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Centrafrique : Incroyable détournement des fonds au sommet de l’État, le clan Bozizé et TOUADÉRA indexés

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Centrafrique : Incroyable détournement des fonds au sommet de l’État, le clan Bozizé et TOUADÉRA indexés directement dans l’affaire.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1468.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ll'ancien Ministre Délégué à La Défense le Colonel Francis Bozizé.
L’ancien Ministre Délégué à La Défense le Colonel Francis Bozizé.

 

Bangui, le 9 février 2017 6 :11’35.

Par : Gisèle MOLOMA.

Si certains Centrafricains pensent que l’ancien président de la République le Général François Bozizé et tout son clan, comme ils disent péjorativement, détiennent le titre foncier (TF) de ce pays, seraient les seuls capables à pouvoir diriger la RCA durant un siècles ou plus, ils oublient par contre que leur Idole Bozizé et tout son clan brillaient durant les dix années qu’ils étaient aux affaires de 2003 à 2013, par des vols, détournements, braquages institutionnels des Banques et autres…, D’autres compatriotes par contre bien avertis, pensaient même que cette façon de vider illégalement les caisse de l’État avait été érigée en règle d’une loi de la République. Le cas frappant, c’est celui de l’affaire du projet de soutien à des mesures visant à atténuer les  effet sociaux de la restructuration des Forces armées en RCA dans laquelle, des centaines de millions de francs CFA ont été détournés par le clan Bozizé -Touadéra au pouvoir à cette époque. Comment cette colossale somme d’argent a été tout simplement empochée par le cleptoclan Bozizé-Touadéra et que les bénéficiaires se battent tous les jours pour récupérer leur argent détourné ?

En 2009 à l’époque où le président TOUADÉRA fut Premier ministre de son parrain politique le général François Bozizé président de la République, avait signé avec l’Union Européenne le 26 mars une convention visant à atténuer les effets sociaux qu’auraient à engendrer la restructuration de l’ensemble des forces de défense notamment la police, l’armée et la gendarmerie nationales. Dans cette Convention, il était question de   soutenir et à accompagner financièrement les 800 soldats, gendarmes et policiers centrafricains qui seront admis à la retraite dans le cadre de cette restructuration. L’Union européenne, de son côté, avait tenu son engagement en versant la totalité des sommes qu’elle avait promis dans cet accord signé avec le gouvernement dirigé par Faustin TOUADÉRA et le Colonel Francis Bozizé ministre délégué à La Défense.

Or, dans cette convention signée visant à atténuer les effets sociaux de cette restructuration, une somme plafonnée à 30 000 euros (environ 20 millions de francs CFA) devrait être versée à chaque soldat, gendarme ou policier visé par ce projet. Pour la mise en ouvre du projet, le ministre Francis Bozizé avait commencé la négociation avec les ex-soldats et gendarmes pour le décaissement de la somme. Seulement voilà, le négociateur Francis Bozizé, versait une première tranche  de 4 millions au Trésor public centrafricain (TPC), ce qui leurs a été remis et a promis de reverser la seconde tranche un mois plus tard.  En réalité RIEN et plus rien jusqu’à ce qu’il parte du ministère.

Afin de bien mener les démarches nécessaires pour la récupération du reste de leur argent, les 800 ex-soldats, gendarmes et policiers concernés se sont constitués en collectif. En 2011, une demande a été envoyée à la Représentation de l’Union européenne à Bangui pour solliciter plus de détails sur ce gigantesque détournement.

Le 11 mai 2012, une réponse de la Délégation de l’Union européenne en Centrafrique sur cette affaire avait fait savoir au collectif que la totalité 240 millions d’euros (soit environ 158 milliards de franc CFA) avait été versée au Trésor Public Centrafricain depuis le 30 mai 2011.

Où sont partis les 80% de fonds versés?

Dans les poches? dans les compagnes électorales? Ce sont des interrogations des concernés. Afin de prendre le taureau par les cornes, le collectif des ex-soldats et gendarmes avait déposé une requête près Tribunal grande Instance de Bangui pour contraindre le gouvernement  à donner plus des détails sur cette affaire et éventuellement verser le reste de la somme aux ayants droits.

Là encore, le collectif se retrouve en face d’une colline qu’il faut la faire déplacer. De report en report, la justice centrafricaine se perd la tête devant l’ampleur de l’affaire. Pourquoi? Faustin TOUADÉRA l’un des concernées est devenu depuis le 30 Mars le Chef de l’Etat et donc chef suprême des juges.

“C’est un crime commis dans l’exercice de sa fonction du Premier ministre et donc c’est à la Haute Cour de Justice de le connaitre et non un TGI” affirme un avocat sous couvert de l’anonymat.

Si depuis cette date aucun procès n’a eu lieu sur cette honteuse affaire, tout le monde imagine à raison déjà la pression que la justice subit en ce moment afin de l’étouffer. S’agit-elle d’une pression venant du président Faustin Archange TOUADÉRA ? Ce qui est sûr, le nom de ce dernier ne doit en aucun cas se dissocier de ce détournement. Étant à l’époque Premier ministre, il connaît mieux où est partie cette colossale somme d’argent.

Alors que sous d’autres cieux comme le Tchad, le Sénégalle Benin dans lesquels le même projet avait été négocié avec les gouvernements de ces pays, la totalité des sommes avait été versées d’un seul coups aux soldats et gendarmes concernés. Mais en Centrafrique, pays de paradoxe et d’anomalie, le détournement est roi, seulement 20% de la somme avait été versé. C’est quoi cette cleptomanie gouvernementale ?

Rappelons que dans le cadre de la réforme de notre armée nationale en 2009, des centaines des milliards de francs CFA avaient été versés au gouvernement centrafricain par la Communauté internationale, et pour le DDR, et pour soutenir certains soldats et gendarmes officiers, sous-officiers hommes du rang admis à la retraite forcée. Force est de constater que cet argent servait seulement à alimenter les comptes de certaines minorités au pouvoir poussant certains officiers puissants familièrement à demander leurs réintégration dans l’armée. La plainte de l’ONG Transparency internationale contre le clan Bozizé pour bien mal acquis justifie clairement cette mafia mise en place au cœur de la République.

CopyrightCNC@2017.

 

 

Centrafrique : le Coordonnateur humanitaire appelle à la protection des civiles

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Centrafrique : le Coordonnateur humanitaire appelle à la protection des civiles.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_13482.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les déplacer deux Bangui .  Crédit photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
Les déplacer deux Bangui . Crédit photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 9 février 2017, CNC.

Par Eric NGABA

La reprise de violences entre deux groupes armés, le 2 février dans la ville de Bocaranga, préfecture de l’Ouham Péndé, au nord de la Centrafrique, a entraîné le déplacement de 9 000 personnes. Ces personnes se sont réfugiées dans la brousse à environ 15 à 20 km de la ville. A la suite des accrochages, les bases de deux organisations humanitaires internationales ont été pillées et l’une d’entre elles, incendiée. L’Eglise ainsi qu’une partie du marché ont été aussi brûlés entrainant des pillages des magasins.

 

En plus des dégâts matériels, ces affrontements entre les groupes armés ont aussi entrainé des pertes en vies humaines et plusieurs blessés parmi les populations civiles. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Coordonnateur humanitaire par intérim en République centrafricaine, Docteur Michel Yao appelle à la protection de la population civile et le respect de droit internationale.

Avant le déclenchement de ces violences, d’après l’OCHA, la ville de Bocaranga comptait 15 000 déplacés en provenance de Koui, localité située à 35 kilomètres à l’est de Bocaranga. Le déplacement de ces personnes était lié aux affrontements qui ont eu lieu le 21 septembre 2016.

A cet effet, le Coordonnateur humanitaire par intérim en République centrafricaine, Docteur Michel Yao, condamne l’attaque contre les civils et les organisations humanitaires et appelle au respect du droit international humanitaire ainsi qu’à l’accès humanitaire sans entrave.

«J’exhorte toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire et à assurer la protection des civils. L’attaque contre les travailleurs humanitaires est un crime de guerre “, a déclaré le Dr Yao.

La RCA compte actuellement plus de 400 000 personnes déplacées internes en raison des conflits. Les nouveaux déplacements de civils à Bocaranga arrivent à un moment où les besoins humanitaires augmentent tandis que les ressources financières restent insuffisantes.

En 2017, 2,2 millions de personnes en RCA sont dans le besoin d’une aide humanitaire immédiate et le Plan de réponse  humanitaire demande 400 millions de dollars des Etats-Unis.

Centrafrique : tension intercommunautaire, les rumeurs font état d’enlèvement des Peuls par des Anti-Balaka à Bouar.

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Centrafrique : tension intercommunautaire, les rumeurs font état d’enlèvement des Peuls par des Anti-Balaka à Bouar.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1395.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La ville de Bouar en Centrafrique.

Bangui, le 8 février 2017, 19h40.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Depuis cet après-midi, les rumeurs circulent partout dans la ville de Bouar faisant écho de l’arrivée imminente des éléments peuls du 3R du Camerounais Seddiki dans la ville de Bouar. En cause, l’enlèvement soi-disant des 5 Peuls avec leur troupeau par les Anti-Balaka . Ainsi, les habitants de cette ville redoutent là représailles, si possible, des éléments peuls qui ne se trouvent pas loin de Bouar.

Les habitants des quartiers Élevage, Martinaut Zo-Kwé-Zo et autres qui se trouvent à la sortie de Bouar sur l’axe qui mène vers Bocaranga, redoutent sérieusement des éventuelles représailles des éléments du 3R qui se trouvent à seulement 100km de leur secteur. Selon la population locale, des informations circulent depuis ce matin que les Anti-Balaka auraient enlevé des éleveurs peuls avec leur troupeau et ramener à Bouar. Ce qui n’aurait pas plu aux parents de ces Éleveurs enlevés, ils sont partis signaler aux rebelles du 3R qui auraient décidé de venir les chercher à Bouar. Et si les 3R décident de venir à Bouar, ils passeront probablement par leurs quartiers qui se trouvent naturellement sur leur voie, concluent-ils.

Or, d’autres habitants de cette localité contactés par CNC disent ne pas être sûrs de l’enlèvement des Peuls par des Anti-Balaka cette semaine, ce sont d’ailleurs des rumeurs qui circulent depuis ce matin.

Entre temps du côté de la Minusca, on nous signale qu’aucun mouvement des troupes proches de Bouar n’est signalé. Pendant ce temps, la peur d’affrontements pousse certains habitants des quartiers précités à quitter leurs habitations.

Rappelons que les éléments du groupe 3R se trouvent actuellement non loin de Bouar. Ils ont d’ailleurs pris le contrôle total de la grande ville de Bocaranga la semaine dernière, ce qui pourrait alimenter la crainte de la population de Bouar qui n’est pas loin.

Copyright2017CNC.

Centrafrique/ Dossier Judiciaire : braquage d’un Commerçant, des magistrats et gendarmes déclarés coupables par la Justice.

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Centrafrique / Dossier Judiciaire : braquage d’un Commerçant, des magistrats et gendarmes déclarés coupables par la Justice.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_14501.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Tribunal de Grande instance de Bangui. CopyrightCNC.
Tribunal de Grande instance de Bangui. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 8 février 2017 10 :30′.

Par : Gisèle MOLOMA.

En Centrafrique, tout est possible. Un ministre de la République peut participer ou contribuer au braquage d’un particulier. Qui peut imaginer un seul instant qu’un Procureur de la République, Magistrat de premier rang, ou un Juge d’Instruction, magistrat chargé de mener une enquête judiciaire, pourraient être déclarés complices d’un acte assimilé au braquage des particuliers ? C’est exactement c’est ce qui est arrivé à un jeune commerçant de la ville de Bouar où des Gendarme, cautionnés par le Procureur de la République de Bouar et le Juge d’Instruction de la même ville, ont pris les soins de dépouiller ce pauvre de force. 6 millions de francs CFA de la victime ont été récupérés, et cette dernière, quant à elle, s’est retrouvée en prison de Ngaragba à Bangui puis relâchée. Incroyable, mais vrai. Que s’est-il passé ce jour ?

La victime s’appelle Olivier Houlami, âgé d’environ 26 ans, habitait à Bouar au moment des faits. Lors de l’une de nos discrètes enquêtes dans les locaux du tribunal de Grande Instance de Bangui, nous sommes tombés sur une décision du tribunal correctionnel de Bangui dont une copie est jointe dans cet article. Pour tenter de comprendre comment un magistrat digne de ce nom pourrait être cité dans une affaire de vol en bande organisée ? En remontant l’enquête jusqu’à Bouar, nous avons retrouvé la victime en personne. Malgré son état dépressif dû aux actes qu’il avait subi, l’homme nous a expliqué en détail sa mésaventure digne d’un film criminel. Comment il a pu se retrouver seul dans les gueules des loups pour être dévoré de la sorte ?

Histoire d’un Ouvrier qui se reconvertit au Commerçant à Bouar.

En 2010, Monsieur Olivier Houlami avait travaillé comme manœuvre chez SATOM, une Société des Travaux publics, pendant la période des travaux du bitumage de l’axe Bouar-Garouaboulaye. À la fin de ces travaux de route en 2012, la Société SATOM avait mis au chômage une bonne partie de ses manœuvres locales, avec un solde de  tout compte versé individuellement.

Avec cette somme, Monsieur Olivier Houlami avait jugé mieux de se reconvertir au commerçant dans sa ville natale de Bouar. Ainsi, le jeune homme avait investi dans le commerce des boissons d’une part et, d’autre part il avait acheté aussi un local qu’il l a transformé au dépôt locatif des diverses marchandises. Avec le fruit de son commerce, le jeune Olivier a pu amasser plus de 6 millions de francs CFA dont il avait pris les soins de les  cacher chez lui  à la maison.

En 2015, avec l’insécurité ambiante dans leur ville suite au déclenchement de la guerre civile de 2013, il est presque dangereux d’épargner une telle somme chez soi. Conseillé par son grand frère qui se trouve à Bangui, Monsieur Olivier Houlami avait résolument décidé de déposer cet argent à la Banque. Or, à cette époque aucune Banque dans Bouar n’avait ouvert ses portes. La solution, il faut descendre sur Bangui, avec tous les risques possibles en route. Alors, il avait décidé de voyager dans le convoi sécurisé par les troupes de Nations-Unies afin de minimiser  le risque d’un braquage quelconque en route. Là encore, il faut marcher plus loin  pour aller atteindre le lieu du convoi qui se trouve dans le camp militaire de Bouar. De toute façon, il faut prendre ce risque d’y aller.

Départ pour Bangui, le risque et le braquage en route.

Comme le lieu du départ se trouve à plus d’un kilomètre de son domicile et que le départ était prévu tôt le matin, le Sieur Houlami avait quitté son domicile vers 5h du matin pour atteindre le lieu. Malheureusement pour lui, il s’était retrouvé face à face avec  un groupe d’environ 4 hommes qui se disaient gendarmes auxiliaires. Après quelques questions posées à Olivier sur le but de son déplacement tôt le matin, ils l’ont conduit à la gendarmerie pour vérification.

Arrivant à la gendarmerie, les choses se compliquent pour le jeune homme. Les gendarmes, en fouillant son sac, Monsieur Houlami avait pris le temps de leur expliquer très rapidement qu’il a mis ses  6 millions exactement dans le sac. En écoutant ce montant, le Chef de poste avait ordonné la mise en écrou d’Olivier pour nécessité d’enquête.

Deux semaines passées sans évolution des choses, les Parents de Monsieur Houlami ont été informés de la situation compliquée de leur fils Olivier. Entre temps, les Gendarmes ont pris peur de la pression des notables de sa ville et remet le dossier d’Olivier au Tribunal de Grande Instance de Bouar avec cette somme de 6 millions de franc CFA. Tellement que l’affaire était devenue gênante pour tout le monde, le Procureur de la République de Bouar, le magistrat TOLINDO s’était rendu en personne à la gendarmerie pour négocier avec Olivier. Dans la négociation, le Procureur TOLINDO  propose à Olivier de lui remettre  seulement 2 millions sur les 6, car les 4 millions restants sont considérés comme des  frais Justice et il va sortir de la prison. Une proposition catégoriquement bottée en touche par la victime qui voit derrière celle-ci un chantage prémédité afin de confisquer son argent.

Malgré le vide total de son dossier, le jeune Olivier avait été transféré à Bangui et incarcéré à la Maison d’arrêt de Ngaragba dans laquelle il a passé des mois avant son procès.

Un procès de honte pour la Justice centrafricaine et la relaxe du Monsieur Houlami.

Plusieurs mois sous le verrou, voilà le jeune Olivier devant les Juges pour enfin s’expliquer.

Lors de son premier procès début 2016, le juge qui a constaté quelque chose de louche dans le dossier avait donné la parole à la victime transformée en présumée coupable. À seulement 5 minutes de son explication, tout le monde n’en revenait pas et un silence cathédral s’était installé dans la salle. Tellement que l’émotion de la salle d’audience était grande, le juge avait arrêté le procès pour une prochaine audience en attendant un complément d’information nécessaires. Finalement au second procès, Monsieur Olivier Houlami était libre.

Et les 6 millions, qui les ont empochés ?

C’est la question que tout le monde se la pose. Selon les gendarmes interrogsé et que CNC a pu contacter l’un d’eux, ils disaient remettre la totalité des 6 millions au Procureur de la République de Bouar. Tandis que ce dernier disait remettre une partie de cet argent au Juge d’instruction, le Magistrat Hassane  Come.  Or dans l’ordonnance du juge lors du procès d’Olivier, il a été bien mentionné que les 6 millions de la victime lui soient restitués. Or  Entre temps avec l’arrivée du Professeur TOUADERA au pouvoir, le Juge d’instruction de Bouar, le Magistrat Hassane  est nommé ministre du Commerce dans le Gouvernement Sarandji. Ce dernier, saisi de l’affaire, a simplement ordonné à son ministre de la Justice de régler très rapidement cette affaire. Depuis lors, rien. Le dossier est bloqué au niveau de l’Inspection de services judiciaires.

Et la victime ?

Après plusieurs mois passés sous les verrous, Monsieur Houlami Olivier, totalement déboussolé et en état dépressif, regagne sa ville natale de Bouar. Toutefois, son dossier est toujours suivi par son avocat et son frère aîné auprès des autorités actuelles afin qu’il puisse récupérer son argent volé.

Nous tenons à signaler que lors de notre enquête, nous avions tenté de joindre les magistrats mis en cause dans cette affaire, mais personne n’a voulu répondre à  nos demandes formulées. Seulement l’un des gendarmes présents le jour des faits nous a répondus.

Finalement à quoi sert un Magistrat de la République ? Voler, braquer, détourner et piller les pauvres citoyens dont ils sont sensés les protéger juridiquement ?

On voit tout dans ce pays où un Faussaire ou un braqueur officiellement reconnu et devenu ministre ? Où est la rupture promise aux Centrafricains ?

 

Décision de la justice page 0

 

Décision de la Justice page 1 avant1

 

Décision de la justice page 1

 

Décision de la justice page 2 avant 2

Décision justice 2

 

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Afrique : Bassin forestier du Congo, 6,5 millions d’euros pour le projet Voix des citoyens pour le changement.

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Afrique : Bassin forestier du Congo,  6,5 millions d’euros pour le projet Voix des citoyens pour le changement.

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1460.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mathamalé-Sarah-Moukouri

  

Bangui, le 8 février 2017.

Par : Fred Krock.CNC.

L’observation indépendante des activités forestières devient de plus en plus une préoccupation cruciale en cette période où le changement climatique frappe de plein fouet. Un consortium de huit (8) Ong défenseurs des droits de l’environnement a mis en place un ambitieux projet sous-régional intitulé ‘’Voix des citoyens pour le changement’’. La République centrafricaine est représentée par le Centre pour l’information environnementale et le développement durable (CIEDD) dirigée par Jean Jacques Mathamalé. Le projet est financé par l’Union européenne d’un montant de 6,5 millions d’Euros.

L’effet du changement climatique sur les réserves forestières à travers le monde et dans le bassin du Congo en particulier est une préoccupation cruciale, étant donné son enjeu planétaire. C’est pourquoi le rôle de l’observation indépendante tenue par les organisations de la société civile reste fondamental. Le gigantesque projet intitulé ‘’Voix des citoyens pour le changement’’ couvrant la période de janvier 2017 à décembre 2020, revêt un intérêt particulièrement capital, dans l’optique non seulement de la bonne gouvernance forestière, mais également de l’atténuation de l’ampleur et le rythme actuels de la déforestation et de la dégradation des forêts jugés très alarmants aujourd’hui.

‘’Voix des citoyens pour le changement’’ est un ambitieux projet sous-régional ciblant cinq pays, de l’Afrique centrale, notamment le Gabon représenté par l’Ong Brainforest, le Cameroun par le Centre pour l’environnement et le développement (CED), la RCA par l’Ong CIEDD, le Congo par l’Ong Cercle d’appui à la gestion durable des forêts et, la RD. Congo par l’Observatoire de la gouvernance forestière (OGF). Il est financé par l’Union européenne d’un montant de 6,5 millions d’Euros et conduit en partenariat avec les Ong internationales USAID, UKAID, CIDT, Wolverhampton et le Ministère norvégien en charge du Climat et de l’environnement.

Lors d’un échange, jeudi 2 février dernier avec les journalistes, à Bangui, Mme Sarah Thomas Expert en renforcement organisationnel et institutionnel à l’Université Wolverhampton, a fait savoir que l’objectif dudit projet est de « renforcer la contribution des acteurs non étatiques, les organisations de la société civile, les populations autochtones et communautés locales, à l’amélioration de la gouvernance forestière et à la gestion durable des forêts dans cinq pays du bassin du Congo ».

De manière spécifique, il s’agit pour les acteurs non étatiques ciblés d’être forts et efficaces pour faire le suivi de la gouvernance forestière et du changement d’affectation des terres forestières, et d’informer les processus pertinents en particulier le FLEGT et la REDD+, puis de contribuer à l’efficacité des réponses des agences d’application des lois et d’élaboration des politiques.

Selon Jean Jacques Mathamalé, Coordonnateur de l’Ong CIEDD, ce projet vise au finish, (1) l’augmentation de la capacité organisationnelle et opérationnelle des acteurs non étatiques à entreprendre le suivi de la gouvernance forestière, de l’affectation des terres et des garanties de la REDD+; (2) l’amélioration de la qualité et de la disponibilité des informations de sources indépendantes sur la conformité aux normes juridiques en la matière forestière et foncière; (3) la viabilisation des réseaux constructifs et durables des acteurs non étatiques locaux bien informés, avec un accroissement de coopération transfrontalière et des échanges d’informations et; enfin (4) la participation effective, la représentation, le plaidoyer et l’engament des acteurs non étatiques dans les processus de la politique forestière nationale, y compris le FLEGT et la REDD+.

Serge Christian Moukouri, Directeur chargé du développement et de suivi interne à l’Ong FLAG (Field legality advisory group) a précisé que la gestion de cet important projet sous-régional d’observation indépendante n’est pas à la hauteur d’une Ong nationale d’Afrique centrale. D’où la nécessité de mettre en place le Consortium d’Ong, afin non seulement de conduire avec succès le projet, mais également de renforcer les capacités des Ongs nationales à être à mesure, d’ici la afin du projet, de supporter un tel grand projet.

Rendez-vous au mois de décembre 2018 pour une première évaluation annuelle dudit projet.

Centrafrique : les activités de la filière coton reprennent grâce à l’apurement des dettes

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Centrafrique : les activités de la filière coton reprennent grâce à l’apurement des dettes.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1455.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Cotton-culteurs dans la cellule de Cotton de Bossangoa. Photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Les Cotton-culteurs dans la cellule de Cotton de Bossangoa. Photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

Bangui 07 février 2017, CNC.

Par Eric NGABA

A travers l’opération dénommée « apurement des dettes », les cotonculteurs centrafricains ont été à l’honneur durant les 24h du séjour de Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera à Bossangoa dans l’Ouham, à 305 km au nord du pays. Le président de la République a relancé, du 2 au 3 février 2017 à Bossangoa, les activités de la culture de rente dont la Cellule Coton de l’Ouham. Par la même occasion, des arriérés de l’Etat s’élevant à 1 milliards 400 millions ont été apurés aux Cotonculteurs de la région.

Après plusieurs années d’inactivité, les activités de la culture de coton sont relancées. Le coton, qui a été depuis la nuit des temps un élément catalyseur de l’économie centrafricaine, peut désormais contribuer au relèvement de l’économie, à la cohésion sociale et à la paix. Car il contribue à hauteur de 6% dans le PIB du pays et constitue une source de revenu pour plus de la moitié de la population centrafricaine. Les autorités centrafricaines redonnent confiance aux cultivateurs du coton.

L’engagement des nouvelles autorités issues des urnes à faire de l’agriculture un vecteur du développement témoigne la volonté politique du gouvernement à développer le secteur agricole. La cérémonie officielle de la relance de la culture du coton a eu lieu à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham. Cet évènement de haut niveau a mobilisé toute l’équipe gouvernementale, le corps diplomatique et la population de l’Ouham et de l’Ouham-Pendé.

« Au cours des derniers décennies, l’économie cotonnière de notre pays a connu de nombreux problèmes dûs à des contraintes tant au niveau de l’environnement, de l’organisation des producteurs, de la production et de la commercialisation. Face à ces problèmes majeurs auxquels est confrontés l’économie cotonnière et le sous-secteur agricole en général, je me suis engagé dès mon investiture à la magistrature suprême de l’Etat à faire de l’agriculture l’une des priorités de développement socio-économique de notre pays. A cet effet, j’ai instruit le gouvernement d’envisager un vaste programme en vue de relancer durablement les activités des filières agricoles dont celle du coton », a déclaré le président Faustin Archange Touadera à Bossangoa.

Pour redonner confiance aux acteurs ruraux et crédibiliser la politique du gouvernement en matière agricole, les autorités centrafricaines ont poursuit des rencontres avec les partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux.

A cet effet, le gouvernement a obtenu de la Banque mondiale l’appui financier afin de mobiliser les fonds permettant de relancer la filière coton. Ainsi, la mobilisation de 1 milliards 400 millions de FCFA a permis aux autorités centrafricaines d’apurer les dettes aux producteurs du coton.

Ce fonds couvre les dettes accumulées de l’Etat depuis 4 ans. La ville de Bossangoa, longtemps victime des affres de conflits armés, a été un déclic à la relance de la filière coton. Le choix de la ville de Bossangoa pour cette relance n’est pas fortuit d’après le ministre de l’agriculture et du développement rural.

« Il y avait six usines cotonnières à travers le pays. Il en avait une à Guifa, une à Ndjim, une dans la Basse-Kotto, une à Pendé, une à Bambari et une ici à Bossangoa. Mais durant les conflits militaro-politiques, toutes les usines ont été détruites sauf celle de Bossangoa qui existe. Donc, Bossangoa reste la seule usine qui existe. Et d’ici le mois de décembre prochain, l’usine de Guifa sera opérationnelle car les travaux sont en cours. Parce que les  semences de coton qui sont en train d’être produites ici à Bossangoa vont être transférées à Guifa, à Sibut, à Kaga-Bandoro. Et les productions de coton de Sibut et de Kaga-Bandoro, économiquement, on ne peut pas les transférer ici à Bossangoa. Donc absolument, il faut rendre opérationnelle l’usine de Guifa », a fait savoir le ministre de l’agriculture et du développement rural Honoré Feïzouré.

La relance de la filière coton dans l’Ouham et l’Ouham-Pendé va permettre à population de cette région de reprendre ses principales activités. Celle-ci n’attend que la volonté politique pour relancer le secteur car beaucoup de cotonculteurs ont perdu leurs biens et les réserves du coton durant la crise qui dévasté le pays.

L’apurement des dettes du coton vient soulager les peines de certains acteurs de la filière pendant d’autres sollicitent l’aide du gouvernement afin de régler les redevances pour les produits incendiés. Maurice Nganaboy est l’un des cotonculteurs de Bossangoa : « Nous sommes très heureux de voir notre président venir nous payer les dettes parce que durant la crise, nous avons perdu nos parents faute de moyens pour les prendre en charge. Nous avons perdu beaucoup de coton. Notre souci ici, c’est le problème de redevances. »

Introduit en Centrafrique en 1925 par les premiers gouverneurs colons, le coton, pour le rappeler, est la principale activité économique à Bossangoa et dans les autres communes de la préfecture de l’Ouham. La production annuelle du coton destinée à l’exportation est estimée entre 90.000 à 100.000 tonnes avant la crise.

La cérémonie de relance dans la ville de Bossangoa est un signal fort pour le gouvernement de renforcer l’autorité de l’Etat dans la région et faire de la relance agricole le vecteur de l’économie centrafricaine. Car l’occasion a permis au président de la République de poser les pierres de certains bâtiments administratifs de la ville.

 

CENTRAFRIQUE : LES DESSOUS DU BRAS DE FER DU MINISTRE GOURNA-ZACKO AVEC TELECEL.

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CENTRAFRIQUE : LES DESSOUS DU BRAS DE FER DU MINISTRE GOURNA-ZACKO AVEC TELECEL

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1436.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le ministre  gournaNzacko de la télécommunication

 

Bangui, le 7 février 2017, 3h 31.

Par : Alain Nzilo, Directeur de Rédaction CNC.

