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Centrafrique: vers la naissance d’un mouvement de soutien des jeunes à Touadera, le RJMP.

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Centrafrique: vers la naissance d’un mouvement de soutien des jeunes à Touadera, le RJMP.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_0130.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Touadérateur Didatien

 

Bangui 4 juillet 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Les associations et organisations de la jeunesse en Centrafrique continuent de naître, surtout celles qui prétendent défendre la vision politique du Chef de l’Etat Faustin Touadera. Après la création de la mouvance des Touaderateurs, des Fatistes, voilà venir le Rassemblement des Jeunes de la Majorité Présidentielle (RJMP). Le lancement officiel de RJMP, en tant que association sociopolitique, aura lieu

ce samedi 8 juillet 2017 au Stade 20.000 places à Bangui.

Dans le cadre du lancement officiel de ses activités sociopolitiques sur l’ensemble du territoire national ce samedi, le Rassemblement des Jeunes de la Majorité Présidentielle sera en face des professionnels des médias pour expliquer aux Centrafricains ses motivations. Cette association sociopolitique est composée des jeunes issus des différents partis politiques de la majorité présidentielle.

« L’objectif principal de ce mouvement est de sensibiliser les jeunes centrafricains aux enjeux nationaux, d’appuyer la politique de rupture du gouvernement prônée par le président de la République, de conseiller ces jeunes, et de les accompagner dans l’exécution idéal du programme politique mis en place pour le relèvement de Centrafrique », précise un communiqué de RJMP.

Le Rassemblement des Jeunes de la Majorité Présidentielle dispose pour le moment d’un Bureau Ad-hoc avec des textes statutaire et réglementaire pour son fonctionnement en attendant une Assemblée générale élective pour la mise en place d’un Bureau exécutif.

 

Centrafrique : Tueries ici, tueries là-bas, tueries partout. Où va la Rca ?

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Centrafrique : Tueries ici, tueries là-bas, tueries partout. Où va la Rca ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Rebelles-de-la-séléka–e1498758506284.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelles de la séléka

 

Bangui, le 04 juillet 2017

Par : Herman THEMONA CNC,

Alindao, Bangassou, Bria, Zangba, Mobay, et Zacko et Kaga-bandoro. Que des morts et des incendies de maisons. Que se passe-t-il ? Que fait Touadéra et ses sbires ?

Le Centrafricain n’a plus de larmes pour pleurer ses morts. Il ne sait plus à quel saint se vouer. Le pays est englouti sous des étrangers qui n’ont qu’une vision, détruire la RCA, c’est-à-dire anéantir sa population et posséder ses richesses.

Et pourtant, et pourtant, des hommes politiques tels que Touadéra et Sarandji sont là et observent ce qui se passe dans le pays. Plus de 95% du territoire national est occupé par des énergumènes sans foi ni loi qui mettent à sang et à feu le pays. Aucune réaction, fusse-telle de légitime défense n’est opposée jusqu’alors. Pourquoi cette inertie ? Pourquoi ce silence coupable ? Le sang des centrafricain doit-il être versé pour que le pouvoir du régime actuel puisse subsister ?

Il n’est nullement question. Le peuple reste le peuple. Et un peuple est appelé peuple parce qu’il a une nation qui lui est reconnu. La République Centrafricaine est reconnu à un peuple qui s’appelle le peuple centrafricain.

Plus de 62% de voix accordés à Touadéra ne sont pas pour rien. C’est la marque de la confiance des fils du pays à leur préféré qui est Touad. Alors pourquoi une fois au pouvoir il abandonne les siens qui se font massacrer au point d’être exterminés par des étrangers ? Est-ce que Touadéra arrive à fermer les yeux et dormir ne fusse que quelques seconde en écoutant que chaque jour qui passe est dramatique pour son peuple ?

Tout pays a son problème et chaque problème trouve une solution. Pourquoi la RCA, depuis plus de trois décennies ne trouve-t-elle pas de solution à ses problèmes ? Sans détour aucun, il s’agit de la mise en œuvre des volontés maléfiques de certaines personnes qui tiennent absolument rallier la RCA à leur domaine. C’est Idris Déby et le Tchad qui ont vu leur pétrole tarir et veulent asfixer la Centrafrique de ses ressources minières. L’occupation de pratiquement toutes les zones minières du centre, centre est du pays est la preuve palpable.

Cette laide et destructrice volonté est accompagnée de l’intérieur du pays par ceux-là qui ne veulent pas de l’élu du peuple, on parle de réligionalisation du problème centrafricain. C’en est finalement un. Pourquoi les musulmans se mêlent de ce qui ne les concerne pas s’ils ne sont pas à la base de ce qui se passe ?  Le Président Touadéra doit faire attention à son entourage. Certains ont même pactisé avec le diable pour mettre à mal le pays.

 

 

Centrafrique : « Je suis de ceux qui sont sceptiques à l’accord de Rome », dixit Christophe Gazam-Betty

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Centrafrique : « Je suis de ceux qui sont sceptiques à l’accord de Rome », dixit Christophe Gazam-Betty

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0263.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Christophe Gaza-Mbeti.

 

 

Bangui, le 3 juillet 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Alors que l’actualité sécuritaire vient juste d’être ravie par l’usurpation, à Rome, de titre du Cardinal Dieudonné Nzapalainga par Godefroy Mokamanedé, ces mêmes Accords de Sant’Egidio ont fait l’objet de décryptage avec l’ancien Ministre d’Etat à la Réconciliation nationale, Christophe Gazam-Betty. A bâtons rompus avec Corbeaunews.Centrafrique (CNC), ce dernier aborde l’actualité sécuritaire et présente son scepticisme par rapport aux Accords qui viennent d’être signés à Rome par des Centrafricains sous l’égide de la Communauté catholique de Sant’Egidio.

Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : Excellence Christophe Gazam-Betty, bonjour ! Avant d’aborder avec vous votre point de vue sur l’Accord de Sant’Egidio, faisons le tour de l’actualité. Actualité qui reste dominée par les séries de violences meurtrières de Alindao, Bangassou et Bria et pas plus tard Zémio… Quelle en est votre lecture ?

Christoph Gazam-Betty (CG) : Bonjour Monsieur le Journaliste. Avant toute chose, je voudrais ici m’incliner devant la mémoire de nos concitoyens qui ont trouvé la mort dans ces violences, et aussi exprimer ma compassion envers les familles endeuillées.

Parlant de cette triste situation sécuritaire, je constate comme tout le monde qu’on n’est pas sorti de l’auberge. De plus en plus, l’insécurité gagne ; mais paradoxalement, on annonce chaque jour, des signatures d’accords, d’adhésions… On assiste à une évolution géographique de la rébellion. Si vous remarquez bien, c’est l’appropriation et une captation des richesses minières qui sont derrière. C’est pour cela que lorsque je fais mon analyse en tant qu’ancien ministre de la Réconciliation nationale, je m’inscris en faux contre ceux qui disent que ce conflit est confessionnel entre musulmans et chrétiens. Non ! La guerre-là contre la population civile, c’est pour l’appropriation du sous-sol.

Il faudrait que ceux qui sont en charge de régler les problèmes changent de paradigme et d’essayer d’analyser sociologiquement, quelle est la nature même de cette insécurité avant de proposer une piste de solution. Personne ne détient une piste de solutions ; mais il y a des pistes qu’il faut explorer tout en allant au fond des choses.

La première des choses, à mon avis, aujourd’hui, l’heure est venue d’arrêter avec les signatures de gauche à droite de dérouler les tapis rouges à des gens qui ne respectent rien.

CNC : Il se trouve que le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam très actif à Bria ne s’est pas seulement limité à l’aspect de ressources minières, mais également à l’aspect confessionnel ? Qu’en dites-vous ?

CG : Je répète que je ne suis pas pour les étiquettes de RP ceci, RP cela. Mais ce qui retient mon attention en tant que responsable politique qui a eu à gérer l’Etat, c’est qu’il y a eu des morts, et qu’il y a des gens qui sèment la mort. Par exemple, il y a des morts à Bria, à Bangassou, à Alindao, etc., c’est là, mon souci. Il faut qu’à un moment donné, on puisse dire non ! C’est ce non qui manque aux Centrafricains.

Je note en passant que ‘’dire non !’’ C’est imposer la force  et que beaucoup pensent que sans les Faca, la République centrafricaine est faible. Je dis jamais un Etat a la capacité de dire non ! Il suffit que ceux qui conseillent de l’extérieur ou de l’intérieur le gouvernement à continuer de dérouler le tapis rouge aux assassins et aux criminels de donner les bons conseils. D’ailleurs, les Président de l’Assemblée nationale [Très honorable Abdou Karim Meckassoua] vient de le dire en se demandant quel est le bilan des discussions qu’on mène de manière interminable depuis quatre ans avec les chefs rebelles ? Ils nous envoient des leurs représentants signer des papiers, le soi-même, ils dénoncent et le lendemain, ils recommencent. Là ce sont des faits.

Il y a nécessité de changer de langage, parce qu’on ne peut pas continuer à dire que la communauté internationale a dit qu’il faut discuter à tous les acteurs. A un moment donné, il n’y a que les lois de la République qui doivent vous départager. Il est question de faire respecter ce que la loi a dit. Il y a glaive, l’épée et la carotte. On ne peut pas continuer à accepter qu’on tue nos familles comme-ça.

CNC : Revenons à notre sujet principal, Excellence, comment réagissez-vous à l’Accord politique de Rome qui vient d’être signé par les leaders des groupes armés et certains leaders politiques et de la société civile ?

CG : Mon analyse depuis la signature de l’Accord de Sant’Egidio – institution qui est largement avancée sur la question centrafricaine, étant entendu qu’il y avait plusieurs volets, le Cessez-le-feu, l’Accord politique… j’ai réfléchi en tant qu’ancien Ministre de la Réconciliation nationale que ce qui manquait à ces Accords, c’est la sécurisation desdits Accords. Par sécurisation de ces Accords, j’entends que les uns et les autres ont pris des engagements et qu’il manque quelque chose de fondamental : si une partie viole ces Accords, qu’est-ce qu’on fait de lui ?

Monsieur le Journaliste, si vous retrouvez ces dispositions dans les Accords de Libreville, de Brazzaville ou de Sant’Egidio, on aurait fait un pas vers l’avant. Si vous ne retrouvez pas, c’est-à-dire ce que sont des redites. Cela veut dire que sur les dix milles Accords que ce soit de Tripoli, de Libreville, de Brazzaville, de Ndjamena, de Bangui ou de Sant’Egidio, c’est la même rhétorique. Les événements de Bria intervenus à la veille de la signature de l’Accord de Rome attestent bien de cela.

Donc, je pense que Sant’Egidio – institution que j’ai eu à travailler avec, et que c’est moi qui ai signé l’Accord pour qu’elle vienne à Bangui, a été de bonne foi pour intervenir en République centrafricaine. Malheureusement, les gens qui sont allés là-bas n’ont pas donné la juste information sur la nature même de la crise en République centrafricaine. Ils pensent que si on signe un Cessez-le-feu et qu’on a la bénédiction du Pape, tout va rendre dans l’ordre. Non ! C’est un Accord sans lendemain.

Je dis que les faits sont là, et que je suis de ceux qui sont sceptiques. Parce que lorsque vous voyez les signataires, ils ont déjà signé combien d’Accords ? Ils n’ont jamais respecté. Et je crains fort que ce serait cet Accord qu’ils vont respecter. Une fois de plus, je répète que si on avait inclus dans cet Accord la sécurisation dudit Accord pour dire que l’Etat soit en mesure de s’assumer, je commencerais à comprendre qu’on a franchi un pas de bouger les lignes. Mais tant qu’on continue à reprendre les mêmes termes, cet Accord de Sant’Egidio, avec tout le respect que j’ai pour l’institution, et pour un certain nombre d’amis qui ont travaillé à cela, je dis qu’on pas avancé du tout.

Je profite pour vous dire ceci, pourquoi la Coordination nationale du DDR qui est à la Présidence de la République, ainsi que le Ministère de la Défense nationale et le Ministère de la Réconciliation nationale ne sont pas soient pas associés à cela ? Même si le Ministère des Affaires étrangères est impliqué, mais techniquement, les Départements que j’ai cités doivent pleinement impliqués.

Alors tout ceci m’mène à me poser la question de savoir si ces Accords de Sant’Edigio ont pris en compte la politique du gouvernement en matière de la réconciliation nationale et du DRR ? D’ailleurs, il me semble qu’il y a une disposition qui est assez subtile qui consiste à dire qu’il faudrait que le gouvernement centrafricain voie avec la CPI et les organisations internationales pour que les chefs de rebellions envoient des représentants à tous les stades du processus de DDR. Cela veut dire qu’il faut laisser ces gens rentrer à la Présidence de la République. Alors que le DDR n’est pas négociable sur le fond.

CNC : Excellence, entre les lignes de l’Accord de Sant’Egidio, il y a une disposition qui demande à la Communauté internationale de lever les sanctions qui pèsent sur certains chefs rebelles. Qu’en dites-vous ?

CG : Je dis tout simplement qu’on cherche là, à piéger le gouvernement centrafricain pour que le peuple se soulève. Il n’appartient pas au gouvernement centrafricain de demander à la communauté internationale qui aurait sorti une liste de personnes à elle, de ne pas tenir compte de cette liste. Je me résume que Sant’Edigio qui a la bonne foi et le bonne réputation de nous aider n’a pas eu les informations justes pour faire des propositions justes.

 

CNC : Excellence, Monsieur le Ministre, je jour remercie

Propos recueillis par Fred KROCK

Centrafrique : Bac 2017 : La silencieuse fraude du ministre Aboubacar Moukadas Nour.

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Centrafrique : Bac 2017 : La silencieuse fraude du ministre Aboubacar Moukadas Nour

 

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Lycée B. Boganda de Bangui.

 

Bangui, le 03 juillet 2017

 Par : Bertrand YEKOUA CNC,

 

On a l’habitude de dire que le chien aboie, la caravane passe. Cet adage, le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en a fait sien et est entrain de l’appliquer maintenant sur le Bac 2017.

Des choses honteuses, dégradantes voire même ridicules se passent en ce moment autour de la correction du baccalauréat 2017. Malgré les mises en garde de Premier ministre Mathieu-Simplice Sarandji pour que les enseignants cooptés pour la correction du bac puissent faire un travail qui respecte la déontologie de leur profession, afin que le bac de cette année-ci reflète réellement le niveau des candidats, la mauvaise manie de ceux-là qui sont toujours avides d’argent a vite fait de surgir.

Ce qu’on arrivera jamais à comprendre et que la raison ignorera à jamais, c’est qu’un ministre en charge de l’éducation nationale , celui-là qui est sensé tout faire pour qu’il n’y ait point de fraude dans le processus de déroulement des examens scolaires et universitaires, s’emploie personnellement à animer des circuits de fraude.

Le Mercredi 28 juin, à la Direction des Examens et Concours où se déroule la correction du Bac, un doungourou d’Aboubacar Moukadas Nour, chargé de récolter pour le compte du ministre les produits de fraude s’est fait prendre la main dans le sac. Bien installé dans un petit discret bureau, feignant suivre pour le compte du ministre le déroulement de la correction, la véritable opération de ce monsieur que nous taisons le nom par respect à sa personnalité, est d’attendre et recevoir en toute discrétion, les envoyés de Moukadas Nour qui lui versent des sommes d’argent allant de 150 000 à 300 000 F cfa par enfant et ceci, selon la capacité des parents, les quels enfants sont inscrits sur une liste noire avec leur n° de composition pour être rassurés de leur réussite au Bac 2017.

Dieu, n’oubliant pas son peuple meurtri dans sa chair suite à la grave crise qui a secoué le pays, et grâce à la merveilleuse vigilance des agents des forces de sécurité intérieur (FSI), ce monsieur a été démasqué juste parce que les multiples visites qu’il reçoit de personnalités non enseignantes et donc pas concernées par la correction du Bac, a vite fait d’attirer l’attention et le soupçon des agents de la force de sécurité présents qui ont fait irruption dans ledit bureau où s’est déroulée une rapide fouille dont le résultat est, non seulement étonnant, mais très grave : d’importante somme d’argent saisie, une liste noire assez fournie dont la manière d’établir n’est autre qu’une liste de candidats corrupteurs. Aussitôt, le monsieur est trimbalé à la SRI où, finalement, il a avoué œuvrer pour le compte du ministre Aboubacar Moukadas Nour.

Que dire de pareilles déclarations ? Le Bac 2017 va-t-il à nouveau être un fiasco comme celui de l’année dernière où des listes de candidats de 2012 et 2016 ont été lues proclamant des admis qui n’ont pas concouru ? Où va le système éducatif centrafricain ?

Ces interrogations resteront à jamais sans aucune réponse valable si des énergumènes de Moukadas Nour, pourtant enseignant lui-même, et leurs sbires ne prennent pas au sérieux le problème de baisse de niveau des élèves et étudiants tant décrié en Centrafrique et qui n’honore pas le pays. Il y a de quoi à vanner la corporation pour arriver un jour à éliminer non seulement la fraude, mais aussi, et de façon général le phénomène de la corruption qui gangrène le pays.

Aboubacar-Moukadas Noure, Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : 3,5/20 : Exclue pour

       Incompétence gravissime et non maitrise du ministère ;

 

Pourtant Enseignant de son état, ce Ministre est un véritable agoraphobe de tout le gouvernement Sarandji. Donnant l’impression d’être toujours occupé et invisible dans la ville, il est toujours enfermé dans son tour d’ivoire. Il est en train de donner le dernier coup de grâce pour enterrer définitivement un système éducatif centrafricain qui était encore agonisant avant son arrivée.

 

Il n’a aucun regard, aucune vue sur ce qui se passe dans son département. A titre d’exemple, il a nommé des gens décédés à des postes de responsabilités et dédoubler des responsables à la tête de certains établissements.

Véritable out sider ! Il n’a pas vraiment une vision pour le département de l’éducation nationale. Pilotage à vue ! MOUKADAS ne sait pas vraiment ce qu’il voudrait que le ministère de l’éducation soit, quand bien même le Chef du gouvernement aurait remis une lettre de mission à chaque ministre.

 

A bon entendeur, salut.

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : les comités locaux de paix et de réconciliation, le 4ème arrondissement vient d’être doté.

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Centrafrique : les comités locaux de paix et de réconciliation, le 4ème arrondissement vient d’être doté.

 

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Les membres du bureau du 4e arrondissement de Bangui.

 

Bangui, le 03 juillet 2017

Par : Bertrand YEKOUA CNC,

 

Il a fallu de peu pour que le 4ème arrondissement ne soit pas doté de son bureau de coordination des CLPR. Son traditionnel qualificatif d’enfant prodigue de Bangui a fortement joué au point que tous les autres arrondissements de Bangui et les communes de Bimbo et Bégoua soient investis.

C’est après moult tractations que, finalement, le bureau de coordination pour la mise en place des Comités Locaux de Paix et de Réconciliation du 4ème arrondissement vient d’être mis en place.

L’habitude ou l’adage dit que qui sera 1er sera le dernier et qui sera le dernier, sera le 1er. Voilà comment nous pouvant traiter le déroulement du vote démocratique et transparent qui a porté à la tête de ce comité de coordination des CLPR du 4ème arrondissement, monsieur Emmanuel Djada , cadre du ministère des affaires sociales admis à la retraite et résident du quartier Boy-Rabe où il a passé toute sa vie.

Djada, après son élection s’est voulu convaincant en déclarant que son travail, depuis son enfance et surtout quand il était devenu sociologue, et de surcroît cadre des affaires sociales, il s’est occupé de tout ce qui concerne la paix et le développement. C’est son abnégation au travail, son amour de la patrie qui lui a valu le gravissement de tous les échelons hiérarchiques du ministère des affaires sociales où il fut successivement nommé, chef de service, directeur, directeur général, Secrétaire général, Chargé de mission, Directeur de Cabinet puis ministre. Voilà pourquoi il a été plébiscité par ses pairs. Il prend acte, a-t-il déclaré, de la lourde charge que lui ont confiée les habitants du 4ème arrondissement et demande à Dieu de l’aider à réussir sa mission.

