mardi, juin 30, 2026
Accueil Blog Page 503

CENTRAFRIQUE : LE DISCOURS D’INVESTITURE DU PRÉSIDENT TOUADERA CONFRONTÉ AUX RÉALITÉS

0

CENTRAFRIQUE : LE  DISCOURS D’INVESTITURE DU PRÉSIDENT TOUADERA CONFRONTÉ AUX RÉALITÉS

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2421.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
Le President Faustin Archange TOUADÉRA.

 

Bangui, le 16 août 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

LA RUPTURE PROMISE N’EST PAS LÀ

  

          Monsieur le Président, permettez-moi de vous le dire : les Centrafricains sont loin du compte. Depuis le discours historique et plein despoir que vous avez prononcé lors de votre investiture, les violences nont jamais connu une telle ampleur. 60% du territoire centrafricain sont pris en otage par des rebelles lourdement équipés, face à votre pouvoir sans armée digne de ce nom pour le défendre, frappé par un embargo sur les armes décrété par les puissances étrangères. Le pays subit le pillage systématique de ses matières premières. Les commerces illicites de diamants, dor et de bois précieux ne cessent de fleurir dans les seize préfectures qui échappent à votre autorité.

          Nous savons que vous avez hérité d’un pays à la renverse. Que la tâche pour le relever est colossale. Qu’à votre place, nimporte quel président se heurterait aux mêmes difficultés.

          Mais – cest pourtant difficile à croire est-ce quon ne murmure pas à Bangui que certains éléments de la Minusca, venus pour protéger les Centrafricains, participeraient à ces ignominieux trafics ? Que certains Casques bleus se seraient outrageusement enrichis ? Que la police des frontières et les douanes fermeraient les yeux pour quelques misérables billets de Franc CFA ?

          Si ces soupçons s’avéraient, il sagirait du comportement détestable de protecteurs, devenus, en fait, des prédateurs. La Centrafrique s’est transformée en pays de cocagne et Far-West en même temps. Il ny a que dans ce pays que se produisent de telles aberrations, qui dépassent l’entendement.

          Monsieur le Président, votre gouvernement semble ne contrôler quune minuscule portion du pays : Bangui la capitale, qui se berce dune illusion de paix.

          « Je romprai avec les injustices sociales et les impunités du passé… Je memploierai à appliquer très rapidement le Programme du DDR. » Voilà ce que vous avez affirmé avec force le jour de votre investiture.

          Ni vous, ni votre gouvernement, ni la MINUSCA n’y êtes parvenus.  Compter sur le DDR pour pacifier le pays nest rien dautre quune illusion, Monsieur le Président. Peut-on négocier en état de faiblesse face à des rebelles fortement armés et arrogants ? Autant leur donner les clés du Palais de la Renaissance sans condition ! Vous avez en face de vous des mercenaires, pour qui la Centrafrique est une proie. Ce que ces ex-Sélékas veulent, cest, au mieux, partager le pouvoir avec vous ; au pire, vous en évincer. On ne voit pas comment ces bandits de grands chemins déposeraient les armes et se rendraient aux négociations de paix sans y être véritablement contraints.

 

IL FAUT ÉTABLIR DES PRIORITÉS

          D’abord, donner des objectifs clairs à la MINUSCA qui doit obtempérer. Les Casques bleus sont à la disposition des autorités du pays où ils sont en mission. Cest vous, Monsieur le Président, qui fixez les missions à accomplir. Or, en Centrafrique, on a limpression que les représentants de l’O.N.U. n’en font qu’à leur tête, en prononçant des discours qui sortent de leurs prérogatives. Il faudra peut-être envisager de demander au Secrétaire Général de lOrganisation des Nations-Unies de remplacer tous les Casques bleus qui ont failli à leur mission.

         Ensuite, sengager dans une nouvelle étape de gouvernement, prendre les citoyens à moins et agir. Car maintenir la Centrafrique dans cette situation délétère est insoutenable.

1- Les querelles entre vous-même et le Président de lAssemblée nationale handicapent la bonne marche du pays vers la paix (SIRIRI) : elles doivent cesser.

2- La MINUSCA donne limpression de ne pas obtempérer à vos décisions :  vous devez frapper du poing sur la table et reprendre la situation dune main ferme.

3- Il faut changer de gouvernement dans les plus brefs délais : beaucoup de Centrafricains pensent que celui qui est actuellement en place ne les protège pas.

4- Si lignominieux embargo sur les armes persiste, est-ce quil ne faudrait pas envisager de le contourner ? Certains pays voisins et des puissances étrangères pourraient vous aider en vous approvisionnant en armes. Cest de la survie de la République Centrafricaine quon parle, Monsieur le Président. Les populations attendent que vous les protégiez contre les ex-Sélékas qui les martyrisent depuis des années. Nous savons, Monsieur le Président, que les moyens pour accomplir votre politique vous font cruellement défaut. Mais, en vous appuyant sur le peuple, vous parviendriez sans doute à mettre en route les projets ambitieux de votre discours d’investiture.

« Même si le coq ne chante pas à l’aube le soleil se lèvera quand même »  (dicton africain).

 

 

 

JOSEPH AKOUISSONNE

(15 août 2017)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

 

Centrafrique : Le sectarisme religieux n’est pas de l’essence Centrafricaine

0

Centrafrique : Le sectarisme religieux n’est pas de l’essence Centrafricaine.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2373.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA
Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA

 

 

Bangui, le 15 aout 2017

 Par : Patrick Balepou, contributeur indépendant du CNC.

 

Maïcarie, front maçonnerie, islamisme radicale ou, on ne saura trop dire, puisque n’étant pas du domaine, n’est pas de l’essence Centrafricaine. Seul le vrai Dieu compte pour le peuple de Centrafrique.

Les véritables profondes raisons de ce que continue de vivre le peuple centrafricain et leur président sont liées à cette sale habitude d’être un homme politique, de renier son appartenance religieuse.  La vraie religion et de se soumettre à des pratiques peu recommandables ?

Le Président Touadéra, selon certaines informations concordantes,   est un Diacre. Un diacre est celui-là qui a accepté Jésus-Christ et qui s’est engagé à proclamer son passage sur terre, sa mise à mort par des impardonnables ennemis qu’il a pourtant pardonné, résurrection et sa montée auprès du Père Céleste d’où il reviendra juger le monde.

Juger le monde. Il faut que cela soit bien compris de tous ceux qui s’agitent pêle-mêle à cause de leurs intérêts égoïstes. Ils ne seront pas mais vont être jugés tout de suite. C’est même la psychose de tout ce qu’ils se reprochent devant la mise en place de la CPS qui les amène   qui va les traquer qui les amène à multiplier leurs péchés mortels contre le peuple centrafricain.

Il n’y a pas d’issue qui tende vers une amnistie. Regarder, Alindao, Bria, Bangassou, Zangba, Mobaye, Batangafo et maintenant Gambo, tous ces morts-là, qu’est-ce qu’ils ont fait pour qu’on leur supprime la vie qui est vivable qu’une seule foi. Tous ceux-là qui ne vivent que par le versement du sang des autres doivent voir leur sang versé de manière à ce qu’ils se rendent compte de ce qu’ils font comme forfait. Mais…

Mais, puisque Dieu est un Dieu de justice, nous osons accepter que la justice terrestre se manifeste et très vite. Au moins le séjour de la prison peut ramener beaucoup à l’ordre. Mais là n’est pas le sujet que nous voulons porter haut. C’est l’histoire d’être homme politique et de se renier pour intégrer des pratiques malsaines.

Ce qui devait arriver à la République Centrafricaine était inimaginable. Grâce à Dieu, même si l’on pense que s’en est trop, mais c’est vraiment par la grâce de Dieu que le peuple centrafricain respire ne ce moment. Alors, faille-t-il délaisser Dieu et s’adonner à des pratiques non recommandables pour celui-là qui connait déjà le vrai Dieu ?

Seul le vrai Dieu, père du Seigneur Jésus-Christ, est connu et accepté du peuple Centrafricain. Que sa protection divine soit la plus absolue sur la nation et le peuple Centrafricain.

 

 

 

Article envoyé par notre contributeur Patrick Balepou. 

 

Centrafrique : quand le réarmement des FACA et des FSI fait grincer des dents. Pourquoi ?

0

Centrafrique : quand le réarmement des FACA et des FSI fait grincer des dents. Pourquoi ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0276.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.
Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.

 

 

Bangui, le 15 Aout 2017

Par : Patrick Balepou, contributeur du CNC.

 

« Qui va doucement, va surement », dit un adage. Personne ne peut comprendre que cet adage est leitmotive des actions de l’élu du peuple qui ne veut pas se gondoler quand il pose un acte, ce qui est souvent décrié comme étant un signe d’impuissance. Or non.

La recrudescence des violences dans l’arrière-pays a fourni une base de commentaires et arguments à ceux qui ne veulent pas que les nouvelles autorités du pays restent en place bien qu’arrivées là au bout d’un processus démocratique dont l’issue a surpris plus d’un et surtout la communauté internationale qui n’y croyait pas.

Alors comment douter de la bonne volonté des nouvelles autorités du pays qui sont bien conscientes de l’extrême dégradation des structures socioéconomique du pays, de la situation, on peut le dire sans vergogne, calamiteuse des populations centrafricaines meurtries par plus de deux décennies de crise ? C’est justement cette situation qui a mobilisé l’ensemble de toutes les nouvelles autorités du pays à œuvrer chacun dans son domaine pour le   relèvement du pays qui s’avère une nécessité urgente.

Parler de relèvement du pays équivaut à l’enclenchement de plusieurs actions y relatives. Et la première action que le peuple attend est la restauration de la sécurité. C’est justement ce qui traine encore à venir et qui met tout le peuple en émoi. Partout dans le pays, on réclame le redéploiement des FSI (Force de Sécurité Intérieur) et des FACA (Forces Armées Centrafricaines). C’est à juste titre puisque les populations ont foi et confiance aux leurs alors que la communauté internationale leur a imposé des forces onusiennes qui ne maitrisent pas la situation centrafricaine. Le redéploiement des Faca et des Fsi est les vœux primaires du peuple. Alors est-ce un problème que le gouvernement se démène par tout moyen par doter les Faca ? Pourquoi la simple fourniture d’articles vestimentaires et équipements militaires aux Faca sur propre fonds de l’Etat Centrafricain fait grincer des dents à certaines personnes qui ne s’y attendaient et qui pensaient que ce manque est une marque d’impuissance du régime ? C’est purement la manifestation de la mauvaise foi. Est-ce que ceux-là que nous taisons par respect les noms n’ont pas des parents assassinés par ces mercenaires étrangers qui écument le pays ? Les rescapés membres de leurs parentés n’ont-ils pas vivement souhaité le retour des Faca et des Fsi ? Si oui, car il ne saurait s’agir d’un non ici. Pourquoi grincer des dents si et seulement si on fait partie du sinistre jeu de ceux qui tiennent à la destruction du pays ?

C’est bien normal de rester à l’extérieur et critiquer. Mais plutôt très normal de rester au pays, vivre soi-même les choses et se faire personnellement une idée pour réagir dans le bon sens. C’est ce qui manque de manière regrettable à ces fugitifs qui, au lieu de rester au pays et contribuer à sa reconstruction, trouvent la main plaisir de rester à l’extérieur et canarder les enfants du pays qui, par soucis de leurs populations, y sont restés et vivent le quotidien cauchemar de cycles de violences auxquelles ils tentent tant bien que mal à y apporter des solutions viables et durables.

C’est vrai, le gouvernement n’a pas les moyens nécessaires dans l’immédiat pour tout faire et réussir sur tous les plans. Néanmoins, habiller les Faca et les Fsi, leur fournir des moyens de déplacements revient à dire qu’on a injecté quelqu’un et plus précisément ceux qui tiennent absolument à la liquidation de la RCA avec le venin de la vipère.

 

 

Article envoyé par notre contributeur Patrick Balepou.

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : communiqué de presse du parti MLPC rélatif à la fête nationale de l’indépendance.

0

Centrafrique : communiqué de presse du parti MLPC rélatif à la fête nationale de l’indépendance.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2568.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du MLPC

 

COMMUNIQUE DU MLPC

 

A l’occasion du 57è anniversaire de la proclamation de l’indépendance de la République Centrafricaine, la Cellule de Communication du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(M.L.P.C) souhaite, au nom des Conseillers Politiques Nationaux, du Bureau Politique National présidé par le Grand camarade Martin ZIGUELE, des Fédérations et Sous-fédérations de Bangui, Provinces et de la diaspora, des comités de soutien et sympathisants du monde entier, une agréable et joyeuse fête.

L’occupation d’une grande partie de nos territoires par des bandes armées ne doivent pas nous empêcher de commémorer dans la dignité cette date historique où beaucoup de nos prédécesseurs ont parfois consenti d’énormes sacrifices pour l’accomplissement d’une République Centrafricaine véritablement Sociale dans sa quête du bonheur.

L’heure est grave et ceux qui ont envahi en toute impunité nos villes et villages cherchent à nous diviser mais nous devons répondre par l’unité, en inscrivant dans le panthéon de nos valeurs les idéaux de notre Père Fondateur Barthélemy BOGANDA.

Tous unis, nous vaincrons.

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

 

 

 Fait à Paris, le 13 août 2017

 Le Porte-parole du MLPC

 Chancel SEKODE

Centrafrique : Musulmans et scouts catholiques lancent le projet ‘’disciples de la paix’’

0

Centrafrique : Musulmans et scouts catholiques lancent le projet ‘’disciples de la paix’’

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2565.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les scouts catholique musulmans. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
Les scouts catholique musulmans. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 14 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Bientôt, six mille (6 000) enfants scouts et guides musulmans et catholiques seront sensibilisés à la paix et à la cohésion sociale, à travers le projet ‘’disciples de la paix’’ ou ‘’Bazanguélé ti siriri’’ en Sango. Le projet sera mis en œuvre dans trois localités de la République centrafricaine, à savoir la capitale Bangui, les villes de Boda et Bambari fortement touchées par les violences intercommunautaires. Le lancement officiel de ce projet a été effectif, ce samedi 12 août 2017, au Centre Saint Jean XXIII à Bangui, en présence des Commissaires généraux des scouts musulmans El Adj Moussa Atida, des scouts catholiques Bienvenu Ndghou Yanda dit ‘’Shabeil’’ et des guides cheftaine Bénédicte Gbayanguele.

La quête de la paix, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale en République centrafricaine désormais en milieu enfant. Ce sont les scouts catholiques et musulmans, ainsi que les guides de Centrafrique qui s’en mêlent. Avec l’appui de l’Ong française ‘’Kilomètre soleil’’, par l’intermédiaire des Scouts de France, ce géant programme va être mis en œuvre en faveur des enfants, notamment 6 000 Louveteaux, Jeannettes, Eclaireurs, Guides cadettes dont l’âge varie de 7 à 17 ans.

En effet, des équipes de formateurs et animateurs seront déployés dans les localités ciblées. Sur place, ces équipes auront la lourde mission d’organiser des sorties et pique-niques regroupant les enfants musulmans et chrétiens, afin de les sensibiliser à la paix et à la cohésion sociale.

Pour les scouts, c’est une manière pour eux de lutter contre la violence intercommunautaire, afin de préparer des futurs citoyens moins-violents. C’est du moins ce qu’a fait savoir chef Bienvenu Ndeghou-Yanda, Commissaire général des Scouts catholiques de Centrafrique. « Notre pays, comme vous le savez, a traversé des moments difficiles de crise intercommunautaire qui a fragilisé le tissu social. C’est ainsi que nous, scouts catholiques, scouts musulmans et guides avons bien voulu mettre notre mouvement au service de notre pays pour aider à ramener la paix, mais surtout en milieu enfant », a-t-il relevé avant d’ajouter que « Lorsque qu’on parle de dialogue interreligieux et autres initiatives de paix et de réconciliation, c’est souvent en milieu adulte. Mais au niveau du scoutisme et du guidisme, nous travaillons aux côtés des mineurs, notamment des jeunes et des enfants, sachant que ce seront eux les citoyens centrafricains de demain ».

De son côté, El Adj Moussa Atida, Commissaire général des scouts musulmans de Centrafrique note qu’« Il est inadmissible de mettre nos enfants en dehors des processus et actions qui se mènent aujourd’hui pour ramener la paix dans notre pays. Nous savons très bien que notre pays manque cruellement de paix. Les stigmatisations continuent encore pour indexer les uns et les autres des étiquettes de musulman ou de chrétien. Nous devons travailler cet état d’esprit au milieu de nos enfants pour ne pas que demain, notre pays ne puissent revivre une telle situation ».

A en croire la cheftaine Bénédicte Gbayanguele, Commissaire générale des guides de Centrafrique, ce projet sera comme la fenêtre par laquelle, le peuple centrafricain, ainsi que le monde entier mesurera combien les scouts et guides contribuent-ils au retour de la paix dans le pays. « Nous allons montrer que nous, chrétiens et musulmans, sommes un, malgré nos différences de religion », a-t-elle martelé.

A l’issue de la cérémonie du lancement, marquée par des discours, des sketchs et divers jeux sur la paix et la cohésion sociale, chef Bienvenu Ndeghou-Yanda s’est adressé aux scouts, principalement aux responsables scouts : « Je lance donc un appel pressant à tous les Scouts et Guides que l’éducation à la paix doit rentrer désormais dans nos programmes, en sorte que chaque responsable scout soit en mesure de transmettre les valeurs de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble ».

Notons qu’avec l’appui de l’Ong française ’’Kilomètre soleil’’, l’Association des scouts catholiques centrafricains (ASCCA) a déjà réalisé un grand projet de distribution de moustiquaires imprégnées aux personnes déplacées en 2014. Le projet en cours sur la cohésion sociale n’est que pilote, puisqu’il doit s’étendre progressivement à toutes les préfectures de la RCA.

 

 

Copyright2017CNC. 

Centrafrique-FAO : La colère de Jean Alexandre Scaglia suite à la grève des ex-combattants

0

Centrafrique-FAO : La colère de Jean Alexandre Scaglia suite à la grève des ex-combattants

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2562.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Jean-Alexandre Scaglia, Représentant de la FAO en RCA. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
Monsieur Jean-Alexandre Scaglia, Représentant de la FAO en RCA. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 14 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Vendredi 11 août, Jean Alexandre Scaglia, Représentant résident de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a conféré avec la presse. Visiblement rouge de colère, il condamne la brève fermeture du siège local de son institution par les ex-combattants qui réclamaient leurs kits d’installation dans le cadre du Programme de réduction de la violence communautaire (RVC), financé à hauteur de 680 000 dollars par le Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS).

C’est dans ses l’une des rares colères que le Représentant résident de la FAO en République centrafricaine s’est présenté, vendredi dernier, devant la presse. Il est ainsi très remonté contre le mouvement de ras-le-bol des ex-combattants retenus dans le cadre du Pré-DDR, à travers le programme de Réduction de violence communautaire (RVC).

En effet, près d’une semaine, le siège local de la FAO en Centrafrique a été pris d’assaut par les bénéficiaires de ce programme qui sont des ex-combattants (Séléka et Anti-Balaka). Ils ont fermé carrément le siège et chassé le personnel. A l’origine, après la formation théorique agropastorale dans le cadre de ce projet, les ex-combattants en question devraient bénéficier de fourniture en kits d’installation de petit élevage, notamment des porcins. Cette fourniture de kits, à en croire Jean Alexandre Scaglia, a pris un léger retard du fait que les fournisseurs n’étaient pas encore prêts où ne disposant carrément pas de produits à livrer. Mais, patience n’est pas ex-combattants ! C’est ainsi qu’ils ont assiégé la FAO.

« Je voudrais quand bien même amener une condamnation très ferme de ce genre d’attitudes qui ne mènera nulle part. Je mets en garde contre cette attitude. Je suis triste, je suis désolé. Car, je dois vous dire qu’un événement négatif comme celui-ci fait 100 fois plus d’effets que les faits positifs », c’est en termes que Jean Alexandre Scaglia a condamné la réaction des ex-combattants. Le Représentant de la FAO rappelle que « Quand on voit deux personnes en train de discuter, avec la volonté de discuter, ils trouveront une solution ; mais la pression et la violence qui ont déjà, dans un passé très récent mener ce pays dans la situation où il se trouve aujourd’hui, n’ont jamais été une solution, particulièrement lorsque j’ai été témoin des menaces directes vis-à-vis de personnes qui faisaient honnêtement leur travail ».

Le regret

De tous ces remous, le Représentant résident de la FAO en République centrafricaine redoute qu’une seule chose : la complication des prochains plaidoyers en faveur de la République centrafricaine. En attendant, Jean Alexandre Scaglia a noté que « Tous les efforts qui sont faits y compris par la FAO, et Dieu seul sait si les efforts sont faits à tous les niveaux, avec des ressources qui, malheureusement sont limitées et qui, avec une telle attitude deviendront encore plus limitées. C’est un message négatif que vous envoyez au monde dont l’aide est indispensable pour sortir ce pays de là où il se trouve ». Il ajoute par ailleurs que « Malgré tous mes efforts, malgré toute ma bonne volonté personnelle, car je ne cesse toujours pas d’envoyer de messages positifs vis-à-vis des possibilités de sortie de crise en Centrafrique, ça va être compliqué ».

Cependant, toujours selon Sacglia, il n’est pas question de mettre tous les ex-combattants dans le même box. Il s’agit d’un groupuscule de 100 personnes issues d’une seule localité, serait à l’origine de ces mouvements. « Sur 766 individus pris dans ce programme de réduction de violence communautaire 666 se sont comportés de manière exemplaire. Il ne s’agit pas de mettre tout le monde dans un même panier. Mais pour 100 individus par rapport à 666, je ne suis même pas sûr de continuer ce programme. Toutefois, je note que ce programme s’est globalement bien passé », a fait savoir le Représentant, réaffirmant son « optimisme ».

Il a conclu sur cet appel qui correspond à s’y méprendre à une invitation formelle aux Centrafricains et que lui, Scaglia estime être l’appel de tout le système des Nations unies en RCA : « Aidez nous à vous aider ».

Notons que ce projet financé à hauteur de 680 000 dollars qui a débuté le 15 novembre 2016 et qui devrait initialement prendre fin en mai 2017, a ciblé 1000 éléments associés aux groupes armés à former dans le domaine agricole et 1000 autres à former dans le domaine de l’élevage.

 

 

Copyright2017CNC. 

Centrafrique : la tension monte d’un cran au sein des l’armée centrafricaine.

0

Centrafrique : la tension monte d’un cran au sein des l’armée centrafricaine.

 

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2306.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca en position de combat.

 

Bangui, le 14 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si le cauchemar des Centrafricains est de voir le grand retour des vieux démons du passé resurgissent, leur pratique ou leur stratégie n’est pas aussi loin du quotidien de l’imaginaire de certains compatriotes qui se croient au-dessus de la loi. Le dernier tableau d’avancement normal (T.A normal) des Faca signé par le ministre de la Défense Monsieur Yakité, montre à quel point que les vieilles pratiques du passé ne sont pas près de disparaître dans le pays. Pour les Faca, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Pourquoi ?