C’est un secret de polichinelle pour les Centrafricains que c’est grâce au démembrement de la branche des télécommunications internationales de SOCATEL par Fidèle Gouandjika alors ministre des télécoms de Bozizé et l’installation d’une gateway dont lui-même, son mentor Bozizé et leurs complices et partenaires internationaux engrangeaient les fruits que Gouandjika est devenu le milliardaire dont il se vante. Ce n’est aussi un secret pour personne en Centrafrique que c’est grâce au hold-up permanent des opérateurs nationaux de téléphonie mobile (TELECEL, ORANGE, MOOV et AZUR) que le même Fidèle Gouandjika et Thierry Maléyombo Savenarole qui lui a succédé à la tête du ministère des télécoms se sont illicitement enrichis. Le premier qui se dit « milliardaire de Boy-Rabe » a englouti sa manne tombée du ciel dans la construction sans les règles de l’art d’un immeuble démentiel en plein quartier Boy-Rabe dit-on à finalité hôtelière et qu’il peine à achever.

La lutte pour l’impunité étant un sport favori en RCA, qu’y-a-t-il d’étonnant de voir aujourd’hui Fidèle Gouandjika continuer de se pavaner tranquillement dans Bangui au volant de ses longues et luxueuses américaines et même trôner au cabinet présidentiel comme conseiller spécial d’un président de la République démocratiquement élu ! Nous sommes bien en RCA ! Il n’y a aussi rien de surprenant que Thierry Maléyombo puisse construire une superbe villa dans l’Hérault en France avec cette fortune illégalement accumulée au cours de son passage à la tête des ministère de la justice et des télécoms sous Bozizé et comme éphémère dircab du président du CNT Ferdinand Alexandre Nguendet.

C’est pour faire comme ces deux prédécesseurs que Justin Gourna-Zacko, l’actuel ministre des télécoms s’est mis dans la tête de pomper le maximum de fric à TELECEL, premier opérateur de téléphonie mobile et fournisseur d’accès internet en RCA. La fusée du ministre Gourna-Zacko comporte plusieurs étages. Le premier étage consiste à prendre possession et le contrôle de la véritable vache à lait qu’est l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART). Il y a placé un de ses parents Ghislain Debossal comme DG intérimaire.

Second étage de la fusée : Mettre dans sa poche le PM Sarandji en lui racontant des bobards pour lui faire croire que TELECEL doit beaucoup d’argent à l’Etat et qu’il faut coûte que coûte le contraindre à payer. Pour cela, l’aide du corrompu Arthur PIRI et non moins neveu du Chef de l’Etat et Contrôleur Général des Offices et Entreprises Publics à la Primature est la bienvenue. Sans crier gare, Gourna-Zacko prend langue avec un nouvel opérateur de téléphonie mobile dont nous taisons encore le nom et qui pour l’instant demeure dans l’ombre mais pour lequel travaille ardemment le ministre.

Troisième étage de la fusée : Lors d’une récente réunion sur le dossier qui a précédé la coupure pour quelques heures de l’interconnexion de TELECEL avec les autres opérateurs, Arthur Piri a même osé lâcher qu’il « y aurait déjà un repreneur pour TELECEL qui pourrait recaser ses quatre cent et quelques employés ». TELECEL qui n’entend pas à bon droit se laisser chercher des poux sur la tête a saisi la justice et la décision du tribunal de grande instance est attendue. TELECEL est décidé à aller jusqu’au bout de ce harcèlement quitte à saisir la cour arbitrale de l’OHADA. Bonjour pour le climat des affaires en Centrafrique. L’ART fait croire que TELECEL devrait plus de six cents millions à l’Etat ce qui n’est en réalité pas vrai car il s’agit de la facturation indue de redevances sur la licence de la téléphonie 3G que possède en propre TELECEL dans sa convention depuis l’origine de son installation en RCA.

Cet acharnement ministériel sur TELECEL est purement arbitraire et d’autant moins compréhensible qu’après le passage de la coalition Séléka au pouvoir en 2013 et 2014, plusieurs entreprises commerciales qui contribuent grandement aux recettes fiscalo-douanières de l’Etat ont été mises à genou sans véritables mesures d’accompagnement pour les soulager. TELECEL a été spolié d’une vingtaine de véhicules emportés par les hordes de Séléka sans compter les stocks de carburant pour le fonctionnement de ses groupes électrogènes et autres installations techniques en provinces.

Tout porte à croire que tout le retard accumulé par la RCA pour son raccordement à la fibre optique est grandement imputable au ministre Justin Gourna-Zacko qui est un ancien cadre de la Société Centrafricaine de Télécommunication (SOCATEL) et aussi Coordonnateur du Projet CAB Fibre Optique en RCA depuis 2007. C’est un financement de 9 milliards de F CFA que la Banque Mondiale a déboursé pour ce projet qui a plutôt servi à engraisser ce fils du pays et non à assurer le désenclavement de notre pays dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et des communications. Sa présence dans l’actuel gouvernement Sarandji est ni plus ni moins qu’une prime à la corruption et à la mauvaise gouvernance.

Une autre question subsidiaire mais non moins pertinente est de savoir si ce ne serait pas pour remplir les caisses de son parti, la CRPS de Me Nicolas Tiangaye, que le député CRPS de Bouca 1, Justin Gourna-Zacko recherche frénétiquement de l’argent car aux termes d’un arrêté qu’il a signé récemment, un compte devrait être ouvert sans la moindre précision du libellé, pour recueillir les redevances que son bras armé, l’ART, est censée recouvrer.

Voilà comment certains ministres, avec la complicité et le soutien du PM Sarandji, font des bébés dans le dos du président Touadéra… ! Qu’attend encore celui-ci pour nettoyer les écuries d’Augias !

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Centrafrique / Épisode 2 : bras de fer entre le ministre Bokassa et le Directeur général de la Gendarmerie, le risque d’affrontement physique est palpable.

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Centrafrique / Épisode 2 : bras de fer entre le ministre Bokassa et le Directeur général de la Gendarmerie, le risque d’affrontement physique est palpable.

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Le Ministre de l’Intérieur Messieurs Jean Serge Bokassa.

 

Bangui, le 6 février 2017, 7h 46min.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Si le bras de fer opposant le ministre Jean-Serge Bokassa de l’Intérieur et Le Directeur général de la Gendarmerie nationale était basé au départ beaucoup plus sur des échanges verbaux interposés, les cinq derniers jours par contre, une étape dangereuse et inquiétante vient d’être franchie dans cette guerre du positionnement au sommet de l’État.

Cette semaine, les affrontements physiques et militaires entre les deux camps seront inévitables.

La semaine dernière, le conflit d’autorité opposant le Directeur général de la Gendarmerie nationale, Le Général Marie-Noël METINKOÉ, et son ministre de tutelle, le Pasteur Évangéliste Jean-Serge Bokassa, ressemble de plus en plus à une véritable déclaration de guerre entre les deux hommes. Pensant finir avec ce conflit en déguerpissant de force de leurs bureaux tous les Gendarmes nommés par le ministre Jean-Serge Bokassa, la semaine dernière, le Commandant de Brigade de la Gendarmerie, l’Adjudant-Chef Ndobet, affecté par Jean-Serge Bokassa au Poste du PK9 vers Bimbo, était revenu à son poste sur ordre de son Cousin ministre Bokassa qui a pu chasser à son tour l’Adjudant-Chef Lucien Drapo-Conférence nommé par le DG.

Ce dernier, informé de la situation au niveau du poste de PK9, a pris immédiatement une décision radicale d’envoyer sur le terrain à PK9 une colonne des véhicules des Commandos d’élite de la Gendarmerie nationale pour récupérer le véhicule de service et le Motorola de l’Adjudan Ndobet, le CB du ministre. Sauf que celui-ci, informé de la mission, a pris son Motorola pour le cacher. Informé à son tour sur la disparition du Motorola, le DG de la Gendarmerie a ordonné que la ligne radio de ce Motorola soit coupée.

Comme si cela ne suffisait pas, le samedi dernier lors du grand rassemblement à la Gendarmerie, le Directeur général a ordonné à tous ceux qu’il a affectés en province de regagner respectivement leurs postes. Toutefois, il a également ordonné à la Brigade d’Intervention rapide de prendre toutes les dispositions possibles pour installer de force l’Adjudant-Chef Drapo à son nouveau poste de PK9 ce lundi 6 février, “de force ou de gré, même s’il s’agit de briser la porte du Bureau”. a-t-il conclu.

Ce nouvel épisode de ce conflit honteux, risque de voir les deux hommes s’affronter physiquement et leurs éléments, militairement alors qu’à Bocaranga par exemple, la population a besoin d’eux sur le terrain.

Entre-temps l’interdiction de franchir la base de la Gendarmerie à Bangui à tous les membres du cabinet du ministre Bokassa, y compris le Ministre, a failli tourner au cauchemar pour un Chargé de Mission du ministère, pourtant, c’est un officier-Commandant de la Gendarmerie. L’homme a pu s’échapper grâce à sa vigilance.

Finalement à quand la fin de ce conflit qui fragilise davantage le pays ? Pourquoi il n’y a pas une médiation du Premier ministre SMS ou du président TOUADÉRA ? En tout cas le pays ne va plus.

Ce qui est bizarre dans cette histoire, le Directeur général de la Gendarmerie nationale reprochait à son ministre Jean-Serge Bokassa de nommer que ses cousins de la Lobaye à des postes de responsabilité dans la Gendarmerie nationale au détriment des autres. Alors que l’Adjudant-Chef Drapo Lucien, ancien Professeur de français au Collège reconverti en Gendarme, est aussi un parent du Directeur général. Sauf pour ce Gendarme Drapo, il est compétent et intègre. Apprécié de tous ses collègues Gendarmes, l’Adjudant-Chef Drapo occupait le poste de CB au PK12 avant d’être nommé au PK9 au même poste. Espérant que ce conflit des Chefs ne va pas diviser les Gendarmes entre eux.

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CENTRAFRIQUE : PROLONGATION DE L’EMBARGO SUR LES ARMES, PRÉMICES D’UN QUINQUENNAT MAL ENGAGÉ.

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CENTRAFRIQUE : PROLONGATION DE L’EMBARGO SUR LES ARMES, PRÉMICES D’UN QUINQUENNAT MAL ENGAGÉ.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou

 

 

Bangui, le 5 février 2017, 4h15.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

L’avènement des groupes armés à la magistrature suprême de l’Etat et la gestion éphémère de la chose publique ont contribué largement au trafic tous azimuts des armes de guerre de tout calibre. Cette dissémination massive des armes de guerre sur l’ensemble du territoire national est en partie la résultante des crimes, braquages etc…qui sèment le doute et la panique dans     la population centrafricaine. Animé par le souci d’arrêter l’hémorragie, le conseil de sécurité de l’ONU avait voté en unanimité l’embargo sur les armes en Centrafrique.

L’embargo par définition est une interdiction provisoire et limitée dans le temps décidée par le conseil de sécurité de l’ONU en vue d’empêcher la libre circulation de certaines matières ( armes, diamants, certaines marchandises…). L’Etat sous embargo est ainsi mis en situation de pénurie. L’embargo contre   la Centrafrique est-il légitime et justifié ? L’armée nationale retrouvée par les groupes armés     est ethnique, non formée et à majorité analphabète. Elle a montré son manque de professionnalisme avec les événements de l’Ecole Nationale d’Administration et de   Magistrature ( ENAM ) sur invitation de la Présidente de transition. Les armes étant   disséminées sur l’ensemble du territoire national et les éléments des Forces Armées Centrafricaine ( FACA ) sont impliqués dans nombre de braquages et crimes. L’embargo était inévitable. L’embargo étant une sanction provisoire est généralement assorti de conditions. La levée de cette sanction est souvent fonction de l’amélioration ou du respect de ces conditions. Aux termes de l’embargo, le conseil de sécurité de l’ONU a décidé de le proroger d’un an. Le citoyen lambda parle de surprise, frustration, mépris et punition. Qu’est-ce qui étonne l’opinion publique centrafricaine dans ce dossier au lieu de poser les bonnes questions ? Pourquoi l’embargo a été prorogé d’un an ? Comment ont été menées les démarches visant la levée de l’embargo ? Pourquoi la prorogation de l’embargo a été votée à l’unanimité par l’ensemble des quinze membres ? Nous tenons à rappeler que lors du vote, il n’y a pas eu d’opposition ni   débat, chose rare. Ce qui explique que les prétendus efforts du gouvernement étaient très intéressants. Que fait concrètement le ministre en charge de la défense de ce dossier ? Au

 

passage, quels sont les apports de la coalition ( post premier tour des présidentielles ) au President de la République ? Était-il nécessaire de cogérer de façon clanique le pays avec des personnalités qui avaient tous des envies et ambitions présidentielles ? Rendent-ils véritablement service au President de la République ? Cette prorogation de l’embargo ne constitue t-elle pas encore un obstacle au dénouement de la crise ? Nous estimons que la prorogation n’a d’autres sources que d’être la conséquence logique d’une nonchalance chronique et du manque d’anticipation des nouvelles autorités centrafricaines. Elle constitue également un aveu d’échec selon les experts Internationaux spécialisés dans le domaine de sécurité et de circulation d’armes. La décision de prorogation a surpris nos autorités alors   qu’une compagnie des FACA venait de finir leur formation. Peut-on ainsi parler d’une manque de cohérence dans les prévisions gouvernementales ? Ainsi, que vaut un État sans son armée

? En formule imagée, que peut faire un maçon sans ses outils de travail ? Au lieu de laisser la place à l’effet de surprise, cette prorogation de l’embargo sur les armes traduit le non respect   des conditions ou du non amélioration des motifs de l’embargo. La levée de ce dernier nécessitera des garanties suffisantes. Au delà de la sanction, cette situation nous amène à réfléchir aux solutions alternatives. N’y a-t-il pas une possibilité de faire un recours ou de demander une levée partielle de l’embargo ? Peut-on outrepasser ou violer cet embargo ? Que se passera t-il si les autorités violent l’embargo ? Il est vrai que le pays s’exposera à des sanctions mais cela vaut-il la peine ? Normalement, les nouvelles autorités ne doivent s’en prendre qu’à eux même. Les conditions de l’embargo sont limpides mais les autorités n’ont pas respecté l’autre volet de la sanction à savoir le gel des avoirs, le retour et la libre circulation des bourreaux d’antan. A défaut de convaincre, les nouvelles autorités cherchent des boucs émissaires. Pourquoi considéré l’embargo comme le seul obstacle au dénouement de la crise

? Le pouvoir n’a t-il pas par le passé écarté toute épreuve de force avec les groupes armés ? N’est ce pas ce même gouvernement qui avait privilégié le dialogue et la négociation ? Quel   est le fruit de ce processus à ce jour ? Certains médias de la place rapportent que le ministre   de La Défense accuse les parlementaires d’être complices de la prolongation de l’embargo. Si ces propos sont avérés, quelles seront les réactions des parlementaires et à fortiori de la personnalité qui incarne l’institution ? Nous estimons entre autres que les accusations de cette nature sont graves et portent atteinte à l’éthique, aux fondements existentiels du parlement et même cela peut aboutir à une crise de confiance. Fort de tout ce qui précède et en guise de contribution, nous proposons au gouvernement d’œuvre sérieusement pour espérer la levée totale de l’embargo à terme c’est à dire en 2018. Au lieu de pleurnicher, de sangloter sur son sort en emboîtant le pas de l’opinion publique avec des avalanches de condamnations, de déception, d’étonnements, le gouvernement doit se rapprocher du conseil de sécurité de l’ONU pour demander, négocier des mesures d’accompagnement adaptées à la spécificité centrafricaine. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 04 février 2017 Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                         Tel :

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Centrafrique : une ambulance médicale en urgence empêchée par l’escorte du Président TOUADERA.

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Centrafrique : une ambulance médicale en urgence empêchée par l’escorte du Président TOUADERA

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_12481.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.
Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.

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Bangui, le 5 février 2017, 4 :31′.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Hier samedi vers 14h10mn exactement, le cortège présidentiel dans lequel le Président TOUADÉRA se trouvait à bord, venant probablement du centre-ville en direction de son domicile de Boy-Rabe, a failli renverser une ambulance en urgence au niveau du croisement de l’Institut Pasteur et le lycée Marie-Jeanne CARON. Heureusement par coup de chance, le chauffeur de cette ambulance, probablement bien expérimenté, à a pu éviter une très grande collusion frontale avec ce véhicule de l’escorte présidentiel. Ainsi, des nombreux Centrafricains se demandent finalement si de tels actes se reproduisent prochainement, lequel des deux devrait céder le passage à l’autre ?

 

Normalement dans le Code de la route, des explications sur de telles situations sont claires et les véhicules bénéficiant de priorité de passage ont été aussi clairement définis.

Selon le Code de la route, seuls les véhicules d’intérêt général comme ceux de la Police nationale ou municipale, de la Gendarmerie nationale, des pompiers, des douanes du transport des détenus et ceux d’intervention des unités mobiles hospitalières sont prioritaires. Toutefois pour être en.

Toutefois pour être en priorité, ces véhicules doivent utiliser leur phare rotatif communément appelé Gyrophare”” accompagnant d’une sirène sonore clairement visible par tous les passants. À condition que l’urgence de la mission le justifie, ces véhicules peuvent d’enfreindre le Code de la route et de se frayer un chemin.

Or, cette disposition légale exclut clairement des véhicules prioritaires, ceux du Ministère, des corps diplomatiques et du cortège présidentiel. Même si d’autres véhicules comme ceux du transport de sang et des Fonds de la BEAC bénéficient eux aussi de la facilité de passage, ils n’ont par contre aucune priorité légale.

Les événements d’hier impliquant le cortège présidentiel et une ambulance témoignent clairement, comme on l’a vu, le manque cruel des notions du Code de la route chez certains conducteurs des véhicules officiels.

Imaginez-vous, hier vers 14h30 exactement, une ambulance blanche de marque Toyota en pleine vitesse venant du côté de croisement Bonga-Bonga pour se rendre en urgence à l’hôpital Général de Bangui, avec des signaux sonores qui accompagnent le gyrophare qu’il a allumé, elle s’était retrouvée au croisement du lycée Caron avec le cortège du Président TOUADÉRA venant, pour lui, du centre-ville avec à son bord le Président de la République. Sans se paniquer, le chauffeur de l’ambulance ralentissait son véhicule et essayait de défrayer une petite voie de passage devant le Centre de la Mère et de l’enfant afin d’atteindre aussi vite son point d’arrivée qui est juste à 200m. Malgré qu’elle soit en priorité sur le cortège présidentiel, l’un des véhicules de ce cortège rempli des Policiers devant le véhicule du Président TOUADERA, se mettait à pourchasser cette ambulance pour la faire arrêter de rouler par ce que le véhicule du Président s’approchait. La façon dont ce véhicule de la garde présidentielle tentait d’arrêter cette ambulance, on peut dire que le chauffeur de l’ambulance est un véritable expérimenté, sinon on pourrait déplorer d’énormes dégâts.

Afin d’éviter dans le futur ce genre d’incident, un contrôle doit être effectué de temps en temps sur les notions du code de la route pour tous les chauffeurs des Officiels.

Formés souvent dans les quartiers, la plupart des chauffeurs des véhicules en Centrafrique manquent les notions du Code de la route. Si bien que sur les routes de Bangui les accidents se multiplient de jour en jour. Des réformes sont nécessaires pour épargner des vies dans ce pays déjà meurtri.

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Centrafrique : des tirs d’armes automatiques entendus cette nuit à Bouar, les Anti-Balaka seraient-ils à l’origine ?

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Centrafrique : des tirs d’armes automatiques entendus cette nuit à Bouar, les Anti-Balaka seraient-ils à l’origine ?

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Les minutions des 3R présentées par les habitants de Bouar à la Préfecture de la Nana-Mambéré. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 4 février 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Depuis cette nuit aux environs de 20h, des tirs d’armes automatiques ont été entendus jusqu’à ce matin à Bouar. Toutes les rues étaient noires et les habitants se sont terrés chez eux durant toute la nuit. Que s’est-il passé réellement ?

Selon les premières informations recueillies sur place, les miliciens Anti-Balaka seraient à l’origine de cette détonation d’armes entendue cette nuit. En cause, des rumeurs sur un éventuel rapprochement ou collaboration des Casques bleus des Nations-Unies avec les éléments rebelles de 3R dirigés par le Camerounais Seddiki. D’ailleurs, l’une des deux victimes des rebelles de 3R de Bocaranga transportées en urgence sur Bouar aurait déclaré sur les antennes de la radio locale Maïgaro que le rapprochement entre les soldats Bangladesh de la Minusca et les rebelles des 3R à Bocaranga a été établi. Elle aurait même déclaré qu’elle a vu de ses propres yeux les Casques bleus distribué  des minutions à certains éléments armés des 3R afin d’attaquer leur ville. Par mesure de prévention, Des  Casques bleus Bangladesh basés dans le quartier Haoussa de Bouar sont à leurs tours mis sur la sellette par certains habitants de Bouar qui les ont accusés d’impartialité dans leur travail.

Ces rumeurs, loin d’être vérifiées, auraient poussé certains anti-balatas à tirer en l’air des coups de feu avec leurs armes cette nuit pour afficher leur mécontentement vis-à-vis du travail de ces Casques bleus dans leur région. Ce matin, une foule de la population s’était descendue dans la rue pour manifester contre la présence des Casques bleus dans leur ville. Au cours de cette manifestation, la foule scandait que la prorogation de l’embargo sur les armes infligé aux FACA serait une manière pour les Nations-Unies de rendre non opérationnelles nos Forces de Défense.

S’agit-il vraiment d’une manipulation politique ou une volonté de certains soldats des Nations-Unies de perturber la stabilité de la RCA ?

Pour l’heure, le bilan de ces tirs cette nuit fait état de 2 blessés. Le Gouvernement doit réagir aussi vite pour appeler au calme afin de permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école.

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Centrafrique : Jean-Pierre DOUZIMA, l’indéboulonnable Directeur Général de l’ACFPE. « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas que l’on vous le fasse ».

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Centrafrique : Jean-Pierre DOUZIMA, l’indéboulonnable Directeur Général de l’ACFPE. « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas que l’on vous le fasse ».

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Le directeur général de l’ACFPE Monsieur Jean Pierre Douzima. Photo: ACAP.

 

Bangui, le 4 février 2017.

Par:KALGUE LAMIAN HONOR, CNC.

 

Monsieur Jean-Pierre DOUZIMA, puissant Directeur Général de l’ACFPE n’a jamais voulu accorder ne serait-ce qu’une semaine de plus à ses proches collaborateurs sur leur délai de retraite.

Jean-Pierre DOUZIMA, alias « JP DOUZ » semble ignorer aujourd’hui que la retraite ne le concerne pas et que tout travailleur centrafricain, quelle que soit sa compétence du top niveau, doit être admis à faire valoir ses droits à la retraite.

L’article 105 de l’Accord Collectif d’Etablissement de l’ACFPE, dispose que « les salariés de l’Agence, à l’exception des fonctionnaires détachés, sont soumis au régime de retraite vieillesse, invalidé-décès, prévu par le Code de Sécurité Sociale ». L’article 106 complète

« les parties au présent accord reconnaissent que l’admission à la retraite ne constitue pas un licenciement ». Cet accord a été signé par JP DOUZ le 12 février 2015 en tant que Directeur Général. Aucune disposition de glissement d’une journée de travail n’y est prévue.

Monsieur Jean-Pierre DOUZIMA a été nommé à la tête de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), le 1er octobre 2004 soit exactement 12 ans aujourd’hui. C’est le Directeur Général qui a battu le record de longévité au même poste dans l’histoire administrative de la République Centrafricaine. JP DOUZ devrait prendre une retraite méritée, s’il est guidé par le bon sens, même si cependant, son parcours à l’ACFPE est truffé de nombreuses irrégularités financières et couronné par un clientélisme qui crève l’œil.

Depuis le 1er janvier 2017, JP DOUZ s’accroche désespérément à son fauteuil, foulant aux pieds les textes et lois qui régissent le droit à la retraite dans notre pays. J’y suis, j’y reste. Il bénéficie pour ce faire de la bénédiction chèrement payée à Monsieur Arthur PIRI, neveu du Chef de l’Etat et Contrôleur Général des Offices et Entreprises Publics à la Primature. Celui-ci, moyennant un bakchich de 5 millions de FCFA, serait en train de modifier l’article 105 de la constitution de l’ACFPE, pardon l’article 105 de l’Accord Collectif d’Etablissement de l’ACFPE et par ricochet le Code de Sécurité Sociale, pour maintenir JP DOUZ à son poste.

Le Professeur Faustin Archange TOUADERA a fait campagne et dit dans sa profession de foi qu’il prônait la rupture. Nous en sommes très loin, car l’exemple frappant est celui de son neveu, très friand de pots de vin, promet de permettre à DOUZIMA de demeurer deux ans supplémentaires pour lui permettre non seulement de réfectionner sa villa du PK11 ruinée pendant les événements qu’a connus notre pays, mais aussi de récupérer les 5 millions versés en espèce à Arthur PIRI et économiser pour échelonner le remboursement des impôts sur les revenus qu’il n’a jamais verser au trésor public.

 

Dr ABDOULAYE Moussa, Professeur Mathieu Simplice SARANDJI et Professeur Faustin Archange TOUADERA, vous êtes tous des éminents universitaires imbus d’une sagesse de discernement qui vous autorise à assumer une responsabilité irréprochable lorsqu’il s’agit d’un départ à la retraite aussi chèrement monnayée. Comment est-ce que le tandem DOUZIMA-PIRI modifie la loi de l’Etat sans passer par l’Assemblée Nationale et encore moins le Gouvernement ?

Depuis le 1er janvier 2017, Jean-Pierre DOUZIMA exerce à l’ACFPE dans l’illégalité totale sous le nez et la barbe des syndicats et du Ministre de la Fonction Publique, détenteur de la loi sur     la retraite.

Encore mieux, l’ACFPE serait transformée en une société familiale du trio DOUZIMA/ZOUMA/LAWSON. Jean-Pierre DOUZIMA, Directeur Général, Thierry Max Christian ZOUMA, Directeur de la Formation et du Conseil en Organisations, enseignant chercheur contesté à l’Université et cousin germain de DOUZIMA et Théodore LAWSON, beau-frère de DOUZIMA, Président du Conseil d’Administration de l’ACFPE. Leurs sociétaires sont l’Association Générale des Intervenants Retraités de France (AGIR) et la compagnie aérienne ROYAL AIR MAROC. Affaire à suivre.

 

KALGUE LAMIAN

Honoré

 

 

 

Observateur averti

Centrafrique : l’inquiétude à Bouar, les habitants redoutent une explosion volcanique au plein centre administratif.

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Centrafrique : l’inquiétude à Bouar, les habitants redoutent une explosion volcanique au plein centre administratif.

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La roche parlante de Bouar. CopyrightCNC.

 

La roche de Bouar. CopyrightCNC.
La roche de Bouar. CopyrightCNC.

Bangui, le 4 févr. 2017, 8 : 31′.

Par : Gisèle MOLOMA.

Depuis plusieurs semaines, les habitants de la ville de Bouar, située à environ 400 kilomètres au nord-ouest de Bangui dans la Préfecture de la Nana-Mambéré, s’inquiètent d’un phénomène bizarre et inexpliqué qui se produit chaque soir dans leur ville. Les roches, situées au camp De-Roux au plein Centre Administratif de Bouar, se mettent soudainement chaque 18h à faire des mouvements sonores bizarres que beaucoup considèrent comme le gémissement volcanique. Vrai ou faux ?

Si depuis le début de ce phénomène chacun tente à sa manière d’interpréter cette histoire, aucune expertise scientifique réelle par contre n’a été effectuée par le Gouvernement centrafricain pour déterminer la vraie cause de ce phénomène. En absence d’une réponse scientifique, des interprétations se multiplient dans les quartiers.

Pour les uns, c’est la roche qui donne naissance aux diamants, Or et Argent. Et donc, c’est peut-être leur période d’accouplement qu’elles se mettent à gémir. Par contre pour les autres, c’est le volcan qui se forme sous cette roche parlante. Comme si cela ne suffisait pas, d’autres langues tentent de rapprocher le phénomène à des histoires mystiques.

Or, face à des situations pareilles, le Gouvernement devrait prendre sa responsabilité pour donner une réponse claire aux inquiétudes de cette population de Bouar. Et si jamais c’est le volcan qui se forme sous les pieds des habitants de cette ville, de quelle manière le Gouvernement réagira-t-il si celui-ci faisait des énormes dégâts en d’une explosion ? Cela fait déjà un mois que des alertes ont été émises au Gouvernement sur cette situation de cette roche parlante en pleine ville de Bouar. Malheureusement jusqu’à ce jour, il n’y’a aucune réponse du concerné sur ce point.

Rappelons que le site abrite à moins de 200 mètres de la roche parlante une école préfectorale, un collège, le Tribunal de Grande Instance, l’Inspection académique…

Une situation beaucoup plus préoccupante que certains parents d’élèves, y compris les fonctionnaires travaillant dans la zone, s’inquiètent du jour en jour.

