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Centrafrique : Extrême tension au sommet de l’État, le conflit entre Touadéra et Meckassoua s’embrase

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Centrafrique : Extrême tension au sommet de l’État, le conflit entre Touadéra et Meckassoua s’embrase

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/MECKASSOUA-ET-TOUADERA-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MECKASSOUA ET TOUADERA

 

Bangui, le 23 mars 2017.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

Incroyable mais vrai ! Les relations, déjà très exécrables depuis septembre 2016, entre le président Faustin Archange Touadera et le Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua sont sur le point d’atteindre son apogée, voire fissurées complètement. Les tensions de ces derniers mois, renforcées par les violents affrontements verbaux d’avant hier au stade  Omnisport entre le ministre de la Défense nationale Joseph Yakété et l’honorable député de Paoua 2et deuxième vice-président de l’Assemblée nationale Timeléon Mbaïkoua ne laisse aucun doute que la rupture tant annoncée par les médias entre le President Touadéra et son ex-allié Karim Meckassoua est arrivée.

Si jusque-là, le président de la République Faustin Archange Touadéra et son ami président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA cogèrent, à leurs manières, leurs relations conflictuelles et dégradantes, le cuisant échec infligé aux honorables de « Cœur uni » et à leurs parrains politiques, a, visiblement, permis aux deux camps de doter leurs éléments de grenades à main incapacitantes et a fourni les occasions d”embrasement de l’ensemble de l’Exécutif et de Législatif. Pour un rein, le plus audacieux lâche sa goupille. Désormais, l’ensemble du gouvernement, députés « Cœur uni » ; la garde présidentielle et quelques conseillers à la présidence semblent tous, s’aligner sans condition, derrière le président Touadéra contre tous les membres du Bureau de l’Assemblée  nationale dirigé par le Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua. Ce jeu dangereux qui ne fait pas sourire les Centrafricains remet dangereusement le pays sur la voie de chaos et de la guerre civile. Que s’est-il passé exactement ? Décryptage.

Les faits déclencheurs.

Des Conventions minières injustes aux bâillons instaurés par le Très Honorable Meckassoua, neutralisant ainsi le ministre Dondra de s’exprimer devant les députés lors du passage de la DG de FMI à l’Assemblée nationale ont semis les germes desdits conflits.

D’après nos analyses et les informations recoupées, deux faits de moindre importance étaient à l’origine de cette mésentente au sommet de l’État. Le premier, concerne les projets des Conventions d’exploitations des ressources minières soumis au Bureau de l’Assemblée nationale pour l’approbation de son président Abdoul Karim MECKASSOUA et le second, concerne l’opposition faite, à juste titre, au ministre Dondra  de prendre la parole devant les députés lors du passage de la Directrice générale du fond monétaire international ((FMI) à l’Assemblée nationale.

Dans le premier cas et, d’après nos informations, le président Abdoul Karim Meckassoua, n’avait pas du tout apprécié l’interprétation faite par le président Touadera et ses conseillers de l’article 60-2 de la Constitution, lui donnant, à lui seul, la responsabilité totale d’approuver ou non, des Conventions financières ou Contrats miniers et ce, en lieu et place de l’Assemblée nationale qui compose tous les députés. Et le camp Touadéra, c’est incompréhensible et inadmissible le temps que prend, de façon dilatoire, Abdoul Karim Meckassoua pour approuver les 4 Conventions en souffrance sur son bureau.

Dans le second cas, c’est le refus catégorique et justifié du Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua au ministre Dondra de prendre la parole après l’intervention de la Directrice générale du Fonds monétaire international ((FMI) à l’Assemblée nationale. Ce refus, considéré comme une muselière par un ancien ministre, est très mal pris par le ministre Dondra. Il l’a fait savoir  plusieurs reprises devant les Conseils des ministres et au finish, il a instauré un bouchon allumeur entre les deux Institutions.

D’après nos informations, le Bureau de l’Assemblée s’apprête à juger « vampiriques » pour le peuple centrafricain, 3 des 4 Conventions minières déjà signées par le président Touadéra. « Toutes les 4 Conventions ne donneront pas des emplois aux Centrafricains comme le pense à tort le ministre conseiller spécial du président Touadéra Fidel NGOUADJIKA ». Affirme un député proche de Meckassoua qui a pu jeter un œil sur ces Conventions.

Tous conflits latents ne peuvent que s’acheminer vers des escalades verbales, physiques ou matérialisées sous d’autres formes punitives. Tels sont les différents cas que subit depuis décembre 2016 l’Institution du Très Honorable Meckassoua. De sevrage financier aux escalades verbales ou physiques.

Sevrage financier de l’Assemblée nationale

En muselant, par un bâillon, le ministre des Finances à prendre la parole lors de passage de madame la Directrice générale de FMI à Bangui, le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA avait oublié qu’il a lui-même « semé en paquet » les difficultés que son Institution récoltera en termes d’argent. Pour preuve, depuis janvier 2017, tous les appels de fonds venus de l’Assemblée nationale ne trouvent pas d’interlocuteur au ministère de Dondra.

« S’il a empêché notre ministre de parler, nous l’empêcherons de marcher. Bâillon dans la bouche contre bâton dans les roues », renchérit un cadre du ministère des Finances.

Joignant l’acte à la parole, les indemnités des deux dernières sessions extraordinaires ainsi que celles de la session ordinaire actuelle ne sont pas payées. À défaut d’argent en sus, les fournitures des bureaux manquent dans l’Administration parlementaire. Les toilettes tout comme l’ensemble des fonctionnaires parlementaires subissent les dégâts collatéraux de ces conflits « MECKASSO-TOUADERa ». Les membres du bureau, eux, s’attendent à s’affronter jour et nuit aux forces de l’ordre et aux membres du gouvernement.

Affrontements verbaux, arrestations et détentions illégales comme moyens de pressions du gouvernement.

Si à l’Assemblée nationale, ils tentent de minimiser la portée de cette mésentente, à la Présidence de la République, ils veulent à tout prix finir avec le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA et tous ceux qui tentent de le soutenir. Pour y arriver, une campagne de diabolisation généralisée a été pensée et mise en œuvre pour discréditer l’ensemble des députés proches de l’honorable MECKASSOUA et lui-même. Ce qui a poussé non seulement les éléments de la garde présidentielle à arrêter, fouiller et ramener manu militari à la SRI  le député de Bambio et 2e membre du bureau de l’Assemblée nationale Aristide GOUNDISSA. Il a fallu l’intervention du 1er Vice président de son Institution Aurélien Simplice Nzigas pour qu’Aristide GOUNDISSA et son aide de camp recouvrent la liberté après deux heures  de détention.

Certains membres du gouvernement aussi prennent fait et cause de leur patron Faustin Archange Touadéra si d’aventure ils trouvent sur leur chemin un député membre du bureau parlementaire. C’est ce qui est arrivé à l’honorable Timoléon MBAÏKOUA député de Paoua 2 et 2e Vice-Président de l’Assemblée nationale au stade omnisport lors de tournoi éliminatoire d’afrobasket 2017 entre la Centrafrique et le Congo Brazzaville.

D’après l’un de nos correspondants témoin de l’évènement de ce jour, c’est le ministre de la Défense Joseph Yakété qui a ouvert le bal des escalades verbales entre lui et Timoléon MBAÏKOUA lorsque ce dernier a fait appel à son aide de camp de venir le chercher.

Empêché d’atteindre l’honorable par l’aide de camp du ministre Yakété, ce dernier, en suivant les discussions entre les deux frères d’armes, il s’est interféré pour poser des questions à son aide de camp en ces termes : « ce monsieur est civil et militaire ? »  L’aide de camp de l’honorable répond à son ministre « je suis militaire et aide de camp de l’honorable   Timoléon MBAÏKOUA ».

L’honorable s’y mêle à son tour et répond à Yakité : « Toi aussi tu es un civil ».

Et c’est en écoutant le nom et titre de Timoléon MBAÏKOUA, que le ministre Yakété s’est fait piquer par lui-même par les insectes en charge de transmission de conflits “MECKASSO-TOUADERO” qu’il avait en tête.

« Député, député. Député c’est qui ? Vous ne respectez pas des ministres ? » Crie le ministre Yakété, tenu en position de maître YANG à côté de sa femme.

« C’est un incident de trop » s’énerve l’honorable. « le bureau de l’Assemblée serait saisi pour correction » conclut l’honorable.

« Nous avions l’impression qu’ils ont des antécédents conflictuels » ont fait savoir, à CNC, certains témoins qui ont peu intervenir pour séparer les deux camps.

D’après les dernières informations parvenues à notre Rédaction, le ministre Joseph Yakété est appelé à la barre des députés ce lundi et mardi son collègue de l’Intérieur Jean Serge Bokassa.

Qui va vraiment jouer la médiation dans ce conflit ?

Pour le moment, personne. Les Chefs d’État d’Afrique centrale  ne veulent pas intervenir dans cette affaire, d’autant plus que sur d’autres affaires des groupes armés, les choses ne semblent pas bouger.

Accusé régulièrement d’être derrière les mouvements armés de la Séléka en province par les proches du président Touadéra, le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Karim Meckassoua se trouve depuis quelques jours en République démocratique du Congo. Selon un conseiller du président Touadera, il tente de persuader le président Kabila d’intervenir comme médiateur dans cette affaire.

Si ce même jeu avait été vu au temps de la transition, celui du temps du Professeur Touadera est très violent. Il comporte tous les signaux d’une longue guerre du positionnement.

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Centrafrique : LJD CONSULTING, QUAND DAME MARGUERITE DHUFFAC REMPLACE L’EXCELLENCE PAR LA CONCURRENCE DELOYALE AU PROFIT DES CENTRAFRICAINS

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Centrafrique : LJD CONSULTING,  QUAND DAME MARGUERITE DHUFFAC REMPLACE L’EXCELLENCE PAR LA CONCURRENCE DELOYALE AU PROFIT DES CENTRAFRICAINS

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/Marché-emploi-2-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marché emploi 2

Bangui, le 23 mars 2017.

Par :                              Hermann THEMONA, stagiaire CNC.

 

Il faut venir en RCA pour s rendre compte que ce qui est inadmissible voir impossible ailleurs fait d’emblée règle d’or au pays de Barthélémy BOGANDA. L’exemple patent est celui de la soi-disant société de placement et autres services dénommée : LJD CONSULTING. Suivez mon regard !

Créée en 2014, LJD Consulting est spécialisée dans le placement des Ressources humaines, Communication et marketing, comptabilité fiscale et consultation fiscale.

Là ou le bat blesse est que cette structure, fondée par un sujet français néocolonialiste, est gérée sur place en RCA par une certaine Marguerite DHUFFAC, copine direct du français fondateur de LJD Consulting. Dame DHUFFAC a fini de faire le tour des autorités de la place tout juste pour gagner des marchés costauds sous leur influence et placer les siens ou tous ceux qui sont dans ses secrets et qui lui font des propositions succulentes pour être recrutés dans une structure grasse.

A titre d’exemple, de part ses accointances avec certains responsables haut-placés de la Minusca, la légère DHUFFAC est la seule, à travers sa structure reconnue nulle part officiellement, à faire les placements des personnes à la MINUSCA, au PAM(Programme Alimentaire Mondial),à ECOLOG et dans certaines ONGs internationales.

Dame DHUFFAC organise une véritable concurrence déloyale au détriment des diges fils du pays. Ce qui fait que maintenant, les dossiers des jeunes diplômés centrafricains ne sont plus acceptés voir retenus pour des tests au niveau de la MINUSCA, PAM, ECOLOG et d’autres ONGS internationales que nous taisons expressément les noms pour d’autres publications.

A titre de rappel, LJD Consulting fonctionne dans une fausseté totale, et à contre curant des lois et règles de la RCA. Non reconnue au niveau de l’ACFPE (Agence Centrafricaine pour la Formation et Professionnelle et l’Emploi). Margueritte DHUFFAC a par ce comportement de honte, décourager désormais les jeunes diplômés centrafricains de déposer leurs dossiers de recrutement dans des structures comme la MINUSCA, le PAM, ECOLOG, des ONG internationales comme le Conseil Norvégien pour les Réfugiés(NRC), le Catholic Relief Service(CRS), l’OIM etc.

Elle ne paie aucun impôt à l’ETAT, ne déclare guère ses employés à l’ACPE et à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale(CNSS).Et pourtant le Chef de l’Etat avait bien sonné à hue et à dia, la fin de ces pratiques de fraudes et de concussion lors de son investiture.

D’où vient cette dame camerounaise qui excelle dans la fausseté et la mafia en complicité avec certains responsables des ONG et institutions pour rendre la vie difficile aux centrafricains ? Est –ce que réellement les autorités centrafricaines ont l’œil et contrôlent ils vraiment ce qui se passe dans ce pays ? Un audit doit être diligenté au sein de cette société fantomatique de LJD Consulting pour savoir en profondeur la mafia qui s’y organise contre les centrafricain sous les couleurs de Margueritte DHUFFAC. (D’autres détails dans la prochaine parution)

Hermann THEMONA

Centrafrique : Intégration, Ras-le-bol des stagiaires du Ministère des Finances.

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Centrafrique : Intégration,  Ras-le-bol des stagiaires du Ministère des Finances.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_17471.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les manifestants devant l'immeuble de la Primature. Credit photo : Fred Krock. CopyrightCNC.
Les manifestants devant l’immeuble de la Primature. Credit photo : Fred Krock. CopyrightCNC.

Bangui, le 22 mars 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Tel un accueil insolite, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a été accueilli ce mardi 21 mars 2017, à son arrivée au cabinet par une foule de manifestants. Ce sont des Stagiaires mécontents du Ministère des Fiances et du budget qui réclamaient leur intégration dans la Fonction publique. L’ultra fin politicien ‘’SMS’’ les a reçus tous dans la salle de conférence de la Primature aux fins des arrangements à l’amiable.

Sur banderoles tenues par les manifestants, les mots sont durs voire choquants : « Notre stage a trop duré : 1 an, 2 ans, 3 ans, 4 ans, 5 ans, 6 ans… 15 ans ! » ; « Non à notre utilisation abusive et non rémunérée ! » ; « Non à l’esclavage moderne ! » ; « Non au traitement cruel, inhumain et dégradant ! » ; « Non à la violation flagrante du Statut général de la Fonction publique ! »… Alors qu’ils étaient une centaine, les Stagiaires du Ministères des Fiances et du budget, à prendre d’assaut l’esplanade de la Primature ce mardi matin, pour réclamer leur droit à l’intégration. Il n’y avait pas que ces messages hostiles sur les banderoles déployées, il y avait également une foule bouillante avec des coups de sifflets.

Au cœur de ce mouvement qui correspond à s’y méprendre à une manifestation de ras-le-bol, des réclamations claires et cohérentes. « Nous réclamons notre intégration dans la fonction publique », a confié un manifestant.

En effet, le feuilleton de ce sulfureux dossier remonte en janvier 2012 où par Note n°0219/P/CPRAC que le Conseil permanent de l’Administration centrafricaine a saisi le Président de la République pour attirer l’attention de ce dernier sur « la situation des seize (16) compatriotes, tous ressortissants des Ecoles des régies financières en stage au Ministère des Finances et du budget en instance d’intégration ». Cette note a été accompagnée de la liste complète des Stagiaires en question. Ce qui n’est que normal pour l’Etat d’utiliser les Cadres qu’il a formés avec l’argent des contribuables centrafricains et de les mettre au service de la Nation.

Six mois plus tard, le Conseil Permanent de l’Administration centrafricaine a renvoyé la même note à l’attention du Président de la République en précisant cette fois-ci que les postes budgétaires de ces Stagiaires « avaient préalablement été prévus et qu’à leur retour, ils devaient être tous intégrés directement dans la Fonction publique, en vue de contribuer efficacement, de par leur formation, au renforcement des capacités en ressources humaines dans le cadre d’assainissement des fiances publiques ».

En 2015, le feuilleton s’est accéléré avec la prise de conscience de quelque soixantaine des Stagiaires du Ministère des Fiances et du Budget qui ont finalement compris qu’il fallait entamer des procédures administratives auprès de leurs responsables hiérarchiques aux fins des solutions à leur intégration devenue plafond de verre. Sous le régime de la Transition dirigée par la Dame Catherine Samba-Panza, un dossier bien fourni sur l’intégration de ces stagiaires aurait été déposé au Premier ministre de l’époque en l’occurrence, M. Mahamat Kamoun.

Après instruction, le dossier serait mieux avancé au niveau du Ministère de la Fonction publique sous Mme Odile Zitongo et du Ministère délégué aux Fiances et au budget sous M. Célestin Yanendji. Puisque dans le cadre du Programme de restructuration des Services publics appuyé par la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Gouvernement a décidé d’organiser en 2014, une vaste opération de recrutement de mille (1000) Fonctionnaires et Agents de l’Etat en vue de procéder à la mise à jour du fichier de la solde et du personnel de l’Etat. Notons que dans la répartition des quotas, le Ministère des Fiances et du budget requiert soixante (60) places.

Seulement, à la demande dans la Fonction publique, le Ministère des Fiances et du budget n’a présenté aucun candidat à l’intégration à la surprise générale des Stagiaires dudit Département qui attendaient de pieds fermes cette occasion historique. Il y a comme « une sourde oreille ou un fait exprès », selon certains Satgiares, au sommet de ce Département, d’où le sentiment de mécontentement ayant débouché sur la manifestation. Les Stagiaires constitués en collectif ont usé de leur droit de manifester pour revendiquer leur intégration. D’ailleurs, en date du 30 août 2016, le Collectif des Stagiaires ressortissants des Ecoles des régies financières, par le truchement de leur Coordonnateur Hervé Kossi Mandé, a saisi le Premier Ministre au sujet de leur intégration. Puis, le 8 mars 2017, le Collectif a une fois de plus saisi, cette fois, le Président de la République sur leur situation.

Voyant qu’il n’y a plus d’issue à toutes les démarches entreprises, le Collectif a introduit, en date de 13 mars 2017, une demande d’audience auprès du Premier ministre. Toujours sans suite. L’alternative ultime, selon les manifestants, était de sortir dans la rue.

Heureusement, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji que les manifestants ont identifié comme leur seul dernier rempare n’a pas déçu. Grâce à la magnanimité du Chef du gouvernement, il a pu désamorcer la crise qui avait visiblement pris l’allure d’un embrasement de la capitale, car les manifestants commençaient à mijoter sur la barricade de l’Avenue des Martyrs.

Le PM SMS a commencé par accueillir tous les manifestants qui bouillonnaient dans la salle de conférence de la Primature. Une fois chasser la presse, notamment la Radio Ndeke Luka et le quotidien L’Hirondelle de la salle, le PM a écouté, point par point, les revendications des Stagiaires en vue certainement des actions promptes pour leur résolution.

En cela, le PM s’est positionné comme le veilleur de la République, car on l’a vu vendredi dernier à l’Université de Bangui alors que près des étudiants de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) ont pris en otage, 2 heures durant, le Recteur et tout son Staff pour réclamer des autorités administratives le prolongement du délai fixé pour leur inscription. Sur les cartons qu’ils ont brandis, on peut lire : « Pas de travail », « Pas d’évaluation », « Pas de cours ». Ces étudiants ont brûlé des vieux pneus à l’entrée du rectorat pour dire non à la réforme fixant le délai de paiement des frais d’inscription. Sarandji, par ses précieux et alléchants mots, a pu désamorcer cette crise.

Au sortir du huit-clos avec le Premier ministre, un Stagiaire qui a requis l’anonymat résume : « Nous ne pouvons pas dire d’emblée que nous sommes satisfaits. Du moins, nous sommes marqués par le fait que le Premier ministre a pris son temps pour nous écouter. Toutefois, il a tenté de nous rassurer, mais je pense qu’il nous a donné une réponse politique pour nous calmer. Et donc, nous allons réfléchir sur tout ce qu’il nous a dit pour envisager les perspectives de nos actions ».

En tout cas, tout semble comme si ce n’est que partie remise, car les manifestants n’entendent pas baisser la main jusqu’à l’obtention de gain.

A suivre…

Centrafrique : nommination par le Pape François du Monseigneur Santiago de Wit Guzmán comme Conseiller de Nonciature en RCA.

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Centrafrique : nommination par le Pape François du Monseigneur Santiago de Wit Guzmán comme Conseiller de Nonciature en RCA.

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Photo du Monseigneur Santiago à l’issue d’une audience avec le Pape François au Vatican.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE.

 

J’ai l’honneur de vous annoncer que le Saint-Père François a nommé Nonce Apostolique en République Centrafricaine Monseigneur Santiago de Wit Guzmán, (Conseiller de Nonciature) l’élevant en même temps au rang d’Archevêque titulaire de Gabala.

La nouvelle de cette nomination pontificale a été publiée aujourd’hui, le 21 mars, au Vatican.

Monseigneur de Wit est né à Valence en Espagne en 1964 et il a été ordonné prêtre en 1989. Après avoir complété sa formation à l’Académie Pontificale Ecclésiastique, il est entré dans le Service Diplomatique du Saint-Siège en 1998.

Nous confions le Nonce, Monseigneur de Wit Guzmán, à Marie, Mère de l’Eglise et Reine des Apôtres et nous lui souhaitons une mission fructueuse en Centrafrique.

 

Centrafrique : la commercialisation du bétail alimente le conflit

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Centrafrique : la commercialisation du bétail alimente le conflit

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1734.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les peuls éleveurs de Centrafrique

Bangui 22 mars 2017, CNC.

