Sur l’invitation de la Commission de l’Union Africaine, une Réunion Ministérielle de l’Initiative Africaine pour la paix et la réconciliation en RCA s’est tenue le 17 juillet 2017 au Siège du Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) en présence de SEM Smaïl CHERGUI Commissaire Paix et Sécurité l’Union Africaine, de l’Ambassadeur Ahmad ALLAM-MI, Secrétaire Général de la CEEAC, George Rebelo Pinto Chicoti Ministre des Relations Extérieures de la République d’Angola, Jean Claude NGAKOSSO, Ministre des Affaires Etrangères et de la coopération de la République du Congo, SEM Pacôme MOUBELET BOUBEYA. Ministre d’Etat. Ministre des Affaires Etrangères, de la Francophonie, de (‘Intégration régionale, chargé des gabonais de l’étranger de la République Gabonaise, Charles Armel DOUBANE, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de ‘étranger de la République du Tchad et a procédé à un examen approfondi de la Situation en République centrafricaine (RCA).
La Réunion Ministérielle a exprimé ses vifs remerciements à son Excellence Monsieur Ali Bongo ONDIMBA, Président de la République Gabonaise pour l’accueil et l’hospitalité qui leur ont été réservés depuis leur arrivée à Libreville.
Les participants ont félicité son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Ahmad ALLAM-MI pour les facilités qu’il a mises à leur disposition.
Ils ont félicité le Président Pr Faustin Archange Touadera et les autorités centrafricaines pour les efforts consentis dans la recherche d’une solution politique inclusive au conflit que cannait le pays, ainsi que de leur plein soutien à la poursuite de l’Initiative Africaine.
Les participants ont salué la Déclaration des Chefs d’Etat et de Gouvernement à l’occasion du 29eme Sommet de l’Union Africaine du 4 juillet 2017 sur l’Initiative Africaine.
Les participants, tout en appréciant le rôle de la MINUSCA en RCA, ont pris acte de toutes les initiatives qui ont été entreprises dans la recherche d’une paix durable en RCA notamment l’Accord de paix conclu à Rome sous l’égide de la Communauté Saint’Egidio et des conclusions de la réunion de médiateurs tenue à Bruxelles le 21 juin 2017, et souhaitent que l’ensemble des partenaires et amis de la RCA s’inscrivent résolument dans la dynamique de l’Initiative Africaine.
Les participants ont adopté une feuille de route intégrée qui constitue désormais l’unique référence pour la promotion de la paix et la réconciliation en RCA.
Cette feuille de route, qui sera soumise incessamment aux parties invitées à la négociation souligne tout particulièrement le nécessaire respect de l’unité et de l’intégrité de la République centrafricaine, de ses Institutions démocratiques et de l’appropriation de son processus politique de paix et de réconciliation.
Les parties ont unanimement exprimé leur ferme engagement et leur solidarité avec le Gouvernement et l’ensemble des acteurs politiques du pays pour le rétablissement d’une paix définitive dans l’inclusion, la réconciliation et la cohésion nationale, ce conformément au droit, à la justice et aux valeurs africaines pertinentes.
Les parties ont décidé de mettre en place, sous l’égide de l’UA, un panel de facilitateurs où sont représentées de façon qualifié, toutes les composantes de l’Initiative Africaine. Ce panel est doté d’un secrétariat technique pour l’opérationnalisation de cette feuille de route.
Elles ont lancé un appel à la communauté africaine et internationale pour intensifier leur appui multiforme à la Centrafrique et au plein succès de l’Initiative Africaine pour la paix et la réconciliation en RCA.
Un chronogramme du déroulé de l’initiative sera élaboré dans les meilleurs délais pour encadrer le processus effectif de mise en œuvre de l’initiative.
APRÈS LA FORCE «SANGARIS», LA FRANCE DÉPÊCHE LE 21e RIMA. EST-CE POUR AIDER ENFIN LES FORCES CENTRAFRICAINES ET LA Minusca A APPRÉHENDER LES CHEFS DES SÉDITIEUX ?
L’État-major français annonce une « mission d’envergure ». Si on prend à la lettre l’expression, il faut s’attendre à une opération d’ampleur. Les chefs rebelles, impunis jusqu’à maintenant, n’ont plus qu’à bien se tenir. C’est peut-être la fin de leur arrogance et de leur impunité, du défi insensé qu’ils ont lancé au peuple centrafricain.
Les Marsouins doivent achever le travail non terminé par la force Sangaris. Il faut qu’ils parviennent à emmener les bandes armées à la table des négociations en vue de rétablir la paix (SIRIRI) et la réconciliation. La France a les moyens d’aider les Forces Centrafricaines à nettoyer les poches des rebelles et à contraindre ces derniers de déposer les armes. Le Président Touadera doit se féliciter publiquement de cette nouvelle donne française.
Cette fois-ci, les autorités centrafricaines, après s’être concertées avec les autorités françaises, doivent définir des missions claires : obliger les bandes armées à déposer les armes ou les désarmer de force ; mettre fin aux occupations illégales des préfectures ; appréhender les mercenaires et les renvoyer dans leur pays. Car beaucoup d’entre eux sont des brigands, des criminels de guerre, auteurs de crimes contre l’humanité, recherchés par leur pays.
La tâche sera peut-être rude, mais la France dispose en Centrafrique de moyens non négligeables. Elle a des soldats aguerris et du matériel stratégique de pointe : ses drones servent à faire du renseignement, mais ils peuvent aussi combattre. Ses hélicoptères Caracal apportent aux opérations une contribution efficace.
Vaincre les rebelles en Centrafrique et ramener la paix exige de la France qu’elle s’engage en force. Mais vaincre les ex-Sélékas, en majorité musulmans, c’est aussi protéger la France et l’Europe, en empêchant que
L’Etat Islamique ne transforme la République Centrafricaine en sanctuaire. Pour en venir à bout, la France pourrait aussi investir massivement dans les mines de matières premières : elle tarirait ainsi les sources de revenus des ex- Sélékas. Il lui faudrait en outre mettre en garde le président du Tchad et dénoncer ses manigances en Centrafrique, que nous avons dénoncées à plusieurs reprises.
Enfin, la levée de l’embargo insupportable sur les armes à destination de la RCA permettrait au pays de participer à sa propre défense.
UNE PRÉSENCE FRANÇAISE SANS BOUSSOLE ?
On se souvient de la déclaration, tapageuse et péremptoire, prononcée à l’Assemblée nationale par Yves Le Drian, ministre de la Défense, au début de l’opération Sangaris : « en six mois, tout sera terminé… »
Trois ans plus tard, c’est l’enlisement.
La force Sangaris est repartie en France en abandonnant une Centrafrique, exsangue et désarmée, à la férocité des rebelles. Or, les seules forces que craignent ces barbares des temps modernes sont, justement, les forces françaises.
Dès leur retrait, les violences ont redoublé. Nous avions, à l’époque, condamné, ici même, ce départ prématuré. Soixante pour cent (60%) du territoire centrafricain sont occupés par des bandes armées qui y appliquent leur loi : razzias et massacres de populations ; incendie de villages qui font fuir les habitants dans les forêts hostiles ; pillage des mines des matières premières ; trafic d’essences rares ; braconnage de la faune, désormais menacée de disparition …
La réduction drastique de Sangaris a laissé le champ libre aux ex-Sélékas et aux Antibalakas. Ce retrait, qui ressemble à une faute stratégique, avait été ordonné par François Hollande qui craignait un enlisement des forces françaises dans le bourbier centrafricain.
Pourquoi la France dépêche-t-elle à nouveau des Marsouins en Centrafrique ? Une sorte de Sangaris 2 ?On a l’impression que, depuis la colonisation, la France ne s’est jamais préoccupée de connaître l’homme oubanguien et centrafricain. Occupée comme elle l’était à exploiter les matières premières pour son propre bénéfice, elle a, tout simplement, oublié l’Humain. La France par ce complexe de supériorité à infantiliser et déresponsabilisé une population qui, INE fine, a été victime d’un complexe d’infériorité. Le retard centrafricain est du en partie à ce mépris. Pour les colons, l’Oubanguien était « un grand enfant » à qui on ne pouvait confier aucune responsabilité que ce soit et dont on ne pouvait favoriser l’éducation.
Plus grave : la France a pratiqué la politique néfaste qui consiste à « diviser pour régner », en montant les ethnies les unes contre les autres. Conséquence : des antagonismes insurmontables ont miné les relations entre les populations. Le Centrafricain est devenu méfiant. On se demande si les chrétiens et les musulmans arriveront à se parler pour retrouver la fraternité et la sérénité de jadis. Il faut le souhaiter, car les souffrances des populations doivent cesser. De la descente interminable en enfer, doit surgir l’espoir d’une nouvelle Centrafrique
L’Apôtre Noël Démangaï de l’église MARM (Mission apostolique pour le réveil mondial) sise à Boye-Rabe dans le 4ème arrondissement de Bangui, a ostensiblement exprimé son profond dégoût et sa vive inquiétude de l’acte d’« œcuménisme » posé par des leaders de la Plateforme confessionnelle, en échangeant entre eux, Bible et Coran à l’Assemblée nationale. C’était dimanche 16 juillet 2017, à l’église MARM que Noël Démangaï s’était ainsi prononcé lors d’une conférence de presse animée à l’issue du culte dominical. Au centre de cette contre avec les journalistes, les premiers signes apocalyptiques pour l’avènement du règne de l’« anti-Christ » dont cet acte d’œcuménisme.
Il y a moins d’une semaine, trois leaders religieux, dans leur inlassable et implacable lutte contre la confessionnalisation de l’actuelle crise centrafricaine, ont posé un acte symbolique fort à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’échange des Livres Saints, notamment le Coran et la Bible, en signe de l’universalité. Evidemment, il s’agit d’un acte œcuménique fort.
Quelques jours plus tard, un autre leader religieux, Apôtre Noël Démangaï monte au créneau pour dénoncer un acte hautement religieux qui, dit-t-il, est « trop grave, voire trop sale ». L’Apôtre poursuit pour dire clairement que « l’œcuménisme n’est pas un acte biblique, c’est l’œuvre de l’Anti-Christ », puis que martèle-t-il, « les véritables Musulmans et les véritables Chrétiens sont mécontents de cet acte. C’est inadmissible ».
Notons que c’est sur le un verset de la Bible tiré du Livre Saint de l’Apocalypse au chapitre 13, les versets 1 à 17, que l’Apôtre s’est fondé pour faire cette dénonciation, rassurant la presse et les Fidèles maintenus après la messe pour participer à cette conférence de presse, que cet acte grave se compte au nombre des « signes précurseurs » de l’avènement du règne de l’Anti-Christ. Il explique par ailleurs que le Livre de l’Apocalypse très peu exploité dans les églises aujourd’hui en République centrafricaine doit devenir, au regard de la situation actuelle du pays, la principale prêche des hommes de Dieu, puisque dit-il, tous les signes annoncés de cet Epitre sont présents dans le pays.
Entre autres signes de cet avènement de l’Anti-Christ, l’Apôtre Démangaï a cité, la clôture tous azimuts des écoles, des églises, des marchés, en sorte que quant le règne s’installera, tout individu soit identifié et contrôlé par la puissance de l’Anti-Christ. Déma ngaï a cite également l’identification systématique formelle de chaque citoyen possédant un téléphone, un compte bancaire, un compte sur Internet… c’est pour avoir un meilleur contrôle.
Pour conclure, l’homme de Dieu interpelle les tout le monde à être vigilent et surtout d’utiliser les choses mondaines « avec grâce », c’est-à-dire les utiliser toujours et uniquement après avoir prié dessus.
Monsieur le Maire de Bangui (République Centrafricaine)
Objet : Demande de publication du compte administratif 2016 de la commune de Bangui
Monsieur le Maire,
Je viens par le biais de cette lettre demander la publication du compte administratif 2016 (prévision, dépense, recette) de la commune de Bangui. En effet, La constitution centrafricaine du 30 mars 2016, dans son article 77 alinéa 2 du titre IV, dispose que : « Le parlement règle les comptes de la Nation. Il est à cet effet, assisté de la cour des comptes ».
En outre, l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 énonce que : « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée »
C’est ainsi que, étant citoyen centrafricain, il nous revient le droit de vous demander la publication de ce compte.
En ésperant avoir une suite favorable a cette demande, je vous prie, Monsieur le Maire de Bangui de recevoir mes salutations les plus distinguées.
Centrafrique : Abdou Karim Meckassoua en intelligence avec des mercenaires ? Une grave et haute trahison.
Bangui, le 17 juillet 2017.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2333.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.
Par : Bienvenu Seremalé, un contributeur du CNC. CNC,
Tout Bangui ne parle ces derniers jours que de l’incursion de mercenaires étrangers d’obédience musulmane et en intelligence avec le président de l’Assemblée nationale, venus avec le funeste projet d’assassinat du Président de la République.
Ce que les Centrafricains ne comprennent pas et que seuls des gens de la carapace de Mekassoua cultivent, est que le pouvoir de l’Etat ne peut plus, et jamais plus, être objet de coup d’Etat. Pourquoi même un coup d’Etat ? Est-ce le souhait du peuple ? Le départ incognito de Djotodja du siège présidentiel moins d’un an après son fallacieux coup d’Etat ne suffit-il pas à faire la mémoire à tous ceux-là qui pensent que les armes sont leurs faciles moyens d’assouvir leurs lugubres intérêts ? La conférence de presse de Didacien Kossimatchi est très indicatrice pour que chaque Centrafricain n’hésite plus à identifier tous ceux-là qui mignotent l’idée de l’anéantir par des macabres manœuvres.
Cela n’est plus un secret de polichinelle, nos confrères de RFI ont cuisiné à leur manière le prétendu porteur du projet de coup d’Etat qui, comme d’habitude à tout nié sur ses lugubres intentions, mais qui a tout de même reconnu la recrudescence des violences et exactions des mercenaires étrangers transformés en peulhs, leur pseudonyme de couverture car les vrais peulhs qui sont une minorité sont à protéger. Ce qui les vrais peulhs n’ignorent pas, c’est que ses mercenaires les ont aussi pris en otage et exterminent leurs seules richesse que constituent leurs bétails.
Il est clair que Meckassoua en intelligence avec ces peuls nigériens, nigérians, tchadiens et soudanais ne visent pas seulement que la prise du pouvoir par la force, mais avant cela, s’accaparer au maximum des richesses de toutes sortes du pays pour qu’au cas où leur projet ne échoue, il s’exile avec suffisamment d’argent qui lui garantisse une tranquille et heureuse retraite. Mais est-ce sérieux d’écumer le pays en intelligence avec des étrangers et au prix du sang de la population civile et innocente ?
Tout le mutisme de Meckassoua au tour ce grave sujet sent l’odeur d’un honteux aveu qu’il ne saurait être dissimulé puisque les 4 tchadiens et 2 somaliens venus à Bangui avec tant d’autres qui seraient au nombre de plus d’une centaine, qui étaient dénoncés par la population du Pk 24 et qui se trouveraient entre les mains de la Section de Recherche et d’Investigation, ont déclaré être prêts à l’affronter en confrontation s’il le faut.
C’est même pour cela et craignant être dénoncé vertement que Meckassoua, répondant à nos confrères de RFI avance ces propos que nous citons : « Ce sont des groupes qui relèvent plus de l’entrepreneuriat politico-militaire, que des groupes politiques avec une conviction et un plan politique pour pouvoir venir en aide à la population. Nous avons plus affaire à des groupes qui sont là pour la captation des richesses minières de la République centrafricaine et pour se livrer à des trafics. Donc il est très difficile, effectivement, de dire que ces groupes sont représentatifs. Il reste qu’il faut commencer par eux et on poursuivra avec eux ». Est-ce que la violence, le meurtre gratuit, la destruction des biens et des vies par l’incendie sont-ils une entreprise ? Il n’y a que Meckassoua qui voit son profit dans cet entreprenariat qui puisse le ainsi le certifié et il ne s’est pas trompé puisque le but 1er d’une entreprise, c’est la recherche du profit.
Si la population qui a tant souffert commence à s’auto défendre de la manière des gens du Pk 24, c’est dire qu’elle en a ras le bol des hommes politiques nationaux qui de jour montrent qu’ils sont simples mais qui, dans la pénombre agissent comme des dangereux animaux prêts à tout pour faire du mal. Et la population sait très bien que Meckassoua est déterminé à l’exterminer puisqu’il se soucie plus des casques bleus que du peuple dont il est l’émanation à la tête de son institution représentative. C’est même ce qu’il ouvertement déclaré à RFI, parlant des tueries de Bangassou où des centaines de Centrafricains sont assassiné par le contingent marocain d’obédience musulmane, ce qui est du goût de Meckassoua comme il le déclare lui-même : « Bangassou était vraiment le crime de trop. Parce que pour la première fois, de façon délibérée, des casques bleus – en tant que casques bleus – ont été visés, attaqués et tués. Et des musulmans qui étaient regroupés à la mosquée ont été ciblés et tués. D’un côté, ce sont les musulmans qui sont tués, mais d’un autre côté aussi ce sont les chrétiens. Et donc c’est de part et d’autre. Toutes les communautés sont victimes de ces agresseurs ».
Autre fait très choquant pour tous ceux qui ont une pensée pour les centrafricains dans leur désespoir, c’est que Meckassoua refuse de voir clairement la troiste réalité de la situation centrafricaine lorsqu’il accuse nos confrères de RFI d’être des menteurs quand ils ont qualifié la crise centrafricaine de somalisation. Allez-y comprendre quelque chose dans la réponse de reproche de Meckassoua que voici : « Vous y allez fort et j’espère qu’on n’arrivera pas à la somalisation. Mais ce qui est sûr – je vous dis – c’est qu’au tout début, il y a quelques années, on pouvait comprendre qu’il y avait des revendications régionales. Disons qu’il y a des préfectures qui n’étaient pas prises en compte depuis l’Indépendance. Ces préfectures avaient été oubliées, mais ce n’est plus le cas. Ce sont des bandits de grand chemin. Et ce qui est dangereux, c’est que la grande criminalité s’installant, ces bandits-là n’ont aucun intérêt à ce qu’il y ait la paix en Centrafrique ».
Habitué à utiliser les peulhs comme tremplin, Meckassoua serait, de connivence avec le redoutable Rombo, de son vrai nom Alfred Yékatome, un défectionnaire des FACA qui, longtemps, avait terrorisé les populations de l’axe Mbaïki qui, on ne sait comment et pourquoi, l’ont élu député à l’assemblée nationale, pour entretenir des peuls au niveau de Boda afin de les utiliser lorsque ses rebelles du Centre Est et de l’est du pays marcheront sur Bangui dès l’assassinat programmé du Préside FAT.
Article rédigé par l’un de no contributeurs. Ses propos n’engage que lui.
Communiqué de presse No 03/17 relatif à la déclaration du Vice-président de l’Assemblée nationale à propos de M. Kossimatchi
Suite aux propos de M.Dadicien kossimatchi, accusant M. Karim Meckassoua, “d’être à l’origine des troubles dans le pays”, l’honorable Simplice ZINGAS a, au nom de l’institution dont-il est le 1er Vice-président, demandé au Président de la République d’entamer ” l’ouverture d’une procédure judiciaire contre son collaborateur”.
En effet, le Député Zingas n’a aucun droit de se prononcer, au nom de l’Assemblée nationale, dans une affaire qui n’engage ni sa responsabilité personnelle ni celle de l’institution, dans la mesure où M. kossimatchi n’a guère pointé un doigt accusateur sur la représentation nationale. Cela relève du zèle politico-stratégique sans lucidité ni réalisme. Et, le fait de dire “son collaborateur” est politiquement incorrect et maladroit.
Pourquoi le bureau de l’Assemblée nationale n’avait-il pas réagi de la sorte lorsque le renard KOKATE avait porté des accusations mensongères et grotesques contre l’honorable Député, Président de l’URCA, Anicet Georges DOLOGUELE?
Dans quel système judiciaire, c’est au Président de la République qu’il incombe la responsabilité de déclencher une procédure judiciaire contre un citoyen dont un litige l’oppose à un autre? Le Député de Mobaye 1 serait-il en train de créer un nouveau droit positif centrafricain? On sait que c’est dans l’hypothèse de violation d’une règle pénale que l’État se charge des poursuites pénales devant les juridictions pénales compétentes.
Et quels seraient les moyens c’est-à-dire les arguments solides en fait et en droit que le “Député-avocat” pourra-t-il invoquer contre M. kossimatchi ?
Dans tous les cas, si “l’Hono-maître”, qu’il me soit permis l’usage de ce vocable, tient mordicus à défendre son mentor dans l’espoir d’obtenir de la justice ce qu’il estime être le droit de celui-ci, qu’il engage une procédure d’assignation par l’introduction d’une action civile en justice dans le respect des formes légales, tout en ayant à l’esprit, qu’une demande légère sera qualifiée d’abusive et de dilatoire, susceptible d’entrainer une sanction contre lui, malgré son immunité parlementaire, qui peut toute fois être levée.
Pour limiter les envies pouvoiristes, secrètement nourries par l’Honorable Président Meckassoua, ce qui justifierait les troubles dont-il est incriminé par M. kossimatchi, il me semble opportun d’en appeler à la responsabilité des élus du peuple, courageux et audacieux, pour envisager une loi portant révision du mandat du Président de l’Assemblée nationale, afin de le ramener de cinq à un an renouvelable, au même titre que pour les autres postes du Bureau de la représentation nationale. Faute d’une initiative parlementaire, le peuple devra, à travers une pétition, recommander une telle loi.
Je tiens à souligner que ma présente déclaration n’a pas vocation à soutenir le ridiculement vaniteux, incrédible, et tribaliste régime TOUADERA et ne saurait être interprétée comme un rapprochement au futile gouvernement dirigé par le grand amateur et matamore Simplice Sarandji, qui continue de patauger dans la boue de l’incompétence chronique, et de nager dans les eaux sales de mal gouvernance, de clientélisme, de corruption, de perversion etc.
Le lendemain de l’accord de Rome a connu un regain de violence qui a atteint son apogée. La majorité des préfectures centrafricaines s’est embrasée mettant en déroute les nouvelles autorités qui ne savent plus à quels saints voués.
L’environnement politique centrafricain est pollué et agité par des événements précurseurs qui annoncent l’imminence d’un coup d’étatmilitairement appelé putsch.
Par définition, un coup d’état est la prise de pouvoir de façon violente, illégale avec des moyens militaires et non constitutionnels. Les non dits ou la quintessence des accords de Rome donnent un début d’explication à cette vague de violence. Il s’agit d’imposer l’amnistie aux nouvelles autorités ainsi qu’au peuple centrafricain qui privilégie la justice et la rapide opérationalisation de la Cour pénale spéciale. À ce propos, le President de la République s’est fait remonter les bretelles en de termes crus par le guide tchadien en présence du President de la commission africaine. Face à la nonchalance ou à la tentative de résistance du pouvoir de Bangui, des événements précurseurs tous azimuts confirment l’imminence d’un tel complot. Ainsi, on assiste à la disparition d’un important stock d’armes au camp Deroux, des mercenaires étrangers, des gradés des groupes armés ainsi que des unités spéciales tchadiennes seraient signalés aux alentours de la capitale, des agitations du colonel Francis Bozizé qui manifeste un désir de voyager nonobstant l’interdiction de quitter le territoire national… Apeuré et un peu perdu, le citoyen lambda tente de maîtriser sa panique et s’interroge : quelles sont les circonstances et les motivations d’un tel vol d’armes dans un camp militaire aussi sécurisé ? Suite aux investigations, quelles sont les suites données par le parquet général ? Le service de renseignement centrafricain confirme t-il l’imminence d’un éventuel complot ? S’agit-il d’une manœuvre pour forcer la main du President de la République à octroyer l’amnistie aux chefs de guerre ? S’agit-il d’une véritable conquête du pouvoir ? La Centrafrique s’achemine t-elle vers une nouvelle transition sans Touadera ? Ces différents indicateurs suffisent-ils à penser à un putsch ? Avons-nous véritablement un ministère de La Défense au sein du gouvernement ? Dans l’affirmative, quelle est sa feuille de route pour la pacification et la sécurisation du pays ? Comparer à la fin de la transition, le gouvernement évalue t-elle la situation actuelle du pays ? À qui impute t-on cette dégradation constante ? Au President de la République ? Au gouvernement ? Au départ de la force “sangaris” ?
