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Centrafrique : la Fondation ‘’Cri de cœur d’une mère’’ au chevet des porteuses de fistule obstétricale

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Centrafrique : la Fondation ‘’Cri de cœur d’une mère’’ au chevet des porteuses de fistule obstétricale

 

 

 

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Madame Brigitte Touadera. Photo : Fred Krock, CNC.

 

 

Bangui, le 14 mars 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ce mardi 13 mars, à l’hôpital de l’Amitié à Bangui, la première Dame, Mme Brigitte Touadera, à travers sa fondation ‘’Cri de cœur d’une mère’’ a volé au secours des femmes porteuses des fistules obstétricales. Elle a offert un réconfort aux huit premières femmes malades ayant suivi les soins et recouvré la santé.

« Vous ne pouvez pas imaginer quelle joie je ressens en ce moment de ma sortie de l’hôpital », s’est exclamé Mlle Claudia une malade qui a été opérée et guérie, venue de Mbaïki. Elle qui explique : « j’avais subi une intervention chirurgicale suite à un accouchement difficile, puis après j’ai connu la fistule obstétricale. Mes parents ont bien voulu me soigner, mais le coût de l’opération était très élevé qu’ils ne pouvaient pas. Toutefois, on continuait à mobiliser l’argent lorsque nous avons appris qu’i y a cette session gratuite. Aujourd’hui, je suis guérie, je remercie tous ceux qui m’ont aidée à retrouver la santé et ma dignité de femme, surtout à la Première Dame, Madame Brigitte Touadera ».

En effet, la première session 2018 de la réparation chirurgicale des fistules obstétricales qui vient de connaitre ses premières guérisons, a débuté le 12 février dernier pour prendre fin le 28 du même mois dans le service d’Urologie de l’hôpital de l’Amitié. A en croire le Directeur dudit hôpital, la session devrait concerner que 15 femmes fistuleuses; mais finalement, ce sont 18 femmes qui ont été opérées. Et, elles proviennent principalement de Bangui et certaines villes environnantes comme Mbaïki, Boda, Yaloké et d’autres villes lointaines telles que Bayanga et Cabo.

Selon Brigitte Touadera, à l’instar des autres pays africains, les fistules posent un problème majeur de santé publique en République centrafricaine. « C’est en outre, une source de tragédie humaine et sociale », a-t-elle précisé. Elle a également relevé que les fistules obstétricales compromettent l’état de santé de femmes et détruisent leurs relations avec leur famille et la communauté. « Les femmes porteuses de fistules sont répudiées par leurs conjoints et marginalisées. De ce fait, les fistules obstétricales font partie des causes de mortalité et de morbidité maternelle et infantile », a précisé Mme Brigitte Touadera.

En plus du contexte actuel en Centrafrique marqué par la prolifération des groupes armés, auteurs des violences sexuelles sur les femmes pouvant potentiellement provoquer ces maladies, le Ministre de la Santé, Dr Pierre Somsé a ajouté les phénomènes croissants de grossesses précoces, la faible connaissance sur la planification des naissances, ayant ainsi un effet négatif direct sur la santé de reproduction de la femme.

La prévention et lutte contre cette maladie semble constituer le cheval de bataille de la Première Dame et sa Fondation. Ce qui fait dire à la Première Dame que ce combat est « l’une des priorités de la Fondation ‘’Cri de cœur d’une mère’’. Par conséquent, la Fondation s’investit particulièrement dans la lutte contre la stigmatisation, la discrimination et la marginalisation dont les femmes porteuses de fistules sont victimes ».

Le Directeur de l’hôpital de l’Amitié ajoutera plus loin que selon une étude récente menée en 2015 dans son service d’Urologie, l’incidence annuelle des Fistules obstétricales est de 36 cas, alors que le traitement ne peut être que chirurgical.

La Première Dame qui a manifesté son soutien et encouragement aux porteuses de cette maladie de « honte », a lancé un appel patriotique aux Centrafricains et aux partenaires d’apporter leur appui pour restaurer la dignité aux fistuleuses.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : communiqué de presse du MLPC.

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Centrafrique : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MLPC.

 

 

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MOUVEMENT DE LIBÉRATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

BUREAU POLITIQUE

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Camarade Martin ZIGUELE, Président du Parti a rencontré le lundi 12 mars 2018 les militantes du Mouvement de Libération de la Femme Centrafricaine (MLFC) du 4ème arrondissement de Bangui.

 

Leurs échanges qui ont largement été dominés par les questions liées au fonctionnement dynamique des organes ont donné l’occasion au Président du Parti d’appeler ses interlocutrices à s’employer énergiquement à restructurer leurs organes et à les animer.

 

En outre, il leur a rappelé que le 4ème arrondissement est et reste le berceau historique du MLPC et que leurs actions contribueront à honorer, à renforcer et à enraciner le Parti dans leur arrondissement.

Enfin, il les a exhortées, une fois leur restructuration terminée, à servir de fer de lance pour les organes des autres Fédérations du MLFC de Bangui, Bimbo et partout en RCA.

 

 

Bangui, le 13 mars 2018

 

Aimé DOUNDA

Porte-parole de la Cellule de Communication du Parti

Centrafrique : Bocaranga, une ville sous la coupe du 3R.

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Centrafrique : Bocaranga, une ville sous la coupe du 3R.

 

 

 

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Village Talé sur la route de Bozoum proche de Paoua dans l’Ouham-Péndé. CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui, le 13 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Sous les coupes réglées du groupe rebelle du 3r, la sous-préfecture de Bocaranga, dans l’Ouham-Péndé,respire presque à la volonté des éléments de cette rebellion qui ont mis des barrières illégales sur les trois grands axes routiers qui mènent à cette localité.

 

Alors que le groupe 3R avait signé un accord de paix avec la milice Anti-Balaka dans la préfecture de la Nana-Mambéré il y’a quelques mois déjà, à Bocaranga dans le Ouam penné, c’est une autre politique que mène ce groupe politico-militaire.

Chassé dans la commune frontalière de Bang où il avait instauré ses service des douanes, le groupe  3R qui a perdu beaucoup en terme financier, ne compte rien lâcher et se concentre désormais dans la préfecture de l’Ouam péndé  pour tenter de renflouer sa trésorerie.

Dorénavant, pour sortir ou entrer à Bocaranga, il faut se tenir prêt pour faire face aux caprices de ces rebelles, et ce, sur tous les grands axes importants qui mènent à cette ville.

En tout cas, les 3R ne font pas les choses à moitié s’il s’agit de les faire. Sur l’axe Bocaranga-Bozoum, Bocaranga-Bouar, Bocaranga-Bang, le service de la gendarmerie et des douanes des 3R travaillent 24h/24 et 7j/7 pour prélever, taxer et contrôler les marchandises et les passagers qui empruntent ces voies commerciales. Un acte dangereux qui fait penser à la population locale le phénomène des coupeurs de route il y’a quelques années dans le pays.

Contactés par CNC, les commerçants de Bocaranga parlent d’un acte du banditisme que pratique le 3R en ce moment dans leur localité. Le gouvernement doit agir vite pour faire libérer ces voies entre les mains de ces rebelles, concluent-ils.

Cependant, les éléments du 3R, qui sont désormais à une vingtaine de kilomètre de Bocaranga sur l’axe de Bouar, ont été accusé d’avoir tué un jeune-homme d’environ 28 ans au plein centre ville de Bocaranga ce dimanche alors que les forces de l’ordre étaient présents.

Par ailleurs à Gouzé, une localité proche de Paoua toujours dans l’Ouam-péndé, les rebelles du MNLRC, allié des 3R dans la région, viennent de kidnapper trois personnes et tuer 2 autres , vingt-quatre heures après la réunion des notables locaux avec la population qui demandent aux déplacés de la commune de rentrer chez eux.

Ceci montre clairement que ni les 3R ni les MNLRC ne sont prêts pour s’engager vers la pacification de la région.

Comprennent-ils peut-être le langage de la force ?

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : deux morts dans un accident de la route à Bangui.

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Centrafrique : deux morts dans un accident de circulation à Bangui.

 

 

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Image d’illustration de l’accident survenu au quartier PK11 sur la route de Damara ce week-end. CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui, le 13 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Deux hommes sur une moto sont mortellement fauchés par un camion-benne ce lundi 12 mars sur l’avenue des martyrs à Bangui.

 

Si le conducteur du camion-benne est hors du danger pour le moment, les deux passagers de la moto, quant à eux, sont morts sur le coup.

Selon les témoins de l’accident contactés par CNC, le conducteur du camion aurait perdu, pour des raisons encore inconnues, le contrôle de son véhicule avant de percuter mortellement la moto-taxi qui roulait en sens inverse pour aller vers l’hôpital communautaire.

Sous la force de l’impact, le camion bélier continu son chemin quelques mètres avant d’arracher un poteau électrique situé à quelques mètres de la Chapelle des vainqueurs et de la Primature.

Cependant, les deux corps, totalement écrasés par la force du véhicule , sont transportés à l’hôpital communautaire avec le conducteur du camion qui, lui aussi, est coincé dans son automobile après avoir percuté violemment le poteau électrique.

Les forces de l’ordre qui sont arrivées sur le lieu de l’accident, ont commencé, de leur côté, l’enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.

En tout cas pour la sécurité de tous, le CNC vous recommande la prudence sur la route.

 

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE-FRANCE : LE DIVORCE ?

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CENTRAFRIQUE-FRANCE : LE DIVORCE ?

 

         

 

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Le Président centrafricain Faustin Touadera et son homologue français à l’Élysée.

 

 

Bangui, le 13 mars 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

Qui l’eût cru ?

Les rues de Bangui bruissent de rumeurs. On entend parler de divorce. La France et la République Centrafricaine vont-elles rompre leurs relations ? La France a-t-elle menacé de couper tout contact diplomatique avec la RCA ?

           Les Centrafricains, martyrisés par des bandes armées adeptes d’un nettoyage religieux radical et d’une partition souhaitée, gémissent dans un désert d’indifférence. Emmanuel Macron semble avoir zappé l’Afrique centrale, et particulièrement la RCA, pour ne porter son attention que sur le Sahel. Au cours de ses déplacements sur le continent, il n’a fait aucune escale dans un pays de l’Afrique Centrale.

 

          Et pourtant, dès l’indépendance, l’Hexagone avait signé des accords de défense avec la République Centrafricaine. Les intérêts de la France ont toujours été immenses dans le pays des Bantous. N’oublions pas, entre autres, que la première Bombe « H » française a été conçue avec l’uranium de Bakouma.

 

          Même souveraine et indépendante, la Centrafrique n’a jamais cessé de subir l’autorité de Paris, qui l’a toujours  biberonnée sans cesser d’exercer des pressions constantes sur sa politique. Certains ambassadeurs français à Bangui n’ont pas hésité à imposer telle ou telle personnalité comme ministre ou même chef du gouvernement. Au Palais de la Renaissance, des conseillers français ont toujours été là pour surveiller des dirigeants centrafricains incompétents et serviles d’aprè-s eux. Quant aux fins de mois de la fonction publique, elles ont souvent été assurées par l’ancienne puissance coloniale.

 

          Les coups d’état se sont succédé avec l’appui militaire de la France.  Le 21 septembre 1979, David Dacko a pris les rênes du pays grâce à l’intervention des forces françaises Barracuda. Jean-Bedel Bokassa, ancien officier français, s’est emparé à son tour du pouvoir par un coup d’état, chassant ainsi David Dacko. Surpris par ce coup de force, le général de Gaulle qui aimait à le surnommer le « soudard », avait fermé les yeux pour protéger ses ressortissants et  ses intérêts  dans ce pré carré français, situé au centre stratégique de l’Afrique.

 

          Autant dire qu’aucune politique n’est menée en Centrafrique sans le contrôle de Paris. Le rappel des faits précédents illustre bien l’étendue des relations franco-centrafricaines. Ce sont, en fait, des rapports de dominé à dominant. 

 

RAIDISSEMENT DES AUTORITÉS FRANÇAISES

 

          L’ouverture de la Centrafrique à la Chine, voulue par David Dacko, lui avait valu d’être évincé du pouvoir avec le concours de la France. Aujourd’hui, la présence des Chinois sur le sol centrafricain et leur activisme forcené a fini par faire douter la France à propos de sa coopération jadis flamboyante avec la Centrafrique. 

          Les relations des deux pays ont toujours été du genre « Je t’aime moi non plus ». Dans aucun pays de l’Afrique francophone, les opérations militaires extérieures françaises n’ont été si nombreuses. On peut considérer la Centrafrique comme le symbole fort de ce qu’on appelle la Françafrique.

          Mais le départ de la force française Sangaris semble avoir sonné en quelque sorte le glas des relations franco-centrafricaines.

          

TEMPS NOUVEAUX

 

          Aujourd’hui, les choses ont évolué. Le président Touadera vient d’oser demander l’aide à la Russie pour tenter de réduire les bandes armées qui menacent l’intégrité du pays. Que la France n’a pas pu, ou voulue empêcher. Les armes russes et les soldats Sont là. Cantonnés au Palais de l’ex- Empereur à Béréngo. La France n’a pas apprécié.

 

          Les temps ont changé. « L’Afrique de papa » a pris conscience de sa puissance à venir en se débarrassant de sa peur de l’occident et de son esprit de servilité. L’heure de l’indépendance véritable a peut-être sonné. Une nouvelle génération d’Africains va entreprendre le nettoyage des scories de l’esclavage et de la colonisation, qui ont miné et avili le Noir. L’Afrique cessera d’être une simple réserve de matières premières pour le développement industriel de l’occident. Une nouvelle politique de coopération, d’égal à égal, sera instituée, pour que les échanges commerciaux deviennent équilibrés. Le continent sortira alors de ces relations inégales, sources de frustrations et d’instabilité. La France doit renforcer sa participation militaire pour combattre les rebelles et aider les Forces Armées Centrafricaines à garantir l’intégrité du teritoire.

 

NOUVEAUX RAPPORTS ?

 

          La décision prise par Faustin-Archange Touadera,  président d’un pays souverain, de demander l’aide de la Russie, était légitime. Elle ne devrait pas irriter la France.

          Au contraire, elle aurait pu être soutenue par Paris. Vexée que les soldats russes occupent Béréngo, l’ancien domaine de l’Empereur Bokassa, la France, aurait quand même pu renforcer sa puissance de feu face aux rebelles, en vieille amie de la RCA. On a appris  que des altercations ont opposées soldats français et Russes à l’aéroport international Bangui Mpoko.  C’est dommage. Le sang froid doit être la règle.

          Espérons que la mauvaise humeur de la France ne perdurera pas. On imagine difficilement dans l’immédiat une rupture entre les deux pays. De nouveau rapports ne devraient-ils pas au contraire s’établir entre eux ?

 

 

  1. AKOUISSONNE DE KITIKI

 

(13 mars 2018)

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article.

 

 

 

 

 

Centrafrique : bureau de l’Assemblée nationale, détail du scrutin du 9 mars 2018.

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Centrafrique : bureau de l’Assemblée nationale, détail du scrutin du 9 mars 2018.

 

 

 

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Immeuble de l’Assemblée nationale centrafricaine.

 

 

Bangui, le 11 mars 2018.

Par : Cyrille Jeffersone Yapéndé, CNC.

 

Le 9 mars dernier, les députés de la nation, réunis en session ordinaire, ont procédé à l’élection du renouvellement du bureau national.

Ci-dessous, la liste complète avec les voix obtenues des membres du nouveau bureau :

VICE-PRÉSIDENCE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

 

Député indépendant de Bimbo 2, MAPENZI Jean Symphorien est élu au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale avec 97voix contre 37 pour le sortant Zingas Aurélien Simplice.

Bulletin nul 1, Abstention 1 , nombre de votants 135.

 

2e Vice-président: le député de Sosso Nakombo DIMBELET NAKOE Mathurin. Élu avec 87 voix.

