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Centrafrique : le KNK insiste toujours sur la tenue d’un dialogue politique inclusif.

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Centrafrique : le KNK insiste toujours sur la tenue d’un dialogue politique inclusif.

 

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Les militants du parti Kwa na Kwa (KNK) lors du Défilé du 1 décembre 2016. Photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC2016.

Bangui 18 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
La République Centrafricaine continue de faire face aux défis sécuritaire et humanitaire en dépit des efforts consentis par les autorités et les partenaires en faveur de la paix et la cohésion sociale. Les groupes armés continuent de créer l’insécurité dans le pays malgré les engagements pris pour le processus du DDRR comme condition sine quoi none au retour de la stabilité du pays. Les deux ex présidents centrafricains François Bozizé et son tombeur de pouvoir Michel Djotodia manifestent leur désire de retourner au bercail. A cet effet, le parti Kwa Na Kwa (KNK) de l’ancien président François Bozizé, insiste sur la tenue d’un dialogue politique inclusif inter-centrafricain pour ramener la paix définitive dans le pays à travers le retour du Général Bozizé et de Michel Djotodia au pays.
Lors d’une conférence de presse tenue à son domicile à Bangui le mercredi 14 décembre dernier, le Secrétaire Général du parti KNK Bertin Béa réitère les vœux du parti à la tenue d’un dialogue politique inclusif inter-centrafricain. Pour le KNK de François Bozizé, le retour à la paix définitive dans le pays implique la participation de tous les Centrafricains sans exclusif. De l’avis de ce parti qui a perdu le pouvoir en mars 2013 par le coup de force de la coalition seleka, la mise à l’écart de son patron François Bozizé dans le processus de la paix en Centrafrique qui a faussé toutes les données.

Le parti KNK estime pour sa part qu’il y un injuste acharnement à l’endroit de certains acteurs de premier plan dans la résolution de la crise centrafricaine au rang desquels figure son patron le général d’Armée François Bozizé Yangouvnda, ancien président de la République Centrafricaine. Cet acharnement consacre de manière non dissimulée la politique de 2 poids 2 mesures menées à l’encontre de certains fils du pays depuis plus de 3 ans où le parti s’est écroulé. A cet effet, il faut, d’après le parti travailliste KNK, un dialogue politique inclusif inter-centrafricain dont la participation du Général Bozizé et de son tombeur de pouvoir Michel Djotodia.

Cette position est, sans doute, l’expression des travaillistes de vouloir faire rentrer les deux protagonistes au bercail afin de peser de leurs poids à la restauration de la paix dans le pays. L’opinion nationale et internationale a toujours pointé le doigt accusateur François Bozizé et Michel Djotodia d’être derrière la pérennisation de la crise dans le pays vue leur appartenance aux antibalaka et selka de part et d’autre.

« C’est pourquoi, fort de ce qui précède et considérant le risque de bégaiement de l’histoire en République Centrafricaine et d’embrasement de la situation au détriment des populations civiles déjà lourdement impactées, le Kwa Na Kwa et son président Fondateur, le général d’Armée François Bozizé Yangouvonda réitèrent l’absolue nécessité de la tenue d’un dialogue véritablement inclusif devant nous amener poser les bases de la réconciliation sincère entre les centrafricains, gage d’un retour définitif de la paix dans notre pays », lit-on dans le mémorandum signé François Bozizé, président fondateur du parti KNK.

Pour les leaders du KNK, seul le dialogue inclusif entre tous les vrais Centrafricains est gage du retour définitif de la paix dans notre pays. Toutefois, souligne le mémorandum, le KNK, réitéré son entière disponibilité à œuvrer sans relâche jusqu’à ce que la paix et la réconciliation véritables soient effectives en Centrafrique.

« C’est en effaçant, dans notre effort commun, tous les obstacles qui peuvent nous empêcher d’atteindre cet objectif noble qui est de vivre ensemble dans nos diversités que nous retrouverons la fraternité sincère, dans la paix, comme cela l’a été avant les événements douloureux et regrettables cités plus haut » conclue le mémorandum.

Depuis le 10 décembre 2012 et le lancement de l’offensive de la coalition Séléka ayant à l’éviction du Général Bozizé au pouvoir le 24 mars 2013, le parti travailliste KNK s’est effondré et tient toujours au retour de son président fondateur. L’exclusion de Bozizé dans le processus politique du pays est mal gobée par le KNK. Le parti avait suspendu sa participation au Forum national de Bangui tenu du 4 au 11 mai 2015, se justifiant la non présence de Bozizé.

Tout porte à croire que le KNK s’inscrit dans une posture, François Bozizé ou rien. « On ne doit pas laisser de côté certains fils du pays. Que ça soit Bozizé ou Djotodia, tout le monde doit revenir au pays. Pendant qu’on continue de se quereller, nos richesses sont volées et transportées dans les pays voisins. Il est temps de se mettre au tour de la table pour se parler », a martelé le Secrétaire Général de KNK, Bertin Béa aux journalistes lors de cette conférence de presse.

Selon le KNK, le risque de conflits en République Centrafricaine et d’embrasement de la situation au détriment des populations civiles déjà lourdement impactées, pourra affecter toute la sous-région d’Afrique centrale déjà très fragile et en proie à l’incertitude à cause de la menace que constitue la secte Boko Haram.

En rappel, les deux ex présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia sont sous sanction du Conseil de Sécurité des Nations Unies avec interdiction de voyager et gel des avoirs pour leur implication dans la crise en République Centrafricaine.

Centrafrique: « Il est temps de sortir de nos moments de détresse pour un présent et un lendemain meilleur » dixit le Cardinal Nzapalainga.

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Centrafrique: « Il est temps de sortir de nos moments de détresse pour un présent et un lendemain meilleur » dixit le Cardinal Nzapalainga.

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Le Cardinal Nzapalainga. Photo: Eric Ngaba. CopyrightCNC2016

Bangui 16 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA.

Le cardinal centrafricain Dieudonné Nzapalainga appelle le peuple centrafricain à sortir des moments de détresse et de pleur. Un appel lancé lors de sa première messe d’action de grâce célébrée le 11 décembre 2016 au stade complexe 20 milles places à Bangui en présence du président de la République, du président de l’Assemblée nationale et du premier ministre ainsi que les membres du gouvernement.

Le cardinal Nzapalainga estime que le peuple centrafricain a beaucoup souffert et continue à se faire du mal. Trop de sang coule encore, les dégâts sont énormes d’après lui. Et pourtant, a-t-il rappelé, l’histoire enseigne qu’en Afrique centrale, la République Centrafricaine était parmi les tous premiers pays à avoir, la télévision et l’université. La capitale du pays, s’appelait Bangui la Coquette, un pays hospitalier, la Suisse africaine.

Il a martelé que le président fondateur Barthélémy Boganda, le père de la nation centrafricaine, a pourtant tracé le chemin de l’Unité, de la Dignité et du Travail pour la grandeur de la République centrafricaine. De son avis, le pays regorge d’énormes ressources qui sont objet de convoitise. Le cardinal renchérit que la mauvaise gouvernance, la pauvreté, le tribalisme, le népotisme, la corruption et bien d’autres maux qui gangrènent la société centrafricaine sont sources de malheur qui frappe les Centrafricains.

« Après 58 ans de la proclamation de la République où en sommes-nous ? Comment Imaginez-vous que jusqu’aujourd’hui, beaucoup de fonctionnaires de l’Etat habitent encore dans des maisons coloniales ? Il n’est pas ici question de pointer le doigt accusateur vers l’autre. Je veux ici au nom du peuple centrafricain, demander pardon à Dieu. Pardon pour les jeunes qui n’ont connu que coup d’état, les mutineries et les rebellions. Peuple de Centrafrique, Dieu ne nous a pas abandonné. Il continue d’accomplir des merveilles à nos yeux » s’interroge Dieudonné Nzapalinga.

Le tout jeune des cardinaux nommés par le Pape François en novembre 2016 pense que le temps de salut du peuple centrafricain est arrivé car Dieu continue de faire grâce à République Centrafricaine. « L’heure de notre libération a sonné. Il est temps de sortir de nos moments de détresse, de pleurs, de malheurs, pour un présent et un lendemain meilleur. Il est temps d’avoir des yeux qui voient et des oreilles qui entendent. Le Seigneur a posé son regard miséricordieux sur nous et nous a sorti de notre gouffre », a-t-il affirmé en ajoutant que « durant l’année sainte de la miséricorde, le Seigneur a fait grâce à notre région, à l’Afrique centrale, à notre Eglise de Centrafrique, en lui donnant un Cardina ».

Par ailleurs, il a demandé aux Centrafricains de cesser aux violences qui divisent et continuent d’endeuiller les familles. Pour lui, il faut le dialogue, la justice et la réconciliation pour reconstruire le pays.

«Chers frères et sœurs, vous tous hommes et femmes de bonnes volontés, enterrons nos haches de guerre, eu nom de la paix en Centrafrique. Il est temps de faire de la bonne politique. Tirons les leçons du passé. Promouvons le dialogue, la justice, la réconciliation. Le monde nous regarde. On sauvera le Centrafrique ensemble, étant uni. La division est une œuvre du diable », a-t-il insisté.
Mais qu’est-ce que qu’un Cardinal, et quelles sont ses fonctions ?

Pour la promotion au cardinalat, le Pape choisit librement, ceux qui sont constitués, au moins dans l’ordre du presbytérat, même si de manière habituelle, il crée Cardinaux, ceux qui sont déjà Evêque. Et donc, il s’agit d’un choix absolument libre du Pontife Romain. Les Cardinaux, à travers leurs fonctions, apportent leur aide au Pape. Ils sont tenus par l’obligation de coopérer étroitement avec le Saint Père.

Ceux qui sont Evêques diocésains ; c’est-à-dire, qui ne travaillent pas dans les dicastères de la curie romaine, mais ont le charge d’un diocèse, se rendront à Rome chaque fois qu’ils sont convoqués par le Père. Le Saint Père peut aussi demander à un Cardinal de le représenter dans une messe solennelle ou dans une assemblée comme son alter ego. Enfin, à la mort du Pape, les Cardinaux qui ont l’âge canoniquement requis, entrent en conclave pour élire un nouveau Pape.

« La tâche est lourde. Je me confie humblement à vos prières. Lors de mon récent retour à Bangui, je me suis recueilli en prière devant le monument Boganda. Cet illustre et digne fils de la nation, fut le premier prêtre centrafricain. Il a donné sa vie », s’est-t-il confié.

RCA: LA COUR PÉNALE SPÉCIALE CENTRAFRICAINE, MODE D’EMPLOI.

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RCA: LA COUR PÉNALE SPÉCIALE CENTRAFRICAINE, MODE D’EMPLOI.

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Bernard Selembi-Doudou. Photo personnelle.

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Bangui, le 19 décembre 2016. 08:11′.
Par: Bernard Solembi-Doudou.

Après la conférence de la Baule en France et le vent des démocraties en Afrique, LA République centrafricaine a organisé les premières élections démocratiques, libres et transparentes. Cette ascension à la démocratie est suivie de cycle de violences nées de multiples mutineries, de tentatives de coups d’Etat avec de représailles sanglantes et in fine l’accession à la magistrature suprême par la voie des armes de la coalition de la rébellion qui a plongé le pays dans les ténèbres. Des destructions systématiques des biens publics et privés ont été enregistrées, des viols, des meurtres, des traitements dégradants et inhumains, des coups, blessures et même des actes qui s’apparentent à un génocide. Ainsi, dans le cadre de la lutte contre l’impunité, la réconciliation nationale et la justice sociale, une cour pénale spéciale centrafricaine a été créée par la loi organique du 03 juin 2015. C’est la première fois en Afrique que les autorités nationales créent une structure de ce genre pour juger des crimes internationaux commis sur leur propre territoire. Cette cour a vocation ou compétence de juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes de génocide. En clair, elle va enquêter, instruire, juger les infractions graves du droit international humanitaire et de violation des droits de l’homme. Cette cour fait partie intégrante des institutions du droit positif centrafricain, elle appliquera le code pénal et le code de procédure pénale centrafricain. Elle a pour objectif de réparer les préjudices subis par les victimes, d’apaiser le cœur des victimes, de restituer la dignité humaine, le rétablissement de la paix, la restitution de la vérité, la cohésion sociale, elle permet aux victimes de tourner la page et de faire leur deuil. Elle n’a pas vocation à dessaisir les tribunaux nationaux déjà saisis sur certaines affaires mais simplement pour les compléter. Cette noble institution judiciaire est financée par le concours des États-Unis et de la communauté internationale. En ce qui concerne la durée, LA cour pénale spéciale est mise en place pour une période de cinq ans renouvelable. Mais renouvelable combien de fois ? Le texte qui l’a institué est muet sur le nombre de renouvellement. S’agissant de la période couverte par la cour, la loi portant création de la cour spéciale a retenu une fourchette allant de 2003 à nos jours. Mais pourquoi seulement à partir de 2003 ? Pourquoi pas avant ? S’agit-il d’un règlement de compte par voie légale ? Cela concerne t-il des personnalités pré-identifiées ? Dans l’affirmative, cette situation enlève le caractère impersonnel que doit revêtir toute loi. Qu’en est-il de l’incursion des troupes incontrôlées de Mbemba ? Nous vous rappelons en effet que la période d’avant 2003 est couverte par la loi d’amnistie de 2008. L’amnistie est un acte politique qui a une valeur juridique considérable. Par définition, l’amnistie est un pardon légal. L’amnistie prononcée par le parlement sous forme de loi n’efface pas les faits matériels et leurs conséquences civiles mais éteint l’action publique et efface la peine prononcée. C’est une mesure d’ordre collectif qui concerne une certaine catégorie de personnes. Il est alors important de distinguer l’amnistie de la grâce car le premier est prononcé par voie législative tandis que le second est pris par le President de la République au bénéfice d’un condamné désigné individuellement ou collectivement. S’agissant de la composition, la cour pénale spéciale centrafricaine est composée des juges nationaux et internationaux. Il en sera de même pour les avocats. Ainsi, il y aura un procureur qui sera un international et un President qui sera un juge centrafricain, des greffiers…bref les mêmes structures que les tribunaux traditionnels. Ce tribunal temporaire, mixte et hybride aura sa propre police bien formée, son parquet et de tous les degrés de juridiction jusqu’en appel. C’est dans cette optique que le garde des sceaux a lancé un appel à candidature pour recruter les membres de cette prestigieuse cour. Connaissant le fonctionnement de la machine administrative centrafricaine et surtout dans le domaine de recrutement, qui va choisir équitablement les membres de cette cour ? Peut-on parler de transparence dans le mode de recrutement ? Les dés ne sont-ils pas pipés ? Qu’en est-il des juges qui ont déjà travaillé en coulisse sur les dossiers préparatoires de la cour ? Il faut noter que la cohabitation des juges nationaux et internationaux nous permettra de jauger l’école nationale de la magistrature centrafricaine ainsi que la capacité et l’aptitude de nos juges. Dans le cadre de la coopération, la cour pénale spéciale va collaborer avec la cour pénale internationale sur tous les dossiers. En cas de télescopage ou de concurrence entre la cour pénale spéciale et la cour pénale internationale sur le même dossier, la priorité sera donnée à la cour pénale internationale contrairement au principe de complémentarité prévu par les statuts de Rome qui donne la priorité aux juridictions nationales. Alors, quel est le mode de saisine de la cour ? La cour est saisi par la victime soit par plainte ou dénonciation, soit par constitution de partie civile au procès pénal. L’Etat et le parquet peuvent aussi déclencher l’action publique. Les demandeurs ou plaignants sont exonérés des frais de justice et des frais d’avocats. Ces frais sont pris en charge par le budget de financement de la dite cour. Nous allons maintenant aborder l’épineuse question de la victime. Qui est victime et qui ne l’est pas ? La victime par définition est toute personne qui s’estime léser, qui a subi un préjudice. La victime doit avoir la capacité d’ester en justice et avoir un intérêt pour agir. Les mineurs seront représentés par leurs représentants légaux. Nous estimons que tous les centrafricains ont subi d’une manière ou d’une autre un préjudice moral. Alors, comment les juges vont s’y prendre ? La charge de la preuve incombant toujours au demandeur, certaines victimes auront des difficultés à prouver leur préjudice. Ce phénomène sera une porte ouverte aux fausses victimes. Certaines catégories de victimes auront peur de se manifester d’où la problématique de la sécurité des victimes et des témoins. Quelles en seront les garanties de sécurité ? Pour finir et en guise de recommandations, nous demandons au pouvoir de faire un choix stratégique favorable à la sécurité en ce qui concerne le choix du siège de la cour. Au besoin, le garde des sceaux peut décider de la rénovation des anciens bâtiments administratifs. Parallèlement, nous soulignons le problème de la capacité d’accueil et d’entretien des maisons carcérales. Ces dernières doivent s’adapter aux normes internationales et surtout entretenu dans le strict respect des droits des détenus. La réussite des travaux de cette cour pénale spéciale centrafricaine édifiera et servira de cas d’école pour les autres États africain. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 17 décembre 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.

Centrafrique: FACE À CETTE CRISE L’ÉTAT ET MÊME LES ÉGLISES, LES MOSQUÉES ONT ÉCHOUÉ.

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Centrafrique: FACE À CETTE CRISE L’ÉTAT ET MÊME LES ÉGLISES, LES MOSQUÉES ONT ÉCHOUÉ.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/ENZA-ROBERT-lUSD-COMODE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ENZA ROBERT lUSD-COMODE
Bangui, le 19 décembre 2016. 11:55′.
Par: Robert Enza. CNC.

Quel est donc ce pays qui depuis 50 ans, l’État n’arrive pas à marquer son territoire, et tout ce qui préside à sa destinée est aléatoire, éphémère et superflus ; un État caricatural, un refus d’auto-détermination en soi-même.
Les évènements qui ont caractérisé cette crise et qui n’en finissent pas, nous interroge. Pourquoi notre société n’a pas trouvé des ressources internes pour atténuer en grande partie le choc de la crise. Quand un mauvais vent comme celui-là qui a frappé notre pays, c’est de l’intérieur que la société devrait retrouver ses forces, pour s’organiser et résister.

Malheureusement, notre société n’a pas trouvé de forces centripètes. Elle est restée stéréotypée et pétrifiée. Mais d’où vient cette faiblesse qui a permis à cette tempête meurtrière de s’abattre sur le pays dont les eaux ont inondé le paysage et provoqué des immondices plus hautes que la colline de Bas-Oubangui, qu’il sera bien difficile de les nettoyer à fond.

Nous avions cru que la culture occidentale allait nous sauver de notre indigénat ; c’était une illusion ; elle n’a pas apporté de nouvelles valeurs morales, elle a déraciné notre société fixée sur nos traditions très influentes, gardiennes de la cohésion sociale et d’accueil de l’étranger ; en un mot le sens de l’humain.
Les gardiens de la société, c’étaient les Chefs traditionnels et leurs condisciples qui avaient de vrais pouvoirs sur la société traditionnelle, un gouvernement social établi sans contrainte mais sur la base de la morale. Rien ne se passait dans la société sans leur regard.

Aujourd’hui le rôle de gardien de la société est joué par l’État, les églises et les mosquées. Les actions de l’Église, de la mosquée et de l’État nous ont influencé, certes, mais sans grands rapports moraux ; leurs actions sont restées, sommes toutes, insuffisantes et peu pénétrantes ; à l’église comme à la mosquée, les rites répétés par les adeptes, ils ne se les appliquent pas. Les églises et les mosquées paraissent être des lieux de rencontres joyeuses que de pratique de la foi véritable avec ses principes doctrinaires. Dire qu’on est chrétien ou musulman, c’est juste une couleur, c’est comme le cheval blanc, or ce qui dénote de la couleur ne dénote pas de la forme, le cheval blanc peut ne être pas un cheval blanc, il peut être un cheval noir.

L’église et la mosquée, elles ont la mission sociale, assurer la paix sociale entre les Hommes, le sens de l’humain. Mais comment, en est-on arrivé à plonger dans ce désastre inhumain où plus de 7 000 personnes, des innocentes pour la plupart ont perdu leur vie dans une atrocité inouïe et que les églises et les mosquées n’ont pas pu voir venir ce drame.
Et dire que ce sont des croyants qui s’entretuent, sans aucune cause de rivalité religieuse, c’est hallucinant. Les églises et les mosquées sont faibles, surtout quand des individus armés utilisent le nom de leur ministère pour agir à leurs propres comptes ; et à tord on a accusé cette crise, de crise inter-communauté religieuse et aussi c’est à tord quand on dit que la population représente 90% de chrétiens et 10% d’islamisés, c’est faux. En réalité, il y a 80% d’athées, 15% de chrétiens et 5% d’islamisés.
Et en temps normal 95% des centrafricains confondus, poussés par le désarroi social et à la recherche du réconfort social dans les religions vivent entre l’athéisme et la religion sans aucune véritable conviction spirituelle. De ce que nous constatons, l’action de l’église et de la mosquée doit porter plus dans la pénétration spirituelle.