 

Depuis quelques jours, la tension ne cesse de monter parmi les soldats des Forces armées Centrafricaines (Faca), notamment ceux du bataillon territorial (BT1, 2, 3, 4, 5) , de l’armée de l’air et la marine. En cause, le double jeu et les magouilles entourant le récent tableau d’avancement signé par le ministre de la Défense Joseph Yakité dans lequel plusieurs dizaines des soldats et officiers sont promus en grade.

D’après plusieurs sources concordantes, les soldats du bataillon du service des soutiens (BSS) et d’amphibie qui ont su tailler la part du gâteau, alors que leurs compagnons d’armes du bataillon territorial et de l’air sont totalement déboutés de ce tableau d’avancement.

Pour ces derniers, c’est quand même trop et il est inconcevable de rester muet face à cette injustice aggravée.

Dans l’objectif de comprendre le fond de ce problème, nous avons mené notre propre enquête qui révèle une certaine manœuvre peu orthodoxe.

D’abord, la procédure normale d’avancement en grade d’un soldat ou officier de l’armée voudrait que le dossier de celui-ci soit traité par le service des ressources humaines de l’État-major en l’occurrence le «  Premier bureau ». Or dans le récent cas, le chef d’État-major des armées le Général Ngaïfei et son Directeur de cabinet le capitaine Ngrémangou se sont personnellement occupé du dossier au domicile du CEMA au quartier Pk11. Aucun soldat ou officier du Premier bureau n’a été associé au traitement de tous ces dossiers. Mais à la surprise générale des soldats, certains ont été simplement gommés de la liste. Par malheur, les soldats gommés commencent à bouder et d’autres auraient même préparé de se mutiner s’il n’a pas un changement.

Informé de la situation, le Président Touadéra aurait convoqué son ministre de la Défense Joseph Yakité qui a tout balayé et accuse à son tour le chef du Premier bureau, le capitaine Pouna.

Étant lui aussi promu au grade du chef de bataillon dans ce dernier tableau d’avancement dit normal, le chef du Premier bureau se voit retirer de la liste pour faute professionnelle alors qu’il n’a jamais été associé au traitement de ces dossiers.

Sentant que les soldats ont compris leur jeu, le chef d’État-major et son chef de cabinet tentent de se rattraper en fournissant aux soldats malheureux qu’une deuxième liste soit publiée prochainement.

Finalement, on se demande à quand la fin de ce jeu tribalo-clanique au sein de notre armée ? Au moment où les Centrafricains réclament le retour sur le théâtre d’opérations les soldats Faca, une telle manœuvre, si elle persiste, il n’y aurait probablement pas une force armée digne de ce nom en Republique Centrafricaine.

À bon entendeur, salut !

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Declaration de Son Excellence Ferdinand-Alexandre N’guendet lors de la cérémonie du 57ème anniversaire de l’Indépendance de la République Centrafricaine.

0

Centrafrique : Declaration de Son Excellence Ferdinand-Alexandre N’guendet lors de la cérémonie du 57ème anniversaire de l’Indépendance de la République Centrafricaine.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2556.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet, President du RPR.
Monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet, President du RPR.

 

 

13 Août 2017

Bangui, République Centrafricaine

 

Centrafricaines ! Centrafricains !

Chers compatriotes,

Cinquante-sept années nous séparent aujourd’hui d’un long et dure combat ayant impliqué et trainé dans son sillage des hommes et femmes anonymes comme célèbres, de tout horizon, de toute origine, de toute condition, de toute confession, pour aboutir finalement à l’accession à la souveraineté internationale pour notre pays la République Centrafricaine.

La coutume voudrait qu’en pareil moment, nous nous retrouvions en ce jour symbolique et unique qui, à la fois, exhume et exulte nos valeurs patriotiques de base, ancrées dans les fondements de notre Nation, pour remplir un devoir sacré, un devoir qui appelle à la reconnaissance envers nos aïeux, nos devanciers, nos aînés, nos pères et mères dont l’opiniâtreté dans la lutte sans relâche pour l’indépendance nous aura permis d’inscrire la Centrafrique au rang des nations africaines indépendantes.

C’est l’occasion aussi pour moi, en mes qualités d’Ancien Chef de l’Etat de Transition par intérim, de rendre un profond hommage à l’ensemble du peuple centrafricain pour le courage dont il a fait montre jusqu’à présent dans toutes les épreuves qu’il a dû subir et continue par d’autres voies à subir. Que les forces vives de la Nation soient également saluées, ici, pour leurs œuvres majeures et leurs efforts inlassables en direction de la réconciliation, du retour à la paix et à la concorde nationale.

Je ne peux, ici, que leur renouveler mes encouragements pour leur dynamisme, leur détermination et leur abnégation face à la situation socio-économico-politique extrêmement difficile que nous traversons.

La commémoration de cette année se doit, à mon sens, de mettre à l’honneur nos valeureuses forces de défense et de sécurité qui, avec notre jeunesse, portent en elles l’espoir, car étant nos meilleures garanties, pour un futur serein fait de paix retrouvée, de culture démocratique et de prospérité partagée.

Quand il y a 57 ans, les vaillants devanciers, dont nous sommes aujourd’hui les héritiers, ont arraché l’indépendance politique c’était dans le but de placer la République Centrafricaine dans l’orbite du développement humain, économique, culturel, social, politique et scientifique. Avec en toile de fond le tryptique qui rythme notre république depuis 1958 et qui se décline en « Unité, Dignité et Travail ». Mais comment décliner un programme si ambitieux quand la paix devient introuvable, quand le pays est si fragile et si instable ?

Nous sommes, malgré nous, comme entraînés dans un tourbillon, un vortex, une épreuve, un test final à l’issue duquel nous saurons si oui ou non, nous Centrafricains, dans toutes nos diversités, sommes capables de tirer les leçons du passé et suffisamment matures, donc prêts à consentir au sacrifice des artifices pour sauver la Nation de la perdition. A cet instant fatidique de l’Histoire, il nous appartient à tous de nous approprier l’idée tant de fois éprouvée avec succès selon laquelle « la paix n’a pas de prix »

Pour la survie de la Nation et l’existence même de la RCA, nous avons plus qu’intérêt de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour rétablir la paix et vivre en harmonie. De ce fait, l’introspection de nos âmes devrait nous pousser très sincèrement à nous demander si réellement tout a été tenté pour que cessent sur nos territoires ravagés ces conflits larvés et ces guerres si meurtrières. Raymond Poincarré avait bien raison de nous dire, au début du siècle dernier, que la paix était une création continue, perpétuelle. Notre responsabilité collective est aujourd’hui très clairement engagée dans ce processus qui nécessite de la part de nos responsables de faire des choix difficiles, de prendre des décisions courageuses, de consentir à des concessions déchirantes, tout cela dans l’unique but de préserver des vies humaines, de garantir la paix sociale et le bien-être aux Centrafricains.

Aussi c’est à la responsabilité et à l’apaisement auxquels je me vois contraint de faire appel, de par ma position de leader politique, d’homme d’Etat, d’ancien Président du Conseil National de Transition (CNT) et d’Ancien Chef d’Etat de Transition par Intérim.

J’invite tout à un chacun à mettre le cœur à l’ouvrage pour le retour définitif de la paix en Centrafrique, car notre idéal d’unité, de dignité et de travail fièrement arboré sur nos armoiries nationales l’exige de nous, nous le commande.

Je souhaite une très bonne fête d’indépendance à toutes les Centrafricaines et à tous les Centrafricains.

 

Vive l’Indépendance !

Vive la République Centrafricaine !

Que Dieu bénisse la RCA.

CENTRAFRIQUE : UN GÉNOCIDE ?

0

CENTRAFRIQUE : UN GÉNOCIDE ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2526.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka
Les miliciens Anti-Balaka

 

 

Bangui, le 13 août 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

« AUX 45 MARTYRS DE GAMBO »

                                                                           

INDIFFÉRENCE CHOQUANTE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

 

          Les déclarations d’Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, qui redoute un génocide en République Centrafricaine, sont justifiées. Malheureusement, elles viennent un peu tard. Dans l’arrière-pays, les tueries, planifiées et froidement exécutées par les bandes armées, sont déjà des génocides, organisés au nom de l’appartenance confessionnelle.

          Voilà plus de trois ans que ces crimes contre l’humanité sont perpétrés dans une indifférence quasi générale. Les puissances occidentales et, surtout, la France, ancienne puissance coloniale, de même que les autorités centrafricaines, semblent totalement incapables d’empêcher ce génocide qui ne dit pas son nom. Ce qui se passe en Centrafrique depuis toutes ces années est une lutte à mort entre chrétiens, animistes et musulmans.

          Jusqu’alors, ceux qui s’entre-tuent vivaient en parfaite harmonie et fraternité. Il a fallu l’intrusion d’éléments exogènes, avides de matières premières, pour monter les communautés les uns contre les autres. Les chefs de ces bandits de grands chemins sont clairement identifiés. Leurs commanditaires aussi. Si les forces internationales qui interviennent en Centrafrique le voulaient, nous n’en serions pas là aujourd’hui, à crier au génocide.

 

LES AMBIGUÏTÉS DE LA MINUSCA

La MINUSCA et le gouvernement de la Transition de Catherine Samba-Panza ont, soit par naïveté, soit par calcul, installé à Bambari Ali Darass, le Nigérien. Replié sur Bangassou, ce terroriste violent a, depuis, mis le feu partout. Les actes de barbarie sur les personnes ont succédé sans discontinuer aux profanations des lieux de cultes chrétiens.

          Le dernier massacre qu’il a perpétré avec ses mercenaires a eu lieu à Gambo, près de Bangassou. Le député, Michel Kpingo, témoigne : « tout a commencé samedi lorsque les éléments du contingent marocain de la MINUSCA sont entrés dans la ville de Gambo pour s’installer dans l’église catholique. Vers 14 heures, les éléments de « l’Unité pour la Paix en Centrafrique » d’Ali Darass sont entrés à leur tour dans la ville et ont commencé immédiatement leurs sinistres besognes. Femmes et enfants ont été égorgés, y compris ceux qui s’étaient réfugiés au Centre de Santé, ainsi que le personnel de la Croix Rouge locale, venu porter secours aux blessés et ramasser les cadavres. »  

          Bilan : 40 morts et des centaines de blessés. Le député de Gambo n’a pas hésité à accuser la MINUSCA d’être derrière cette violence. (Information rapportée par notre confrère Frédéric Krock, du journal en ligne Corbeau News).

 

SIGNATURE D’UN PACTE DIABOLIQUE ENTRE LES REBELLES ET LA MINUSCA, LES AUTORITÉS CENTRAFRICAINES ET LA FRANCE SUR LE DOS DES CENTRAFRICAINS ?

Depuis le début du chaos sanglant, les rebelles n’ont pas dissimulé leurs sinistres intentions : prendre le pouvoir à Bangui et, par la suite, convertir les 95% de chrétiens et d’animistes en musulmans salafiste. Heureusement que des patriotes centrafricains se sont dressés pour les empêcher d’accomplir leur sinistre besogne.

          Il faut rappeler, en effet, qu’au départ, les Antibalakas étaient des patriotes résistants. Si les Sélékas et leurs mercenaires ont fui Bangui pour l’arrière-pays, c’est bien grâce aux Antibalakas. Il ne faut jamais perdre de vue le rôle capital qu’ils ont joué.

          Mais c’est la France qui a une responsabilité particulière dans le pays, depuis l’époque où il était encore l’Oubangui-Chari. Elle doit s’interroger sur le génocide en cours. On ne nous empêchera pas de nous interroger à juste titre sur les Sélékas, qui massacrent les Centrafricains en toute impunité. Ces barbares d’un autre temps semblent avoir bénéficié, depuis 2013, de la complicité passive de la France et des autorités centrafricaines. Comment expliquer sinon qu’elles les ont laissé se replier dans l’arrière-pays sans les désarmer, ni arrêter leurs chefs ? La MINUSCA soutient-elle la minorité musulmane des salafistes ? En tout cas, l’impression qui prévaut chez les Centrafricains est que les Casque bleus des pays de confession musulmane appuieraient les Sélékas face aux Antibalakas. Les Marocains, en particulier, ont été fortement mis en cause par les habitants de Bangassou après les odieux massacres qui viennent de se produire. Toutes ces ambiguïtés qui pèsent sur le rôle de la MINUSCA devront, à tout prix, être levées.

 

APRÈS LE CHAOS, LA RECONSTRUCTION ?

          Tout n’est pas perdu. La République Centrafricaine saura renaître de ses cendres.

          Mais, pour qu’elle y parvienne, il faut, dès à présent, que les autorités centrafricaines et leurs tuteurs entrent véritablement en guerre contre les bandes rebelles. Le temps des déclarations lénifiantes est désormais caduc. Les autorités centrafricaines doivent tenir aux rebelles un langage de fermeté et faire montre de courage politique. Il faut que tous redeviennent des patriotes, de façon à faire vivre le précepte de Barthélémy Boganda, père de la Nation : « c’est tous ensemble que nous bâtirons la République Centrafricaine. »

                                                                                                                               

 

JOSEPH AKOUISSONNE

(12 août 2017)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

                       

Centrafrique : communiqué de presse de la coordination des ex-antibalaka suite aux accusations des Nations-unies.

0

Centrafrique : communiqué de presse de la coordination des ex-antibalaka suite aux accusations des Nations-unies.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2553.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Beranger Igor Lamaka, porte-parole de la coordination des ex-anti-balaka.
Beranger Igor Lamaka, porte-parole de la coordination des ex-Anti-Balaka.

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Unité – Dignité – Travail

COORDINATION GENERALE DES PATRIOTES      EX-COMBATTANTS ANTIBALAKA
—————————————————————
COMMUNIQUE DE PRESSE

 

En date du mardi 08 Aout 2017, un certain Monsieur Romain ESMENJAUD, Coordonnateur du groupe des experts du Conseil de sécurité des Nations-Unies a cru devoir, sur les ondes de la R.F.I et de la B.B.C, stigmatiser la Mouvance des Patriotes-ANTIBALAKA qui, selon cet expert, s’approvisionnerait en armement sophistiqué depuis la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo Brazzaville voisin.

C’est avec beaucoup de regret et de consternation que nous avons appris cette information, laquelle information nous qualifions d’absurde et à caractère diffamatoire.

A maintes reprises, certains représentants présumés des Nations-Unies et bien d’autres structures proches de cette grande Institution mondiale se complaisent à diaboliser notre Mouvement à savoir la “MOUVANCE DES PATRIOTES EX-COMBATTANTS ANTIBALAKA”, qui s’est, sous l’impulsion de son leader Charismatique Patrice-Edouard NGAISSONA, s’est depuis 2014 inscrit dans la logique d’un retour définitif de la paix en Centrafrique par des actions citoyennes concertées.

Des armes sophistiquées en provenance d’un quelconque pays voisin de la République Centrafricaine au profit des Ex-Combattants Antibalaka, la Mouvance des Patriotes Ex-combattants ANTIBALAKA n’en connait pas.

Par contre, la Coordination Générale des Patriotes Ex-combattants rassure les Nations-Unies que nos éléments ont toujours manœuvré avec des armes traditionnelles qui ont mis en déroute les envahisseurs de la République Centrafricaine, en l’occurrence la NEBULEUSE SELEKA composée en majeure partie des mercenaires Tchadiens, Soudanais, Nigériens et autres.

Par conséquent, la Coordination Générale de la Mouvance des Ex-combattants ANTIBALAKA rejette en bloc toutes les accusations fantaisistes portées contre notre mouvement par le Coordonnateur du groupe des Experts du Conseil de sécurité des Nations-Unies qui, certainement, trouve son compte et ses profits dans la diabolisation de notre Mouvement.

La Coordination Générale des Ex-combattants ANTIBALAKA se réserve le droit de porter plainte en DIFFAMATION contre Monsieur Romain ESMENJAUD.

 

Fait à Bangui, le 11 Aout 2017

 

 Le Porte Parole

 Bérenger Ludovic Igor LAMAKA BOUTOUNGARA

CENTRAFRIQUE : POURQUOI LA TRANSITION DE SAMBA PANZA N’ÉTAIT PAS PROLONGÉE POUR UNE SECONDE FOIS ?

0

CENTRAFRIQUE : POURQUOI LA TRANSITION DE SAMBA PANZA N’ÉTAIT PAS PROLONGÉE POUR UNE SECONDE FOIS ?                                                             

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2542.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'ancienne Présidente de transition en Centrafrique Catherine Samba-Panza
L’ancienne Présidente de transition en Centrafrique Catherine Samba-Panza

 

 

 

Bangui, le 12 août 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La descente aux enfers de la Centrafrique était fulgurante et à atteint son apogée. La communauté internationale a usé de stratagèmes pour destituer à N’Djamena le chef de la seleka et a ordonné au Conseil National de Transition d’organiser une élection inédite le 20 janvier 2014, qui a vu la victoire dictée de Catherine Samba Panza à la magistrature suprême.

 

En dépit de son amateurisme et de la méthode très critiquée, les autorités de la longue transition de plus de trois ans ont réussi à apaiser les tensions, la haine et surtout la barbarie des hors la loi. On dénombrait un nombre maîtrisé des groupes armés, les pertes en vie humaine ont ralenti, une relative stabilité sécuritaire, sa gestion n’était pas dictée par l’occident car elle a refusé par deux fois qu’on lui impose de premier ministre. En l’absence de l’armée nationale, les forces onusiennes appuyées par les forces françaises contrôlaient plus de la moitié du territoire national, il y’ avait un semblant de liberté et la population des arrières pays vaquaient librement à leurs occupations.

La transition qui normalement devrait expirer le 15 février 2015 avait été prolongée afin de créer les conditions d’une élection crédible, transparente, démocratique et acceptée de tous. Face à la volonté notoire des autorités de la transition de traîner le processus, l’ancien pays colonisateur adoubé par le voisin tchadien a imposé une élection à la hâte alors que les conditions d’une élection crédible n’étaient pas réunies…bref, le pays n’était pas prêt pour organiser une élection digne de ce nom.

La course au pouvoir ouverte est soutenue par tous ceux qui rêvaient au regard de l’accession facile de Samba Panza, ce qui expliquait la trentaine de candidatures. Quelques mois après les élections, les violences se sont intensifiées, presque toutes les préfectures sont embrassées, le volet sécuritaire est totalement abandonné au gré de la Minusca qui lui aussi est dépassée, les groupes armés se sont multipliés et contrôlent les ressources naturelles du pays, le pillage des ressources naturelles avec la bénédiction des autorités révolte, les couches économiques et sociales fragilisées, la santé inexistante, l’éducation reflète les 3% de réussite au baccalauréat…les choses vont du mal au pire dans l’indifférence totale des nouvelles autorités.

Noyé dans ses deux époques diamétralement opposées, le citoyen lambda qui est toujours animé par l’envie de connaître s’interroge : Pourquoi la transition de Samba Panza n’était pas prolongée pour conserver les acquis sécuritaires et épargner quelques morts ? L’immobilisme, le manque d’initiatives et le constat de terrain obligent les centrafricains à regretter la transition ? Peut-on comparer la fin de la transition avec la situation actuelle ? S’il y a un choix à faire, laquelle époque choisirez vous ? Était-il mieux de vivre encore la transition nonobstant ses failles que de vivre le cauchemar actuel ? La transition avait posé les bases de la réconciliation, pourquoi les nouvelles autorités n’ont pas continué sur la même lancée ? Souvenez des textes du serment relatifs à la sécurité et l’intégrité du territoire et prononcés lors de l’investiture ? Le President de la République est-il en harmonie avec ce serment ? Dans la négative, cela n’est-il pas constitutif de haute trahison ? Dans l’affirmative, quelles sont les sanctions possibles ? Les nouvelles autorités tendent à leur deuxième année on ne voit l’ombre de rien, les centrafricains doivent encore attendre ? Les centrafricains se sont mobilisés en nombre pour les élections parce qu’ils espéraient la paix, surtout un retour rapide de la sécurité. L’espoir s’est effondré. Pour eux, la fin de la transition supposait la fin de l’état d’exception, le retour à l’ordre constitutionnel, la reconquête progressive de l’autorité de l’Etat.

Lassé par l’hémorragie et la spirale de violence, le chef de file autoproclamé de l’opposition a décidé de multiplier des offensives sur des médias nationaux et internationaux en ces termes : “le fauteuil présidentiel est vide”ou encore ” Touadera ne fait rien “et il va même faire allusion à un âne dans une formule imagée qui a fait l’objet d’intenses polémiques sur les réseaux sociaux. Comme cela ne suffisait pas, le secrétaire général adjoint de l’ONU, chargé des opérations a confirmé ces propos en ces termes : ” la RCA manque de leadership dans ses décisions “. Pire, le porte parole du gouvernement a reconnu à demi-mot la perte de repères en ces termes : ” le President de la République est un homme d’action mais parle peu “. Cette petite phrase pleine de sens interroge : appartient-il à un President de la République de faire la communication de ses actions ? Alors, que fait le chargé de mission en communication de la présidence ? En reconnaissant à demi teinte cette faille vitale dans la gestion de la chose publique, le porte-parole du gouvernement ne s’expose t-il pas aux foudres de ses collègues de la présidence ? À notre avis, le President de la République n’est pas le seul comptable de la situation chaotique du pays. A l’époque de la transition, les conseillers nationaux s’attelaient aux priorités des centrafricains contrairement aux actuels parlementaires, légitimement élus qui se lancent solidairement dans une bataille de positionnement qui oppose le President de la République et le President de l’assemblée nationale dont certains Députés ne connaissent même pas les tenants ni les aboutissants. Ils sont aveuglés et liés par la promesse non tenue de distribution de pickup au lieu de défendre les intérêts de ceux qui les ont installé à la mangeoire.

Pour finir, nous rappelons le President de la République qu’un rattrapage est possible et nous l’invitons de s’investir personnellement, de donner l’impression qu’il est le chef, de changer de gouvernement avec un premier ministre de son choix. Si ce dernier ne s’exécute pas…la confiance du peuple a des limites. Mieux vaut agir maintenant avant que la rue ne vous impose une cohabitation ingérable. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

 

Paris le 11 août 2017.

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

Centrafrique : Une Grande Exposition photo annoncée pour 21 septembre prochain

0

Centrafrique : Une Grande Exposition photo annoncée pour 21 septembre prochain

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2549.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image d'illustration de l'exposition photo
Image d’illustration de l’exposition photo

 

Une grande première ! Le 21 septembre prochain, Journée internationale de la paix, la République centrafricaine vivra un événement particulier : L’Exposition photo placée sous le thème « Centrafrique : L’espoir jusqu’au bout ». L’initiative est portée par un journaliste français d’origine centrafricaine, Pacôme Pabandji Lauréat du Prix Rory Peck-2014 et Médaillé du Grand Prix Paris Match, en partenariat avec l’ « Association Camille Le Page, on est ensemble ». Les enjeux et les perspectives dans cette interview exclusive.

Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : Monsieur Pacôme Pabandji, bonjour ! Vous avez quitté votre pays, la RCA, il y a quelques années en tant que journaliste pour œuvrer aujourd’hui à l’international en France. Que peut-on retenir de vous actuellement ?