 

3e Vice-président: le député d’ Obo 1 MIZEDIO Ernest. Réélu avec 105 voix.

 

4e Vice-président: le député de Nola 2 DJEME Dieudonné Marien. Élu avec 88 voix. Aux

 

AUX POSTES DE QUESTEURS.

 

1er questeur: le député de 6e Arrondissement de Bangui 1 ère circonscription TO-SAH-BE-NZA Augustin. Élu avec 96 voix.

 

2e questeur: le député d’Abba ISSA Marc: Élu par acclamation. Le seul candidat au poste.

 

3e questeur: le député de Grimari SALL Karim Cedar. Élu avec 96 voix. Aux postes de

 

AUX POSTES DE SECRÉTAIRES PARLEMENTAIRES.

 

1er Secrétaire parlementaire : le député de Ngaoundaye 1 DILLAH Bernard. Réélu par acclamation. Seul candidat au poste.

 

2e Secrétaire parlementaire: le député de Bossangoa 3 GAMBO SOUANINZI Bernadette. Élu avec 100 voix.

 

3e Secrétaire parlementaire: le député de Bakala TIYANGOU Dorothée. Élue par acclamation après le retrait d’un candidat.

 

AUX POSTES DE MEMBRES.

 

1er membre: le député de Baboua 2 NINGA Luc. Élu par acclamation après le retrait d’un autre candidat.

 

2e membre: le député de Bambouti GBISSIGUI ANIOUE Jean Bernard. Élu avec 77 voix.

 

3e membre: le député de Carnot 3 GOUVELI Joseph Désiré. Élu avec 90 voix.

 

4e membre: le député de Ndélé 1 ALIME AZIZA Soumain. Élue par acclamation après les retraits des trois autres candidats.

 

 

Par ailleurs, Réélu par acclamation par ses collègues députés au poste de premier Secrétaire parlementaire et porte-parole de l’Assemblée nationale l’honorable député de Ngaoundaye 1 DILLAH Bernard, nous livre ses impressions: ” je ne peux qu’exprimer ici toute ma satisfaction, pour le travail que j’ai effectué avec mes collègues députés. Une année que nous avons passé ensemble, on permit à ces derniers de se rendre compte que j’ai une certaine attitude pour pouvoir porter en avant l’image de notre Assemblée nationale. Ils m’ont encore refait confiance et donc je ne peux qu’être fier de cette confiance. Mais je chercherais comme je l’ai dit toute l’heure à être davantage à la hauteur de cette confiance qu’ils ont placée en moi “.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : nommination au sein du MLPC.

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Centrafrique : nommination au sein du MLPC.

 

 

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DECISION N°01/MLPC/BP/P.018
Portant nomination du Directeur de Cabinet politique
du Président du Parti ;

 

Le Président du Parti,

 

Vu les Statuts,

(/Vu le Règlement Intérieur,

 

DECIDE

 

Article 1er :  Le Camarade Christophe NDOUBA, Membre du Bureau politique est nommé Conseiller Spécial, en charge des affaires politiques et administratives au Cabinet du Président du Parti, cumulativement avec ses fonctions de Coordonateur adjoint de l’Ecole du Parti.

Article 2 :   Un texte organique précisera ultérieurement l’organisation et la mission ainsi que les attributions du responsable.

Article 3 :   La présente décision qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.

 

Fait à Bangui, le 3 Mars 2018

 

   Martin ZIGUELE

Président du Parti

 

 

RDC : l’opposition veut présenter un front uni contre Kbila.

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RDC : l’opposition veut présenter un front uni contre Kbila.

 

 

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Le Président congolais Joseph Kabila. Copyrightautremédia.

 

 

Bangui, le 12 mars 2018.

CNC.

 

Les opposants au président Kabila, dont le mandat a pris fin en décembre 2016 se réunissent durant trois jours pour construire une alternance solide avec Moïse Katumbi, opposant en exil réfugié en Belgique.

Des mouvements d’opposition congolais ont entamé ce samedi à Johannesburg des pourparlers avec l’opposant en exil Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle en République démocratique du Congo, afin de constituer un front uni en vue de ce scrutin prévu en décembre.

Réunis pour trois jours, plusieurs dizaines d’opposants vont s’efforcer de définir une stratégie pour l’élection présidentielle du 23 décembre destinée à
désigner un successeur au président Joseph Kabila.

« Ce qui nous réunit ici, c’est avant tout le rejet de la dictature qui s’est installée dans notre beau pays et la volonté de bâtir un monde meilleur pour nos compatriotes », a déclaré M. Katumbi devant une centaine de participants.

Des élections prévues en décembre 2018

« Ces trois jours ensemble vont permettre de construire l’alternance de demain et montrer au peuple congolais qu’il n’est pas seul, que nous travaillons et que nous vaincrons », a-t-il ajouté.

« Les conditions qui permettent d’envisager des élections crédibles, justes et honnêtes sont très loin d’être remplies », a souligné M. Katumbi.

Le climat politique est très tendu en RDC où le mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016. Des élections sont prévues le 23 décembre 2018, après le report de celles prévues au plus tard en décembre 2017.

L’opposition accuse le président Kabila de chercher des stratagèmes pour se maintenir au pouvoir.Des participants à la réunion à Johannesburg ont laissé entendre que la plupart des mouvements d’opposition étaient derrière M. Katumbi, ex-gouverneur du Katanga et ex-allié de poids de M. Kabila, passé à l’opposition.

Richissime homme d’affaires, exilé en Belgique depuis mai 2016, officiellement pour s’y faire soigner, M. Katumbi, poursuivi par la justice congolaise craint pour sa sécurité, les autorités congolaises ayant promis de l’arrêter dès son retour au pays.

Depuis décembre, trois marches – interdites par les autorités – se sont déroulées

à l’appel des catholiques pour demander au président Kabila de déclarer publiquement qu’il ne serait pas candidat. Leur répression a fait 17 morts.

 

 

Avec Ouest-France.

RDC : deux millions d’enfants congolais risquent de mourir de faim (ONU)

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RDC : deux millions d’enfants congolais risquent de mourir de faim (ONU)

 

 

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Des enfants vivant avec leurs parents sans abris le long de l’avenue Poids lourds dans la commune de Limete à Kinshasa, le 13/11/2017. Radio Okapi/Ph. John

 

 

Bangui, le 12 mars 2018.

CNC.

 

En République démocratique du Congo (RDC), plus de deux millions d’enfants risquent de mourir de malnutrition aiguë sévère s’ils ne reçoivent pas l’aide dont ils ont besoin, a mis en garde l’ONU vendredi à Genève.

Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock, effectuera une visite du 11 au 13 mars 2018 en RDC où plusieurs provinces ont connu une détérioration des conditions humanitaires ces derniers mois.

« Nous avons une grande responsabilité par rapport à la situation en RDC et il est maintenant temps de maintenir le cap », a déclaré le porte-parole du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Jens Laerke, lors d’un point de presse à Genève. Parmi ces deux millions d’enfants menacés de famine, près de 300.000 enfants sont dans la région du Kasaï, a indiqué de son côté Bettina Luescher, la porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM).

Des années d’instabilité et de conflit en RDC ont alimenté l’une des crises humanitaires les plus complexes au monde. « A ce jour, près de 4,5 millions personnes ont été déplacées, faisant de la RDC le pays africain le plus touché par les déplacements internes », a précisé M. Laerke.

  1. Lowcock entend capitaliser sur sa première visite en RDC depuis sa nomination à la tête d’OCHA en vue d’obtenir un appui considérable à la réponse humanitaire, déjà importante dans le pays. Le 13 avril prochain, les Nations unies organiseront la toute première conférence des donateurs pour la RDC à Genève.

En début d’année, la communauté humanitaire de la RDC a lancé un appel de fonds record de 1,68 milliard de dollars afin de répondre aux besoins de près de 10,5 millions de personnes.

Lors de son déplacement en RDC, le chef de l’humanitaire de l’ONU sera accompagné de Sigrid Kaag, la ministre néerlandaise du commerce extérieur et de la coopération pour le développement. Ensemble, ils rencontreront les autorités congolaises à Kinshasa avant de se rendre à Kalemie, dans la province du Tanganyika, pour évaluer la situation humanitaire.

Vendredi à Genève, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, s’est déclaré préoccupé de la recrudescence des violences et de l’instabilité en Ituri, dans le territoire de Beni et dans les Kasaï. Une telle insécurité ne crée pas un environnement propice à des élections libres et crédibles, a souligné le chef des droits de l’homme de l’ONU lors d’une conférence de presse.

 

Avec ONU Info

 

Côte d’Ivoire : communiqué de presse de l’Organisation de la francophonie sur le marché des arts du spectacle d’Abidjan (MASA).

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Côte d’Ivoire : communiqué de la Francophonie sur le marché des arts du spectacle  d’Abidjan (MASA).

 

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Communiqué de presse

CP/SG/18

 

La Francophonie aux côtés du MASA depuis 25 ans (Abidjan-Côte d’Ivoire du 10 au 17 mars 2018)

 

 

Depuis 25 ans, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) accompagne le Marché des arts du spectacle d’Abidjan (MASA), espace de promotion et de valorisation de la diversité des expressions culturelles.

Le MASA offre une vitrine des meilleures productions africaines contemporaines dans le domaine des arts et du spectacle et favorise la professionnalisation des créateurs et des techniciens.

Cette année encore, la Francophonie sera au rendez-vous pour cette dixième édition autour du thème Quels modèles économiques pour les arts de la scène ?

En plus d’une importante contribution, l’OIF organisera un Colloque international sur la mobilité des artistes et de leurs œuvres ainsi que des Rencontres édition limitée autour de la mode et de l’image (13 mars) ;

Parallèlement à ces rencontres et dans le cadre de son programme d’appui aux lauréats des Jeux de la Francophonie, l’OIF proposera un grand concert avec Fanie FAYARD (Congo Brazzaville), médaille d’or et Moona (Sénégal), médaille d’argent à l’espace lagunaire du Palais de la culture (13 mars) ;

Enfin, le Prix du jeune technicien « Ismaël Diaby », institué par l’OIF et qui offre une dotation et une formation dans un institut spécialisé à un jeune technicien qui s’est distingué pendant le MASA sera remis pour la deuxième année lors de la cérémonie de clôture.

Plus que jamais, la Francophonie partage ce grand moment de rencontres et d’échanges favorisant la mobilité des artistes, des créateurs tout en leur permettant de se renouveler et de s’insérer dans les circuits internationaux de diffusion.

L’OIF compte 58 Etats et gouvernements membres, et 26 pays observateurs. Pour plus de renseignements sur la Francophonie :

 

 

 

www.francophonie.org

Contacts Presse media@francophonie.org

 

Centrafrique : un accident impliquant une moto et un véhicule de la sécurité publique fait deux victimes.

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Centrafrique : un accident impliquant une moto et un véhicule de la sécurité publique   fait deux victimes.

 

 

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Le conducteur de la moto à l’hôpital communautaire ce samedi 10 mars 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

 

Bangui, le 11 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Ce samedi 10 mars sur la route de Damara au quartier PK11, un accident de circulation impliquant une moto surchargée et un véhicule de patrouille des force de l’ordre a fait deux victimes.

 

Même si certaines personnes pensent que ce lieu d’accident serait maudit par un esprit maléfique, l’accident d’hier provoqué par une moto avec quatre personnes à bord serait l’œuvre d’une erreur de conduite.

D’après notre journaliste présent sur le lieu de l’accident, un pick-up de la gendarmerie, affecté pour la sécurité du ministre de l’intérieur, en patrouille dans ce quartier résidentiel , en provenance du PK12, s’est mobilisé au milieu de la route tout en clignantant pour emprunter une rue perpendiculaire à gauche. Au même moment, une moto, avec quatre passagers à bord, venait elle aussi du PK12.

Bizarrement, la moto, qui devrait logiquement continuer sa route du côté droit du véhicule de patrouille, car celle-ci est sur le point de quitter la voie à gauche,contre toute attente, elle met la pression pour passer du côté gauche. Sans prendre la précaution de sécurité standard, le conducteur de la moto, percute l’aile gauche du véhicule et progressent environ 100 mètres avant de défoncer une table au bord de la route.

Cependant, la table renversée, appartient à un ex-Séléka cantonné à la base RDOT qu’il utilise pour vendre du carburant avec. Au moment de l’accident, la table est remplie des bouteille d’essence. Le vendeur, qui n’a pas apprecié de perdre son commerce, fait appel à ses collègues ex-Séléka  qui sont venus  manifesté pour récuperer la moto accidentée. Grâce à l’intervention  du chef de sécurité du ministre de l’intérieur  appelé en urgence, les choses se sont rentrées dans l’ordre.

Entre temps, un véhicule de la gendarmerie, qui pourchassait cette moto depuis la barrière  du PK12, car elle n’a pas obtempéré à leur injonction , est arrivé sur le lieu de l’accident.

Selon notre enquête sur place, le conducteur de la moto serait un mécanicien des deux-roues. D’ailleurs, celle qu’il utilise pour faire accident avec, lui avait été remise pour réparation, mais celui-ci disait au propriétaire qu’il devrait l’essayer avant de lui remettre.

C’est au moment de l’essai qui’il est parti vers PK26 sur la route de Damara. Au retour, ils ont failli faire deux accidents avant de concrétiser le troisième au quartier PK11 devant le bar-restaurant MIRIFIQUE .

Pour l’heure, sur quatre passagers à bord de la moto, deux sont sortis avec une lègère blessure, et les deux autres  sont gravement blessés et transportés à l’hôpital Communautaire pour l’un  et à la clinique du MSF au centre-ville pour l’autre.

Le conducteur de la moto, qui est parmi les deux blessés graves, est connu pour avoir pris régulièrement du chanvre indien, mais les premiers éléments de l’enquête montrent qu’il a pris de l’alcool.

 

Pour la sécurité de tous, CNC vous recommande de la prudence au volant.

 

 

Copyright2018CNC.

 

 

 

Véhicule de force de l’ordre accidenté le 10 mars 2018 au PK11. Phot : Anselme Mbata, CNC.
Moto accidententée sur PK11 10 mars 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.

CENTRAFRIQUE : LES SIGNES AVANT-COUREURS D’UN NAUFRAGE POLITIQUEMENT DÉMOCRATIQUE.

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CENTRAFRIQUE : LES SIGNES AVANT-COUREURS DUN NAUFRAGE POLITIQUEMENT DÉMOCRATIQUE.                                                                                                     

 

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Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 10 mars 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La longue crise centrafricaine a connu un épilogue vertueux avec l’organisation des élections couplées sur l’ensemble du territoire national malgré l’occupation d’une bonne partie du territoire par les groupes armés non conventionnels. Le peuple souverain a tranché et la démocratie a triomphé. Un président démocratiquement élu a prêté serment sous le slogan de « Rupture », l’espoir se profilait en filigrane.

 

Avec le soutien de la communauté internationale, la normalisation a repris son cours avec la mise en place des institutions prévues par la constitution du 30 mars 2016. Animés par l’intérêt supérieur de la nation, les opposants politiques se sont prêtés au jeu démocratique en participant de façon collégiale avec le gouvernement à la table ronde de Bruxelles pour attirer l’attention des investisseurs et les partenaires au développement sur le sort de la Centrafrique agonisante. Cette dernière s’est avérée un fiasco car elle est la conséquence logique des mauvais choix et méthodes, des initiatives hasardeuses, incertaines, médiocres et d’immaturité politique des nouvelles autorités politiques.