Rappelons que ce bureau comprend neuf personnes parmi lesquelles le représentant ou l la représentante des sages et des autorités locales. C’est Lucie AGBO qui, de nouveau, a été plébiscitée à ce poste. Elle se dit très ravie de la marque de confiance que les populations du 4ème arrondissement lui ont témoignée. Cette confiance, a-t-elle ajouté, est le résultat du fait qu’elle-même est fille du 4ème arrondissement tout comme ses parents.  C’est aussi, a-t-elle précisé, la continuité de son action humanitaire depuis son séjour en France, lorsqu’elle s’occupait des enfants de la rue qui étaient des enfants aisé mais désobéissants à leurs parents qu’elle a réussi à réintégrer dans leurs famille. « Je m’emploierai à tout faire pour que le 4ème arrondissement redevienne un havre de paix comme d’en temps »

En tout cas, l’unique cérémonie d’élection des membres du bureau de coordination pour la mise en place des Comités Locaux de Paix et de Réconciliation réussie, est celle du 4ème arrondissement par rapport aux 7 autres arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Cour Pénale Spéciale : Les choses sérieuses commencent, la vérité bientôt

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Centrafrique : Cour Pénale Spéciale : Les choses sérieuses commencent, la vérité bientôt

 

 

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Les membres de la cour spéciale

 

Bangui, le 03 juillet 17

Par : Herman THEMONA CNC,

 

Vendredi, 30 juin 2017, Faustin Archange Touadera a présidé au Tribunal de Grande instance de Bangui, la cérémonie de prestation de serment des magistrats de la Cour Pénale Spéciale de Bangui. Une journée mémorable pour tous les centrafricains avides de justice et qui réclament la cessation de l’impunité institutionnalisée.

Le gouvernement centrafricain dirigé par Simplice Mathieu Sarandji franchit une étape importante dans la mise en œuvre de la politique de l’impunité zéro prônée par Son Excellence, le Professeur Faustin Archange Touadera.  Six magistrats dont un congolais ont prêté serment pour juger les crimes de guerre commis en RCA depuis des décennies.

Le forum de Bangui qui a réuni tous les antagonistes de la crise centrafricaine et la communauté internationale avait abouti à des recommandations fortes dont l’une réclamait la mise en place d’une cour de justice qui puisse investiguer et traduire en justice tous ceux-là qui ont conspiré pour mettre à feu et à sang le pays.

Cette recommandation parmi tant d’autres, trouve sa justification aujourd’hui car, malgré les multiples accords de paix et de cessation des hostilités, les choses vont de pire en pire au point que le Centrafricain lambda s’interroge pour savoir où sont passés les accords de Libreville, de Brazzaville, de Bangui (forum) et récemment de Rome (Sant’Egédio). Pourquoi ces violences inouïes à Alindao, Bangassou, Bria, Zangba, Mobaye pour ne citer que celles-ci qui ont entrainé des pertes énormes et irrécupérables en termes de vie humaine, incendies de maisons, destructions de biens tant publics que privés et d’autres séquelles tels que le déplacement massifs de populations qui dorment à la merci de la nature ?

Juste ce bref rappel pour dire que le démarrage des activités de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique est la meilleure chose tant attendue par le peuple centrafricain. Bien en entendu, et compte tenu de l’expérience centrafricaine qui a démontré que le pays est en mesure de juger ses criminels sans avoir besoin de main tendue, le cas Bokassa l’illustre à merveille. Mais mondialisation oblige. C’est pourquoi, la communauté internationale s’accapare de ce que des centrafricains pourraient bien résoudre.

Ce qui fait foi, et à la fois, la faiblesse du pays, c’est qu’il est dépossédé de ses forces : pas d’armée nationale à cause de cet imbroglio d’embargo que personne ne peut justifier véritablement si ce n’est que les Nations Unies qui, au nom de quoi, installent un peu des énergumènes de casques bleus qui excellent dans leur insuffisance notoire à défendre la population civile sans défense et qu’ils étaient censés défendre.

De toutes les manières, le mal est introduit dans le pays fort longtemps. Même les Nations-Unies le savent. Elles ont sorti un rapport d’enquête pour orienter les travaux du juge d’instruction de la CPS. C’est vrai que des vérités ont été révélées dans ce rapport, mais aux 30% de ce véritable cauchemar centrafricain, d’où nécessité que les juges de l’instruction fassent à nouveau un travail fouillé de fond.

Le peuple se réjouit qu’au tour du Procureur général, Toussaint MUNTAZINI, on notera la présence de 5 magistrats centrafricains il s’agit de : Alain Ouaby Bekaï OUABY BEKAÏ Alain Tolmon TOLMON Jacob SANNY DAMILY  Patience GUERENGBO Michel NGOKPOU A noter que la Cour Pénale spéciale a été créée par décret lors du Forum de Brazzaville. Elle a une durée de 5 ans renouvelable et son siège se trouve à Bangui.  La CPS est instituée pour juger les crimes de guerre, perpétrés en RCA depuis le 1er janvier 2003, ces crimes sont imprescriptibles et insusceptibles d’être amnistiés. Cette cour est une aubaine pour les victimes des crises répétitives qui continuent de frapper la RCA. Ces dernières pourraient désormais porter plainte pour obtenir des réparations pour les préjudices subies.

Faille-t-il rappeler que l’aboutissement à mi-parcours de ce processus de mise en place de la CPS est l’œuvre du garde des sceaux, Flavien Mbata, ministre de la justice et des droits de l’homme ?

Nul n’est prêt à ignorer le dévouement de certains membres du gouvernement SMS qui s’emploient à relever le pays alors que d’autres, soit disant diaspora, ayant fui le pays en temps de crise, et qui reviennent rançonner les pauvres contribuables centrafricains, qui se saigne pour les payer afin qu’ils fassent survivre leurs batards d’enfants laissés en Europe. On écoute ce qui se passe en Afrique de l’ouest et un peu partout dans le monde où les diaspo sont le levier du développement d’abord de leur région d’origine et de leurs pays. Le Mali, la Côte d’Ivoire, Le Burkina-Faso, le Sénégal pour ne citer que ceux-là sont de bels exemples.

 

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Centrafrique : échec du procès opposant les 3 opposants politiques aux 3 leaders du comité de soutien a Touadera.

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Centrafrique : échec du procès opposant les 3 opposants politiques aux 3 leaders du comité de soutien a Touadera.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2282.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 30 juin 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Le procès qui devrait avoir lieu hier 29 juin 2017, opposant les trois leaders politiques à savoir Nicolas Tiangaye, Crépin Mboli-Goumba et Ferdinand Alexandre Nguendet aux leaders du comité de soutien au Président Faustin Archange Touadéra, notamment Didacien KOSSIMATCHI, Arsène GREPAYO et Rigobert VONDO a connu un échec. Le Parquet de Bangui a informé l’opinion publique de n’avoir pas enregistré la tenue d’un procès contre les leaders du comité de soutien au Président Faustin Archange Touadéra. Ce qui ne donne pas lieu à la tenue de ce procès tant attendu, vu que les plaignants ne se soient pas présenter au Tribunal de grande instance de Bangui le jour indiqué. Surplace au Tribunal en présence d’une marrée humaine mobilisée, les trois leaders dudit Comité ont fait une déclaration à la presse dont l’intégralité ci-dessous.

« DECLARATION DES TROIS (3) TEMOINS DE LA VERITE

Centrafricaines ? Centrafricains ;

Chers sœurs et frères ;

Chers veuves, veufs et orphelins ;

Chers victimes. La date du 29 juin 2017 doit être considérée dorénavant pour nous comme étant une date historique. Historique, car les ennemis de la démocratie qui sont à l’origine de nos malheurs, nos souffrances et des freins au développement de notre pays, à savoir Mboli-Goumba, Nguendet, Tiangaye et autres sont à votre portée. Ne dit-on pas que le criminel revient toujours sur les lieux de son crime ?

 

En effet, cette association le tribunal de notre pays, mais aussi de tromper le tribunal de l’Histoire.

Diantre ! Comment comprendre cette démarche criminelle ? Des personnes qui continuent à tuer, à massacrer notre peuple par des personnes interposées, notamment les mercenaires décident d’amener ce même peuple au Tribunal. Voilà des voleurs qui crient au voleur, voilà des criminels qui crient au criminel.

 

Par l’acte de ce jour, le peuple centrafricain doit comprendre que ces criminels à col blanc se moquent non seulement de la mémoire encore vivace de nos morts, mais ils veulent se faire bonne conscience afin de continuer à exercer leurs basses besognes avec in fine, la conquête du pouvoir coûte que coûte.

Par l’acte de ce jour, ceux-là veulent prendre “dame justice” en vitesse, alors qu’elle compte sévir en temps opportun.

 

Qui trompe qui ? C’est pourquoi, les trois témoins de la vérité ; à savoir M. Rigobert Vondo, Didacien Kossimatchi, Arsène Ngrepayo persistent et signent que tant que les filles et fils de Centrafrique continueront à être égorgés, tués, violés dans une quelconque portion de notre territoire, ces personnes-là, Mboli-Goumba, Nguendet, Tiangaye et autres ne connaîtront jamais la paix.

Et, qu’ils sachent que la dame justice agira en son temps propre.

 

Que Dieu des veuves et veufs, le Dieu des orphelins, le Dieu des Armées protège notre cher et beau pays, la République Centrafricaine.

Je vous remercie. Rigobert VONDO».

 

 

NDLR : selon nos informations, c’est finalement sur instruction du Président de la République Faustin Archange TOUADÉRA qui ne voudrait pas enregistrer d’autres problèmes sur le tas qu’il en a déjà, aurait demandé au Juge du TGI de sursoir à ce procès de honte pour son régime. Attendons de voir la suite.

RCA: LA PAIX EN RCA PASSE PAR LE DIALO​GUE ET L’IMPLICATION DE CHAQUE CENTRAFRICAIN, SELON LE REPRESENTANT SPECIAL

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RCA: LA PAIX EN RCA PASSE PAR LE DIALOGUE ET L’IMPLICATION DE CHAQUE CENTRAFRICAIN, SELON LE REPRESENTANT SPECIAL

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2279.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Parfait Onyanga-Anyanga de la Minusca. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Monsieur Parfait Onyanga-Anyanga de la Minusca. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, 1er juillet  2017.

–Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a réitéré mercredi que la paix dans le pays passe par le dialogue, et que chaque Centrafricain a une part de responsabilité dans ce processus « qui est en cours ». « Il y a des Centrafricains qui veulent faire la paix. L’espoir renaît, la dynamique de paix est laborieuse mais elle est en cours. Des structures nationales sont en train de la mettre en œuvre », a affirmé le Représentant spécial lors de la conférence de presse de la MINUSCA à Bangui, précisant toutefois que « ce ne sera pas un exercice facile ».

 

Le Représentant spécial a qualifié de « mirage » l’idée selon laquelle, la paix ne peut être obtenue qu’à travers l’usage de la force par la Mission. « Nous ne sommes pas ici pour faire la guerre, nous sommes ici pour créer les conditions qui permettront aux Centrafricains de parler entre eux », a dit Onanga-Anyanga.

 

Interrogé sur le mandat de la MINUSCA selon lequel l’objectif est de réduire la présence et la menace des groupes armés, le Représentant spécial a précisé que cela signifie qu’il faut plusieurs éléments, à savoir « l’élément politique, en cours avec le dialogue dans le cadre du DDR; le renforcement des capacités des forces de sécurité intérieures et des Forces armées centrafricaines (FACA) ; et la mise en place du dispositif de justice. Tous ces efforts concourent à cet objectif », a expliqué Onanga-Anyanga.

 

Le Représentant spécial a toutefois précisé que « toutes les fois que ce serait nécessaire », la MINUSCA pourra recourir à la force, comme ce fut le cas à Bambari, pour protéger les populations civiles. « La force a été utilisée constamment. Il y a eu plus de 20 engagements avec les groupes armés », a-t-il précisé. Onanga-Anyanga a ainsi rappelé l’impact de l’intervention des soldats de la paix de la MINUSCA, notamment à Bangassou et Bria, récemment frappées par des violences. « A Bria, nous contrôlons les camps de déplacés et nous faisons tout pour contrôler la situation. A Bangassou, la peur a changé de camp ».

 

Lors de la conférence de presse, le Représentant spécial a rappelé l’appui de la communauté internationale aux FACA. « Nous travaillons sur le déploiement des FACA », a-t-il dit, en soulignant l’importance des forces armées nationales dans la stratégie de  paix dans le pays. Quant aux groupes armés, Onanga-Anyanga a appelé à la cessation des attaques et à leur engagement sur la voie de la paix, en affirmant que « personne n’a aujourd’hui des justifications pour garder les armes dans l’espoir d’obtenir la satisfaction de ses revendications politiques ». Il s’est par ailleurs réjoui de la décision des autorités centrafricaines qui ont réaffirmé qu’il n’y aura pas d’amnistie pour les auteurs de crimes, en rappelant que « la justice fera son travail ».

 

Le Représentant spécial a conclu la conférence de presse en rappelant l’impact de la présence de la MINUSCA sur le plan sécuritaire et sur d’autres secteurs. « La MINUSCA n’est pas qu’une Force. Elle fait beaucoup de choses dans le pays. Il faut profiter de cet engagement de la communauté internationale », a lancé Onanga-Anyanga, reconnaissant toutefois quelques limites auxquelles la Mission fait face.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Charles Armel DOUBANE : un félin à l’affût pour la destruction du régime

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Centrafrique : Charles Armel DOUBANE : un félin à l’affût pour la destruction du régime

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2285.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Charles Armel Doubane.

 

Bangui, le 1er juiller 2017.

 Par : Herman THEMONA CNC,

 

On n’arrivera jamais à comprendre le comportement venimeux de certains fils du pays comme Charles Armel Doubane, le ministre des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, qui ne voient que leurs intérêts aux fins de mettre en œuvre des malines stratégie de destruction et d’anéantissement total de tout ce qui pourrait concourir au bien-être du peuple centrafricain.

 

Parti pour devenir Président de la République, Doubane a échoué lamentablement devant Touadéra qui a recueilli la confiance d’une large majorité du peuple centrafricain. Cela devait lui servir de leçon.

 

Mais, comme le ridicule ne tue pas le Centrafricain, il s’est tout de suite métamorphosé en agneau pour gagner la confiance du président Toaudéra et être nommé à un poste ministériel clef que celui des affaires étrangères. Touadéra a-t-il bien réfléchi pour accepter mettre dans son gouvernement des félins qui sont toujours à l’affut pour ne faire que du mal ?

 

Le succès des Centrafricains lors de la conférence des bailleurs de fonds pour la Centrafrique du 16 au 17 novembre dernier à Bruxelles n’est pas du goût des conspirateurs du mal. L’exemple patent est le comportement anti progressiste de Charles Armel Doubane qui, profitant de sa position de chef de la diplomatie centrafricaine, s’emploie à mener un contre plaidoyer dans certaines ambassades qui veulent bien l’entendre pour ériger un mur de Berlin quant au décaissement des fonds promis à Bruxelles.

 

L’embargo imposé sur les armes à destination de la Centrafrique dont il est le principal artisan, lorsqu’il représentait le pays aux nations unies ne lui suffit pas, malgré les graves conséquences causées par la totale insécurité qui règne partout dans le pays, une situation qui continue de mettre à feu et à sang le pays qui n’a pas de moyens de défense.

 

Pourquoi de telles manœuvres ? Ce comportement justifie à merveille la mesure de l’évaluation de Charles Armel Doubane parus dans ce que le journal en ligne Corbeau News a appelé « le grand baromètre des ministres de SMS » Voici ce qui est dit de ce carnassier qui ne veut que détruire ce beau pays qui est la RCA. Suivons ce petit commentaire sur de son évaluation.

 

Charles Armel Doubane, Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Centrafricains de l’étranger:

 

04,5/20 : Exclu également pour comportement louche et félonie.

Certes Compétent et quelque peu intègre, ce Ministre est entré au gouvernement au nom de la géopolitique (il est Zandé, une minorité de l’extrême Est de la RCA, toujours et souvent marginalisée par les différents régimes qui se sont succédés en RCA depuis les indépendances du pays).C’est un prétentieux, orgueilleux qui voit les autres comme de nul que rien ….

 

Passant – à tort – pour le porte flambeau de l’ethnie Zandé sur l’échiquier politique centrafricain et jouissant de bonnes grâces auprès de tous les grands hommes politiques du pays pour avoir dès le banc de l’Université dans les années 90 opté pour l’activisme politique, il a toujours servi les régimes qui se sont succédés en RCA depuis l’ère de la Démocratie. Ses accointances avec l’actuel Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA (dont il est un beau-frère) auraient beaucoup pesé dans la balance de sa nomination.

 

L’extérieur, notamment des mains françaises auraient aussi plaidé son sort auprès du boss du palais de la Renaissance pour le remercier de ses « loyaux services» quand il fut Ambassadeur de la RCA aux Nations-Unies dans la fièvre de la crise centrafricaine avec le règne de la SELEKA. Imprévisible, sournois, cacophonique, ce fils d’ancien combattant se prend pour le super ministre, super intelligent du gouvernement Sarandji. Il accumule des erreurs sur erreurs dans la gestion de la diplomatie centrafricaine. Prétextant être toujours malade, il touche rarement ses parapheurs. Personnage hibou et chauve-souris, il serait dans beaucoup de choses louches tant pour sa région d’origine, le Haut-Mbomou que pour le pays. On lui reproche surtout son orgueil et son arrogance et son absentéisme chronique à son cabinet sous prétexte qu’il est malade!…

 

En tout cas ces genres d’énergumènes n’ont plus droit de cité. Que Touadéra tire la leçon qui s’impose. A bon entendeur, salut.

 

 

 

FRANCE : UNE DÉPUTÉE NOIRE D’ORIGINE AFRICAINE SOMMÉE PAR UN JOURNALISTE DE DIRE « VIVE LA FRANCE !» A L’ANTENNE, UN DÉRAPAGE ?

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FRANCE  : UNE DÉPUTÉE NOIRE DORIGINE  AFRICAINE SOMMÉE PAR UN JOURNALISTE DE DIRE « VIVE LA FRANCE !» A L’ANTENNE, UN DÉRAPAGE ?

         

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2187.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Joseph Akouissonne, l'auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 1er juillet 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

La « fachosphère » s’étrangle.  La France frileuse, celle des Frontistes, des racistes invétérés et de tous ceux qui croient à tort au « grand remplacement » des Français de souche blanche par des allogènes multicolores venus d’ailleurs, s’indigne sur les réseaux sociaux. Les journalistes en perdent leur latin.

          Ce charivari haineux vise une élue de la « France Insoumise », Danièle Obono, députée française à la peau noire, tout comme Christiane Taubira, la première venant d’Afrique, la seconde de Guyane.

          Danièle Obono a, dans le passé, signé une pétition au nom de la liberté d’expression, en même temps que de nombreux autres élus, pour soutenir un groupe de rap lillois, ZEP (Zone d’Expression Populaire), menacé de poursuites judiciaires. Dans l’une de leurs chansons, ils avaient introduit l’expression « Nique la France. » C’est excessif et injurieux, certes. Mais on peut juste la considérer comme un clin d’œil à la colonisation et ne pas l’interpréter sans son contexte.

          La liberté d’expression, revendiquée à juste titre par les communicants, ne doit pas être sélective. Souvent, on entend des journalistes s’époumoner quand on leur reproche d’employer des qualitatifs à connotation raciste à l’endroit des Noirs et des Arabes. Ils crient en chœur à une atteinte à la liberté de s’exprimer ! Mais faudra-t-il laisser injurier les Arabes et les Noirs sans émettre de réprobation, sous prétexte que chacun est libre de ses propos ? 

          Demander à la députée, sur le plateau de BFMTV, à une heure de grande écoute, de dire : « Vive la France !» est une véritable stigmatisation. Pourquoi n’a-t-on pas demandé la même chose à tous les élus qui ont signé la pétition en même temps qu’elle ?

          On ne peut pas accuser le journaliste Alain Marchal, qui a posé la question, d’être un raciste. Il a peut-être voulu faire le buzz aux dépens de la députée. C’est plus maladroit qu’autre chose, sans doute. Mais, ce qui est affligeant, c’est que les autres « Grandes Gueules » présentes ce jour-là sur le plateau ne lui ont pas fait remarquer que la question pouvait être mal interprétée et donner du grain à moudre à la « fachosphère ».

          Cette attitude dénote un corporatisme aveugle et un opportunisme patent qui ne disent pas leur nom.

 

NOIRS FRANÇAIS DE FRANCE

          Même aux États-Unis d’Amérique, au lourd passé esclavagiste, on ne demande pas continuellement aux personnes de couleur d’où elles viennent. On n’est pas toujours en train de soupçonner l’authenticité de leur appartenance à la communauté nationale.

          En France, on ne pose jamais la question aux Français originaires d’autre pays européens : « D’où venez-vous ? ». En revanche, le Noir, malgré sa nationalité française, est constamment interpellé. Son appartenance à la communauté nationale est, en permanence, mise en doute. Quand on leur fait remarquer qu’il s’agit là d’un comportement raciste, les gens s’indignent, invariablement : « Moi, raciste ? »

          Il est vrai que la majorité des Français ne l’est pas. On ne peut pas en dire autant des électeurs du Front National et de la « fachosphère ». Pour eux, un Noir ne peut pas être français. Christiane Taubira en sait quelque chose : pendant des années, elle a été victime de la bronca d’une partie des élus de droite et du Font National à la Chambre des Députés. Certains électeurs attardés l’avaient même grimée en guenon sur les réseaux sociaux. Durant tout son mandat, elle a dû subir des tombereaux d’injures.