En effet, nos rites et nos traditions étaient des lois qui contraignent, éduquent et corrigent les comportements ; malheureusement nos Doyens traditionnels qui avaient le devoir de les enseigner, ont disparus de notre société, que les églises, les mosquées et l’État n’arrivent pas à les suppléer.

L’église nous a éconduit à détruire les totems et abandonner les rites. Or ces choses là étaient d’une grande importance dans notre société traditionnelle. L’ensemble des rites et de ces pratiques ressemblerait aujourd’hui à ce que nous appelions la constitution.

Ceux qui enseignaient et faisant répéter les rites de la tradition, détenaient un réel pouvoir sur la société et étaient considérés comme des maîtres, des Chefs. Ils étaient respectés et écoutés. Ils vivent dans la société et leurs comportements étaient irréprochables car ils sont des exemples et des modèles à suivre. Ils sont le symbole même de la valeur.

A plus de 50 ans en arrière, il n’ y avait ni vols, ni viols, ni violences, ni corruption ; les gens agissaient avec honnêteté et responsabilité, c’est grâce aux enseignements traditionnels.
Ce qu’on a appris des parents constitue notre culture. Ce qu’on a appris de l’église, de la mosquée et de l’école est nécessaire pour notre développement social.

Et l’église a introduit l’argent comme monnaie de culte, objet d’offrande en lieu et place des vivres alimentaires qu’on offrait et déposait aux pieds de nos totems représentant Dieu. La demande de l’argent est très expansive dans l’église, qu’il a ainsi créé le matérialisme et l’individualisme, nouveau comportement tourné vers l’extérieur et à l’intérêt personnel.

Les enseignements venant de nos parents, de nos ancêtres paraissent être les nôtres. Si nous connaissons et que nous les suivons fidèlement, alors nos sentiments retrouvent la paix. Si nous répétons les rites comme ce que dit le doyen qui les détient, nos connaissances égalent les siennes.
Les rites et les enseignements sont ceux par quoi, on se corrige. Ils évoquent des règles de conduites sociales.
Celui qui ne respecte pas les rites de la tradition se voit viré de la société. Et par contre celui détient les rites ancestraux est considéré comme celui qui détient les valeurs de la société.

Donc l’église et la mosquée doivent faire une revisite de leur rôle et apporter plus de valeurs morales et d’éducation dans notre société. De part leur rôle, elles sont à la base de notre société matérialiste actuelle.
L’État est le principal fossoyeur, naufrageur de notre société. Les villages et les quartiers, là où doit commencer la gestion sociale, les gestionnaires communautaires sont sans pouvoirs. Ils sont de simples piquets délimitant les agglomérations d’habitations.
Comment peuvent-ils agir en amont, avant que l’État n’intervienne. Comment peuvent-ils avoir les pouvoirs que jadis avaient les Chefs traditionnels.
Il faut renforcer leurs capacités et leur donner plus de pouvoirs dès au départ. Leur rôle serait plutôt préventif que curatif absolument.

Notre population à 80% est à dominante rurale et vit dans l’illettrisme ; dans ce cas les Chefs de villages ont un rôle clé à jouer. Il faut repartir à la base pour reconstruire notre société sur des bases plus solides où des pouvoirs seront reconnus aux gestionnaires communautaires. Et derrière, un État fort qui rassure et qui assume ses responsabilités.

Nous plaidons pour une stratification et une ramification sociale à la base dont seront responsables les gestionnaires communautaires appelés Chefs de groupes avec des pouvoirs réels. La gestion sociale doit commencer par le bas et non par le haut vers le bas, cette dernière méthode a échoué.

Ce que nous disons ici doit faire penser à la nouvelle société née des cendres de cette crise et d’avoir une vision d’organisation la plus dynamique possible afin de bâtir une société plus humaine basée sur l’obligation des droits et des devoirs, et les administrations la charge d’assurer la sécurité et la protection à tous.
Robert ENZA

Centrafrique : Assemblée Nationale, les députés s’impatientent de la promesse de Abdoul Karim MECKASSOUA.

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Centrafrique : Assemblée Nationale, les députés s’impatientent de la promesse de leurs 140 Pick-Up.

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Bangui, le 16 décembre 2016. 12:44′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Lors de la campagne électorale pour le Perchoir de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, actuel président de l’Assemblée Nationale, avait promis pour chaque député, s’il est élu bien sûr, un Pick-Up 4×4 tout neuf au nom de l’Assemblée Nationale, et ce, avant la fin de l’année 2016. Où en est-on avec cette promesse électorale de grande envergure ?

Cette promesse inédite du Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, réitérée plusieurs fois dans son discours d’investiture au perchoir au mois de mai dernier, sonne aujourd’hui comme l’une des plus grandes promesses fallacieuses des dix dernières années en Afrique. Selon son initiateur, chaque député devrait avoir avant la fin de l’année 2016, son propre véhicule 4×4. Sur 140 députés, le total fait en tout 140 véhicules Tout-Terrains pour l’ensemble des nouveaux élus pour un fardeau estimé à 8,5 milliards de F CFA.

Un fardeau sans tête porteuse

8,5 milliards de F CFA c’est une charge qu’l faut décharger le plus tôt que possible afin de permettre à son porteur de respirer. Mais qui est ce porteur ? Tous les contribuables ou seulement son initiateur le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA ? Difficile de répondre à cette question.

D’après nos informations, son initiateur souhaite faire porter l’ensemble du fardeau au Trésor public centrafricain. Ce qui a choqué son ami Faustin Archange TOUADERA et tous ses collaborateurs à la présidence. « Nous allons travailler pour son départ dès la fin du premier trimestre 2017 » clament certains conseillers du Chef de l’Etat.

Pour l’entourage du Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, contacté par CNC, celui-ci compte solliciter l’appui financier de certains bailleurs privés et de certains de ses amis maçons. Et d’ajouter que la promesse est une dette et que le président Abdoul Karim MECKASSOUA, un homme de parole et d’honneur, saurait comment tourner la terre pour concrétiser sa promesse électorale au plus tard début de 2ème trimestre 2017.

La fin du premier trimestre 2017 s’annonce mouvementée et constituera le nouveau sens giratoire de la crise politique et institutionnelle dans le pays.

Pour les centrafricains anonymes, c’est l’image du président MECKASSOUA qui risquerait d’écorner vis-à-vis, non seulement de ses collègues députés, mais aussi de l’ensemble des Centrafricains qui suivent avec attention l’évolution de cette histoire digne d’un film comique.

Avec cette promesse, une chose est sûre, le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA est désormais assis sur un fauteuil mouvant. Ceux qui l’ont fait assoir sur ce fauteuil, de la même manière, ils le feront partir de là. L’idéal serait de continuer à débourser.

Élu à une large majorité dès le Premier tour face à ses concurrents, le Députés du 3e arrondissement de Bangui l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA s’est retrouvé seul devant la réalité de ses nombreuses promesses électorales dont la concrétisation devient plus que difficile pour lui. Va-t-il vendre le pays pour équiper ses 140 collègues députés ? C’est l’une des grandes inconnues de cette promesse.

Copyright CNC@2016.

Centrafrique : Un projet de loi portant Code de Justice Militaire adopté en Conseil des Ministres.

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Centrafrique : Un projet de loi portant Code de Justice Militaire adopté en Conseil des Ministres.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/embleme-RCA-.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>embleme RCA

Bangui, le 15 Décembre 2016

Par Gisèle MOLOMA

Après divers ateliers regroupant les experts de l’EUMAM RCA, EUTM RCA et les officiers supérieurs de l’armée nationale, un nouveau projet de Code de Justice Militaire a été adopté en Conseil des Ministres et sera transmis l’an prochain, pour amendement et adoption, aux élus de la Nation.

Ce nouveau projet de Code de Justice Militaire dont CNC a pu avoir une copie, permettra de mettre hors d’état de nuire les militaires et personnes  assimilées le cas échéant, qui commettront de délits, crimes et autres bavures.

Dans ce projet de Code de Justice Militaire, un sort spécial est réservé aux militaires qui prendront la poudre d’escampette devant les ennemis.

D’après les experts et rédacteurs de ce nouveau projet de Code de Justice Militaire, une fois adopté par le Parlement, aidera à l’instauration d’une armée républicaine, moderne et forte.

Ci-dessous le communiqué de presse signés des Ministres régaliens de la République notamment le Ministre de la Défense et me Ministre de la Justice dans ce sens.

COMMUNIQUE PRESSE 1

COMMUNIQUE PRESSE 2

Copyright CNC@2016.

 

Centrafrique : la foire culturelle, d’arts contemporains et de la télécommunication s’ouvre ce vendredi avec des spectacles.

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Centrafrique : la foire culturelle, d’arts contemporains et de la télécommunication s’ouvre ce vendredi avec des spectacles.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1085.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image Foire Culturelle et des Artse

Bangui 13 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA

Ce vendredi 16 décembre 2016 à Bangui, sera une soirée de haut niveau à la Foire culturelle, d’arts contemporains et de télécommunication (FOCACTE). L’ouverture de la FOCACTE, plusieurs manifestations culturelles y sont prévues. Des artistes de la capitale passeront au tour de rôle sur la scène pour agrémenter la soirée.

Losseba Ngoutiwa et son orchestre Sapeke Maison Mère sera de la partie. Par ailleurs, l’orchestre Zokela Hity Ma Ity, Goevanni, et la troupe théâtrale Linga Théâtre feront de part et d’autres leur show au public attendu.

Située en face de la tribune du défilé sur l’avenue des martyrs dans la concession de l’ambassade du Nigeria à Bangui, la Foire réserve au public banguissois des surprises avec des spectacles artistiques et culturels ce vendredi.

Centrafrique: près de 24 ONG nationales et internationales réaffirment leur engagement à soutenir la RCA.

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Centrafrique: près de 24 ONG nationales et internationales réaffirment leur engagement à soutenir la RCA.

 

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Les enfants déplacés à Bangui.

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Les ONG ont réaffirmé leur engagement à soutenir le relèvement de la RCA, lors de la Journée des ONG, célébrée le 13 décembre 2016 au Palais des sports.

Bangui, le 14 décembre 2016 – Le Comité de Coordination des ONG internationales (CCO)[i]en RCA, et des ONG nationales ont célébré la Journée des ONG, le 13 décembre 2016 au Palais des Sports, sous le thème « ONG, avec vous pour le relèvement de la RCA ».

C’est à travers des expositions sur leurs réalisations que près de 24 ONG nationales et internationales ont voulu montrer aux visiteurs, leur engagement pour le relèvement de la RCA. La cérémonie d’ouverture de cette Journée a été marquée par les discours de M. Olivier BOURGOIN, Coordinateur du CCO, de Mme Diane ADOUM, Coordonnatrice a.i. de l’ONG Zo Kwe Zo Initiative et de S.E.M Félix MOLOUA, Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale. Des sketchs, des danses et des jeux-concours ont également ponctué cette journée qui visait à rassembler et à sensibiliser les visiteurs et plus largement les centrafricains sur le travail des ONG. Les visiteurs des stands étaient entretenus sur les activités pendant que les gagnants des jeux-concours remportaient, entre autres, des cahiers, des radios à manivelle ou la bande dessinée du CCO « L’Humanitaire».

Ces expositions et animations couronnent une semaine d’activités entièrement dédiées à la valorisation du travail des ONG. En effet, une session de sensibilisation aux principes humanitaires et à la redevabilité a été organisée le 5 décembre 2016 au CCO. Une conférence de presse, organisée avec l’appui de l’ONG Prospérité, s’est tenue, le 6 décembre 2016 à l’ENAM. Le CCO est ensuite allé à la rencontre du Président de l’Assemblée Nationale, S.E.M Abdou Karim Meckassoua, pour échanger entre autres sur la coordination avec les représentants de l’Etat et la participation des ONG aux efforts de relèvement et de paix en RCA. Avec le soutien de l’ONG IRC, un match amical de football mixte, joué le 10 décembre 2016, au stade municipal, a permis aux personnels des ONG, hommes et femmes, d’illustrer leur engagement pour un but commun. Il s’est conclu sur le score de 5 buts partout.

La Journée des ONG intervient dans un contexte de multiplication et de systématisation d’attaques, menaces et braquages contre les ONG. Elle a donc été également une occasion de rappeler les valeurs et principes d’actions qui guident les ONG et d’insister sur l’importance des efforts de tous dans la création des conditions favorables pour l’accomplissement de la mission des ONG au bénéfice des centrafricains et des centrafricaines dans le besoin d’assistance ou d’appui.

[i] Le CCO compte 49 ONG Internationales dont 44 membres actifs et 5 membres observateurs.

A partir du 1er décembre 2016, les comptes de messagerie du CCO passeront de @gmail à @ccorca.org
Merci de noter qu’à cette date, mon adresse email sera désormais communication@ccorca.org
Farah Nguegan
_______________________________

Chargée de Communication et du projet point focal ONG
Comité de Coordination des ONGI en RCA (CCO)
427, avenue de la Victoire, BP1214 – Bangui
Tel: (+ 236) 70 10 36 87 / (+236) 72 55 30 09
Skype: ari6sen
Email: communicationcco.rca@gmail.com

Centrafrique : La Cour Pénale Internationale (CPI) dispose d’une dizaine des mandats d’arrêt prêts pour les auteurs présumés des crimes de masse en RCA.

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Centrafrique : La Cour Pénale Internationale (CPI) dispose d’une dizaine des mandats d’arrêt prêts pour les auteurs présumés des crimes de masse en RCA.

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Bangui, le 14 décembre 2016. 11:43′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis l’ouverture de deux enquêtes pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la CPI après des multiples assassinats et tortures commis sur le sol Centrafricains entre 2012-2016 par les différents groupes armés, une dizaine des mandats d’arrêt et d’amener pour les présumés auteurs de ce massacre serait déjà disponible au Parquet de ladite Cour. Certains mandats seraient transmis au Service d’Interpol français de Lyon discrètement il y’a quelques jours. Si ces informations se confirment, ces mandats, en toute logique, feront énormément du bruit dans les mois à venir.

Dans l’un de nos précédents articles, nous avions annoncé l’arrivée à Bangui de quelques enquêteurs de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour boucler les toutes dernières enquêtes sur les présumés crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur le sol Centrafricain entre 2012-2016 par les groupes armés. Lors de cette enquête, des preuves palpables qui corroborent les soupçons des différents crimes graves relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale (CPI) avaient été retrouvées et confisquées. Pour les enquêteurs de cette haute Institutions judiciaire, la plus importante partie du boulot est déjà faite et il est donc nécessaire de passer à la phase suivante, celle qui pourrait faire énormément du bruit.

D’après nos informations, 6 mandats d’arrêt environ et visant quelques Chefs Séléka étaient déjà disponibles au bureau du Procureur de la CPI, sans pour autant les déclencher. Ils préféraient attendre ceux visant les chefs Anti-Balaka. Désormais chose faite.

Selon nos sources à la Cour Pénale Internationale (CPI), cinq noms sur 45 chefs identifiés et connus des Anti-Balaka sont ajoutés aux 6 de la séléka. Au total, 11 mandats d’arrêts en bonne et due forme sont déjà disponibles pour faire voyager à la Haye certains barrons de la guerre dans le pays.

Les sous-chefs et exécutants de la barbarie seront pris en charge par la Cour Pénale  Spéciale pour la Centrafrique (CPS) en phase finale de sa création en dépit de léger retard occasionné conformément au chronogramme établi en amont.

Pour des raisons de sécurité et du secret d’instruction, nous avons préféré de ne pas diffuser des noms dans cet article. Ce qui est sûr, il y’aura de la surprise contrairement à ce que certaines personnes le pensent.

En 2013, la rébellion de la Séléka avait renversé le pouvoir du Général François Bozizé tout en prenant à partie la population civile qui n’avait d’autre choix que de fuir dans les pays voisins. Quelques mois plus tard, une milice armée a été créé par le camp Bozizé dénommée Anti-Balaka pour venger. Plus violente comme la Séléka, ces miliciens utilisent les machettes et couteaux pour commettre des crimes relevant de la compétence de la CPI. Plus de 7000 morts ont été officiellement reconnus.

Copyright CNC@2016.

 

Centrafrique : 3ème réunion du comité conjoint de mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire avec l’UE.

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Centrafrique : 3ème réunion du comité conjoint de mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire avec l’UE.

 

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Drapeau Union Européenne

Communiqué
Relatif à la 3ème réunion du comité conjoint de mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire entre l’Union européenne et la République centrafricaine sur l’application des réglementations forestières,

la gouvernance et les échanges commerciaux de bois et produits dérivés vers l’union européenne
(apv-flegt)

Bangui, le 9 décembre 2016
La troisième réunion du comité conjoint de mise en œuvre (CCMO) de l’accord de partenariat volontaire signé entre l’Union Européenne et la République Centrafricaine s’est tenue le vendredi 9 décembre 2016 dans les locaux du Ministère de l’environnement, du développement durable, des eaux, forêts, chasse et pêche à Bangui. Cette réunion visait de façon globale à faire le point avec toutes les parties prenantes, sur la mise en œuvre de l’accord afin de garantir la transparence dans ce processus qui vise la délivrance des “autorisations FLEGT”.

Plus spécifiquement, il s’agissait d’échanger sur les priorités et perspectives en matière de politique et législation forestières en RCA, sur les programmes d’aide au développement sectoriel qui concernent le partenariat RCA-UE, sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’APV et sur les perspectives à venir en 2017 et au-delà.

Coprésidée par Madame Arlette SOMBO-DIBELE, Ministre de l’environnement, du développement durable, des eaux, forêts, chasse et pêche pour la partie centrafricaine et Monsieur Jean-Pierre REYMONDET-COMMOY, Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union européenne en RCA pour la partie européenne, conformément à l’article 19 de l’APV-FLEGT, les travaux de cette réunion se sont déroulés en deux phases : une session technique (7 et 8 décembre) au cours de laquelle un consensus s’est dégagé autour des principaux sujets ayant débouché sur la rédaction du projet d’aide-mémoire. Une session formelle où l’aide mémoire a été adoptée et signé par les deux parties.

A l’issue des travaux, les deux parties ont réitéré leur engagement à poursuivre la mise en œuvre de l’accord. Elles ont aussi convenu entre autres de :

Prendre les dispositions nécessaires pour formaliser la désignation des représentants des communautés locales et autochtones (CLA) et leur permettre de participer au prochain CCMO ;
Réévaluer l’ambition des objectifs assignés à la convention de financement, tout en validant la réorientation de celle-ci et la réaffectation budgétaire correspondante (6,7 millions d’euros) ;
Prendre les dispositions nécessaires pour accélérer les étapes préparatoires au démarrage du projet et demander la levée de la suspension de la convention de financement au cours du second semestre 2017 ;
Retenir les options d’un fonctionnement souple de la structure de gestion du système de vérification de la légalité avec une équipe restreinte tout en impliquant un représentant de l’autorité contractuelle dans l’organigramme pour assurer le contrôle de la qualité du travail et des produits fournis ;
Examiner et valider les termes de références d’une étude pour la pérennisation du système de vérification de la légalité avant son lancement ;
Poursuivre les réunions du comité national de mise en œuvre et de suivi (CNMOS), afin de renforcer la coordination entre les acteurs.

Centrafrique : la concertation nationale des chefs traditionnels.

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CCentrafrique : la concertation nationale des chefs traditionnels.

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Bangui 13 décembre 2016, CNC.

Par Eric NGABA.

Avec le soutien du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés HCR) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’ONG Afrique Secours et Assistance (ASA), organisera, le 16 décembre 2016 à Bangui, la concertation nationale des chefs traditionnels. Cette concertation est une grande première en République centrafricaine où le patrimoine traditionnel a été détruit par la colonisation et les nombreux conflits armés.

A cette concertation, environ 150 participants sont attendus. Ils proviennent des royaumes, sultanats, lamida et autres chefferies du pays. Le président centrafricain, Faustin Archange Touadera, présidera personnellement l’ouverture des travaux afin de montrer son appui et celui de son gouvernement au projet de réhabilitation de l’autorité traditionnelle mise à l’ombre depuis 1894.

Cet événement accomplit ainsi l’une des recommandations du Forum de réconciliation de Bangui, tenu du 4 au 11 mai 2015, qui a insisté sur la nécessité de rechercher la cohésion sociale par la base. Il survient après deux années de travail des équipes de ASA au sein des communautés et avec les autorités politiques.

« Le système des chefferies traditionnelles a été dénaturé avec le temps, privant les communautés de ce premier échelon administratif qui permettait de régler à l’amiable les litiges et les griefs au sein des communautés ou entre elles », regrette le gouvernement centrafricain dans son « Plan national de relèvement et de consolidation de la paix », rédigé en collaboration avec la Banque Mondiale et l’Union européenne, rapporté par l’ONG ASA dans un communiqué presse de parvenu à notre rédaction.

