rendue au quartier TOKOYO plus précisément sur les sites de la Mosquée centrale et du petit marché.
Pour qui connait Bangassou c’était un insoutenable spectacle de désolation qui s’offrait à leurs yeux car la mosquée a été totalement vandalisée ainsi que le marché. Plusieurs kiosques des commerçants musulmans (essentiellement) mais également de non musulmans soupçonnés être des collaborateurs des Musulmans avaient été incendiés.
Cette vaque de violence irrationnelle et totalement sans précédent car de tous temps Chrétiens et Musulmans ont toujours vécus en harmonie dans le M’BOMOU se confirmera lors de la visite que l’équipe va effectuer à l’hôpital régional à la rencontre des victimes hospitalisées suite aux évènements.
Ensuite toute la délégation va être reçu sur le site de l’évêché par l’évêque Monseigneur AGUIRE pour une série de réunion avec l’équipe de l’église catholique, de la médiation, des déplacés Chrétiens, des déplacés musulmans et une dernière réunion avec les porte-paroles des assaillants qui s’auto désignent « groupe d’Auto-défense ».
A chaque fois, tous les membres de la délégation (Ministre, Députés, Coordonnateur adjoint) après avoir écouté chaque partie aux conflits ont d’une manière unanime toujours condamné fermement l’utilisation de la violence comme moyen de règlement des différends tout en prévenant que les auteurs de crimes et autres exactions doivent s’attendre à rendre compte à la justice du pays.
Le Député de Bangassou 1 l’Honorable Serge SINGHA BENGBA a ensuite profité de la réunion pour dire toute sa reconnaissance à l’Eglise catholique et surtout à la Caritas pour tout le dévouement qu’elle met dans le soutien à toutes les victimes de cette crise.
Il a saisi l’occasion pour remettre une enveloppe de 1.000.000 fcfa fruit de la collecte des députés et ressortissants de la région 6 à l’Abbé GUY FLORENTIN Responsable de l’antenne Caritas afin d’apporter une modeste contribution pour l’assistance aux victimes.
Il a enfin terminé en lançant aux protagonistes de la crise un appel à l’apaisement et à la cohésion pour permettre à la population de Bangassou de retrouver l’harmonie entre les différentes communautés de la ville et surtout la paix et la sécurité pour tous.
La délégation s’est ensuite rendu sur le site du petit séminaire et de la Cathédrale afin d’aller à la rencontre des déplacés.
Le Professeur Gaston Mandata N’GUEREKATA, Président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), saisit cette occasion pour souhaiter une bonne période de Ramadan à tous nos frères et sœurs musulmans.
Que ce moment de grande spiritualité et de sacrifice puisse renforcer leur sentiment d’appartenance à l’espace national et que le Tout-Puissant et Miséricordieux Allah inonde leur cœur de pardon en ces moments de grande douleur et de grande souffrance.
Le Professeur N’GUEREKATA salue particulièrement l’initiative patriotique de la journée de deuil et de recueillement observée le 19 Mai 2017 par la communauté musulmane du Km 5 de Bangui en mémoire des victimes des événements de Bangassou. Une nation avancée doit savoir honorer ceux à qui la barbarie humaine arrache la vie et endeuille l’ensemble de la société.
Le Professeur NGUEREKATA voudrait aussi exprimer sa profonde et fraternelle compassion aux parents et victimes des événements douloureux de Alindao, Bangassou, Bria, Niem Yéléwa et toutes les régions endeuillées de Centrafrique.
En ces moments de grands défis ou la cohésion sociale et la nation elle-même sont menacées, il en appelle à l’unité nationale autour du Président de la République, Chef de l’Etat, pour combattre l’ennemi commun, à savoir le terrorisme des bandes armées tout en invitant le gouvernement à plus de fermeté face à celles-ci.
Bon courage à toutes et à tous en ce temps de Ramadan.
Fait à Bangui le 26 Mai 2017
Gaston Mandata N’GUEREKATA
Professeur Distingué des Universités
Président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC)
Dans une déclaration rendue publique il y a peu, l’un des multiples responsables des comités de soutien du président TOUADERA, le chien enragé Didacien KOSSIMATCHI, a accusé le président de l’URCA (Union Pour le renouveau Centrafricain), l’opposant et député à l’Assemblée nationale, Anicet Georges DOLOGUELE de fomenter un coup d’état contre le pouvoir en place. Cette situation appelle de notre part une réflexion sans passion afin de comprendre les tenants et les aboutissants d’une telle démarche. Qui est derrière cette cabale politique ? Pour quelles raisons le camp du président Touadéra s’agite-t-il ainsi ces derniers temps au point de voir des ennemis partout ?
En effet, dans une rencontre avec la presse soutenue financièrement et politiquement par le président Touadéra lui-même et le premier ministre Mathieu Simplice SARANDJI, le Directeur des examens et concours professionnels et universitaires (DECUP), Didacien Kossimatchi n’y est pas allé de main morte pour accuser le chef de file de l’opposition démocratique centrafricaine et président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé. Décidément, le ridicule ne tue et ne tuera plus le centrafricain. Il n’y a qu’en RCA où des piètres personnes, parce que bénéficiant des faveurs d’un pouvoir politique établi, peuvent se prévaloir de n’importe quoi jusqu’à s’arroger des droits et privilèges qui ne sont guère de leur compétence. En réalité, le procureur de la République devrait purement et simplement arrêter monsieur Didacien pour trouble à l’ordre public, diffamation d’une personnalité et injures publiques.
