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Centrafrique : Touadera réaffirme sa volonté de sortie de crise que par le dialogue à travers le DDRR

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Centrafrique : Touadera réaffirme sa volonté de sortie de crise que par le dialogue à travers le DDRR

 

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Le President Faustin Archange TOUADÉRA.

 

 

Bangui, le 01 septembre 2017.

Par : la Présidence.

 

Nous vous proposons dans les colonnes qui suivent la totalité du discours du Présidents de la République, Chef de l’Etat, le professeur Faustin-Archange Touadéra, lors de la cérémonie de lancement officiel du programme pilote du DDRR, mercredi 30 août 2017.

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,CHEF DE L’ÉTAT, PRÉSIDENT DU COMITE STRATÉGIQUE DDRR/RSS/RN A L’OCCASION DE LA CEREMONIE DE LANCEMENT DU PROJET PILOTE SUR LE DÉSARMEMENT, DÉMOBILISATION, REINTEGRATION ET RAPATRIEMENT (DDRR)

  • Honorable Président de l’Assemblée Nationale ; • Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; • Mesdames, Messieurs les Présidents des Institutions de la République ; • Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement ;  • Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la Minusca ; • Mesdames, Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques et Postes Consulaires ; • Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations internationales ; • Mesdames et Messieurs les membres du Bureau de l’Assemblée Nationale; • Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui ; • Messieurs les Représentants des groupes armés ; • Distingués invités ; • Mesdames, Messieurs. En procédant ce jour au lancement officiel des opérations de Désarmement, Démobilisation Réintégration et Rapatriement des Groupes Armés identifiés et ayant accepté le processus de DDRR en cours en République Centrafricaine, je mesure à sa juste valeur l’attention que tout le pays porte à cet évènement tant attendu depuis le retour à l’ordre constitutionnel.  • Mesdames, Messieurs, • Distingués invités, En Juillet 2016, j’ai mis en place les organes stratégiques de DDRR, RSS et Réconciliation Nationale.  Il s’agissait d’une Coordination DDRR/RSS/RN avec trois piliers qui sont le DDRR, la RSS, et la Réconciliation Nationale.  J’ai nommé des Hauts cadres de notre pays pour développer et conduire les stratégies dans ces différents piliers. J’ai défini de manière claire le travail à réaliser dans ces différents domaines en tenant compte des attentes de notre population et des préoccupations des pays voisins, ainsi que de la Communauté internationale.  Comme je l’ai toujours dit et je continue à le dire, tout le travail à faire doit se baser sur le dialogue, car selon mon entendement, après une volonté politique forte et affirmée, la mise en place d’un dispositif de dialogue inclusif complètera le maillon de la chaîne qui nous conduira vers la sortie de cette crise.  Pour mieux aborder les activités du Programme National de DDRR, la stratégie que j’ai instruite est de démarrer par un projet pilote pour voir les forces et corriger les faiblesses avant de mettre en œuvre le grand projet.  A cet effet et comme vous venez de suivre dans la présentation du Conseiller DDRR, chaque Groupe armé a produit une liste de 40 éléments de ses adhérents dont 20 seront intégrés dans les FACA et 20 autres orientés dans les programmes socio-économiques. Après un an de travail intense, nous sommes aujourd’hui réunis ici au siège de l’Unité d’Exécution du Programme National de DDRR pour lancer officiellement le démarrage du Projet pilote de DDRR. Huit (8) sites sont potentiellement identifiés pour ces actions et le processus commencera par Bangui et progressivement s’étendra vers l’arrière-pays. Je sais qu’il y a encore des poches d’insécurité sur le terrain, mais je sais aussi qu’après les longues discussions que nous avons eues dans notre plate-forme d’échange qui est le Comité Consultatif et de Suivi du DDRR, la volonté de tous les acteurs est manifeste pour la réussite de ce projet pilote car il y va de la vie de nos concitoyens, de la restauration de la paix et de la cohésion sociale.  • Mesdames, Messieurs, • Chers Compatriotes ; Ne vivez pas au rythme des rumeurs qui peuvent vous déstabiliser et remettre en cause les efforts déployés par les dirigeants à qui vous avez fait confiance pour conduire cette mission délicate de sécurité et de paix, avec l’appui de tous les partenaires qui nous accompagnent.  Nous écoutons par ci et par là que « le DDRR ne va pas réussir », que « le DDRR est un rêve », que « le DDRR est à l’arrêt » etc. Il est vrai que vous avez des attentes, mais il est aussi vrai qu’il faut travailler avec méthode.  Ceux qui racontent ces rumeurs ne sont pas dans le processus, et ne maîtrisent pas le travail important de conception, de planification préalable et de mobilisation des ressources pour éviter les erreurs du passé.  Nous devons donc rester sereins et soutenir les efforts en cours.  Le DDRR, ce n’est pas l’affaire du Président de la République seul, ni du Président de l’Assemblée Nationale seul, ni du Premier Ministre seul, ni des chrétiens seuls, ni des musulmans seuls, mais c’est l’affaire de tous les centrafricains, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et de tous ceux et celles qui veulent aider notre pays à se relever.  Qui que vous soyez, où que vous soyez, vous avez besoin de la sécurité pour vous-même, pour votre famille, pour bien mener vos affaires.  Pour tout cela, nous avons besoin du DDRR pour ouvrir les perspectives pour notre avenir, l’avenir de nos enfants et nos familles, ainsi que celui du développement de notre pays.  C’est pourquoi, des Experts de haut niveau de notre pays et de la Communauté Internationale travaillent chaque jour, sous ma supervision et suivi direct, en tant que Président du Comité Stratégique du DDRR/RSS/RN, dans des équipes dynamiques, à faire aboutir ce grand programme d’intérêt national confié à la Coordination DDRR/RSS/RN.  J’invite les médias à accompagner le processus du DDRR en cours en vue d’une gestion professionnelle des nouvelles, et à aider les populations à s’approprier le processus de paix et de réconciliation.  C’est ensemble que nous relèverons les défis de l’insécurité, de la cohésion sociale, de la pauvreté et du vivre ensemble dans notre pays.  A la communauté internationale, j’adresse toutes mes reconnaissances et celles du peuple Centrafricain pour tous les sacrifices consentis et l’aide qu’elle ne cesse d’apporter pour nous accompagner dans ce processus de relèvement du pays afin de soulager les souffrances des Centrafricains victimes de l’engrenage de la haine et de la violence.  A mes compatriotes des groupes armés, je vous encourage pour la lucidité que vous avez manifesté en adhérant aux accords de paix et de cessation des hostilités en participant de manière très active dans les différentes sessions du CCS qui nécessitent la contribution positive de nous tous.  Le plus difficile reste l’application des dispositions de ces Instruments signés. Avec une dose de bonne volonté, les conseils et soutiens de tous, nous y parviendrons.  A la Coordination DDRR/RSS/RN dont je mesure la complexité de la Mission et les défis à relever, je vous dis un seul mot : « Persévérez ».  Pour finir, je réitère mon engagement à tout mettre en œuvre pour le retour à la paix, à la sécurité et au vivre ensemble en République Centrafricaine. Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son peuple

 

 

Centrafrique : Pour quelle raison le ministre Youssoufa Yérima Mandjo dissout la FNEC ?

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Centrafrique : Pour quelle raison le ministre Youssoufa Yérima Mandjo dissout la FNEC ?

 

 

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Les éleveurs Centrafricains

 

Bangui, le 01 Septembre 2017.

Par : un lecteur du CNC. 

 

Ils sont très remontés et veulent se révolter contre le Ministre Youssoufa yérima Mandjo pour avoir commis un acte qui ne relève pas de sa compétence ni ses attributions de ministre : la dissolution de la Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricains, une association apolitique régis par la loi de 1961, complétée par les statuts et le règlement intérieur.

Mes frères de Yelewa, sachez que même si votre frère Ministre Résident Youssoufa Mandjo vous abandonne le Président Touadera est toujours avec vous.  À un moment donné où nous avions pensé et cru que le Ministre de l’élevage était notre porte-parole auprès du Gouvernement car, lui-même étant fils d’éleveurs, devrait porter notre voix partout et défendre nos intérêts moraux et matériels, celui-ci est aujourd’hui devenu la cause de notre souffrance.

Levons-nous comme un seul homme pour lui dire non et non au mépris qu’il nous manifeste depuis sa nomination à la tête du département de l’élevage.  Depuis qu’il est nommé notre Ministre, nous ne l’avons jamais vu au chevet de nos éleveurs, ni au chevet de notre élevage plus que jamais menacé de disparition.

Ce fils d’éleveurs a dissout aujourd’hui notre FNEC qui a toujours fait notre fierté. La FNEC est d’office dissoute par un arrêté signé du Ministre Mandjo. Il a mis en place un comité ad hoc pour gérer pendant six mois les actifs sous sa propre responsabilité.  Souvenez-vous du COPES ? C’était lui qui avait mis en place un comité ad hoc pour la gestion de la FNEC. Il nous avait demandé un bœuf chacun au nom du président Bozizé, or c’était des montages pour nous voler nos bétails. Nous disposons des preuves irréfutables.  Aujourd’hui il vous demande encore des sacrifices pour reconstruire une ferme d’élevage autour de Bangui. Nous disons non, car nous savons que le Président Touadera ne nous a jamais rien demandé.

Soyons vigilants chers parents. Je ne veux pas de poste de Ministre. Je veux dépendre vos intérêts moraux et matériels. Ensemble nous vaincrons.

Ces mots sont du Lamido Issa Bi-Amadou, nous n’avons fait que le porter à votre connaissance. Mais affaire à suivre pour un éclaircissement.

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DU MLPC CONDAMNANT LES ALLÉGATIONS MENSONGÈRES DE LUCÉ RAYMOND BOMONGO SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX.

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CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DU MLPC CONDAMNANT LES ALLÉGATIONS MENSONGÈRES DE LUCÉ RAYMOND BOMONGO SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0247.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du MLPC

 

 

COMMUNIQUÉ

 

Depuis quelques heures, des « fake news » ou campagnes d’intoxication du peuple centrafricain, diffusant délibérément des informations fausses et truquées, sont relayées à profusion sur la toile, accusant gratuitement Monsieur Martin ZIGUELE, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(M.L.P.C) de vouloir- par un coup de force militaire, et ce avec la complicité de la FACA et notamment l’aval du Président congolais Mr SASSOU NGUESSO- renverser le régime du Président Faustin Archange TOUADERA en vue d’une troisième transition.

Cette énième campagne d’intoxication, fomentée par un certain BOMONGO Lucé Raymond n’a d’autres objectifs que de ternir l’image d’un digne fils de la Centrafrique dont le patriotisme, l’intégrité et la loyauté aux valeurs de la République ne sont plus à démontrer.

Fort de cela, le M.L.P.C, grand parti démocratique, dénonce avec la dernière énergie ces accusations mensongères et spécieuses qui ne relèvent que de l’affabulation et condamne très fermemen, par la même occasion, ces stratagèmes politiques à caractère moyenâgeux qui continuent malheureusement de tirer la Centrafrique et les centrafricains vers le bas.

Le M.L.P.C, parti de masse et pédagogie, prend donc à témoin l’opinion nationale et internationale, le gouvernement centrafricain, ainsi que toutes les institutions de la République et en appelle au sens de responsabilité.

D’ores et déjà, une plainte contre Lucé Raymond BOMONGO est entrain d’être déposée tant à Bangui que dans son pays de résidence actuelle qui se trouve en Europe, afin qu’il apporte clairement les preuves de ses graves accusations qui n’honorent pas la République.

A titre de rappel, le M.L.P.C a toujours été un grand parti républicain, épris de paix et qui a inscrit dans le Panthéon de ses valeurs la « DEMOCRATIE », son seul et unique moyen d’accéder au pouvoir de l’État.

Ces manœuvres de bas étages de Lucé Raymond BOMONGO consistent à diviser le peuple centrafricain, mais le M.L.P.C répondra par l’unité sans faille de ses militants lesquels réaffirment leur soutien à leurs dirigeants dont l’Honorable Martin ZIGUELE.

 

 Fait à Paris le 30 août 2017

 Le Porte-parole du Parti

 

 

 

Chancel SEKODE NDEUGBAYI

Centrafrique : nomination des préfets, un grand pas en arrière.

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Centrafrique : nomination des préfets, un grand pas en arrière.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2373.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA
Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA

 

 

Bangui, le 30 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Par un décret signé du Président de la République Faustin archange TOUADÉRA et cosignés par le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, 16 personnalités ont été nommées Préfets des 16 préfectures que compte le pays. Cette nomination, qui devrait être une décision qui s’ajoute aux différentes tentatives de la réconciliation entre tous les Centrafricains, n’est rien d’autre qu’un signe pouvant envenimer la situation. Analyse.

D’après le décompte des personnalités nommées, la parité homme-femme cède sa place à une nouvelle parité Militaire-Civil. 8 officiers militaires, 1 sous-officier de la gendarmerie en retraite depuis plus de 5 ans et 7 civils ont été coptés pour être nommés Préfets. Malgré l’exigence de la loi sur la parité votée à la va-vite par la nouvelle Assemblée nationale et publiée par le président de la République Faustin Archange Touadéra, seulement 2 femmes promues préfètes en lieu et place de 5 femmes.

En plus de la violation de la loi, le gouvernement verse de l’eau chaude sur le processus de réconciliation et de la cohésion sociale. Pas un seul fils du pays de confession musulmane propulsé à cette prestigieuse fonction. Et cela commence à susciter des interrogations et de mécontentements au sein de la coalition séléka, composée majoritairement des nordistes ayant pour religion, l’Islam.

« Nous avons pris les armes contre le mépris et l’injustice imposés aux cadres de la région du nord ». a fait savoir à CNC un leader militaire de la séléka, une rébellion composée à majorité des gens de la région issus de la région du Nord notamment la Vakaga et le Bamingui-Bangoron. Et de conclure « Le gouvernement Sarandji reste dans la logique du mépris des cadres du Nord et c’est inadmissible ».

Pourquoi un tel geste du gouvernement ?

Difficile de le savoir pour l’heure, mais selon certains analystes politiques contactés par CNC, ce geste du gouvernement n’est pas le premier du genre depuis sa formation il y’a plus d’un an. Depuis la fin de la transition, les cadres de confession musulmane sont souvent marginalisés dans les différentes nominations, et ce, du cabinet du Président de la République au cabinet du Premier ministre en passant par ceux des ministères, nous ont fait remarquer ces analystes.

Sarandji , un garçon acariâtre pour la renonciation.

Pour nombreux d’observateurs de la vie politique centrafricaine, Mathieu Simplice Sarandji est un garçon de caractère, un homme qui tire ses plaisirs dans la souffrance des autres. Un homme qui aime se conjuguer avec le mot « séparer » qui lui rapporte à lui seul que « réconcilier » qui rapporte aussi aux autres.

D’après ces observateurs, le Premier ministre, en proposant de nommer les militaires au poste de préfets, tente, malicieusement ,de bâcher l’essence même du conflit, à savoir les causes, qui ont poussé ces gens à prendre les armes et à faire tirer les grègues de son ancien grand ancien patron.

Pour bon nombre des Centrafricains contactés par CNC, le gouvernement n’a pas compris le sens de redéploiement des FACA sur le terrain. « Redéployer les FACA ne signifie pas nommer des FACA préfets » commentent un groupe d’étudiants de l’Université de Bangui.

« Ces militaires trouveront des prétextes pour ne pas prendre service » a fait savoir un enseignant.

« Sarandji jette certains préfets dans la gueule de loup » titrent certaines presses. « des dents aiguisées les attendent » commente un lecteur.

Selon une source autorisée à l’État-major, une dizaine des officiers généraux, dont des anciens ministres et anciens Chefs d’État-major des armées, ont été contactés par le gouvernement pour être nommés préfets, mais ceux-ci ont purement et simplement refusé l’offre du point de vue de la procédure. Ce qui justifie la nomination de ces officiers subalternes et sous-officiers.

Rappelant que la politique de nomination des militaires comme préfets ont vu le jour en 1981 après la prise de pouvoir par la force des armes du général d’armée André Kolingba qui misait sur ses frères d’armes pour préserver la paix et restaurer la confiance entre son régime et la population. Mais pour Sarandji,? L’avenir nous le dira.

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Le bras de fer Touadera/Meckassoua désormais sur le terrain judiciaire

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Centrafrique : Le bras de fer Touadera/Meckassoua désormais sur le terrain judiciaire

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2462.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo des supposés mercenaires tchadiens d'Adoul Karim MECKASSOUA incarcérés à la Section des Recherches et d'Investigation (SRI) . CopyrightCNC
Photo des supposés mercenaires tchadiens d’Adoul Karim MECKASSOUA incarcérés à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) . CopyrightCNC

 

 

Bangui, le 30 août 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Visiblement, le Chef de l’Etat est déterminé à en savoir exactement sur les rumeurs de coups d’Etat contre son régime gracieusement acquis par voix d’élections démocratiques et sans investissement massif comme chez d’autres candidats. Sur instruction du Président de la République, une Commission d’enquête judiciaire forte d’une dizaine de Membres est à pied d’œuvre depuis plus d’un mois pour faire toute la lumière sur cet état des choses. Jeudi 24 août 2017, Touadera a fait défiler premièrement devant cette Commission d’enquête, les Membres de son Comité de soutien Coordonné par Daniel Ngrepayo avec comme Porte-parole Blaise Didadien Kossimatchi, auteurs des déclarations d’accusation et de dénonciation des coups d’Etat.

Jeudi 24 août dernier, les soutiens de Touadera, principalement le Porte-parole Blaise Didacien Kossimatchi et Joachim Kokaté étaient convoqués par la Commission d’enquête judiciaire mise en place pour faire la lumière sur les allégations de coups d’Etat contre Touadera. Il était question pour ces derniers de soutenir devant la dizaine des Membres de la Commission d’enquête, les accusations de coups d’Etat portées contre certaines personnalités politiques. Kokaté étant encore à l’extérieur, c’est Kossimatchi assisté de Kevin Fanambi qui a répondu présents.

Il faut rappeler que le Chef de fil de l’opposition centrafricaine, Anicet Georges Dologuélé et l’actuel Président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua ont été explicitement cités par les soutiens de Touadera d’être les intelligences des mouvements de déstabilisation du pouvoir en place.

Le premier accusé lui, été enregistré clandestinement par le capitaine Joachim Kokaté dans un entretien plutôt amical au domicile de celui-ci, mais qui portait sur un plan déjà mis en place pour que le régime de Touadera soit complètement tombé et que de nouveaux dirigeants prennent les affaires de sortie de crise en RCA en main. Cet enregistré a fuité dans la presse et largement vulgarisé tant en audio que dans le presse écrite. Jusque-là, il n’y a pas une déclaration formelle de l’accusé pour dénoncer cette accusation si ce n’est une menace d’une plainte à la justice.

Le second accusé lui, a été cité plutôt par des présumés mercenaires qui seraient venus du Tchad à la solde de lui-même Meckassoua pour perpétrer un coup d’Etat contre le régime de Touadera. Ce fait également a été largement publié dans la presse nationale et internationale, souvent avec photos et témoignages des mercenaires à l’appui. Tout comme pour le premier accusé, le second n’a dit mot. Est-ce qu’on peut dire que ‘’qui ne dit mot consent’’ ? Rien à répondre, du moins pour le moment. Aux dernières nouvelles, l’on apprend sur la toile  que la famille de Meckassoua serait déjà au Cameroun.

A toutes ces accusations viennent s’ajouter d’autres faits tels la saisie de plus de 80 talkies walkies sur certains individus à l’aéroport en provenance de la ville de Yakoma en RD. Congo, comme l’a indiqué le Directeur général adjoint de l’Immigration et Emigration, Bienvenu Nguimalé. Pas plus tard qu’hier, il y a une rumeur de découverte de cache d’armes à Ouango que la Police serait déjà sur le point de démanteler.

Tout ceci n’est que de nature à confirmer le machiavélique projet de déstabilisation dénoncé.

Et, Touadera voudrait en avoir le cœur net.

La justification de la mise en place d’une Commission d’enquête judiciaire avec mission unique de faire toute la lumière sur ces nombreuses allégations de coups d’Etat se trouverait dans la préoccupation profonde du Chef de l’Etat de voir clair dans cette affaire.

Pour mieux s’y prendre, Touadera fait défiler en premier lieu, devant ladite Commission d’enquête judicaire les Membres de son Comité de soutien, auteurs de ces allégations de coups d’Etat. C’est ainsi que jeudi 24 août dernier, Kevin Fanambi et Blaise Didacien Kossimatchi ont été entendus par ladite Commission d’enquête. Même si rien ne filtre encore sur cette audience, le moins qu’on puisse dire est que Kossimatchi a une méthode assez particulière pour dénoncer les faits que le Comité de soutien au Président de la République estime être les manœuvres de déstabilisation du pouvoir. A chaque fois, il fait des déclarations à la presse avec des preuves à l’appui, tant pour Dologuélé où il a remis l’intégralité de la conversation aux journalistes, tant pour Meckassoua où il est arrivé à présenter les photos des présumés mercenaires et leur déposition devant la justice, ainsi que les versets coraniques retrouvés dans leurs téléphones.

Evidemment, de sources proches du dossier, Kossimatchi aurait remis des éléments de preuve complémentaire plus compromettants pour les leaders politiques accusés dans cette affaire de déstabilisation aux Membres de la Commission d’enquête judiciaire, au moment de son audition.

Seulement en faisant passer le premier, son propre comité de soutien devant cette Commission d’enquête judiciaire, l’on voit clairement la détermination du Chef de l’Etat à mettre fin à ces rumeurs pour que vérité puisse jaillir, en sorte que le peuple centrafricain tout entier sache qui fait quoi pour son mal ou pour son bien ?

Et se faisant, l’on ne doute pas sur l’intention du Président de la République, vues les nombreuses preuves détenues par son Comité de soutien, d’affronter Meckassoua et Dologuélé et compagnies sur le terrain judiciaire. En attendant, les deux accusés, étant des Elus de la Nation en exercice, la question de la levée de leur immunité parlementaire devra être posée pour leur permettre de répondre à leur tour devant la Commission d’enquête judiciaire à l’œuvre.

A suivre…

Centrafrique : la PDG de Plan International en visite de travail à Bangui

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Centrafrique : la PDG de Plan International en visite de travail à Bangui

 

 

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Madame Anne-Birgitte Albrectsen, PDG de l’ONG Plan internationale.

 

Bangui 29 août 2017, CNC

Par Eric NGABA

 

La République Centrafricaine reçoit ce mardi 29 août la visite de la Présidente Directrice Générale de Plan International, Anne-Birgitte Albrectsen. Cette visite de trois jours permet à la PDG de Plan International de voir sur le terrain la réponse humanitaire de Plan International en République Centrafricaine, rencontrer les autorités nationales et la communauté humanitaire, ainsi que les bénéficiaires dans les communautés. Elle sera également l’occasion d’échanger sur les défis auxquels font face les acteurs humanitaires pour répondre à la crise que vit le pays depuis plusieurs années.

La crise centrafricaine ne doit pas tomber dans l’oubli même si la situation s’améliore globalement, mais les conditions sécuritaires, sociales et humanitaires restent critiques. En 2017 La coordination humanitaire a dénombré plus de 2,3 millions de personnes soit près de la moitié de la population qui ont besoin d’une assistance humanitaire.

Par ailleurs, l’UNICEF a estimé à plus de 2 millions d’enfants qui sont affectés par la crise, dans un pays où les services sociaux de base se sont fortement détériorés. C’est dans ce contexte que Plan International Centrafrique recevra la visite de la Présidente Directrice Générale de Plan International dans la dernière semaine du mois d’août 2017.

La visite de terrain permettra à Anne-Birgitte Albrectsen, PDG de Plan International de rencontrer les enfants et les communautés avec lesquels Plan International met en œuvre des projets. Cela sera un moment de soutien fort à ces enfants qui ont tant soufferts des conséquences de la crise et qui continuent à avoir besoin d’un soutien stratégique de la part de tous les acteurs.