Déclenché vers la fin novembre 2016, le mouvement de la roche qui se trouve au Camp de Roux de Bouar avait créé un important déplacement des habitants de ce centre administratif à son début. Jusqu’alors, certains y pensent encore à emboîter les pas des premiers déplacés. Petit à petit, toute la zone sera.

Et les activités scolaires et administratives risqueraient d’être paralysées complètement. La faute à qui ? Probablement au Gouvernement qui est resté muet en attendant les dégâts.

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Centrafrique : bras de fer tendu entre le Ministre Bokassa et le Directeur de la Gendarmerie.

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Centrafrique : bras de fer tendu entre le Ministre Bokassa et le Directeur de la Gendarmerie.

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Bangui, le 3 février 2017. 7:11′.

Par : Gisèle MOLOMA.

Si quelque part au sommet de l’État certaines personnalités de la République ne pensent qu’à leur plaisir sexuel, d’autres par contre se soucient de leurs poches pour les remplir. En ce sens, elles n’hésitent pas à déployer toutes les techniques à leur disposition pour atteindre leur objectif. Ainsi, les territoires d’influence sont délimités, les conflits d’intérêts sont nombreux et la lutte du positionnement ne cesse de progresser. La dernière en date, c’est le DG de la Gendarmerie le Général Marie-Noel METINKOE, pourtant réputée calme, se dresse avec une fermeté incroyable contre son ministre de tutelle Jean-Serge Bokassa. Que s’est-il passé exactement entre les deux hommes ?

Il y’a quelques jours, le ministre de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire Monsieur Jean-Serge Bokassa et le Directeur général (DG) de la Gendarmerie nationale le Général Marie-Noel METINKOE ne se parlent plus. Le Premier interdit au second de mettre ses pieds dans son bureau, quelle que soit la raison de sa visite. En réponse, le DG de la Gendarmerie nationale aurait interdit à son tour son ministre Bokassa de ne plus l’appeler au téléphone. Une situation inédite et exceptionnelle quand on connaît la situation de notre pays où les groupes armés sont seulement à quelque 300 kilomètres de Bangui.

Selon nos informations, tout a commencé sur la nomination d’un Commandant de Brigade (CB) pour la Compagnie Territoriale du Pk9 et celle des membres du cabinet de la Direction générale de la Gendarmerie nationale effectuée récemment par le ministre Jean-Serge Bokassa. Or entre temps, une liste des Gendarmes avait été soumise par le DG de la Gendarmerie Marie-Noel METINKOE lui-même au ministre Bokassa pour les nominations aux différents postes à pourvoir. La chose la plus choquante pour le DG, sa recommandation technique n’a pas été prise en compte par son ministre Bokassa et un autre Gendarme, autre que celui du DG a été nommé à la Compagnie territoriale de Pk9 à Bimbo, tout comme les membres de son cabinet contrairement à ce qu’il avait prévu dans sa liste en amont.

Sans mâcher des mots, le DG aurait explicitement abordé le sujet avec son ministre qui semblait être retissant à l’idée de revenir sur sa décision. Plus la discussion était tendue, plus la tension était aussi à son comble et les menaces de mort apparaissaient. C’est le début d’un bras de fer musclé entre un ministre et son Directeur général.

Ce dernier, dans sa colère, avait procédé lui-même au remplacement de tout le membre de son cabinet et du CB du Pk9 par la force. Selon un témoin des faits contacté par CNC, le DG aurait ordonné à tous ses éléments Gendarmes de veiller strictement à l’application de sa décision prise. En plus si ce CB nommé par le ministre Bokassa, par malheur, mettra ses pieds à son poste du Pk9, il pourrait être considéré comme un Séléka, a expliqué à CNC un Gendarme en poste au Pk9 qui tentait d’expliquer le geste de son DG.

Ce conflit d’intérêts bizarres met en lumière l’incapacité du Président TOUADERA et de son Premier ministre SARANDJI à maîtriser le pays.

Selon un Officier Gendarmes contacté par CNC, la Brigade de la Gendarmerie de Pk12 et celle de Pk9 versBimbo sont des points stratégiques, et pour le pouvoir en place et pour leurs Chefs hiérarchiques qui veulent souvent remplir rapidement leurs poches.

Pour l’heure, la situation reste tendue entre les deux hommes et le Président TOUADÉRA ne semble pas se mêler de ce conflit pourtant très dangereux pour son pouvoir

Par contre chez certains Gendarmes affectés en Province, ils se demandent pourquoi un tel mouvant en plein milieu scolaire ? Beaucoup souhaitent le report de quelques mois de la date de leur prise de fonction pour des raisons sociales. Une situation difficile de plus pour le ministre Bokassa qui n’est pas un homme de tenue à la base il faut le rappeler. .

Nommé par un décret présidentiel, le Directeur général de la Gendarmerie nationale le Colonel Brice est l’un des proches parents directs du Président TOUADERA, ce qui l’aurait poussé à tenir tête avec son ministre de tutelle selon certaines langues à Bangui. D’autre part, le CB du Pk12 nommé par le ministre Bokassa serait aussi son propre cousin. Ce qui aurait poussé le DG à contester sa nomination à ce poste juteux du Pk9.

En tout cas dans ce pays de paradoxe, on voit tous les cinémas parodiques du monde.

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Centrafrique : les éléments du groupe 3R du Camerounais Seddiki sont déjà dans la ville de Bocaranga

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Alerte informations Centrafrique : les éléments du groupe 3R du Camerounais Seddiki  sont déjà dans la ville de Bocaranga

IMAGE AFAITS DIVERS.

Bangui, le 2 février 2017.

Par : Gisèle MOLOMA.

Depuis quelques jours, des rumeurs de l’arrivée imminente des rebelles du 3R du peul camerounais dans la Sous-Préfecture Bocaranga. Selon des informations recueillies sur place, ces rebelles sont déjà dans cette ville et des combats sont aussi signalés.

Il y’a deux jours, des combats nous ont été signalés à une vingtaine de kilomètres de la sous-préfecture de Bocaranga entre les miliciens Anti-Balaka et ceux des 3R dirigés par un certain Seddiki. Le combat faisait rage dans le secteur, les habitants des villages proches de Bocaranga et ceux de Bocaranga ont tous pris la fuite pour se réfugier dans la brousse, laissant ainsi la ville déserte. Deux jours d’encerclement  pour trois  heures de combats les rebelles des 3R ont pris le dessus pour franchir la ligne rouge instaurée depuis un moment par la milice anti-balaka pour entrer dans Bocaranga.

Pour l’heure, la confusion règne totalement et l’inquiétude domine sur le sort que sera réservé par les  “sidijistes” du 3R aux paisibles citoyens de cette belle sous-préfecture.

Du côté du Gouvernement qui séjourne en ce moment à Bossangoa, silence radio pour l’instant.

Des réseaux téléphoniques sont perturbés, des contacts sont difficilement joignables.

Pour plus de détails, nous reviendrons sur cet événement dans nos prochains articles.

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Centrafrique : le Gouvernement camerounais maintient la pression sur les Commerçants Centrafricains. Les produits se raréfient sur le marché.

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Centrafrique : le Gouvernement camerounais maintient la pression sur les Commerçants Centrafricains. Les produits se raréfient sur le marché.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1398.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les transporteurs camerounais à Garoua-Boulaye

 

Bangui, le 29 janvier 2017 12 :31′.

Par : MOLOMA.

En Centrafrique, un pays totalement enclavé au centre de l’Afrique comme son nom l’indique, la quasi-totalité des produits de première nécessité comme le lait, le poisson, le riz, le savon …, est importé des autres pays par les voies aériennes, terrestres ou fluviales dans le moindre des cas. Le Cameroun, principal pays de transit ou d’approvisionnement pour la République centrafricaine, se dresse de plus en plus contre les Commerçants Centrafricains qui n’ont pas de choix que d’aller dans ce pays pour s’approvisionner en produits marchands. Or, il y’a quelques mois, le Gouvernement camerounais, impuissant à sécuriser ses frontières avec la Centrafrique, rend la vie difficile à tous les Centrafricains qui souhaitent se rendre dans son pays. Finalement, à quoi sert la CEMAC ? Va-t-on vers sa dissolution ?

Si la solidarité et la libre circulation transfrontalière des biens et personnes n’existent pas dans la zone de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), on voit mal comment celle-ci pourrait tenir encore quelques années de plus. Les difficultés économiques rencontrées par les pays de cet espace de libre échange économique et monétaire viennent du fait que le principe fondateur de cette zone économique n’est pas toujours respecté par les États membres. Chaque pays se met en concurrence contre les autres et les restrictions se font de plus en plus aux frontières pour filtrer le mouvement des biens et des personnes.

Lors de la dernière conférence de la CEMAC la semaine passée à Yaoundé au Cameroun et consacrée à la santé économique de la zone, tous les autres pays se sont mis d’accord pour accuser la RCA d’être le maillon faible qui fait traîner les autres économiquement. Or sans être claire, la Centrafrique éprouve des difficultés économiques par le refus des autres à ouvrir grandement leurs frontières à elle. Bien que le Cameroun exploite à fond économiquement l’enclavement de la Centrafrique, sa politique de libre échange vis-à-vis d’elle n’est pas du tout claire.

Les Opérateurs économiques camerounais dans leur majorité peuvent, s’ils le souhaitent, venir en Centrafrique sans avoir d’énormes difficultés en termes des formalités, d’ailleurs c’est ce qu’ils faisaient depuis des années. Cependant, les Opérateurs économiques centrafricains, quant à eux, n’ont pas cette même opportunité quand ils veulent se rendre au Cameroun. Depuis quelques années, un visa est obligatoire pour tous Centrafricains, y compris les Opérateurs économiques, qui souhaitent se rendre chez lui par la voie terrestre. Cette restriction disant mortelle pour notre économie commence à peser très sérieusement sur la population centrafricaine, en particulier celle des Préfectures de la Nana Mambéré et Mambéré Kadeï proche de la frontière avec le Cameroun. Avec cette restriction, les Policiers camerounais mettent d’énormes pressions sur tous centrafricains qui prennent de traverser leur frontière terrestre sans visa. Sachant que celui-ci peut être obtenu qu’à l’Ambassade du Cameroun à Bangui, la population du nord et nord-ouest de la Centrafrique éprouve des difficultés à s’en procurer, d’où la colère des Commerçants Centrafricains. Conséquence, les produits deviennent de plus en plus chers et rares sur le marché.

Du côté du Gouvernement centrafricain, personne ne tente d’en parler avec leur homologue camerounais. Par contre, on voit tous les jours les gros camions des commerçants camerounais traversés les frontières remplies des marchandises à destination de Bangui la capitale. Ce qui laisse à penser que le Gouvernement camerounais favorise seulement ses opérateurs économiques au détriment de leurs homologues centrafricains.

Sur ce point, des commerçants centrafricains de Bouar comptent entamer une grève à partir du samedi 4 février 2017. Mot d’ordre, bloquer toutes circulations des véhicules sur l’axe Bouar et Garouaboulaye dans les deux sens afin de se faire entendre par le Gouvernement centrafricain et camerounais.

Rappelons que 60% des transactions économiques transfrontalières de la Centrafrique se font par le Cameroun qui partage, au nord-ouest, une frontière de plus de 1000 km. Entre temps avec le déclenchement de la guerre civile en 2013 en Centrafrique, le Gouvernement camerounais accuse régulièrement les groupes armés Centrafricains de s’infiltrer de temps en temps sur son sol pour commettre des braquages. Sans consulter leur homologue centrafricain, une mesure drastique a été mise en place unilatéralement pour empêcher toute entrée des Centrafricains sur son sol par la voie terrestre. Pour l’heure, seuls les Centrafricains sont pénalisés sous les bienveillants du Gouvernement centrafricain qui ne soucie guère de ses citoyens.

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Centrafrique : l’exploitation du gisement minier dans la Nana-Mambéré, des Chinois sont déjà arrivés dans la région.

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Centrafrique : l’exploitation du gisement minier dans la Nana-Mambéré, des Chinois sont déjà arrivés dans la région

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1395.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La ville de Bouar en Centrafrique. .

Bangui, le 29 janvier 2017

Par : Gisèle MOLOMA.

Depuis le jeudi 26 janvier dernier, la présence des sujets chinois dans la ville de Bouar étonne les habitants de cette ville. En sollicitant l’aide de la population locale sur une éventuelle vente des terrains dans la région, celle-ci s’était rendu compte très vite de l’objet de la visite de ces sujets chinois dans leur ville. Selon des informations recueillies sur place, ces derniers veulent investir dans les mines d’or dans le secteur de Baboua. Ainsi, tout le monde se demande pour quoi un tel engouement des Chinois pour notre pays ?

Depuis l’arrivée du Président Faustin Archange TOUADÉRA à la magistrature suprême de l’État en Centrafrique, le nombre des Investisseurs chinois qui se sont intéressés à notre pays a quasiment doublé. Sur les rues de Bangui et dans les différents ministères, le constat est palpable. On voit les sujets chinois presque partout, que ça soit dans les Mines, l’hydraulique, l’Énergie, l’agriculture, la Faune et Flore ou les travaux publics, les Chinois ramassent tout même dans la construction des bâtiments. Cette main ouverte du Président Faustin Archange TOUADÉRA aux Investisseurs chinois, commence à agacer certains Investisseurs d’autre pays qui, contre toute attente, ne représente rien devant les Chinois aux yeux du Président Faustin Archange TOUADÉRA.

L’arrivée spectaculaire de ces Chinois dans la ville de Bouar, à quelque 400km de Bangui, n’étonne pratiquement personne ici à Bangui. Or, pour les habitants de cette ville de Bouar, l’arrivée des Chinois chez eux sonne comme une voix d’espoir pour l’emploi dans leur région, d’autant plus que celle-ci a été abandonnée par le Gouvernement depuis le déclenchement de la guerre civile dans le pays en 2013.

Selon notre Correspondant dans la région, l’exploitation de l’or qui est dans la ligne de mire de ces Investisseurs chinois. D’ailleurs, des contacts ont été pris sur place par ces derniers pour l’achat dès terrain dans la Sous-Préfecture de Baboua et la commune de Niem Yelewa dans la Préfecture de Nana Mambéré. En même temps, des appels téléphoniques ont été aussi effectués par ces potentiels Investisseurs au Ministère des Mines à Bangui pour la délivrance rapide du Permis d’exploitation le 26 janvier dernier. Ce qui nous a été confirmé par un Inspecteur des Mines à Bangui. Pour celui-ci, il est important d’être actif pour simplifier les choses à nos potentiels Investisseurs. Par contre, il n’a pas dit si cette facilité serait réservée uniquement aux Investisseurs chinois.

Dans la région de Nana Mambéré, les habitants se réjouissent de l’arrivée des Investisseurs dans leurs villes et l’espoir de trouver un emploi demain est totalement visible sur toutes les lèvres. Le seul bémol, les Chinois n’emploient généralement pas localement, tout vient de chez eux.

Rappelons qu’un Investisseur d’origine chinoise avait été escroqué en Centrafrique, plus précisément à Bouar par un petit groupe des Bandits en col blanc qui se disaient Conseillers en investissement. Une vingtaine des millions auraient été détournés, et l’un des auteurs avait été arrêté par la Justice il y’quelques mois. Par cet acte, on se demande si une mesure de protection de tous Investisseurs dans notre pays est déjà prise pour éviter dans l’avenir ce genre dès chose ?

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Centrafrique : le parti URCA, dirigé par Monsieur Anicet Dologuélé, serait-il au bord de l’explosion ?

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Centrafrique : le parti URCA, dirigé par Monsieur Anicet Dologuélé, serait-il au bord de l’explosion ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1387.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du parti URCA

 

Bangui, le 1 février r 2017 11 :44′.

Par : Gisèle MOLOMA.  

 

En République centrafricaine, les partis politiques se créent et se ressemblent du jour en jour, année par année. Au début, on fait semblant d’être uni et quelques mois plus tard, c’est la confusion qui règne pour finir en dissidence dans les années suivantes, le tout, sur l’odeur des intérêts personnels. Depuis quelques mois, le parti de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), créé tout récemment par le Banquier Anicet Georges Dologuélé, appuyé par ses amis riches centrafricains, tout juste avant les dernières élections groupées de 2015-2016, vient à son tour de connaître un mouvement de contestation profond au sein de son bureau politique. Ce mouvement interne de dissidence, qui devient de plus en plus encombrant pour son President Anicet Georges Dologuélé, risque de fragiliser davantage ce jeune parti dont l’ambition reste toujours grande. Va-t-on inéluctablement vers la dislocation de ce parti ?

 

Si le President Anicet Georges Dologuélé avait réussi à contenir la première voix de dissidence au sein de son parti au tout début de l’année 2016 et menée par un certain groupe dénommé “groupe des métis”, depuis quelques mois par contre, c’est un groupe beaucoup plus déterminé qui fait son apparition au sein du bureau politique de l’Union pour le Renouveau Centrafricain de l’oncle Dol. Leur objectif principal, se faire entendre au sein du parti. Ce point officiel de discorde mené par ces dissidents, avait été balayé d’un coup par un autre membre du bureau politique qui nous a expliqué que toutes les voix au sein du parti Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), quelles qu’elles soient, sont toujours prises en compte à des fins utiles. Selon ce même membre que CNC a pu contacter, ceux qui se disent aujourd’hui “Dissidents” au sein de leur parti sont tout simplement des “Cherchés à manger”. Ceux dont leur ambition première c’est d’abord des intérêts personnels que ceux du parti en Général.

Or, pendant qu’on cherche à minimiser cette dissidence, celle-ci gagne petit à petit au sein de l’URCA jusqu’au point où, la semaine passée, certains Députés du parti, à la surprise générale, ont totalement boudé les consignes de vote du President Anicet Georges Dologuélé à l’Assemblée nationale. Ce geste de contestation qui s’élargit du jour en jour commence à inquiéter certains cadres du parti, y compris le President Anicet Georges Dologuélé.

Selon un autre cadre de l’URCA contacté par la Rédaction du CNC, le President Dologuélé doit agir vite pour éviter que cette dissidence ne devienne un objet de la division dans le parti. Selon ce cadre, le cas du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC), du PARC, du MESAN et bien d’autres partis politiques devrait les pousser à l’union, comme indique le nom du parti, qu’à la division.

Pour certains observateurs politiques, on mesure le poids et la taille d’un parti politique dans la durée. Ce qui se passe au sein de l’Union pour le Renouveau Centrafricain n’est que le début, et le parti a encore de longs chemins devant lui dans la contestation et la division. L’essentiel, c’est de rester soudé et combatif, sans se moquer des autres partis.

Créé il y’a moins de 3 ans, le parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain, dirigé par l’honorable Anicet Georges Dologuélé depuis sa création, est devenu dans un laps de temps l’un des partis populaires en Centrafrique grâce aux dernières élections législatives et présidentielles dont, il avait obtenu 11 députés à l’Assemblée, et son candidat à la présidentielle arrive à se hisser au second tour. Cette montée fulgurante de ce parti avait poussé, depuis un an, certains observateurs politiques à prévoir sa chute brutale dans quelques années à venir. Avec ce jeu de contestation interne, l’URCA serait-il en phase de sa chute comme prédit ?

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RCA : Lettre ouverte à l’élite Centrafricaine ( ré-flexions indiscrètes et interpellations patriotiques )

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Centrafrique : Lettre ouverte à l’élite Centrafricaine ( ré-flexions indiscrètes et interpellations patriotiques )

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1390.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Alfred Poloko. CopyrightCNC.

 

Bangu1 Février 2017, 10:11′.

Par : Alfred Poloko.

 

Le 17 novembre 2016, le Gouvernement de la République Centrafricaine a présenté et défendu avec succès devant la Communauté Internationale , son plan de relèvement et de reconstruction pour les quatre prochaines années.

La mobilisation des Gouvernements et Organisations Internationales à L’occasion de cette table-ronde , a permis d’enregistrer des promesses d’appui au relèvement et de financement des projets de reconstruction à hauteur de 2,268milliards USD soit environ 1400 milliards de francs cfa

En valeur relative, cette opportunité représente près de cinq fois le budget de l’exercice 2017 (237 milliards de francs cfa) .

Cet extraordinaire élan de solidarité internationale , manifesté en faveur du peuple centrafricain est exceptionnel dans l’histoire de notre pays.

Il y’a lieu de s’en féliciter.

Et c’est donc tout naturellement que le Président de la République ainsi que le Gouvernement de notre pays , ont légitimement bénéficié avant et pendant cette table-ronde, du soutien mais aussi et surtout des félicitations de l’ensemble de la communauté Nationale et internationale , à l’issue de cet événement historique.Après quelques semaines d’émotions fortes, consécutives aux exceptionnelles performances de notre pays à Bruxelles, il est temps pour l’élite Nationale , d’en faire le bilan et d’en dégager des perspectives opérationnelles responsables.

La présente lettre ouverte á l’élite centrafricaine est à la fois une invitation au débat citoyen. Elle vise à alerter les esprits afin de :

  • permettre à notre pays de mettre toutes les chances de son coté ,dans ce processus de reconstruction nationale, dont Bruxelles n’en est qu’un pilier.
  • éviter à nos compatriotes de futures désillusions ;

  • partager l’indicible sur certains sujets tabous qui ont compromis de manière virale notre vivre ensemble et notre ambition de développement ;

  • déclencher une veille patriotique collective, facteur d’une véritable solidarité agissante ;

  • faire de nos compatriotes les premiers acteurs conscients et responsables du changement social auquel nous aspirons.

 

Les ré-flexions suivantes dont certaines n’ont a priori aucune relation directe avec la table-ronde de Bruxelles, sont suscitées à dessein pour rendre intelligible l’environnement global (national , sous- régional ,international et même soci-historique ) dans lequel les résultats de Bruxelles seront mis en œuvre.

Certaines interrogations à double entrée , ont vocation à clarifier certains enjeux sociaux, économiques et politiques d’hier en vue de nous permettre , de mieux affronter nos prochains défis.

Aussi, dans ce nouveau contexte de mutation sociale et de reprise en main de notre destin , la pire des attitudes consisterait à succomber sous l’effet romanesque des annonces de Bruxelles et d’attendre patiemment leur concrétisation .

Imaginez le sort d’ un cycliste qui descendrait nonchalamment une pente rassurante, la tête dans le guidon, et qui s’interdit de la relever de temps en temps , ne serait-ce que pour regarder les panneaux de signalisation ou tout simplement, pour admirer le paysage…..

Une élite nationale à vocation à se comporter comme le phare et non le feu arrière d’une bicyclette . Elle a pour mission d’éclairer le chemin, les lendemains, l’avenir , en vue de créer les conditions du possible.

Cette mission incombe davantage à l’élite politique puisque , “gouverner c’est prévoir”.

La République centrafricaine n’est ni une page blanche,ni un long fleuve tranquille.

Ses 56ans d’indépendances sont particulèrement remplis à la fois de riches et de douloureux enseignements dont-on se prive souvent , faute de code d’accès .

On ne voit pas qu’avec les yeux…

Autant, il nous est indispensable d’arpenter les couloirs du monde et d’explorer toutes les opportunités, en vue de mobiliser les moyens nécessaires à l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes, autant , la nouvelle   séquence de notre histoire qui commence nous impose de changer de paradigmes, de réflexes et de comportements.

Deux exigences président à celà:

a)- ” Rien ne changera dans notre pays, si rien ne change en chacun d’entre nous ”

b)-   une dynamique de changement social obéit soit:

  • à une logique de type continuiste , qui suppose de profondes réformes en continue;

Soit

  • à une logique de type discontinuiste, qui suppose non pas une , mais des séries de ruptures radicales .

Manifestement , nous avions fait le choix de la seconde option lors des dernières élections présidentielles.

En sommes-nous collectivement conscients , prêts et capables ?

Suite aux multiples promesses non tenues par notre élite politique , au cours de ces trente dernières années, nos compatriotes échaudés, désormais prudents et exigeants , on fait le serment de juger l’arbre à ses fruits, de voir les résultats avant de croire . C’est tout à leur honneur. Mais attention , c’est l’expression d’une déception.

Le premier enseignement politique à en tirer est le suivant: “on ne peut plus Gouverner aujourd’hui un peuple intelligent, mature et responsable comme aux premières heures de la décolonisation”.

Dans le même temps et aussi paradoxalement, notre peuple surprend parfois par ses contradictions.

 

Après nous être proclamés “peuple mature et responsable” , nous avions donné de nous dans un passé récent , l’image d’un peuple extraverti , conditionné à s’observer , à interpréter,à comprendre ce qui nous arrive, à travers les yeux des autres et surtout à dialoguer entre nous et à agir, selon la volonté et les injonctions des autres.

Plus que jamais , nous devrions nous atteler à rétablir notre prestige et notre respectabilité.

Pendant plusieurs années, nos gouvernants ont entretenu l’idée, qu’ils pourraient changer la vie de nos compatriotes, d’en haut. Fort heureusement, la fin de l’Etat providence a évacué cette illusion.

Acteur multicarte, capable d’être à la fois juge et partie, l’Etat est investi des rôles les plus étendus dont celui d’acteur économique ou simplement de régulateur.

Toutefois , sa principale mission consiste d’abord et avant tout à libérer les énergies en créant les conditions politiques, juridiques et économiques nécessaires à la transformation de la vie de nos compatriotes par eux-mêmes.

Cette conception nous placent au coeurs des grands débats doctrinaux de notre temps.

 

L’option libérale,dans sa version “brute de décoffrage”imposée à nos économies ,nous a privé des correctifs doctrinaux portés par la sociale-démocratie, l’altermondialisme, ou le panafricanisme.

N’est-il pas temps de revisiter ces doctrines et tout particulièrement le panafricanisme?

Sur le plan de “notre historicité dynamique” on nous a fait dire et répeter que sur les huit (8) Chefs d’Etat qui ont conduit notre destinée depuis l’accession de notre pays à la souveraineté Internationale jusqu’à ce jour, six (6) seraient “d’excellents ” dictateurs, rompant ainsi tous liens dynamiques avec la mémoire des luttes d’hier.

Mais comme en politique il est trop souvent un “crime” d’avoir raison trop tôt, in fine n’y a t- il pas un seul patriote incompris parmi eux?

Nous les avons culpabilisé et précipité dans les bas-fonds oubliés de l’histoire, après avoir été comptables de leur gestion .

Sans scrupule , nous prenons plaisir à accabler nos propres mentors d’hier afin d’attirer les faveurs de ceux qui les ont remplacés et ce, sans qu’aucun principe moral n’ait heurté notre conscience.

Et la politique perd tout son sens mélioratif pour devenir tout simplement synonyme de perfidie, d’intrigues, de manipulation ,de cynisme et d’hypocrisie.

Et le cycle se poursuit..

Entre ceux qui se coalisent dans le seul but de conserver le pouvoir et ceux qui tirent, par pure cynisme , plaisir à neutraliser les autres, il n’ya que très peu de place pour ceux qui se préoccupent véritablement des intérets du peuple au service duquel , tous jurent devant les caméras,la main sur le coeur, s’être engagés en politique .

De même , notre pays compte une soixantaine de partis politiques dont les 3/4 ont de tout temps , fait “le serment” de demeurer membres de la majorité présidentielle , même quand la majorité change de camp par la voie des armes ou des urnes.

Est-ce parce que le statut de l’opposition peine à s’imposer dans la dynamique globale des institutions dans notre pays? J’en doute…

Le temps n’est-il pas venu de moraliser notre démocratie par la bipolarisation ou la tripolarisation de l’espace politique national , afin de créer non seulement les conditions de l’alternance démocratique mais plutôt , de véritables alternatives politiques dans notre pays?

Et les intérrogations se multiplient….

 

Nous avions occulté de nos débats , l’aspect doctrinal depuis plus de 36 ans parcequ’on nous a fait croire qu’il n’y a pas de réponses de gauche ou de droite applicables à nos défis.

N’est-ce pas que:

  • la promotion des groupements agricoles n’est-elle en définitive qu’une pâle copie redimentionnée du collectivisme?
  • le premier défi auquel doit répondre une politique nationale en matière d’éducation et de formation par exemple, est celui du type d’homme ,du type de peuple, du type de citoyen faut-il former, pour quel type d’idéal social?

  • Dans un registre connexe, les paradoxes inhérents à la ritualisation de l’alternance démocratique que nous chérissons , se révèlent de plus en plus et nous imposent désormais , de la retenue.

    En tant que simple témoin de l’histoire, n’ayant aucune raison de verser dans l’apologie du monolithisme , je fais observer , que sur les six (6) États de la CEMAC , cinq (5) sont dirigés par des chefs d’Etat qui totalisent chacun plus de 25 années au pouvoir.

    Contrairement à nos éphémères régimes , cette longévité leur a conféré l’expertise et le relief politique nécessaires , pour défendre avec autorité les intérêts de leur peuple devant des partenaires bilatéraux , multi-latéraux ou privés très exigeants.

    Ce n’est donc un hasard si le Tchad , le Cameroun, le Gabon, le Congo , la Guinée Equatoriale , affichent une santé économique et sociale plus reluisante que la RCA , perdue dans son “fétichisme démocratique ” , ses instabilités socio-politiques et multiformes allégeances .

    Nous tirons plaisir à tutoyer les nuages et à proclamer partout les florès de nos élections démocratiques qualifiées souvent ” d’exemplaires” dont malheureusement “les troisièmes tours” furent trop souvent des mutineries ou des rébellions armées, avec à la clé , l’implosion de notre modèle social et la désagrégation de notre économie jadis prospère.