Quand Didacien parle de coup d’Etat dans ses élucubrations, il y a lieu de se demander avec qui Dologuélé va organiser ce coup d’Etat ? Sur qui Dologuélé va s’appuyer pour mener son coup d’état ? Puisque d’ordinaire, un coup d’état est toujours organisé avec l’appui voir la contribution d’une armée. Or en RCA, l’Armée n’existe plus depuis 2013. Et tous les centrafricains aux esprits éveillés et renseignés savent que ces mêmes Didacien, hier troubadours du KNK, avaient déjà décimé et mis en lambeaux l’armée nationale centrafricaine pour préparer l’arriver au pouvoir de la Séléka.
En accusant Dologuélé de coup d’état, et pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas encore l’homme, il sied de mentionner que le pauvre hère didacien n’est pas à sa première bassesse. Traitre de haute poigne, c’est un transhument politique qui a roulé sa bosse dans tous les partis politique de la RCA, à la recherche, à coup sûr, d’un poste juteux de Directeur général, Ministre ou autres encore… Mais hélas, comme il n’en a ni la compétence, ni l’envergure, il verse souvent dans ces jeux de calomnie pour plaire au pouvoir en place afin de trouver un morceau de pain. N’est- ce pas ce Didacien qui, en 2006, pendant qu’il était encore Président de la jeunesse du KNK, avait organisé un raquettage de grande envergure pour collecter indûment de l’argent pendant les obsèques de feu le secrétaire général de la présidence à l’époque Charles Hervé WENEZOUI ?
Pour la petite histoire, Didacien fait partie de ceux qui ont terni l’image du régime Bozizé par la pratique funeste de fiches mensongères. Et la suite, vous la connaissez…le régime de bozizé est tombé comme un fruit mûr sans la moindre résistance, comme si ce dernier n’était pas un militaire et encore !oins, un officier général de l’Armée qui a eu en son temps le privilège légendaire d’être pendant longtemps un des tout -proches de l’empereur BOKASSA, l’inoubliable et l’intrépide.
S’il y a eu trop de cas de tueries sous le régime Bozizé dont Charles Massi et autres, c’est par la manoeuvre de Didacien et sa clique, spécialisés à l’époque dans dans la rédaction des fiches mensongères. Et voilà qu’on reprend les mêmes et on recommence ! Même à l’Université, ce pauvre de Didacien a été renvoyé pour fausseté car ayant triché en année de licence en histoire. Il aura fallu l’avènement du régime KNK pour voir ce tricheur revenir à l’Université pour reprendre les études non pas en année de licence là où il avait mordu la poussière mais directement, à saute-mouton, en année de maitrise qu’il ne finira pas une fois de plus. Aujourd’hui, grâce à ses accointances du temps du KNK, monsieur brandit un Master en histoire. Diantre, ou a-t-il eu ce master ? Avec quelle mention ? Qui a été son directeur de recherche ? Voilà l’homme. Un maléfique tout fait, voleur, un prostitué politique sans compétence, ivrogne chronique, un saprophyte qui vit grâce à la trahison et aux coups bas. On ne le dira jamais assez, Touadéra est très mal entouré. Les mêmes personnes qui ont crucifié le KNK se retrouvent toutes aujourd’hui greffées autour de Touadéra au Palais, qui comme conseiller, qui comme ministre, qui encore comme membre des multiples et nauséabonds comités de soutien à l’exemple du pitoyable Kossimatchi et autres truand.
Quant au truand récidiviste et prisonnier en cavale Joachim KOKATE, on peut facilement se demander quelle est la personnalité politique qui exploite à ce point son culot pour s’attaquer de manière aussi basse à une personnalité du calibre de Dologuélé ? Dans ce dossier, qui a commis un forfait ? Gare au voleur qui crie au voleur ! Grand traitre, l’on se souviendra que c’est KOKATE qui, bombardé à l’époque Coordonnateur de la rébellion de CPJP d’Abdoulaye Hussein, avait usé de mêmes pratiques comme il en a la dextérité, pour vendre les secrets de la CPJP à Bozizé.
Et pour le récompenser, le président Bozizé avait fait de ce bras cassé sans niveau intellectuel requis et radié des effectifs des FACAS pour insuffisance de résultats et malhonnêteté chronique, le ministre des PME-PMI et du guichet Unique. Il suffit simplement de revisiter les agissements de KOKATE depuis 20 ans pour se rendre à l’évidence que ce Monsieur un véritable danger pour la société. Car enregistrer à son insu un personnage politique du calibre de DOLOGUELE, de surcroit chef de file de l’opposition, relève de pratiques basses, dignes de l’époque de la GESTAPO hitlérienne.
KOKATE est un « agent secret » de pacotille, qui a trahi tous ses maîtres tout le long de sa « carrière » de truand compulsif. Mutin professionnel, il a contribué à sa manière à déstabiliser tous les régimes qui se sont succédé en RCA depuis PATASSE jusqu’à Bozizé. Kokaté est une chauve-souris qui agit en fonction de ses intérêts machiavéliques. Même là où il est maintenant à la Primature comme conseiller, il doit certainement être déjà en train d’espionner le chef du gouvernement Mathieu Simplice Sarandji.
Ce soi-disant officier de l’Armée centrafricaine renvoyé à l’époque de l’EMET (Ecole Militaire des Enfants de Troupe) pour idiotie et médiocrité n’en n’est pas à son premier stratagème. Voyons le passé de Dologuélé et celui de KOKATE. Qui est réellement rebelle ? Le régime Touadéra, on ne le dira jamais assez, fait la promotion de la médiocrité comme ce fut le cas du régime Bozizé dont Touadéra était d’ailleurs un artisan incontesté. Par ces pratiques d’un autre âge qui recommencent, les mêmes vautours d’hier sont entrain de conduire inéluctablement le pouvoir de Touadéra vers sa fin.