          Courageusement, elle a tenu bon, face à un racisme conscient chez les uns, plus ou moins inconscient chez d’autres. « Raciste, moi ? » s’indignaient-ils tous, invariablement.

          Quand sortira-t-on enfin de cette peste brune qui gangrène le tissu social et menace « le vivre ensemble » dont la France a tant besoin ?

 

JOSEPH AKOUISSONNE 

(26 juin 2017)

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LE CARDINAL DÉMENT AVOIR MANDATÉ UN ÉMISSAIRE POUR LE REPRÉSENTER À ROME…QUI DIT MIEUX ?

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CENTRAFRIQUE : LE CARDINAL DÉMENT AVOIR MANDATÉ UN ÉMISSAIRE POUR LE REPRÉSENTER À ROME…QUI DIT MIEUX ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2172.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

Bangui, le 1er juillet 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou, CNC.

                                                 

Les causes de la crise centrafricaine remontent à plusieurs décennies. Elles sont l’émanation ou alors la conséquence de la mauvaise gouvernance des régimes successifs. Les centrafricains vivent depuis toujours au rythme des accords mal ficelés, mal négociés et surtout au non respect des engagements signés. C’est dans le souci et l’optique de perpétrer cette tradition que la communauté ecclésiastique Sant’Egidio, spécialisée dans la médiation et la prévention des conflits s’est portée volontaire pour tenter une médiation entre les différents protagonistes de la crise centrafricaine. C’est ainsi que des personnalités politiques, civiles et les différents acteurs ont été triés sur des critères que nous ignorons pour assister à la rencontre de Rome.

Cette dernière s’est tenue sous le haut patronage du représentant de l’ONU en Centrafrique, du représentant de l’Union Africaine monsieur Mohamed El Hacen Ould Lebatt et enfin du représentant du cardinal qui est la seule personnalité religieuse à parapher le document. Après un simulacre d’échanges et de discussions, un soit disant accord de paix sans lendemain, préparé d’avance aux soins de la communauté internationale et de l’Union Africaine a été imposé au peuple centrafricain.

Cet accord devrait normalement s’inscrire dans la logique de renforcer les négociations déjà ouvertes par le President de la République. En substance, cet accord prône un cessez-le-feu qui sera violé le lendemain et en toile de fond, l’impunité pour les seigneurs de guerre à travers une loi d’amnistie. Il est important de noter au passage que la question de l’amnistie est un domaine réservé de façon souveraine aux autorités centrafricaines et ne doit souffrir d’aucune entorse, ni imposé par un quelconque accord. Un coup de tonnerre assourdissant se fit entendre quelques jours après la conclusion de l’accord, le cardinal dément à travers un communiqué rendu public le 22 juin 2017 n’avoir mandaté personne pour le représenter à Rome et s’exprime sur ces termes : “je n’ai mandaté personne pour me représenter et prendre des engagements en mon nom, ni à titre personnel, ni comme President de la conférence épiscopale centrafricaine, ni comme membre fondateur de la plateforme des confessions religieuses”. En outre, le jeune prélat salue et encourage l’initiative mais fustige, châtie et blâme le volet qui privilégie en filigrane l’amnistie, l’abandon des poursuites et par voie de conséquence l’oubli des victimes.

Devant le flou et l’ambiguïté qui s’installent, le citoyen lambda qui apparement perdu, ne cesse de s’interroger : croyez vous que l’archevêque peut ne pas être au courant de la rencontre de Rome ? En d’autres termes, croyez vous vraiment que le prélat soit pas au courant d’une manière ou d’une autre d’un événement aussi vital qui se déroule sur la terre qui l’a élevé cardinal ? La pression liée au désaveu de cet accord a t-il poussé le cardinal à porter ce démenti ? Il est important de noter que ce n’est pas la première fois que cette personnalité représente l’archevêque dans des échanges à Rome. Par ailleurs, quels sont les effets ou les conséquences de la représentation ou non du cardinal sur le contenu de l’accord ? Pourquoi le cardinal n’a pas porté son démenti dès l’officialisation du communiqué annonçant l’accord ? Le démenti a été fait trois jours après soit le 22 juin 2017. Le jeune cardinal précipité précocement dans la Cour des grands après ses œuvres dans la crise et novice en politique s’est-il fait abuser par le juriste, fin diplomate représentant l’Union Africaine ? Le cardinal est-il victime de son succès ? L’intrus de la rencontre de Rome s’est-il auto proclamé représentant du prélat ou a t-il usurpé le titre ? Quels sont les effets de cette usurpation de titre ou d’intrusion sur l’accord de Rome ? L’accord sera t-il entaché de nullité ? Si ce n’est le cas, alors le démenti n’a aucun sens juridique. En dehors du démenti, connaissez-vous la personnalité du représentant de l’Union Africaine qui a assuré la police des débats à Rome ? Est ce que les centrafricains ont compris le rôle qu’a joué ce mauritanien dans l’accord ? Monsieur Mohamed El Hacen Ould Lebatt est un juriste, ancien ministre des affaires étrangères de la Mauritanie et représentant spécial de l’Union Africaine en Centrafrique. Nous vous rappelons que le mauritanien est un activiste de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) qui est financée par l’Arabie saoudite et à pour mission principale d’aider les musulmans en difficulté et en détresse. Nous vous laissons l’opportunité d’apprécier et de deviner la suite. Pour revenir à la question de l’amnistie, l’église catholique est visiblement sortie affaibli de cette rencontre de Rome car les grands gagnants de cet accord ne sont autres que les groupes armés. Pour finir, quelques jours après le démenti du cardinal, vint le tour des antibalaka de nier leur représentant. Ainsi, comme un effet domino, l’accord de Rome se vida de son contenu et devint obsolète, caduque et non représentatif des intérêts de leurs signataires. En déduction, il faut encore un round complémentaire de négociation pour un nouvel accord. Visiblement la patrie qui m’a vu naître est encore loin de sortir de l’ornière. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 30 juin 2017

Centrafrique : Ville de Zémio à feu et à sang

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Centrafrique : Ville de Zemio à feu et à sang

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Les miliciens Anti-Balaka en Centrafrique

Bangui, le 30 Juin 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Encerclée par les anti-balaka depuis plus d’un mois après l’attaque meurtrière sur les quartiers musulmans de Bangassou, la ville de Zémio, située aussi dans la région, vient d’être attaquée ce matin.

Selon notre correspondant dans la région joint par la Rédaction, cette attaque fait suite aux disputes intercommunautaires du début de la semaine entre les musulmans et chrétiens de la ville autour d’une moto que les renforts des anti-balaka basés non loin de Zémio, sont arrivés pour secourir, d’après leurs dires, leurs frères en difficulté dans les disputes.

Pour l’heure, des tirs à l’arme lourde et automatique se poursuivent et aucun bilan n’est encore disponible.

Rappelant que la ville de Zémio fait partie des villes où la paix et la cohésion sociale entre les communautés étaient au beau fixe. Et face à la menace d’attaque de cette ville, une dizaine des soldats FACA y sont déployés. Mais l’objectif poursuivi par les anti-balaka n’est autre que la paix. D’où ces manipulation et instrumentalisation des uns contre les autres et la poursuite de cette guerre fratricide.

Il est grand temps que la Communauté internationale et le gouvernement de Bangui passent des paroles aux actes pour sauver ce qui reste. Aujourd’hui c’est Zémio, demain ça sera une autre ville comme Paoua où vivent en harmonie les deux communautés.

Plus de détail dans nos prochaines publications.

Copyright@2017CNC.

 

Centrafrique : réunion de paix organisée à Bouar et à Bocaranga, chronique d’un échec annoncé.

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Centrafrique : réunion de paix organisée à Bouar et à Bocaranga, chronique d’un échec annoncé.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2268.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.
Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.

 

Bocaranga, le 30 juin 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Le Gouvernement à travers les préfets et sous-préfets organise des réunions de sécurité dans les différentes villes des provinces, notamment à Bouar et Bocaranga. Le problème, seul le groupe anti-balaka a été convié au côté des maires et des représentants de la Minusca. Pourquoi ce geste envers les Anti-Balaka ?

 

Il est vrai que le gouvernement tente depuis plusieurs mois de réorganiser la milice Anti-Balaka comme une force supplétive aux Faca afin de contenir, du moins provisoirement, les avancées des autres groupes comme le FPRC de Noureddine Adam, le 3R de Siddiki ou le MPC d’Al Khatim, mais cette stratégie s’avère très difficile et compliquée. Par peur de voir les choses s’amplifier, le Gouvernement tente de changer sa méthode pour privilégier le langage de paix au détriment de celle de la guerre.

Ainsi, ce mercredi 28 juin à Bocaranga, une réunion de paix, organisée par le sous-préfet, a réuni et les maires des communes, et le représentant local des forces de la Minusca, avec bien sûr celui des Anti-Balaka. Les autres groupes armés de la région comme le 3R et la RJ (Révolution Justice de l’ancien ministre Sayo) n’ont pas été conviés à cette réunion. S’agit-il vraiment d’une réunion de paix ou de sécurité ? Demande à l’un des participants un enseignant local.

Paradoxalement au même moment, une dizaine d’éléments peuls du 3R ont envahi le village Mgoutoré à 40 km de Bocaranga avant de disparaître sans faire des dégâts. Plusieurs habitants de ce village de Ngoutoré ont pris la fuite pour se réfugier dans la brousse pour les uns, et à Bocaranga pour les autres.

Tandis que le vendredi dernier à Bouar, une autre réunion du même type avait été organisée par les députés de la Nana-Mambéré. Là aussi, seuls les Anti-Balaka qui ont été conviés comme une force d’autodéfenses de la ville.

Va-t-on vers la légalisation du groupe Anti-Balaka ?

Pour certains observateurs politiques du pays, cette question ne mérite pas d’etre posée car, selon eux, le Gouvernement privilégie ce dernier temps dans tous les recrutements dans les Forces de Défense et de Sécurité que les Anti-Balaka. Même ceux qui sont partis récemment à l’étranger sont à moitié Anti-Balaka.

Du côté de la préfecture, ni à Bouar ni à Bocaranga, on ne veut commenter ces réunions de paix ou de sécurité qu’elles organisent.

 

 

À Bocaranga, Anselme Mbata pour CNC.

Centrafrique: droit de réponse du parti MLPC au quotidien Média Plus.

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  Centrafrique: droit de réponse du parti MLPC au quotidien Média Plus.

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Bureau Politique                                                                                        

Secrétariat Général

N°_______/MLPC/BP/SG.017                                                                       Bangui, le 27 juin 2017                                                                             

                                                                                                                    A Monsieur le Directeur de publication

                                                                                                                                de Médias+

                                                                                                                                  BANGUI

 

Objet : Droit de réponse à votre publication du 22 juin 2017.

Monsieur le Directeur,

Suite à la publication dans les colonnes du n°1707 du 22 Juin 2017 de votre journal du fac simile de l’Accord Politique signé entre les deux tours de l’élection présidentielle avec le candidat Faustin Archange TOUADERA, assorti de commentaires libres de votre part, je vous adresse pour publication le présent droit de réponse conformément aux dispositions légales.

« Présenté comme un scoop et à la Une de Médias+, vous insinuez que l’Accord Politique liant le MLPC au candidat au second tour de l’élection présidentielle 2016 M. Faustin Archange TOUADERA, aurait été signé par M. Martin ZIGUELE, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) à l’insu des membres du Bureau politique dudit Parti.

Pourtant, voté par 15 membres sur 16 du Bureau Politique du MLPC en réunion statuaire, cet Accord a été rendu public lors d’un point de presse organisé à la résidence du Président Martin ZIGUELE puis en Assemblée Générale du MLPC au siège de notre Parti à Ben-Zvi. Ces deux points de presse ont connu la participation de plusieurs médias nationaux et internationaux (journaux, radios et télévision confondus), à l’exception de Médias+ et de vous-même. Grâce à la large médiatisation de cet Accord, nos militants ici et ailleurs se sont fortement mobilisés conformément aux consignes de vote du Parti.

Dès lors que vous vous auto excluiez des activités du MLPC et de ses dirigeants, la moindre honnêteté et le bon sens auraient requis de votre part le silence absolu autour de tout ce qui touche à ce parti et à ses dirigeants.

Au demeurant, la règle basique de la profession que vous vous efforcez à grand peine d’exercer est l’approche contradictoire, l’enquête et l’objectivité. Votre organe ne se retrouve nulle part sur ces trois points.

De quoi parlez-vous ? Pourquoi le faites-vous ? Pour qui le faites-vous ?

Les réponses à ces trois interrogations ont un seul et même dénominateur commun : votre passé de militant du MLPC que le Président Martin ZIGUELE a géré soit comme Premier Ministre, soit comme Président du Parti, soit encore comme citoyen centrafricain devant la détresse et la précarité qui étaient la vôtre à un moment donné de votre tumultueux et sinueux parcours.

Sujet que le MLPC maîtrise à la perfection, le courage intellectuel et politique vous manque au point de vous déguiser derrière un pseudonyme pour parler de ce Parti qui vous a fabriqué, nourri et protégé jusqu’au jour où le mors a lâché.

Notre sens élevé de responsabilité ne nous autorise pas, à l’état actuel des choses, à aller dans les détails de votre personnage. Mais sachez que tout a des limites.

La première sortie du même genre vous a trainé devant la Justice où le dossier reste pendant. Est-il besoin de vous rappeler que c’est sous la pression de ce dossier que vous vous êtes empressé de faire parvenir au siège du Parti une lettre présentée comme votre démission ? Les faits et les actes sont têtus et suivent leurs auteurs aussi loin et le plus longtemps possible. Le caractère sulfureux de certains personnages est inscrit dans leur patrimoine génétique et caractérise leur pedigree.

Après avoir affirmé tout ce qui précède, il est superflu de dire que toute sortie de Médias+ n’est qu’un tissu de mensonges et de contre vérités que leur auteur publie à ses risques et périls.

Si vous avez une ambition politique pour votre pays et vos compatriotes et si vous sentez une âme à faire de la politique, engagez-vous et vendez votre projet au Peuple centrafricain. Il n’y a pas meilleur et honnête moyen que celui-là pour faire parler de vous.

Le MLPC et son Président Martin ZIGUELE sont suffisamment âgés et responsables pour savoir parler d’eux-mêmes, de leurs compatriotes et de leur pays.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain est et reste le représentant légitime du Centrafricain dont l’action vise le bien-être. La conclusion de l’Accord Politique du 6 février 2016 s’inscrit dans cette logique.

Le Président Martin ZIGUELE est le Président du MLPC. Aussi longtemps qu’il le sera, il posera des actes tel l’Accord Politique du 6 février 2016, n’en déplaise à Begon Ndolmbaye, à Médias+ et à son Directeur qui n’est désormais ni militant du MLPC, ni membre du Bureau Politique.

Jamais deux sans trois. La lenteur judiciaire n’est pas synonyme de faiblesse et d’omission.

A bientôt ».

 

                                                                                                          Pour le Bureau Politique

                                                                                                        Jaquesson MAZETTE

                                                                                                         2ème Vice Président

 

Centrafrique : évaluation des ministres sur instruction du chef de l’état, gaby-francky leffa, cobaye d’expérience.

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Centrafrique : évaluation des ministres sur instruction du chef de l’état,  gaby-francky leffa, cobaye d’expérience.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2264.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Simplice Mathieu SARANDJI  

 

Bangui, le 29 juin 2017.

 Par : Herman THEMONA, CNC,

 

Désormais, chaque ministre du gouvernement du Docteur Simplice Mathieu Sarandji, devra être évalué sur résultat de la mise en œuvre de sa feuille de route. La somnolence de bon nombre des membres du gouvernement pour ne pas dire de tous a incité le Chef de l’Etat à instruire son premier ministre à surveiller et évaluer chaque ministre et lui rendre compte. le ministre Gaby-Franky LEFFA et pas un autre ministre pour servir de cobaye à la mise en œuvre de cette stricte instruction destinée à faire trémousser les ministres qui dorment depuis un certain temps.

C’est une action gouvernementale et on n’a pas à choisir le ministre qui passe avant ou après, diront certainement beaucoup de gens à commencer par les ministres eux-mêmes par souci de solidarité.

Nous en sommes bien conscient mais notre questionnement reste de garde parce que, l’œil du Centrafricain qui, pourtant, ne s’intéressait jamais à la politique est grandement ouvert au jour d’aujourd’hui pour scruter le travail de ces femmes et hommes qui roulent grosse cylindrée d’une marque déposée par toyota et qui ne font absolument rien pour la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble qu’attend le peuple.

Gaby-Francky LEFFA est aujourd’hui cobaye parce qu’il est l’un des meilleurs qu’on voie réellement au pied du mur comme un véritable maçon. Ses œuvres s’observent directement à l’œil nu et non au microscope ni à la loupe.

Faille-t-il rappeler que le premier ministre avec tous les membres du gouvernement, pour cette première sortie d’évaluation, a préféré mettre en exergue LEFFA ? C’est à juste cause car il a le devoir de faire un compte rendu (CR) qui soit illustratif au Chef de l’Etat. C’est pourquoi, sachant que le Chef du Département de l’habitat, des logements sociaux et de l’urbanisme se défend pas mal, l’a mis au premier rang du peloton. Ses réalisations, d’abord au building administratif dont le chantier est confié à des entrepreneurs chinois sur financement de l’Etat Centrafricain comme si le pays n’a pas de main d’œuvre qualifiée au point d’offrir des chantiers à des étrangers,   puis dans le site de constructions des 100 logements sociaux à Sakaï, sur financement du Royaume du Maroc sont, aux yeux du PM et de beaucoup de centrafricains, une réelle concrétisation de sa feuille de route. C’est normal que le PM commence son évaluation par là puisqu’il veut présenter un CR concret mais flatteur au Chef de l’Etat pour lui dire que tout va bien alors qu’il n’en est pas.

Attention, le peuple n’est pas dupe. Il aurait aimé que cette évaluation commence par les ministres en charge de ce qui les concerne directement et immédiatement : la sécurité qui est compromise par la présence récurrente des mercenaires qui ne cessent de mettre à feu et à sang l’arrière-pays. Dans ce contexte précis, ce sont les ministres Joseph Yakété, de la défense nationale, commandant en chef des armées (FACA) et Jean-Serge Bokassa de la sécurité publique et de l’administration du territoire, commandant en chef des forces de sécurité intérieure (FSI) qui devraient être mis au premier rang. Mais quel résultat leur évaluation devrait-elle donné lorsqu’on sait que Bria est sous feu des Anti-balaka et Séléka , Bangassou reste encore sous la psychose de son drame, faisant ainsi de nombreux déplacés internes, sans véritables abris car leurs maisons étant toutes incendiées ?

C’est un acte de bravoure, cette instruction du Chef de l’Etat d’évaluer tous les ministres. Mais il devrait mettre en place une instance sacrée, avec un pouvoir supra gouvernemental sensé lui dire toutes les vérités sur le fonctionnement de l’exécutif. On nous dira que c’est l’Assemblée Nationale. Mais de quelle AN allez-vous nous parler quand tous les députés cherchent à attraper la meilleur place auprès du mangeoire oubliant ou alors délaissant tous leurs électeurs aux mains d’assassins sans foi ni loi ?

L’évaluation des ministres est une bonne chose c’est pourquoi, grande a été la surprise du Premier Ministre qui a d’abord féliciter les fils du pays qui cherchent à se positionner sur le marché des entrepreneurs. Ceux chargés de la construction des 100 logements sociaux à Sakaï ont montré la réelle capacité des Centrafricains à prendre en main leur destinée.

Ensuite, à travers les prestations du ministre de l’habitat, des logements sociaux et de l’urbanisme, le PM a largement sensibilisé les autres membres du gouvernement et à travers eux, tous les Centrafricains à se mettre au travail pour le relèvement durable de la Centrafrique.

Revenons néanmoins, en notre qualité de miroir de la société Centrafricaine pour renouveler notre adhésion à l’initiative du Président de la République tendant à évaluer les membres du gouvernement. Mais nous disons qu’ il n’y a pas de véritables évaluateurs que ceux qui travaillent dans ces ministères et qui peuvent mieux aider à avoir de véritables informations sur le comportement professionnel de chaque ministre. Il y a alors lieu de regarder dans ce sens et instituer un système de sondage secret, anonyme qui sera une bonne source d’information et de renseignement sur nos ministres. Toujours est-il qu’il faut un instrument inébranlable de dépouillement et d’analyses des données, ce qui n’est pas prêt de s’opérer en Centrafrique.