Dans son agenda, il est prévu le lancement officiel conjoint du Curriculum ECCD développé par le Comité Interministériel avec le soutien de Plan International. Le ministre de Plan et de la Coopération Internationale, celui de l’Education nationale et la ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale vont présider, le mercredi 30 août, la cérémonie officielle avec la Présidente Directrice Générale et le Directeur Régional de Plan International.

La PDG de Plan International effectuera le jeudi 31 un déplacement l’école primaire de Boda à l’intérieur du pays pour discuter avec les enseignants, les Jeunes reporters, les membres de l’Association des parents d’élèves, le staff du projet de Plan à l’école primaire de Boda. La rencontre avec les Leaders des communautés musulmanes et Chrétiennes pour échanger sur le processus du renforcement de la cohésion sociale a Boda à travers l’école y est prévue.

Plan International a commencé ses opérations en République Centrafricaine, depuis 2014, dans les secteurs de l’éducation et la protection des enfants en situation d’urgence. Les opérations de Plan International en Centrafrique sont gérées à partir du bureau de Bangui et des sous-bureaux de Berberati, Bossangoa, Boda et Kaga-Bandoro et couvrent les préfectures d’Ombela M’poko / Bangui, Mamberi Kadei, Ouham, Lobaye et Nana-Grebizi.

Dans un communiqué, le Directeur de Plan International Centrafrique, Selon Henri-Noel Tatangang, a rappelé que « l’objectif de l’organisation est que Les enfants et les jeunes touchés par le conflit en RCA aient accès à une éducation de qualité, à des possibilités de réinsertion socioéconomique et soient protégés contre la violence, l’exploitation, les abus et la négligence afin d’assurer leur bien-être grâce à la fourniture de services intégrés au niveau familial et communautaire».

Plan International est une Organisation Internationale humanitaire et de Développement Communautaire centrée sur l’Enfant sans appartenance religieuse, politique ou gouvernementale. Les efforts de Plan International visent à garantir que les enfants les plus marginalisés, reçoivent l’éducation et la protection auxquelles ils ont droits et qu’ils ne sont pas exclus des services et des processus de prise de décision.

Centrafrique : Une nouvelle rébellion de Mbrenga Takama, active dans le Mbomou.

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Centrafrique : Une nouvelle rébellion de Mbrenga Takama, active dans le Mbomou.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2526.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka
Les miliciens Anti-Balaka

 

 

Bangui, le 28 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Les attaques commises sur la population musulmane de Bangassou et celles tuant les éléments de la MUNUSCA les 13 et 14 mai dernier sont l’œuvre de la nouvelle rébellion qui n’a pas encore révélé son nom. En sa tête, Maxime Faustin Mbrenga Takama, sultan de Bangassou et ancien candidat malheureux à l’élection de la présidence de la transition.

D’après une source bien renseignée contactée par CNC, Maxime Faustin Mbrenga Takama, sultan de Bangassou, prépare sa rébellion depuis fin 2014 après son échec à l’élection de la présidence de la transition. Il nouait, à ce titre, des relations avec certains chefs rebelles de la République démocratique du Congo dont Freddy Libeba Baongoli. Selon cette source, Freddy Libeba Baongoli en compagnie de certains d’une dizaine de ses lieutenants, séjournaient plusieurs fois à Bangui et à Bangassou sur invitation de Maxime Faustin Mbrenga Takama. L’objectif de cette visite, affirme cette source, était entre autres, de constater de visu les éléments de Mbrenga, de lui fournir les moyens logistiques à sa mission, d’assurer leur formation, de ses éléments et de repérer les points stratégiques de la capitale à prendre d’assaut le moment venu. Le chef rebelle Baongoli qui prétend disposer de près de 3 000 hommes dans l’Équateur, entend mettre à la disposition de du sultan de Bangassou un millier.

Des sources sûres chuchotent d’ailleurs que la ville de Bangui serait déjà infiltrée par une centaine des hommes de Freddy Libeba Baongoli et d’autres se seraient positionnés dans la ville de Zongo, prêts à traverser à tout moment, le fleuve Oubangui. Ils sont pris en charge par le sultan Mbrenga et disposent des appareils talkies-walkies achetés en Ouganda et transités par la République Démocratique du Congo pour Bangassou puis Bangui.

Pour certains éléments de Mbrenga contactés par CNC depuis Bangassou, seule la nomination de ce dernier comme ministre dans le prochain gouvernement permettra le retour de la paix et de la cohésion sociale dans le Mboumou et le Haut Mboumou. Sinon, ils passeront à la vitesse supérieure.

Cette exigence des éléments de Mbrenga confirme la thèse selon laquelle, le sieur Mbrenga Maxime Faustin, qui savait qu’un coup d’État ne peut plus marcher, ne cherche qu’à se positionner sur l’échiqueté politique.

Il y’a lieu de rappeler que Maxime Faustin Mbrenga Takama est l’un des huit candidats aux élections organisées par le Conseil National de Transition-CNT-pour succéder à Michel Djotodja, poussé à la démission par le président Deby du Tchad. Élection remportée par Madame Catherine Samba-Panza. Maxime Faustin Mbrenga Takama, très ambitieux, avait déclaré lors de la compagne électorale radio diffusée, qu’il est l’unique Centrafricain le plus diplômé au monde, avec 7 doctorats en poche et plusieurs autres certificats et Master. Et il est l’homme qu’il le faut pour gouverner ce pays. Cette prétention d’intellectualisme avait hérité ces grands électeurs qui lui ont failli le chasser de l’hémicycle Conséquence, il a obtenu 0,0000%. Il continue de penser toujours qu’il reste l’homme qu’il le faut pour ce pays.

A suivre……

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Centrafrique : Annonce de la création d’un nouveau parti politique

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Centrafrique : Annonce de la création d’un nouveau parti politique

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0193.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Euloge Koi. CopyrightCNC
Monsieur Euloge Koi. CopyrightCNC

 

 

La République Centrafricaine, vaste de 623 000 km2 et peuplée seulement de 4,6 millions d’habitants, dispose d’énormes potentialités économiques plus que la plupart de ses voisins de la CEMAC, des pays africains, européens, américains et asiatiques.

Paradoxalement, elle est à la traîne de tous. Quelles en sont les raisons ?

Pourquoi cette pauvreté indescriptible ?

Les centrafricains sont-ils nés pour vivre dans la pauvreté, la souffrance, la misère, et mourir de famine et de maladie ?

N’ont-ils pas droit à une éducation de qualité , aux logements décents, aux structures et soins de santé appropriés, à une alimentation équilibrée, aux vêtements propres, et à une sécurité permanente ?  

N’ont-ils pas droit de circuler sur des bonnes routes asphaltées, des chemins de fer, des autoroutes, des échangeurs et avec des moyens de transport modernes comme bus haut standing, train, bateau ?

N’ont-ils pas droit à l’électricité permanente, à l’eau potable et aux sources d’énergies domestiques modernes ?

     Tout cela doit-il rester du domaine de l’histoire à raconter par ceux qui voyagent et qui voient ça ailleurs, à l’écrasante majorité qui n’a pas la chance de sortir du pays ?  

Quel plaisir ressentons-nous lorsqu’on revient des autres pays où toutes ces infrastructures existent ?

Mes chers compatriotes et tous ceux qui aiment ce pays et l’ont choisi comme leur deuxième partie, répondez-moi svp.

Tous les régimes politiques qui se sont succédé en RCA, ont lamentablement échoué dans leurs missions régaliennes de construction du pays. Aujourd’hui on parle de reconstruction comme si on avait déjà construit quelque chose qui serait détruit et qui nécessite la reconstruction. Cessons la distraction. Levons-nous et travaillons.

La RCA ne se résume pas qu’à sa capitale Bangui. Elle est constituée de ses 7 régions, 16 préfectures, 72 sous-préfectures, 175 communes et 8800 villages et quartiers.

Les projets et les efforts de construction doivent concerner l’ensemble de ces entités administratives.

Quelles infrastructures d’ordre général peut-on trouver dans nos seize préfectures qu’il me plaît de citer ici par ordre alphabétique ?

– Bamingui-Bangoran, chef-lieu : Ndélé ;

– Basse-Kotto, chef-lieu : Mobaye ;

– Haut-Mbomou, chef-lieu: Obo

– Haute-Kotto, chef-lieu : Bria

– Kémo, chef-lieu: Sibut

– Lobaye, chef-lieu : Mbaïki ;

– Mambéré-Kadéï, chef-lieu : Berbérati ;

– Mbomou, chef-lieu : Bangassou ;

– Nana-Gribizi, chef-lieu : Kaga Bandoro ;

– Nana-Mambéré, chef-lieu : Bouar ;

– Ombella-Mpoko, chef-lieu : Bimbo ;

– Ouaka, chef-lieu : Bambari ;

– Ouham, chef-lieu : Bossangoa ;

– Ouham-Pendé, chef-lieu : Bozoum ;

– Sangha-Mbaéré, chef-lieu : Nola ;

– Vakaga, chef-lieu : Birao.

C’est au regard de tous ces constats d’échecs et de désolation et face aux dérives et compromission des partis politiques classiques, que mes amis des 16 préfectures de notre pays et moi même,   animés par les énergies et la volonté d’agir autrement afin de créer une nouvelle dynamique au profit de la République, avons décidé de créer une nouvelle formation politique dénommée Parti d’Action pour la Prospérité et l’Emergence, PAPE-P16.

L’abréviation P16 signifie « Les 16 préfectures », comme pour dire que le PAPE est un parti véritablement national avec l’ambition de s’implanter dès sa sortie officielle sur l’ensemble du territoire national.

   À travers la création de ce mouvement politique, nous projetons de remettre les centrafricains au cœur des actions de développement intégral et équitable et faire de la RCA un pays où il fait bon vivre pour tous ses citoyens.

Je lance un appel à tous ceux qui sont pour l’enracinement de la démocratie, de la justice, de la paix, de l’unité dans la diversité et du développement, à venir rejoindre ce nouveau mouvement politique.

Concernant les ambitions du futur, le PAPE-P16, sera présent à tous les niveaux des élections démocratiques et cela dans toutes les circonscriptions du pays.

D’ici là, le PAPE-P16 se démarque de toute idée de lutte pour le partage du pouvoir actuel qui semble monopoliser toute l’attention de la classe politique au détriment des préoccupations réelles de la population.

Le PAPE-P16 déclare haut et fort que, conformément à ses idées républicaines et à son engagement citoyen, désormais plus rien ne se fera sans le peuple ni contre le peuple.

Chers compatriotes, l’heure a ???? sonné, le moment est arrivé pour nous engager à écrire les plus belles pages de notre histoire. Alors, levons-nous, mobilisons-nous et travaillons.

Vive le peuple

Que Dieu d’Abraham bénisse la République Centrafricaine

 

Dr Doctrouvé Euloge KOI

Président National

Email: beafrika.dek@gmail.com

Centrafrique: l’ONG Centrafrique Génération Fraternelle lance officiellement ses activités pour le relèvement du pays.

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Centrafrique: l’ONG Centrafrique Génération Fraternelle lance officiellement ses activités pour le relèvement du pays.

 

Les membres du bureau de l'ONG CGF. credit photo : Éric Ngaba,  CopyrightCNC

 

 

Bangui 27 août 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

L’ONG nationale dénommée Centrafrique Génération Fraternelle (CGF) a lancé officiellement le 26 août 2017, ses activités. Composée d’une vingtaine de membres et dirigée par Elodie Yvette Kossi, la CGF agit dans le domaine de l’éducation, de la culture centrafricaine, la cohésion sociale, le civisme et de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Le lancement de ses activités sur le territoire national a eu lieu au siège de l’organisation dans la commune de Bégoua, en présence des autorités, des responsables des associations et de la population locales.

 La République centrafricaine meurtrie par plusieurs années de crises militaro-politiques commencent à sortir de ses cendres grâce à la mobilisation de ses filles et fils qui ne cessent de mobiliser pour sortir le pays de l’impasse. L’on constate que les mutations sociales dans le pays depuis quelques années ont atteint une vitesse supérieure entrainant de nombreux problèmes sociaux.

Les répercutions sur la jeunesse sont énormes.

C’est ainsi qu’un groupe des jeunes, femmes, hommes principalement des paysans, ouvriers, cadres et étudiants ont longuement réfléchit sur l’avenir et le devenir de la jeunesse centrafricaine en créant l’ONG dénommée Centrafrique Génération Fraternelle. Dans son message, la présidente de CGF, Elodie Yvette Kossi, a appelé la population de Begoua à œuvrer pour la paix et les membres de CGF à se mettre au travail.

 « Chaque centrafricain habitant la commune de Begoua doit œuvrer pour le retour définitif de la paix et appuyer les autorités de notre commune dans les démarches et les initiatives de la cohésion sociale. Chers membres de CGF, vous constatez l’ampleur de la tâche qui nous attend. Il s’agira de nous interroger sur le type de l’association qu’il faudra préparer pour les générations à venir et sur l’essence même de la civilisation centrafricaine. C’est-à-dire accroitre sans cesse le bonheur par le travail dans la discipline, la solidarité et la fraternité », a-t-elle lancé.

 La CGF a comme devise la justice, la fraternité et la paix. Comme défini dans les statuts de l’organisation, la CGF s’est fixée comme mission de promouvoir les arts et la culture centrafricains, la paix et la tolérance, d’œuvrer pour la conscience citoyenne par des actions éducatives et pour la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

L’ONG compte venir à bout de sa mission dans deux ans à court terme, dans trois ans à moyen terme et dans cinq et dix ans à long terme.

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Médecins Sans Frontières réduit ses activités médicales à Batangafo suite à de graves incidents qui compromettent la neutralité et l’impartialité de son travail

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Centrafrique : Médecins Sans Frontières réduit ses activités médicales à Batangafo suite à de graves incidents qui compromettent la neutralité et l’impartialité de son travail

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2492.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du msf

 

 

Bangui, le 25 août 2017

Par : MSF.

 

Les hôpitaux sont des lieux pour tous et aucune personne malade ou blessée ne devrait se voir bloquer l’accès à des soins médicaux quand elle en a besoin. En dépit de la transmission répétée de ce message aux différents groupes armés, Médecins Sans Frontières (MSF) a fait face, cette semaine, à des événements qui l’ont contraint à réduire ses activités à Batangafo.

En effet, par leur présence aux alentours et souvent à l’intérieur de l’hôpital de Batangafo, les groupes armés entravent l’accès des populations venues se faire soigner ou simplement rendre visite à un malade. Le 10 et 11 août des coups de feu ont été tirés près de l’hôpital mettant en danger les patients, le personnel de santé et les populations civiles qui y ont cherché refuge et de vives tensions ont de nouveau éclaté le soir du mercredi 23 août.

Médecins Sans Frontières travaille selon les principes d’impartialité, de neutralité et d’indépendance. Cela signifie que ses équipes offrent des soins médicaux gratuits à tous, indépendamment de leur origine, de leur religion ou de leur idéologie politique et qu’elles ne prennent en compte que les besoins médicaux du patient dans les critères d’admission. Aussi, MSF ne prend jamais part à un conflit et travaille dans des structures neutres où les armes et les violences ne devraient jamais avoir leur place.

Ne pouvant appliquer ses principes, MSF a pris la difficile décision de réduire ses activités à l’hôpital de Batangafo aux services vitaux comme la chirurgie ou la maternité, ainsi que dans les centres de santé périphériques qu’elle soutenait. Pour rappel, ce n’est pas la première fois que MSF se voit forcée de réduire ses activités dans le pays à cause de l’insécurité, l’organisation avait déjà dû le faire à Zémio le 11 juillet 2017, lorsque deux hommes armés ont ouvert le feu dans l’établissement, tuant un bébé dans les bras de sa mère.

Si les garanties de sécurité minimale ne sont pas assurées pour les patients et le personnel de santé, si les personnes armées ne respectent pas la neutralité des structures de santé et le fait que les soins de MSF s’adressent à tous, il est impossible de travailler. Afin de limiter les effets dévastateurs de ce conflit sur les populations non-combattantes ainsi que sur les blessés, MSF demande une fois de plus à toutes les parties au conflit de respecter les structures et le personnel de santé, ainsi que les ambulances et les systèmes de référence.

Médecins Sans Frontières travaille en République centrafricaine depuis 1997 où elle gère actuellement seize projets. De janvier à juin 2017, ses équipes ont réalisé près de 365 000 consultations ambulatoires, hospitalisé 27 600 patients, assisté 9 700 accouchement et pris en charge plus de 1 000 victimes de violences.


 

Contact : Fidèle NGOMBOU, Chargé de communication MSF

 

 

Tel : +236 75. 11 59 81 / +236 72. 52 16 71

 

Email: msf-bangui-comofficer@barcelona.msf.org

Centrafrique/Bambari : La problématique de l’eau et l’intervention des humanitaires

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Centrafrique/Bambari : La problématique de l’eau et l’intervention des humanitaires

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2649.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Aire sanitaire site de NDV Bambari. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
Aire sanitaire site de NDV Bambari. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 26 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

A la faveur d’un voyage de presse effectué à Bambari, ce mercredi 23 août 2017, avec l’appui de OCHA, Corbeaunews Centrafrique a pu palper, au-delà de l’aspect sécuritaire et humanitaire, les conditions d’approvisionnement  de la population en eau potable. Sous le Cluster Wash dirigé UNICEF avec le lead de M. Serge Gazambeti, l’Ong TRIANGLE Génération Humanitaire (TGH) s’occupe principalement de l’approvisionnement des 50 733 personnes essentiellement des Déplacées internes à Bambari.

Bambari, quoi que l’on dise, reste visiblement la ville des Personnes déplacées internes. Elles sont comptées par les humanitaires au nombre de 50 733 dont 29106 sur sites et 21627 en famille d’accueil. Celles des sites sont reparties sur 9 Sites des déplacés que compte la ville, à savoir les sites de Sangaris, Alternatif, Elevage, NDV, St Joseph, Cotonnerie, Pk8, Aviation, Pladama Ouaka.

Entre autres problèmes récurrents de l’heure, ces personnes devront faire face à un crucial problème vital, à savoir la disponibilité de l’eau potable, puisque dit-on que « l’eau, c’est la vie ». Evidemment, le besoin était pressant et grand. Mais, fort heureusement, les humanitaires qui œuvrent dans la ville arrivent tant bien que mal à combler le vide laissé par l’absence quasi-totale de services publics en a matière.

L’Ong TRIANGLE qui assure principalement la couverture de la ville de Bambari en eau potable a dû faire de son mieux. « Notre activité principale, c’est la fourniture de l’eau potable aux populations. On y répond soit par ‘’water traking’’ (distribution par camion), soit par des points de coloration soit encore par l’aménagement des zones d’eau potable », a fait savoir Daniel Pena, Coordonnateur des opérations de TRIANGLE basé à Bambari.

L’humanitaire ajoute par ailleurs que « parallèlement, nous développons également toutes les autres activités liées à l’assainissement et à l’hygiène, afin de permettre aux populations de changer de comportement pour minimiser les risques de contamination aux maladies hydriques. Nous créons également des aires sanitaires concrets (toilettes) ». C’est le wash qui inclut l’eau, l’assainissement, hygiène.

Notons qu’avant la crise déclenchée en 2013, TGH était plus opérationnelle sur des activités de développement d’où la création de nombreux points d’eau et de fontaines aménagés à Bambari. Par contre depuis le déclenchement de la crise jusqu’à ce jour, l’Ong a dû se positionner sur les questions d’urgence et les besoins immédiats des populations. C’est ainsi qu’elle a mis en place, par exemple l’Unité de traitement d’eau (UTE) qui produit aujourd’hui 180 m3 par jour contre 210 m3 au temps fort de la crise.

Aussi, faut-il noter, la crise sécuritaire a été très dommageable sur les interventions de TRIANGLE comme l’a expliqué Daniel Pena : « En ce qui concerne l’incidence de l’insécurité sur nos activités, je cite l’exemple concret de l’Unité de traitement de l’eau qui tourne tous les jours ; en 2016, il y a eu un jour d’arrêt à cause des violences. Nous regrettons aussi que certaines personnes vulnérables n’ont pas accès à de l’eau potable ».

Quant à M. Achille Djadde, Adjoint Chef de projet Wash de TGH, il a rassuré la population que la qualité de l’eau livrée par l’UTE dont il à la charge technique est potable. « Je le dis avec une garantie et une certitude parfaite que l’eau que nous produisons ici est de bonne qualité », a-t-il dit. En effet, M. Achille Djadde a conduit une visite guidée des installations de l’UTE, occasion par excellence où il a présenté, étape par étape, toute la chaine de production.

C’est d’abord la rivière Ouaka forte de son puissant débit qui est captée par une motopompe installée juste au bord de l’eau. A l’aide d’un tuyau ouvert par une crépine, l’eau brute de la rivière est transportée directement dans les sept (7) ‘’tanks oignons’’ (réservoirs plastiques) d’une capacité d’environ 30 m3 chacun. Ensuite, vient la phase de traitement en y ajoutant la ‘’solution mère’’, ceci après un jarre-test préliminaire, une première opération qui permettre de rendre l’eau claire. Puis, vient la seconde phase d’adduction de la Chlore afin de rendre l’eau potable.

Le satisfécit des populations

Sur le site des déplacés de la paroisse Notre Dame des Victoires (NDV), Nestor Mbenguia, a fui les violences, il y a quatre ans, depuis son quartier d’origine de Bornou situé vers l’autre rive. Venu puiser de l’eau, il s’exprime quant à la contribution de TRIANGLE à travers la disponibilité en eau potable : « N’eût été l’installation de la borne fontaine ici par l’Ong TRIANGLE, on serait tous mort de maladies comme la typhoïde, la diarrhée et autres maladies de l’eau. C’est pour moi l’occasion de témoigner ma gratitude profonde à cette Ong et de lui demander de venir installer un autre point d’eau, car l’unique point d’eau ne suffit pas pour tout le monde ».

Même sentiment chez Mme Opportune Otomo, venue elle-aussi puiser de l’eau : « L’Ong TRIANGLE a été présente à nos côtés depuis les premiers jours de notre arrivée ici [sur le site]. Même si de fois, il nous manque de quoi manger, nous ne manquons jamais de l’eau. Auparavant, on été approvisionné par camion, mais aujourd’hui, l’Ong nous a aménagé un point d’eau situé proche ici dans la concession de la paroisse. Seulement, même les populations environnantes du site viennent là pour prendre de l’eau, ce qui fait que l’eau est insuffisante ».

La grande vue de wash

Le satisfécit des populations mentionné ci-haut, suite à la disponibilité de l’eau potable, grâce à l’intervention de TRIANGLE, est le résultat d’une large vision globale du Cluster Wash que coordonne Serge Gazambeti. Selon ce dernier, l’objectif principal du Cluster est la fourniture d’une aide à la promotion de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène aux populations touchées en cas d’urgence grâce à une meilleure coordination de la réponse à tous les niveaux. Au niveau de la République centrafricaine, l’objectif est de renforcer l’intervention humanitaire en exigeant des normes élevées de prévisibilité, de responsabilité et de partenariat. Il s’agit d’obtenir des réponses plus stratégiques et d’une meilleure hiérarchisation des ressources disponibles en clarifiant la division du travail entre les organisations, en définissant mieux les rôles et les responsabilités des organisations humanitaires dans les secteurs et en fournissant au coordonnateur humanitaire à la fois un premier point d’appel et un fournisseur. En dernier recours dans tous les secteurs clés ou secteurs d’activité.

C’est ici le lieu de rappeler l’importance du travail humanitaire dans cette période de crise en Centrafrique. D’où nécessité pour les uns et les autres d’avoir une oreille attentive aux différents cris poussés par ces humanitaires, par le truchement de Mme Najat Rochdi, la Coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, notamment en ce qui concerne la sécurité des humanitaires et le problème du sous-financement de l’action humanitaire.

CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DU DROIT PARLEMENTAIRE, MODE D’EMPLOI.

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CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DU DROIT PARLEMENTAIRE, MODE D’EMPLOI.                                                                                                                                  

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2536.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA
Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA

 

 

Bangui, le 26 août 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La Centrafrique a toujours été un État de droit, une société organisée et hiérarchisée. La théorie de séparation de pouvoir édictée par Montesquieu a toujours droit de cité et les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire sont complémentaires avec des missions distinctement définies.

