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Centrafrique : meurtre d’un Jeune à Nguéréngou, les Gendarmes et les FACA chassés de leur barrière.

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Centrafrique : meurtre d’un Jeune à Nguéréngou, les Gendarmes et les FACA chassés de leur barrière.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_12481.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.
Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.

Bangui, le 5 février 2017.

Par : Gisèle MOLOMA.

Si le meurtre, l’assassinat et la torture restent encrer dans l’esprit de certains éléments de nos Forces de Défense et de Sécurité, la Centrafrique reste et restera pour longtemps à la queue des autres pays d’Afrique, et son armée quant à elle, restera aussi pour des décennies encore sous embargo de Nations-Unies.

Le meurtre d’un Jeune à Nguéréngou par les soldats FACA la semaine dernière affaiblie un peu plus l’image des hommes en tenu dans notre pays.

La scène s’était passée vers après-midi la semaine dernière à Nguéréngou, une petite localité à environ une vingtaine des kilomètres de Bangui sur la route de Damara où on a vu une foule en colère manifestait et demandait le départ sans délai de tous les porteurs de tenue dans leur localité.

Selon les manifestants, les FACA installés sur un Tcheka-point dans leur village, précisément sur la route qui mène à Bangui ou à Damara, ont torturé et tuer un Jeune de leur village sans que ce dernier soit réellement coupable de ce qu’on lui a reproché.

Selon les faits qu’on a pu reconstituer, la victime, un jeune homme d’environ moins de 20 ans et connu de tous sur cette barrière de mort (le nom attribué au tchèque-point des soldats et Gendarmes dans ce village), car il faisait office d’un travailleur bénévole pour ses potentiels bourreaux depuis plusieurs mois. Bizarrement la semaine dernière, il a été accusé d’avoir volé le téléphone portable de l’un des soldats FACA qu’il travaillait pour eux. Malgré que le présumé coupable nie catégoriquement d’être à l’origine de la disparition de ce téléphone portable, il a été arrêté par ses bourreaux. Il a été sauvagement attaché par une longue corde en liant sa tête avec ses jambes et ses mains, du matin jusqu’après-midi. Maintenu dans une position de mort lente durant plus de 10 heures, le Jeune a été finalement détaché après avoir poussé ses derniers cris de la mort sous les pieds de ses bourreaux. Relâché tardivement, il a été conduit rapidement à l’hôpital de Bangui par ses parents où sa mort a été constatée avant même d’atteindre l’hôpital. Une triste histoire pour ce pauvre qui croyait travailler avec des êtres humains, n’a pas laissé indifférents les jeunes de son village qui, contre toute attente, ont voulu découdre avec ces soldats assassins. Tellement que la tension était grande ce jour, tous les hommes en tenue ont été sommés de quitter le secteur immédiatement, y compris les Gendarmes dont on les a accusés aussi d’être laxistes avec ces soldats FACA. Ainsi, la barrière était restée vide après ces événements la semaine dernière.

Du côté de l’État-Major des FACA, on ne souhaite pas faire de commentaire comme d’habitude. Le Gouvernement, informé de la situation, est resté aussi silencieux sans aucune ouverture d’une enquête préliminaire. On est dans quel pays du monde ?

Le meurtre de ce jeune homme n’est malheureusement le Premier sur cette barrière des FACA. Selon les habitants de Nguéréngou, l’ensemble des soldats affectés dans leurs villages sont des Faca-Balaka. Ils n’ont aucun respect pour les gens, et rackettent comme ils veulent tout le monde, y compris les passagers et chauffeurs des cars. Et il est temps pour eux de quitter leur village, concluent-ils.

Des négociations étaient en cours, nous suivons de près cette affaire pour vous.

Copyright2017CNC.

Centrafrique : L’assassinat d’un Peul éleveur au quartier Fondo, les habitants redoutent un regain des violences.

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Centrafrique : L’assassinat d’un Peul éleveur au quartier Fondo, les habitants redoutent un regain des violences.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_16261.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un groupe des Anti-Balaka . CopyrightAFP.
Un groupe des Anti-Balaka . CopyrightAFP.

Bangui, le 5 mars 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son gouvernement dirigé par son proche ami Simplice Mathieu Sarandji tentent malgré eux de faire déguerpir les déplacés de leurs camps de fortune de l’aéroport moi polo de Bangui, ils oublient par contre les caprices redoutables de leurs alliés les Anti-Balaka. Ces derniers qui ne comprennent rien dans le langage de la Paix viennent à nouveau d’être indexés par les habitants du quartier Fondo à Bangui dans le 5e arrondissement dans l’affaire de l’assassinat d’un peul hier dans leur quartier.

 

Les faits se sont déroulés avant-hier jeudi vers 20 heures dans le quartier mitoyen à la concession de l’aéroport de Bangui Moi polo où le corps sans vie d’un peul éleveur a été retrouvé dans un puits d’eau par certains habitants du secteur. Le corps a été repêché, avec des mains et jambes attaque avec des cordes et ne présente aucune trace de tortures graves.

Selon les témoins qu’on a pu contacter, ce sont des jeunes assimilés aux anti-barakas qui se sont érigées en protecteurs dudit quartier à la place de Dieu qui ont arrêté cet éleveur peul après avoir passé un moment avec sa copine dans le quartier.

Un de nos reporteurs a failli être assassiné du seul fait qu’elle voulait prendre la photo de la victime. Pour ces anti-balaka, il voulait prendre la photo et allait la présenter aux éléments d’autodéfense des musulmans.

Quelques minutes après le repêchage du corps, la panique regagne les habitants proches du Km5, et certains habitants de ces secteurs commencent à plier leurs bagages pour regagner les sites des déplacés. Selon eux, la poste des miliciens du Km5 pourrait être très dangereuse s’ils ne prennent pas des précautions pour leur vie.

Dans le même registre des scènes macabres des anti-barakas, un autre commandant en chef de ces miliciens du quartier Damala proche du quartier combattant à Bangui avait été arrêté par les gendarmes par suite d’un braquage qu’il avait commis quelques jours plutôt. Là où le bât blesse, il a été libéré immédiatement sur instruction ferme du Premier ministre Sarandji.

Finalement à quel jeu jouent la Tortue et son gouvernement ? Même la vie des Centrafricains ne les intéresse pas, ils continuent malgré tout à faire de l’hypocrisie politique devant le peuple qu’ils sont censés le protéger.

Ces bandits armés sont pourtant bien connus de service de la police et de la gendarmerie et le gouvernement ne fait rien pour les mettre hors d’état de nuire. En cas de poursuite judiciaire, ils sont immédiatement relâchés.

Les Centrafricains semblent comprendre que les agissements des anti-barakas sont magnifiquement protégés par un système robuste mis en place par le régime partisan et ethnique du Président TOUADERA alias la Tortue de Damara.

 

Transféré à la morgue par la Croix-Rouge, le corps de ce paisible citoyen serait inhumé probablement dans un anonymat sans que le gouvernement lève son petit doigt pour condamner cet assassinat gratuit. Ce que le président TOUADÉRA et sa suite doivent comprendre, tous les musulmans ne sont pas des Séléka, et tous les chrétiens ne sont pas aussi des anti-balaka!

 

Copyright2017CNC.

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Centrafrique: le Vice-Président de la banque mondiale attendue à Bangui

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Centrafrique: le Vice-Président de la banque mondiale attendue à Bangui

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_16231.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le Vice  président de la banque mondiale

Bangui 4 mars 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Après la visite de Christine LAGARDE, Directrice Générale du FMI, le ministre des Finances et du Budget a annoncé, à la fin de la réunion du Comité Monétaire et Financier National(CMFN) tenue le mercredi 1er mars 2017, l’arrivée très prochaine à Bangui du Vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique Subsaharienne, le Sénégalais Makhtar DIOP.

 

Il n’y a jamais un sans deux. La Banque Mondiale emboîte le pas au FMI. Son vice-président pour l’Afrique Subsaharienne, le Sénégalais Makhtar DIOP, ancien ministre de l’économie et des finances dans le gouvernement de Moustapha Niasse sera à Bangui le 10 mars prochain. Cette visite est une aubaine pour la reconstruction de la RCA, car elle permettra à l’un des plus hauts responsables de la Banque Mondiale de toucher du doigt la réalité centrafricaine et les difficultés auxquelles ce pays est confronté. La construction des infrastructures routières, des hôpitaux, des écoles, des barrages hydroélectriques, en un mot la résolution de l’équation du développement de la RCA ne peut se faire sans un appui technique et financier de l’extérieur à l heure où tout le tissu économique du pays a été ravagé par la crise politico-militaire.

 

Le leadership empreint d’une ambition audacieuse et d’une vision claire du chef de l’Etat, le professeur Faustin Archange TOUADERA et du gouvernement sur le développement rapide de la Centrafrique explique ces résultats. Pour l’instant, le travail de reconstruction est titanesque et la mobilisation des recettes intérieures seules ne pourra pas faire face aux besoins financiers du pays. Conscient de cette situation, le gouvernement ne cesse de ménager aucun effort pour mobiliser les partenaires financiers autours de sa vision de reconstruction d’un pays ruiné par de longues années de crises.

 

Le ministre des finances et du budget Henri-Marie DONDRA de part son expérience et sa maîtrise du rouage de la machine financière internationale a permit de hisser la Centrafrique au rang de meilleur élève du FMI.

Comme l’a souligné le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) le tchadien Abbas Toli Mahamat, le mercredi dernier, à la fin de la réunion du CMFN, la Centrafrique jouit d’une bonne santé économique et financière grâce aux efforts du duo MOLOUA-DONDRA. Le redressement de l’économie nationale soutenue par une réforme et une rigueur dans la gestion des finances publiques a produit de bons fruits. Etant confronté à de sérieux problèmes liés à la pauvreté, la RCA peut naturellement s’appuyer sur les soutiens techniques et financiers de la Banque mondiale pour sa reconstruction et la lutte contre la pauvreté.

 

Rappelons que la Banque mondiale regroupe cinq institutions internationales : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association internationale de développement ( IDA), créées pour lutter contre la pauvreté en apportant des aides, des financements et des conseils aux États en difficulté, la Société Financière Internationale (SFI), l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (AMGI) et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).

 

Son siège est à Washington. Le président est élu pour cinq ans par le Conseil des Administrateurs de la Banque. Elle fait partie des institutions spécialisées du système de l’Organisation des Nations unies (ONU). Elle publie tous les ans une contribution sur un thème du développement dans son World Développent Report.

Centrafrique : RECOMMANDATIONS DES EX COMBATTANTS DE BOUAR.

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Centrafrique : RECOMMANDATIONS DES EX COMBATTANTS DE BOUAR.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/ELEMENTS-MISKINE-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ELEMENTS MISKINE

Apres discussion, les ex-combattants ont revu leurs exigences et les présentent de la manière suivante :

RECOMMANDATIONS DES EX COMBATTANTS DE BOUAR

 

Nous Ex Combattants de Bouar qui sont dans le Pré-DDR de Bouar, suite au mécontentement survenu entre les Ex-Combattants et la Minusca sur les conditions de formations qui n’ont pas réunies.

Recommandons :

  1. A la MINUSCA d’accorder le Cache for Works pour un mois à tous les ex-combattants ;
  2. Remboursement d’Epargne de chaque Combattant après un mois de travail ;
  3. La Formation de deux (2) mois payable pour tous Ex-combattants ;
  4. Si la formation n’est pas payable, nous acceptons que la formation déroule dans les après midis ;
  5. Retour des Cinq (5) Ex-Combattants transférés au Cameroun par le Responsable de DDR
  6. Eclaircissement sur les kits d’installations de chaque Ex-Combattant ;
  7. Mauvais Traitement sur les droits des Ex-Combattants dans les processus de travail.

 

Ampliations :Préfecture de NM                           1

Mairie de Bouar                               1

Chef de Bureau MINUSCA           1

Intéressé Section Pré-DDR          1

Archives                                              1

Fait à Bouar, le 01/03/2017

Les Participants

Centrafrique : manifestation des ex-combattants de Bouar devant le bureau de la Minusca.

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Centrafrique : manifestation des ex-combattants de Bouar devant le bureau de la Minusca.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/IMG_0985.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la Seleka
Les miliciens de la Seleka

Bangui, le 1er mars 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Plusieurs dizaines des ex-combattants de la ville de Bouar sont descendus dans la rue pour manifester contre leur non-intégration pour la formation militaire des FACA.

Les manifestants se sont regroupés devant le bureau régional de la Mission multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique (MINUSCA) à Bouar. Selon la version de ces ex-Combattants, dans deux mois, les formations militaires de tous les ex-rebelles débuteront et ceux positionnés dans la région de Bouar pour le pré-DDRR n’ont pas été retenus pour ces formations. En colère ce matin, ils veulent avoir des explications claires sur leur dossier.

Vont-ils être abandonnés à leur triste sort ? Se demandent-ils ce matin ?

Pour l’heure, tout se passe dans le calme et les responsables de la Minusca n’ont pas encore réagi à cette manifestation.

Rappelons qu’après le déclenchement de la guerre civile en 2012, des milliers des jeunes ont pris le chemin des armes pour combattre dans différents groupes armés. Promis en 2014 qu’ils vont être intégrés ou réintégrés dans les Forces armées centrafricaines après leur Désarmement et Démobilisation, ces ex-combattants sont en train de comprendre que cette promesse n’est malheureusement que politique. La réalité est toute autre chose.

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Préparatif du 30 mars, un budget d’environ 800 millions FCFA alloué pour la festivité par le Président Touadéra.

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Centrafrique : Préparatif du 30 mars, un budget d’environ 800 millions FCFA alloué pour la festivité par le Président Touadéra.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1498.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA et le Gouvernement Simplice Mathieu SARANDJI.

Bangui, le 28 février 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

À quelque 4 semaines de son premier anniversaire au pouvoir, le président Faustin Archange TOUADÉRA et toute son équipe s’activent inlassablement et en sourdine pour fêter en grande pompe cette première bougie, malgré l’état actuel du pays. Pendant qu’un budget colossal a été défini et alloué pour la cause, on constate déjà des bousculades visibles partout dans le milieu mafieux proche de la Tortue de Damara.

” On doit faire quelque chose pour le Président de la République afin le remercier de tout ce qu’il a fait pour nous” dixit un DG d’une Société paraétatique proche du President TOUADÉRA lors d’une réunion regroupant l’ensemble des Directeurs généraux de l’Administration publique et des Sociétés d’État. Cette déclaration, comprenez bien, n’est pas celle d’un citoyen lambda, mais plutôt d’un Directeur général nommé par le President de la République Faustin archange TOUADÉRA. Ce qui démontre clairement le concept du remerciement de cette cérémonie inutile et coûteuse en terme financier pour l’ensemble du peuple centrafricain.

Lors d’une de ces nombreuses réunions qu’ils organisent dans les quartiers de la capitale, nous avons remarqué la présence du Colonel Francis Bozizé aux côtés de ces Directeurs généraux. Bien qu’il n’ait pas été directement à la même table avec ces derniers, il reçoit régulièrement les minutes toutes les 5min des autres participants de la réunion.

C’était dans un bar-restaurant au quartier Fouh dans le quatrième arrondissement de Bangui réquisitionné pour cette réunion. D’après ces Directeurs généraux, il était impératif pour le Colonel Francis Bozizé d’être discret des autres pour éviter d’attirer l’attention du public.

Selon la conclusion de la dernière réunion du quartier Fouh, chaque Directeur général ou Directrice générale doit contribuer en fonction du poids de sa société ou d’administration. Les Directeurs généraux de la douane, des Finances, du budget, du trésor, des impôts…, ne peuvent contribuer le même montant comme leurs collègues de la télévision, de la radio ou  cadastre.

Pour le Colonel Francis Bozizé, sa présence était basée sur le plan sécuritaire. Il doit en outre présenter son budget de sécurité que les participants lui ont garanti de tout couvrir et ce, avant la cérémonie du 30 mars.

En attendant la prochaine réunion qui verrait la présence du President TOUADERA, le budget provisoire de la cérémonie du premier anniversaire au pouvoir de la Tortue de Damara a été bouclé à 859 millions FCFA. Un budget colossal qui sera probablement pompé sur le dos du peuple centrafricain meurtri.

Arrivé au pouvoir le 30 mars 2016 grâce à une élection organisée sur les champs de bataille (dixit un Colonel sénégalais de la Minusca), le President TOUADERA soufflera sa première bougie dans un mois lors d’une cérémonie qui sera organisée au Palais de la Renaissance à Bangui. Pendant ce temps, des millions des Centrafricains continuent d’être pris en tenaille par des groupes armés et des enfants souffrent du manque de quoi à manger.

Copyright2017CNC.

Centrafrique : le PARC s’insurge contre la rélocalisation du Chef rebelle Ali Darassa par la MINUSCA.

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Centrafrique : le PARC s’insurge contre la rélocalisation du Chef rebelle Ali Darassa par la Minusca.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_16182.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le logo du parti politique  PARC

PARTI POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE
(P.A.R.C.)

Communiqué de presse

 

Le 21 novembre 2016, l’alliance contre nature entre les groupes rebelles MPC, FPRC, UPC et autres qui, le 24 mars 2013, a renversé le régime du Président BOZIZE s’émiette. Une guerre fratricide d’intérêt et de positionnement oppose farouchement à Bria, Chef-lieu de la Préfecture de la Haute-Kotto, les deux premiers à l’UPC d’Ali DARASSA dont l’état-major est installé à Bambari, chef-lieu de la Préfecture de la OUAKA.

Malgré la présence musclée de la MINUSCA à Bria, le MPC et le FRPC ont bouté hors de cette localité l’UPC et décident de déloger DARASSA de Bambari. Les villes d’IPPY, de BAKALA et le village aurifère de NDACHEMA sont successivement conquis par la coalition MPC/FRPC qui menace de marcher sur BAMBARI. Les pertes en vies humaines parmi les populations civiles sont difficiles à évaluer.

Le 11 décembre 2016, face à la menace de plus en plus inquiétante du MPC et du FRPC de rentrer dans la ville de BAMBARI, l’UPC, appuyée fortement par la MINUSCA, reprend à nouveau le contrôle de BAKALA et NDACHEMA. Les combats ont été d’une rare violence.