 

 

Copyright2017CNC. 

Centrafrique : Lutte contre les VGB, Mieux protéger les femmes Centrafricaines c’est harmoniser les lois nationales avec les lois internationales.

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Centrafrique : Lutte contre les VGB, Mieux protéger les femmes Centrafricaines c’est harmoniser les lois nationales avec les lois internationales.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2275.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Séminaire atelier de validation loi sociale

 

Bangui, le 30 juin 2017

Par : CNC.

 

Le ministère des affaires sociales et de la réconciliation nationale, à travers la direction générale chargée de la promotion du genre veut harmoniser les lois centrafricaines avec les lois internationales portant protection de la femme contre les violences basées sur le genre.

Cet exercice est enclenché suite à un constat, celui de l’inadéquation des lois nationales avec celles internationales ratifiées par la République Centrafricaine. Un consultant national a été engagé pour faire ce travail d’adéquation. Le résultat de ce travail est en analyse pour sa validation au cours d’un atelier d’une journée qui se tient depuis ce matin à la direction générale de la promotion du genre.

Ouvrant cet atelier, Antoine Georges Maximilien MBAGA qui a présidé la séance à la place du ministre Virginie BAIKOUA empêchée, a relevé que malgré l’arsenal des textes juridiques nationaux et internationaux, les femmes et les enfants continuent d’être les principales victimes des violences basées sur le genre. C’est pourquoi il faut rechercher des voies et moyens pour lutter efficacement contre ces pratiques. Nous vous proposons l’intégralité du discours du Directeur de Cabinet.

  • Monsieur/ Madame le/la Représentante de l’UNFPA
  • Mesdames et Messieurs les Représentants des agences du système des Nations Unies ainsi que des organisations nationales et internationales ;
  • Distingués invités
  • Mesdames et Messieurs

L’honneur m’échoit de prendre la parole à cette occasion qui m’est offerte de procéder personnellement à l’ouverture de cet atelier de validation de rapport du consultant sur l’analyse des lois nationales en conformité avec les instruments juridiques internationaux.

En effet, cette activité revêt une importance capitale du fait que la protection des femmes et des filles est l’une des priorités du Gouvernement Centrafricain. De nombreux textes politiques et programmes relatifs à la protection des femmes en RCA sont élaborés.

Cependant, certaines dispositions de ces textes sont peu contraignantes, d’autres présentent des insuffisances et ne sont pas conformes aux conventions et traités internationaux souscrits par le pays.

Malgré l’arsenal des textes juridiques nationaux et internationaux, les femmes et les enfants continuent d’être les principales victimes de violences basées sur le genre.

C’est pourquoi, dans le cadre de la mise en œuvre du PTA 2017 en partenariat avec le fond des Nations Unies pour la population ( UNFPA), un consultant National a été recruté en vue de faire un état des lieux et proposer des pistes de solutions pour l’harmonisation et la promotion des droits de la femme et des filles en république centrafricaine.

  • Mesdames et messieurs,

Il convient de rappeler que le travail du consultant a déjà fait l’objet d’une séance de pré validation en Décembre 2016. Ce qui revient à dire que le présent atelier va permettre au consultant de rendre disponible ce précieux rapport qui servira de ligne directrice pour les activités relatives à la promotion des droits de la femme et des filles.

A cet effet, le Gouvernement Centrafricain à travers le Ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale que j’ai l’insigne honneur de diriger en partenariat avec le système des Nations Unies, les ONG nationales et internationales mettra tout en œuvre pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie des femmes et des filles qui sont le plus souvent reléguées au second rang et font l’objet de toute forme de discrimination et de violences basées sur le genre.

Dans cette optique, je lance un vibrant appel à tous les partenaires tant nationaux qu’internationaux d’appuyer les efforts du Gouvernement dans la mise en œuvre des actions de promotion de droits des femmes et des filles.

Pour cet atelier, j’exhorte tous les participants à être participatifs dans le souci de contribuer à l’amélioration de la qualité du document qui d’ores et déjà présente un contenu très acceptable.

Avant de terminer mes propos, je tiens d’abord à remercier très sincèrement le consultant, éminent fils du pays qui a bien voulu réalisé ce travail jusqu’à termes.

J’adresse également les remerciements du Gouvernement Centrafricain que dirige Monsieur Mathieu Simplice SARANDJI, Premier Ministre Chef du Gouvernement, sous la très Haute impulsion du Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Chef de l’Etat à l’endroit des agences du système des Nations Unies en général et l’UNFPA en particulier d’avoir mobilisé les ressources matérielles et financières pour la mise en œuvre du PTA 2017, ce qui a favorisé aujourd’hui l’organisation du présent atelier de validation.

En vous souhaitant plein succès, je déclare ouvert l’atelier de validation de rapport sur l’analyse des lois nationales en conformité avec les instruments juridiques internationaux.

Je vous remercie !

 

Centrafrique : communiqué de Presse important du parti RPR sur la situation du pays.

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Centrafrique : communiqué de Presse important du parti RPR sur la situation du pays.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2272.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Alexandre Ferdinand Nguendet

 

Communique de presse DU  rpr

 

 

L’histoire retiendra que durant le second tour de l’élection présidentielle 2016 qui a porté à la tête de l’Etat centrafricain le Pr Faustin Archange Touadéra, sans condition aucune toute la machine politique du Rassemblement Pour la République (RPR) et d’autres alliés ont remarquablement contribué à la victoire finale du candidat indépendant le Pr Faustin Archange Touadéra alors qu’il était arrivé en seconde position lors du premier tour.

Mais seulement après un an d’exercice du pouvoir de l’Etat de façon chaotique digne d’un pilotage à vue, le RPR a jugé plus sage de se retirer d’une mouvance présidentielle qui ne prenait pas suffisamment à bras le corps la question de la sécurité nationale. Ce retrait ne s’est inscrit dans le cadre d’une dynamique d’opposition constructive, responsable et républicaine. Maîtres-mots de la pratique politique du RPR.

C’est en illustration à cette conception d’une opposition constructive, responsable et républicaine que le Président du RPR, Son Excellence Ferdinand-Alexandre N’guendet, a organisé le lundi 15 Mai 2017 au siège du Rassemblement Pour la République à Ben-Zvi une conférence de presse où il a égrené une liste de propositions phares de sortie de crise à destination du Président de la République. Pour mémoire rappelons que sa contribution du jour s’est présentée sous la forme d’une proposition d’ordre politique, d’une autre sur le plan socio-économique et enfin de trois(3) autres touchant aux questions sécuritaires. Les voici ici énumérées:

  • La mise en place sans délais d’un dialogue politique inclusif sans aucun sujet tabou mais dans le respect total des institutions républicaines issues des dernières élections; • L’opérationnalisation d’une plateforme souple des meilleurs experts nationaux et internationaux des flux de la haute finance afin de rapatrier au plus vite les 1400 milliards de francs CFA promis par les amis de la RCA à la table ronde de Bruxelles en novembre 2016 ; • La neutralisation sans condition des mercenaires-terroristes qui sévissent sur le sol centrafricain, à commencer par le plus dangereux d’entre eux le mercenaire-terroriste nigérien Ali Darass et son UPC ; • La coopération militaire sous-régionale pour la formation de façon accélérée en trois (3) mois et l’équipement en tout arme de dix (10) bataillons de FACA (à raison d’un bataillon par Etat membre de la CEEAC), soit 6000 soldats près à combattre et à être redéployés sur tout le territoire national centrafricain; • Bien que les forces militaires onusiennes n’aient pas vocation à engager le combat, mais au vu des derniers évènements, il revient à la MINUSCA de faire appliquer sans complaisance aucune toutes les résolutions musclées du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour le retour à la sécurité et à la paix en RCA.

Mu par une volonté profonde de travailler pour le retour à la paix et à la prospérité de la République Centrafricaine, le RPR a substantiellement participé à la rédaction d’un mémorandum, à l’adresse du Chef de l’Etat, brossant le tableau de la situation actuelle et traçant des pistes crédibles et concrètes de sortie de crise.

Le dernier déplacement à Rome (Italie) de Son Excellence Ferdinand-Alexandre N’guendet, sur l’invitation de la Communauté Catholique Saint Egidio, s’inscrit également dans cette optique d’efforts patriotiques pour le retour définitif de la paix en RCA.

Face à ces prises de positions civiques, patriotiques et démocratiques pour l’intérêt supérieur de la Nation, les autorités en place ne trouvent rien de mieux de vociférer contre le RPR, de le vilipender, de tenter en vain de salir.

Il est consternant de constater que dans cette même veine les nouvelles autorités se sont tristement illustrées dans des provocations et des pratiques d’un autre temps qui ne les honorent pas en retirant délibérément les éléments de la sécurité rapprochée de Son Excellence Ferdinand-Alexandre N’guendet. Cette très grave décision expose au grand jour une volonté manifeste du pouvoir en place d’attenter à l’intégrité physique du Président du RPR.

Le dernier exemple en date est en étroite relation avec les évènements et propos tenus en marge d’une requête pour dénonciation calomnieuse introduite par Maitre Crépin MBOLI GOUMBA Président du Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE) contre les zélés du pouvoir, les sieurs Didacien KOSSIMATCHI, Arsène NGREPAYO et Rigobert VONDO. En lui-même le procès initialement inscrit au rôle de l’audience publique du 29 Juin 2017 a été reporté sine die.

Malheureusement les trois accusés, au lieu de faire amende honorable au vu de la piteuse situation, en ont profité pour aggraver leur cas et les choses en appelant publiquement, dans l’enceinte du Tribunal de Grande Instance de Bangui, à la haine contre trois autorités politiques dont le seul crime aura été d’être dans l’opposition, en l’occurrence Ferdinand Alexandre N’guendet, Président du RPR, Nicolas Tiangyaye, Président du CRPS et Crépin Mboli-Goumba, Président du P.A.T.R.I.E.

Derrière cette mascarade qui déshonore tant la Centrafrique se cache un pouvoir décadent à bout de souffle qui s’échine à vouloir instrumentaliser une frange de la population centrafricaine pour la subversion, l’exercice d’une pression violente et brutale contre le pouvoir judiciaire ainsi que la propagation publique d’une politique de haine digne des pires régimes totalitaires.

Campé sur une très forte expérience de la gestion des affaires de l’Etat, le Rassemblement Pour la République comprend parfaitement le mauvais jeu auquel se prêtent les nouvelles autorités qui viennent de franchir une étape très grave dans la détérioration du fragile équilibre actuel. Mais fidèle à sa constance, sa cohérence et ses principes ancrés dans les valeurs de la République, le RPR continuera à toujours travailler au service de son peuple avec la même rigueur et le même sang-froid qui le caractérise.

Aussi appelons-nous l’ensemble des cadres du Parti ainsi que tous les militants et sympathisants du Rassemblement Pour la République (RPR) au calme et à une mobilisation d’envergure sans aucun précédent jusqu’à présent.

Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale dans ce combat que mène un pouvoir ivre et totalitaire versant dans la chasse aux sorcières d’une opposition démocratique, responsable, constructive et républicaine.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son peuple !

 

 

Fait à Bangui le 29 Juin 2017

Le Secrétaire Général

Modeste MBAYE

Centrafrique : Crise Centrafricaine, la société civile suggère la tenue d’un dialogue franc avec les pays voisins notamment la République du Tchad et les deux Soudan.

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Centrafrique : Crise Centrafricaine, la société civile suggère la tenue d’un dialogue franc avec les pays voisins notamment la République du Tchad et les deux Soudan.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2270.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Luther Gondjé.
Monsieur Luther Gondjé.

 

 

Rappelant que la République Centrafricaine ne cesse de connaitre depuis toute une décennie une instabilité chronique qui s’explique par la présence des crises récurrentes à caractère militaro-politique.

 

Au regard de la gravité de la crise et surtout les enjeux géopolitiques qui en découlent, les principaux acteurs utilisent le plus souvent dans leur stratégie de sortie de crise, le dialogue, des négociations avec les bandes armées comme mode opératoire, parfois des interventions militaires établies sur la base des mandats du Conseil de Sécurité.

 

Constatons que les solutions envisagées évitent assez souvent dans sa démarche stratégique d’ouvrir un dialogue franc avec les pays voisins notamment la République du Tchad et les deux Soudan.

 

En revanche, après la signature de l’Accord conclu à « Sant‘Egidio »,entre les groupes rebelles, les représentants de l’Etat y compris certains représentants des partis politiques, il ressort dans les dispositions de l’Accord de « Sant Egidio »,que le cessez-le feu s’impose étant comme gage du retour à la paix, malheureusement au lendemain de la mise en place dudit Accord, la ville de Bria située à l’est du pays a fait l’objet des massacres de la population civile, plusieurs familles dans cette localité sont victimes des actes odieux, une centaine des personnes sont assassinées et le bilan qui en résulte présente un caractère très accablant.

Pas plus tard qu’après cet événement sanglant qui a eu lieu dans la localité de la ville de Bria, le Ministre de la Justice de la République du Tchad vient de lancer un mandat d’arrêt international à l’encontre d’un Chef rebelle Centrafricain.

Vu l’évolution surtout le niveau de la décomposition de la crise, la Société Civile suggère la tenue « d’un dialogue franc » avec les pays voisins notamment la République du Tchad et les deux Soudan.

Vive l’unité régionale, et Vive la paix !

 

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Leader de la Société Civile.

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Centrafrique : Les évêques de la RCA font appel à la cessation des hostilités.

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Centrafrique : Les évêques de la RCA font appel à la fin du sang

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Rebelles-de-la-séléka-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelles de la séléka

Vatican, le 29 juin 2017

Par : Radio Vatican

Les évêques de la République centrafricaine (RCA) ont lancé un appel à tous les hommes et femmes de bonne volonté pour “résister à la violence qui se répand comme un incendie”.

Notant qu’en dépit de l’accord signé entre le gouvernement et les groupes armés le 19 juin, les évêques de la RCA décrivent le fait que les affrontements n’ont cessé et que plus de 100 personnes ont été tuées ces dernières semaines.

Le récent accord, animé par la communauté catholique Saint Egidio à Rome, a été signé par les dirigeants du gouvernement de Bangui et 13 des 14 groupes armés et visant à mettre fin à un conflit sectaire qui dure depuis 4 ans et qui a tué des milliers de personnes.

Les évêques soulignent que tous “ceux qui ont été tués, qu’il s’agisse de civils sans défense, de soldats qui se battent pour le compte du gouvernement et des membres d’un groupe armé, sont tous des frères et sœurs de notre part “.

Ils se rappellent que Caïne et Abel sont nés dans la même famille et ont grandi et ont été éduqués avec les mêmes valeurs, ils n’ont pas été sauvés de la violence fratricide.

” Y a-t-il un moyen de sortir de la violence ? “, Les évêques demandent : “Comment pouvons-nous guérir un cœur maléfique ? ” Comment pouvons-nous prendre la responsabilité avant les actes criminels et la destruction ? ” ” Comment pouvons-nous construire ensemble une société dans laquelle Personne ne fait souffrir un autre?

Selon les évêques, “les cris de nos frères et sœurs atteignent le Seigneur et il nous demande de changer notre point de vue, notre comportement et prendre en charge nos actions” parce que l’accueil et la collaboration sont la voie vers un véritable dialogue et une sincère réconciliation “.

L’appel des évêques est venu dans une lettre pastorale publiée lors de leur Assemblée plénière qui s’est terminée le 25 juin. Elle a également parlé de la douleur et de la frustration des évêques eux-mêmes alors qu’ils continuent d’être témoins du sang d’innocents.

Ils disent qu’ils sont certains que «la haine et l’esprit de vengeance ne deviendront pas une spirale sans fin de violence si l’effort réciproque est fait pour se voir comme voisins».

“Afin de surmonter les différences religieuses, politiques et sociales (…), les parties doivent désarmer leurs cœurs et cesser d’être des instruments de mort”, surmonter la peur de l’autre et reconstruire et faire confiance à une chance “, mettant le talent et l’intelligence au service De reconstruction et non de destruction “, disent-ils.

Enfin, les évêques demandent aux personnes de la RCA de «donner aux institutions une chance de favoriser la paix et le développement économique et demander aux dirigeants de toutes les parties impliquées de surmonter les divisions idéologiques et les intérêts personnels au nom du bien commun.

La lettre conclut avec un «merci» à la communauté internationale et à tous ceux qui continuent de prêter leur soutien dans le voyage douloureux vers la paix et la reconstruction.

Le conflit en RCA a commencé lorsque principalement des combattants musulmans de Seleka ont pris le pouvoir et ont évincé le président français François Bozize, ce qui a entraîné des représailles des meurtres contre des milices anti-balakas issues de la minorité chrétienne.

Selon l’ONU, le conflit interreligieux et intercommunautaire a entraîné entre 3000 et 6000 décès et déplacé plus de 450 000 autres, dont la majorité a fui vers le Cameroun voisin.

La milice armée qui n’a pas assisté aux réunions de Rome était l’une des plus petites, le “Retour Réclamation et Réhabilitation” ou 3R.

Un porte-parole de Saint Egidio a ajouté que son absence était due à des problèmes logistiques et que les autres signataires étaient convaincus qu’ils seraient en mesure de convaincre le groupe de se joindre au pacte.

Texte traduit par la Rédaction CNC

Centrafrique : Cour pénale spéciale, le procureur général et cinq juges centrafricains prêteront serment vendredi 30 juin 2017

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Centrafrique : Cour pénale spéciale, le procureur général et cinq juges centrafricains prêteront serment vendredi 30 juin 2017

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Les-victimes-des-violences-centrafricaines-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les victimes des violences centrafricaines

 

 

Bangui, le 29 juin 2017.

 Par : Bertrand  YéKOUA,  CNC.

 

Les choses sérieuses qu’attendaient les Centrafricains avec impatience commencent déjà. Le vendredi prochain, le général Toussaint Mutanzini, de nationalité congolaise du RD Congo et procureur général près la Cour Pénale Spéciale va prêter serment avec 5 magistrats Centrafricain. Enfin les travaux de cette cour tant attendu vont devoir commencer.

L’annonce est faite personnellement par Flavien Mbata, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme, même si c’est de façon amicale lors d’une cérémonie d’évaluation des prestations des ministres sur instruction du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra. Le ministre de préciser que la cérémonie sera officier par les magistrats centrafricains de la Cour de Cassation sous le très haut gouvernail du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra qui se bat chaque jour pour que ce moment de vérité, justice, réparation et réconciliation soit effectif en Centrafrique.

Cette confirmation, nous nous pressons de la mettre en ligne en attendant le déroulement de l’événement parce que, comme tout autre Centrafricain, nous nous réjouissons de ce que la Cour Pénale Spéciale entre en action et que les bourreaux des victimes Centrafricains qui s’enorgueillissent du Titre Foncier qui leur garantisse l’impunité vont devoir assister à l’éclatement de leur orgueilleuse illusion.

On a tendance à dire que l’on peut tromper quelqu’un mais on ne trompe pas tout un peuple. L’heure de la vérité a sonné et la vérité arrive à grand pas.

 

Copyright2017CNC.

 

Centrafrique : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MLPC

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Centrafrique : Communiqué de presse du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain MLPC.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0247.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du MLPC

 

MOUVEMENT DE LIBÉRATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN
(M.L.P.C)
Bureau Politique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Une fois de plus, dans sa parution n° 1701 du 22 juin 2017, le Directeur de publication du journal Medias+, s’est livré à son jeu désormais favori, à savoir user de grossiers mensonges et contrevérités pour tenter de discréditer l’Honorable Martin ZIGUELE, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

Le Bureau Politique du MLPC rappelle qu’en ce moment même une procédure est pendante devant le Tribunal de Grande Instance de Bangui contre ce même Directeur de publication pour sa précédente diatribe.

Dans cette publication précitée, le Directeur de publication du journal Medias+ affirme sans honte que Martin ZIGUELE, Président du MLPC, a rédigé tout seul l’Accord politique de soutien au Candidat Faustin Archange Touadera au second tour de l’élection présidentielle de mars 2016. Et qu’il l’aurait même signé à l’insu des autres membres du Bureau politique du MLPC.

Est-il besoin de rappeler que c’est par un vote à main levée en réunion de son Bureau Politique que le MLPC a décidé à la majorité de 15 voix sur 16 d’apporter son soutien au Candidat Faustin Archange Touadéra ? Le procès-verbal de cette réunion en témoigne. Au nom des prétendus victimes d’une prétendue manœuvre visant à les maintenir dans un état de sous information les membres du Bureau Politique, nous voulons dire au Directeur de Publication de Médias + et à ses amis de l’ombre, que ses provocations ne feront que renforcer la cohésion de tout le Parti autour de son Président Martin ZIGUELE.