Franchement, le régime de Touadéra passe déjà pour le pire qu’aura connu la RCA. Des indicateurs probants le prouvent. Détournements des fonds publics, clanisme et tribalisme comme modes de gouvernance, pratiques de fiches et d’écoute secrète des opposants et leaders d’opinion. En un an de gestion du pouvoir, le système Touadéra ressemble typiquement à une mauvaise caricature de l’Italie Mussolinienne ou de l’Allemagne nazie. Plus que par le passé, le tribalisme et le clientélisme sont érigés en véritable mode de gouvernance. Tous les postes juteux et stratégiques sont occupés par les parents ou amis soit du président, soit du premier ministre : Impôts, douanes, trésor public etc. Et face à tout cela, le peuple meurt tous les jours. Des femmes sont violées, massacrées, les enfants sont abandonnés à leur triste sort puisque n’allant plus à l’école ? Dans certaines villes, les hôpitaux sont inexistants. Le mensonge au peuple, un culte de la personnalité exercé de manière maladive, la gabegie et l’incompétence seront la cause de la descente aux enfers du régime tribaliste de Touadéra. Autour de ce président, ne gravitent que des prisonniers en cavale, potentiels clients de la maison d’Arrêt de Ngaragba ou des tribunaux internationaux puisque ce sont des criminels de tous ordres à l’exemple de : Didacien Kossimatchi, Rigobert Vondo,Fidèle Gouandjika, Joachim Kokaté, Sany Yalo, Charles Paul Lemassé Mandja, Frédéric INAMO, Emile gros-Raymond Nakombo le maire de Bangui etc.
Touadera qui, lors de son investiture au stade 20.000 places à Bangui devant un parterre des personnalités de tous ordres et chefs d’Etat africains avait crié à hue et à dia que les mauvaises pratiques du passé étaient terminées, ce même Touadera se rebiffe aujourd’hui à 180° pour encourager le culte de personnalité et la floraison anarchique des comités de soutien qui jonchent le pays , du moins la capitale Bangui qu’il gouverne avec beaucoup de difficultés, soit dit en passant.
On observe avec attention comment Touadera est en train d’accumuler voire dépasser les mêmes erreurs du passé qui avaient emporté son parrain politique Bozizé et lui-même et le KNK le 24 mars 2013. La meilleure chose qui reste maintenant à faire pour Touadéra est de se choisir dès à présent un pays d’asile car à l’allure où vont les choses, il sera un peu difficile à ce pouvoir tribaliste de se ressaisir surtout que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Etant donné que les mêmes artisans du malheur de Bozizé et le KNK rodent encore et toujours autour de Touadéra.
Centrafrique : le président Touadera a du pain sur la planche pour sortir le pays de l’ornière.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_00432.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de la République Faustin archange TOUADÉRA.
Bangui 26 mai 2017, CNC.
Par Eric NGABA
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, à la Magistrature Suprême de l’Etat depuis 30 mars 2016 à l’issue des élections présidentielles, a hérité d’un pays meurtri par des années de crise accumulée. La sécurité, l’humanitaire, l’économie et la justice sont entre autres des grands chantiers auxquels il doit s’atteler pour sortir ce pays de l’ornière durant son quinquennat.
La République Centrafricaine en dépit de retour à l’ordre constitutionnel marqué par l’accession au pouvoir du Professeur Faustin-Archange Touadéra, fait face à des défis sécuritaires et humanitaires inquiétants.
La communauté internationale continue de voler au secours des autorités centrafricaines pour relever le pays. A cet effet, le président Touadera doit s’appuyer sur les soutiens pour réussir sa mission. Certains partis politiques et associations se proposent de soutenir la vision politique de Touadera.
Par ailleurs, il y a même d’autres qui sont même allés loin à dire qu’ils sont des traducteurs, c’est-à-dire qu’ils sont les promoteurs du Touadérisme, de sa vision politique, encore les promoteurs de la philosophie de Touadéra, un Professeur de l’Université, deux fois Docteur en mathématique, Ancien Premier ministre et aujourd’hui président de la République.
Pour eux, si les centrafricains unissent leur cœurs et soutiennent la politique de Faustin-Archange Touadéra, ils vont transformer ce pays en un chantier de valeurs.
Bref ! Depuis son accession au pouvoir Touadéra, après 100 jours d’état des lieux, on peut dire qu’il connait les vraies problèmes du pays qui lui ont permis d’élaborer un document de stratégie nationale de relèvement de consolidation de la paix, qui a convaincu les bailleurs lors de la conférence de Bruxelles à mettre la République Centrafricaine 1400 milliard de francs CFA.
Ces fonds permettent aux autorités centrafricaines de sortir le pays de sa situation à travers les quatre piliers dont la Sécurité, le Désarmement, le renouvellement du contrat social entre l’Etat et la population, et enfin la relance de l’économie nationale.
Il ne faut pas perdre de vue les préalables à l’encaissement de ces fonds. C’est une urgence d’avoir ces fonds à sa disposition pour concrétiser réellement sa vision politique. A part les retombées de Bruxelles, le président Touadera doit chercher prendre le contrôle des localités riches en ressources naturelles sous l’occupation des groupes armés car il ne faut pas compter seulement sur l’extérieure.
Rien de surprenant aujourd’hui si le complexe sportif 20.000 place se retrouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancée. Les infrastructures sportives du complexe sportive 20000 places et de l’Omnisport de Bangui sont transformées à un véritable centre commercial et administratif depuis un bon bout de temps. Malgré l’état de délabrement avancé de ces infrastructures qui font enrichir une poignée de personnes, les responsables gérants ne songent pas à engager les travaux de réhabilitation.