Comparativement à la période transitoire, la crise s’est amplifiée au point que la Centrafrique n’attire plus personne et le peuple a cessé de rêver, le seuil de tolérance a été franchi…le pays s’effondre. Le citoyen lambda dont les questionnements chagrinent toujours ne se prive pas de son exercice de prédilection :

Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi le pays a connu une déconfiture aussi accélérée ? N’a t-on pas tiré les leçons du passé ? La non préparation à la fonction présidentielle se confirme t-elle ? Des déboires, errements et dérapages records se sont multipliés dans un laps de temps sonnant ainsi le glas d’une descente aux enfers. Animé par le souci de s’éterniser au pouvoir quitte à modifier la constitution, les autorités démocratiquement élues ont déclaré une guerre ouverte et stérile aux parlementaires en tentant de donner une coloration voulue à l’organe exécutif de l’assemblée nationale.

Par ailleurs, des personnalités politiques issues de l’opposition sont accusées à tort ou à raison de coup d’état par une voix non autorités sous le regard complice du pouvoir. Les velléités putschistes se sont manifestées au delà des frontières car malgré les justifications d’innocence du pouvoir de Bangui, les autorités équato-guinéennes ont du mal à croire qu’un protégé du président centrafricain soit soupçonné sans que son mentor ne soit au parfum. Fort de ce qui précède, la délocalisation provisoire du siège de la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale) à Malabo résulte t-elle de ce crime de lèse majesté ? À cette accusation de coup d’état, s’ajoute l’évasion de deux chefs rebelles de la République démocratique du Congo, l’embauche à la présidence de la république d’un opposant au président de l’autre Congo, l’incompréhensible dossier des militaires russes et enfin le rappel de l’ambassadeur de France accrédité à Bangui confirme sans équivoque l’isolement du pouvoir sur la scène internationale.

Comme si une bêtise en cachait une autre, le comité de soutien au président de la république a ouvert un autre front avec le Haut Conseil de la Communication. La goutte d’eau qui a débordé le vase…Ainsi, la convocation du bureau exécutif du haut conseil devant la cour des comptes relève t-elle d’un hasard du calendrier ? Un communiqué valant convocation judiciaire devant la cour des comptes et surtout par voie presse est-il une innovation ? N’oublions pas qu’après la suspension du président du comité de soutien par le haut conseil, ce dernier a brandi des menaces de représailles en murmurant la vengeance. Des comportements de ce genre et tolérés par le pouvoir sont de nature à fragiliser les institutions étatiques qui sont les garants de la transparence et de la bonne gouvernance.

Le tableau synoptique de pilotage du pays confirme l’irréversibilité de la descente aux enfers. La psychose sécuritaire continue de hanter le peuple au point de l’amadouer mais attention ce dernier n’est pas naïf. En guise de contribution, il est important de rappeler aux autorités démocratiquement élues que rien n’est tard pour contourner son isolement sous régionale qui entraînera évidemment des conséquences drastiques sur l’avenir politique de l’élu de la nation. Nous estimons qu’une nouvelle offensive diplomatique menée par un nouveau premier ministre issu d’une concertation avec l’opposition garantirait la cohésion sous régionale et par voie de conséquence un apaisement politique au niveau national…

 

mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 10 mars 2018

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                                      Tel : 0666830062.

 

 

Centrafrique : formation des FACA au Soudan, un accident d’avion russe a failli ravager leur campement.

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Centrafrique : formation des FACA au Soudan, un accident d’avion russe a failli ravager leur campement.

 

 

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Les soldats FACA en formation militaire au Soudan. Copyright2018CNC.

 

 

 

Bangui, le 10 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Il y’a une semaine, les Centrafricains ont failli apprendre avec consternation la mort de plusieurs soldats centrafricains en formation actuellement au Soudan, ravagés par un accident d’avion russe qui fait la rotation entre Khartoum et le lieu de la formation.

 

Si dans la bible l’éternel « Dieu des armées » est souvent imploré pour la délivrance de son peuple, les soldats Faca, en formation au Soudan, croient fermement que rien ne peut se passer sans la volonté de ce « Dieu des armées ».

Pour cause, un accident d’avion russe la semaine dernière, à seulement quelques mètres de la base militaire abritant les soldats Faca pour leur formation, a failli écraser un bon nombre de ces derniers.

Selon nos sources sur place, cet accident, qui s’est déroulé à environ 100 mètres des tentes de couchette des soldats centrafricains, a causé d’énormes dégâts matériels dans le camp. D’ailleurs, les membres de l’équipage à bord, qui sont probablement des russes, sont tous morts au moment de l’impact de l’appareil sur le sol.

Rappelons qu’au moins 204 soldats et officiers de l’armée nationale sont actuellement en formation militaire au Soudan dans une localité éloignée proche de l’Égypte dans  le désert. Formés par des Mercenaires russes et Yougoslaves employés par une société russe de sécurité privée.

En attendant la fin de leur formation, souhaitons les bonnes chances que le Bon Dieu les protège.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : qui est vraiment Jean-Prosper Mounoubaï ? Portrait avec Thierry Simbi.

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Centrafrique : qui est vraiment Jean-Prosper Mounoubaï ? Portrait avec Thierry Simbi.

 

 

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Monsieur Jean-Prospère Mounoubaï. Photo archive.

 

 

 

Bangui, le 9 mars 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

Jean-Prosper Mounoubaï (27 Juillet 1933- 24 Janvier 1966)

 

Jeunesse.

 

Jean-Prosper Mounoubaï est né le 27 Juillet 1933 à Bossangoa. Son père, Ndilbe Pendere, né à Paoua, épousa Dondouba Madion, Kaba du village Bélé dans la sous-préfecture de Markounda. Madion devient veuve avant la naissance de leur fils. Après la période de deuil, elle repart chez son grand frère André Ndilbé ‘Pendéré’ à Paoua où celui-ci est installé. C’est en s’y rendant qu’elle donna naissance, en chemin, à son fils qu’elle appela Mounoubaï qui veut dire en langue locale « héritier du pouvoir. » Il fut enregistré à l’état civil de Bossangoa reçut le prénom de Jean-Prosper. Comme de coutume en pareilles circonstances, c’est son oncle Ndilbé qui devint son père nourricier. Mounoubaï a passé son enfance et sa jeunesse à Paoua où il a fait ses études primaires, a passé son certificat d’études. Il s’est trouvé dans cette école en même temps que Patassé mais pas dans la même classe, Mounoubaï étant de trois ans et demi son aîné.

 

Début de carrière.

 

Vers la fin de 1949, avant ses 17 ans, Mounoubaï part pour Bangui en espérant devenir infirmier. A Bangui, il se marie le 31 mars 1950 avec Marie-Jeanne Kadja. En fait, sa carrure, sa force physique et la réputation guerrière des Sara l’amenèrent à se diriger vers une carrière dans la police où il est recruté le 1er mai 1950 comme agent de 3ème classe stagiaire avant d’être titularisé le 1er mai 1951. Il débute au commissariat central puis est affecté au commissariat du Km5. Il revient ensuite au commissariat central. Il va ensuite suivre plusieurs formations et stages de perfectionnement à l’école fédérale de police de Brazzaville, ce qui favorise son avancement.

 

Une ascension qui le propulsera d’abord responsable de la sécurité du Président puis chef de la brigade de sécurité intérieure de l’Etat.

 

En décembre 1957, il devient assistant de sécurité publique, équivalent à brigadier de police. Bien noté et de carrure impressionnante, il est affecté à la protection de Barthélémy Boganda le 1er décembre 1958. Le destin fait qu’il ne peut l’accompagner à Berbérati le 29 mars 1959 à cause d’une panne de voiture qui l’empêchera de rejoindre l’avion qui s’écrasera dans la Lobaye. Après la mort de Boganda, il deviendra responsable de la sécurité de David Dacko. Il accède au grade d’officier de paix à titre exceptionnel en décembre 1960. Jusqu’en 1965, il porte le titre officiel d’Attaché au cabinet du Président de la République. A cette époque, il part en stage de formation en Israël. Le 9 Août 1963, la Brigade de Sécurité Intérieure de l’Etat (BSIE) est créée. Ce service rattachée directement à la Présidence de la République et est dirigée par Mounoubaï à son retour d’Israël.

 

Les difficultés du régime jusqu’au coup d’État de la Saint Sylvestre.

 

Mounoubaï est un fidèle du Président Dacko. Il l’accompagne dans les visites d’État les plus importantes et vit de l’intérieur les défis auquel le régime sera confronté. En 1964, le régime fait face à d’importantes difficultés financières à cause de l’accroissement des dépenses de la jeune République et de la progression de la masse salariale. Le « grand emprunt national » s’ajoute aux impôts directs, taxes et à la cotisation obligatoire au parti unique MESAN  (auquel devait adhérer tous les citoyens centrafricains). Ces impôts rentrent mal dans les caisses de l’État et rendent le régime impopulaire. Pour tenter de renflouer les caisses, les autorités négocient, dans le plus grand secret, un rapprochement avec Pékin espérant une assistance financière. Le 29 septembre 1964, à l’occasion de la signature d’accords de coopération sino-centrafricains, le vice-ministre chinois du Commerce extérieur Lu Nsu Chang annonce l’établissement de relations diplomatiques avec la RCA. Entre le 2  et le 9 Janvier 1965, le Président Dacko effectue une visite officielle en France, accompagné du secrétaire général du gouvernement M. Kombot-Naguémon, du conseiller financier du Président M. Joséphine, du chef de cabinet militaire, le commandant Bangui et de Mounoubaï. Dacko s’entretient avec le Ministre des affaires étrangères Couve de Murville, le général de Gaulle, Pompidou, le Ministre de la coopération Triboulet et Foccart. Il indique aux français qu’il a reconnu le gouvernement de Pékin pour satisfaire les aspirations des éléments de la JENCA (Jeunesse Nationale Centrafricaine) le mouvement de jeunes du MESAN mais que cette décision n’est pas de nature à remettre en question les bonnes relations qu’il entretient avec la France. Toutefois, Jacques Foccart manque de certitudes à l’égard du président centrafricain qui lui semble débordé par les progressistes de son entourage.

 

En avril 1965, Jean Français est le premier diplomate de métier à diriger la représentation diplomatique française à Bangui succédant au fidèle de Jacques Foccart, le militaire Roger Barberot, qui avait une forte influence à Bangui. Un incident marqua le départ de Roger Barberot de la RCA. Le colonel et chef d’État-major Bokassa, voulait remettre à Barberot le titre de caporal d’honneur de l’armée centrafricaine alors que le commandant Georges Bangui s’y opposait farouchement. Finalement, Dacko arbitra en faveur de Bokassa pour ne pas froisser les français.

 

Le 18 Juin 1965, alors que le Président Dacko est en voyage en Europe, le commandant Georges Bangui, le chef d’escadron, le commandant de la gendarmerie centrafricaine Jean-Henri Izamo et le chef du protocole Jean-Paul Douaté s’opposent à Bokassa pour qu’il puisse lire un texte lors d’une cérémonie de commémoration de l’appel du Général de  Gaulle du 18 Juin 1940. Bokassa souhaitait passer derrière le chef de l’Etat dans les cérémonies officielles ce qui valut des discussions houleuses avec Jean-Paul Douaté, directeur du protocole à la présidence qui lui expliqua en vain qu’avant lui passaient le Président de l’Assemblée Nationale, les Ministres d’Etat, les Ministres et qu’il devait prendre place avec les hauts fonctionnaires. Le 23 Juillet, les officiers Jean-Henri Izamo, Georges Bangui et François–Sylvestre Sana dénoncent le comportement du chef d’Etat-major qui menace de les supprime. Ils l’accusent d’être à la solde de l’assistance technique française et demandent au chef de l’Etat sa destitution.  Dacko demande alors à l’ambassadeur de faire inviter Bokassa aux cérémonies de commémoration du 14 Juillet et de le garder le plus longtemps possible en France car il sent que l’atmosphère avec sa présence à Bangui est explosive. Il représente la RCA aux cérémonies marquant la fin de l’EFORTOM le 23 Juillet 1965 à Fréjus. Bokassa racontera que durant l’été 1965, il passa de longues journées d’attente tous frais payés au cercle des officiers de la place Augustin avant d’être rappelé par le Président Dacko. A son retour le 30 Juillet, Bokassa fait escale à Fort-Lamy où il est informé via le chef d’Etat-major de l’armée tchadienne le colonel Doumro qu’il a été envoyé à Paris sciemment par le Président Dacko et l’ambassadeur de France à Bangui pour l’écarter. Bokassa craint alors sa mise à l’écart, voire son élimination mais regagne tout de même Bangui le 7 Août…. A ce moment, Mounoubaï est cumulativement chef de la Brigade de sécurité intérieure de l’Etat et responsable de près de 140 agents qui la compose. A ce titre, il exerce une surveillance particulière sur quiconque lorgne sur le pouvoir…..

 

Mounoubaï prend des positions en fonction de ce qu’il considère comme l’intérêt et la sécurité de la RCA. Il n’hésite pas à aller à l’encontre des intérêts français à Bangui lorsqu’il l’estime nécessaire. C’est ainsi que le 27 Juillet 1965, Mounoubaï informe par courrier l’ambassade de France qu’il va procéder la fermeture des bureaux du S.C.T.I.P (service de coopération technique international de la police) à Bangui au motif que le représentant français M. Allongue est parti en congé sans l’avertir de son départ et sans lui présenter M. Karcher qui assure l’intérim. Une intervention de l’ambassade de France auprès du Président Dacko permet de mettre fin à ce projet de fermeture des locaux du S.C.T.I.P. Il avait aussi fait supprimer le poste d’adjoint dans son bureau réservé à un francais, M. Belot.

 

Mounoubaï est l’homme de confiance du Président. A la fin de l’été 1965, le grand emprunt national et la corruption alimentent la grogne sociale qui s’intensifie à Bangui. Le 22 Septembre 1965, le Président Dacko ordonne à Mounoubaï, Directeur de la brigade de Sécurité Intérieure de l’Etat, de procéder à une enquête sur les prévarications et les abus de confiance de tous les Ministres et de tout le haut personnel de l’Etat. Une délégation de syndicalistes dirigée par le nouveau directeur de l’agriculture Ange-Félix Patassé et le Directeur Général de la Banque Nationale de Développement Zanife-Touabona est reçue par le Président Dacko en Novembre 1965. Ils lui déclarent qu’un grand mécontentement existe dans le pays en raison de la gestion des mauvais Ministres qui composaient son gouvernement, et son entourage qui tendait de plus en plus à l’isoler de la nation.

 

Le 26 novembre 1965, un agent israélien est accueilli par le Directeur de le Brigade de sécurité intérieure de l’Etat, Mounoubaï afin de former une douzaine d’agents centrafricains de renseignements. Début Décembre 1965, le Président Dacko annonce à l’un de ses proches qu’il souhaite procéder à la constitution d’un nouveau Ministère d’Etat de la Défense Nationale couvrant l’Intérieur et la Justice et qui devait revenir à Jean-Prosper Mounoubaï qui conserverait la main sur les services de sécurité et de renseignements. Jean-Arthur Bandio proche du capitaine Banza et Ministre de l’Intérieur en 1965 aurait fait les frais de ce remaniement qui finalement n’interviendra jamais… Le 17 décembre 1965, une grève des postes et des télécommunications est déclenché par le Secrétaire Général de l’UGTC Maurice Gouandjia au motif que le Ministre des Travaux Publics refuse de payer une prime de rendement de fin d’année et protester contre une retenue sur salaire de 10% au titre de l’emprunt national. Le 30 Décembre, David Dacko qui préside le Conseil des Ministres décide un abattement de 13% dans le budget de l’armée tandis qu’il prévoit de doter celui de la Gendarmerie de 20 millions supplémentaires, ce qui constitue une provocation pour Bokassa. Furieux de voir le déséquilibre budgétaire qui s’installe entre les fonds alloués à l’armée de terre et à la gendarmerie et convaincu que s’il ne bouge pas avant ses ennemis, il se fera éliminer, Bokassa décidera de passer à l’action….

 

Le coup d’État de la Saint Sylvestre.