Pacôme Pabandji (PP) : Quand j’avais quitté le pays c’était pour les études, après un test d’entrée à l’Ecole supérieure de journalisme de Lille et aussi à l’Institut d’études politiques (IEP) de la même ville. Je travaille actuellement pour l’Agence France Presse au bureau régional de Lille. C’est une très belle expérience pour moi parce que j’ai travaillé sur beaucoup de sujets différents de ce que j’avais pu faire en Afrique. J’évolue dans un milieu de professionnels qui m’encadrent et aussi, un meilleur partage de savoirs. J’ai élargi mes domaines et je suis très heureux aujourd’hui.

CNC :  A ce jour, vous portez un gigantesque projet d’exposition photo, une exposition placée sous le thème « Centrafrique : L’espoir jusqu’au bout ». De quoi s’agit-il ?

PP : Gigantesque je ne dirais pas. Mais ce projet je l’ai à cœur. C’est une occasion de présenter une partie de mes photos faites sur la Centrafrique entre 2013 et 2016. Ce sont près de 100 photos sélectionnées soigneusement pour retracer la situation que le pays a traversé. J’ai exclu bien entendu les photos violentes pour éviter d’attiser la haine. Parce que l’idée du projet c’est de passer un message : l’espoir que la Centrafrique (re)vive en paix. C’est même pour cette raison que le lancement de l’exposition se fera le 21 septembre, Journée internationale de la paix. De grands amis qui œuvrent pour la paix dans le pays m’ont aidé à mettre à jour le projet. Christian Ndotah, Moussa Limané et bien d’autres. Ils sont encore derrière moi avec l’objectif de non seulement le faire, mais de bien le faire. C’est un challenge je le sais. Mais je suis confiant que si je le réussis, c’est un métier, le photojournalisme, qui s’installera dans le pays avec le respect des principes. Le thème je l’ai choisi ainsi parce que « l’espoir fait vivre », dit-on en Afrique. Pour les partenariats aujourd’hui, je peux vous dire que des entreprises, des institutions, des personnalités, le gouvernement, ont été contactés. Je les ai ciblés spécialement pour une bonne raison. Le gouvernement et le président de la République ont toujours accompagné les bonnes initiatives, encourager les fils du pays à initier ces genres de projet pour dire que nous aussi on peut faire quelque chose. Leur soutien peut motiver d’autres fils du pays qui doutaient encore, à se lancer. Pour les institutions et entreprises nationales et internationales dont la Minusca, Orange, le Groupe Skaiky, etc., c’est pour manifester leur présence aux côtés des fils du pays sous plusieurs angles. Marquer leur soutien au pays à tous les niveaux mais aussi leur désir d’appuyer la jeunesse centrafricaine à se sentir bien dans ce qu’elle fait, en mettant de côté les violences bien entendu.

CNC : Sans mettre la charrue avant les bœufs, dites-nous quelles sont les activités prévues dans le cadre de cette exposition ?

PP : Pour le moment, les choses se mettent en place. Une équipe dynamique est à l’œuvre. Ce seront des manifestations culturelles, artistiques. Des livres écrits par des amis qui ont travaillé ou qui travaillent sur la Centrafrique, seront présentés. Mais je sais que ce sera un événement qui a son sens d’être organisé lors d’une journée de la paix.

CNC :  En prenant une telle initiative, en tant que Lauréat du Prix Rory Peck – 2014 et Médaillé du Grand Prix Paris Match, quel message entendez-vous passer à travers cette manifestation ?

PP : L’idée de mettre en place ce projet est née de ma dernière distinction à la Mairie de Paris. Le 30 juin dernier, plusieurs de ces photos ont été exposées, avec d’autres photos d’autres photojournalistes. C’était un grand honneur parce que ce jour là, c’était la Centrafrique qui était à l’honneur. Je me suis alors dit, si ces photos ont été prises en Centrafrique, il est aussi bien que je les expose à Bangui afin de passer un message qui est le thème de l’événement : l’espoir malgré la situation tout encore tendue. Elles ont fait parler du pays ailleurs certes, mais avec un peu de soutien, il faut qu’elles soient expliquées aussi là où elles ont été prises. Je voudrais par là, motiver d’autres gens, centrafricains, à s’intéresser au photojournalisme mais en évitant de pousser à la haine à travers les photos.

CNC :  Votre exposition photo intervient à un moment où les conditions de travail du journaliste centrafricain sont bien difficiles, depuis la situation sécuritaire jusqu’aux moyens de travail, en passant par la subvention aux médias, etc. En tant que ressortissant centrafricain, quelle lecture en faites-vous ?

PP : Je pense qu’au niveau où le pays se situe actuellement, outillé les journalistes est un premier combat pour sensibiliser sur la cohésion entre les communautés. Le gouvernement et les institutions internationales, amies du pays, doivent appuyer les journalistes à plusieurs niveaux afin qu’ils se sentent libre pour bien faire leur travail. Les groupes armés aussi doivent faire autant. Je pense qu’il est du rôle du journaliste aussi d’être neutre et professionnel, de travailler dans le pur respect de la déontologie. On sait aujourd’hui qu’à la radio ou dans les médias, un seul mot mal placé peut plonger même Bangui dans le chaos. On se doit d’éviter de travailler à base des rumeurs. La vérification des sources doit être privilégiée. Mais je ne vais pas me passer pour un donneur de leçon.

CNC : Et si vous aviez un dernier mot ?

PP : Je souhaite aujourd’hui que mon pays recouvre sa paix d’antan. Mais tout ça passe par la fermeté du gouvernement. Les combattants de ces groupes armés doivent savoir qu’ils sont centrafricains avant tout. Plus la situation perdure, des aides au développement pourtant destinées au pays, vont s’éloigner.

 

Propos recueillis par Fred KROCK

Centrafrique : Lancement du Projet d’appui à la relance des filières de l’élevage urbain et périurbain

0

Centrafrique : Lancement du Projet d’appui à la relance des filières de l’élevage urbain et périurbain

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2546.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Lancement du projet coopi. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
Lancement du projet coopi. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 11 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les filières d’élevage urbain et périurbain en République centrafricaine sur la droite ligne de leur relance générale. Un projet y relatif, le PARFEC a été lancé, ce mercredi 9 août 2017, à l’hôtel Oubangui à Bangui. Le Ministre de l’Agriculture et du développement rural, Honoré Féizouré a lancé ce projet en présence de l’Ambassadeur de l’Union européenne en République centrafricaine, Remondet Commoy et du Représentant résident de l’Ong Cooperazione internationale (COOPI) en RCA, Janusz Czerniejwski.

Alors que la République centrafricaine, à travers son Président Faustin Archange Touadera vient juste de lancer l’ambitieuse Analyse stratégique ‘’Faim Zéro’’, d’autres initiatives sous-jacentes se mettent concomitamment en place pour contribuer à l’atteinte de cet objectif extrait des Objectifs du développement durable (ODD). Entre autres initiatives, le géant Projet d’appui à la relance des filières de l’élevage urbain et périurbain en République centrafricaine (PARFEC). Il s’agit d’un projet financé par le Fonds fiduciaire de l’Union européenne (Bêkou) et exécuté par un Consortium d’Ongs, à savoir COOPI, CRS, Cordaid, Caritas, Calebasse et la FNEC.

Ce projet, faut-il le noter, intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué par la suite des successives crises militaro-politiques que le pays a connues et continue de connaitre depuis des décennies. Les conséquences sont sévères au niveau de la population à la base. Quelques chiffres disponibles sont bien indicateurs de la gravité de la situation : 27% de la population au niveau de Bangui était en état d’insécurité alimentaire sévère ou modérée en 2016 ; une augmentation des prix des produits à protéine animale à plus de 71%  est relevée ; la baisse incroyable du PIB jusqu’à 31% démontre combien le pourvoir d’achat était touché. En ce qui concerne le Sous-secteur petit élevage en particulier, une perte très considérable de plus de 53% d’animaux a été enregistrée durant la crise sans compter le pillage des structures de rattachée à la filière et l’effondrement des chaines d’approvisionnement en matériels d’élevage…

C’est ainsi que l’objectif poursuivi par le projet PARFEC, c’est justement de « diminuer la prévalence de l’insécurité alimentaire des ménages de Bangui et ses environs par l’augmentation du taux de couverture de la demande urbaine en protéines animales », comme l’a si bien souligné Janusz Czerniejewski, Représentant de COOPI en RCA.

La mise en œuvre de ce projet devait déboucher sur l’accès de mille (1000) Eleveurs aux intrants critiques de production ; l’utilisation des services d’encadrement technique et organisationnel des agents étatiques et des organisations faitières et ; enfin, l’écoulement de la production zootechnique de Bangui et ses environs sur les marchés, de manière rentable.

En lançant officiellement le projet PARFEC, le Ministère Honoré Féizouré a fait savoir ce projet, au même titre que les autres initiatives en faveur de lutte contre l’insécurité alimentaire, est classé dans le lot des priorités du gouvernement. Et, qu’il souhaite que ce projet soit une bouffée d’oxygène pour les Eleveurs et autres actes du Secteur de l’Elevage.

 

copyright2017CNC.

Centrafrique : La circulation routière, véritable cimetière à cause des taxis motos.

0

Centrafrique : La circulation routière, véritable cimetière à cause des taxis motos.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2418.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les motos

 

Bangui, le 11 août 2017

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Eux-mêmes se sont percutés mortellement. Ce sont les taxis motos. Tout le monde a peur d’eux alors que des agents et fonctionnaires d’État pourtant dotés de motos n’osent plus circuler avec. Qu’est-ce qu’il faudra faire ?

 

Plus de 15 morts et une cinquantaine des blessés par jours rien qu’à Bangui, le nombre des morts sur les routes en Centrafrique explose du jour en jour comme une traînée des poudres. En cause, les comportements des conducteurs des taxis motos qui, pour la plupart, n’ont aucune notion du Code de la route dans le pays.

 

S’il y a à peine trois semaines, 3 morts dont un magistrat affecté à Bouar et un agent du système des Nations-Unies ont été tués dans un accident de circulation sur l’axe Bouar-Garouaboulaye. Ici à Bangui par contre, ce sont plus de 10 personnes qui succombentc chaque jour suite aux divers accidents de la route selon des sources de la gendarmerie territoriale de Bangui. Selon des sources hospitalières, environ 80% des accidents routiers enregistrés en 2016 et en cette année 2017, sur tout le territoire national seraient causés au moins par une moto. Les taxis-motos, 90% des accidents impliquant des motocyclistes en 2016, selon ces mêmes statistiques, seraient causés par ces taxis-motards. Une statistique alarmante de la circulation routière en Centrafrique montre à quel point, nos routes tuent plus que la guerre civile qui a secoué notre pays depuis plus de 5 ans.

De source sûre de la brigade routière de la Gendarmerie nationale, la plupart des accidents de la route dans le pays seraient l’œuvre de la surconsommation des stupéfiants et de l’alcool. L’excès de vitesse au volant serait aussi l’une des causes de cette tragédie. Ajoutant à cela, la méconnaissance du Code de la route aurait facilité la multiplication de tous ces dommages souvent irréparables.

Pour beaucoup des Banguissois interrogés sur le sujet, les forces de l’ordre ont largement leur part de responsabilité. Selon eux, si un gendarme ou un policier est affecté à la circulation routière, celui-ci une fois en poste, se transforme à un véritable racketteur des automobilistes, laissant de facto son rôle. Mis à part le rôle néfaste des agents, les autorités politiques du pays semblent délaisser ce secteur qui ronge la population centrafricaine de jour en jour.

De l’avis d’un Étudiant centrafricain, « si aujourd’hui les morts sur nos routes sont plus nombreux que les victimes des groupes armés, il serait judicieux de combattre avec la même énergie ces deux fléaux. Pour l’heure, la priorité est de sauver des vies que de songer à remplir ses propres poche.

Attendant la suite, seul Dieu qui peut sauver nos vies ici dans ce pays où, tout est à l’envers.

 

 

CopyrightCNC.

Centrafrique : audits de la transition, les Centrafricains attendent impatiemment la conclusion de la cour de compte.

0

Centrafrique : audits de la transition, les Centrafricains attendent impatiemment la conclusion de la cour de compte.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2542.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'ancienne Présidente de transition en Centrafrique Catherine Samba-Panza
L’ancienne Présidente de transition en Centrafrique Catherine Samba-Panza

 

Bangui, le 09 août 2017

Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

 

Un bien qui finit bien ou un mal qui finit mal. C’est probablement ce que les Centrafricains attendent de savoir après la transition qui s’est achevée il y a bientôt 2 ans. Samba-Panza a-t-elle bien géré selon les principes de la bonne gouvernance ? Seule la Cour des comptes, une institution de la république pourra nous édifier. Seulement ses conclusions traînent encore.

Même si les Centrafricains commencent petit à petit à oublier les deux ans chaotiques de la transition dirigée par l’ancienne Présidente Catherine Samba-Panza, le népotisme et le détournement des deniers publics érigés en mode de gouvernance par la Présidente Catherine Samba-Panza sont restés vifs par contre dans la mémoire des nombreux compatriotes.

Le Président Faustin Archange TOUADÉRA, lors de sa prise de fonction en mars 2016, avait marqué les esprits dans l’un de ses discours qu’il allait diligenter un audit complet de cette transition chaotique. Près de 24 mois passés, les Centrafricains attendent impatiemment la conclusion de cet audit. Des dizaines des véhicules de luxes ont disparu du parc automobile de la présidence de la république, des milliards de francs CFA également ont été empochés illégalement par le clan présidentiel…, telles sont les traces visibles laissées par les autorités de la transition après leur départ du pouvoir en mars 2016.

Seulement deux ans au pouvoir (2014-2016), la Présidente Catherine Samba-Panza a su piller son pays comme si elle a duré plus de 15 ans à ce poste. Certains observateurs politiques du pays ont comparé, d’après leur calcul, les fortunes du clan Samba-Panza à celles de la famille du President congolais Denis Sassou Nguesso. Afin de calmer les esprits des Centrafricains qui sont pour la plupart favorables à l’idée de traduire devant la justice l’ancienne Présidente de transition Catherine Samba-Panza, le Président Touadéra avait annoncé publiquement qu’il allait commander un audit général de toute la période de la transition 1 ( période dirigée par le chef rebelle Michel Djotodia) et 2 (celle pilotée par Catherine Samba-Panza). La Cour des comptes a été mandatée pour procéder à cet audit.

Alors qu’on vient de franchir le cap de 12 mois depuis le démarrage des travaux de vérification et d’analyse des comptes de l’État pour la période couvrant les deux phases de la transition, les Centrafricains semblent s’impatienter de connaître la conclusion de ces travaux des juges de la Cour des comptes.

D’après un leader de l’opposition contacté par CNC sur le sujet, il est fort probable que Madame Catherine Samba-Panza soit ménagée d’autant plus que les deux personnalités se sont retrouvées à plusieurs reprises pour évoquer cette affaire.

Pour Monsieur Salet, étudiant à l’université de Bangui, le Président Touadéra n’a de choix que de publier la conclusion de cet audit de la transition. Sinon, il serait tenu coresponsable du dégât financier ou matériel causé par les autorités de la transition. L’ancienne Présidente de la transition Catherine Samba-Panza pourrait-elle être un jour inquiétée par cet audit ? Probablement non selon un proche collaborateur du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. Pour lui, sa récente nomination à l’Union africaine va certainement peser sur le résultat de l’audit. Entre temps pour les Centrafricains, Madame Catherine Samba-Panza n’est pas la seule à diriger cette transition, ses enfants et d’autres personnes de son clan y ont participé activement. Et FLN la conclusion des juges pourrait éclairer le peuple centrafricain.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Anicet-Georges Dologuélé devrait-il rester à Bangui et participer à la reconstruction du pays ?

0

Centrafrique : Anicet-Georges Dologuélé devrait-il rester à Bangui et participer à la reconstruction du pays ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2523.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Anicet Georges Dologuélé et Faustin archange TOUADÉRA
Anicet Georges Dologuélé et Faustin archange TOUADÉRA

 

 

Bangui, le 10 Aout 2017

 Par : Bienvenu ANDALLA, CNC,

 

Pourquoi reste-t-il en France et narguer à travers l’internet et les médias étrangers pour s’exprimer ?

Arriver 1er au second tour des élections présidentielles Dologuélé était bien parti pour occuper le fauteuil présidentiel du palais de la Renaissance. Malheureusement pour lui,  le peuple a décidé autrement. Touadéra a gagné le fauteuil.

En bon Centrafricain et soucieux du devenir du peuple pour ne pas dire du pays, tous, nous devons contribuer à la reconstruction nationale. Dommage,  la situation ne cesse de se dégrader dans le pays.

Ce n’est pas nous qui avons posé cette question. Mais elle interpelle tous-ceux-là qui disent être des compatriotes versés à la reconstruction du pays. Mais toujours est-il de savoir si c’est en dehors du pays qu’on peut le reconstruire ? Nul n’est besoin de faire faire la leçon de morale pour qu’on se sente et qu’on reconnaisse qu’on est centrafricain et que le devoir de reconstruction nous incombe tous.

Voilà une belle observation de quelqu’un qui a souci du pays, nous citons : « Anicet-Georges Dologuélé Les groupes armés se rendent compte qu’il n’y a pas de chef. Ils commencent par une petite ville, ils se rendent compte que rien ne se passe. Puis ils en prennent une seconde. Toujours rien. Ils prennent une région. Toujours aucune réponse. Et aujourd’hui, ils contrôlent pratiquement 75 % du territoire, car jamais le gouvernement n’a donné l’impression de s’intéresser à ce qui se passe. Il a abandonné toute cette gestion à la Minusca, mais la Minusca est au service du gouvernement.

Qu’est-ce que veut dire cette observation ? Un appel à la prise de conscience nationale. Comment faire pour que de l’est à l’ouest, du nord au sud quelqu’un se lève de la catégorie de nos grands leaders comme Anicet-Georges Doleguélé, Martin Ziguélé sur qui les centrafricains qui ont un profond amour pour le père national, le nationaliste Ange-Félix Patassé qui a perdu sa vie pour que la Centrafrique ne devienne pas un objet d’exploitation. Nous ne devons plus aller comme brebis mais en des hommes conscients, avertis, aguerris qui doivent faire l’effort nécessaire pour que le pays ne devienne pas une province tchadienne.

Et c’est cela que tous centrafricains doivent désormais assimiler. Et nos hommes politiques doivent au tant assimiler. Justement, c’est par faute de cette assimilation que les hommes politiques qui se s’autoproclament chef de file de l’opposition démocratique se font désintégrer par leur pair faute d’une entente collégiale. Doléguélé, fait attention car tu es rejeté par tes pairs pour les avoir lachés et parti en France où tu vies ta bonne vie.

 

 

 

Centrafrique : le gouvernement dote les facas des véhicules 4×4

0

Centrafrique : le gouvernement dote les facas des véhicules 4×4

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2533.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Vue d'ensemble des véhicules Rémi par le Gouvernement. Credits : HT. CopyrightCNC
Vue d’ensemble des véhicules Rémi par le Gouvernement. Credits : HT. CopyrightCNC

 

 

Le Gouvernement organise le retour en force des Forces Armées Centrafricaines. Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera a assisté ce matin à la cérémonie de remise de dix véhicules au Ministère de la Défense Nationale. Voici l’intégralité du discours qu’il a prononcé en cette circonstance.

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE PR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT, CHEF SUPRÊME DES ARMÉES  A  L’OCCASION DE LA REMISE DE DIX VÉHICULES AU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE

  • Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
  • Mon Général, Inspecteur Général de l’Armée Nationale ;
  • Mon Général, Chef d’État-major des Armées ;
  • Généraux, Officiers, Sous-Officiers, Hommes du rang ;
  • Distingués Invités ;
  • Mesdames et Messieurs ;

Je voudrais tout d’abord exprimer la satisfaction que je ressens au moment de la remise de dix (10) véhicules au Ministère de la Défense Nationale. Cet évènement m’offre encore une fois l’occasion de traduire dans les faits mon engagement ainsi que celui du gouvernement de rehausser l’effort de défense en faveur des Forces Armées Centrafricaines.

Pour la première fois en effet, le Ministère de la Défense Nationale et partant les FACA, sont les heureux bénéficiaires d’une dotation en matériels, notamment de véhicules acquis sur les ressources propres de notre pays.

Il s’agit pour le Gouvernement, d’offrir à l’Armée Nationale des moyens de travail appropriés, afin de mener à bien les missions de protection du territoire national et notamment de ses longues frontières, qui constituent par excellence des zones où règne une grande criminalité.

Voilà pourquoi, le renforcement des capacités de nos forces, exige plus que jamais un accroissement incessant des ressources allouées à la Défense Nationale et la mise en place d’un budget conséquent, devant permettre l’exécution de la stratégie de sécurité nationale, et constitue comme je l’avais déjà affirmé en d’autres circonstances, la priorité des priorités.

  • Distingués Invités ;  – Mesdames et Messieurs ; La mission de reconstruction de la défense et la sécurité dans un pays qui a souffert d’une longue période d’instabilité politique, constitue une tâche immense et ardue qui exige du temps et de la constance dans la recherche des voies et moyens, susceptibles de redonner à notre Armée sa capacité opérationnelle initiale.  Et cela constitue aujourd’hui encore, la préoccupation majeure de nos compatriotes, au regard de la recrudescence de la violence qui continue d’endeuiller de nombreuses familles dans l’arrière-pays. La remise de ces dix véhicules apparaît certes comme une première étape, mais marque notre détermination à apporter tout l’appui nécessaire et indispensable à la remise à niveau de nos Forces Armées.  En effet, malgré la modicité de nos ressources, le Gouvernement s’évertue avec l’appui de la communauté internationale, notamment de l’EUTM-RCA, à bâtir une Armée véritablement nationale, professionnelle, structurée, moderne et capable de protéger le pays contre les menaces.

Point n’est besoin de préciser ici que nous sommes encore loin de disposer des ressources nécessaires et suffisantes pour assurer la couverture des besoins minima de la population.  J’ose espérer que cette dotation en équipements constituera un véritable stimulant pour nos Forces Armées.  Je demande donc aux FACA de faire un meilleur usage de ces matériels, dans l’intérêt bien compris de nos populations tant meurtries par des violences aveugles et injustifiées.

Je vous remercie.

 

Copyright2017.

Centrafrique : Les Cadres du Ministère de l’Agriculture à l’école de ‘’gestion axée sur le résultat’’

0

Centrafrique : Les Cadres du Ministère de l’Agriculture à l’école de ‘’gestion axée sur le résultat’’

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2530.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Atelier de formation des cadres du ministère de l'agriculture. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
Atelier de formation des cadres du ministère de l’agriculture. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 9 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le Ministre de l’Agriculture et du développement rural, Honoré Féizouré a personnellement ouvert, ce mardi 8 août 2017, dans la salle de formation de l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE), les travaux de l’atelier de formation des Responsables centraux et des structures sous-tutelle de sont Département. Le Ministre a été assisté de son Dircab, Aimé Amoudou et Dr Abel Kpawilina Namkoïsse, Chargé de missions en matière d’agriculture. Cette formation des Cadres vise un renforcement de capacités en matière de ‘’Gestion axée sur les résultats.