La concertation nationale des chefs traditionnels est organisée à la suite de la concrétisation du projet de « la case des chefs », initié par ASA depuis deux ans et qui a vu la construction des permanences pour les autorités traditionnelles dans certaines localités du pays

Afrique Secours et Assistance est une ONG internationale, créée en 1998 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, où se trouve son siège social. ASA cumule une expérience dans le domaine de la protection, de la prise en charge des populations vulnérables, de la recherche et de la consolidation de la cohésion sociale.

Centrafrique: Éminence le Cardinal Dieudonné NZAPALAINGA préside une Messe en la paroisse Sainte Bernadette à Champigny-sur-Marne (94)

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 Centrafrique: Éminence le Cardinal Dieudonné NZAPALAINGA préside une Messe en la paroisse Sainte Bernadette à Champigny-sur-Marne (94)

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« Honos onus : L’honneur est chargé de responsabilité »

 Messe présidée par son Éminence

Monsieur le Cardinal Dieudonné NZAPALAINGA

En la paroisse Sainte Bernadette à Champigny-sur-Marne (94)

Le dimanche, 17 novembre 2016

 Allocution introductive intégrale de son excellence

 

Monseigneur Joachim NDAYEN, Archevêque émérite de Bangui

Éminence, Monsieur le Cardinal,

Excellence Monseigneur STENGER, Évêque de Troyes,

Chers Pères et Sœurs,

Monsieur l’ambassadeur de Centrafrique en France et ses collaborateurs,

Chers amis,

Éminence, permets-moi de continuer à utiliser le « TU » pour m’adresser à toi, même en public ; à toi le CADET ou le FILS que tu fus et demeures encore bien qu’élevé à une très haute dignité de l’Église.

Nous avons appris avec une très grande joie ton élévation au cardinalat. La surprise en même temps, en fut telle, que le journal LA CROIX, a écrit, rapportant les paroles de quelqu’un, « qu’il vaut mieux venir d’un diocèse perdu des périphéries pour avoir le chapeau »de cardinal. Cette personne oublie probablement que le Pape fait, paradoxalement, de la circonférence le centre du cercle : les périphéries sont au cœur de son action. Il honore ainsi un diocèse, ou un pays plus que moyen en termes de chrétienté en y mettant un Cardinal, un prélat de haut rang !

Dès que j’ai appris la bonne nouvelle, j’ai demandé à l’inarrêtable père Irénée de proposer à la diaspora centrafricaine et à d’autres, qui le désirent, le voyage de Rome, afin de participer « de visu », à la cérémonie et procurer du réconfort à notre Cardinal ; puis de prévoir la célébration de ce dimanche à Champigny ou ailleurs !

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Quelques jours seulement avant cette nomination, des compatriotes qui me rendaient visite à Paris me demandaient désespérément pourquoi nous n’avions pas de Cardinal en Centrafrique ?

Je leur répondis, agacé, que ce n’est pas ce qu’il y avait de plus urgent et de plus important dans notre Église ; que cette nomination était à l’entière discrétion du Pape seul, même si ses collaborateurs pouvaient lui faire des suggestions. Souvent, nous croyons que tout se passe dans l’Église comme dans l’armée ou dans l’administration, où l’on avance en grade après un nombre précis d’années de service ! Non ! C’est l’Esprit de Dieu qui propose telle ou telle personne à telle ou telle fonction ou service.

J’ai, cependant, remarqué une chose. C’est que les Papes respectaient jusqu’ici, en Afrique, un équilibre régional dans la nomination des Cardinaux :

  • L’Afrique de l’ouest
  • L’Afrique centrale
  • L’Afrique de l’est
  • L’Afrique du sud
  • L’Afrique du nord (parfois) qui est plutôt musulmane
  • Et les Îles (Madagascar, Maurice…)

En même temps, j’ai observé qu’ils tenaient compte d’un certain équilibre linguistique entre francophones, anglophones et lusophones.

Il y avait pourtant un léger déficit en Afrique centrale. Cette fois-ci, une correction positive a été apportée, mais en faveur de Centrafrique.

Je puis ainsi vous indiquer que les Papes ont créé des Cardinaux, s’agissant de l’Afrique noire francophones, dans les pays suivants :

  • Au Sénégal (2 fois)
  • Au Burkina-Faso (2 fois)
  • En Guinée-Conakry (1 fois)
  • En Côte d’Ivoire (3 fois)
  • Au Bénin (1 fois)
  • Au Cameroun (1 fois)
  • Au Congo Brazzaville (1 fois)
  • Au Congo RD (Congo-Kinshasa) (3 fois)
  • A Madagascar (2 fois !!)
  • A l’Île Maurice et enfin en Centrafrique (1 fois)

Manquent à l’appel :

  • Le Mali
  • Le Niger
  • Le Togo
  • Le Tchad
  • Le Gabon
  • Le Rwanda
  • Le Burundi

NZAPA 222 Autrefois, la France avait beaucoup plus de villes où siégeaient des Cardinaux. Je pense à Lille, au Mans, à Toulouse, à Marseille, j’en oublie…

Il y a des villes où le siège parait être cardinalice ; c’est-à-dire qu’il est destiné à un Évêque qui sera cardinal.

Il me semble qu’en Afrique noire francophone, Kinshasa aura peut-être toujours un Cardinal, de même Abidjan. Probablement Dakar, grâce au renom de la ville, tête de pont de l’Afrique, et non pas pour l’importance de la chrétienté.

En France, il y aura évidemment Paris, capitale de la France, la fille aînée de l’Eglise ; et Lyon, le primat des Gaules. Bordeaux parait être un accident, c’est la 3ème ville où siège un Cardinal.

De toute façon les Papes cherchent à nommer de moins en moins de Cardinaux dans les anciens pays catholiques, et en créer un peu plus dans les nouveaux continents. Cependant, que de résistances, en Italie particulièrement, qui regorge de Cardinaux et qui, de ce fait, avait plus de chance de voir un des leurs devenir Pape !

Les derniers Papes ont souvent été très sensibles aux pays ou Eglises qui souffrent de guerres intestines ou de persécutions, dont quelquefois les pasteurs sont emprisonnés. Pour leur donner du moral, une création au cardinalat fait du bien et remonte le moral.

Le Pape François a vécu lui-même la dictature des colonels, les disparitions d’hommes et de femmes. Il se sentait ainsi à égalité avec nous si son pays, l’Argentine, est plus connu ; ne serait-ce que par le football.

******

Qui sont-ils, le Pape et les Cardinaux ?

  1. Le Pape

Le Pape ou le « St Père », « sa Sainteté Pape» vient de tout simplement de « Pappa » (Papas chez les grecs ; Pope chez d’autres peuples, prêtre orthodoxe) que disent les enfants. En« sango », ce serait « Baba ». On appelait ainsi tous les Évêques (IIIème – VIème s), puis on le réserva exclusivement au St-Père, l’Évêque de Rome.

De nos jours, élu par les Cardinaux, le Pape, occupe le siège de Pierre à Rome ; Pierre qui fut à la tête de ses frères, les Apôtres. De ce fait, il jouit d’un charisme particulier qui est de conserver le dépôt de la Foi et de conforter l’Église, par l’enseignement, le gouvernement.

Si le Pape veut consulter toute l’Église (catholique), il convoque tous les Évêques du monde. C’est alors un CONCILE ŒCUMENIQUE.

S’il ne veut consulter que des représentants des conférences épiscopales, c’est un SYNODE.

S’il ne veut s’en tenir qu’aux Cardinaux, c’est un CONSISTOIRE.

Et enfin, s’il s’agit d’un rassemblement de tous les Cardinaux pour élire un nouveau Pape, c’est le Cardinal Doyen du Sacré collège des Cardinaux qui procède à un CONCLAVE.

  • Les Cardinaux

NZAPA 33L’histoire peut en être longue, mais je vais résumer. Autrefois c’étaient les fidèles et le clergé qui élisaient leur Évêque, y compris l’Évêque de Rome, le Pape.

Puis ce fut réduit aux Curés des principales paroisses et aux diacres qui assistaient le Pape. Ce furent les CARDINAUX car tous les services dépendaient d’eux, ils servaient de charnière à la vie de la communauté (Cardo, en latinveut dire Gond).

Plus tard les Évêques des villes entourant Rome vinrent se joindre à ce groupe. Ils étaient alors CARDINAUX-ÉVÊQUES. On finit par évincer le peuple de la nomination de l’Évêque de Rome (Nicolas II en 1059), pour la réserver aux seuls Cardinaux. Le peuple n’aura qu’à acclamer.

Actuellement dans certains services d’Église qu’on appelle « Congrégations » ou « Dicastères », la direction est assumée par des Cardinaux qui, eux, résident à Rome et ne sont pas chargés de diocèses.

On peut observer que certaines nominations sont purement à titre honorifique.

Les Cardinaux ne reçoivent pas un Sacrement, pas plus que le Pape lui-même. Il n’y a pas qu’une cérémonie de prise de charge d’un service.

Le Sacrement de l’Ordre concerne les Diacres, les Prêtres et les Évêques.

******

Eminence, monsieur le Cardinal, tu as 49 ans et tu es le plus jeune des Cardinaux du monde ; comme à l’époque, à 34 ans, j’étais le plus jeune Évêque du monde. Nous avons ensemble le charisme de la précocité en la matière… Ce qui te laisse présager, quant à toi, une relative longévité qu’il faudra assumer comme Prélat de haut vol. En sango, je dirais : « Yéso a ti na ndo ti é so, gui lo oko ‘NZAPALAINGA’ !… »NDAYEN

Éminence, je note que tu as été créé Cardinal au même âge qu’avait le le Président B. Boganda à sa mort, à 49 ans. C’est un présage qui insinue que, sur le plan pastoral, tu es appelé à avoir un rayonnement aussi grand qu’il en a eu sur le plan politique et dans le domaine social.

Ta nouvelle fonction, en plus de celle d’Archevêque de Bangui, t’amènera à participer à plus de réunions à Rome et de par le monde (par exemple pour représenter le Pape à tel ou tel Congrès International).

Chaque Cardinal a un diocèse, une paroisse ou une diaconie dont il est titulaire à Rome : ce qui montre que tu es citoyen du Vatican et vraiment collaborateur du Pape. C’est un atout appréciable pour des soutiens multiformes de ton activité pastorale et sociale en Centrafrique.

Par ailleurs, j’ai observé pendant que j’étais encore « en service », comme l’on dit, qu’auprès des organismes catholiques internationaux et autres, l’on ne refusait pratiquement rien à ceux d’entre nous qui étaient Cardinaux. Il te sera plus facile d’achever les chantiers, de consolider ce qui existe, d’entreprendre ce qui est en gestation. Il y a donc de mon point de vue, une lueur d’espoir à entretenir dans ce contexte nouveau.

******

Enfin, cette nomination a, avant tout, une consonance religieuse. Nous en attendons une forte relance dans la diffusion de la Parole de Dieu.

Il nous été donné, dans des circonstances souvent difficiles, de jeter en terre les germes de l’Église en Centrafrique, en assurant un minimum de structures de formation, et en faisant appel à des congrégations masculines et féminines. J’ai la certitude qu’il y aura encore de nouvelles fondations pour une pastorale plus diversifiée.

Je termine en rappelant, Eminence, que lors de l’imposition du pallium à Rome, une délégation centrafricaine t’avait accompagné. Une dame, médecin de sa fonction, te félicita et exprima le souhait qu’un jour tu deviennes Cardinal. Vous vous êtes pudiquement embrassés, comme pour conjurer le sort.

Aujourd’hui, c’est chose faite.

Éminence, tu es désormais, plus que par le passé, cette lampe allumée qu’on ne doit pas mettre sous le boisseau ; mais que l’on place sur le meuble pour qu’elle brille et éclaire.

Les Romains disaient : « Honos, Onus »qui reçoit un honneur, hérite en même temps d’une charge.

Que le Seigneur te donne grâce sur grâce, pour mener à bien ta mission.

Amen.15494001_731742900322703_264211303_n

Entrée solennelle pour la messe

Propos transcrits et publiés par

Joseph GRÉLA

L’élève du cours moyen

De l’école indigène de brousse de Bakouté

Centrafrique : Changement du Gouvernement, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI menace et refuse l’idée de démission.

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Centrafrique : Changement du Gouvernement, le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji menace et refuse l’idée de démission.

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Bangui, le 13 décembre 2016. 12:41′.

Par : Gisèle MOLOMA.

Promesse d’argent par les bailleurs de fonds, promesse de formation d’un nouveau Gouvernement par le président Faustin Archange TOUADÉRA, telle était la dernière conclusion de Bruxelles le 17 novembre dernier. Mais de retour à Bangui, la promesse de Bangui qui devrait se faire dès le 5 décembre, « Parole du Président », tarde à se concrétiser. Pour cause, l’ancien compagnon de Faustin archange TOUADÉRA exige gros avant de céder l’immeuble Pétroca.

Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI, l’homme politique probablement le plus suivi de ce dernier temps est devenu le plus entêté et couteux pour la République. Et il serait, de ce fait, entré en rébellion contre son ami Faustin archange TOUADÉRA depuis son retour de Bruxelles où il avait conduit la délégation Centrafricaine, sans lui, à la Conférence des Bailleurs du 17 novembre dernier. Les coulisses présidentielles, qui veulent le faire Recteur de l’Université de Bangui, est l’un des points d’achoppement.

Contrairement à la Charte Constitutionnelle de Transition dite « Constitution Djotoja » qui rendait inamovible le poste du Premier Ministre, la nouvelle Constitution Centrafrique dite « Constitution du 30 Mars » émanant du peuple, confère au Chef de l’Etat un pouvoir discrétionnaire de nommer le Premier Ministre ou de le démettre, comme bon lui semble. Ce poste n’est plus inamovible depuis le 30 Mars 2016.

Etant inamovible sous la Transition, le départ du Premier Ministre de son poste était soumis à différentes tractation et exigence de ce dernier et très couteux à l’Etat centrafricain. Cela a fortuné certains anciens Premier Ministre en l’occurrence André NZAPAYEKE.  Ce cas d’école trimballe des idées jurisprudentielles dans les méninges Simplice Mathieu SARANDJI.

D’après nos information, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI exige, sous peine de dénonciation, deux villa dans les quartiers résidentiels à Yaoundé, un pactole d’argent et le poste de Ministre d’Etat, Directeur de cabinet du Chef de l’Etat avant qu’il accepte l’idée de son départ mijoté de part et d’autre.

Pour Simplice Mathieu SARANDJI et son entourage, démissionner n’est pas centrafricain. Il revient au président de la République de prendre sa responsabilité, à ses risques et périls, de le démettre. Pourquoi à ses risques et périls ? Quels sont les secrets qu’il veut mettre sur les voies publiques ?

Simplice Mathieu SARANDJI un politicien serpent

Dès sa nomination comme Premier Ministre en avril dernier, Simplice Mathieu SARANDJI était considéré par certains experts et politologues, comme un « serpent » ; un animal dangereux, qui symbolise les forces du chaos et tout ce qui dérègle les cours de choses. Très vite, les membres du cabinet présidentiel ont aussi fait le même constat.

Pour comprendre le jeu, il serait mieux de revenir un peu plus de 3 mois en arrière où certains Conseillers stratégiques du président Faustin Archange TOUADÉRA, réunis au Palais de la Renaissance, avaient décidé de sceller son sort politique comme Premier Ministre très incompétent à leurs yeux. La proposition de le limoger le plus tôt que possible avait été faite au président de la République, qui n’avait hésité et a pu reporter pour la fin de l’année 2016.

Les Ambassadeurs des pays accrédités en Centrafrique avaient, eux aussi, le font connaitre au Chef de l’Etat lors d’une audience au Palais de la Renaissance. « Nous attendons que vous nommez votre Directeur National de Compagne dans votre cabinet comme Directeur de cabinet par exemple et au poste de PM un de vos alliés politique de poids, mais grande est notre surprise de le voir nommer PM… », avait fait savoir au Chef de l’Etat un ambassadeur de l’Occident.

A Bruxelles, en novembre passé lors de la Table ronde, mêmes remarque et son de cloche sur la tête de SARANDJI. Dans les coulisses, un Représentant d’un Etat contributeur avançait ceci : « Il vous faut, Monsieur le président, un nouveau Gouvernement de Responsabilité pour gérer l’argent promis ». Pour calmer et avancer, le président Faustin Archange TOUADÉRA a promis dans ce sens. Mais, les choses s’annoncent très compliquées pour le Chef de l’Etat une fois de retour à Bangui.

Sentant venir la vague de contestation de son compétence, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI tente par tous les moyens de résister, quitte à rompre ses relations amicales avec le président TOUADÉRA. Il menace et exige des biens matériels. Avec ses proches, il n’a cessé de répéter que tous ceux ou celles qui crient pour son départ qu’ils ne connaissent pas ses relations avec TOUADÉRA. “Laissons les aboyer”. conclu-t-il.

Nommé il y’a près de 9 mois au poste du Premier Ministre, Simplice Mathieu SARANDJI, géographe de formation, a été non seulement l’ancien Directeur de Cabinet du Professeur Faustin TOUADÉRA à la Primature entre 2007-2012, mais aussi son Directeur National de Campagne lors de la dernière présidentielle de 2015-2016. Sa nomination au poste du Premier Ministre a été vue comme une marque de défiance vis-à-vis de la Communauté Internationale qui avait suggéré pour ce poste un Technicien talentueux.

Le Président Faustin Archange TOUADÉRA va-t-il un jour comprendre que la roublardise et la volte-face en politique sont plus dangereuses que tout ?

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Afrique : le Forum du Maroc sur les Droits de l’Adolescence et de la Jeunesse comme pilotes du Développement Durab

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Afrique : le Forum du Maroc sur les Droits de l’Adolescence et de la Jeunesse comme pilotes du Développement Durable

 

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Photos du forum au Maroc

Bangui 12 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
Un jeune représentant pour chaque pays du continent africain, des Organisations de la Société Civile, des hauts représentants des Nations Unies, des célébrités ainsi que la jeunesse locale se sont réunis à Marrakech, du 8 au 9 Décembre 2016, sous les auspices de l’Observatoire National pour les Droits de l’Enfant au Maroc.
L’UNFPA et l’ONDE considèrent que les adolescents et les jeunes sont les acteurs clé du changement. Dans l’optique d’adoption de l’agenda 2030, les deux institutions ont collaboré dans une réunion avec les représentants des sociétés civiles arabes et africaines tenue à Rabat sous le thème «enfants et jeunes dans l’Agenda Post 2015» qui s’est conclue avec la Déclarations de Rabat.
Récemment, lors de l’ouverture de la 71ème Assemblée Générale, l’ONDE a réitéré son partenariat avec l’UNFPA, Norad, Y-Peer, le Bureau de l’envoyé du Secrétaire General pour la Jeunesse et le Partenariat sur la Santé Maternelle et Enfantine (PMNCH), afin de s’accorder sur un appel à l’action pour inclure la jeunesse dans le processus des SDG’s.
Par l’organisation de ce forum, le Royaume du Maroc consolidera sa place en tant que leader régional et mondial dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030, et l’ONDE se placera comme étant la plaque tournante de l’action de la société civile régionale dans ce chantier onusien.
Cet élan politique basé sur l’implémentation des objectifs du Développent Durable et les jeunes générations est une opportunité unique pour le nouveau Secrétaire-General afin que lui aussi en fasse sa priorité. Dans cette optique, les intervenants sont appelés à créer une Commission des Nations Unies de haut niveau sur l ‘Adolescence qui mets en priorité ce thème au niveau de l’Agenda 2030 en identifient les interventions intersectorielles appropriées, dans lesquelles les jeunes générations peuvent atteindre leur plein potentiel en contribuant aussi à la création d’économies et de communautés résilientes. L’objectif est d’atteindre un consensus, aux plus hauts niveaux, sur la recherche des moyens matérielles et immatérielles nécessaires pour investir dans l’adolescence, et ce dans le cadre de l’Agenda 2030.
Co-présidé par les Chefs d’État, la Commission comprend des représentants des adolescents et fournit des consultations pour le développement de recommandations stratégiques. Dans cette optique la Commission plaidera pour la promotion des investissements nationaux dans l’adolescence en appuyant les efforts des pays. Elle vérifiera les progrès accomplis et proposera des recommandations pour les actions prioritaires à entreprendre pour la promotion des droits de l’Homme en général, et les droits des adolescents et jeunes en particulier.
Pendant ce Forum, le Maroc servira de modèle pour l’implémentation de l’ICPD post-2014 et de l’Agenda 2030 au niveau national.
UNFPA a et coordonné la préparation substantive et technique du Forum au travers de la Division for Governance and Multilateral Affairs, qui collaborera avec le Bureau Régional des Etats Arabes et la Division Technique ainsi que le Country Office du Maroc.
Le Forum est envisagé comme plateforme pour le lancement à long-terme du partenariat entre les différents acteurs engagés dans l’ICPD et l’Agenda 2030 au niveau continental.  A la fin du forum, les jeunes adolescents africains et arabes ont fait une déclaration en marche vers un développement durable.

Centrafrique : la famille humanitaire s’active pour célébrer la journée des ONG à travers une série d’activités.

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Centrafrique : la famille humanitaire s’active pour célébrer la journée des ONG à travers une série d’activités.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1075.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les enfants déplacés à Bangui.
Les enfants déplacés à Bangui.