 

A 19h, alors qu’il fête chez lui le passage à la nouvelle année, le commandant Izamo reçoit un coup de fin du colonel Bokassa qui lui demande au de venir le prendre à sa résidence et aussi « régler des problèmes administratifs urgents ». Celui-ci s’y rend avec son aide de camp et tous deux sont arrêtés à 20h et incarcérés sur-le-champ. Le commandant Bangui, chef du cabinet militaire prévient alors le palais, dont il fait doubler la garde. Mounoubaï qui passait la soirée du côté de l’aéroport apprend qu’un coup d’Etat est en cours. Ce dernier lui a téléphoné pour lui dire que tous les deux étaient convoqués par Bokassa au camp de Roux, celui-lui prétendant se sentir menacé. Mounoubaï ne tombe pas dans le piège et il constate que le coup d’État est en train de réussir, toute résistance à la Présidence ayant déjà cessé… Lors d’un rapide passage chez lui, après minuit, il demande à un chauffeur de prendre sa deuxième femme et ses enfants pour les mettre à l’abri. Sa première femme se trouve alors dans la famille de Mounoubaï à Markounda. Lui-même va chercher refuge au Km5 et y reste caché plusieurs jours avant de passer l’Oubangui vers le Zaïre…

 

Si Paris a laissé faire le coup d’Etat en RCA sans intervenir, Foccart n’y est certainement pas étranger. Dès le 1er janvier 1966, Jacques explique au général De Gaulle que Bokassa est un officier qu’il « connaît bien, très francophile » et le rassure afin que celui-ci puisse l’accepter comme le nouvel homme fort de Bangui. L’ambassadeur Jean Français qui qualifie dans son livre Foccart « d’orfèvre en coups tordus » semble avoir été totalement doublé par l’ombre de l’ombre de l’Elysée. Dès le 3 Janvier 1966, l’UGTC salue le coup d’Etat de l’armée présenté comme un frein à l’enrichissement de la petite bourgeoisie capitaliste, la fin d’un régime corrompu et le nouveau régime qui s’évertuera à se présenter comme plus vertueux que le précédent…

 

L’arrestation et l’exécution.

 

Mounoubaï sera révoqué par Bokassa le 20 Janvier 1966 et Bokassa mettra sa tête à prix promettant 5 millions de FCFA pour sa capture. Mounoubaï est finalement arrêté dans la nuit du 22 au 23 Janvier 1966, alors qu’il tentait de se rendre au Congo-Léopoldville, il est livré à un détachement de l’armée centrafricaine placé sous les ordres du capitaine Banza par des ressortissants du Congo Léopoldville. L’opération s’est déroulée sur les rives de l’Oubangui, aux environ de Mongoumba. Mounoubaï est menotté, ligoté, frappé et ramené au camp Kassaï où son corps sera enseveli au cimetière militaire. Il serait mort le 24 Janvier 1966. Sa femme et ses enfants sont arrêtés le lendemain du coup d’Etat seront alors relâchés.

 

Thèse du complot déjoué développée par le nouveau régime.

 

Selon les nouvelles autorités, le coup d’Etat de la Saint-Sylvestre était nécessaire pour déjouer un complot destiné à assassiner le Président Dacko, Bokassa ainsi que les éléments modérés du régime et de l’armée. Ce complot aurait soi-disant été préparé par Jean-Christophe N’Zallat (chef du cabinet politique à la présidence et haut-commissaire à la Jeunesse  Pionnière Nationale), Jean-Paul Douaté (chef du protocole), Jean-Prosper Mounoubaï (chef de la Brigade de Sécurité Intérieure), le commandant Georges Bangui et Jean-Henri Izamo (commandant de la gendarmerie centrafricaine) soutenus par la République populaire de Chine. C’est ainsi que décision de rompre les relations diplomatiques avec la Chine populaire fut notifiée par les nouvelles autorités le 7 Janvier 1966. Tous les supposés acteurs de ce soi-disant complot déjoué par Bokassa furent tous liquidés au cours du putsch ou quelques jours après sans aucune forme de procès (sauf Jean-Paul Douaté qui ne mourut qu’en Août 1975 après une longue période d’incarcération)…

 

Les conséquences de l’exécution et la réhabilitation.

 

Le Président Tombalbaye alerté de l’assassinat de Mounoubaï en fut fortement affecté ce qui compliqua les relations entre le Tchad et le Centrafrique jusqu’à la mi-mars 1966, où Bokassa le rencontra à Bouca dans l’optique de réchauffer le relations entre les deux Etats. C’est plusieurs mois plus tard lors d’une seconde rencontre à Fort Archambault (aujourd’hui dénommée Sarh au Tchad), que Tombalbaye, obtient que la famille de Mounoubaï puisse quitter la République Centrafricaine vers le Tchad, ce qui sera fait le 12 Août 1966. Après les années passées à Ndjamena, les membres de la famille de Mounoubaï reviendront à Bangui en 1981 à la faveur de du renversement de Bokassa. La situation de Jean-Prosper Mounoubaï est alors régularisée et ses droits à la retraite reconnus. Dacko rend publiquement hommage à sa loyauté et à son dévouement. D’ailleurs un des fils Mounoubaï porte son prénom David et l’une de ses filles s’appelle Florence, comme sa première épouse Florence Yagbao (Florence est aussi la filleule de Madame Yagbao). David Dacko déclare aussi que l’existence d’un pseudo complot financé par la République populaire de Chine n’est qu’un mensonge monté de toutes pièces par Bokassa pour justifier le coup d’État de la Saint Sylvestre.

 

Mounoubaï était un colosse, au sens figuré comme au sens propre. Il avait le sens du devoir, de la fidélité et de l’honneur. Il était de ces grands patriotes entièrement dévoués au service de leur pays, la République Centrafricaine qu’il a servi avec fidélité jusqu’ au prix du sacrifice suprême.

 

Monsieur Jean-Prosper Mounoubaï. Photo archive.

Centrafrique : Des survivantes décrivent le supplice d’un viol de masse en dehors de Bossangoa

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Centrafrique : Des survivantes décrivent le supplice d’un viol de masse en dehors de Bossangoa

 

 

 

 

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Image d’illustration de la manifestation des femmes à Bangassou. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, le 9 mars 2018 .

CNC.

 

Un viol de masse a été signalé en République centrafricaine (RCA) après que dix survivantes ont été emmenées à l’hôpital de Bossangoa et prises en charge par le personnel de l’organisation médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF).

Le groupe de femmes est arrivé le 3 mars à l’hôpital de Bossangoa, au nord de la RCA. Selon elles, l’attaque a été perpétrée le 17 février près de Kiriwiri, un village situé à 56 kilomètres de Bossangoa. Les dix survivantes ont expliqué qu’elles étaient avec un grand groupe de femmes dans la brousse en train de collecter de l’eau, de nettoyer des vêtements et de s’occuper de leurs récoltes lorsque des hommes en arme les ont prises en otage. Certaines femmes sont parvenues à s’enfuir, mais d’autres ont été enlevées et emmenées au camp du groupe armé, où elles ont été violées à de multiples reprises avant d’être remises en liberté.

Cette attaque n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des violences sexuelles perpétrées contre les femmes dans une logique de violence extrême à l’égard de la population.

En raison d’une combinaison de facteurs, tels que la situation sécuritaire particulièrement volatile, la peur de nouvelles violences sexuelles et les pressions culturelles, les femmes qui ont pu bénéficier de soins médicaux n’ont pas quitté leur village avant le 2 mars, lorsqu’une autre organisation humanitaire est parvenue à envoyer des motos sur place pour les transporter à l’hôpital de Bossangoa, établissement où travaille une équipe de MSF. Les membres de l’équipe leur ont immédiatement fourni les premiers soins, suivis de soins gynécologiques, de vaccins contre le tétanos et les hépatites, ainsi que d’un soutien psychologique. Malheureusement, il était trop tard pour leur administrer le traitement essentiel contre la transmission du VIH, qui doit être pris dans les 72 heures suivant le viol.

« Les femmes que nous avons reçues réagissaient différemment à cette situation, mais toutes étaient très traumatisées. Certaines étaient totalement sous le choc, d’autres paralysées par la peur ou dans l’incapacité de parler de l’incident. Un certain nombre de ces femmes présentaient des plaies ouvertes à l’arme blanche. C’était terrible à voir, ça m’a brisé le cœur. Notre équipe de la maternité les a prises en charge avec dignité et patience, et a mis à leur disposition un espace sûr et confidentiel afin qu’elles puissent commencer à digérer ce qui leur était arrivé »», raconte Soulemane Amoin, la sage-femme de MSF responsable à l’hôpital de Bossangoa.

Selon les survivantes, de nombreuses autres victimes de cette attaque sont restées au village, préférant ne pas se rendre à l’hôpital de Bossangoa par peur de stigmatisation liée au viol, y compris la crainte d’être exclues de leur communauté en cas d’identification en tant que survivantes.

« Nous sommes choqués et très attristés par ce viol de masse, et particulièrement inquiets au sujet des nombreuses femmes toujours sans assistance qui ont besoin de soins médicaux de toute urgence. Cette attaque terrible symbolise bien le quotidien de la population en République centrafricaine, en particulier des femmes et des enfants qui sont les plus vulnérables dans ce conflit », explique Paul Brockmann, chef de mission de MSF en RCA. « Cette attaque est l’une des conséquences de la nouvelle vague de violences aveugles qui a éclaté fin 2016 et se poursuit sans relâche », ajoute-t-il.

Cette dernière attaque porte le nombre total de survivantes de viol et d’agressions sexuelles soignées par l’équipe de MSF à Bossangoa à 56, de septembre 2017 à aujourd’hui, soit beaucoup plus que les treize femmes prises en charge entre janvier et août 2017. Cette augmentation est non seulement le reflet d’une recrudescence de la violence dans la zone, mais aussi d’une intensification des activités du programme de MSF de lutte contre les violences sexuelles.

MSF fournit également des soins et une assistance médicale aux survivantes de violences sexuelles dans d’autres régions de la RCA. En 2018, les équipes de MSF présentes dans l’hôpital SICA de Bangui ont soigné en moyenne 300 survivantes de viols et d’agressions sexuelles par mois. Ces patientes sont originaires de la capitale et de diverses provinces du pays. À la maternité Castors, également à Bangui, environ vingt victimes de violences sexuelles et basées sur le genre par mois ont été prises en charge par les équipes de MSF, et dix autres à la maternité de Gbaya-Dombia. À l’hôpital communautaire de Bangui, que MSF soutient depuis fin décembre, nos équipes ont déjà soigné 147 survivantes de violences sexuelles et basées sur le genre.

« Mais le plus inquiétant à propos du nombre de victimes de violences sexuelles enregistrées, c’est que ce chiffre est probablement bien plus élevé. Parfois, nos équipes font face à des patientes qui ont été violées depuis de nombreuses années auparavant, mais qui n’avaient jusque-là jamais eu accès aux services médicaux », explique Paul Brockmann.

« Si nous n’en faisons pas plus, nous craignons qu’avec l’escalade du conflit, le nombre décroissant de professionnels de la santé et l’état de délabrement des infrastructures, les survivantes continuent de subir les conséquences graves du viol en silence car le nombre d’attaques est en augmentation »

 

Rédigé par le MSF.

Centrafrique : quand les Anti-Balaka font feu sur les gendarmes et policiers centrafricains à Bangassou, bilan incertain.

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Centrafrique : quand les Anti-Balaka font feu sur les gendarmes et policiers centrafricains à Bangassou, bilan incertain.

 

 

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Patrouille des forces de sécurité intérieure à Bangassou. CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui, le 9 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Ce vendredi vers 11 heures du matin à Bangassou, des forces de sécurité intérieure (Gendarmes et Policiers centrafricains), appuyées par des soldats de la Minusca, se sont rendu sur un lieu de braquage d’une ONG internationale pour un constat d’infraction, mais ils ont été, par surprise, pris sous la pluie de coups de feu des miliciens Anti-Balaka. Bilan, incertain pour le moment.

 

D’après notre correspondant sur place, tout a commencé par le braquage rocambolesque des locaux de l’ONG Cordaid au centre-ville de Bangassou ce matin du vendredi 9 mars par un groupe des miliciens Anti-Balaka dans lequel, une quantité impressionnante quantité des biens ont été emportés.

Alertés, les éléments des forces de sécurité intérieure composée des gendarmes et policiers centrafricains, appuyés par leurs homologues de la Minusca, se sont précipités pour se rendre sur le lieu du braquage afin de dresser leur constat des faits  officiel nécessaire pour la victime.

Entre temps, les braqueurs, qui ont déjà amassé environ 90% des biens entreposés dans ces locaux, sont revenus sur leurs pas afin de balayer probablement les restes des petites choses qui s’y trouvent encore.

Surpris par la présence des forces de l’ordre sur le lieu, les assaillants n’ont pas peur d’ouvrir le feu sur elles.

Les forces de l’ordre de leur côté ont répliqué, faisant du coup un affrontement musclé au plein centre-ville de Bangassou.

Finalement, le rapport de force est favorable aux Anti-Balaka qui ont pu chasser les soldats de la Minusca avec leurs collègues de FSI.

En débandade, les soldats de la Minusca ont réussi à emporter avec eux un véhicule de l’ONG Cordaid parqué à cet endroit pour l’amener dans leur base.

Cependant, trois autres  véhicules sont restés derrière eux, probablement ils seront enlevés par les assaillants.

Par contre, une dizaine des moto-cross entreposée dans le bâtiment après le départ précipité du personnel de l’ONG Cordaid hier, elles ont été toutes emportées par les braqueurs Anti-Balaka ce matin.

Rappelons que l’ONG ACTED, qui a aussi entreposé ses équipements dans la concession voisine de Cordaid, vient de les perdre du coup. En conséquence, elle risquerait de plier ses bagages cette semaine pour rejoindre Bangui. Une perte pour la région.

Au même moment, ces même Anti-Balaka sont partis vers 12 heures, attaquer les locaux de l’ONG MSF qui avait quitté la ville et tout ramasser. Ils ont même chasser les FSI qui ont gardé l’endroit depuis 3 mois.

Pour l’heure, tout le monde se la demande comment la Minusca peut-elle prendre la poudre d’escampette devant une milice moins armée qu’elle ?

 

Selon une source concordante, le chef de bande Pino-Pino serait de retour hier dans la ville de Bangassou après plusieurs mois d’absence. Ses éléments ont fêté son retour par des tirs d’armes de joie dans la ville hier, faisant au passage la panique  parmi la population locale.

Pino-Pino qui s’était réfugié à Bema, une commune voisine de Bangassou, serait le seul criminel et auteur de l’assassinat des soldats marocains à être libre ou vivant.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : quand la France menace de couper toutes ses relations diplomatiques avec la RCA.

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Centrafrique : quand la France menace de couper toutes ses relations diplomatiques avec la RCA.

 

 

 

 

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Le Président centrafricain Faustin Touadera et son homologue français à l’Élysée.

 

 

Bangui, le 9 mars 2018.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Dans un message officiel envoyé par la voie diplomatique au Président Faustin Archange Touadera, le ministère français des affaires étrangères (quai d’Orsay) menace de couper toutes relations diplomatiques et commerciales avec la République centrafricaine. En cause, la diplomatie à double équation menée par le Président Touadera. Ce message, qui sonne comme un avertissement au mathématicien de Boy-Rabe, va-t-il vraiment le faire ralentir dans sa politique de double face ?

 

Il est incontestable que ce sont plutôt des vrais menteurs éhontés et récidivistes qui parviennent à se hisser au sommet de l’État. Mais le Président Touadera, comparativement aux autres, utilise ce mensonge comme une règle dans toute sa politique internationale, y compris ses relations diplomatiques de haut niveau.

Cette fois, la France, qui l’a aidé à devenir Président de la République, n’en peut plus et lui a fait savoir dans  une note diplomatique.