    Nous ne nous sommes jamais expliqués pourquoi et comment la restauration du pluralisme démocratique en 1993 , s’est commuée trois (3) ans plus tard en crises militaro-politiques, qui se renouvellent mécaniquement tous les dix (10)ans, tel un contrat de bail .

    De 1993 à 2016 nous avions expérimenté les deux versions de l’alternance :

    • la version démocratique par les urnes
  • la version autocratique par les armes.

  • Dans les deux cas , elles nous ont précipité ou conforté dans l’instabilité chronique que nous déplorons aujourd’hui et dont nos voisins nous renvoient au visage,comme notre seule marque de fabrique.

    La démocratie, c’est le Gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Depuis Plusieurs décennies , elle s’est subrepticement commuée en techno-bureaucratie tout en conservant son ancienne appellation . D’où la surdétermination sémantique d’imposture démocratique …

    Les pouvoirs du peuple sont limités depuis, au simple fait pour lui, d’exercer son droit de vote. L’effectivité de son pouvoir fut récupéré par l’élite technocratique et bureaucratique ,prisonnière des statistiques et autres options économiques et sociales, souvent à l’antipode des réelles préoccupations des populations.

    Dans les vieiles démocraties , cette situation a plus que jamais affecté les procédés habituelles de production de la légitimité , en provoquant une désaffection populaire , pour la politique.

    Sommes-nous conscients des enjeux connexes à la perpétuation de cette imposture, sur l’avenir de la vie politique dans notre pays, à court et moyen terme?

    N’est-il pas temps de faire le bilan de notre ” longue transition démocratique” implémentée depuis bientot 30 ans ?

    Qu’elles en sont les principales lacunes ainsi que les véritables dividendes ?

    Nous avons déjà oublié que l’immense espoir suscité par la première alternance de 1993 a été paralysé, moins d’un an seulement , par la dévaluation du franc CFA, qui a compromis la grande et noble ambition des dirigeants de l’époque d’entamer l’industrialisation et de financer les infrastructures routières et socio-éducatives de notre pays .

    Face au risque persistant d’une nouvelle dévaluation (50 ou 75 % ) du franc CFA , comment financerions nous , au sortir de cette grave et longue dernière crise, nos grands chantiers de reconstruction en perspective ?

    Ne sommes nous pas devant les mêmes schémas, d’il y’a 23ans?

    Quelles sont les nouvelles attitudes que nous devrions avoir sur le plan national et de concert avec les autres Etats de la sous-région, devant ce nouveau cataclysme savamment enrobé d’ euphémismes ?

     

    L’impact de la crise pétrolière sur les économies de la Zone CEMAC, a contraint ou servi de prétexte à nos partenaires financiers notamment le FMI, depuis décembre 2016, pour exiger à nos six(6) Etats , de nouvelles réformes structurelles qui entraîneront fatalement de nouveaux sacrifices.

    Dans le cas de notre pays, après “les efforts de guerre ” consentis au cours de ces quatre dernières années, ajoutés au difficile relèvement de notre économie, nos compatriotes seront-ils en mesure de consentir de nouveaux sacrifices?

    Est-ce l’unique option?

    Que nous reste t-il à faire?

    Depuis bientôt un an le Président Idriss Deby a courageusement osé lancer le débat sur le compte d’opérations.N’est-ce déjà pas là le début de la fin du franc CFA , dans sa version actuelle?

    Les deux premières grandes économies d’Afrique que sont le Nigéria et l’Afrique du Sud sont portées respectivement par leurs propres monnaies , le naira et le Rand .

    Serait-il interdit de penser que l’atonie des économies de la zone franc à laquelle nous appartenons pourrait s’expliquer par le fait qu’elles soient portées par une monnaie dont l’arrimage d’abord au franc français et ensuite à l’euro, sa garantie par le Trésor français ainsi que les modalités de gestion de ses réserves de change convenues depuis plusieurs décennies , posent sérieusement problèmes ?

    Quel est le niveau de maturation nationale des débat sur:

    • le nouvel ajustement structurel en perspective, en place et lieu de l’ajustement monétaire qui finira bien par se faire ;
  • le retrait ou non de nos États de la Zone franc et/ou du rattachement du franc cfa à un nouveau panier de monnaies ;

  • le rapatriement de nos réserves de change.

  • la création et l’opérationalisation du Fonds Monétaire Africain ;

  • l’actualisation du projet de construction des Etats-Unis d’Afrique ;

  • le retrait ou non de notre pays de la CPI, dont la partialité est de plus en plus décriée .

  • Ces débats dont l’urgence est d’horloge, nous convoquent ainsi que tous les africains, instamment.

     

    Pourquoi l’élite centrafricaine continue t-elle d’exonérer toute l’Afrique de sa contribution intellectuelle et même politique, à ces grands débats qui détermineront cette seconde moitié du 21ème siècle ?

    L’arbre a failli cacher la forêt ….

    Les institutions de Bretton-Woods nous avaient fortement recommandé, au cours des trente dernières années, d’engager des réformes audacieuses , à la fois structurelles et conjoncturelles en vue de la survie de nos économies.

    Mieux , nous avions procédé à la moralisation du capitalisme sous toutes ses formes.   ( promotion de la bonne gouvernance, lutte contre la corruption et les détournements, réduction du train de vie de l’Etat, etc). Mais rien n’y fit.

    Que nous a t-il finalement manqué ? de l’intelligence, de l’audace ou de la témérité?

    Comment les peuples Rwandais , Angolais , Equato-guinéens , et ceux de l’Asie du sud-est, martyrisés par des récessions chroniques il y’a près de vingt ans, ont-ils su et pu réorienter leur destin au point de susciter aujourd’hui notre admiration ?

    L’élite centrafricaine doit multiplier les occasions d’échanges sur ces sujets dont dépendent notre avenir immédiat et notre survie collective.

    La réconciliation avec soi précede la réconciation entre nous et avec les autres.Le traumatisme congénital de notre République, provoqué par la disparition de Barthélémy Boganda , non encore élucidée à ce jour , semble ne nous offusquer ni tout simplement nous interpeler , cinquante sept ans (57) ans après .

    C’est comme si dans ce bilan chaotique de notre passé commun, nous avions convenu de faire passer tout simplement en pertes et profits,la mort du père fondateur de notre République ?

    Alors que nous commémorons tous les 29 mars l’anniversaire supposé du décès de Barthélemy Boganda , cette date est de plus en plus contestée par de crédibles sources et voix.

    Sommes-nous conscients de la place et du rôle de “la mémoire ” dans l’équilibre psychologique de chaque citoyen et la structuration politique de tout un peuple?

    Quelles réponses préparerions-nous pour les probables curiosités et convocations historiques de notre jeunesse, en soif de repère?

     

    Dans le même registre, les peuples Congolais , Burkinabé et bien d’autres, peuvent être fiers d’avoir deféré devant cette exigence de mémoire et obtenu le déclassement des dossiers Lumumba et Sankara .

    Ces deux dossiers furent pourtant postérieurs respectivement de 3 ans et de 28 ans, à celui de Barthélémy Boganda.

    Comment le peuple centrafricain, du haut de sa maturité, peut-il scarifier à ce point une si éloquente réference en matière de patriotisme engagé et éclairé ?

     

    N’est-ce pas que pour se taire , il faut avoir quelque chose à dire?

    Si Dieu , c’est à dire la vérité transcendantale, a la faculté de parler après ou malgré le silence de l’homme, la vérité historique par contre ,ne peut se manifester que si des hommes et des femmes qui se sentent lésés, réagissent, crient, parlent, se plaignent.

    Dans le cadre du dossier Barthélémy Boganda, qu’est-ce qui pourrait expliquer une si grave aboulie collective ?

    Notre indolence est aggravée par notre forte propension à l’allégeance .

    Nous n’osons même plus crier fort , pour extérioriser notre douleur .

    En plus de notre manque d’audace dans la formulation théorique des vraies problémes qui compromettent le développement de notre pays, notre élite “serre trop vite les talons” devant de simples préconisations ou injonctions de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux, ou de simples investisseurs étrangers , au motif qu’on a plus le choix.

    Il est une “évidence cristalline” que les marges de manœuvres de tous les pays du monde sont limitées devant les contraintes internationales. Même les États d’Europe sont confrontés à ce problème . La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne procède de ce constat.

    Cependant, si tout ne dépend pas des Etats , beaucoup dépend de la lucidité, du degré de patriotisme et de la capacité de chaque élite nationale, à peser sur le cours des évènements.

    Quel est le niveau de préparation de notre élite à être proactif , ainsi que le degré de complicité de l’ensemble du peuple centrafricain devant d’ultimes enjeux patriotiques?

    La crise militaro-politique de 2013, dissimulent des vérités de même nature que celles qui encadrent le péché originel.

    Dans notre quête actuelle de vérité,de justice et de réconciliation , sommes-nous bien d’accord et décidés à relever le triple défi de:

    • la vérité sur les causes, les coupables et véritables complices de cette dernière crise ?
  • la justice pour les victimes, adossée à un dédommagement conséquent?

  • la réconciliation véritable , après une si grave et profonde fracture sociale?

  •  

    Les crises maliènne et centrafricaine dont les enjeux géostratégiques n’ont que très peu de similitude, ont été manifestement taitées par la Communauté Internationale sur le même protocole thérapeutique. Beaucoup d’observateurs serieux soulignent de plus en plus le caractère très volatile du climat sécuritaire, trois ans après la fin officielle de la crise malienne.

    Qu’en sera t-il dans trois ans , de la situation centrafricaine bien plus complexe?

    La stratégie actuelle de mise en oeuvre du DDRR, qui repose essentiellement sur la présomption de bonne foi des ex-combattants, ô plusieurs fois constatée , sans une stratégie connexe clairement dissuasive, coercitive et repressive n’offre à ce jour qu’une très faible garantie d’un retour durable de la paix dans notre pays.

    Les persistantes caprices de certains chefs de guerre face au Gouvernement de la République, dont-ils défient les biceps au quotidien , en sont une triste préfiguration.

    La relative ambivalence de l’expression selon laquelle “la paix n’a pas de prix “, est à l’origine de certaines de nos confusions. La paix n’a pas de prix veut dire tout simplement que le prix de la paix n’a rien d’égal. Elle vaut plus que tout l’or du monde, parceque rien ne la vaut. Sa mercuriale , c’est la surdétermination et le courage.

    La paix et la guerre sont antinomiques. L’une exclue l’autre, même si dans l’absolue , une absence de guerre n’est pas forcément synonyme de paix.

    Faire la guerre n’est jamais la meilleure solution sauf si c’est pour préserver ou restaurer la paix.

    Qui veux la paix prépare la guerre.

    Vieille maxime certes , mais très actuelle “vérité ” pour tout acteur politique averti.

     

    Alors que les groupes armés écument plus de la moitié de notre territoire , se réarment sous nos yeux et au su de la communauté internationale présente sur le théâtre des opérations, on nous explique aujourd’hui encore, que le meilleur Général est celui qui gagne une guerre sans tirer un seul coup de fusil. Cette belle plaisanterie qui ambrasse les jeunes soldats aspirant à ce grade, tétanise profondément les ardeurs des officiers formés et déterminés à défendre l’intégrité du territoire national, qui est d’abord et avant tout, une exigence de souveraineté.

    Somme toute, la brutalité morale de la crise de 2013 et la manière dont elle a été gérée et continue d’être gérée nous confirme nos errements, nos incohérences et manque de courage , mais surtout nos enthousiasmes excessifs et précipitations , devant des enjeux qui requirent trop souvent ,sérénité et lucidité .

    L’une des spécificités des enjeux des temps actuels,c’est leur caractère souvent policé. Conséquemment, leur traitement requiert également , finesse et subtilité

     

    Malheureusement, non seulement notre élite s’interdit de se poser les bonnes et vraies questions, elle est souvent prompte à apporter des réponses inappropriées ou complaisantes, aux vraies questions .

    Est-il un sacrilège de rappeler que nous ne nous sommes pas fait prier, pour répéter en série , que la dernière crise déclenchée en 2013 fut d’origine confessionnelle, inhumant ainsi de facto ses profonds et véritables enjeux géo-stratégiques ?

    Et les confusions se succèdent.

     

    Est-il normal qu’en tout temps dans notre pays, dans des contextes socio-politiques supposés acquis au principe de l’alternance démocratique , ceux qui gagnent le pouvoir gagnent tout, et ceux qui le perdent , perdent tout?

    A cela s’ajoute cette monumentale erreur qui consiste à croire lorsqu’on a le pouvoir, qu’ on l’aura pour toujours et que ceux qui l’ont perdu en seront éternellement disqualifiés?

     

    N’y’a t-il pas ici une première explication aux éructations chroniques de notre démocratie dont personne ne s’est employé à en scruter ” le code génétique modifié “, qui a produit ces vingt six dernières années de crises socio-politiques, tel un clone de vingt six ans dont la tête humaine ne semble s’accommoder que très difficilement d’un buste de Leopard sur quatre pattes de poulet , qui s’entremêlent constamment.

    Alors que nous proclamons depuis plusieurs années notre attachement à l’Etat de droit, c’est à dire à la force du droit sur le droit de la force, nous sommes trop souvent prompts à manipuler des leviers institutionnels, pour opérer des règlements de compte, et infliger à nos frères-adversaires des humiliations , frustrations et graves injustices, dont seul le recours à la violence, parfois même aux armes, leur apparut à tort , comme l’unique solution de survie.

    Comment s’étonner que les victimes de telles injustices ne s’organisent-elles pas pour opposer à la stabilité institutionnelle , une dynamique multi-instable en vue de reconquérir quelques leviers de pouvoir dans une République, supposée appartenir à tous ses fils?

    A t-on tiré les enseignements et fait le deuil de ces pratiques ?

    Nous avions à plusieurs occasions, privilégié les récriminations et affrontements de tous ordres , en places et lieux d’analyses objectives et de concertations responsables.

    Nous nous sommes trop souvent précipités vers des options simplistes , au détriment de solutions responsables et durables , qui requièrent forcément des sacrifices utiles.

    Toutes ces ré-flexions et interrogations , a priori indiscrètes, nous prédisposent à comprendre que les défis à relever sont multiples, complexes , graves et profonds. Ils exigent de la lucidité , du courage, de la détermination , un sursaut national mais surtout , des options morales et politiques différentes, audacieuses et parfois même difficiles.

    A la décharge de l’actuel régime, il faut du temps pour relever de tels défis.

    Mais le plus important c’est de commencer, car demain commence aujourd’hui.

     

    C’est à ces conditions que nous redeviendront les dignes héritiers de Barthélémy Boganda et de tous ces pionniers connus ou anonymes qui ont sacrifié leurs vies pour nous construire une République libre, indépendante et jadis prospère ,dont malheureusement , nous n’avons pas pu ou su défendre, ni perpétuer l’héritage et les ambitions.

    Faisant partie de l’élite nationale, co-acteur et co-responsable de nos 26 ans d’errements post-démocratiques, je ne m’exonère de rien. Par conséquent , cette lettre ouverte ne saurait être ma “demande de dispense du purgatoire “.

    Sa trame subliminale est une invitation au débat citoyen. C’est un exercice banal dans des pays Comme le Burkina-Faso,le Benin, le Cameroun,le Sénégal Etc.

    Elle doit être le lieu d’échanges dynamiques . Toutes les contributions y afférentes seront les bienvenues , pourvu qu’elles s’émancipent des considérations   ad-hominem et privilégient l’amour de notre Patrie , dont je reconnais ici, n’avoir pas plus ni moins que quiconque, le monopole.

    Bruxelles et ses enjeux.

     

    Ces prolégomènes fixés et la lucidité citoyenne activée , il devient possible et plus responsable d’engager l’autopsie des financements annoncés à Bruxelles, contributeur par contributeur , en vue de notre résilience d’une part et d’autre part de fixer les starting-blocks du relèvement économique de la République Centrafricaine , à travers les dix (10) axes suivants :

     

    1/ Bien démêler les “dons non-remboursables” des prêts.

    A l’occasion de la cérémonie solennelle de Bruxelles ,au cours de laquelle les intentions de financement ont été annoncées, il n’est pas impossible que les vocables ” dons et prèts” aient été victimes d’un excès de langage ou tout au moins d’une inflation sémantique . Il est important de bien distinguer les “dons ” supposés non-remboursables des “prêts ” consentis à notre pays.

    Comparaison n’est pas raison,mais elle inspire…

     

    Dans le cas du Mali, après vérifications, les promesses suivantes furent des prèts.

    • 36% de la contribution de la France ,
  • 87% de l’intervention de la Banque Africaine de Développement (BAD),

  • 78% de l’appui de la Banque Mondiale

  • 88% de la contribution de la Banque Islamique de Développement (BID),

  • Les contributions de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et le FMI, furent composées principalement de prêts.

     

    Dans le cadre du financement de son PLan National de Developpement Economique et Social (PNDS) le Gouvernement Burkinabé a veillé à ce que les ressources d’emprunt servent à financer des projets cohérents , susceptibles d’augmenter les capacités de production du pays, et non la consommation.

    Cette option parait bien pertinente et pourrait nous inspirer.

    2/ S’agit-il de nouveaux financements ou d’anciens financements recyclés?

     

    Il est important de s’assurer si une partie des montants annoncés par les Contributeurs , n’ait été pris en compte dans des montants couvrant des projets déjà financés ou en cours de financement , avant la table-ronde du 17 novembre 2016.

    Cette formule fut souvent utilisée par certains bailleurs,pour les besoins de la communication et du marketing , pour solenniser leur participation effective á un processus de manifestation de solidarité en faveur d’un peuple en detresse.

     

    Ce n’est pas offenser nos partenaires que de vouloir clarifier de tels aspects.

     

    3/ les conditionnalités et “procédures du bailleur” sont-elles tabous?

     

    Il est nécessaire de rappeler que la mise à disposition des financements est généralement subordonnée à certaines conditionnalités, souvent dissimulées dans les annexes ( certaines sont parfois même non écrites ), rendant quelque fois très difficile l’absorption de ces fonds..

    Ces conditionnnalités peuvent être d’ordre :

    • politique (choix d’hommes, réformes institutionnelles…)
  • économique ( réformes structurelles ..)

  • sociale ( réduction de la masse salariale .) etc

  • Contrairement aux affirmations répandues selon lesquelles les financements extérieurs ne sont que très rarement consommés faute de projets bancables , il faut préciser que certaines conditionnnalités et “procédures dites du bailleur” constituent de véritables entraves á l’accès à certains financement régulièrement constitués.

     

    Dans le cas du Mali, il a été révèlé par la Société Civile qu’à l’occasion de la signature de la convention avec le FMI d’un montant de 46 millions de dollars ,Le gouvernement Malien devrait s’engager à mettre en œuvre un Programme d’Ajustement Structurel (PAS) sur une période de 3 ans (2014-2016),avec comme priorité absolue du Gouvernement , le remboursement de la dette extérieure du Mali.

    Mieux,l’Etat Malien devrait se désengager des secteurs stratégiques tels que l’eau et l’énergie.

    Dans le même registre , la mise en place d’institutions démocratiques, garantissant la bonne gouvernance et la bonne gestion de ces fonds , apparait souvent Comme une condition transcendantale . A ce titre,tout soupçon de détournement de fonds ou de violation des droits de l’homme , quelqu’en soit la forme ou le niveau de documentation des faits, constitue trop souvent un prétexte suffisant de suspension ou d’interruption pure et simple de ces financements .

     

    Il est important dans le cas de la RCA, de négocier ces aspects, ligne par ligne et même entre les lignes, afin d’eviter toute surprise ou quiproquo .

     

    4/ l’épineuse question de l’expertise: le serpent qui se mord la queue..

     

    Du côté du FMI , de la Banque Mondiale, et de certains organismes internationaux, certaines expertises supplémentaires sont généralement exigées pour la validation des projets initialement retenus dans le “pipe”. Des financements très importants sont généralement affectés à cette fin depuis la mise en place des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) , des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), des Documents de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) , des successives Table-Rondes, etc.

     

    Toutes ces études et expertises qui ont présidé à la structuration des programmes précédents et à leur mise en oeuvre ont été réalisées par les experts internationaux, avec la collaboration des cadres nationaux .

    Malheureusement , les successifs échecs de ces programmes ne sont imputés qu’à nos Gouvernements mais jamais aux co-responsables que sont nos partenaires.

    Par ailleurs, le renouvellement constant des élites dirigeantes ( administratives et politiques), consécutif à l’instabilité institutionnelle , rend les nouveaux venus souvent vulnérables et même malléables lors des négociations avec les partenaires, eu égard aux pressions multiformes des urgences sociales à résoudre.

     

    Nous sommes aujourd’hui encore devant les mêmes situations où, Il est á craindre que le non réferencement d’expertises nationales par secteur , serve de prétexte au recrutement d’experts étrangers , qui maitrisent parfaitement les statistiques mais pas trop souvent les ressorts psychologiques et spécificités socio-historiques de notre peuple .

    In fine , ces frais de consultation absorbent une proportion considérable des financements extérieurs, destinés á soutenir l’économie centrafricaine et à accompagner bien plutôt, la maturation d’ expertises nationales.

     

    Il est donc nécessaire, sinon vital, de constituer une équipe d’experts impliquant les pouvoirs publics et des hommes-ressources possédant un savoir-faire avéré dans les domaines juridiques, de la diplomatie,de l’economie et des finances,de l’ingénierie des projets, etc. en vue d’accompagner l’ensemble du processus .

     

    Les mesures concrètes déjà prises par le Gouvernement dans ce sens sont encourageables et doivent être poursuivies.

     

    5/ Nécessité d’une grande vigilance sur le chronogramme des décaissements.

     

    En temps normal, les procédures de décaissement sont très longues.

    Plus concrètement, tout commence par la présentation du projet de convention de financement en conseil de ministres pour examen avant d’etre transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption. Il s’en suit les études techniques et économiques , qui doivent déboucher sur le lancement des appels d’offre, le recrutement des prestataires,le suivi contrôle, et enfin le decaissement.

    Cette procédure peut prendre plusieurs mois.

     

    Au sortir de ces dernières élections, nos compatriotes exigent – et c’est leur droit- des réponses concrètes et immédiates,dans différents domaines de la vie économique et sociale de notre pays.

    Ils aspirent à la fois à la paix et au pain. Ils veulent constater au quotidien , un debut d’amélioration de leurs conditions de vie. Ils veulent s’assurer que le changement tant espéré s’est annoncé.

    Bref ,les attentes de nos compatriotes sont immenses mais les moyens de l’Etat, limités.

    Face à ces impératifs sociaux, le Gouvernement a des impératifs d’actions , de moyens et de résultats, à tenir instamment.

    Il est fortement souhaitable que les financements mobilisés soient alloués sous forme d’appuis budgétaires, plutôt que de les subordonner à des projets spécifiques dont les procédures de validation , seront longues et complexes.

     

    L’engagement des acteurs de la société civile ainsi que la disponibilité des parlementaires centrafricains, à contrôler la gestion de ces fonds , sans oublier la mise en place d’institutions chargées de la Bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption ,créent les conditions de confiance suffisantes et nécessaires à la priorisation de la procédure de décaissement sous la forme d’appuis budgétaires.

     

    Dans le cas du Mali, sur les fonds effectivement mobilisés à la suite de la conférence de Bruxelles de 2013, près de :

    • 767 milliards de Francs CFA ont été décaissés au cours de la première année;
  • 1 400 milliards de francs cfa ont fait l’objet d’accords de financement confirmés, au cours des deux années qui on suivi la table-ronde.

  • A la fin des deux premieres années, le taux global de décaissement a atteint les 70% des intentions de financement.

     

    Il serait important que notre performance en terme de :

    -confirmation des intentions de financement;

    -taux de décaissement;

    soit bien meilleure au bout de 18 mois.

     

    6/ Le gouvernement doit poursuivre les discussions avec les différents partenaires en vue d’une bonne maitrise du routage des fonds.

     

    Il est une exigence de souveraineté de confier au Gouvernement la gestion des fonds consentis à un Etat,furent-ils des dons ou des prèts.

    Le bilan de la gestion des fonds par les ONGs internationales et les Organismes internationaux ,en place et lieu de nos Gouvernements , a revelé quelques irrégularités et même des malversations similaires à celles reprochées à nos dirigeants, et ayant motivé la disqualification du Gouvernement de la gestion de certains financements.

    Comme la République Centrafricaine s’est dotée par la voie des urnes, de dirigeants légitimes et d’institutions régulières( à défaut d’être fortes), il est opportun que le Gouvernement poursuive les discussions avec les différents partenaires en vue d’une bonne maitrise du routage des financements confirmés.

     

    Selon les informations rendues publiques par le Gouvernement Malien   94, 7 milliards de francs CFA sont passés par le budget de l’Etat, au titre de l’aide budgétaire , contre 536 milliards francs CFA qui sont orientés dans les circuits financiers des Ongs, à l’issue de la Table-ronde de 2013.

     

    Ces importants aiguillages des fonds vers les ONGs surtout internationales ont alimenté les commentaires sur l’évaporation d’une partie , Sinon , de l’essentiel de ces fonds. Par ailleurs la réticence des ONGs internationales à présenter leurs états financiers au Gouvernement et donc à justifier leur gestion a alimenté quelques frictions entre le Gouvernement centrafricain et les ONGs internationales en 2012.

     

    Par l’absurde , si les financements doivent transiter obligatoirement par les ONGs, il devient impératif, de saisir cette opportunité pour renforcer les capacités d’intervention des ONGs nationales, dont les carences structurelles et opérationnelles ont servi de pretexte au re-routage des financements vers les ONGs internationales.

    Plusieurs plaintes des ONGs Nationales à ce sujet demeurent sans suite .

     

    7/ le rôle déterminant du secteur privé dans le relèvement économique ,le developpement de notre pays et la stabilité institutionnelle

     

    Au sortir des crises successives de 1996 à 2003, le tissu commercial et industrial de la RCA plafonnait à 500 grandes et moyennes entreprises, dont près de la moitié agonisait. Les derniers evènements de 2013 ont endeuillé ce qui restait du secteur privé national.

    Cette situation a provoqué le retréssissement drastique de l’assiette fiscale et réduit considérablement les recettes fiscales qui constituent avec les recettes douanières, les principales ressources budgétaires de notre pays.

    Face à cette situation , le Gouvernement serait bien inspiré d’orienter ces fonds vers les entreprises nationales victimes de ces dernières crises , dont le manque cruel de ressources compromet indiscutablement leurs ambitions de relèvement et de compétitivité, dans la sous-région.

    Une concertation sur ce sujet,entre le Gouvernement et le secteur privé dans cadre du CMC2A , constituera une première étape décisive.

     

    La frilosité des Banques devant le risque et surtout la non disponibilité des états financiers des entreprises depuis 3 ans , excluent de facto beaucoup d’entre elles, de tout accès au crédit.

    Le relèvement par la Banque centrale du plafond de refinancement de l’économie centrafricaine à 50 milliards de fcfa n’a toujours pas créé l’électrochoc escompté sur notre économie.

    Il revient à l’Etat d’explorer d’autres types d’interventions directes dans l’économie sous forme de subvention au secteur privé national .

    Les vieilles conceptions exonérant l’Etat de tout interventionnisme économique ont toujours la peau dure même lorsque la réalité crève les yeux. C’est pourtant sur ce type de sujets , que le Régime Actuel imprimera ses marques , en terme de rupture et de changement.

     

    Toute proportion gardée, c’est du relevement du secteur privé national que dépendront la survie de notre économie et de nos institutions.

     

    L’appui au secteur privé doit être concret.

     

    Les multinationales qui ont payé le prix de cette affreuse et absurde guerre , doivent bénéficier de la bienveillante attention du Gouvernement, par le re-routage en leur faveur des opportunités d’affaires relevant de leurs secteurs d’activités.

    Concommitament, un soutien franc et massif doit être apporté aux centrafricains qui se sont fait distingués dans l’initiative privée et dont les activités ont été détruites du fait de la guerre.

    Les États-unis d’Amérique, chantre du libéralisme et de la libre concurrence ont décidé depuis bientôt près de 20ans , que seules les entreprises Américaines ont le droit de soumissionner pour les marchés de plus d’un milliard de dollars américains .

     

    Une élite par définition doit etre porteuse de vision. Mieux encore lors qu’il s’agit d’une élite politique. C’est pourquoi, il doit être une option doctrinale , une urgence de salut public pour un Gouvernement , de décider d’accompagner à la faveur des opportunités annoncées , les hommes d’affaires centrafricains.

    Environ 35 à 40% des financements mobilisés à l’issue de Bruxelles doivent être orientés vers le secteur privé centrafricain. C’est lui qui est créateur de richesses et d’emplois . C’est lui le moteur de la croissance de notre économie.

    Les tristes souvenir des mirobolantes sommes sensées accompagner le déploiement de la Minusca ,et qui malheureusement se sont ethérées ,à la surprise générale des opérateurs économiques centrafricains, hantent encore les esprits échaudés.

    Il est important que le Gouvernement y veille particulierement.

     

    Notre histoire récente a démontré que la déliquescence économique de notre pays a alimenté des confusions et rancoeurs et entrainé la déliquescence de nos institutions .