 

Par Eric NGABA

 

S’il faut se pencher sur la dimension de la commercialisation des bœufs pour arriver à résoudre le conflit en République Centrafricaine, le gouvernement a intérêt à normaliser le secteur bovin. D’après les données recueillies, la commercialisation du bétail alimente le conflit dans le pays car cela constitue un circuit de ravitaillement des groupes rebelles en moyens de guerre pour continuer les hostilités. D’après Lamido Issa Bi Amadou, Chargé de mission en gestion des conflits communautaires, les 1500 têtes de bétail convoyées depuis les provinces à Bangui, sont des bœufs appartenant aux chefs de guerre qui s’en servent pour se ravitailler en armes de guerre. 3 milliards de FCFA sont la somme mensuelle que recouvrent les groupes armés d’où la nécessité de les anéantir en réglementant la commercialisation de bétail.

 

La commercialisation de bétail fortement affecté par la crise politico-militaire à la suite de la prise du pouvoir par la coalition rebelle de la Seleka en mars 2013. Les éleveurs, notamment peuls centrafricains, ont de la peine à exercer les activités. Cette situation a contraint une bonne partie d’éleveurs à l’exil vers les pays frontaliers de la République Centrafricaine. Ceux qui ont décidé de rester dans le pays tentent tant bien que mal à poursuivre l’élevage de bétail. Certains d’entre eux font souvent l’objet d’attaque des groupes armés dont l’objectif est de les déposséder de leurs troupeaux. Deux facteurs permettent de décrire cette situation notamment la production et la commercialisation de bétail.

Le bétail comme pain de guerre des groupes armés

Dans cette situation, la production et la commercialisation des bœufs échappent au contrôle du gouvernement au profit des groupes armés qui continuent à s’enrichir. Cette commercialisation illégale rapporte énormément des sous aux rebelles qui s’en servent pour se ravitailler en arme à travers les pays voisins notamment le Tchad et le Soudan. Du coup, le bétail est devenu le pain de guerre des groupes armés qui écument tout le territoire national.

 

« Après le coup d’Etat de la Seleka contre le régime du Général François Bozizé, les rebelles ont occupé tout le pays notamment les zones d’élevages. Et dans ces zones d’élevage, ils se sont mis à voler les bétails des éleveurs. Donc beaucoup de nos bœufs sont convoyés vers le Tchad et le Soudan par les mercenaires. A partir de 2014 avec l’apparition des Antibalaka, les deux groupes armés ont volé les bétails des éleveurs et tué les éleveurs. C’est ce qui a contraint la moitié des éleveurs à l’exil », a expliqué Lamido Issa Bi Amadou dans un entretien exclusif à notre rédaction.

 

D’où viennent ces bétails avec un taux élevé d’abattage?

La préoccupation dans cette situation est le fait qu’aujourd’hui, malgré l’absence d’une bonne partie des éleveurs dans le pays, on assiste à un taux élevé d’abattage des bœufs dans la ville de Bangui qu’en temps normal avant la crise dans le pays. Environ 1500 têtes de bœufs abattues hebdomadairement avec un taux d’abattage 300 bœufs au quotidien à la Société d’Etat de gestion des obitoires (SEGA). L’on se pose la question de savoir de qui et d’où viennent ces bœufs malgré la crise ayant mis en difficulté l’élevage des bovins.

 

« Ces bœufs ne viennent pas des éleveurs centrafricains. Il y a certes une petite partie qui provient de nos éleveurs qui vendent une petite partie de leur bétail pour leur subsistance. Mais un éleveur vend en moyenne un bovin tous les 4 mois pour survivre s’il a une grande famille d’une dizaine de personne. Mais les bœufs que nous voyons à la SEGA, ce sont des bétails qui sont arrachés de force ou qui sont issus des éleveurs tués, et qui sont convoyés par les chefs de guerre, revendus à des commerçants qui sont complices de ces chefs de guerre qui les amènent dans la ville de Bangui afin de les vendre. Si vous regardez bien, les bétails viennent d’où? De Kaga-Bandoro, de Bambari qui sont occupés par les rebelles de Seleka. Donc, ces bœufs proviennent des vols de bétails organisés par des groupes rebelles, soit on a volé soit on a tué les propriétaires des bétails soit on a arraché de force. C’est ce qui explique le fort taux d’abattage de bétail à Bangui», a fait savoir le Chargé de mission en gestion des conflits communautaires.

 

A qui profite la commercialisation de bétail ?

Ces derniers temps, la région nord-est de la République Centrafricaine est devenue le théâtre de violents affrontements dus au vol de bétail. Les éleveurs font face aux défis sécuritaires défavorisant l’élevage et le commerce légal des bovins. Leurs bétails sont volés par les groupes armés dont certains perdent leur vie. De plus en plus, les groupes armés s’intéressent à la commercialisation des bétails jugée rentable et facile. Or, entre temps, ces hors-la-loi se sont livrés à l’exploitation de diamants bruts pour se ravitailler en armes. Car, il suffit aux groupes armés de mettre une balle dans la tête d’un éleveur pour se procurer son troupeau de bovin composé d’environ 100 bêtes, que de soulever 10 tonnes de terre pour espérer tirer péniblement un carat de diamant du sol.

 

« Si vous constatez, les groupes armés ne s’intéressent plus aujourd’hui aux activités minières. Car elles ne sont pas rentables que les activités bovines qui sont plus rentables. Parce qu’une bête qui est vendue à 400 ou 500 milles au niveau locale, est revendue au niveau de Bangui à 700 ou 800 milles, alors qu’un carat de diamant est vendu difficilement à 400 milles, parfois 200 ou 250 milles. Aujourd’hui, c’est la source fiable de ravitaillement des groupes armés. Mettez seulement un bœuf à 500.000 sur 1500 bœufs par semaine, vous obtenez 750 millions de FCFA par semaine qui repartent dans les mains des groupes armés. Et si vous multipliez 750 millions par 4 pour un mois, vous avez 3 milliards de FCFA. Et par année, cela fait 36 milliards qui repartent dans les mains des groupes armés » a renchérit Lamido Issa Bi Amadou, par ailleurs Chef traditionnel peul.

 

Avec cette somme, il est facile aux groupes armés de recruter des hommes et acheter des armes pour déstabiliser davantage le pays. Face à cette situation criarde, le gouvernement doit se pencher sur ce circuit commercial illégal qui échappe à son contrôle et fait perdre des sous à l’Etat. C’est ce que préconise Lamido Issa Bi Amadou. Pour lui, il faut moraliser ce circuit commercial.

 

« J’en appelle à la sagesse de tous, notamment le département de l’élevage, et le département de commerce ainsi qu’à la filière de commercialisation de bétail pour que cette filière soit moralisée. Il faudrait qu’on mette en place un système qui puisse permettre d’identifier le bétail depuis son lieu d’achat jusqu’à son lieu de vente. C’est-à-dire, que si on achète une bête à Kaga-Bandoro, il faudrait qu’on sache que cet animal provient de tel éleveur, il est acheté par tel commerçant et va sur tel marché. Il ne faut pas continuer à tromper le peuple centrafricain en disant qu’il y a suffisamment de bétail. Il faudrait plutôt dire aux Centrafricains qu’il y a suffisamment de bétail volé et il y a suffisamment d’argent qui repart vers les groupes armés pour continuer à pérenniser la souffrance du peuple centrafricain », préconise le Chargé de mission en gestion des conflits communautaires.

 

Les autorités centrafricaines cherchent par tous moyens de résoudre la question d’insécurité chronique qui s’installe dans le pays sans se pencher sur les causes endogènes qui favorisent le conflit. Or, pour combattre l’ennemi, il faut justement couper sa source de ravitaillaient. En normalisant la commercialisation de bétail tout comme de diamant, le gouvernement aura affaibli les groupes armés qui continuent de défier l’autorité de l’Etat et qui s’enrichit au grand dam de la population.

 

 

Centrafrique : Tentative de meurtre du capitaine Ngaïkosset à Boali, qui est à la manœuvre ?

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Centrafrique : Tentative de meurtre du capitaine Ngaïkosset à Boali, qui est à la manœuvre ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1480.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Capitaine Eugène Ngaïkosset. CNC.
Capitaine Eugène Ngaïkosset. CNC.

Bangui, le 21 mars 2017.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

La scène paraît bizarre et très compliquée, mais pour beaucoup d’observateurs politiques avisés, la main du Chef de l’État serait probablement derrière le désordre sécuritaire observée le lundi 13 mars dernier à Boali.

Lors de la cérémonie de la remise de la turbine hydro-électrique de Boali 1 dans laquelle le Chef de l’État Faustin Archange Touadéra avait participé, nos Journalistes qui étaient présents plusieurs jours avant le jour de cette cérémonie avaient constaté un gros désordre sécuritaire de la garde présidentielle. Ce désordre, apparemment bien pensé, a failli tourner à l’assassinat du capitaine Eugène Ngaïkosset par un sergent de la Sécurité présidentielle.

Selon nos journalistes qui ont vécu la scène, un jour avant leur arrivée dans la ville de Boali pour couvrir cette cérémonie, ils ont vu arriver dans son véhicule encore sous douane et immatriculé CE 220 FP, de couleur jaune foncé, le capitaine Eugène Ngaïkosset le vendredi 10 mars. Dès son arrivée, il commençait à donner des ordres aux soldats Faca affectés dans cette localité et tentait sur le coup de changer leur emplacement comme il l’a souhaité. Par respect du chef, tous ces Faca ont obéi à ses ordres ce vendredi du 10 mars.

Le dimanche 12 mars, plusieurs dizaines des soldats de la garde présidentielle ont été déployés sur place, le sulfureux capitaine Ngaïkosset tentait toujours de modifier le dispositif sécuritaire mis en place par le DG de la garde présidentielle.  De là, ce dernier n’avait pas accepté l’intervention du capitaine Ngaïkosset, ce jour, dans la mise en œuvre de sa stratégie sécuritaire. Il l’a fait savoir à tous ses éléments qui, dans ce même élan, ont décidé d’interdire au capitaine Ngaïkosset de mettre ses pieds dans le périmètre de sécurité lors de cette cérémonie.

Au moment de la cérémonie, le capitaine Ngaïkosset, alias le bouché de Paoua, tentait de pénétrer seul pour y assister. Malheureusement pour lui, il a été empêché par un sergent de la garde présidentielle qui, par la même occasion, l’a pointé avec son arme.

D’après certains éléments de la garde présidentielle présents sur le lieu, l’intention de ce sergent, était de finir, pour éternité ce jour, avec le fameux capitaine Ngaïkosset. Mais, il a eu la vie sauve, grâce à la diligence du DGA de la garde présidentielle qui ne voulait pas entendre un bruit de fusil, synonyme de panique de débandade ce jour.

Ce cafouillage sécuritaire, qui était-il vraiment derrière ?

Pour bon nombre des personnes contactées par CNC, il est vraiment impossible de voir Eugène Ngaïkosset alias le bouché de Paoua courir aux trousses du président Touadéra sans raison. Spécialiste de sales missions, le sulfureux et criminel, Eugène Ngaïkosset aurait reçu directement du Chef de l’Etat ou de son Chef d’Etat-Major, une autorisation en bonne et due forme.

Mais pourquoi une telle panique ?

Difficile de répondre à cette interrogation. Mais selon certains Experts militaires contactés par CNC, c’est le président Touadéra qui garde encore sous scellé l’accord de service qu’il aurait cosigné avec son ami le capitaine Eugène Ngaïkosset, Expert en mission commandée. Un service qui englobe, conclu cet Expert, “renseignements et exécutions des sales besognes si cela les circonstances l’exigent”.

Rappelons que la même scène s’était passée il y’a quelques semaines à Bossangoa poussant même le président Touadéra et son gouvernement à se confiner durant plusieurs heures.

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Centrafrique : Le cas Ali Darass, autisme ou complicité ?

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Centrafrique : Le cas Ali Darass,  autisme ou complicité ?

 

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Le chef Rebelle Ali Darassa de l’UPC.

Bangui, le 21 mars 2017.

Par : Apollinaire Gnékpalé, contributeur indépendant.

 

A l’heure où nous prenons la plume, les organisations internationales, les grandes ONG internationales des droits de l’Homme, les autorités locales, la presse nationale, l’opinion nationale centrafricaine sont tous unanimes pour reconnaitre que le terrorisme n’a que trop duré en Centrafrique. Le sang a trop coulé, trop de vies ont été perdues et détruites, trop d’écoles, de centres de soin, de villages, de champs, de biens, de bétails ont été souillés, dérobés, pillés, dépouillés, sabotés par l’action diabolique des mercenaires-terroristes.

Les Centrafricains dans un élan d’unité souhaitent tous avec la dernière force du désespoir la fin du règne des seigneurs de guerre, des mercenaires à la Ali Darass, à la Sidiki ou encore à la Joseph Kony. L’ultra-légalisme suspect des forces de l’ONU en RCA (la Minusca) leur font dire qu’il ne leur serait pas possible d’intervenir avec toutes les armes de guerre (hélicoptères de combat, drones, communications satellitaires, chars d’assaut, batteries d’artillerie, etc.) pour neutraliser définitivement ces semeurs de mort.

Pourtant comme beaucoup d’entre nous avons écouté sur les ondes la Radio Ndéké Luka dans l’émission en direct Pätärä du samedi 18 mars 2017, le Code Pénal centrafricain a prévu des dispositions très claires contre ce type de crimes, contre ce type de criminels. Le Président du Rassemblement Pour la République (RPR), Alexandre Ferdinand N’guendet qui participait à la dite émission en tant qu’invité nous a égrainé la liste des articles du Code Pénal qui traitent explicitement de ces criminels ; à savoir de l’article 151 à 157. Les articles 158 et 162 de préciser que ces crimes là sont imprescriptibles, donc non passibles d’une quelconque grâce présidentielle ou autre amnistie, en ajoutant que la sanction pour ces crimes est la peine de mort. C’est dire la gravité de la chose.

Ces éléments précités suffiraient dans tout pays de droit à obliger le ministère public à s’auto-saisir afin de faire arrêter et traduire devant la justice ces mercenaires-terroristes à la Ali Darass, sans même attendre la constitution d’une partie civile ou la plainte des victimes. Mais visiblement le parquet centrafricain semble fuir ses responsabilités. Au niveau gouvernemental, toujours aucune trace de l’émission d’un mandat d’arrêt. Mais qu’attend le gouvernement pour signer ce document ? Devons-nous tous se cotiser pour acheter un bic de cinquante frabcs CFA afin que cette signature puisse être effective ? Les caisses de l’Etat centrafricain sont-elles si vide que ça ? Ou bien est-ce que, comme le pense un grand nombre de Centrafricains, le gouvernement joue à un jeu étrange avec des non-dits dans la relation entre Ali Darass et certaines autorités politiques ? En tous les cas, à l’instar du ministère public, le gouvernement fuit ses responsabilités et laisse carte blanche à Ali Darass pour massacrer en masse des Centrafricain dans la Ouaka et s’enrichir par l’exploitation des 410 sites miniers qu’il s’est illégalement accaparé, sans compter les fruits du braconnage et des rackets en tout genre.

Le groupe parlementaire du RPR mené par son président l’Honorable Dalou Wamboli, député de Zémio, a adressé une interpellation écrite au gouvernent, comme le prévoit l’article 71 de règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, sur cette question d’importance vitale qu’est le terrorisme sans borne d’Ali Darass dans la Ouaka sans aucune réaction de l’Exécutif. Grâce à cette riche émission Pätärä de Ndeke Luka du samedi 18 mars 2017, nous apprenons par la bouche de Ferdinand Alexandre N’guendet, Président-Fondateur du RPR, que le Bureau de l’Assemblée Nationale semble faire obstruction à cette interpellation en retardant sa transmission au gouvernement. Les textes prévoient pourtant qu’à la réception de cette lettre le Bureau de l’Assemblée Nationale a obligation de le transmettre immédiatement, sans délai. De telle sorte que la réponse puisse être donnée dans les huit jours qui suivent son dépôt. Or la lettre a été déposée et enregistrée depuis le 6 mars 2017 sans que jamais elle ne soit transmise au gouvernement. Cela fait maintenant près de 15 jours déjà. Cette attitude, ces mesures visiblement dilatoires, donnent à penser qu’il y a quelque chose de louche, d’anormale. Ca ne dissipe pas ce spectre de la collusion entre Ali Darass et certaines personnalités de premier plan dans l’échiquier politique centrafricain. Chose que Joseph Zoundeko avait commencé avant que les hélicoptères de combat de la MINUSCA ne le refroidissent définitivement. Donc après le ministère public, après le gouvernement, voilà que l’Assemblée Nationale également semble jouer la partition de l’obstruction à l’arrestation d’Ali Darass.

De là à dire que le mercenaire-terroriste milliardaire Ali Darass a soudoyé un grand nombre d’hommes politiques centrafricains au plus haut niveau de l’appareil d’Etat, il n’y a qu’un pas que bon nombre de Centrafricains n’hésite plus à franchir. C’est ce qui se dit dans les transports, dans les marchés de PK12, KM5, Gobongo, Combattant et autres.

D’autant plus que la MINUSCA qui n’a pas hésité à arrêter les ex-rebelles comme Andjilo ou à refroidir le rebelle centrafricain Joseph Zoundéko sans brandir le besoin de l’émission d’un mandat d’arrêt contre eux. Elle a juste activé le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies qui leur permet de neutraliser par la force (même léthale) les ennemis de la paix et autres criminels de guerre. Etrangement dans le cas Ali Darass, la MINUSCA recule et fait appelle à des arguties juridiques pour éviter de remplir son devoir dans ce cas précis. Au point de cajoler et supplier Ali Darass de bien vouloir se déplacer à environ 60 km de Bambari, même si tous les soirs il revient au vu et au su de tous. Même si son Etat-Major est resté intact sur place.

Tous ces faits convergents concourent à fortifier l’idée d’une duplicité, d’une complicité manifeste entre le terroriste Ali Darass et certaines autorités de l’appareil d’Etat centrafricain et de la hiérarchie de la MINUSCA. Est-ce que la vérité est à chercher dans les propos du Ministre-Conseiller à la Présidence, Fidel Ngouandjika, qui dans l’émission Pätärä de Radio Ndeke Luka du samedi 18 mars 2017, disait que « la MINUSCA ne fait que ce que lui demande le gouvernement ». Doit-on comprendre que si la MINUSCA ne souhaite pas neutraliser le terroriste et criminel de guerre Ali Darass, passible de la Cour Pénale Spéciale (CPS), c’est justement parce que le gouvernement ne le souhaite pas ? Si tel est le cas, pourquoi ?

L’on comprendrait alors pourquoi la pétition lancée depuis maintenant trois semaines par le président du RPR, Alexandre N’guendet, suscite l’inquiétude chez certains hommes influents à Bangui. Cette pression populaire qui compte déjà 250.000 signatures, relayée par la presse est le signe de la faute politique des dirigeants centrafricains qui ont tout fait pour étouffer toute action à l’encontre du terroriste Ali Darass.

Les Centrafricains ont droit à la vérité, et surtout ils ne comprennent pas pourquoi on devrait sacrifier un pays entier, des vies humaines par millier pour satisfaire un analphabète sur-armé niché une montagne de cadavres centrafricains et de milliards expropriés aux Centrafricains.

 

Apollinaire Gnékpalé

Centrafrique : JEAN PIERRE DOUZIMA, DIRECTEUR GENERAL DE L’ACFPE SORTANT PAR LA RETRAITE, MAIS RESTE EN POSTE PAR LE POT.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1413.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le directeur général de l'ACFPE Monsieur Jean Pierre Douzima. Photo: ACAP.
Le directeur général de l’ACFPE Monsieur Jean Pierre Douzima. Photo: ACAP.

Centrafrique : JEAN PIERRE DOUZIMA, DIRECTEUR GENERAL DE L’ACFPE SORTANT PAR LA RETRAITE, MAIS RESTE EN POSTE PAR LE POT.

 

Bangui, le 21 mars 2017.

Par : Alain Nzilo, DP CNC.

 UNE CORRUPTION AU SOMMET DE L’ETAT

Jean-Pierre DOUZIMA persiste et signe : « j’y suis et j’y reste, je m’en moque de leur fichue loi de la retraite » déclara-t-il dans un débit de boisson à SICA I. Il aurait même sabré du champagne pour son maintien semble-t-il, pour deux ans à la tête de l’ACFPE.

 

Il a raison de célébrer avec faste ce bras de fer qu’il fustige, car depuis janvier 2017, il est à son poste, engage l’ACFPE dans les dépenses, effectue des missions au nez et à la barbe du Dr ABDOULAYE Moussa, Ministre de la Fonction Publique, de la Modernisation de l’Administration, du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale, qui lui aussi, aurait encaissé la coquette somme de 5 000 000 FCFA.

Jean-Pierre DOUZIMA, qui s’autoproclame ami personnel du Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, était reçu en décembre dernier par le Président. Il ressort de leur entretien que DOUZIMA lui aurait promis monts et montagnes, qu’il avait beaucoup de projets porteurs d’espoir pour la jeunesse centrafricaine et que son départ de l’ACFPE la déstabiliserait. Le Président de la République en tant que fin diplomate, ne l’avait pas cru, il a instruit le Ministre de la Fonction Publique, de la Modernisation de l’Administration, du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale d’appliquer à la lettre tous les manquements qui ont été relevés par la mission de contrôle de l’Inspection Générale d’Etat et de fournir dans un délai très court la situation administrative de Jean-Pierre DOUZIMA. Il n’en est pas question pour ABDOULAYE qui a déjà quelque chose pour arrondir ses vacations à l’université en panne de paiement.