Dépassé par le cours des événements et incapable d’arrêter la spirale de violence, le citoyen lambda a aussi le sentiment que la Minusca se désengage progressivement à l’instar du départ sans remplacement du contingent congolais pour laisser le terrain libre aux groupes armés. Dans ce contexte, quel sera le sort du pouvoir mal élu qui n’est protégé que par la Minusca ? En dehors de l’indifférence du President de la République qui ne vit que dans un monde d’illusions, nous tenons à rappeler qu’un coup d’état remettra en cause les avancées et acquis démocratiques, notre chère patrie sera sanctionnée au niveau de l’Union Africaine, contraint de renégocier les accords économiques et financiers avec les institutions financières de Bretton Woods, les aides au développement seront suspendues etc…Nous invitons et mettons en garde les différents agitateurs et fossoyeurs de la République de laisser le mandat suivre son cours et d’utiliser les voies constitutionnelles pour recarder le pouvoir soit en faisant recours à la motion de censure, soit en mettant en place une procédure de destitution du President de la République. Cela permettra à notre jeune démocratie de bien s’ancrer et de connaître un classement progressif au niveau des États.
Fort de ce qui précède, nous estimons opportun de rappeler au President de la République que le programme DDRR qui est son cheval de bataille dans la guerre contre l’insécurité n’est pas une politique, c’est un programme post-guerre qui est généralement mis en place pour permettre à l’Etat de retrouver l’équilibre en vue de la pacification et de la relance économique. Au lieu d’opter pour des accords qui seront violés le lendemain, au lieu d’opter pour des approches ou méthodes de gestion qui créent d’avantage de problèmes que de solutions, nous invitons humblement le chef de l’Etat de s’investir personnellement et de tenter une ultime discussion directe de dernière chance sans intermédiaires avec les groupes armés sous l’arbitrage des Nations Unies. La classe politique centrafricaine, la société civile, la hiérarchie militaire centrafricaine ainsi que les parlementaires qui maîtrisent le terrain doivent être associés à cette démarche. L’échec de ce processus ouvrira droit au recours à la force demandé officiellement par le chef de l’Etat aux forces onusiennes. Pour finir, nous rappelons au pouvoir centrafricain et tchadien que la justice ainsi que la réparation des préjudices ne sont pas négligeables et que cela soit intégré dans toutes les esquisses de solutions à la crise centrafricaine. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 14 juillet 2017
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.
L’étau se resserre autour de la ville de Paoua où des centaines voire des milliers des miliciens anti-balaka de Boazou, Bocaranga et de Koui se dirigent vers le village Gouzé, situé à environ 20 km de Paoua et tenu par les elements de la coalition RJ-séléka depuis plus de six mois. En rassemblement militaire à environ 5 kilometre de Gouzé, instructions reçues et données aux hommes : Prendre la ville de Paoua et éliminer tous les musulmans comme à Bangassou, Alidao et Zémio.
Même si la ville de Paoua centre, n’est pas encore attaquée, elle abrite déjà les combattants séléka et anti-balaka venus de loin et se provoquent. Les villages avoisinants Paoua, sont déjà occupés par ces bandes de criminels de la séléka-RJ et anti-balaka.
D’après certains habitants de Paoua joints par la Rédaction, la population craint une attaque à tout moment, mais ne cède pas à la panique. Les marchés tournent comme à l’accoutumée et les boutiques ont ouvert leurs portes. Mais ce sont les camions, les véhicules et les motos qui ne rentrent plus à Paoua via Bozoum.
D’après les habitants de la ville de Bozoum, tous mouvements vers Paoua sont interdits par les anti-balaka. Histoire de ne pas trahir leur position aux éléments de RJ-Séléka à Gouzé.« J’ai été intercepté et contraint de repartir sur Bozoum hier soir au milieu de la brousse après Tali par les anti-balaka qui venaient de Bocaranga » nous a fait savoir ce matin un commerçant qui voulait se rendre sur sa moto à Paoua. Tali, pour nos lecteurs, c’est une ville de moins de 10 000 habitants située à parité égale en kilométrage « 60-60 » entre Bozoum et Paoua.
Contacté par CNC, un fonctionnaire de Bozoum, affirme, sous l’anonyma,t que les miliciens anti-balaka ont dit avoir reçu l’ordre de faire vaciller le pouvoir du président Touadéra en s’en prendrant non seulement aux sélékas mais aussi à tous les musulmans et à tous les fonctionnaires militaires ou civils, employés locaux ou expatriés des ONG internationales.
Cette information se concrétise dans le comportement et mode opératoire qu’adoptent ces miliciens anti-balaka d’après plusieurs témoins joints par CNC. « Après le braquage des policiers et gendarmes de la ville, tous les fonctionnaires, y compris ces forces de l’ordre, rapatrient femmes, enfants et bagages à Bangui » nous lancent des chauffeurs en provenance de Bozoum et contactés par la Rédaction.
Pour les habitants de Bozoum et villages environnants, c’est la peur d’une action éventuelle de représailles de l’échec des actions des anti-balaka sur Gouzé qui domine toutes les conversations. Certains passent déjà les nuits en brousse et les jours en ville. « Le jour, on s’informe, on se parle, mais la nuit, qui peut t’informer ? C’est pourquoi je passe les nuits au champ pour éviter des surprises » rapporte un jeune de Bozoum.
Rappelant que Paoua est une ville cosmopolite où vivent chrétiens et musulmans et est, jusqu’alors, épargnée des affrontements intercommunautaires. Ce qui n’est pas du goût de certains clients de la Cour Pénale Spéciale qui ne veulent pas entendre parler de la paix et de la justice et poussent de ce fait leurs parents, face à l’incapacité et l’inactivisme du gouvernement Sarandji et de la faiblisse de la Minusca, à mettre le pays à feu et à sang.
(Même si le coq ne chante pas le soleil se lèvera quand même » Dicton Africain
BRUITS DE BOTTES
On croyait que les élections démocratiques qui viennent de se dérouler en République Centrafricaine, avaient sonné le glas des adeptes invétérés de la Kalachnikov. Les vieux démons sont toujours là. Encrés dans les tètes. Chevillés au corps de certains Centrafricains qui ne peuvent imaginer la démocratie qu’à coups de fusils. Qu’à coups de rebellions armées. A nouveau, Bangui bruit de rumeurs lancinantes de coup d’État. On croyait que le temps des aventuriers de la politique, et de leurs sponsors commanditaires étrangers étaient définitivement jetés dans les poubelles de l’histoire. Qu’une aube nouvelle chargée d’espoir se pointait à l’horizon de la République Centrafricaine. Ces élections étaient le signe de la maturité politique et du civisme des Centrafricains. On eu aimé que cette nouvelle Centrafrique qui se pointait allait s’enraciner sur les ruines d’un pays en état de décomposition avancée et le faire renaître. La page postcoloniale des gouvernances calamiteuses était-elle tournée ? La Centrafrique sortait elle définitivement d’une situation où les Kalachnikovs et les armes lourdes avaient remplacé les urnes.? Peine perdue !. Les Sélékas et les ex- Présidents qui ourdissent dans l’ombre leur retour au pouvoir. Ne connaissent que la violation de la démocratie comme arme pour revenir au premier plan. Leur instinct de prédation irrépressible les pousse à fouler aux pieds le vote des citoyens. A s’emparer du pouvoir que par la violence.
RUMEURS DE COUP D’ÉTAT : QUI SONT LES COMMANDITAIRES
Ils sont plusieurs, sur lesquels pèsent de lourdes présomptions. Les regards se tournent forcement vers Bozizé et son mentor de l’époque. IDRISS DEBY ITNO. Pendant que ces folles rumeurs agitent et affolent la capitale centrafricaine. La population est gagnée par une psychose indicible. Des mercenaires congolais au service de Bozizé dit la rumeur ont déjà traversés le fleuve OUBANGUI. Prêts à passer à l’action. D’autres mercenaires Tchadiens, armés et équipés par Deby se tiendraient eux aussi prêts à fondre sur la capitale. Le but : Chasser Touadera du Pouvoir. Au pire l’assassiner. Instaurer une autre transition sans lui. Déjà, lors du voyage éclair de Touadera à N’Djamena, Deby a pressé celui-ci de nommer un de ses proches d’origine tchadienne comme premier Ministre à la place de Sarandji. Quand à Bozizé il a déjà positionné ses hommes quelque part prêt de Mobaye. Il semblerait que lui-même se trouve déjà sur le territoire centrafricain. On apprend en outre que 1000 armes ont disparues de la caserne du Camp de Roux. Simple coïncidences ou vol en rapport avec le coup d’État en préparation.
TOUADERA BOZIZE DEBY: UN TRIO INFERNAL
On ne peut s’empêcher de penser, et de s’interroger à juste titre, sur les ramifications qui entourent ces rumeurs de coup d’Etat : Touadera à été Premier Ministre de Bozizé et vice-président du parti, de ce dernier KWA NA KWA (KNK) C’est Deby qui a installé Bozizé au Palais de la Renaissances C’est le même Deby qui a demandé à la France de ne pas intervenir pour sauver le pouvoir de Bozizé quand les Sélékas ont pris d’assaut Bangui. C’est le Président du Tchad qui nomme les gouverneurs de sa province : La République Centrafricaine ? C’est le même Idriss Deby Itno qui convoque Touadera à N’Djamena pour le presser peut-être de changer de gouvernement. Touadera, dans ses hésitations et son incapacité à changer de Premier Ministre, exaspère Deby, qui ne les supporte pas, ni l’un ni l’autre. Ajouter à cela le retrait de ses soldats de Minusca. Une humiliation. Le rapport accablant de l’ONU sur les exactions de sa soldatesque en Centrafrique. Qu’il rejette avec l’aide de Touadera. C’est peut-être un coup de force décidé par l’autocrate des bords du Lac Tchad, qui est en gestation. Penser qu’il n’a plus d’emprise sur la Centrafrique, est pour lui une hérésie insupportable. On peut aussi penser que Déby le machiavel concocte ce coup d’État pour avoir à Bangui, un personnel politique à sa botte. Quand à Bozizé, il a déjà ses hommes infiltrés en RCA avec des mercenaires tchadiens. Sans oublier bon ombre ex-FACAs qui sont acquis à sa cause.
VOL D’ARMES A LA CASERNE DU CAMP DE ROUX
Quelle coïncidence! Aux moments ou les bruits de bottes d’un éventuel coup de force, deviennent assourdissants. Alors qu’un embargo indécent sur les armes à destination de la Centrafrique a désarmé ce pays. On apprend le vol d’environ 1000 armes à la caserne Camp de Roux. Ce cambriolage est-il en liaison avec les préparatifs du coup d’État imminent ? On peut se poser la question à juste titre. Ce fait gravissime et humiliant n’a suscité aucun commentaire du gouvernement. Entrer comme ça dans une caserne bourrée de militaires et voler des armes est proprement incroyable et stupéfiant. IL y a surement des complicités au sein de l’armée et dans l’entourage proche du Président Touadera. Dans un autre pays, le commandant de la caserne serait immédiatement arrêté pour trahison, et traduit en cour martial. Les Ministres des armées et celui de la sécurité intérieure seraient limogés. Mais voilà nous sommes en République Centrafricaine, pays ou les impunités sont devenues des maladies incurables. Nous attendons les réactions de Gouvernement.
Malgré les aléas et la dureté de la nuit, le soleil finira un jour, par se lever sur le pays des Bantous.
Le processus d’actualisation de la politique nationale de protection sociale de la RCA qui avait été interrompu pour cause de la crise qui a secoué le pays est relancé à nouveau. Il devra bientôt aboutir à l’élaboration du Manuel de Politique Nationale de Protection Sociale pour la RCA.
A cet effet, un atelier de mise au point de deux jours financé par la Banque Mondiale et l’Unicef a ouvert ses travaux ce matin à l’hôtel Ledger à Bangui.
C’est la ministre Virginie BAIKOUA des affaires sociales et de la réconciliation nationale assistée de Robert BOU-JAOUDE, représentant résident de la Banque Mondiale en Centrafrique qui a présidé la cérémonie de lancement du dit atelier.
Dans son mot de circonstance, le représentant de la Banque Mondiale a déclaré que la protection sociale est une nécessité urgente en RCA vu ce qui s’est passé dans le pays et qui est à l’origine de beaucoup de souffrances des familles. C’est pourquoi, son institution s’est engagée à accompagner la RCA dans le processus d’élaboration du document de politique nationale de protection sociale. Suivons un extrait de ses propos.
Quant au ministre BAIKOUA, elle a relevé l’importance de la protection sociale, ce qui a poussé le gouvernement à entamer le processus interrompu. Elle s’est réjouie de la relance de ce processus et a souhaité qu’il aboutisse rapidement au document de politique nationale de protection sociale en RCA.
Voici l’intégralité de son discours
Monsieur le Représentant de la Banque Mondiale ;
Mesdames et Messieurs les représentants des Organisations Internationales ;
Mesdames et Messieurs les Cadres des Ministères impliqués dans le processus d’élaboration de la Politique Nationale de Protection Sociale ;
Monsieur le Représentant du Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui ;
Mesdames et messieurs ;
Distingués Invités ;
Chers Participants.
C’est avec beaucoup de satisfaction que je préside ce matin la cérémonie d’ouverture de l’atelier de lancement du processus de l’actualisation de l’avant-projet de la Politique Nationale de Protection Sociale.
Comme vous le savez, la République Centrafricaine s’est inscrite ces dernières années, dans une vision nationale du développement et de la lutte contre la pauvreté dans laquelle la protection sociale constitue une priorité.
En effet, au-delà des avantages économiques et sociaux indéniables qu’elle offre, la protection sociale est un facteur d’intégration nationale et de cohésion sociale, un ciment d’unification, un facteur de paix et de progrès. Elle est d’ailleurs reconnue comme un droit humain fondamental par la Communauté internationale.
Le système actuel de protection sociale de la RCA s’articule autour de différents mécanismes à savoir :
Le régime général de sécurité sociale géré par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), qui couvre les branches de pensions, prestations familiales et risques professionnels ;
Les régimes spéciaux de pension des fonctionnaires et autres agents de l’Etat ;
Des programmes de filets sociaux ou d’assistance sociale orientés vers des groupes vulnérables spécifiques et à court terme, pour la plupart conduits dans le contexte de l’assistance humanitaire.
Mesdames et messieurs,
Distingués Invités.
Malgré les efforts importants réalisés par l’ensemble des acteurs, la part de la population couverte par ces mécanismes reste relativement faible. Le déficit en couverture sociale est particulièrement élevé au niveau des travailleurs de l’économie informelle et des populations en milieu rural.
Pour faire face à ce défi, le Gouvernement a fait de la protection sociale notamment des groupes vulnérables, un axe prioritaire de sa stratégie de développement.
Un document de politique nationale de protection sociale avait été élaboré en 2012 mais du fait notamment des évènements malheureux qui sont survenus dans notre pays, cette politique n’a pas été adoptée officiellement. Il est donc paru opportun de relancer ce processus par une actualisation de ce document, et ainsi disposer d’un cadre clair d’intervention en matière de protection sociale en République Centrafricaine.
Le Gouvernement que dirige son Excellence Monsieur Simplice Matthieu SARANDJI, Premier Ministre, sous la Haute Impulsion de son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, a inscrit parmi les priorités des priorités l’amélioration des conditions d’existence l’ensemble des populations de la République Centrafricaine. C’est ainsi que le Ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale dont j’ai la Charge a décidé de relancer ce dossier qui va contribuer efficacement, sans nul doute, à la mise en œuvre de la stratégie du Gouvernement en ce qui concerne l’instauration d’un cadre de vie meilleur pour les centrafricaines et les centrafricains.
Cet important atelier auquel vous avez été convié s’inscrit dans ce cadre et devrait permettre, dans une approche participative intégrant l’ensemble des parties prenantes, de doter notre pays d’une politique nationale de protection sociale.
J’aimerais au nom du Gouvernement, adressé mes sincères remerciements à l’ensemble des partenaires au développement qui accompagnent le présent atelier, notamment la Banque Mondiale, le BIT et l’UNICEF pour leur appui technique et financier dans l’organisation et la tenue effective de cet atelier. Le dit processus qui consiste à mener des études stratégiques, organisationnel et institutionnel de tout le dispositif de l’état s’avère indispensable pour ne pas épargner une quelconque partie de notre société. J’invite d’ores et déjà, les cadres à divers niveaux, la Municipalité, les acteurs du privé ainsi que la société civile à collaborer effectivement dans cet exercice pour le bien de la République Centrafricaine, notre commune patrie.
Je souhaite pleins succès à vos travaux et déclare officiellement ouvert l’Atelier de lancement du processus d’actualisation de la Politique Nationale de Protection Sociale en République Centrafricaine.
Révolue, l’époque où les agents des renseignements, communément appelés « agents secrets ou B2 », se faisaient discrets pour ne pas être reconnus comme tels par le grand public. Désormais, il n’est plus question pour ces derniers de s’être anonymes concernant la nature de leur gagne-pain. Certains, peu scrupuleux, n’hésitent plus à proposer à certains opérateurs économiques du pays, contre une rémunération, leur service. D’autres, plus mauvais dans leur comportement, cherchent par contre à vendre des faux rêves à certains de leurs compatriotes qu’ils vont les faire de ministres de la république. Pourquoi un tel comportement ?
Depuis l’arrivée au pouvoir il y a un an du président Faustin Archange TOUADÉRA et le séjour prolongé sur le territoire Centrafricain de quelques agents des services de renseignements des pays amis prêtés à Faustin Archange TOUADÉRA, les pratiques et les techniques des renseignements de la Présidence de la République ont changé complètement de nature : Faire rêver les plus proches des susceptibles dérangeants pour extraire les informations.
Faire rêver pour extraire des informations.
Si aujourd’hui devenir Ministre est incontestablement le meilleur rêve de tout homme politique qui ambitionne de bâtir sa carrière politique, mais en matière des renseignements généraux, celui-ci est utilisé comme un argument fatal pour extorquer des informations sur une cible potentielle à travers ses proches. D’après nos renseignements, plusieurs personnalités proches du président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA, de l’opposant déclaré Anicet Georges Dologuélé, du Secrétaire général et président par intérim du parti Kwa na Kwa (KNK) Monsieur Bertin Béa, de Martin Ziguélé président du MLPC et allié au président Faustin Archange TOUADÉRA et bien d’autres encore, ont été approchés discrètement dans le but de fliquer indirectement ces derniers. Or, ce que ces responsables des renseignements généraux à la Présidence ne savent pas, cette technique de vente des faux-rêves est en quelque sorte un permis d’escroquer remis légalement aux agents de leur service pour bâtir une richesse sur leurs compatriotes. Ainsi, depuis plus de six mois, une dizaine des personnes ont été littéralement dépouillées avec toujours la même promesse chimérique qu’elles seront nommées ministres dans un soit disant « gouvernement Sarandji 2 ».
D’autres agents qui préfèrent élargir leur champ d’escroquerie, s’abattent tranquillement sur les commerçants libanais de la place afin de leur proposer un autre service, celui d’intermédiation avec le Gouvernement contre une rémunération. Contactés par CNC, une dizaine des commerçants libanais se plaignent et refusent désormais de recevoir ces mafieux agents de renseignements.
Et les vrais renseignements ?
Selon un membre de la Direction de service de la documentation d’Etat contacté par CNC, sur 1000 fiches environ produites par semaine, seules 10 sont exploitables. Les restent, que des histoires inventées de toutes pièces. Avec ce taux d’inutilité élevé, peut-on parler de manque de formation de ces agents ? Notre interlocuteur nous a répondu non. Mais le niveau de leur rémunération qui serait à l’origine des mauvaises qualités de leur production.
Toutefois, un effort doit être fait sur la qualité du recrutement des agents, souvent ramasser sans aucun critère préalable.
Il y a lieu de rappeler aussi que près de 100 personnes avaient été envoyées au Burkina-Fasso et au Rwanda afin de suivre exclusivement une formation sur les techniques des renseignements. Le problème, plus de la moitié ne savent pas écrire ni lire leurs noms convenablement.
Dans le cadre du programme d’urgence de restauration des services publics et du programme économique du gouvernement visant à optimiser les recettes publiques de l’État que le président centrafricain, Faustin Archange TOUADERA a rehaussé de sa présence ce mardi 11 juillet 2017 la cérémonie de remise des véhicules au ministère des Finances et du Budget.
C’est mardi dernier, 11 juillet, que la Banque mondiale a doté le ministère de 5 véhicules 4×4 pour les régies financières et le gouvernement, sur les fonds propres de l’État, a équipé la douane centrafricaine de 6 autres véhicules. Cette dotation à la douane devrait permettre l’augmentation des patrouilles rotatives sur les convoyages des marchandises entre Bangui-Garoua-Boulaï- Bangui.
Pour le ministre des Finances et des Budgets, Henri Marie Dondra, initiateur de cette initiative qui vise à assainir les finances publiques à travers la réduction, voire l’élimination des fraudes au sein de la régie financière,« c’est un don qui vient soutenir l’effort d’assainissement des finances publiques entamées depuis plus d’un an en vue de mobiliser les recettes publiques en dépit des conditions sécuritaires défavorables ».
Quant au Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA, seules la rupture avec les contres valeurs par les agents de la régie financière et les douaniers pourrait éradiquer la fraude et la corruption. Il en a profité pour féliciter le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra et ses collaborateurs pour l’effort sans cesse déployer pour améliorer les recettes de l’État.
Cette précieuse contribution de la Banque mondiale, ajoutée aux efforts du gouvernement, va beaucoup aider le ministère des Finances et du Budget à renforcer la capacité opérationnelle de l’administration douanière et fiscale dans le pays. Reste alors l’usage que chacun en fera.
A Bangui, les rumeurs finissent généralement par s’avérer vérité. Et l’on a l’habitude de dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu.
Il y a à peine un à deux mois, le nom d’Anicet Georges Doleguélé était sur les scelettes parce que supposé vouloir orchestrer un coup d’Etat contre son challenger au second tour des élections présidentielles centrafricaine.
L’histoire n’a pas fait long feu car, craignant pour sa sécurité, ce valeureux fils du pays qui a reconnu sans autre forme de procès son échec et a appelé de suite son vainqueur pour le féliciter.
Les angoissantes rumeurs de coup d’Etat qui fusent chaque jour. Cette fois-ci, c’est la deuxième personnalité du pays, notamment Abdou Karim Mékassoua qui monte au créneau.
Qui peut oser croire une telle et folle rumeur vu le poste que ce monsieur occupe à la tête d’un si importante institution de la république. C’est vrai que la personnalité et le poste ne peuvent cacher la funeste volonté de ceux-là qui ne voient que leurs propres intérêts que l’intérêt général et ne lésinent sur les moyens à mettre en œuvre pour les assouvir même si c’est au prix du sang de ceux qui les ont porté au perchoir.
En voulant prendre la gestion politique comme un domaine sacré, les dirigeants centrafricains ont fini par créer deux mondes, le leur et celui du peuple ou ils sont censés présider. A l’allure où vont les choses, le peuple perdra définitivement aux hommes politiques avides de pouvoir. Les rumeurs alimentent la ville de Bangui, ces rumeurs font état d’une attaque imminente des mercenaires Tchadiens pour déstabiliser le régime de TOUADERA. Et pour cause, des mercenaires Tchadiens appartenant aux groupes BOKO-HARAM sont appréhendés aux abords de la ville de Bangui. Leurs aveux sur interrogatoire des éléments de la Section de Recherche et d’Investigation de la gendarmerie nationale ont parmi de se faire une idée sur le visage de ceux-là qui continuent à sucer goulument le sang de pauvres victimes centrafricaines qui n’ont absolument rien à voir avec leur politique.