Bangui 12 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA.
Le Comité de Coordination des ONG internationales (CCO) en République Centrafrique a conféré le 5 décembre dernier avec la presse pour annoncer la célébration de la journée internationale des ONG. L’objectif est de sensibiliser le public centrafricain sur le rôle des ONG, leur mission dans le pays. Plusieurs activités sont prévues dans la semaine en prélude à la commémoration de cette journée dédiée aux ONGs.
Les ONG en République Centrafricaine se plaignent des difficultés que les acteurs humanitaires rencontrent dans l’exercice de leur travail. Des braquages sur leurs bases, des menaces proférées et l’accès à la population sont entre autres des incidents qui rendent difficile le travail des acteurs humanitaires. A l’occasion de la journée du 13 décembre dédiée aux ONGs, les acteurs humanitaires en Centrafrique ont organisé une série d’activités en vue se sensibiliser les autorités, les populations et les groupes armés sur la mission et les activités que mènent les ONGs auprès des populations en situation d’urgence.
« Les activités qui sont prévues dans le cadre de la journée des ONG permettent d’expliquer au plus grand nombre le rôle des ONGs, leur principe d’actions et les activités qu’elles mènent en République Centrafricaine. En amant, le but de cette journée célébrée en une semaine, c’est de mieux nous faire connaître, nous faire comprendre par la population à qui es organisations viennent en aide au quotidien », a expliqué Manon Julie Cabaup, Chargée du plaidoyer et projet du CCO.
La célébration de la journée des ONGs a démarré depuis la semaine dernière en République Centrafricaine à travers une série d’activités de sensibilisations. A cet effet, le CCO a organisé à sa base à Bangui, la journée de sensibilisation sur les principes humanitaires et de recevabilités ayant réuni les personnels d’ONGs nationales et internationales. La situation humanitaire en RCA demeure une priorité absolue une préoccupation pour les acteurs humanitaires. Au cours de leurs activités quotidiennes dans le pays, les acteurs humanitaires se confrontent à des défis sécuritaires.
« L’insécurité dans le pays nous empêche, nous organisations humanitaires de pouvoir éventuellement délivrer l’appui humanitaire tant attendu par la population vulnérable. Et que pouvons-nous faire lorsqu’à Bria l’IMC veut éventuellement aller sauver des vies et qu’il n’y a pas de possibilité d’avoir accès l’hôpital ou que l’hôpital soit assiégé? Voilà quelques défis auxquels nous nous sommes confrontés. Nous les ONGs et agences systèmes des Nations Unies, nous travaillons sur la base de principe humanitaire » a fait savoir Koffi Yao, Chef de mission au Médecin du Monde.
L’ensemble des ONG nationale et internationale va célébrer cette journée du 13 décembre dédiée aux ONGs à travers des expositions sur les stands au complexe Omnisports de Bangui. La semaine d’activités liée à cette commémoration sera bouclée par une rencontre avec le président du parlement centrafricain, et également un match amical de football ce samedi au stade municipal de Bangui. A ce programme de fin de la semaine des ONGs, s’ajoutent une rencontre des ONGs avec le ministre centrafricain du plan et de la coopération internationale et également une conférence débat sur le thème « qu’est-ce qu’une ONG ».

Centrafrique : le coordonnateur humanitaire appelle les groupes armés à respecter le droit international humanitaire

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Centrafrique : le coordonnateur humanitaire appelle les groupes armés à respecter le droit international humanitaire

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1066.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Coordonateur humanitaire en Centrafrique Bangui 12 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA

La ville de Bria, au centre de la République centrafricaine à 600 km de Bangui, la capitale, est depuis le 21 novembre 2016 au cœur d’un conflit d’une violence extrême entre éléments armés rivaux. Ces affrontements ont engendré une nouvelle crise humanitaire avec plus de 12 000 déplacés, selon le bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA). Dans un communique de presse parvenu à notre rédaction, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, appelle les parties au conflit à respecter sans délai le Droit international humanitaire (DIH).

Plus de 100 personnes ont trouvé la mort du fait de cette violence à Bria et dans les axes routiers environnants. Ces affrontements ont trouvé une résonance particulière dans la préfecture voisine de l’Ouaka. Au 5 décembre, on dénombrait 1 434 personnes nouvellement déplacées dans la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture. Ces mouvements de populations font suite aux affrontements dans la zone de Bakala à 60 km à l’ouest de Bambari. Dans les termes les plus forts, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine a condamné les violations du Droit International Humanitaire par les éléments armés. De l’avis Fabrizio Hochschild, leurs agissements violents engendrent de nouveaux défis à la protection des civils et à l’accès aux populations vulnérables. A Bria par exemple, des civils sont confinés dans leurs quartiers et le site de déplacés de PK3 sans possibilité de mouvement à travers la ville, de peur d’être attaqués en raison de leur appartenance ethnique.
«A Bria et à Bambari ainsi que sur toute l’étendue du territoire, ces infractions sont intolérables et constituent un délit au regard de la justice internationale» selon Fabrizio Hochschild qui a ajouté : «J’insiste particulièrement sur la nécessité de respecter le caractère sacro-saint de la vie humaine et de faciliter sans aucune condition l’accès aux populations enclavées et vulnérables».
Ce regain de violence déplorable a contraint les acteurs humanitaires à réduire temporairement l’ampleur de leur présence à Bria et ses environs ainsi qu’à Bambari. «Il convient toutefois de souligner que la famille des humanitaires a réduit sa présence mais ne s’est pas retirée et n’a abandonné ni Bria ni Bambari» a signalé le Coordonnateur humanitaire.
«Malgré les affrontements ouverts à Bria et une situation sécuritaire particulièrement délétère à Bambari, ils ont maintenu la présence nécessaire afin d’être en mesure de répondre aux besoins urgents des populations les plus vulnérables » a-t-il précisé.

Magazine Afrique Éducation: le Numero 447 vient de paraître en kiosque

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Le numéro 447 d’Afrique Education est en kiosque depuis le mercredi 7 décembre et y restera jusqu’à la fin du mois.
Commandez-le sur notre site internet (www.afriqueeducation.com) en cliquant sur « boutique » ( puis, suivre les indications mentionnées).
Vous pouvez aussi NOUS CONTACTER par e-mail afriqueeducation@afriqueeducation.com
ou par téléphone au 01 42 53 72 09 pour vous abonner.

 

 

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Cordialement.

Centrafrique: Le Mouvement Patriotique Pour la Centrafrique MPC communique

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MOUVEMENT PATROTIQUE POUR REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
LE CENTRAFRIQUE (MPC)

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Unité – Dignité – Travail

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PRESIDENCE
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BUREAU EXECUTIF NATIONAL
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SECRETARIAT GENERAL
*******
N° __44__ /MPC/ PR/ BE/ SG / 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

Bangui, le 10 Décembre 2016

La dernière semaine du mois de Novembre de cette année, la République Centrafricaine a encore vécu des moments très douloureux avec les affrontements armés inter ex séléka à Bria et à Bakala qui ont causé plusieurs pertes en vie humaine.

Nous condamnons fermement cette recrudescence inadmissible de violence qui essaime encore à travers tout le pays. Elle intervient à un moment où la majorité des mouvements politico militaires ont accepté de privilégier le dialogue pour s’orienter résolument vers la mise en application des Accords du DDRR/RSS/RN (Désarmement, Démobilisation Réintégration Réinsertion et Rapatriement/Réforme du Secteur de Sécurité/Réconciliation Nationale).

Ces multiples incidents qui continuent d’accabler la République Centrafricaine déjà meurtrie par des conflits armés, annihileront, si rien n’est fait, les efforts d’un retour à la paix souhaité par toutes les composantes de la Nation, par le Gouvernement et la Communauté Internationale.

Ceux qui ont participé au regroupement de Ndélé n’ont reçu aucun mandat du MPC. En conséquence ils ne peuvent engager l’organisation et s’exposent à des sanctions disciplinaires.

Le Mouvement Patriotique Pour la Centrafrique (MPC), réaffirme ses positions de principe du 25 Juillet 2015, auxquelles il demeure attaché à savoir :

Les Etats Généraux ont (aussi) recommandé d’intensifier la collaboration avec les autorités locales pour la restauration de l’autorité de l’Etat et ils mettront tout en œuvre pour assurer la libre circulation des personnes et particulièrement le bon déroulement de tout le processus électoral.

Fidèles à ses positions de départ les représentants du MPC, ont participé aux différentes manifestations officielles pour la commémoration des festivités du 1er décembre 2016.

Ainsi à Bangui, le Général Abdel Karim MOUSSA était avec les Officiers Généraux Centrafricains aux côtés des plus Hautes Autorités du pays aux cérémonies du 1er décembre 2016.

A KABO, le Général Al KHATIM et KOUCY assistaient aux côtés des autorités locales aux festivités du 1er Décembre 2016. L’honorable Martin ZIGUELE, Président de la Commission Finance de l’Assemblée Nationale avait rehaussé de sa présence cette célébration.

C’est encore par fidélité à nos engagements de départ que nous participons activement à la mise en application des Accords du DDRRR/RSS. Les ex combattants ont ainsi entamé leur formation en informatique, en mécanique et bientôt en agro pastoralisme dans le cadre du projet sur la réduction de la violence.

C’est la preuve que le MPC s’est résolument engagé à privilégier le règlement des différends par le dialogue et à contribuer au règlement pacifique des problèmes.

Ce faisant, le MPC réitère son appui au Président de la République, le Professeur Faustin Archange TOUADERA et au Gouvernement pour les efforts de recherche d’une paix durable par le dialogue et la réalisation du programme du DDRR/RSS/RN.

Pour le Bureau Politique

Ont signé :

Le Général Abdel Karim MOUSSA                                                                                                                            Abel BALENGUELE

Le Coordonnateur Général    en matière du DDRRR/RSS                                                                                                 Le Secrétaire Général

 

                                                                                                       Ghislain BRIA

Le Coordonnateur Général Adjoint

Chargé de l’organisation politique et de la Cohésion  Sociale

 

 

 

Centrafrique: le Révérant Père Richard Appora nommé par le Saint Père à la Diocèse de Bambari.

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Centrafrique: le Révérant Père Richard Appora nommé par le Saint Père à la Diocèse de Bambari.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_10611.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Photos du père Richard  Appora O. P.
Photos du père Richard Appora O. P.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE.

La Nonciature Apostolique en République Centrafricaine a l’honneur d’annoncer que le Saint-Père François a nommé le Révérend Père Richard APPORA, O.P., (de l’Ordre des Frères Prêcheurs) Evêque Coadjuteur du Diocèse de BAMBARI.
La Nonciature souhaite à l’Evêque élu les bénédictions du Seigneur pour son service pastoral auprès du Peuple de Dieu.

POURQUOI LA NOTION D’URGENCE N’EXISTE JAMAIS EN CENTRAFRIQUE?

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POURQUOI LA NOTION D’URGENCE N’EXISTE JAMAIS EN Centrafrique?

 

Bernard Selembi-Doudou. Photo personnelle.
Bernard Selembi-Doudou. Photo personnelle.

Bangui, le 10 décembre 2016. 15:33′.
Par: Bernard Selemby Doudou.

Après les vagues d’indépendance en Afrique, l’administration locale s’est substituée progressivement à l’administration coloniale. Certains États africains et même de la sous-région ont bien emboîté le pas, d’autres piétinent et s’enlisent d’avantage. C’est le cas de notre chère patrie qui avance en reculant avec des successions de coups d’Etat, de mutineries, d’insurrections armées assortis de destructions systématiques de biens publics ou privés. A cela, s’ajoute la nonchalance chronique qui le caractérise. Ce constat nous amène à nous appesantir sur les problématiques suivantes : pourquoi tout doit toujours attendre en Centrafrique ? Pourquoi n’ya t-il jamais d’urgence en Centrafrique ? L’urgence par définition est une situation qui ne doit pas souffrir de retard sous peine d’entraîner un préjudice grave et irréparable. C’est une situation qui nécessite un diagnostic et une solution d’urgence. Par analogie au jargon médical, l’urgence est un état physique qui nécessite de soins immédiats avec abréviation de toute procédure. La politique de rupture prônée par le President de la République n’a t-elle pas encore atteint sa vitesse de croisière ? La notion étymologique de la rupture a été utilisée abusivement par le nouveau pouvoir. La notion du temps et celle du choix du moment manquent cruellement à nos autorités alors que ces deux notions ont fait leur preuve sous d’autres cieux où le temps est précieux. Nous tenons à rappeler qu’en politique, chaque jour qui passe est utile à la construction d’une nation. Pourquoi la notion d’urgence est bannie du vocabulaire centrafricain ? La culture de la corruption et de tripatouillage de dossiers est-elle un début d’explication à cette problématique ? L’espoir des centrafricains au lendemain des présidentielles commence à s’amenuiser et cet espoir se métamorphose en doute ou inquiétude sur la capacité et l’aptitude à gérer un État post crise. Loin de faire le procès de nos autorités, voici le parcours de la nonchalance qui s’est érigé en mode de travail. Après la proclamation des élections, on a pas pensé au choix d’un premier ministre mais de mettre en place un comité de gestion des cent premiers jours. Au passage où est passé ce comité ? À l’arrivée, le chef du gouvernement a été désigné deux jours après son investiture donnant l’impression que c’était le dernier recours suite aux échecs des consultations à la hâte. La mise en place du gouvernement a aussi traîné avant d’être effective. Il était notoire que les nouvelles autorités ont hérité d’un pays agonisant et sous perfusion. C’est une situation d’urgence qui nécessite de mesures urgentes et des priorités chronologiques. Ainsi, qu’est-ce qui a changé dans le dossier des déplacés de l’aéroport Bangui M’poko appelés ironiquement Ledger ? Combien de fois le President de la République a décollé et a atterri au dessus de leur tête ? Quelles seront les premières impressions des expatriés ou investisseurs en tourisme en Centrafrique ? L’aéroport étant la vitrine et le point de contact avec l’étranger, la priorité était de délocaliser les déplacés sur un site transitoire en attendant de statuer sur le fond du dossier. L’indifférence du pouvoir central face aux déplacés a transformé ce site en une forteresse, un ghetto, une zone de trafic tous azimuts où la délinquance infanto-juvénile galope car pas de structures scolaires pour les accueillir. N’oublions pas que ces déplacés ont droit à des logements dignes, le droit à l’éducation et le droit à la santé. Les organisations non gouvernementales nationales et internationales ont pris le dessus là où l’Etat a démissionné. Outre le problème des déplacés, qu’est-ce qui a changé dans le dossier des réfugiés ? Qu’est-ce qui a changé dans la restauration de l’autorité de l’Etat ? Qu’est-ce qui a changé sur le plan sécuritaire ? Quant au programme DDRR, nous sommes convaincus qu’il accompagnera le régime jusqu’à la fin du mandat. Logiquement, un pouvoir issu des urnes et qui n’a souffert d’aucune contestation doit marquer son territoire de ses empreintes, prouver aux voisins qu’il y’a un nouveau locataire. La nomination d’un nouveau premier ministre, La mise en place du gouvernement, les mouvements du personnel dans les ministères pour placer ses hommes de confiance, une nouvelle méthode et stratégie de travail etc…Le changement doit être visible, palpable avec un effet immédiat. Visiblement et en dehors des cabinets, le gouvernement travaille avec les mêmes personnalités désignées par le gouvernement de transition. Ainsi, comment rêver un développement socio-économique pour se mettre au même diapason des États de la sous-région ? A titre d’illustration, lorsque le premier ministre de la France a démissionné pour se présenter aux primaires de la gauche, un nouveau premier ministre a été désigné dans la même journée, un nouveau gouvernement mis en place, le tout couronné par un premier conseil des ministres dans la soirée. Certains nous diront qu’il faut comparer des choses comparables mais nous voulons seulement à travers cet exemple prouver la valeur algébrique du temps. S’inscrivant dans la logique du temps, le pouvoir central doit anticiper sur les éventuels financements suite à la table ronde de Bruxelles pour se poser les bonnes questions : comment la population centrafricaine va bénéficier de cette manne financière ? Quelles sont les garanties de gestion et de transparence ? Comment renforcer la lutte anti-corruption ? Comment lutter efficacement contre les détournements ? Pour finir, nous exhortons les nouvelles autorités de ne pas être fataliste, d’éviter l’attentisme et surtout d’anticiper sur toute chose car à situation urgente, une solution urgente…mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 10 décembre 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062

Centrafrique: Panique à Bozoum, une partie de la population se réfugie dans la brousse.

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Centrafrique: Panique à Bozoum, une partie de la population se réfugie dans la brousse.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/miliciens-anti-Balaka-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>miliciens anti Balaka
Bangui, le 10 novembre 2016. 09:32′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Si dans certaines villes de province les détonations d’armes automatiques font fuir régulièrement la population civile dans la brousse, dans d’autres par contre ce sont des rumeurs qui font ce travail à la place des fusils de guerre. Cette semaine à Bozoum, une bonne partie des habitants se mettait à courir dans tous les sens, non pas à cause du bruit des fusils d’assaut, mais plutôt suite à des rumeurs non vérifiées qui polluent la région. Que s’était-il passé exactement ?

L’histoire remonte au début de la semaine quand les rebelles de la coalition Séléka-RJ basé à Gouzé ont repris le contrôle de Ndim une ville proche de Bocaranga et l’appel intime de Gabin NAKOMBO Préfet de la région lui demandant de quitter la ville.

Depuis le mardi dernier, à Ndim, des jeunes désœuvrés constituant la milice anti-balaka retombent de plus en plus dans l’activité de vol de bétail. Tandis que certains pourchassaient un éleveur peul jusqu’à son lieu de refuge à l’Eglise catholique, d’autres pillaient son troupeau. Informés de la situation, les éléments de la séléka-RJ basés à Gouzé ont pris d’assaut la ville occasionnant ainsi, comme dans le passé et toujours le cas, des déplacements massifs de la population dans la brousse.

L’écho est arrivé à Bozoum la capitale préfectorale au même moment où la dame du Préfet Gabin NAKOMBO confie à ses proches l’appel de son mari en tournée et bloqué à Paoua lui demandant avec insistance de quitter la ville.

Cette confidence, du type « ne dites à personne », a été très vite diluée dans le vent. Tous ceux ou celle qui aspirent cette partielle de vent contenant cette confidence, confie aux autres. Ce vent, malheureusement s’est transformé en poudre d’escampette pour certains, direction, brousse.

Selon nos informations, le Préfet de l’Ouham-Péndé, Monsieur Gabin NAKOMBO, empêché durant plusieurs heures par les éléments de la Séléka-RJ de se rendre à Paoua, hésite de revenir à Bozoum par cet axe. D’autres informations font état d’un renfort imminent des forces de la Minusca à Bozoum afin de préparer le combat, si besoin, de la libération de l’axe Bozoum-Paoua. Ce qui aurait poussé, selon nos sources, le Préfet à demander à sa femme un repli tactique sur Bangui.

Pour l’heure, aucun affrontement n’est signalé ni dans Bozoum, ni à moins de 90km.

La ville de Bozoum, située à environ 380km au nord-ouest de Bangui, est le Chef-lieu de la Préfecture de l’Ouham-Péndé. Auparavant calme et convivial, elle est devenue déserte depuis le déclenchement de la guerre civile en 2013. La présence massive des Anti-Balaka n’a pas facilité les choses non plus. La paix demeure fragile dans cette partie de la RCA.

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Centrafrique: les militants de PUR violentés par les gendarmes le jour de la fête nationale.