 

Le principe de séparation de pouvoir avait pour objectif d’éviter la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme.

Le parlement qui est l’émanation du peuple est juridiquement encadré par des textes et joue un rôle de contrepoids dans l’équilibre politique. Les parlementaires ont donc des droits et devoirs que bons nombres ignorent. En conséquence, ils œuvrent par fanatisme, clanisme, régionalisme au détriment des intérêts de leurs électeurs. Ainsi, le citoyen lambda qui est aussi électeur de sa circonscription cherche à comprendre le rôle et la place du parlement dans le jeu démocratique en ces termes : Qu’est-ce qu’un député ou parlementaire ? Dans la même optique, qu’est-ce qu’un parlement ? Quel est le rôle et la responsabilité du parlement dans une démocratie ? Le parlement bénéficie t-il d’une autonomie administrative et financière ? Quel est l’impact du parlement sur la séparation de pouvoir ? Le parlement est-il libre de ses mouvements ? Quel est leur régime de sécurité sociale ? Ce régime de sécurité sociale répond t-il aux aspirations et attentes des députés ? Ont-ils l’obligation de déclarer leur patrimoine ? Dans l’affirmative, jusqu’à ce jour, combien de députés se sont déjà exécutés ? Pourquoi les députés n’ont pas de dotation en véhicules et/ou moyens de locomotion ? A défaut, ont-ils un forfait pour les déplacements ?

Un député est élu au suffrage universel direct à deux tours. En période de crise ou de guerre, ces derniers peuvent être nommés ou désignés à l’instar des conseillers nationaux de transition. Les députés sont généralement issus des partis politiques, de la société civile et même des indépendants qui constituent une innovation dans la société centrafricaine. Un groupe de députés soutiennent le parti au pouvoir en constituant la majorité Présidentielle et d’autres se revendiquent de l’opposition. Le rôle de ses deux catégories de députés consiste à veiller à ce que le gouvernement gère le patrimoine public en bon père de famille et surtout de façon rationnelle, transparente et responsable. Une fois élu, les parlementaires élisent les membres du bureau et les différentes commissions à la première session parlementaire appelée communément rentrée parlementaire. Certains parlements sont bicameraux c’est à dire composés de deux chambres mais le notre est actuellement monocameral en attendant les élections sénatoriales prévues par la constitution.

Les parlementaires bénéficient au cours de leur mandature d’une immunité parlementaire c’est à dire qu’ils sont inviolables et irresponsables. L’inviolabilité signifie que le député ne peut souffrir d’aucune mesure de restrictions de libertés sans l’accord du bureau de l’assemblée nationale et l’irresponsabilité signifie qu’il ne peut être recherché, poursuivi, arrêté, détenu ou jugé pour ses opinions et actes sans l’avis préalable du bureau. Leurs mandats est incompatibles avec certaines fonctions. En ce qui concerne leur mission, les députés qui représentent et défendent les intérêts du citoyen doivent examiner et voter les lois, évaluer et contrôler au nom du citoyen la gestion du gouvernement, autoriser les recettes et les dépenses de l’état à travers le vote du budget et enfin veiller à la conformité de l’action gouvernementale aux normes internationales. Pour mener à bien ses missions, les parlementaires ont des moyens de pressions et peuvent convoquer le gouvernement, mettre en place une commission d’enquête parlementaire et proposer des mesures coercitives conséquentes. Ils peuvent voter une motion de confiance sur le programme ou une motion de censure qui entraînera la démission et le changement de gouvernement, examiner les rapports réguliers du gouvernement sur ses activités. S’agissant de l’efficacité des actions parlementaires, ces derniers doivent avoir la liberté d’expression et ne craindre de représailles. Le jeu démocratique veut que le parlement soit indépendant c’est à dire qu’il doit dispose de ressources propres. Cette autonomie administrative et financière garantie par la constitution protège les parlementaires des pressions de l’exécutif a l’instar du dernier sevrage financier avec un relent de sanctions qu’à infliger l’exécutif au parlement. Pour être efficaces, les parlementaires doivent définir eux même leurs règles de fonctionnement, avoir un statut financier particulier avec une autonomie complète de gestion c’est à dire n’avoir aucun compte à rendre à une structure gouvernementale. A titre d’exemple pour diligenter une commission d’enquête parlementaire dans les zones de combat, le parlement est obligé de faire un appel de fond que le gouvernement approuve ou désapprouve selon son gré.

Cela pose la problématique de la liberté et d’indépendance des institutions et impacte l’efficacité du travail parlementaire. L’inefficacité des actions parlementaires se justifie par de nombreuses limites. L’absentéisme est un facteur clé dans cette inefficacité. S’agit-il d’une indiscipline ou d’un mépris pour la fonction ? Dans quelles mesures l’assemblée nationale peut être efficace dès lors que les députés sont absents sur les débats qui engagent la vie de la nation ? En cas d’absence ou d’empêchement votent-ils par procuration ? Le règlement intérieur de l’assemblée nationale n’a t-il pas prévu de sanctions pour ces comportements ? Quel est alors la leçon ou la morale que le député donne au gouvernement qu’il est appelé à contrôler ? Ainsi, où est le respect pour le peuple qui l’a élu ?

Il est important de rappeler que le taux d’analphabétisme constitue également un frein à l’efficacité. Ensuite la désignation du President de l’assemblée nationale qui est toujours dictée et qui ne relève jamais de la volonté délibérée des parlementaires constituent un grand handicap. Il faut aussi prendre en compte le nombre écrasant des membres de la majorité Présidentielle. Cette domination ou monopolisation de la décision par un groupe fait du parlement une chambre d’enregistrement. Ainsi, les propositions ou projets de lois feront rarement objets de rejets ou d’amendements. Dans ce contexte l’opposition se sentira désarmer et marginaliser car cette dernière doit se sentir coproductrices des lois. Pour finir nous invitons les autorités centrafricaines d’adapter le droit parlementaire calqué sur le modèle français aux réalités socio-politiques centrafricaines et de réglementer les conditions d’éligibilité des députés en définissant un profil minimum concernant  leur scolarité pour leur permettre d’être efficace. Et si on tentait l’expérience des députés de la Diaspora ? Nous proposons in fine la mise en place d’un site web accessible au public avec un système d’informatisé pour rapporter des données statistiques avec des informations sur le nombre de présence des députés, d’intervention orale et écrite, de propositions de lois ou de résolutions, des amendements, des rapports ou avis de chaque député sur des questions variées. Ce mode de contrôle d’efficacité parlementaire boostera même les indécis et les timides à inventer. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 25 août 2017

 

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CENTRAFRIQUE : LA FRANCE ET LES MÉDIAS, OMERTA SUR LE PAYS DES BANTOUS

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CENTRAFRIQUE : LA FRANCE ET LES MÉDIAS,  OMERTA SUR LE PAYS DES BANTOUS

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2642.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ex-combattants

 

 

Bangui, le 26 août 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

LE SILENCE DES MORTS

          C’est insensé, aberrant, insupportable.

          La République Centrafricaine, si proche de la France depuis presque deux cents ans, agonise en pleurant des larmes de sang. Menacée de partition par des ex-Sélékas de confession musulmane et des mercenaires musulmans venus du Tchad o, du Sud- Soudan,  du Soudan du Darfour et du Niger etc. C’est un envahissement. Tous les jours, la Centrafrique perd trente à quarante de ses habitants. Hommes, femmes et enfants sont égorgés. Les vieillards eux-mêmes sont exécutés par  les Sélékas et les mercenaires musulmans.  Des villages sont incendiés.

          Au lieu d’en rendre compte, la plupart des médias français zappent, purement et simplement, les tueries quotidiennes qui ensanglantent le pays des Bantous.  Syrie, Irak, Afghanistan, Venezuela – pour ne citer que ceux- là – envahissent les « Unes » des journaux télévisés et radiodiffusés du soir. Même France 24, la chaîne d’information internationale française, semble ignorer le drame centrafricain. Dans sa tranche intitulée Journal de l’Afrique, il est rarement mis à la Une.

          Quant aux autorités françaises, elles donnent l’impression d’afficher une indifférence insupportable.  La République Centrafricaine ne semble pas les préoccuper. Les appels au secours d’une population qui agonise, ceux des autorités désarmées et impuissantes et la crainte d’un génocide, ne sont apparemment pas parvenus aux oreilles du président français fraîchement élu.  Les Oubanguiens n’ont-ils combattus aux cotés des Français pour liber la Mère Patrie ?

          Depuis son élection, Emmanuel Macron s’est rendu, il est vrai, deux fois en Afrique. Mais c’était au Mali, auprès des soldats français engagés dans l’opération Barkhane. On s’étonne qu’il n’ait pas jugé bon de faire escale à Bangui. Là-bas aussi, la France a des soldats : des Marsouins ont même été dépêchés pour renforcer les éléments de la force Sangaris. La situation n’est pas plus dramatique au Mali qu’en Centrafrique, ravagée par des massacres de masse, guettée par une partition et un génocide. Il ne faudrait pas attendre qu’une catastrophe comme celle du Rwanda se produise en Centrafrique pour s’émouvoir.

 

UN SILENCE QUIL FAUT BRISER, UN TERRITOIRE QUIL FAUT SAUVER

          Sans un soutien vigoureux de la France, il est à craindre que la République Centrafricaine ne se disloque. Dépourvus de forces armées et soumis à un embargo féroce, les Centrafricains ne peuvent pas se défendre mains nues face aux envahisseurs. Que ceux qui, à Bangui, verraient, dans l’intervention de l’ancienne puissance coloniale, une amorce de néocolonialisme, montent au front pour combattre les rebelles ! Quand tous les soldats de la force Sangaris étaient présents, les Sélékas n’étaient pas aussi virulents.

          Mais on est en droit de se poser des questions sur le comportement de la France, de la Minusca et du gouvernement de la Transition face aux Sélékas : pourquoi les a-t-on laissés se replier avec armes et bagages dans les provinces ? Qu’a-t-on négocié avec eux sur le dos des Centrafricains ? Il faut que les médias, français et centrafricains, informent loyalement les citoyens sur la réalité du drame qui se joue en République Centrafricaine. C’est une obligation morale. Le silence équivaut à une non-assistance à population en danger.

          Depuis l’indépendance, la France est le faiseur de rois en Centrafrique. Elle a sa part de responsabilité dans le drame centrafricain. Il faut qu’elle l’assume.

 

                                                                           JOSEPH AKOUISSONNE

(24 août 2017)

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

                                                                                                       

Centrafrique : la famille du Président Meckassoua est-elle en fuite au Cameroun ?

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Centrafrique : la famille du Président Meckassoua est-elle en fuite au Cameroun ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2462.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo des supposés mercenaires tchadiens d'Adoul Karim MECKASSOUA incarcérés à la Section des Recherches et d'Investigation (SRI) . CopyrightCNC

 

 

Bangui, le 25 Aout 2017

Par : Patrick BALEPOU,  Un contributeur de CNC.

 

Il a passé près de 2 mois en Europe et est revenu il y a à peine 2semaines. Tellement que son nom a été cité pour un pseudo coup d’Etat qui serait tenté de commettre, l’on s’attendait à une tonitruante déclaration qui le blanchirait, hélas et comme à l’habitude, c’est un silence accusateur que le président de l’assemblée nationale centrafricaine entretient. Est-ce à dessein ?

Un mot de sa part aurait pu éclaircir l’esprit des Centrafricains sur ce prétendu coup d’Etat dont Abdou Karim Meckassoua serait pointé du doigt. Il était en déplacement quand ces folles rumeurs  couraient en son nom. Certes qu’il en a été informé depuis son séjour Européen ce qui, normalement devait le pousser à s’exprimer là-dessus. Il n’a toujours rien fait même rentré au pays. Que cela veut-il bien dire ? Une façon de ne pas prendre au sérieux ce qui se dit de lui ?

Mais comment ne pas prendre au sérieux des rumeurs qui finissent toujours par s’avérer de la réalité à Bangui ? Pourquoi alors des jeunes soupçonnés faire partie de son commando de la mort et arrêtés croupissent-ils à Ngaragba alors que lui ne fait rien pour les sortir de là ?

Les choses ne se sont pas arrêtées que là. De source proche des milieux qui le connaissent bien. Meckassoua a pris les choses au très sérieux au point de craindre pour sa famille qu’il aurait discrètement mis à l’abri au Cameroun et lui-même serait en pour parler avec Denis-Sassou-Nguessou du Congo Brazza ainsi Idriss Déby à qui il aurait demandé protection et bien entendu asile politique si besoin. Les deux hommes lui auraient déjà donné leur feu vert à fait savoir un membre de son entourage sous couvert de l’anonymat.

Ce dernier développement de l’épisode Meckassoua serait directement lié à la saisie à l’aéroport de Bangui M’poko de près d’une centaine talki-walkis importés du Congo Brazza et qui auraient transité par la RD Congo via Bangassou et convoyés à Bangui par un avion des humanitaires. Une nouvelle qui a ameuté les nouvelles autorités de Bangui qui ont décidé de mettre le bouché double afin de relever toute mauvaise éventualité.

Puisque la police nationale est sur la piste et en a même parlé sur les ondes de la radio nationale, on peut sans vergogne dire qu’il y a quelque chose qui fossilise l’air en Centrafrique. Le pays n’a que trop souffert. S’il y bien des têtes et des cerveaux en Centrafrique, est-ce à un coup d’Etat que l’on devait penser ? Le coup d’Etat est déjà perpétré par des mercenaires venus du Tchad et du Soudan qui occupent plus des ¾ du territoire national et qui écument le pays. N’est-ce pas une préoccupation qui devait mobiliser toutes les forces vives de la nation et particulièrement ceux-là qui croient posséder assez d’argent pour vouloir le jeter en l’air à travers leur machiavélique projet de coup d’Etat ?

C’est vrai que si quelqu’un pense qu’il peut mener par le bout du nez tout un peuple, il est capable de s’empêcher de toute logique et ne penser qu’à lui-même. Mais là n’est pas le problème. Le vrai problème est que c’est des vies humaines qu’on se ligue pour éliminer or ces personnes n’ont absolument rien fait et ne méritent aucunement le sort qu’on veut leur jeter.

S’il est vrai que ce putschiste en herbe n’a peur de rien, il est autant vrai qu’il craint pour la vie de ces enfants, de sa femme, de sa famille. Il craint également la saisine de la CPS qui est déjà en œuvre car profitant de sa position de la seconde personnalité du pays, il a mis en branle tout un scénario visant à mettre à terre l’institution législative que les centrafricains se évertués à mettre en place. En témoigne ce barème de location des salles de l’hémicycle de l’Assemblée nationale dont l’argent va pour l’effort de coup d’Etat de Meckassoua. C’est pour couvrir ses faiblesses dans la gestion de cette noble institution que Meckassoua a instauré plusieurs contrôles dont celui des diplômes, l’audit du passage de Nguendet au CNT et autres conneries de ce genre dont les résultats, bien que connus, ne servent à rien car ne relevant aucun dérapage. Le véritable dérapage est la gestion chaotique de Meckassoua et ceci en peu de temps seulement.

Les Centrafricains ne veulent pas de coup d’Etat. Meckassoua doit le mémoriser ainsi et mettre halte à sa fougue prouesse. C’est net et claire, si non, il aura tout le pays dans les pieds comme une épine. A bon entendeur salut.

Redigé par Patrick BALEPOU.

Centrafrique: trois suspects appréhendés avec 80 talkies walkies par les FACA à l’aéroport Bangui M’Poko.

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Centrafrique: trois suspects appréhendés avec 80 talkies walkies par les FACA à l’aéroport Bangui M’Poko.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2632.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Aéroport Bangui Mpoko

 

 

Bangui 24 août 2017, CNC.

Par Eric NGABA.

 

Le Directeur Général Adjoint de l’émigration et immigration, de l’intendance et de la planification au Ministère de la sécurité publique, Bienvenu-Paterne Nguimalé, a annoncé le 22 août 2017 à la presse, l’arrestation des présumés suspects à la sortie de fret de l’aéroport Bangui M’Poko. Ces suspects, en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) via la ville Bangassou (RCA) à bord du Vol Via Air, ont été appréhendés le 20 août dernier avec deux cartons remplis de 80 talkies walkies de marque Hitera, grâce à la vigilance des forces armées centrafricaines (FACA).

 

Les trois suspects, dont le nommé Fréddy Morouba le propriétaire, ont été arrêté alors qu’ils venaient de la ville de Yakoma située de l’autre côté de rive de la République Démocratique du Congo via Bangassou à bord d’un des vols domestiques.

Deux cartons contenant 80 talkies walkies sont le lot qui a été retrouvé sur eux par une équipe des vaillants éléments des forces armées centrafricaines à la sortie du fret de l’aéroport Bangui M’Poko.

Il est ressorti des investigations menées par les forces de la police centrafricaine que les colis saisis proviennent de la ville de Yakoma située de l’autre côté de rive de la République Démocratique du Congo via Bangassou à bord d’un des vols domestiques du pays que l’enquête diligentée va déterminer les preuves.

« À ce jour, trois individus sont déjà interpellés et gardés à vue dans l’une des unités de la police judiciaire de la place. Le présumé propriétaire de ces effets militaires nommé Morouba Fréddy, interpellé à son tour hier le 21 août 2017 vers 11heures par nous-même, de suite d’une filature minutieusement organisée. Ce dernier disposait encore par devers lui six (6) autres appareils Motorola de marque HITERA déjà codifiés, et prêts à être utilisés », a fait savoir Bienvenu-Paterne Nguimalé, DGA de l’émigration et immigration, de l’intendance et de la planification au Ministère de la sécurité publique.

 

Ces appareils déjà codifiés sont sur le même réseau de transmission que celui de la garde présidentielle et de la gendarmerie nationale, à en croire M. Nguimalé.

 

Une enquête judiciaire est ouverte pour déterminer les responsabilités des commanditaires et les complices de ce trafic avant d’être traduits devant la justice. Car, d’après Bienvenu-Paterne Nguimalé, certains cadres et agents de la police ont brillé par leur complicité à l’aéroport international Bangui M’Poko dont une procédure disciplinaire est déjà enclenchée à leur endroit.

Centrafrique : Communiqué de presse de la coordination des jeunes ex-combattants à la nation et à la communauté internationale.

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Centrafrique : Communiqué de presse de la coordination des jeunes ex-combattants  à la nation et à la communauté internationale.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2642.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les ex-combattants

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

La coordination des jeunes ex combattants toutes tendances confondues,

Considérant l’insécurité grandissante et la dégradation de la paix sociale et la cohésion nationale,

Ayant constaté que les jeunes ex combattants sont toujours victime d’une exploitation personnelle et égoïste de leurs leaders qui mangent,  boivent,  voyagent et reçoivent de l’argent sur leurs dos alors que c’est eux qui sont jetés  sur le terrain pour créer les troubles,

Considérant la volonté du Président de la République, Professeur Faustine Archange Touadera, de prendre tous les forces vive de la nation dans le prochain gouvernement d’union,

Considérant la volonté des jeunes ex combattants d’abandonner la lutte armée et sortir des griffes des seigneurs de guerre qui l’ont pris en otage,

Nous ne voulons plus qu’on nomme des gens en notre nom et bouffer en notre nom,

Nous demandons qu’on nomme des gens capables de discuter de nos problèmes.

À cet effet, il y à des jeunes capables, dynamiques, intelligents qui peuvent être nommés.

Les jeunes comme:

Fleury Pabanda,  qui a plusieurs fois utilisé son propre argent pour aider et calmer les jeunes combattants,

Félix Riva qui a prouvé son leadership quand il était Président du CNJ et a  mené beaucoup d’actions de paix avec les jeunes ou encore Dr Euloge KOI qui a écrit un document où il a fait de très bonnes propositions pour la sortie de la crise dans notre pays. Même les groupes armés ont apprécié ça. Et nous avons vu ses preuves quand il était Dircab au Ministère de la Jeunesse. C’est un jeune qui n’accepte pas les mauvais actes de gouvernance. Il a prouvé en s’opposant à son Ministre qui voulait donner des marchés de gré à gré à sa femme.Il a beaucoup oeuvré avec courage pour la paix en prenant  des risques pour aller sensibiliser les groupes armés dans leurs fiefs pendant la transition.

 

Alors pourquoi ne pas nommer ces jeunes là qui sauront bien faire que les gens qui ne font que utiliser les jeunes pour combattre dans leur propre intérêt ?

Chers frères et soeurs centrafricains,  mobilisons nous pour la paix.  La majorité des jeunes ex combattants ne veulent plus se battre et se faire tuer ou tuer des pauvres innocents ou détruire notre pays pour satisfaire les désirs égoïstes d’une minorité de personnes mal intentionnées.

Chers membres de la communauté internationale, merci pour vos soutiens et nous vous prions de faire encore pour aider et sauver le peuple centrafricain,

A Son Excellence M. Le Président de la République, nous demandons de  continuer à travailler dans la paix et la solidarité et de nommer des jeunes capables et incorruptibles et d’écarter tous les profiteurs et exploiteurs dans le futur gouvernement.

Nous terminons ce communiqué en invitant chacun à lire le livre d’ecclesiaste au chapitre 3:1-15, car pour nous,  le temps des hostilités est terminée, la page est tournée définitivement.

C’est le temps de la reconstruction et de la construction de notre pays.

Vive la République Centrafricaine notre riche pays.

 

Pour les jeunes ex combattants

La coordination:

  • Mokamade Salvadore
  •  Issa Nour

  • Toungou Paterne

  •  Namsene Guy Bertrand

  • Moussa Fakir

  • Abdoulaye Yacoub

  • Baba Diarra Eloi

  • Kpelo Justin

  • Mbaidoloum Gaston Pierre

  • Garga Abdou

 

 

 

 

Bangui : quand l’accès à l’aéroport devient dangereux pour les automobilistes.

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Bangui : quand l’accès à l’aéroport devient dangereux pour les automobilistes.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2635.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Avenue des martyrs niveau marché combattant. Credits photo : Gisele MOLOMA. CopyrightCNC
Avenue des martyrs niveau marché combattant. Credits photo : Gisele MOLOMA. CopyrightCNC

 

 

Bangui, le 24 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si plus de la moitié des accidents de la route est causée par des taxi-motards, il est aussi plus qu’important de se pencher aussi sur les conditions de circulation dans lesquelles les usagés automobilistes circulent sur les différentes artères de Bangui. Le cas de l’avenue des martyrs qui mène à l’unique aéroport de Bangui, retiens tout particulièrement notre attention, car, selon plusieurs automobilistes, c’est l’une des voies les plus dangereuses de la capitale centrafricaine. Pourquoi craigne-on de rouler sur cette avenue pour se rendre à l’aéroport ?

 

Bien que les routes de Bangui, la capitale de la Republique Centrafricaine, sont connues pour être criblées des nids de poule et des pavés, elles sont aussi connues pour être remplies des piétons et motocyclistes qui circulent sans contrôle. En dehors du manque des panneaux de limitation des vitesses sur les routes, les passages piétons sont aussi inexistants dans ce pays. Les piétons, quant à eux, traversent ces routes comme bon leur semble, tout comme les motos qui roulent même à contresens.

Or depuis le déclenchement de la dernière crise politico-militaire dans le pays, une nouvelle habitude des Centrafricains vient renforcer la dangereusité des circulations routières à Bangui. C’est le phénomène du marché sur les routes.

À l’époque d’avant crise, seuls les commerçants des marchés Pk12 et Km5 sont connus avec leurs nombreuses installations commerciales sur la route qui empêchent les circulations des véhicules. Mais depuis 2013, les choses ont largement changé. Dans la quasi-totalité des marchés de Bangui, les commerçants s’installent pratiquement que sur des voies publiques, rendant ainsi le passage des véhicules impossible.

Justement sur cette question d’accès et de circulation sur les voies routières, l’avenue des martyrs, surtout le tronçon qui longe l’ancien et le nouveau marché combattant menant à l’aéroport, est devenue depuis quelques années le cauchemar de tous les automobilistes qui se hasardent d’emprunter cette voie.