Son procédé est désormais bien connu : à partir de ragots ainsi que d’insinuations malveillantes et vénéneuses tendant toujours à diaboliser le Président du Parti, le Directeur de publication du journal Medias+ « fabrique » une lettre ou procède à une prétendue analyse, dans le seul but de manipuler l’opinion nationale et internationale en calomniant une personnalité politique de valeur incontestable. Il s’inspire en fait du vieil adage consacrant la méthode Couet et qui dit « calomniez, il en restera toujours quelque chose ».Nous lui affirmons que nous ne sommes pas dupes de ses véritables objectifs qui sont d’avance voués à l’échec.

Fait à Bangui, le 28 Juin 2017

Pour le Bureau Politique

Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU

1er Vice Président

Centrafrique : 400 personnes massacrées depuis mai

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Centrafrique : 400 personnes massacrées depuis mai

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2121.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Rapport des violences au sud-est de la Centrafrique

Bangui, le 28 Juin 2017

Par : rédaction de Portesouverts

En Centrafrique, les accords de paix se succèdent mais ne sont pas respectés. Les combats continuent et les victimes se comptent par centaines.

Plus d’une centaine de morts pour la seule journée du 20 juin en Centrafrique ! Un terrible bilan qui en dit long sur la recrudescence des violences. Le plus triste c’est que la veille un nouvel accord de paix venait d’être ratifié par 13 des 14 groupes armés du pays. En mai déjà, plus de 300 personnes avaient été tuées en deux semaines.

De nombreux villages risquent d’être rayés de la carte

Le pasteur Guérékoyamé-Gbangou, président de l’Alliance Évangélique de RCA, a lui-même perdu son frère et son neveu dans ces massacres : « Nous en avons assez de compter nos morts et nos blessés. La guerre doit cesser ! » dit-il avant de poursuivre : « De nombreux villages incendiés à maintes reprises après des attaques répétées risquent d’être rayés de la carte. Les gens n’ont plus de mots pour décrire la situation devenue explosive. Les Centrafricains n’ont que trop souffert et réclament justice. Fermer les yeux sur ces crimes, c’est ouvrir la porte à un nouveau cycle de violence. »

L’impunité au cœur du problème

Aujourd’hui, la population, dont la majorité se déclare chrétienne, ne comprend pas comment des groupes lourdement armés peuvent encore commettre de telles atrocités malgré la présence de soldats de l’ONU et critiquent la Cour criminelle spéciale créée en février dernier sous l’égide de la communauté internationale.

Le combat pour la paix se poursuit

Si les « exécuteurs » des groupes armés issus de l’ex-Séléka et de milices armées d’auto-défenses continuent à tuer, des voix empreintes de sagesse ne capitulent pas et appellent chacun à la paix : « À tous ceux qui manipulent les armes de ce monde, déposez-les et prenez les armes de la justice, de l’amour et de la grâce. C’est le véritable gage pour la paix »

Depuis le début de la crise en 2013, Portes Ouvertes a soutenu les chrétiens de Centrafrique sur le terrain (aide humanitaire et post-traumatique) et auprès des instances internationales.

Centrafrique : MECKASSOUA vs Sarandji, un nouveau front entre l’Exécutif et le Parlement.

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Centrafrique : MECKASSOUA et Sarandji, un nouveau front entre l’Exécutif et le Parlement.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/MECKASSOUA-3-.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MECKASSOUA 3

 

Bangui, le 28 juin 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Après une prise de bec entre le Président Faustin Archange TOUADÉRA et le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA il y a quelques mois, vient le tour du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui semble avoir une tête à claques vis-à-vis de son ex-ami MECKASSOUA qu’il qualifie d’un véritable filou.

 

Si le Président Touadéra, pour des raisons de l’intérêt suprême de la nation selon ses proches, avait donné l’impression d’avoir lâché du lest dans Le Bras de fer musclé qui l’opposait avec le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA, le Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI alias SMS, quant à lui, n’est pas prêt à faire la paix avec son ex-ami de circonstance Abdoul Karim MECKASSOUA, Président de l’Assemblée nationale .

Il est vrai que c’est grâce à Premier Ministre SARANDJI qui avait reçu l’appui financier et technique du Président congolais Déni Sassou Nguésso que l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA avait été élu à la tête de l’Assemblée nationale, mais l’asphyxie financière imposée par le Président de la République et son gouvernement à l’Assemblée nationale n’a pas de bons souvenirs dans le cœur des trois protagonistes. Ainsi, hors mis la parodie de communication orchestrée par les 3 têtes de l’exécutif et du parlement pour montrer aux Centrafricains qu’elles ont enterrés leurs haches de guerre pour s’occuper de la préoccupation de leur peuple, le jeu du ping-pong et les coups bas joués en sourdine par ces trois hommes sont sans merci et plus violent que beaucoup ne savent pas.

En effet, l’initiative parlementaire pour la paix en RCA concoctée minutieusement par le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA et rejetée en bloc par le Président Touadéra et son Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, l’accord de paix du Rome signé avec les groupes armés soutenus par le Gouvernement est totalement rejeté et critiqué par le President de l’Assemblée nationale qui le juge favorable aux groupes armés…, sont en quelque sorte un jeu d’influence pratiqué par  les parties en conflit d’influence politique. Pour le Gouvernement qui a le soutien du Président Touadéra, il faut nécessairement œuvrer pour le départ de l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA de la présidence de l’Assemblée nationale qu’ils qualifient  “parrain” de la séléka et agent de la DGSE (service des renseignements extérieurs de la France) infiltré et propulsé au sommet de l’État centrafricain.

D’autre part, le PAN MECKASSOUA, qui se prépare sérieusement à affronter dans les urnes le Président Touadéra en 2020, ne compte pas rester les bras croisés face aux attaques de ses adversaires de l’Exécutif. L’homme tente aussi à éclabousser le gouvernement par ses nombreux pions dans le pays. Il semble remporter la bataille sur les pourparlers de Rome dans lesquels il s’opposait à sa méthode.

En tout cas, on est loin de voir le gouvernement Sarandji 1 travailler en étroite collaboration avec le bureau de l’Assemblée nationale qui a déjà ses propres candidats à la succession du Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI.

 

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CENTRAFRIQUE : LES BLOCAGES ET LA PERSISTANCE DU CHAOS EXIGENT UNE AUTRE GOUVERNANCE

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 CENTRAFRIQUE : LES BLOCAGES ET LA PERSISTANCE DU CHAOS EXIGENT UNE AUTRE GOUVERNANCE

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2187.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Joseph Akouissonne, l'auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 28 juin 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

UN PAYS DÉVASTÉ

          Lors de l’élection du Président Faustin-Archange Touadera, le choix des citoyens avait soulevé un immense espoir en République Centrafricaine. Ses premières adresses à la population avaient été applaudies. Mais, depuis quelque temps déjà, l’espoir a vacillé. 

          Car les drames sanglants se succèdent sans répit : violences indicibles, massacres de populations par des bandes armées assoiffées de pouvoir,  villages incendiés. Les populations abandonnées sont devenues des parias errant dans leur propre pays.  Les villes sont occupées par les ex-Sélékas et les Antibalakas, qui y appliquent la loi du plus fort et entretiennent une terreur sans nom.

          Les Casques bleus, les forces internationales chargées par l’ONU de protéger les populations et de ramener la paix (SIRIRI) s’enlisent. On se pose, on se posera toujours et à juste titre cette lancinante question : pourquoi la MINUSCA et les forces internationales n’arrivent-elles pas à bout de bandes armées disparates, alors qu’elles disposent d’une formidable armada ? Pourquoi laissent-elles ces desesperados sanguinaires tenter de sauver leur tête en écumant le pays pour y répandre leurs violences aveugles ?

          Il sera difficile d’empêcher les Centrafricains de soupçonner des connivences au plus haut niveau : les errements du Gouvernement de la Transition, la place faite aux rebelles, qui manigançaient pour torpiller de l’intérieur les actions du Gouvernement, n’ont pu que laisser place au doute. La ville de Bambari n’a-t-elle pas été cédée sans contrepartie au criminel Ali Daras ? Au lieu de désarmer les rebelles, ne les a-t-on pas laissés se retirer avec armes et bagages dans les provinces qu’ils occupaient et dont ils violentaient les populations ? Soutenus et équipés par Idriss Deby et les pétromonarchies du Golfe, ils ont pu, sans difficulté, faire face à un gouvernement centrafricain sans armée, donc impuissant, incapable de protéger son peuple et de désarmer ces rebelles arrogants qui semaient la terreur.

          Il faut bien le reconnaître : le président Touadera, sous la tutelle de la MINUSCA et de la France, ne semble pas être en mesure d’exercer pleinement son pouvoir. Ses directives concernant la lutte contre les bandes armées ne sont pas appliquées par les forces internationales qui donnent ainsi l’impression de jouer double jeu.  Le DDRR qui avait soulevé tant d’espoir est devenu caduc : les rebelles n’ont pas été désarmés. Les Centrafricains sont en droit de soupçonner les forces internationales d’organiser en secret des conciliabules avec les rebelles sur le dos du gouvernement souverain de la République Centrafricaine. Leur but ? Sortir par le haut du bourbier centrafricain, quitte à accepter les ambitions scandaleuses des ex-Sélékas, avides de procéder à la partition du pays en leur faveur.

 

UNE AUTRE GOUVERNANCE

          La nocivité de la tutelle infernale apparaît au grand jour. La République Centrafricaine a beaucoup de mal à jouir de la plénitude de son indépendance d’État souverain. C’est compliqué pour un président légitime de se faire entendre. Mais, démocratiquement élu, il devrait pouvoir prendre le peuple à témoin et appliquer le programme pour lequel il a été choisi. Il devrait avoir le courage d’exiger la démission d’un gouvernement devenu obèse et incompétent.

          La reconstruction de la République Centrafricaine demandera sans doute beaucoup d’abnégation. Pour une bonne gouvernance, dans un pays tel que le Centrafrique, il faudra absolument tirer les leçons du passé calamiteux des précédents pouvoirs, qui se sont évertués à piller les caisses de l’État et à faire le lit de l’impunité et de l’injustice sociale, aboutissant ainsi au chaos sanglant dans lequel s’est enfoncé le pays. 

          Mais, depuis l’élection de Touadera, les Centrafricains ont comme un goût amer : les choses ne semblent pas avancer. 60% du territoire sont occupés par les ex-Sélékas. De jour en jour, la violence gagne du terrain. La communication et les actions du Gouvernement ne sont pas à la hauteur du drame qui frappe le pays. Sur les massacres du Mbomou et la Haute Kotto,  aucune initiative, aucun commentaire fort, à la mesure des horreurs subies.  Sur l’accord de paix de Rome, qui annonce pourtant des lendemains douloureux, aucune déclaration solennelle du président de la République ou des membres du Gouvernement.   

          L’admirable résilience des Centrafricains a ses limites. Leur pays leur donne l’impression de n’être pas gouverné. Le pire n’est-il pas à craindre ?

                                                                                                                                JOSEPH AKOUISSONNE

(27 juin 2017)

 

 

Centrafrique : à Bangassou, le pire côtoie le meilleur de l’humanité – La Croix (Excellent reportage).

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Centrafrique : à Bangassou, le pire côtoie le meilleur de l’humanité – La Croix (Excellent réportage).

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0243.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Bangassou

 

 

Bangui, le 28 juin 2017.

Par : Lacroix.

 

Ces groupes sont soupçonnés d’être téléguidés, financés et armés par des proches de l’ancien président François Bozizé. Sur les sept gangs qui se partagent la ville, les trois plus féroces sont commandés par un ancien « Faca », larmée du temps de Bozizé. Jour et nuit, les musulmans sont exposés aux attaques dde ces hommes sanguinaires. S’ils franchissent l’enceinte du petit séminaire, les « AB » les assassinent. Mi-juin, quelques déplacés ont tenté de rejoindre Bangui à bord de camions convoyés par le contingent mauritanien de la Minusca. Las, l’un des véhicules est tombé en panne à la sortie de la ville. Las, les casques bleus mauritaniens ont poursuivi leur route sans lui. Las, les anti-balaka sont arrivés, ont reconnu l’un d’eux, l’ont aussitôt tué, découpé, avant d’exhiber dans la ville les membres du malheureux. Deux autres ont su se faufiler dans les herbes pour frapper à la porte des sœurs de Montpellier. Sœur Juliette s’est débrouillée pour les reconduire, sains et saufs, à l’évêché.

 

 

Toutes les nuits, des rôdeurs ouvrent le feu, et les armes se répondent d’un quartier à l’autre. Sous les bâches du HCR, les déplacés comptent les coups et attendent, fatalistes, la fin des tirs. Mieux vaut pour eux ne pas avoir besoin d’être hospitalisés. Les AB s’y opposent. Impossible de traverser la ville en déjouant leur surveillance. Même les humanitaires ne prennent pas ce risque depuis que deux rescapées de l’attaque de la mosquée, deux musulmanes, ont été exécutées à l’hôpital central. Aujourd’hui, les seuls blessés par balles opérés et soignés dans ce dispensaire sont des AB et des non-musulmans.

 

« Le feu grondait depuis des mois »

 

Il est révolu le temps où chrétiens, musulmans et animistes vivaient en bonne intelligence à Bangassou. Pourtant, depuis la crise centrafricaine de 2013, ils avaient su résister à la passion identitaire. Mais la belle vitrine du vivre ensemble centrafricain a volé en éclats. « Le feu grondait depuis des mois », explique Mgr Aguirre, l’évêque – de nationalité espagnole – de Bangassou, sous la protection duquel ces musulmans se sont rangés. 65 ans et trois infarctus, déjà.

 

« L’arrivée des Peulhs d’Ali Darras en février 2016 à Nzako, à 190 km de là, a déstabilisé la province de Mbomou, poursuit-il. Ils ont pillé et racketté la population. Le contingent marocain n’a pas su la défendre, ni le gouvernement centrafricain. Les jeunes se sont soulevés, les choses se sont envenimées.

 

“Un autre groupe de rebelles, composé de musulmans tchadiens, a profité du désordre pour prendre pied dans cette région riche en mines d’or et de diamants, le Front patriotique de la République centrafricaine (FPRC) du tchado-centrafricain Noureddine Adam. « On s’attend à les voir tomber sur Bangassou pour secourir leurs frères de l’évêché. Au début de la semaine, ils ont ravagé Nzako et Bakouma, ont pillé les quartiers chrétiens, brûlé des dizaines de maisons, tué des jeunes, dévalisé les biens de l’Église dont un nouveau bloc opératoire. Le précédent avait été démonté par les mêmes, en 2013 », ajoute l’évêque. En réponse, les AB ont détruit la mosquée de Bangassou.

Un abbé dépêché comme médiateur auprès des anti-balaka.

 

La rumeur annonce le déclenchement imminent d’une offensive FPRC.

Des SMS alarmistes circulent plusieurs fois par jour, déclenchant, parfois, un vent de panique. Le directeur diocésain de la Caritas, l’abbé Guy-Florentin N’Zingazo, en reçoit justement un qui l’avertit que les anti-balaka de Pino(PépinWekanam, de son vrai nom), l’un des plus cruels de la ville, se préparent à attaquer le Petit séminaire en représailles à l’incident de la matinée. Ils seraient à 200 mètres. Connu pour ses talents de médiateur, l’abbé Alain Blaise Bissialo, curé de la paroisse du Christ Roi de Tokoyo, face à la mosquée centrale, est dépêché pour calmer les esprits. Lui aussi a accueilli des familles musulmanes dans sa paroisse.:

 

Le site du petit séminaire n’est pas sécurisé. Les Marocains ne semblent pas disposés à se battre efficacement. À la mosquée centrale, le 13 mai, ils avaient abandonné les musulmans aux snipers anti-balaka. Bilan, une quarantaine de morts dont l’imam, des femmes et des enfants. Les Marocains ont aussi la réputation d’ouvrir le feu sans distinguer les cibles. À Bangassou, on ne compte plus les habitants blessés par leurs tirs.

 

Autre crainte : si les AB attaquent, les extrémistes musulmans du site peuvent se retourner contre la dizaine de prêtres vivant à l’évêché. Finalement, l’abbé Bissialo persuade Pino Pino de tenir ses troupes. C’est la troisième fois cette semaine.

 

« S’il y a des criminels parmi la population, il y a aussi des justes »

 

Kaltouma a perdu ses enfants et sa petite sœur en tentant de rejoindre la République démocratique du Congo. / Laurent Larcher

 

Dans l’après-midi, l’évêque reçoit un message d’une religieuse réfugiée en RDC, de l’autre côté du fleuve Mbomou, frontière naturelle entre les deux pays. Elle lui annonce son retour. Rendez-vous à 16 heures à l’embarcadère. Avant de s’y rendre, Mgr Aguirre s’arrête au Petit séminaire pour rassurer les déplacés. Il y croise Kaltouma, 27 ans, assise, seule, sur une natte. Le 28 mai, la jeune femme a demandé à l’abbé Guy-Florentin de la déposer à l’embarcadère pour qu’elle puisse traverser le fleuve avec ses quatre enfants de 12, 10, 8 et 2 ans et sa sœur de 14 ans. L’abbé devait s’y rendre pour célébrer une messe. Mais sur la rive, ils sont tombés sur les AB de Ngade, un ancien Faca. Les miliciens se sont emparés de Kaltouma, de ses enfants et de sa petite sœur, les ont entraînés à l’écart et les ont tués.

Donnée pour morte, jetée dans le fleuve, la jeune maman a pu rejoindre Bangassou. Une catéchiste l’a trouvée, cachée, soignée et fait raccompagner au camp.

« S’il y a des criminels parmi la population, il y a aussi des justes. Ils sont majoritaires », assure le prêtre médiateur. Le pire côtoie le meilleur de l’humanité : les chrétiens de Bangassou n’échappent pas à la règle générale. Responsable du site, la Caritas coordonne le travail des agences humanitaires de l’ONU. Si les déplacés sont pourchassés par des chrétiens, ils sont aussi secourus par des chrétiens.

 

 

« Après ce qu’ils nous ont fait, il faut tous les tuer. Et ceux qui les aident »

 

Une heure plus tard, Mgr Aguirre prend sa voiture, enclenche une cassette audio : une musique espagnole, et prend la direction du fleuve. Il est arrêté, à son tour, par les mêmes AB de Ngade. Sa voiture est encerclée par ces criminels au regard insensé, armés de fusils d’assaut AK 47, de fusils de chasse, de lances, de grands couteaux. Leur chef l’insulte, l’accuse d’être un mauvais chrétien, d’être vendu aux musulmans, le menace avec son arme, doigt sur la gâchette. « Après ce qu’ils nous ont fait, il faut tous les tuer. Et ceux qui les aident. Moi, je suis catholique, un véritable catholique », hurle-t-il. L’évêque garde son calme. Il l’écoute. D’une voix suave tandis que la mélodie espagnole s’échappe de la voiture, il lui souffle : « Le jour où tu seras blessé, où tu seras menacé, je viendrai aussi te chercher pour te mettre à l’abri ». La parole fait mouche, le chef lui demande un billet de 10 000 FCFA  (6,5 €).

La religieuse n’étant toujours pas arrivée, l’évêque ne s’attarde pas.  48 h eures plus tard, Pino Pino a attaqué le site de l’évêché. Les Marocains ont ouvert le feu et repoussé les assaillants. Un enfant est né, aussi, cette nuit-là, dans le réfectoire du Petit séminaire.

 

 

Un pays en proie aux violences

 

Mars 2013 : la Centrafrique bascule dans la violence après le renversement du président Bozizé par la rébellion musulmane Séléka, entraînant des représailles de groupes anti-balaka, défenseurs des chrétiens.

 

Décembre 2013 – octobre 2016 : opération Sangaris menée par la France.

 

Septembre 2014 : déploiement de la Minusca (12 500 hommes actuellement).

 

Novembre 2015 : à Bangui, le pape François appelle les Centrafricains à « résister à la peur de l’autre ».

 

Mi-mai 2017 : reprise des violences à Briat, Bangassou et Alindao.

 

19 juin : accord de paix signé à Rome par 13 groupes rebelles ou milices sous le patronage de Sant’Egidio, pour tenter d’éviter l’« embrasement généralisé» que redoute l’ONU.

Le 22, la Conférence épiscopale centrafricaine et le cardinal Nzapalainga démentent y avoir mandaté un représentant « tout en saluant

tous les efforts en faveur du rétablissement de la cohésion sociale ».