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Centrafrique: les militants de PUR violentés par les gendarmes le jour de la fête nationale.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1035.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> les militants du parti PUR lors du défilé du 1er décembre 2016. Photo Éric Ngaba. Copyright CNCembre
les militants du parti PUR lors du défilé du 1er décembre 2016. Photo Éric Ngaba. Copyright CNCembre

Bangui 09 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
La célébration de la proclamation de la République Centrafricaine a connu aussi un incident malheureux même si tout s’était bien passé. Pour illustrations, les militants du Parti de l’Unité et de Réconciliation (PUR) ont été violentés ce jour 1er décembre 2016, par les éléments de la gendarmerie alors qu’ils venaient de finir le défilé.
Le 1er décembre, date de la proclamation de la République Centrafricaine, a donné l’occasion à tous les citoyens centrafricains d’exprimer son attachement à leur patrie. La population s’est réjouie de la célébration de cette journée commémorative. Les Centrafricains de toutes les entités ont défilé ce jour sur le boulevard des martyrs à Bangui.
En présence du président de la République, Faustin Archange Touadera, du premier ministre avec son équipe gouvernementale, et de corps diplomatiques, les associations, les entreprises et les partis politiques entre autres ont marqué à tour de rôle leur passage à ce défilé. Tout s’était passé dans l’ordre sauf un incident créé par les éléments de la gendarmerie a failli tourner au vinaigre pendant que tout le monde était en jubilée.
Tout était parti d’une altercation entre le gestionnaire du Parti de l’Unité et de Réconciliation et un officier de la gendarmerie nationale. S’agissait d’une question de déguerpissement du lieu où les éléments de la gendarmerie surveillaient en face de la primature, de l’autre côté du bâtiment de l’ambassade de Lybie en construction.
« Lorsque nous avons terminé notre passage au défilé, j’étais en train d’arranger avec nos militants et sympathisants ayant participé au défilé pour voir comment ils peuvent rentrer chez eux. Alors, un gendarme était venu, impoliment, nous dire : hé ho, dégagez de là, or il nous bien vu avec nos fanons et banderoles à travers lesquels on peut nous identifier facilement comme des militants d’un parti politique. J’ai dit à ce gendarme, monsieur, vous parlez aux hommes donc il faut avoir un langage de politesse. Et c’est à ce niveau que nous avons commencé à échanger le langage », a expliqué le gestionnaire du PUR.
Suite à l’altercation, le gendarme s’est retiré mais pour revenir créer un incident plus tard. Il était parti appeler ses compagnons d’armes afin d’embarquer les militants et sympathisants du pur qui étaient recevoir les per-diem pour le transport que le gestionnaire du parti donne à chacun d’eux. Pendant ce temps, l’élément de la gendarmerie a fait appel à ses collaborateurs pour embarquer les militants de PUR dans le véhicule de la gendarmerie.
« Au moment où j’étais en train de remettre aux militants l’argent du transport, nous étions tous surpris de voir ce gendarme accompagné d’autres gendarmes se dirigeant vers nous. Soudain, ils commençaient à nous saisir de force pour nous embarquer dans leur véhicule. Je leur ai posé la question de savoir cette brusque arrestation au moment les gens sont en plein défilé et que le chef d’Etat y est encore. Ils m’ont dit seulement de me taire et qu’ils doivent m’embarquer. C’est ainsi que moi et tous les militants, nous leur avons dit que personne d’entre nous ne va être arrêtée », a-t-il poursuivi.
Pendant que les gendarmes ont réussi à embarquer l’un des militants, les autres, n’ayant pas voulu voir leur camarade arbitrairement arrêté, se sont jetés tous dans le véhicule afin d’être tous arrêtés. Par ailleurs, un officier de la gendarmerie qui était de passage dans son véhicule, a aperçu la scène et s’est approché pour s’enquérir de la situation. Aussitôt s’enquérir de la situation, cet officier a aussitôt intimé l’ordre qu’on relâche tous les militants embarqués dans le véhicule de la gendarmerie afin d’éviter, d’après lui, de jeter l’anathème sur la gendarmerie nationale à des pareils moments de la célébration de la fête nationale. Alors, les militants et sympathisants du PUR sont tous descendus du véhicules sous l’applaudissent d’une foule qui observait la scène.
D’après le gestionnaire du PUR qui s’est confié à notre rédaction, dit vouloir engager une rencontre avec le ministre de la sécurité publique pour que la lumière soit faite sur cet incident. Car, a-t-il martelé, l’on ne peut pas comprendre l’agitation des éléments de la gendarmerie à l’encontre des militants du PUR ce jour de la célébration de la proclamation de la République Centrafricaine. De l’autre côté, la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) a tenté en vain de recueillir les versions des éléments de la gendarmerie afin de savoir davantage sur les causes de l’incident.

Centrafrique : Quand l’ancien Président BOZIZE adopte pour une autre posture de communication avec Faustin Archange TOUADÉRA.

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Centrafrique : Quand l’ancien Président BOZIZE adopte pour une autre posture de communication avec Faustin Archange TOUADÉRA.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/IMG_09281.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> L'ancien président  Centrafricain  le général  François Bozizé.
L’ancien président Centrafricain le général François Bozizé.

Bangui, le 08 Décembre 16:45.

Par: Gisèle MOLOMA.

Depuis les sollicitations vaines de François BOZIZE, suivi de la brève arrestation de son fils aîné le Colonel Francis BOZIZE et les réponses sèches du président Faustin Archange TOUADÉRA à son encontre, les relations entre François BOZIZE, ancien Chef de l’Etat actuellement en exil en Ouganda et Faustin Archange TOUADÉRA actuel Chef de l’Etat sont totalement et entièrement coupées. Ce dernier, qui se croyait avoir le gabarit qu’il faut pour gérer un pays sans l’appui technique et émotionnel de son ancien patron François BOZIZE, lui est totalement tourné le dos et à son parti le K.N.K. Mais François BOZIZE n’entend pas de cette oreille et opte pour une autre stratégie de communication : Le Mémorandum.

Dans les premiers jours de son accession au pouvoir, selon nos informations, le président Faustin Archange TOUADÉRA revêtait le costume du PM et à ce titre, appelait son ancien patron tous les 3 jours sur 5 pour avoir des initiatives. Mais depuis le retour de son fils ainé Francis et ses faits et gestes à l’endroit des miliciens Anti-Balaka, son nom revient régulièrement dans les affaires de coup d’Etat des services de renseignements de Faustin. Ce qui a conduit son ancien PM et actuel Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADÉRA de ne plus le contacter.

Selon nos informations, François BOZIZE, qui comptait en vain sur les micros et plumes de nos confrères de la presse internationale pour faire parler de lui, a décidé, sous un furieux tempérament, d’attaquer lui-même sous l’emblème de son Parti le K.N.K et non sous celui de la République durant trois ans.

Si l’on en croit à ses titres mis sous sa signature : « Président Fondateur du KWA NA KWA, Ancien Président de la République Centrafricaine », François BOZIZE reconnait volontairement désormais que les 3 années qu’il n’a cessé de réclamer urbi et orbi comme Chef de l’Etat de la République Centrafricaine sont perdues. Ceci lui permettra de commencer le deuil de son pouvoir assassiné par Michel DJOTODJA  en mars 2013. Qu’il reste, enfin, le vrai Maître, Chef et Patron et seul interlocuteur du parti K.N.K qu’il a lui même créé. Faustin Archange, étant l’un des ouvriers, il reste et demeure en effet son Chef naturel et suprême. Quoi qu’il fasse ou dise, il a intérêt à communiquer avec lui.

Dans sa missive de 4 pages dont CNC a pu avoir une copie, François BOZIZE avoue qu’il est « l’un des premiers acteurs » du chao de la République Centrafricaine et averti au passage ses anciens collaborateurs d’Afrique Centrale que si « la politique de 2 poids 2 mesures menée à son encontre » se poursuit, c’est « toute la sous-région d’Afrique centrale déjà très fragile et en proie à l’incertitude » qui sera ébranlée.

A-t-il prophétisé, en sa qualité de Général d’armée-Pasteur-Prophète de l’Eglise Céleste d’Afrique, une Grande Guerre que Dieu prépare ou  lui prépare? Rien n’est mois sûr.

S’il la quintessence de son mémo consiste à demander un énième Dialogue Politique Inclusif entre “les vrais centrafricains”, il en sait beaucoup de chose. C’est lui, en effet, qui a ramené les Ali Darass et consorts  à Bangui et les naturaliser centrafricains. Aujourdhui, il dit à demi mot qu’ils sont des “Faux Centrafricains” Si le ridicule tuait, on aurait pas dû lire et entendre une telle énormité.

Ci-dessous le Mémorandum de François BOZIZE à qui de droit.

Copyright CNC.

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Centrafrique : ouverture de la foire culturelle à Bangui avec un face-à-face des artistes de marque.

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Centrafrique : ouverture de la foire culturelle à Bangui avec un face-à-face des artistes de marque.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1026.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les 2 artistes célèbres Centrafricains Ozagin et Losseba

Bangui 01 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
Bangui, la capitale centrafricaine vibre au rythme des fêtes de la fin d’année. Avec le fleurissement des foires dans la capitale, les fins d’année présentent des belles images du pays. A cet effet, la foire dénommée Foire culturelle, d’arts contemporains et de télécommunication (FOCACTE) organisera dès son ouverture le 16 décembre 2016, un grand spectacle qui opposera les deux artistes de haut niveau de la République Centrafricaine. Ce face-à-face opposera Losseba Ngoutiwa et son orchestre Sapeke Maison Mère à Ozagin OZ et son orchestre Nouvelle écriture.
Située en face de la tribune du défilé sur l’avenue des martyrs dans la concession de l’ambassade du Nigeria à Bangui, la Foire offrira des surprises aux spectacles artistiques et culturels au public banguissois.
Le vendredi 15 décembre à 16h locale, les Artistes Losseba Ngoutiwa et Oz ozagin vont s’affronter pour donner une ambiance conviviale à la population éprise de paix. Ce sera un duel des deux artistes de grande marque du pays, très connus sur la scène internationale.
Par ailleurs, les Artistes invités à cette soirée de compétition Géovani, Dr Weash et Liga Théâtre.

 

Centrafrique : Nomination aux cabinets ministériels et aux postes de responsabilités, le gros désordre du tandem TOUADÉRA-SARANDJI.

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Centrafrique : Nomination aux cabinets ministériels et aux postes de responsabilités, le gros désordre du tandem TOUADÉRA-SARANDJI.

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Bangui, le 7 décembre 2016. 12:51′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Si dans un pays normal les gens marchent avec leurs pieds, ici chez nous en Centrafrique, c’est tout à fait le contraire. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA, dans ses nombreux discours à la Nation, avait prôné la rupture comme le fil conducteur de sa politique à la tête de son pays. Les centrafricains, quant à eux, viennent de découvrir avec étonnement le visage caché de la politique de leur Président surnommé la Tortue. Avec son Premier Ministre, ils ont ramené le pays à 13 ans exactement en arrière, c’est à dire au temps de son Patron Parrain Bozizé et avec le copié-collé de sa politique. Les dernières nominations dans les différents cabinets ministériels constituent un des exemples parmi tant d’autres et montrent ainsi le vrai visage de TOUADÉRA et de son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji.

Dans les derniers vagues des décrets co-signés par le président Faustin Archange TOUADÉRA son Premier Ministre et les Ministres portant nomination de certains cadres et agents de l’Etat dans les différents cabinets ministériels et à des postes de responsabilités, force est de constater que près de 35% ne sont pas des cadres et agents de l’Etat juridiquement parlant c’est à dire en activité mais plutôt des anciens agents de l’Etat c’est à dire des fonctionnaires en retraite depuis plusieurs années et anciens commerçants.

Selon nos observations, 20% de ces anciens agents sont tous devenus des majeurs incapables et ont, intellectuellement, tout désappris en raison de différents maladies qui les rangent et environ 15% manquaient cruellement d’expérience ou de diplômes valables pour des postes pour lesquels ils sont nommés. Ils sont rappelés pour resservir l’Etat sous le parfum familial ou amical.

Cette méthode de rappel en vie a été largement utilisé par l’ancien président François Bozizé ou des morts et des prisonniers en casiers judiciaires bulletins 2 et 3 remplis ont été nommés. Elle offrait, sous le règne de BOZIZE, des moyens de relèvement et vies meilleures aux parents, amis et connaissance boziziste et des Ministres en fonction. Elle vient de faire son grand retour avec l’arrivée du Professeur Faustin Archange TOUADÉRA au pouvoir.  Pour en bénéficier, selon certains proches parents qui exploitent les CV, il suffit de poster dans le CV, un mot qui flatte à l’  un des critères suivants : Appartenance clanique ou ethnique; partisane et réseautique mafieux. Finalement où est la rupture promise ?

Pour des nombreux Centrafricains, le Président Faustin Archange TOUADÉRA n’est autre que son ancien patron François BOZIZE. Il a appris sous son règne la roublardise qui lui permet à ce jour de pétrir ses alliés dans une tasse à café sans leur faire du mal et les faire cuire au besoin s’ils ne se rendent pas compte. Même certains de ses homologues étrangers, le président Faustin tente. La rupture promise, n’est qu’une farce. Le népotisme, le clientélisme, le clanisme, le réseautage. Ce sont ses critères. Le pire s’annonce.

Arrivé au pouvoir il y’a près de 8 mois, le président Faustin Archange TOUADÉRA n’aurait pas manqué de dire à ses entourages qu’il aurait pris un an plein pour apprendre et étudier cas par cas avant de commencer son vrai boulot. Entre temps, le pays s’enfonce davantage, les Centrafricains meurent sous les coups de fusils des groupes armés. À ce titre, peut-on dire qu’avec l’état actuel du pays, l’élection d’un Président apprenti à la tête de la Centrafrique est-elle le meilleur choix ?

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Centrafrique : Braquage inédit à Paoua, les combattants de la Révolution Justice ont littéralement pillé le marché central.

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Centrafrique : Braquage inédit à Paoua, les combattants de la Révolution Justice ont littéralement pillé le marché central.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/IMG_0985.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la Seleka
Les miliciens de la RJ et Seleka à Gouzé

 

Bangui, le 7 décembre 2016. 11:41′.

Par : Gisèle MOLOMA.

Dans la nuit du samedi à dimanche, plusieurs braqueurs identifiés formellement par les témoins comme des combattants de la Révolution Justice de l’ancien homme du rang Armel Sayo ont littéralement pillé plusieurs boutiques installées au centre-ville de Paoua. Plusieurs matériels et articles ont été emportés par ces braqueurs.

L’acte est produit le samedi dernier vers 20h où une dizaine d’homme de la Révolution Justice, armes sous les mentaux, faisaient leur apparition au centre-ville de Paoua au milieu des gens qui marchaient au bord de la route. Vers 20h 30, ces malfrats tiraient en l’air plusieurs coups de fusil. Par peur d’être victimes de cette barbarie, les gens présents cette nuit se sont mis à fuir dans tout le sens. Une débandade générale qui, en quelques minutes, avait poussé certains propriétaires des magasins à fuir pour sauver leur vie sans fermer les portes de leurs boutiques.

Cette stratégie simple a pu fonctionner à merveille pour ces braqueurs de la Révolution Justice qui ont ramassé en toute aisance tout ce qu’ils trouvent à leur portée, y compris des nombreux téléphones en charges ou à vendre dans certaines boutiques dans lesquelles les propriétaires ont pris fuite sous la pression des détonations d’armes.

Comme à l’accoutumée, les Forces de la Minusca ont réagi tardivement. Ce n’est que le lendemain et sur l’indication des habitants, que les éléments de la MIINUSCA ont pu mettre la main sur deux des braqueurs qui ont été repérés à quelques 5km du lieu de leurs actes. Les autres braqueurs sont toujours repartis d’où ils viennent.

Pour les habitants de Paoua et de sa région, il serait mieux que les autorités du pays optent pour une fermeté vis-à-vis du Caporal et ex-Ministre Armel Sayo afin qu’il retire ses 30 combattants de la Révolution Justice dans la région et mis aux arrêts dès qu’il mettra ses pieds dans la capitale.

Il y’a lieu de noter au passage que l’intervention des Forces de la MINUSCA qui a permis d’arrêter deux des braqueurs, a été vue par beaucoup comme un début d’un changement de temps de ces derniers vis-à-vis des groupes armés dans le secteur. C’est encourageant, pourvu que ça dure jusqu’au démantèlement total des combattants en RCA.

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COP22: rôle des medias dans la promotion de l’action contre le changement climatique.

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COP22: rôle des medias dans la promotion de l’action contre le changement climatique.

 

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Les journalistes africain au Maroc

Bangui 06 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA.
La lutte contre le changement climatique implique l’apport des médias. Durant la COP22 tenue du 7 au 18 à Marrakech au Royaume chérifien, les professionnels et les experts ont souligné le rôle des médias dans la promotion de l’action contre le changement climatique. Ils ont mis l’accent particulier sur le rôle principal que les médias peuvent jouer dans la protection de l’environnement, la préservation de la nature et de la lutte contre le changement climatique.
Le 9 Novembre 2016 dans la zone verte au village Bab Ighli de à COP22 à Marrakech, les délégués, experts, et journalistes se sont réunis lors d’un événement organisé par la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA) pour évoquer la nécessité impérieuse des médias dans l’action contre le changement climatique. L’objectif est de sensibiliser le grand public et toutes les parties dans cette lutte contre le changement climatique et d’inculquer une véritable prise de conscience sur la façon dont l’impact qu’elle a sur leur vie quotidienne, ainsi que la nature et la planète en général.

Deux membres du Comité directeur COP22 ont participé à l’événement. Il s’agit de Nizar Baraka, Président du Comité scientifique et de Driss El Yazami, chef de la société civile. Au cours de leurs interventions, ils ont discuté des progrès réalisés par le Maroc dans la lutte contre le changement climatique et l’importance nationale et internationale de la Conférence des Parties à Marrakech.

«L’objectif du comité de pilotage de la COP22 est de mobiliser toutes les parties à saisir l’occasion qui a été donnée par l’Accord de Paris, et, et de sensibiliser les Marocains et en fait tout le monde sur le développement durable et le changement climatique “, a déclaré Driss El Yazami avant de renchérir que « les médias sont un acteur clé et ont contribué à expliquer le sujet dans toutes ses facettes et apportent cette information au grand public ».

De son côté, Nizar Baraka a exprimé que le Maroc, lors de la réception de la présidence officielle de la Conférence des Parties, s’est mis à sa mission avec une nouvelle rationnelle, à savoir de faire participer les parties gouvernementales et non gouvernementales.

«Nous avons besoin de changer le paradigme et nos habitudes quotidiennes que les citoyens, les États, les institutions, les journalistes, les organisations, les individus et les groupes en ce qui concerne la nature “, at-elle dit.

Par ailleurs, elle a souligné que les médias ont besoin de clarifier et de simplifier cette nouvelle logique pour les citoyens et pour relayer les expériences et les initiatives couronnées de succès dans la lutte contre le changement climatique. Les experts de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle ont également mis l’accent sur le cadre juridique et son rôle important dans la protection de l’environnement, en particulier le rôle de l’autorité et comment cela peut être étendu.

A cet égard, ils ont souligné que la constitution actuelle du Maroc est très forte en termes de protection de la nature et de l’environnement. Selon un professeur de droit, le Maroc encourage, sur les conventions internationales qu’il a signées, le dialogue réel et les lois qui régissent ce domaine. Un grand nombre de directeurs de stations de radio et des journaux nationaux, publics et privés ont participé à l’événement. Les intervenants ont insisté sur l’importance de la formation, la supervision des journalistes et la participation des médias dans la protection de l’environnement.

Les 5 domaines clés de l’action contre le climat.

La COP22 de l’Action à Marrakech a dégagé les priorités d’action à travers lesquelles, les parties et les acteurs engagés dans la lutte contre les effets pervers du changement climatique doivent mettre en œuvre. L’action contre le climat est axée sur 5 domaines clés dans lesquels le travail doit être poursuivi et que l’apport des médias est nécessaire.

Ces 5 domaines sont notamment les finances pour permettre aux pays en développement de développer leur économie verte et renforcer la résilience ; déterminer les contributions, les plans d’action climatiques nationales qui doivent désormais être intégrées dans les politiques nationales et des plans d’investissement ; le soutien à l’ adaptation qui doit être une priorité plus élevée, et les progrès sur le mécanisme de la perte et les dommages pour sauvegarder les acquis du développement dans les communautés les plus vulnérables ; les besoins de renforcement des capacités des pays en développement d’une manière qui est à la fois adaptée et spécifique à leurs besoins ; l’entier engagement des parties prenantes non-Partie, du Nord et du Sud, car ils sont au cœur de l’agenda mondial d’action pour le changement transformationnel.

La COP22 de Marrakech, s’il faut le rappeler, a mobilisé au moins 1600 journalistes à travers le monde. Afin de poursuivre les objectifs fixés à la COP22 en faveur de climat, les journalistes Africains ont mis en place un réseau qui leur permet de mieux s’engager dans la lutte contre le changement climatique dont leur continent paie les lourdes conséquences.

Centrafrique: Oxfam commence une réponse d’urgence pour atteindre la population déplacée de Bria.

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Centrafrique: Oxfam commence une réponse d’urgence pour atteindre la population déplacée de Bria.

 

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Personnel de l’ONG Oxfam en Centrafrique.

Bria, 6 Décembre 2016. 11:43′.
Par: Oxfam.

L’ONG Oxfam a commencé une réponse humanitaire d’urgence dans les domaines de l’eau et l’assainissement, la sécurité alimentaire et la protection pour répondre aux besoins immédiats de plus de 12.800 personnes déplacées sur Bria à cause des affrontements entre des hommes armés dans la ville depuis le 21 novembre.

Ferran Puig, Directeur d’Oxfam en République Centrafricaine a déclaré : « Les besoins de la population déplacé sont importants. La stratégie d’Oxfam et les partenaires locaux s’articule principalement autour de la couverture des besoins urgents en eau, assainissement et hygiène. Pour répondre on a commencé une action d’urgence pour faciliter l’accès à l’eau a la population et la construction des latrines et douches d’urgence. L’accès a l’eau et l’assainissement c’est essentiel pour les personnes déplacées pour répondre aux besoins de base tels que la fourniture d’eau potable pour la boisson, l’eau pour le lavage ou la cuisine pour contribuer à la prévention de maladies diarrhéiques. », dit-il.