En plus d’être moins large, cette partie de l’avenue des martyrs est totalement occupée par des commerçants du marché combattant qui n’hésitent plus à délaisser leurs places à l’intérieur du marché pour sortir sur la route. En plus des taxi-motards qui naviguent à tous les sens, les clients eux aussi occupent et traversent comme ils veulent. En cas d’accident, le conducteur pourrait être tabassé à mort.

Pour les automobilistes, l’enjeu ici est d’avoir le courage de patienter jusqu’à ce qu’une ouverture de passage soit visible.

À la mairie de Bangui, la question est posée, mais elle demeure taboue. Personne ne veut en parler, même le service de sécurité de la mairie ne veut pas faire des commentaires.

Pour une partie des commerçants du marché combattants contactés par CNC, il n’y a plus des places à l’intérieur du marché, et donc ils sont obligés de sortir au bord de la route pour s’installer.

S’agissant de leur sécurité aux abords de la route, tout le monde s’accorde à dire qu’il n’y a aucun problème à ce niveau malgré qu’ils en soient conscients.

Rappelons que le marché combattant se trouve à seulement 300 mètres de l’aéroport de Bangui M’Poko. Son positionnement est beaucoup plus stratégique pour l’image du pays à tel point que le problème d’accès aux voies routières demeure nécessaire.

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Les jeunes de la région de l’Afrique Centrales dénoncent les tueries et agissement sauvages des groupes armés

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Centrafrique : Les jeunes de la région de l’Afrique Centrales dénoncent les tueries et agissement sauvages des groupes armés

 

 

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Le President Faustin Archange TOUADÉRA

 

Bangui, le 24 Aout 2017

Par : Patrick BALEPOU CNC,

 

Venus du Burundi, du Rwanda, de la RD Congo, du Cameroun, Tchad, Congo Brazza, du Gabon et de la République Centrafricaine, plus d’une centaine de jeunes se sont retrouvé, mercredi 23 et ce jusqu’au 25 août 2017 pour réfléchir sur la situation sécuritaire dans la sous-région particulièrement inondée par des groupes armés sans réelle vision et qui tuent, pillent, incendient tout au passage.

La République centrafricaine a été choisie à dessein pour abriter ce forum de la jeunesse de la région d’Afrique Centrale. C’est le pays dont plus de ¾ du territoire national est occupé par des mercenaires étrangers qui ne cessent de semer la désolation dans de nombreuses familles poussées à un déplacement forcé et vivant dans des conditions humanitaires des plus déplorables.

C’est le Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange Touadéra qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ce forum dont l’importance n’est pas à démontrer puis que l’un des points à débattre concerne la sécurité et le développement. Dans son adresse aux jeunes réunis, le président de la République a marqué son étonnement devant le comportement des jeunes qui sont curieusement devenus les destructeurs de leurs nations alors qu’ils devaient être les constructeurs comme on a l’habitude de dire que la jeunesse est non seulement l’avenir mais aussi le fer de lance du développement d’un pays.

Ce message sera-t-il entendu pour un meilleur changement de comportement en ce qui concerne surtout le cas Centrafricain où malheureusement, ce sont les jeunes qui prennent les armes et qui écument l’arrière-pays ? C’est vrai que si l’on observe mieux ce qui se passe, la majorité de ces jeunes prennent les armes pour s’auto défendre comme ils le disent. Mais au-delà de l’autodéfense qu’est qu’ils font ? C’est eux qui malheureusement agressent, braquent, volent, tuent, détruisent tout à leur passage.

Que n’a-t-on pas connu avec les antis balakas en Centrafrique et ceux-là qui se disent auto-défenses ? C’est malheureux de savoir que la vie des jeunes qui est à l’école, devienne un traquenard sans bel horizon. Et cela traduit leur faiblesse notoire dans les études avec la baisse de niveau qui se fait gravement sentir à travers les taux élevés des échecs aux examens.

Puisse ce forum aboutir à des fortes recommandations que les jeunes eux-mêmes doivent en prendre acte et mettre en application pour leur devenir personnel et le devenir de leur pays. L’initiative, si elle n’est pas habituelle, en vaut la peine.

Centrafrique : le Secrétaire général de l’ONU tire les oreilles de ses agents.

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Centrafrique : le Secrétaire général de l’ONU tire les oreilles de ses agents.

 

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Antonio Guterres, SG de l’ONU.

 

 

Bangui le 24 Aout 2017.

Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC.

 

L’Organisation des Nations-Unies (ONU) appelle tous les membres du personnel des missions de la Paix à se conformer aux normes les plus strictes de l’Organisation. C’est dans le communiqué du Secrétaire général publié le 6 avril 2017  après son passage devant le Conseil de Sécurité de l’ONU que l’on peut en savoir plus.

  1. Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU a entamé son intervention lors d’une séance au Conseil de Sécurité de l’ONU en avril dernier, en rappelant que l’objectif de chaque mission de maintien de la paix était de sauver des vies, d’empêcher des atrocités massives, de préparer le terrain en vue d’instaurer la stabilité et une paix durable et « se retirer ».

Il a néanmoins reconnu que certaines de plus grandes opérations de l’ONU étaient dissociées des processus politiques, « sans réelle perspective de progrès », et que la confiance en l’organisation avait été ébranlée par des «  terribles affaires d’exploitation et d’atteintes sexuelles ».

Afin de remédier à ces défis, le Secrétaire Général a souligné la nécessité d’une stratégie globale prenant en compte toutes les dimensions de paix, « de la prévention, du règlement, des conflits, du maintien de la paix, de consolidation ou du développement à long terme ».

Le Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres a également appelé à fermer les opérations ayant atteint leurs objectifs et remodeler celles ne répondant plus aux besoins sur le terrain.

Il a mentionné neuf domaines de réforme à plus long terme, soulignant en premier lieu la nécessité d’une plus grande efficacité et d’un meilleur respect du principe de responsabilité.

Antonio Guterres a aussi demandé que les opérations de maintien de la paix soient dotées par le conseil de « mandats clairs, réalistes et actualisés », assortis de mécanismes pérennes de financement.

Ce premier responsable de l’ONU appelle le personnel civil et militaire sur le terrain à respecter les lois, les coutumes et pratiques locales ; traiter les habitants du pays hôte avec respect, courtoisie et considération ; être impartial, intègre et agir avec tact.

Pour certains agents de la Mission Multidimensionnelle Intégrée pour la Stabilisation en République Centrafricaine-Minusca– contactés par CNC sur ce sujet, cette tâche est confiée à la police de la composante militaire de la mission, qui effectue, d’après ces agents, des patrouilles impromptues dans les quartiers pour s’assurer que les membres du personnel de la mission respectent strictement les règles de conduite des Nations Unies.

Rappelant que centaines accusations d’abus et de violences sexuelles ont visé ces dernières années des personnels de l’ONU (civils et militaires) lors des missions de paix. La crédibilité de l’Organisation internationale est ainsi entachée par ces scandales récurrents. En dépit des promesses de « tolérance zéro », le nombre des victimes croit plonger au cœur d’une machine qui sait si bien gérer l’impunité.

CopyrightCNC2017

Centrafrique : remaniement du gouvernement Sarandji, le président Touadéra fait remonter la fièvre

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Centrafrique : remaniement du gouvernement Sarandji, le président Touadéra fait remonter la fièvre

 

 

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Le President Faustin Archange TOUADÉRA

 

Bangui, le 23 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Depuis plus de six mois, des informations incessantes, discrètes et officieuses faisaient état de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Or le 12 août dernier, ces informations ont été rendues publiques par le Chef de l’État lui-même dans son discours à la Nation à l’occasion de la célébration de 57e anniversaire de l’accession du pays à l’indépendance. Mais seulement, voilà, cette annonce perturbe les esprits et crée des confusions qui fragilisent déjà l’action de son gouvernement.

« Dans les mois à venir, je prendrai des mesures politiques justifiées par la nécessité actuelle pour permettre à toutes les forces vives de la Nation de participer à l’œuvre de reconstruction nationale ». C’est en cette phrase que le président Touadéra a créé la panique, la confusion, la psychose et la peur au sein des membres du gouvernement de son ami de longue date Mathieu Simplice Sarandji.

D’après nos informations, le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji est le premier responsable gouvernemental à s’inquiéter beaucoup plus sur son avenir gouvernemental. « Son rendement managérial est au deçà des espérances » affirme un diplomate en poste à Bangui. D’où l’inquiétude du PM.

Mais d’après ses proches, Mathieu Simplice Sarandji est le tout premier soutien du président Touadera et l’acteur important des actions de son accession à la magistrature suprême du pays et qu’il lui revient, à ce titre, de décider lui-même sur son sort. « On ne peut construire que s’il y’a la paix. Pour le moment, ce n’est pas l’heure de la reconstruction du pays, mais plutôt celle de sa pacification » renchérit ainsi un proche du Premier ministre Sarandji.

Entre temps,  une source introduite proche de la primature nous a confirmé que  le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji refuse à nouveau de quitter son poste et a tout préparé son gouvernement sarandji 2 d’ici la fin de la semaine. Selon cette source, toutes les propositions des postes autres que celui du Premier ministre n’adhèrent pas, non plus, son assentiment. Il veut et exige à ce qu’il passe au moins deux ans comme Premier ministre, Chef du gouvernement.

Pour certains hommes politiques contactés par CNC, le président Faustin Archange TOUADÉRA n’aurait pas dû annoncer une décision, car elle peut fragiliser la bonne marche de l’Administration.

« Une nécessité de mois d’août 2017 ne peut, en aucun cas, justifier une décision en août 2018. Tout comme une nécessité de mois d’août 2016, ne peut justifier celle  du mois d’août 2017. Sinon, on marche à reculons » analyse ainsi le discours du président TOUADERA.

Pour les proches  du Chef de l’État, celui-ci est un homme d’honneur et il est libre d’annoncer à son peuple le remaniement de son gouvernement. il n’y a aucun inconvénient . A fait savoir un proche du président TOUADERA et d’ajouter « Il ne peut que faire ce qu’il a dit. Cela fait partie de la transparence dans ses actions ».

Depuis l’annonce de ce remaniement, la peur s’est installée dans les rangs de l’équipe SMS qui ne savent plus à quels Saints ou diables se confier. Des sessions des prières se multiplient au domicile de certains ministres et des visites nocturnes chez les charlatans se multiplient. Les bruits des roues de tous véhicules sortis du Palais pour la radio Bangui font battre les cœurs. Quoi qu’ils fassent, le navire sarandji ou sarandji 1 laissera sur le quai, plusieurs ministres et embarquera plusieurs nouveaux ministrables en costumes cravatés.

Parmi ces ministrables sur le quai depuis le 13 août, selon des rumeurs de Bangui suscitées par le discours du Président de la République, figurent un certain Mouanda résidant aux États-Unis et appelé d’urgence à Bangui pour succéder au financier Henri Marie DONDRA

Jean Sosthène Dèngbè, conseiller du président Touadéra pendant la compagne et actuel Directeur de cabinet du ministre Jean-Serge Bokassa aussi est sur le quai et attend prendre le morceau découpé du grand Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, selon ces même rumeurs.

Ainsi va la vie…

 

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Centrafrique : Point sur la mise en œuvre des recommandations du Forum de Bangui

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Centrafrique : Point sur la mise en œuvre des recommandations du Forum de Bangui

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2628.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>CSRFND. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
CSRFND. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 23 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le comité de suivi des recommandations du Forum national de Bangui, piloté par le magistrat Joseph Bindoumi a fait le point sur ses activités. C’était jeudi 17 août 2017, au cours d’une conférence de presse à l’hôtel Ledger Plazza Bangui. Chiffres à l’appui, Joseph Bindoumi a rassuré que beaucoup de recommandations sont en cours d’exécution, alors qu’une petite partie est déjà entièrement exécutée.

L’évaluation du processus de la mise en œuvre des recommandations du Forum national de Bangui s’effectue méthodiquement à travers des matrices, notamment les quatre grandes thématiques retenues, à savoir : Gouvernance-Paix et sécurité-Développement économique et social-Justice et réconciliation.

Le tableau synoptique de suivi de la mise en œuvre de ces recommandations se présente de la manière suivante :

GOUVERNANCE

Recommandations à court et moyen terme = 47

Recommandations exécutées =25 soit 53,19%

Recommandations en cours d’exécution =12 soit 25,53%

Recommandations NON exécutées = 10 soit21, 27%

Pour cette thématique les Recommandations exécutées et en cours d’exécution ont un pourcentage de53.19 +25.53 = 78.72% supérieur à la moyenne ;

Cette mise en œuvre mérite d’être encouragée.

Cependant la recommandation sur le financement des élections par la création d’un fonds dédié à cette fin pouvait être mise en œuvre

PAIX et SECURITE

Recommandations à court et moyen terme = 115

Recommandations exécutées =16 soit 13,91%

Recommandations en cours d’exécution = 63 soit 54,78%

Recommandations NON exécutées = 36 soit 31,30%

Pour cette thématique, les Recommandations exécutées et en cours d’exécution ont un pourcentage de : 13,91+ 54,78 = 68,68% supérieur à la moyenne.

Mais les autorités chargées de la mise en œuvre de ces Recommandations doivent faire des efforts.

La recommandation sur l’opérationnalisation des FACA et celle sur l’insertion de la culture de la Paix dans le programme de l’enseignement, restent une préoccupation.

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE et SOCIAL

Recommandations à court et moyen terme =155

Recommandations exécutées = 5 soit 3,22%

Recommandations en cours d’exécution = 65 soit 41,93%

Recommandations NON exécutées = 85 soit 54,83 %

Pour cette thématique, le pourcentage d’exécution est de : 3,22 +41,93= 45,15%.Ce taux de réalisation est proche de la moyenne.

Les autorités chargées de leur mise en œuvre doivent doubler d’efforts.

Les recommandations sur « l’appui au retour des éleveurs dispersés dans les pays limitrophes »,  « l’élaboration d’un code de pèche et de l’agriculture », « l’intégration des enseignants formés »…etc. pouvaient être mises en œuvre.

JUSTICE et RECONCILIATION  

Recommandations à court et moyen terme =54

Recommandations exécutées = 7 soit 12.96%

Recommandations en cour d’exécution= 33 soit 61,11%

Recommandations NON exécutées 14 soit 25.92%.

Le niveau de mise en œuvre des Recommandations de cette thématique est de : 12,96+ 61,11= 74,07%.

Le CSFNB encourage les structures de mise en œuvre à doubler d’efforts.

Notons que si d’aucuns estiment que les autres initiatives de paix prises ci et là après le Forum national de Bangui sont une manière d’ensevelir les recommandations dudit Forum, c’est faux ! Joseph Bindoumi et tous ses collaborateurs se sont évertués à expliquer à la presse, à cette occasion, que l’initiative de l’Union Africaine, l’initiative de Sant’Egidio et la dernière feuille de route de Libreville se focalisent toutes sur les recommandations du Forum de Bangui qui sont elles, une émanation profonde de la population.

Profitant de la circonstance, Mme Marie Noëlle Koyara, Membre du comité de suivi a levé l’équivoque sur l’engagement pris par les groupes armés, à travers l’Accord de désarmement qu’ils ont signé le 11 mai 2015, à l’issue du Forum de Bangui. Elle a rappelé que tous les groupes armés qui ont signé cet important Accord sur place, à l’exception du FDPC de Abdoulaye Miskine, l’ont fait sans aucune pression, contrairement à ce qui se dit.

Rappelons que c’était en 2016 que le Comité de suivi des recommandations du Forum national de Bangui a présenté, pour la première fois, l’état d’avancement du processus à la presse.

Centrafrique : La force européenne EUTM fait don de fournitures scolaires à l’école Alsace Horizon

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Centrafrique : La force européenne EUTM fait don de fournitures scolaires à l’école Alsace Horizon

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2625.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>EUTM-RCA au chevet de  l'École des orphelins Alsace Horizon Centrafrique. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
EUTM-RCA au chevet de l’École des orphelins Alsace Horizon Centrafrique. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 23 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le vendredi 18 août 2017, l’école Alsace Horizon Centrafrique, sise Pk 13 sur la route de Damara a reçu un don en kits scolaires de la mission européenne de formation opérationnelle des FACA (Forces armées centrafricaines). Le Commandant belge Xavier Salmon, Chef de la Cellule Projets de l’EUTM, a personnellement remis les kits au Président de l’Association Alsace Horizon Centrafrique et responsable de ladite école, Père Benjamin Kafala, en présence du Directeur de l’école, M. Salvador Kpiogbissi.

Plus d’une dizaine de cartons de livres et fournitures scolaires ont constitué le pactole remis, ce vendredi par l’EUTM à l’école Alsace Horizon Centrafrique. Ce don, faut-il le souligner, a été effectué à Strasbourg, suite à une collecte. Il vise à appuyer le jeune établissement scolaire créée il y a juste un an.

A la remise, le Commandant belge de l’EUTM, Xavier Salmon a fait savoir que le geste posé est l’expression de la préoccupation profonde de son institution envers l’éducation, qui selon lui, « reste fondamentalement la base de reconstruction d’un pays ». Il a rappelé par ailleurs, ce don est intervenu suite à la visite de cette école par l’ancien Commandant belge de la force qui vient de partir, car en venant, il était accompagné de son successeur espagnole. Sur place, il y avait un besoin en table-bancs et tableaux qui était exprimé par les responsables de l’école. C’est ainsi que l’Espagne s’est engagé à financer ces table-bancs.

Notons par ailleurs que l’EUTM a fa appel à la menuiserie des FACA, pour la confection des table-bancs à fournir à cette école, une manière de contribution à la restauration des FACA. « Ce projet fait partie de ce que nous appelons l’intégration ‘’Etat-nation’’. C’est-à-dire qu’en même temps qu’il faut aider à l’éducation des enfants qui sont l’avenir du pays, nous appuyons également la restauration de l’Etat, à travers la Forces armées centrafricaines qui disposent heureusement d’une menuiserie située au Camp Fidèle Obrou et qui va fabriquer ces table-bancs », a-t-il indiqué avant de lancer aux Centrafricains que « L’avenir vous appartient ».

En réceptionnant le pactole de livres et fournitures scolaires, Père Benjamin Kafala a exprimé sa profonde reconnaissance vis-à-vis de l’EUTM et a salué le partenariat agissant avec la mission européenne en faveur des enfants vulnérables. « Je suis très heureux de vivre ce partenariat avec EUTM », a affirmé le Père.

A cette occasion, Père Benjamin Kafala a précisé que l’enjeu de son investissement dans le domaine de l’éducation dans son pays est double : « Il n’est pas un secret que dans notre pays, 67% de la population est analphabète. C’est déjà un frein pour le développement d’un pays. Personnellement, à l’issue de mes études en Science de l’éducation, j’avais étudié la problématique du développement et du progrès liée à l’éducation. C’est là que j’ai compris que dans le contexte de mon pays, si jamais j’ai quelque contribution à donner, ce serait dans le domaine de l’éducation », a-t-il relevé avant d’ajouter que « Dans mes nombreuses lectures sur la situation scolaire dans notre pays, j’ai également compris que les enfants dans des familles pauvres n’ont pas la chance de suivre une bonne scolarité. C’est pour cela que mes amis et moi, avons décidé de nous mettre résolument au service de cette frange d’enfants vulnérables. C’est une manière de mettre fin à cette discrimination et donner la chance à ces enfants de bénéficier des de l’éducation comme tout autre enfant ».

Notons que ladite école est l’un des domaines d’intervention de l’Association Alsace Horizon Centrafrique qui est une association de solidarité internationale créée en France à Strasbourg le 25 avril 2015. Pour sa première année, l’école a accueilli 30 élèves uniquement en classe de CI avec la perspective d’une seconde section de CP l’année prochaine, et progressivement vers la mise en place d’un cycle Primaire entier.

Centrafrique exclusivité : Bulletins des notes du gouvernement SARANDJI. 2e trimestre 2017.

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Centrafrique exclusivité : Bulletins des notes du gouvernement SARANDJI. 2e trimestre 2017.

 

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Les membres du Gouvernement Sarandji

 

Bangui, le 22 Août 2017

Par : Rédaction de Corbeau News Centrafrique CNC,

Comme promis que chaque trimestre, votre journal en ligne Corbeau News Centrafrique CNC, vous fera apprécier nos ministres à travers la publication de son Baromètre Gouvernemental (BG), dans lequel chaque ministre y compris le Premier ministre est noté sur 20 comme au lycée et en fonction de ses actions et réalisations à la tête de son Département, voilà celui du deuxième trimestre 2017 qui vient de paraitre. Cet indicateur des membres du gouvernement permettra aux Centrafricains de jauger les performances de chaque ministre et au Chef de l’Eta de savoir qui fait quoi pour matérialiser son programme politique.

 1- Henri Marie DONDRA, ministre des Finances et du Budget:
Note : 15/20    Mention : Très Bien.

Appréciation CNC : Pragmatisme et actions concrètes lui sont reconnus après la publication du précédent baromètre. Doit garder le cap. 

Peu bavard, mérite son poste, car diplômé en la matière (Master 2 en économie, DESS en finance, ressortissant de l’École des hauts cadres des finances du Maroc) mérite son poste à la tête d’un tel département.

Sa vision et ses rigueurs ont permis de ramener les principaux bailleurs de fonds de la RCA (FMI, Banque Mondiale, BAD) à la raison dans leur engagement à voler au secours de ce pays meurtri qui a nettement besoin d’assistance. Ce qui se mesure par les premiers décaissements de ces institutions en faveur de la RCA et le programme d’apurement des dettes du pays dont les arriérés de salaires des fonctionnaires depuis l’époque Kolingba.

Son départ à la tête de ce Département comme le font circuler les rumeurs, rendra dubitative la Communauté des bailleurs de fonds qui compte sur sa rigueur et sa vision pour mettre leurs poches, la Centrafrique. Doit rester pour poursuivre les reformes

2 – Côme Hassan, ministre du Commerce et de l’Industrie

Note : 14/20   Mention : Bien.

Appréciation CNC : Doit continuer sur la même lancée avec des actions concrètes et visibles à la tête du département

Très peu visible, COME Hassan, technocrate et magistrat de son état, est le valeureux représentant de la jeunesse qui incarne la jeune génération consciente dans le gouvernement SARANDJI. Il est l’un des cinq ministres dudit gouvernement à avoir exécuté les 2/3 des obligations de sa feuille de route.

Après son, Code de Commerce, le ministre COME a :

  • Rencontré toutes les couches d’opérateurs économiques, appuyées par des descentes sur le terrain pour constater de visu, les dégâts causés par les effets collatéraux de la crise centrafricaine afin d’envisager les voies et moyens de relancer ces opérateurs dans leurs activités.
  • Tout fait pour la sécurisation du corridor Bangui-Douala, unique et principale voie de ravitaillement de la capitale Bangui, et de là, les arrière-pays de la Centrafrique.
  • Fait des plaidoyers pour que la République centrafricaine ne soit toujours pas dépendante de l’extérieur, c’est-à-dire, qu’elle soit en mesure de produire sur place, des biens et des services pour la consommation des Centrafricains. C’est à ce titre qu’il a renoué les relations avec les Indiens qui étaient pourtant bien disposés à mener à bien le projet de la cimenterie de Nzila sur la route de Mbaïki, et qui étaient obligés de stopper les activités pour leur sécurité. Ses démarches auprès des Indiens a fini par mordre, car ils sont prêts à revenir au pays pour relancer ce projet.
  • Entamer des négociations avec les Chinois qui sont d’accord pour s’installer à Possel où ils vont construire une seconde cimenterie et à Bogouin pour l’extraction du fer et les travaux de fonderie. De belles perspectives pour réduire le chômage en Centrafrique.

Mais, il doit revoir certains contrats accordés à certaines sociétés, tel que celui que détient la SUCAF. Le temps de monopole de 80% de la production et de la commercialisation du sucre dans le pays est révolu. Incapable de produire et de commercialiser le sucre dans le pays à hauteur même de 30%, elle doit libérer les 70% aux commerçants centrafricains.

3 –   Félix Moloua, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération

Note : 13,50/20

Mention : Assez-Bien.