L’ACFPE n’est pas constituée que du seul DOUZIMA, il y a des Experts en la matière, dont nous taisons volontairement les noms, qui élaborent les projets qui sont simplement approuvés par lui. Il est incapable ensuite de les soutenir devant les bailleurs. Il se fait accompagner dans ses missions nationales et internationales et dans ses décisions, par son petit frère germain Thierry ZOUMA, enseignant chercheur à l’Université, très contesté pour sa nullité, et qui s’accroche lui aussi désespérément au poste de Directeur de Formation et du Conseil en Organisations qu’il assume sans compétences. Sa mise en disponibilité dans la fonction publique a expiré depuis bientôt trois ans. Lui et son grand frère sont dans l’illégalité totale dans cette pauvre ACFPE, office public de l’Etat Centrafricain. Puisque l’ACFPE a changé d’identité juridique, c’est maintenant la société familiale du trio DOUZIMA/ZOUMA/LAWSON, nous l’avions déjà dénoncé dans notre publication du 04 février 2017, et cela se confirme.

Que diront : Moussa ABDOULAYE ? Mathieu Simplice SARANDJI ? Arthur PIRI ? et l’Inspection Générale d’Etat ?

Le seul DOUZIMA, le tout puissant Directeur Général de l’ACFPE, met toute une institution en branle.

L’Inspection Générale d’Etat est à son énième contrôle, le Ministère de la Fonction Publique aussi, mais aucun de ces décideurs n’est capable de s’assumer en rédigeant un décret portant nomination d’un Directeur Général à l’ACFPE et le soumettre à la signature du Président de la République. Est-ce que PIRI, Ministre Contrôleur Général des Sociétés et Offices Publics à la Primature, attend que le prochain présumé remplaçant de DOUZIMA lui promette de ne pas contraindre DOUZIMA à rembourser les trois mois de salaire qu’il aurait indument perçu, les frais de mission et aussi le retour rapide de ZOUMA à la fonction publique ?

C’est pour la première fois dans l’histoire de l’administration Centrafricaine qu’un agent de l’Etat refuse d’aller à la retraite et est cautionné par le Gouvernement.

La loi sur la retraite est claire « dès que tu atteins l’âge fixé pour la retraite, tu es admis à faire valoir ton droit, quelques soit ton appartenance sectaire, (franc-maçonnerie, rose croix, Rotary-club, Tamboula ngangou, etc…) ».

La dernière question que l’on peut se poser en tant que fonctionnaire centrafricain et agent de l’Etat, est que Moussa ABDOULAYE, Simplice Mathieu Sarandji et Arthur PRI sont-ils en train de modifier la loi sur la retraite spécialement pour le cas DOUZIMA ? affaire à suivre……

Mon cher frère JP DOUZ, le ridicule ne tue pas les Chefs d’Etat Africains, ils ont beau modifier leurs constitutions pour se maintenir au pouvoir mais ils le quittent généralement honteusement. Je te conseille, en tant que frère et ami, de te résigner et quitter la tête haute l’ACFPE avec dignité. Tu y as certes laissé des honorables traces. Ne t’humilie pas pour détruire ta carrière de retraité qui s’annonce sans doute très belle au regard de ton riche carnet d’adresse. « C’est dans le malheur qu’on connait les vrais amis ».

Centrafrique : le MLPC et l’Alliance Progressiste Internationale, l’interview du Député Martin Ziguélé à CNC.

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Centrafrique : le MLPC et l’Alliance Progressiste Internationale, l’interview du Député Martin Ziguélé à CNC.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_16142.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President du MLPC Monsieur Martin Ziguélé. Credit photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
Le President du MLPC Monsieur Martin Ziguélé. Credit photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 20 mars 2017

Par: Gisèle MOLOMA, CNC

Le mardi dernier, le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain monsieur Martin Ziguélé a été élu avec une large majorité au Conseil de l’Alliance Progressiste Internationale à Berlin en Allemagne. Dans le souci d’éclairer le peuple centrafricain en général et les militants de son parti en particulier sur les enjeux de cette nouvelle alliance avec cette Association politique internationale, nos journalistes ont rencontré le président du MLPC l’honorable Martin Ziguélé à son domicile ce week-end.

Que c’est que l’Alliance Progressiste International ?Et pourquoi le MLPC y adhère-t-il ? C’est, entre autres, à ces questions que l’honorable Martin Ziguélé répond dans l’interview qui suit. Intéressant !

 

Monsieur Martin Ziguélé bonjour ;

MZ : Bonjour

CNC : Vous rentrez d’un séjour en Allemagne où vous aviez pris part à un congrès de l’Alliance Progressiste Internationale Aujourd’hui, beaucoup de vos compatriotes ne savent pas ce que c’est que l’Alliance Progressiste Internationale. Pouvez-vous nous présenter succinctement cette association ? Et quels sont ses objectifs ?

En effet, je rentre de Berlin en Allemagne où j’ai pris part au Congrès de l’Alliance Progressiste Internationale aux côtés de mes pairs responsables des partis politiques socialistes, sociaux-démocrates, progressistes et démocrates du monde entier. L’Alliance progressiste ou Progressive Alliance en anglais est un réseau mondial des partis progressistes, sociaux-démocrates et socialistes proche de l’Internationale socialiste. Cette Alliance Progressiste a été  fondée à Leipzig le 22 mai 2013, à l’occasion des 150 ans du SPD (1863). Elle réunit 80 partis sociaux-démocrates et progressistes, syndicats et Organisations Non Gouvernementales (ONG).

CNC : Y’a-t-il une différence entre l’Internationale socialiste et l’Alliance Progressiste International ?

MZ: L’Alliance Progressiste est un réseau d’actions de partis politiques , de syndicats et d’ONG , par ailleurs membres de l’Internationale socialiste.

CNC : Pourquoi votre parti le MLPC y adhère-t-il ?

MZ: Le MLPC est membre de l’Internationale socialiste depuis le Congrès d’Athènes depuis juin 2008. En tant que parti social-démocrate lorsque le Réseau d l’Alliance Progressiste a été créé, nous avons jugé utile et nécessaire pour le MLPC d’y adhérer.

CNC : Depuis quelle année, Monsieur le Président ? Et quels en sont les avantages pour votre parti en tirent ?

MZ: le MLPC est membre fondateur d l’Alliance Progressiste le 22 mai 2013 à Leipzig en Allemagne. Comme je l’ai dit tantôt, nous constitutions un réseau de forces politiques et sociales progressistes dans l’optique de constituer une force de propositions et d’actions pour faire avancer les libtés, la justice et la solidarité.

CNC : Vous venez d’être élu à une large majorité, membre du Conseil de l’Alliance progressiste. Pouvez-vous présenter à nos lecteurs et internautes, comment est organisée cette Alliance et quelles sont les attributions du Conseil ?

MZ: L’Alliance Progressiste est structuré autour d’un Conseil, d’un Comité Directeur et d’une Coordination.

Le Conseil- ou Board en anglais- de l’Alliance progressiste comprend 35 partis politiques de toutes les régions du monde et détermine le cap politique de l’Alliance. Il se réunit au moins une fois par an.

Le Comité directeur – ou Steering Committee en anglais- prépare les activités de l’Alliance progressiste. Les partis intéressés peuvent envoyer un délégué au Comité directeur. Ce Comité se réunit régulièrement, au moins deux fois par an, et dans la mesure du possible, en marge des manifestations internationales.

La Coordination de l’Alliance progressiste, qui est basée sur un système de rotation entre les participants. La période de coordination s’étend d’une conférence de l’Alliance progressiste à la suivante.

CNC : Monsieur Martin Ziguélé, parlons un peu de l’actualité. La Centrafrique vient de recevoir la visite du Vice-président de la Banque mondiale après celle de la Directrice générale de FMI. Dans la foulée, des promesses de décaissement ont été annoncées. En votre qualité de président de la Commission finance à l’Assemblée nationale ; quels sont les moyens dont dispose l’Assemblée nationale à ce jour pour suivre la traçabilité de ces fonds ?

MZ: La Constitution de notre pays confère à l’Assemblée nationale aussi bien le contrôle de l’action gouvernementale que le vote du Budget de l’Etat. Ce second volet se fait par le biais des lois de finances, communément appelé le budget, et qui devient rectificatif lorsqu’il y’a des ressources ou des charges exceptionnelles au cours de l’exercice budgétaire.

CNC : En 2012, aux côtés de vos amis socialistes français, vous vous étiez fait remarquer dans la compagne électorale de François HOLLANDE. Pour cette année électorale en France, ce n’est pas le cas. Pourquoi cette distance ?

MZ: Il n’y a pas de distance, nous sommes en contact avec nos camarades socialistes français, et partageons régulièrement nos analyses sur l’évolution de cette campagne difficile et singulière à la fois.

CNC Martin Ziguélé, merci

 

 

 

CENTRAFRIQUE : CACOPHONIE DIGNE D’UNE TÉLÉ-RÉALITÉ AU SOMMET DE L’ÉTAT, LA STABILITÉ ET LA PÉRENNITÉ DU POUVOIR SONT-ELLES MENACÉES ?

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CENTRAFRIQUE : CACOPHONIE DIGNE D’UNE TÉLÉ-RÉALITÉ AU SOMMET DE L’ÉTAT, LA STABILITÉ ET LA PÉRENNITÉ DU POUVOIR SONT-ELLES MENACÉES ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1294.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou
Monsieur Bernard Selembi Doudou

Bangui, le 20 mars 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou.

 

Après la valse des décrets mettant en place les institutions prévues par la constitution du 30 mars 2016, le palais de la renaissance s’est lancé à l’assaut pour le contrôle du pouvoir législatif en vue de se représenter majoritairement dans l’équipe dirigeante de l’assemblée nationale. Conformément aux règlements intérieurs de cette haute institution, le bureau de l’assemblée nationale doit connaître un renouvellement à l’exception du seul mandat du président de l’assemblée nationale qui couvre le quinquennat. C’est ainsi que le groupe parlementaire “cœurs unis” soutenu par l’élu de la nation a lancé la chasse aux postes dans le bureau de l’assemblée nationale contre le groupe parlementaire “chemin de l’espérance” soutenu par le President de l’assemblée nationale.

La défaite de la coalition c’est à dire du camp présidentiel est cuisante et amère. Cette défaite a par la même occasion fragilisé l’union sacrée et les “cœurs unis” qui vient de se muer sans honte en “Alliance Patriotique Présidentielle”. Cette terrible défaite laisse présager des épisodes titanesques dans les jours, mois et années à venir. Ainsi, de multiples interrogations taraudent dans la tête de nos concitoyens : comment expliquer cette déconfiture ? Quelles sont les raisons alors que le camp Présidentiel avait les moyens de se faire représenter ? Les candidats présentés ne sont pas des idéaux ? Ont-ils des moralités et/ou profils douteux à l’instar de François Fillon en France ? S’agit-il encore de promesses non tenues ou de la corruption de la part du President de l’assemblée nationale ? Le President de la République est-il intègre et ne veut pas utiliser les méthodes du President de l’assemblée nationale ? La corruption avérée qui a atteint le bureau de l’assemblée nationale et les accusations de connivence avec les groupes armés ne sont-elles pas constitutives de haute trahison ?

Il faut noter que le President de la République se retrouve depuis son élection dans une situation politique inédite et délicate. Les précédents régimes s’arrangent toujours à avoir un homme de confiance à la présidence de l’assemblée nationale. L’autre particularité inédite réside dans le statut identique des deux protagonistes. Les deux sont des candidats indépendants aux dernières Présidentielles, ils n’ont pas de partis politiques et ont un groupe parlementaire façonné et/ou acheté. Cette situation élève le risque de danger pour notre jeune démocratie. Le chef de l’Etat ne peut éviter un duel fatal face à un farouche concurrent qui nourrit et murmure depuis des décennies des ambitions présidentielles nonobstant sa large désillusion aux dernières présidentielles.

De prime abords, les relations entre le chef de l’Etat et le President de l’assemblée nationale qui a une forte personnalité sont souvent électroniques et basées sur des suspicions, de méfiance et des accusations nauséabondes qui sont préjudiciables à la stabilité de notre chère nation. Face à cette cacophonie digne d’une télé-réalité, le citoyen lambda s’interroge : pourquoi le President de la République a attendu une année pour lancer une contre-offensive contre l’instance dirigeante de l’assemblée nationale ? Était-ce le délai minimum pour comprendre l’enjeu, l’utilité et la portée d’un bureau de l’assemblée nationale ? Pourquoi cette envie subite de se représenterdans le bureau de l’assemblée nationale ?

La naïveté et la non maîtrise des rapports exécutif/législatif sont-elles à la base de ce réveil tardif ? La présidence de la République n’a t-il pas un conseiller juridique dans ses rangs ?

Dans ce conflit stérile de positionnement politique entre le President de la République et le President de l’assemblée nationale, où se trouve la priorité des centrafricains ? De cette envie d’envahir et de contrôler l’instance dirigeante de l’assemblée nationale, que faites-vous du principe de séparation de pouvoir édicté par Montesquieu ? Fort de ce qui précède, lequel des deux protagonistes dégainera en premier l’arme “de destructions massives ” mise à leur disposition respective par la constitution ? Il s’agit de la dissolution de l’assemblée nationale par le President de la République et inversement la motion de destitution ou de censure contre le gouvernement pour le parlement. N’oublions pas qu’en cas de dissolution de l’assemblée nationale prévue par l’article 46 de la constitution, le chef de l’Etat doit recueillir l’avis du bureau de l’assemblée nationale et encore, a t-il les moyens d’organiser de nouvelles élections législatives ? Parallèlement, le parlement peut aussi initier une procédure de destitution du Président de la République ou de voter une motion de censure contre le chef du gouvernement. En cas de destitution du President de la République, le President de l’assemblée nationale qui a des ambitions présidentielles avant sa naissance n’acceptera pas d’assurer l’intérim qui ne dure logiquement que trois mois. Ainsi, ce dernier placera son vice-président qui sera en retour son faiseur de roi. En cas de statuquo, c’est à dire que la situation actuelle ne change pas, le pays sera à un moment donné de son histoire ingouvernable car le parlement va faire piétiner les initiatives gouvernementales. L’équation est tellement technique qu’elle donne des migraines à celles ou ceux qui tenteront de la résoudre. Pour finir et en guise de contribution, nous nous permettons de mettre en garde les deux protagonistes qui murmurent des projets visant à déstabiliser notre démocratie embryonnaire. Celui qui osera sera responsable devant l’histoire. Nous vous invitons in fine de vous débarrasser de vos égos et de privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 18 mars 2017.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections

Tel : 0666830062.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique: bientôt la création d’une radio communautaire pour la paix et la cohésion sociale.

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Centrafrique: bientôt la création d’une radio communautaire pour la paix et la cohésion sociale.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1719.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La nouvelle station radio en Centrafrique

Bangui 16 mars 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Il sera créée dans un bref délai en Centrafrique, une radio communautaire qui a pour vocation la consolidation de la paix et la cohésion sociale. Ladite radio sera remise aux quatre organisations nationales œuvrées dans le but de ramener la paix entre le peuple centrafricain. Elle va bénéficier de l’appui de l’ONG Internews. L’annonce a été faite le 15 Mars 2017 lors d’un atelier de réflexion avec ces organisations à l’Hôtel JM Résidence (JMR) à Bangui.

La cr« Le choix d’implantation de cette radio découle d’une réflexion stratégique aux fins d’aboutir à une issue qui est la problématique sur laquelle la radio va travailler. Dès que la ligne éditoriale de cette radio sera définie, elle va travailler pour la paix, la cohésion sociale, le mécanisme de relance de la paix et du développement», a précisé Pascal Chiralwirwa, Directeur pays de l’ONG Internews.

Afin d’assurer la survie de cette nouvelle radio, l’organisation non gouvernementale dénommée « Coalition des Femmes pour la Paix et la Reconstruction en Centrafrique », est retenue pour la gestion.

Il a ensuite précisé que la coalition des Femmes pour la Paix et la Reconstruction en Centrafrique doit mener beaucoup d’actions s’inscrivant dans le processus du maintien de la paix et de la cohésion sociale.

« Nous attendons de cette organisation, son rôle catalyseur pour impulser la paix et mettre toutes les autres organisations de la société civile autour de ladite radio afin de diffuser le message de paix lié au processus de relance du développement», a précisé Pascal Chiralwirwa.

Marie Solange PAGONENDJI NDAKALA, coordonnatrice de l’ONG la Coalition des Femmes pour la Paix et la Reconstruction en Centrafrique, se réjouit de cette initiative. Elle pense pour sa part que la création de cette radio vient à point nommé booster les Centrafricains à vivre ensemble comme par le passé.

Elle souhaite en outre l’autorisation rapide au près du Haut Conseil de la Communication, la fréquence afin de permettre à la radio d’émettre. A cet effet, Marie Solange PAGONENDJI NDAKALA préconise le recrutement des journalistes qualifiés pour assurer la mise en œuvre de ce projet.

Il faut noter que cet appui de l’ONG Internews s’inscrit dans le processus du « Projet connect », visant à relier les autorités centrafricaines et les citoyens à travers un journalisme responsable.

 

 

Centrafrique : le DDRR et ses enjeux, déjà 20 millions sur les 45 millions de dollars pour sa mise en œuvre.

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Centrafrique : le DDRR et ses enjeux, déjà 20 millions sur les 45 millions de dollars pour sa mise en œuvre.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1723.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Colonel Selesson et Madame Diane Corner. Credit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 17 mars 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Le programme du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), s’impose comme un dénominateur commun à tout programme du relèvement de la République Centrafricaine. Avec l’appui des partenaires, les autorités centrafricaines sont à pied d’œuvre pour la mise œuvre de ce programme qui concerne 7000 combattants. 20 millions de dollars américains déjà sont annoncées en attendant le gap de 25 millions de dollars pour lancer officiellement le DDRR sur une période de 39 mois dont 30 mois de démobilisation, 6 mois de réinsertion et 3 mois de rapatriement. L’information est donnée par le Colonel Noël Selesson, le Conseiller chargé du DDRR à la présidence, lors d’une conférence de presse conjointe gouvernement et Minusca le 15 mars 2017.

Pour réussir le plan de relèvement du pays, les autorités ont l’intérêt à définir clairement le plan du DDRR afin de ne pas retomber dans les erreurs du passé. La poursuite de dialogue avec les groupes armés et la mobilisation des fonds sont des importantes phases qui mobilisent l’énergie des autorités centrafricaines visant à enclencher ce processus qui compte 39 mois de délais d’exécution.

D’après le Conseiller chargé du DDRR à la Présidence de la République, 7000 combattants sont répertoriés dont 1500 enfants soldats, 500 mercenaires et 1000 ex FACA sont concernés par le programme DDRR. Plusieurs comités ont été mis en place à la présidence pour gérer le processus. Il s’agit des comités stratégiques, techniques et du comité consultatif à travers lesquels les autorités maintiennent le dialogue avec les groupes armés, en vue de leur participation et implication dans le processus.

« Tous les documents techniques sont disponibles ainsi que la mobilisation des fonds. Aujourd’hui, nous savons qu’il nous faut 45 millions de dollars américains pour tout le programme. Nous avons eu des promesses pour 20 millions de dollars américains, nous avons un gap de 25 milliards de FCFA. Aujourd’hui, nous savons que le programme concerne 7 000 ex-combattants dont 1500 enfants associés aux groupes armés, 500 mercenaires étrangers et environs 1000 ex FACA et s’étale sur une durée de 39 mois », a déclaré le Colonel Noël Bienvenu Selesson.

Sur 14 groupes armés répertoriés sur le territoire centrafricain, 12 groupes prennent déjà part au Comité consultatif du DDRR. Le Conseil chargé du DDRR a estimé qu’à la prochaine réunion, les deux autres rebelles dont le FPRC de Nourredine Adam et les Antibalaka de la branche Mokome, partisan de l’Accord de Nairobi, pourraient rejoindre le cercle des groupes dans ce processus.

«Nous pensons que lors de la prochaine réunion, les deux groupes réticents y prendront part, car le FPRC de Nourredine Adam et la branche Mokom des Anti-Balaka ont déjà désigné leurs représentants à ce comité », a souligné le Colonel Noel Selesson. Il a, par ailleurs, souligné que le programme du DDRR n’est pas une prime à l’impunité car, d’après lui, la justice fera son travail. « Le DDRR est volontaire », a-t-il insisté.

Cette conférence de presse a été co-animée avec la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, chargée des Affaires politiques et des questions de protection des civils, Diane Corner. Diane Corner, a pour sa part rappelé que la Minusca, qui a été au début aux côtés des autorités centrafricains pour stimuler les partenaires, fait de son côté pour appuyer le gouvernement dans la mobilisation afin d’aboutir au résultat probant.

«De par le passé dans ce pays, il y avait eu des fonds destinés au DDR qui n’avaient pas été utilisés à cet effet, ce qui a conduit à des troubles, et c’est ce qu’il faut éviter. Nous avons été ensemble à Londres, à Bruxelles, nous continuons de travailler ensemble, et nous sommes assez confiants qu’ensemble nous allons aboutir à un résultat satisfaisant dans ce processus», a-t-elle martelé.

La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique a par ailleurs réitéré la nécessité de lutter contre l’impunité en Centrafrique, afin de mettre un terme au cycle de violence dans le pays.

« Même si on n’a pas de jugement en ce moment, cela ne veut pas dire que le processus n’est pas en cours. Bientôt nous allons publier la cartographie des crimes commis dans le pays depuis 2003, ce qui est un progrès non négligeable», a-t-elle insisté.​

 

Centrafrique : 402240 déplacés internes, une situation humanitaire alarmante

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Centrafrique : 402240 déplacés internes, une situation humanitaire alarmante

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1722.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les personnes déplacées sur un site de Bangui. Credit photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Les personnes déplacées sur un site de Bangui. Credit photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

Bangui 16 mars 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

La situation humanitaire en République centrafricaine continue de se dégrader. Avec la recrudescence de la violence et la multiplication des foyers de tension depuis le mois de septembre 2016 et le premier trimestre 2017, plus de 100 000 nouveaux déplacés ont été enregistrés, à en croire le Bureau des affaires humanitaires en Centrafrique. Ce chiffre porte le nombre de déplacés internes 402 240. Ceci implique qu’un Centrafricain sur cinq est soit déplacé soit réfugié dans les pays limitrophes.