Dans ce message diplomatique envoyé par le Quai d’Orsay il y’a environ un mois que la rédaction du CNC a pu lire le contenu auprès de la primature, il est écrit noir sur blanc que des intérêts français sont menacés dans le pays et ce, volontairement orchestré par le pouvoir en place. Il donne l’exemple de leurs avions qui sont parfois  surveillé comme de l’huile sur le feu par des hommes en arms identifiés comme des mercenaires russes sur la piste de l’aéroport Bangui Mpoko lors de leur atterrissage.

En conséquence, pour toutes les raisons évoquées dans ce message diplomatique  et que si le gouvernement ne prenne pas des mesures pour arrêter cette situation, la France se réserve le droit de rappeler son Ambassadeur et par ricochet,  suspendrait toutes ses relations diplomatiques et commerciales avec la RCA.

Entre temps, le Président Touadera et son gouvernement dirigé par son ami Sarandji, qui ont reçu le message, se mettent à se moquer du gouvernement français en expliquant que la vraie raison n’est pas celle mentionnée dans ce message. Ils parlent plutôt de la présence russe en Centrafrique qui choque profondément les Français.

Cependant, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, lors du conseil des ministres, évoque de son côté un autre fait qui serait à l’origine de cette brouille diplomatique entre la France et la RCA. L’homme parle plutôt d’une altercation entre un soldat russe et un soldat français travaillant pour la Minusca à l’aéroport de Bangui Mpoko lors de la livraison des cargaisons d’armes russes.

En tout cas pour le Président Faustin Archange Touadera et son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, la menace du Quai d’Orsay n’est pas un événement à craindre. “Avant tout les Russes sont là”, disent-ils en privé.

Par ailleurs, les rumeurs sur limogeage de l’Ambassadeur de France en poste à Bangui  sont  vérifiées.

 

 

 

CopyrightCNC.

 

Centrafrique : renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale, 74 députés invités par le Président Touadera à Boali.

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Centrafrique : renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale, 74 députés invités par le Président Touadera à Boali.

 

 

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Immeuble de l’Assemblée nationale centrafricaine.

 

 

 

Bangui, le 9 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

En conclave depuis jeudi matin , plus de soixante-dix (70) députés de la nation ont été invités par le Président Touadera à se rendre dans la localité de Boali pour tenter de les formater en vue des élections de demain visant à renouveler l’actuel bureau de l’Assemblée nationale.

 

L’enjeu est crucial, et la bataille politique entre le Président Touadera et le Président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua semble rentrer déjà  dans sa phase critique.

Le Président Faustin Archange Touadera, pourtant constitutionnellement neutre, préfère violer la loi fondamentale de son pays pour tenter d’organiser lui-même les fraudes électorales visant à faire élire ses proches amis dans le prochain bureau de l’Assemblée nationale qui sera mis en place ce vendredi 9 mars 2018.

Alors que le groupe parlementaire « Cœur uni », qui soutient la politique du Président Touadera, vient de rendre compte qu’il n’a que quel que 25 députés encore fidèles à lui, son Président Koba Steve, en colère, s’est précipité pour demander l’intervention du Président Touadera en vue de corrompre certains députés pour la bataille électorale de ce vendredi.

Répondant favorablement à cet appel, près d’une centaine des élus de la nation ont été conviés par le Président Touadera à Boali pour tenter d’organiser ce hold-up électoral.

Selon nos sources à Boali, une somme d’environ 2,5 millions de francs CFA seront remis à chaque député présents sur place. Ce qui est contraire à la constitution de la République centrafricaine. En ce qui concerne ces Députés corrompus qui font ce déplacement à Boali, ils ne rentreront à Bangui que ce vendredi matin, et ce, directement dans l’enceinte de l’Assemblée nationale avec un bulletin de vote pré-établi en main.

Entre temps, la division interne concernant la répartition des postes à pourvoir demain va être réglée ce jeudi 8 mars en présence du Président Touadera.

Par ailleurs, la cellule de communication dormante  mise en place par les proches du Président Touadera en France en vue de fragiliser l’honorable Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale, commence à porter leur fruit. Dans quelques jours, une conférence de presse sera organisée en Paris par des ex-sélékas désormais proches du Président Touadera.

 

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CENTRAFRIQUE : QUEL ANNIVERSAIRE POUR LES DEUX ANS DE POUVOIR DU PRÉSIDENT FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA ?

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CENTRAFRIQUE : QUEL ANNIVERSAIRE POUR LES DEUX ANS DE POUVOIR DU PRÉSIDENT Faustin-Archange Touadera ?

 

 

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Bangui, le 9 mars 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

UN PAYS MEURTRI

         

Le président de la République a parfaitement le droit de célébrer l’anniversaire de son accession au pouvoir. Nul ne peut le contester. C’est une manière d’associer tous les citoyens à l’évaluation du travail accompli pendant ces deux dernières années.     

          Mais le bilan est mitigé et même franchement difficile à évaluer. Certes, le président Touadera a hérité d’un pays à la renverse dans tous les domaines. Un pays à la souveraineté bafouée. Un pays en guerre, où des Centrafricains égarés sont allés jusqu’à s’associer avec des mercenaires étrangers pour saccager leur propre patrie. Un pays frappé par un embargo inacceptable, imposé par l’ONU, qui l’a transformé en proie idéale pour les bandes armées.

          Remettre le pays en état s’est donc avéré particulièrement difficile. Mais est-ce raisonnable de festoyer aujourd’hui dans une République Centrafricaine à la dérive ?

          Le pays craque de partout. La menace de partition n’a jamais été aussi grande. Depuis la Transition, à part Bangui où règne une illusion de paix, le territoire est à 60% occupé et administré par des ex-Sélékas. Les préfets de la République ne peuvent même pas être installés dans les provinces qui ont été annexées par ces criminels. Ils se retrouvent forcés de rebrousser chemin à cause de ces rebelles, insolents et arrogants. En matière de sécurité, c’est une catastrophe. Une descente aux enfers pour des populations abandonnées et en errance.

          Avec tout le respect que vous confère votre fonction, nous ne pouvons que vous interroger sur les festivités organisées pour cet anniversaire. N’est-il pas légitime que le peuple centrafricain s’inquiète ? On annonce 1 milliard et demi de CFA. La Centrafrique, qui survit grâce à l’aumône internationale, peut-elle se payer le luxe d’une telle dépense ? Ceux qui festoieront n’auront-ils pas l’impression de bambocher sur des ossuaires ? Il n’est pas décent, devant un peuple affamé, en souffrance et martyrisé par des bandes armées, d’organiser des agapes de ce genre.

 

UN AUTRE CHOIX POUR MARQUER CET ANNIVERSAIRE ?

          Il pourrait être judicieux, à l’occasion de cet anniversaire, d’inviter les Centrafricains à une journée de réflexion. Cette commémoration serait alors l’occasion d’une réflexion collective sur l’avenir du pays. Et, plutôt que de dépenser sans compter pour festoyer, on affecterait le milliard et demi de CFA aux urgences. Elles sont, malheureusement, bien nombreuses. Dans les provinces, sous le joug des assaillants, l’insécurité est organisée pour, d’une part, terroriser la population et, d’autre part, intimider et impressionner le pouvoir. Il y a donc fort à faire pour redresser le pays.

          C’est pourquoi l’opportunité et la justesse de ces festivités n’apparaissent pas comme évidentes. Il faudrait juste convier les Centrafricains à une cérémonie des plus sobres et profiter de cet anniversaire pour renforcer la cohésion sociale du pays.

          Monsieur le Président de la République, pourrions-nous respectueusement vous suggérer aussi d’inclure dans cette célébration un juste hommage aux victimes ? Deux cent mille morts environ, en quatre ans de crise et un nombre incalculable d’exilés. Comment les oublier ?  

          Il faudrait peut-être aussi profiter de cette occasion solennelle pour procéder à la nomination d’un gouvernement d’UNION NATIONALE, avec, si possible, un Premier Ministre issu de l’opposition ou de la société civile. C’est en s’appuyant sur les forces vives de la nation, sur l’intelligence et les ressources de tout un chacun qu’on peut avancer.

          Aujourd’hui, c’est bien la survie de la République Centrafricaine qui est en jeu. Et c’est « tous ensemble », comme le disait Barthélémy Boganda, que les Centrafricains sortiront leur pays des abîmes.

                                                                                                                      JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(9 mars 2018)

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

le sur l’anniversaire des ans de pouvoir de TOUADERA Bonne journée

Centrafrique : après la marche du 7 mars, des humanitaires quittent en catastrophe la ville de Bangassou.

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Centrafrique : après la marche  du 7 mars, des humanitaires quittent en catastrophe la ville de Bangassou.

 

 

 

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Marche des femmes du 7 mars 2018 à Bangassou pour demander le départ du chef du bureau de la Minusca local. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, le 9 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Après la marche populaire du 7 mars dernier organisée par les femmes pour demander le départ du chef du bureau de la Minusca, la ville de Bangassou est plongée à nouveau dans une inquiétude palpable due au départ massif des humanitaires de la région. Que s’est-il passé ?

 

En tout cas, rien ne va plus à Bangassou, capitale régionale de la province de Mbomou. Tantôt ce sont les habitants qui se mettent à courir dans tous les sens, tantôt les ONG avec leur personnel plient leurs bagages en toute urgence sans donner plus d’explication à la population locale.

À Bangassou, tout peut se passer en quelques minutes sans aucun signe précurseur.

La dernière en date, c’est le départ en catastrophe le mercredi 7 mars dernier du personnel de l’ONG Corpd’aid qui s’occupe de la santé de la population locale avec le MSF qui a quitté depuis aussi la ville.

Selon nos informations, une autre ONG, notamment ACTED (Agence d’aide à la Coopération technique et au développement), va bientôt quitter la ville dans les prochains jours.

Cependant, nous avons tenté de comprendre les raisons de tout ce départ précipité, certains responsables de ces ONG parlent de problème de sécurité dans cette localité.

Entre temps, des rumeurs circulent depuis quelques jours d’une attaque imminente des rebelles de l’UPC qui se trouvent à une centaine de kilomètres de Bangassou.

Déjà avec les départs des ONG, la population de Bangassou commence à être paniquée, d’autant plus que ces ONG sont là depuis des mois alors que la ville était pratiquement vivable à un certain temps.

Contacté par CNC, un habitant de la ville nous a expliqué que les ONG sont beaucoup plus informées, et si elles quittent Bangassou en urgence, c’est qu’il y’a quelque chose en préparation. C’est ce qui panique plus la population.

Rappelons qu’il y’a quelques mois, l’ONG MSF (médecin sans frontière) a lui aussi quitté la ville après des braquages à répétition de sa base locale.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : le MLPC communique sur la visite du camarade Martin Ziguélé au Maroc le lundi dernier.

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Centrafrique : le MLPC communique sur la visite du camarade Martin Ziguélé au Maroc le lundi dernier.

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Le Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le Camarade Martin ZIGUELE, a pris part le mardi 6 mars 2018 à Rabat (Royaume du Maroc) à la Conférence des experts sur la coopération sino-africaine, organisée par l’Ambassade de Chine au Maroc et l’Institut Amadeus, l’un des think-tanks les plus influents en Afrique et dans le monde arabe.

 

Cette Conférence des experts sur la coopération sino-africaine, a pour objectif de recueillir les thèmes de discussion et les recommandations en vue du prochain Sommet du Forum sur la Coopération Chine-Afrique (FOCAC) qui se tiendra à Pékin en Septembre 2018. Ce rendez-vous triennal au niveau des chefs d’Etat structure les engagements de coopération entre la Chine et le continent africain.

 

Réunissant près de 60 invités autour de tables rondes, la conférence des experts a été l’occasion de dresser un bilan de la mise en œuvre des résolutions émises lors de la dernière édition du FOCAC tout en abordant l’ensemble des enjeux sino-africains futurs. Venues de Chine, du Maroc et de divers pays de l’Afrique subsaharienne tels que le Sénégal, le Mali et la République Centrafricaine, plusieurs personnalités politiques, diplomates, opérateurs économiques et experts de haut niveau dont le Camarade Président Martin ZIGUELE ont répondu présents et ont pris part à cette rencontre préparatoire axée sur les quatre piliers de la coopération sino-africaine : coopération économique, dialogue politique, développement humain, paix et sécurité.

 

Son Excellence Monsieur Li Li, Ambassadeur de Chine au Maroc et Monsieur Brahim Fassi Fihri, Président de l’institut Amadeus ont présidé au lancement de cette initiative, et ont réitéré l’engagement déterminé à soutenir la Coopération sino-africaine, en rappelant la solidité et l’ancienneté des relations entre la Chine et ses partenaires africains. Ils ont évoqué une coopération sino-africaine fondée sur le pragmatisme, l’égalité, et le respect mutuel.

 

Le Camarade Président Martin ZIGUELE dans toutes ses interventions très remarquées a plaidé pour que la République Populaire de Chine-que le Président David Dacko fut l’un des premiers Chefs d’Etat francophone à reconnaître courageusement en son temps- accroisse son appui multiforme à la République centrafricaine, y compris par une participation effective aux efforts en cours pour le rétablissement de la paix et de l’opérationnalisation des Forces de défense et de sécurité centrafricaines.

 

Le 6 mars 2018

Le Porte-Parole

Aimé DOUNDA

Centrafrique : examen partiel des travaux des experts du Conseil de sécurité des Nations-Unies, Bozizé et Nourredine Adam dans le viseur.

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Centrafrique : examen partiel des travaux des experts des nations-unies sur la RCA, Bozizé et Nourredine dans le viseur.

 

 

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Conseil de sécurité des Nations-Unies.

 

 

 

Bangui, le 8 mars 2018.

CNC.

 

le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine a tenu des consultations officieuses pour examiner la mise à jour des progrès du groupe d’experts, qui a été présentée en application de paragraphe 28 d de la résolution 2339 2017.

 

Dans son exposé aux membres du Comité, le coordonnateur du groupe a donné un aperçu de la mise à jour des progrès réalisés et a souligné ses principales conclusions, notamment celles concernant la sécurité et la situation humanitaire, le processus politique, les armes transfrontalières et le trafic de munitions et la mise en œuvre des mesures de sanctions.

Le groupe d’experts a indiqué que la situation en matière de sécurité dans l’est, le Nord-Ouest et le sud-est du pays est restée volatile et a grandement affecté les civils qui les ont forcés à chercher refuge dans des camps de personnes déplacées et à fuir vers les États voisins, comme le Cameroun, le Tchad et la République démocratique du Congo. Le groupe d’experts a en outre indiqué que le groupe de facilitateurs de l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine avait avancé la feuille de route approuvée par l’Union africaine à Libreville en juillet 2017, et avait lancé le deuxième série de consultations avec 14 groupes armés à la fin de février 2018.

À cet égard, le Comité a fait observer que les groupes armés continuaient de renforcer leur emprise sur de vastes parties du territoire de la République centrafricaine en vue d’accroître leur effet de levier dans le processus politique. Le groupe a également fourni des informations sur le trafic d’armes et de munitions en provenance des États voisins et a souligné que le trafic des ressources naturelles, y compris de l’ivoire de la réserve spéciale de Dzanga Sangha, s’était poursuivi pendant la période considérée. Enfin, le coordonnateur a souligné que les personnes sanctionnées Nourredine Adam et François Bozizé avaient continué de violer l’interdiction de voyager, ce dernier utilisant un passeport diplomatique délivré par le Sud-Soudan (voir communiqué de presse SC/13212).

Les membres du Comité se sont félicités de la mise à jour des progrès accomplis et ont pris note des recommandations formulées par le groupe spécial. Ils ont également appuyé les priorités des travaux du Comité en 2018, comme l’a souligné le Président du Comité, et ont encouragé le Comité à poursuivre ses investigations conformément à son mandat renouvelé en application de la résolution 2399 (2018).