Appréciation CNC : Peut mieux faire s’il abandonne son profil tribaliste

Géographe de formation, c’est grâce à ses nombreuses années passées au ministère du Plan et de la Coopération internationale qu’il a acquis l’expérience. Grâce aux anciens fichiers et aux experts venus aider la Centrafrique, il a pu engager la Centrafrique tant bien que mal ces derniers mois.

Mais son profil tribaliste et clanique a fait de lui une personnalité dangereuse à côtoyer. Ce qui a fortement contribué au départ d’autant des cadres dudit ministère ailleurs. Ce qui le département en difficulté de suivi et applications des accords signés.

Signer les accords un autre chose et faire les faire appliquer, une autre chose aussi. Il faut encourager et former les cadres.

4 – Honoré Feizouré, ministre de l’Agriculture et du Développement Rural

Note : 13/20

Mention : Assez bien.

Appréciation CNC : Peut encore mieux faire pour peu que la volonté politique   l’y aide. Son plan de développement régional et du monde rural est le véritable bréviaire de sa réussite au gouvernement.

Ingénieur agronome de son état, le ministre FEIZOURE est en train de :

  • Ramener dans les foyers la sécurité alimentaire disparue depuis belle lurette. Mettre le boucher double pour réussir le pari selon la lettre de mission que le chef du gouvernement lui a adressée. Pour illustration, les arriérés du coton ont été apurés à la satisfaction des pauvres paysans qui non seulement n’avaient plus d’espoir, mais qui ont en plus été meurtris par la récente crise. Ils sont revenus de très loin à cause de Féïzouré qui les a revigorés pour les remettre à la culture cotonnière et vivrière.
  • Remettre la RCA sur la voie de ses prouesses agricoles comme au temps de l’opération Bokassa.

Il doit dans ce cas, travailler de concert avec certains partenaires qui œuvrent dans ces secteurs que de rester cavalier seul. Un doigt ne peut rien faire.

5 – Gaby Franky LEFFA, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social

Note : 13/20

Mention : Assez Bien.

Appréciation CNC : Pragmatisme et actions concrètes à la tête du département. À la volonté de mieux faire.

Le ministre LEFFA se bat pour :

  • mettre une structure légale et un plan d’action de développement de l’urbanisme, de l’habitat et surtout des logements sociaux. En un peu plus d’un an, il a osé réussir et innover là où ses prédécesseurs n’ont pas pu : le dossier des logements sociaux.
  • Mettre en œuvre le projet des 100 logements sociaux à Sakaï dont les travaux, financés par le Royaume du Maroc, sont en achèvement maintenant.
  • Obtenir l’accord pour l’installation d’une Banque pour l’habitat qui devra permettre aux Centrafricains d’obtenir des crédits et construire des logements décents.

Un bel exemple que le gouvernement a apprécié à sa juste valeur lors de la visite d’évaluation qu’a effectuée le Premier ministre sur instruction du Président de la République Chef de l’État.

6 – Flavien Mbata, ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux

 Note : 12,50/20 

Mention : Assez-Bien.

Appréciation CNC : Doit mettre ses pieds sur l’accélérateur de la machine judiciaire.

Magistrat réputé pour son franc parlé et son attachement aux textes de loi. Peu bavard, il est au four et au moulin pour :

  • redorer le blason de la justice centrafricaine comme en témoignent sa totale implication et sa diligence pour l’implantation de la CPS en RCA afin de réparer l’injustice causée au peuple centrafricain.
  • Réhabiliter maisons d’arrêt de Bangui et des provinces et équipées en matériels informatiques, ce qui incite les magistrats à faire de la justice le dernier rempart des citoyens. Un effort doit être fait dans le prochain trimestre dans ce sens.

C’est un exemple de réussite et de dynamisme certes, mais ce n’est pas ce qu’attendent les Centrafricains du moment tout le monde veut voir les seigneurs de la guerre et du désordre dans le pays sous les verrous.

Un effort à faire dans ce sens dans le présent trimestre.

7 – Théodore Jousso, ministre de l’Équipement, des Transports, de l’Aviation et du Désenclavement

Note : 12/20 

Mention : Assez-Bien.

Appréciation CNC : Peut mieux faire, mais trop chargé.

Perte d’un point. Cet ancien cadre de l’ASECNA à la retraite et Directeur de cabinet du Représentant à Dakar est un personnage « touche à tout » et un grand adorateur du veau d’or.

Les travaux de suivi des bitumages de certaines voies urbaines dans Bangui entamés sous la transition et les nouveaux sont quelques percées tangibles à honorer son passage.

Mais le poids du ministère commence à avoir raison sur son cou et, les avantages, sur le travail.

Il lui manque d’initiative pour réguler le secteur de transport et les travaux d’aménagement. C’est bien de colmater les nids-de-poule sur les rues de Bangui, mais il doit savoir que la présence de plusieurs nids-de-poule sur une même route signifie que celle-ci est complètement finie, sa durée de vie est atteinte et qu’il faut la réparer à grandeur. Inutile de continuer dans ce sens. Ces colmatages ne peuvent qu’encourager le trou à s’élargir.

À cela s’ajoute son manque de volonté d’attribuer le marché de fabrication des plaques d’immatriculation et permis de conduire à une autre société que sa propre société déjà crée avec un Français.

8 Aboubacar-Moukadas Noure, ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Note : 11,50/20 

Mention : Passable.

Appréciation CNC : Un réveil tardif et doit se rattraper.

Pourtant enseignant et géré par ce ministère, Moukadas Noure, n’a aucun regard, aucune vue  sur ce qui se passe dans son département. À titre d’exemple, il a nommé des gens décédés à des postes de responsabilités et dédoublé des responsables à la tête de certains établissements.

Les résultats des examens de baccalauréat de cette année montrent à peu près le niveau exact que les écoliers ont, après les trois années de crises. Et c’est en porte au faux avec celui qu’avaient les bacheliers de l’année dernière.

Le niveau étant dévoilé, monsieur Moukadas Noure doit maintenant pencher sur les réorientations de ses bacheliers de l’an passé qui ne savent quoi faire avec les diplômes à la maison.

09 – Sylvère Ngarso, ministre de la Promotion de la Jeunesse, du Développement du Sport et des Services Civiques:

Note : 11/20 

Mention : Juste passable.

Appréciation CNC : Doit se réveiller et se mettre résolument au travail.

Néanmoins, en un an, il a réussi au sein de l’équipe gouvernementale, à lever les punitions qui pesaient sur nos artistes et sportifs à sortir. Il a pu :

  • décanter le contentieux Jules ACORSI et par la même occasion, s’est offert les services d’un entraîneur expatrié pour les fauves de Bas-Oubangui version Football.
  • Faire du sport un véritable vecteur de cohésion sociale et un outil de développement au service de la Nation.Il lui manque des initiatives sur le volet civisme. À agir très vite.

Mais, trop taciturne, il se laisse faire par les différentes Fédérations qui n’alignent, pour des sorties à l’extérieur, que des joueurs, joueuses et athlètes physiquement et techniquement déphasés redonnant ainsi aux fauves le qualificatif des « tocards délaissés » des jeux.

10 – Virginie Baïkoua, ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale

Note : 10,50/20 

Mention : Moyen.

Appréciation CNC : A gravi deux à trois manches de l’échelle. Peut mieux faire si elle avait une bonne volonté et ne se fie pas tellement à son Dircab et ses diasporas qui foutent tout en l’air en croyant mieux faire.

Après15 mois d’exercice, cette dame qui avait été mal vue et mal notée lors des élections législatives, a fait des prouesses. Elle bat ses ailles comme elle peut et notamment pour être la vedette des déplacés internes à Bangui, Bangassou, Bria, Bambari, Kaga Bandoro, Zémio pour des assistances morales.

Elle manque cependant des initiatives pour le montage et la coordination des projets sociaux.

Certes, elle est la seule femme à réussir à faire adopter une loi après BANGAYASSI en matière de promotion du genre en Centrafrique et son plan de développement régional et du monde rural est le véritable bréviaire de sa réussite au gouvernement.

Seulement, elle est reprochée de son arrogance, comportement de diaspora et surtout sa folle confiance à son éternel DIRCAB au point de ne pas vraiment collaborer avec les autres cadres du département.

 11 – Jean Serge BOKASSA: Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire

Note : 10,50/20 

Mention : Moyen.

Appréciation CNC : Empêché d’agir ou affaibli ? Doit retrouver ses premières vitalités.

Ce qu’il faut remarquer est que :

  • il devient de plus en plus absent ;
  • Il a du mal à
    • redéployer la police et de la gendarmerie sur toute l’étendue de la République comme les réclament les populations et surtout à les rendre visite sur le terrain;
    • Il se laisse supplanter par son Dircab qui contrôle plus les Administrations préfectorales et sous-préfectorales ;
    • Il doit savoir que la paix dépend de la restauration de l’autorité de l’État et que les préfets, sous-préfets doivent être nommés et restés aux côtés de la population. Doit prendre conscience de cela.

Il doit savoir que la paix dépend de la restauration de l’autorité de l’État et que les préfets, sous-préfets doivent être nommés et restés aux côtés de la population. Doit prendre conscience de cela.

12- Abdoulaye Moussa, ministre de la Fonction publique, de la Modernisation de  L’Administration du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale

Note : 10/20 

Mention: Moyen

Appréciation CNC : Doit travailler dans les innovations.

Discret et effacé, il n’a qu’à son actif, l’intégration de plus de mille jeunes diplômés en chômage depuis plus de quinze ans. Seulement, les sous-entendus sur ces intégrations et le suivi de ces nouveaux intégrés posent toujours des équations.

Effacé, il ne fait jamais des descentes sur terrain tant à Bangui qu’en province pour constater les carences des agents administratifs.

Les tâches d’un ministre de la fonction ne se limitent pas au bureau. À y réfléchir.

13 – Gisèle PANA, ministre des Arts, du Tourisme, de la Culture et de la Francophonie

Note : 09,50/20.

Mention : Insuffisant.

Appréciation CNC : Doit doubler d’effort

  • Se cache toujours derrière le concept genre pour lequel elle occupe actuellement son poste.
  • Doit se mettre résolument à la hauteur de ses responsabilités et faire de la RCA un havre de touristes tel qu’on les voyait venir de tous pays dans les années 70.
  • Doit doubler d’efforts pour éviter d’être ministre muette et sans résultat.
14 – Jean Christophe Nguinza, ministre du Secrétariat Général du Gouvernement, chargé des relations avec les Institutions de la République et du Suivi Évaluation:

Note : 09/20.

Mention : Insuffisant.

Appréciation CNC : Doit se pencher sur d’autres actions que les comptes rendus du conseil des ministres

Doit se mettre résolument au travail afin de:

  • veiller correctement au bon fonctionnement des institutions de l’État qui souffrent aujourd’hui de paralysie totale.
  • Doit régler au plus vite le bras de fer entre le gouvernement SARANDJI, le Chef de l’Etat et le Président de l’Assemblée nationale dont les rumeurs d’un coup d’État circulent abondamment.
  • Certes, il tente à chaque fois d’informer les Centrafricains par les comptes rendus des Conseils des ministres. Mais cela n’est pas suffisant. Une certaine influence qui garantit le bon fonctionnement des institutions républicaines serait une meilleure chose attendue des fils du pays par ses compatriotes.
15 – Charles Armel Doubane, ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de l’Etranger

Note : 08/20.

Mention : Très insuffisant.

Appréciation CNC : Doit être exclu pour comportement louche et félonie. Il serait à l’origine de la réticence des partenaires à réaliser leurs promesses à la RCA.

Certes compétent et quelque peu intègre, ce ministre est entré au gouvernement au nom de la géopolitique d’ethnicité pour le groupe Zandé, une minorité de l’extrême Est de la RCA, toujours et souvent  marginalisée par les différents régimes qui se sont succédés en RCA depuis les indépendances du pays. C’est un prétentieux, orgueilleux qui voit les autres comme nuls et rien ….

Passant – à tort – pour le porte-flambeau de l’ethnie Zandé sur l’échiquier politique centrafricain et jouissant de bonnes grâces auprès de tous les grands hommes politiques du pays pour avoir dès le banc de l’Université dans les années 90 opté pour l’activisme politique, il a toujours servi les régimes qui se sont succédés en RCA depuis l’ère de la Démocratie. Ses accointances avec l’actuel Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA (dont il est un beau-frère) auraient beaucoup pesé dans la balance de sa nomination.

L’extérieur, notamment des mains françaises auraient aussi plaidé son sort auprès du boss du palais de la Renaissance pour le remercier de ses « loyaux services» quand il fut Ambassadeur de la RCA aux Nations-Unies dans la fièvre de la crise centrafricaine avec le règne de la SELEKA. Imprévisible, sournois, cacophonique, ce fils d’ancien combattant se prend pour le super ministre, super intelligent du gouvernement Sarandji. Il a cumulé des erreurs sur erreurs dans la gestion de la diplomatie centrafricaine. Prétextant être toujours malade, il touche rarement ses parapheurs. Personnage hibou et chauve-souris, il serait dans beaucoup de choses louches tant pour sa région d’origine, le Haut-Mbomou que pour le pays. On lui reproche surtout son orgueil et son arrogance !…

16 – Fernande Ndjégbot, ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Population

Note : 07/20

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Exclusion pour incompétence notoire et carence comportementale

Médecin de son état, beaucoup de Centrafricains croyaient en cette femme qui, soit dit en passant, devrait relever le défi dans un pays ou les hommes tardent et hésitent à placer entièrement confiance aux femmes. Mais, hélas, elle s’est très vite empêtrée dans des cas de vol et détournements à outrance de médicaments.

Elle est soupçonnée d’avoir orchestré le détournement récent de beaucoup de dons des partenaires, dont les ARV octroyés aux PVVIH par le Fonds Mondial.

Agitation, arrogance, orgueil et tribalisme lui sont reprochés.

Ceux qui la connaissent disent qu’elle est une femme sans caractère et sans personnalité, dotée de surcroît d’une moralité douteuse et prête à tout céder pour ses intérêts personnels. Sa nomination au gouvernement aurait été un produit de pure de légitimité de nom.

 

17 – Joseph Yakété, ministre de La Défense Nationale :

Note : 06 /20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Aucune volonté de s’améliorer.

Décidément, beaucoup de Centrafricains se demandent sur quelle base, quel deal et pourquoi le président a fait confiance à cet professeur d’éducation physique et sportive EPS et « agent de la DGSE» pour le catapulter à la tête de l’armée centrafricaine dont il constitue le véritable frein et l’épine dorsale numéro un.

Les réarmements et équipements des FACA, il est perdu. Pérennisation et persistance de l’embargo sur l’armée centrafricaine, Ok. Le fiasco du DDR, la montée en force des groupes rebelles Ok.

Plusieurs fois interpellé par l’Assemblée nationale, il fuit ses responsabilités et refuse par peur d’être destitué par les députés de la nation, de répondre à leur interpellation, le tout au su et à la barbe du Premier ministre Sarandji le premier absentéiste du gouvernement.

Ne connaissant aucune réalité de l’armée centrafricaine et sans aucune vision, il fait de l’affairisme et du pilotage à vue au sommet de la défense nationale. Le peuple centrafricain et son président Faustin Archange TOUADERA doivent savoir que ce monsieur est l’actuel Bob Dénard des groupes rebelles qui prépare le renversement de l’ordre constitutionnel rétabli.

 

18 – Yerima Youssoufa Mandjo, ministre de l’élevage et de la santé animale :

Note : 06/20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Renvoie pour exploitation des minorités peuhles et affairisme au  sommet de l’État. Fuit toujours la presse.

Plus que le véritable judas. Ce bélier exploite l’ignorance de la minorité peuhle au nom de laquelle il a été sélectionné pour faire partie du gouvernement depuis le régime de BOZIZE.

De nombreux cas de détournements de vaccins pour bovin et autres sont signalés dans son département et il serait le cerveau de toutes les gabegies de son département.

Affairiste, son nom est cité dans toutes les sales business ayant trait à l’élevage. Le trafic du bétail vers les pays voisins serait son invention subtile pour s’enrichir.

Il serait même le cerveau de tous les peulhs constitués en groupes armés qui rançonnent nos pauvres et vrais peulhs.

Sans esprit de créativité, il fait un véritable pilotage à vue, surtout qu’il a écarté tous les cadres compétents au profit de ses proches amis et connaissances de la mafia.

Toujours omniprésent dans les bars dancing ou on lui amène même des parapheurs, ce n’est pas facile de rencontrer ce « super ministre ».Mais très motivé pour la signature des contrats juteux avec ses sbires.

 

19 – Simplice Mathieu Sarandji, Premier ministre, Chef du Gouvernement:

Note : 05/20 ;

Mention : Médiocre ++ et aucun travail sérieux

Appréciation CNC : Exclu pour agitation fiévreuse sans cause, incompétence notoire, gestion scabreuse du gouvernement, pilotage à vue et manque de vision.

Rien que son nom et son regard contiennent de venin qui fait peur à la Communauté internationale de venir en aide au pays, mais, exploité en bon père de famille par les criminels de tout genre pour la poursuite de la criminalité et des hostilités.

Ce professeur d’université, sans aucun passé brillant, a été catapulté à la tête du gouvernement au nom, d’une part, des bons et loyaux services d’amis d’école et d’autre part, parce que le nouveau chef de l’État voulait de quelqu’un mou, pas enclin à lui rétorquer ou à promouvoir la contradiction de ses décisions.

Une fois laissé au pied du mur, le maçon ne sait pas où commencer. Mais c’est seulement sa langue menaçante qui le fait maintenir sur la fondation sans le mur. Il a été l’homme de courses de l’actuel locataire du Palais de la Renaissance durant cinq ans quand il était à la Primature.

Il veut se faire aussi comme son maître, mais en réalité, il n’est pas à la hauteur. Notamment pour diriger un gouvernement de 23 membres et à plus forte raison un cabinet de 50 membres ?

Il est incapable d’entamer des plaidoyers pour lever l’embargo qui pèse sur le pays ou même d’entamer les démarches d’exception à ce principe ; 

Il passe le clair de son temps à recevoir des chefs rebelles qui sortent au finish les poches pleines des billets de banque. C’est même pour cela que la communauté internationale et l’ensemble de la communauté diplomatique accréditée auprès de la RCA a mis en exergue l’incompétence de l’ensemble de son gouvernement tout en demandant avec insistance son limogeage pur et simple.

Il faut ce limogeage.

 

20 – Bertrand Touaboy, ministre l’Entreprenariat National, de l’Artisanat et de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises :

Note : 04,50 /20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : Aucune volonté de s’améliorer, à remettre à ses parents politiques .

Ministre invisible, incompétent, incontrôlable et incontrôlé. Il est l’un des jeunes ministres sincèrement qui fait la honte de la jeunesse centrafricaine.

Se croyant encore membre de l’ANECA qu’il a vilipendé entre-temps, il est lui-même la justification totale de certains ténors d’une idéologie selon laquelle la jeunesse centrafricaine ne vaut rien.

 

21 – Léopold MBOLI FATRANE, ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Hydraulique :

Note : 04/20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : Exclu pour affairisme et pratique borderline.

Ce ministre mouille le maillot pour sa survie et ses beaux-parents qu’il a placés un peu partout dans les agences attelées à son ministère.

Renfermé, solitaire, orgueilleux, il vit toujours loin retiré des autres et très protocolaire. Il serait très proche du Chef de l’Etat car il est collègue.

Il n’effectue des multiples voyages à l’extérieur que pour vendre lui-même les diamants, or et autres pierres précieuses au profit de sa clique.

Il passe tous son temps à trouver des diamants et à les faire vendre par personnes interposées. Il a même été surpris à l’aéroport de Bangui M’poko en train de manager la sortie d’un allemand avec plus de 300 carats de diamants à exporter frauduleusement. Un autre, bloqué à Douala avec des carats de diamants, a été fait quitter l’aéroport de Bangui, M’poko par lui. Une histoire bien connue, mais sans suite judiciaire.

A limoger et juger.

 

22- Charles Paul Lemasset Mandya, ministre de la Communication et de l’Information :

Note : 03,50/20

Mention : Nul

Appréciation CNC : Constamment malade, il doit se reposer en famille.

Un ministre qui n’a pas voulu s’entourer des techniciens de la boîte et qu’il s’est précipité à les mettre sur le banc de touche.

Il fait semblant de se battre pour achever le projet de la couverture nationale les ondes et rayons de la radio et la télévision centrafricaine. En réalité, il les enterre. Pour preuve, la maison de la télévision est hors usage et les signaux de la télé sur le Canal+ disparus.

En lieu et place des matériels et équipements techniques, ce sont des caisses de vin et de whisky qui sont convoyés à son bureau par Télé consult et vision 4, une bande de mafias venue spécialement détruire le pays.

Attention, on ne s’amuse pas avec l’information et la communication. Nos lignes témoignent à suffisance que les agissements de ce ministre ne peuvent être cachés, et il en coure les véritables conséquences qui lui seront bientôt très graves, car très tardives aussi.

 

23 – Arlette Sombo-Dibélé, ministre de l’Environnement, du Développement Durable, des Eaux et Forêts, Chasse et Pêche:

 

Note : 03 /20.

Mention :

Appréciation CNC : Exclue pour immixtion tapageuse dans la gestion de la caisse du département

Personnage hibou et de moralité peu fiable, elle semble déterminée à mettre le feu à ce département. Son arrogante, son insolente et son orgueil la rendent la véritablement dernière ministre des ministres. Aussitôt arrivée, elle s’est versée dans un affairisme outrageant dans le secteur du bois.

Dotée d’un comportement antisocial, tout le monde se plaint d’elle au point que les cadres et technici

Centrafrique : Saisie de 80 talkies walkies à l’aéroport de Bangui Mpoko

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Centrafrique : Saisie de 80 talkies walkies à l’aéroport de Bangui Mpoko

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2632.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Aéroport Bangui Mpoko

 

Bangui, le 22 août 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Encore un autre scandale ! Atterri à bord de l’avion VIA-AIR de l’entreprise diamantifère SODIAM, ce dimanche 20 août, un homme a été appréhendé avec des cartons contenant exactement quatre-vingt (80) appareils Talkies-Walkies, alors qu’il a déjà aisément dépassé tous les services de formalité aéroportuaire et était en train de quitter l’aéroport. Le peuple a de quoi s’inquiéter, car le mystère reste encore entier autour de la destination, moins encore de l’usage de ces appareils sensibles. Heureusement, les forces de sécurité, sous le leadership du DGA Nguimalé de l’Immigration-Emigration, contrôlent totalement la situation et l’homme écroué à la SRI.

D’où voudrait venir cet autre complot contre le peuple centrafricain ? 80 Talkies-Walkies à déverser illicitement dans la capitale Bangui n’augure d’aucune confiance. De surcroît, à en croire le DGA Nguimalé de l’Immigration-Emigration, ces appareils ne sont utilisés à Bangui que par la Garde présidentielle de Touadéra et quelques éléments de la Gendarmerie nationale. Il a même ajouté que ces appareils ont été déjà paramétrés avec le système de communication de la Garde présidentielle, puisqu’un test effectué devant le Chef de l’Etat l’a confirmé.

En attendant que le mystère soit levé autour de cette situation, notamment en ce qui concerne le vrai propriétaire et l’usage qu’il voudrait faire de ces appareils, le moins qu’on puisse dire est qu’il y a problème. Selon les premières informations disponibles, le prévenu qui est présentement à la Section de recherches et des investigations (SRI) aurait affirmé que les appareils appartiendraient au Président du Tribunal de grande instance de Birao. In situ, le contact a été établi avec ce dernier qui lui, jure la main sur le cœur, qu’il n’est jamais au courant d’une telle affaire et qu’il n’est même pas sur-place à Birao comme l’a affirmé le prévenu. Même si cela appartenait réellement au Président du Tribunal de grande instance de Birao, l’on s’interroge toujours sur l’usage à faire de ces matériels sensibles.