    Il n’est donc ni tard ni superflu , d’affirmer avec force, que la dernière crise qui a ebranlé les fondamentaux de notre nation resulte de l’agravation du niveau de notre retard de développement ,comparé à tous nos voisins immédiats.

     

    La pauvreté est et demeure une véritable menace contre la paix et la démocratie .

     

    De même, l’obscurantisme, l’intolérance, l’analphabétisme , Le manque de solidarité, les injustices, l’impunité, la non reconnaissance des droits de la femme, de l’enfant, des minorités , qui constituent trop souvent des corollaires de la pauvreté , sont aussi , ou peuvent constituer,   des menaces contre la paix , la cohésion sociale et la démocratie.

     

    La crise de 2013 à des origines économiques lointaines , qui l’ont transformé en crise sociale en ce qu’elle a ébranlé les fondamentaux de notre société ainsi que les valeurs morales qui la sous-tendent, avant de devenir politique puisqu’elle s’est soldée par un Changement institutionnel par la voie des armes.

     

    Dans l’absolue, la crise que nous avons connue , a révélé l’existence de plusieurs “cloisons vitrées” entre la démocratie, la paix et le developpement.

    Il n’y a pas de democratie qui vaille ni de paix durable , ni moins encore de garantie de sécurité collective, sans un développement économique et social.

     

     

    8/ la place et le rôle de la communication

     

    S’il est incohérent de dire que les médias constituent le quatrième pouvoir dans une démocratie , il est plus pertinent d’affirmer qu’ils sont les premiers des contre-pouvoirs. Ils sont les yeux et les oreilles du peuple. Ils sont les chiens de garde de la démocratie. Ils ont vocation à présenter, à expliquer, à vulgariser, à commenter et parfois même à dénoncer. Il faut coopérer avec la presse et ne jamais se lasser d’aller vers elle. Elle est le ferment de la démocratie et de l’Etat de droit.

    Il vaut mieux pour un pouvoir , renseigner la presse que de la laisser se renseigner.

     

    Sur le plan institutionnel,il faut se garder de penser que les campagnes sur la cohésion sociale et la paix , reduites à la diffusion de slogans et d’affiches à Bangui, suffiront à provoquer les effets escomptés. Nous n’en viendrons jamais à bout des reliquats de haine dans les coeurs de nos compatriotes, sans une véritable stratégie de communication multi-sectorielle, dimensionnée et adaptée à chaque couche.

     

    Enfin, spécifiquement autour des enjeux de Bruxelles, il est urgent de déployer dans les meilleurs délais, une communication gouvernementale proactive axée d’abord autour :

    a)- des enjeux de l’ajustement structurel exigé par les institutions de Bretton-woods et du risque très élevé de l’ajustement monétaire en perspective .

    Le Gouvernement est appelé à multiplier les explications en direction de toute la population en général et des travailleurs centrafricains en particulier , dont l’espoir de jouir des retombés de Bruxelles risque d’être transformé en une kyrielle de sacrifices insupportables.

     

    b)- du niveau de mobilisation des ressources annoncées à Bruxelles, de leur gestion transparente et responsable et enfin de leur impact sur l’état général de l’économie nationale sans quoi , il n’est pas impossible que des accusations de dilapidation ou de détournement viennent gangrener   tel un cancer, le débat politique national, dans un futur proche.

     

    9/ Et les autres pôles de mobilisation des ressources !

     

    Le principal avantage de Bruxelles fut d’avoir mobilisé en un seul lieu, en un seul jour plusieurs bailleurs qui, dans une dynamique concertée , ont témoigné leur solidarité au peuple centrafricain.

    C’est tout à leur honneur,et nous devons leur temoigner notre sincère et profonde gratitude.

     

    Cependant , il faut préciser qu’il existe d’autres espaces similaires à prospecter , en vue de mobiliser les financements nécessaires au relèvement de notre économie.

    Mieux, le succès de la Table-ronde de Bruxelles offre á la République centrafricaine la crédibilité et le sauf-conduit nécessaires aux futures négociations.

     

    Les Etats et organisations économiques régionales d’Asie, d’Amériques , du Golfe , du groupe des scandinaves et autres, constituent de nouveaux pôles de dynamisation de l’économie mondiale dont nous n’explorons que très subsidièrement les opportunités, sans oublier la coopération sud-sud.

    Le mérite du Gouvernement de Transition fût d’avoir dynamisé certaines de ces coopérations notamment, avec les pays du Golfe .

    La poursuite concertée de notre diplomatie de développement pourrait permettre à notre pays de mobiliser les financements complémentaires et additionnels nécessaires non seulement au relèvement , mais également à l’inscription de la RCA dans la   dynamique de l’émergence d’ici 2035, à l’instar de nos pays voisins.

     

    Le dynamisme de la coopération entre la Chine et notre pays, au cours de ces 20 dernières années doit-être entretenue. Dans le même temps , s’offrent à nous les conditions favorables d’une redynamisation de nos relations avec les Etats-unis d’Amérique, l’Europe et plus particulièrement avec la France dont la nouvelle stratégie avouée, de coopération économique et commerciale avec l’Afrique , sera caractérisée par la promotion des partenariats d’affaires.

     

    Cependant , la concentration des conflits économiques internationaux en Afrique dans un futur très proche, s’ils n’ont déjà pas commencé, nous commande de préparer de manière responsables, ces nouveaux enjeux économico-politiques.

     

    Aussi , sommes nous fiers d’appartenir à cette communauté de peuple ayant en partage le francais, qu’est la Francophonie. Toutefois, la récente demande d’adhésion de l’Arabie Saoudite à la francophonie est une excellente démonstration de l’urgente necessité pour tout Etat ambitieux de promouvoir , dans l’intérêt de sa jeunesse et de son économie, le multi-linguisme.

    Contrairement aux illusions répandues , l’analphabète de demain :

    • ce n’est pas celui qui ne saura lire ni ecrire le français
  • ce n’est pas non plus comme le prétende certains, celui qui ne saura pas utiliser un ordinateur.

  • L’analphabète de demain sera ce ” sourd-muet ” occasionnel, devant un interlocuteur arabophone ou anglophone dans un avion, un super-marché, au telephone etc.

    Notre jeunesse , nos opérateurs économiques, nos cadres doivent maitriser les outils de communication de demain que sont ces principales langues internationales, en plus du francais .

    le multi-linguisme sera le véritable passeport de demain.

     

    Autour des années 2030, l’Inde disputera avec la Chine le statut de pays locomotive de l’économie Mondiale . Cette transition préparera le grand Boum économique de l’Afrique dont les observateurs les plus sérieux , situent la crête entre les années 2045-2050.

    Quelles-peuvent-être nos ambitions ainsi que les stratégies de prépositionnement de notre pays , avant et pendant ces importantes et irréversibles échéances de l’économie mondiale ?

     

    Plus immédiatement , les besoins en financements , nécéssaires à la remise à niveau de l’économie de la République centrafricaine sont de l’ordre de 20000 milliards de francs CFA en Investissement Direct Constant (IDC) sur 5 ans, soit 4000 milliards par année.

    Ce chiffre qui donne la cœnurose ( le tournis ) représente tout simplement le Budget du Congo , pays voisin de la RCA dont la superficie est de 342.000 km2 et d’environ 3.8 millions d’habitants.

     

    Il est important de souligner que notre exceptionnelle performance á Bruxelles ne représente qu’environ :

    • le tiers des financements annoncés à la Table ronde de Paris pour le Madagascar des 1 et 2 décembre 2016 (6 milliards d’euros)
  • 20% des intentions de financements exprimées en faveur du Burkina-Faso, lors de la Table-ronde de Paris des 7 et 8 décembre 2016, constituées d’environ 12 milliards d’euros de promesses de dons des bailleurs internationaux, et de 16 milliards d’euros de financement du secteur privé , pour la mise en oeuvre de son Plan National de Développement Économique et Social (PNDES), qui couvrira la période 2016-2020

  • approximativement le tiers du budget de l’exercice 2015 , du Congo Brazzaville ,du Gabon ou du Cameroun

  • la moitié du budget de la Guinée Equatoriale, pour l’exercice 2015 ( 2600 milliards de francs CFA

  • inférieur de 500 milliards , du budget annuel du Tchad de 2015(1600 milliards de francs cfa)

  • Tous ces pays sont membres de la même Communauté Economique et Monétaire que nous ( la CEMAC ) dont l’essentiel de leurs ressources budgétaires est constitué à 80 % de revenus pétroliers.

    Je fais observer que nous partageons avec ces 5 Etats les mêmes critères de convergences économiques .

    Je persiste à penser que la mise en exploitation de nos ressources dont le pétrole, rétablira le maillon manquant des réformes structurelles indispensables au développement économique véritable de la République centrafricaine.

    Le modèle économique de la gouvernance mondiale du secteur pétrolier dont l’obsolescence explique la crise actuelle , ne saurait constituer un contre-argument pertinent ni moins encore opposable.

     

    Alors que la RCA demeure le seul pays de la CEMAC non producteur de pétrole, dont les lacunes et retards multisectoriels sont alarmants, certains d’entre nous persistent à dire que” le pétrole n’est pas la panacée” . Cette plaisanterie devant la misère de nos compatriotes, rappelle certains traits de la culture africaine qui tolèrent des déclamations humoristiques lors des funérailles du Roi. Je le concède….

    Mais attention, veillons à ne plus demeurer insensibles devant l’intolérable !

     

    Le principal reproche à faire au dernier Gouvernement de Transition, c’est d’avoir manqué de stratégie et d’audace pour négocier, exiger et obtenir une concertation autour des enjeux stratégiques liés à la mise en valeur de l’or noir centrafricain.

    À en croire certains de nos dirigeants, c’est leur patriotisme dans le traitement du dossier du pétrole centrafricain qui leur a valu d’être évincé du pouvoir.

    Bokassa, Patasse, Bozize , Djotodia à la veille de leur chute ont successivement alerté le peuple centrafricain , sur les manipulations de tous ordres dont-ils reconnaissent avoir été victimes ou co-acteurs, et qui ont en réalité pour causes la convoitise des richesses de notre pays, dont le pétrole.

    Aujourd’hui, à la crainte d’en parler doit succéder la meilleure manière de négocier ce dossier , pourquoi pas via l’Assemblée Nationale afin que le diable, prétextant d’un quelconque détail, ne s’y invite à nouveau.

     

    C’est à cette condition que nous règlerons les questions sécuritaires dans le Nord de notre pays et non grâce au succès du DDRR qui n’en est en réalité, qu’une mesure d’accompagnement.

     

    10/ l’Union Sacrée : références et principales inférences.

     

    L’Union sacrée est un “concept opératoire” qui fait son chemin et dont-il faut saluer les manifestations par la classe politique centrafricaine, toutes tendances confondues,avant et pendant la Table-ronde de Bruxelles .

     

    En réaction responsable aux critiques selon lesquelles la classe politique centrafricaine serait co-responsable des successives crises socio-politiques de ces 20 dernières années , notre élite politique a décidé de s’absoudre en prolongeant de manière unilatérale l’état de grâce depuis mars 2016 et d’instaurer par la même occasion une paix des braves qui l’honore , au sortir de cette dernière crise militaro-politique.

    Comment encadrer et accompagner une “si suspecte ” bonne foi, dans une démocratie?

     

    Il est important de souligner que la création et l’entretien d’un environnement politique apaisé , adossé aux principes démocratiques et à l’Etat de droit, constitueront incontestablement , le premier facteur de succès de la stratégie Nationale de mobilisation , d’absorption des ressources annoncées et surtout d’implémentation des fondamentaux de notre économie.

    L’union sacrée , apparait alors comme la clé de cette grande, noble et nouvelle aventure collective.

    L’union sacrée ,c’est comme la somme de la puissance des réacteurs de l’A 380 qui rend possible le décollage de cet assemblage de 560.000 kg de ferrailles .

     

    Lancé par le Président de la République pour la premiere fois , entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2016 ,et plusieurs fois réaffirmée après son élection, l’appel à l’union sacrée a reçu l’adhésion de la majorité des animateurs de la vie politique centrafricaine et même au delà , comme en témoignent les prédispositions favorables de l’ensemble des forces vives à s’impliquer et/ou à soutenir les actions positives du Gouvernement, dans l’intéret supérieur de notre pays.

     

    L’union sacrée procède d’un triptyque

     

    1. a) Premier terme du triptyque: Le constat de la désagrégation de nos valeurs

     

    le triste constat de ce qui reste de la grande ambition de Barthélemy Boganda pour notre cher pays , que nous n’ avions pas su avoir en partage et qui a implosé du fait de nos intrigues, de nos turpitudes , de nos intolérences, de nos égoismes, des incohérences de nos options politiques, est déconcertant.

    Notre propension à recourir systématiquement à l’aide internationale nous parait normale , au motif que nous sortons d’une très grave crise. Mais nous feignons d’oublier que notre crise n’est pas naturelle et par conséquent , ne saurait affliger indéfiniment les peuples de l’hémisphère nord, confontés eux-aussi à d’énormes problèmes socio-économiques.

     

    Nous avons presque oublié que le principe moteur des relations internationales de tout temps , furent-elles publiques ou privées, est et demeure celui du win-win, du donnant- donnant ou du gagnant-gagnant.

     

    Nous faisons semblant de ne pas comprendre les messages des autres peuples qui, à travers la manifestation de leur solidarité , nous démontrent au quotidien que l’aide qu’ils nous apportent, n’est que le résultat de leur abnégation au travail , de leur gout de l’effort, de leur audace , de leur témérité, de leur capacité individuelle et collective à se prendre en charge et à construire eux-mêmes leur destin.

     

    Ce premier terme du triptyque confirme de manière irréfragable, la désagrégation de nos références historiques , de nos valeurs morales,sociétales et politiques.

     

    1. B) Deuxième terme du triptyque : l’engagement pour la rupture et le changement.

     

    En place et lieu de l’introuvable meilleur régime politique, la démocratie est apparue au bilan, comme le moins mauvais. Elle a la particularité de créer des espaces dynamiques et d’offrir les moyens d’une gestion apaisée des divergences et de l’alternance dans un Etat. Les raccourcis politiques qui nous ont précipité dans les bras du diable en 2013 taraudent encore les esprits , s’ils ne sont pas déjà inscrits dans du marbre, “afin que nul n’en ignore” .

     

    Hegel disait de l’histoire que ” lorsqu’elle begaie une première fois,elle est tragique,mais une seconde fois elle devient comique”

    Mais Hegel ne pouvait s’imaginer qu’en centrafrique l’histoire pouvait se répéter mécaniquement tous les Dix ans ….

    Tragique, comique, ou tragi-comique, le peuple centrafricain semble avoir décidé de tourner définitivement ces pages sombres de son histoire .

    C’est pourquoi, d’une voix collective grave , il a scandé le slogan de la rupture:” PLUS JAMAIS ÇA”; “IL FAUT QUE ÇA CHANGE”

    Est-ce suffisant ?

     

    1. C) Troisième terme du triptyque : Comment et avec qui réaliser le changement

     

    En vérité ,contrairement à nos illusions et confusions, souvent provoquées par nos ambitions et/ou positions de pouvoir,personne d’entre nous, n’est plus responsable qu’un autre , dans cette immense œuvre de reconstruction nationale.

    Personne n’a ni le monopole du cœur et de la raison , ni moins encore les meilleures solutions, face à nos multiples défis.

    Notre destin collectif sera le résultat de ce que nous aurons collectivement décidé d’en faire.

    Ensemble , nous seront plus intelligents pour identifier les meilleurs solutions à nos problèmes, parceque nous mettrons en synergie et en mouvement, le Concept du Cerveau Collectif.

    Ensemble , nous seront plus forts pour agir, parcequ’un peuple en action n’est fort pour relever de grands défis , que s’il est uni.

    L’humilité commande d’en conclure , que ce qui divise un peuple mature et responsable est forcement beaucoup moins important que ce qui l’unit.

     

    C’est de ce triptyque que sont tirés les fondements de la légitimité théorique et de l’encrage dans l’action politique , du concept d’union sacrée.

     

    L’union sacrée est plus qu’une nécessité . C’est la condition première de l’efficacité et du succès , en même temps qu’elle est une exigence de survie collective.

    C’est la disqualification des intérets égoïstes en faveur de l’intérêt Général.

    C’est la prise de conscience de nos erreurs , errements, compromissions, et manipulations de tous ordres dont nous avons été parfois coupables ou trop souvent victimes.

    C’est la proscription des stratégies de nuisance en faveur de la témérité concertée.

    C’est le carrefour de la manifestation de l’orgueil patriotique.

    C’est la conviction qu’on ne peut pas servir deux Patries, comme les chrétiens, les musulmans et les juifs̈n s’interdisent de servir deux Dieux.

    C’est la conviction que l’amour de sa patrie est le seul lieu de convergence des droits du sang et du sol qui confèrent la nationalité et la citoyenneté .

     

    Mais l”union sacrée ne saurait être réduite à l’unanimisme. Elle ne doit pas être le nouveau cadre de production de la pensée unique.

    Les compromis dynamiques auxquels elle devrait conduire, doivent résulter de sérieux et véritables ferraillages démocratiques et non , arrachés au forceps comme dans les oligarchies monolithiques classiques.

    Les cadres de discussion doivent obéir au process d’une concertation républicaine et non d’une “grande messe” qui réunirait d’un coté les “détenteurs légitimes du pouvoir”, maitres de cérémonies et de l’autre, de fidèles et taciturnes alliés, qui n’auront droit à la parole que pour dire simplement merci , d’y avoir été conviés.

    L’union sacrée n’est pas non plus un confessionnal mais plutôt la paroisse du patriotisme engagé. C’est la passion douloureuse des grands sacrifices pour notre pays et pour nos compatriotes, au sortir de toutes ces multiples crises qui ont altéré notre identité , notre vivre ensemble et nos ambitions.

     

    La nouvelle séquence de notre histoire qui commence imposent á l’ensemble de la classe politique centrafricaine, de s’interdire toute récupération tacticienne du concept d’Union Sacrée , et d’explorer rationnellement tout le potentiel mélioratif et dynamique , inhérent à sa contractualisation sous une forme juridique ou simplement morale.

     

    En somme , l’union sacrée contraint l’ensemble de la classe politique centrafricaine à :

     

    1. a) – s’accorder sur une série minimale et non limitative de compromis dynamiques , susceptibles de consolider la paix retrouvée ainsi que notre vivre ensemble , de restaurer notre crédibilité sur le plan international et de promouvoir à court terme le développement économique et social de notre pays.

     

    1. B) – définir un édit qui précise et encadre les conditions d’une gouvernance apaisée et négociée sur des bases justes et équitables , en préservant la dynamique globale des institutions , telles que prévues par notre constitution .

     

    Toutes les pistes des ré-flexions à la fois antérogrades, prospectives et proactives formulées pèle-mêle dans cette lettre ouverte , peuvent heurter des susceptibilités .

    Je voudrais à l’avance le regretter plutôt que m’en excuser car, loin de moi cette intention.

    Dans le pire des cas, j’aurai heurté certaines sensibilités et susceptibilités , de bonne foi.

     

    Toutefois, je persiste à penser que le rôle d’une élite mature , responsable , courageuse et engagée, est d’identifier et de proposer des alternatives sectorielles et/ou globales . C’est de contribuer par les idées et non par les armes, à la recherche des moins mauvaises solutions en vue de l’amélioration des conditions de vie de ses compatriotes.

     

    Un tel engagement exige et impose la lucidité et le courage dans la formulation des options, surtout lorsqu’elles ont l’ambition de préfigurer une dynamique de rupture , de changement et de renouveau .

     

    A l’issue des dernières élections présidentielles , le peuple centrafricain a fait le choix de la rupture et du changement. Nous ne les réaliserons jamais avec des stéréotypes, des idées convenues , des prèt-à-porter idéologiques, ou des méthodes et pratiques hier décriées ou déjá devenues caduques .

     

    Si la rupture entérine une fin, Le changement par contre inaugure l’avènement de quelque chose de nouveau, de différent. C’est l’audace d’idées nouvelles. Il commence par une conviction: Celle de penser qu’il est possible de penser autrement et d’agir autrement afin que demain ne soit plus une pâle ou plus mauvaise copie , de la veille ou de l’avant-veille.

     

    L’absence de propositions proactives et responsables de notre leadership national, en vue de la résolution de nos problèmes, a trop souvent servi de pretexte à la duplication chez nous , par nos partenaires traditionnels ou par nous-mêmes , de modèles importés, trop souvent inadaptés à nos réalités.

     

    Désormais, notre serment pour le changement est lourd de conséquences.

     

    Comme les resultats obtenus à Bruxelles sont referencés Comme exceptionnels c’est a dire non ordinaires dans l’histoire de notre pays, nous sommes désormais retenus dans les liens de l’excellence et condamnés à perpétuer ce nouvel élan par la conquête de nouveaux espaces de libertés, de droits,de responsabilités et d’actions ,afin que notre pays cesse d’être une Republique entièrement à part,pour redevenir une République à part entière, celle dont rêvait Barthélemy Boganda, Seul leader politique dont toute la postérité se réclame légitimement des idéaux.

     

    Il nous est encore possible de redevenir les porte-flambeaux de cet héritage à condition de nous émanciper de notre indifférence coupable face aux souffrances de notre peuple, dans ce difficile contexte de sortie de crise, ou la désolation et la consternation gagnent encore et toujours l’arrière pays et dans une moindre mesure, Bangui.

    Le nouvel an est d’abord et avant tout , une occasion de bilan, de remise en cause et de nouveaux engagements vis a vis de nous mêmes , de nos proches, et de nos compatriotes.

    Je nous-y invite.

     

    Aussi , voudrais-je vous assurer chers compatriotes, que notre grandeur ainsi que la souveraineté de notre nation ne seront jamais un du. Elles s’arrachent , se construisent ou se reconstituent au quotidien moyennant souvent de lourds sacrifices.

    Moralité: il serait une romanesque illusion de prétendre exercer une souveraineté perdue ; c’est comme bomber le thorax, relever le menton et marcher pieds nus à coté de ses chaussures !

     

    Bonne et heureuse année 2017, Que Dieu bénisse le peuple centrafricain.

     

     

    Alfred POLOKO

     

     

     

    Centrafrique : la justice relative en cas de viol de la MINUSCA, comment rendre justice aux victimes de viol dûs aux forces onusiennes ?

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    Centrafrique : la justice relative en cas de viol de la Minusca, comment rendre justice aux victimes de viol dûs aux forces onusiennes ?

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1362.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille de la Minusca à Bangui. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
    Patrouille de la Minusca à Bangui. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

     

    Bangui le 01 février 2017

    Par : Jefferson Cyrille YAPENDE

    Les casques bleus des Nations – Unies envoyés en protecteur en RCA deviennent des prédateurs de viol d’abus sexuel sur la population civile. Le cas récent est celui des contingents Gabonais et Burundais ayant commis des abus et exploitations sexuelles à Dékoa, le rapport de 2016 du conseil de sécurité de l’Onu fait état des cas commis par les soldats de la MINUSCA en 2015, suite à une enquête réalisée ,16 Gabonais et 15 Burundais sont présumés auteurs de ces allégations. Information confirmée par le bureau de déontologie et de discipline de la mission.

    Le dernier rapport annuel de l’ancien secrétaire général de l’ONU Ban-ki-Moon, recensait 69 cas d’agressions sexuelles commises par des casques bleus en 2015 dont la majorité dans deux missions seulement, la MINUSCA en RCA et la MONUSCO en RDC.

    En décembre 2016, une enquête de l’ONU qui a duré quatre mois en coopération avec des enquêteurs Burundais et Gabonais a recueilli des preuves contre 16 Gabonais et 25 Burundais selon Human Rights Watch. Sous l’anonymat, un représentant du réseau des ONG des droits de l’homme en RCA, explique que de nombreux cas d’abus d’exploitations sexuelles ont été produits par des contingents. Sous l’influence de l’Etat Centrafricain et son partenaire, le rapport a été publié par la fédération des ONG internationales des droits de l’homme(FIDH).pour ces ONG, la MINUSCA protège les auteurs présumés de ces allégations.

    Ce que la mission rejette, le mandat des Nations –Unies stipule que les pays des présumés coupables procéderont à leurs jugements. Une sanction est prévue pour des éventuels cas d’après les conclusions d’Augustin Kurugo-Mbetho du bureau de la déontologie et de discipline de la MINUSCA. Certes, la MINUSCA a déjà enregistré 112 allégations des actes d’exploitation et abus sexuel (d’EAS) et a identifié 112 auteurs présumés et 145 victimes présumées.

    Nicolas Dahrendorf de la MINUSCA affirme que : « les procédures d’enquêtes sont lentes aussi les enquêteurs viennent d’ailleurs. Les pays accusés sont indépendants et agissent d’eux-mêmes. Les victimes bénéficient d’une assistance psycho-social médicale de certains agents des Nations-Unies (UNICEF et UNFPA). »

    La résolution 2769 donne mandat aux pays respectifs de juger leurs ressortissants accuses d’abus sexuel et prévoit des sanctions diplomatiques et économiques. Même si ces sanctions seront appliquées, le principal problème reste celui du sort des victimes.

    Mais le gouvernement Centrafricain à travers le ministère de la justice qui est censé défendre les droits du peuple centrafricaine ne s’intéresse pas à cette affaire.

    Nous avons tâché en vain d’entrer en contact avec la justice centrafricaine pour savoir est ce qu’elle suit cette affaire, comment elle suit cette affaire et a quel niveau se trouve-t-on

    Enquête à suivre

     

     

    Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG rend un hommage à son Papa feu Mathieu GONDJE à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de sa disparition.

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    Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG rend un hommage à son Papa feu Mathieu GONDJE à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de sa disparition

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_13861.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gggpere.

    « Honte à celui qui ne fait mieux que son père, les idées et la plume de l’homme sont les armes de combat  »

     

    Très cher Papa après 66 ans de ton existence sur cette planète remplit des qualités exceptionnelles, voilà qu’un certain 1er février 2016 le destin décide autrement tu puisses rendre brutalement l’âme dont les conséquences douloureuses sont restées toujours présentes dans nos mémoires.

     

    Tes enfants, tes petits fils, tes petites filles, la famille toute entière, les parents, ami(e)s et connaissances sont devenus tous et toutes orphelins et orphelines en ce jour du 1er février 2016 à l’issue de cet évènement tragédique marquant la page d’une histoire sombre.

     

    Saches que ta disparition restera un vide qui marquera les esprits de manière permanente, mais rassures toi qu’une nouvelle dynamique propulsera et veillera attentivement sur ta philosophie de vie et qui consolidera l’union, renforcera la cohésion sociale, la solidarité, la paix, la justice, la prospérité, l’amour de son prochain, la rigueur et qui mettra en relief le sens de la combativité rationnelle.

     

    Toutes ses valeurs hors pairs mentionnées ci-haut sont incontestablement tes valeurs qui ont marqué positivement l’histoire de ton existence sur cette terre. Papa comme tu nous disais chaque fois que «chaque chose à son temps et honte à celui qui ne fait mieux que son père », à l’occasion de la première année qui marque la commémoration de l’anniversaire de ta disparition, nous prenons l’engagement dans la solennité de poursuivre tes œuvres, d’honorer dans la dignité, dans la droiture ta mémoire et surtout de pérenniser tes gigantesques valeurs irréprochables.

     

    Cher Papa, l’homme de Dieu, l’homme de pardon, l’homme travailleur, l’homme, de combativité rationnelle, l’homme charismatique, l’homme de la pédagogie, l’homme de paix, l’homme de rigueur, l’homme de cohésion sociale, l’homme de perfection, l’homme humble, l’homme qui adore la langue de Molière, l’homme avec un art oratoire très impressionnant, l’homme qui ne court jamais derrière la gloire, l’homme honnête, l’homme qui ne trahit jamais son prochain pour le bonheur, sportif de haut niveau et qui respecte le faire Play, saches que nous continuerons d’écrire quelque soit le degré des obstacles la page de ton histoire avec cette louange et nous lirons chaque fois ce passage biblique je cite : « Je suis dans la joie car Yahwé m’a libéré » 2 Timothée 4 : 7- 8 « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice n’est réservée, le Seigneur, le juste juge me donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son avènement ».

     

    Ta valeur est une bibliothèque qui ne brulera jamais, ton âme se trouve au paradis tes biens faits sur cette terre sont nos richesses incomparables. Merci pour tes multiples services rendus et nous ne t’oublierons jamais, veille surtout sur nous, nous t’aimons à Dieu PAPA !

     

     

     

    «Les orphelins ne sont jamais orphelins et les obstacles seront les avantages et les avantages seront les obstacles, mais ce qui est plus important pour l’Homme c’est de triompher sur les obstacles et les avantages ».

     

    Ton fils ainé, Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG.

    Gondjé fils

    Centrafrique : Pourquoi Christine Lagarde en Centrafrique

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    Centrafrique : Pourquoi  Christine Lagarde en Centrafrique

     

     Madame Christine  Lagarde et Monsieur Henri Marie DONDRA. Photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.
    Madame Christine Lagarde et Monsieur Henri Marie DONDRA. Photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

    Bangui, le 30 janvier 2017. 15:45′.

    Par : Gisèle MOLOMA.