De sources dignes de foi, ils sont au moment où nous mettons ce pamphlet en ligne dans les locaux de la section de recherches et d’investigations (SRI). Ils sont au nombre de quatre (04) ne parle ni Français et Sango. Ils seraient à la solde du tout puissant stratège et bandit de la République, Abou Karim MECKASSOUA, président de l’Assemblée Nationale Centrafricaine. Ils ont déclaré de manière unanime qu’ils sont payés par MECKASSOUA pour un projet de soulèvement populaire. Cela veut dire en terme clair qu’ils vont commettre des tueries en masse pour inciter le peuple à se révolter contre le président TOUADERA et se soulever pour son départ. La deuxième phase du complot, selon leurs propres déclaration, nous a précisé notre source est l’élimination physique du président de la république, si celui exposé ci haut ne marche pas. Cela explique la psychose qui s’est emparée d’une partie de la population Banguissoise durant tout ce week-end.
A juste titre d’ailleurs, on s’interroger sur le silence du président de l’assemblée nation qui, pour tant informé de ce qui se trame en son nom, n’ose pas faire une conférence de presse ou une simple déclaration de démenti. Le Président de l’Assemblée Nationale s’abandonnant à ce stratagème pense-t-il échapper entre les mailles du filet de la CPS comme à ses habitudes.
A noter également que ce n’est pas la première fois que le Président de l’Assemblée Nationale fait l’objet d’une telle accusation. Il est peut-être temps de tirer cette affaire sordide au clair. En déplacement en France, le PAN a rencontré un certain nombre d’autorités Françaises pour leur vendre son projet de déstabilisation de la RCA, et il aurait motivé ce projet du fait de l’excellence de ses protégés qui sont à l’origine de la recrudescence des violences en Centrafrique en général et dans l’arrière-pays en particulier.
La souffrance du peuple centrafricain ne dit rien aux hommes et femmes politiques de ce pays qui a longtemps souffert de l’égoïsme de ses dirigeants. En observant la nomenclature de la classe politique Centrafricaine, on se demande pourquoi on prend toujours les mêmes pour recommencer ? Mais Dieu étant grand, la CPS va devoir s’en occuper et c’est même la frousse de ce qui les attend désormais qui poussent ces félins à s’agiter dans tous les sens.
Centrafrique : L’intraitable Justin Gourna-Zacko en guéguerre directe avec les abonnés de la téléphonie mobile
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2325.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre Gourna Zacko des postes et télécommunications
Bangui, le 13 juillet
Par : Herman THEMONA CNC,
Plus de 6 000 abonnés de la téléphonie mobile vont bientôt être surpris de voir leurs lignes coupées sur tous les réseaux. Et pour cause, ils ne se seraient pas faits identifier.
Justin Gourna-Zacko, on ne le dira jamais assez, persiste et signe dans ses agitations à rompre la normale des choses. Il vient d’envoyer une note officielle aux quatre maisons de téléphonie mobile de la place pour les sommer de couper les lignes téléphonique à tous ceux qui ne se sont pas identifiés.
C’est vrai, au terme d’une instruction gouvernementale, il est fait obligation à tous utilisateurs ou utilisatrices de téléphone mobile de se faire identifier. Cette décision est venue pour parer aux multiples et abus des téléphones sur le territoire qui facilitent beaucoup de choses obscènes dont des forfaitures que se rendent coupables, le plus souvent des détenteurs de téléphone mobiles qui ne sont pas centrafricains et qui, par conséquent, ne peuvent être identifiés.
Vu l’intensification et la gravité des actes criminels perpétrés contre des populations civiles dont les informations sont souvent transmises par téléphone, cette décision est salutaire. C’est même pour cela que pratiquement tous les clients de Bangui et ses environs ainsi que celles des villes où règne une parodie de sécurité et de tranquillité, ont répondu massivement en se faisant identifié.
S’il y a encore quelques poches d’abonnés non encore identifiés, est-ce une bonne raison de Gourna-Zacko d’intimer l’ordre aux opérateurs des téléphonies mobiles de les blâmer en suspendant leurs lignes téléphoniques ? A-t-il du moins fait une évaluation technique et zonale pour comprendre si ces clients ont fait exprès ?
Nos dirigeants, et plus particulièrement ces retraités qu’on a ramené au gouvernement on ne sait pourquoi, vont très vite en besogne. Combien de centrafricains utilisant des téléphone mobiles restent cloitrés dans des zones prises en otages par des bandits de grand-chemins qui n’ont qu’une seule dans la tête, assassiner, incendier et écumer les pauvres populations. Est-ce que Gourna peut-il comprendre que c’est justement cette catégorie de personnes qui n’ont pas eu la possibilité d’aller se faire identifier et que Gourna intime l’ordre de les saborder ?
Le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication a permis, dans le cas centrafricain, à plusieurs personnes de l’arrière-pays, voire de Bangui d’échanger rapidement des nouvelles sur leurs tristes situation sous le règne sanguinaire des mercenaires qui occupent pratiquement les 70% du territoire national. Couper les lignes téléphoniques à plus de 6 milles abonnés simplement parce qu’ils ne se sont pas fait identifier, n’est pas la bonne manière pour Gourna d’entretenir un silence complice sur les exactions des énergumènes qui tuent, pillent, incendient de sorte à semer tous les jours la désolation dans les familles.
Au-delà de notre vision de la chose et de source proche des opérateurs de la téléphonie mobiles, Gourna est en train de chercher des voies et moyens de les rançonner sous forme d’amendes falacieuses dès qu’ils ne pourront pas se plier à cette instruction. C’est connu de ce monsieur qui a mis à terre les PTT avant d’aller à la retraite et personne n’osera mettre cette intention en doute. Mais de grâce, que Gourna ait un sentiment humain en vers les populations de province qu’il veut priver de téléphone.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2279.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Parfait Onyanga-Anyanga de la Minusca. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Bangui, le 13 juillet 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
UNE ATTENTE FORTE
La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a été créée pour répondre en urgence à la nécessité de protéger les populations, afin d’empêcher un génocide en gestation. Autant dire que les Centrafricains ont accueilli la MINUSCA et les forces internationales à bras ouverts.Avec énormément d’espoir.
Quand les ex-Sélékas, majoritairement musulmans, se sont emparés du pouvoir à Bangui, ils se sont livrés à des actes d’une violence indicible. Bangui a été transformée en un champ de bataille où la chasse aux chrétiens a fait rage : destruction de leurs biens; profanation de leurs lieux de cultes; obligation pour les femmes et les jeunes filles de porter le tchador; protection de la minorité musulmane qu’ils disaient menacée, alors que, jusque-là, elle vivait en harmonie avec ses compatriotes chrétiens.
Si on prend le cas de l’extrême nord du pays, force est de constater que le développement de cette région a pris du retard par rapport à l’ensemble du pays. Ses habitants, notamment les musulmans, se considèrent comme abandonnés par le pouvoir central.
Ajoutez à cela les coups d’états récurrents, les injustices sociales et les impunités chroniques: ce sont tous ces facteurs qui ont été à la source du plongeon de la République Centrafricaine dans un chaos inextricable. Sans oublier le retard en développement, aggravé par des gouvernants prédateurs. La population a beaucoup souffert et n’a survécu que grâce à l’aumône internationale, malgré les énormes potentialités en richesses naturelles de son pays.
La MINUSCA et les forces internationales devaient donc intervenir avec un mandat clair: il leur fallait assurer « la stabilisation de la situation dans les principales agglomérations et le rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays. »
UN ÉCHEC PATENT
Dès le départ, elles ont, hélas ! commis de lourdes erreurs. Le gouvernement de la Transition de Catherine Samba Panza aussi. En laissant sortir de Bangui les ex-Sélékas sans les désarmer, ni arrêter leurs chefs, la MINUSCA est devenue complice, peut-être sans le vouloir, de la situation compliquée d’aujourd’hui.
En effet, les rebelles se sont alors repliés dans les provinces qu’ils ont transformées en camp retranché, en y appliquant la loi du plus fort et en affichant une arrogance conquérante.
Par ailleurs, en matière de sécurité, la MINUSCA, entravée par ses contradictions et ses hésitations, a donné l’impression de tenir aux bandes armées un autre langage que celui de la fermeté souhaitée par le président Touadera.
Ajoutons à cela le comportement sectaire et partisan de certains Casques bleus issus de pays musulmans, qui pratiquaient ouvertement une protection discriminatoire à l’égard des chrétiens. D’après le témoignage de certaines populations, ils aidaient même les ex-Sélékas à affronter les Antibalakas chrétiens. D’ailleurs, des Casques bleus de certains pays musulmans ont été renvoyés chez eux à cause de leur partialité.
D’un autre côté, des témoins affirment que certains éléments de la MINUSCA passent le plus clair de leur temps à s’enrichir frénétiquement. Comment? Par des ventes d’armes aux groupes armés, par le commerce illicite de pierres précieuses, par du proxénétisme. L’ONU est parfaitement au courant des dérives de ses soldats dits«de la paix», mais ne les sanctionne pas. C’est ce qui s’est passé aussi dans la douloureuse affaire de viols et d’actes de pédophilie: les familles éplorées attendent toujours que la justice se fasse.
Occupés qu’ils sont à faire du « business », ils ont oublié leurs missions premières : protection des personnes et des biens; garantie de la sécurité aux frontières et de l’intégrité du territoire; retour de la paix(SIRIRI).
Force est de constater qu’en matière d’aide humanitaire à la population, la MINUSCA a apporté une assistance non négligeable. Mais, en ce qui concerne la paix et la sécurité, l’échec de la MINUSCA est évident. En outre, la population rejette désormais les Casques bleus.
Si rien n’est fait, si le gouvernement ne trouve pas d’autres pistes, le chaos centrafricain s’éternisera et le bout du tunnel sera alors inaccessible.
La Nonciature Apostolique en République Centrafricaine a l’honneur de vous annoncer que le Saint-Père François a nommé le Révérend Père Jesús RUIZ MOLINA, M.C.C.J., (Missionnaire Combonien du Coeur de Jésus) Evêque Auxiliaire du Diocèse de Bangassou.
La Nonciature souhaite à l’Evêque élu les bénédictions du Seigneur pour son service pastoral auprès du Peuple de Dieu, aux cotés de l’Evêque de cette Eglise locale, S.E. Monseigneur Juan José AGUIRRE MUÑOZ.
La nouvelle de cette nomination a été publiée à Rome en ce jour, le 11 juillet 2017, en la mémoire de Saint Benoît à 12h.
Le nouvel évêque a passé de nombreuses années en RCA et au Tchad et jusqu’à sa récente nomination exerçait son ministère sacerdotal dans le Diocèse de M’Baïki, comme curé à la paroisse Saint Georges de MONGOUMBA
Centrafrique : Drôle de guéguerre à la Socatel ce matin
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0140.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le bâtiment de la Socatel Bangui-Sica. Crédits HT, CopyrightCNC.
Bangui, le 12 juillet 17
Par : Bienvenu ANDALLA CNC,
Tôt ce matin du mardi 11 juillet 2017, une scène insolite a rassemblé les passants et les babaux devant l’immeuble Socatel de Bangui Sica. Et pour cause, quelques membres manipulateurs du personnel peu représentatifs de l’effectif de cette institution sont en grève pour réclamer la démission du Directeur général, du Directeur commercial et de marketing, du directeur technique et autres responsables pour détournement.
Nous avons l’habitude d’assister à de vraies grèves qu’organise le personnel de cette institution en totale déconfiture pour réclamer des dizaines de mois d’arriérés (plus de 40 à 50 mois). Mais ce que nous avons remarqué est loin d’être une grève réellement motivée par un intérêt général. Nul n’ignore que la Socatel doit colossalement à ses agents qui ont si souffert des difficultés que traverse cette boite. Beaucoup sont mêmes décédés sont pouvoir entrer en possession de leurs droits.
Ce qui est fort surprenant, c’est que depuis que Bruno Gréla-Mpoko, l’actuel Directeur général est arrivé à la tête de cette institution, et selon les témoignages des agents, il a déployé des efforts pour redresser, ne fus-ce légèrement, la situation financière de la Socatel, ce qui lui a permis de régler une infime partie des dettes du personnel. Il a même entamé des travaux d’embellissement de ce joyau de bâtiment qui faisait dans un récent passé, la beauté de la ville et qui malheureusement tombait déjà en ruine.
Voilà en réalité le fondement des malheurs de ce cadre qui a voulu insufflé du nouveau à la socatel et qui se bute au mur de Berlin que lui opposent le ministre Gourna-Zacko et ses acolytes Panzet Sebas le PCA et Raymond Adouma le DAF, ceux-là qui ont contribué à mettre à plat la Socatel après les grands forfaits de Ngouandjika lorsqu’il fut ministre des PTT en 2008.
De source proche des grévistes, ces messieurs auraient soudoyé les sbires de personnel qui sont allés crayère pour faire comprendre que l’Actuel DG aurait détourné de l’argent feignait mettre de la peinture pour embellir le bâtiment. Après vérification, les travaux sont en train d’être effectué à titre de compensation par l’entreprise SDCI doit de l’argent à la Socatel. Cet arrangement ne serait pas du goût de Gourna-Zako, Panzet et Adouma qui réclamaient le versement en espèce de la somme due pour y plonger la main comme d’habitude.
Les problèmes de la Socatel ne datent pas d’aujourd’hui, ni de 2014 où Bruno Gréla-Mpoko été recruté depuis les Etats Unis pour revenir redresser la situation de la Socatel. En su de renever sensiblement la situation financière de la Socatel, il faut ajouter aux acqui de l’actuel DG, le fait qu’il a tout fait pour verser les pensions du personnel à la retraite à la caisse de sécurité sociale, ce que les concernés touchent déjà. Qui aurait pu le faire ainsi si ce n’est qu’un fils soucieux de ses parents ? En tous cas, les manigances doivent cesser pour que la Socatel revive.
Les luttes souterraines au Palais de la Renaissance nous interpellent et nous inquiètent. Des rumeurs persistantes circulent sur un changement de gouvernement. Le président Faustin-Archange Touadera fait face à un dilemme : d’une part, il souhaite remanier le gouvernement et nommer une nouvelle équipe avec un nouveau Premier Ministre ; d’autre part, il doit composer avec Simplice Sarandji qui s’accroche à son fauteuil et ne veut pas démissionner.
L’ami de plus de trente ans refuse obstinément de partir et brandit l’arme du chantage. Il serait en possession de « révélations » pouvant nuire à son ami, le président Touadera. Décidément, on n’est jamais trahi que par les siens ! Ces joutes de palais sèment la confusion et décrédibilisent la République Centrafricaine aux yeux de la communauté internationale.
On apprend ainsi que les bailleurs de fonds de Bruxelles ne sont pas pressés de délier le cordon de leurs bourses. Les querelles intestines au sein même de l’Etat, les problèmes majeurs d’insécurité dans tout le pays constituent un cocktail détonant – qui ferait fuir un lion dans la savane ! Quand les bailleurs de fonds de Bruxelles avaient promis deux milliards de dollars à leur pays, les Centrafricains avaient salué cette manne providentielle pour le développement de leur pays. Mais ils devaient, en contrepartie, respecter un plan de financement précis et rigoureux selon les exigences de Bruxelles.
Comment pourraient-ils y parvenir avec un gouvernement dont les membres passent leur temps à se disputer le bout de gras, à se livrer à des manœuvres à peine dissimulées pour déstabiliser l’actuel président Touadera et faciliter ainsi le retour des anciens, François Bozizé et Michel Djotodia ? La presse centrafricaine ne manque pas de pointer la cacophonie qui règne au sein du gouvernement, compromettant ainsi le surgissement de la paix(SIRIRI) et de la réconciliation, facteurs primordiaux de développement du pays.
UNE DESCENSION A PRENDRE SANS ÉTAT D’ÂME
Permettez-moi, Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois, d’insister sur l’urgence des décisions à prendre : le Centrafrique est un pays profondément meurtri, il faut le sortir du chaos. Les affrontements récurrents au sein des institutions ne font que donner du grain à moudre aux rebelles et ruiner la confiance des investisseurs.
Le Premier ministre, Simplice Sarandji, et son équipe ont malheureusement fait la preuve de leur incapacité à sortir le pays du bourbier. Les tergiversations du gouvernement, son repliement sur Bangui où règne une paix illusoire, alors qu’il aurait fallu apporter soutien et réconfort aux populations éplorées des villages, poussent désormais une majorité des Centrafricains à réclamer un changement de Premier ministre. Ils veulent un gouvernement resserré et déterminé, composé de ministres nommés pour leurs compétences et leur intégrité non pas sur des critères tribaux, ethniques ou d’amitié. Il faut sortir rapidement de l’imbroglio Sarandji. Les hésitations à remanier le gouvernement risqueraient d’être interprétées comme des signes de faiblesse. Les intérêts du pays doivent être placés au-dessus de tout.
Car c’est d’un pays souverain mais déstabilisé qu’il s’agit. Un pays qui a besoin de gouvernants patriotes. Un pays qui réclame de l’attention et de l’espoir, pour pouvoir, enfin, se redresser.
« LA PATRIE OU LA MORT, NOUS VAINCRONS! » (THOMASSANKARA)
Centrafrique : A propos de la dissolution du Conseil d’administration de la CBCA
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2312.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji
Bangui, le 12 juillet 2017.
Par : De Jasmin, CNC.
Alors que les bailleurs de fonds ayant participé à la table ronde de Bruxelles ont annoncé avoir renoncé, jusqu’à nouvel ordre, à honorer leurs promesses d’aide en faveur de la République centrafricaine et que l’économie est exsangue, conséquence de l’occupation d’une bonne partie du territoire national par divers groupes armés qui perçoivent indument les taxes et autres imports indispensables au fonctionnement de l’État, le gouvernement du docteur Simplice Mathieu Sarandji qui devrait en principe s’en préoccuper, s’est découvert une nouvelle occupation : gérer des comptes à la banque CBCA.
C’est ainsi que dans l’affaire du crédit sollicité et obtenu par l’avocat Crépin Mboli-Goumba auprès de ladite banque dont l’État détient la majorité des parts, le gouvernement s’oppose désormais à la mise à disposition des fonds. Pourtant, un accord de prêt en bonne et due forme a été signé devant notaire entre la CBCA et Crépin Mboli-Goumba qui a apporté toutes les garanties nécessaires à l’octroie du crédit. Mais c’est sans compter les intrigues et la méchanceté du Premier Ministre Sarandji qui a donc trouvé moyen d’inciter les dirigeants de CBCA à se désavouer, compromettant ainsi la trésorerie de leur institution. Pis, dans le cadre de ce dossier, l’intervention du Premier Ministre n’aura pour seul effet que de ternir l’image de la CBCA, remettant ainsi en question le professionnalisme de ses dirigeants dont le métier est en principe de faire gagner de l’argent à la banque. Et l’octroie dudit crédit à Crépin Mboli-Goumba devait rapporter près de 50 millions de francs CFA à l’institution.
Chose grave, alors qu’on croyait que l’argent avait été débloqué et qu’il a servi à financer la rébellion, selon un article suscité par le gouvernement en place et qui avait fait grand bruit, on se rend compte qu’il n’en est rien. La banque détient l’original du titre foncier de Mboli-Goumba et refuse contre le bon sens de mettre le crédit en place. Pourtant, un centrafricain qui travaille à la CÉMAC, Jeannot Gouga II, pour ne pas le nommer a obtenu un crédit de la CBCA, malgré le refus de l’assurance.
La violation du secret bancaire est un aspect du problème qui touché à la crédibilité de la CBCA. Nous apprenons que le premier ministre a fait dissoudre Le Conseil d’Administration de la CBCA pour octroi de crédit à MBOLI-GOUMBA. Il a déjà donné Le nom de son parent direct qu’il a fait venir de France et nommé aux finances pour être désigné président du Conseil d’Administration. Désormais, c’est toutes les demandes de crédit, les relevés bancaires des clients qui sont imprimés et remis à la Présidence. C’est un chargé de mission qui est chargé de les collecter chaque semaine. La COBAC doit être saisie et il ne fait aucun doute que cette Banque va faire faillite comme la BNCD. Les partenaires doivent se saisir de cette question immédiatement.
Au-delà du cas de maître Mboli-Goumba, se pose la question du mélange des genres dans l’administration centrafricaine mais aussi de la faiblesse de caractère de la plupart des hauts cadres de notre pays. Rien n’est plus désespérant de constater que dans la République de Touadera même les relations commerciales entre une banque et son client peuvent-être politisées. En effet, tant que le PATRIE, la formation politique de Crépin Mboli-Goumba appartenait à la l’hypothétique majorité présidentielle, il n’y aurait pas eu de complication dans ce dossier. Mais depuis que son parti a décidé de mettre un coup d’arrêt à cette blague qui n’avait que trop duré, les tenants du pouvoir lui trouvent tous les maux du monde. Et pour leur faire plaisir, les dirigeants de CBCA, moins sûrs de leurs réelles compétences, dans le but de satisfaire les désirs du prince détenteur du pouvoir de signer les décrets de nomination, mettent en danger l’avenir même de la banque. Car, s’il venait à intenter une action judiciaire contre la banque, Mboli-Goumba n’aura aucun mal à convaincre le juge de l’illégalité de la décision de CBCA qui, d’ailleurs, selon nos sources, a déjà perçu les frais liés à la mise en place du crédit. Où est donc la cohérence ?
Il y a près d’un an, en mars, le pays semblait sur la voie de la pacification. Depuis, les luttes ont repris et une crise politique se dessine. Près de quatre ans après le début de la guerre civile et de l’intervention des militaires français, le pays est de nouveau dans les plus grandes difficultés.
Pourquoi la Centrafrique renoue-t-elle avec la violence ?
Il s’agit avant tout de l’échec du processus de paix. Signé trop vite et avec des acteurs de mauvaise foi, l’accord de paix n’a jamais été respecté. Le désarmement des différents groupes n’a jamais été que théorique. Les forces internationales, en particulier depuis le départ des troupes françaises de l’opération « Sangaris » en octobre 2016, ne représentent pas une contrainte réelle. La faiblesse du pouvoir politique installé à Bangui a fait le reste.
Équipées et libres de toutes pressions politiques ou militaires, les milices ont repris le terrain. Elles dominent désormais 14 provinces sur les 16 du pays. « À partir de la fin 2016, les groupes se sont lancés dans une offensive pour prendre des zones et le contrôle de prébendes : mines d’or ou de diamants, barrages routiers, bétail… », raconte un homme d’affaires local. Dans l’est du pays, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), de Noureddine Adam, s’est retaillé des fiefs autour de Bria et de Birao, tandis que le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), de Mahamat Alkatim, étendait son influence depuis sa base de Kaga-Bandoro. Officiellement alliées au sein de la Séléka, ces deux puissantes organisations à dominante musulmane sont en fait très divisées. Elles s’unissent au besoin pour lutter contre les groupes Anti-Balaka, majoritairement chrétiens, qui s’infiltrent, ou contre l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), du Peul Ali Darassa. Ce dernier, chassé à l’hiver de sa « capitale », Bambari, se replie vers l’extrême Est, en direction d’Obo, une zone jusqu’à présent épargnée par la guerre. C’est dans le cadre de cette fuite en avant que les tueries de Bria et de Bangassou ont éclaté en mai, visant dans un cas les civils chrétiens et dans l’autre les musulmans. Elles ont fait plus de 150 morts. Un bilan sans doute très sous-estimé, selon MSF, qui souligne que la situation dans de très nombreux villages est totalement inconnue. L’Ouest du pays, dominé pour l’essentiel par une nuée de groupes Anti-Balaka, paraît plus calme. «Mais c’est un leurre, souligne un officier français. Les tensions y sont extrêmes et la violence peut renaître à n’importe quel moment. » Il n’y a plus que Bangui, la capitale, qui semble vivre dans une vague normalité, une « bulle » à l’écart du pays. Reste que sous des allures de chaos complet, la situation en Centrafrique obéit tout de même à des logiques et des intérêts.