Entre temps, les recoupements faits par les services du DGA de l’Immigration-Emigration ont permis de savoir que l’avion VIA-AIR de SODIAM en question n’a même pas décollé à Birao. Les premiers indices indiqueraient plutôt la ville de Bangassou. C’est ici le lieu de s’interroger sur le cynique rôle joué par cette compagnie aérienne en se prêtant à un jeu anti-citoyen, et SODIAM aussi, au lieu de s’occuper de ses affaires de diamant. Et l’on s’interroge : La RCA héberge-t-elle des sociétés très dangereuses pour sa stabilité ?

L’autre coup du pied de nez dans cette sulfureuse affaire s’est opéré au niveau de l’aéroport international Bangui Mpoko. Y a-t-il eu complicité des services de sécurité aéroportuaire ? Puisqu’il n’y aurait eu nulle part dans la liste des vols du dimanche, la trace d’atterrissage de l’avion VIA-AIR, à en croire le DGA de l’Immigration-Emigration. En plus, l’homme qui a acheminé ces appareils a réussi à traverser tous les services de contrôle sans être inquiéter pour être finalement rattrapé quasiment à l’extérieur par les Forces armées centrafricaines (FACA). De quoi réfléchir !

Indiquons néanmoins que le DGA Nguimalé a fait interpeler onze Policiers en service dimanche pour leur présumé implication ou négligence au détriment de la sécurité du peuple centrafricain. D’où le mouvement de grève qui a brièvement eu lieu à l’aéroport, car par solidarité corporatiste, les restes des Policiers en service ont boycotté le traitement des vols, occasion des perturbations dans les programmes de vols. A ceux, le DGA, sur instruction du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, promet des sanctions administratives sévères. En attendant, tout est rentré dans l’ordre à l’aéroport.

Au-delà tout, toutes les questions restent en suspend. Est-ce que ces appareils participent des séries de complots dénoncés ci et là pour la déstabilisation du pays ? S’agit-il d’un simple sal business qui a échoué ? L’on ne saurait dire mieux pour le moment sur cette affaire, puisque la justice est déjà là-dessus. De toute les manières, la vérité sera connue d’ici peu.

 

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : 57 ANS D’INDÉPENDANCE ET PRESQUE 57 ANS DE DESCENTE AUX ENFERS (1)

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CENTRAFRIQUE : 57 ANS D’INDÉPENDANCE ET PRESQUE 57 ANS  DE DESCENTE AUX ENFERS (1)

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2601.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Charles Armel Doubane, Abdoul Karim MECKASSOUA et bien d'autres

 

Bangui, le 22 août 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

UN ÉTAT EN DÉLIQUESCENCE, DES RESPONSABLES POLITIQUES DEVENUS APATRIDES

          La suffocation ou la terreur vous envahissent quand vous vous livrez à une revue rapide de la presse centrafricaine. Quelques titres au hasard parus dans Afrique news infos :

   «  Les acteurs politiques commanditent et peaufinent les crimes et les carnages » 

  « La Centrafrique à nouveau au bord de l’explosion »

« La convoitise pour les ressources : principale cause du conflit centrafricain 

« La peur du génocide »  etc… 

          Devant un tel tableau dantesque, on ne peut que redouter le surgissement d’un chaos sanglant, annonciateur de génocide. Les  Centrafricains doivent prendre conscience que leur pays et eux-mêmes sont menacés dans leur existence même. Que le « Tous ensemble » de Barthelemy Boganda, père fondateur de leur nation, est plus que jamais une exigence. Une obligation de se  serrer les coudes, car leur pays est véritablement en danger de mort, cerné par des aventuriers qui veulent son éclatement.

          Les Centrafricains doivent obliger leurs politiciens à adopter un comportement mature face aux périls, au lieu de passer leur temps en des petites querelles infantiles et suicidaires. Aveuglés par leur envie de revanche, ces politiciens ne font que ruminer leurs frustrations, oubliant que les Centrafricains ont voté démocratiquement et souverainement. Ils se livrent à de multiples manœuvres pour déstabiliser la gouvernance du pays et le mettre en péril. Tant que les arrière-pensées de complots et l’appétence au pouvoir et à l’argent seront pour eux une obsession, ils sacrifieront les intérêts du pays et de la population sur l’hôtel  de leurs ambitions. La République Centrafricaine ne sortira du chaos que grâce à la mobilisation de son peuple et à son unité.

          Il faut une atmosphère apaisée entre l’Exécutif et le Législatif. On apprend que Touadera et Meckassoua se sont vus et qu’ils se sont parlé. Excellente initiative ! Il faut informer les Centrafricains de la volonté de leur réconciliation. Il faut désormais que le Président de l’Assemblée Nationale et le Président de la République cessent leurs bisbilles inutiles et se consacrent au pays, afin de ne pas le fragiliser encore plus.

          Car le moment est grave. La République Centrafricaine n’a jamais été autant menacée dans son intégrité et son entité depuis ses 57 ans d’indépendance. Ses frontières sont menacées par les ex-Sélékas qui veulent dépecer le territoire. Les dangers de la partition n’ont jamais été aussi proches.

          L’ONU,  la communauté internationale et surtout la France semblent avoir scellé avec les rebelles un plan machiavélique de dislocation de la RCA. Pendant que se trament, dans l’ombre des Chancelleries, des scénarios qui ressemblent à des rites sacrificatoires de la Centrafrique au profit des ex-Sélékas, la population semble être laissée de côté. Souvenons-nous de la déclaration – qui semble aujourd’hui prémonitoire – d’Axel Poniatowski, Président de la Commission des Affaires Etrangères à l’Assemblée Nationale Française : « Puisque les chrétiens, les animistes et les musulmans ne s’entendent pas, il faut les séparer… »  C’était clair : le gouvernement français ne souhaitait pas intervenir dans le conflit centrafricain, de peur de s’y embourber. La preuve en est faite par la réduction prématurée de la force Sangaris, qui a donné des ailes aux rebelles dans leurs actions de démolition et de conquête du pouvoir. La France savait très bien que, face à des ex-Sélékas puissamment armés, les autorités centrafricaines, dépourvues d’une armée structurée, digne de ce nom, ne pèseraient pas lourd.

 

LA FORCE, SEUL MOYEN DARRÊTER LES AMBITIONS DES REBELLES ?

           L’urgence des urgences, avant qu’il ne soit  trop tard, oblige tous les acteurs de la crise centrafricaine à cesser toute ambiguïté et à choisir, pour mettre fin au sanglant conflit, la voie du dialogue mais aussi de la fermeté. Depuis trois ans, les ex-Sélékas ont toujours répondu par un bras d’honneur, une attitude menaçante et un mépris total envers les autorités centrafricaines qui les appelaient à se conformer au DDR. Visiblement, les bandes armées ne veulent pas la paix. Convaincues de leurs forces devant un état défaillant et désarmé, elles n’aspirent qu’à une chose : prendre le pouvoir par la force à Bangui.

 

LE TEMPS JOUE POUR LES EX-SELEKAS

          Plus  les réunions pour la paix (SIRIRI) et la réconciliation se succèdent, sans résultats d’ailleurs, plus les ex-Sélékas confortent leurs positions sur le terrain et plus ils se livrent à des violences sur les populations. Massacres sans discernement d’enfants, de femmes et de vieillards. Incendies de villages. Trafics de diamant et d’or pour s’approvisionner en armes, avec la complicité, au vu et au su de tout le monde, de certains pays frontaliers – dont le Tchad.

          Après avoir été l’un des principaux acteurs de l’instabilité chronique centrafricaine, son ministre des Affaires étrangères vient de déclarer : « La communauté internationale doit redoubler de vigilance et d’engagement en Centrafrique en raison des signes avant- coureurs de génocide dans ce pays voisin.. » Quel cynisme ! Voilà le pyromane Idriss Deby Itno devenu pompier ! Les Centrafricains n’oublient pas qu’il a sa part de responsabilité dans ce génocide en  gestation. Les autorités centrafricaines doivent avoir le courage de tenir un langage de vérité et de fermeté à Deby. Lui faire comprendre que la République Centrafricaine n’est pas son terrain de jeux. Que c’est une République souveraine dont il faut respecter les frontières. Aux abois, menacé par ses propres rebelles, confronté à une économie en berne à cause de la chute du prix du pétrole, principale ressource de son pays, Idriss Déby se sert de la RCA pour sortir du pétrin comme il l’a toujours fait.

         Cette fois-ci, les Centrafricains diront non aux ambitions expansionnistes du despote de N’Djamena.  Et, si besoin est, s’y opposeront par la force.  Les tuteurs occidentaux doivent changer de cap et mettre en action leurs armadas, utiliser leurs drones et leurs hélicoptères de combat,  faire intervenir les forces françaises positionnées sur place. Les mises en garde sans effet doivent cesser. Il faut passer à l’action.

 

LA MÉDIATION DU BÉNIN : UN ESPOIR ?

          On apprend que les autorités centrafricaines vont solliciter la médiation du Bénin. C’est une initiative de bon sens. Elle est africaine, au lieu d’être d’extraction vaticane ou européenne.  Car aucun conflit en Afrique ne trouvera sa résolution hors du continent.

          Par ailleurs,  sur le plan spirituel, le président Touadera, diacre lui-même d’une « Eglise du Réveil », entouré de pasteurs des Eglises évangéliques, est proche de l’Eglise  du « Christianisme céleste, nouvelle Jérusalem ». L’ex-président Bozizé en est devenu en Centrafrique le responsable. Les Antibalakas sont aussi proches de ces nouvelles églises africaines. Seraient-ce les prémices de médiations africaines des conflits sur le continent ? A l’instar de la communauté SANTEGIDIO à Rome, l’Afrique ne pourrait-elle pas, elle aussi, constituer sa propre ONG, chargée de médiation dans les conflits du continent ?

 

                                                                       JOSEPH AKOUISSONNE

 (21 août 2017)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

                       

 

Centrafrique : Difficile contexte de travail pour les humanitaires

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Centrafrique : Difficile contexte de travail pour les humanitaires

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2611.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> CopyrightCNCLes déplacés de Bangui. Credit photo : Éric Ngaba.
CopyrightCNCLes déplacés de Bangui. Credit photo : Éric Ngaba.

 

 

Bangui, le 22 août 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le samedi 19 août 2017, les acteurs humanitaires œuvrant en République centrafricaine, à l’instar de leurs pairs du monde entier, ont célébré la Journée internationale de l’aide humanitaire. Cette célébration est intervenue à un moment particulier marqué par la recrudescence de violences tous azimuts à l’intérieur du pays, alors que les humanitaires eux, font face à deux problèmes : dans un premier temps, le sous-financement de l’action humanitaire ; et deuxièmement, la prise pour cible des ces acteurs humanitaires sur le terrain.

La dégradation crescendo de la sécurité à l’intérieur du pays a eu d’incidence très grave sur la situation humanitaire. L’année 2017, en particulier a été celle qualifiée par les humanitaires de période d’instabilité marquée par une forte recrudescence de la violence, la hausse du nombre de déplacés et des attaques devenues plus fréquentes contre les acteurs humanitaires. Pour preuve, depuis janvier 2017 à ce jour, selon les chiffres disponibles auprès de OCHA, le nombre de personnes ayant besoin d’assistance humanitaire est passé de 2,2 en janvier à 2,4 millions en juin, et 600 000 personnes sont déplacées.

A l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, a déploré que les déplacements forcés privent encore 13% de la population centrafricaine de ses droits les plus fondamentaux. En outre, la présence massive des groupes armés rend difficile l’accès à des villes entières où les besoins humanitaires sont pourtant critiques et urgents. Le thème de la journée mondiale de l’aide humanitaire « Les civils ne sont pas une cible » revêt entièrement son sens en Centrafrique où le regain de violence a particulièrement augmenté la vulnérabilité des civils. « Au cours du semestre écoulé, nous avons assisté au retour de violences basées sur l’appartenance religieuse et ou ethnique. Cette tendance, si elle se poursuivait, emmènerait le pays vers un avenir beaucoup plus sombre. Les exemples sont nombreux dans le monde, la haine et le rejet d’autrui n’ont jamais mené une nation vers la paix, la stabilité et le développement » a-t-elle regretté.

La persistance de la violence affecte aussi les humanitaires. « Depuis le début de l’année 2017, plus de 200 attaques ont ciblé les acteurs humanitaires et ont couté la vie à 11 humanitaires » a souligné Mme Rochdi. Le pillage des bases, les attaques contre le personnel et les convois humanitaires tendent à se généraliser et fragilisent davantage les civils qui n’ont d’autre recours que les humanitaires pour satisfaire des besoins certes basiques mais critiques et urgents tel que l’accès à la santé, à l’alimentation et à l’eau potable pour ne citer que ceux-là.

« La Journée de l’aide humanitaire est une occasion pour mobiliser le public autour des idéaux humanitaires et de célébrer le travail désintéressé accompli dans des situations souvent périlleuses » a-t-elle rappelé. Grâce à l’action des humanitaires, depuis le début de l’année, 75% des patients ont été référés à un centre de santé, 58% des infrastructures de santé sont appuyées par des humanitaires. Il en va de même pour 74% de l’éducation des garçons et des filles. Enfin, 42% des retournés ont eu accès à des activités génératrices de revenus.

La Journée mondiale de l’aide humanitaire constitue aussi une opportunité de rappeler à tous les lois internationales et les principes auxquels les parties au conflit ont tous adhéré. Tous doivent s’assurer que les droits fondamentaux des civils sont respectés et garantis. Cela implique qu’ils aient accès à l’assistance humanitaire, qu’ils ne servent pas de bouclier humain aux belligérants ou qu’ils soient pris en otage lors des affrontements. Ce sont ces mêmes obligations internationales qui exigent l’accès humanitaire sans entrave et sans condition.

Une campagne a été lancée au niveau mondial pour amener les dirigeants à respecter les engagements sur la protection des civils pris lors du Sommet mondial de l’humanitaire. « Cependant, cette protection est l’affaire de tous. Un premier pas simple est de toujours préserver la liberté et l’intégrité de l’humain. Un deuxième pas est de vous mobiliser avec nous pour la signature de la pétition mondiale sur la protection des civils » a rappelé Najat Rochdi.

 

Centrafrique : « LE GOUVERNEMENT DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITES AVANT QUE LES POPULATIONS FRUSTREES NE PLONGENT LE PAYS DANS LE CHAOS GENERALISE », A SOULIGNE MICHEL KPINGO

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Centrafrique : « LE GOUVERNEMENT DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITÉS AVANT QUE LES POPULATIONS FRUSTRÉES NE PLONGENT LE PAYS DANS LE CHAOS GENERALISÉ », A SOULIGNE MICHEL KPINGO

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2496.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pour article de Batangafo.

 

 

Bangui le 21 août 2017.

Par : Roméo Silvère Doubalet, contributeur du CNC.

  

La date du 30 mars 2016, devait s’écrire une nouvelle page de l’histoire de la République centrafricaine.

En ce jour, le président de la République Faustin Archange Touadéra a déclaré : « Je jure devant Dieu et devant la nation d’observer scrupuleusement la Constitution, de garantir l’indépendance et la pérennité de la République, de sauvegarder l’intégrité du territoire, de préserver la paix, de consolider l’unité nationale, d’assurer le bien-être du peuple centrafricain, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge sans aucune considération d’ordre ethnique, régional ou confessionnel, de ne jamais exercer les pouvoirs qui me sont dévolus par la Constitution a des fins personnelles et de n’être guidé en tout que par l’intérêt national et la dignité du peuple centrafricain ».

Depuis cette date, la RCA ne cesse de vivre l’enfer. Elle ne compte que les morts de ces braves fils et filles malgré que la Constitution souligne que le président de la République est le Chef de l’Etat. Il incarne et symbolise l’Unité de la Nation. La Maison Centrafrique brûle, a souligné un écrivain contemporain. Le 8 mai dernier, des miliciens ont tendu une embuscade à un convoi de la Minusca, faisant six morts parmi les casques bleus. Puis, dans la nuit du 12 au 13 mai, des miliciens ont attaqué la ville de Bangassou et s’en sont pris aux communautés peules et musulmanes de la ville. L’attaque de Bangassou a fait des centaines de morts. Le pays est en feu présentement et le président de la République affiche un comportement de désintéressement et d’indifférence outrageante. Alors que le Centrafricain lambda s’interroge si vraiment Touadéra est en mesure de la gestion des pouvoirs de l’Etat. Quand une partie du pays s’enflamme, l’incendie est communicatif et l’opposition se déchaîne contre l’inefficacité du gouvernement et des casques bleus. Le pays est envahi par des groupes armés qui luttent les uns contre les autres pour contrôler les ressources naturelles et axes commerciaux.

La Sous-préfecture de Gambo est en feu et en sang depuis le jeudi 3 août dernier après la mission gouvernementale à Bangassou. L’attaque de la sous-préfecture de Gambo laisse croire que le pays est loin de retrouver la paix face au récidivisme du chef de guerre de l’UPC, Ali Ndarass. L’implication des contingents marocain, bangladais et égyptien de la Minusca pointés d’un doigt accusateur par la population du Mbomou, laisse croire que les chiens d’Onyanga Onanga sont enragés et devenus de ce fait incontrôlés par leur maître qui se substitue en tout lieu et place du chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

Dans un point de presse organisé par le député de Gambo, Michel Kpingo souligne : « Le temps est grave. Personne n’aurait cru que 17 mois après le retour à la légalité constitutionnelle, la République Centrafricaine, notre pays puisse continuer à distiller à travers le monde, les images apocalyptiques d’un pays où la banalisation des massacres humains s’érige en seconde nature par une racaille transfrontalière qui, dans son mariage de cruelle renommée avec des compatriotes égarés de notre pays semble résolue à liquider l’Etat ». F.A.T doit savoir que gouverner c’est faire la volonté du peuple et non d’une personnalité, fût-elle des Nations-Unies, car un adage dit : « La voix du peuple est la voix de Dieu ». Durant la mission conjointe effectuée à Bangassou par la ministre des Affaires Sociales, le ministre résident du Mbomou et les députés de cette région, la population a demandé le départ des éléments du contingent marocain de la Minusca de leur environnement. Car la protection des civils recommandée dans le mandat n’est pas mise en œuvre, alors que cette population se demande, quelle est la raison de la présence de la Minusca en RCA.

« Le leader de l’UPC, Ali Darass est comme une fourmilière aujourd’hui dans le pays. Car une fois chassé de la Ouaka, ses fourmis se sont propagées aujourd’hui dans la région 6. Le gouvernement ne pense pas assister les victimes. L’espoir retrouvé pendant les élections est en train de s’éteindre. Certains députés, a souligné leur collègue de Gambo, sont accusés d’être complices dans l’évènement du Mbomou ». Et voila qu’après quelques jours, ces éléments de la Minusca ont mis la Sous-préfecture de Gambo en feu et à sang. Six casques bleus marocains sont morts dans ce nouveau regain de tension et plus d’une cinquantaine de civils ont également perdu la vie.

Malgré tout ce qui se passe, le gouvernement garde un mutisme inouï et inexplicable. Alors que l’article 30 de la Constitution stipule : « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire, l’exécution des engagements internationaux ou le fonctionnement normal des pouvoirs publics sont menacés de manière grave et immédiate, le Président de la République, après avis du Conseil des Ministres, du Président de l’Assemblée Nationale et du Président de la Cour Constitutionnelle, prend les mesures exigées par les circonstances en vue de rétablir l’ordre public, l’unité du territoire et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ».

Pour le député de Gambo : « Nous sommes en face d’une situation dramatique. Cette situation nous interpelle tous. Il ne faudrait jamais se leurrer. La Minusca ne nous sortira jamais du précipice au fond duquel elle a manifestement contribué à nous maintenir irrémédiablement et le silence du gouvernement est inquiétant. C’est pourquoi, le gouvernement doit prendre ses responsabilités avant que le-ras-le-bol des populations frustrées ne plonge le pays dans le chaos généralisé ».

La maison Centrafrique brule. Doit-on penser que F.A.T attende que Parfait Onyanga Anyanga lui dicte les conduites à tenir ? Car, des deux, lequel est sorti des urnes ? L’histoire a toujours démontré que le passé finit toujours par nous rattraper. Le peuple attend de pied ferme pour apprécier à temps opportun. A Bon entendeur, rendez-vous … tant l’histoire finit toujours par rattraper et …

 

Centrafrique : le satisfecit du maire de Bangui a monsieur le directeur général de la socatel

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Centrafrique : le satisfecit du maire de Bangui a monsieur le directeur général de la socatel

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2453.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le très controversé Maire de Bangui Émile Gros Nakombo.
Le très controversé Maire de Bangui Émile Gros Nakombo.

 

Bangui, le 21 Aout 2017

Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

 

Un bien fait n’est jamais resté inaperçu. Une fois de plus, la preuve de cet adage vient de nous être démontrée par l’actuel Directeur Général de la Société Centrafricaine des Télécommunications(SOCATEL), monsieur Bruno GRELLA-MPOKO. Qui eut cru ? Qui pouvait imaginer que la SOCATEL allait renaitre de ses cendres ?

Pour les incrédules et les indécis, il faut dire que c’est désormais chose faite. Après avoir remis en selle les installations techniques de l’unique joyau centrafricain en termes de télécommunication, après avoir activé l’internet haut débit de la Socatel pour ne citer que ces deux prouesses, Monsieur Bruno et son conseil technique viennent de réhabiliter la peinture de l’immense immeuble qui abrite la Direction Générale de la SOCATEL qui , à ces jours, s’est vêtue de ses plus beaux habits de fête, nous rappelant directement l’époque où cette société attirait plus d’un monde et la convoitise extérieure.

Ayant retrouvé la Socatel en état de déliquescence avancée, l’actuel Directeur Général s’est jeté bec et ongle pour redorer le blason de cette société nationale. Ne pouvant rester indifférent devant le charme retrouvé par la Socatel, le président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, Emile Gros-Raymond NAKOMBO a adressé une  lettre de félicitations au Directeur Général de la Socatel dans laquelle on peut lire : «L’embellissement d’une ville nécessite la participation de tous ses administrés sans distinction…Par ce geste, vous avez contribué efficacement à rendre notre ville plus belle et plus attrayante.» Comme le dit un adage, celui qui a vécu doit savoir creuser sa tombe dans la mémoire des vivants. Autrement dit, il faut poser des actes, des traces qui attestent de sa présence en tant qu’homme. Et c’est dans cet esprit qu’on peut interpréter ce qui se réalise à la Socatel.

 

 

Lettre de félicitations de la mairie de Bangui au Directeur Général de la Socatel 

 

Centrafrique : la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée dans un contexte très inquiétant

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Centrafrique : la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée dans un contexte très inquiétant

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2611.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> CopyrightCNCLes déplacés de Bangui. Credit photo : Éric Ngaba.
CopyrightCNCLes déplacés de Bangui. Credit photo : Éric Ngaba.

 

Bangui, 20 août 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

La République centrafricaine traverse à nouveau depuis le début de l’année 2017 une période d’instabilité notamment marquée par une forte recrudescence de la violence, la hausse du nombre de déplacés et des attaques devenues plus fréquentes contre les acteurs humanitaires. Depuis janvier 2017, le nombre de personnes ayant besoin d’assistance humanitaire est passé de 2,2 en janvier à 2,4 millions en juin. Aujourd’hui, 600 000 personnes sont déplacées. C’est dans ce contexte très inquiétant que la journée mondiale de l’aide humanitaire a été célébrée le 19 août 2017 dans le pays.

Le thème de la journée mondiale de l’aide humanitaire « Les civils ne sont pas une cible » revêt entièrement son sens en Centrafrique où le regain de violence a particulièrement augmenté la vulnérabilité des civils. A l’occasion de la célébration de cette journée, la Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, a déploré que les déplacements forcés privent encore 13% de la population centrafricaine de ses droits les plus fondamentaux. En outre, la présence massive des groupes armés rend difficile l’accès à des villes entières où les besoins humanitaires sont pourtant critiques et urgents.

« Au cours du semestre écoulé, nous avons assisté au retour de violences basées sur l’appartenance religieuse ou ethnique. Cette tendance, si elle se poursuivait, emmènerait le pays vers un avenir beaucoup plus sombre. Les exemples sont nombreux dans le monde, la haine et le rejet d’autrui n’ont jamais mené une nation vers la paix, la stabilité et le développement » a-t-elle regretté.