 

 

Centrafrique : instauration de la charia vers Kaga-Bandoro par le MPC.

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Centrafrique : instauration de la charia vers Kaga-Bandoro par le MPC.

 

 

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Le chef rebelle Mahamat Alkhatim entouré de ses gardes du corp. Copyrightautremédia.

 

 

Bangui, le 8 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Si beaucoup redoutent la partition de la Centrafrique après le départ de l’ex-coalition de la Séléka du pouvoir en 2013, certains signes précurseurs sur le terrain montrent clairement que celle-ci pourrait s’avérer inévitable dans la tête de certains chefs de l’ex-coalition de la Séléka. Avec l’instauration de la loi islamique sur le territoire contrôlé par une faction de la Séléka, une ligne plus ou moins importante vient d’être franchie.

 

« La Minusca (la mission de l’ONU en RCA) a un dispositif contre les abus sexuels. Nous Avons également mis en place notre dispositif dans le coran. Le concubinage est considéré un adultère. On demande au couple de respecter ces conditions ». A défendu AmaDama Chaïbou, le vice Président du MPC, à notre confrère de l’AFP dans un entretien.

La Minusca, de son côté, a fermement condamné la mise en place d’un tribunal parallèle sur le térritoire centrafricain lors de la conférence de presse  hebdomadaire conjointe avec le gouvernement ce mercredi 7 mars 2018.

Ce dispositif mis en place par le mouvement patriotique pour le Centrafrique ((MPC) mi-février 2018, vise principalement les couples mixtes chrétiens-musulmans, qui devraient passer devant un Imam pour officialiser leur union après la conversion du sujet chrétien du couple.

Cette loi islamique instaurée par le MPC, pourrait pousser d’autres groupes armés proches de la Séléka à envisager un tel tribunal islamique dans les localités sous leur contrôle.

Entre temps, le HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), dans un communiqué publié ce mercredi 7 mars, a aussi condamné ce dispositif islamique qu’il juge inacceptable pour la liberté des personnes.

Le gouvernement, qui garde encore le silence, ne peut rien faire devant un tel acte tendant à bafouer la constitution de la République centrafricaine.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Le HCC convoqué pour ce vendredi devant la Cour des comptes

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Centrafrique : Le HCC convoqué pour ce vendredi devant la Cour des comptes

 

 

 

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Monsieur Josué Richard Pouabi, Président du HCC. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, le 8 mars 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le rocambolesque feuilleton opposant le Haut conseil de la communication (HCC) et les Soutiens de Touadera semble entré dans sa phase critique. Même si le Centrafricain lambda voit dans la convocation du HCC devant la Cour des comptes, pour le vendredi prochain, une simple interpellation, loin s’en faut ! Puisque dans ses dernières parutions, CNC a déjà annoncé un derby entre l’institution de régulation des communications et les Comités de soutien au Chef de l’Etat, et cette convocation tonne comme le compte à rebours.

Visiblement, Touadera s’en est mêlé au bras de fer inauguré entre le HCC et ses comités de soutien. Le communiqué radio signé d’un certain Paulin Polycarpe Yafara en date du 1er mars dernier annonçant en pompe le passage devant le Cour des compte de certains membres du HCC, porte l’attribue ‘’large diffusion’’. Evidemment, le communiqué a été diffusé de manière exagérée sur les ondes de la radio nationale.

Dans le communiqué, l’on retient en substance que le Greffier en chef de la Cour des comptes invite les personnalités ci-dessous à se présenter à l’audience définitive de la 3ème Chambre de la Cour des comptes qui se tiendra au Palais de justice de Bangui, le vendredi 9 mars 2018, à 10 heures, dans la salle de la Cour de cassation.

Il s’agit de Messieurs (1) José Richard Pouambi, Président du Haut conseil de la communication de transition (HCCT) ; (2) Blandin Songuel, Haut conseiller du HCCT ; (3) Jaques Mamadou, Ancien Directeur administratif et financier du HCC ; (4) Sylvain Guimbioko, Directeur administratif et financier du HCC ; (5) Jerry Merlin WilibonaModonamsé, Chef de service administratif financier et des ressources humaines du HCC. Outre ces personnalités, un Représentant du Ministère de la Communication et de l’information ; un Représentant du Ministère des Finances et du budget sont également invités.

« Le présent communiqué tient lieu de convocation », conclut de document.

Ce qui parait aberrant, c’est que cette convocation qui correspond à s’y méprendre à des manœuvres ourdies de culpabilisation des anciens Cadres du HCCT, est intervenue au même moment où le HCC, par le bien de son Président, José Richard Pouambi, interdisait au Porte-parole des Comités de soutien du Chef de l’Etat, en la personne de Blaise Didacien Kossomatchi, d’accès aux médias d’Etat, notamment la Radio Centrafrique, la Télévition centrafricaine et l’Agence Centrafrique presse. Voilà qui cache mal l’intention de Touadera de vouloir museler, telle une revanche, le Président du HCC pour la décision qu’il a prise.

Maintenant que le Président de la République s’en mêle au feuilleton, attendons vendredi prochain pour en avoir le cœur net.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : le Parti PARC réagit avec consternation après l’assassinat des 6 humanitaires vers Markounda.

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BUREAU POLITIQUE NATIONAL

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

No. 01/18/PARC/BPN/PR

 

 

 

C’est avec une grande consternation que le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) a appris la nouvelle de lâches assassinats de six (6) vaillants cadres de la nation en mission à Markounda pour le relèvement des capacités en matière d’Education, secteur profondément touchée par la grave crise que connait notre pays.

Comment comprendre le double langage des groups armés qui d’une part, optent pour le DDR, envoient leurs représentants à la table de négociations, signent des accords pour l’arrêt des hostilités, et de l’autre, posent des actes contraires à leurs engagements?

Pour le PARC, le terrorisme, l’extrêmisme et l’intolérance sous toutes leurs formes, doivent être combattus sans concession et avec la plus grande fermeté, afin que le peuple Centrafricain meurtri, mais plus que jamais uni, reprenne le chemin de la paix et du progrès.

Le PARC adresse ses fraternelles condoléances aux familles endeuillées et à tout le peuple Centrafricain chaque jour éprouvé.

 

 

Fait le 7 Mars 2018

 

Le Président

Professeur Gaston Mandata N’Guérékata

 

CENTRAFRIQUE : POUR UNE ORGANISATION FAÎTIERE DE LA COMUNAUTÉ CENTRAFICAINE DE FRANCE

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CENTRAFRIQUE : POUR UNE ORGANISATION FAÎTIERE DE LA COMUNAUTÉ CENTRAFICAINE DE FRANCE

 

 

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Bangui, le 8 mars 2018.

Par : Clotaire SAULET SURUNGBA, CNC.

 

La communauté centrafricaine en France demeure, à ce jour, l’une des communautés africaines qui n’a pas su s’organiser de manière conséquente pour constituer une force d’appoint pour le développement du Pays d’origine. Toutes les tentatives se sont toujours soldées par des échecs et l’objet de cette réflexion n’est pas de pointer les responsables de ces éternels recommencements car, de manière consciente ou inconsciente, nous avons tous joué un rôle dans cette situation.

Sommes-nous condamnés à travailler sans concertation et de manière isolée ? Sommes-nous mal nés pour nous contenter de contempler ce que les autres communautés africaines, notamment celles de l’Afrique de l’Ouest, réalisent chez eux ?

En passant en revue plusieurs associations animées par des Centrafricain(e)s en France, il y’a toutefois lieu d’affirmer que l’espoir est permis. En effet, certaines de ces associations participent à la visibilité de la République centrafricaine en France, tout en agissant concrètement au Pays.

Dès lors, pourquoi ne pas initier et concevoir une représentativité de la communauté centrafricaine de France à partir de ces associations qui ont pignon sur rue ?

Ainsi, je viens soumettre aux compatriotes résidant en France une stratégie, et qui n’est pas sans doute la meilleure, mais qui vaudrait la peine d’être tentée, de mise en place d’une structure faîtière des Centrafricain(e)s de France.

  1. Rencontre des principaux responsables des associations reconnues officiellement depuis au moins deux (02) ans et ayant déposé des Rapports d’activité annuels dans les préfectures ou sous-préfectures comme l’exigent les lois et règlement.
  2. Ces associations doivent avoir déjà réalisé ou sont en voie de réaliser des actions concrètes en République centrafricaine et disposent ou en voie d’avoir un agrément des autorités centrafricaines.
  3.  La structure comprendra en son sein des personnes-ressources ou personnalités publiques dont l’action en faveur de l’émergence de la République centrafricaine est avérée.
  4.  Ces associations, représentées par leurs Présidents, Secrétaires Généraux et Trésoriers Généraux ainsi que les personnes-ressources ou personnalités publiques dont leur nombre est limité (1/5) vont constituer un Comité ad’hoc qui va approfondir les réflexions sur la mise en place de la structure faîtière.
  5.  Le Comité ad’hoc va produire les textes organiques et préparer une Assemblée constitutive de la Plateforme représentative de la Communauté centrafricaine de France.

Cette démarche, il faut le préciser, privilégie l’implication des Responsables d’associations, car ces derniers ont le mérite de maîtriser le fonctionnement qui se veut démocratique, des structures associatives en France.

Par patriotisme et réalisme.

 

Clotaire SAULET SURUNGBA

07/03/2018

Gabon : Marie Madeleine bouleversée!

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Gabon : Marie Madeleine bouleversée!

 

 

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Madame Marie Madeleine. Photo de courtoisie.

 

 

 

Bangui, le 8 mars 2018.

Par : Pascal Faye, CNC.

 

Mme Marie Mborantsuo , la présidente de la cour constitutionnelle du Gabon ne sait plus quel chemin emprunter. Parce qu’elle est harcelée par des réseaux français qui tentent de détruire son image sur le plan international.

Ils sont dangereux. Ils ce sont les français qui luttent contre les africains qui ne sont pas de leur camp. C’est le cas de Mme Mborantsuo, une combattante de première ligne qui se bat uniquement pour son pays. Autrement, elle défend les intérêts de son pays. Malheureusement, les réseaux français ne peuvent pas supporter cela. Ils ont orchestré des manœuvres en s’appuyant sur les réseaux sociaux et des médias français. Des médias français, notamment le canard Enchaîné ont ouvert le bal de ce qui ressemble à une déstabilisation. Le canard français s’est armé lourdement pour lancer des pierres dans la dynastie de la Présidente de la Cour Constitutionnelle. Certains parasiteurs sont connus à l’image de Robert Bourgi ou de Jean Ping, ce dernier qui a été tout le temps manipulé. Quand la gardienne de la constitution est déstabilisée, c’est tout le Gabon qui vole en éclat. Ce qui est aberrant dans tout cela ; à chaque fois que la dame participe à un événement officiel, on sort l’artillerie lourde pour la fusiller. Ce qui est inédit, depuis le dernier contentieux électoral, on peaufine une stratégie de déstabilisation des institutions de la République. Derrière cette manipulation, des réseaux français manœuvrent. En réalité, c’est pour jeter le discrédit sur la Cour Constitutionnelle, principal pilier de l’Etat de droit. En tout état de cause, la cour constitutionnelle n’est que le dernier maillon d’une longue chaîne d’intervenants que, chacun à son niveau, exerce la compétence qui lui est dévolue par la constitution et la loi électorale. En conséquence, tous les acteurs du processus électoral doivent jouer leur partition plutôt que de chercher des boucs émissaires, en rejetant l’entière responsabilité sur la cour constitutionnelle et son Président.

 

 

Pascal Faye

Depuis le Gabon.

Burundi : le match de foot de lèse-majesté, ou quand Nkurunziza se fait tacler.

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Burundi: le match de foot de lèse- majesté, ou quand Nkurunziza se fait tacler

 

 

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Le président burundais Pierre Nkurunziza dribble un gardien de but durant un match à Abidjan, le 26 février 2007.
© KAMBOU SIA / AFP

 

 

 

Bangui, le 8 mars 2018.

CNC.

 

L’administrateur de Kiremba et son adjoint chargé du sport ont été écroués pour « complot contre le chef de l’Etat » en fin de semaine dernière. Leur faute : avoir « permis » que le président Pierre Nkurunziza soit malmené physiquement au cours d’un match de football qui s’était déroulé le 3 février dans cette commune du nord du Burundi.

On ne rigole pas avec les tibias de Pierre Nkunrunziza. Le 3 février dernier, l’équipe du président, l’Alléluia FC, affronte le club de Kiremba. Kiremba, pour l’occasion, a recruté quelques joueurs parmi les réfugiés congolais du camp de Musasa. Les Congolais, crime de lèse-majesté, ont à plusieurs reprises attaqué de front Pierre Nkurunziza, alors balle au pied, et l’ont même fait tomber.

L’administrateur de Kiremba, Cyriaque Nkézabahizi, et son adjoint chargé du sport, Michel Mutama, ont donc été écroués pour « complot contre le chef de l’État » en fin de semaine dernière. Ils ont été emprisonnés à la prison de Ngozi, à 130 km au nord de Bujumbura.

Les règles sont pourtant connues de tous : quand le président est en possession du ballon, aucun adversaire ne doit l’approcher à moins de trois mètres. Et il doit marquer un but, ou du moins être à l’origine d’une action décisive. Mais les footballeurs congolais ignoraient ces bonnes manières.

Sur le terrain, la consigne est claire : l’équipe adverse peut égaliser contre le Alléluia FC, mais elle doit absolument laisser le président marquer avant le coup de sifflet final. Un arbitre avait averti ainsi une équipe rivale : « Si vous ne laissez pas son Excellence marquer le but, vous allez jouer jusqu’à demain. »

Pour Nkunrunziza, le ballon rond est une religion, il y consacre la moitié de son temps. En 2015, alors que certaines rues de la capitale sont jonchées de cadavres, lui court après un ballon.

 

 

Par : RFI.

Centrafrique : braquage d’un pick-up de l’UNICEF, assassinat d’un homme, manifestation populaire contre la Minusca, Bangassou est sous tension.

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Centrafrique : braquage du véhicule de l’UNICEF, assassinat d’un homme,  manifestation populaire contre la Minusca, Bangassou est sous tension.

 

 

 

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Pick-up de l’UNICEF braqué par les Anti-balaka à Bangassou ce mardi 6 mars 2018.

 

 

Bangui, le 7 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Ce mardi 6 mars après l’assassinat d’une personne civile par la Minusca et le vol du pick-up de l’UNICEF par les Anti-Balaka à Bangassou, un appel à une marche populaire a été lancé pour demander le départ immédiat du Chef de bureau et du contingent marocain de la Minusca dans la ville  de Bangassou accusé de ne pas  correctement faire leur travail  dans la région.

 

L’image de la Minusca, déjà écornée dans le pays, n’a jamais cessé de se dégrader au sein de la population de Bangassou. Manipulation ou pas, le divorce est déjà consommé entre les deux.

Ce mardi 6 mars dernier, ce divorce, plus ou moins entretenu de part et d’autre par des actions de méfiance, vient à nouveau d’être renforcé par une dernière bavure des soldats marocains de la Minusca.

Selon nos informations, lors d’une patrouille de ces derniers proche de la résidence du Préfet ce mardi 6 mars vers 13 heures locales,un homme, visiblement en état de folie, a été abattu à bout portant par des soldats en patrouille en pensant que celui-ci serait un milicien Anti-Balaka en circulation. Ce qui est plus choquant pour la population locale, après avoir abattu l’homme, les soldats en patrouille aurait écrasé la tête de leur victime avec leur char blindé. Du coup, cette nouvelle bavure de la part des soldats de la paix des Nations unies fait monter encore plus la tension déjà  vive dans la ville.

Vu le niveau de la pression exercée par la population locale, le Préfet de Mbomou, le commandant Gustave Syllo, propose à la Minusca de ne plus autoriser la sortie publique  de tous les soldats du contingent marocain de la Minusca à Bangassou.