Ils sont une trentaine, les Cadres du Ministère de l’Agriculture et du développement rural, notamment les Responsables centraux et les Responsables des Structures sous-tutelle dudit Ministère, à bénéficier de ce programme de renforcement des capacités en matière de gestion axée sur les résultats (GAR).

D’emblée, il s’agit d’une réponse à donner au constat de carence dans la gouvernance du secteur agricole – une gestion caractérisée par une situation peu luisante. Alors que le challenge à relever dans ce secteur est si important, surtout pour un pays comme la République centrafricaine avec un fort potentiel agricole de 15 millions d’hectares de terres cultivables qui devraient faire vivre plus de 80% de la population vivant en milieu rural.

La Gestion axée sur les résultats apparait comme l’ultime outil pour permettre une bonne gouvernance du secteur agricole, selon la SDRASA (Stratégie de développement rural, agricole et de sécurité alimentaire), d’où tout l’intérêt de cette formation des Cadres dudit Département. Cette approche de GAR repose essentiellement sur six facteurs, à savoir : (i) le partenariat à travers une collaboration étroite entre tous les intervenants ; (ii) la responsabilité acceptée par l’ensemble des acteurs quant à la production des résultats ; (iii) la transparence qui vise une meilleure communication sur les résultats ; (iv) la simplicité dans la définition des résultats et des indicateurs, afin de faciliter leur compréhension et leur appropriation par tous les acteurs ; (v) l’apprentissage sur le tas avec une application progressive et continue et ; (vi) enfin, l’application étendue dans tous les secteurs et les services dans la mesure du possible.

C’est fort de tous ces enjeux ci-haut énumérés que l’on comprendrait aisément les objectifs poursuivis par cette formation des Cadres du Ministère de l’Agriculture. Il s’agit de fournir à ces Cadres identifiés, une base méthodologique minimale en planification stratégique, afin de renforcer leurs capacités à mieux appréhender le processus de mise en œuvre d’une stratégie sectorielle, notamment la SDRASA.

De manière spécifique, il est question d’initier les participants à : (i) l’analyse diagnostique participative des problèmes de leur entité grâce aux outils de la GAR (arbre d’analyse causale des problèmes, arbres de résultats ou de solutions) ; (ii) la planification stratégique ; (iii) l’élaboration des outils de planification stratégique (PAP, PIP, CDMT et PTBA) ; (iv) l’élaboration des outils de mesure des performances (Lettre de mission ou contrat de performance, Lettre d’évaluation périodique de la lettre de mission et Rapport de performance) et ; enfin, le mécanisme de suivi-évaluation selon l’approche de gestion axée sur les résultats.

Pour le Ministre Honoré Féizouré, s’adressant aux participants, « l’objectif de cet atelier est de vous amener à maitriser ce concept [gestion axée sur les résultats] et l’appliquer dans la conduite de vos activités. Par conséquent, je vous engage à faire preuve d’assiduité », a affirmé le Membre du gouvernement à l’ouverture des travaux.

Le Ministre ajoute, par ailleurs, que l’atelier en question « doit déboucher sur des dispositions pratiques qui nous permettront, en 2018, d’intégrer la gestion axée sur les résultats dans notre planification stratégique, notre budgétisation et notre suivi-évaluation, tant au niveau central que décentralisé. A cet effet, nous devons, à l’issue de la formation, adopter les outils nécessaires aux différents niveaux de responsabilité ; approuver la Feuille de route avec des échéances précises pour la préparation des outils ».

Ainsi, quatre jours durant, notamment du 8 au 11 août 2017, d’importantes thématiques feront l’objet de communication, suivies d’échanges et débats. Il s’agit entre autres thématiques : les généralités sur la gestion axée sur les résultats ; les composantes et démarche de la gestion axée sur les résultats ; les outils de la gestion axée sur les résultats ; Cadre, outils et processus de programmation stratégique du secteur de l’agriculture et du développement rural ; l’élaboration des outils de programmation opérationnelle du secteur agricole et rural ; les méthodes et outils de suivi-évaluation ; Cadre institutionnel et d’organisation stratégique, de pilotage, de coordination et de suivi-évaluation du secteur et ; élaboration des outils de performance.

Ces thématiques sont développées par d’imminentes personnalités, à l’image de Dr Abel Kpawilina-Namkoïsse, M. Denis Nguemon, M. Abdoulaye Adji, M. Patrick Ngaye-Yankoisset, M. Rodrigue Yakénde, le tout sous a modération de Dr Désirer Yassigao, Président de la Chambre d’agriculture.

Quelques attentes des participants

D’entrée de jeu, M. Hamidou Ibrahim, Directeur général de la Cellule Coton s’est dit très intéressé par la formation, mais souhaite la stricte application de la Déclaration de Maputo qui appelle aux pays membres d’octroyer 10% de leur budget national à l’agriculture. Selon, « pour arriver à un résultat, il faut d’abord investir des moyens ». De son côté, la Directrice régionale n°1 basée à Mbaïki, Mme Amélia Eléonore Ashinguy, « c’est une bonne formation, mais nous aimerions qu’elle touche également le paysans ».

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : les 140 pick-up promis aux députés, Karim MECKASSOUA roulait-il tout le monde dans la farine ?

0

Centrafrique : les 140 pick-up promis aux députés, Karim MECKASSOUA roulait-il tout le monde dans la farine ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2536.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA
Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA

 

Bangui, le 09 août 2017

Par : Anselme MBATA, CNC.

 

C’est cela, ne pas sérieusement connaître quelqu’un avant de s’engager pour lui. C’est une farce pour être porté la tête du parlement centrafricain. Le voilà assis, mais point de pick-up pour les députés comme promis.

 

Si de nombreux Centrafricains ne croient plus aux promesses faites par certains hommes politiques de leur pays, c’est en partie à cause des gens comme le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Ce dernier, sans hésiter, avait promis à ses collègues députés lors de l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale en mai 2016 un lot de 140 pick-up toutes neufs dans les 6 premiers mois après son accession au perchoir, s’il était bien sûr élu par ses paires. 12 mois passés depuis son élection à la présidence de l’Assemblée nationale, les 140 députés qui composent l’actuelle Assemblée nationale attendent impatiemment leurs pick-up promis, nième roublardise politique ?

Si l’ancien Premier ministre français Manuel Valls disait que la démocratie est la prunelle de nos yeux qu’il faut respecter à tous les moments, grands et petits, de la vie politique. La parole donnée, la parole signée devant un peuple doit être scrupuleusement respectée. Ici en Centrafrique, certains Leaders politiques pensent que les Centrafricains ont de la mémoire courte et qu’il faut les rouler continuellement dans la farine, même s’il s’agit d’aller plus loin.

Abdoul Karim MECKASSOUA, député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui, élu avec 53 voix contre 35 pour son challenger lors de la dernière législative selon l’Autorité nationale des Élections (ÂNE), contre toute attente avait décidé de postuler pour le poste du Président de l’Assemblée nationale. Afin de mettre en déroute ses adversaires dans ces courses au perchoir, le député Abdoul Karim MECKASSOUA avait mobilisé d’importants moyens matériels et financiers pour la cause. Or, sentant que le combat serait dur pour lui à la fin, l’homme n’a pas baissé ses bras et multipliait des promesses en promesses. Parmi celles-ci, celle des 140 pick-up neufs promit à tous les 140 députés de cette 6e législature. Selon cette promesse faite par Abdoul Karim MECKASSOUA l’an dernier, chaque député devait avoir un pick-up neuf avant fin 2016. Le problème, cette promesse démagogique selon plusieurs sources est non seulement très coûteuse (environ 15 milliards de francs CFA), mais aussi chimérique par sa nature.

Pour des nombreux députés contactés par CNC il y’a plus d’un an, aucun parlementaire ne pourrait croire à ce jour que cette promesse pourrait être concrétisée même dans 5 ans. Le week-end dernier, nous avons essayé de contacter certains députés sur ce sujet, quasiment tous nous ont répondu la même chose : « par quel miracle que les 140 véhicules promis seront livrés aux députés ». Sur ce point, les Centrafricains se demandent si l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, Président de l’asse nationale, ne roulait-il pas tout le monde dans la farine ? Si c’est le cas, que reste-t-il de sa crédibilité ?Avec cet acte, signe-t-il la fin de sa carrière politique ? Comme disait l’ancien Président de la République André Kolingba, seul l’avenir nous le dira.

 

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : UN ÉTAT DÉSARMÉ FACE AUX PÉRILS

0

CENTRAFRIQUE : UN  ÉTAT DÉSARMÉ  FACE  AUX  PÉRILS

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_0276.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.
Les soldats Faca au camp Kassaiï Bangui. Copyright2014CNC.

 

Bangui, le 9 août 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

UN PAYS EN PERDITION ?

          Est-ce vraiment le moment de se payer le luxe de tergiverser, de biaiser et même de fanfaronner à la tête des deux institutions principales du pays ? Les Centrafricains sont tenus à l’écart de tout, par un gouvernement apparemment incompétent et dénué de sens patriotique. Comment peuvent-ils appréhender l’avenir de leur pays ? Va-t-il se disloquer, comme semblent le prévoir les pythies ?

          En ce moment, il règne, au pays de Boganda, une atmosphère viciée et politiquement délétère. Les Centrafricains se demandent tous les jours si les Dieux qu’ils évoquent souvent les ont abandonnés ou si le ciel va tomber sur leur pauvre tête déjà abîmée. Vont-ils boire la ciguë jusqu’à la lie ? Les gouvernants et les politiques se rendent-ils compte du vide de décisions qui prévaut dans une République Centrafricaine saignée à blanc et orpheline ? Ils semblent tétanisés, plongés dans l’immobilisme. Leur mot d’ordre ? « Courage, ne bougeons pas !» 

          Alors que 60% du territoire sont envahis par des rebelles arrogants et violents, on a l’impression qu’une surdité et une cécité totales empêchent les ministres d’appréhender les cris de souffrance de leurs concitoyens, en proie à des supplices indicibles. Pour des autorités qui ont déserté leur mission, la capitale est devenue un illusoire hameau de paix. Force est de constater qu’on peut désormais s’interroger : « Qui fait quoi à Bangui ? » Le président Touadera est-il bien entouré ?

          Posons-nous franchement la question d’un possible complot, ourdi par des proches avec la complicité de puissances étrangères. Tout concourt à indiquer qu’un plan de déstabilisation a pu être initié par des forces secrètes. Le président Touadera dispose-t-il encore la réalité du pouvoir en Centrafrique ? Il faudrait dissiper au plus vite cette nébuleuse politique qui plombe et menace le pays.

          Les Centrafricains attendent la vraie rupture, celle qui avait été promise. Ne leur avait-on pas assuré qu’on allait rompre avec les injustices sociales et les impunités du passé ? Qu’on allait faire comprendre aux rebelles que force resterait à l’État de droit ? Qu’on allait agir fermement pour désarmer les rebelles, protéger les populations, réarmer les FACAS et garantir l’intégrité du territoire ?

          Mais, pour y parvenir, les autorités centrafricaines devraient sans doute se dégager des vieilles alliances de coopération militaire. On est bien obligé de constater, en effet, que les interventions des pays amis traditionnels n’ont pas résolu le chaos centrafricain. Est-ce que la R.C.A.,  en concertation avec la France, ne pourrait pas conclure d’autres accords  avec, par exemple, la Chine, ou des pays africains pourvus de moyens militaires importants, ou les Etats-Unis d’Amérique ? Certes, ce serait un grignotage de la souveraineté du pays, mais la R.C.A. n’a pas, aujourd’hui, les moyens militaires suffisants pour défendre ses populations et son territoire. 

          Il faut agir au plus vite et, pour ce changement de cap, consulter les Centrafricains.

 

L’ÉNIGME DE KARIM MECKASSOUA PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

          Depuis l’élection présidentielle et la victoire écrasante de Faustin- Archange Touadera, c’est une guerre fratricide exaspérée qui mine la direction du pays. Avec ses corollaires : la désorganisation administrative de la RCA et l’absence de réponse au chaos et à la violence, abandonnant les Centrafricains à la barbarie des ex-Sélékas et des autres mercenaires.

          Ces dernières semaines, la guerre des Palais a atteint un tel degré d’exaspération qu’elle laisse entrevoir pire encore que ce qui est pourtant déjà là. De terribles accusations de forfaiture ont visé le président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua : il aurait recruté des mercenaires pour initier une révolte et déstabiliser le président de la République. Les accusations allaient jusqu’à affirmer que l’élimination physique de Touadera avait même été envisagée.

          Ces incroyables accusations n’ont suscité aucune réaction de la part du président de la République ou du Gouvernement. Si c’est un coup monté pour nuire à Meckassoua, il faut trouver les auteurs et les punir. Si les preuves qui circulent à Bangui (photos de mercenaires, interrogatoires …) s’avéraient exactes, ce serait extrêmement grave pour le président de l’Assemblée qui devrait démissionner ou être démissionné.

          Etant donné les antécédents de Meckassoua, qui n’a pas hésité à corrompre des députés véreux pour se faire élire au perchoir, vu son passé sulfureux connu de tous à Bangui et compte tenu qu’il veut, avec acharnement, devenir calife à la place du calife, tout est envisageable.  

          Quoi qu’il en soit, l’impression de vacance du président de l’Assemblée nationale est préoccupante. Comme s’il était porté disparu. Il faut être en Centrafrique pour voir ce genre de phénomène. Un président d’Assemblée nationale qui disparaît, même momentanément, ça devrait susciter des interrogations au sommet de l’État.

           Or, aujourd’hui, c’est silence radio ! Surprenant…Attendons, toutefois, les résultats des investigations pour tirer des conclusions.

          Toutes ces gabegies à la tête des institutions devraient cesser. Il faudrait remanier le gouvernement : on ne sélectionne pas à nouveau une équipe qui n’a pas gagné. Il faudrait que le président Touadera s’adresse à ses compatriotes, qu’il applique la rupture avec le passé qu’il avait promise.    

          L’espoir qui avait salué son élection doit renaître.                                                                                                              

 

 

JOSEPH AKOUISSONNE

(8 août 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

 

Centrafrique : Près de quarante morts dans une attaque armée à Gambo

0

Centrafrique : Près de quarante morts dans une attaque armée à Gambo

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Rebelles-de-la-séléka–e1498758506284.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelles de la séléka

 

Bangui, le 8 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’événement a eu lieu en fin d’après-midi du samedi 5 août dernier dans la Sous-préfecture de Gambo située à 17 kilomètres de la ville de Bangassou. Une incursion des éléments de la Séléka, notamment ceux de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) de Ali Darass. Leur attaque a visé premièrement un centre de santé où les assaillants ont systématiquement égorgé et poignardé patients et personnels soignants. La riposte des groupes d’autodéfense s’est dégénérée en un vrai massacre.

L’Honorable Député de Gambo, Michel Kpingo, a fait une déclaration, ce lundi 7 août 2017 soir, relative au drame survenu dans sa localité : « Tout à commencé samedi lorsque les éléments du contingent marocain de la Minusca étaient rentrés dans la ville de Gambo pour s’installer à l’église catholique. Le même jour, vers 14 heures, les éléments de l’UPC de Ali Darass sont rentrés à leur tour dans la ville et après un coup de semonce des Marocains, les éléments de Ali Darass ont commencé à égorger, hommes, femmes et enfants, même ceux qui se sont réfugiés au Centre de santé, ainsi que le personnel de la Croix rouge locale qui venait porter secours aux blessés et ramasser les cadavres. Plus de trente personnes ont été tuées ».

A en croire un habitant contacté sur place qui confirme les faits, «toute la population de Gambo est en fuite dans la brousse. Beaucoup se rendent à pied à Bangassou ».

Pour ce qui est de la responsabilité de la Minusca ouvertement pointée du doigt par le Député de Gambo d’être derrière ces violences, Vladimir Monteiro, Porte-parole de la Minusca, a immédiatement réagi sur les ondes d’une radio locale pour rejeter énergiquement l’accusation portée par l’Elu de Gambo. Le Porte-parole de la Minusca a plutôt réitéré le mandat et l’impartialité de la force onusienne.

Le Député, dans sa déclaration lance un appel urgent à la mobilisation des ressortissants de Gambo, ainsi qu’à une assistance urgente des humanitaires.

 

 

Copyright2017CNC. 

Centrafrique / braquage : les jeunes de Bocaranga accusent le sous-préfet de complicité.

0

Centrafrique / braquage : les jeunes de Bocaranga accusent le sous-préfet de complicité.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2268.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.
Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 8 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Depuis quelques semaines à Bocaranga, la tension ne cesse de grimper entre les jeunes et les autorités locales. En cause, la multiplication des actes de braquage dans le secteur que beaucoup voient les mains des autorités de la région derrière.

 

En effet, la proximité du sous-préfet et du Maire de la sous-préfecture de Bocaranga avec les miliciens Anti-Balaka locaux, longtemps soupçonnée par la population, est à l’origine de la colère des jeunes de Bocaranga qui projettent de sortir dans les rues pour manifester leur mécontentement.

Selon l’un des jeunes contactés par CNC, le sous-préfet de Bocaranga serait inévitablement le coauteur des actes de braquage qui se multiplient dans leur ville. Selon les informations qu’ils en ont, les auteurs ces braquages remettaient après chaque opération au moins 20% de leur butin au sous-préfet. Ceci n’est pas un secret, conclut-il.

D’après une source locale, le braquage d’un jeune commerçant le week-end dernier aurait déclenché la colère de ces jeunes. Les braqueurs ont volé près de 300 000 FCFA à ce jeune commerçant de leur ville et ils sont toujours libres sans aucune inquiétude. Ce sont d’ailleurs des Anti-Balaka qui sont les auteurs de tous ces braquages qui polluent l’atmosphère sécuritaire de la région, a expliqué un Instituteur local.

Du côté de la sous-préfecture, on nous signale que le sous-préfet n’était disponible pour répondre à nos questions.

Il y’a quelques mois, des voix s’élevaient pour critiquer l’implication du Maire de Bocaranga dans le financement de la milice Anti-Balaka. Et avec cette nouvelle accusation contre le sous-préfet, les relations entre la population de Bocaranga et leurs autorités ne sont pas près de s’améliorer. L’implication du gouvernement dans la recherche des solutions à cette nouvelle tension serait plus que nécessaire.

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : La FAO prise en otage par les anti-balaka

0

Centrafrique : La FAO prise en otage par les Anti-Balaka

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2526.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka
Les miliciens Anti-Balaka

 

 

 

Bangui, le 7 août 2016.

Par : Anselme Mbata, CNC.

Les contours du processus d’échec annoncé du DDRR entamé par un pré-DDR il y’a plus d’une année commencent à montrer ses visages. Pour preuve, la représentation de l’Agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture – FAO à Bangui est prise en otage depuis ce matin.

D’après nos informations, c’est depuis 9 heures du matin qu’une centaine des anti-balaka ayant opté pour l’élevage du petit bétail notamment chèvre, mouton et porcs, ont pris d’assaut la représentation de la FAO, bloquant ainsi tous accès et sorties des staffs.

D’après les récits de ces jeunes, c’est depuis plus d’un mois que la FAO les tourne comme un pagne et qu’ils ne quitteront pas leur protestation tant qu’ils ne rentrent pas en possession de leur bétail.

Contacté par CNC, un représentant de ces anti-balaka affirme, quant à lui, que le personnel de la FAO en charge du projet « n’est ni compétent ni poli envers eux » et que c’est cela qui fait énerver les bénéficiaires. « La FAO a tout bouffé l’argent si bien que même les basses-cours d’élevage ne nous ont pas été construites » rapporte un autre milicien qui rajoute « Il faut que la FAO leur donne l’argent afin qu’ils payent eux même le bétail et construisent eux même les basses-cours d’élevage ».

Cloitrés dans la clôture de la représentation par ces anti-balaka, la CNC n’a pas pu échanger avec les membres de l’équipe en charge du projet.

Ce qui en partie vrai, c’est les membres de l’équipe en charge du projet savent sur quelles taches ils doivent travailler, mais ils n’ont aucune idée des priorités à mettre en avant. Ce qui aurait justifié ce retard dans l’achat de ces animaux d’élevage.

Rappelant que le programme de DDRR Centrafrique est copié sur les modèles déjà exécutés ailleurs sans se soucier d’y apporter quelques éléments de réponses de l’une des causes du conflit qui a englouti la Centrafrique notamment l’analphabétisme.

Affaire à suivre.

Copyright2017CNC.

 

Centrafrique : Dologuélé accuse et déshabille Touadéra

0

Centrafrique : Dologuélé accuse et déshabille Touadéra

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2520.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De droite à gauche : le President Faustin Archange TOUADÉRA et le chef de file de l'opposition Anicet Georges Dologuélé
De droite à gauche : le President Faustin Archange TOUADÉRA et le chef de file de l’opposition Anicet Georges Dologuélé

 

 

Bangui, le 7 août 2016.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

À trois ans et demi de la prochaine présidentielle, le président de l’URCA l’honorable de Bocaranga 1 Anicet Georges Dologuélé, chef autoproclamé de l’opposition politique centrafricaine, vient d’ouvrir le bal des échéances de 2021, sur fond d’accusation d’élimination physique des adversaires politiques du président Touadéra, dans une interview accordée à notre confrère de l’hexagone du journal « le monde » le 4 août dernier. Une interview de quelques lignes, riche en teneur, qui a totalement secoué le régime de son challenger du second tour à présidentielle, le Professeur Faustin archange TOUADÉRA. Analyse !

Si les Centrafricains ne sont pas prêts à accorder un délai substantiel au président Faustin Archange TOUADÉRA de prouver sa capacité à diriger son pays, certains analystes et observateurs politiques centrafricains, quant à eux, pointent du doigt directement l’opposition politique de ne pas pratiquement jouer son rôle prévu dans les textes en vigueur dans le pays, notamment ceux d’animer la vie politique en contrôlant les actions gouvernementales. Mais dans la dernière interview du président de l’URCA (Union pour le Renouveau CentrAfricain) et honorable de Bocaranga1 Anicet Georges Dologuélé au journal français « Le monde », tout le monde s’accorde cette fois à dire que le ton est donné et que le bal de 2021 est lancé, mais sur fond d’accusation.

Dologuélé accuse Touadéra de vouloir éliminer physiquement

Dans son interview, Anicet Georges Dologuélé, craint son sort et pense que le président Touadéra le mettra sous terre avant 2021 [année de la prochaine élection présidentielle]. Pour Dologuélé, le président Touadéra prépare, avec ses projets, un projet d’élimination physique de tous ses adversaires politiques dont lui..

« ..je pense que le président Touadéra joue un jeu dangereux. Au lieu de s’occuper des vrais problèmes dans l’arrière-pays, il est très préoccupé par la préparation de 2021. Son seul souci, c’est d’éliminer ses adversaires. Il pense son temps à cela.» a martelé le président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé qui affirme que le vainqueur de l’élection présidentielle de l’an dernier, Faustin Archange Touadéra, n’est pas assis sur le fauteuil présidentiel prévu que lui est laissé par Catherine Samba-Panza, cause de problème de la Centrafrique.