    Comme dans tous les pays du monde, les leaders politiques se prêtent souvent au jeu de double langage dans lesquels l’un est destiné à un public large dans un langage très diplomatique, doux et conventionnel et l’autre beaucoup plus ferme et peu conventionnel avancé dans ce qu’ils appellent un « tête-à-tête ». La directrice du Fonds monétaire international (FMI) qui a séjourné durant 24h dans le pays la semaine écoulée, n’a pas, non plus, dérogé à cette pratique de la communication politique et institutionnelle. Lors de sa visite marathonienne à Bangui, Madame Christine Lagarde n’a pas mâché ses mots dans ses tête-à-tête avec les nouvelles autorités de Bangui. Le ton est donné et les prochaines négociations s’annoncent difficiles car elles sont sujettes à plusieurs critères à respecter. A ce titre, tout le monde se demande si les différentes promesses Bruxelles vont-t-elles se concrétiser un jour ?

    La réponse est OUI ou NON. OUI si le président de la République surnommé, la « Tortue » se débarrasse de certains bras cassés qui l’entourent et ose affronter le record obtenu par la tortue Bertie. En d’autres termes, abandonné sa lenteur. NON si le président Touadéra ne dit et ne fait rien. C’est en substance le sens et la quintessence de la visite de la patronne du FMI à Bangui.

    Dès son arrivée sur le sol centrafricain, la Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI) Madame Christine Lagarde a rencontré tour à tour le président de la République Faustin Archange TOUADÉRA, les Députés de la Nations, les Etudiants de l’Université de Bangui, les journalistes et bien d’autres personnalités avant de s’envoler pour l’Ouganda le lendemain 25 janvier 2017.

    Si Madame Christine Lagarde a tenu à saluer les efforts du gouvernement et par la même occasion réaffirmer le soutien multiforme de l’institution qu’elle dirige à l’Etat centrafricain dans ce moment difficile qu’il traverse, c’est diplomatiquement correct. Mais cela ne l’a pas empêché de dire ce qu’elle pense de la politique économique de la RCA et ce que son institution attend de la République centrafricaine.

    Lors de ses différents tête-à-tête avec le Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADÉRA et le ministre des Finances Henri-Marie DONDRA, la patronne de FMI madame Christine Lagarde leur a déconseillé la politique de recours aux dettes publiques pour combler les déficits de paiements. Une pratique politique et économique abyssale et très couteuse pour les générations futures pratiquée couramment par le régime défunt de Fraçois Bozizé, laquelle le président Faustin Archange TOUADÉRA a tendance à y faire recours.

    Pour la patronne de FMI, les nouvelles autorités doivent développer des mesures concrètes pour faire rentrer des recettes fiscales, contenir les fuites des capitaux, lutter contre la corruption érigée en une norme de gouvernance dans le pays.

    Au sujet des promesses de Bruxelles, d’après nos informations, la patronne de FMI madame Christine Lagarde a dénoncé une sorte d’institutionnalisation d’une « usine à gaz » au tour du Chef de l’Etat par certains politiciens amateurs. Elle a exhorté le Chef de l’Etat à sortir de l’isolement politique conçu et entretenu autour de lui et mettre les « bons hommes » aux places qu’il faut afin de concevoir des projets à financer, en adéquation aux trois priorités contenues dans les documents soumis aux bailleurs à Bruxelles le 17 novembre dernier. « Sans projet, pas de déboursement de fonds »

    Lors de son point de presse avec les journalistes, madame Christine Lagarde affirme que sa mission à Bangui résulte du fait que la Centrafrique fait partie des 2 Etats africains sur 52 Etats à problème et qui nécessite que le directeur général de FMI se rende pour recadrer et sauver ce qu’il peut être sauvé.

    Voilà, la réalité de la visite du travail durant 24h de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) en Centrafrique le 24 janvier dernier. Une visite riche en enseignement économique pour le mathématicien de Boye-rabe Faustin Archange TOUADÉRA.

    Mais pour le désormais Premier ministre sortant Simplice Mathieu Sarandji, le mot de soutien exprimé par la patronne de FMI Christine Lagarde aux autorités centrafricaines est une félicitation qui lui a été adressée. Ce qui le pousse à nouer une intrigue et à dire de n’importe quoi à effet boomerang sur sa propre personne. D’après nos informations, sa présence sur le tarmac de l’aéroport Bangui M’poko pour recevoir madame Christine Lagarde a été très mal appréciée par cette dernière qui ne le connaît nulle part.

    Plongée dans une série de turbulences économiques inquiétantes, la Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale est depuis quelques mois sous le feu des critiques de certains économistes qui reprochent aux Chefs d’État des pays de la région leur mauvaise gestion financière depuis plusieurs années. C’est dans ce sens que la DG du FMI Christine Lagarde a entamé une série des visites du travail dans quelques pays d’Afrique Centrale pour tenter de faire comprendre à ces pays qu’il est temps de changer leur manière de gérer les finances publiques de leurs pays respectifs.

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    Centrafrique : la santé pour tous préoccupe MSF.

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    Centrafrique : la santé pour tous préoccupe MSF

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1372.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les responsables deux l'ONG MSF en Centrafrique. .

     

    Bangui 31 janvier 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

    L’organisation médicale MSF se dit profondément préoccupé de la santé des populations en situation de vulnérabilité en République Centrafricaine. Une préoccupation exprimée lors d’un café presse tenu mercredi 25 janvier à Bangui par les responsables de MSF. La rencontre les professionnels des médias a pour but de présenter les réalisations des actions médicales et humanitaires auprès de la population centrafricaine durant 2016, et également les difficultés rencontrées ainsi que les perspectives de l’année 2017.

    Le Chef de Mission MSF Belgique, Emmanuel Lampaert a expliqué que durant 2016, MSF à travers son mandat, a fourni des soins de santé gratuits aux populations en détresse et cela dans le respect des principes de la neutralité, l’impartialité, et l’éthique médicale.

    « C’est l’évaluation des besoins au niveau de la population qui vont nous orienter là il faut mettre en œuvre des projets des activités médicales de service de santé afin de répondre aux besoins de population vulnérable. Cela on le fait sans orientation ethnique, politique, religieuse et autres », a–t-il expliqué.

    Il informe par ailleurs que les 5 sections opérationnelles d’MSF en Centrafrique ont pu réaliser 17 projets médicaux et ont obtenu un résultat plus ou moins positif. A travers ces projets, MSF a répertorié d’après lui, 947,200 consultations externes, 582,100 cas de paludisme, 65,800 interventions chirurgicales, 1,140 victimes de violence sexuelles prises en charge, 5,050 personnes vivant avec le VIH sous traitement et 21,400 accouchements.

    Le Chef de mission a souligné qu’au cours de 2016, l’organisation a rencontré des défis qui ont rendu son travail difficile, notamment des cas de braquage sur le personnel de MSF, les cas d’assassinats et le non-respect général de la mission médicale.

    Les perspectives en 2017

    De son côté, la Cheffe de Mission Espagne Maria Simon a informé qu’au courant de l’année 2017, MSF apportera des reformes dans ses activités.

    «  À Ndele, il y-aura une passation à d’autres services sanitaires présents dans la zone en fin Mars. A Kabo et Batangafo il y-aura une décentralisation des soins de santé avec 104 engagements des agents de santé. A Zémio, une passation d’activités vers le CoGes sera réalisée en fin Mai. A Bangui, il y-aura un déplacement des activités d’MSF de l’Hôpital général à l’Hôpital de SICA et la fermeture de l’Hôpital M’poko et désengagement de l’Hôpital communautaire au courant du mois de Janvier », a-t-elle informé.

    MSF est en République Centrafricaine depuis 1997. L’organisation offre des soins médicaux gratuitement à la population.

    Centrafrique : Nomination du Premier Ministre, Sylvain Ndoutingaï entre dans la danse.

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    Centrafrique : Nomination du Premier Ministre, Sylvain Ndoutingaï entre dans la danse.

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    Bangui, le 29 janvier 2017. 09:41′.

    Par : Gisèle Moloma.

    Depuis le déclenchement des rumeurs sur une probable nomination d’un prochain Premier ministre pour succéder à l’actuel locataire de l’immeuble Petroca Simplice Mathieu Sarandji, des candidatures se multiplient et le président Faustin Archange TOUADÉRA commence à être agacé. Dernière candidature en date, celle de l’ancien ministre des Mines et des Finances de Bozizé et son neveu le sieur Sulvain Ndoutingaï qui contre toute attente décide de se lancer, lui aussi dans cette bataille complexe et sans fin. Machette au dos, comment va-t-il faire pour bien danser face à d’autres danseurs plus pointus et expérimentés que lui ?

    Après une tentative inespérée du ministre actuel des Affaires étrangères pour attirer le regard du président Faustin Archange TOUADERA sur lui, l’ancien tout-puissant ministre d’Etat aux Mines de son oncle François Bozizé, Sulvain Ndoutingaï vient de s’activer ses réseaux afin de briguer le poste du Premier ministre.  Pourtant discret depuis la prise du pouvoir de la rébellion de la Séléka, en 2013, qui a chassé son oncle Bozizé du pouvoir, l’ancien ministre d’Etat qui avait essayé en vain de financer la campagne électorale du candidat Faustin Archange TOUADÉRA l’année dernière, vient de sauter sur la première occasion qui se présente à lui.

    Selon nos informations de sources concordantes, la dernière réunion d’une branche de la milice Anti-Balaka qui s’est tenue à Bangui cette semaine compte proposer le choix unique de leur candidat au poste du Premier Ministre pour succéder à Sarandji. Des noms ont été cités et celui de l’ancien ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï a été retenu par les participants. Ce choix unique des anti-Balaka, selon nos sources, sera présenté au président Faustin Archange TOUADÉRA lors de sa visite à leur fiel le 2 février 2017 à Bossangoa et fera partie de leur panier de revendication lors de la signature globale de Paix au début du mois de février à Luanda en Angola. « Les patriotes anti-balaka ont largement contribué, d’une manière ou d’une autre, à la victoire de Monsieur TOUADERA. Et c’est normal que le poste de PM, dans le cadre d’un Accord de Paix revienne à cette entité si nous voulons cette Paix dans ce pays » avancent nos sources.

    Contacté par CNC, un des leaders influents des miliciens anti-Balaka affirme que le choix de Sylvain Ndoutingaï, comme candidat unique à la succession de monsieur Sarandji comme PM, est une opportunité à saisir par le président Faustin Archange TOUADÉRA pour le retour définitif de la paix et de la cohésion sociale en Centrafrique d’une part et, d’autre part, un pont pour renouer leurs relations avec le président Faustin Archange TOUADÉRA. Selon lui, ce choix a eu la bénédiction divine de leur leader charismatique le pasteur François Bozizé.

    Pour les proches de l’ancien ministre d’Etat et désormais candidat des anti-balaka au poste de Premier ministre Sylvain Ndoutingaï, l’heure n’est pas aux commentaires. Pour cause, l’intéressé n’a pas été consulté et sa chance d’accéder à ce poste est trop maigre.

    Cette dernière hypothèse est largement partagée par la classe politique proche de l’ancienne majorité. Pour cette classe politique, Sylvain Ndoutingaï n’entretenait pas de bonnes relations avec le président Faustin Archange TOUADÉRA, alors Premier ministre de son oncle François Bozizé. « Ils se prenaient la tête, régulièrement et souvent pour un rien » ironise un leader de parti politique allié à KnK, l’ancien parti au pouvoir et de conclure que « ce mauvais souvenir risquerait de coûter cher à la candidature de l’ancien ministre d’Etat ».

    Discret depuis son éviction du gouvernement issu de l’accord de Libreville en février 2013, Sylvain Ndoutingaï, était ministre des Mines dans le gouvernement TOUADERA II et ministre des Finances dans celui de TOUADERA III. Un des nombreux neveux de l’ancien Chef de l’Etat François Bozizé, Sylvain Ndoutingaï ignorait totalement l’existence de son Premier ministre Faustin Archange TOUADÉRA. Apres la chute du régime de son oncle, Sylvain Ndoutingaï a regagné l’une de ses villas au Burkina-Faso. Depuis son départ de Bangui, il ne s’intéresse peu à la politique du pays, du moins officiellement, mais observe attentivement tout ce qui se passe, en attendant son tour, on ne sait jamais.

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    CENTRAFRIQUE : BIEN ÉCOUTER, BIEN COMPRENDRE POUR MIEUX AJUSTER DIXIT CHRISTINE LAGARDE.

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    CENTRAFRIQUE : BIEN ÉCOUTER, BIEN COMPRENDRE POUR MIEUX AJUSTER DIXIT CHRISTINE LAGARDE.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1294.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou
    Monsieur Bernard Selembi Doudou

    Bangui, le 29 janvier 2017. 8:51′.
    Par : Bernard Selemby Doudou.

    UNE PERSPECTIVE, UNE PROVIDENCE OU UNE MÉFIANCE ?

    La posture post crise de la Centrafrique est tellement calamiteuse que des mesures urgentes d’accompagnement s’imposent pour retrouver l’équilibre macroéconomique et par voie de conséquence les attributs dignes d’un État du 21eme siècle. C’est la quintessence du périple africain de la Directrice générale du Fonds Monétaire International qui a commencé par notre chère patrie pour finir en Île Maurice en passant par l’Ouganda. De façon liminaire, on se pose légitimement la question de savoir si les États qui font l’objet du déplacement de Madame Lagarde ont des caractéristiques ou similitudes communes.

    Cette interrogation d’importance relative ne nous détourne pas des objectifs du FMI. Ce dernier fait partie intégrante des institutions financières de Bretton Woods, qui consiste à prêter de l’argent en échange des conditions en attendant que le pays gagne la confiance des investisseurs privés afin de rétablir l’équilibre économique et financière. Par ailleurs, il faut noter que les institutions financières de Bretton Woods sont des gages, des garanties pour les partenaires et investisseurs privés mais cela passe nécessairement par le volet sécuritaire.
    Ne perdons pas de vue que la Directrice du FMI était présente en compagnie du ministre français des finances au sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale ( CEMAC ) à Yaoundé au Cameroun où la dévaluation du franc CFA a été évitée de justesse. A l’occasion, elle avait rappelé la fragilité des politiques économiques et financières des États de la sous région et plus particulièrement de la Centrafrique. Après de brillants et solides dossiers présentés par les ministres de l’économie et des finances en amont, et suite à la volonté du FMI de soutenir les efforts entrepris par la Centrafrique, la Directrice générale du FMI a entamé des pourparlers avec de riches échanges avec les autorités locales.
    En dehors du politiquement correcte, les autorités centrafricaines ont-elles convaincu Madame Lagarde ? Les sons sont-ils accordés dans les différentes institutions de la République qui l’ont reçu ?
    Nous estimons humblement nonobstant la réjouissance débordante des autorités locales que la Directrice du FMI s’est déplacée pour rappeler les engagements de la table ronde de Bruxelles, d’évaluer les progrès accomplis, d’évaluer les courbes de croissance et de définir les conditions, modalités de la mise en exécution de ces engagements. Ainsi, le passage de la Directrice du FMI en Centrafrique est-il une bonne nouvelle ? Est-ce une perspective ? Une providence ou une méfiance ?
    Les médias nous présentent ce message comme une aubaine alors que normalement les autorités doivent s’inquiéter car les conditions du FMI sont souvent drastiques, intenables avec des effets systématiques sur le panier de la ménagère. Traditionnellement, le FMI en appuyant les États en crise utilise trois modes opératoires. D’abord le financement des programmes d’ajustement, ensuite une politique macroéconomique visant à resserrer la politique monétaire et enfin des réformes structurelles qui se concrétisent par des mesures pour remédier aux failles des finances, des mesures pour veiller à la diminution des conséquences sociales des réformes et surtout pour prévoir la reprise de la croissance. Il faut reconnaître que l’appui du FMI crée toujours des déséquilibres sociaux. Ainsi, le pouvoir est-il prêt pour faire face aux conditions du FMI ? La politique budgétaire et les efforts accomplis sont-ils adéquats ? Les ingrédients favorables à l’emploi des jeunes et la réduction de la pauvreté sont réunis ? En outre, compte tenu de la situation agonisante de notre pays qui a besoin d’une forte thérapie et en guise de contribution, nous proposons au pouvoir central qu’à défaut d’un plan Marshall, les autorités doivent prendre des mesures correctives au programme pour s’adapter aux exigences du FMI. Ces dites mesures ne doivent pas avoir des effets sur la hausse des prix à la consommation. Le gouvernement doit en outre veiller que les bases de nos finances et économies soient assainies pour prétendre à L’assistance technique des partenaires au développement. Cela passe nécessairement au renforcement de la lutte contre la corruption et les abus sociaux. Nous insistons par ailleurs auprès du gouvernement pour qu’il négocie l’allègement des conditions des programmes en cours d’exécution et enfin de négocier le taux des prêts à court, moyen et long terme. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

    Paris le 28 Janvier 2017

    Centrafrique: Christine Lagarde réitère le soutien du FMI aux efforts de restauration de la croissance économique.

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    Centrafrique: Christine Lagarde réitère le soutien du FMI aux efforts de restauration de la croissance économique.

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1367.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Madame Christine  Lagarde et Monsieur Henri Marie DONDRA. Photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

    Bangui 26 janvier 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

    La Directrice Générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde réaffirme le soutien du FMI aux autorités centrafricaines. En visite de deux jours à Bangui, capitale de la République Centrafricaine, la Directrice Générale du FMI a déclaré que son institution demeure un partenaire clé dans les efforts de la restauration des conditions de croissance économique du pays.

    Arrivée à Bangui le mardi 24 janvier 2017, à bord d’Air-France, Christine Lagarde a été accueillie par le premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji et le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra ainsi que le ministre de l’économie et du plan, Félix Moloua. Elle se dit ravie de sa visite à Bangui pour encourager les efforts du gouvernement sur la restauration de la croissance économique.

    « Je suis ravie d’arriver à Bangui. Mon voyage est une première visite de 2017 en Afrique. Je suis très heureuse d’avoir fini 2016 aux côtés des autorités de la République Centrafricaine. Et je suis très heureuse de commencer l’année 2017 en République centrafricaine avec pour mission de bien comprendre pour pouvoir mieux aider à l’effort de paix et de redressement de la croissance économique et de réconciliation car tout cela est intimement lié. Le FMI a été, est et sera un partenaire des autorités de la République Centrafricaine pour opérer ce chemin de réconciliation, de paix et de restauration des conditions de croissance économique», a-t-elle martelé.

    Durant son séjour dans la capitale centrafricaine, Christine Lagarde a échangé avec les hautes autorités centrafricaines et la société civile, notamment le président de la République, les députés, les membres du gouvernement, les universitaires, et les leaders de l’organisation des femmes de Centrafrique. Devant le parlement centrafricain, Christine Lagarde réitère le soutien de son institution.

    « Je suis venue à Bangui pour prendre un engagement envers votre pays, à un moment où celui-ci aspire à se développer davantage. Je viens vous offrir le soutien total du FMI, sous forme d’aides financières, des conseils, d’assistance technique et de renforcement de vos capacités. A vous, les membres de l’Assemblée nationale, j’adresse un message d’encouragement : vous avez un rôle crucial à jouer en cette période où votre pays aborde un tournant historique », a déclaré devant le parlement centrafricain, Christine Lagarde

    La visite de madame Lagarde à Bangui est une première pour qu’une haute autorité du FMI se rende dans ce pays. Cette visite vient suite au sommet des Chefs d’Etats de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) le mois dernier à Yaoundé où elle s’est entretenue avec les autorités centrafricaines. Elle s’avère importante pour la République Centrafricaine qui est plein processus de la relance économique après cette crise.

    Centrafrique : Scandale sexuel au sommet de l’Etat, le Ministre des Mines Léopold Mboli FATRANE doit démissionner sans délai.

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    Centrafrique : Scandale sexuel au sommet de l’Etat, le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, Léopold Mboli FATRANE doit démissionner sans délai.

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    Bangui, le 26 janvier 2017. 16:40′.

    Par : Alain Nzilo, Directeur de Rédaction du CNC. .

    La République Centrafricaine est aujourd’hui secouée par un véritable scandale sexuel dont l’auteur est le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, Léopold MBOLI FATRANE. Ce scandale politico-sexuel inonde la toile et est sur toutes les lèvres en RCA. Chacun y va de son petit commentaire. Ces sextapes de Léopold MBOLI FATRANE se vendent à Bangui comme des beignets à 100 F CFA sur le marché de transfert des crédits, images, musiques et sonneries des téléphones.  Dans les bureaux, marchés, lycées et collèges à Bangui les parents tout comme les enfants dont ceux à bas âges se regroupent pour visualiser la scène érotique de leur Ministre.

    Ainsi, depuis quelques jours, les centrafricains sont totalement horrifiés et scandalisés de voir circuler sur les réseaux sociaux non seulement un album photo mais aussi et surtout deux vidéos (d’une dizaine de minutes chacune) montrant l’actuel Ministre centrafricain des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, Léopold MBOLI FATRANE, dans sa tenue d’Adam et Eve, s’adonnant à des pratiques sexuelles perverses indignes d’un membre du gouvernement de la République.

    Dans l’une des vidéos, on peut voir Léopold MBOLI FATRANE, désormais indigne de la fonction gouvernementale et de toute autre fonction républicaine, et désormais indigne d’un statut de père de famille, se tenir devant son ordinateur ; sans doute surexcité par une de ses conquêtes féminines éloignées de lui, mais collée à lui par le biais du webcam, Léopold MBOLI FATRANE se dénude, se caresse tout seul, attrape son phallus dont la taille n’est pas loin de celle d’un étalon en chaleur, l’exhibe et le bouge comme un gourdin qu’on tien pour assommer une bête de somme ; il se masturbe en solo jusqu’à la jouissance solitaire, l’éjaculation sur l’écran de son ordinateur. Après avoir éjaculé, Léopold MBOLI FATRANE fait le geste d’au revoir à l’endroit de sa partenaire sexuelle perverse elle aussi devant son écran.

    Dans la seconde vidéo, Léopold MBOLI FATRANE fait l’amour avec une jeune fille. Au plus fort de leur ébat sexuel digne d’un couple de tourtereaux roucoulant au fond d’une cage, Léopold MBOLI FATRANE et sa partenaire s’étreignent dans tous les sens, se caressent, descendent à la cave l’un après l’autre avant d’en venir à la partie hard où on entend la jeune fille gémir sous les coups de hanche de MBOLI FATRANE, ce dernier lâchant de son côté des paroles érotiques dignes d’un vieux pervers.

    Au départ, alerté par des citoyens centrafricains et certains diplomates à Bangui, Corbeau News a d’abord cru à une simple campagne de dénigrement, pratique courante en Centrafrique, ne voulant pas ainsi se risquer à dévoiler les informations sans vérification préalable.

    Mais vu le nombre incalculable de messages reçus de ses lecteurs, Corbeau News a procédé à une investigation sur les réseaux sociaux Facebook, Youtube, Dailymotion, Instagram. Et les résultants sont incontestables. Nul ne peut sérieusement parler de simple campagne de dénigrement, ni de montage vidéo à l’endroit du Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique. L’authenticité de ces vidéos et photos compromettantes est avérée. C’est bel et bien Léopold MBOLI FATRANE sur les images sexuelles.

    Léopold MBOLI FATRANE doit démissionner sans délai.

    Dans un Etat normal, le Ministre concerné aurait démissionné immédiatement du gouvernement. Les faits à lui reprochés sont d’une gravité telle qu’il aurait déjà dû démissionner du gouvernement, immédiatement après l’éclatement de l’affaire, et même faire une déclaration publique pour présenter des excuses à la nation ne serait-ce que pour atteinte aux mœurs. Comment fait-il pour tenir encore dans le gouvernement vis-à-vis de ses pairs, du Premier Ministre et du Chef de l’Etat ? La RCA n’est-elle pas le pays de tous les paradoxes ?

    L’incompréhensible protection du ministre incrimine par le président TOUADERA et le premier ministre SARANDJI.

    Selon des informations de source digne de foi, Léopold MBOLI FATRANE est protégé par le Tout-puissant Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, Firmin NGREBADA. Il aurait, selon nos sources, ordonné à l’ensemble des membres de son cabinet et aux membres du gouvernement de ne pas faire voir au Chef de l’Etat ces vidéos déshonorantes. Une solidarité, mais une fausse solidarité gouvernementale pour une cause indéfendable pour les vrais républicains mais défendable pour une bande de copains.

    La pornographie et les actes similaires sont pénalement condamnables. En dépit de cette cachoterie, le Président de la République et le Premier Ministre ne peuvent pas prétendre qu’ils ne sont pas au courant de cette affaire puisqu’on voit leurs conseillers et chargés de mission tels que Maurice Wilfried SEBIRO écumer avec frénésie les réseaux sociaux.

    Sous d’autres cieux, des ministres africains ont été contraints à la démission et traduits en justice rien que pour des photos à caractère pornographique ou prises dans des positions compromettantes avec des jeunes filles. On l’a vu au Rwanda, au Cameroun, au Congo Démocratique. Les images vidéo comme celles mettant en cause le membre du gouvernement qu’est Léopold MBOLI FATRANE ne doivent pas rester impunies. D’ailleurs, sur ce terrain là au moins, la présidente de la transition Madame Catherine SAMBA PANZA n’avait pas hésité une seconde pour mettre hors d’état de nuire son ministre du tourisme Romaric VOMITANDE pour des attouchements sexuels réalisés entre quatre murs.

    La gravité des faits ici relatés mais avérés ne plaide pas du tout en faveur du maintien de Léopold MBOLI FATRANE au gouvernement. Comme ce dernier n’a pas démissionné de lui-même, le Président Faustin Archange TOUADERA et son Premier Ministre Sarandji Mathieu auraient dû se concerter rapidement pour son éviction du gouvernement. Hélas rien ! Aucune condamnation publique de la part des deux têtes de l’exécutif.

    N’est pas le Président Faustin Archange TOUADERA qui, le jour de son investiture, s’était prononcé pour une République exemplaire et irréprochable et donc pour la rupture ?

    N’est pas le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji qui est prompt à claironner partout qu’il n’a de leçon à recevoir de personne concernant le choix de ses ministres ?

    Pourquoi leur silence complice, coupable, irresponsable, choquant et révoltant face à l’immoralité au sommet de l’Etat qu’ils dirigent à la manière d’une bande de copains sans foi ni loi et sans moralité publique ?

    Le Président Faustin Archange TOUADERA et le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI sont-ils encore des garants de l’ordre public et de la moralité publique dans ce pays ?

    Sont-ils conscients du fait qu’ils sont avant tout des pères de famille, avec des enfants qui ont besoin d’être protégés et bien éduqués à commencer par les premiers responsables du pays ?

    Le silence coupable et complice des élus de la nation, de la classe politique et de la société civile

    Devant ces faits décriés imputés au Ministre Léopold MBOLI FATRANE, il n’y a pas eu de prise de position ni du Président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim MECKASSOUA, ni des Députés de la nation, ni du chef de file de l’opposition Anicet Georges DOLOGUELE, Président de l’URCA, ni de la société civile de Gervais LAKOSSO prompte à dénoncer les dérives gouvernementales ou l’inaction de la MINUSCA.

    Ailleurs, le ministre incriminé aurait déjà fait l’objet d’une interpellation pour venir s’expliquer devant les élus de la nation sur les faits qui lui sont attribués. La classe politique et la société civile auraient déjà évoqué et discuté de ce grave scandale sur les ondes.

    Si Léopold MBOLI FATRANE ne démissionner pas ou n’est pas limogé du gouvernement d’ici le 31 janvier 2017, Corbeaux News se réserve le droit de publier intégralement sur son site les images et les deux vidéos sexuelles.

    Par ailleurs, Corbeaux News est en mesure d’informer ses lecteurs que la Rédaction détient  d’autres images compromettantes de deux autres membres du gouvernement et d’un membre du cabinet du Président de la République qui feront l’objet de publication ultérieure.

    La République exemplaire et la rupture prônées par le Président Faustin Archange TOUADERA et son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI supposent aussi qu’on ait des ministres irréprochables et exemplaires en qui nos enfants peuvent voir des modèles et non des obsédés sexuels jouissant à longueur de journée de leurs attributs de pouvoir.

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    Centrafrique : Racket à grande échelle de la population, les éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine créent la panique.

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    Centrafrique : Racket à grande échelle de la population, les éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine créent la panique.

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    Bangui, le 26 janvier 2017. 15:51′.

    Par : Gisèle MOLOMA.

    Comme nous l’avions écrit dans l’un de nos précédents articles, le choix de cantonner provisoirement une centaine des rebelles du FDPC d’Abdoulaye Miskine au sein d’une école à Zoukombo proche de la ville de Bouar serait une très mauvaise option pour le gouvernement. Pour cause, la population du village et celle des villages environnants ne cessent de se plaindre du mauvais comportement de ces hors-la-loi. Le vol, le racket et le braquage, sont devenus des activités génératrices des revenus. Ces populations sont-elles vraiment abandonnées à la merci de ces bandits ?

    Pour les habitants de ces Communes interrogés par CNC, la réponse est affirmative. Affirmative dans le sens où, depuis plus d’une semaine, les Communes de Zoukombo, de Sagani, de Lamy Pont de Abba, de Mbartoua Ndenga, de Fôhfôh et une partie de Baboua…, sont dans le collimateur des éléments rebelles d’Abdoulaye Miskine cantonnés à Zoukombo.