En effet, le stade 20000 places qui doit servir de cadre sportif de la République Centrafricaine devient un véritable centre commercial pour les responsables. Le complexe Omnisport et le complexe sportif 20.000 places sont gérés par l’Onasport, structure qui gère les infrastructures sportives sous le contrôle du ministère de la promotion de la jeunesse et des sports.
Mais à la grande surprise de tous, ces joyaux sportifs servent aujourd’hui d’une source d’enrichissement des responsables. Ces infrastructures comptent aujourd’hui 27 bars et 18 bureaux des petites et moyennes entreprises contre 5 salles de sports seulement.
Ce qui fait que le complexe sportif 20.000 places et le stade Omnisport sont depuis un certain temps transformés en buvettes, bars et restaurants. Les alentours du stade sont occupés et chacun transforme à sa manière. On y voit des nouvelles constructions sur les espaces libres. L’environnement est complètement détruit, le espace vert de ces infrastructures est détruit.
Mais d’autre part, le délabrement de ce joyau est observé. Même si cela devrait abriter ces commerces, l’entretient du stade reste un défi. Les salles sont pourtant mises en location à des structures privées à des prix exorbitants alors que des fédérations sportives manquent parfois de siège. Même les vestiaires sont occupés.
Les gens se demandent où va l’argent des locations de ce complexe alors que le stade se dégrade?
Doit–on attendre des chinois pour revenir réhabiliter cela ?
Il n’y a qu’en Centrafrique où tout est permis. Affaire à suivre ensemble avec vous. Ce qui veut dire que le sport est un domaine négligé en Centrafrique car la transformation de son lieu d’exercice en est une preuve tangible qui explique tout. Le motif de cette exploitation était pour permettre l’entretien des infrastructures mais l’argent doit certainement servir à entretenir les multiples femmes dans les quartiers.
Le député GOKIRI-NDORO II Jérémie, de ZANGBA, dans la sous préfecture de la Basse-Kotto, tire la sonnette d’alarme et appelle la Minusca et le gouvernement a volé à la rescousse de sa population qui est prise en otage par les deux groupes armés qui sèment la désolation actuellement dans sa circonscription.
La suite du combat d’Alindao et de Bangassou a eu une répercussion dans la ville de Mobaye et les villes environnantes dont BAKOU, BELINGOUA, ZANGBA et YABANGO.
« Les milices ont commencé leur premier combat au village Bakou avec les éléments d’UPC d’Ali Darass, suivi d’un autre combat dans la commune de Yabongo entre les chrétiens et certaines troupes d’UPC et actuellement les auto-défenses qui ont attaqué la ville d’Alindao s’approchent du village Mougba où la communauté musulmane s’y trouve, donc la Minusca doit envoyer immédiatement un contingent là bas pour empêcher un carnage », a martelé Gokiri-Ndoro II Jérémie, député de Zangba.
Ce dernier demande à la Minusca d’agir sans parti pris, et en profite pour dire au gouvernement d’assumer ses responsabilités :« La Minusca doit intervenir d’une manière impartiale et le gouvernement doit prendre sa responsabilité, parce qu’en ce moment certains déplacés internes se trouvent dans les îles et les autres se trouvent en face du village Loukou, et là ces gens sont dans une situation déplorable ».
Par la voix de son porte-parole Valadimir Monteiro lors de la conférence hebdomadaire, la Minusca annonce que les forces onusiennes sont entrain de mener des patrouilles dans le sud-est de la RCA, entre autres la ville d’Alindao, de Bangassou et de Mobaye. Et selon nos informations, un drone tactique dénommé Sperwer contrôle la zone pour filmer un éventuel mouvement de ses groupes armés qui veulent absolument marcher sur la ville de Mobaye. Pour le moment, la psychose gagne la population de cette ville parce que la sous-préfecture de Zangba ne se trouve qu’à 40km de Mobaye.
Cependant sur le terrain le bilan s’alourdit ; en début d’assaut il y’a de cela une semaine le bilan faisait état de 15 morts et maintenant nous en sommes à une vingtaine.
Les autochtones en ont marre de ses gens qui viennent à chaque fois les violer, piller et tuer souvent sous le nez et la barbe de la Minusca. Et si le gouvernement ne fait pas attention, un conflit intercommunautaire risque de gagner le terrain dans ses villages environnants de la ville de Mobaye, à en croire plusieurs sources locales. Pour exemple, Ibrahim Baba-Guinda, Premier adjoint au maire de la commune de Yabongo se serait habillé en tenue militaire pour combattre en faveur des éléments d’UPC contre les Auto-défenses chrétiens. »
Selon les sources locales au cours de l’affrontement qui s’est déroulé le jeudi 25 mai, non loin de l’aérodrome de Mobaye entre un contingent mauritanien de la Minusca et les Antibalaka, il y aurait 4 casques bleus tués.
Soulignons que certains groupes armés qui adhèrent au processus du DDRR font le jeu de double casquette, parce que c’est juste après la quatrième réunion du comité de DDRR à laquelle a participé chaque représentant d’un groupe armé que la recrudescence de la violence à gagner certaines préfectures et sous-préfectures de la République Centrafricaine. Pour cela certaines revendications n’ont-elles pas été respectées ? Quels sont les en- dessous de cette quatrième réunion ?
A l’instar des autres pays du monde, la République Centrafricaine célèbre aujourd’hui, dimanche 28 mai 2017, la fête des mères.
En cette circonstance, Le Professeur Gaston MANDATA NGUEREKATA, « Kota Guira », Président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), salue la mémoire des dignes mères et fils du pays, tombés lors des douloureux évènements de ces derniers temps dans les villes de : KAGA BANDORO, Bambari, ALINDAO, BANGASSOU, MOBAYE, NIEM NIELEWA, BAKOUMA, BRIA et ZANGBA, évènements qui ont profondément endeuillé les différentes familles de ces localités et ébranlé l’unité nationale, la paix et la sécurité que le Gouvernement s’est engagé résolument à consolider.