Le 12 décembre, les peuls de l’UPC d’Ali DARASSA, réinstallés à BAKALA par la MINUSCA ont invité et abattu froidement vingt-cinq (25) puis trente-six (36) jeunes non armés, soit soixante et une (61) victimes, selon une dépêche signée de Mr. KADANGOU Martin Directeur des Etudes du CEG de BAKALA et publiée dans les colonnes du journal «la fraternité» n°770 du 13 février 2017, information qui, du reste, n’est démentie par personne à ce jour.

Devant le risque sans cesse grandissant de voir la ville de BAMBARI s’embraser, la MINUSCA décide d’instaurer une ligne rouge à la frontière des deux Préfectures : HAUTE-KOTTO et OUAKA, obligeant ainsi les belligérants à rester cantonnés dans leur secteur respectif.

Le samedi 11 février 2017, le FRPC et le MPC bravent la menace de la MINUSCA en engageant une colonne de plus de trois cent personnes dans des véhicules et sur des motos en direction de BAMBARI. Cette colonne est neutralisée suite à un pilonnage par hélicoptère de combat à moins de 10 kilomètres d’IPPY. Le leader du FRPC est abattu.

Le 15 Février 2017 la MINUSCA lance un ultimatum au seigneur de guerre, le mercenaire peulh de nationalité nigérienne Ali DARASSA, le sommant de quitter la ville de BAMBARI. Vaudrait mieux tard que jamais.

A l’annonce de cette menace inattendue, la population de la ville de BAMBARI est prise en otage par le sanguinaire Ali DARASSA qui l’oblige à s’opposer à son départ, cette population dont il a été le bourreau pendant quatre longues années. Il défit ainsi la MINUSCA qui lui fait allégeance en engageant avec lui une négociation, probablement pour éviter un affrontement sanglant dans la ville de BAMBARI, qui aurait des conséquences très regrettables pour les populations civiles.

Le 22 Février 2017, après ce bras de fer de plus de 72 heures, la MINUSCA prend le dessus. Ali DARASSA accepte de quitter le domaine qu’il a occupé depuis 2014, et où il a cohabité très curieusement avec la MISCA et la force SANGARIS d’abord, puis avec les forces ONUSIENNES pendant quatre (4) ans ensuite, mettant en péril les populations civiles qui ont été forcées de quitter leurs domiciles pillés et incendiés pour s’agglutiner dans des conditions précaires sur des sites aménagés pour la circonstance. Il est parti de BAMBARI, errant sur le territoire Centrafricain, à la recherche d’un autre site où il s’installera pour poursuivre allègrement sa sale besogne sur d’autres Centrafricains.

Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (P.A.R.C.) joint sa voix à celle des autres Partis Politiques qui ont déjà eu à dénoncer et à condamner les atrocités de ce sanguinaire. Aussi, s’étonne-t-il de la manière avec laquelle la MINUSCA a géré cette crise dans la OUAKA.

En effet si le PARC approuve et soutient les actions des troupes ONUSIENNES contre le MPC et le FRPC, il ne comprend pas, cependant, que les casques bleus aient laissé s’envoler dans la nature le criminel de guerre Ali DARASS qui doit faire l’objet d’un mandat d’arrêt international suite aux multiples crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes économiques, dont il a été co-auteur et/ou commanditaire depuis 2014 dans les Préfectures de la OUAKA de la HAUTE-KOTTO et de la BASSE-KOTTO ses fiefs, crimes flagrants dont une infime partie, perpétrée dans la Sous-Préfecture de BAKALA le 12 Décembre 2016, a été révélée par l’ONG internationale HUMAN RIGTH WATCH.

C’est pourquoi le P.A.R.C. demande avec insistance à la MINUSCA d’exécuter les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui justifient sa raison d’être en RCA sans parti pris. DARASSA doit être arrêté et traduit devant la Cour Pénale Internationale pour la Centrafrique dont le Procureur vient d’être nommé. Il doit en être de même pour tous les autres criminels de guerre connus, qui tuent, pillent et violent au quotidien sans être inquiétés.

Le P.A.R.C. apprécie à sa juste valeur les efforts déployés ces dernières semaines par le Gouvernement, dans la recherche des stratégies idoines pour rétablir durablement la paix dans la OUAKA. Cependant il exhorte Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, à prendre ses responsabilités en vertu de l’article 38 de la constitution de la République Centrafricaine qui consacre le sermon qu’Il a prêté au moment de son entrée en fonction, pour mettre définitivement un terme à cette avalanche de violence dans la OUAKA en particulier et sur toute l’étendue du territoire national en général.

Le P.A.R.C. saisit cette occasion pour renouveler ses condoléances aux parents des victimes et sa profonde compassion à l’endroit des populations meurtries de la OUAKA et de l’ensemble du pays.

Fait le 23 Février 2017

Le Président du P.A.R.C.

Pr. Gaston Mandata N’GUEREKATA

 

 

Centrafrique : Pris enfin dans sa propre toile, l’agent de l’étranger Meckassoua se débat comme un beau diable.

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Centrafrique : Pris enfin dans sa propre toile, l’agent de l’étranger Meckassoua se débat comme un beau diable.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1135.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.
Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.

Bangui, le 26 février 2017.

Par : Alain Nzilo, Directeur de Publication du CNC.

La date du vendredi 17 Février 2017 sera à inscrire en lettres d’or dans les annales de l’histoire contemporaine des institutions républicaines centrafricaines.

En effet, ni de mémoire de centrafricain lambda, ni de celle de praticien national de cette spécialité du droit, on a quelque mal à trouver et à situer dans le temps, un référant historique similaire à celui que le célèbre PAN, cet agent attitré de l’étranger pour qui seule compte la valeur marchande de toute démarche politique, a servi à l’opinion nationale par le biais d’une conférence dite presse.

La trame de fond de cette communication improvisée à la hâte a été la grave accusation faisant état de son soutien aux rébellions portée contre lui par feu Zoundeko Joseph, deux jours seulement avant son exécution par la Minusca aux environs de Ippy le …….. Zoundéko désormais mort, Meckassoua aura beaucoup de mal à convaincre avec sa version unilatérale des faits, tant son soutien aux groupes rebelles et ses agissements en leur direction sont un secret de polichinelle. Le doute ne lui profitera pas cette fois-ci.

Et comme si cela ne suffisait pas, lors de son passage – certainement payé cash – à l’émission “l’invité” de radio Ndeke luka le lundi 20 février 2017, il va remettre une couche supplémentaire de démagogie – dont il a seul le secret depuis les bancs de la barbouzerie par lesquels il est passé des décennies plus tôt – au sujet des pickup qu’il a promis à ses collègues députés pour bénéficier de leur voix à l’élection au perchoir depuis le mois de mai 2016.

De toutes les façons, tout fini par être su un jour car tout a un début et une fin. Les mensonges, la manipulation, l’escroquerie, les coups tordus, etc. n’échappent pas à cette loi universelle! Même les députés qu’il a soudoyés et qui ont juré la loyauté de leur vote sur le Saint Coran devant un marabout ont fini, après coup, par confesser leur forfait. Et c’est su.

Avec Zoundeko, on n’en est qu’au début des accablantes révélations. Viendront irrémédiablement et en leur temps, les histoires autour de Sassou Nguesso, Abdoulaye Miskine, Abdoulaye Hissène, Ali Darrassa, Al Khatim, Adam Nourredine, Sani Yalo, Danzoumi Yalo, etc.

Le Président Touadera connait t’il bien la pieuvre qu’est cet agent de l’étranger qui le talonne et le cerne pour étouffer son pouvoir et le récupérer tel un fruit bien mûr? Rien n’est moins sûr.

Le peu de temps où il l’a eu comme ministre dans le gouvernement qu’il a dirigé sous le Président Bozizé et surtout le souvenir de comment il l’a quitté montre combien cet acteur sulfureux aux multiples facettes est glissant, insaisissable et complexe.

L’ambition obsessionnelle de cet agent de l’étranger est et reste la prise coûte que coûte du pouvoir derrière laquelle il court désespérément depuis les régimes des Présidents Kolingba, Patassé, Bozizé, Djotodja et Samba Panza.

Convaincu maintenant que l’Etat failli que dirige le Président Touadera aujourd’hui lui offre à jamais l’occasion rêvée, Meckassoua entreprend avec ingéniosité toute initiative pouvant lui permettre d’atteindre son objectif ultime, à savoir la conquête à coups de billets de banque (venus d’où ) et de manoeuvres embrouillées du fauteuil présidentiel qu’il sait pourtant ne jamais pouvoir obtenir par le suffrage universel sur cette terre de Ngakola, l’ancêtre national.

La crise sécuritaire que le pays a connue a été pour lui une aubaine qui lui a permis de voguer sur les prétextes communautaires qui l’ont motivée. Son repli identitaire sur la communauté qui l’a vu naître mais dont les us et coutumes ne sont plus qu’un très lointain souvenir, du fait de son occidentalisation à l’excès, ne lui sert qu’à enfumer les naïfs pour les gagner à sa funeste cause.

Il faut donc que le Président Touadera se le tienne pour dit: les Centrafricains au nom desquels il a prêté le serment de “n’agir en tout et pour tout que pour leur bien-être” auraient de sérieuses et légitimes comptes à lui demander et à les lui régler au cas où, de son fait, ce Zorro parvenait par ses sordides artifices à lui ravir la gestion de leur destin.

A bon entendeur, salut!

 

Centrafrique : JE JURE SOLENNELLEMENT D’ASSURER LA SÉCURITÉ DU PEUPLE ET DU TERRITOIRE NATIONAL..

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Centrafrique : JE JURE SOLENNELLEMENT D’ASSURER LA SÉCURITÉ DU PEUPLE ET DU TERRITOIRE NATIONAL..

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1294.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou
Monsieur Bernard Selembi Doudou

 

Bangui, le 26 février 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou.

 

À l’orée du premier anniversaire d’accession à la magistrature suprême de l’Etat, cette célèbre phrase prononcée solennellement par le Président de la République lors de la prestation de serment du 30 mars 2016 retentit encore dans la tête des centrafricains. Tout le monde avait cru et c’était la liesse et la réjouissance populaire…enfin la délivrance. Cet espoir sécuritaire s’amenuise progressivement faisant droit de cité aux groupes armés. On assiste à la dégradation galopante de la situation sécuritaire. Alors que s’est-il passé ? Pourquoi la courbe sécuritaire ne cesse de croître ? La paix est-elle encore possible ? Selon les termes de la constitution en vigueur, le Président de la République est le garant de la sécurité du peuple et du territoire national. Ainsi, le citoyen lambda se pose légitimement les questions suivantes : avant de prêter serment, le Président de la République avait-il bien perçu, apprécié l’enjeu et la portée de cette phrase ? L’a t-il

Prononcé pour le besoin de la circonstance ?

S’inscrivant dans le fil de l’actualité, peut-on parler de violation des dispositions constitutionnelles pour non respect du serment ? Visiblement les groupes armés sont mieux outillés, équipés au point de reléguer l’autorité de l’Etat au second rang. Face à ce genre de situation, que peut faire le Président de la République qui ne dispose pas d’armée ? En dépit de son laxisme, a t-il les mains liées ? Le risque de dislocation du pays est très élevé que la question sécurité devient un enjeu d’intérêt général et ne concerne pas seulement le chef de l’Etat. Il appartient à tous ceux qui se réclament centrafricains de trouver une réponse collective à cette crise. Pour ce faire, il importe de déterminer les responsabilités. En dehors du politiquement correcte, qui est responsable de la persistance de la crise ? À qui profite la pérennité du désordre ?

Nous sommes tous conscients que le Président de la République a hérité la crise mais la responsabilité de la pérennisation lui incombe si nous faisons référence aux dispositions constitutionnelles. Une erreur d’approche et de méthode a accentué la crise. Pourquoi opté pour le dialogue et la négociation avec des criminels ? Pourquoi les entretenir en leurs accordant des droits ? L’Algérie nous donne une illustration patente de traitement de criminels lors de la prise d’otage de près de huit cent personnes d’In Amenas.

Le pouvoir algérien a réagi avec fermeté en ordonnant une opération militaire malgré le veto de la France qui comptait ses ressortissants parmi les otages. C’est le laxisme, la nonchalance du pouvoir dans la prise des décisions qui a octroyé des droits et privilèges aux groupes armés. L’Etat n’a pas d’emprise dans les zones occupées et la population se sent délaisser, abandonner.

Comment le pouvoir légitime peut-il réduire la solution de la crise au DDRR et à la levée de l’embargo ? S’agissant du désarmement, le chef de l’Etat a connu déjà cette expérience en tant que Premier ministre et ce programme était un fiasco. Par contre, la levée de l’embargo ne peut résoudre que partiellement la crise car sous le règne de Bozize, la rébellion occupait déjà une bonne partie du territoire national alors qu’on avait une armée bien équipées et formées.

Nous estimons par ailleurs qu’il urge de connaître et de combattre les causes de la crise. Les régimes qui se sont succédés en Centrafrique ont tous le même mode opératoire, le même mode de gouvernance. Ainsi il faut se poser la question de savoir pourquoi la Centrafrique connaît-il de succession de coups d’Etat et de rébellion ? La réponse à cette interrogation serait le début d’une solution durable.

La Minusca de son côté est aussi responsable de la crise car elle n’applique pas correctement les résolutions du conseil de sécurité de l’ONU. Son l’hypocrisie la pousse à indexé sans cesse le gouvernement comme facteur de la crise en lui reprochant de ne pas délivrer de mandats pour faciliter l’arrestation des chefs Rebels.

Paradoxalement, elle annonce qu’elle prendra toutes ses responsabilités en cas d’attaque de la ville de Bambari.

Alors pourquoi avec ses douze mille hommes, cette menace n’est pas valable pour l’ensemble du territoire national ? Les partis politiques ont aussi leur part de responsabilité. À peine réveillé du long sommeil, une dizaine de partis politiques ont lancé une pétition pour réclamer la réaction du pouvoir, ont-ils besoin d’une pétition pour faire réagir le gouvernement ? Quelle est alors leur rôle dans la vie politique centrafricaine ? Nul doute que notre premier partenaire dont nous faisons l’économie du nom est aussi responsable. Nous devrons apprendre à dire non à ce dernier à l’instar du Président Béninois qui a opposé son veto à Bolloré dans la gestion du port de Cotonou. Qu’a fait l’union africaine ? Et l’organisation sous régionale comme la CEMAC ? Nous avons malheureusement vu le Senegal sous mandat rétablir l’autorité de l’Etat en Gambie. Mais pour nous…mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 25 février 2017.

Tel : 0666830062

 

 

Centrafrique : le MLPC célèbre le 38ème anniversaire de sa naissance politique

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Centrafrique : le MLPC célèbre le 38ème anniversaire de sa naissance politique

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_16142.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President du MLPC Monsieur Martin Ziguélé. Credit photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
Le President du MLPC Monsieur Martin Ziguélé. Credit photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

 

Bangui 25 février 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Le parti Mouvement de Libération pour le Peuple Centrafricain (MLPC) célèbre, ce 25 février 2017, son 38ème anniversaire d’existence dans la vie politique de la République Centrafricaine. Dans sa déclaration à la presse ce samedi à sa résidence, Martin Ziguelé, président du MLPC, a fait la genèse du parti et appelle ses militants à plus de travail.

La célébration du 38ème anniversaire du MLPC a faite à travers une assemblée générale au siège du parti dans le 5ème arrondissement de Bangui, suivie d’une déclaration à la presse à la résidence du président du parti. L’occasion a permis aux hauts cadres du MLPC de faire la restitution des résultats du conclave du parti convoqué en décembre dernier, aux militants du parti. Face à la presse à sa résidence, Martin Ziguelé montre les circonstances dans lesquelles fut né le MLPC.

« Né dans les conditions résultant des soulèvements et troubles sociaux contre la dictature de l’Empire de Jean Bedel BOKASSA, le MLPC tire sa substance idéologique dans la social-démocratie dont la justice sociale fonde l’objectif principal. Depuis lors, le MLPC s’est méthodiquement employé, autour de leaders téméraires et éclairés, mais surtout avec des militants déterminés à conquérir le pouvoir de l’Etat par les voix démocratiques pour libérer effectivement le peuple Centrafricain » a expliqué le président du MLPC.

Les prémisses de la victoire de la lutte politique du parti étaient perceptibles dès 1981, lors des premières élections démocratiques que la République Centrafricaine a organisées. En 1993, le MLPC a remporté les élections présidentielles considérées comme le premier scrutin démocratique dans le pays.

L’exercice du pouvoir suite à cette victoire, le parti a géré le pays pendant 10 ans avec des péripéties telles qu’en termes de bilan. Le 15 mars 2003, le coup d’Etat de François Bozizé a mis un terme au régime du MLPC, entrainant le pays dans un cycle de violences dont les conséquences demeurent encore aujourd’hui avec le coup de force de l’ex coalition rebelle de la Seleka en mars 2013.

Mais comme se port le MLPC aujourd’hui ?

Suite aux dernières élections auxquelles le parti a participé, les cadres du MLPC tentent de remettre le parti au travail en remontant le moral des militants affecté par les résultats.

A cet effet, un conclave a été convoqué les 17 et 18 décembre 2016 à Bangui où les hauts responsables du Parti, tant au niveau central que régional, se sont retrouvés pour faire l’état des lieux du Parti et tracer les nouvelles perspectives. Le samedi 25 février 2017, une assemblée générale a été tenue et les résultats du conclave y ont été restitués aux militants.

« Désormais, les militants du MLPC sont imprégnés des nouvelles recommandations et orientations à mettre en œuvre aux niveaux de toutes les instances du Parti. Je salue la présence parmi nous de mes frères et sœurs des formations politiques avec qui nous menons ce combat si difficile pour l’épanouissement de notre démocratie et pour le bien-être de nos compatriotes sans distinction aucune. A nos militants, militants et sympathisants, bon et joyeux 38ème anniversaires », a déclaré Martin Ziguelé.

CENTRAFRIQUE : ALI DARASSA, PERSONA NON GRATA DANS LE HAUT-MBOMOU.

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CENTRAFRIQUE : ALI DARASSA, PERSONA NON GRATA  DANS LE HAUT-MBOMOU.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1617.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le général Ali Darassa de l'UPC à Bambari.