Les groupes rebelles reçoivent-ils un soutien extérieur ?
«Il est inimaginable que ces rébellions, que ce soient les Anti-Balaka ou les groupes musulmans, fonctionnent seules. Ils ont des soutiens», tranche un haut responsable de l’ONU. Le premier de ces soutiens, le plus évident, est politique. Derrière une partie des Anti-Balaka, on devine l’influence de l’ancien président, François Bozizé, chassé du pouvoir en 2013. Si ce dernier et son entourage nient toute implication, certains chefs Anti-Balaka avouent sans mal se battre pour l’ex-chef d’État. Côté Séléka, les soupçons se concentrent sur Michel Djotodia, « tombeur » de Bozizé et éphémère président putschiste, et sur ses proches, à commencer par le principal responsable militaire de la rébellion, Noureddine Adam.
Ces anciens caciques chercheraient par cette déstabilisation à réintégrer le jeu politique et à échapper aux poursuites judiciaires qui les menacent.
Ils sont tous sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la justice centrafricaine et l’objet d’enquêtes d’une Cour spéciale et de la Cour pénale internationale (CPI). À la fin de 2014, Bozizé et Djotodia s’étaient d’ailleurs retrouvés à Nairobi pour sceller un accord sous l’égide de plusieurs présidents de la région. Ce texte n’a jamais été reconnu par la communauté internationale. Mais le nerf de cette guerre, comme de toutes les guerres, demeure l’argent. « Suivre les responsabilités politiques est assez simple, les responsabilités financières sont plus obscures », détaille le haut fonctionnaire.
Officiellement, les pays de la région se sont tous engagés derrière le plan de paix de l’ONU. Dans les faits, plusieurs joueraient un double jeu, appuyant, au coup par coup, un groupe ou un autre. Ces interventions ne sont pas toujours cyniques. « Il est difficile pour le Tchad ou pour le Soudan d’ignorer totalement le sort de leurs communautés, qui sont parfois réellement menacées » , souligne un diplomate de la région. L’Ouganda est, de son côté, un fervent défenseur de François Bozizé et l’accueille régulièrement. Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, s’impliquerait lui aussi. Ces rôles complexes perturbent encore un peu plus les efforts de pacification de l’ONU.
Pourquoi l’Onu est-elle débordée ?
La Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) ne paraît pas capable de s’opposer aux forces qui dévorent le pays. Et c’est un euphémisme. Les massacres de Bria et de Bangassou se sont déroulés sous les yeux des Casques bleus, achevant de les discréditer. Les soldats de la paix sont maintenant la cible d’attaques directes, comme à Alindao en mai, où quatre d’entre eux ont été tués dans une embuscade. Pour leur défense, les responsables onusiens avancent le manque réel de matériel, le faible nombre d’hommes pour sécuriser un tel pays (12 000 pour plus de 620 000 km²).
Plus discrètement, ils remettent aussi en cause la qualité des contingents et des militaires souvent peu formés et mal commandés. Ainsi, les Casques bleus de République démocratique du Congo (RDC), accusés d’agressions sexuelles, ont été « invités » à partir, tout comme ceux du Congo. Les troupes marocaines, du fait de leur foi musulmane, sont en difficulté, car taxées de partialité par une part de la population.
Certes, les Rwandais, les Burundais ou les Portugais sauvent la mise. Mais « il n’y a pas assez de soldats valables. La lance à incendie est beaucoup trop courte », résume un officier français. Ces carences militaires sont aggravées par l’absence d’un plan politique général pour cette mission. « Il n’y a pas de vision. On ne se sait pas où ils veulent aller », critique Roland Marchal, chercheur à Sciences Po.
Le processus politique peut-il dérailler ?
L’élection présidentielle de décembre 2015 devait marquer la fin de la crise ouverte en 2013, en dotant le pays d’un gouvernement légitime. Comme au Mali, ce scrutin, vite organisé sous la pression française, était pensé comme la clef de voûte du plan de paix. Mais le vote, en débouchant sur la victoire surprise de Faustin-Archange Touadéra, un universitaire peu connu, a tout de suite compliqué la donne. Le nouvel élu manque de réseaux politiques, tant nationaux qu’internationaux, et d’autorité. Il a donc peiné à réunir le gouvernement « d’union sacrée » promis et à s’imposer. Le premier ministre, comme les principaux ministres, appartient à son cercle rapproché. En quelques mois, ses rares alliés l’ont quitté, et la population se fait de plus en plus critique envers un pouvoir perçu comme faible.
Selon le FMI, la situation économique n’est pas meilleure. En raison de l’instabilité, la croissance est inférieure aux espoirs, déjà modestes. Au printemps dernier, le président a échappé de peu à une motion de censure qui aurait précipité la chute du chef de l’État et ouvert une crise politique. Pour l’heure, le principal opposant, Anicet-Georges Dologuélé, assure qu’il n’est « pas dans son intention » de déclencher une crise. Karim Meckassoua, le président de l’Assemblée nationale, affirme pareillement travailler « à des solutions constructives ». Mais en Centrafrique, où les alliances sont mouvantes et les retournements fréquents, ces promesses peuvent être vite oubliées. « Un effondrement des instances politiques est loin d’être un fantasme. C’est une véritable possibilité et ce serait une catastrophe », redoute un observateur français.
La France est-elle condamnée à se réengager ?
« Nous vivons avec le fantôme d’un Sangaris II », concède un responsable français. Les troupes françaises, arrivées en décembre 2013, ont quitté le pays en octobre 2016. Ce départ a-t-il été précipité, comme l’affirme notamment le président Touadéra ?
Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait assuré, au contraire, « que la mission était remplie ». Dans les faits, ce repli obéissait sans doute aussi à d’autres considérations. François Hollande, qui avait promis « une intervention courte » en 2013, n’entendait pas se dédire. L’armée française, engagée au Mali, au Moyen-Orient et en France, poussait aussi au désengagement, et à céder la place à l’ONU. Mais la fin de « Sangaris » correspond à une reprise des violences. « Il n’y a que «les Sangaris» qui fassent peur », analyse Karim Meckassoua.
En parallèle, la diplomatie française s’est aussi faite plus discrète, afin que l’ancienne puissance coloniale n’apparaisse plus comme décisionnaire. Dans le contexte actuel, cette position est-elle encore tenable ?
Un naufrage de la Centrafrique signifierait une forme d’échec de « Sangaris », présenté jusqu’à aujourd’hui comme une réussite.
Au-delà, c’est le savoir-faire de la France en Afrique qui serait remis en cause. Prudemment, Paris a conservé à Bangui une soixantaine de militaires, un nombre suffisant « pour remonter en puissance en cas de besoin », explique un officier. Pour l’instant, les nouvelles autorités françaises, à commencer par Emmanuel Macron, n’ont pas encore évoqué ce sujet. Mais, à l’Élysée, on s’avoue « inquiet » de la situation.
Le gouvernement Sarandji et plus loin le pouvoir Touadéra n’en peuvent plus d’être sous la menace perpétuelle d’une probable destitution par la force. Après que le chef de file de l’opposition centrafricaine, Anicet Georges Dologuélé ait mijoté un projet de déstabilisation du pouvoir de Bangui et en passant par la disparition massive d’armes au Camp de Roux, ce sont des messages anonymes qui sont balancés sur des téléphones, dénonçant un projet machiavélique de déstabilisation du pouvoir de Touadéra.
En fin d’après-midi de ce lundi 10 juillet 2017, un texto lancé à partir d’un numéro anonyme sur des téléphones à Bangui fait état d’un imminent coup d’Etat militaire ce mardi 11 juillet 2017. L’ancienne garde présidentielle de la transition et certains officiers des Forces armés centrafricaines (FACA) fidèles à l’ancien président François Bozizé Yangouvonda sont pointés du doigt.
« Alerte info : Coup d’Etat en vue, programmé pour le 11 juillet par Kogbia [ancien Directeur général de la garde présidentielle du temps de la transition avec Mme Catherine Samba-Panza (ndlr)] soutenus par certains FACA pro-Bozizé et des mercenaires congolais du FPCCD de John Tsishangou. La population demande dénonce des bruits de bottes dans l’Ombella M’poko, et organise des veillées d’armes dans les quartiers de Bangui, de Bimbo. Mêmes une mouche ne va pas échapper au contrôle »,telle est la quintessence des messages balancés via SMS sur les téléphones à Bangui.
Un deuxième message fait été d’un « alerte rouge ! Veillés d’armes à partir de 23 heures, aucune mouche ne doit passer inaperçue, depuis les axes dans ces lieux stratégiques : axe Rapide de la rivière Oubangui, la montée du colline Oubangui ; le Camp de roux ; la SODECA ; Ndeke-Luka ; autour de la résidence Chef de l’Etat ; le Camp Fidèle Obrou, l’Assemblée nationale ; le lycée Boganda ; 500 Saluts ; axe Kaga-mangoulou ; axes cartings cimetière Gbangouma ; route Mbaïki »
Le vagabondage politique a des conséquences irréversibles. Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Artisanat et de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises est en train de faire les comptes.
Touaboy, ne le cachons pas de prime abord, était membre de l’URCA de Anicet Georges DOLOGUELE
C’est à ce titre qu’il a été proposé et admis au gouvernement SMS. Juste après, se sentant big boss, il a trahi ses chefs hiérarchique de l’URCA et s’assigne comme ligne de conduite, faire cavalier seul, non plutôt avec Simplice Mathieu Sarandji, Chef du gouvernement, donc son chef immédiat.
Les yeux ont aussi des oreilles. Juste pour dire que les vieux loups de la politique ont leur messe de minuit, même si, aux yeux du public ils feignent être des farouches opposants qui ne s’entendent jamais.
Que personne ne se trompe. Sauf des étourdis comme Touaboy pour ne pas comprendre et aller se jeter bêtement dans la gueule du félin qui le chef de l’URCA.
Au fait, de quoi il s’agit. Il s’agit tout simplement de l’ignorance, de l’immaturité politique de Bertrand Touaboy qui, hier, chef des antis balaka, et qui se voit subitement propulsé comme une pression nucléaire à un poste qu’il n’osait jamais espérer et qui lui a été donné comme par miracle grâce à son appartenance à l’URCA dont il a négligé les principes et qui l’a sanctionné pour haute trahison.
Non content, il cherche bec et angles à s’accrocher quelque part. Mais ce quelque part est devenu une couleuvre à avaler et lui fait des effets de leurre. Ces leurres ne proviennent pas de maintenant. C’était ses habitudes sous son tuteur Ndoutingaye au temps du régime Bozizé. Il n’était pas l’unique à être protégés par Ndoutingaye. Ses acolytes étaient Ningawong et Féïgoudozoui, tous des partisans de Bazizé, casés au ministère des mines où ils ne sont plus rentables à cause de leur rancœur et qui n’arrivent pas à admettre la réalité du pouvoir d’aujourd’hui qui est l’émanation de la volonté du peuple à travers ses voix massivement portées à Touad lors des dernières élections centrafricaines. Ils utilisent les réseaux sociaux sous des pseudonymes pour détruire l’action gouvernementale et assombrir le régime actuel.
Aujourd’hui, repêché comme fils du pays dans le gouvernement SMS, ils deviennent des dangereuses vipères avec des venins très mortels pour l’actuel régime qu’au lieu de servir, ils déploient toute leur énergie à clandestinement combattre juste pour favoriser le retour au pouvoir de leur bienfaiteur François Bozizé Yangounvonda.
Touad, une fois de plus, ton peuple te supplie de vanner autour de toi. Ton cinquenat qui est celui du peuple doit être renouvelé en 2021. Prend soin de toi car chaque jour est une vie a dit le défunt journaliste de RIF Laurent Sadou.
Bertrand Touaboy, Ministre l’Entreprenariat National, de l’Artisanat et de la
Promotion des petites et moyennes entreprises :
00 /20.Exclu sur décision du Conseil car, élève clando jamais reconnu
Ministre invisible, incompétent, incontrôlable et incontrôlé. Ce ministre, sincèrement est l’exemple patent qui fait la honte de la jeunesse centrafricaine. Il est lui-même la justification totale de certains ténors d’une idéologie selon laquelle la jeunesse centrafricaine ne vaut rien.
Centrafrique : « Former aux métiers d’arts et donner du travail aux jeunes de Centrafrique »
Directrice générale de PEDEGRAV
Bangui, le 10 juillet 17
Par : Bienvenu ANDALLA CNC,
Les 5èmes et 8ème arrondissements de Bangui viennent d’être dotés d’un centre de formation par apprentissage en infographie, sérigraphie, impression numérique et imprimerie signalétique.
PEDEGRAV qui veut dire Peintre, Décorateur, Graveur est une institution dont l’objectif principal est de former te donner du travail aux jeunes de Centrafrique déscolarisés et désœuvrés.
C’est en ce sens que PEDEVRAV a pris l’initiative avec les partenaires socioéconomique tels que l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et de l’Emploi (ACFPE), l’Ecole des Métiers d’Arts et le Lycée Technique de Bangui et d’autres partenaires au développement de créer un Centre de formation par apprentissage destiné à rassembles tous les jeunes désireux de devenir un artisan pour leur garantir une réussite dans l’avenir.
Ce Centre, qui est l’annexe d’Atlas Décor dont le siège est en face d’Air France Bangui et le Président Directeur Général (PDG) et Benjamin Bernyce MASSIGUE, a officiellement lancer ses activités le samedi, 08 juillet 2017 à Galabadja 1, en face de l’ex Ucatex devenu base de EUTM.
A cette occasion Madame YORA directrice gérante de PEDAGRAV a prononcé le discours de circonstance que nous vous livrons l’intégralité du contenu.
Mesdames et Messieurs,
Nous sommes réunis ce jour pour l’inauguration du nouveau centre d’impression « PEDEGRAV » qui s’intitule « Peintre Décorateur Graveur », il fournira des services de peintres, de décorations, de gravures et également de formation par apprentissage sur tous travaux de dessins, de sérigraphies, de panneaux publicitaires, de banderoles, de soudures, d’informatique/bureautiques et commerce général.
Laissez-moi vous faire une brève aperçue sur la création de ce centre, dont nous venions aujourd’hui inauguré. Créer en décembre 2016, par Monsieur MASSIGUE Benjamin Bernys, président Directeur Général de l’Entreprise ATLAS DECOR, avec l’appui de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et de l’Emploi ‘ ACFPE) et de son Directeur Général monsieur DOUZIMA Jean-Pierre Qui ne ménage aucun effort pour la réussite et la survie de ce centre.
PEDEGRAV travaille en partenariat avec, le Ministère de la Jeunesse, le Ministère de Tourisme, l’Agence Centrafricaine pour la formation et de l’Emploi (ACFPE), les partenaires au développement, l’Entreprise ATLAS DECOR, et les organismes internationaux dans le processus de la relance économique de notre pays.
Mesdames et Messieurs, distingués invités, chers collaborateurs et étudiants ;
Le but de la création de ce centre est de réduire le taux de chômage et de pauvreté au milieu jeune, de fournir une qualification professionnelle à nos jeunes déscolarisés et désœuvrés qui demandent et cherchent souvent du travail mais n’en trouvent pas.
Je veux interpeller nos jeunes étudiants ici présents et tous ceux qui veulent entreprendre un chemin de réussite dans leur vie, c’est-à-dire ceux qui veulent apprendre un métier afin de devenir quelqu’un dans leurs familles respectives, que le centre PEDEGRAV reste toujours aux cotés et à l’écoute de vos différentes préoccupations. Il mettra à votre disposition des formations de bonnes qualités, et fera de vous un ouvrier de qualité professionnelle avec une prestation recherchée digne de ce nom.
Au paisible population du 5e, du 8e arrondissement en particulier et celle de Bangui en général, ce joyau est pour vous, c’est-à-dire il vous appartient aujourd’hui d’en prendre soin, c’est comme la prunelle de vos yeux, ne pas laisser à la merci des malfaiteurs, des brigands et des ennemis du développement de la RCA.
Mesdames et Messieurs ;
Pour en finir mes propos, je voudrais par l’occasion qui mon offerte de remercier les efforts fournis par le proviseur du lycée technique de Bangui, Monsieur YANDIA Sébastien et le Directeur de l’école des Métiers d’arts, Monsieur NGAISSONA6LAPRANG Charlemagne, de dire que tous vos soutiens morale, physique nous ont permis d’atteindre les objectifs fixés.
Nous remercions aussi tous ceux qui de près ou de loin on contribué à la réussite de ce centre tant attendu par la population centrafricaine.
Distingués invités et partenaires au développement, venez nombreux, goutez et voyez que PEDEGRAV « c’est la qualité et la sûreté ».
Bien que la vérité blesse, a-t-on l’habitude de dire, mais la disparition de plus de 1000 armes de guerre du Camp de Roux, si cela s’avérait une réalité, est le véritable calvaire de Touadéra et la honteuse tragédie des Centrafricains.
Tous les journaux de la place n’en font que parler. Curieusement le gouvernement, à travers son ministre porte-parole, Théodore Jousso va encore semer la totale confusion et la cacophonie dans la tête des populations déjà trop meurtries en proclamant sans vergogne qu’il ne s’agit pas d’armes, mais plutôt de machettes « gbalaka » qui ont été emportées.
Qu’est-ce qu’une base militaire, de très haut renommé dans le temps que le Camp de Roux, havre de la sécurité du pays et de la paix des populations de Centrafrique a à voir avec des histoires de gbalaka à endormir debout ?
Pour tous ces ministres du gouvernement SMS, les Centrafricains, puisqu’eux-mêmes ne le sont pas, sont tous des abrutis, des aveugle-sourds muets. Une chose qu’ils doivent comprendre est que leur politique du ventre qui a affamé le peuple, est devenue un instrument d’écoute, de scrutation et d’analyse de leurs agissements incongrus à la tête du pays.
Au moins eux, bouffent à satiété chaque jour, au point de faire semblant d’ignorer que le bas peuple souffre énormément sur tous les plans. Eux, ont des gardes corps, mais le peuple totalement démuni est à la merci de mercenaires étrangers envoyés par Deby et Béchir pour conquérir la République Centrafricaine, pays de Boganda, de Dacko, de Bokassa, de Kolingba, de Patassé pour ne citer que ceux-là qui ont eu un regain de pensée sur ce qui est une nation et qui ont su la défendre jusqu’à leur mort orchestrée…
Si l’on admet que la solution de la crise Centrafricaine n’est pas militaire, est-ce une raison pour que plus d’un millier d’armes sortent curieusement de l’armurerie d’un pays ? Où cela s’est-il déjà passé et qu’on n’en a pas entendu parler ?
Touadéra doit se méfier de tous ses proches. Puisque l’histoire n’enseigne pas les centrafricains, mais que Touad est là parce que tous les centrafricains, même si les statistiques disent qu’il l’a remporter à plus de 62%, c’est quand même un score qui est significatif de la volonté du peuple de voir venir à la magistrature suprême de l’Etat, un novice qui n’a jamais milité dans un parti, ni crée un parti avec comme objectif de conquérir le pouvoir de l’Etat.
En RD Congo, Laurent Désiré Kabila est remplacé par son fils Joseph Kabila. On dira que c’est tout à fait normal. Mais quelle normalité ? C’est le grade corps rapproché de cet imminent guerrier qui a tout fait pour libérer son pays de la dictature de Mombutu qui l’a envoyé à la mort. Tout de suite après, son fils se proclame l’héritier du pouvoir pour lequel il s’accroche, défiant toutes les règles de la démocratie et même les dispositions de la Constitutions du pays. Il n’est nul besoin de rappeler que la Centrafrique est un pays modèle de la démocratie en Afrique. Kolingba, général d’armée a librement quitté le pouvoir au profit de Patassé, alors qu’il avait toute l’armée nationale à sa solde.
Loin de faire des baratins, revenons à des observations objectives que des observateurs étrangers de la vie politique du pays font. Nous citons l’ambassadeur, haut représentant de la France en Centrafrique qui interpelle le peuple et les gouvernants centrafricains en ces termes :
« La solution à la crise centrafricaine n’est pas militaire mais plutôt judiciaire. Le diplomate français a tenu ce propos alors que le Tchad a élevé la protestation contre le rapport Mapping des Nations Unies et dans un contexte où des voix s’élèvent au sein des groupes armés pour demander un dialogue politique inclusif avant la justice. Pour qu’il y ait la paix et la stabilité dans le pays, la solution n’est autre que la justice selon Christian bader, « j’attends depuis mon arrivée, il y a un an en rca, qu’il n y a pas de solution militaire à la crise. Je suis d’accord avec cela mais je dirais qu’il y a une solution judiciaire à la crise » a-t-il lâché aux journalistes. Selon lui, la justice commence avec les opérations de maintien de la paix par la gendarmerie et la police pour rompre avec le cycle d’impunité dans ce pays.
L’ambassadeur a en outre ajouté que tout le monde est sujet de droit, « les gens doivent être arrêtés. Les criminelles dans la brousse et à Bangui doivent être déférés devant la justice et être condamnés» poursuit-il. Christian bader pointe du doigt les volontés rétrogrades à la justice de certaines personnalités en ces termes :« je vous répète qu’il y a des gens que vous les connaissez aussi bien que moi à l’extérieur qu’à l’intérieur y compris certains chefs d’etat voisins qui, tout simplement n’ont pas envie que cette justice ait lieu. Mais je dirais la victime principale c’est la stabilité de ce pays et la justice que demande tous les centrafricains »a-t-il regretté.
De ces lignes qui ne sont pas de nous, vous comprendrez, chers internautes que la disparition de plus d’un millier d’armes de guerre du Camp de Roux qu’une manipulation pour mettre à genoux Touad et l’amener à signer son arrêt de mort subite qui est la mesure de grâce à tous ces sanguinaires de de bougres de papou à la sauce tare-tare (Capitaine Hadock, voir la bande dessinée de Tintin) qui continuent de mettre à feu et à sang le pays.
Touad ne doit nullement être effrayé et ne doit céder à aucune pression. Disparition d’armes ou pas, le peuple qui l’a élu est là à ses côtés. En avant, c’est devant.
De l’organisation du Forum Panafricain de la Jeunesse en passant par la gestion administrative et technique des infrastructures sportive centrafricaine notamment le stable dit de 20 00 place, le ministre Sylvère NGARSO a profité de notre micro pour, non seulement, dresser son bilan à la tête de ce département mais annoncer des perspectives. Il déplore au passage : « Faire abstraction de dialogue pour utiliser des méthodes sordides ne fait pas avancer les choses ». Très intéressant.
CNC : Bonjour monsieur le Ministre ;
Sylvère NGARSO : Bonjour monsieur le journaliste.
CNC : Vous – êtes le Ministre en Charge de la Promotion de la Jeunesse, du Développement des Sports et du Service Civique. La Centrafrique accueille le Forum panafricain de la Jeunesse prévu du 28 au 30 Juin 2017 à Bangui. Dites-nous l’objectif de ce forum ?
Sylvère NGARSO : L’organisation du Forum Panafricain de la Jeunesse dont le thème est : « La Jeunesse face aux défis de l’insécurité transfrontalières, de l’intégration régionale et du développement socioéconomique » s’inscrit dans le cadre du projet conjoint UNICEF/UNFPA d’appui à la réduction de la vulnérabilité des adolescents et jeunes en RCA. L’organisation de ce forum panafricain est aussi en harmonie avec la résolution 2250 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ce forum panafricain de la jeunesse permet de promouvoir un cadre d’échanges et de concertations sur les résultats de l’analyse des besoins et les aspirations des adolescents et jeunes aux fins d’identifier les solutions qui permettent de sortir durablement, non seulement l’Afrique des récurrentes crises mais aussi et surtout la RCA.