La Centrafrique n’a qu’un problème : le fauteuil présidentiel est vide 

C’est en ce terme qu’Anicet Georges Dologuélé qualifie les raisons de la poursuite de la guerre et du désordre dans le pays. Un inquisitoire politique contre son challenger de février 2016, Faustin archange TOUADÉRA à la question de savoir pourquoi la situation ne cesse de se dégrader en Centrafrique.

Dans cette interview musclée, le président de l’URCA n’a pas hésité, non seulement, de fustiger d’une manière impitoyable, ligne par ligne, toutes les actions du président Faustin archange TOUADÉRA, mais aussi, et surtout de le rabaisser politiquement et socialement tant soit qu’il puisse.

Pour le président de l’URCA, le président TOUADÉRA n’existe pas comme président de la République, Chef de l’État à ses yeux et aux yeux des groupes armés. Étant inexistante à la tête de la Centrafrique, « La Centrafrique n’a qu’un problème : le fauteuil présidentiel est vide ».   D’où la poursuite de la criminalité et de la guerre de conquêtes et reconquêtes d’enrichissement ou de la prise de ce fauteuil.

Même trouver, chercher et retrouver 600 armes pour les éléments de FACA déjà formé et mis à sa disposition, poursuit le Chef de file de l’opposition, est « très compliqué pour le président Touadéra ».

Si le président de l’URCA, Anicet Georges Dologuélé, le tout dernier candidat malheureux aux élections présidentielles de l’histoire de Centrafrique, croit « laisser arriver à la tête d’un des pays les plus difficiles au monde quelqu’un qui ne prend jamais de décision » en l’occurrence Faustin archange TOUADÉRA, dans son interview, il croit chercher à le pousser, vainement et contre son comportement, à sortir de son inertie et d’agir au moins. « Je suis quelqu’un de très raisonnable, mais j’ai l’impression de donner à boire à un âne qui n’a pas soif ». Une phrase construite avec le proverbe « On ne saurait faire boire un âne s’il n’a pas soif » signifiant « Il est impossible de faire entendre raison à quelqu’un de têtu, de lui faire faire ce qu’il refuse de faire ». Pourtant, on ne dresse pas un âne mais on l’éduque. Et l’éducation se fait toute à vie.

Pourquoi une telle offensive sans concession de l’opposant Anicet Georges Dologuélé?

Si cette interview d’Anicet Georges Dologuélé alias AGD continue de faire jaser les réseaux sociaux, à Bangui, beaucoup pensent que la réaction musclée du chef de file de l’opposition à l’égard du président Touadéra est l’expression en vue de libérer les pressions accumulées dans ses sinus suite aux différentes pressions mises sur lui par les touadérateurs dans une histoire fomentée d’un coup d’État qu’il aurait préparé avec le chef anti-balaka Joachim Kokaté. Mais pour les fidèles de l’homme, opposant au régime, contactés par CNC, « c’est la réponse du berger à la bergère »

Dans le camp présidentiel, c’est une « humiliation de trop » et la pilule est très amère à avaler sans l’eau édulcorée. Surtout que quand l’opposant tente d’assimiler le cas accusatoire du président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA à son propre cas. « Si le président Touadéra estime que nous n’avions pas réuni des preuves matérielles pour Dologuélé, à l’inverse, il a, par-devers lui, des preuves tangibles que nous l’avions produit dans le cas Meckassoua », a fait savoir un proche du président Touadéra. « Cette assimilation est inadmissible et impardonnable. Et que les propos de Dologuélé doivent être dénoncés par tous les partis alliés » poursuit ce proche.

«  Par ces propos, Dologuélé a mis ses deux pieds dans les excréments du chat de son voisin ». Pense un autre touadérateur avisé.

Pour l’heure, l’état-major du président Touadéra serait sur le point de lancer une grande contre-offensive contre AGD. Mais de quelle manière ? Seul l’avenir nous le dira.

Copyright2017CNC.

 

Centrafrique : Note à l’Attention du Conseil de Sécurité des Nations Unies par Euloge Koi.

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2508.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Parfait Onanga-Anyanga de la Minusca.
Monsieur Parfait Onanga-Anyanga de la Minusca.

 

 

République Centrafricaine                                             Collectif Peuple Débout

Unité-Dignité-Travail.                                                   Une Nation-Un Peuple-Un But


 

 

 

                                                   NOTE
 
A l’Attention du Conseil de Sécurité des Nations Unies, relative à la crise politico-sécuritaire en RCA et au nécessaire limogeage du RSSGNU.

 

 

Honorables membres du Conseil de Sécurité,

 

Le Secrétaire Général des Nations Unies, sur demande du Conseil de Sécurité des Nations Unies, avait bien voulu nommer un Représentant Spécial, Chef de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique-Minusca- créée par la Résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

C’est ainsi que le Général Babacar GAYE fut nommé puis remplacé par M. Parfait Onanga Anyanga pour inefficacité et manquement grave.

Depuis sa prise de fonction en Décembre 2015, M. Anyanga ne fait que reproduire si non démultiplier les graves erreurs et maladresses de son prédécesseur.

Quand bien même la mission de protéger les populations civiles contre les exactions incombe au premier chef aux autorités centrafriaines, nous notons tout de même que parmi les tâches prioritaires sur lesquelles est axé le mandat de la Minusca, conformément aux résolutions 2127 et 2149 du CSNU, figurent clairement:

  • la protection des populations civiles du risque d’atteinte à l’intégrité physique ;
  • le rétablissement de la sécurité et l’ordre public en ayant recours aux mesures appropriées ;

  • la protection particulière des femmes et des enfants touchés par le conflit armé.

Malheureusement, nous constatons avec regret le manque de progrès dans l’exécution desdites tâches et bien d’autres, qui ont été assignées à la Minusca notamment la stabilisation du pays et la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, et l’absence des effets positifs et décisifs de l’action menée sur le terrain pour protéger les civiles et prévenir les graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international.

Le Représentant Spécial, sous l’autorité générale duquel sont placées la coordination et la conduite de toutes les activités du système des Nations Unies en Centrafrique, tel que c’est défini au paragraphe 26 de la Résolution 2149 du CSNU, brille par le laxisme, le manque d’autorité et l’incapacité à consolider les structures de commandement et de contrôle de la Minusca.

La crise qui sévit actuellement en RCA et qui risque de créer un climat propice à la criminalité transfrontalière, résulte de l’absence d’initiatives éclairées et d’actions concrètes contre ceux, dont les agissements compromettent la paix, la stabilité et la sécurité y compris ceux qui font obstacle au processus politique et attisent la haine communautaire et la violence.

Les allégations d’exploitations et d’immoralité sexuelles imputées aux soldats des Nations Unies ne doivent pas se limiter exclusivement aux hommes de rang, mais elles doivent également s’étendre à toute la chaîne de commandement ainsi qu’aux hauts responsables de la Minusca.

À cet égard, les photos et vidéos éclaboussant le Représentant Spécial et son staff, en notre possession, seront fournies comme preuves irréfragables à l’appui de la plainte que nous comptons déposer devant la Cour Pénale Internationale contre ceux-ci.

Comment peut-on imaginer que, face aux tragédies des populations, les hauts responsables de la Minusca se donnent le cruel et l’insolent plaisir de dire, dans les restaurants huppés de la capitale au tour des tables garnies de plats copieux et du vin de marque, se réjouissant de l’ambiance de karaoké, que la Minusca ne peut rien faire pour des “populations bourreaux” ?

Comme la vérité se dit dans le vin, Monsieur Onanga Anyanga a récemment déclaré, par voie de presse, “…qu’aujourd’hui nous assistons à un phénomène où des populations elles-mêmes sont devenues des bourreaux”.

Cette déclaration aussi grave que dangereuse est révélatrice d’un sentiment de faiblesse et de déni de responsabilité.

Devra-t-on traiter de bourreau, une population qui exerce son droit naturel et imprescriptible de résistance à l’oppression ?

Dès lors, nous estimons que M. Onyanga Anyanga n’a plus rien à faire en RCA. Il est désormais persona non grata.

Face à l’escalade de la violence et afin d’éviter que la situation ne se détériore davantage, nous avons l’honneur de vous adresser la présente note à l’effet de:

  • demander au Secrétaire Général des Nations Unies de mettre un terme à la mission de Monsieur Onanga Anyanga et de procéder à la nomination d’une personnalité compétente, respectueuse des principes directeurs des Nations Unies, surtout engagée et capable d’exécuter le mandat des Nations Unies, sans fablesse de caractère ni d’esprit et qui est assez modeste pour traiter le peuple centrafricain avec respect et dignité ;
  • adopter rapidement une résolution adaptée à la situation et aux besoins actuels du pays ;

  • lever l’embargo sur les armes pour permettre aux FACA restructurées d’être opérationnelles.

  • Tels sont, Honorables membres du Conseil, les motifs pour lesquels, cette lettre vous est adressée pour appréciation et décision.

     

     

    Bangui, le 04 août 2017

     

    Pour le Collectif Peuple Débout,

    Le Coordonnateur

     

    Doctrouvé Euloge KOI

    Docteur en Science Politique

    Master en Etudes de Paix et Sécurité

    Consultant Indépendant auprès des Groupes Armés

    Ancien Directeur de Cabinet

    Email :beafrika.dek@gmail.com

    Tél : 00236 72072299

     

    Page 1 lettre aux Nations-Unies

     

    Page 2

    Page 3 lettre aux Nations-Unies de euloge Koi

     

     

    CENTRAFRIQUE : LA DISPARITION PRESQUE FANTOMATIQUE QU’INQUIÉTANTE DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

    0

    CENTRAFRIQUE : LA DISPARITION PRESQUE FANTOMATIQUE QU’INQUIÉTANTE DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET LA HARGNE DE DÉCOUDRE DES COMITÉS DE SOUTIEN DE TOUADERA.                   

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2333.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.
    Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.

     

    Bangui, le 5 août 2017.

    Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

     

    Accusé de conspiration, d’intelligence avec les groupes rebelles ainsi que de coup d’état par les comités de soutien du President de la République, le President de l’assemblée nationale a brillé par son mutisme assourdissant et culpabilisateur et surtout par sa disparition presque fantomatique qu’inquiétante sur la scène politique centrafricaine.

     

    En effet, le President de l’assemblée nationale était en mission officielle en Europe et depuis plus d’un mois, la deuxième personnalité du pays a disparu des écrans radars. Aucune localisation en Europe et aussi en Afrique. Profitant de son absence sur le territoire national, la panoplie des soutiens au President de la République organisée en collectif a décidé de découdre avec le President de l’assemblée nationale en occupant l’espace médiatique et en projetant une gigantesque marche pour réclamer son départ ainsi que de la dissolution de son bureau.

    Dans un communiqué, un des leurs s’est désolidarisé de l’action jugeant que la démarche n’est pas légale. Nous tenons à rappeler que dans ce genre de démarche, il existe un cadre légal pour démettre un President de l’assemblée nationale et de le traduire devant les tribunaux. Ainsi, pour se conformer à la légalité, nous invitons tous ceux ou celles qui ont un intérêt à emprunter cette unique voie au lieu de perturber impunément l’ordre public. Réveillé de son interminable sommeil, le procureur de la République à travers un communiqué a mis en garde les comités de soutien contre les conséquences de leurs actes. Les griots du President de la République ont fini par abdiquer malgré eux et continuent quand même de murmurer et de ruminer la haine qui, très certainement se manifestera par d’autres épisodes dignes de téléréalités. Animé par sa traditionnelle curiosité, le citoyen lambda, noyé dans ces manœuvres politiciennes sans lendemain pour le peuple s’interroge : où se trouve actuellement le President de l’assemblée nationale ? Faut-il lancer un avis de recherche ?

    Suite aux accusations de coup d’état, s’agit-il d’un exil ? Le procureur de la République retarde t-il l’ouverture d’une information judiciaire pour éviter que le President de l’assemblée nationale se constitue Refugié dans un pays tiers ? Cette longue absence conforte t-ils les accusations des soutiens de Touadera ? Les parlementaires ne s’inquiètent-ils pas de la longue absence de leur President ? Existe t-il un seuil pour constater la vacance de poste du President de l’assemblée nationale ? Quel est le vrai mobile des agitations des comités de soutien ? Leur statut juridique leur permet de réclamer le départ du President de l’assemblée nationale et de son bureau ? Et pourquoi le pouvoir est muet sur les agitations de ses soutiens ? S’agit-il d’un chèque en blanc ou d’un accord tacite ? Le pouvoir est-il le commanditaire de toutes ces manœuvres ? Quel devrait être le sort de quelqu’un d’autre à la place du sieur Kossimatchi ? Notre chère patrie vit un blocage inédit de son histoire par manque de bons diagnostics pour apporter de bons remèdes. Face à ce blocage, deux options prioritaires s’imposent : d’abord le départ du President de la République et le changement de gouvernement. La première hypothèse c’est à dire le départ du chef de l’état est écarté d’office car elle est chèrement acquise et remettra en cause les efforts consentis par la communauté internationale. L’option la plus plausible reste la mise en place d’un nouveau gouvernement avec un nouveau premier ministre pour insuffler un souffle nouveau. Le President de la République, incapable de limoger un premier ministre qu’il a lui même nommé et a qui il doit une dette morale conduira les parlementaires à prendre leurs responsabilités devant l’histoire à travers une motion de censure. Il est de notoriété publique qu’à la prochaine rentrée parlementaire le défaillant premier ministre n’échappera certainement pas à une motion de censure. La fois dernière, le maillon faible du système à endormi, enfumé les parlementaires par les vertus du pardon car les centrafricains sont en grandes majorité ancrés dans le respect des principes religieux. Ainsi le premier ministre a tout intérêt à manipuler les comités de soutiens pour destituer le président de l’assemblé nationale et de dissoudre le bureau de l’assemblée nationale afin d’échapper à cette éventuelle motion de censure. Alors il jette tout son dévolu dans ce défi occultant au passage les vrais priorités des centrafricains qui ne se résument qu’à la sécurité et à l’économie. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

     

     

    NDLR : selon nos informations, le PAN Meckassoua serait déjà à Bangui depuis hier vendredi. L’homme serait arrivé à bord du vol d’Air France et immédiatement embarqué dans un véhicule banalisé qui l’a ramené chez lui au quartier Km5.  Selon d’autre source locale, l’homme a pu contacter tous ses contacts en Afrique centrale et en Europe qui ont mis suffisamment des préssions sur le Président Touadéra sur sa  situation.

    Paris le 04 août 2017

     

    Bernard SELEMBY DOUDOU

    Juriste, Administrateur des Elections.                                                                             Tel : 0666830062.

     

    Auteur de l'article
    Auteur de l’article

     

     

    Centrafrique: la marche de protestation contre Meckassoua annulée pour des raisons politiques, selon les organisateurs.

    0

    Centrafrique: la marche de protestation contre Meckassoua annulée pour des raisons politiques, selon les organisateurs.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2500.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Credits : Éric Ngaba. CopyrightCNC
    Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Credits : Éric Ngaba. CopyrightCNC

     

    Bangui 03 août 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    Le Comité de soutien au Président de la République Faustin Archange Touadera a annoncé l’annulation la grande marche de protestation contre le président du parlement centrafricain Karim Meckassoua, prévue ce vendredi 4 août 2017. C’est dans un communiqué de presse paru dans la journée de jeudi que Le Porte-parole dudit Comité, Blaise Didacien Kossimatch, l’a fait savoir.

     «Suite aux velléités de récupération politicienne de la grande marche de protestation prévue à Bangui le vendredi 4 août 2017 pour dénoncer la tentative de Coup d’Etat par les ennemis de la paix, il est porté à la connaissance de la société civile, du Comité de soutien et de toute la population banguissoise que cette marche n’aura pas lieu comme prévu », a indiqué Blaise Didacien Kossimatch dans le communiqué.

    Par contre, cette marche est reportée à une date ultérieure, d’après les organisateurs qui vont faire une déclaration par le truchement du Porte-parole du Comité de soutien ce vendredi à 10h.

    « Elle est reportée sine die pour les raisons précitées en vue d’une meilleure organisation. Le porte-parole remercie le Comité d’organisation pour le travail abattu et demande à chacun de garder sa sérénité et surtout de rester vigilante », a-t-il conclu dans le communiqué.

     Selon les informations de Corbeau News Centrafrique, le président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua, absent du pays depuis plusieurs semaines, doit rentrer au bercail ce vendredi.

    Pour rappel, le président de l’Assemblée nationale est à plusieurs reprises accusé de monter un coup d’Etat contre le Chef d’Etat Faustin Archange Touadera.

     

     

    Copyright2017CNC. 

     

    CENTRAFRIQUE : CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ PERPÉTRÉS A HUIS CLOS

    0

    CENTRAFRIQUE : CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ PERPÉTRÉS A HUIS CLOS

     

     Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2306.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca en position de combat.

     

     

     

    Bangui, le 4 août 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    SILENCE ASSOURDISSANT DES MÉDIAS OCCIDENTAUX

              Oui ! Il faut sindigner sans retenue devant l’inacceptable !

              Devant ce qui peut être qualifié de «nonassistance à population en danger de mort. » Cette indifférence coupable rappelle le manque cruel d’intérêt de la part loccident envers certains pays dAfrique, comme la République Centrafricaine. Ce qui émeut les occidentaux, cest plutôt la garantie quils peuvent organiser le pillage des matières premières pour leurs industries et sarranger pour le pérenniser.

              La stupéfaction le dispute à l’indignation, devant le silence des médias français, qui ne font même pas état de ce qui se passe sur place.

              Silence, on tue !

              Mais, depuis près de deux siècles, la France et la R.C.A. ne partagent-elles pas la même langue ? Pour défendre la mère patrie, les Oubanguiens ne sont-ils pas tombés par milliers sur le sol de France ? Et quest-ce qui a permis lessor industriel de la France, sinon les matières premières de lancien Oubangui-Chari devenu République Centrafricaine ?  

              On cherche en vain, dans les journaux télévisés des chaînes dinformation, l’écho des massacres pré-génocidaires qui frappent les populations et le calvaire des enfants en souffrance, dont lavenir est indéniablement compromis, handicapant ainsi le développement de leur pays. Même France 24, qui consacre pourtant un journal spécifique à l’Afrique, reste très parcimonieuse quand il s’agit d’évoquer le drame centrafricain. 

              « Deux poids, deux mesures ? »

     

     

    IMPUISSANCE DU POUVOIR POLITIQUE FACE A UNE INGÉRENCE INACCEPTABLE

     

              On a été choqué d’apprendre quune délégation de SANTEDIGIO s’était rendue, le 27 juillet, à N’Djamena (Tchad) pour sentretenir avec Idriss Deby à propos des efforts de pacification en Centrafrique. La capitale du Tchad est-elle devenue celle de la République Centrafricaine ? Qui a mandaté Deby pour parler au nom de la R.C.A. ? Celui-là même dont les soldats se sont comportés en criminels dans ce pays ? Quand les occidentaux qui le soutiennent se rendront-ils compte que le président du Tchad, loin d’être une solution pour la Centrafrique, en est plutôt le problème ? N’oublions pas que les victimes centrafricaines de ses soldats vont tout faire pour que la Cour Pénale Internationale tienne compte de leur plainte.   

              L’initiative de Sant Egidio risque de discréditer cette communauté catholique pleine de bonne volonté aux yeux des Centrafricains. Nos soupçons concernant un possible complot ourdi sur le dos des Centrafricains, pour assurer l’impunité des criminels ex-Sélékas et disloquer le territoire centrafricain, se confirment. La preuve est faite, désormais, qu’Idriss Déby se prend pour le gouverneur de la R.C.A. : non seulement il arme et équipe les ex-Sélékas musulmans contre les chrétiens, mais, en plus, il prend en otage les dirigeants centrafricains, affaiblis par leur incompétence et responsables de la mauvaise gouvernance du pays.

              Ce qui est terrible, c’est, précisément, laphonie du pouvoir actuel, son manque d’énergie et de courage pour défendre ses concitoyens et leur pays. Accepter que lavenir de la République Centrafricaine se décide à N’Djamena sans élever, semble-t-il, la moindre protestation, quoi de plus humiliant ? A nen pas douter, la France, tuteur principal de la Centrafrique, a désigné Deby comme le « pacificateur » du pays.

              C’est une hérésie. Un mépris total pour le peuple centrafricain.

              Mais celui-ci ne tardera pas à agir, pour sauvegarder son honneur et protéger son pays.

     

     

     

     

    DISPARITION DE POLITICIENS ?

              Qu’ils étaient nombreux, les candidats, au moment des élections ! Ils étaient prêts à tout promettre au peuple centrafricain, y compris la lune ! Mais ce qui les intéressait, c’était surtout la gamelle du pouvoir. Ce qui les faisait agir, c’était leur appétence irrépressible à l’argent.

              Aujourdhui, ceux qui ont réussi à se faire élire députés ne remplissent pratiquement aucune de leurs missions. Alors que les dangers cernent le pays de toutes parts, on n’entend guère les représentants du peuple. Les Centrafricains sont en droit de se demander à quoi ils servent. LAssemblée nationale est dirigée par un président corrupteur, soupçonné de préparer un coup d’état, voire dattenter à la vie même de Faustin-Archange Touadera. Quajouter de plus à ce sombre tableau des menaces qui pèsent contre la démocratie en Centrafrique ?

              C’est insupportable de constater que la République Centrafricaine ressemble à un bateau ivre en perdition, ballotté par des vagues en furie qui lassaillent de toutes parts. Y a-t-il encore un commandant à la barre ? On en doute. Beaucoup souhaiteraient que lon change d’équipage. Mais voilà !  En pleine tempête, c’est impossible !

              Que reste-t-il aux Centrafricains ? Rien dautre que la possibilité de crier à la face du monde les souffrances dont ils sont victimes, leur peur de voir leur pays menacé de dislocation et leur refus de devenir une Somalie et un Kivu (RDC) réunis.

              C’est pourquoi, malgré des obstacles quasiment insurmontables, ils feront tout pour résister aux bandes surarmées par l’étranger.

     

     

    QUI  ARME  LES SELEKAS ?

              « Avant, on fabriquait les armes pour les vendre ; aujourdhui, on fabrique les guerres pour vendre les armes. » (Arundhati Roy, activiste pacifiste indienne)

              Constat : aucune usine darmement digne de ce nom nexiste en Afrique subsaharienne (excepté en Afrique du Sud). Les ex-Sélékas et les autres bandes armées sont donc les clients de marchands occidentaux, de ceux qui se gobergent avec les diamants et lor de la mort. Les armes quils vendent se retournent dailleurs souvent contre les soldats de leur propre pays, en Centrafrique et ailleurs.

              Les membres du Conseil de Sécurité de l’O.N.U. représentent tous des pays qui vendent des armes. Autrement dit, les gardiens de la paix dans le monde causent des centaines de milliers de morts à cause de leur mercantilisme morbide ! Non seulement ces pays – avec quel cynisme ! – donnent des leçons de démocratie et dhumanisme au monde entier, mais encore ils se transforment en chasseurs de prime sans foi ni loi, mus par une redoutable âpreté au gain et une appétence irrésistible à l’argent.