 

L’OCHA informe que le financement de l’action humanitaire suit une tendance à la baisse amorcée depuis 2014, alors que cette situation crée de nouveaux besoins urgents. Selon toujours l’OCH, le budget du Plan de réponse humanitaire 2017 pour la République Centrafricaine d’un montant de 399,5 millions de dollars n’est financé à ce jour qu’à hauteur de 5% soit 19 millions.

 

En 2016, seuls 37% des 531,5 millions de dollars requis n’ont été mobilisés. Dans ce contexte, l’OCHA déplore que la Centrafrique demeure le seul pays au monde où la moitié de la population doit sa survie à l’aide humanitaire.

 

« Ne laissons pas la Centrafrique devenir une crise oubliée ou négligée par le reste du monde » ont lancé de concert le ministre des Affaires sociales et de la réconciliation, Virginie Baikoua et le Coordonnateur humanitaire ad intérim en RCA, Michel Yao, aux partenaires techniques et financiers réunis le 15 mars 2017 à Yaoundé au Cameroun, à l’occasion d’une session d’information sur la situation humanitaire.

 

Des progrès indéniables ont été réalisés mais 2,2 millions de Centrafricains soit la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire. « La République centrafricaine demeure une priorité absolue pour la communauté humanitaire » a rappelé Michel Yao. Le sous-financement chronique de l’action humanitaire a entrainé une baisse perceptible de l’aide humanitaire en termes qualitatif et quantitatif. La diminution de moitié des rations alimentaires dans plusieurs régions en atteste.

 

Des acteurs humanitaires se sont complétement retirés en divers endroits faute de financement alors qu’ils étaient souvent les seuls, d’après l’OCHA, à procurer des services sociaux de base. La disparition de ces activités est déplorable notamment dans le secteur de la santé. En 2016, rappelle l’OCHA, les dernières estimations montraient que 56% des infrastructures de santé étaient tenues par les humanitaires.

 

Cette situation risque d’hypothéquer les acquis obtenus si un niveau de financement adéquat ne permet pas de les consolider et de tomber dans une crise humanitaire plus aiguë. Afin de mieux répondre aux nouveaux besoins exprimés et faire face à ceux qui préexistaient tout en prenant en compte les contraintes logistiques et infrastructurelles spécifiques à la RCA, Michel Yao et Virginie Baikoua en ont à nouveau appelé à la générosité des donateurs.

 

« Cela nous aidera aussi à proposer un autre récit de la Centrafrique au reste du monde et un nouveau départ aux Centrafricains et aux Centrafricaines » a conclu Virginie Baikoua.

Centrafrique : ECOLOG, UNE société PARASITE DANS LES GRACES DE LA MINUSCA.

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Centrafrique : ECOLOG,  UNE société PARASITE DANS LES GRACES DE LA Minusca.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1714.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Macédonien de l'Ecolog de la Minusca.

Bangui, le 17 mars 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Le président de la RCA, Pr Faustin Archange TOUADERA a, dans son discours d’investiture que l’heure de la rupture avec les vieilles pratiques du passé était terminé. Et ce, dans tous les secteurs et compartiments de la vie publique centrafricaine. Hélas, il ya des structures foncièrement nostalgiques du passé qui continuent, persistent dans les pratiques nauséabondes qui ont contribué à discréditer notre pays dans le concert des nations.

Le cas patent est celui de la société ECOLOG qui sous-traite avec la MINUSCA dans les commandes, l’acheminement et la distribution des vivres (rations) de cette force onusienne dans toutes les bases implantées à l’intérieur de la RCA.

Profitant de l’exonération accordée par l’Etat centrafricain à la force multinationale (MINUSCA), ECOLOG en fait double. Dans les commandes de la MINUSCA qu’elle traite, cette société véreuse imbue de pratiques nébuleuses profite pour ramasser et insérer des commandes des particuliers, notamment les grands commerçants musulmans et libanais. Ce qui est une entorse à l’Etat dans le recouvrement des impôts et les taxes douanières pour ses charges régaliennes.

Or, reconnaissons-le en toute sincérité et patriotisme, des efforts louables sont entrain d’être faits par le gouvernement centrafricain à travers le ministère des finances pour redorer le blason de l’économie nationale longtemps ternie et essoufflée par la fraude et d’autres pratiques nauséabondes, à l’exemple de celles d’ECOLOG.

Qui sait si ECOLOG, puisque cette société est aveuglée par la fraude, pourrait être à l’origine du convoyage des colis douteux comme les contenner d’armes réquisitionné et séquestré récemment par les forces publiques et la douane au port Amont.

Sur la même lancée, ECOLOG fait rentrer sur le territoire centrafricain des sujets étrangers comme bon lui semble à chacun de ses voyages, des milliers de personnes dont on ne maitrise pas l’identité il est temps que le service de l’immigration et émigration puisse ouvrir une enquête pour en savoir d’avantage. A cette allure, Cette société gagnée par la boulimie de gagne-pain, pourra à la longue nous réserver des surprises désagréables en important en masse des terroristes et assimilés tels les agents de boko haram.

Il est temps que la police des frontières et la direction de l’émigration-immigration puisse prendre au sérieux les agissements de cette société qui, sous couvert de la Minusca, fait normalement autre chose, la mafia véritable.

Le département des ressources humaines, tenu par des macédoniens, des gens qui ne parlent ni anglais ni français à l’exemple d’un certain QUENAN ALIU, profane de la législation centrafricaine en matière de travail, traite les centrafricains travaillant dans cette structure comme de véritables sous-hommes. Injures, calomnie, violences verbale et même physique constituent le salaire des compatriotes qui ont choisi de travailler dans cette structure.

Comme si cela ne suffisait pas, ce dernier a le toupet de ne plus recruter le personnel local, même pour des petits postes. Tous les petits travaux sont réservés aux étrangers et premièrement les macédoniens.

Voilà comment des gens font du beurre sur le pays prétextant qu’ils aident le peuple centrafricain à sortir de la crise. Que les autorités veillent sur cette société et pourquoi pas la déclarer « société non gratta » en RCA.

La MINUSCA aussi a intérêt de voir ou même revoir les clauses qui la lie à ECOLG de peur de ternir son image et d’être impliquée un jour dans les sales draps de cette société qui fait autre chose en son nom. Suite dans la prochaine publication (Affaire à suivre)

 

                                                                                   

 

PAM CENTRAFRIQUE : UN néo colonialiste à la logistique et chargé du programme.

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PAM Centrafrique : UN néo colonialiste à la logistique et chargé du programme.

 

Logo du PAM

Bangui, le 17 mars 2017.

Par :

Hermann TEMONAH, Stagiaire- CNC.

 

Qui avait prédit que les colons étaient définitivement partis de l’Afrique, que le colonialisme était définitivement rangé aux oubliettes ? Pour démentir les pourfendeurs de cette thèse, il faut venir au PAM Centrafrique pour se rendre à l’évidence.

La françafrique renait de ses cendres au département de la logistique du Programme Alimentaire Mondial(PAM) section RCA.

En effet, un certain Christian FORTIER, nouvellement arrivé au département logistique et chargé du programme du PAM en RCA, n’a pas tardé à mettre en exécution, sa politique de francisation du PAM. Aussitôt venu, monsieur Fortier a jugé utile de chasser toutes les sociétés nationales qui sous-traitaient avec le PAM dans différents secteurs d’activités tels que le gardiennage, la gestion de la flotte, le transport des vivres etc.

C’est ainsi que le transport des vivres est confié à la société française Groupe Bolloré. Le gardiennage et la flotte, à une autre société française du domaine à savoir POWERS SECURITY. Et plus récemment, sous le couvert d’un Appel d’offre fallacieux, ce même FORTIER va confier l’aspect gestion et placement du personnel travaillant au PAM à une société camerounaise dénommée LJD Counsulting, implantée en RCA depuis 2014 et dont le propriétaire est un sujet français résident en France depuis toujours.

La RCA a des compétences locales dans différents domaines. Mais l’intention cachée de ce monsieur FORTIER est de sevrer les structures locales, de mettre en place comme il est entrain de faire une véritable politique de puting out toutes sociétés nationales centrafricaines qui ont toujours travailler avec le PAM pour tout confier aux étrangers et notamment au groupes et sociétés françaises.

Depuis le port de Douala jusqu’au transport à l’intérieur du pays, il a responsabilisé seul le groupe Bolloré. Résultat : Plus de 200 chauffeurs, mécaniciens et assistant chauffeurs en flotte et autres sujets centrafricains sont mis en chômage au PAM à cause de la politique colonialiste de ce monsieur FORTIER au profit de LGD consulting une société qui se baigne dans la mafia et en complicité avec ce colon FORTIER.

Pourquoi un seul colonisateur met-il en péril la vie de nombreux fils du pays ? Depuis peu de temps, et comme s’il n’y avait pas de cadres valeureux en RCA, monsieur FORTEIR chasse à tour de bras les centrafricains au niveau du PAM, même ceux qui avaient déjà un CDI (contrat à durée indéterminée) au profit des congolais et autres expatriés. Out colon Fortier ! Ce n’est qu’à ce prix que le PAM pourra retrouver sa sérénité et son élan de confiance d’antan avec les centrafricains.

Il est temps que le gouvernement ouvre les yeux en procédant à l’arrestation et au rapatriement de ce bourreau français.

                                                    

Centrafrique : le CNNVA s’engage à lutter contre les violences actives au milieu universitaire.

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Centrafrique : le CNNVA s’engage à lutter contre les violences actives au milieu universitaire.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1690.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Université deux Bangui . Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
Université deux Bangui . Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 15 mars 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Les artisans de la non-violence République Centrafricaine se mobilisent pour barrer la route au phénomène de la violence au niveau scolaire et Universitaire. A cet effet, le Conseil National de la Non-Violence Active (CNNVA) s’est implantée à l’Université de Bangui pour lutter contre les violences au milieu éducatif. Ainsi, un bureau exécutif et plusieurs organes décentralisés dans chaque faculté de l’Université ont été mis en place avec un objectif de de promouvoir la non-violence active au milieu universitaire.

«Le monde ne sera pas détruit par ceux font le mal mais par ceux qui regardent faire sans rien faire », c’est sur cette citation de Albert Einstein que la Coordonnatrice Conseil National de la Non-Violence Active, Marie-Nôel Koyara a appelé les étudiants centrafricains à réfléchir. Un appel lancé aux étudiants lors de la cérémonie de l’intronisation des membres élus des organes décentralisés de CNNVA.

La mise en place des organes a eu lieu dans l’amphi Alphonse Blagué à l’Université de Bangui. Le ministre de l’éducation nationale et de la recherche scientifique, le représentant du premier ministre et le recteur de l’Université ont rehaussé de leur présence à cet évènement. L’objectif recherché à travers la mise place des organes du Conseil National de la Non-Violence active est de sensibiliser les étudiants sur la manière de revendiquer leurs droits.

« Etant donné que la formation de la jeunesse sur le plan de la morale et intellectuelle et convaincu que les actions en faveur de la non-violence active, en se basant sur les valeurs morales et la philosophie sont les moyens les plus sûrs pouvant nous permettre d’éradiquer les maux qui gangrènent notre pays et notre Université en particulier, nous avons décidé en collaboration avec le président de l’ANECA de mettre des cellules universitaires en place afin de promouvoir la non-violence active et de nous conscientiser et moraliser mutuellement et chercher les voies et moyens pour atteindre des objectifs nobles par la voie de dialogue, de la réconciliation s’il faut revendiquer nos droits », a déclaré Cédric Boylamba, président du Bureau exécutif du CNNVA.

L’implantation du CNNVA à l’Université de Bangui s’explique du fait que les revendications des droits sont souvent émaillées de violence conduisant aux casses et aux arrestations sur les campus universitaires. Quand il s’agit de revendiquer leurs droits, les étudiants utilisent souvent la violence sur les avenus afin de contraindre les autorités à leur trouver des solutions. C’est une nécessité aujourd’hui pour que les étudiants soient sensibilisés aux valeurs de la non-violence afin de garantir la paix et la cohésion.

« Je crois que les gens vont se demander pourquoi est-ce que l’ANECA qui est une association syndicale accepte aujourd’hui qu’on puisse implanter le CNNVA au sein de l’Université de Bangui ? Moi, je dis oui. Oui, parce que nous savons tous que notre pays vient de traverser une période douloureuse de son histoire. Et tout Centrafricain doit se mobiliser pour un retour définitif de la paix en République Centrafricaine. Aujourd’hui à l’Université de Bangui, s’il s’agit de revendiquer nos droits, il faut qu’on sache comment les revendiquer sans pour autant utiliser la violence. C’est pour cette raison que l’ANECA accepte de mettre au sein de l’Université les cellules du CNNVA» a fait savoir Norbert Pounaba, président de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA).

De son côté, le ministre l’éducation nationale et de la recherche scientifique Nouré Moukadas à plus de responsabilité. Il faut, pour lui, adopter une attitude pacifique pour préserver la paix et la cohésion tout en citant Martin Luther King qui a estimé qu’il faut apprendre à vivre ensemble dans la société.

 

Centrafrique: Marie-Noëlle KOYARA rend hommage à votre journal en ligne le CNC

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 Centrafrique: Marie-Noëlle KOYARA rend hommage à votre journal en ligne le CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1682.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marie Andet Koyara

Bangui, le 16 mars 2015

Par : Alain NZILO, Directeur de Rédaction CNC

« C’est avec u réel plaisir au cœur et avec beaucoup d’émotion… » C’est en ces termes que, madame la Ministre Conseillère du Chef de l’État en matière d’Agriculture, Marie-Noëlle KOYARA a débuté sa lettre de remerciement à notre rédaction pour son “travail pertinent”.

Cette marque de confiance de Madame la Ministre fait suite à l’article de votre journal le CNC la positionnant parmi les 10 Personnalités politiques et 3 personnalités religieuses centrafricaines ayant marqué leur pays en 2016.  http://www.corbeaunews-centrafrique.com/centrafrique-les-10-personnalites-politiques-et-3-personnalites-religieuses-centrafricaines-qui-ont-marque-leur-pays-en-2016/

Après lecture, votre rédaction se sent obliger de la mettre en ligne afin de vous montrer à quel point votre site d’information en ligne est lu et apprécié par son travail au plus haut sommet de l’État.

Rappelant que si madame Marie-Noëlle KOYARA est plusieurs fois  ministre, la particularité est qu’elle est la première femme, dans l’histoire du pays depuis l’indépendance, a occupé le poste de ministre de la Défense. En plus, elle est l’unique personnalité centrafricaine à accéder au poste de représentant de l’organisation des Nations Unie pour l’alimentation et l’agriculture FAO dans le monde.

Madame la Ministre Marie-Noëlle KOYARA, la Rédaction tient à vous remercier en retour et notez que, par votre lettre, vous aviez donné un exemple à suivre et encouragé notre Rédaction à continuer dans cette lancée.

Encore une fois de plus,  merci, madame la Ministre.

Ci-dessous la lettre

LETTRE KOYARA CNC

 

 

Centrafrique : La rébellion 3R demande à faire la paix avec Bocaranga

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Centrafrique : La rébellion 3R demande à faire la paix avec Bocaranga

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/Bocaranga-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bocaranga

Bangui, le 16 Mars 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC

Le général autoproclamé Sidiki de la rebellion 3R demande à faire la paix avec la population de la ville de Bocaranga. Il a fait cette proposition dans une lettre envoyée au président de la délégation spéciale de la ville de Bocaranga.

« Il n’y a pas une chose plus importante que la paix même si on a faim ; faisant la paix ». C’est en ces termes qu’a conclu, en nota bene, un certain Patrick, prétendu porte-parole de la rébellion 3R, Retour Réclamation et Réhabilitation.

Dans sa lettre signée en date du 11 mars que CNC a pu obtenir une copie, le leader de 3R a fait savoir à la population de Bocaranga qu’il n’entend plus envoyer ses anges de la mort, de destruction massive et de viols à Bocaranga comme il l’a ordonné le 12 février dernier. Il demande à la population de garder son calme et sollicite un tête-à-tête avec le maire et certains des chefs de villages.

D’après nos informations, l’objectif de cette rencontre souhaitée par le leader de 3R est de dire aux notables de la ville à tout faire pour conscientiser leurs administrés anti-baraka, à arrêter les vols de leur bétail, principale cause de la naissance de leur mouvement 3R dans la région.

Contacté par CNC, le maire de la ville de Bocaranga ne souhaite pas réagir à chaud et affirme que son Conseil municipal donnera un suite à cette piste de la paix

Rappelant que le général autoproclamé Sidiki est un peul camerounais venu en Centrafrique, d’après ses propres termes, en « émission protectrice » des éleveurs peuls de toutes nationalités confondues et abandonnées à leurs propres sorts par le gouvernement sarandji. Et que c’est pour cette raison que son demi-frère, le Chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA, lui confiée cette mission.

Depuis lors, le général Sidiki, chef peul des Peuls en tête de son mouvement 3R est le détenteur de la pluie, foudre, tempête ou beau temps dans la région, notamment autour des localités de Dankouri, Koui, Makoudji-ouali et de Bocaranga.

Contacté par CNC, un des leaders des Anti-Balaka de Bocaranga a régi en ces termes : « Nous ne faisons pas cette guerre par ce que nous avions faim, il a tort ».

« Le 3R a détruit tous nos moyens de substance, champs, commerces, et maintenant il nous demande de faire la paix avec eux », renchérit un autre milicien anti-balaka de village Létéllé en mission de formation à Bocaranga.

Bonne lecture

LETTRE 3 R 2 MODIFLETTRE 3 R 1 MODIF

Centrafrique : le ministre Dondra publie les salaires des dignitaires, l’Assemblée nationale s’est taillé la part du lion.

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Centrafrique : le ministre Dondra publie les salaires des dignitaires, l’Assemblée nationale s’est taillé la part du lion.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1703.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Assemblée Nationale Centrafricaine.
Assemblée Nationale Centrafricaine.

Bangui 15 mars 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Pendant son intervention devant les députés de la nation, et lors de la conférence de presse au cours de laquelle le ministre des finances et du budget DONDRA a fait son bilan. Il avait promis de publier les salaires des dignitaires et autres hauts cadres de l’administration publique Centrafricaine. Le site du ministère des finances et du budget vient de rendre public les dits salaires. Son examen révèle un véritable business au niveau du parlement centrafricain qui s’enrichie au grand dam de la population.

Depuis l’adoption en conseil des ministres du projet de loi sur le code de la bonne gouvernance, le ministre des finances semble mettre le pied sur l’accélérateur. Il vient de publier sur le site du ministère des finances et du budget les salaires des dignitaires, des hautes autorités, hauts cadres de l’administration publiques et principales institutions de la république. La transparence dans la gestion des finances publiques s’impose aujourd’hui aux autorités centrafricaines.

Une analyse comparative du document publié révèle une énorme disparité entre les salaires et indemnités. Etant donné que ce sont les députés qui définissent leurs indemnités, le bureau de l’assemblée s’est taillé la part du lion.

A titre d’exemple, son président sort avec 7.091.000FCFA alors que le président de la République touche un salaire de 2.411.326 F soit un gap de près de 60%. Les salaires du premier ministre et autres hauts de la présidence et de la primature sont très inférieurs aux indemnités des députés.

Déterminé à remettre de l’ordre dans les finances publiques de la République Centrafricaine, le ministre Dondra aurait reçu le soutien de son patron le premier ministre Sarandji et le président Touadera.

Selon les sources contactées par Corbeau News, certains mauvais esprits tenteraient de freiner le ministre dans son élan afin de laisser libre court à leur volupté. Il semble aussi que le ministre envisage de mettre en place un comité chargé d’harmoniser les salaires.

Il n’y a pas de honte à imiter les bons exemples, dit-on. Thomas Sankara avait fait de sacrifice pour permettre au Burkina faso de se relancer afin d’être un pays respectable et respecté dans le monde. Mais pourquoi les autres hauts cadres centrafricains ne peuvent-ils pas accepter de faire des sacrifices pour l’intérêt commun du peuple centrafricain? Affaire à suivre !!!

PS: ce maquillage des salaires du Président de la République et du Prémier Ministre sera stratégiquement détaillé dans nos prochains articles afin d’éclairer le peuple centrafricain.

 

Centrafrique : La « françafrique » en question, à bâtons rompus avec un connaisseur de l’Afrique, Laurent Foucher

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Centrafrique : La « françafrique » en question, à bâtons rompus avec un connaisseur de l’Afrique, Laurent Foucher

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Bangui, le 15 marss 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

La « françafrique », quoique l’on dise reste un courant très critiqué, et par les africains, et par certains observateurs de la vie politique du continent. Dans cette interview exclusive, un ‘’connaisseur’’ de l’Afrique, M. Laurent Fourcher est revenu sur les enjeux de ce courant.

Q : M. Laurent Foucher, Bonjour ! Vous vous êtes fait parlé de vous en Afrique et en particulier en République centrafricaine depuis quelques années. Qui est donc M. Foucher ?