Il se justifie par le fait que la jeunesse, qui représente la majorité de la population africaine en générale et centrafricaine en particulier, constitue la principale force à même d’impulser le changement et un nouveau départ pour une Afrique et un Centrafrique émergent.
En clair ce forum vise à contribuer à la restauration d’une paix durable en Centrafrique en prenant le problème dans un angle régional et transfrontalier via la conceptualisation de stratégies visant une coopération et une participation de la jeunesse.
CNC : Quels sont les critères de sélection et l’effectif total des pays africains attendus à Bangui ?
Sylvère NGARSO : Ce forum verra la participation des jeunes venus de dix (10) pays africains, tels que : le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Burundi, le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Mali, le burkina Faso, le Tchad, le Libéria et la Sierra Léone dont la majorité a vécu et connu des situations de crises comme le notre.
L’organisation du forum mobilisera environ 200 personnes dont 20 invités de marques comme la Présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse, Le Directeur Régional du Centre et de l’Ouest UNFPA, Directeur Régional de l’UNICEF, etc et 18 jeunes délégués Africains.
Il réunira les leaders des organisations de jeunesse de la RCA, les représentants du gouvernement, les partenaires techniques et financiers et les ONGs pour rechercher des réponses aux préoccupations de la jeunesse centrafricaine
CNC : Dites-nous, Monsieur le Ministre, dans quel cadre s’inscrit le forum panafricain de la jeunesse de Bangui ?
Sylvère NGARSO : Ce forum qui devrait se tenir à Bangui du 28 au 30 juin 2017 et sera placé sous le très haut Parrainage de son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, président de la République Chef de l’Etat, mais reporté en raison du Forum de Ndjamena, devait offrir l’opportunité aux jeunes venus de ces différents pays d’échanger avec leurs pairs centrafricains sur leur vécu expérientiel et les bonnes pratiques mises en œuvre quant à la mobilisation, l’implication et la participation de la jeunesse dans le processus de recherche de la paix, de la cohésion sociale et le vivre ensemble en Afrique en général et en Centrafrique en particulier.
CNC : J’aimerais, si vous le permettez M. le Ministre, que nous revenions sur le dernier match qui a opposé notre pays au Rwanda. Les fauves ont boycotté leur dernier entraînement pour réclamer leurs primes avant ce match. Du coup, les supporters vous ont pointé du doigt, proférant ainsi des propos malveillants allant même jusqu’à vous agresser physiquement. Dites-nous qu’est- ce qui a été à l’origine d’une telle tension ?
Sylvère NGARSO : Cette question nécessite pour ma part quelques éclaircissements de fond.
Ce que je regrette amèrement c’est que cette histoire montée de toutes pièces a failli perturber la bonne préparation des fauves pour ce match aussi important.
J’ai personnellement joué ma partition en tant que Ministre des Sports en défendant le budget de ce match devant le Conseil des Ministres.
Entre temps et au mois de Mars 2017, bien qu’envoyé tardivement au Département, j’ai eu à défendre devant ce même conseil et obtenu 23 672 000 FCFA pour soutenir les fauves qui partaient en stage de préparation à Rabat au Maroc.
Il est important de préciser que la Présidence de la FCF venait de signer une convention avec la Fédération Royale du Maroc et que ce stage suite à une invitation dont l’hébergement, la restauration, le transport local, l’infrastructure sportive d’entrainement sont mis à disposition gratuitement.
Il semblerait que la gestion de ces fonds remis directement à la FCF n’a pas respecté l’orthodoxie et que des montants insignifiants ont été remis aux stagiaires pendant ce stage, ce qui a crée un précédent sans pareil car certains n’ont rien reçu, d’autres oui.
Certes, pour le match contre le Rwanda, les techniciens du Département ont retouché légèrement le montant du budget mais cela ne constituait pas une raison de pousser ces valeureux sportifs à choisir l’option d’une grève. Faire abstraction de dialogue pour utiliser des méthodes sordides ne fait pas avancer les choses. La preuve c’est que j’ai pu, sans effort obtenir 15 000 000 supplémentaires avec l’appui du président de la République, Chef de l’Etat, pour résoudre un problème qui devant satisfaire les fauves. Ce qui donne un montant total de 109 672 000 F CFA.
CNC : Que pensez-vous de la dégradation avancée du complexe sportif 20.000 places, par ailleurs que préconisez-vous ?
Sylvère NGARSO : Pour être direct avec vous, la situation de dégradation du complexe sportif 20000 places est dû à un manque de moyens financiers.
Le complexe sportif 20000 places est géré par l’Office National de la Promotion et de Gestion des Infrastructures Publiques Sportives (ONASPORTS).
Pour la petite histoire, il convient de préciser que l’ONASPORTS a été crée par la LOI n°08.023 du 16 Décembre 2008. Il est régi par la loi n°08.011 du 13 février 2008, portant Organisation du cadre Institutionnel et juridique applicable aux Entreprises et offices Publics et son Décret d’application n°08.296 du 20 Aout 2008, fixant les Modalités d’Application de la Loi n°08.011.
Il a pour mission entres autres : De créer les infrastructures sportives publiques ; D’assurer l’entretien, la MAINTENANCE et la réhabilitation des infrastructures sportives publiques
L’article 2 de la dite loi prévoit que les ressources de l’ONASPORTS sont constituées entre autres : Des recettes des activités sportives ; Des produits de l’exploitation des infrastructures sportives publiques et des activités propres de l’Office ; Des dotations et subventions de l’Etat et des collectivités territoriales ; Etc.…
Au regard de ces dispositions, vous comprendrez aisément que sur le papier, l’ONASPORTS dispose des ressources pour son fonctionnement, malheureusement les réalités sont autres.
Par exemple, lors d’un match international, c’est la FCF qui confectionne les billets et les met en vente, récupère entièrement les recettes sans verser une quote-part à l’ONSPORTS pour assurer sa mission. Aussi, l’ONASPORTS ne bénéficie pas de subvention extérieure, même pas de l’Etat.
La maintenance d’une structure comme le complexe sportif 20000 places nécessite d’énormes moyens financiers.
Cependant, la bonne nouvelle c’est que nos partenaires Chinois ont accepté de nous aider à remettre le stade dans son état initial.
Je voudrais saisir cette opportunité que vous m’offrez pour exprimer très chaleureusement au nom du Gouvernement que dirige son Excellence Simplice Mathieu Sarandji, Premier Ministre Chef du Gouvernement sous la très haute conduite du Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, nos sentiments de gratitude et de reconnaissance à la République Populaire de Chine pour son engagement à promouvoir le développement Sud-Sud et son appui constant à soutenir la politique du gouvernement dans le domaine du relèvement de la jeunesse centrafricaine mérite d’être hautement saluée.
Le Département qui assure la tutelle de l’ONASPORTS entend tout mettre en œuvre pour assurer à l’ONASPORTS une gestion orthodoxe de ce patrimoine national. Ces mesures visent à instaurer la bonne gouvernance, améliorer le niveau de recette et diversifier les partenariats dans l’objectif de mobiliser des ressources financières additionnelles
CNC : La fédération Centrafricaine de Football a prévu 25 millions de billets pour ce match mais à la fin elle s’est retrouvée avec 15 millions de F CFA. Comment expliquer un tel déficit ?
Sylvère NGARSO : Je vous proposerais plutôt de poser cette question directement à la Fédération Centrafricaine de Football afin qu’elle puisse mettre à la disposition du peuple centrafricain en général et du public sportif en particulier les éléments de réponses appropriées pour une meilleure compréhension.
CNC : Pour en finir, Monsieur le Ministre, jour pour jour vous venez de passer un peu plus d’un an à la tête du Département de la Jeunesse. Pourriez-vous nous dresser un bilan à mi-parcours ?
Sylvère NGARSO : C’est avec des vrais motifs de satisfaction que je ne permets de vous livrer le bilan des actions et activités réalisées par le Ministère de la Promotion de la Jeunesse du développement des Sports et du service Civique depuis ma nomination à la tête de ce Département.
En effet, le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, du Développement des Sports et du Service Civique est chargé de promouvoir et de développer les trois secteurs phares suivants : Le secteur de la Jeunesse ; Le secteur des sports et de l’Education Physique ; Le secteur du Service Civique.
Je tiens tout d’abord à exprimer mes sincères remerciements à nos partenaires notamment l’UNFPA, l’UNICEF et l’OIM pour leurs appuis multiformes Nous avons élaboré et mis en œuvre plusieurs activités conjointes avec nos partenaires au développement UNICEF et FUNAP.
Ce projet a permis au département d’initier une dynamique participative par laquelle le jeune connait ses droits et ses devoirs et mesure bien sa participation au développement de notre nation des jeunes
1 – Réalisations
Organisation d’une grande campagne de sensibilisation des jeunes sur les valeurs traditionnelles positives qui fondent l’âme du peuple centrafricain ;
Organisation d’une campagne de communication Talents d’Adolescents et des Jeunes sur la paix, la santé et la cohésion sociale ;
Réalisation d’une analyse nationale participative sur les besoins et aspirations des jeunes en matière de paix, de cohésion sociale, de formation professionnelle et de l’emploi dont les résultats serviront à élaborer des nouveaux programmes de promotion de la jeunesse ;
Installation de 8 kiosques informatiques dans les Maisons de Jeunes et Centres de jeunesse de Bangui pour l’initiation des enfants, des adolescents et des jeunes à l’outil informatiques
Développement des activités U report (application mobile qui utilise le téléphone portable) pour faciliter la participation de plus de 25 000 adolescents et jeunes dans les processus de dialogue et de développement à Bangui, Bouar, Bossangoa, Kaga-Bandoro, Bambari, Berbérati, Grimari, Batangafo ;
Organisation d’une réunion de plaidoyer sur la jeunesse en marge de la table ronde de Bruxelles le 16 novembre 2016 à l’Hôtel Léopold ;
Organisation à Bangui de la session internationale de formation des coordonnateurs et formateurs de l’Afrique Centrale sur le Guide Francophone pour la création d’une micro entreprise du Programme de Promotion de l’Entreprenariat des jeunes (PPEJ) de la CONJEFES ;
Elaboration du premier draft du Fonds National d’Appui aux Initiatives des Jeunes ;
Enrôlement d’environ 5 000 jeunes volontaires centrafricains dans les travaux d’assainissement et d’hygiène à Bangui « opération ToumbaNzéndé » ;
Mise œuvre globale du projet conjoint d’Appui à la vulnérabilité des adolescents et jeunes financé conjointement par l’UNFPA et l’UNICEF ;
Construction et réhabilitation de dix (10) maisons des jeunes à Bangui, Boda, Kaga-Bandoro, Mbaiki, Bimbo avec l’appui du gouvernement et des partenaires (OIM, projet conjoint UNFPA/UNICEF) ;
Lancement du programme Jeune, Santé, Sexualité, Sécurité (JS3) financé par CORDAID ;
La signature du programme conjoint des Nations Unies pour le renforcement de la résilience des adolescents et jeune en Centrafrique dont le montant du budget s’élève à 72, 551,778 U$$
2 – Perspectives
La mise en œuvre du Programme Conjoint d’Urgence Jeunes envisagés à l’horizon 2017 ;
La participation de la jeunesse centrafricaine au Forum Mondial de la Jeunesse ;
La création d’une base des données des organisations de la jeunesse centrafricaine ;
L’extension du processus de mise en place des organes déconcentrés sur toutes l’étendus du territoire national ;
L’élaboration de l’initiative d’inclusion des jeunes dans le circuit du marché ;
L’élaboration d’un programme de formation et de réinsertion sociale des jeunes en collaboration avec les partenaires institutionnels publics et privés tels que le HCJPN, l’ACFPE, le Projet THIMO et les Opérateurs économiques ;
La mise en place d’un dispositif de création d’un fonds d’appui aux jeunes débrouillards reconnus victimes des pillages et vol de leurs sources de production suite aux évènements intervenus dans le pays etc. ;
Le renforcement des capacités institutionnelles et juridiques des plateformes thématiques de la jeunesse centrafricaine à tous les niveaux ;
La réalisation de l’analyse participative sur la perception des jeunes par rapport au conflit et sa résolution ;
L’accompagnement des jeunes à se mobiliser dans le cadre du processus de la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble et le DDRR ;
L’élaboration et la dissémination du document de programme national d’éducation à la citoyenneté des jeunes en milieu extra-scolaire ;
L’organisation d’une étude sur la situation du désœuvrement et du chômage des jeunes ;
La Promotion du leadership en milieu jeune ;
La Construction et/ou la réhabilitation des espaces conviviaux dans les villes de province et à Bangui ;
Le développement et la promotion du sport de proximité et de masse pour la détection des jeunes talents ;
La Formation de cinq cent mille (500.000) jeunes femmes et jeunes déscolarisés, désœuvrés et démobilisés sur la gestion destinée aux micros projets et activités génératrices revenus ;
Le soutien à l’auto prise en charge des initiatives des groupements des femmes et jeunes, appuyés en matériels pour le développement d’activités génératrices de revenus (artisanales, de transformation des productions agricoles et de commercialisation) ;
L’intensification des activités de prévention et de réduction de la vulnérabilité des jeunes liée aux IST/VIH et SIDA ;
La création et le développement des espaces d’écoute et d’échanges des jeunes en matière de santé sexuelle de reproduction ;
L’encouragement des organisations de jeunes, en partenariat avec les organisations nationales et internationales à produire, échanger et diffuser l’information sur la préservation de l’environnement et les meilleures pratiques pour la protection de l’environnement ;
Le soutien aux organisations des jeunes en mettant en place des programmes d’incitation à la préservation de l’environnement tels que les programmes de réduction des déchets, de recyclage et de reboisement ;
La réalisation des actions intensives dans la lutte contre la désertification ;
L’élimination de toutes les pratiques traditionnelles qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la dignité de la femme ;
La reconnaissance et valorisation des croyances et des pratiques qui contribuent au développement ;
La promotion de la prise de conscience interculturelle à travers des programmes d’échanges entre les jeunes et les organisations de jeunes ;
L’organisation des missions en province pour faire l’état des lieux des services déconcentrés.
DANS LE DOMAINE DU DEVELOPPEMENT DES SPORTS
1 – Réalisations
La participation de l’équipe nationale de football aux éliminatoires de la CAN de football 2017 au Gabon prise en charge par le budget de l’Etat ;
La participation de l’équipe nationale de hand Ball au « challenge TROPHY » à Kinshasa en RDC prise en charge partiellement par le budget de l’Etat ;
L’organisation du tournoi international de boxe de la zone 3 à Bangui, pendant lequel la RCA a été sacrée championne d’Afrique centrale avec 4 médailles d’or prise en charge par le budget de l’Etat ;
La participation de la RCA aux jeux africains de Brazzaville prise en charge par le budget de l’Etat ;
La participation de la RCA aux jeux olympiques et paralympiques de Rio au Brésil prise en charge par le budget de l’Etat ;
Le processus de la mise en place du fonds National du développement des sports est en cours ;
La réhabilitation des locaux et infrastructures de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) ;Lla participation de l’équipe nationale de football aux éliminatoires de la CAN de football 2019 au Cameroun prise en charge par le budget de l’Etat ;
la participation de l’équipe nationale de Basketball aux éliminatoires de l’Afrobasket en Angola 2017 prise en charge par le budget de l’Etat ;
La participation de l’équipe nationale de Karaté aux jeux de Yaoundé prise en charge par le budget de l’Etat ;
La formation des entraineurs “young coach” de basket-ball, module 2 par la FIBA en collaboration avec la FCBA ;
La réhabilitation des stades municipaux de Boda, Ndélé, Bouar par l’OIM ;
La formation des encadreurs techniques de badminton par la CONFEJES ;
La formation des encadreurs techniques de tennis de table par la Solidarité Olympique ;
La clôture de la formation et la remise de diplômes à 103 étudiants de l’INJS dans le domaine de l’Education Physique, du Sport et de la Jeunesse de la première promotion.
2 – Perspectives
Relance du sport scolaire et universitaire ;
Le lancement du concours d’entrée à l’INJS pour la deuxième promotion ;
La validation du document de politique national de développement des sports ;
La reprise de la coopération avec les pays amis pour la formation et la spécialisation des encadreurs sportifs
CNC : Je vous remercie M. le ministre de votre bienveillante disponibilité.
Sylvère NGARSO : C’est plutôt à moi de vous remercier, M. le journaliste
CENTRAFRIQUE : UNE SITUATIONDRAMATIQUE ET INEXTRICABLE?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2187.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article.
Bangui, le 8 juillet 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
CONFUSION
C’est une meute d’envahisseurs violents. C’est une horde de prédateurs, assoiffés de sang qui cernent la République Centrafricaine. C’est une terre aride nourrie du sang de ses citoyens suppliciés. Nombreux ont pris le chemin d’un exile qui semble sans retour. Le moment venu, les prédateurs envahisseurs et les mercenaires invétérés se précipiteront pour finir de disloquer les restes d’une République légitime. La morceler afin de créer des Califats. Quatorze groupes armés au moins se disputent, à-coups de Kalachnikov, et d’armes lourdes le leader ship sur la RCA. Orpheline de Barthélémy Boganda son père fondateur. Une orpheline que ses propres enfants ont précipitée dans les abysses et dans un avenir incertain contre quelques poignées de FCFA. Un suicide ! Un Etat affaiblie par l’incompétence de ses dirigeants et de ses élus. Un État mis sous tutelle. À la merci de n’importe quel prédateur. Un Etan dépourvu de structure militaire fiable pour protéger ses populations et d’assurer l’intégrité territoriale. Tant que la Centrafrique ne disposera pas d’une armée nationale forte et disciplinée, il est à craindre que le pays soit interminablement menacé dans sa souveraineté et son intégrité. On se demande s’il n’est pas trop tard eu égard aux calamiteuses nouvelles qui nous parviennent chaque jour de Bangui : Massacres de populations par des groupes armés. Viole de femmes, villages incendiés. Un peuple martyr. Des groupes armés qui se disputent une proie déjà à terre. Aveuglés par leur égocentrisme démesuré Ils n’obéissent qu’à leur instinct barbare. Ils refusent la réconciliation et la paix. Les mains pleines de sang, ils exigent et c’est un comble, une insoutenable amnistie. Pendant ce temps, la population abandonnée par un gouvernement impuissant, qui s’est replié sur Bangui assiste à la dérive du pays sans pouvoir rien faire. En laissant la Minusca, elle aussi impuissante face aux rebelles. L’histoire nous dira si la MINUSCA et les forces internationales ont joué franc-jeu. Les soupçons d’attente et de conciliabules avec les rebelles armés. Les négociations occultes avec les chefs de bande sur le dos des Centrafricains, en espérant une improbable paix(SIRIRI). Les groupes terroristes se raidissent et refusent toute négociation de paix. Les Centrafricains ne se laisseront pas bernés par la mascarade indécente de Rome qui est une véritable humiliation. Comment peut-on apposer sa signature au bas d’un prétendu « accord de paix » édulcoré rédigé par des rebelles assassins qui exigent une insupportable impunité. Au lieu de critiquer le rapport accablant de l’ONU sur les violences en Centrafrique par les soldats Tchadiens afin de soutenir Deby. Le Président Centrafricain Ferdinand Archange Touadera aurait plutôt du exiger une autre négociation de paix au lieu de laisser publier ce parchemin. Le Président Touadera dans son soutien à Deby a déclaré nous citons : « S’il ya un Président qui,depuis l’éclatement de la crise centrafricaine a, mis tout son génie et son énergie, pour régler le différent entre les frères ennemis centrafricains c’est bel et bien IDRISS DEBY ITNO. Malheureusement, en dépit de la bonne foi du Chef de l’Etat et de l’armée tchadienne pour ramener la paix en RCA, le 30 mai 2017, l’ONU, publie un rapport de 400 pages accusant l’armée tchadienne d’avoir commis 620 cas d’exactions en RCA entre 203 et 2013… Le rapport n’engage que ses auteurs, le gouvernement centrafricain an été informé 48h avant sa publication. Le Tchad a aidé mon pays dans des moments difficiles et nous n’oublions pas cette inestimable contribution. » Non ! Monsieur le Président, permettez moi, avec le respect dû à votre rang et aux honneurs attachés à votre fonction, permettez moi en tant que citoyen centrafricain, de ne pas être d’accord avec votre déclaration pour féliciter l’armée tchadienne et soutenir Deby. Les Centrafricains seront certainement du même avis. Eux qui ont eu à souffrirent de la soldatesques tchadienne. Que Deby aux abois, les mains pleines du sang des Centrafricains, fasse appel à vous Président de la République Centrafricaine pour se disculpé est, incompréhensible. Souvenez de la partialité des soldats tchadiens, qui soutenaient les musulmans contre les chrétiens et qui ont tiré dans la foule au Kilométre5. Souvenez-vous après avoir porté Patassé Bozizé et Djotodia au pouvoir, il les a expulsés du pouvoir avec l’aide de ces mercenaires. Ce sont les mêmes chasseurs de prime qui sont entrain de détruire la République Centrafricaine.
CHANTAGE
Les rebelles se sentant plus forts que jamais font monter les surenchères. Ils exigent une impunité totale pour eux et leurs complices. Convaincus de crimes de guerre contre l’humanité et massacres de civiles. Poursuivis par l’ONU et la justice centrafricaine .En outre, ils exigent que l’un de l’ soit nommé Premier Ministre. L’indécence de ces provocations le dispute à l’inanité du discours gouvernemental. Humiliation. C’est une offense faite à la mémoire des milliers de Centrafricains assassinés ou disparus. Ce qui est regrettable, c’est l’absence de commentaire du gouvernement et du Chef de l’État. Il faut être clair : L’accord de Romme n’est pas acceptable en l’état par les Centrafricains. Il faut d’urgence organisé une réunion PAIX et RÉCONCILIATION, réunissant tous les Centrafricains à Bangui. Le chaos centrafricain ne se réglera jamais de l’extérieur. Le temps presse il faut cesser de faire des ronds dans l’eau.
LESINSTITUTIONS
Alors qu’ils devraient être auprès de leurs électeurs dans les provinces. Les Députés quittent rarement leurs bureaux climatisés de Bangui. On ne les a pas élus pour ça, mais d’être auprès des populations en DANGER DE MORT. Au lieu d’être attentifs et vigilants face aux menaces, ils passent leur temps à se chamailler avec l’exécutif. On aurait aimé que les Députés débattent sur le calamiteux accord de paix initié par SANT’EGIDIO et fassent des propositions de sortie de crise. Rarement, on a entend les Députés questionner le Gouvernement sur son incapacité à ramener la paix et la réconciliation. Messieurs les Députés, permettez moi cette interpellation : « Vous êtes les Elus d’un pays en guerre envahie par des mercenaires. IL faut monter au front pour apporter soutien et réconfort à votre peuple. Quant au gouvernement on se demande à quoi il sert. Il temps pour le Chef de l’État de procéder à un, remaniement. Faces aux dangers qui menacent le pays, le redressement sera difficile mais inéluctable.
ALA GBOU NI NGANGOU. ALA ZIA NI A TI APE (Tenez bon ne laissez pas tomber)
CENTRAFRIQUE : VISITE INOPINÉE DU PRESIDENT AU TCHAD, EN VÉRITÉ JE VOUS LE DIT, TU RENIERAS LE RAPPORT DE L’ONU AVANT QUE LE COQ CHANTE…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0280.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Touadéra à N’Djamena.
Bangui, le 8 juillet 2017.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.