              Un rapport dexperts de lO.N.U., rendu public ce 1er août, dévoile précisément les circuits des trafics darmes aux frontières. Des pays comme le Tchad, la R.D.C., les deux Soudan et les pétro-monarchies du Golfe ont financé et continuent à armer les mercenaires qui violentent la R.C.A. Curieuse attitude que celle de lO.N.U. qui ne pose jamais la question du marché illicite des armesBangassou est malheureusement devenu le marché à ciel ouvert des trafics darmes qui alimente les massacres de population.  C’est peut-être aussi, si lon y prend garde, l’embryon d’un

    Premier Califat.   

              Comme tant dautres nations, le peuple centrafricain ne connaîtra-t-il la paix et la réconciliation quau moment où les occidentaux cesseront leur commerce morbide ?  Qu’ils cesseront de « fabriquer des guerres pour vendre des armes » ?

                                                                                                                          

     

    JOSEPH AKOUISSONNE

    (3 août 2017)

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

     

     

    CENTRAFRIQUE : PLAN GLOBAL D’UNE SORTIE DEFINITIVE DE CRISE PROPOSÉ PAR EULOGE KOI.

    0

    CENTRAFRIQUE : PLAN GLOBAL D’UNE SORTIE DEFINITIVE DE CRISE PROPOSÉ PAR EULOGE KOI.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Euloge-KOI-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Euloge KOI

     

     

    Bangui, le 4 août 2017.

    Par : Euloge Koi.

     

    Contexte et justification

     

    La situation sécuritaire volatile actuelle en République Centrafricaine n’incite guère à l’optimisme ni même au maintien de l’espoir né au lendemain de l’élection truquée de Faustin Archange TOUADERA à la magistrature suprême de l’Etat.

    La paix sociale et la cohésion nationale continuent d’être fracturées, les activités productives demeurent ébranlées et le risque de partition du pays en trois blocs est élevé.

    Pour dire les choses sans langue de bois, il faut reconnaitre que la crise actuelle, la plus grave et la longue de l’existence de la République Centrafricaine, s’explique par des revendications légitimes portées par les ressortissants des préfectures abandonnées depuis belle lurette par le pouvoir central. Celles-ci manquent d’infrastructures, n’ont pas accès aux services sociaux et sanitaires de base et ne disposent pas de conditions minimales d’une vie humaine digne et décente.

    La sous-représentation de certaines catégories sociales au sein des services publics et des institutions nationales, en considération de leur appartenance ethnique et religieuse, a fortement influé sur l’explosion de la crise. Il s’agit là de la violation de l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui garantie l’égalité de tous les citoyens devant la loi et l’admission à toutes dignités, places et fonctions publiques selon le mérite, les capacités professionnelles et les talents.

    Les tracasseries et les traitements discriminatoires et dégradants parfois exercés par les gendarmes, policiers et militaires sur les compatriotes de confession musulmane ont sérieusement ravivé la crise.

    La période de transition dirigée par Mme Catherine Samba-Panza était censée mettre fin à l’instabilité et jeter les bases d’une vraie réconciliation et d’un climat de paix, de sécurité et de cohésion nationale.

    Malheureusement, les autorités de transition n’étant pas à la hauteur de leurs missions, se sont empressées pour organiser les élections qui ont abouti à la victoire de Faustin Archange TOUADERA dans des conditions douteuses. L’ancienne Cheffe de l’Etat avait d’ailleurs reconnu que ces élections avaient été truquées au profit du Professeur TOUADERA.

    Qu’a cela ne tienne, le vainqueur recalé, M. Anicet Georges DOLOGUELE, s’était au nom de la paix, plié au présumé verdict des urnes.

    Cependant, le mal élu depuis son investiture, a montré ses limites de leadership et de gestion efficace des questions sécuritaires, politiques, sociales et économiques.

    Au lieu de tirer les leçons du passé, le Président voleur des élections TOUADERA a non seulement reproduit, mais accentué les pratiques désuètes de mal gouvernance à l’origine de multiples crises que le pays a traversées. Son refus de limoger le Premier Ministre, Dr Simplice Mathieu Sarandji, et la plupart des membres du gouvernement jugés incompétents, rentiers, pervers et prédateurs, et son incapacité totale à solutionner la crise, constituent les ingrédients qui ont replongé le pays dans les violences et l’incertitude politique et économique.

    A l’exception de Bangui la capitale et de deux préfectures dont le Président TOUADERA a une relative autorité, toutes les autres quatorze préfectures, soit 80% du territoire national échappent au contrôle gouvernemental.

    Les populations vivent dans la psychose et craignent chaque instant pour leur sécurité et pour leur vie.

    Aujourd’hui, on compte près d’un million de personnes déplacées et réfugiées, au moins 2,7 millions dans le besoin d’une aide humanitaire, 1,5 million en situation d’insécurité alimentaire et plusieurs milliers de morts.

    Le Président mal élu TOUADERA ne peut se dédouaner de sa responsabilité dans ces situations déplorables.

    Que vaut le maintien en fonction des hommes incapables, amateurs, pervers, rentiers et capteurs de finances publiques par rapport à la protection des précieuses vies humaines, la sécurité, l’ordre et l’intégrité du territoire d’un pays ?

    De plus en plus de voix se lèvent pour s’opposer à toute mesure de clémence à l’égard des acteurs politico-militaires sans mesurer les conséquences. Les partisans de l’intransigeance soutiennent que les crises qui ont secoué la RCA trouvent leurs racines dans des mesures qui apparaissent comme de l’impunité.

    Cette affirmation n’est pas tout à fait erronée, mais la question de l’impunité dans le contexte centrafricain est complexe. Elle ne concerne pas seulement les violences armées, mais elle touche également les pratiques de corruption, de détournement des deniers publics et de népotisme qui ont toujours gangrené la gestion des affaires publiques.

    Les auteurs des crises centrafricaines ne sont ni la France ni le Tchad que d’aucuns accusent par mauvaise foi, mais ce sont les régimes politiques qui ont fait de l’exclusion, le népotisme, la prédation et la répression sauvage un mode de gouvernement, et les leaders politiques qui cherchent à accéder à la mangeoire par l’instrumentalisation et la manipulation.

    Nul ne peut douter le fait que les pratiques de mal gouvernance et les ambitions pouvoiristes fondées sur des projets fallacieux constituent des viviers de l’insurrection et de tensions.

    C’est à l’aune de ces situations hideuses que les groupes armés sont nés pour défendre les droits des populations martyrisées, exclues et abandonnées à leur triste sort.

    La question de l’impunité susmentionnée doit être traitée de manière globale. Au tant prendre des mesures légales pour sanctionner les actes constitutifs de crime de guerre, de crime contre l’humanité et de crime économique dont les effets disposeront pour les faits survenus après leur entrée en vigueur que de s’obstiner à punir exclusivement les politico-militaires, lesquels ne se laisseront pas trainer comme des moutons à l’abattoir.

    Les mesures et procédures du DDRR en cours ne produiront pas de résultats escomptés dans la mesure où d’importantes réalités sont occultées dans les démarches y relatives. Les quotas, les homologations de grade et les mesures d’accompagnement sont les segments indispensables d’un DDRR réaliste et lisible.

    Le pays est encore dans le fossé de l’instabilité. Il n’est donc pas sensé de brandir les menaces de poursuites et de condamnation comme si la justice ne devrait être appliquée qu’aux seuls acteurs politico-militaires. Qu’en sera-t-il des pouvoirs publics et des acteurs politiques, auteurs primaires des violences en RCA ? Qui des groupes armés, des pouvoirs publics ou des leaders politiques accepteront-t-ils d’être les potentiels clients de la chaine pénale ?

    De toute évidence, les politico-militaires n’accepteront jamais de se faire passer pour les seules victimes expiatoires qu’il faudra offrir sur l’autel de la justice.

    C’est la raison pour laquelle l’adoption des mesures légales sus évoquées devient une nécessité urgente.

    Le contexte des crises centrafricaines exige une approche fondée sur la sagesse et la prudence par l’adoption des mesures de clémence, car il vaut mieux une paix définitive aux prix de sacrifices vivants qu’une instabilité permanente aux prix de vies humaines et des pertes matérielles.

    Le gouvernement actuel, dirigé par un historien idiot et incompétent et composé des ministres des copains et copines, n’est pas en mesure d’apporter les solutions fiables à la crise. Devra-t-on, dans ces conditions, le laisser continuer à patauger dans l’eau boueuse d’incompétence, d’instabilité et d’incertitude, et de nager dans le marigot de mal gouvernance ?

    La situation sécuritaire de plus en plus précaire et dégradante et le souci de préserver le pays de l’aggravation des tragédies exigent des centrafricains la reprise en mains de leur destin commun, et imposent au Président TOUADERA le limogeage de son ami SARANDJI et la dissolution du gouvernement, faute de quoi, il devra lui-même prendre la porte suivant une initiative personnelle, légale ou militaire.

     

    FORMATION D’UN GOUVERNEMENT D’UNION, DE RECONCILIATION ET DE RETABLISSEMENT DE LA SECURITE ET DE L’AUTORITE DE L’ETAT-GURSAE-

     

    Dans tous les cas de figure, la situation actuelle du pays exige la mise en place d’un gouvernement composé de tous les protagonistes de la crise et de toutes les forces vives de la Nation. Ce gouvernement sera investi des missions suivantes :

    Faire adopter et promulguer les textes réglementaires, législatifs et constitutionnels permettant la mise en place et le fonctionnement du nouveau cadre institutionnel, politique, sécuritaire, social et économique.

    Rétablir la sécurité, la paix sociale, la concorde nationale et l’autorité de l’Etat.

    Organiser les élections présidentielles, législatives et municipales. Les objectifs majeurs assignés à ces missions sont :

    Pacifier le pays et rétablir la sécurité partout sur toute l’étendue du territoire national ;

    Assurer le redéploiement des services déconcentrés de l’Etat ;

    Assurer le retour des personnes déplacées et réfugiées ;

    Mettre en place un dispositif robuste de sécurité pour assurer la paix, la quiétude et la sécurité des personnes et des biens ;

    Créer des brigades mixtes spéciales de patrouille, de contrôle et d’intervention rapide (BS) composées des éléments issus des groupes armés et des Forces de Défense et de Sécurité restructurées, pour assurer la sécurité et garantir la libre circulation des personnes et des biens ainsi que la protection et la défense de l’intégrité du territoire national ;

    Créer des équipes mobiles de contrôle des BS pour se rassurer de leur efficacité sur le terrain et du respect des consignes relatives à la libre circulation des personnes et des biens ;

    Former les ex-combattants sur les droits de l’homme et le droit humanitaire international ;

    Former les ex-combattants afin de renforcer leurs compétences et capacités opérationnelles avant de rejoindre les Forces de Défense et de Sécurité restructurées ;

    Réactualiser les états généraux de la défense et explorer d’autres pistes pour une gouvernance militaire juste et équitable ;

    Restructurer les Forces Armées Centrafricaines-FACA- en vue de l’édification d’une armée nationale professionnelle, républicaine et dépolitisée pour ne servir que les intérêts supérieurs de la République ;

    Institutionnaliser et constitutionnaliser le principe de séparation et de l’indépendance de l’armée de la politique afin d’éviter l’influence et l’ingérence du politique dans les affaires militaires et celles du militaire dans les affaires politiques ;

    Rétablir l’Etat de droit par la lutte contre la corruption, le népotisme, l’exclusion et l’impunité ;

    Procéder à la prise en charge des victimes civiles et militaires ;

    Porter assistance à la réinsertion socio-économique des personnes affectées par la crise ;

    Réparer les torts occasionnés par la crise par l’indemnisation substantielle des victimes, leurs familles et leurs ayants droit ;

    Relancer les activités économiques.

     

    CANTONNEMENT-DESARMEMENT-DEMOBILISATION-INTEGRATION-REINTEGRATION-REINSERTION-RAPATRIEMENT- CDDI3R.

     

    Le programme du DDRR tel que conçu en ce moment n’atteindra pas les objectifs fixés, car il n’aura pas l’adhésion totale et complète des groupes armés qui y voient d’énormes insuffisances.

    Cantonnement : regrouper les ex-combattants sur des sites sécurisés afin de les identifier et les recenser. Cette opération permettra de connaitre et de résoudre les problèmes d’effectifs réels de chaque groupe armé.

    Démobilisation : les ex-combattants non éligibles à l’intégration et à la réintégration sont libérés de toute obligation militaire et réinsérés dans la vie civile.

    Intégration : les ex-combattants éligibles sont versés dans les administrations publiques et au sein des Forces de Défense et de Sécurité après avoir reçu les formations nécessaires.

    Réinsertion : rendre autonomes les ex-combattants démobilisés par l’apprentissage d’un métier et l’accompagnement dans le développement d’une activité durable génératrice de revenus. Il sera procédé à la mise en place des brigades de rapatriement volontaire ou forcé des ex-combattants démobilisés. Les groupes armés récalcitrants qui n’auront pas adhéré au programme CDDI3R seront traqués et mis hors d’état de nuire.

    Rapatriement : les ex-combattants étrangers sont impérativement tenus de rentrer dans leurs pays d’origine. A cet effet, le programme CDDI3R donnera les moyens aux états majors des groupes armés pour intéresser les éléments issus de leurs rangs respectifs et les rapatrier ensuite sous l’égide des Nations Unies.

    Réintégration : on compte parmi les ex-combattants des éléments issus des FACA. Ceux qui sont éligibles seront repris dans les rangs de leurs différents corps d’origine.

    Désarmement : Les ex-combattants sont tenus de déposer les armes, munitions et matériels de guerre en leur possession.

    Le CDDI3R apparait comme la solution idoine à l’épineuse question d’insécurité.

     

    COMITE POPULAIRE CONFESSION-PARDON-JUSTICE-REPARATION-RECONCILIATION CPCPJ2R.

     

    La restauration d’une paix durable, gage de développement, est une urgente nécessité pour le GURSAE. Ainsi, il mettra des moyens conséquents à la disposition du CPCPJ2R, qui aura la lourde tâche de rebâtir la concorde nationale et le vivre ensemble durement frappés par les multiples crises.

    Missions principales :

    Le CPCPJ2R, considéré comme l’ultime dispositif conduisant à une sortie durable de la crise, agira dans un esprit de bienveillance, d’entente, de conciliation, d’écoute et rejettera tout sentiment d’animosité en soi.

    Identifier et recenser les victimes ;

    Enregistrer les auteurs des crimes sur la base d’une présentation volontaire ;

    Mener une campagne de communication visant la sensibilisation des auteurs de crimes pour se rendre et faire des dépositions volontairement, sous peine de faire l’objet de poursuites devant les tribunaux et la Cour pénale spéciale ;

    Organiser et conduire les audiences populaires dites « NGBANGA TI SIRIRI » au cours desquelles les victimes, les témoins et les auteurs des crimes sont invités à s’exprimer librement.

    NB : La CPS se chargera de juger :

    les actes survenus après la promulgation des mesures légales de clémence ;

    Les auteurs des crimes qui auront refusé de se rendre volontairement au CPCPJ2R.

     

    REFORME DES COLLECTIVITES TERRITORIALES

     

    La RCA a élaboré les textes de décentralisation pour ensuite les ranger dans les casiers. Le développement durable à la base n’est possible qu’avec des projets bancables présentés directement aux partenaires non pas par des conseils municipaux relevant du dispositif nominatif, mais par ceux qui sont issus des élections au suffrage universel.

    La RCA, en faisant abstraction de ce pallier important de la démocratie depuis près de trois décennies, a retardé le développement intégré et équitable du pays et maintenu les collectivités territoriales dans la précarité, la misère et la dépendance.

    Les centrafricains, ont besoin à tout prix des élections municipales pour choisir leurs représentants locaux avec lesquels ils souhaitent construire un avenir meilleur de leurs communes.

    Il suffira de réactualiser les textes susvisés pour :

    Ancrer la démocratie à l’échelle locale ;

    Accorder aux collectivités territoriales de pouvoirs plus étendus ;

    Transférer par exemple 25% des recettes budgétaires de l’Etat aux collectivités territoriales ;

    Rétrocéder aux collectivités territoriales au moins 15% des revenus provenant de l’exploitation des ressources issues de leurs territoires.

     

    ORGANISATION DES ELECTIONS

     

    L’organisation des élections crédibles et transparentes sans TOUADERA viendra couronner l’ensemble des acquis sur les plans sécuritaire, politique, institutionnel, social et économique. Aucun dérapage ne sera donc toléré.

    Pour garantir la transparence, la crédibilité et le caractère démocratique des élections, et pour éviter toute tentative de fraude et de tripatouillage des résultats, il est impératif de réviser la loi électorale en vue d’ y introduire de nouvelles dispositions à savoir :

    Etablissement de fichier électoral biométrique ;

    Confection des cartes d’électeurs biométriques ;

    L’attribution de l’organisation technique à une commission internationale composée par exemple des personnalités de l’Union Européenne, des Etats Unis, du Ghana et du Benin.

    Ce dispositif introduit à titre exceptionnel pourra être levé après sa première mise en œuvre ;

    La publication des résultats des élections après seulement 24h ou 48h au lieu de quinze jours.

     

     

    Doctrouvé Euloge KOI

    Master en Études de Paix et Sécurité

    Ancien Directeur de Cabinet

    Tél : 00236 72072299

    Email : beafrika.dek@gmail.com

    Consultant Indépendant auprès des Groupes Armés

    Docteur en Science Politique

     

    Centrafrique : Les soutiens de Touadera décrochent sur leur projet de marche du 4 août contre l’Assemblée nationale

    0

    Centrafrique : Les soutiens de Touadera décrochent sur leur projet de marche du 4 août contre l’Assemblée nationale

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2282.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
    Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.

    Bangui, le 3 août 2017.

    Par : Anselme Mbata, CNC.

    Depuis peu, la date du 04 AOÛT (vendredi prochain) hante les esprits des Centrafricains et Amis de la République centrafricaineant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Cette date tonne comme celle de tous les dangers.

    L’énigme est venue des Soutiens du Président Touadera qui ont annoncé, il y a une semaine, être en préparation d’une gigantesque manifestation, notamment une marche avec point de chute, la Maison du peuple. Il s’agirait, selon leur Porte-parole, de demander la démission du bureau actuel de l’Assemblée nationale, puisque selon eux, Abdou Karim Meckassoua aurait recruté des mercenaires pour tuer le Président Touadera, et donc, en tant que dauphin constitutionnel, de devenir Président de la République.

    s’agit-il d’une peur bleue ou d’un réalisme politique?

    Personne ne saurait le dire pour le moment puisqu’il y a des gens arrêtés et déférés à la prison centrale sur Procès verbal, des gens ayant affirmé dans les PV être à la solde de Meckassoua.

    A la dernière nouvelle, il n’y aura plus de manifestation géante le 04 AOÛT. En attendant les raisons à évoquer par les soutiens de Touadera, le moins qu’on puisse dire est que l’événement annoncé tambour bâton est purement et simplement annulée à en croire le Porte-parole des soutiens de Touadera. Toutefois, Didacien Kossimatchi annonce une « grande déclaration » vendredi prochain à la presse, pour donner toute la lumière sur l’annulation de cet événement.

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique/ASECNA : 15 milliards FCFA pour moderniser l’aéroport Bangui Mpoko

    0

    Centrafrique/ASECNA : 15 milliards FCFA pour moderniser l’aéroport Bangui Mpoko

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2483.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre Théodore Jousso
    Le Ministre Théodore Jousso

     

     

    Bangui, le 3 août 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

    L’annonce, ce mercredi 2 août 2017, des 15 milliards de Francs Cfa alloués par l’ASECNA pour la modernisation de l’aéroport international Bangui Mpoko fait partie des bonnes nouvelles apportées par le Ministre de l’Equipement, des transports, de l’aviation civile et du désenclavement, Théodore Jousso de Madagascar, là où le Ministre a pris part à la réunion statutaire de l’ASECNA, notamment la 61ème réunion du Comité des Ministres du tutelle de l’agence communautaire. L’annonce a été faite à la descente d’avion Kenyan Air Ways à l’aéroport, à la presse. Le Ministre Jousso est également rentré avec une distinction honorifique, notamment la médaille aéronautique africaine pour l’immensité des services rendus à l’aviation civile africaine.

    Au centre de cette 61ème Réunion du Comité de Ministres de tutelles, quatre points essentiels, à en croire le Ministre Théodore Jousso :

    D’abord, il s’agit d’écouter le rapport du Président du Conseil d’administration et celui du Directeur général. Il y a eu donc des innovations dont celle qui consiste à dérouler la lettre de mission pluriannuelle que le Comité de Ministres avait prescrite au Directeur général en janvier 2017, au début de son mandat. Cette lettre de mission se repose sur des indicateurs de performance mesurables. « Nous avons été rassurés par la performance et l’avancement de notre système communautaire », a fait savoir le Membre du gouvernement.

    Ensuite, il s’agit d’examiner et d’adopter du Plan d’orientation stratégique de l’agence qui se décline en Plan de service équipement. C’est un grand programme d’équipement de l’agence qui permet d’être toujours à niveau et surtout d’être leader en matière de fourniture de services de navigation aérienne dans le ciel africain, notamment sur les 16 millions de kilomètres carrés gérés par l’ASECNA.

    De manière plus spécifique, il s’agit d’un programme d’urgence qui concerne la République centrafricaine, notamment l’aéroport international Bangui Mpoko. Le Ministre Jousso a témoigné qu’« à cet égard, la communauté a exprimé de manière claire, sa solidarité agissante vis-à-vis du peuple et du gouvernement centrafricain en allouant la somme de 15 milliards de Francs Cfa qui serviront donc à mettre à niveau à l’aéroport international de Bangui Mpoko ». Cette enveloppe permettre de mettre en chantier, les infrastructures suivantes : une nouvelle Tour de contrôle sera construite, un nouveau bloc technique et un nouveau système de château d’eau, notamment le dispositif de ravitaillement seront installés selon les exigences de l’organisation de l’aviation civile internationale.

    Enfin, le comité de Ministres a procédé à la nomination d’un nouveau Chef comptable central, en la personne de Monsieur Andongo de la République du Congo qui prendra bientôt fonction au Sénégal en tant qu’Agent comptable central.

    Bon vent au projet très salutaire de la modernisation de l’unique aéroport international de Bangui Mpoko.

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : La CNNVA de Mme Koyara facilite la tenue de l’élection du bureau des étudiants

    0

    Centrafrique : La CNNVA de Mme Koyara facilite la tenue de l’élection du bureau des étudiants

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2486.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le nouveau bureau de l'ANECA. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
    Le nouveau bureau de l’ANECA. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 3 août 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

    Ce mardi 1er août 2017, l’amphithéâtre François Bozizé de l’Université de Bangui a servi de cadre à la cérémonie d’intronisation du nouveau bureau de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA). Junior Gonendji, le nouveau président et toute son équipe ont été officiellement installés en présence du Recteur de l’Université de Bangui et Mme Marie Noëlle Koyara, Coordonnatrice nationale de la CNNVA (Commission nationale de la non-violence active) – organisation qui a œuvré à l’atterrissage en douceur de cette élection.