La persistance de la violence affecte aussi les humanitaires. Le pillage des bases, les attaques contre le personnel et les convois humanitaires tendent à se généraliser et fragilisent davantage les civils qui n’ont d’autre recours que l’aide humanitaire pour satisfaire des besoins basiques et urgents tel que l’accès à la santé, à l’alimentation et à l’eau potable pour ne citer que ceux-là.

D’après a souligné la Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, plus de 200 attaques ont ciblé les acteurs humanitaires et ont couté la vie à 11 humanitaires depuis le début de l’année 2017.

« La Journée de l’aide humanitaire est une occasion pour mobiliser le public autour des idéaux humanitaires et de célébrer le travail désintéressé accompli dans des situations souvent périlleuses » a-t-elle rappelé.

Grâce à l’action des humanitaires, depuis le début de l’année, 75% des patients ont été référés à un centre de santé, 58% des infrastructures de santé sont appuyées par des humanitaires. Il en va de même pour 74% de l’éducation des garçons et des filles. Enfin, 42% des retournés ont eu accès à des activités génératrices de revenus.

La Journée mondiale de l’aide humanitaire constitue aussi une opportunité de rappeler à tous les lois internationales et les principes auxquels les parties au conflit ont tous adhéré. Tous doivent s’assurer que les droits fondamentaux des civils sont respectés et garantis. Cela implique qu’ils aient accès à l’assistance humanitaire, qu’ils ne servent pas de bouclier humain aux belligérants ou qu’ils soient pris en otage lors des affrontements. Ce sont ces mêmes obligations internationales qui exigent l’accès humanitaire sans entrave et sans condition.

« Cependant, cette protection est l’affaire de tous. Un premier pas simple est de toujours préserver la liberté et l’intégrité de l’humain. Un deuxième pas est de vous mobiliser avec nous pour la signature de la pétition mondiale sur la protection des civils » a rappelé Najat Rochdi.

Une campagne a été lancée au niveau mondial pour amener les dirigeants à respecter les engagements sur la protection des civils pris lors du Sommet mondial de l’humanitaire.

 

Centrafrique : le ministre de l’urbanisme dans la logique d’embellir la ville de Bangui

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Centrafrique : le ministre de l’urbanisme dans la logique d’embellir la ville de Bangui

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2615.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Signature du contrat avec la société chinoise. CopyrightCNC
Signature du contrat avec la société chinoise. CopyrightCNC

 

 

Bangui, le 21 Aout 2017

Par : Patrick BALEPOU, CNC.

 

Doucement mais surement, la ville de Bangui navigue pour retrouver ses lettres de noblesse d’antan de « Bangui, la coquette ». C’est dans cette logique qu’a lieu le 19 Aout 2017, la signature de contrat d’exécution des travaux de la Tour d’UZES et la Cité Christoph, sous les auspices du ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et du Logement social, Gaby Francky LEFFA en présence du Directeur général de la société chinoise SAM, monsieur HAN WEIDONG. Signalons que cette activité s’inscrit dans le champ des attributions du ministre telle que stipulée dans sa lettre de mission.

En effet, l’embellissement de la ville de Bangui et son image de marque de beauté ainsi que de toute la République Centrafricaine passe d’abord par la qualité des bâtiments qu’on peut y retrouver. Ayant compris très tôt cette logique inscrite en lettre d’or dans sa lettre de mission, le Ministre LEFFA est toujours au four et au moulin pour activer le Partenariat Public-Privé pour la réhabilitation des bâtiments administratifs et sociaux jadis abandonnés dans les détritus.

D’un montant total estimé à 5 milliards 500 millions, les travaux d’exécution des travaux de la Tour d’UZES et de la Cité Christophe vont durer 30 mois. Il convient de souligner que ces travaux sont supportés sur fonds propres de la Société SAM. A la fin de la réhabilitation, cette société va exploiter les bâtiments ainsi rénovés jusqu’à concurrence des fonds dépensés après quoi les immeubles seront restitués à l’Etat centrafricain. Entretemps, il a été conclu entre l’Etat centrafricain représenté par le ministère de l’Urbanisme et la société Sam qu’un montant forfaitaire sera versé mensuellement par la Société à la partie centrafricaine, histoire de permettre à l’Etat centrafricain de faire face à ses dépenses de souveraineté. Voilà un modèle de dynamisme et de patriotisme qu’il convient de mettre en exergue en prenant sans hasard, l’exemple du Ministre de l’Urbanisme. Après le Building Administratif qui fait peau neuve, voici venir le moment de la tour d’UZES et la Cité Christophe. Nul n’ignore que des surprises pareilles nous attendent encore les jours à venir, certainement car l’Homme de la situation nous en a habitué à de tels exploits de surprise.

Comme le disait si bien le Président américain Roosevelt, « Ne demandons pas ce que notre pays nous a fait mais demandons-nous plutôt ce que nous avons fait pour notre pays ».Et le ministre LEFFA se targuera certainement un jour, une fois aux affaires ou non d’avoir apporté à sa juste valeur sa part de contribution à l’édification d’un Centrafrique embelli.

 

 

Centrafrique : affaire des faux soldats Faca partis en formation, la saga continue…

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Centrafrique : affaire des faux soldats  Faca partis en formation, la saga continue…

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2580.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats des Forces Armées Centrafricaines
Les soldats des Forces Armées Centrafricaines

 

 

Bangui, le 20 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Alors que l’armée nationale d’environ neuf mille hommes vient d’être anéantie par un groupe des rebelles de la séléka en 2013 qui a réussi à s’emparer du pouvoir en chassant à l’occasion le President François Bozizé, les autorités militaires actuelles ont du mal à reconstituer une force armée digne de ce nom capable de résister à toutes éventualités après le départ de cette fameuse séléka du pouvoir en 2014. Pis, elles n’ont pas la conscience patriotique nécessaire pour redorer l’image de l’armée centrafricaine déjà écornée suite à leur débandade face aux séléka, pourtant moins nombreux et moins équipés par rapport à eux. S’agit-il vraiment d’une volonté manifeste d’enterrer définitivement la cendre de cette armée en décomposition ?

 

Après l’Israël où une centaine des inaptes civils masqués aux soldats ont été envoyés pour une formation militaire d’élite et ont été rapatriés par les autorités israéliennes, c’est le tour du Rwanda de refouler sur Bangui près d’une centaine des grands-pères et femmes enceintes partis il y’a quelques semaines pour une autre formation militaire.

Selon une source militaire, personne n’était au courant ni de leur recrutement, encore moins de leur départ pour le Rwanda. On comprend pourquoi la nouvelle de leur refoulement suscite autant d’émoi au sein de la population, conclut cette source.

 

Alors, pourquoi envoie-t-on des inaptes pour une formation aussi dure ?

Pour des nombreux Centrafricains, cela s’apparente à une haute trahison du moment où on savait très bien qu’avant d’envoyer quelqu’un en formation militaire, le minimum des choses est de procéder à ses examens sportifs et médicaux. Alors que dans les cas du Rwanda et d’Israël, plus de moitiés de l’effectif étaient déclarées inaptes. On a remarqué même la présence des personnes âgées d’environ 40 ans et plus, des infirmes et des femmes enceintes parmi les recrues…

Pour la première fois, on dirait que c’est une erreur. Mais comme elle se répète plusieurs fois, on est malheureusement dans l’obligation de dire que c’est intentionnel, et donc une volonté de nuire non seulement à l’image de l’armée nationale centrafricaine, mais aussi celle du pays.

 

Quelle sanction pour les auteurs ?

Sans doute le Président Faustin Archange TOUADÉRA doit prendre ses responsabilités devant le peuple centrafricain. Trop c’est trop, les responsables de ce désordre inimaginable doivent être punis de cette lourde faute intentionnelle. D’ailleurs une enquête doit être diligentée sur cette affaire. Mai avant tout, le ministre de la Défense et le chef d’État-major doivent tirer les conséquences.

Q

Que diront les partenaires internationaux qui financent la réhabilitation des Faca ?

Difficile d’imaginer leur réaction. Entre temps, une source diplomatique africaine en RCA pointe du doigt la responsabilité des autorités politiques centrafricaines dans cette Affaire.

La France quant à elle voit de mauvais œil cette mauvaise pratique tendant à affaiblir davantage les efforts de la Communauté internationale à soutenir les Forces armées Centrafricaines.

En 2013, le conseil de sécurité des Nations-Unies avait émis un embargo sur les armes à destination de la Republique Centrafricaine après la prise du pouvoir de la coalition séléka en mars de la même année, privant ainsi l’armée nationale des équipements létaux.

 

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Pourquoi la Minusca torpille-t-elle l’économie du pays?

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Centrafrique : Pourquoi la Minusca torpille-t-elle l’économie du pays?

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/Patrouille-de-la-MINUSCA-dans-un-quartier-de-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrouille de la MINUSCA dans un quartier de Bangui

Bangui, le 19 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

La Mission Multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique (Minusca), créée en avril 2014 par une Résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies, est l’une des plus importantes missions de l’ONU dans le monde. Avec un effectif de plus de 12 700 membres, la Minusca est aussi une mission qui grève le budget de l’ONU. En Centrafrique, elle est devenue une entreprise qui  alimente les freins à son développement. Pourquoi n’a-t-elle pas contribué à la croissance économique de la RCA ? Enquêtes exclusives CNC.

C’est la question que tout le monde se la pose depuis un certain temps à Bangui. Avec un budget colossal avoisinant le triple de celui de la République centrafricaine, la Mission Multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique – Minusca – est l’une des cinq premières missions de l’ONU au monde a avoir un budget qui dépasse la moitié d’un milliard. Cette mission de l’ONU en Centrafrique, bien que budgétivore, ne contribue pas à la croissance économique de son pays d’accueil. Mais pourquoi et comment la Minusca arrive à peser négativement dans l’économie du pays ?

D’après une enquête réalisée par une équipe de notre rédaction depuis plusieurs mois auprès de cette Institution onusienne, la MINUSCA, avec son budget colossal, entretient une dynamique négative dans la croissance économique du pays. En cause, les importations dans tous les azimuts et au sens dessus dessous. « C’est d’après leur Convention d’établissement » a fait savoir un juriste contacté par l’équipe CNC de l’enquête.

D’après les constats établis par l’équipe de l’enquête, la MINUSCA importe tous et toutes. De leurs véhicules jusqu’aux repas du soir, en passant par de l’eau potable, tous viennent de l’extérieur de Centrafrique alors que certains de ces produits sont aussi produits localement dans le pays. Les salades, tomates, concombres, choux, carottes pour leurs desserts, sont tous importés.

« Piments et tomates Minusca » crient des commerçants ambulants dans les endroits fréquentés à Bangui.

Plus étonnant et incompréhensible, les diverses eaux potables, Obangui, la Vie et autres, produites par les Libanais ne font pas parties des consommables de la MINUSCA. « Ils refusent systématiquement de boire ou même de voir ces bouteilles d’eau sur leurs tables ».  Nous a fait savoir, sous l’anonymat, une ménagère de la MINUSCA.

« La MINUSCA n’est pas en Centrafrique pour relancer la croissance de ce pays. Pour preuve, elle a ouvert son propre supermarché où elle vend tout et hors taxes à ses propres employés expatriés ». Renchérit un commerçant libanais.

Au sujet de ce supermarché, notre équipe a pu toucher le bâtiment sans être autorisée à y pénétrer. Motifs invoqués de blocage d’après les vigiles, « leurs badges ne leur confèrent pas le droit d’entrée ».  

Même le marché des transports et logistique de la MINUSCA est souvent attribué aux sociétés étrangères que centrafricaines.

Pourquoi la Minusca adopte un tel comportement ?

De l’avis d’un économiste centrafricain contacté par CNC, il y a manifestement d’une part, une volonté manifeste de la part des chefs de la MINUSCA de nuire à l’économie de la RCA et d’autre part, la méconnaissance des raisons qui poussent les jeunes à utiliser les armes comme moyen de quoi à survivre.

D’après cet économiste, « Combien coûtera à la MINUSCA, en termes de perte, d’éjecter une partie de son budget dans des projets des cultures maraîchères pour occuper les jeunes et les ex- combattants démobilisés ? ».

Pour notre l’interlocuteur, il y’a énormément des jeunes aujourd’hui, à travers le pays, qui ne veulent plus supporter le lourd fardeau de la misère ou de la pauvreté qui rabaisse leur espérance de vie. Que la MINUSCA peut, eu égard à son budget trois fois plus que celui de son pays hôte, mieux faire pour sortir le plus grand nombre de ces jeunes du joug de la misère du moment l’État n’a pas les moyens de les faire.

Mais que fait la Minusca ?

Difficile d’y voir clair dans cette Institution maçonnique. De plus en plus, des Centrafricains sont assez nombreux à être convaincus que la présence de la MINUSCA dans leur pays n’est pas pour le stabiliser comme ils le disent, mais pour l’exploiter autrement.

« Même les soudeurs, les portiers, les cuisiniers sont aussi importés » ironise un garagiste centrafricain. « C’est troublant » conclut-il.

Pour un expert onusien contacté par CNC, « si la Centrafrique reste enfoncée dans la misère, c’est dû à une insuffisance de son capital humain. Plus, elle compte moins des cadres techniques que administratifs en âge d’inventivité, 40-50 ans, plus elle  est comme l’eau qui dort ou comme un gamin qui navigue en eau trouble »

Certes, des gens se méfient de l’eau qui dort. Et le gouvernement ne doit jamais se comporter comme tel. Il doit demander au conseil de sécurité des Nations-Unies des explications claires sur les vraies raisons de la présence de sa mission en RCA et à l’occasion, réviser la Convention d’établissement qu’il a pu signer avec la MINUSCA. Jamais, aucun pays au monde n’accorde des tels avantages fiscaux aux missions et agences des Nations-Unies sur leur territoire.

Pour rappel, la MINUSCA a été créée le 10 avril 2014 par la Résolution 2149 du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Elle compte environ 13 407 membres civils et militaires. Environ 12 349 membres du personnel en uniforme, et 1 050 civils dont 447 nationaux contre 611 expatriés. Contrairement à la MONUSCO en RD Congo qui compte 795 expatriés contre 2 523 nationaux. De quoi à croire aux affirmations selon lesquelles le pays manque réellement un capital humain pour booster son développement.

Copyright2017CNC.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : APRÈS CINQ DÉCENNIES D’INDÉPENDANCE, NOTRE NATION MARCHE ENCORE SUR SES LACETS…

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CENTRAFRIQUE : APRÈS CINQ DÉCENNIES D’INDÉPENDANCE, NOTRE NATION MARCHE ENCORE SUR SES LACETS…

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2359.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Opération sangharis

 

 

Bangui, le 19 août 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Il était une fois une terre de 623000 kilomètres carrés, fertile et riche en ressources naturelles, localisée au cœur de notre cher continent s’appelait Oubangui-chari. Ancienne colonie française, ce lopin de terre acquit son indépendance le 13 août 1960 après une lutte inouïe de ses premiers intellectuels encadré par le feu President fondateur Barthélemy Boganda et prit le nom de République Centrafricaine.

Fruit de la réflexion du President fondateur lors de l’assemblée constituante, la Centrafrique s’est dotée d’un drapeau, d’une devise, d’un hymne national…bref tous les attributs d’un nouveau État. Depuis toujours, la Centrafrique célèbre cette journée comme ses pairs d’Afrique pour honorer la mémoire de nos héros et affirmer notre accession à la souveraineté internationale. La célébration de cette année est particulière et a un goût amer car notre chère patrie, nonobstant le retour à l’ordre constitutionnel est occupée à hauteur de 80% par des groupes armés non conventionnels. À l’occasion de son traditionnel discours à la nation, le President de la République a fait un remarquable constat que le pays recule sans aller au bout de son idée ou de son raisonnement. Ce constat amer a été fait en référence à la situation d’avant car en dehors de la dégradation galopante du volet sécuritaire, le statuquo n’est que la suite logique de l’héritage de l’indépendance.

Fort de ce qui précède, le citoyen lambda qui a analysé les différents modes de gouvernance depuis les indépendances s’interrogent à juste titre : Comment expliquer ce constat de recul ? À qui imputé la responsabilité de se recul ? La France, la communauté internationale et le Conseil de sécurité de l’ONU sont insinueusement responsables ? Pourquoi cherchons-nous le coupable ailleurs alors que c’est nous même qui gérons le pays depuis les indépendances ? Le franc CFA qui est garantit par la banque de France et outil de domination de la puissance coloniale est-il a l’origine de notre recul ? Pourquoi avons-nous toujours un doigt accusateur ?Pourquoi nos lacets sont toujours défaits au point de nous gêner dans la course ? Qu’est-ce que l’indépendance nous a apporté ? En d’autres termes, qu’avons nous fait de notre indépendance ? Quel est notre apport à la reconstruction de notre pays ?

Le constat du President de la République est venu à point nommé et peux être le point de départ de la prise de conscience d’une réelle indépendance. Et pourquoi cette annonce à la nation du President de la République n’a pas daigné esquisser une solution pour arrêter se recul cyclique ? À ce propos, qui prépare et rédige les discours du President de la République ? S’agit-il d’un professionnel des médias et/ou de communication ? Le President de la République saura t-il mettre un terme à cette tradition de mauvaise gouvernance, de crime économique et/ou financière ?

Après le constat du President de la République quels sont les dispositifs politiques, économiques, et juridique mis en place pour la reconstruction nationale. Une sortie médiatique du chef de l’état à pareil occasion doit toujours faire des annonces déterminant un nouveau cap car de mémoire, nos parents se précipitaient sur des postes récepteurs et réclamaient un calme absolu quand le chef de l’état s’adresse à la nation. Par ailleurs et en dehors des considérations juridiques, philosophiques et sociologiques, l’indépendance rime t-elle avec les notions de souveraineté ? De liberté ? De développement économique ? Nous estimons que l’heure n’est plus à la division, à la guerre de positionnement et surtout d’entretien des égos. Au nom de l’intérêt général et surtout par respect à la mémoire de nos héros d’indépendance nous invitons humblement le President de la République à tendre la main aux partis politiques d’opposition à la société civile, aux compétences de tous bords etc a travers un nouveau gouvernement afin de donner une nouvelle dynamique, une pulsion, une synergie, une mutualisation des différentes ressources dans le bien être de notre chère patrie….

Hommage à tous ceux qui ont hypothéqué leur vie en tentant de construire et de protéger les intérêts de notre patrie. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

La Dordogne le 18 août 2017.

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                              Tel : 0666830062

 

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Centrafrique : Déclaration du ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire édition 2017

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Centrafrique : Déclaration du ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire édition 2017

 

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La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC

 

 

Demain 19 août 2017, la République Centrafricaine notre pays célèbrera à l’instar des autres pays membres des Nations Unies, la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire.

Cette journée a été instituée en Décembre 2008 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, en mémoire des victimes de l’attentat contre le siège des Nations Unies le 19 août 2003 à Bagdag en Irak, lequel a causé la mort de 22 personnes, dont le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Irak, Monsieur SERGIO VIEIRA DE MELLO.

La commémoration de cette journée mondiale de l’aide humanitaire, nous offre l’opportunité, non seulement de rendre hommage aux acteurs humanitaires qui parfois, au péril de leurs vies sillonnent le monde entier pour apporter assistance aux populations en détresse, mais également de mener des réflexions sur l’amélioration de la qualité de l’aide aux populations victimes des conflits ou de catastrophes naturelles.

Cette journée permet aussi de mettre en évidence les défis humanitaires auxquels le monde est confronté aujourd’hui avec l’accroissement et la recrudescence des conflits ainsi que des catastrophes où des millions des civils sont pris au piège du fait de l’égoïsme humain ou des effets du changement climatique.

En République Centrafricaine, cette célébration revêt un cachet particulier en ce sens qu’elle est célébrée dans un contexte de regain de tension dans une partie du pays où une nouvelle vague de population est en déplacement et qui connait au quotidien une souffrance infligée par les ennemies de la paix.

Le choix porté sur le thème de la JMAH 2017, qui s’intitule « LES CIVILS NE SONT PAS UNE CIBLE D’ATTAQUE », cadre parfaitement avec la réalité centrafricaine, où la population civile ne cesse de faire l’objet de tueries et d’exactions diverses.

Dans cette optique, il est capital de relever les multiples attaques perpétrées à l’endroit des humanitaires qui ne font qu’apporter assistance aux populations, victimes de conflits et de catastrophes naturelles. On se souvient encore du massacre récent de plusieurs agents de la croix rouge au Sud-Est du pays par des combattants armés. Voici l’intégralité du discours de la ministre Virginir Mbaikoui:

  • Centrafricaines
  • ;
  • Centrafricains ;
  • Chers compatriotes ;

Au regard, des constats faits lors de nos multiples descentes à l’intérieur du pays, on peut affirmer que la situation humanitaire est encore fragile dans certaines villes du pays. Ces situations sont engendrées par des conflits armés à répétition qui ont semé la mort et conduit aux déplacements massifs des populations. On peut citer entre autres :

  • L’assaut sur la ville de Bangassou au Sud-Est de la RCA, le 13 mai 2017, lequel a fait plus de 3000 personnes déplacées ;
  • L’enregistrement de quelques 20.000 personnes déplacées suite à une série d’affrontements entre groupes armés à Zemio ;
  • Les violences à Bria entre le 15 et 18 mai 2017 qui ont entrainé, le déplacement forcé de  41.409 personnes ;
  • Le déplacement de 25.000 personnes sans assistance et l’attaque des bases des principales ONG présentes à Kaga-Bandoro, dans le Nord-Est du pays au début du mois de juillet 2017, ayant entrainé la suspension de leurs activités auprès de la population.;
  • Les affrontements entre les Anti –Balaka et les seleka à Gambo dans le Mbomou, lesquels ont causé plusieurs morts et de nombreux cas de blessés, sans compter des déplacements forcés ;
  • Les 04 et 05 août 2017, à Gambo six (06) volontaires de la Croix Rouge Centrafricaine ont succombé suite à l’attaque orchestrée par le armé UPC ;
  • L’enregistrement depuis le 25 juin 2017 dans la ville d’OBO de plus de 4.500 personnes déplacées en provenance de Mboki suite à un conflit inter communautaire ;
  • Le cas des villes de Bocaranga, Koui et Ngaoundaye ne sont pas à exclure,
  • Pas plus tard qu’hier, la ville de Zémio a été le théâtre d’un affrontement entre les belligérants. L’hôpital a été attaqué et pillé, le personnel soignant et les malades sont dans la nature. Le siège de l’ONG JUPEDEC a été saccagé et aujourd’hui les populations en détresse ne peuvent bénéficier d’aucune assistance.
  • Chers compatriotes,

Ces exemples énumérés et qui sont loin d’être exhaustifs, nous interpellent tous, gouvernement, organisations de la société civile, leaders communautaires, partenaires au développement et humanitaires, ainsi que les parties en conflit, à porter notre réflexion sur l’exigence de la protection de la population civile en période de conflit.

Aussi, me parait-il opportun de rappeler les dispositions de la Convention de Genève du 12 août 1949, relative à la protection des civils en temps de guerre, je cite : « Les hôpitaux civils organisés pour donner des soins aux blessés, aux malades, aux infirmes et aux femmes en couches ne pourront, en aucune circonstance, être l’objet d’attaques ; ils seront en tout temps, respectés et protégés par les parties au conflit » fin de citation. La Protection de la population incombe au Gouvernement mais dans le contexte centrafricain, où le pays ne dispose pas d’une armée et où cette mission est confiée à la force internationale de la Minusca, la mutualisation des efforts est la seule solution appropriée.

Il est important de souligner que c’est le déficit au niveau de la protection des populations qui occasionne les pertes en vie humaine au sein de la communauté humanitaire qui œuvre sur le terrain. Le Gouvernement a toujours condamné avec la dernière rigueur les attaques visant les humanitaires qui, au prix de leur vie, cherchent à sauver des vies.

Je voudrais aussi faire remarquer que les populations bénéficiaires de l’aide des humanitaires sont doublement affectées quand ces derniers font l’objet d’attaque et d’actes de barbarie, les privant ainsi de leur droit le plus fondamental à savoir le droit à la vie. Nous avons donc tous, gouvernement, humanitaires et société civile, l’obligation de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité aussi bien les populations que les humanitaires.