 

Bangui le 25 Février 2017, CNC.

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

Après la déclaration du collectif des Députés de la Basse-Kotto  contre la relocalisation du mercenaire, chef de l’UPC Ali Darassa dans leur préfecture, plus précisément dans la sous-préfecture de Mobaye, le président des ressortissants du Haut-Mbomou et le Député d’Obo I condamnent et opposent leur volonté de trouver comme terre d’asile à ALI Darassa, la préfecture du Haut-Mbomou.

Le Haut-Mbomou est déjà en proie à la LRA du seigneur de guerre Ougandais Joseph KONY qui commet de multiples torture et d’autres exactions, de viols, de pillages, d’assassinats, d’incendies criminels de villages entiers. A considérer que les persécutons à l’encontre des paisibles populations se poursuivent depuis Février 2008 jusqu’à lors. Au lieu de chercher à remédier à ce problème de la LRA, la Minusca veut encore en ajouter le pire qui s’appelle ALI-Darassa. Avant son investiture à la tête de la République Centrafricaine, le Président Faustin Archange TOUADERA avait effectué un voyage à OBO, pour voir le calvaire de la population locale qui était pris depuis 2008 en otage par la LRA et des braconniers qui ne cessent de faire coulés les larmes. Hélas l’on se rend compte que rien n’a été fait pour pallier ce problème.

C’est dans cette atmosphère méphitique que le Député de OBO 1, l’Honorable Ernest MIZEDIO avait appris qu’après moult tractations, la MINUSCA a résolu, telle une plaisanterie de mauvais goût une fois encore de procéder à l’exfiltration du mercenaire ALI Darassa et sa relocalisation dans sa préfecture, plus précisément dans la sous-préfecture d’OBO. Ainsi, il s’agirait pour la MINUSCA et le Gouvernement de la République Centrafricaine de déplacer la guerre d’une préfecture à une autre et de transformer définitivement le Haut-Mbomou en un vaste champ de tir où les hommes du mercenaire ALI Darassa sont d’ailleurs déjà à l’œuvre dans leur entreprise de destruction, de tuerie et de pillage des ressources.

« ALI Darassa doit être traqué et ramener à Bangui pour être jugé par la Cour Pénale Spéciale ou internationale. On ne sait pas pourquoi ils peuvent penser l’amener dans le Haut-Mbomou. Est-ce qu’en créant la Cour Pénale Spéciale de la RCA, le Haut-Mbomou devrait en être le siège ? Parce que le Gouvernement construit une prison pour des criminels. Nous ne pouvons plus accepter un second Joseph KONY, vu que le premier met des marques effroyables chez nous.je partage les mêmes points de vu de l’Honorable. Nous attendons la réaction du Gouvernement, de la MINUSCA et les autres organismes œuvrant pour la défense des droits humains. Telle est notre préoccupation au niveau de notre association » a déclaré Albert NIWIA, Président des ressortissants du Haut-Mbomou.

Rappelons que le Président Faustin Archange TOUADERA a annoncé lors de son investiture du 30 Mars 2016 que le rétablissement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national était l’une des priorités de sa première année au pouvoir. Certes la prorogation abusée de l’embargo sur les armes en République Centrafricaine, par le Conseil de Sécurité des Nations Unies a ragaillardi les groupes armés dans l’intérieur et l’extérieur de la RCA. Ces forces onusiennes arrivées avec beaucoup d’espoir, et après elles n’engendrent que des guerres. A quand la MINUSCA arrêtera- telle avec son plan machiavélique ?

 

 

 

 

 

 

Togo: Des gendarmes s’en prennent à Robert Kossi Avotor, journaliste

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 Togo: Des gendarmes s’en prennent à Robert Kossi Avotor, journaliste

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Lomé, le 24 février 2017

Par : Rfi

C’est un journaliste qui est allé en reportage dans une zone du Togo où sur ordonnance du juge, les gendarmes supervisaient la démolition des maisons ; Robert Kossi Avotor arrive sur les lieux, demande à voir le chef de l’opération, il est pris à partie par les gendarmes. L’acte suscite de l’indignation dans la presse jusqu’à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication.

Quand Robert Avotor arrive sur les lieux à Akato-Viépé, à l’ouest de Lomé, il y avait un nombre important de gendarmes ; ils avaient pour ordre de renvoyer une collectivité sur quelques lopins de terre. Il demande alors à voir le chef qui commande l’opération, raconte-t-il à RFI ; les gendarmes lui répondent que tous sont des chefs et qu’ils ne veulent pas de journalistes sur les lieux.

La suite de la mésaventure de Robert Avotor : « Ils se sont rués sur moi. J’ai couru, ils m’ont matraqué, ils m’ont pris par le col, ils m’ont menotté, ils m’ont demandé de quel journal je venais, Alternative ; ils m’ont dit que j’avais servi de cobaye. Et puis j’avais envie d’uriner (…). Mais j’ai été obligé d’uriner dans mon pantalon. »

Un acte odieux qui suscite la réprobation de toutes les associations et syndicats de presse, le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication ne cache pas son indignation. Dans un communiqué rendu public, il condamne cet incident grave et interpelle le ministre de la Sécurité et de la protection civile et le directeur de la gendarmerie.

Robert Avotor a porté plainte auprès du parquet de Lomé, selon un communiqué du procureur, une enquête est ouverte. Le ministre de la Sécurité pour sa part a reçu la victime en présence son directeur de publication et le président de l’observatoire des médias à qui il a exprimé sa solidarité, que le ministère allait prendre en charge les soins avant de promettre que les auteurs de cet acte seront identifiés et punis.

 

RD Congo: La kamuina Nsapu, une nouvelle milice armée fait son apparition dans le centre du pays

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RD Congo: Kamuina Nsapu, une nouvelle milice armée fait son apparition dans le centre du pays

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Kinshasa, le 24 Février 2017

Par: Frédéric Powelton 

La Kamuina Nsapu, un mouvement de rébellion armée en République démocratique du Congo (RDC), a récemment fait son apparition dans le centre du pays, une nouvelle milice qui laisse perplexes les autorités gouvernementales et les populations locales.

Trois vidéos virales, montrant de supposés soldats congolais perpétrant des massacres en RDC, se sont répandues cette semaine sur les réseaux sociaux. Face à la forte réaction à l’international, Kinshasa a ordonné une enquête pour connaître les détails exacts liés à cette affaire. Un appel à témoins a en outre été lancé pour connaître les auteurs de ces tueries.

La mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO) a également annoncé avoir lancé des enquêtes sur les auteurs de ces violences liées au phénomène Kamuina Nsapu. Ce groupe armé a fait récemment son apparition dans les trois provinces du Kasaï, dans le centre du pays.

Depuis juillet 2016, de nombreux affrontement avec les forces de l’ordre congolaises ont fait plusieurs centaines de victimes, avec un bilan très lourd du côté des insurgés. Quelque 117 personnes auraient été tuées par l’armée congolaise entre le 22 juillet et le 30 octobre 2016.

Cette nouvelle milice armée, dont les revendications sont différentes des nombreux autres mouvements armés en RDC, milite pour les droits coutumiers des populations du Kasaï.

La milice a pris le nom du chef traditionnel Kamuina Nsapu, de son vrai nom Jean Pierre Pandi, un ancien médecin né en 1966 à Tshikula. Début 2016, il militait entre autres pour la prise en compte par le gouvernement de ses charges coutumières et pouvoirs mystiques.

« Kamuina Nsapu a fustigé la négligence de l’Etat congolais depuis son accession à l’indépendance et a recommandé de reconnaître et faire fonctionner le pouvoir coutumier, émanation naturelle de la nationalité », expliquait en janvier dernier le vice Premier ministre congolais Emmanuel Ramazani Shadary.

Centrafrique : « les dures réalités » que devra affronter la Cour pénale spéciale

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Centrafrique : « les dures réalités » que devra affronter la Cour pénale spéciale

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1604.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les déplacer en Saint-Sauveur à Bangui en attente de l'arrivée du pape François

Bangui, le 24 février 2017.

Par : Justice Internationale.

Bien qu’elle constitue un pas important dans la mise en place de mécanismes de lutte contre l’impunité en Centrafrique, la nomination le 14 février par le président Faustin Archange Touadéra du procureur de la Cour pénale spéciale* (CPS) ne doit pas susciter d’espoirs démesurés. Selon Didier Niewiadowski, juriste et ancien conseiller à l’ambassade de France à Bangui, la présence au sein de l’administration Touadera, d’hommes de mains de

l’ex-président François Bozizé, et l’actuelle partition de fait du territoire centrafricain ne manqueront pas de rendre difficile la mission du magistrat congolais Toussaint Muntazini Mukimapa.

 

Une Cour spéciale (CPS), dont les premières inculpations ne devraient pas sortir avant plusieurs mois, peut-elle vraiment dissuader la perpétration de graves crimes en nette recrudescence ces derniers jours?

 

Le colonel congolais nommé Procureur général de la CPS sait bien que les crimes de guerre et contre l’Humanité, perpétrés quotidiennement en RCA, ne peuvent être arrêtés, comme par enchantement, avec la création d’une juridiction spéciale. Les criminels sont des hors la loi ne connaissant que la violence dans leurs rapports humains. Ces barbares vivent dans un monde où les notions du droit sont inconnues. En tout état de cause, il faudra que les partenaires de la Centrafrique financent la totalité de la mise en place et du fonctionnement de la CPS. Cela prendra beaucoup de temps et créera aussi des états d’âme chez les magistrats centrafricains ne bénéficiant pas des privilèges de leurs collègues nommés à la CPS. La Cour pénale internationae a mis 13 ans pour condamner (le Congolais) Jean-Pierre Bemba pour des crimes pourtant circonscrits à Bangui. Cette condamnation a-t-elle eu un quelconque impact en Centrafrique ?

Et il va de soi que la création de la CPS ne doit pas exonérer les autorités centrafricaines de consacrer, dès maintenant, les financements nécessaires à la reconstruction d’un système judiciaire. Le recrutement de jeunes magistrats, la réhabilitation des tribunaux et des établissements pénitentiaires et le renforcement des capacités des personnels judiciaires ne doivent pas être remis à plus tard, sous peine d’accroître l’insécurité et de ne pas se soucier de l’indispensable réconciliation nationale.

Selon certaines ONG, des suspects de crimes graves occupent actuellement des fonctions importantes dans la nouvelle administration. N’est-ce pas un grand défi pour le magistrat congolais ?

De nombreux caciques de l’ère Bozizé sont, de nouveau, aux affaires à la présidence, au gouvernement et à l’Assemblée nationale. Jean-Francis   Bozizé** est revenu à Bangui sans problème en dépit du mandat d’arrêt international délivré en 2014 par la justice centrafricaine. Il n’est donc guère étonnant que les hommes de mains de la présidence Bozizé ne soient pas inquiétés. Plusieurs anciens ministres des gouvernements Touadera ( 2008- 2013) ont retrouvé une place de choix à la présidence en qualité de ministre- conseiller, prenant souvent le pas sur les ministres du gouvernement, étant donné l’hyper- concentration du pouvoir. Si de nombreux anciens responsables de la présidence Bozizé ont réintégré la gouvernance du président Touadera, en revanche, très peu de responsables de la transition de Catherine Samba-Panza   et encore moins du régime instauré, en 2013, par Michel Djotodia ont retrouvé un poste. Quant à l’administration, elle est totalement sinistrée avec la disparition de ses principes fondamentaux tels que la notion d’intérêt général, le respect de la hiérarchie et la neutralité.

 

Que pensez-vous des informations selon lesquelles Bozizé et Djotodia négocieraient secrètement une amnistie avec le nouveau gouvernement ?

 

Il est peu probable que les deux anciens chefs de l’État puissent obtenir la levée des accusations qui pèsent sur eux. Ce serait un précédent qui risquerait de faire jurisprudence. Une double amnistie ne favoriserait pas le processus de réconciliation nationale, en ravivant les douleurs subies par les citoyens de tous bords. Il est possible que cette double amnistie ait des partisans au sein des actuelles autorités centrafricaines mais l’opposition des principaux partenaires de la Centrafrique devrait être suffisante pour éviter de conforter une impunité généralisée.

 

Comment la CPS enquêtera-t-elle dans les zones actuellement contrôlées par des chefs de guerre ?

 

Soixante pour cent du territoire national est sous le contrôle de bandes armées. Tout déplacement officiel dans l’arrière-pays doit se faire sous la haute protection de la Minusca (ndlr : Mission des Nations unies en Centrafrique).

On mesure l’immensité de la tâche de la CPS devant cette insécurité ambiante et la multitude des criminels susceptibles de nourrir les procédures d’inculpation. On peut même se demander si la création de la CPS n’est pas une belle idée technocratique qui risque de se heurter aux dures réalités centrafricaines. En espérant que la CPS puisse vraiment jouer un rôle dans le retour à la paix et à la réconciliation nationale, il aurait peut être été judicieux de dépayser cette juridiction de manière à avoir une certaine sérénité.

 

Comment mettre fin à cette partition de fait du pays? Que peut-on attendre des derniers changements à la tête de l’ONU et de la Commission de l’Union africaine ?

 

Les concepteurs du drapeau de la Centrafrique avaient-ils la prémonition de la partition du pays en traçant presque au milieu une bande verticale rouge sang ?

 

Les bonnes nouvelles viennent de l’Onu avec l’élection du Portugais Antonio Gutteres au poste de secrétaire général, et de l’Union africaine avec l’élection du Tchadien Moussa Faki Mahamat à la présidence de la Commission de l’Union. Par leurs précédentes fonctions, ces deux éminents diplomates font probablement partie des meilleurs experts de la crise centrafricaine. Antonio Gutteres à été durant 10 ans le Haut Commissaire des Nations unies aux Réfugiés, aussi à ce titre il a bien identifié les ressorts de la crise centrafricaine qu’il a toujours considérée comme d’une ampleur exceptionnelle. Quant à Moussa Faki Mahamat, il a été Premier ministre d’Idriss Deby Itno de 2003 à 2005, soit au début de la présidence Bozizé, et ensuite l’inamovible ministre des Affaires étrangères de 2008 à 2017 durant les gouvernements de Touadera, la présidence de Djotodia, la transition de Catherine Samba-Panza et le retour du président Touadera.

 

L’Onu et l’Union africaine devraient désormais agir en parfaite coordination et peser davantage sur les nombreux mouvements rebelles mais aussi sur les autorités centrafricaines afin de mettre un terme à l’impunité. Conformément à son mandat, la Minusca utilisera probablement de plus en plus, “les actions robustes” pour lutter contre les fiefs des seigneurs de la guerre.

 

*La CPS est une juridiction créée au sein de la justice centrafricaine par la loi n°15.003 du 3 juin 2015. Elle a pour mandat de mener des enquêtes et des poursuites concernant les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République Centrafricaine depuis le 1er janvier 2003. Elle sera composée de 25 magistrats, à savoir 13 nationaux (dont le président de Cour) et 12 internationaux.

 

** Jean-Francis Bozizé est poursuivi pour détournement de fonds publics et violences perpétrées en 2013, lors de l’éviction de son père, l’ex-président François Bozizé. Après trois ans d’exil au Kenya, le fils de Bozizé, s’est rendu début août 2016 à la Mission des Nations unies pour la RCA, qui l’a ensuite remis aux autorités centrafricaines, lesquelles lui ont accordé la liberté sous contrôle judiciaire.

 

JusticeInfo.net – Centrafrique : « les dures réalités » que devra affronter la Cour pénale spéciale
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Le Cameroun expulse des Nigérians

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Le Cameroun expulse des Nigérians

  Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_16011.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Nigéria et Cameroun les terroristes du beaucoup Aram

Bangui, le 24 février 2017.

Par : BBC.

Le Cameroun a expulsé plus de 500 Nigérians parmi lesquels 313 étaient des demandeurs d’asile qui ont fui l’insurrection du groupe islamiste Boko Haram.

Le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) a exprimé son inquiétude face à ces expulsions et appelé le Cameroun à respecter les conventions internationales contre le rapatriement forcé des demandeurs d’asile.

Le HCR, conscient des défis sécuritaires dans la zone du fait des attaques récurrentes de la secte Boko Haram, ne cesse de mener des actions de plaidoyer auprès des autorités camerounaises afin de maintenir l’accès à l’asile et de respecter ainsi le principe international de non-refoulement pour les demandeurs d’asile”.

Le HCR a indiqué dans un communiqué qu’il signerait le 2 mars avec le Cameroun et le Nigeria un accord pour le retour volontaire de plus de “85.000 réfugiés nigérians“.

Au 17 février, plus de 61.000 réfugiés nigérians ont été recensés dans le camp de Minawao (extrême-nord du Cameroun), mais de nombreux autres vivent hors de ce site, selon le HCR.

Les attaques de Boko Haram ont aussi contraint de nombreux Camerounais à fuir leurs villages situés dans les zones frontalières. Mercredi, le Comité international de la Croix-rouge (CICR) a distribué des denrées alimentaires à 2.500 ménages déplacés installés dans des conditions précaires dans la localité de Kolofata

Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra dénonce des projets de mutinerie.

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Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra dénonce des projets de mutinerie en Centrafrique.

Capitaine Eugène Ngaïkosset. CNC.

Bangui, le 24 février 2017.

Par: Voix de l’Amérique.

“Nous sommes au courant de tout ce qui se prépare dans les quartiers de Bangui, pour qu’il y ait une mutinerie au sein de l’armée”, a prévenu le président centrafricain dans un entretien à la télévision nationale en sango, langue co-officielle du pays avec le français.

Faustin-Archange Touadéra, a dénoncé jeudi des projets de mutinerie de la part de militaires qui redoutent leur non-réintégration dans la nouvelle armée centrafricaine, appelant les fomenteurs à “revenir à la raison”.

Je pense qu’il est encore temps, pour que ceux qui sont derrière cette mutinerie en préparation reviennent à la raison”, a lancé M. Touadéra.

Nous n’avons pas d’armée pour défendre la population qui souffre”, a souligné le chef de l’Etat, “alors pourquoi une mutinerie, au moment où nous nous battons pour que, de concert avec les partenaires bilatéraux et la communauté internationale, nous puissions réorganiser notre armée”.