Dans le domaine de la sécurité alimentaire, Oxfam a collaborait avec des partenaires locaux a la distribution des vivres du PAM qui a débuté en faveur des déplacées sur les différents sites des locations, le 2 décembre. Les 21 tonnes de vivres disponible à Bria depuis le 27 novembre permettent de donner une ration de 5 jours à chaque famille déplacée. Oxfam organisera également une évaluation plus approfondie de la situation.

Les équipes de protection sur place à Bria sont en train de suivre la situation sur les risques et problématiques de protection des communautés vulnérables et l’accompagnement des victimes de violence vers les institutions de prise en charge médicale.

L’ONG Oxfam touche déjà plus de 81.000 personnes en situation de vulnérabilité à l’Haute Kotto.
Présence d’Oxfam

La Haute Kotto est l’une des préfectures les moins couvertes en termes d’accès à l’eau potable et à l’assainissement : avant l’intervention d’Oxfam, seuls 2% des points d´eau de la zone étaient potables, contre 16% actuellement. De même pour l’assainissement où le taux de couverture en latrines était de 4% avant l’intervention d’Oxfam, contre 37% actuellement. Les besoins restent et Oxfam est le principal acteur WASH dans la zone.

Oxfam est présent a Bria depuis aout 2014 pour attendre aux besoins immédiats des populations dans les domaines de l’eau et de l’assainissement (forages, réhabilitation de points d’eau, construction de latrines), et de l’accès aux produits – alimentaires ou non – de première nécessité (distribution de coupons de nourriture, de kits d’hygiène et d’ustensiles de cuisine, distribution de semences, soutien aux cultures maraîchères et promotion des bonnes pratiques d’hygiène et de nutrition).
Pour plusieurs d’informations, photos ou interviews merci de contacter :

Júlia Serramitjana | Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667, Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR), Phone: (+236) 72 85 09 55 email: medocf@oxfamintermon.org, Rejoignez sur Twitter @oxfamenrca webmail: www.oxfam.org
Si no es del todo necesario, no imprimas este mensaje. De esta manera ayudarás a ahorrar agua, energía y recursos forestales. Gracias.
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Veuillez ne pas imprimer ce message, sauf en cas d’absolue nécessité. Ainsi, vous nous permettrez d’économiser de l’eau, de l’énergie et des ressources forestières. Merci.
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Centrafrique : la Croix-Rouge française se retire de Bambari et rétrocède ses équipements de forage à la Croix-Rouge centrafricaine.

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Centrafrique : la Croix-Rouge française se retire de Bambari et rétrocède ses équipements de forage à La Croix -Rouge centrafricaine.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1006.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image MSF

Bangui 04 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA.

La Croix-Rouge française (CRF) en République Centrafricaine se retire de la ville de Bambari dans la sous-préfecture de la Ouaka au Centre-Est du pays. Ce retrait marque la clôture du projet dénommé « Amélioration de l’accès à l’eau potable ainsi que des pratiques d’hygiène pour les populations de la sous-préfecture de Bambari ». Ainsi, la Croix-Rouge française a rétrocédé à la Croix-Rouge centrafricain des équipements de la construction de forage dont la foreuse et les véhicules.

La cérémonie de clôture du projet d’Amélioration de l’accès à l’eau potable et les pratiques d’hygiène dans la sous-préfecture de Bambari s’est tenu 30 novembre 2016 dans les locaux de la Croix-Rouge française (CRf) à Bangui. Plusieurs personnalités ont rehaussé de leur présence à cette cérémonie. Il s’agit entre autres du Pasteur Antoine Mbao Bogo, Président de la Croix-Rouge centrafricaine, Directeur Général du Ministère des Mines de l’Energie et de l’Hydraulique, du représentant de la Délégation de l’Union Européenne.

Présente en République Centrafricaine depuis 2006, la Croix-Rouge française a mis en œuvre plusieurs programmes dans les domaines de la santé, le psychosocial, la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau et l’assainissement à Bangui, Bambari et Berberati.

A Bambari, la fermeture de la sous délégation de la Croix-Rouge française a marqué la fin du projet d’accès à l’eau dans la localité. Des équipements de la construction de forage ont été remis à la Croix-Rouge nationale pour la poursuite du même objectif.

«Notre joie est grande, au niveau de la Croix-Rouge centrafricaine. L’une des activités de la Croix-Rouge est de s’occuper beaucoup plus de la vulnérabilité qui frappe en grand fouet la population. En ce sens que parmi ces gros problèmes, vous allez identifier par exemple la fourniture en eau potable. Et quand vous sillonnez le pays, vous vous rendez compte évidement que les femmes sont les seules à aller chercher de l’eau potable pour toute une famille. C’est dans ce sens que nous nous sommes dit si la Croix-Rouge a une mission d’atténuer la souffrance de la population, pourquoi discuter avec nos partenaires pour avoir le matériel nécessaire permettant de creuser les forages », se réjouit Anne Djazira Vice-présidente de la Croix-Rouge centrafricaine.

D’après Anne Djazira, la rétrocession de ces équipements sont le fruit de discutions que le président de la Croix-Rouge nationale a eues avec les responsables de la Croix-Rouge française.

La foreuse et les autres équipements du projet rétrocédés à la Croix-Rouge centrafricaine permettent de renforcer les moyens et capacités de la CRCA dans le domaine de l’accès à l’eau pour répondre aux besoins des plus vulnérables. A en croire vice-présidente de la Croix-Rouge Centrafricaine, les équipements reçus vont servir à son organisation de créer des forages dans les provinces du pays où les besoins en eau se font vivement sentir.

Le projet d’accès à l’eau, mis en œuvre de juin 2011 à mai 2016 par la Croix-Rouge française en collaboration avec la Croix-Rouge centrafricaine, et ce, grâce au financement de l’Union Européenne, a permis à 65 507 habitants de la sous-préfecture de Bambari de bénéficier d’un accès à l’eau potable et d’être sensibilisés aux pratiques d’hygiène à travers la réalisation de 63 forages et la réhabilitation de 62 forages existants.

De son côté, la Chef de Délégation de la Croix-Rouge française, Marine Durand qui se réjouit de la réussite de ce projet Eau et assainissement à Bambari, a exprimé sa gratitude à la Direction de l’Union Européenne et autres bailleurs de fonds ayant permis la réalisation du projet.

Centrafrique: LA POLITIQUE DE LA RUPTURE EST-ELLE EN PHASE AVEC LE QUOTIDIEN DES CENTRAFRICAINS?

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Centrafrique: LA POLITIQUE DE LA RUPTURE EST-ELLE EN PHASE AVEC LE QUOTIDIEN DES CENTRAFRICAINS?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/SELEMBI-DOUDOU-3.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>SELEMBI DOUDOU

Bangui, le 5 décembre 2016. 11:55′.
Par: Bernard Selemby Doudou.

Dans son discours d’investiture, le President élu avec une écrasante majorité a érigé la rupture en mode de travail. Cette notion de rupture conçu comme un nouveau concept par les centrafricains se définit comme une cassure, une fin annoncée de gestion traditionnelle d’avec les régimes précédents. Après trois trimestres de tâtonnements et d’initiatives infructueuses, le pouvoir central de Bangui campe sur sa stratégie et mode de travail et ne veut faire un revirement par crainte d’acter un constat d’échec. Ce tâtonnement n’est pas l’échec d’un homme mais d’une politique. Logiquement, après la réussite de la table ronde de Bruxelles, le renouvellement du gouvernement avec un nouveau premier ministre s’impose. Un nouveau dispositif avec une nouvelle politique pour gérer l’après Bruxelles. Il s’avère ainsi normal que tous les partis politiques qui ont contribué à la préparation et à la négociation de Bruxelles doivent également être impliqués dans la mise à disposition et la gestion de la manne financière. La Centrafrique étant le pays de tous les paradoxes, on assiste à une incompréhension voire une confusion totale relative aux décrets portant nomination ou confirmation du personnel de quelques ministères ( finances, communication et éducation ) alors qu’un nouveau gouvernement est imminent. Est-ce une manière de renouveler sa confiance aux chefs de ces trois départements ministériels ? Si tel n’est pas le cas, comment les nouveaux ministres apprécieront l’harmonie du travail avec une équipe qu’ils n’ont pas contribué au choix ? N’est-ce pas les embryons d’une autre crise qui s’ajoutera à celle déjà existante ? A l’occasion de la fête du 1er décembre, le President de la République dans son adresse à la nation a confirmé comme il l’a fait précédemment sur les ondes de RFI son intention d’opter pour le désarmement négocié avec les groupes armés. Nous sommes tentés d’adhérer à cette stratégie mais nous sommes très dubitatifs. N’oublions pas qu’il existe de façon non exhaustive quatorze groupes armés recensés et lourdement outillés disséminés sur l’ensemble du territoire national. Le President de la République pense pouvoir négocier et trouver un compromis avec ces différents groupes armés ? Aura t-il les moyens nécessaires pour mettre autour d’une même table des groupes armés avec des intérêts et ambitions différents ? D’ailleurs, il faut rappeler que les groupes armés ne s’accordent pas entre eux à l’instar des derniers affrontements sanglants de Bria. La conquête géopolitique de la ville de Bria n’est pas le fruit du hasard. Cette zone étant diamantifère, la paternité et l’appropriation sont devenus des objectifs. Et c’est dans ce climat d’affaires de diamants que le President de la République va proposer un consensus ou un compromis ? Le DDRR étant un processus, il doit prendre en compte l’évolution du terrain et les paramètres liés au processus. Ainsi, le chef de l’Etat doit adapter, actualiser et mettre en phase sa politique, sa stratégie par rapport aux données réelles. Pour votre gouverne, le désarmement négocié suppose des rencontres, des négociations, des propositions. En outre, on ne peut pas résoudre un problème sans en connaître les causes d’où la nécessité de savoir pourquoi ils ont pris les armes pour finir sur la satisfaction des revendications politiques. Ne perdons pas de vue que certains groupes armés sont capricieux, récalcitrants, indélicats, non structurés, non hiérarchisés et se plaisent dans des actes incontrôlés. Est-ce utile de négocier dans ces circonstances ? Face à la dégradation spectaculaire de la situation sécuritaire dans les arrières pays, n’êtes-vous pas tenter de changer de stratégie ? Entendez-vous toujours maintenir le désarmement négociée ? À quel rythme ? Car les centrafricains n’arrêtent pas d’enterrer leurs morts. Vous fûtes premier ministre et vous avez déjà par le passé géré un processus identique, vous en savez assez pour ne pas commettre les mêmes erreurs. En terme de bilan sécuritaire, des avancées sont-elles enregistrées ? Il est vrai que Bangui est un peu calme certes, mais vous n’êtes pas seulement le President des Banguissois ? Qu’en est-il des autres provinces ? Concernant l’organisation du défilé du 1er décembre, nous vous adressons nos sincères félicitations et reconnaissances pour sa réussite car cette fête est le symbole de l’unité et de la cohésion nationale. En dehors des festivités de la fête de la proclamation de la République, nous avons un sentiment de stupéfaction mélangé avec de l’émotion. D’où sortent ces vaillants militaires bien habillés qui ont défilé ? L’opinion publique ne savait pas qu’on avait une armée aussi hiérarchisée et structurée ? Quel est le véritable problème des forces armées centrafricaines ? C’est un problème d’effectif ? de matériel ? En dehors de l’embargo, les forces armées centrafricaines n’ont pas le matériel minimum pour une armée ? En cas d’affirmative, pourquoi la sécurité du President de la République est toujours assurée par des forces étrangères ? Cela ébranle notre souveraineté. La logique veut que les forces étrangères viennent en appui à une force nationale. Pour finir et en guise de contribution, nous nous permettons de rappeler au chef de l’Etat qu’en politique la légitimité est fondamentale, vous avez été élu démocratiquement, vous devrez oser quitte à se faire des ennemis pour assurer la sécurité de votre peuple. Votre discours politique actuel est en déphasage total avec la réalité. Occupez-vous des vrais problèmes des centrafricains en commençant par la restauration de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. L’imminent gouvernement doit changer de cap, de stratégie pour éviter l’agonie politique. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 3 décembre 2016

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.

Centrafrique: Les Donateurs de Bruxelles attendraient-ils d’être rassurés par les structures de gestion mises en place par la RCA?

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Centrafrique: Les Donateurs de Bruxelles attendraient-ils d’être rassurés par les structures de gestion mises en place par la RCA?

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Bangui, le 2 décembre 2016. 9:55′.
Par: Robert Enza.

En effet, l’argent est mieux géré dans une organisation efficace car la gestion requiert transparence et responsabilisation et s’inscrit dans la logique de la bonne gouvernance. Les donateurs de Bruxelles sont des adorateurs de la bonne gouvernance et voudraient bien s’assurer de l’efficacité de la gestion des finances publiques dans notre pays. Les donateurs s’attendent apprécier le cadre de gestion des fonds promis selon la norme internationale concoctée par les institutions financières internationales telles la FMI, la Banque Mondiale , etc.

L’idée c’est, de s’assurer de la mise en œuvre efficace des ressources mises à disposition du pays bénéficiaire. Les donateurs s’engagent sur un véritable système de gestion des finances publiques déjà pratiques dans le pays bénéficiaire qui respecte ou qui s’efforce de respecter les bonnes pratiques reconnues dans le domaine ou qui a lancé des réformes requises ; l’initiative et le pilotage des réformes incombent au pays bénéficiaire.

L’appui à la réforme de gestion des finances publiques est une approche qui vise à donner un cadre de mesures de performance de la gestion des finances publiques, ce cadre évalue l’efficacité de la gestion se fondant sur des critères comme ceux-ci :
la crédibilité du budget ; le budget exécuté est réaliste comme prévu
l’exhaustivité et la transparence du budget ; le suivi des risques budgétaires sont réalistes et les informations y relatives sont accessibles au public
un budget établi en tenant des politiques publiques
le budget est exécuté d’une manière ordonnée et prévisible, et des mécanismes de contrôle et de suivi existent pour assurer l’utilisation des fonds publics
s’assurer que les données et les informations appropriées sont produites, conservées et diffusées pour les besoins de prise de décision, de gestion et de préparation de rapports (comptabilisation)
avoir des dispositions de surveillance et de vérification externes des opérations des dépenses des fonds
Le cadre de mesure de la performance vise à créer des bases transparentes et aussi objectives que possible, afin d’instaurer un large dialogue entre donateurs et gouvernement du pays bénéficiaire sur l’élaboration de programmes stratégiques pour réformer la gestion des finances publiques.
Un autre défi auquel les donateurs sont confrontés ; il s’agit de s’assurer si les ressources mises à disposition alimentent effectivement le budget et si elles sont administrées de façon appropriées. C’est assurer la gestion des risques fiduciaires :
les ressources ne sont pas utilisées pour réaliser l’objectif prévu
elles ne sont pas mises en œuvre de manière efficace, et efficience (optimisation des ressources)
les informations sur leur utilisation ne sont suffisantes.

Les donateurs attachent de plus une très grande importance à la transparence à toutes les étapes du cycle budgétaire et la possibilité de prendre part au processus budgétaire constitue, les composantes fondamentales de la bonne gouvernance financière à savoir :
séparer le secteur de l’administration des fonds d’aides du reste de l’économie, répartir clairement les attributions entre politique et administration (décision et gestion)
la gestion des fonds publics doit s’inscrire dans un cadre juridique et administratif clair
le public doit être pleinement informé de l’activité financière passée, présente et prévue
le service public doit s’engager à diffuser en temps voulu des informations sur les finances publiques.
fournir la documentation budgétaire qui précise les objectifs en matière de finances publiques, le cadre macroéconomique, les politiques sur lesquelles repose le budget et les principaux aléas budgétaires identifiables.
les informations budgétaires doivent être présentées de manière à satisfaire aux besoins de l’analyse des politiques et de la clarté des comptes.
les modalités d’exécution et de suivi des dépenses approuvées doivent être clairement définies.
des rapports complets et fiables doivent être publiés dans les délais prévus et mettre en évidence les tendances dans les finances publiques.
les informations relatives aux finances publiques doivent faire l’objet d’un examen public et indépendant.
Et puis de soumettre véritablement les processus budgétaires à la surveillance et au contrôle des législatifs et du public est indispensable pour accroître l’efficacité et l’efficience de la planification budgétaire et de l’allocation des ressources par l’exécutif (dans la mesure où ces contrôles renforcent l’obligation des gouvernements de rendre compte), mais contribue aussi directement au respect des droits civiques et humains (notamment du droit à la participation aux processus politiques). L’analyse budgétaire et la promotion des finances publiques sont comme des éléments importants des efforts menés par la société civile en vue de renforcer l’obligation des gouvernements de rendre compte de leur action et de promouvoir les droits humains. Les groupements de la société civile ne pourront toutefois prendre pleinement part aux processus budgétaires que s’ils disposent d’informations complètes, compréhensibles et d’actualité sur les finances publiques.
Dans le cas des pays fragiles comme la RCA, qu’il faut un renforcement des capacités. C’est dans ces pays que le renforcement des capacités revêt une importance capitale. En tête des priorités, il faut placer les fonctions clés de l’administration publique, dont le renforcement peut réduire la fragilité de l’Etat, puisqu’il lui confère les capacités d’offrir un minimum de prestations aux citoyens. Parmi les leçons tirées, on relève ceci :
lorsque la capacité étatique est faible mais la volonté politique est bien présente, les efforts de renforcement des capacités devront se concentrer sélectivement sur les fonctions essentielles de l’Etat, afin de lui assurer au moins un minimum d’efficacité dans son rôle à l’égard des citoyens
les outils de planification mis au point pour être utilisés après des conflits, comme la « matrice de résultats pour la transition », peuvent être utiles en vue d’intégrer le soutien en faveur du renforcement des capacités ;
le soutien extérieur du renforcement des capacités devrait respecter le principe du changement endogène et de l’encouragement du pays à prendre la direction des opérations, même lorsque les conditions matérielles semblent s’y opposer ;
il importe que les nouvelles initiatives en matière de renforcement des capacités n’érodent pas ou ne fassent pas double emploi avec les capacités existantes, en termes individuels, organisationnels ou d’environnement général ;
dans d’autres cas, la sélectivité sectorielle, ou « alignement partiel », peut produire des retombées stratégiques ;
même dans les Etats qui ont de sérieux problèmes de gouvernance, un renforcement modeste des capacités demeure possible.
Les contributions non financières s’avèrent également déterminantes pour aider les partenaires à développer leurs capacités en matière de gestion des finances publiques et à mener les réformes à bien. Ces contributions comprennent notamment un dialogue politique d’égal à égal ainsi qu’un soutien et des conseils prodigués à long terme au gouvernement partenaire, afin de l’aider à planifier et à mettre en œuvre la réforme. Dans ces pays, l’une des principales tâches de la coopération consiste à identifier des agents du changement et à leur assurer l’appui adéquat ou à leur ménager la marge de manœuvre nécessaire pour faire progresser les réformes. Les parlements et les acteurs non gouvernementaux ont un rôle clé à jouer dans le contrôle démocratique de la planification des dépenses et de la gestion des finances par l’administration publique. La collaboration avec les parlementaires, en particulier avec les membres de l’opposition est privilégiée.
Un autre accent tout autant particulier est mis sur l’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) du gouvernement et le contrôle de ces flux monétaires par des organismes indépendants et satisfaisant aux normes internationales. Les critères de l’EITI servent à vérifier le respect de ces principes comprennent notamment la publication régulière des montants que les industries pétrolière, gazière et minière versent au gouvernement et le contrôle de ces flux monétaires par des organismes indépendants et satisfaisant aux normes internationales.
Les donateurs mettent beaucoup d’accent sur les instruments de contrôle, ce qui suppose d’instaurer et de renforcer les capacités des Agents fonctionnaires de cours de comptes et veiller également à ce que les parlementaires et la société civile disposent de capacités suffisantes. Les donateurs accordent plus de crédit aux acteurs de contrôle extérieur à l’État, ils apportent plus de crédibilité et de confiance à la gestion.

Voici-là les quelques ingrédients qui sont des dispositions politiques gouvernant l’Aide au développement apporté par les donateurs. Bien sûre, il y a d’autres conditions qui pourront être exigées par les donateurs ; le tout c’est pousser le gouvernement vers plus de transparence, de responsabilisation.

Dans notre cas, la RCA est un pays fragile et la tâche qui incombe au gouvernement n’est pas si facile ; mais pour aller plus vite parce que nos attentes de ces fonds promis sont énormes (la stabilisation et le take-off), il nous faut faire avec des Experts.
En dehors de ces exigences politiques, tout le débat tourne autour de la nécessité d’opérer des réformes de la gestion des finances publiques du pays bénéficiaire. Un Etat comme la RCA, a peu de chance d’engager des réformes aussi rapides que possibles. De tels travaux sont extrêmement complexes à mettre en place, car nécessitant une mobilisation de capacités en ressources humaines, ce qui n’est pas le cas actuellement, et comme on peut le constater. Un ETAT faible ne peut pas non plus mettre en place de façon efficace et urgente des réformes nécessaires dans les finances publiques visant l’absorption des fonds promis.