Dans le cadre de la recherche des solutions durables à la crise centrafricaine, le President de la République a effectué une visite éclair pour ne pas dire une visite surprise au souverain tchadien. Un aller retour qui démontre de la violence faite à l’agenda du President de la République a permis un entretien de quatre vingt dix minutes au palais Présidentiel tchadien. Le tyran tchadien et sa redoutable armée, en quête permanente de reconnaissance au niveau africain avait retiré sa machine de guerre de la Minusca suite aux différentes exactions commises sur la paisible et accueillante population centrafricaine. L’entrevue de ces deux chefs d’Etat coïncide avec la publication le 30 mai 2017 d’un rapport accablant de la commission des droits de l’homme de l’ONU qui accuse l’armée tchadienne d’avoir commis 620 cas d’exactions en Centrafrique entre 2003 et 2013.
À la sortie de l’audience, la presse tchadienne comme à l’accoutumée lui posa une question basique du journalisme : que pensez-vous du rapport de l’ONU qui accuse l’armée tchadienne ? Après de grosses sueurs, le President de la République tendu, énervé devant le micro et visiblement gêné par le rapport qui coïncide à sa visite s’est prêté à un jeu humiliant la nation en niant comme un petit enfant qui vient de commettre l’irréparable en ces termes :“…le rapport de l’ONU n’engage que ses auteurs…la Centrafrique n’est informée que quarante huit heures avant sa publication…” le Président Debygonflé et méprisant le suivait attentivement. En d’autres termes, que veut dire cette complexe phrase ?
Les professeurs de français ressortissants de l’école normale supérieure ne sont-ils pas disponibles pour nous clarifier ce que cette phrase veut dire ? En l’absence de clarification, le citoyen lambda qui n’était pas convoqué par le dictateur tchadien cherche à comprendre et s’interroge : l’initiative de la visite provenait de qui ? S’agissait-il d’une invitation ou d’une convocation ? Et si le pouvoir centrafricain était informé de la publication du rapport de l’ONU, qu’allait-il faire ? L’étouffer ? S’opposer à la publication ? Pourquoi le President Deby n’a t-il pas accueilli le President centrafricain à l’aéroport ? Il en est de même pour le retour alors qu’il venait de raccompagné le President Guinéen Alpha Condé quelques minutes plus tôt à l’aéroport. Le President centrafricain peut-il faire autant en cas de visite officielle du President tchadien en Centrafrique ? S’agissait-il d’une allégeance au guide tchadien ? S’agissait-il de la confirmation de l’hégémonie du Tchad sur la Centrafrique ? Ce genre de pratique existe encore ou aussi dans les relations sud-sud ? Par ce geste, le President tchadien est-il incontournablement le faiseur de roi dans le pays de Boganda ? Une honte nationale…citoyenne voire une humiliation d’Etat. Le recours au pouvoir tchadien malgré les exactions commises en Centrafrique démontre t-il de notre incapacité à endiguer la crise ? En dehors de la version officielle présentée à la presse, quel est le véritable objectif de cette visite éclair ? S’agissait-il d’une injonction de l’Union Africaine ? En terme clair, Deby n’était-il qu’un émissaire du président en exercice de l’Union Africaine parti quelques minutes plus tôt ? La question d’imposition de l’amnistie était-elle au rendez-vous ? N’oublions pas que l’amnistie tant décriée par le peuple ne sera effective que si elle est approuvée par les valables représentants du peuple à moins que le pouvoir décidé d’utiliser le 49.3 à la française.
Si les parlementaires centrafricains se sont opposés au départ du contingent congolais de la Minusca, que diront-ils du retour du contingent tchadien qui force le respect à travers son leader ? Lorsqu’une force étrangère malmène votre peuple, vous appelez cela de l’«aide» ? Cet acte s’apparente t-il à une haute trahison ou une faute politique ? Nous sollicitons le service des chevronnés juristes de nous définir les deux concepts. Dans les deux cas, quelles seront les sanctions ? À travers ce geste honteux qui amnistie publiquement le démon tchadien et qui le réhabilite dans la sous-région, les centrafricains se sont sentis humiliés, diminués, rabaissés, traînés, giflés, insultés, offensés… Au passage quel serait la réaction de l’ONU sur le volt-face du President de la République ? Nous vous rappelons quelques chiffres qui démontrent de la crédibilité des rapports des commissions des droits de l’homme de l’ONU. Cette dernière est l’organe principal chargé de la promotion des droits de l’homme dans le monde. Créée en 1946, cette commission compte 53 États-membres, plus de 500 représentants d’États-membres (organisations non gouvernementales, institutions spécialisées…) un réseau d’expert sans compter des représentants et des rapporteurs chargés de questions spécifiques. Visiblement le président de la République doit prendre des cours accélérés de posture et stratégie communicative pour limiter les dégâts et désagréments synonymes d’armes de destructions massives. Face à l’ampleur et aux effets de la bourde, le ministre conseiller chargé de la communication de la présidence, limité dans ses propos, en manque de stratégies de communication à tenté en vain de jouer au pompier. Il a essayé une explication qui rejoint au final ce qu’a dit son mentor. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 07 juillet 2017
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.
Des groupes armés en République centrafricaine ont tué des civils en toute impunité, aggravant les violences dans ce pays déchiré par un conflit armé, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.
Le rapport de 101 pages, intitulé « Meurtres impunis : Crimes de guerre, crimes contre l’humanité et la Cour pénale spéciale en République centrafricaine », présente un compte-rendu exhaustif des crimes de guerre commis dans trois provinces centrales du pays depuis la fin de 2014, notamment plus de 560 décès de civils et la destruction de plus de 4 200 maisons. Les crimes relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) et de la Cour pénale spéciale (CPS), un nouvel organe judiciaire qui, lorsqu’il sera opérationnel, mènera des enquêtes et des poursuites sur les graves violations des droits humains et les crimes de guerre commis dans le pays depuis 2003.
« Au cours des deux dernières années, des centaines de témoins nous ont décrit des crimes de guerre flagrants commis par les forces de la Séléka et par les combattants anti-balaka dans les régions de l’est et du centre de la République centrafricaine », a déclaré Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. « Le manque de justice pour ces crimes a laissé les combattants libres de terroriser les civils à volonté et a alimenté un cycle d’attaques de représailles persistantes. »
Le rapport examine le rôle de la CPS, un tribunal hybride unique intégré au sein du système national, et composé de juges et de procureurs nationaux et internationaux, qui est en train de devenir opérationnel. La CPS offre une occasion sans précédent de promouvoir la justice, mais elle nécessite un soutien financier et politique continu de la part du gouvernement et de ses partenaires internationaux, en particulier les Nations Unies, selon Human Rights Watch. Human Rights Watch a interrogé des centaines de personnes pour le rapport, notamment des victimes, des proches des victimes, des témoins des attaques, ainsi que des membres du gouvernement, des Nations Unies et des organisations humanitaires, et d’autres personnes. Les annexes du rapport détaillent près de 120 attaques commises dans les provinces de Nana-Grébizi, Ouham et Ouaka depuis fin 2014. Le nombre total des attaques est vraisemblablement plus élevé. Le 30 mai 2017, la mission de maintien de la paix de l’ONU dans le pays, la Minusca/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MINUSCA, et le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ont publié un rapport détaillé sur les graves violations des droits humains et du droit humanitaire international perpétrées en République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003, mais ce rapport ne couvre que les crimes commis jusqu’en 2015. Le meurtre de civils et la destruction de villages ont été au cœur des tactiques de combat des forces essentiellement musulmanes de la Séléka et de leurs adversaires, les groupes anti-balaka chrétiens et animistes, a constaté Human Rights Watch.
Centrafrique : Le peuple tout entier doit s’insurger contre sa prise en otage par des mercenaires étrangers
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0270.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Modeste Mbaye, secrétaire général du parti RPR. CopyrightCNC
Bangui, le 07 juillet 2017
Par : Herman THEMONA CNC,
« L’heure est grave, le peuple est pris en otage et la patrie est en danger. Se mots sont de Modeste Mbaye, le Secrétaire général du Rassemblement Pour la République, le parti d’Alexandre Ferdinand Nguédet. C’était lors d’une conférence de presse animée le mardi 4 juillet dernier par Modeste Mbaye au siège du RPR à Benz-vie.
Loin de retentir ses propos comme un prêche en plein milieu du désert, ce cri de cœur d’un des valeureux fils du pays qui milite dans un parti est la voix haut portée de tous les centrafricains qui en ont marre de la quasi occupation du territoire national par des mercenaires étrangers qui ne cessent de mettre le pays à sang et à feu.
Il ne se passe plus aucun jour sans que des échos des cris de détresse de tout un peuple meurtri ne parviennent à Bangui, le seul endroit de la République qui vit une fragile tranquillité alors que l’arrière-pays est curieusement devenu un abri d’assassinats et d’incendies meurtriers qui s’opère au su et au vu des hautes autorités du pays dont le complice silence devient trop assourdissant.
Où est alors passé le Pr. Faustin-Archange Touadéra qui chantait à s’égosiller la paix et la sécurité au peuple centrafricain s’il lui donnait sa voie pour le porter à la magistrature suprême de l’Etat. Le fait est là. Ce peuple au nom de qui on tue, on assassine, on pratique en tout lieu la politique de la terre brûlée et qui ne sait plus à quel saint se vouer, a fait quoi pour mériter ce lamentable et triste sort ?
La situation politico sécuritaire s’enlise chaque davantage, les violations des droits humains s’accentuent et personne n’en parle comme si une féroce bête faisait un effet d’hypnose sur ceux-là qui ont ce noble devoir de protection de la population au point qu’ils ont la patte d’escampette pour ne laisser que le peuple dans sa sinistre situation.
Le peuple ne réclame pas autre chose au Chef de l’Etat et qui est la paix et la sécurité. Va-t-il au moins comprendre l’importance de ce désir du peuple et prendre ses responsabilités pour raisonner en tant que chef légitime d’un Etat et élu démocratiquement. Cette politique de peur inouïe commence à faire également peur à la population. Si Toaudéra doit tout observer sans rien dire ni rien faire, qui le fera à sa place ?
Pourquoi avoir proclamé la recherche de la paix à tous les prix au peuple si ce n’est que pour l’acculer dans l’insécurité causée par des énergumènes de tous bords tels Ali Daras, Nourédine Adam, Sidiki Abas, Abdoulaye Issène et autres rapces de ce genre dont nous déplorons les exactions sur des populations civiles sans défense ?
Le pays est débordé de ces sadiques qui disposent d’importants stocks d’armes et munitions de guerre de tous calibres et qui en font allègrement usage pour faire des victimes qu’on ne peut plus compter. Pourquoi ces multiples voyages à l’extérieur de Touadéra et ses ministre si ce n’est pour chercher des voies et moyens de mettre hors d’état de nuire ses lascars qui écument le pays ? Manque-t-il réellement des soutiens pour ce faire ou simplement ‘est l’absence chronique de volonté politique des autorités du pays qui se manifeste ?
Les djihadistes ont occupé une partie de l’Irak, de la Syrie et autres régions du moyen orient. Les autorités de ces pays ont appelé à l’aide. N’est-ce pas qu’aujourd’hui leurs persistants appels sont en train d’aboutir à des résultats que souhaitaient leurs peuples. A quand pour la République Centrafricaine ?
Ceux-là qui, aujourd’hui, font pression sur les nouvelles autorités de Bangui et qui se disent appartenir à la communauté internationale, est ce qu’ils sont à l’écoute de ce que les radios étrangers et particulièrement d’Europe disent sur le traitement des mercenaires djihadistes. On les traque, on les tue sans aucune autre forme de procès ? Les Ali Daras, Nourédine Adam, Sidiki Abas, Abdoulaye Issène qui ont plus que du sang sur les mains, ne méritent-ils pas le même sort ? Qu’est que leurs vies valent plus que la vie de ceux-là qu’ils assassinent sans pitié ?
Devant la gravité de la situation sécuritaire, tous les centrafricains, à commencer d’abord par les autorités politico administratives doivent se sentir interpellés par ces menaces et doivent se mobiliser comme un seul homme pour y faire face Aucune frustration aussi justifié soit elle, aucun déni de droit aussi condamnable qu’il puisse l’être ne peuvent, en cette circonstance si grave, expliquer l’inaction ou l’indifférence des autorités centrafricaine et particulièrement de Touadéra devant les souffrances des populations. Tout le sens de son accession à la magistrature suprême de l’Etat est là : tout faire pour libérer le peuple centrafricain asservi.
On ne dira jamais assez de ces avides d’argent qui mettent tout en oeuvre pour aller à l’Assemblée Nationale, juste pour se faire les poches même au prix du sang de leurs électeurs. L’irréfutable preuve, la conférence de presse du bureau de l’Assemblée Nationale pour réclamer le non retrait du contingent Congolais de la Minusca alors qu’ils se sont, à plusieurs reprises, rendus coupables d’exactions, de meurtres et de complicité dans l’infiltration de Bangui par des mercenaire congolais Ce sont qui sont réclamés par le peuple centrafricain. Nos députés doivent le comprendre ainsi et non autrement.
Le 03 juillet dernier, une petite crapule de Bernard Dillah animait une conférence de presse au nom du bureau de notre noble institution pour se remettre en cause. Pourquoi il s’est remis en cause, juste parce qu’il avouait dans ses propos liminaires, nous citons : «Malgré le déploiement, depuis 2013 de 12 000 casques bleus en Centrafrique, la majeure partie des populations ont dû fuir les attaques meurtrières des groupes armés » S’il faut faire une simple analyse des propos de Dillah, voici cette série d’interrogations du Centrafricain lambda.
Première chose, pourquoi les casques bleus sont-ils déployés en Centrafrique ? N’est-ce pas pour protéger et défendre les populations civiles sans défense ? Si la majeure partie de ses populations, ont dû, selon l’honorable Dillah, fuir le chez eux, est-ce que la présence des casques bleus vaut-elle la peine ? Seule Dillah peut nous le dire.
Deuxième chose, les casques bleus Congolais de Brazza et de la RD Congo, faisaient tous partis des soldats que ces pays amis ont accepté d’envoyer en Centrafrique pour aider ce pays en difficulté. Nos frères de la RD Congo étaient à Bambari alors que ceux de Brazza étaient à Boali. Que s’était-il passé alors ? Les casques bleus de la RD Congo avaient été accusé de viols sur mineurs alors que s’étaient bel et bien des femmes qui couchaient déjà des hommes qui, consentantes, sont allées vers ses soldats. Tellement que le problème a été malheureusement instrumentalisé, ces soldats ont été retirés pour la simple raison qu’ils ont couché avec des femmes à Bambari.
Cependant, les soldats du Congo Brazza qui étaient à Boali, sous prétexte de quoi, on ne sait, avaient fusillé plus d’une vingtaine de jeunes qu’ils avaient accusé d’avoir agressé un des leurs. Ce problème d’une extrême gravité a fait mouche car passé sous silence et a valu une simple délocalisation de ces soldats sur Nola où se sentant immunisés contre des sanctions ils ont continué à malmener allègrement la population.
Maintenant qu’il s’agit de les sanctionner en les retirant du pays, des députés à la solde de Denis Sassou-Nguessou que sont Abdou-Karim Meckassoua ses sbires de Dillah ont montré leur vrai visage de véritables acteurs et complices de la crise Centrafricaine à travers cette fameuse défense des soldats du Congo Brazza qu’ils soutiennent car réclamant qu’ils ne partent pas. Ce faisant, Meckassoua tente de cacher son influence sournoise sur certains responsables de la Minusca qu’il est entrain de manipuler dans leur prise de position. Le cas de Bocaranga où Meckassoua, de connivence avec ce boko-aram de Sidiki, négocie pour que les interventions des casques bleus dans la zone n’aboutissent pas à leurs objectifs, sachant que les produits du vol et vente des bœufs opérés par le chef rebelle en question sont systématiquement convergés dans les caisses du Président de l’Assemblée Nationale. Un cas très parlant de ce qu’est réellement Abdou-Karim Meckassoua dont la position actuelle est vraiment propice pour cacher ses sales boulots.
Il n’y a pas que cela car le peuple centrafricain tout entier sait très bien que Mékassoua est de connivence avec Denis Sassou-Nguessou qui assassine son peuple dans le Poole sous prétexte de qu’ils sont des partisans du Pasteur Toumi. D’ailleurs cette marque de confiance, Sassou-Nguessou, l’avait manifesté lors des campagnes électorales quand il a mis mains sur les effets de Désiré Nzanga-Kolingba destinés à sa campagne pour les présidentielles jusqu’à ce que les élections soient terminées pour les libérer. Tout ceci était pour avantager son poulain de Meckassoua. Dieu ne voulant pas de l’hypocrisie a fait échouer Meckassoua qui tient absolument arracher la magistrature suprême du pays, chose qu’il n’arrivera jamais à faire car la Centrafrique n’est pas un pays islamique.
Et au lieu que Zingas, qui se dit fervent chrétien ouvre l’œil sur ces manigances en tant que 1er vice-président, il a peur de se dévoiler puisque dans leur bureau dit de l’assemblée national, tout le monde connait tout le monde pour ne pas dire que chacun connait chacun. Tous des profito-situationnistes qui se gardent mutuellement de dire ce que l’autre est en réalité. Seulement, le cas de Zingas n’est plus un arbre que cache la forêt. Il est imbibé dans une situation aussi grave que même son immunité de député de la nation ne saurait empêcher pour qu’il aille devant la CPS. Il faut rappeler que les nations unies enquêtent déjà sur son cas de trafiquant de diamant avec des chinois qui sont venus frauduleusement dans le pays sous son couvert. Il y a aussi la situation de l’ONG sport mondial où il s’est fait fortuné au détriment des valeureux sportifs centrafricains. Il vient de fêter en cachette ses milliards, où est qu’il les a eu si ce n’est à travers le commerce illicite de diamant avec les chinois.
Juste ces lignes pour relever que tous ceux-là qui sont à la tête des institutions de la république ne sont des sains. Chacun à quelque chose à se reprocher c’est pourquoi ils rament à contre-courant juste pour se voiler le visage.
Sans vouloir nous écarter de l’objet de notre analyse, nous vous laissons les soins, chers internautes de découvrir les propos barbares et dilatoires du bureau de l’assemblée nationale lors de la conférence de presse animée par Bernard Dillah.
Voici l’intégralité
Point de presse du Bureau de l’Assemblée Nationale relatif au renvoi et retrait du contingent congolais de la Minusca.
Malgré le d déploiement, depuis 2013, de 12 000 casques bleus, la majeure partie des populations ont dû fuir devant les attaques meurtrières des groupes armés.
Le 20 juin 2016, la Minusca a annoncé le retrait imminent du contingent congolais composé de 629 soldats. Sans une alternative de remplacement.
Le renvoi et le retrait du contingent congolais interviennent dans un contexte de graves crises sécuritaires avec leur corollaire de violences et de violations massives des droits humains sur les populations civiles dans les 13 préfectures sur les 16 que compte le pays.
Fort préoccupé par les manquements graves reprochés au contingent congolais notamment de problèmes sérieux de commandement un manque d’opérationnalité et de discipline ainsi et surtout d’intolérables abus sur des populations civiles, le bureau de l’Assemblée Nationale en appelle à la Minusca pour que des enquêtes soient diligentées pour établir, au plus vite, les responsabilités et sanctionner avec la plus grande rigueur les auteurs de ces agissements.
Par ailleurs, le bureau de l’Assemblée Nationale considère qu’en appliquant des sanctions générales et indifférenciées touchant 629 soldats, priverait les populations d’une force qui a su jusqu’à présent assurer sa sécurité face aux groupes armés, mais aussi en ce qu’elle jetterait l’opprobre sur la contribution appréciable du pays ami qu’est le Congo, dont le rôle de médiation dans la résolution de la crise centrafricaine demeure indispensable.
Il convient cependant de préciser que ces enquêtes ne doivent pas épargner les autres contingent et ni même la chaine de commandement de la Minusca en effet de Bangassou, Mobaye, Alindao, Bocararanga, Koui… Les populations n’ont cessé de relever décrier et condamner les comportements graves, intolérables voire nuisibles des autres contingents qui opèrent dans ces localités.
Le Bureau de l’Assemblée Nationale demande au conseil de sécurité et à la Minusca d’envisager des solutions idoines, pour prévenir les violences qui ne manqueront pas de de toucher les zones épargnées jusqu’ici.
C’est avec une très grande consternation que le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) a appris la nouvelle de l’accident routier survenu le Mardi 4 Juillet 2017 sur le pont du marigot “NGOURO”à 13 km de Bambari, axe Ippy.
Selon des sources hospitalières locales, le bilan provisoire de cette tragédie est de 81 morts et 76 blessés dont des cas graves.
Cette catastrophe est due à la surcharge et à une défaillance mécanique d’un véhicule à 10 roues transportant plus de 50 tonnes de bagages sur lesquels étaient perchées plus de 200 personnes.
La disparition brutale de ces compatriotes a endeuillé toute la population de la Ouakadéjà meurtrie par les effets collatéraux des attaques récurrentes des groupes armés,
Face à cette catastrophe, le PARC ne saurait rester insensible. Il réitère toute sa compassion et adresse ses condoléances les plus émues aux familles éprouvées.
A cette occasion, le PARC invite le Gouvernement et particulièrement le Ministère des Transports et de l’Aviation Civile, à prendre les mesures qui s’imposent pour faire respecter les textes législatifs et réglementaires en matière de transport en commun des personnes et des marchandises. Cette mesure permettra de prévenir ces accidents récurrents qui sèment la désolation dans les familles et qui déciment le capital humain indispensable au relèvement de l’économie centrafricaine.
Que Dieu Tout Puissant daigne accueillir l’âme des victimes dans son Royaume.
Qui pourrait imaginer un seul instant que le rêve suscité après la table ronde de Bruxelles peut se transformer aujourd’hui à un cauchemar pour le peuple centrafricain ? À dire vrai et sans passer par quatre chemins, ce cauchemar s’est logé depuis la fin de cette table ronde dans les oreillers de certains Centrafricains avertis. Mais d’autres croient autrement et attendent impatiemment les fruits de cette table ronde des bailleurs. Ils sont aujourd’hui stoppés dans leurs croyances. Que s’est-il passé exactement ? Explications
Après plusieurs années de conflit militaro-politique et l’organisation des mauvaises élections législatives et présidentielles pour mettre fin à une transition chancelante, il était question de penser à la reconstruction de ce grand pays d’Afrique centrale détruit.
Après son investiture le 31 mars 2016, le candidat Faustin Archange TOUADÉRA élu président avait formé son premier gouvernement de son premier quinquennat, composé de 23 membres et dirigé par son proche ami, son Directeur de campagne, Simplice Mathieu Sarandji. Entre temps, la Communauté internationale préparait déjà la table ronde de Bruxelles pour se désengager financièrement de la RCA qu’elle tenait depuis près de 4 ans.
Chose réalisée en novembre 2017, sur l’initiative de l’Union européenne. Un sommet des bailleurs a été organisé avec les bailleurs de fonds dans la capitale politique du Royaume de Belgique, Bruxelles. D’où son appellation de table ronde de Bruxelles. Deux jours durant, des discussions avec la délégation centrafricaine ont accouché,,sous certaines conditions, à un catalogue des promesses d’aides d’une enveloppe de plus 2 milliards de dollars pour le relèvement et la consolidation de la paix pour les trois prochaines années.
À l’annonce de cette nouvelle, le peuple centrafricain, meurtri dans sa chair, se sentait soulagé et se préparait à affronter un lendemain prometteur. De son retour à Bangui quatre jours plus tard, le président Faustin Archange TOUADÉRA avait été accueilli par les Banguissois comme les Nazaréens ont accueilli Jesus.
Mais l’apparence est trompeuse, à ce jour, les conditions pour transformer ce catalogue de promesses en une réalité, notamment celle de formation d’un nouveaugouvernement d’unité nationale avec un Premier ministre qui connaît les circuits financiers et issu d’un parti politique implanté sur toute l’étendue du territoire, est pointé d’un doigt accusateur par le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji quelque jours âpres le retour du Chef de l’Etat et de sa délégation à Bangui. Sur son instruction, le président Faustin Archange TOUADÉRA a mis dans la corbeille cette condition et s’apprête, d’après nos sources, à la vider totalement de cette corbeille. Il prendra ainsi sa responsabilité, au nom de son alliance avec Sarandji, de perdre ces milliards de dollars.