    Pour le commun des mortels, le renouvellement du bureau à la tête de l’ANECA a toujours été le rendez-vous de la mort. « Cela se termine toujours par des barbaries », comme l’a souligné le Président sortant de l’ANECA dans son discours de circonstance. Pour cette année 2017, les choses ne se sont plus passées comme avant. Plus de violence, et toutes les opérations électorales se sont déroulées dans un total apaisement au point même que les candidats qui ont mordu la poussière, ont été les premiers à téléphoner au vainqueur pour non seulement reconnaitre leur défaite, mais également de le féliciter.

    Cet apaisement électoral n’a rien de fortuit. Il s’agit du fruit d’un travail de fourmi abattu silencieusement aux côtés du Comité d’organisation de cette élection par la CNNVA, à travers sa Cellule universitaire. Il aura fallu attendre l’occasion de cette cérémonie d’investiture du nouveau bureau pour que la Coordonnatrice nationale de la non-violence active dévoile le secret du travail abattu par la CNNVA.

    « La Cellule universitaire de la Non-violence active nous a saisi, dès les premières heures de l’organisation de cette élection pour nous informer. Nous, en tant que militants de la non-violence active, n’étions pas restés insensibles à cette information qui raisonnait comme une sollicitude vis-à-vis de notre organisation pour une élection apaisée. Notre réponse à travers notre appui a été réactive et positive, puisque mêmes les candidats malheureux nous ont appelés pour féliciter la CNNVA pour sa prestation durant toutes les opérations », a affirmé Mme Marie Noëlle Koyara.

    Cependant, les mauvaises langues et les esprits de guerre sont visiblement mécontents cet apaisement. Comme si, beaucoup trouvaient leur compte dans les violences postélectorales à l’Université de Bangui. A ceux-là, Mme Koyara lance plutôt un appel patriotique à contribuer, autant faire ce peu, pour éviter d’ajouter d’autres violences à ce que les Centrafricains connaissent aujourd’hui.

    « Nous regrettons seulement que certains de nos compatriotes, n’ayant pas compris notre démarche et faisant l’amalgame avec notre fonction actuelle, pour dire que c’est la Présidence de la République qui essaie de faire une récupération des universitaires. Je dis tout simplement qu’il est important que nos compatriotes centrafricains comprennent, qu’en tant que citoyen, chacun peut apporter sa modeste contribution pour éviter que notre pays continue à s’enliser. C’est justement ce que nous essayons de faire à travers la Commission nationale de la non-violence active ».

    Indiquons au passage que ce travail d’accompagnement de la CNNVA a valu le Certificat de reconnaissance décerné à l’organisation par l’Université de Bangui.

    En accédant à la tête de l’ANECA, le nouveau Président, Junior Gonendji dit avoir pris la juste mesure de la lourde mission qui l’attend et que tout sera mis en œuvre pour défendre bec et ongle, les intérêts des étudiants : « Le nouveau bureau de l’ANECA que nous sommes appelés aujourd’hui à conduire a du pain sur la planche, et j’en suis parfaitement conscient. Les étudiants centrafricains sont dans d’énormes difficultés dont l’application stricte du système LMD sur le campus universitaire, les difficiles conditions de vie des étudiants, je veux parler de l’insuffisance des structures… Ce sont là, autant de défis que mon équipe et moi, sommes résolus à relever. Mais, notre action pour la défense des intérêts des étudiants centrafricains doit s’intégrer dans un syndicalisme intelligent pour ne pas ramener notre pays dans le bourbier qui serait très dommage pour l’avancement de notre université et bien au-delà de notre pays ».

    Notons que l’équipe de Junior Gonendji est composée de neuf membres.

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : les ONG, victimes colatérales des affrontements.

    0

    Centrafrique : les ONG, victimes colatérales des affrontements.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2496.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pour article de Batangafo.

     

    Bangui, le 3 août 2017.

    Par : Libération.

    Les locaux d’organisations non gouvernementales internationales ont été attaqués le wend-end dernier en République centrafricaine lors de combat entre deux groupes armés. De nouvelles attaques contre les humanitaires, alors que la situation générale du pays se détériore.

    La trêve n’aura pas duré : alors que la journée de lundi s’était déroulée sans heurts, Batangafo, ville centrafricaine de quelque 20 000 habitants à la frontière tchadienne, s’est embrasé le lendemain. Une réplique des violences extrêmes du week-end : pour une broutille, un vol de moto peut-être, deux groupes armés se sont affrontés samedi après-midi, provoquant des dégâts matériels importants et de nombreuses victimes parmi les civils. On déplore au moins 10 morts, des dizaines de blessés. Les locaux de plusieurs ONG ont été dévalisés, sans faire toutefois de victimes parmi les personnels. Trop souvent, les travailleurs humanitaires font les frais de ces violences récurrentes en République centrafricaine (RCA), alors que plus de la moitié de la population centrafricaine dépend directement de leur travail – d’importants dégâts collatéraux dans le chaos ambiant.

    «Maintenant, c’est encore pire»

    Samedi, pendant plusieurs heures, les maisons ont brûlé, une partie du camp de déplacés aussi. Les gens ont dû fuir et 15 000 personnes, plus de la moitié de la ville, se sont réfugiées dans l’enceinte de l’hôpital ou de l’Eglise. Batanfago est presque entièrement déserté. Pour Carlos Francisco, chef de mission de Médecins sans Frontières (MSF), «la situation humanitaire ici est extrêmement grave depuis plusieurs mois. Et maintenant, c’est encore pire. Si les violences contre les civils continuent, ça va devenir catastrophique».

    «Il faut désormais prendre en charge les personnes sans-abri», ajoute Carlos Francisco. Des milliers de personnes ont en effet perdu leur maison ou n’osent pas y retourner à cause des combats. La population se réfugie dans des lieux qui ne sont pas adaptés à l’accueil. Il faut construire des latrines, mettre à disposition des points d’eau potable pour éviter les épidémies et prendre en charge les blessés. Une surcharge de travail qui interfère dans les activités quotidiennes de gestion de l’hôpital local.

    Désarmement inachevé

    Et l’afflux de personnes majore le risque de détérioration sanitaire, alors que la saison des pluies a débuté et avec elle, l’explosion du nombre de cas de paludisme. «Les enfants sont les principales victimes de l’épidémie dans sa forme la plus sévère et de la malnutrition aussi, qui s’aggrave quand les conditions de vie se dégradent», ajoute Carlos Francisco.

    En déplacement dans la zone le week-end dernier, le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix, a déploré une détérioration de la situation sécuritaire dans un pays ravagé par les combats depuis 2013. Il envisage d’ailleurs de renforcer le contingent de 12 500 Casques bleus onusiens (Minusca) basés en RCA.

    Depuis septembre 2016, les conflits intenses ont repris avec une généralisation des combats sur la quasi-totalité du territoire. Le mois de mai a marqué un nouvel embrasement des violences avec sa cohorte de déplacés. Un accord de paix a été signé à Rome le 19 juin, mais le 20 au matin, la ville de Bria résonnait du bruit des armes. Le processus de désarmement n’a jamais été achevé, pas plus que celui de réconciliation nationale. A défaut, les ONG en appellent au respect des populations civiles et de leur action pour au moins pouvoir atténuer les souffrances.

    Cécile Brajeul

    Coupée de son arrière-pays, Bangui vit dans sa bulle.

    0

    Coupée de son arrière-pays, Bangui vit dans sa bulle.

     

    Depuis la guerre civile, la capitale centrafricaine n’est reliée à l’extérieur que par l’aéroport, le corridor vers le Cameroun et le fleuve Oubangui.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2489.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les jeunes au marché Km5. CopyrightAFP.

     

     

     

    Bangui, le 3 août 2017.

    Par : Lemonde.fr

     

    La route de Bangui jusqu’au Cameroun, via Bossembélé, Bouar puis la frontière, à Bokolo, n’est plus ce qu’elle était. Il y a certes quelques passages troués comme un champ de bataille, mais Romaric ne s’en plaint pas. Quelle route africaine n’en a pas ? Ce qui a changé la vie de Romaric et de ses collègues camionneurs, ce n’est pas la qualité « passable » du goudron, mais la sécurité désormais assurée sur cet axe vital pour la capitale centrafricaine, dont l’approvisionnement des 700 000 habitants repose presque exclusivement sur deux voies : la route vers le Cameroun et le fleuve Oubangui.

     

    Présentation de notre série   L’Afrique en villes

     

    En ce vendredi de juin, Romaric est encore plongé dans les entrailles de son vieux Renault jaune éprouvé par plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Encore quelques heures pour les derniers réglages. Le lendemain, il prendra la route pour une longue virée, à la queue leu leu avec 80 autres camions garés, comme lui, sur le parking du Bureau des affrètements routiers centrafricains (BARC), à l’entrée de Bangui. Une vie s’organise autour des petits commerces dans ce caravansérail mécanisé avant de partir en convoi, escorté par des casques bleus et des voitures de la police économique centrafricaine.

     

    Un corridor stratégique

     

    Cette mesure a été prise durant la période de transition assurée par Catherine Samba-Panza (2014-2016), après la guerre civile qui a plongé le pays dans un bain de sang, de 2012 à 2014. Avant elle, les Français avaient pris la mesure de l’importance de ce corridor stratégique. Sa sécurisation fut l’une des priorités des militaires de l’opération « Sangaris », dès leur déploiement début 2014, qui dégagèrent cette voie livrée aux milices chrétiennes anti-balaka et aux coupeurs de route.

     

    « Avant, si vous tombiez en panne, vous ne pouviez pas vous en sortir. Les gens sortaient des forêts, vous tuaient et brûlaient le véhicule. Aujourd’hui, c’est bon, mais il ne faut toujours pas circuler seul avec de la marchandise », raconte Romaric. Les escortes ont d’ailleurs commencé après la mort d’un chauffeur camerounais. Dorénavant, ils prennent la route deux fois par semaine, le mardi et le samedi, sans trop s’en soucier.

     

    Un autre objectif de ces escortes, plus inattendu, est, selon l’expression de Wilfried Dimanche Nguissimale, président de l’Union syndicale des conducteurs de Centrafrique, « d’arrêter les tracasseries sur la route ». Entendre par là le racket organisé par tout ce que le pays compte d’hommes en uniforme – policiers, gendarmes, douaniers, service des eaux et forêts… –, qui ponctionnaient leur dîme à l’entrée et à la sortie de chaque village. La présence de casques bleus du Bangladesh dans les convois a mis fin à cette pratique. En Centrafrique, tout du moins. « Pas au Cameroun. Ils peuvent immobiliser ton véhicule pendant plusieurs jours en attendant que ton patron te dise de payer », ajoute Wilfried Dimanche, dit « Willy ».

     

    Enfin, reste la douane centrafricaine. « Ils préfèrent être payés en liquide », grince un commerçant. « Le train de vie du nouveau directeur général de la douane, Frédéric Théodore Inamo, a changé depuis sa nomination. Il est proche du soleil, comme on dit », ironise-t-il, en référence à sa proximité avec le président Faustin-Archange Touadéra, originaire lui aussi de l’ethnie gbakamandja. La directrice précédente, Rachel Ngakola, était la compagne de Mahamat Kamoun, le premier ministre de Mme Samba-Panza. Elle a été éjectée de ce poste lucratif avec le changement de pouvoir.

     Tout ou presque vient du Cameroun

    « Cette histoire de douane, c’est pour mon patron, moi je conduis », glisse Romaric. Ce qui l’attend, ce sont trois jours de route jusqu’à la frontière, autant chez le voisin camerounais jusqu’au port de Douala, plus proche débouché maritime de la Centrafrique. Là, à 1 400 km de Bangui, débarquent par conteneurs la plupart des biens que l’on retrouve dans la poignée de supermarchés libanais de Bangui, dans les microscopiques échoppes des bords de rue ou sur les étals des marchés.

     

    Du poulet congelé aux clous et sacs de ciment, en passant par le dentifrice, les télévisions ou les vêtements, le sucre, le sel, la farine et tout ce que l’on compte de babioles chinoises, tout ou presque vient du Cameroun. A l’exception du carburant convoyé depuis le Congo-Brazzaville par des barges poussées sur les eaux de l’Oubangui quand l’étiage le permet, pas plus de six mois par an.

    En sens inverse, au départ de Bangui, le transport est plus chiche. Beaucoup de camions repartent sans rien, sauf quelques-uns chargés de grumes ou de coton. Il faut dire que la Centrafrique n’exporte pas grand-chose hormis du bois, des diamants et de l’or – sur les circuits parallèles surtout –, un peu d’huile de palme, du savon et sa bière nationale, la Mocaf.

     

    Le problème de ces voyages à vide est qu’ils renchérissent le coût d’approvisionnement de Bangui. Un coût qui n’est pas seulement lié au prix du carburant consommé à vide (600 litres de gasoil par camion vide et autant d’euros, 1 200 litres en pleine charge). Il faut y ajouter, outre les taxes de douane variables selon les produits et l’humeur des fonctionnaires, les frais d’immobilisation à Douala, le temps d’effectuer les formalités. Jamais moins de onze jours, facturés 11 000 francs CFA (environ 17 euros) par conteneur et par jour. Et puis les bakchichs. « Jusqu’à 150 000 francs CFA », selon « Willy ».

    A cela, ajoutons les frais de manutention, 160 000 francs CFA pour un conteneur de 20 pieds, et d’autres dépenses telles que le prix de l’escorte, facturée 25 000 francs CFA pour chaque camion par la police économique. « Résultat, les coûts de transport des biens sont parmi les plus élevés du monde », note Olivier Benon, le représentant du Fonds monétaire international (FMI) à Bangui.

    « Du coup, on a du mal à écouler la marchandise », regrette Paul Mjebelja, président du marché central de Bangui. Les affaires ne vont pas bien. Elu patron du marché par ses pairs commerçants, ce quincaillier achetait quatre fois par an de la marchandise à des Chinois de Douala. Deux fois moins souvent aujourd’hui.

    Car le coût de transport se répercute sur les prix de vente pour une population centrafricaine parmi les plus pauvres du monde (avec un PIB annuel par habitant de 400 dollars), empêtrée dans une spirale de violences qui l’entraîne vers le fond. « La boîte de sardines est passée de 300 à 500 francs CFA, dit Romaric, le camionneur. Je n’en mange plus, la faute à la guerre. »

     

     « Le prix de la gazelle a doublé »

    Il y eut bien quelques mois d’accalmie avant et après l’élection de Faustin-Archange Touadéra, début 2016. L’espoir douché par les promesses non tenues et la versatilité meurtrière des organisations politico-militaires, la Centrafrique s’est de nouveau embrasée à partir de septembre. En juin, les groupes armés faisaient la loi et semaient le chaos dans quatorze des seize provinces du pays.

    Autrement dit, Bangui vit dans une bulle, certes épargnée par les combats, mais reliée à l’extérieur seulement par l’aéroport, le corridor vers le Cameroun et l’Oubangui. Elle est quasiment coupée de son arrière-pays.

    C’est ce que vit Eugénie Berthe. Originaire de Kaga-Bandoro, à 300 km au nord de Bangui, cette enseignante complète son maigre traitement au versement aléatoire par un commerce de viande de brousse qu’elle écoule sur le marché central de Bangui. Mais depuis la reprise des combats entre milices chrétiennes anti-balaka et musulmanes de l’ex-Séléka, les routes et les campagnes ne sont plus sûres. « Je ne peux plus aller jusqu’à Kaga-Bandoro pour m’approvisionner, dit-elle. Je m’arrête à mi-chemin pour voir mes fournisseurs, des chasseurs qui me disent que pour eux aussi c’est dangereux. Alors ils vendent trop cher, le prix de la gazelle a doublé. »

     

    Idem pour la viande de bœuf. Avant les violences de 2014, sa vente était assurée par les commerçants musulmans du quartier PK5 en lien avec les gros éleveurs de bovins, essentiellement des Peuls. Mais voila, les anti-balaka ont « nettoyé » le PK5, comme le reste de Bangui, poussant par le meurtre et la terreur les musulmans au départ. Le bœuf est devenu rare à Bangui.

     

    « Les commerçants musulmans ne viennent plus ici », regrette le président du marché, l’une des rares places de la ville où l’on trouve des produits locaux (boucherie, poissons, fruits et légumes). « On a un gros problème d’approvisionnement », ajoute-t-il. Et de clientèle, semble-t-il. En ce vendredi de juin, le nombre de vendeurs – 1 500 enregistrés pour 300 places – surpasse les acheteurs potentiels qui déambulent entre les étals de poissons séchés ou de viandes boucanées dégageant une odeur entêtante. Après cinq incendies en l’espace de quelques années, le marché est un peu à l’image du pays : en état de décomposition avancée.

     

    Énergie renouvélable en Afrique centrale : communiqué de presse de la conférence de Yaoundé.

    0

    Énergie renouvélable en Afrique centrale : communiqué de presse de la conférence de Yaoundé.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2480.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Panneau solaire et

     

    L’accent est mis sur l’intéressante perspective des énergies durables à Futur Energie Afrique Centrale à Yaounde en Octobre “La révolution énergétique en Afrique Centrale »

    « La rentabilité commerciale des énergies renouvelables, particulières en terme d’énergies solaires, est maintenant prouvée dans beaucoup de pays, en particulier ceux qui sont dépendants des importations de gaz et de pétrole. Et le cout des énergies durables ne peut que baisser » selon Charlotte Aubin-Kalaidjian, Directrice Générale de Greenwish Partners, producteur indépendant d’énergie. Elle ajoute « On prédit notamment que la capacité solaire installée pourrait atteindre entre 15 et 63 GW d’ici 2030, et a un prix compétitif ».

    Mme Aubin-Kalaidjian interviendra lors de la session d’ouverture de l’imminente conférence  Futur Energie Afrique Centrale à Yaoundé du 2 au 3 Octobre. Sa présentation se concentrera sur : « Investir dans un avenir propre et durable : la révolution énergétique en Afrique Centrale ».

    La directrice de Greenwish Partners, récipiendaire cette année du Prix pour une contribution extraordinaire dans le secteur de l’énergie à la cérémonie de remise de récompenses d’African Utility Week au Cap,  explique « l’énergie solaire se développe bien dans le sud, le nord et l’ouest de l’Afrique mais plus lentement en Afrique Centrale. Les fondamentaux sont essentiellement les mêmes. La région travaille à l’amélioration des cadres régulatrices ».   Elle continue: « L’un des défis clefs pour la croissance des énergies alternatives est la différence de taxes et de subventions entre les énergies durables et les autres technologies. Les gouvernements devraient aussi augmenter leur capacité de fournir des garanties souveraines et s’équiper des équipes les plus qualifiées possibles pour travailler avec le secteur privé ».

    Hydroélectricité dans la région

    Karine Migliorini, Directrice Générale d’EDF Cameroun, est également une des expertes qui interviendra lors du programme de la conférence Futur Energie Afrique Centrale: « La compagnie a été créée en 2014 pour organiser le portage des activités de développement du projet Nachtigal avec nos partenaires GDC et SFI. Aujourd’hui avec la création de la Société de projet NHPC (Nachtigal Hydro Power Company), EDF Cameroun se désengage sur ce rôle pour se tourner vers des activités de développement. Il est évident que nous comptons capitaliser sur l’expérience de développement de ce projet en Partenariat Public Privé unique en hydroélectricité en Afrique Centrale. » Elle ajoute: « Malgré la durée de développement de ce genre de projet, nous nous félicitons de pouvoir aboutir fin 2017 au closing financier ».

     

    Mme Migliorini est une panéliste a Futur Energie Afrique Centrale autour du sujet : « Comment encourager le transfert de compétences entre les compagnies internationales et locales afin d’apporter une empreinte positive à chaque nouveau projet? »

    Elle nous affirme que son message à l’évènement sera le suivant : « On ne peut pas être présent dans un pays sans s’intégrer sur le territoire. De nombreuses actions autour de chaque projet doivent être réalisées que ce soit dans le domaine de la formation ou de la santé. Mais nous devons le faire avec les populations locales ».

     

    Elle continue ainsi: « Par ailleurs, il est nécessaire d’intégrer dans les équipes des emplois locaux pas seulement en terme d’expertise –dont par exemple le Cameroun dispose- mais aussi de jeunes ingénieurs ou de salariés des sociétés nationales par des accords entre entreprises. Le transfert de compétences est un vrai sujet à instruire afin de rendre au fil du temps le territoire de plus en plus prescripteur de ses propres besoins ».

     

    Plateformes de rencontre pour les énergies de pointe 

    Futur Energie Afrique Centrale, auparavant connu sous le nom d’iPAD Cameroun, est devenu un rassemblement stratégique régional qui permettra à l’Angola, au Cameroun, à la République centrafricaine, au Tchad, à la République démocratique du Congo, à la République du Congo, à la Guinée équatoriale, au Gabon, à Sao Tomé-et-Principe de partager leurs expertises, leurs développements et leurs plans afin de faciliter l’intégration au réseau électrique régional. Encourager les collaborations privées et publiques est une des priorités du programme en 2017 afin que plus de projets soient implémentés.

    Soutien de l’industrie

    Le Pool Energétique d’Afrique Centrale est un partenaire officiel de l’événement et deux ministres régionaux de l’énergie, à savoir l’Hon. Léopold Mboli Fatran, ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Hydraulique de l’Afrique centrale, et l’Hon. Eugenio Edu Ndong, ministre de l’Énergie et de l’Industrie de la Guinée équatoriale, ont déjà confirmé leur participation.

     

    Dates et lieu de Futur Energie Afrique Centrale :

    Conférence stratégique : 2-3 Octobre 2017

    Lieu : Hilton Hôtel Yaoundé, Boulevard du 20 Mai, Yaoundé, Cameroun

     

    Site Web : http://www.future-energy-centralafrica.com/

    Twitter : https://twitter.com/FutureEnergyHub

    Linkedin : FutureEnergyAfrica

     

    Contact :

    Responsable de la communication :  Annemarie Roodbol

    Téléphone :  +27 21 700 3558

    Email:  annemarie.roodbol@spintelligent.com

     

     

    UnsubscribeUpdate ProfileView PDFPause SubscriptionView Online

    This email was sent to corbeaunewscentrafrique@gmail.com on 01-08-2017 by Spintelligent (Pty) Ltd., 2nd floor Great Westerford, 240 Main Road, Rondebosch, 7700, Cape Town, South Africa, South Africa, 7947

     

    Spintelligent (Pty) Ltd. is intended for opt-in communication only. If you feel this email is unsolicited please report it to us

     

    CENTRAFRIQUE : CES ETRANGERS QUI NOUS GOUVERNENT OU PENSENT NOUS GOUVERNER

    0

    CENTRAFRIQUE : CES ETRANGERS QUI NOUS GOUVERNENT OU PENSENT NOUS GOUVERNER

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2373.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA
    Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA

     

     

    Bangui, le 1er août 2017.

    Par : Isidore Dékofio, CNC.