Il est urgent de faire appel aux institutions financières internationales comme la Banque Mondiale ou la FMI qui disposeraient déjà en leur sein des groupes de travail spécialisés dans le domaine. Une activité conjointe sur la réforme de la gestion des finances publiques entretiendrait une bonne relation d’échange entre les donateurs et la RCA et crédibiliserait notre pays pour l’avenir.
Robert ENZA

La RCA prépare une classe d’élites nationales, Dix élèves nouveaux bacheliers filles et garçons ont été sélectionnés pour une bourse d’excellence.

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Bangui le 30 novembre 2016.

Par: Fred Krock.  L a RCA prépare une classe d’élites nationales

Dix élèves nouveaux bacheliers filles et garçons, sélectionnés sur la base d’excellence dans cinq préfectures de la République centrafricaine ont bénéficié d’une ‘’Bourse d’Excellence’’ – première édition, c’est l’œuvre de la ‘’Fondation Joséphine Mboli-Goumba’’

 

. Au-delà d’un encouragement et d’égalité de chance à tous les élèves centrafricains, il s’agit d’une nouvelle approche pour préparer une nouvelle classe d’élites nationales à la hauteur des enjeux de reconstruction du pays.
Le problème de baisse de niveau est bien criard en République centrafricaine. Tout le monde en a conscience et en parle au bout des lèvres. La ‘’Fondation Joséphine Mboli-Goumba’’ qui, comme tous, a pris la mesure du défi, n’entend pas rester à la parole, d’où l’initiative de ce géant projet d’octroi de bourses d’excellence aux meilleurs élèves –nouveaux bacheliers. Il s’agit bien là de stimuler les élèves au goût de l’effort à l’école.
Mais bien au-delà, c’est la baisse criarde de niveau dans le système éducatif centrafricain qui est visée, sachant que la dernière crise que la RCA a connue a enfoncé le clou. Car, l’on est passé de la faiblesse du système éducatif à un arrêt total de l’activité scolaire à un moment donné – peut-être encore aujourd’hui dans certaines contrées du pays. L’heure est même grave.
Pour Me Mboli-Goumba, c’est aussi une marque de solidarité que ceux qui ont un peu doivent témoigner envers les démunis.
C’est du moins dans ce contexte que la ‘’Fondation Joséphine Mboli-Goumba’’ a décidé de voler au chevet du système éducatif. Les bourses qui seront désormais octroyées annuellement concernent les meilleurs élèves ayant obtenu leur Baccalauréat avec la bonne moyenne. Toutes les seize préfectures de la RCA sont concernées.
« Il y a dix mois, j’annonçai la création de la Fondation Joséphine MBOLI-GOUMBA, avec pour objectif principal la mise à disposition de bourses à nos frères, sœurs, filles et fils de l’intérieur du pays », a rappelé Me Crépin Mboli-Goumba, Président d’honneur de la fondation. Et de préciser que beaucoup sont des élèves intelligents qui, une fois obtenu le Baccalauréat prennent la clé des champs et chantiers miniers ou de pêches, au lieu d’aller à l’Université – l’unique qui est Bangui, faute de moyens. « Celles et ceux qui, malgré leur intelligence et les efforts consentis pour obtenir le baccalauréat, restent dans leurs terroirs, faute de soutiens à Bangui », a noté Me Mboli-Goumba qui annonce : « aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous annoncer la liste des bénéficiaires de la première édition ».
Les heureux boursiers de la première édition
Debat Lorraine Christelle (Vakaga)
Diezene François Modeste (Vakaga)
Baininga Teddy Herbert Steven (Ouham-Pende)
Garoua Micheline (Ouham-Pende)
Gbagamito Séraphin Trésor (Mbomou)
Zosset Samb Suzanne Stella (Mbomou)
Mihidie Aida Amina (Haut-Mbomou)
Kidakongba Valentin (Haut-Mbomou)
Gogo Mallet Ornella Stella (Nana Mambéré)
Kpa Albert Stanislas (Nana Mambéré).
« C’est ma modeste contribution à la cause nationale, transformer la vie de ceux que je ne connais pas, mais qui partagent avec moi le dénominateur commun d’être des compatriotes, surtout, d’être des êtres humains. Mon rêve, c’est d’offrir un jour pour une seule édition 1000 bourses d’études à mes compatriotes. Bon vent », a fait savoir le promoteur de cette initiative, Me Mboli-Goumba.

Centrafrique : « L’argent qui va être donné par les bailleurs de fonds, c’est pour reconstruire le pays » dixit A.G Dologuelé.

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Centrafrique : « L’argent qui va être donné par les bailleurs de fonds, c’est pour reconstruire le pays » dixit A.G Dologuelé.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/IMG_0991.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Anicet Georges Dologuélé, Président du Parti URCA.
Monsieur Anicet Georges Dologuélé, Président du Parti URCA.

L’apport de l’opposition centrafricaine à la table ronde de Bruxelles avec les bailleurs de fonds est non négligeable. Elle a dû peser de son poids pour le succès de cette rencontre avec les bailleurs de fonds. L’argent qui va être donné, c’est pour construire le pays, c’est pour rendre la population plus heureuse. Martin Ziguelé, Karim Meckassoua et Annicet Georges Dologuelé formant l’union sacrée au tour du président Touadera ont apporté leur contribution à la réussite de la ladite rencontre. Plus de 1000 milliards annoncés lors de cette table ronde par les bailleurs pour financer le plan de relèvement de la République Centrafricaine. Le chef de l’opposition centrafricaine interpelle sur la gestion de ces fonds afin de gagner la confiance totale des bailleurs.
Les autorités centrafricaines se sont mobilisées pour la table ronde de Bruxelles qui a été un succès. Le président de la République Faustin Archange Touadera a compris qu’il fallait associer tout le monde afin de faire un bloc au tour de plaidoyer aux bailleurs de fonds à Bruxelles pour le financement du plan de relèvement du pays. L’opposition du pays n’a pas été mise à la marge, elle a été également associée, au nom de l’union sacrée à cette rencontre avec les bailleurs au développement. Sur l’initiative du gouvernement, le succès de la table ronde de Bruxelles avec les bailleurs de fonds a été l’effort de tous. Tout le monde, du régime en place et de l’opposition et de la population, s’était mobilisé pour l’intérêt commun de la nation.
« Martin Ziguelé, Madame Epaye, Karim Meckassoua et moi-même, nous étions partis pour montrer au monde entier que le parlement est à côté des populations, que le parlement appui l’initiative du gouvernement pour permettre à la population d’avoir suffisamment de moyens pour que le pays soit reconstruit. Et singulièrement, moi en tant que chef de file de l’opposition, ma présence était une caution importante. Je suis, comme vous le savez, banquier et économiste. J’ai déjà pas mal de fois, négocié avec les bailleurs de fonds. J’ai participé à des tables rondes pour d’autres pays. Et doc, j’estimais que d’être là en tant chef de l’opposition, c’est de montrer que nous sommes unis derrière la cause. Ce que nous recherchons, c’est d’influencer positivement les bailleurs de fonds » a martelé Annicet Georges Dologuelé, dans une interview à la radio Ndeke-Luka.
Le déplacement des opposants aussi comme députés à l’Assemblée Nationale au côté du gouvernement et du président de la République a beaucoup joué quelque part. Les montants qui ont été alloués sont pour les 5 ans dont une partie importante couvre les 3 ans, sont satisfaits quant aux attentes. Les négociations continuent entre gouvernement et d’autres bailleurs de fonds. Mais de l’avis du président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), il faut une gestion rigoureuse et transparente de fonds issus de la table ronde de Bruxelles pour attirer d’autres bailleurs à faire plus. « Si les sommes qui ont été allouées sont bien utilisées, il va sans dire que d’autres bailleurs seront encouragés et pourront faire d’autres annonces par la suite. Le principe d’une table ronde est que les bailleurs viennent faire des annonces et donc pour mobiliser ces fonds, chaque bailleur de fonds a ses procédures. Et nous avons au ministère du plan et de l’économie des techniciens qui doivent approfondir leurs connaissances, les méthodes de questionnement de ces bailleurs de fonds. Pour beaucoup d’annonces, il faut des projets concrets, il faut que ces projets soient montés de manière professionnelle pour permettre que les décaissements se fassent rapidement » a-t-il interpellé. Pour lui, il y a encore beaucoup de travail à faire afin de bénéficier du décaissement de ces fonds. Il faut à cet effet, un système de contrôle de la gestion, et le parlement en est la première sentinelle. « Au niveau de contrôle de ces ressources, nous sommes un pays, nous avons une constitution qui dispose que le parlement contrôle le gouvernement. Donc, le parlement jouera son rôle, et les bailleurs ont leur méthode également pour contrôler l’utilisation de leurs fonds mais le parlement jouera son pour que l’argent soit dépensés à bon escient. C’est le principe de la démocratie », a-t-il renchérit.
Par ailleurs, le président de l’URCA Anicet Georges Dologuelé affirmé qu’il n’y a pas de discorde entre l’opposition et ceux qui sont en commande du pays même s’il y a de divergence sur les points de vue. « Les hommes politiques sont en permanente compétition quand il y a un enjeu. Nous étions tous les quatre candidats à l’élection présidentielle. Et quand vous voyez tous les quatre parlementaires à la conférence de Bruxelles, nous étions tous les quatre candidats au perchoir de l’Assemblée Nationale. Mais il y a un vainqueur et quand il y a un vainqueur, le reste des candidats est dans la République, ils jouent leur rôle. A l’Assemblée Nationale, nous travaillons tous ensemble, il n’y a pas de discorde » a-t-il affirmé. C’est normal que dans une démocratie, il y ait des points de vue différents sur certains sujets. C’est ça qui anime la vie politique.
L’union sacrée pour l’intérêt commun de la nation.
Le président de l’URCA pense que l’union sacrée des hommes politiques centrafricains devrait se traduire dans les faits. Cela s’est prouvée à Bruxelles où l’opposition et le pouvoir en place ont défendu une cause au nom de l’intérêt national. « Je pense qu’on argote trop sur le thème d’union sacrée. Cela est devenu une chanson, c’est devenu un slogan populiste. L’union sacrée, c’est dans les faits. Et moi, chef de l’opposition, quand je me suis déplacé à Bruxelles, appelez ça comme vous le voulez, mais pour dire je suis aux côtés des populations », a-t-il ajouté avant de souligner que « l’argent qui va être donné, c’est pour reconstruire le pays, c’est pour rendre la population plus heureuse. C’est peut être ça qu’on peut appeler l’union sacrée ». L’union sacrée dont on chante n’est pas seulement, d’après Annicet Georges Dologuelé, des hommes politiques qui se mettent ensemble pour signer des documents.
DDRR des groupes armés au centre de préoccupations.
Le premier pilier de l’accord qui a été présenté à Bruxelles, c’est pour le Désarmement Démobilisation et Réinsertion des groupes armés et la Réconciliation nationale. Pour la mise en œuvre, le président de l’URCA estime qu’il faut que les hommes en armes arrêtent de tirer sur les populations. De son avis, il faut une politique réelle du gouvernement dans ce sens.
« J’avais parlé de dialogue, les gens m’ont dit mais comment dialoguer avec les gens qui sont des criminels. Mais soit vous avez la force, vous imposez la force, soit vous n’avez pas la force et vous discutez. Et c’était ça le but primaire de l’union sacrée, c’était de discuter ensemble pour aborder les questions de sécurisation du pays » a-t-il poursuivi.
Il a pris pour exemple la réunion des députés de Bocaranga où il est aussi député dans l’Ouham Pendé au nord du pays, qui se sont mis ensemble pour discuter et échanger pour voir comment aborder la question de la rébellion de Sidiki qui sévisse dans la région. Des discutions ont été entamées avec les administratifs, avec les acteurs sur le terrain pour voir comment s’approcher des hommes en armes afin que dans un premier temps, ceux-ci cessent avec les violences et de faire une réconciliation. Selon lui, cela est une initiative qui doit être prise avec tous les acteurs nationaux, le gouvernement, l’Assemblée nationale, les chefs traditionnels.
« Il faut une discussion d’ensemble, personne n’a le monopole d’imposer la paix. Il faut que chacun se sente concerné, les populations, les hommes en armes, le parlement, le gouvernement. C’est ce qu’il faut faire », a-t-il proposé.
Enfin, le président de l’URCA a évoqué la structuration de son parti à travers les organes de base qui font le bilan des dernières élections pour mieux préparer le prochain scrutin.

Centrafrique : Des gendarmes en état de d’ébriété avancée, ont torturé une fille à la Kermesse place Marabéna de Bangui.

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Centrafrique : Des gendarmes en état de d’ébriété avancée, ont torturé une fille à la Kermesse place Marabéna de Bangui.

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Bangui, le 28 novembre 2016. 10:41′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Chaque jour qui passe, nos Forces de Défense et de Sécurité sombrent de plus en plus dans le désordre à l’image de leur pays qui fonctionne comme un territoire contrôlé par des trafiquants de tout genre. Le week-end dernier, un groupe d’une dizaine des Gendarmes en patrouille et en état de d’ébriété avancée, s’étaient mis à commettre un énorme désordre à la Kermesse de fin d’année organisé sur la place Marabéna sur l’avenue des Martyrs à Bangui. Ce mauvais comportement persistant de nos Forces de Défense et de Sécurité après avoir subi des formations de remise à niveau par les formateurs européens pousse des nombreux Centrafricains à se questionner si un Gendarme en pleine patrouille peut-il se permettre de saouler sa gueule ?

“Foutez nous la paix au moins ! Si ça ne va pas ici, rendez-vous à Bambari“, tel est le cri de colère d’un compatriote Centrafricain cette nuit du samedi 19 à dimanche 20 novembre dernier après des gaffes commises par une dizaine des gendarmes totalement ivres lors d’une patrouille de sécurité à Bangui. Selon les faits racontés par plusieurs témoins contactés par CNC, cette nuit du samedi 19 novembre 2016 vers 23h, une dizaine des gendarmes en Service de patrouille se sont présentés à l’entrée de la Kermesss version Centrafricaine située sur la place Marabéna au rond-point de la Colombe. Déjà ivres au départ, ils ont demandé aux portiers de leur ouvrir la porte d’entrée car ils voulaient s’amuser. Sentant leur état d’ébriété déjà avancée, les portiers leur auraient demandé de payer le droit d’entrée avant que la porte ne leur s’ouvre. Énervés par l’exigence de ces portiers, ils forçaient alors la porte d’entrée, armes et grenade à la main, pour s’infiltrer à l’intérieur. Une fois la porte franchie, ces commandos de nuit, se mettent à foutre le désordre dans la Kermesse.

Selon ces témoins, cette nuit, c’est l’opération “Chasse aux filles” qu’ils ont organisée dans la cour de la kermesse. S’il est admis qu’un vrai dragueur est celui qui sait arrêter une fille dans son mouvement, cela ne doit dire qu’il faut arrêter toutes les filles qui passent. C’est ce qu’avaient fait nos gendarmes-dragueurs de nuit. Toutes les filles présentes cette nuit dans la kermesse, accompagnées ou pas accompagnées, mineurs ou pas, doivent s’arrêter s’ils les interpellent avec des mots d’accroches policiers, proches de celui d’un contrôle d’identité.

Cette balade « machiste » n’a pas du tout plu à certaines des filles approchées. L’une d’elles, qui a osé dire NON à un de ces dragueurs habillés et excités et continuer sa marche, a été, selon le terme utilisé par le dragueur, « proprement corrigée ».

La victime qui a vu l’un de ses deux bras fracturé, a été transportée d’urgence et déposée à l’hôpital par ses propres bourreaux. « Major, elle a fait une chute dans la kermesse, appeler ses parents ». Et le coup est joué. Pour l’heure, la victime est toujours souffrante et les gendarmes fautifs, qui devraient être normalement sanctionnés, sont actuellement libres de leurs mouvements.

Bien qu’ils aient subi des mois de formation récemment, certains de nos gendarmes et policiers continuent de persister dans leurs vieilles habitudes. Ils préfèrent appliquer les techniques de combats et de neutralisation d’ennemi reçues des instructeurs européens contre les paisibles citoyens. D’où le cri de colère de ce compatriote relaté au tout début de cet article. Une autre vraie politique nationale s’impose pour nos forces.

Copyright CNC.

 

Centrafrique : la Mission conjointe Nations Unies – Union Africaine – CEEAC s’est rendue à Bria suite aux violences  

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Centrafrique : la Mission conjointe Nations Unies – Union Africaine – CEEAC s’est rendue à Bria suite aux violences.

 

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Les miliciens de la Seleka

Bangui, 24 novembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA

Après les violences éclatées entre les combattants ex seleka de l’UPC et du FPRC à Bria, à l’extrême Est de Centrafrique, une mission conjointe des Nations Unies, de l’Union Africaine (UA) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), s’est rendue jeudi à Bria afin de faire le point de la situation. Initiée par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, la délégation de mission est composée de l’Ambassadeur Lebatt Hacen, représentant de l’UA en RCA et l’Ambassadeur Adolphe Nahayo, représentant de la CEEAC en RCA.

Lors de cette visite, les membres de cette mission ont rencontré tour à tour les belligérants de l’UPC et du FPRC et ont pris note des profondes divergences de point de vue des parties au conflit.

D’après le communiqué de presse de la Minusca, la délégation a exigé en premier lieu la cessation immédiate des hostilités, la libération de l’hôpital et la garantie de passage en toute sécurité de et vers cet hôpital. Ils ont demandé que prenne fin toute stigmatisation ou manipulation de populations cherchant à cibler une communauté particulière comme justification du conflit qui oppose l’UPC et le FPRC.

Ils ont noté en effet que les violences inacceptables qui ont eu lieu ces derniers jours à Bria prouvent qu’il ne s’agit en rien d’un conflit d’ordre religieux.

« Les représentants ont été clairs que les dirigeants politiques des groupes armés seront responsables de tous les crimes commis et que leur responsabilité individuelle sera engagée », lit-on dans le communiqué.

«Ils ne pourront pas se cacher derrière des manifestations de masses. Ce sont les leaders qui sont derrière ces mouvements et ce sont eux qui porteront la responsabilité des crimes, des pillages mais aussi des morts qui ont endeuillé la ville de Bria où des populations civiles ont été arbitrairement ciblées», ont-ils précisé dans le communiqué.

Les Nations Unies, l’UA et la CEEAC, par l’intermédiaire de leurs représentants, ont appelé les belligérants à la discussion en adhérant au mécanisme de dialogue établi par le gouvernement centrafricain. Ils se sont eux-mêmes engagés à maintenir le dialogue avec les belligérants afin de trouver une solution durable au conflit.
« Les membres de la mission diplomatique se sont engagés à travailler autour du président de la République et du Gouvernement de la RCA pour faciliter le processus inclusif de dialogue qui devrait permettre une sortie de crise durable en RCA », informe ledit communiqué.

Par ailleurs, le communiqué indique que les membres de la mission ont exigé des dirigeants militaires concernes qu’ils remettent tout bâtiment public aux autorités légitimes de l’Etat en renforcement de l’Etat de droit à Bria et sur toute l’étendue du territoire national.

Les diplomates des Nations Unies, de l’UA et de la CEEAC ont également tenu à rencontrer pendant leur mission à Bria, les représentants des communautés de déplacés par le conflit a Bria. Ceux-ci ont partagé avec les diplomates des trois institutions internationales, la difficulté de leurs conditions de vie, l’insécurité qui les affecte et leur préoccupation pour l’avenir de leurs familles.

« Les Nations Unies et leurs partenaires, sous la coordination humanitaire de OCHA, feront tout ce qui est en leur pouvoir pour venir en aide de façon immédiate aux déplacés victimes civiles de ce conflit », conclue le communiqué.

Centrafrique : au moins 86 blessés des affrontements à Bria pris en charge par MSF.

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Centrafrique : au moins 86 blessés des affrontements à Bria pris en charge par MSF.

 

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Les victimes de la violence à Bria

Bangui 26 novembre 2016, CNC.

Par Eric NGABA.