Cependant, au quartier Bangui-ville, un pick-up du fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF) a été braqué par les Anti-Balaka qui ont tenté en vain  de l’amener au village Bema, le fief de Pino-Pino. Malheureusement après trois accidents successifs, le Pick-up a été abandonné dans la brousse par les malfrats Anti-Balaka. Présentement, le véhicule se trouve dans la concession de la gendarmerie locale.

En attendant la grande marche de ce mercredi 7 mars 2018 pour demander le départ immédiat du chef de bureau de la Minusca accusé du laxisme envers les groupes armés dans le Mbomou, un mémorandum sera remis au Préfet, au ministre de l’Intérieur et au bureau de la Minusca à cet effet.

 

 

Copyright2018CNC.

 

Le véhicule de l’UNICEF enlevé par les Anti-balaka à Bangassou.

RDC : la mystérieuse mort d’un prêtre dans le Kasaï.

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RDC : la mystérieuse mort d’un prêtre dans le Kasaï

 

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Image d’illustration du cardinal Laurent Monsengwo

 

 

 

Bangui, le 7 mars 2018.

CNC avec le Vatican presse.

 

Un prêtre catholique congolais a été retrouvé mort, le 2 mars 2018, dans le Kasaï, au centre-ouest de la RDC. Les circonstances du décès du religieux n’ont pas été élucidées. L’hypothèse d’un homicide n’est pas exclue.

Les circonstances de la mort du Père Florent Tulanciedi, de la congrégation des Joséphites, qui exerçait son ministère dans la paroisse du Christ Sauveur d’Ilebo, sont encore floues, a rapporté l’agence Fides.

Son corps sans vie a été retrouvé le 2 mars dans une embarcation sur les rives du fleuve Kasaï, dans les environs du village de Biyenge, dans le district du

Kasaï, au centre-ouest de la République démocratique du Congo (RDC).

Selon un enseignant de l’école catholique locale, le corps du prêtre présentait des blessures au cou compatibles avec une strangulation. Le Père Georges Minga, son supérieur, averti de sa disparition dès le lendemain matin, a reconnu le père grâce à ses habits, à son chapelet et à sa montre. Le Père Florent Tulanciedi avait 46 ans et avait été ordonné prêtre en 2007. Il s’occupait depuis quelques années de la formation des candidats au sacerdoce. Les obsèques du religieux ont eu lieu à Ilebo le 3 mars, sans qu’une autopsie soit pratiquée.

Cette absence d’autopsie fait le plus débat dans le village. Pour une frange de la population, il s’agit d’un meurtre prémédité.

 

 

Par : la presse du Vatican.

CENTRAFRIQUE : MENACES ISLAMIQUES ET RISQUE DE PARTITION

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CENTRAFRIQUE : MENACES ISLAMIQUES ET RISQUE DE PARTITION

 

 

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Bangui, le 7 mars 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

LA RCA, FUTURE PROIE DES ISLAMISTES ?

         

Le lâche attentat qui vient de frapper le Burkina Faso (« Le pays des hommes intègres ») est un avertissement sans frais à toute l’Afrique et, surtout, à des États comme le Centrafrique, qui ne possèdent pas de systèmes de défense dignes de ce nom.

          Nous avons évoqué, ici même il n’y a pas si longtemps, l’éventualité que l’État Islamique, en déroute au Moyen-Orient, vienne s’infiltrer dans plusieurs États africains. De ce point de vue, la République Centrafricaine est une proie facile. N’oublions pas que les ex-Sélékas sont financés aussi par Daech et qu’ils ont juré de frapper les intérêts français partout dans le monde. La Centrafrique, pays ami de la France, en perdition depuis plusieurs années, constitue pour eux une cible privilégiée.   

C’est pourquoi nous réitérons notre demande auprès de la France : il faut qu’elle revoie sa stratégie en Centrafrique. La menace d’une partition se confirme. Ce qui se trame, chez les ex-Sélékas, c’est la disparition de la RCA en tant que pays souverain et son remplacement par une République Islamique.

          La France doit revenir en force sur le terrain. Il n’y a pas que le Mali ! Au centre du continent, un pays est menacé d’effacement. 60% de son territoire sont déjà aux mains des Fous de Dieu, qui ont remplacé le Code Pénal centrafricain par la charia. Seule, la France dispose dans le sous-continent d’une force de frappe capable de venir à bout des bandes armées. Le temps presse. Il faut passer des tergiversations à l’action.

 

LES MALFRATS DU KM5

          On apprend la réconciliation des deux chefs qui, depuis si longtemps, terrorisaient le KM5. Leurs troupes se sont-elles, elles aussi, réconciliées ? Il ne faudrait pas que le pouvoir prenne pour argent comptant cette mascarade entre deux bandes de malfrats. C’est, en fait, une gigantesque diversion pour pouvoir continuer à exercer leur violence sur la population. Ils agissent comme des joueurs de flûte pour berner et endormir la population. Ce n’est pas cette pseudo-réconciliation, inattendue, des deux bandits chefs de gangs qui va ramener la paix.

          C’est au gouvernement à agir : il faut qu’il appréhende tous ces malfrats pour ouvrir la voie à la paix. Les chefs de la Sécurité doivent investir le KM5, pour que cessent les exhibitions scandaleuses des deux chefs de gangs, Anemeri Matar, alias Force, et son acolyte, You le Géant

Il faut arrêter ces criminels et les déférer devant la Cour Pénale Spéciale de Bangui. Car le KM5 est un quartier emblématique de la capitale. Comment se fait-il que des voyous narguent les autorités et puissent défiler sans être inquiétés par les forces de Sécurité ? Serait-ce le résultat d’un deal entre les rebelles, le pouvoir et les forces internationales ? Quand on observe l’état de déliquescence chronique dans lequel est tombé la République Centrafricaine, on peut craindre que les séditieux ne lâchent rien, même acculés, car ils sont pourvus d’une force de frappe supérieure à celle des FACAS et de la MINUSCA réunies.

          On a donc d’un côté, un gouvernement militairement affaibli et ayant perdu toute autorité sur 60% du territoire ; de l’autre, des rebelles qui commencent à y appliquer la charia. A Kaga-Bandor, dans la Nana-Gribizi, le général  autoproclamé Alkatim, chef du  Mouvement du Peuple Centrafricain (MPC), impose la doctrine islamique à la population chrétienne et musulmane et l’appelle en respecter les principes, comme, par exemple : « Un homme marié à une musulmane doit se convertir à la religion de son épouse »

 

NOUVELLE ATTAQUE CONTRE BANGASSOU, VILLE DÉJÀ MARTYRE

          Dans le Mbomou, le Haut-Mbomou, la Kotto et la Basse-Kotto, les bruits de bottes sont assourdissants. On vient d’apprendre l’effroyable nouvelle : une colonne d’ex- Sélékas et autres mercenaires s’apprête à fondre à nouveau sur Bangassou ! Un gigantesque califat semble être en gestation. C’est effroyable.

          Déjà, après l’insupportable défi de Nourredine Adam, l’émir de NDélé, on avait laissé faire. NDélé est ainsi devenu le symbole du dépeçage de la République Centrafricaine. Comment se fait-il que, depuis les exhibitions et les insultes insupportables adressées au chef de l’État par Nourredine Adam, le silence a paru s’installer à la tête du pays ? Le président et les membres du gouvernement n’ont pas fait de commentaires sur ce qui ressemble à un affront et une menace de partition de la part des rebelles, comme l’autruche qui enfouit sa tête dans le sable pour ne pas voir.

          Le pays est en miettes. Les ex-Sélékas semblent pouvoir faire ce qu’ils veulent dans les régions qu’ils occupent et administrent. Y a-t-il eu des conciliabules entre les dirigeants centrafricains et les rebelles ? Quelles sont les promesses faites aux insurgés ? Leur principale préoccupation, c’est de rester impunis, d’échapper à la justice. Ils savent qu’elle risque de les rattraper. C’est pourquoi ils paniquent, ils deviennent nerveux, insultants et se radicalisent sous la bannière de l’islam.

          Après N’Délé, ce sera donc Bangassou ?

 

 DIALOGUE IMPOSSIBLE        

          Les appels au dialogue que lance le Président depuis longtemps n’ont, jusqu’à présent, trouvé aucun écho chez les rebelles. Est-ce qu’il n’est pas temps de se débarrasser de cette naïveté qui consiste à tendre une main fraternelle de dialogue, alors qu’ils la repoussent avec obstination ? Cette tentative de dialogue du président Faustin-Archange Touadera ne fonctionne pas. Les rebelles veulent tout. Par la force. On les a laissés infiltrer la Présidence et le Gouvernement. De ces lieux de pouvoir, ils informent leurs bandes. Inexorablement, le pays chavire.

          Quel bilan le président et le Gouvernement vont-ils offrir au peuple en cette année anniversaire de l’arrivée au pouvoir de Touadera ?

                                                                                                                                                             JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(7 mars 2018)

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

Alerte info Centrafrique : la troisième villa du Président Touadera au quartier Galabadja 3 vient de prendre feu.

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Alerte info Centrafrique : la troisième villa du Président Touadera au quartier Galabadja 3 vient de prendre feu.

 

 

 

La proprité du Président Touadera en feu le 6 mars 2018 au quartier Galabadja 3. Photo : Gisèle Moloma. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, le 6 mars 2018.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Depuis quelques minutes au quartier Galabadja 3 dans le 8ème arrondissement de Bangui, les habitants dudit quartier se sont réveillés à la fin de cet après-midi par une explosion de feu  émanant de la  villa du Président Touadera ravageant au passage tout le bâtiment construit en duplex.

 

En Centrafrique si votre maison brûle, il y’a certainement un mauvais sort qui te poursuit. Le cas de madame Monique Bozizé dans lequel sa résidence avait pris  feu en 2012 quelques mois avant l’arrivée de la Séléka à Bangui, peut largement témoigner ce mythe populaire. Le malheur ne vient jamais seul.

Le Président Faustin Archange Touadera, qui vient de rentrer du Gabon après une visite officielle avec ses ministres de la sécurité publique et de la défense, va certainement être réveillé cet après-midi par la nouvelle de l’incendie de l’une de ses propriétés à Bangui.

Selon notre enquête sur place au moment du sinistre, la flamme aurait débuté au premier étage du bâtiment avant d’atteindre le rez-de-chaussée et engloutir toute la propriété.

Les voisins, qui sont les premiers à arriver sur le lieu de l’incendie, parlent d’une rapidité incroyable de la flamme après une détonation surprenante des câbles électriques dans la maison.

L’une des copines du Président Touadera qui occupe la  troisième villa au moment de l’incendie, a été transportée d’urgence à l’hôpital après être fortement touchée moralement par l’incendie de tous ses biens dans la maison.

Sa sœur, qui a aussi perdu connaissance, est transportée à l’hôpital.

Pour l’heure, les pompiers de la Minusca  sont sur place pour tenter d’éteindre le reste de l’incendie encore présent dans le bâtiment.

Contactés par CNC, certains voisins de cette résidence présidentielle, étonnés de voir des pompiers pour la première fois depuis des années, nous parlent d’un incendie probablement non criminel.

De notre côté, nous allons poursuivre notre investigation pour tenter d’avoir plus d’explication à ce sinistre.

 

 

Copyright2018CNC.

 

Maison du Président Touadera en feu le 6 mars 2018. Phodto : Gisèle Moloma, CNC.

 

Intervention des pompiers lors de l’incendie de la troisième maison du Président Touadera. Photo : Gisèle Moloma. CopyrightCNC.

 

 

Image de l’incendie de la troisième maison du Président Touadera. Photo : Gisèle Moloma, CNC.

Centrafrique : reprise de la sous-préfecture de Rafaï par les Anti-balaka, la ville de Bakouma menacée.

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Centrafrique : reprise de Rafaï par les Anti-Balaka, menace sur Bakouma.

 

 

 

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Les miliciens Anti-balaka. Copyrightautremédia.

 

 

Bangui, le 6 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Des combats acharnés se sont poursuivis durant tout le week-end dernier dans la sous-préfecture de Rafaï entre les miliciens Anti-Balaka et les combattants rebelles de la Séléka faction UPC dirigée par le seigneur de guerre Ali Darassa.

Après la prise de la ville de Rafaï par les rebelles de la Séléka le week-end dernier, les miliciens Anti-Balaka, en débandade durant les assauts de ces derniers sur la ville, se sont reconstitués après le renfort venu de Bangassou pour contre-attaquer ce week-end.

Finalement, ils ont réussi à repousser les combattants de l’UPC ( unité pour la paix en Centrafrique) qui se sont repliés à quelque 15 kilomètres de la ville de Rafaï sur l’axe Guerekinda. Mais la menace sur la ville n’est pas pour autant écartée pour le moment, car, des sources locales parlent du mouvement important d’une cinquantaine des rebelles peuls signalés dans le secteur pour un possible renfort de l’UPC.

Entre temps, la sous-préfecture minière de Bakouma est désormais menacée par un autre groupe des rebelles, possiblement de l’UPC. Des mouvements des combattants sont signalés dans le coin proche de la ville.

Du côté du gouvernement, aucune déclaration publiqkue n’a été faite sur les multiples affrontements signalés dans le Mbomou,  au sud-est de la République centrafricaine.

La Minusca, quant à elle, ne fait qu’observer tout ce qui se passe, alors qu’elle a déclaré le mercredi dernier lors de sa conférence de presse hebdomadaire qu’elle n’a observé aucun mouvement suspect dans la zone.

Affaire à suivre.

 

 

Copyright2018CNC.

RDC: 14 mouvements appellent à une journée « ville morte »

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RDC: 14 mouvements appellent à une journée « ville morte »

 

 

 

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Bangui, le 6 mars 2018.

Par : CNC avec La Libre.be.

 

Une dizaine de mouvements congolais prodémocratie ont appelé lundi à l’organisation dune grève générale vendredi en République démocratique du Congo pour protester contre la mort de militants tués dans la « répression criminelle » des marches anti-Kabila.

« Observons une journée ville morte ce vendredi 9 mars 2018 en mémoire de nos frères et soeurs que l’ennemi a lâchement abattu », a déclaré à la presse Gloria Senga, militante du mouvement Lutte pour le changement (Lucha). Il s’agit d’ »honorer les mémoires des vaillants héros tombés sur le champ de bataille en livrant l’ultime combat de leurs vies, celui de la justice, de la liberté et de la démocratie ».

Une ruche d’abeilles

Le 25 février, deux personnes ont été tuées par balle lors des marches organisées par le comité laïc de coordination (CLC): Eric Bolokoloko (18 ans) et Rossy Mukendi, 35 ans, initiateur du mouvement « Collectif 2016 ». Par leurs morts, Joseph Kabila « a touché là où il ne fallait pas toucher, il a blessé nos coeurs, il a touché une ruche d’abeilles, maintenant, elles vont toutes accourir vers lui », a ajouté Mme Senga, lisant une déclaration signée par 14 mouvements citoyens.

Les deux agents auteurs de ces « bavures » ont été arrêtés, selon la police. L’auteur du tir qui a coûté la vie à Éric Bolokoloko a été condamné à la prison à perpétuité à l’issue d’un procès express. Mais les autorités l’ont enterré sans prévenir la famille, ce qui suscite une polémique.

La marche du 25 février est la troisième d’une série organisée à l’appel du CLC, un collectif d’intellectuels proche de l’Église catholique. Ces manifestations ont déjà fait 17 morts d’après l’Église catholique et la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).

La communauté internationale stigmatisée

Dans leur déclaration, les militants ont exprimé leur mécontentement à l’endroit de la communauté internationale qui selon eux, souffle « le chaud et le froid » en « se contentant de compter le nombre des morts ». Venez « en appui au peuple congolais (…) en poussant le dictateur à quitter le pouvoir ». Plusieurs dizaines de militants présents ont entonné en choeur pendant de longues minutes: « Le peuple gagne toujours », un slogan lancé par Rossy Mukendi de son vivant.