C’est ici l’occasion, de saluer le courage des mamans qui se battent au quotidien pour donner l’espoir d’un lendemain meilleur à leurs familles.
A toutes les mamans de Centrafrique, Bonne fête des mères.
Le Professeur Gaston MANDATA NGUEREKATA
Président du Parti pour le Renaissance Centrafricaine (PARC).
CENTRAFRIQUE : UNE FÊTE DES MÈRES CELEBREE DANS LE DEUIL
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2012.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Ministre Virginie Mbaikoua.
Bangui, le 28/05/2017
Par : Bertrand YEKOUA CNC,
La fête des mères de cette année-ci ne se manifestera pas comme au par avant. Pour cause, les massacres de la population civile sans défense qui ne sait plus à quel saint se vouer. Le gouvernement, soucieux de ce regain de violences qui ne dit pas son nom, a voulu compatir avec le peuple meurtri. Voilà la quintécense de l’adresse de Virginie BAIKOUA, ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale que nous vous livrons dans les lignes suivantes.
Demain 28 Mai 2017, la République Centrafricaine à l’instar des autres pays du Monde célébrera la Fête des Mères.
L’origine de cette fête remonte au début du 20è siècle, et répond à ce besoin qui est celui de valoriser le rôle et particulièrement l’importance de la mère en tant que première éducatrice de l’enfant et de la société.
Pour cela, toutes les communautés humaines vont se mobiliser pour rendre un vibrant Hommage aux mères, en reconnaissance de l’excellence des fonctions de reproduction et de production qu’elles assument pour la survie de notre humanité.
Cette fête a toujours été célébrée avec un cachet particulier dans notre pays. C’est même l’une des fêtes les plus prisées dans le pays.
Centrafricaines,
Centrafricains,
Chers compatriotes,
Pour cette année, le Gouvernement à travers le Ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale a prévu organiser cette fête autour du thème : « le rôle de la mère dans l’éducation des enfants ».
Mais comme vous le savez, le pays connait un regain de tension surtout dans l’arrière pays. Des femmes et des enfants meurent par dizaine, des biens publics et privés sont vandalisés et pillés. Les femmes, donneuses de vie, premières éducatrices de la société, sont meurtries par la mort des êtres qui leurs sont chers.
Mamans de Centrafrique, tu as été et est le fer de lance de toute les luttes pour l’amélioration des conditions de vie de ta famille, de ta communauté et de ton pays.
Aujourd’hui tes droits les plus élémentaires sont foulés au pied, et ta vie et celle de ta descendance est détruite.
Dans ce contexte douloureux aucun Gouvernement responsable n’acceptera d’organiser une festivité même la plus petite soit-elle. C’est ainsi que le Gouvernement a décidé de placer la célébration de la Fête des Mères de cette année sous le signe de deuil et de compassion.
Centrafricaines,
Centrafricains,
Chers compatriotes,
Les femmes vont faire le deuil de leur mari, de leur sœur, de leur enfant le jour de la Fête des Mères de cette année. Dans la dignité, elles manifesteront leur douleur devant l’opinion nationale et internationale.
Les femmes porteront des habits noirs, arboreront des rubans noirs et des roses noirs pour compatir avec les femmes affectées par les évènements malheureux qui ont touché les villes de l’intérieur du pays.
Ce symbole de deuil continuera à être arboré tant que les centrafricaines et les centrafricains continueront de tomber sous les balles de ennemis de la paix.
Mamans de Centrafrique
Saisissons cette opportunité pour nous unir et soyons des actrices de la paix, la réconciliation et la cohésion sociale, afin de rendre la vie agréable à la génération présente et future. Apprenons à nos enfants à dire non aux manipulateurs et aux ennemis de la paix.
Chères sœurs, chères filles, Mères de Centrafrique célébrons la fête des mères dans nos familles respectives dans la sérénité et la dignité en soutenant les familles affectées dans notre pays.
Centrafrique : les casques bleus participent au développement de la Nana-Mambere
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0060.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les porte-parole de la Minusca.
Bouar 28 mai 2017, CNC.
Par Eric NGABA
La contribution des casques bleus onusiens de la Minusca au développement de la préfecture de la Nana-Mamberé, ouest de la RCA, est une réalité et prend diverses formes, a souligné le chef du bureau de la Minusca pour la région ouest, Christine Kapalata, lors d’une rencontre avec des journalistes à Bouar, dans le cadre des préparatifs de la journée internationale des casques bleus. « Douze bâtiments du centre de formation militaire ont été réhabilités. Ces infrastructures seront bientôt remises au gouvernement centrafricain », a annoncé Christine Kapalata, pour qui la journée des casques bleus, qui sera célébrée le lundi 29 mai, « offre une opportunité de montrer leur participation au développement des communautés dans lesquelles ils servent.»
Christine Kapalata a ajouté que le bureau de la Minusca dans la région a considérablement appuyé la préfecture de la Nana-Mambéré qui, « aujourd’hui, aspire à un décollage normal, surtout avec l’action des casques bleus dans la protection des civils et des biens de la communauté ».
Au-delà de la mission première des casques bleus de protection des civils, assurée par le contingent et la police camerounais, les casques bleus des Nations Unies apportent des assistances multiples et multiformes, notamment dans le domaine des soins médicaux gratuits par le contingent bangladais qui consulte et soigne gratuitement la population tandis que le contingent péruvien, spécialisé dans les travaux de génie, a réhabilité la route Bouar – Bocaranga.