LF : Bonjour. Je suis sensible à votre démarche et je comprends vos interrogations. Je suis, par mes activités, amené à me retrouver sur le devant de la scène. On sait aussi que les hommes d’affaires suscitent souvent beaucoup de fantasmes, surtout lorsqu’ils opèrent en Afrique. Il est dès lors logique de répondre aux questions de la presse. J’ai accepté cette interview car vous m’avez assuré de votre volonté de dépasser les clichés et les mensonges que je vois parfois circuler sur l’internet ou dans certains blogs. Ces blogueurs sont-ils téléguidés par des individus peu scrupuleux ? Parfois, j’en ai bien l’impression.

Q : Pour nombre de personnalités qui vous connaissent ou qui ont croisé votre chemin, vous êtes un grand connaisseur de l’Afrique et votre amour et votre intérêt pour ce continent ne datent pas d’hier. Aussi, l’on dit que vous avez été très proche de nombreuses personnalités de ce continent, tel l’ancien président sénégalais, Abdou Diouf, ou l’actuel président de l’Angola, Eduardo Dos Santos. Mais on parle également des liens de votre famille avec celle de l’ancien président français, François Mitterrand, ou encore de vos contacts étroits avec d’autres personnalités de divers horizons en Afrique, au Moyen-Orient ou encore en Europe… Cela complète-t-il votre présentation ?

LF : Je vais me permettre de vous répondre en vous disant ce que je ne suis pas. L’Afrique me passionne depuis plus de 35 ans. Pour moi, c’est tout d’abord un continent de beautés naturelles et humaines. J’ai trouvé en Afrique une somme de valeurs que notre civilisation occidentale a oublié depuis des lustres. Tout ce que j’ai fait en Afrique, je l’ai toujours fait avec des hommes et des femmes qui aimaient leurs pays, et me les ont fait également aimés. Ce lien a été tissé au fil des expériences, des réussites et des échecs, mais ensemble, avec ces partenaires devenus amis et intimes.

Tant et si bien qu’aujourd’hui, il y a peu de pays africains qui me sont inaccessibles. J’ai effectivement croisé les personnalités que vous citez. Elles m’ont fait, pour certaines, l’honneur de me faire confiance. Mais je n’ai jamais abusé de cette situation. Je m’occupe de mes affaires dans l’espoir qu’elles proposèrent, et apportent aux pays où nous sommes installés une activité économique bénéfique pour tous. Je n’ai pas d’agenda caché. Mes sociétés ne sont pas des officines destinées à servir tel ou tel intérêt, ou tel ou tel clan. J’aspire à être jugé sur mes investissements, sur leurs résultats, et sur ce qu’ils apportent à la communauté.

Q : Cela montre que vous tentez à vous démarquer de la « Françafrique » tant décriée aujourd’hui pour son mal et son ingérence sur le continent. Pourtant on parle aussi de vos liens avec l’ancien ministre de l’Intérieur français, Claude Guéant, lui même marqué par cet héritage que vous critiquez…

LF : Je n’ai pas grand-chose à dire sur cet héritage car à vrai dire cette expression, la « Françafrique », inventée par feu le président Houphouët-Boigny, qui y voyait la qualité et le lien indéfectible entre la France et ses anciennes colonies, ne m’appartient pas et je n’en ai jamais été ni le colporteur ni le promoteur. Ceci dit, La Françafrique n’est pas un péché. C’est aussi une réalité économique. Il y a, entre la France et l’Afrique, des liens d’affaire privilégiés. La question est de savoir si l’on peut, dans ce contexte, être un entrepreneur sérieux, un bon partenaire des gouvernements, et un faiseur de croissance économique. Si oui, alors j’accepte cette étiquette. La Françafrique a besoin d’être débarrassée de la politique et des rumeurs qui vont avec.

Monsieur Guéant quant à lui est un homme politique et un amoureux de l’Afrique. Je le connais peu, mais ce que je connais de cet homme, nombreux sont ceux qui devraient s’en inspirer, ça les grandirait probablement.

Q : Nous savons ce que vous n’êtes pas, mais cela n’en dit pas plus sur qui vous êtes et surtout ce que vous faites chez nous par exemple, en République centrafricaine.

LF : Depuis de nombreuses années, les investissements de mon associé Nicolas Bourg et moi-même, s’efforcent de répondre aux opportunités. Nous sommes passés des énergies naturelles aux services, des télécoms au financement du sport, soit un prisme très varié et sans synergie de prime abord. Nous sommes présents aujourd’hui, au Congo Brazzaville, au Mali, en Guinée, au Cameroun, au Soudan, en Afrique du Sud et en République centrafricaine. Nous prévoyons dès cette année de nous implanter au Burundi et en Sierra Leone. Et en 2018, en Ouganda et au Rwanda.

Q : Toutes ces activités dans de nombreux pays, ce n’est pas un peu trop pour vous ? Comment gérez-vous cette croissance ? Cet appétit n’est-il pas hors de dimension pour vous ?

LF : Dans chacun de ces pays, nos activités sont souvent en développement. Je vous rappelle aussi que nous partageons cette lourde tâche avec nos partenaires locaux qui sont de vrais opérationnels, des miniers quand on parle de mines, des gens du monde des télécoms quand on parle des télécoms, etc. L’Afrique est une invitation à ceux qui prennent le temps de la comprendre et de l’aimer. Vous y trouvez des compétences dans tous les secteurs, des financements par le développement de banques transcontinentales, des autorités administratives de plus en plus concernées et compétentes.

Nous avons à nos côtés, des partenaires et collaborateurs de plus de 15 pays. Nous manquons cependant de compétences européennes, c’est dommage, car tout ceci est une si belle vie à partager!

Q : Parlez nous un peu de la Centrafrique.

LF : Vous me prenez par les sentiments… Mon préambule est que nous sommes et resterons étrangers, quoique nous fassions ; nous sommes donc invités chez vous. Cela implique un respect réciproque certes, mais de notre côté, nous avons également un devoir moral d’adaptation. J’ai choisi d’investir et de mener d’importantes opérations commerciales en Centrafrique car je crois en votre pays. J’y crois car, malgré les drames que vous venez de vivre, la société centrafricaine reste dynamique, ouverte, résolue à s’en sortir. Il y a chez vous une volonté d’aller de l’avant qui vous honore. Elle n’empêche pas les abus et les problèmes. Ils sont nombreux. Mais comme partenaires, les Centrafricains ne m’ont jusque-là jamais déçu.

Q : Un devoir moral ?

LF : Je m’explique. Lorsque que je viens en République Centrafricaine, quelques jours avant le renversement du Président Bozizé par la rébellion de la Séléka en mars 2013, il n’est question d’aucun investissement dans un pays où la situation est au point zéro. Néanmoins, je découvre un pays incroyable et une population d’une extraordinaire humanité en dépit de circonstances de vie extrêmement précaires. Je suis revenu régulièrement par la suite afin de conserver un lien avec ce pays devenu cher à mon cœur en attendant qu’un gouvernement légitime en prenne les rênes.

Le gouvernement de transition dirigé par le Premier Ministre Kamoun sous l’autorité de la Présidente, Madame Samba Panza, a été pour nous investisseurs, en tout point exemplaire d’efficacité et de dévotion aux intérêts supérieurs du pays.

Je tiens également à souligner ici le travail extraordinaire des chancelleries pendant cette période que j’ai vécue de l’intérieur. L’ambassade de France a été notamment d’une efficacité que seule l’Histoire, lue avec un peu plus de recul, saura lui accorder. On était alors loin de cette « Françafrique », tant nous sommes nombreux à avoir pu admirer le dévouement à sa mission de l’ancien ambassadeur en poste, SEM Charles Malinas.

Q : Il est juste de dire que les actes de ces personnalités ont été souvent salués. Mais en quoi cela a-t-il un lien avec un quelconque devoir moral ?

LF : Je reviens à votre question, mais je ne m’en suis pas tant éloigné que ça.

La question qui se pose à nous dès l’année 2014, est où investir dans un pays, que tous fuient mis à part quelques satrapes et autre mercenaires ? Une leçon tirée de mon expérience, est qu’il faut se tenir à l’écart des secteurs d’activités générateurs de troubles et de conflits, quelqu’en soit l’intérêt financier. En Centrafrique, les secteurs visés sont les mines, avec en principal le diamant, et le pétrole, qui pour moi, a peu d’avenir chez vous.

Il était et sera toujours hors de question de s’intéresser à ces activités chez vous.

Selon moi, les secteurs d’avenir pour la Centrafrique étaient, sont et seront, l’agriculture et les services. L’agriculture car vous fûtes un pays agricole et vous le redeviendrez!

Qui a fourni la feuille de tabac à Cuba pour la fabrication de ses fameux cigares ? La Centrafrique. D’autre part, la situation géographique de votre pays, offre des liaisons aériennes de moins de 1h1/2 vers plus de 10 capitales depuis Bangui ! Bangui, ville Hub aérien ? Oui ! Avec les infrastructures hôtelières et de services de toute nature ! A l’appui d’une production agricole transformée sur place et exportée par les voies aériennes développées par cette nouvelle situation de Hub ? Je ne l’invente pas, cela résulte d’une analyse de bon sens, développée notamment par Madame Koyara, ancienne ministre de l’agriculture et toute première ingénieure agronome diplômée de Centrafrique !

Q : Ce fameux « devoir moral » ne semble pas encore perceptible à ce niveau…

LF : Bien. En résumé, Je n’investirai jamais dans des activités génératrices de dévastation humaine et de conflits armés. Il est de bon ton d’accuser les hommes d’affaires de ne pas avoir de morale, ou d’être prêt à tout pour remporter les contrats. il peut nous arriver de nous battre, en effet, pour obtenir les meilleures performances commerciales possibles. C’est normal. Nos équipes en sont fières. Mais croire qu’une activité comme la nôtre peut être fiable et durable sans se préoccuper de l’environnement moral et politique du pays est une illusion. Nous ne vivons pas en vase clos. Nous n’investissons pas hors-sol. Le développement de la Centrafrique est une condition d’une réussite économique durable pour les entrepreneurs que nous sommes.

Q : C’est donc pour cela que votre premier investissement en Centrafrique a été la reprise de l’Opérateur de téléphonie mobile Telecel ?

LF : Nous n’avons pas repris une société, nous avons repris une « institution ». Tout le monde connaît Telecel. C’est devenu un terme générique pour dire « téléphone portable ».

Nous avons travaillé pendant 2 ans et travaillons encore à remettre ce fleuron de l’industrie centrafricaine sur les rails. Ce sera chose fait cette année. Et les années à venir vont projeter ce « déjà n°1 des Télécoms » dans un cycle de développement très loin devant la concurrence, Orange et Moov en premier lieu. Notre devoir d’investisseurs s’arrêtera là. Mais notre devoir moral va bien au-delà.

Nous avons géré cette « institution » en tenant compte du contexte actuel. Notamment, nous avons refusé tout licenciement. De plus, nous avons financé depuis 3 ans toutes les œuvres et actions destinées à la population et au retour à la paix.

Q : Ainsi, la liste de vos actions sociales est longue, et elles sont souvent généreusement couvertes par nos confrères.

LF : La formation des gendarmes mobiles, les financements des hôpitaux, de l’orphelinat de Bangui, de la Maison de la mère et de l’enfant, des 3 Eglises avec un autre homme extraordinaire issu de votre pays, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga…

Q : Et votre « dada », le financement de la fédération nationale de boxe centrafricaine… Pourquoi la boxe ?

LF: J’aime et je pratique la boxe depuis plus de trente ans. Partout où je me trouve, je boxe au propre, comme au figuré.

Plus sérieusement, je défends fermement le sport comme ferment social, comme facteur de cohésion. Tant de valeurs à partager en ces moments de douleurs… Nous avons financé il y a environ 18 mois, en pleine crise, un tournoi de boxe au KM5 ; j’ai pu apprécier la dimension symbolique de cet événement organisé par le Président Roger Loutomo Junior et le bureau de la Fédération nationale de Boxe. Preuve que le sport rassemble et unit.

Q : Pour terminer, il semble que vous n’avez pas évoqué vos relations avec les autorités politiques actuelles et notamment vos liens avec le Président de la République, SEM Faustin-Archange Touadéra…

LF : En effet… Mais ne garde-t-on pas le meilleur pour la fin ? Je ne suis pas citoyen de votre pays et je suis libre de mes déclarations. Je dois avouer que le président Touadéra est un personnage qui, de toute évidence, va marquer votre pays. Les personnalités de cette qualité en Afrique de nos jours, se comptent sur les doigts d’une main. Je le dis d’autant plus librement que je ne suis qu’un opérateur économique parmi d’autres et que je ne revendique aucun lien privilégié avec le Président de la République. Je dis juste qu’à situation exceptionnelle, homme d’exception, et à mon sens, vous l’avez aujourd’hui.

Q : Votre mot de la fin ?

LF : Merci tout d’abord de m’avoir sollicité pour cette longue interview. Et merci de ne pas m’avoir trop « chicané » par vos questions ! Je vous disais plus haut que je ne suis pas citoyen centrafricain. C’est juste et en même temps, je ne me sens pas étranger dans votre pays. Le chemin parcouru ensemble, aux côtés des centrafricains, dans les moments les plus difficiles, ne se dissipera pas comme cela. Une haute personnalité centrafricaine, à qui je disais récemment que je me rendrai prochainement à Bangui, m’a répondu : « bienvenu chez toi !», et ça, croyez-moi, ça vaut plus que toute autre considération que ça vienne d’un puissant ou d’un humble.

Monsieur Foucher, je vous remercie.

 

Centrafrique: «j’ai décidé de rétablir l’ordre et la sécurité dans la Ouaka avec l’appui de Minusca» F.A.Touadera.

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Centrafrique: «j’ai décidé de rétablir l’ordre et la sécurité dans la Ouaka avec l’appui de Minusca» F.A.Touadera.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_16862.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> La population de la ville deux  Bambari lors d'une marche pour la paix.

Bambari 14 mars 2017

Par Eric NGABA, CNC.

La ville de Bambari, Chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, au centre du pays tente de retrouver son souffrances après plusieurs années de violences armées. Le président de la République, Faustin Archange Touadera qui a effectué, le 12 mars 2017, une visite de travail dans la localité a réaffirmé la détermination de pacifier la préfecture de la Ouaka à travers la restauration de l’autorité de l’Etat. Lors de cette visite à la suite du départ du mercenaire nigérien Ali Darass de l’UPC, le président centrafricain a déployé sur place la gendarmerie, la police et les magistrats pour le rétablissement de la justice.

La visite de Faustin Archange Touadera à Bambari, la 7ème visite à l’intérieur du pays après M’Baïki, a permis au pouvoir de Bangui et aux partenaires au développement de s’imprégner des conditions inhumaines dans lesquelles la population de la Ouaka vit depuis le déclenchement de la crise dans le pays. La Préfecture de l’OUAKA et les Préfectures voisines sont devenues, depuis 2012 au déclenchement de la crise, le sanctuaire des groupes armés qui y régnaient en maitre au grand dam des populations. La population de la préfecture de la Ouaka a été longtemps victime d’un conflit armé initié par des groupes armés qui continuent de défier l’autorité de l’Etat.

« Nous voici à Bambari, non seulement pour vous rendre visite, mais aussi pour remercier toute la population de la OUAKA pour la confiance qu’elle m’a témoignée lors de l’élection présidentielle en m’élisant massivement comme Président de la République, Chef de l’Etat. Je vous suis particulièrement reconnaissant. Je suis venu, surtout, pour m’enquérir de vos conditions d’existence et de vous parler de l’avenir et de votre sécurité, car c’est de cela qu’il s’agit », a expliqué Faustin Archange Touadera à la population de la Ouaka.

La ville de Bambari, deuxième capitale du pays, qui faisait la fierté de tous et qui avait tous les services publics est tombée plus bas du fait de ces conflits armés. Le numéro centrafricain a exhorté la population à travailler pour la paix et pour la cohésion sociale car, d’après lui, il n y a pas une autre alternative que la paix. A cet effet, la population ne doit pas céder à la panique.

« Vous avez souffert dans votre chaire, vous avez perdu des biens, vous avez perdu des êtres chers que vous ne reverrez plus, et tout cela est triste. Je suis venu vous dire que cette situation est maintenant derrière vous puisque j’ai décidé, avec le peu de moyens dont dispose l’Etat, de rétablir l’ordre et la sécurité dans la Ouaka avec l’appui de Minusca. La Minusca et nos forces de sécurité intérieure que nous venons de projeter sont désormais là pour vous protéger et sécuriser la ville de Bambari toute entière. Ayez confiance en la MINUSCA et à nos forces qui sont ici car elles ont la mission de vous protéger. Plus jamais, vous ne serez plus seuls», a rassuré le président de la République.

Le président centrafricain dans son message à la population de la Ouka, a promis la justice à l’égards des auteurs des crimes commis sur la population. Ce qui est certain, c’est que les ennemis de la paix répondront de leurs actes devant la justice quel que soit le temps écoulé. Pour parvenir à une paix durable, le président Touadera a estimé que le DDRR reste une nécessité impérieuse.

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Centrafrique : Déjà 250 000 Signatures pour la pétition sur l’arrestation de Ali Darass

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Centrafrique : Déjà 250 000 Signatures pour la pétition sur l’arrestation de Ali Darass

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1677.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Alexandre Ferdinand Nguendé
Monsieur Alexandre Ferdinand Nguendé

 

Bangui, le 15 mars 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

En deux semaines seulement de lancement de la pétition pour demander au Gouvernement de décerner un mandat d’arrêt contre le mercenaire nigérien Ali Darass, déjà 250 000 Signatures sont recueillies. Le chiffre a été rendu public, ce mardi 14 mars 2017, par l’initiateur de ladite pétition, Alexandre Ferdinand Nguendet, Président du parti Rassemblement pour la République.

Jusque-là, le mystère reste entier sur l’arrestation et la traduction en justice du criminel nigérien Ali Darass. Mystère ? Oui ! Oui, puisque beaucoup de Centrafricains ne comprendront jamais qu’un certain étranger soit-il milliardaire de sang ou lourdement armé… puisse faire sa propre loi dans un pays tiers. Ali Darass lui, l’a fait en massacrant la paisible population de la Ouaka et d’autres localités environnantes, en exploitant à outrance les ressources minières (« 410 sites miniers exploités ») et fauniques desdites localités, en s’érigeant comme étant l’autorité administrative et politique, en narguant l’Etat et la Minusca qui fait office des forces de défense et de sécurité en cette période d’embargo sur les armes à destination de la RCA. Ceci malheureusement, au vu et au su de tout le monde.

Beaucoup de Centrafricains ne comprendront plus jamais que devant cette tragédie, aucun poil de l’ogre de Bambari n’a été touché. Même la délocalisation de Ali Darass de la ville de Bambari opérée (avec beaucoup de négociation et de prudence) par la Minusca n’aura été que poudre aux yeux des Centrafricains, puisque le seigneur de guerre traine toujours son escadron de la mort autour de ladite ville. Les dernières nouvelles font état de ce que ce criminel étranger aurait installé son état-major à 60 km de Bambari au village Gboyo.

Or, il suffisait tout simplement pour les autorités politiques centrafricaines de décerner un mandat d’arrêt contre Ali Darass pour que, tout comme les tristement célébrités criminels à l’image de Andjoli et compagnies, puisse être traquer par la Minusca, capturé et remis à la justice centrafricaine pour être fourré à Nagaragba en attendant l’opérationnalisation de la Cour pénale spéciale.

Une fois de trop, beaucoup de Centrafricains ne comprendront jamais que les autorités politiques centrafricaines n’aient osé couler une gouttelette d’encre pour signer le mandat d’arrêt contre Ali Darass, alors que la Minusca affirmait être prête à tout moment, sauf que jusque-là aucun mandat d’arrêt n’ait été décerné contre ce criminel nigérien. Une manière pour la Mission onusienne de lever le coin de voile sur la protection de Ali Darass par les autorités centrafricaines elles-mêmes pour le malheur du peuple centrafricain. Et le mystère demeure encore entier : pourquoi le gouvernement centrafricain n’arrive toujours pas à décerner ce mandat d’arrêt ?

C’est du moins le sens patriotique de la pétition lancée, il y a deux semaines, par des forces vives de la nation sur initiative du parti Rassemblement pour la République (RPR) de Ferdinand Alexandre Nguendet, en vue de recueillir 500 000 Signatures pour demander au gouvernement de décerner immédiatement un mandat d’arrêt conter Ali Darass. Cette pétition est en circulation dans les arrondissements de Bangui, puis dans les préfectures à l’intérieur du pays. Selon le Président du RPR, déjà 250 000 Signatures sont recueillies, alors que la pétition fait encore son chemin.

Notons que parallèlement à cette pétition, le groupe parlementaire du RPR a saisi le gouvernement par question écrite (en fac simulé) pour exiger l’émission d’un mandat d’arrêt à l’encontre de Ali Darass.

A suivre…

CENTRAFRIQUE : LA PROMISCUITÉ DES NORMES HUMANITAIRES ET LE DROIT POSITIF DANS LES CONFLITS ARMÉS.

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CENTRAFRIQUE : LA PROMISCUITÉ DES NORMES HUMANITAIRES ET LE DROIT POSITIF DANS LES CONFLITS ARMÉS.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1292.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou. Photo à la Une.

Bangui, le 14 mars 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou.

Quelques soient les causes ou les mobiles de la crise centrafricaine, le plus long conflit armé de l’histoire de notre chère patrie s’est caractérisé par une violence incomparable, une barbarie, des actes cauchemardesques et une atrocité inégalée. Selon des constats amers, des villages et personnes brûlés, des personnes découpées à la machette, des femmes enceintes éventrées, des traitements inhumains sur des personnes vulnérables et même sur des dépouilles mortelles. Pour atteindre leurs objectifs, les belligérants ont-ils besoin de pousser le niveau de barbarie à une échelle extrême ?