Cette politique de l’autriche appliquée et ce jeu de ping-pong présidentiel découragent certains bailleurs à concrétiser leurs engagements.
Du jeu de ping-pong du présidentiel à la réticence voir au refus des bailleurs de fonds
Quelques semaines après le retour de la délégation centrafricaine partie à Bruxelles sur Bangui, les choses ne semblent pas bouger. Le président Faustin Archange TOUADÉRA et son Premier Simplice Mathieu SARANDJI sont restés dans leurs émotions amicales et de plaisirs d’avoir plus de 1000 milliards de FCFA à bouffer ensemble. Le dernier refuse alors de céder son fauteuil du Premier ministre : « Il est hors de question que je quitte la Primature et laisser un instruit venir bouffer mes efforts » l’a fait savoir à ses proches collaborateurs.
Le président Faustin Archange TOUADÉRA s’est laissé faire. Et face aux multiples pressions et aux dégradations de la situation sécuritaire et économique, il supplie sans cesse, depuis deux semaines, son ami et Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI d’accepter de partir. Mais celui-ci, non seulement résiste, mais exige à ce que s’il part, certains de ses ministres doivent rester au gouvernement notamment Felix Moloua de l’Economie, du Plan de la Coopération et Charles Paul Lemasset Mandya de la Communication.
Or d’après une source diplomatique jointe par CNC, le ministre Felix Moloua est le premier responsable gouvernemental à vouloir faire enterrer, par son inexpérience et ses pratiques claniques, toutes les promesses de Bruxelles. Selon cette source, le ministre Felix Moloua non seulement ne sait pas par où commencer pour peaufiner les dossiers de Bruxelles, mais confie, à travers des nominations claniques et ethniques, ces tâches qu’à ses propres parents et maîtresses. L’exemple type brandit par cette source, est celui d’une de ses maîtresses nommée au Secrétariat permanent du Dispositif Institutionnel, d’Orientation, de Supervision, de Mise en œuvre, du Suivi-Evaluation du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique.
D’après nos informations, cette Secrétaire permanente n’est pas à la hauteur des tâches consignées dans les termes de référence du poste. ” Elle n’est pas les qualifications pour fournir des expertises techniques nécessaires comme l’exigent les Termes de référence du poste, aux membres du Conseil d’Orientation et/ou à plusieurs ministres bras cassés des membres du gouvernement qui composent le Comité de Direction Adjoint du Dispositif Institutionnel “ nous ont répondu trois diplomates en poste à Bangui. Mais cela n’empêche que son copain, le ministre Moloua Félix, la draine dans toutes ses missions très couteuses à l’extérieur du pays. Histoires d’une vie en amoureux.com à passer ensemble dans les hôtels Palaces 5 étoiles.
Rien n’avance depuis novembre 2016. Lassés par le comportement inadmissible de ces autorités centrafricaines, les bailleurs des fonds ont décidé de surseoir à leur promesse vis-à-vis de la République centrafricaine. Toutefois, selon nos informations, ils ont décidé unanimement et sans avis du gouvernement centrafricain, de ne financer que deux secteurs jugés prioritaires à leurs yeux notamment l’agriculture et les pistes rurales du pays, et ce directement avec les institutions appelées à les réaliser.
Sentant que les choses seront difficiles pour le pays dans les mois à venir, les touaderaticites multiplient les coups bas, le ministre Honoré Feizouré et certains Directeurs de cabinet financent et manipulent l’opinion publique nationale contre certains ministres comme quoi, ce sont eux qui seraient à l’origine du blocage des fonds promis lors de la table ronde du 17 novembre à Bruxelles.
Une chose est sûre, les bruits qui entouraient ces promesses de Bruxelles ne sont que des bruits des flatulences de leurs prometteurs dont les odeurs s’évaporeront dans la nature ou prendre feu s’ils mettent le briquet en flamme. Que chacun bouche son nez et garde son souffle jusqu’à ce que leurs renifleurs de prouts nous disent de l’ouvrir et souffler autrement jusqu’au retour de Jesus.
Centrafrique : Touadera vs Deby, Nommer Djono Ahaba PM contre l’envoi des soldats tchadiens pour libérer la RCA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0280.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Touadéra à N’Djamena.
Bangui, le 6 juillet 2017.
Par: Anselme Mbata, CNC.
C’est un drôle de contrat que le super-président Idriss Deby a proposé à son homologue centrafricain. Depuis la visite éclaire du Président Touadéra au Tchad, jeudi 29 juin dernier, beaucoup sont des Centrafricains et observateurs qui s’interrogent sur le but de ce déplacement présidentiel. Si toute l’attention est focalisée sur la menace de Deby quant à une probable caution de Touadera dans le dernier rapport des Nations unies incriminant les soldats tchadiens, un autre aspect de cette visite n’a pas fuité. Il s’agit de la sécurisation du territoire centrafricain totalement occupé par des mercenaires tchadiens et soudanais.
Sur la question, et de source digne de foi, lorsque le Président centrafricain a exposé le ‘’casse-tête centrafricain’’ à son homologue, Deby aurait proposé un de ses hommes de main, en la personne de Herbert Djono Ahaba, ancien ministre d’Etat de Djotodia et Bozizé pour être nommé à la Primature à la place de Simplice Mathieu Sarandji. Et, en contrepartie, des escadrons de ‘’donner-la-mort’’ de la force tchadienne seront déployés en RCA nettoyer tout le pays bourré aujourd’hui de mercenaires étrangers, surtout tchadiens et soudanais. Ce seront évidemment les mêmes soldats tchadiens qui ont été expulsés de la MISCA pour partialité et autres bévues sur les populations civiles de confession non-musulmane.
Selon une autre source, cette offre de Deby a fait grincer énormément des dents au sein du pouvoir de Touadera. Mais ce dernier, telqu’on le connaît et surtout qu’il est allé déjà se mettre à genou pour obtenir cette maudite offre, aura-t-il la force et le courage des fauves de refuser ?
Les ministères de la Défense national et de la Sécurité publique sont en alerte maximale depuis ce mercredi 5 juillet 2017, matin. Le Camp de roux est resté boucler aux quatre coins par les unités des FACA, de la Gendarmerie et de la Police. A l’origine, mille (1000) armes auraient disparu de la poudrière de Camp de Roux, a fait savoir une source digne de foi. Le correspondant de Corbeaunews a lui, constaté de visu, l’insolite dispositif musclé des pick-up positionnés aux entrées de cette caserne.
C’est du moins la pate chaude qui a été servie au Président de la République, Faustin Archange Touadera, dès sa descente d’avion, alors qu’il rentrait de Addis-Abeba – siège de l’Union africaine où il participait aux côtés de ses pairs à la 29è Session de ladite organisation.
Du coup, l’on s’interroge. Est-ce qu’il y a, en vue, une imminente opération de déstabilisation par la force du pays et que les auteurs se sont emparés de ces armes ? Est-ce la Minusca qui a joué un sale coup à Touadera qui voudrait tenter de réarmer les FACA, puisque beaucoup de centrafricains ont souhaité que le Président de la République puisse contourner l’embargo pour acheter des armes pour ses forces de défense et de sécurité ?
Dans tous les cas, le pouvoir de Touadéra s’est enveloppé dans un sale drap avec cette situation. Le gouvernement serait inéluctablement taxé d’importation ou d’achat clandestin d’armes de guerre, ce qui serait très mal vu par les teneurs de l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies et à travers cette institution, toute la communauté internationale.
Notons que lui, Touadera et son gouvernement ont toujours chanté qu’ils n’ont pas d’armes pour être en mesure de défendre les populations civiles en proie aux criminels étrangers qui sèment quotidiennement la mort dans le pays ; ce feuilleton de disparition de mille armes remet en cause cette fausse idée. De même, ce feuilleton rappelle le container d’armes saisi il y a quelques deux mois par la Police ; ainsi que la quantité de minutions saisies par la douane.
Centrafrique : Les fallacieux groupes de soutien qui vont noyer Touadéra
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2282.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Bangui, le 06 juillet 17
Par : Bienvenu ANDALA
Le confiteor des personnalités est le jeu préféré des hiérarques politiques qui ronronnent comme des abeilles à la recherche d’une ruche. La création et multiplication des structures ou groupes de soutien à Touadéra est désormais à la mode. Mais pour qu’elle objectif si ce n’est que pour tourner autour de la mangeoire ?
Que ce soit des hommes politiques, ou bien dans le milieu des jeunes tel qu’animent Didacien Kossimatchi, Rigobert Vondo et Arsène NGREPAYO, Ludovic LEDO et consorts…. tous veulent mettre en place des groupes de soutien à Touadéra. Quel soutien pensent-ils réellement apporter au Président de la République qui peine à assurer la sécurité des Centrafricains ? Si soutien il y a vraiment besoin, c’est plutôt un combat acharné qu’il fallait livrer et soutenir de sorte que les nombreux groupes armés qui pullulent dans le pays et qui ne cessent de mettre à sang et à feu l’arrière-pays soient anéantis et que la sécurité revienne dans le pays de sorte que les vaillantes populations qui se font massacrer au quotidien vaquent librement à leurs occupations.
Seulement, personne ne voit droit dans cette optique que de faire le petit malin et se hisser à la hauteur de la mangeoire qui est, au fait, le principal objet de la création des groupes de soutien. Le pays n’est plus en période de campagne électorale. Les élections se déjà déroulées et de la manière la plus satisfaisante car, libres, démocratiques et transparentes. Le vrai problème est de voir comment remettre le pays sur la voie de son développement. Et parler de développement c’est parler de sécurité et pour cela, envisager des voies et moyens de mettre hors d’état de nuire ces énergumènes qui ensanglantent le pays.
Soutenir Touadéra, c’est aller porter main forte aux populations de Zémio, de Bria, de Bangassou et autres régions du pays où continuent de souffrir les populations. Soutenir Touadéra, c’est faire un véritable plaidoyer pour que les Nations Unies ne puissent pas se cramponner sur l’embargo infligé injustement à la Centrafrique pour que son armée ne soit pas dotée en armes et munitions, seuls moyens de les voir être redéployés et mener des actions d’envergure pour la libération du peuple qui est asservi. Or c’est seulement à Bangui que le trio Kossimatchi, Vondo et Ngrépayo trouvent le malin plaisir de boycotter les travaux d’importantes institutions tels que le Tribunal de Grande Instance de Bangui qui devait statuer sur leur cas. C’est vraiment gravement grave, de tels comportements qui ne vont pas dans la ligne de mire du Président Touadéra. C’est la paix, la sécurité pour tout le peuple où qu’il se trouve et le développement du pays que prône le Président Touadéra. Il n’a de cesse retrousse ses manches et aller partout où il peut solliciter quelque chose pour mettre en branle son projet de société pour son peuple. Pourquoi vouloir à tout prix l’accaparer avec des inutilités que l’on collecte des immondices ?
En réalité, ceux-là qui se disent supers ministres ou supers conseillers ne doivent pas seulement regarder dans leur culotte. Ils ont cet impérieux devoir de regarder en face la réelle situation du pays qui se meurt à petit feu. L’argent du peuple qu’ils utilisent pour soutenir, non pas Touadéra, mais plutôt les groupes armés qui leurs sont si chers, va leur devenir une couleuvre dans la gorge. Le peuple les a tous identifier et les reconnait nommément. D’ailleurs ce sont toujours les mêmes qui vont de régime en régime, montrant leur canines toutes rougies de sang. Ils sont là toujours à l’affut et guettant les occasions de pouvoir bondir comme un félin sur sa proie.
La proie est bien entendu le peuple qu’ils brandissement malignement le nom pour mener leurs sales besognes dont est la victime le peuple. Touadéra doit mieux voir autour de lui. Il est mis comme dans une cage où certains grappins de ministres, à l’exemple de ses hiboux et félin Charles-Paul Lemassé-Mandja, Honoré Féïzouré un piont de Ndoutingaî, Charles Armel Doubane, Leopold MBOLI FRATANE Bertrand TOUABOY pour ne citer que ceux-là. D’avides de politiques tels que Rigobert Vondo ou des charognards comme Ngrepayo et Didatien Kossimatchi, Ludovic LEDO tiennent en otage juste pour assouvir leur grosse soiffe d’argent.
Il est grand temps que Touadéra vanne autour de lui s’il tient à continuer de gagner la confiance du peuple qui l’a porté à la magistrature suprême. C’est non seulement important, mais une nécessité urgente.
FirstRand wins International SOS Foundation global award for its leadership, foresight and innovation in protecting its mobile workforce FirstRand Limited has been named the winner of a Duty of Care Award in the Return on Investment in Travel Risk Mitigation category.
The winners of the 2017 Duty of Care Awards were announced at a gala event in Berlin on Thursday, 29 June. Hosted by the International SOS Foundation, the awards took place following the Duty of Care Summit, honouring organisations and individuals making a significant contribution to protecting their workforce while travelling, working remotely or on international assignments.
FirstRand’s Chief Risk Officer, Jaco Grobler, says, “FirstRand is committed to safeguarding all staff working and travelling abroad on our behalf against medical, security and other travel-related risks. In line with this commitment and given the group’s expansion into Africa and other territories, an independent assessment was undertaken in 2014 to identify how best to approach international security.”
Grobler further explained “In response to the findings of this assessment we instituted the International Travel Security function.”
The team embarked on a formal project to improve and standardise the Group’s duty of care obligations to staff and in-country expatriates. The company’s programme creates a positive risk management culture by encouraging requests for travel advice, resulting in improved safety awareness and practice, and improving operational efficiencies.
Speaking soon after receiving the award at the gala event in Berlin, FirstRand’s Head of International Security, Gert Kriel said, “We are extremely proud to be recognised by the International SOS Foundation. Implementing innovative International SOS solutions such as Travel Tracker, an online traveller tracking and risk mitigation solution that tracks travellers, expats and assets using itineraries, mobile check-ins and GPS tracking has allowed us to build a robust risk mitigation programme which is key to our travel risk strategy.”
Judges reviewed entries representing 17 industries and organisations in 32 countries in the following categories: innovation, thought leadership, resilient care, communication, partnership, remote healthcare, return on investment in travel risk mitigation, ambassador of duty of care (individual) and the German Mittelstand: duty of care programme.
Philippe Couturier, International SOS Regional General Manager – Africa, says, “We are honoured to be a trusted provider of travel risk mitigation solutions to FirstRand. Their ongoing commitment to the wellbeing of their workforce and their understanding of duty of care has placed them as a leader in their industry. I would like to take this opportunity to congratulate the other winners, runners-up and all the participants for their leadership, foresight, creativity and implementation of their health, safety, security and wellbeing programmes.”
These organisations are:
Communications Award – Winner: Marks and Spencer plc Runner-up: PTT Exploration and Production, Public Company Limited Honourable mention: Kongsberg Gruppen ASA Special mention: Ausenco
Innovation Award Winner: ABB Runner-up: Citibank Honourable mention: Shell Special mention: Reliance Industries Limited
Partnership Award Winner: WINDEA Offshore GmbH & Co. KG Runner-up: English Schools Foundation (ESF) Honourable mention: Allstate Corporation
Remote Healthcare Award Winner: Nestlé Australia Ltd Runner-up: Broadspectrum (Australia) Pty Limited Honourable mention: Kinross Gold Corporation Special mention: Forbes Bumi Armada Offshore Limited
Resilient Care Award Winner: Toyota Boshoku Runner-up: Mondi Group Honourable mention: Jacobs Special mention: Petronas Carigali Nile Limited
Return on Investment in Travel Risk Mitigation Winner: FirstRand Group Runner-up: CLAAS Honourable mention: Experian plc
Thought Leadership Award Winner: Johnson & Johnson Runner-up: Gentera Honourable mention: Samsung Engineering Co. Ltd.
Ambassador of Duty of Care Award Winner: Zebra Technologies – Gian-Rico Luzzi Runner-up: CMI Group, Gaetan Lefevre Honourable mentions: pladis Global, Stuart Eustace, Genpact Limited – Vineet Sehgal Special mention: Huawei Technologies Co. Ltd., Limin Bai
German Mittelstand, Duty of Care Programme Award Winner: KHS GmBH Runner-up: Welthungerhilfe e.V. Germany Ngo Honourable mention: Alfred Kärcher GmBH & Ko. KG., Germany Manufacturing
The Duty of Care and Travel Risk Management Global Benchmarking Study, conducted by the International SOS Foundation, revealed that organisations who take measures to mitigate health and travel security risks are not only meeting their moral and legal obligations, but are also making a wise commercial investment. The International SOS Foundation continues to be committed to helping organisations to come together and learn from the best, this year expanding to run a summit alongside the awards.
As more people travel and work internationally, more widespread support is needed. Global mobility levels are predicted to double by 2020 – 90% of mobile employees are now non-executive, up from 50% and only 30% of organisations have a system in place for tracking business travellers. The employer is being held increasingly accountable for a whole plethora of situations that can happen to their mobile workforce.
International SOS makes it easier for organisations to work and grow on an international scale. We help you to take control of your total health and travel security agenda. From pre-travel to return-to-work. We can help reduce your total medical and travel security costs, and identify and manage medical and security needs throughout your organisation and employees’ working life.
To learn more, visit : www.dutyofcareawards.org/
~~Ends~~
About FirstRand Limited
www.firstrand.co.za
About International SOS Foundation
Established in 2011, the International SOS Foundation ― Ambassadors for Duty of Care has the goal of improving the safety, security, health and welfare of people working abroad or on remote assignments through the study, understanding and mitigation of potential risks. The escalation of globalisation has enabled more individuals to work across borders and in unfamiliar environments; exposure to risks which can impact personal health, security and safety increases along with travel.The Foundation is a registered charity and was started with a grant from International SOS. It is a fully independent, non-profit organisation.
For more information on Duty of Care and the International SOS Foundation, please visit http://www.internationalsosfoundation.org/
About International SOS
International SOS is the world’s leading medical and travel security risk services company. We care for clients across the globe, from more than 1000 locations in 90 countries.
Our expertise is unique: More than 11 000 employees are led by 1 400 doctors and 200 security specialists. Teams work night and day to protect our members.
We pioneer a range of preventive programmes strengthened by our in-country expertise. We deliver unrivalled emergency assistance during critical illness, accident or civil unrest. We are passionate about helping clients put Duty of Care into practice. With us, multinational corporate clients, governments and NGOs can mitigate risks for their people working remotely or overseas.
Centrafrique : le CPDE s’emploie aux protections et défense des droits de l’enfant en Centrafrique
Les enfants formés par l’ONG CPDE. Crédit Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Bangui 4 juillet 2017, CNC.
Par Eric NGABA
L’ONG nationale dénommée Centre pour la Protection et les Droits de l’Enfant (CPDE) se dit préoccupée par la situation des enfants en République Centrafricaine. Le 16 juin dernier, journée internationale de l’enfant africain, elle a organisé une manifestation culturelle et éducative en faveur d’une centaine d’enfants issus des huit arrondissements de la ville de Bangui.
La situation des enfants en République Centrafricaine demeure une préoccupation pour les organisations de la défense des droits de l’enfant. Le CPDE qui fait de la protection et de droit de l’enfant son cheval de bataille dans le pays, se préoccupe de plus en plus de cette situation. A l’occasion de la journée de l’enfant africain, l’ONG a organisé des différentes activités en faveur des enfants. L’objectif était d’attirer l’attention des autorités centrafricaines et des parents sur la protection et la défense de l’enfant.
« La mission de notre ONG CPDE est de vulgariser les textes nationaux et internationaux qui protègent les enfants, et aussi, de sensibiliser l’opinion publique sur cette question. C’est pourquoi à l’occasion de la journée de l’enfant africain, nous organisons les activités pour expliquer aux enfants de Centrafrique l’histoire de Soweto qui a conduit l’instauration de cette journée dédiée à l’enfant africain », a expliqué le président de l’ONG CPDE, Rémy Djamouss.
Plusieurs manifestations ont été organisées par les enfants pour la circonstance. Il s’agit notamment des sketchs, poèmes, danse chorégraphique, et de conte. Selon le président de CPDE, ces manifestations ont permis de sensibiliser d’une part la population centrafricaine et d’autre part le gouvernement d’appliquer et de faire appliquer les textes qui protègent les droits de l’enfant en République Centrafricaine.
Par la même occasion, Rémy Djamouss a dénoncé l’enrôlement des enfants dans les groupes armés et le non accès des enfants à l’école. Pour lui, la première responsabilité de la protection des enfants incombe aux parents qui doivent veiller sur leurs enfants dans les foyers.
A travers ses œuvres durant la crise qu’a traversée la République Centrafricaine, l’ONG nationale CPDE est devenue une section nationale du mouvement international appelé « Défense des enfants internationale » basée à Genève.
Centrafrique : Réquisitoire du procureur général de la cour de cassation lors de la prestation des juges de la cour pénale spéciale
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2291.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Léon DINCPI, ProcureurGénéral près la Cour de Cassation.
Bangui, le 05 juillet 2017
Le Vendredi, 30 juin 2017, Faustin Archange Touadera a présidé au Tribunal de Grande instance de Bangui, la cérémonie de prestation de serment des magistrats de la Cour Pénale Spéciale de Bangui.
La mise en œuvre de la politique de l’impunité zero vient d’etre franchit.
Nous vous invitons à suivre l’intégralité de cette requisitoire
Réquisitoire aux fins de prestation de serment de 06 juges de la Cour Pénale Spéciale à l’audience solennelle du 30 Juin 2017 de Cour de Cassation. Par Léon DINCPI, Procureur Général près la Cour de Cassation.
Excellence Monsieur le Président de la République Chef de l’État, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature;
Honorable Président de l’Assemblée Nationale;
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement;
Madame et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines;
Monsieur le Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, vice-président du Conseil Supérieur de la Magistrature;
Madame et Messieurs les membres du gouvernement;
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de mission diplomatique;
Mesdames et Messieurs les représentants des Organismes Internationaux;
Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la ville Bangui;
Messieurs les Chefs des Cours;
Mesdames et Messieurs les Magistrats;
Monsieur le Bâtonnier de l’ordre des Avocats;
Madame la Présidente de la Chambre des Notoires ;
Mesdames et Messieurs les Avocats, Notoires et Huissiers de Justice ;
Mesdames et Messieurs les Greffiers et Chef, Secrétaires ;
Distingués invités;
Mesdames et Messieurs.
Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat;
Les Membres de la Cour de Cassation par ma voix vous souhaitent une chaleureuse bienvenue au Palais de Justice. Vous êtes venu pour présider personnellement, malgré votre agenda chargé, l’audience solennelle de prestation de serment de 06 magistrats nommés à la Cour Pénale Spéciale ; cela dénote de votre part votre volonté de rendre opérationnelle le plus tôt possible celle-ci.
Les mêmes vœux de bienvenue s’adressent également à toutes les éminentes personnalités qui ont bien voulu rehausser de leur présence ladite audience.
La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui en ce haut-lieu est prévue par les dispositions des articles 23 et 25 de la Loi Organique de la Cour Pénale Spéciale qui imposent respectivement aux Juges nationaux et aux Juges internationaux de ladite Cour, avant leur entrée en fonction, la prestation de serment devant la Cour de Cassation. Ils vont le prêter dans les termes cités ci-après prescrits par l’article 4 de la Loi Organique de celle-ci : « Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité, dans le respect de la constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique et de me conduire en tout comme un digne et loyal magistrat ».
Qui sont les 6 récipiendaires du serment?
1-Toussaint Muntazini Mukimapa est né le 24 Janvier 1955 à Djuma dans la République démocratique du Congo. Il est intégré dans la Magistrature le 1er Janvier 1978. Son dernier poste fut celui du 1er Avocat Général près de la Haute Cour Militaire de la République démocratique du Congo avant d’être maintenant nommé Procureur Spécial près la Cour Pénale Spéciale.