 

 

 

Laurent Larcher (à Bangassou)

Du nouveau sur le rôle de la France au Rwanda – La Croix

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Du nouveau sur le rôle de la France au Rwanda – La Croix

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0238.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Génocide au rwanda

 

 

Bangui, le 28 juin 2017.

Par : Lacroix.

Dans un article publié mercredi 28 juin dans la revue XXI, dont il est le co-fondateur, Patrick de Saint-Exupéry révèle ce qu’a découvert un haut fonctionnaire

en lisant les archives françaises sur le conflit au Rwanda.

 

Qu’y a-t-il de nouveau dans ces archives ?

 

Le génocide au Rwanda a commencé le 7 avril 1994 après la mort dans un attentat du président Habyarimana. En près de trois mois, des extrémistes hutus

massacrent plus de 800 000 Tutsis et hutus modérés. Du 22 juin au 21 août 1994, la France, qui avait armé et entraîné l’armée rwandaise, lance l’opération

Turquoise dont l’objectif est, plaide-t-elle, de sauver des Tutsis. Mais la France est accusée de vouloir protéger le régime génocidaire.

 

« En 2015, explique le journaliste Patrick de Saint Exupéry, le président Hollande annonce l’ouverture des archives sur le Rwanda. Mais au préalable, deux

hauts fonctionnaires sont chargés de vérifier la nature de celles-ci afin de vérifier ce qu’il y avait dedans. Plusieurs mois plus tard, l’un des deux

fonctionnaires révèle devant un comité restreint que pendant l’opération Turquoise, l’ordre a été donné aux militaires français de réarmer ceux qui viennent

de commettre le génocide » et qui se trouvent au Zaïre.

 

Le haut fonctionnaire décrit le document avec la note en marge émanant d’Hubert Védrine, alors secrétaire général de l’Élysée. Or, le 17 mai 1994 l’ONU

a décrété un embargo sur les armes au Rwanda, que la France a donc violé.

 

Pourquoi les politiques, à gauche comme à droite font-ils corps ?

 

En 1994, la France vit la cohabitation avec un président socialiste et un gouvernement dirigé par Édouard Balladur. Il y a des débats internes entre l’Élysée

et Matignon, « des discussions très rudes », poursuit le journaliste. L’ordre est aussi discuté par certains militaires qui y sont opposés et demandent

à exercer leur droit de retrait.

 

« Une situation rare mais qui peut se produire, atteste Jean-Paul Perruche, général à la retraite, membre d’Euro-défense France. Le militaire ne fait pas

la politique mais il veut la comprendre. » « Dans cette affaire, les politiques ont placé l’armée en première ligne or, la responsabilité est politique,

les soldats n’y étaient pour rien », ajoute Patrick de Saint Exupéry.

 D’autant que la direction des affaires stratégiques de la DGSE avait alerté sur la situation politico-militaire au Rwanda, dans une première note datée

du 4 mai 1994, et dans une seconde note, le 24 février 1995, elle atteste que les politiques en France ne pouvaient pas ignorer ce qui était en cours au

Rwanda.

 

Ces révélations peuvent-elles relancer ce dossier ?

 Patrick de Saint-Exupéry rappelle cette phrase de l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop : « La mémoire d’un génocide est une mémoire paradoxale, plus

le temps passe moins on oublie.

 

 

Le Rwanda accueillera le premier Forum africain de la santé de /l’OMS.

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Le Rwanda accueillera le premier Forum africain de la santé de l’OMS.

 

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Siège de l’OMS à Genève en Suisse.

 

Bangui, le 28 juin 2017. 

Par : china radio international.

 

Le premier Forum africain de la santé de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) devrait débuter dans la capitale rwandaise Kigali mardi, qui est largement

considéré comme une plate-forme importante pour discuter de stratégies novatrices sur les défis persistants en matière de santé publique en Afrique.

 

Le forum de deux jours, organisé sous le thème “Mettre les gens en premier: la voie de la couverture universelle de la santé en Afrique”, vise à promouvoir

le renforcement de la gouvernance de la santé publique et à explorer des moyens concrets pour que les partenaires contribuent à la réforme du travail de

l’OMS dans la région africaine.

 

Les participants devraient délibérer sur l’amélioration de la sécurité sanitaire, les progrès vers l’équité et la couverture universelle de santé et l’agenda

inachevé sur des maladies transmissibles, tout en explorant les nouveaux objectifs de développement durable et en s’attaquant aux facteurs sociaux et économiques

de la santé sur le continent, selon un communiqué publié par le ministère rwandais de la Santé avant la réunion.

 “Ce forum, d’abord en son genre, est une nouvelle opportunité pour les Africains de s’entendre et d’assurer une meilleure santé de nos populations. Nous

comprenons l’importance des problèmes qui seront discutés lors de la conférence et des décisions qui seront adoptées à partir de sa conclusion “, a déclaré

Diane Gashumba, ministre rwandaise de la Santé.

 “Le Rwanda a encore des problèmes à aborder dans le domaine de la santé et ce sera une bonne occasion pour nous d’interagir et d’apprendre de l’expérience

d’autres pays dans l’amélioration de notre système de santé”, a-t-elle déclaré.

 Les participants au forum comprendront des ministres de la santé et des finances, des représentants des agences des Nations Unies, des agences intergouvernementales,

des fondations caritatives, des académiciens, des acteurs de la société civile, des acteurs clés du secteur privé et de la santé des jeunes.

 

 

Congo : l’affaire des biens mal acquis rattrape les proches du Président Denis Sassou-Nguesso.

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Congo : l’affaire des biens mal acquis rattrape les proches du Président Denis Sassou-Nguesso.

 

 

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Le President congolais Denis Sessou-Nguésso.

Bangui, le 28 juin 2017.

Par : Courrier international.

La fille et le gendre du président congolais, Denis Sassou-Nguesso, viennent d’être mis en examen dans l’affaire dite des “biens mal acquis” : la justice

française soupçonne plusieurs familles de dirigeants africains d’avoir bâti leur fortune sur des détournements de fonds publics. Un procès est en cours

à Paris.

 

Alors qu’a lieu à Paris le procès des “biens mal acquis”, dans lequel Teodorin Obiang, vice-président de Guinée équatoriale et fils du président, est jugé

pour blanchiment de détournement de fonds publics, la fille et le gendre du président congolais, Denis Sassou-Nguesso, ont à leur tour été mis en examen

dimanche 25 juin, pour les mêmes motifs.

Saisie par des associations anticorruption, la justice française enquête sur les fortunes de trois familles de dirigeants africains, celles de Denis Sassou-Nguesso

au Congo, de Teodoro Obiang Nguema en Guinée équatoriale et d’Omar Bongo, le président gabonais décédé en 2009. Les magistrats financiers tentent de déterminer

si leurs fortunes ont pu être bâties grâce à des affaires de corruption et à des détournements de fonds publics. Dans le cas de la famille Sassou-Nguesso, la justice française s’interroge sur la provenance des 3 millions d’euros qui ont permis à la fille du président

congolais, Julienne Sassou-Nguesso, et à son mari d’acheter en 2006 un triplex de plus de 600 mètres carrés près de Paris et de financer des travaux de

plus de 5 millions d’euros. D’après les enquêteurs, qui s’appuient sur des signalements de la cellule de lutte contre le blanchiment du ministère de l’Économie

français (Tracfin), plusieurs dizaines de millions d’euros auraient transité entre le Congo, des banques de Saint-Marin et des comptes de sociétés offshore

aux Seychelles. L’argent pourrait provenir d’une vaste opération de corruption sur le marché de la téléphonie au Congo. Plusieurs propriétés de la famille

Sassou-Nguesso ont déjà été saisies par la justice, ainsi qu’une dizaine de voitures de luxe. Le neveu de Denis Sassou-Nguesso a déjà été mis en examen

en mars 2017.

 

Train de vie luxueux

 Jugé en son absence depuis le 19 juin, l’Équato-Guinéen Teodorin Obiang fait l’objet d’un intérêt particulier de la part des magistrats financiers français

qui examinent la valeur de son patrimoine mobilier et immobilier, saisi en 2016. Évalué à 100 millions d’euros, il est composé entre autres d’un hôtel

particulier de 3 000 mètres carrés (dans lequel des travaux ont été effectués à hauteur de 12 millions d’euros), d’œuvres d’art acquises pour 15 millions

d’euros, de bijoux d’une valeur de 10 millions d’euros et d’une quinzaine de véhicules d’environ 15 millions d’euros.

 

Centrafrique : Bokassa, la nostalgie d’un leader qui aurait nourri ses critiques contre les crocodiles.

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Centrafrique : Bokassa,  la nostalgie d’un leader qui aurait nourri ses critiques contre les crocodiles.

 

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Statue de l’Empereur Jean-Bedel Bokassa. Photo Reuters.

 

Bangui, le 27 juin 2017.

Par : Inna Lazareva, journaliste et analyste couvrant l’Afrique centrale.

New York Times

Pendant un certain temps, Jean-Bédel Bokassa , connu sous le nom de «Boucher de Bangui», était l’incarnation même du tyran africain extravagant. En 1977, son pays soufflait dans la pauvreté, l’ancien officier de l’armée, devenu président pour la vie, put passer des dizaines de millions de dollars à une cérémonie de couronnement inspirée de celle de Napoléon, complétée par des voitures dorées, les plus beaux délices européens et un énorme Trône en forme d’aigle en or massif. Deux ans plus tard, l’empereur a ordonné l’arrestation de 100 écoliers, dont 50 ont été exécutés par la suite. Leur crime? Ils avaient protesté publiquement en train de porter des uniformes scolaires trop chers fabriqués dans

Après l’éviction de Bokassa en 1979, les troupes françaises qui ont évacué l’étang de crocodile de l’empereur à sa résidence ont découvert des fragments d’os appartenant à une trentaine de victimes, écrit l’historien Martin Meredith. Les parties du corps ont été trouvées dans un réfrigérateur. Les sections locales ont témoigné que d’autres étaient régulièrement nourris aux lions. Au procès en 1987, l’ex-empereur a été accusé de cannibalisme, de torture, de tuer des officiers de l’armée, même d’empoisonner son propre petit-fils.

Pourtant, aujourd’hui, étonnamment, l’empereur a été entièrement réhabilité. Bien que Bokassa ait été jugé et condamné à mort deux fois (une fois par an, une fois en personne), il a réussi à échapper à l’exécution. En 1993, il a été libéré sous une amnistie générale par le président André Kolingba, après avoir purgé seulement sept ans de prison. Ensuite, en 2010, un autre président, François Bozize, a officiellement réhabilité l’ancien chef, décédé en 1996. Bozize a déclaré que Bokassa avait «donné beaucoup d’argent à l’humanité».

Depuis lors, les tentatives de réhabilitation de l’héritage de Bokassa se sont poursuivies. Ses enfants ont essayé de transformer son palais en une attraction touristique au début des années 2000, mais au lieu de touristes, le palais finit par accueillir des militants armés et des enfants soldats. L’une des plusieurs dizaines d’ex-épouses de l’empereur a tenté, sans succès, de créer une fondation au nom de son défunt mari. L’année dernière, les militants de la société civile ont montré les restes du trône du leader – longtemps dépouillé de ses ailes d’aigle en or – au centre de la capitale. Les autorités l’ont rapidement supprimé. L’un des fils de Bokassa, Jean-Serge Bokassa, est maintenant le ministre de la sécurité intérieure de la République centrafricaine et demeure fier de défendre l’héritage de son père.

La nostalgie des dictateurs passés n’est pas entièrement nouvelle. Beaucoup de Russes vénèrent encore Staline. Il y a des Brésiliens qui désirent les jours de la dictature militaire violente de leur pays dans les années 1970. Mais pourquoi cette adulation pour le Boucher de Bangui?

En RCA, une grande partie de la popularité de Bokassa a trait à sa réputation en tant que créateur de nation. Son héritage est particulièrement visible dans la capitale, où il était responsable de la construction de l’université, de l’aéroport, de nombreuses écoles et de grands boulevards. C’est sous lui que la ville a gagné le surnom de “Bangui la Coquette” (Bangui la belle ville), une fois fièrement affichée dans des lettres géantes de Hollywood sur une des sommets verdoyants.

Depuis lors, disent les militants, les dirigeants successifs ont fait peu, mais détruisent ce que l’empereur a laissé derrière. Son décès a été suivi de décennies de sous-investissement, de corruption, d’exploitation, de guerres civiles et pas moins de quatre coups d’État. La dernière crise a renversé le gouvernement en 2013. À l’époque, les Nations Unies ont mis en garde contre un éventuel génocide, citant des massacres, des viols et des pillages par des bandes armées rivales.

Une vue rose-teinte du passé offre un soulagement bienvenu du présent brutal. Le fait que pas moins de trois fils des dirigeants du pays (y compris celui qui sert maintenant de ministre de la sécurité) a couru dans les dernières élections présidentielles.

Un peu paradoxalement, la réputation de Bokassa a été marquée par le fait qu’il est le seul ancien chef à faire face à une forme de responsabilité. Défaite du pouvoir lors d’un voyage en Libye, il a trouvé l’exil en Côte d’Ivoire, mais a finalement choisi de rentrer chez lui en 1986 pour faire face à une série de charges. Il a subi un procès judiciaire humiliant et a passé sept ans derrière les barreaux. Aujourd’hui, le système de justice du pays est en désordre complet, avec peu de tribunaux fonctionnels en dehors de Bangui. Un nouveau tribunal pénal spécial, mis en place en 2015, a le potentiel de briser les cycles d’impunité mais doit encore être opérationnel.

Bien que maintenant gouverné par un président démocratiquement élu, le pays est encore ravagé par la violence. À Bangui, les signes de la splendeur passée abondent encore, tandis que dans les campagnes, des villages entiers ont été abandonnés ou brûlés au sol. Le PIB par habitant est de seulement 306 $. Le signe “La Coquette” à Bangui a disparu depuis longtemps. “Maintenant, c’est” Bangui La Roquette “(Bangui the Rocket)”, a déclaré un chauffeur de taxi. Le spectre de l’empereur Bokassa s’annonce encore grand. Mais ses crimes semblent s’égarer dans une mémoire lointain, dépassée par la violence actuelle, le chaos et le sang.

Centrafrique : plus de 1 500 musulmans de Bangassou réfugiés dans une église sont de plus en plus agités et désespérés, dit le prêtre Catholique.

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Centrafrique : Plus de 1 500 musulmans qui se sont réfugiés dans une église il y a plus d’un mois sont de plus en plus agités et désespérés, dit le prêtre Catholique.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2255.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image guerre de Bangassou.

 

Bangui, le 27 juin 2017.

Par : Al Jazeera, édition anglophone.

Au moins 1 500 personnes, principalement des civils musulmans, actuellement bloqués dans une église catholique dans le sud-est du pays, sont de plus en plus désespérés, a déclaré un prêtre à Al Jazeera.

Les personnes déplacées se sont réfugiées dans la cathédrale dans la ville de Bangassou après avoir fui la violence mortelle à la mi-mai.

La situation n’est pas assez sûre pour partir, et donc ils ne peuvent pas passer d’ici”, a déclaré le père Alain Blaise Bissialo, le prêtre de l’église .

“Il y a des hommes qui marchent dans la ville avec des fusils”.

La crise de Bangassou a commencé entre le 13 et le 17 mai, lorsque Anti-Balaka, une milice vigilante composée principalement de chrétiens, a lancé une série d’attaques contre les musulmans à Tokoyo, un quartier largement musulman de Bangassou.

Des milliers de personnes se sont rassemblées dans une mosquée voisine pour chercher refuge.

Pourtant, la mosquée a ensuite été attaquée aussi, culminant avec le meurtre de l’imam local.

Dans le but de sauver des civils à la mosquée, l’évêque catholique a envoyé des camions à Tokoyo pour transporter autant de civils que possible à l’église pour leur sécurité.

“Au dernier compte, 150 personnes ont été tuées pendant la violence depuis la mi-mai, mais ce nombre pourrait augmenter”, a déclaré vendredi Antoinne Mbao Bogo, président de la branche locale de la Croix-Rouge.

Alidou Djibril, une personne déplacée à l’église, a déclaré qu’il y avait une pénurie de nourriture et de vêtements.

“C’est difficile pour nous, nous devons rester au même endroit, nous ne pouvons pas bouger, et nous jeûnons”, a-t-il déclaré.

Djibril a déclaré qu’ils n’avaient reçu de nourriture qu’une semaine après leur arrivée à l’église, ajoutant que les Anti-Balaka n’autorisaient pas les commerçants à leur apporter de la nourriture.

Selon les Nations Unies , la plupart des 35 000 résidents de Bangassou ont fui, certains sur des sites destinés aux personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et d’autres à travers la République démocratique du Congo .

OPINION: Le conflit le plus négligé du monde se manifeste en RCA

MINUSCA, la mission de l’ONU en République centrafricaine (RCA), a déclaré que la situation de sécurité à Bangassou s’est calmée de manière significative, ajoutant toutefois qu’il n’était toujours pas sécurisé pour les personnes déplacées de rentrer chez elles.

“Malgré les patrouilles de la MINUSCA, la zone n’est pas assez sûre et ses maisons et entreprises ont été détruites, et beaucoup d’autres n’ont nulle part où aller” , a déclaré Vladimir Montiero, porte – parole de la MINUSCA à Al Jazeera de Bangui.

“Il n’est pas sûr qu’ils quittent l’église”.

Bob Libenge, président par intérim de la branche locale de la Croix-Rouge, a déclaré à Al Jazeera que certaines personnes dormaient dans l’église et que les autres étaient à l’extérieur, sur des tapis, dans le complexe.

Alimentation et assainissement

Pendant ce temps, un certain nombre d’ organisations non gouvernementales se sont présentées pour aider à la nourriture et à l’assainissement.

Il y a eu une escalade de la violence dans les parties centrales et du sud-est de la RCA au cours des deux derniers mois, les groupes armés ayant frappé en particulier Bria, Alindou et Bakouma.

Plus tôt dans la semaine, MINUSCA a mis en garde le Front populaire pour la Renaissance d’Afrique centrale (FPRC), un groupe associé à la Seleka, pour ne pas attaquer Bangassou .

Les sources de l’ONU disent que la MINUSCA craint qu’il y ait des attaques de vengeance contre la population civile chrétienne si le groupe est entré dans la ville.

La RCA a subi des violences depuis que les combattants Seleka musulmans ont détruit le président du pays lors d’un coup d’état en 2013.

À la suite d’une série d’abus commis par la Seleka, une milice vigilante appelée Anti-balaka, constituée de chrétiens et d’animistes, a entrepris une série d’attaques de vengeance contre la communauté musulmane.

Bien que la RCA n’ait pas d’antécédents de conflit sectaire, les groupes armés ont de plus en plus manipulé des lignes de faute religieuses pour élargir leur influence.

En 2016, la RCA a eu des élections générales réussies. Mais un an plus tard, le gouvernement du président Faustin-Archange Touadera exerce peu d’influence à l’extérieur de sa capitale.

Au moins 14 groupes, y compris différentes incarnations de la Seleka, dominent la campagne, surveillent les routes, collectent les taxes et surveillent la population.

L’ONU affirme que le pays est confronté à une grave crise humanitaire . Plus de 50% de la population de la RCA nécessite une aide humanitaire.

Au moins un des cinq centrafricains actuellement déplacés, la proportion la plus élevée depuis la crise de la crise en 2014.

Centrafrique : des corps abandonnés dans les rues de Bria après des violents combats.

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Centrafrique : des corps abandonnés dans les rues de Bria après des violents combats.

 

 

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Patrouille des soldats gabonaise à Bria. Reuters.

 

Bangui, le 27 juin 2017.

Par : Fleury Koursany, Boolberg. 

 

Un affrontement entre les milices rivales en République centrafricaine empêche les travailleurs humanitaires dans la ville du sud-est de Bria de collecter des corps qui se sont installés dans les rues depuis mardi.

 

“Les deux parties en guerre n’ont reçu que des renforts au cours des 72 dernières heures et les résidents sont très inquiets”, a déclaré Gildas Gbeni, qui dirige l’église catholique de Bria, par téléphone samedi. “La Croix-Rouge locale a recueilli des corps de combattants et de civils, mais il existe encore des domaines où l’accès est difficile”.

 

Les combats ont éclaté mardi entre les «milices Anti-Balaka» et une faction du FPRC, une organisation appartenant à l’alliance rebelle principalement musulmane qui a évincé l’ex-président Francois Bozize en 2013. La violence a commencé un jour après le gouvernement et 14 groupes armés , Y compris le FPRC, a signé un accord de paix à Rome qui appelait à un cessez-le-feu immédiat dans le pays. Le gouvernement de la capitale, Bangui n’a pas commenté la question.