Une mission de l’Union européenne (EUTM-RCA) est chargée de la reconstruction et de la formation des Forces armées centrafricaines (FACA), victimes, comme l’autorité de l’Etat, du conflit qui a ravagé le pays depuis 2013.

Craignant de ne pas être intégrés dans cette armée nationale restructurée, plusieurs centaines de militaires centrafricains, considérés comme ayant appartenu à l’ex-rébellion de la Séléka ou aux milices anti-Balaka, les deux protagonistes du conflit, menacent de se mutiner.

Le conflit a éclaté avec le renversement en 2013 de l’ex-président François Bozizé par la coaliation Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant la contre-offensive des anti-Balakas principalement chrétiens.

Touadéra a été élu il y a un an, en février 2016, lors d’une présidentielle devant tourner la page de trois ans de violences ayant déchiré le pays.

Le président a rappelé jeudi le soutien international dont bénéficie son pays, évoquant une récente visite de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde et la prochaine visite du vice-président de la Banque mondiale.

La Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca) compte 12.000 hommes dans ce pays. Par ailleurs, une conférence des donateurs à Bruxelles en novembre a promis plus de deux milliards d’euros pour le relèvement de la Centrafrique.

L’histoire post-coloniale de la Centrafrique, mouvementée, a été jalonnée de coups d’État, rébellions et mutineries.

Avec AFP.

Centrafrique : Le Professeur Faustin archange TOUADÉRA est-il vraiment un Président de la République ?

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Centrafrique : Le Professeur Faustin archange TOUADÉRA est-il vraiment un Président de la République ?

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/TOUADERA-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>TOUADERA

 

Bangui, le 23 février 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Le 14 février 2016, près de 700 mille Centrafricaines et Centrafricains se sont rendus dans des centres électoraux pour porter leur voix plus ou moins librement au candidat Faustin archange TOUADÉRA pour que ce dernier devienne le Chef d’État de la République centrafricaine. Cet exercice démocratique largement salué par les Centrafricains, sonne comme un nouveau souffle pour l’ensemble du peuple qui souhaite tourner le plus vite possible les pages colorées des 3 années troubles qui ont secoué malheureusement leur pays. Un an après, nous essayons, malgré tout, de revoir en quelques lignes les principales réalisations du Président Faustin Archange TOUADÉRA par rapport à ses promesses de la campagne de 2015-2016. Est-il vraiment à la hauteur des attentes des Centrafricains ?

À l’annonce de sa victoire par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) face au candidat Anicet Georges Dologuélé au second tour de la présidentielle de 2015-2016, des nombreux Centrafricains se sont massivement descendus dans les rues à Bangui comme en province pour manifester et laisser éclater leur joie. Pour eux, le candidat TOUADÉRA surnommé candidat des pauvres, serait probablement le seul parmi les 30 en lisse qui pourrait ramener leur pays sur la voie du développement comme il leur avait martelé lors de la campagne électorale. 12 mois écoulés, quand est-il pour les promesses faites au peuple centrafricain ?

Du serment au premier gouvernement.

Le 30 mars 2016, c’était un jour inoubliable pour le Professeur Faustin Archange TOUADÉRA. Devant plus de 20 000 personnes à Bangui, l’homme avait prêté serment officiellement et devient le nouveau Président de la République de ce pays de moins de quatre millions d’habitants pour les cinq prochaines années. Aussitôt investi, aussitôt au travail pour former son premier gouvernement. Son proche ami et Directeur de sa campagne électorale Monsieur Simplice Mathieu Sarandji avait été nommé Premier Ministre, puis un gouvernement de 25 Ministres dans la foulée.   Un gouvernement du partage des gâteaux pour les uns, gouvernement de combat pour les autres. Et pour la majorité des Centrafricains, seulement quelques-uns des ministres, notamment 5 qui travaillent efficacement sur le terrain. Les autres jouent à leur carte de proximité avec le Président TOUADÉRA. D’où la nécessité de remanier au plus vite ce gouvernement.

Du Président TOUADERA au Gouvernement Sarandji, quelles actions pour le peuple centrafricain ?

Lors de son investiture à Bangui, le Président Faustin Archange TOUADÉRA avait défini les grandes lignes de son quinquennat sur le plan politique, sécuritaire, économique, judiciaire, de la santé publique et bien d’autres.

Sur le plan politique :

La promesse-choc du Président Faustin Archange TOUADÉRA était de rompre définitivement avec les vieilles pratiques politiques du passé qui consistaient à privilégier les siens au détriment de l’intérêt général. Or, une fois investi à la tête du pays, les Centrafricains sont terriblement étonnés de voir l’homme de la rupture se comporter comme l’homme de continuité et du plus pire que ses prédécesseurs. Sur le plan du népotisme, le Président Touadéra dépasse tous ses Prédécesseurs à seulement 11 mois. Chose encore étonnante, il n’est plus en bonne relation avec ses soutiens politiques d’hier comme Serge Bokassa, Karim Meckassoua, Samba-Panza et autres. Ce qui le rend moins crédible devant les Centrafricains.

Sur le plan sécuritaire

Mur de Babylone pour le président TOUADÉRA. Lors de sa campagne électorale et dans son discours d’investiture, le rétablissement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national était l’une des priorités de sa première année au pouvoir. A un mois de sa première année au pouvoir, le président TOUADÉRA a désormais sa tête dans ce mur maçonné par ses parrains. Il doit crier au secours. Outre, il a même mentionné que le retour des réfugiés centrafricains et des déplacés chez eux devrait se faire avant fin d’année 2017. Près d’un an déjà, le constat reste amer pour les Centrafricains. Les groupes armés se renforcent, tuent ce qu’ils peuvent tuer et pillent ce qui peuvent les enrichir. De jour en jour, l’autorité de l’Etat se rétrécie sur Bangui la capitale laissant les autres terres décomposées en plusieurs morceaux et contrôlées par des narcotrafiquants. Des phénomènes nouveaux ont vu le jour : des « migrants sécuritaires ». Si ce n’est pas Bangui, ce sont les camps militaires de la MINUSCA qu’ils se dirigent abandonnant tout derrière eux. Les morts se comptent en dizaine tous les jours. Si à Bangui environ 9% des personnes déplacées et refugiés rentrent, l’arrière-pays produit l’inverse : 75% à 100% des personnes deviennent des « migrants sécuritaires ». Rien ne va plus. Et le président TOUADÉRA quant à lui, se campe dans son Palais luxueux de Bangui pour recevoir quelques membres des groupes armés pour les soudoyer pour des résultats honteux. Avec son gouvernement, ils ne se daignent même pas à affronter ceux, qui, de New York, imposent des embargos sur les armes et les militaires dans son pays. Conséquence, ils ont à nouveau placé, par contumace, sous séquestre nos forces armées. Un an d’échec à 100% pour le Président TOUADÉRA.

Sur le plan économique

Désordre organisé et entretenu. Tout s’accorde à confirmer que le président TOUADERA n’a rien fait pour le rebondissement de la situation économique de son pays. Madame Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, en visite récemment à Bangui avait confirmé au président TOUADÉRA de limiter de surcharger le pays avec des dettes extérieures. Ce même constat lui avait été fait par le président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua. Selon ce dernier, le président TOUADÉRA signe à tour de bras des accords dangereux sans pour autant consulter l’Assemblée nationale sur la pertinence de ses accords. En plus de ça, l’homme voyage sans tenir compte de la sècheresse financière du Trésor public du pays. Ce n’est pas tout. Il s’apprête, selon nos informations, à inviter certains Chefs d’Etat de la région à fêter son premier anniversaire au pouvoir le 30 Mars prochain. Coût prévisionnel et estimatif à revoir à la hausse : 857.000.000 F CFA. Autant des choses qui rendent le Président TOUADÉRA coupable du sabotage économique de la RCA.

Sur le plan Judiciaire

De la forfaiture à la confusion en passant par le chao. D’ailleurs, la dernière session criminelle de 2016 l’avait clairement démontré publiquement la faiblesse de notre système judiciaire miné par la corruption, le clientélisme et l’incompétence. Le dernier rapport du groupe des Experts des Nations-Unies sur la République centrafricaine a aussi pointé l’incompétence de certains Magistrats centrafricains qui, selon eux, seraient à l’origine de la libération de la quasi-totalité des Anti-Balaka jugés dernièrement à Bangui. A cela s’ajoute la fabrication des mandats d’arrêt comportant pour la plus part par des chefs d’accusation erronés parfois sans preuve. L’effectivité de la Cour Pénale Spéciale, de la vraie et nouvelle Cour Constitutionnelle et les dernières nominations constitueront un début de croyance à la justice dans ce pays ? A la prochaine année.

Sur le plan de la santé,

N’en parlant pas. Rien n’est fait en tout cas sur ce point. Si ce ne sont pas les Organisations non gouvernementales (ONG) internationales qui soignent gratuitement les gens dans ce pays, chaque Centrafricain doit s’agenouiller et rechercher le Tout Puissant. A la Pédiatrie de Bangui, pas plus qu’hier mercredi, aucun Médecin n’était disponible pour des enfants malades du côté de pavillon pris en charge par l’État Centrafricain. Selon certains personnels soignants interrogés par CNC, il leur manque tout dans cet Hôpital. Même une seringue, il leur faut solliciter auprès des Organisations non Gouvernementale (ONG) internationale.

Finalement, à quoi servent le président TOUADÉRA et son gouvernement ?

C’est la question que tout le monde se la pose. À seulement un an, le seul changement palpable se trouve du côté de ses propres parents et amis. Plus des 80% des personnes responsabilisées au sommet de l’administration publique sont issus de son village natal de Damara ou de sa région. La grève des enseignants du fondamental 2 depuis deux semaines le témoigne clairement. Avec cette allure, tout le monde se demande si le président TOUADÉRA est-il vraiment un président de la République où le président de son clan ? Pour y répondre, nous y reviendrons dans nos prochains articles.

Copyright2017CNC.

 

 

Centrafrique : Assemblée nationale : TELESCOPAGE des tendences multiples.

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Centrafrique : Assemblée nationale : TELESCOPAGE des tendences multiples.

 

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L’assemblé Nationale Centrafricaine.

Bangui, le 22 Février 2017, CNC.

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

 

Après les élections groupées de 2015-2016, qui ont conduit le Professeur Faustin Archange TOUADERA à la Présidence de la République, et Abdou Karim MECKASSOUA à la tête de l’Assemblée Nationale, rien ne va, à la 6e législature.

Les députés se divisent en 4 groupes parlementaires, à savoir : le groupe de « cœur uni », regroupant près d’une cinquantaine de députés qui jouent le jeu du gouvernement en place, ensuite l’opposition radicale dont le chef de file est DOLOGUELE de l’URCA, le ‘’chemin de l’espérance’’ piloté par MECKASSOUA et enfin les indépendants modérés très manipulables par l’un ou l’autre camp .Les conséquences de ces fractures parmi nos parlementaires engendrent de graves contradictions au moment de voter les projets de lois. Et irrémédiablement, les Inconvénient qui peuvent être observés sont du fait que les élus du peuple se regardent en chiens de faïence, tandis que le peuple est pris en otage par les groupes armés qui les pillent, les tuent et les violent sous la barbe des forces onusiennes.

Selon nos informations, la 6e législature est entrain de commettre les mêmes erreurs que la précédente à l’époque de l’ancien Président François BOZIZE.L’exemple récent est celui de l’accord de partenariat entre le gouvernement Centrafricain et celui d’Angola, qui directement est entré en vigueur après la signature. Mais en notre grande surprise le gouvernement de SARANDJI via la voix de son ministre Charles Armel DOUBANE des Affaires Etrangères demande aux députés de voter cet accord. Par contre la commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale a renvoyé cet accord au gouvernement pour une correction ou toilettage des erreurs avant qu’il ne soit soumis à un vote. Hélas sur la demande du gouvernement la majorité des députés votent contre le gré de la commission. « Une incohérence, parce que l’accord de l’Angola est déjà entré en vigueur depuis la date de sa signature, et les collègues osent voter contre la décision d’une commission. » a déclaré un député qui préfère garder l’anonymat. En effet, ce comportement a soulevé un tollé de protestation au sein de la population, qui qualifie les députés, de voter les accords et les projets de lois dans l’ignorance. Accusation rejetée en bloc par un député indépendant qui pointe directement du doigt ceux qui sont dans l’alliance ‘’ cœur-uni’’ : « Les députés ne votent pas dans l’ignorance, mais plutôt une machine est mise en place pour voter en faveur du gouvernement, et je sollicite mes collègues de changer de mentalité pendant la 2e année. Sinon nous jetterons notre population dans la boue, a-t-il ajouté. » Certes l’achat de conscience des députés sur le vote des projets de lois, glissement de pot de vain ou d’enveloppes, a découragé certains députés qui ne veulent pas participer au vote des projets des lois ou d’accord, car ils pensent que le vote serait toujours en faveur du gouvernement en place, même s’il y’a des erreurs. Autres faits, le gouvernement veut transformer l’Assemblée Nationale en un cabinet Présidentiel. Ces phénomènes sont des faits de nature à mettre en péril le développement de la RCA.

La politique de deux poids deux mesures

Selon nos informations, les députés qui sont dans l’alliance’’ cœur-uni’’ sont privilégiés au détriment des autres députés ; certains gèrent de grandes commissions de l’Assemblée Nationale, d’autres effectuent de déplacements dans le cadre de renforcement de capacité. Tandis que les mal lotis sont abandonnés à leur triste sort. Nous avons essayé en vain de contacter, les députés de ‘’cœur-uni’’, qui préfèrent garder le mutisme par rapport à des accusations portées à leur encontre. A l’ère actuelle les députés, le gouvernement, la présidence, la société civile et le peuple doivent constituer la vraie union sacrée, pour sortir le Pays d’un cul-de-sac, parce que l’ère est grave.

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Menace de mort contre Rocka Rolin par les proches du ministre Dondra, une véritable histoire inventée de toute pièce ?

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Centrafrique : Menace de mort contre Rocka Rolin par les proches du ministre Dondra, une véritable histoire inventée de toute pièce ?

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Bangui, le 20 février 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Dans une vidéo publiée la semaine dernière sur les réseaux sociaux par un groupe dénommé “Génération douée ” dont la Rédaction du CNC a pu visualiser, l’animateur et le présentateur de la vidéo a clairement mentionné et critiqué les proches du ministre des Finances Henri Marie DONDRA qui, selon son propre terme, auraient menacé de mort le Rédacteur en Chef du journal en ligne “Kadéï Vox” Monsieur Rocka Rollin. Cette accusation grave et directe à l’endroit du ministre Dondra et sa famille, nous a poussé à mener notre propre enquête auprès de tous les concernés en vue d’éclaircir l’opinion nationale et internationale sur cette grave accusation.

Tout a commencé par la publication d’un article par le journal en ligne “Kadéï Vox” dirigé par Monsieur Rocka Rollin d’après le présentateur de la vidéo mise en ligne par le collectif “Génération douée”. Dans cet article, Monsieur Rocka Rollin avait sévèrement critiqué le travail des ministres résidents de la Préfecture de Mambéré-Kadéï dont figure le ministre des Finances Henri Marie DONDRA. Mécontents de cet article, selon le Présentateur de la vidéo qui n’a pas cité ses sources, certains proches du ministre Henri Marie DONDRA qui n’auraient pas accepté de telles critiques à l’endroit de ce dernier, auraient proféré des menaces de mort contre Monsieur Rocka Rollin de Kadéï Vox.

Alertés par cette vidéo du collectif « Génération douée », les Journalistes du Corbeau News se mettent immédiatement à chercher à comprendre pourquoi un ministre de la République digne de ce nom pourrait se permettre avec ses proches de menacer à mort un Journaliste qui ne fait que son travail ?

Depuis une semaine, nous avons tenté de contacté toutes les parties citant de cette affaire, mais nos messages sont restés sans suite du côté de certaines personnes proches de l’affaire. Pour le Présentateur de la vidéo du Collectif « Génération douée », cette histoire de menace de mort était arrivée sur leur bureau à travers l’un des proches du Rédacteur en Chef du Kadéi Vox Rocka Rollin qui avait été alerté en amont par ce dernier.  Par contre, celui-ci en personne, la supposée victime, nous a répondu seulement avec une petite phrase d’une ligne et hors de notre enquête.

Pour aller plus loin dans notre investigation, 3 proches du ministre Henri Marie DONDRA ont été interviewés par notre rédaction.

Selon la sœur de la ministre, Madame Edwige Dondra, qui a répondu à nos questions, au moment de la publication de cette vidéo accusatrice elle avait elle-même pris les soins de contacter une dizaine des membres de sa famille, y compris son frère ministre, pour tenter de comprendre cette histoire qui salit leur nom.

Chose étonnante et bizarre selon Madame Edwige Dondra, hors mis le Ministre Dondra qui lui disait que monsieur Rocka Rollin a tout son droit comme Centrafricain de critiquer le travail de leur Dirigeant,  la quasi-totalité de ses autres  parents qu’elle avait contactés n’avait pas non seulement lu l’article de Monsieur Rocka Rollin, mais aussi ils ne connaissent ni le blog de “Kadéï Vox”, encore moins son Directeur de Publication Monsieur Rocka.

Plus choquant, elle nous disait qu’elle avait même pris contact avec Monsieur Rocka qui avait répondu que ce n’était pas lui qui aurait alerté le collectif « Génération douée » pour la publication d’une telle information, alors que les responsables du collectif lui disaient tout le contraire. Ils ont même affirmé que c’est Monsieur Rocka Rolin qui leur avait annoncé l’histoire des menaces de mort à son encontre.

Même son de cloche des autres proches du ministre Dondra qu’on a pu joindre par Messenger en France ou à Bangui. Beaucoup nous disaient ne rien comprendre de cette histoire.

Finalement, d’où vient cette menace de mort ?

Pour les uns, le blog de Kadéï Vox et son DP Rocka Rollin ont du mal à progresser dans l’opinion centrafricaine et donc il faut se faire voir par de telles accusations fantaisistes, diffamatoires et provocatrices. “Il faut inventer, mentir pour prospérer” affirme un bloggeur centrafricain contacté pat CNC.

Pour les autres par contre, une plainte doit être déposée soit par Monsieur Rocka Rollin, soit par la famille Dondra pour que la lumière soit faite sur cette accusation directe.