    D’après les informations parvenues à la rédaction du CNC, un système de dîme obligatoire a été instauré par ces rebelles afin de de racketter, en bonne et due forme et de manière bénie, toute la population. Cette dîme, selon nos sources, est baptisée « efforts de Paix » et le recouvrement s’apparente à une servitude.

    Contacté par CNC, l’un de lieutenants du FDPC affirme que depuis plusieurs mois le gouvernement ne leur paye plus la Prime Générale d’Alimentation (PGA) et qu’ils se retrouvent dans l’obligation de solliciter l’appui obligatoire de la population locale. Ce qui engendre de facto dans une situation d’insécurité ambiante.

    « Le gouvernement n’attend que nos morts pour les compter parmi ses victimes et demander de l’argent alors qu’il peut bien délocaliser ces rebelles et assurer notre sécurité » renchérit un chef local contacté par CNC qui affirme résumer les dires de toute la population.

    « Que faire de nos bourreaux si nous les hébergeons et les nourrissons et à la clé, ils nous laissent des fils et petits-fils ?» martèle un autre Chef, visiblement, dépassé.

    « Si nous vous votons ici, cela veut dire que la Centrafrique ne se limite pas seulement à Bangui. Revenez nous voir » fait savoir une femme quadragénaire dans le village Zoukombo où sont cantonnés ces rebelles.  

    Du côté des nouvelles autorités, c’est le silence et la sourde oreille.

    La rébellion du Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain dirigée par le Général autoproclamé Abdoulaye Miskine, avait rallié la Séléka deux mois avant leur prise en mars 2013. Deux jours après le discours de Michel Djotodja annonçant sa prise de pouvoir à Bangui, Abdoulaye Miskine atterrissait avec une dizaine de ces éléments à Berbérati dans le dessein de sécurité la zone au nom d’alliance. Mais après avoir commencé à dévaliser la ville, il a été très vite contraint à la fuite vers les villages camerounais voisins. Il sera par la suite arrêté par les autorités camerounaises, écroué puis relâché après plaidoyers du président Dénis Sassou Nguésso du Congo. Pendant ce temps, ses éléments sont dispersés dans la brousse, d’autres ont rejoint la rébellion sœur dirigée par un des sous-officiers dissidents du FDPC Armel SAYO

    Ceux qui sont abandonnés dans l’extrême Nord-Ouest se livrent dans le braquage, l’enlèvement et le vol des particuliers entre 2013-2015. Avec l’arrivée de Madame Catherine Samba-Panza au pouvoir en 2014, une négociation avait été entamée avec eux dans le cadre du pré-désarmement des groupes armés. Ainsi, ils ont été cantonnés dans ce village de Zoukombo proche de la commune de Baboua dans l’enceinte d’une école publique. Sans moyens de survie, ils se transforment en bourreaux des habitants de la région. À quand la fin de leur souffrance programmée et entretenue par le gouvernement ?

    Copyright2017CNC.

     

    Centrafrique : l’industrie de la drogue et de la contrefaçon des billets de banque, un marché très florissant et en nette progression.

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    Centrafrique : L’industrialisation de la drogue et de la contrefaçon des billets de banque, un marché très florissant et en nette progression.

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    Bangui, le 25 janvier 2017. 09:43′.

    Par : Gisèle MOLOMA.

    Depuis la fin des années 70 jusqu’à ce jour, la proportion des billets contrefaits en circulation en dans le pays ne cesse de progresser année par année. Tandis que le trafic des drogues, quant à lui, se multiplie à grande vitesse pour atteindre un niveau record jamais égalé. Ces activités illicites multiformes, dopées probablement par des années de crise dans le pays, ne semblent pas intéresser le gouvernement de Bangui. Cette position des nouvelles autorités centrafricaines vis-à-vis de ces bandits, jugés dangereux par la plupart des Centrafricains, nous pousse à se questionner sur une quelconque complicité de certaines hautes autorités du pays dans ces activités illicites. Comment le pays peut-il se débarrasser de ces parasites qui minent son économie ?

    Difficile à l’heure actuelle de répondre à cette interrogation. La légende disait que l’ancien président et empereur Jean-Bedel Bokassa recruta pour son propre compte des faussaires de billets des banques afin de lui fabriquer des vrais-faux billets, en quantité suffisante, aux fins de renflouer la caisse du Trésor pour nécessité de paiement des salaires à l’époque. Vrai ou Faux ? En tout cas, jusqu’à ce jour, personne n’est en mesure de le confirmer. Ce qui est sûr par contre, l’histoire est là encore vivante dans la mémoire des Centrafricains.

    Ces nouvelles de professionnalisation de cette activité criminelle ont permis aux faussaires de prospérer vers 1980 après la chute de son Empire. Les crises à répétition dans le pays accentuent la professionnalisation des jeunes dans le secteur jusqu’au point où, certains compatriotes n’hésitent plus à parler d’une industrie pour qualifier les activités de ces trafiquants dans le pays.

    Selon un statisticien économiste de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) contacté par CNC, 1 billet sur 10 de 500 FCFA en circulation en Centrafricaine depuis 2003 serait un billet contrefait. Selon notre statisticien, la tentation dans la fabrication des faux billets de 10 000 F CFA est plus grande que celle de tous les autres billets. 1 sur 5 de 10 000 FCFA. Le tout est chiffré à environ dix milliards de F CFA en circulation par année dans le pays. Des manques de facultés de discerner un vrai billet des faux dans l’arrière-pays contribue énormément à la prolifération de ces billets. A conclu notre statisticien.

    Cette statistique bien que non officielle, place malgré tout la RCA parmi les États africains les plus dangereux en la matière.

    A cela s’ajoutent le commerce et la consommation de drogue. A Bangui comme en province, les drogues sont devenues un article générateur de revenus pour les uns et pour les autres, un produit de consommation pour les rendre virils et courageux. Dans les recoins des quartiers, marchés et rues, tous se livrent dans la vente les drogues herbacées, c’est-à-dire qu’elles sont fabriquées à base des plantes comme le cannabis, le haschisch ou la cocaïne et dans les kiosques et magasins vendant des médicaments génériques, on trouve en vente libre celles fabriquées à base des produits chimiques appelés drogues de synthèse ou synthétiques en capsule ou comprimés.

    Selon un médecin contacté par CNC dans le cadre de ce reportage, ce sont ces drogues chimiques codées dans leur jargon « béret vert » qui est consommé plus et c’est lui qui fait beaucoup de dégâts corporels et matériels.

    Un secteur échappant au contrôle de l’Etat

    Les trafics des faux billets de banque et de la drogue, deux choses qui échappent totalement au contrôle de l’État centrafricain et font énormément des victimes dans le pays sans que les gouvernements successifs en prennent conscience.

    Selon un officier de la police judiciaire, la dernière crise a fait basculer plus de 10% des jeunes de moins de 15 ans dans la masse des 30% des jeunes adolescents drogués depuis 2003.

    Plusieurs raisons expliquent cette masse de consommations. Selon certains consommateurs, prendre de la drogue, les aide à dormir vite et tranquillement (effets sédatifs), d’autres évoquent son côté stimulant, aphrodisiaque (tonus dans les rapports sexuels) ou hallucinogènes, tout en ignorant que ces drogues comportent des substances psychoactives capables de modifier la façon de penser en quelques secondes. Et donc la plupart des groupes armés en Centrafrique utilisent ces substances pour transformer leurs éléments en chair à canon sur le théâtre de guerre.

    Pour un psychologue contacté par CNC, « la drogue est une arme de destruction massive pour le pays. A ce titre, le désarmement doit passer obligatoirement par la lutte contre la drogue ».

    Pour un officier de la police antidrogue, « le manque des moyens et du personnel a fait que l’unité de la police dédiée à ce travail ne peut rien faire pour éradiquer le phénomène ». De s’interroger pour conclure « Nous sommes moins de 40 policiers pour une population d’environ un million à Bangui, que voulez-vous que l’on fasse ?»

    Les nouvelles autorités avec la Minusca doivent chercher à travers les formations, renseignements et dotation en moyens la police centrafricaine à faire baisser cette activité galopante.

    Installées partout dans les rues de la capitale Bangui, les cliniques de la drogue fleurissent comme des champignons au vu et au nez des autorités du pays. Achetées au Cameroun et au Nigeria sans aucune autorisation préalable, elles sont ensuite acheminées en RCA par la voie terrestre sous la complicité de certains agents douaniers du pays. Pour la contrefaçon des billets des banques, qui se dissocie rarement du trafic des drogues, les ateliers se multiplient discrètement aussi dans la capitale. Les Distributeurs de ces faux billets ne manquent pas. Les taximen, les boutiquiers et bien d’autres personnes se bousculent à la longueur des journées pour faire ce travail illicite et hautement rentable.

    CopyrightCNC@2017.

     

     

    Centrafrique : la Minusca met en garde les groupes armes sur toute tentative d’attaque sur Bambari.

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    Centrafrique : la Minusca met en garde les groupes armes sur toute tentative d’attaque sur Bambari.

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1362.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille de la Minusca à Bangui. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
    Patrouille de la Minusca à Bangui. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

     

    Bangui, 24 janvier 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    La Minusca prévient de nouveau les groupes armés contre toute attaque sur la ville de Bambari alors que des mouvements de certains de ces groupes sont signalés dans la région. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission de mercredi, le porte-parole Vladimir Monteiro a rappelé que la Force onusienne répondra à toute violation de la ligne rouge établie dans la région comme mesure préventive.

     

    Monteiro a affirmé que “Les groupes armés sont informés des dispositions de la Force et des moyens sont en place en cas de besoin” avant d’ajouter que la Minusca avait pris des dispositions importantes dès novembre 2016 pour éviter que les affrontements ne touchent la ville de Bambari.

     

    Alors que la République centrafricaine avance résolument vers la normalisation,  plus rien ne justifie que les groupes armés prennent les armes pour régler leurs griefs”. “Les groupes armés qui refusent de contribuer à ce changement et qui continuent à opter pour les armes, seront tenus responsables de tout bain de sang”, a-t-il ajouté.

     

    La poursuite des enquêtes sur la disparition tragique 12 personnes à Boali

     

    Dans le domaine judiciaire, Vladimir Monteiro a indiqué qu’une équipe d’anthropologie médico-légale de l’Argentine Forensic Anthropoly Team entreprend depuis le 16 janvier à Boali, les opérations d’exhumation en vue de l’identification des restes des 12 personnes présumées sommairement exécutées par le contingent congolais de la MISCA en mars 2014.  Ces opérations ont pour but d’avoir des preuves scientifiques sur l’incident, l’identité des victimes ainsi que les causes de leur mort.

     

    L’équipe va également assurer la formation ou le renforcement des capacités de 25 magistrats, médecins, gendarmes, policiers et étudiants en médecine en matière d’analyse médico-légale de restes humains”, a précisé Monteiro, soulignant que ces deux opérations sont soutenues par la MINUSCA.

     

    Les violations et abus des Droits de l’Homme

     

    En ce qui concerne les violations et abus des Droits de l’Homme, Monteiro a noté une hausse des incidents, avec 50 cas enregistrés à Bangui et dans les préfectures. Les groupes armés actifs dans le pays ainsi que les éléments des forces de défense et de sécurités ont été accusées d’être à l’origine de ces incidents.

     

    De son côté, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a souligné l’intensification des actions des Casques bleus dans le nord-ouest, le centre et le sud-est de la Centrafrique où la situation sécuritaire est tendue. Il met également en garde les groupes armés, de ne pas s’attaquer à la population civile car « des mesures ont été déjà prises et la Force de la MINUSCA, qui n’hésitera pas à maitriser ces groupes armes par sa force aérienne s’il advenait qu’ils s’attaquent aux civiles ».

    Le Lieutenant-Colonel Cimana a également rappelé que le retrait du contingent camerounais de la ville de Bozoum, s’inscrit dans le cadre des stratégies de la force à avoir plus d’éléments dans des bases statiques afin d’intervenir efficacement en cas d’attaque contre les civils.

    Centrafrique : Quand les Nations-Unies taxent le Président TOUADÉRA de complaisance envers les Anti-Balaka.

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    Centrafrique : Quand les Nations-Unies taxent le Président TOUADÉRA de complaisance envers les Anti-Balaka.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Milliciens antibalaka

    Bangui, le 24 janvier 2017 9 :12’50.

    Par : Gisèle MOLOMA.

    Si les Experts des Nations-Unies, dans leur rapport publié le 4 décembre dernier, ont accusé implicitement l’ancien Président François Bozizé d’être, en quelque sorte l’auteur et l’artisan de sa chute au pouvoir en mars 2013, son ancien Premier ministre, devenu Président de la République à son tour il y’a 10 mois, n’a pas été aussi épargné du tout par ces mêmes Experts.

    Ce rapport, loin d’être une analyse subjective selon notre lecture, confirme presque ce que tout le monde avait constaté depuis l’arrivée du Président TOUADERA au pouvoir.

    Quand l’affaire de l’arrestation du colonel Francis Bozizé en août de l’année dernière par la Minusca et remis aux autorités judiciaires de la RCA, a été longuement traitée dans ce rapport des Experts de l’ONU, le cas du capitaine Eugène Ngaïkosset, du caporal-chef Alfred YEKATOMBE Allias Rambo et d’autres militaires proches des miliciens anti-Balaka n’a pas échappé, eux non plus, à la mise au point de ces Experts onusiens.

    Selon ces Experts, des mandats émis, en bonne et due forme, par la justice centrafricaine contre certains de ces criminels redoutables proches des anti-balaka n’ont jamais été exécutés et ces criminels sont toujours libres de leur mouvement dans Bangui. Ils continuent, à travers leurs chaînes de commandements respectifs, d’imposer aux petits commerçants des taxes sur leur personne et marchandises à payer.

    S’agissant de la fuite du chef rebelle Abdoulaye Hussein de Bangui, le 12 août dernier, les Experts ont noté la présence des miliciens Anti-Balaka aux côtés de quelques éléments Faca ayant mené les combats avec le groupe des fugitifs du 12 août. Cette collaboration Faca-antibalaka,  très appréciée et encouragée par le gouvernement de Bangui, a été très mal appréciée des Nations-Unies qui voient derrière cette manœuvre une façon de légitimer cette milice très dangereuse. En plus de cela, plusieurs officiers proches des anti-Balaka ont été nommés à des postes de responsabilité militaire, tandis que d’autres, civils ou militaires, ont été aussi intégrés dans le rang de la Police et de la Gendarmerie nationales.

    La présence renforcée des anti-Balaka au côté des forces de l’ordre dans les différents checkpoints à Bangui comme en provinces, renforce la volonté du gouvernement centrafricain à privilégier les anti-Balaka par rapport aux autres groupes armés.

    Ces faits, mis en lumière par les Experts des Nations-Unies dans leur rapport du 5 décembre 2014 sur la Centrafrique, sonnent comme un coup de tonnerre pour la méthode du travail du président TOUADÉRA dont la racine trouve son point de départ dans le népotisme, la roublardise, le clientélisme et la lenteur, d’où son surnom de “la Tortue”. Avec ce premier coup de botte des Nations-Unies sur son régime, la Tortue va-t-elle ralentir son élan du népotisme ? Rien n’est sûr.

    Créée par Francis Bozizé, fils aîné de son papa François et le feu Levy  Yakité en 2013 pour venger la chute du régime de son père par les Séléka, la milice Anti-Balaka a été la pièce maîtresse de l’élection du Président TOUADÉRA à la magistrature suprême de l’État. D’où l’obligation morale pour lui de les récompenser, d’une manière ou d’une autre, afin de les calmer.

    Cette complaisance pousse certains chefs criminels anti-balaka à penser qu’ils ont un droit divin et satanique sur  Faustin TOUADÉRA et à ce titre, le choix des personnalités à nommer au gouvernement, les revient, d’après un des lieutenants de cette milice contacté par CNC. Sinon, selon cette sources, ils sortiront du processus de DDRR et s’opposeront à sa politique par les armes. Francis Bozizé, le créateur de cette milice, continue de couler une vie douce à Bangui en dépit du poids judiciaire sur sa tête.

    CopyrightCNC@2017.

    Centrafrique : signature d’un accord cadre pour la formation des nouveaux Médecins à l’Université de Bangui.

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    Centrafrique : signature d’un accord cadre pour la formation des nouveaux Médecins à l’Université de Bangui.

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1355.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Université de Bangui
    Université de Bangui

    COMMUNIQUÉ

     

    Dans l’après-midi d’hier, lundi 23 janvier 2017, au Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, en présence du Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Son Excellence, Docteur Aboubakar Moukadas Noure, et de la Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Population, Son Excellence, Docteur Fernande Djenbgot un Accord-Cadre a été signé avec l’Hôpital Pédiatrique Bambino Gesù (propriété du Saint-Siège, Cité du Vatican) représenté par la Présidente dudit Hôpital, Mariella Enoc.

     

    Le but de cet accord est la collaboration en vue de la formation de nouveaux médecins à l’Université de Bangui, et pour une amélioration du service offert au niveau du Complexe Pédiatrique de Bangui.

    L’Hôpital Bambino Gesù s’engage à mettre à disposition une partie des ressources humaines et économiques nécessaires pour la mise en œuvre du contenu de l’accord, tout en demandant le respect de la transparence, de l’efficience et de l’efficacité, avec la volonté de sa part à pourvoir, ensemble avec les responsables politiques, à une amélioration des services sanitaires surtout pour les enfants.

    L’Accord signé hier correspond à la volonté ferme du Saint-Père François à continuer, à travers ces œuvres bien concrètes, et suite à sa Visite Pastorale à Bangui au mois de novembre 2015, à manifester sa proximité à la République Centrafricaine qu’il porte toujours dans son cœur.

     

    David P. Charters Chargé d’Affaires, a.i..

    Nonciature Apostolique en République Centrafricaine

     

     

     

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    COP22: la création du fonds bleu pour la préservation du Bassin du Congo

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1354.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Sassou-Nguésso du Congo et les Partenaires au lancement du projet.
    Le President Sassou-Nguésso du Congo et les Partenaires au lancement du projet.

     

    Bangui 24 janvier 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso en collaboration avec la Fondation Brazzaville a annoncé la création du fonds bleu pour la sauvegarde du bassin du Congo. L’annonce de la création de ce fonds a été faite en marge de la 22ème conférence internationale de lutte contre le changement climatique (COP22) qui s’est tenu du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech. Regroupant en son sein 11 pays du Bassin du Congo dont l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, la Tanzanie, le Rwanda, et la Zambie, le fonds bleu permet à la sous-région de préserver le bassin du Congo considéré comme 2ème du monde après l’Amazonie.

    Le Bassin du Congo constitue le second réservoir de carbone du monde après celui du Bassin d’Amazonie. La préservation des forêts du Bassin du Congo représente un enjeu primordial pour la réduction des effets du changement climatique d’autant que la progression de la déforestation aggrave le réchauffement planétaire.

    Dans le même temps, le développement économique des pays et des peuples de la sous-région doit être garantie et leur qualité de vie doit être améliorée. Cette proposition répond à ces deux problématiques en cherchant à redessiner les bases de l’économie de la région du Bassin du Congo en intégrant l’exploitation durable des forêts et un développement durable et innovant de l’exploitation des ressources renouvelables des eaux du Congo et de ses affluents.

    La proposition s’inscrira ainsi dans ce que la Commission Economique pour l’Afrique a défini comme « l’Economie bleue » en garantissant des solutions tant au niveau économique qu’environnemental. Le fonds bleu pour les pays autour du Bassin du Congo vise à permettre aux Etats de la Sous-région de passer d’une économie forestière à une économie collaborative s’appuyant davantage sur les ressources issues de la gestion des eaux et notamment de celle des fleuves. Il proposera dès lors une alternative durable, dans le respect de l’environnement, au développement économique des pays et des peuples du Bassin du Congo.

    En participant alors à la préservation des forêts du bassin, il contribuera à réduire les impacts du réchauffement climatique. Le Fonds encouragera le rétablissement de la paix et de la stabilité de la région en soutenant des projets de développement pour la promotion de l’économie locale, de la coopération et de la collaboration.

    Le financement du Fonds bleu.

    Le Fonds bleu s’inscrit parmi les initiatives permettant d’arriver à cette nouvelle économie bleue. Il pourrait s’appuyer sur le Fonds vert pour le climat et d’autres financements innovants pour la préservation de l’environnement mondial. Ce fonds sera orienté uniquement vers le financement des projets intégrant une coopération entre pays riverains, qui auront été identifiés dans le cadre du Plan d’investissement pour une Economie bleue et qui contribueront directement ou indirectement à la protection de l’environnement et au développement durable.

    « Aujourd’hui, il n’y a pas de doute car il faut agir. Les partenaires doivent soutenir ce projet. Nous le ferons pour le monde entier, pas pour les pays du bassin du Congo », a insisté le président congolais Denis Sassous Nguesso.

     

    Pour son financement, le président congolais propose la mise en place du fonds bleu composé de subventions renouvelables chaque année de 100 millions d’euros avec des engagements sur le long terme. Cela permettrait, selon lui, de proposer des projets dont les crédits alloués et les investissements multilatéraux pourraient aller jusqu’à 3 milliards d’euros en vue de soutenir la création de véritables projets à retombées économiques concrètes et à financer le passage d’une forestière à une économie bleue. Ces subventions annuelles et renouvelables chaque année pourraient être conçues sur le modèle du Fonds Fiduciaire UE-Afrique. Les projets, qui bénéficieraient de ces subventions renouvelables, pourraient être financés par la Banque mondiale, la Banque Africaine de Développement, la Banque Asiatique d’Investissement pour l’Infrastructure, des bailleurs bilatéraux, des fonds souverains et d’autres sources en fonction des projets.

    Gestion et gouvernance du Fonds bleu.

    Les gouvernements des pays de la région devront s’entendre sur l’institution ou la banque de développement la plus appropriée pour la gestion du fonds bleu. Son comité de direction pourrait rassembler des représentants des gouvernements de la région, des grandes banques internationales et des directeurs des principales organisations régionales de la sous-région.

    Après l’annonce du Fonds bleu à Marrakech, le Congo Brazzaville en collaboration avec la Fondation Brazzaville pour la Paix et la Préservation de l’Environnement organisera une réunion réunissant les 11 pays Bassin du Congo, avec la participation des organisations régionales, des institutions financières internationales et des principaux bailleurs de fonds, afin d’examiner plus en détail la note d’idée de projet du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo associé à un plan d’actions.

    « Il y aura des réunions ministérielles, des experts et partenaires pour la mise en œuvre des mécanismes. Parce qu’il faut identifier les mécanismes et renforcer les capacités. Donc nous appelons la Communauté internationale à soutenir le Fonds bleu », a renchérit le président Sassou Nguesso.

    Le bassin du Congo couvre 220 millions d’hectares de forêts ce qui fait de lui le 2ème bassin du monde après l’Amazonie. Il s’avère que le Bassin du Congo perd 4 millions d’hectare de forêt chaque année.

     

    CENTRAFRIQUE : LA COMMUNICATION DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE EST EN PANNE.

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    CENTRAFRIQUE : LA COMMUNICATION DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE EST EN PANNE.

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1294.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou

    Bangui, le 23 janvier 2017. 6:11′.
    Par : Bernard Selemby Doudou. Collaboration spéciale.

    Après un séisme militaro-politique qui a secoué notre chère patrie, la majorité des centrafricains, lassés par cette guerre fratricide ont décidé dans la dignité de se prêter au jeu électoral organisé dans des conditions sécuritaires incertaines. Un President de la République a été élu sur une trentaine de candidats et l’ordre constitutionnel a été rétabli nonobstant qu’une portion du territoire national échappe encore au contrôle du pouvoir central. Pour respecter l’expression de la démocratie, la classe politique centrafricaine a unanimement pris acte de la volonté populaire et chacun a accepté de jouer sa partition pour contribuer de près ou de loin à la reconstruction nationale. Force est de constater qu’à l’approche de la première année du mandat, la stratégie politique du President de la République a du mal à avoir une assise au sein de la population, de la classe politique etc…aucune lisibilité dans la communication de la présidence. Ainsi, le citoyen lambda se pose la question de comprendre ce manquement. Existe t-il un service de communication à la présidence de la République ?

     

    Dans l’affirmative, pourquoi la communication de la présidence souffre d’un déficit chronique ? Comment expliquer ce déficit quand c’est notoire que le pays regorge des chevronnés en matière de communication ?

    A titre de rappel, la communication du President de la République communément appelée “presse présidentielle” est un outil de communication, une machine de guerre pour mettre en valeur, soigner les actions et l’image du President de la République. C’est un moyen de transmission de l’information au profit du President, elle fait partie intégrante et indissociable des médias. Sans être prétentieux, Ia mission de la presse présidentielle est de rendre compte de façon compréhensible des actions du chef de l’Etat. Entre autres, ce service doit promouvoir l’image du guide et son rayonnement, mettre en place une stratégie de communication, trier des informations qui mettent en valeur le President de la République, gérer le site de la présidence, superviser, centraliser et coordonner les actions de communication en faveur du chef de l’Etat. En résumé, ce service doit être en symbiose, en cohérence, dans un rapport étroit avec la politique définie par le President de la République. Les membres de ce service doivent rester et œuvrer dans l’ombre mais nous constatons malheureusement qu’ils sont plus médiatiques que le President lui-même.

    En Centrafrique, la communication du President de la République sur différents supports se présente de façon très archaïque et anarchique car toutes personnes même non habilitées voire des ministres ou conseillers à la présidence se permettent de participer à la communication de la présidence. Cette situation contribue maladroitement à détruire la stature présidentielle et finit par nourrir le sentiment d’amateurisme. Ces derniers temps, nous avons assisté scandaleusement sur les réseaux sociaux à une invitation d’un membre maladroit de la presse présidentielle. Ce dernier invitait les internautes à décrypter et interpréter les faits et gestes du President de la République lors du sommet France-Afrique au Mali. Quelle maladresse ? Sont-ils sérieux ? La presse présidentielle est-elle muette ? Est-elle muselée ? Est-elle soumise à la censure ? Si non, pourquoi jeté l’élu de la nation en pâture à la merci des opposants et des détracteurs ? Ont-ils oublié que leur posture est liée au statut de celui qu’ils exposent au danger ? Outre la multiplication des incidents, dérapages, des erreurs de casting, des ratés de la presse présidentielle, nous tenons à leur rappeler que leur mission consiste à vendre, à soigner l’image du President de la République et non de l’isoler.

    Fort de toutes les polémiques, la rupture n’est pas loin d’atteindre son apogée et cela contribuera largement à l’impopularité du chef de l’Etat. Ainsi, pour éviter l’agonie de la communication présidentielle nous appelons les responsables à un diagnostic afin de recarder et de réajuster leur stratégie. En réalité, ce service doit s’évertuer à expliquer à travers tous les supports médiatiques les actions présidentielles, à cultiver ses relations avec les journalistes sans exception de tendance. Ce service doit être l’interface de la présidence. En conséquence, ses membres doivent être des professionnels compétents, disponibles et joignables. En guise de contribution, nous estimons que les membres de la presse présidentielle sont certes volontaires, courageux mais ils sont peu expérimentés avec des connaissances approximatives des enjeux et stratégies de communication. Ils manquent cruellement de culture sur la communication. Il vaut mieux s’entourer de professionnels qui maîtrisent la relation avec la presse et qui maîtrisent des supports médiatiques liés à la nouvelle technologie car il a été prouvé que ce sont les réseaux sociaux qui ont augmenté la côte de popularité du couple Obama aux Etats-Unis.

    En outre, l’équipe de la presse présidentielle doit maîtriser les grandes lignes de la politique du President de la République. Elle doit apprendre à ce dernier la manière de s’adresser au public, contrôler son habillement, ses gestes, sa posture, son comportement face aux événements d’envergure nationale. Nous tenons à souligner à travers cette analyse que vos choix ne sont pas mis en cause, ni contestés car vous disposez d’un pouvoir discrétionnaire confié par la constitution pour choisir vos collaborateurs mais il faudrait qu’ils soient des professionnels ou formés. Nous appelons par ailleurs, à une vigilance accrue sur la gestion du site de la présidence et proposons par la même occasion à l’élu de la nation d’ouvrir un compte sur les réseaux sociaux, ce qui a réussi sous d’autres cieux à des célébrités politiques. Pour finir et afin d’éviter le déficit de popularité, nous invitons l’équipe de la presse présidentielle de coordonner la communication de la présidence afin d’éviter les maladresses, les couacs et surtout d’opter pour une communication explicative des mesures et actions de la présidence. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

    Paris le 21 janvier 2017.

    Centrafrique : Martin Ziguélé serait-il le prochain successeur potentiel du Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI ?

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    Centrafrique : Martin Ziguélé serait-il le prochain successeur potentiel du Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI

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    Bangui, le 21 janvier 2017. 10:44′.

    Par : Gisèle MOLOMA

    Si depuis quelques semaines les rumeurs courent et continuent de polluer la capitale centrafricaine Bangui sur une éventuelle nomination de l’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguélé comme le prochain Premier ministre, au sein de son parti le MLPC, c’est la méfiance et la sérénité qui dominent par contre. Comme à Bangui les rumeurs finissent toujours par être confirmées, on ne peut que se demander si d’aventure l’honorable Martin Ziguélé, considéré par la presse centrafricaine comme le produit politique fini de notre pays, serait nommé Premier ministre, quels seraient véritablement ses apports, pour ne pas dire sa contribution à la sortie de crise dans notre pays ?