    Le ciel centrafricain ne s’éclaircie guère depuis le retour à l’ordre constitutionnel en Mars 2016. Nous Centrafricains espérâmes, avec l’avènement par les voies démocratiques au pouvoir de l’état d’une équipe prônant la rupture, la nouvelle constitution aidant, que le soleil des Centrafricains brillerait à nouveau après les quelques années d’une ténébreuse et chaotique transition.

    Fort malheureusement, le quotidien des centrafricains est inexorablement des plus pires à mesure que l’on embarque, au cœur du pouvoir de l’état nombres d’étrangers, au mépris des leçons du passé et du tumulte de l’histoire récente du Centrafrique.

    Il me souvient qu’au lendemain de la passation des pouvoirs en 1993, entre les présidents Kolingba et Patassé, un éminent collaborateur du premier pensait pouvoir se recycler au sein du pouvoir de Brazzaville, malgré les pressions de ses amis et frères congolais, le gros des Conseillers ont convaincu le Président Sassou-Nguesso de ce que seuls des sujets Congolais ne pouvaient servir au cœur du pouvoir de leurs pays. Ce monsieur finit avec pour lot de consolation, une fonction de consul honoraire du Congo auprès d’une ville européenne.

    Quid du Centrafrique ?

    La petite histoire du fait politique nous enseigne que depuis le début des années 80, les princes qui se sont succédé au pouvoir de l’état, ont systématiquement truffé les arcanes du pouvoir de sujets étrangers. C’est ainsi que l’ont verra au gouvernement, dans les cabinets de la présidence et de la primature, dans les ambassades, des Houdégbé, Bondobossou, Ganne-Befio, Durbar, Gnanga, Singaye, Pereira, Samnick, Mahamat Ousman, Leclerc, Mozer, Bolanga, Gougouei, Iannarelli, Nkouémo… Tous des noms barbares pour chacun d’eux, avec des desseins inavoués.

    On ne trouve nulle part, pareil exemple de l’implication, à ce niveau de Centrafricains, au cœur du pouvoir dans les pays voisins. Est-ce alors une spécificité centrafricaine ? Quel peut être l’apport au mieux de ceux là pour le devenir du Centrafrique ? Peuvent-ils être plus patriotes que les Centrafricains eux-mêmes ?

    Le phénomène de cette « légion étrangère » vaut le détour et nous interpelle en tant que Centrafricains. Non pas pour développer une espèce de xénophobie mais bien pour comprendre pourquoi des princes élus pourtant par des centrafricains, vont recruter des sujets étrangers pour les responsabiliser au cœur de leur pouvoir, ce au détriment des nationaux ?

    Prenons deux exemples :

    1. Le cas Gougouei : Ce dernier est de nationalité Ivoirienne et occupe la fonction de Ministre-Conseiller à la présidence chargé du suivi des projets.
    2. Le cas Nkouémo : Ce monsieur est camerounais et occupe la fonction de conseiller auprès du 1er Ministre.

    N’y a-t’il aucuns centrafricains à même de faire le suivi de projets de l’état  ou de conseiller le Chef de l’état ou celui du gouvernement?

    Monsieur Gougouei, Informaticien de son état ivoirien, se retrouve par le fait du Prince, chargé du suivi des projets de l’état. On attend toujours de voir les grands projets de l’ère Touadera se réaliser avec son suivi assidu.

    Monsieur Nkouémo est arrivé en RCA comme Président Directeur Général d’un certain groupe Christine. Ce groupe n’a encore rien prouvé que voilà ce monsieur devenir en une nuit Conseiller du PM et promoteur des transferts d’argent avec une société dénommé PATACASH.

    En une nuit encore, voilà ce monsieur décoré par le Président de la République pour «  services rendus » à la nation, en raison de la mise sur pied d’une Al Jazeera camerounaise dénommée Vision 4. Que se cache-t-il derrière ce Conseiller venu du pays des Faymans ?

    Les Princes ont-ils pris la mesure de ce qui se joue dans le pays en termes de désaffection de la politique, de défiance envers les politiques et les dirigeants…pour se muer en promoteur du parti de l’étranger ?

    Ces étrangers qu’on amène à nous gouverner, ont-ils pris la mesure de cet ersatz de pouvoir dont ils jouissent par la corruption, la concussion et tous les abus inavoués contre un peuple qui in-fine présente toujours la facture et sait se faire payer en temps opportuns ?

    Est il acceptable, au moment ou la cohésion sociale et le tissus national sont mis à mal par les nombreux soubresauts que connait le pays, que l’on fasse la part belle à des étrangers là où les exigences de patriotisme et de préférence nationale s’imposent ?

    A toutes les questions qui précèdent et bien d’autres, que suscite cette situation dans notre Pays, la réponse est de toute évidence : non.

    Non, les Princes n’ont pas pris la mesure de se qui se joue dans notre pays, sinon ils auraient été en phase avec leur peuple pour le mobiliser dans une marche vers une solution à la crise et ce ne serait pas Onianga(un étranger) qui pérorerait sur la situation du Pays.

    Non, ces étrangers qu’on amène à nous gouverner n’ont pas pris la mesure de ce pouvoir mirifique, à eux concédé au prix d’arrangements malsains et nauséabonds, par des dirigeants ankylosés et enkystés qui, chaque jour posent des actes de défiance envers leur peuple souverain.

    Non enfin, il n’est pas acceptable de permettre à qui que ce soit de mettre à mal l’unité nationale, la cohésion sociale par la promotion du « Parti de l’étranger » au lieu de patriotisme et de préférence nationale.

    Pour finir, la question de la place du centrafricains dans son Pays reste et demeure ouverte, tout comme celle de l’appropriation de son destin par la jouissance pleine et entière de ses terres, ses richesses, ses ressources etc… Nous ne ferons pas l’économie de ce préalable pour laisser prospérer, une démocrature promouvant des pratiques antipatriotiques et antinationales qui contribuent au délitement de la République et de l’état, à l’évanescence de notre peuple, à la mise au ban de ses dignes filles et fils sacrifiés, par des Princes malintentionnés, sur l’autel d’intérêts égoïstes inavoués.

    Le drame qui frappe le Centrafrique et les Centrafricains est d’abord le résultat de l’incurie, du manque de vision et de l’inconséquence des dirigeants successifs centrafricains. C’est aussi la conséquence de l’acceptation par ces derniers, des interventions de certains de nos voisins dans les affaires intérieures avec pour corollaire la présence au cœur des institutions, de véritables missionnaires dont les actes n’ont fait que de desservir la République et l’Etat. Cette présence étrangère au cœur de l’Etat est indubitablement une tache sur les mains des Princes centrafricains et servira de détonateur à un sursaut national dans le but de la reconquête et l’appropriation par le peuple de ses droits et de ses remparts…

    A ces étrangers qui, avec leurs complices zélés, nous gouvernent et pensent, nous gouverner, de se rendre à l’évidence que la greffe ne prend pas et ne prendra pas. A eux de tirer les conclusions qui s’imposent avant qu’il ne soit trop tard.

    Isidore Dékofio

    CENTRAFRIQUE : LE PRINTEMPS DES SÉPARATISTES

    0

    CENTRAFRIQUE : LE PRINTEMPS DES SÉPARATISTES

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2306.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats Faca en position de combat.

     

    Bangui, le 1er août 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

    AMNISTIE, IMPUNITÉ OU SÉCESSION : INACCEPTABLES !

    Tous les feux sont au rouge. Les Centrafricains, déboussolés et stupéfaits, ne peuvent que constater, avec horreur, que leur pays est peut-être sur la voie d’une dislocation, d’une partition ourdie par des puissances extérieures.

    Les deux entités qui se disputent le pays, l’une chrétienne et animiste, l’autre musulmane, continuent à menacer l’unité et l’intégrité de la Centrafrique. Il est désormais avéré que les réunions dites « de paix » (SIRIRI) qui se succèdent ne sont que des diversions qui font la part belle aux rebelles assassins. Rome leur a déroulé un tapis rouge. Libreville 2 leur a laissé entrevoir une indécente impunité et une amnistie inconcevable.

    Quant au gouvernement actuel, il ne fait aucun commentaire. Le président Touadera, sur convocation expresse d’Idriss Deby Itno, s’est rendu dans la capitale du Tchad pour y subir d’odieuses pressions : il s’est vu exiger la condamnation du rapport accablant de l’O.N.U. concernant les crimes des Casques bleus tchadiens en Centrafrique, alors qu’ils sont avérés. Incroyable !

    Faustin-Archange Touadera s’est exécuté en stigmatisant, de concert avec Deby, le rapport en question. Quelle aubaine pour le Néron des bords du lac Tchad ! Aux abois, le dictateur de N’Djamena ne pouvait espérer mieux que le soutien du président d’un pays dont ses soldats ont supplicié le peuple. Alors que les victimes centrafricaines s’apprêtent à poursuivre Deby devant la Cour Pénale Internationale, Touadera lui délivre, en quelque sorte, un certificat d’impunité. Que vont faire les Centrafricains face à un défi aussi humiliant ?

    Les ennemis du pays s’agitent dans l’ombre, à Bangui et ailleurs, pour rendre acceptable l’idée d’une amnistie générale, susceptible, selon eux, de favoriser le surgissement de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation.  Ceux qui ruminent ces sombres prévisions ne sont que des naïfs, qui se trompent lourdement. Comment peut-on imaginer que des criminels de guerre, des auteurs de crimes contre l’humanité, les ex-Sélékas et autres mercenaires, puissent ne pas subir le même châtiment que les nazis en leur temps ? L’accord dit « de paix » signé à Rome n’évoque même pas les milliers de victimes des bandes armées en Centrafrique. La réunion de Libreville 2, initiée par l’U.A. (Union Africaine), a scandaleusement survolé la question et n’a pas, non plus, affirmé son opposition à toute idée d’impunité.

     

    PARTITION : INÉVITABLE ?

    On a l’impression que tout converge vers une partition de la République Centrafricaine. Ceux qui ont conclu des accords occultes avec les ex-Sélékas, soutiennent, en sous-main, leur projet funeste de création d’un califat.  Le laxisme dont ont fait preuve le gouvernement de la Transition de Catherine Samba-Panza, la France, ancienne puissance coloniale, l’O.N.U. et les forces internationales, laisse à penser qu’un pacte diabolique pourrait avoir été scellé avec les ennemis de la République Centrafricaine – l’objectif étant d’éviter que les soldats ne soient pris au piège et englués dans la nasse centrafricaine.

    Ce qui se passe en R.C.A. démontre que la décolonisation est une farce. Une réalité virtuelle. Les gouvernements centrafricains successifs n’ont été que des exécutants, obéissant aux ordres de l’ancienne puissance coloniale. Le franc C.F.A., cette monnaie archaïque de soumission toujours en usage, est bien le symbole de cette non-décolonisation.

    La partition qui menace aux frontières de la République Centrafricaine est en en train de se concrétiser. Si les tuteurs occidentaux du pays et le gouvernement de Simplice Sarandji, qui a toutefois perdu beaucoup de sa crédibilité aux yeux des Centrafricains, ne prennent pas le buffle Séléka par les cornes, il est à craindre que nous pourrons bientôt dire : « Adieu, République Centrafricaine !»

    Mais les Centrafricains, eux, sont loin d’envisager une telle situation. A tel point que l’hypothèse d’un coup d’état, mené par des soldats patriotes soutenus par la population en révolte, n’est pas à écarter. Il bénéficierait alors, uniquement et totalement, au peuple d’une Nouvelle Nation Centrafricaine.

    Mais faudra-t-il en arriver là pour sauver la Patrie ?

     Adaptons ici l’injonction du leader africain, Thomas Sankara, à son peuple : « La liberté ou la mort, les Centrafricains vaincront ! »

    JOSEPH AKOUISSONNE

    31 juillet 2017                                                                          

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

     

     

     

    Centrafrique : Jean-Pierre Lacroix, Chef des opérations de l’Onu, inquiet de la situation sécuritaire

    0

    Centrafrique : Jean-Pierre Lacroix, Chef des opérations de l’Onu, inquiet de la situation sécuritaire

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2475.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean-Pierre Lacroix, le SGA aux opérations au maintien de la paix de l'ONU lors de sa conférence de presse le lundi 31 juillet 2017 à Bangui. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
    Jean-Pierre Lacroix, le SGA aux opérations au maintien de la paix de l’ONU lors de sa conférence de presse le lundi 31 juillet 2017 à Bangui. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 1er août 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

    Ce lundi 31 juillet 2017 prend fin la visite du Secrétaire général adjoint des Nations unies, Chef des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix en République centrafricaine. La fin de cette mission de deux jours est marquée par une conférence de presse animée par Jean-Pierre Lacroix à Bangui. A l’occasion, le patron des opérations de maintien de paix s’est dit inquiet de la situation sécuritaire dans le pays.

    « La situation sécuritaire est inquiétante, avec les nouveaux événements qui se développent dans le Sud-est du pays », ainsi a déclaré Jean-Pierre Lacroix qui ajoute : « C’était un moment pour moi d’évoquer les efforts très soudés que nous déployons tant dans le cadre de la Minusca qu’au niveau de New York pour faire en sorte que la force soit en mesure de répondre aux défis actuels ».

    Et d’annoncer « Nous faisons en sorte que, sur le terrain, des déploiements de fassent avec beaucoup de flexibilité, j’en profite pour rendre hommage au Commandant de la Force (de la Minusca) pour cela ; mais aussi en faisant en sorte d’intégrer des contingents qui permettront de combler le vide laissé par le départ du contingent congolais à l’Ouest du pays. Il s’agit de renforcer le muscle de l’opération. En cela, nous avons bon espoir que d’ici la fin août, des premiers déploiements substantiels arriveront avec une partie du bataillon de Tanzanie et une compagnie d’action rapide, ainsi que du Zambie ».

    Entre temps, l’objet même de la visite de Lacroix en Centrafrique vise à s’enquérir de l’état exact de la sécurité, en vue des opérations opportunes. « J’ai passé deux jours en République centrafricaine pour faire le point sur la situation, à la fois sécuritaire et politique avec les autorités de ce pays, ainsi qu’à mon collègue Parfait Onanga Anyanga et toute son équipe à laquelle je rends un hommage exceptionnel pour le travail qu’ils font et une pensée particulière pour les soldats qui ont perdu la vie dans les attaques qui se sont produites récemment dans le pays », a indiqué Jean-Pierre Lacroix.

    In situ, le Chef des opérations de maintien de la paix annonce une probable augmentation d’effectif d’hommes en plus des 12 000 Casques bleus opérationnels sur le terrain en RCA. « Nous nous sommes rendus compte que la Minusca est de plus en plus sollicitée, et pour cela, je retournerais au Conseil pour voir si nous pouvons obtenir une modeste augmentation d’effectif. Mais, nous n’en sommes pas encore là. Cela est extrêmement préliminaire », a-t-il dit.

    En termes d’alternatives à la sollicitude visiblement débordante de la Minusca, Jean-Pierre Lacroix a pipé sur le dé des Forces armés centrafricaines pour apporter leur appui. « La sécurisation n’est pas seulement l’action des forces de la Minusca, mais il est question également du déploiement et l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines (Faca). Mais, cela doit se faire avec prudence. Il s’agit de faire en sorte qu’ils fassent leur preuve positivement. Cela suppose un travail conjoint entre la Minusca et les autorités centrafricaines, en fonction des cadres bien définis, notamment le cadre budgétaire, le mandat et les zones de déploiement et les questions logistiques, etc. »

    A en croire Lacroix, parallèlement, les efforts de sécurisation du pays seuls ne résoudront pas tout le problème centrafricain : « Le renforcement de muscle des Faca est important, mais ce n’est pas toute la solution. L’autre aspect, c’est de poursuivre le travail sur le processus politique. Je fais allusion aux initiatives en cours, à savoir l’Accord de Sant’Egidio, l’initiative de l’Union africaine qui est soutenue par les Nations unies, qui sont autant d’initiatives à développer en parfaite entente et synergie avec les autorités centrafricaines ».

    C’est en ces termes que le Chef des opérations maintien de la paix de l’Onu a conclu : « Mon dernier message, c’est d’affirmer notre soutien à la République centrafricaine et de poursuivre nos efforts sur un certain nombre de volets importants, notamment l’opérationnalisation des Faca et leur déploiement là où c’est possible, par exemple à Bambari ; le processus du Désarmement démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR). Enfin, c’est la nécessité de souligner et de condamner, mais de manière très appuyée et régulière, tous les messages de haine qui prônent la polarisation sur les lignes ethnique, religieuse ».

    Notons que le Chef des opérations de maintien de paix a rencontré successivement principales autorités centrafricaines, notamment le Président de la République Pr Faustin Archange Touadera, le 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale Timoléon Baïkoua, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et les leaders de la société civile, sans oublier le personnel de la Minusca sous les auspices de Parfait Onanga Anyanga, leur patron.

    Copyright2017CNC. 

     

    Centrafrique: des journalistes édifiés sur le droit humanitaire international et reportage en zone de conflits

    0

    Centrafrique: des journalistes édifiés sur le droit humanitaire international et reportage en zone de conflits

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2471.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les journalistes en formation à l'alliance française de Bangui. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC
    Les journalistes en formation à l’alliance française de Bangui. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

     

    Bangui 1 août 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

    Une vingtaine des professionnels des médias en République Centrafricaine ont été édifiés sur comment raconter l’histoire des non-combattants en zone de conflits, lors d’un atelier d’échange organisé par l’organisation internationale médicale Médecins Sans Frontière (MSF). Plusieurs modules développés avec le concours du Comité International de la Croix Rouge (CICR) et de l’Association des Radios Communautaires (ARC), ont permis d’enrichir les échanges. L’objectif visé est de renforcer les capacités professionnelles des journalistes sur le droit humanitaire international.

    Le droit humanitaire internationalétait au centre des échanges fructueux entre les journalistes des médias publics et privés en République Centrafrique, pays meurtri par de conflits armés. Ce droit règlementant les situations de conflits armés formule que les personnes qui ne participent pas directement aux conflits, notamment les civils, les blessés et les prisonniers doivent être respectées et ne peuvent pas être visées ou utilisées dans les combats.

    De même, les biens et services indispensables à la survie de la population ne doivent pas être détruits. Il s’agit là de nourriture, eau, médicales et ressources énergétiques.

    Trois modules ont été développés durant les six heures du temps. Le premier module était axé sur les soins de santé en danger. Ce module a été développé par Sylvie Pellet du Comité International de la Croix Rouge, qui a ouvert les discussions sur le droit humanitaire international. Le troisième module a permis des travaux de groupe sur pourquoi doit-on parler des conséquences de la crise sur les non-combattants. Le troisième module s’est articulé cependant au tour des risques de l’utilisation des radios par les groupes armés, cas pratiques des villes de Bria et Bangassou.

    Durant les discutions, les organisateurs de cet atelier ont interpelé les hommes des médias sur le rôle qu’ils doivent jouer et leurs responsabilités dans le traitement de l’information en zone de conflits. A cet effet, ceux-ci doivent alerter les autorités et les organisations responsables de la protection des civils sur les conséquences de ces conflits, tout en incitant les belligérants à respecter les non-combattants, y compris les structures, le personnel sanitaire et les ambulances.

    Par ailleurs, le Vice-présidente de l’Association des Radios Communautaires, Vincent Mambachaka, a rappelé aux participants le rôle essentiel que doivent jouer les radios communautaires pour apaiser les tensions dans les zones de conflits.

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : le business dans le désordre, les mafieux se bousculent à Bangui.

    0

    Centrafrique : le business dans le désordre, les mafieux se bousculent à Bangui.

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2376.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestations à Bangui à l'appel de la société civile en septembre 2014. Crédits photo : CARNews.
    Manifestations à Bangui à l’appel de la société civile en septembre 2014. Crédits photo : CARNews.

     

     

    Bangui, le 31 juillet 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

     

    Si à défaut de se réveiller on nous installe des industries de la mort, il faut tout de même comprendre  que les marchands de la mort et de leurs dérivés se bousculent depuis quelque temps dans le pays avec un seul objectif : multiplier leur business tout en attisant le feu de la guerre dans le pays. Or chaque jour qui passe, les Centrafricains s’éloignent petit à petit du bout du tunnel de la crise qui a tant détruit leur pays. À qui profite réellement cette guerre inutile dans le pays ?

     

    ‘La patrie ou la mort, nous vaincrons », « mourir pour ton pays »…, telles sont les phrases couramment utilisées par les hypocrites, les marchands de la mort et les VRP de l’industrie de la guerre qui cherchent à s’installer dans un pays où le niveau de la compréhension de son peuple est bas.

    En Centrafrique tout comme dans d’autres pays en guerre, personne ne peut expliquer avec exactitude les raisons de cette guerre. Tout le monde se contente de ce que les médias racontent. Or, on oublie que les grands médias du monde sont toujours contrôlés par ces marchands de la mort.

    Imaginez-vous en Centrafrique, au moment où les Centrafricains s’entretuaient à coup de machettes, le business de la famille Sassou-Nguésso se développe à grande échelle dans le pays. D’ailleurs Madame Antoinette Sassou Nguesso, qui vient d’acheter un cheptel des bœufs au nord de la Centrafrique pour le faire amener au Congo via le Cameroun, aurait payé certains mercenaires tchadiens lourdement armés pour protéger ses bœufs jusqu’au Cameroun. Ce qui a poussé d’ailleurs les autorités camerounaises à fermer ses frontières avec la Centrafrique suite aux tensions suscitées par ce mouvement des bœufs.

    Pendant que la famille Sassou creuse l’écart dans le pays avec leur business, les Présidents équato-guinéen, tchadien et sud-africain se mobilisent aussi pour tirer leur part du gâteau en Centrafrique. Les Français, très retissant à s’approcher le régime du Président Touadéra, semblent être dépassés par l’arrivée massive des mafieux chinois qui sont prêts à tout. Du coup, les marchands français se contentent du marché du réarmement des Faca si les Nations-Unies donnaient son top.

    Justement ce que les Centrafricains n’ont pas compris, c’est le système des Nations-Unies, le palais des francs-maçons ! Aucunement, ils ne peuvent pas pacifier un pays en guerre, bien au contraire. Bien sûr, un soldat de la paix ou un employé des Nations-Unies n’a rien à voir avec le système qui est en lui-même dangereux. Sa présence en Centrafrique n’est pas pour ramener la paix, mais plutôt renforcer la puissance de ces francs-maçons déjà sur place.

    Francis Bozizé ou son père, Noureddine Adam et son papa Djotodia et les petits chefs criminels du pays ne sont que des instruments d’un système de la mort à la solde de ces marchands de la mort. La récente feuille de route pour la paix initiée par l’Union africaine au Gabon, témoigne largement à quel point que le nombre important des morts dans ce pays ne leur dit rien. Seul leur fonds de commerce « Centrafrique » qui les intéressent.

    Sans blague, la RCA est déjà sous la tutelle de l’Union africaine, c’est à dire de Déby et Sassou. Touadéra n’est qu’un gouverneur.

    Pour nous les Centrafricains, on a que nos yeux pour pleurer nos morts pendant que l’industrie de la mort accroît son chiffre d’affaires. Affaire À suivre…

     

     

    Copyright2017CNC.