D’ailleurs, selon nos informations, une démarche est en cours pour une plainte contre Monsieur Rocka et sa suite pour fausse accusation et diffamation.

De l’autre côté, Monsieur Rocka faisait planer aussi son intention de porter plainte pour menace de mort contre X. Tandis que l’animateur de cette vidéo, quant à lui, nous a confirmé qu’il dispose des preuves solides qu’il pourrait présenter à la justice le moment venu.

Va-t-il le faire ? C’est seul la véritable interrogation.

Rappelons que dans une affaire des menaces de mort, seule une plainte déposée près de la Justice pourrait éclaircir l’opinion publique. En cas de fausse déclaration, la victime supposée serait condamnée.

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE: DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES RELATIVE À LA DECISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION SUR LE REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

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 CENTRAFRIQUE: DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES RELATIVE À LA DECISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION SUR LE REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

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Bangui, le 20 Février 2017

Par Gisèle MOLOMA, CNC

La Cour Constitutionnelle de Transition a rendu le 1er février 2017 une décision aux termes de laquelle elle déclare non conforme à l’article 68 de la Constitution l’article 6 alinéa 4 dudit règlement qui stipule que ” Tout candidat titulaire élu sous la bannière d’un parti politique et qui quitte son parti, est considéré comme démissionnaire après avis de la Cour Constitutionnelle sur saisine du parti politique concerné. Deuans ce cas, il doit être remplacé par son suppléant qui est astreint aux mêmes obligations”.

La Cour Constitutionnelle de Transition s’appuie sur les dispositions de l’article 68 alinéas 2 et 3 qui énoncent:

Chaque Député est l’élu de la Nation

Le mandat du Député ne peut être écourté que par la dissolution de l’Assemblée Nationale, la démission, la radiation ou la déchéance dudit Député.”

Si l’argumentaire de la Cour Constitutionnelle de Transition paraît de prinîè abord séduisant, sa motivation ne résiste pas à une analyse approfondie.

En effet, il ne s’agit pas de dispositions nouvelles dans l’ordonnancement juridique national.

La Constitution du 27 décembre 2004 disposait déjà en son article 50 alinéa 2:

Le mandat du député ne peut être écourté que par dissolution de l’Assemblée Nationale ou par la démission, la radiation ou la déchéance dudit député”.

Le Règlement Intérieur de la quatrième Législature avait aussi stipulé en son article 11 alinéa 4: ” Tout candidat titulaire élu député, sous la bannière d’un parti politique et qui quitte son parti est considéré comme démissionnaire. Dans ce cas, il doit être remplacé par son suppléant qui est astreint aux mêmes obligations”.

Ce Règlement Intérieur a été reconnu conforme à la Constitution du 27 décembre 2004 par la Cour Constitutionnelle le 14 février 2006.

Il est aisé de relever à quelques nuances près, l’identité de ces textes et rien ne justifie le revirement spectaculaire opéré par la Cour Constitutionnelle de Transition.

La décision de cette Cour n’obéit pas aux valeurs morales qui sont le socle du Droit et ouyre la voie au “vagabondage” au sein de l’Assemblée Nationale.

Elle consacre l’instabilité au sein de l’Institution Parlementaire et favorise des pratiques contraires à l’éthique républicaine et à la bonne gouvernance.

Mieux, elle viole les engagements internationaux auxquels la RCA a librement souscrit.

Le Préambule de la Constitution du 30 mars 2016 “réaffirme son attachement… à la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvemance du 30 juin 2007”.

Il est mentionné à l’article 27 de cette Charte que : “aux fins de promouvoir la gouvernance politique, économique et sociale, les Etats parties s’engagent à

l. Renforcer les capacités des parlements et des partis politiques légalement reconnus pour leur permettre d’assumer leurs fonctions principales”.

Or, en instituant un système qui favorise la transhumance au Parlement en s’abritant derrière une interprétation littérale erronée de la Loi Fondamentale, la Cour Constitutionnelle de Transition a sous estimé le désordre institutionnel dont elle a pourtant mission d’épargner le pays.

Les partis politiques soussignés

  • Ne se reconnaissent pas dans cette décision injustifiée
  • Prennent à témoin le peuple centrafricain et la communauté internationale sur les conséquences d’une telle décision.

  • Useront de toutes les voies légales pour faire reconnaître leurs droits légitimes.

Bangui.ie 15 février 2017

Pour les Partis politiques

Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS)           Kwa Na Kwa (KNK)     Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

Parti d’Action pour le Développement (PAD  Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE) 

Parti pour la Gouvemance Démocratique (PGD)                                Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)

Rassemblement pour la République (RPR)                              Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA)   

Union Nationale pour le Développement et le Progrè (UNDP)

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Centrafrique : Grève des enseignants vacataires du fondamental 2, le népotisme du Président Touadéra serait à l’origine.

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Centrafrique : Grève des enseignants vacataires du fondamental 2, le népotisme du Président Touadéra serait à l’origine.

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Bangui, le 20 février 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Du jamais vu dans l’histoire de la Centrafrique. À force de chercher, on y trouve. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA, un véritable népotisme déguisé en dieu des pauvres centrafricains, se révèle petit à petit aux yeux du peuple de Centrafrique. Depuis son accession à la magistrature suprême en mars dernier, l’homme n’a cessé de surprendre plus d’un par son côté clanique, népotique très dangereux pour le pays. Lors du grand mouvement du personnel dans trois grands départements ministériels du gouvernement SARANDJI, un séisme était tombé sur la tête des nombreux Centrafricains qui ne croient plus à la politique de rupture prônée par la Tortue de Damara. Peut-on imaginer pour un Président, soi-disant élu, de nommer que ses proches parents dans plus de 95% des postes de responsabilité ?

Malheureusement chez nous en Centrafrique, la réponse est affirmative. À seulement 10 mois de gouvernance, le président TOUADÉRA dépasse tous ses prédécesseurs dans sa politique axée sur le clientélisme. Ce que la Tortue de Damara semble oublier, la corruption endémique et le népotisme attisent le mécontentement (Monde diplomatique). Si aujourd’hui les enseignants vacataires du fondamental 2 se mettent depuis plus de trois jours en grève contre le gouvernement SARANDJI et le président TOUADÉRA, ce n’est pas cette fois-ci pour  le non-paiement de leurs frais de vacation qu’ils réclament souvent, mais seulement leur intégration dans la fonction publique comme les quatre de leurs collègues récemment intégrés, et nommés par décret présidentiel à des postes de responsabilité dans différents ministères à Bangui.

Ce que ces enseignants vacataires n’arrivent plus à comprendre, c’est le comportement du président Touadéra qui privilégie à coup sûr tous les membres de son ethnie au détriment des autres qu’il considère comme ses opposants. Alors que la lutte des enseignants était collective pour leur intégration dans la fonction publique, le Président Touadéra et son clan ont déjà intégré par la petite porte une vingtaine de leurs collègues, tous ressortissants de sa région.

Peut-on vraiment reconstruire ce pays par du clanisme ? NON.

Même sous le régime défunt de son maître François Bozizé, un tel essore n’était pas atteint à seulement dix mois. Finalement entre le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son prédécesseur François Bozizé, qui est le maître à penser de l’autre ? Pour des nombreux Centrafricains, le Président Faustin Archange TOUADÉRA serait le maître à réfléchir de son Parrain.

Imaginez-vous, sur 10 postes de Direction générale, que ça soit dans la fonction publique ou dans  les entreprises paraétatiques, les proches parents et amis personnels du président Faustin Archange TOUADÉRA sont assis sur plus de 70%.

“Avec cette allure, même toutes ses âmes sœurs auront des fauteuils de responsabilité” ironise un enseignant vacataire gréviste. Ce dernier, pour conclure, a même cité un cas en préparation.  TOUADÉRA entend nommera au poste de Directrice générale de l’ENRCA une de ses nmbreuses copines”.  Un autre avance “véritable honte pour le pays. Avec ça, le pays est mal barré”.

Arrivé au pouvoir le 30 mars dernier, le Président Faustin Archange TOUADÉRA remet sciemment le pays entre les mains de son clan pour un pillage en règle de ses biens. Ce qu’il semble oublier, les élections c’est  dans moins de 4 ans. Partager-vous le gâteau et laissez les autres à la merci de groupes armés.

CopyrightCNC@2017.

Centrafrique: Lettre ouverte à nos hommes politiques par Guy Nzénga Kofrenzé.

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Centrafrique: Lettre ouverte à nos hommes politiques par Guy Nzénga Kofrenzé.

 

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Drapeau Centrafrique.

Bangui, le 19 février 2017.

Par : Guy Zénga-Kofrenzé.

Chers hommes politiques de Centrafrique,

Vous avez tous failli ,vous tous sans exception.Il n’ y a pas un seul que le peuple peut ne pas blâmer.Non seulement vous avez déçu le peuple centrafricain ,mais vous avez aussi trahi la confiance que ce peuple a placée en vous.

Est -il utile de rappeler ici que la naissance de la démocratie dans l’ATHENES, au Ve siècle, coïncida avec la toute nouvelle confiance en l’homme?En politique ,on fait confiance à l’homme :la démocratie suppose, en effet, que la cité fait confiance au citoyen ,et le citoyen manifeste sa confiance par son vote direct.Vous avez trahi la confiance des citoyens que nous sommes ,par conséquent,vous avez trahi aussi la démocratie qui a pour socle la confiance.

A maintes reprises ,vous avez manqué lamentablement l’occasion de rentrer positivement dans la mémoire collective des centrafricains.A Libreville, en 2012 ,par exemple ,vous auriez du vous lever comme un seul homme pour barrer la route à la Seleka et éviter ainsi, au peuple centrafricain, le supplice qu’il a enduré et qu’il continue d’endurer.Au lieu de cela ,certains ont préféré collaborer avec cette nébuleuse de la Seleka pour des raisons égocentriques.Aujourd’hui encore ,au lieu de se lever comme un seul homme ,pour demander la levée de l’embargo sur les armes et la réhabilitation de nos forces armées centrafricaines, d’aucuns seraient en train de chercher à plaire à Mr Parfait Onanga-Anyanga dans le but des échéances électorales de 2021.N’aurez vous pas honte d’enjamber les cadavres des centrafricains pour arriver au Palais de la Renaissance ?N’auriez vous pas honte de prendre une pirogue et traverser la rivière de sang des centrafricains pour atteindre l’autre rive (le Palais de la Renaissance )?Nous en avons marre de vos communiqués et condamnations de principe.Ceux d’en face ,qui sont en train de massacrer mon peuple ,s’en foutent éperdument de vos condamnations des bouts de lèvres.

Faille -t-il rappeler ici qu’on ne gagne jamais la paix sans une armée  nationale?

Faille-t-il vous rappeler que c’est en nous levant tous comme un seul homme que nous obtiendrons la levée de l’embargo et la réhabilitation de nos forces de l’ordre?

Faille -t-il vous rappeler que les missions des Nations Unies ont rarement réussi à ramener définitivement la paix dans un pays ( l’exemple de la RDC est patent malgré leur surnombre   )?

Je ne terminerai pas ma missive sans vous rappeler la celebre phrase de Frantz Fanon ( l’un des fondateurs de pensée tiers mondiste ) qui disait en 1961 :”Chaque génération doit ,dans une relative opacité ,découvrir   sa mission ,l’accomplir ou la trahir

Votre mission aujourd’hui consiste à ramener la paix en RCA ( n’oubliez pas que c’est à cause de vous que le peuple centrafricain est aujourd’hui massacré ). Réveillez- vous ,nos chers hommes politiques !Vous etes toujours sur le chemin de la trahison.

Guy Nzenga Kofrenze

Centrafrique : une semaine à Bouar, le résumé des actualités brûlantes de la région en quelques lignes.

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Centrafrique : une semaine à Bouar, le résumé des actualités brûlantes de la région en quelques lignes.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1395.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La ville de Bouar en Centrafrique.

Bangui, le 18 février 2017

Par : Anselme Mbata, CNC.

Cette semaine dans la région de Bouar, plusieurs informations circulent et en raison de l’urgence d’autres informations à la rédaction, celles-ci n’ont pas pu être publiées. Toutefois, dans le souci de vous informer, nous tenons à vous faire le résumé de toutes ces actualités en quelques lignes.

 

Les Éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine demandent de quitter définitivement leur Base du cantonnement.

Avant-hier vendredi 17 février, des éléments du Front démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) dirigé par le Général Abdoulaye Miskine ont demandé aux autorités de quitter leur Base du cantonnement située à Zoukombo à proche de la commune de Baboua. La raison qu’ils ont évoquée, leur isolement dans la brousse selon leur propre terme, non-paiement de leur PGA qui devrait leur permettre de survivre et leur harcèlement par la milice Anti-Balaka de la région.

Les négociations sont en cour depuis hier avec les mutins.

 

Des éléments peuls du 3R empêchés de rentrer au Cameroun.

Depuis jeudi dernier, une dizaine des Peuls soupçonnés d’appartenir au groupe rebelle du 3R dirigé par un Camerounais dénommé Seddiki ont été empêchés de rentrer au Cameroun par la Police de la frontière de ce pays voisin de la RCA où ils ont implanté leur base et commettent d’énormes crimes contre l’humanité.

Limplication des Autorités camerounaises intervient au moment où, ce Camerounais Seddiki hostile au pouvoir du Président Paul Biya, monte en puissance militairement sur le sol centrafricain. Ce qui pourrait constituer une menace grave à l’avenir pour le pouvoir camerounais.

 

Coupure d’eau courante à Bouar.

Les habitants de la ville de Bouar vivent depuis près d’un mois sans eau potable fournie par la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA). En cause selon cette dernière, une panne grave au niveau de leur site de la purification. Pour l’heure, les habitants utilisent les eaux des puits ou des sources pour pallier à ce manque d’eau potable de la Sodeca.

 

La fête de 8 mars, la ville de Bouar se prépare.

Dans le cadre du préparatif de la Journée du 8 mars consacrée exclusivement aux femmes, la ville de Bouar ne compte pas être à la traîne par rapport à d’autres grandes villes de Centrafrique. Ainsi, près de 60 femmes du Comité de Paix du 4e arrondissement de cette ville se sont regroupées au centre-ville pour nettoyer la Mairie centrale. Cet acte du patriotisme a été largement salué par la population locale et le Maire en personne.

Nettoyage de la ville de Bouar par les femmes du Comité de Paix du 4e arrondissement. CopyrightCNC.
Nettoyage de la ville de Bouar par les femmes du Comité de Paix du 4e arrondissement. CopyrightCNC.

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CENTRAFRIQUE : L’INCOMPRÉHENSIBLE ÉNIGME SÉCURITAIRE.

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CENTRAFRIQUE : L’INCOMPRÉHENSIBLE ÉNIGME   SÉCURITAIRE

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1294.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou
Monsieur Bernard Selembi Doudou

 

Bangui, le 19 février 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou.

La République centrafricaine s’est inscrite par la force des choses ou par mégarde dans la logique des défis. Après le défi électoral et le retour à l’ordre constitutionnel, le défi sécuritaire   se présente avec acuité. Une bonne partie du territoire national est occupée par des groupes armés qui ne cessent de commettre des exactions et des actes ignobles sur de paisibles citoyens. Ces derniers temps, de violents combats internes ont opposé des groupes armés qui se discutent la paternité et le contrôle de la ville géostratégique de Bambari, précipitant ainsi l’entrée en guerre en tant qu’arbitre de la force de l’ONU qui s’est fait violence en appliquant enfin les résolutions des Nations Unies qui encadrent leur mission en Centrafrique. Cette intervention de la Minusca fait l’affaire du groupe armé local c’est à dire de l’UPC. La   population des zones occupées sont apeurées et transhument à la recherche d’un espace d’accueil sécurisé. Le citoyen lambda noyé dans cet incompréhensible énigme sécuritaire s’interroge et interpelle les dépositaires du pouvoir de l’Etat de rompre le mutisme complice, de se souvenir du serment constitutionnel prononcé le 30 mars 2016 et de remplir leur mission régalienne. Nous comprenons ainsi que les pouvoirs des autorités de transition étaient limités dans le temps et dans l’espace. Mais ce pouvoir issu des élections est légitime, qu’attend t-il pour prendre des mesures qui s’imposent ? Le pouvoir a t-il mesuré la portée du concept sécuritaire ? À travers cette confusion, ce paradoxe, comment expliquer la cohabitation des forces de l’ONU avec une frange de groupe armé à Bambari ? Cette invasion ou occupation de la ville de Bambari par les groupes armés est-elle légitime ? Le fait de s’opposer à la partition   du pays et d’être partisan du programme DDRR justifie sa protection ? Le pouvoir a t-il un

 

contrat ou un agenda caché avec le groupe armé de Bambari ? Si oui, quels sont les termes   de ce contrat ? Ce groupe armé est-elle dispensé de toute poursuite pénale ? Les rebelles ont- ils le droit d’occuper indéfiniment une portion du territoire national ? Quel est le vrai mobile de cette guerre interne entre les groupes armés ? Quelle est la position du gouvernement par rapport à ce conflit ? Quels sont les enjeux et les objectifs finaux ? Est-ce pour faire de la ville   de Bambari la capitale de la supposée et fameuse République du Logone ? A qui profite cet imbroglio ? Les intérêts économiques se sont-ils invités à la crise ? L’invasion chinoise sur le marché économique centrafricain au détriment de nos traditionnels partenaires est-elle un   début d’explication à cette crise ? Nous appelons par la même occasion les forces de l’ONU d’arrêter l’hypocrisie car si elles peuvent définir une ligne rouge ou jaune autour de la ville de Bambari, qu’est-ce qui les empêche d’en faire autant à l’échelle nationale pour agréger la souffrance des centrafricains ? Au passage, nous nous interrogeons sur le programme DDRR, où est-ce qu’ils en sont ? A qui profite la lenteur du programme DDRR ? La caisse à outils du pouvoir ne contient que le programme DDRR comme solution à la crise centrafricaine ? S’ agissant des affaires connexes, quel est actuellement le sort de l’union sacrée ? Quelle est actuellement le sort de la rupture comme nouveau concept dans le vocabulaire centrafricain ? Dès lors que notre mathématicien n’a pas compris les formules de l’équation, alors il ne pourra jamais le résoudre. En stoppant l’avancée des groupes armés sur Bambari, la Minusca a   montré la voie qui devrait être la sienne comme solution idéale pour résoudre la crise centrafricaine. Fort de ce qui précède, le pouvoir n’arrête pas de bagayer, de tituber, de   s’enliser laissant le terrain libre à la naissance d’un front commun des partis politiques contre l’insécurité. Enfin les partis politiques se sont réveillés du long sommeil mais est-ce une   manière de renier l’union sacrée ? Il faut souligner que l’imbroglio sécuritaire n’est pas seulement l’affaire du pouvoir public, qu’a fait l’opposition pour contribuer à cet impasse sécuritaire ? Qu’a fait le parlement ? Chaque parlementaire attend que sa circonscription électorale soit attaquée pour vociférer ? L’insécurité et le désordre sont les modes de gestion par excellence du pouvoir central. Se liguer contre l’insécurité vous oppose de facto à la politique du gouvernement. La solution à la crise est alors le désordre, d’attiser le feu. Ce qui nous amène à comprendre la formule informatique suivante : “pour arrêter Windows, il faut cliquer sur démarrer” mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 18 février 2017

 

 

Bernard SELEMBY DOUDOU Juriste, Administrateur des Elections

 

 

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Centrafrique : la Minusca renforce son dispositif à Bambari avec l’arrivée des forces portugaises.