Dans les conflits armés, on assiste entre autres à des agressions des organisations non gouvernementales publiques ou privées qui œuvrent dans le domaine humanitaire, des agressions des hôpitaux, des personnes âgées et parfois des grabataires. Pour répondre à ces genre de préoccupation, le comité international de La Croix rouge avait initié une règle appelée communément “Droit de guerre” dont il est le garant. Cette règle codifiée a eu un corpus à travers les quatre conventions de Genève du 12 août 1949, les deux protocoles additionnels du 8 juin 1977 et le dernier protocole additionnel de 2005. Les alinéas 1 et 2 de l’article 3 commun des quatre conventions de Genève énoncent les conduites à tenir par chacune des parties en cas de conflit armé et disposent : “d’abord les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités, y compris les membres des forces armées qui ont déposé les armes et des personnes qui ont été mis hors de combat par maladie, blessure, détention ou pour toute autre chose seront en toute circonstance traitées avec humanité sans aucune distinction de caractère défavorable basée sur la race, la couleur, la religion ou la croyance, le sexe, la naissance ou la fortune, ou tout autre critère analogue. Enfin, les blessés et les malades seront recueillis et soignés”.

La lecture synoptique de cette convention de Genève connue traditionnellement sous le nom de “Droit humanitaire international” impose le respect de la dignité humaine, le respect des droits de l’homme et en cela découle une valeur universelle. Ainsi existe un droit dans les conflits armés mais les centrafricains sont fondés légitimement à s’interroger si notre pays est signataire et a ratifié cette convention.

Nous présumons que la Centrafrique a ratifié la convention de Genève au même titre que la quasi totalité des nations. Par définition, le droit humanitaire international est une branche du droit international public qui consiste à limiter l’usage de la violence, des atrocités dans les conflits armés. Par ailleurs, quelle est la place de cette convention dans la hiérarchie des normes centrafricaines ? Comment s’intègre t-elle dans le droit positif centrafricain ? Ces normes humanitaires protègent-elles des violences ? Les actes posées par les seigneurs de guerre sur la population centrafricaine violent les dispositions de cette convention, pourquoi les chefs de guerre ne sont pas inquiétés ? Qu’attendent les autorités centrafricaines de les traduire devant les instances judiciaires ? A défaut d’institutions judiciaires fiables, pourquoi les autorités ne sollicitent pas la cour pénale internationale ? La cour pénale spéciale qui a été créé est mise en place pour juger qui ? Les autorités centrafricaines ont-elles les instruments et les moyens de faire respecter ou de sanctionner les violations répétées des normes humanitaires ?

La mise en application de cette convention passe indiscutablement par la politique de l’impunité mais outre le laxisme, la passivité, l’hésitation, l’indécision, la nonchalance et le manque de volonté politique, le citoyen lambda se pose la question : combien d’informations judiciaires ont été diligentées par le parquet général ? Combien de dossiers ont abouti ? Certaines informations judiciaires sont closes eux même sous le poids des autres dossiers. Il faut noter qu’en cas de défaillance des institutions judiciaires nationales, la cour pénale internationale apporte un début de solutions à cette préoccupation pour sanctionner les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les crimes de génocide. La cour pénale internationale a été initié par le statut de Rome en 2002 pour sanctionner les violations du droit de guerre.

C’est un gage de l’inaction des juridictions nationales mais malheureusement parmi les affaires examinées par la cour pénale internationale souvent mis en cause et critiquée, peu d’affaires ont été faites à la demande des États. Cela démontre un manque de volonté politique de la part de nos gouvernants, ce qui contribue à l’inefficacité du processus de répression rendant difficile la mise en application des normes humanitaires. Ainsi, pourquoi la cour pénale internationale n’ouvre pas directement une enquête préliminaire contre les seigneurs de guerre qui sévissent en Centrafrique ?

Suite au respect approximatif du principe de respect de la dignité humaine et les timides applications des normes humanitaires, nous proposons au President de la République d’instruire le garde des sceaux pour délivrer des mandats d’arrêt contre les seigneurs de guerre et de solliciter le concours de la cour pénale internationale. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 10 mars 2017.

Centrafrique : La Banque mondiale finance le bitumage du tronçon Baoro-Bouar bientôt

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Centrafrique : La Banque mondiale finance le bitumage du tronçon Baoro-Bouar bientôt

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1672.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Bossemptélé. Photo : Fortuné Bobérang. CopyrightCNC.
Ville de Bossemptélé. Photo : Fortuné Bobérang. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 14 mars 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Le gouvernement sonne le glas des difficultés de transports sur le tronçon Baoro-Bouar. C’était hier, lundi 13 mars 2017 que le Ministre Théodore Jousso de l’Equipement, des transports, de l’aviation civile et du désenclavement a fait l’annonce au sortir de l’audience qu’il a accordée à M. Marc Navelet, Spécialiste des Transports de la Banque mondiale.

Le bitumage du segment de route entre Baoro et Bouar – distant de 60 kilomètres a fini par devenir un mythe pour les usagers du corridor Bangui-Béloko. Cette situation n’aura que trop duré, car d’ici le mois de juin prochain, les travaux vont débuter. Il s’agit d’un projet financé par la Banque mondiale, comme l’a annoncé M. Marc Navelet, Spécialiste de Transport de la Banque mondiale : « Nous sommes venus nous entretenir avec Monsieur le Ministre des Transports sur le développement des projets en cours d’exécution sur financement de la Banque mondiale en République centrafricaine et qu’on espère voir aboutir prochainement à notre Conseil d’administration » , a-t-il affirmé. Et d’ajouter que « la Banque mondiale finance deux projets en ce moment dans le domaine des transports, à savoir le Projet de Facilitation de transit en zone CEMAC qui couvre le Tchad, le Cameroun et la Centrafrique dont l’important travail qui reste sur la période allant jusqu’en 2019, c’est le bitumage du tronçon Baoro-Bouar ».

A l’occasion, Marc Navelet a fait savoir que l’autre projet financé par la Banque mondiale en RCA est un projet pilote d’urgence de connectivité locale avec le concours de l’UNDAF, entre Kaga Bandoro et Dékoua. Ce projet sera réalisé à travers les travaux à haute intensité de main d’œuvres. Il s’agit d’insuffler une dynamique à vocation sociale pour retisser un peu la cohésion entre les populations.

Quant au Ministre Jousso, il a témoigné de la reconnaissance du gouvernement vis-à-vis de la Banque mondiale dont le Vice-président Makhtar Diop a séjourné en RCA le week-end dernier. « Nous sommes reconnaissants de ce que la Banque mondiale a beaucoup appuyé la République centrafricaine, en particulier dans le domaine des Transports. Le corridor Bangui-Beloko est financé par la Banque mondiale. Et comme vous le savez, c’est par cette voie que le pays est approvisionné à partir du Cameroun. Seulement, sur cet important axe, le tronçon Baoro-Bouar n’est toujours pas bitumé et constitue des difficultés de transports. C’est donc avec un sentiment de soulagement que j’annonce que la Banque mondiale vient une fois de plus de financer le projet de bitumage de ce tronçon », a indiqué le Membre du gouvernement.

Notons que les travaux du bitumage de ce tronçon qui débuteront en juin prochain pour une période de 20 mois prendront fin en février 2019.

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Centrafrique : la ville de Bouar sera bientôt alimentée par des plates-formes solaires ?

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Centrafrique : la ville de Bouar sera bientôt alimentée par des plates-formes solaires ?

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Monument de l”indépendance au centre-ville de Bouar. Pho: toCNC.

 

Bouar, le 13 mars 2017

Par : Anselme Mbata, CNC.

La nouvelle vient de tomber, la ville de Bouar a été choisie comme ville-test du projet d’éclairage public par des plates-formes solaires porté par l’ancien ministre Alfred Poloko.

Ce projet, loin d’être un engagement fictif du Gouvernement du Simplice Mathieu Sarandji, est considéré comme une lueur d’espoir pour près de 97% de la population centrafricaine qui vivent pour la plupart dans des zones rurales non éclairées par un dispositif public. Or avec ce projet, l’accès aux éclairages publics sera facile et moins coûteux pour bon nombre d’habitants des villes et villages Centrafrique.

Si la ville de Bouar est choisie pour la première phase de ce projet, c’est qu’elle regorge d’énormes atouts sur le plan technique et environnemental.

Selon l’administrateur de cette société solaire chargée de mettre en œuvre ce projet, Monsieur Alfred Poloko, un site pilote de plate-forme solaire d’environ 1000 Kilowatts sera installé à Bouar afin d’alimenter cette ville en éclairage public. D’ailleurs, une visite sur le terrain a été organisée la semaine dernière à Bouar par Monsieur Poloko en personne. Ceci constitue une avancée tout de même dans ce projet.

Pour les habitants de Bouar, ce projet, s’il était concrétisé, ça serait un véritable soulagement pour eux. Il pourrait réduire considérablement le taux de la criminalité localement et doper les activités commerciales de la région.

D’autres paramètres soulevés par des acteurs locaux, la protection de ces sites qui seront implantés chez eux. Une discussion sérieuse sera engagée avec la population pour pérenniser ce projet une fois concrétisé.

Depuis plusieurs années, les Centrafricains ont vu passer de tels projets annoncés, soit le Gouvernement , soit par des acteurs privés. Le problème, ils n’ont jamais passé le stade du projet ou d’expérimentation. Ils sont tous des projets “mort-nés”. Avec ce nouveau projet porté par l’ancien ministre Poloko, l’espoir renaît au sein de la population rurale. La seule interrogation, va-t-il tenir le cap avec ce projet ?

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Centrafrique : Meckassoua reçoit la flamme de la paix des mains des Scouts de Centrafrique

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Centrafrique : Meckassoua reçoit la flamme de la paix des mains des Scouts de Centrafrique

Les scouts à Bangui le 13 mars 2017. Photo : Fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 14 mars 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

A l’occasion de la célébration de la Journée Africaine du Scoutisme – 13 MARS, les Scouts et Guides de Centrafrique, musulmans, catholiques et les Flambeaux et Lumières, à leur tête Bienvenu NDENGHOU-YANDA, Commissaire général des Scouts catholiques, ont effectué une marche pacifique sanctionnée par la remise de la flamme de paix au Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua.

Ils étaient près d’un milliers, Scouts et Guides de confessions catholique, protestante et musulmane, à prendre d’assaut l’avenue Koudoukou à travers une marche pacifique, ce lundi 13 MARS, notamment de la Place de la Réconciliation (Marabena) avec point de chute à l’Assemblée nationale. Face à Meckassoua, les Scouts, en présence de leur Aumônier le Père Iréné POUTABALE, ont remis une flamme de paix et un mémorandum sur la situation des jeunes, au PAN. Le sens de ce symbole de flamme par Bienvenu NDENGHOU : « C’est le Président de l’Assemblée nationale qui représente le peuple centrafricain. C’est pourquoi nous lui avons remis cette flamme de paix. Cette flamme est l’expression des vœux et attentes des jeunes, en particulier nous les Scouts de Centrafrique, en ce qui concerne le paix dans notre pays et la cohésion sociale », a–t-il souligné avant d’ajouter que « nous profitons de l’occasion pour demander aux autorités de notre pays de veiller sur l’épanouissement des Scouts partout qu’ils se trouvent sur l’ensemble de notre territoire national ».

Entre temps, les Scouts ont soumis un projet de construction d’un Centre national de leur Association au PAN. Meckassoua s’est dit attentif à la demande: « C’est avec une réelle fierté que j’accueille le message de ces Scouts qui sont une composante non négligeable de notre jeunesse. Déjà, ils ont un projet en main de créer un grand Centre national du Scoutisme au niveau de FONTANA (ferme des scouts située à Pk 10 sur la route de Mbaïki). En tant que Président de l’Assemblée, je m’engage à plaider auprès de certains partenaires de notre pays, à les aider, afin qu’ils nous appuient à financer les projets de nos jeunes, surtout pour la construction de leur Centre national de FONTANA » , s’est-il engagé.

Depuis le début de la crise en RCA, les Scouts ont été très engagés – et bien au-delà de leurs églises pour œuvrer au service de la paix et de cohésion sociale.

Centrafrique : Vers une probable destitution du président Touadéra.

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Centrafrique : Vers une probable destitution du président Touadéra.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/TOUAD-ET-SARANDJI-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>TOUAD ET SARANDJI

Bangui, le 13 mars 2017.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

Si de nombreux Centrafricains ont suivi en direct le renouvellement du nouveau bureau de l’Assemblée nationale avec, à la clé, l’échec criard de la coalition pro-Touadéra, réunie au sein du Cœur uni, beaucoup ignorent, par contre, quels enjeux politiques regorgent ce Bureau, dit Bureau de l’Assemblée nationale. Lors de cette élection, aucun élu présenté par la coalition « Cœur uni » qui soutient la politique du président Faustin Archange TOUADÉRA n’est élu comme vice. Que seulement 2 sur 14 présentés ont été mis plus bas que terre dans l’organigramme du bureau.

Pourquoi forcent-ils de rentrer dans ledit Bureau ? Et quelle conséquence encourt l’un ou l’autre camp en cas d’échec? Pour les experts, c’est l’Exécutif qui perdra beaucoup dans cette bataille en cas d’échec. Le Bureau de l’Assemblée c’est un lieu invisible de pouvoir de l’Assemblée nationale et d’enterrement plausible de  l’Exécutif. Décryptage.

 

Le Bureau de l’Assemblée nationale, une sépulture invisible de l’Exécutif

 

Si le président Faustin Archange TOUADÉRA et son entourage ne sont pas plan-plan dans leurs têtes depuis un certain temps et taxent de ce fait le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA de tout et de rien, cela est dû à une véritable forfaiture de la Cour Constitutionnelle de Transition sur l’interprétation de l’article 60-2 de la Constitution de 30 mars 2016 pour ne pas dire à la demande de ce dernier de la « définition » du terme « Assemblée nationale » inscrite dans ledit article. Selon ces hauts juges, le terme « Assemblée nationale » dudit article de la Constitution signifie « Bureau de l’Assemblée nationale ». Une véritable déformation selon un enseignant chercheur à l’Université de Bangui.

Cet avis a provoqué un acouphène dans l’oreille gauche du président TOUADÉRA et dans les oreilles droites de son entourage. « C’est un danger si le bureau de l’Assemblée reste entre les mains des hommes de MECKASOUA » affirme un conseiller du Chef de l’État. Pour le président Faustin Archange TOUADÉRA et son entourage qui veulent bénéficier des ristournes des conventions d’exploitation des ressources naturelles et conventions financières, il leur faut absolument faire rentrer 10 sur 14 des leurs dans cette Assemblée nationale si l’on se conforme à la définition innovante des juges. C’est ce qui a motivé le président TOUADÉRA à revoir la composition de sa famille politique à travers certains élus au sein de « Cœur uni »

D’après cette même Constitution, pour que le Chef de l’État dissolve cette Assemblée nationale prise dans son sens originel et non interprété, c’est ce Bureau qu’il doit consulter pour avis favorable. Et ce sont les vice-présidents qui assureront l’intérim du président de la République si d’aventure le président de l’Assemblée nationale est dans l’incapacité, lui aussi, d’assurer l’intérim du président de la République en cas de vacances de pouvoir.

Pour l’honorable du 3e arrondissement de Bangui et président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA qui livre depuis son accession au perchoir une bataille juridique et de majorité parlementaire sans cesse avec le président TOUADÉRA, c’est dans son palais jaune-rouge que trouve la sépulture de l’Exécutif et c’est une occasion à jamais de souffleter son ami président et raboter les orteils de ses multiples conseillers qui lui prodiguent de mauvais conseils. « On va vous raboter les orteils. Vous n’aurez plus les doigts pour écrire, mais la bouche pour parler ici » chuchotait un élu de « Chemin de l’Espérance ».proche de MECKASSOUA.

Pour l’entourage du Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, ce dernier n’est pas prêt à assurer l’intérim du Chef de l’État en cas de sa destitution et c’est eux qui assureront constitutionnellement parlant ce poste. « Le PAN a des ambitions plus justes et plus loin que de se faire de la figuration pour 4 ou 6 mois à la tête de l’État en cas de vacances de pouvoir », nous a confié un de ses proches dans un restaurant de la place.

Pour eux, l’équation mathématique due au délai est résolue, il ne reste qu’à formuler un simple calcul politique au PAN pour sa compréhension : « Cédé l’intérim du Chef de l’État en cas de vacances de pouvoir au premier vice et celui-ci lui donnera le pouvoir des urnes 6 mois plus tard à leur patron ».

Voilà pourquoi les deux camps se battent et le camp vainqueur mise déjà sur les probables vacances de pouvoir à la tête de l’Exécutif ?

 

Vers une probable destitution du président Faustin Archange TOUADÉRA

 

Depuis plusieurs mois à l’Assemblée nationale, un groupe d’une dizaine des députés proches du président Faustin Archange TOUADÉRA a ouvertement demandé le départ sans délai du président de l’Assemblée nationale l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA de son poste actuel du perchoir. La raison qu’ils évoquaient, le micmac et la volte-face de ce dernier dans le mouvement des groupes armés en province qu’ils qualifient de la haute trahison vis-à-vis du président Touadéra. Afin de concrétiser leur projet macabre, ils se sont constitués en groupe parlementaire dénommé “Cœur uni” et rachetaient à moitié prix de celui de PAN certains élus. L’objectif de départ, rafler tous les postes stratégiques du bureau de l’Assemblée nationale afin de contrôler les actions de son président comme au temps du Kwa na Kwa (KNK) et parapher des conventions sur les ressources natures que le président Touadéra les présentera en vertu de la Constitution. Le président de cette nouvelle coalition des députés pro TOUADÉRA, le fulgurant et fêtard, l’honorable Steve KOBA, avait déclaré il y’a quelques jours dans un point de presse qu’il a déjà rassemblé une majorité suffisante des 105 députés de l’Assemblée nationale actuelle dans son groupe afin de faire bouger les choses, car l’enjeu est grave pour le président Touadéra .

D’après les impositions constitutionnelles, le président dispose de 12 mois à compter de la date de son investiture, à mettre en place toutes les Institutions prévues par la Constitution du 30 mars 2016 à savoir la Cour Constitutionnelle, la Haute Cour de Justice, le Conseil économique et social, le Haut Conseil de la Communication, de la Haute Autorité de la bonne Gouvernance et du Conseil de la Médiation. Et 24 mois pour la mise en place du Sénat qui doit passer par l’organisation des élections municipales et régionales. En cas de non-respect de ce délai, l’Assemblée nationale en l’occurrence « le bureau » d’après l’avis des juges de la Cour Constitutionnelle de Transition, doit saisir la Cour de cassation pour crime de haute trahison. C’est ce que le très honorable entend faire avec son bureau d’ici le 3 avril 2017 d’après nos informations.

D’après nos informations, à 18 jours de la fin du délai constitutionnellement imparti, aucune de ces Institutions n’est opérationnelle. D’autres Institutions comme La Haute Autorité de la bonne Gouvernance et le Haut Conseil économique et social n’ont pas avancé dans le choix de leurs membres.

Selon un expert électoral contacté par CNC, « A l’état actuel des choses, il est techniquement et politiquement impossible d’organiser les élections municipales et régionales prévues par la Constitution dans le délai imposé et ce, même avant 30 mois ». Et de conclure « Quoi qu’ils disent ou qu’ils fassent, il est plausible que les politiques se retrouvent à nouveau  pour signer un énième Accord politique qui mettra en état cette disposition de la loi fondamentale  »

Contacté par CNC, un leader politique proche de l’opposition démocratique affirme que le la nonchalance et l’inaction du gouvernement touadéra  sont sur le point ” de décomposer vraisemblablement, en multiple morceau, les pouvoirs de TOUADÉRA obtenus des urnes”  D’après ce leader politique, TOUADÉRA sera dos au mur fin décembre et n’aura donc plus, la Constitution seule, à appliquer.

Ce retard, selon certains experts, est dû à la nonchalance, à l’incompétence du président Faustin Archange TOUADÉRA et de son Premier ministre et surtout à l’inaction de son gouvernement dans la totalité. En plus, avancent ces experts, il passe le plus claire de ses temps à voyager et à passer des week-ends dans sa ferme à Damara que de se mettre réellement à travailler sur les gros dossiers tels que ceux de l’insécurité et de l’instauration de l’autorité de l’État. Ce qui aura pour conséquence, le déclenchement de la procédure de sa destitution pour crime de haute trahison devant la Cour de cassation, qui a, par hasard, renouvelé les membres avec les siens.

D’après nos informations d’une source digne de foi ayant requis l’anonymat, le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA qui entend prendre sa revanche sur le président TOUADÉRA, a chargé son conseiller juridique de recueillir les avis de certains constitutionnalistes français et l’ancien Bureau reconduit à exploiter toutes occasions mises à leur disposition par la Constitution. Il s’est engagé, lui-même, à s’atteler à la recherche des moyens financiers pour la cause.

La fin du premier trimestre étant arrivée, le CNC vous en avait alerté, le vrai et véritable bras de fer au sommet de l’État va commencer.

Élu au second tour de la présidentielle de 2015-2016 grâce aux soutiens de plusieurs partis politiques, le président Touadéra non seulement tourne au rond, mais tourne aussi son dos, une fois au pouvoir, aux leaders de ces partis qui l’ont soutenu. D’autres par contre qui ont la chance d’être récompensés reçoivent régulièrement depuis quelques mois la foudre de leur ancien ami TOUADÉRA. Tel est le cas du président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA et de Jean-Serge Bokassa qui découvrent, au grand jour, à quel degré de méfiance leur ancien ami et allié Touadéra se positionne. Dossier à suivre…

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Centrafrique : Makhtar Diop, Vice- Président du Groupe de la Banque Mondiale et le Président Touadera à Bambari

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Centrafrique : Makhtar Diop, Vice- Président du Groupe de la Banque Mondiale et le Président Touadera à Bambari

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1666.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Moctar Diop et le President Faustin Archange TOUADÉRA à Bangui. Photo : Fred Krock. CopyrightCNC .
Monsieur Moctar Diop et le President Faustin Archange TOUADÉRA à Bangui. Photo : Fred Krock. CopyrightCNC .