Suite aux combats meurtriers survenus le 21 novembre à Bria, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, les équipes MSF sur place ont soigné 86 personnes pour des blessures liées aux violences. Parmi les blessés figurent 6 femmes et 4 enfants, dont 2 ont été référés à Bangui pour des soins avancés. Le personnel soignant MSF travaille actuellement dans 3 différents sites de la ville, afin de pouvoir assurer une prise en charge médicale dans chacun des secteurs de la zone désormais divisée.
Les équipes de MSF sur place à Bria se sont activées, immédiatement après les combats, pour prendre en charge les blessés à l’Hôpital Général, où elles travaillent en temps normal en pédiatrie. Selon le communiqué de presse de Msf parvenu à notre rédaction, une équipe réduite d’infirmiers et de médecins, expatriés comme nationaux, soutiennent actuellement le service d’urgence dans la structure. A ce jour, celle-ci a pris en charge 54 cas de trauma, d’après Msf.
Pour faciliter l’accès aux soins pour la population de l’autre côté de la ligne de front, MSF a commencé des activités médicales de première ligne dans une clinique mobile dans le quartier Gobolo, où elle a pris en charge 10 blessés depuis lundi.
Déplacement massif de la population
En plus des morts et des blessés, les violences ont aussi entrainé un déplacement important de la population, principalement vers un site à proximité du camp des forces Minusca. Pour répondre aux besoins de cette population en fuite et donc fragilisée,, les équipes MSF ont installé le vendredi dernier un centre de prise en charge tenté dans le camp où une équipe prend en charge des enfants de moins de 15 ans, principalement pour les maladies liées aux conditions de vie précaire telles que la diarrhée et les infections respiratoires. Un service d’ambulance MSF opère pour référer les cas graves à l’Hôpital Général.
« Après les évènements de lundi, la population, en majorité déplacée, avait peur de circuler, et c’est pour cela que nous nous sommes approchés d’eux. C’est maintenant que nous constatons un retour timide aux autres secteurs de la ville, mais la peur est toujours palpable » a remarqué Marc Doladé, Chef de mission pour MSF France en RCA avant de rajouter que « nous parvenons à soigner les malades des deux côtés de la ligne de front. Cependant les tensions en ville se font sentir. Nous demandons la coopération continue de la population et toutes les parties prenantes au conflit pour pouvoir apporter de l’aide à tout le monde qui en a besoin ».
MSF est une organisation médicale humanitaire d’urgence qui travaille en République Centrafricaine depuis 1996, et à Bria depuis 2013, où elle gère un programme de soins pédiatrique dans l’Hôpital Général de Bria. Au cours des 6 premiers mois de 2016, les équipes à Bria ont dispensé plus de 22 000 consultations, et ont soigné 1800 enfants en hospitalisation, dont 1000 pour le paludisme, selon les données fournies par l’organisation médicale.

Centrafrique: PROBLÉMATIQUE DE LA RÈGLEMENTATION DES FINANCEMENTS DES PARTIS POLITIQUES EN RCA.

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Centrafrique: PROBLÉMATIQUE DE LA RÈGLEMENTATION DES FINANCEMENTS DES PARTIS POLITIQUES EN RCA.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/SELEMBI-DOUDOU-3.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>SELEMBI DOUDOU

Bangui, le 28 novembre 2016. 11:55′.
Par: Doudou Bernard S.

La réglementation des partis politiques en Centrafrique est une vieille interrogation qui se pose avec acuité à la classe politique centrafricaine. Le nombre à trois chiffres des partis politiques et le pléthores des candidats à la dernière élection présidentielle posent la problématique de financement des partis politiques en Centrafrique. Les moyens et capacités de mobilisation disproportionnés lors des campagnes électorales nous interpellent quant à l’application du principe d’égalité des candidats devant les électeurs. A titre de rappel, un parti politique est une association de personnes qui partagent les mêmes opinions, les mêmes idées, les mêmes intérêts en vue de se faire élire, d’exercer le pouvoir et de mettre en œuvre un programme politique commun. Bref, c’est une organisation où les membres mènent une action commune à des fins politiques. C’est l’objectif de cogérer et de gouverner qui les différencie des autres organisations ou associations. A l’instar de toute association, les partis politiques s’organisent comme une entreprise privée qui doit avoir une personnalité morale, un compte bancaire, un siège social, tenir des congrès, se présenter aux différentes élections, avoir une structure administrative qui nécessite un patrimoine matériel et financier en vue de son fonctionnement. Les ressources des partis politiques sont traditionnellement composées de cotisations, des dons qui doivent être limités à un seuil, des legs des adhérents ou sympathisants et parfois des bénéfices réalisés sur des manifestations. Ces différentes recettes ne permettent pas de viabiliser les partis politiques. La balance budgétaire des partis politiques montre que les recettes sont souvent déficitaires par rapport aux dépenses. En conséquence, les besoins financiers des partis empiètent sur le patrimoine privé de son leader. Ainsi, la visibilité du parti est fonction de la valeur financière de son leader. Devant le déséquilibre du jeu démocratique, le citoyen lambda se posera légitimement la question du financement des partis politiques en Centrafrique. Ainsi, est-il légitime de réguler le financement des partis politiques ? Nous estimons que les partis politiques participent à l’équilibre du jeu démocratique, une mission d’intérêt général indispensable au processus démocratique. Donc, il apparaît normal que l’Etat leur donne des moyens sous forme de subvention pour financer leurs activités. D’ailleurs, la convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption invite les États membres de l’Union africaine à adopté des mesures pour intégrer le principe de transparence dans le financement des partis politiques. Cependant, peu d’Etats ont une législation sur le financement des partis politiques. Dans ces États, les statistiques montrent toujours que les partis au pouvoir ont beaucoup d’adhérents par rapport aux autres parce qu’ils ont les moyens de leur politique. Ils écrasent toujours la concurrence, le jeu démocratique est faussé, les électeurs ne votent plus les meilleurs candidats, ils ne votent pas le programme mais le candidat qui a beaucoup d’argent. Lors des élections, l’argent prend le dessus sur le débat d’idées. L’électeur devient ainsi une marchandise à vendre. Cette pratique est immoral, porte atteinte à l’éthique et au principe d’égalité des candidats. En conséquence, cette pratique fragilise la démocratie. Pour les mêmes raisons d’éthique et de morale, la réglementation de financement des partis politiques en Centrafrique est opportune et indispensable car elle répondra à beaucoup d’interrogations et résoudra le fléau de la transhumance politique. Dans les faits, certaines personnalités politiques centrafricaine se retrouvent entre deux ou trois partis au cours d’une même élection c’est à dire entre les deux tours. Ces personnalités politiques changent d’orientation politique selon leurs humeurs, les saisons et cela en défiant les mots d’ordre ou consignes de vote de leurs partis respectifs. En contre-partie des financements par l’Etat, les partis politiques sont tenus de publier les comptes de chaque exercice. Alors devant ce pléthore de partis politiques en Centrafrique, on se demande ce qui les différencie réellement ? Beaucoup se retrouvent dans les mêmes courants de pensées et d’idéologies. Ainsi, comment peuvent-ils se contredire ? D’ailleurs peu de partis politiques participent à la course présidentielle, les autres qui n’existent que de nom et qui ne sont composés que de sa propre famille attendent de se faire phagocyter ou de rallier le parti au pouvoir et/ou en pôle position entre les deux tours afin de profiter de traitements de faveur. D’autres malins, n’ayant aucune idée à vendre, se déclare indépendants. Dans la sphère politique et dans toute démocratie, tout le monde ne peut pas gouverner, il y’a une majorité qui gouverne et une opposition qui s’oppose. C’est une exigence de la bonne gouvernance. Mais dans la pratique, on assiste généralement à la marginalisation et à l’exclusion des partis politiques d’opposition. C’est pour éviter l’écrasement qu’ils font recours aux financements occultes des lobbies, des grands groupes industriels, parfois des financements étrangers. Dans ce cas de figure, les partis politiques deviennent otages des groupes financiers qui vont exiger des traitements de faveur dans l’octroi des marchés publics. Cette situation met en danger la crédibilité et la souveraineté du pays. Dès lors que le prince de financement des partis politiques est acquis, le gouvernement ou les parlementaires peuvent initier un projet ou une proposition de loi définissant les critères et les modalités de financement. Ce qui mettra un terme à ce que nous appelons “corruption politique et électorale”. Cette loi obligera les parlementaires de façon formelle à verser une partie de leur salaire au parti. Ceci dit, tous les partis politiques ne seront pas financés. Nous estimons que c’est idoine de limiter le financement qui sera plafonné aux partis régulièrement inscrits au ministère de l’intérieur, qui ont des parlementaires représentés à l’assemblée nationale et/ou qui ont atteint un seuil en terme de pourcentage aux dernières élections. Cela empêchera les fraudeurs d’exploiter les failles de la loi c’est à dire créer un parti juste pour avoir des subventions. Ce n’est pas une discrimination mais il faut des critères pour limiter le nombre de partis politiques sans pour autant porter atteinte à la liberté de création et d’exercice des partis politiques. Avec cette injonction de présenter des comptes, qu’adviendrait-il en cas d’irrégularités dans les comptes ? Nous estimons important que le gouvernement mette en place un organe indépendant de contrôle à l’instar de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ( CNCCFP ) en France qui contrôle les dépenses des partis et surtout l’origine des financements. Cette institution va au nom du principe d’égalité des candidats devant les électeurs, appliquer des sanctions dissuasives, administratives, pécuniaires voire saisir les tribunaux. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 26 novembre 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062

Centrafrique : Opération braquage en plein centre-ville de Paoua, les RJ est ses alliés Séléka font leur loi sur la population.

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Centrafrique : Opération braquage en plein centre-ville de Paoua, les RJ est ses alliés Séléka font leur loi sur la population.

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Bangui, le 26 novembre 2016. 10:12′.

Par: Gisèle MOLOMA.

C’est effectivement ce que tout le monde redoutait dans la ville de Paoua qui est arrivé. Pour des nombreux Centrafricains, la présence des groupes armés se résume au braquage quotidien des particuliers et des Organismes, aux viols et vol, au racket de la population, sans oublier des assassinats extra-judiciaires. Pour les habitants de Paoua, sans aucun doute, c’est ce qu’ils sont en train de vivre quotidiennement depuis que les rebelles de la Révolution Justice et leurs alliés de la Séléka contrôlaient les villages environnants de leur ville. La seule interrogation qui persiste dans leur tête jusqu’à ce jour, pourquoi la Minusca ne réagit pas pour chasser ces braqueurs et violeurs armés?

Le jeudi 23 novembre dernier, les combattants rebelles de la Révolution Justice de l’ancien gendarme de première classe Armel Sayo, appuyés par leurs collègues d’arme de la Séléka, ont méthodiquement planifié une vaste opération de braquage, non seulement de certaines Organisation Non Gouvernementale (ONG) internationale installées sur place à Paoua mais aussi des motos des particuliers, et ce, à visage découvert en plein centre-ville de Paoua le jour. Cette opération de braquage effectuée publiquement sous les barbes et nez des soldats des Nations-Unies présents dans cette ville aurait poussé la population à se poser la question sur le rôle exact de ce contingent d’une centaine des soldats camerounais.

Sont-ils des touristes des Nations-Unies ? S’interrogent les habitants de la Préfecture de l’Ouham-Péndé.

Pour ceux qui connaissent Paoua avec ses milliers de motos qui polluent le centre-ville, on imaginent déjà les dégâts causés par cette opération de braquage de ces combattants rebelles de la Révolution Justice. Selon les témoins, une dizaine des motos auraient été enlevées de force ce jour à leurs propriétaires, sans compter les matériels braqués dans certains Organismes humanitaires. Cette façon de faire risquerait de devenir une règle pour ces combattants si aucune réaction musclées et fortes des autorités militaires du pays et de la MINUSCA mettent à jour contre ces malfrats.

Située à environ 500km au Nord-Est de la capitale Bangui, la ville de Paoua qui est seulement à quelques kilomètres de la frontière du Tchad et du Cameroun est aujourd’hui encerclée par des rebelles de la Révolution Justice et de la Séléka. Leur présence dans le secteur qui était une source valable d’inquiétude pour les paisibles citoyens, commence à devenir un cauchemar pour ces derniers à tel point que plusieurs appels à l’aide ont été lancés par les députés de la région. Ces cris d’alarmes seront entendus ? Rien n’est sûr.

Copyright CNC.

 

COP22 : le Réseau Africain des Journalistes Climato-Avangardistes (RAJCA).

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COP22 : le Réseau Africain des Journalistes Climato-Avangardistes (RAJCA).

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/IMG_0962.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le Roi Mohamed 6 du Marococ
Le Roi Mohamed 6 du Marococ

Bangui, 22 novembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
Communiqué de presse

Mard’i 22 novembre 2016- En marge de la 22ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), qui s’est tenue du 7 au 18 novembre à Marrakech, est né le Réseau Africain des Journalistes Climato Avant-gardistes (RAJCA).
Ce réseau réunit plus de 70 journalistes représentant 40 pays et les médias les plus importants du continent africain.
L’objectif de ce réseau est d’assurer le suivi de la COP22 et des questions environnementales en Afrique.
Cette initiative devrait aboutir à une meilleure évaluation des décisions prises par les chefs d’Etat et de Gouvernements présents à Marrakech pendant la COP22.
Citons parmi les missions du Réseau Africain des Journalistes Climato Avant-gardistes:
–      L’engagement à diffuser et àpromouvoir toutes les informations utiles pour que les promesses soient respectées ;
– La réalisation de reportages et d’articles sur le terrain pour soulever les problèmes mais aussi mettre en avant les initiatives qui s’inscrivent dans le cadre du développement durable ;
–      La mobilisation des journalistes africains présents et absents dela COP22 pour s’intéresser davantage aux sujets liés aux changements climatiques tels que l’adaptation, l’atténuation,  la sécurité alimentaire, la question de l’eau…
–      Promouvoir la réflexion et l’échange sur les thématiques environnementales.
Le Réseau Africain des Journalistes Climato Avant-gardistes est ouvert à tous les journalistes qui souhaitent apporter leurs contributions pour la meilleure diffusion de l’information environnementale. Un bureau provisoire a été mis en place en attendant la tenue de l’assemblée générale au cours du premier trimestre de l’année 2017.
Après consultations mutuelles, il a été désigné un bureau provisoire comme suit:
–      Président : Abdoulaye Thiam, Sénégal (Le Soleil)
–      1er vice-président : Souley Moutari, Niger (Le Sahel)
–      2eme vice-président : Alice Lawson, Togo (Ici Lomé)
–      Secrétaire Général : Moulay Najim, Mauritanie (Points Chauds)
–      Secrétaire Général Adjoint : Laudes Martial M’Bon, République du Congo (Tam Tam d’Afrique)
–       Trésorier : Naim Baba Ahmed, Tchad(ONRTV)
–      Secrétaire adjoint chargée du genre : Elisa Anyangwe, Cameroun (Le journal de Brazza, correspondante)
Secrétaires chargés des questions environnementales :
–      Houssein Nagah, Egypte (Al Akhbar)
–      Leonela Borges, Cap-Vert (La Télévision nationale du Cap-Vert)
–      Onassis Mutombo, République du Congo (L’Avenir)
Secrétaire chargé des nouvelles technologies :
– Mehdi Alioui, Algérie (Huffington Post)
Secrétaires chargés de l’initiative AAA :
–  Ouadih Dada, Maroc (2M TV)
– Khemais Ben Fredj, Tunisie (Al Wataniya TV)
Secrétariat permanent :
– Marwa Tellal, Maroc (Pôle communication du comité COP22)
Coordination:
– Farah Achab, Maroc

CENTRAFRIQUE: UN FLUX MIGRATOIRE INÉLUCTABLE VISE LA RCA APRÈS LA CRISE

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CENTRAFRIQUE: UN FLUX MIGRATOIRE INÉLUCTABLE VISE LA RCA APRÈS LA CRISE

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Bangui, le 24 novembre 2016. 09:23′.

Par: Par Robert ENZA

Jacques ATTALI dit, que l’homme est nomade depuis ses origines. Il est en train de redevenir, par la mondialisation, un nomade d’un genre nouveau.

En effet, notre pays pendant cette crise, a montré toutes ses faiblesses, un pays aux institutions volatilisables. Cette crise cache derrière elle, un autre fait ; c’est qu’elle prépare le sol centrafricain à l’immigration. La RCA sera-t-elle capable de contenir une migration dans l’état des choses où toute la puissance de l’État est à rechercher et qu’elle va durer !

La RCA, un vaste territoire presque inhabité et riche par ses terres, va connaître des flux migratoires. Les conditions de vie devenant de plus en plus difficiles avec le changement climatique aux conséquences déjà visibles dans le Sahel, vont pousser les peuples du nord, nomades par nature à migrer vers le centre et c’est la RCA qui sera visée ; par ses frontières poreuses et par son État évaporable.

Située entre le monde musulman du nord et le monde chrétien du sud, la RCA a déjà l’allure d’une métaphore de la migration majoritairement musulmane.

Ce flux migratoire, appelé aussi la mondialisation sera aussi sud-sud. La RCA doit savoir prendre les mesures migratoires nécessaires d’accueil et de sécurités maintenant, humaines et sans tomber dans un repli-identitaire; le cas échéant, ce serait par l’utilisation de la violence que les migrants vont se faire entendre. Pire, nous allons assister à la guerre des terres.

Déjà, les Libanais, des compradors véreux ont commencé à acheter les riches terres de la forêt de la Lobaye pour créer des îlots agro-industries, des verrous au développement agraire de notre pays.

Il faut relever tant, que la rébellion séléka est une rébellion nomade, sur fond de jeu de conquête de pouvoir, donc de terres. Plus nombreux dans cette rébellion étaient les nomades peulhs. La prise de pouvoir par la Séléka a suscité une vive tocade, mais la joie n’a été que de courte durée, aux conséquences macabres.

Plus important, les nomades vont continuer d’arriver, ils n’arrêteront jamais. Ils arriveront du Tchad, Darfour, Soudan, Cameroun, Niger, Nigéria et plus loin, Mali, Guinée, Sénégal. Plus nombreux seront les analphabètes, les pauvres et toujours des islamisés, des gens d’une même géométrie d’ensemble.

L’entassement des pauvres et analphabètes (athées, chrétiens et musulmans) sous un même toit, ne sera pas un havre de paix ; bien au contraire les conflits seront permanents. L’enjeu sera toujours ethnique, culturel et politique.

La communauté chrétienne sédentaire, elle, connait obéir à certaines règles de la vie en collectivité. Par contre la communauté musulmane constituée de marchands et d’éleveurs pour la plupart n’obéit qu’à ses propres caprices, ses ressources et l’exercice de sa liberté sur celle des autres. Ils sont dédaigneux et fiers jusqu’à l’atrocité.

Parce que la juxtaposition de la communauté musulmane à côté de la large communauté chrétienne disons-le, pose problème ; question de culture.

La communauté musulmane est très attachée à sa religion au point de l’imposer aux autres ; elle considère sa religion comme une marque de distinction sociale voire une émancipation.

Par contre la communauté chrétienne est démocratique et libérale. Elle sait prendre à la fois et à sa guise des éléments des doctrines et des religions sans être obligée de s’embrigader dans telle église ou parti politique en charge de penser pour elle.

Maintenant que la question est posée il faut regarder le problème au fond des yeux et le traiter. Les migrants ne doivent pas se comporter comme des barbares venus de loin pour détruire la civilisation chrétienne et bantou existante. On ne peut pas admettre qu’il existe un droit de conquête de pouvoir pour les nomades musulmans et qu’il existe un droit du premier occupant de la terre au profit de la religion chrétienne. Les sédentaires administrés doivent disposer partout des moyens de préserver leur éducation et leur culture en matière d’enseignement et tout en respectant les modes de vie des migrants.

Les volontés doivent se traduire par la mise en place d’une forme de société la plus organisée possible avec des institutions qui seront chargées de mettre en œuvre les droits et les devoirs de chacun; c’est-à-dire le Bien commun.

Le fondement de la démocratie c’est l’égalité devant les droits et les devoirs. Cette égalité explique que chacun vaudra autant que l’autre et l’autre vaudra autant que lui.

Ainsi, chacun comprendra alors qu’il a intérêt au développement de l’autre, que plus l’autre est libre, moins il est menaçant et c’est tout le monde qui en profitera.

A chaque humain un droit, c’est le droit à un revenu, aux moyens du savoir, au logement, à la santé, au travail, à la création, à l’amour. A charge aux institutions d’organiser l’accueil et la sécurité.

Il faut éviter à tout prix de créer les risques de conditions de massacres. Les migrants doivent savoir s’unir aux autres par le sens de la discipline et être ainsi des vecteurs d’idées, des communicateurs. Ils doivent être des véritables forces d’innovation et de création dans la perspective de la naissance d’un État-nation, quand on sait l’hégémonie des Etats-Unis, premières puissances au monde, grâce aux génies créateurs de ses migrants.

Les gouvernements qui se sont succédés au cours de ces années de crise, ont permis de rendre fériés les jours de fête de RAMADAN et TABASKI sur tout le territoire, sans la légalisation ; cette idée n’est pas inculte au demeurant.

La religion est un marché de la foi, elle est un outil redoutable de lutte aux mains de cette migration majoritairement musulmane et noire qui vise la RCA.

Les Autorités publiques doivent prendre, avec beaucoup de clairvoyance et de sérénité, le devant de ce mouvement social, très critique dont l’enjeu éthique, culturel et politique bouleversera notre société, la Centrafrique. La migration vers l’Europe, elle est économique, par contre celle qui vise la RCA, elle est une conquête de terres.

L’État-tradition doit cesser d’émettre sur notre société afin d’offrir plus d’horizons à notre pays et ainsi va le monde. Personne n’est propriétaire de la terre, on la vit et puis on la quitte définitivement. Donc l’essentiel, c’est de parvenir à maintenir par tous les moyens ce qui peut être une société humaine, vivable et viable pour tous.

A en retenir, que l’organisation trouve tout son sens dans la vision. C’est voir plus loin et agir aujourd’hui.

Robert ENZA