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Centrafrique : la Minusca renforce son dispositif à Bambari avec l’arrivée des forces portugaises

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1557.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille des soldats de la Minusca à Bangui. Credit Photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Patrouille des soldats de la Minusca à Bangui. Credit Photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui, le 17 février 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) dit avoir renforcé son dispositif dans la ville Bambari, avec l’arrivée de forces additionnelles, dont l’unité de réaction rapide portugaise et des forces spéciales bangladaises.

 

Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, la Minusca a indiqué que ce renforcement permet de mieux protéger Bambari et ses habitants.

 

« La Minusca est pour le moment la seule autorité légitime mandatée par le Gouvernement pour contrôler la ville. Comme l’a rappelé le Représentant spécial du Secrétaire SRSG : « Bambari ne doit pas appartenir aux groupes armés », lit-on dans le communiqué.

 

Dans ce communiqué, la Minusca reconnait que le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) du mercenaire nigérien Ali Darass et le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) du seigneur de guerre Nourredine Adam constituent une menace pour les populations civiles de Bambari. Pour ce fait, ils se « heurteront à la Minusca en cas de violence ».

 

Néanmoins, des discussions se poursuivent. « Une délégation civilo-militaire de la Minusca rencontrera ainsi prochainement Ali Darassa » précise le communiqué.

 

« Dans les jours à venir, Bambari doit devenir à nouveau une ville sans groupes armés », conclue le communiqué.

 

Depuis trois mois, de violents affrontements opposent la coalition FPRC-RPRC-MPC dirigée par Nourredine Adam à l’UPC de Ali Darass, dans la région de la Ouaka et Haute-Kotto.

 

Ces violences ont fait fuir des populations civiles vers d’autres villes notamment la ville de Bamabari qui est tenue par les éléments rebelles de l’UPC.

 

CENTRAFRIQUE: DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES RELATIVE A LA TENUE DES POURPARLERS DE PAIX

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CENTRAFRIQUE: DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES RELATIVE A LA TENUE DES POURPARLERS DE PAIX

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/embleme-RCA-.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>embleme RCA

 Bangui, le 17 Février 2017

Par: Gisèle Moloma, CNC

 

Les partis politiques, signataires de la présente déclaration, ont appris par la presse nationale et internationale la tenuemi-décembre 2016, de pourparlers de paix regroupant les Ex-Seleka et les Anti-Balakas, à l’initiative de l’Angola et dans ce pays frère.

Selon ces mêmes medias, ces pourparlers se poursuivront au courant du mois de février 2017.

Les partis politiques tiennent à saluer l’élan de solidarité internationale dont notre pays a bénéficié et continue de bénéficier dans les moments les plus périlleux de son existence et inscrivent l’initiative de ces pourparlers dans la même logique, celle de la quête d’ un retour définitif à la paix.

Cependant, les partis politiques relèvent que les thèmes abordés lors de ces négociations engagent l’avenir de tout un peuple et doivent de ce fait inclure les forces vives de notre pays y compris les partis politiques, et ce d’autant plus que le passé récent nous enseigne que les précédents accords, également circonscrits aux groupes armés, n’ont jamais été suivis d’effets à cause notamment de leur caractère non inclusif.

Les partis politiques rappellent qu’une paix durable n’est possible qu’avec la participation de toutes les forces vives de notre pays, y compris les partis politiques, tous ensemble engagés dans le cadre d’un Accord global de paix conforme aux aspirations du peuple centrafricain dont ils sont les représentants légitimes.

Pour être durable et efficace, un tel Accord global de paix doit également tenir compte des conclusions du Forum de Bangui, et être respectueux aussi bien de la légalité interne que de nos engagements internationaux.

C’est pourquoi les partis politiques appellent et encouragent tous les pays et organisations qui s’engagent aux côtés du peuple centrafricain pour la recherche d’une paix définitive et durable à travers un Accord global de paix à œuvrer de manière inclusive notamment par l’implication de toutes les forces vives de la nation.

Fait à Bangui le

Centrafrique : les activités hand-balistiques mises en berne, président du club As Cobra fait un plaidoyer.

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Centrafrique : les activités hand-balistiques mises en berne, président du club As Cobra fait un plaidoyer.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1535.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Jean-Jacques Mathamalé, Président du Club Cobra. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
Monsieur Jean-Jacques Mathamalé, Président du Club Cobra. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

 

Bangui 15 février 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

La fédération centrafricaine de hand-ball connait depuis un an des moments d’inactivités. Cette situation qui perdure, risque de faire perdre la place au hand-ball, troisième discipline sportive nationale. Assisté de Tite Zaybé, Directeur technique national de hand-ball et de Barthélémy Gondamoko, membre du comité de réflexion, Jean Jacques Urbain Mathamalé, président du club As Cobra, a fait un plaidoyer lors d’un point de presse le 12 février 2017dernier en faveur de la relance des activités de hand-ball.

 

Le hand-ball centrafricain est mis en berne depuis la suspension à deux reprises de la fédération le mois de juin 2016, jusqu’à ce jour. Aujourd’hui la fédération centrafricaine de Hand-ball n’existe pas, toutes les activités sont suspendues. Cette double suspension a été faite d’abord par le ministère de la promotion du sport puis de   par le tribunal arbitral sportif.

 

A cet effet, président du club As Cobra s’inquiète de l’avenir du hand-ball centrafricain. Il plaide pour la reprise des activités de la fédération notamment permettant aux handballeurs de continuer les compétitions. Jean Jacques Urbain Mathamalé a attiré l’attention des autorités centrafricaines et des organes sportifs afin de la sauver le hand-ball centrafricain.

 

« Nous faisons le plaidoyer pour que la jeunesse centrafricaine puisse reprendre les activités. Pour la relance des activités, je crois, il faut lever le premier niveau de sanction au niveau national. Il y a eu une décision et un arrêté au niveau nation suspendant les activités du bureau fédéral sortant et les activités du bureau fédéral entrant. Donc, je crois, si on enlève déjà la suspension au niveau national, on aura résolu la première partie du problème de hand-ball centrafricain. le plaidoyer est déjà lancé », a martelé Jean Jacques Urbain Mathamalé, président du club As Cobra, par ailleurs président de nouveau bureau élu de la fédération centrafricaine de hand-ball.

 

Il a ajouté que « la levée de suspension au niveau nation permettra de relancer les compétions dans la capitale et dans les villes de la province ».

 

Tout était parti de l’organisation successive des élections de niveau bureau de la fédération de hand-ball centrafricain en mois de mai et août 2016. Ces deux élections ont fait l’objet de constations par le bureau sortant. La première élection a été organisée par le bureau sortant et la seconde par La confédération Africaine de Hand-ball.

 

La confédération Africaine de Hand-ball, le Tribunal Arbitraire Sportif et autres demeurent impuissants face aux désordres qui handicapent les activités du hand-ball centrafricain. C’est une situation qui doit interpeller les autorités centrafricaines à agir.

 

 

Centrafrique : le gouvernement et la minusca appellent les groupes armés au dialogue.

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Centrafrique : le gouvernement et la Minusca appellent les groupes armés au dialogue.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1531.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre Théodore Jousso et le Porte Parole de la Minusca Monsieur Vladimir Monteiro. Photo: Eric Ngaba. CopyrightCNC.
Le Ministre Théodore Jousso et le Porte Parole de la Minusca Monsieur Vladimir Monteiro. Photo: Eric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 16 février 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Le gouvernement centrafricain et la Minusca ont exprimé leur volonté de dialoguer avec les groupes armés alors que ces derniers continuent de défier l’autorité de l’Etat. Ils l’ont exprimé mercredi 15 février lors de la conférence de presse conjointe tenue par le ministre Théodore Jousso et Vladimir Monteiro, respectivement porte-parole du gouvernement et porte-parole de la Minusca.  

 

Depuis plus de trois mois, les affrontements font rage dans la région de la Ouaka et de la Haute-Kotto au centre-est de la République Centrafricaine. La coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) sont en guerre fratricide causant des pertes en vies humaines et en matériels.

 

Selon Théodore Jousso, le gouvernement poursuit le dialogue avec les groupes armés afin de les persuader à abandonner les violences, à prendre le chemin de la paix et à adhérer au processus du DDRR.

 

« Tant que nous avons un petit espoir pour mettre nos frères autour de la table, nous allons le saisir et nous allons utiliser toutes les cartes possibles de la paix. La force n’est que le dernier recours et nous continuons de sensibiliser nos frères à choisir le chemin de la paix, du dialogue et de s’engager dans le processus du DDRR », a-t-il souligné. Le porte-parole du gouvernement appelle tous les groupes armés à saisir la main tendue du Président de la République.

 

De son côté, le porte-parole de la Mission onusienne en Centrafrique, Vladimir Monteiro a indiqué que « la Mission poursuit ses contacts avec les représentants du FPRC et de l’UPC pour qu’ils donnent une chance à la paix ».

 

Il a par ailleurs salué les appels lancés aux groupes armés par le gouvernement centrafricain, la CEEAC, l’Union Africaine et la France pour que cessent les affrontements.

 

«La Minusca utilisera tous les moyens, y compris la force, pour empêcher le pire à Bambari», a souligné le porte-parole de la Minusca, en rappelant que « La Minusca est en RCA pour appuyer les efforts du gouvernement et aider à protéger les populations et ne peut être aux côtés de quelque groupe armé que ce soit, car ils constituent tous une menace pour la RCA”.

 

Mais pourquoi autant de campagne au tour de la ville de Bambari que les autres villes du pays? Tout laisse croire que la ville de Bambrari cache un intérêt particulier que la population, victime de tous les complots qui trament dans l’ombre, ignore encore.

 

Le porte-parole de la Mission a dit que les mesures prises à Bambari se justifient par le fait qu’une guerre augmenterait la souffrance des populations civiles innocentes, entraverait le travail des humanitaires et constituerait un obstacle à la restauration de l’autorité de l’Etat. Or, les populations des autres villes subissent les mêmes affres des affrontements des groupes armés.

 

«La Minusca ne protège pas que cette ville. Nous avons une trentaine de bases opérationnelles temporaires et permanentes sur tout le territoire national pour protéger les populations et contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat », a martelé Vladimir Monteiro.

 

Centrafrique : Réforme de l’armée, les Faca-Balaka prévoient une sortie musclée dans les rues de Bangui.

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Centrafrique : Réforme de l’armée, les Faca-Balaka prévoient une sortie musclée dans les rues de Bangui.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_15081.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les FACA lors du discours de Catherine Samba-Panza a L'ENAM en 2014

 

Bangui, le 15 février 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Comme nous l’avions annoncé dans nos précédents articles, les Faca-Balaka (les soldats des Forces armées Centrafricaines ayant manœuvré aux côtés des Anti-Balaka entre 2013 et 2016) n’ont pas du tout apprécié le comportement du Chef d’État-Major qui semble céder facilement aux pressions des Nations-Unies et s’activent à procéder à une démonstration de force dans les rues de Bangui dans les tous prochains jours. Ils entendent ainsi montrer leurs colères face à la politique de leur mise à l’écart dans la formation d’une nouvelle armée républicaine menée par l’ONU et l’Union européenne (UE). 

Empêcher les circulations, barricader les routes durant 48h sur toute l’étendue du territoire centrafricain, c’est le mot d’ordre en discussion au sein de ces Faca-Balaka lors de leur dernière réunion tenue à Bangui la semaine dernière.

Selon l’un des Officiers Balaka contactés par CNC, des informations circulent depuis quatre mois dans le milieu militaire que les Nations-Unies auraient exigé à leur État-major de ne pas les retenir dans les rangs des FACA en construction. Qu’ils doivent passer devant la Cour Criminelle Spéciale avant toutes actions visant leur réintégration. C’est sur ce comportement des Nations-Unies qu’ils veulent dénoncer publiquement devant le peuple centrafricain, malgré les efforts qu’ils ont faits pour libérer ce pays de la Séléka, a conclu cet Officier Faca-Balaka.

Or entre temps, le constat était visible quant à l’exclusion de certains FACA, gendarmes et policiers identifiés comme faisant partie des Anti-Balaka dans le rang des Forces de Défense et de Sécurité du pays. D’ailleurs, lors de la formation de certains soldats FACA aux différentes techniques modernes des combats militaires organisées par l’EUTM à Bangui, aucun soldat ou Officier jugé proche de la milice Anti-Balaka ou de la séléka n’avait été sélectionné pour intégrer cette formation. Pareil pour les gendarmes et policiers identifiés eux aussi comme faisant partie des Balakistes.

Cette méfiance de la Communauté internationale vis-à-vis des Faca-Balaka et leur mise à l’écart dans la réforme engagée de nos Forces de Défense et de Sécurité aurait poussé ces derniers à afficher publiquement leur inquiétude quant à leur avenir dans l’armée centrafricaine. Et ils comptent le faire savoir devant l’opinion nationale et internationale, et ce, par le biais d’une grève musclée de 48h, sans armes pour ne pas ternir leur image.

Selon un Officier de l’État-major contacté par la Rédaction du CNC et qui a confirmé à demi-mot cette allégation, le sort de ces Faca-Balaka vient de loin et non de l’État-major de l’armée centrafricaine. Celle-ci concerne non seulement les Faca-Balaka, mais aussi les Faca-Séléka, y compris ceux d’autres groupes armés comme la RJ. Sur ce point, l’inquiétude demeure sur les moyens employés pour sélectionner ou trier ces soldats, gendarmes ou policiers jugés comme membres d’un groupe armé, car, 60% ou plus des FACA avaient intégré au moins une fois un groupe armé ces 5 dernières années.

vont-ils être tous exclus de leur corps ? Ou bien ce sont les gros poissons clairement identifiés qui seront sanctionnés ?

Pour l’heure, le débat est ouvert sur cette situation très complexe. Il y’a lieu de rappeler qu’après la prise du pouvoir par la force de la Séléka en 2013, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) avaient été dissoutes par le Président rebelle Michel Djotodia, chef de la coalition Séléka. 30% des soldats FACA avaient pris le chemin de l’exil, 30% ont choisi de rester chez eux et plus de 40% par contre avaient choisi de rentrer dans la résistance aux côtés des Anti-Balaka ou autres groupes armés. Ce qui a rendu presque impossibles la dynamique et l’impartialité de l’armée nationale pour la sécurisation du pays après le départ de la Séléka du pouvoir. Et donc une réforme profonde des FACA est plus que nécessaire pour le pays, selon les Nations-Unies et l’Union européenne.

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Centrafrique: le ministère de la justice reçoit un lot de matériel d’un coût global de 42.000.000 FCFA

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Centrafrique: le ministère de la justice reçoit un lot de matériel d’un coût global de 42.000.000 FCFA

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_15181.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre de la Justice Flavien Mbata. Photo: Eric Ngaba. CopyrightCNC.
Le Ministre de la Justice Flavien Mbata. Photo: Eric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui le 15 février 2017, CNC.

Par Eric NGABA

La Mission onusienne en Centrafrique (Minusca) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont remis ce mercredi 15 février un lot de matériel au Ministère de la Justice. Ce lot d’un coût global de 42.000.000 FCFA s’inscrit dans le cadre d’un projet conjoint de lutte contre les violations des droits de l’homme ainsi qu’à la relance du secteur de la justice considérée comme l’un des maillons essentiels de la lutte contre l’impunité en République centrafricaine.

 

Le lot de matériel a été receptionné par le ministre centrafricaine de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, Flavien Mbata. Le membre du gouvernement s’est réjoui de cet appui de la communauté internationale, le jour de la publication de décret de nomination du procureur de la Cour Pénale Spéciale, « décret qui marquera la volonté du Gouvernement à lutter contre l’impunité et les crimes graves qui ont été commis ».

 

Pour sa part, le chef adjoint de la section Justice de la MINUSCA, Fortuné Dako a réitéré l’engagement et l’attachement que portent les Nations Unies au secteur judicaire de la République Centrafricaine en mettant en place plusieurs programmes de développement de l’appareil judicaire.

 

«Pour les Nations Unies, il ne peut y avoir de paix sans une justice efficace et crédible et aussi sans la paix, il n’y a pas de développement, la justice est essentielle dans un pays pour le rétablissement et la consolidation de paix », a dit Dako.

Centrafrique : les Députés de la Kemo accusent leurs autorités locales de malversation financière.

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Centrafrique : les députes de la Kemo accusent leurs autorités locales de malversation financière.

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1521.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Députés de la Préfecture de Kémo en Centrafrique. CopyrightCNC

Bangui, 16 Février 2017, CNC.

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

 

Quatre députés de la Kémo à savoir les honorables Yoyo Marcelin député de Sibut, Sanzé Gina députée de Dekoa, Jean Pierre Mara député de Mala et Komia Sambia député de Ndjoukou ont accusé le gouvernement et les autorités locales de la Kémo pour malversation financière sur les fonds alloués aux chefs des groupes et des quartiers de leur juridiction. C’est dans un point de presse tenu le 6 février 2017 dans les locaux de l’Assemblée Nationale, que les députés de Kemo ont dénoncé ce détournement de fonds.