    Martin Ziguélé, diplômé des lettres anglaises et d’assurance, ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle de 2015-2016 et ancien Premier ministre du président Patassé entre, 2001-2003, est un homme politique très respecté sur le plan national et international. Sa réputation d’homme intègre, fin connaisseur du milieu politique centrafricain et spécialiste du risque financier aurait fait de lui, s’il en a accepté bien sûr, un candidat sérieux pour ce poste du Premier ministre dont il connaît parfaitement la danse.

    Martin Ziguélé, un produit politique fini.

    Avant d’être connu publiquement par le grand public, Martin Ziguélé faisait discrètement la politique sous l’ombre de son parrain politique Monsieur Ange Félix Patassé au sein de MLPC dans les années 70. Discret totalement à cette époque, l’homme fut l’un des paroliers et rédacteurs incontournables de l’ancien leader charismatique du parti qu’il dirige à ce jour. Tout le monde se souvient encore de sa prompte réaction lors de l’arrestation du général François Bozizé au Benin sur ordre du président d’alors André Kolingba et qui devait être transféré au camp militaire de Gbadolité au Zaïre. Grâce à l’alerte émise par le Jeune Martin Ziguélé à la presse internationale et à l’ONU, le cas Bozizé avait été rendu public et son transfèrement vers le Zaïre avait échoué.

    Assureur dans une grande compagnie d’assurance panafricaine à Lomé au Togo, Martin Ziguélé a été nommé Directeur Nationale de la BEAC pour la Centrafrique, puis Premier Ministre après avoir terminé son stage à la BEAC dix mois plus tard en 2001, succédant ainsi à son frère et cousin Anicet Georges Dologuelé au moment où les fonctionnaires de l’Etat cumulaient plus de 30 mois d’arriérés de salaires et les retraités plus de dix semestres d’arriérés de pension.

    En cumulant les postes du ministre des Finances et du Premier ministre, Monsieur Martin Ziguélé tournait l’économie sans aucune aide financière extérieure et a dû payer les salaires des fonctionnaires 4 mois de plus sur les 23 passés à ce poste. Pour assainir les finances publiques, plusieurs fonctionnaires aux mains électro aimantes ont été arrêtés à l’occasion, parmi eux, ses propres parents et certains leaders politiques actuels.

    Tous ces parcours font de Martin Ziguélé aujourd’hui un produit politiquement fini prêt à mettre au service du relèvement de la Centrafrique en particulier. Si le président TOUADERA décide de le succéder à son ami SMS, il le sait pourquoi.

    Martin Ziguélé, un appui considérable pour le Président TOUADÉRA ?

    Probablement OUI. Oui, sur le plan politique et économique.

    Sur le plan politique. Martin Ziguélé est d’abord le président du Parti MLPC, un très grand parti politique populaire et respecté et implanté sur l’ensemble du territoire national et est affilié à différentes Associations à l’internationale des partis politiques tel que l’Internationale socialiste. Dans ce moment de fragilité et de difficultés pour son pays, l’apport du MLPC et de son président Martin Ziguélé serait un atout considérable pour le président Faustin Archange TOUADÉRA.

    Dans le domaine économique. Martin Ziguélé dispose d’une connaissance très pointue dans les domaines économique et financier. Il a la maîtrise de la langue parlée dans les Etats de Donald Trump et des connaissances avérées sur les circuits financiers grâce à son passage à la BEAC, Ministère des Fiances et Primature de la Centrafrique.

    Il est vrai que bon nombre de nos compatriotes ne connaissent pas, malheureusement pour eux, ce que l’on appelle assureur. Un assureur est avant tout un banquier comme on le dit dans les pays anglo-saxons. Si Martin Ziguélé, assureur de profession, a bénéficié en sus d’une formation sur les circuits financiers des systèmes bancaires durant 9 mois à la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) à Yaoundé au Cameroun avant d’être nommé ministre des Finances  et Premier ministre, il est, à ce titre sans doute, un potentiel financier qui peut apporter un plus à son pays une fois devenu à nouveau Premier ministre à un moment ou la Centrafrique connaissait une crise militaro-politique semblable à celle qu’il assumait en 2001.

    Martin Ziguélé, un appui pour un retour définitif à la Paix en Centrafrique

    Si Martin Ziguélé est courtisé depuis près de 3 mois par la quasi-totalité des Chefs d’Etats d’Afrique Centrale à prendre la tête du gouvernement de son pays la Centrafrique, c’est que tout ce monde est convaincu de la pertinence de son approche sécuritaire à celle de Faustin Archange TOUADERA à mettre ensemble pour un retour de la Paix en Centrafrique. Polyglotte et bon négociateur politique, Martin Ziguélé pourrait apporter son soutien au président Faustin Archange TOUADÉRA dans sa négociation avec les groupes armés pour un désarmement négocié et accepté par tous.

    Martin Ziguélé et ses adversaires.

    Partisan de la bonne gouvernance et de la justice, Martin Ziguélé, dans sa politique d’assainissement des finances publiques à l’époque qu’il fut Premier ministre entre 2001 et 2003, construisait probablement, contre lui, un panel costaud d’adversaire et d’ennemis.

    Martin Ziguélé n’est pas apprécié par le Magazine Jeune Afrique. Pour cause lorsqu’il avait annulé, pour question de transparence dans la gestion des deniers publics, le contrat de 250 millions de F cfa signé avec le gouvernement précédent en 2001, aurait fait de lui le mouton noir de ce Magazine panafricain Jeune Afrique jusqu’à ce jour.

    D’autres, qui ont séjourné dans les cellules aménagées de la maison carcérale Ngaragba, ne manquent pas de tirer, à la limite de la jalousie osseuse, sur lui.

    En dépit de tout, Monsieur Martin Ziguélé garde son calme et continue son chemin politique pour le bien de son pays.

    Martin Ziguélé , apprécié de partout, est depuis quelques semaines sous les radars médiatiques continus. En cause, les rumeurs sur son éventuelle nomination au poste du Premier Ministre dans laquelle ses adversaires, voir ceux dont leur moralité leur reproche quelques choses, commencent à crier fort comme des perdus. Premier ministre ou pas, Martin Ziguélé a du vent en poupe dans son aventure politique.

    Gisèle MOLOMA

    Journaliste politique et Investigatrice à CNC

    CopyrightCNC@2017.

     

    Centrafrique : 399,5 millions de dollars pour sauver 2,2 millions de vies selon le Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019

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    Centrafrique : 399,5 millions de dollars pour sauver 2,2 millions de vies selon le Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019.

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_13482.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les déplacer deux Bangui .  Crédit photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
    Les déplacer deux Bangui . Crédit photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 21 janvier 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    Le Gouvernement centrafricain et l’Equipe humanitaire pays ont lancé le 13 janvier 2017 le Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019. Pour de répondre aux besoins vitaux de 2,2 millions de Centrafricains, le plan prévoit le montant de 399,5 millions de dollars américains. Organisé autour de trois objectifs stratégiques, ce document de planification aspire à sauver davantage de vies, à renforcer la protection des populations affectées et à préserver la dignité humaine en rétablissant l’accès aux services sociaux de base et aux mécanismes de subsistance.

    Présidé par la ministre centrafricaine des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baikoua et le Coordonnateur humanitaire par intérim, Dr. Michel N’da Konan Yao, la cérémonie du lancement de ce plan a mobilisé la présence des représentants du Gouvernement, du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga Anyanga, du Corps diplomatique, des représentants de l’Equipe humanitaire pays, des ONG nationales et internationales ainsi que des média.

    Il s’avère que le Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019 arrive dans un contexte marqué par la détérioration de la situation sécuritaire, notamment au cours du deuxième semestre de l’année 2016, avec une multiplication des foyers de tension. Cette dégradation a généré de nouvelles urgences humanitaires et a exacerbé la vulnérabilité de plus de 70 000 nouveaux déplacés, d’après le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires en République Centrafricaine (OCHA).

    La ministre centrafricaine des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Baikoua estime que «cette dégradation défie nos efforts de protection, de planification et entrave sérieusement l’accès humanitaire »

    Le Docteur Michel N’da Konan Yao, Coordonnateur humanitaire par intérim a remarqué que « à cela s’ajoute une conjoncture internationale peu favorable pour le financement de l’action humanitaire en RCA. De nouvelles crises surgissent ailleurs dans le monde et retiennent l’attention des bailleurs du fait de leur acuité et de leurs effets sur les populations civiles »

    Dans cette configuration, Virginie Baikoua et Michel Yao ont appelé les donateurs à s’engager davantage auprès de la République Centrafricaine afin de consolider les acquis des années précédentes et répondre aux nouvelles urgences. Selon OCHA, le Plan de réponse humanitaire d’un montant de 531,5 millions de dollars n’a été financé qu’à hauteur de 36,2% en décembre 2016. Un financement adéquat en 2017 permettra d’apporter une assistance alimentaire à 900 000 personnes. Dans toute crise humanitaire, la sécurité alimentaire occupe le premier poste de dépense. En 2017, 128,5 millions de dollars devront être dédiés à cette priorité, préconise le bureau des affaires humanitaires.

    Avec les autorités nationales, une campagne de plaidoyer est en cours pour mobiliser davantage les bailleurs autour de l’action humanitaire afin de faire en sorte que la RCA ne soit pas une crise oubliée et que le financement soit à la hauteur des besoins. Dans cette dynamique, une véritable synergie a été développée entre le Plan de réponse humanitaire et la Stratégie de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA). L’objectif commun est de de renforcer la capacité de résistance aux chocs et l’autonomie des communautés afin des passer progressivement de l’humanitaire au redressement.

    Centrafrique: journée des martyrs, la jeunesse réclame une éducation de qualité.

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    Centrafrique: journée des martyrs, la jeunesse réclame une éducation de qualité

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1345.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Élèves du lycée de Gobongo dans le 4e arrondissement de Bangui. Photo: Eric Ngaba. CopyrightCNC.
    Les Élèves du lycée de Gobongo dans le 4e arrondissement de Bangui. Photo: Eric Ngaba. CopyrightCNC.

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    Bangui 19 janvier 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    18 janvier 1979, 18 janvier 2017, 38 ans, jour pour jour que les élèves et étudiants centrafricains se souviennent encore de leurs martyrs. Pour cette année 2017, la journée est célébrée sous le thème « une éducation de qualité, gage d’un développement durable ». A la célébration de cette édition 2017, l’éducation de qualité et l’emploi des jeunes étaient au centre de revendication.

    La République Centrafricaine commémore chaque année à la date du 18 janvier 2017, la journée des Martyrs. Cette journée mémorable marque la disparition des élèves et étudiants tombés sous les balles du fait du soulèvement contre le régime de Jean Bedel Bokassa qui exigeait le port des tenus scolaires à l’époque où les parents d’élèves accumulaient plusieurs mois d’arriérés de salaires. Cette date laisse des souvenirs dans la mémoire de la jeunesse centrafricaine ayant vécu sous l’empire Bokassa. Le 18 janvier 2017 au monument érigé en mémoire de ces Martyrs, élèves et étudiants, les autorités politiques, le corps universitaire et le corps diplomatique ont pris part à la célébration de cette journée.

     

    Le Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine (CNJ-CA) qui a organisé la commémoration, a placé cette journée sous le thème « une éducation de qualité, gage d’un développement durable ». A travers ce thème, la jeunesse centrafricaine attire l’attention des autorités du pays et des partenaires au développement à se mobiliser sans faille pour une éducation de qualité des adolescents et des jeunes. Selon le CNJ-CA, le choix de ce thème traduit les attentes de la jeunesse centrafricaine quant à leur formation et leur éducation. L’on constate une baisse criarde de niveau dans le système éducatif centrafricain. Cette baisse de niveau se justifie du fait de la crise milita-politique qui a conduit à la destruction des bâtiments scolaires, le pillage des tables blancs et à l’occupation de certains bâtiments par les groupes armés. Cette situation a favorisé sans cesse l’augmentation du taux d’analphabétisme et d’incivisme lié à la déscolarisation.

     

    Dans sa déclaration relative à cette journée, le CNJ-CA note que l’une des conséquences les plus graves de la crise en Centrafrique demeure l’inaccessibilité des jeunes à l’éducation de qualité dans un environnement sécurisé. Après les récentes élections ayant permis l’installation des autorités issues des urnes, la jeunesse centrafricaine s’est nourrie d’espoir quant à promesse du président de la République Faustin Archange Touadera qui a fait voulu faire de l’éducation sa priorité.

     

    Dans son discourt des 100 jours à la magistrature suprême de l’Etat, le président Touadera a promis de transformer la République Centrafricaine en un vaste chantier, offrant des opportunités d’emplois aux jeunes, créant des richesses pouvant être distribuées de manière équitable et d’accroître la participation des jeunes à la vie publique. En termes de perspectives, il a mis l’éducation et la formation de qualité au cœur de mes priorités. Dans cet élan, il a augmenté le budget de l’Education Nationale de 4% à 22 %.

     

    « Nous restons attentifs et vigilants à cette promesse et comptons sur son sens patriotique pour que les jeunes de tout bord sans exclusivité aucune bénéficient de ces opportunités d’emploi et participent pleinement à la vie politique », a déclaré le président du Comité d’organisation de la journée des Martyrs, Yannick Andiba.

     

    Quelle image pour la jeunesse centrafricaine ?

    La jeunesse centrafricaine est depuis fort longtemps victimes de multiples crises que le pays a connues. Elle est souvent indexée d’être responsable de destruction. En plus, les jeunes sont souvent à la solde des hommes politiques du pays qui les manipulent. Aujourd’hui, la jeunesse centrafricaine réunie à travers le CNJ décide de soigner son image afin de contribuer au développement du pays.

     

    «Chers camarades, il est temps que chacun de nous, là où il se trouve doit prendre la résolution à travers une prise de conscience pour que plus jamais ça. Plus jamais ça ; afin de trouver la confiance de nos parents. Nous devons prouver notre maturité intellectuelle, artistique et culturelle à tous les niveaux, je dis bien à tous les niveaux. La jeunesse centrafricaine n’est pas assimilée à la manipulation, à l’irresponsabilité, à l’instrumentalisation. Elle est aussi l’espoir de ce pays en pleine reconstruction», a insisté le président du Comité d’organisation.

     

    Les jeunes centrafricains réclament du gouvernement la création d’emploi, les opportunités afin de relever les défis. La conférence de Bruxelles avec les bailleurs e fonds pourrait être l’espoir de cette jeunesse qui est désormais débout pour la reconstruction du pays. « Oui, nous voulons rêver comme les autres jeunes du monde entier. Oui la jeunesse centrafricaine est politisée, instrumentalisée parce qu’elle est sous éduquée, elle n’est pas écoutée, elle est désoeuvrée et mal insérée socialement. Mais une chose est sûre, elle est debout », a-t-il martelé.

     

    La journée des Martyrs, pour le rappeler, a été instituée par le parlement centrafricain en mémoire des victimes de 1979.

    Le marché de l’emploi en Centrafrique, les recruteurs sèment la pagaille dans un secteur peu réglementé. Notre enquête.

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    Le marché de l’emploi en Centrafrique, les recruteurs sèment la pagaille dans un secteur peu réglementé. Notre enquête.

    Marché emploi 2

     

    Bangui, le 19 janvier 2017. 10:21′.

    Par : Gisèle MOLOMA. CNC.

    Depuis le déclenchement de la rébellion des libérateurs en 2002 et leur prise de pouvoir en 2003, le Centrafrique est envahie par l’arrivée massive des Organisations Non Gouvernementales internationales sur le sol centrafricain. Cet envahissement a permis d’élargir peu à peu le marché de l’emploi et les recrutements se faisaient plus ou moins réguliers. Pendant ce temps, certaines personnes qui se disaient ” Spécialistes du recrutement” faisaient aussi leur apparition sur ce segment de marché encore vert à cette époque en mettant en œuvre une méthode du recrutement parfois proche de l’esclavage pour les uns et du réseau mafieux pour les autres, le tout sous la bénédiction tacite des autorités du pays. Ainsi, des nombreux Centrafricains, pris en tenaille par ces crapuleux professionnels, n’ont qu’à remettre leur sort entre les mains de Dieu, faute de la loi pour les protéger.

    Désormais en Centrafrique, il est devenu rare, même très rare de trouver une Organisation qui recrute directement, sans passer par un cabinet ou un soi-disant spécialiste du recrutement, leur employé ou autres. Pour ces Organisations, seuls les chasseurs des têtes qui disposent les meilleures techniques, ou tout simplement le secret caché pour dénicher la perle rare, peuvent être admis. Constatant l’intérêt pour ce mode du recrutement qui ne leur aurait pas moins rapporté financièrement, ces mêmes recruteurs tentent par tous les moyens de diversifier, pour des raisons d’économie disaient-ils, leurs offres de Service. Parmi celles-ci, la plus prisée est celle de la location d’un agent ou cadre, à la manière des agences d’intérim, mais d’une autre façon. Il est vrai que cette pratique n’est pas nouvelle dans le pays, comme on l’a vue dans les sociétés de gardiennage, elle est désormais élargie dans presque tous les secteurs d’activité comme Finances-Banques, le système des Nations-Unies, la télécommunication.

    La technique.

    Elle est simple comme bonjour : Créer une base des données des demandeurs d’emploi avec des profils divers et pointus et les faire louer aux organisations intéressées.

    La paye.

    Ces salariés ne perçoivent que le tiers, voire le quart de son prix de location-emploi. Une véritable exploitation de l’homme.

    D’après nos enquêtes, toutes les agences des Nations-unies et la Minusca, les ONG internationales, les banques, les compagnies de téléphonies mobiles et bien d’autres encore, font recours, de façon quasi automatique, à ce genre de recrutement pour leurs services de gardiennage, entretien et nettoyage et de plus en plus régulier pour certains emplois. Ce qui est incompréhensible, la quasi-totalité de ces recruteurs malins sont des expatriés qui disposent de solides liens avec ces Organisations.

    Les Centrafricains ? Oui, ils sont là, mais quelque part dans le Service des Ressources Humaines des Organisation Non Gouvernementale (ONG) internationales. Là encore, c’est le jeu des parents et des amis qui pourrissent la vie aux autres. Même si le Département des Ressources Humaines, dans la quasi-totalité des ONG internationales, est géré par des expatriés, le poste d’Assistant est toujours réservé aux nationaux, c’est-à-dire les Centrafricains. Et entre ces derniers, ils se connaissent presque tous au point qu’ils s’appellent dans leur jargon “RH” entre eux.

    Les RH dans les ONG en RCA sont des demi-dieux, selon certains demandeurs d’emploi contacté par CNC. Ils peuvent couler ou favoriser un candidat sans que leur Chef hiérarchique se rende compte. Dans la plupart des Organisation Non Gouvernementale internationale qu’on a pu infiltrer à Bangui dans le cadre de cette enquête, le faux jeu se passe souvent au moment de la vérification de l’antécédents professionnel d’un candidat admissible ou de sa convocation pour un entretien post-écrit dans laquelle on tente de faire croire qu’ils ont un mauvais antécédent professionnel chaotique pour les uns ou qu’ils seraient injoignables pour les autres.

    Cette tactique fâcheuse à la limite de haine pratiquée depuis toujours dans certaines ONG dont Mercy Corps où travaille un RH national à moralité douteuse et passé sulfureux, arrive désormais sur les bureaux à la MINUSCA.

    Aussi bizarre que cela puisse avoir lieu, la situation des femmes qui travaillent dans certaines Organisations Non Gouvernementales internationales reste très compliquée. La grossesse : Elle est interdite. Malheur à celle qui en fait le contraire, le contrat ne sera pas renouvelé. C’est quelle loi du travail que l’on applique en Centrafrique ? En tout cas, difficile d’y croire. Les Centrafricains quant à eux tentent de survivre dans cette confusion en attendant le jour meilleur que le Dieu du ciel entende leur voix.

    Si dans les pays développés la loi tente de protéger les salariés intérimaires, en Centrafrique par contre, c’est le laisser-aller pour tous. Les employés intérimaires ne sont pas en mesure de connaître le montant exact de leur salaire brut, avant tout prélèvement, y compris celui du recruteur intermédiaire. Pour cela, on se demande si la Centrafrique veut devenir la Chine d’Afrique en concurrence avec l’Ethiopie ?

    CopyrightCNC@2017.

     

    Centrafrique : l’ITIE-RCA relance ses activités à travers des réformes après plusieurs années de suspension.

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    Centrafrique : l’ITIE-RCA relance ses activités à travers des réformes après plusieurs années de suspension.

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1321.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Robert Moïdokana. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
    Monsieur Robert Moïdokana. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

     

    Bangui 16 janvier 2017, CNC.

    Par Eric NGABA

     

    L’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE) de Centrafrique relance ses activités nationales de 2017, ceci après 3 années de d’inactivités du faite de la crise militaro-politique qui a ravagé la République Centrafricaine. Lors d’une conférence de presse organisée le vendredi dernier à Bangui, le Coordonnateur national de l’ITIE Robert Moidokana a annoncé des réformes durant cette année afin redynamiser cette institution de la bonne gouvernance des ressources extractives en Centrafrique.

     

    Les événements du 24 mars 2013 ont mis un terme à la mise en œuvre et anéanti l’ITIE qui était alors, une fierté nationale. Ces événements ont entrainé la suspension de la République Centrafricaine des instances internationales de l’ITIE le 10 avril 2013. Informés de cette décision, les acteurs impliqués dans cette structure se sont mobilisés pour joindre les efforts à ceux des parties prenantes pour demander au gouvernement, la poursuite de la mise en œuvre de l’ITIE, et à la communauté internationale, la levée de la suspension de la République Centrafricaine. Le 18 septembre 2013, le Conseil National de l’ITIE-RCA avait saisi le Conseil d’Administration de l’ITIE internationale aux fins de la levée de cette suspension.

     

    Eu égard à la gravité de la crise qui prévalait dans le pays, le Conseil National avait saisi de nouveau, le 2 avril 2014, le Conseil d’Administration pour solliciter cette fois-ci la prorogation de la suspension de la République Centrafricaine. En octobre 2015 un Rapport sur l’état des lieux de l’ITIE- RCA avait été publié par le cabinet Fair Links, présentant de manière factuelle et indépendante un diagnostic de l’état de la mise en œuvre de l’ITIE en République Centrafricaine, tout en recommandant les prochaines étapes du processus et la remise en marche de la gouvernance publique des industries extractives. Ces recommandations visent potentiellement l’engagement du Gouvernement, des entreprises pétrolières, minières, forestières et les organisations de la société civile à poursuivre la mise en œuvre de l’ITIE sur le plan national ; l’adoption d’un Plan de travail budgétisé et la restructuration des organes de la mise en œuvre de l’ITIE-RCA.

     

    Un début de réforme après le retour à l’ordre constitutionnel

    Dès la mise en place du nouveau Gouvernement, le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji a aussitôt convoqué la session ordinaire du Conseil National de l’ITIE-RCA en vue d’examiner les modalités de la mise en œuvre des recommandations de l’administrateur indépendant. C’est ainsi que fut organisé le 27 juillet 2016, la session ordinaire du Conseil National de ITIE-RCA ayant permis d’adopter le plan de travail 2016-2017 et la restructuration des organes de la mise en œuvre de l’ITIE-RCA par la mise en place du Comité National de Pilotage de l’ITIE-RCA présidé par le Premier Ministre.

     

    « Dans le cadre de la préparation de la relance des activités nationales de l’ITIE, plusieurs textes officiels ont été signés. Notamment, le Décret portant réorganisation du dispositif institutionnel et fonctionnel de l’ITIE-RCA et les Décrets entérinant la désignation des membres du Comité National de Pilotage et du Secrétariat Technique pour une période de cinq (05) ans. Le nouveau Comité National de Pilotage a tenu sa première session ordinaire le 23 décembre 2016. Au-delà d’une session de prise de contact, elle a permis de relancer les activités nationales de l’ITIE et d’actualiser le Plan d’Action ITIE-RCA de 2017 » a expliqué le Coordonnateur national de l’ITIE Robert Moidokana .

     

    La formation des nouveaux membres du Comité National de Pilotage

     

    Le Coordonnateur national a fait savoir que dans le Plan d’action de l’ITIE RCA de 2017, il a été prévu des activités relatives à la formation des nouveaux membres du Comité National de Pilotage et l’évaluation du cadre juridique et institutionnel national par rapport aux Normes de 2016.

    Cependant, Robert Moidokana a précisé que deux activités n’étaient pas prévues pour 2017 à savoir la production du rapport ITIE-RCA et la demande de levée de suspension.

     

    « La non production du Rapport ITIE-RCA, car une difficulté technique certaine se pose, celle de l’absence des données statistiques et fiscales des années 2011 à 2015 due au pillage, au départ des entreprises du pays et à la sanction relative à la suspension des exportations de diamants centrafricains. Quant au sursis à la demande de levée de suspension, il y a lieu de rappeler que la République Centrafricaine avait été suspendue de l’ITIE sous le régime des Règles de l’ITIE », a-t-il expliqué.

     

    Depuis février 2016, il y a eu l’adoption des normes qui ont apporté de changements notables dans la mise en œuvre de l’ITIE. Il s’agit notamment des informations sur la situation contextuelle, de la publication des contrats, des données ouvertes, de la propriété réelle et des clauses de sauvegarde perçues comme des nouveautés. Pour cela, a expliqué le Coordonnateur national, les membres du Comité National de Pilotage de l’ITIE-RCA et certaines parties prenantes qui ne siègent pas au Comté doivent s’approprier au préalable la norme ITIE, ceci, pour leur permettre d’évaluer efficacement le cadre juridique et institutionnel national avant d’envisager la demande de levée de suspension dans la perspective d’une mise en œuvre pérenne.

     

    La République Centrafricaine, faut-il rappeler, a été suspendue de l’ITIE pour cause d’instabilité politique et de l’insécurité qui ne favoriseraient pas la mise en œuvre rigoureuse de l’initiative. Le pays avait adhéré au processus ITIE en mai 2007. Il avait été reconnu « Pays Candidat » à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) le 21 novembre 2008, et « Pays Conforme » le 1er mars 2011. Ces avancées rapides dans la mise en œuvre de l’Initiative avait fait valoir à la République Centrafricaine le trophée de la mise en œuvre rapide et réussie de l’ITIE en guise de reconnaissance internationale.

     

    Eric NGABA

     

    QUAND LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE DEFEND LE PAYS AU SEIN DES INSTITUTIONS

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    QUAND LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE DEFEND LE PAYS AU SEIN DES INSTITUTIONS.SCentrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_13391.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le jeune centrafricain , gagnant du concours littéraire de  la francophonie

     

     

    Bangui, le 17 janvier 2017. CNC.

    Par : collaboration.

    C’est un jeune Centrafricain qui a remporté le grand prix du concours régional de la Francophonie 2016.

    Le second prix est allé à une jeune Congolaise de la RDC alors qu’un étudiant Gabonais s’est mérité la troisième place.

     

    Du 02 au 10 Décembre dernier, dans le cadre de la Journée Internationale du Volontariat et de la Francophonie, une Centaine de jeunes francophones de l’Afrique Centrale ont participés à un concours d’écriture, où ils ont présenté des projets aux membres d’un jury composé de professionnels du monde et de la francophonie.

     

    Le 15 Décembre 2016, lors d’une cérémonie officielle à Libreville ou se trouve le Bureau Régional de la Francophonie, les noms des gagnants du concours ont été dévoilés.

     

    Le grand gagnant, Thomas Joly NGBONGA, de la République Centrafricaine, titulaire d’un Master en Science de l’Information et de la Communication, repart avec plusieurs lots dont un (01) IPhone 6, une (01) Tablette Samsung Galaxy Tab 3 V, des livres, des Tee-Shirts, et autres gadgets offerts par l’Organisation Internationale de la Francophonie.

     

    Patricia TSHIZANGA, de la RDC, a quant à elle obtenu le second prix contenant un Smartphone Samsung galaxy S3 et autres gadgets offert par le Bureau Régional de l’Afrique Centrale.

     

    Le Gabonais Vincent IVORA a pour sa part remporté le troisième prix garni des Tee-Shirts et quelques gadgets, offert par la Fondation Desjardins.

     

    Rappelons que le concours a été lancé en décembre dernier par le Bureau Régional de l’Afrique Centrale auprès des jeunes de 18 à 30 ans de la francophonie et portait aussi sur la présentation d’un projet de développement communautaire.

     

    Plus de 100 projets de développement ont été reçus mais 10 finalistes retenus dont les trois lauréats mentionnés précédemment. Les projets ont été évalués en fonction des critères suivants :

    • La cohérence par rapport au thème du concours,
    • La mise en valeur des éléments imposés soit la diversité culturelle, la jeunesse et la francophonie,

    • La qualité de la langue, l’originalité, l’intérêt suscité par le projet.

     

    À court terme, les 10 projets finalistes feront l’objet d’une publication commune. Au même moment, les 3 lauréats seront invités à faire partie de la première équipe éditoriale d’un journal international des jeunes volontaires de la francophonie, dont la première édition paraîtra en Mai prochain.

     

    Vive la jeunesse