Le chef du bureau de la Minusca pour la région Ouest a toutefois regretté « quelques cas isolés de violences enregistrés, suite aux incompréhensions de groupes armés qui sèment le trouble dans les sous-préfectures de Koui, Nguaoundaï et les communes d’élevage de Nièm-Yéléwa et Ndim ».
Le maire de la ville de Bouar, Lazard Nambéna a pour sa part exprimé une satisfaction de la collaboration entre la population et la mission, précisant que « la Minusca est devenue presque l’amie de la population car il n’y a pas beaucoup d’écarts. Elles vivent ensemble en harmonie ». Il reconnait que la Minusca a apporté beaucoup d’appui dans la réhabilitation des infrastructures tels que bâtiments administratifs, routes et ponts, des soins gratuits, la réduction des violences au niveau communautaire etc. Il se dit prêt à célébrer avec la population de sa municipalité et la MINUSCA, la journée internationale des casques bleus le 29 mai prochain.
L’équipe des journalistes en mission à Bouar, a aussi participé à l’escorte des camions en provenance du Cameroun et une patrouille nocturne organisée dans toute la ville de Bouar par la police de la Minusca.
Suite aux multiples refus du gouvernement de répondre aux interpellations du parlement, des tensions statistiques étaient très palpables mettant en danger la cohésion du jeu démocratique et le bon fonctionnement des institutions étatiques. Remontés contre le non versement des fonds de fonctionnement de l’assemblée nationale par le gouvernement, les parlementaires ont commencé à murmurer en coulisses leur intention d’opposer une motion de censure à l’actuel gouvernement. Pour des raisons encore inconnues, le chef du gouvernement a décidé de répondre favorablement à l’énième interpellation des parlementaires. Dans son allocution liminaire, le chef du gouvernement n’avait d’autres arguments pour justifier leur retrait que de s’excuser, de demander un “piteux pardon” au nom de son gouvernement avec drapeau et bible à la main et de promettre les députés comme un petit enfant qui reconnaît ses bêtises que ses erreurs ne se reproduiront jamais, qu’il tirera in fine les leçons de ce malentendu. En outre, il faut noter que la confession par définition est un aveu de pêchés en vue d’obtenir l’absolution. Ce volt-face du premier ministre laisse le citoyen lambda dubitatif et ce dernier ne peut se priver de la curiosité de comprendre à travers des interrogations : qu’est-ce qui justifient les changements d’attitude et de comportement du premier ministre ? Quelle est la motivation du changement de cap ? Le chef du gouvernement a t-il reçu des remontrances ou injonctions de la part du President de la République ? Ce pardon renforcera t-il sa posture de chef du gouvernement ? Le pardon/aveu de culpabilité prolongera t-il ses jours ? Pourquoi un si long silence pour que le pénitent premier ministre accepte de répondre aux interpellations des députés ? En se confessant et en optant pour le profil-bas, le premier ministre a t-il échappé à une motion de censure ? Notre enseignant/premier ministre a t-il confondu pardon et excuse ? Pardonner est-elle synonyme d’oublier ? Toutes les fautes sont-elles pardonnables ? Après le pardon, ce sentiment de culpabilité est-il effacé ? Autant d’interrogations sans réponses qui laissent perplexe le citoyen lambda qui se permet de poser la dernière et ultime question : la paix est-elle encore possible sachant que la crise n’est pas centrafricaine ? De prime abords et au delà de toute considération, nous tenons à apprécier, à féliciter l’humilité et le courage du premier ministre car il a demandé pardon au nom de son gouvernement et il a accepté endosser la responsabilité des actes des membres de son gouvernement. Il a été démontré que le pardon même dépourvu de sincérité n’est pas une faiblesse mais une vertu car il libère, apaise les tensions. Le pardon relève de la morale, et si les parlementaires entendent sanctionner ultérieurement le gouvernement, rien ne les empêche selon les termes de la constitution. L’absence du ministre de La Défense à la séance animée et axée sur la sécurité sonne comme une insulte à l’égard des députés mais le jeu démocratique a obligé le chef du gouvernement de répondre lamentablement à sa place. Il est ressorti de ses interventions sur les questions sécuritaires un manque chronique de carrure et de finesse politique pour espérer diriger un gouvernement en temps de crise. Ces piteuses interventions ressemblaient à une causerie de rue démontrant au passage que le mode de gestion est basé sur des rumeurs et ragots de basse classe. Cette situation, plus particulièrement la question du député du Mbomou sur la reprise des hostilités et le niveau sécuritaire jamais atteint depuis les indépendances, met à nu son incompétence à ramener la paix, à restaurer l’autorité de l’Etat sur l’étendue du territoire national, son incapacité à circonscrire et à extirper le mal. Ensuite, il n’est pas parvenu en tant que premier ministre à connaître le comment du pourquoi des tueries et certains de ses propos sur la sécurité frôlent la vulgarité. Notre étonnement est encore si grand car un premier ministre qui est responsable des actions gouvernementales devant le parlement ne maîtrise visiblement pas les questions vitales de la nation et demande à tour de rôle aux ministres de s’expliquer, une sorte de les inviter chacun à prendre ses responsabilités. Notoirement, le gouvernement ne dispose pas de programme d’action sur le volet sécuritaire. C’est un pilotage à vue, ce qui explique le manque de lisibilité qui étouffe le minimum d’effort fait par le gouvernement. Pour finir, nous rappelons à la classe politique centrafricaine que la question sécuritaire dépasse tous les clivages et nécessite la contribution de tous bords à condition que le pouvoir veuille bien associer toutes les forces vives de la nation. La classe politique centrafricaine doit comprendre qu’avant de se projeter en 2021, il faut d’abord contribuer positivement à la pacification du pays, à la restauration de l’autorité de l’Etat et à la sauvegarde de l’intégrité du territoire national. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
C’est un choc des cultures. D’un côté la toute puissante Ligue des Champions Européenne, et de l’autre, le Tout Puissant Mazembe. La comparaison entre les deux compétitions internationales est difficile tant les deux coupes sont diamétralement opposées.