 

L’objet de cette rencontre avec les professionnels des médias est d’informer le peuple centrafricain sur la malversation financière par rapport aux payements des indemnités des chefs de la Kémo.

En effet, dès le déclenchement de la crise, l’autorité de l’Etat est bafouée sur presque toute l’étendue du territoire. Les nouvelles autorités, conscientes des enjeux de cette situation qui perdure encore dans certaines localités veulent réhabiliter et renforcer l’autorité de l’Etat à travers la chefferie traditionnelle qui pourrait contribuer fortement aux initiatives de développement communautaire. C’est dans ce cadre que le président de la République Professeur Faustin Archange Touadéra a octroyé 60.000.000 Frans Cfa à ces derniers pour éponger leurs indemnités.

 

C’est dans ce sens que le 27 janvier 2017, une mission conduite par le directeur général, du ministère de l’Administration du Territoire s’est rendue dans la ville de Sibut, chef lieu de la préfecture de Kémo pour payer les indemnités des chefs des groupes et des quartiers. Selon les informations officielles, une somme de 1.666.000 Frans Cfa est allouée à la préfecture de la Kémo à raison de 473 chefs, soit 3500 Frans Cfa par chef. Cette mission qui s’est rendue, a remis la totalité de 1.666.000 au préfet de la Kémo. C’est ainsi que sur les 1.666.000 Frans Cfa qui ont été alloués à Kémo, une somme 178.000FCFA a été remise au sous-préfet de Sibut pour payer les chefs de la commune de Sibut qui compte 52 chefs, soit 3500 par chef.

 

150.000 FCFA ont été remis pour la commune de Ngoumbélè toujours dans la circonscription de Sibut pour 65 chefs, soit 2307Fcfa par chef. Concernant les sous préfectures de Dékoa et de Mala, une somme globale de 320.000Fcfa a été remise au sous-préfet de ces deux sous-préfectures qui comptent 139 chefs, soit 2300 Fcfa par chef. Pour la sous-préfecture de Ndjoukou, une somme de 300.000Fcfa a été allouée pour 200 chefs, soit 1500Fcfa par chef. Donc, si l’on fait bien le calcul, sur les 1.666.000Fcfa alloués à la préfecture de Kémo et remis au préfet, 948.000 seulement ont été repartis pour quatre sous-préfectures. Ce qui revient à dire qu’une somme de 712.000Fcfa s’est volatilisée.

 

Ainsi donc, les quatre députés de la Kémo sont surpris de voir une telle injustice puissent se produire dans leur circonscription puisqu’au départ, c’est une somme de 10000Fcfa qui devrait initialement accorder à chaque chef sur toute l’étendue du territoire. D’où l’interrogation de savoir qu’est ce qui s’est passé pour la préfecture de la Kémo.

 

En clair, a y voir de près, il y a anguille sous roche, car les honorables députés de la Kémo ont tenté sans succès de rentrer en contact avec le gouvernement pour échanger sur la manière à laquelle ces fonds sont gérés. C’est pourquoi, les payements sont suspendus sur demande de députés qui veulent que lumière soit faite sur cette affaire. Ils promettent par la même occasion de restituer l’argent au gouvernement si et seulement si ce dernier ne répond pas à leur revendication.

Centrafrique : grève des travailleurs civils de la Minusca de Bouar, ils exigent le paiement de leur droit.

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Centrafrique : grève des travailleurs civils de la Minusca de Bouar, ils exigent le paiement de leur droit.Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1395.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La ville de Bouar en Centrafrique.

Bouar, le 15 février 2017 Par : Anselme Mbata, CNC. Depuis ce matin du mercredi 15 février, les travailleurs civils de la Mission multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique de la ville de Bouar se sont mis en grève pour protester contre les conditions auxquelles ils travaillent depuis plusieurs mois. Pour eux, la Minusca ne doit plus les considérer comme des temporaires, mais plutôt comme des travailleurs à temps plein.

Comme nous l’avions annoncé régulièrement dans nos précédents articles publiés sur CNC, les conditions du recrutement et de travail de certains travailleurs du système des Nations-Unies en Centrafrique sont plus qu’alarmantes et inadmissibles. Parfois, certaines Agences du recrutement exploitent massivement cette faille pour traiter à fond ces pauvres comme leurs esclaves à louer au système de l’ONU. Tellement livrés à eux-mêmes sans aucune protection juridique robuste, ils se battent tous les jours pour la reconnaissance de leurs droits face au système puissant des Nations-Unies. Le cas des travailleurs civils de la Minusca de la ville de Bouar témoigne clairement ce que nous redoutions depuis plusieurs mois. Pour eux, il est hors de question de se laisser traîner durant plusieurs mois comme des journaliers alors qu’ils travaillent comme à temps plein depuis 8 mois pour les uns, 9 mois ou plus pour les autres. En plus, ils n’ont aucun droit légal comme certains de leurs collègues du travail. C’est ce qu’ils comptent le faire savoir à leurs Chefs ce matin à Bouar dans une manifestation devant leur Base. La seule interrogation pour l’heure, vont-ils être vraiment entendus ? Installée à Bouar depuis plus de 2 ans, la Base logistique et militaire de la Minusca compte environ plusieurs dizaines des personnes employées localement pour des tâches proches des domestiques. Parmi elles, 90% sont traitées comme des temporaires. Copyright2017CNC.

Centrafrique: Plus de 1000 FACA fantômes émargeant frauduleusement sur le budget de l’Etat.

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Centrafrique: Plus de 1000 FACA fantômes émargeant frauduleusement sur le budget de l’Etat.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1511.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats FACA

Bangui 14 février 2017, CNC.

Par Gisèle MOLOMA.

 

Pendant que les autorités du pays se battent pour mobiliser les fonds afin de régler la situation du pays, certaines personnalités vereuses cherchent à s’enrichir frauduleusement sur le dos de l’Etat. C’est le cas au ministère de la défense nationale. Lors du conseil des Ministres du 9 février 2017, le Ministre Dondra a fait une communication relative à un audit sur la masse salariale des forces de Défense et de Sécurité. Cet audit réalisé par la Banque Mondiale révèle l’existence de plus de 1000 éléments fantômes qui émargent sur le budget de l’Etat. C’est une affaire que le ministre Dondra prend à bras le corps.

La masse salariale des forces de Défense et de Sécurité représente environ 35% de la masse salariale globale, le Ministre Dondra vient d’instruire l’Inspection Générale des Finances afin d’effectuer un contrôle systématique du fichier de solde des forces armées; fichier qui longtemps est géré en vase clos par le département de tutelle de nos FACAs.

Si cette information venait à se confirmer par’l’IGF , le nettoyage du fichier de solde des FACAs permettra à l’Etat de réaliser une économie d’environ 3 milliards F CFA /an sur la masse salariale globale.

Le gouvernement se ferait ainsi dégager une marge de manœuvre pour non seulement s’attaquer au problème de chômage des jeunes par de nouveaux recrutements dans l’armée, la gendarmerie ou encore la police , mais aussi maîtriser et dégraisser la masse salariale afin de rester en conformité avec les exigences des partenaires techniques et financier notamment le FMI pour qui la maîtrise de la masse salariale est l’un des critères structurels du programme.

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Centrafrique : la problématique de l’emploi et d’insertion des jeunes vulnérables.

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Centrafrique : la problématique de l’emploi et d’insertion des jeunes vulnérables.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1504.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les jeunes de Bangui lors de la journée des Martyrs. Photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC .

Bangui 14 février 2017, CNC.

Par Eric NGABA et Cyrille YAPENDE

La question de l’emploi et de l’insertion des jeunes vulnérables devient de plus en plus une préoccupation des acteurs de la Paix en République Centrafricaine. À cet effet, Le Projet Partenariat Interreligieux d’Edification de la Paix en République Centrafricaine, CIPP en sigle, a mené une étude en 2016 à Bangui. L’objectif du projet est de poser les bases d’une cohésion sociale durable dans le pays grâce au renforcement des institutions centrafricaines. Une conférence de restitution et de réflexion relative à cette étude a eu lieu le 10 février 2017 à la FATEB à Bangui.

Le projet CIPP se préoccupe de l’emploi et de l’insertion des jeunes vulnérables en République Centrafricaine. Le projet a initié une étude sur la déscolarisation et le manque d’emplois des jeunes dans la capitale. La restitution de cette étude a eu lieu en présence de plusieurs cadres des institutions et entreprises du pays. Il s’agit des représentants des ministères de l’emploi et des affaires sociales et de la réconciliation, mais aussi des représentants d’entreprises du secteur privé et des ONG.

« C’est une étude qui est menée en consortium d’ONG et la Plateforme interreligieuse sur la paix en Centrafrique. C’est une collaboration entre différents acteurs qu’ils soient musulmans, chrétiens ou animistes, c’est vraiment tout le monde qui se met ensemble pour trouver des solutions. Les principales recommandations de cette étude, c’est qu’il nous faut des formations courtes pour régler la réinsertion des jeunes. Il faut qu’il ait aussi un engagement fort des acteurs privés notamment du patronat mais aussi des ONG et du gouvernement », a expliqué Margot Durin, Chargée de l’appui opérationnel au projet CIPP.

Le projet s’effectue en long terme sur 5 ans afin d’atteindre son objectif. D’ores et déjà, les acteurs sont sur de moyen terme. Il y a plusieurs activités pour l’insertion des jeunes. L’engagement du secteur privé, la formation des jeunes et l’amélioration des moyens d’existence à travers les groupes d’épargne constituent des actions prévues dans le projet. Durant la restitution de l’étude de faisabilité, l’organisation en groupe de travail a permis aux participants de partager leurs expériences en termes de challenges mais aussi de solutions d’amélioration de l’insertion des jeunes. .

La forme à court terme cible les jeunes vulnérables et déscolarisés de la capitale en attendant l’extension du projet à l’intérieur du pays. Afin de réaliser le renforcement des moyens de subsistance de la population, le projet CIPP a lancé fin 2016 une étude sur l’emploi et l’insertion des jeunes vulnérables de Bangui. cette étude avait pour objectif principal l’identification des problèmes d’emploi des jeunes de Bangui, la cartographie des acteurs publics et privés liés à l’insertion des jeunes ainsi que l’identification des filières porteuses d’emplois.

« Si on s’en tient à la crise qu’on a connue, les principaux acteurs de cette crise sont des jeunes. Les jeunes étaient manipulés car ils n’ont pas d’emplois et manquent de formation. C’est ainsi qu’au sein de ce projet, on s’est dit que c’est mieux de se tourner vers ces jeunes pour voir dans quelles mesures il faut leur venir en aide. C’est pour cette raison que cette étude a été diligentée afin de voir dans quelle mesures on peut mettre en lien les acteurs de la formation professionnelle et les institutions d’emplois pour ces jeunes », a fait savoir Paulin Ouoko, Chargé de sécurité alimentaire et moyen d’existence.

La restitution du projet a permis de partager les résultats et les recommandations de l’étude avec les acteurs importants du secteur de l’emploi mais aussi d’engager ces derniers vers des possibilités d’amélioration de l’insertion des jeunes vulnérables.

Centrafrique : Oxfam demande plus d’efforts pour assurer la protection et sécurité des quartiers de retour

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Centrafrique : Oxfam demande plus d’efforts pour assurer la protection et sécurité des quartiers de retour

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1493.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo Oxfam intérieur article

L’ONG appelle le gouvernement et la Minusca à prendre des mesures 

Bangui, le 13 février 2017.

Par : Oxfam.

L’ONG Oxfam a manifesté ses préoccupations pour la situation fragile des personnes retournées dans les quartiers voisins du PK5 après les dernières événements violents du 7 février.

« Dans les quartiers comme Fondo, Yambassa, Ramandji les centaines de personnes qui étaient retournées dans des conditions très vulnérables, se déplacent à nouveaux vers l’aéroport et dans autres sites où il n’existe plus d’abris et de services pour les accueillir.», a signalé Ferran Puig, Directeur d’Oxfam en République   Centrafricaine.

« La situation reste préoccupante malgré les efforts dans le processus de retour. Le gouvernement doit répondre aux besoins des personnes affectées par cette nouvelle vague de violence et doit prioriser le réinstallation des déplacés dans des zones sécurisées dans une politique de solutions durables », dit-il.

Pour cela, l’ONG recommande des mesures de suivi et d’accompagnement pour les   personnes ayant récemment quitté les sites de déplacés et la garantie de l’accès aux services de bases aux populations dans les quartiers de retour. « L’accès à l’eau, à la santé, à

l’alimentation et à l’éducation est encore un défi pour ces populations » a déclaré Puig.

Persistance de l’insécurité dans les quartiers de retour

L’ONG signale que bien que certains déplacés aient entrepris de retourner dans leurs quartiers les conditions de sécurité et de dignité ne sont pas   suffisantes.

Dans ce sens, Oxfam dénonce qu’avant les violences perpétrées ces derniers jours, plusieurs cas de protection avaient déjà été reportés y compris des braquages, des vols et des violences sexuelles. Pour le seul mois de Janvier, Oxfam a identifié 147 cas de protection, soit une augmentation de 47% par rapport au mois d’octobre dernier. Dans ces 147 cas, plus d´un quart (27,21%) représentent les cas d’entraves aux services sociaux de base, un cinquième (19,05%) des cas sont des agressions physiques, et 14,29% des cas enregistrés sont des cas de viols et violences sexuelles.

Puig rappelle que : « selon son mandat, la MINUSCA à l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité dans ces quartiers. Une possibilité serait d’augmenter sa présence et augmenter son engagement avec les communautés, en particulier les comités de retour, pour répondre rapidement aux alertes communautaires en cas de   risques ou de violences ».

Oxfam appelle aussi les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts d’amélioration des conditions de sécurité et de dignité dans les zones de retour et à rétablir un environnement de cohésion sociale dans la zone du PK 5.

Depuis janvier 2014, Oxfam intervient dans les sites des déplacés de Bangui à travers les projets d’accès à l’eau, à l’assainissement et de protection ainsi que dans les quartiers afin d’accompagner les mouvements de retour des déplacées en leur offrant des services sur leur lieu de réinstallation, dans les 3ème, 5ème et 8ème arrondissements et dans la commune voisine de Bimbo.

 

Júlia Serramitjana

Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667,

Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR),

Phone: (+236) 72 85 09 55

email: medocf@oxfamintermon.org,

Rejoignez sur Twitter @oxfamenrca webmail:   www.oxfam.org

 

CENTRAFRIQUE : L’AJUSTEMENT DU CADRE JURIDIQUE, UNE URGENCE POUR DES ÉLECTIONS LIBRES,JUSTES ET ÉQUITABLES.

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Centrafrique : L’AJUSTEMENT DU CADRE JURIDIQUE, UNE URGENCE POUR DES ÉLECTIONS LIBRES,JUSTES ET ÉQUITABLES.

 

Monsieur Bernard Selembi Doudou
Monsieur Bernard Selembi Doudou

 

Bangui, le 12 février 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

En pleine crise centrafricaine, l’Agence Nationale des Élections (ANE) a réussi avec le partenariat de la communauté internationale à relever un grand défi en organisant des   élections couplées c’est à dire les présidentielles et les législatives. La quasi réussite de ces élections a confondu les pronostics des experts chevronnés en matière électorale qui voyaient en lieu et place un échec cuisant. Le succès de l’ANE a fait de cette institution une banque de données, un cas d’école pour l’Afrique dans le domaine de gestion électorale post conflit communautaire. Cette palme d’or lui a valu le renouvellement de confiance de la classe politique centrafricaine. L’Agence Nationale des Élections est un organe technique, neutre, permanent et indépendant chargée d’organiser et de superviser les opérations électorales sur toute l’étendue du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques. L’ANE a puisé la substance de sa réussite dans la clarté et la limpidité du cadre juridique et légal existant. Par définition, le cadre juridique est l’ensemble de la législation et des règles (infra ou supra nationales) liées à des élections dans un pays donné. Ce cadre juridique et légal des élections en Centrafrique est fondamentalement constitué de la constitution du 30 mars 2016, du code électoral, des lois et règlements électoraux ainsi que du code de bonne conduite ou d’éthique. Le cadre juridique et légal des élections détermine les règles du jeu, le système électoral, le mode de suffrage utilisé, les différentes phases du processus électoral, les mécanismes d’exécution des normes électorales ainsi que des sanctions   administratives,

 

civiles ou pénales en cas de comportements irréguliers ou illégaux. Le cadre juridique et légal   de toute chose rime avec le cadre institutionnel. Ce dernier a connu une évolution non négligeable car par le passé, les élections étaient organisées par le seul super ministère de l’intérieur ouvrant grandement la porte aux fraudes électorales, aux doutes, manipulations en faveur d’un candidat. L’avènement de cette structure autonome et indépendante de gestion     des élections est un gage, une garantie de l’intégrité, de transparence et d’équité des élections. Suite au conflit intercommunautaire, les autorités de transition ont fait la priorité aux mesures transitoires et exceptionnelles qui doivent s’expirer à la fin de la transition. Ceci en vue d’organiser les élections présidentielles et législatives. Apres le retour à l’ordre constitutionnel,    il est ainsi urgent d’ajuster le cadre juridique et légal dans l’optique d’organiser équitablement   les élections municipales et sénatoriales. Ainsi, le citoyen lambda se posera légitimement les questions suivantes : le cadre juridique et légal actuellement en vigueur est-il claire, limpide et compréhensible ? Est-il accessible à la population ? Existe-t-il une harmonie, une cohérence entre les différents arsenaux juridiques ? Ce cadre juridique traite t-il de tous les problèmes électoraux ? Eu égard aux dernières élections, était-il important ou opportun d’ajuster le cadre juridique et légal des élections ? Y’a t-il des évolutions ou des innovations à faire valoir ?