Je profite de l’occasion pour rendre un hommage mérité au nom du Gouvernement que dirige Monsieur Mathieu Simplice SARANDJI, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, sous la Très Haute impulsion de son Excellence le Pr Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, aux acteurs Humanitaires tant internationaux que nationaux pour tous les efforts déployés aux côtés du Gouvernement pour une réponse appropriée aux multiples crises humanitaires que le pays a connu.

Que les populations affectées trouvent aussi ici, l’expression du soutien et de la compassion du Gouvernement dans ces moments difficiles qu’elles connaissent.

Tout en demandant aux différentes parties en conflit de laisser les armes et de privilégier le dialogue, le vivre ensemble, et la cohésion sociale, vecteur de tout développement, je formule un vœux, celui de célébrer dans un an la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire dans un pays apaisé où toutes les communautés vivent en parfaite harmonie

 

Je vous remercie.-

 

Centrafrique: «l’heure n’est pas aux querelles intestines, mais a l’unité et au travail » F.A Touadera.

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Centrafrique: «l’heure n’est pas aux querelles intestines, mais a l’unité et au travail » F.A Touadera.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_25941.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA
Le President Faustin Archange TOUADÉRA

 

Bangui 17 août 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Le Chef d’Etat centrafricain Faustin Archange Touadera a appelé le peuple centrafricain au sens patriotique pour le relèvement de la République Centrafricaine. Il l’a dit le 12 août dernier à l’ occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance de la République Centrafricaine commémorée 13 août 2017. Pour le président centrafricain, l’indépendance n’est pas une fin en soi mais elle s’entretient, se nourrit et se conforte par le travail dont la cohésion sociale doit être de mise.

Comme à l’accoutumé, la République Centrafricaine a commémoré le 13 août dernier, le 57ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Cette commémoration a offert une nouvelle occasion de rendre un hommage à ceux qui pour leur combat en faveur de la liberté, de la dignité de l’homme centrafricain et de l’autodétermination.

Au-delà de son rituel, elle nous a donné également l’occasion au peuple centrafricain de jeter un regard rétrospectif sur la marche de du pays depuis l’indépendance afin de se projeter dans l’avenir.

Dans son message à la nation, le président Faustin Archange a interpelé son peuple sur la nécessité de travailler dans l’esprit de l’unité nationale pour le relèvement du pays.

« L’indépendance n’est pas une fin en soi. Elle s’entretient, se nourrit et se conforte par le travail. Le travail reste et demeure le seul moyen de promouvoir les conditions d’une vie épanouie, pour nous-mêmes et pour la génération future. Nous sommes condamnés à gagner l’indépendance économique et sociale si nous voulons être respectés, et cela ne peut se faire que par le travail, un travail bien fait. Les souffrances du moment ne doivent pas nous amener à perdre tout espoir en notre avenir », a-t-il déclaré.

Il a exhorté les fonctionnaires et agents de l’Etat centrafricain à plus de responsabilité et au respect des règles déontologiques qui s’appliquent à tout fonctionnaire. Les responsables administratifs doivent, a-t-il insisté, prendre leur responsabilité, dans le cadre des lois et règlements, pour rétablir la discipline.

«L’heure n’est pas aux querelles intestines, mais à la réconciliation, à la cohésion sociale, à la solidarité, à l’unité et au travail. Nous avons plus besoin d’unité et de contributions des uns et des autres pour avancer ensemble », a déclaré le président de la République.

L’accession à l’indépendance du pays le 13 août 1960, avait pourtant suscité beaucoup d’espoir, l’espoir d’une vie meilleure dans un pays libre, stable, uni et prospère pour les Etats africains francophones ayant accédé à l’indépendance à cette époque. Elle couronnait la lutte pour le droit naturel à la liberté, la liberté de circuler, de s’exprimer, la liberté de travailler, de s’offrir de loisirs, d’entreprendre, tant d’autres libertés aujourd’hui consacrées par la constitution.

En jetant un regard rétrospectif sur la marche de notre pays, le président Touadera a fait observer que dans les années 1970 le pays a connu un début de développement économique, comme les autres pays de la sous-région et du continent africain. Cette courbe a baissé avec les effets sociaux des mesures d’ajustement structurel des années 1980 et les crises militaro-politiques connues à partir des mutineries de 1996.

Au moment où cette indépendance a été célébrée, les populations des régions du Nord-Est et du Sud-Est vivent comme des otages à cause des luttes de positionnement et de contrôle des ressources naturelles menées par des groupes armés.

« Mon vœu est que la solidarité autour des questions d’intérêt national soit pérennisée et renforcée en vue de la consolidation de la démocratie. J’en appelle au sens patriotique de la classe politique ainsi que de la presse nationale pour qu’elles participent à l’apaisement. Je les exhorte à recentrer le débat sur ce qui peut nous unir au lieu de s’attarder sur ce qui peut nous diviser », a-t-il ajouté.

Le souci majeur en Centrafrique reste l’insécurité entretenue par la circulation des armes, la transhumance armée et les luttes pour le contrôle des ressources naturelles du pays. Pour le Chef d’Etat centrafricain, le DDRR demeure la condition d’un retour définitif à la stabilité et au développement du pays.

 

Centrafrique : le chao dans le pays met en péril les actions humanitaires.

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Centrafrique : le chao dans le pays met en péril les actions humanitaires.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2598.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés de Bangassou dans un camp local. @MSF.
Les déplacés de Bangassou dans un camp local. @MSF.

 

Bangui, le 18 août 2017.

Par : ZACK BADDORF pour Le New York Times. 

 

L’ Organisation des Nations Unies a mis en garde mardi SUR un conflit armé qui s’aggrave rapidement en République centrafricaine, où des dizaines de milliers de personnes ont fui leurs foyers et les groupes d’humanitaire disent que les zones autrefois pacifiques sont aujourd’hui trop dangereuses pour qu’elles s’acquittent de leurs tâches.

 

Le chaos en République centrafricaine, l’ancienne colonie française enclavée qui est considérée comme le pays le moins développé au monde, est si grave que de nombreux citoyens ont cherché l’asile temporaire dans un pays voisin, la République démocratique du Congo, et pas exactement un refuge sûr.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré dans une déclaration qu’au moins 10 000 demandeurs d’asile avaient fui dans la province Nord-congolaise du Nord-Oubangui ces derniers jours pour avoir peur d’être attaqués par des milices armées. Ils ont rejoint 65 000 autres qui ont traversé la frontière congolaise depuis mai.

L’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, a déclaré que le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de la République centrafricaine était passé à 600 000 de 440 000 en avril et qu’il était au plus haut niveau depuis le dernier sommet des conflits, il y a trois ans. Il a dit que le nombre de réfugiés de la République centrafricaine dans tous les pays voisins totalise près d’un demi-million.

Bien que la capitale, Bangui, reste relativement calme, plus d’une douzaine de factions politiques rivales armées contrôlent environ les deux tiers du pays et ont peu ou pas de respect pour l’autorité du gouvernement central, ou la mission de maintien de la paix des Nations Unies.

«l’année écoulée, et surtout le dernier trimestre, a connu une augmentation spectaculaire de la violence», a déclaré Donaig le du, porte-parole de l’UNICEF, aux journalistes des bureaux des Nations Unies à Genève.

Avec une, force d’environ 12 300 hommes enuniforme, la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine n’est guère équipée pour assurer la sécurité civile dans un pays d’environ 5 millions d’habitants. Sa réputation a également été marquée par un scandale d’exploitation sexuelle et d’abus de longue durée.

Environ une dizaine des membres de la force ont été tués depuis qu’il a été déployé en 2014, y compris deux soldats marocains le mois dernier.

Dans une lettre adressée au Secrétaire général António Guterres, datée du lundi, des groupes d’humanitaires éminents qui opèrent dans le pays se sont dits «gravement préoccupés par la détérioration rapide de la situation en matière de sécurité».

Les groupes, dont le Conseil norvégien pour les réfugiés et le Comité International de Croix Rouge, ont déclaré que les conflits armés avaient englouti des territoires jusque-là stables et avaient touché huit des provinces du pays. «Nous assistons à un barrage d’attaques aveugles ciblant des civils à travers le pays», a dit la lettre.

La lettre a été envoyée un peu plus d’une semaine après six volontaires de la Croix-rouge ont été tués alors qu’ils ont tenu une réunion dans une clinique de santé dans la partie sud-est du pays, le troisième épisode mortel de la Croix-Rouge en République centrafricaine cette année.

«Si ces incidents persistent, les organismes d’aide devront réévaluer les risques auxquels notre personnel est confronté et peuvent être obligés de se retirer des zones particulièrement violentes», a dit la lettre.

Bien que de nombreux civils dépendent du travail de ces groupes, il a dit: «nous ne pouvons pas opérer dans un pays où nous sommes la cible, où notre personnel est continuellement sous le feu.»

Parmi les 188 pays étudiés dans l’ indice du développement humaindu programme des Nations Unies pour le développement, la République centrafricaine, qui a connu des bouleversements depuis des décennies, se classe en dernier.

Centrafrique : le Président Touadera veut croire à une médiation beninoise.

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Centrafrique : le Président Touadera veut croire à une médiation beninoise.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2601.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Charles Armel Doubane, Abdoul Karim MECKASSOUA et bien d'autres

 

Bangui, le 18 aout 2017.

Par: lemonde afrique.

 

Seul ministre d’État en Centrafrique, alors qu’il n’est pas membre du gouvernement, Firmin Ngrebada est, avec le Premier ministre Simplice Sarandji, un vieux compagnon de route du président centrafricain, Faustin-Archange Touadera.

Le seul sur lequel ce dernier peut probablement compter en toutes circonstances.

 

Sant’Egidio, un leurre

Ce messager extraordinaire auprès du président béninois. préfigure certes une visite officielle du président centrafricain. Elle pourrait aussi être une étape essentielle pour la réconciliation nationale en Centrafrique.

Ce n’est pas Charles Doubane, le ministre centrafricain des Affaires étrangères qui est chargé de préparer cette visite. Le ministre Doubane ne bénéficie pas d’une grande confiance du président Touadera. Il a été missionné pour « gérer » la tentative de médiation de Sant’Egidio et les relations avec les occidentaux.

Cette initiative de réconciliation nationale, venant de Rome et d’une structure proche du Vatican, est encouragée par l’ONU. mais n’a pas les faveurs des Centrafricains. Le président centrafricain et son ministre d’Etat semblent jouer le jeu de cette médiation non africaine, mais n’y croient guère. L’initiative de Sant’Egidio n’est probablement qu’un simple leurre.

 

L’Union Africaine, ultime espoir

La réconciliation nationale ne peut venir que d’Afrique avec des Africains et avec des méthodes africaines. La feuille de route de l’Union africaine est peut être la meilleure stratégie de sortie de la crise centrafricaine.

Firmin Ngrebada a surtout rencontré le ministre beninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbenonci, qui a été le représentant du SGONU, coordonnateur des agences onusiennes et représentant du PNUD, notamment au Mali, au Rwanda et surtout en Centrafrique de 2014 à 2016. Ce fin diplomate, specialiste des conflits en Afrique connaît bien la situation centrafricaine et le personnel politique.

 

Cotonou, passage obligé

La visite du président Touadera pourrait être mise à profit pour enclencher une médiation beninoise, d’autant que l’ancien président Djotodia Am-Ndroko y réside et a fait récemment des offres de service. François Bozizé est aussi un habitué de Cotonou, où il a passé plusieurs années de sa vie d’exilé. Il s’y est notamment converti à l’église du « Christianisme céleste, nouvelle Jerusalem » dont il est devenu le responsable en Centrafrique.

Diacre d’une église du réveil, le président Touadera est entouré de pasteurs de ces églises évangélistes africaines qui fleurissent en Centrafrique et qui jouent un rôle probablement plus important que l’église catholique, notamment chez les anti balaka. Nul doute que c’est dans cette voie que la réconciliation nationale sera recherchée plutôt que dans celle du Vatican et de Sant’Egidio.

 

Enfin, il y a lieu de rappeler que l’ancien président du Bénin, Thomas Boni-Yayi, est disponible. Le 30 décembre 2012, en sa qualité de Président de l’Union africaine, n’avait-il pas tenté une ultime médiation auprès du président Bozizé et de son Premier ministre…Faustin-Archange Touadera.

Mali : Michaëlle Jean condamne les attaques terroristes à Douentza et Tombouctou

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Mali : Michaëlle Jean condamne les attaques terroristes à Douentza et Tombouctou

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2590.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Michaëlle Jean, secrétaire générale de la francophonie. CopyrightFrancophonie.
Madame Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie. CopyrightFrancophonie.

 

La Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean condamne fermement les attaques lancées par des organisations criminelles terroristes contre le Mali, le 14 août 2017, à Douentza et Tombouctou, qui visaient tout particulièrement les opérations de maintien de la paix de l’ONU menées par la MINUSMA et ont fait neuf morts. Elle présente les plus sincères condoléances de la grande famille francophone aux autorités nationales des pays des victimes ainsi qu’aux familles, aux proches et aux équipes si durement éprouvées. Elle tient à saluer l’action des forces de défense et de sécurité maliennes et internationales qui ont su avec courage et efficacité riposter aux assaillants.

 

« Les concertations et les efforts menés actuellement de manière résolue par la communauté internationale pour lutter plus efficacement encore contre le terrorisme et la radicalisation violente devraient aboutir à des stratégies tactiques pour que cessent ces actes odieux, lâches et meurtriers. Les équipes de l’Organisation internationale de Ia Francophonie (OIF) sur place à New York étaient présentes à la réunion tenue aujourd’hui même au Conseil de sécurité des Nations unies, où il a été question de l’urgence de rendre opérationnelles les forces de sécurité communes des pays du G5 Sahel dont le Mali est membre », a déclaré la Secrétaire générale.

 

« L’enjeu est de taille, non seulement pour les pays de la région du Sahel constamment frappés, et l’on voit à quel point ces groupes terroristes en attaquant simultanément le Mali et le Burkina Faso cette semaine, veulent montrer leur capacité de nuisance, mais c’est aussi la sécurité du monde qui est mise en péril. La menace pèse sur nous tous et la communauté internationale doit s’engager et contribuer de manière conséquente au renforcement des dispositifs militaires nationaux et internationaux requis. L’OIF mobilise et rassemble largement, car la coordination des actions et la mutualisation des moyens y compris pour des mesures de prévention sont essentiel pour éradiquer durablement ces fléaux », a ajouté la Secrétaire générale.

 

L’Organisation internationale de la Francophonie compte 58 Etats et gouvernements membres ou associés et 26 Etats observateurs. www.francophonie.org

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Un camion plein de billes de bois centrafricains incendié par des villageois de Salanga, Botambi et Talo.

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Centrafrique : Un camion plein de billes de bois centrafricains incendié par  des villageois de Salanga, Botambi et Talo.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2587.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le camion incendié
Le camion incendié

 

Bangui, le 16 Aout 2017

Par : Bienvenu YEKOUA CNC,

 

Sur la piste rurale allant au village SALANGA, entre le Village BOTAMBI et TALO, un camion de type HOMO, appartenant à un contractant de la Société Forestière CENTRABOIS filière du Groupe BITAR, a été incendié par la Population suite un accident de circulation causant 01 Morts surplace et un blessé. Les victimes étaient sur un TAXI MOTO qui roulait à toute vitesse et la piste n’était pas grande et brusquement, en face du camion, ne sachant comment l’éviter sont rentrées sous le véhicule d’où le drame.

Voilà une dépêche qui est parvenue à notre rédaction de la part du Sous-préfet de Bimbo qui a appris la nouvelle lors d’une tournée de travail dans la zone. Rappelant que les faits se sont déroulés ce mois août 2017.

Les accidents ne manquent jamais. Ils ne sont pas prévus. C’est même pour cela qu’on les appelle « accident ». Mais ce qu’i y a lieu de relever et analyser est de trois ordres : le comportement des Taxi-moto d’abord, celui des conducteurs de ces gros engins ensuite et la sauvage réaction des villageois qui se sont leur loi.

Parlant des taxis-moto d’abord, on est amené malheureusement à croire que c’est une espèce de gens qui, n’ayant été surpris par la mort dont ils s’en foutent pas mal, ont juré de la chercher et de la trouver coute que coute. C’est, à vrai dire l’ultime raison pour laquelle, excès de vitesse, consommation des stupéfiants et drogues, surcharges sur des routes extrêmement dégradés sont ce qu’ils adorent. Pour le cas précis, comment comprendre que ce taxi moto ait porté du bagage que la moto ne peut supporter le poids, se permet de prendre deux clients et de rouler à une vitesse que l’état de la route ne permet pas ? C’est dommage qu’ils ne prennent pas soins d’eux alors qu’ils rendent un très grand service à leur compatriote en desservant des pistes impraticables et qui font tort à la libre circulation des personnes et des biens. On dit bien chaque jour est une vie, il faut en prendre soins.

S’agissant des conducteurs des gros engins de transport. Se fiant aux assurances tous risques que les propriétaires des véhicules qui leur sont affectés payent, ils se comportent comme des gentlemen qui n’ont aucun souci et qui peuvent tout ce qui leur traverse la tête. Lorsqu’ils prennent une piste ou ne route, ils oublient trop facilement qu’ils ne sont pas seuls dans ce trafic, qu’il y a d’autres usagers comme eux dont la vie est beaucoup plus chère que le prix des engins qu’ils conduisent. Face à un usager, ils ne daignent même pas freiner, même si ce n’est pas pour laisser de l’espace pour que l’autre passe, ne fus-ce que permettre à l’autre de manœuvrer. Excès de vitesse, conduite en état d’ivresse, non-respect des codes de la route et surtout l’arrogance de conduire un gros véhicule font leur gros défaut qui entraine souvent et malheureusement, des pertes en vie humaine. Est-ce que la RCA qui s’enlise encore a besoin de tout cela pour sa reconstruction ?

Justement, c’est à propos de la reconstruction de la RCA que nous osons parler de la réaction des villageois qui ont incendié un véhicule de grand prix avec des marchandises (billes de bois centrafricain) destinées à partir à l’extérieur et valoriser les potentielles richesses du pays. Les détruire est plus qu’un crime. Agir de la sorte n’est pas différent de réaction d’un animal qui réagit selon son instinct.   Même des animaux savent faire la différence entre leurs instincts et l’origine de ce qui les pousse à réagir. Sommes-nous dans un Etat de Droit ou non ? Qu’est-ce que ces villageois ont gagné en incendiant ce véhicule et surtout leur bois, le bois de la forêt centrafricaine dont la couleur verte est représentée sur le drapeau centrafricain, emblème suprême de la nation ? Leur acte est un acte purement criminel car ils ont détruit le drapeau de la RCA qui peine à s’en sortir de la crise qui l’enfonce davantage à cause de certains de ses fils qui ne méritent pas d’être appelés centrafricains et qui agissent pour la destruction d’eux-mêmes, de leur communauté et de leur nation.

A vrai dire, s’ils avaient de la mémoire, il fallait, soit bloquer le véhicule surplace, monter le gardiennage, s’occuper du rescapé blessé d’abord, puis des obsèques de la morts, ensuite informer les Forces de Sécurité Intérieur (Gendarmerie ou Police ) pour mener des investigations entamer des poursuites judiciaires afin de gagner quelque chose, même si cette quelque chose ne vaudra jamais et au grand jamais la valeur des vies perdues. Néanmoins ç’aurait été une modeste compensation. Mais ces écervelés agitateurs  ont cru mieux faire, mais ils ont jeté une pirogue qui a déjà chaviré à l’eau. Qu’ils s’attendent aux tristes et regrettables conséquences de leurs actes car, l’abeille s’est attaquée à la guêpe. Affaire à suivre.

 

Centrafrique : Faca, une armée nationale sans base, sans camp et sans service.

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Centrafrique : Faca, une armée nationale sans base, sans camp et sans service.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2580.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats des Forces Armées Centrafricaines
Les soldats des Forces Armées Centrafricaines

 

Bangui, le 16 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

La République centrafricaine, probablement l’unique pays au monde qui dispose d’une armée nationale mais qui n’a pas un casernement, du moins en état du fonctionnement. Même si numériquement on compte environ 7 casernes militaires sur tout le territoire national, on peut voir à ce jour un seul quartier militaire en état du fonctionnement malgré son état du délabrement avancé. À ce titre, on se demande de savoir comment la RCA peut-elle se retrouver à ce stade ?

Dans les années 1970 et 1980, les Forces Armées Centrafricaines communément appelées Faca faisaient partie des meilleures forces de défense en Afrique francophone. Malheureusement, cette belle époque est désormais loin derrière les Centrafricains. L’armée centrafricaine, connue sous l’acronyme de Faca, n’est que l’ombre d’elle-même depuis le déclenchement d’une série des crises militaro-politiques dans le pays depuis près de vingt ans. Toutes les structures de rassemblement, d’entraînement, de formation, de consignation et du casernement sont quasiment inexistantes ou détruites. Même l’armurerie, cette armée n’en dispose pas une. Pour preuve, les armes et effets militaires ramassés de part et d’autres sont entreposés dans un bâtiment vétuste et ont été purement et simplement repris par leurs anciens utilisateurs. Plus graves, les hommes et femmes qui la composent sont recrutés sur des critères ethniques.

Autre constat alarmant et même visible, c’est le manque cruel des structures du casernement des militaires. Sur les 4 casernes militaires en état du fonctionnement ces vingt dernières années, seule celle du camp Fidèle Obrou continue d’abriter quelques dizaines des officiers, sous-officiers et hommes du rang en difficultés, selon les termes mêmes de certains occupants. Là encore, c’est par miracle qu’on n’a pas enregistré des incidents malheureux, genre incendie ou écroulement. Pour beaucoup des Centrafricains, cela ne va pas tarder, car vu l’état avancé du délabrement des bâtiments occupés, on ne peut que s’attendre à un tel événement dans les mois à venir.

D’après un sergent-chef qui occupe actuellement l’un des logements dans cet immeuble du camp contacté par CNC, lorsqu’il pleut, il reçoit 5 minutes plus tard, chez lui au premier étage, des goutes d’eau de pluie qui traversent l’étage au-dessus de lui et qui viennent certainement du toit de l’immeuble construit dans les années 70.

Le camp militaire des gardes républicaines qui jouxte le camp Kassaï militaire est totalement à l’abandon. Seulement, le camp Kassaï militaire que quelques bâtiments ont été malgré tout réhabilités par l’Eufor mais ceux-ci sont actuellement utilisés dans le cadre de la formation des soldats.  Toutes les autres structures sont devenues soit des quartiers des rebelles soit des gares routières. Ce sont les cas des casernes de camp Béal à Bangui, du camp Leclerc de Bouar.

A cela s’ajoute la perte de leurs services régaliens. N’étant plus déployés pour la protection du territoire, les militaires se reversent tous dans les fonctions des gardes du corps des proches parents. « Si vous avez un parent dans l’armée et une fois nommé à une haute fonction de l’Etat, il vous fait son garde du corps » nous a fait savoir un soldat.

D’après les priorités actuelles du président Faustin archange TOUADÉRA, la réforme du secteur de La Défense et de la Sécurité figure en bonne place, ce qui sous-entend que la réhabilitation et la construction des casernes militaires seraient aussi prises en comptes.

Selon un conseiller du chef de l’État, des discussions avec les partenaires de la Centrafrique sur ce point avancent bien et les choses vont changer bientôt. D’après ce conseiller, « Les problèmes du pays sont nombreux et partout que l’on ne peut jamais résoudre d’un seul coup. Il est donc nécessaire de travailler sur le sujet en fonction des priorités des priorités ». Et de conclure « la remise des moyens roulants aux Faca dernièrement par le chef de l’État constitue une étape après celle de la formation de certains soldats par l’Eufor ».

Pour des nombreux Centrafricains qui se réjouissent de l’engagement du chef de l’État à réformer les Faca, il est temps que les choses changent. Cela doit commencer par un changement du comportement de certains chefs militaires qui semblent tirer d’énormes bénéfices dans ce désordre des Faca.

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