Bien que sur le sol Africain la compétition soit soutenue par le géant pétrolier Total, le prestige de la compétition est nettement moins important. Quatre poules de quatre équipes s’affrontent seulement, contre huit poules de quatre équipes en Europe. Des formats différents donc, pour arriver, au bout, à des différences énormes en termes de retombées économiques.
Pour 2017 la CAF, Confédération Africaine de Football, a décidé de d’augmenter les récompenses promises au vainqueur, pour atteindre la somme de 2,5 millions de dollars contre 1,5 millions auparavant. Un beau montant, bien loin cependant des chiffres annoncés par l’UEFA pour la Ligue des Champions au format Européen. 15 millions d’euros pour le vainqueur, 11 millions pour le finaliste. Une comparaison suffit à mettre en avant le fossé qui sépare les deux continents. La victoire en phase de groupe est dotée à hauteur de 1,5 millions. N’importe quelle équipe gagnant un match de la coupe internationale en Europe est autant récompensée qu’un finaliste en Afrique.
Par effet domino, les investisseurs les plus riches ont toqué aux portes des plus grands clubs avec un objectif, remporter l’UEFA Champions League. Et malgré les sommes mirobolantes engagées, la récompense n’est pas toujours au bout. Bwin a analysé l’argent mis à disposition des clubs et l’impact qui en a découlé. Depuis le titre de Chelsea en 2011, l’Angleterre a toujours été la nation à investir le plus et pourtant, le titre lui échappe. Seule cette dernière saison et l’investissement majeur de l’Italie (surtout représenté par la Juventus Turin) a mis un terme à la domination britannique.
Et c’est justement tout le paradoxe. L’argent est une constante dans le football. Etre riche ne signifie pas être champion, mais être champion signifie souvent que l’on a investi de l’argent. Le mauvais exemple anglais l’atteste. Bwin.fr l’explique : « Lors des cinq dernières campagnes, les équipes de la Premier League n’ont pas une seule fois réalisé la meilleure marge bénéficiaire. »
D’un côté, la Ligue des Champions Total qui déchaine les foules vouant des cultes à des clubs tels que le Tout Puissant Mazembe. De l’autre, la Ligue des Champions UEFA avec ses flots d’argents qui créent des champions substituables les uns aux autres. Sur le modèle africain, la victoire est prestigieuse car dénuée d’enjeu économique très important. Sur le modèle européen, certains clubs font des efforts pour une qualification dans la coupe et obtenir des miettes substantielles. Qui n’a jamais entendu en Europe : « l’important, c’est la qualification pour l’UEFA Champions League » pour ensuite aligner la saison suivante une équipe dénuée de toute compétitivité.
Le président du parti l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), Anicet Georges Dologuélé est mis en cause dans un supposé coup d’Etat en gestation contre le régime de Faustin Archange Touadera. Le chef de file de l’opposition centrafricaine et député à l’assemblée nationale est accusé par le Comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera, de monter un renversement de pouvoir de Bangui. L’information est donnée par Didacien Kossimatchi, Porte-parole dudit Comité qui donne 48 heures à l’opposant politique Anicet Georges de s’expliquer aux Centrafricains.
Tout était parti d’une rencontre avec l’ex ministre conseiller à la primature, Joachim Kokaté entre le président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé au cours de cette semaine au domicile den celui-ci. Durant les échanges dont on ignore encore le contenu, l’ancien ministre conseiller à la primature, Joachim Kokaté a enregistré secrètement son interlocuteur sans que celui-ci ne le sache.
Dans sa déclaration en plénière à l’Assemblée Nationale le mercredi 24 mai dernier, le député Anicet Georges Dologuélé a fait savoir à ses pairs que l’ancien ministre conseiller à la primature, Joachim Kokaté l’aurait espionné pour le compte du régime de Toudera.
De sa part, le Porte-parole du Comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera, Mr Didacien Kossimatchi a fait savoir aux professionnels des médias que c’était le président de l’URCA qui aurait appelé Mr Joachim Kokaté pour préparer un coup d’Etat.
« Le 10 mai à 9h Dologuélé a été envoyé pour chercher Kokaté pour préparer une action de déstabiliser le régime du président Touadera qui était entre temps en Israël. Il voulait que le 14 mai dernier pendant que le président Macron entrait à l’Élysée, lui aussi rentrait au Palais de la Renaissance. Kokaté qui est un digne fils de pays enregistrait cet entretien. Et l’émissaire qui y était présent se dit prêt à témoigner. Nous disposons l’élément sonore de leur entretien. Donc, nous donnons un ultimatum de 48 heures à Georges de s’expliquer ouvertement aux Centrafricains », a expliqué Mr Didacien Kossimatchi, Porte-parole du Comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera, par ailleurs le patron de la Direction des Examens et Concours Universitaires (DECU).
D’après lui, si le président de l’URCA refuse de donner des explications sur cette affaire, les bondes sonores de l’entretien seront remises à la presse pour que l’opinion nationale et internationale soit au courant de ce qui se trame dans l’ombre contre le peuple centrafricain.
Le nouveau shérif de l’Afrique centrale intronisé par les Etats-Unis et des pays de la communauté internationale à Washington n’entend pas laisser les choses pourrir ainsi que le souhaitent certains responsables politiques de la sous-région.