Quelques éléments de réponse nous amènent à croire que cette opération d’ajustement   consiste à agencer les différents textes légaux et réglementaires en vue de leur cohérence,   leur synergie et surtout de leur homogénéisation. Les textes ainsi reformés, ajustés et   actualisés permettront de combler les difficultés rencontrées lors des dernières élections,   d’éviter les chevauchements d’instruments juridiques et de combler les vides juridiques. La réforme du cadre juridique des élections qui se veut inclusive et concertée ( partis politiques, société civile, pouvoir public, associations, confessions religieuses, organisations non gouvernementales etc…) doit apporter des éléments nouveaux pour être visible. Animé par les soucis d’équité et d’égalité qui sont les fondamentaux dans le processus d’élaboration du cadre juridique, nous proposons en guise de contribution la revue en hausse du budget de fonctionnement de l’ANE car le tarissement de ce dernier est symptomatique de son   inefficacité, sa transparence et par voie de conséquence porte atteinte grave à son indépendance, son autonomie qui est le gage de son impartialité. Le nouveau cadre juridique réformé doit simplifier les procédures en cas de contentieux et prendre en compte les intérêts des candidats et des électeurs. Nous souhaitons également que la question de financement   des partis politiques soit débattu. Le statut des suppléants des parlementaires du point de vue   de leur traitement peut aussi s’inviter au débat. Pour clore la chaîne des propositions, nous souhaitons que le nouveau statut juridique des élections durcisse les conditions de recevabilité des candidatures à la magistrature suprême de l’Etat sans porter atteinte à certains principes fondamentaux du droit. À la lecture des dernières élections couplées, la fonction présidentielle   a tendance à être banale face au nombre pléthorique des candidats. Mais attention, ne le dites   à personne, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 11 février 2017 Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                          Tel :

0666830062

 

 

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Centrafrique : la politique de rupture a du plomb dans l’aile.

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Centrafrique : la politique de rupture a du plomb dans l’aile.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1498.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA et le Gouvernement Simplice Mathieu SARANDJI.

 

Bangui 13 février 2017, CNC.

Par Eric NGABA.

La rupture promise par l’Exécutif centrafricain au lendemain des élections groupées de 2016 reste et demeure un sujet à caution. Car, les Centrafricains espèrent une nouvelle politique de bonne gestion de la cité. De la nomination des gens aux hauts postes de responsabilité à la gestion de la chose publique, la rupture doit s’imposer pour barrer la route aux vieilles habitudes du passé qui ont conduit le pays au bord du gouffre.

Dès son investiture à la magistrature suprême de l’Etat, le Président de la République, Faustin Archange Touadera, a promis la rupture aux Centrafricains. La rupture avec les veilles méthodes ayant terni l’image des régimes précédant. Cette rupture doit être observée à tous les niveaux des institutions républicaines. Au temps de l’ex président François Bozizé, la République Centrafricaine a connu une gestion calamiteuse de la chose publique car le régionalisme et le népotisme entre autres avaient élu domicile au sommet de l’Etat.

A cette époque, il fallait faire partie de la famille du régime de Bozizé ou du parti des travaillistes (KNK) pour pouvoir bénéficier d’un poste juteux. Les administrations de l’Etat ont été remplis de proches du cercle présidentiel d’où la politisation et le népotisme dans l’administration centrafricaine. Le partage du gâteau était un système d’exercice du pouvoir.

De part et d’autres, l’administration était confisquée par des groupes et des sous-groupes. Des rivalités et tendances ont miné les institutions républicaines. Aujourd’hui, les nouvelles autorités ont promis au peuple centrafricain la rupture. Il s’agit de rompre avec la mauvaise gouvernance du passé. Il faut, à cet effet, tirer les leçons du passé pour mieux avancer. Mais le constat reste le même. Les même qui étaient dans le cercle Bozizé et qui ont contribué à l’effondrement de la République Centrafricaine refont surface. Ils reviennent avec cette même culture politique du passé. Beaucoup de centrafricains s’inquiètent sur le retour progressif des caciques du régime Bozizé dans les affaires de l’Etat.

Ceux qui sont présumés auteurs de malversations financières qui n’ont pas encore répondu de leurs actes devant la justice occupent des postes de haute responsabilité de l’Etat. L’impunité qui caractérise encore le système judiciaire les arrange. Pour se mettre à l’abri des éventuelles poursuites judiciaires, les destructeurs de ce pays cherchent à s’accrocher ravissant la vedette aux dignes fils du pays dans les administrations. La rupture doit se faire avec courage et fermeté. Fermeté à l’égard de ceux qui ont commis du tort au peuple centrafricain.

Aujourd’hui l’ombre de remaniement du gouvernement plane sur le pays. Et la mise en place des institutions de la bonne gouvernance leur sert d’occasion de s’incruster. Les mêmes d’hier sont les mêmes d’aujourd’hui à occuper des postes au haut sommet de l’Etat.

Or, le pays regorge beaucoup de compétences, des femmes et hommes qui souhaitent aussi apporter leur savoir-faire à l’édifice national. Cette rupture prônée par les nouvelles autorités doit marquer la fin de la politique du ventre. Cette politique à travers laquelle les adeptes cherchent toujours à maintenir la commodité de leur train de vie.

L’administration centrafricaine doit changer de visage. Seule la rupture prônée qui doit favoriser son amélioration. Il est une nécessité pour les nouvelles autorités issues des urnes de tirer les leçons du passé afin d’éviter de tomber dans les mêmes pièges, les mêmes erreurs tant décriées.

Centrafrique : Débandade dans la ville de Bouar, les soldats bangladais de la Minusca sèment la panique.

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Centrafrique : Débandade dans la ville de Bouar, les soldats bangladais de la Minusca sèment la panique.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1362.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille de la Minusca à Bangui. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.
Patrouille de la Minusca à Bangui. Photo : Eric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui, le 10 février 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Cette nuit à Bouar et dans les villages environnants, la population s’était mise à courir à tous les sens pour se cacher dans la brousse. En cause, des tirs à l’arme lourde entendue depuis 40km qui font penser à la population l’ultimatum des Rebelles du 3R.

Les faits se sont déroulés vers 1h du matin sur l’axe Bouar-Yem où des soldats de la Mission multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique communément appelée ” Minusca” du contingent bangladais, basés dans la localité de Bouar, ont mis plusieurs heures à faire des sommations avec leurs armes lourdes créant la panique au sein de la population de la région.

Selon l’un des habitants de Bouar contacté par CNC, les tirs ont débuté cette nuit dans les villages de Yakota et Guem à environ 40km jusqu’à 12km de Bouar avant de s’arrêter. Plus d’une heure des tirs inutiles et du gaspillage des minutions, d’après ce témoin. Les soldats bangladais, par ce comportement, ont poussé de nombreuses personnes à regagner les sites des déplacés pour de Bouar et, dans la brousse pour les villageois qui se trouvaient plus proches de l’épicentre des tires. Ce que redoutaient ces personnes, c’est l’avancée imminente à Bouar des rebelles du 3R que certaines rumeurs courraient depuis 3 jours dans le secteur en vue de libérer les 5 Peuls enlevés par les Anti-Balaka de Bouar. En faisant ainsi, ces soldats bangladais ont réactivé d’une autre manière cette psychose d’un éventuel affrontement militaire dans le secteur.

Ce matin à Bouar, les déplacés de cette nuit commencent à regagner leur domicile. Quant à la Minusca, aucune réaction officielle de leur part depuis ce matin.

Rappelons qu’il y a deux semaines, les rebelles du 3R ont pris le contrôle de la ville de Bocaranga durant plus de quatre heures en présence des soldats bangladais de la Minusca qui n’ont rien fait pour les empêcher. Informés de l’inertie de ce contingent, les habitants de Bouar ont manifesté contre la présence de ces troupes dans leur ville. Peut-être ces sommations visaient à rassurer la population d’une part, et aussi annoncer aux 3R qu’ils sonts présents  dans le secteur ? En tout cas, ils ont totalement raté leur stratégie.

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Centrafrique : La chasse aux médias, le journaliste Freddy Massengué interdit de circulation dans Boy-Rabe par les gardes présidentielles.

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Centrafrique : La chasse aux médias, le journaliste Freddy Massengué interdit de circulation dans Boy-Rabe par les gardes présidentielles.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1469.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Journaliste Freddy Massengué. CNC.
Le Journaliste Freddy Massengué. CNC.

Bangui, le 10 février 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Si dans sa stratégie de communication le président Faustin Archange TOUADÉRA cible directement les journaux en ligne, souvent doigtés comme hostiles à sa politique clanique, une réunion avait été tenue avec certains cadres de la Présidence de la République pour tenter de restreindre au maximum le mouvement de certains journalistes ciblés. Une liste avait été établie et remise aux gardes Présidentielles pour application dans laquelle se trouve un journaliste centrafricain, Monsieur Freddy Nelson Massengué, Directeur de Publication du Journal en ligne L’expression de Centrafrique”. Bousculé et expulsé du quartier Boy-Rabe par les éléments de la Garde Présidentielle, Monsieur Massengué n’en revient pas de son interdiction de circuler dans certains quartiers  de son pays. C’est quoi exactement la rupture à la Tortue prônée lors de la campagne présidentielle ?

Tout a commencé début janvier lors de la présentation de ses vœux au personnel de la Présidence de la République. le Président Faustin Archange TOUADÉRA n’avait pas caché sa colère contre certains conseillers et cadres de son Institution qui ne cessent de balancer des secrets de leur travail aux journalistes de Corbeau News Centrafrique. Selon lui, les secrets qu’il partage avec eux se retrouvent le lendemain sur CNC.Comment peut-on travailler sereinement dans une telle condition ?” se pose-t-il la question à ses collaborateurs. Or ce que nous ne savions pas, c’est le début de la chasse aux médias en ligne, difficilement contrôlable par le pouvoir de Boy-Rabe.

Ce qui est bizarre et étonnant, le journaliste Freddy Massengué, pourtant non hostile au Président TOUADERA dans ses articles publiés régulièrement sur son blog en ligne, se retrouve curieusement sur la liste rouge établie par le clan TOUADERA au pouvoir.

Selon les faits qu’il nous a expliqués, avant-hier vers 15h de Bangui, il avait un rendez-vous à Boy-Rabe avec l’un de ses amis qui a ouvert un service bureautique juste à l’entrée de l’ancien domicile du Milliardaire de Boy-Rabe fidèle. En arrivant juste au niveau de la rue “500 saluts” qui mène directement à la résidence du président TOUADERA, l’un des soldats de la Garde prétorienne en faction juste à l’entrée de cette rue sous un manguier à gauche quand on vient du côté du Lycée BOGANDA, l’a interpellé. Sans se gêner, il est allé vers le soldat qui n’a pas hésité à le traiter de tout. Ce soldat, probablement soucieux de garder son petit pain de tous les jours, monte au créneau et crie à haute voix sur Freddy en disant “qu’ils sont tous au courant de son double jeu qui consiste à manigancer régulièrement au quartier Boy-Rabe pour les Fauteurs de trouble qui ne veulent de TOUADERA.”  En conséquence, conclu-t-il “l’ordre est venu de la hiérarchie de lui interdire de mettre ses pieds à Boy-Rabe.”

Devant une foule des badauds présents  au mement  de la scène, ces soldats souhaitaient embarquer Monsieur Freddy Massengué pour l’emmener dans leur base afin de le corriger, selon leur terme. Finalement grâce à l’un de leurs chefs qui venait du côté du terrain de football du lycée Boganda qu’il a eu la vie  sauve.

Malgré tout, on lui a signalé qu’il ne doit plus remettre ses pieds dans le 4e arrondissement. C’est en terme qu’on lui a ordonné de quitter le secteur.

Mais la question qu’on se la pose depuis le début de cette histoire : qui sont ces ennemis du Président TOUADERA que ce jeune journaliste travaille pour eux ? En tout cas, la rupture à la Tortue est en marche.

Depuis l’arrivée du Professeur TOUADERA au pouvoir en mars dernier, les tentatives d’arrestation des journalistes sont en hausse constamment contrairement à ses prédécesseurs. Finalement, c’est quoi exactement son souhait ? L’applaudir partout ?

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Centrafrique : Quand la présence du capitaine Eugène Ngaïkosset à Bossangoa a failli capoter la visite du Président Touadéra.

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Centrafrique : Quand la présence du Capitaine Eugène Ngaïkosset à Bossangoa a failli capoter la visite du Président Touadéra.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1480.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Capitaine Eugène Ngaïkosset. CNC.
Capitaine Eugène Ngaïkosset. CNC.

Bangui, le 10 février 2017 07h38.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Lors de la visite du président Faustin Archange TOUADÉRA à Bossangoa dans la Préfecture de l’Ouham au nord de la RCA, le Capitaine des FACA Eugène Ngaïkosset, l’un des commandants en Chef redoutables des miliciens Anti-Balaka, a fait son apparition dans cette ville sans aucune autorisation préalable de l’État-Major et cela a créé une panique générale au sein du gouvernement, y compris le président Touadéra. Pourquoi une telle crainte vis-à-vis du capitaine Ngaïkosset ?

Ancien enfant de rue formé militairement à la base Karako au fond du quartier Boy-Rabe dans le 4e arrondissement de Bangui, le capitaine Eugène Ngaïkosset fut l’un des miliciens Karako les plus sanguinaires dans les années 1996-1998. Incorporé dans l’armée centrafricaine par son Oncle Bozizé (Chef d’État-Major du Président Patassé à cette époque), celui-ci n’avait pas hésité de suivre ce dernier dans sa fuite vers le Tchad lorsqu’il avait été accusé par lepPrésident Patassé d’être derrière le putsch manqué du 28 mai 2001. Eugène Ngaïkosset, soldat de première classe au moment de sa fuite avec son oncle Bozizé, devenait subitement Officier des FACA après avoir chassé leur Beau-frère Patassé du pouvoir..

Officier de la mort pour les uns, envoyés du diable pour les autres, le capitaine Eugène Ngaïkosset a été cité dans plusieurs affaires criminelles, dont celles de Paoua où, il avait totalement mis en cendre des centaines des villages et assassinés plus de 500 personnes ce qu’il lui a donné le surnom du “Boucher de Paoua“.

Après la prise du pouvoir de la rébellion de la Séléka en 2013 et le départ précipité du président Bozizé de Centrafrique, le capitaine Ngaïkosset et sa suite fuyaient le pays, eux aussi, pour se réfugier en République démocratique du Congo. Bien avant cette fuite, le Colonel Francis Bozizé, le capitaine Eugène Ngaïkosset et bien d’autres Officiers ont mis en place la racine de la milice anti-Balaka en 2013 afin de venger la perte du pouvoir de leur chef suprême François Bozizé.

En décembre 2013 quand la tentative du coup d’État du groupe anti-Balka créé par Bozizé fils avait échoué, le capitaine Eugène Ngaïkosset, commandant en Chef des opérations lors de ce putsch raté, a pris fuite pour se cacher au Congo Brazzaville avant d’être arrêté par la Police criminelle de ce pays, écroué durant un an à la prison centrale de Brazzaville puis expulsé vers la Centrafrique en 2015 pour être à nouveau mis aux arrêts à Bangui à la SRI. Sous diverses complicités, il a pu se libérer de sa prison pour regagner son domicile de Boy-Rabe.

Désormais libre, il tentait partout de vendre son service de criminalité et de protection rapprochée aux différents candidats au second tour de la présidentielle de 2016 sans succès. Contacté par les proches du candidat TOUADERA pour lui faciliter le bourrage des urnes en sa faveur, le capitaine Eugène mobilisait tous ses éléments anti-Balaka et ordonnait ceci: “remplir au maximum toutes les urnes avec les bulletins du candidat TOUADERA”. Chose faite, ce dernier a été déclaré vainqueur de cette élection de 2016.

Une fois le serment prêté, le Professeur Faustin Archange TOUADÉRA tournait son dos au capitaine Eugène Ngaïkosset. Ce dernier qui rêvait de devenir le Directeur de la Sécurité présidentielle se retrouve très vite, non pas sur le banc de touche, mais aux vestiaires. Malgré le versement régulier de sa solde de 350 000 FCFA par mois, le capitaine Eugène Ngaïkosset menace de reprendre les armes pour chasser du pouvoir le président Faustin archange TOUADÉRA. D’ailleurs, il n’a pas hésité de recruter des centaines des jeunes pour la cause.

Basées à Bossangoa, les jeunes recrues combattent les Séléka dans la région de l’Ouham pour le moment. Or, lors de la visite du président TOUADÉRA le 2 et 3 février dernier, plusieurs personnes ont aperçu les silhouettes du redoutable Ngaïkosset dans le secteur, ce qui a créé une panique générale parmi les membres invités. Immédiatement, une alerte a été déclenchée et tous les ministres ont été priés de se confiner dans la salle de réunion avec le Président. Après plusieurs heures de panique, l’alerte a été levée et le Président TOUADÉRA, tout comme son gouvernement, a quitté la ville pour Bangui.

Pour certains observateurs, le confinement des ministres permettaient à ce que aucun ministre ne sort pour aller éventement le rencontrer et lui fournir le plan de sortie du président.

D’après nos informations, le capitaine Eugène Ngaïkosset avait souhaité être sur la délégation des milicien anti-balaka qui doivent être reçuu par le Chef de l’Etat afin de positionner ses pions. Malheureusement, son absence a fait que les anti-balaka ont transformé leur entretien avec le Chef de l’Etat en une séance des doléances et de plaintes. Pour eux,  le Chef de l’Etat doit les aider financièrement dans leur travail de sécurisation de la zone. Ils souhaitent à ce que les fils du pays notamment  Francis Bozizé et Sylvain Ndoutingaï entrent dans le nouveau gouvernement. Or selon nos informations, le géographe du quartier Asecna refuse toutes modifications du forma de son gouvernement durant le quinquennat de son maître. Les négociations avec le Premier ministre SARANDJI deviennent de plus en plus compliquées. L’homme exige plein de chose dont son maintien à la tête du gouvernement durant cinq (5) ans comme le fut le cas de son maître sous Bozizé. “En attendant, j’y suis, j’y reste”.

Réintégré dans les FACA en 2015 par l’ancien ministre de la Défense de la transition Joseph Bindoumi, le capitaine Eugène Ngaikosset est aujourd’hui recherché par la justice en raison d’un mandat contre lui. Ce mandat d’arrêt inexécuté par les autorités actuelles permet à ce capitaine d’être totalement libre de ses mouvements malgré la pression des Nations-Unies.

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