Les manifestants demandent au président Joseph Kabila, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016, de déclarer publiquement qu’il ne se représentera pas à la présidentielle prévue le 23 décembre 2018.

 

 

Tchad : un président d’association recherché par la police.

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Tchad : un président d’association recherché par la police.

 

 

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Bangui, le 6 mars 2018.

Par :André Kodmadjingar

 

Au Tchad, Dingamnayal Nely Versinis, président du Collectif tchadien contre la vie chère, est recherché par la police pour avoir porté plainte contre un chef d’antenne des renseignements généraux pour coups et blessures volontaires.

Pour avoir osé porter plainte contre un chef d’antenne des renseignements généraux du commissariat de sécurité publique n°15 de la ville de N’Djamena, le président du collectif tchadien contre la vie chère Ndigamnayal Nely Versinis est activement recherché par le service de sécurité.

Il accuse le chef d’antenne de coups et blessures volontaires lors de la marche pacifique organisée le 25 janvier dernier par la société civile qui dénonçait les mesures d’austérités prises par le gouvernement.Dingamnayal Nely Versinis et les autres organisations de la société civile lancent une journée de concert de lamentation le 8 mars prochain.

 

La journée consiste à taper sur les casseroles, les marmites et donné un coup de sifflet de 5 à 6 h30 du matin (heures locales) pour exiger la réouverture des écoles, universités et hôpitaux fermés depuis plus de cinq semaines pour fait de grève des travailleurs du secteur public.

 

 

 

Rédigé par La Voix Afrique.

Centrafrique : Incroyable ! Quand un colonel des FACA torture sa propre fille de 9 ans durant 2 ans.

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Centrafrique : Incroyable ! quand un colonel des FACA torture sauvagement sa propre fille de 9 ans durant 2 ans.

 

 

 

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La fille de 9 ans du Colonel Alfred Service alias Lapadjo. Photo du 5 mars 2018 par Anselme Mbata. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, le 6 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Incroyable, mais vrai ! Si à l’étranger les gens ont l’habitude de dire qu’à Bangui certaines personnes marchent sur leur tête, cela pourrait être vrai. Le cas de mademoiselle Sylviane Service, torturée durant 2 ans par son propre papa, qui est lui-même un officier supérieur de l’armée nationale, ne fait que renforcer ce genre d’hypothèse.

 

D’après les informations qu’on a pu recueillir auprès de la victime le lundi 5 mars dernier, tout a commencé par une simple affaire d’accusation de sorcellerie faite par sa belle-mère à son encontre que la victime a eue le malheur de sa vie pour subir toutes ces souffrances infligées par son propre père biologique.

En effet, selon l’explication de la victime qui est une petite-fille de 9 ans, après la mort de sa mère biologique il y’a quelques années, son père , le colonel Alfred Service alias Lapadjo, s’est remarié avec une autre femme qui est subitement tombée enceinte du colonel.

Malheureusement pour  elle, sa grossesse n’a pas pu atteindre son terme, le fœtus est perdu avant sa naissance. Afin de justifier la perte de sa grossesse à son mari colonel, elle est partie voir un pasteur d’une église de réveil à Bangui qui lui aurait révélé que pour sa grossesse, c’est sa belle-fille Sylviane Service qui serait derrière avec sa sorcellerie. En un mot, sa belle-fille serait une sorcière selon ce pasteur.

Sans aucune vérification, le colonel Alfred Service, papa de Sylviane, chargé de mission au ministère des  affaires étrangères, s’est remonté contre sa propre fille accusée sans preuve tangible en lui infligeant une peine personnelle. Il a commencé d’abord à incarcérer la petite dans un cachot personnel confectionné à l’intérieur de son domicile.

Durant 8 mois, la petite Syviane a passé quasiment toute la journée dans cette cellule dominicale avant d’être transférée chez un pasteur pour sa supposée délivrance.

Le pasteur, lui-même sans pitié, a maintenu la petite Sylviane durant un an et demi chez lui au quartier Benz-vi avec toute la souffrance infligée avant que la petite Sylviane ne s’éclipse de sa cellule chez le pasteur seulement hier lundi 5 mars 2018.

Entre temps, durant les deux années passées dans les cellules de son papa puis du pasteur, la petite Sylviane n’a pas mis les pies à l’école, ce qui a choqué ses parents du côté maternel.

Contactés par CNC sur l’absence de la fille en circulation pendant deux ans sans aucune inquiétude de leur part, ces derniers nous ont expliqué qu’à leur demande sur la disparition de la petite, le colonel Alfred Lapadjo répond que celle-ci est déjà  partie en France pour ses études. Elle est partie pour ses études en France, alors qu’elle est en train de croupir dans une cellule au domicile de son propre papa à Bangui.

Contactée dans le cadre de cette affaire, la rédaction du CNC a pu dépêcher des journalistes sur place pour couvrir l’événement.

Par ailleurs, nous avons tenté en vain de joindre le colonel Alfred Service pour recueillir sa version des faits, mais on nous a informé qu’il est au Gabon avec le Chef de l’État. La belle-mère de son côté, elle est injoignable au téléphone.

Cette affaire, loin d’étonner plus d’un, soulève d’énormes souffrances infligées aux enfants dans ce pays.

Selon une source proche des parents de la petite, des avocats ont été saisis sur ce dossier. L’affaire prend une autre tournure déjà. Seule la justice pourrait trancher.

Rappel, le prenom de la petite est modifié pour des raison de confidentialité.

 

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Centrafrique : bras de fer entre le Haut Conseil de Communication et les soutiens du Président Touadera.

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Centrafrique : Bras de fer entre le Haut Conseil de Communication  et les Soutiens de Touadera

 

 

 

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Monsieur Josué Richard Pouabi, Président du HCC. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, le 5 mars 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ce samedi 3 mars, le Président du Haut conseil de la communication (HCC), José Richard Pouambi a signé la Décision n° 07/HCC/P/VP/RG/18, interdisant aux Soutiens du Président de la République, notamment le Comité de soutien du Chef de l’Etat incarné par son indomptable Porte-parole Blaise Didacien Kossimatchi, d’avoir accès au médias d’Etat. La réaction de ce dernier n’a pas tardé, il vient d’intervenir dans la presse pour déclarer ouvertement la guerre à l’institution républicaine en charge de la régulation des communications.

Kossimatchi, en l’entame de sa réaction parle d’une décision « incendiaire » et qualifie de « coup d’Etat » la prise de position du Haut conseil de la communication. Plus loin, le Porte-parole du comité de soutien au Chef de l’Etat évoque des probabilités pour la dissolution pure et simple du bureau du HCC.

En effet, Kossimatchi est bien connu sur la place comme celui qui n’a pas la langue dans la poche : il crache le cru et dénonce ou accuse parfois des hautes personnalités qu’il estime être dans des manœuvres « dilatoires » à l’encontre des actions que mène le Président Touadera.

La dernière goutte d’eau qui a fait déborder le vase aura été la dernière déclaration de Kossimatchi à la presse, en date du jeudi 1er mars dernier. A l’occasion, non seulement Kossimatchi, dans sa énième dénonciation, s’en prenait à ce qu’il a appelé « des manœuvres dilatoires » du bureau de l’Assemblée nationale, en prélude à l’élection pour le renouvellement dudit bureau qui devrait se tenir samedi dernier, mais le Porte-parole du comité des soutiens au Chef de l’Etat a invité sa base à prendre d’assaut le Palais du peuple, si élection il y avait samedi dernier pour, dit-il, empêcher des fraudes qui seraient orchestrées par le Groupe parlementaire ‘’Le Chemin de l’espérance’’ du PAN, Abdou Karim Meckassoua au détriment du groupe ‘’Les Cœurs unis’’ du Président Touadera.

Le HCC voit dans les propos tenus par Kossimatchi dans cette dernière déclaration comme étant une incitation à la haine et à la violence. Voilà qui motive la décision du HCC. « …L’Assemblée plénière des Hauts conseillers entendue, décide : Article 1er, l’accès aux médias de services publics est formellement interdit à Monsieur Didacien Blaise Kossimatchi pour une durée de douze (12) mois. Il s’agit des médias suivants : Radio Centrafrique ; Télévision centrafricaine (TVCA) ; Agence Centrafrique Presse (ACAP)… », peut-on lire en substance.

Le motif évoqué par l’institution de régulation des communications est unique : « récidive dans les propos incitant à la haine, à la violence et à la sédition ».

Le bras de fer ne semble que commencer.

A suivre…

 

Copyright2018CNC.

 

Le touaderateur Didatien Kossimatchi. Photo : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : l’insécurité au quartier Pk11, les patrouilles des forces de l’ordre se multiplient.

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Centrafrique : l’insécurité au quartier Pk11, les patrouilles des forces de l’ordre se multiplient.

 

 

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Patrouille des forces de l’ordre dans les rues de la capitale centrafricaine Bangui. Copyrightautremédia.

 

 

 

Bangui, le 5 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Comme nous l’avons annoncé dans l’un de nos précédents articles sur le niveau insupportable de la criminalité au quartier PK11 à la sortie nord de Bangui, la réaction des forces de l’ordre ne se fait pas attendre. Pour preuve,  les patrouilles nocturnes  des forces de sécurité intérieure  se multiplient dans le secteur pour débusquer les assaillants.

 

Selon les témoignages de certains habitants du quartier PK11 contactés par CNC, les forces mixtes de l’ordre, composées des gendarmes et des policiers, multiplient des patrouilles depuis le vendredi dernier dans le secteur pour tenter de débusquer ces malfrats qui écument le coin et ne cessent d’attaquer les paisibles citoyens chez eux.

D’après une source proche du ministère de l’intérieur, c’est finalement sur lordre du ministre de la sécurité publique le général Wanzet Lingassara, lui-même habitant dudit quartier et témoin d’une tentative de vol en arme blanche devant le bar-restaurant Mérifique, que son chef de sécurité décide de mettre les choses en ordre.

Pour le moment, le secteur du PK11 est totalement calme la nuit, mais pour combien de temps ? Beaucoup apprécient la réaction rapide des forces de l’ordre sur cette situation chronique de l’insécurité qui gangrène ce quartier résidentiel dans lequel, le Premier ministre et son ministre de sécurité publique, ainsi que  le Chef d’État major et le 2e vice Président de l’Assemblée nationale y réside.

Le seul problème soulevé par les habitants de ce quartier, c’est que les malfrats du coin, identifiés comme des ex-combattants de la Séléka regroupés dans le camp rdotent, hagissent souvent dans des endroits sombres où les phares des véhicules ne pourraient pas les déranger.

On nous a signalé que la plupart du temps ces malfrats attaquent au groupe d deux ou trois assaillants  et la présence d’un véhicule, même de passage, les pousse à ne rien faire. Le mieux pour les forces de l’ordre, selon certains témoignages recueillis par CNC, c’est de patrouiller à pied comme des civils afin de les débusquer.

Toutefois, l’action des forces de l’ordre ce dernier temps est appréciée localement. L’essentiel que ça dure.

 

 

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Centrafrique : Désormais toute exportation subordonnée à la délivrance du BESC

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Centrafrique : Désormais toute exportation subordonnée à la délivrance du BESC

 

 

 

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Le Ministre des finances Henri-Marie Dondra. Copyrightautremédia.

 

 

Bangui, le 5 mars 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

C’est une décision du Ministère des Finances et du Budget. En effet, c’est par Note circulaire n°0355/18/MFB/DIR-CAB/DGDDI du 1er mars 2018, que le Ministre des Finances et du budget, Henri Marie Dondra a donné l’instruction gouvernementale.

Dans le souci toujours de meilleure traçabilité et de la bonne gouvernance et la gestion en toute transparence des recettes publiques, le Ministre Henri Marie Dondra prend la courageuse décision de soumettre toute exportation au cachet unique d ANTASER BVBA. Ce cachet est marqué par le Bordereau électronique de suivi de cargaisons (BESC).

Cette réforme, faut-il le préciser, est la résultante des clauses du contrat que le Gouvernement de la République a signé avec ANTASER BVBA.

« Il est porté à la connaissance des exportateurs, commissionnaires en douane agrées et usagers, qu’à compter de la date de signature de la présente, toute exportation au départ de la République centrafricaine est subordonnée à la délivrance du Bordereau électronique de suivi de cargaisons (BESC), conformément aux clauses du contrat signé entre le Gouvernement centrafricain et ANTASER BVBA », peut-on lire entre les lignes de la Note circulaire.

Et, au Ministre des Fiances d’insister en ces termes : « J’attache du prix à la stricte application de la présente circulaire qui ne doit souffrir d’aucune entorse »

Notons que cette réforme intervient quelques jours seulement après la formation des Cadres de la Douane au Logiciel SIDONIA++, afin de rendre facile, rapide et efficace la collecte et le traitement des données.

 

 

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Tchad : plusieurs détenus sont victimes de la lenteur judiciaire.

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Tchad : plusieurs détenus sont victimes de la lenteur judiciaire.

 

 

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Le siège de la maison d’arrêt de Ndjaména au Tchad. Photo : Voix Afrique.

 

 

 

Bangui, le 5 mars 2018.

Par :  André Kodmadjingar,

 

Au Tchad, plusieurs détenus de différentes maisons d’arrêts du pays dont les dossiers sont confiés à des juges d’instruction passent plusieurs années sans être situés sur leur sort.

Le dernier cas est celui du directeur de la compagnie Air Inter 1 (one), Mathias Tsarsi, arrêté et détenu depuis septembre 2017. Son conseiller parle d’une détention politique.

Inculpé le 30 septembre 2017, pour financement du terrorisme, blanchiment d’argent, faux et usage de faux, Mathias Tsarsi, directeur de la compagnie Air inter 1 de droit tchadien et quatre autres personnes croupissent à la maison d’arrêt de N’Djamena.

Maître Olivier Gouara, avocat de Babouri, à N’Djamena, au Tchad, 3 mars 2018. (VOA/André Kodmadjingar)

Pour Me Olivier Gouara, l’un des avocats du directeur de la compagnie Air inter 1, l’accusation s’appuie sur un document qui n’existe pas.

“On a prétendu qu’il y avait des faux documents”, sur l’affaire de l’Airbus,

“mais nous n’avons pas vu ce faux”.

> t en exigeant la libération de son client, Me Olivier Gouara demande au gouvernement tchadien d’ouvrir une enquête sérieuse sur cette affaire. Car dit- il son client ne peut pas être bouc émissaire dans cette affaire.

Comme Mathias Tsarsi, directeur de la compagnie Air inter 1, d’autres personnalités sont aussi victime de cette lenteur judiciaire.

Il s’agit du général Mahamat Abdoulkader Oumar, alias Baba Ladé, ex-préfet de la grande Sido au Sud Tchad, inculpé pour association des malfaiteurs et incendie volontaire, est détenu depuis janvier 2015 à la maison d’arrêt de haute sécurité de Koro Toro au Nord du pays, sans aucune forme de procès.

Le blogueur Mayadine Mahamat Babouri, arrêté le 30 septembre 2016 à N’Djamena pour ses critiques acerbes sur les réseaux sociaux, contre le régime au pouvoir dont il fait partie de la lignée familiale est toujours en séjour prolongé à la maison d’arrêt de Moussoro.

 

Le ministre de la justice Djimet Arabi explique qu’il est conscient de cette lenteur judiciaire.

“Certains juges d’instructions qui ont été nommés n’ont pas les compétences requises”, a-t-il déclaré. “Nous sommes en train de faire un réaménagement pour nommer des magistrats compétents”, afin de réduire les procédures à un an.

Comme l’a reconnu le premier responsable du département de la justice, ces magistrats compétents qui seront nommés, feront diligence pour que leur concitoyens incarcérés soient situés sur leur sort.

 

Voix Afrique.