L’Angola, puissance militaire et économique régionale, se prépare à une alternance ou une succession politique à la tête du pays. Pour ce faire, Luanda estime qu’« il faut aller vite » afin d’en finir avec la situation chaotique qui sévit au Burundi, en RDC et en Centrafrique.
Ce n’est plus un secret. L’Angola tient désormais les rênes de la sous-région d’Afrique centrale. Le cycle est fini pour Kampala et Kigali qui ont tenu le bâton pendant la période de l’après-Mobutu. Désormais, la période de passation de la main s’annonce à haut risque. Et Luanda tient à mettre les choses au clair avant cette échéance interne. C’est pour cette raison qu’il a été décidé dans un accord militaire bilatéral avec les USA, d’inscrire la situation de sécurité au Burundi, en République Centrafricaine et principalement en RDC.
Selon une source diplomatique basée à Washington, c’est à la demande expresse de Luanda que cette sorte de « tutelle » a été conçue afin d’éviter que les adversaires du nouveau shérif de la sous-région utilisent des points chauds pour mettre en mal ce nouveau leadership. Kampala et Kigali qui ont hérité du pouvoir de Mobutu dans la région, ne se laisseront pas faire aussi facilement et chercheront à nuire à Luanda. Les dirigeants angolais dont le pays a subi les affres de la guerre civile pendant de longues années savent anticiper. Ils veulent couper l’herbe sous les pieds de ces deux capitales en s’assurant du contrôle sécuritaire de la région. La vraie inquiétude pour Luanda est la situation en RDC qui partage un millier de kilomètres de frontières avec l’Angola.
Les moyens militaires concernés dans l’accord conclu à Washington, représenté par son tout-puissant secrétaire à la Défense, et le ministre angolais de la Défense vise juste à permettre d’étendre la sécurité du nouveau gendarme au-delà de ses frontières. Tout se jouera sur le sol congolais ! Il ne faut pas s’y méprendre, se dit-on à Luanda. Il faut des moyens militaires conséquents pour le contrôle de ce vaste territoire qui s’est transformé, encore une fois en trou noir, en une zone d’insécurité où des groupes armés profitent de « l’inexistence de l’Etat » pour semer l’insécurité. La déstabilisation complète de la RDC est un souci permanent, une préoccupation majeure pour le nouveau leadership de la sous-région.
La communauté internationale n’arrête pas de rappeler que la stabilité de la RDC est une urgence sécuritaire d’intérêt international pour le Conseil de sécurité. Les USA, qui jouent un rôle crucial dans cette structure de décision, ont contourné la lourdeur qui caractérise la machine de l’ONU opérant mais sans offrir l’efficacité tant souhaitée en termes de véritable stabilisation du pays. Ce travail, désormais, se réalisera avec le concours de Luanda qui est doté de moyens militaires conséquents.
Et dans le cadre sous-régional, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), l’Angola qui en assure la présidence ne se fait pas prier pour que cette stabilisation tant souhaitée cesse de rester dans le registre des vœux pieux mais qu’elle se traduise en réalité au bénéfice des populations congolaises.
La proximité entre les régimes de Kinshasa et de Luanda n’a pu résister face à la marche de l’histoire. Luanda n’a jamais fait mystère sur sa nouvelle position vis-à-vis des autorités congolaises à qui il reproche le manque de sens de patriotisme et de responsabilité.
L’Accord du 31 décembre 2016
Que ce soit les puissances internationales à travers les Nations unies ou encore les regroupements sous-régionaux, tous sont d’accord qu’il est temps d’appliquer l’Accord de la Saint-Sylvestre en ce qu’il est la seule feuille de route susceptible d’éviter l’embrasement de la RDC et de la sous-région. Personne ne pourra accepter l’annihilation de ce document au regard de la vision d’un monde en mutation devenu un village planétaire. L’Angola était parmi les rares pays africains de la sous-région à avoir haussé le ton lors d’une réunion de la CIRGL tenue à Luanda appelant les autorités congolaises à mettre en œuvre les conclusions de la médiation menée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).
Au cours de ce sommet, les propagandistes de la Majorité ont crié à la victoire, arguant un soutien diplomatique tous azimuts des chefs d’Etat de la sous-région. Personne n’avait fait allusion à ce langage clair et sans ambages de Edouardo Dos Santos qui avait insisté sur la dangerosité des positions suicidaires de Kinshasa. Il avait reproché le forcing pour maintenir le président Kabila au pouvoir contrairement à la volonté du peuple gravée dans la Constitution. Aussi avait-il invité les autorités congolaises à reculer face à la volonté populaire.
A l’application tronquée de l’Accord du 31 décembre 2016, le Conseil de sécurité a réagi en se prononçant clairement pour la mise en application effective de ce compromis. L’arrivée de TrumpDonald à la Maison Blanche, applaudie trop tôt à Kinshasa, serait en train de se muer en un cauchemar. La jubilation n’aura donc été que de courte durée puisque les chanteurs de la MP avaient mal interprété l’approche de ce chef d’Etat américain atypique. Autant d’éléments qui devraient faire réfléchir la majorité au pouvoir et le convier à se rendre à l’évidence que l’environnement international est totalement hostile à la démarche politique des Congolais au pouvoir. Luanda, le nouveau shérif veut aller vite, ceux qui au Rwanda, Burundi et en RDC, n’ont pas encore saisi la portée de ce vent qui se lève du pays de l’Oncle Sam devraient sortir de leur torpeur. Comme à l’époque de la Perestroïka, personne ne résistera à l’ouragan qui s’annonce et qui va dans le sens de la volonté conjuguée de réussir l’alternance conformément à la Constitution.