La ville était déjà le théâtre de violence plus tôt ce mois-ci, avec des soldats de la paix des Nations Unies qui essayaient d’empêcher les combattants d’attaquer un camp pour les personnes déplacées. Les affrontements de mardi qui, selon le maire de Bria, ont laissé au moins 100 morts, ont été déclenchés par des disputes sur le contrôle des zones productrices de diamants, selon Arsene Kongbo, adjoint au maire de Bria, à 585 kilomètres (364 milles) au Nord-Estst de Bangui.

 

“Les groupes armés utilisent le chaos pour obtenir illégalement des diamants et de l’or, ce qui leur permet d’acheter des armes et d’étendre leur influence à d’autres sites de production minière dans la région”, a déclaré Kongbo par téléphone.

 

Extrait traduit de l’article de Boolberg.

 

 

Centrafrique : course à la Primature, Djono-Aba et Maliko, les deux favoris du President MECKASSOUA.

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Centrafrique : course à la Primature, Djono-Aba et Maliko, les deux favoris du Président MECKASSOUA.

 

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Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA

 

Bangui, le 26 juin 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Si toutes les activités gouvernementales tournent à son faible régime depuis plus de 6 mois, c’est en partie à cause des nouvelles qui se répandent dans le public sur un possible remaniement du Gouvernement du Docteur Simplice Mathieu Sarandji. Formé il y’a un peu plus d’un an, le premier Gouvernement de l’ère Touadéra, dirigé par son proche ami Simplice Mathieu SARANDJI, peine à trouver son repère d’activités retracées par le Président Touadéra lors de son investiture le 31 mars 2016.

Fragilisé et largement impopulaire suite aux multiples exactions commises sur la population par des groupes armés en provinces, le gouvernement du Docteur SMS semble inévitablement vivre ses derniers moi. En ce sens, plusieurs voix s’élèvent pour demander le départ pur et simple du Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI de son poste pour incompétence notoire. Parmi celles-ci, celle du President de l’Assemblée nationale l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA qui est en désaccord profond avec le locataire actuel de l’immeuble Petroca.

Parmi les prétendants à la succession du Premier ministre Sarandji, le choix du PAN est déjà fait. Soit c’est l’ancien ministre des Mines et multimillionnaires Djono-Aba, soit c’est Monsieur Sylvain Maliko, un autre ancien ministre de Bozizé. Le problème, ces deux favoris du President MECKASSOUA ne sont pas du goût des entourages du President de la République Faustin Archange Touadéra.

Le Premier est accusé depuis quelques semaines par les Touadérateurs de vouloir entretenir les caprices de la séléka pour en tirer le bénéfice. Le second (Maliko), bête noire de la famille Bozizé qui garde encore une certaine influence non seulement sur le pays, mais aussi sur le President Touadéra, sa nomination pourrait se voir fortement contrecarrer.

Entre temps à la présidence de la République, certains conseillers du President Touadéra qui ont milité pour le départ du Simplice Mathieu SARANDJI se disent déçus de l’attitude de leur chef Touadéra qui voudrait coûte que coûte maintenir à son poste son ami Sarandji. D’autres par contre qui sont derrière le Premier ministre nous informent, en privée, que ce dernier ne quittera pas la tête de son gouvernement qui sera techniquement remanié pour dégager les maillons faibles. En tout cas, la saga continue pour ce gouvernement et les choses semblent tourner au jeu des francs-maçons. Affaire à suivre…

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CENTRAFRIQUE : POURPARLERS DE ROME, UN ACCORD DE PAIX QUI FAIT LA PART BELLE AUX REBELLES

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CENTRAFRIQUE : POURPARLERS DE ROME, UN ACCORD DE PAIX QUI FAIT LA PART BELLE AUX REBELLES

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2187.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Joseph Akouissonne, l'auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

 

Bangui, le 26 juin 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

LES CENTRAFRICAINS DUPES

C’était prévisible, nous lavions écrit ici.  La réunion de Rome initiée par SantAdigio, dont tout le monde souhaitait la réussite  s’est conclue par une stupéfiante mascarade. Les rebelles tueurs de Centrafricains et auteurs de crimes contre lhumanité ont dicté leur loi du plus fort à la communauté internationale et  aux autorités centrafricaines. Le contenu de ce prétendu  « Accord de Paix » est proprement inacceptable pour les Centrafricains qui semblent être oubliés. Cest un tapis rouge du renoncement qu’on a déroulé aux fossoyeurs de la Nation Centrafricaine.  On suffoque en se demandant comment en ait on arrivé là. Comment est ce possible d’aboutir à un tel niveau de trahison et de démission. Le tintamarre qui à accompagné l’organisation de ces pourparlers et les hourras qui ont salués  son accord de paix bancal, témoignent dune cécité politique. Voila la Centrafrique offerte  sur un plateau à tous les pêcheurs en eau trouble, les aventuriers prédateurs, qui veulent la disparition de la nation Bantoue.  La paix nest vraiment pas à l’ordre du jour dans ce pays damné. Idriss Deby  peut tranquillement continuer à entretenir le chaos. Puisque ses mercenaires sont aux portes du pouvoir. Ceux qui ont concocté dans lombre cet accord de paix inique sur le dos des Centrafricains, devront un jour rendre des comptes. Cet accord  va aggraver les affrontements, aiguisé les appétits de pouvoir des ex-Sélékas et des mercenaires.  Et exacerber le chaos.

 QUE DIT CET ACCORD DE PAIX INACCEPTABLE ?

 La reconnaissance des groupes terroristes devenus groupes politico-militaires comme acteurs de la reconstruction du pays quils ont détruits et suppliciés les populations.

La reconnaissance des rebelles et leur reconversion en partie politique. En outre ils réclament que lun de leur soit nommé Premier Ministre. Cest  de larrogance, du mépris de la souffrance des Centrafricains. Cest une immense injure à la mémoire des victimes de la barbarie des bandes armées. Ces séditieux armés, sont convaincus d’être déjà à la porte du pouvoir à Bangui. On peut penser que les ex-Présidents Bozizé et Djotodia, de leur exile doré doivent être  satisfait de ce accord de paix. Leurs séides   Pourquoi, le Président Touadera ne parle pas pour dénoncer ce cynisme indécent. Ce piège grossier qui lui est tendu ? Son pouvoir est gravement menacé. Ce rapport de paix signé par les autorités centrafricaines et la communauté internationale ont délivré un permis de tuer  aux groupes armés. L’armée centrafricaine va  t-elle incorporer dans ses rangs des mercenaires étrangers et des criminels de guerre ?

Il faudra durgence organiser à Bangui avec tous les Centrafricains, une autre réunion pour gommer les aspects inacceptables de laccord de Rome. Les victimes de la barbarie ne comprendront pas que lon accorde l’impunité aux auteurs de crimes de guerre et contre lhumanité..

                                                                                                                                JOSEPH AKOUISSONNE (24 JUIN 2017)

 

 

Centrafrique : quand les anti-Balaka déclarent vouloir exterminer tous les sujets musulmans de Bangassou.

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Centrafrique : quand les anti-Balaka déclarent vouloir exterminer tous les sujets musulmans de Bangassou.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/IMG_2009.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka
Les miliciens anti-Balaka

Bangui, le 24 juin 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Depuis l’attaque des anti-balaka sur les quartiers musulmans de Bangassou, la paix et la cohésion sociale s’éloignent peu à peu et bientôt définitivement entre les chrétiens et les musulmans à Bangassou. Pour preuve, depuis trois jours durant, le chef des anti-balaka de la ville déclare à qui veut l’entendre qu’il n’en veut plus que ses compatriotes musulmans habitent dans la ville. Il ordonne leur extermination s’ils ne quittent Bangassou. A quel jeu jouent ces anti-Balaka et leurs parrains ?

Le génocide. C’est ce qui sort de la bouche de ces combattants sous le commandement d’un caporal chef porté déserteur. Cette déclaration s’apparente à une mauvaise blague, mais les faits se concrétisent. Depuis deux jours, les anti-Balaka de Bangassou ont tenté en vain et à plusieurs reprises, d’attaquer l’évêché de Bangassou où sont réfugiées les personnes déplacées de confession musulmane et sous la protection des Forces Royales Marocaines de la Minusca qui n’hésitent pas à ouvrir les feux sur les assaillants.

Selon nos informations, c’est l’un des commandants en chef des assaillants anti-Balaka qui a récemment ordonné à ses éléments de s’en prendre physiquement à tous les sujets musulmans qui se trouvent encore dans cette localité ainsi qu’à leurs biens. « Nous ne voulons ni voir aucun musulman ni aucun de leurs biens à Bangassou. Soit on les tue tous, soit ils partent d’eux-mêmes » renchérit ce chef d’anti-balaka à l’un de nos correspondants dans la région.

D’après notre correspondant, toutes les habitations des sujets musulmans ont été saccagées et d’autres détruites. Et plusieurs réunions de paix et de la réconciliation tenues avec les anti-balaka et les autorités locales, actrices invisibles n’ont rien changé leur détermination.

« Comment voulez-vous que les négociations de paix aboutissent du moment ce sont les mêmes et uniques acteurs en position de force, armes à la main, qui discutent entre eux ? Les anti-balaka, le maire, le sous-préfet; ce sont les mêmes avec les mêmes idées qui se parlent » nous a fait savoir un membre de l’Église catholique.

Pour le gouvernement de Bangui, c’est le cadenas aux lèvres et ce sont les proches du président Touadéra qui poursuivent leur va-t’en guerre contre l’opposition démocratique afin de restaurer une dictature.

Cette déclaration à caractère génocidaire des anti-balaka et soutenus par les autorités locales, selon nos informations, a fait remonter les combattants de FPRC de Nourredine Adam qui s’apprêtent à lancer un autre assaut aussi génocidaire sur la ville de Bangassou. Ainsi, l’Accord de Rome, comme les autres accords de paix, prendra l’eau. Ce qui démontre une fois de plus que la voie des négociations n’est pas la bonne pour y marcher vers la paix. Reste celles d’élimination physique et de la justice.

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Centrafrique : violence politique, le risque du dérapage est réel lors du procès des Touaderateurs…

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Centrafrique : violence politique, le risque du dérapage est réel lors du procès des Touaderateurs…

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/Touadéra-et-Doléguélé-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Touadéra et Doléguélé

Bangui, le 25 juin 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Si l’art de la manipulation de l’opinion publique est souvent réservé aux hommes et femmes politiques, celle pratiquée par les proches du Président Touadéra en République centrafricaine rapproche dangereusement de plus en plus de l’incitation à la haine et au génocide. Depuis le début de l’affaire dite du « coup d’État » manqué dans lequel le chef de file de l’opposition Anicet Georges Dologuélé a été indexé comme le principal meneur, la quasi-totalité des griots du Président Touadéra et leurs managers se lancent inlassablement et dangereusement dans un jeu forcé de communication qui risquerait de replonger tout le pays dans une zone de turbulence politique grave. Décryptage…

Tout était parti depuis l’Assemblée nationale lors de la déclaration en plénière le mercredi 24 mai dernier de l’opposant et Président de l’URCA l’honorable Anicet Georges Dologuélé dans laquelle, ce dernier avait publiquemen critiquét la méthode stalinienne de la politique du président Touadéra qui consiste à espionner ses adversaires politiques afin de les discréditer. L’homme n’avait pas hésité de révéler devant ses paires qu’il avait été espionné et enregistré à son insu par un conseiller du Premier ministre,  en l’occurrence  le capitaine Joachim Kokaté, envoyé exclusivement pour le piéger. Cette déclaration, loin d’apaiser la tension politique qui était déjà perceptible entre l’opposition et les proches du Président de la République, celle-ci avait créé des véritables remous au sein du collectif du soutien au President Touadéra.

Probablement échappé à l’attention de ce dernier, des ripostes médiatiques violentes de tout genre ont été organisées par les Touadérateurs allant jusqu’à malheureusement accuser toutes les classes politiques de l’opposition d’être derrière les attaques de la Séléka et des anti-barak afin de renverser le régime du President Touadéra. Ce qui, d’ailleurs, n’a pas plus au President du parti politique « PATRIE » monsieur Crépin Mboli-Goumba qui n’a pas hésité a déposé une plainte au Tribunal de grande Instance de Bangui contre le collectif du soutien au Président Touadéra. Sensiblement inquiétés par cette plainte qui sera jugée le 29 juin prochain, les leaders du collectif des Touaderateurs ont multiplié leur basse manœuvre afin de manipuler la population contre les leaders de l’opposition.

Ce qui est choquant, des appels médiatiques incessants sont diffusés partout au pays pour appeler leurs partisans à prendre part massivement à leur procès le 29 juin prochain pour huer leurs adversaires. Selon des informations provenant du milieu de ce collectif des Touaderateurs, des jeunes assimilés aux Anti-Balaka sont actuellement recrutés dans les quartiers défavorisés de Bangui afin de prendre part aussi à ce procès dans l’optique de perturber et menacer le plaignant qui n’est rien d’autre que l’opposant Maitre Crépin Mboli-Goumba. Un jeu dangereux déjà vu dans le passé avec ces mêmes personnes qui se disent des soutiens du Président Touadéra.

Si le Président Touadéra se laisse faire aujourd’hui, c’est pa ce qu’il croyait naïvement qu’il est actuellement en train d’être aidé par ce groupe. Le mieux qu’il doit se ressaisir et demander à ses soutiens égarés de se calmer. Sinon, ça sera lui que le peuple jugera en cas de dérapage regrettable.

À bon entendeur, salut…

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CENTRAFRIQUE : ACCORD DE PAIX DE ROME, PROLONGATION OU FIN DE LA TRAVERSÉE DU DÉSERT ?

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CENTRAFRIQUE : ACCORD DE PAIX DE ROME, PROLONGATION OU FIN DE LA TRAVERSÉE DU DÉSERT ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2172.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

Bangui, le 24 juin 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

L’interminable traversée du désert avec des épisodes tragiques préoccupe toutes les bonnes intentions au point de pousser la communauté catholique Sant’Egidio dans l’arène de la médiation. Après de multiples manœuvres en coulisse, cette dernière a réussi à réunir les acteurs de la crise centrafricaine à Rome en Italie pour une énième discussion en vue d’un accord de pacification de notre chère patrie.

Sur la quarantaine de personnalités composant la délégation centrafricaine, 80% soit treize groupes armés ( en dehors du groupe de Sidiki ) se sont taillé la part du lion. Pensez-vous que les intérêts des centrafricains étaient au rendez-vous ? Et pourquoi le groupe de Sidiki n’a pas effectué le déplacement alors qu’il était convié ? Peut-on avoir une idée sur les critères de sélection des personnalités qui ont effectué le déplacement de Rome ? A propos, peut-on être sous sanctions du conseil de sécurité de l’ONU et voyager librement même dans l’espace Schengen sans être inquiété ? Ces différents interlocuteurs sont-ils crédibles et représentatifs des groupes armés ?

Suite aux âpres échanges, un accord “muet” obtenu à l’arraché a été paraphé le 19 juin 2017. Il faut noter que cet accord n’a pas de calendrier, ni de chronogramme, aucune donnée chiffrée sur le coût et encore moins sans la mise en place d’un organe de suivi. Il en ressort de ce fameux accord de Rome un cessez-le-feu immédiat, l’adhésion des groupes armés au programme DDRR, la transformation des groupes armés en partis politiques assortie de condition d’implantation sur l’ensemble du territoire national, la participation des seigneurs de guerre à la vie politique, la libération des territoires occupés ainsi que la levée des barrières illégales, enfin la libre circulation des personnes et des biens…presque un marchandage ou un fond de commerce au prix du sang des centrafricains. Il faut noter que cette énième accord s’inscrit dans la logique des précédents accords de Libreville, Brazzaville et le forum de Bangui. Différemment apprécié, les observateurs de la vie politique ont une appréciation mitigée. Dubitatif, le citoyen lambda veut croire mais hésite, il émet des réserves car beaucoup d’interrogations méritent de clarifications pour dissiper les doutes, le flou, les non-dits…bref les incompréhensions qui gravitent autour de cet accord : quel est l’apport ou la particularité de l’accord de Rome par rapport aux précédents accords ? Qu’est-ce qui nous garantit que celui-ci sera l’ultime ou le dernier ? Compte tenu de la versatilité, le double langage et le volt-face des groupes armés, ne vont-ils pas dénoncer cet accord ultérieurement ? Cet accord est-il la clé de voûte pour débloquer le processus de pacification du pays ? Qui du gouvernement et des groupes armés est sorti gagnant de cet accord ? Ces multiples groupes armés réussiront-ils à harmoniser et rendre cohérents leurs différents objectifs en vue d’une synergie en faveur de la paix ? Parallèlement, pourquoi le représentant de l’ONU n’a pas paraphé l’accord de Rome ? Le signer ne donnerait-il pas de crédit supplémentaire au document ? Alors pourquoi a t-il effectué le déplacement de Rome si ce n’est seulement pour observer ? S’agissant de la participation des groupes armés à la vie politique, comment se fera le partage du pouvoir ? Qu’ adviendrait la chaîne de commandement militaire des groupes armés bardée de grades et galons fantaisistes ? Ne tenteront-ils pas de réclamer un jour la primature ? Face aux différentes tueries barbares causées sur de paisibles citoyens, qu’en est-il de leurs droits civiques ? Les chefs de guerre veulent devenir des leaders de parti politique, où est la morale ? Cela n’est-il pas un manque de respect envers le peuple centrafricain ? Remplissent-ils les conditions requises par la loi pour devenir brusquement des leaders politiques ? N’avez-vous pas remarqué que l’accord de Rome n’a pas réservé une rubrique aux victimes ? Cela n’est pas évidemment un oubli mais confirme un des non-dits relatif à une éventuelle loi d’amnistie. L’union africaine, absente de tout processus et initiatrice de l’idée d’amnistie dans la crise centrafricaine était présente à Rome. Cette réapparition de l’union africaine ne vous inquiète t-elle pas ? Et si la loi d’amnistie venait à être voté, la budgétivore Cour pénale spéciale servirait à quoi ? Que fait-on du principe de “l’impunité zéro”prôné par le President de la République ? La reprise des hostilités à Bria au lendemain de l’accord nous démontre que beaucoup reste à faire et nous craignons le bis repetita et surtout le retour à la case départ. Il est important de remarquer que ce sont les mêmes chefs de guerre qui ont signé les précédents accords qui ont paraphé celui de Rome. L’histoire semble se répéter et met à nu la sincérité des seigneurs de guerre. L’absence de l’Etat ou du moins la perte d’une bonne partie de sa souveraineté confirme que l’Etat s’est effondré. Impuissant, ce gouvernement est loin de restaurer l’espoir et encore moins la paix. Le constat est hélas amer, la situation du pays est plus chaotique qu’à l’arrivée des nouvelles autorités. La stérilité, la sécheresse idéologique et stratégique des nouvelles autorités sont notoires. On ne recherche pas la paix sans en connaître la définition et les concepts connexes. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 23 juin 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                              Tel : 0666830062.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ecobank-Centrafrique : entre l’escroquerie et la négligence, les clients se plaignent.

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Ecobank-Centrafrique : entre l’escroquerie et la négligence, les clients se plaignent.

 ecobank centrafrique

Bangui, le 23 juin 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si ailleurs les clients sont rois dans une république des employés, en Centrafrique, pays de paradoxe et d’anomalie, ce sont plutôt les employés qui sont des rois dans leur république et les clients leurs sujets. Une république d’exemple  des pratiques commerciales uniques sur la planète. Écobank Centrafrique, l’une des pionnières en la matière, n’hésite pas à sortir toutes ses griffes sur ses propres clients. . A cela s’ajoutent les caprices ou les dysfonctionnements non maîtrisés des machines. Reportage !

 

« Que vous soyez clients ou pas de l’Ecobank, une fois arrivé dans l’une de leurs agences à Bangui, vous serez immédiatement frappé de colère ». Avance un jeune étudiant de l’Université de Bangui. En cause, les longues files d’attente pour arriver à la caisse et ressortir bredouille ou sans solution.

C’est le quotidien des clients Ecobank Centrafrique. Tous les matins, des gens s’entassent à l’entrée comme à l’intérieur dans une bousculade permanente pour se frayer un chemin menant au guichet ou aux comptoirs. D’autres clients plus âgés comme certains retraités ou les femmes qui n’ont pas de force pour mener ce combat quotidien, préfèrent aisément se coucher sous la terrasse de l’agence sur des pagnes ou autres qu’ils mettent à même le sol en attendant une hypothétique baisse d’affluence de la journée.

Cette souffrance palpable des clients de cette banque panafricaine Ecobank démontre clairement, sans même se pencher sur une analyse poussée, qu’il y a un manque cruel d’organisation et de la prise en compte de la valeur que représente un client pour une banque.