Il est Magistrat militaire avec le grade de colonel.
2- Alain Ouaby-Bekaï est né le 6 Septembre 1964 à Bossangoa.
Il est intégré dans la Magistrature de l’ordre judiciaire le 1er Août 1990. Son dernier poste fut celui du 1er Conseiller à la Chambre civile et commerciale de la Cour de Cassation avant d’être maintenant nommé Procureur Spécial Adjoint près la Cour Pénale Spéciale.
Il est magistrat Hors Hiérarchie.
3-Alain Tolmo est né le 04 Septembre 1970 à Bossangoa. Il est intégré dans la magistrature de l’ordre judiciaire le 21 Décembre 2000. Son dernier poste fut celui d’Avocat Général près la Cour d’Appel de Bouar avant d’être maintenant nommé Substitut du Procureur Spécial près la Cour Pénale Spéciale.
Il est Magistrat du 1er Grade, 2ème échelon.
4- Jacob Sanny Damily est né vers 1957 à Ippy. Il est intégré le 20 Août 1993 dans la Magistrature de l’ordre judiciaire. Son dernier poste fut celui du 3ème Conseiller à la Chambre Sociale de la Cour de Cassation avant d’être maintenant nommé juge à la Chambre d’accusation Spéciale de la Cour Pénale Spéciale.
Il est Magistrat Hors Hiérarchie.
5- Patience Guerengbo est né le 28 Avril 1971 à Bangui. Il est intégré le 1er Août 2003 dans la Magistrature de l’ordre judiciaire. Son dernier poste fut celui du deuxième Avocat Général près la Cour d’Appel de Bangui avant d’être maintenant nommé Juge d’instruction à la Cour Pénale Spéciale. Il est Magistrat du 1er grade, 1er échelon.
6- Ngokpou Michel est né vers 1958 à Ngangui dans la sous-préfecture de Ouango.
Il est intégré le 24 Juillet 1997 dans la Magistrature de l’ordre judiciaire. Son dernier poste fut celui du 1er conseiller à la Chambre correctionnelle de la Cour D’Appel de Bangui avant d’être maintenant nommé Juge d’instruction à la Cour Pénale Spéciale.
Il est Magistrat du 2ème grade, 5ème échelon.
Chers collègues, récipiendaires du serment, je vous présente toutes mes félicitations pour votre brillante nomination à la cour Pénale Spéciale et particulièrement à Monsieur le Procureur Spécial, je lui souhaite la bienvenue sur territoire centrafricain.
Vous avez un grand défi à relever c’est celui de permettre au peuple centrafricain de tourner cette page sombre de son histoire pour qu’il retrouve enfin la paix et la sécurité. Ce peuple meurtri vous regarde avec des larmes aux yeux, espérant que vous puissiez mettre fin à ces souffrances, à ces hécatombes qui ont commencé et continuent de s’abattre sur lui. Qui de nous centrafricains n’a pas été touché dans sa chair de près sinon de loin par ce phénomène qui ne dit pas son nom.
Aux termes de l’article 3 de la loi Organisation de la Cour Pénale Spéciale, ladite Cour est compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire perpétrées sur le territoire centrafricain depuis 1er Janvier 2003 et ces violations sont notamment les crimes de génocide , les crimes contre l’humanité et les crimes guerre.
Chers collègues, vous connaissez les définitions de ces 3 différents graves crimes et il m’est donc inutile de vous les rabâcher.
Vous allez bientôt prêter serment pour exercer vos fonctions conformément à la loi notamment en les exerçant en toute impartialité. Je veux souligner le mot impartialité. Qu’est ce que cela veut dire ? Cela voudrait dire que vous ne ferez aucune distinction entre les auteurs de ces graves crimes selon certains critères que je me permets d’en citer ici quelques-uns:
1) Vous ne favorisez aucun d’eux en raison de certains liens que vous avez eux par exemple des liens de parenté, d’alliance, de partis politiques, de religion.
2) Et non plus, vous ne pouvez examiner les affaires par inimité en prenant des décisions outre mesure sévères pour vous venger. Si vous vous retrouvez dans les cas qui viennent d’être cités, vous devez vous récusez pour laisser un autre magistrat neutre examiner les affaires à votre place.
3) Vous ne favorisez la personne ni pauvre, ni du riche, non plus la personne ni du petit ni du grand en ce sens que vous serez sans pitié pour tous ceux qui sont impliqués dans la commission de ces graves crimes, qu’il s’agisse des chefs des groupes armés ou de leurs éléments ou de tous autres.
4) Vous ne recevrez d’aucune personne impliquée dans la commission de ces crimes, un quelconque don ou tout avantage indu directement ou indirectement, c’est ce qu’on appelle en termes clairs la corruption prévue et punie par les articles 368, et 370 du code pénal. Vous savez, vous et moi, que le corrupteur comme le corrompu sont tous les deux punissables.
Cela étant, j’espère que la loi sera impliquée dans toute sa rigueur pour que tous les auteurs, co-auteurs et complices de ces graves crimes, sans exception aucune, soient arrêtés et traduits devant la Justice, étant entendu que ces graves crimes sont imprescriptibles selon les termes de l’article 3 de la Loi Organique de la Cour Pénale Spéciale et qu’ils sont en outre insusceptibles de grâce ou d’amnistie termes de l’article 162 de du code pénal centrafricain.
Je voudrais m’adresser à vous, chers collègues Juges nationaux de la Cour Pénale Spéciale, pour attirer votre attention sur le fait que s’il arrive que vous manquiez aux obligations évoquées ci-dessus découlant du serment que vous allez prêter, vous aurez la surprise que les dispositions de l’article 74 de la Loi portant statut de la magistrature de l’ordre judiciaire et celles de l’article 37 de la Loi du 8 Août 2009 modifiant la Loi Organique du 10 Mars 1997 du Conseil Supérieur de la Magistrature vous soient appliquées. En vertu de ces dispositions en cas de ce manquement, le Ministre de la Justice pourra vous traduire devant le Conseil Supérieur de la Magistrature et vous pourrez encourir, entre autres sanctions, la rétrogradation ou la révocation.
Et quant à vous, Monsieur le Procureur Spéciale, Magistrat international, s’il arrive qu’un tel manquement vous soit reproché, les dispositions de l’article 27 de la Loi Organique de la Cour Pénale Spéciale vous seront appliquées, ce qui permettra à Monsieur le Ministre de la Justice de vous dénoncer à la Minusca pour une procèdure disciplinaire.
Mais en tout cas, qu’il s’agisse des Juges nationaux comme des juges internationaux, il a été tenu rigoureusement compte de tous les paramètres notamment ceux de leur moralité lors de leur sélection pour leur nomination à la Cour Pénale Spéciale en sorte que, chers collègues récipiendaires du serment, vous étiez au-dessus de tout soupçon, et j’ose croire que vous ne tomberiez pas dans les pièges d’une poursuite disciplinaire.
Sur ce, le Ministre Public prend acte de ce que la lecture par Madame le Greffier en Chef a été déjà donnée des Décrets portant nomination des récipiendaires du serment.
Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat;
Je requiers qu’il plaise à la Cour de les recevoir en leur serment, de les renvoyer à l’exercice de leurs fonctions, de me donner acte de mon réquisitoire, et de dire que de tout il en sera dressé un procès-verbal qui sera transcrit dans un registre spécial tenu au greffe de la Cour de Cassation pour y recourir en cas de besoin.
Centrafrique : le peuple est pris en otage et la patrie est en danger a déclaré le SG du RPR rpr lors d’une conférence de presse
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0270.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Modeste Mbaye, secrétaire général du parti RPR. CopyrightCNC
Bangui, le 05 juillet 2017
Le secrétaire générale du rpr Modeste Mbaye a animé une conférence de presse ce matin au siège de la dite partie devant un parterre des journalistes sur la situation actuel du pays.
Le conférencier a déclaré dans ses propos que le peuple est pris en otage et la patrie est en danger sont le lot au quotidien des centrafricains ; pour lui la minusca ne tient plus face à ses obligation.
« Et si on continue dans cette logique on risquerai d’avoir un jour des rebelles à la porte de Bangui »
Voici l’intégralité de ses propos Liminaire
Mesdames et Messieurs de la presse,
Distingués Invités,
Bien avant de prononcer mes propos liminaires, je voudrais vous prier de bien vouloir vous lever pour observer une (1) minute de silence en la mémoire de nos compatriotes morts dans nos provinces.
Mesdames et Messieurs de la presse,
Distingués Invités,
C’est pour moi un grand honneur et un réel plaisir de saisir cette heureuse occasion pour vous adresser mes vives et chaleureuses salutations et mes remerciements d’usage pour avoir massivement répondu à notre invitation en dépit de vos multiples charges, rehaussant ainsi de votre présence l’éclat de cette conférence de presse intervenue en raison des crimes de sang et multiples violations de droits humains que continuent de vivre les populations centrafricaines à l’heure actuelle.
Mes remerciements aussi pour les incessantes actions que vous menées pour tenir éveillé les consciences, tantôt pour informer et tantôt pour instruire, tantôt pour donner l’espoir ou de résister dans les rudes périodes de difficiles épreuves que nous endurons.
Lors des assises du 1er Conseil Politique Ordinaire de notre parti le Rassemblement Pour la République (RPR) le 28 Janvier dernier, le Président avait fructueusement échangé avec vous sur la vision de société et partagé des réflexions sur les crises que continue de traverser notre pays.
Mesdames et Messieurs de la presse,
A l’issu du second tour des élections couplées de 2015-2016 qui a porté à la magistrature suprême, le Pr Faustin Archange TOUADERA, sans condition tout l’appareil politique du Rassemblement Pour la République (RPR) et d’autres alliés ont remarquablement contribué à la victoire finale du candidat indépendant Pr Faustin Archange TOUADERA alors qu’il était arrivé en seconde position lors du premier tour.
Après une année de gestion du pouvoir de l’Etat de ce dernier, le RPR a estimé nécessaire de tirer sa révérence de la majorité présidentielle sur un certain nombre d’approches divergentes pour s’exprimer dorénavant dans une opposition démocratique constructive.
A cet effet, le RPR au cours d’une conférence de presse tenue le 15 Mai 2017 animé par le Président Alexandre Ferdinand N’GUENDET avait formulé des propositions de sortie de crise au Président de la République qu’il y a lieu ici de rappeler la quintessence, notamment :
La mise en place sans délai d’un dialogue politique inclusif sans sujet tabou y compris la question des anciens Chefs d’Etat ;
La mise en place d’une structure de mobilisation des ressources promises lors de la conférence de Bruxelles ;
L’arrestation du mercenaire terroriste nigérien Ali DARASS qui sème la mort dans les préfectures de la OUAKA, la BASSE-KOTTO, la HAUTE-KOTTO et maintenant dans le M’BOMOU et le HAUT-M’BOMOU. Les autres groupes armés dont les leaders sont des centrafricains, devant s’inscrire dans le processus du DDR.
La coopération militaire sous-régionale avec la formation accélérée en trois mois de 10 bataillons de FACA et leur redéploiement effectif sur l’étendue du territoire centrafricain ;
L’application sans complaisance des résolutions musclées du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Par la suite et aux côtés des autres forces de l’opposition, le RPR avait dans un mémorandum formulé davantage des pistes engageantes vers la recherche de la paix durable. Puis il a activement pris part à l’accord de paix signé à Rome le 19 Juin 2017 sous l’égide de la communauté Sant’Egidio.
Cependant, suite à une requête introduite par Maitre Crépin MBOLIGOUMBA Président du Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE) contre les sieurs Didacien KOSSIMATCHI, Arsène NGREPAYO et Rigobert VONDO pour dénonciation calomnieuse, les pouvoir publics ont laissé libre court à ces derniers de vilipender à souhait et inciter à la haine l’opinion publique à l’encontre non seulement de Maitre Crépin MBOLIGOUMBA, mais aussi du Président du RPR, Monsieur Ferdinand Alexandre N’GUENDET sans oublier Maitre Nicolas Tiangaye, Président de la convention Républicaine pour le progrès Social (CRPS).
Dans cette procédure, le procès initialement inscrit au rôle de l’audience publique de ce jour 29 Juin 2017 a été reporté à une date ultérieure.
Malheureusement les pouvoirs publics ont fait usage des moyens de l’Etat pour instrumentaliser une frange de la population, notamment issue des groupes d’animations et des comités de soutien électoralistes du Pr Faustin Archange TOUADERA afin de stigmatiser et couvrir de diatribes les leaders de l’opposition en prenant en otage ce jour le palais de la Justice, haut symbole institutionnel du rayonnement du Droit transformé en un lieu de meeting contre les leaders de l’opposition.
Face à ce dérapage, le RPR condamne fermement cet acte d’incivisme allant dans le sens d’exercer des pressions sur le pouvoir judiciaire.
Mesdames et Messieurs de la presse,
Distingués Invités,
La situation politico sécuritaire s’enlise davantage et les violations des droits humains s’accentuent. Nous déplorons qu’aujourd’hui encore des mercenaires et criminels de guerre étrangers notamment Ali DARASS, SIDIKI ABASS et tant d’autres disposent d’importantes quantités d’armes de tous calibres et continuent de perturber la quiétude des populations centrafricaines en commettant des atrocités et en occupant certaines parties du territoire national.
Ainsi, je voudrais avec vous faire le point de ces problèmes cruciaux qui doivent interpeller tous les centrafricains sans ambages vu que les peines des populations perdurent et que l’espoir de prétendre à la paix, la concorde nationale et la cohésion sociale est hypothétique.
Nous avons tous conscience que notre pays est confronté à une sérieuse menace qu’est l’insécurité récurrente qui pèse sur tous les efforts de redressement et de réconciliation.
Les récents évènements à Bria, à Kaga Bangoro, à Paoua, à Ippy, à Bangassou, à Alindao, à Zangba, à Niem Yelewa, à Nzako, à Zémio et dans la Ouaka occupée par Ali Darass et son mouvement criminel ne peuvent laisser indifférent tout patriote épris de paix et de sécurité.
Outre les multiples cas de pillages, de meurtres, de vols, de viols et d’incendies de villages perpétrés par ce sujet nigérien sanguinaire et sa horde à Bambari et ses villes environnantes, l’on peut inscrire à son actif des crimes économiques notamment, la perception illégale des taxes fiscalo-douanières sur toutes les denrées en provenance de la Ouaka au détriment de l’Etat et l’exploitation anarchique de l’or et le diamant à ciel ouvert, nonobstant l’usurpation de l’armoirie de l’Etat.
Le Gouvernement et la MINUSCA n’ont pas besoin de continuer à amadouer les groupes armés récalcitrants aux intentions pouvoiristes et mercantiles obscures.
Ali DARASS et tant d’autres seigneurs de guerre ont tous commis des crimes et des violences massives des droits humains sur le territoire centrafricain. Ceux-ci doivent intéresser la justice tant nationale qu’internationale et être inquiétés au lieu de les laisser quitter une partie du territoire national pour une autre.
Mesdames et Messieurs de la presse,
L’heure est grave, le peuple est en otage et la patrie est en danger.
Comment ne pas nous fixer sur les préoccupations sécuritaires lorsque le peuple tout entier vit dans la frayeur, la peur et l’affolement du fait des violations répétées de ses droits ?
Comment rester indifférent au souci du bien-être collectif lorsque les citoyens vivent chaque jour des actes de violences de tout genre et se sentent réellement en insécurité dans leur propre pays ?
Comme nous taire devant des menaces qui pèsent sur l’existence même de notre pays, comme nation voulue une et indivisible et comme Etat souverain dans des frontières intangibles héritées de la colonisation ?
Tous les centrafricains doivent se sentir interpellés par ces menaces et doivent se mobiliser comme un seul homme pour y faire face.
Aucune frustration aussi justifiée soit elle, aucun déni de droit aussi condamnable qu’il ne puisse l’être ne peuvent, en cette circonstance, expliquer l’inaction, l’apathie ou l’indifférence devant les souffrances que vivent nos populations. Voilà tout le sens de ma démarche.
Mesdames et Messieurs de la presse,
Le Gouvernement et la MINUSCA doivent réaliser que la mort et la désolation sont le lot quotidien des centrafricains et que la guerre est déclarée à notre mère patrie et ceux qui la portent n’ont d’autres desseins que de détruire notre nation, notre République, notre société et les acquis qu’elle s’est donnés à la sueur des durs labeurs de ses filles et de ses fils.
Le Gouvernement et la MINUSCA qui ont la première responsabilité d’assurer la sécurité et garantir les droits du peuple doivent chercher les voies et moyens susceptibles de parvenir à une paix durable sur des bandes armées, plus particulièrement celle des mercenaires étrangers.
Notre ligne politique est d’engager sans cesse et de manière résolue à rechercher des solutions qui permettront d’éviter l’enlisement de la situation.
Ainsi, je tiens à partager avec vous la question de nos Forces Armées Centrafricaines (F.A.C.A).
Aucun Etat ne peut être viable s’il ne se donne pas les moyens d’assurer sa sécurité, de garantir à tout moment l’intégrité de son territoire et de protéger ses citoyens ainsi que leurs biens.
C’est pourquoi le gouvernement devra accélérer le processus d’opérationnalisation de nos forces de défense et de sécurité tout en prenant soin d’assainir leurs rangs.
Si l’Etat veut obtenir des résultats positifs au plan de rétablissement de l’ordre et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, il doit de manière régalienne se donner les moyens et avoir des dirigeants qui ont la volonté politique.
Nos militaires qui sont restés fidèles à la nation et aux valeurs républicaines n’attendent plus que cela.
Encore aujourd’hui, l’occasion nous est permise de rendre un vibrant hommage à l’engagement de nos militaires patriotiques, à leur sens de l’honneur et de sacrifice.
Enfin, je le dis aujourd’hui, l’insécurité, les crimes de guerre, de sang, les violations diverses des droits humains et l’impunité ne sont pas de nos choix mais c’est la paix et toujours la paix.
Nous devons réorganiser notre système de défense et de sécurité pour nous opposer aux forces du mal qui pillent, tuent et massacrent notre peuple.
Aux populations centrafricaines en général et ceux qui vivent des moments difficiles du fait de l’insécurité, je voudrais leur renouveler mon engagement et ma détermination sans faille à contribuer à abréger leurs souffrances que je partage.
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,
Notre histoire en tant que communauté de destin commun est menacée dans sa profondeur. Nous avons le choix, soit de continuer à subir ces actes de violences et crimes répétés, soit de les maitriser.
La République centrafricaine éternelle, une et indivisible, est un leg que chaque génération a le devoir de transmettre à la génération suivante en lui ayant imprimée sa part d’enrichissement. Nous ne serions nous détourner de ce devoir.
Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son peuple.
CENTRAFRIQUE :LES PRESSIONS INSUPPORTABLES DE DEBY ITNO, TOUADERA A N’DJAMENA…DES INTERROGATIONS
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0266.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Présidents Déby et Touadéra à N’Djamena au Tchad le 24 février 2016. AFP.
Bangui, le 4 juillet 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
Les Centrafricains sont surpris du déplacement à N’Djamena du Président de la République Centrafricaine Faustin Archange Touadera. A t’il demandé à être reçu par Idriss Deby Itno, responsable en partie du chaos et des massacres dans son pays ? Ou à t’il été convoqué par le maitre de N’Djamena pour faire pression?
Ce sont des questions que se posent les Centrafricains angoissés. On connait la détestation, à juste titre de Deby par la population centrafricaine. Elle n’a pas oublié les brutalités des soldats Tchadiens à Bangui dans le cadre de la MINUSCA: Viols abus sexuels sur adolescentes et autres dérives violentes; Soutiens matériels aux ex-Sélékas musulmans.
Des soldats Tchadiens n’hésitant pas à tirer sur la foule. Rejetés par les Centrafricains à cause de leur comportement criminel et sans retenue. Deby a été contraint de retirer ses soldats de la MINUSCA. Le Rapport de l’ONU est là pour en témoigner. Ce rapport contient des accusations à l’endroit des soldats tchadiens, que ce dernier s’est empressé de dénoncer pour couvrir les crimes de sa soldatesque en Centrafrique depuis 2002 quand il chassé Ange Felix Patassé pour installer François Bozizé au pouvoir. Après de multiples pressions pour que l’ONU ne publie pas ce rapport, Deby aux abois cherche des soutiens. Il se tourne vers le pays que ses soldats ont martyrisé son peuple.
C’est insupportable !. Comment, le Président Touadera va t-il expliquer à son peuple les raisons de ce déplacement surprenant ? Dés son retour à Bangui, le Président centrafricain a fait la déclaration suivante : « Le Tchad a aidé mon pays dans des moments difficiles ».Critiquant et remettant ainsi en cause, le rapport claire et détaillé de l’ONU sur les crimes commis en Centrafrique entre 2003-2015.
Quels sont les services rendus par le Tchad, à la Centrafrique ? Les Centrafricains gardent un souvenir tragique du passage des soldats de Deby à Bangui. Une association des victimes centrafricaines de la barbarie de la soldatesque de Deby préparent une pétition pour que celui-ci comparaisse devant la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crimes de guerre et contre l’humanité.
Voila une situation singulière, qui oblige le Président centrafricain à s’expliquer devant le peuple. Le discours du Président, à son retour de N’Djamena a certainement surpris et stupéfié les Centrafricains. Qui vont certainement le faire savoir. Si le but de ce voyage est de faire allégeances au tyran du bord du Lac Tchad, c’est une énorme faute politique.
Implicitement, le Président centrafricain ouvre la voix à l’impunité des auteurs de crimes de guerre et contre l’humanité en RCA. C’est suicidaire pour sa part. Car Deby est en partie responsable du chaos centrafricain. On perçoit mal les raisons de ce voyage et le soutien qu’apporte le Président centrafricain aux bourreaux de son peuple. Rechercher des rapports de bon voisinage avec la Tchad est légitime. Mais à quel prix? Les peuples tchadien et centrafricain entretiennent des relations fraternelles et séculaires qu’il faut sauvegarder. Il faut dénoncer les manœuvres et les caprices d’un dictateur ombrageux et impérialiste.
DEBY ET LE CENTRAFRIQUE
L’obsession du Président tchadien c’est d’arriver à transformer le Centrafrique en protectorat. De mettre sous sa coupe les Présidents du pays des Bantous. Les trois anciens Président centrafricains : François Bozizé, un rebelle et chef des libérateurs, un autre chef rebelle de la Séléka Michel Djotodia et Catherine Samaba-panza ont été les produits made in Deby qui a mis à leur disposition armes et mercenaires soudano-tchadiens.
Menacé par des rebellés tchadiens qui veulent le chasser du pouvoir. Car pour eux, Deby est un autocratique despote qui ne gouverne le Tchad qu’avec son clan. De nombreux assassinats d’opposants lui sont attribués. Il y a aussi le pétrole principal revenu du Tchad, que Deby veut garder l’exclusivité de l’exploitation. Or, il se trouve que la plus grande partie du gisement de pétrole se trouve en Centrafrique, qui ne manquera pas d’exploiter aussi la nappe pétrolière. Ce qui diminuera le volume du pétrole tchadien. C’est un véritable cauchemar pour le despote tchadien, qui plombera encore plus son économie vacillante.
Le Président centrafricain qui vient de le soutenir ouvertement a entrepris là, une démarche qui met son propre pouvoir en grand danger au moment où le pays est à feu et à sang. Alors que Zémio est entièrement contrôlé par une faction de la Séléka qui s’apprêterait peut- être, à transformer en Califat cette région de l’extrême Est de la République Centrafricaine.
Monsieur le Président Touadera votre mission suprême et primordiale c’est la protection des populations, la garantie de l’intégrité du territoire. Allez à N’Djamena pour soutenir celui que les centrafricains considèrent comme le principale responsable de l’instabilité de leur pays est incompréhensible.