Bangui, le 13 mars 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Depuis vendredi 10 mars 2017, Makhtar Diop, Vice-président du Groupe de la Banque mondiale séjourne en République centrafricaine. Après des séries de rencontres et changes avec les autorités politiques au niveau de la capitale Bangui, M. Makhtar, en compagnie du Président de la République, Faustin Archange Touadera, a fait le déplacement de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka- ville située à 385 kilomètres à l’Est de Bangui.

Deux mois après la visite de Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) au mois de janvier, en République centrafricaine, le pays vient de recevoir une grande visite du genre, notamment celle du Vice-président de la Banque mondiale, Makhtar Diop qui séjourne dans le pays, depuis vendredi 10 mars dernier. A l’agenda de la visite du Vice-président de la Banque mondiale, des séries d’échanges et de rencontres avec les autorités politiques de la République centrafricaine dont un tête-à-tête avec le Président Touadera, une déclaration devant l’Assemblée nationale et une visite en province.

La visite provinciale de Makhtar Diop à Bambari – deuxième ville de la République centrafricaine revêt un caractère particulier. « Bambari est une ville où se joue l’avenir de la République centrafricaine », a-t-il noté. Allusion faite au regain de tensions dans cette localité qui représente l’un des derniers foyers de tensions du pays où les groupes armés se sont retranchés.  « Je compte mesurer de visu, avec le Président de la République l’ampleur de la tâche qui vous attend pour reconstruire votre pays après plus de deux décennies de conflits. J’imagine également les attentes de la population en matière d’accès aux services de base que ce soit l’eau, l’électricité, l’éducation ou encore la santé. Ces populations ont trop souffert et ne demandent qu’à tourner la page et contribuer à rétablir le pays ».

L’enjeu global de la visite de Vice-présent a été, d’ores et déjà, précisé par le Représentant Résident de la Banque mondiale en République centrafricaine, M. Jean Christophe Carret. « Cette visite se tient dans un moment capital pour la République centrafricaine, alors que le pays tente de bâtir la paix et de reconstruire la nation. En tant que partenaire privilégié du développement de la République centrafricaine, la Banque mondiale est prête à commencer la mise en exécution de ses engagements au cours de la conférence internationale des donateurs, qui s’est tenue en novembre dernier à Bruxelles », a déclaré M. Jean Christophe Carret.

C’est finalement devant l’Assemblée nationale que le Vice-président de la Banque mondiale va s’adresser au peuple centrafricain. « Je suis intimement convaincu que le développement, l’accès aux services de base mais aussi le désenclavement du pays et la relance de l’agriculture sont des conditions sine qua non sans lesquelles la Centrafrique ne pourra renouer avec la paix. Le groupe de la Banque mondiale se mobilise pour apporter le plus rapidement possible ces services cruciaux, notamment aux populations et aux régions du Centre et de l’Est qui ont été marginalisées dans le passé », a fait savoir Makhtar Diop. Il a ajouté qu’ « un engament à hauteur de 500 millions de dollars US comme annoncé lors de la conférence de Bruxelles, qui présente une somme record et fait de notre institution le premier partenaire au développement de la République centrafricaine. Un statut qui vient avec des responsabilités, raison pour laquelle je suis venu ici aujourd’hui ».

De son côté, Abdou Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale, prend la parole pour situer les attentes du peuple centrafricain :  « notre situation économique et sociale est connue, et bien connue de vous. Aussi n’y reviendrais-je pas. Mais, Monsieur le Vice- Président, malgré cela, notre peuple et ses institutions sont debout et déterminés à accomplir ensemble l’œuvre de reconstruction de notre nation », a-t-il déclaré avant d’ajouter sur un temps optimiste,  « nous sommes aussi déterminés à reconstruire notre Etat et à restaurer son autorité sur toute l’étendue du territoire national. Dans cette situation, nous nous réjouissons au plus haut point de l’engagement inlassable, à nos côtés, de l’Institution que vous représentez ici. Chacun a pu noter, à l’occasion de la récente Conférence des Bailleurs qui s’est tenue à Bruxelles, la promesse faite par votre Groupe de débloquer la somme de 500 millions de dollars US sur les trois prochaines années. Il s’agit là d’un financement dix fois plus élevé que les montants traditionnellement alloués par la Banque Mondiale à notre pays ».

Par ailleurs, Makhtar Diop a rappelé que pendant la crise, la Banque mondiale a aidé la République centrafricaine à payer les salaires des fonctionnaires pour éviter que l’Etat ne s’effondre avec l’économie qui s’était contractée de 34% en 2013. D’ailleurs, il a annoncé qu’une Agence centrale comptable en chef en chef du trésor, de manière à séparer les fonctions d’ordonnancement de paiement et aussi une Revue des dépenses publiques dans le secteur  de la sécurité. « Un pays ne peut, en effet, pas se reconstruire sans l’institution essentielle qu’est l’armée, ainsi que la Police et la Gendarmerie », a-t-il précisé.

Notons que Makhtar Diop quitte Bangui cet après-midi de dimanche 12 mars, alors que samedi 11 mars, il a reçu la distinction honorifique et élevé par le Président Faustin Archange Touadera au grade de Commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine.

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Centrafrique : La révolution agro-industrielle amorcée par Pascal Bida Koyagbélé.

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Centrafrique : La révolution agro-industrielle amorcée par Pascal Bida Koyagbélé.

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Bangui, le 12 mars 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Après des moments sombres qu’a connus le pays, l’heure est désormais à la reconstruction qui exige à la base une prise de conscience de tous sans exception. C’est dans cette dynamique que le compatriote Pascal Bida Koyagbélé s’est engagé dans sa vision de la révolution industrielle de construire un complexe  industriel intégré dénommé « Yaka Ti Bida » vers le quartier Ouango-Sao dans le 7e arrondissement de Bangui.

Pendant que certains compatriotes avec le concours des étrangers continuent de détruire le pays, il y a heureusement, certains dignes filles et fils du pays à l’exemple de M. Pascal Bida Koyagbélé qui se soucient de la reconstruction du pays. Ce dernier n’a pas attendu à ce que la paix et la sécurité reviennent sur l’ensemble du territoire national comme aiment à le fredonner certains compatriotes, pour entreprendre ce grand projet qui fera certainement la fierté nationale. Il est sorti du discours pour le concret et c’est ce que le pays attend de ces filles et fils.

Notons que ce complexe industriel intégré est constitué d’une usine d’huile raffinée avec la capacité de production de 40 tonnes par jour, d’une usine de savon anti moustique d’une forte capacité de production également et d’une usine de production de tomate concentrée.

Les travaux de construction du complexe ont déjà commencé, des compatriotes hommes et femmes, toutes générations confondues de différents quartiers de Bangui sont recrutés pour se jeter à ce chantier de fourmis.

Selon M. Pascal Bida Koyagbélé, le complexe sera équipé de machines modernes avec un laboratoire de référence pour définir les profils de sol en vue du traitement pour un rendement meilleur. Pour cela, une fois que les travaux avanceront, des techniciens vont être recrutés et formés afin de bien manier les machines et de veiller à la MAINTENANCE.

En dehors du site du complexe, un autre site de 200 hectares est réservé pour la culture des tomates et des oignons dont les travaux de défrichage ont déjà commencé.

Il est aussi important de souligner que l’entreprise va produire ses propres énergies à travers les déchets et de ce fait, le secteur sera électrifié et
de l’eau sera également distribuée gratuitement car il est prévu la construction des fontaines à pompe dans les quartiers environnants pour soulager la souffrance des habitants du secteur et les fumiers vont être transformés en engrais pour développer une production agricole bio, produits de qualité pour la santé des consommateurs.

Sur le plan agricole, M. Bida Koyagbélé dispose des champs de palmeraies dans la région de l’Ombella M’poko et en RD. Congo. D’une manière générale, les matières premières existent déjà. C’est pour dire que le complexe ne souffrirait pas de matières premières.

La création de cette entreprise, il faut le dire, contribuera efficacement au développement socioéconomique de la République centrafricaine en ce sens qu’elle absorbera une partie du taux de chômage et permettra également aux responsables de foyers qui auront la chance de travailler dans cette entreprise d’avoir la possibilité en termes de rémunération pour faire face aux charges familiales.

En sus de cela, elle contribuera également à l’amélioration des recettes de l’Etat à travers le paiement des droits et taxes…

Certes, M. Bida est déterminé à relever le défi mais l’autre réalité qui constitue un point d’achoppement pour l’ensemble des opérateurs économiques centrafricains est le fait des banques qui tergiversent pour soutenir les opérateurs économiques dans les affaires.

C’est dans cette optique que M. Koyagbélé projette également l’idée de création dans l’avenir d’une banque agricole afin de soutenir les agriculteurs qui nourrissent le pays mais, qui malheureusement, sont dépourvus des moyens nécessaires pouvant leur permettre de se réaliser davantage. Car il faudrait qu’on arrive à mécaniser notre agriculture pour avoir une production importante dont une partie sera utilisée pour la consommation et de vendre le reste, ce n’est qu’ainsi qu’on pourra vivre vraiment de l’agriculture » a précisé M. Koyagbélé.

Qui ajoute qu’il n’y a que les industries qui peuvent réduire au maximum le taux de chômage et de faire avancer le pays. Ce qui justifie sa vision de « révolution industrielle ».

Si aujourd’hui, le gouvernement se bat pour la relance de l’économie du pays et qu’il y a certains compatriotes qui ont pris la peine pour investir pendant ces périodes aussi difficile, il faudra qu’ils soient encouragés et que des mesures soient prises pour protéger ces investissements par les fils du terroir.

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Centrafrique : Désarmement spectaculaire des soldats de la Minusca à Bozoum par les Anti-Balaka.

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Centrafrique : Désarmement spectaculaire des soldats de la Minusca à Bozoum par les Anti-Balaka.

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Un groupe des Anti-Balaka . CopyrightAFP.

 

 

Bangui, le 12 mars 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

L’histoire paraît imaginaire, pourtant c’est une réalité du terrain que les soldats de la Mission multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique (Minusca) rencontrent quasiment toutes les semaines. Retournement de la situation, les Anti-Balaka qui devraient être désarmés par les soldats des Nations-Unies en application des dispositions du Conseil de sécurité des Nations unies deviennent spectaculairement ceux qui doivent désarmer de forces, les soldats des Nations-Unies en application d’une disposition locale. Incroyable !

Pour beaucoup des Centrafricains, la résolution 2127 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, qui avait été d’ailleurs votée à l’unanimité afin de renforcer la capacité militaire de ses Casques bleus en Centrafricaine, se transforme aujourd’hui à une sorte de résolution du renforcement du pouvoir militaire des Anti-Balaka sur toutes les forces opérationnelles. Ce constat est largement partagé en Centrafrique. Le dernier événement en date qui renforce un peu plus cette idée, vient de la ville de Bozoum où des soldats de la Minusca ont été désarmés de forces par les Anti-Balaka qui, sans se soucier d’une éventuelle conséquence qui ne viendra pas d’ailleurs, ont pris leurs courages à deux mains pour fouiller, poche par poche, sac par sac, tous ces soldats avant de trouer systématiquement toutes les roues de leur camion.

Selon les témoins joints par un de nos correspondants dans la région, ces soldats de la Minusca, basés à Paoua après leur départ définitif de la ville de Bozoum il y’a quelques mois, étaient au nombre de 10 où environ quand ils venaient de Paoua pour Bossemptélé via Bozoum. Alors qu’ils avaient été formellement interdits par les Anti-Balaka de mettre leurs jambes dans la ville de Bozoum, les responsables militaires des forces de la Minusca basés à Bangui, prenait cette interdiction des Anti-Balaka à la légère.

Surarmés et blindés, ils ont quitté Paoua la semaine dernière. En arrivant à Bozoum, leur convoi a été stoppé par les miliciens Anti-Balaka qui les avaient pointés, et les désarmer de forces. C’était la honte pour les Nations-Unies qui se soumettent à une milice armée comme si le droit d’employer la force était réservé exclusivement aux Anti-Balaka. C’est un crime de guerre qui n’a pas été condamné dénoncé, comme à l’accoutumée, par les responsables à Bangui en raison de la honte qui entoure les faits.

D’après un élève médecin témoin de l’évènement, certains de ces soldats de la Minusca tremblaient comme les malades de Charcot. Ils perdaient la motricité de leurs muscles et parois thoraciques et dégageaient d’énormes sueurs dans le dos. Ce qui fait qu’ils n’ont pas de force de tenir leurs armes.

Pour ne pas courir le risque supplémentaire dans cette ville de Bozoum, ils ont décidé quand même de poursuivre leur route dans l’état de leurs roues crevées afin d’atteindre la ville de Bossemptélé.

« Continuer vos routes en laissant des pneus en morceau en route que de laisser la vie humaine » conseille un habitant de la ville, visiblement pitié d’eux.

Un fait digne d’un film américain sur le sol centrafricain. Les Nations-Unies n’ont-elles pas d’autres moyens légaux à leur disposition pour renforcer la présence de leurs troupes en RCA ? Pour les Centrafricains, les forces des Nations-Unies n’existent que sur papier.

Déployés en Centrafricaine en septembre 2015 après le déclenchement de la guerre civile de 2012 qui a fait plus de 15 000 morts, les soldats des Nations-Unies sont actuellement au nombre de 12 000 sur le territoire centrafricain. Malgré ce nombre impressionnant, la situation reste chaotique sur le terrain.

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Centrafrique : des idées innovantes pour renforcer la cohésion sociale et la Paix entre les communautés

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Centrafrique : des idées innovantes pour renforcer la cohésion sociale entre les communautés 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1660.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Exposition des projets. Photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 11 mars 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Les acteurs de la paix cherchent à renforcer les liens de la cohésion sociale entre les communautés en République Centrafricaine. Des idées innovantes permettent de renforcer cette cohésion dans le pays qui a enduré des moments durs de la crise dont les conséquences sont dramatiques pour les communautés. A cet effet, les partenaires du projet Partenariat Interreligieux d’Evangélisation de la Paix en République Centrafricaine (CIPP) ont organisé, le 6 mars 2017 à ‘Alliance française de Bangui, une foire d’exposition de ces idées innovantes avec 25 ONG communautaires. Pour mieux contribuer au processus de la reconstruction, la foire aux idées innovantes a permis de sélectionner 11 organisations de la société civiles et religieuses en Centrafrique parmi les 38 organisations présélectionnées.

Depuis le déclenchement de la crise politico-militaire de 2013 qui n’a fait que prolonger la souffrance des populations centrafricaines, les liens communautaires sont fragilisés. Le Projet Partenariat Interreligieux d’Evangélisation de la Paix en République Centrafricaine (CIPP)  â travers le financement de l’USAID cherche à renforcer le lien entre les communautés déchirées par la crise. Il s’agit de constituer une communauté de pratiques à travers des organisations de la société civile centrafricaine solidement installées dans leurs milieux respectifs et qui, forts de leurs bonnes connaissances et compréhensions de leur environnement. Ces organisations sont appelées à créer des dynamiques sociales et communautaires de réconciliation, de tolérance, du mieux vivre ensemble, et de la cohésion sociale en vue de recoudre les tissus du relèvement et de la restauration de la Centrafrique.

En effet, la foire aux idées innovantes qui est un espace où les organisations de la société civile ont présenté au public leur projet, a permis de sélectionner certaines organisations communautaires. Ainsi, 11 ONGs nationales ayant présenté les projets les plus pertinents ont été retenues par un jury et bénéficieront d’une subvention pour leur expérimentation. à dimension nationale est un espace où les organisations de la société civile de Centrafrique   vont présenter leur projet proposé au grand public. Et ce sera l’opportunité pour les uns et les autres d’échanger sur les pistes susceptibles d’aider la RCA à cultiver le vivre ensemble.

« Nous avons commencé avec le répertoire de 200 ONGs nationales et sur les 200, nous avons présélectionné 38 d’entre elles. Sur le nombre de 36 ONGs à partir de cette exposition de projets, nous avons choisi quelques unes d’entre elles pour les financer. Nous allons revenir dans trois mois environ pour faire une autre activité pareille pour le reste des ONGs qui n’ont pas pu réussir ce projet. C’est le domaine pour la cause, de la cohésion sociale et de la promotion de la paix, du cadre du dialogue et de la collaboration interreligieuse et les ONGs internationales représentées dans la plateforme. Ces ONGs œuvrent dans le même sens de promouvoir la paix, la cohésion entre les communautés en Centrafricaine » a expliqué Idriss Momane, Directeur du Projet CIPP.

Les 11 ONGs nationales retenues sont l’Organisation des Partisans pour la Paix et le Développement Communautaire Holistique, la Communauté des Eglises Apostoliques de Centrafrique, l’Union des Jeunes Musulmans Centrafricains, Ouali Ti Centrafrique, le Bureau National des Femmes Musulmanes de Centrafrique, l’Action Chrétienne pour la Compassion en Centrafrique, la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, la Maison Prisca, l’Organisation des Cadres et Intellectuels Centrafricains Musulmans, la Coordination des Organisations Musulmanes de Centrafrique, l’Association des Femmes Musulmanes de Lakouanga.

« J’ose espérer qu’à l’issue de la sélection des heureux récipiendaires, il sera procédé à des accompagnements techniques souvent appelés renforcement de capacités des responsables et membres des communautés de pratiques en vue de les outiller pour une mise en œuvres des activités de cohésion sociale prévue dans leurs plans d’action et en conformité avec les buts du CIPP », a martelé le Président du Conseil d’Administration de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique, le Révérend Docteur Nicolas Guerekoyame Gbangou . Ce projet est soutenu par le gouvernement américain à travers l’USAID et piloté par quatre ONGs internationales dont Aegis Trust, Catholic Relief Services, Islamic Relief Worldwide et world Vision International, en collaboration avec la Plate-forme des Confessions Religieuses en Centrafrique. Il vise à appuyer les institutions centrafricaines à renforcer leur engagement à la cohésion sociale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : la Minusca condamne le meurtre d’un casque bleu a Bangui

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Centrafrique : la Minusca condamne le meurtre d’un casque bleu a Bangui

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1656.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille des soldats de la Minusca à Bangui. Photo : Éric Ngaba. Copyright2017CNC.
Patrouille des soldats de la Minusca à Bangui. Photo : Éric Ngaba. Copyright2017CNC.

 

Bangui 12 mars 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne dans les termes les plus forts le meurtre d’un casque bleu sénégalais à Bangui par des individus armés non identifiés.

 

Selon le communiqué de presse de la Minusca daté du 9 mars 2017, la victime a été agressée mercredi soir 9 mars et elle est décédée quelques heures plus tard à l’Hôpital de la Minusca où elle avait été transportée d’urgence.

 

« La Minusca dénonce cet acte ignoble et injustifié et indique qu’une enquête a immédiatement été ouverte pour faire toute la lumière sur cet horrible incident et déterminer les circonstances exactes de sa survenue », lit-on dans le communiqué.

 

La Minusca rappelle par ailleurs que « porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et souligne que tout sera mis en place pour retrouver les auteurs afin qu’ils répondent de leurs forfaits devant la justice ».

 

La MINUSCA présente ses condoléances les plus attristées et émues à la famille de la victime, à son contingent et à son pays, le Sénégal.

Centrafrique: Rififi entre l’exécutif et l’Assemblée nationale, qui aura le dernier mot?

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Centrafrique: Rififi entre l’exécutif et  l’Assemblée nationale, qui aura le dernier mot?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1652.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 09 mars 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Ça sent le roussi ! Des informations persistantes sur la dégradation des relations entre le gouvernement et le parlement centrafricains continuent d’alimenter le milieu politique, les ghettos et les nganda de la ville de Bangui. L’intransigeance des députés d’aller vaille que vaille vers une amélioration de leur situation financière serait en cause.

Tout avait commencé pendant la conférence budgétaire intersectorielle qui avait proposé le maintien du niveau budgétaire  de l’Assemblée Nationale à 5 milliards. Mais cette institution avait décidé unilatéralement de porter son budget à 7 milliards, ce qui avait rencontré le refus catégorique du chef de département du ministère des finances et du budget.

Selon certaines sources, l’en dessous de cette augmentation du budget de l’Assemblée Nationale est de faire passer les indemnités, notamment les frais de restitution à 450.000 FCFA par député. Si ces indemnités devraient être accordées, les émoluments d’un député passeraient de 1.500.000 à  2 millions, soit une hausse de 25%, alors que le pays souffre de son économie après la crise politico-militaire.

Conscient de la situation précaire des finances publiques et des exigences des partenaires techniques et financiers qui pèsent sur le gouvernement, le ministre des finances,  jugés très rigoureux par ses proches collaborateurs aurait refusé d’accorder un iota d’hausse d’indemnités au Président de l’Assemblée Nationale et sa suite. Le Ministre des finances serait désormais dans le collimateur de l’Assemblée nationale. Le gouvernement estime que l’argent du contribuable centrafricain doit profiter au plus grand nombre du peuple et non à des privilégiés, il n’est donc pas question d’accorder des hausses d’indemnités abusives aux députés.