« Nous pensons que ce ne sont pas tous les clients qui sont rois » nous a confié un cadre de l’Ecobank de passage à Bangui.

Même son de cloche du côté d’un  agent commercial de l’Ecobank Centrafrique qui nous disait que  les employés des banques en Centrafrique gèrent au quotidien tous les problèmes du gouvernement avec ses fonctionnaires. « Cette façon de faire du gouvernement d’imposer aux banques de son choix les noms des fonctionnaires pour leur paye remet en cause la politique commerciale de certaines banques qui ne veulent pas de “petits clients” et génère des conflits qu’il faut quotidiennement résoudre».

Et les machines qui endommagent les clients ?

Si les souffrances physiques des clients sont visibles à l’œil nu, celles-ci cachent par contre  une autre beaucoup plus choquante liée   directement    aux portefeuilles des clients.

Selon une enquête CNC, c’est cette souffrance qui est intenable pour les clients et les pousse à quitter l’Ecobank.  D’après eux,   l’Ecobank pratique deux systèmes mafieux : les disparitions subites des fonds sur les comptes et le non-virement des chèques remis.

Un sondage CNC réalisé auprès des clients  d’Ecobank montre que 2 clients sur 3 n’arrivent pas à se faire servir au guichet pour différentes raisons évoquées dont  les signatures non conformes,  les disfonctionnements et les  problèmes chroniques du réseau; Par contre 3  clients sur 4 ont évoqué le problème  des distributeurs automatiques de billets (DAB) appelés en Centrafrique Guichets Automatiques de Banque en initial GAB  qui débitent automatiquement et frauduleusement  les comptes des clients et confisquent leurs argents en plus.

Des situations très difficiles pour les clients les moins fortunés, reconnaît un commercial sans autre commentaire.

« Les problèmes viennent de loin, car nous sommes aussi gérés de loin » avance un technicien.

En attendant, les clients continuent leur difficile chemin de croix avec Ecobank dans l’espoir d’un changement dans le futur. Et dans tous les cas, faut-il le rappeler, le client est comme le Soleil et l’entreprise comme Ecobanck la Terre. “Si demain le Soleil disparaît, c’est au tour de quoi que gravitera la Terre ?”

Rappelant que dans d’autres banques de la place, les clients ne sont pas tout aussi traités mieux qu’à l’Ecobank. C’est leur influence sur ce marché, qui rend inaudibles leurs dégâts.

Copyright@2017CNC.

 

Centrafrique balai diplomatique à la Présidence

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Centrafrique  balai diplomatique à la Présidence

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2249.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Palais de la Renaissance à Bangui.
Palais de la Renaissance à Bangui.

 

 

Bangui, le 22 juin 2017

Par : Bertrand YEKOUA CNC,

Si seulement si l’affluence des ambassadeurs en République Centrafricaine telle que notée exceptionnellement ce jour, mardi le 20 juin 2017 où 10 ambassadeurs de 10 pays amis de la République Centrafricaine étaient allés présenter leurs lettres de créance à Faustin-Archange Touadera, devaient gagner au pays autant d’appui multiforme, qui oserait douter du démarrage effectif et énergique du relèvement de ce pays qui peine à trouver voies et moyens pour le rendre opérationnel ?

Baptisée « Journée Diplomatique », cette occasion a permis au Chef de l’Etat centrafricain Faustin-Archange TOUADERA de recevoir les lettres de créance de dix Ambassadeurs nouvellement nommés dans son pays.

C’est le nouvel et tout premier Ambassadeur d’Afrique du Sud en RCA avec résidence à Bangui, Son Excellence M. Boniswa Piet Ramalebana qui a ouvert le bal de ces présentations des lettres de créance.

Ensuite c’est Monsieur Bard HOPLAND, qui a remis les lettres de créances l’accréditant Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Norvège avec résidence à Khartoum au Président de la République.

La Côte d’ivoire était à l’honneur en troisième position à travers la présentation des lettres de créance de Son Excellence Narcisse Malan Ahounou comme Ambassadeur de la Côte d’Ivoire auprès de la RCA avec résidence à Yaoundé au Cameroun.

Le Brésilien Raul de Taunay a présenté ses lettres de créance l’accréditant comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Fédérale du Brésil avec résidence à Brazzaville au Président Touadera .

Le diplomate autrichien Stefan Scholz a quant à lui été accrédité auprès de la RCA comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Autriche en Centrafrique avec résidence à Yaoundé.

Le Nord-coréen Ri Myong Chol était le 6è diplomate à présenter ses lettres de créance au chef de l’Etat centrafricain. Il est désormais accrédité comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Populaire Démocratique de la Corée du Nord en Centrafrique avec résidence à Kinshasa.

Monsieur Per Lindgarde a présenté ses lettres de créance l’accréditant comme Ambassadeur extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de la Suède auprès de la RCA avec résidence à Khartoum.

Monsieur Jahanbakhsh HASSANZADEH, a été accrédité comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Islamique d’Iran auprès de la RCA avec résidence à Kinshasa ;

Le diplomate belge Stéphane DOPPAGNE est accrédité Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de la Belgique auprès de la RCA avec résidence à Kinshasa

Le Dr Klaus-Ludwig KEFERSTEIN a clôturé cette journée diplomatique en remettant les lettres de créance l’accréditant comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Allemagne auprès de la République centrafricaine avec résidence à Yaoundé au Président centrafricain.  Beaucoup de pays s’intéressent à la RCA depuis son retour dans le concert des nations.

Ce qui est fort étonnant est qu’un seul des 10 ambassadeurs, notamment son excellence M. Boniswa Piet Ramalebana, de l’Afrique du Sud va résider à Bangui alors que les 9 autres résideront ailleurs que la Capitale Centrafricaine. Ce qui pourrait justifier, d’après un cadre du Ministère des Affaires Etrangères, son passage en premier lieu.

C’est ici que le Centrafricain Lambda se pose la question de savoir si tout ce monde craint-il ainsi l’insécurité régnante dans le pays avec les fréquentes hostilités entre les groupes armés ?

Le professeur Faustin-Archange TOUADERA n’a pas manqué de relever cette situation à travers son adresse à tous ces hauts représentants des pays amis de la République qu’il a rassuré des efforts du gouvernement allant dans le sens du retour définitif de la paix et la sécurité sur tout l’ensemble du pays Nous vous convions à parcourir l’intégralité de ce discours qui suit.

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ; • Monsieur le1er Vice – Président de l’Assemblée Nationale ; • Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies ; • Madame la Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire de l’Organisation des Nations Unies, Coordonnatrice Humanitaire ; • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ; • Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Missions Diplomatiques et Consulaires, Représentants des Organisations Internationales ; • Distingués invités ; • Chers amis de la République Centrafricaine ; • Mesdames et Messieurs.

Je me réjouis de la tenue ce jour ici à Bangui de cette importante assise qui m’offre l’opportunité de vous adresser au nom du peuple centrafricain, du Gouvernement et en mon nom propre, nos vifs remerciements à l’endroit des autorités de vos pays respectifs, ainsi qu’à tous les partenaires qui nous ont soutenu lors de la table ronde de Bruxelles.

Je souhaite vous indiquer qu’au retour de Bruxelles, le Gouvernement, sous mon impulsion, a pris des initiatives pour l’opérationnalisation de notre Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA), massivement approuvé au cours de la Conférence des Donateurs et des Investisseurs des 16 et 17 novembre 2016. Ainsi, du point de vue de :

La mobilisation des ressources

  • Elle s’est poursuivie et l’unité de Suivi des engagements des Partenaires techniques et financiers (PTF) a enregistré des annonces de ressources supplémentaires ;
  • Plus de 75% des engagements de Bruxelles ont été confirmés ainsi que ceux enregistrés au retour de la Conférence des Donateurs et des Investisseurs ;

  • Des prévisions de décaissement et quelques décaissements sont faits pour la première année (2017) de mise en œuvre du RCPCA ;

  • La contribution de l’Etat est assurée à hauteur de 1.000.000.000 de francs CFA, engagée dans la réalisation de projets dans le cadre du RCPCA en 2017.

L’opérationnalisation du Secrétariat Permanent du RCPCA

  • Les principaux organes du dispositif de mise en œuvre et de suivi – évaluation ont été institués et rendus fonctionnels : le Conseil d’Orientation, le Comité Directeur Conjoint et un Secrétariat Transitoire qui s’appuie sur trois groupes thématiques ;
  • Le processus de recrutement du personnel du Secrétariat Permanent est en cours : celui du Secrétaire Général sera terminé ce mois-ci ainsi que celui des autres Experts nationaux ;

  • Le pilier I relatif à la Sécurité et à la restauration de la Paix est fonctionnel et les deux autres (pilier II : Renouveler le Contrat social entre l’Etat et la population ; pilier III : Relancer l’Économie et les secteurs productifs) viennent d’être lancés ;

  • Réalisations en cours et perspectives

    • Le point est fait de façon régulière sur le niveau des ressources mobilisées en termes de prévision, d’engagement et de décaissement, ainsi que leur répartition selon les piliers et les domaines du RCPCA ;
  • Des projets bancables ont été identifiés et répertoriés au niveau du Secrétariat Transitoire ; ces projets émanent des entités impliquées dans la mise en œuvre du RCPCA ;

  • Des projets d’infrastructures sont en cours : la réhabilitation de routes pour désenclaver les villes du nord et faciliter la communication entre elles ; la réalisation et l’équipement d’infrastructures de base pour les services sociaux essentiels dans les préfectures les plus touchées par la crise ;

  • Un Plan pilote : Plan opérationnel de stabilisation immédiate de Bambari en phase de mise en œuvre et dénote la volonté commune du Gouvernement et des Partenaires de développement de contribuer à une action ciblée pour des résultats tangibles et susceptibles d’être répliquée dans d’autres zones ;

  • Distingués invités, • Mesdames et Messieurs,

    Beaucoup de progrès sont réalisés à ce jour dans le domaine sécuritaire grâce à l’appui de la communauté internationale, la MINUSCA, les humanitaires pour pacifier le territoire national et créer l’environnement aux paisibles populations pour vaquer à leurs activités. Cependant, les derniers événements survenus à Bangassou, Mobaye, Alindao, Zangba, Zémio et Bria, caractérisés par des violences inouïes et des graves violations des Droits de l’Homme, ayant occasionné des meurtres et des déplacements massifs de populations, démontrent à suffisance la situation de fragilité de la République Centrafricaine.

    La Communauté internationale, devant cette situation, doit plus que jamais affirmer sa détermination à accompagner les efforts du Gouvernement de sortir définitivement la République Centrafricaine de cette zone de turbulence en vue de donner de l’espoir et le sourire à ces populations vulnérables du fait de ces évènements à répétition.

    C’est pourquoi, je sais compter sur le soutien de tous en vue de nous aider fermement à ramener la stabilité dans notre cher et beau pays.

    Pour ce qui concerne la mise en œuvre du RCPCA, il convient que :

    • Le portefeuille global des partenaires en matière de projets apparait diversifié car il touche les principaux secteurs prioritaires, notamment l’agriculture, les transports, l’hydraulique, l’énergie, les finances, l’économie et le social ; les besoins de financement du Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA) pour la période 2017-2019 ont été estimés à 1704 millions de Dollars américains, soit environ 850 milliards de FCFA auxquels viennent s’ajouter les coûts des urgences diverses. Les annonces de Bruxelles ont atteint 2283 millions de Dollars américains, soit environ 1200 milliards de FCFA que nous devons mobiliser grâce au plaidoyer de la Communauté internationale.
  • La République Centrafricaine a besoin d’appuis multiformes à ces projets comme celui de Bambari en phase de mise en œuvre et d’autres en recherche de financement ; l’appui de tous, partenaires au développement, bailleurs de fonds, donateurs et investisseurs est requis pour contribuer à la relance de notre cher et beau pays ;

  • Avec l’appui soutenu et approprié des partenaires de notre pays, le Gouvernement peut encore mieux faire en cette phase de reconstruction des bases d’un Etat de droit, un Etat débarrassé des démons de la division et de la destruction et fournir aux populations les services essentiels de base.

  • La République Centrafricaine est un Etat fragile et de ce fait, il doit relever des défis importants, notamment (i) parvenir à tirer le meilleur profit de ses ressources internes et de celles mobilisées auprès de ses partenaires, (ii) mobiliser le maximum de partenaires autour de son Plan de relèvement, et (iii) gérer la relation complexe entre les objectifs de rétablissement de la sécurité et de consolidation de la paix, et, ceux de la relance économique.

  • Je tiens tout particulièrement à remercier tous les pays ainsi que toutes les institutions et organisations que vous représentez pour leurs appuis multiformes au développement socio-économique de mon pays et les assurer que les efforts consentis ne resteront pas vains. Vive la coopération internationale. Vive la République Centrafricaine.

    Je vous remercie

     

     

    Centrafrique : infiltration des rebelles du FPRC à Bangui, deux éléments du groupe, arrêtés à Sibut

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    Centrafrique : infiltration des rebelles du FPRC à Bangui, deux éléments du groupe, arrêtés à Sibut.

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    Bangui, le 22 juin 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

    Deux personnes assimilées aux éléments du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam en provenance d’Alindao au Sud-Est de la Centrafrique, ont été arrêtées à Sibut par les gendarmes qui, sur instruction ferme de leur Directeur général, les ont conduits le mardi dernier à Bangui et sont détenus à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI).

    Écrouées depuis 2 jours dans la geôle de la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie nationale à Bangui, les deux personnes supposées et assimilées aux éléments de la Séléka faction FPRC du Général Noureddine Adam que leurs identités n’ont pas été dévoilées, devront être présentées au Juge dans les jours qui viennent.

    Selon nos informations, les deux hommes ont été arrêtés à Sibut le lundi 19 juin dernier dans des circonstances encore floues, mais certains témoins de leur arrestation nous ont indiqué qu’ils étaient en provenance de la ville d’Alindao.

    Sur les faits, les gendarmes les ont assimilés tout de suite après leur arrestation à Sibut comme étant les présumés auteurs de l’assassinat d’un Pasteur évangéliste à Alindao. Quelques heures après leurs interrogatoires dans les locaux de la compagnie de la gendarmerie de Sibut, le Directeur général de la gendarmerie nationale en personne avait ordonné leur transfèrement à Bangui pour des raisons de sécurité, apprend-on d’une source proche du DG. Les deux présumés sont depuis mardi soir à Bangui à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI), mais plusieurs zones d’ombre demeurent sur leur identité et les mobiles de leur arrestation.

    D’après les premiers procès-verbaux de leur audition, les deux hommes nient en bloc d’être des rebelles, encore moins ceux du FPRC. Toutefois, ils avouent d’être des musulmans qui souhaitent rejoindre leur famille à Bangui.

    Pour certains gendarmes proches de l’enquête contactés par CNC, ce sont les éléments du FPRC de Nouredine Adam et ses alliés qui cherchent à infiltrer Bangui et les villes environnantes en vue de ceinturer la capitale le moment venu. Pour d’autres, par contre, plus sceptiques, parlent seulement de la fuite de ces éléments vers la capitale que de souffrir dans la brousse.

    Le problème, c’est l’identification réelle de ces personnes. Sont-elles vraiment des rebelles ?

    Dans ce pays où la haine demeure et les musulmans sont considérés systématiquement comme des séléka, tout comme les chrétiens et animistes comme des Anti-Balaka, il est vraiment légitime de se poser des questions sur les vraies raisons de certaines arrestations.

    Rappelons que depuis quelques mois, des rumeurs circulent dans le pays sur une attaque imminente des rebelles sur la capitale Bangui. Les ordres ont été donnés aux Forces de Défense et de Sécurité d’être vigilantes, ce qui pourrait pousser certains à commettre de la bavure.

    Copyright@CNC2017.

    CENTRAFRIQUE : LA CONFÉRENCE DE ROME, LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE S’ÉMEUT ENFIND DE LA SITUATION SANGLANTE ET INTERMINABLE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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    CENTRAFRIQUE : LA  CONFÉRENCE DE ROME,  LA COMMUNAUTÉ  INTERNATIONALE S’ÉMEUT  ENFIND DE LA SITUATION SANGLANTE ET INTERMINABLE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2187.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Joseph Akouissonne, l'auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.

     

    Bangui, le 22 juin 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    UNE  PAIX  INTROUVABLE ?

    On ne peut que saluer l’initiative de SANT’EDIGIO de réunir à Rome les représentants des responsables politiques de la Centrafrique et des rebelles qui ont mis le pays à feu et à sang.

    Malheureusement, dans le même temps, les bruits de bottes des insurgés sont devenus assourdissants. La course infernale à la mort a accéléré son galop, telle une chevauchée apocalyptique. Les affrontements sanglants ethnico-religieux sont, maintenant, de plus en plus meurtriers. La Kotto, la Haute Kotto et le Mbomou se sont embrasées. Bangassou, Bambari et Bria sont aujourd’hui des villes martyres. Des cohortes misérables d’habitants affamés fuient les combats entre les Antibalakas et les ex-Sélékas. Avec à peine un baluchon sur la tête, ils prennent les chemins de l’exil, pour se réfugier dans les savanes ou les forêts hostiles. Ou fuir jusqu’en République démocratique du Congo. Les groupes armés ne font pas de quartier. Ils s’en prennent à des civils, qu’ils violentent, avant de les assassiner.

    Les chefs rebelles sont recherchés par l’ONU et le Centrafrique pour « crimes contre l’humanité ». Certains sont visés par un mandat d’arrêt et interdits de voyage à l’étranger. Pour tenter de sauver leur tête de criminel, ils ont engagé une course qui dénote une cruauté sans égale. Ce qu’ils veulent à tout prix, c’est une amnistie générale, c’est l’impunité totale.

    Comment les Centrafricains pourraient-ils l’accepter ?

    UN REMAKE DE LIBREVILLE ?

    Conscients de leur puissance de feu, les chefs rebelles vont vouloir imposer leurs desideratas. Puisque la Minusca et les forces internationales sont impuissantes, puisque l’État centrafricain ne dispose pas d’une armée opérationnelle à cause de l’ignoble embargo sur les armes décrété par l’ONU, puisqu’ils occupent déjà 60% du territoire, ils risquent de se comporter en conquérants inflexibles.  Jamais, on aurait du les inviter sans un désarmement préalable de leurs troupes.

    La tentation pour un pays amoindri comme la République Centrafricaine, face à des rebelles puissamment armés, c’est de rechercher la paix (SIRIRI) à tout prix. On peut la comprendre, mais ce serait une erreur d’y succomber et de renouveler le fiasco de la Conférence de Libreville. Ce serait une trahison ou une capitulation devant l’innommable. Car la majorité des Centrafricains sont farouchement hostiles à l’élargissement des criminels de guerre et veulent qu’ils rendent des comptes à leur nation.

    L’initiative légitime de SANT’ EGIDIO risque fort d’aboutir à un échec, ce qui serait regrettable. D’ailleurs, malgré l’accord de paix à peine signé, les massacres continus. Depuis ce matin 20 juin : Les villes de Bangassou, Bambari Bria et d’Alindao sont sous les feux incessants des factions rebelles. Plusieurs centaines de morts. Dans ces conditions on voit mal l’application d’un accord de paix.

    UN RAPPORT POLITIQUE INQUIÉTANT

    Le fait de dérouler le tapis rouge sans préalable aux rebelles armés est une aberration. C’est une reconnaissance de facto. Par décence et par respect envers les victimes, le désarmement immédiat des séditieux aurait dû être imposé.

    Par ailleurs, ne pas avoir convié les représentants des victimes et du peuple centrafricain à cette réunion de Rome constitue une véritable faute politique. A la lecture du rapport de SANT’EGIDIO sur la paix en République Centrafricaine, on constate avec surprise que c’est presque l’impunité des bourreaux qui est envisagée !

    Comment peut-on prétendre incorporer dans l’Armée Nationale Centrafricaine des séparatistes aux mains pleines de sang ? Sans leur demander des comptes ? Comment peut-on envisager le retour des Préfets dans leurs régions sous le feu des rebelles ? Dans ce rapport, on ne parle plus d’ailleurs de rebelles armés mais de « mouvements politico-militaires ». Est-ce que l’on n’est pas en droit de craindre une amnistie rampante insupportable ?

    Que pensent les autorités centrafricaines des conclusions de ce rapport ? Est-ce qu’il ne constitue pas une menace pour le pouvoir du président Touadera et la survenue des rebelles au pouvoir ?

    En outre, le fait que cette réunion se tienne à Rome au lieu de Bangui, égratigne quelque peu la souveraineté de la République Centrafricaine.

    Espérons quand même que la réunion de Rome ne sera pas celle de la dernière chance ! Espérons qu’elle contribuera à ramener la Paix (SIRIRI) et la réconciliation en République Centrafricaine !

     

    JOSEPH AKOUISSONNE