Au moment où le renouvèlement du bureau de l’Assemblée Nationale se précise, les esprits s’échauffent et plusieurs questions traversent l’esprit du citoyen lambda. Le refus du ministre est-il lié à un problème de trésorerie ? Est-ce la rigueur réputé du ministre Dondra qui créée ce bras de fer au plus haut sommet de l’Etat ? Où encore est-ce le rebondissement du supposé coup d’état en gestation du Président de l’Assemblée Nationale contre le Président de la République?

Mais en attendant de voir clair dans cette situation, le rififi exécutif et parlement continue de retenir le souffle du microsome politiques centrafricain. Affaire à suivre !!!

 

 

 

 

Centrafrique-France : Augustin To-Sah Be-Nza Vice-président du RDC et député de ce parti condamné pour corruption à Guadeloupe.

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Centrafrique-France : Augustin To-Sah Be-Nza Vice-président du RDC et député de ce parti condamné pour corruption à Guadeloupe.

 

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1649.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le député centrafricains  Tossa

Bangui, le 09 Mars 2017

 Par Aza Boukhris de monde Afrique

 

L’honorable député centrafricain Augustin To-Sah Be-Nza, élu député de Bangui, en mai 2016 avec l’étiquette KNK de l’ancien président Bozizé, aimait l’air du grand large. Ce député qui possède la double nationalité française et centrafricaine a été condamné en effet, le mardi 7 mars 2017, pour corruption et favoritisme par la Cour d’Appel de Basse-Terre (Guadeloupe) à douze mois d’emprisonnement ferme, douze mois de prison avec sursis, deux ans de privation des droits civiques. Entre la Guyane, la France et la Centrafrique, cet activiste menait ses affaires tambour battant.

Un ami de la France

Cette condamnation accompagne celle de trois ans ferme avec mandat de dépôt, de Léon Bertrand, ancien ministre de Chirac et maire de Saint-Laurent-du-Maroni, dans une affaire de marchés publics passés en Guyane. L’ancien ministre travaillait étroitement avec Augustin To-Sah-Be-Nza, sa cheville ouvrière en tant qu’ex directeur général de la Communauté des Communes de l’Ouest guyanais. Selon l’avocat général, les méthodes de Augustin To-Sah Be-Nza, « étaient basées sur le chantage et l’intimidation ».

Cette condamnation est d’autant plus spectaculaire que le député condamné en Guyane, To-Sah Be Nza, était le président du groupe d’amitié France-Centrafrique ! A ce titre, il est un interlocuteur privilégié des relations politiques des deux pays et reçu avec les honneurs à l’Assemblée nationale. Le fait qu’il avait été condamné en première instance en 2013 n’a guère ému les Français. Pas plus son limogeage en 2013 de son poste de directeur financier de la ville de Villeneuve-le-Roi

 

Main basse sur la Centrafrique

Cette affaire de corruption a généré des sommes importantes qui justifient la sévérité des peines. Elle n’a évidemment pas empêché Augustin To-Sah Be-Nza d’être brillamment élu au premier tour député de Bangui.Faute d’avoir été nommé ministre des finances, ce proche des personnalités actuelles au pouvoir, a naturellement intégré la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Ce fut surement pour mieux lutter contre les détournements de fonds, dans un des pays les plus corrompus de la planète et des moins bien gouvernés. Cette affaire illustre bien que la Centrafrique est un pays de cocagne pour tous les délinquants financiers, dans une indifférence générale de la Communauté internationale.

 

 

NDLR : Augustin To-Sah Be-Nza n’est pas un militant et député de KNK comme affirme notre confrère mais plutôt un militant du Rassemblement Démocratique Centrafricain RDC de l’ancien président le feu André KolingBa et présidé actuellement par son fils Désiré Kolingba. Il seconde ce dernier comme vice-président. D’après les textes qui unissent la France et la Centrafrique en matière de communication des extraits des casiers judiciaires entre les deux Etats, les autorités judiciaires des deux Etas ont l’obligation de communiquer, une fois par an, toutes les condamnations dont leurs ressortissants ont fait l’objet. A ce titre, les mentions qui seront inscrites à ses casiers judiciaires français seront communiquées pour leurs réinscriptions dans ses casiers judiciaires centrafricains. Il sera alors poursuivi et demi de sa fonction de député.

 

 

Centrafrique / fin de série : Bras de fer entre le DG de la Gendarmerie et le Ministre Bokassa, le Président TOUADERA a choisi son camp.

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Centrafrique / fin de série : Bras de fer entre le DG de la Gendarmerie et le Ministre Bokassa, le Président TOUADERA a choisi son camp.

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Le Ministre de l’Intérieur Jean Serge Bokassa.

 

Bangui, le 9 mars 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Même si au début du bras de fer opposant le ministre de l’Intérieur et de l’Administration du Territoire monsieur Jean-Serge Bokassa au Directeur général de la Gendarmerie le préside Touadéra restait neutre et silencieux dans son camp, ces trois dernières semaines, à la demande du Directeur général de la Gendarmerie, il a fini par arbitrer en choisissant clairement son camp afin de mettre fin à cette affaire.

En début d’année 2017, un conflit d’une importante intensité avait éclaté entre le ministre de l’Intérieur Jean-Serge Bokassa et le Directeur général de la gendarmerie nationale. En ligne de mire, la nomination de certains gendarmes a des postes de responsabilité opérée par le ministre Bokassa. Pour le Directeur général de cette gendarmerie, toutes ces nominations sont productives, car, non seulement il n’a pas été consulté en amont avant de procéder à ces nominations, mais celles-ci corrélaient du clientélisme, des remerciements pour des services rendus et de népotisme. Ce qui le poussait à procéder lui-même à une contre-nomination.

Une contre-nomination qui a perduré durant un mois et qui a failli tourner au drame après de violents échanges verbaux entre le ministre et son DG d’une part et entre les éléments affectés et désaffectés par le ministre ou le DG. Grâce à une intervention, trop tardive d’un bon père de famille, du président Faustin Archange TOUADÉRA la semaine passée, tout est rentré dans l’ordre. Mais de quelle manière ?

Selon nos informations, le Directeur général de la gendarmerie, conscient du danger qui pourrait arriver, si son ministre de tutelle Jean-Serge Bokassa continuait de se moquer de lui dans ce conflit, avait sollicité en urgence une audience avec le président Touadéra afin de lui demander clairement de prendre ses responsabilités. En réponse, ce dernier avait renvoyé le même bal au Directeur général de la gendarmerie, de prendre ses responsabilités. Selon le terme même employé par la Tortue de Damara à son visiteur, « Vous êtes quand même un général de notre armée. En aucun cas, vous ne devrez vous laisser faire par un civil ».

Une réponse galvanisée du président TOUADÉRA aurait permis au rival du ministre Jean-Serge Bokassa de remporter la dernière bataille après que celui-ci soit informé du soutien du président de Bangui à son rival le DG de la gendarmerie.

Forts de ce soutien, tous les gendarmes nommés par le ministre Jean Serge Bokassa à des postes de responsabilité dans les brigades ont été tous purement et simplement remplacés par ceux nommés par le DG. Le CB du DG a pris sa fonction à la brigade à l’épicentre du conflit ; brigade de PK 9 et celui du ministre a regagné son unité de départ. Ainsi prend fin le premier épisode.

Heureusement pour le pays, les choses se sont calmées sans un bain de sang que tout le monde redoutait.

Selon nos informations, ce n’est pas pour la première fois que le président TOUADÉRA botte « in out » des cadres que son allié de la Lobaye les nomme. Il n’y a pas longtemps, il lui a placé, comme Directeur de cabinet, son ancien conseiller en éducation maternelle et primaire durant la compagne l’enseignant de fondamental 1 Sosthene Dèngbè, délogeant ainsi en violation des textes, l’homme au profil qu’il faut pour ce ministère et nommé par le Jean Serge BOKASSA.

Nommé au poste du ministre de l’Intérieur et de l’Administration du Territoire dans son premier gouvernement après les élections groupées de 2015-2016 dont il a fortement contribué au succès du candidat Faustin archange TOUADÉRA, l’évangéliste Jean-Serge Bokassa serait actuellement dans le viseur des proches du président TOUADÉRA. Pour eux, le ministre Bokassa est trop léger pour diriger un tel Département ministériel. Affaire à suivre…

Copyright2017CNC.

 

Centrafrique : Grèves des maîtres d’enseignements stagiaires à Bouar

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Centrafrique : Grèves des maîtres d’enseignements stagiaires à Bouar

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Bouar, le 8 mars 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Les 50 stagiaires élèves maîtres d’enseignement du Centre Pédagogique de Bouar ont manifesté pour réclamer le payement de 3 mois de leur Bourse ce matin devant le Bureau de la CARITAS de Bouar 08/03/2017.

Ayant commencé leur stage de pleine responsabilité 2017, les élèves maîtres d’enseignement du Centre Pédagogique régional (CPR) de Bouar s’agitent pour le payement de leur bourse de mois de janvier, février et bientôt mars 2017. Cette même réaction est enregistrée auprès de leur collègue en formation encore au niveau du CPR.

Ils pointent du doigt que c’est la CARITAS qui ne veut pas payer leur bourse, alors qu’ils sont confrontés à des sérieux problèmes pour le payement de certains documents pédagogiques et de répondre aux certains besoins.

Pour le coordonnateur de la CARITAS, Père BENIAMINO, informe les stagiaires que le problème de payement de leur bourse ne revient pas à la charge du CARITAS, mais plutôt de l’Unicef

Par ailleurs, nous ne parviendrons pas à joindre les responsables de l’Unicef pour leur version. Ce qui met en interrogation les stagiaires f à cette situation.

Centrafrique : Alphabétisation en milieu carcéral, les détenus de maison d’arrêt de Bouar seront formés pendant deux moi.s

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Centrafrique : Alphabétisation en milieu carcéral, les détenus de maison d’arrêt de Bouar seront formés pendant deux mois.

 

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Un groupe des Anti-Balaka . CopyrightAFP.

 

Bouar, le 8 mars 2017. Par : Anselme Mbata, CNC. Désormais, la maison pénitentiaire de Bouar va servir de centre de formation des détenus sur l’alphabétisation, la saponification, agropastorale et autre pour les rendre productifs après leur libération, chacun sortirons avec un métier qui leur permet d’orienter leur vie dans les activités génératrices de revenues. Car les plus part sont des jeunes de 18 à 35 ans qui sont incarcérés. Cette initiative émane de l’ONG WALT qui a déjà expérimenté dans la maison d’arrêt des femmes de Bimbo. C’est dans la même initiative qu’elle a transféré à Nana-Mambéré, plus précisément dans la Bouar. Igor ITAYA, coordonnateur de l’ONG WALT, exhorte les détenus qu’ils ont le droit à la santé, l’éducation et la formation, sauf la liberté d’aller et revenir qui ne sont pas accordés. C’est dans cette optique que son organisation est là pour soutenir les détenus dans le cadre de la formation. Ces détenus vont suivre les cours pendent deux mois en alphabétisation, le reste de mois seront consacrés à la formation professionnelle citée ci-haut. Ils ont bénéficié des kits de formation comme : Tableau, boîtes de Bic, Crayons, Craies… on ne peut que citer cela. Pour les détenus, cette initiative leur permet de changer leur vie de détenus à technicien avec un métier approprié. Ils profitent de cette occasion de lancer un crie d’alarme au gouvernement de leur apporter de l’aide alimentaire.

Centrafrique : PREAVIS DE GREVE DU CONSEIL PREFECTORAL DE LA JEUNESSE DE LA NANA MAMBERE (CPJNM)

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Centrafrique : PREAVIS DE GREVE DU CONSEIL PREFECTORAL DE LA JEUNESSE DE LA NANA MAMBERE (CPJNM)

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CONSEIL PREFECTORAL DE LA JEUNESSE DE LA NANA MAMBERE (CPJNM)

 PRÉAVIS DE GREVE

 

A la suite de l’Assemblée General Extra ordinaire du Conseil Prefectoral de la Jeunesse tenue Ie 2 mars 2017 dans I’enceinte de la mairie de Bouar, présidée par Mr. Rock Saint pour Saint NGUEMANDJI president dudit conseil;

Vu la decision du Ministre de la Promotion de la Jeunesse et du Sport d’invalider Ie bureau du CPJ mis en place Ie 10 fevrier 2017;

Vu la decision prise par Ie President de la Délégation Spéciale (PDS) de la ville de Bouar de suspendre provisoirement les activites des deux bureaux;

Nous avons constaté que I’autre bureau qui a été illégalement mis en place continue de mener des activités. Cela prouve Ie non respect de l’autorité de I ‘état par l’autre bureau, raison pour laquelle, nous décidons à I’issue de cette Assemblée Générale Extra ordinaire de lancer un preavis de greve dans toute la prefecture de la Nana Mambéré.

D’ici Ie 6 mars si nous ne trouvons pas une suite favorable, toute la jeunesse se verra dans l’obligation de sortir dans la rue Ie mardi 7 mars et si possible poursuivre la greve jusqu’avoir une solution au probleme de la jeunesse de la Nana Mambéré.

Etaient present à cette Assemblée Extra ordinaire, les Membres du Bureau du Conseil Prefectoral de la Nana Mambere, les leaders des differentes organisations de la jeunesse.

Ampliation

– Ministère de la Jeunesse

– Direction de la Jeunesse

– Préfecture

– Commandant de Compagnie Gendarmerie

– Les 4 Sous préfectures

– La Mairie de Bouar

– Les 2 Brigades de la Gendarmerie

– Le Commissariat de la Police .

– La presse

– Archive

Fait a Bouar Ie 2 Mars 2017

Président légal du CPJNM

Rock Saint pour Saint NGUEMANDJI

 

 

 

Centrafrique: Centrafrique: Le député KOBA STEVE, du cœur uni à l’Assemblée Nationale au banditisme juvenile

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Centrafrique: Centrafrique: Le député KOBA STEVE,  du cœur uni à l’Assemblée   Nationale au banditisme juvenile.

 

 Le sulfureux député

Bangui, le 7 mars 2017.

Par :Hervé Binah, stagiaire.

Bien que le président de la République ait parlé lors de son investiture de la rupture totale avec les pratiques néfastes et nauséabondes qui ont plongé la RCA dans un gouffre sans précédent, il est fort regrettable de constater que les nostalgiques continuent de s’agiter et plus, de persister encore davantage dans leurs sale besogne. C’est le cas du sieur KOBA Stève, député à l’Assemblée nationale et de surcroit président d’un groupe parlementaire de la majorité présidentielle qui, usant de son rang et des prérogatives dont il jouit, organise depuis peu un véritable raquettage auprès des responsables des sociétés d’exploitation de bois de la place.

En effet, se disant de la diaspora, le député KOBA a depuis son élection, occupé deux chambres à l’hôtel du centre dont il a transformé une en bureau pour recevoir les petites filles qui défilent à longueur de journée à l’hôtel et les promoteurs du commerce de bois de sa circonscription, une autre chambre qui sert à coucher. Mais seulement, là ou le bat blesse est que depuis plus d’un an déjà, notre député n’a pas honoré ses dettes faramineuses vis-à vis de l’hôtel au point de mettre aujourd’hui en difficulté réelle, la comptabilité de l’hôtel.

Selon des sources autorisées et vérifiées, Monsieur KOBA devrait encore à l’hôtel du centre, une bagatelle de plus de 22.000.000 francs CFA. Voila un exemple palpable de la moralité des gens que les centrafricains ont choisi comme député à l’Assemblée nationale. Pendant que les sociétés d’Etat et paraétatiques traversent une zone rouge et ou les signaux de leurs caisses sont au rouge ou presque, un soit disant élu de la nation se permet le luxe insolent de mettre en difficulté la trésorerie d’une institution comme l’hôtel du centre qui encore dans un passé récent, faisait la fierté de la RCA de part sa gestion orthodoxe.

Devant la persistance des services de la comptabilité de l’Hôtel de recouvrer coute que coute ses dus, Monsieur KOBA n’a pas hésité de brandir des menaces et d’agiter son immunité parlementaire arguant aux gestionnaires de l’Hôtel d’aller se plaindre là ou ils voudront car il est député avant tout. Il va même loin pour dire que lui, président du groupe parlementaire CŒUR UNI qui soutient directement le président, rien ne peut l’inquiéter car d’ailleurs, il rencontre le Chef de l’ETAT toutes les semaines et que le Président de l’Assemblée est pour lui un interlocuteur régulier. Comment accorder du crédit à un tel personnage fut il député de la majorité présidentielle ?

Usant des documents portant le logo de l’Assemblée nationale, M.KOBA s’est institué un raquettage en règle des sociétés forestières de sa zone d’influence à qui il a envoyé des correspondances comme quoi s’il est élu 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, il s’investira à faire obtenir pour ces sociétés une main levée permanente et une exonération de longue durée. A quel élu du peuple avons-nous affaire ? Comment CŒUR UNI a pu se choisir un fourbe de la taille de KOBA pour mettre à la tête de ce groupe parlementaire ?

Oubliant toutes ces fourberies, KOBA se positionne maintenant pour le poste de 1er vice président de l’Assemblée nationale à l’occasion des prochaines élections qui s’annoncent. Pense-il que les députés sont naïfs de porter à leur gestion quotidienne un gars d’une telle moralité ? Quels intérêts a- t- il visé pour choisir de postuler à ce poste ?

Belliqueux, même les députés du groupe parlementaire CEOUR UNI ne l’aiment pas à cause de son orgueil et son arrogance. On nous apprend qu’il traite ses collègues députés de minables, de vaurien …Alors, si ses propres collègues députés sont des vauriens devant lui, pourquoi ose-il encore demander leurs voix pour assouvir ses intérêts cachés en convoitant le poste de 1er vice président ?

De tels personnages à vrai dire ne sont pas dignes de crédit pour diriger une institution comme l’Assemblée nationale et de surcroit, les députés de la Nation, dignes représentants du peuple. Il ya mieux à chercher ailleurs que de donner 1ere vice présidence de l’Assemblée nationale à un freluquet, ami de petites jupes à un monsieur de l’acabit de KOBA.

Pour mériter leur appellation d’honorables députés de la nation, les députés de la 6eme législature ont le devoir citoyen et politique à mettre de coté , loin de la gestion de leurs intérêts, un monsieur comme KOBA même si, c’est vrai, c’est un des leurs. Sinon, il risquera de porter d’autres casseroles cette fois-ci au nom de l’Assemblée. A bon entendeur salut !

                                                       

 

Centrafrique : « Citoyenneté responsable », un livre civique de Symphorien Tenne.

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Centrafrique : « Citoyenneté responsable », un livre civique de Symphorien Tenne.

 

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Monsieur Symphorien Téné. Photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 06 mars 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Le livre intitulé « Citoyenneté responsable » un petit manuel de civisme, de morale et de vertu pour le développement de la République Centrafricaine. L’auteur du livre, Symphorien Tenne d’origine camerounaise, interpelle les Citoyens centrafricains à avoir un comportement exemplaire dans la société. La présentation officielle de cette œuvre sera le 10 mars 2017.

La République Centrafricaine qui a subis une grave crise de son histoire a besoin de renouer avec ses valeurs civiques et culturelles. Ces valeurs constituent un socle permettant à chaque citoyen d’adopter un comportement responsable au sein de la société. Le livre de Symphorien Tenne apparaît comme un miroir de la société centrafricaine dont la vie en cohésion devient difficile.

L’auteur a essayé de traiter le problème au niveau du continent africain en mettant l’accent particulier sur la société centrafricaine. Car, l’auteur décrit le comportement de l’homme qui a conduit à la destruction de la société et fait retarder le processus du développement de l’Afrique et de la Centrafrique en particulier alors que le potentiel est énorme.

« Je me suis toujours posé la question pourquoi est-ce que l’Afrique tarde à se décoller malgré l’immense potentiel qu’elle comporte au niveau de son sous-sol, des talents et des compétences. C’est cette pensée qui m’est venu l’idée de sortir cet ouvrage Citoyenneté responsable pour qu’ensemble, tous les frères Africains essaient de se remettre en cause individuellement pour une prise de conscience collective. On ne doit pas tout le temps rester les bras croisés, et à en croire que les autres viendront nous aider à nous développer. Le développement de l’Afrique passera par nous-mêmes et par une citoyenneté responsable », a martelé Symphorien Tenne.

L’incivisme, l’immoralité, la corruption sont entre autres des maux de la société que dénonce Symphorien Tenne dans son livre dont la sortie officielle sera ce 10 mars 2017, au stade 20.000 places de Bangui.

Les 100 questions que se posent les adolescentes de RCA

A côté du livre « Citoyenneté responsable, il y a un autre ouvrage intitulé « les 100 questions que se posent les adolescentes de RCA ». Dans ce second livre qui sera aussi être officiellement présenté simultanément avec le premier, Symphorien Tenne traite la problématique liée à l’éducation des filles. L’auteur estime que les parents ont tendance à négliger l’éducation des filles au profit des garçons.

« Je suis parti du constat selon lequel l’éducation de la jeune femme centrafricaine est souvent délaissée au profit du jeune garçon. On a tendance chez nous à vouloir envoyer nos jeunes filles très tôt en mariage comme si elle n’est pas faite pour une éducation sachant que la femme a aussi un rôle à jouer dans le développement notre pays », a renchérit Symphorien Tenne.

Pour illustration, l’auteur a rappelé que la République Centrafricaine était le premier pays africain à avoir une femme candidate à l’élection présidentielle en Afrique dont Marie Jeanne Route Roland. Catherine Samba-Panza, ex-présidente de la transition en Centrafrique, est citée en bon exemple par l’auteur comme une femme qui a su relever le défi de la transition jusqu’à l’organisation des élections des élections présidentielles et législatives. Ce qui revient à dire qu’il y a des femmes valables et capables dans le pays qu’il faut, d’après l’auteur, leur laisser latitude d’aller à l’école.